Anjou Eco N°40
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Anjou Eco N°40
www.maineetloire.cci.fr Bimestriel - Juin 2015 - 3 Anjou Eco N° 40 Magazine économique de la Chambre de Commerce et d ’ Industrie de Maine-et-Loire Formation supérieure d’aujourd’hui pour l’industrie de demain P.44 Economie circulaire : l’Anjou dans la boucle P.30 Innovations technologiques : des « demains » boosters d’optimisme P.36 PUB Sommaire Financer l’entreprise innovante 04 Dixit 06 Ligne directe 13 Regard L ominique et Olivier D Vincendeau, Etilac, Cholet 14 Ligne directe 15 Regard François Roset, Guisabel, Candé 16 Ligne directe 19 Regard ’avenir de notre économie se joue en partie dans la multiplication d’entreprises innovantes et à fort potentiel. Leur stratégie intègre très souvent les mutations liées au développement durable et à la transition numérique. Les Chambres de commerce et d’industrie ont vocation à devenir des « incubateurs du futur » pour offrir les meilleures conditions de développement à ces entreprises. Elles maîtrisent les dispositifs de leur accompagnement, conseil, orientation, mise en relation. La CCI de Maine-etLoire développe en plus une expertise fine en ingénierie financière. Elle peut apporter aux entreprises de plus de trois ans le concours du prêt participatif CCI Innovation Pays de la Loire, depuis l’idée innovante jusqu’à la commercialisation. Un cap plus ambitieux est franchi avec la possibilité d’ouvrir les aides régionales aux projets d’innovation non technologiques avec le soutien de la Région et de BPI France notamment. Certains dossiers relèvent plutôt de l’amorçage. La CCI vient pour cela de reconduire sa convention avec ABAB, réseau régional de Business Angels. Elle a la capacité de faire appel aussi à Anjou Amorçage, société de capital-risque créée à son initiative. Tous ces modes de financement participent de la démarche TRIA Troisième Révolution Industrielle et Agricole- lancée il y a plus d’un an par les Chambres consulaires en Pays de la Loire. Très impliquée, la CCI apporte cette vision d’avenir aux entreprises innovantes en leur ouvrant le chemin de dispositifs de financement adaptés hilippe Silberzahn P Consultant international lexandre Fournier et Célia A Levavasseur, Château du Parc Saint-Lambert, Saint-Lambertla-Potherie 20 Ligne directe 21 Regard li Mahmoud, Castel, A Saint-Lambert-des-Levées 22 Ligne directe 23 Regard ervé Saulais, Avenir Meca, H Saint-Sylvain d’Anjou 24 Ligne directe 25 Regard aison Bernard Gaborit, M Maulévrier 26 Ligne directe 30 Enquête igne distinctif ? S « Produit en Anjou » 34 Ligne directe 36 Enquête ’apprentissage, accélérateur L d’intégration professionnelle 40 Ligne directe 42 Enquête Forêt privée : « sortir » du bois 44 Enquête Eric Groud Président de la Chambre de commerce et d ’industrie de Maine-et-Loire e Maine-et-Loire dans la L réforme territoriale 46 Enquête a mémoire des savoir-faire : L un transfert précieux 50 Enquête Votre magazine en ligne www.anjoueco.fr Anjou Eco, c ’ est le bimestriel de référence sur la vie des entreprises, des territoires et de la CCI de Maine-et-Loire. C ’ est aussi le site Web www.anjoueco.fr qui met en ligne le magazine, des actualités inédites en provenance de la rédaction et des communiqués de presse. C ’ est également le fil Twitter http://twitter.com/#!/AnjouEco Retrouvez chaque mois l ’ actualité de la CCI de Maine-et-Loire sur la newsletter numérique « EssenCCIel ». www.maineetloire.cci.fr erra Botanica : retour au T « jardin extraordinaire » 53 Réglementation 55 Ligne directe 56 Découverte Etoiles et toiles… L’hôtellerie de plein air 59 Réglementation 60 Place net 62 Changement de propriétaire Anjou Eco - n°40 - Juin 2015 3 DIXIT Optimisme, innovation et esprit service sont les meilleures armes contre la crise. Dans le contexte compliqué de la France, il faut faire avec, essayer d’ignorer les mauvaises nouvelles, exporter les bonnes. Car elles existent et la contrainte révèle le talent et suscite l’innovation. Philippe Bloch, auteur à succès et conférencier charismatique, plaide la lutte contre la déclinologie en refusant la nostalgie et en rêvant grand. Philippe Bloch Conférencier et consultant La positive Philippe Bloch - Diplômé de l’ESSEC. - Créateur en 1994 de l’enseigne Columbus Café (quittée en 2004) qui exploite actuellement 70 points de vente en France et au Moyen-Orient, et emploie plus de 500 personnes. - Conférencier sur les thèmes qualité de service, passion du client, innovation, management, esprit 4 Anjou Eco -- n°40 n°40 -- Juin Juin 2015 2015 Anjou Eco 4 d’entreprise: à ce jour plus de 2 800 conférences et animations de conventions en France et en Europe réunissant plus d’un million de participants, - Investisseur en tant que Business Angel. - Chroniqueur aux « Echos » et à « L’Entreprise ». - Animateur de « L’Entreprise BFM » sur BFM Business, « l’émission qui donne envie d’entreprendre ». Bibliographie : clients » (sous-titre « Les « Service compris prises gagnantes » tre en heureux font les e Xardel), bou et Dominiqu (avec Ralph Haba ttès, puis Marabout de La 1986, Jean-Clau méléons », et « Dinosaures Ca ttès La de 1991, Jean-Clau « Tout le Fêlés... » (sous-titre « Bienheureux les entreprise »), 2003, son monde peut créer www.maineetloire.cci.fr Robert Laffont Anjou Eco : En 1987, vous teniez une conférence à la CCI d ’ Angers. Déjà révolté ? Philippe Bloch : Je venais de publier « Service compris ». A ma grande surprise, le livre s ’ est vendu à 500 000 exemplaires. Le sous-titre était « Les clients heureux font les entreprises gagnantes ». Aujourd ’ hui, c ’ est insuffisant pour survivre. Les entreprises américaines, toujours en avance sur les nôtres, veulent des clients enthousiastes plus que satisfaits. Le succès est une invitation à s ’ endormir. Aujourd ’ hui, la vitesse d ’ adaptation, la réactivité sont indispensables. Pour le journaliste économique Jean Boissonnat, c ’ est quand cela va bien qu ’ il faut changer. Un exemple célèbre à ne pas imiter est celui de Kodak. Un des ingénieurs de cette grande entreprise avait mis au point le premier appareil photo numérique. Mais pour protéger le marché maison des pellicules, le dirigeant a préféré ne pas exploiter cette invention. Au final, la société est morte avec le gars dans le placard ! Comment jugez-vous l ’ état de la France aujourd ’ hui ? le dernier étant… l ’ Italie. Or le monde de demain appartient aux optimistes qui développent une vision positive de leur existence. Plutôt que de désespérer de l ’ inaction collective, ils se concentrent sur ce qu ’ ils peuvent accomplir à leur niveau. Plutôt que se dire victimes, ils se voient en acteurs du changement. Pour eux, les tracas sont provisoires. Ils cherchent à visualiser à quoi ressemblera la sortie de crise même si je pense que les chances sont faibles pour une vraie amélioration de la situation économique dans les mois à venir. Là encore, l ’ exemple des EtatsUnis doit nous inspirer ? Il y a toujours eu deux façons de se lever le matin. Le Français se dit : « Pourvu qu ’ i l ne m ’ arrive rien aujourd ’ hui ». L ’ Américain espère qu ’ il va lui arriver quelque chose ! Aux entreprises qui vous disent « On a toujours fait comme cela » ou « C ’ était mieux avant ». La nostalgie ne mène nulle part. Les politiques ne nous font pas rêver non plus. Je pense toujours à Kennedy annonçant en 1961 que des Américains marcheraient sur la lune dans 10 ans. Il n ’ avait pourtant aucune idée de comment y aller. Il y avait 35 fois moins d ’ électronique embarquée dans le vaisseau lunaire que dans un iPhone ! Mais en anglais, « prendre un risque », c ’ est « take a chance ». Comment se comporter dans la crise ? Dans l ’ adversité, seule l ’ ambition permet de surmonter les obstacles. Le dirigeant ou le manager doit avoir la capacité à importer de l ’ angoisse et à exporter de l ’ enthousiasme. Dans un monde régi ll faut aider le client à réussir. Lorsqu ’ il organise une réunion, Jeff Bezos, le dirigeant d ’ Amazon, laisse souvent une chaise vide. C ’ est la place du client. Ses managers doivent s ’ imaginer qu ’ ils parlent non seulement à leur patron, mais aussi au consommateur. On revient sur la notion de service qui vous est si chère. En France, on n ’ est pas drôle et on ne sait pas valoriser le service. Les Américains sont plutôt gentils et ils ont l ’ esprit de service. Lorsque j ’ ai écrit « Service compris », j ’ ai été frappé par les mots utilisés pour désigner les clients. Pour un taxi, c ’ est une « course ». Pour un restaurateur, « un couvert ». Pour une administration, « un usager » (et un « usagé » les jours de grève !). Pour un assureur, « un sinistre ». Pour un médecin, « un patient ». Pour un avocat, « une affaire ». « Nous possédons le droit social le plus protecteur jamais inventé, l’une des plus grosses épargnes de la planète et nous vivons en paix depuis plus de soixante ans. » Nous possédons le droit social le plus protecteur jamais attitude fait inventé, l ’ une des plus grosses épargnes de la planète et nous vivons en paix depuis plus de soixante ans. Pourtant les Français sont les plus gros consommateurs d ’a nxiolytiques. D ’a près un sondage de janvier 2015, nous sommes le 64ème pays sur 65 le plus pessimiste, pour erang – 365 idées « Opération Boom à l’heure d’internet » nts faire revenir vos clie 2013, Ventana age ! » s jamais bon cour « Ne me dites plu anti-déprime à usage ue xiq Le (sous-titre « ntana ançais », 2013, Ve immédiat des Fr www.maineetloire.cci.fr Bloch Etats-Unis, la jeune maman encourage son enfant qu ’ elle dépose pour la première fois à la maternelle : « Go and have fun » (« Vas-y et amuse-toi ! »). En France, ce sera plutôt : « Fais attention, ne touche à rien, ne tombe pas ! ». Surprotéger quelqu’un ne fait que l’affaiblir. Entreprendre aguerrit. Dans notre pays, lorsque quelqu ’ un se met à rêver, un crétin vient toujours expliquer pourquoi cela ne marchera jamais. Méfiezvous des êtres toxiques dans les par la méfiance, il doit être le plus rassurant. La contrainte révèle le talent. A condition de parler librement, « out of the box » comme disent les Anglosaxons. Il ne faut pas avoir peur d ’ échouer. Les entreprises ne parlent plus que d ’ expérience client. Mais pour enthousiasmer ce client, il faut lui donner plus que ce qu ’ il attend. Voire ce qu ’ il n ’ attend pas. Steve Jobs disait « Les gens ne savent jamais ce qu ’ ils veulent avant que vous ne le leur proposiez ». Chez Disney, le client est un « guest », c ’ est-à-dire un invité. La vente à la française, « distancée » et manquant d ’ empathie, fait des ravages dont personne ne semble prendre la mesure. C ’ est un véritable poison lent de la consommation. Je prends l ’ exemple de certains boulangers pour lesquels la vente d ’ une baguette ou d ’ un pain au chocolat se conclut par un « Ce sera tout ? ». Cela ne donne pas envie d ’ acheter autre chose. Ce qui ne serait peut-être pas le cas avec une invitation plus gourmande comme « Quelque chose d ’ autre vous ferait plaisir ? ». Propos recueillis par Alain Ratour Anjou 5 AnjouEco Eco- n°40 - n°40- Juin - Juin2015 2015 5 ligne directe Commerce Echos Trois podiums pour Logémaine Commission départementale d’aménagement commercial La Commission départementale d’aménagement commercial, réunie le 24 mars, a donné son accord pour la création d’un magasin Biocoop dans la zone commerciale du Marais à Chalonnes-sur-Loire. Le dosser était présenté par Olivier et Cécile Grimault. Feu vert également de la CDAC pour la création de trois cellules commerciales dans la zone Anjou Actiparc « Les Trois Routes Pôle Est » à Chemillé-Melay, pour celle d’un drive E. Leclerc de 7 pistes de stationnement à Saumur, rue des Maréchaux. L ’ atelier Logémaine (Angers), entreprise de construction et rénovation, a reçu un trophée Promotelec aux 4èmes Assises Electricité et bâtiment dans la catégorie « Maison individuelle ». « C ’ est notre expertise en domotique et en adaptation à l ’ avancée en âge qui a été récompensée », se félicite Stéphane Renault Cholet dans le top 100 mondial des concessions du Groupe En 2014, plus de 2 000 concessionnaires Renault issus de 35 pays ont participé au challenge « Dealer of the Year ». Celui-ci récompense les meilleurs pour leur volume de vente de voitures neuves, de pièces de rechange et d’accessoires ainsi que pour leur performance en qualité de service vente et après-vente. La concession Renault Cholet a reçu un trophée qui la classe dans le top 100 mondial des concessions du groupe. Dirigée par Xavier Goujon, elle a livré 1511 voitures neuves et a réalisé un CA pièces de rechanges de plus de 12 millions d’euros. Sa performance commerciale s’appuie également sur celle de son service client avec un taux de recommandation à plus de 91%.Le groupe Jean Rouyer Automobiles avait déjà été récompensé en 2010 pour ses concessions de La Roche- sur-Yon et Challans en 2011. Etudes commerciales sur Bégrolles-en-Mauges, Miré et Pouancé Bégrolles-en-Mauges (2 000 habitants) envisage de regrouper l’offre commerciale en cœur de bourg et d’y accueillir de nouvelles activités. Elle a demandé une étude à la CCI pour en analyser l’opportunité et la faisabilité. A Miré (1 000 habitants), les habitants jouissent d’une offre en commerces et services supérieure à la moyenne pour une commune de cette taille. Néanmoins, la commune a perdu sa supérette. La municipalité souhaite réinstaller cette activité. Une étude de la CCI est aussi en cours. Pouancé travaille sur la dynamisation de l’économie et du commerce, l’amélioration du cadre de vie et de l’habitat. Pour l’accompagner, la Ville s’est entourée de la CCI, du Conseil départemental, du CAUE (Conseil d’Architecture, Urbanisme et Environnement), de la SPL (Société Publique Locale – l’aménageur de l’Anjou). Landemaine, son dirigeant. Peu après, à Barcelone, deux médailles ont été décernées à l ’ entreprise à l ’ issue du challenge « Union des maisons françaises ». L ’ or dans la catégorie « Primo accédants » a salué des solutions techniques et financières au service de logements à prix abordables. Une maison en ossature bois et bardage métallique a été réalisée à Saint Léger-des-Bois. D ’ autres projets sont en cours. Le bronze (catégorie « Maison en ville ») a été décerné pour un groupe de 7 maisons contiguës, bientôt occupées par des retraités, en centreville de Tiercé. L ’ Atelier Logémaine, qui emploie 7 personnes dont une architecte intégrée, est actif sur le Maine-et-Loire et le sud Sarthe et Mayenne. Il s ’ oriente vers le marché de la maison contemporaine. Il possède la seule certification NF Etudes Thermiques RGE (« Reconnu Garant pour l ’ Environnement » ) du département. http://logemaine.com « Le Petit Baugeois » pour les commerçants de Baugé-en-Anjou Comment redynamiser un centreville dont l’activité commerciale n’est pas au mieux de sa forme ? En octobre, Mickaël Guillot, Karine Renouf-Guérin et Olivier Gaillot, commerçants, créaient l’association « Action Comm Baugé » pour fédérer les commerçants de détail de Baugé-en-Anjou « ayant une vitrine ouverte au public », organiser des animations au cœur des villages de Baugé-en-Anjou en mutualisant les moyens, pro- mouvoir le commerce local et communiquer par voie de presse également. Dans cet esprit, a été créé « Le Petit Baugeois », journal mensuel édité à 5 000 exemplaires. « Cette publication est autofinancée par la quarantaine de commerçants adhérents. Elle est distribuée dans les boîtes aux lettres de la commune, proposée chaque premier samedi du mois en ville par deux jeunes « crieurs de journaux » et disponible auprès des commer- çants. « Le Petit Baugeois » permet de mettre en avant l’actualité des commerces, en place ou nouveaux venus, de redynamiser un centreville qui s’essouffle, d’éviter l’exode commercial, notamment vers La Flèche, explique Olivier Gaillot. La situation des petits commerces est fragile. Il nous semblait important et nécessaire d’initier cette démarche pour tenter de pallier cette problématique ». Anjou Carrelage investit aussi dans sa zone de chalandise Depuis les transferts de Castorama, Maine Literie et Monsieur Meuble, le commerce s’est réorganisé sur la ZI d’Angers-Beaucouzé. Le second Brico Dépôt de l’agglomération (après celui de Saint Sylvain d’Anjou) s’est implanté l’an dernier. Les 7 000 m” de surface de vente sur le concept du bricolage discount, dont 3 000 réservés aux matériaux, s’adressent à une clientèle de particuliers et d’artisans. Tout près s’est installé en mars Cash Piscines (vente de kits à installer) en provenance des Ponts-de-Cé. La grosse opération en cours est menée par 6 Anjou Eco - n°40 - Juin 2015 Anjou Carrelage qui investit près de 5 millions d’euros dans un bâtiment de près de 3 000 m2 en bordure de la voie rapide AngersNantes. La livraison est prévue en septembre. La nouvelle salle d’exposition de 1 500 m2 gagnera en taille à l’image des carrelages de marque italienne ou espagnole qu’elle commercialise. Le format 30 x 30 a pratiquement disparu, place aux formats 75 x 75, 80 x 80, 120x120 et même jusqu’à 100x300 . Un dépôt de 1 300 m2 complétera le projet qui devrait permettre d’étendre la zone de chalandise jusqu’à Ancenis et Saumur. La société Anjou Carrelage, présidée par Jacques Piquet, compte sept agences réparties dans l’Ouest dont celle d’Angers-Beaucouzé, placée sous la responsabilité de Christophe Brillet. www.anjoucarrelage.fr www.maineetloire.cci.fr PUB ligne directe Créations Faire le sarment de nous rendre plus beaux… Valoriser la vigne autrement, sous la forme de cosmétiques bio, avec des circuits de production courts dans une démarche respectueuse de l’environnement… Le fruit de cette belle idée, portée par Benjamin Bellet et Jérôme Bretaudeau, vignerons au domaine de Bellevue, à Gétigné (44), a donné naissance à «Sarmance vignes de Loire », marque de cosmétiques bio. « Ce n’est pas le raisin mais bien le sarment, le rameau de la vigne (appelé aussi le pampre), qui est utilisé. En deux jours de collecte, nous produisons assez d’eau florale pour une production de 30.000 unités», explique Jérôme Bretaudeau. Du soin exfoliant aux pépins de raisin au gel lavant mains, tous les procédés d’extractions et formulations des soins sont certifiés Ecocert. La base de soins tout comme les différentes étapes de production Industrie Inlex Ip Expertise Conseil en propriété industrielle, conseil, assistance, représentation 11 rue Lenepveu, Angers Président : Eric Schahl Clarey SN Fabrication d’éléments décoratifs et d’ouvrages en béton, bois et tous matériaux 14 rue de la Gibaudière, St Barthélemy d’Anjou Gérants : Daniel Moquet et Julien Tombini Atelier Carno La Martinerie, Le Fuilet Tous travaux et activités de métallerie Gérant : Arnaud Chéné Services aux entreprises Conseil Data Proved Assistance technique en matière de marketing et de R&D Zone Anjou Actiparc Sainte Catherine, Baugé-en-Anjou Présidente : Sylvie Licois Yrica International Service et Consulting Conseil en développement à l’international 47 rue Dupetit-Thouars, Angers Gérant : Yifan Chen S’ygeia Services et conseils financiers et techniques en stratégie opérationnelle et commerciale dans le domaine des services à la personne (notamment santé et bien-être) Président : Jean-François Deserson Claran Conseil, assistance, formation, audits 26 rue Roger Martin du Gard, Trélazé Gérant : Nicolas Babicki Saint Louis Conseil et assistance opérationnelle aux entreprises Loncheray, La Jaille-Yvon Gérant : Louis Rame France Impact Veille réglementaire santé, sécurité, environnement, énergie 2 rue Amedeo Avogadro, Beaucouzé Gérant : Philippe Douillard Cezar Finances Consultant, conseil en entreprise Isoline, Saint-Florent-Le-Vieil Gérant : Richard Gauthier Caex Accompagnement à l’export, recherche de distributeurs dans le domaine de la nutrition et de la santé 70 rue Eblé, Angers Président : Christophe Lachaux Urbago Prestation de service intellectuel 15 place Georges Clémenceau, Brissac-Quincé Gérante : Barbara Harroudj Etudes Techniques ECP Génie climatique Etudes techniques, conseil et prestations en génie climatique 6 square des Fresnes, Le Louroux-Béconnais Gérant : Pascal Suppo 8 Anjou Eco - n°40 - Juin 2015 sont 100 % ligériennes. La formule qui compose les produits a été élaborée à l’École supérieure d’agriculture d’Angers. Pour réussir ce projet, Benjamin et Jérôme se sont entourés des compétences nécessaires. Ils se sont notamment associés à des laboratoires situés à Somloire et Saint-Lezin, reconnus pour leur expertise en cosmétique végétale. Toujours dans le souci de privilégier les circuits courts, les produits Sarmance aux odeurs florales et de raisin seront commercialisés dans la région (pharmacies, magasins bio, spas, hôtels, cavistes…) à partir du 25 avril. Mecastyle Etudes pour l’industrie et la mécanique, calcul de structure, service en ingénierie mécanique, informatique, électronique 10 rue de la Treillerie, Beaucouzé Gérant : Thomas Péan TIC Chaahk Etude, conception, développement et commercialisation d’une plateforme web dans le cadre du culturel network 10 square Charles Gounod, St Barthélemy d’Anjou Président : Romain Clément Dhweb Applications mobiles pour les tablettes et smartphones. Création et hébergement de publicités sur mobile, développements d’objets connectés Le Puy Saint Bonnet, La Renardière, Cholet Gérant : Hubert Denis Transports Rapido Services Transporteur routier de marchandises 21 rue de la Belle angevine, Saint-Lambert-du-Lattay Gérant : Yohann Terrasson Transport Bonzo Transporteur routier de marchandises 4 rue Adolphe Girardeau, Les-Ponts-de-Cé Gérant : Hyacinthe Bonneau Alusse Transporteur routier de marchandises La Riraie, Chalonnes-sur-Loire Gérant : Lionel Alusse Transport Roissé Fabien Transporteur routier de marchandises La Maillée, Blaison-Gohier Gérant : Fabien Roissé Autres activités Christophe Ledoux Développement et exploitation de sites internet 33 rue des Acacias, Saint-Christophe-du-Bois Dirigeant : Christophe Ledoux Randstand Inhouse Services Travail temporaire Bd de la Chanterie, Saint-Sylvain-d’Anjou Gérant : François Beharel Communication Axeo Pro services Entretien et ménage de locaux 37 rue Hanneloup, Angers Président : Christophe Durand Wilo Communication en multimédia 12 bd des Fontenelles, Brissac-Quincé Gérants : Laurent Grandin et Wilfrid Roulette Becomes Graphistes, création de sites internet et d’identité visuelle 7 rue Vollant, Trélazé Président : Jean-François Belluet www.maineetloire.cci.fr ligne directe Développement industriel Echos Bruno Chauveau reprend CEDMAT Production à Cholet Depuis janvier 2015, B r u n o Chauveau a repris l’entreprise CEDMAT Production (Cholet) par l’intermédiaire du cabinet comptable In Extenso. Depuis dix ans, l’entreprise fabrique et vend, sous sa marque CEDMAT Production, des volets roulants et des portes de garage alu. » Nos clients sont des professionnels du bâtiment : installateurs, menuisiers… du grand Ouest. Nous avons la pos- sibilité d’augmenter notre capacité de production et sommes dans une politique de développement ». L’entreprise propose des produits standards, mais également sur mesure. La réalisation en grande dimension est rendue possible grâce à la fiabilité et la résistance des matériaux utilisés et à un savoir-faire spécifique. « Nos clients apprécient notre réactivité et le sérieux de notre équipe. Nous sommes capables de répondre à toutes les demandes ». Soucieuse d’accompagner ses clients dans la mise en place des nouvelles réglementations thermiques, CEDMAT Production propose des produits compatibles avec les normes en vigueur. Bruno Chauveau avait précédemment dirigé pendant 25 ans, son entreprise de négoce agricole et de combustibles située dans le Choletais avant de se diriger vers une nouvelle vie d’entrepreneur. « Ma motivation profonde est de rester toujours en mouvement. Je pense que de nombreuses années pleines d’intérêt se profilent ». CEDMAT Production emploie 11 personnes et 7 agents commerciaux. Elle réalise un chiffre d’affaires de 2.3 millions d’euros. www.cedmat-production.com Brossier Saderne s’expose au Quai d’Orsay « Fiat Lux(e) », une locution qui sied parfaitement à Brossier Saderne (Beaucouzé), spécialisée dans la conception et la fabrication de luminaires pour l’hôtellerie haut de gamme et de luxe. Entre autres réalisations prestigieuses, l’hôtel **** Prieuré de Saint Lazare à l’Abbaye de Fontevraud, le restaurant Monsieur Bleu au Palais de Tokyo (Paris), la mise en lumière de la mythique piscine parisienne Molitor. Ce printemps a été une période particulièrement lumineuse pour l’entreprise. En avril, AD, magazine d’architecture et de décoration, célébrait le travail de créateurs de mobiliers d’exception français au Ministère des Affaires étrangères à Paris. Pour cet événement, Brossier Saderne a spécialement conçu dans ses ateliers un luminaire composé de marbre et de verre utilisant la technologie LED, pour le designer Luis Laplace, avec qui une précédente collaboration avait eu lieu lors de l’exposition AD Intérieurs en 2014. Autre éclairage sur l’entreprise angevine lors de la 9ème édition de la Biennale Internationale du Design de SaintÉtienne : à cette occasion, Brossier Saderne a conçu dans ses ateliers deux luminaires composés de bois et de verre teinté, pour l’archi- www.maineetloire.cci.fr Reconnaissance et de combat (EBRC) dont seront produits 248 exemplaires, sera connu sous le nom de Jaguar. Il prendra la place des actuels chars légers AMX10RC et Sagaie, ainsi que des VAB HOT. Les deux véhicules seront construits par un consortium réunissant Thales, Nexter (Roanne) et Renault Trucks Defense. C’est en 2012 que les Etablissements techniques d’Angers (Etas) et Matechplast (Nuaillé) a individualisé son activité de distribution de semi-produits thermoplastiques en créant Diplatech. Deux salariés gèrent l’achat, la vente, voire la livraison de plastiques sous toutes leurs formes (plaques, barres, tubes..) à une clientèle régionale. Si nécessaire, ils découpent la matière en plaques, joncs ou ébauches creuses à la juste dimension souhaitée par les utilisateurs finaux. Le rabotage et le dégauchissage des plastiques diminuent les opérations d’usinage. Diplatech possède un stock important de ces plastiques haute performance puisque 25 tonnes de matière ont été stockées en février (POM, PEEK, PETP, PA6, PEHD) en plus des 20 tonnes déjà disponibles. Matechplast (44 salariés), créée il y a 11 ans, est dirigée par Mickaël Grimault, responsable technique, et Frédéric Juhel, responsable commercial et administratif. « Nous assurons les différentes phases de fabrication de pièces techniques plastiques de précision par usinage : décolletage, tournage, fraisage. Les secteurs d’activité qui nous font appel sont diversifiés : machinisme agricole, imprimerie, agroalimentaire, mécanique, loisirs.... ». Le marché de l’entreprise est national avec des extensions vers le Benelux, la Suisse. Matechplast et Diplatch forment le groupe Transmatech avec une 3ème société, Utechméca (fabrication de pièces techniques métalliques en aluminium, inox, laiton ou acier). www.diplatech.com www.matechplast.com www.transmatech.fr Candide Baby Group et Jardin Privé reprennent les articles pour bébés Combelle tecte d’intérieur et designer Harmonie Henrio, qui travaille au sein de l’agence Nuel à Paris. www.brossier-saderne.com Programme d’essais sur le site DGA TT de Montreuil-Juigné Sur les 160 ha de son site de Montreuil-Juigné, la DGA TT (Direction générale de l’armement Technique terrestre) va tester en 2016 deux nouveaux engins dans le cadre du projet Scorpion de modernisation de l’Armée de terre. Le véhicule blindé multi-rôles (VBMR), baptisé Griffon, va remplacer les Véhicules de l’Avant Blindé (VAB). Il sera fabriqué à 722 exemplaires. L’Engin Blindé de Diplatech complète le groupe Transmatech Bourges ont fusionné pour former la DGA TT. Les retombées économiques du site de Montreuil-Juigné qui emploie une centaine de personnes civiles, sauf le directeur, un militaire, sont estimées à deux millions d’euros : gardiennage, entretien, repas du personnel. Sans compter des répercussions plus militaires, chez Thales Cholet par exemple. L’entreprise angevine Candide Baby Group (marques Candide, Tinéo et Latitude Enfant), implantée à Ecouflant, a racheté 70% de l’entreprise familiale Combelle (Marmanhac, Cantal). Ce fabricant de chaises-hautes, parcs pour bébé, tables à langer... emploie 45 personnes. Le reste du capital a été repris par NP Créations - Jardin Privé (Allonnes, leader français de la chilienne (chaise longue en toile). Cette union portera le CA de Candide Baby Group à 24 M€ en année pleine et lui permet d’élargir sa gamme de produits. La fabrication des armatures des chiliennes par Combelle lui offre le label made in France. Combelle profite du réseau de distribution de Candide Baby Group en France et dans plus de 50 pays. www.candide.fr/ www.npcreations.fr http://combelle.com Anjou Eco - n°40 - Juin 2015 9 ligne directe Un millésime MOF d’exception 3 « étalons or » pour l’IBS Un bonheur n ’ arrive jamais seul. Lorsqu ’ ils se font pluriel, cela touche presque à l ’ état de grâce. En avril dernier, l ’ Institut de Bijouterie de Saumur (IBS) annonçait non sans fierté, que trois de ses anciens apprentis rejoignaient cette année les « Meilleurs Ouvriers de France » : Paul Nguyen (bijouterie), Pierre Mangeant (joaillerie) et Romain Leborgne (sertissage). Un tel palmarès est rarissime d ’ autant plus sur un concours où le taux de réussite avoisine les 10 %, autrement dit, touche à l ’ excellence. Paul Nguyen, (MOF bijouterie), n ’ en est pas à son « coup d ’ essai » : Meilleur Apprenti de France en 2008 en bijouterie puis en joaillerie deux ans plus tard. En 2011, médaillé d ’ or des Olympiades des métiers, puis de bronze lors des finales internationales. Paul est, à 24 ans, le plus jeune Meilleur Ouvrier de France. Pour concourir au titre de MOF, il a réalisé un manège en or jaune et blanc au socle en bois de rose. Une pièce d ’ exception Pour réaliser cette pièce de haute facture, Pierre a vécu comme un ascète pendant plusieurs mois © Romain Leborgne (hauteur : 20 cm – circonférence : 15 cm) qui lui a demandé plus de1000 