FOOTBALL COUPE DU MONDE (demi

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FOOTBALL COUPE DU MONDE (demi
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*61 ANNÉE - N 18 999 0,80 e
o
France métropolitaine
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
www.lequipe.fr
Jeudi 6 juillet 2006
T 00106 - 706 - F: 0,80 E
3:HIKKLA=[UU]U^:?a@r@a@q@a;
LE QUOTIDIEN DU SPORT ET DE L’AUTOMOBILE
LE BUT DE LEUR VIE
Huit ans après son triomphe de 1998, la France défiera l’Italie en finale de la Coupe du monde, dimanche à Berlin. Un penalty
de Zidane (33e) et une défense de fer ont permis aux Bleus d’éliminer le Portugal (1-0) en demi-finales, hier à Munich. (Pages 2 à 14)
L’ÉDITO
N
Bleu
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Jaune
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L’ÉQUIPE semaine : ALLEMAGNE, 2 ; ANTILLES, LA RÉUNION, 1,3 ; AUTRICHE, 2 ; BELGIQUE, 1,5 ; ESPAGNE, 1,75 ; GRÈCE, 1,95 ; ITALIE, 1,7 ; LUXEMBOURG, 1,5 ; PAYS-BAS, 2 ; PORTUGAL CONT., 1,8 .
Bleu
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CLAUDE DROUSSENT
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MUNICH. – À la 33e minute, Zinédine Zidane transforme le penalty provoqué par Thierry Henry. La France ouvre la marque et le Portugal ne s’en remettra pas. Voilà comment, huit ans plus tard et
après bien des tumultes, les Bleus se prennent à rêver d’une deuxième couronne mondiale. La magie de 1998 est bel et bien de retour.
(Photo Richard Martin)
Noir
Noir
OUS avions
simplement envie,
comme eux en avaient et
l’envie et la volonté la plus
farouche, qu’ils aillent au
bout de leur rêve, au bout
de leur histoire. Les voilà
donc en finale de la
Coupe du monde, terminus
du 9 juillet dont nous
n’étions pas loin de penser
il y a dix jours encore qu’il
s’agissait d’une douce
chimère. Mais les Bleus
nous ont à nouveau surpris,
hier soir, à Munich, en
allant par la même
occasion au bout
d’eux-mêmes. Nous
n’étions ni dans l’émotion
de France-Espagne, ni dans
le glamour de
France-Brésil. Tout ce que
l’on craignait de ce
France-Portugal, fautes
intentionnelles exceptées,
s’est concrétisé. L’équipe
de France a tout
simplement remporté, tout
en lucidité, tout en
solidarité, qualités très…
« italiennes », le grand
combat annoncé de sa
demi-finale, au bout de son
match le plus crispant de la
compétition, encore plus
fermé qu’attendu. Cette
quête, d’une extrême
difficulté, ne valorise pas
seulement le magnifique
parcours accompli par les
Bleus tout au long de
l’édition 2006 de la plus
grande des compétitions.
Cette accession à une
deuxième finale de Coupe
du monde, huit ans après
celle de 1998, légitime
l’excellence d’une
génération mais aussi de
tout un football. La planète
entière sait désormais que
la France peut flamber lors
d’une autre Coupe du
monde que celle qu’elle
joue à la maison, qu’elle
n’a pas forcément besoin
de sa réussite de
l’Euro 2000 pour inspirer la
crainte. Et, ce matin, nous
pouvons aussi gommer la
désillusion de 2002. Hier
soir, sur la pelouse de
Munich, la fierté des Bleus
était légitime, sans doute
la raison d’une émotion
sincère. Il leur reste une
finale à jouer, le dernier
match de la carrière de
Zinédine Zidane, à gagner
bien entendu, car une
finale perdue est une
énorme souffrance. Mais,
déjà, les Bleus peuvent
être fiers de ce qu’ils ont
accompli.
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COUPE DU MONDE (demi-finales) – PORTUGAL - FRANCE : 0-1
Le film de la victoire
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de notre envoyé spécial
« MAINTENANT que votre objectif est atteint, ressentez-vous
une grande fierté ?
– On est fiers d’être en finale. J’ai toujours dit que l’objectif était le 9 juillet
mais je n’ai jamais dit à quelle heure.
22 h 30, 23 heures. Une finale se dispute. Il faut la jouer mais il faut surtout
la gagner. Le vrai objectif, c’est le 9 juillet mais à 23 h 30, après la durée du
match.
– Que pensez-vous de la performance de l’Italie contre l’Allemagne (2-0) ?
– Il y a eu deux exploits lors de cette
Coupe du monde. Celui de la France
face au Brésil (1-0) et celui de l’Italie en
demi-finale contre l’Allemagne, chez
elle, à Dortmund. C’était un exploit,
avec la manière en plus. Bravo, chapeau à cette équipe. Rendez-vous le
9 juillet à 21 heures (NDLR : en fait
20 heures).
– Que pensez-vous de la tactique adoptée par le Portugal ?
– Je ne commente pas les choix de
l’adversaire. Ce n’est pas mon souci. Je
veux seulement rendre hommage à
cette équipe du Portugal. Elle nous a
posé beaucoup de problèmes, elle a
joué son va-tout jusqu’au bout. On a
souffert mais il fallait des vainqueurs,
et c’est nous.
– Qu’est-ce qui vous a le plus plu
dans cette demi-finale ?
– Ce qui fait la qualité de cette équipe
depuis longtemps : cette capacité à
souffrir. Cette capacité à s’accrocher, à
être solidaire et à tenir le choc. Sur la
pelouse, on se disait parfois : “Quand
on pourra jouer, on le fera mais en
attendant, on tient bon”. Quand on
voit les efforts réalisés, notamment par
ceux qui sont devant, cela résume parfaitement l’état d’esprit de notre formation : l’envie de se battre.
