La démographie des Infirmières - Diagnostic Santé Intercommunal
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La démographie des Infirmières - Diagnostic Santé Intercommunal
Assurance Maladie des Professions Indépendantes Offre de soins infirmiers en Ile-de-France Diagnostic et perspectives en ambulatoire SOMMAIRE ______________________________________________________________________PAGE INTRODUCTION _____________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________ 1 1. ÉTAT DES LIEUX ET DIAGNOSTIC ______________________________________________________________________________________________________________________________ 2 1.1 L'offre libérale de soins infirmiers en Ile de France ________________________________________________________________________________________________ 2 1.1.1 L’offre libérale aujourd’hui : une forte diminution du nombre d’infirmiers libéraux depuis 1998 ______________________________________________________________ 2 1.1.2 L'offre libérale demain : la formation des infirmiers - un constat préoccupant ________________________________________ 11 1.2 Les centres de santé _______________________________________________________________________________________________________________________________________________________ 12 1.2.1 Des structures de proximité délivrant des soins de qualité ___________________________________________________________________________ 12 1.2.2 Plus de 300 centres de santé : une spécificité francilienne ___________________________________________________________________________ 12 1.3 Les Services de Soins Infirmiers A Domicile (SSIAD) __________________________________________________________________________________________ 15 1.3.1 Des interventions techniques au domicile des patients en difficultés __________________________________________________________ 15 1.3.2 L’activité des SSIAD en Ile de France _____________________________________________________________________________________________________________ 16 1.4 Les métiers complémentaires au métier d'infirmier ______________________________________________________________________________________________ 22 1.4.1 Les aides-soignantes : une profession sanitaire et sociale importante _________________________________________________________ 22 1.4.2 Les auxiliaires de vie : un métier en émergence_____________________________________________________________________________________________ 24 2. PERSPECTIVES ET DISPOSITIFS A VENIR _____________________________________________________________________________________________________________ 26 2.1 La démarche de soins infirmiers : l’infirmier coordonnateur _____________________________________________________________________________ 26 2.2 L'aide à l'installation : une répartition de l’offre équitable _________________________________________________________________________________ 28 2.3 La Commission Paritaire Régionale des Infirmiers : un nouvel interlocuteur ________________________________________________ 29 2.4 Les nouveaux modes d'exercice de la médecine : les réseaux de santé _____________________________________________________________30 Annexes ________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________33 Lexique ________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________ 46 Bibliographie utilisée _______________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________ 47 Liste des Instituts de Formation de Soins Infirmiers ______________________________________________________________________________________________________________ 49 INTRODUCTION L 'un des principaux objectifs de la loi du 13 août 2004, relative à l'Assurance Maladie est d'optimiser l'organisation et la coordination des soins sur le territoire. Aussi, l'égalité du recours aux soins et le libre choix du professionnel de santé par les assurés sociaux sont une priorité de l'Assurance Maladie. Celle-ci met en œuvre tous les moyens dont elle dispose afin d'offrir la même possibilité de soins à chaque assuré. Dans le cadre des soins infirmiers, le vieillissement de la population entraîne une augmentation de la consommation de soins paramédicaux. Même si l’Ile-de-France est une région jeune comparativement, le nombre de personnes âgées était de 118 000 en 2001 dont 89 552 étaient dépendantes et âgées de plus de 75 ans. Cette prévalence ne cessera d'augmenter pour être comprise en 2030 entre 133 000 et 169 000 personnes âgées.1 Parallèlement, bien qu'au niveau national les effectifs des infirmiers libéraux aient progressé, l'Ile-deFrance connaît une diminution du nombre d'infirmiers. L'étude réalisée en 2003 par l'Union Régionale des Caisses d'Assurance Maladie d'Ile-de-France intitulée "Activité des infirmiers libéraux en Ile-de-France - Premiers Résultats" souligne le déficit de la région en terme d’offre de soins infirmiers et présente une densité des infirmiers libéraux sur le territoire francilien près de deux fois inférieure à la densité nationale. Ainsi, l'objectif de cette étude est de réaliser un état des lieux de l'offre de soins infirmiers en ambulatoire sur le territoire francilien afin de contribuer à améliorer la répartition de l'offre et à pallier les déficits de certaines zones géographiques : c'est-à-dire "alerter pour aider à mieux s'installer". Ce document présente un diagnostic global de l'offre de soins infirmiers2 et énonce certaines perspectives à venir. 1 2 Données ORS. En exercice libéral, dans les centres de santé et les Service de Soins Infirmiers à Domicile 1 1. ÉTAT DES LIEUX ET DIAGNOSTIC La pluralité des profils et des modes d'activité, la présence d'une offre alternative au secteur libéral, les évolutions importantes sur le plan démographique comme sur le plan conventionnel, sont autant d'éléments qui rendent complexe l'analyse de l'offre de soins infirmiers sur le territoire francilien. Au niveau national, les infirmiers libéraux (y compris remplaçants) représentent environ 12% de l’ensemble des infirmiers au 1er janvier 2003. Le secteur hospitalier public et privé compte près de 70 % des infirmiers en activité tandis que les infirmiers salariés en dehors du secteur hospitalier représentent 19 % de la profession3. Néanmoins, les effectifs salariés exerçant hors secteur hospitalier restent mal connus des pouvoirs publics et de l’Assurance Maladie. Ce secteur d’activité regroupe en effet des organismes divers (centres de santé, établissements d’hébergement pour personnes âgées, collectivités locales, Education Nationale, …) multipliant les sources de données et recouvrant des modes d’activités très éclatés. Afin de limiter notre champ d'analyse au secteur ambulatoire, ce document présente les données démographiques et d'activités des infirmiers en exercice libéral mais également les données concernant les Services de Soins Infirmiers à Domicile (SSIAD) et les centres de santé. Cette offre complémentaire de l'offre libérale doit, en effet, être prise en compte même si elle recouvre un ensemble très divers de profils d'activité qui ne peut pas être substitué en totalité à l'activité des infirmiers libéraux. L'offre hospitalière n'est pas analysée dans ce document. 1.1 L'offre libérale de soins infirmiers en Ile-de-France 1.1.1 L’offre libérale aujourd’hui : une forte diminution du nombre d'infirmiers libéraux depuis 1998 Au 31 décembre 2002, la région comptait 4 494 infirmiers libéraux, soit 9,3 % des effectifs nationaux. A titre de comparaison, la population francilienne représente 18,7 % de la population métropolitaine.Le nombre d'infirmiers libéraux n'a cessé de décroître dans la région entre 1998 et 2002, avec une baisse de 11,9 % entre ces deux dates. Sur cette même période, les effectifs au niveau national ont augmenté de 3,6 % (figure 1, page 6). Cette diminution des effectifs n’a pas été homogène selon les départements : les Hauts-de-Seine ont perdu 18,4 % de leurs effectifs entre 1998 et 2002, tandis que le Val d’Oise, département le moins 3 2 Données ADELI redressé in Observatoire National de la Démographie des Professions de Santé (ONDPS) – Rapport 2004 –Tome 3 «Analyse de trois professions : Sages-femmes, infirmières, manipulateurs d’électroradiologie médicale» La Documentation Française. touché, n’en perdait que 4,8 % (figure 2, page 6). Cette tendance contraste avec les évolutions des autres catégories de professionnels de santé, notamment les masseurs-kinésithérapeutes dont les effectifs stagnent en Ile-de-France sur la même période (figures 3 et 4, page7). •Une densité francilienne très inférieure à la moyenne nationale : caractérisation de la pénurie en Ile-de-France L’Ile-de-France se caractérise également par une densité d’infirmiers libéraux largement inférieure à la moyenne nationale : 40,6 pour 100 000 habitants dans la région contre 81,3 au niveau national. Cette faible densité s’accompagne de disparités importantes entre les départements : autour de 30 infirmiers libéraux pour 100 000 habitants en Seine-Saint-Denis et dans les Hauts-de-Seine, près de 50 dans le Val d’Oise et en Seine-et-Marne. Analyse des disparités cantonales4 : La carte 1 en semis de points permet de souligner la corrélation spatiale entre la répartition de la population et celle des infirmiers libéraux en Ile-de-France. En effet, l'image de la concentration des points sur Paris et la petite couronne, puis la répartition autour des axes de communication, est en concordance avec la répartition de la population francilienne. Autrement dit, la géographie des infirmiers d'Ile-de-France est sensiblement semblable à celle des axes de peuplement franciliens. La carte 2 présente les densités d'infirmiers libéraux par canton. Il apparaît clairement une opposition entre Paris et la proche banlieue d'un côté, et les couronnes plus périphériques de l'autre. De fait, les densités d'infirmiers les plus fortes se localisent dans les zones rurales de la Seine-et-Marne, de l'Essonne et du Val d'Oise. Ce constat peut s'expliquer par la faiblesse relative de la population locale rapportée aux effectifs d'infirmiers. Toutefois, la répartition des infirmiers libéraux franciliens coïncide en partie avec les zones de densités assez élevées de personnes âgées. Face à cette situation démographique plusieurs éléments d’explications peuvent être avancés : les conditions particulièrement difficiles de l’exercice en Ile-de-France (charges et loyers plus élevés qu'en Province, circulation, insécurité, …) et au contraire la présence d’une offre hospitalière et salariée importante sont des hypothèses classiques. De plus, l’appel d’air provoqué par les 35 heures a pu également jouer un rôle dans les évolutions décrites ci-dessus. Néanmoins, soulignons que l’ensemble de la profession connaît une situation de pénurie et ce, quel que soit le type d’exercice. En revanche, si la pénurie peut s’expliquer en Ile-de-France par une diminution de l’offre libérale, l’Observatoire National de la Démographie Médicale (ONDPS) souligne que le déséquilibre entre l’offre de personnel infirmier et la demande sont également à rechercher du 4 Annexe 1 : analyse des disparités cantonales (carte 1 et 2) - pages 34 et 35 3 côté de la demande. En effet, l’ONDPS explique que «la demande d’infirmiers a augmenté tendanciellement, à la fois en raison de certains besoins spécifiques, qui s’accroissent compte tenu des évolutions démographique (prise en charge des personnes âgées au domicile ou en institution par exemple), mais aussi en raison probablement de l’évolution des tâches assumées par les professionnels (développement des tâches d’organisation, des activités induites par l’exigence de protocolisation, de sécurisation, …).»5 •Une profession avec une moyenne d’âge élevée et très féminisée En Ile-de-France, l’âge moyen des infirmiers exerçant en libéral est supérieur de près de deux ans à la moyenne nationale (45 ans contre 43 ans). Le rythme de vieillissement a été identique en Ile-deFrance et en France avec un gain de près de trois ans entre 1998 et 2002 (figures 5 et 6, pages 8 et 9). D’autre part, comme au niveau national, la profession demeure très féminisée avec 85,6% d’infirmières (84% sur la France entière). •L’activité des infirmiers libéraux L'activité des infirmiers libéraux à part entière (APE) est composée de deux types d'actes : - les actes infirmiers de soins (AIS), - les actes médico-infirmiers (AMI). Les actes infirmiers de soins (AIS) sont des soins d'hygiène et de nursing et constituent la majeure partie de l'activité des infirmiers exerçant en libéral : 55,6 % en 2002 en Ile-de-France, 60,8 % au niveau national. Cette proportion des soins de nursing s’explique en grande partie par la part importante des personnes âgées de 70 ans et plus dans la patientèle des infirmiers libéraux. S'ajoute à cela le recours aux infirmiers libéraux par certaines maisons de retraite et services de soins à domicile (figure 9, page 10). A noter qu'un tiers des infirmiers libéraux franciliens réalisait en 2001 plus de 75 % de leurs actes en AIS et 9 % s'y employaient presque exclusivement (figure 7, page 9). Les actes médico-infirmiers (AMI) sont constitués de gestes techniques (injections, chimiothérapie) et représentaient, en 2002, 44,4 % de l'activité totale des infirmiers libéraux franciliens. Un tiers des infirmiers environ ont une activité où prédominent ces actes médico-infirmiers et 5 % d'entre eux s'y consacrent en quasi-totalité. Une étude menée sur le mois de mars 2002 a montré qu'en semaine, on compte en moyenne 75 % d'infirmiers actifs. Contrairement aux autres professions libérales, les infirmiers assurent une offre de soins, en terme d'effectif, assez soutenue pendant les week-ends. Plus de 66,6 % des infirmiers sont 5 ONDPS 4 - Rapport 2004 - Tome 3 actifs le samedi et 62,9 % le dimanche. Près de la moitié des infirmiers libéraux franciliens travaillent plus de 5 jours par semaine (32% travaillant 7j/7). Toutefois, plus d’un tiers des infirmiers adopte un rythme hebdomadaire moins soutenu (36 % ont travaillé en moyenne moins de 5 jours par semaine) (figure 8, page 10). 