Etude de rentabilité

Transcription

Etude de rentabilité
Etude de rentabilité
Concessionnaires et agents belges
Février 2015
avec nos remerciements à
1
2
Table des matières
Introduction .................................................................................. 5
Executive summary ...................................................................... 7
Marge brute ................................................................................. 9
Marge nette ................................................................................ 12
Rentabilité nette des fonds propres après impôts .................... 15
Taux d’endettement ................................................................... 18
Liquidités ..................................................................................... 21
Fito®mètre .................................................................................. 24
Annexe 1 : Formules ratios ........................................................ 27
Annexe 2 : Chiffre d’affaires cumulé, résultat d’exploitation
et fonds propres (sous réserve de la disponibilité des
données dans les comptes annuels) .............................. 29
Shell Trade Marks reproduced by permission of Shell Brands International AG.
3
4
Introduction
A la demande du secteur, FEDERAUTO (le groupement des distributeurs de marques, GDA) a chargé
IDEA Consult de procéder à l’évaluation objective de la situation financière des entreprises automobiles
belges sur les cinq dernières années, sur la base des chiffres fournies par Graydon. L’étude a été réalisée
avec le soutien de SHELL Belgium.
La question revient sans cesse de savoir à quoi ressemblera le paysage automobile à l’avenir. La
rentabilité des entreprises concernées y joue bien entendu un rôle déterminant.
Aux fins de la présente étude, nous avons fait examiner les comptes annuels de 2 237 entreprises en
faisant la distinction entre les segments (‘voitures de tourisme’, ‘véhicules utilitaires légers et lourds’,
‘multi-segment’), les régions et le type de distributeur (‘agent’, ‘concessionnaire’ et ‘succursale’). Enfin
nous avons affiné les résultats sur la base des marques individuelles.
Les entreprises ont été définies en tant qu’entités juridiques dotées d’un numéro de TVA. Il est
possible que plusieurs établissements opèrent sous le même numéro de TVA ou qu’un établissement
dispose de plusieurs numéros de TVA. Pour éviter une distorsion trop importante des statistiques, les
succursales relevant du numéro de TVA de l’importateur n’ont pas été incorporées dans la base de
données.
Dans ce rapport nous avons retenu six indicateurs des comptes annuels sur la période 2009-2013 : la
marge brute, la marge nette, la rentabilité nette des fonds propres, le taux d’endettement
(solvabilité), les liquidités et le Fito®-mètre. Il convient de remarquer que seules les entreprises actives
à fin 2014 ont été reprises dans le fichier source, ce qui risque de déformer favorablement les valeurs
indicatives puisque des sociétés dissoutes (en raison d’une faillite, cessation d’activité ou reprise) n’ont
pas été reprises.
Quant à la répartition par segment, région et type de distributeur, nous avons utilisé de manière
standard les moyennes arithmétiques sauf lorsque – après exfiltration des valeurs extrêmes – un
nombre insuffisant de valeurs remplies entrainaient de trop fortes divergences des séries temporelles.
Dans ce cas, nous avons utilisé la valeur médiane (c.-à-d. le nombre central d’une série d’observations
triée de la plus petite à la plus grande). Il se peut que l’on ait utilisé un set différent d’entreprises pour
les valeurs moyennes et médianes des divers indicateurs en fonction de quelles entreprises avaient
rempli des valeurs dans les différentes rubriques du compte annuel. Surtout pour les indicateurs dont
un nombre restreint de paramètres ont été remplis (tels que les marges), il convient d’être prudent
lorsqu’on les compare à d’autres indicateurs.
Quant aux analyses par marque, nous avons systématiquement travaillé avec des valeurs médianes. A
cette fin, seules figurent dans les diagrammes du segment des voitures de tourisme (cf. infra) les
marques pour lesquelles dix valeurs avaient été remplies en 2013. Le seuil des véhicules utilitaires
légers a été fixé à trois valeurs remplies en raison du faible nombre de concessionnaires dans certaines
marques.
5
Chaque distributeur de marques du fichier a été réparti dans un des trois segments suivants :
 Voitures de tourisme : distributeurs de marques vendant exclusivement des voitures de
tourisme ou distributeurs de marques vendant et des voitures de tourisme et des véhicules
utilitaires légers (LCV), la part des ventes de voitures de tourisme étant supposée majoritaire ;
 Utilitaires légers et poids lourds : distributeurs de marques distribuant exclusivement des poids
lourds (CV) et/ou des utilitaires légers (LCV) ;
 Multi-segment : les distributeurs de marques vendant tant des voitures de tourisme que des
poids lourds (éventuellement y compris des utilitaires légers).
__________________________
IDEA Consult
est un bureau indépendant de conseil et d’étude spécialisé en research based
consultancy. La recherche et le conseil stratégique occupent une place centrale. IDEA base ses
recherches tant sur des éléments quantitatifs que qualitatifs. IDEA Consult se veut au service des
gouvernements et instances sectorielles de divers niveaux, en ce compris européen et dispose de
vastes connaissances sectorielles et stratégiques.
Depuis 1986 Graydon occupe en Belgique une position proéminente en matière d’informations
commerciales et marketing et en gestion de crédits et de débiteurs. Graydon propose aux entreprises
des moyens et solutions innovants, fiables et efficaces associés à des outils d’analyse, une vision et une
assistance menant à une croissance durable et une rentabilité accrue.
6
Executive summary
Les médias font régulièrement écho des multiples raisons qui réduisent la rentabilité du secteur
automobile. Les distributeurs de marques agréés n’échapperaient d’ailleurs pas à cette tendance. Pour
dresser un tableau objectif de la situation économico-financière des concessionnaires de marques agréés
belges, FEDERAUTO a demandé à IDEA Consult et Graydon d’étudier l’évolution de leur rentabilité sur les
cinq dernières années (2009-2013). Les comptes annuels de 2.237 distributeurs de marque ont été passés
à la loupe en fonction du segment (voitures de tourisme, utilitaires légers et lourds, multi-segment), de la
région et du type de concession (agent, concessionnaire et succursale).
Les diminutions de marges annoncées se confirment effectivement. Ainsi la marge brute a chuté de 25%
de 3,6% en 2009 à 2,7% en 2013. Les marges nettes pour lesquelles il a également été tenu compte des
investissements (amortissements), ont dégringolés encore plus fortement, de 36%. En 2013 la marge
moyenne du concessionnaire de marque s’élevait à 0,9%, ce qui est très faible comparé aux distributeurs
de marques dans d’autres pays. Les deux marges étaient légèrement meilleures pour les distributeurs de
véhicules utilitaires légers et lourds comparé aux concessionnaires de voitures de tourisme, tout comme
les agents dont les marges se sont révélées plus favorables que celles des concessionnaires et dans une
plus forte mesure encore des succursales. Le rendement net moyen (RNM) après impôts s’élevait à 7,6%
pour la période 2009-2013 toute en chutant de plus de 32%.