– Est-ce le match le plus dur sur
le plan physique pour vos
joueurs, qui semblaient fatigués ?
– Je crois que oui. Mais c’est aussi en
raison de l’adversaire, qui nous a posé
énormément de problèmes. C’était
éprouvant mais c’était aussi dû, pour
les deux équipes, à la chaleur. Je le
répète, je tiens à souligner la qualité de
l’adversaire.
– Quel est votre sentiment sur le
prochain match de Zidane, qui
sera son dernier en bleu ?
– Là, vous pouvez le dire. C’est le dernier. Mais pour nous, ce n’est pas le
dernier match de Zidane. C’est la finale
de la Coupe du monde contre l’Italie.
Lui aussi n’a pas envie de mélanger les
choses. Ce n’est pas son jubilé, comme
on l’avait annoncé il y a quelque
temps, c’est la finale de la Coupe du
monde.
– Est-ce que les autres joueurs
veulent encore plus la gagner
parce qu’il mettra un terme à sa
carrière ?
– Peut-être, il y en a d’autres pour qui
c’était ce soir le dernier match de cette
Coupe du monde (NDLR : Saha sera
suspendu dimanche). Si les joueurs
pensent au dernier match de Zidane et
qu’ils en font plus, tant mieux. Mais
l’objectif, c’est de gagner la Coupe du
monde. S’ils en font plus pour Lilian
(Thuram), Makelele et tous ceux qui
ont annoncé leur arrêt, tant mieux.
– Qu’est-ce que Zidane aura
apporté au football français ?
– Il est champion du monde, il a sa
photo sur le mur à Marseille. C’est une
vraie star dans le bon sens, c’est-à-dire
celui qui amène quelque chose à son
équipe et qui permet au public français
de rêver. Ce n’est pas d’aujourd’hui,
cela dure depuis une dizaine d’années.
– En septembre, vous disputerez au Stade de France (qualifications pour l’Euro 2008) la
revanche de la finale de la Coupe
du monde contre l’Italie. Serezvous toujours l’entraîneur des
Bleus ?
– Le 9 juillet, on dispute la finale.
Après, du 15 juillet au 1er août, je pars
en vacances. Je respirerai à nouveau
par la suite.
– Quel était votre match le plus
dur, celui contre le Brésil ou celui
contre le Portugal ?
– Je pense que le plus dur à tous les
niveaux était celui contre le Portugal.
Ils nous ont posé plus de problèmes
mais à des degrés différents. Le
contexte, aussi, était différent.
– Comment avez-vous vécu la
pression ?
– On n’y pense pas. Chaque match
était éliminatoire. À part la Suisse, on
pouvait rentrer chez nous tranquillement. Mais cela ne nous pose plus de
problème. C’est l’essence même de la
Coupe du monde. C’est le lot de tous
les sélectionneurs. Il faut être capable
de dépasser tout ça et de faire son travail avec le couteau sous la gorge.
– Lors de ces deux demi-finales,
le jeu a pris le pas sur l’enjeu.
Imaginez-vous que ce sera le cas
en finale ?
– Je ne sais pas. Pour le moment, je
savoure la satisfaction d’être en finale.
Je me dis “on continue”. Ce qui va se
passer contre l’Italie, je ne sais pas. Je
n’ai pas complètement observé cette
équipe. J’ai survolé ses matches.
J’attends de revoir ses matches pour
en parler plus précisément. Là, je suis
dans la sérénité, pas dans la béatitude.
– Trezeguet pourrait-il être
l’arme fatale en finale ?
– David et les onze autres, qui sont
prêts à tout moment. La force de cette
équipe, c’est justement tous ceux qui
n’ont pas joué. Leur travail et leur soutien est fabuleux. Ils mettent la pression sur les autres en restant au top.
C’est encore plus difficile que de faire
les matches car il n’y a pas de retour de
satisfaction. Je le répète : ce soir, nous
sommes un groupe de 23. Et je félicite
tous les joueurs. »
JOËL DOMENIGHETTI
Zinédine ZIDANE (au micro de Canal+) : « On ne peut pas rêver mieux pour
une sortie. Moi et tous les autres, on est vraiment contents de pouvoir aller au
bout. Maintenant qu’on y est, on va essayer de ramener la Coupe. Ce ne sera pas
facile, même très difficile, mais on a les armes et on a tous envie de le faire.
L’important maintenant, c’est de brandir encore une fois la Coupe. On est 23 pour
ça. Je me souviens de pas mal de choses, donc on va aller au bout, j’espère. La
pression du penalty, c’est de la bonne pression. Je me dis que si je marque, on
mène, je ne pense qu’à ça. En seconde période, j’étais un peu fatigué. Il faut surtout se reposer, on a beaucoup donné ce soir, il faisait très chaud. On va se préparer
de la même façon, on a trois jours pour ça et puis dimanche on sera bien pour aller
le plus loin possible. Notre mot à nous, c’est qu’on doit tous mourir ensemble. Le
plus important, c’est de ramener cette Coupe, ce serait magnifique pour tout le
monde, ceux qui nous ont soutenu du début à la fin, pas ceux qui sont venus en
cours de route. »
Franck RIBÉRY : « Ce fut très difficile mais on a réussi à rester costauds jusqu’au bout. Pour l’instant, il m’est très difficile de réaliser qu’on se retrouve en
finale de la Coupe du monde, je suis encore dans le match. On va maintenant se
retrouver ensemble et fêter cette qualification mais en restant évidemment le plus
concentrés possible car la finale nous attend dimanche. » – S. K.
Éric ABIDAL : « L’objectif c’était le 9 juillet. Voilà on y est. On est heureux
évidemment, mais le travail n’est pas encore fini. Est-ce qu’on a eu peur à la fin ?
Non, nous n’avons pas eu peur de craquer. Mentalement, on est très costauds. On
a regardé l’Italie hier (mardi), oui, et on savait qu’eux aussi seraient très costauds
mentalement et avaient les joueurs pour faire la décision dans les fins de match.