5 •La forte diminution des effectifs infirmiers depuis 1998 en Ile-de-France Figure 1 EVOLUTION DES EFFECTIFS 1997-2003 110 In d ice 100 e n 1997 105 100 in fir m ie r s - ID F o m n ip r a tic ie n s - ID F 95 M K - ID F In fir m ie r s - F r a n c e 90 85 80 1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 Données CNAMTS/SNIR Figure 2 EVOLUTION DES EFFECTIFS D'INFIRMIERS LIBÉRAUX EN TEMENT ENTRE 1998 ET 2002 Données : CNAMTS/SNIR Infographie : URCAM Ile-de-France, 2004 6 FRANCE MÉTROPOLITAINE PAR DÉPAR- •Infirmiers libéraux - une densité francilienne très inférieure à la moyenne nationale Figure 3 DENSITÉ D'INFIRMIERS LIBÉRAUX EN FRANCE MÉTROPOLITAINE AU 31/12/2002 Données : CNAMTS/SNIR Infographie : URCAM Ile-de-France, 2004 Figure 4 DENSITÉ DE MASSEURS-KINÉSITHÉRAPEUTES EN FRANCE MÉTROPOLITAINE AU 31/12/2002 Données : CNAMTS/SNIR Infographie : URCAM Ile-de-France, 2004 7 •Une profession de moyenne d’âge élevée et très féminisée PYRAMIDES DES ÂGES DES INFIRMIERS LIBÉRAUX - ILE-DE-FRANCE / FRANCE AU 31/12/2002 Figure 5 I LE-D E-FRANCE 16% Hommes (719) >=70 ans 84% Femmes (3776) âg e moyen : 45,4 ans âg e moyen : 44,2 ans 65-69 ans 60-64 ans 55-59 ans 50-54 ans 45-49 ans 40-44 ans 35-39 ans 30-34 ans 4495 Infir mier s âg e moyen : 45,2 ans 25-29 ans âg e inconnu : 2 1 000 800 600 < 25 ans 400 200 0 200 400 600 800 1 000 FR ANCE 14,4% Hommes (6963) 85,6% Femmes (41292) âg e moyen : 42,8 ans âg e moyen : 43,9 ans >=7 0 a ns 6 5 - 6 9 a ns 6 0 - 6 4 a ns 5 5 - 5 9 a ns 5 0 - 5 4 a ns 4 5 - 4 9 a ns 4 0 - 4 4 a ns 48255 Infir mier s âg e moyen : 43,8 ans 3 5 - 3 9 a ns 3 0 - 3 4 a ns âg e inconnu : 56 2 5 - 2 9 a ns < 2 5 a ns 9 000 7 000 5 000 3 000 1 000 1 000 3 000 5 000 7 000 9 000 Données CNAMTS/SNIR - in Eléments de diagnostic sanitaire en Ile-de-France, URCAMIF, 5ème ed., sept. 2004 8 Figure 6 POIDS DE CHAQUE CLASSE DANS LA POPULATION DES INFIRMIERS LIBÉRAUX FRANCILIENS COMPARAISON 1997-2002 P o id s d e c h a q u e c la s s e d a n s la p o p u la t io n d e s in f ir m ie r s lib é r a u x C o m p a r a is o n 1 9 9 7 - 2 0 0 2 28% A U 31/12/1997 A U 31/12/2002 24% Poids 20% 16% 12% 8% 4% 0% 25-29 30-34 35-39 40-44 45-49 50-54 55-59 60-64 65-69 >70 C la s s e d 'â g e Données CNAMTS/SNIR •L’activité des infirmiers libéraux Figure 7 EFFECTIFS DES INFIRMIERS APE EN FONCTION DE LA PART DE LEUR ACTIVITÉ EN AIS ILE-DE-FRANCE 2001 Effe ctifs d e s in fir m ie r s A PE e n fo n ctio n d e la p ar t d e le u r activité e n A IS - Ile -d e -Fr an ce - 2001 9% 8% 7% 6% 5% 4% 3% 2% 1% plus de 95% de 90 à 95% de 85 à 90% de 80 à 85% de 75 à 80% de 70 à 75% de 65 à 70% de 60 à 65% de 55 à 60% de 50 à 55% de 45 à 50% de 40 à 45% de 35 à 40% de 30 à 35% de 25 à 30% de 20 à 25% de 15 à 20% de 10 à 15% de 5 à 10% 0% Moins de 5% % du total de s infir m ie r s APE 10% Par t d e l'activité e ffe ctu é e e n co e fficie n ts A IS Données URCAMIF / ROS – in Activité des infirmiers libéraux en Ile-de-France 1ers résultats, URCAMIF, janvier 2003 9 Figure 8 PART DES INFIRMIERS LIBÉRAUX ACTIFS JOUR PAR JOUR – MOYENNE SUR MARS 2002 ILE-DE-FRANCE (RÉGIME GÉNÉRAL) Part des infirmiers liberaux actifs jour par jour 74,8 74,3 72,4 74,0 L Ma Me J 74,6 66,6 V S 62,9 D % des Effectifs Données URCAMIF / ERASME – in Activité des infirmiers libéraux en Ile-de-France 1ers résultats, URCAMIF, janvier 2003 Figure 9 DONNÉES D’ACTIVITÉ 2002 – COMPARAISON FRANCE / ILE-DE-FRANCE Infirmiers APE Ile-de-France France Effectifs APE = 4236 - 94,2% des Infirmiers Effectifs APE = 45354 - 94% des Infirmiers Volume (Coeff.) Actes AMI 31 454 902 AIS 39 334 541 Honoraires Montant (Euro) Volume /APE (Coeff.) 7 426 9 286 Volume (%) 44,4% 55,6% Dépassements 2 771 851 32 062 632 59 807 /dépassemen Honoraires/Tranche Effectifs APE 654 7 569 Effectifs % Volume (Coeff.) 285 757 051 442 454 752 Montant (Euro) t (Euro) Frais de déplacement 1,75 3,34 Montant /APE (Euro) Montant moy. Total honoraires 253 343 758 Coeff / acte 2,0 Volume /APE (Coeff.) 6 301 9 756 39,2% 60,8% Montant moy. Montant /Tot.hono.(%) 2 650 501 292 1,1% 12,7% 7 862 802 477 479 011 58 440 /dépassemen t (Euro) Effectifs APE Coeff / acte 1,52 3,32 Montant /APE (Euro) 173 10 527 Montant /Tot.hono.(%) 0,0 Effectifs % 30 000 à 45 000 € 354 652 8% 15% 3 559 8 063 8% 18% 45 000 à 60 000 € 1 239 29% 13 848 31% 60 000 à 75 000 € 75 000 à 90 000 € 1 076 540 25% 13% 11 114 5 286 25% 12% > à 90 000 € 375 9% 3 484 8% <30 000 € Volume (%) Données CNAMTS/SNIR - in Eléments de diagnostic sanitaire en Ile-de-France, URCAMIF, 5ème ed., sept. 2004 10 0,3% 18,0% 1.1.2 L'offre libérale demain : la formation des infirmiers – un constat préoccupant •La formation des infirmiers Les infirmiers sont titulaires d’un diplôme d’Etat qui se prépare en trois ans dans les Instituts de Formation en Soins Infirmiers (IFSI). La formation de 37 mois et demi est ouverte aux candidats âgés de 17 ans au moins, au 31 décembre de l’année des épreuves de sélection et justifiant du baccalauréat ou d’un titre admis en dispense ou en équivalence.6 •Les effectifs Ces dernières années, la formation des infirmiers a connu une progression significative tant au niveau national qu’en Ile-de-France. En terme de quota7, les chiffres pour la région sont les suivants : 1999 : 3 900 (quota 1ère année) 2000 à 2002 : 5 800 (quota 1ère année) 2003 et 2004 : 6 540 (quota 1ère année) En 2004, 3 751 infirmiers ont été diplômés contre 3 173 en 20038. Malgré cette progression le nombre de diplômés ne couvre que la moitié des places disponibles. •Les métiers Le métier d'infirmier est très diversifié. En effet, la formation qui leur est dispensée offre des débouchés nombreux et variés : hôpitaux en soins généraux, psychiatriques, publics ou privés, cliniques, centres de rééducation fonctionnelle, santé scolaire, centres de soins, dispensaires, associations, centres de prévention, exercice libéral, maisons de retraite ou service de maintien à domicile des personnes âgées, entreprises, armée, sapeurs pompiers, SMUR, humanitaire … De plus, des spécialisations sont possibles : puéricultrice, infirmière anesthésiste, infirmière de bloc opératoire. En outre, le métier offre de multiples perspectives d'évolution de carrière vers des fonctions de cadres de santé, soit fonction de management d'un service de soins, soit fonction de formateur en soins infirmiers. Les infirmiers peuvent donc exercer dans de multiples secteurs d'activité : celui des soins (médecine, obstétrique, chirurgie, psychiatrie …), mais aussi de la prévention (médecine du travail, Education 6 Annexe 2 : accès et déroulement de la formation d’infirmier Source DRASSIF 8 Source DRASSIF 7 11 Nationale) ou de l'action humanitaire. De ce fait, on observe que l'ensemble des infirmiers diplômés ne s'oriente pas nécessairement vers les secteurs d'activité du système de soins libéral ou hospitalier. En terme d'effectifs on peut également souligner un réel déséquilibre entre le secteur libéral et le secteur salarié : au niveau national seulement 12% des infirmiers exercent à titre libéral. La majorité des effectifs se retrouvent au sein du secteur hospitalier public et privé (70%) et 19% exercent comme salariés en dehors du secteur hospitalier.9 Par ailleurs, le diplôme étant reconnu dans toute l'Union Européenne, il permet à l'infirmier d'exercer dans tous les pays de l'union. 1.2 Les centres de santé 1.2.1 Des structures de proximité délivrant des soins de qualité Les centres de santé sont régis par l'accord national destiné à organiser les rapports entre les centres de santé et les Caisses d'Assurance Maladie, publié au journal officiel du 19 avril 2003. Ils assurent, dans le respect du libre choix de l'usager, des activités de soins sans hébergement et participent à des actions de santé publique de prévention, d'éducation pour la santé ainsi qu'aux actions sociales. Se situant au plus près des assurés et de leurs besoins, les centres participent à l'accès de tous à la prévention et à des soins de qualité. Ils pratiquent le tiers payant et s'engagent à respecter les tarifs conventionnels. Le travail en équipe entre professionnels de santé et la concertation organisée entre gestionnaires et professionnels de santé constituent le fondement de la pratique des centres de santé. Dans le cadre plus général de l'organisation et de la coordination des soins, les centres de santé ont un rôle actif à jouer dans les nouveaux modes de prise en charge de la santé et ce, afin d'améliorer le service rendu à l'assuré. 1.2.2 Plus de 300 centres de santé : une spécificité francilienne Au 1er mai 2004, l'Ile-de-France comptait 308 centres de santé. Ce type de structures est essentiellement présent, pour des raisons historiques, sur Paris et la petite couronne. Ainsi, Paris et la SeineSaint-Denis comptent à eux seuls plus de la moitié des centres franciliens : 98 centres de santé à Paris et 69 en Seine-Saint-Denis. (Figure 10, page 14) Au contraire, seuls 8 centres sont implantés en Seine-et-Marne. 9 12 ADELI redressé au 1er janvier 2003 in ONDPS - Rapport 2004- Tome 3 - La Documentation Française D'après les données de la DRASS Ile-de-France, seuls 32 centres de santé déclarent une activité infirmière exclusive. Cependant en prenant en compte les centres polyvalents qui réalisent également des soins infirmiers, 229 centres sur 308 déclarent intégrer ce type d'activité soit les trois quarts des centres franciliens.10 La majorité des centres de santé ont un statut communal (43 %) et près d'un tiers est géré par des associations. Les autres centres sont des structures publiques, mutualistes ou d'entreprises (exemple : Aéroport de Paris). (figure 11, page 14) Analyse de la répartition par commune des centres de santé en Ile-de-France (carte 3)11 De par leur origine, les centres de santé se sont développés sur Paris et la petite couronne à destination des populations les plus fragiles ou en relation avec certaines zones de développement économique. La répartition communale actuelle des centres de santé souligne donc cet héritage. Aucune étude à ce jour n'est disponible pour mieux connaître le personnel des centres de santé et notamment le nombre d'infirmiers qui y exercent. Ce type de données ne peut être collecté et synthétisé qu'à partir des rapports d'activités des centres de santé. Le système d'information de l'Assurance Maladie permet toutefois, en fonction des numéros d'établissement des centres, d'obtenir des données sur l'activité par code acte. Une première exploitation de ces informations révèle la part importante d'actes en AMI réalisés (79 % des coefficients sont réalisés en AMI) et la concentration de l'activité codée en actes médicaux infirmiers sur Paris et la petite couronne.12 10 11 12 Les autres centres sont soit des centres dentaires soit des centres polyvalents (exercice en médecine seul ou associant des soins dentaires). Annexe 3 : répartition communale des centres de santé en Ile de France - page 38 Source ERASME - Régime Général - année 2003 13 Figure 10 LES CENTRES DE SANTÉ EN ILE-DE-FRANCE SELON LEUR DÉPARTEMENT D'IMPLANTATION AU 1ER MAI 2004 Départements avec activité infirmiers 75-paris Centres de santé sans activité Ensemble infirmiers % 70 28 98 32% 3 5 8 3% 78-yvelines 10 5 15 5% 91-essonnes 14 4 18 6% 92-hauts-de-seine 35 11 46 15% 93-seine-saint-denis 57 12 69 22% 94-val de marne 28 6 34 11% 95-val-d'oise 12 8 20 6% 229 79 308 100% 77-seine-et-marne Ile-de-France Données : DRASS Ile-de-France Exploitation : URCAM Ile-de-France 14 centres de santé n'apparaissent pas dans ce tableau. En effet, les centres de santé dont l'ouverture était en cours en 2004 n'ont pas été pris en compte ainsi que les centres qui ne disposaient pas d'un numéro d'établissement dans la liste communiquée. Figure 11 RÉPARTITION DES CENTRES DE SANTÉ SELON LEUR STATUT - ILE-DE-FRANCE - AU 1ER MAI 2004 p u b lic 12% a u tre 1% a s s o cia tio n 31% m u n icip a l m u tu a lis te 9% 43% e n tre p ris e 4% Données : DRASS Ile-de-France Exploitation : URCAM Ile-de-France 14 1.3 Les Services de Soins Infirmiers A Domicile (SSIAD) En 2002, l’Ile-de-France comptait environ 170 services de soins infirmiers à domicile. Ces services, regroupant essentiellement des infirmiers (salariés ou libéraux) et des aides-soignants, représentent une offre de soins infirmiers importante. L’analyse des données disponibles sur les SSIAD nous permet ainsi de compléter notre diagnostic sur les infirmiers libéraux. 