heures de travail. « J ’ ai pu compter sur le soutien précieux de mon employeur, ancien MOF, Mr Rocher, bijoutier au Mans. La dimension du sujet m ’ a posé des difficultés : beaucoup plus grande que les pièces sur lesquelles je travaille d ’ ordinaire. J ’ ai du faire fabriquer des outils spécifiques et adaptés pour réaliser ce carrousel par un menuisier et un chaudronnier ». Week-ends et soirs compris, Paul était tout à son œuvre. Le verdict lui a été annoncé par courrier. « J ’ ai du lire plusieurs fois la lettre avant de réaliser que j ’ étais lauréat ». Cette consécration ne changera en rien le quotidien de Paul qui conti- © Pierre Mangeant nuera de travailler auprès de son employeur. « Je fais beaucoup de pièces sur mesure. C ’ est un travail très intéressant. L ’ avenir ? Pour l ’ heure, je n ’ en ai aucune idée ». Pierre Mangeant (MOF joaillerie), 47 ans (artisan bijoutier à Tours) a lui aussi porté son choix sur la réalisation du manège. « Dès le début, j ’ avais l ’ idée de concevoir un vrai manège qui tourne, actionné par un mécanisme mécanique avec une boîte à musique comme il y en avait sur les automates du 18ème siècle ». Le manège réalisé par Pierre est un chef-d ’ œuvre : apparats et harnachement des quatre chevaux sont en or. « L ’ harnachement a été très compliqué à 10 Anjou Eco - n°40 - Juin 2015 réaliser du fait de nombreuses petites pièces à fabriquer ». Pour réaliser cette pièce de haute facture, Pierre a vécu comme un ascète pendant plusieurs mois, recréant chez lui un atelier pour y consacrer tout son temps disponible en dehors de son activité professionnelle. Une organisation au cordeau, une abnégation totale, pour un chef-d ’ œuvre qui lui a demandé 2000 heures de travail. « J ’ avais fait le choix d ’ un sujet difficile. Je savais à quoi m ’ en tenir. Ce concours était pour moi un challenge. Je souhaitais aller au-delà de mes limites, même physiques, car travailler plusieurs heures par jour à la binoculaire est physiquement douloureux. Mais on apprend à s ’ adapter ». Pierre a pu, lui aussi, compter sur le soutien indéfectible de ses proches, que ce soit dans la sphère privée ou professionnelle. Le jour où il a appris qu ’ il était devenu MOF, c ’ est à tous ceux qui l ’ avaient accompagné sur ce concours qu ’ il a pensé en premier. Pierre fait partie de ses personnes qui croient si fort à leurs rêves qu ’ ils finissent par se réaliser car le doute n ’ y a jamais sa place. « Je n ’ avais pas envie de leur dire que je n ’ avais pas réussi. Toutes ces personnes se sont tellement investies que je devais y arriver. Ce concours emmène tout le monde vers le haut, pas uniquement le candidat. Je voulais l ’ excellence totale, que ce manège soit magique, qu ’ il fasse rêver ». Romain Leborgne (MOF sertissage), 30 ans, installé à son compte à Clermont-Ferrand, fait désormais partie, avec ses deux confrères, des 225 lauréats de l ’ édition MOF 2015. C ’ est sur le sertissage d ’ un scarabée rhinocéros que Romain a du se pencher pour ce concours, avec un fort vent contraire, celui du temps : en raison de difficultés techniques, le scarabée à sertir a été fourni aux candidats un mois avant la date officielle de remise du travail. « Le délai normal aurait été de 2 à 3 mois ». Romain a passé des semaines de folie, travaillant jusqu ’ à 140 heures la dernière semaine pour un total de quelques 350 heures passées sur la pièce. Outre le facteur temps, d ’ autres aléas sont survenus : des problèmes de mise en pierre, des griffes qui cassent. « Cela fait partie des impondérables dans ce genre de circonstances ». Des doutes, Romain en a eu dans la dernière ligne droite où il a failli abandonner. « Je devais remettre ma pièce le 23 mars au matin. Elle a été terminée le 22 tard le soir ». C ’ est lors de la cérémonie à la Sorbonne en avril dernier, que Romain a vraiment réalisé qu ’ il était l ’ un des MOF. « Avant de me présenter au concours, j ’ ai eu la chance de travailler 3 ans avec de grands joailliers de la Place Vendôme à Paris. C ’ est un secteur vers lequel j ’ envisage de m ’ orienter aujourd ’ hui ». Marianne Bourgeois www.maineetloire.cci.fr ligne directe Axurit location matériels Aux Ponts-de-Cé, la bourse horticole régionale prend racine sanitaires autonomes Service aux entreprises En février 2015, 400 échantillons de plantes ont été présentés à «Végédirect», la première bourse professionnelle aux végétaux en Pays de la Loire. Une innovation à laquelle le Bureau horticole régional a donné une suite le 21 avril aux Ponts-deCé. Une troisième édition aura lieu en septembre. « Les professionnels étaient confrontés à une problématique globale en Pays de la Loire », indique Ghislain Bousseau, conseiller en communication pour le BHR. «Jusqu’ici, un paysagiste ligérien devait contacter plusieurs producteurs pour obtenir les plantes issues de la production des Pays de la Loire. Grâce à «Végédirect», pour la première fois, les paysagistes, mais aussi les jardineries, grandes surfaces, libres services agricoles, fleuristes ou producteurs détaillants disposent d’une plateforme avec des plants de différentes provenances, avec des prix à l’étage ou au chariot.» Un vrai plus aussi côté livraison : «Les plantes sont proposées à l’enlèvement ou expédiées en une seule livraison les jours suivants, avec la possibilité de mutualiser le transport des achats». Cent producteurs ont ainsi été rassemblés pour cette première, organisée au Parc des expositions d’Angers, avec le soutien du Département et de la Région. www.bhr-vegetal.com Sources : le fil des territoires Investissements importants chez Gravlux tion d’objets. Par ailleurs, un nouveau système Print and cut (impression UV + découpe laser) est dédié à la réalisation d’objets personnalisés uniques. « Le coeur de notre activité est la réalisation d’étiquettes de signalisation et de plaques utilisées par des tableautiers, des fabricants de machines, des professionnels de la maintenance, de la communication, expose Yvan Betton, dirigeant depuis 2002 de l’entreprise créée par son père il y a 45 ans. Ces proDeux machines supplémen- duits sont réalisés en gravure taires rentrent dans les ateliers mécanique, laser ou impression de Gravlux, ZA la Becquetterie UV ou thermique ». Autre actià Maulévrier : un laser CO2 de vité : le marquage de repères de 100 W (d’une capacité de 1 200 bornes et de manchons pour x 600 mm) pour la gravure et la le câblage des armoires élecdécoupe de différents matériaux triques. Gravlux travaille aussi et une imprimante compacte pour les particuliers et assoLED UV pour la personnalisa- ciations. « Depuis 2012, nous www.maineetloire.cci.fr Echos Etre acteur de son mieux-être avec OR-ION C’est à Brossay, entre Doué-laFontaine et Montreuil-Bellay, qu’Axurit Location s’est implantée. Cette jeune société propose une gamme de cabines de toilettes autonomes (WC simples ou pour personnes à mobilité réduite, douches, urinoirs, stations lave-mains...). Ces équipements s’adressent aux entreprises du BTP (60 % du marché), au secteur commercial, aux organisateurs d’évènements publics ou privés, aux gestionnaires de sites de loisirs. Le dirigeant, Frédéric Hochédé, diplômé BTS Etude et économie de la construction, avait déjà une expérience de trois ans dans ce domaine au sein d’une société nimoise.de construction modulaire et locationvente de toilettes autonomes. « Je suis arrivé dans le Saumurois pour des raisons familiales. J’ai alors décidé de créer mon entreprise par volonté d’autonomie et d’indépendance. J’assure l’entretien régulier, la vidange, le nettoyage intérieur et extérieur, la désinfection ». Les matériels sont stockés dans un dépôt aux Rosiers-surLoire. Ces équipements ont un impact en matière de développement durable. Les cabines sont recyclables, les produits biodégradables, les effluents traçables. Ils répondent aussi tout simplement à l’obligation faite aux employeurs par l’article R4822-1 du Code du travail de mettre des sanitaires propres à la disposition de leur personnel. revendons et/ou fabriquons des coupes, médailles et trophées sportifs. Mais avant tout, nous personnalisons des objets pour des événements (réceptions, mariages...) en utilisant la gravure sur verre –pour des flutes à champagne-, sur bois -pour des stylos, des couteaux-, sur plexi... ». Plusieurs projets de produits finis sont à l’étude. Certains vont faire l’objet de demande de brevet. Une pause pour soi, un espace d’écoute et de ressourcement : c’est ce que propose depuis quelques mois à Angers le centre holistique OR-ION. Après un parcours professionnel d’experte internationale, Myriam Van Espen a souhaité mettre son expérience acquise en gérontologie au service de chacun. Face au stress, aux agressions de la vie et à ses multiples conséquences (douleurs chroniques, dépression, mal être..), elle propose une approche globale de la santé, complémentaire d’une approche médicale traditionnelle. Avec trois autres praticiennes, conseillère holistique, chiropracticienne et thérapeute, elles associent lors de rendez-vous individuels, écoute, travail sur le corps et les énergies, coaching. Objectif : permettre à la personne de mobiliser ses ressources vitales. Cette démarche peut également être adaptée aux entreprises et organisations afin de les accompagner ainsi que leurs collaborateurs dans leurs phases d’évolution. ID+ NOVABUILD, l’innovation moteur de la construction Novabuild, cluster des entreprises du BTP des Pays de la Loire, est engagé depuis sa création dans une démarche d’appui à l’innovation. Son nouveau service ID+ NOVABUILD lancé avec le Conseil Scientifique et Technique du Bâtiment (CSTB) complète son offre. « Sa mise en place est une réponse à la croissance des besoins en innovation dans le domaine du BTP», souligne Laurent Rossez, Président de Novabuild. Pour sécuriser la mise sur le marché des produits innovants, des procédures spécifiques d’évaluation technique permettent de gagner la confiance des acteurs de la construction. Novabuild intervient en trois étapes. Très en amont de leur processus d’innovation, les TPE et PME bénéficient gratuitement d’informations sur les principes de l’évaluation technique. Ensuite, après l’analyse de l’innovation et un estimatif du budget et planning, les experts de Novabuild aident les entreprises à prendre leur décision. Troisième étape : l’accompagnement des entreprises qui se lancent dans une procédure d’évaluation technique, Des prestataires qualifiés sélectionnés par Novabuild les aident à réaliser le montage du dossier technique auprès de l’instructeur du CSTB. www.novabuild.fr www.gravlux.com Anjou Eco - n°40 - Juin 2015 11 PUB Regard 1 000 vignerons sur le Val de Loire, 400 domaines élaborant du Crémant de Loire (de Angers à Valençay). L’A.O.C. de « Saumur Brut» est apparue en 1957, celle du « Crémant de Loire » en 1975. Hubert Bodet, Françoise Flao et Antoine Bodet Caves de Grenelle, Saumur Une affaire de famille Fondée en 1859, la en effervescence Maison Louis de Grenelle demeure jusqu’à aujourd’hui, la seule cave familiale indépendante de Saumur. Françoise Flao, qui la dirige depuis 2009, s’est engagée à perpétuer la tradition de la vinification des vins de la région en méthode traditionnelle. Caves de Grenelle 839 rue Marceau BP 206 49415 Saumur Cedex Tel. : 02 41 50 17 63 Fax : 02 41 50 83 65 E-mail : [email protected] www.caves-de-grenelle.fr Présidente Françoise Flao fondateur Hubert Bodet dirigeant du Château de la Durandière (Montreuil-Bellay) Antoine Bodet activité vinification et négoce de vins en méthode traditionnelle Effectif 20 salariés C.A. : 5 millions d’euros (17 % pour les particuliers : boutique + Internet – 26 % grande distribution – 12 % export – 11 % prestataire pour les vignerons – 34 % C.H.R.) www.maineetloire.cci.fr S ituées en plein centre de la ville, les Caves de Grenelle élaboraient et stockaient dans les années cinquante, les vins des exploitants de la région. Au fil du temps, la prestation de vinification s’est imposée. En 1976, Hubert Bodet, fils de vigneron et Saumurois d’origine, rachète ces Caves avec deux autres associés, avec la volonté de renforcer cette prestation de services. Puis, il fait appel à sa fille, Françoise Flao, en 1983 (qui travaillait alors à Lorient dans le milieu bancaire) pour assurer « pendant une année » la gestion comptable de l’entreprise. « Depuis cette date, je suis restée dans l’entreprise familiale, captivée par cet environnement viticole passionnant » raconte cette autodidacte quinquagénaire, devenue pdg en 2009. (Son mari la rejoint en 1991 pour gérer toute la partie financière de la société.) En parallèle, Hubert Bodet, déjà propriétaire de 40 ha de vigne, acquiert le Château de la Durandière en 1985 qu’il donne en gérance à son fils, Antoine, une fois ses études d’œnologie terminées. Méthode traditionnelle chez « Louis de Grenelle » « Il y a 30 ans, nos vins étaient commercialisés sans vraiment afficher de label. Quand je suis arrivée dans l’entreprise, nous avons décidé de créer notre propre marque « Louis de Grenelle » du prénom du maître de chai de l’époque. Ce qui nous a permis de développer un marketing à travers cette identité et soigner l’habillage des bouteilles. » Dans les caves, a lieu la 2e vinification des vins blancs et rosés d’appellation Saumur Brut et Crémant de Loire, en respectant la méthode traditionnelle. « Ici, pas de chambre froide ni de climatisation. C’est une maison traditionnelle avec un équipement moderne. » Les bouteilles de vins sont tournées progressivement tout au long du processus de mûrissement du breuvage effervescent. Au cours des visites guidées, le visiteur peut observer en toute transparence ce travail effectué à 12 m de profondeur dans les 2,5 km de galeries en tuffeau. 4 millions de bouteilles « mûrissent sur lattes de bois » à température et humidité idéales pendant environ 2 ans avant d’être commercialisées, répertoriées par millésimes et vignerons. « Nos vins sont reconnus auprès de notre clientèle pour leur qualité grâce à l’intervention de notre maître de chai, Guillaume Poitevin. Ce passionné de la vigne et du terroir entretient avec les vignerons des relations de confiance et leur apporte les conseils utiles pour surveiller l’évolution de la vigne (taille, vendange, entretien…). Il s’autorise des innovations dans les assemblages de vins, comme la cuvée « Si irrésistible », lancée il y a 5 ans et relookée pour la Saint-Valentin 2015 ». Recherche de la qualité Françoise Flao privilégie la qualité plutôt que la quantité et sensibilise les vignerons pour une culture raisonnée. Les « bulles » de Grenelle sont fines et de qualité supérieure. « Nous connaissons une belle progression avec 1.2 million de bouteilles vendues l’année dernière » se félicite la dirigeante. En tant que Présidente de l’Union des Maisons des fines bulles de Loire, elle a une relation privilégiée avec les 6 autres maisons de Fines Bulles et les vignerons. Ensemble, ils peuvent orienter le marché à venir du Crémant grâce à une meilleure connaissance de la demande des consommateurs. Les vins s’exportent d’autant mieux vers les USA, le Japon et l’Europe du Nord que la Maison Louis de Grenelle a obtenu la labellisation de plusieurs normes (ISO 9001, IFS6, ISO 22000). En projet de rénovation pour l’année prochaine, la boutique de 130 m2 propose à la vente aux particuliers un large panel de vins et crémants (100 000 bouteilles vendues en direct et 50 000 via le site web). De nouveaux visuels et des outils pédagogiques mieux adaptés viendront agrémenter l’espace dégustation afin de faire mieux connaître le vin et ses méthodes de production pour sensibiliser encore davantage le public à la qualité des produits. Dominique Gruson Anjou Eco - n°40 - Juin 2015 13 ligne directe Innovation Echos Le Michelin «CrossClimate», une innovation majeure fabriquée à Cholet Le CrossClimate Michelin est capable de s’adapter aux aléas climatiques. Cette gomme associe les avantages des pneus été à ceux des pneus hiver. Ce nouveau produit est fabriqué dans cinq usines en Europe (deux en Allemagne, deux en Espagne et une en Italie) avant d’être produit en France à partir de fin 2016, à Cholet. Les automobilistes européens peuvent s’équiper du premier pneu été doté de la certification hiver. Il répond à une attente de plus en plus pressante de la part des automobilistes : la sécurité, lorsqu’ils doivent faire face à des conditions climatiques instables et imprévisibles. Le Michelin CrossClimate permet d’affronter les aléas du temps et délivre toutes les performances de sécurité avec simplicité et économie. L’automobiliste roule tout au long de l’année, dans les situations les plus courantes, avec un seul train de pneumatiques Michelin CrossClimate. Le succès rencontré aux Etats-Unis, où un produit de ce type est déjà commercialisé par Michelin, laisse présager un bel avenir au Cross Climate en Europe. Le manipulateur MP Goubard « produit de l’année » pour les professionnels du BTP L’une des dernières innovations de la société Goubard (Seiches-sur-leLoir) vient d’être élue « produit de l’année par les professionnels du BTP » par le Sageret. Le manipulateur MP Goubard, dédié aux plaques de plâtre, a vocation à être utilisé chez les négociants de matériaux. Grâce au stockage vertical de paquets entiers, il permet la manutention aisée des plaques avec un chargement par simple glissement à l’unité dans les camions. Gain de temps et une prévention des troubles musculo-squelettiques. Autre innovation récente : un palonnier hydraulique qui réduit le chargement et le déchargement des treillis soudés dans les camions. L’intervention manuelle est diminuée, le risque de se blesser aussi. L’entreprise de mécano-soudure, dirigée par Gérard Toulier, est le premier fabricant de bennes en France avec plus de 500 références de bennes, godets et accessoires de manutention. Elle a réalisé un chiffre d’affaires de 5,2 millions d’euros en 2014. www.goubard.fr A Etriché, ACB poursuit son avenir à plusieurs bras Le Bâtiment B à Nantes, vitrine de la filière bois régionale ACB (Étriché) s’est illustré pour avoir participé à la construction du Bâtiment B, vitrine de la filière bois régionale, à Nantes. « Avec cinq autres constructeurs bois ligériens, nous avons créé, en 2010, la société Axe 303 », indique François Hibert, dirigeant d’ACB. « Cela signifie la mutualisation de nos compétences, de nos réseaux et de nos moyens de production : à six, nous pouvons accéder à des chantiers d’envergure, comme par exemple le lycée de Beaupréau. De sous-traitants, nous sommes devenus cotraitants des majors du BTP. » Opération fructueuse. Pour la co-construction du Bâtiment B à Nantes, vitrine de la filière bois régionale, ACB a décroché un marché à 2,2 M€. « ACB a atteint son objectif de départ : 10 % de son CA est aujourd’hui réalisé grâce à Axe 303. » Pour accélérer cette dynamique, le constructeur angevin s’est engagé, comme ses partenaires, dans un programme bilan carbone, avec une aide régionale. Pour lui, l’avenir s’écrit à plusieurs. Ce sera le cas à l’occasion du prochain chantier emblématique mené par Axe 303 : l’école d’architecture de Nantes, dont la construction démarre à la fin du premier semestre 2015. Quand la nature se fait bijou De mini-vases ou de petits jardins à porter sur soi, déclinés en bagues, colliers boucles d’oreilles, broches… Il fallait juste y penser. Des bijoux uniques disponibles en différents matériaux (verre, métal, argent, acier, laiton ou matériau composite) pouvant contenir des graines à faire pousser, une plante vivante qui se garde plusieurs mois ou un végétal permanent. Créé par Maryse et Manuella avec l’aide du semencier angevin Radis et Capucine, www.bijou-vegetal.com est le fruit de l’amitié de deux femmes attirées par la nature et la mode. Assemblés à Angers, les bijoux sont conçus pour accueillir des végétaux de toutes sortes, de la fleur aux plantes résistantes. A base de composants en provenance d’Europe, les bijoux contiennent un substrat fertilisé, non salissant pour les vêtements. Ces bijoux végétaux sont livrés avec les accroches et tours de cou, le végétal, le substrat fer- www.acb-constructions.fr Sources : le fil des territoires « Bopy petits pieds » Bopy, spécialiste de la chaussure pour enfant, est l’une des marques du groupe HumeauBeaupréau. Bopy vient de lancer « Bopy petits pieds », la dernière-née des créations Bopy, disponible en 5 références dès cet été en boutique. Cette chaussure est la première entièrement pensée pour les enfants dès le 1er âge. Facile à chausser grâce à sa grande ouverture, fabriquée dans des matériaux ultra souples, elle garantit le confort et la mobilité du pied, comme une vraie chaussure, mais avec une 14 Anjou Eco - n°40 - Juin 2015 semelle ultra flexible et un cuir ultra souple. Parmi les autres marques du groupe, Méduse®, marque fashion des produits injectés (dont l’emblématique sandale de plage référence SUN, modèle original), Umo (produits injectés en France destinés à un usage de loisirs équitation, chasse...). HumeauBeaupréau est également l’unique injecteur français de bottes, sandales et sabots en PVC. Le groupe a par ailleurs une filiale près de Bordeaux, Baudou, spécialisée dans les produits de travail et de sécurité. Au-delà de ses marques propres, Humeau-Beaupréau propose son savoir-faire technique pour développer des gammes enfant ou injecté plastique sous des marques clients. tilisé breveté, l’écrin individuel pour prendre soin de son bijou et même la pipette pour arroser aisément ses plantes de doigt ou de cou. Bijoux insolites, éphémères, les bijoux de www.bijouvegetal.com ont été l’innovation 2015, mis en avant dans l’espace tendance du dernier salon international de la bijouterie Bijorhca. Disponibles en ligne, les bijoux végétaux sont commercialisés chez Oya, fleuriste, place de la Visitation à Angers. La filière végétale angevine ne s’est jamais aussi bien portée en matière d’innovation. www.bijou-vegetal.com www.maineetloire.cci.fr Regard Michel et Colette Dolay Dolay chaussures, Angers Une pointure pour le commerce angevin A l ’ heure où d ’ aucun pourrait prendre leur retraite, Michel et Colette Dolay ont choisi d ’ ouvrir il y a un an, Dolayboutiq ’ Angers, un point de vente supplémentaire de chaussures, en plein centre-ville. Suivons à pas feutrés le parcours de ce couple bien impliqué dans le tissu économique local. Dolay Boutiq’Angers 7 rue St-Etienne 49000 Angers Tél. : 09 84 46 71 10 E-mail : [email protected] Dirigeants Michel et Colette Dolay Activité Commerce indépendant de chaussures Effectif 5 salariés C.A. Xxx d’euros www.maineetloire.cci.fr F ils de commerçants, Michel Dolay a été bercé dans sa jeunesse, par l’ambiance du commerce que tenaient ses parents à Denée. «J’ai repris l’affaire familiale en 1977, date à laquelle ils ont opté pour une retraite bien méritée. » précise ce soixantenaire dynamique et toujours partant pour de nouveaux projets. Une histoire de famille DFigure emblématique du commerce non sédentaire, Michel Dolay sillonne les marchés environnants 6 jours sur 7 (Chalonnes-sur-Loire, Angers…) depuis plus de 40 ans. « Tributaire du climat, ce mode de vente requiert un savoir-faire tout particulier. Etre au contact de la clientèle et savoir l’écouter est très enrichissant. Vous êtes en première ligne pour percevoir les tendances de consommation. Cela permet de se remettre en question en fonction de leurs avis sur les produits. Chaque année, les mêmes problématiques reviennent : savoir gérer le stock et provisionner suffisamment de trésorerie pour pouvoir acheter, 6 mois à l’avance, la nouvelle collection.» détaille-t-il. Qui dit stock, dit entreposage. Le bâtiment de Denée n’étant plus assez grand, il achète en 2003 un local à Rochefort-sur-Loire qui se métamorphose au gré des agrandissements en entrepôt. « Comme nous avions ouvert, en parallèle, une boutique dans les anciennes Halles d’Angers, détruites depuis, nous avions besoin de place pour conserver ce volume croissant de marchandise.» Cet entrepôt, transformé en point de vente de 300 m2, est accessible au public 12 jours consécutifs par mois. Plus de 15 000 paires de chaussures, bottes, ballerines et accessoires sont exposés. « J’ai voulu tenter l’expérience d’une surface de vente plus grande. C’est un autre environnement que celui du marché ou de la boutique. Des consommateurs hors département font même le déplacement». constate Michel Dolay. C’est Carine, sa fille, qui gère maintenant l’entrepôt. Elle a repris également toute la gestion administrative de la holding. «Etre son propre patron procure beaucoup de libertés et d’indépendance, notions que ma fille a dû ressentir au sein du foyer familial. confie Michel Dolay. Notre fils, Sébastien, a également attrapé le « virus ». Il s’occupe des achats auprès d’une quarantaine de fournisseurs, gère les commandes, la réception et la mise en place de la marchandise dans nos différents points de vente. Tout l’art est de faire le bon choix et la famille est sollicitée pour donner son avis sur les articles retenus. » La bosse du commerce L’entreprise Dolay peut encore se développer et se donne les moyens d’évoluer. Malgré une conjoncture frileuse, Michel Dolay a pris le risque d’augmenter le nombre de ses points de vente. « L’ouverture de cette boutique sur Angers nous oblige à rester dans le coup ! » plaisante Michel Dolay, un brin de malice au coin de ses moustaches. C’est Colette qui s’en occupe, avec toujours autant d’enthousiasme. Cela faisait partie de ses rêves. » Implication dans le territoire Outre son activité de commerçant, Michel Dolay consacre du temps au niveau des différents organismes et associations du territoire. Il a tour à tour, endossé les fonctions de Vice-Président des vitrines d’Anjou, de l’union des commerçants et des marchés (UDCM) du 49, Président des commerçants d’Angers, sans compter plusieurs mandats municipaux. « Depuis 20 ans, j’exerce des actions de bénévolat auprès de différentes structures. J’aime participer à la vie associative pour apporter mon aide à des personnes qui s’investissent pour trouver des solutions. » Et le repos, dans tout ça ? « Nous avons préparé en douceur, notre sortie en confiant la gestion de la holding à nos deux enfants, ce capital commerce que nous avons constitué tout au long de notre vie. » Chez la famille Dolay, espadrilles, souliers, bottes, n’ont pas fini de galoper. Dominique Gruson Anjou Eco - n°40 - Juin 2015 15 ligne directe Echos Vignes, vins, randos, 5 et 6 septembre Rouge comme une tomate…bio, même Soda’Muse, naturellement fun en hiver ! Gourmand Les vignerons et négociants des appellations du Val de Loire se mobilisent pour la 12ème édition de “Vignes, Vins, Randos”, les 5 et 6 septembre. Seize balades permettent de découvrir de magnifiques paysages de vignes et la diversité des appellations ligériennes. « Muni du kit du randonneur et accompagné d’un vigneron, vous partez pour une balade conviviale ponctuée de pauses dégustations & découverte du patrimoine. Au retour, le village VVR vous propose des gourmandises, des animations, et la vente des vins que vous avez dégustés ». www.vvr-valdeloire.fr « Le Carré français » au coeur de Rome. A Rome, le quartier Prati, proche du Vatican, est résidentiel, calme, élégant. C’est là que « Le Carré français » ouvre ses portes à l’initiative de Michel Galloyer. Le boulanger et chef d’entreprise angevin s’est largement investi, avec d’autres professionnels, dans ce concept à la fois magasin, épicerie fine, bar, bistrot, lieu d’expos. Les produits fabriqués sur site seront exclusivement français. Plusieurs représentants des métiers de bouche y sont associés: le minotier Alexandre Viron, l’éleveur-boucher Alexandre Polmard, le fromager Michel Fouchereau, le caviste Axel Rondouin,. L’épicerie fine est gérée par Anne-Marie Guillard (biscuiterie « Le Hangar ») et la partie expositions par Arsène Baldeschi, artiste tailleur de pierre. Le projet, qui représente un investissement d’1,2 million d’euros, a vocation à essaimer dans de grandes villes « à la pointe de la gastronomie ». Praud et Wahlin, traiteur du Festival d’Anjou Le traiteur Praud et Wahlin a remporté le marché pour le Festival d’Anjou 2015. Une nouvelle belle référence ses dirigeants Eric Praud, sommelier de formation, et Patrick Wahlin, chef suédois, « imprègné des cuisines du monde, indienne, asiatique et des tendances comme le finger’s food ». Implantée sur le site de l’aéroport d’Angers-Marcé, l’entreprise y gère également le restaurant « L’Envol » qui propose une restauration de type bistro, ainsi que le RESTO & BURO. Ce concept de séminaire gourmand, « une salle de bureau sur la piste de l’aéroport » dispose d’une salle de réception pour cocktail apéritif et repas jusqu’à 200 personnes. http://praud-wahlin.com/ C’est suite à un défi que Patrice Ménard, jeune scientifique, de retour des EtatsUnis, a décidé de créer un soda 100 % naturel prénommé Soda’Muse. Cette boisson ne contient ni conservateur, ni colorant, ni arôme artificiel. A base d’ingrédients et d’édulcorants naturels (stévia), d’eau gazéifiée, de citron (pour la conservation), ce soda contient 40 % de sucre en moins qu’un soda classique. Comme l’explique son jeune créateur : «ces sodas sont pensés, développés et produits en France, par le laboratoire Protial situé à Angers, aidé d’un embouteilleur situé en Charentes : un produit 100 % « Made in France ». Le côté « fun & pop » des sodas créés par Patrice se retrouve jusque dans leur nom : Maple’Pop®,Cran’Be®, Disco’Tek®,Rock’n’Roses®… aux saveurs de cranberry, pastèque, fraise, rose….En proposant enfin un soda qui nous veut du bien, Patrice contribue aussi au maintien de l’emploi en France et au respect de l’environnement en utilisant des matériaux 100 % recyclables, le tout en offrant des saveurs originales. Il est accompagné et soutenu par la Boutique de gestion pour entreprendre AnjouMayenne. C’est à l’agence de communication angevine Comone que Patrice a confié la charte graphique et la conception de son site internet. Actuellement en test chez Colette (Paris), le produit sera commercialisé au printemps prochain en épicerie fine, dans les grands hôtels et les bars/restaurants huppés de la capitale. Parce qu’ils n’en pouvaient plus de la tomate d’hiver, sans saveur et sans odeur, Marc et Guillaume Pajotin ont lancé HP Fruits, une start-up légumière s’appuyant sur un procédé de conservation innovant permettant de consommer des tomates d’été toute l’année. Cueillies à maturité en pleine saison, les tomates sont pasteurisées par Hautes Pressions. Ce procédé révolutionnaire, maîtrisé depuis plus d’un siècle, permet de conserver les aliments sans cuisson, en respectant leur goût, leur couleur, et leur richesse nutritionnelle, sans aucun additif ni conservateur. « Cette technique innovante détruit les bactéries et permet à la tomate de conserver sa richesse aromatique, sa couleur et sa durée de vie, jusqu’à six mois. Le tout sans additif ni conservateur ». Les tomates P&P Fruits sont conditionnées dans un élégant sachet sous vide, en dés ou en coulis, et se dégustent en salade, en tartare ou comme base culinaire pour toutes sortes de recettes. Cœur de boeuf, Cornue des Andes, Jaune Ananas, Noire de Crimée, Rose de Berne… Les deux frères Pajotin choisissent avec soin des variétés biologiques de tomates anciennes aux saveurs gustatives exceptionnelles. Installés à Beaupréau, ils s’approvisionnent exclusivement en France, le plus possible en circuit court. La gamme P&P Fruits est commercialisée dans les magasins Bio, les magasins des enseignes Système U, Leclerc, et Monoprix. Au Puiset-Doré, Biofournil a du pain bio sur la planche La concurrence se renforce sur le marché du pain bio. Biofournil s’est remise aux fourneaux : nouvelle marque, création de pains inédits à la saveur douce… sans compter d’autres projets sur le feu au Puiset-Doré. Dès 2013, la société a fait appel à un prêt régional de redéploiement industriel de 400 000 € qui a permis le lancement de deux projets. « « Nous avons relooké les produits porteurs de la marque Biofournil, commente Jean-Yves Fouché, son dirigeant. Nous avons conservé cette identité pour la grande distribution. En magasin bio spécialisé, c’est la marque « Angelus » qui estampille 16 Anjou Eco - n°40 - Juin 2015 désormais les pains cuits ou précuits, brioches et pains de mie ». Depuis, le CA s’est accru de 3,5 % pour atteindre 10 M€ en 2014. Autres projets : des nouveautés dont des pains à saveur douce, « «une gamme qui conserve les caractéristiques du pain à l’ancienne avec moins de flaveurs et donc moins d’acidité’ » et, au 1er avril, deux nouveaux produits au levain sans gluten. Le projet Foodinnov» en partenariat avec l’École nationale Au Puiset-Doré, Biofournil emploie 70 personnes à la production quasi exclusive de pain bio. Oniris, augure un nouveau pain diététique à glisser dans le sac de randonnée.» www.biofournil.com www.maineetloire.cci.fr PUB ligne directe Tourisme Echos Les blindés de Saumur pour l’expo « Churchill de Gaulle » Le Musée des blindés de Saumur a prêté deux chars lourds pour l’exposition « Churchill - de Gaulle » jusqu’au 26 juillet aux Invalides. Le premier est un char de bataille français B1 bis, en état de marche, qui équipait en partie la 4ème Division Cuirassée du colonel de Gaulle engagée dans les combats de Montcornet et d’Abbeville. Le second est un char britannique Matilda II, engagé dans la bataille d’Arras. Ces deux engins de combat étaient parmi les plus puissants au monde à l’époque. Ils permettent au visiteur d’appréhender le rôle de Churchill et de Gaulle comme modernisateurs des armées et acteurs du développement de l’arme blindée. Festivini 6ème Festival du Vin et de la Gastronomie dans le Saumurois Du 5 au 13 septembre, le Saumurois déroule le tapis rouge à la culture du vin. Découverte des appellations de Saumur et des Vins de Loire, randonnées dans les vignes en compagnie des vignerons, dégustations commentées de millésimes exceptionnels, courses dans les caves troglodytiques, soirée à l’Abbaye Royale de Fontevraud : tout un programme, savoureux et festif pour en savoir plus sur les vins de Saumur et ses appellations. 