Maintenant, le travail reste à terminer. » – S. Ta.
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C’est devenu une habitude. Sitôt la qualification en poche, les Bleus
regagnent leur vestiaireen chantant et en mettant de lamusique.Sauf
que, hier soir, leur joie s’est mélangée à la fatigue et à la reconcentration, suivant le mot d’ordre lancé par Lilian Thuram. Les Bleus sont
déjà tournés vers l’Italie.
MUNICH –
de notre envoyé spécial
« QUEL EST votre sentiment
après cette victoire ?
– C’est énorme. Il faut la savourer
encore un peu, mais il ne faudrait pas
non plus tomber dans l’euphorie. Là,
nous sommes un peu calmes. On va
fêter ça et vite penser à la finale.
– L’ambiance était-elle la même
dans le vestiaire ?
– Oui, il y avait de la joie. Mais on a tout
de suite senti qu’il nous fallait préparer
ce match contre l’Italie. Pas mal
d’entre nous jouent dans le Calcio. Ils
ont déjà à coeur de battre les Italiens.
– Était-il plus difficile de battre le
Portugal que les Brésiliens ?
– Oui, car si les Portugais ont autant de
talent que les Brésiliens, ils disposent,
en plus, de la rigueur et de l’organisation européenne, mais on s’est accroché et on est parvenu à démontrer
notre valeur.
– Vous êtes-vous surtout appuyé
sur votre défense ?
– Oui, car il s’agit de notre point fort.
Quand on a un résultat, on s’y
accroche. Ça a toujours été le cas dans
cette Coupe du monde, sauf contre la
Corée (1-1, 2e match).
– Étiez-vous collectivement plus
forts ce soir ?
– On a livré un peu le même match
contre l’Espagne, qui avait aussi un
beau collectif et, face à ça, il faut savoir
bien défendre, rester patient et ne pas
s’affoler.
– Que vous êtes-vous dit à la mitemps ?
– Que nous n’étions plus qu’à qua-
rante-cinq minutes du bonheur. On a
aussi prononcé cette phrase qui est la
nôtre : " On vit ensemble et on meurt
ensemble " .
– Aviez-vous peur de " mourir "
dès le premier tour ?
– Oui. Et c’est pour ça qu’on voulait
absolument le passer, après, à partir
des matches à élimination directe, on
s’est dit qu’on ne voulait pas rentrer à
la maison. Comme au début de cette
compétition, on a continué à essayer
d’être sérieux pour ne pas avoir de
regrets. On est content de ce que nous
avons déjà réussi. On savoure car on
sait qu’on sera là jusqu’au 9 juillet,
mais on ne veut pas finir sur une mauvaise note.
– Que savez-vous de l’Italie ?
– C’est une équipe qui ne s’affole
jamais. Elle se révèle aussi très efficace
devant et solide défensivement.
– Avez-vous remarqué que cette
finale opposera les deux meilleures défenses de la Coupe du
monde ?
– Ah oui, c’est vrai. Comme quoi, il n’y
a pas de secret. J’espère que les Italiens auront encore le souvenir de la
finale de l’Euro 2000 dans leur tête
(2-1, but en or).
– Espérez-vous jouer encore en
blanc ?
– C’est vrai que depuis les huitièmes de
finale contre l’Espagne (3-1), cette
couleur nous porte chance. On va
tâcher de se montrer superstitieux en
ne changeant pas de maillot jusqu’au
bout. »
BERNARD LIONS
LA QUESTION D’HIER
L’Italie gagnera-t-elle
une quatrième Coupe du monde ?
OUI ............................................................................................. 22 %
NON ........................................................................................... 78 %
(nombre de votants : 130 188)
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JEUDI 6 JUILLET 2006
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MUNICH –
FLORENT MALOUDA ne réalisait pas tout à fait
hier qu’il était en finale de la Coupe du monde.
Il veut maintenant la gagner.
Lilian THURAM (au micro de
TF 1) : « Des moments comme ça,
c’est extraordinaire à vivre. Donner
comme ça énormément de bonheur
aux gens… Quand on a la chance de
faire ce métier, il faut prendre du
plaisir. Aujourd’hui, j’ai 34 ans, j’ai
l’impression d’être un gosse de
10 ans qui regarde la Coupe du
monde à la télé. Aujourd’hui, nous
somme en finale. J’espère que la fête
va continuer, mais j’ai vraiment trop
de chance. Dès le départ on s’était
fixé cet objectif, nous y sommes.
Comme tout rêve, il faut que ça se
termine bien, sinon ça restera un
cauchemar. »
Luiz Felipe SCOLARI (sélectionneur du Portugal) : « S’il existe
des raisons pour que l’Amérique du
Sud se sente honteuse, c’est à cause
d’arbitrages de ce type. Nous avons
tout tenté, mais nous n’avons pas
réussi à vaincre. Mon futur ? Je n’ai
encore rien défini. Je vais y penser, et
ensuite parler avec le président. Pour
l’instant, ce n’est pas le bon moment
pour aborder cette question. »
– R. D.
Michel PLATINI (au micro de
TF 1) : « En 1984, quand on a battu le
Portugal à Marseille (en demi-finale
de l’Euro, 3-2 a.p.), je me rappelle
que les deux commentateurs avaient
dit : “Qu’importe l’ivresse pourvu
qu’on ait le flacon.” Alors voilà,
aujourd’hui l’histoire se répète, formidable, on a gagné. Cela n’a pas été
grandiose, on a souffert de la chaleur
peut-être, ou de la fatigue, mais on
est en finale. »
Bleu
Rouge
« C’est énorme »
RAYMOND DOMENECH estime que ce match a été le combat le plus difficile mené
en Coupe du monde.
William GALLAS (au micro de
Canal +) : « C’est exceptionnel, on
n’arrive pas à y croire. Ce n’était pas
évident ce soir, mais le plus important était d’aller en finale, et on y est.
