Anjou Eco N°40

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Anjou Eco N°40
www.maineetloire.cci.fr
Bimestriel - Juin 2015 - 3 
Anjou Eco
N°
40
Magazine économique de la Chambre de Commerce et d ’ Industrie de Maine-et-Loire
Formation
supérieure
d’aujourd’hui
pour l’industrie de demain
P.44
Economie
circulaire : l’Anjou
dans la boucle
P.30
Innovations technologiques :
des « demains » boosters
d’optimisme
P.36
PUB
Sommaire
Financer
l’entreprise
innovante
04 Dixit
06 Ligne directe
13 Regard
L
ominique et Olivier
D
Vincendeau, Etilac, Cholet
14 Ligne directe
15 Regard
François Roset, Guisabel, Candé
16 Ligne directe
19 Regard
’avenir de notre économie se joue en partie
dans la multiplication d’entreprises
innovantes et à fort potentiel. Leur stratégie
intègre très souvent les mutations liées au
développement durable et à la transition
numérique. Les Chambres de commerce et
d’industrie ont vocation à devenir des « incubateurs
du futur » pour offrir les meilleures conditions de
développement à ces entreprises. Elles maîtrisent
les dispositifs de leur accompagnement, conseil,
orientation, mise en relation. La CCI de Maine-etLoire développe en plus une expertise fine en
ingénierie financière. Elle peut apporter aux
entreprises de plus de trois ans le concours du
prêt participatif CCI Innovation Pays de la Loire,
depuis l’idée innovante jusqu’à la commercialisation.
Un cap plus ambitieux est franchi avec la
possibilité d’ouvrir les aides régionales aux projets
d’innovation non technologiques avec le soutien
de la Région et de BPI France notamment. Certains
dossiers relèvent plutôt de l’amorçage. La CCI vient pour cela de reconduire sa
convention avec ABAB, réseau régional de Business Angels. Elle a la capacité
de faire appel aussi à Anjou Amorçage, société de capital-risque créée à son
initiative. Tous ces modes de financement participent de la démarche TRIA Troisième Révolution Industrielle et Agricole- lancée il y a plus d’un an par les
Chambres consulaires en Pays de la Loire. Très impliquée, la CCI apporte cette
vision d’avenir aux entreprises innovantes en leur ouvrant le chemin de
dispositifs de financement adaptés
hilippe Silberzahn
P
Consultant international
lexandre Fournier et Célia
A
Levavasseur, Château du Parc
Saint-Lambert, Saint-Lambertla-Potherie
20 Ligne directe
21 Regard
li Mahmoud, Castel, A
Saint-Lambert-des-Levées
22 Ligne directe
23 Regard
ervé Saulais, Avenir Meca,
H
Saint-Sylvain d’Anjou
24 Ligne directe
25 Regard
aison Bernard Gaborit,
M
Maulévrier
26 Ligne directe
30 Enquête
igne distinctif ? S
« Produit en Anjou »
34 Ligne directe
36 Enquête
’apprentissage, accélérateur
L
d’intégration professionnelle
40 Ligne directe
42 Enquête
Forêt privée : « sortir » du bois
44 Enquête
Eric Groud
Président de la Chambre de
commerce et d ’industrie
de Maine-et-Loire
e Maine-et-Loire dans la
L
réforme territoriale
46 Enquête
a mémoire des savoir-faire : L
un transfert précieux
50 Enquête
Votre magazine en ligne www.anjoueco.fr
Anjou Eco, c ’ est le bimestriel de référence sur la vie des entreprises,
des territoires et de la CCI de Maine-et-Loire. C ’ est aussi le site Web
www.anjoueco.fr qui met en ligne le magazine, des actualités inédites
en provenance de la rédaction et des communiqués de presse.
C ’ est également le fil Twitter http://twitter.com/#!/AnjouEco
Retrouvez chaque mois l ’ actualité de la CCI de Maine-et-Loire
sur la newsletter numérique « EssenCCIel ».
www.maineetloire.cci.fr
erra Botanica : retour au T
« jardin extraordinaire »
53 Réglementation
55 Ligne directe
56 Découverte
Etoiles et toiles…
L’hôtellerie de plein air
59 Réglementation
60 Place net
62 Changement
de
propriétaire
Anjou
Eco - n°40 - Juin 2015 3
DIXIT
Optimisme, innovation
et esprit service sont
les meilleures armes
contre la crise. Dans le
contexte compliqué de
la France, il faut faire
avec, essayer d’ignorer
les mauvaises nouvelles,
exporter les bonnes.
Car elles existent et la
contrainte révèle le talent
et suscite l’innovation.
Philippe Bloch, auteur
à succès et conférencier
charismatique, plaide la
lutte contre la déclinologie
en refusant la nostalgie et
en rêvant grand.
Philippe Bloch
Conférencier et consultant
La positive
Philippe Bloch
- Diplômé de l’ESSEC.
- Créateur en 1994 de l’enseigne Columbus Café
(quittée en 2004) qui exploite actuellement
70 points de vente en France et au Moyen-Orient,
et emploie plus de 500 personnes.
- Conférencier sur les thèmes qualité de service,
passion du client, innovation, management, esprit
4 Anjou
Eco -- n°40
n°40 -- Juin
Juin 2015
2015
Anjou Eco
4
d’entreprise: à ce jour plus de 2 800 conférences
et animations de conventions en France et en
Europe réunissant plus d’un million de participants,
- Investisseur en tant que Business Angel.
- Chroniqueur aux « Echos » et à « L’Entreprise ».
- Animateur de « L’Entreprise BFM » sur BFM
Business, « l’émission qui donne envie
d’entreprendre ».
Bibliographie :
clients
» (sous-titre « Les
« Service compris prises gagnantes »
tre
en
heureux font les
e Xardel),
bou et Dominiqu
(avec Ralph Haba ttès, puis Marabout
de La
1986, Jean-Clau
méléons »,
et
« Dinosaures Ca ttès
La
de
1991, Jean-Clau
« Tout le
Fêlés... » (sous-titre
« Bienheureux les entreprise »), 2003,
son
monde peut créer
www.maineetloire.cci.fr
Robert Laffont
Anjou Eco : En 1987, vous
teniez une conférence à la CCI
d ’ Angers. Déjà révolté ?
Philippe Bloch : Je venais de
publier « Service compris ». A
ma grande surprise, le livre s ’ est
vendu à 500 000 exemplaires.
Le sous-titre était « Les clients
heureux font les entreprises
gagnantes ». Aujourd ’ hui, c ’ est
insuffisant pour survivre. Les
entreprises américaines, toujours en avance sur les nôtres,
veulent des clients enthousiastes plus que satisfaits. Le
succès est une invitation à
s ’ endormir. Aujourd ’ hui, la
vitesse d ’ adaptation, la réactivité sont indispensables. Pour
le journaliste économique
Jean Boissonnat, c ’ est quand
cela va bien qu ’ il faut changer.
Un exemple célèbre à ne pas
imiter est celui de Kodak. Un
des ingénieurs de cette grande
entreprise avait mis au point le
premier appareil photo numérique. Mais pour protéger le
marché maison des pellicules,
le dirigeant a préféré ne pas
exploiter cette invention. Au
final, la société est morte avec
le gars dans le placard !
Comment jugez-vous l ’ état de
la France aujourd ’ hui ?
le dernier étant… l ’ Italie. Or le
monde de demain appartient
aux optimistes qui développent
une vision positive de leur existence. Plutôt que de désespérer
de l ’ inaction collective, ils se
concentrent sur ce qu ’ ils peuvent accomplir à leur niveau.
Plutôt que se dire victimes, ils
se voient en acteurs du changement. Pour eux, les tracas
sont provisoires. Ils cherchent à
visualiser à quoi ressemblera la
sortie de crise même si je pense
que les chances sont faibles
pour une vraie amélioration de
la situation économique dans
les mois à venir.
Là encore, l ’ exemple des EtatsUnis doit nous inspirer ?
Il y a toujours eu deux façons
de se lever le matin. Le Français
se dit : « Pourvu qu ’ i l ne
m ’ arrive rien aujourd ’ hui ».
L ’ Américain espère qu ’ il va
lui arriver quelque chose ! Aux
entreprises qui vous disent « On
a toujours fait comme cela » ou
« C ’ était mieux avant ». La nostalgie ne mène nulle part. Les
politiques ne nous font pas
rêver non plus. Je pense toujours à Kennedy annonçant
en 1961 que des Américains
marcheraient sur la lune dans
10 ans. Il n ’ avait pourtant
aucune idée de comment y
aller. Il y avait 35 fois moins
d ’ électronique embarquée dans
le vaisseau lunaire que dans
un iPhone ! Mais en anglais,
« prendre un risque », c ’ est
« take a chance ».
Comment se comporter dans
la crise ?
Dans l ’ adversité, seule l ’ ambition permet de surmonter les
obstacles. Le dirigeant ou le
manager doit avoir la capacité à importer de l ’ angoisse
et à exporter de l ’ enthousiasme. Dans un monde régi
ll faut aider le client à réussir. Lorsqu ’ il organise une réunion, Jeff Bezos, le dirigeant
d ’ Amazon, laisse souvent une
chaise vide. C ’ est la place du
client. Ses managers doivent
s ’ imaginer qu ’ ils parlent non
seulement à leur patron, mais
aussi au consommateur.
On revient sur la notion de
service qui vous est si chère.
En France, on n ’ est pas drôle et
on ne sait pas valoriser le service. Les Américains sont plutôt
gentils et ils ont l ’ esprit de service. Lorsque j ’ ai écrit « Service
compris », j ’ ai été frappé par les
mots utilisés pour désigner les
clients. Pour un taxi, c ’ est une
« course ». Pour un restaurateur,
« un couvert ». Pour une administration, « un usager » (et un
« usagé » les jours de grève !).
Pour un assureur, « un sinistre ».
Pour un médecin, « un patient ».
Pour un avocat, « une affaire ».
« Nous possédons le droit social le plus protecteur jamais
inventé, l’une des plus grosses épargnes de la planète et
nous vivons en paix depuis plus de soixante ans. »
Nous possédons le droit social
le plus protecteur jamais
attitude fait
inventé, l ’ une des plus grosses
épargnes de la planète et nous
vivons en paix depuis plus
de soixante ans. Pourtant les
Français sont les plus gros
consommateurs d ’a nxiolytiques.
D ’a près un sondage de janvier
2015, nous sommes le 64ème
pays sur 65 le plus pessimiste,
pour
erang – 365 idées
« Opération Boom à l’heure d’internet »
nts
faire revenir vos clie
2013, Ventana
age ! »
s jamais bon cour
« Ne me dites plu anti-déprime à usage
ue
xiq
Le
(sous-titre «
ntana
ançais », 2013, Ve
immédiat des Fr
www.maineetloire.cci.fr
Bloch
Etats-Unis, la jeune maman
encourage son enfant qu ’ elle
dépose pour la première fois à
la maternelle : « Go and have
fun » (« Vas-y et amuse-toi ! »).
En France, ce sera plutôt : « Fais
attention, ne touche à rien,
ne tombe pas ! ». Surprotéger
quelqu’un ne fait que l’affaiblir.
Entreprendre aguerrit. Dans
notre pays, lorsque quelqu ’ un se
met à rêver, un crétin vient toujours expliquer pourquoi cela
ne marchera jamais. Méfiezvous des êtres toxiques dans les
par la méfiance, il doit être le
plus rassurant. La contrainte
révèle le talent. A condition de
parler librement, « out of the
box » comme disent les Anglosaxons. Il ne faut pas avoir peur
d ’ échouer. Les entreprises ne
parlent plus que d ’ expérience
client. Mais pour enthousiasmer ce client, il faut lui donner
plus que ce qu ’ il attend. Voire
ce qu ’ il n ’ attend pas. Steve
Jobs disait « Les gens ne savent
jamais ce qu ’ ils veulent avant
que vous ne le leur proposiez ».
Chez Disney, le client est un
« guest », c ’ est-à-dire un invité.
La vente à la française, « distancée » et manquant d ’ empathie, fait des ravages dont personne ne semble prendre la
mesure. C ’ est un véritable
poison lent de la consommation. Je prends l ’ exemple de
certains boulangers pour lesquels la vente d ’ une baguette
ou d ’ un pain au chocolat se
conclut par un « Ce sera tout ? ».
Cela ne donne pas envie d ’ acheter autre chose. Ce qui ne serait
peut-être pas le cas avec une
invitation plus gourmande
comme « Quelque chose d ’ autre
vous ferait plaisir ? ».
Propos recueillis
par Alain Ratour
Anjou
5
AnjouEco
Eco- n°40
- n°40- Juin
- Juin2015 2015 5
ligne directe
Commerce
Echos
Trois podiums pour Logémaine
Commission
départementale
d’aménagement
commercial
La Commission départementale
d’aménagement commercial, réunie
le 24 mars, a donné son accord
pour la création d’un magasin
Biocoop dans la zone commerciale
du Marais à Chalonnes-sur-Loire.
Le dosser était présenté par Olivier
et Cécile Grimault. Feu vert également de la CDAC pour la création
de trois cellules commerciales dans
la zone Anjou Actiparc « Les Trois
Routes Pôle Est » à Chemillé-Melay,
pour celle d’un drive E. Leclerc de
7 pistes de stationnement à Saumur,
rue des Maréchaux.
L ’ atelier Logémaine (Angers),
entreprise de construction et
rénovation, a reçu un trophée
Promotelec aux 4èmes Assises
Electricité et bâtiment dans
la catégorie « Maison individuelle ». « C ’ est notre expertise
en domotique et en adaptation à
l ’ avancée en âge qui a été récompensée », se félicite Stéphane
Renault Cholet dans le
top 100 mondial des
concessions du Groupe
En 2014, plus de 2 000 concessionnaires Renault issus de 35 pays ont
participé au challenge « Dealer of
the Year ». Celui-ci récompense les
meilleurs pour leur volume de vente
de voitures neuves, de pièces de
rechange et d’accessoires ainsi que
pour leur performance en qualité
de service vente et après-vente. La
concession Renault Cholet a reçu
un trophée qui la classe dans le top
100 mondial des concessions du
groupe. Dirigée par Xavier Goujon,
elle a livré 1511 voitures neuves et
a réalisé un CA pièces de rechanges
de plus de 12 millions d’euros. Sa
performance commerciale s’appuie
également sur celle de son service
client avec un taux de recommandation à plus de 91%.Le groupe
Jean Rouyer Automobiles avait déjà
été récompensé en 2010 pour ses
concessions de La Roche- sur-Yon et
Challans en 2011.
Etudes commerciales
sur Bégrolles-en-Mauges,
Miré et Pouancé
Bégrolles-en-Mauges (2 000 habitants)
envisage de regrouper l’offre
commerciale en cœur de bourg et
d’y accueillir de nouvelles activités.
Elle a demandé une étude à la CCI
pour en analyser l’opportunité et la
faisabilité. A Miré (1 000 habitants),
les habitants jouissent d’une
offre en commerces et services
supérieure à la moyenne pour une
commune de cette taille. Néanmoins,
la commune a perdu sa supérette.
La municipalité souhaite réinstaller
cette activité. Une étude de la CCI
est aussi en cours. Pouancé travaille
sur la dynamisation de l’économie
et du commerce, l’amélioration du
cadre de vie et de l’habitat. Pour
l’accompagner, la Ville s’est entourée de la CCI, du Conseil départemental, du CAUE (Conseil d’Architecture, Urbanisme et Environnement),
de la SPL (Société Publique Locale
– l’aménageur de l’Anjou).
Landemaine, son dirigeant.
Peu après, à Barcelone, deux
médailles ont été décernées à
l ’ entreprise à l ’ issue du challenge
« Union des maisons françaises ».
L ’ or dans la catégorie « Primo
accédants » a salué des solutions
techniques et financières au service de logements à prix abordables. Une maison en ossature
bois et bardage métallique a été réalisée à Saint
Léger-des-Bois. D ’ autres
projets sont en cours.
Le bronze (catégorie
« Maison en ville ») a été
décerné pour un groupe
de 7 maisons contiguës,
bientôt occupées par
des retraités, en centreville de Tiercé. L ’ Atelier
Logémaine, qui emploie
7 personnes dont une
architecte intégrée, est actif sur
le Maine-et-Loire et le sud Sarthe
et Mayenne. Il s ’ oriente vers le
marché de la maison contemporaine. Il possède la seule certification NF Etudes Thermiques
RGE (« Reconnu Garant pour
l ’ Environnement » ) du département.
http://logemaine.com
« Le Petit Baugeois » pour les commerçants
de Baugé-en-Anjou
Comment redynamiser un centreville dont l’activité commerciale
n’est pas au mieux de sa forme ? En
octobre, Mickaël Guillot, Karine
Renouf-Guérin et Olivier Gaillot,
commerçants, créaient l’association « Action Comm Baugé »
pour fédérer les commerçants de
détail de Baugé-en-Anjou « ayant
une vitrine ouverte au public »,
organiser des animations au cœur
des villages de Baugé-en-Anjou
en mutualisant les moyens, pro-
mouvoir le commerce local et
communiquer par voie de presse
également. Dans cet esprit, a été
créé « Le Petit Baugeois », journal
mensuel édité à 5 000 exemplaires.
« Cette publication est autofinancée par la quarantaine de commerçants adhérents. Elle est distribuée dans les boîtes aux lettres de la
commune, proposée chaque premier samedi du mois en ville par
deux jeunes « crieurs de journaux »
et disponible auprès des commer-
çants. « Le Petit Baugeois » permet
de mettre en avant l’actualité des
commerces, en place ou nouveaux
venus, de redynamiser un centreville qui s’essouffle, d’éviter l’exode
commercial, notamment vers La
Flèche, explique Olivier Gaillot. La situation des petits commerces
est fragile. Il nous semblait important et nécessaire d’initier cette
démarche pour tenter de pallier
cette problématique ».
Anjou Carrelage investit aussi dans sa zone
de chalandise
Depuis les transferts de
Castorama, Maine Literie et
Monsieur Meuble, le commerce
s’est réorganisé sur la ZI d’Angers-Beaucouzé. Le second Brico
Dépôt de l’agglomération (après
celui de Saint Sylvain d’Anjou)
s’est implanté l’an dernier. Les 7
000 m” de surface de vente sur le
concept du bricolage discount,
dont 3 000 réservés aux matériaux, s’adressent à une clientèle de particuliers et d’artisans.
Tout près s’est installé en mars
Cash Piscines (vente de kits à
installer) en provenance des
Ponts-de-Cé. La grosse opération en cours est menée par
6 Anjou Eco - n°40 - Juin 2015
Anjou Carrelage
qui investit près
de 5 millions
d’euros dans un
bâtiment de près
de 3 000 m2 en
bordure de la voie rapide AngersNantes. La livraison est prévue
en septembre. La nouvelle salle
d’exposition de 1 500 m2 gagnera
en taille à l’image des carrelages
de marque italienne ou espagnole qu’elle commercialise. Le
format 30 x 30 a pratiquement
disparu, place aux formats 75 x
75, 80 x 80, 120x120 et même
jusqu’à 100x300 . Un dépôt de
1 300 m2 complétera le projet
qui devrait permettre d’étendre
la zone de chalandise jusqu’à
Ancenis et Saumur. La société
Anjou Carrelage, présidée par
Jacques Piquet, compte sept
agences réparties dans l’Ouest
dont celle d’Angers-Beaucouzé,
placée sous la responsabilité de
Christophe Brillet.
www.anjoucarrelage.fr
www.maineetloire.cci.fr
PUB
ligne directe
Créations
Faire le sarment de nous rendre
plus beaux…
Valoriser la vigne autrement,
sous la forme de cosmétiques
bio, avec des circuits de production courts dans une démarche
respectueuse de l’environnement… Le fruit de cette belle
idée, portée par Benjamin Bellet
et Jérôme Bretaudeau, vignerons au domaine de Bellevue,
à Gétigné (44), a donné naissance à «Sarmance vignes de
Loire », marque de cosmétiques
bio. « Ce n’est pas le raisin mais
bien le sarment, le rameau de la
vigne (appelé aussi le pampre),
qui est utilisé. En deux jours de
collecte, nous produisons assez
d’eau florale pour une production de 30.000 unités», explique
Jérôme Bretaudeau. Du soin
exfoliant aux pépins de raisin au
gel lavant mains, tous les procédés d’extractions et formulations
des soins sont certifiés Ecocert.
La base de soins tout comme les
différentes étapes de production
Industrie
Inlex Ip Expertise
Conseil en propriété industrielle, conseil, assistance,
représentation
11 rue Lenepveu, Angers
Président : Eric Schahl
Clarey SN
Fabrication d’éléments décoratifs et d’ouvrages en béton,
bois et tous matériaux
14 rue de la Gibaudière,
St Barthélemy d’Anjou
Gérants : Daniel Moquet
et Julien Tombini
Atelier Carno
La Martinerie, Le Fuilet
Tous travaux et activités
de métallerie
Gérant : Arnaud Chéné
Services aux
entreprises
Conseil
Data Proved
Assistance technique en
matière de marketing et de
R&D
Zone Anjou Actiparc Sainte
Catherine, Baugé-en-Anjou
Présidente : Sylvie Licois
Yrica International Service
et Consulting
Conseil en développement
à l’international
47 rue Dupetit-Thouars, Angers
Gérant : Yifan Chen
S’ygeia
Services et conseils financiers
et techniques en stratégie
opérationnelle et commerciale
dans le domaine des services à
la personne (notamment santé
et bien-être)
Président : Jean-François Deserson
Claran
Conseil, assistance, formation,
audits
26 rue Roger Martin du Gard,
Trélazé
Gérant : Nicolas Babicki
Saint Louis
Conseil et assistance opérationnelle aux entreprises
Loncheray, La Jaille-Yvon
Gérant : Louis Rame
France Impact
Veille réglementaire santé,
sécurité, environnement, énergie
2 rue Amedeo Avogadro,
Beaucouzé
Gérant : Philippe Douillard
Cezar Finances
Consultant, conseil en entreprise
Isoline, Saint-Florent-Le-Vieil
Gérant : Richard Gauthier
Caex
Accompagnement à l’export,
recherche de distributeurs dans
le domaine de la nutrition et de
la santé
70 rue Eblé, Angers
Président : Christophe Lachaux
Urbago
Prestation de service intellectuel
15 place Georges Clémenceau,
Brissac-Quincé
Gérante : Barbara Harroudj
Etudes Techniques
ECP Génie climatique
Etudes techniques, conseil et
prestations en génie climatique
6 square des Fresnes,
Le Louroux-Béconnais
Gérant : Pascal Suppo
8 Anjou Eco - n°40 - Juin 2015
sont 100 % ligériennes. La formule qui compose les produits
a été élaborée à l’École supérieure d’agriculture d’Angers.
Pour réussir ce projet, Benjamin
et Jérôme se sont entourés des
compétences nécessaires. Ils se
sont notamment associés à des
laboratoires situés à Somloire et
Saint-Lezin, reconnus pour leur
expertise en cosmétique végétale. Toujours dans le souci de
privilégier les circuits courts, les
produits Sarmance aux odeurs
florales et de raisin seront commercialisés dans la région (pharmacies, magasins bio, spas,
hôtels, cavistes…) à partir du
25 avril.
Mecastyle
Etudes pour l’industrie et la
mécanique, calcul de structure,
service en ingénierie mécanique,
informatique, électronique
10 rue de la Treillerie, Beaucouzé
Gérant : Thomas Péan
TIC
Chaahk
Etude, conception, développement et commercialisation
d’une plateforme web dans le
cadre du culturel network
10 square Charles Gounod,
St Barthélemy d’Anjou
Président : Romain Clément
Dhweb
Applications mobiles pour
les tablettes et smartphones.
Création et hébergement de
publicités sur mobile, développements d’objets connectés
Le Puy Saint Bonnet,
La Renardière, Cholet
Gérant : Hubert Denis
Transports
Rapido Services
Transporteur routier de
marchandises
21 rue de la Belle angevine,
Saint-Lambert-du-Lattay
Gérant : Yohann Terrasson
Transport Bonzo
Transporteur routier de
marchandises
4 rue Adolphe Girardeau,
Les-Ponts-de-Cé
Gérant : Hyacinthe Bonneau
Alusse
Transporteur routier de
marchandises
La Riraie, Chalonnes-sur-Loire
Gérant : Lionel Alusse
Transport Roissé Fabien
Transporteur routier de
marchandises
La Maillée, Blaison-Gohier
Gérant : Fabien Roissé
Autres activités
Christophe Ledoux
Développement et exploitation
de sites internet
33 rue des Acacias,
Saint-Christophe-du-Bois
Dirigeant : Christophe Ledoux
Randstand Inhouse Services
Travail temporaire
Bd de la Chanterie,
Saint-Sylvain-d’Anjou
Gérant : François Beharel
Communication
Axeo Pro services
Entretien et ménage de locaux
37 rue Hanneloup, Angers
Président : Christophe Durand
Wilo
Communication en multimédia
12 bd des Fontenelles,
Brissac-Quincé
Gérants : Laurent Grandin et
Wilfrid Roulette
Becomes
Graphistes, création de sites
internet et d’identité visuelle
7 rue Vollant, Trélazé
Président : Jean-François Belluet
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ligne directe
Développement industriel
Echos
Bruno Chauveau reprend CEDMAT Production à Cholet
Depuis janvier 2015,
B r u n o
Chauveau
a
repris
l’entreprise
CEDMAT
Production
(Cholet) par l’intermédiaire du
cabinet comptable In Extenso.
Depuis dix ans, l’entreprise fabrique et vend, sous sa marque
CEDMAT Production, des
volets roulants et des portes de
garage alu. » Nos clients sont des professionnels du bâtiment : installateurs, menuisiers… du
grand Ouest. Nous avons la pos-
sibilité d’augmenter notre capacité de production et sommes
dans une politique de développement ». L’entreprise propose des
produits standards, mais également sur mesure. La réalisation
en grande dimension est rendue
possible grâce à la fiabilité et la
résistance des matériaux utilisés
et à un savoir-faire spécifique.
« Nos clients apprécient notre
réactivité et le sérieux de notre
équipe. Nous sommes capables de
répondre à toutes les demandes ».
Soucieuse d’accompagner ses
clients dans la mise en place des
nouvelles réglementations thermiques, CEDMAT Production
propose des produits compatibles avec les normes en vigueur.
Bruno Chauveau avait précédemment dirigé pendant 25 ans, son
entreprise de négoce agricole et
de combustibles située dans le
Choletais avant de se diriger vers
une nouvelle vie d’entrepreneur.
« Ma motivation profonde est de
rester toujours en mouvement. Je
pense que de nombreuses années
pleines d’intérêt se profilent ».
CEDMAT Production emploie
11 personnes et 7 agents commerciaux. Elle réalise un chiffre d’affaires de 2.3 millions d’euros.
www.cedmat-production.com
Brossier Saderne
s’expose au Quai d’Orsay
« Fiat Lux(e) », une locution qui sied parfaitement à
Brossier Saderne (Beaucouzé),
spécialisée dans la conception et la fabrication de luminaires pour l’hôtellerie haut de
gamme et de luxe. Entre autres
réalisations prestigieuses, l’hôtel **** Prieuré de Saint Lazare
à l’Abbaye de Fontevraud, le
restaurant Monsieur Bleu au
Palais de Tokyo (Paris), la mise
en lumière de la mythique piscine parisienne Molitor. Ce
printemps a été une période
particulièrement lumineuse
pour l’entreprise. En avril, AD,
magazine d’architecture et de
décoration, célébrait le travail
de créateurs de mobiliers d’exception français au Ministère
des Affaires étrangères à Paris.
Pour cet événement, Brossier
Saderne a spécialement conçu
dans ses ateliers
un luminaire composé de marbre
et de verre utilisant la technologie
LED, pour le designer Luis Laplace,
avec qui une précédente collaboration avait eu lieu
lors de l’exposition AD Intérieurs
en 2014. Autre
éclairage sur l’entreprise angevine
lors de la 9ème édition de la Biennale
Internationale du
Design de SaintÉtienne : à cette
occasion, Brossier Saderne a
conçu dans ses ateliers deux
luminaires composés de bois
et de verre teinté, pour l’archi-
www.maineetloire.cci.fr
Reconnaissance et de combat
(EBRC) dont seront produits
248 exemplaires, sera connu
sous le nom de Jaguar. Il prendra la place des actuels chars
légers AMX10RC et Sagaie,
ainsi que des VAB HOT. Les
deux véhicules seront construits
par un consortium réunissant
Thales, Nexter (Roanne) et
Renault Trucks Defense. C’est
en 2012 que les Etablissements
techniques d’Angers (Etas) et
Matechplast (Nuaillé) a individualisé son
activité de distribution de semi-produits
thermoplastiques en créant Diplatech.
Deux salariés gèrent l’achat, la vente,
voire la livraison de plastiques sous
toutes leurs formes (plaques, barres,
tubes..) à une clientèle régionale. Si
nécessaire, ils découpent la matière en
plaques, joncs ou ébauches creuses à la
juste dimension souhaitée par les utilisateurs finaux. Le rabotage et le dégauchissage des plastiques diminuent les
opérations d’usinage. Diplatech possède
un stock important de ces plastiques
haute performance puisque 25 tonnes
de matière ont été stockées en février
(POM, PEEK, PETP, PA6, PEHD) en plus des
20 tonnes déjà disponibles. Matechplast
(44 salariés), créée il y a 11 ans, est
dirigée par Mickaël Grimault, responsable technique, et Frédéric Juhel,
responsable commercial et administratif. « Nous assurons les différentes
phases de fabrication de pièces techniques plastiques de précision par
usinage : décolletage, tournage, fraisage. Les secteurs d’activité qui nous
font appel sont diversifiés : machinisme
agricole, imprimerie, agroalimentaire,
mécanique, loisirs.... ». Le marché
de l’entreprise est national avec des
extensions vers le Benelux, la Suisse.
Matechplast et Diplatch forment le
groupe Transmatech avec une 3ème
société, Utechméca (fabrication de
pièces techniques métalliques en aluminium, inox, laiton ou acier).
www.diplatech.com
www.matechplast.com
www.transmatech.fr
Candide Baby Group et
Jardin Privé reprennent
les articles pour bébés
Combelle
tecte d’intérieur et designer
Harmonie Henrio, qui travaille
au sein de l’agence Nuel à Paris.
www.brossier-saderne.com
Programme d’essais sur le site DGA TT
de Montreuil-Juigné
Sur les 160 ha de son site de
Montreuil-Juigné, la DGA TT
(Direction générale de l’armement Technique terrestre) va
tester en 2016 deux nouveaux
engins dans le cadre du projet
Scorpion de modernisation de
l’Armée de terre. Le véhicule
blindé multi-rôles (VBMR),
baptisé Griffon, va remplacer
les Véhicules de l’Avant Blindé
(VAB). Il sera fabriqué à 722
exemplaires. L’Engin Blindé de
Diplatech complète
le groupe Transmatech
Bourges ont fusionné pour
former la DGA TT. Les retombées économiques du site de
Montreuil-Juigné qui emploie une centaine de personnes
civiles, sauf le directeur, un
militaire, sont estimées à deux
millions d’euros : gardiennage,
entretien, repas du personnel.
Sans compter des répercussions
plus militaires, chez Thales
Cholet par exemple.
L’entreprise angevine Candide Baby
Group (marques Candide, Tinéo et
Latitude Enfant), implantée à Ecouflant,
a racheté 70% de l’entreprise familiale
Combelle (Marmanhac, Cantal). Ce fabricant de chaises-hautes, parcs pour bébé,
tables à langer... emploie 45 personnes.
