Rapport d`Activité 2013

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Rapport d`Activité 2013
Rapport
d’Activité
2013
Locaux - 2 rue d’Alger à Strasbourg
Assemblée Générale du jeudi 24 Avril 2014
SOMMAIRE
HISTOIRE DE L’ASSOCIATION
p. 3
L’ASSOCIATION
p. 5
LE SIEGE SOCIAL
p. 10
Pôle accueil, hébergement et insertion
p. 14
 Les centres d’hébergement et de réinsertion sociale
p. 14
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p. 15
p. 26
p. 38
Le CHRS / SARS - Service d’Accueil et de Réinsertion Sociale
Le CHRS Jean Millot
Le CHRS Prechter et les actions Neuhof et En aval
 Les services de stabilisation
p. 49
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p. 50
p. 59
p. 72
L‘Accueil des Deux Rives
L’Accueil Koenigshoffen
L’AHPF - Accueil et Hébergement provisoire pour familles
 L’hébergement des demandeurs d’asile
p. 81

p. 82
Le service HTA - Hébergement Temporaire Asile
 L’accompagnement des Roms
p. 90
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p. 91
L’Espace 16
 L’insertion par le logement
p. 103
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p. 104
p. 114
p. 121
L’Intermédiation Locative
L’A.S.L.L - Accompagnement Social Lié au Logement
Gestion Locative Adaptée
 L’action en partenariat avec le SPIP
p. 124
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p. 125
Le Service Alternative
 Les Maisons Relais
p. 135
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p. 136
p. 145
La Maison Relais Thomas Mann
La Maison l’ETAPE
 L’Espace Bayard
p. 155
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p. 156
p. 180
p. 196
Accueil Printemps
RSAvenir
Bayard de Nuit
Pôle de l’insertion par l’activité économique
p. 202
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p. 203
SOLIBAT
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HISTOIRE DE L’ASSOCIATION
1973 Adoption des statuts le 18 décembre 1973 et création de l'Association Horizon Amitié présidée par le Pasteur
Jean Chaumien, aumônier de prison. L'Association a été initialement nommée Clair-Horizon Bas-Rhin et souhaitait
offrir un toit aux anciens détenus ou délinquants afin "de leur offrir un point de chute où ils pourront trouver une
aide complète – logement, repas, soutien moral – afin d'éviter de retomber dans les errements passés…"
1974 Le 1er mars 1974, ouverture du Foyer Prechter, premier Centre d'Hébergement et de Réadaptation Sociale
dans le Bas Rhin, dans un bâtiment municipal loué à la Ville de Strasbourg, au n°18 et 20 de la rue Prechter à Strasbourg Centre.
1978 L'Association élargit son action au profit des familles et ouvre une nouvelle structure d'hébergement : le SARS
(Service d'Accueil et de Réinsertion Sociale). Il s’agit d’un C.H.R.S. accueillant des familles en logements éclatés. Installation du siège social au 4, rue Brûlée à Strasbourg.
1985 Ouverture du Foyer Jean Millot suite à la première campagne gouvernementale Pauvreté – Précarité de l'hiver
1984. L'Association a ouvert le Foyer Jean Millot dans une ancienne gare désaffectée dans le quartier du Port du
Rhin. La structure a permis l'accueil de 25 personnes en situation d'urgence.
En 1986 s’y rajoute 10 places pour des personnes SDF cumulant des problématiques sociales et de santé : ce sera la
Résidence du Quai. Entre-temps le Foyer Jean Millot deviendra C.H.R.S. pour 27 places.
Suivent trois phases de rénovation de 1996 à 2001 dans le but de rendre habitable les locaux.
Ø En 1998 l’Abbé Pierre inaugure ces locaux, qui connaitront également la tempête de 1999 qui emporte une partie
du toit.
1989 Dès le vote de la Loi instituant le Revenu Minimum d'Insertion, l'Association Horizon Amitié a demandé son
agrément comme bureau instructeur des dossiers RMI. L'Antenne RMI a ouvert ses portes au 1, rue St Guillaume en
février 1989.
1993 Dans le cadre de la loi Besson et pour faire face au déficit important de logements sociaux dans les communes
rurales, l'Association décide d'acquérir un immeuble à Hochfelden. Après rénovation de l'ancienne gendarmerie de
Hochfelden, 13 appartements furent disponibles ; 6 logements proposés aux anciens locataires et 7 appartements
attribués en lien avec les Services Sociaux de la Ville.
 Le Service d'Accompagnement Social Lié au logement (A.S.L.L.) a été créé en 1993 dans le cadre du
Fonds de Solidarité au Logement également instauré par la Loi Besson.
 L'Accueil Koenigshoffen a été ouvert le 15 novembre 1993 et géré au départ par Horizon Amitié dans le
cadre d'un collectif d'associations ; son objectif a toujours été d'accueillir une population sans domicile ou
en errance qui ne trouve pas de lieu pour dormir et se restaurer.
1997 L'Association Horizon Amitié a repris les activités de l'Association Printemps 95 et les a réunies à celles de l'Action Sans-Abri créée en 1990 : le tout est rebaptisé Accueil Printemps. Situé au centre ville, dans le quartier de la
gare, il offrait le petit déjeuner (jusqu’en mai 2007), propose des animations, oriente et accompagne les personnes
sans abri présentes sur la ville de Strasbourg.
1998 Madame Odile REUMAUX est élue Présidente de l'Association, le Pasteur Jean CHAUMIEN, ayant souhaité être
remplacé.
2000 La structure d'Accueil et d'Hébergement Provisoire pour Familles (AHPF) déboutées du droit d'asile fonctionne
depuis le 1er décembre 2000. Elle s'adresse à des familles en situation de demande d'asile qui ont fait l'objet d'au
moins 2 refus ou des rejets d'asile territorial lorsque les procédures d'appel sont en cours.
2001 Monsieur Michaël SCHMIDT est élu Président en septembre 2001.
2002 ouverture de la Résidence sociale (agréée en décembre 2003) Maison Relais ETAPE, le 10 octobre 2002, à Mundolsheim, dans l’ancien foyer des agents de conduite de la SNCF; réhabilité, elle accueille depuis 2007 vingt-quatre
personnes en 22 logements en vue de favoriser leur autonomie.
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2003 Le 1er janvier 2003, l'Association Horizon Amitié a obtenu l'agrément pour un Chantier d'Insertion baptisé
"SOLIBAT" ; il accueille 25 personnes en Contrat Emploi Solidarité. Le chantier d'insertion propose comme support
d'activité quatre situations de travail différentes : la mise en peinture et pose de papier peint, la manutention
(déménagement et emménagement), l'enlèvement de tags et de graffitis, le nettoyage des locaux. Le Chantier d'Insertion "SOLIBAT" reprend les activités de l'ULP et du Chantier d'Insertion Millot tout en les développant.
L'Association Horizon Amitié emménage son siège dans de nouveaux bureaux situés 36, rue du Général Offenstein à
Strasbourg.
2005 Extension du Chantier d’Insertion "SOLIBAT" sur Erstein avec création de 10 postes en contrats aidés. Le chantier d'insertion propose comme support d'activité la mise en peinture et pose de papier peint et l’entretien de la
voierie (Convention signée avec la Ville d’Erstein).
Création du site Internet : horizon-amitie.com.
2007 Le PARSA fait progresser certains établissements comme l’A.H.P.F. et l’Accueil Koenigshoffen qui deviennent
Hébergement de stabilisation ; l’Accueil Koenigshoffen passe de 21 à 35 places dont 21 en éclatées.
L’Accueil Printemps, accueil de jour, voit par contre ses moyens amputés mais se voit offrir pour 2008 un nouveau
départ avec un projet social largement remanié et orienté vers l’insertion ainsi que des nouveaux locaux pour début
2008.
En mars, L'Association Horizon Amitié, après avoir été sollicitée et après un travail juridique préalable en 2006, devient majoritaire dans l’association du Breitenweg à Erstein afin de préserver la résidence pour personnes âgées gérée par celle-ci et pour créer Le Courlis dans une partie de ces locaux.
2008 L'Association Horizon Amitié s’engage dans un G.C.S.M.S à égalité avec l’A.R.P pour créer Le Courlis a Erstein
qui a ouvert au public le 01/09/2008. Début mai, l’Accueil Printemps et l’Antenne RMI emménagent dans des locaux
neufs au 8, rue du Rempart à Strasbourg.
Fin octobre, le CHRS Millot emménage (provisoirement avant travaux) dans ses futurs locaux rue Thomas Mann à
Hautepierre, après un périple de quelques mois au Foyer M.F.A. suite à l’incendie rue de Lübeck.
À la même date, L'Association Horizon Amitié ouvre encore une nouvelle Maison Relais rue Thomas Mann.
2009 Les évènements majeurs :
- L’Antenne RMI est rebaptisée R.S.Avenir en relation avec l’évolution des missions dans le cadre du R.S.A.
- L’action de SOLIBAT s’étend avec la création de l’entité STI (Sous-traitance Industrielle) ; ceci implique de nouvelles activités (tri, recyclage des textiles, conditionnement,…) des nouveaux locaux adaptés rue Schertz et
l’embauche d’un directeur I.A.E.
- Les autres déménagements :
 Le CHRS Millot et la Maison Relais Thomas Mann ont définitivement emménagés dans les locaux réhabilités rue Thomas Mann fin octobre.
 L’Accueil Koenigshoffen emménage, provisoirement, rue de Lübeck en novembre dans l’espace laissé
vacant par le CHRS Millot, dans l’attente des nouveaux locaux route des Romains.
Création du Service Alternative pour accueillir et accompagner des personnes sous main de justice.
2010 Création du service Intermédiation Locative pour fournir l’accès au logement privé.
2011 :
- Emménagement du Foyer Prechter, Action Neuhof et En Aval au 34 rue Thomann aux cotés des services du
SARS / AHPF / FSL / Intermédiation Locative / HTA.
- En mai ouverture du service HTA (Hébergement Temporaire en Appartement) qui est un accueil d’urgence
pour des familles demandeurs d’asile en logement.
- Espace 16 : Camping social pour des familles d’Europe de l’Est via des caravanes.
2013 : L’association a réorganisé certaines de ces activités :
- Evolution du CHRS Millot et de l’Accueil Koenigshoffen vers 100 % d’hébergement en éclaté et nouveaux bureaux ; rendu les locaux 4, rue de Lübeck à la Ville de Strasbourg.
- Déménagement de l’Accueil des Deux Rives dans les locaux plus adaptés de Thomas Mann.
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L’ASSOCIATION
Depuis plus de 38 ans, l’Association a pour principe de mettre en œuvre des actions adaptées qui prennent en
compte les besoins réels des personnes en grande difficulté sociale, dans une logique de partenariat avec les
pouvoirs publics et les autres associations.
Plus que jamais, le but de l’Association Horizon Amitié est de faciliter aux personnes momentanément privées de travail, de toit ou de conditions de vie décente, leur insertion dans le société et la vie active, par tous
moyens moraux et matériels, y compris la création d’entreprise d’insertion. L’Association vise ainsi tout particulièrement les personnes sortant d’établissements hospitaliers, des ex-détenus, les étrangers, les réfugiés
politiques, les personnes en danger et tous ceux qui feront appel à elle, sans référence politique ou confessionnelle. (Article II des statuts)
La raison d’être de l’Association est de pouvoir aider les usagers, et de pouvoir les rendre acteurs de
leur réinsertion. Pour ce faire, la loi du 2 janvier 2002, fait le point sur les droits des usagers :
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Respect de la dignité de la personne, revaloriser et redonner confiance aux personnes accueillies.
Droit à une vie familiale (la famille était scindée par le passé), favoriser l’émergence du lien social, en
permettant à chaque personne de s’inscrire dans un réseau relationnel.
Accès aux informations pour l’usager.
Participation de la personne au projet de réinsertion, lui permettre d’avoir les moyens "d'exister" au
lieu de seulement "survivre".
Droit à une information sur ses droits fondamentaux, aider chaque personne à assumer au mieux ses
responsabilités, dans le respect de ses droits et l’obligation de ses devoirs.
Outils de la loi, maintenir des perspectives d’évolution pour toutes les personnes
Livret d’accueil (modalité d’accueil), charte sur les droits et libertés de la personne, règle de fonctionnement, contrat de séjour.
Conseil de Vie Sociale (vie du centre d’hébergement), projet de service, afin de redonner des espaces
d’expression aux personnes, en leur permettant notamment de parler de leurs besoins et d’exprimer
leurs différences.
Les membres du Conseil
D’Administration :
Michaël SCHMIDT
Président
Laurent BONNORD
Vice Président
Jean Paul SCHNEIDER
Trésorier
Jean Michel ZIMMERMANN
Secrétaire
Horizon Amitié est une association à but non lucratif, régie par les
lois en vigueur en matière d’association, notamment les articles 21
à 79 du Code Civil Local.
Elle est enregistrée au registre des Associations du Tribunal d’Intance de Strasbourg, au Volume XXXIII-Fol n°78.
Elle a été créée le 18/12/1973.
Sa durée est illimitée.
Aurore GARNIER
Secrétaire Adjointe
Jean CHAUMIEN
Président Fondateur
Membre d'Honneur
Jean Marie CALYDON
Membre
André RODEGHIERO
Membre
5
L’ASSOCIATION
Les chiffres de l'association en 2013
40 ans d’activité
8 membres actifs au sein du Conseil d’Administration
De 700 à 800 personnes bénéficiant d’un accompagnement social quotidien
20 établissements et actions spécifiques
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3 CHRS
2 hébergement de stabilisation
1 hébergement demandeur d’asile
2 accueils de jour
2 maison relais
2 structures hivernales
En aval
Action Neuhof
Accueil Des Deux Rives
2 services d’action sociale liée au logement
1 chantier d’insertion
1 Service Alternative - SPIP
Espace 16
Fin 2013, 144 salariés travaillaient dans l’association.
Nombre de places
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37 places au CHRS Jean Millot
25 logements au CHRS SARS (80 personnes)
20 places au CHRS Prechter
35 places à l’Accueil Koenigshoffen
24 places à la Maison Relais l’Etape
22 places à la Maison Relais Thomas Mann
17 places à l’Accueil Des Deux Rives
16 logements à l’AHPF (60 personnes)
10 logements Action Neuhof
10 logements En Aval
6 places SPIP
Espace 16 (environ 150 personnes)
80 à 100 personnes accueillies par jour à l’Accueil Printemps
141 personnes disposant d’une adresse postale à RSAvenir
13 logements à vocation sociale en zone rurale et 1 sur la CUS
45 postes de travail en contrats aidés sur la CUS au Chantier d’Insertion "SOLIBAT"
12 postes de travail en contrats aidés sur Erstein au Chantier d’Insertion "SOLIBAT"
37 mesures FSL
6 bailleurs sociaux partenaires réguliers de l’association
Une dizaine de bailleurs privés accordent leur confiance à l’association
6
L’ASSOCIATION
L'Association Horizon Amitié accueille ou assure l'accompagnement social pour plus de 550 personnes par jour; son budget est constitué de dotations financières et de subventions de l'Etat,
des Collectivités Départementales et Locales (DDCS, DDE, la Ville de Strasbourg, la CUS, le Conseil
Général, le PLIE-FSE, …) et de dons privés.
Acheter un lot de 7 cartes ou une sérigraphie numérotée et signée par TOMI UNGERER créées
spécialement pour les 30 ans de l'Association (modèle ci-dessous), faire des dons de meubles,
d'habits, de livres ou d'argent ou tout simplement devenir bénévole ou membre, permet d'aider efficacement les nombreuses personnes en difficulté et d'élaborer de nouveaux projets en
leur faveur.
Il s’agit là d’un geste de solidarité envers les plus démunis que l'Association Horizon Amitié apprécie grandement.
POINT DE VENTE :
PRIX DE VENTE :
HORIZON AMITIÉ
SIÈGE ADMINISTRATIF
36 RUE DU GÉNÉRAL
OFFENSTEIN
67100 STRASBOURG
LE LOT DE 7 CARTES
12 EUROS
LA SÉRIGRAPHIE
NUMÉROTÉE ET SIGNÉE
80 EUROS
7
ORGANIGRAMME DE L’ASSOCIATION
8
—Maison Relais Thomas Mann
Horaire d’ouverture : Du lundi au vendredi de9h00 à 17h00
6, rue du Dépôt
67450 MUNDOLSHEIM
Tél : 03 88 18 18 28 Fax : 03 88 18 11 45
Mail : [email protected]
SOLIBAT SIAE - ERSTEIN
Mail : [email protected]
Adresse
Chef de service : M. Saïd DEBBIH
Portable : 06 80 60 88 07
Mail : [email protected]
50, rue de Soultz - 67000 Strasbourg
Tél : 03 88 44 20 25
Service « Hébergement - Bilan social Réorientation »
Espace 16
2, rue d’Alger - 67000 STRASBOURG
Chef de service : M. Philippe BERRIER
Portable : 06 30 10 75 97
Mail : [email protected]
Adresse
CHRS Jean Millot
Tél : 03 88 61 01 63 Fax : 03 88 30 24 59
Mail : [email protected]
16, rue du Rempart - 67000 STRASBOURG
Tél/Fax : 03 88 27 37 45
Mail : [email protected]
Chef de service : Mme Stefania ANGIONI
Portable : 06 63 68 73 81
Chef de service : Mme Marie-Noëlle LORENTZ
Portable : 06 76 57 64 06
Mail : [email protected]
Directrice Adjointe : Mme Amina BOUCHRA
Mail : [email protected]
8, rue du Rempart - 67000 STRASBOURG
Tél : 03 88 61 01 66 Fax : 03 88 30 24 59
Mail : [email protected]
—Accueil Koenigshoffen
Chef de service : Mme Katia GUERACAGUE
Mail : [email protected]
—RSAvenir
Tél : 03 88 60 43 45 Fax : 03 88 60 81 19
Mail : [email protected]
Horaire d’ouverture :
Du lundi au vendredi de 8h30 à 12h30
les après-midi sur rdv.
Directrice Adjointe : Mme Amina BOUCHRA
Portable : 06 79 81 26 21
Mail : [email protected]
Adresse
Horaire d’ouverture : Ouverture de 9h00 à 17h00
Du lundi au vendredi
34, rue Thomann - 67000 STRASBOURG
Tél : 03 88 76 41 76 Fax : 03 88 22 20 87
—CHRS Prechter / En Aval / Action Neuhof
Tél : 03 90 41 17 25 Fax : 03 88 22 20 87
Mail : [email protected]
Mail : [email protected]
Mail : [email protected]
—CHRS SARS / AHPF / Service Alternative
Mail : [email protected]
—Accueil Printemps
Tél : 03 88 32 06 32 Fax : 03 88 32 03 79
Mail : [email protected]
6, rue des Sœurs - 67150 ERSTEIN
Tél/Fax : 03 88 98 81 65
Mail : [email protected]
34, rue Thomann - 67000 STRASBOURG
Chef de service : Mme Stefania ANGIONI
Tél : 03 88 76 41 76 Fax : 03 88 22 20 87
Portable : 06 63 68 73 81
Mail : [email protected]
Maison Relais l’ETAPE
12, rue Thomas Mann - 67200 STRASBOURG
Directrice Adjointe : Mme Amina BOUCHRA
Portable : 06 79 81 26 21
Mail : [email protected]
Adresse
Adresse
Mail : [email protected]
Horaire d’ouverture : Ouvert 24H/24H
—
HTA
—Intermédiation Locative
Mail : [email protected]
Mail : [email protected]
Tél : 03 88 60 13 13 Fax : 03 88 60 19 17
Mail : [email protected]
Accueil des Deux Rives
—
Horaire d’ouverture : Accueil de 9h00 à 17h00
Permanence 7j/7 de 8h00 à 22h00
Service FSL
Directeur Général : M. Daniel BAUMGARTNER
[email protected]
Cadre Administratif : Mme Marie-Paz SEGURA
[email protected]
SOLIBAT SIAE - CUS
36, rue du Général Offenstein
67100 STRASBOURG
Tél : 03 90 40 49 49 Fax : 03 88 79 98 01
2, rue d’Alger - 67000 Strasbourg
Tél : 03 88 61 52 78 Fax : 03 88 34 33 85
Mail : [email protected]
Directeur Adjoint : M. Jean-Marc RAYMOND
PÔLE S.I.A.E
LES STRUCTURES DE L’ASSOCIATION
SIEGE ADMINISTRATIF
Tél : 03 88 27 11 52 Fax : 03 88 60 19 17
Mail : [email protected]
9
SIEGE
SOCIAL
36 rue du Général Offenstein
67100 STRASBOURG
Tél : 03 90 40 49 49
Fax : 03 88 79 98 01
Mail : [email protected]
10
ORGANIGRAMME DU SIEGE
11
SIEGE SOCIAL
Installé au 36, rue du Général Offenstein, le siège administratif peut être considéré comme le pouls des
activités de l’Association Horizon Amitié.
Doté d’outils modernes et adaptés à ses tâches, notamment en matière informatique, il est à même de
répondre aux besoins administratifs, de gestion budgétaire et comptable et de gestion des ressources humaines (paye, contrats…).
Ce cœur de gestion de l'association Horizon Amitié vaut plus que tout autre par la qualité et les compétences réunies au sein de cette équipe sur laquelle peut s’appuyer le Directeur et le Conseil d’Administration ; par lui transite pour un traitement adapté, en dehors de tout ce qui concerne la prise en charge quotidienne des publics dans nos établissements, toutes informations, documents et décisions assurant une
bonne gestion interne et les relations externes avec nos financeurs et tous nos partenaires au niveau institutionnel. Il doit souvent répondre à des sollicitations diverses sans attendre, pour avant-hier, tout en préservant la pertinence et la qualité de la réponse à apporter.
Il nous reste encore à rappeler, dans les grandes lignes, les activités spécifiques réparties en trois pôles :
Ressources humaines, Secrétariat, Comptabilité.
Pôle Ressources Humaines
Le nombre de salariés et l’articulation entre la paye et tous les autres
aspects de la gestion du personnel, du recrutement au départ du salarié, nous ont amené à choisir de traiter l’ensemble de la paye en
interne ; de plus, afin de mieux épauler le Directeur, il nous fallait
augmenter nos compétences en matière juridique, administrative et
de gestion des personnes.
Il fallait également coordonner les trois pôles administratifs. C’est la
responsabilité exercée par Madame Marie-Paz SEGURA sur un poste
de cadre administratif depuis 2005 ; elle est chargée de la réalisation
des payes, du suivi administratif et juridique (contrats de travail…..)
et de la coordination de l’équipe administrative en lien avec le Directeur ; Madame Marie-Paz SEGURA est secondée par Madame Corinne KERN-ZAHN dont le poste a pu être pérennisé grâce à la création
d’une nouvelle Maison Relais.
Le fait notable nous semble être le besoin de réactivité toujours plus important, notamment pour les
nombreux CDD des contrats d’insertion de SOLIBAT, résultat de toutes les fluctuations de la politique d’insertion par l’emploi : un jour arrêt des embauches, un autre, quelques jours pour embaucher plusieurs
salariés.
Par ailleurs, la veille juridique est devenue un aspect primordial pour la fonction employeur qu’assure l’association Horizon Amitié pour le nombre important de salariés qu’elle emploie.
12
Pôle Secrétariat
Le pôle secrétariat englobant des missions diverses et variées, est
tenu depuis 2010 par Madame Laetitia SCHUTZ.
Il assure l’accueil physique (salariés, fournisseurs….) et téléphonique pour le siège administratif et en particulier pour le directeur,
son planning et prises de rendez-vous, la transmission des messages, les relations avec les financeurs et partenaires, les membres
du Conseil d’Administration, la préparation des réunions, la mise
au net des comptes-rendus….
Le secrétariat assure le traitement de tous les dossiers importants en lien avec le Directeur et le cadre administratif (conventions, budgets, statistiques, courriers….) ainsi que le courrier. Il assure également la
centralisation des commandes et achats, le suivi des fournisseurs, le paiement des factures en lien avec la
comptabilité ainsi que tous les contrats d’assurance et de maintenance, la gestion administrative des locaux (baux….).
Plus ponctuellement, le secrétariat assure l’organisation des tâches administratives autour de la tenue de
l’Assemblée Générale annuelle (convocations….) ainsi que du rapport d’activité annuel, travail oh combien
important.
Pôle Comptabilité
La comptabilité est tenue par notre comptable Monsieur David
STIEFEL tout au long de l’année.
Pour faire face à l’accroissement de l’activité, Madame
Pascale ZIMMERMANN renforce le pôle par son mi-temps depuis 2009 et Madame Aurélie LUDWIG a rejoint ce pôle dans le
cadre d’un contrat aidé (emplois d’avenir) à temps plein pour
une durée de 2 ans. La fonction de tuteur est assurée par Mme
Marie-Paz SEGURA en lien avec la mission locale.
Seule l’édition finale des bilans et comptes de résultat est réalisée par le Cabinet KMPG. Il est chargé de la
comptabilisation régulière des écritures, de l’édition de situation par établissements en lien étroit avec le
pôle Ressources Humaines, le Secrétariat et le Directeur. Le comptable prépare également les documents
budgétaires (charges, produits, charges salariales….) entrant dans nos dossiers de demandes de financement.
Le Cabinet SECAL assure la mission de Commissaire aux Comptes pour l’Association.
Perspectives
L’objectif général est de rester dans une dynamique constante d’amélioration du service administratif et
du suivi financier alors que nous sommes de plus en plus sollicités par nos partenaires pour une collecte et
transmission de données variables et hétéroclites dans des délais courts, ce qui nous fait brasser de plus
en plus de "documents" malgré une informatisation de plus en plus poussée.
13
PÔLE ACCUEIL,
HÉBERGEMENT ET
INSERTION
Les centres
d’hébergement et de
réinsertion sociale
14
CHRS
SARS
34 rue Thomann
67000 STRASBOURG
Tél : 03 88 76 41 76
Fax : 03 88 22 20 87
Mail : [email protected]
15
ORGANIGRAMME DU SARS
16
CHRS SARS
Créé en 1978, le SARS accueille des familles connaissant de graves difficultés, mais suffisamment autonomes pour occuper un appartement individuel et dont la situation requiert une démarche d’accompagnement social personnalisé. Le service a une capacité d’accueil de 80 personnes. Les familles sont hébergées dans des appartements répartis sur l’ensemble du département du Bas Rhin.
L’activité du SARS en chiffres
Nous avons réalisé 31832 sur 29200 prévues soit un taux d’occupation au 31 décembre 2013 qui était à
109 %.
Année
Nombre de familles accueillies
2011
2012
33
Nombre de personnes accueillies
2013
32
28
100
125
Nombre de familles admises
13
12
5
Nombre de personnes admises
41
61
28
Nombre de familles sorties
13
13
10
41
46
1
3,4
2
4,8
4
4,5
20 mois
108%
17 mois
100%
22 mois
109%
Nombre de personnes sorties
Nb de glissement de bail
Taille moyenne des familles
Durée moyenne de séjour
Taux d’occupation
Aussi, malgré notre précaution de maintenir l’activité à un taux d’occupation de 100 % nous n’avons pas
réussi à la faire stabiliser. Les raisons sont multiples. Mais il reste que la raison principale est l’accès à un
logement qui corresponde aux besoins des familles.
En effet, nous accueillons bien des familles nombreuses que nous accompagnons jusqu’à ce qu’elles
soient prêtes à sortir, mais pour trouver un logement adapté à leur composition familiale cela s’avère de
plus en plus difficile.
Il est à rappeler que la taille moyenne des ménages accueillis au SARS est de presque 5 personnes (4,5) un
chiffre qui reste important même s’il est stable par rapport à l’année dernière… cependant les ménages
composés de 5 à 10 personnes susceptibles de loger dans un T5, T6 à T10 constituent 36 % des ménages
accueillis. Il en est résulté un nombre croissant de familles prêtes à sortir ou censées quitter le service, et
qui restent en attente d’un logement adapté. Cette attente peut aller de 6 mois à 1 an, voire plus.
17
L’autre difficulté reste aussi le refus par certains de nos usagers des propositions de glissement de bail et
parfois des attributions de logements dans des quartiers réputés difficiles. En attente du logement rêvé ils
sont très réticents à accepter la première proposition qui se présente. Pour d’autres familles par contre la
difficulté est de préparer leur sortie. Une fois le logement attribué il faut encore réunir les moyens en
électroménager et meubles, pour emménager dans le nouveau logement, ce qui pour certaines familles
demande du temps mais aussi des moyens qu’elles n’ont pas toujours.
Entrées et sorties et durée moyenne de séjour :
Le SARS a admis 5 ménages un chiffre moins important par rapport aux années précédentes. Le nombre
de personnes admises était de 28 personnes dont 3 naissances et 1 rapprochement familial.
Le nombre des sorties était de 10 ménages. Soit 46 personnes dont 26 mineurs. Parmi ces sorties nous
avons relevé un éloignement d’un jeune dans une famille d’accueil, un autre qui a quitté sa famille, et un
parent incarcéré. Pour le reste des ménages nous comptons quatre attributions de logements et quatre
glissements de bail. Une orientation vers le service AHPF, et un retour d’une jeune femme seule avec enfants dans sa famille.
La durée de séjour des familles est variable selon leur typologie et leur capacité à se mobiliser sur leur
projet de relogement.
La durée moyenne de séjour cette année était de 22 mois, en augmentation par rapport aux années précédentes mais vu le nombre de relogements cela reste un taux acceptable.
Situation de l’hébergement des ménages à l’entrée :
Depuis 2010, les ménages sont tous orientés par le SIAO. Ils proviennent de divers dispositifs : urgence,
stabilisation, plan hivernal, CADA après leur régularisation,… certaines familles étaient à la rue.
Les plus représentées des familles accueillies restent néanmoins les familles expulsées de leur logement
pour impayés de loyers : elles constituent 28 % de l’effectif. Les ménages qui étaient dans les accueils
d’urgence ou hébergés par le 115 constituent 11%, le même pourcentage que les ménages ayant été hébergés dans le cadre du plan hivernal ou restés à la rue.
Les autres nous viennent en partie de la stabilisation ou ont été hébergés par un tiers, respectivement
14% et 18%.
18
Situation (hébergement) des ménages SARS à l'entrée
Stab, FJT, Intermed
115/urgence
Plan Hivernal
CADA
Expulsion
Rue, caravane, squat
Tiers
Nombre
4
3
3
2
8
3
5
Total
28
%
14%
11%
11%
7%
28%
11%
18%
100%
L’âge des personnes accueillies :
Selon l’âge, les tranches les plus représentées parmi les personnes adultes accueillies sont les 26-35 et 3655 ans avec 29 % de l’effectif. Parmi les mineurs les plus nombreux sont les 0-12 ans avec une représentation plus importante de la tranche d’âge des 6-12 ans qui est de 24%.
Age des personnes accueillis au SARS
Nombre
%
56- 60 ans
3
2%
36-55 ans
17
14%
26-35 ans
19
15%
18-25 ans
14
11%
13-18 ans
15
11%
6-12 ans
29
24%
28
125
23%
100%
0-5ans
Total
Composition des ménages accueillis au SARS :
Composition
Nombre
de ménages
Nombre
de personnes
%
C
1
2
3.5%
C+1
2
6
7%
C+2
6
24
21%
C+3
4
20
15%
C+4
3
18
11%
C+8
1
10
3.5%
FS+2
3
9
11%
FS+3
5
20
18%
FS+5
1 6
FS+6
1
7
3.5%
HS+2
1
3
3.5%
Total
28
125
100%
3.5%
C : Couple ; FS : Femme seule ; HS : Homme seul
Pour cette année le SARS a accueilli 125
personnes différentes (53 adultes et 72
enfants), soit 28 ménages.
Les ménages les plus représentés sont
en particulier les couples avec enfants
avec 57%. Les familles monoparentales
notamment les femmes seules avec
enfants constituent 36%.
Nous avons accueilli aussi un homme
seul avec 2 enfants (soit 3,5 %) et un
couple sans enfants (3,5 %).
19
L’accompagnement vers l’emploi
Un des axes majeurs du projet individuel d’insertion.
La proportion de personnes accompagnées vers l’emploi au SARS était de 41 % et parmi l’ensemble des
personnes accueillies 39 % ont exercé un emploi au cours de l’année 2013.
Les personnes accompagnées aux formations au SARS étaient de 20%.
Enfin nous soulignerons qu’un cinquième des personnes en situation d’emploi l’ont été sous le statut
d’entrepreneur. Cette situation concerne majoritairement des ressortissants roumains conditionnés par
un accès restreint et règlementé au marché de l’emploi en France.
Personnes
ayant
travaillé
dans
l'année
dont
En
insertion
dont
entrepreneur
Personnes
accompagnées par le
service en
recherche
d'emploi
SARS
39%
28%
11%
41%
20%
7%
Nb pers
18
5
2
19
9
3
Personnes Personnes
en
en cours
formation
de
dans
français
l'année
hors FLE
Nos partenaires pour la formation et l’emploi sont Pôle Emploi ; Missions locales et Relais Emploi ; Cap
emploi ; Entreprises d’insertion ; Organismes dispensant des cours de français prescrits ou non (A.N.E.F.,
C.P.C.V., Contact et Promotion, centres socio-culturels, etc….)
L’accompagnement pour la gestion du budget
Parmi nos missions est celle d’accueillir les familles et de les aider à retrouver leur autonomie et notamment face à la gestion de l’argent. Nous insistons sur l’idée de responsabiliser le public accueilli en demandant aux familles dont les ressources le permettent de payer une participation financière à l’hébergement.
20
Ce travail de priorisation de la participation à l’hébergement prend du temps : la plupart des familles n’ont
jamais fait du loyer une priorité. Ils sont 29 % à avoir des dettes locatives, 11% à avoir une mesure de
protection liée au budget (mises sous curatelles ou des Mesures d’Accompagnement Social Personnalisé
avec Gestion (MASP)..), et 25 % qui ont des dossiers de surendettement en cours.
Nous observons que 46 % des ménages ont des difficultés dans la gestion de leur budget.
Des dettes de loyer qui s’accumulent, une surconsommation au-delà des moyens financiers possibles, ou
une vie au jour le jour sans aucune prévision. A cela s’ajoutent, pour certains, des problèmes de dépendance (alcool, toxicomanie, jeux etc.) où il n’y plus ou très peu de maîtrise de soi et qui entraînent une
incapacité à se restreindre financièrement.
SARS
Nombre ménages
Ménage avec
problème
budgétaire
Ménage avec
dette locative
Ménage avec
mesure de
protection liée
au budget
Ménage avec
dossier de
surendettement en
cours
46%
29%
11%
25%
13
8
3
7
Nos partenaires sont : les Services de surendettement de la Banque de France, C.A.F., C.R.E.S.U.S.,
U.D.A.F., A.R.S.E.A., Services des impôts ; Associations caritatives (colis alimentaires et aides financières
ponctuelles), R.S.Avenir.
L’accompagnement aux soins
Pour donner une idée de l’étendue des besoins d’accompagnement aux soins des ménages accueillis au
SARS nous avons fait le choix de répertorier les problèmes de santé rencontrés en plusieurs catégories ;
les problèmes physiques exprimés par les personnes, les handicaps physiques et/ou mentaux, les addictions exprimées par les personnes, les troubles psychiatriques diagnostiqués, les souffrances psychiques
exprimées et les hospitalisations avec nuitées (hors naissances).
Les problèmes de santé physiques exprimés :
Sur les 125 personnes du S.A.R.S., 17 % expriment des troubles de santé physiques.
Ces divers troubles physiques entraînent souvent un suivi médical important, une prise de traitement, voire des besoins en matériel médical peu ou pas du tout remboursé.
Pour les personnes, ces troubles freinent parfois l’accès à l’emploi car ils entrainent des restrictions
contraignantes (port de charges lourdes, station debout, ….) et requièrent quelques fois une Reconnaissance de la Qualité de Travailleur Handicapé par la M.D.P.H.
Les handicaps physiques et/ou mentaux :
Certaines personnes présentent un handicap physique, mental ou les deux.
Les ménages concernés représentent 3 % au S.A.R.S.
Ces handicaps posent souvent un problème au niveau de l’hébergement et du relogement. En effet, les
appartements proposés par le service ou les bailleurs lorsque les personnes sont sortantes, ne sont pas
toujours adaptés aux problèmes d’handicaps rencontrés (appartements dans les étages sans ascenseur,
passages des portes trop étroits pour les fauteuils roulants, accessibilité aux sanitaires, etc…).
21
Les troubles psychiatriques diagnostiqués :
Seules 1% des personnes sont concernées au S.A.R.S.
Les addictions exprimées :
Les problèmes d’addiction ne sont pas toujours clairement exprimés par les personnes accompagnées.
Elles tentent parfois de les cacher ou sont dans le déni de ces problèmes. Nous accompagnons pour des
soins 3 % des ménages qui ont exprimé clairement un besoin d’accompagnement.
Nous avons relevé que 3% des personnes au S.A.R.S. et 1% à l’A.H.P.F. expriment clairement leur addiction.
Les troubles psychiatriques diagnostiqués :
Seules 1% des personnes sont concernées au S.A.R.S.
Les souffrances psychiques exprimées :
Elles sont de 10 % au S.A.R.S. Ces souffrances ont une incidence sur la vie quotidienne des personnes et
s’expriment sous différentes formes (dépression, anxiété, stress, insomnies, perte de l’estime de soi,
etc…). Elles sont liées à des parcours de vie difficiles, des situations de rupture (séparations, divorce, perte
d’un emploi ou du logement…).
Accompagnement à l’accès aux droits et démarches administratives
Situation du
point de vue
du séjour
SARS
Nombre de
personne
personnes
personnes
ayant
personnes en
ayant
obtenu une
demande de essuyé un
réponse
régularisation
refus
positive
9%
4%
8%
4
2
4
4 ménages sur 28 dont les
enfants ne sont pas reconnus
par la CAF
L’ouverture de droits et les démarches administratives sont aussi une de nos principales missions.
Au-delà des démarches habituelles pour l’accès au droit commun, nous avons été confrontés cette année
au SARS à certaines situations de ménages qui avaient des récépissés les autorisant à travailler au moment de l’admission en CHRS mais qui ensuite ont été rattrapés par des procédures remettant en cause
leur statut. Ils étaient 9 % a avoir été en demande de régularisation, et 4% ont essuyé un premier refus de
régularisation.
Nos partenaires pour les questions administratives, Centre administratif et mairies de quartier, Préfecture,
O.F.I.I., Point Solidarité, Avocats, Associations de soutien aux demandeurs d’asile (C.A.S.A.S., CIMADE…
22
L’accompagnement et le soutien à la parentalité
SARS
Enfants
Enfant bénéficiant
d’une mesure
A.E.D ou A.E.M.O
15
19%
Enfants placés
4
5%
Nombre de ménage s bénéficiant d’un soutien à la
parentalité
11
39%
L’admission dans notre CHRS est l’aboutissement d’un parcours difficile, caractérisé, selon les familles, par
une enfance en institution, des ruptures familiales et conjugales, des conduites addictives, des périodes
d’incarcération, de prostitution, de très grande pauvreté, d’absence d’insertion professionnelle ou un exil
plus ou moins récent.
C’est donc dans un contexte difficile et compliqué que naissent et grandissent les enfants des familles que
nous accompagnons. Les visites à domicile sont pour nous un outil de travail indispensable, qui nous permet de connaître davantage les familles et d’observer les difficultés pour certains parents à maintenir un
cadre sain et structurant pour leurs enfants.
D’une manière générale, nos notions de danger ou de sécurité pour un enfant sont souvent en décalage
avec les familles.
En 2013, 15 familles bénéficiaient d’une Aide Educative à Domicile (AED) ou d’une Action Educative en
Milieu Ouvert (AEMO) soit19% . L’AED se fait à la demande des parents alors que l’AEMO est une mesure
judiciaire ordonnée par le Juge des Enfants. Le nombre d’enfants placés était de 4. Et le nombre de ménages bénéficiant d’un soutien à la parentalité étaient au nombre de 11 soit 39%.
Selon les familles, il est plus ou moins facile d’aborder les difficultés éducatives. Certains parents inscrivent l’éducation dans un registre très privé, dans le but de préserver leur intimité familiale. D’autres n’ont
pas les ressources psychologiques pour remettre en question l’éducation qu’ils donnent et inéluctablement celle qu’on leur a transmise. D’autres parlent spontanément de leurs difficultés éducatives : ils viennent clairement chercher de l’aide auprès de nous. Dans tous les cas nous cherchons à favoriser autant
que possible le maintien des liens familiaux.
Nos partenaires : S.P.M./S.P.E, Services de maternité et de pédiatrie ; P.M.I., pédiatres, médecins ; Crèches, multi-accueil, L.A.P.E., écoles ; Service social des hôpitaux, du secteur et des écoles ; C.M.S. et
U.T.A.M.S.
ACTIONS EN 2013
En 2013, nous avons mis à jour différents outils relatifs à la loi 2002-2 :



