Etre reçu comme un chien dans un jeu de quilles Signification de

Transcription

Etre reçu comme un chien dans un jeu de quilles Signification de
Année 2009/2010
Sauvons les mots !
Mai
Circonscriptions de Darnétal, Dieppe Est, Eu, Maromme,
Neufchâtel, Rouen Sud et Saint-Valéry-en-Caux
Expression qui se cache derrière le rébus :
Etre reçu comme un chien dans un jeu de quilles
Signification de cette expression :
Venir, arriver « comme un chien dans un jeu de quilles » c’est un peu arriver au
mauvais endroit au mauvais moment !
D’où sûrement, qu’être reçu « comme un chien dans un jeu de quilles » fait que l’on
se voit rabroué, voire renvoyé d’où l’on vient !
La formule plus générale : « traiter comme un chien » est toute contenue dans cette
banale expression populaire.
Le mot « chien » inspire sans équivoque que le traitement sera mauvais, sans égard,
avec rudesse ou mépris.
On entend bien là, comment des centaines d’années durant, le chien utile à tout, a
été traité plus ou moins rudement suivant les services qu’il rendait.
On a consommé sa chair, utilisé sa peau, tissé son poil (et c’est encore le cas
aujourd’hui !)
On l’a envoyé à la chasse, au combat (jusqu’à la dernière guerre mondiale), garder
ou conduire les troupeaux, tracter les charges, défendre les biens et les personnes,
etc.…
Quel animal, avec le cheval, a été aussi corvéable que le chien ?
Avec le temps les modes d’élevage et d’utilisation de cet animal ont beaucoup
évolués : le chien est toujours gardien et chasseur, aussi guide et sauveteur, mais
avant tout chien de compagnie.
Maintenant promu au rang de membre de la famille, il accompagne partout dans leur
vie quotidienne, un nombre croissant d’entre nous.
Expression synonyme : « arriver comme un cheveu sur la soupe »
D’autres expressions utilisant le nom de l’animal :
Entre chien et loup : le matin, on ne voit pas bien dans la pâle lueur de l’aube. Le
soir, au crépuscule, la vue est tout aussi incertaine : on distingue des silhouettes,
mais de quoi exactement ? Du coup la peur s’installe. Comment distinguer un chien
d’un loup dans cette lumière insuffisante.
Ce moment de transition entre le jour et la nuit a été mis en expression par les
Romains, il y a plus de 2000 ans, en langue latine « in canem et lupum » Nous
l’avons simplement traduit « entre chien et loup » comme les Anglais dans « between
dog and wolf »
Il fait un temps à ne pas mettre un chien dehors : Autrefois, les hommes étaient
rarement tendres avec leurs animaux domestiques. Pourtant, ils n’auraient tout de
même pas chassé un chien de la maison par un temps trop glacial ou pluvieux. On
dit aussi : il fait un froid de chien.
En patois normand : y fait un temps à pas mett’un quien d’r’hors.
Etre traité comme un chien : c’est être traité durement
Donner sa part aux chiens : Se dit d’une personne dédaigneuse, ou de toutes les
choses que la fierté pousse à refuser. Cette expression rend compte des anciennes
habitudes alimentaires: le chien, longtemps, n’a été nourri qu’avec les rebuts de
l’alimentation humaines.
Mordu par un chien enragé : Cette expression vient également des observations
anciennes sur la rage canine et humaine. Un homme atteint de rage, en effet, réagit
violemment à toute stimulation sensorielle. Par extension, la signification aujourd’hui
est : être ombrageux, très susceptible.
Fou comme un jeune chien : Se dit d’un jeune homme ou d’une jeune fille qui parle
et agit de manière incoordonnée, tout comme le chiot qui n’est pas encore bien
dressée.
Un vieux chien ne jappe jamais en vain : Qui rend hommage à la sagesse des
anciens qui pèsent leurs mots et leurs actes.
Il n’attache pas son chien avec des saucisses : Cela se dit d’une personne avare.
Ce serait en effet risqué d’attacher un chien avec des saucisses qu’il aurait tôt fait
d’engloutir.
Les chiens ne font pas des chats : Au premier degré, cette expression fait
référence à l’hérédité des comportements : il existe en effet des lignées de bons
chasseurs. Au second degré, elle signifie que la valeur d’un individu est liée à celle
de ces parents et jette quelque part les bases de la sélection.
Malade comme un chien ou se donner un mal de chien ou une humeur de chien
:
Autrefois, le chien n’était pas comme aujourd’hui l’objet de soins attentifs. Dans bien
des expressions, le terme " chien " traduit quelques excès négatifs et péjoratifs.
La rubrique des chiens écrasés :
Cette expression, usitée dans la presse, fait référence à la relation des faits divers de
peu d’importance. On peut y voir l’image de la piètre condition sociale qu’a
longtemps occupée le chien dans la société.
Qui veut noyer son chien dit qu’il a la rage :
La rage est restée pendant des siècles une maladie endémique et toujours mortelle.
Le caractère contagieux de cette affection est connu depuis le Moyen-âge. Dès lors,
le sacrifice de l’animal enragé était une mesure sanitaire de bon aloi sans que
personne ne s’en offusque. Par extension, cette formule veut dire aujourd’hui qu’on
ne manque pas de prétexte pour se débarrasser d’un individu qui nous déplaît.
Se regarder en chiens de faïence :
L’expression, qui signifie se regarder fixement et avec animosité, vient d‘une
coutume ancienne qui constituait à placer des figurines en poterie représentant des
chiens, de chaque côté de la cheminée.
Comme chien et chat :
Se dit de deux personnes qui ne peuvent vivre ensemble, par référence aux conflits
entre chiens et chats (quand elles ne sont pas socialisées l’une à l’autre, ces deux
espèces sont en effet en constante bagarre…)
Dormir en chien de fusil :
Elle fait référence à la structure du " chien " du fusil ; dont la forme évoque un corps
dormant recroquevillé.
Proverbes français :
Le chien aboie, la caravane passe :
Ce proverbe, probablement d’origine arabe, fait référence à l’inutilité des aboiements
du chien. Au second degré, elle signifie que quoi qu’on fasse, la vie continue.
Chien qui aboie ne mord pas :
Les individus qui profèrent le plus de menaces ne sont généralement pas très
dangereux.
Qui veut noyer son chien dit qu’il a la rage :
La rage est restée pendant des siècles une maladie endémique et toujours mortelle.
Le caractère contagieux de cette affection est connu depuis le Moyen-âge. Dès lors,
le sacrifice de l’animal enragé était une mesure sanitaire de bon aloi sans que
personne ne s’en offusque. Par extension, cette formule veut dire aujourd’hui qu’on
ne manque pas de prétexte pour se débarrasser d’un individu qui nous déplaît.
Jamais bon chien n'aboie à faux : un homme sage ne se fâche pas sans raison
Un chien hargneux a toujours les oreilles déchirées : les gens querelleux sont
sujets à être battus.
Un chien regarde bien un évêque : On ne doit pas s'irriter d'être regardé (par une
personne de plus basse condition)
Une personne humble doit pouvoir s'autoriser à aborder une personne haut placée.
Source :
Extrait du Texte publié dans le magazine "Atout Chien" n°219 de Mai 2004.
http://www.portail-basset-hound.com/fr/expressions.htm
http://www.dico-citations.com/jamais-bon-chien-n-aboie-faux-proverbes-fran-ais/