Le taux d’endettement, qui mesure le rapport entre les fonds de tiers et les fonds totaux, est demeuré
relativement stable pendant la période examinée mais a connu dans tous les segments et pour tous types
de distributeurs de marques une hausse significative en 2013. En 2013 le taux d’endettement s’élevait à
68,1% contre 66,2% en 2009. Le ratio de liquidité, qui indique dans quelle mesure l’entreprise peut honorer
ses obligations de paiement à court terme, reste relativement stable pendant la période 2009-2013 (2,14
en moyenne) tout en diminuant légèrement.
Globalement nous pouvons donc affirmer que la rentabilité des distributeurs de marques agréés a reculé
comparé à 2009. Par conséquent, des mesures s’imposent pour inverser cette tendance négative à défaut
de quoi le secteur risquerait de se retrouver en position délicate.
De multiples facteurs pourraient expliquer le recul de la rentabilité, dont voici les principaux :
 En raison du downsizing des voitures achetées, tant par les particuliers que les entreprises, certains
coûts pèsent proportionnellement plus lourdement sur le chiffre d’affaires et ce au détriment des
marges. Les coûts de l’augmentation du stock aussi influent sur la rentabilité.
Dans l’ensemble le marché est relativement stable. Certes les immatriculations de voitures de
tourisme neuves sont passées de 575.000 à 480.000 (en raison de la suppression des éco-primes,
de l’introduction de l’ATN etc.) mais elles se maintiennent relativement, grâce à la stabilité du parc
des voitures de société.
 Ces dernières années, les concessionnaires ont consenti d’importants investissements en matière
d’infrastructure et de mis aux normes, ce qui accroît les amortissements et met tout
particulièrement les marges nettes sous pression.
 Il y a quelques années, le degré d’absorption de l’après-vente (la mesure dans laquelle les bénéfices
des activités de l’après-vente couvrent les frais fixes totaux de la concession) se situait aux
alentours des 80%. Mais il est en forte baisse en raison du report de l’entretien des véhicules par
les consommateurs, du fait que les véhicules requièrent moins d’entretien et du tassement des
activités de carrosserie en raison de la présence accrue des aides à la navigation et des systèmes
de détection ainsi que l’adaptation des infrastructures routières et des contrôles poussés.
A titre comparatif, au Royaume-Uni le degré d’absorption de l’après-vente a reculé de 82% en
1998 à 65% en 2014 ! Bien que nous ne disposions pas de statistiques des entreprises
automobiles belges, un sondage oral nous apprend que la Belgique est sur la même voie.
 Dans le secteur des garages, le chômage économique a fortement augmenté depuis 2012, rendant
ces travailleurs improductifs et donc non générateurs de marge alors que les frais fixes demeurent
inchangés.
7
8
Marge brute
La marge brute reflète le rapport entre le résultat d’exploitation brut et le chiffre d’affaires. Il n’est
pas tenu compte dans la marge brute des frais hors trésorerie tels que les amortissements, les
réductions de valeurs et provisions qui influencent généralement défavorablement le résultat
d’exploitation. Tous segments confondus, la marge brute des distributeurs de marque a continué de
baisser en 2013 à en moyenne 2,7%, après un pic de 3,9% en 2010. En moyenne, pour la période 20092013, la marge brute de 3,4% est très faible, comparé aux autres secteurs et l’évolution ne laisse pas
entrevoir d’amélioration. Les distributeurs de marques d’utilitaires subissent les plus fortes pressions
sur leurs marges brutes réduites de moitié depuis 2010, même si leur moyenne est légèrement
supérieure aux deux autres segments pour la période 2009-2013 (4,0% contre 3,4% pour les
concessionnaires de marques de voitures de tourisme et 2,6% pour les concessionnaires multisegment).
Marge brute moyenne par segment (%)
6
5.39
4.60
5
4
3.58
3.99
3.83 3.82
2.94
3
2009
3.43
2.88 2.74 2.74
2.66
2.22
2.71
2.49
2010
2011
2
2012
2013
1
0
Voitures
Multi-Segment
Utilitaires légers et poids lourds
Le recul des deux dernières années se reflète également dans la répartition régionale de l’évolution de
la marge brute. Par rapport à 2009 la marge brute des distributeurs de marques flamands a le moins
baissé (-16,9%) tandis qu’à Bruxelles, la marge brute des distributeurs de marques a été la plus
durement touchée en 2012 et 2013. Par rapport à 2009, leur marge brute a dégringolé de 44,7%.
Cependant leur marge brute moyenne s’élève à 4,9% sur la période 2009-2013, soit le meilleur score
toutes régions confondues. Les distributeurs de marques flamands et wallons ont réalisé une marge
brute moyenne de 3,8% et 2,7% respectivement.
Marge brute moyenne par région (%)
7
5.54 5.66
6
5
4
2009
4.33 4.37
3.83
5.81
4.22
3.37 3.19
3
2.94 3.16 2.90
2010
3.06
2.30
2
2011
2012
1.92
2013
1
0
Flandre
Wallonie
Bruxelles
9
Réparties selon le type de distributeur, nous observons à nouveau le recul des marges brutes en 2012
et 2013, certes avec une différence significative des marges brutes en fonction du type de distributeur
de marques. Les agents ont une marge brute moyenne de 5,6% sur la période 2009-2013 nettement
supérieure à celle des concessionnaires (3,0%) et surtout celles des succursales, dont la marge brute
moyenne de 0,4% est vraiment réduite à la portion congrue. Par rapport à 2009 les agents accusent
une baisse de leur marge brute plus faible (-10,4%) que les concessionnaires (-23,3%).
Marge brute moyenne par type de distributeur (%)
7
6
5
6.216.47
5.60
4.955.01
4
2009
3.453.29
3.18
2.532.32
3
2
2010
2011
1.181.16
0.500.52
1
2012
2013
0
-1
-1.33
-2
Agent
Concessionnaire
Succursale
Parmi les marques individuelles, la marge brute d’un concessionnaire Volvo moyen est largement en
tête en 2013, suivi d’un peloton dense de distributeurs du segment moyen comme Ford, Fiat, Renault
et Peugeot. A l’autre côté du spectre, des concessionnaires et agents de Nissan, Citroën, Volkswagen
et les distributeurs mixtes du Groupe Volkswagen ont les marges brutes les plus faibles. Les marques
premium occupent des positions médianes. Un distributeur de marques moyen du segment des
voitures de tourisme1 réalisait en 2013 une marge brute de 2,20%.