Le projet d’établissement
Le livret d’accueil
Le contrat de séjour et le règlement de fonctionnement
Par ailleurs l’équipe s’est bien investie pour créer un nouveau livret d’accueil
pour le SARS et l’AHPF. Et le projet pédagogique a été réactualisé.
23
Groupe d’expression des usagers
Face à l’absence de mobilisation de la part des personnes accueillies, notre service n’avait pas organisé de
CVS depuis quelques années. Mais l’année 2013 fut pour l’équipe l’occasion de proposer à nouveau, comme la loi nous y oblige, un CVS sous forme de groupe d’expression des personnes accueillies.
Nous avons proposé un « groupe d’expression des usagers ». Un CVS a eu lieu en décembre et invité l’ensemble des personnes prises en charge par nos deux services, 8 personnes sur 35 familles en décembre.
Huit personnes ont répondu positivement à l’invitation et nous avons pu leur soumettre le règlement de
fonctionnement actualisé qui a été validé à l’unanimité.
Un compte-rendu de ce CVS de cette réunion a été rédigé et remis à toutes les familles des services SARS
et AHPF.
Les actions collectives
Quelques manifestations ont pu être proposées aux familles de nos services :
 La journée de la femme le 07.03.2013 au centre Socio-Culturel Victor SCHOELCHER de Cronenbourg
avec participation à l’atelier « relooking » proposé par REDECOM.
 Un pique-nique au château du Haut-Koenigsbourg le 31.01.2013.
 La participation au concert de Maurane le 21.11.2013 par le biais de notre adhé-
sion à l’Association Tôt ou t’Art.
 La fête de Noël le 18.12.2013 sous forme de goûter avec l’intervention d’une
conteuse professionnelle.
La Formation de l’équipe
Soucieuse de mettre à jour ses connaissances et d’en acquérir de nouvelles, notre équipe a participé à des
séances d’information et des groupes de réflexion dans le cadre de la formation continue :
 Recyclage Sauveteur Secouriste au Travail
 « Lutte contre la précarité énergétique », CODELICO,
 « Loi relative aux soins psychiatriques sans consentement », CODELICO
 Rencontres thématiques à la BOBINE sur le thème de « l’accompagnement des parents en situation
d’addiction»
 Formation à l’accompagnement des stagiaires.
La supervision
L’équipe des travailleurs sociaux bénéficie de séances mensuelles de supervision et d’analyse des pratiques avec une psychologue extérieure à l’association.
24
NOS PERSPECTIVES POUR 2014
 Travailler sur l’accès à la culture, au sport et aux loisirs.
Pour ce faire, nous allons développer davantage notre partenariat avec Tôt ou t’Art qui, par le biais de
son site internet, nous permet d’accéder à une tarification très avantageuse pour notre public concernant
de nombreux spectacles, concerts, opéras, manifestations sportives etc.
 Développer nos contacts avec les centres socio-culturels des quartiers où sont logés nos hébergés et
les inciter à participer aux activités proposées.
 Tendre vers l’organisation régulière de réunions du groupe d’expression en mobilisant le plus grand
nombre d’usagers pour la participation à ces groupes.
 Reprendre l’organisation d’ateliers cuisine qui ont bien fonctionnés par le passé en partenariat cette
fois-ci- avec la banque alimentaire en mettant d’avantage l’accent sur l’équilibre alimentaire.
 Renforcer le réseau de partenariat avec les bailleurs sociaux en l’élargissant au plus grand nombre
afin d’augmenter l’opportunité pour nos usagers d’accéder le plus rapidement possible à un logement
autonome.
 Continuer le travail de partenariat avec le service de l’Accord Collectif Départemental en améliorant
le suivi et l’échange sur les demandes.
25
CHRS
JEAN MILLOT
2 rue d’Alger
67000 STRASBOURG
Tél : 03 88 61 01 63
Fax : 03 88 30 24 59
Mail : [email protected]
26
ORGANIGRAMME DU CHRS JEAN MILLOT
27
JEAN MILLOT
Le CHRS Millot est un Centre d’Hébergement et de Réinsertion Sociale ayant pour but d’héberger, en vue de leur
insertion ou de leur réinsertion sociale et professionnelle,
les personnes qui connaissent de graves difficultés, notamment de santé, économiques, familiales, de logement,
d’insertion, en vue de les aider à accéder ou à retrouver
leur autonomie personnelle et sociale.
A la mi-septembre 2013, le CHRS Millot a vu son mode de fonctionnement changer. L’hébergement semi
collectif, jusqu’alors scindé pour une part en collectif au 12, rue Thomas Mann, et d’autre part en appartement, est passé entièrement en appartement partagé, plaçant de fait les personnes en situation d’autonomie.
La particularité du CHRS est de travailler avec des échéances temporelles marquées par la prise en charge.
L’ensemble des points sur lequel nous devons travailler avec la personne est très vaste, certains peuvent
n’avoir besoin d’agir que sur l’un ou l’autre de ces sujets, quand d’autres cumulent les difficultés.
La temporalité de la prise en charge en sera donc différente.
A ce moment là, le temps devient l’un de nos outils de travail, à utiliser avec précaution. Quand on parle
de temps, on parle aussi de durée et de limite.
Limite de temps d’hébergement, personnalisée, sur laquelle nous devons nous appuyer pour réaliser, au
mieux pour la personne, l’accompagnement social global pour lequel nous sommes missionnés.
Mais chaque parcours est différent, parce que chaque personne l’est aussi et que le temps de l’un n’est
pas le temps de l’autre. Nous travaillons avec le temps certes, mais nous ne le maîtrisons pas et parfois il
peut nous échapper.
A nous de trouver des moments pour questionner à nouveau ce temps qui passe sans s’arrêter.
Sachant que la manière la plus simple de ne pas le subir, c’est d’anticiper.
28
Le CHRS Jean Millot a accueilli 49 personnes, dont un couple, au cours de l’année 2013 pour un taux d’occupation de 90%. L’année 2012 ce taux était de 94%, la baisse étant directement liée à notre passage en
tout éclaté à la mi-septembre. En effet, n’ayant pas eu notre quota optimum d’appartement dès le début
de notre nouvelle installation, il en résulte une légère diminution des accueils.
Tous nos accueils se font en lien direct avec le SIAO.
Le comparatif du premier paramètre est le reflet des éléments précédents en ce qui concerne la baisse du
nombre de journée d’hébergement, et le deuxième démontre une stabilité certaine avec une augmentation non représentative.
Stabilité du pourcentage d’accueil des
hommes (76% en 2012) et augmentation de celui des femmes (13% en
2012) sont les deux principales remarques de ce comparatif avec une très
nette baisse de l’accueil de couple
(11% en 2012).
A 19%, nous sommes un peu au-delà
du pourcentage de demande collectée
par le SIAO qui se situe, pour les femmes isolées, autour de 15%.
Durée de séjour des
sortants
12%
0 à 15 jours
88%
15 j à 6 mois
plus de 6 mois
Les durées de séjour des sortants de
l’année 2013 est en augmentation
pour la tranche allant au-delà de
6mois. La tension sur le marché économique, précarisant un peu plus notre
public, est sans doute directement liée
à cet état de fait.
Pour cette année, les sortants, au
nombre de 26, représentent un total
de 13 713 journées d’accueil pour un
séjour moyen de 527 jours. Une dizaine de situations ayant assez largement
dépassée les deux ans d’hébergement
viennent grever cette statistique.
29
Durée du séjour
La comparaison 2012 - 2013 met en exergue cet accroissement des durées d’accueil les plus longues. Si la
conjoncture économique est susceptible d’apporter une explication majeure sur un plan professionnel, la
multiplication des difficultés sociales et médicales (physiques et psychologiques), vient renforcer le symptôme.
Orienter notre public vers le logement, également une de nos missions, reste une gageure tant le parc
locatif est saturé et peu accessible au vu des revenus de nos hébergés.
Situation d’hébergement avant l’entrée CHRS
Particularité du CHRS Millot, le nombre identique d’entrée venant de la rue et de la prison. Si la première
paraît plus logique, la seconde tient essentiellement au fait que bon nombre de glissement ont été opérés
entre le CHRS et le Service Alternative, accueillant des Placements Extérieurs, d’une part, et d’autre part
le SPIP Urgence.
30
Age des personnes accueillis
Âge du public
8
16%
10
21%
18/25
26/45
31
63%
46/66
Si la tranche d’âge 26-45 ans constitue l’essentiel du public accueilli, les
deux extrêmes sont au coude à coude, sachant que peu de nos hébergés
ont un âge au-deçà de cinquante ans.
70%
60%
50%
40%
2012
30%
2013
Equilibre presque parfait entre ses
deux années, hormis une légère baisse
pour les plus âgés de nos hébergés.
20%
10%
0%
18 - 25 ans
4
8%
4
8%
4
8%
26 - 45 ans
46 - 66 ans
Niveau scolaire
5
11%
Primaire
Collège
15
31%
16
34%
Lycée
Bac et +
Illetré
Autres
Les niveaux sont partiellement représentatifs de la réalité, car les entrées
en collège ou lycée en restent très souvent au stade de l’ébauche et les abandons scolaires précoces ne permettent
pas d’aller au bout de ces cursus.
Nous sommes à nouveau devant le
constat d’une situation où le niveau
d’études peu élevé et le manque de
formation fragilisent encore un peu
plus le public que nous accueillons et
complexifient l’aspect professionnel de
notre accompagnement.
31
Origine géographique
80%
60%
40%
20%
0%
2012
2013
Les chiffres restent les mêmes
malgré la baisse du nombre de
personnes accueillies.
Ressources
Ressources à l'entrée
3
6%
9
19%
6
12%
0
0%
5
10%
Pôle emploi
Salaire
RSA
0
0%
26
53%
Retraite
AAH
Sans revenus
Le RSA est la principale source de revenus à l’entrée en CHRS, ceci étant
en lien avec la tranche d’âge la plus
représentée, celle des 26-45 ans.
Les sans revenus représentent 1/5ème
des arrivants, constitués de ceux qui,
pour des raisons administratives, ne
peuvent prétendre aux minimas sociaux et ceux trop désocialisés en rupture de ban.
Pas de personnes bénéficiaires de la
retraite car ce profil ne correspond
pas aux critères d’accueil en CHRS.
Les 18-25 ans, comme à chaque fois,
composent l’essentiel du groupe des
« sans revenus ».
La participation financière à l’hébergement est de 15% des revenus de la personne.
Le travail sur la gestion du budget est à reprendre régulièrement. Il est parfois difficile, ce travail, quand la
personne ne nous laisse pas la possibilité de l’entreprendre avec elle.
Effectivement, quand on aborde le sujet, les réticences sont nombreuses, surtout quand les revenus sont
minimaux. Et, c’est le cas de l’ensemble de notre public.
32
Les places SPIP Urgence
Dans le cadre d’un partenariat avec le SPIP, le Foyer Millot gère 7 places d’accueils dénommées SPIP Urgence. Ces places sont subventionnées par le SPIP et à leur disposition toute l’année.
Au courant 2013, nous avons accueillis 28 personnes, hommes exclusivement, représentant 1 854 journées.
23 personnes sont sorties pendant l’année, équivalent à 2 307 jours d’hébergement pour une durée
moyenne de séjour de 100 journées.
Orientation à la sortie
2
3 9%
13%
7
30%
3
2
13% 3
3 9%
13% 13%
CHRS Millot
Hébergement
social
Prison
Tiers
Durant un laps de temps assez court, environ 2 à 3 mois, nous essayons d’effectuer un accompagnement social global au
mieux des intérêts des personnes que
nous accueillons et surtout une orientation en prévision de la fin de mesure de
placement.
Quand la situation le permet, nous organisons un glissement vers le CHRS, mouvement représentant le tiers des sorties
pour 2013.
Les difficultés que nous rencontrons sont liées au temps dont nous bénéficions pour intervenir auprès de
la personne. En effet, autant certaines situations peuvent trouver une issue rapide et satisfaisante à la fois
pour la personne, le donneur d’ordre et nous-mêmes, d’autres, partant de très loin, ne nous permettent
pas de construire un projet réalisable dans le temps imparti. D’où frustration pour ce même trio.
L’accompagnement social
Le CHRS Jean Millot a vu son mode de fonctionnement changé en passant au tout éclaté. Le changement
n’a pas été vraiment radical, dans le sens où le CHRS Jean Millot accueillait déjà 25 personnes sur 30 sous
cette forme.
Néanmoins, si auparavant le collectif était utilisé comme un moyen de prendre la mesure du nouvel arrivant ou de récupérer une personne en train de perdre pied, cette fonction n’existe plus.
Quatre à cinq mois plus tard, le constat est que nous observons que la plupart des accompagnements ne
posent pas de difficultés particulières, néanmoins, certains suivis ne sont pas adaptés à ce type d’hébergement.
Nous parlons là, également, de personnes en grande souffrance psychologique ou psychiatrique demandant une attention presque quotidienne ou de personnes très désocialisées dont les repères sont à reconstruire dans le cadre plus sécurisant d’un collectif.
La nouvelle forme d’accompagnement, demandant plus de mobilité de la part des travailleurs sociaux,
exige une certaine discipline afin de trouver le juste équilibre entre le travail au bureau et les visites à domicile. Mais il s’agit maintenant d’aller, un peu plus, à la rencontre et d’observer les personnes dans ce
qui pourrait être leur futur.
33
L’accompagnement à la Santé
Bénéficiant de l’intervention d’une infirmière à raison de deux jours par semaine, pour deux services depuis notre déménagement, une partie non négligeable de l’accompagnement, la santé, est ainsi prise en charge, en collaboration avec les travailleurs sociaux.
Des rendez-vous sont pris par les personnes dans nos bureaux et des interventions directement dans les appartements sont organisées en fonction des
besoins repérés.
Chaque personne accueillie au CHRS Jean Millot est vue une première fois
par l’infirmière, libre à la personne de donner suite ou pas. Néanmoins, en
cas de refus d’accompagnement dans un premier temps, le référent devra,
dans la continuité du suivi, tenter régulièrement de provoquer la rencontre.
La mise en place d’intervention d’infirmiers libéraux dans les appartements préexistait à la nouvelle configuration du service sans que cela suscite de problèmes particuliers.
La sensibilisation des personnes sur des thématiques de santé fait également partie de nos objectifs.
Pour cela, un certain nombre de thèmes vont être évoqués avec eux afin de choisir les plus pertinents et
les mieux adaptés. Ces actions seront coordonnées avec l’Accueil Koenigshoffen.
D’autre part, nous profitons d’un espace, en cours de convivialité, qui devrait nous permettre d’engager
des activités tel que l’éveil à une cuisine plus saine, de la relaxation ou simplement de prendre un café.
L’accompagnement à l’emploi
L’accès à l’emploi reste une des difficultés majeures de notre public pour toutes les raisons déjà exprimées tout au long de l’étude des différents graphiques qui parlent de notre travail.
Niveau d’étude minimal, peu ou pas de formation, parfois même, pas d’envie de travailler, autant d’éléments qui ne favorisent pas l’insertion ou la réinsertion dans le travail.
Nos partenaires privilégiés restent principalement les chantiers d’insertion ouverts à un public en quête
d’apprentissage ou réapprentissage d’une activité salariée. Chantiers où six personnes ont pu démarrer
des contrats, renouvelés à plusieurs reprises, dont un encore en cours, quatre n’ayant pas débouché sur le
milieu ordinaire et un autre bien engagé auprès de la CUS.
Quelque soit l’âge de notre public, nous pensons très souvent aussi en terme de formation avant de penser travail. Mais les personnes que nous accompagnons s’imaginent plus volontiers en travailleur salarié
qu’en apprenant. A nous d’essayer de les convaincre.
Pour d’autres, se projeter dans le travail passe d’abord par une reconquête de leur santé pour ensuite envisager une formation comme six personnes ont pu le faire au cours de l’année.
Pour cinq personnes salariées à l’arrivée qui n’ont pas toutes réussi à conserver leur travail, cinq autres
ont entamé une activité professionnelle toujours d’actualité. D’autre part, trois personnes ont enchaîné
des missions intérim de manière irrégulière tout au long de l’année.
Deux personnes ont également adhéré à notre proposition d’atelier de redynamisation avec plus ou moins
de succès. Succès par contre pour un jeune homme accueillis avec sa mère, et qui a pu continuer ses études à l’université.
34
L’accompagnement à la sortie du CHRS
Les items employés pour ce tableau sont les mêmes que ceux utilisés pour l’ALT :




logement durable (bailleur social ou privé, y compris Résidence sociale et Maison relais),
hébergement provisoire (CHRS, Urgence, Stabilisation),
autres (rue, squat, prison, hôpital),
Inconnu.
La part importante, plus de la moitié, prise par la catégorie « autres » s’explique en partie par un retour
assez fréquent en maison d’arrêt, des hospitalisations pour aggravation de pathologie et des sorties pour
des problèmes de comportement.
Les 1/5ème des sorties représentant l’item « inconnu », sont issus de départs volontaires ou d’exclusions
pour non respect du règlement, ne nous donnant pas de nouvelles sur leur futur.
Enfin, pour terminer sur une note positive, plus d’un quart des sortants bénéficient d’un « logement durable ».
La diminution très nette du pourcentage de personnes percevant le RSA à leur sortie au bénéfice de ceux
percevant des revenus issus du travail est le point positif essentiel de l’étude de ces paramètres. Les retraites sont inexistantes vu l’âge des personnes ne dépassant pas, pour le plus vieux, les cinquante cinq
ans.
35
Confirmation sur ce diagramme de la remarque faite précédemment, baisse des revenus provenant du
RSA et augmentation de ceux provenant du travail.
Les trois quart des sortants bénéficient d’un revenu au moment de quitter la structure, pourcentage à peu
près identique qu’à l’entrée.
La différence dans cette comparaison vient du fait que 20% des revenus RSA à l’entrée, passe dans le
pourcentage salaire à la sortie.
Le bout du tunnel pour la plus grande partie de nos futurs sortants est l’accès au logement.
Nombre de situations sur le point d’aboutir, sont freinées, pour ne pas dire bloquée, par la difficulté d’accéder à un logement.
Un travail méthodique de mise en place des demandes, des relances, des sollicitations est nécessaire pour
espérer une réussite néanmoins aléatoire, tout ceci conditionnant bien entendu les futures entrées.
L’accompagnement à la culture et aux loisirs
Les activités que nous avons pu mettre en place cette année sont essentiellement des activités type; randonnées dans les Vosges et atelier cuisine collectif.
Toujours dans le domaine de l’alimentation, des ateliers cuisine ciblés sont régulièrement organisés dans
les appartements.
Hormis ceux-ci, l’aspect culturel des activités est plutôt bien représenté. Un atelier écriture est organisé
de manière hebdomadaire et de nombreuses sorties telles que :
 Théâtre,
 Cinéma,
 Concert
sont proposées tout au long de l’année de façon très régulières.
Le conseil de vie sociale
Des réunions rassemblant les hébergés ont régulièrement été organisées tout au long de l’année dans
l’esprit des CVS.
Ces rencontres collectives avec les hébergés nous permettent de faire passer certains messages et faire
émerger des demandes ou envies.
Deux parmi ces réunions ont été particulièrement importantes, d’une part celle concernant l’information
sur le départ de M. RICQ et l’arrivée de Mme BOUCHRA, ainsi que celle informant du passage au tout éclaté du service. L’année à venir doit conforter le travail engagé dans la construction opérationnelle des CVS.
36
Supervision/GAP
Un groupe d’analyse des pratiques, animé par une psychologue, a lieu une fois par mois, mutualisée avec l’Accueil
Koenigshoffen.
La nécessité d’un lieu tiers d’écoute n’est plus à démontrer
pour des travailleurs sociaux confrontés à un public en
souffrance et à une pratique en adaptation.
Formation des salariés
L’équipe n’a pas bénéficié de formation individuelle ou collective durant l’année.
Partenariat
Le Centre de jour en Santé Mentale où est basée l’Equipe Mobile Psychiatrie Précarité et le CMP Pinel,
sont nos principaux partenaires en ce qui concerne l’accompagnement, psychologique ou psychiatrique,
des personnes que nous accueillons. D’une part, ils interviennent par le biais d’une permanence auprès du
public dans nos locaux et d’autre part, auprès de l’équipe lors d’une réunion mensuelle où sont évoqués
nos suivis communs et les difficultés d’intervention que nous pouvons rencontrer.
La Banque Alimentaire nous a accompagné jusqu’au bout de notre présence rue Thomas Mann en mettant à notre disposition une livraison hebdomadaire de produits de qualité correspondant à nos besoins.
L’association Tôt ou T’Art, nous fait profiter de son réseau et est devenu notre principal partenaire au niveau culturel.
Perspectives 2014
Nos axes de travail pour cette année 2014 :

Améliorer l’accès à la culture, aux sports et aux loisirs en multipliant les propositions auprès de notre public et favorisant la participation en collaboration avec l’Accueil Koenigshoffen,

Lancer un programme d’actions collectives sur la santé, l’alimentation, l’emploi,...

Améliorer notre partenariat de manière concrète,

Rechercher et proposer des formations collectives adaptées aux travailleurs sociaux en lien avec les
besoins des services,

Participer en interne à l’harmonisation des pratiques éducatives.
37
CHRS
PRECHTER
Et les actions
NEUHOF et EN AVAL
34 rue Thomann
67000 STRASBOURG
Tél : 03 90 41 17 25
Fax : 03 88 22 20 87
Mail : [email protected]
38
ORGANIGRAMME DU
CHRS PRECHTER ET LES ACTIONS
NEUHOF / EN AVAL
39
CHRS PRECHTER ET LES ACTIONS
NEUHOF / EN AVAL
CHRS Prechter : 20 places individuelles, jeunes de 18-25 ans orientés par le SIAO.
Service En Aval : 10 ménages, sortants de CHRS de l’association.
Action Neuhof : 10 ménages, bénéficiaires des minima sociaux orientés par le SIAO.
Des différences existent entre le CHRS PRECHTER et les actions En Aval et Neuhof, notamment en
ce qui concerne les durées de prise en charge et les contraintes liées à l’hébergement
(participations, aides financières…). Cependant, l’équipe est porteuse d’une conception transversale du travail social avec une volonté de trouver des pratiques adaptées selon les parcours individuels.
L’activité du CHRS PRECHTER en chiffres
Le CHRS Prechter a accueilli 31 personnes cette année, un nombre stable par rapport à l’année dernière. Il
a réalisé 7 716 nuitées sur 7 300 soit un taux d’occupation de 105 %. Malgré nos précautions pour éviter
une suractivité, nos prévisions pour les sorties programmées n’ont pas étaient effectives. Ainsi un couple
avec enfant qui devrait sortir en fin d’année a décliné une proposition de logement, ce qui nous a amené à
reconduire sa prise en charge.
Foyer Prechter
Année
2011
2012
2013
Nombre de personnes accueillies
32
33
31
Nombre de personnes admises
10
16
11
Nombre de personnes sorties
15
13
11
L’âge moyen des personnes accueillies
Durée moyenne de séjour
21
18
22
20
22
13
107%
94%
105%
Taux d’occupation
Nous avons admis 11 personnes cette année un peu moins que l’année dernière : 10 isolés et une naissance.
Nous avons réalisé 11 sorties : 1 couple et 9 personnes seules. Parmi les sorties il y a eu : 1 relogement par
attribution, 1 orientation vers le service EN AVAL, 1 personne qui est partie sans nous prévenir et
4 personnes sont retournées dans leurs familles.
Parmi ces sorties, seules deux personnes avaient un emploi. Manquants parfois de repères, malmenés par
les difficultés de notre société consacrant de plus en plus le chacun pour soi, certains se sentent trop jeunes ou pas assez outillés pour affronter la vie seul et paraissent tourner en rond avant de retrouver la famille qu’ils ont au départ tentée d’abandonner. Ils reprennent contact avec les parents soit après un apaisement des tensions familiales soit lorsqu’ils ont besoin un temps de s’appuyer sur la solidarité familiale.
40
La durée moyenne de séjour
La durée moyenne de séjour est en diminution par rapport aux années précédentes, elle est de 13 mois et
demi.
 De 2 à 3 mois 2 personnes
 De 4 à 6 mois 4 personnes
 De 7 à 1 an 2 personnes
 De 13 à un An et demi 3 personnes.
Age moyen
L‘âge moyen des personnes était de 22 ans, il n’a pas changé par rapport aux années précédentes. Les
plus représentés sont les 18-20 ans avec 37 %, les 21-22 ans constituent 30 %, enfin les 24-26 ans représentent 33% des personnes.
Composition familiale
Les ménages accueillis sont, soit des hommes isolés, soit des femmes seules, soit des couples.
Nous essayons de préserver un certain équilibre sachant que les ménages les plus représentés restent
toujours les hommes seuls puisqu’ils sont les plus nombreux à nous solliciter pour une prise en charge.
Ils constituent 60 % du public accueilli, les couples 20 % et les femmes seules 10 %. Les couples avec enfant restent une exception car c’est au cours du séjour que naissent ces enfants.
Nombre
de
ménages
Nombre
de
personnes
3
6
20%
Homme seul
19
19
60%
Femme seule
3
3
10%
Couple avec enfants
1
3
10%
26
31
100%
Composition familiale des ménages
accueillis à Prechter.
couples sans enfants
Total
%
Situation (hébergement) des ménages à l'entrée
Le tableau suivant montre qu’une proportion importante, soit 39 %, des personnes étaient hébergées
dans un accueil temporaire (115 et/ou un accueil d’urgence), et 26 % provenaient de chez leurs familles/
parents (jeunes qui cherchaient à s’éloigner d’un milieu devenu insupportable, ou tout simplement
avaient quitté leur famille et tentent de faire leur vie hors du cocon familial).
41
Situation (hébergement) des ménages Prechter à l'entrée
115/urgence
Stabilisation
Famille (Suite conflit familial/parents)
Protection Judiciaire de la Jeunesse
Foyer des jeunes majeurs.
Tiers
Centre pénitencier
Hôpital
Une naissance
Total
Nombre
12
3
8
1
1
3
1
1
1
31
%
39%
10%
26%
3%
3%
10%
3%
3%
3%
100%
Ressources des ménages accueillis
Le tableau suivant fait apparaître les éléments suivants : La majorité des personnes accueillies, soit 45%,
sont sans ressources. 26 % ont des ressources issues de l’emploi, 10% sont au chômage, 6% sont en formation rémunérée. Les personnes ayant le RSA constituent 13 %, ce sont souvent des personnes qui, soit
sont en couple avec un ayant droit ayant plus de 25 ans, soit ont un enfant.
Ressources des ménages accueillis à Prechter
RSA
Salaire, ARE, ATA , AAH
Sans ressources
Formation (rémunérée)
Chômage
Total
Nombre
4
8
14
2
3
31
%
13%
26%
45%
6%
10%
100%
L’activité du CHRS PRECHTER en chiffres
Le dispositif dénommé En Aval (Accompagnement Vers l’Autonomie Locative) est agréé pour 10 ménages
et propose un hébergement en éclaté. Il est destiné à l’accompagnement de ménages logés « en amont »
par une structure sociale d’hébergement, (CHRS, place de stabilisation …) qui ne nécessitent pas ou plus
un accompagnement social dense hormis une aide pour accéder à l’autonomie locative.
Les personnes accueillies doivent avoir les moyens d’assurer la charge et la responsabilité d’un bail locatif.
Autrement dit, elles doivent pouvoir s’acquitter à frais réels des coûts locatifs relatifs à leur hébergement.
Ce dispositif permet à la fois d’écourter la durée des séjours en CHRS ou en place de stabilisation et de
fiabiliser la sortie du dispositif d’hébergement. Il est l’occasion pour les ménages qui y sont accompagnés
d’expérimenter une autonomie accrue, et d’assumer les responsabilités et devoirs incombant à tous locataire.
Selon les situations, l’accompagnement vers l’autonomie locative par le Service En Aval consiste, soit à
mener la négociation de glissements de bail en faveur des ménages hébergés, soit à accompagner les ménages dans la recherche de logements autres que ceux dans lesquels ils sont hébergés.
42
L’activité du Service EN AVAL en chiffres
Le service En Aval a accueilli 13 ménages différents soit 30 personnes.
Un chiffre inférieur par rapport à l’année dernière mais qui reste important étant donné la capacité d’accueil du service qui est de 10 ménages. Les ménages proviennent notamment du CHRS Prechter (6 ménages), du SARS (2 ménages), de l’AHPF (2 ménages), de l’Action Neuhof (2 ménages) et du CHRS Millot(1
ménage).
Le service En Aval a réalisé 7602 nuitées, avec un taux d’occupation de plus de 100%
SERVICE EN AVAL
Année
2011
2012
2013
Nombre de ménages accueillis
18
18
13
Nombre de ménages admis
6
7
7
Nombre de ménages sortis
Durée moyenne de séjour
9
9 mois
11
9 mois
2
9 mois
Taux d’occupation
100%
100%
100%
Le service En Aval a admis 7 ménages un chiffre stable par rapport l’année dernière : 1 femme seule avec
trois enfant, 1 couple avec cinq enfants, 3 hommes seuls et 2 femmes seules, soit au total seize personnes.
Le service a réalisé la sortie de deux ménages un chiffre moins important par rapport aux deux années
précédentes : 1 couple, et 1 femme seule avec trois enfants, soit 6 personnes. Les deux ménages ont été
relogés suite à des attributions dans le parc social.
La durée moyenne de séjour est restée stable par rapport aux années précédentes elle était cette année
de 9 mois.
L’activité du Service ACTION NEUHOF en chiffres
L’Action Neuhof a vu le jour suite au mouvement des Enfants de Don Quichotte, en avril 2007. Nous disposons de 10 appartements F1 mis à disposition par CUS HABITAT dans le quartier du NEUHOF. Nous accueillons des hommes seuls ou des femmes seules. Il s’agit de personnes qui ont un long passé dans l’errance,
cumulant des problèmes sociaux, économiques et de santé, qui, souvent, ont refusé les collectifs en raison
de difficultés à supporter des contraintes, ou ont été refusées par d’autres structures en raison des problèmes de comportement.
Avec ces personnes, les parcours de réinsertion sont généralement longs.
Parce qu’assurer un toit, et savoir entretenir un logement souvent considéré comme une évidence, peut
s’avérer difficile pour un public qui a un long passé à la rue : le refuge d’un logement révèle parfois l’impossible d’exister. Evidence de terrain qu'il faut sans cesse rappeler. Avec ce public il faut d’abord prendre le temps de faire désapprendre les codes de la survie à la rue, au squat, dans une entrée de l’immeuble avant de tenter de réinsérer dans ce qui est le logement. Cela s’oppose bien évidemment aux normes
des prises en charges classiques.
Pour chacun, la sortie vers un logement autonome reste un objectif à atteindre.
43
Nous avons accueilli 10 personnes différentes cette année à l’action Neuhof. Les femmes seules constituent 20% de l’ensemble des personnes accueillies.
Nous avons réalisé 3558 nuitées sur 3650 soit un taux d’occupation de 97% en baisse par rapport à l’année dernière (99%), en raison de l’inoccupation d’un logement durant 3 mois à la suite d’un décès qui a
nécessité un temps d’enquête pour retrouver la famille du défunt.
L’âge moyen des personnes accueillies est de 44 ans : les plus représentées sont les 35-40 qui constituent
60% du public accueilli ; les 41-50 ans représentent 30% ; 10% ont plus de 60 ans.
Le niveau scolaire ne dépasse pas le collège pour 80 % d’entre eux. Et 20 % ont un niveau secondaire. La
quasi-totalité (90%) n’a d’autres ressources que le RSA.
Pour les personnes accueillies, les souffrances physiques ou psychiques sont les plus préoccupantes, avant
toute action de réinsertion socio professionnelle : 80 % souffrent d’une problématique d’addiction, 20%
d’un trouble psychique ou d’une affection neurologique. Nous avons accompagné cette année trois personnes à des hospitalisations allant d’une semaine à un mois. Une personne a séjourné deux fois en cure
de désintoxication.
Et parce que ces personnes sont souvent dans le déni de la maladie ou la crainte des soins : l’accompagnement à la santé est chaotique… et certains, avec l’avance dans l’âge, ils voient leur état de santé nettement se détériorer. C’est avec ces éléments qu’il faudra compter pour aider chacun à reconstruire et organiser sa vie, à trouver un sens personnel sur lequel s’appuyer pour vivre avec les contraintes sociales que
cela suppose, en société. N’oublions pas cependant que ces personnes portent malgré tout un potentiel
d’énergie, de volonté de survivre…de quoi restaurer l’estime de soi et la confiance pour relancer une dynamique positive permettant d’espérer toujours un mieux être.
L’accompagnement social
Accompagner des jeunes de moins de 25 ans reste
une mission complexe quand ces jeunes sont sans
formation, sans emploi, sans ressources, non éligibles aux minima sociaux.
Nous constatons la plupart du temps, que les personnes ont un faible niveau d’étude et une absence
de qualification.
Certes en matière d’insertion professionnelle, un certain nombres d’actions sont mises en œuvre pour
lesquelles les jeunes sont considérés comme « public prioritaire » : formation en alternance, stages,
contrat d’avenir……
Or sur le terrain, dans le cadre de l’accompagnement de ces personnes, on constate que les dispositifs
d’insertion professionnelle mis en œuvre sont souvent pris dans les cultures du projet et du résultat, et ne
prennent pas assez en compte les difficultés spécifiques des jeunes « désaffiliés », ayant du mal à définir
un projet professionnel.
Par ailleurs, les employeurs présentent des exigences peu présentes chez les jeunes en situation de précarité : en plus d’un diplôme ou une qualification, il faut aussi une sociabilité et une capacité d’adaptation
aux contraintes de l’entreprise.
Au regard de ce contexte, un nombre important de jeunes, en situation de rupture familiale et sociale, la
mobilisation pour l’emploi est souvent longue. Ils disent vouloir « travailler » mais se sentent en même
temps disqualifiés pour le marché de l’emploi. Ayant des niveaux de formation très faibles, ils se sentent
souvent déphasés dans les formations proposées. Ils ont le sentiment de revivre les échecs scolaires passés et rejettent très rapidement les différentes formations.
Le plus symptomatique chez certains ce sont souvent les retards aux rendez-vous, voire les absences et
parfois ils ne se présentent même pas à une opportunité de formation ou d’emploi.
44
Dans un contexte économique contraint, ces difficultés sont parfois renforcées par des problématiques de
santé, de justice, de surendettement, ou bien encore de ruptures familiales.
Préexistants ou révélés pendant la prise en charge, ces problèmes viennent contrarier le projet initial et
tendent à prendre le pas sur toute autre considération : l’entrée en CHRS offre une adresse ; et c’est parce
que les personnes ont à nouveau une adresse, que les voilà rattrapées par la Justice, par des dettes, par
un passé familial douloureux ou par un entourage dont ils avaient voulu se défaire.
Notre accompagnement social se doit d’embrasser la complexité de ces situations et de ces parcours de
vie riches et tumultueux.
Si cette complexité rend incontournable l’émergence d’une relation de confiance, elle nécessite aussi de
trouver des points d’appui extérieurs au CHRS. Travailler à construire un réseau susceptible d’apporter,
sinon des solutions, du moins un soutien, qui facilitera la résorption des difficultés que la personne accueillie rencontre, participe pleinement de notre accompagnement social. Un médecin généraliste, un
cabinet infirmier, une association d’aide à domicile, un psychiatre libéral, un centre médicopsychologique, un service de prévention du Conseil Général… Autant de professionnels avec lesquels nous
sommes susceptibles de travailler et vers lesquels nous orientons les personnes.
L’accompagnement vers l’emploi
Le tableau fait apparaître des éléments concernant l’accompagnement à l’emploi et la formation dans les
trois services.
C’est avec les ménages accueillis à Prechter que l’accompagnement est le plus important tant pour la formation (10 ménages) que pour l’emploi (22 ménages). Au service En AVAL par contre les ménages sont en
voie de sortie et l’essentiel de l’accompagnement a déjà été fait en amont. La plupart sont aux frais réels
et sont en attente d’un glissement de bail ou d’une attribution. Un ménage a été accompagné pour une
formation et trois pour un emploi.
A l’action Neuhof, les personnes sont très éloignées de l’emploi, néanmoins nous avons accompagné une
personne pour une formation cette année même si cette dernière n’est pas allée au bout du cursus. Deux
personnes ont été accompagnées pour des démarches d’emploi en contrat aidé et en Intérim mais sans
résultat.
Nos partenaires : Pôle Emploi ; Missions locales et relais emploi ; Cap emploi ; Entreprises d’insertion…
Accompagnement
Formation
%
Emploi
%
En AVAL
1
4%
3
10%
PRECHTER
10
32 %
22
70%
Action Neuhof
1
10%
2
20%
45
Accompagnement pour la gestion du budget
La gestion de l’argent est une difficulté pour une part importante de notre public. Les personnes sans ressources qui perçoivent une aide de subsistance nous sollicitent parce qu’elles n’arrivent pas à se projeter
pour la semaine.
C’est le cas de certains jeunes pour qui l’argent de l’aide de subsistance est souvent confondu avec l’argent de poche. Les personnes qui vivent des minimas sociaux ont par contre du mal à payer une participation et celles qui sont endettées évitent de nous en parler. S’engage tout un travail pour les sensibiliser
sur la gestion de leur salaire ou ce qu’elles perçoivent comme aides mais en tenant compte du rapport de
chacun aux institutions de l’aide sociale et à l’argent. Pour les personnes dont les ressources le permettent nous insistons sur l’idée qu’elles seront un jour locataires d’un logement et donc sur la nécessité de
payer une participation à l’hébergement.
Pour les jeunes, le sujet de l’argent est souvent l’occasion pour nous de les renseigner sur la valeur de l’argent et sur ce que l’on peut en priorité acheter avec. La plupart des jeunes accueillis rêvent d’avoir leur
première carte bancaire pour s’acheter les grandes marques de vêtements de sport, de téléphone mobile,
de jeux vidéo, …et notre travail est de les rappeler à chaque fois à la réalité.
Pour les personnes qui ont été longtemps à la rue qui occupent pour la première fois un logement, ce travail prend parfois du temps car la plupart n’ont jamais fait du loyer une priorité.
Accompagnement
Budget
%
EN AVAL
6
20%
PRECHTER
6
19%
Action Neuhof
3
30%
Nos partenaires : Service surendettement de
la Banque de France ; C.R.E.S.U.S. ; U.D.A.F. ;
RSAvenir,…
Accompagnement aux soins
L’accompagnement aux soins est une de nos préoccupations dans l’accompagnement des personnes.
Certaines personnes arrivent dans nos services déjà bien fragilisées. D’autres, on découvre la problématique de santé au cours de leur séjour.
Au service En AVAL 4 personnes ont été accompagnées pour des soins.
A Prechter on dénombre 9 personnes. Et à l’Action Neuhof 8 personnes sur les 10 sont concernées.
La gravité et le degré d’atteintes aussi bien physiques que psychiques sont observés chez les personnes
accueillies à l’action Neuhof étant donné leur passé à la rue. Au CHRS Prechter par contre on dénombre
plus de personnes avec des fragilités psychologiques.
Si on s’accorde à dire que la santé est un bien précieux il faut quand même faire avec le déni de la maladie de certains, et le refus de se soigner pour d’autres qui sont des freins entravant le bon déroulement
des soins.
Accompagnement
Santé
%
EN AVAL
4
13%
PRECHTER
9
29%
Action Neuhof
8
80%
Nos partenaires : C.P.A.M. ; Mutuelles ; Assurances Equipe mobile de précarité (santé mentale) ; C.G. 67 (permanences et interventions
infirmiers) ;
46
Accompagnement à la culture et aux loisirs
En 2013, Nous avons participé au « Coup de Cœur Littéraire », évènement soutenu
par le Conseil Général et organisé par l’ISSM, école de travail social de Mulhouse.
Cette opération culturelle a pour objectif d’amener un public en fragilité vers le
plaisir de la lecture et l’échange avec d’autres personnes sur des questions littéraires.
Le thème choisi cette année était « le temps ».
Les personnes hébergées qui ont participé se sont retrouvées à Mulhouse pour le
lauréat du prix « coup de cœur ». Si aucune n’a reçu le prix, elles ont eu la satisfaction d’avoir lu les livres sélectionnés et ont été très contentes d’avoir participé à l’évènement.
Il a également été proposé une sortie au château du Haut-Koenigsbourg afin de visiter une partie du patrimoine régional et historique.
Comme les années précédentes, le CHRS Prechter a associé les usagers de l’Action Neuhof et du Service
En Aval à la fête de fin d’année : une vingtaine de personnes se sont retrouvées autour d’un buffet dinatoire… après une initiation au patin à glace, à la patinoire de plein air à Riv’étoile installée durant la période de Noël. Pour certains, il s’agissait de leur premier essai sur des patins.
ACTIONS EN 2013
Mise à jour des outils de travail de la loi de 2002-2
En 2013, nous avons mis à jour différents outils relatifs de la loi 2002-2./ : le contrat de séjour, le livret
d’accueil et le règlement de fonctionnement
Le projet pédagogique a été réactualisé en fonction des nouveaux outils et par rapport aux exigences des
conventions avec les organismes de tutelles, et la nouvelle donne dans le secteur de l’aide sociale à l’hébergement
Groupe d’expression
Nous avons mis en place le premier groupe d’expression répondant aux critères du CVS (Conseil de Vie
Sociale) ce mois de Décembre. Des invitations ont été faites à tous les hébergés mais les participants
étaient peu nombreux. Vu le peu de participants le nouveau règlement de fonctionnement n’a pas été
soumis au groupe d’expression pour validation. Une autre réunion est programmée pour 2014.
Formation des salariés
L’équipe a une certaine dynamique en termes de formation : outre la participation à des journées ponctuelles de formation et information (journées du CODELICO, journée mariages forcés, etc…), une salariée
suit un cursus sur la psychanalyse, et une autre est inscrite au DEIS.
47
Séances de supervision
L’ équipe bénéficie de séances mensuelles de supervision et d’analyse des pratiques avec une psychologue extérieure à l’association
Perspectives 2014
Les perspectives pour 2014 sont la mise en place d’activités orientées vers la pratique sportive afin de répondre aux demandes des personnes hébergées, ainsi que la reconduite de l’évènement culturelle « Coup
de cœur Littéraire » sur le thème de la Méditerranée.
 Sensibiliser les publics accueillis sur la participation aux actions collectives et sur les possibilités of-
fertes en matière de loisirs et d’animations culturelles sur leurs lieux d’hébergement.
 Développer et organiser une meilleure prise en charge des problématiques de santé des personnes
hébergées par la prévention et le dépistage en partenariat avec le secteur sanitaire et médicosocial.
 Porter une attention particulière à la participation des personnes accueillies et consacrer leurs
droits notamment leur expression sur les services proposés. Mobiliser les usagers pour la participation au « groupe d’expression ».
Après les premiers contacts de cette année nous prévoyons un partenariat avec la maison des adolescents. Spécialisée dans l’accueil et l’écoute des 12 -21 ans elle pourra nous être utile soit pour des orientations, ou de formation des professionnels à la prise en charge des difficultés des adolescents.
48
PÔLE ACCUEIL,
HÉBERGEMENT ET
INSERTION
Les services
de stabilisation
49
ACCUEIL
DES DEUX RIVES
12 rue Thomas Mann
67200 STRASBOURG
Tél : 03 88 60 13 13
Fax : 03 88 60 19 17
Mail : [email protected]
50
ORGANIGRAMME DE L’ACCUEIL DES DEUX
51
ACCUEIL DES DEUX RIVES
L’Accueil des Deux Rives, se trouvait jusq’au 15 septembre 2013 au 4, rue de Lübeck Strasbourg date à
laquelle il a déménagé au 12 rue Thomas Mann dans un bâtiment offrant toutes les conditions d’hygiène
et de sécurité.
Aussi la capacité d’accueil est passée de 15 à 17 personnes, le profil des personnes accueillies reste inchangé à savoir des personnes marquées par un long parcours et désocialisées depuis des années, vivants
dans la précarité et l’exclusion.
L’accueil des Deux rives s’adapte aux besoins des personnes sans domicile fixe en offrant une solution
d’hébergement stable et non contrainte.
Les personnes
Les admissions en 2013
3 personnes admises au cours de l’année 2013 :
 2 venant de l’EPSAN
 1 venant du CHRS Millot
18 personnes accueillies au cours de l’année 2013.
L’accueil des Deux Rives n’a pas connu de flux important durant l’année 2013, les personnes sont éloignées de l’accompagnement à un parcours résidentiel et n’ont pas la capacité d’intégrer d’autres dispositifs. Les seuls sorties sont celles pour un long séjour en milieu médical, les décès, les départs volontaires et
l’exclusion de la structure pour des faits graves.
Nous notons 4 fins de prise en charge au cours de l’année 2013 :
 1 décès
 1 exclusion
 2 départs volontaires
L’âge
52
Mesures de protection : 10 personnes
Les revenus
L’accompagnement des résidents
Nous accueillons des personnes désocialisées ayant vécu de nombreuses années à la rue, des personnes
précaires, abimées par la rue et l’exclusion, souffrant de pathologies physiques et psychiques et sujet à
l’addiction.
Avec ce profil de personne, l’accompagnement consiste à trouver un équilibre entre l’accompagnement
au quotidien à une forme de ré socialisation progressive et de respecter le choix de vie des personnes.
Le travail consiste à identifier les problématiques ; pour la majorité ce sont des problèmes d’addiction à
l’alcool, des capacités physiques et mentales de plus en plus réduites, le manque d’hygiène pour des raisons d’incontinence….etc.
Travailler dans ces conditions exige de l’équipe un niveau de tolérance important et d’axer l’accompagnement sur le quotidien et la santé.
Informer et orienter
Une part importante de l’accompagnement fait par le travailleur social est de les informer de leurs droits.
En fonction des situations des orientations sont proposées mais pour la majorité des résidents, le travailleur social va accompagner physiquement. La plupart de ces accompagnements sont d’ordre administratif.
Cependant, beaucoup de démarches administratives doivent être effectuées dans l’urgence, la perte de
documents, l’absence de justificatifs au moment d’une demande nécessite, dans beaucoup de situations,
une réactivité importante.
Il peut arriver que la réponse puisse être différée mais la proximité des résidents avec les salariés a pour
conséquence l’exigence d’une réponse rapide voire immédiate.
La notion de temporalité n’est toujours pas admise par les résidents, l’accompagnement social qui leur est
proposé doit tenir compte de ce facteur.
53
Ecouter et soutenir
La relation de confiance qui s’établit de façon contractuelle entre les salariés et les résidents passe par
l’écoute qui peut être proposée aux personnes accueillies.
Les tâches collectives favorisent les espaces de discussions informelles permettant d’appréhender les problématiques sociales différemment.
La prise en charge proposée implique tous les salariés : travailleur social, auxiliaires de vie, veilleur de nuit,
l’infirmière, le chef de service qui sont amenés à créer du lien avec les résidents autrement que dans une
relation duelle dans un bureau.
Ce temps d’écoute, que le salarié et le résident partagent, permet de travailler la question de l’estime de
soi par la reconnaissance de l’autre dans sa difficulté quelle qu’elle soit. Toutefois, certaines catégories de
salariés ne sont pas formés à l’écoute et peuvent rencontrer des difficultés lors de certains échanges et ne
savent pas quoi faire des informations qui leur sont données.
L’alimentation
L’organisation des repas s’inscrit dans un planning hebdomadaire pour les résidents où les différentes tâches à accomplir sont réparties équitablement.
Les auxiliaires de vie , guident les personnes dans une approche respectueuse et conviviale dans l’implication quotidienne. Nous sommes attentifs à ce que chacun soit valorisé par sa participation, et de les aider
à restaurer la confiance et l’estime en soi.
Le planning c’est aussi un moyen de mesurer le niveau d’implication et d’autonomie de chacun, d’évaluer
son évolution ou encore les freins rencontrés.
Les temps des repas sont un espace d’apprentissage des règles d’hygiène et de la vie en collectivité.
En fin d’année, l’équipe a réfléchi à la mise en place d’un outil de gestion hebdomadaire des menus afin
de facilité la commande des aliments et la gestion des repas.
Cet outil fait apparaître la composition détaillée et différenciée des menus de la semaine. L’effet de cet
outil est positif, il apaise les tensions provoquées chez certains résidents insatisfaits par les menus servis
et de ce fait, il tend à instaurer une ambiance plus sereine autour des repas.
En 2013, nous avons organisé des repas festifs lors des anniversaires et des fêtes de fin d’année.
54
L’hygiène
Dans le respect des bonnes pratiques professionnelles, les actions développées s’inscrivent dans une démarche de socialisation. L’objectif étant d’acquérir de l’assurance, de redonner à la personne les moyens
de se respecter. L’accompagnement prend toute sa dimension dans ce « faire avec la personne »et non
de faire à la place. C’est ainsi qu’il est possible de leur réapprendre tout ce qu’ils ont oublié lors de leur
parcours de rue.
Réapprendre à entretenir le lieu de vie ou se réapproprier l’hygiène corporelle ne sont pas des actes habituels et appellent à un accompagnement basé sur la répétition pour certains et jusqu’à l’accompagnement
physique pour d’autres ( la douche, l’entretien de la chambre….).
La laverie
La laverie à l’accueil des deux rives, permet aux résidents de faire leur lessive tout en étant accompagnés
par un salarié.
Cet accompagnement est investit différemment selon les personnes accueillies. Certaines personnes autonomes sont en capacité de gérer elles même l’entretien de leurs effets personnels et une grande majorité
non autonome a besoin d’être accompagnée.
La question de l’hygiène n’est pas facile à aborder car elle relève de l’intime et on ne se sent pas toujours
légitime à dire à une personne qu’elle n’est pas propre, que ses vêtements sentent mauvais…
C’est pourquoi le lien qui se crée dans cet espace est important dans la relation à l’autre et le fait que ce
soit un espace particulier et non pas un bureau, permet une relation différente tout en restant dans le
cadre éducatif.
L’accès aux soins
Grace à la présence dans l’équipe d’une infirmière salariée, les résidents ont pu bénéficier de soins de
proximité pour des pathologies diverses : pansements, injections, problèmes dermatologiques,…
Ces interventions sont parfois nécessaires pour faire prendre conscience aux personnes la nécessité d’une
prise en charge par un médecin ou un hôpital.
Mais l’activité principale de l’infirmière est de garantir aux résidents un suivi médical en lien avec les partenaires santé et d’être à l’écoute des difficultés santé que rencontrent les résidents.
Les pathologies rencontrées ont concernées 11 résidents.
Chacun des onze résidents présentent
des pathologies liées à des problèmes
d’addiction à l’alcool pour neuf d’entre
eux et pour deux des troubles psychiatriques chroniques.
55
Les actions mises en place par l’infirmière :