Le reste du capital a été repris par
NP Créations - Jardin Privé (Allonnes,
leader français de la chilienne (chaise
longue en toile). Cette union portera le
CA de Candide Baby Group à 24 M€ en
année pleine et lui permet d’élargir sa
gamme de produits. La fabrication des
armatures des chiliennes par Combelle
lui offre le label made in France.
Combelle profite du réseau de distribution de Candide Baby Group en France et
dans plus de 50 pays.
www.candide.fr/
www.npcreations.fr
http://combelle.com
Anjou Eco - n°40 - Juin 2015 9
ligne directe
Un millésime MOF d’exception 3 « étalons or » pour l’IBS Un bonheur n ’ arrive jamais
seul. Lorsqu ’ ils se font pluriel,
cela touche presque à l ’ état de
grâce. En avril dernier, l ’ Institut
de Bijouterie de Saumur (IBS)
annonçait non sans fierté, que
trois de ses anciens apprentis rejoignaient cette année
les « Meilleurs Ouvriers de
France » : Paul Nguyen (bijouterie), Pierre Mangeant (joaillerie) et Romain Leborgne (sertissage). Un tel palmarès est
rarissime d ’ autant plus sur un
concours où le taux de réussite
avoisine les 10 %, autrement dit,
touche à l ’ excellence.
Paul Nguyen, (MOF bijouterie), n ’ en est pas à son « coup
d ’ essai » : Meilleur Apprenti de
France en 2008 en bijouterie
puis en joaillerie deux ans plus
tard. En 2011, médaillé d ’ or des
Olympiades des métiers, puis
de bronze lors des finales internationales. Paul est, à 24 ans, le
plus jeune Meilleur Ouvrier de
France. Pour concourir au titre de
MOF, il a réalisé un manège en
or jaune et blanc au socle en bois
de rose. Une pièce d ’ exception
Pour réaliser cette pièce de haute
facture, Pierre a vécu comme un
ascète pendant plusieurs mois
© Romain Leborgne
(hauteur : 20 cm – circonférence :
15 cm) qui lui a demandé plus
de1000 heures de travail. « J ’ ai pu
compter sur le soutien précieux
de mon employeur, ancien MOF,
Mr Rocher, bijoutier au Mans.
La dimension du sujet m ’ a posé
des difficultés : beaucoup plus
grande que les pièces sur lesquelles je travaille d ’ ordinaire. J ’ ai
du faire fabriquer des outils spécifiques et adaptés pour réaliser
ce carrousel par un menuisier et
un chaudronnier ». Week-ends
et soirs compris, Paul était tout
à son œuvre. Le verdict lui a été
annoncé par courrier. « J ’ ai du
lire plusieurs fois la lettre avant de
réaliser que j ’ étais lauréat ». Cette
consécration ne changera en rien
le quotidien de Paul qui conti-
© Pierre Mangeant
nuera de travailler auprès de son
employeur. « Je fais beaucoup de
pièces sur mesure. C ’ est un travail
très intéressant. L ’ avenir ? Pour
l ’ heure, je n ’ en ai aucune idée ».
Pierre Mangeant (MOF joaillerie), 47 ans (artisan bijoutier à
Tours) a lui aussi porté son choix
sur la réalisation du manège.
« Dès le début, j ’ avais l ’ idée de
concevoir un vrai manège qui
tourne, actionné par un mécanisme mécanique avec une boîte
à musique comme il y en avait sur
les automates du 18ème siècle ».
Le manège réalisé par Pierre
est un chef-d ’ œuvre : apparats
et harnachement des quatre
chevaux sont en or. « L ’ harnachement a été très compliqué à
10 Anjou Eco - n°40 - Juin 2015
réaliser du fait de nombreuses
petites pièces à fabriquer ».
Pour réaliser cette pièce de haute
facture, Pierre a vécu comme un
ascète pendant plusieurs mois,
recréant chez lui un atelier pour
y consacrer tout son temps disponible en dehors de son activité
professionnelle. Une organisation
au cordeau, une abnégation totale,
pour un chef-d ’ œuvre qui lui a
demandé 2000 heures de travail.
« J ’ avais fait le choix d ’ un sujet difficile. Je savais à quoi m ’ en tenir. Ce
concours était pour moi un challenge. Je souhaitais aller au-delà de
mes limites, même physiques, car
travailler plusieurs heures par jour
à la binoculaire est physiquement
douloureux. Mais on apprend à
s ’ adapter ». Pierre a pu, lui aussi,
compter sur le soutien indéfectible de ses proches, que ce soit
dans la sphère privée ou professionnelle. Le jour où il a appris
qu ’ il était devenu MOF, c ’ est à
tous ceux qui l ’ avaient accompagné sur ce concours qu ’ il a pensé
en premier. Pierre fait partie de
ses personnes qui croient si fort
à leurs rêves qu ’ ils finissent par se
réaliser car le doute n ’ y a jamais
sa place. « Je n ’ avais pas envie de
leur dire que je n ’ avais pas réussi.
Toutes ces personnes se sont tellement investies que je devais y
arriver. Ce concours emmène
tout le monde vers le haut, pas
uniquement le candidat. Je voulais
l ’ excellence totale, que ce manège
soit magique, qu ’ il fasse rêver ».
Romain Leborgne (MOF sertissage), 30 ans, installé à son
compte à Clermont-Ferrand, fait
désormais partie, avec ses deux
confrères, des 225 lauréats de
l ’ édition MOF 2015. C ’ est sur le
sertissage d ’ un scarabée rhinocéros que Romain a du se pencher
pour ce concours, avec un fort
vent contraire, celui du temps : en
raison de difficultés techniques, le
scarabée à sertir a été fourni aux
candidats un mois avant la date
officielle de remise du travail.
« Le délai normal aurait été de
2 à 3 mois ». Romain a passé
des semaines de folie, travaillant
jusqu ’ à 140 heures la dernière
semaine pour un total de
quelques 350 heures passées sur
la pièce. Outre le facteur temps,
d ’ autres aléas sont survenus :
des problèmes de mise en pierre,
des griffes qui cassent. « Cela fait
partie des impondérables dans
ce genre de circonstances ». Des
doutes, Romain en a eu dans la
dernière ligne droite où il a failli
abandonner. « Je devais remettre
ma pièce le 23 mars au matin.
Elle a été terminée le 22 tard le
soir ». C ’ est lors de la cérémonie
à la Sorbonne en avril dernier,
que Romain a vraiment réalisé
qu ’ il était l ’ un des MOF. « Avant
de me présenter au concours,
j ’ ai eu la chance de travailler 3
ans avec de grands joailliers de la
Place Vendôme à Paris. C ’ est un
secteur vers lequel j ’ envisage de
m ’ orienter aujourd ’ hui ».
Marianne Bourgeois
www.maineetloire.cci.fr
ligne directe
Axurit location
matériels
Aux Ponts-de-Cé, la bourse
horticole régionale prend racine sanitaires
autonomes
Service aux entreprises
En février 2015, 400 échantillons de plantes ont été présentés à «Végédirect», la première
bourse professionnelle aux végétaux en Pays de la Loire. Une
innovation à laquelle le Bureau
horticole régional a donné une
suite le 21 avril aux Ponts-deCé. Une troisième édition aura
lieu en septembre. « Les professionnels étaient confrontés à une
problématique globale en Pays
de la Loire », indique Ghislain
Bousseau, conseiller en communication pour le BHR. «Jusqu’ici,
un paysagiste ligérien devait
contacter plusieurs producteurs
pour obtenir les plantes issues
de la production des Pays de la
Loire. Grâce à «Végédirect», pour
la première fois, les paysagistes,
mais aussi les jardineries, grandes
surfaces, libres services agricoles, fleuristes ou producteurs
détaillants disposent d’une plateforme avec des plants de différentes provenances, avec des prix
à l’étage ou au chariot.» Un vrai
plus aussi côté livraison : «Les
plantes sont proposées à l’enlèvement ou expédiées en une seule
livraison les jours suivants, avec
la possibilité de mutualiser le
transport des achats». Cent producteurs ont ainsi été rassemblés
pour cette première, organisée
au Parc des expositions d’Angers,
avec le soutien du Département
et de la Région.
www.bhr-vegetal.com
Sources : le fil des territoires
Investissements importants chez Gravlux
tion d’objets. Par ailleurs,
un nouveau système Print
and cut (impression UV +
découpe laser) est dédié à
la réalisation d’objets personnalisés uniques. « Le
coeur de notre activité est
la réalisation d’étiquettes
de signalisation et de
plaques utilisées par des
tableautiers, des fabricants
de machines, des professionnels de la maintenance, de la communication, expose Yvan Betton,
dirigeant depuis 2002 de
l’entreprise créée par son
père il y a 45 ans. Ces proDeux machines supplémen- duits sont réalisés en gravure
taires rentrent dans les ateliers mécanique, laser ou impression
de Gravlux, ZA la Becquetterie UV ou thermique ». Autre actià Maulévrier : un laser CO2 de vité : le marquage de repères de
100 W (d’une capacité de 1 200 bornes et de manchons pour
x 600 mm) pour la gravure et la le câblage des armoires élecdécoupe de différents matériaux triques. Gravlux travaille aussi
et une imprimante compacte pour les particuliers et assoLED UV pour la personnalisa- ciations. « Depuis 2012, nous
www.maineetloire.cci.fr
Echos
Etre acteur de son
mieux-être avec OR-ION
C’est à Brossay, entre Doué-laFontaine et Montreuil-Bellay,
qu’Axurit Location s’est implantée. Cette jeune société propose
une gamme de cabines de toilettes autonomes (WC simples
ou pour personnes à mobilité réduite, douches, urinoirs,
stations lave-mains...). Ces
équipements s’adressent aux
entreprises du BTP (60 % du
marché), au secteur commercial, aux organisateurs d’évènements publics ou privés, aux
gestionnaires de sites de loisirs.
Le dirigeant, Frédéric Hochédé,
diplômé BTS Etude et économie de la construction, avait
déjà une expérience de trois ans
dans ce domaine au sein d’une
société nimoise.de construction modulaire et locationvente de toilettes autonomes. « Je suis arrivé dans le Saumurois
pour des raisons familiales.
J’ai alors décidé de créer mon
entreprise par volonté d’autonomie et d’indépendance.
J’assure l’entretien régulier, la
vidange, le nettoyage intérieur
et extérieur, la désinfection ».
Les matériels sont stockés dans
un dépôt aux Rosiers-surLoire. Ces équipements ont un
impact en matière de développement durable. Les cabines
sont recyclables, les produits
biodégradables, les effluents
traçables. Ils répondent aussi
tout simplement à l’obligation faite aux employeurs
par
l’article
R4822-1 du Code du travail de mettre
des sanitaires propres à la disposition de leur personnel.
revendons et/ou fabriquons
des coupes, médailles et trophées sportifs. Mais avant tout,
nous personnalisons des objets
pour des événements (réceptions, mariages...) en utilisant
la gravure sur verre –pour des
flutes à champagne-, sur bois
-pour des stylos, des couteaux-,
sur plexi... ». Plusieurs projets
de produits finis sont à l’étude.
Certains vont faire l’objet de
demande de brevet.
Une pause pour soi, un espace d’écoute
et de ressourcement : c’est ce que
propose depuis quelques mois à Angers
le centre holistique OR-ION. Après
un parcours professionnel d’experte
internationale, Myriam Van Espen a
souhaité mettre son expérience acquise
en gérontologie au service de chacun.
Face au stress, aux agressions de la
vie et à ses multiples conséquences
(douleurs chroniques, dépression, mal
être..), elle propose une approche
globale de la santé, complémentaire
d’une approche médicale traditionnelle. Avec trois autres praticiennes,
conseillère holistique, chiropracticienne et thérapeute, elles associent
lors de rendez-vous individuels, écoute,
travail sur le corps et les énergies,
coaching. Objectif : permettre à la
personne de mobiliser ses ressources
vitales. Cette démarche peut également
être adaptée aux entreprises et organisations afin de les accompagner ainsi
que leurs collaborateurs dans leurs
phases d’évolution.
ID+ NOVABUILD, l’innovation moteur de la
construction
Novabuild, cluster des entreprises
du BTP des Pays de la Loire, est
engagé depuis sa création dans
une démarche d’appui à l’innovation.
Son nouveau service ID+ NOVABUILD
lancé avec le Conseil Scientifique
et Technique du Bâtiment (CSTB)
complète son offre. « Sa mise en
place est une réponse à la croissance des besoins en innovation dans
le domaine du BTP», souligne Laurent
Rossez, Président de Novabuild. Pour
sécuriser la mise sur le marché des
produits innovants, des procédures
spécifiques d’évaluation technique
permettent de gagner la confiance
des acteurs de la construction.
Novabuild intervient en trois étapes.
Très en amont de leur processus d’innovation, les TPE et PME bénéficient
gratuitement d’informations sur les
principes de l’évaluation technique.
Ensuite, après l’analyse de l’innovation et un estimatif du budget et
planning, les experts de Novabuild
aident les entreprises à prendre leur
décision. Troisième étape : l’accompagnement des entreprises qui se
lancent dans une procédure d’évaluation technique, Des prestataires
qualifiés sélectionnés par Novabuild
les aident à réaliser le montage du
dossier technique auprès de l’instructeur du CSTB.
www.novabuild.fr
www.gravlux.com
Anjou Eco - n°40 - Juin 2015 11
PUB
Regard
1 000 vignerons sur
le Val de Loire, 400
domaines élaborant du Crémant de
Loire (de Angers à
Valençay). L’A.O.C.
de « Saumur Brut»
est apparue en 1957,
celle du « Crémant de
Loire » en 1975.
Hubert Bodet, Françoise Flao et Antoine Bodet
Caves de Grenelle, Saumur
Une affaire de famille
Fondée en 1859, la en effervescence
Maison Louis de
Grenelle demeure jusqu’à
aujourd’hui,
la seule cave familiale
indépendante de Saumur.
Françoise Flao, qui la
dirige depuis 2009, s’est
engagée à perpétuer la
tradition de la vinification
des vins de la région en
méthode traditionnelle.
Caves de
Grenelle
839 rue Marceau BP 206
49415 Saumur Cedex
Tel. : 02 41 50 17 63
Fax : 02 41 50 83 65
E-mail : [email protected]
www.caves-de-grenelle.fr
Présidente Françoise Flao
fondateur Hubert Bodet
dirigeant du Château de la Durandière (Montreuil-Bellay)
Antoine Bodet
activité
vinification et négoce de vins
en méthode traditionnelle
Effectif
20 salariés
C.A. :
5 millions d’euros (17 % pour les
particuliers : boutique + Internet
– 26 % grande distribution – 12 %
export – 11 % prestataire pour les
vignerons – 34 % C.H.R.)
www.maineetloire.cci.fr
S
ituées en plein centre
de la ville, les Caves de
Grenelle
élaboraient
et stockaient dans
les années cinquante, les vins
des exploitants de la région.
Au fil du temps, la prestation
de vinification s’est imposée.
En 1976, Hubert Bodet, fils de
vigneron et Saumurois d’origine,
rachète ces Caves avec deux
autres associés, avec la volonté
de renforcer cette prestation de
services. Puis, il fait appel à sa
fille, Françoise Flao, en 1983
(qui travaillait alors à Lorient
dans le milieu bancaire) pour
assurer « pendant une année » la
gestion comptable de l’entreprise.
« Depuis cette date, je suis
restée dans l’entreprise familiale,
captivée par cet environnement
viticole passionnant » raconte
cette autodidacte quinquagénaire,
devenue pdg en 2009. (Son mari
la rejoint en 1991 pour gérer
toute la partie financière de la
société.) En parallèle, Hubert
Bodet, déjà propriétaire de 40 ha
de vigne, acquiert le Château de la
Durandière en 1985 qu’il donne en
gérance à son fils, Antoine, une fois
ses études d’œnologie terminées.
Méthode traditionnelle chez « Louis
de Grenelle »
« Il y a 30 ans, nos vins étaient
commercialisés sans vraiment
afficher de label. Quand je suis
arrivée dans l’entreprise, nous
avons décidé de créer notre
propre marque « Louis de
Grenelle » du prénom du maître
de chai de l’époque. Ce qui nous
a permis de développer un marketing à travers cette identité
et soigner l’habillage des bouteilles. »
Dans les caves, a lieu la 2e vinification des vins blancs et rosés
d’appellation Saumur Brut et
Crémant de Loire, en respectant la méthode traditionnelle.
« Ici, pas de chambre froide ni de
climatisation. C’est une maison
traditionnelle avec un équipement moderne. » Les bouteilles
de vins sont tournées progressivement tout au long du processus de mûrissement du breuvage
effervescent. Au cours des visites
guidées, le visiteur peut observer
en toute transparence ce travail
effectué à 12 m de profondeur
dans les 2,5 km de galeries en
tuffeau. 4 millions de bouteilles
« mûrissent sur lattes de bois » à
température et humidité idéales
pendant environ 2 ans avant
d’être commercialisées, répertoriées par millésimes et vignerons. « Nos vins sont reconnus
auprès de notre clientèle pour
leur qualité grâce à l’intervention de notre maître de chai,
Guillaume Poitevin. Ce passionné de la vigne et du terroir
entretient avec les vignerons des
relations de confiance et leur
apporte les conseils utiles pour
surveiller l’évolution de la vigne
(taille, vendange, entretien…). Il
s’autorise des innovations dans
les assemblages de vins, comme
la cuvée « Si irrésistible », lancée
il y a 5 ans et relookée pour la
Saint-Valentin 2015 ».
Recherche de la qualité
Françoise Flao privilégie la
qualité plutôt que la quantité et sensibilise les vignerons
pour une culture raisonnée. Les
« bulles » de Grenelle sont fines
et de qualité supérieure. « Nous
connaissons une belle progression avec 1.2 million de bouteilles vendues l’année dernière »
se félicite la dirigeante. En tant
que Présidente de l’Union des
Maisons des fines bulles de
Loire, elle a une relation privilégiée avec les 6 autres maisons
de Fines Bulles et les vignerons. Ensemble, ils peuvent
orienter le marché à venir du
Crémant grâce à une meilleure
connaissance de la demande des
consommateurs. Les vins s’exportent d’autant mieux vers les
USA, le Japon et l’Europe du
Nord que la Maison Louis de
Grenelle a obtenu la labellisation
de plusieurs normes (ISO 9001,
IFS6, ISO 22000).
En projet de rénovation pour
l’année prochaine, la boutique
de 130 m2 propose à la vente
aux particuliers un large panel
de vins et crémants (100 000
bouteilles vendues en direct
et 50 000 via le site web). De
nouveaux visuels et des outils
pédagogiques mieux adaptés
viendront agrémenter l’espace
dégustation afin de faire mieux
connaître le vin et ses méthodes
de production pour sensibiliser
encore davantage le public à la
qualité des produits.
Dominique Gruson
Anjou Eco - n°40 - Juin 2015 13
ligne directe
Innovation
Echos
Le Michelin
«CrossClimate», une
innovation majeure
fabriquée à Cholet
Le CrossClimate Michelin est
capable de s’adapter aux aléas
climatiques. Cette gomme associe
les avantages des pneus été à
ceux des pneus hiver. Ce nouveau
produit est fabriqué dans cinq
usines en Europe (deux en
Allemagne, deux en Espagne et
une en Italie) avant d’être produit
en France à partir de fin 2016,
à Cholet. Les automobilistes
européens peuvent s’équiper
du premier pneu été doté de la
certification hiver. Il répond à une
attente de plus en plus pressante
de la part des automobilistes : la
sécurité, lorsqu’ils doivent faire
face à des conditions climatiques
instables et imprévisibles. Le
Michelin CrossClimate permet
d’affronter les aléas du temps et
délivre toutes les performances de
sécurité avec simplicité et économie. L’automobiliste roule tout au
long de l’année, dans les situations
les plus courantes, avec un seul
train de pneumatiques Michelin
CrossClimate. Le succès rencontré
aux Etats-Unis, où un produit de ce
type est déjà commercialisé par
Michelin, laisse présager un bel
avenir au Cross Climate en Europe.
Le manipulateur MP
Goubard « produit
de l’année » pour les
professionnels du BTP
L’une des dernières innovations de
la société Goubard (Seiches-sur-leLoir) vient d’être élue « produit de
l’année par les professionnels du
BTP » par le Sageret. Le manipulateur MP Goubard, dédié aux plaques
de plâtre, a vocation à être utilisé
chez les négociants de matériaux.
Grâce au stockage vertical de
paquets entiers, il permet la manutention aisée des plaques avec un
chargement par simple glissement
à l’unité dans les camions. Gain
de temps et une prévention des
troubles musculo-squelettiques.
Autre innovation récente : un palonnier hydraulique qui réduit le chargement et le déchargement des
treillis soudés dans les camions.
L’intervention manuelle est diminuée, le risque de se blesser
aussi. L’entreprise de mécano-soudure, dirigée par Gérard
Toulier, est le premier fabricant
de bennes en France avec plus de
500 références de bennes, godets
et accessoires de manutention. Elle
a réalisé un chiffre d’affaires de
5,2 millions d’euros en 2014.
www.goubard.fr
A Etriché, ACB poursuit son
avenir à plusieurs bras
Le Bâtiment B à Nantes, vitrine de la filière bois régionale
ACB (Étriché) s’est illustré pour
avoir participé à la construction du Bâtiment B, vitrine de la
filière bois régionale, à Nantes. « Avec cinq autres constructeurs
bois ligériens, nous avons créé, en
2010, la société Axe 303 », indique
François Hibert, dirigeant d’ACB.
« Cela signifie la mutualisation de
nos compétences, de nos réseaux
et de nos moyens de production : à six, nous pouvons accéder à des chantiers d’envergure,
comme par exemple le lycée
de Beaupréau. De sous-traitants, nous sommes devenus cotraitants des majors du BTP. » Opération fructueuse. Pour la
co-construction du Bâtiment B
à Nantes, vitrine de la filière bois
régionale, ACB a décroché un
marché à 2,2 M€. « ACB a atteint
son objectif de départ : 10 % de
son CA est aujourd’hui réalisé
grâce à Axe 303. » Pour accélérer
cette dynamique, le constructeur
angevin s’est engagé, comme ses
partenaires, dans un programme
bilan carbone, avec une aide
régionale. Pour lui, l’avenir s’écrit
à plusieurs. Ce sera le cas à l’occasion du prochain chantier emblématique mené par Axe 303 :
l’école d’architecture de Nantes,
dont la construction démarre à
la fin du premier semestre 2015.
Quand la nature
se fait bijou
De mini-vases ou de petits jardins à porter sur soi, déclinés en bagues, colliers boucles
d’oreilles, broches… Il fallait juste y penser. Des bijoux
uniques disponibles en différents matériaux (verre, métal,
argent, acier, laiton ou matériau composite) pouvant contenir des graines à faire pousser,
une plante vivante qui se garde
plusieurs mois ou un végétal
permanent. Créé par Maryse et
Manuella avec l’aide du semencier angevin Radis et Capucine,
www.bijou-vegetal.com est le
fruit de l’amitié de deux femmes
attirées par la nature et la mode.
Assemblés à Angers, les bijoux
sont conçus pour accueillir des
végétaux de toutes sortes, de
la fleur aux plantes résistantes.
A base de composants en provenance d’Europe, les bijoux
contiennent un substrat fertilisé, non salissant pour les vêtements. Ces bijoux végétaux sont
livrés avec les accroches et tours
de cou, le végétal, le substrat fer-
www.acb-constructions.fr
Sources : le fil des territoires
« Bopy petits pieds »
Bopy, spécialiste de la chaussure pour enfant, est l’une des
marques du groupe HumeauBeaupréau. Bopy vient de
lancer « Bopy petits pieds »,
la dernière-née des créations
Bopy, disponible en 5 références dès cet été en boutique.
Cette chaussure est la première
entièrement pensée pour les
enfants dès le 1er âge. Facile
à chausser grâce à sa grande
ouverture, fabriquée dans des
matériaux ultra souples, elle
garantit le confort et la mobilité du pied, comme une vraie
chaussure, mais avec une
14 Anjou Eco - n°40 - Juin 2015
semelle ultra flexible et un cuir
ultra souple. Parmi les autres
marques du groupe, Méduse®,
marque fashion des produits
injectés (dont l’emblématique
sandale de plage référence
SUN, modèle original), Umo
(produits injectés en France
destinés à un usage de loisirs équitation, chasse...). HumeauBeaupréau est également
l’unique injecteur français de
bottes, sandales et sabots en
PVC. Le groupe a par ailleurs
une filiale près de Bordeaux,
Baudou, spécialisée dans les
produits de travail et de sécurité. Au-delà de ses marques
propres, Humeau-Beaupréau
propose son savoir-faire technique pour développer des
gammes enfant ou injecté plastique sous des marques clients.
tilisé breveté, l’écrin individuel
pour prendre soin de son bijou
et même la pipette pour arroser
aisément ses plantes de doigt ou
de cou. Bijoux insolites, éphémères, les bijoux de www.bijouvegetal.com ont été l’innovation
2015, mis en avant dans l’espace tendance du dernier salon
international de la bijouterie
Bijorhca. Disponibles en ligne,
les bijoux végétaux sont commercialisés chez Oya, fleuriste,
place de la Visitation à Angers.
La filière végétale angevine ne
s’est jamais aussi bien portée
en matière d’innovation.
www.bijou-vegetal.com
www.maineetloire.cci.fr
Regard
Michel et Colette Dolay
Dolay chaussures, Angers
Une pointure pour le
commerce angevin
A l ’ heure où
d ’ aucun pourrait
prendre leur retraite,
Michel et Colette
Dolay ont choisi
d ’ ouvrir il y a un an,
Dolayboutiq ’ Angers,
un point de vente
supplémentaire
de chaussures, en
plein centre-ville.
Suivons à pas feutrés
le parcours de ce
couple bien impliqué
dans le tissu
économique local.
Dolay
Boutiq’Angers
7 rue St-Etienne
49000 Angers
Tél. : 09 84 46 71 10
E-mail :
[email protected]
Dirigeants
Michel et Colette Dolay
Activité Commerce indépendant
de chaussures
Effectif 5 salariés
C.A. Xxx d’euros
www.maineetloire.cci.fr
F
ils de commerçants,
Michel Dolay a été bercé
dans sa jeunesse, par
l’ambiance du commerce
que tenaient ses parents à Denée.
«J’ai repris l’affaire familiale en
1977, date à laquelle ils ont opté
pour une retraite bien méritée. »
précise ce soixantenaire dynamique et toujours partant pour
de nouveaux projets.
Une histoire de
famille
DFigure emblématique du
commerce non sédentaire,
Michel Dolay sillonne les marchés environnants 6 jours
sur 7 (Chalonnes-sur-Loire,
Angers…) depuis plus de 40 ans.
« Tributaire du climat, ce mode
de vente requiert un savoir-faire
tout particulier. Etre au contact
de la clientèle et savoir l’écouter
est très enrichissant. Vous êtes
en première ligne pour percevoir
les tendances de consommation.
Cela permet de se remettre en
question en fonction de leurs avis
sur les produits. Chaque année,
les mêmes problématiques
reviennent : savoir gérer le stock
et provisionner suffisamment de
trésorerie pour pouvoir acheter, 6 mois à l’avance, la nouvelle
collection.» détaille-t-il. Qui dit
stock, dit entreposage. Le bâtiment de Denée n’étant plus assez
grand, il achète en 2003 un local à
Rochefort-sur-Loire qui se métamorphose au gré des agrandissements en entrepôt. « Comme
nous avions ouvert, en parallèle,
une boutique dans les anciennes
Halles d’Angers, détruites depuis,
nous avions besoin de place pour
conserver ce volume croissant
de marchandise.» Cet entrepôt,
transformé en point de vente de
300 m2, est accessible au public
12 jours consécutifs par mois.
Plus de 15 000 paires de chaussures, bottes, ballerines et accessoires sont exposés. « J’ai voulu
tenter l’expérience d’une surface de vente plus grande. C’est
un autre environnement que
celui du marché ou de la boutique. Des consommateurs
hors département font même le
déplacement». constate Michel
Dolay. C’est Carine, sa fille, qui
gère maintenant l’entrepôt. Elle
a repris également toute la gestion administrative de la holding.
«Etre son propre patron procure
beaucoup de libertés et d’indépendance, notions que ma fille
a dû ressentir au sein du foyer
familial. confie Michel Dolay.
Notre fils, Sébastien, a également
attrapé le « virus ». Il s’occupe des
achats auprès d’une quarantaine
de fournisseurs, gère les commandes, la réception et la mise en
place de la marchandise dans nos
différents points de vente. Tout
l’art est de faire le bon choix et la
famille est sollicitée pour donner
son avis sur les articles retenus. »
La bosse du
commerce
L’entreprise Dolay peut encore
se développer et se donne les
moyens d’évoluer. Malgré une
conjoncture frileuse, Michel
Dolay a pris le risque d’augmenter le nombre de ses points de
vente. « L’ouverture de cette boutique sur Angers nous oblige à
rester dans le coup ! » plaisante
Michel Dolay, un brin de malice
au coin de ses moustaches. C’est
Colette qui s’en occupe, avec
toujours autant d’enthousiasme.
Cela faisait partie de ses rêves. »
Implication dans le
territoire
Outre son activité de commerçant, Michel Dolay consacre du
temps au niveau des différents
organismes et associations du
territoire. Il a tour à tour, endossé les fonctions de Vice-Président
des vitrines d’Anjou, de l’union
des commerçants et des marchés (UDCM) du 49, Président
des commerçants d’Angers,
sans compter plusieurs mandats
municipaux. « Depuis 20 ans,
j’exerce des actions de bénévolat
auprès de différentes structures.
J’aime participer à la vie associative pour apporter mon aide à
des personnes qui s’investissent
pour trouver des solutions. »
Et le repos, dans tout ça ? « Nous
avons préparé en douceur, notre
sortie en confiant la gestion de
la holding à nos deux enfants,
ce capital commerce que nous
avons constitué tout au long de
notre vie. » Chez la famille Dolay,
espadrilles, souliers, bottes, n’ont
pas fini de galoper.
Dominique Gruson
Anjou Eco - n°40 - Juin 2015 15
ligne directe
Echos
Vignes, vins, randos, 5 et
6 septembre
Rouge comme une
tomate…bio, même
Soda’Muse, naturellement fun
en hiver !
Gourmand
Les vignerons et négociants des
appellations du Val de Loire se
mobilisent pour la 12ème édition
de “Vignes, Vins, Randos”, les 5 et
6 septembre. Seize balades permettent de découvrir de magnifiques
paysages de vignes et la diversité
des appellations ligériennes. « Muni
du kit du randonneur et accompagné d’un vigneron, vous partez pour
une balade conviviale ponctuée de
pauses dégustations & découverte
du patrimoine. Au retour, le village
VVR vous propose des gourmandises, des animations, et la vente
des vins que vous avez dégustés ».
www.vvr-valdeloire.fr
« Le Carré français » au
coeur de Rome.