6 septembre : découverte des appellations de Loire au cœur de Saumur. Rencontre avec les vignerons, dégustations de vins et produits locaux et artisanaux, village gourmand, croisières commentées sur la Loire, animations pour la famille. 7 septembre : histoire, terroir et dégustation commentée des Saumur rouge et Saumur Puy-Notre-Dame. 11 et 12 septembre : « EQUIVINI Saumur » : randonnée équestre (25 à 30 km par jour) à la découverte des vins et du patrimoine culturel 12 septembre : soirée à l’Abbaye Royale de Fontevraud mise en lumière et en spectacle autour d’accords mets et vins. 13 septembre : foulées du Champigny avec trois disciplines (course, troglotrail - en binôme, nouveauté 2015-, marche nordique) et trois parcours pour découvrir le vignoble. Le Off FESTIVINI... pour en savoir encore plus sur les vins du Saumurois. Le Pass FESTIVINI : des bons plans à découvrir chez les partenaires de l’évènement. Gratuit sur demande. www.festivini.com Les légumes du jardinier se mettent à table Le « Jardin de la Grille » à Durtal est un havre de verdure. Un paradis végétal entretenu par Julien Marlin, jardinier dans l’âme depuis ses jeunes années. « Très jeune, j’ai semé des graines de tomates. Au fil des années, c’est devenu une passion ». Ce jardin sans arrosage se contente de l’eau du ciel. Julien possède 500 variétés de fleurs et autres espèces végétales. Récemment, il a élargi sa palette, en créant dans son jardin, un espace dédié au potager en collaboration avec Rémi Fournier, chef cuisinier à Angers. «Il cherchait un jardinier passionné pour créer le potager du restaurant. Rémi se fournit exclusivement auprès du potager de la Grille, créé ensemble. Nous partions d’une prairie vierge que l’on a dû labourer». Ce jardin res- pecte la nature dans un esprit qui colle bien à Julien. « C’est un potager bio avec 120 variétés de légumes cultivées ». À Angers, au restaurant « Chez Rémi », ce sont des légumes durtalois que vous pourrez manger. « C’est très bon », sourit Julien. « C’est sympa de voir comment les légumes sont transformés ». Cet amour de la nature, Julien le partage aussi en ouvrant au public sur rendez-vous « Le Jardin de la Grille ». Jardinier paysagiste, il propose des conceptions de jardins écologiques aux particuliers. « Je souhaite montrer qu’on peut avoir un jardin ornemental, sans arroser, sans produits chimiques ». Pratique et attractif : le e-ChèqueVacances pour les pros du tourisme et des loisirs L’Agence Nationale pour les Chèques-Vacances met en place le e-Chèque-Vacances. Ce nouveau produit de la gamme Chèques-Vacances permet à son bénéficiaire de régler ses prestations de tourisme et de loisirs directement sur le site internet du prestataire. Même pour une de ces offres de dernière minute si recherchées. Un encart imprimé avec une zone «à gratter», permet le paiement sécurisé en ligne. Sa valeur faciale est de 60 euros, L’achat peut être complété par carte bancaire. Plus besoin d’avoir à envoyer ses titres par courrier avec accusé de réception. « C’est un atout pour les professionnels, hôteliers, parcs d’attraction, sites touristiques, qui font de la réservation et du paiement en ligne, explique Pascal Loué, directeur régional de l’Agence Nationale pour les Chèques-Vacances. Ils y trouvent du potentiel de développement grâce à de nouveaux clients et/ou la fidélisation des clients existants. Sur le plan pratique, ils sont dispensés de Nous avons attaché une attention tout traitement manuel et le particulière à l’environnement ». processus de remboursement Début avril, Saumur Forest est simplifié ». La sécurité est Aventures a ouvert ses portes. par ailleurs garantie par l’ANCV, Passerelles suspendues, ponts de adossée à l’expertise de la Banque singe, rondins, saut de tarzan : de France. Vous souhaitez faire 75 jeux aériens jalonnent le par- partie des premiers professioncours. Le site peut accueillir 200 à nels du tourisme et des loisirs en 300 personnes. A l’horizon 2016, Anjou à accepter le e-Chèqueles deux compères prévoient la Vacances ? Prenez contact avec mise en place d’un paint-ball. Des l’ANCV par e-mail à l’adresse journées thématiques, des événe- dédiée suivante : [email protected] ou mentiels, la possible privatisation par téléphone au 0825 844 344 du parc et ateliers pédagogiques (0,15€/min) en indiquant font également partie des pro- votre numéro de convention. jets. Avec un investissement de L’ANCV vous communiquera 300 000 €, Saumur Forest la liste et les coordonnées des Aventures devrait rapidement PSP (Prestataires de Services de trouver sa place dans le paysage Paiement) retenus pour le landu tourisme saumurois. cement de ce produit et l’attestation à leur remettre mentionnant www.parc49-saumurforestaventures.fr votre numéro de convention. Faites grimper votre adrénaline en toute sécurité C’est l’histoire de deux amis de longue date qui s’adonnent aux parcours d’accrobranches. Il y a deux ans, Laurent Walden et Patrice Calmet réfléchissent à un projet de parc accrobranches à Saumur. «Trois sites nous intéressaient dont celui des bois de Terrefort propriété de l’Agglo de Saumur ». Fin 2014, l’Agglo leur loue 5 ha de chênes dans les bois de Terrefort. «Nous sommes satisfaits, c’est ce lieu que nous avions privilégié». Le début de l’hiver a rimé avec élagage, tronçonnage et nettoyage. Une entreprise spécialisée (Escapades Verticales) a installé les 6 parcours. « La sécurité est optimum avec la disparition des mousquetons, remplacés par un système ne nécessitant plus de se décrocher sur les parcours. 18 Anjou Eco - n°40 - Juin 2015 www.maineetloire.cci.fr Regard Jean-Luc Renaud V-Technologies, Angers L’informatique accessible à tous Créée il y a plus de 20 ans, V-Technologie, à Angers, a su s’adapter à l’évolution du secteur du numérique. Comment son fondateur, Jean-Luc Renaud, est passé du minitel aux solutions web et applications mobiles avec l’aide de son équipe de 40 collaborateurs ? V-Technologies 3 rue Louis Boisramé 49000 Angers Tél. : 02 41 72 10 75 Fax : 02 41 72 10 79 www.vtech.fr Fondateurs Jean-Luc Renaud et Véronique Lefèvre-Toussaint Responsable commercial Thomas Jeanvret Directeur du développement web Guillaume Mory Activité principale prestataire de solutions web et mobiles Effectif 40 salariés C.A. xxx euros www.maineetloire.cci.fr E mmanant d’un groupe de communication parisien, la petite structure composée alors de 2 salariés, quitte la capitale pour venir s’installer en province sur les bords de Loire à Savennières en 2000. « Nous avions conçu un logiciel pour communiquer les résultats du Bac via le Minitel et l’Internet » se souvient son dirigeant. Cette activité saisonnière fut rapidement complétée par d’autres projets web. « C’était l’époque de l’arrivée du web et de belles perspectives de développement s’offraient à nous. Nous avons emménagé en 2006 sur Angers, à Belle Beille, dans un local qui s’est avéré rapidement trop petit ». Des travaux d’agrandissement, lancés en 2010, ont doublé la surface du bâtiment pour loger le nombre croissant de collaborateurs. V-Technologie a connu une belle progression, l’année dernière, entraînant l’embauche de 7 personnes et la création du poste de responsable du développement commercial assuré par Thomas Janvret. Méthode « Agile » V-Technologie conçoit et réalise des sites web et des applications professionnelles multi-supports sur-mesure (responsive webdesign et applications mobiles grand public) pour différents secteurs d’activité. Parmi les nombreuses demandes, le service universitaire national (CNOUS), pour lequel elle a créé des sites portail très consultés par les étu- Accessibilité numérique diants, pour leur logement et les jobs d’été, ou bien la refonte de sites de commerce (gestion des stocks, facturation…). Depuis trois ans, l’entreprise adopte la méthode « agile » pour être plus à l’écoute du client et pouvoir l’accompagner. Le client teste le produit au fur et à mesure de l’avancement du dossier, ce qui permet des ajustements tout en respectant le délai et le coût du contrat fixés au départ. A partir de 2000, l’entreprise se lance dans l’archivage numérique de données électroniques qui nécessite des logiciels adaptés. « Nous avons embauché une consultante archiviste, spécialiste des procédures toutes particulières. Notre premier client fut le Conseil général du Puy de Dôme qui voulait rendre consultable via le web ses fonds documentaires : cartes postales anciennes, cadastre, vidéos… Les internautes passionnés sont friands de tout renseignement se rapportant à la généalogie. » Grâce à ses deux data-centers (Angers et Rennes), V-Technologie a la capacité d’héberger les sites de données volumineuses de la plupart de ses clients. Elle a ouvert cette prestation à des entreprises privées (SNCF, La Poste, Giffard…) qui détiennent un patrimoine historique. Actuellement, une quinzaine d’entreprises et collectivités (Musée Picasso, l’Assemblée Nationale, le Gouvernement de Nouvelle Calédonie…) ont recours aux prestations d’archivage. Membre fondateur du label « OP Quast », seule norme reconnue pour les métiers liés au web (graphiste, développeur, serveurs, interface…), V-Technologie s’est engagée dans une démarche Qualité, depuis plus de 10 ans. Elle garantit à l’internaute les bonnes pratiques des sites web (référencement, affichage, web mobile, mentions légales,…). Autre cheval de bataille, l’accessibilité numérique pour permettre à toute personne en situation de handicap (visuel, auditif, moteur…) de pouvoir consulter un site Internet. « Nous établissons des audits auprès de sociétés qui veulent se lancer dans la création de tels sites. Plus de 400 critères requis tels des vidéos sous-titrées, des images avec un équivalent textuel, l’utilisation de contrastes pour les contenus de textes) » précise Thomas Janvret. Depuis deux ans, V-Technologie a remporté l’appel d’offre SGMAP pour le Référentiel général d’accessibilité pour les administrations (RGAA). Sa mission consiste à rendre chaque site web public compatible avec les technologies utilisées par toute personne en situation de handicap. La France, de par son passé chargé d’histoire, bénéficie d’une notoriété et d’un savoir-faire en matière d’archives. V-Technologie étudie actuellement, en lien avec la CCI, l’opportunité d’exporter ses logiciels adaptés, sachant que l’on s’oriente de plus en plus vers un archivage définitif. Dominique Gruson Anjou Eco - n°40 - Juin 2015 19 PUB Regard Arnaud Ollivier-Henry et Jean-Claude Ouvrard Les Solidaires - Hexa, Cholet Avis de croissance et ouverture en B to B Plus de 9 millions de commandes en 2014 : record de productivité battu pour les 6 magasins Les Solidaires. Pour continuer d’assurer le succès de sa marque Hexa, la nouvelle gouvernance de l’entreprise mise sur une offre multimarque de qualité, le renforcement de ses gammes et l’ouverture de ses produits en vente directe aux professionnels. es Solidaires L HexA Siège : 1, Rue de l’Alberta, Zone d’activité de l’Ecuyère BP 30255 – 49302 Cholet Cedex Tél : 02 41 55 46 48 www.esprithexa.fr Président et Directeur Commercial et Marketing Arnaud Ollivier-Henry Directeur Général Jean-Claude Ouvrard Activité négoce de cuisines, salles de bains, cheminées, dressing Effectif 70 salariés Magasins Rezé, Angers, Beaucouzé, Cholet, La Rochesur-Yon et Saumur www.maineetloire.cci.fr D epuis 2010, la société Les Solidaires confirme son retour à la croissance avec un chiffre d’affaires en progression sur un marché pourtant morose (9,3 M€ en 2014 contre 8,5 M€ en 2011). On est loin des années difficiles vécues par l’entreprise entre 2008 et 2011. La société est fondée en 1961 sous forme de Scop par 4 artisans plâtriers et carreleurs. Elle est à l’origine spécialisée dans le second œuvre : le carrelage et le plâtre. Elle se diversifie peu à peu dans les cheminées, puis dans la cuisine en 1984. La marque Esprit Hexa est créée en 2005 pour aller vers l’agencement intérieur. En 2010, Raphaël Robert est nommé P-dg. L’entreprise cesse toute production pour se consacrer uniquement au négoce et au développement de l’enseigne. Créateur d’espaces et distributeur, Hexa propose aujourd’hui une large gamme de poêles et cheminées, cuisines, salles de bain et dressings dans ses 6 magasins : à Rezé, Angers, Beaucouzé, Cholet, La Roche-sur-Yon et Saumur. Les activités de l’entreprise se positionnent à 80 % sur le marché de la rénovation, 20 % sur le neuf. Hexa peut ainsi installer et suivre ses clients sur la côte depuis La Roche-Bernard à La Rochelle à partir de n’importe quel magasin. Nouvelle gouvernance pour la SCOP Depuis début juin, une nouvelle équipe dirigeante a pris les commandes, avec une gouvernance à deux têtes cette fois. Arnaud Ollivier-Henry prend la présidence et la responsabilité des équipes commerciales, communication et marketing. Jean-Claude Ouvrard devient Directeur général. Il suit plus particulièrement les aspects logistiques, achats et installation. « Ces quatre dernières années, les valeurs initiales de coopération ont été replacées au cœur de l’organisation. Des groupes de travail transversaux ont été mis en place sur des thématiques comme le sourcing produit ou la publicité. L’objectif est de faire remonter les idées de tous les collaborateurs, toutes fonctions confondues. Mais ce qui caractérise aussi désormais l’entreprise, c’est son concept. Hexa conçoit, améliore et réalise les espaces de vie de ses clients en offrant un maximum de services, de conseils et de choix avec une trentaine de marques. Notre force : c’est l’agencement autour du produit. Chez nous, tout commence par un coup de crayon. Nos conseillers se rendent chez le client pour étudier la configuration des lieux et proposer un concept d’ensemble, avec une mise en scène du produit dans son environnement. La maîtrise d’œuvre prend ensuite le relais en s’appuyant sur nos 15 corps de métiers. Les enquêtes de fin de chantier montrent que 95 % des clients sont satisfaits ! Et 35 % du CA est réalisé sur du parrainage ». Renforcement des gammes et ouverture aux professionnels Pour assurer le développement d’Hexa, l’entreprise déploie actuellement les grands moyens. Pas de nouveau magasin prévu mais un renforcement du développement produit de sa marque. « Nous avons une stratégie de croissance interne avec de nouvelles marques et produits de qualité. La société se veut avantgardiste tout en restant dans son cœur de métier : elle propose par exemple des solutions qui couplent plusieurs systèmes comme le bois et les pompes à chaleur et de plus en plus d’objets décoratifs et accessoires en lien avec ses univers. Nous avons récemment ajouté à notre catalogue la réalisation de pièces transformées en caves à vins climatisées et de nouveaux produits destinés au jardin, avec des tables basses éthanol ou encore des cheminées de jardin ». Une offre complétée par toute une palette de services comme des contrats d’entretien pour ses cheminées et poêles. L’entreprise s’ouvre également plus largement cette année aux professionnels. « Nous cherchons des partenaires relais architectes, artisans du bâtiment ou paysagistes - pour les accompagner dans leurs projets. A la façon d’une boîte à outils où ils pourront librement piocher services, conditions d’achat, partenariats… ». Isabelle Baudry Anjou Eco - n°40 - Juin 2015 21 ligne directe Echos Nouveaux ouvrages sur des patrimoines en Anjou Vingt chambres de caractère avec vue imprenable sur le Parc Oriental, un restaurant gastronomique Le Stofflet... le Château Colbert à Maulévrier, dirigé par Dominique Popihn, c’est cela. C’est aussi une histoire reconstituée minutieusement par Guy Massin Le Goff, Si la période de la restauration menée en 1820 par l’architecte Alexandre Marcel était bien connue, les chroniques antérieures manquaient. Jusqu’à ce que le conservateur des objets d’art et antiquités du Département trouve par hasard les archives inédites de l’édifice dans la bibliothèque du château de Serrant, En 1678, le comte de Serrant avait donné son château à l’une de ses filles et proposé à l’autre un château qui serait construit à l’identique. Cette fille, devenue propriétaire du château de Maulévrier, épousa le frère du ministre Colbert. Une autre découverte inattendue, la correspondance du marquis de ColbertMaulévrier pendant la Révolution, allait compléter la documentation nécessaire à la rédaction d’un ouvrage consacré à ce véritable petit palais et grand château de La Loire, « même si un peu décentré » ajoute Guy Massin Le Goff. « Le Château Colbert à Maulévrier », Éditions Scala L’Anjou mystérieux Une source guérisseuse près de l’abbaye de Fontevraud, un souterrain refuge sous la place la plus animée de Brissac-Quincé, le tombeau d’un roi dans la cathédrale d’Angers, des bunkers allemands dans le parc du château de Pignerolle... L’Anjou compte aussi nombre de chapelles blotties dans les sous-bois, des cryptes, de beaux manoirs habités par des passionnés des vieilles pierres, des caves troglodytiques reconverties de manière inattendue, des ruines médiévales qui ont abrité des gens célèbres... À travers des itinéraires conçus pour découvrir des lieux aussi intimes qu’authentiques, Philippe et Catherine Nédélec racontent 60 sites qui ont contribué à l’histoire du département. Cette richesse patrimoniale du Maineet-Loire est présentée en cinq « pays » : Angers et alentours, Saumurois, Mauges, Segréen et Baugeois. L’Anjou mystérieux, Geste editions Petit illustré de la justice pénale ordinaire Livres L’univers fantastique de « Banquises et Comètes » « Commence alors pour Raymond, le marquis, et l’oncle Gaspard une course à travers le Pérou pour sauver la future « Épouse du Soleil », tandis qu’une révolution secoue le pays…». Qui sait que derrière ce teasing se cache le roman d’un écrivain plus connu pour son personnage de Rouletabille dans « Le Mystère de la chambre jaune », Gaston Leroux ? JeanLuc Houdu, grand collectionneur et féru de littérature populaire, de textes oubliés du 19ème, lui le sait. A ce point qu’il a créé fin 2014, une maison d’édition à Saumur dédiée à cette littérature dont les univers vont de l’exploration des Pôles à la Planète Mars, d’où le nom qu’il lui a donné, empreint d’imaginaire « Banquises et Comètes ». En marge des grands classiques, cet éditeur passionné propose des ouvrages libres de droit qu’il réédite : de la BD aux ouvrages d’aventure, de science-fiction en passant par les coulisses de l’histoire. « Les ouvrages sont disponibles en ligne et auprès de libraires indépendants, les plus à même de faire découvrir au grand public cette littérature peu connue ». Au printemps, Jean-Luc Houdu a réédité le 1er recueil des Contes fantastiques de Charles Nodier, « l’occasion de mettre en lumière une plume extraordinaire » et le 2ème opus du « Naufragé de l’espace » de Gustave Le Rouge. www.banquisesetcometes.fr L’empreinte des mémoires Quel intérêt une entreprise aurait-elle à écrire sa propre histoire ? La réponse se trouve dans l’ouvrage que vient de publier Laurent Cholet « Histoire et entreprises ». Laurent Cholet a une formation universitaire en AES complétée par une formation au conseil auprès des entreprises. « L’intérêt se situe à plusieurs niveaux. La formalisation de l’histoire d’une entreprise, de son vécu, lui permet d’asseoir son identité et de lui donner une consistance. Cette écriture offre des possibilités d’applications pratiques dans le domaine de la communication et des relations publiques ». Pour Laurent Cholet, cette formalisation écrite peut également être utilisée comme un outil d’aide à la décision. « Elle fait en tout cas partie des éléments que le dirigeant ne peut ignorer dans sa réflexion stratégique. « Histoire et entreprises » illustre tout l’intérêt pour une entreprise 22 Anjou Eco - n°40 - Juin 2015 d’écrire son histoire à travers l’empreinte de ses mémoires ». Entre autres rubriques au sommaire, l’histoire au service de l’identité, de la communication et de la stratégie de l’entreprise, l’histoire porteuse de sens, l’histoire appliquée en action. « Histoire et entreprises » est disponible dans le catalogue « TheBookEdition » à la rubrique « Savoirs - Entreprise ». www.thebookedition.com/ catalogue.php Nul n’est censé ignorer la loi. Grâce à ce livre, vous la connaîtrez. Mieux, vous pourrez en plaisanter. Aux confins du lexique des termes juridiques, du manuel universitaire de droit... et de la bande dessinée, le « Petit illustré de la Justice pénale ordinaire », paru chez Joe, nous plonge avec humour et sérieux dans l’univers secret des palais de justice, des prétoires, des commissariats, des brigades de gendarmerie et des salles d’autopsie... Chaque mot ou expression du vocabulaire judiciaire ou policier est expliqué par un texte sérieux, illustré par une citation et représenté par un dessin des plus décalés. Bonne immersion en 220 pages et plus d’une centaine de dessins dans le monde de la Justice, seule institution à porter le nom d’une vertu ! Le livre s’est écrit à quatre mains. Gérard Berthelot, graphiste de formation, s’est tourné vers la BD après avoir travaillé dans la publicité. Collaborateur de nombreux scénaristes, il a illustré de grandes affaires criminelles et réalisé « Les mots de la Grande Guerre », le premier volume de la collection «Les mots de...». Pascal Rouiller est avocat au barreau d’Angers. Spécialiste des affaires pénales, il a plaidé dans de nombreuses affaires qui ont défrayé la chronique et relaté son expérience dans « La robe et la plume », paru aux éditions L’àpart en 2013. Son prochain ouvrage portera sur les infractions pénales. www.maineetloire.cci.fr Regard Hélène Strodijk, Savonnerie Martin de Candre, Fontevraud l’Abbaye Bulles de savon au parfum d’antan Nichée au cœur du Domaine de Mestré, à Fontevraud l’Abbaye, la savonnerie Martin de Candre exhale des parfums de réussite. L’une des dernières savonneries artisanales qui perdurent en France est dirigée par Hélène Strodijk qui met tout en œuvre pour préserver un procédé de fabrication ancestrale. avonnerie S Martin de Candre D omaine de Mestré 49590 Fontevraud l’Abbaye Tél. : 02 41 51 75 87 E-mail :[email protected] www.martin-de-candre.com www.savonaraser.com Dirigeante Hélène Strodijk Activité principale fabrication et commercialisation de savons artisanaux Effectif 9 salariés CA 2014 500 Keuros www.maineetloire.cci.fr L a boutique de savons vous embaume de senteurs d’autrefois, dans une ambiance très chaleureuse, aux allures de boutique anglaise. Des petits paniers d’osier sont remplis de savons aux parfums délicats, entêtants, raffinés, emballés dans des papiers épais comme ceux des reliures de livres. La boutiqueexposition offre un panel de produits déclinés en plusieurs formats, mais aussi des lamelles à suspendre dans les penderies, dans la cuisine, des chutes, des copeaux… Un écran plat diffuse une vidéo expliquant toutes les étapes de la saponification. Sur l’étagère adjacente, sont posés les flacons contenant les différents éléments de base (huiles végétales, huiles essentielles, cires, résinoïdes, etc.). Une affaire de famille Hélène Strodijk, qui a repris la savonnerie Martin de Candre en 2000, vous accueille, tout sourire. Chaque jour, elle fabrique 60 kg de pâte à partir d’un savant mélange d’huiles végétales (huile d’olive, coprah, palme) et de soude, les deux produits de base qui composent un savon naturel, sans adjuvant chimique. Suivant un dosage qu’elle seule maîtrise, elle crée des savons aux parfums de lavande, fougère, rose, tolu… en y ajoutant huiles essentielles, miel, lait, œuf et bien d’autres ingrédients en fin de cuisson. « Car le mélange se travaille à chaud. C’est ma mère qui m’a tout appris du métier. » précise fièrement Hélène Strodijk. Ce savoir-faire, qu’elle détenait d’un chimiste-savonnier du Cher, est venu compléter leur activité agricole sur le Domaine de Mestré dans les années 70. Après des années de pratique, d’ingéniosité, de recherche et de patience, ma mère maîtrisait la fabrication complexe « d’empâtage à chaud » du savon dit de Marseille. Arrivée dans l’entreprise familiale à 18 ans pour aider à la commercialisation, je me suis imprégnée, petit à petit, de tous les secrets du métier. Aujourd’hui, la savonnerie prend des allures d’entreprise familiale. Ma sœur, Anne-Amélie Dauge, supervise le marketing et la vente sur Internet avec plus de 300 articles. Mon beau-frère, Benoît de Courcy, applique les normes Qualité affiliées à la réglementation des cosmétiques. » Démarches de traçabilité pour identifier la composition des savons, les conditions d’emballage, de séchage… autant de contraintes qui valorisent ces produits artisanaux et de haute qualité. La construction d’un bâtiment aux normes d’hygiène réglementaires pour le laboratoire a permis à la savonnerie de se développer et de relancer la production. Une fabrication artisanale L’équipe des 9 salariés polyvalents participe à l’évolution de la savonnerie. Chacun met la main à la pâte pour accueillir les 15 000 visiteurs annuels, tenir la boutique, participer aux différentes phases de la production (plusieurs tonnes/ an) : emballage, étiquetage à la main, expédition… La phase délicate du séchage (5 mois minimum à un an) des blocs de savons estampillés déposés dans des caissettes en bois, se déroule à l’abri de la lumière dans une température ambiante. « Nous avons mis au point un produit phare : le savon à barbe, d’un confort d’utilisation très réputé. Et depuis deux ans, nous hébergeons dans nos murs un institut de beauté où une barbière (« La Barbière MDC ») assure les soins de rasage traditionnel ainsi que des soins esthétiques, visage et corps, à partir des huiles naturelles des « Douces Angevines ». Un pôle touristique Outre la savonnerie, le Domaine de Mestré dispose d’un hôtel de 14 chambres, aménagé dans les anciens corps de ferme du XIIe siècle autrefois occupés par les moines de l’Abbaye de Fontevraud. Un restaurant propose aux touristes (Loire à vélo, caves…) et aux visiteurs, des plats de saison en fonction du marché. Répertorié par l’Office du tourisme saumurois, ce havre de paix offre une attraction touristique avec son petit musée consacré à la publicité ancienne du savon de 1860 à 1960. Il vous fait voyager dans le temps à travers une collection exceptionnelle d’affiches et d’objets