Identification du médecin traitant référent
Mise en place et suivi des traitements prescrits
Les grilles AGGIR (évaluer l’autonomie)
Les entretiens infirmiers
Bilan des soins infirmiers :
Soins infirmiers
Préparation semainier
Injection
Vaccination
Attelle
Pédiluve (soins des pieds)
Manucure
Douche
Toilette au lits
Soins post-opératoire
Soins plaies locaux
Mesure paramètres vitaux
Suivie du poids des résidents
Glycémie sur sang capillaire
insuline
Entretient ou relation d’aide
Nombre de résident pris en charge
1
3
11
2
10
10
2
1
4
8
9
11
2
1
11
Bilan d’accompagnement santé :
Spécialiste des santé
Nombres de résident pris en charges
Médecin traitant
Psychiatre
Radiologue
Dermatologue
Dentiste
laboratoire
Gastro-entérologue
Traumatologue
10
3
3
3
3
5
3
4
Cardiologues
Angéiologue
2
2
56
Bilan des hospitalisation
Hôpitaux
Nombre de résidents hospitalisé
Ch Brumath (Epsan )
4
Ch Erstein
2
Urgence N.H.C
3
Médicale B H.U.S
2
Traumatologie C.H.U Hautepierre
3
Bilan synthèse santé
Spécialiste de santé
Nombre de résidents
Médecin traitant
10
Ch Brumath (epsan)
1
Epsan (programme de soins HO)
1
Cmp Pinel
3
Cmp rue de Berne
2
Médical B HUS
1
L’infirmière désinfecte l’infirmerie et le matériel médical 1 fois par semaine.
Vérification de la trousse de secours 1 fois par mois.
Assiste à la réunion d’équipe tous les mardis
La structure déplore le décès d’un résident au Urgences du N.H.C.
A travers ces données, nous pouvons constater que les résidents de l’Accueil des Deux Rives sont devenus
acteurs de leur santé.
Au fil des jours qui passent, ils ont besoin d’être constamment accompagnés, tenant compte de la dégradation de leur état de santé.
Il reste toujours une zone d’ombre, il faudra du temps, certes, à les amener vers la douche et à se réapproprier un bien être corporel.
Projet santé 2014
L’infirmière souhaite mettre en place des animations ayant pour but la prévention (hygiène, équilibre alimentaire, prévention addiction, MST…) et la présence des résidents au sein de la structure dans un projet
grand froid et canicule.
Se soigner n’est pas un luxe mais une nécessité pour lutter contre l’exclusion sociale. Une année 2013 riche en changements, mais qui sont tous porteurs de prise de conscience qui nous amène à continuer à
faire changer les mentalités.
Les actions santé menées ont permis d’interpeler les résidents, de partager leurs idées, leur pratiques,
leur sentiments.
57
Conseil de vie sociale
Nous organisons régulièrement des rencontres collectives avec les résidents afin de faire passer certains
messages et faire émerger des demandes ou envies.
Supervision/GAP
L’équipe bénéficie depuis maintenant 2 ans d’un accompagnement mensuel assuré par une psychologue .
La nécessité d’un lieu tiers d’écoute n’est plus à démontrer pour des travailleurs sociaux confrontés à un
public en souffrance.
Partenariat
Le CMP (Centre Médical Psychologique) rue de Berne et le Centre de jour en Santé Mentale où est basée
le CMP Pinel et l’Equipe Mobile Psychiatrie Précarité, sont nos principaux partenaires en ce qui concerne
l’accompagnement, psychologique ou psychiatrique, des personnes que nous accueillons. D’une part, ils
interviennent par le biais d’une permanence auprès du public dans nos locaux et d’autre part, auprès de
l’équipe lors d’une réunion mensuelle où sont évoqués nos suivis communs et les difficultés d’intervention que nous pouvons rencontrer.
La Banque Alimentaire nous a assuré une livraison hebdomadaire de produits de qualité correspondant à
nos besoins.
SOLIBAT - des personnes en insertion professionnelle assurent l’entretien des communs et de certaines
chambres.
Perspectives 2014
Axes de travail pour cette année 2014 :
 Améliorer l’accès aux loisirs en multipliant les propositions.
 La mise en place d’actions collectives sur la santé, l’alimentation, l’hygiène.
 Rechercher et proposer des formations collectives adaptées aux travailleurs sociaux en lien avec les
besoins du service.
58
ACCUEIL
KOENIGSHOFFEN
2 rue d’Alger
67000 STRASBOURG
Tél : 03 88 61 01 66
Fax : 03 88 30 24 59
Mail : [email protected]
59
ORGANIGRAMME DE
L’ACCUEIL KOENIGSHOFFEN
60
ACCUEIL KOENIGSHOFFEN
Jusqu’au 16 septembre 2013 cette mission d’accueil s’effectuait d’une part en collectif, rue de Lübeck, et d’autre
part en logement partagé.
Depuis le 17 septembre 2013, les 35 places sont toutes réparties en appartements partagés, plaçant ainsi les personnes en situation d’autonomie relative.
Ce changement de mode d’accompagnement est en partie
lié au fait que le bâtiment de la rue de Lübeck ne correspondait plus aux normes de sécurité auxquelles les établissements accueillant du public doivent répondre.
Le public accueilli relève du droit commun, le service assure l’accompagnement social des personnes hébergées, une orientation étant proposée, dans les meilleurs délais, vers un logement autonome.
Notre travail consiste, dans un premier temps, à mettre les personnes à l’abri en leur proposant un lieu où
se poser, puis d’entamer le suivi proprement dit en entrant dans une relation éducative à même de les
conduire, à un moment donné, à prendre ou à reprendre leur indépendance.
Ce travail de mise en confiance est un des défis de l’accompagnement car il propose à la fois des limites et
demande de s’affranchir de certaines.
Limites qui sont également un de nos outils de travail, tant les nôtres que celles des personnes que nous
accueillons.
Nous rencontrons, tous les jours des personnes prêtes ou pas à être accompagnées, mais, néanmoins, en
demande. C’est de cette demande que nous devons partir pour construire le projet de la personne, avec
elle, en tenant compte de ses aspirations.
Un regard sur les chiffres
L’Accueil Koenigshoffen a accueilli 61 personnes au cours de l’année 2013 pour un taux d’occupation de
87,6%. Ce taux proche de celui de l’année précédente (90%) s’explique par un meilleur taux de remplissage en début d’année et une baisse modérée en fin de période.
Tout cela étant à relativiser du fait de notre réorganisation (passage au tout éclaté) à compter de miseptembre, qui a entraîné d’une part une baisse des accueils à partir de l’été dans le cadre de la préparation au déménagement et d’autre part le fait de ne pas avoir encore atteint notre maximum de place
d’hébergement par manque d’appartements.
Le pourcentage d’accueil des hommes est en baisse d’une année sur l’autre (83% en 2012). Baisse qui a
bénéficié aux femmes, puisque celui-ci a doublé (10% en 2012). A 21%, nous sommes un peu au-delà du
pourcentage de demande collectée par le SIAO qui se situe, pour les femmes isolées, autour de 15%.
Nos admissions se sont faites via le SIAO, hormis un glissement en interne après information du SIAO.
61
Le comparatif du premier paramètre est le reflet des éléments précédents en ce qui concerne la baisse du
nombre de journée d’hébergement, et le deuxième s’explique par un turn-over moins fréquent de notre
public sur l’année.
La durée de séjour
Les durées de séjour de l’année 2013 marquent
un net fléchissement pour les temps d’accueil
de moins de 15 jours, dû en partie au passage
en éclaté sur le dernier trimestre.
En effet, une grande partie des problèmes de
comportements constatés en collectif ne se repèrent que plus tard en appartement éclaté et
d’autres personnes nous surprennent par leur
capacité d’adaptation.
Il est à noter que les séjours de moins de 15
jours sont essentiellement liés à la catégorie
des 18-25 ans, tranche d’âge plus mobile,
n’ayant pas encore épuisée toutes ses possibilités d’accueil familiales, amicales ou autres.
L’augmentation très nette, plus du double, des temps d’accueil de plus de six mois est directement liée à
la situation du marché de l’emploi que nous traversons actuellement et à la difficulté, pour des personnes
manquant de qualification, à s’insérer dans ce paysage.
D’autre part, la complexification des situations des personnes hébergées, notamment sur le plan de la
santé, nous contraint à privilégier cet aspect en priorité, entraînant de fait une augmentation des temps
d’accueil.
Enfin, un autre aspect concerne le maintien des personnes en hébergement pour manque de possibilités
d’orientation vers un logement en lien avec leurs capacités financières.
62
Situation à l’entrée
La demande d’hébergement vient toujours signifier
une fin de quelque chose ; fin d’un accueil provisoire
tel le 115, fin d’occupation d’un appartement, fin de
possibilité de sollicitation d’un soutien familial ou amical, fin d’un hébergement temporaire judiciaire, fin
d’une hospitalisation car le système est saturé tout
autant que le notre ou fin de s’envisager en tant que
Près de la moitié de notre public vient de la « rue », donc sans logement ou hébergement pérennes au
moment de la demande, l’autre moitié se répartissant entre plusieurs sortes d’entourage n’étant plus en
mesure de répondre, à un moment donné, à la continuité de la prise en charge.
Public : type et nombre
Age du public
Peu de variation en ce qui concerne l’âge du public
pour l’année 2013 par rapport à 2012.
Néanmoins, si la tranche 26 - 45 ans est toujours
largement la plus représentée, l’augmentation sensible de la tranche 18 - 25 ans, représentant près
d’1/3 de notre public, met en avant la difficulté que
rencontre ces jeunes situés dans un entre-deux précaire sans minimum de ressources.
Pour les plus âgés de nos hébergés, retraités potentiels, la situation n’est guère plus enviable que l’année passée, compte tenu du coût que représente
une admission en maison de retraite et le manque
de place en maison relais.
63
Niveau scolaire
Près des 3/5ème de notre public ne va
pas au-delà du collège et sont très
souvent en échec scolaire avant la fin
de ce cycle.
Pour quelques-uns, ayant intégré une
filière technologique à la sortie du
collège, les études s’arrêtent bien souvent avant la concrétisation du CAP.
Origine
80%
60%
40%
20%
0%
2012
2013
Les accueils de personnes originaires
d’Europe (France y compris) et des
Pays de l’Est sont en augmentation
sensible à l’inverse de ceux venant
d’Afrique. Mais sur l’année 2013, c’est
plutôt une baisse de la population d’origine étrangère qui est constatée.
Nous constatons également l’arrivée de personnes des pays d’Europe du sud chassées par la crise économique et en recherche de travail.
Ressources à l’entrée
Le RSA reste la principale source de
revenus de notre public, talonné de
près par celle issue du travail, cette
dernière ne dépassant que très rarement le montant du SMIC.
64
Les 18-25 ans composent principalement les 10% sans revenus dont le bagage scolaire souvent très mince
et l’expérience professionnelle inexistante ne permettent pas de se projeter idéalement dans le travail, le
RSA devenant, à ce moment là, la seule perspective de revenu futur.
40%
35%
30%
25%
20%
15%
10%
5%
0%
2012
2013
En 2013, nous avons accueilli encore moins de personnes, qu’en 2012, percevant des indemnités Pôle Emploi, donc moins de personnes ayant travaillé récemment et plus de personnes ayant épuisé leurs droits,
les revenus du travail n’évoluant favorablement que très légèrement.
La comparaison d’une année sur l’autre confirme le fait que le RSA est la ressource primordiale de la majorité de nos hébergés.
Les bénéficiaires de l’AAH sont nettement plus représentés que l’année précédente et ne couvrent que le
champ des pathologies mentales, cette représentation étant significative du constat fait depuis quelques
années, d’une augmentation des troubles psychiques dans notre public.
Nous sollicitons une participation égale à 15% des revenus, pour ceux qui en ont.
L’argent est peut-être un problème quand on en a trop, mais il en est autrement quand on en a pas ou
très peu. Ce n’est plus un problème mais une problématique, et le leitmotiv devient : « Comment y remédier ? ».
Le travail sur le budget est difficile, car le sujet est sensible. « C’est mon argent » entendons-nous fréquemment.
Ce n’est pas parce qu’on manque d’argent, qu’on a moins d’envie. Un RSA ne
permet de se projeter très loin dans la dépense futile et pourtant c’est souvent
elle qui fait le plus plaisir. Et l’envie de se faire plaisir est aussi un argument de
travail avec la personne.
Et l’utiliser, peut provoquer la question de comment en gagner plus, et peutêtre en travaillant.
65
Les places 115 au collectif de l’accueil Koenigshoffen
Parallèlement à son activité de stabilisation, l’Accueil Koenigshoffen, et ce jusqu’au mois d’août 2013,
mettait à disposition du 115 hébergement d’urgence, les places disponibles dans le collectif situé rue de
Lübeck.
Dans ce cadre, l’Accueil Koenigshoffen a participé à la mise à l’abri de 178 personnes du 1er janvier au 31
août, pour un total de 949 nuitées et une moyenne de séjour de 5,6 en augmentation d’un point par rapport à l’année 2012. Ceci étant dû au fait que nous avons essayé de privilégier des temps d’accueil un peu
longs quand cela était possible.
Sexe
Femmes
99
56%
79
44%
Hommes
Une nette augmentation de la population féminine a été constatée sur cette année et, bien sûr, à l’inverse
une diminution de la population masculine, l’écart étant de 10%.
Origine géographique
6%
France
Union européenne
17%
18%
3%
Pays de l'Est
Maghreb
7%
Le graphique des origines géographiques reflète très nettement l’afflux important des populations en provenance
des pays de l’est, puisqu’ils représentent à eux seuls la moitié du public ac-
Afrique Noire
49%
Autres
Statut administratif
1%
Droit commun
5%
18%
7%
69%
Union
européenne
Demande
d'asile
Réfugiés
Ce tableau est la concrétisation du tableau
précédent, puisque les demandeurs d’asile
sont principalement issus des personnes
venant des pays de l’est.
Régularisés
66
L’accompagnement social
Quatre à cinq mois après la réorganisation du service, si la plupart des accompagnements ne posent pas
de difficultés particulières, nous constatons que certains suivis ne sont pas adaptés à ce type d’hébergement.
Nous parlons là de personnes en grande souffrance psychologique ou psychiatrique demandant une attention presque quotidienne ou de personnes très désocialisées dont les repères sont à reconstruire dans
l’environnement plus rassurant d’un collectif.
La nouvelle forme d’accompagnement, demandant plus de mobilité de la part des travailleurs sociaux,
exige une certaine discipline afin de trouver le juste équilibre entre le travail au bureau et les visites à domicile. Mais il s’agit maintenant d’aller, un peu plus, à la rencontre et d’observer les personnes dans ce
qui pourrait être leur futur.
L’accompagnement à la Santé
Bénéficiant d’une intervention infirmière à raison de deux jours par semaine, pour deux services depuis
notre déménagement, la partie santé de l’accompagnement est ainsi prise en charge en collaboration
avec les travailleurs sociaux.
Des rendez-vous sont pris par les personnes dans nos bureaux et des interventions directement dans les
appartements sont organisées en fonction des besoins repérés.
Une première rencontre est organisé avec chaque hébergé entrant et l’infirmière, puis un suivi en coopération avec le référent de la personne.
Une des craintes que nous avions lors du changement, portait sur la gestion
des médicaments divers et variés qu’est amené à utiliser notre public. La mise
en place, pour les plus fragiles, d’intervention d’infirmiers libéraux a permis
d’apporter une réponse cohérente à ce problème. Pour les autres, cela a plutôt été considéré comme une prise de responsabilité supplémentaire.
Sensibiliser les personnes sur des thématiques de santé fait également partie
de nos objectifs.
Pour cela, un certain nombre de thèmes vont être évoqués avec eux afin de choisir les plus pertinents et
les mieux adaptés.
D’autre part, nous profitons d’un espace, en cours de convivialité, qui devrait nous permettre d’engager
des activités tel que l’éveil à une cuisine plus saine, de la relaxation ou simplement de prendre un café.
L’accompagnement à l’accès à l’emploi
L’accès à l’emploi reste une des difficultés majeures de notre public pour toutes les raisons déjà exprimées tout au long de l’étude des différents graphiques qui parlent de notre travail.
Niveau d’étude minimal, peu ou pas de formation, parfois même, pas d’envie de travailler, autant d’éléments qui ne favorisent pas l’insertion ou la réinsertion dans le travail.
67
Nos partenaires privilégiés restent principalement les chantiers d’insertion ouverts à un public en quête
d’apprentissage ou réapprentissage d’une activité salariée. Ainsi, quatre personnes ont pu commencer un
travail sous cette forme, avec pour l’un d’eux une orientation en milieu ordinaire.
Quelque soit l’âge de notre public, nous pensons très souvent aussi en terme de formation avant de penser travail. Mais les personnes que nous accompagnons s’imaginant plus volontiers en travailleur salarié
qu’en apprenant, deux personnes seulement ont entamé des formations, pour l’un une FIMO (Formation
Initiale Minimum Obligatoire), réussie, et pour l’autre dans la petite enfance, en cours. Un étudiant a retrouvé le chemin des études et une personne a bénéficié d’une EMT (Evaluation en Milieu du Travail).
Certaines personnes, au nombre de trois, arrivées avec un travail l’ont conservé, d’autres, au nombre de
cinq, ont entamé une activité salariale en cours de séjour et l’ont gardé à la sortie.
Les personnes travaillant en intérim où sur six, trois travaillaient déjà dans le secteur et trois autres ont
entamé une activité régulière dans le dit secteur.
L’accompagnement à la sortie du CHRS
L’aboutissement de la prise en charge pour la plus grande partie de nos futurs sortants est l’accès au logement.
Nombre de situation sur le point d’aboutir à une fin heureuse, sont freinée, pour ne pas dire bloquée, par
la difficulté d’accéder à un logement.
Un travail méthodique de mise en place des demandes, des relances, des sollicitations est nécessaire pour
espérer une réussite aléatoire.
Réussite qui nous permet d’ouvrir la porte au suivant.
Situation à la sortie
 Logement durable (bailleur social ou privé, y compris Résidence sociale et Maison Relais),
 Hébergement provisoire (CHRS, Urgence, Stabilisation),

Autres (rue, squat, prison, hôpital),
 Inconnu.
Les sorties vers le logement durable
représente le tiers des sorties.
En ce qui concerne l’élément
« inconnu » venant en deuxième position, il s’agit de sorties volontaires de
personnes qui ne nous informent pas
de leur départ ou de fin de prise en
charge pour problèmes de comportement.
68
Ressources à la sortie
2
6%
5
14%
1
3%
2
5%
Pôle emploi
Salaire
11
31%
2
5%
13
36%
RSA
Retraite
AAH
Sans revenus
Autres
40%
30%
20%
10%
0%
Ressources à
l'entrée
Ressources à la
sortie
Rien de fondamentalement différent entre
l’entrée et la sortie, tout en relativisant cette comparaison puisque le premier item
concerne l’ensemble des personnes accueillies sur l’année et le second uniquement les
sortants.
Sur ces derniers, comme évoqué précédemment, ce sont les jeunes de 18-25 ans qui
partent dans les conditions les plus précaires et composent principalement le paramètre des sans revenus.
Conseil de vie sociale
Nous organisons régulièrement des rencontres collectives avec les hébergés afin de faire passer certains
messages et faire émerger des demandes ou envies.
Cette fin d’année, période de reconstruction du service ne nous a pas permis de mettre en place un CVS
digne de ce nom, ce sera pour l’année 2014.
L’accompagnement à la culture et aux loisirs
Les activités que nous avons pu mettre en place cette année sont essentiellement des activités de loisirs
type sortie en parc animalier, randonnée dans les Vosges, partie de pêche ou barbecue sur site rue de Lübeck.
Parallèlement, des ateliers cuisine par appartement ont été organisés dès notre nouvelle installation faite.
Hormis cela, un projet photo initié par un travailleur social de l’équipe, a été proposé aux hébergés et aux
salariés.
Il s’agissait de solliciter les personnes sur l’image de soi par le biais de séance photos à thème :
 un portrait,
 une photo dans un lieu choisi par la personne,
 une photo avec un objet choisi par la personne.
69
Et pour aller au bout de la démarche, l’organisation d’une exposition, intitulée « L’espace d’un
temps », de ces photos a été programmée du 15
au 20 avril 2013 dans nos locaux rue de Lübeck,
ainsi que lors de l’assemblée générale de l’association fin avril.
La mise en place de ce projet s’est étalée sur les
premiers mois de l’année. Le temps d’expliquer à
chacun la démarche, d’obtenir l’adhésion, ou pas, des personnes intéressées, le temps de faire les photos
dans les conditions définies précédemment, 17 personnes ont adhéré à ce projet.
Quand, souvent pour notre public, le regard des autres est stigmatisant, accepter d’être pris en photo
pour ensuite être exposé, est une prise de risque. Car d’observé, ils deviennent observateur d’eux-mêmes,
et ce regard que les autres posent sur eux se concrétise par l’image.
Autre projet mis en place, a été celui sollicitant la fibre écologique de notre public, en mettant en place les
Ecocups. En effet, suite au constat d’un gâchis certain des gobelets plastiques utilisés tout au long de la
journée, il a été décidé d’y remédier en mettant en place cette action de remplacement.
Le travail éducatif fait par les travailleurs sociaux, a permis de faire comprendre le sens de la démarche.
Supervision/GAP
L’équipe bénéficie depuis maintenant 2 ans d’un accompagnement mensuel assuré par une psychologue.
La nécessité d’un lieu tiers d’écoute n’est plus à démontrer pour des travailleurs sociaux confrontés à un
public en souffrance.
Formation
Une salariée de l’équipe a participé à une formation d’une semaine, organisée par l’institut Psychasoc intitulé « Découverte de l’environnement – Une médiation éducative ».
Partenariat
Le CMP (Centre Médical Psychologique) rue de Berne et le Centre de jour en Santé Mentale où est basée
le CMP Pinel et l’Equipe Mobile Psychiatrie Précarité, sont nos principaux partenaires en ce qui concerne
l’accompagnement, psychologique ou psychiatrique, des personnes que nous accueillons. D’une part, ils
interviennent par le biais d’une permanence auprès du public dans nos locaux et d’autre part, auprès de
l’équipe lors d’une réunion mensuelle où sont évoqués nos suivis communs et les difficultés d’intervention que nous pouvons rencontrer.
La Banque Alimentaire nous a accompagné jusqu’au bout de notre présence rue de Lübeck en assurant
une livraison hebdomadaire de produits de qualité correspondant à nos besoins.
Le Port Autonome de Strasbourg, propriétaire du terrain sur lequel est sis le bâtiment de la rue de Lübeck,
a assuré tout au long de l’année l’entretien des espaces verts entourant la structure.
70
Perspectives 2014
Axes de travail pour cette année 2014 :
 Améliorer l’accès à la culture, aux sports et aux loisirs en multipliant les propositions auprès de no-
tre public et favorisant la participation en collaboration avec le Foyer Millot,
 Lancer un programme d’actions collectives sur la santé, l’alimentation, l’emploi,...
 Améliorer notre panel partenarial de manière concrète,
 Rechercher et proposer des formations collectives adaptées aux travailleurs sociaux en lien avec les
besoins des services,
 Participer en interne à l’harmonisation des pratiques éducatives.
71
AHPF
(Accueil et Hébergement
Provisoire pour Familles)
34 rue Thomann
67000 STRASBOURG
Tél : 03 88 76 41 76
Fax : 03 88 22 20 87
Mail : [email protected]
72
ORGANIGRAMME DE L’AHPF
73
AHPF
Ouvert en 2002 l’AHPF (Accueil et Hébergement Provisoire de Familles) est un service qui était destiné à
l’accueil des familles déboutées de leur demande d’asile et en demande de régularisation auprès de la
préfecture. A partir de 2005, suite au PARSA (Plan d’Accueil et de Réinsertion des Sans Abris) le service a
été intégré au dispositif d’hébergement de stabilisation.
A la demande de la DDCS le service de l’AHPF a surtout été sollicité pour héberger des familles ayant obtenu un titre de séjour et sortant de CADA (Centres d’Accueil pour Demandeurs d’Asile). Depuis 2008, avec
la refondation du dispositif d’hébergement et d’accès au logement, le public accueilli s’est largement diversifié ; nous accueillons des familles récemment régularisées ainsi que des familles de droit commun.
L’activité de l’AHPF en chiffres
Nous avons réalisé 21593 sur 21900 à réaliser nuitées soit un taux d’occupation de 99 %, stable par rapport l’année dernière. La taille moyenne des ménages accueillis est de 4 personnes, un chiffre stable lui
aussi.
AHPF
Année
2011
2012
2013
Nombre de ménages accueillis
22
22
18
Nombre de ménages admis
7
7
3
Nombre de ménages sortis
8
10
4
Nombre d’attribution de logements
5
4
2
3.7
15 mois
95%
4
16 mois
100%
4
18 mois
99%
Taille moyenne de séjour
Durée moyenne de séjour
Taux d’occupation
Entrées et sorties
A l’AHPF nous avons admis 3 ménages soit 12 personnes dont 6 mineurs. Une famille composée de deux
adultes et un enfant, une famille composée de deux adultes et 4 enfants, une femme seule avec un enfant
et une réadmission après une incarcération. Il s’agit du père d’une famille déjà accueilli par le service. Le
nombre de ménages admis est en diminution par rapport à l’année dernière.
Le nombre de ménages sortis était de 4 ménages. Soit 16 personnes, un chiffre en baisse par rapport à
l’année dernière.
Parmi ces ménages 2 familles ont eu
une attribution directe de logement.
Une famille a bénéficié d’un glissement de bail.
Une famille a été orientée vers le service en Aval et une personne a été
incarcérée.
74
Parmi les ménages sortants un ménage avait un emploi en CDD , deux ménages ont créé leur propre entreprise (auto-entrepreneur) et un ménage avait le RSA.
La diminution du nombre de ménages sortis s’explique d’une part par le manque de logements à coût
raisonnable et adapté aux attentes de nos usagers et d’autre part par l’augmentation des difficultés d’insertion liées au statut des familles au regard de leur droit au séjour en France. Les personnes régularisées
au titre de la santé ou à titre humanitaire n’ont souvent que des titres provisoires de séjour parfois ne les
autorisant pas à travailler ce qui empêche de réunir les conditions pour déposer une demande de logement ou accéder aux prestations sociales ce qui a pour effet de retarder considérablement leur sortie du
dispositif.
La durée de séjour des familles est variable, de 6 mois à 22 mois. Elle était cette année de l’ordre de 18
mois en moyenne soit un an et demi. Un chiffre en augmentation sensible par rapport à l’année dernière.
Ressources des ménages accueillis à l’AHPF
Parmi les 18 ménages accueillis à l’AHPF seulement 5 ménages soit 28% ont des revenus provenant d’un
emploi alors que 17 % bénéficient du RSA et plus de la moitié des ménages accueillis soit 55 % sont sans
ressources.
Ressources des ménages AHPF à l'entrée
RSA
Salaire, ARE
Sans ressources
Total
Nombre
3
5
10
18
%
17%
28%
55%
100%
Situation de l’hébergement des ménages à l’entrée
Parmi les ménages accueillis à l’AHPF 50 % proviennent soit de l’accueil d’urgence, soit avaient fait un passage par le 115 ou étaient dans le dispositif du plan hivernal. Les ménages expulsés de leur logement
étaient de l’ordre de 11%, ceux qui proviennent du CADA sont de l’ordre de 17%, pour le reste c’est la solidarité familiale ou l’entraide qui ont dû jouer. Ils étaient 22% à être hébergés par un tiers.
Situation (hébergement) des ménages AHPF à l'entrée
115/urgence
Plan Hivernal
CADA
Expulsion
Tiers
Total
Nombre
7
2
3
2
4
18
%
39%
11%
17%
11%
22%
100%
L’âge des personnes accueillies à l’AHPF
Parmi les personnes adultes accueillies les plus représentées sont les 26-55 qui constituent 32% de l’effectif avec une représentativité plus importante des 36-55 ans avec à eux seuls 18%.
Parmi les enfants nous constatons une représentativité plus importante des 0-5ans. Les enfants de 6-17
ans représentent 28 %.
75
Age des ménages accueillis à l'AHPF
Nombre
%
56- 60 ans
1
1%
36-55 ans
12
18%
26-35 ans
10
14%
18-25 ans
10
14%
0-5 ans
17
25%
6-12 ans
10
14%
13-17 ans
10
14%
Total
70
100%
Composition des ménages accueillis à l’AHPF
L’AHPF a accueilli 18 familles différentes cette année soit 70 personnes. Le nombre des couples avec enfants était le plus important, 14 ménages soit 85 %. Le nombre de familles monoparentales était de 4 et
constitue 15 % de l’effectif. Ces chiffres sont stables par rapport aux années précédentes.
Composition
Nombre
de
ménages
Nombre
De
personnes
C+1
4
12
C+2
6
24
C+3
1
5
C+4
2
12
C+5
1
7
FS+1
3
6
FS+3
1
4
Total
18
70
C : couple
%
17%
34%
7%
17%
10%
9%
6%
100%
Fs : Femme Seule
L’accompagnement vers l’emploi
Un des axes majeurs du projet individuel d’insertion.
La proportion de personnes accompagnées vers l’emploi à l’AHPF était de 36% et parmi les personnes
accueillies 45% ont exercé un emploi au cours de l’année 2013. Aucune personne n’a bénéficié de formation à l’AHPF. Ceci s’explique entre autre par leur statut administratif. L’exemple de l’apprentissage de la
langue française illustre cette situation. Ainsi, les personnes s’inscrivent au cours dispensés dans les centres sociaux culturels en l’absence de droit d’inscription à des cours organisés par des organismes agréés.
A cette réalité se rajoute qu’une partie non négligeable des personnes accueillies n’est pas bénéficiaire du
RSA et n’est donc pas prioritaire parmi les publics éligibles aux contrats d’insertion.
76
L’absence de qualification est un autre élément qui handicape beaucoup notre public. La réalité d’un
contexte économique de crise et d’un marché de l’emploi très tendu ne faisant qu’amplifier les difficultés
que rencontrent les personnes dans leurs tentatives d’accès à un emploi
Enfin nous soulignerons qu’un cinquième des personnes en situation d’emploi à l’AHPF l’ont été sous le
statut d’entrepreneur. Cette situation concerne majoritairement des ressortissants roumains conditionnés
par un accès restreint et règlementé au marché de l’emploi en France
Nos partenaires pour la formation et l’emploi sont : Pôle Emploi ; Missions locales et Relais Emploi ; Cap
emploi ; Entreprises d’insertion ; Organismes dispensant des cours de français prescrits ou non (A.N.E.F.,
C.P.C.V., Contact et Promotion, centres socio-culturels,…).
AHPF
Nombre de
personnes
Personnes
ayant
travaillé
dans
l'année
Personnes
accompagnées
par le service
Dont
en recherche
entrepreneur
d'emploi
Personnes
en
Personnes
formation
en cours
dans
de français
l'année
hors FLE
dont en
insertion
45%
13%
27%
36%
0%
18%
15
2
4
12
0
6
Nos partenaires pour la formation et l’emploi sont : Pôle Emploi ; Missions locales et Relais Emploi ; Cap
emploi ; Entreprises d’insertion ; Organismes dispensant des cours de français prescrits ou non (A.N.E.F.,
C.P.C.V., Contact et Promotion, centres socioculturels,...).
L’accompagnement pour la gestion du budget
Parmi les missions du service de l’AHPF est celle d’accueillir les familles et
de les aider à retrouver leur autonomie et notamment face à la gestion de
l’argent. Ce travail se traduit par la priorisation du paiement de la participation à l’hébergement qui peut parfois prendre du temps avec certains ménages.
Nous observons que 28 % des ménages ont des difficultés de gérer leur budget, 17 % ont des dettes locatives.
Souvent, les personnes sont dans l’évitement du sujet de la dette et notre
travail d’accompagnement est d’abord celui de l’acceptation de celle-ci en
préambule aux futures démarches. S’en suit un long travail de recueil des
informations et des documents nécessaires à la constitution du dossier de
surendettement. Nous travaillons avec CRESUS dont les conseils avisés nous
permettent de monter le dossier dans les meilleurs délais.
Sachant que la plupart des ménages sont sans ressources en raison d’un statut administratif qui ne leur
permettait pas de travailler le budget est réduit à l’aide de subsistance mensuelle dont ils bénéficient du
service. Il est si insuffisant qu’il ne permet pas de répondre aux besoins de premières nécessités : alimentations, produits d’hygiène, couches etc. Les ressources précaires sont sources d’anxiété et nous sommes
très régulièrement sollicités par les familles qui nous font part de leurs difficultés financières. Lorsque les
personnes remplissent les conditions requises, nous nous appuyons sur les partenaires du caritatif, qui
interviennent sous forme de colis alimentaire ou de bon d’achat alimentaire.
77
Ménage avec
Problème
budgétaire
Ménage avec
dette locative
Ménage avec
mesure de
protection liée au
budget
28%
17%
6%
6%
5
3
1
1
AHPF
Nombre de
ménages
Ménage avec
dossier de
surendettement
en cours
Nos partenaires sont : les Service surendettement de la Banque de France, C.A.F., C.R.E.S.U.S., U.D.A.F.,
A.R.S.E.A., Services des impôts ; Associations caritatives (colis alimentaires et aides financières ponctuelles), R.S.Avenir.
Accompagnement à l’accès aux droits et démarches administratives
Situation du
point de vue
du séjour
AHPF
Personnes en
demande de
régularisation
24%
Personnes
ayant
essuyé un
refus
15%
Personnes
ayant obtenu
une réponse
positive
42%
9 ménages sur 18 dont les enfants
ne sont pas reconnus par la CAF
Les personnes concernées par une régularisation constituent 24% des personnes accueillies à l’AHPF et 42 % ont obtenu une réponse positive à leur demande de régularisation. Il reste que 15% des personnes accueillies ont essuyé un premier refus de régularisation.
L’ouverture de droits et les démarches administratives restent notre principale pierre d’achoppement au relogement des familles hébergées par notre service. Les procédures complexes et longues – telle qu’une demande de régularisation – placent les familles dans une attente interminable et éprouvante.
Nos déplacements et nos appels téléphoniques à la Préfecture ne font guère
avancer le dossier, mais aident plutôt ces familles à prendre leur mal en patience et à se sentir soutenues dans leur attente.
Fréquemment, les réponses négatives entrainent l’exploration d’autres voies – comme le recours devant
le Tribunal Administratif – et il faut recommencer le dossier à zéro…
Pendant tout ce temps, les voies classiques de la réinsertion restent inaccessibles. Sans papiers, pas de
travail. Heureusement pour les personnes d’origine roumaine, le marché du travail s’est ouvert à eux le 1er
janvier 2014. Elles peuvent à présent postuler aux emplois sans avoir besoin de titre de séjour !
La seconde phase, c’est l’ouverture de droits aux prestations familiales. Que faire pour une famille dont
les deux adultes ont été régularisés et dont les enfants ne sont pas reconnus par la CAF (Caisse d’Allocations Familiales) Ils sont 9 sur les 18 ménages accueillis a avoir des enfants non reconnus par la CAF? Ce
qui rend difficile le relogement des ménages dans ces conditions, une famille avec deux, trois, voire plus
d’enfants qui n’entrent pas en compte dans le calcul de l’APL (l’Aide Personnalisée au Logement) ? Ce qui
demande encore une procédure longue et complexe qui attend ces familles notamment pour celles qui
doivent passer par la voie d’une procédure de regroupement familial… !
Nos partenaires pour les questions administratives, Centre administratif et mairies de quartier, Préfecture,
O.F.I.I., Point Solidarité, Avocats, Associations de soutien aux demandeurs d’asile (C.A.S.A.S., CIMADE…).
78
L’accompagnement aux soins
Pour donner une idée de l’étendue des besoins d’accompagnement aux soins à l’AHPF nous avons fait le
choix de répertorier les problèmes de santé rencontrés en plusieurs catégories ; les problèmes physiques
exprimés par les personnes, les handicaps physiques et/ou mentaux, les addictions exprimées par les personnes, les troubles psychiatriques diagnostiqués, les souffrances psychiques exprimées et les hospitalisations avec nuitées (hors naissances).
Les problèmes de santé physiques exprimés :
Sur les 70 personnes accueillies à l’AHPF, 21 % ont des problèmes de santé physique exprimés.
Ces divers troubles physiques entraînent souvent un suivi médical important, une prise de traitement, voire des besoins en matériel médical peu ou pas du tout remboursé.
Pour les personnes, ces troubles freinent parfois l’accès à l’emploi car ils entrainent des restrictions
contraignantes (port de charges lourdes, station debout, ….) et requièrent quelques fois une Reconnaissance de la Qualité de Travailleur Handicapé par la M.D.P.H.
Les handicaps physiques et/ou mentaux :
Certaines personnes présentent un handicap physique, mental ou les deux.
Ils sont 7% des ménages accueillis à l’A.H.P.F.
Ces handicaps posent souvent un problème au niveau de l’hébergement et du relogement. En effet, les
appartements proposés par le service ou les bailleurs lorsque les personnes sont sortantes, ne sont pas
toujours adaptés aux problèmes d’handicaps rencontrés (appartements dans les étages sans ascenseur,
passages des portes trop étroits pour les fauteuils roulants, accessibilité aux sanitaires, etc…).
Les addictions exprimées :
Les problèmes d’addiction ne sont pas toujours clairement exprimés par les personnes accompagnées.
Elles tentent parfois de les cacher ou sont dans le déni de ces problèmes.
Nous avons relevé que 1% à l’A.H.P.F. expriment clairement leur addiction pour un accompagnement pour
des soins.
Les troubles psychiatriques diagnostiqués :
Seules 1% des personnes sont concernées à l’A.H.P.F.
Les souffrances psychiques exprimées :
Ils sont 4% à l’A.H.P.F. Ces souffrances ont une incidence sur la vie quotidienne des personnes et s’expriment sous différentes formes (dépression, anxiété, stress, insomnies, perte de l’estime de soi,…).
Elles sont liées à des parcours de vie difficiles semés d’embûches et pour beaucoup d’entre eux elles sont
dues à des traumatismes vécus dans leur pays d’origine (guerres, persécutions, tortures), L’attente dans
l’incertitude pour une régularisation administrative et aussi à l’origine d’une anxiété permanente.
79
L’accompagnement et le soutien à la parentalité
Enfant bénéficiant
d’une mesure
A.E.D ou A.E.M.O
Enfants placés
Nombre de ménages
bénéficiant d’un
soutien à la parentalité
AHPF
1
2
1
Enfants
3%
5%
6%
La plupart des ménages sont arrivés récemment en France. C’est
donc dans un contexte difficile et compliqué que naissent et
grandissent les enfants des familles que nous accompagnons.
Si le souhait d’intégration est présent chez toutes les familles, la
question de l’éducation des enfants est parfois source de méfiance notamment par rapport à des enfants qui évoluent dans
un contexte loin du pays d’origine.
Les ménages sont dans la crainte qu’on remette en question
l’éducation qu’ils donnent et celle qu’on leur a transmise. Ce qui
rend parfois difficile le travail de soutien à la parentalité. Parfois
nous travaillons à deux sur une situation afin de préserver un
minimum de distance face aux réserves des familles.
Dans les situations complexes, où il est question de sécurité des
enfants, nous travaillons en partenariat avec la Service de Protection de l’enfance.
D’autres parents par contre parlent spontanément de leurs difficultés éducatives : ils viennent clairement
chercher de l’aide et de l’écoute auprès de nous. Ils nous sollicitent pour les accompagner à rencontrer un
chef d’établissement scolaire, à régulariser un dossier de bourse,….
En 2013, 1 famille a bénéficié d’une Aide Educative à Domicile (AED).
Le nombre d’enfants placés était de 2.
Dans tous les cas difficultés parentales ou non dans l’éducation des enfants, nous cherchons à favoriser
autant que possible le maintien des liens familiaux.
Nos partenaires : S.P.M./S.P.E, Services de maternité et de pédiatrie ; P.M.I., pédiatres, médecins ; Crèches, multi-accueil, L.A.P.E., écoles ; Service social des hôpitaux, du secteur et des écoles ; C.M.S. et
U.T.A.M.S.
80
PÔLE ACCUEIL,
HÉBERGEMENT ET
INSERTION
L’hébergement des
demandeurs d’asile
81
SERVICE HTA
(Hébergement Temporaire Asile)
34 rue Thomann
67000 STRASBOURG
Tél : 03 88 76 41 76
Fax : 03 88 22 20 87
Mail : [email protected]
82
ORGANIGRAMME
SERVICE HTA
83
SERVICE HTA
Le service d'Hébergement Temporaire Asile - HTA - de notre Association, propose 30 places d'hébergement d'urgence aux demandeurs d'asile.
Nous accueillons aujourd'hui, majoritairement, des familles sollicitant la protection de la France pendant
la période d'examen de cette demande. Ce sont des familles qui n'ont pas obtenu d'hébergement en Centre d'Accueil pour Demandeurs d'Asile.
Nous avons réalisés en 2013 13 734 nuitées pour une durée moyenne 249,7 nuitées
16 personnes ont été accueillies durant l'année 2013 dont une naissance
Le profil de toutes les personnes accompagnées en 2013 : 37 adultes et 18 enfants, en quatre catégories
comme suit :
Isolé(e)s
Couple
Sans enfant
Couple
avec enfant
Familles
monoparentales
2
14 pers
(7 groupes*)
33 personnes
(7 groupes)
6 personnes
(3 groupes)
* Groupes familiaux
Les nationalités d’origine
25
20
15
10
5
groupes familiaux
nbre de personnes
0
84
Les sorties 2013
18 personnes sont sorties en 2013 et orientées diversement vers :
Orientations en nombre de personnes
10
8
6
4
2
0
procédure
retour
dublin
pays
d'origine
115
SARS*
*SARS: Service d'Accueil et de Réinsertion Sociale
L’accompagnement social
L'accompagnement en faveur des personnes accueillies dans le service se découpe en 2 grands volets :
l'accompagnement social global et l'accompagnement aux démarches juridiques.
Les entretiens avec les personnes prises en charges ont été pour le moins hebdomadaires et pour le plus
espacés de 15 jours. Ils se sont déroulés dans les lieux d'hébergement et le bureau plus propice aux entretiens administratifs.
Les difficultés rencontrées dans le travail d’accompagnement
Malgré les efforts continus et soucieux du meilleur-être des personnes accueillies, certaines difficultés
demeurent mais nous poursuivons ces efforts pour tenter de les amoindrir tant que possible.
 La cohabitation dans les logements reste un point délicat quand les personnes sont soumises à diverses tensions et/ou fragilités psychologiques, dues, dans la majeure partie des cas, au statut de demandeur
d'asile même. Ainsi, certaines cohabitations aboutissent à des conflits qui restent verbaux mais non moins
violents.
 La fragilité psychologique de certaines personnes est due, entre autres raisons, au statut de demandeur d'asile avec les attentes quelquefois très longues d'une réponse attendue. Ces attentes génèrent
dans certains cas des aggravations d'un état psychologique déjà fragilisé par les séparations (famille, pays,
etc.)
Nous observons la survenance de fragilités dites psychologiques peuvent, dans certains cas être liées au
cumul de difficultés de formes différentes préexistantes à l'accueil et/ou rencontrées post-accueil , qu'elles soient financières; qu'elles génèrent une fragilisation des relations sociales et/ou intrafamiliales; qu'elles proviennent de difficultés à se faire comprendre ou de procédures longues, etc., les personnes en souffrance psychologique ont été en nombre en 2013 : nous avons constaté un accroissement des demandes
et des besoins en suivis médicaux spécialisés
 Les maladies graves ou incurables dont souffrent les personnes sont, elles aussi, impactées par les
tensions liés aux attentes des demandeurs d'asile.
85
Pour exemples : Une personne souffrant actuellement d'une maladie dégénérative grave, manque singulièrement de soins quotidiens nécessaires. Incapable de se lever, de manger, de se laver et de se déplacer
seule , la situation de cette personne interroge l'association et l'équipe de travailleurs sociaux, démunies
face au peu de réponses qu'il est possible d'apporter en matière de prise en charge médicale adaptée.
Il est à noter qu'il a fallu de long mois de recherche de fonds pour obtenir un fauteuil roulant électrique
pouvant lui permettre de se déplacer. Les possibilités d'une aide à domicile sont à l'étude mais nous essuyons jusqu'à présent les réponses négatives pour ce type d'aide. Que faire?
Une femme a perdu son bébé et rattache cette perte à un mauvais suivi médical et a une situation d'attente insupportable, suivant ses propos. Pourtant, les temps d'écoute du corps médical n'ont pas manqué
et l'assistante sociale de l'Etablissement hospitalier, s'est fortement engagée dans le suivi de cette situation. Aujourd'hui cette personne bénéficie d'un suivi psychologique à l'hôpital de Brumath où est également hospitalisé son mari.
Les situations de fragilités dites psychologiques et/ou de détérioration de la santé physique, restent des
prises en charges complexes.
Dans certains cas, la non compréhension langagière complique l'avancée constructive dans les suivis. Il
n'est guère simple de trouver un médecin spécialisé pratiquant la langue étrangère adaptée. Le recours
aux interprètes s'avère donc précieux.
Nous nous rapprochons des services spécialisés avec un suivi en ce domaine des personnes prises en charges dans notre service (rapports; synthèses; etc.) pour toutes les démarches d'accompagnement physique
et autre, auprès des services médicaux. Sans oublier un travail d'écoute et d'aide dans l'expression des
difficultés que les personnes rencontrent avec la maladie.
Les cours de Français langue étrangère (FLE)
L'apprentissage des bases de la langue française, est un volet important , preuve aussi de la considération
que nous portons aux personnes prises en charge demandeuses de l'asile. Il s'est ouvert cette année 2013,
au sein de nos locaux et aboutit à un triple constat :