Médiane marge brute par marque voitures de
tourisme (2013 - en %)
VOLVO
FORD
FIAT-multi
RENAULT
PEUGEOT
AUDI
TOYOTA
MEDIAAN
BMW
MERCEDES
OPEL
VW-multi
VW
CITROEN
NISSAN
4.11
2.42
2.42
2.40
2.39
2.32
2.29
2.20
2.15
2.14
2.05
1.98
1.94
1.69
1.32
0.0
1.0
2.0
3.0
4.0
5.0
1
Valeur médiane de toutes les marques de voitures de tourisme, en ce comprises les marques dont le nombre de
distributeurs est insuffisant pour être reprises dans le diagramme. La même remarque s’applique à tous les diagrammes
comparatifs de marques suivants.
10
Parmi les véhicules utilitaires légers et les poids lourds, une marque se hisse bien au-dessus des
autres par sa marge brute, à savoir MAN. DAF et Iveco scorent également au-dessus de la moyenne.
En 2013 la marge brute d’un distributeur moyen de véhicules industriels Renault était négative
(comme en 2012 d’ailleurs). En 2013 la marge brute du distributeur moyen d’utilitaires s’élevait à
2,4%.
Médiane marge brute par marque utilitaires légers et poids
lourds (2013 - en %)
MAN
DAF
IVECO
VOLVO TRUCKS
MEDIAAN
SCANIA
MERCEDES
RENAULT TRUCKS
8.06
4.39
3.91
2.56
2.40
1.84
1.48
-2.20
-4
-2
0
2
4
6
8
10
11
Marge nette
Pour les marges nettes l’on a additionné non seulement les frais de caisse mais aussi les charges non
décaissées au résultat d’exploitation. Autrement dit, il tient compte des charges des investissements
et constitue une indication de l’efficience relative et du rendement global de l’entreprise et ses ventes.
En 2013 les marges nettes sont en moyenne inférieures à 1%. Sur la période 2009-2013 les marges
nettes, tout comme les marges brutes, étaient les plus élevées chez les distributeurs de véhicules
utilitaires (1,7% contre 1,4% chez les distributeurs de voitures de tourisme et 1,1% chez les
distributeurs de marques multi-segment). Mais par rapport à 2009, c’est sur les marges nettes que les
distributeurs de véhicules utilitaires ont perdu le plus.
Marge nette moyenne par segment (%)
3.0
2.39
2.5
2.29
1.93
2.0
2009
1.62
1.5
2010
1.42 1.50
1.41
1.02
1.0
1.46
1.45
2011
2012
1.15
2013
0.95
0.86
0.79
0.33
0.5
0.0
Voitures
Multi-Segment
Utilitaires légers et poids lourds
Alors que les distributeurs bruxellois réalisent en moyenne une marge brute plus élevée, ce n’est pas
le cas pour la marge nette. Cette tendance peut être attribuée aux charges non décaissées
(principalement les amortissements), qui pèsent beaucoup plus lourdement pour eux. Par contre, le
rapport entre marge brute et nette des distributeurs flamands est de loin plus équilibré et est en
moyenne plus élevé sur cette période (1,8% contre 0,8% chez les distributeurs wallons et 0,0% chez
les distributeurs bruxellois), ce qui révèle une efficience et un rendement supérieurs des distributeurs
flamands. Par rapport à 2009, les distributeurs flamands n’ont dû céder que 4,6% de leur marge nette
alors que chez les distributeurs wallons, elle est légèrement négative en 2013.
2.5
2.0
1.5
2.212.14
1.53
Marge nette moyenne par région (%)
1.431.46
1.0
1.62
1.33
0.97
2009
0.54
0.5
0.72
0.47
2010
0.06
0.0
2012
2013
-0.18
-0.5
2011
-0.42
-1.0
-1.00
-1.5
Flandre
Wallonie
Bruxelles
12
Les charges non décaissées (amortissements, provisions et moins-values) pèsent plus lourds chez les
agents que chez les concessionnaires, puisque les niveaux des marges brutes et nettes de ces derniers
sont très proches les uns des autres. Sur la période 2009-2013 les marges nettes moyennes des agents
n’étaient que de 0,06% supérieures à celle des concessionnaires alors que les marges brutes des agents
étaient sensiblement plus élevées (différence de 2,6%). Pourtant comparé à 2009 les agents
enregistrent la plus petite baisse de la marge nette (-10,4%). Celle des concessionnaires a reculé de
23,3% par rapport à 2009. Une fois encore, les succursales obtiennent le moins bon score des trois
types de distributeurs, avec une marge nette négative de -0,3% sur la période 2009-2013.
Marge nette moyenne par type de distributeur (%)
2.5
2.0
1.5
1.0
2.24
1.71
1.74
1.05
0.77
2.03
1.73
1.54
1.13
0.89
2009
0.68
0.27
0.5
0.08
2010
2011
0.0
2012
-0.13
-0.5
2013
-1.0
-1.5
-2.0
-2.5
-2.21
Agent
Concessionnaire
Succursale
Au niveau des marques individuelles, il n’a été possible de récapituler les marges nettes par marque
que pour un nombre limité d’entre elles, parce que pour beaucoup d’entreprises des données requises
n’étaient pas disponibles pour estimer la marge nette de manière fiable. De nouveau, le distributeur
moyen Volvo remporte la première place avec une marge nette significativement plus élevée que pour
les autres marques. Les distributeurs de marque Mercedes, les distributeurs mixtes du Groupe
Volkswagen et les distributeurs Renault sont parvenus à réaliser une marge nette supérieure à 1%. Les
marges nettes des autres distributeurs sont inférieures à 1%. Les distributeurs des marques Citroën
et Volkswagen sont une fois de plus à la traine, de même que les distributeurs Toyota, dont la marge
brute se situe pourtant sur la médiane. En 2013 la marge nette du distributeur moyen de voitures de
tourisme s’élevait à 1,0%.
Médiane marge nette par marque voitures de tourisme
(2013)
VOLVO
MERCEDES
VW-multi
RENAULT
MEDIAAN
BMW
OPEL
PEUGEOT
FIAT-multi
FORD
VW
TOYOTA
CITROEN
2.66
1.33
1.19
1.12
1.01
0.98
0.94
0.93
0.83
0.79
0.59
0.52
0.48
0.0
0.5
1.0
1.5
2.0
2.5
3.0
13
Les distributeurs de véhicules utilitaires se classent pratiquement de la même manière que pour les
marges brutes ! En 2013 le distributeur moyen Mercedes parvient tout juste à décrocher une marge
nette positive. En 2013 la marge nette du distributeur moyen de véhicules utilitaires s’élevait à 1,1%.