publicitaires. Cette entreprise, qui a su évoluer grâce au soutien familial pour sauver ce patrimoine artisanal, a encore de belles années devant elle, comme le souhaite ardemment sa dirigeante. Dominique Gruson Anjou Eco - n°40 - Juin 2015 23 ligne directe Echos Spécialisation fundraising à l’Ircom L’institut Mac Luhan, l’école de communication de l’Ircom (Angers), propose à la rentrée une nouvelle spécialisation consacrée au fundraising qui enrichit l’offre de son master en communication. Elle donne aux étudiants les éléments nécessaires pour piloter la collecte de fonds des organisations. L’Ircom s’est associé à l’Association Française des Fundraisers, premier organisme de formation agréé dédié aux métiers du fundraising en France. Ce partenariat garantit la pertinence des contenus enseignés mais aussi l’accès pour les étudiants à un solide réseau de professionnels du fundraising et du mécénat. Ce Bac+5 se fera sous forme de contrat de professionnalisation. www.ircom.fr www.pmepaysdelaloire.fr : 1600 aides sur un seul site « Intuitif », « allant à l’essentiel », « utilisant les mots des entreprises » : pour les TPE et PME qui l’ont testé, la nouvelle plateforme Pmepaysdelaloire.fr constitue une réponse claire au besoin d’y voir clair dans le maquis des aides et solutions de financement à leur disposition. L’utilisateur rentre par l’un des 9 parcours de financement (Création, Innovation, Renforcement de la trésorerie, Développement, International, Développement durable…). Puis, en un minimum de clics, la plateforme propose les solutions de financement et d’accompagnement correspondant aux besoins du chef d’entreprise. Dès l’automne, la plateforme permettra d’aller plus loin en effectuant directement une demande d’aide régionale en ligne. En 2016, le site servira de test dans le cadre de l’opération gouvernementale de simplification administrative baptisée « Dites-le nous une fois ». L’administration viendra récupérer les données fournies par les entreprises dans un espace sécurisé ce qui évitera de les réclamer de nouveau lors du montage d’un dossier d’aide. Cette initiative « unique en France » s’appuie sur la base de données Sémaphore des CCI. Portée par les CCI des Pays de la Loire et la Région, elle a le soutien des Chambres régionales d’Agriculture et de Métiers et de l’Artisanat, celui de la place financière régionale et celui du Fonds Social Européen (FSE). Service aux entreprises Telelogos : grands écrans pour digitaliser les agences Banque Populaire i-BP (informatique-Banque Populaire) participe à la digitalisation des 2.600 agences de 15 Banques Populaires et de 5 banques régionales adossées à ces Banques Populaires. E l le cherchait une s eu le solution d’affichage dynamique commune aux 20 banques p our leurs 2 600 agences. Au terme d’un appel d’offre, i-BP a retenu la solution proposée conjointement par Tibco, son infogéreur historique, et l’éditeur Telelogos (Angers Technopole) pour s a s o lut i on d’a f f i c h a g e dynamique Medi4Display. La digitalisation prend la forme d’écrans disposés en vitrine et au sein des agences pour diffuser des informations relatives aux différentes banques. Ces vidéos permettent à chaque entité de communiquer sur une offre bancaire de leur choix. « Media4Display permet de diffuser de façon dynamique des informations sur tout type d’écrans. Nous adaptons le contenu au support », explique Clément Ménard directeur commercial chez Telelogos. La flexibilité du logiciel Media4Diplay permet la diffusion des campagnes de communication nationales du groupe, des offres et promotions du moment, mais également des informations particulières à chaque agence : disponibilité des conseillers, évènements ponctuels, etc. www.telelogos.com ADDECOM 2.0, accélérateur de performance commerciale Créée en 2003 et implantée à Doué-la-Fontaine, ADDECOM s’est développée sur la prestation de prise de rendez-vous et de permanence téléphonique. L’entreprise entend désormais se développer dans la relation client 2.0 en B to B en accompagnant les structures commerciales sur l’ensemble de la chaîne de valeur. « Nos clients sont confrontés aux difficultés de recrutement, et de mise en place d’un service dédié, contraint par les contrats minimum de 24h », relève Fabrice Anger, dirigeant d’ADDECOM. Nous les accompagnons par la mutualisation d’assistante commerciale, un service souple et sans engagement de durée. Expérimenté avec des entreprises angevines, il permet d’optimiser les démarches de prospection téléphonique, de la prise de rendez-vous jusqu’à la validation des commandes par exemple ». Autre nouveauté : le « Live Chat », un agent d’accueil virtuel pour les sites Web. « Imaginez-vous entrer dans un magasin sans que personne ne vous accueille ? Sur un site Web, il existe une page « accueil » mais qui dit bonjour aux internautes ? ». ADDECOM dispose de 22 positions de travail. Chaque assistante se voit proposer des missions en relation directe avec son profil personnel. participé à la reconnaissance actuelle de notre agence et à ce projet de construction que je souhaitais concrétiser. La qualité du service, la réactivité et la compétitivité sont des composantes essentielles dans notre approche avec nos clients et partenaires. Nous tenions à offrir cette même proximité dans la gestion de ce nouvel espace ». Planète communication, une agence qui a à cœur d’entretenir des relations de confiance avec ses clients. « Nous plaçons le service au cœur d’une forte stratégie d’accompagnement. Certifié organisme de formation agréé depuis 2009, nous avons notamment mis en place un programme personnalisé web où nous offrons à chacun de nos clients les clés d’une gestion maîtrisée de leur site Internet au quotidien, face à un environnement toujours plus dense et complexe, mais où la performance est essentielle pour leur notoriété et visibilité ». www.addecom.com Planète Communication s’installe dans sa nouvelle agence Créée il y a 19 ans, l’agence conseil Planète Communication exerce une alchimie de compétences, de la création (conception graphique, web marketing...) jusqu’à la fabrication sur outils et supports multicanal pour tous secteurs d’activités. Planète Communication a investi de nouveaux locaux à Saint Macaire-en-Mauges, poursuivant ainsi son élan porté par l’énergie de sa dirigeante, Christine Airault. « La cohésion de notre équipe animée par les mêmes valeurs créatives et la satisfaction de nos clients ont 24 Anjou Eco - n°40 - Juin 2015 www.planete-communication.fr www.maineetloire.cci.fr Regard Vanessa Fossé, ARIMA, Villedieu-La-Blouère Pas à pas vers la notoriété Après avoir diversifié sa clientèle en imaginant une offre femme, la marque de chaussures ARIMA continue de développer ses gammes avec créativité, mais toujours en version confort. Nouvellement dirigée par Vanessa Fossé, l’entreprise veut aussi conquérir le grand public. ARIMA 30, rue des Mauges B.P. 15 49450 Villedieu-LaBlouère Tél. 02 41 30 19 69 www.arima.fr [email protected] Directrice Générale Vanessa Fossé Effectif 13 personnes Création 1920 Activité Conception et commercialisation de chaussures www.maineetloire.cci.fr L a nouvelle Directrice Générale a fait ses premiers pas dans l’entreprise en avril 2014 : « Ancienne Consultante dans un cabinet d’audit financier parisien, j’avais très envie de reprendre une petite structure et de la faire évoluer avec mes propres valeurs. J’ai découvert ARIMA, célèbre pour ses chaussures confort fourrées : un véritable coup de cœur ! ». Riche d’un héritage de 95 ans, ARIMA compte quatre marques pour hommes : Arima pour Lui, sa marque première (chaussures confort), Hipness City (chaussures citadines), Hipness Nautic (bateaux) et Arid, une gamme mode détente qui continue sa progression grâce à ses modèles sportwear. Depuis une dizaine d’années une offre féminine est venue compléter la gamme de l’entreprise avec Arima pour Elle : Une marque qui propose des modèles confort et détente ville et est spécialisée dans les bottes pour mollets ronds. « La femme représente aujourd’hui presque 40 % du chiffre d’affaires ! ». Cette année, Arima vient également de signer sa première collection ReBelles. Une griffe citadine chic, parfois un peu décalée, créée en collaboration avec une styliste. Miser sur le service ARIMA a la particularité de travailler en réassort. « Notre clientèle, composée d’environ 800 boutiques, fait de plus en plus attention à ses achats. Proposer du réassort offre à nos clients une grande souplesse dans la gestion de leurs stocks. Ce service est donc très apprécié ». L’entreprise est aussi très présente dans les Dom Tom : Guadeloupe, Martinique, La Réunion, … « Notre marque est très connue là-bas ». Pour développer son portefeuille clients, elle souhaite aller petit à petit vers d’autres pays. C’est même l’un des axes de développement de la société qui emploie 13 personnes dont 7 commerciaux. « Nous avons déjà pris des contacts dans des pays anglophones. » En France, ARIMA est connue des boutiques mais très peu du grand public. « Nous devons travailler sur notre notoriété pour nous faire connaître des consommateurs finaux. Notre tout nouveau site web est une première étape… ». Performance interne et esprit d’équipe La dirigeante, lauréate du Réseau Entreprendre, a encore beaucoup d’idées, tout en restant fidèle aux valeurs de la maison : qualité, bienêtre et prix raisonnable. « J’aimerais trouver de nouveaux modèles pour les gammes confort - pour les seniors notamment qui ont aussi envie d’être à la mode ». La société a fait appel à la CCI pour un Pré-diagnostic propriété industrielle et un Déclic (1) est en cours pour déterminer les priorités de l’entreprise ». Pour être plus performante, Vanessa Fossé souhaite également engager un vrai partenariat avec ses fournisseurs. « Nous recentrer sur nos principaux fournisseurs permettrait de renforcer et faciliter les contrôles de qualité et d’innocuité des produits ». Elle débute en parallèle une réflexion pour optimiser la gestion des stocks en termes de temps passé et d’espace, le tout dans une démarche de plus en plus écoresponsable. Pour mener à bien tous ces projets, la dirigeante peut heureusement compter sur le dynamisme et la compétence de l’ensemble de ses collaboratrices. « La notion d’équipe est fondamentale. Je ne conçois pas l’entreprise autrement ». Des réunions d’équipe ont ainsi lieu toutes les semaines avec l’ensemble des collaboratrices du siège. « Tout comme il est essentiel de s’amuser en travaillant et d’y prendre du plaisir. Alors pour les jours où ces principes sont plus difficiles à appliquer, une devise est affichée sur le mur de mon bureau : Don’t work, have fun ! ». Isabelle Baudry (1) Déclic : Cette offre de service de la CCI de Maine-et-Loire permet aux entreprises de préciser leurs besoins d’évolution : stratégie / offre de produits ou service / performance opérationnelle. Anjou Eco - n°40 - Juin 2015 25 ligne directe Echos Startups,TPE,PME,jusqu’au 1er juillet pour contribuer au marché des SmartGrids ERDF lance un appel à projets « Réseaux Electriques Intelligents 2015 ». Destiné aux startups, TPE & PME innovantes, il constitue une opportunité pour l’écosystème numérique local d’entrer sur le marché des Smart Grids. Il s’inscrit dans les chantiers prioritaires de La Nouvelle France Industrielle. Il doit faire émerger et accompagner des idées qui vont permettre d’imaginer le réseau de distribution d’électricité de demain, ses métiers, ses outils et ses services. Doté de plus de 500 k€ de prix au total, il permettra d’expérimenter les solutions proposées par les lauréats et leur offrira un accompagnement d’ERDF et une exposition médiatique. Les entreprises qui le souhaitent ont jusqu’au 1er juillet pour découvrir et déposer leur dossier sur un ou plusieurs des 8 thèmes proposés. http://www.erdf.fr/ concours-erdf-innovation-2015 CONTACT ERDF : [email protected] « Grand Prix du Réseau Entreprendre » le 30 juin « Qui mieux qu’un chef d’entreprise peut accompagner un chef d’entreprise ? ». C’est le credo du réseau Entreprendre et de ses adhérents, chefs d’entreprises bénévoles. Le réseau du Maine-et-Loire organise le 30 Juin «Le Grand Prix du Réseau Entreprendre » à l’hippodrome d’Angers. Cette manifestation, ouverte sur invitation à toutes les entreprises, mettra à l’honneur les créateurs et repreneurs suivis en 2014 par le réseau départemental qui compte 136 adhérents. Pour découvrir la manifestation, les images de l’année dernière et pour vous inscrire gratuitement : www.gpre49.fr PLACACTIV, « agence d’emploi nouvelle génération » PLACACTIV a ouvert son agence d’emploi le 1er mars à Doué-la-Fontaine pour répondre aux attentes de ses clients multirégionaux. Il s’agit de la seconde implantation de l’enseigne lancée en juillet 2014 à Saint Junien (Haute-Vienne). PLACACTIV développe son savoir-faire autour de méthodes de recrutement en lien avec son temps. Facebook, Twitter ou Google + sont les premières sources de recrutement. Mais chaque candidat reçu bénéficie d’entretien personnalisé pour valider l’adéquation de son parcours avec l’offre d’emploi. www.placactiv.fr Service aux entreprises Employer des pompiers volontaires : un acte citoyen En Maine-et-Loire, près de 3 000 sapeurs-pompiers volontaires, hommes et femmes, sauvegardent les biens et l’environnement en luttant contre les incendies et en portant secours aux personnes. Ils interviennent aussi pour prévenir et évaluer les risques. Une partie de ces SPV sont salariés d’entreprises. Leur engagement est une démarche personnelle qui s’effectue en accord avec l’employeur. L’entreprise qui emploie des sapeurs-pompiers volontaires bénéficie d’employés formés en secourisme, incendie, prévention et sécurité. Les centres de secours en zone rurales ont du mal à disposer d’un vivier suffisant de volontaires disponibles en journée car chacun exerce un métier et n’a pas toujours la possibilité de s’en libérer. Le Service Départemental d’Incendie et de Secours de Maine-et-Loire (SDIS 49) a mis en place des conventions employeurs. Celles-ci cadrent la disponibilité du sapeur-pompier volontaire, autorisé à s’absenter pendant son temps de travail pour se rendre sur une intervention, Elle détermine bien sûr un seuil d’absence car il ne faut pas gêner l’activité de l’entreprise. Celle-ci bénéficie également de compensations financières et de réduction de sa prime d’assurance. CONTACT SDIS 49 Groupement des ressources humaines et de la formation 02 41 33 21 00 convention.employeur@sdis49 ADEN : un atelier chantier d’insertion et une association intermédiaire en Noyantais « Les entreprises se font parfois des idées fausses sur les personnes proposées par les structures d’insertion. Si elles ont été licenciées, c’est qu’elles étaient les moins compétentes. Au chômage depuis longtemps, elles seront moins adaptables à un nouvel emploi... ». Daniel Lemarchand, p r é s i d e n t d e l ’A D E N (Association des Demandeurs d’Emploi du Noyantais) mesure la pédagogie à mener auprès des entreprises. « Nous leur faisons valoir l’intérêt de faire appel à ces personnes en cas de surcroits d’activité, de tâches peu qualifiées, de remplacements 26 Anjou Eco - n°40 - Juin 2015 de congés. Cela leur permet aussi de répondre à la clause d’insertion dans les appels d’offres publics ». L’insertion professionnelle gravit quatre paliers, de plus en plus professionnalisant. L’ADEN, créée en 1986, regroupe les deux premiers. D’abord un Atelier Chantier d’Insertion de 18 personnes (soit un peu plus de 13 ETP en CDDI) à Noyant et à Longué-Jumelles. L’activité support reste l’environnement avec l’entretien d’espaces verts, de parcs et jardins, de berges de rivières, de sentiers de randonnées... Le second étage est une mission d’Association Intermédiaire qui permet l’emploi jusqu’à 480 heures sur deux ans. En 2014, celle-ci emploie 73 personnes (8 ETP) : nettoyage de locaux, conditionnement, manutention, vente en magasin, accueil administratif… Fin des tarifs réglementés de vente de l’énergie Le 1er janvier 2016, les entreprises devront avoir choisi leur fournisseur d’énergie et être en règle avec les dispositions sur la fin des tarifs réglementés. Celles-ci s’appliquent aux entreprises consommant plus de 30 MWh par an en gaz ou ayant une puissance électrique souscrite de plus de 36 kVA : tarifs EDF dits « verts » et « jaunes ». Il faut regarder ses factures et anticiper ses besoins afin d’obtenir les tarifs les mieux adaptés. Les entreprises et institutions soumises aux principes de la commande publique doivent également anticiper le lancement des appels d’offres afin d’être opérationnelles le 1er janvier prochain. Les entreprises n’ayant pas choisi leur fournisseur avant l’échéance bénéficieront d’un service de transition de six mois. Mais il coûtera plus cher que les contrats en cours. Le risque de « coupure » le 1er juillet 2016 est réel. Ce changement obligatoire est l’opportunité de dresser un état des lieux des consommations d’énergie. Même pour les entreprises qui n’atteignent pas les seuils de consommation concernés. Le meilleur contrat sera celui le mieux adapté à vos besoins. Pour cela, il faut connaître votre profil. La CCI vous donnera un avis neutre, gratuit pour réduire vos consommations et votre facture. La formation « référent energie », gratuite, de 2 à 4 jours, est une réelle opportunité pour toute entreprise. CONTACT 02 41 20 54 59 developpementdurable@ maineetloire.cci.fr www.maineetloire.cci.fr PUB ligne directe Portrait d’élu CCI Géraldine Béalu Il y a 10 ans, Géraldine Béalu créait MARK.AVENIR (Cholet) après avoir créé et co-géré pendant deux ans un cabinet de recrutement. Le cabinet conseil est spécialisé dans l’accompagnement marketing opérationnel et le management collaboratif. « J’interviens en amont des projets, dès la rédaction du cahier des charges, puis dans la mise en œuvre du plan d’action préconisé, en liaison avec les équipes opérationnelles. J’ai fait le choix de travailler en réseau avec des partenaires. Cette dimension collaborative m’a conduit à m’engager dans le développement du territoire et à m’impliquer fortement ». Géraldine Béalu assure une des vice-présidences du CESER (1) dont elle est membre des commissions « Education Formation » et « Développement économique ». Elle y siège au titre de membre élue de la CCI de Maine-et-Loire depuis 2010 et déléguée à la CCI régionale où elle suit la commission « Aménagement du Territoire ». « Lors du Parlement européen des entreprises organisé par Eurochambres, je suis intervenue en octobre 2014 à Bruxelles pour promouvoir le Forum européen de l’apprentissage qui s’est déroulé à Nantes en février dernier Cet évènement, préparé en collaboration avec la CCI de Maine-et-Loire, très investie dans la formation, a permis de faire des préconisations en faveur de la mobilité internationale des apprentis ». Géraldine Béalu est également administratrice de Réseau Entreprendre 49 et Pays de la Loire, vice-présidente du Medef du Pays Choletais après avoir présidé l’Association des Créateurs et Entrepreneurs du Choletais et Pays Anjou initiative CAC. Avant d’être chef d’entreprise, elle a travaillé pendant 15 ans dans l’industrie de la mode choletaise : assistante marketing, chargée de communication, responsable ADV, puis grands-comptes et chef de produit chez GSA, directrice marketing achats linge de maison chez Mulliez. Sa rencontre avec la CCI où elle s’est inscrite aux commissions « Communication, Partenariats et Mécénat » et « Conflits d’intérêt » a été marquée par une découverte. « Je connaissais son expertise en matière d’études, reconnue par les élus locaux, Mais je ne mesurais pas l’étendue de son champ de compétences... L’Etat réduit de manière drastique les ressources fiscales des chambres consulaires. Il laisse croire que l’argent pris aux chambres va aux entreprises. Je trouve cela scandaleux » Géraldine Béalu milite pour la CCI de demain, « connectée, collaborative et créative... incubateur du futur ». Alain Ratour (1) : Comité économique et social régional ORAC Saumurois et Pays des Vallées d’Anjou rapport d’étape Le Relais d’Auverse Selon les secteurs géographiques, les subventions ORAC (Opérations de Restructuration de l’Artisanat et du Commerce) aident commerçants et artisans d’obtenir dans leurs projets d’investissement. Les conseillers des compagnies consulaires les appuient pour monter leur dossier. Illustrations de réalisations dans le Saumurois et dans le Pays des Vallées d’Anjou sur des dossiers suivis par la CCI de Maine-et-Loire. Il reste encore de l’argent de l’Etat et de la Région dans les caisses des Opérations de Restructuration de l’Artisanat et du Commerce ! Le Grand Saumurois dispose encore de 300 000 € jusqu’au 31 décembre 2016 pour des professionnels de la région (hors Saumur et communes associées, communes des Com Com du Gennois et LoireLongué qui dépendent pour ce dispositif du Pays des Vallées d’Anjou ). Depuis 2011, l’ORAC est intervenu sur 50 dossiers qui ont recueilli 508 000 € de subventions pour 1,7 millions € de dépenses éligibles. Ces investissements ont permis d’aménager des locaux, de les rendre accessibles aux personnes à mobilité réduite, d’améliorer des devantures, des outils de production, d’acquérir un véhicule de tournées ou d’aménager un véhicule atelier. A MontreuilBellay, la pâtisserie Berthelot avait besoin d’un camion aux équipements plus performants. La cuisson de ses produits sur place nécessite un réfrigérateur de grande capacité et un four 28 Anjou Eco - n°40 - Juin 2015 plus performant. Cet investissement lui permet aujourd’hui de gagner du temps et de l’argent en consommant moins d’énergie électrique. A Varennes-surLoire, la charcuterie Reffay a pu investir dans une injecteuse à 15 aiguilles pour automatiser le salage des jambons. L’opération, autrefois manuelle, générait de la manipulation et des pesages multiples sans que le produit soit meilleur pour autant. Pour le Pays des Vallées d’Anjou, la réserve financière s’élève à 800 000 € au même horizon. 68 dossiers y ont été validés depuis 2012. Plus de 830 000 € de subventions ont été accordés pour 2 661 335 € dépensés. A Durtal, le salon Loock Coiffure devait être modernisé, des travaux d’accessibilité étaient nécessaires. Les fonds ORAC ont permis de financer l’enseigne, l’aménagement du magasin, des équipements professionnels. Le Relais d’Auverse s’était transféré à l’intérieur de la commune sur son emplacement actuel. Un dossier ORAC a été déposé qui a permis de recueillir des subventions pour l’aménagement intérieur du restaurant, le mobilier, l’équipement de cuisine. Certains professionnels ne sont pas éligibles aux subventions ORAC : professions libérales, activités agricoles, commerce de gros, professions de santé et activités liées au tourisme (hôtel, gîtes ruraux, campings..). Ces aides s’adressent prioritairement aux commerçants et aux artisans. Autres critères : être en activité depuis au moins un an, réaliser un CA annuel inférieur à 1 million d’€ HT sur une surface de vente inférieure à 400 m². Alain Ratour CONTACTS ORAC Grand Saumurois : Philippe Vantrimpont 02 41 59 71 95 [email protected] Pays des Vallées d’Anjou : Christophe Guillevic 02 41 84 49 49 christophe.guillevic@ paysdesvalleesdanjou.fr www.maineetloire.cci.fr ligne directe Clara Boussion ou la « haute couture » du cocktail Du calvados de caractère comme celui de la grande couturière. De l’amaretto pour évoquer une tarte Bourdaloue - car « Elle » comparait les chapeaux blancs des femmes sur la plage de Deauville à des pâtisseries - . Et quelques mesures de poire Williams, de crème de rose (un clin d’œil à Chanel 5), de jus de pomme et, l’obligé dans une recette de cocktail, du jus de citron. Secouez et vous obtenez « Mademoiselle Rose », ainsi baptisé en l’honneur de Coco Chanel. Ce « short drink » créé par Clara Boussion, lui a valu le second podium – à 0,5 point près de la première ! – au concours organisé en mars par l’IDAC (Interprofession Des Appellations Cidricoles) au palace L’Amirauté à Deauville. La « haute couture » du cocktail ou l’équivalent de ce que le festival de Cannes est au cinéma. « C’était d’ailleurs le thème du concours, représenté par six grands films tournés en Normandie, se rappelle la jeune femme de 21 ans. J’ai choisi « Coco avant Chanel ». A Deauville, elle a vécu des moments exceptionnels, seule face à un amphithéâtre de 300 personnes pour défendre son savoir-faire et sa création sous l’œil des caméras. « Ce n’était que du bonheur ! ». Après deux années universitaires à Angers, Clara était revenue à sa passion : le cocktail et le métier de barmaid pour sa créa- tivité, son dynamisme et le côté intriguant des spiritueux ». Entrée en CAP, elle achève sa formation par un Bac Pro en apprentissage au CFA de la CCI, dans la mention complémentaire Barman dirigée par Didier Péan. Deux entreprises l’accueillent : l’hôtel 5 étoiles « Le Normandie » à Deauville et « La table du square » à Chaudefondssur-Layon. Auréolée en 2014 d’une médaille d’or régionale et d’une 3ème place en national pour la coupe Georges Baptiste, elle prépare activement d’autres concours.. En mai, elle se présente aux régionales des Meilleurs apprentis de France après avoir décroché l’or aux départementales en février. Le même mois, elle se lancera dans la compétition des « Jeunes talents du bar » organisés au Puy-du-Fou par l’APEB (Association des professeurs enseignants en bar). « J’ai la chance d’être conseillée et épaulée par les formateurs du Centre Pierre Cointreau. Ils sont impliqués comme moi ! » . Son talent et son palmarès seront des atouts majeurs dans sa future orientation professionnelle en fin d’année, vraisemblablement dans un hôtel de luxe. Marianne Bourgeois EPV, une signature pour l’excellence des savoir-faire français Le label d’Etat Entreprise du Patrimoine Vivant (EPV) récompense depuis 2006 des entreprises françaises aux savoir-faire artisanaux et industriels d’excellence. Il est l’unique label d’Etat permettant de distinguer les fabrications des PME françaises. Reconnaissance d’habileté de haute facture dans tous les domaines, il rassemble aujourd’hui plus de 1 200 entreprises. En Maine-etLoire, 29 entreprises détiennent ce précieux label, plaçant le département au 8ème rang national en nombre d’entreprises labellisées EPV. Attribué pour une période de cinq ans, le label EPV vise à pérenniser et favoriser la croissance de ces entreprises grâce à un dispositif d’accompagnement spéciwww.maineetloire.cci.fr fique. L’Institut Supérieur des Métiers (ISM) est en charge, via la Commission nationale des EPV, d’assurer et d’organiser la sélection minutieuse des dossiers, de promouvoir et de valoriser le label du label et de contribuer au développement de ces entreprises labellisées qui représentent actuellement plus de 56 000 emplois et un chiffre d’affaires cumulé de plus de 12,7 milliards d’euros. Plus de 76 % des entreprises labellisées réalisent une partie de leur chiffre d’affaires à l’international. Les EPV couvrent sept grands secteurs : les équipements professionnels, la gastronomie, la décoration, les arts de la table, le patrimoine bâti, la culture & les loisirs, mode & beauté. Etre labellisé EPV c’est également entrer dans un réseau d’entreprises d’excellence partageant les mêmes valeurs, avec, entre autres finalités de lier savoir-faire séculaire et innovation, de promouvoir ces habiletés d’exception tant au niveau local qu’international. C’est aussi pouvoir bénéficier d’un accompagnement et d’un appui économique, de faciliter l’accès au financement nécessaire au développement (via l’obtention de garantie de la SIAGI dont la mission est de favoriser l’accès des entreprises artisanales au crédit bancaire). Comme l’explique Laurence Bouton, Conseiller Pôle Performance et Actions collectives de la CCI49, « les CCI prennent activement part à la promotion et à la valorisation du label EPV, mettant ainsi en valeur le savoir-faire des entreprises locales. En amont, elles ont pour rôle d’informer les entreprises potentiellement intéressées par l’obtention de ce signe distinctif d’excellence. Les CCI sont également consultées et émettent leur avis lors des audits d’entreprises candidates ». Des audits qui prennent en considération non seulement l’excellence du savoir-faire mais aussi sa transmission car il s’agit bien de pérenniser un patrimoine… vivant. Marianne Bourgeois Anjou Eco - n°40 - Juin 2015 29 Enquete Economie circulaire : Le déchet d’une activité est recyclé en matière première pour une autre. C’est l’économie circulaire et elle ne tourne pas en rond. Elle est même passée à une phase opérationnelle. Entreprises, collectivités, zones d’activités, le mouvement s’étend en Maine-et-Loire. Illustrations. L ’ économie circulaire se veut sobre en consommation d’énergie fossile et de ressources naturelles pas ou peu renouvelables contrairement à l’économie « linéaire ». Telle est la définition officielle de l’Ademe : un système économique d’échange et de production qui, à tous les stades du cycle de vie des produits (biens et services), vise à réduire l’intensité de l’utilisation des ressources. « En 100 ans, le nombre de ressources extraites du sol a été multiplié par 34, rappelle Philippe Lohézic, responsable du Pôle Energies et développement durable à la CCI de Maineet-Loire. Il va falloir être plus efficient ». L’écoconception des produits et services favorise le recyclage au meilleur coût. Les déchets des uns sont les matières premières des autres. l’Anjou L’Etat dresse le cadre Le plan Montebourg sur le recyclage avance. Il a mis l’emphase sur quatre types de matières : les fibres de carbone (ce qui conditionne le démantèlement des avions), les cartes électroniques, les déchets de BTP et le plastique. Le plan se télescope un peu avec un second plan de relance, mais consacré au recyclage du plastique : le plan de relance du tri et du plastique d’Eco-Emballages. Celui-ci a deux priorités : agir dans les zones à faible performance et doubler le taux de recyclage des emballages en plastique. Versoo, créée en 2010 par Valérie et Xavier Delesalle, s’intéresse aux gobelets utilisés. Plus de 4 milliards sont consommés chaque année en France, moins de 2% sont recyclés. Plus de 60 % sont enfouis, le reste incinéré. « Nous avons mis au point la Box Versoo qui peut contenir Intégrer l’économie circulaire avec la CCI Quatre ateliers Economie circulaire en Maine-et-Loire sont organisés cette année par les trois Chambres consulaires, l’Ademe, l’Association des Jeunes Agriculteurs, le Centre des Jeunes Dirigeant d’Angers, l’ESAIP (Saint Barthélemy d’Anjou) et d’autres écoles. L’atelier du 23 juin à Segré traitera des réponses à apporter aux modes de consommation responsables. « Les exigences des consommateurs, professionnels ou particuliers, orientent vos offres produits. Eco-concevoir, revoir sa politique d’achats... permettent de repenser votre business et sécuriser vos clients ». Le dernier atelier de l’année, le 10 décembre à Beaupréau, sera consacré au thème « Passer de la vente d’un produit à la vente d’un usage » : comment renforcer la durée de vie du produit en étant concurrentiel ? Une des solutions est de passer à l’économie de fonctionnalité. Programme http://www.maineetloire.cci.fr/data_cci49//uploads/ public/8884_economie_circulaire_2015_programme.pdf 30 Anjou Eco - n°40 - Juin 2015 Versoo s’occupe de nos gobelets 2 500 gobelets, soit une dizaine de poubelles. Nous proposons aux entreprises et collectivités de toutes tailles et sur toute la France des solutions incluant collecteurs, enlèvements et recyclage. L’assemblage des collecteurs génère l’emploi d’une dizaine de personnes handicapées. Les enlèvements sur toute la France ne créent quasiment pas de carbone car nous complétons les transports de nos partenaires ». Versoo a recyclé 50 millions de gobelets en 2014. 