1.3.1 Des interventions techniques au domicile de patients en difficultés Les SSIAD initialement régis par le décret n°81- 448 du 8 mai 1981 avaient pour vocation : -d'éviter l'hospitalisation lors de phase aiguë d'une affection pouvant être traitée à domicile, -de faciliter le retour à domicile à la suite d'une hospitalisation, -de prévenir ou retarder l'aggravation de l'état des personnes et leur admission dans les services de long séjour ou dans les établissements d'hébergement pour les personnes âgées dépendantes. Le décret n° 2004-613 du 25 juin 2004 définit de nouvelles conditions techniques d’organisation et de fonctionnement. Les SSIAD assurent, sur prescription médicale, des prestations de soins infirmiers sous la forme de soins techniques ou de soins de base et relationnels auprès des : -personnes âgées de soixante ans et plus malades ou dépendantes, -personnes adultes de moins de soixante ans présentant un handicap, -personnes adultes de moins de soixante ans atteintes des pathologies chroniques. Ils interviennent au domicile ou dans les établissements non médicalisés pour personnes âgées et pour personnes adultes handicapées. Les intervenants au sein des SSIAD -Des infirmiers qui exercent les actes relevant de leur compétence organisent le travail, -Des aides soignants ou des aides médico-psychologiques qui exercent sous la responsabilité des infirmiers, -Des pédicures podologues, des ergothérapeutes et des psychologues. Le SSIAD doit comprendre un infirmier coordonnateur salarié. Tout SSIAD dispose de locaux lui permettant d'assurer ses missions, en particulier la coordination. Cette fonction est assurée par un infirmier coordonnateur salarié. 15 Ces principales fonctions sont : -L’accueil des personnes sollicitant des soins et de leur entourage, -L’évaluation des besoins de soins au moyen de visites à domicile, afin d'élaborer et de mettre en oeuvre les projets individualisés de soins, -La gestion du service et de la coordination des professionnels salariés ou libéraux, -La participation du service aux activités conduites par le centre local d'information et de coordination et les réseaux de santé, -L’établissement d’un rapport d’activités. Pour chaque personne bénéficiant des interventions, un relevé des prescriptions, des indications thérapeutiques et de la nature des interventions est tenu. Ce document est à la disposition du médecin inspecteur de la DDASS et du contrôle médical des organismes d'Assurance Maladie. Les infirmiers et pédicures-podologues libéraux peuvent exercer, sous réserve d'avoir conclu une convention leur permettant de percevoir leur rémunération, au sein d'un service de soins infirmiers à domicile. 1.3.2 L’activité des SSIAD en Ile de France •Matériels et méthodes La Direction de la Recherche, des Etudes, de l'Evaluation et des Statistiques (DREES - Ministère de l'Emploi, du Travail et de la Cohésion Sociale - Ministère de la Santé et de la Protection Sociale) a assuré la remontée des informations issues des rapports d'activités 2002 des Services de Soins Infirmiers à Domicile sur l'ensemble du territoire national. A l'issue de ce travail les Directions Régionales des Affaires Sanitaires et Sociales (DRASS) ont démarré l'exploitation de ces données. L'information traitée sur les SSIAD d'Ile-de-France provient de ce travail national, les données étant diffusées par la DRASSIF. •Résultats L'ensemble des 172 SSIAD offre une capacité de 9227 places conventionnées13, soit en moyenne 54 places par service. La répartition des places autorisées n'est pas homogène selon les départements : Paris concentre un quart des places autorisées avec 2 398 places, a contrario le Val d'Oise compte 725 places soit 8 % de la capacité francilienne. En nombre de places par habitant âgé de 75 ans et plus, le département des Yvelines présente l'offre la plus importante avec un taux d'équipement de 15,53 places pour 1 000 personnes de plus de 75 ans, alors que les Hauts-de-Seine proposent 13,94 places pour 1000 (figure 12, page 19). 13 16 CRAMIF - Les services de soins infirmiers à domicile pour personnes âgées en Ile-de-France - bilan au 31-12-2002 Dans le cadre de l'enquête, 149 SSIAD franciliens ont transmis leur rapport d'activité soit un taux de réponse de 90%14. L'analyse des résultats et la lecture des éléments cartographiques doivent donc prendre en compte cette non-exhaustivité des données traitées. Les services franciliens de soins infirmiers à domicile relèvent majoritairement du domaine associatif et d’initiative privée, quelquefois de la sphère (inter-) communale, et très rarement du monde hospitalier. Les SSIAD apparaissent donc plus comme des structures de soins ambulatoires ou de terrain que comme un prolongement de l’hôpital dans les villes ou les campagnes (figures 13 et 14, pages 19 et 20). Selon leur statut les faisant relever du secteur sanitaire ou médico-social, leur financement est assuré en se référant à un prix de journée spécifique à chaque SSIAD, fixé par l’Assurance Maladie ou par arrêté préfectoral : «Pour la fixation du forfait global annuel de soins, le préfet de département établit, dans les limites d'un montant fixé par arrêté des ministres chargés de la sécurité sociale et de l'action sociale, le montant d'un forfait journalier afférent aux soins. Le forfait annuel global de soins est égal au forfait journalier multiplié par le nombre prévisionnel de journées du service». (Décret n° 2003-1010 relatif à la tarification des établissements médico-sociaux) Concernant le personnel salarié des SSIAD15, l’analyse des réponses montre que les aides-soignants sont la catégorie la plus représentée. En effet elle représente 70 % des effectifs contre 18% pour les infirmiers salariés et 12 % pour les personnels administratifs et autres (figures 15 et 16, page 20). La répartition du personnel salarié traduit l’importance de l’activité de soins sortant de la technicité infirmière effectuée par les aides-soignants des SSIAD. Cela suppose que les soins infirmiers techniques sont effectués en partie par les infirmiers salariés (déjà responsables de l’activité de gestion, de coordination et de management) et par les infirmiers libéraux, les actes de nursing étant effectués par les aides-soignants. Enfin, sur les 149 SSIAD répondants, 75 % déclarent recourir aux infirmiers libéraux pour des actes de soins infirmiers. En revanche, ce recours aux libéraux est très hétérogène selon les départements d'implantation des SSIAD. Ainsi, les SSIAD parisiens apparaissent avoir un nombre d’infirmiers salariés important entraînant un moindre recours aux infirmiers libéraux. Ce schéma est inverse pour les départements de la grande couronne (Yvelines, Essonne, Seine et Marne) où la coopération entre les SSIAD et le secteur libéral apparaît importante, et où l’infirmier libéral demeure un acteur majeur au sein de la structure SSIAD (figure 17, page 21). 14 15 Le champ initial de l'enquête portait sur 168 établissements Personnel total en 2002 : permanents et non permanents 17 Analyse de la répartition des SSIAD sur le territoire francilien (carte 4)16: La répartition communale des SSIAD sur le territoire francilien souligne une concentration des structures sur Paris et la petite couronne. Dans les départements de grande couronne l'implantation des SSIAD favorise les communes jouxtant immédiatement les départements de la petite couronne. Néanmoins, quelques structures sont présentes dans des communes périurbaines lointaines. Par ailleurs cette implantation ne figure nullement sur les zones réellement couvertes par l'activité des SSIAD. Au sein des SSIAD, les infirmiers libéraux réalisent essentiellement des actes techniques (AMI). Sur l'ensemble des coefficients réalisé près de 90 % sont des AMI contre seulement 10 % d'AIS. Cette répartition semble cohérente avec le salariat important d'aides-soignants qui ont alors la charge des soins de nursing. La représentation géographique des actes AMI réalisés par les infirmiers libéraux (figure 18, page 21) fait apparaître la concentration de l'activité sur Paris et la petite couronne. Néanmoins, soulignons que cette variable est déclarative et que l'activité des infirmiers salariés ne peut pas être juxtaposée. L'exploitation de l'enquête présentée ci-dessus est volontairement partielle pour la présente étude. Une exploitation plus approfondie de l'ensemble des variables a été réalisée par la DRASS Ile-deFrance afin de disposer d'un panorama plus complet sur les SSIAD franciliens.17 16 17 18 Annexe 4 : analyse de la répartition des SSIAD sur le territoire francilien (carte 4) - page 39 DRASSIF - Etudes et Statistiques- "Les services de soins infirmiers à domicile en Ile-de-France en 2002" - à paraître Figure 12 RÉPARTITION DES SSIAD SELON LEUR DÉPARTEMENT D'INSTALLATION - ILE-DE-FRANCE – 2002 Nombre de SSIAD Places conventionnées Nombre % Nombre % Taux d’équipement pour 1000 (*) 75 – Paris 21 12% 2 398 26% 14,23 77 – Seine et Marne 20 12% 893 10% 15,11 78 – Yvelines 23 13% 1 050 11% 15,53 91 – Essonne 20 12% 802 9% 14,74 92 – Hauts de Seine 29 17% 1 332 14% 13,94 93 – Seine Saint Denis 26 15% 940 10% 14,43 94 – Val de Marne 21 12% 1 087 12% 14,36 95 – Val d’Oise 12 7% 725 8% 14,51 172 100% 9 227 100% 14,51 Département Ensemble Données CRAMIF - INSEE (RP 99) (*) nombre de places conventionnées pour 1000 personnes âgées de 75 ans et plus Figure 13 RÉPARTITION DES SSIAD SELON LEUR STATUT JURIDIQUE - ILE-DE-FRANCE – 2002 Statut de l’entité juridique Effectifs % Ass. L. 1901 non Recon. Util. Pub. 60 40% Ctre Communal Action Sociale 35 23% Ass. L. 1901 Recon. Util. Pub. Etablissement social et médico-social communal Etablissement social et médico-social intercommunal Autre Fondation Etablissement d’hospitalisation communal 25 7 6 5 4 3 17% 5% 4% 3% 3% 2% 1 1 1 1 1% 1% 1% 1% 149 100% Etablissement d’hospitalisation national Etablissement d’hospitalisation intercommunal Syndicat interhospitalier Société mutualiste Ensemble Source : DREES / DRASSIF - Enquête SSIAD 2002 - Exploitation : URCAM Ile-de-France 19 Figure 14 RÉPARTITION DES SSIAD SELON LEUR STATUT PUBLIC / PRIVÉ - ILE-DE-FRANCE - 2002 a utr e 3% pu blic 36% priv é 61% Source : DREES / DRASSIF - Enquête SSIAD 2002 - Exploitation : URCAM Ile-de-France Figure 15 RÉPARTITION DU PERSONNEL SALARIÉ DANS LES SSIAD - ILE-DE-FRANCE – 2002 N b total d e p ers onn els a dm in is tr atifs salar iés 10% Nb tota l de per so nnels s ala riés au tr es 2% Nb to tal d'in firm ier s salar ié s 18% Nb total d'aide ssoigna nts sa la riés 70 % Source : DREES / DRASSIF - Enquête SSIAD 2002 - Exploitation : URCAM Ile-de-France Figure 16 PERSONNELS SALARIÉS ET LIBÉRAUX DES SSIAD D'ILE-DE-FRANCE EN 2002 Départements 75 – Paris Nb total d’infirmiers salariés Nb total d’aidessoignants salariés Nb d’infirmiers libéraux rémunérés par le SSIAD en 2002 150 363 32 1 473 77 – Seine et Marne 35 162 122 23 959 78 – Yvelines 45 227 271 36 855 91 – Essonne 40 195 169 29 213 92 – Hauts de Seine 58 190 54 9 115 93 – Seine Saint Denis 49 190 121 21 128 94 – Val de Marne 41 209 148 27 144 95 – Val d’Oise 37 199 96 10 436 455 1 735 1 013 159 323 Ensemble Source : DREES / DRASSIF - Enquête SSIAD 2002 -- Exploitation : URCAM Ile-de-France 20 Nb de visites des infirmiers libéraux pour le SSIAD en 2002 Figure 17 RÉPARTITION DES PERSONNELS SALARIÉS ET LIBÉRAUX DES SSIAD - ILE-DE-FRANCE – 2002 Ile-de-F rance 95-Val-d'O is e 94-Val de Marne 93-Seine-Saint-Denis 92-Hau ts-de-Seine 91-E ssonne s 78-Yveline s 7 7-Seine-et-Marne 7 5-Paris 0% 20% 40% 60% 80% 100% Nb to ta l d'in firm ier s salar ié s Nb to ta l d'aides -so ig nants salar iés Nb d'infir mier s libé rau x r ém uné rés p ar le S SIAD en 200 2 Source : DREES / DRASSIF - Enquête SSIAD 2002 Exploitation : URCAM Ile-de-France Figure 18 COEFFICIENTS AMI RÉALISÉS PAR LES INFIRMIERS LIBÉRAUX DES SSIAD EN 2002 Source : DREES / DRASSIF - Enquête SSIAD 2002 Infographie : URCAM Ile-de-France - 2004 21 1.4 Les métiers complémentaires au métier d'infirmier Au delà du débat sur la redéfinition des métiers et l’évolution des compétences, nous avons souhaité décrire d’autres types d’activité du secteur de l’aide à domicile. Les aides soignantes et les auxiliaires de vie en sont, en ce sens, des acteurs importants et des interlocuteurs possibles pour les infirmiers libéraux. 