On ne va pas s’arrêter là, ce serait
dommage. Maintenant, ça ne va pas
être évident contre les Italiens, mais
on fera tout pour gagner. L’équipe
italienne est bien en place, c’est vrai
que s’ils marquent après ils défendent tous. Il faut les faire sortir et
jouer à leur façon. »
Luis FIGO (au micro de Canal +) :
« Ce fut un match équilibré avec
deux mi-temps complètement différentes. En première période, la
France a eu le contrôle du ballon,
même si elle n’a pas eu beaucoup
d’occasions. Après la pause, c’est
nous qui avons dominé et qui nous
sommes créées le plus d’occasions
de marquer. La différence, c’est que
nous n’avons pas réussi, alors que la
France a mis un but. Après, d’où je
suis placé sur le terrain, je ne peux
dire s’il y a faute ou pas sur le penalty. Les images télé doivent permettre
de le dire… J’ai encore un match
samedi avec la sélection portugaise,
mais ce sera très probablement le
dernier. J’ai trente-trois ans, et c’est
le moment pour moi de me retirer et
de passer à autre chose. »
DECO : « Je pense qu’il y avait
penalty sur Thierry Henry. Perdre en
demi-finale, c’est une énorme frustration. Il va être très difficile de se
remotiver pour le match pour la troisième place. Pour moi, le Mondial
s’est terminé ce soir. » – S. K.
Jaune
Bleu
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« Le match le plus dur »
ILS ONT DIT
Noir
Noir
LE COUP D’ENVOI. – Luis Figo et Zinédine Zidane, les deux anciens coéquipiers du Real Madrid, les deux capitaines, s’embrassent juste avant le début de la rencontre. Derniers signes d’effusion avant le combat.
(Photo 1) LE TOURNANT. – Ricardo Carvalho est parti à droite. Thierry Henry repart déjà à gauche. La jambe du défenseur portugais accroche le Français. Dans quelques secondes, l’arbitre sifflera le penalty.
(Photo 2) LA TRANSFORMATION. – Figo et Ricardo Carvalho, au fond, déploient déjà leurs ailes. En vain : Zinédine Zidane ne manquera pas son penalty. (Photo 3) LA RÉSISTANCE. – Lilian Thuram et Patrick Vieira
s’y mettent à deux pour contrer Fernando Meira. Le Portugal ne passera plus. (Photo 4) LA DÉLIVRANCE. – Willy Sagnol n’en croit pas ses yeux, mais Fabien Barthez n’a pas de doute, lui. Ça y est, la France est de
nouveau en finale. (Photo 5)
(Photos Stéphane Mantey et Richard Martin)
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COUPE DU MONDE (demi-finales)
PORTUGAL - FRANCE : 0-1
La force du destin
Les Bleus disputeront, huit ans après, leur deuxième finale de Coupe du monde, le 9 juillet, à Berlin, face à l’Italie.
Ils l’ont fait : en battant
le Portugal (1-0) grâce
à un penalty obtenu par
Henry et transformé
par Zidane, les Bleus ont
accédé à leur rêve
insensé d’une deuxième
finale de Coupe du
monde. Huit ans après
leur victoire sur le Brésil
(3-0) au Stade de France,
ils rencontreront l’Italie
en finale, dimanche,
à Berlin.
MUNICH –
de notre envoyé spécial
C’est sur une de ses percées que
Deco a obligé Barthez à un bel arrêt
au sol, Sagnol protégeant le ballon
devant Pauleta (4e), et que Maniche
a frôlé le cadre d’un tir flottant (9e).
Car, faute de trouver Pauleta, les
Portugais ont beaucoup tenté leur
chance en dehors de la surface, par
Figo (16e), Maniche (36e) ou Cristiano Ronaldo, contré par un Thuram
énorme à la sortie d’un slalom étourdissant (39e).
Sans afficher la même maîtrise des
espaces, mais en montrant une solidarité sans faille, les Bleus ont alors
tenu. Ils ont fait mieux, même, par
une frappe écrasée de Malouda (1re),
un dangereux centre d’Abidal (14e),
un tir sans élan de Henry (28e). Dans
ce match à la tension montante, qui
voyait les deux bancs s’insulter
copieusement au moindre contact
L’HUMEUR
douteux, il fallait ne pas être le premier à commettre la faute. Ou être le
premier à la provoquer.
Ce fut Henry, servi par Malouda dans
un petit espace, et dont le crochet,
dans la surface, cassa suffisamment
les reins de Carvalho pour que le
défenseur portugais heurte son tibia,
pour un penalty comme une évidence. Face à Ricardo, le héros du
genre, Zidane, qui avait manqué sa
tentative dans le match de préparation contre la Chine (3-1), ne prit que
deux pas d’élan et trouva le ras du
poteau. Zidane, à 34 ans, aura marqué en demi-finale de Coupe du
monde.
Ce but d’avance était un trésor. Les
Bleus allaient se recroqueviller dessus comme un seul homme, offrant
leurs efforts de chaque instant à
l’édification d’une forteresse collec-
tive comme peu d’équipe française
en auront bâtie dans un rendez-vous
aussi brûlant. Cette équipe-là
n’aurait pas perdu à Séville, en 1982.
Crispant et fermé
Dans cette seconde période crispante et fermée, un thème qu’elle
avait elle-même choisi, elle contrôla
bien mieux les approches portugaises, sans jamais avoir le ballon, et
sans jamais parvenir à le garder. Ses
lignes resserrées, ses manches
retroussées pour le combat, elle fut
essentiellement inquiétée lorsqu’elle perdit des ballons de relance
brûlants.