Médiane marge nette par marque utilitaires légers et
poids lourds (2013 - in %)
MAN
DAF
VOLVO TRUCKS
MEDIAAN
IVECO
SCANIA
RENAULT TRUCKS
MERCEDES
3.17
2.19
1.13
1.13
0.97
0.73
0.51
0.12
0.0
0.5
1.0
1.5
2.0
2.5
3.0
3.5
14
Rentabilité nette des fonds propres après impôts
La rentabilité nette des fonds propres après impôts, appelé aussi ROE (Return On Equity), reflète le
rendement qu’une entreprise génère comparé aux fonds propres mobilisés. C’est un baromètre du
succès des fonds investis et à ce titre un des indicateurs de rentabilité les plus importants pour tout
actionnaire ou investisseur. Le rendement net moyen sur fonds propres après impôts s’élevait à
7,6% sur la période 2009-2013, mais a chuté de plus de 32%.
Pour chaque segment nous observons que la rentabilité nette des fonds propres a pratiquement
diminué de moitié en 2013 comparé à 2010 (pour les voitures de tourisme et le multi-segment) ou
2011 (pour les véhicules utilitaires). Par rapport à 2009 la rentabilité a le plus reculé chez les
distributeurs de marques de voitures de tourisme (-31,3% contre -28,7% pour les distributeurs de
marques utilitaires et -11% pour les distributeurs du multi-segment). Malgré cette régression
considérable, la rentabilité moyenne des fonds propres sur toute la période 2009-2013 est la plus
élevée chez les concessionnaires de voitures de tourisme (8,1% contre 7,9% pour les distributeurs de
marques de véhicules utilitaires et 7,1% pour les concessionnaires multi-segment).
Médiane rentabilité nette des fonds propres par segment (%)
12
10
10.7
9.2
9.0
10.6
9.9
9.6
8.6
7.3
8
5.5
6
6.2
6.2
5.9
6.7
2009
2010
5.2
5.0
2011
4
2012
2
2013
0
Voitures
Multi-Segment
Utilitaires légers et
poids lourds
Le distributeur moyen flamand connaît la rentabilité nette des fonds propres la plus élevée (8,4%),
suivi du distributeur wallon (7,6%), dont le rendement sur fonds propres a le plus souffert comparé à
2009 (-41,5% contre -27,5% pour le distributeur flamand et -6,3% pour le distributeur bruxellois). En
2013, toutes régions confondues, les distributeurs sont parvenus à maintenir la rentabilité sur fonds
propres à son niveau de 2012.
Médiane rentabilité nette des fonds propres par région (%)
12
10
11.0
10.3
9.0
9.4
8.7
9.2
9.0
2009
8
6.5 6.5
6
5.1
4.1
4
5.7
6.4
5.4
3.4
2010
2011
2012
2013
2
0
Flandre
Wallonie
Bruxelles
15
Les agents parviennent à réaliser le rendement sur fonds propres le plus élevé (en moyenne 8,5% sur
la période 2009-2013) même si, à l’instar des concessionnaires, ils sont confrontés à la chute des
rendements (de 30% inférieurs comparé à 2009). Le rendement moyen sur fonds propres des
succursales a connu une évolution capricieuse (même si nous nous sommes basés sur la valeur
médiane) et se situe bien en dessous de celui des autres types de distributeurs de marques (2,3% sur
la période 2009-2013).
Médiane rentabilité nette des fonds propres par type de distributeur (%)
15
10
9.8 10.5 9.0
10.7
8.4
6.4 7.1
12.6
9.2
8.5
5.3 5.6
2009
5
2010
2011
0
2012
-0.3
-5
-2.9
2013
-6.6
-10
Agent
Concessionnaire
Succursale
Le rendement moyen sur fonds propres est le plus élevé chez les distributeurs des marques Volvo,
Skoda et Mazda. Les distributeurs Audi, Volkswagen et Seat alignent quant à eux un rendement net
sur fonds propres nettement inférieur, voire négatif. En 2013 la rentabilité nette sur fonds propres du
distributeur moyen de marques de voitures de tourisme s’élevait à 6,2%.
Médiane rentabilité nette des fonds propres par marque de
voitures de tourisme (2013 - en %)
VOLVO
SKODA
MAZDA
CHEVROLET
DAIHATSU
HYUNDAI
voitures sans permis
KIA
RENAULT
JLR
SUZUKI
PEUGEOT
VW-multi
MEDIAAN
HONDA
MERCEDES
BMW
FIAT-multi
CITROEN
FORD
NISSAN
TOYOTA
OPEL
AUDI
MITSUBISHI
VW
SEAT -2.7
-4
14.9
14.1
13.7
11.4
11.1
9.9
9.8
8.9
8.6
8.1
7.5
6.6
6.2
6.2
6.1
5.6
5.0
5.0
5.0
4.6
4.2
4.1
3.9
3.5
3.2
2.2
-2
0
2
4
6
8
10
12
14
16
16
Pour les utilitaires légers et les poids lourds, les distributeurs des marques Fuso et Nissan se distinguent
vers le haut avec un rendement sur fonds propres à deux chiffres devant la décimale. Les rendements
sur fonds propres des distributeurs Mercedes et Renault Trucks sont très proches de 0% (voire
légèrement négatifs). Les distributeurs des marques MAN et DAF, qui occupaient la tête du classement
des marges brutes et nettes, ont un rendement net sur fonds propres plutôt moyen comparé aux
autres distributeurs. En 2013, le rendement net sur fonds propres du distributeur moyen de véhicules
utilitaires s’élevait à 5,2%.
Médiane rentabilité nette des fonds propres par marque
utilutaires légers et poids lourds (en % - 2013)
FUSO
NISSAN
DAF
IVECO
MAN
MEDIAAN
VOLVO TRUCKS
SCANIA
MERCEDES
RENAULT TRUCKS
13.9
13.8
7.0
6.9
6.0
5.2
5.0
3.1
0.2
-0.1
-2
0
2
4
6
8
10
12
14
16
17
Taux d’endettement
Le taux d’endettement indique quel pourcentage des fonds totaux se compose des dettes à des tiers.