1.4.1 Les aides-soignants : une profession sanitaire et sociale importante •La formation : le diplôme professionnel d'aide soignant18 L'accès au diplôme d'aides-soignants est ouvert à toute personne titulaire âgée de 17 ans au moins au 31 décembre de l’année des épreuves de sélection du Brevet des collèges, d’un CAP (Certificat d'Aptitude Professionnelle) «petite enfance», d’un BEP (Brevet d'Enseignement Professionnel) «carrières sanitaires et sociales», d’un BEPA (Brevet d'Enseignement Professionnel Agricole) «services aux personnes» ou ayant un niveau de classe de première, ou qui justifie d’une expérience en milieu professionnel quelconque de 3 ans ou en milieu médical ou social de 2 ans. La formation dure un an, le diplôme professionnel est délivré par la DDASS.19 •Les effectifs20 -Les aides-soignants en France (1999) : 330 000 aides-soignants, 90 % de femmes, Âge moyen : 39 ans, 60 % travaillent à l’hôpital, et 30% en secteur médico-social ou social, 67 % travaillent en secteur public, 26 % travaillent à temps partiel, 27 % travaillent habituellement ou occasionnellement la nuit, 75 % travaillent habituellement ou occasionnellement le dimanche. - Les aides-soignants en Ile-de-France : 38 650 postes ETP (1999), 1 205 postes vacants (2002). 18 19 20 22 Décret N° 94-626 du 22 juillet 1994 relatif à la formation des aides-soignants et auxiliaires de puériculture et Arrêté du 22 juillet 1994 modifié par arrêtés du 19 février 1996, du 13 avril 2001 et du 5 janvier 2004 relatif au certificat d’aptitude aux fonctions d’aide-soignant et au certificat d’aptitude aux fonctions d’auxiliaire de puériculture Annexe 5 : accès et déroulement de la formation - page 40 Sources DREES et DRASSIF -Les élèves en Ile-de-France (2002) : 5 576 candidats, 2 323 étudiants en formation, 2 900 places offertes par 89 instituts de formation, 2 102 diplômés, 88 % de femmes, 55 % ont plus de 27 ans et 31 % moins de 22 ans, 83 % ont un niveau d’étude inférieur au bac, 35 % ont un diplôme validant une formation aux professions de santé, 60 % proviennent directement de la vie active, 13 % sont au chômage, 22 % proviennent directement de la vie lycéenne ou étudiante. •Les métiers Il n’existe pas de décret de compétence spécifique. La profession d’aide-soignant s’exerce principalement en milieu hospitalier, en secteur médico-social dont les établissements d’accueil pour personnes âgées ou en service de soins infirmiers à domicile21. Cette activité professionnelle s’effectue en collaboration avec et sous la responsabilité d’un infirmier. Professionnels de santé non médicaux, partie intégrante de l’équipe soignante, les aides-soignants participent aux soins des personnes en répondant à des besoins liés à leur entretien ou à d’éventuelles pertes d’autonomie (soins médicaux élémentaires, hygiène de la personne et de son environnement, soins de confort). L’activité d’aide-soignant s’accompagne d’une dimension relationnelle très importante en particulier auprès des personnes fragiles (enfants, handicapés, personnes âgées, malades chroniques) et les implique dans la prise en charge psychologique et comportementale des patients. •Eléments de discussions Les aides-soignants, de par leurs effectifs et leurs rôles, constituent l’une des professions de santé non médicales les plus importantes du paysage sanitaire et médico-social national et francilien. Leur activité professionnelle n’est, à ce jour, pas encadrée au plan réglementaire par un texte qui définirait un référentiel de compétence. Le travail s’effectue en collaboration et sous la responsabilité d’un infirmier. L’aide-soignant participe à la prise en charge globale de la personne fragilisée, diminuée, handicapée ou âgée. L’activité libérale conventionnée n’est pas possible. Cette activité est exercée 21 CGS/PS3/FH1 n°96-31 du 19 janvier 1996, relatif au rôle et aux missions des aides soignants et des auxiliaires de puériculture dans les établissements hospitaliers. 23 principalement en secteur public et sanitaire. Profession quasi-exclusivement féminine, elle impose fréquemment un travail de nuit ou de dimanche. Les candidats au diplôme sont principalement des femmes issues de la vie professionnelle plus que d’une orientation en cours de scolarité. Seulement 11 % des aides-soignants exercent en Ile-deFrance (versus 18,5 % de la population française). Une formation ultérieure d’infirmier est réalisable pour les aides-soignants. Ainsi, il est possible d’envisager que la profession d’aide-soignant soit un tremplin à celle d’infirmier, et une voie d’accès plus largement utilisée à condition de : -valoriser l’image de la profession d’aide-soignant, -élaborer un cadre réglementaire du domaine de compétence de l’aide-soignant, -stimuler les vocations auprès des adolescents avant la fin du parcours scolaire, -diminuer l’âge moyen des diplômés afin de permettre 2 niveaux de carrière (aide-soignant puis infirmier), -garantir des promotions complètes voire augmenter les effectifs dans les instituts de formation, -favoriser la prise en charge financière de la formation par un tiers, -favoriser la promotion professionnelle des agents de services hospitaliers et des auxiliaires de vie des secteurs public et privé. Il convient de souligner que toutes les places proposées par les instituts de formation franciliens ne sont pas occupées. 1.4.2 Les auxiliaires de vie : un métier en émergence •La formation : le Diplôme d'État d'Auxiliaire de Vie Sociale (DEAVS)22 Le DEAVS est issu des décret et arrêté du 26 mars 2002, modifiés par arrêté du 30 janvier 2003. Il succède au certificat d'aptitude aux fonctions d'aide à domicile (CAFAD). L'objectif de ce diplôme est de professionnaliser, de structurer et de rénover le secteur de l'aide à domicile. Il est conçu sur la base de référentiels professionnels, de formation et de certification. La formation est ouverte sur avis de la Direction Régionale des Affaires Sanitaires et Sociales (DRASS) à toute personne de plus de 18 ans, après validation du pré requis (répondre à un questionnaire d'actualité et à un entretien avec un jury ou une attestation de diplôme). Cette formation dure de 9 à 36 mois. 22 24 Source Actualité Sociale Hebdomadaire N° 2306 du 11 avril 2003 •Les effectifs En 2002-2003, ont été recensés 28 diplômés et 82 validations partielles des compétences. En 2003-2004, la DRASS Ile de France a notifié 98 DEAVS et 157 validations partielles des compétences23. •Les métiers -Le référentiel professionnel des auxiliaires de vie L'auxiliaire de vie concourt au maintien à domicile des personnes en situation de besoin d'aide dans le respect de ses choix de vie, dans l'objectif de maintenir et/ou restaurer et/ou stimuler son autonomie. L'auxiliaire de vie décline ses fonctions suivant les potentialités et les incapacités de la personne en situation de besoin selon deux logiques d'intervention : - aider à faire, - faire à la place de quelqu'un qui est dans l'incapacité de faire seul. Ainsi, elle offre une intervention globale et individualisée. Son intervention s'inscrit dans un réseau de soins et d'intervenants. Elle participe notamment à des actions préventives en matière d'hygiène et de santé en collaboration avec les services de soins médicaux, dans la limite de ses compétences et dans le respect de l'intimité de la personne aidée. - Le référentiel d'activité des auxiliaires de vie L'une des fonctions clés de l'auxiliaire de vie est d'offrir un accompagnement et une aide aux personnes dans les actes de la vie quotidienne. Ces actes consistent notamment : - en une aide à la toilette lorsque celle-ci n'a pas fait l'objet d'une prescription médicale spécifique de soins de nursing. - en une aide à la prise de médicament, lorsque cette prise n'a pas fait l'objet d'une prescription médicale spécifique et ne présente pas de difficultés particulières. •Eléments de discussion L'auxiliaire de vie est un métier peu connu, intégré à des structures de soins en émergence. 23 Source DRASS Ile-de-France 25 2. PERSPECTIVES ET DISPOSITIFS A VENIR Le métier d’infirmier connaît aujourd’hui une évolution qui retentit sur son rôle dans l’organisation des soins. Une part importante de la coordination des soins lui est confiée dans la démarche de soins infirmiers (DSI) ou dans les réseaux de santé. Une aide à l’installation est proposée aux infirmiers libéraux pour répondre à la problématique des zones déficitaires ainsi qu'un aménagement des conditions d’installation en exercice libéral pour pallier le déficit démographique, sous le contrôle de la Commission Conventionnelle Paritaire Régionale des Infirmiers. 2.1 La démarche de soins infirmiers (DSI) : l’infirmier coordonnateur •Les enjeux de la DSI La démarche de soins infirmiers (DSI), créée par la Convention Nationale des Infirmiers de 2002 et son avenant n°1, vise à améliorer la qualité de la prise en charge des personnes en perte d’autonomie, dans le cadre du maintien à domicile. LA DSI, DONT L’ENJEU EST LA MODIFICATION DES PRATIQUES PROFESSIONNELLES, VISE TROIS OBJECTIFS : -favoriser la coordination entre les différents intervenants de l’aide à domicile dans le secteur ambulatoire, -améliorer la prise en charge globale du patient à domicile, -valoriser le rôle de l’infirmier en libérant du temps pour la réalisation d’actes techniques et en le positionnant comme le coordonnateur du maintien à domicile. La démarche de soins infirmiers offre aux patients en situation de dépendance, temporaire ou permanente, un programme de soins personnalisé défini par l’infirmière libérale en étroite collaboration avec le médecin traitant. L’infirmier libéral se voit confier une responsabilité accrue dans le suivi des patients à domicile. 