Elle aurait pu frapper d’entrée, par
une action de Henry envoyant, du
gauche, un ballon qui roula sous le
gant de Ricardo avant de filer de peu
en corner (48e), et encore par une
P t g l
Portugal
Huitièmes de finale
France
France
0: 1
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Figo
cap 5
cap.,
Miguel
Miguel
4,5
,
lui valut un carton jaune fatal : il ne
jouera pas la finale à Berlin. Car la
finale était là, toute proche. Il fallut
passer, d’abord, par le détour d’une
grosse trouille, lorsque Meira expédia au-dessus un ballon que Thuram,
pour une fois, n’avait pu écarter dans
un duel aérien (90e+ 2), lorsque
Ricardo monta sur deux corners successifs, puis lorsque Saha mit Makelele dans l’embarras avant un dernier
contre portugais signalé hors-jeu. M.
Larrionda ne fit même pas reprendre
le jeu. Si déchaînés après leur huitième de finale contre l’Espagne
(3-1), si heureux après leur victoire
sur le Brésil (1-0), les Bleus semblèrent presque fêter sagement l’apothéose. Ils ont tout gardé, peut-être,
pour dimanche.
VINCENT DULUC
Le tableau finnal
nall
Demi-finale
Nunoo Vale
Valente
5
frappe flottante de Ribéry que Ricardo eut la chance de voir retomber sur
lui (49e). Mais après cela, après une
frappe en pivot de Pauleta qui aura
été la seule occasion du Parisien
d’exister dans cette demi-finale
(53e), les Bleus fermèrent consciencieusement la maison.
Il fallut, en fait, un coup franc lointain de Ronaldo à la trajectoire flottante, dangereusement relâché par
Barthez dans une manière de manchette de volley, pour faire passer un
frisson majuscule, mais Figo plaça sa
tête à bout portant juste au-dessus
de la barre (78e). Raymond Domenech était en train de procéder à son
habituel coaching, remplaçant son
trident offensif pour défendre avec
plus de fraîcheur. Deux minutes
après son entrée à la place de Henry,
Saha s’emporta dans un tacle vif qui
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Quarts de finale
ALLEMAGNE - Suède, 2-0
(samedi 24 juin, à Munich)
ARGENTINE - Mexique, 2-1 a.p.
(samedi 24 juin, à Leipzig)
ALLEMAGNE - Argentine, 1-1
(vendredi 30 juin, à Berlin) 4-2 aux t.a.b.
ITALIE - Australie, 1-0
(lundi 26 juin, à Kaiserslautern)
Suisse - UKRAINE, 00-0
,
(lundi 26 juin, à Cologne) 0-3 aux t.a.b
ITALIE - Ukraine, 3-0
(vendredi 30 juin, à Hambourg)
ANGLETERRE - Équateur, 1-0
(dimanche 25 juin, à Stuttgart)
PORTUGAL - Pays-Bas, 1-0
(dimanche 25 juin, à Nuremberg)
Angleterre - PORTUGAL, 0-0
(samedi 1er juillet,
1-3 aux t.a.b.
à Gelsenkirchen)
BRÉSIL - Ghana, 3-0
(mardi 27 juin, à Dortmund)
Espagne
g - FRANCE, 1-3
((mardidi 27 jjuin, à Hanovre)
Brésil - FRANCE, 0-1
(samedi 1er juillet, à Francfort)
Demi-finales
Finale
Allemagne - ITALIE, 0-2 a.p.
(mardi 4 juillet, à Dortmund)
PORTUGAL - FRANCE : 0-1 (0-1)
Temps chaud. Pelouse en excellent état. 66 000 spectateurs. Arbitre : M. Larrionda (URU).
Remplacements. – 63e : Miguel par PAULO FERREIRA ; 68e : Pauleta par
SIMAO ; 74e : Da Costa par HELDER POSTIGA.
Non utilisés : Quim (g.), Paulo Santos (g.), Caneira, Ricardo Costa, Hugo
Viana, Tiago, Boa Morte, Nuno Gomes.
Entraîneur : L. F. Scolari.
Absents : aucun.
Suspendu : Petit.
Suspendu au prochain match : Ricardo Carvalho.
Remplacements. – 69e : Malouda par WILTORD ; 72e : Ribéry par GOVOU ;
85e : Henry par SAHA.
Non utilisés : Coupet (g.), Landreau (g.), Boumsong, M. Silvestre, Chimbonda, Givet, Dhorasoo, A. Diarra, Trezeguet.
Entraîneur : R. Domenech.
Absents : aucun.
Suspendus : aucun.
Suspendu au prochain match : Saha.
LE BUT
0-1 : ZIDANE (33e s.p.). – Trompé sur un crochet d’Henry, Ricardo Carvalho déséquilibre l’attaquant français dans la surface. Zidane transforme le penalty
d’une frappe croisée de l’intérieur du droit à mi-hauteur.
LES CARTONS
2 AVERTISSEMENTS. – Portugal : Ricardo Carvalho (82e, tacle par derrière sur Wiltord) ; France : Saha (87e, tacle dangereux sur Figo).
JEUDI 6 JUILLET 2006
Portugal - FRANCE, 0-1
(hier, à Munich)
ITALIE - FRANCE
(dimanche 9 juillet,
20 heures, à Berlin)
3e place
Allemagne - Portugal
(samedi 8 juillet, 21 heures, à Stuttgart)
LA QUESTION DU JOUR
La France battra-t-elle l’Italie
en finale de la Coupe du monde ?
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Rouge
Noir
Jaune
Rouge
force qu’au cours des deux tours précédents, mais sans que l’on puisse
attribuer cette différence à une
baisse de leur niveau athlétique.
C’est avant tout la qualité collective
du Portugal qui leur aura posé un
problème d’une difficulté supérieure.
Alors, la première période aura été
vivante, avec un flux et un reflux voulu par les Portugais. Mais au-delà
d’un premier quart d’heure à leur
avantage, ils n’ont pas mis l’équipe
de France sous pression autrement
que par les terribles remontées de
balle de Cristiano Ronaldo. Les
Anglais présents dans le stade ont eu
beau l’accompagner de leurs sifflets,
reliquat de l’expulsion de Rooney en
quart de finale, le Mancunien aura
fait des différences considérables
par sa puissance et par ses dribbles.