La méconnaissance de la langue française est un véritable handicap dans la vie quotidiennes des
demandeurs d'asile alors même que ces derniers sont fortement en demande de cet apprentissage.
 Le recours aux professeurs bénévoles, par défaut : la rémunération des professeurs qui dispensent
les cours de langue est freinée par un budget restreint. Aussi, la décision a été prise de créer un partenariat avec l'Association Agir ABCD, qui intervient déjà dans d'autres service d'Horizon Amitié et pour des
thématiques différentes. Agir ABCD regroupe des retraités désireux de mettre leur disponibilité et leurs
compétences au service de ceux qui en ont besoin.
Une période d'observation ponctuée par des cours informels durant tout l'été, a abouti a une conclusion
partagée avec le Président de l'Association Agir ABCD et les bénévoles intervenants. Cette période a permis à tous les acteurs participants (bénévoles, bénéficiaires, travailleurs sociaux, etc.) de tester le
projet, de l'affiner en réajustant les moyens à mettre en œuvre par
rapport aux besoins, de proposer et de mettre en commun les réflexions pour une mise en accord du cadre à donner pour la réalisation et la dispense de ces cours de FLE.
86
Dès septembre, un contrat d'engagement aux cours est établi pour une durée de 3 mois. Une feuille de
présence accompagne ce contrat et est signée, à chaque cours, par les participants volontaires. En fonction du nombre de places disponibles et du niveau de langue atteint, les contrats peuvent faire l'objet
d'un renouvellement pour un autre cycle de 3 mois. A la fin de la période d'apprentissage, une attestation
de participation est délivrée par le professeur, à la demande de l'apprenant.
Depuis le démarrage de ce projet, nous constatons des progrès certains et rapides du niveau d'expression
de la langue française, ce, chez la plupart des participants. L'amélioration constatée n'est pas le résultat
de l'apprentissage en tant que tel mais bien celui d'un lieu où l'exigence posée est celle de s'exprimer en
français sans, toutefois, craindre le jugement ou la moquerie de l'autre. C'est le lieu où l'on se laisse aller,
sans gêne, à cette expression, mais où l'erreur est admise puisqu'elle même formatrice.
Les cours de français permettent avant tout de libérer la parole. Ils encouragent les personnes à s'exprimer en français et accélèrent, par conséquence, l'apprentissage de la langue. Le gain en assurance pour
les personnes est incontestable.
Le déroulement des cours s'est effectué les premiers mois au rythme d'un par semaine. L'enthousiasme
des bénévoles d'Agir ABCD a largement contribué à la mise en place d'un deuxième cours hebdomadaire,
depuis le mois d'octobre.
Les demandeurs d'asile en souhaitent davantage et nous espérons une évolution en ce sens pour l'année
2014.
L’accompagnement aux démarches d’ordre juridique
Depuis le mois de mars 2013, le service d'Hébergement Temporaire
d'Asile propose une aide aux démarches juridiques des demandeurs
d'asile dans le cadre de sa mission d'accompagnement administratif.
Pour assurer cette mission, un nouveau salarié embauché à temps
partiel a rejoint l'équipe de l'HTA. Rendue obligatoire par une circulaire dans les missions du CADA, l'Association a souhaité que ce volet soit inclut dans notre service d'urgence avec pour objectif d'offrir
aux personnes accueillies les meilleures chances d'obtenir le statut
de réfugié.
Plus concrètement, l'aide aux démarches juridiques consiste à accompagner et conseiller les personnes dans toutes les démarches
liées au déroulement de la procédure de demande d'asile.
Une première demande est adressée à l'OFPRA (Office Français de
Protection des Réfugiés et Apatrides). En général, cette première
demande a déjà fait l'objet d'un premier envoi avant la prise en
charge des personnes par notre service. Néanmoins il est souvent nécessaire de compléter le dossier, notamment à l'aide de documents envoyés par les proches qui demeurent dans le pays d'origine. Ils représentent des preuves indispensables qui précisent et appuient le récit déjà existant.
Le choix des informations et des documents importants transmis à l'OFPRA peuvent être déterminants et
impliquent des explications du cadre juridique du statut du demandeur d'asile. Il est indispensable que les
personnes effectuant une demande d'asile aient une bonne compréhension des textes qui régissent le
statut de réfugié et en énumèrent les critères de reconnaissance.
En cas de rejet de la demande par l'OFPRA, le droit au recours auprès de la CNDA (Cour Nationale du
droit d'Asile), est donné aux personnes qui souhaitent poursuivre dans cette voie.
87
Dès lors, les personnes sont aidées dans la rédaction du document ainsi que dans toutes les démarches
attenantes y compris celles de la mise en lien avec un avocat.
L'aide juridique dispensée directement par le service d'HTA, permet d'offrir aux personnes demandeuses
d'asile un suivi approfondi de leur situation et de leur dossier ; elle offre un temps de réactivité appréciable, pertinente et plus avantageuse, à plus d'un titre, que le recours à une aide extérieure à notre Association: les personnes prises en charges gagnent dans le domaine de la qualité d'accompagnement aux
démarches de type juridique ; elles bénéficient également de la disponibilité du salarié responsable, attaché à cette mission, et qui en effectue le suivi au regard des recours aux Associations extérieures qui gèrent un nombre considérable de dossiers et pallient aux carences, notamment en terme de temps.
L'avantage, non négligeable dont bénéficient les personnes prises en charge dans le service HTA, est la
proposition conjuguée d'un accompagnement social et d'un accompagnement
aux démarches juridiques qui se trouvent regroupés au sein d'un unique service d'accompagnement global des demandeurs d'Asile.
Cet accouplement facilite la mise en lien des actions propres à chaque domaine, dans un lieu unique et une équipe unie dans un objectif commun de prise
en charge des demandeurs d'asile. Les démarches sont simplifiées, la relation
de confiance renforcée entre demandeurs d'asile et travailleurs sociaux par le
seul fait de constat d'une étroite collaboration et de ses avantages qui donnent sens à l'aide apportée.
L’accompagnement aux démarches financières
Dix mois se sont écoulés depuis le démarrage de cette action. Nous soulignons l'adhésion enthousiaste
des personnes accueillies au sein du service d'HTA et l'expression de leur soulagement d'avoir l'assurance
d'un suivi intensif et continu de leur dossier de demande d'asile.
Cependant, si les avantages de ce nouvel accompagnement sont indiscutables, celui-ci n'en reste pas
moins limité par des moyens financiers insuffisants. En effet, l'accompagnement lié à cette mission nécessiterait des budgets plus conséquents quant à la nécessitée révélée en besoins d'interprétariat, de traduction de documents, etc.
Pour cela, nous nous efforçons de développer d'autres idées d'accompagnement. Parmi celles-ci, émerge
celle de la construction d'un réseau d'interprètes et de traducteurs bénévoles.
Les partenaires du service HTA
 L'Association Migrations Santé Alsace (MSA)
 Agir ABCD: interventions des professeurs bénévoles pour les cours de Français Langue Etrangère.
 Le réseau de professionnels acteurs sociaux:
 Les assistants sociaux de secteur
 Les associations caritatives : banque alimentaire
 La PMI
 Les Etablissements hospitaliers
 Les Directeurs (trices) d'Etablissements scolaires
88
Les perspectives 2014
Au regard des expériences professionnelles de 2013, nous nous attacherons à faire vivre les projets existants, à nous pencher sur les possibilités des améliorations à apporter et à mettre en œuvre d'autres projets. Cela dans l'intérêt des personnes accueillies dans notre service et pour une lecture plus affinée de
nos missions et des objectifs qui les soutiennent.
L'assise des projets mis en œuvre :
 Renforcer les interventions en FLE en partenariat avec Agir ABCD ou rechercher et encourager
d'autres bonnes volontés autour de cette action.
 Rechercher et construire un réseau d'interprètes bénévoles : nous savons ce projet difficile dans sa
réalisation mais l'idée reste d'actualité.
 Organiser et proposer davantage d'actions collectives culturelles/de loisirs/éducatives en faveur
des personnes prises en charge dans notre service.
 Améliorer nos outils de travail et de lecture de nos actions professionnelles afin de valoriser ces
actions, de les faire concorder avec les attentes de nos partenaires ; de faciliter et d'améliorer le
recueil de données statistiques pour permettre un gain de temps et une adaptation constante de
notre travail en faveur du public accueilli et rester dynamique quant aux améliorations appropriées
à apporter dans les axes de travail.
 Affinement des indicateurs d'activités : gagner en précision dans la description de nos interven-
tions, en rapport avec les exigences actuelles en matière d'exigence de transparence pour les actions menées et les résultats obtenus, quand ceux-ci peuvent faire l'objet d'un écrit: l'écoute et les
résultats obtenus par le temps qui lui est consacré est difficilement appréciable concrètement si ce
n'est que par le seul indicateur temps même.
 Proposer des thèmes de travail en groupe pour une meilleure connaissance des problématiques
rencontrées par les personnes accueillies et pour un travail d'accompagnement plus perspicace
(groupes de travail à thèmes et/ou formations).
 Nous devons noter que toutes ces manifestations, écrites et non écrites, existantes ou à créer, se
feront dans l'absolu respect des personnes suivies par notre service et avec le souci scrupuleux de
faire valoir les règles de confidentialité réglementaires qui y sont attachées.
89
PÔLE ACCUEIL,
HÉBERGEMENT ET
INSERTION
L’accompagnement
des Roms
90
ESPACE 16
16 rue du Rempart
67000 STRASBOURG
Tél / Fax : 03 88 27 37 45
Mail : [email protected]
91
ORGANIGRAMME DE L’ESPACE 16
92
ESPACE 16
Historique
L'ESPACE 16, structure temporaire d'insertion pour des familles dites "Roms" originaires de Roumanie, a été créée le 26 octobre 2011.
Cette structure d'insertion à caractère temporaire a vu le jour grâce
à l'initiative et au financement de la Ville de Strasbourg qui a confié
l'accompagnement social des personnes hébergées sur le site à l'Association Horizon Amitié.
En janvier 2012, le site est étendu pour permettre l'accueil de 50
personnes supplémentaires de même origine. Cette extension à
porté à 133 le nombre total des personnes accueillies sur le site qui
se situe, géographiquement, des deux côtés de la rue du rempart.
En moyenne, 133 personnes ont été accueillies sur le site de l'ESPACE 16 en 2013. Les personnes hébergées sur le site vivent dans les caravanes mises à disposition par la Ville de Strasbourg.
Depuis le 1er janvier 2013, le marché européen du travail est entièrement ouvert aux ressortissants roumains et bulgares. Jusque là, les mesures transitoires restreignaient l'accès au travail pour les roumains.
Celles-ci ramenaient à 150 les métiers dits "en tension" sur la liste des professions accessibles aux ressortissants de Roumanie, contre 280 actuellement. Par conséquent, peu de résultats en ce domaine étaient
actés à l'Espace 16 en début d'année 2013.
Plus concrètement à l'Espace 16, les perspectives de janvier 2014, ont provoqué un renforcement des
accompagnements vers l'insertion professionnelle et l'insertion par le logement. Ces axes de travail, déjà
entamés en 2012 et poursuivis en 2013, ont dégagé des résultats positifs grâce aux actions conjointes de
la Ville de Strasbourg, de l'Association d'Horizon Amitié et des partenaires environnants.
Les missions du service




Accueil et hébergement des familles Roms originaires de Roumanie et en insertion
Accompagnement social personnalisé et familial dans sa globalité
Gestion du site au quotidien
Actions éducatives et pédagogiques individuelles et collectives
 Une réunion hebdomadaire rassemble l'équipe de l'Espace 16 et est animée par la Chef de service
embauchée en février 2013.

Une réunion tous les 15 jours réunit les représentants de la Ville et l'équipe de l'Espace 16 : le COPIL.
 Une réunion du Comité technique est organisée mensuellement pour l'entretien technique et le suivi
de travaux plus importants.
 Un Conseil de la Vie Sociale a lieu 1/mois et réuni les personnes accueillies sur le site, l'équipe de l'Espace 16 et les représentants de la Ville.
 Des réunions sont organisées régulièrement avec les partenaires engagés dans l'action menée dans le
dispositif de l'Espace 16 : les chargés d'insertion professionnelle de la Ville de Strasbourg ; les partenaires
de l'accompagnement à la santé ; les partenaires de l'accompagnement à la scolarité ; tous les autres partenaires.
93
Profil du public accueilli et données chiffrées
Au 31/12/2013 - 128 personnes étaient présentes sur le site de l'ESPACE 16, hébergées dans 40 caravanes dont l'occupation a atteint les 100% en 2013. Les personnes accueillies se sont stabilisées. L'adhésion
au dispositif proposé a nécessité un travail continu qui montre aujourd'hui des résultats très positifs. Les
départs/retours se font dans le respect des règles de fonctionnement: pour répondre aux exigences d'insertion, le délai d'un mois d'absence est accordé aux personnes qui souhaitent retourner provisoirement
dans leur pays d'origine pour diverses raisons (régularisation des papiers administratifs, visite aux familles,
etc.). L'exigence de continuité de la scolarisation des enfants conditionne également les autorisations de
départ.
Caractéristiques du public accueilli à l’Espace 16
Population de l’Espace 16 par tranches d’âges
35
30
25
20
15
10
5
0
nombre de
personnes
La majorité des hommes et femmes
adultes vivant sur le site ont entre 18
et 41 ans; 50 enfants sont en âge
d'être scolarisés.
de 0 à de 7 à de 17 de 26 de 41 60
6 ans 16 à 25 à 40 à 60 ans et
ans ans ans ans plus
Les compositions familiales dans le dispositif de l'Espace 16
Type de composition
familiales
ESPACE 16 "Initial" *
En nombre
En nombre
de
de
compositions personnes
ESPACE 16 "extension" *
En nombre En nombre
de
de
composipersonnes
tions
3
9
Couple avec 1 enfant
8
24
Couple avec 2 enfants
3
16
4
16
Couple avec 3 enfants
2
10
2
10
Couple avec 4 enfants
1
6
1
6
Couple sans enfant
3
6
2
4
Couple + 1 homme
1
3
0
0
Femme seule
2
2
0
0
Homme seul
0
0
1
1
Femme seule avec 1 enfant majeur
2
4
0
0
Femme seule avec 2 enfants
1
3
1
3
Homme seul avec 1 enfant
1
2
0
0
Grands-parents avec 1 petit-fils
1
3
0
0
TOTAUX
TOTAL DES PERSONNES SUR LE SITE
25
79
128
14
49
*La distinction écrite des sites dits "Initial" et " Extension" accommode la présentation du tableau et différencie les accueils faits en deux
temps (2011-2012) mais il s'agit bien d'un même et unique site dit "ESPACE 16".
94
La majorité des familles sont composées de couples avec 1 ou 2 enfants; seules deux familles ont chacune
4 enfants ; les adultes isolés sont très minoritaires ; 5 familles sont monoparentales.
Les conditions d’accueil sur le site
A l'entrée dans le dispositif de l'Espace 16, les familles signent un contrat de séjour et un règlement de
fonctionnement qui précisent les objectifs d'insertion et les règles qui régissent le vivre ensemble sur le
site. La signature de ces documents vaut pour engagement. Ces documents ont fait l'objet d'une réécriture en janvier 2013, pour être adaptés en tenant compte des évolutions du dispositif, ce, en concertation
avec l'ensemble des familles aux cours d'un CVS (Conseil de la Vie Sociale) exceptionnel.
Une fin de prise en charge est signifiée et formalisée pour les personnes qui quittent le dispositif pour diverses raisons (accès au logement ; départ prolongé au delà des délais autorisés ; non respect du règlement ;....
 Chaque caravane est destinée à accueillir une famille et est équipée d'un réfrigérateur, d'une pla-
que de cuisson et de radiateurs convecteurs.
 Les sanitaires (toilettes, douches, lavabos), la buanderie (9 machines à laver le linge) et l'espace
bacs à vaisselle sont mis à disposition en commun. Un bloc sanitaire spécifique est installé pour les
personnes à mobilité réduite. Il est actuellement utilisé par 2 personnes présentant des problèmes
de santé importants qui nécessitent des conditions d'hygiène adaptées.
 Un algéco sert à diverses activités éducatives (aides aux devoirs, jeux de société, etc.), aux réunions
organisées par les familles accueillies et aux différentes fêtes organisées par celles-ci (anniversaires;
fêtes traditionnelles, fêtes de fin d'année, ...).
 Un planning est établi pour distribuer les tours de rôle des familles chargées de l'entretien du site.
 La chef de service et les travailleurs sociaux occupent un bureau aménagé sur le site dit de
"l'extension" et un algéco-bureau sur le site dit "Initial.
Le partenariat entre la ville et l’Espace 16
Le projet à dimension locale de l'Espace 16, enrichi aujourd'hui de son expérience, reste un projet inédit
et un exemple d'insertion des Roms en France, même si des expériences ressemblantes sont menées dans
d'autres grandes villes (Nantes, Lille, entre autres).
Le Comité de Suivi Social s'est réuni tous les 15 jours en 2013. Il est animé composé des membres représentants de la Ville de Strasbourg et de ceux de l'Association Horizon Amitié (dont l'équipe éducative de
l'Espace 16). Son rôle est essentiellement pédagogique et il est un lieu de prises de décisions. Il permet,
entre autres :
 le co-pilotage des actions,
 de poser et mettre à l'étude les avancées du travail d'accompagnement,
 de repérer les besoins, les difficultés et les problématiques rencontrées sur le terrain de prendre les
décisions, après concertation collégiale, servant un suivi cohérent des personnes prises en charge
sur le site.
95
En 2013 - 10 réunions du CVS (dont 2 extraordinaires) ont été organisées.
Le comité de suivi technique et les services techniques qui le regroupe s'est réuni 1/mois jusqu'à la réalisation des nouveaux sanitaires implantés sur le site dit de l'Extension. Les toilettes, douches, machines à
laver et bacs à vaisselle et à mains ont été inaugurés en octobre 2013. Cette installation était vivement
attendue par tous. Après avoir réalisé les travaux les réunions se sont distancées. Aujourd'hui, devant les
problèmes techniques rencontrés dus, principalement au vieillissement du matériel (caravane, installation
sanitaire initiale,…) nous amènent à repenser la nécessité des réunions, espacées mais régulières, de ce
comité.
Le CVS (Conseil de la Vie Sociale)
En 2013, 10 réunions du CVS (dont 2 extraordinaires) ont été organisées. Le CVS est un organe indispensable de la pratique professionnelle sur le terrain et un lieu d'expression précieux pour les personnes hébergées sur le site.
Ce lieu de réunion et d'expression est largement investi (en général par au moins un représentant par famille) ; les sujets qui y sont abordés sont divers et sont proposés par les personne hébergées ellesmêmes/l'équipe des travailleurs sociaux et les représentants de la Ville de Strasbourg. Les points abordés
concernent, entre autres, le règlement de fonctionnement, l'affectation des locaux collectifs, l'entretien
du site ou encore les projets d'animation, de fêtes et de séjours.
La surveillance
La société POLYGARD met en service deux agents de sécurité sur le site entre 16h00 et 8 h00. Ces agents ont pour
mission de sécuriser le site et de transmettre toute information nécessaire à la continuité des interventions et du
travail social.
La légitimité du site de l'Espace 16 et le succès du dispositif amènent de nombreuses personnes de l'extérieur soit
par curiosité, soit pour rendre visite aux amis et/ou à la
famille. Ces allées et venues provoquent quelquefois des
événements indésirables dont la gestion est délicate.
Le site de l'Espace 16 n'a pas été pensé comme un lieu fermé aux personnes venant de l'extérieur et nous
louons cette position mais cette ouverture à ses inconvénients et nécessite une vigilance continue.
Les hébergements illicites sont repris par l'équipe des travailleurs sociaux aux moyens :



d'entretiens avec la Chef de service,
d'avertissements en cas de non respect des règles en matière d'hébergement,
d'expulsion immédiate de toute personne causant des troubles graves sur le site (y compris les personnes faisant partie du dispositif).
Un contrôle des caravanes est effectué 1/mois par l'équipe des travailleurs sociaux accompagnée du gardien présent.
96
Le travail d’accompagnement et la gestion de la vie quotidienne
L'accompagnement social global aux actes de la gestion de la vie au quotidien sur le site est une part importante du travail accompli par les travailleurs sociaux sur le site. Si en 2013 le fonctionnement général
du site est bien compris par les personnes qui y habitent ce travail se renouvelle et évolue en fonction des
départs et des arrivées. L'accompagnement social consiste, parmi d'autres missions, à assurer la gestion
des actes quotidiens et éducatifs par :
 Les entretiens individuels et/ou collectifs réguliers
 L'aide aux tâches administratives; l'accompagnement dans les administrations si nécessaires
 Suivi des actes juridiques
 Veiller à la fréquentation régulière des enfants dans les Etablissements scolaires
 Organiser et faire respecter l'entretien des lieux communs et personnels par un suivi constant
 Rappeler les règles de fonctionnement
 Réguler la cohabitation et les modes de cohabitation: les tensions relationnelles entre les habi-
tants du site
 Proposer des actions collectives éducatives
Les travailleurs sociaux ont souvent fait face à des cas d'urgence (conflits entre personnes, urgences médicales ; ...) et/ou de mise en risque de leur propre personne : un travailleur social a été agressé verbalement et physiquement au cours de l'année. Une plainte a été déposée et toutes les mesures d'interdictions nécessaires ont été prises. De nombreuses interventions ont eu lieu à plusieurs reprises cette année
pour des faits plus ou moins graves.
Une permanence hebdomadaire, mise en place en cours d'année - le mardi ou le mercredi de 14h à 15h
30 - cette permanence est ouverte à tous chacun peut y être reçu, écouté et/ou convoqué en cas de problème particulier, notamment en cas de faits signifiant le non respect des règles établies sur le site.
La scolarisation
La scolarisation est restée l'un des volets les plus importants du travail d'accompagnement effectué au
cours de l'année 2013. Cet axe de travail prioritaire de l'équipe éducative a visé le renforcer les actions
déjà menées en 2011 puis 2012. C'est un travail des plus soutenus dans le suivi des enfants de l'Espace 16
et qui nécessite une vigilance et un investissement constant de l'équipe. Ne "jamais lâcher" pourrait être
la devise de cette prise en charge très spécifique : le souhait des parents de scolariser leurs enfants est
bien réel mais il se heurte à d'autres nécessités premières, mises au premier plan par les parents.
Des progrès certains sont à constater en 2013 : les parents ne semblent plus considérer l'école comme un
lieu inconnu, étranger, pas forcément formateur pour leurs enfants qui ont été à "l'école - nécessaire - de
la débrouillardise". Leurs craintes se sont en grande partie effacées. Ce travail continu d'accompagnement
a finalement porté ses fruits, puisque tous les enfants en âge d'être scolarisés à l'école primaire ont été
inscrits en 2013 et les journées d'absentéismes sont en nette diminution par rapport à l'année 2012.
Les inscriptions dans les collèges pour les plus grands se sont déroulées avec succès et il est à constater de
la part de l'équipe de l'Espace 16 et de celle des enseignants, une réelle volonté de garder des liens étroits
dans l'intérêt des enfants qui fréquentent les classes de collège.
97
Pour cela, un travail de fond a été déployé. Des liens plus réguliers et plus étroits avec les enseignants, les
Directeurs d'établissements scolaires et l'engagement des parents sont bénéfiques à tout point de vue.
La rentrée scolaire de 2013 a été un moment fort en émotions : les actions de rencontre avec tous les Directeurs des Ecoles primaires et collège a nécessité un investissement et une mobilisation conséquents
tant en temps qu'en moyens. Parents; représentants du corps enseignant et travailleurs sociaux ont travaillé dans le même objectif: rendre l'école attractive et en faire émerger l'intérêt primordial pour une
meilleure insertion.
Le soutien scolaire à l'Espace 16 est dispensé par 2 bénévoles d'Agir ABCD. C'est un moment précieux
pour les enfants en grande difficulté scolaire à l'école primaire. Le temps accordé est de 3h/semaine, le
mercredi matin.
Les enfants sont inscrits à la cantine ce qui permet de favoriser la fréquentation de l'école sur la journée.
Un point fort de l'année est à noter : au mois d'octobre 2013 un souhait de rencontre parents/
enseignants a amené pas moins d'une cinquantaine d'enseignants à l'Espace 16. La réquisition de la salle
de l'ESPACE BAYARD a été nécessaire pour permettre à tous de se réunir.
L'inspecteur Général d'Académie a fait le déplacement et les élus de la Ville ont participé aux présentations et aux échanges. Cette réunion a été proposée à l'initiative de l'équipe de l'Espace 16 et organisée
conjointement avec Stéphanie Paul du CASNAV.
98
L’accompagnement aux loisirs et à la culture en 2013
 Un week-end au "Bruckert" dans les Vosges : 14 personnes, adultes et enfants, ont bénéficié de
cette escapade.
 Un groupe de travail réunissant enseignants, sociologue et travailleurs sociaux autour des diffi-
cultés rencontrées dans les parcours scolaires (à l'école Ste Aurélie).
 La création d'un imagier en langue romanech et française verra le jour prochainement et sera le
fruit d'une collaboration multi-partenariale.
 De nombreuses sorties culturelles et de loisirs ont émaillé cette année 2013 : cinéma, bowling,
activités sportives, piscine, ballades et découvertes de la nature,…
L'organisation des fêtes qui rythment l'année est d'importance. La fête de Pâques et les fêtes de fin d'année restent des moments précieux de rassemblement et de joies partagées. Leur succès se vérifient à chaque fois et les participants sont de plus en plus nombreux.
Elles réunissent souvent les personnes hébergées sur le site, les travailleurs sociaux, les partenaires de
toutes horizons et les représentants élus de la Ville. Sans oublier les fêtes de culture roumaine tout autant
appréciées.
En 2013 les fêtes d'été et de fin d'année ont été des réussites à tout point de vue et de bout en bout.
99
L'accès à l'emploi et au logement
L'accès à l'emploi et au logement : un travail de longue haleine, des résultats espérés et attendus pour
2014.
Les restrictions imposées législativement à l'accès à l'emploi pour les ressortissants roumains n'ont permis, que quelques avancées timides , mais non négligeables, au début de l'année 2013, en matière d'insertion professionnelle: 2 personnes ont obtenu un Contrat Unique d'Insertion en entreprise d'insertion
(parmi les employeurs, "Les jardins de la Montagne Verte et Emmaüs) La fin de l'année 2013 a été plus
fructueuse dans ce domaine d'insertion: 9 personnes étaient embauchées, très majoritairement en CUI.
Solibat, entreprise d'insertion d'Horizon Amitié a compté parmi les différents employeurs engagés.
Depuis 2011 l'équipe de l'Espace 16 a eu à cœur de s'emparer pleinement du travail d'accompagnement
vers l'emploi et vers celui de l'accès au logement, ce malgré les nombreuses restrictions, souvent décourageantes pour les intéressés mêmes et génératrices de sentiments d'impuissance face aux divers freins :
écueils administratifs et législatifs.
Malgré tout, l'acharnement donné à cet axe de travail par l'équipe de l'Espace 16 a permis de compter 2
embauches à la mi-année 2013, fruit d'un travail sans relâche et d'une participation active des personnes
directement concernées.
En juillet 2013, l'équipe de la Ville chargée de l'insertion professionnelle des Roms, au cœur de " la mission Roms" de la Ville de Strasbourg a accompli un travail important dan la visée de l'accès à l'emploi. Des
cours de FLE ont été dispensés et une centaine de candidats sélectionnés pour en bénéficier ont été reçus
individuellement, dans ce cadre. 3 cycles de 3 mois de prise en charge des candidats ont été programmés
jusqu'en 2014.
En lien avec l'équipe de l'Espace 16 un travail d'accompagnement vers ces inscriptions, de part et d'autre
des intervenants, a permis de faire émerger les besoins en apprentissage de la langue française et des études de compétences professionnelles pour l'accès à l'emploi ont fait l'objet d'entretiens multiples. Les apprentissages des fondamentaux de la langue française ont été mis en en lien avec les besoins de recherche
d'emploi. 3 intervenantes chargées d'insertion ont été embauchées par la Ville pour entreprendre un suivi
de l'accompagnement vers l'emploi des bénéficiaires du dispositif de l'Espace et de ceux des personnes
vivant sur les camps dits "illicites" aux alentours.
A l'Espace 16, 9 personnes étaient engagées dans l' emploi à la fin de l'année 2013 et en janvier 2014
nous totalisons 10 personnes embauchées, grâce à la mobilisation de tous. D'autres personnes ont bénéficié de formations et/ou de stages préalablement nécessaires aux éventuelles embauches, pour tester les capacités de compréhension de consignes plus ou moins simples, d'assiduité au poste et d'intérêt
pour le travail à accomplir.
Sorties du dispositif en 2013
1 famille a pu accéder au logement privé par sa propre initiative, à la fin de l'année 2013. L'emploi des parents et l'ouverture des droits communs (ex : aux allocations familiales et RSA) a permis cet accès attendu
aujourd'hui par tous les bénéficiaires du dispositif de l'Espace 16.
L'Espace 16 est pensé aujourd'hui comme un véritable lieu temporaire d'insertion qui permettra aux uns
et aux autres de se préparer à une insertion réussie, tant que possible.
L'accès à l'emploi conditionnera fortement l'accès au logement, même si les ressources minimales pourront désormais être attribuées à partir de janvier 2014 à un certain nombre ressortissants roumains, comme pour tout autre ressortissant européen. Donc, deux axes de travail qui modifient les pratiques professionnelles déployées jusque là.
100
Ces 2 axes de travail indissociables pour la visée d'insertion globale, génèrent depuis la fin de l'année 2013
des tâches administratives multipliées (mise à jour des CV, aide à la rédaction des lettres de motivation,
rapports sociaux en direction des bailleurs sociaux, montage de dossiers, multiplication des entretiens et
des réunions partenariales,...) et des accompagnements spécifiques dans ces deux grands champs d'insertion qui s'ouvrent pour l'année 2014.
Les demandes et les attentes sont fortes de la part des personnes accompagnées sur le site. Des freins à
ces insertions subsistent encore : la compréhension de la langue française écrite et parlée est l'écueil principal à l'accès à l'emploi. Les besoins en dispense de cours de FLE sont désormais indispensables. Avec les
représentants de la Ville de Strasbourg, nous cherchons aujourd'hui à répondre à cette exigence.
L'accès au logement prendra sans doute du temps mais les représentants de la Ville et l'équipe de l'Espace
16 sont déjà mobilisés pour étudier avec les responsables bailleurs sociaux les possibilités d'accès.
Les partenaires engagés dans le dispositif
L'ACCOMPAGNEMENT SOCIAL GLOBAL - La Ville de Strasbourg, financeur et partenaire dans les actions
visant, entre autres, à l'insertion sociale, professionnelle, locative :
 Le Conseil Général : pour les aides accordées ponctuellement (AFASE, aides à la précarité)
 Les assistantes sociales de secteur.
LA SANTE
- Médecins du Monde continue les campagnes de suivis des soins, de vaccinations et de préventions des
soins dentaires, par des interventions régulières,
- La PMI (Protection Maternelle et Infantile) pour l'accompagnement et le suivi des soins au bénéfice des
jeunes mères et à leurs enfants âgés de 0 à 3 ans,
- La Boussole pour le suivi des soins et la délivrance de médicaments.
LES APPORTS ALIMENTAIRES ET VESTIMENTAIRES - Les Associations caritatives Restos du cœur, La Banque Alimentaire, La Croix Rouge, les Bébés du cœur, l'Armée du Salut.
LA SCOLARISATION
- L'Education Nationale par la voie des Directeurs d'Etablissements scolaires (collèges et écoles primaires)
- Agir ABCD pour l'aide aux devoirs dispensées par 2 enseignantes retraitées bénévoles
- Le CASNAV (Centre Académique pour la Scolarisation des élèves Nouvellement Arrivés et des élèves
issus de familles itinérantes et de voyageurs).
LES PROJETS EDUCATIFS CULTURELS ET DE LOISIRS
- Papier Gâchette : située rue du rempart cette association est composée d'artistes d'horizons diverses qui
proposent des activités aux enfants de l'Espace autour de projets éducatifs définis préalablement
- Changer d'R : interventions de bénévoles pour les sorties culturelles et/ou de loisirs en faveur des enfants de l'Espace 16.
Autres partenaires
Le réseau de professionnels intervenant dans le champ de l'insertion professionnelle :
 SOLIBAT, Emmaüs, Les Jardins de la Montagne Verte et autres employeurs : pour l'insertion pro-
fessionnelle,
 La mission locale pour l'accompagnement professionnel.
101
Perspectives 2014
De riches projets sont en préparation pour l'année 2014 :
 La création d'un livre imagier en langue romanech et française
 Renforcer les interventions des bénévoles pour l'aide aux devoirs
 Un projet "Cinéma" est en réflexion d'Horizon Amitié et des bénéficiaires de l'Espace 16 : il consiste
à montrer par 3 ou 4 projections/an un autre visage
 Un séjour éducatif dans la nature (Chalet du Hohneck) pour les adolescents de l'Espace 16
 Renforcer les liens et les coordinations avec les partenaires existants et ceux à venir
 Réorganisation des fêtes qui rythment l'année : chaque année, les thèmes et les moyens déployés
diffèrent et s'enrichissent de nouvelles idées : l'année 2014 n'échappera pas à nos nouvelles réflexions pour en garantir le succès.
Conclusion
2014 verra donc s'accroître le travail d'accompagnement vers les accès à l'emploi et au logement. Pour
ceux qui y accéderont la question du maintien dans ces insertions nécessiteront sans doute encore des
accompagnements et suivis, spécifiques et pertinents.
La scolarisation continue d'être pensée comme le socle d'une insertion réussie et le travail en ce sens sera
poursuivi. Les différents projets en cours, dont, entre autres, l'imagier traduit en 3 langues et l'aide aux
devoirs, verront leurs conclusions en 2014 et engageront d'autres projets dans leurs sillons.
L'accès aux soins reste un pôle d'accompagnement primordial et les suivis globaux des familles nécessiteront encore de repenser les interventions professionnelles pour les personnes bénéficiaires présentes et
celles à venir.
102
PÔLE ACCUEIL,
HÉBERGEMENT ET
INSERTION
L’insertion par le
logement
103
INTERMEDIATION
LOCATIVE
34 rue Thomann
67000 STRASBOURG
Tél : 03 88 76 41 76
Fax : 03 88 22 20 87
Mail : [email protected]
104
ORGANIGRAMME DE
L’INTERMEDIATION LOCATIVE
105
INTERMEDIATION LOCATIVE
Evolution du dispositif du service de 2012 à 2013
De l'année 2012 nous retenons une année charnière offrant le recul
nécessaire pour les réajustements des pratiques professionnelles et
de leur adaptation aux problématiques rencontrées par le public
ciblé pour l'entrée dans le dispositif de l'Intermédiation locative sur
le territoire de la Ville de Strasbourg et ses environs.
Nous observons une meilleure maîtrise du fonctionnement même
de ce dispositif qui permet d'affiner les accompagnements, d'étoffer
le réseau de professionnels participant aux suivis des bénéficiaires
et d'améliorer les prises en charge dans tous les domaines de l'accompagnement social et des problématiques rencontrées qui touchent tous les âges et toutes les formes de composition familiale .
Nous enregistrons un total de 15 sorties positives du dispositif dont 8 glissements de baux; 4 relogements dans le parc privé et 4 relogements en parc social. Donc, une augmentation générale des sorties
que nous qualifions de positives et une légère augmentation des baux glissants pour 2013 par rapport à
l’année 2012. Nous en concluons l’hypothèse d’une amélioration tant dans l'accompagnement social global que dans de la maîtrise du dispositif même.
Quelques difficultés demeurent et concernent un nombre restreint de situations qui nous interrogent par
le cumul des problématiques rencontrées et les améliorations qui restent à apporter pour anticiper davantage sur l'étude des situations en risque d'échec, cela au regard des objectifs fixés par l'Intermédiation
Locative, en réorientant de manière préventive si nécessaire.
Dans l'ensemble nous gardons un constat positif des accompagnements effectués et nous appuyons sur
les conclusions positives et réussies dans l'accès au logement autonome sous ses diverses formes
Constats pour l’année 2013
Nous constatons des résultats positifs plutôt encourageants mais faisons également état de
quelques difficultés :
Total de journées de prise en charge pour les personnes sorties du dispositif au cours de l’année 2013 :
21 428 jours
Total de journées de prise en charge concernant les personnes présentes au 31/12/ 2013 (non sorties du
dispositif) :
17 259 jours
Le service compte : 23 entrées et 29 sorties pour l’année 2013.
106
Composition familiale des ménages en chiffres
Le public est majoritairement composé de personnes isolées.
Il comprend pour l’année 2013 - 47 hommes, 11 femmes et 8 enfants, dont 4 couples et 8 familles.
Constats positifs
Pour l'accompagnement social global

Le suivi des bénéficiaires de l'Intermédiation Locative : la mise
en œuvre d'indicateurs d'activités et du projet personnalisé améliore sensiblement la prise en charge et le suivi des personnes accompagnées.

Les entretiens réguliers avec la Chef de service permettent de
reprendre des situations complexes et d'établir de nouvelles orientations de l'intervention de l'accompagnement social.

Aide au versement de la caution.

Ces aides ne sont pas systématisées et leur nécessité est débattue en équipe sur la base des observations rapportées par chacun.
Les aides accordées sont dans certains cas un soutien indispensable,
particulièrement au moment de l'installation.

Aide à l'installation dans le logement : en fin d'année 2013 nous avons entièrement équipé 2 logements en appareillage électroménager neuf (dans le cas du glissement de bail nous offrons la possibilité au bénéficiaire de racheter le matériel installé à un prix dévalué).

Nous équipons également les logements du mobilier nécessaire à l'installation (lits, matelas, meubles de rangement, produits de nettoyage,...).

Aides non facturées au sous-locataire pour les interventions d'entretien du logement qu'elles relèvent de la maintenance ou des réparations et/ou remises en état plus conséquentes (sauf en cas de
dégradations volontaires).

Aides financières ponctuelles en cas de difficulté et après avoir écarté d'autres relais possibles; celles-ci font l'objet de proposition de remboursement.

Toutes ces aides offrent la possibilité d'un démarrage positif à l'entrée dans le dispositif et un équilibre bénéfique dans les moments plus difficiles, même si nous constatons des demandes d'aide en
augmentation.