Il s’agit donc du rapport entre les fonds étrangers et les fonds totaux. Une valeur supérieure à 100%
signifie que les fonds propres sont épuisés, ce qui augmente fortement le risque financier. Un taux
d’endettement inférieur facilite le remboursement des dettes aussi bien à court qu’à long terme des
entreprises par le biais de leurs fonds propres et constitue donc l’indication d’une zone tampon plus
grande. Plus la zone tampon est vaste, plus l’entreprise est solvable et plus elle sera susceptible de
rembourser ses dettes à court et à long terme.
Tous segments confondus, le taux d’endettement moyen connaît une évolution variable avec, en
fonction du segment, un taux d’endettement accru ou réduit en alternance. Alors que les premières
années le taux d’endettement est resté relativement stable, il a augmenté en moyenne de 66,2% à
68,1% en 20132 dans tous les segments, un taux d’endettement normal en somme. Sur la période
2009-2013 le taux d’endettement est un peu plus élevé chez les distributeurs du multi-segment (67,4%
contre 66,3% et 66,1% respectivement pour les distributeurs de marques de voitures de tourisme et
d’utilitaires). Le taux d’endettement des distributeurs de voitures de tourisme est celui qui a le plus
augmenté, de 3,6% (sans interruption depuis 2011).
Le taux d'endettement moyen par segment (%)
69
68.5
68.2
68
67.7
67.9
67.4
67.1
66.8
67
66.3
66
66.3
66.0
65.9
65.4
65.1
2009
2010
2011
65.2
65.1
65
2012
2013
64
63
Voitures
Multi-Segment
Utilitaires légers et poids lourds
2
La hausse pourrait être en partie provoquée par ‘l’opération cliquet’ du gouvernement fédéral en 2013 dans le cadre de la
hausse du précompte mobilier sur le bonus de liquidation de 10% à 25%. Les entreprises désireuses de bénéficier de cette
opération cliquet ont dû acquitter 10% de taxes directes, ce qui avait réduit les fonds propres et augmenter le taux
d’endettement.
18
Le taux d’endettement moyen par région sur la période 2009-2013 est sensiblement plus faible en
Flandre (63,7%) que dans les deux autres régions (70,0% en Wallonie et 73,2% à Bruxelles) et a connu
sa plus faible croissance en 2013. En 2013 l’explosion du taux d’endettement à Bruxelles saute aux
yeux. Comparé à 2009 le taux d’endettement y a fait un bond de 10,1%.
Le taux d'endettement moyen par région (%)
83
80.3
78
2009
72.5
73
69.5
68
66.4 66.0
67.2
68.3
72.9
70.9
69.5 70.1
72.1
2010
69.7
2011
2012
66.9
2013
65.3
63
58
Flandre
Wallonie
Bruxelles
Tout comme pour la marge brute, et dans une moindre mesure la marge nette, les agents décrochent
le meilleur score en matière de taux d’endettement avec un taux moyen de 61,6% (contre 68,8% pour
les concessionnaires et 69,6% pour les succursales) sur la période 2009-2013. Les concessionnaires et
succursales connaissent pratiquement le même taux d’endettement, bien que celui des succursales
soit plus volatil de nature, ce qui peut en partie s’expliquer par le nombre moins élevé de distributeurs
de marques.
Les agents ont vu leur taux d’endettement augmenter de 5,3% comparé à 2009, soit plus que la hausse
de 2,7% chez les concessionnaires. De même les agents avaient connu la plus forte progression de leur
taux d’endettement s’élevant à 2,2% comparé à 2009.
Le taux d'endettement moyen par type de distributeur (%)
74
71.8
72
70.0
70
68.2 67.9
68
69.7
68.8 68.9
70.2
69.2
67.0
2010
2011
66
64.6
2012
64
62
2009
2013
61.4
60.0
60.9 61.2
60
58
Agent
Concessionnaire
Succursale
19
Les distributeurs de marques asiatiques et françaises ont en moyenne un taux d’endettement inférieur
à celui des marques du Groupe Volkswagen (Audi, VW, Skoda et Seat) et d’autres marques premium
comme BMW et Jaguar/Land Rover. Par contre le taux d’endettement de Mercedes est plutôt faible.
En 2013 le taux d’endettement du distributeur de marques de voitures de tourisme s’élevait à 70,4%.
Médiane taux d'endettement par marque
voitures de tourisme (2013 - en %)
HONDA
DAIHATSU
voitures sans permis
FORD
RENAULT
VOLVO
MAZDA
TOYOTA
PEUGEOT
MERCEDES
SUZUKI
OPEL
NISSAN
CHEVROLET
MEDIAAN
VW-multi
CITROEN
FIAT-multi
KIA
HYUNDAI
SEAT
BMW
MITSUBISHI
JLR
SKODA
VW
AUDI
50.9
53.5
59.3
61.1
61.9
62.4
63.7
65.4
65.8
66.7
67.7
68.5
70.1
70.3
70.4
70.8
71.4
73.1
75.5
75.8
77.3
77.9
78.2
79.2
79.5
80.2
84.1
0
10
20
30
40
50
60
70
80
90
Chez les distributeurs d’utilitaires légers et poids lourds, c’est une fois de plus MAN qui se classe en
tête, suivi des distributeurs des marques Mercedes et Volvo Trucks. Les distributeurs de marques
Renault Trucks, Fuso et Nissan ont le taux d’endettement le plus élevé, avec plus de 75%. En 2013 le
taux d’endettement du distributeur moyen de véhicules utilitaires s’élevait à 67,9%.
Médiane taux d'endettement par marque utilitaires légers et
poids lourds (2013 - en %)
MAN
MERCEDES
VOLVO TRUCKS
MEDIAAN
SCANIA
IVECO
DAF
NISSAN
FUSO
RENAULT TRUCKS
59.5
63.6
67.6
67.9
71.3
73.3
73.6
76.1
79.5
79.5
0
10
20
30
40
50
60
70
80
90
20
Liquidités
Les liquidités reflètent dans quelle mesure l’entreprise est susceptible de remplir ses obligations de
paiement à court terme en ayant recours aux actifs circulant disponibles comme des provisions, des
créances, des fonds de caisse disponibles etc. Un nombre supérieur à 1 signifie donc que l’entreprise
dispose de liquidités tandis qu’un nombre inférieur à 1 signifie que l’entreprise n’a pas de liquidités et
risque d’être en difficulté si elle devait rembourser ses dettes à court terme.