A Rome, le quartier Prati, proche
du Vatican, est résidentiel, calme,
élégant. C’est là que « Le Carré
français » ouvre ses portes à
l’initiative de Michel Galloyer. Le
boulanger et chef d’entreprise
angevin s’est largement investi,
avec d’autres professionnels, dans
ce concept à la fois magasin, épicerie fine, bar, bistrot, lieu d’expos. Les
produits fabriqués sur site seront
exclusivement français. Plusieurs
représentants des métiers de
bouche y sont associés: le minotier
Alexandre Viron, l’éleveur-boucher
Alexandre Polmard, le fromager
Michel Fouchereau, le caviste Axel
Rondouin,. L’épicerie fine est gérée
par Anne-Marie Guillard (biscuiterie
« Le Hangar ») et la partie expositions par Arsène Baldeschi, artiste
tailleur de pierre. Le projet, qui
représente un investissement d’1,2
million d’euros, a vocation à essaimer dans de grandes villes « à la
pointe de la gastronomie ».
Praud et Wahlin, traiteur
du Festival d’Anjou
Le traiteur Praud et Wahlin a
remporté le marché pour le Festival
d’Anjou 2015. Une nouvelle belle
référence ses dirigeants Eric Praud,
sommelier de formation, et Patrick
Wahlin, chef suédois, « imprègné
des cuisines du monde, indienne,
asiatique et des tendances comme
le finger’s food ». Implantée sur le
site de l’aéroport d’Angers-Marcé,
l’entreprise y gère également le
restaurant « L’Envol » qui propose
une restauration de type bistro, ainsi
que le RESTO & BURO. Ce concept
de séminaire gourmand, « une salle
de bureau sur la piste de l’aéroport » dispose d’une salle de réception pour cocktail apéritif et repas
jusqu’à 200 personnes.
http://praud-wahlin.com/
C’est suite à un défi que
Patrice Ménard, jeune scientifique, de retour des EtatsUnis, a décidé de créer un
soda 100 % naturel prénommé Soda’Muse. Cette boisson ne contient ni conservateur, ni colorant, ni arôme
artificiel. A base d’ingrédients et d’édulcorants naturels (stévia), d’eau gazéifiée,
de citron (pour la conservation), ce soda contient 40
% de sucre en moins qu’un
soda classique. Comme l’explique son jeune créateur :
«ces sodas sont pensés,
développés et produits en
France, par le laboratoire
Protial situé à Angers, aidé
d’un embouteilleur situé
en Charentes : un produit
100 % « Made in France ».
Le côté « fun & pop » des
sodas créés par Patrice se
retrouve jusque dans leur
nom : Maple’Pop®,Cran’Be®,
Disco’Tek®,Rock’n’Roses®…
aux saveurs de cranberry,
pastèque, fraise, rose….En
proposant enfin un soda
qui nous veut du bien,
Patrice contribue aussi au
maintien de l’emploi en
France et au respect de l’environnement en utilisant
des matériaux 100 % recyclables, le tout en offrant
des saveurs originales. Il
est accompagné et soutenu
par la Boutique de gestion
pour entreprendre AnjouMayenne. C’est à l’agence
de communication angevine Comone que Patrice a
confié la charte graphique
et la conception de son site
internet. Actuellement en
test chez Colette (Paris), le
produit sera commercialisé
au printemps prochain en
épicerie fine, dans les grands
hôtels et les bars/restaurants
huppés de la capitale.
Parce qu’ils n’en pouvaient plus de la
tomate d’hiver, sans saveur et sans odeur,
Marc et Guillaume Pajotin ont lancé
HP Fruits, une start-up légumière s’appuyant sur un procédé de conservation
innovant permettant de consommer
des tomates d’été toute l’année. Cueillies
à maturité en pleine saison, les tomates
sont pasteurisées par Hautes Pressions.
Ce procédé révolutionnaire, maîtrisé depuis plus d’un siècle, permet de
conserver les aliments sans cuisson, en
respectant leur goût, leur couleur, et leur
richesse nutritionnelle, sans aucun additif ni conservateur. « Cette technique
innovante détruit les bactéries et permet
à la tomate de conserver sa richesse aromatique, sa couleur et sa durée de vie,
jusqu’à six mois. Le tout sans additif ni
conservateur ». Les tomates P&P Fruits
sont conditionnées dans un élégant
sachet sous vide, en dés ou en coulis,
et se dégustent en salade, en tartare ou
comme base culinaire pour toutes sortes
de recettes. Cœur de boeuf, Cornue des
Andes, Jaune Ananas, Noire de Crimée,
Rose de Berne… Les deux frères Pajotin
choisissent avec soin des variétés biologiques de tomates anciennes aux saveurs
gustatives exceptionnelles. Installés à
Beaupréau, ils s’approvisionnent exclusivement en France, le plus possible en
circuit court. La gamme P&P Fruits est
commercialisée dans les magasins Bio,
les magasins des enseignes Système U,
Leclerc, et Monoprix.
Au Puiset-Doré, Biofournil
a du pain bio sur la planche
La concurrence se renforce
sur le marché du pain bio.
Biofournil s’est remise aux
fourneaux : nouvelle marque,
création de pains inédits à la
saveur douce… sans compter d’autres projets sur le feu
au Puiset-Doré. Dès 2013, la
société a fait appel à un prêt
régional de redéploiement
industriel de 400 000 € qui a
permis le lancement de deux
projets. « « Nous avons relooké les produits porteurs de la
marque Biofournil, commente
Jean-Yves Fouché, son dirigeant. Nous avons conservé
cette identité pour la grande
distribution. En magasin bio
spécialisé, c’est la marque
« Angelus » qui estampille
16 Anjou Eco - n°40 - Juin 2015
désormais
les
pains cuits ou précuits, brioches et
pains de mie ».
Depuis, le CA s’est
accru de 3,5 %
pour
atteindre
10 M€ en 2014.
Autres projets :
des
nouveautés
dont des pains
à saveur douce,
« «une gamme qui
conserve les caractéristiques du pain
à l’ancienne avec moins de flaveurs et donc moins d’acidité’ »
et, au 1er avril, deux nouveaux
produits au levain sans gluten.
Le projet Foodinnov» en partenariat avec l’École nationale
Au Puiset-Doré, Biofournil emploie
70 personnes à la production quasi
exclusive de pain bio.
Oniris, augure un nouveau
pain diététique à glisser dans le
sac de randonnée.»
www.biofournil.com
www.maineetloire.cci.fr
PUB
ligne directe
Tourisme
Echos
Les blindés de Saumur
pour l’expo « Churchill de Gaulle »
Le Musée des blindés de Saumur a
prêté deux chars lourds pour l’exposition « Churchill - de Gaulle » jusqu’au
26 juillet aux Invalides. Le premier
est un char de bataille français B1
bis, en état de marche, qui équipait en
partie la 4ème Division Cuirassée du
colonel de Gaulle engagée dans les
combats de Montcornet et d’Abbeville.
Le second est un char britannique
Matilda II, engagé dans la bataille
d’Arras. Ces deux engins de combat
étaient parmi les plus puissants au
monde à l’époque. Ils permettent au
visiteur d’appréhender le rôle de
Churchill et de Gaulle comme modernisateurs des armées et acteurs du
développement de l’arme blindée.
Festivini 6ème Festival du
Vin et de la Gastronomie
dans le Saumurois
Du 5 au 13 septembre, le Saumurois
déroule le tapis rouge à la culture
du vin. Découverte des appellations
de Saumur et des Vins de Loire,
randonnées dans les vignes en
compagnie des vignerons, dégustations commentées de millésimes
exceptionnels, courses dans les
caves troglodytiques, soirée à l’Abbaye Royale de Fontevraud : tout un
programme, savoureux et festif pour
en savoir plus sur les vins de Saumur
et ses appellations.
6 septembre : découverte des appellations de Loire au cœur de Saumur.
Rencontre avec les vignerons, dégustations de vins et produits locaux
et artisanaux, village gourmand,
croisières commentées sur la Loire,
animations pour la famille.
7 septembre : histoire, terroir et
dégustation commentée des Saumur
rouge et Saumur Puy-Notre-Dame.
11 et 12 septembre : « EQUIVINI
Saumur » : randonnée équestre (25 à
30 km par jour) à la découverte des
vins et du patrimoine culturel
12 septembre : soirée à l’Abbaye
Royale de Fontevraud mise en
lumière et en spectacle autour d’accords mets et vins.
13 septembre : foulées du Champigny
avec trois disciplines (course, troglotrail - en binôme, nouveauté 2015-,
marche nordique) et trois parcours
pour découvrir le vignoble.
Le Off FESTIVINI... pour en
savoir encore plus sur les vins du
Saumurois.
Le Pass FESTIVINI : des bons plans
à découvrir chez les partenaires de
l’évènement. Gratuit sur demande.
www.festivini.com
Les légumes
du jardinier se
mettent à table
Le « Jardin de la Grille » à Durtal
est un havre de verdure. Un paradis végétal entretenu par Julien
Marlin, jardinier dans l’âme depuis
ses jeunes années. « Très jeune, j’ai
semé des graines de tomates. Au fil
des années, c’est devenu une passion ». Ce jardin sans arrosage se
contente de l’eau du ciel. Julien possède 500 variétés de fleurs et autres
espèces végétales. Récemment, il
a élargi sa palette, en créant dans
son jardin, un espace dédié au
potager en collaboration avec
Rémi Fournier, chef cuisinier à
Angers. «Il cherchait un jardinier
passionné pour créer le potager
du restaurant. Rémi se fournit
exclusivement auprès du potager
de la Grille, créé ensemble. Nous
partions d’une prairie vierge que
l’on a dû labourer». Ce jardin res-
pecte la nature dans un esprit
qui colle bien à Julien. « C’est
un potager bio avec 120 variétés de légumes cultivées ».
À Angers, au restaurant « Chez
Rémi », ce sont des légumes durtalois que vous pourrez manger.
« C’est très bon », sourit Julien.
« C’est sympa de voir comment les
légumes sont transformés ». Cet
amour de la nature, Julien le partage aussi en ouvrant au public
sur rendez-vous « Le Jardin de
la Grille ». Jardinier paysagiste, il
propose des conceptions de jardins écologiques aux particuliers.
« Je souhaite montrer qu’on peut
avoir un jardin ornemental, sans
arroser, sans produits chimiques ».
Pratique
et attractif :
le e-ChèqueVacances
pour les pros
du tourisme
et des loisirs
L’Agence Nationale pour les
Chèques-Vacances met en
place le e-Chèque-Vacances. Ce
nouveau produit de la gamme
Chèques-Vacances permet à son
bénéficiaire de régler ses prestations de tourisme et de loisirs
directement sur le site internet
du prestataire. Même pour une
de ces offres de dernière minute si
recherchées. Un encart imprimé
avec une zone «à gratter»,
permet le paiement sécurisé en
ligne. Sa valeur faciale est de 60 euros, L’achat peut être
complété par carte bancaire.
Plus besoin d’avoir à envoyer ses
titres par courrier avec accusé
de réception. « C’est un atout
pour les professionnels, hôteliers, parcs d’attraction, sites
touristiques, qui font de la réservation et du paiement en ligne,
explique Pascal Loué, directeur
régional de l’Agence Nationale
pour les Chèques-Vacances. Ils
y trouvent du potentiel de développement grâce à de nouveaux
clients et/ou la fidélisation des
clients existants. Sur le plan
pratique, ils sont dispensés de
Nous avons attaché une attention tout traitement manuel et le
particulière à l’environnement ». processus de remboursement
Début avril, Saumur Forest est simplifié ». La sécurité est
Aventures a ouvert ses portes. par ailleurs garantie par l’ANCV,
Passerelles suspendues, ponts de adossée à l’expertise de la Banque
singe, rondins, saut de tarzan : de France. Vous souhaitez faire
75 jeux aériens jalonnent le par- partie des premiers professioncours. Le site peut accueillir 200 à nels du tourisme et des loisirs en
300 personnes. A l’horizon 2016, Anjou à accepter le e-Chèqueles deux compères prévoient la Vacances ? Prenez contact avec
mise en place d’un paint-ball. Des l’ANCV par e-mail à l’adresse
journées thématiques, des événe- dédiée suivante : [email protected] ou
mentiels, la possible privatisation par téléphone au 0825 844 344 du parc et ateliers pédagogiques (0,15€/min)
en
indiquant
font également partie des pro- votre numéro de convention.
jets. Avec un investissement de L’ANCV vous communiquera
300 000 €, Saumur Forest la liste et les coordonnées des
Aventures devrait rapidement PSP (Prestataires de Services de
trouver sa place dans le paysage Paiement) retenus pour le landu tourisme saumurois.
cement de ce produit et l’attestation à leur remettre mentionnant
www.parc49-saumurforestaventures.fr votre numéro de convention.
Faites grimper votre adrénaline
en toute sécurité
C’est l’histoire de deux amis de
longue date qui s’adonnent aux
parcours d’accrobranches. Il y
a deux ans, Laurent Walden et
Patrice Calmet réfléchissent à
un projet de parc accrobranches
à Saumur. «Trois sites nous intéressaient dont celui des bois de
Terrefort propriété de l’Agglo de
Saumur ». Fin 2014, l’Agglo leur
loue 5 ha de chênes dans les bois
de Terrefort. «Nous sommes satisfaits, c’est ce lieu que nous avions
privilégié». Le début de l’hiver a
rimé avec élagage, tronçonnage et
nettoyage. Une entreprise spécialisée (Escapades Verticales) a installé les 6 parcours. « La sécurité
est optimum avec la disparition
des mousquetons, remplacés par
un système ne nécessitant plus
de se décrocher sur les parcours.
18 Anjou Eco - n°40 - Juin 2015
www.maineetloire.cci.fr
Regard
Jean-Luc Renaud
V-Technologies, Angers
L’informatique accessible à tous
Créée il y a plus de 20
ans, V-Technologie,
à Angers, a su
s’adapter à l’évolution
du secteur du
numérique.
Comment son
fondateur, Jean-Luc
Renaud, est passé du
minitel aux solutions
web et applications
mobiles avec l’aide
de son équipe de 40
collaborateurs ?
V-Technologies
3 rue Louis Boisramé
49000 Angers
Tél. : 02 41 72 10 75
Fax : 02 41 72 10 79
www.vtech.fr
Fondateurs
Jean-Luc Renaud et Véronique Lefèvre-Toussaint
Responsable commercial
Thomas Jeanvret
Directeur du développement web
Guillaume Mory
Activité principale
prestataire de solutions
web et mobiles
Effectif 40 salariés
C.A. xxx euros
www.maineetloire.cci.fr
E
mmanant d’un groupe de
communication parisien,
la
petite
structure
composée alors de 2
salariés, quitte la capitale pour
venir s’installer en province sur
les bords de Loire à Savennières
en 2000. « Nous avions conçu
un logiciel pour communiquer
les résultats du Bac via le Minitel
et l’Internet » se souvient
son dirigeant. Cette activité
saisonnière fut rapidement
complétée par d’autres projets
web. « C’était l’époque de l’arrivée
du web et de belles perspectives
de développement s’offraient à
nous. Nous avons emménagé
en 2006 sur Angers, à Belle
Beille, dans un local qui s’est
avéré rapidement trop petit ».
Des travaux d’agrandissement,
lancés en 2010, ont doublé
la surface du bâtiment pour
loger le nombre croissant de
collaborateurs. V-Technologie
a connu une belle progression,
l’année dernière, entraînant
l’embauche de 7 personnes et la
création du poste de responsable
du développement commercial
assuré par Thomas Janvret.
Méthode « Agile »
V-Technologie conçoit et réalise
des sites web et des applications
professionnelles multi-supports
sur-mesure (responsive webdesign et applications mobiles
grand public) pour différents
secteurs d’activité. Parmi les
nombreuses demandes, le service
universitaire national (CNOUS),
pour lequel elle a créé des sites
portail très consultés par les étu-
Accessibilité
numérique
diants, pour leur logement et les
jobs d’été, ou bien la refonte de
sites de commerce (gestion des
stocks, facturation…). Depuis
trois ans, l’entreprise adopte la
méthode « agile » pour être plus
à l’écoute du client et pouvoir
l’accompagner. Le client teste
le produit au fur et à mesure de
l’avancement du dossier, ce qui
permet des ajustements tout en
respectant le délai et le coût du
contrat fixés au départ.
A partir de 2000, l’entreprise se
lance dans l’archivage numérique de données électroniques
qui nécessite des logiciels
adaptés. « Nous avons embauché
une consultante archiviste, spécialiste des procédures toutes
particulières. Notre premier
client fut le Conseil général
du Puy de Dôme qui voulait
rendre consultable via le web
ses fonds documentaires : cartes
postales anciennes, cadastre,
vidéos… Les internautes passionnés sont friands de tout
renseignement se rapportant à
la généalogie. » Grâce à ses deux
data-centers (Angers et Rennes),
V-Technologie a la capacité d’héberger les sites de données volumineuses de la plupart de ses
clients. Elle a ouvert cette prestation à des entreprises privées
(SNCF, La Poste, Giffard…) qui
détiennent un patrimoine historique. Actuellement, une quinzaine d’entreprises et collectivités (Musée Picasso, l’Assemblée
Nationale, le Gouvernement
de Nouvelle Calédonie…)
ont recours aux prestations
d’archivage.
Membre fondateur du label « OP
Quast », seule norme reconnue
pour les métiers liés au web (graphiste, développeur, serveurs,
interface…),
V-Technologie
s’est engagée dans une démarche
Qualité, depuis plus de 10 ans.
Elle garantit à l’internaute les
bonnes pratiques des sites web
(référencement, affichage, web
mobile, mentions légales,…).
Autre cheval de bataille, l’accessibilité numérique pour permettre à toute personne en situation de handicap (visuel, auditif,
moteur…) de pouvoir consulter
un site Internet. « Nous établissons des audits auprès de
sociétés qui veulent se lancer
dans la création de tels sites. Plus
de 400 critères requis tels des
vidéos sous-titrées, des images
avec un équivalent textuel, l’utilisation de contrastes pour les
contenus de textes) » précise
Thomas Janvret. Depuis deux
ans, V-Technologie a remporté
l’appel d’offre SGMAP pour le
Référentiel général d’accessibilité pour les administrations
(RGAA). Sa mission consiste à
rendre chaque site web public
compatible avec les technologies
utilisées par toute personne en
situation de handicap. La France,
de par son passé chargé d’histoire, bénéficie d’une notoriété
et d’un savoir-faire en matière
d’archives. V-Technologie étudie
actuellement, en lien avec la
CCI, l’opportunité d’exporter ses
logiciels adaptés, sachant que
l’on s’oriente de plus en plus vers
un archivage définitif.
Dominique Gruson
Anjou Eco - n°40 - Juin 2015 19
PUB
Regard
Arnaud Ollivier-Henry et Jean-Claude Ouvrard
Les Solidaires - Hexa, Cholet
Avis de croissance et
ouverture en B to B
Plus de 9 millions de
commandes en 2014 :
record de productivité
battu pour les 6 magasins
Les Solidaires. Pour
continuer d’assurer le
succès de sa marque Hexa,
la nouvelle gouvernance
de l’entreprise mise sur
une offre multimarque de
qualité, le renforcement de
ses gammes et l’ouverture
de ses produits en vente
directe aux professionnels.
es Solidaires L
HexA
Siège : 1, Rue de l’Alberta,
Zone d’activité de l’Ecuyère
BP 30255 – 49302 Cholet Cedex
Tél : 02 41 55 46 48
www.esprithexa.fr
Président et Directeur Commercial et Marketing Arnaud Ollivier-Henry
Directeur Général Jean-Claude Ouvrard
Activité
négoce de cuisines, salles de
bains, cheminées, dressing
Effectif 70 salariés
Magasins Rezé, Angers,
Beaucouzé, Cholet, La Rochesur-Yon et Saumur
www.maineetloire.cci.fr
D
epuis 2010, la société Les Solidaires
confirme son retour
à la croissance avec
un chiffre d’affaires en progression sur un marché pourtant morose (9,3 M€ en 2014
contre 8,5 M€ en 2011). On est
loin des années difficiles vécues
par l’entreprise entre 2008 et
2011. La société est fondée en
1961 sous forme de Scop par
4 artisans plâtriers et carreleurs. Elle est à l’origine spécialisée dans le second œuvre :
le carrelage et le plâtre. Elle se
diversifie peu à peu dans les
cheminées, puis dans la cuisine en 1984. La marque Esprit
Hexa est créée en 2005 pour
aller vers l’agencement intérieur. En 2010, Raphaël Robert
est nommé P-dg. L’entreprise
cesse toute production pour
se consacrer uniquement au
négoce et au développement de
l’enseigne. Créateur d’espaces
et distributeur, Hexa propose
aujourd’hui une large gamme
de poêles et cheminées, cuisines, salles de bain et dressings
dans ses 6 magasins : à Rezé,
Angers, Beaucouzé, Cholet, La
Roche-sur-Yon et Saumur. Les
activités de l’entreprise se positionnent à 80 % sur le marché
de la rénovation, 20 % sur le
neuf. Hexa peut ainsi installer
et suivre ses clients sur la côte
depuis La Roche-Bernard à La
Rochelle à partir de n’importe
quel magasin.
Nouvelle gouvernance pour la SCOP
Depuis début juin, une nouvelle équipe dirigeante a pris
les commandes, avec une gouvernance à deux têtes cette fois.
Arnaud Ollivier-Henry prend
la présidence et la responsabilité des équipes commerciales,
communication et marketing.
Jean-Claude Ouvrard devient
Directeur général. Il suit plus
particulièrement les aspects
logistiques, achats et installation. « Ces quatre dernières
années, les valeurs initiales de
coopération ont été replacées
au cœur de l’organisation. Des
groupes de travail transversaux
ont été mis en place sur des thématiques comme le sourcing
produit ou la publicité. L’objectif
est de faire remonter les idées de
tous les collaborateurs, toutes
fonctions confondues. Mais ce
qui caractérise aussi désormais
l’entreprise, c’est son concept.
Hexa conçoit, améliore et réalise
les espaces de vie de ses clients
en offrant un maximum de services, de conseils et de choix
avec une trentaine de marques.
Notre force : c’est l’agencement
autour du produit. Chez nous,
tout commence par un coup de
crayon. Nos conseillers se rendent chez le client pour étudier
la configuration des lieux et proposer un concept d’ensemble,
avec une mise en scène du produit dans son environnement. La
maîtrise d’œuvre prend ensuite
le relais en s’appuyant sur nos
15 corps de métiers. Les enquêtes
de fin de chantier montrent que
95 % des clients sont satisfaits !
Et 35 % du CA est réalisé sur du
parrainage ».
Renforcement des
gammes et ouverture
aux professionnels
Pour assurer le développement
d’Hexa, l’entreprise déploie
actuellement les grands moyens.
Pas de nouveau magasin prévu
mais un renforcement du développement produit de sa marque.
« Nous avons une stratégie de
croissance interne avec de nouvelles marques et produits de
qualité. La société se veut avantgardiste tout en restant dans son
cœur de métier : elle propose par
exemple des solutions qui couplent plusieurs systèmes comme
le bois et les pompes à chaleur
et de plus en plus d’objets décoratifs et accessoires en lien avec
ses univers. Nous avons récemment ajouté à notre catalogue
la réalisation de pièces transformées en caves à vins climatisées
et de nouveaux produits destinés
au jardin, avec des tables basses
éthanol ou encore des cheminées
de jardin ». Une offre complétée
par toute une palette de services
comme des contrats d’entretien
pour ses cheminées et poêles.
L’entreprise s’ouvre également
plus largement cette année aux
professionnels. « Nous cherchons des partenaires relais architectes, artisans du bâtiment
ou paysagistes - pour les accompagner dans leurs projets. A
la façon d’une boîte à outils où
ils pourront librement piocher services, conditions d’achat,
partenariats… ».
Isabelle Baudry
Anjou Eco - n°40 - Juin 2015 21
ligne directe
Echos
Nouveaux ouvrages
sur des patrimoines en
Anjou
Vingt chambres de caractère
avec vue imprenable sur le Parc
Oriental, un restaurant gastronomique Le Stofflet... le Château
Colbert à Maulévrier, dirigé par
Dominique Popihn, c’est cela.
C’est aussi une histoire reconstituée minutieusement par Guy
Massin Le Goff, Si la période de
la restauration menée en 1820
par l’architecte Alexandre Marcel
était bien connue, les chroniques antérieures manquaient.
Jusqu’à ce que le conservateur
des objets d’art et antiquités du
Département trouve par hasard
les archives inédites de l’édifice
dans la bibliothèque du château
de Serrant, En 1678, le comte de
Serrant avait donné son château
à l’une de ses filles et proposé
à l’autre un château qui serait
construit à l’identique. Cette fille,
devenue propriétaire du château
de Maulévrier, épousa le frère
du ministre Colbert. Une autre
découverte inattendue, la correspondance du marquis de ColbertMaulévrier pendant la Révolution,
allait compléter la documentation
nécessaire à la rédaction d’un
ouvrage consacré à ce véritable
petit palais et grand château de
La Loire, « même si un peu décentré » ajoute Guy Massin Le Goff.
« Le Château Colbert à
Maulévrier », Éditions Scala
L’Anjou mystérieux
Une source guérisseuse près de
l’abbaye de Fontevraud, un souterrain refuge sous la place la plus
animée de Brissac-Quincé, le
tombeau d’un roi dans la cathédrale d’Angers, des bunkers allemands dans le parc du château
de Pignerolle... L’Anjou compte
aussi nombre de chapelles
blotties dans les sous-bois, des
cryptes, de beaux manoirs habités
par des passionnés des vieilles
pierres, des caves troglodytiques
reconverties de manière inattendue, des ruines médiévales qui
ont abrité des gens célèbres...
À travers des itinéraires conçus
pour découvrir des lieux aussi
intimes qu’authentiques, Philippe
et Catherine Nédélec racontent
60 sites qui ont contribué à
l’histoire du département. Cette
richesse patrimoniale du Maineet-Loire est présentée en cinq
« pays » : Angers et alentours,
Saumurois, Mauges, Segréen et
Baugeois.
L’Anjou mystérieux, Geste editions
Petit illustré
de la justice
pénale
ordinaire
Livres
L’univers
fantastique de
« Banquises et
Comètes »
« Commence alors pour
Raymond, le marquis, et l’oncle
Gaspard une course à travers le Pérou pour sauver la
future « Épouse du Soleil »,
tandis qu’une révolution secoue
le pays…». Qui sait que derrière
ce teasing se cache le roman
d’un écrivain plus connu pour
son personnage de Rouletabille
dans « Le Mystère de la chambre
jaune », Gaston Leroux ? JeanLuc Houdu, grand collectionneur et féru de littérature populaire, de textes oubliés du 19ème,
lui le sait. A ce point qu’il a créé
fin 2014, une maison d’édition
à Saumur dédiée à cette littérature dont les univers vont
de l’exploration des Pôles à la
Planète Mars, d’où le nom qu’il
lui a donné, empreint d’imaginaire « Banquises et Comètes ».
En marge des grands classiques,
cet éditeur passionné propose
des ouvrages libres de droit qu’il
réédite : de la BD aux ouvrages
d’aventure, de science-fiction
en passant par les coulisses de
l’histoire. « Les ouvrages sont
disponibles en ligne et auprès
de libraires indépendants, les
plus à même de faire découvrir
au grand public cette littérature
peu connue ». Au printemps,
Jean-Luc Houdu a réédité le 1er
recueil des Contes fantastiques
de Charles Nodier, « l’occasion
de mettre en lumière une plume
extraordinaire » et le 2ème opus
du « Naufragé de l’espace » de
Gustave Le Rouge.
www.banquisesetcometes.fr
L’empreinte
des mémoires
Quel intérêt une entreprise
aurait-elle à écrire sa propre histoire ? La réponse se trouve dans
l’ouvrage que vient de publier
Laurent Cholet « Histoire et
entreprises ». Laurent Cholet a
une formation universitaire en
AES complétée par une formation au conseil auprès des entreprises. « L’intérêt se situe à plusieurs niveaux. La formalisation
de l’histoire d’une entreprise, de
son vécu, lui permet d’asseoir
son identité et de lui donner
une consistance. Cette écriture
offre des possibilités d’applications pratiques dans le domaine
de la communication et des
relations publiques ». Pour
Laurent Cholet, cette formalisation écrite peut également être
utilisée comme un outil d’aide à
la décision. « Elle fait en tout cas
partie des éléments que le dirigeant ne peut ignorer dans sa
réflexion stratégique. « Histoire
et entreprises » illustre tout
l’intérêt pour une entreprise
22 Anjou Eco - n°40 - Juin 2015
d’écrire son histoire à travers
l’empreinte de ses mémoires ».
Entre autres rubriques au sommaire, l’histoire au service de
l’identité, de la communication
et de la stratégie de l’entreprise,
l’histoire porteuse de sens,
l’histoire appliquée en action.
« Histoire et entreprises » est
disponible dans le catalogue « TheBookEdition » à la
rubrique « Savoirs - Entreprise ».
www.thebookedition.com/
catalogue.php
Nul n’est censé ignorer la
loi. Grâce à ce livre, vous la
connaîtrez. Mieux, vous pourrez en plaisanter. Aux confins
du lexique des termes juridiques, du manuel universitaire de droit... et de la bande
dessinée, le « Petit illustré de
la Justice pénale ordinaire »,
paru chez Joe, nous plonge
avec humour et sérieux dans
l’univers secret des palais
de justice, des prétoires, des
commissariats, des brigades
de gendarmerie et des salles
d’autopsie... Chaque mot ou
expression du vocabulaire
judiciaire ou policier est expliqué par un texte sérieux, illustré par une citation et représenté par un dessin des plus
décalés. Bonne immersion en
220 pages et plus d’une centaine de dessins dans le monde
de la Justice, seule institution à
porter le nom d’une vertu ! Le
livre s’est écrit à quatre mains.
Gérard Berthelot, graphiste de
formation, s’est tourné vers la
BD après avoir travaillé dans
la publicité. Collaborateur
de nombreux scénaristes, il
a illustré de grandes affaires
criminelles et réalisé « Les
mots de la Grande Guerre », le
premier volume de la collection «Les mots de...». Pascal
Rouiller est avocat au barreau d’Angers. Spécialiste des
affaires pénales, il a plaidé
dans de nombreuses affaires
qui ont défrayé la chronique
et relaté son expérience dans
« La robe et la plume », paru
aux éditions L’àpart en 2013.
Son prochain ouvrage portera
sur les infractions pénales.
www.maineetloire.cci.fr
Regard
Hélène Strodijk,
Savonnerie Martin de Candre, Fontevraud l’Abbaye
Bulles de savon
au parfum d’antan
Nichée au cœur du
Domaine de Mestré, à
Fontevraud l’Abbaye,
la savonnerie Martin
de Candre exhale des
parfums de réussite.
L’une des dernières
savonneries artisanales
qui perdurent en
France est dirigée par
Hélène Strodijk qui
met tout en œuvre
pour préserver un
procédé de fabrication
ancestrale.
avonnerie S
Martin de Candre
D
omaine de Mestré
49590 Fontevraud l’Abbaye
Tél. : 02 41 51 75 87
E-mail :[email protected]
www.martin-de-candre.com
www.savonaraser.com
Dirigeante Hélène Strodijk
Activité principale
fabrication et commercialisation de savons artisanaux
Effectif 9 salariés
CA 2014 500 Keuros
www.maineetloire.cci.fr
L
a boutique de savons
vous
embaume
de
senteurs
d’autrefois,
dans une ambiance
très chaleureuse, aux allures de
boutique anglaise. Des petits
paniers d’osier sont remplis de
savons aux parfums délicats,
entêtants, raffinés, emballés dans
des papiers épais comme ceux
des reliures de livres. La boutiqueexposition offre un panel de
produits déclinés en plusieurs
formats, mais aussi des lamelles
à suspendre dans les penderies,
dans la cuisine, des chutes, des
copeaux… Un écran plat diffuse
une vidéo expliquant toutes les
étapes de la saponification. Sur
l’étagère adjacente, sont posés les
flacons contenant les différents
éléments de base (huiles
végétales, huiles essentielles, cires,
résinoïdes, etc.).