26 •La DSI en pratique Dans le cadre de la DSI, matérialisée sous forme de trois imprimés distincts24, l’infirmier procède à une analyse de la situation et des besoins du patient en concertation avec le médecin traitant. Sa mise en œuvre comporte trois phases principales : -une prescription du médecin motivée par des déficiences fonctionnelles, remise par le patient à l'infirmier de son choix ; -l'élaboration de la DSI proprement dite rédigée par l'infirmier (analyse des besoins du patient, fixation d'objectifs de soins à réaliser et des actions nécessaires) d’une validité de trois mois maximum; -la validation de la démarche par le médecin prescripteur. La DSI confie à l’infirmier libéral une responsabilité légitime dans le suivi de son patient, ses compétences professionnelles sont mieux reconnues et sa rétribution est augmentée. L'infirmier devient le pivot de l'aide à apporter au patient dépendant : il établit un programme de soins infirmiers (validés par le médecin traitant), des séances de suivi et de prévention. Il propose, si nécessaire, un programme d'aide personnalisée pour organiser avec le patient et son entourage le lien avec les services sociaux qui apporteront l’aide à domicile correspondant aux besoins du patient. •Les modalités de financement dans le cadre de la DSI L’infirmier prescrit pour une durée maximale de 3 mois soit : -des séances de soins infirmiers, cotées AIS 3 (7,20 € au 1/12/2004), -des séances dans le cadre de l’élaboration d’un programme d’aide personnalisée, cotées AIS 3.1 (7,44 €), -des séances hebdomadaires de surveillance clinique et de prévention, cotées AIS 4 (9,60 €), -en outre, la rédaction de la démarche de soins infirmiers, cotée DI, est un acte rémunéré par un forfait de 15 € pour la première démarche de soins puis 10 € pour les suivantes, dans la limite de 5 DSI par an. A cela s’ajoute un forfait de rémunération de 600 € par an versé par l’Assurance Maladie si l’infirmier adhère au Contrat de Bonne Pratique, prévu à l’avenant n°3 de la Convention Nationale des Infirmiers. •Les outils encadrant la DSI et favorisant son développement La DSI a été initiée en 2002 mais c’est l’avenant n°3 à la Convention Nationale des Infirmiers25 qui 24 Annexe 25 6 : Le circuit des imprimés dans le cadre de la mise en œuvre de la démarche de soins infirmiers. Paru au Journal Officiel du 27 février 2003 27 va permettre d’organiser les rapports entre les infirmiers et les Caisses Nationales d’Assurance Maladie en instaurant deux outils conventionnels : - Un Accord national de bon usage de la démarche de soins infirmiers pour les personnes dépendantes qui vise à «améliorer la qualité de la prise en charge infirmière des personnes dépendantes par une meilleure coordination des soins». - Un Contrat de Bonne Pratique26 qui précise les objectifs d’évolution des pratiques de l’infirmier et qui porte plus particulièrement sur les modalités d’application de la DSI et la tenue de documents de liaison. •Quelques chiffres Au 30 août 2004, 60 infirmiers avaient adhéré au Contrat de bonne pratique portant sur l’application de la DSI en Ile-de-France. Un état des lieux de la montée en charge de la DSI est en cours de réalisation, les partenaires conventionnels souhaitent, en effet, mener une réflexion sur ce dispositif afin de faire évoluer le lien entre la DSI et les travailleurs sociaux. D’après les premiers éléments et du fait des tensions qu’a suscitée la mise en place de la DSI auprès de certains professionnels de santé, il semble que ce dispositif connaisse une montée en charge très progressive. •Communication sur la DSI Un support commun aux caisses d'Assurance Maladie d'Ile de France de présentation de la DSI a été élaboré. Les infirmiers et les médecins généralistes recevront respectivement une plaquette d'information en même temps que l'envoi des nouveaux imprimés. 2.2 L'aide à l'installation : une répartition de l’offre équitable •Les conditions d'installation en exercice libéral27 La diminution notable des effectifs infirmiers libéraux sur tout le territoire a conduit les parties conventionnelles à réviser les conditions d'installation en libéral des infirmiers. Cette révision consiste en une réduction de l'expérience professionnelle de 36 à 24 mois dans les 6 ans précédant la demande d'exercice en libéral. Afin d'harmoniser la comptabilisation, la durée d'expérimentation sera calculée en heures, soit 4 800 heures pour une expérience de 36 mois et 3 200 heures pour une expérience de 24 mois. L'application de cette réduction du délai d'expérience se réalisera de façon pluriannuelle glissante sur l'ensemble du territoire et sera totalement achevée avant le terme de la convention nationale en 2007. 26 27 28 Contrat auquel l’infirmier peut adhérer individuellement, adhésion pour un an renouvelable tacitement Avenant N°6 à la Convention Nationale destiné à organiser les rapports entre les infirmiers libéraux et les Caisses d'Assurance Maladie. Journal Officiel du 25 juin 2004 Le calendrier de mise en place des nouvelles conditions d'installation prévoit une application de ces nouvelles conditions pour l'Ile de France à compter du 1er janvier 2007. Pour les départements où les nouvelles mesures ne seront applicables qu'en 2007, il est prévu un régime dérogatoire, lorsqu'une carence démographique dans certaines zones géographiques, ne permet pas un égal accès de la population aux soins. Il faut en outre, qu'il soit constaté une difficulté dans le secteur géographique pour la prise en charge d'un patient (ex : personne handicapée) ou des modifications substantielles des conditions d'exercice d'un infirmier conventionné ou d'un groupe d'infirmiers libéraux conventionnés (ex : maladie ou décès d'un associé, augmentation avérée de l'activité d'un cabinet). Sur avis de la Commission Paritaire Départementale, le Directeur de la CPAM du lieu d'installation envisagé, seul compétent, notifie à l'infirmier sa décision d'accorder ou de refuser la demande. Le Directeur de la CPAM agit pour le compte des autres régimes d'Assurance Maladie. •La problématique de la définition des zones déficitaires28 L'avenant N° 3 à la Convention Nationale destiné à organiser les rapports entre les infirmiers libéraux et les Caisses d'Assurance Maladie énonce que pour obtenir une meilleure répartition des infirmiers sur le territoire français, les conditions d'exercice professionnel doivent être améliorées dans les zones où l'accès aux soins infirmiers est difficile. A cette fin, ce texte prévoit une aide financière du Fonds d'Aide à la Qualité des Soins de Ville (FAQSV) pour la réinstallation, dans des zones déficitaires en offre de soins infirmiers, des professionnels venant de zones excédentaires. La mise en œuvre de ce texte est subordonnée à la détermination des zones déficitaires. 2.3 La Commission Paritaire Régionale des Infirmiers : un nouvel interlocuteur L'Avenant N°6 prévoit de créer dans chaque circonscription d'URCAM, une commission paritaire régionale (CPR) des infirmiers composée pour moitié d'une section sociale, pour moitié d'une section professionnelle. Un de ses rôles est d'évaluer la répartition de l'offre de soins dans la région concernée et de participer à la réflexion sur la répartition des zones géographiques déficitaires en matière d'accès de la population aux soins infirmiers. 28 Avenant N° 3 à la Convention Nationale destiné à organiser les rapports entre les infirmiers libéraux et les Caisses d'Assurance Maladie. Mars 2002 29 2.4 Les nouveaux modes d'exercice de la médecine : les réseaux de santé •Définition du réseau de santé Depuis le 4 mars 2002, le Code de la Santé Publique (article L 6321-1) définit ainsi les réseaux de santé : ils ont pour objet de favoriser l'accès aux soins, la coordination, la continuité ou l'interdisciplinarité des prises en charge sanitaires, notamment de celles qui sont spécifiques à certaines populations, pathologies ou activités sanitaires. Ils assurent une prise en charge adaptée aux besoins de la personne tant sur le plan de l'éducation à la santé, de la prévention, du diagnostic que des soins. Ils peuvent participer à des actions de santé publique. Ils procèdent également à des actions d'évaluation afin de garantir la qualité de leurs services et prestations. Les réseaux de santé sont constitués par des professionnels de santé libéraux, des médecins du travail, des établissements de santé, des groupements de coopération sanitaire, des centres de santé, des institutions sociales ou médico-sociales et des organisations à vocation sanitaire ou sociale, ainsi que des représentants des usagers. Aussi, dans ce nouveau mode d'exercice de la médecine les infirmiers jouent un rôle primordial dans la mission de coordination des soins, élément moteur des réseaux de santé. •L'activité des infirmiers exerçant en réseau de santé Les réseaux de santé coordonnent aujourd’hui de nombreux infirmiers libéraux. L’URCAM étant un interlocuteur privilégié des réseaux et de leurs promoteurs29, ces derniers ont été interrogé sur l’activité des infirmiers au sein de ces dispositifs et sur les spécificités de cette activité30. L’ensemble des réseaux « diabète » et « soins palliatifs » ont été interrogés courant décembre 2004. Ces deux types de réseaux sont particulièrement intéressants par rapport à la problématique traitée puisqu’ils interviennent largement dans le domaine ambulatoire et des soins à domicile. Sur les 18 réseaux contactés par l’URCAM, 6 réponses ont été réceptionnées et exploitées. Si les effectifs d’infirmiers travaillant au sein d’un réseau et le volume d’activité qu’ils réalisent au sein de ce type de structure ne sont pas connus avec précision, l’enquête montre qu’il peut y avoir une grande disparité du nombre d’infirmiers coordonnés – les effectifs se répartissent en effet de 2 à près de 150 infirmiers en fonction de l’importance du réseau, de son implantation et de son ancienneté. Le mode d’implication peut également être variable selon les réseaux et leurs problématiques. Les infirmiers sont souvent adhérents au réseau comme les autres professionnels de santé qui y exercent, ils peuvent également effectuer des soins sur appel du coordinateur de réseau ou, dans le cadre de l'activité de coordination, être salariés du réseau (à temps partiel). 29 30 30 Depuis le 1er janvier 1999, les URCAM assurent la gestion du Fond d'Aide à la Qualité des Soins de Ville (FAQSV). A ce titre elles gèrent le secrétariat du FAQSV, l'instruction et le suivi des dossiers promoteurs, ainsi que le suivi des sommes engagées. Le 25 octobre 2002 (décret n°2002-1298), la Dotation Régionale de Développement des Réseaux (DRDR) a été créée, permettant de pérenniser l'activité des réseaux de santé. Annexe N° 7 : questionnaire réseaux de santé Outre le dénombrement des infirmiers libéraux dans ces dispositifs, le premier objectif de l’enquête est de mieux connaître l’activité infirmière au sein du réseau, le rôle joué par la coordination et si cette activité y est propre. Dans le cadre des réseaux «diabète», les infirmiers effectuent principalement des actes de suivi, assurent des séances d’éducation des patients (éducation à l’auto glycémie et à l’auto injection d’insuline), peuvent animer ou participer à des réunions de groupes de patients et prennent en charge les soins. Dans le cadre des réseaux de soins palliatifs, les infirmiers en plus des soins (pansements, prévention des escarres, etc.), assurent la prise en charge de la douleur (évaluation de la douleur) et doivent être à l’écoute des patients et des familles. Les actes réalisés au sein du réseau ne sont pas spécifiques – dans le sens où des infirmiers libéraux en dehors d’une coordination peuvent les réaliser – mais a contrario ils demandent des compétences spécifiques, ainsi que des formations et une implication forte de la part des infirmiers. Ils nécessitent plus de temps de réalisation du fait des pathologies lourdes à traiter. Enfin l’importante implication relationnelle avec les patients et les familles revient comme un leitmotiv dans les réponses, avec d’une part la prise en charge de l’éducation des patients et d’autre part le suivi de la douleur et l’accompagnement des malades. De manière quasi unanime, les répondants ont souligné la nécessité d’une rémunération spécifique attribuée pour cette prise en charge ainsi que l'inadéquation de la nomenclature actuelle. Ce constat a conduit le Comité Régional des Réseaux d’Ile-de-France à accepter d’expérimenter le financement de rémunérations spécifiques de deux actes de soins infirmiers (acte spécifique global de soins palliatifs et acte d’évaluation de la douleur et relation d’aide) à compter de janvier 2005. Au sein de ce type de réseaux, les infirmiers se révèlent des intervenants privilégiés et impliqués. On notera ainsi les commentaires suivants : «[ ]… Les infirmiers, de par leur formation, sont à même d’évaluer de façon assez complète la problématique du patient. Leur mode d’exercice au domicile, parfois au quotidien, leur permet d’être au plus près des préoccupations de leurs patients, et d’adapter leurs soins en fonction des éléments bio psycho sociaux qu’ils recueillent.» ou encore «[ ]… Les infirmiers libéraux sont fondamentaux dans les prises en charge et assurent une réponse auprès des patients 24h/24. Ils sont consciencieux, responsables et impliqués. Ils viennent sans problème aux formations, ils ont «l’esprit réseaux», ne se sentent plus seuls face à des situations. » Toutefois, les répondants relèvent à plusieurs reprises l’inadéquation entre l’offre libérale et les besoins des réseaux. Ainsi on peut citer que «[ ] … la difficulté réside dans le manque d’infirmiers libéraux, conduisant à une surcharge de l’exercice en soins techniques, au dépens des actes d’éducation, de suivi et d’accompagnement, nécessitant du temps et un investissement professionnel et personnel parfois très lourd.» 31 Les réseaux de santé sont des structures qui font appel à une implication forte des professionnels de santé en terme de formation, d’organisation et de relationnel, notamment au regard de la fonction pivot qu'assurent les infirmiers entre le social et le médical dans la prise en charge coordonnée des malades. En contrepartie, les infirmiers libéraux bénéficie du soutien d’une équipe pluridisciplinaire et de la satisfaction d’une meilleure prise en charge des malades : «Travailler en réseau a comme avantage une meilleure reconnaissance du travail infirmier, et un accompagnement, un soutien de la part des membres du réseau. La solitude dans le soin de patients difficiles est souvent exprimée par le soignant, infirmier notamment. Le travail en réseau permet d’alléger la prise en charge.» 