Dans tous les segments, les liquidités ont légèrement reculé comparé à 2009, même si le ratio de
liquidité demeure relativement stable et largement au-dessus de 1, ce qui veut dire qu’en moyenne
les distributeurs de marques sont capables d’honorer leurs obligations à court terme. Sur la période
2009-2013, tous segments confondus, le ratio de liquidité moyen s’élevait à 2,14. Avec un ratio de
liquidité moyen de 2,18 le segment des voitures de tourisme est de toute évidence dans une meilleure
posture que le segment des véhicules utilitaires (1,60) et le multi-segment (1,62). Les distributeurs
multi-segment ont payé le plus lourd tribu en matière de position de liquidité (-7,9%), suivis des
distributeurs de voitures de tourisme (-5,7%) et des distributeurs de véhicules utilitaires (-3,3%).
2.5
Liquidité moyenne par segment
2.23 2.26
2.12
2.21
2.10
2.0
1.62
1.55
1.66
1.77
1.49
1.5
1.55
1.67 1.72
1.57
1.49
2009
2010
2011
1.0
2012
2013
0.5
0.0
Voitures
Multi-Segment
Utilitaires légers et poids lourds
Tout comme beaucoup d’autres indicateurs de rentabilité, les distributeurs flamands l’emportent
largement sur les distributeurs des autres régions et le seuil de 2013 demeure pratiquement identique
à celui de 2012. Le distributeur flamand moyen a un ratio de liquidité moyen de 2,29, le Wallon 1,96
et le Bruxellois de 1,75. Le distributeur wallon et surtout le Bruxellois ont vu leur position de liquidités
se dégrader en 2013 après une période d’améliorations successives les années antérieures à 2013.
Pourtant les ratios de liquidité restent supérieurs à 1.
Liquidité moyenne par région
3.0
2.5
2.40 2.43
2.15
2.25 2.23
1.83 1.87
2.0
2.00 2.03
1.94 2.00
1.78
1.54
1.65
1.5
2009
1.59
2010
2011
1.0
2012
0.5
2013
0.0
Flandre
Wallonie
Bruxelles
21
Les agents ont connu une forte hausse du ratio de liquidité sur la période 2009-2013 (à savoir 2,71
contre 1,88 pour les concessionnaires et 1,41 pour les succursales), bien qu’ils aient subi les plus
lourdes pertes en 2013, tout comme sur la période totale sur laquelle le ratio de liquidité a chuté de
11,7%. Pour les concessionnaires et les succursales, le ratio de liquidité recule légèrement année après
année de 8,4% et 9,9% respectivement.
Liquidité moyenne par type de distributeur
3.5
3.0
2.86
2.75 2.76 2.76
2.53
2009
2.5
1.83
2.0
1.94 1.86 1.86
2010
1.81
1.50 1.45 1.44 1.44
1.5
2011
1.35
2012
2013
1.0
0.5
0.0
Agent
Concessionnaire
Succursale
Les distributeurs des marques asiatiques Honda, Toyota, Mazda et Daihatsu disposent tous d’un ratio
de liquidité supérieur à la moyenne, à l’instar des marques françaises Renault et Peugeot. Les
marques du Groupe Volkswagen font de nouveau moins bien que la moyenne, même si le ratio de
liquidité reste supérieur à 1. Les distributeurs des marques Kia et Hyundai sont confrontés à une
position de liquidité faible. En 2013 le ratio de liquidité du distributeur moyen de voitures de
tourisme s’élevait à 1,31.
Médiane liquidité par marque
voitures de tourisme (2013)
voitures sans permis
HONDA
TOYOTA
MAZDA
FORD
PEUGEOT
DAIHATSU
RENAULT
VOLVO
MERCEDES
VW-multi
MITSUBISHI
FIAT-multi
MEDIAAN
NISSAN
OPEL
CITROEN
BMW
SUZUKI
JLR
CHEVROLET
AUDI
SKODA
KIA
VW
HYUNDAI
SEAT
2.06
1.97
1.59
1.58
1.55
1.46
1.45
1.42
1.40
1.35
1.34
1.34
1.31
1.31
1.30
1.28
1.25
1.24
1.23
1.23
1.21
1.21
1.17
1.13
1.12
1.12
1.05
0.0
0.5
1.0
1.5
2.0
2.5
22
La médiane des ratios de liquidité des distributeurs de véhicules utilitaires est plus faible, sauf chez
MAN et Iveco qui parviennent à réaliser un ratio de liquidité supérieur à 1,3. Les distributeurs de la
marque Scania flirtent avec un ratio de liquidité minimal de 1, tandis que le ratio de liquidité des
distributeurs de la marque Nissan est trop faible et les menace de ne pas pouvoir s’acquitter de leurs
obligations de paiement à court terme. En 2013 le ratio de liquidité du distributeur moyen de véhicules
utilitaires légers et poids lourds s’élevait à 1,24.
Médiane liquidité par marque utilitaires légers et poids lourds
(2013)
MAN
1.42
IVECO
1.37
MEDIAAN
1.24
DAF
1.20
VOLVO TRUCKS
1.19
FUSO
1.19
MERCEDES
1.18
RENAULT TRUCKS
1.11
SCANIA
1.02
NISSAN
0.86
0.0
0.2
0.4
0.6
0.8
1.0
1.2
1.4
1.6
23
Fito®mètre
Le FITO®mètre est un outil simple pour analyser la santé financière3 d’une entreprise, mis au point par
Graydon et le prof. Dr. Ooghe, du Vlerick Business School. Sur la base des derniers bilans des
entreprises, l’on calcule huit ratios révélateurs de quatre paramètres importants : la rentabilité, la
solvabilité, la liquidité et la valeur ajoutée. Le calcul et la transposition de ces ratios en un score situé
entre 0 et 1 permet de résumer la situation financière d’une entreprise en un seul chiffre, le FITOmètre. En comparant le FITO-mètre sur un laps de temps donné, nous obtenons l’aperçu de l’évolution
de la viabilité des entreprises. La valeur de 0,5 équivaut à la médiane des entreprises qui publient leur
compte annuel en Belgique.
A travers les trois segments, le FITO-mètre reflète une tendance à la baisse initiée en 2011. Avec un
FITO-mètre de 0,566 les distributeurs des marques de voitures de tourisme ont connu la valeur
moyenne la plus élevée sur la période 2009-2013 (les FITO-mètres des distributeurs de véhicules
utilitaires et des distributeurs multi-segment s’élèvent respectivement à 0,556 et 0,558), mais ont par
ailleurs aussi connu le recul le plus ‘important’ depuis 2009, même s’il ne s’élève qu’à -1,2% comparé
à 2009. Les distributeurs du multi-segment connaissent une régression de -0,48% et ceux des véhicules
utilitaires de -0,32%. En 2013 le FITO-mètre se stabilise chez les distributeurs de voitures de tourisme,
tandis qu’il continue de chuter dans les deux autres segments. Le modèle de FITO-mètre des
distributeurs de marques de véhicules utilitaires et du multi-segment est très similaire.