Bleu
Rouge
La France, presque à l’italienne, avec
ses deux buts encaissés en six
matches qui sont la moyenne d’un
champion du monde, a fait perdre
son titre à Scolari. Mais l’incroyable
destin de cette génération s’est scellé dans la douleur et dans la difficulté, hier soir, à Munich, car personne
ne l’avait autant fait souffrir, jusque
là, que le Portugal, sa qualité technique, ses joueurs de percussion, son
Cristiano Ronaldo, son absence de
grand attaquant de pointe.
Bien sûr, la demi-finale n’a pas délivré beaucoup d’autre spectacle
qu’un étouffant suspens. Mais
l’aventure est si belle…
Ceux qui auront jugé comme une
coquetterie la présentation du Portugal comme l’adversaire le plus difficile depuis le début de la compétition, auront jugé par eux-mêmes des
raisons profondes de ce statut au
cours d’une première période qui
aura été, pour les Bleus, d’une complication immense. La capacité du
Portugal à couper l’équipe française
en deux, en occupant peu l’espace
au milieu mais en remontant très vite
le ballon sur les côtés, aura parfois
mis les Bleus à la limite du déséquilibre.
Ils ont eu du mal à ne pas être en danger, et du mal à être dangereux, ne
dégageant pas tout à fait la même
Jaune
Bleu
Jaune
Et Henry provoqua
le penalty
MUNICH. – Zinédine Zidane s’est montré une nouvelle fois décisif hier soir après la faute de Ricardo Carvalho sur Thierry Henry : en tirant son penalty avec précision et fermeté, le capitaine des Bleus
n’a pas laissé une seule chance à Ricardo.
(Photo Alain de Martignac)
Noir
Noir
LE DERNIER MATCH de la carrière
de Zinédine Zidane sera une finale de
la Coupe du monde. Le probable dernier match en équipe de France de
Thuram, Barthez et Makelele sera
une finale de la Coupe du monde.
Car les Bleus sont en finale de la
Coupe du monde et face à ce grand
bonheur, à cet air d’apothéose pour
la plus belle génération de l’histoire
du football français, on sait à peine
par où commencer. Par l’incroyable
destin d’une équipe majoritairement
trentenaire et s’approchant du crépuscule ? Par le basculement de ses
lignes de force après sa sortie des
poules ? Par le pari gagné de Raymond Domenech qui martelait
depuis deux ans le rendez-vous du
9 juillet, à Berlin, et qui prendra
place, dimanche soir, à partir de
20 heures, sur le banc de la finale ?
Il faudrait juste commencer, peutêtre, par situer l’exploit : l’équipe de
France aura disputé deux des trois
dernières finales de la Coupe du
monde. Huit ans après son triomphe
sur le Brésil (3-0) au Stade de France,
elle va disputer sa première finale de
Coupe du monde en terre étrangère,
contre l’Italie, qui ne l’a plus battue
depuis 1978 à Mar del Plata (1-2),
lors du Mondial argentin. Un FranceItalie, six ans après le dénouement
invraisemblable de la finale de l’Euro
2000, à Rotterdam (2-1, b.e.o.), est
une affaire de voisins, presque une
affaire de famille face à tant de liens
étroits. Ce sera une belle histoire à
raconter, d’ici à dimanche, tandis
que l’on soupèsera les conséquences
du jour de récupération en moins des
Bleus, lequel pourra être compensé
par les 120 minutes jouées par les
Italiens face à l’Allemagne (2-0),
mardi, à Dortmund.
L’autre belle histoire, ou presque,
tient au miracle des cartons. Il n’a
pas épargné Louis Saha, averti en fin
de match pour un tacle fougueux, et
qui sera cruellement privé de la
finale. Mais les cinq titulaires menacés ont été épargnés, dans une demifinale pourtant provocante, comme
prévu, mais parfaitement tenue par
M. Larrionda.
4
FOOTBALL
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
COUPE DU MONDE (demi-finales) – PORTUGAL - FRANCE : 0-1
Thuram a tout cassé
LES JOUEURS FRANÇAIS. – Pour sa 120e sélection, le défenseur a repoussé toutes les attaques portugaises dans un match impeccable.
MUNICH –
MAKELELE (6,5) : Plus en vue que
Vieira en première période, il fut l’un
des joueurs le plus souvent en possession du ballon, dont il fit une utilisation plutôt propre. Il a bien élargi le
jeu sur Ribéry et trouvé Henry en point
d’appui, mais la physionomie de la
première période l’a moins mis en
valeur que face au Brésil. Il s’exprima
davantage après le repos, dans un
match plus compact où son impact
pesa plus. Tout en résistance et en
compensation, il s’est beaucoup battu et a logiquement perdu quelques
des ballons douteux sous la pression
en fin de match.
VIEIRA (7) : Même constat que
Makelele : il dégagea moins cette
impression de force en début de
match. Les Portugais ayant joué sur
plus de soixante mètres dans la longueur, il s’est rarement présenté en
rempart. Plus attentif, plus prudent,
et forcément plus neutre en première
période, il a changé de registre après
le repos, quand les Bleus ont joué
dans leur camp. On retrouva le Vieira
bagarreur et intransigeant, décisif
dans la récupération. Lui aussi jouait
avec l’épée de Damoclès d’une suspension mais a su compenser une
prise de risque limitée par un placement judicieux.
MALOUDA (5,5) : D’entrée dans le
coup, il croisa trop son tir face à Ricardo (37e seconde) sur une ouverture de
Thuram. C’était bien parti mais il eut
du mal à rester sur ce rythme. Il a manqué de flair sur certains coups et trop
cherché à temporiser. Sa présence
défensive fut une nouvelle fois son
point fort, mais on l’a peu vu en réussite. Il a tout de même réussi à être
décisif en décalant Henry lorsque
celui-ci obtient le penalty. Remplacé
par WILTORD (69e) après un bilan
que ce penalty renforce. Installé couloir gauche, Wiltord provoqua l’avertissement de Ricardo Carvalho (82e).