150 tonnes de dérivés pétroliers ont ainsi été économisés. Economie circulaire et transition énergétique Le projet de loi de transition énergétique pour la croissance verte, voté le 3 mars, comprend un volet économie circulaire. Son chapitre III cherche à doper le recyclage, impose la réduction des mises en décharge et fait prendre un tournant à la filière en reconnaissant le « combustible solide de récupération ». Elle donne pour objectif une diminution par deux des déchets mis en décharge à l’horizon 2025. L’affichage de la durée de vie sera expérimenté pour plusieurs produits de consommation, par exemple électroménagers. L’obsolescence programmée, stratagème par lequel un bien voit sa durée de vie sciemment réduite dès sa conception, sera contrôlée. Les sacs plastiques jetables et non compostables seront interdits. Le recyclage de tous les plastiques sera progressivement élargi, même aux films alimentaires. Sans oublier différentes solutions pour valoriser les déchets alimentaires (compostage, collecte en porte-à-porte...). « Notre bilan carbone nous a appris que 80 % de l’impact venait du www.maineetloire.cci.fr d’activités pour identifier les synergies et mutualisations potentielles, les réductions de dans la boucle charges possibles. Un outil de capitalisation et de cartographie des données, ACT’IF conçu par la CCI de Montauban, permettra de faciliter les rapprochements entre entreprises. Il sera important de s’appuyer sur les clubs d’entreprises et les collectivités locales dès le début du projet. La réalisation des actions reposera essentiellement sur leur implication. La Troisième Révolution Industrielle et Agricole est en marche en Maine-et-Loire. Initiatives choletaises nylon, notre matière première, à base de pétrole, rappelle Nicolas Courant, président des Cordes Courant à Ecouflant, entreprise spécialisée dans la fabrication de cordes de sécurité et autres produits pour le travail en hauteur. « Nous avons alors décidé de recycler nos déchets de polyamide. Nous les récupérons aussi auprès de clients qui préfèrent le partage de notre initiative à la mise en déchetterie. Certaines entreprises peuvent consommer 10 000 mètres par an de nos produits et une réglementation drastique limite leur durée d’utilisation à trois ans ». Les Cordes Courant ont créé leur propre filière de recyclage avec des entreprises qui hachent les résidus, les nettoient et les transforment en billes de nylon qui renaitront en boutons à l’intérieur des automobiles, en claviers d’ordinateurs... Au total, 30 tonnes de produits seront recyclées cette année. « La filière est viable, elle se justifie sur le plan économique. Elle implique aussi le choix de l’écoconception pour développer les nouveaux produits. Nous devons limiter au maximum les mélanges de matières pour faciliter le tri avant le recyclage ». www.maineetloire.cci.fr Zones d’activités, terrains d’applications privilégiées L’écologie industrielle s’inspire du fonctionnement des écosystèmes naturels. Elle recrée, à l’échelle du système industriel, une organisation caractérisée par une gestion optimale des ressources et un fort taux de recyclage de la matière et de l’énergie. Cette démarche trouve sa pertinence à l’échelle des parcs d’activités. La proximité des entreprises favorise la réalisation de telles synergies. De plus, les gestionnaires de ces espaces cherchent à les rendre plus attractifs. L’écologie industrielle se présente de ce point de vue comme une véritable stratégie de développement territorial durable. Le Conseil départemental, l’Ademe et la CCI de Maine-et-Loire travaillent sur un plan d’actions expérimentales d’écologie industrielle à l’échelle de trois territoires ruraux : Segréen, région de St Macaire-en- Mauges, Baugeois. Une centaine d’entreprises ont été rencontrées sur les zones image ». La CAC, soutenue par l’Ademe, pilote cette démarche et s’appuie sur deux cabinets spécialisés, Eicosystème (Nantes) et Akajoule Saint Nazaire). Une trentaine d’entreprises ont manifesté leur intention de participer à ce projet à la suite d’une réunion de présentation le 22 janvier chez Thales. Dans les Mauges, le Club des entrepreneurs des zones industrielles de la communauté de communes Moine et Sèvre (CEMA) s’est constitué pour répondre à des impératifs de sécurité. Ses membres ont ensuite privilégié le travail en réseau : achats communs, négociation de contrats cadre...collecte et traitement des déchets avec l’Atelier d’Insertion des Mauges à Andrezé. Une partie des adhérents du CEMA a en effet contractualisé avec l’ATIMA après avoir rencontré cette association qui collecte et traite les déchets professionnels tels que le carton, le papier, le plastique souple et le textile. Jérôme Pavec, président du CEMA, est également cogérant d’Akaze à Saint Macaire-en-Mauges. “Nous produisons des armoires à casiers et des vestiaires métalliques. Ces mobiliers sont recyclables à 100 %. Les industriels que nous côtoyons sont, comme nous, de Actuellement, une démarche est menée sur deux zones d’activité du Choletais par la Communauté d’Agglomération du Choletais. L’une en milieu urbain, la zone industrielle Est de Cholet. L’autre en environnement rural est l’Appentière à Mazières-en-Mauges. Cette action relève de la mise en œuvre de son Plan Climat Energie Territorial. « Il s’agit d’identifier les possibilités de mutualisation et/ou de substitution entre entreprises Industrielles pour réaliser des économies d’échelle et réduire les coûts. De l’achat à la collecte en commun, de la valorisation ou réemploi des flux et Akaze à Saint Macaire-en-Mauges produit des armoires des déchets, du parcasiers métalliques 100% recyclables tage d’équipements ou de services, les pistes sont nombreuses et les avantages plus en plus sensibles à cela. Il bien réels : économie (transports, n’y a pas de pollueurs volontaires approvisionnement matières chez eux”. Le traitement des premières, traitements des déchets reste un sujet récurrent déchets), environnement (réduc- au sein du Club. Des investissetion des consommations des res- ments en commun sont régulièsources naturelles, des pollutions rement évoqués. et des nuisances, économies Alain Ratour d’énergie), dynamique sociale et Anjou Eco - n°40 - Juin 2015 31 PUB ligne directe Gourmet bag L’affaire est dans le sac Chaque année, nous jetons par personne en moyenne 20 kg d’aliments, dont 7 kg d’aliments encore emballés. Le secteur de la restauration est à l’origine de 14 % du gaspillage alimentaire avec 230 gr d’aliments jetés par personne et par repas. Un gâchis inimaginable OutreAtlantique où le concept du « doggy bag » (ou comment rapporter chez soi les restes de son repas au restaurant), fait partie de la culture. D’où l’idée de « franciser » ce concept. Mais en terre gauloise, la pratique se heurte à de nombreux freins, essentiellement culturels, alors qu’in fine, le repas est payé par le client qu’il le termine ou pas. Dès lors que les restes sont en quantité suffisante, on pourrait volontiers imaginer qu’il les emporte non pas dans un doggy bag mais dans un French « gourmet bag ». C’est l’expérience qui a été tentée à l’automne dernier à l’initiative du gouvernement dans la capitale des Gaules, Lugdunum (Lyon). Elle s’inscrit dans le cadre du « Pacte National de Lutte Contre le Gaspillage Alimentaire » mis en place en juin 2013 par le Ministère de l’Agriculture. Pour l’UMIH**, «la lutte anti gaspi est l’affaire de tous : producteurs, consommateurs, et restaurateurs. Au quotidien, leurs professionnels luttent déjà contre le gaspillage alimentaire, notamment dans le choix des produits utilisés et des plats proposés». Le Gourmet bag, une initiative si évidente que l’on se demande pourquoi d’autres n’y ont pas pensé plus tôt car tout le monde s’y retrouve. Pour le restaurateur, le Gourmet bag est l’occasion d’afficher une démarche à la fois écologique, économique et éthique. En développant cette pratique novatrice, le restaurateur peut décider de partager son engagement anti gaspi ou tout simplement de répondre à une forte attente de sa clientèle. Enfin, à partir de 2016, les restaurants servant plus de 180 repas par jour seront tenus de trier et de valoriser leurs déchets alimentaires. Les réduire sera donc également pour eux un enjeu économique. spontané. Des outils gratuits, libres et tendances, sont mis à la disposition de tous les acteurs qui souhaitent encourager cette pratique. Rendezvous sur le « Gourmet Bag » en ligne : www.gourmetbag.fr Marianne Bourgeois (*) UMIH : Union des Métiers et des Industries de l’Hôtellerie Le gourmet bag devra devenir un geste anti gaspi naturel et Fruits & légumes Les « cageots », nouveaux canons de beauté L’histoire de la tomate qui n’aura jamais aucune chance d’être élue « Miss Tomate » parce qu’elle ne rentre pas dans les standards, c’est terminé. Aujourd’hui, les canons de la beauté des primeurs ont changé. Le bon goût est à la différence, au « pas banal » et plus que jamais au… goût. 30% de la production des fruits et légumes n’arrive jamais du champ à l’assiette. Entre www.maineetloire.cci.fr autres raisons, des produits hors calibre qui n’ont pas leurs entrées dans les standards édictés par la grande distribution. Pour répondre au gaspillage de tous ces fruits et légumes boudés pour « délit de faciès », l’enseigne Intermarché avait fait le buzz en mars 2014 dans l’un de ses points de vente en lançant une opération de vente de primeurs 30 % moins cher sur certains fruits et légumes. En octobre dernier, l’enseigne avait étendu son action à l’ensemble de ses magasins, relayée par des spots TV (où l’on voyait une carotte « bizarre » à qui une voix off expliquait « qu’il n’y a rien de mal à être moche »). Le succès a été au rendez-vous, porté simultanément par la journée officielle de lutte contre le gaspillage alimentaire (16 octobre). Une occasion dont a profité un collectif d’agriculteurs, « Les Gueules cassées » pour faire passer un message simple : le physique ne suffit pas. Il faut prendre également en compte la beauté intérieure… Depuis, les initiatives se multiplient pour que les fruits et légumes non calibrés retrouvent leur place sur les étals de la grande distribution. Auchan, Monoprix, Cora, Leclerc ont décidé de jouer le jeu et se sont associés au collectif des Gueules cassées qui milite pour des « fruits et légumes moins jolis mais exquis ». Depuis, de multiples initiatives ont été menées avec succès, comme la vente de raisin centenial (tachetées de petites marques brunes dues au soleil ou au frottement des feuilles à cause du vent). Depuis 20 ans, 20% de la production restait sur la vigne. L’an dernier, ce raisin a été vendu en huit jours. Contrairement aux idées reçues, les consommateurs peuvent aussi acheter des légumes qui sortent des standards, comme ils le font déjà sur les étals des marchés depuis toujours. Mais il y a encore du pain sur la planche pour casser les standards de « beauté » et de « bon goût » auxquels ont été habitués les consommateurs. La morale de l’histoire ? Entre un fruit calibré, brillant comme une boule de pétanque et son homologue atypique, tout cela n’est rien d’autre qu’une histoire de goût, voire de bon goût… Marianne Bourgeois Anjou Eco - n°40 - Juin 2015 33 Enquete La médiation Prévenir tensions Le chef d’entreprise peut être confronté à un litige avec un client, un fournisseur, un concurrent, un associé, un salarié... Faire appel à la médiation professionnelle permettra de le résoudre rapidement, à moindre coût, en toute confidentialité.... et en préservant de bonnes relations. T rois possibilités s ’ offrent aux entreprises pour résoudre un différend ou un conflit : la médiation, la conciliation ou l ’ arbitrage. La médiation est un mode de résolution amiable, rapide et peu coûteux qui doit être proposé aux personnes en conflit avant même d ’ imaginer une éventuelle procédure judiciaire à laquelle elle ne se substitue pas. Elle permet aux parties prenantes de trouver par ellesmêmes leur solution avec l ’ aide du médiateur. Elle rétablit « l ’ inimaginable discussion », c ’ est-àdire le dialogue souvent rompu. Trois issues sont possibles : soit les protagonistes surmontent leur différend (dans 98 % des cas), soit ils parviennent à aménager leurs relations, soit ils restent dans le conflit. C ’ est alors « un accord sur le désaccord ». Les pays nordiques recourent largement à la médiation on compte par exemple un millier de professionnels en Suède. La directive européenne de mai 2013 sur les Modes Alternatifs de Règlement des Litiges, Conflits et Différends relationnels impose des dispositifs de médiation indépendants, efficaces et transparents dans tous les secteurs de l ’ économie. Récemment, le décret 2015282 du 11 mars 2015 oblige les parties en désaccord à recourir avant toute procédure judiciaire à une démarche amiable de médiation. En France, la plupart des dirigeants d ’ entreprise ignorent encore son existence sauf dans certains secteurs comme le BTP, l ’ assurance... Les choses avancent p our t ant... L es clauses de médiation figurent dans un nombre croissant de contrats, commerciaux, de travail, de sociétés, immobiliers. La Fédération du Bâtiment du Maine-et-Loire va signer une convention de médiation pour ses adhérents. Pour Régis Rousseau, son président, « cette solution alternative au contentieux judiciaire nous a séduite pour une raison essentielle : elle participe à l ’ esprit de dialogue et de concertation qui doit prévaloir entre les adhérents de notre Fédération. Et au-delà, elle ne peut que nourrir, voire enrichir cette relation. Il est donc important pour nous d ’ accompagner cette proposition. C ’ est une solution intelligente et responsable ! ». Une idée qui fait son chemin Ces différends, qui opposent souvent des entreprises, des sous-traitants, fournisseurs ou clients, mais aussi, des associations, des structures administratives, peuvent concerner aussi des salariés entre eux et vis-à-vis de leur employeur, ou des associés. La médiation peut être un outil de prévention et de résolution des risques psycho-sociaux (burn out, harcèlement, conditions de travail). La « médiation collective » intervient en cas de grèves, 34 Anjou Eco - n°40 - Juin 2015 séquestrations, dégradations, conflits d ’ équipes, plans de sauvegarde de l ’ emploi. Dans tous les cas, le médiateur, professionnel certifié, amène les parties à construire ensemble une solution pérenne. Il doit réinstaurer une qualité des relations au fil des entretiens individuels, puis des rencontres réunissant les personnes en opposition. En cela, c ’ est une démarche différente d ’ une procédure contentieuse même si l ’ accord de médiation peut être homologué juridiquement. Deux médiateurs en Maine-et-Loire Le Maine-et-Loire compte deux médiateurs professionnels, Nathalie Grillet (Capital Homme, Angers et Paris) et Christian Batany (3Mediation, Bouchemaine). Comme leurs 300 collègues de France, ils sont membres de la Chambre professionnelle de la médiation et de la négociation (CPMN) et titulaires du Certificat d ’ aptitude à la Profession de médiateur- (CAPM). En cela, ils adhèrent au CODEOME, code d ’ éthique et de déontologie. Ni juges, ni arbitres ou experts, ils sont neutres, impartiaux et indépendants. Ils aident à rééquilibrer et apaiser des relations entre parties. Les solliciter est une démarche simple et confidentielle. Credo Nathalie Grillet « La médiation en France représente une réelle opportunité pour les entreprises et institutions de dépasser l ’ opposition permanente entre parties afin de résoudre efficacement et sereinement des situations devenues inextricables. Le slogan de notre Chambre Syndicale CPMN « Une mission, un médiateur, un résultat ». www.maineetloire.cci.fr professionnelle et surmonter relationnelles et conflits - Les réunions de résolution : ce qui conduit à l ’ impasse est identifié. Les attentes sont exprimées. Des réponses partagées sont trouvées. La plupart des médiations aboutissent généralement en quelques jours. Parfois, une journée suffit ! Les honoraires sont libres -– les médiateurs sont des professions libérales. L ’ investissement est maitrisé par une lettre de mission qui définit le temps et le budget. La médiation évite le gonflement des frais de justice lorsqu ’ une situation est bloquée. « La procédure est même plus qu ’ efficace car le gain est supérieur à l ’ investissement. La médiation est un levier qui supprime des coûts cachés liés à la somatisation des personnes, aux arrêts maladie, aux procédures qui n ’ en finissent pas. Surtout, elle recrée le lien et évite des procédures longues et douloureuses ». « Nous cherchons à amener les entreprises à rééquilibrer leurs modes de relations » Credo Christian Batany « Les relations de crise rendent la résolution des conflits urgente et c ’ est souvent seulement à ce moment-là que l ’ on envisage la prévention. La médiation est un préalable pour permettre aux parties de retrouver leur liberté d ’ expression et de décision altérées par le conflit. » Les deux médiateurs mettent également en place des dispositifs de médiation interne pour prévenir les conflits dans www.maineetloire.cci.fr les entreprises. « Nous cherchons à amener les entreprises à rééquilibrer leurs modes de relations, le dialogue social en s ’ appuyant sur ces processus. Des permanences peuvent aussi être organisées auprès des salariés dans l ’ entreprise par exemple une fois par mois ». Médiation mode d ’ emploi La médiation intervient selon un processus professionnel en trois temps : - La mise en place : le plus souvent, c ’ est l ’ une des deux parties ou un prescripteur qui prend l ’ initiative de recourir à la médiation. Ce qui suppose d ’ informer, voire convaincre l ’ autre partie de l ’ intérêt de la médiation. - La préparation au dialogue ; chaque partie est reçue en entretien individuel. Des principes de qualité de la relation sont définis. Ils garantiront un dialogue serein. Alain Ratour (*) : Nathalie Grillet, Capital Homme Dirigeante, Executive Coach et Médiateur. Experte en Qualité de Vie au Travail et en résolution de crises sociales, elle accompagne les équipes et les organisations vers l ’ apaisement de leurs relations professionnelles. (**) : Christian Batany, 3 MEDIATIONDirigeant, Médiateur professionnel. Créateur de dialogue, il permet aux individus, quels que soient leurs fonctions, grades ou qualités, de sortir librement et rapidement de leur conflit pour maintenir une dynamique économique et peut-être même renforcer leur confiance… Anjou Eco - n°40 - Juin 2015 35 Enquete Innovations des « demains » d’optimisme L Notre environnement domestique sera bouleversé par les innovations technologiques dans tous les domaines.. En mars, des conférences, l ’ une organisée par le Centre des Jeunes Dirigeants d ’ Angers, l ’ autre par la CCI de Maine-et-Loire, ont permis d ’ en savoir plus sur quelques innovations (parmi des centaines de par le monde) de demain... qui existent déjà. e 17 mars, une soirée exceptionnelle par son envergure était consacrée au champ des possibles à l ’ Arena de Trélazé. Le Centre des Jeunes Dirigeants d ’ Angers avaient réuni 2 000 personnes sur le thème « Nouveaux horizons pour l ’ entreprise : le bigbang des possibles » avec Hubert Reeves comme tête d ’ affiche et plusieurs autres intervenants. Comme Rémy Lucas, fondateur d ’ Algopack (Saint Malo). Cet ancien ingénieur dans l ’ industrie plastique a créé la seule société au monde qui fabrique une matière plastique à partir d ’ algues brunes. Celles-ci sont récoltées sur 150 ha de côtes françaises à raison de 10 tonnes par ha. L ’ algue est transformée grâce à un procédé mécanique et thermique qui utilise des machines existantes et sans produits chimiques. « Notre plastique se dégrade en douze semaines, contre 250 ans pour le plastique classique. Techniquement, nous pourrions remplacer 10 % des produits plastiques existants. Notre produit sert déjà à fabriquer des seaux, des mugs, des pots à bougies, l ’ an prochain, des clés USB et des téléphones portables. Et après des cosmétiques peut-être... » Vincent Huc, chercheur à l ’ Université Paris-Sud 11/ ICMMO, s ’ intéresse aussi (entre autre) aux nouveaux matériaux. Il a élaboré le projet Cyter (« reCYclage des TErres Rares ») avec la chercheuse Ekaterina Shilova et Pascal Viel (CEA). Il s ’ agit de récu- 36 Anjou Eco - n°40 - Juin 2015 pérer des « terres rares », pour les recycler, à partir de déchets électriques et électroniques (lampes à basse consommation, batteries de téléphone, ….). Pour offrir une source alternative d ’ approvisionnement - la Chine contrôle 98% de leur production - à l ’ industrie de l ’ électronique ; les industriels, comme Rhodia, récupèrent ces précieux métaux. La méthode fonctionne, mais au prix de gros volumes de polluants à retraiter. « Notre technologie utilise des feutres de carbone. Elle limite l ’ impact environnemental et consomme peu d ’ énergie. Le stockage des métaux récupérés est facilité ». La voiture volante relèvera toujours de la science-fiction. Mais de nombreuses innovations pour les années à venir sont déjà là, améliorations de ce qui existe. Ces belles opportunités de business offrent une vision optimiste de l ’ avenir qu ’ Éric De Riedmatten a livrée le 9 mars devant une salle comble à la CCI. Journaliste et président de RD Com, il animait « En route vers le futur », 3ème édition du cycle de conférences prospective « IntuiCCIon ». Parmi les thèmes abordés, la santé, les transports et le marketing. Santé : dépistage en tous genres La santé est la plus fertile en innovation. Chercher à prédire les maladies a dopé l ’ i n v e n t i v i t é des chercheurs. « Le capteur d ’ h a l e i n e pourrait révolutionner le dépistage et le diagnostic du cancer du poumon. Ce test, mis au point à l ’ Université du Colorado, relèvera la présence de cette maladie et son stade grâce à l ’ analyse de composés organiques présents dans l ’ air expiré. Le détecteur de maladie est un petit boitier sur lequel vous déposez une goutte de sang dessus. En quelques minutes, il mettra en évidence des maladies comme le VIH, le cancer, la tuberculose ou la malaria ». Plus anecdotique, la calculatrice de calvitie apprendra à un homme quand il commencera à perdre ses cheveux. Plus glamour, la pelvetia donnera une nouvelle jeunesse. Cette algue bretonne www.maineetloire.cci.fr technologiques : boosters lorsqu ’ il accélèrera. « Primove » est testé par le constructeur canadien Bombardier. Dans le même ordre d ’ idée, il serait possible de recharger sa voiture (électrique) tout en roulant sur des routes spécialement conçues. Les essais sont en cours aux Etats-Unis. produit une substance douce et onctueuse au moment de sa reproduction. Associée à certaines molécules, elle permettra de fabriquer des produits cosmétiques qui régénèrent les tissus de la peau. Des tests sont en cours chez les laboratoires OceanoNox. Transports : quand le tramway « biberonnera » Le train rentre en gare. Si c ’ est celui de demain, il a connu des évolutions considérables. Outre sa capacité qui est passée de 500 à 700 passagers, il est devenu ultra-light, tout en www.maineetloire.cci.fr fibre de verre et aluminium. L ’ esthétique des rames est plus « aéronautique ». Le nez du néo-TGB est aussi long que l ’ avant pointu d ’ un avion de chasse. Mais le train sera aussi résistant, notamment aux actes de malveillance. Le pare-brise doit pouvoir résister à un parpaing de 20 kg lancé à 300 km/h. D ’ où les vitrages en néoplastique. Côté tramway, le « biberonnage » sera l ’ innovation. Sans aucun branchement, le tramway de nouvelle géné ration « biberonnera » son électricité par induction quand il stationnera à l ’ arrêt. Les batteries se rechargeront Pour atteindre l ’ ultra mobilité, quoi de mieux que le fauteuil électrique pour senior expérimenté par Toyota ? i-Real pèse 100 kg, dont la moitié pour les batteries qui assurent une autonomie de 100 km. Cet engin sur trois roues se commande par deux joysticks dans les poignées et peut atteindre jusqu ’ à 30 km/heure, sa vitesse « normale » en milieu urbain étant plutôt de 6 km/h. Communication : le marketing synchronisé, gage de performance Fini le même message répété au plus grand nombre, place au marketing synchronisé : des communications adaptées, des budgets optimisés, un ciblage des bonnes personnes au bon moment avec le bon contenu. Les Galeries Lafayette ont introduit la « cabine d ’ essayage virtuelle ». Ce miroir de plainpied, juste à l ’ extérieur de la cabine, est en fait un écran plat connecté à Internet. Le client peut capturer sa photo avec les vêtements qu ’ il est en train d ’ essayer et l ’ envoyer sur Facebook à ses amis pour recueillir l ’ avis de ses amis. « Effleurez du bout des doigts cet écran sensoriel qui présente la photo d ’ un chat. Vous ressentez la douceur du pelage. C ’ est le miracle de la technologie « feel screen » mise au point par la Walt Disney Company. Ou c ’ est la sensation du papier qui se froisse avec le mode « feuilletage » d ’ une revue numérique ». On parle déjà pour Noël 2016 d ’ une réédition des « 101 Dalmatiens » et de « Bambi » adaptés à cette nouvelle technologie et à l ’ univers des tablettes tactiles. Sur un smartphone, il sera possible de percevoir, du bout des doigts, les formes du visage d ’ un correspondant. Une aide importante pour les handicapés visuels qui, ayant mémorisé un profil, l ’ identifieront ainsi au moment de l ’ appel. La sensation sera enrichie par l ’ arrivée simultanée de « son parfum » lors de l ’ appel téléphonique. Pour Eric de Riedmatten, le parfum numérisé sera la grande nouveauté du XXIe siècle. La fragrance est emprisonnée dans des perles encapsulées et son pouvoir de tenue sur la peau semble sans limite. Une « identité odorante » pourrait très vite surgir de nos PC, téléphone...Vous rêvez... Mais l ’ apparition d ’ une pizza bien chaude dans un spot de pub à la télévision pourra aussi s ’ accompagner de son odeur qui se répandra dans la pièce. Moins romantique ! Alain Ratour Anjou Eco - n°40 - Juin 2015 37 PUB ligne directe Le coworking partager plus que de l’espace Ils ne partagent ni le loyer, ni les corvées ménagères et pourtant, il y aurait comme un esprit « Friends » dans ces nouveaux espaces de travail partagé. Le coworking, un phénomène en pleine expansion. Cette nouvelle organisation du travail regroupe deux notions : celle d ’ un espace de travail partagé, mais aussi d ’ un réseau de travailleurs encourageant l ’ échange et l ’ ouverture. Le tout pratiqué dans un endroit souvent lumineux et accessible à tout professionnel bénéficiant d ’ une dématérialisation de son travail. En France, on compterait déjà près de 250 structures de travail partagé. Un essor porté par les nouvelles technologies, l ’ innovation numérique, le développement des travailleurs indépendants et la vogue de l ’ économie collaborative. Une réponse également aux aspirations d ’ une jeune génération qui ne voit pas dans le cadre formel des entreprises traditionnelles, l ’ opportunité d ’ un épanouissement. La valeur ajoutée de ces nouveaux espaces de travail va bien au-delà d ’ un bureau, d ’ un accès wifi, d ’ une machine à café. Les nouveaux convertis y trouvent un espace d ’ échange plus fluide que dans une structure traditionnelle, sans barrière hiérarchique, une émulation entre professionnels de tous horizons qui booste la créativité. A une expérimentation récente sur le ressenti des usagers de ces nouveaux lieux, menée par le Centre Michel Serres (centre d ’ études et d ’ innovation rassemblant des chercheurs de l ’ Ecole des hautes études en sciences sociales), les deux tiers des participants ont répondu se sentir plus efficaces qu ’ au bureau... Ces « tiers lieux », sorte d ’ extension physique des réseaux sociaux, pourraient complètement modifier la fonction « travail » dans les toutes prochaines années. Un nouveau modèle d ’ organisation que les entreprises traditionnelles devront, à terme, prendre en compte. Certaines d ’ entres elles réfléchissent déjà à la création de expositions de jeunes artistes ou d ’ événements thématiques. « Ce lieu se veut être avant tout un lieu de partage où créateurs et chefs d ’ entreprise mutualisent leurs idées, leurs compétences, leurs énergies créant ainsi un réseau très efficace où la valeur humaine prend toute sa place. Le Carré 55, lieu de vie, insuffle la dynamique et l ’ enthousiasme nécessaires au développement d ’ entreprises pérennes ». La Créathèque de Cholet a également accueilli, depuis 1er janvier 2015, un Les nouveaux convertis y trouvent un espace d ’ échange plus fluide que dans une structure traditionnelle leurs propres espaces, des lieux d ’ intelligence collective, illustration d ’ une transformation de notre quotidien au travail et de notre travail au quotidien. Faute d ’ avoir pu intégrer une pépinière d ’ entreprises, comme il le souhaitait, François-Xavier Leclerc Douchkine, dirigeant de « La Boîte de Prod » (agence de publicité) a décidé en 2012 de créer la sienne à Cholet, Le Carré 55. Plus qu ’ un simple espace de bureaux partagés, Le Carré 55, situé sur deux pôles distincts (avenue Gambetta et à la Créathèque), est une pépinière d ’ entreprises « et de services » (bureaux, mobilier, téléphone et internet illimité, service de ménage, signalétique personnalisée…) comme aime à le rappeler son concepteur. Ce pôle est également un lieu culturel dans lequel sont organisées différentes Work Center collaboratif dédié aux entreprises, Red Stag, créé par Florent Barré (dirigeant de l ’ agence de mannequins Totem) et son frère, Matthieu (dirigeant de la société de coaching en entreprises Tenzing). Red Stag accueille, entre autres sociétés, une agence de production audiovisuelle (NTU Medias) et une société d ’ ingénierie informatique (Systerel). Ces sociétés ont trouvé dans ce lieu une structure adaptée à leurs attentes : « Chez Red Stag, nous avons tous trouvé ce que nous cherchions. Cet espace nous a permis de nous ouvrir aux autres dans un cadre convivial et confortable, de partager et de mutualiser les compétences professionnelles, de nous inscrire dans une dynamique forte de motivation collective ». Comme l ’ explique Florent Barré, « d ’ autres sociétés ont manifesté leur intérêt pour venir nous rejoindre ». Chez WeForge, à Angers, nous pourrions nous croire dans l ’ antre des Gafa (*), ces Big Four américains du numérique qui offrent des espaces de détente à leurs salariés pour stimuler leur créativité et voir naître parfois de grands projets. Créé à Angers en juin 2013, cet espace de 800 m2 accueille principalement des entreprises technologiques. Pour Simon Gérard et Julien Fournier, les deux jeunes chefs d ’ entreprise initiateurs de cet espace de travail partagé, l ’ esprit WeForge c ’ est avant tout favoriser la création de liens et, pourquoi pas, l ’ émergence de projets communs. « L ’ ADN de WeForge est de pouvoir accompagner, via l ’ implication d ’ entreprises industrielles, de jeunes structures ». Simon et Julien ont à cœur d ’ apporter une valeur ajoutée au concept en proposant aux entrepreneurs, au-delà de la seule location d ’ espace, un accompagnement en matière de conseil juridique ou financier. Désireux d ’ impulser un nouvel élan à l ’ entrepreneuriat, le duo a créé récemment un incubateur national pour les étudiants-entrepreneurs, « WeForge for students ». « Ce concept permettra aux étudiants de lier des contacts avec des entreprises installées, de partager leurs expériences et de bénéficier de conditions propices au développement de leur projet entrepreneurial et à l ’ émergence d ’ idées ». Marianne Bourgeois (*) : Gafa : Google, Apple, Facebook, Amazon sont les quatre grandes firmes américaines qui dominent le marché du numérique. PUB www.maineetloire.cci.fr Anjou Eco - n°40 - Juin 2015 39 ligne directe Annonces Transcommerce Contact CCI49 : Fabienne Martin - 02 41 49 57 27 [email protected] À VENDRE En raison de l ’ arrêt du dispositif TransCommerce / Transentreprise dédié à la transmission d ’ entreprises sur la Région des Pays de la Loire, la CCI 49 met en ligne jusqu ’ à l ’ été 2015 les annonces des cédants ayant transmis en direct leur offre de vente à la CCI de Maine-et-Loire. située entre Feneu et Briollay. Pour tous renseignements : MAIRIE DE SOULAIRE ET BOURG - Tél : 02.41.32.07.00 E.mail : [email protected] surface de 450 m situé sur une zone commerciale et artisanale dynamique près de Cholet. Possibilité de rachat équipements et matériels. Affaire saine avec perspectives de développement. Prix net vendeur pour le bâtiment : 250.000 euros HT. 