Une affaire de famille
Hélène Strodijk, qui a repris la
savonnerie Martin de Candre en
2000, vous accueille, tout sourire.
Chaque jour, elle fabrique 60 kg
de pâte à partir d’un savant
mélange d’huiles végétales (huile
d’olive, coprah, palme) et de
soude, les deux produits de base
qui composent un savon naturel,
sans adjuvant chimique. Suivant
un dosage qu’elle seule maîtrise,
elle crée des savons aux parfums
de lavande, fougère, rose, tolu…
en y ajoutant huiles essentielles,
miel, lait, œuf et bien d’autres
ingrédients en fin de cuisson.
« Car le mélange se travaille à
chaud. C’est ma mère qui m’a
tout appris du métier. » précise
fièrement Hélène Strodijk. Ce
savoir-faire, qu’elle détenait
d’un chimiste-savonnier du
Cher, est venu compléter leur
activité agricole sur le Domaine
de Mestré dans les années 70.
Après des années de pratique,
d’ingéniosité, de recherche et
de patience, ma mère maîtrisait
la
fabrication
complexe
« d’empâtage à chaud » du savon
dit de Marseille. Arrivée dans
l’entreprise familiale à 18 ans pour
aider à la commercialisation, je
me suis imprégnée, petit à petit,
de tous les secrets du métier.
Aujourd’hui, la savonnerie prend
des allures d’entreprise familiale.
Ma sœur, Anne-Amélie Dauge,
supervise le marketing et la
vente sur Internet avec plus de
300 articles. Mon beau-frère,
Benoît de Courcy, applique
les normes Qualité affiliées à la
réglementation des cosmétiques. »
Démarches
de
traçabilité
pour identifier la composition
des savons, les conditions
d’emballage, de séchage… autant
de contraintes qui valorisent
ces produits artisanaux et de
haute qualité. La construction
d’un bâtiment aux normes
d’hygiène réglementaires pour
le laboratoire a permis à la
savonnerie de se développer et
de relancer la production.
Une fabrication
artisanale
L’équipe des 9 salariés polyvalents
participe à l’évolution de la
savonnerie. Chacun met la
main à la pâte pour accueillir
les 15 000 visiteurs annuels,
tenir la boutique, participer
aux différentes phases de la
production (plusieurs tonnes/
an) : emballage, étiquetage à la
main, expédition… La phase
délicate du séchage (5 mois
minimum à un an) des blocs
de savons estampillés déposés
dans des caissettes en bois, se
déroule à l’abri de la lumière
dans une température ambiante.
« Nous avons mis au point
un produit phare : le savon à
barbe, d’un confort d’utilisation
très réputé. Et depuis deux ans,
nous hébergeons dans nos murs
un institut de beauté où une
barbière (« La Barbière MDC »)
assure les soins de rasage
traditionnel ainsi que des soins
esthétiques, visage et corps, à
partir des huiles naturelles des
« Douces Angevines ».
Un pôle touristique
Outre la savonnerie, le Domaine
de Mestré dispose d’un hôtel
de 14 chambres, aménagé dans
les anciens corps de ferme du
XIIe siècle autrefois occupés
par les moines de l’Abbaye de
Fontevraud. Un restaurant
propose aux touristes (Loire à
vélo, caves…) et aux visiteurs,
des plats de saison en fonction du
marché. Répertorié par l’Office
du tourisme saumurois, ce havre
de paix offre une attraction
touristique avec son petit musée
consacré à la publicité ancienne
du savon de 1860 à 1960. Il vous
fait voyager dans le temps à travers
une collection exceptionnelle
d’affiches et d’objets publicitaires.
Cette entreprise, qui a su évoluer
grâce au soutien familial pour
sauver ce patrimoine artisanal,
a encore de belles années
devant elle, comme le souhaite
ardemment sa dirigeante.
Dominique Gruson
Anjou Eco - n°40 - Juin 2015 23
ligne directe
Echos
Spécialisation
fundraising à l’Ircom
L’institut Mac Luhan, l’école
de communication de l’Ircom
(Angers), propose à la rentrée
une nouvelle spécialisation
consacrée au fundraising qui
enrichit l’offre de son master en
communication. Elle donne aux
étudiants les éléments nécessaires pour piloter la collecte de
fonds des organisations. L’Ircom
s’est associé à l’Association
Française des Fundraisers,
premier organisme de formation agréé dédié aux métiers du
fundraising en France. Ce partenariat garantit la pertinence des
contenus enseignés mais aussi
l’accès pour les étudiants à un
solide réseau de professionnels
du fundraising et du mécénat.
Ce Bac+5 se fera sous forme de
contrat de professionnalisation.
www.ircom.fr
www.pmepaysdelaloire.fr :
1600 aides sur un seul
site
« Intuitif », « allant à l’essentiel »,
« utilisant les mots des entreprises » : pour les TPE et PME qui
l’ont testé, la nouvelle plateforme
Pmepaysdelaloire.fr constitue
une réponse claire au besoin
d’y voir clair dans le maquis des
aides et solutions de financement
à leur disposition. L’utilisateur
rentre par l’un des 9 parcours de
financement (Création, Innovation,
Renforcement de la trésorerie,
Développement, International,
Développement durable…). Puis,
en un minimum de clics, la plateforme propose les solutions de
financement et d’accompagnement correspondant aux besoins
du chef d’entreprise. Dès l’automne, la plateforme permettra
d’aller plus loin en effectuant
directement une demande d’aide
régionale en ligne. En 2016, le
site servira de test dans le cadre
de l’opération gouvernementale
de simplification administrative
baptisée « Dites-le nous une
fois ». L’administration viendra
récupérer les données fournies par les entreprises dans un
espace sécurisé ce qui évitera
de les réclamer de nouveau lors
du montage d’un dossier d’aide.
Cette initiative « unique en France »
s’appuie sur la base de données
Sémaphore des CCI. Portée par
les CCI des Pays de la Loire et
la Région, elle a le soutien des
Chambres régionales d’Agriculture et de Métiers et de l’Artisanat, celui de la place financière
régionale et celui du Fonds Social
Européen (FSE).
Service aux entreprises
Telelogos : grands écrans pour digitaliser
les agences Banque Populaire
i-BP (informatique-Banque
Populaire) participe à la digitalisation des 2.600 agences de
15 Banques Populaires et de
5 banques régionales adossées
à ces Banques Populaires.
E l le cherchait une s eu le
solution d’affichage dynamique
commune aux 20 banques
p our leurs 2 600 agences.
Au terme d’un appel d’offre,
i-BP a retenu la solution
proposée conjointement par
Tibco, son infogéreur historique, et l’éditeur Telelogos
(Angers Technopole) pour
s a s o lut i on d’a f f i c h a g e
dynamique Medi4Display.
La digitalisation prend la
forme d’écrans disposés en
vitrine et au sein des agences
pour diffuser des informations relatives aux différentes banques. Ces vidéos
permettent à chaque entité
de communiquer sur une
offre bancaire de leur choix.
« Media4Display permet de
diffuser de façon dynamique
des informations sur tout
type d’écrans. Nous adaptons
le contenu au support »,
explique Clément Ménard
directeur commercial chez
Telelogos. La flexibilité du
logiciel Media4Diplay permet
la diffusion des campagnes
de communication nationales
du groupe, des offres et promotions du moment, mais
également des informations
particulières à chaque agence :
disponibilité des conseillers,
évènements ponctuels, etc.
www.telelogos.com
ADDECOM 2.0, accélérateur de performance
commerciale
Créée en 2003 et implantée à
Doué-la-Fontaine, ADDECOM
s’est développée sur la prestation de prise de rendez-vous et
de permanence téléphonique.
L’entreprise entend désormais se
développer dans la relation client
2.0 en B to B en accompagnant
les structures commerciales sur
l’ensemble de la chaîne de valeur.
« Nos clients sont confrontés
aux difficultés de recrutement,
et de mise en place d’un service
dédié, contraint par les contrats
minimum de 24h », relève Fabrice
Anger, dirigeant d’ADDECOM.
Nous les accompagnons par la
mutualisation d’assistante commerciale, un service souple
et sans engagement de durée.
Expérimenté avec des entreprises
angevines, il permet d’optimiser
les démarches de prospection
téléphonique, de la prise de rendez-vous jusqu’à la validation des
commandes par exemple ». Autre
nouveauté : le « Live Chat », un
agent d’accueil virtuel pour les
sites Web. « Imaginez-vous
entrer dans un magasin sans que
personne ne vous accueille ? Sur
un site Web, il existe une page
« accueil » mais qui dit bonjour
aux internautes ? ». ADDECOM
dispose de 22 positions de
travail. Chaque assistante se voit
proposer des missions en relation
directe avec son profil personnel.
participé à la reconnaissance
actuelle de notre agence et à ce
projet de construction que je
souhaitais concrétiser. La qualité
du service, la réactivité et la compétitivité sont des composantes
essentielles dans notre approche
avec nos clients et partenaires.
Nous tenions à offrir cette même
proximité dans la gestion de ce
nouvel espace ». Planète communication, une agence qui a à
cœur d’entretenir des relations
de confiance avec ses clients.
« Nous plaçons le service au
cœur d’une forte stratégie d’accompagnement. Certifié organisme de formation agréé depuis
2009, nous avons notamment
mis en place un programme personnalisé web où nous offrons
à chacun de nos clients les clés
d’une gestion maîtrisée de leur
site Internet au quotidien, face à
un environnement toujours plus
dense et complexe, mais où la
performance est essentielle pour
leur notoriété et visibilité ».
www.addecom.com
Planète
Communication
s’installe
dans sa
nouvelle agence
Créée il y a 19 ans, l’agence
conseil Planète Communication
exerce une alchimie de compétences, de la création (conception graphique, web marketing...) jusqu’à la fabrication sur
outils et supports multicanal
pour tous secteurs d’activités. Planète Communication
a investi de nouveaux locaux
à Saint Macaire-en-Mauges,
poursuivant ainsi son élan porté
par l’énergie de sa dirigeante,
Christine Airault. « La cohésion
de notre équipe animée par les
mêmes valeurs créatives et la
satisfaction de nos clients ont
24 Anjou Eco - n°40 - Juin 2015
www.planete-communication.fr
www.maineetloire.cci.fr
Regard
Vanessa Fossé, ARIMA, Villedieu-La-Blouère
Pas à pas vers la notoriété
Après avoir diversifié
sa clientèle en
imaginant une offre
femme, la marque
de chaussures
ARIMA continue
de développer
ses gammes avec
créativité, mais
toujours en version
confort. Nouvellement
dirigée par Vanessa
Fossé, l’entreprise veut
aussi conquérir le
grand public.
ARIMA 30, rue des Mauges
B.P. 15
49450 Villedieu-LaBlouère
Tél. 02 41 30 19 69
www.arima.fr [email protected]
Directrice Générale
Vanessa Fossé
Effectif
13 personnes
Création
1920
Activité
Conception et commercialisation de chaussures
www.maineetloire.cci.fr
L
a nouvelle Directrice
Générale a fait ses
premiers pas dans
l’entreprise en avril
2014 : « Ancienne Consultante
dans un cabinet d’audit
financier parisien, j’avais très
envie de reprendre une petite
structure et de la faire évoluer
avec mes propres valeurs. J’ai
découvert ARIMA, célèbre
pour ses chaussures confort
fourrées : un véritable coup de
cœur ! ». Riche d’un héritage
de 95 ans, ARIMA compte
quatre marques pour hommes :
Arima pour Lui, sa marque
première (chaussures confort),
Hipness City (chaussures
citadines), Hipness Nautic
(bateaux) et Arid, une gamme
mode détente qui continue sa
progression grâce à ses modèles
sportwear. Depuis une dizaine
d’années une offre féminine
est venue compléter la gamme
de l’entreprise avec Arima
pour Elle : Une marque qui
propose des modèles confort
et détente ville et est spécialisée
dans les bottes pour mollets
ronds. « La femme représente
aujourd’hui presque 40 %
du chiffre d’affaires ! ». Cette
année, Arima vient également
de signer sa première collection
ReBelles. Une griffe citadine
chic, parfois un peu décalée,
créée en collaboration avec une
styliste.
Miser sur le service
ARIMA a la particularité de
travailler en réassort. « Notre
clientèle, composée d’environ 800
boutiques, fait de plus en plus
attention à ses achats. Proposer
du réassort offre à nos clients une
grande souplesse dans la gestion
de leurs stocks. Ce service est donc
très apprécié ». L’entreprise est
aussi très présente dans les Dom
Tom : Guadeloupe, Martinique,
La Réunion, … « Notre marque
est très connue là-bas ». Pour
développer son portefeuille clients,
elle souhaite aller petit à petit vers
d’autres pays. C’est même l’un
des axes de développement de la
société qui emploie 13 personnes
dont 7 commerciaux. « Nous
avons déjà pris des contacts
dans des pays anglophones. » En
France, ARIMA est connue des
boutiques mais très peu du grand
public. « Nous devons travailler
sur notre notoriété pour nous faire
connaître des consommateurs
finaux. Notre tout nouveau site
web est une première étape… ».
Performance
interne et esprit
d’équipe
La dirigeante, lauréate du Réseau
Entreprendre, a encore beaucoup
d’idées, tout en restant fidèle aux
valeurs de la maison : qualité, bienêtre et prix raisonnable. « J’aimerais
trouver de nouveaux modèles
pour les gammes confort - pour
les seniors notamment qui ont
aussi envie d’être à la mode ».
La société a fait appel à la CCI
pour un Pré-diagnostic propriété
industrielle et un Déclic (1) est
en cours pour déterminer les
priorités de l’entreprise ». Pour
être plus performante, Vanessa
Fossé souhaite également engager
un vrai partenariat avec ses
fournisseurs. « Nous recentrer
sur nos principaux fournisseurs
permettrait de renforcer et
faciliter les contrôles de qualité et
d’innocuité des produits ». Elle
débute en parallèle une réflexion
pour optimiser la gestion des
stocks en termes de temps
passé et d’espace, le tout dans
une démarche de plus en plus
écoresponsable. Pour mener à
bien tous ces projets, la dirigeante
peut heureusement compter sur le
dynamisme et la compétence de
l’ensemble de ses collaboratrices.
« La notion d’équipe est
fondamentale. Je ne conçois pas
l’entreprise autrement ». Des
réunions d’équipe ont ainsi lieu
toutes les semaines avec l’ensemble
des collaboratrices du siège. « Tout
comme il est essentiel de s’amuser
en travaillant et d’y prendre du
plaisir. Alors pour les jours où
ces principes sont plus difficiles à
appliquer, une devise est affichée
sur le mur de mon bureau : Don’t
work, have fun ! ».
Isabelle Baudry
(1) Déclic : Cette offre de service de la
CCI de Maine-et-Loire permet aux
entreprises de préciser leurs besoins
d’évolution : stratégie / offre de produits
ou service / performance opérationnelle.
Anjou Eco - n°40 - Juin 2015 25
ligne directe
Echos
Startups,TPE,PME,jusqu’au
1er juillet pour contribuer au
marché des SmartGrids
ERDF lance un appel à projets
« Réseaux Electriques Intelligents
2015 ». Destiné aux startups,
TPE & PME innovantes, il constitue
une opportunité pour l’écosystème
numérique local d’entrer sur le
marché des Smart Grids. Il s’inscrit
dans les chantiers prioritaires de La
Nouvelle France Industrielle. Il doit
faire émerger et accompagner des
idées qui vont permettre d’imaginer
le réseau de distribution d’électricité
de demain, ses métiers, ses outils et
ses services. Doté de plus de 500 k€
de prix au total, il permettra d’expérimenter les solutions proposées par
les lauréats et leur offrira un accompagnement d’ERDF et une exposition
médiatique. Les entreprises qui le
souhaitent ont jusqu’au 1er juillet
pour découvrir et déposer leur dossier
sur un ou plusieurs des 8 thèmes
proposés.
http://www.erdf.fr/
concours-erdf-innovation-2015
CONTACT ERDF :
[email protected]
« Grand Prix du Réseau
Entreprendre » le 30 juin
« Qui mieux qu’un chef d’entreprise
peut accompagner un chef d’entreprise ? ». C’est le credo du réseau
Entreprendre et de ses adhérents,
chefs d’entreprises bénévoles. Le
réseau du Maine-et-Loire organise
le 30 Juin «Le Grand Prix du Réseau
Entreprendre » à l’hippodrome d’Angers. Cette manifestation, ouverte sur
invitation à toutes les entreprises,
mettra à l’honneur les créateurs et
repreneurs suivis en 2014 par le
réseau départemental qui compte 136
adhérents. Pour découvrir la manifestation, les images de l’année dernière
et pour vous inscrire gratuitement :
www.gpre49.fr
PLACACTIV,
« agence d’emploi
nouvelle génération »
PLACACTIV a ouvert son agence d’emploi le 1er mars à Doué-la-Fontaine
pour répondre aux attentes de ses
clients multirégionaux. Il s’agit de la
seconde implantation de l’enseigne
lancée en juillet 2014 à Saint Junien
(Haute-Vienne). PLACACTIV développe
son savoir-faire autour de méthodes
de recrutement en lien avec son temps.
Facebook, Twitter ou Google + sont
les premières sources de recrutement.
Mais chaque candidat reçu bénéficie
d’entretien personnalisé pour valider
l’adéquation de son parcours avec
l’offre d’emploi.
www.placactiv.fr
Service aux entreprises
Employer des pompiers
volontaires : un acte citoyen
En Maine-et-Loire, près de 3 000
sapeurs-pompiers volontaires,
hommes et femmes, sauvegardent les biens et l’environnement
en luttant contre les incendies et
en portant secours aux personnes.
Ils interviennent aussi pour
prévenir et évaluer les risques.
Une partie de ces SPV sont
salariés d’entreprises. Leur engagement est une démarche personnelle qui s’effectue en accord
avec l’employeur. L’entreprise qui
emploie des sapeurs-pompiers
volontaires bénéficie d’employés
formés en secourisme, incendie,
prévention et sécurité. Les centres
de secours en zone rurales ont du
mal à disposer d’un vivier suffisant de volontaires disponibles
en journée car chacun exerce un
métier et n’a pas toujours la possibilité de s’en libérer. Le Service
Départemental d’Incendie et
de Secours de Maine-et-Loire
(SDIS 49)
a mis en
place des
conventions
employeurs.
Celles-ci
cadrent la
disponibilité du sapeur-pompier
volontaire, autorisé à s’absenter
pendant son temps de travail
pour se rendre sur une intervention, Elle détermine bien sûr un
seuil d’absence car il ne faut pas
gêner l’activité de l’entreprise.
Celle-ci bénéficie également de
compensations financières et de
réduction de sa prime d’assurance.
CONTACT
SDIS 49
Groupement des ressources
humaines et de la formation
02 41 33 21 00
convention.employeur@sdis49
ADEN : un atelier chantier
d’insertion et une association
intermédiaire en Noyantais
« Les entreprises se font parfois
des idées fausses sur les personnes proposées par les structures d’insertion. Si elles ont été
licenciées, c’est qu’elles étaient les
moins compétentes. Au chômage
depuis longtemps, elles seront
moins adaptables à un nouvel
emploi... ». Daniel Lemarchand,
p r é s i d e n t d e l ’A D E N
(Association des Demandeurs
d’Emploi du Noyantais) mesure
la pédagogie à mener auprès des
entreprises. « Nous leur faisons
valoir l’intérêt de faire appel à
ces personnes en cas de surcroits d’activité, de tâches peu
qualifiées, de remplacements
26 Anjou Eco - n°40 - Juin 2015
de congés. Cela
leur permet aussi
de répondre à la
clause d’insertion
dans les appels
d’offres publics ».
L’insertion professionnelle gravit
quatre paliers, de
plus en plus professionnalisant.
L’ADEN, créée en
1986, regroupe
les deux premiers. D’abord un
Atelier Chantier d’Insertion de
18 personnes (soit un peu plus
de 13 ETP en CDDI) à Noyant
et à Longué-Jumelles. L’activité
support reste l’environnement
avec l’entretien d’espaces verts,
de parcs et jardins, de berges
de rivières, de sentiers de randonnées... Le second étage
est une mission d’Association Intermédiaire qui permet
l’emploi jusqu’à 480 heures
sur deux ans. En 2014, celle-ci
emploie 73 personnes (8 ETP) :
nettoyage de locaux, conditionnement, manutention, vente en
magasin, accueil administratif…
Fin des tarifs
réglementés
de vente de
l’énergie
Le 1er janvier 2016, les entreprises
devront avoir choisi leur fournisseur d’énergie et être en règle
avec les dispositions sur la fin des
tarifs réglementés. Celles-ci s’appliquent aux entreprises consommant plus de 30 MWh par an
en gaz ou ayant une puissance
électrique souscrite de plus de
36 kVA : tarifs EDF dits « verts »
et « jaunes ». Il faut regarder ses
factures et anticiper ses besoins
afin d’obtenir les tarifs les mieux
adaptés. Les entreprises et institutions soumises aux principes de la commande publique
doivent également anticiper le
lancement des appels d’offres
afin d’être opérationnelles le 1er
janvier prochain. Les entreprises
n’ayant pas choisi leur fournisseur avant l’échéance bénéficieront d’un service de transition
de six mois. Mais il coûtera plus
cher que les contrats en cours.
Le risque de « coupure » le 1er
juillet 2016 est réel. Ce changement obligatoire est l’opportunité de dresser un état des lieux
des consommations d’énergie.
Même pour les entreprises qui
n’atteignent pas les seuils de
consommation concernés. Le
meilleur contrat sera celui le
mieux adapté à vos besoins. Pour
cela, il faut connaître votre profil.
La CCI vous donnera un avis
neutre, gratuit pour réduire vos
consommations et votre facture.
La formation « référent energie »,
gratuite, de 2 à 4 jours, est une
réelle opportunité pour toute
entreprise.
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Portrait d’élu CCI Géraldine Béalu
Il y a 10 ans, Géraldine Béalu
créait
MARK.AVENIR
(Cholet) après avoir créé et
co-géré pendant deux ans
un cabinet de recrutement.
Le cabinet conseil est spécialisé dans l’accompagnement
marketing opérationnel et
le management collaboratif.
« J’interviens en
amont des projets,
dès la rédaction du
cahier des charges,
puis dans la mise
en œuvre du plan
d’action préconisé,
en liaison avec les
équipes opérationnelles. J’ai fait le
choix de travailler
en réseau avec des
partenaires. Cette
dimension collaborative m’a conduit
à m’engager dans
le
développement du territoire et à m’impliquer fortement ».
Géraldine Béalu
assure une des vice-présidences du CESER (1) dont elle
est membre des commissions
« Education Formation » et
« Développement économique ». Elle y siège au titre
de membre élue de la CCI de
Maine-et-Loire depuis 2010
et déléguée à la CCI régionale
où elle suit la commission
« Aménagement du Territoire ».
« Lors du Parlement européen
des entreprises organisé par
Eurochambres, je suis intervenue en octobre 2014 à Bruxelles
pour promouvoir le Forum
européen de l’apprentissage
qui s’est déroulé à Nantes en
février dernier Cet évènement,
préparé en collaboration avec
la CCI de Maine-et-Loire, très
investie dans la formation, a
permis de faire des préconisations en faveur de la mobilité
internationale des apprentis ».
Géraldine Béalu est également
administratrice de Réseau
Entreprendre 49 et Pays de
la Loire, vice-présidente du
Medef du Pays Choletais après
avoir présidé l’Association des
Créateurs et Entrepreneurs du
Choletais et Pays Anjou initiative CAC. Avant d’être chef
d’entreprise, elle a travaillé
pendant 15 ans dans l’industrie
de la mode choletaise : assistante marketing, chargée de
communication, responsable
ADV, puis grands-comptes
et chef de produit chez GSA,
directrice marketing achats
linge de maison chez Mulliez.
Sa rencontre avec la CCI où
elle s’est inscrite aux commissions « Communication,
Partenariats et Mécénat » et
« Conflits d’intérêt » a été
marquée par une découverte.
« Je connaissais son expertise
en matière d’études, reconnue
par les élus locaux, Mais je
ne mesurais pas l’étendue de
son champ de compétences...
L’Etat réduit de manière drastique les ressources fiscales des
chambres consulaires. Il laisse
croire que l’argent pris aux
chambres va aux entreprises.
Je trouve cela scandaleux »
Géraldine Béalu milite pour
la CCI de demain, « connectée, collaborative et créative...
incubateur du futur ».
Alain Ratour
(1) : Comité économique et social régional
ORAC Saumurois et Pays des Vallées d’Anjou rapport d’étape
Le Relais d’Auverse
Selon les secteurs géographiques, les subventions
ORAC
(Opérations
de
Restructuration de l’Artisanat
et du Commerce) aident commerçants et artisans d’obtenir
dans leurs projets d’investissement. Les conseillers des
compagnies consulaires les
appuient pour monter leur
dossier. Illustrations de réalisations dans le Saumurois
et dans le Pays des Vallées
d’Anjou sur des dossiers suivis
par la CCI de Maine-et-Loire.
Il reste encore de l’argent de
l’Etat et de la Région dans
les caisses des Opérations
de Restructuration de l’Artisanat et du Commerce ! Le
Grand Saumurois
dispose encore de
300 000 € jusqu’au
31 décembre 2016
pour des professionnels de la région
(hors Saumur et
communes
associées,
communes
des Com Com du
Gennois et LoireLongué qui dépendent pour ce dispositif du Pays
des Vallées d’Anjou ). Depuis
2011, l’ORAC est intervenu sur
50 dossiers qui ont recueilli 508
000 € de subventions pour 1,7
millions € de dépenses éligibles.
Ces investissements ont permis
d’aménager des locaux, de les
rendre accessibles aux personnes
à mobilité réduite, d’améliorer
des devantures, des outils de production, d’acquérir un véhicule
de tournées ou d’aménager un
véhicule atelier. A MontreuilBellay, la pâtisserie Berthelot
avait besoin d’un camion aux
équipements plus performants.
La cuisson de ses produits sur
place nécessite un réfrigérateur
de grande capacité et un four
28 Anjou Eco - n°40 - Juin 2015
plus performant. Cet investissement lui permet aujourd’hui de
gagner du temps et de l’argent
en consommant moins d’énergie électrique. A Varennes-surLoire, la charcuterie Reffay a pu
investir dans une injecteuse à
15 aiguilles pour automatiser le
salage des jambons. L’opération,
autrefois manuelle, générait de
la manipulation et des pesages
multiples sans que le produit
soit meilleur pour autant. Pour
le Pays des Vallées d’Anjou,
la réserve financière s’élève à
800 000 € au même horizon. 68
dossiers y ont été validés depuis
2012. Plus de 830 000 € de subventions ont été accordés pour
2 661 335 € dépensés. A Durtal,
le salon Loock Coiffure devait
être modernisé, des travaux d’accessibilité étaient nécessaires.
Les fonds ORAC ont permis de
financer l’enseigne, l’aménagement du magasin, des équipements professionnels. Le Relais
d’Auverse s’était transféré à l’intérieur de la commune sur son
emplacement actuel. Un dossier
ORAC a été déposé qui a permis
de recueillir des subventions
pour l’aménagement intérieur
du restaurant, le mobilier, l’équipement de cuisine. Certains
professionnels ne sont pas éligibles aux subventions ORAC :
professions libérales, activités
agricoles, commerce de gros,
professions de santé et activités
liées au tourisme (hôtel, gîtes
ruraux, campings..). Ces aides
s’adressent prioritairement aux
commerçants et aux artisans.
Autres critères : être en activité
depuis au moins un an, réaliser
un CA annuel inférieur à
1 million d’€ HT sur une surface
de vente inférieure à 400 m².
Alain Ratour
CONTACTS ORAC
Grand Saumurois :
Philippe Vantrimpont
02 41 59 71 95
[email protected]
Pays des Vallées d’Anjou :
Christophe Guillevic
02 41 84 49 49 christophe.guillevic@
paysdesvalleesdanjou.fr
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Clara Boussion ou la « haute couture » du cocktail
Du calvados de caractère comme
celui de la grande couturière. De
l’amaretto pour évoquer une tarte
Bourdaloue - car « Elle » comparait les chapeaux blancs des
femmes sur la plage de Deauville
à des pâtisseries - . Et quelques
mesures de poire Williams, de
crème de rose (un clin d’œil à
Chanel 5), de jus de pomme
et, l’obligé dans une recette de
cocktail, du jus de citron. Secouez
et vous obtenez « Mademoiselle
Rose », ainsi baptisé en l’honneur de Coco Chanel. Ce « short
drink » créé par Clara Boussion,
lui a valu le second podium – à
0,5 point près de la première ! –
au concours organisé en mars
par l’IDAC (Interprofession Des
Appellations Cidricoles) au palace
L’Amirauté à Deauville. La « haute
couture » du cocktail ou l’équivalent de ce que le festival de Cannes
est au cinéma. « C’était d’ailleurs
le thème du concours, représenté
par six grands films tournés en
Normandie, se rappelle la jeune
femme de 21 ans. J’ai choisi « Coco
avant Chanel ». A Deauville, elle
a vécu des moments exceptionnels, seule face à un amphithéâtre
de 300 personnes pour défendre
son savoir-faire et sa création sous
l’œil des caméras. « Ce n’était que
du bonheur ! ». Après deux années
universitaires à Angers, Clara était
revenue à sa passion : le cocktail et
le métier de barmaid pour sa créa-
tivité, son dynamisme et le côté
intriguant des spiritueux ». Entrée
en CAP, elle achève sa formation
par un Bac Pro en apprentissage
au CFA de la CCI, dans la mention
complémentaire Barman dirigée
par Didier Péan. Deux entreprises
l’accueillent : l’hôtel 5 étoiles « Le
Normandie » à Deauville et « La
table du square » à Chaudefondssur-Layon. Auréolée en 2014 d’une
médaille d’or régionale et d’une
3ème place en national pour la
coupe Georges Baptiste, elle prépare
activement d’autres concours..
En mai, elle se présente aux régionales des Meilleurs apprentis de
France après avoir décroché l’or
aux départementales en février. Le
même mois, elle se lancera dans la
compétition des « Jeunes talents
du bar » organisés au Puy-du-Fou
par l’APEB (Association des professeurs enseignants en bar). « J’ai la
chance d’être conseillée et épaulée
par les formateurs du Centre Pierre
Cointreau. Ils sont impliqués
comme moi ! » . Son talent et son
palmarès seront des atouts majeurs
dans sa future orientation professionnelle en fin d’année, vraisemblablement dans un hôtel de luxe.
Marianne Bourgeois
EPV, une signature pour l’excellence
des savoir-faire français
Le label d’Etat Entreprise du
Patrimoine Vivant (EPV)
récompense depuis 2006 des
entreprises françaises aux
savoir-faire artisanaux et
industriels d’excellence. Il est
l’unique label d’Etat permettant de distinguer les fabrications des PME françaises.