RIBÉRY (6) : Dans un registre différent de Malouda, il a lui aussi connu
un déchet important en première
période sur ses rares ballons joués,
comme d’habitude, sans retenue.
Très impliqué dans son repli défensif,
il aida nettement Sagnol à essayer de
contrôler Cristiano Ronaldo… En
seconde période, il fut plus présent en
contre, lorsque les Bleus disposèrent
de plus d’espaces. Un tir en aveugle
bien repoussé par Ricardo (49e), une
belle percée dans un mouvement
dangereux avec Zidane et Henry. Bref,
une seconde période plus tranchante
avant son r emplacement par
GOVOU (72e).
ZIDANE (6,5) : A rarement pu exister
et peser dans une première demiheure où les Français ont surtout
regardé et attendu. En revanche, on
l’avait rarement vu faire autant de
de notre envoyé spécial
Portugal
g
France
0: 1
Possession du ballon
56%
44 %
Tirs cadrés
4
5
Tirs non cadrés
9
2
Arrêts du gardien
g
3
4
Fautes commises
18
11
Corners obtenus
8
3
Hors-jeu
4
0
GARDIEN
temps de jeu :
Barthez
90’
DÉFENSEURS
Sagnol
g
Thuram
Gallas
Abidal
90’
90’
90’
90’
Vieira
Makelele
Malouda
Zidane
Ribéry
Wiltord
Govou
90’
90’
68’
90’
71’
22’
19’
Arrêts
48
4
84’
6’
Interventions
réussies
ratées
7
Fautes
0
Duels
Tirs
Ballons
touchés
gagnés
perdus
cadrés
non cadrés
46
39
38
60
11
16
10
19
2
2
0
6
0
0
0
0
0
0
0
0
Passes
réussies
45
52
37
72
48
12
8
Ballons
touchés
ATTAQUANTS
Henry
Saha
Ballons
touchés
Ballons
touchés
MILIEUX
Source : LTD
36
6
33
35
30
55
30
7
3
4
9
3
7
7
1
1
Dribbles / éliminations
réussis
ratés
6
0
cadrés
5
1
non cadrés
0
0
0
1
1
0
0
Ballons
récupérés
1
0
Subies
0
1
Fautes
Commises
Subies
0
1
0
2
Tirs
ratées
Commises
0
0
1
0
1
0
0
0
3
1
1
Fautes
Commises
Subies
1
2
0
0
0
1
0
1
1
0
3
1
1
0
Tirs
Fautes
cadrés
non cadrés Commises
Subies
3
0
0
0
GRAND JEU
2
2
3
0
LES JOUEURS PORTUGAIS. – À vingt et un ans, en dépit de sa tendance
à simuler, la perle portugaise a livré une magnifique demi-finale.
MUNICH –
de notre envoyé spécial
RICARDO (6) : décidément très fort dans l’exercice, il fut
tout près de détourner le penalty de Zidane, excellemment
tiré. Malheureusement pour lui, ce fut également le seul
plongeon qu’il dut effectuer en première période. Son
deuxième arrêt devant Henry (48e) offrit un précieux répit
aux siens. Il a qualifié son équipe pour cette demi-finale, et
est incontestablement la grande satisfaction portugaise de
cette Coupe du monde.
MIGUEL (4,5) : d’entrée, il a offert une occasion à Malouda
en raison d’un placement plutôt aléatoire. Il a constamment
souffert défensivement, n’a pas été exceptionnel offensivement. Et s’est blessé à la cheville au moment où il semblait
refaire surface. Remplacé par PAULO FERREIRA (63e).
FERNANDO MEIRA (6) : le seul nouveau de la bande portugaise a confirmé hier qu’il finissait fort une Coupe du
monde débutée sur la pointe des crampons. Intransigeant au
marquage, il est nettement plus sûr de lui dans ce qu’il tente
depuis deux matches.
RICARDO CARVALHO (5) : coupable d’une faute dans la
surface sur Henry qui coûte très cher à son équipe. Il reste un
excellent défenseur, a souvent gagné ses duels, mais ne
plane plus comme lors de l’Euro 2004. Justement averti pour
une faute à retardement sur Wiltord (82e).
NUNO VALENTE (5) : pas toujours rassurant balle au pied,
à l’image de cette relance facile envoyée en corner (7e). Il
n’est pas le premier à souffrir devant Ribéry, mais il lui fallut
du temps pour vraiment émerger. Et, comme par hasard, on
le vit surtout après la sortie du Marseillais.
DA COSTA (5,5) : son travail de filtre n’est pas très visible,
mais il évite bien des tourments à une équipe où beaucoup
d’éléments sont attirés vers l’avant. Très précieux dans le jeu
aérien. Son manque de rythme, donc de vitesse, l’a parfois
rattrapé. Suppléé par HELDER POSTIGA (74e), surtout utilisé dans les airs en fin de match.
MANICHE (6,5) : encore deux frappes soudaines (9e, 36e)
pour la pile électrique du milieu portugais, qui n’arrête
jamais de courir, de demander, et ne rate presque rien. Il a eu
peu d’occasions de surgir dans la surface française après le
repos. Mais quelle activité !
DECO (6) : une frappe qui a mis Barthez en grande difficulté
(4e), une facilité technique qui a souvent aéré le jeu. Son art
de la passe est incomparable. Mais le Barcelonais a tout de
même égaré quelques ballons, comme s’il était à la fois usé
par sa longue saison barcelonaise et à la recherche de son
rythme au bout d’une Coupe du monde où il n’aura joué
qu’un match sur deux.