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Motif de la vente : retraite du dirigeant. authentiques, conservant un patrimoine aujourd’hui disparu. Prix de vente du fonds : 65.000 euros. Prix vte du fonds : 35.000 €. Une affaire rare sur un site exceptionnel ! Prix vte du bâtiment + terrain : 140.000 € Prix TTC : 200.000 euros (collection + droit au bail). À VENDRE Réf : 491C2122 Angers centre-ville, vends magasin de ROBES DE MARIEES, Réf : 496C2143 À VENDRE Réf : 491C1986 COSTUMES HOMMES ET VETEMENTS CEREMONIE, COKTAIL, À VENDRE Vds GARAGE CYCLES MOTOCULTURE (MATERIELS DE PARCS Vends FONDS DE COMMERCE DE LOCATION DE MATERIELS ACCESSOIRES sur une surface de 72 m avec 6,20 ml de ET JARDINS), magasin + atelier + réserve + abri d’un (bâtiment, paysage et bricolage) et de vaisselle. CA : vitrine + 1 étage de 72 m et 1 garage. surface totale couverte de 488 m sur terrain de 3701 m. 200 K€. Dirigeant + 1 salarié mécanicien entretien. Très bien placé. Clientèle professionnelle et particuliers. Zone de chalanÀ VENDRE Réf : 493H1567 dise : agglomération d’Angers. Implantation sur belle URGENT : Suite au prochain départ en retraite de son zone d’activité sans concurrence de proximité. Potentiel À VENDRE Réf : 496C2139 exploitant, la commune de SOULAIRE ET BOURG située en intéressant car pas de concurrence directe sur la clientèle Vds entreprise spécialisée en FABRICATION ET POSE périphérie proche d’Angers recherche un exploitant pour de particuliers et TPE. Prix de vente du fonds : 260 K€ DE CUISINES, SALLES DE BAINS ET AGENCEMENTS reprendre un BAR-RESTAURANT-TABAC-PRESSE. Affaire INTERIEURS. A céder bâtiment industriel de 2008 d’une dynamique pour une commune accueillante et agréable Réf : 496H1576 Vends pour cause retraite BAR-TABAC-PRESSE-JEUX-LOTO (commerce + logement) situé dans un bourg d’environ 2.000 habitants avec grand parking. Fermé 1,5 jour par semaine + 3 semaines de fermeture annuelle. Prix de vente du fonds : 100.000 euros. Prix de vente des murs : 120.000 euros Accélération des entreprises à l’international Le 19 mars, le Conseil des ministres a adopté un certain nombre de mesures en faveur de l’internationalisation des PME. Le nombre de PME exportatrices en France est deux fois moins important qu’en Italie, trois fois moins qu’en Allemagne. Et elles ne sont pas assez présentes à l’export dans la durée : sur dix primo-exportateurs, trois entreprises demeurent présentes à l’international après un an, et une seule après. tif pour accompagner les PME tout au long de leur parcours à l’international. Il est assorti d’un plan d’action qui doit assurer la cohérence des acteurs de l’export. CCI International et Business France (fusion d’UBIFRANCE et AFII) s’engagent à un programme d’accompagnement commun simplifié, en lien avec les régions, dans les premières phases du parcours à l’export des entreprises. 3 000 d’entre elles, essentiellement pour six familles prioritaires (agroalimentaire, santé, ville Le Gouvernement a présenté durable, nouvelles technoloen mars un nouveau disposi- gies de l’information et de la 40 Anjou Eco - n°40 - Juin 2015 communication, tourisme, industries culturelles et créatives) en bénéficieront. Les CCI définiront le diagnostic export et le plan d’action de l’entreprise. Business France prendra en charge la prospection des marchés ciblés en vue de développer des courants d’affaires. Le rôle des 3 500 conseillers du commerce extérieur et leur articulation avec Business France est renforcé. D’ici 2016, un guichet unique simplifiera les procédures douanières. Il permettra aux systèmes de dédouanement de communiquer avec les systèmes d’information des administrations partenaires. L’automatisation des contrôles douaniers et l’imputation électronique de ces autorisations seront alors possibles. Tout exportateur doit pouvoir trouver des solutions de financement à chaque phase de son projet (prospection, conclusion, réalisation). De nouveaux instruments et des outils complémentaires aux financements privés apparaissent. Le prêt « développement export » de Bpifrance accompagnera les PME et ETI dans leur projet de financement, notamment en termes de besoins en fonds de roulement et en trésorerie. Bpifrance crée également une activité de crédits de petits montants pour financer des contrats d’exportation de quelques millions d’euros (jusqu’à 25 M€ et jusqu’à 75 M€ en cofinancement avec des banques commerciales). Pour les grands contrats, un mécanisme de refinancement est mis en place. Grâce à la société de financement local (SFIL), les banques qui octroient des crédits sur ces grands projets disposeront d’une possibilité de refinancement, allégeant leurs contraintes de liquidités. Les exportateurs et leurs clients accéderont à des financements plus aisés et meilleur marché. Ils gagneront en compétitivité. Alain Ratour www.maineetloire.cci.fr ligne directe Angers : les objets connectés ont leur Cité Le site abritait les anciens entrepôts de RCO (Radio Comptoir de l’Ouest) près du parc des expositions d’Angers. Racheté par Angers Loire métropole, il porte désormais les grandes ambitions de la Cité de l’Objet Connecté, à la fois centre d’innovation et usine de production pour permettre à des start-up d’y développer des projets en mode collaboratif. 80 milliards d’objets connectés devraient être en circulation dans le monde en 2020, selon les prospections du cabinet IDATE. Le business model de la SAS Cité de l’Objet Connecté repose sur la perspective de prendre des parts significatives de ce marché colossal. Ce projet privé est porté par la société Eolane (services et solutions en conception et production électronique), le plus important des 18 actionnaires (industriels, grands groupes, mutuelles d’assurances..) qui ont apporté 1,5 million d’euros au capital. Eolane a détaché l’un de ses dirigeants, Philippe Ménard, pour prendre la direction de la Cité. Le dossier a été promptement mené pour permettre une production Made in France dans les meilleurs délais. Le lieu a été choisi : les 9 000 m² www.maineetloire.cci.fr des anciens entrepôts de RCO (Radio Comptoir de l’Ouest) à Saint Sylvain d’Anjou, près du parc des expositions d ‘Angers, rachetés par Angers Loire métropole. Au total 2,1 millions d’euros seront investis dans les outils industriels. Des machines de découpe laser, imprimantes 3D, petit matériel d’électronique, de mécanique, de plasturgie, de CAO pour la partie conception – prototypage. Des équipements plus imposants pour la partie production. Un showroom, un living lab sont prévus. Les compétences sont déjà présentes. Une dizaine d’ingénieurs orientés chefs de projets ont été recrutés. Des contacts ont été pris avec de grandes écoles régionales : groupe ESAIP, ESSCA, IMIE , ESA (pour les drones de l’agriculture connectée)… Un accélérateur industriel pour porteurs de projets Les créateurs d’objets connectés vont y trouver tout pour faire grandir leur projet, quel que soit leur stade d’avancement, avec la fluidité nécessaire à une exécution rapide. Une vingtaine de porteurs de projets sont arrivés fin mai. Lauréats d’un concours clos le 30 avril ; ils bénéficient d’un accès gratuit de quatre mois à l’espace de coworking de la Cité, « guichet unique » conçu pour simplifier leur vie. Les start-ups s’engageront dans un parcours à trois étapes. La première sera le prototypage. Pour les porteurs de projets dont l’idée n’est pas encore précise ou qui ne disposent pas d’un prototype, la Cité prévoit un suivi de groupe, en mode collaboratif, avec une formation de base. L’accès au site, au Fab Lab et à cette première étape est possible à partir de 300 euros par mois. L’accompagnement est assuré par les ingénieurs chefs de projets, mais aussi, autour de la Cité, par des conseils (juridiques, design, financiers…), des experts métiers (plasturgie, électronique, mécanique..), des bureaux d’études R&D... A l’issue de la phase de prototypage, un comité d’experts sélectionnera les projets qui ont un avenir. Ceux-ci accèderont au deuxième niveau, celui de l’industrialisation innovante et préséries (jusqu’à 1 000 pièces). L’accompagnement sera plus personnalisé. La Cité de l’Objet Connecté les fera bénéficier de son réseau d’industriels partenaires. Sept de ces entreprises, en plus d’Eolane, sont aussi actionnaires de la SAS. Montée en charge jusqu’en 2017 La phase de production marquera la fin du parcours qui sera complet dans deux ans. En 2018, la Cité devrait employer 70 collaborateurs dont 20 ingénieurs et 50 personnes en production. Le chiffre d’affaires prévisionnel serait alors de 3 millions d’euros, triplé par rapport à celui de 2016. La feuille de route de la Cité prévoit de faire grandir 170 projets d’ici 2019. Le coût de chacun est estimé à 30 000 euros. A terme, le site pourra accueillir environ 150 porteurs de projets en même temps sur le site. Le projet de la Cité qui a bénéficié du soutien financier de la Région et BPI France tire son origine du plan d’« Objets connectés », l’un des 34 de la « nouvelle France industrielle ». La Cité n’a pas d’équivalent dans le monde, exception faite d’une initiative analogue à San Francisco. Les ingénieurs français sont bien positionnés en termes de créativité. Les Français étaient les plus nombreux, derrière les Américains, au dernier Consumer Electronic Show de Las Vegas. Groupés autour de l’étendard de la French Touch ! Alain Ratour Anjou Eco - n°40 - Juin 2015 41 ligne directe Logistique l’offre de formation se renforce La montée en compétences dans les métiers de la logistique bénéficie, en Maine-etLoire, d’une offre de formation qui vient de s’enrichir d’un Master et peut-être demain d’une licence professionnelle. La CCI assure un rôle déterminant. La présence des fonctions logistiques s’est banalisée dans les entreprises, de même que la sous-traitance des opérations transport-logistique. Des évolutions considérables sont intervenues en une vingtaine d’années : présence renforcée dans les entreprises ou en soustraitance à des spécialistes, généralisation des systèmes d’information, pratique de l’intérim durablement adoptée... Les attentes des recruteurs visà-vis du rôle et des finalités de la formation professionnelle se sont multipliées et diversifiées. Justifier d’une formation spécifique à la logistique est devenu souvent indispensable aux candidats à l’emploi. En Maine-et-Loire, les entreprises bénéficient de l’offre du CFA de la CCI. Son établissement de Saumur propose un Bac Pro Logistique depuis 2008 qui ouvre aux métiers de réceptionnaire/cariste, magasinier, gestionnaire de stock. Son diplôme de TP Technicien supérieur en Méthodes et Exploitation logistique en 2 ans prépare depuis 2012 à des postes de managers ou responsables d’activités et d’équipes logistiques. Chaque année, une quarantaine de personnes apprennent le métier ou se perfectionnent. Des grands comptes font confiance au CFA, implantées dans le département (Scania, SNCF, Cointreau, Thalès...) ou ailleurs (Ateliers Louis Vuitton, Manitou, Centrale d’Avoine,..). L’offre de formation se renforce cette année avec un Master Sourcing et Supply Chain Management sur 2 ans. Le diplôme qui ouvre aux fonctions de directeur logistique est géré par l’ESSCA en partenariat avec la CCI. Celle-ci vient de déposer une demande pour une licence professionnelle Responsable Logistique auprès de la Région. Si le dossier est accepté, ce titre du réseau des CCI pourrait s’ouvrir à la rentrée 2016. Les publics qui suivent ces formations sont divers. Certains sont en contrat d’apprentissage ou en contrat de professionnalisation. Ainsi Patrice Baumier, responsable de la filière Logistique au CFA, a mis en relation Scania et Anthony Jouet, 22 ans, qui souhaitait se réorienter après quelques expériences en vente. Il prépare aujourd’hui un Bac Pro Logistique en une seule année. « Mon niveau de formation me dispense des matières générales. Je peux me concentrer sur la logistique et la gestion. J’aimerais poursuivre par la formation Technicien supérieur, voire une licence ». D’autres sont des adultes stagiaires de la formation continue ou en CIF s’ils recherchent une reconversion professionnelle. David Jacob est responsable des équipes logistiques chez Merlin-Gérin Loire à Saint Lambert-des-Levées... et maitre d’apprentissage. « A 39 ans, j’ai décidé d’intégrer la formation Technicien Supérieur en contrat de professionnalisation, en accord avec mon entreprise, pour approfondir les méthodologies d’exploitation logistique. Ma formation est en partie financée par le DIF ». Anne Mauchien Vauzelle est conductrice presse à injection chez Valéo à Ecouflant. « Après un bilan de compétences, j’ai eu envie d’évoluer et la logistique m’est apparue comme une voie intéressante. Je suis pendant un an en contrat CIF sous statut stagiaire. Les sept semaines de stages chez Merlin-Gérin Loire sont réparties au cours de l’année ». Depuis peu de temps, les « stagiaires de la formation » pris en charge par Pôle Emploi peuvent se préparer à des métiers dans la logistique. « La filière formation accompagne l’évolution des besoins des entreprises, commente Patrice Baumier. Nous revisitons notre catalogue de formation continue. Celui-ci va s’enrichir notamment d’une formation à BEXT.WMS, un logiciel de gestion d’entrepôts que nous avons adapté aux besoins de la pédagogie ». Alain Ratour et Isabelle Baudry CONTACT CCI Patrice Baumier 02 41 20 53 19 [email protected] PUB 42 Anjou Eco - n°40 - Juin 2015 www.maineetloire.cci.fr ligne directe Tourisme en Pays de la Loire : l’accélérateur Angers TourismLab Summer School : le Val de Loire accueille Taïwan Les Summer Schools permettent à un étudiant ou à un professionnel de découvrir ou d’approfondir une thématique tout en profitant de la découverte d’un pays. Dans le cadre du pôle Angers TourismLab, une première action de ce type est portée par l’Université et particulièrement par l’Esthua. Du 29 juin au 11 juillet, onze étudiants Master 2 de l’Université de Taïwan, partenaire de l’Ecole, seront accueillis à Angers dans la Summer School « Patrimoine, art de vivre et tourisme en Vallée de la Loire patrimoine mondial de l’UNESCO ». Leur programme alternant cours et pratiques en salles et expériences de terrain a été bâti par l’Esthua (Université d’Angers) et la CCI de Maine-et-Loire. Après « Acoustique » (le Mans), « Végétal » (Angers) et « Lumomat » (AngersNantes), un quatrième pôle RFI (Recherche Formation Innovation) « Angers TourismLab » s’est constitué dans le tourisme. La Région accompagne son développement sur 5 ans. Objectif : faire émerger, à partir d’Angers, un pôle leader en France et reconnu à l’international sur la recherche, la formation aux métiers du tourisme et l’innovation dans les entreprises et destinations touristiques En 2020, le pôle Angers TourismLab devrait rassembler plus de 3 000 étudiants, dont 700 en master, et 31 enseignantschercheurs permanents. Ce pôle est bâti autour de l’Esthua (Université d’Angers), premier pôle européen de formation supérieure en tourisme. Ses axes : Recherche, Formation et Innovation. R comme Recherche. Une équipe de recherche pluridisciplinaire en réseau sera créée, à partir d’unités existantes, pour atteindre la taille des plus grands au niveau international. Les effectifs en recherche pourraient doubler pour atteindre 60 personnes. Une fédération de recherche en tourisme du Grand Ouest et un laboratoire www.maineetloire.cci.fr international seraient créés avec le CNRS. Les chercheurs travailleront sur l’accès au tourisme des sociétés émergentes, la diversification des pratiques et le management des organisations ainsi que sur la valorisation économique et touristique de la culture et du patrimoine F comme Formation. Le pôle formera des professionnels répondant aux besoins des entreprises et de la recherche grâce à la pluridisciplinarité, l’ouverture internationale (création de masters conjoints dans Erasmus +, organisation de Summer Schools, …), une pédagogie innovante et des liens forts avec les entreprises et les destinations régionales et nationales. Il proposera des parcours de formation complets, du CAP au doctorat, sur trois champs d’intervention : hôtellerie-restauration et MICE (Meeting, Incentive, Congress and Events) ; tourisme et loisirs ; valorisation économique et touristique de la culture, des arts et du patrimoine L’Esthua assurera le volet culture, patrimoine et tourisme dans le Val de Loire, coordonné par Jean-René Morice, enseignant-chercheur de l’Esthua et vice-président délégué à la culture et aux initiatives de l’Université d’Angers. Des interventions sont prévues, mais aussi des découvertes terrain. Un après-midi sera dédié à la lecture et l’analyse architecturale de la ville d’Angers, parcourue à pied et à bicyclette. Une autre demi-journée sera consacrée à des églises du Saumurois. La visite de Chambord, Chenonceau et Villandry justifiera une journée complète. Du 2 au 4 juillet, les étudiants apprendront comment valoriser le patrimoine ligérien avec notamment une explication de la Loire à Vélo, suivie d’une mise en pratique entre Angers et Saumur. Le secteur Tourisme Hôtellerie Restauration de la CCI, sous la responsabilité de Sylvain Dourneau, assurera la seconde partie consacrée à la gastronomie, aux vins et spiritueux en Val de Loire. Au menu, les accords mets et vins, la connaissance des vins d’Anjou et les bases de la dégustation, l’initiation à des savoirs-faire simples en cuisine. Pendant trois matinées, les étudiants seront en cuisine. Ils créeront un menu « entrée plat dessert » autour de la volaille, travailleront le légume, réaliseront des bouchées. Ils pourront aussi découvrir - et concevoir- des cocktails à base de liqueurs ligériennes et s’initier pendant une journée à la dégustation des vins du Val de Loire. Le dernier jour, les jeunes Taïwanais partiront à la découverte de trois domaines viticoles emblématiques. CIFRE et de chaires d’entreprises, conception de produits et services innovants dans un « Tourisme innovation Lab », lancement de start-up et soutien à la création d’entreprise par des étudiants. La Région, Angers Loire Métropole et l’Université d’Angers se sont engagés, avec le I comme Innovation. L’activité concours des fonds européens de recherche collaborative sur un budget de 5.3 M€ sur devrait se développer d’ici 5 ans avec un objectif à 10 M€ à 2020 : développement des par la mobilisation des parcontrats de prestations de tenaires. Une équipe support service, création de bourses (un directeur, une assistante à mi-temps et 4 chargés de développement) sera recrutée et installée à l’Esthua. Le financement servira également à la communication, l’arrivée de nouveaux chercheurs, les échanges avec les universités étrangères partenaires. La Chambre Régionale de Commerce et d’Industrie fait partie des membres fondateurs du pôle Angers TourismLab, présidé par Pierre Denizot, PDG d’Appartcity. Alain Ratour Anjou Eco - n°40 - Juin 2015 43 Enquete Universités et grandes école demain une dans Le poids de l’enseignement supérieur en Maine-et-Loire est un atout considérable pour son économie et particulièrement son industrie. Celle-ci puise une grande partie des forces vives qui lui seront nécessaires dans deux Universités, des écoles d’ingénieurs et de commerce, des instituts et lycées à caractère professionnel. Panorama sur le terrain d’une belle “alliance pour l’industrie du futur”. Enseignement supérieur pour l’industrie en Maine-et-Loire E ntreprises industrielles et enseignement supérieur collaborent à différents niveaux. Les entreprises participent aux instances de direction. Elles s’impliquent dans la pédagogie des écoles : interventions de professionnels, études de cas, accueil de stagiaires. Des chefs d’entreprises sont membres des conseils d’établissement,. Ils interviennent aussi financièrement par la taxe d’apprentissage. Les échanges entre ces deux mondes sont particulièrement nourris sous cinq aspects : apprentissage et alternance études/entreprise ; international ; formation continue des salariés ; recherche ; juniorentreprises. IV, il progresse pour les niveaux I et II. A la rentrée prochaine, le Campus Arts et métiers d’Angers sera le premier de ce réseau national à préparer le diplôme Ingénieur ENSAM par apprentissage. 24 places seront offertes. Anne Morel, responsable Pédagogie, et Aude Boudelier sont en charge de ce nouveau mode de formation. « Après avoir reçu les résultats des concours d’entrée en juillet, les étudiants exprimeront des choix d’écoles et choisiront ou non la formule de l’apprentissage. Pendant trois ans, ils seront apprentis, plutôt à l’école au début, surtout dans l’entreprise à la fin, mais en alternance 50/50 sur l’ensemble de L’apprentissage progresse L’enseignement supérieur propose de plus en plus la formule de l’apprentissage. Si celui-ci diminue pour les niveaux V et 44 Anjou Eco - n°40 - Juin 2015 la période. Au final, ils auront le même diplôme, que ce soit par la formation « historique » ou par l’apprentissage ». C’est une enquête de l’Institut Jules Verne qui a montré le grand intérêt des industriels pour une formation Ingénieur par apprentissage. « Les entreprises seront le lieu de la formation par projets, l’école assurant plutôt les bases scientifiques. Elles doivent être d’une certaine taille, pas moins de 150 personnes, pour qu’elles constituent un vivier conséquent de projets transdisciplinaires ». Les signatures de contrat interviendront à partir de septembre. Des entreprises régionales (mécanique, plasturgie, industrie des transports, énergétique) ont déjà manifesté leur intérêt d’autant que le choix final des candidats leur incombera. L’immersion dans la mondialisation C’est un critère important pour nombre d’entreprises que de travailler avec une école ayant des liens développés à l’international. « International Business School »... L’ESIAME (Cholet) affiche clairement son engagement. Dès la première année, les étudiants doivent pratiquer deux langues étrangères et sont encouragés à découvrir une troisième langue au cours de leur semestre international. En seconde année, dès la rentrée des cours de spécialité leur sont proposés en anglais (management interculturel, supply chain management, e & m-commerce). Surtout, ils sont www.maineetloire.cci.fr es : carrière ESAIP. Notre offre de formation continue à la cybersécurité bénéficie des trois niveaux de la certification internationale EC-COUNCIL ». Il ne s’agit l’industrie le Haut Comité Français pour la défense civile et économique. Auparavant, la démarche QHSE était le plus souvent confiée à des qualiticiens ». L’offre de formation continue a accompagné le développement de cette filière. « Une de nos grandes ambitions est la formation tout au long de la vie. Les RH doivent développer l’employabilité des salariés ». Et Christophe Rouvrais de citer l’exemple des milliers d’informaticiens du hardware au chômage faute d’avoir été préparés à la révolution du numérique. « Nos formations morcelées en briques certifiantes permettent au salarié d’avancer, brique par brique, à l’aide de son Compte Personnel de Formation. C’est une démarche à forte valeur ajoutée». Fondamentale ou appliquée : la recherche étudiants internationaux pendant six mois dans les 25 universités partenaires de l’école : Europe, (Allemagne, Hongrie, Danemark, Lituanie, Lettonie, Espagne, Irlande), Turquie, Asie (Chine, Thaïlande, Malaisie), Amérique (Mexique, Canada), Australie. Dés 2016, la Finlande, le Pérou, le Costa Rica rejoindront les rangs des universités partenaires. « Ce semestre est validé par le système de crédits européen ECTS, ajoute Pascale Samson, directrice de l’ESIAME. Il aide l’étudiant à acquérir de l’aisance dans une langue étrangère, bien sûr. Mais le stage donne le temps suffisant à la découverte d’une autre culture et à l’adaptation à un nouvel environnement. Tout ce qui sera indispensable à l’étudiant pour évoluer dans un environnement mondialisé, lorsqu’il sera devenu un professionnel ». En www.maineetloire.cci.fr 3ème et dernière année, c’est en anglais que les étudiants peuvent suivre les cours de management international. Tout comme ils peuvent choisir un pays étranger pour terminer cette dernière année à l’ESIAME. Formation continue, formation tout au long de la vie... pas de s’assurer de l’intérieur de l’absence de faille. Au contraire, c’est l’attaque extérieure qui mettra à nu les défaillances informatiques ». Autre thème de prédilection de la formation continue à l’ESAIP, la sécurité et la prévention des risques. « Nous avons été les premiers à mettre en place, il y a plus de dix ans, une filière de formation diplômante en partenariat avec Les contrats de recherche pour le compte d’entreprises peuvent représenter des sommes substantielles. Les entreprises peuvent faire appel à plusieurs laboratoires de la Faculté des Sciences : l’Institut de Recherche en Horticulture et Semences (IRHS), l’Institut des Sciences et Technologies Moléculaires d’Angers (MOLTECH ANJOU), le Laboratoire Angevin de Recherche en Mathématiques (LAREMA), le Laboratoire d’Études et de Recherche en Informatique (LERIA), le Laboratoire de Photonique d’Angers (LPhiA), Récepteurs et Canaux Ioniques Membranaires (RCIM). Le En une dizaine d’années, la formation continue s’est imposée comme un axe de développement logique et un relais de croissance. La formation tout au long de la vie se développe à son tour. « Plus de 80 des TPE et PME sont en situation de fragilité vis-à-vis de la sécurité de leur système informatique, constate Christophe Rouvrais, directeur du groupe Anjou Eco - n°40 - Juin 2015 45 Enquete laboratoire Arts et Métiers ParisTech d’Angers (LAMPA) est implanté à Angers et Laval. Ses activités se répartissent autour de 3 équipes : sur Angers, procédés, matériaux et durabilité ; hydrodynamique et instrumentation ; sur Laval, présence et innovation. A l’ESEO, l’activité du centre de transferts technologiques pour les entreprises est portée par l’équipe ESEO-Tech qui travaille dans les domaines suivants : systèmes embarqués et automatismes ; traitement du signal et télécom ; biomédical ; électronique embarquée ; systèmes d’information ; réseaux et télécommunications ; énergie et environnement. Six thématiques de recherche sont abordées à l’ES dont la qualité et la typicité des aliments menée par l’Unité de Recherche en Agroalimentaire sur les Produits et les Procédés (Grappe). Chaque année, une soixantaine de Projets d’Application en Entreprise réunissent une équipe d’étudiants de l’ESAIP, coachés par des experts, pour répondre en deux mois à la demande d’une entreprise : rédaction du Document Unique, audit de sécurité informatique, tests d’intrusion... Junior entreprises : galop d’essai pour futurs pros Les Junior entreprises sont des associations à vocation économique et pédagogique constituées au sein d’établissements d’enseignement supérieur. Elles permettent à de futurs diplômés de mettre en pratique leurs connaissances théoriques par la réalisation de missions pour le compte de professionnels, souvent industriels. A l’Université d’Angers, la Junior Entreprise s’appelle « UA Events & Consulting » (UAEC). La diversité des compétences permet de répondre à des missions de marketing stratégique et opérationnel, de communication, de stratégie et de développement, de finance et gestion, de RH, de traduction et tourisme. L’ISTIA adhère à l’UAEC et lui apporte des compétences en automatique et génie informatique, ingénierie de l’innovation, qualité et sûreté de fonctionnement. Les écoles d’ingénieurs ne sont pas en reste. ESSCA Junior Conseil possède un réseau de 2700 étudiants mobilisables, répartis sur les 4 campus à Angers, Paris, Budapest et Shanghaï. Les domaines de compétences d’Arts et Métiers Junior Etudes (AMJE) couvrent la conception, l’informatique, la réalisation de prototypes, la traduction de documents techniques, l’automatisme.... Le SEIO (ESEO) propose son savoir-faire, de la réalisation de sites web à la conception et au 46 Anjou Eco - n°40 - Juin 2015 développement d’applications mobiles sur iOS et Android, en passant par la conception de systèmes électroniques. A l’ESA, Ouest Services Etudes Recherches (OSER) répond notamment aux besoins des professionnels de l’agroalimentaire (process, nutrition-santé, qualité, analyse sensorielle), la viticulture, l’œnologie. Alain Ratour ITII : les entreprises associées à la formation des ingénieurs L’Union des Industries et Métiers de la Métallurgie (UIMM) a créé il y a 20 ans des associations paritaires entre le monde de la formation et celui des entreprises. Ce sont les 23 Instituts des Techniques d’Ingénieur de l’Industrie dont l’ITII Pays de la Loire, créé en 1991,qui propose 6 diplômes d’ingénieurs par la voie de l’apprentissage. « Nous sommes à l’écoute des entreprises industrielles manufacturières pour les aider à former leurs salariés, précise d’emblée son directeur Jacky Gautier. Nous nous ne délivrons pas de diplômes, mais proposons des profils d’ingénieurs de production, opérationnels, formés par apprentissage. Ils sont différents de ceux des écoles d’ingénieurs sous statut étudiant structures ». L’ITII Pays de la Loire recrute des jeunes bac +2 dont 80 % de DUT et 20 % de BTS. Les ingénieurs ITII améliorent les performances de l’entreprise en développant notamment le management par projet. La formation en découle. D’abord estimer les répercussions dans les services d’une décision technique. Ensuite comment organiser et gérer ce projet. Enfin, mesurer la dimension économique, le retour sur investissement...