32 ANNEXES 33 34 URCAM Ile - de France, 2005 MORAIS S. GALLI J. Données SNIR NB : la répartition du semis de points est aléatoire à l'intérieur du territoire de chaque commune. 1 point équivaut à 1 infirmier RÉPARTITION COMMUNALE DES INFIRMIERS FRANCILIENS SITUATION AU 31 DÉCEMBRE 2002 ANNEXE 1 : ANALYSE DES DISPARITES CANTONALES CARTE 1 35 URCAM Ile-de-France, 2005 MORAIS S. GALLI J. Données : SNIR 2002 (Assurance Maladie), RGP 1999 (INSEE) 5,28 27,40 42,53 57,89 90,62 121,13 Discrétisation : JENKS 12.90 Absence d’infirmier dans le canton Moyenne générale : 40,94 infirmiers libéraux pour 100 000 habitants. Nombre d’infirmiers libéraux pour 100 000 habitants : DENSITES CANTONALES D’INFIRMIERS LIBERAUX EN ILE-DE-FRANCE - SITUATION AU 31 DECEMBRE 2002- ANNEXE 1 : ANALYSE DES DISPARITES CANTONALES CARTE 2 ANNEXE 2 : ACCES ET DEROULEMENT DE LA FORMATION AU METIER D’INFIRMIER • Accès à la formation : Les infirmiers sont titulaires d’un diplôme d’état qui se prépare en trois ans dans les Instituts de formation en soins infirmiers (IFSI), agréés par le Ministre de la santé. La formation est ouverte aux candidats remplissant les conditions suivantes : - Etre âgé de 17 ans au moins au 31 décembre de l’année des épreuves de sélection - Justifier : du baccalauréat ou d’un titre admis en dispense ou de la réussite à un examen spécial d’entrée à l’Université ou d’un diplôme étranger d’infirmier en soins généraux ou d’une expérience professionnelle d’au moins trois ans en tant qu’aide soignant ou auxiliaire de puériculture ou de la réussite aux épreuves de présélection pour les candidats non bacheliers dont la liste est établie par un jury régional de validation des acquis (une épreuve sur dossier, une épreuve de français) - Réussir les épreuves de sélection : deux épreuves d’admissibilité : une épreuve de culture générale à partir de textes, d’une durée de deux heures notée sur 20 points et une épreuve de tests psychotechniques, d’une durée d’une heure trente notée sur 20points. Pour être admissible, le candidat doit obtenir un total d’au moins 20 points sur 40, sans note éliminatoire (inférieure à 7/20). une épreuve d’admission qui consiste en un entretien, relatif à un thème sanitaire et social, visant à apprécier la motivation du candidat, d’une durée de trente minutes, noté sur 20. Pour être admis, le candidat doit obtenir une note au moins égale à 10 sur 20. • Déroulement de la formation : - Elle est de 37 mois et demi, organisée en modules d’une durée de 40 à 100 heures, complétés par des stages cliniques obligatoires. L’évaluation des étudiants se fait tout au long du cursus par le biais d’un contrôle continu. - L’évaluation continue comprend : une évaluation théorique : par le biais de contrôles écrits et de cas concrets ; une évaluation clinique : par le biais de mises en situation professionnelles ; une évaluation des stages : par le biais de notes attribuées aux étudiants par le responsable du stage. Sont admis à passer dans l’année supérieure les étudiants ayant obtenu la moyenne aux différentes évaluations. 36 - Une dispense de la première année d’études est possible : Les titulaires d’un Diplôme d’Etat français de masseur-kinésithérapeute, d’ergothérapeute, de pédicure-podologue ou de manipulateur en électroradiologie médicale ; Les titulaires du diplôme d’assistant hospitalier des Hospices civils de Lyon ; Les étudiants en médecine admis en seconde année de 2ème cycle ; Les élèves sages-femmes admises en seconde année. - L’admission définitive est subordonnée à la production d’un certificat médical émanant d’un médecin agréé attestant : Que le candidat n’est atteint d’aucune affection physique ou psychologique incompatible avec l’exercice de la profession ; Des vaccinations antitétanique, antidiphtérique, antipoliomyélitique et contre l’hépatite B. Il doit également préciser que le candidat a subi un test tuberculinique et qu’il est positif ou que deux tentatives infructueuses de vaccination par le BCG ont été effectuées. •Diplôme : Sont autorisés à se présenter au Diplôme d’Etat : - les étudiants ayant obtenu la moyenne aux évaluations de la troisième année ; - les sages femmes titulaires du diplôme d’Etat français et les personnes autorisées à exercer définitivement la profession d’infirmier en application du Code de la santé publique(par exemple, les ressortissants de la Communauté européenne) et qui justifient d’une expérience professionnelle de deux ans, sous réserve d’effectuer un stage de deux semaines en soins infirmier ; - les docteurs en médecine, qui bénéficient d’une dispense totale d’enseignements théoriques, sous réserve d’effectuer un enseignement de deux semaines portant sur la démarche de soin et un stage de deux mois. •Épreuves du Diplôme d’Etat consistent : - en un travail de fin d’études, écrit et personnel, sur un thème d’intérêt professionnel, de quinze à vingt pages, présenté devant un jury. La soutenance dure au maximum une heure et est notée sur 60 points ; - en une mise en situation professionnelle, d’une durée de deux à quatre heures, notée sur 60 points. - Sont déclarés reçus les candidats ayant obtenu un total de 60/120. •Poursuivre une formation après le Diplôme d'Etat : - Spécialisation : Puériculture (formation en 12 mois) Infirmier de bloc opératoire (formation en 18 mois après 2 ans d’expérience professionnelle) Infirmier anesthésiste (formation en 24 mois après 2 ans d’expérience professionnelle) - Les infirmiers d’Etat ont accès de plein droit à la licence sciences de l’éducation et à la licence sciences sanitaires et sociales. 37 38 URCAM Ile-de-France, 2005 MORAIS S. GALLI J. Données DRASS Ile-de-France Centres dentaires Centres polyvalents Centres infirmiers Autres centres santé Typologie RÉPARTITION COMMUNALE DES CENTRES DE SANTÉ EN ILE-DE-FRANCE. VENTILATION EN FONCTION DE L’ACTIVITÉ PRINCIPALE DU CENTRE DE SANTÉ (situation 1er mai 2004) ANNEXE 3 : RÉPARTITION COMMUNALE DES CENTRES DE SANTÉ EN ILE DE FRANCE CARTE 3 39 URCAM Ile-de-Ffrance, 2005 MORAIS S. GALLI J. Données CRAMIF NB : la répartition du semis de points est aléatoire à l'intérieur du territoire de chaque commune. 1 point équivaut à SSIAD RÉPARTITION COMMUNALE DES SERVICES DE SOINS INFIRMIERS À DOMICILE FRANCILIENS SITUATION AU 31 DÉCEMBRE 2002 ANNEXE 4 : ANALYSE DE LA RÉPARTITION DES SSIAD SUR LE TERRITOIRE FRANCILIEN CARTE 4 ANNEXE 5 : ACCES ET DEROULEMENT DE LA FORMATION AU MÉTIER D’AIDE SOIGNANT • L’accès à la formation : - Avoir 17 ans au moins au 31 décembre de l’année des épreuves de sélection. - Être titulaire du Brevet des collèges, d’un CAP (Certificat d'Aptitude Professionnelle) - «petite enfance», d’un BEP (Brevet d'Enseignement Professionnel) «carrières sanitaires et sociales», d’un BEPA (Brevet d'Enseignement Professionnel Agricole) «services aux personnes» ou un niveau de classe de première, ou avoir une expérience en milieu professionnel quelconque de 3 ans ou en milieu médical ou social de 2 ans. - La sélection organisée par les écoles de formation : une épreuve écrite d’admissibilité (en sont dispensés les titulaires du BEP ou du BEPA) puis un entretien d’admission destiné à apprécier l’aptitude, les motivations et le projet professionnel. • Le déroulement de La formation : D’une durée de 1 an, elle associe 18 semaines d’enseignement théorique et 27 semaines de stage. Une partie de cette formation est commune avec celle des auxiliaires de puériculture. • Le diplôme professionnel d’aide-soignant : Il est délivré au vu des résultats du contrôle continu et de l’examen final. Le diplôme professionnel d’aide-soignant est délivré par la DDASS. • Les écoles : En 2000, étaient recensés en Ile-de-France par la DRASSIF 89 établissements de formation (établissements scolaires, établissements de santé) dont 60 établissements publics. La formation est payante (1500€ par an en moyenne) prise en charge pour plus de ¾ des entrants au titre de la promotion professionnelle et sociale, des contrats d’étude, des bourses, … •Les formations ultérieures : - Infirmiers : les aides-soignants diplômés justifiant de 3 ans d’exercice professionnel en établissement sanitaire ou médico-social peuvent s’inscrire aux concours d’entrée des Instituts de Formation en Soins Infirmiers. - De nombreuses autres professions : auxiliaire de puériculture, aide médico-psychologique ergothérapeute, laborantin d’analyses médicales, manipulateur électroradiologie, masseur-kinésithérapeute, pédicure podologue, … 40 de soins infirmiers » Imprimé Cerfa n°121103 « Démarche situation médicale du patient traitant, comporte l’analyse de la le volet n°3 L’infirmière conserve au médecin traitant pour signature1 L’infirmière transmet le volet n°1 de l’imprimé médecin) à la Caisse d’Assurance maladie du patient L’infirmière transmet 2 volets de l’imprimé (signés par le le volet n°4 est transmis au service administratif le volet n°2 est transmis au service médical L’infirmière communique ce formulaire au bénéficiaire, au médecin prescripteur ou au médecin-conseil à leur demande paiement de la D.S.I Envoie le volet n°2 de la prescription au service administratif de la Caisse pour Le résumé de la première D.S.I peut être validé avec accord tacite du médecin traitant dès lors qu’aucune observation n’a été formulée au terme d’un délai de 72 heures. Les résumés suivants, s’ils couvrent la même situation médicale, sont obligatoirement cosignés par l’infirmière et le médecin. 1 infirmiers infirmier et la prescription des actes comporte le résumé du diagnostic Ce formulaire, rédigé par l’infirmière, de soins infirmiers – Résumé » Imprimé Cerfa n°121104 « Démarche planification des soins comporte le processus diagnostic et la Ce formulaire, rédigé par l’infirmière, Infirmière du Contrôle Médical à sa demande Transmis par le patient à l’infirmière de son choix de soins infirmiers – Prescription » Ce formulaire, rédigé par le médecin Conserve le volet n°1 de la prescription. Ce volet peut être transmis au service Imprimé Cerfa n°121102 « Démarche ANNEXE N°6 : LE CIRCUIT DES IMPRIMÉS CERFA DANS LE CADRE DE LA MISE EN ŒUVRE DE LA DÉMARCHE DE SOINS INFIRMIERS ANNEXE 7 QUESTIONNAIRE RÉSEAUX DE SANTÉ ACTIVITE DES INFIRMIERS LIBERAUX AU SEIN DES RESEAUX DE SANTE - Questionnaire - Dans le cadre de son Programme Régional d'Assurance Maladie de l'année 2004, l'URCAM Ile-de-France réalise actuellement une étude sur les infirmiers libéraux exerçant dans la région. En complément d'un constat de la situation démographique de cette profession (faible densité par rapport à la moyenne nationale et forte diminution des effectifs sur les 5 dernières années), le groupe de travail souhaite : - étendre son diagnostic à l'activité des SSIAD et des centres de santé, - faire le point sur les outils conventionnels touchant cette profession (Acbus, CBP) - et réaliser un document sur la diversité des activités des infirmières libérales. Les réseaux de santé coordonnent aujourd'hui de nombreux infirmiers libéraux. A ce titre, nous souhaitons, à travers votre témoignage, connaître les différentes activités de ces professionnels de santé au sein d'un réseau de santé (coordination, type de soins réalisés, formation …). Les éléments d'information que vous nous communiquerez, en voulant bien répondre au questionnaire suivant, illustreront cette diversité d'activités, la place de l'infirmier dans un réseau et la nécessité de la coordination. L'exploitation de vos données se réalisée de manière anonyme. Nous vous remercions par avance de la qualité de vos réponses et du temps que vous voulez bien nous accorder. Nom du réseau : ............................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................. Nom de la personne ayant rempli le questionnaire : ..................................................................................................................................................................................................................................... N° de téléphone du réseau : ................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................. ************************************************************* 42 1 - LES EFFECTIFS 11. Quel est le nombre d'infirmiers libéraux adhérant à votre réseau ? ............................................................................................................................................ 