Des sorties en baux glissant en augmentation Nous constatons une augmentation continue des
sorties en baux glissants. L'année 2013 en compte 8.
107
Pour les logements
2012
CUS Hors Total en %
CUS
24 0
24
45 %
18 0
18
34 %
Studios
T1
2013
CUS Hors Total
CUS
16
0
16
18
2
20
en %
37 %
45 %
T2
T3
T4
7
2
0
1
1
0
8
3
0
15 %
6 %
0 %
4
3
0
1
0
0
5
3
0
12 %
6 %
0 %
Maison
Total logements
0
51
0
2
0
53
0 %
100 %
0
41
0
3
0
44
0 %
100 %
100%
50%
2012
studios
T1
T2
T3
T4
maison
0%
2013
2012
2013
En 2013 le nombre de logements en captation est en baisse par rapport à l’année 2012. Cela s’explique
par un nombre en baisse conséquente des candidatures présentées aux commissions de l’Intermédiation Locative durant l’année 2013.
Les types de logements sont majoritairement des studios ou T1 :
 La mobilisation du parc privé est très satisfaisante; les recherches sur les sites des petites annonces
portent leurs fruits; peu de propriétaires particuliers montrent des réticences après présentation du dispositif et les échanges aboutissent concrètement dans la majorité des cas.
 Suivis des logements : l'entreprise d'insertion SOLIBAT est une structure interne de l'Association Horizon Amitié qui nous permet d'être réactif dans les interventions tant dans le domaine de la maintenance
des logements (réparations, petits travaux, déménagements, installations, pannes diverses, changements
de serrures;...) que celui des interventions plus spécialisées (peinture, carrelage, remise en l'état d'après
état des lieux,...)
 Attributions de logements à l'initiative des propriétaires : durant l'année 2013 nous comptons 9 logements confiés à la gestion de l'Association par les propriétaires et ce, partant de leur propre initiative. Ceci
montre que le dispositif est aujourd'hui plus largement connu et apprécié.
 Un élargissement géographique pour la prospection des logements, en particulier pour les logements
de 2 à 2/3 pièces dont le coût est plus élevé en zone centrale et CUS; nous n'hésitons plus à élargir nos
recherches au-delà de la CUS quand la demande est spécifiée dans cette direction.
 Une moyenne en baisse des logements captés pour 2013 que nous expliquons par une diminution des
candidatures lors des commissions d'attribution en particulier durant les dernières commissions.
108
Difficultés rencontrées
Elles concernent l'accompagnement social global et le suivi des logements. La gestion budgétaire reste un
axe de travail important dans l'accompagnement global. Pour certaines situations les problématiques rencontrées dans tous les domaines peuvent se révéler complexes dès le départ ou survenir durant la période
de prise en charge.

Dans l'accompagnement social
 Maladies psychiques, fragilités psychologiques : Les problématiques d'ordre psychologique ren-
contrées par les personnes accompagnées se révèlent, dans de nombreux cas, plus handicapantes que
décrit initialement dans les rapports sociaux; elles sont en constante augmentation et présentent, dans
certaines situations, des freins non négligeables à l'accès autonome au logement. A cela s'ajoute la difficulté pour les travailleurs sociaux d'amener les personnes en souffrance psychologique vers les structures
adaptées et/ou les médecins spécialisés.
Malgré tout, cette problématique n'écarte pas les candidats de l'inscription dans le dispositif auquel ils
peuvent prétendre très légitimement, et, le plus souvent, les personnes qui connaissent des difficultés
psychiques ou psychiatriques peuvent vivre en complète autonomie et accéder au glissement de bail sans
difficulté particulière.
 Une augmentation des impayés de loyers : L'accompagnement à la gestion budgétaire reste un axe
de travail principal pour un public en précarité qui rencontre des problématiques diverses venant influer
la tenue budgétaire des revenus souvent faibles. A ce jour les impayés de loyer concernent 5 à 6 situations
dans notre service jugées complexes par leur présentation et qui, pour certaines, présentent un cumul de
problématiques non dissociables des difficultés financières.
 Des dettes locatives en augmentation : les dettes locatives élevées touchent principalement 5 si-
tuations pour lesquelles il apparaît difficile de rééquilibrer le montant des sommes dues, même dans le
cas d'un accord pour l'épurement de la dette.
En 2013, nous observons 11 situations de prises en charges longues et complexes.
 Augmentation des charges locatives : Nous sommes vigilants à l'augmentation des demandes d'ai-
de en matière de consommations énergétiques et à leur conséquente augmentation dans certains cas, en
renforçant le travail d'éducation à la consommation d'énergie par le projet de mise en place des ateliers
collectifs d'information dans ce domaine. Une augmentation des demandes pour les personnes en âge
avancé comme pour les personnes en jeune âge, isolées, en couple et en couple avec enfant.

Dans les logements
Le temps de prospection des logements se fait avec la personne bénéficiaire engagée dans le dispositifen cas de non disponibilité de logement à proposer dans l'immédiat. Jusque là il était donné aux bénéficiaires du dispositif, la possibilité du choix ce qui avait pour conséquence de prolonger la période d'inscription dans le dispositif de celle de l'entrée effective dans le logement. La conséquence directe étant un retard pris dans l'accompagnement social global des personnes et de leurs difficultés : une prise en charge
se faisant au plus tôt et dans un contexte plus sécurisé d'installation locative est préférable à plus d'un
titre. L'objectif est donc de réduire la période d'écart entre inscription dans le dispositif et entrée dans le
logement, tout en évitant un phénomène de précipitation dans la captation des logements et en restant
au plus près des attentes de nos bénéficiaires. Donc, une prospection plus fine dans la recherche de logements est exigée.
109
Axes de travail améliorés en 2013
 Les aides accordées viennent rééquilibrer des situations périodiquement difficiles Elles sont suivies
par les intervenants sociaux dès les premiers signes de difficulté et ont pour objectif d'éviter une dégradation de la situation.
 Davantage de coordination entre nos services et ceux de la DDCS. Les récentes demandes de don-
nées statistiques plus précises ont mis en exergue la nécessité d'un travail en commun. Nous en apprécions les apports et avons repensé des outils de travail servant les intérêts communs (ex : fiches d'indicateurs d'activités correspondantes aux demandes et affinées).
 Présentation du dispositif de l'Intermédiation locative auprès des CMS et autres associations et/ou
organismes habilités de l'aide sociale; cette année les interventions visant à une meilleure connaissance
du dispositif de l'IL, seront multipliées; la chef de service a pour mission de communiquer les informations
auprès des institutions et présenter le dispositif pour viser à des orientations plus conformes aux objectifs
de l'Intermédiation locative.
 Communiquer le fonctionnement du dispositif en interne : la Chef de service de l’Intermédiation
Locative a présenté aux différents cadres et travailleurs sociaux des différentes structures d'Horizon Amitié, le dispositif de l'Intermédiation Locative afin d'optimiser les orientations et mieux comprendre les enjeux dudit dispositif. Cette information se poursuit dans nos services.
 Information régulière auprès des propriétaires : Nous avons été sensibilisés par les propriétaires
qui ont exprimé, pour certains, le regret d'un manque d'information sur les changements qui s'opèrent
dans leurs logements : ex. changement d'occupants du logement; l'entretien des lieux d'habitation. Aussi,
en 2013 nous avons considéré ces observations et apporté une nette amélioration de la communication
en direction des propriétaires et soulevé la nécessité d'un droit d'information en leur faveur. Ce droit à
l'information, éthique plus que juridique, a pour objectif d'installer une relation de confiance entre les
propriétaires et les intervenants de l'Association.
 Un accompagnement renforcé renforcement des suivis (visites à domicile et entretiens au bureau)
des personnes dans les premiers mois de prise en charge en cas d'observation de difficultés spécifiques
et/ou importantes.
 La mise en place du projet individualisé : une trame de projet individualisé a été travaillée pour
préciser les objectifs fixés dans l'accompagnement avec la personne accompagnée . Ce P.I. renseigne les
problématiques repérées; les objectifs fixés; les hypothèses de travail et les moyens mis en œuvre pour
parvenir à concrétiser au mieux le projet du bénéficiaire. Il est projeté de formaliser le P.I. après une période d'observation de 2 à 3 mois. Le projet sera ponctué par un bilan intermédiaire permettant son évaluation après 6 mois de prise en charge. Le bilan complet est prévu après 1 an de suivi. Toutes les parties
s'engagent dans le projet. Le projet individualisé doit être un outil de repérage des difficultés surgissant en
cours de parcours; c'est pour nous un outil d'évaluation précieux, notamment dans les décisions de réorientation.
 Création de fiches d'indicateurs d'activités professionnelles pour l'amélioration du recueil de données statistiques et des pratiques professionnelles.
 Intervention de la Chef de service dans les logements et entretien individuel avec les personnes
accompagnées 1/an pour chaque bénéficiaire.
110
Nos partenaires
Nos financeurs (La DDCS, le Conseil Général), partenaires incontournables. Les commissions de la DDCS
dédiées aux études des situations présentées pour les candidats à l'Intermédiation Locative, sont un lieu
précieux pour les échanges et les observations émanant des membres qui les composent.
Nous citons également entre autres partenaires,
 Pour l'accompagnement social global

Ithaque : plusieurs bénéficiaires de l'IL sont suivis en parallèle par cette association chargée du suivi
des personnes dépendantes; des liens et des entretiens réguliers communs permettent des avancées sur les situations particulièrement complexes.

Tôt ou T’art : nous avons créé un partenariat avec cette association qui permet de bénéficier d'entrées à prix bas dans les lieux culturels et/ou de loisirs.

Les associations caritatives pour les aides ponctuelles : nous dirigeons les personnes se trouvant
en difficulté financière ponctuelle vers ces associations pour les dons alimentaires.

Les Assistantes de Services Sociaux des hôpitaux psychiatriques : l'accompagnement à la santé est
une partie importante des missions des T.S. Les liens avec les ASS sont un précieux soutien dans
l'évaluation des besoins et des axes de travail à adapter selon ces mêmes besoins.

Assistantes sociales de secteur : les bénéficiaires de l'Intermédiation Locative sont dirigés vers les
assistantes sociales du secteur pour toutes les aides complémentaires: renouvellement du RSA;
continuation des suivis des personnes notamment après sortie du dispositif...

Les partenaires inter-association : SOLIBAT (Entreprise d'insertion) CHRS, RSAvenir, Accueil Printemps, Service Alternative, Accueil des Deux Rives,… partenaires directs permettant, si besoin est,
de travailler ensemble les réorientations des bénéficiaires.

Pour la captation et l'entretien des logements

Les agences immobilières y compris celles à vocation sociale.

Les propriétaires nous considérons ces derniers comme de véritables partenaires et non seulement
comme de simples bailleurs.

SOLIBAT (Entreprise d'insertion) : partenaire interinstitutionnel.

Le service de maintenance d'Horizon Amitié : partenaire interinstitutionnel.

Emmaüs pour l'achat du mobilier nécessaire à l'installation et au cours de l'occupation.
111
PERSPECTIVES POUR 2014
Les axes d’amélioration pour le suivi des personnes accompagnées
 Une évaluation et ajustement du budget alloué aux aides en fonction des besoins à prioriser au
regard des situations et pour une évaluation desdits besoins : une fiche de travail indicatrice des demandes d'aide, de leurs motifs et de l'évaluation de la situation par le Chef de service est déjà employée par
les T.S et validée ou invalidée par la chef de service.
 Affinement des outils de travail : recueil de données amélioré et optimisé en fonction des besoins
statistiques.
 Création d'un CVS (Conseil de la Vie Sociale) et élections de représentants des usagers, au bénéfice des usagers pouvant permettre de mieux cerner les difficultés rencontrées tant dans le domaine social
en général que dans celui des suivis des logements. Le premier CVS aura lieu en mars 2014 et évoluera au
rythme d'1 CVS par trimestre, entrecoupé par les rencontres avec les représentants élus.
 Une enquête de qualité établie en direction des bénéficiaires de l'Intermédiation Locative dans la
perspective d'améliorer leur suivi.
 Un groupe de travail à thème, animé par la chef de service est en projet pour cette année pour
permettre aux travailleurs sociaux d'exprimer leurs observations dans les différents domaines de prise en
charge; ce groupe de travail a pour objectif de réduire les risques de "décrochage" de l'objectif fixé par le
dispositif et d'apporter des améliorations adaptées à l'évolution des situations.
 Renforcement des liens partenariaux : il s'agit de travailler au maintien des liens en étoffant le réseau environnant des partenaires pour une coordination des actions menées en faveur des personnes accompagnées. Nous sommes également soucieux d'apporter une information plus étayée et davantage
affinée en direction de ces partenaires, professionnels habilités à évaluer les situations.

Anticipation des demandes de logements auprès des bailleurs sociaux au cours de la prise en
charge.

Actions collectives diversifiées et adaptées aux besoins : mise en place d'ateliers d'éducation à la
gestion budgétaire locative avec la participation d'intervenants professionnels. Mais aussi des actions collectives sorties culturelles et/ou de loisirs.
Renforcement des liens avec les partenaires

Renforcement des liens partenariaux : il s'agit de travailler au maintien des liens en étoffant le réseau environnant des partenaires pour une coordination des actions menées en faveur des personnes accompagnées avec nos partenaires, professionnels habilités à évaluer les situations.
 Sécuriser les relations bailleurs/locataires/sous-locataires, visant à réagir avec pertinence et éviter
les blocages qui desservent chaque partie.
 Un accompagnement social renforcé en lien avec les partenaires pour chaque situation présentant
des risques certains de mise en échec - repérés dès le début de la prise en charge - des objectifs fixés pour
une issue favorable.
112
Nous constatons que notre recherche d'équilibre pour l'aboutissement des objectifs fixés du dispositif
d'Intermédiation Locative, nous amène à adapter continuellement nos pratiques professionnelles dans
trois grands domaines d'interventions : les besoins des ménages concernés, le type de logement à proposer et les réponses à apporter aux difficultés rencontrées dans l'accompagnement social global.
Cette structure, à trois composantes, s'est révélée pour nombre de situations déséquilibrée dès lors que
l'une de ses 3 caractéristiques s'est trouvée fragilisée. Nous porterons une attention particulière à cette
nécessité d'adéquation entre 3 pôles qu'il nous revient de consolider. Dans ce but, nous réadaptons nos
outils de travail.
De manière théorique, nous réalisons que ce dispositif requiert, de la part des personnes accompagnées,
une autonomie avancée. Le public accueilli dans notre service présente visiblement des profils souvent
diversifiés et distincts les uns des autres; les besoins en terme d'accompagnement social exigent tout autant de variabilités, donc une évaluation continue de nos pratiques professionnelles.
Nous concentrons nos efforts à une présentation élargie et plus affinée en direction des partenaires sociaux et des institutions qui orientent le public vers l'Intermédiation Locative, pour viser à réduire l'écart
entre les rapports d'évaluation des situations et la réalité même de ces situations.
Nos engagements actuels recentrent le travail d'accompagnement pour viser une amélioration de nos pratiques professionnelles et leur adéquation avec les attentes du dispositif d'Intermédiation Locative. Ceci
nécessitera un réajustement constant de nos pratiques pour correspondre aux besoins repérés, ce, dans
l'intérêt des bénéficiaires de notre service.
Fête de Noël 2013
113
A.S.L.L.
(L’Accompagnement Social
Lié au Logement)
34 rue Thomann
67000 STRASBOURG
Tél : 03 88 76 41 76
Fax : 03 88 22 20 87
Mail : [email protected]
114
ORGANIGRAMME DU SERVICE
A.S.L.L.
115
A.S.L.L.
Le service d’Accompagnement Social Lié au Logement assure la mise en œuvre de mesures d’accompagnement, déléguées par le Fonds de Solidarité Logement (FSL) du Conseil Général. Le Conseil Général
est ainsi le maître d’ouvrage de l’ASLL par le FSL. L’accompagnement social s’adresse à toute personne
entrant dans le dispositif du Plan Départemental d’Action pour le Logement des Personnes Défavorisées
(P.D.A.L.P.D.) et rencontrant des difficultés pour accéder ou pour se maintenir dans un logement.
Les principes des accompagnements sociaux liés aux logements précisent (op.cit. annexes du fonds de
solidarité pour le logement, édition 2014), que « dans le cadre de l’organisation territorialisée du FSL, les
UTAMS sont en charge, pour ce qui concerne les situations relevant de leur territoires de compétence, de la
prescription des accompagnements sociaux classiques liés au logement, des enquêtes et des bilansdiagnostics auprès des associations habilitées par le Président du Conseil Général du Bas-Rhin »
L’Association Horizon Amitié est habilitée, à ce titre, et effectue ses missions en accord avec le règlement
intérieur du FSL et le respect de la charte guidant l’accompagnement social lié au logement, indiquée dans
le P.D.A.L.A.P.D. 2012-2014 et précisant 5 axes d’intervention stratégiques visant « à adapter et coordonner les modes d’intervention possibles concernant notamment :
 Le public relevant de la loi du 5 mars 2007 sur le droit au logement opposable (DALO).
 Le public défini comme prioritaire au regard de l’accord collectif départemental (ACD), pour accéder
à un logement social réservé relevant soit de l’Etat, soit de la CUS, soit du Département.
 Les personnes en procédure d’expulsion locative.
 Les ménages de plus en plus nombreux confrontés aux problèmes de précarité énergétique.
 Les jeunes défavorisés, les personnes bénéficiant du RSA ou les majeurs protégés bénéficiant d’une
mesure d’accompagnement spécifique.
 La nouvelle Charte s’inscrit pleinement dans la logique du développement des actions préventives ».
Rappel des missions et cadre de l’action de l’accompagnement
Si l’Accompagnement Social Lié au Logement n’a pas pour objectif de traiter l’ensemble des difficultés sociales du bénéficiaire, il n’en reste pas moins que les travailleurs sociaux de notre service s’accordent sur
la nécessité d’une approche globale de la situation et des problématiques autres, pour mieux comprendre
la problématique plus spécifique rencontrée dans le domaine du logement.
En effet, la connaissance et la considération des difficultés sociales environnantes apportent une réponse
plus adaptée et pertinente. Pour cela, un travail de liens avec les partenaires des services de la polyvalence de secteur est indispensable. Les travailleurs sociaux de l’équipe d’ASLL établissent des contacts réguliers avec les partenaires (rencontres de réunions d’informations, entretiens téléphoniques,...) pour accompagner et aider au mieux les ménages en difficulté dans la recherche de solutions.
Plus généralement, la mesure d’accompagnement implique un travail en partenariat avec tous les travailleurs sociaux intervenant pour le ménage.
116
L’Accompagnement Social Lié au Logement fait l’objet d’une contractualisation tripartite entre le propriétaire, l’accompagnateur social et le bénéficiaire de la mesure. Cette contractualisation engage la volonté
de chacune des parties pour mettre en œuvre un accompagnement pertinent et construire des objectifs
précis visant la recherche de solutions.
L’accompagnement social est l’un des volets essentiels du FSL ; il est limité dans le temps et doit faire l’objet d’évaluation en cours et en fin de mesure. C’est un accompagnement complémentaire aux diverses
actions menées par les autres travailleurs sociaux, quelle que soit leur origine institutionnelle.
Pour les travailleurs sociaux de l’Association, l’ASLL se concrétise par une relation d’aide, d’écoute, de soutien, qui s’appuie sur des objectifs fixés. L’accompagnement spécialisé s’inscrit également dans une dynamique de relation d’aide qui vise de manière constante l’autonomie et la recherche de responsabilisation des personnes accompagnées.
L’ASLL vise deux objectifs majeurs
Les mesures d’accès au logement : un accompagnement pour lever les entraves qui se présentent dans
ce parcours qui vise la facilitation de cette visée.
Les « mesures de maintien dans les lieux »; les « mesures de mise en jeu du cautionnement »;
« procédure de saisine CAF » : un travail axé sur la prévention des risques d’expulsion.
La mesure d’accès au logement
Elle a pour objectif d’accompagner la personne à l’entrée dans le logement, et ce jusqu’au gain par le bénéficiaire de la mesure d’une autonomie complète dans la gestion locative. Dans tous les cas, le travail
d’accompagnement des travailleurs sociaux consiste à guider les bénéficiaires des mesures dans, entre
autres aides, l’aide à la constitution de dossiers; la tenue de la comptabilité du ménage et les prévisions de
budget mensuel et annuel; l’aide à la réflexion sur les priorités budgétaires; le travail autour de la maîtrise
des énergies; la mise en place d’un plan d’apurement.
La mesure de maintien dans les lieux
(saisine CAF – Mise en jeu du cautionnement – SDAPL)
Un travail global consistant à entamer des démarches sociales plus « généralistes » est nécessaire au moment où une famille est confrontée à des impayés de loyer. Il s’agit de stabiliser au plus tôt la situation.
Ainsi, les démarches relatives à :
 La reprise du paiement du loyer :







la mise en jeu du cautionnement du FSL
la mise en place d’un plan d’apurement de la dette
la régularisation des droits à l’aide au logement
l’établissement d’un bilan budgétaire
une éventuelle demande d’intervention financière auprès du FSL
le soutien à la compréhension des documents administratifs
…
117
Sont autant de démarches possibles liées spécifiquement au logement; mais d’autres démarches sont des
objectifs aidants à la stabilisation des situations : les objectifs peuvent s’envisager également sous la forme de :





la saisine de la commission de surendettement ou la réactualisation de ce dernier si besoin
la demande de protection juridique
l’orientation dans le domaine de la recherche d’emploi
le relogement
…
Les enquêtes assignations ou expulsions
Les enquêtes assignations visent à informer le juge de la situation locative et administrative du locataire et
à lui apporter les éclairages nécessaires quant aux possibilités de régularisation des impayés locatifs.
Le juge saisi par le bailleur d’une demande d’expulsion statue dans un délai de deux mois : ce délai est mis
à profit pour établir un diagnostic de la situation sociale du ménage afin de présenter au Juge les éléments
d’information qui peuvent être utiles à sa décision. Ce délai doit également favoriser tant que possible la
résolution des difficultés rencontrées par le locataire. A cet effet, les travailleurs sociaux de notre service
sont bien informés des dispositifs existants qui peuvent être mobilisés et des procédures qui y sont afférées. L’enquête faisant suite à une demande d’expulsion vise également à informer le Préfet et le Souspréfet de la situation sociale d’un ménage dont le bail est résilié et à l’encontre duquel le concours de la
force publique a été sollicité.
Aussi, les enquêtes sont des mesures à caractère très particulier puisqu’elles sont, d’une part, portées à la
connaissance du Juge et du Préfet et, d’autre part, elles exigent une rapide réactivité en raison de leurs
délais très courts et impératifs.
Evolution de l’activité ASLL à Horizon Amitié
Les ASLL sont financés à la mesure. La charte de l’accompagnement social 2012-2014 définit le nombre de
mesures. Le Département décide de la durée de l’ASLL par période de 6 mois renouvelable deux fois,
soit 18 mois maximum. (une prolongation exceptionnelle peut être accordée).
Données chiffrées sur l’activité

Nature et nombre des mesures déléguées en 2013
Type de la mesure déléguée
BD
Enquête
Total
Accès
24
24
ASLL simple
2
2
MJC
4
4
Maintien
Saisine CAF
41
41
Assignation
49
49
90
120
Total général
30
118

Evolution du nombre de mesures depuis 2005
Type de Bilan
2004
2005
2006
2007
2008
2009
2010
2011
2012
2013
Bilan Diagnostic
142
75
94
65
79
46
68
30
50
30
Bilan
Intermédiaire
51
49
44
48
53
55
46
39
22
40
Bilan de fin de
mesure
42
47
64
48
52
48
46
45
25
40
Enquêtes
0
0
36
43
51
83
64
84
57
90
235
171
237
204
235
232
224
198
154
200
TOTAL
Difficultés rencontrées et observations des évolutions générales des
personnes accompagnées
L’association Horizon Amitié s’engage à mettre en œuvre tous les moyens adéquats pour le suivi des personnes en difficulté dans le cadre de l’ASLL et recherche de façon continuelle à améliorer les actions d’intervention en direction des ménages suivis dans le cadre du PDALPD en adaptant les pratiques professionnelles dans le respect des missions qui lui sont confiées par le Conseil Général.
En 2013 nous enregistrons une augmentation des mesures et une baisse conséquente des aides accordées
par le FSL.
Les travailleurs sociaux sont attachés à la notion d’un ASLL fondé sur une démarche volontaire et recherchent nécessairement l’adhésion des personnes accompagnées dans ce cadre. La dégradation générale de
certaines situations rend, toutefois, cette notion de participation volontaire et d’adhésion, difficile. Nous
constatons un nombre croissant de situations dont les dettes locatives sont exorbitantes. Il en est de même pour le domaine de précarité énergétique et les installations de compteurs «Libergy» permettant de
couvrir la consommation nécessaire, sont insuffisants. Par exemple, pour le chauffage. Jusqu’en 2012 le
FSL prenait en compte une aide d’un montant de 500 €. En 2013 cette aide est réduite de moitié. Il est
également plus compliqué aujourd’hui d’obtenir des aides financières de la Ville.
La dégradation des situations n’est pas seulement économique : les personnes souffrant de fragilités psychologiques sont en constante augmentation. Les travailleurs sociaux sont confrontés à des situations relevant souvent de problèmes psychologiques (voire de pathologies psychiatriques) qui apparaissent et/ou
s’aggravent avec les diverses complications environnementales qu’elles soient d’ordre financier ou d’ordre social, l’un influant souvent sur l’autre.
Ainsi, l’accompagnement social lié au logement, nécessite pour certaines situations des aides renforcées
que les travailleurs sociaux dans le cadre de leurs suivis s’appliquent à guider au mieux dans les objectifs
fixés pour des issues concluantes en faveur et dans l’intérêt des bénéficiaires des mesures en adaptant les
outils à leur disposition pour des orientations pertinentes.
119
Le rôle majeur des enquêtes et bilans diagnostic
Comme l’année précédente, nous tenons à rappeler le rôle
majeur que jouent les enquêtes et bilans diagnostics dans le
repérage des personnes en difficulté. Ce sont de précieuses
mesures d’investigation qui permettent un premier contact
avec les personnes en grande difficulté locative avec un dispositif d’aide sociale.
La perte d’emploi et/ou une rupture familiale, la maladie, entre autres difficultés, restent souvent des événements à l’origine de la dégradation sociale et financière des ménages
concernés.
Ces personnes sont rarement coutumières du recours à l’aide sociale en général et préfèrent « s’en sortir
seules ». Devant les difficultés qui s’accroissent une forme de déni ou, pour le moins d’évitement, est leur
choix de repli. Pour ces personnes l’aide des intervenants sociaux est perçue comme une intrusion. Le travail de ces derniers n’en est pas moins poursuivi.
L’année 2012 a été une année de réorganisation du FSL avec la mise en place de la territorialisation du
FSL.
L’année 2013 reste une année d’observation des conséquences de ce changement sur l’activité du FSL.
L’année 2014 verra une organisation interne au FSL qui tient compte des observations faites sur le terrain
et avec les partenaires professionnels pour adapter leurs outils et pratiques professionnels au service de
la démarche d’ASLL.
Une baisse générale de 5% des subventions pour l’année à venir n’est pas un point rassurant mais l’Association Horizon Amitié et les travailleurs sociaux du service d’ASLL continueront de s’attacher aux valeurs
qui guident leur action sociale dans le cadre et le respect des missions qui leur ont été confiées.
L’équipe de l’association Horizon Amitié chargée de l’ASLL tient à faire remarquer la continuité de la qualité des relations, des échanges et des soutiens avec les professionnels partenaires environnants et en particulier avec les intervenants sociaux du Conseil Général et leurs responsables.
120
GESTION LOCATIVE
ADAPTÉE
36 rue du Général Offenstein
67100 STRASBOURG
Tél : 03 90 40 49 49
Fax : 03 88 79 98 01
Mail : [email protected]
121
GESTION LOCATIVE ADAPTÉE
Ce service ne s’adresse qu’à des familles avec des revenus peu élevés ou à des familles dont la précarité
de l’emploi n’apporte pas assez de garanties pour obtenir un logement chez un bailleur.
Les familles ne bénéficient pas d’un accompagnement social mais nous leur proposons une assistance à la
gestion locative à savoir : présentation de l’appartement et du quartier (service de proximité, assistante
sociale de secteur, commerces…), aide à l’aménagement : rappel des procédures pour l’ouverture des
compteurs, sensibilisation aux aides possibles (prêt CAF et aide FSL) et aux droits et devoirs du locataire
(respect des voisins, tour de nettoyage, travaux afférents au bailleur…)
En cas de difficultés particulières, nous contactons le travailleur social chargé de l’accompagnement si une
mesure FSL est en cours ou le cas échéant, le travailleur social de secteur.
L'immeuble à Hochfelden : 5, rue de La Gendarmerie
Un peu d’histoire
Dans la continuité de son action envers un public précaire, l’Association Horizon Amitié achète, en 1993
un immeuble situé 5, rue de la Gendarmerie à HOCHFELDEN. Elle rénove le bâtiment et crée 13 logements
à caractère social répondant ainsi à l’absence de logements sociaux en zone rurale. Cette opération doit sa
réalisation à la volonté de différents partenaires : L’association Horizon Amitié, propriétaire bailleur, maître d’ouvrage de l’opération de réhabilitation et gestionnaire de cet immeuble, l’Etat et l’ANAH, ainsi que
l’engagement des collecteurs du 1% logement. Le Département et la Commune de Hochfelden comme
garants des emprunts contractés.
Action sociale en zone rurale :
Pour ces 13 logements, 2 studios et 11 deux pièces, l’association assure un soutien social aux locataires
dans le cadre d’un partenariat avec la commune d’Hochfelden. Le conventionnement de l’immeuble ouvre
droit aux APL pour une large majorité des occupants, ce qui permet des loyers résiduels bien faibles.
La location des logements se fait en lien avec le Mairie d’Hochfelden et privilégie des personnes du secteur, sans que cela soit exclusif.
Par ailleurs, l’immeuble a également connu une dégradation de la toiture (du aux intempéries et à l’âge, la
réhabilitation de la toiture de l’époque n’ayant conduit qu’à réparer la toiture et non à la remplacer) avec
des dégâts des eaux. Ceci a conduit à l’impossibilité de louer certains logements.
L’association Horizon Amitié a mené une étude approfondie avec un architecte qui a rendu ses conclusions; l’association fait le choix du remplacement des zingueries, de la réparation de la maçonnerie du colombage et de la démolition de l’appentis avec réalisation d’un local poubelle, la mise aux normes de toute l’installation électrique de l’immeuble et l’installation des détecteurs de fumée. Les travaux se feront en
2014.
122
L'appartement à Strasbourg : 22 rue La Broque
Historique du projet
C'est dans le cadre des activités du SARS que l’association est
devenue locataire de cet appartement le 8 janvier 1979. L’appartement est situé dans le quartier de la gare au 22 rue de La
Broque. Il est bien desservi par les transports en commun
(proche de la ligne du tram) et du centre ville ainsi que des
grands centres administratifs (CPAM, CAF, etc...) et des bureaux du SARS. Ce quartier a conservé de nombreux petits
commerces de proximité (épicerie, boulangerie, tabac…).
C’est pourquoi l’association a décidé de racheter ce logement
lorsque son propriétaire l’a mis en vente en décembre 2000.
Il est loué à des familles stabilisées mais ayant toujours de faibles ressources.
Actuellement, une famille sortie du SARS est locataire de ce
logement.
123
PÔLE ACCUEIL,
HÉBERGEMENT ET
INSERTION
L’action en partenariat
Avec le SPIP
124
SERVICE
ALTERNATIVE
12 rue Thomas Mann
67200 STRASBOURG
Tél : 03 88 60 82 44
Fax : 03 88 60 19 17
Mail : [email protected]
125
ORGANIGRAMME DU
SERVICE ALTERNATIVE
126
SERVICE ALTERNATIVE
L’aménagement de peine : Le placement extérieur
Le placement extérieur est une alternative à l’incarcération. Il s’agit ici de permettre à des détenus de bénéficier, en milieu ouvert, d’un aménagement de leur peine par le biais d’un accompagnement social
adapté. Cette mesure permet également à des usagers devant être incarcérés d’éviter la prison en bénéficiant de ce même accompagnement.
Le placement extérieur est prononcé par le Juge d’Application de peines (JAP) et les usagers en bénéficiant doivent répondre à certaines obligations (horaires, justification des démarches d’insertion, obligation de soins). Tous les usagers accueillis en mesure de placement extérieur sont mis sous écrou.
Bien que cette mesure soit contraignante et fortement réglementée, elle s’appuie sur la libre-adhésion
des usagers puisqu’elle se fait toujours à leur initiative, qu’ils soient détenus ou non.
Une mesure de placement extérieur a pour but de permettre la construction d’un projet d’insertion, l’enjeu final étant d’éviter la récidive, ainsi que la reconquête de leur liberté et de leurs droits. Chaque usager
a un référent identifié dès son arrivée.
Jusqu’à l’aboutissement de l’admission d’un usager en Placement Extérieur, en moyenne 3 mois sont nécessaires pour faire aboutir la demande du détenu.
Le Service « Alternative »
Le Service Alternative accueille des personnes en demande d’un
aménagement de peine (Placement à l’Extérieur). Il s’agit bien souvent de personnes désocialisées, éloignées de l’emploi et dont la
santé nécessite une importante prise en charge.
Le service accompagne ces personnes dans la réalisation de leur
projet d’insertion fixé dans le cadre de la mesure de placement extérieur.
Durant l’année 2013, nous avons hébergé et accompagné 41 personnes en mesure de placement extérieur, soit 4 388 journées.
La mise en œuvre d’un placement extérieur
Dans un premier temps, nous réceptionnons les courriers des détenus qui sollicitent un entretien de préadmission au placement extérieur. Suite à ça, nous contactons les conseillers d’insertion et de probation
(CIP) pour fixer une date d’entretien en fonction des commissions d’applications des peines (CAP) et nous
leur envoyons la convocation.
Il faut savoir qu’en moyenne un détenu sur trois arrive à obtenir une permission de sortie pour venir à
l’entretien de pré-admission.
L’entretien de pré-admission se déroule majoritairement au Service Alternative avec un membre de l’équipe éducative, mais il arrive que nous nous rendions dans les centres de détention pour rencontrer les détenus lorsqu’ils n’ont pu obtenir d’autorisation de sortie.
127
L’ensemble des entretiens se déroulent de la même façon. Après un rappel des modalités du placement
extérieur, nous revenons sur les raisons de l’incarcération du détenu, le projet pendant la mesure de placement et la situation globale (sociale, santé, logement, administrative…).
A l’issu de cet entretien, le travailleur social élabore une « fiche navette », qui retranscrit le contenu de
l’échange, destiné au conseiller d’insertion et de probation et au juge d’application des peines.
Parallèlement à ça, un retour téléphonique est effectué au CIP du détenu, pour fixer une date d’admission
au service « Alternative ».
Lorsque le détenu arrive dans notre structure, il est accueilli par le travailleur social référent, qui va l’accompagner tout au long de la mesure de placement extérieur. Lors de cette première rencontre, le référent l’informe et lui fait signer le règlement intérieur de la structure, revoit le jugement ainsi que les obligations dont il est redevable et lui fixe un premier entretien les jours qui suivent, afin de commencer l’accompagnement social.
Ensuite, le référent s’occupe d’installer la personne dans la chambre de l’appartement qui a été choisie au
préalable lors de la réunion d’équipe. Un état des lieux d’entrée est effectué, ainsi que la remise des clés
et la mise en place d’une caution « clé ».
Le Service Alternative proposait deux types d’hébergement jusqu’au 14 Septembre 2013 : une chambre
en collectif (5 chambres) situées rue Thomas Mann ou une chambre dans un appartement en co hébergement.
Dès le mois de Septembre, le Service Alternative a connu une réorganisation de son fonctionnement. Les
chambres dans le collectif ont été supprimées et le mode d’accueil est devenu exclusivement un hébergement en appartement éclaté.
Eléments statistiques
En 2013, nous avons accueilli uniquement des hommes.

Durée des séjours
La durée moyenne d’aménagement de peine est de quatre mois.
 5 usagers ont bénéficié d’un placement extérieur de moins de 4 mois
 25 usagers ont bénéficié d’un placement extérieur de 4 à 7 mois
 11 usagers ont bénéficié d’un placement extérieur supérieur à 7 mois
4 mois
4 à 7 mois
Supérieur à 7 mois
Nous avons priorisé les placements extérieurs d’une durée de 4 à 7 mois, pour nous permettre de travailler au mieux le projet de réinsertion, sachant qu’on estime à deux mois l’accompagnement à la recherche
de logement.
128


Répartition par tranche d’âge

12 usagers âgés de moins de 25 ans
Moins de 25 ans

21 usagers âgés de 25 à 35 ans
25 à 35 ans

6 usagers âgés de 35 à 50 ans
35 à 50 ans

2 usagers âgés de plus de 50 ans
Plus de 50 ans
Situation familiale
16 personnes étaient parent et pour certains en demande d’accompagnement concernant leurs droits
parentaux, la recherche d’un lieu pour accueillir leurs enfants ou l’organisation de loisirs.
Si la personne le souhaite et lorsque la situation le permet, nous travaillons avec les familles.
L’accompagnement social
Au début de la prise en charge, nous effectuons un premier entretien où nous construisons avec la personne placée la base du projet individuel, qui évoluera au fil de la mesure de placement extérieur.
Parallèlement à ça, la personne bénéficiera d’un accompagnement avec un conseiller d’insertion et de
probation du S.P.I.P. du Bas-Rhin.
Ce double accompagnement permet à l’usager d’avoir un cadre social effectué par l’équipe éducative du
service Alternative et d’un cadre judiciaire par le conseiller d’insertion et de probation.
Régulièrement l’équipe éducative est en contact avec les CIP référents du S.P.I.P, pour les informer de l’évolution du parcours de la personne placée.
Lors d’incidents (non respect des obligations, violences…), les référents SPIP sont nos premiers interlocuteurs afin d’informer les Juges d’Application des peines. Ces derniers peuvent convoquer l’usager et même révoquer la mesure de placement extérieur.
Le travail social s’articule par des entretiens réguliers au bureau et une visite à domicile une fois par semaine.
Les visites à domicile permettent d’observer la manière dont les personnes s’approprient l’espace de vie,
d’évaluer leur autonomie afin de les accompagner dans la recherche de logement.
L’hébergement en logement place la personne le plus proche de la réalité et de l’autogestion en appartement, notamment lorsqu’une orientation vers le parc privé, est souhaitée à la sortie.
Les personnes n’étant pas assez autonomes sont orientées, à l’issu de leur placement extérieur, vers un
C.H.R.S ou une place de stabilisation d’horizon amitié selon les disponibilités.
 Accompagnement à la santé
Pour mener à bien les objectifs formulés par la personne et souvent sur la base d’obligation énoncée du
jugement, l’équipe éducative du Service Alternative s’appuie sur un certain nombre de partenaires santé,
en lien avec les problématiques rencontrées.
Dans le cadre des obligations de soins, l’équipe travaille à articuler cette obligation et l’importance de la
prise de conscience de la nécessité du soin.
129

Problématiques de santé repérées
En 2013, 33 personnes étaient concernées par des mesures d’obligation de soins :

23 personnes présentaient des conduites d’addiction.

8 présentaient des problématiques psychiatriques.

2 souffraient de maladies chroniques et avaient besoin de la mise en place d’un suivi de soins spécialisés.
Problematiques de santé
conduites
addictives
6%
26%
68%
problématiques
psychiatriques
maladies
chroniques

Problematiques de santé
obligations de
soins
20%
80%
pas
d'obligations
de soins
Nos partenaires santé
Dans le cadre de notre accompagnement à la santé nous avons travaillé avec les partenaires suivants :

ITHAQUE : l’équipe soignante est un centre de ressources précieux pour le Service Alternative et nous
aide à développer des pratiques et des messages de prévention des risques. Certains membres de l’équipe ont participé aux conférences organisées par Ithaque.

Association de Lutte contre les Toximanies : Les usagers sont adressés à ALT pour débuter ou remettre
en place un suivi psychologique. L’équipe éducative a tendance à orienter les usagers les plus jeunes
vers ALT.

CMP rue de berne : hôpital de jour.

CPAM : L’équipe bénéficie d’une interlocutrice particulière chargée de résoudre les situations urgentes
que connaissent les sortants de prison à l’issue de leur période d’incarcération.

La boussole.

La pharmacie Balzac du quartier d’Hautepierre.

Le CDAG : dépistage

Les services d’Hépato-gastroentérologie du NHC.

L’UCSA de la maison d’arrêt de Strasbourg / SMPR

Centre hospitalier d’Erstein (unité d’addictologie).

Centre hospitalier de Brumath.
130
Accompagnement à l’insertion professionnelle
La totalité des personnes placées avaient l’obligation de s’inscrire dans une démarche d’insertion professionnelle. Beaucoup d’entre elles ont pu bénéficier dans les centres de détention, de formations qualifiantes.

Niveau d’études

18 personnes ne possédaient aucune qualification professionnelle et n’avaient pas eu d’activités
professionnelles depuis plus de deux ans.
19 personnes avaient une formation de niveau V.
4 personnes avaient un niveau baccalauréat.


Niveau d'étude
10%
44%
46%
aucune qualification et
sans activités
professionnelles depuis
plus de 2 ans
formation niveau V

Types d’emplois exercés
Pour permettre l’accès à l’emploi, nous tentons d’évaluer la viabilité du projet et nous accompagnons les
personnes dans l’élaboration de leur CV et leur lettre de motivation.
Tenons compte du projet individuel, nous les accompagnons à la formation professionnelle, à la remise à
niveau, vers les agences d’intérim, les chantiers d’insertion,...






5 personnes étaient en contrat intérimaire de moyenne durée.
2 ont bénéficié d’un contrat en CDD.
4 ont pu bénéficier des ateliers de redynamisation lorsqu’ils étaient trop éloignés de l’emploi.
2 ont suivi une formation de remise à niveau.
22 étaient en recherche d’emploi.
contrat intérimaire
5 ont travaillé en chantier d’insertion.
de moyenne durée
CDD
Ateliers de
redynamisation
formation de
remise à niveau
recherche d'emploi
chantier d'insertion
131

Nos partenaires formation et emploi
Le travail d’accompagnement vers l’emploi et la formation est effectué par l’équipe du Service Alternative
qui s’appuie sur les partenaires suivants :









Le relais emploi et les missions locales
Le pôle emploi
Le GRETA
Savoirs et compétences
Entraide le relais et autres ateliers de redynamisation
Le PADEP
L’AFPA
L’E2C
Les chantiers d’insertions : Auport’Unes, EMMAUS, EMI-inter, idées intérims, les jardins de la montagne verte.
Accompagnement à l’accès au logement
Type de Logement ou de situation à l’issue du placement au Service Alternative :
Selon leur parcours de vie, nous tentons d’orienter les personnes en fonction de leur projet et degré d’autonomie.