« Nous nous situons sur des diplômes de spécialités. Pour l’ESEO ; informatique industrielle. Pour le groupe ESAIP, sécurité et prévention des risques. Par ailleurs, nous portons le diplôme des Arts et Métiers d’Angers. Il est généraliste, mais orienté production manufacturière et nous avons porté la pédagogie de l’alternance ». L’ITII Pays de la Loire est présidé par Thierry Brachu, ancien directeur de PCM à Champtocé-sur-Loire (association Partenariats) et par Martine Cudot (association Gestion), directrice d’Alcatel Lucent à Nantes. www.maineetloire.cci.fr Page supplémezntaire pour cet article sur les Ecoles, maquette à modifier www.maineetloire.cci.fr Anjou Eco - n°40 - Juin 2015 47 Enquete Les grandes écoles pour l’industrie en Maine-et-Loire Universités Université d’Etat IUT Angers-Cholet Domaines d’expertise Sur Angers : génie biologique ; génie électrique et informatique industrielle ; gestion des entreprises et des administrations ; techniques de commercialisation Sur Cholet : génie mécanique et productique Diplôme : Diplôme Universitaire de Technologie (DUT) Alternance. Formation continue. www.iut.univ-angers.fr Faculté des sciences Biologie Chimie Informatique Mathématiques Physique Géologie Diplômes : cursus master Ingénierie (licences LMD, licences professionnelles), masters LMD Alternance : pour certains diplômes www.univ-angers.fr/fr/acces-directs/ facultes-et-instituts/faculte-sciences.html Ecoles liées aux Universités ESTHUA (UA) à Angers, Cholet et Saumur Diplômes : licences LMD, licences professionnelles, masters LMD, diplôme d’université (DU) Alternance : pour certains diplômes. Formation continue. www.univ-angers.fr/fr/acces-directs/ facultes-et-instituts/esthua.html Institut supérieur de la santé et des bioproduits d’Angers ISSBA (UA) Diplômes : licences, masters, diplômes d’université Alternance pour Master 2 www.issba.fr Ecole Technique Supérieure de Chimie de l’Ouest ETSCO (UCO), Angers Expertises : chimie ; métiers de l’eau Diplôme : BTS http://etsco.paysdelaloire.e-lyco.fr Ecoles d’ingénieurs Campus Arts et métiers d’Angers Expertises: couches minces ; fonderie ; superplasticité; conception et innovation Diplômes : Bachelor de Technologie ; ingénieur généraliste en génie mécanique et génie industriel ; master Recherche, études doctorales, MBA Alternance. Formation continue www.ensam.eu/Campus-Angers Ecole supérieure d’agriculture (ESA), Angers Expertises : productions végétales et animales ; viticulture et œnologie ; agroalimentaire ; horticulture et paysage ; commerce, distribution et marketing ; environnement et aménagement du territoire Diplômes : Bac + 2 ; Bac + 3 et 4 ; Bac +5 ; Ingénieur ESA ; Bac +8 Voie scolaire classique. Alternance. Formation continue. Enseignement à distance. www.groupe-esa.com Ecole supérieure d’électronique de l’Ouest (ESEO), Angers Expertises : objets et systèmes intelligents Diplômes : ingénieur généraliste ESEO. Options : systèmes embarqués ; bio-médical ; électronique des objets connectés ; énergie et environnement ; cloud et réseaux ; logiciels et données ; signal image audio et télécom. Apprentissage. Formation continue. Formation tout au long de la vie. www.eseo.fr 48 Anjou Eco - n°40 - Juin 2015 ISTIA (UA), Angers Diplômes : prépa ; licences ; master ; ingénieur génie des systèmes industriels options : automatique et génie informatique ; ingénierie de l’innovation ; qualité et sûreté de fonctionnement. Formation continue www.istia.univ-angers.fr Groupe ESAIP, St Barthélemy d’Anjou Expertise : numérique (cyber sécurité, réseaux, objets connectés, big data …) et prévention des risques (QHSE, maitrise des énergies, économie circulaire, environnement …) Diplômes : Bachelor Informatique et réseaux, Ingénieur ESAIP « Informatique et réseaux » et « Sécurité et Prévention des risques » ; Bac +5 « Chef de projet ». Alternance. Formation Continue. Formation tout au long de la vie. www.esaip.org/groupe-esaip Ecoles de commerce ESSCA (Angers) Expertise : management (différents cursus en marketing, commerce, finance, RH, digital et conseil) Diplômes : Bachelor, Mastère spécialisé « Management digital et stratégie de marque » et « Mix Digital et Business Développement » Alternance. Formation continue. www.essca.fr ESIAME (Cholet) Expertise : commerce et management international Diplômes : Bachelor www.esiame.fr Ecoles post-bac Ecole Supérieure des Pays de Loire (ESPL) Expertise : métiers du tertiaire (commerce, communication, management, RH, comptabilité/gestion, transports) Diplômes : BTS, Bachelor, MBA Initial. Alternance. Formation continue www.espl.fr IMIE, Angers Expertise : filière numérique Diplômes : Bac +2, Bac + 4, Bac +5 Formation continue www.imie-ecole-informatique.fr Lycée Saint Aubin la Salle (ex-Lycée La Baronnerie), St Sylvain d’Anjou Expertise : métiers de l’énergie, des systèmes mécaniques et des applications numériques ; plasturgie ; métiers de bouche ; comptabilité-gestion. Diplôme : prépa, BTS, licence professionnelle Alternance www.saintaubinlasalle.fr Lycée Chevrollier, Angers Expertise : électronique et TIC ; systèmes automatisés de production ; gestion. Diplôme : BTS, classes prépa grandes écoles http://chevrollier.paysdelaloire.e-lyco.fr/ Lycée Renaudeau-la Mode, Cholet Expertise : métiers de la mode ; vêtements et métiers de la mode ; chaussure-maroquinerie Diplômes : BTS Alternance (2 groupes : chaussures et maroquinerie) et sous statut scolaire www.lycee-mode.fr Lycée Renaudeau, Cholet Expertise : électrotechnique et maintenance des systèmes Diplômes : BTS Alternance et sous statut scolaire http://renaudeau.paysdelaloire.e-lyco.fr www.maineetloire.cci.fr PUB Enquete S’offrir une reconversion professionnelle CFA : Changer de vie professionnelle, une tendance observée depuis quelques années. Un Français sur trois se déclarerait prêt à changer de métier ou de secteur d’activité. La reconversion professionnelle, une option qui attire de plus en plus de candidats. 8 heures. Au Centre Pierre Cointreau (CPC) à Angers, les cours vont comm e n c e r. P a r m i les élèves, certains se distinguent de leurs « copains de promo » par un signe particulier : ils sont majeurs et vaccinés depuis quelques années déjà et ont choisi de retourner sur les bancs de l’école pour s’offrir une deuxième vie professionnelle. Aujourd’hui, rares sont les salariés qui occupent le même poste durant toute leur carrière. Par choix personnel ou raisons professionnelles, la reconversion permet de donner un nouveau souffle à sa carrière. Cette démarche nécessite néanmoins une réflexion en amont, de la motivation et un investissement personnel important. Depuis ces dernières années, la mise en place de nouveaux dispositifs de financement liés à la formation professionnelle a, sans nul doute, été un levier favorisant la reconversion professionnelle. D’où une nouvelle tendance qui se confirme au sein des CFA (1), celle d’une mixité intergénérationnelle des publics. Les CFA, des structures où les adultes trouvent leur place car ces dernières ont l’habitude d’accueillir des publics hétérogènes. Cette tendance va dans le sens de la loi relative à la formation profes- sionnelle promulguée en 2014 qui tend à renforcer le rôle des CFA dans le cadre d’une mise en cohérence de l’ensemble de l’offre de formation initiale et continue. Les organismes de formation doivent aujourd’hui s’adapter d’autant plus que la loi ouvrie, avec le compte personnel de formation (CPF), de nouvelles perspectives à des personnes qui ne pouvaient pas jusqu’à présent financer une formation pour changer de métier. Les trois établissements du CFA de la CCI de Maine-etLoire, situés à Angers, Cholet et Saumur, occupent le 1er rang dans les Pays de la Loire et le 4ème rang national. Ils proposent 90 diplômes, du CAP à la Licence Pro dans 15 filières métiers. Depuis quelques 50 Anjou Eco - n°40 - Juin 2015 Constructive, années, le CFA accueille de plus en plus dans ses formations une mixité de publics aux attentes et aux objectifs différents. Comme l’explique Jean-François Laplanche, responsable du Centre Pierre Cointreau à Angers, «pour répondre à cette mixité qui va croissant, nous avons mis l’accent sur la modularisation des formations. Chaque année, nous accueillons 2000 salariés sur des processus de formation courte. De plus en plus d’adultes sont sur des dispositifs de parcours individualisé». Même écho auprès des établissements de Saumur et de Cholet. « Pour 80 % d’entre eux, ils intègrent des groupes existants. Mais lorsque le nombre de profils dits atypiques est suffisant, nous créons un groupe », comme l’explique Sandrine Capèle, responsable d’Eurespace Formation à Cholet. «Cela nécessite une vraie organisation, une réelle capacité à individualiser ces parcours et à centrer les enseignements sur le professionnel et les métiers». A Eurespace aussi, la tendance d’adultes en reconversion est à la hausse et ira croissant avec la récente réforme sur la formation professionnelle. « Il est essentiel de communiquer davantage sur ces parcours en alternance tant auprès des adultes que des entreprises. La durée de formation est plus courte et la motivation de ces publics est www.maineetloire.cci.fr Fructueuse, Adaptable différente car dès l’entrée en formation, ces personnes ont un projet. Au-delà du métier, leur ambition peut être de se mettre à leur compte, de capitaliser sur tout ce qu’ils ont acquis de manière concrète ». La reconversion professionnelle, selon Sandrine Capèle, est une tendance dans l’air du temps. «Aujourd’hui, les gens souhaitent donner du sens à leur vie, se lancer des défis et s’offrir l’opportunité de vivre plusieurs vies professionnelles. La diversité de tous ces vécus professionnels est mise au service du groupe et crée une vraie dynamique. C’est une expérience humaine enrichissante. Il faut renforcer ces mixages et faire savoir aux adultes et aux entreprises que nos établissements ont les compétences et sont à même de répondre à des publics différents». A Trois Lieux d’ici Une vieille croyance dit que les chats ont plusieurs vies, comme www.maineetloire.cci.fr « Diriger une équipe en restauration, cela ne s’improvise pas » Alain Sabatier, gestionnaire avec son épouse depuis février dernier, du nouvel hôtel-restaurant « Les Trois Lieux », aux Ponts-de-Cé. Plusieurs vies qui ont eu comme fil rouge, l’apprentissage. La vocation première d’Alain Sabatier, le textile, métier appris auprès d’un maître tailleur qui, pour la petite histoire, n’était autre que l’élève du tailleur de Napoléon III. Devenu des années plus tard directeur de collection chez New Man, Alain Sabatier décide de quitter le groupe, par choix personnel. Epicurien dans l’âme, l’homme aime la bonne chère, surtout lorsqu’elle est partagée. L’idée lui vient alors de se reconvertir dans l’hôtellerie-restauration. Il suit au CPC la formation R&D (2). Suivent quelques temps de recherche infructueux d’établissement hôtelier (sans restaura- tion) où son projet initial prend une autre voie, celle d’un hôtelrestaurant. « Diriger une équipe en restauration, cela ne s’improvise pas ». Alain Sabatier revient sur les bancs du CPC pour suivre en un an un CAP cuisine. En parallèle, sa candidature est retenue par la Ville des Pontsde-Cé pour prendre la gestion d’un nouvel hôtel-restaurant sur le site des anciens établissements Cannelle. « J’ai eu la chance de suivre des stages dans des établissements de renom qui m’ont permis de me retrouver en situation réelle à tous les postes. Le but de cette formation n’était pas de faire carrière en tant que cuisinier, mais de comprendre le métier, d’acquérir les bases. Cette formation a parfaitement répondu à mes attentes. Suivre une formation, c’est revenir à plus d’humilité, un état d’esprit que j’avais connu lors de mon apprentissage auprès de ce maître tailleur. En stage, il m’est arrivé d’être sous les ordres d’un jeune de 18 ans en bac pro. J’ai 55 ans. Je sais faire la différence entre celui qui sait et celui qui ne sait pas, quel que soit l’âge ». La reconversion professionnelle, une démarche qu’encourage Alain Sabatier. « Un métier, c’est la moitié de sa vie. Si cela ne convient plus, il faut se poser des questions, en réfléchissant très en amont à ce que l’on souhaiterait entreprendre car « aimer faire » quelque chose et en faire son métier au quotidien c’est très différent entre l’idée, que l’on s’en fait et la réalité. Le soutien des proches est par ailleurs indispensable car une reconversion implique des changements pour son entourage familial ». Anjou Eco - n°40 - Juin 2015 51 Enquete Menuisier dans l’âme Une filière porteuse : la logistique « On ne le dit pas assez, mais il y a des filières qui embauchent, dont la logistique», confirme Patrice Baumier, responsable de la filière Vente Commerce Logistique à l’établissement de Saumur. Ludovic Georgeon, 37 ans prépare un diplôme de TSMEL 2 (Technicien Supérieur en Méthodes et Exploitation Logistique). «Dans mes précédents emplois, je faisais déjà de la logistique sans le savoir. Ces expériences ont confirmé mon intérêt pour cette filière». Suite à un licenciement, Ludovic s’est naturellement porté sur une formation dans ce domaine. « Je savais que cette filière était porteuse, qu’il y avait des opportunités ». A la rentrée 2013, Ludovic est donc revenu sur les bancs de l’école pour deux ans. « Les premiers temps n’ont pas été évidents. Il a fallu me réadapter au rythme scolaire et rattraper en quelques mois les bases que je n’avais pas ». L’alternance, l’apprentissage en entreprise, une formule que Ludovic valide à 100 % au point d’envisager, à l’issue de cette formation, de poursuivre pour obtenir une licence. Une éventualité qu’il n’aurait pas envisagée avant. « Je regrette que la voie de l’alternance soit sous-estimée. C’est, selon moi, la meilleure voie qui soit, d’autant plus pour des adultes envisageant une reconversion professionnelle ». Et si des concessions sont indispensables pour parvenir à son objectif, elles sont limitées dans le temps. « C’est un choix ». Ludovic encourage sans réserve cette voie avec tous les avantages que cela représente aussi pour l’entreprise, parfois frileuse à prendre un adulte en apprentissage. « Un adulte a plus de maturité, plus le sens des responsabilités, entre plus vite dans le sujet ». « J’ai toujours aimé travailler le bois, mais je ne me sentais pas capable d’en faire un métier ». Mais lorsque les choses sont écrites… En 2013, Benoît de Soultrait, ingénieur agronome de formation, entend parler d’une menuiserie à reprendre. Parallèlement employé comme chargé d’étude dans une société de marketing agricole, il passe un bilan de compétences proposé par l’entreprise. Résultat : Benoît est un créatif. Une aptitude qu’il n’exploite pas au poste qu’il occupe. « Cela a été le facteur déclencheur pour sauter le pas ». Benoît, 30 ans, décide de suivre un parcours individualisé de CAP de menuiserie à Eurespace. « Pas évident, lorsque l’on a déjà connu la vie active de se remettre dans l’environnement cadré des études ». Dans le groupe que Benoît a rejoint, ils sont une quinzaine dont 7 personnes « post-bac » comme lui. « J’ai choisi Eurespace qui avait la volonté de créer un vrai groupe de parcours individualisé ». Même si les échanges sont naturellement plus fluides entre adultes, Benoît reconnait que le jeune « voisinage » est plutôt sympathique. « Pour les jeunes, c’est un « + » d’avoir des adultes, cela tire le groupe vers le haut. Cela leur montre aussi l’intérêt que des adultes peuvent porter à leur futur métier ». Les démarches pour trouver une entreprise qui l’accueille ont été relativement faciles. « Les motifs de refus tenaient surtout au fait que les employeurs ne sont pas habitués à prendre un apprenti adulte et n’imaginaient pas trop comment m’occuper. Mais le fait d’avoir ce projet de m’installer à mon compte, d’être plus motivé qu’un jeune fraichement diplômé sont des arguments convaincants ». La formation en alternance, Benoît n’y voit que des avantages. « L’implication dans les projets d’entreprise est beaucoup plus importante. Mon challenge est d’apprendre le plus possible en une année pour être opérationnel, de me faire embaucher et de continuer à acquérir de l’expérience avant de m’installer ». Souhait exaucé puisque la société qui emploie Benoît envisage de le garder. « Cela signifie que la formation dispensée aux adultes par Eurespace convient tout à fait aux entreprises ». A ceux qui souhaiteraient suivre la voie de l’alternance, aux entreprises qui hésiteraient à prendre un adulte en apprentissage, Benoît a les outils pour convaincre les deux parties. « Je me sens beaucoup plus épanoui qu’avant. Il faut oser même s’il y a des sacrifices à faire. Quant aux entreprises, elles s’y retrouvent vite : elles ont devant eux des personnes motivées à qui l’on peut confier des responsabilités, qui ont un vécu professionnel et un projet ». Marianne Bourgeois (1) : CFA : Centre de Formation par Apprentissage (2) : Formation R&D : Reprendre et diriger un hôtel PUB 52 Anjou Eco - n°40 - Juin 2015 www.maineetloire.cci.fr PUB Réglementation FiscaL Contrôle Urssaf : Ça va durer combien de temps ? Comme pour les contrôles fiscaux, les contrôles Urssaf devront désormais être réalises sur une période limitée : quelle est cette durée maximale et qui va pouvoir en bénéficier ? En matière de contrôle des impôts, la durée de la vérification de comptabilité réalisée sur place (c’est-àdire principalement dans les locaux de l’entreprise) ne peut pas, sauf exceptions, excéder 3 mois, voire 6 mois maximum si l’administration prouve que votre comptabilité comporte de graves irrégularités la privant de valeur probante. En matière fiscale, cette limitation de la durée du contrôle vaut pour les entreprises dont le CA HT hors taxes n’excède pas 783 000 € (activités de ventes), 236 000 € (prestataires de services) ou 350 000 € (activités agricoles). Une mesure similaire vient d’être adoptée pour les contrôles Urssaf (engagés depuis le 1er janvier 2015)* pour éviter des durées de contrôle anormalement longues. Pour les entreprises versant des rémunérations à moins de 10 salariés (hors groupes) et pour les travailleurs indépendants, la durée du contrôle Urssaf ne pourra pas excéder 3 mois (entre le début effectif du contrôle et la lettre d’observations). Cette durée de 3 mois, qui s’applique aux contrôles « sur place », et « sur pièces », pourra toutefois être prorogée une fois (ce qui porte la durée maximale à 6 mois) sur demande expresse de l’entreprise ou de l’Urssaf. Il existe toutefois des exceptions à cette durée maximale. Cette limitation ne s’appliquera pas s’il est établi à l’encontre de l’entreprise une situation de travail dissimulé, un obstacle à contrôle, un abus de droit, un constat de comptabilité insuffisante ou de documentation inexploitable. Sources : Actu Strego Rendez-vous personnalisés avec l’URSSAF L’Urssaf Pays de la Loire a lancé un nouveau service de conseil expert sur rendez-vous tous les après-midi. Pour bénéficier d’un entretien personnalisé avec un conseiller lorsque la question est complexe, il suffit désormais de formaliser sa demande de rendez-vous sur paysdelaloire. urssaf.fr, rubrique [Contacts @] > [Contactez-nous]. Un spécialiste rappelle sous 72 heures pour apporter une réponse ou pour proposer un rendez-vous (téléphonique ou physique), afin d’aller plus loin dans la recherche commune de la réponse. La rencontre, préalablement préparée, permet de bénéficier d’une approche experte et personnalisée du dossier. Le dispositif s’attache également à éviter toute attente au visiteur. Un accueil « indifférencié » continue d’être assuré sur les sites d’Angers et Cholet de 8h30 à 12h30. A partir de 13h30, les visiteurs sont reçus exclusivement sur rendez-vous. Pour éviter tout déplacement et trouver réponse aux questions plus simples, l’Urssaf propose des services en ligne gratuits et sécurisés : télédéclaration et télépaiement, information précise et actualisée sur la législation, les formalités, les aides et exonérations, demande d’attestation ou consultation du compte en ligne, chèque emploi service…). Pour en bénéficier, rendez-vous sur : urssaf.fr paysdelaloire.urssaf.fr net-particulier.fr net-entreprises.fr dsn-info.fr rsi.fr/paysdelaloire Commercial Un employeur voit un salarié démissionnaire créer une société concurrente... Un salarié remet sa démission à son employeur qui sera effective 1 mois plus tard après l’expiration du préavis. Après son départ, l’employeur découvre que son ex-salarié a constitué une société concurrente avec 2 autres associés, et ce, pendant son préavis. Reproche en est fait à l’exsalarié à qui l’employeur réclame la restitution des sommes versées au titre de l’exécution de son préavis. Il considère que cet ex-salarié s’est rendu coupable d’une faute lourde, privative d’indemnités : en créant une société concurrente alors qu’il était toujours salarié, il a manqué à son obligation de loyauté, manifestant par là même une intention de nuire à son employeur. Tel n’a toutefois pas été l’avis du juge : si l’exsalarié a effectivement constitué une société concurrente pendant son préavis, aucun élément ne vient établir qu’il aurait réellement débuté cette nouvelle activité avant l’expiration du préavis. Aucun manquement 54 Anjou Eco - n°40 - Juin 2015 caractérisant une faute lourde ne peut être reproché au salarié… Arrêt de la Cour de Cassation, chambre sociale, du 11 février 2015, n° 13-26843 Sources : Actu Strego Jusqu’où va le démarchage à domicile ? Par courrier, un concessionnaire offre à ses clients, pour toute réservation d’un véhicule neuf, 2 mensualités de crédit ou l’entretien pendant 36 mois et une reprise Argus majorée de 3 000 €. Séduit par l’offre, un client se rend à la concession, signe un contrat de location d’un véhicule avec option d’achat et verse une 1ère mensualité. S’estimant victime d’un démarchage irrégulier, il demande l’annulation du contrat et le remboursement des sommes versées. Ce que refuse le vendeur : il n’y a pas eu de démarchage à domicile puisque le contrat a été conclu à la concession. Mais il y a bien eu démarchage pour le juge, irrégulier ici : c’est parce qu’il a reçu à son domicile un courrier l’incitant, via des cadeaux, à commander un véhicule neuf que le client s’est rendu à la concession pour conclure un contrat. Il doit donc bénéficier des mesures protectrices liées au démarchage à domicile (délai de réflexion, interdiction pour le vendeur de percevoir des sommes pendant ce délai, etc.). Arrêt de la Cour de Cassation, chambre commerciale, du 4 février 2015, n° 14-11002 Sources : Actu Strego Salarié en arrêt maladie… et au travail chez un concurrent ? Une salariée, directrice d’un hôtel restaurant, se retrouve en arrêt de travail pour cause de maladie. Suspectant qu’elle travaille pendant cet arrêt maladie (il l’a aperçue dans les locaux d’une entreprise concurrente), il fait appel à une agence de détective privée : après enquête, il est effectivement établi que cette salariée occupe, dans le même temps, les fonctions de directrice d’établissement dans cette entreprise directement concurrente. Considérant qu’elle a manqué à son obligation de loyauté envers lui, l’employeur la licencie pour faute grave, mais la salariée conteste ce licenciement. Elle affirme tout d’abord s’être trouvée dans cette autre entreprise, non pour des raisons profes- sionnelles, mais seulement à des fins personnelles. Puis, elle rappelle que l’exercice d’une activité pendant un arrêt de travail provoqué par la maladie ne justifie pas en lui-même un manquement à l’obligation de loyauté. A moins, ajoute-t-elle, que cela cause un préjudice à l’entreprise. Encore faut-il que l’entreprise apporte la preuve de ce préjudice, ce qui n’est pas le cas ici précise-t-elle… Mais c’est sans compter l’avis du juge qui valide le licenciement pour faute grave : non seulement il considère comme établi l’exercice d’une activité professionnelle pour le compte d’une entreprise concurrente par la salariée en arrêt maladie, mais il précise que l’exercice d’une telle activité cause nécessairement un préjudice à son employeur. En clair, ce manquement à l’obligation de loyauté de la part de la salariée rend impossible son maintien dans l’entreprise. Arrêt de la Cour de Cassation, chambre sociale, du 28 janvier 2015, n° 13-18354 Sources : Actu Strego Social Une aide au départ en retraite pour les commerçants et artisans Fin 2014, l’indemnité de départ à la retraite des artisans et des commerçants a été supprimée. Mais pour que les commerçants et artisans partant en retraite et se trouvant en difficulté financière puissent toujours bénéficier d’un dispositif d’accompagnement, le RSI a mis en place l’Accompagnement au Départ à la Retraite (ADR) : ce dispositif prévoit le versement d’une aide financière variable selon les revenus du bénéficiaire (de 7 500 € à 10 000 €). Pour en bénéficier, le bénéficiaire doit répondre aux conditions suivantes : - atteindre l’âge légal de la retraite ; - être cotisant actif au RSI au moment du passage à la retraite ; - avoir cotisé plus de 15 années au RSI ; - être non imposable sur les revenus pour les 2 dernières années civiles qui précèdent le passage à la retraite (pour 2014, le revenu doit être inférieur à 11 885 € pour une personne seule et 17 896 € pour un couple). La demande d’aide doit être déposée à la commission d’action sanitaire et sociale de la caisse régionale du RSI dont vous dépendez, accompagnée d’une description des difficultés rencontrées dans les 12 mois suiwww.maineetloire.cci.fr vant votre départ en retraite (dans les 6 mois précédant le départ en retraite si vous n’êtes pas à jour de vos cotisations). Attention : sont visés par cette aide les artisans, les commerçants et les industriels ; les professionnels libéraux (avocats, experts-comptables, médecins, pharmaciens, architectes, etc.) ne sont pas concernés. Sources : Actu Strego Un salarié réclame le paiement des congés payés non pris À la suite de son licenciement, un salarié réclame le versement d’une indemnité au titre d’un reliquat de 75 jours de congés payés non pris. À l’appui de sa demande, il met en avant un usage de l’entreprise qui autorise le report indéfini des congés payés non pris, usage dont l’existence est contestée par l’employeur. Au contraire, l’employeur considère que, parce que le salarié n’a pas été empêché de prendre ses jours de congés, les congés non pris sont tout simplement perdus. Il estime donc n’avoir aucune indemnité à verser à ce titre. Mais, pour éviter le versement de cette indemnité, il aurait toutefois dû prendre plus de précautions, comme le lui rappelle le juge qui donne raison au salarié. Le simple fait de dire que le salarié n’a pas été empêché de prendre ses congés est insuffisant : parce qu’il doit veiller à ce que les salariés prennent leurs congés, il doit prouver qu’il a pris toutes les mesures nécessaires