FITO-mètre moyen par segment
0.575
0.570
0.572
0.569
0.568
0.565
0.5610.561
0.564
0.562
0.562
2009
0.559
0.560
0.554
0.555
0.554
0.552
0.558
0.555
0.552
2010
2011
2012
2013
0.550
0.545
0.540
Voitures
Multi-Segment
Utilitaires légers et poids lourds
3
Ces huit ratios sont : la valeur ajoutée brute par rapport aux frais de personnel, la rentabilité nette de l’actif de l’entreprise
avant impôts, la rentabilité nette des fonds propres après impôts, le degré d’autofinancement, le degré d’autonomie
financière, le taux d’endettement financier à court terme, la couverture des fonds de tiers par le cashflow et enfin, le ratio de
trésorerie net.
24
La répartition par région nous apprend que sur la période 2009-2013, en moyenne, les distributeurs
bruxellois ont le FITO-mètre le plus bas (0,552 contre 0,569 chez les distributeurs flamands et 0,559
chez les distributeurs wallons) et que ces distributeurs bruxellois ont connu un recul significatif les
deux dernières années. Cependant, par rapport à 2009, c’est chez les distributeurs wallons que le
FITO-mètre a le plus fortement baissé (-1,6%) tandis que le FITO-mètre des distributeurs flamands et
bruxellois perdait moins d’un pour cent par rapport 2013.
Fito-mètre moyen par région
0.580
0.575
0.570
0.574
0.572
0.570
0.5660.565
0.565
0.567
0.562 0.563
0.560
2009
0.563
0.560
2010
2011
0.5530.553
0.555
0.550
0.547
0.548
2012
2013
0.542
0.545
0.540
0.535
0.530
Flandre
Wallonie
Bruxelles
Au vu des évolutions des indicateurs commentés ci-dessus il ne faut pas s’étonner que les agents de
marques aient le FITO-mètre moyen le plus élevé (0,577), suivis des concessionnaires avec 0,560 et
que les succursales ferment le rang avec un FITO-mètre moyen de 0,529. Ils parviennent cependant à
combler leur retard sur les deux autres types de distributeurs de marques et sont les seuls à avoir
amélioré leur FITO-mètre en 2013.
Fito-mètre moyen par type de distributeur
0.600
0.580
0.583
0.579
0.579
0.572 0.571
0.560
0.5650.564
0.561
0.555 0.555
2009
0.5390.540
0.533
0.526
0.540
2010
2011
2012
0.520
0.506
2013
0.500
0.480
0.460
Agent
Concessionnaire
Succursale
25
En ce qui concerne les marques de voitures de tourisme, les distributeurs de la plupart des marques
asiatiques et françaises ainsi que Volvo font de nouveau mieux en moyenne que les marques premium
allemandes et les marques du Groupe Volkswagen. En 2013 le FITO-mètre du distributeur moyen de
voitures de tourisme s’élevait à 0,562.
Médiane Fito-mètre par marque
de voitures de tourisme (2013)
DAIHATSU
voitures sans permis
PEUGEOT
VOLVO
JLR
RENAULT
HONDA
FORD
SUZUKI
KIA
CITROEN
CHEVROLET
MEDIAAN
HYUNDAI
SKODA
OPEL
AUDI
FIAT-multi
NISSAN
TOYOTA
MITSUBISHI
VW-multi
MERCEDES
BMW
VW
SEAT
0.575
0.573
0.572
0.572
0.572
0.571
0.570
0.567
0.566
0.564
0.563
0.562
0.562
0.562
0.559
0.558
0.557
0.554
0.553
0.553
0.551
0.549
0.549
0.547
0.535
0.533
0.51
0.52
0.53
0.54
0.55
0.56
0.57
0.58
Tout comme pour de nombreux autres indicateurs il n’est pas étonnant que le distributeur moyen de
la marque MAN atteigne le plus haut score au FITO-mètre et que les distributeurs des marques DAF et
IVECO les suivent de près. Les distributeurs des marques Nissan et Renault Trucks ferment le rang des
utilitaires, tendance régulièrement observée pour les autres indicateurs. En 2013, le FITO-mètre du
distributeur moyen de marques de véhicules utilitaires légers et poids lourds s’élevait à 0,550.
Médiane Fito-mètre par marque
utilitaires légers et poids lourds (2013)
MAN
FUSO
IVECO
DAF
SCANIA
MERCEDES
MEDIAAN
VOLVO TRUCKS
NISSAN
RENAULT TRUCKS
0.572
0.561
0.561
0.558
0.553
0.551
0.550
0.545
0.537
0.532
0.51
0.52
0.53
0.54
0.55
0.56
0.57
0.58
26
Annexe 1 : Formules des ratios
Ci-après vous trouverez les formules détaillées que Graydon a utilisées pour le calcul des ratios. Il s’agit
des codes utilisés dans les modèles standard des comptes annuels établis par la Banque national de
Belgique.