12. Quel pourcentage cela représente-t-il par rapport au nombre total de professionnels de santé adhérents ? ........... ............................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................ 13. Ce nombre d'adhérents est-il suffisant pour la prise en charge de l'ensemble des patients inclus dans le réseau ? ................. ............................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................ 2 - ACTIVITES DES INFIRMIERS AUPRES DES PATIENTS 21. Pouvez-vous nous décrire en quelques lignes les principales activités des infirmiers libéraux auprès des patients au sein de votre réseau (types d'actes, AIS/AMI, éducation à la santé …) : ................................................................................................................................ ........................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................... ........................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................... ........................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................... ........................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................... ........................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................... 22. Ces actes réalisés par les infirmiers dans le cadre du réseau sont-ils différents des actes traditionnels (ne rentrent pas dans la nomenclature infirmier, nécessitent plus de technicité, plus de temps …) ? Si oui, expliquez lesquels : ........................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................... ........................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................... ........................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................... ........................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................... ........................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................... 23. Ces actes sont-ils réalisés par des infirmiers en dehors du réseau ? Oui Oui, mais pas par tous les infirmiers Non, jamais 24. A votre avis, ces actes nécessiteraient-ils une rémunération spécifique ? ................................................................................................................................. ........................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................... ........................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................... ........................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................... ........................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................... ........................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................... 43 25. Y a-t-il certaines formes de délégations entre professionnels dans la prise en charge de patients (transferts de tâches). Si oui, quels types d'actes sont concernés ? ........................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................... ........................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................... ........................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................... ........................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................... ........................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................... 3 - ACTIVITES DES INFIRMIERS DANS LE CADRE DE LA COORDINATION ET DE LA FORMATION 31. Pouvez-vous nous décrire en quelques lignes les principales activités des infirmiers libéraux dans le cadre de la coordination au sein de votre réseau : ............................................................................................................................................................................................................................................................................................... ..................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................... ..................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................... ..................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................... ..................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................... ..................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................... ..................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................... ..................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................... ..................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................... 32. Pouvez-vous nous décrire en quelques lignes les principales activités des infirmiers libéraux dans le cadre de la formation au sein de votre réseau : ............................................................................................................................................................................................................................................................................................... a.Formation reçue par l'infirmier :................................................................................................................................................................................................................................................................................................................. ..................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................... ..................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................... ..................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................... ..................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................... ..................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................... ..................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................... ..................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................... ..................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................... 44 b. Formation dispensée par l'infirmier auprès d'autres professionnels ou des patients (séances d'éducations, de prévention …) ..................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................... ..................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................... ..................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................... ..................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................... ..................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................... ..................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................... 33. Quel est le temps, en moyenne, consacré par ces professionnels de santé à l'activité du réseau ................. .................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................... 4 - VOTRE OPINION SUR LA PLACE DES INFIRMIERES LIBÉRALES DANS LES RÉSEAUX DE SANTÉ (place actuelle, difficultés spécifiques, propositions et perspectives) ................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................... ................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................... 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Merci de retourner ce questionnaire avant le 18 décembre 2004 à : l'Union Régionale des Caisses d'Assurance Maladie d'Ile-de-France Par mail : [email protected] Par Fax : 01.40.05.63.82 Par courrier : 17 place de l'Argonne 75935 Paris cedex 19 Pour toute question relative à ce questionnaire vous pouvez contacter : Ludovic ALAUX au 01.40.05.68.80 45 LEXIQUE 46 AcBUS : Accord de Bon Usage des Soins BEP : Brevet d'Enseignement Professionnel BEPA : Brevet d'Enseignement Professionnel Agricole CAFAD : Certificat d'Aptitude aux Fonctions d'Aide à Domicile CAP : Certificat d'Aptitude Professionnelle CBP : Contrat de Bonnes Pratiques CNAMTS : Caisse Nationale d’Assurance Maladie des Travailleurs Salariés CPAM : Caisse Primaire d’Assurance Maladie CPP : Contrat de Pratiques Professionnelles CPR : Commission Paritaire Régionale DDASS : Direction Départementale des Affaires Sanitaires et Sociales DEAVS : Diplôme d'Etat d'Auxiliaire de Vie Sociale DRASS : Direction Régionale des Affaires Sanitaires et Sociales DREES : Direction de la Recherche, des Etudes, de l'Evaluation et des Statistiques DSI : Démarche de Soins Infirmiers ETP : Equivalents Temps Plein FAQSV : Fonds d'Aide à la Qualité des Soins de Ville IFSI : Institut de Formation en Soins Infirmiers ONDPS : Observatoire National de la Démographie des Professions de Santé PRAM : Programme Régional de l'Assurance Maladie SSIAD : Services de Soins Infirmiers à Domicile URCAM : Union Régionale des Caisses d'Assurance Maladie BIBLIOGRAPHIE UTILISEE SOURCES LEGALES ET REGLEMENTAIRES : - Accord National de 2003 destiné à organiser les rapports entre les Centres de Santé et les caisses d'Assurance Maladie - Décret du 8 mai 1981 relatif aux conditions d'autorisation et de prise en charge des services de soins à domicile des personnes âgées - Décret et Arrêté du 26 mars 2002, modifié par Arrêté du 30 janvier 2003 relatif au Diplôme d'Etat d'Auxiliaire de Vie Sociale - Décret n° 94-626 du 22 juillet 1994 relatif à la formation des aides-soignants et des auxiliaires de puériculture - Décret n° 2002-194 du 11 février 2002 relatif aux actes professionnels et à l’exercice de la profession d’infirmier - Arrêté du 22 juillet 1994 modifié par arrêtés du 19 février 1996, du 13 avril 2001 et du 5 janvier 2004 relatif au certificat d’aptitude aux fonctions d’aide-soignant et au certificat d’aptitude aux fonctions d’auxiliaire de puériculture - Circulaire DGS/PS3/DH/FH1 n° 96-31 du 19 janvier 1996, relative au rôle et aux missions des aides-soignants et des auxiliaires de puériculture dans les établissements hospitaliers. - Avenant N° 3 à la Convention Nationale destiné à organiser les rapports entre les infirmiers libéraux et les Caisses d'Assurance Maladie. Mars 2002 - Avenant N° 6 à la Convention Nationale destiné à organiser les rapports entre les infirmiers libéraux et les Caisses d'Assurance Maladie. Journal Officiel du 25 juin 2004. - Arrêté du 1er mars 2002, portant approbation de la Convention Nationale des Infirmiers et son avenant n°1 sur la mise en œuvre au 1er juillet 2002 de la Démarche de Soin Infirmiers. Journal Officiel du 3 mars 2002. - Arrêté ministériel du 28 juin 2002, modifiant la Nomenclature Générale des Actes Professionnels (N.G.A.P) en y introduisant la lettre clé «DI» relative à la Démarche de Soins Infirmiers et en modifiant l’article 11 «Soins infirmiers à domicile pour un patient, quel que soit son âge, en situation de dépendance temporaire ou permanente». Journal Officiel du 2 juillet 2002. - Arrêté du 4 octobre 2002, fixant les formulaires relatifs à la Démarche de Soins Infirmiers. Journal Officiel du 16 octobre 2002. - Avenant n°3 à la Convention Nationale des Infirmiers, instituant l’Accord national de bon usage de la Démarche de Soins Infirmiers pour les personnes dépendantes ainsi que le Contrat de Bonne Pratique. Journal Officiel du 27 février 2003. 47 SOURCES DOCTRINALES - Actualités Sociales hebdomadaires N° 2306 du 11 avril 2003 - ARH Ile-de-France : Plan régional de formation et de recrutement d’infirmières. Paris, janvier 2003. - Quelles sont les conditions d’accès à la formation et les missions d’un(e) aide-soignant(e) ? http://www.vosdroits.service.public.fr SOURCES STATISTIQUES : - "Activité des Infirmiers Libéraux en Ile-de-France - Premier Résultat" - Etude réalisée par l'URCAM Ile-de-France - Roumiguières E. : 300 000 aides-soignants en 1999. Ministère de l’Emploi et de la solidarité, DREES, Études et Résultats. Paris, mars 2000, n°54. - Rock L., Chamboredon H. : Les instituts de formation à la profession d’aide-soignant. Préfecture de la région Ile-de-France ; DRASS Ile-de-France, STATI’IF. Paris, août 2004, n°11. 