Reconnaissance
d’habileté
de haute facture dans tous
les domaines, il rassemble
aujourd’hui plus de 1 200
entreprises. En Maine-etLoire, 29 entreprises détiennent ce précieux label, plaçant
le département au 8ème rang
national en nombre d’entreprises labellisées EPV. Attribué
pour une période de cinq ans,
le label EPV vise à pérenniser
et favoriser la croissance de ces
entreprises grâce à un dispositif d’accompagnement spéciwww.maineetloire.cci.fr
fique. L’Institut Supérieur des
Métiers (ISM) est en charge,
via la Commission nationale
des EPV, d’assurer et d’organiser la sélection minutieuse des
dossiers, de promouvoir et de
valoriser le label du label et de
contribuer au développement
de ces entreprises labellisées
qui représentent actuellement
plus de 56 000 emplois et un
chiffre d’affaires cumulé de
plus de 12,7 milliards d’euros.
Plus de 76 % des entreprises
labellisées réalisent une partie
de leur chiffre d’affaires à l’international. Les EPV couvrent
sept grands secteurs : les équipements professionnels, la
gastronomie, la décoration,
les arts de la table, le patrimoine bâti, la culture & les
loisirs, mode & beauté. Etre
labellisé EPV c’est également
entrer dans un réseau
d’entreprises d’excellence partageant les
mêmes valeurs, avec, entre autres finalités de lier
savoir-faire séculaire et innovation, de promouvoir ces
habiletés d’exception tant au
niveau local qu’international.
C’est aussi pouvoir bénéficier
d’un accompagnement et d’un
appui économique, de faciliter
l’accès au financement nécessaire au développement (via
l’obtention de garantie de la
SIAGI dont la mission est de
favoriser l’accès des entreprises
artisanales au crédit bancaire).
Comme l’explique Laurence
Bouton, Conseiller Pôle
Performance et Actions collectives de la CCI49, « les CCI
prennent activement part à la
promotion et à la valorisation
du label EPV, mettant ainsi
en valeur le savoir-faire des
entreprises locales. En amont,
elles ont pour rôle d’informer
les entreprises potentiellement
intéressées par l’obtention
de ce signe distinctif d’excellence. Les CCI sont également
consultées et émettent leur
avis lors des audits d’entreprises candidates ». Des audits
qui prennent en considération
non seulement l’excellence
du savoir-faire mais aussi sa
transmission car il s’agit bien
de pérenniser un patrimoine…
vivant.
Marianne Bourgeois
Anjou Eco - n°40 - Juin 2015 29
Enquete
Economie circulaire :
Le déchet d’une activité est recyclé en matière
première pour une autre. C’est l’économie circulaire
et elle ne tourne pas en rond. Elle est même passée
à une phase opérationnelle. Entreprises,
collectivités, zones d’activités, le mouvement
s’étend en Maine-et-Loire. Illustrations.
L
’ économie circulaire se veut sobre
en
consommation
d’énergie fossile et
de ressources naturelles pas ou peu renouvelables
contrairement à l’économie
« linéaire ». Telle est la définition officielle de l’Ademe :
un
système
économique
d’échange et de production
qui, à tous les stades du cycle
de vie des produits (biens et
services), vise à réduire l’intensité de l’utilisation des
ressources. « En 100 ans,
le nombre de ressources
extraites du sol a été multiplié par 34, rappelle Philippe
Lohézic, responsable du Pôle
Energies et développement
durable à la CCI de Maineet-Loire. Il va falloir être plus
efficient ». L’écoconception des
produits et services favorise
le recyclage au meilleur coût.
Les déchets des uns sont les
matières premières des autres.
l’Anjou
L’Etat dresse le cadre
Le plan Montebourg sur le recyclage avance. Il a mis l’emphase
sur quatre types de matières : les
fibres de carbone (ce qui conditionne le démantèlement des
avions), les cartes électroniques,
les déchets de BTP et le plastique.
Le plan se télescope un peu avec
un second plan de relance, mais
consacré au recyclage du plastique : le plan de relance du tri et
du plastique d’Eco-Emballages.
Celui-ci a deux priorités : agir
dans les zones à faible performance et doubler le taux de recyclage des emballages en plastique. Versoo, créée en 2010 par
Valérie et Xavier Delesalle, s’intéresse aux gobelets utilisés. Plus
de 4 milliards sont consommés
chaque année en France, moins
de 2% sont recyclés. Plus de 60 %
sont enfouis, le reste incinéré.
« Nous avons mis au point la
Box Versoo qui peut contenir
Intégrer l’économie
circulaire avec la CCI
Quatre ateliers Economie circulaire en Maine-et-Loire sont
organisés cette année par les trois Chambres consulaires,
l’Ademe, l’Association des Jeunes Agriculteurs, le Centre des
Jeunes Dirigeant d’Angers, l’ESAIP (Saint Barthélemy d’Anjou)
et d’autres écoles. L’atelier du 23 juin à Segré traitera des réponses
à apporter aux modes de consommation responsables. « Les
exigences des consommateurs, professionnels ou particuliers,
orientent vos offres produits. Eco-concevoir, revoir sa politique d’achats... permettent de repenser votre business et sécuriser vos clients ». Le dernier atelier de l’année, le 10 décembre
à Beaupréau, sera consacré au thème « Passer de la vente d’un
produit à la vente d’un usage » : comment renforcer la durée de
vie du produit en étant concurrentiel ? Une des solutions est de
passer à l’économie de fonctionnalité.
Programme
http://www.maineetloire.cci.fr/data_cci49//uploads/
public/8884_economie_circulaire_2015_programme.pdf
30 Anjou Eco - n°40 - Juin 2015
Versoo s’occupe de nos gobelets
2 500 gobelets, soit une dizaine
de poubelles. Nous proposons
aux entreprises et collectivités de
toutes tailles et sur toute la France
des solutions incluant collecteurs, enlèvements et recyclage.
L’assemblage des collecteurs
génère l’emploi d’une dizaine
de personnes handicapées. Les
enlèvements sur toute la France
ne créent quasiment pas de carbone car nous complétons les
transports de nos partenaires ».
Versoo a recyclé 50 millions de
gobelets en 2014. 150 tonnes de
dérivés pétroliers ont ainsi été
économisés.
Economie circulaire
et transition
énergétique
Le projet de loi de transition
énergétique pour la croissance
verte, voté le 3 mars, comprend
un volet économie circulaire.
Son chapitre III cherche à doper
le recyclage, impose la réduction des mises en décharge et
fait prendre un tournant à la
filière en reconnaissant le « combustible solide de récupération ». Elle donne pour objectif
une diminution par deux des
déchets mis en décharge à l’horizon 2025. L’affichage de la durée
de vie sera expérimenté pour
plusieurs produits de consommation, par exemple électroménagers. L’obsolescence programmée, stratagème par lequel un
bien voit sa durée de vie sciemment réduite dès sa conception,
sera contrôlée. Les sacs plastiques jetables et non compostables seront interdits. Le recyclage de tous les plastiques sera
progressivement élargi, même
aux films alimentaires. Sans
oublier différentes solutions
pour valoriser les déchets alimentaires (compostage, collecte
en porte-à-porte...). « Notre
bilan carbone nous a appris
que 80 % de l’impact venait du
www.maineetloire.cci.fr
d’activités pour identifier les
synergies et mutualisations
potentielles, les réductions de
dans la boucle
charges possibles. Un outil de
capitalisation et de cartographie
des données, ACT’IF conçu par
la CCI de Montauban, permettra de faciliter les rapprochements entre entreprises. Il sera
important de s’appuyer sur les
clubs d’entreprises et les collectivités locales dès le début du
projet. La réalisation des actions
reposera essentiellement sur
leur implication. La Troisième
Révolution Industrielle et
Agricole est en marche en
Maine-et-Loire.
Initiatives choletaises
nylon, notre matière première, à
base de pétrole, rappelle Nicolas
Courant, président des Cordes
Courant à Ecouflant, entreprise spécialisée dans la fabrication de cordes de sécurité et
autres produits pour le travail
en hauteur. « Nous avons alors
décidé de recycler nos déchets
de polyamide. Nous les récupérons aussi auprès de clients qui
préfèrent le partage de notre
initiative à la mise en déchetterie. Certaines entreprises peuvent consommer 10 000 mètres
par an de nos produits et une
réglementation drastique limite
leur durée d’utilisation à trois
ans ». Les Cordes Courant ont
créé leur propre filière de recyclage avec des entreprises qui
hachent les résidus, les nettoient
et les transforment en billes de
nylon qui renaitront en boutons
à l’intérieur des automobiles, en
claviers d’ordinateurs... Au total,
30 tonnes de produits seront
recyclées cette année. « La filière
est viable, elle se justifie sur le
plan économique. Elle implique
aussi le choix de l’écoconception
pour développer les nouveaux
produits. Nous devons limiter au maximum les mélanges
de matières pour faciliter le tri
avant le recyclage ».
www.maineetloire.cci.fr
Zones d’activités,
terrains
d’applications
privilégiées
L’écologie industrielle s’inspire
du fonctionnement des écosystèmes naturels. Elle recrée,
à l’échelle du système industriel, une organisation caractérisée par une gestion optimale des ressources et un fort
taux de recyclage de la matière
et de l’énergie. Cette démarche
trouve sa pertinence à l’échelle
des parcs d’activités. La proximité des entreprises favorise la
réalisation de telles synergies.
De plus, les gestionnaires de ces
espaces cherchent à les rendre
plus attractifs. L’écologie industrielle se présente de ce point de
vue comme une véritable stratégie de développement territorial durable. Le Conseil départemental, l’Ademe et la CCI de
Maine-et-Loire travaillent sur
un plan d’actions expérimentales d’écologie industrielle
à l’échelle de trois territoires
ruraux : Segréen, région de St
Macaire-en- Mauges, Baugeois.
Une centaine d’entreprises ont
été rencontrées sur les zones
image ». La CAC, soutenue par
l’Ademe, pilote cette démarche
et s’appuie sur deux cabinets spécialisés, Eicosystème (Nantes)
et Akajoule Saint Nazaire). Une
trentaine d’entreprises ont manifesté leur intention de participer
à ce projet à la suite d’une réunion de présentation le 22 janvier
chez Thales. Dans les Mauges,
le Club des entrepreneurs des
zones industrielles de la communauté de communes Moine
et Sèvre (CEMA) s’est constitué
pour répondre à des impératifs
de sécurité. Ses membres ont
ensuite privilégié le travail en
réseau : achats communs, négociation de contrats cadre...collecte et traitement des déchets
avec l’Atelier d’Insertion des
Mauges à Andrezé. Une partie
des adhérents du CEMA a en
effet contractualisé avec l’ATIMA
après avoir rencontré cette association qui collecte et traite les
déchets professionnels tels que
le carton, le papier, le plastique
souple et le textile. Jérôme Pavec,
président du CEMA, est également cogérant d’Akaze à Saint
Macaire-en-Mauges. “Nous produisons des armoires à casiers
et des vestiaires métalliques.
Ces mobiliers sont recyclables à
100 %. Les industriels que nous
côtoyons sont, comme nous, de
Actuellement, une démarche est
menée sur deux zones d’activité
du Choletais par la Communauté
d’Agglomération du Choletais.
L’une en milieu urbain, la zone
industrielle Est de Cholet. L’autre
en
environnement
rural est l’Appentière
à Mazières-en-Mauges.
Cette action relève
de la mise en œuvre
de son Plan Climat
Energie Territorial. « Il
s’agit d’identifier les
possibilités de mutualisation et/ou de substitution entre entreprises
Industrielles pour réaliser des économies
d’échelle et réduire les
coûts. De l’achat à la
collecte en commun,
de la valorisation ou
réemploi des flux et
Akaze à Saint Macaire-en-Mauges produit des armoires
des déchets, du parcasiers métalliques 100% recyclables
tage d’équipements ou
de services, les pistes
sont nombreuses et les avantages plus en plus sensibles à cela. Il
bien réels : économie (transports, n’y a pas de pollueurs volontaires
approvisionnement
matières chez eux”. Le traitement des
premières, traitements des déchets reste un sujet récurrent
déchets), environnement (réduc- au sein du Club. Des investissetion des consommations des res- ments en commun sont régulièsources naturelles, des pollutions rement évoqués.
et des nuisances, économies
Alain Ratour
d’énergie), dynamique sociale et
Anjou Eco - n°40 - Juin 2015 31
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ligne directe
Gourmet bag L’affaire est dans le sac
Chaque année, nous jetons
par personne en moyenne
20 kg d’aliments, dont 7 kg
d’aliments encore emballés.
Le secteur de la restauration
est à l’origine de 14 % du
gaspillage alimentaire avec
230 gr d’aliments jetés par
personne et par repas. Un
gâchis inimaginable OutreAtlantique où le concept du
« doggy bag » (ou comment
rapporter chez soi les restes
de son repas au restaurant),
fait partie de la culture. D’où
l’idée de « franciser » ce
concept.
Mais en terre gauloise, la
pratique se heurte à de
nombreux freins, essentiellement culturels, alors qu’in
fine, le repas est payé par le
client qu’il le termine ou pas.
Dès lors que les restes sont
en quantité suffisante, on
pourrait volontiers imaginer
qu’il les emporte non pas
dans un doggy bag mais dans
un French « gourmet bag ».
C’est l’expérience qui a été
tentée à l’automne dernier à
l’initiative du gouvernement
dans la capitale des Gaules,
Lugdunum (Lyon). Elle s’inscrit dans le cadre du « Pacte
National de Lutte Contre le
Gaspillage Alimentaire » mis
en place en juin 2013 par le
Ministère de l’Agriculture.
Pour l’UMIH**, «la lutte anti
gaspi est l’affaire de tous : producteurs, consommateurs, et
restaurateurs. Au quotidien,
leurs professionnels luttent
déjà contre le gaspillage alimentaire, notamment dans
le choix des produits utilisés
et des plats proposés». Le
Gourmet bag, une initiative si
évidente que l’on se demande
pourquoi d’autres n’y ont
pas pensé plus tôt car tout le
monde s’y retrouve.
Pour le restaurateur, le Gourmet
bag est l’occasion d’afficher
une démarche à la fois écologique, économique et éthique.
En développant cette pratique
novatrice, le restaurateur peut
décider de partager son engagement anti gaspi ou tout simplement de répondre à une forte
attente de sa clientèle. Enfin, à
partir de 2016, les restaurants
servant plus de 180 repas par
jour seront tenus de trier et de
valoriser leurs déchets alimentaires. Les réduire sera donc
également pour eux un enjeu
économique.
spontané. Des outils gratuits,
libres et tendances, sont mis
à la disposition de tous les
acteurs qui souhaitent encourager cette pratique. Rendezvous sur le « Gourmet Bag » en
ligne :
www.gourmetbag.fr
Marianne Bourgeois
(*) UMIH : Union des Métiers et des
Industries de l’Hôtellerie
Le gourmet bag devra devenir
un geste anti gaspi naturel et
Fruits & légumes Les « cageots », nouveaux canons de beauté
L’histoire de la tomate qui
n’aura jamais aucune chance
d’être élue « Miss Tomate »
parce qu’elle ne rentre pas
dans les standards, c’est
terminé. Aujourd’hui, les
canons de la beauté des
primeurs ont changé. Le
bon goût est à la différence,
au « pas banal » et plus que
jamais au… goût.
30% de la production des fruits
et légumes n’arrive jamais
du champ à l’assiette. Entre
www.maineetloire.cci.fr
autres
raisons,
des produits hors
calibre qui n’ont
pas leurs entrées
dans
les standards édictés par
la grande distribution. Pour répondre
au gaspillage de
tous ces fruits et
légumes boudés
pour « délit de faciès », l’enseigne Intermarché avait fait
le buzz en mars 2014 dans
l’un de ses points de vente en
lançant une opération de vente
de primeurs 30 % moins cher
sur certains fruits et légumes.
En octobre dernier, l’enseigne
avait étendu son action à l’ensemble de ses magasins, relayée
par des spots TV (où l’on
voyait une carotte « bizarre »
à qui une voix off expliquait
« qu’il n’y a rien de mal à être
moche »). Le succès a été au
rendez-vous, porté simultanément par la journée officielle
de lutte contre le gaspillage
alimentaire (16 octobre).
Une occasion dont a profité un
collectif d’agriculteurs, « Les
Gueules cassées » pour faire
passer un message simple : le
physique ne suffit pas. Il faut
prendre également en compte
la beauté intérieure… Depuis,
les initiatives se multiplient
pour que les fruits et légumes
non calibrés retrouvent
leur place sur les étals de la
grande distribution. Auchan,
Monoprix, Cora, Leclerc ont
décidé de jouer le jeu et se
sont associés au collectif des
Gueules cassées qui milite
pour des « fruits et légumes
moins jolis mais exquis ».
Depuis, de multiples initiatives
ont été menées avec succès,
comme la vente de raisin centenial (tachetées de petites
marques brunes dues au soleil
ou au frottement des feuilles à
cause du vent). Depuis 20 ans,
20% de la production restait
sur la vigne. L’an dernier, ce
raisin a été vendu en huit
jours. Contrairement aux
idées reçues, les consommateurs peuvent aussi acheter des
légumes qui sortent des standards, comme ils le font déjà
sur les étals des marchés depuis
toujours. Mais il y a encore du
pain sur la planche pour casser
les standards de « beauté » et
de « bon goût » auxquels ont
été habitués les consommateurs. La morale de l’histoire ?
Entre un fruit calibré, brillant
comme une boule de pétanque
et son homologue atypique,
tout cela n’est rien d’autre
qu’une histoire de goût, voire
de bon goût…
Marianne Bourgeois
Anjou Eco - n°40 - Juin 2015 33
Enquete
La médiation
Prévenir
tensions
Le chef d’entreprise peut être confronté
à un litige avec un client, un fournisseur, un
concurrent, un associé, un salarié...
Faire appel à la médiation professionnelle
permettra de le résoudre rapidement, à moindre
coût, en toute confidentialité....
et en préservant de bonnes relations.
T
rois
possibilités
s ’ offrent aux entreprises pour résoudre
un différend ou un
conflit : la médiation,
la conciliation ou l ’ arbitrage.
La médiation est un mode de
résolution amiable, rapide et
peu coûteux qui doit être proposé aux personnes en conflit
avant même d ’ imaginer une
éventuelle procédure judiciaire
à laquelle elle ne se substitue
pas. Elle permet aux parties
prenantes de trouver par ellesmêmes leur solution avec l ’ aide
du médiateur. Elle rétablit « l ’ inimaginable discussion », c ’ est-àdire le dialogue souvent rompu.
Trois issues sont possibles : soit
les protagonistes surmontent
leur différend (dans 98 % des
cas), soit ils parviennent à aménager leurs relations, soit ils restent dans le conflit. C ’ est alors
« un accord sur le désaccord ».
Les pays nordiques recourent
largement à la médiation on
compte par exemple un millier
de professionnels en Suède. La
directive européenne de mai
2013 sur les Modes Alternatifs
de Règlement des Litiges,
Conflits et Différends relationnels impose des dispositifs de
médiation indépendants, efficaces et transparents dans tous
les secteurs de l ’ économie.
Récemment, le décret 2015282 du 11 mars 2015 oblige les
parties en désaccord à recourir
avant toute procédure judiciaire à une démarche amiable
de médiation.
En France, la plupart des dirigeants d ’ entreprise ignorent
encore son existence sauf dans
certains secteurs comme le
BTP, l ’ assurance... Les choses
avancent p our t ant... L es
clauses de médiation figurent
dans un nombre croissant de
contrats, commerciaux, de travail, de sociétés, immobiliers.
La Fédération du Bâtiment
du Maine-et-Loire va signer
une convention de médiation
pour ses adhérents. Pour Régis
Rousseau, son président,
« cette solution alternative au
contentieux judiciaire nous a
séduite pour une raison essentielle : elle participe à l ’ esprit de
dialogue et de concertation qui
doit prévaloir entre les adhérents de notre Fédération. Et
au-delà, elle ne peut que nourrir, voire enrichir cette relation.
Il est donc important pour
nous d ’ accompagner cette proposition. C ’ est une solution
intelligente et responsable ! ».
Une idée qui fait
son chemin Ces différends, qui opposent
souvent des entreprises, des
sous-traitants, fournisseurs ou
clients, mais aussi, des associations, des structures administratives, peuvent concerner
aussi des salariés entre eux et
vis-à-vis de leur employeur, ou
des associés. La médiation peut
être un outil de prévention et
de résolution des risques psycho-sociaux (burn out, harcèlement, conditions de travail).
La « médiation collective »
intervient en cas de grèves,
34 Anjou Eco - n°40 - Juin 2015
séquestrations, dégradations, conflits d ’ équipes,
plans de sauvegarde de
l ’ emploi.
Dans tous les cas, le
médiateur, professionnel
certifié, amène les parties
à construire ensemble
une solution pérenne.
Il doit réinstaurer une
qualité des relations au
fil des entretiens individuels, puis des rencontres
réunissant les personnes
en opposition. En cela,
c ’ est une démarche différente d ’ une procédure
contentieuse même si
l ’ accord de médiation
peut être homologué juridiquement.
Deux
médiateurs en
Maine-et-Loire
Le
Maine-et-Loire
compte deux médiateurs
professionnels,
Nathalie Grillet (Capital
Homme, Angers et Paris) et
Christian Batany (3Mediation,
Bouchemaine). Comme leurs
300 collègues de France, ils
sont membres de la Chambre
professionnelle de la médiation
et de la négociation (CPMN)
et titulaires du Certificat
d ’ aptitude à la Profession de
médiateur- (CAPM). En cela,
ils adhèrent au CODEOME,
code d ’ éthique et de déontologie. Ni juges, ni arbitres
ou experts, ils sont neutres,
impartiaux et indépendants. Ils
aident à rééquilibrer et apaiser
des relations entre parties. Les
solliciter est une démarche
simple et confidentielle.
Credo Nathalie Grillet
« La médiation en France représente une réelle opportunité
pour les entreprises et institutions de dépasser l ’ opposition
permanente entre parties afin de
résoudre efficacement et sereinement des situations devenues
inextricables. Le slogan de notre
Chambre Syndicale CPMN
« Une mission, un médiateur,
un résultat ».
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professionnelle
et surmonter
relationnelles et conflits
- Les réunions de résolution :
ce qui conduit à l ’ impasse
est identifié. Les attentes sont
exprimées. Des réponses partagées sont trouvées.
La plupart des médiations
aboutissent généralement en
quelques jours. Parfois, une
journée suffit !
Les honoraires sont libres -–
les médiateurs sont des professions libérales. L ’ investissement est maitrisé par une lettre
de mission qui définit le temps
et le budget. La médiation
évite le gonflement des frais
de justice lorsqu ’ une situation
est bloquée. « La procédure
est même plus qu ’ efficace car
le gain est supérieur à l ’ investissement. La médiation est un
levier qui supprime des coûts
cachés liés à la somatisation des
personnes, aux arrêts maladie,
aux procédures qui n ’ en finissent pas. Surtout, elle recrée
le lien et évite des procédures
longues et douloureuses ».
« Nous
cherchons à
amener les
entreprises à
rééquilibrer
leurs modes
de relations »
Credo Christian Batany
« Les relations de crise rendent
la résolution des conflits
urgente et c ’ est souvent seulement à ce moment-là que
l ’ on envisage la prévention.
La médiation est un préalable
pour permettre aux parties de
retrouver leur liberté d ’ expression et de décision altérées par
le conflit. »
Les deux médiateurs mettent
également en place des dispositifs de médiation interne
pour prévenir les conflits dans
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les entreprises. « Nous cherchons à amener les entreprises
à rééquilibrer leurs modes de
relations, le dialogue social en
s ’ appuyant sur ces processus.
Des permanences peuvent
aussi être organisées auprès des
salariés dans l ’ entreprise par
exemple une fois par mois ».
Médiation mode
d ’ emploi
La médiation intervient selon
un processus professionnel en
trois temps :
- La mise en place : le plus
souvent, c ’ est l ’ une des
deux parties ou un prescripteur qui prend l ’ initiative de
recourir à la médiation. Ce
qui suppose d ’ informer, voire
convaincre l ’ autre partie de
l ’ intérêt de la médiation.
- La préparation au dialogue ;
chaque partie est reçue en
entretien individuel. Des
principes de qualité de la
relation sont définis. Ils
garantiront un dialogue
serein.
Alain Ratour
(*) : Nathalie Grillet, Capital Homme Dirigeante, Executive Coach et Médiateur.
Experte en Qualité de Vie au Travail et en
résolution de crises sociales, elle accompagne
les équipes et les organisations vers l ’ apaisement de leurs relations professionnelles.
(**) : Christian Batany, 3 MEDIATIONDirigeant, Médiateur professionnel. Créateur de dialogue, il permet aux individus,
quels que soient leurs fonctions, grades ou
qualités, de sortir librement et rapidement de leur conflit pour maintenir une
dynamique économique et peut-être même
renforcer leur confiance…
Anjou Eco - n°40 - Juin 2015 35
Enquete
Innovations des « demains »
d’optimisme
L
Notre environnement domestique sera bouleversé par les
innovations technologiques dans tous les domaines.. En mars,
des conférences, l ’ une organisée par le Centre des Jeunes
Dirigeants d ’ Angers, l ’ autre par la CCI de Maine-et-Loire,
ont permis d ’ en savoir plus sur quelques innovations
(parmi des centaines de par le monde) de demain... qui existent déjà.
e 17 mars, une soirée
exceptionnelle par son
envergure était consacrée au champ des
possibles à l ’ Arena de
Trélazé. Le Centre des Jeunes
Dirigeants d ’ Angers avaient
réuni 2 000 personnes sur le
thème « Nouveaux horizons
pour l ’ entreprise : le bigbang
des possibles » avec Hubert
Reeves comme tête d ’ affiche et
plusieurs autres intervenants.
Comme Rémy Lucas, fondateur d ’ Algopack (Saint Malo).
Cet ancien ingénieur dans
l ’ industrie plastique a créé la
seule société au monde qui
fabrique une matière plastique à partir d ’ algues brunes.
Celles-ci sont récoltées sur
150 ha de côtes françaises à
raison de 10 tonnes par ha.
L ’ algue est transformée grâce à
un procédé mécanique et thermique qui utilise des machines
existantes et sans produits
chimiques. « Notre plastique
se dégrade en douze semaines,
contre 250 ans pour le plastique
classique.
Techniquement,
nous pourrions remplacer
10 % des produits plastiques
existants. Notre produit sert
déjà à fabriquer des seaux, des
mugs, des pots à bougies, l ’ an
prochain, des clés USB et des
téléphones portables. Et après
des cosmétiques peut-être... »
Vincent Huc, chercheur à
l ’ Université Paris-Sud 11/
ICMMO, s ’ intéresse aussi
(entre autre) aux nouveaux
matériaux. Il a élaboré le projet
Cyter (« reCYclage des TErres
Rares ») avec la chercheuse
Ekaterina Shilova et Pascal
Viel (CEA). Il s ’ agit de récu-
36 Anjou Eco - n°40 - Juin 2015
pérer des « terres rares », pour
les recycler, à partir de déchets
électriques et électroniques
(lampes à basse consommation,
batteries de téléphone, ….).
Pour offrir une source alternative d ’ approvisionnement - la
Chine contrôle 98% de leur
production - à l ’ industrie de
l ’ électronique ; les industriels,
comme Rhodia, récupèrent ces
précieux métaux. La méthode
fonctionne, mais au prix de
gros volumes de polluants à
retraiter. « Notre technologie
utilise des feutres de carbone.
Elle limite l ’ impact environnemental et consomme peu
d ’ énergie. Le stockage des
métaux récupérés est facilité ».
La voiture volante relèvera toujours de la science-fiction. Mais
de nombreuses innovations
pour les années à venir sont
déjà là, améliorations de ce qui
existe. Ces belles opportunités
de business offrent une vision
optimiste de l ’ avenir qu ’ Éric
De Riedmatten a livrée le
9 mars devant une salle comble
à la CCI. Journaliste et président de RD Com, il animait
« En route vers le futur »,
3ème édition du cycle de
conférences
prospective
« IntuiCCIon ». Parmi les
thèmes abordés, la santé, les
transports et le marketing.
Santé :
dépistage
en tous
genres La santé est
la plus fertile
en
innovation. Chercher
à prédire les
maladies a dopé
l ’ i n v e n t i v i t é
des chercheurs.
« Le capteur
d ’ h a l e i n e
pourrait révolutionner
le
dépistage et le diagnostic du
cancer du poumon. Ce test,
mis au point à l ’ Université du
Colorado, relèvera la présence
de cette maladie et son stade
grâce à l ’ analyse de composés
organiques présents dans
l ’ air expiré. Le détecteur de
maladie est un petit boitier
sur lequel vous déposez une
goutte de sang dessus. En
quelques minutes, il mettra en
évidence des maladies comme
le VIH, le cancer, la tuberculose ou la malaria ». Plus
anecdotique, la calculatrice de
calvitie apprendra à un homme
quand il commencera à perdre
ses cheveux. Plus glamour, la
pelvetia donnera une nouvelle
jeunesse. Cette algue bretonne
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technologiques :
boosters
lorsqu ’ il accélèrera.
« Primove » est testé
par le constructeur
canadien
Bombardier. Dans le
même ordre d ’ idée,
il serait possible de
recharger sa voiture
(électrique)
tout
en roulant sur des
routes spécialement
conçues. Les essais
sont en cours aux
Etats-Unis.
produit une substance douce
et onctueuse au moment de sa
reproduction. Associée à certaines molécules, elle permettra de fabriquer des produits
cosmétiques qui régénèrent les
tissus de la peau. Des tests sont
en cours chez les laboratoires
OceanoNox.
Transports :
quand le tramway
« biberonnera »
Le train rentre en gare. Si c ’ est
celui de demain, il a connu
des évolutions considérables.
Outre sa capacité qui est passée
de 500 à 700 passagers, il est
devenu ultra-light, tout en
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fibre de verre et aluminium.
L ’ esthétique des rames est
plus « aéronautique ». Le nez
du néo-TGB est aussi long
que l ’ avant pointu d ’ un avion
de chasse. Mais le train sera
aussi résistant, notamment
aux actes de malveillance. Le
pare-brise doit pouvoir résister
à un parpaing de 20 kg lancé à
300 km/h. D ’ où les vitrages en
néoplastique.
Côté tramway, le « biberonnage » sera l ’ innovation.
Sans aucun branchement, le
tramway de nouvelle géné
ration « biberonnera » son
électricité
par
induction
quand il stationnera à l ’ arrêt.
Les batteries se rechargeront
Pour atteindre l ’ ultra
mobilité, quoi de
mieux que le fauteuil
électrique
pour
senior expérimenté
par Toyota ? i-Real
pèse 100 kg, dont la
moitié pour les batteries qui assurent
une autonomie de
100 km. Cet engin
sur trois roues se
commande par deux
joysticks dans les
poignées et peut
atteindre
jusqu ’ à
30 km/heure, sa
vitesse « normale »
en milieu urbain
étant plutôt de 6 km/h.
Communication :
le marketing
synchronisé, gage
de performance
Fini le même message répété
au plus grand nombre, place
au marketing synchronisé : des
communications adaptées, des
budgets optimisés, un ciblage
des bonnes personnes au bon
moment avec le bon contenu.
Les Galeries Lafayette ont
introduit la « cabine d ’ essayage
virtuelle ». Ce miroir de plainpied, juste à l ’ extérieur de la
cabine, est en fait un écran
plat connecté à Internet. Le
client peut capturer sa photo
avec les vêtements qu ’ il est
en train d ’ essayer et l ’ envoyer
sur Facebook à ses amis pour
recueillir l ’ avis de ses amis.
« Effleurez du bout des doigts
cet écran sensoriel qui présente
la photo d ’ un chat. Vous ressentez la douceur du pelage.