Orientation autres CHRS/Stabilisation : 3
Retour au domicile : 14
Accès appartements privés : 1
Retour incarcération : 13
En cours de PE : 10
Accompagnement à l’accès au sport et aux loisirs
Afin de créer des moments conviviaux et d’échanges, l’équipe des travailleurs sociaux organise ponctuellement des activités sportives et culturelles.
Les activités peuvent être collectives ou bien individuelles et sont effectuées de manière à ce que chaque
participant y trouve son compte. Néanmoins, la difficulté est de mobiliser les usagers. Par conséquent les
travailleurs sociaux tentent de créer l’envie à se dépasser.
Projet « Bol d’air »
Cette année, l’équipe des travailleurs sociaux a pu encadrer un groupe de trois étudiants du DEUST
« Sport et Intervention Sociale » de l’Université de Strasbourg, (faculté des Sciences du sport).
Les étudiants ont élaboré un projet autour du thème de la nature, qui avait pour objectifs de sensibiliser
les usagers aux activités physiques et sportives, renforcer les liens sociaux et la revalorisation de soi.
Ils ont sélectionné trois activités : la randonnée, l’Accrobranche et des activités multi sport en plein air.
132
Le projet s’est déroulé en deux temps :


La première journée : Une randonnée au Kreuzweg le matin, puis l’après midi de l’accrobranche.
La deuxième journée : Multi-sport au Lac Achard et baignade suivi d’un barbecue.
Après avoir effectué une réunion d’information, afin de mobiliser les personnes, les étudiants ont proposé
d’organiser leur projet sur un week-end du mois de juin.
Le samedi matin nous nous sommes rendus au site du Kreuzweg pour effectuer une randonnée d’une
heure et demie. L’activité fut très appréciée par les personnes.
Après être monté jusqu’à la cascade du Kreuzweg, les étudiants ont organisé un pique-nique rythmé par
des petites activités ludiques et sportives.
Ces différents temps ont permis aux étudiants d’entrer en contact avec les participants et de s’imprégner
d’une posture professionnelle.
Cette activité a sollicité chez les personnes de l’entraide ainsi que du dépassement de soi.
133
Le lendemain l’ensemble du groupe était présent pour
participer aux activités multi-sport et aussi au barbecue.
Ce week-end a permis de créer une bonne cohésion de groupe et de faire appel à de l’entraide et du dépassement de soi.
L’ensemble des participants a apprécié les activités proposées par les étudiants. Ce « bol d’air » leur a permis de s’aérer l’esprit et d’oublier pendant ce temps leurs préoccupations.
Activité Roller
Chaque année au mois d’Avril, des étudiants de
l’Université de Strasbourg, en DEUST « Sport
adapté », interviennent sur la structure. Ils nous
proposent trois séances de roller et trottinette,
encadrées par une éducatrice de la structure,
deux moniteurs brevet d’état et les étudiants.
Ce rendez-vous est très apprécié des usagers, car
il permet pour certain d’évaluer leur niveau d’une
année à l’autre et pour les autres de découvrir
l’activité.
Partenaires
 Sport Solidarité insertion
 Université de Strasbourg, Faculté des Sciences du Sport Deust « Sport adapté »
 Université de Strasbourg, Faculté des Sciences du Sport Deust « Sport et intervention Sociale ».
Groupe d’expression des usagers
Dans le cadre de la loi du 2 janvier 2002 rénovant l’action sociale et médico-sociale, chaque établissement
doit mettre en place un conseil de vie social (CVS) permettant de développer les droits fondamentaux des
usagers.
Le Service Alternative a tenté de mettre en place un CVS. Mais suite à l’important turn over des usagers,
nous avons préféré constituer un groupe d’expression des usagers.
Ce temps d’échange permet aux personnes de s’exprimer sur les difficultés qu’elles peuvent rencontrer
tout au long de la mesure de placement extérieur, de faire remonter à l’équipe des dysfonctionnements
du service ainsi que de proposer des idées de sorties et loisirs.
134
PÔLE ACCUEIL,
HÉBERGEMENT ET
INSERTION
Les Maisons Relais
135
MAISON RELAIS
THOMAS MANN
12 rue Thomas Mann
67200 STRASBOURG
Tél : 03 88 27 11 52
Fax : 03 88 60 19 17
Mail : [email protected]
136
ORGANIGRAMME DE LA
MAISON RELAIS THOMAS MANN
137
MAISON RELAIS THOMAS MANN
La Maison Relais Thomas Mann a ouvert ses portes en
novembre 2008. Elle fonctionne avec deux autres structures sur un même site et bénéficie d’une présence
continuelle d’hôtes ou de travailleurs sociaux, nuit et jour
et 365 jours par an.
Elle accueille pour une durée illimitée des personnes
souffrant d’un handicap psychique et/ ou physique, d’une exclusion sociale lourde.
Elle propose des logements pour couples, personnes seules qui ne peuvent pas ou plus habiter dans
un logement autonome. Elle permet aux résidents de se poser, de s’occuper de leur santé et d’améliorer leur estime de soi.
Les hôtes travaillent un week-end sur quatre.
Capacité d’accueil :
Type de logement
Nombre
T1 Bis
T1 Bis adapté pour personnes à mobilité
réduite
T2
Studio
12
2
2
2
L’établissement peut accueillir jusqu’à 21 personnes dans 18 logements meublés :
Durant l’année 2013 le taux d’occupation était de 85.45%. Cela s’explique par :



Difficulté pour la famille de libérer le logement rapidement. La commission d’admission a été
repoussée. Le nouveau résident n’a intégré son logement qu’à partir du premier février.
Suite à un décès, le logement pour couple (2 places) est occupé par une seule personne.
Suite à une séparation, le logement pour couple (2 places) est occupé par une seule personne.
Eléments statistiques de l’année 2013
19 personnes étaient présentes au cours de l’année et 18 personnes au 31 décembre 2013.
Les données suivantes sont exprimées en nombre de personnes.
Homme
Femme
14
05
Total
19
138
Nombre de personnes par tranche d’âge
Types de ressources
La durée des séjours
La durée du séjour est illimitée dans
le temps. On constate qu’en 2013, la
durée de séjour des résidents est en
majorité entre 4 et 5 ans.
En effet, c’est en 2009 que nous
avons accueilli le plus grand nombre
de résidents, suite à la réhabilitation
de l’immeuble rue Thomas Mann.
139
Suivi locatif et démarches administratives
L’organisation de la commission d’admission a consisté à :







Informer les partenaires qu’une place est vacante.
Réceptionner les rapports sociaux : tri, contact et prise de rendez-vous.
Accueil du candidat et de son référent social : présentation de la Maison Relais et de son règlement intérieur, prise de candidature, puis visite des locaux.
Organisation de la commission d’admission.
Prise de rendez-vous avec les partenaires faisant partis de la commission : DDCS, Conseil Général,
FSL, CCAS, CMS, le chef de service et les hôtes de la Maison Relais et depuis fin 2012 le SIAO.
Commission d’admission : sélection d’un candidat et mise sur liste d’attente d’un ou deux autres.
Compte-rendu à faire et à envoyer aux partenaires.
L’accueil de la nouvelle résidente a consisté à :





Nettoyer et équiper le logement (kit vaisselle, kit nettoyage, linge de maison,...).
Signer la convention, le règlement intérieur et l’état des lieux.
Instruire les dossiers de demande APL et FSL (caution et premier loyer).
Fournir une attestation d’assurance logement.
S’assurer de la bonne ouverture de tous les droits avec le travailleur social référent.
Les démarches et l’accompagnement administratif ont consisté à :




Aider à remplir différents formulaires (déclarations trimestrielles, renouvellement MDPH, CMU,
carte Badgéo, mutuelles complémentaires, assurance logement, demande de retraite...).
Accompagner pour faire refaire la carte d’identité, carte de séjour, carte vitale, carte Badgéo,...
Travailler en partenariat (orienter les résidents vers leur référent social, leur tuteur,...).
Mettre en place un tableau récapitulatif qui nous permet de visualiser de façon synthétique
les informations utiles : dates de validité de leurs papiers, afin de pouvoir les informer à temps
pour les réactualiser ou les renouveler (CMU, pension invalidité, demande MDPH, carte d’identité, carte de séjour, carte de bus, assurance logement...).
Le suivi locatif consiste à :

Rencontrer le comptable de l’association Horizon Amitié, pour mettre en
commun, échanger et régler les problèmes en instance tant au niveau du suivi locatif qu’au niveau des remboursements d’avances de frais (sorties, repas...).

Envoyer en fin d’année un courrier aux résidents et à leurs tuteurs
pour les informer de l’augmentation annuelle de la redevance.

Télé-déclarer à la CAF les nouveaux montants de la redevance.

Informer, en début d’année, les résidents et leurs tuteurs par courrier du
montant trop perçu ou à payer, nous y joignons un chèque ou un échéancier
et un tableau récapitulatif annuel.

Gérer la caisse (5 résidents règlent leur redevance en espèces).
140
Diverses démarches ont consisté à :


Accueil d’une stagiaire TISF, pour une durée de 9 mois.
Participer à la supervision de 1h30, une fois par mois.
Accompagnements sociaux éducatifs
Santé

Accompagnements sociaux éducatifs
Durant l’année 2013, l’accompagnement vers le soin a été lourd :
- Deux hospitalisations pour maladies graves.
- Quatre hospitalisations en psychiatrie ont été nécessaires et renouvelées à plusieurs reprises dans l’année.
- Deux hospitalisations en ambulatoire pour soins dentaires.
Nous avons continué à travailler et à accompagner certains résidents pour qu’ils poursuivent leurs soins
dentaires et respectent les RDV médicaux afin que la prise en charge médical soit efficace.
En 2013, la prise des médicaments se faisait dans l’infirmerie par l’infirmière du CHRS Jean Millot.
Une proposition de vaccination gratuite pour les résidents et les hôtes a été organisée par l’infirmière de la
structure. Plusieurs résidents se sont mis à jour dans leurs vaccinations obligatoires et se sont fait vacciner contre la grippe.
Accompagner les résidents les plus fragiles, en situation de handicap à leurs rendez-vous médicaux fait
partie de notre quotidien. Ils remettent en cause constamment l’utilité de leur traitement ; nous sommes donc amener à les convaincre et à insister sur l’importance de celui-ci.
Pour assurer un accompagnement pérenne et plus sûr nous avons mis en place un réel travail de partenariat avec le CMP (Centre Médico-Psychologique). Celui-ci se charge de nous contacter pour nous signaler
tout manquement.
De plus, des synthèses sont réalisées 2 à 3 fois par an au sujet des résidents suivis en CMP. Afin de faire
le point et d’échanger différentes informations qui nous permettent de nous repositionner et d’ajuster
leur projet de vie.

Hygiène dans les logements
Nous avons constaté et observé que plusieurs résidents
avaient besoin d’un accompagnement au quotidien pour faire
leur ménage et entretenir leur linge. Certains ont beaucoup de
mal à s’organiser où tout simplement sont dans l’incapacité, à
certaines périodes, d’entretenir leur linge et leur logement
(problème de santé physique et psychique).
Un accompagnement a été mis en place pour aider certains à
ranger, nettoyer et entretenir leur logement. Nous leurs avons
appris comment utiliser les produits d’entretien, le lave linge,
sèche linge...Sans réussir pour autant à les amener vers une
plus grande autonomie.
141
C’est pourquoi, à la fin de l’année 2012, pour les personnes les moins autonomes, nous avons mis en place
un partenariat avec l’entreprise SOLIBAT (Entreprise d’Insertion par l’activité économique) : des interventions ont été organisées pour qu’un nettoyage complet de certains logements soit fait et qu’un passage
régulier soit mis en place pour le nettoyage des sols.
Pour la plupart l’entretien du logement se fait par les résidents eux-mêmes.
Nous visitons deux fois par mois les logements afin d’inciter les résidents à maintenir leur lieu de vie en
bon état d’hygiène.

L’équilibre et l’hygiène alimentaire
Depuis plusieurs années nous constatons que les résidents ne mangent pas régulièrement. Certains ne
prennent qu’un repas par jour. Cependant, plusieurs résidents partagent leur repas et sont très solidaires.
Depuis 2012, tous les mercredis matin, nous partageons un petit déjeuner.
Les repas (barbecue, repas de fêtes de fin d’année,...) qui ont été organisés par les hôtes de la Maison Relais ou par l’ensemble des travailleurs sociaux du site, ont permis des échanges, des moments de partages
entre les différents services.
Ces moments conviviaux, nous ont permis d’aborder à plusieurs reprises l’équilibre alimentaire, mais aussi
l’hygiène alimentaire et les règles qu’il faut respecter pour pouvoir consommer sans danger les aliments.
Nous comptons avec l’aide de supports (DVD, plaquettes…) du centre régional de documentation 18 rue
Seyboth pour aborder et approfondir ces sujets.
4 ateliers cuisine animés par la banque alimentaire ont eu lieu en 2013 avec la participation des résidents.
Réunion du conseil de vie social C.V.S.
Nous avons organisé des élections du Conseil de Vie Social CVS le 20 juin 2013.
Une fois par mois un Conseil de Vie Sociale est tenu pour aborder les divers problèmes rencontrés, parler
des projets et activités que les résidents souhaitent organiser durant le mois et faire le point sur chaque
logement.
Lien social
La Maison Relais Thomas Mann rencontre des difficultés à organiser et à impliquer la majorité des résidents dans une dynamique de groupe.
L’espace vie qui est mis à leur disposition est peu investi, cependant nous y organisons régulièrement des réunions, petits déjeuners et repas.
Nous travaillons avec les résidents qui ont rompu le lien familial
et social avec leurs familles et la société, afin de leur donner
l’envie de reprendre contact avec eux et aussi consolidé les liens
existants.
En 2013 nous avons pu accompagner deux résidents à leurs rendez-vous de rencontre parent-enfants et
assuré l’accueil des enfants au sein de la maison relais pour maintenir un contact et un lien familial.
142
Un résident qui a coupé le lien physique avec sa mère depuis plus de 10 ans a accepté d’aller la voir dans
le Nord de la France.
Soutien à la parentalité
Le soutien à la parentalité est une de nos missions. Nous accompagnons deux de nos résidents, à maintenir les liens avec leurs enfants et à ce que les rencontres se passent dans les meilleures conditions possibles. Les visites sont libres, mais nous souhaitons cependant, qu’un des hôtes soient présents dans les locaux.
Un vrai travail de partenariat est mis en place avec différents professionnels puisque nous sommes
conviés à participer à des synthèses annuelles au service de la protection de l’enfance et nous rencontrons
deux fois par an en moyenne une Assistante Sociale de l’AEMO (Action Educative en Milieu Ouvert) pour
échanger sur le comportement d’un des enfants et sur son suivi scolaire (en présence du père). Enfin,
nous accompagnons ce père au tribunal pour le renouvellement AEMO.
Activités
Les activités représentent une échappatoire pour les résidents. Il s’agit de moment « d’évasion » aux problèmes et soucis du quotidien. Ainsi nous avons mis en place différentes activités en tenant compte de
leurs difficultés de santé et leur problème financier.
Nous avons organisé différentes sorties et activités durant l’année 2013.

Activité interne à la résidence
Durant l’année 2013 nous avons organisé plusieurs activités au sein de l’établissement, des repas collectifs avec les deux publics des deux autres structures : barbecue, petit déjeuner, soirée cinéma, journée de
sensibilisation des économies d’énergie, repas de noël.

Activité extérieur
Nous avons organisé des activités communes avec les deux autres structures le CHRS Millot et le service
Alternative. Durant l’année 2013, les activités étaient variées : activités culturelles, sportives, sorties diverses et vacances.
Séjour au Sablons
L’activité la plus marquante en 2013 était les vacances d’été dans le
sud. Pour les résidents c’était l’évènement de l’année, car tout le
monde attendait avec impatience les préparatifs et le départ en vacances.
Nous avons commencé en mars 2013 à prospecter et préparer le
projet pour le soumettre à la direction et aux résidents.
143
Ensuite nous avons organisé une réunion avec les résidents afin de choisir une destination et de trouver un
camping dans le sud de la France. Les résidents ont fait
le choix de partir dans l’Hérault à côté de Bézier au camping les Sablons. Le camping continuait à proposer les
activités estivales intéressantes et se trouvait à 100m de
la plage, durant le mois de septembre 2014.
Nous avons demandé aux résidents de cotiser chaque
mois pour pouvoir payer leurs vacances. Pour les personnes sous tutelle nous avons envoyé par courrier le
coût total des vacances le règlement a été fait en une
fois.
Nous avons mis en place un planning hebdomadaire
d’activités et sorties avec les résidents, proposé par le
camping et par nous même.
Une semaine pleine d’évènements, de découvertes et
d’échanges.
Les activités proposées ont été en lien avec le projet
pédagogique. Capacité à vivre « ensemble », à gérer les
tâches quotidiennes, à mutualiser les « savoir faire » et
à partager les moments de détente.
Perspectives
Nous souhaiterions que l’année 2014, nous permette de redynamiser le groupe en accueillant les nouveaux arrivants dans de bonnes conditions qui permettraient de les intégrer facilement au reste du groupe.

Rester sur une dynamique de groupe pour les activités et les sorties.

Prendre contact avec d’autres Maisons relais et échanger avec eux sur nos pratiques professionnelles.

Réactualiser notre projet d’établissement pour l’adapter à la situation actuelle.

Finaliser le livret d’accueil pour 2014.

Améliorer le document écrit « projet de vie » et l’utiliser.

Travailler le projet vacance pour l’été 2014 avec les résidents.

Programmer des activités avec la Maison Relais l’ETAPE et prévoir des partenariats avec d’autres
Maisons Relais de la région.

Renforcer le partenariat avec l’association Tôt ou T’Art.
144
MAISON RELAIS
L’ETAPE
6 rue du Dépôt
67450 STRASBOURG
Tél : 03 88 18 18 28
Fax : 03 88 18 11 45
Mail : [email protected]
145
ORGANIGRAMME DE LA
MAISON RELAIS L’ETAPE
146
MAISON RELAIS L’ETAPE
La Maison Relais l’ETAPE est située à Mundolsheim. La capacité d’accueil de la maison est de 24 places
déclinées en 20 studios pour personnes seules et deux studios couple. Les personnes hébergées bénéficient d’un logement pérenne sans condition de durée. Vu la pérennité du logement dans les Maisons Relais, les départs sont moins fréquents.
C’est ainsi que le taux d’occupation au cours de l’année 2013 est de 91%. Ce type de logement proche du
droit commun permet aux personnes de trouver un équilibre et de construire de nouveaux projets de vie
mais aussi d’avoir une certaine autonomie tout en bénéficiant de la sécurité du collectif. Les différents
espaces collectifs sont : cuisine/salle à manger/bibliothèque, salon avec télévision, laverie, jardin, …) permettant à ses résidents d'avoir des activités communes.
La Maison Relais offre un cadre convivial favorisant l’intégration de ces personnes et leur mieux-être.
Sa taille permet à la fois :
 A l’hôte de porter une attention personnalisée à
chaque résident,
 De maintenir des relations régulières entre les rési-
dents,
 D’adapter un rythme et des habitudes de vie collec-
tive,
 De faire accepter les règles de vie commune,
 De permettre d’acquérir une insertion dans l’envi-
ronnement (notamment le voisinage).
Les hôtes n’ont pas vocation à assumer un accompagnement social. Ils sont présents pour entretenir le
lien avec les différents partenaires connus. Ils sont le premier lien social des locataires. Ils tiennent un rôle
d’animation, de gestion de la vie quotidienne (travail sur l’hygiène, l’alimentation, la santé, les courses …)
et favorisent également la cohésion au sein de la collectivité.
Dans le projet d’une Maison Relais, les résidents ne doivent pas être dépendants d’un accompagnement
social dit lourd. Cependant, le profil de certains résidents met en évidence un manque d’autonomie important. Dans ces cas, les travailleurs sociaux ne peuvent se limiter aux aides sur les actes de la vie quotidienne. L’accompagnement social est alors plus vaste et adapté en fonction des besoins du résident.
Le soutien à la parentalité est une partie de l’accompagnement effectué dans la maison par les travailleurs
sociaux. Ce soutien consiste à l’accompagnement du parent aux visites médiatisées des appartements ou
des lieux de rencontre mis en place par le Conseil Général. Outre le fait que le parent puisse consolider
petit à petit des liens entre son/ses enfant(s), cet accompagnement permet de parler à chaud de la teneur
des rencontres, de pouvoir expliquer au parent les propos de l’enfant, de pouvoir prendre un certain recul.
D’une manière générale le travail social se décline en une aide aux formalités administratives des résidents, et en un accompagnement au retour progressif à une certaine autonomie. Nous avons effectué un
certain nombre de démarches concernant des difficultés à déposer un dossier complet à la MDPH pour
qu’un résident puisse bénéficier de son allocation adulte handicapé.
147
Des mois de travail ont été nécessaires pour obtenir des rendez-vous qui ne s’annulent pas à la dernière
minute, pour que le dossier soit enfin complet, pour que les différents partenaires se mettent d’accord.
Concernant les autres démarches administratives, il a été question de CMU (C), de RSA, d’APL, le tout en
lien avec l’assistante sociale de secteur, la CPAM et la CAF, partenariats essentiels.
La vie dans la Maison Relais
Un espace de vie est à leur disposition, ce qui leur permet de prendre part à une vie sociale en partageant
diverses activités. Certains résidents, par le biais de leur
tuteur, ont une enveloppe mensuelle prévue pour les
diverses activités. Nous n’attachons pas une grande
importance au nombre de personnes présentes à une
activité. Nous privilégions la qualité de la relation au
nombre de personnes présentes.
Ces moments se font avec la présence ou non d’un des
deux travailleurs sociaux de la maison.
D’autres résidents assurent l’entretien extérieur de la maison, en assurant par exemple la tonte de la pelouse, le ramassage des feuilles et le déneigement. Les différentes activités proposées dans la maison ou à
l’extérieur sont programmées lors du CVS (conseil de vie social). Ce rendez-vous incontournable dans la
vie de la maison permet aussi de donner la parole aux résidents ; c’est un moment d’échanges forts et de
régulation nécessaire.
Public accueilli
L’ETAPE accueille des femmes et des hommes seuls ainsi que des couples sans enfant. Ces personnes peuvent difficilement accéder à un logement dit de droit commun ou s'y maintenir en raison de leur difficulté
à s'y intégrer. Leur situation ne justifie pas non plus leur présence dans un centre d'hébergement ni dans
une structure médicale spécialisée, ni un accompagnement social lourd.
Le RSA et l’AAH sont les principales ressources du public accueilli avec des mesures de tutelle et de curatelle pour cinquante pour cent d’entre eux. Deux résidents sont en CDI dans la restauration, un autre travaille dans un chantier d’insertion ; un autre en recherche active d’emploi.
La moyenne d’âge pour les cinq femmes hébergées est de 44.8 ans. Celle des dix-huit hommes est de 51
ans.
La majeure partie des résidents de l’Etape ont vécu dans la rue. Ils souffrent d’isolement, mais aussi de
problématiques psychologiques. Sept d’entre eux sont pris en charge par les CMP de l’EPSAN et trois autres consultent directement aux hôpitaux de Brumath et d’Erstein. Une dernière personne est suivie par
son médecin généraliste et le rencontre tous les mois.
Etant donné que les locataires s’installent de manière durable, cela leur permet une reconstruction dans
des conditions apaisantes. Mais cela leur permet également de mettre en place des projets plus concrets
(reprise de contact avec la famille, bénévolat, formations diverses, emploi…). Une des personnes a trouvé
un emploi et désire à présent pouvoir s’installer dans un appartement de droit commun. Elle souhaite accueillir ses enfants pendant les week-ends.
148
Profil du public
149
Santé
Bien que les personnes accueillies au sein de la Maison Relais soient stabilisées, aucunes continuent à bénéficier d’un suivi médical dû à leurs problématiques santé. Le travailleur social a un rôle d’accompagnement qui consiste non seulement d’être présent mais aussi d’être à l’écoute et d’orienter si besoin.
Nous entretenons une étroite collaboration avec les partenaires comme l’EPSAN, CMP, Goutte de Lait,
Udaf, ATA,…Ce travail en réseau que nous effectuons avec ces derniers permet qu’il y ait une cohérence
dans la prise en charge du résident.
Le Foyer Millot bénéficie d’un programme de vaccination ainsi que d’un car de radiographie des poumons
pour leurs résidents. Le tout mis en place à titre gratuit par le Conseil Général. Nous nous joindrons à eux
en janvier 2014 pour profiter des mêmes avantages. Un de nos résidents a continué à suivre le programme mis en place par le conseil général. Une fois par an, il réalise une radiologie des poumons.
Nous n’avons pas pu bénéficier du programme de vaccination car l’information nous est venu trop tard, le
temps d’informer et de faire adhérer les résidents. Le Décès d’un résident a accéléré la prise de conscience chez beaucoup d’entre eux. Certains prennent l’initiative de prendre rendez-vous chez leur médecin
traitant. Nous sommes vigilants sur les prises de ces rendez-vous en ce qui concerne les plus fragiles ;
nous veillons à ce qu’il n’y ait pas d’interruption dans le suivi médical.
Après plusieurs semaines d’abstinence, un des résidents a recommencé à consommer de l’alcool. Son
état de santé s’est dégradé. Il a émis le souhait d’être pris en charge à Châteauwalk, se rend chez un addictologue une fois par semaine et participe à un groupe de parole. Il dit commencer « à voir le bout du
tunnel ».
Dans le même ordre d’idée, un résident est hospitalisé à Brumath tous les week-ends à sa demande et
bénéficie d’une visite à domicile d’un infirmier.
Un de nos résidents souffrait d’une maladie grave et nous avons dû joindre sa famille qu’il n’avait pas vue
depuis trente ans. Nous encourageons les résidents à reprendre contact avec leur famille.
Perspective 2014 : Nous continuerons à tenter de faire adhérer les résidents à une démarche de soins qui
est une des bases de l’accompagnement. En tenant compte des urgences et des limites de chacun.
Lien social
Maintenir le lien social est l’une des priorités du travailleur social au sein de la Maison Relais. Ainsi, nous
avons effectué un travail quotidien avec les différents partenaires de secteur (assistantes sociales, banque
alimentaire, médecin généraliste, pédicure…), les mandataires judiciaires ainsi que les différents lieux de
soin des résidents (CMP, Hôpitaux de Brumath et d’Erstein…). Notre mission a été de transmettre les informations entre les différents partenaires pour une meilleure prise en charge de la personne accompagnée avec son accord.
Notre objectif est de maintenir les différents liens avec ces partenaires mais aussi d’en tisser de nouveaux
en cas de besoin.
Etant donné que les journées à la Maison Relais sont ponctuées par les activités animées par les travailleurs sociaux, tous les mois nous organisons un conseil de vie social qui nous permet de mettre en place
ces activités, de voir et d’échanger avec les résidents moins présents.
C’est souvent l’occasion pour les résidents de présenter leurs doléances ou de soumettre les difficultés
qu’ils rencontrent et qu’ils n’auraient pas pu discuter avec les travailleurs sociaux. La plupart y participe de
manière dynamique ; nous encourageons les résidents à une entraide, à un respect mutuel.
150
Hygiène dans les logements
Après s’être rendu à l’évidence que certains résidents avaient besoin d’un accompagnement dans l’entretien de leur appartement, il a été mis en place une visite annuelle. Ceci dans le but de déterminer les besoins spécifiques de chacun d’entre eux, le cas échéant de mettre en place l’accompagnement adéquat.
Equilibre et hygiène alimentaire
Les travailleurs sociaux, après observations, se sont rendus compte que certains résidents n’arrivaient pas
non seulement à manger régulièrement mais aussi n’accordaient pas beaucoup d’importance à leur alimentation pour des raisons diverses (certains ne savent pas cuisiner, d’autres n’arrivent pas à gérer leur
budget). Un travail a été entrepris dans ce sens comme le portage des repas par ABRAPA. Ainsi ils mangent régulièrement et équilibrés Beaucoup de résidents ont eu des parcours de vie difficiles. Ils souffrent
de pathologies lourdes et doivent bénéficier d’un suivi et peuvent continuer à prendre leurs médicaments,
par l’intermédiaire des infirmiers libéraux.
Suivi locatif et démarches administratives
Au-delà des différentes tâches qui incombent aux travailleurs sociaux au quotidien, ceux-ci doivent :

Informer les partenaires des places disponibles,

Etudier les rapports sociaux (tri et prise de rendez-vous),

Organiser la commission d’admission,

Envoyer des invitations aux partenaires faisant partis de la commission : DDCS, Conseil Général,
FSL, CCAS, CMS et le SIAO,

Sélectionner et concevoir une liste d’attente lors de la commission, le ou les nouveaux arrivants,

Rendre compte de la commission et l’envoyer aux différents partenaires,

Contribuer à l’accueil du futur résident avec son référent social, à la visite la présentation de la
Maison Relais et à l’entretien.
L’accueil du nouveau résident consiste à :
Après la libération d’un logement, un état des lieux est fait. Il peut s’avérer qu’il y ait des travaux de réaménagement à faire, achat de linge de maison, ustensile de cuisine etc. Ces travaux sont effectués par
Solibat qui intervient également une fois par semaine pour venir en aide aux résidents qui ne sont pas en
capacité d’entretenir seuls leurs logements.
Equipement du logement
Les studios sont loués meublés (vaisselle, kit nettoyage, linge de maison). La convention d’occupation, le règlement
d’intérieur et l’état des lieux sont faits à l’admission du candidat.
Lors de l’admission du résident, celui-ci doit souscrire une
assurance logement et nous fournir l’attestation.
151
Le suivi locatif de la Maison Relais
Pour le bon fonctionnement de la structure, un suivi locatif est fait en lien avec le comptable de l’association (gérer un trop perçu d’APL,…).
De même, nous devons tenir informé par courrier les résidents et leurs tuteurs de l’augmentation ou diminution annuelle de la redevance afin qu’ils puissent apporter des modifications à la banque.
Diverses démarches
Dans notre travail, il nous arrive d’accueillir un(e) stagiaire
pour une période d’un mois.
Nous avons effectué au cours de cette même année une
formation en Excel.
Nous avons été invitées à parler à un journaliste de notre
pratique professionnelle.
Il nous arrive aussi d’instruire les dossiers de demande APL
et FSL(le FSL doit être mis en place par son référent).
A la demande du résident, nous pouvons l’aider et l’accompagner dans ses démarches administratives.
Ainsi nous remplissons différentes formulaires (déclarations trimestrielles, renouvellement de la CMUC, la
carte badgéo, mutuelles complémentaires,...).
Les projets réalisés en 2013
Séjour : La braderie de Lille
Chaque année nous organisons à L’ETAPE un séjour d’une semaine ou deux pour permettre aux résidents
de découvrir un nouvel environnement.
Le séjour a eu lieu le 1er septembre 2013. Nous avons été logés dans une auberge à Lille.
Les résidents ont été placés par groupe et par affinités de deux à trois dans les chambres.

Le trajet
De part la distance entre Strasbourg et Lille, nous avons
décidé de faire un trajet direct avec des temps de pause.
A notre arrivée sur le site, les résidents ont été répartis
dans 4 chambres.
152

La visite de la Braderie de Lille
Les vacances permettent à nos résidents de rompre leur
isolement et leur routine et faire partie des personnes
« partant en vacances ».
L’objectif principal de ce projet est d’entretenir la dynamique de « maison », en mettant en avant la capacité des résidents à faire preuve d’autonomie dans un cadre différent.
Ils doivent s’adapter aux conditions d’une auberge de jeunesse en sachant que le public est jeune.
Nous avons profité pour travailler sur la valorisation de la
personne en les laissant prendre les responsabilités sur le
déroulement des taches quotidiennes et à proposer les
activités pendant le séjour.
Différentes Sorties
Au cours de l’année, en plus des séjours organisés par les travailleurs sociaux, différentes sorties sont prévues selon les circonstances. Comme nous l’avons dit précédemment les résidents et les travailleurs sociaux proposent pendant le CVS les activités qui seront validées pour le mois.

Sorties estivales
Pendant les vacances d’été, l’ETAPE organise régulièrement des sorties extérieures avec les résidents.
Ainsi, nous avons pu apprécier un spectacle de cirque au Port du Rhin. Des marches ont été organisées
mais aussi des pique-niques au bord de l’eau.
Nous avons également assisté à un festival de danses folkloriques international à Haguenau. Moment qui
a enchanté les résidents présents.

Foire Européenne
Cette année, le Viêtnam était à l’honneur et les résidents ont
souhaité pouvoir découvrir ce pays et quelques éléments de sa
culture.

Sortie au marché de noël
Chaque année la sortie pour le marché de noël est incontournable. Cette année nous nous sommes donc rendus aux marchés de Strasbourg où nous avons passé une belle journée au
cœur de la magie de Noël.
153

Repas de Noël des résidents
Le repas a été réfléchi par les résidents et les travailleurs sociaux et la décision a été de manger au restaurant à l’unanimité.
Beaucoup d’entre eux sont en rupture familiale; nous essayons de recréer un esprit de famille au sein de
la Maison Relais en sachant que les fêtes de fin d’année sont un moment difficile, voire douloureux pour
la majorité ; le fait de pouvoir partager ce repas ensemble a rendu le moment convivial, chaleureux et
agréable.
Projet séjour 2014
Le projet de séjour de 2014 sera sans doute en Ardèche au mois de juin 2014. Une première réunion d’échanges sur ce sujet sera proposée aux résidents début de l’année 2014.
Hommage
L’année 2013 a été très difficile. L’hospitalisation de M. B, un ancien de la Maison Relais a été un coup dur.
Il a souffert d’une grave maladie et il nous a quitté. Il laisse le souvenir de quelqu’un qui s’est battu jusqu’au bout. Il a retrouvé ses enfants au bout de 30 ans. Ils ont pu accompagner leur père dans ses derniers
jours. Il est décédé le 23 mai 2013. Il a été enterré auprès des siens.
Sortie Résidents
 M. C. est parti de la Maison Relais parce qu’il a trouvé une compagne.
 M. M. était marié et vivait dans la Maison Relais avec sa femme. Après avoir repris contact avec sa
famille nourricière, il a préféré retourner vivre auprès d’eux. Madame est toujours ici et elle s’y sent
très bien.
Conclusion
L’équipe éducative de la Maison Relais à continuer à pérenniser la dynamique collective de la maison, en continuant un travail relationnel permanent avec les résidents.
Les accompagnements de proximités et d’aide au retour à l’autonomie ont été également un axe de travail important en
2013.
Ces principaux objectifs seront maintenus en 2014 ; ils sont et
resteront au cœur du projet de la Maison Relais. Les différents
liens existants avec les partenaires institutionnels ou non comme la commune de Mundolsheim, le monde associatif, continueront à être entretenus.
Une ambiance conviviale, familiale habite la Maison Relais l’ETAPE. Cet état d’esprit est une passerelle
idéale pour réaliser les objectifs définis et assurer au mieux la mission sociale de la structure. C’est cette
dynamique que l’équipe éducative continuera à développer.
154
PÔLE ACCUEIL,
HÉBERGEMENT ET
INSERTION
L’ESPACE BAYARD
155
ACCUEIL
PRINTEMPS
8 rue du Rempart
67000 STRASBOURG
Tél : 03 88 32 06 32
Fax : 03 88 32 47 58
Mail : [email protected]
156
ORGANIGRAMME DE
L’ACCUEIL PRINTEMPS
157
ACCUEIL PRINTEMPS
Le service Accueil Printemps est installé dans le bâtiment de l’Espace Bayard au 8, rue du Rempart
avec RSAvenir, autre service de l’association.
L’Accueil Printemps est un accueil de jour destiné à
toute personne en difficulté, sans logement, en hébergement précaire, isolée, sans ressources…
Il s’agit d’un espace ouvert le plus largement possible afin de ne pas exclure les personnes les plus en marge. Nous accueillons de façon inconditionnelle, dans la limite du respect de notre règlement de fonctionnement, minimaliste et accessible. Les personnes qui se rendent à l’Accueil sont orientées soit par des
partenaires, les équipes de maraude ou de prévention, soit elles viennent d’elles-mêmes, informées par le
« bouche à oreille ».
Lieu de rencontre, de convivialité, de lien social et de ressources, notre service vise à permettre aux personnes les plus déstructurées de se confronter à un cadre resocialisant, à favoriser l’expression de leurs
manques, de leurs besoins, des difficultés rencontrées, et à inciter à l’émergence d’un désir d’insertion,
d’un désir de prendre « soin de soi ».
Le climat de confiance que nous tentons d’instaurer au sein de la salle collective et la qualité de l’accueil
que nous nous efforçons de maintenir, favorise la demande d’entretien individuel avec un travailleur social de la part du public. Les personnes peuvent alors énoncer leur situation dans un cadre sécurisant et
déculpabilisant.
Nous tenons à remercier chaleureusement Monsieur Albert Mann, notre ancien bénévole, qui a choisi
de prendre sa « retraite » après de nombreuses années à l’Accueil Printemps. Son investissement et sa
fidélité auprès du public restera dans nos mémoires.
Un bâtiment, deux services
La proximité avec le service RSAvenir, avec qui nous partageons les locaux, simplifie considérablement les
orientations de notre public en vue de l’établissement d’une domiciliation (selon les critères agréés), et
d’une contractualisation pour le RSA.
Les personnes n’ont plus à traverser la ville pour ouvrir droits à ces prestations. De même, RSAvenir peut
nous orienter les personnes qui ne relèvent pas ou plus d’elle, tout en permettant au public un relais dans
la foulée assuré par l’Accueil Printemps.
Enfin, comme à chaque période hivernale depuis notre installation dans ces locaux, l’Espace Bayard devient la Structure Bayard de Nuit, de 22h à 7h du matin, du 1er novembre au 30 avril, pour une action de
mise à l’abri de personnes sans solution d’hébergement, sur orientation du 115.
158
Profil du public accompagné à l’Accueil Printemps
Parmi les personnes fréquentant l’accueil de jour, nous distinguons :
Celles qui viennent régulièrement et nous sollicitent pour l’accès aux douches, à la laverie, pour des demandes d’aides diverses…
Celles qui viennent régulièrement, restent discrètes, et ne nous sollicitent pas :
Sur les dizaines de personnes fréquentant l’accueil à chaque tranche d’ouverture, un certain nombre d’entre elles sont « des habituées » mais qui ne sollicitent pas d’aide. Parmi elles, nous comptons des personnes étrangères (demandeurs d’asile, déboutés, ou originaires des pays de l’Est) qui utilisent le lieu comme
mise à l’abri, quelques bénéficiaires de l’AAH, du RSA, et/ ou des personnes disposant d’un logement mais
venant chercher ici du lien social, (lire le journal, jouer au ping-pong, participer à une activité…).
Dès que l’activité et l’affluence nous offrent une accalmie, nous essayons d’aborder ces personnes, tour à
tour, pour les connaître et découvrir si elles ont des besoins non parlés.
Les personnes qui fréquentent l’Accueil Printemps par « cycles » après un épisode difficile dans leur vie
comme une rupture, une incarcération, une perte d’emploi, ou suite à un problème spécifique à résoudre… ou encore, de retour après une période d’errance passée dans une autre ville ou un voyage à l’étranger.
Les personnes de passage, pour une ou quelques fois.
Les informations suivantes concernent le public reçu en entretiens, pour lequel nous disposons d’éléments concrets. Les personnes qui fréquentent l’accueil de jour sans faire l’objet d’entretiens ne sont pas
représentées dans ces données.
Au cours de l’année 2013, nous avons démarré ou poursuivi une action sociale pour 355 personnes, dans
le cadre d’entretiens individuels.
Année
Nombre de personnes
bénéficiaires d’une action sociale
2011
2012
2013
228
287
355
159
L’augmentation de près d’un tiers connue en 2013 s’explique en partie par les sollicitations concernant le
calcul de quotient familial, suite à la mise en place du tarif solidaire pour les transports en commun strasbourgeois.
Mais elle provient également d’une augmentation du nombre de personnes en difficulté présentes à
Strasbourg.
Ce public est constitué de 79 % d’hommes contre seulement 21 % de femmes. Ce chiffre stable d’une
année sur l’autre témoigne du fait que notre structure continue d’être majoritairement fréquentée par la
gente masculine.
Comme explication, nous avancerions que les femmes seraient peut-être moins nombreuses que les hommes à se trouver à la rue, à Strasbourg, et que ces dernières fréquenteraient prioritairement les structures
pour femmes, notamment en raison d’un sentiment d’insécurité pouvant exister dans les lieux mixtes.
Bien que le nombre de personnes reçues en entretien soit de plus en plus important, il ne relate toujours
pas avec exactitude la réalité de la charge de travail. En effet, un certain nombre de demandes sont directement traitées au comptoir de l’accueil, lors des moments d’affluence, afin de désengorger les bureaux,
et ces dernières ne sont pas comptabilisées au même titre que les personnes reçues en entretien.
Forte représentation à nouveau en 2013 de nouvelles personnes qui du jour au lendemain, se mettent à
fréquenter l’accueil de jour, parfois quotidiennement. (+ 10% par rapport à 2012).
Nous pouvons dire, de toutes ces personnes, qu’elles semblent principalement rechercher un lien social,
une mise à l’abri, des services d’hygiène et d’information. Elles sollicitent les travailleurs sociaux pour des
demandes très ponctuelles (vestiaire, alimentation, douches…).
Parmi ces personnes nous comptons une large majorité de ressortissants des pays de l’Est (Roumains,
Bulgares, Hongrois…), une forte augmentation de fréquentation de la part de familles déboutées, mais
également des Français venant d’autres régions, et qui se retrouvent à Strasbourg, au terme d’un parcours d’errance…
Une proportion notable de ces Français en errance présente des signes de souffrance psychique. Notre
travail d’approche peut être rendu difficile par le comportement fuyant voire méfiant de certains d’entre
eux. C’est au fil du temps qu’un lien de confiance peut commencer à se créer, et peut-être aboutir à un
début d’accompagnement.
160
Pour l’ensemble de ces personnes, parvenir à ouvrir une domiciliation postale, premier impératif dans un
parcours, relève aujourd’hui du défi en raison de la saturation de cette prestation à Strasbourg.
Une absence de domiciliation empêche toute ouverture de droit, ainsi que l’accès à une couverture santé
et à l’emploi.
Cela retarde le début de l’accompagnement et maintient les personnes dans l’aide humanitaire.
Cette année, nous avons constaté une baisse de fréquentation de la part des personnes connues et
« habituées » du lieu. En dehors d’une explication liée à quelques décès parmi ces personnes ainsi qu’à
quelques solutions obtenues en matière d’hébergement ou de logement, nous pensons que l’arrivée massive de nouveaux publics étrangers et la charge de travail qui en résulte pour les travailleurs sociaux sollicités pour les courriers d’orientation, a pu décourager ces personnes qui fréquentaient le lieu avant tout
pour le lien social.
Notons que ces évolutions observées dans notre public amènent régulièrement des tensions et des propos racistes entre Français et non Français, chacun pensant que « l’autre est mieux pris en charge par la
société ».
Age
18 à 25
ans
26 à 35
ans
36 à 45
ans
46 à 55
ans
56 à 65
ans
+ de 65
ans
TOTAL
44
143
81
47
29
11
355
Nous observons un certain rajeunissement dans l’âge du public : la majorité des personnes accompagnées
se situant aujourd’hui entre 26 et 45 ans (la moyenne habituelle se situant entre 30 et 50 ans).
161
Origine géographique
Nous comptons au total 22 nationalités différentes représentées au sein du public accompagné en 2013.
Il apparaît une certaine stabilité dans la répartition des origines géographiques lorsque l’on compare les
chiffres de 2012 à ceux de 2013. A noter toutefois, une augmentation de 10% pour les ressortissants européens cette année encore.
Pour comparaison, en 2010, nous comptions 30% de Français, 36% de ressortissants européens, 30% de
ressortissants hors CEE, 4% non renseigné. Le public français a diminué de plus de moitié en 3 ans, largement compensé par l’importance du public européen qui représente aujourd’hui la moitié des personnes
accueillies.
Il arrive que des demandeurs d’asile s’adressent à notre accueil de jour. Nous nous assurons toujours
qu’ils ont bien été orientés à la PADA (Plateforme d’Accueil pour Demandeurs d’Asile) et nous les orientons pour leurs différents besoins le temps qu’ils soient pris en charge par le dispositif asile.
Pour les personnes en situation régulière du point du vue du séjour (CEE), il n’y avait toujours aucune
perspective d’évolution en France sur le plan de l’insertion et de l’emploi en 2013*.
Elles ont le droit d’être sur le territoire, mais sans droit en matière d’aide sociale. Solliciter des aides caritatives demeure alors l’unique recours.
Pour ces personnes, notre travail se limite donc à les accueillir sans rien pouvoir engager de plus que des
demandes d’aide auprès des partenaires caritatifs.
Ce constat nous amène à re-questionner nos missions. En effet, le peu de perspectives qu’ont ces personnes a pour conséquence que notre travail au quotidien a sensiblement changé. Il se limite bien souvent à
rédiger des lettres d’orientations, les unes après les autres, sans grande possibilité de communication
avec la personne qui se trouve face à nous (barrage de la langue et absence de moyens spécifiques dans le
budget du service pour financer un interprète) et sans qu’aucune autre demande n’émerge, faute de
« possibles ».
Aujourd’hui nous nous sentons démunis face à ces situations et les questions « quel sens donner à nos
pratiques », « où placer le travail éducatif » sont récurrentes.
* La fin des mesures transitoires pour la Roumanie et la Bulgarie n’est devenue effective qu’en janvier 2014
162
Situation au regard de l’hébergement
Ces chiffres témoignent que près de 90% du public suivi aujourd’hui à l’Accueil Printemps se trouve dans
une situation de grande précarité par rapport à l’hébergement (à la rue, hébergement d’urgence, chez un
tiers, abri de fortune,…), contre 77% en 2012.
Nous ne constatons dans nos données aucun hébergement d’insertion (CHRS, stabilisation…), probablement dû au fait d’une part, que la majorité des personnes accueillies aujourd’hui n’y a pas accès de par
son statut (hors droit commun) et d’autre part, en raison du délai d’attente pour accéder à un hébergement d’insertion lorsque l’on peut en relever statutairement. Enfin, les personnes hébergées en CHRS ou
en stabilisation bénéficiant d’un accompagnement social, d’un toit, d’un certain lien social, et de différentes prestations, elles présentent peu de raisons a priori de fréquenter un accueil de jour.
Situation au regard des ressources
Force est de constater que la grande majorité des personnes accompagnées aujourd’hui, soit 80%, se
trouve sans ressources (contre 59% en 2012 et 55% en 2011). Cela correspond au changement de notre
public, composé aujourd’hui majoritairement de personnes hors droit commun (CEE), alors qu’auparavant
un certain équilibre persistait entre Français, ressortissants CEE, et ressortissants hors CEE.
Cela explique que les demandes d’aides adressées au caritatif aient encore doublé d’une année sur l’autre.
163
L’accompagnement social
L’accueil
Selon les mois, nous accueillons en moyenne entre 60 et 90 personnes par matinée ou jour d’accueil,
parfois avec des pointes allant jusqu’à 120 personnes/jour au cours de la période hivernale.
Nous demandons aux personnes d’émarger la fiche de passage (lorsqu’elles sollicitent un gobelet permettant d’accéder ensuite en libre service aux boissons chaudes).
Cela nous permet d’indiquer un minimum de 18 793 passages en 2013, contre 19 222 passages en 2012 et
18 078 passages en 2011. Ces chiffres, bien que stables, ne reflètent pas le nombre réel de personnes
puisqu’un certain nombre d’entre elles ne prennent pas de boisson ou refusent d’émarger.
Nous comptabilisons une moyenne de 9 à 15 entretiens par demi-journée d’accueil, réalisés par les Travailleurs Sociaux.
Le nombre d’entretiens a donc augmenté, mais leur durée a diminué en raison de la file d’attente. La priorité est centrée autour des prestations répondant aux besoins primaires (manger, dormir, se vêtir…), et
nous disposons de ce fait de moins de temps pour mener un travail d’accompagnement.