Marge brute
Modèle intégral : (9901 + 630 + 631/4 + 635/7) / (70 + 74 – 740)
Modèle abrégé : (9901 + 630 – 631/4 + 635/7) / 70
Modèle intégral : (profit/perte + amortissement et réductions de valeur
sur les frais constitutifs, sur les actifs immobilisés et les immobilisations
corporelles + réductions de valeur sur les stocks, commandes et créances
commerciales + provisions des risques et des coûts) / (chiffre d’affaires +
autres recettes - subsides d’exploitation et montants compensatoires
octroyés par le gouvernement)
Modèle abrégé : (profit/pertes + amortissements et réductions de valeur
sur les frais constitutifs, sur les actifs immobilisés et immobilisations
corporelles - réductions de valeur sur les stocks, sur les commandes en
cours et les créances commerciales + provisions des risques et des coûts) /
chiffre d’affaires
Marge nette
Modèle intégral : (9901 + 9125) / (70 + 74 – 740)
Modèle abrégé : (9901 + 9125) / 70
Modèle intégral : (profit/perte + subsides du capital) / (chiffre d’affaires +
autres recettes – subsides d’exploitation et montants compensatoires
octroyés par le gouvernement)
Modèle abrégé : (profit/perte + subsides du capital) / chiffre d’affaires
Rentabilité nette
des fonds propres
après impôts (ROE)
(9904) / (10/15)
(Profit (perte) de l’exercice) / (fonds propres)
Étant donné que fonds propres = capital + primes d’émission + plusvalue revalorisées + réserves + profit reporté (perte) + subsides du
capital
Degré
d’endettement
(16 + 17 + 42/48 + 492/3) / (10/49)
(provisions et report d’impôts + dettes à plus d’un an + dettes à maximum
un an + comptes de régulation du passif) / (total du passif
Ratio de liquidité
(3 + 40/41 + 50/53 + 54/58 + 490/1) / (42/48 + 492/3)
(stocks et commandes en cours + créances à maximum un an + placements
de trésorerie + liquidités + comptes de régularisation de l’actif) / (dettes à
maximum un an + comptes de régularisation du passif)
27
28
Annexe 2 : chiffre d’affaires cumulé, résultat d’exploitation
et fonds propres (sous réserve de la disponibilité des
données dans les comptes annuels)
TOTAL DES DISTRIBUTEURS DE MARQUES AGREES
En €
Chiffre d’affaires
∆ année précédente
Résultat d’exploitation
∆ année précédente
Fonds propres
∆ année précédente
2009
13.180.186.899
169.157.183
1.879.077.623
2010
15.557.428.563
18,0%
375.977.388
122,3%
2.092.093.428
11,3%
2011
17.733.654.312
14,0%
424.272.486
12,8%
2.244.048.073
7,3%
2012
16.965.584.198
-4,3%
256.649.596
-39,5%
2.295.357.688
2,3%
2013
17.018.966.045
+0,3%
271.056.203
5,6%
2.245.520.549
-2,2%
2012
12.103.743.811
-4,2%
213.680.951
-34,7%
1.844.305.083
2,9%
2013
11.808.727.770
-2,4%
201.972.280
-5,5%
1.791.618.200
-2,9%
DISTRIBUTEURS DE MARQUES DE VOITURES DE TOURISME
En €
Chiffre d’affaires
∆ année précédente
Résultat d’exploitation
∆ année précédente
Fonds propres
∆ année précédente
2009
9.811.434.475
170.355.582
1.486.833.628
2010
11.342.510.697
15,6%
296.558.346
74,1%
1.650.956.727
11,0%
2011
12.629.230.258
11,3%
327.049.152
10,3%
1.791.825.604
8,5%
DISTRIBUTEURS DE MARQUES DE VEHICULES UTILITAIRES LEGERS ET LOURDS
En €
Chiffre d’affaires
∆ année précédente
Résultat d’exploitation
∆ année précédente
Fonds propres
∆ année précédente
2009
1.757.831.603
21.455.913
283.618.278
2010
2.480.961.765
41,1%
8.811.789
127,5%
306.986.118
8,2%
2011
3.201.989.409
29,1%
45.693.458
-6,4%
295.025.405
-3,9%
2012
3.032.483.586
-5,3%
28.951.817
-36,6%
302.364.751
2,5%
2013
3.253.743.469
7,3%
27.091.142
-6,4%
295.569.442
-2,2%
2011
10.587.018.924
19,5%
278.133.314
18,4%
1.503.800.241
7,9%
2012
10.353.874.236
-2,2%
201.208.688
-27,7%
1.576.515.536
4,8%
2013
10.428.230.403
0,7%
176.065.340
-12,5%
1.565.226.997
-0,7%
2011
4.990.404.384
7,7%
100.679.444
-5,4%
528.280.095
8,4%
2012
4.593.508.468
-8,0%
54.876.475
-45,5%
536.242.852
1,5%
2013
4.528.378.503
-1,4%
58.029.613
5,7%
493.913.824
-7,9%
DISTRIBUTEURS DE MARQUES EN FLANDRE
En €
Chiffre d’affaires
∆ année précédente
Résultat d’exploitation
∆ année précédente
Fonds propres
∆ année précédente
2009
7.293.390.615
133.160.117
1.299.251.469
2010
8.855.948.764
21,4%
234.898.780
76,4%
1.393.397.271
7,2%
DISTRIBUTEURS DE MARQUES EN WALLONIE
En €
Chiffre d’affaires
∆ année précédente
Résultat d’exploitation
∆ année précédente
Fonds propres
∆ année précédente
2009
4.043.752.234
78.808.576
433.832.842
2010
4.635.049.909
14,6%
106.408.345
35,0%
487.149.595
12,3%
29
DISTRIBUTEURS DE MARQUES A BRUXELLES
En €
Chiffre d’affaires
∆ année précédente
Résultat d’exploitation
∆ année précédente
Fonds propres
∆ année précédente
2009
1.843.044.050
-42.811.510
145.993.312
2010
2.066.429.890
12,1%
34.670.263
-181,0%
211.546.562
44,9%
2011
2.156.231.004
4,3%
45.459.728
31,1%
211.967.737
0,2%
2012
2.018.201.494
-6,4%
564.433
-98,8%
182.599.300
-13,9%
2013
2.062.357.139
2,2%
36.961.250
6448,4%
186.379.728
2,1%
2010
499.200.465
11,2%
41.870.908
19,2%
232.908.283
11,1%
2011
511.650.900
2,5%
37.774.028
-9,8%
239.410.778
2,8%
2012
473.441.681
-7,5%
27.979.330
-25,9%
249.397.576
4,2%
2013
373.341.402
-21,1%
28.992.467
3,6%
239.103.255
-4,1%
2010
10.579.129.323
22,0%
278.759.637
27,7%
1.466.218.123
8,2%
2011
12.519.804.538
18,3%
293.680.304
5,4%
1.591.158.040
8,5%
2012
12.020.927.570
-4,0%
196.154.376
-33,2%
1.637.590.605
2,9%
2013
12.154.010.066
1,1%
198.612.744
1,3%
1.620.069.183
-1,1%
2010
4.479.098.775
10,3%
55.346.843
N.B.
392.967.022
24,8%
2011
4.702.198.874
5,0%
92.818.154
67,7%
413.479.255
5,2%
2012
4.471.214.947
-4,9%
32.515.890
-65,0%
408.369.507
-1,2%
2013
4.491.614.577
0,5%
43.450.992
33,6%
386.348.111
-5,4%
AGENTS
En €
Chiffre d’affaires
∆ année précédente
Résultat d’exploitation
∆ année précédente
Fonds propres
∆ année précédente
2009
448.801.340
35.116.039
209.602.629
CONCESSIONNAIRES
En €
Chiffre d’affaires
∆ année précédente
Résultat d’exploitation
∆ année précédente
Fonds propres
∆ année précédente
2009
8.670.954.987
218.254.752
1.354.598.476
SUCCURSALES
En €
Chiffre d’affaires
∆ année précédente
Résultat d’exploitation
∆ année précédente
Fonds propres
∆ année précédente
2009
4.060.430.572
-84.213.608
314.876.518
30