C ’ est le miracle de la technologie « feel screen » mise au point
par la Walt Disney Company.
Ou c ’ est la sensation du papier
qui se froisse avec le mode
« feuilletage » d ’ une revue
numérique ». On parle déjà
pour Noël 2016 d ’ une réédition des « 101 Dalmatiens »
et de « Bambi » adaptés à
cette nouvelle technologie et à
l ’ univers des tablettes tactiles.
Sur un smartphone, il sera
possible de percevoir, du bout
des doigts, les formes du visage
d ’ un correspondant. Une aide
importante pour les handicapés visuels qui, ayant mémorisé
un profil, l ’ identifieront ainsi
au moment de l ’ appel.
La sensation sera enrichie
par l ’ arrivée simultanée de
« son parfum » lors de l ’ appel
téléphonique.
Pour
Eric
de Riedmatten, le parfum
numérisé sera la grande nouveauté du XXIe siècle. La fragrance est emprisonnée dans
des perles encapsulées et
son pouvoir de tenue sur la
peau semble sans limite. Une
« identité odorante » pourrait
très vite surgir de nos PC,
téléphone...Vous rêvez... Mais
l ’ apparition d ’ une pizza bien
chaude dans un spot de pub
à la télévision pourra aussi
s ’ accompagner de son odeur
qui se répandra dans la pièce.
Moins romantique !
Alain Ratour
Anjou Eco - n°40 - Juin 2015 37
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ligne directe
Le coworking partager plus que de l’espace
Ils ne partagent ni le loyer,
ni les corvées ménagères et
pourtant, il y aurait comme
un esprit « Friends » dans ces
nouveaux espaces de travail
partagé. Le coworking, un phénomène en pleine expansion.
Cette nouvelle organisation du
travail regroupe deux notions :
celle d ’ un espace de travail
partagé, mais aussi d ’ un réseau
de travailleurs encourageant
l ’ échange et l ’ ouverture. Le
tout pratiqué dans un endroit
souvent lumineux et accessible
à tout professionnel bénéficiant
d ’ une dématérialisation de son
travail.
En France, on compterait déjà
près de 250 structures de travail
partagé. Un essor porté par les
nouvelles technologies, l ’ innovation numérique, le développement des travailleurs indépendants et la vogue de l ’ économie
collaborative. Une réponse également aux aspirations d ’ une jeune
génération qui ne voit pas dans
le cadre formel des entreprises
traditionnelles,
l ’ opportunité
d ’ un épanouissement. La valeur
ajoutée de ces nouveaux espaces
de travail va bien au-delà d ’ un
bureau, d ’ un accès wifi, d ’ une
machine à café. Les nouveaux
convertis y trouvent un espace
d ’ échange plus fluide que dans
une structure traditionnelle, sans
barrière hiérarchique, une émulation entre professionnels de tous
horizons qui booste la créativité.
A une expérimentation récente
sur le ressenti des usagers de
ces nouveaux lieux, menée par
le Centre Michel Serres (centre
d ’ études et d ’ innovation rassemblant des chercheurs de l ’ Ecole
des hautes études en sciences
sociales), les deux tiers des participants ont répondu se sentir
plus efficaces qu ’ au bureau...
Ces « tiers lieux », sorte d ’ extension physique des réseaux
sociaux, pourraient complètement modifier la fonction
« travail » dans les toutes prochaines années. Un nouveau
modèle d ’ organisation que
les entreprises traditionnelles
devront, à terme, prendre en
compte. Certaines d ’ entres elles
réfléchissent déjà à la création de
expositions de jeunes artistes ou
d ’ événements thématiques. « Ce
lieu se veut être avant tout un lieu
de partage où créateurs et chefs
d ’ entreprise mutualisent leurs
idées, leurs compétences, leurs
énergies créant ainsi un réseau
très efficace où la valeur humaine
prend toute sa place. Le Carré 55,
lieu de vie, insuffle la dynamique
et l ’ enthousiasme nécessaires
au développement d ’ entreprises
pérennes ». La Créathèque de
Cholet a également accueilli,
depuis 1er janvier 2015, un
Les nouveaux convertis y trouvent
un espace d ’ échange plus fluide que
dans une structure traditionnelle
leurs propres espaces, des lieux
d ’ intelligence collective, illustration d ’ une transformation
de notre quotidien au travail et
de notre travail au quotidien.
Faute d ’ avoir pu intégrer une
pépinière d ’ entreprises, comme
il le souhaitait, François-Xavier
Leclerc Douchkine, dirigeant
de « La Boîte de Prod » (agence
de publicité) a décidé en 2012
de créer la sienne à Cholet, Le
Carré 55. Plus qu ’ un simple
espace de bureaux partagés, Le
Carré 55, situé sur deux pôles
distincts (avenue Gambetta et à
la Créathèque), est une pépinière
d ’ entreprises « et de services »
(bureaux, mobilier, téléphone
et internet illimité, service de
ménage, signalétique personnalisée…) comme aime à le rappeler
son concepteur. Ce pôle est également un lieu culturel dans
lequel sont organisées différentes
Work Center collaboratif dédié
aux entreprises, Red Stag, créé
par Florent Barré (dirigeant de
l ’ agence de mannequins Totem)
et son frère, Matthieu (dirigeant
de la société de coaching en
entreprises Tenzing). Red Stag
accueille, entre autres sociétés,
une agence de production audiovisuelle (NTU Medias) et une
société d ’ ingénierie informatique
(Systerel). Ces sociétés ont trouvé
dans ce lieu une structure adaptée
à leurs attentes : « Chez Red Stag,
nous avons tous trouvé ce que
nous cherchions. Cet espace
nous a permis de nous ouvrir
aux autres dans un cadre convivial et confortable, de partager
et de mutualiser les compétences
professionnelles, de nous inscrire
dans une dynamique forte de
motivation collective ». Comme
l ’ explique Florent Barré, « d ’ autres
sociétés ont manifesté leur intérêt
pour venir nous rejoindre ».
Chez WeForge, à Angers, nous
pourrions nous croire dans
l ’ antre des Gafa (*), ces Big Four
américains du numérique qui
offrent des espaces de détente à
leurs salariés pour stimuler leur
créativité et voir naître parfois de
grands projets. Créé à Angers en
juin 2013, cet espace de 800 m2
accueille principalement des
entreprises technologiques. Pour
Simon Gérard et Julien Fournier,
les deux jeunes chefs d ’ entreprise
initiateurs de cet espace de travail
partagé, l ’ esprit WeForge c ’ est
avant tout favoriser la création
de liens et, pourquoi pas, l ’ émergence de projets communs.
« L ’ ADN de WeForge est de
pouvoir accompagner, via l ’ implication d ’ entreprises industrielles,
de jeunes structures ». Simon
et Julien ont à cœur d ’ apporter
une valeur ajoutée au concept en
proposant aux entrepreneurs,
au-delà de la seule location
d ’ espace, un accompagnement
en matière de conseil juridique
ou financier. Désireux d ’ impulser
un nouvel élan à l ’ entrepreneuriat, le duo a créé récemment un
incubateur national pour les étudiants-entrepreneurs, « WeForge
for students ». « Ce concept permettra aux étudiants de lier des
contacts avec des entreprises
installées, de partager leurs expériences et de bénéficier de conditions propices au développement
de leur projet entrepreneurial et à
l ’ émergence d ’ idées ».
Marianne Bourgeois
(*) : Gafa : Google, Apple, Facebook,
Amazon sont les quatre grandes firmes
américaines qui dominent le marché du
numérique.
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Accélération des entreprises à l’international
Le 19 mars, le Conseil des
ministres a adopté un certain
nombre de mesures en faveur
de l’internationalisation des
PME. Le nombre de PME
exportatrices en France est
deux fois moins important
qu’en Italie, trois fois moins
qu’en Allemagne. Et elles ne
sont pas assez présentes à
l’export dans la durée : sur
dix primo-exportateurs, trois
entreprises demeurent présentes à l’international après
un an, et une seule après.
tif pour accompagner les PME
tout au long de leur parcours
à l’international. Il est assorti
d’un plan d’action qui doit
assurer la cohérence des acteurs
de l’export. CCI International et
Business France (fusion d’UBIFRANCE et AFII) s’engagent à
un programme d’accompagnement commun simplifié, en
lien avec les régions, dans les
premières phases du parcours
à l’export des entreprises. 3 000
d’entre elles, essentiellement
pour six familles prioritaires
(agroalimentaire, santé, ville
Le Gouvernement a présenté durable, nouvelles technoloen mars un nouveau disposi- gies de l’information et de la
40 Anjou Eco - n°40 - Juin 2015
communication,
tourisme,
industries culturelles et créatives) en bénéficieront. Les CCI
définiront le diagnostic export
et le plan d’action de l’entreprise. Business France prendra
en charge la prospection des
marchés ciblés en vue de développer des courants d’affaires.
Le rôle des 3 500 conseillers
du commerce extérieur et leur
articulation avec Business
France est renforcé. D’ici 2016,
un guichet unique simplifiera
les procédures douanières. Il
permettra aux systèmes de
dédouanement de communiquer avec les systèmes d’information des administrations
partenaires. L’automatisation
des contrôles douaniers et
l’imputation électronique de
ces autorisations seront alors
possibles. Tout exportateur
doit pouvoir trouver des solutions de financement à chaque
phase de son projet (prospection, conclusion, réalisation).
De nouveaux instruments et
des outils complémentaires aux
financements privés apparaissent. Le prêt « développement
export » de Bpifrance accompagnera les PME et ETI dans leur
projet de financement, notamment en termes de besoins en
fonds de roulement et en trésorerie. Bpifrance crée également une activité de crédits de
petits montants pour financer
des contrats d’exportation
de quelques millions d’euros
(jusqu’à 25 M€ et jusqu’à 75 M€
en cofinancement avec des
banques commerciales). Pour
les grands contrats, un mécanisme de refinancement est
mis en place. Grâce à la société
de financement local (SFIL),
les banques qui octroient des
crédits sur ces grands projets
disposeront d’une possibilité
de refinancement, allégeant
leurs contraintes de liquidités.
Les exportateurs et leurs clients
accéderont à des financements
plus aisés et meilleur marché.
Ils gagneront en compétitivité.
Alain Ratour
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Angers : les objets connectés ont leur Cité
Le site abritait les anciens
entrepôts de RCO (Radio
Comptoir de l’Ouest) près du
parc des expositions d’Angers.
Racheté par Angers Loire
métropole, il porte désormais
les grandes ambitions de la
Cité de l’Objet Connecté, à
la fois centre d’innovation
et usine de production pour
permettre à des start-up d’y
développer des projets en
mode collaboratif.
80 milliards d’objets connectés
devraient être en circulation
dans le monde en 2020, selon
les prospections du cabinet
IDATE. Le business model de
la SAS Cité de l’Objet Connecté
repose sur la perspective de
prendre des parts significatives de ce marché colossal.
Ce projet privé est porté par
la société Eolane (services et
solutions en conception et production électronique), le plus
important des 18 actionnaires
(industriels, grands groupes,
mutuelles d’assurances..) qui
ont apporté 1,5 million d’euros
au capital. Eolane a détaché
l’un de ses dirigeants, Philippe
Ménard, pour prendre la direction de la Cité.
Le dossier a été promptement
mené pour permettre une
production Made in France
dans les meilleurs délais. Le
lieu a été choisi : les 9 000 m²
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des anciens entrepôts de RCO
(Radio Comptoir de l’Ouest)
à Saint Sylvain d’Anjou, près
du parc des expositions
d ‘Angers, rachetés par Angers
Loire métropole. Au total
2,1 millions d’euros seront
investis dans les outils industriels. Des machines de
découpe laser, imprimantes
3D, petit matériel d’électronique, de mécanique, de plasturgie, de CAO pour la partie
conception – prototypage. Des
équipements plus imposants
pour la partie production. Un
showroom, un living lab sont
prévus. Les compétences sont
déjà présentes. Une dizaine
d’ingénieurs orientés chefs de
projets ont été recrutés. Des
contacts ont été pris avec de
grandes écoles régionales :
groupe ESAIP, ESSCA, IMIE ,
ESA (pour les drones de l’agriculture connectée)…
Un accélérateur
industriel pour
porteurs de projets
Les créateurs d’objets connectés vont y trouver tout pour
faire grandir leur projet, quel
que soit leur stade d’avancement, avec la fluidité nécessaire à une exécution rapide.
Une vingtaine de porteurs de
projets sont arrivés fin mai.
Lauréats d’un concours clos le
30 avril ; ils bénéficient d’un
accès gratuit de quatre mois
à l’espace de coworking de la
Cité, « guichet unique » conçu
pour simplifier leur vie.
Les start-ups s’engageront dans
un parcours à trois étapes. La
première sera le prototypage.
Pour les porteurs de projets
dont l’idée n’est pas encore
précise ou qui ne disposent
pas d’un prototype, la Cité
prévoit un suivi de groupe, en
mode collaboratif, avec une
formation de base. L’accès
au site, au Fab Lab et à cette
première étape est possible à
partir de 300 euros par mois.
L’accompagnement est assuré
par les ingénieurs chefs de
projets, mais aussi, autour de
la Cité, par des conseils (juridiques, design, financiers…),
des experts métiers (plasturgie,
électronique, mécanique..), des
bureaux d’études R&D...
A l’issue de la phase de prototypage, un comité d’experts sélectionnera les projets qui ont un
avenir. Ceux-ci accèderont
au deuxième niveau, celui de
l’industrialisation innovante et
préséries (jusqu’à 1 000 pièces).
L’accompagnement sera plus
personnalisé. La Cité de l’Objet
Connecté les fera bénéficier de
son réseau d’industriels partenaires. Sept de ces entreprises,
en plus d’Eolane, sont aussi
actionnaires de la SAS.
Montée en charge
jusqu’en 2017
La phase de production
marquera la fin du parcours qui
sera complet dans deux ans. En
2018, la Cité devrait employer
70 collaborateurs dont 20
ingénieurs et 50 personnes en
production. Le chiffre d’affaires prévisionnel serait alors
de 3 millions d’euros, triplé
par rapport à celui de 2016. La
feuille de route de la Cité prévoit
de faire grandir 170 projets d’ici
2019. Le coût de chacun est
estimé à 30 000 euros. A terme,
le site pourra accueillir environ
150 porteurs de projets en
même temps sur le site.
Le projet de la Cité qui a bénéficié du soutien financier de
la Région et BPI France tire
son origine du plan d’« Objets
connectés », l’un des 34 de
la « nouvelle France industrielle ». La Cité n’a pas
d’équivalent dans le monde,
exception faite d’une initiative analogue à San Francisco.
Les ingénieurs français sont
bien positionnés en termes de
créativité. Les Français étaient
les plus nombreux, derrière
les Américains, au dernier
Consumer Electronic Show de
Las Vegas. Groupés autour de
l’étendard de la French Touch !
Alain Ratour
Anjou Eco - n°40 - Juin 2015 41
ligne directe
Logistique l’offre de formation se renforce
La montée en compétences
dans les métiers de la logistique bénéficie, en Maine-etLoire, d’une offre de formation qui vient de s’enrichir
d’un Master et peut-être
demain d’une licence professionnelle. La CCI assure un
rôle déterminant.
La présence des fonctions
logistiques s’est banalisée dans
les entreprises, de même que
la sous-traitance des opérations transport-logistique. Des
évolutions considérables sont
intervenues en une vingtaine
d’années : présence renforcée
dans les entreprises ou en soustraitance à des spécialistes,
généralisation des systèmes
d’information, pratique de l’intérim durablement adoptée...
Les attentes des recruteurs visà-vis du rôle et des finalités de
la formation professionnelle se
sont multipliées et diversifiées.
Justifier d’une formation spécifique à la logistique est devenu
souvent indispensable aux candidats à l’emploi.
En Maine-et-Loire, les entreprises bénéficient de l’offre du
CFA de la CCI. Son établissement de Saumur propose
un Bac Pro Logistique depuis
2008 qui ouvre aux métiers de
réceptionnaire/cariste, magasinier, gestionnaire de stock.
Son diplôme de TP Technicien
supérieur en Méthodes et
Exploitation logistique en
2 ans prépare depuis 2012 à des
postes de managers ou responsables d’activités et d’équipes
logistiques. Chaque année,
une quarantaine de personnes
apprennent le métier ou se perfectionnent.
Des grands comptes font
confiance au CFA, implantées
dans le département (Scania,
SNCF, Cointreau, Thalès...) ou
ailleurs (Ateliers Louis Vuitton,
Manitou, Centrale d’Avoine,..).
L’offre de formation se renforce
cette année avec un Master
Sourcing et Supply Chain
Management sur 2 ans. Le
diplôme qui ouvre aux fonctions de directeur logistique est
géré par l’ESSCA en partenariat avec la CCI. Celle-ci vient
de déposer une demande pour
une licence professionnelle
Responsable Logistique auprès
de la Région. Si le dossier est
accepté, ce titre du réseau
des CCI pourrait s’ouvrir à la
rentrée 2016.
Les publics qui suivent ces formations sont divers. Certains
sont en contrat d’apprentissage ou en contrat de professionnalisation. Ainsi Patrice
Baumier, responsable de la
filière Logistique au CFA,
a mis en relation Scania et
Anthony Jouet, 22 ans, qui
souhaitait se réorienter après
quelques expériences en vente.
Il prépare aujourd’hui un Bac
Pro Logistique en une seule
année. « Mon niveau de formation me dispense des matières
générales. Je peux me concentrer sur la logistique et la
gestion. J’aimerais poursuivre
par la formation Technicien
supérieur, voire une licence ».
D’autres sont des adultes
stagiaires de la formation
continue ou en CIF s’ils recherchent une reconversion professionnelle. David Jacob est
responsable des équipes logistiques chez Merlin-Gérin Loire
à Saint Lambert-des-Levées...
et maitre d’apprentissage. « A
39 ans, j’ai décidé d’intégrer la formation Technicien
Supérieur en contrat de professionnalisation, en accord
avec mon entreprise, pour
approfondir les méthodologies d’exploitation logistique.
Ma formation est en partie
financée par le DIF ». Anne
Mauchien Vauzelle est conductrice presse à injection chez
Valéo à Ecouflant. « Après un
bilan de compétences, j’ai eu
envie d’évoluer et la logistique
m’est apparue comme une voie
intéressante. Je suis pendant un
an en contrat CIF sous statut
stagiaire. Les sept semaines
de stages chez Merlin-Gérin
Loire sont réparties au cours de
l’année ». Depuis peu de temps,
les « stagiaires de la formation » pris en charge par Pôle
Emploi peuvent se préparer à
des métiers dans la logistique.
« La filière formation accompagne l’évolution des besoins
des entreprises, commente
Patrice Baumier. Nous revisitons notre catalogue de formation continue. Celui-ci va
s’enrichir notamment d’une
formation à BEXT.WMS, un
logiciel de gestion d’entrepôts
que nous avons adapté aux
besoins de la pédagogie ».
Alain Ratour
et Isabelle Baudry
CONTACT CCI
Patrice Baumier
02 41 20 53 19
[email protected]
PUB
42 Anjou Eco - n°40 - Juin 2015
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Tourisme en Pays de la Loire : l’accélérateur Angers TourismLab
Summer School : le Val de
Loire accueille Taïwan
Les Summer Schools permettent à un étudiant ou à un professionnel de découvrir ou d’approfondir une thématique
tout en profitant de la découverte d’un pays. Dans le cadre du
pôle Angers TourismLab, une première action de ce type est
portée par l’Université et particulièrement par l’Esthua. Du
29 juin au 11 juillet, onze étudiants Master 2 de l’Université
de Taïwan, partenaire de l’Ecole, seront accueillis à Angers
dans la Summer School « Patrimoine, art de vivre et tourisme
en Vallée de la Loire patrimoine mondial de l’UNESCO ».
Leur programme alternant cours et pratiques en salles et
expériences de terrain a été bâti par l’Esthua (Université
d’Angers) et la CCI de Maine-et-Loire.
Après « Acoustique » (le
Mans), « Végétal » (Angers)
et « Lumomat » (AngersNantes), un quatrième pôle
RFI (Recherche Formation
Innovation)
« Angers
TourismLab » s’est constitué
dans le tourisme. La Région
accompagne son développement sur 5 ans. Objectif : faire
émerger, à partir d’Angers,
un pôle leader en France et
reconnu à l’international sur
la recherche, la formation aux
métiers du tourisme et l’innovation dans les entreprises et
destinations touristiques
En 2020, le pôle Angers
TourismLab devrait rassembler
plus de 3 000 étudiants, dont 700
en master, et 31 enseignantschercheurs permanents. Ce
pôle est bâti autour de l’Esthua
(Université d’Angers), premier
pôle européen de formation
supérieure en tourisme. Ses
axes : Recherche, Formation et
Innovation.
R comme Recherche. Une
équipe de recherche pluridisciplinaire en réseau sera créée,
à partir d’unités existantes,
pour atteindre la taille des plus
grands au niveau international.
Les effectifs en recherche pourraient doubler pour atteindre
60 personnes. Une fédération
de recherche en tourisme du
Grand Ouest et un laboratoire
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international seraient créés
avec le CNRS. Les chercheurs
travailleront sur l’accès au
tourisme des sociétés émergentes, la diversification des
pratiques et le management
des organisations ainsi que sur
la valorisation économique et
touristique de la culture et du
patrimoine
F comme Formation. Le pôle
formera des professionnels
répondant aux besoins des
entreprises et de la recherche
grâce à la pluridisciplinarité, l’ouverture internationale
(création de masters conjoints
dans Erasmus +, organisation
de Summer Schools, …), une
pédagogie innovante et des
liens forts avec les entreprises
et les destinations régionales
et nationales. Il proposera
des parcours de formation
complets, du CAP au doctorat,
sur trois champs d’intervention : hôtellerie-restauration
et MICE (Meeting, Incentive,
Congress and Events) ;
tourisme et loisirs ; valorisation économique et touristique
de la culture, des arts et du
patrimoine
L’Esthua assurera le volet culture, patrimoine et tourisme
dans le Val de Loire, coordonné par Jean-René Morice, enseignant-chercheur de l’Esthua et vice-président délégué à la
culture et aux initiatives de l’Université d’Angers. Des interventions sont prévues, mais aussi des découvertes terrain. Un
après-midi sera dédié à la lecture et l’analyse architecturale
de la ville d’Angers, parcourue à pied et à bicyclette. Une autre
demi-journée sera consacrée à des églises du Saumurois. La
visite de Chambord, Chenonceau et Villandry justifiera une
journée complète. Du 2 au 4 juillet, les étudiants apprendront comment valoriser le patrimoine ligérien avec notamment une explication de la Loire à Vélo, suivie d’une mise en
pratique entre Angers et Saumur.
Le secteur Tourisme Hôtellerie Restauration de la CCI, sous
la responsabilité de Sylvain Dourneau, assurera la seconde
partie consacrée à la gastronomie, aux vins et spiritueux en
Val de Loire. Au menu, les accords mets et vins, la connaissance des vins d’Anjou et les bases de la dégustation, l’initiation à des savoirs-faire simples en cuisine. Pendant trois
matinées, les étudiants seront en cuisine. Ils créeront un
menu « entrée plat dessert » autour de la volaille, travailleront le légume, réaliseront des bouchées. Ils pourront aussi
découvrir - et concevoir- des cocktails à base de liqueurs ligériennes et s’initier pendant une journée à la dégustation des
vins du Val de Loire. Le dernier jour, les jeunes Taïwanais
partiront à la découverte de trois domaines viticoles
emblématiques.
CIFRE et de chaires d’entreprises, conception de produits
et services innovants dans
un « Tourisme innovation
Lab », lancement de start-up
et soutien à la création d’entreprise par des étudiants.
La Région, Angers Loire
Métropole et l’Université
d’Angers se sont engagés, avec le
I comme Innovation. L’activité concours des fonds européens
de recherche collaborative sur un budget de 5.3 M€ sur
devrait se développer d’ici 5 ans avec un objectif à 10 M€
à 2020 : développement des par la mobilisation des parcontrats de prestations de tenaires. Une équipe support
service, création de bourses (un directeur, une assistante à
mi-temps et 4 chargés de développement) sera recrutée et
installée à l’Esthua. Le financement servira également à
la communication, l’arrivée
de nouveaux chercheurs, les
échanges avec les universités étrangères partenaires.
La Chambre Régionale de
Commerce et d’Industrie fait
partie des membres fondateurs
du pôle Angers TourismLab,
présidé par Pierre Denizot,
PDG d’Appartcity.
Alain Ratour
Anjou Eco - n°40 - Juin 2015 43
Enquete
Universités et grandes école
demain une
dans
Le poids de l’enseignement supérieur
en Maine-et-Loire est un atout
considérable pour son économie
et particulièrement son industrie.
Celle-ci puise une grande partie des
forces vives qui lui seront nécessaires
dans deux Universités, des écoles
d’ingénieurs et de commerce,
des instituts et lycées à caractère
professionnel. Panorama sur le terrain
d’une belle “alliance pour l’industrie
du futur”.
Enseignement supérieur pour
l’industrie en Maine-et-Loire
E
ntreprises
industrielles et enseignement supérieur collaborent à différents
niveaux. Les entreprises participent aux instances
de direction. Elles s’impliquent
dans la pédagogie des écoles :
interventions de professionnels, études de cas, accueil
de stagiaires. Des chefs d’entreprises sont membres des
conseils d’établissement,. Ils
interviennent aussi financièrement par la taxe d’apprentissage. Les échanges entre ces
deux mondes sont particulièrement nourris sous cinq
aspects : apprentissage et alternance études/entreprise ; international ; formation continue
des salariés ; recherche ; juniorentreprises.
IV, il progresse pour les niveaux
I et II. A la rentrée prochaine,
le Campus Arts et métiers
d’Angers sera le premier de ce
réseau national à préparer le
diplôme Ingénieur ENSAM
par apprentissage. 24 places
seront offertes. Anne Morel,
responsable Pédagogie, et Aude
Boudelier sont en charge de ce
nouveau mode de formation.
« Après avoir reçu les résultats
des concours d’entrée en juillet,
les étudiants exprimeront des
choix d’écoles et choisiront ou
non la formule de l’apprentissage. Pendant trois ans, ils
seront apprentis, plutôt à l’école
au début, surtout dans l’entreprise à la fin, mais en alternance 50/50 sur l’ensemble de
L’apprentissage
progresse
L’enseignement supérieur propose de plus en plus la formule
de l’apprentissage. Si celui-ci
diminue pour les niveaux V et
44 Anjou Eco - n°40 - Juin 2015
la période. Au final, ils auront
le même diplôme, que ce soit
par la formation « historique »
ou par l’apprentissage ». C’est
une enquête de l’Institut Jules
Verne qui a montré le grand
intérêt des industriels pour
une formation Ingénieur par
apprentissage. « Les entreprises
seront le lieu de la formation
par projets, l’école assurant
plutôt les bases scientifiques.
Elles doivent être d’une certaine taille, pas moins de 150
personnes, pour qu’elles constituent un vivier conséquent
de projets transdisciplinaires ».
Les signatures de
contrat interviendront à partir de
septembre.
Des
entreprises régionales (mécanique,
plasturgie, industrie des transports,
énergétique) ont
déjà manifesté leur intérêt
d’autant que le choix final des
candidats leur incombera.
L’immersion dans
la mondialisation
C’est un critère important pour
nombre d’entreprises que de
travailler avec une école ayant
des liens développés à l’international. « International Business
School »... L’ESIAME (Cholet)
affiche clairement son engagement. Dès la première année,
les étudiants doivent pratiquer
deux langues étrangères et
sont encouragés à découvrir
une troisième langue au cours
de leur semestre international. En seconde année, dès la
rentrée des cours de spécialité
leur sont proposés en anglais
(management
interculturel,
supply chain management, e &
m-commerce). Surtout, ils sont
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es :
carrière
ESAIP. Notre offre de formation continue à la cybersécurité
bénéficie des trois niveaux de
la certification internationale
EC-COUNCIL ». Il ne s’agit
l’industrie
le Haut Comité Français pour
la défense civile et économique.
Auparavant, la démarche QHSE
était le plus souvent confiée à des
qualiticiens ». L’offre de formation continue a accompagné le
développement de cette filière.
« Une de nos grandes ambitions
est la formation tout au long de
la vie. Les RH doivent développer l’employabilité des salariés ».
Et Christophe Rouvrais de citer
l’exemple des milliers d’informaticiens du hardware au chômage faute d’avoir été préparés
à la révolution du numérique.
« Nos formations morcelées en
briques certifiantes permettent
au salarié d’avancer, brique par
brique, à l’aide de son Compte
Personnel de Formation. C’est
une démarche à forte valeur
ajoutée».
Fondamentale
ou appliquée :
la recherche
étudiants internationaux pendant six mois dans les 25 universités partenaires de l’école :
Europe, (Allemagne, Hongrie,
Danemark, Lituanie, Lettonie,
Espagne, Irlande), Turquie,
Asie
(Chine,
Thaïlande,
Malaisie), Amérique (Mexique,
Canada), Australie. Dés 2016,
la Finlande, le Pérou, le Costa
Rica rejoindront les rangs
des universités partenaires.
« Ce semestre est validé par le
système de crédits européen
ECTS, ajoute Pascale Samson,
directrice de l’ESIAME. Il aide
l’étudiant à acquérir de l’aisance
dans une langue étrangère,
bien sûr. Mais le stage donne
le temps suffisant à la découverte d’une autre culture et à
l’adaptation à un nouvel environnement. Tout ce qui sera
indispensable à l’étudiant pour
évoluer dans un environnement mondialisé, lorsqu’il sera
devenu un professionnel ». En
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3ème et dernière année, c’est
en anglais que les étudiants
peuvent suivre les cours de
management
international.
Tout comme ils peuvent choisir un pays étranger pour terminer cette dernière année à
l’ESIAME.
Formation
continue, formation
tout au long de la
vie...
pas de s’assurer de l’intérieur de
l’absence de faille. Au contraire,
c’est l’attaque extérieure qui
mettra à nu les défaillances
informatiques ». Autre thème
de prédilection de la formation
continue à l’ESAIP, la sécurité
et la prévention des risques.
« Nous avons été les premiers
à mettre en place, il y a plus de
dix ans, une filière de formation
diplômante en partenariat avec
Les contrats de recherche
pour le compte d’entreprises peuvent représenter
des sommes substantielles.
Les entreprises peuvent faire
appel à plusieurs laboratoires
de la Faculté des Sciences :
l’Institut de Recherche en
Horticulture et Semences
(IRHS), l’Institut des Sciences
et Technologies Moléculaires
d’Angers
(MOLTECH
ANJOU),
le
Laboratoire
Angevin de Recherche en
Mathématiques (LAREMA),
le Laboratoire d’Études et de
Recherche en Informatique
(LERIA), le Laboratoire de
Photonique d’Angers (LPhiA),
Récepteurs et Canaux Ioniques
Membranaires (RCIM). Le
En une dizaine d’années, la
formation continue s’est imposée comme un axe de développement logique et un relais
de croissance. La formation
tout au long de la vie se développe à son tour. « Plus de 80
des TPE et PME sont en situation de fragilité vis-à-vis de la
sécurité de leur système informatique, constate Christophe
Rouvrais, directeur du groupe
Anjou Eco - n°40 - Juin 2015 45
Enquete
laboratoire Arts et Métiers
ParisTech d’Angers (LAMPA)
est implanté à Angers et
Laval. Ses activités se répartissent autour de 3 équipes : sur
Angers, procédés, matériaux
et durabilité ; hydrodynamique et instrumentation ; sur
Laval, présence et innovation.