Nombre de passages
2012
2013
différence
Janvier
Février
Mars
Avril
Mai
Juin
Juillet
Août
Septembre
Octobre
Novembre
Décembre
1 676
1 804
1 746
1 412
1 213
1 600
1 803
1 601
1 534
1 820
1 696
1 317
1 502
1 293
1 626
1 479
1 443
1 595
1 757
1 603
1 998
1 864
1 496
1 137
-174
-511
-120
67
230
-5
-46
2
464
44
-200
-180
Total
19 222
18 793
-429
164

Fluctuation dans la fréquentation en 2013
Contrairement aux années précédentes, le début
d’année 2013 ne témoigne pas d’une affluence particulière. Nous observons même un creux pour le mois
de février, qui affiche la fréquentation mensuelle la
plus faible pour 2013.
Nous observons une augmentation aussi nette que
soudaine en mars, que nous n’expliquons pas particulièrement. Une stabilité d’avril à juin avec une fréquentation dans la moyenne, et contre toute attente, une importante augmentation en période estivale de juillet à août (peut être liée à la fermeture estivale d’autres accueils de jour, ou à la forte température certains jours), fréquentation qui atteindra son
sommet en septembre et octobre.
Paradoxalement, comme ce fut déjà le cas en 2012, décembre 2013 est le mois où la fréquentation a été
la moins importante de l’année. Ce chiffre peut être lié à notre fermeture les jours fériés ainsi qu’à notre
effectif réduit en période de vacances de fin d’année.
Enfin, il est à noter que le public est quasi toujours plus nombreux le matin que l’après-midi.
La salle de l’accueil est vaste et offre des espaces délimités : espace canapés, espace ping-pong,
espace tables, espace ordinateurs publics, espace comptoir…
Cet aménagement permet de pacifier les rapports entre les personnes accueillies et favorise l’isolement
pour celles qui souhaitent se reposer voire dormir.
Néanmoins, le volume de la salle entraîne une fréquentation importante qu’il faut gérer.
Les différents espaces peuvent amener un peu d’intimité et limiter la promiscuité, certes, mais ils peuvent
en parallèle devenir des enjeux de « territoire » et amener des rivalités et tensions que nous devons surveiller, cadrer et réguler.
En hiver, beaucoup de gens viennent ici en journée pour dormir sur les canapés, signe d’une absence
d’hébergement ou d’hébergement non propice au repos la nuit. L’occupation des canapés par ces derniers peut engendrer par moments quelques tensions.
Il nous arrive finalement assez peu d’avoir à mettre en œuvre des sanctions d’exclusions ou encore, d’avoir recours aux forces de l’ordre, malgré le nombre important de personnes accueillies, leurs différences,
les barrières de la langue, les problématiques des uns et des autres et un rapport à la règle tourmenté
pour certains.
Même si l’année a été ponctuée par quelques moments de tensions soit en raison d’agressions verbales,
d’insultes ou de menaces envers le personnel, soit de bagarres entre les usagers, l’ambiance au sein de
notre accueil est en général propice aux échanges respectueux et sereins entre l’équipe et les usagers.
165
La permanence sociale

Le premier entretien
Le premier entretien est l’amorce d’un travail de compréhension, de diagnostic et d’éclaircissement de la situation des personnes, pour cerner
ses besoins et savoir de quel dispositif elle peut relever, afin de lui venir
en aide et de travailler à l’ouverture de ses droits.
Au cours du premier entretien, nous vérifions si la personne est déjà suivie par un autre service social (service RSA, foyer d’hébergement, Centre
Médico Social, association spécialisée, organisme de tutelle,…). Si c’est le
cas, nous prenons contact avec le référent extérieur pour faire le point et
voir s’il y a lieu de se partager des tâches dans l’accompagnement de la
personne. Notre structure n’ayant pas vocation à mener des accompagnements dans la durée, nous tentons dans un premier temps de comprendre pourquoi la personne nous sollicite alors qu’elle dispose déjà
d’un suivi social.
Parfois, plusieurs entretiens sont nécessaires pour que la confiance se crée et que nous puissions comprendre et évaluer sa situation.
D’autres fois, le premier entretien restera le seul : la personne ayant obtenu réponse à sa demande d’aide
(ou non, selon la situation), elle peut choisir de ne plus revenir. Il arrive également que nous lancions les
démarches souhaitées par la personne, dans l’urgence et l’immédiateté que semble nécessiter sa situation, qui resteront stériles parce qu’elle n’a pas donné suite ou n’est plus venue.

Les orientations
Nous effectuons un travail de médiation, de reprise de confiance ou de remobilisation entre la personne
et son référent initial. Nous voyons alors s’il y a lieu de se répartir des actions d’accompagnement, dans
l’éventualité où le référent initial ne disposerait pas de moyens ou de disponibilité pour répondre aux besoins de l’usager.
Lorsque la personne ne dispose pas encore d’un quelconque référent extérieur, nous l’orientons vers les
services adaptés après diagnostic de ses droits, de ses besoins et de ses demandes.
Quand la personne est en rupture ou ne relève d’aucun dispositif (situation d’errance, de rupture de liens,
personnes sans abri et/ou étrangers sans droits) nous devenons référents pour accompagner la demande
d’hébergement, de soins, les démarches administratives, et prescripteurs pour répondre aux besoins premiers via les associations caritatives, jusqu’à la mise en place d’un relais fonctionnel.
Nature des demandes émanant du public accueilli
Les demandes d’aides et d’orientation sont toujours très importantes, surtout en période hivernale.
En situation de grande affluence, l’équipe fait de son mieux pour répondre un peu à chaque demande,
parer à l’urgence, tenter de différer ce qui peut l’être, orienter dès que possible.
166
L’accès à l’hygiène : la prestation douches et machines à laver
Etre un lieu d’accueil, d’orientation et de mise à l’abri pour personnes sans domicile fixe et ainsi se situer
en première ligne face à la précarité, nous oblige à prendre en compte les besoins primaires de notre public en de tenter d’y répondre.
Au-delà des différents services de communication, d’orientation et d’information mis à disposition par
notre structure, de nos missions de retissage du lien social, d’écoute et de soutien, il nous apparaît primordial de proposer également des services d’hygiène aux personnes les plus exclues qui souvent n’y ont
plus ou difficilement accès.
L’utilisation des douches se fait sans contrepartie financière. Les personnes y accèdent dès l’ouverture,
selon l’ordre d’arrivée, après inscription auprès du travailleur social chargé de l’accueil.
Nous disposons d’une douche hommes et d’une douche femmes, accessibles aux personnes à mobilité
réduite, et ne pouvons malheureusement répondre qu’à une dizaine de douches par jour. Ainsi devonsnous refuser chaque jour l’accès aux douches à de nombreuses personnes par manque de possibilité horaire et de réserve d’eau chaude.
Pour l’utilisation des machines à laver, nous demandons une participation financière de 1 euro par machine à verser lors de l’inscription, tout en se réservant la possibilité de laisser la prestation gratuite lorsque
la situation l’exige (absence totale de ressources).
Le délai moyen d’attente pour un rendez-vous d’accès à une machine à laver est passé d’une semaine les
années précédentes, à deux à trois semaines en 2013.
Nous posons de ce fait le constat d’un grand manque local dans la proposition de prestation douches et
laverie pour le public que nous accueillons et parmi lequel une partie n’a pas forcément la ressource d’aller jusqu’aux bains municipaux.

L’aide pour les besoins primaires
Notre travail en accueil de jour consiste de plus en plus à orienter les personnes vers les partenaires caritatifs, après avoir diagnostiqué leur situation et les besoins rencontrés.
En 2013, nous avons adressé 1479 demandes d’aides (contre 813 en 2012 et 355 demandes en 2011), à
divers organismes tels que Caritas, le Centre Social Protestant, l’Armée du Salut, la Croix-Rouge, le Secours
Populaire, les Restos du Cœur, les 7 Pains, …
Les courriers de demande d’aide ont porté sur :
- le secours alimentaire = 60%
- le secours financier = 24%
- le secours vestimentaire = 16%
Le nombre d’orientations cette année a quasiment doublé , après avoir déjà doublé l’année d’avant. Cela
dénote des besoins d’aide de plus en plus importants pour un public sans ressources. Les demandes d’orientation pour le calcul du quotient familial (en vue de se faire établir la carte Badgeo pour le transport)
se sont multipliées en 2013 et nous avons également été confrontés à un accroissement des demandes
pour un chauffage d’appoint, ces dernières émanant essentiellement de personnes vivant en caravane.
Cette année encore nous remercions fortement nos partenaires caritatifs pour leur engagement et leur
disponibilité.
167
Nous relevons toujours beaucoup de demandes de vestiaire (vêtements, linge de corps, chaussures…). En
dehors de l’absence de ressources, nous expliquons aussi cela par l’absence d’hébergement stable que
connaît notre public, qui n’ayant pas de lieu pour « poser » ses affaires, peut décider de s’en séparer pour
ne pas avoir à les porter toute la journée, d’un lieu d’accueil à un lieu de restauration, à un lieu d’accueil, à
un lieu d’abri ou d’hébergement d’urgence.
Cette année encore, nous déplorons l’absence de bagagerie à Strasbourg qui oblige les personnes à garder le strict minimum de leurs affaires personnelles, et à se charger de « sacs de voyage » au volume et au
poids insupportables.
Grâce à l’initiative autogérée de l’association «La maison Mimir », rue Prechter, nous avions néanmoins la
possibilité d’orienter quelques personnes vers leur point de bagagerie, mais il est saturé aujourd’hui.

L’accompagnement à l’hébergement et au logement
Notre action dans ce domaine a concerné en 2013 :
L’aide aux personnes pour appeler et/ou appuyer leur demande au 115, des dossiers SIAO pour des orientations vers la stabilisation, les CHRS, les maison-relais, des orientations vers l’intermédiation locative, les
chalets « Les Berges de l’Ain », le BAL, des dossiers d’inscription auprès des bailleurs sociaux, des dossiers
DALO et DAHO, des demandes FSL, des aides à la recherche de logement dans le parc privé, des aides au
déménagement pour des personnes se relogeant…
Nous notons une nouvelle augmentation en 2013 du nombre de personnes qui ont recours à une mise à
l’abri précaire de type tente, caravane, cabane, squat ou voiture.
Nous accueillons quotidiennement des personnes contraintes de dormir dehors, qui tentent de se reposer
un peu sur les canapés durant nos ouvertures, et que nous voyons s’épuiser physiquement et psychologiquement jour après jour.
Parmi elles, certaines font encore le 115 dans l’espoir d’obtenir occasionnellement une place pour quelques nuits, mais la plupart ne le tente même plus, par dépit et renoncement, malgré nos encouragements.

L’accompagnement à la recherche d’emploi
Du fait du changement progressif du public, nous ne travaillons quasiment plus le domaine de l’accès à
l’emploi, en dehors d’une aide dans la rédaction de CV et de lettres de motivation.

L’accompagnement à l’ouverture et/ou au maintien des droits
Qu’il s’agisse de montage de dossiers ASSEDIC, de dossier de demande d’AAH
(Allocation Adulte Handicapé), d’orientation vers un service RSA, de dossiers de
demandes FSL, APL, CMU, AME,…, notre action sur le plan administratif porte
souvent sur l’aide à l’ouverture de droits, ou sur toute démarche pouvant la
faciliter (démarches ou médiation auprès de la Préfecture, des Ambassades,
des Consulats, ou auprès d’ex employeurs, des avocats, des tribunaux...).
En 2013, nous avons réalisé 45 attestations de présence de plus de trois mois
(en se basant sur nos fiches de passage) contre 53 en 2012 et 30 environ en
2011, principalement pour des demandes d’AME (ressortissants européens). A
contrario des années passées, nous n’avons quasiment plus été sollicités pour
des attestations visant l’Aide au Retour au Pays versé par l’OFII, dont la somme
a été largement réduite.
168
L’accompagnement santé
L’action de l’infirmière
L’infirmière intervenant à l’Accueil Printemps est présente le lundi et jeudi de 9h à 12h30 et de 13h30 à
17h, soit 14h/semaine.
De mai à octobre 2013, dans le cadre d’une réorganisation au sein du GCSMS, nous avons bénéficié d’une
augmentation d’heures pour notre structure, ce qui lui a permis d’être présente 21h/semaine. Elle a ainsi
pu rencontrer et accompagner encore davantage de personnes.
Cette expérience a démontré que l’étendue des besoins de notre public nécessiterait bel et bien un temps
de présence renforcé de l’infirmière, sur l’année.
L’infirmière apporte un support technique centré sur la santé pour les travailleurs sociaux.
Orientation d’usagers de l’Accueil Printemps et de RSAvenir, par les travailleurs sociaux, vers l’infirmière.
Travail en lien avec les travailleurs sociaux d’autres structures, lorsque l’usager a un suivi extérieur.
Visites de structures partenaires.
Répartition des actes réalisés par l’infirmière en 2013
Nombre de personnes vues en consultation infirmière
Hommes : 446
Femmes : 27
(contre 284 en 2012, soit une augmentation d’environ 80%)
(contre 12 en 2012, soit une augmentation d’environ 60%)
Personnes ayant bénéficié de l’action
 Personnes fréquentant l’Accueil Printemps, soit sans domicile fixe/ soit hébergées en foyer/ soit
vivant en studio/ soit hébergées par des tiers.
 Personnes suivies par RSAvenir.
169
Moyenne d’âge
20-40 ans, quelques personnes de plus de 60 ans.
Difficultés rencontrées par l’infirmière
 La barrière de la langue : nette augmentation du public étranger avec lequel la communication est
presque impossible. Il faut passer par un tiers (ami, compatriote) qui peut assurer le rôle de traducteur.
 Le manque de continuité : beaucoup de personnes ne sont que de passage, ce qui ne permet pas la
mise en place d’un suivi.
Problèmes de santé rencontrés
Addictions, douleurs diverses, petits soins, pathologies psychiatriques…
Actions Individuelles santé menées en 2013



Consultation infirmière individuelle, avec création d’un dossier infirmier : 104 personnes
Consultation informelle à l’accueil : non comptabilisable
Ecoute : Le rôle de l’infirmière à l’accueil Printemps consiste bien souvent à écouter les usagers.
Beaucoup de personnes viennent déposer leur mal de vivre, leur difficulté au quotidien.
Leur accorder du temps, de la confiance, constitue le socle essentiel pour leur prise en charge santé dans
l’avenir.
Entretiens téléphoniques
Parmi les personnes suivies, certaines n’ont parfois pas l’énergie pour passer voir l’infirmière à l’Accueil Printemps, et saisissent l’opportunité d’avoir un entretien téléphonique avec
elle, pour déposer leur souffrance, leur besoin d’écoute.
Orientations
Vers les différents partenaires énumérés en amont. La demande de prise de rendez-vous médicaux est
fréquente.
En 2013, quelques personnes ont été orientées vers les urgences gynécologiques, SOS main. Un appel au
SAMU a dû être passé pour une crise d’épilepsie dans la salle.
Education à la santé
 Mise en place d’un support de documentation santé dans la salle d’accueil, à côté du bureau infir-
mier. Une sensibilisation individuelle est faite lors de la consultation infirmière.
 Accès à l’information sur la santé, à la prévention, et mise à disposition de préservatifs.
 Sensibilisation sur l’observance d’un traitement médicamenteux.
170
Accompagnement physique
Accompagnement d’une dame pour un premier entretien à GALA, en vue d’une admission en logement
thérapeutique.
Accompagnement d’un usager à l’Hôpital de jour de Haguenau.
Plusieurs visites à l’hôpital de Hautepierre dans le service de réanimation et de soins intensifs, au service
de Rééducation d’Illkirch, pour des personnes suivies à l’Accueil Printemps.
Soins
Les usagers viennent surtout pour des problèmes de petite plaie, des phlyctènes dues aux chaussures,
irritation de la peau due au froid, échardes, brulures légères, écharde.
Actions Collectives santé menées en 2013
Intervention du camion de dépistage de la tuberculose
Le 25/11/2013 : 24 radios ont été réalisées au sein du public.
Participation à 3 sorties organisées par l’Accueil Printemps
Ces sorties permettent à l’infirmière de rencontrer les usagers dans un autre contexte, de libérer la parole, de créer ou renforcer le lien, de repérer une problématique, de mettre en place un projet de soin. Il
s’agit de moments privilégiés favorisant la qualité relationnelle entre le public et l’infirmière, mais également avec les travailleurs sociaux, où l’intervention de l’infirmière peut s’avérer fort utile : aide à la gestion d’une crise d’une personne souffrant de pathologie psychiatrique, prise en charge d’une personne
souffrant de déshydratation, lors de sorties réalisées en 2013.
Autres actions
Utilisation par l’infirmière de ses compétences en Technique de Libération des Emotions, pour une quinzaine de personnes en 2013 qui ont ressenti un sentiment d’apaisement immédiat.
Mise en place d’une collaboration en addiction avec différents partenaires : ALT, Centre de postcure Château Walk, l’hôpital de jour à Château-Walk, l’Association à l’Aide.
Les permanences santé
La permanence infirmière psychiatrique de l’Equipe Mobile de Psychiatrie et Précarité, EMPP, se
tient une fois par semaine à destination du public, et en soutien aux équipes. Cette permanence permet de :
 Faciliter l’orientation et le suivi des personnes en grande précarité
 Améliorer l’offre de soins en ambulatoire et l’hospitalisation à temps partiel
 Assurer la continuité des soins et les relais entre les temps d’hospitalisations et les projets de suivi
en dehors de l’hôpital
Mais aussi de :
 Assurer la coordination avec les différents réseaux existants
 Soutenir les professionnels de terrain
 Informer, sensibiliser, former les acteurs sociaux aux pathologies psychiatriques.
171
La permanence psychologue
La permanence est assurée par une psychologue de l’EMPP une matinée par semaine. Elle reçoit les personnes accueillies qui souhaitent la rencontrer spontanément, ainsi que celles que les équipes lui orientent.
Il s’agit là de créer une « amorce » vers une démarche personnelle de thérapie.
Ces rencontres ont déjà pu aboutir à des prises en charge au Centre Médico Psychologique.
Nous bénéficions également de temps d’échange avec le psychiatre de l’EMPP lors de rencontres dans nos
locaux tous les deux mois environ. Ce moment constitue pour l’équipe une opportunité pour aborder les
situations inquiétantes des personnes que nous accueillons, et pour travailler ensemble des pistes d’accompagnement permettant d’amener ces personnes vers le soin. C’est au travers d’exposés de situations
et de réflexion collective que le praticien partage avec nous quelques éléments théoriques tout en nous
guidant sur un plan «pratique».
Ce partenariat multiple et renforcé nous permet de nous sentir moins démunis face à l’augmentation de
la souffrance mentale, au sein de notre public.
La permanence mensuelle de l’association « A l’aide »
Compte tenu de la fréquence des situations d’addiction au sein du public que nous accueillons et de la
nécessité d’un accompagnement spécifique pour les personnes souffrant de cette problématique, nous
nous sommes rapprochés il y a près de 5 ans de l’association « A l’Aide » (Aide, soutien et accompagnement des personnes malades alcooliques et de leur entourage).
Dans le cadre d’une permanence bimensuelle à l’Espace Bayard, un addictologue et alcoologue rencontre
les personnes qui souhaitent parler de leurs difficultés avec tout produit, et/ou faire le point en vue d’une
démarche de soins. Le fait que l’intervenant vienne à la rencontre des usagers dans nos locaux a permis à
certains d’entamer une démarche de soin qu’ils n’auraient peut être pas effectuées s’ils avaient dans un
premier temps dû se déplacer dans les locaux de l’association « A l’Aide ».
Les permanences ont lieu chaque 2ème et 4ème vendredi matin du mois à l’Espace Bayard.
L’accès à la culture et aux loisirs à l’Accueil Printemps
L’accès à la culture contribue à l’insertion sociale des personnes.
Les personnes en situation d’exclusion ne peuvent pas accéder facilement aux animations culturelles et
artistiques proposées sur Strasbourg, ne serait ce qu’en raison du coût des manifestations. Par le biais de
notre partenariat avec l’association « Tôt ou t’Art », nous pouvons proposer différentes opportunités et
participer ainsi à un égal accès à la culture pour tous.
Cette année, nous pouvons faire part d’une adhésion plus importante qu’à l’accoutumée aux sorties culturelles proposées par Tôt ou t’Art, avec un intérêt prononcé pour les places de cinéma (Tôt ou t’Art a élargi
sa palette de cinéma) et les places pour des matchs de foot.
L’équipe regrette de ne pas avoir pu animer d’atelier d’expression artistique cette année, par manque de
temps, en raison de l’augmentation des sollicitations du public et du petit effectif dont nous disposons
pour faire fonctionner le lieu.
172
En 2013, nous avons organisé quelques sorties pour le public de l’Accueil Printemps, ouvertes au public de
RSAvenir :
Journées « randonnée et pique nique »
 Juin 2013 : Sortie au Lac Blanc,
 Juillet 2013 : Sortie au Champ du feu,
 Aout 2013 : Sortie Réserve naturelle de la Sauer à Munchhausen, avec visite commentée de la Mai-
son de la Nature,
 Octobre 2013 : Sortie Fort de Schoenenbourg (ligne Maginot), avec visite commentée.
Après-midi ballades




Aout 2013 : Sortie château du Pourtalès, visite des sculptures contemporaines,
Septembre 2013 : Ballade urbaine, visite d’œuvres contemporaines dans différents lieux de la ville
dans le cadre de la Biennale Internationale du Verre,
Septembre 2013 : Visite de l’exposition Artistique au Conseil Général (Art Africain, art moderne),
Octobre 2013 : Visite de l’atelier de l’artiste Strasbourgeois Eric Meyer dans le quartier du Port du
Rhin.
Toute l’équipe de l’Accueil Printemps remercie la Ville de Strasbourg pour la mise à disposition « du
bus », agrémenté par la sympathie et la bonne humeur dont fait preuve son chauffeur.
Nous tenons également à remercier la Banque Alimentaire qui contribue à la confection des pique niques que nous emportons lors de ces sorties, et qui nous fournit toute l’année des denrées nous permettant de proposer boissons chaudes et gouters à nos usagers.
Nous avons participé, comme chaque année, à la collecte de la Banque Alimentaire accompagné d’un habitué de l’Accueil Printemps.
173
La fête de fin d’année
Comme chaque année, les équipes de l’Espace Bayard ont offert un moment festif et gourmand au public,
mi-décembre, nous avons fait appel à l’artiste jongleur « Le Rat dit Noir », ainsi qu’au groupe de musique
du monde « Lubenica ».
Ces animations, toujours appréciées du public, ont été agrémentées d’un buffet concocté par nos soins
ave l’aide de quelques volontaires parmi les habitués.
Le partenariat
Une bonne connaissance du réseau et une implication des partenaires facilitent notre travail, car il permet
de travailler en complémentarité et non pas en « doublon ».
Dans tous les cas, le travail en réseau permet de rendre les dispositifs existants plus opérants et facilite le
retour à l’insertion sociale des personnes.
174
C’est dans ce sens que nous travaillons à une meilleure articulation avec nos partenaires :
 Service des actions de prévention sanitaire avec l’intervention du camion Unité Mobile de Dépista

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

ge de la Tuberculose,
CIRRD (documentation- matériel pédagogique-préservatifs),
Espace Régional de Santé (documentation- préservatifs),
Service de vaccination de la Ville - contact infirmier pour l’organisation de séance de vaccination,
Boussole/Médecin du Monde,
Médecins généralistes/spécialistes,
MGEN (bilan de santé),
Dentistes : Clinique dentaire de l’Hôpital civil,
Caisse primaire d’assurance maladie, rue de Genève,
Espace mutualiste, rue de Londres,
CDAG (Centre de Dépistage Anonyme et Gratuit),
Centre de Dépistage et Diagnostic des Infections Sexuellement Transmissibles, du sida et des hépatites, rue de Sarrelouis,
Centre de dépistage : Nouvel Hôpital Civil,
Centre de soin de suite et de réadaptation Château Walk ,
Hôpital de Haguenau ou Saverne pour mise en place d’un sevrage,
SOS Médecins,
Partenaires infirmiers dans les autres structures (CAHM, Accueil des 2 Rives, Cité Relais),
Partenaires travailleurs sociaux d’autres structures (référents extérieurs),
GALA,
Escale Saint-Vincent,…
Les équipes de rue
Ainsi, l’Equipe Municipale de Rue participe une fois par mois à notre réunion d’équipe afin d’assurer les
transmissions et de coordonner nos actions. Cette réunion est également ouverte à l’équipe de prévention de ViLaJe.
En dehors de ce temps de réunion, le passage régulier des éducateurs de rue au sein de notre structure
permet les échanges et le repérage des personnes qui se trouveraient dans la salle. Ces visites présentent
également l’avantage que le public puisse identifier les acteurs de rue comme étant nos partenaires. Cela
facilite une certaine familiarisation, entre eux, ce qui est un atout lorsque les éducateurs retrouvent ensuite ces personnes dans la rue et vont les aborder.
Les Restos du Cœur
Comptent parmi nos partenaires les plus incontournables
et le plus sollicité, et se trouvent être - de plus - nos quasi
voisins. Nous échangeons régulièrement avec eux au sujet
de personnes que nous accueillons en commun, ou pour se
donner des nouvelles de celles que ne fréquentent plus
l’une ou l’autre de nos structures.
175
Le partenariat avec le SIAO
Nous rencontrons chaque mois l’équipe du SIAO pour faire le point sur les situations communiquées, les
réactualiser, préciser les besoins, et définir ensemble des priorisations. C’est en fonction de ces éléments
que le SIAO oriente ensuite les candidatures vers les services d’hébergement pressentis.
Pour signaler les personnes à la rue qui ne peuvent relever d’une demande d’hébergement d’insertion
(personnes hors droit commun), nous utilisons depuis fin 2013 le formulaire de signalement mis en place
par le SIAO. Même si cette démarche ne permet pas de solutionner l’absence de solution d’hébergement
pour ces personnes, qu’elles fassent ou non le 115 pour de l’hébergement d’urgence, elle permet néanmoins de participer à un recensement du public à la rue.
Les rencontres des accueils de jour
Les rencontres entre accueils de jour (Accueil Printemps, Accueil du CAHM, Accueil d’Entraide le Relais, le
Point Accueil Solidarité SNCF, Accueil d’Ithaque, Centre d’Accueil et de Soins Sainte-Catherine, Accueil de
Femmes de Parole, Accueil de l’Etage, Accueil SOS Femmes Solidarité…) initiées par notre accueil de jour
en 2009 se poursuivent, à raison d’une rencontre environ tous les deux mois.
Il s’agit d’un temps où les travailleurs sociaux des différents accueils de jour peuvent échanger sur les actualités de leur structure (mises en commun d’informations et d’observations), leurs pratiques, les problématiques repérées, et où sont abordées les situations communes.
Les réunions Veille Sociale
Nous participons également à la réunion « veille sociale » organisée mensuellement par la Ville de Strasbourg à l’attention des accueils de jour, qui permet aux responsables de structures et aux travailleurs sociaux présents d’avoir un temps d’échange sur l’activité des accueils de jour mais également sur les besoins des publics accueillis et notamment ceux qui ne sont aujourd’hui peu ou pas satisfaits. L’objectif à
terme est de recenser et quantifier ces besoins afin de pouvoir disposer d’éléments concrets à l’attention
de nos financeurs.
La participation à l’«Enquête Flash»
Dans ce cadre, l’Accueil Printemps a participé au travail d’enquête mené sur le terrain à l’aide de l’outil
« Enquête Flash », élaboré par le cabinet Compas pour la Ville de Strasbourg, et proposé ensuite aux autres accueils de jour du territoire.
Cela a consisté, durant quelques jours au printemps 2013, à observer et interroger le public présent dans
nos structures pour renseigner différents items comme leur profil, la situation vis-à-vis de l’hébergement,
la santé, les addictions, les ressources, la demande exprimée, les prestations recherchées dans les accueils
de jour etc…
Le groupe participant à la réunion « veille sociale » a ensuite travaillé sur les résultats de cette enquête
dans une perspective de diagnostic partagé relatif aux besoins sociaux des personnes à la rue.
Enfin, et puisque nos missions nécessitent un réseau partenarial fort, dynamique et diversifié, nous entretenons le lien au quotidien avec des partenaires de tous domaines : la santé, le logement, l’hébergement,
l’administratif, la justice, l’insertion professionnelle, la culture et les loisirs, la formation…
Enfin, et puisque nos missions nécessitent un réseau partenarial fort, dynamique et diversifié, nous entretenons le lien au quotidien avec des partenaires de tous domaines : la santé, le logement, l’hébergement,
l’administratif, la justice, l’insertion professionnelle, la culture et les loisirs, la formation…
176
Les autres actions
L’atelier Coiffure
Un atelier coiffure s’est déroulé à l’Accueil Printemps en décembre 2013, à l’initiative d’une stagiaire monitrice-éducatrice, anciennement coiffeuse.
Elle a ainsi régulièrement reçu des personnes de notre public, certains après midi, pour couper et coiffer
leurs cheveux.
Cette démarche ponctuelle, qui a participé à la restauration de l’image de soi et procuré mieux-être et
plaisir aux bénéficiaires, pourra être prolongée par des orientations vers l’association « Le Parcours »,
avec laquelle nous bénéficions d’une convention depuis fin 2013.
Les cours de français
Compte tenu du changement de notre public (augmentation des personnes venues de l’étranger) et des
problèmes posés par la barrière de la langue, nous avons prospecté pour mettre en place des cours de
français au sein de notre structure.
C’est par le biais de l’association « AGIRabcd », avec laquelle nous bénéficions d’une convention depuis fin
2013, que des séances de français vont se dérouler à l’Accueil Printemps à partir de janvier 2014.
Animé par deux bénévoles, ces cours s’adressent aux étrangers hors droit commun, grand débutants et
débutants en français, qui ne peuvent bénéficier des cours dispensés par les organismes habituels.
Ces séances sont hebdomadaires et peuvent accueillir entre 10 et 15 participants.
Opération 1 000 Radios
C’est avec un grand plaisir que l’Accueil
Printemps a répondu à l’appel de l’association « les Enfants du Canal » pour participer à l’opération 1 000 Radios en décembre 2013.
Cette association, basée à Paris, met en place une distribution de postes radios pour les personnes sansabri dans une trentaine de villes, à l’occasion des fêtes de Noël.
Partant du constat que les personnes à la rue sont, au moment des fêtes, dans une situation d’isolement
extrême, et que certaines refusent de se rendre dans les centres et accueils à leur disposition, l’objectif de
cette distribution de radio est bel et bien de rompre cet isolement, source importante de souffrance. La
radio crée du lien.
En effet, plus que de la musique, des événements sportifs et culturels, ou de l’information, la radio tient
compagnie, elle apporte une présence.
177
De plus, l’originalité de ces radios est qu’elles fonctionnent à l’aide d’une dynamo et de l’énergie solaire,
et qu’elles possèdent une lampe permettant un petit éclairage.
L’Accueil Printemps a ainsi été destinataire d’une cinquantaine de postes de radios à remettre aux personnes vivant dans la rue qui fréquentent notre accueil. Les bénéficiaires se sont dits touchés par la démarche
et très heureux de ce présent qui va désormais les accompagner au quotidien.
Ce projet bénéficie notamment du soutien financier et moral de la Fondation Abbé Pierre, de la Fondation de France, RTL et de GFC construction.
La formation continue des salariés
En 2013, les salariés ont pu participer à diverses formations extérieures portant sur des thèmes diversifiés (collectivement ou individuellement), par exemple :






Colloque Ville et Santé Mentale (CHR)
Cycle d’informations portant sur les addictions (La Bobine)
Réunion d’information sur les violences faites aux femmes (NID)
Colloque Avancées pharmacologiques et utilisations thérapeutiques des Cannabinoïdes (Action
Sida Ville et UFCM)
Prendre en compte les troubles psychiatriques dans le secteur social (FSMTS)
Diverses informations organisées par le CODELICO dont certaines permettaient la visite de
structures et une information sur leurs dispositifs.
L’équipe bénéficie d’une supervision mensuelle, assurée par une psychologue extérieure à l’association.
L’accueil des stagiaires
Soucieux de participer à la construction professionnelle des futurs acteurs de notre secteur, nous avons
accueilli plusieurs stagiaires infirmiers, ainsi que des stagiaires en travail social (formation Educateur Spécialisé, Assistants de Service Social, Moniteur-Educateur…).
Perspectives 2014
L’année 2013 aura confirmé les tendances déjà relevées ces dernières années, à savoir :
 Une très nette augmentation de la présence de personnes étrangères, majoritairement ressortis-
santes de la CEE.
 Un accroissement des situations d’extrême misère au sein du public accueilli.
 Une explosion des demandes d’aides pour répondre aux besoins premiers, alors que le caritatif se
trouvait déjà saturé.
 L’absence de perspectives d’insertion et d’hébergement pour un large public ne relevant pas du
droit commun.
 De très importants manques locaux en terme de prestations basiques pour les personnes sans do-
micile fixe, telles que l’hébergement d’urgence, la domiciliation, l’accès à l’hygiène (douches, laverie), l’absence de bagagerie, l’alimentation, les possibilités de traduction pour les personnes étrangères…
178
Le public fréquentant l’Accueil Printemps aura profondément changé au cours de ces cinq dernières années : les personnes « vieillissantes » à la rue, Françaises ou présentes en France depuis de longues années, se font plus rares, en raison de décès ou de solution d’hébergement enfin obtenue.
Les personnes, relativement jeunes, bénéficiant notamment de minima sociaux, qui pouvaient présenter
des problématiques d’addiction et /ou de justice, et qui fréquentaient régulièrement notre structure, ne
viennent plus pour la plupart. Les personnes de droit commun, mal logées et/ou isolées, qu’on comptait
parmi nos habitués en recherche de lien social se font très rares désormais aussi.
Ce public a progressivement été remplacé par des personnes étrangères ne relevant pas du droit commun, des personnes et des familles déboutées, des personnes bénéficiant de titres de séjour courts qui
accèdent difficilement à l’insertion et restent sans ressources, des Français provenant d’autres régions qui
viennent tenter leur chance à Strasbourg, ou encore, les personnes en errance souffrant de pathologies
mentale qui parviennent néanmoins à investir notre accueil de jour, du jour au lendemain…
Mais l’année passée a également vu le partenariat s’enrichir et poursuivre ses efforts pour une meilleure
articulation et davantage d’opérationnalité :




Le lien avec le SIAO s’est renforcé, même s’il nécessite toujours des ajustements. Nos travailleurs
sociaux ont intégré dans leurs pratiques la communication régulière avec le SIAO au sujet des situations des personnes orientées.
Le lien avec le 115 a été repensé et retravaillé, suite à sa réorganisation en fin d’année.
La participation des différents accueils de jour à la première Enquête Flash réalisée au printemps,
sur proposition de la Ville de Strasbourg, ou encore le travail mené en Réunion de Coordination Accueils de Jour, font sens pour nous et nous nous réjouissons des effets que pourront avoir ces rapprochements.
La mobilisation des différents acteurs de notre environnement semble bien enclenchée, et nous
espérons que cela permettra une prise en compte -effective- des problématiques rencontrées par
notre public.
Dans le cadre des axes d’amélioration dégagés par notre évaluation interne en 2012, nous avons pu, en
2013, réactualiser le livret d’accueil, favoriser l’expression du public, améliorer son information.
Les axes prévus pour 2014 concernent la reconduite d’une enquête de satisfaction du public, la mise en
place de nouveaux ateliers pour le public, ainsi que l’amélioration des conditions d’accueil (travaux extérieurs et intérieurs, protection acoustique, renforcement des mesures d’hygiène et de propreté des locaux).
Nous regrettons de ne pas avoir réellement pu mener d’ateliers l’an passé pour le public, faute de disponibilités des travailleurs sociaux sur-sollicités par les personnes accueillies. Nous tenterons d’y remédier en
2014, si l’activité nous le permet, mais l’accès à des cours de français dans nos murs, pour le public, constitue déjà pour nous une réponse qui était très attendue.
De même, le nouveau partenariat établi avec l’association « Le Parcours », favorisera pour l’équipe l’accompagnement vers un mieux-être des personnes que nous accueillons. Ou tout du moins pourrons-nous
tenter avec elles de les décider à s’accorder une petite pause « esthétique » dans leur quotidien éprouvant.
Enfin, soucieuse de rester force de proposition certes, mais également actrice d’une meilleure prise en
compte des besoins du public, l’équipe de l’Accueil Printemps va mener en 2014 une réflexion sur les
prestations supplémentaires que nous pourrions développer au sein de l’accueil de jour : nous allons particulièrement étudier la piste d’une demande d’agrément pour la domiciliation postale (prestation saturée
à Strasbourg), ainsi que la mise en place de permanences de traductions pour le public étranger
(prestation absente encore à l’heure actuelle dans les accueils de jour à Strasbourg).
179
RSAVENIR
8 rue du Rempart
67000 STRASBOURG
Tél : 03 88 60 43 45
Fax : 03 88 60 81 19
Mail : [email protected]
180
ORGANIGRAMME DU SERVICE
RSAVENIR
181
RSAVENIR
Le service RSAvenir est installé dans le bâtiment de l’Espace Bayard au 8, rue du Rempart avec l’Accueil
Printemps, autre service de l’association.
RSAvenir dispose d’un agrément pour instruire des demandes de RSA et mener l’accompagnement social
d’environ 150 bénéficiaires.
La service a pour mission le suivi de la personne sans domicile fixe. Cette spécificité a rapidement induit la
mise en place de services complémentaires, indispensables pour les personnes en situation d’exclusion,
privées de logement ou d’hébergement, en situation de fragilité et de grande difficulté :


La domiciliation postale,
Le reversement fractionné de l’allocation RSA pour certaines personnes,
La permanence d’accueil
Lorsque les personnes viennent chercher leur courrier en dehors d’un rendez-vous avec le référent, nous
recensons leur passage à l’accueil de RSAvenir.
La fréquence des passages est stable sur l’année 2013 (avec 2 729 passages) ainsi que par rapport à l’année d’avant (2 668 passages en 2012).
Nous constatons qu’il n’y a pas eu de diminutions de passages au cours de la période estivale, contrairement aux années précédentes, ainsi qu’une légère augmentation à l’approche de l’hiver.
Fréquentation de la permanence d’accueil en 2013
La domiciliation postale à RSAvenir
RSAvenir est agréé pour établir une domiciliation postale au bénéfice des personnes sans domicile fixe qui
viennent solliciter un accompagnement lié au RSA.
Si cette prestation permet le contact régulier avec le public et facilite le lien social ainsi que l’accompagnement, sa gestion occupe concrètement un mi-temps à elle-seule.
182
Au 31/12/13, 110 personnes sont domiciliées à RSAvenir
 96 sont bénéficiaires du RSA et sont sans domicile fixe.
 14 personnes ne bénéficient que du service de la domiciliation, avant ou après une perception du
RSA (par exemple en vue de se faire refaire une carte d’identité ou d’anciens suivis nouvellement
bénéficiaires de l’AAH, ou disposant de ressources supérieures, ou encore des personnes ayant fait
l’objet d’un refus d’ouverture de droit au RSA).
Nous avons domicilié 66 nouvelles personnes en 2013.
Le reversement fractionné du RSA
Le reversement fractionné du RSA consiste, en accord avec la
personne, à recevoir cette allocation sur un compte de l’association et de la restituer au bénéficiaire de manière fractionnée, tout au long du mois.
En règle générale, les personnes entrent dans ce dispositif sur
suggestion du travailleur social référent mais cela peut également se faire sur demande de la personne. Son fonctionnement offre un accès librement consenti par le bénéficiaire qui
peut y mettre fin à tout moment sur présentation d’un RIB à
la CAF.
Un contrat est établi entre la personne, son référent RSA et le travailleur social chargé du reversement.
Suite à ce contrat, le budget est établi (charges, dettes, ressources) afin de définir ensemble le montant et
la fréquence du reversement. Il est organisé chaque lundi et vendredi matins.
Le travailleur social chargé du reversement paye les factures des usagers par chèques bancaires (loyer,
charges locatives, dettes, etc.), permettant ainsi le maintien d'une certaine intégration sociale. Par exemple, lorsqu’une personne est incarcérée pour une courte durée et que de ce fait son RSA peut encore être
perçu, le système du reversement nous permettant de régler ses charges mensuelles, elle peut retrouver
son logement à la sortie.
En 2013, 22 personnes ont pu bénéficier du reversement fractionné du RSA mais ce service pourrait s’étendre, de par ses caractéristiques, à un plus grand nombre de personnes si un poste spécifique était financé.
Sur 22 personnes, 7 sont entrées dans le dispositif en 2013

3 en avaient déjà bénéficié les années précédentes et l’ont réintégré :
 1 personne a préféré percevoir son Allocation Adulte Handicapé sur notre compte au vu de sa
situation sociale, en attendant une décision concernant sa demande de protection juridique.
 1 personne a repris le reversement après une réintégration au sein du dispositif RSA.
 1 personne en avait bénéficié par le passé mais la fin du reversement avait été décidée communément par le bénéficiaire et notre service. Depuis qu’elle bénéficie à nouveau de cette prestation, elle y adhère pleinement et s’implique davantage dans l’accompagnement social. Le reversement a permis d’instaurer et de maintenir le lien tout en créant une relation de confiance.
 2 personnes en importante difficulté budgétaire ne souhaitaient pas adhérer à une quelconque
aide de gestion budgétaire malgré les dettes cumulées dans leur foyer d’hébergement. La remise en
cause de leur hébergement les a amenés à adhérer au reversement malgré leurs réticences. Cette expérience se déroule positivement aujourd’hui dans la mesure où elles se disent satisfaites du service et
en réalisent l’intérêt.