48 - Eléments de diagnostic sanitaire en Ile-de-France, URCAMIF, 5ème éd., sept. 2004 - ONDPS - Rapport 2004 - Tome 3 - La Documentation Française - CRAMIF - Les SSIAD en Ile-de-France - Bilan au 31.12.2002 La liste des Instituts de Formation en Soins Infirmiers d'Ile de France http://drass75.santé.gouv.fr/examconc/fen_ifsi.htm • 75 Paris IFSI de l'Hôpital Saint-Louis AP-HP 1, Avenue Claude Vellefaux 75010 PARIS Mel : [email protected] Tél : 01.42.49.99.71 01.42.49.46.04 Fax : 01.42.49.91.47 IFSI N °75475 IFSI de l’Hôpital Rothschild AP-HP 11, Rue Santerre 75012 PARIS Mel : [email protected] Tél : 01.40.19.32.50 01.40.19.32.51 Fax : 01.46.28.84.38 IFSI N° 75012 IFSI de l’Hôpital Saint-Antoine AP-HP 184, Rue du Faubourg Saint-Antoine 75012 PARIS Mel : [email protected] Tél : 01.49.28.27.09 01.49.28.27.10 Fax : 01.43.43.53.94 IFSI N° 75571 A IFSI du Groupe Hospitalier Pitié-Salpétrière AP-HP 47, Boulevard de l'Hôpital 75651 PARIS CEDEX 13 Mel : [email protected] Tél : 01.42.16.07.16 01.42.16.07.10 01.42.16.07.07 Fax : 01.45.83.29.38 IFSI N° 75651 IFSI de l’Hôpital Cochin la Rochefoucault 8 bis, Avenue du Président. Coty 75014 PARIS Mel : [email protected] Tél : 01.43.27.74.86 Fax : 01.43.27.72.51 IFSI N° 75014 IFSI de l’Hôpital des Diaconnesses de Reuilly 95, Rue de Reuilly 75571 PARIS CEDEX 12 Mel : katger @oidr.org Tél : 01.43.41.41.41 Fax : 01.43.41.41.42 IFSI N°75571 B IFSI Lycée Rabelais 9, Rue Francis de Croisset 75018 PARIS Mel : [email protected] Tél : 01.53.09.13.08 01.53.09.13.06 Fax : 01.53.09.13.13 IFSI N° 75018 A IFSI de la Croix Rouge Française Les Peupliers 8, Place de l'Abbé Hénocque 75013 PARIS Mel : [email protected] Tél : 01.45.88.04.45 01.45.88.00.52 Fax : 01.45.88.41.56 FSI N° 75013 IFSI de l'Hôpital Saint-Joseph 185, Rue Raymond Losserand 75674 PARIS CEDEX 14 Mel : sifsi @hopital-saint-jospeh.org Tél : 01.44.12.35.23 / 01.44.12.33.12 Fax : 01.44.12.32.31 IFSI N° 75674 C IFSI Notre Dame de Bon Secours 20, Rue Giordano Bruno 75674 PARIS CEDEX 14 Mel : ifsi @ndbs.org Tél : 01.40.52.42.48 Fax : 01.40.52.42.43 IFSI N° 75674 A IFSI du Centre Hospitalier Sainte-Anne 1. Rue Cabanis 75674 PARIS CEDEX 14 Mel : tissier @chsa.broca.inserm.fr Tél : 01.45.65.88.36 / 01.45.65.88.37 Fax : 01.45.65.85.57 IFSI N° 75674 B IFSI de la Croix Saint Simon 125, Rue d'Avron 75020 PARIS Mel : ifsi @croix-saint-simon.org Tél : 01.44.64.17.06 Fax : 01.44.64.17.41 IFSI N° 75020 B IFSI de l'Hôpital Necker AP-HP 149, Rue de Sèvres 75015 PARIS Mel : ifsi @nck.ap-hop-paris.fr Tél : 01.44.49.49.02 Fax : 01.44.49.49.00 IFSI N° 75015 49 IFSI de l'Hôpital Bichat AP-HP 133, Boulevard Ney 75018 PARIS Mel : [email protected] Tél : 01.44.85.28.00 Fax : 01.44.85.28.09 IFSI N° 75018 B IFSI du Centre Hospitalier 2, Rue de la Fontaine Saint-Liesne 77000 MELUN Tél : 01.64.71.62.36 01.64.71.62.37 Fax : 01.64.71.66.00 IFSI N° 77000 IFSI de l’Hôpital Tenon Debrousse AP-HP 2, Rue des Balkans 75020 PARIS Mel : ifsi.tenon @tnn.ap-hop-paris.fr / Tél : 01.43.79.92.00 / IFSI du Centre Hospitalier 1 Bis, Rue Victor Hugo 77875 MONTEREAU CEDEX Mel : [email protected] à l’attention de Madame la directrice de l’IFSI Tél : 01.64.31.64.31 Fax : 01.64.31.64.26 IFSI N° 77875 IFSI de la Croix Rouge Française Suzanne Perouse 89, Rue Haxo 75020 PARIS Mel : [email protected] Tél : 01.40.32.34.34 Fax : 01.40.32.34.40 / IFSI N° 75020 C Fax : 01.43.79.89.97 / IFSI N° 75020 A • 77 - Seine et Marne IFSI du Centre Hospitalier 7, Rue Gabriel Péri 77527 COULOMMIERS CEDEX Mel : [email protected] Tél : 01.64.65.73.11 Fax : 01.64.65.73.12 IFSI N° 77527 IFSI du Centre Hospitalier 55, Boulevard Joffre 77305 FONTAINEBLEAU CEDEX Mel : fifsi @ch-fontainebleau.fr Tél : 01.60.74.10.29 Fax : 01.64.65.36.32 IFSI N° 77305 IFSI du Centre Hospitalier 31, Avenue du Général Leclerc 77400 LAGNY SUR MARNE Mel : ddochi @ch-lagny77.fr Tél : 01.64.30.71.91 01.64.30.75.72 Fax : 01.64.30.74.40 IFSI N° 77400 IFSI du Centre Hospitalier 6 et 8, Rue Saint Fiacre - BP 218 77104 MEAUX CEDEX Mel : mc-simon @ch-meaux.fr Tél : 01.64.35.39.66 Fax : 01.64.35.37.14 IFSI N° 77104 50 IFSI du Centre Hospitalier BP. 212 - Route de Chalautre 77488 PROVINS CEDEX Mel : ifsi [email protected] Tél : 01.64.60.40.80 Fax : 01.64.60.40.90 IFSI N° 77488 • 78 - Yvelines IFSI de l'Institut Marcel Rivière MGEN Avenue de Monfort La Verrière 78321 LE MESNIL ST DENIS CEDEX Tél : 01.39.38.79.60 Fax : 01.39.38.79.94 IFSI N° 78321 IFSI du Centre Hospitalier Spécialisé Rue Baptiste Marcet 78130 LES MUREAUX Mel :[email protected] Tél : 01.30.91.85.38 Fax : 01.34.74.74.73 IFSI N° 78130 IFSI de la Croix Rouge Française. 15, Rue de Strasbourg 78200 MANTES LA JOLIE Mel : [email protected] Tél : 01.30.33.59.49 Fax : 01.30.33.30.10 IFSI N° 78200 IFSI du Centre Hospitalier (Poissy-St-Germain) 20, Rue Armagis78100 ST GERMAIN EN LAYE Mel : [email protected] Tél : 01.39.73.42.91 Fax : 01.39.27.42.92 IFSI N° 78100 IFSI du Centre Hospitalier 13, Rue Pasteur 78514 RAMBOUILLET CEDEX Mel : [email protected] Tél : 01.34.83.77.01 Fax : 01.34.83.77.17 IFSI N° 78514 IFSI du Centre Hospitalier 25, Boulevard Saint-Antoine 78000 VERSAILLES Tél : 01.39.63.93.38 Fax : 01.39.63.94.00 IFSI N° 78000 • 91 - Essonne IFSI du Centre Hospitalier B.P 27 Domaine du Grand Mesnil 91440 BURES SUR YVETTE Tél : 01.69.29.76.22 Fax : 01.69.28.15.32 IFSI N° 91440 IFSI de l'E.P.S Perray Vaucluse 91360 EPINAY SUR ORGE Tél : 01.69.25.43.19 Fax : 01.69.25.43.18 IFSI N° 91360 IFSI du Centre Hospitalier Sud-Francilien 59, Boulevard Henri Dunant BP 85 91106 CORBEIL ESSONNES CEDEX Mel : [email protected] Tél : 01.60.78.97.03 / Fax : 01.60.77.81.22 / IFSI N° 91106 IFSI du Centre Hospitalier 8 Bis, Rue Maurice 91160 LONGJUMEAU Tél : 01.64.54.32.89 Fax : 01.64.48.04.31 IFSI N° 91160 IFSI du Centre Hospitalier Spécialisé Barthémy Durand BP. 69 Avenue du 8 mai 1945 91152 ETAMPES CEDEX Mel : [email protected] Tél : 01.69.92.52.70 Fax : 01.69.92.52.40. IFSI N° 91152 • 92 - Hauts de Seine IFSI du Perpétuel Secours 4, Rue Kléber 92300 LEVALLOIS PERRET Mel : [email protected] Tél : 01.47.59.59.11 Fax : 01.47.57.59.36 IFSI N° 92300 IFSI du Centre Hospitalier Max Fourestier 403, Avenue de la République - BP 1403 92014 NANTERRE CEDEX Tél : 01.47.69.66.52 Fax : 01.47.69.66.92 IFSI N° 92014 IFSI du Centre Hospitalier Départemental Stell 25, Avenue Paul Doumer 92500 RUEIL MALMAISON Mel : [email protected] Tél : 01.47.16.95.31 Fax : 01.47.51.85.58 IFSI N° 92500 IFSI du Centre Médico Chirurgical Foch 11, Rue Guillaume Lenoir 92150 SURESNES Mel : ifsi.foch @free.fr Tél : 01.46.25.21.82 Fax : 01.46.25.27.14 IFSI N° 92150 IFSI de l’Hôpital Ambroise Paré AP-HP 9, Avenue Charles de Gaulle 92106 BOULOGNE BILLANCOURT Mel : accueil.ifsi @apr.ap-hop-paris.fr Tél : 01.49.09.57.45 01.49.09.57.46 Fax : 01.49.09.56.65 IFSI N° 92106 IFSI de l’Hôpital Antoine Béclère AP-HP 157, Rue de la Porte de Trivaut 92141 CLAMART CEDEX Mel : secretariat.ifsi @abc.ap-hop-paris.fr Tél : 01.45.37.45.12 01.45.37.45.13/ Fax : 01.45.37.49.59 / IFSI N° 92141 IFSI de l'Hôpital Louis Mourier AP-HP1 78, Rue des Renouillers 92700 COLOMBES Mel : ifsi [email protected] Tél : 01.47.60.63.00 / 01.47.63.01 Fax : 01.47.60.63.04 IFSI N° 92700 IFSI de l'Hôpital Raymond Poincaré AP-HP 104, Brd. Raymond POINCARE 92380 GARCHES Mel : ifsi [email protected] Tél : 01.47.41.28.67 Fax : 01.47.41.81.41 IFSI N° 92380ð 51 • 93 - Seine Saint Denis • 94 - Val de Marne IFSI de l'Hôpital Avicenne AP-HP 2, Rue Marcel Cachin 93000 BOBIGNY Mel : catherine [email protected] Tél : 01.48.95.57.61 Fax : 01.48.95.57.63 IFSI N° 93000 IFSI du Centre Hospitalier Spécialisé Les Murets 17, Rue du Général Leclerc 94510 LA QUEUE EN BRIE Tél : 01.45.93.71.97 Fax : 01.45.93.75.68 IFSI N° 94510 IFSI de l'Hôpital Jean Verdier AP-HP 2, Rue A. Groussier 931403 BONDY Mel : mp gauthier @jvr.ap-hop-paris.fr Tél : 01.48.02.65.00 Fax : 01.48.02.65.04 IFSI N° 93403 IFSI de l’Hôpital Paul Brousse AP-HP 14, Avenue Paul Vaillant Couturier 94804 VILLEJUIF CEDEX Mel : dominique [email protected] Tél : 01.45.59.32.64 01.45.59.32.65 Fax : 01.45.59.37.55 IFSI N° 94804 IFSI du Centre de Formation Louise Couvé 44, Rue de la Commune de Paris 93300 AUBERVILLIERS Mel : [email protected] Tél : 01.48.11.26.86 Fax : 01.48.11.26.79 IFSI N° 93300 IFSI du Centre Hospitalier Boulevard Robert Ballanger 93602 AULNAY SOUS BOIS Tél : 01.49.36.71.09 01.49.36.09.10 Fax : 01.49.36.72.79 IFSI N° 93602 IFSI de l'E.P.S. de Ville Evrard 202, Avenue Jean Jaurès 93330 NEUILLY SUR MARNE Mel : [email protected] A l'attention du directeur de l'IFSI Tél : 01.43.09.31.27 Fax : 01.43.09.33.61 IFSI N° 93330 B IFSI Maison Blanche - Montfermeil - Le Raincy 3, Avenue Jean Jaurès 93330 NEUILLY SUR MARNE Mel :. [email protected] Tél : 01.49.44.58.65 Fax : 01.49.44.36.01 IFSI N° 93330 A IFSI du Centre Hospitalier Général Delafontaine 2, Rue du Docteur Delafontaine 93205 ST DENIS Mel : [email protected] A l’attention de Madame la directrice de l’IFSI Tél : 01.42.35.60.31 Fax : 01.42.35.61.85 IFSI N° 93205 52 IFSI du Centre Hospitalier Spécialisé Paul Guiraud 54, Avenue de la République 94806 VILLEJUIF CEDEX Mel : pgv [email protected] Mel : [email protected] Tél : 01.42.11.70.62 Fax : 01.42.11.71.00 IFSI N° 94806 IFSI du Centre Hospitalier Intercommunal 40, Allée de la Source 94190 VILLENEUVE ST GEORGES Tél : 01.43.86.23.73 Fax : 01.43.86.20.72 IFSI N° 94190 IFSI du Centre Hospitalier Spécialisé Esquirol 57, Rue du Maréchal Leclerc 94413 ST MAURICE CEDEX Tél : 01.43.96.60.59 Fax : 01.43.96.60.34 IFSI N° 94413 IFSI de l’Hôpital Henri Mondor AP-HP 51, Avenue du Maréchal de Tassigny 94000 CRETEIL Mel : patrick [email protected] Tél : 01.48.98.51.11 01.49.81.22.74 Fax : 01.48.98.42.29 IFSI N° 94000 IFSI de l’Hôpital Charles Foix AP-HP 21, Avenue de la République 94200 IVRY SUR SEINE Mel : hb [email protected] Tél : 01.49.59.42.30 / 01.49.59.42.31 Fax : 01.49.59.42.34 IFSI N° 94200 IFSI de l'Hôpital Emile Roux AP-HP 1, Avenue de Verdun 94456 LIMEIL BREVANNES CEDEX Mel : corinne [email protected] Tél : 01.45.95.80.86 / 01.45.95.80.87 Fax : 01.45.95.83.46 IFSI N° 94456 IFSI du Centre Hospitalier Roger Presvot 52, Rue de Paris 95750 MOISSELLES Mel : [email protected] Tél : 01.39.35.65.88 / 01.39.35.63.00 Fax : 01.39.35.64.86 IFSI N° 95750 IFSI de l'Hôpital Bicêtre AP-HP 78, Avenue du Général Leclerc 94270 LE KREMLIN BICETRE Mel : [email protected] Tél : 01.45.21.24.78 / 01.45.21.24.79 Fax : 01.45.21.22.61 IFSI N° 94270 IFSI du Centre Hospitalier 3 Bis, Avenue de l'Ile de France BP 79 95300 PONTOISE Mel : [email protected] Tél : 01.30.75.43.43 Fax : 01.30.75.53.77 IFSI N° 95300 • 95 - Val d'Oise IFSI de la Fondation Léonie Chaptal 19, Rue Jean Lurçat 95200 SARCELLES Mel : [email protected] Tél : 01.39.90.58.45 Fax : 01.39.94.83.74 IFSI N° 95200 IFSI du Centre Hospitalier Victor Dupouy 69, Rue du Lieutenant Colonel Prudhon 95107 ARGENTEUIL CEDEX Mel : martine [email protected] Tél : 01.34.23.27.01 Fax : 01.34.23.27.02 IFSI N° 95107 IFSI Jacques Fritschi de Beaumont Route de Noisy 95260 BEAUMONT SUR OISE Tél : 01.39.37.17.21 Fax : 01.39.37.17.99 IFSI N° 95260 IFSI du Centre Hospitalier 28, Rue du Docteur Roux 95602 EAUBONNE CEDEX Mel : [email protected] A l’attention de Madame la directrice de l’IFSI Tél : 01.34.06.60.27 Fax : 01.34.06.60.20 IFSI N° 95602 IFSI du Centre Hospitalier 25, Rue Pierre de Theilley - BP 71 95503 GONESSE CEDEX Mel : [email protected] Tél : 01.34.53.20.13 Fax : 01.34.53.21.90 IFSI N° 95503 53 54 OFFRE DE SOINS INFIRMIERS EN ILE DE FRANCE DIAGNOSTIC ET PERSPECTIVES EN AMBULATOIRE Maîtrise d’ouvrage : • Dominique CHERASSE - Directeur Union Régionale des Caisses d'Assurance Maladie d'Ile de France Chef de Projet : • Pierre ALBERTINI - Directeur Caisse d'Assurance Maladie du Val d'Oise Chef de Projet délégué : • Marie-Christine PIRLET : Responsable du Service Prévention et Santé Publique Caisse d'Assurance Maladie du Val d'Oise Groupe de travail : - François GRANDET Caisse d'Assurance Maladie de Seine et Marne - Stéphan DOMINGO Caisse d'Assurance Maladie de Seine et Marne - Alain GOULHEN Caisse d'Assurance Maladie des Yvelines - Jean-Gabriel MOURAUD Caisse d'Assurance Maladie des Hauts-de-Seine - Didier JUNG Caisse d'Assurance Maladie des Hauts-de-Seine - Jacqueline PEREZ Caisse d'Assurance Maladie du Val de Marne - Carole BILLON Caisse d'Assurance Maladie du Val d'Oise - Sonia MAMLOUK Caisse d'Assurance Maladie du Val d'Oise - Claire BOURDIER Caisse de Mutualité Sociale Agricole d'Ile-de-France - Dr Jean HOUSSINOT Caisse de Mutualité Sociale Agricole d'Ile-de-France - Julien GALLI Union Régionale des Caisses d'Assurance Maladie d'Ile-de-France 55 Conception /réalisation : service communication CPAM VO mars 2005 Cette étude est disponible sur le site Internet de l’URCAMIF : www.urcamif.assurance-maladie.fr