A l’ESEO, l’activité du centre
de transferts technologiques
pour les entreprises est portée
par l’équipe ESEO-Tech qui
travaille dans les domaines suivants : systèmes embarqués et
automatismes ; traitement du
signal et télécom ; biomédical ;
électronique embarquée ; systèmes d’information ; réseaux
et télécommunications ; énergie et environnement. Six
thématiques de recherche
sont abordées à l’ES dont la
qualité et la typicité des aliments menée par l’Unité de
Recherche en Agroalimentaire
sur les Produits et les Procédés
(Grappe). Chaque année, une
soixantaine de Projets d’Application en Entreprise réunissent une équipe d’étudiants
de l’ESAIP, coachés par des
experts, pour répondre en deux
mois à la demande d’une entreprise : rédaction du Document
Unique, audit de sécurité informatique, tests d’intrusion...
Junior entreprises :
galop d’essai pour
futurs pros
Les Junior entreprises sont des
associations à vocation économique et pédagogique constituées au sein d’établissements
d’enseignement supérieur. Elles permettent
à de futurs diplômés
de mettre en pratique
leurs connaissances
théoriques par la réalisation de missions
pour le compte de
professionnels, souvent industriels. A
l’Université d’Angers,
la Junior Entreprise
s’appelle « UA Events
&
Consulting »
(UAEC). La diversité des compétences
permet de répondre à
des missions de marketing
stratégique
et opérationnel, de
communication, de
stratégie et de développement,
de finance et gestion, de RH,
de traduction et tourisme.
L’ISTIA adhère à l’UAEC et
lui apporte des compétences
en automatique et génie informatique, ingénierie de l’innovation, qualité et sûreté de
fonctionnement. Les écoles
d’ingénieurs ne sont pas en
reste. ESSCA Junior Conseil
possède un réseau de 2700
étudiants mobilisables, répartis sur les 4 campus à Angers,
Paris, Budapest et Shanghaï.
Les domaines de compétences d’Arts et Métiers Junior
Etudes (AMJE) couvrent la
conception,
l’informatique,
la réalisation de prototypes,
la traduction de documents
techniques, l’automatisme....
Le SEIO (ESEO) propose son
savoir-faire, de la réalisation de
sites web à la conception et au
46 Anjou Eco - n°40 - Juin 2015
développement d’applications
mobiles sur iOS et Android,
en passant par la conception
de systèmes électroniques. A
l’ESA, Ouest Services Etudes
Recherches (OSER) répond
notamment aux besoins des
professionnels de l’agroalimentaire (process, nutrition-santé,
qualité, analyse sensorielle), la
viticulture, l’œnologie.
Alain Ratour
ITII : les entreprises
associées à la formation
des ingénieurs
L’Union des Industries et Métiers de la Métallurgie (UIMM) a
créé il y a 20 ans des associations paritaires entre le monde de
la formation et celui des entreprises. Ce sont les 23 Instituts
des Techniques d’Ingénieur de l’Industrie dont l’ITII Pays de
la Loire, créé en 1991,qui propose 6 diplômes d’ingénieurs
par la voie de l’apprentissage.
« Nous sommes à l’écoute des entreprises industrielles manufacturières pour les aider à former leurs salariés, précise
d’emblée son directeur Jacky Gautier. Nous nous ne délivrons pas de diplômes, mais proposons des profils d’ingénieurs de production, opérationnels, formés par apprentissage. Ils sont différents de ceux des écoles d’ingénieurs sous
statut étudiant structures ». L’ITII Pays de la Loire recrute
des jeunes bac +2 dont 80 % de DUT et 20 % de BTS. Les
ingénieurs ITII améliorent les performances de l’entreprise
en développant notamment le management par projet. La
formation en découle. D’abord estimer les répercussions
dans les services d’une décision technique. Ensuite comment
organiser et gérer ce projet. Enfin, mesurer la dimension économique, le retour sur investissement...« Nous nous situons
sur des diplômes de spécialités. Pour l’ESEO ; informatique
industrielle. Pour le groupe ESAIP, sécurité et prévention
des risques. Par ailleurs, nous portons le diplôme des Arts
et Métiers d’Angers. Il est généraliste, mais orienté production manufacturière et nous avons porté la pédagogie de
l’alternance ». L’ITII Pays de la Loire est présidé par Thierry
Brachu, ancien directeur de PCM à Champtocé-sur-Loire
(association Partenariats) et par Martine Cudot (association
Gestion), directrice d’Alcatel Lucent à Nantes.
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Page supplémezntaire pour cet article sur les Ecoles,
maquette à modifier
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Anjou Eco - n°40 - Juin 2015 47
Enquete
Les grandes écoles pour
l’industrie en Maine-et-Loire
Universités
Université d’Etat
IUT Angers-Cholet
Domaines d’expertise
Sur Angers : génie biologique ; génie électrique et
informatique industrielle ;
gestion des entreprises et des
administrations ; techniques
de commercialisation
Sur Cholet : génie mécanique et productique
Diplôme : Diplôme
Universitaire de Technologie
(DUT)
Alternance. Formation
continue.
www.iut.univ-angers.fr
Faculté des sciences
Biologie
Chimie
Informatique
Mathématiques
Physique
Géologie
Diplômes : cursus master
Ingénierie (licences LMD,
licences professionnelles),
masters LMD
Alternance : pour certains
diplômes
www.univ-angers.fr/fr/acces-directs/
facultes-et-instituts/faculte-sciences.html
Ecoles liées aux
Universités
ESTHUA (UA) à Angers,
Cholet et Saumur
Diplômes : licences LMD,
licences professionnelles,
masters LMD, diplôme
d’université (DU)
Alternance : pour certains
diplômes. Formation continue.
www.univ-angers.fr/fr/acces-directs/
facultes-et-instituts/esthua.html
Institut supérieur de la santé
et des bioproduits d’Angers ISSBA (UA)
Diplômes : licences, masters,
diplômes d’université
Alternance pour Master 2
www.issba.fr
Ecole Technique Supérieure
de Chimie de l’Ouest ETSCO (UCO), Angers
Expertises : chimie ; métiers
de l’eau
Diplôme : BTS
http://etsco.paysdelaloire.e-lyco.fr
Ecoles
d’ingénieurs
Campus Arts et métiers
d’Angers
Expertises: couches minces ;
fonderie ; superplasticité;
conception et innovation
Diplômes : Bachelor de
Technologie ; ingénieur généraliste en génie mécanique
et génie industriel ; master
Recherche, études doctorales,
MBA
Alternance. Formation continue
www.ensam.eu/Campus-Angers
Ecole supérieure d’agriculture (ESA), Angers
Expertises : productions végétales et animales ; viticulture
et œnologie ; agroalimentaire ;
horticulture et paysage ;
commerce, distribution
et marketing ; environnement
et aménagement du territoire
Diplômes : Bac + 2 ; Bac + 3
et 4 ; Bac +5 ; Ingénieur ESA ;
Bac +8
Voie scolaire classique.
Alternance. Formation continue.
Enseignement à distance.
www.groupe-esa.com
Ecole supérieure d’électronique de l’Ouest (ESEO),
Angers
Expertises : objets et systèmes
intelligents
Diplômes : ingénieur généraliste ESEO. Options : systèmes
embarqués ; bio-médical ;
électronique des objets
connectés ; énergie et environnement ; cloud et réseaux ;
logiciels et données ; signal
image audio et télécom.
Apprentissage. Formation
continue. Formation tout au
long de la vie.
www.eseo.fr
48 Anjou Eco - n°40 - Juin 2015
ISTIA (UA), Angers
Diplômes : prépa ; licences ;
master ; ingénieur génie des
systèmes industriels options :
automatique et génie informatique ; ingénierie de l’innovation ; qualité et sûreté de
fonctionnement.
Formation continue
www.istia.univ-angers.fr
Groupe ESAIP, St Barthélemy
d’Anjou
Expertise : numérique (cyber
sécurité, réseaux, objets
connectés, big data …)
et prévention des risques
(QHSE, maitrise des énergies,
économie circulaire, environnement …)
Diplômes : Bachelor
Informatique et réseaux,
Ingénieur ESAIP
« Informatique et réseaux » et
« Sécurité et Prévention des risques
» ; Bac +5 « Chef de projet ».
Alternance. Formation
Continue. Formation tout au
long de la vie.
www.esaip.org/groupe-esaip
Ecoles
de commerce
ESSCA (Angers)
Expertise : management
(différents cursus en marketing, commerce, finance, RH,
digital et conseil)
Diplômes : Bachelor, Mastère
spécialisé « Management
digital et stratégie de marque »
et « Mix Digital et Business
Développement »
Alternance. Formation
continue.
www.essca.fr
ESIAME (Cholet)
Expertise : commerce et
management international
Diplômes : Bachelor
www.esiame.fr
Ecoles post-bac
Ecole Supérieure des Pays de
Loire (ESPL)
Expertise : métiers du tertiaire
(commerce, communication,
management, RH, comptabilité/gestion, transports)
Diplômes : BTS, Bachelor, MBA
Initial. Alternance. Formation
continue
www.espl.fr
IMIE, Angers
Expertise : filière numérique
Diplômes : Bac +2, Bac + 4,
Bac +5
Formation continue
www.imie-ecole-informatique.fr
Lycée Saint Aubin la Salle
(ex-Lycée La Baronnerie),
St Sylvain d’Anjou
Expertise : métiers de l’énergie,
des systèmes mécaniques et
des applications numériques ;
plasturgie ; métiers de bouche ;
comptabilité-gestion.
Diplôme : prépa, BTS, licence
professionnelle
Alternance
www.saintaubinlasalle.fr
Lycée Chevrollier, Angers
Expertise : électronique et
TIC ; systèmes automatisés de
production ; gestion.
Diplôme : BTS, classes prépa
grandes écoles
http://chevrollier.paysdelaloire.e-lyco.fr/
Lycée Renaudeau-la Mode,
Cholet
Expertise : métiers de la mode ;
vêtements et métiers de la
mode ; chaussure-maroquinerie
Diplômes : BTS
Alternance (2 groupes : chaussures et maroquinerie) et sous
statut scolaire
www.lycee-mode.fr
Lycée Renaudeau, Cholet
Expertise : électrotechnique
et maintenance des systèmes
Diplômes : BTS
Alternance et sous statut scolaire
http://renaudeau.paysdelaloire.e-lyco.fr
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Enquete
S’offrir une reconversion
professionnelle CFA :
Changer de vie professionnelle,
une tendance observée depuis
quelques années. Un Français sur
trois se déclarerait prêt à changer
de métier ou de secteur d’activité.
La reconversion professionnelle,
une option qui attire de plus en
plus de candidats.
8
heures. Au Centre
Pierre Cointreau
(CPC) à Angers,
les cours vont comm e n c e r. P a r m i
les élèves, certains se distinguent de leurs « copains de
promo » par un signe particulier : ils sont majeurs et vaccinés depuis quelques années
déjà et ont choisi de retourner
sur les bancs de l’école pour
s’offrir une deuxième vie professionnelle.
Aujourd’hui, rares sont les
salariés qui occupent le même
poste durant toute leur carrière.
Par choix personnel ou raisons
professionnelles, la reconversion permet de donner un nouveau souffle à sa carrière. Cette
démarche nécessite néanmoins
une réflexion en amont, de la
motivation et un investissement personnel important.
Depuis ces dernières années,
la mise en place de nouveaux
dispositifs de financement liés
à la formation professionnelle
a, sans nul doute, été un levier
favorisant la reconversion professionnelle. D’où une nouvelle
tendance qui se confirme au
sein des CFA (1), celle d’une
mixité intergénérationnelle des
publics. Les CFA, des structures où les adultes trouvent
leur place car ces dernières
ont l’habitude d’accueillir des
publics hétérogènes. Cette tendance va dans le sens de la loi
relative à la formation profes-
sionnelle promulguée en 2014
qui tend à renforcer le rôle des
CFA dans le cadre d’une mise
en cohérence de l’ensemble de
l’offre de formation initiale et
continue. Les organismes de
formation doivent aujourd’hui
s’adapter d’autant plus que la
loi ouvrie, avec le compte personnel de formation (CPF), de
nouvelles perspectives à des
personnes qui ne pouvaient
pas jusqu’à présent financer
une formation pour changer
de métier.
Les trois établissements du
CFA de la CCI de Maine-etLoire, situés à Angers, Cholet
et Saumur, occupent le 1er
rang dans les Pays de la Loire
et le 4ème rang national. Ils proposent 90 diplômes, du CAP à
la Licence Pro dans 15 filières
métiers. Depuis quelques
50 Anjou Eco - n°40 - Juin 2015
Constructive,
années, le CFA accueille de
plus en plus dans ses formations une mixité de publics
aux attentes et aux objectifs
différents. Comme l’explique
Jean-François Laplanche, responsable du Centre Pierre
Cointreau à Angers, «pour
répondre à cette mixité qui va
croissant, nous avons mis l’accent sur la modularisation des
formations. Chaque année,
nous accueillons 2000 salariés
sur des processus de formation courte. De plus en plus
d’adultes sont sur des dispositifs de parcours individualisé».
Même écho auprès des établissements de Saumur et de
Cholet. « Pour 80 % d’entre eux,
ils intègrent des groupes existants. Mais lorsque le nombre
de profils dits atypiques est suffisant, nous créons un groupe »,
comme l’explique Sandrine
Capèle, responsable d’Eurespace Formation à Cholet.
«Cela nécessite une vraie
organisation, une réelle capacité à individualiser ces parcours et à centrer les enseignements sur le professionnel
et les métiers». A Eurespace
aussi, la tendance d’adultes en
reconversion est à la hausse
et ira croissant avec la récente
réforme sur la formation professionnelle. « Il est essentiel
de communiquer davantage
sur ces parcours en alternance
tant auprès des adultes que
des entreprises. La durée de
formation est plus courte et la
motivation de ces publics est
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Fructueuse, Adaptable
différente car dès l’entrée en
formation, ces personnes ont
un projet. Au-delà du métier,
leur ambition peut être de se
mettre à leur compte, de capitaliser sur tout ce qu’ils ont
acquis de manière concrète ».
La reconversion professionnelle, selon Sandrine Capèle,
est une tendance dans l’air du
temps. «Aujourd’hui, les gens
souhaitent donner du sens à
leur vie, se lancer des défis et
s’offrir l’opportunité de vivre
plusieurs vies professionnelles.
La diversité de tous ces vécus
professionnels est mise au service du groupe et crée une vraie
dynamique. C’est une expérience humaine enrichissante.
Il faut renforcer ces mixages et
faire savoir aux adultes et aux
entreprises que nos établissements ont les compétences et
sont à même de répondre à des
publics différents».
A Trois Lieux d’ici
Une vieille croyance dit que les
chats ont plusieurs vies, comme
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« Diriger une équipe en restauration,
cela ne s’improvise pas »
Alain Sabatier, gestionnaire
avec son épouse depuis février
dernier, du nouvel hôtel-restaurant « Les Trois Lieux », aux
Ponts-de-Cé. Plusieurs vies qui
ont eu comme fil rouge, l’apprentissage. La vocation première
d’Alain Sabatier, le textile, métier
appris auprès d’un maître tailleur
qui, pour la petite histoire, n’était
autre que l’élève du tailleur
de Napoléon III. Devenu des
années plus tard directeur de
collection chez New Man, Alain
Sabatier décide de quitter le
groupe, par choix personnel.
Epicurien dans l’âme, l’homme
aime la bonne chère, surtout
lorsqu’elle est partagée. L’idée lui
vient alors de se reconvertir dans
l’hôtellerie-restauration. Il suit
au CPC la formation R&D (2).
Suivent quelques temps de
recherche infructueux d’établissement hôtelier (sans restaura-
tion) où son projet initial prend
une autre voie, celle d’un hôtelrestaurant. « Diriger une équipe
en restauration, cela ne s’improvise pas ». Alain Sabatier revient
sur les bancs du CPC pour suivre
en un an un CAP cuisine.
En parallèle, sa candidature est
retenue par la Ville des Pontsde-Cé pour prendre la gestion
d’un nouvel hôtel-restaurant
sur le site des anciens établissements Cannelle. « J’ai eu la
chance de suivre des stages dans
des établissements de renom qui
m’ont permis de me retrouver en
situation réelle à tous les postes.
Le but de cette formation n’était
pas de faire carrière en tant que
cuisinier, mais de comprendre
le métier, d’acquérir les bases.
Cette formation a parfaitement
répondu à mes attentes. Suivre
une formation, c’est revenir à
plus d’humilité, un état d’esprit
que j’avais connu lors de mon
apprentissage auprès de ce maître
tailleur. En stage, il m’est arrivé
d’être sous les ordres d’un jeune
de 18 ans en bac pro. J’ai 55 ans. Je
sais faire la différence entre celui
qui sait et celui qui ne sait pas, quel
que soit l’âge ». La reconversion
professionnelle, une démarche
qu’encourage Alain Sabatier.
« Un métier, c’est la moitié de sa
vie. Si cela ne convient plus, il faut
se poser des questions, en réfléchissant très en amont à ce que
l’on souhaiterait entreprendre car
« aimer faire » quelque chose et
en faire son métier au quotidien
c’est très différent entre l’idée,
que l’on s’en fait et la réalité.
Le soutien des proches est par
ailleurs indispensable car une
reconversion implique des changements pour son entourage
familial ».
Anjou Eco - n°40 - Juin 2015 51
Enquete
Menuisier
dans l’âme
Une filière
porteuse :
la logistique
« On ne le dit pas assez, mais il
y a des filières qui embauchent,
dont la logistique», confirme
Patrice Baumier, responsable
de la filière Vente Commerce
Logistique à l’établissement de
Saumur. Ludovic Georgeon,
37 ans prépare un diplôme
de TSMEL 2 (Technicien
Supérieur en Méthodes et
Exploitation
Logistique).
«Dans mes précédents emplois,
je faisais déjà de la logistique
sans le savoir. Ces expériences
ont confirmé mon intérêt pour
cette filière». Suite à un licenciement, Ludovic s’est naturellement porté sur une formation
dans ce domaine. « Je savais que
cette filière était porteuse, qu’il
y avait des opportunités ». A la
rentrée 2013, Ludovic est donc
revenu sur les bancs de l’école
pour deux ans. « Les premiers
temps n’ont pas été évidents.
Il a fallu me réadapter au
rythme scolaire et rattraper en
quelques mois les bases que je
n’avais pas ». L’alternance, l’apprentissage en entreprise, une
formule que Ludovic valide à
100 % au point d’envisager, à
l’issue de cette formation, de
poursuivre pour obtenir une
licence. Une éventualité qu’il
n’aurait pas envisagée avant.
« Je regrette que la voie de l’alternance soit sous-estimée.
C’est, selon moi, la meilleure
voie qui soit, d’autant plus pour
des adultes envisageant une
reconversion professionnelle ».
Et si des concessions sont indispensables pour parvenir à son
objectif, elles sont limitées dans
le temps. « C’est un choix ».
Ludovic
encourage
sans
réserve cette voie avec tous les
avantages que cela représente
aussi pour l’entreprise, parfois
frileuse à prendre un adulte
en apprentissage. « Un adulte
a plus de maturité, plus le sens
des responsabilités, entre plus
vite dans le sujet ».
« J’ai toujours aimé travailler le
bois, mais je ne me sentais pas
capable d’en faire un métier ».
Mais lorsque les choses sont
écrites… En 2013, Benoît de
Soultrait, ingénieur agronome
de formation, entend parler
d’une menuiserie à reprendre.
Parallèlement employé comme
chargé d’étude dans une société
de marketing agricole, il passe un
bilan de compétences proposé
par l’entreprise. Résultat : Benoît
est un créatif. Une aptitude qu’il
n’exploite pas au poste qu’il
occupe. « Cela a été le facteur
déclencheur pour sauter le pas ».
Benoît, 30 ans, décide de suivre
un parcours individualisé de
CAP de menuiserie à Eurespace.
« Pas évident, lorsque l’on a
déjà connu la vie active de se
remettre dans l’environnement cadré des études ». Dans
le groupe que Benoît a rejoint,
ils sont une quinzaine dont 7
personnes « post-bac » comme
lui. « J’ai choisi Eurespace qui
avait la volonté de créer un vrai
groupe de parcours individualisé ». Même si les échanges
sont naturellement plus fluides
entre adultes, Benoît reconnait
que le jeune « voisinage » est
plutôt sympathique. « Pour les
jeunes, c’est un « + » d’avoir des
adultes, cela tire le groupe vers
le haut. Cela leur montre aussi
l’intérêt que des adultes peuvent
porter à leur futur métier ». Les
démarches pour trouver une
entreprise qui l’accueille ont été
relativement faciles. « Les motifs
de refus tenaient surtout au fait
que les employeurs ne sont pas
habitués à prendre un apprenti
adulte et n’imaginaient pas trop
comment m’occuper. Mais le
fait d’avoir ce projet de m’installer à mon compte, d’être plus
motivé qu’un jeune fraichement
diplômé sont des arguments
convaincants ». La formation en
alternance, Benoît n’y voit que
des avantages. « L’implication
dans les projets d’entreprise
est beaucoup plus importante.
Mon challenge est d’apprendre
le plus possible en une année
pour être opérationnel, de me
faire embaucher et de continuer
à acquérir de l’expérience avant
de m’installer ». Souhait exaucé
puisque la société qui emploie
Benoît envisage de le garder.
« Cela signifie que la formation dispensée aux adultes par
Eurespace convient tout à fait
aux entreprises ».
A ceux qui souhaiteraient
suivre la voie de l’alternance,
aux entreprises qui hésiteraient
à prendre un adulte en apprentissage, Benoît a les outils pour
convaincre les deux parties. « Je
me sens beaucoup plus épanoui
qu’avant. Il faut oser même s’il y
a des sacrifices à faire. Quant aux
entreprises, elles s’y retrouvent
vite : elles ont devant eux des
personnes motivées à qui l’on
peut confier des responsabilités,
qui ont un vécu professionnel et
un projet ».
Marianne Bourgeois
(1) : CFA : Centre de Formation par
Apprentissage
(2) : Formation R&D : Reprendre et
diriger un hôtel
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52 Anjou Eco - n°40 - Juin 2015
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Réglementation
FiscaL
Contrôle Urssaf : Ça va
durer combien de temps ?
Comme pour les contrôles fiscaux,
les contrôles Urssaf devront désormais être réalises sur une période
limitée : quelle est cette durée maximale et qui va pouvoir en bénéficier ?
En matière de contrôle des impôts,
la durée de la vérification de comptabilité réalisée sur place (c’est-àdire principalement dans les locaux
de l’entreprise) ne peut pas, sauf
exceptions, excéder 3 mois, voire
6 mois maximum si l’administration
prouve que votre comptabilité comporte de graves irrégularités la privant de valeur probante.
En matière fiscale, cette limitation
de la durée du contrôle vaut pour les
entreprises dont le CA HT hors taxes
n’excède pas 783 000 € (activités de
ventes), 236 000 € (prestataires de
services) ou 350 000 € (activités agricoles). Une mesure similaire vient
d’être adoptée pour les contrôles
Urssaf (engagés depuis le 1er janvier 2015)* pour éviter des durées
de contrôle anormalement longues.
Pour les entreprises versant des
rémunérations à moins de 10 salariés (hors groupes) et pour les travailleurs indépendants, la durée du
contrôle Urssaf ne pourra pas excéder 3 mois (entre le début effectif du
contrôle et la lettre d’observations).
Cette durée de 3 mois, qui s’applique
aux contrôles « sur place », et « sur
pièces », pourra toutefois être prorogée une fois (ce qui porte la durée
maximale à 6 mois) sur demande
expresse de l’entreprise ou de l’Urssaf.
Il existe toutefois des exceptions à
cette durée maximale. Cette limitation ne s’appliquera pas s’il est établi
à l’encontre de l’entreprise une situation de travail dissimulé, un obstacle à contrôle, un abus de droit, un
constat de comptabilité insuffisante
ou de documentation inexploitable.
Sources : Actu Strego
Rendez-vous personnalisés
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Commercial
Un employeur voit un
salarié démissionnaire
créer une société
concurrente...
Un salarié remet sa démission à son
employeur qui sera effective 1 mois
plus tard après l’expiration du préavis. Après son départ, l’employeur
découvre que son ex-salarié a constitué une société concurrente avec
2 autres associés, et ce, pendant son
préavis. Reproche en est fait à l’exsalarié à qui l’employeur réclame la
restitution des sommes versées au
titre de l’exécution de son préavis.
Il considère que cet ex-salarié s’est
rendu coupable d’une faute lourde,
privative d’indemnités : en créant
une société concurrente alors qu’il
était toujours salarié, il a manqué à
son obligation de loyauté, manifestant par là même une intention de
nuire à son employeur. Tel n’a toutefois pas été l’avis du juge : si l’exsalarié a effectivement constitué une
société concurrente pendant son
préavis, aucun élément ne vient établir qu’il aurait réellement débuté
cette nouvelle activité avant l’expiration du préavis. Aucun manquement
54 Anjou Eco - n°40 - Juin 2015
caractérisant une faute lourde ne
peut être reproché au salarié…
Arrêt de la Cour de Cassation,
chambre sociale, du 11 février 2015,
n° 13-26843
Sources : Actu Strego
Jusqu’où va le
démarchage à domicile ?
Par courrier, un concessionnaire
offre à ses clients, pour toute réservation d’un véhicule neuf, 2 mensualités de crédit ou l’entretien pendant
36 mois et une reprise Argus majorée de 3 000 €.
Séduit par l’offre, un client se rend
à la concession, signe un contrat de
location d’un véhicule avec option
d’achat et verse une 1ère mensualité.
S’estimant victime d’un démarchage
irrégulier, il demande l’annulation
du contrat et le remboursement des
sommes versées. Ce que refuse le
vendeur : il n’y a pas eu de démarchage à domicile puisque le contrat
a été conclu à la concession. Mais il
y a bien eu démarchage pour le juge,
irrégulier ici : c’est parce qu’il a reçu
à son domicile un courrier l’incitant,
via des cadeaux, à commander un
véhicule neuf que le client s’est rendu à
la concession pour conclure un contrat.
Il doit donc bénéficier des mesures
protectrices liées au démarchage à
domicile (délai de réflexion, interdiction pour le vendeur de percevoir des
sommes pendant ce délai, etc.).
Arrêt de la Cour de Cassation,
chambre commerciale, du 4 février
2015, n° 14-11002
Sources : Actu Strego
Salarié en arrêt
maladie… et au travail
chez un concurrent ?
Une salariée, directrice d’un hôtel
restaurant, se retrouve en arrêt
de travail pour cause de maladie.
Suspectant qu’elle travaille pendant
cet arrêt maladie (il l’a aperçue dans
les locaux d’une entreprise concurrente), il fait appel à une agence de
détective privée : après enquête, il est
effectivement établi que cette salariée occupe, dans le même temps,
les fonctions de directrice d’établissement dans cette entreprise directement concurrente.
Considérant qu’elle a manqué à son
obligation de loyauté envers lui, l’employeur la licencie pour faute grave,
mais la salariée conteste ce licenciement. Elle affirme tout d’abord
s’être trouvée dans cette autre entreprise, non pour des raisons profes-
sionnelles, mais seulement à des
fins personnelles. Puis, elle rappelle
que l’exercice d’une activité pendant
un arrêt de travail provoqué par la
maladie ne justifie pas en lui-même
un manquement à l’obligation de
loyauté. A moins, ajoute-t-elle, que
cela cause un préjudice à l’entreprise. Encore faut-il que l’entreprise
apporte la preuve de ce préjudice, ce
qui n’est pas le cas ici précise-t-elle…
Mais c’est sans compter l’avis du juge
qui valide le licenciement pour faute
grave : non seulement il considère
comme établi l’exercice d’une activité
professionnelle pour le compte d’une
entreprise concurrente par la salariée
en arrêt maladie, mais il précise que
l’exercice d’une telle activité cause
nécessairement un préjudice à son
employeur. En clair, ce manquement
à l’obligation de loyauté de la part de
la salariée rend impossible son maintien dans l’entreprise.
Arrêt de la Cour de Cassation,
chambre sociale, du 28 janvier 2015,
n° 13-18354
Sources : Actu Strego
Social
Une aide au départ
en retraite pour les
commerçants et artisans
Fin 2014, l’indemnité de départ à la
retraite des artisans et des commerçants a été supprimée. Mais pour que
les commerçants et artisans partant
en retraite et se trouvant en difficulté
financière puissent toujours bénéficier d’un dispositif d’accompagnement, le RSI a mis en place l’Accompagnement au Départ à la Retraite
(ADR) : ce dispositif prévoit le versement d’une aide financière variable
selon les revenus du bénéficiaire (de
7 500 € à 10 000 €).
Pour en bénéficier, le bénéficiaire doit
répondre aux conditions suivantes :
- atteindre l’âge légal de la retraite ;
- être cotisant actif au RSI au moment
du passage à la retraite ;
- avoir cotisé plus de 15 années au
RSI ;
- être non imposable sur les revenus
pour les 2 dernières années civiles
qui précèdent le passage à la retraite
(pour 2014, le revenu doit être inférieur à 11 885 € pour une personne
seule et 17 896 € pour un couple).
La demande d’aide doit être déposée
à la commission d’action sanitaire
et sociale de la caisse régionale du
RSI dont vous dépendez, accompagnée d’une description des difficultés rencontrées dans les 12 mois suiwww.maineetloire.cci.fr
vant votre départ en retraite (dans les
6 mois précédant le départ en retraite si
vous n’êtes pas à jour de vos cotisations).
Attention : sont visés par cette aide
les artisans, les commerçants et les
industriels ; les professionnels libéraux (avocats, experts-comptables,
médecins, pharmaciens, architectes,
etc.) ne sont pas concernés.
Sources : Actu Strego
Un salarié réclame le
paiement des congés
payés non pris
À la suite de son licenciement, un
salarié réclame le versement d’une
indemnité au titre d’un reliquat de
75 jours de congés payés non pris.
À l’appui de sa demande, il met en
avant un usage de l’entreprise qui
autorise le report indéfini des congés
payés non pris, usage dont l’existence
est contestée par l’employeur. Au
contraire, l’employeur considère que,
parce que le salarié n’a pas été empêché de prendre ses jours de congés,
les congés non pris sont tout simplement perdus. Il estime donc n’avoir
aucune indemnité à verser à ce titre.
Mais, pour éviter le versement de
cette indemnité, il aurait toutefois dû
prendre plus de précautions, comme
le lui rappelle le juge qui donne
raison au salarié. Le simple fait de
dire que le salarié n’a pas été empêché de prendre ses congés est insuffisant : parce qu’il doit veiller à ce que
les salariés prennent leurs congés,
il doit prouver qu’il a pris toutes les
mesures nécessaires en ce sens. Ce
qui n’a pas été fait ici…
Arrêt de la Cour de Cassation,
chambre sociale, du 21 octobre 2014,
n° 13-15467
Sources : Actu Strego
Réglementation
Des limites à la
géolocalisation des
salariés
Le salarié, employé en qualité de
technico-commercial, refuse la mise
en place d’un système de géolocalisation sur son véhicule de service,
estimant qu’il s’agit pour l’entreprise
d’instaurer une forme de filature et
de contrôle permanent illégal.