2 personnes y ont adhéré pour difficultés budgétaires.
183
Sorties du dispositif

8 personnes sont sorties du reversement en 2013 :





4 personnes qui ont obtenu une mesure de protection juridique,
1 personne qui est sortie du dispositif pour raison administrative (défaut de déclaration trimestrielle),
1 personne qui a fait le choix d’arrêter le reversement dans le but de devenir autonome financièrement,
1 personne qui est décédée,
1 personne qui a changé de service d’accompagnement RSA.
Points forts de l’année
 Obtention de mesures de protection juridique pour des personnes bénéficiant du reversement depuis
longtemps.
 Adhésion de certaines personnes réfractaires vis-à-vis du principe du reversement, dans un premier
temps.
Actuellement, deux demi-journées sont consacrées uniquement au reversement de l'allocation et une demie journée supplémentaire doit l’être pour la gestion de l’administratif (chèques, retranscription des bordereaux de la CAF sur les carnets personnels du public, retranscription des carnets sur celui du compte de
l'association, etc.). Autrement dit, le travailleur social chargé du reversement y travaille une douzaine
d'heures par semaine. De ce fait, il accompagne moins de personnes dans le cadre du RSA, ce qui est compensé par les autres travailleurs sociaux afin de rester dans la moyenne fixée par le cahier des charges élaboré par le Conseil Général.
Cette prestation est unique en Alsace.
Si elle faisait l’objet d’une reconnaissance budgétaire de la part des financeurs, nous pourrions davantage
la développer au sein de notre service. En effet, nous estimons, qu’en moyenne, une cinquantaine de personnes suivies par RSAvenir gagnerait à bénéficier du reversement = une reconnaissance équivalente à un
¾ ETP serait nécessaire pour gérer le reversement pour ce nombre.
Profil du public accompagné.
220 personnes ont été accompagnées par notre service en 2013, soit 5% de plus que l’année d’avant.
Année
2013
2012
2011
Nombre de personnes accompagnées
220
208
209
Au 31/12/13, 143 personnes étaient en situation de contractualisation avec RSAvenir (contre 131 au
31/12/12 et 129 au 31/12/11).
184
Situation familiale des personnes au 31/12/2013
Couples
Femmes
Hommes
3
18
119
Situation détaillée
Âge du public au 31/12/13
La proportion des moins de 30 ans est la plus représentée à RSAvenir mais elle n’est pas visible sur le graphique en raison de la tranche réduite 25-29 ans qui correspond à l’âge du début de perception du RSA
pour les personnes sans enfants (les autres tranches comptant pour 10 années).
Le public se situant dans la tranche d’âge 40-49 ans est également fortement représenté. Cette année
nous avons comptabilisé 3 jeunes de moins de 25 ans bénéficiaires du RSA du fait de leur situation de parents (un couple et une jeune femme).
185
Instructions RSA réalisées en 2013
Sur 87 nouvelles instructions de dossiers en
2013, 64 ont concerné des bénéficiaires déjà
présents dans le dispositif (transfert, mutation
ou 2ème demande) avec une forte proportion
de transferts en provenance d’autres services
instructeurs ainsi que de mutations.
Les situations qui échappent aux statistiques
Cette année nous avons recensé 17 personnes venues débuter un suivi à RSAvenir avec pour objectif l’ouverture des droits au RSA mais qui ne sont pas allées au bout de la démarche engagée et ne sont plus revenues au bout de quelques rendez vous.
Sorties du dispositif en 2013
Nous comptabilisons 78 sorties du dispositif en 2013 contre 77 en 2012, dont 60% de sorties positives :
Les personnes ont obtenu l’AAH, ou démarré une activité professionnelle, ou encore intégré un logement (ce qui entraîne leur transfert de suivi RSA vers le secteur).
Les chiffres sont très similaires à ceux de l’année précédente.
Si l’AAH, allocation d’un montant supérieur à celui du RSA, permet à la personne de mieux subvenir à ses
besoins financiers, paradoxalement, elle ne permet pas toujours de répondre aux autres besoins des personnes évoluant dans la précarité. Déjà fragilisées par leur pathologie, la fin d’un accompagnement social
soutenu dans le cadre du RSA et l’impossibilité de continuer à bénéficier de la CMU complémentaire
(ressources au-dessus du plafond) peuvent être déstabilisants pour certaines personnes.
En 2013, nous avons connu 3 décès parmi les personnes accompagnées (un Monsieur âgé d’une soixante
d’années décédé des suites d’un cancer, et deux Messieurs trentenaires souffrant d’addiction).
186
Transfert de bureau instructeur
Les 25 personnes transférées vers un autre bureau instructeur se répartissent comme suit :
Les sorties « transfert de bureau instructeur »
sont stables et correspondent soit à une réorientation vers Pôle Emploi, soit vers une
autre association, soit vers le secteur.
Nous notons une augmentation des réorientations vers le CCAS ou d’autres associations,
en 2013, qui correspondent à des demandes
de changement de référent de notre part, ou
à la reprise du suivi RSA par ces associations
au moment où les personnes que nous suivions obtiennent un hébergement dans leur
structure.
En parallèle, les réorientations vers le secteur ont diminué de près de moitié cette année, ce qui peut s’expliquer par une baisse du nombre de personnes parvenues à se reloger.
Durée de présence dans le dispositif
En 2013, nous comptons une majorité de bénéficiaires présents dans le
dispositif depuis moins d’un an, soit
69 personnes, contre 61 en 2012 et
44 en 2011.
Au niveau du profil du public, nous pouvons distinguer 3 différents groupes au vu des chiffres recensés :
 Un groupe « nouveaux bénéficiaires » présents dans le dispositif depuis moins de 2 ans (68%). Il
s’agit de personnes connaissant un accident de parcours, qui gardent une capacité de rebond, bien qu’étant sans domicile fixe. Les personnes résistent encore face à leur situation difficile, car elles la considèrent comme temporaire, et elles ne présentent généralement pas (encore) de problème de santé.
 Un groupe de bénéficiaires présents dans le dispositif depuis 2 à 5 ans (21%). Il s’agit de personnes
commençant à témoigner d’une certaine ancienneté dans le dispositif et qui, de ce fait, sont confrontées
aux difficultés et à la précarité depuis un certain temps. La santé se dégrade et les personnes se trouvent
de plus en plus éloignées de l’emploi et de l’insertion. Le sentiment d’échec et de honte, la stigmatisation
qu’elles ressentent, les entraînent vers une désocialisation grandissante. Le mal-être augmente et nous
entrons dans un cercle vicieux extrêmement complexe à briser. Lorsque les pathologies sont multiples, il
est difficile de prioriser le traitement de l’une par rapport à l’autre.
187

Un dernier groupe regroupant les bénéficiaires présents dans le dispositif depuis plus de 5 ans
(11%), qui concernent les personnes les plus fragilisées, les plus éloignées de l’insertion, sur une voie ou
déjà en situation de clochardisation. Dans notre public, 10 personnes présentaient encore cette réalité de
clochardisation au 31/12/13.
Il s’agit évidemment de personnes avec lesquelles le sujet de la santé reste extrêmement difficile à aborder. En rupture de soins en général, elles n’acceptent pas l’idée de renouer le contact avec le domaine
médical, malgré notre travail quotidien dans ce sens. De même, il nous est souvent très difficile de les
amener vers la reconnaissance de leur handicap lorsqu’elles en ont un, en vue de constituer un dossier à
la MDPH (Maison Départementale des Personnes Handicapées).
Ces personnes sont suivies par notre service depuis de nombreuses années. Nous nous sommes bien sûr
interrogés sur la pertinence de les orienter vers un autre opérateur, afin de marquer une rupture, de susciter peut-être une nouvelle dynamique, mais il semble que pour elles, RSAvenir reste le dernier point
d’ancrage et de lien social… Il pourrait être fragilisant de le leur soustraire.
Aussi, pour ces personnes, la seule possibilité de sortie du dispositif que nous entrevoyons consistera à
percevoir l’Allocation de Solidarité aux Personnes Agées (Revenu Minimum Vieillesse), le temps venu.
Néanmoins, nous assistons quelques fois à des « déclics » chez ces personnes très marginalisées et abimées, qui peuvent permettre de faire soudainement évoluer leur situation.
En 2013, l’une ou l’autre de ces personnes a pu accéder à des structures spécifiques et adaptées telles que
les « Berges de l’AIN » ou l’« Accueil des 2Rives », point de départ d’une stabilisation possible dans leur
parcours et leur santé.
L’accompagnement social
Notre service propose un accompagnement à un public
sans domicile fixe dans le cadre du parcours d’autonomie
sociale.
Les axes de travail sont l’insertion sociale, l’accès au logement et la santé. Lorsque la personne accompagnée est
prête à s’engager dans un projet professionnel, nous sollicitons, la plupart du temps, son transfert vers un opérateur RSA dont l’accompagnement à l’emploi est la compétence.
Les démarches administratives sont multiples. Elles interviennent soit en amont de la demande de RSA,
lorsque la domiciliation postale est ouverte et que la personne a besoin d’une carte d’identité par exemple, soit au fur et à mesure de l’accompagnement en fonction de la situation et des besoins de la personne
accompagnée. Lorsque la situation le nécessite, nous accompagnons physiquement les personnes.
Nous exerçons nos missions par le biais d’entretiens, de visites à domicile ou auprès de partenaires, d’accompagnements physiques, de réunions (d’équipe, thématique, collective avec l’Accueil Printemps, de
synthèse…).
Pour 2013, nous recensons :


1 344 entretiens sur rendez vous (dont 1/3 non honoré)
61 rendez-vous partenariaux ou réunions de synthèse, des visites à domicile, à l’hôpital, des accompagnements physiques…
188
L’accompagnement à la santé
Dans le domaine de la santé, nous distinguons trois grands types de pathologie : l’addiction, les troubles
psychiques et les affections d’ordre physique qui concernent une partie du public que nous accompagnons. L’état de santé des personnes doit être pris en compte dans l’accompagnement que nous proposons afin que celui-ci soit adapté autant que possible à leurs capacités.
Le cumul de pathologies est très fréquent.
La santé psychique
17% des personnes sont atteintes de sévères troubles psychiques (soit 38 personnes/220).
Mais nous estimons qu’au moins 1/3 du public présente une souffrance mentale.
En règle générale, il est assez complexe d'amener les personnes au soin. Les orientations directes en interne via les permanences de l’infirmière psychiatrique et de la psychologue de l'Equipe Mobile de Psychiatrie et Précarité (EMPP) nous offrent des possibilités de proximité très intéressantes pour les personnes
que nous accompagnons, mais il reste très difficile de les amener aux soins lorsqu’elles refusent cette nécessité.
La permanence infirmière psychiatrique de l’Equipe Mobile de Psychiatrie et Précarité, EMPP, se tient
une fois par semaine à destination du public, et en soutien aux équipes. Cette permanence permet de :
 Faciliter l’orientation et le suivi des personnes en grande précarité
 Améliorer l’offre de soins en ambulatoire et l’hospitalisation à temps partiel
 Assurer la continuité des soins et les relais entre les temps d’hospitalisations et les projets de suivi
en dehors de l’hôpital.
Mais aussi de :



Assurer la coordination avec les différents réseaux existants
Soutenir les professionnels de terrain
Informer, sensibiliser, former les acteurs sociaux aux pathologies psychiatriques.
La permanence psychologue, assurée par une psychologue de l’EMPP. Elle reçoit les personnes accueillies
qui souhaitent la rencontrer spontanément, ainsi que celles que les équipes lui orientent.
Il s’agit là de créer une « amorce » vers une démarche personnelle de thérapie.
Ces rencontres ont déjà pu déboucher sur une prise en charge en Centre Médico Psychologique.
Nous bénéficions également de temps d’échange avec le psychiatre de l’EMPP lors de rencontres dans nos
locaux tous les deux mois environ. Ce moment constitue pour l’équipe une riche opportunité pour aborder les situations inquiétantes des personnes que nous accueillons, et pour travailler ensemble les pistes
d’accompagnement permettant d’amener ces personnes vers le soin. C’est au travers d’exposés de situations et de réflexion collective que le praticien partage avec nous quelques éléments théoriques tout en
nous guidant sur un plan «pratique».
Ce partenariat multiple et renforcé nous permet de nous sentir moins démunis face à l’augmentation de
la souffrance mentale, au sein de notre public.
En 2013, 1 hospitalisation à la demande d’un tiers a pu être réalisée, 15 personnes ont bénéficié d’un suivi
CMP. Nous avons dénombré 16 hospitalisations en service psychiatrique.
189
L’addiction
20% des personnes souffrent d’addiction (soit 46 personnes/220).
Comme la maladie psychique, l’addiction demande un long travail où la relation de confiance est indispensable. D’autant plus qu’elle peut s’accompagner d’une maladie psychiatrique.
La permanence mensuelle de l’association « A l’aide » : compte tenu de la fréquence des situations d’addiction au sein du public que nous accueillons et de la nécessité d’un accompagnement spécifique pour les
personnes souffrant de cette problématique, nous nous sommes rapprochés de l’association «A l’Aide» (Aide, soutien et accompagnement des personnes malades alcooliques et de leur entourage).
Dans le cadre d’une permanence bimensuelle à l’Espace Bayard, un addictologue et alcoologue rencontre
les personnes qui souhaitent parler de leurs difficultés avec tout produit, et/ou faire le point en vue d’une
démarche de soins. Il mène un travail considérable de revalorisation de la personne, notamment par le
biais de l’entretien motivationnel.
Le fait que l’intervenant vienne à la rencontre des usagers dans nos locaux a permis à certain d’entamer
une démarche de soin qu’ils n’auraient peut être pas effectué s’ils avaient dans un premier temps dû se
déplacer dans les locaux de l’association « A l’Aide ».
Les permanences ont lieu chaque 2ème et 4ème vendredi matin du mois à l’Espace Bayard.
La santé physique
13% des personnes souffrent de pathologie physique (soit 28 personnes/220), conséquence de longues années d’errance, de
consommation de produits licites ou illicites ou encore de la vie
dans la rue, le tout parfois cumulé.
Les demandes ou renouvellement CMU occupent, de fait, une part
importante des démarches administratives que nous effectuons
avec les personnes.
Contrairement à l’addiction et aux troubles psychiques, les maux physiques sont plus souvent pris en charge. Ceci peut s’expliquer par le fait que le rapport au corps et à la douleur physique est beaucoup plus
concret, la notion de survie pouvant entrer en jeu. Le mode de vie et les besoins fondamentaux de la personne peuvent également présenter une source de motivation supplémentaire.
Les permanences de l’infirmière du GCSMS à l’Accueil Printemps nous permettent des orientations de
proximité vers une personne ressource pour toutes ces questions qui dépassent bien souvent nos compétences.
190
L’accompagnement pour l’accès à un hébergement ou un
Logement
Situation des personnes sans domicile fixe au 31/12/2013
Nous constatons que pour les personnes
sans solution de logement, une majorité (la
moitié au 31/12/13) trouve recours auprès
d’un tiers. Cette situation n’est jamais idéale : l’hébergement peut s’arrêter du jour au
lendemain, et la personne se retrouve alors
à la rue, ou encore, il peut arriver que les
rapports avec le tiers soient tendus et placent la personne en insécurité, notamment
les femmes.
Un faible pourcentage de personnes sans domicile fixe parvient à obtenir un hébergement d’urgence
auprès du 115 (6%).
Pour tenter de répondre aux demandes d’hébergement des personnes, nous sollicitons le 115 avec elles
pour une solution dans le cadre de l’urgence et le SIAO pour une demande d’hébergement plus longue.
Nous avons accompagné 47 personnes dans leur tentative d’obtention d’un hébergement d’urgence par
le 115, et comptabilisons 68 personnes qui n’ont pas voulu passer par le 115.
L’hébergement est pour la plupart une étape incontournable avant l’accès à un logement.
Partenariat avec le SIAO
En 2013, nous avons instruit 59 demandes d’hébergement via le SIAO qui se sont concrétisées par 33
réponses positives.
Nous rencontrons chaque mois l’équipe du SIAO pour faire le point sur les situations communiquées, les
réactualiser, préciser les besoins, et définir ensemble des priorisations. C’est en fonction de ces éléments
que le SIAO oriente ensuite les candidatures vers les services d’hébergement pressentis.
Orientations vers un hébergement 2013
Hébergement
Demandes
SIAO
59
CIR
2
Escale Saint Vincent
1
Résidences sociales
8
(SIAO)
Intermédiation
5
Locative
Résultats
33
0
1
4
3
191
Logement
Demandes
Résultats
HLM (+ACD)
59
5
DALO
8
1
Privé
11
7
BAL
28
9
ADOMA
20
6
En 2013, nous avons accompagné 126 démarches de demande/recherche de logement, pour 28 relogements effectifs, soit un taux de réussite de relogement de 22%.
Nous avons instruit 15 demandes auprès du FSL (Fond Solidarité Logement), pour lesquelles 8 ont abouti
favorablement
Cette année nos orientations vers les résidences sociales ADOMA ont davantage abouti que celles de l’an
passé. Nous espérons que cette tendance va encore s’affirmer, car ce type de structures peut réellement
constituer un relogement adapté pour une partie de notre public.
Parmi les partenaires avec lesquels nous travaillons régulièrement sans l’intermédiaire du SIAO, nous pouvons citer l’Intermédiation Locative et le Bureau d’Aide au Logement (BAL) qui permettent la recherche de
logement dans le parc privé.
L’accompagnement pour la recherche d’un emploi
Nous avons abordé en amont l’orientation vers un opérateur RSA
dont la compétence est l’accompagnement à l’emploi lorsque les personnes sont suffisamment « stabilisées » pour envisager une recherche de travail. Pour autant, nous proposons un certains nombre de
démarches aux personnes en attendant un transfert ou lorsqu’il est
opportun de préserver le lien tissé.
L’accompagnement va alors porter sur la rédaction d’un CV, d’une
lettre de motivation, les réponses à des offres d’emploi, l’inscription à
Pôle Emploi et dans les agences intérim ou la candidature à une formation. Nous mettons à la disposition
des personnes les offres EDOI (contrats aidés en chantier ou entreprise d’insertion) et assurons la mise en
relation avec les chantiers/entreprises et Pôle Emploi ensuite. Il nous arrive d’orienter des bénéficiaires
vers l’Atelier CV du CIDFF.
Nous orientons également une partie des personnes vers les Ateliers de Redynamisation qui proposent un
accompagnement personnalisé pour un retour vers l’emploi par le biais de différentes activités. Nous travaillons très bien avec ces partenaires, dont l’intervention est très adaptée pour une partie de notre public.
La recherche de financement par le biais du Conseil Général, d’organismes proposant des microcrédits
(pour faciliter les déplacements professionnels ou dans le cas de création d’entreprise), de l’APRE (Aide
Personnalisée de Retour à l’Emploi) fait également partie de nos actions auprès des usagers.
192
L’accompagnement dans les démarches juridiques
Parmi nos démarches d’accompagnement, certaines portent sur les actions de justice. Du fait de l’intérêt
que suscite souvent notre éclairage sur la situation sociale de la personne, nous sommes amenés à travailler avec les interlocuteurs suivants :
 le Service de Probation et d’Insertion Pénitentiaire (SPIP),
 le Juge d’Application des Peines (JAP),
 les avocats.
L’une des peines parfois attribuée à nos bénéficiaires porte sur le Travail d’Intérêt Général (TIG).
Dans nombre de cas, l’attente par l’usager de la mise en place d’un Travail d’Intérêt Général vient freiner
les démarches de réinsertion. La personne peut difficilement s’engager dans des démarches de réinsertion
à moyen terme, ne sachant pas quand la Justice lui demandera d’effectuer cet aménagement de peine.
Généralement nos actions consistent à accompagner l’usager devant le JAP, et dans sa demande d’aide
juridictionnelle, à rédiger des rapports sociaux à destination de l’avocat ou du juge, ou à mettre en place
un échéancier concernant des amendes décidées par le Juge.
Au final ces actions concernent un nombre limité de personnes mais s’avèrent nécessaires dans la mesure
où les usagers se trouvent fort démunis face aux instances judiciaires. En effet, se posent des problèmes
de compréhension de la situation et du sens des accusations portées. En tant que travailleur sociaux, nous
pouvons aider les personnes à se préparer à leur audience et donner du sens au jugement par notre travail éducatif.
De plus, les personnes se retrouvent souvent seules dans ces circonstances, ce qui rend l’évènement encore plus angoissant. Notre présence aux audiences peut donc faire office de soutien.
En 2013, à notre connaissance, 8 incarcérations ont concerné notre public.
Exemple de suivi social réalisé à RSAvenir
Situation de Monsieur L.
Nous suivons Monsieur L. (37 ans) dans le cadre du RSA depuis septembre 2009. Il nous avait été orienté
par un CHRS Strasbourgeois pour une instruction RSA.
Monsieur L. a été hébergé par ce CHRS jusqu’au 13 mars 2010, date à laquelle une fin de prise en charge a
été décidée d’un commun accord entre le Foyer et Monsieur. Accueilli par des tiers pendant de longs
mois, son projet était de trouver un logement autonome afin de se stabiliser et de mener à bien ses démarches.
Nous l’avons orienté afin qu’il bénéficie d’un accompagnement par le Bureau d’Aide au Logement (le
BAL), ce qui lui a permis d’intégrer un logement dans le privé, à Strasbourg, en juin 2011. Suite à la mise
en vente de l’appartement, le propriétaire a indiqué à Monsieur L. que le bail prendrait fin en juillet 2014.
Nous avons renforcé notre partenariat avec le BAL afin de le reloger dans les meilleures conditions avant
cette échéance. Dès décembre 2013, il a pu être relogé via un glissement de bail dans un studio.
Dans l’intervalle, il est apparu que sa situation financière nécessitait une prise en charge budgétaire,
Monsieur ayant d’ailleurs déjà fait l’objet d’un dossier de surendettement, et refusant toute demande de
protection juridique. Monsieur L. a accepté de bénéficier du reversement fractionné du RSA (service que
nous proposons aux personnes ayant besoin d’une aide budgétaire) à partir d’avril 2013. Depuis cette
date, il adhère d’autant plus à l’accompagnement social proposé, qu’il est rencontré chaque semaine par
sa référente, personne en charge du reversement.
193
Les problèmes de santé psychique que Monsieur L. connaît l’ont empêché d’envisager une quelconque
activité professionnelle et les priorités de l’accompagnement restaient l’accès et la poursuite des soins.
Plusieurs rencontres avec l’infirmière psychiatrique intervenant dans nos structures ont ainsi permis d’organiser une Hospitalisation à la Demande d’un Tiers (HDT).
Parallèlement, Monsieur L. a dû faire face à des dépenses importantes liées au renouvellement de son
passeport et de son titre de séjour. Il devait pour ce faire se rendre à l’Ambassade de son pays d’origine, à
Paris, et assumer des timbres fiscaux ; la poursuite du versement RSA était conditionnée par ces documents. Au vu des problématiques de Monsieur, il a fallu organiser le voyage dans ses moindres détails
(achat des billets de train, itinéraires des transports pour se rendre à l’ambassade, plan de la ville, coordonnées téléphoniques et adresse des institutions, de notre association…).
En ce qui concerne sa situation familiale, des démarches judiciaires ont été initiées afin qu’il puisse revoir
ses trois jeunes enfants qu’il n’a pas vu depuis plus de 2 ans, vivant à Bordeaux avec leur mère. Une mise
en place de visites médiatisées a été sollicitée auprès du Juge des Enfants, les visites à l’amiable n’étant
pas respectées par la mère.
Bien que l’accompagnement social de Monsieur ait été soutenu en 2013, il s’annonce également intensif
en 2014, notamment en termes de maintien du lien (avec lui, ses enfants et les différents intervenants
médico-sociaux) et de maintien du soin, toujours fragile.
L’accès à la culture et aux loisirs
Les personnes que nous accompagnons à RSAvenir ont pu
profiter, comme chaque année, des activités, des sorties
et de la fête de fin d’année, organisées par l’équipe de
l’Accueil Printemps pour nos publics, potentiellement
communs.
Les difficultés rencontrées en 2013
Le handicap linguistique
Nous notons une augmentation de personnes d’origine étrangère, réfugiés statutaires bénéficiaires du
RSA. Nous rencontrons régulièrement des difficultés de communication liées au fait que ces personnes ne
maitrisent pas le français, bien que présentes en France depuis plusieurs années. Les contrats prévoient
tous une orientation vers des cours de français. Il nous est bien souvent difficile de dissocier ce qui relève
du refus d’apprendre le français par manque d’adhésion au contrat, ou de l’impossibilité de s’inscrire dans
l’apprentissage de la langue en raison de traumatismes et/ou souffrances liés à l’asile.
Ce constat nous amène à réfléchir à la nécessité d’acquérir de nouvelles compétences ou du moins
connaissances, par le biais d’une formation collective par exemple. Nous ressentons de plus en plus le besoin de recourir ponctuellement à un traducteur soit en début de suivi afin de permettre une bonne compréhension du contrat, soit lorsque l’accompagnement « bloque » en raison d’incompréhension mutuelle
des attentes et des possibilités des uns et des autres. Or notre service ne dispose pas d’un budget permettant de solliciter des traducteurs.
194
La formation des salariés
En 2013, les salariés ont pu participer à diverses formations extérieures portant sur des thèmes diversifiés (collectivement ou individuellement), par exemple :






Informations CODELICO (FSL, dispositif logement)
Dispositif Aides Sociales (Ville de Strasbourg)
Journée de la Solidarité (Ville de Strasbourg)
Journée de la violence faites aux femmes (Ville de Strasbourg)
Formation Addictions (La Bobine)
Atelier de travail pour une meilleure prise en charge des personnes SDF (FNARS).
Ils ont également pu visiter quelques partenaires, tels qu’Ithaque, Château Walk, l’Unité Mères Nourrissons du NHC.
La supervision
L’équipe bénéficie d’une supervision mensuelle un GAP, animé par une psychologue.
L’accueil des stagiaires
Soucieux de participer au cheminement professionnel des futurs acteurs, nous avons accueilli cette année
deux stagiaires BTS ESF, ainsi qu’un stagiaire Conseiller en Insertion et Probation.
Perspectives 2014
L’année 2013 à RSAvenir s’est plutôt inscrite dans une continuité par rapport à l’année précédente, sans
grands changements notables. L’activité est soutenue mais stable, le public nombreux et généralement
très demandeur de lien.
Nous pointons un nombre important de personnes au RSA provenant d’autres régions et venant tenter
leur chance à Strasbourg. Si la mobilité géographique demeure un droit, elle n’en est pas pour autant garantie dans la réalité des faits. Parvenir à obtenir une domiciliation pour ces personnes relève de l’exploit,
il en est de même pour une place en hébergement d’urgence. Ces personnes viennent généralement solliciter notre service après un parcours de refus éprouvant.
Cela appelle un autre point, régulièrement relevé, qui concerne les manques locaux en terme de prestations basiques pour les personnes sans domicile fixe, telles que l’hébergement d’urgence, la domiciliation,
l’accès à l’hygiène (douches, laverie), l’absence de bagagerie, l’alimentation, les possibilités de traduction
pour les personnes étrangères…
Nous mettrons également l’accent sur la prégnance des personnes souffrant de pathologies mentales qui
nous inquiète toujours autant. Leurs perspectives de soin et d’insertion restent très difficiles à imaginer et
encore plus à mettre en œuvre.
Les axes prévus pour 2014 concernent la fin de la réactualisation du projet d’établissement, la reconduite
de l’enquête de satisfaction du public, ainsi que l’amélioration des conditions d’accueil (travaux extérieurs
et intérieurs, protection acoustique, renforcement des mesures d’hygiène et de propreté des locaux)
En 2014, l’équipe pourra s’appuyer sur un nouveau partenariat établi avec l’association « Le Parcours »,
pour favoriser l’accompagnement vers un mieux-être des personnes que nous accueillons. Ou tout du
moins pourrons-nous tenter avec elles de les décider à s’accorder une petite pause « esthétique » dans
leur quotidien éprouvant.
195
BAYARD
DE NUIT
8 rue du Rempart
67000 STRASBOURG
Tél : 06 74 26 43 31
Mail : [email protected]
196
ORGANIGRAMME DE BAYARD DE NUIT
197
BAYARD DE NUIT
Dans le cadre de la mise à l’abri 2013/2014, l’association Horizon Amitié
s’est investit, pour la sixième année consécutive, dans la mise à l’abri de
30 personnes dans les locaux de l’Accueil Printemps, situés au 8 rue du
Rempart Strasbourg.
L’ouverture a eu lieu le 1er novembre 2013 pour une période de 6 mois,
comme l'année précédente, la fermeture de cette action est prévue
pour le 1er mai 2014.
Nous assurons une mise à l’abri, à toute personne qui a été orientée par
le 115, de 22 heures à 7 heures du matin.
Les mises à l’abri se font uniquement par le biais du 115. Bien que les conditions de mise à l’abri soient
sommaires et offrent moins de confort qu’un d’hébergement, cette année nous avons amélioré nos
conditions d'accueil en proposant des lits pliables aux usagers ainsi que des draps housse et des sacs de
couchage contrairement aux autres années.
Le public accueilli
Le profil n’a pas changé il s’agit de personnes en errance, les grands marginaux, des demandeurs d’asile,
des personnes caractérisées par des maladies mentales et qui semblent plus demandeurs de ce type d’hébergement qui permet plus de liberté car la marge de tolérance est beaucoup plus importante (souplesse
des horaires, état d’ébriété, hygiène corporelle et il n’y a pas d’obligation d’entamer un parcours d’insertion socioprofessionnelle).
Les retours des personnes et du 115 confirment et démontrent l’importance et l’utilité d’une telle action
qui accueille des usagers sans aucune condition et répond ainsi à l’impératif d’une mise à l’abri inconditionnelle.
Le recul dans le temps permet de constater qu’il n’y a pas de problème particulier dans l'utilisation des
lieux. En effet, aucun incident sur le lieu d’accueil et les alentours et aucune dégradation des locaux et du
matériel n’ont été signalés à ce jour. De même, l'utilisation des lieux par 2 équipes différentes, une de jour
et une de nuit, n'a pas d'incidence sur le travail de l'une ni de l'autre.
Bayard de nuit en chiffre
Pour la période du 1er novembre 2013 au 31 décembre 2013, le 115 nous a orienté 1 617 personnes. En
sachant que certaines de ces personnes ont été accueillies à plusieurs reprises à des intervalles réguliers,
cet effectif de 1617 personnes correspond en réalité à environ 400 personnes.
En tout, nous avons réalisé 1 433 nuitées.
Soit un taux d’orientation de 92.05% et un taux de remplissage de 79.61 %
198
Qui sont les personnes qui fréquentent Bayard de Nuit ?
Concernant la période allant du 1er novembre 2013 au 31 décembre 2014, soit 2 mois d’ouverture, on
constate une grande diversité des publics accueillis :
 Demandeurs d'asile,
 Grands exclus, connus depuis plusieurs années par les services sociaux de la ville,
 Des personnes de passage n’ayant pas d’attache à Strasbourg,
 un nombre croissant de personnes souffrant de problèmes psychiques,
 Des jeunes et des personnes âgées,
 Des usagers refusant la stabilisation et tout accompagnement social,
 Des primo arrivant,
 Des personnes déboutées de la demande d’asile.
La situation administrative des 640 usagers





DC - UE : 9,37 %
Demandeur d’asile : 49,06 %
Demandeur débouté : 5 %
Droit commun : 22,3 %
Autres : 14,27 %
Orientation Bayard de Nuit à partir du 1er novembre
Bayard de Nuit dispose d'une capacité d'accueil de 30 places maximum. Le public mis à l'abri est majoritairement des hommes. Les couples et les femmes sont accueillis de manière ponctuelle lorsqu'il n'existe
aucune autre solution d'hébergement. Les animaux ne sont pas acceptés. Les personnes à mobilité réduite
ne sont que très peu orientées chez nous.
Durée de l’orientation
Bayard de Nuit dispose de 20 places pour accueillir les personnes pendant 3 ou 4 nuits.
Du mardi soir au jeudi soir et du vendredi soir au lundi soir.
Objectifs
Un minimum de trois jours permet aux travailleurs sociaux de Bayard de Nuit de prendre contact avec les
personnes mises à l’abri, de les informer et de les orienter vers les structures en journée qui peuvent leur
venir en aide (accueil de jour, travailleur social, etc).
Un minimum de trois jours permet aux personnes mises à l’abri de trouver d’autres solutions ou s’ils relèvent durablement de l’urgence d’appeler la ligne 115 pour trouver éventuellement et en fonction des places disponibles un hébergement plus adapté et pérenne.
Bayard de nuit dispose aussi de 10 places pour accueillir les personnes pour une nuit. 5 à 7 places sur
orientation des maraudes. 3 à 5 places sur orientation SIAO Urgence.
199
La procédure d’orientation
18h00 : Le SIAO Urgence débute l’attribution de 20 à 25 places par téléphone (appels au numéro 115).
20h00 : Début des maraudes. Une maraude chaque jour. La maraude du CCAS et de Médecin du monde
partent avec un maximum de 10 places de Bayard de nuit, la maraude des Restos du cœur et de la Croix
rouge française avec 5 places de Bayard de Nuit.
Avant 21h45 : Le SIAO Urgence faxe à Bayard de Nuit les noms des personnes orientées. Les personnes
orientées doivent se présenter avant 22h30.
La liste se compose de 20 personnes lorsque l’équipe de maraude de service est le CCAS ou Médecin du
monde.
La liste se compose de 25 personnes lorsque l’équipe de maraude de service est les Restos du cœur ou la
Croix rouge Française 67.
Le lendemain : Bayard de Nuit faxe à la veille sociale, à Fritz Kiener et à la DDCS un bilan de la nuit
(troubles, incidents) ainsi que la liste des personnes qui se sont réellement présentés.
La Banque Alimentaire
La Banque Alimentaire est un partenaire très important : ses dons nous permettent de proposer chaque
soir aux usagers une collation et des boissons chaudes.
Notre action en tant que lieu d’accueil la nuit
 Temps d’échange :
Nous constatons que l’expérience de la nuit est très différente de celle du jour professionnellement et
humainement parlant, en ce sens que la nuit, des confidences se font, le temps est comme arrêté, oublié, il y a alors tout le temps pour l’échange et l’écoute de l’autre.
On a le temps de privilégier la personne qui cherche la parole, l’échange et le soutien, car on voit bien
qu’avec les personnes qui vivent à l’extérieur au quotidien et qui sont confrontées à une autre réalité, il
faut surtout travailler la nuit pour espérer obtenir un résultat le jour. C’est cet ensemble d’éléments qui
fait la richesse du travail du travailleur social.
Le temps de la nuit est fondamentalement différent du travail de jour car on constate et observe des comportements différents : les personnes sont de passage la journée mais la nuit, elles passent la nuit avec
nous dans le même espace et on voit comment elles s’approprient l’espace et comment elles se comportent avec les autres.

Sécurité des personnes

Prévention des conflits et des situations à risques
 Sensibilisation aux questions d’hygiène et de santé en milieu collectif et encouragement à entamer
des démarches de soins.

Repérage des besoins et orientation des personnes,

Travail de lien social
200
On voit également des personnes en errance qui ne fréquentaient plus les structures traditionnelles et qui
semblent avoir retrouvé une place et une réponse adaptée à leur demande de mise à l’abri : elles trouvent
une forme d’attache en ce lieu qui les accueillent tels qu’elles arrivent et ne leur demande qu’une seule
contrainte celle de respecter les lieux et les autres personnes.
Cette présentation n'est qu'un bilan de mi-parcours. Mais nous pouvons déjà souligner que Bayard de Nuit
est une alternative indispensable avant une prise en charge traditionnelle. Nous répondons à un besoin
vital en période hivernale et assurons la sécurité des personnes.
Nous pensons également que cette forme d’hébergement est complémentaire voire fondamentale car
elle se trouve en première ligne de la lutte contre l’exclusion. C’est pourquoi l’accès à ce dispositif doit
être et rester inconditionnel afin que chaque personne puisse avoir droit à une mise à l’abri et ce, quels
que soient son origine, son sexe, sa religion et surtout son histoire personnelle. En effet, il nous arrive
d'accueillir des personnes exclues des autres structures d'hébergement classique en pleine nuit et la légitimité de notre action n'est plus à mettre en question car il est reconnu par tous les acteurs sociaux que
notre service répond à un besoin de mise à l'abri les personnes les plus précaires.
Cette action doit évoluer et être pérennisée de manière à rester ouverte toute l'année afin qu’elle ne débouche pas à la fin de la période hivernale à la remise à la rue des personnes.
C’est dès la mise à l’abri que se dessine le parcours de réinsertion sociale de la personne : il est confronté
à la réalité de ses demandes et de ses implications en terme d’investissement personnel dans son parcours vers l’autonomie, qui doit être adapté au cas par cas et doit s’inscrire dans la durée.
201
PÔLE DE L’INSERTION
PAR L’ACTIVITÉ
ECONOMIQUE
202
SOLIBAT
2 rue d’Alger
67000 STRASBOURG
Tél : 03 88 61 52 78
Fax : 03 88 34 33 85
Mail : [email protected]
203
ORGANIGRAMME DE
SOLIBAT CUS ET ERSTEIN
204
ORGANIGRAMME DE
L’EQUIPE DE MAINTENANCE
205
SOLIBAT
Introduction
Après une année 2012 fortement déficitaire, il s’agissait de réagir et de se décharger des activités produisant à perte. Nous avons donc étudié chaque activité
et mis en place les actions nécessaires.
En parallèle, le changement s’est opéré sur deux autres axes qui sont premièrement un déménagement
au 1er Janvier 2013 afin de diminuer les charges fixes
ainsi qu’en second point, la suppression du poste de
directeur.
Le résultat 2013 devrait neutraliser une grande partie
du déficit avec pour objectif de le neutraliser totalement en 2014 et de conforter ces résultats en 2015.
En termes d’accompagnement, nous récoltons les fruits de la scission en deux pôles : les techniques de
recherche d’emploi (TRE) et la formation.
La production
Nous avons mis en place en 2013 un suivi du C.A.
global et par activité ce qui permettra de suivre
l’évolution de notre C.A. en 2014.
Résultats 2013
Nous avons la répartition suivante :
206
Répartition pour Erstein :
Répartition pour la CUS :
Analyse des productions

La voirie
Nous sommes sur une activité sans marge. En effet, nous
sommes encore sur un chiffrage qui date de 2004 alors que
les contrats aidés étaient totalement pris en charge.
Depuis notre coût de main d’œuvre existe et nous sommes
dans une opération en limite de rentabilité.
Cette activité est sous forme d’appel d’offres avec peu de
marge de négociation. J’aurai une attention toute particulière en 2014 sur cette activité, car nous aurons à répondre
à un nouvel appel d’offre.

Cotillons d’Alsace
Cette sous-traitance, après une analyse des coûts, ne s’avère absolument pas rentable. Ainsi nous avons
fait le choix de stopper cette activité en fin septembre.
207

Le nettoyage
Nous avons eu une perte importante avec la fermeture du site de la rue de Lübeck. De plus, nos recherches de nouveaux chantiers sont vaines car les contraintes horaires ne sont pas compatibles avec notre
fonctionnement. Toutefois, nous persistons dans notre recherche car il s’agit d’une activité fiable et rentable.

Le second œuvre en bâtiment
Il s’agit d’une activité également fiable et rentable.
Le seul souci est la prospection qui nécessite de gros
efforts.
Pour cela, nous avons réalisé 2 plaquettes en annexe
afin de prospecter auprès des collectivités et agences.
Nous espérons en voir les effets en 2014 et 2015.

La collecte
Cette activité en limite de rentabilité s’est développé en 2013 ce qui a permis de la maintenir. Elle sera
l’objet de surveillance en 2014 avec comme objectif de croître en collecte de 60%. Le partage de la zone
de Strasbourg CUS restera un élément décisif.
208

SOLIBAT Erstein
Nous avons une activité stable qui devrait nous permettre d’être à l’équilibre en 2013. Nous profiterons
des plaquettes pour prospecter aux alentours d’Erstein. Le partenariat avec la ville d’Erstein est au mieux.
Notre public
La typologie

Le sexe
Nous avons une baisse de présence chez les femmes suite à
l’arrêt de l’activité « Sous-traitance ».
Actuellement, seule l’activité « Nettoyage des locaux » nous
permet de répondre favorablement à cette catégorie.

Age des salariés
Nous avons constaté en 2013, une augmentation de candidatures chez les séniors et les moins de 26 ans.
Nous devons réguler les recrutements pour garder une homogénéité dans la pyramide des âges.
L’intérêt des séniors (outre leur sortie positive en retraite), est de stabiliser l’équipe de par leur expérience et leur valeur du travail. Nous nous appuyons souvent sur eux pour créer un relais entre l’encadrement
technique et l’équipe de production.
209

Le niveau d’étude
Nous restons avec un public qui a été en rupture scolaire ou ont atteint le CAP pour les mieux lotis.
L’érudition défaillante contribue à la difficulté pour le salarié d’avoir la capacité de se projeter dans un
parcours d’insertion.

Répartition CG/État
La répartition est de 50% pour les CG. Bien que priorisant le critère
RSA socle, nombre de candidature n’en relève pas. Aussi, les moins de
26 ans et les plus de 50 ans, sont le plus souvent État.
Les RSA, inscrits ou non au Pôle Emploi, sont toujours dans une longue
période sans emploi pour de multiples raisons (enfants, santé, incarcération, primo-entrant,…).
Les sorties (Erstein et CUS confondus)
État au 31/12/2013 :
CUS
ERS
TOTAL
84
22
106 personnes ayant travaillé dans nos ateliers en 2013
40
8
44
14
58 personnes présentes au 31/12/2013
41
11
52 personnes entrées en 2013
48 personnes sorties en 2013
210
Type de sorties
Depuis que nous avons scindé les TRE et la formation, nous sommes beaucoup plus réactifs, ce qui se ressent en terme de sorties notamment pour les formations.

SOLIBAT CUS
Sur les 40 sorties enregistrées en 2013, nous avons :
1 personne en CDI
9 personnes en CDD
3 personnes en formation qualifiante
1 départ en retraite
Soit 14 sorties positives
35% de sorties positives
Nous sommes très satisfaits de ce résultat au regard de 2011 (7%) et de 2012 (6%).
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SOLIBAT ERSTEIN
Sur les 9 sorties enregistrées en 2013, nous avons :
1 personne en CDD
2 départs en retraite
3 personnes en Demandeur d’emplois
3 personnes sans nouvelle
Soit 3 sorties positives
33% de sorties positives
Résultats plus mitigés dus à la nécessité d’une mobilité géographique.
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Constats 2013
Après un démarrage difficile, l’année se termine avec un sentiment de chemin parcouru vers une stabilisation. La mise en place de suivi des chiffres d’affaires par activité nous permettra de suivre l’évolution sur
l’année 2014.
De plus, en terme d’accompagnement, nous avons la satisfaction d’améliorer considérablement nos sorties positives notamment sur la CUS.
Perspectives 2014
Pour la production, la prospection est l’axe principal d’amélioration ainsi que le suivi de la collecte et de la
voirie sur la CUS.
Il s’agit d’assurer un cumul de chiffre d’affaire permettant à SOLIBAT de retrouver l’équilibre.
Pour l’accompagnement, nous nous fixons comme objectif de développer la reconnaissance des compétences acquises au sein du chantier. En parallèle, nous finaliserons la mise en place des TRE en formation
collective pour les salariés concernés.
Nous avons également pour 2014, le passage en aide aux postes pour les contrats aidés. À compter du 1er
juillet 2014, nous recruterons sous la forme de CDDI en substitution au CUI-CAE. Nous évaluerons alors les
conséquences financières.
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