en ce sens. Ce qui n’a pas été fait ici… Arrêt de la Cour de Cassation, chambre sociale, du 21 octobre 2014, n° 13-15467 Sources : Actu Strego Réglementation Des limites à la géolocalisation des salariés Le salarié, employé en qualité de technico-commercial, refuse la mise en place d’un système de géolocalisation sur son véhicule de service, estimant qu’il s’agit pour l’entreprise d’instaurer une forme de filature et de contrôle permanent illégal. Ce n’est pas l’avis de l’employeur. Tout d’abord, il rappelle que les obligations déclaratives auprès de la CNIL ont été respectées. Ensuite, il précise que l’ensemble des véhicules de services sont concernés. Enfin, il estime www.maineetloire.cci.fr que parce que le salarié dispose d’une relative indépendance dans la gestion de son emploi du temps, il est légitime qu’il puisse vouloir connaître avec précision son emploi du temps. Pour lui, le refus manifeste et constant du salarié de se soumettre à une demande légitime dans le but d’améliorer le fonctionnement de l’entreprise constitue un acte d’insubordination : cette attitude justifie donc, selon lui, une rupture immédiate du contrat de travail. Mais ce n’est pas l’avis du juge qui estime que l’employeur ne pouvait pas, ici, imposer la mise en place d’un système de géolocalisation pour contrôler l’emploi du temps du salarié. Le juge rappelle un principe qui impose que « nul ne peut apporter aux droits des personnes et aux libertés individuelles et collectives de restrictions qui ne seraient pas justifiées par la nature de la tâche à accomplir ni proportionnées au but recherché ». Pour ces raisons, il a estimé que l’utilisation d’un système de géolocalisation pour assurer le contrôle de la durée du travail (qui n’est licite que lorsque ce contrôle ne peut pas être fait par un autre moyen) n’est pas justifiée lorsque le salarié dispose d’une liberté dans l’organisation de son travail. Arrêt de la Cour de Cassation, chambre sociale, du 17 décembre 2014, n° 13-23645 Sources : Actu Strego Vente du fonds de commerce : fournir des informations exhaustives sous peine de nullité Une personne se porte acquéreur d’un fonds de commerce de fruits et légumes. Peu de temps après, il constate que des informations qu’il estime essentielles ne lui ont pas été fournies par le vendeur, ou plus exactement, lui ont été dissimulées par le vendeur. Il constate, en effet, que le vendeur ne l’a pas informé que le fonds avait en fait été exploité par un locataire gérant et que ce même locatairegérant n’a pas respecté ses obligations locatives, de sorte que le fonds a été temporairement fermé (ce qui a conduit à une perte de clientèle). Il relève également que le chiffre d’affaires réel du fonds était pour partie réalisé grâce à une activité ambulante complémentaire, ce dont il n’avait pas été informé. Pour l’acheteur, le vendeur l’a inten- tionnellement trompé pour le conforter à conclure la vente du fonds de commerce. Ce dont le vendeur se défend en argumentant notamment sur le fait que l’acquéreur a déclaré dans l’acte bien connaître le fonds de commerce vendu pour l’avoir vu et visité préalablement à son offre d’acquisition. Cela n’a toutefois pas été suffisant pour convaincre le juge. Selon ce dernier, il est établi, dans cette affaire, que : - le vendeur n’a pas informé l’acquéreur qu’il n’avait pas exploité personnellement le fonds ; - l’acte de vente comportait des chiffres d’affaires présentés comme ceux du cédant alors qu’il s’agissait en réalité de ceux du locatairegérant ; l’acte ne mentionnait pas l’absence d’exploitation du fonds pendant plus de 4 mois et ne précisait pas que l’acquéreur avait été avisé de cette situation. Ces circonstances sont de nature à caractériser une réticence dolosive de la part du vendeur qui a agi intentionnellement pour tromper l’acquéreur et le déterminer à conclure cette vente. Ce dernier est donc fondé à demander l’annulation de la vente. Arrêt de la Cour de Cassation, chambre commerciale, du 6 janvier 2015, n° 13-27340 Sources : Actu Strego reconstitution du chiffre d’affaires et, par voie de conséquence, le redressement fiscal qui s’en est suivi. arrêt de la Cour Administrative d’Appel de Marseille du 26 octobre 2012, n° 10MA00223 Sources : Actu Strego Vous souhaitez recruter ? Vous pouvez bénéficier d’une aide publique à l’embauche. Deux dispositifs peuvent être mobilisés : Les emplois d’avenir Destinés aux jeunes de moins de 26 ans ou de moins de 30 ans s’ils sont travailleurs handicapés, ce dispositif est toujours d’actualité. L’aide de l’État est à hauteur de 35% du SMIC. Les contrats initiative emploi Sont notamment concernés : - les jeunes non éligibles aux emplois d’avenir (sans condition d’inscription à Pôle d’emploi) - Dès 6 mois d’inscription à Pôle emploi, les demandeurs d’emploi de plus de 50 ans et les travailleurs handicapés - Dès 12 mois d’inscription, les résidents des quartiers « politique de la ville » D’autres publics sont éligibles. L’aide de l’État est comprise entre 20 et 40 % du SMIC Une entreprise voit l’administration qualifier sa comptabilité d’irrégulière... CONTACTS : Une restauratrice fait l’objet d’un contrôle fiscal. L’administration constate que les états récapitulatifs de caisse ne comportent pas systématiquement le détail des ventes réalisées. Suspectant des dissimulations, elle rejette la comptabilité (irrégulière et non probante selon elle) et reconstitue le chiffre d’affaires du restaurant. Pour reconstituer les recettes du restaurant, le vérificateur va déterminer le nombre de couverts servis à partir des achats de serviettes en papier (en tenant compte d’un taux de perte et de détérioration de serviettes et d’une déduction pour les repas du personnel). Ramené au chiffre d’affaires déclaré, il a obtenu un prix moyen du couvert qu’il a multiplié par le nombre de serviettes retenues pour estimer le chiffre d’affaires réel. La restauratrice a contesté cette méthode, l’estimant excessivement sommaire. Mais en vain, puisque le juge a validé cette Pour les jeunes de moins de 26 ans : Mission locale Angevine : 02 41 24 16 04 Mission locale du Choletais : 02 41 49 81 00 Mission locale du Saumurois : 02 41 40 38 66 ou 02 41 40 38 57 Mission locale Loire en Layon : 02 41 54 05 85 Mission locale du Pays Segréen : 02 41 61 10 00 Pôle emploi : 39 95 ou www.pole-emploi.fr Pour les travailleurs handicapés : CAP emploi : 02 41 22 95 90 www.emploi.gouv.fr Anjou Eco - n°40 - Juin 2015 55 Decouverte Depuis 34 ans, Espace Air Passion a su se doter d’instruments de bord en phase avec son temps pour accueillir un large public : des moins avertis aux planespotters (**), sans oublier la « classe affaire », les entreprises. L ’histoire d’Espace Air Passion près du tarmac de l’aéroport d’AngersMarcé a commencé en 1981 par une « opération sauvetage » d’un vieux planeur promis aux flammes d’un barbecue. Le « héros » de ce raid terrestre est un passionné d’aviation comme le sont tous les bénévoles de ce musée dont la collection aujourd’hui, (pour l’essentiel des appareils civils), fait partie des plus remarquables de France avec cette particularité de présenter un florilège de « machines volantes » remises en état de vol. Près d’une quarantaine d’avions et planeurs, une dizaine de moteurs, une superbe collection de modèles réduits, des ateliers de restauration, un centre de documentation…Détenteur du label « Qualité Tourisme », Espace Air Passion est aujourd’hui le second musée aéronautique après celui du Bourget. Il reçoit chaque année 18 000 à 20 000 visiteurs. Embarquement immédiat. sur la piste... Kiss Landing (*) ... d’ Espace Air Pousser la porte d’Espace Air Passion, c’est entrer dans une autre ère, celle des faucheurs de marguerites, des « casseurs de bois » qui, à l’atterrissage, endommageaient leur carlingue faite de bric et de broc. Ce musée n’aurait pu trouver décor plus vivant, plus cinématographique pour exposer toute la richesse de ce patrimoine aéronautique que ce Espace dédié aux enfants 56 Anjou Eco - n°40 - Juin 2015 vaste hangar de quelques 3500 m2. Entres autres pièces emblématiques du musée ou raretés, un Weihe n°3 à la fine silhouette rouge (1ère machine volante à avoir été classée Monument Historique), un avion au fuselage unique en son genre, composé de deux paires d’ailes, le Riout 102T à ailes battantes. La muséographie a été soigneusement organisée : au sol, le parcours de visite reproduit une piste d’aéroport avec pour première étape, l’histoire de l’aviation en Anjou car cette région fut en son temps une pépinière d’aviateurs avec quelques noms restés dans l’histoire : René Gasnier (dont l’aéroplane, le Gasnier III trône majestueusement à l’entrée), Hélène Boucher, l’une des rares femmes pilotes. Tout récemment, le musée a accueilli une autre rareté : le prototype du Fournier RF-8. Ce biplace créé au début des années 70 fut mis en concurrence avec l’Epsilon de la SOCATA (également exposé dans le musée), dans le cadre d’un appel d’offres de l’Armée de l’air qui recherchait un avion-école de début. Autre pépite du musée, un Cessna UC-78 Bobcat, dont la particularité et le côté exceptionnel ont été d’être récupéré en entier. Il est le dernier de son genre en Europe. Cet appareil, d’origine américaine, était surnommé « Bamboo Bomber » en référence à son mode de construction. Il fut utilisé dès 1939 et fut l’un des acteurs, en qualité d’avion de liaison, des opérations du www.maineetloire.cci.fr « D-Day ». Il fut également piloté par Antoine de SaintExupery. D’autres avions d’exception sont également présentés en état de vol : le Piper L4-H historique (construit en 1943) aux bandes noires et blanches de l’opération Overlord (débarquement de juin 1944), un Morane Saulnier 505 « Criquet » (1945), et les avions école et de transport Potez 60 (1934) ou encore le Morane Saulnier 733 (1958). Comme l’explique Dominique Montel, chargé de communication « quelque 185 machines nous sont confiées pour être restaurées. Cela représente plus d’un siècle d’ouvrage. Un travail de longue haleine qui peut représenter pour un seul avion, pas loin de 20 années ». Le musée dispose également d’un espace dédié à la maquette. La plupart des modèles exposés sont des www.maineetloire.cci.fr maquettes reproduisant des avions ayant existé. De là tout l’intérêt patrimonial de ces modèles réduits, seul témoignage vivant d’avions parfois disparus. Ce qui distingue également Espace Air Passion c’est le fond d’archives exceptionnel dont il dispose (accessible pour consultation sur rendez-vous). Ce centre de documentation aéronautique (premier de son genre sur l’aviation légère en Europe) recèle de véritables trésors. Près de 200 000 photos, 8 000 livres, l’intégralité de la presse aéronautique depuis 1893, des documents rares, comme ce télégramme envoyé par Roland-Garros, ce contrat de vente conclu en 1928 entre la société Morane et l’Iran rédigé en persan. « Récemment les héritiers de l’aviateur Marcel Doret (1896-1955) nous ont Photo : © Y Le Mao/Espace Air Passion Passion gement de nom, une nouvelle charte graphique, un nouveau logo, la réorganisation de la muséographie, une boutique relookée avec de nouveaux produits dont certains sont uniques (entre autres, t-shirts aux graphismes reproduisant certains des appareils exposés), un espace dédié aux enfants, une salle située au 1er étage, point de vue unique sur le vaste hall d’exposition, disposant d’un matériel audiovisuel dernier cri ». Mais le chantier le plus important commencera à la fin de l’année pour se terminer (en grande partie) au lancement de la saison 2016 (mi-avril). « Le sens de la visite sera entièrement remanié. Des bornes vidéos avec touches interactives seront installées sur certains appareils, permettant ainsi, selon le public visé d’avoir une approche générale dudit appareil, avec un niveau de compréhension adapté à la tranche d’âge du visiteur ». Il sera également possible, sur l’un de ces postes vidéo, de voir et d’entendre René Gasnier… par l’intermédiaire d’un comédien qui se mettra dans la peau du célèbre aviateur Organisation de réunions, séminaires d ’ entreprise confié des documents exceptionnels, autant de témoignages d’aviateurs qui ont marqué l’histoire de l’aviation du 20ème siècle ». Depuis 34 ans, ce musée est porté par l’énergie, l’implication pleine et entière de bénévoles passionnés d’aviation qui ont à cœur d’accompagner Espace Air Passion dans le 21ème siècle en lui donnant de nouvelles ailes. « Nous avons lancé en 2013 un vaste programme de rénovation du musée avec, dans un premier temps, un chan- angevin. « Tous ces aménagements se font en partenariat avec Angers Loire Métropole ». Charlie Bravo, m’entendez-vous ? Autre vaste projet en cours, une refonte de la stratégie de communication permettant une meilleure visibilité d’Espace Air Passion sur les écrans radar des visiteurs. « Le public local n’a qu’une connaissance confidentielle de ce musée. En 2014, lors de la Foire Expo d’Angers Anjou Eco - n°40 - Juin 2015 57 Decouverte où nous étions présents, nous avons constaté qu’un Angevin sur trois ne nous connaissait pas. De là notre souhait d’aller directement à la rencontre des Angevins comme nous l’avions fait l’an dernier à la Foire Expo de Saumur. Ce qui a eu pour effet, à l’issue de cette manifestation, de voir davantage de Saumurois venir visiter le musée. Nous envisageons également d’être davantage présents sur des salons professionnels, en Anjou comme en Pays de la Loire. Y compris dans le secteur du tourisme professionnel. Il est essentiel de nous faire connaître auprès des entreprises ». Des entreprises qu’Espace Air Passion accueille déjà, pour leurs séminaires, communication, événementiel… Partenariat, mécénat, le bi-moteur « entreprises » Un vaste hall de 3 500m2, une salle pouvant accueillir 200 personnes… un écrin privilégié qu’Espace Air Passion met à la disposition des entreprises. « Ce lieu unique autorise toutes les configurations possibles. Il est ouvert aux entreprises (dont, entre autres, celles fortement représentées en Anjou, dans le secteur de la sous-traitance aéronautique) qui souhaitent trouver un cadre insolite pour leur communication. Il est de notre intérêt commun de développer notre potentiel et de mieux nous faire connaître auprès de ce public». Comme l’explique Dominique Montel, comment se faire connaître auprès des entreprises si ce n’est en allant les rencontrer ? Une démarche qui requiert beaucoup de temps et La boutique d’investissement humain pour des bénévoles qui, pour certains, sont encore dans la vie active. « Nous sommes ouverts à toute proposition visant à nous épauler dans cette démarche : bénévoles, ou jeunes issus de filières communication-marketing, qui souhaiteraient effectuer leur stage au sein d’Espace Air Passion sont les bienvenus ». Message reçu. Autre volet que souhaite développer Espace Air Passion : le partenariat et le mécénat, à l’instar de la restauration du Moynet 360-6 Jupiter soutenue par « AIRitage » (patrimoine Aérospatiale, Matra, Airbus Group) anciennement « EADS Patrimoine », ainsi que par le club Entreprises « Mécènes d’aujourd’hui » et la Fondation du Patrimoine. « Nous souhaitons développer le mécénat et le partenariat en nous accompagnant sur des événements ponctuels comme Anjou Ailes Rétro que nous avons dû cesser temporairement faute de budget suffisant et que nous espérons relancer en 2017. La finalité de cette démarche : un par- tenariat « gagnant-gagnant » permettant à l’entreprise et au musée de développer chacun leur notoriété, leur image ». Parce que ce musée ne ressemble à aucun autre, parce qu’il est porté par un staff de bénévoles passionnés, soucieux de préserver un patrimoine exceptionnel, parce qu’il porte en ses murs l’âme et l’empreinte de ces pionniers de l’air, parce que l’histoire, petite ou grande ne s’est pas écrite que sur terre mais aussi dans les airs... pour toutes ces raisons et bien d’autres, Espace Air Passion mérite que l’on y fasse escale. Marianne Bourgeois (*) : Kiss Landing : Expression familière en anglais se traduisant en français par «atterrissage bisou». Atterrissage parfait et très doux, au cours duquel les roues de l’avion vont toucher la piste délicatement, sans impact ni rebond. D’où l’image de l’avion embrassant la piste d’atterrissage. (**) : Observateur d’avion qui aime les prendre en photo. PUB 58 Anjou Eco - n°40 - Juin 2015 www.maineetloire.cci.fr Réglementation L’entreprise responsable Pour sa troisième édition, l’association Confluences Pénales de l’Ouest (1), présidée par l’avocat angevin Pascal Rouiller, en partenariat notamment avec l’Ordre des Avocats d’Angers, s’attaquait le 31 mars 2015 au difficile dossier des rapports entre la justice pénale et le monde de l’entreprise. Une exposition avait parallèlement lieu au siège de la CCI de Maine-et-Loire du 7 mars au 17 avril. Compte tenu de l’étendue du sujet, inépuisable, cette édition n’est que la première d’une série, déclinée en plusieurs actes thématiques. L’acte 1 s’intitulait « l’entreprise responsable ». En effet, l’entreprise entretient des rapports complexes avec le droit en général et le droit pénal en particulier, si l’on observe d’emblée que l’entreprise – qui renvoie à des réalités d’une diversité infinie – a pour support juridique de son activité économique des groupements dotés pour la plupart de la personnalité juridique. Le droit, en effet, a consacré l’existence de ces personnes, dénuées de chair, de sang et de sentiment, mais qui n’en sont pas moins titulaires de droits et d’obligations. Que l’entreprise soit victime ou auteur d’infraction, les spécificités de la personnalité morale emportent nécessairement, en droit comme dans la pratique judiciaire, un ensemble de particularités auxquelles étaient consacrées les dernières Confluences Pénales de l’Ouest. Comment, et selon quelles règles, l’entreprise, qui n’a ni existence matérielle, ni volonté propre, peut-elle voir engager sa responsabilité pénale ? Et selon quelles règles doit-elle être jugée ? La globalisation a de même largement contribué à soustraire les entreprises, en tous les cas les plus vastes d’entre elles, à l’ordre juridique étatique et leur a permis de mettre en oeuvre des stratégies de law shopping auxquelles répondent parfois, il est vrai, les propres démarches de dumping fiscal, social ou encore environnemental des Etats. A cet affranchissement des entreprises globales de l’ordre juridique semble répondre le développement du droit plus souple de la régulation, ou encore l’émergence de la responsabilité sociétale des entreprises. Mais que recouvrent ces notions ? Quelle est leur efficience ? Quels liens entretiennent-elles avec le droit ? Et quelle stratégie pour l’entreprise face à ces nouveaux défis ? De façon plus spécifique, le secret des affaires semble de même imposer une adaptation de la justice. Sans doute le secret des affaires exige-t-il que soit protégée la confidentialité de certaines informations que caractérise une haute valeur économique ; il est ainsi nécessaire d’organiser la répression des atteintes susceptibles de lui être portées. Mais l’actua- lité récente a montré combien il était aussi indispensable de concilier la protection pénale du secret des affaires avec la liberté d’expression, qui comprend notamment la liberté de recevoir et de communiquer des informations ou des idées sans qu’il puisse y avoir d’ingérence de l’autorité publique et sans considération de frontière. De même, comment concilier les exigences du principe du contradictoire, consubstantiel à la notion de procès, avec le secret des affaires ? Le débat contradictoire impose, en principe, la communication entre les parties d’informations susceptibles d’être couvertes par le secret des affaires, et il convient de concilier ce secret avec les exigences des droits de la défense. Comment, enfin, la prévention et la répression du harcèlement moral sont-elles mises en oeuvre dans les entreprises ? La protection du salarié contre le harcèlement moral contribue en effet à garantir à chacun la sécurité dans la relation de travail, sécurité dont sont débiteurs l’employeur, bien sûr, sur qui pèse la charge de prendre toutes les dispositions nécessaires en vue de prévenir les actes de harcèlement moral, mais également les autres salariés sur qui pèse le devoir de veiller à la santé et à la sécurité de leurs collègues. Comment les entreprises s’acquittentelles de leur devoir de prévention des actes de harcèlement moral ? Comment, en matière disciplinaire, civile et pénale, la sanction de tels actes est-elle assurée ? Comment enfin, le harcèlement moral peut-il être distingué de l’exercice du pouvoir de direction de l’employeur, puisque la subordination juridique du salarié caractérise la relation de travail ? www.youtube.com/channel/ UCUYL-9iODcd-tyFXfVevcgw Pascal Rouiller Avocat au Barreau d’Angers (1) : Les CPO 2015 ont réuni une nouvelle fois acteurs et professionnels du monde de la justice et de l’entreprise ; les débats sont à retrouver sur PUB www.maineetloire.cci.fr Anjou Eco - n°40 - Juin 2015 59 internet PLACE .net www. Lancer son site web pour améliorer sa visibilité passe par l’indispensable phase de référencement. Référencer un site Internet, c’est faire en sorte qu’il soit visible dans les moteurs de recherche A défaut, votre site sera aussi visible qu’une aiguille dans une botte de foins. Le référencement, un mot dont nous avons tous entendu parler sans savoir ce qu’il sous-entend exactement. P our tenter d’y voir plus clair, illustrons le propos : un magasin situé dans une rue commerçante sait qu’il est à même de disposer d’une certaine zone de chalandise. Pour attirer cette clientèle potentielle, il mettra en œuvre les moyens adaptés dont le plus visible, une vitrine attractive. Il en est de même pour un site internet qui devra soigner son offre (tant sur les produits que sur les contenus) et présenter une «vitrine» séduisante pour les internautes. Mais, à l’inverse d’un commerçant, le site n’ayant pas de vitrine « physique », il ne dispose pas d’une clientèle potentielle. Le développement du trafic généré sur le site sera le principal enjeu, avec, pour fondation, le référencement. Les entreprises surestiment souvent la capacité du positionnement de leur site sur la toile, imaginant qu’il suffit de mettre un site en ligne pour mais elles restent (volontairement ?) toujours très floues pour permettre d’en tirer tout le bénéfice possible. Il reviendra aux référenceurs d’identifier les meilleures options. Première règle à respecter : un référencement se prévoit avant le lancement du site, dès sa conception, de la solution technique au choix des motsclés (qui relèvent du web-marketing). De l’url (1) aux rich snippets (2), plusieurs éléments composent la «fiche d’identité» de vos pages. Ceux-ci permettent aux moteurs d’identifier vos pages. L’url de la page est importante, puisque son contenu est pris en compte par les moteurs. Elle doit donc décrire le contenu du site en utili- fisait, au début des années 2000 de « soumettre » son site aux moteurs de recherche et d’attendre… Aujourd’hui, les techniques ont changé. Entre autres techniques pour faire connaître vos pages aux moteurs : le cross linking (développement du nombre de liens externes hypertextes menant vers un site web à partir de sites dont la thématique correspond à celle du site à promouvoir), le plan du site html (permet aux internautes d’accéder rapidement à l’ensemble des contenus du site. Il doit être le plus lisible possible), les flux RSS (permettant aux internautes d’agréger votre contenu : en plus d’apporter du trafic, ces flux permettent d’être repris par des sites qui font de bienréférencersonsiteweb.com qu’un trafic important se développe « tout seul » et leur permette d’atteindre leurs objectifs. Un site internet opérationnel, efficace passe par l’indispensable phase du référencement ou autrement dénommé, SEO… (Search engine optimization ou optimisation pour les moteurs de recherche). Le SEO est un ensemble de techniques qui vise à apporter un maximum d’informations concernant le contenu d’une page web aux robots d’indexation des moteurs de recherche. Objectifs : orienter le positionnement d’une page web dans les résultats de recherche des moteurs sur des mots-clés correspondant aux thèmes principaux du site. Le positionnement d’un site est considéré correct lorsqu’il figure dans l’une des dix premières réponses d’une recherche sur des mots-clés correspondant précisément à sa thématique. Le référencement peut être naturel ou payant. Parvenir à un référencement naturel optimal pour rendre un site « SEO friendly » est une démarche complexe : d’une part, les pratiques de référencement évoluent sans cesse. D’autre part, les « règles du jeu » ne sont jamais clairement définies. Certaines tendances sont communiquées par les principaux moteurs de recherche, 60 Anjou Eco - n°40 - Juin 2015 sant des mots-clés pertinents. La solution technique choisie pour le site doit donc permettre d’avoir des urls lisibles. La qualité du contenu d’un site est un autre prérequis puisqu’il est le meilleur moyen de remonter dans les résultats naturels. La stratégie est double : produire un contenu de qualité pour les moteurs (référencement) mais aussi pour les utilisateurs (fidélisation). Cette démarche est essentielle pour inciter les internautes à partager le contenu sur les réseaux sociaux et à inciter les sites à faire des liens vers la page concernée. Echanges, liens entrants, achat, inscription à une newsletter… tous ces éléments dépendent de l’originalité et de la pertinence des contenus. Textes, images, vidéos, structuration des pages… le contenu des pages doit être parfaitement lisible et mis en avant pour les moteurs et, dans la forme, pour les internautes (titres, couleurs, polices, encadrés…). Les phrases qui contiendront certaines expressions clés, doivent être placées en gras dans la page ou via un lien hypertexte sur les mots. Avantage d’un mot « cliquable » : il permet d’une part de donner du « poids » dans la page de départ et de mieux positionner la page cible. Pour faire connaître vos pages, il suf- la curation de contenu (analyse, tri, publication d’informations). Entre autres principales erreurs à éviter en matière de référencement : des contenus trop faibles, mal ciblés ou dupliqués, des pages isolées, des problèmes de disponibilité et de lenteurs du site, trop de publicités au dessus de la ligne de flottaison… Dernier prérequis et non des moindres : le suivi des performances de référencement de votre site. Enfin, il faut bien garder à l’esprit que les places sur la toile sont aujourd’hui rares. L’intérêt du référencement n’a échappé à personne surtout aux entreprises qui cherchent le meilleur positionnement. Le contenu joue donc un rôle primordial. Outre le fait de devoir être centré sur les domaines de compétences de l’entreprise, il doit être également intéressant, abondant et régulièrement renouvelé. Marianne Bourgeois (1) : Url (Uniform Ressource Locator) : adresse qui permet d’accéder à une page web à partir de sa saisie dans la barre d’adresses du navigateur (2) :Rich snippets : descriptif de page apparaissant dans les pages de résultats de Google qui est enrichi par rapport au snippet classique qui ne comprend que 2 lignes. www.maineetloire.cci.fr PUB Changement de propriétaire COMMERCE ALIMENTAIRE L’étoile d’or 1 place de la Mairie, La Ménitré Boulangerie-pâtisserie ST Autos Commerce et réparation autos, motos, motoculture ZA du Carrefour rouge, St André-de-la-Marche Alexis et Mélanie Moreau 50 rue Saint Martin, Beaupréau 165 000 € La Petite Boulangerie 37 rue du Dr Laënnec, C.C. du Parc, Cholet 78 750,40 € Autres Rayons verts Alimentation biologique CA du Landreau, Beaucouzé 440 000 € Cocci Market Rue Marthe-Formon, Toutlemonde 45 000 € COMMERCE NON ALIMENTAIRE Crazy Loca Textile, objets de décoration et mobilier de maison 6 rue Saint Georges, Angers 40 000 € Mag-Presse C.C. Louis Gain, Angers 5 000 € 100 000 € 50 000 € Chaque mois, les transactions commerciales en Maine-et-Loire, parues dans les Annonces légales, sont publiées sur anjoueco.fr, « L’info en direct » RESTAURATION Stéphanie ChevallierBredeche 26 rue des Moulins, Mouliherne 20 000 € Bistroglo 3 rue du Château Gaillard, Turquant 93 000 € CAFES-BARS Le Petit Comptoir 4 rue du Val de Sarthe, Tiercé 130 000 € Le temps retrouvé 7 rue du Mail, Angers L’Auberge des Isles 312 rue de la Boëlle, Montreuil-Bellay 240 000 € Sté Sofigeorges La Gérardière, Somloire 145 000 € 30 500 € Jorge et Sonia Duarte 6 place de l’Eglise, Noyant 30 000 € Café des Sports 10 rue du Mont-Friloux, Freigné 40 000 € Pizza di Stallo 25 place Charles de Gaulle, Vihiers 40 000 € L’Marino 1 et 3 rue des Mauges, Bégrollesen-Mauges 70 000 € AUTres services Pressing Doué Galerie Super U, Doué-la-Fontaine 80 000 € Auto Anjou Lavage Station de lavage 281 avenue Pasteur, Angers 100 000 € Auto Anjou Lavage Station de lavage Rue Gandhi, Saint Barthélemy d’Anjou 200 000 € Garage Thomas parc commercial de Chalet, Chemillé-Melay 550 000 € Hôtel-RESTAURANt La Diligence 453 quai Jagueneau, Saumur 105 000 € SERVICES Coiffure / esthétique Vous allez céder votre entreprise et vous ne souhaitez pas que l ’ avis de la cession et son montant soient publiés dans « Anjou Eco ». Merci de le faire savoir à Dominique Gruson. E-mail : dominique.gruson @maineetloire.cci.fr Sté Créasols Galerie Carrefour, bd Gaston Ramon, Angers 131 000 € PUB Anjou Eco est édité par la Chambre de Commerce et d ’ Industrie de Maine-et-Loire - 8, boulevard du Roi René - CS 60626 - 49006 Angers cedex 01 - Tél. : 02 41 20 49 00 - Directeur de la publication : Eric Groud - Rédacteur en chef : Alain Ratour - Secrétaire de rédaction : Dominique Gruson - Assistante rédactrice : Isabelle Baudry A collaboré à ce numéro : Marianne Bourgeois - Conception et coordination : Atmosphère 02 41 66 83 38 - Photographies : François Chotard et CCI - Publicité : Maine Editions 02 43 24 23 42 - Impression et routage : Corlet Roto. Bimestriel (5 numéros par an : Janvier - Mars - Juin - Septembre - Novembre) - Tirage : 24 500 exemplaires. Dépôt légal : mars 2015. N° ISSN : 1959-5379 - Numéro : 3 E. 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