Ce n’est pas l’avis de l’employeur. Tout
d’abord, il rappelle que les obligations déclaratives auprès de la CNIL
ont été respectées. Ensuite, il précise
que l’ensemble des véhicules de services sont concernés. Enfin, il estime
www.maineetloire.cci.fr
que parce que le salarié dispose
d’une relative indépendance dans
la gestion de son emploi du temps,
il est légitime qu’il puisse vouloir
connaître avec précision son emploi
du temps.
Pour lui, le refus manifeste et
constant du salarié de se soumettre
à une demande légitime dans le but
d’améliorer le fonctionnement de
l’entreprise constitue un acte d’insubordination : cette attitude justifie
donc, selon lui, une rupture immédiate du contrat de travail. Mais ce
n’est pas l’avis du juge qui estime que
l’employeur ne pouvait pas, ici, imposer la mise en place d’un système de
géolocalisation pour contrôler l’emploi du temps du salarié.
Le juge rappelle un principe qui
impose que « nul ne peut apporter
aux droits des personnes et aux libertés individuelles et collectives de restrictions qui ne seraient pas justifiées
par la nature de la tâche à accomplir
ni proportionnées au but recherché ».
Pour ces raisons, il a estimé que l’utilisation d’un système de géolocalisation pour assurer le contrôle de la
durée du travail (qui n’est licite que
lorsque ce contrôle ne peut pas être
fait par un autre moyen) n’est pas
justifiée lorsque le salarié dispose
d’une liberté dans l’organisation de
son travail.
Arrêt de la Cour de Cassation,
chambre sociale, du 17 décembre
2014, n° 13-23645
Sources : Actu Strego
Vente du fonds de
commerce : fournir
des informations
exhaustives sous peine
de nullité
Une personne se porte acquéreur
d’un fonds de commerce de fruits
et légumes. Peu de temps après, il
constate que des informations qu’il
estime essentielles ne lui ont pas
été fournies par le vendeur, ou plus
exactement, lui ont été dissimulées
par le vendeur.
Il constate, en effet, que le vendeur
ne l’a pas informé que le fonds avait
en fait été exploité par un locataire
gérant et que ce même locatairegérant n’a pas respecté ses obligations locatives, de sorte que le fonds
a été temporairement fermé (ce qui
a conduit à une perte de clientèle). Il
relève également que le chiffre d’affaires réel du fonds était pour partie
réalisé grâce à une activité ambulante complémentaire, ce dont il
n’avait pas été informé.
Pour l’acheteur, le vendeur l’a inten-
tionnellement trompé pour le
conforter à conclure la vente du
fonds de commerce. Ce dont le
vendeur se défend en argumentant notamment sur le fait que l’acquéreur a déclaré dans l’acte bien
connaître le fonds de commerce
vendu pour l’avoir vu et visité préalablement à son offre d’acquisition.
Cela n’a toutefois pas été suffisant pour convaincre le juge. Selon
ce dernier, il est établi, dans cette
affaire, que :
- le vendeur n’a pas informé l’acquéreur qu’il n’avait pas exploité personnellement le fonds ;
- l’acte de vente comportait des
chiffres d’affaires présentés comme
ceux du cédant alors qu’il s’agissait
en réalité de ceux du locatairegérant ;
l’acte ne mentionnait pas l’absence
d’exploitation du fonds pendant plus
de 4 mois et ne précisait pas que
l’acquéreur avait été avisé de cette
situation.
Ces circonstances sont de nature à
caractériser une réticence dolosive
de la part du vendeur qui a agi intentionnellement pour tromper l’acquéreur et le déterminer à conclure cette
vente. Ce dernier est donc fondé à
demander l’annulation de la vente.
Arrêt de la Cour de Cassation,
chambre commerciale, du 6 janvier
2015, n° 13-27340
Sources : Actu Strego
reconstitution du chiffre d’affaires et,
par voie de conséquence, le redressement fiscal qui s’en est suivi.
arrêt de la Cour Administrative
d’Appel de Marseille du 26 octobre
2012, n° 10MA00223
Sources : Actu Strego
Vous souhaitez
recruter ?
Vous pouvez bénéficier d’une
aide publique à l’embauche.
Deux dispositifs peuvent être
mobilisés :
Les emplois d’avenir
Destinés aux jeunes de moins de
26 ans ou de moins de 30 ans s’ils
sont travailleurs handicapés, ce
dispositif est toujours d’actualité.
L’aide de l’État est à hauteur de
35% du SMIC.
Les contrats initiative emploi
Sont notamment concernés :
- les jeunes non éligibles aux
emplois d’avenir (sans condition
d’inscription à Pôle d’emploi)
- Dès 6 mois d’inscription à Pôle
emploi, les demandeurs d’emploi de plus de 50 ans et les travailleurs handicapés
- Dès 12 mois d’inscription, les
résidents des quartiers « politique de la ville »
D’autres publics sont éligibles.
L’aide de l’État est comprise entre
20 et 40 % du SMIC
Une entreprise voit
l’administration
qualifier sa comptabilité
d’irrégulière...
CONTACTS :
Une restauratrice fait l’objet d’un
contrôle fiscal. L’administration
constate que les états récapitulatifs
de caisse ne comportent pas systématiquement le détail des ventes
réalisées. Suspectant des dissimulations, elle rejette la comptabilité
(irrégulière et non probante selon
elle) et reconstitue le chiffre d’affaires
du restaurant. Pour reconstituer les
recettes du restaurant, le vérificateur
va déterminer le nombre de couverts servis à partir des achats de serviettes en papier (en tenant compte
d’un taux de perte et de détérioration de serviettes et d’une déduction pour les repas du personnel).
Ramené au chiffre d’affaires déclaré,
il a obtenu un prix moyen du couvert qu’il a multiplié par le nombre
de serviettes retenues pour estimer
le chiffre d’affaires réel. La restauratrice a contesté cette méthode, l’estimant excessivement sommaire. Mais
en vain, puisque le juge a validé cette
Pour les jeunes de moins de 26 ans :
Mission locale Angevine :
02 41 24 16 04
Mission locale du Choletais :
02 41 49 81 00
Mission locale du Saumurois :
02 41 40 38 66 ou 02 41 40 38 57
Mission locale Loire en Layon :
02 41 54 05 85
Mission locale du Pays
Segréen : 02 41 61 10 00
Pôle emploi : 39 95 ou
www.pole-emploi.fr
Pour les travailleurs handicapés :
CAP emploi : 02 41 22 95 90
www.emploi.gouv.fr
Anjou Eco - n°40 - Juin 2015 55
Decouverte
Depuis 34 ans,
Espace Air Passion
a su se doter
d’instruments
de bord en phase
avec son temps
pour accueillir
un large public :
des moins avertis
aux planespotters (**),
sans oublier
la « classe affaire »,
les entreprises.
L
’histoire d’Espace Air
Passion près du tarmac
de l’aéroport d’AngersMarcé a commencé en
1981 par une « opération sauvetage » d’un vieux planeur
promis aux flammes d’un
barbecue. Le « héros » de ce
raid terrestre est un passionné
d’aviation comme le sont tous
les bénévoles de ce musée dont
la collection aujourd’hui, (pour
l’essentiel des appareils civils),
fait partie des plus remarquables
de France avec cette particularité de présenter un florilège de
« machines volantes » remises
en état de vol. Près d’une quarantaine d’avions et planeurs,
une dizaine de moteurs, une
superbe collection de modèles
réduits, des ateliers de restauration, un centre de documentation…Détenteur du label
« Qualité Tourisme », Espace
Air Passion est aujourd’hui
le second musée aéronautique après celui du Bourget. Il
reçoit chaque année 18 000 à
20 000 visiteurs. Embarquement
immédiat.
sur la piste...
Kiss Landing
(*)
... d’ Espace Air
Pousser la porte d’Espace Air
Passion, c’est entrer dans une
autre ère, celle des faucheurs
de marguerites, des « casseurs
de bois » qui, à l’atterrissage,
endommageaient leur carlingue faite de bric et de broc.
Ce musée n’aurait pu trouver
décor plus vivant, plus cinématographique pour exposer
toute la richesse de ce patrimoine aéronautique que ce
Espace dédié aux enfants
56 Anjou Eco - n°40 - Juin 2015
vaste hangar de quelques
3500 m2. Entres autres pièces
emblématiques du musée ou
raretés, un Weihe n°3 à la fine
silhouette rouge (1ère machine
volante à avoir été classée
Monument Historique), un
avion au fuselage unique en son
genre, composé de deux paires
d’ailes, le Riout 102T à ailes
battantes. La muséographie a
été soigneusement organisée :
au sol, le parcours de visite
reproduit une piste d’aéroport
avec pour première étape, l’histoire de l’aviation en Anjou car
cette région fut en son temps
une pépinière d’aviateurs avec
quelques noms restés dans
l’histoire : René Gasnier (dont
l’aéroplane, le Gasnier III trône
majestueusement à l’entrée),
Hélène Boucher, l’une des rares
femmes pilotes. Tout récemment, le musée a accueilli une
autre rareté : le prototype du
Fournier RF-8. Ce biplace créé
au début des années 70 fut mis
en concurrence avec l’Epsilon
de la SOCATA (également
exposé dans le musée), dans
le cadre d’un appel d’offres de
l’Armée de l’air qui recherchait
un avion-école de début.
Autre pépite du musée, un
Cessna UC-78 Bobcat, dont la
particularité et le côté exceptionnel ont été d’être récupéré
en entier. Il est le dernier de
son genre en Europe. Cet
appareil, d’origine américaine,
était surnommé « Bamboo
Bomber » en référence à son
mode de construction. Il fut
utilisé dès 1939 et fut l’un des
acteurs, en qualité d’avion
de liaison, des opérations du
www.maineetloire.cci.fr
« D-Day ». Il fut également
piloté par Antoine de SaintExupery. D’autres avions d’exception sont également présentés en état de vol : le Piper L4-H
historique (construit en 1943)
aux bandes noires et blanches
de l’opération Overlord
(débarquement de juin 1944),
un Morane Saulnier 505
« Criquet » (1945), et les avions
école et de transport Potez 60
(1934) ou encore le Morane
Saulnier 733 (1958). Comme
l’explique Dominique Montel,
chargé de communication
« quelque 185 machines nous
sont confiées pour être restaurées. Cela représente plus d’un
siècle d’ouvrage. Un travail de
longue haleine qui peut représenter pour un seul avion, pas
loin de 20 années ». Le musée
dispose également d’un espace
dédié à la maquette. La plupart
des modèles exposés sont des
www.maineetloire.cci.fr
maquettes reproduisant des
avions ayant existé. De là tout
l’intérêt patrimonial de ces
modèles réduits, seul témoignage vivant d’avions parfois
disparus. Ce qui distingue également Espace Air
Passion c’est le fond d’archives
exceptionnel dont il dispose
(accessible pour consultation
sur rendez-vous). Ce centre
de documentation aéronautique (premier de son genre
sur l’aviation légère en Europe)
recèle de véritables trésors.
Près de 200 000 photos, 8 000
livres, l’intégralité de la presse
aéronautique depuis 1893,
des documents rares, comme
ce télégramme envoyé par
Roland-Garros, ce contrat de
vente conclu en 1928 entre la
société Morane et l’Iran rédigé
en persan. « Récemment les
héritiers de l’aviateur Marcel
Doret (1896-1955) nous ont
Photo : © Y Le Mao/Espace Air Passion
Passion
gement de nom, une nouvelle
charte graphique, un nouveau
logo, la réorganisation de la
muséographie, une boutique
relookée avec de nouveaux
produits dont certains sont
uniques (entre autres, t-shirts
aux graphismes reproduisant
certains des appareils exposés),
un espace dédié aux enfants,
une salle située au 1er étage,
point de vue unique sur le
vaste hall d’exposition, disposant d’un matériel audiovisuel
dernier cri ». Mais le chantier
le plus important commencera à la fin de l’année pour se
terminer (en grande partie) au
lancement de la saison 2016
(mi-avril). « Le sens de la visite
sera entièrement remanié. Des
bornes vidéos avec touches
interactives seront installées
sur certains appareils, permettant ainsi, selon le public visé
d’avoir une approche générale
dudit appareil, avec un niveau
de compréhension adapté à la
tranche d’âge du visiteur ». Il
sera également possible, sur
l’un de ces postes vidéo, de voir
et d’entendre René Gasnier…
par l’intermédiaire d’un
comédien qui se mettra dans
la peau du célèbre aviateur
Organisation de réunions, séminaires d ’ entreprise
confié des documents exceptionnels, autant de témoignages d’aviateurs qui ont
marqué l’histoire de l’aviation
du 20ème siècle ». Depuis 34
ans, ce musée est porté par
l’énergie, l’implication pleine et
entière de bénévoles passionnés d’aviation qui ont à cœur
d’accompagner Espace Air
Passion dans le 21ème siècle en
lui donnant de nouvelles ailes.
« Nous avons lancé en 2013
un vaste programme de rénovation du musée avec, dans
un premier temps, un chan-
angevin. « Tous ces aménagements se font en partenariat
avec Angers Loire Métropole ».
Charlie Bravo,
m’entendez-vous ?
Autre vaste projet en cours, une
refonte de la stratégie de communication permettant une
meilleure visibilité d’Espace
Air Passion sur les écrans radar
des visiteurs. « Le public local
n’a qu’une connaissance confidentielle de ce musée. En 2014,
lors de la Foire Expo d’Angers
Anjou Eco - n°40 - Juin 2015 57
Decouverte
où nous étions présents, nous
avons constaté qu’un Angevin
sur trois ne nous connaissait
pas. De là notre souhait d’aller
directement à la rencontre des
Angevins comme nous l’avions
fait l’an dernier à la Foire Expo
de Saumur. Ce qui a eu pour
effet, à l’issue de cette manifestation, de voir davantage
de Saumurois venir visiter le
musée. Nous envisageons également d’être davantage présents
sur des salons professionnels,
en Anjou comme en Pays de la
Loire. Y compris dans le secteur
du tourisme professionnel. Il est
essentiel de nous faire connaître
auprès des entreprises ». Des
entreprises qu’Espace Air
Passion accueille déjà, pour
leurs séminaires, communication, événementiel…
Partenariat,
mécénat, le bi-moteur « entreprises »
Un vaste hall de 3 500m2, une
salle pouvant accueillir 200
personnes… un écrin privilégié qu’Espace Air Passion met
à la disposition des entreprises.
« Ce lieu unique autorise toutes
les configurations possibles. Il est
ouvert aux entreprises (dont, entre
autres, celles fortement représentées en Anjou, dans le secteur de
la sous-traitance aéronautique)
qui souhaitent trouver un cadre
insolite pour leur communication.
Il est de notre intérêt commun de
développer notre potentiel et de
mieux nous faire connaître auprès
de ce public». Comme l’explique
Dominique Montel, comment se
faire connaître auprès des entreprises si ce n’est en allant les
rencontrer ? Une démarche qui
requiert beaucoup de temps et
La boutique
d’investissement humain pour
des bénévoles qui, pour certains,
sont encore dans la vie active.
« Nous sommes ouverts à toute
proposition visant à nous épauler
dans cette démarche : bénévoles,
ou jeunes issus de filières communication-marketing, qui souhaiteraient effectuer leur stage au
sein d’Espace Air Passion sont les
bienvenus ». Message reçu. Autre
volet que souhaite développer
Espace Air Passion : le partenariat et le mécénat, à l’instar de la
restauration du Moynet 360-6
Jupiter soutenue par « AIRitage »
(patrimoine Aérospatiale, Matra,
Airbus Group) anciennement
« EADS Patrimoine », ainsi que
par le club Entreprises « Mécènes
d’aujourd’hui » et la Fondation du
Patrimoine. « Nous souhaitons
développer le mécénat et le partenariat en nous accompagnant sur
des événements ponctuels comme
Anjou Ailes Rétro que nous avons
dû cesser temporairement faute
de budget suffisant et que nous
espérons relancer en 2017. La
finalité de cette démarche : un par-
tenariat « gagnant-gagnant » permettant à l’entreprise et au musée
de développer chacun leur notoriété, leur image ».
Parce que ce musée ne ressemble
à aucun autre, parce qu’il est
porté par un staff de bénévoles
passionnés, soucieux de préserver un patrimoine exceptionnel,
parce qu’il porte en ses murs
l’âme et l’empreinte de ces pionniers de l’air, parce que l’histoire,
petite ou grande ne s’est pas écrite
que sur terre mais aussi dans les
airs... pour toutes ces raisons et
bien d’autres, Espace Air Passion
mérite que l’on y fasse escale.
Marianne Bourgeois
(*) : Kiss Landing : Expression familière
en anglais se traduisant en français par
«atterrissage bisou». Atterrissage parfait
et très doux, au cours duquel les roues de
l’avion vont toucher la piste délicatement,
sans impact ni rebond. D’où l’image de l’avion
embrassant la piste d’atterrissage.
(**) : Observateur d’avion qui aime les
prendre en photo.
PUB
58 Anjou Eco - n°40 - Juin 2015
www.maineetloire.cci.fr
Réglementation
L’entreprise responsable
Pour sa troisième édition, l’association Confluences Pénales de l’Ouest (1), présidée par l’avocat angevin Pascal
Rouiller, en partenariat notamment avec l’Ordre des Avocats d’Angers, s’attaquait le 31 mars 2015 au difficile dossier
des rapports entre la justice pénale et le monde de l’entreprise. Une exposition avait parallèlement lieu au siège de la
CCI de Maine-et-Loire du 7 mars au 17 avril. Compte tenu de l’étendue du sujet, inépuisable, cette édition n’est que la
première d’une série, déclinée en plusieurs actes thématiques. L’acte 1 s’intitulait « l’entreprise responsable ».
En effet, l’entreprise entretient des rapports complexes
avec le droit en général et le
droit pénal en particulier, si
l’on observe d’emblée que l’entreprise – qui renvoie à des
réalités d’une diversité infinie
– a pour support juridique
de son activité économique
des groupements dotés pour
la plupart de la personnalité
juridique. Le droit, en effet,
a consacré l’existence de ces
personnes, dénuées de chair,
de sang et de sentiment, mais
qui n’en sont pas moins titulaires de droits et d’obligations.
Que l’entreprise soit victime
ou auteur d’infraction, les
spécificités de la personnalité morale emportent nécessairement, en droit comme
dans la pratique judiciaire, un
ensemble de particularités auxquelles étaient consacrées les
dernières Confluences Pénales
de l’Ouest. Comment, et selon
quelles règles, l’entreprise, qui
n’a ni existence matérielle,
ni volonté propre, peut-elle
voir engager sa responsabilité
pénale ? Et selon quelles règles
doit-elle être jugée ?
La globalisation a de même largement contribué à soustraire
les entreprises, en tous les cas
les plus vastes d’entre elles, à
l’ordre juridique étatique et
leur a permis de mettre en
oeuvre des stratégies de law
shopping auxquelles répondent
parfois, il est vrai, les propres
démarches de dumping fiscal,
social ou encore environnemental des Etats. A cet affranchissement des entreprises
globales de l’ordre juridique
semble répondre le développement du droit plus souple
de la régulation, ou encore
l’émergence de la responsabilité
sociétale des entreprises. Mais
que recouvrent ces notions ?
Quelle est leur efficience ?
Quels liens entretiennent-elles
avec le droit ? Et quelle stratégie pour l’entreprise face à ces
nouveaux défis ?
De façon plus spécifique, le
secret des affaires semble de
même imposer une adaptation de la justice. Sans doute le
secret des affaires exige-t-il que
soit protégée la confidentialité
de certaines informations que
caractérise une haute valeur
économique ; il est ainsi nécessaire d’organiser la répression
des atteintes susceptibles de
lui être portées. Mais l’actua-
lité récente a montré combien
il était aussi indispensable
de concilier la protection
pénale du secret des affaires
avec la liberté d’expression,
qui comprend notamment
la liberté de recevoir et de
communiquer des informations ou des idées sans qu’il
puisse y avoir d’ingérence
de l’autorité publique et sans
considération de frontière.
De même, comment concilier les exigences du principe
du contradictoire, consubstantiel à la notion de procès,
avec le secret des affaires ? Le
débat contradictoire impose,
en principe, la communication
entre les parties d’informations
susceptibles d’être couvertes
par le secret des affaires, et il
convient de concilier ce secret
avec les exigences des droits de
la défense.
Comment, enfin, la prévention
et la répression du harcèlement moral sont-elles mises en
oeuvre dans les entreprises ? La
protection du salarié contre le
harcèlement moral contribue
en effet à garantir à chacun
la sécurité dans la relation de
travail, sécurité dont sont débiteurs l’employeur, bien sûr, sur
qui pèse la charge de prendre
toutes les dispositions nécessaires en vue de prévenir les
actes de harcèlement moral,
mais également les autres
salariés sur qui pèse le devoir de
veiller à la santé et à la sécurité
de leurs collègues. Comment
les entreprises s’acquittentelles de leur devoir de prévention des actes de harcèlement
moral ? Comment, en matière
disciplinaire, civile et pénale,
la sanction de tels actes est-elle
assurée ? Comment enfin, le
harcèlement moral peut-il
être distingué de l’exercice du
pouvoir de direction de l’employeur, puisque la subordination juridique du salarié caractérise la relation de travail ?
www.youtube.com/channel/
UCUYL-9iODcd-tyFXfVevcgw
Pascal Rouiller
Avocat au Barreau d’Angers
(1) : Les CPO 2015 ont réuni une nouvelle fois acteurs et professionnels du
monde de la justice et de l’entreprise ;
les débats sont à retrouver sur
PUB
www.maineetloire.cci.fr
Anjou Eco - n°40 - Juin 2015 59
internet
PLACE
.net
www.
Lancer son site web pour
améliorer sa visibilité passe
par l’indispensable phase de
référencement.
Référencer
un site Internet, c’est faire en
sorte qu’il soit visible dans les
moteurs de recherche A défaut,
votre site sera aussi visible
qu’une aiguille dans une botte
de foins. Le référencement,
un mot dont nous avons tous
entendu parler sans savoir ce
qu’il sous-entend exactement.
P
our tenter d’y voir
plus clair, illustrons le
propos : un magasin
situé dans une rue commerçante sait qu’il est à même
de disposer d’une certaine zone
de chalandise. Pour attirer cette
clientèle potentielle, il mettra
en œuvre les moyens adaptés
dont le plus visible, une vitrine
attractive. Il en est de même
pour un site internet qui devra
soigner son offre (tant sur les
produits que sur les contenus)
et présenter une «vitrine» séduisante pour les internautes. Mais,
à l’inverse d’un commerçant, le
site n’ayant pas de vitrine « physique », il ne dispose pas d’une
clientèle potentielle. Le développement du trafic généré sur
le site sera le principal enjeu,
avec, pour fondation, le référencement. Les entreprises surestiment souvent la capacité du
positionnement de leur site sur
la toile, imaginant qu’il suffit
de mettre un site en ligne pour
mais elles restent (volontairement ?) toujours très floues
pour permettre d’en tirer tout
le bénéfice possible. Il reviendra aux référenceurs d’identifier les meilleures options.
Première règle à respecter :
un référencement se prévoit
avant le lancement du site, dès
sa conception, de la solution
technique au choix des motsclés (qui relèvent du web-marketing). De l’url (1) aux rich
snippets (2), plusieurs éléments
composent la «fiche d’identité»
de vos pages. Ceux-ci permettent aux moteurs d’identifier
vos pages. L’url de la page est
importante, puisque son contenu est pris en compte par les
moteurs. Elle doit donc décrire
le contenu du site en utili-
fisait, au début des années 2000
de « soumettre » son site aux
moteurs de recherche et d’attendre… Aujourd’hui, les techniques ont changé. Entre autres
techniques pour faire connaître
vos pages aux moteurs : le cross
linking (développement du
nombre de liens externes hypertextes menant vers un site web
à partir de sites dont la thématique correspond à celle du site
à promouvoir), le plan du site
html (permet aux internautes
d’accéder rapidement à l’ensemble des contenus du site.
Il doit être le plus lisible possible), les flux RSS (permettant
aux internautes d’agréger votre
contenu : en plus d’apporter du
trafic, ces flux permettent d’être
repris par des sites qui font de
bienréférencersonsiteweb.com
qu’un trafic important se développe « tout seul » et leur permette d’atteindre leurs objectifs.
Un site internet opérationnel,
efficace passe par l’indispensable phase du référencement
ou autrement dénommé, SEO…
(Search engine optimization ou
optimisation pour les moteurs
de recherche). Le SEO est un
ensemble de techniques qui
vise à apporter un maximum
d’informations concernant le
contenu d’une page web aux
robots d’indexation des moteurs
de recherche. Objectifs : orienter le positionnement d’une
page web dans les résultats de
recherche des moteurs sur des
mots-clés correspondant aux
thèmes principaux du site. Le
positionnement d’un site est
considéré correct lorsqu’il figure
dans l’une des dix premières
réponses d’une recherche sur
des mots-clés correspondant
précisément à sa thématique.
Le référencement peut être
naturel ou payant. Parvenir à un
référencement naturel optimal
pour rendre un site « SEO friendly » est une démarche complexe
: d’une part, les pratiques de référencement évoluent sans cesse.
D’autre part, les « règles du jeu »
ne sont jamais clairement définies. Certaines tendances sont
communiquées par les principaux moteurs de recherche,
60 Anjou Eco - n°40 - Juin 2015
sant des mots-clés pertinents.
La solution technique choisie
pour le site doit donc permettre
d’avoir des urls lisibles. La qualité du contenu d’un site est un
autre prérequis puisqu’il est le
meilleur moyen de remonter
dans les résultats naturels. La
stratégie est double : produire
un contenu de qualité pour les
moteurs (référencement) mais
aussi pour les utilisateurs (fidélisation). Cette démarche est
essentielle pour inciter les internautes à partager le contenu sur
les réseaux sociaux et à inciter
les sites à faire des liens vers la
page concernée. Echanges, liens
entrants, achat, inscription à
une newsletter… tous ces éléments dépendent de l’originalité
et de la pertinence des contenus.
Textes, images, vidéos, structuration des pages… le contenu
des pages doit être parfaitement
lisible et mis en avant pour les
moteurs et, dans la forme, pour
les internautes (titres, couleurs, polices, encadrés…). Les
phrases qui contiendront certaines expressions clés, doivent
être placées en gras dans la page
ou via un lien hypertexte sur les
mots. Avantage d’un mot « cliquable » : il permet d’une part
de donner du « poids » dans
la page de départ et de mieux
positionner la page cible. Pour
faire connaître vos pages, il suf-
la curation de contenu (analyse,
tri, publication d’informations).
Entre autres principales erreurs
à éviter en matière de référencement : des contenus trop faibles,
mal ciblés ou dupliqués, des
pages isolées, des problèmes
de disponibilité et de lenteurs
du site, trop de publicités au
dessus de la ligne de flottaison… Dernier prérequis et non
des moindres : le suivi des performances de référencement
de votre site. Enfin, il faut bien
garder à l’esprit que les places
sur la toile sont aujourd’hui
rares. L’intérêt du référencement
n’a échappé à personne surtout
aux entreprises qui cherchent
le meilleur positionnement. Le
contenu joue donc un rôle primordial. Outre le fait de devoir
être centré sur les domaines de
compétences de l’entreprise, il
doit être également intéressant, abondant et régulièrement
renouvelé.
Marianne Bourgeois
(1) : Url (Uniform Ressource Locator) :
adresse qui permet d’accéder à une page
web à partir de sa saisie dans la barre
d’adresses du navigateur
(2) :Rich snippets : descriptif de page
apparaissant dans les pages de résultats
de Google qui est enrichi par rapport
au snippet classique qui ne comprend
que 2 lignes.
www.maineetloire.cci.fr
PUB
Changement de propriétaire
COMMERCE
ALIMENTAIRE
L’étoile d’or
1 place de la Mairie, La Ménitré
Boulangerie-pâtisserie
ST Autos
Commerce et réparation autos,
motos, motoculture
ZA du Carrefour rouge,
St André-de-la-Marche
Alexis et Mélanie Moreau
50 rue Saint Martin, Beaupréau
165 000 €
La Petite Boulangerie
37 rue du Dr Laënnec, C.C. du
Parc, Cholet
78 750,40 €
Autres
Rayons verts
Alimentation biologique
CA du Landreau, Beaucouzé
440 000 €
Cocci Market
Rue Marthe-Formon,
Toutlemonde
45 000 €
COMMERCE NON
ALIMENTAIRE
Crazy Loca
Textile, objets de décoration et
mobilier de maison
6 rue Saint Georges, Angers
40 000 €
Mag-Presse
C.C. Louis Gain, Angers
5 000 €
100 000 €
50 000 €
Chaque mois, les transactions commerciales en Maine-et-Loire, parues
dans les Annonces légales, sont publiées sur anjoueco.fr, « L’info en direct »
RESTAURATION
Stéphanie ChevallierBredeche
26 rue des Moulins, Mouliherne
20 000 €
Bistroglo
3 rue du Château Gaillard,
Turquant
93 000 €
CAFES-BARS
Le Petit Comptoir
4 rue du Val de Sarthe, Tiercé
130 000 €
Le temps retrouvé
7 rue du Mail, Angers
L’Auberge des Isles
312 rue de la Boëlle,
Montreuil-Bellay
240 000 €
Sté Sofigeorges
La Gérardière, Somloire
145 000 €
30 500 €
Jorge et Sonia Duarte
6 place de l’Eglise, Noyant
30 000 €
Café des Sports
10 rue du Mont-Friloux, Freigné
40 000 €
Pizza di Stallo
25 place Charles de Gaulle,
Vihiers
40 000 €
L’Marino
1 et 3 rue des Mauges, Bégrollesen-Mauges
70 000 €
AUTres services
Pressing Doué
Galerie Super U,
Doué-la-Fontaine
80 000 €
Auto Anjou Lavage
Station de lavage
281 avenue Pasteur, Angers
100 000 €
Auto Anjou Lavage
Station de lavage
Rue Gandhi,
Saint Barthélemy d’Anjou
200 000 €
Garage Thomas
parc commercial de Chalet,
Chemillé-Melay
550 000 €
Hôtel-RESTAURANt
La Diligence
453 quai Jagueneau, Saumur
105 000 €
SERVICES
Coiffure / esthétique
Vous allez céder votre entreprise et vous ne souhaitez pas
que l ’ avis de la cession et son
montant soient publiés dans
« Anjou Eco ». Merci de le faire
savoir à Dominique Gruson.
E-mail :
dominique.gruson
@maineetloire.cci.fr
Sté Créasols
Galerie Carrefour, bd Gaston
Ramon, Angers
131 000 €
PUB
Anjou Eco est édité par la Chambre de Commerce et d ’ Industrie de Maine-et-Loire - 8, boulevard du Roi René - CS 60626 - 49006 Angers cedex 01 - Tél. : 02 41 20
49 00 - Directeur de la publication : Eric Groud - Rédacteur en chef : Alain Ratour - Secrétaire de rédaction : Dominique Gruson - Assistante rédactrice : Isabelle Baudry
A collaboré à ce numéro : Marianne Bourgeois - Conception et coordination : Atmosphère 02 41 66 83 38 - Photographies : François Chotard et CCI - Publicité :
Maine Editions 02 43 24 23 42 - Impression et routage : Corlet Roto. Bimestriel (5 numéros par an : Janvier - Mars - Juin - Septembre - Novembre) - Tirage : 24 500
exemplaires. Dépôt légal : mars 2015. N° ISSN : 1959-5379 - Numéro : 3 E. Abonnement annuel : 15 E auprès de la CCI.
62 Anjou Eco - n°40 - Juin 2015
Publication en accès sur le site Internet de la CCI : www.maineetloire.cci.fr
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