FIGO (5) : c’est l’anti-Zidane. Plus le Mondial avance, plus il
fait son âge. L’Interiste a souvent manqué de vitesse, et il a
fini, après une vingtaine de minutes, par fuir l’emprise physique d’Abidal pour se réfugier dans le couloir gauche. Un
bon tir du gauche (16e) quand même. En deuxième période, il
a retrouvé son côté droit, où il a pesé sans créer de différence. Il a surtout placé au-dessus sa tête sur le coup franc de
Ronaldo relâché par Barthez (77e). Un raté qui l’obligera à
stopper sa carrière internationale sur une petite finale, pas la
grande que disputera son ami Zidane.
PAULETA (4) : le Parisien a touché plus de ballons que
contre l’Angleterre. Mais il en a fait une médiocre utilisation.
Il a retrouvé ses réflexes de L 1 une fois : lorsqu’il s’est retourné dans la surface pour frapper dans le petit filet (53e). Mais,
à l’évidence, le doute l’a rattrapé. Relayé par SIMAO (68e),
dont on pouvait attendre autre chose que de timides tentatives.
C. RONALDO (7) : les sifflets imbéciles du stade l’ont survolté. Le Mancunien a réussi une première période de haute
volée, au cours de laquelle il commit cependant quelques
péchés de gourmandise et fut l’auteur de simulations répétées après la pause. Malgré ses constantes prises de risque, il
ne perdit son premier ballon qu’à la 41e minute. Et gratifia le
public de purs moments de classe, comme ce petit pont infligé à Sagnol (39e). À l’origine de la meilleure occasion portugaise de la seconde période, sur un coup franc supersonique
(77e). Hier, le fantasque numéro 7 a rappelé qu’il pouvait
être un immense artiste.
BOISSON POUR LE SPORT
RÉGIS DUPONT
HIER
Bleus express
LA PHRASE
« J’ai trente-quatre ans, mais
j’ai l’impression d’être un
môme de 10 ans. »
De Lilian Thuram, après la demifinale Portugal-France.
LE CHIFFRE
0
Comme le nombre de victoires du
Portugal-France : 0-1 (Coupe du
monde, demi-finales), à l’Allianz
Arena de Munich (21 heures). Retour
au camp de base par avion à l’issue
de la rencontre.
AUJOURD’HUI
Conférence de presse de Raymond
Domenech à la Rattenfänger Halle
de Hameln à partir de 13 h 45.
Décrassage en fin d’après-midi (probablement au camp de base).
DEMAIN
Entraînement au Weserbergland
stadion de Hameln vers 11 heures
(horaire et lieu sous réserve). Conférence de presse des joueurs à la
Rattenfänger Halle de Hameln à partir de 13 h 45.
Portugal sur la France en compétition officielle.
LE CALENDRIER
L’INFIRMERIE
Dimanche 9 juillet, 20 heures :
Italie-France (Coupe du monde,
finale) au Stade olympique de Berlin.
Néant.
SUR
GAGNEZ PEUT-ÊTRE
VOS PLACES POUR LA FINALE
DE LA COUPE DU MONDE DE LA FIFA 2006
EN ÉCOUTANT RTL AUJOURD’HUI ET DEMAIN
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JEUDI 6 JUILLET 2006
Bleu
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Jaune
Rouge
Les stats des Bleeus
eus
C. Ronaldo, talent trouble
Bleu
RÉGIS TESTELIN
MUNICH. – Lilian Thuram semble ne pas
y croire. Il a pourtant très largement
contribué à la qualification de l’équipe
de France. Il y a huit ans, il avait inscrit
deux buts face à la Croatie en demi-finale.
Hier, il a dégoûté tous les attaquants
portugais.
(Photo Stéphane Mantey)
Jaune
Rouge
Jaune
pressing défensif et se sacrifier pour
l’équipe dans le harcèlement. Avec le
ballon, il a surtout agité le côté
gauche et s’est montré assez présent
aux trente mètres portugais, où ses
« secousses » ont semblé inquiéter
l’adversaire. Surtout, sa première
période se conclua par un penalty
transformé dans le petit filet avec la
fermeté et la précision qu’il fallait car
Ricardo était tout près. En seconde
période, on retrouva le Zidane conservateur et appliqué des matches de
qualification, celui qui fit gagner au
bloc les précieuses secondes pour se
replacer et souffler.
HENRY (6,5) : Beaucoup de présence
dans cette demi-finale. Après avoir
hésité à se jeter sur un bon centre
d’Abidal (14e), il s’est bien débrouillé
avec ses rares ballons. Utile en point
d’appui pour ses milieux, disponible
dans la profondeur et dangereux sur
ses accélérations, il provoqua notamment le penalty sur Ricardo Carvalho
et fit apprécier sa technique individuelle sur quelques petits numéros.
Comme Zidane, il s’est surtout sacrifié pour la collectivité. Des kilomètres
qui ne lui ont pas coupé les jambes sur
certains contres, comme ce passage
en force de la défense portugaise qu’il
acheva d’une frappe repoussée par
Ricardo (48e). Remplacé par SAHA
(85e), averti bien loin de son but pour
un tacle dangereux. Le seul Français
privé de finale…
Noir
Bleu
Noir
BARTHEZ (7) : À l’exception d’un
coup franc de Cristiano Ronaldo dont
la trajectoire flottante l’a contraint à
une dangereuse claquette (78e), il a
été impeccable, et redoutable dans
les dernières minutes. Au cours de la
seule première période, il s’en est sorti avec autorité à cinq reprises : en
repoussant d’entrée un tir vicieux de
Deco (4e), en s’imposant sur plusieurs
sorties aériennes comme en captant
un tir de Figo (16e). Cette première
période avait démontré sa propreté et
quasiment lancé sa Coupe du monde.
Un match de taulier.
SAGNOL (6,5) : Confronté au plus
dangereux des Portugais, l’excellent
Cristiano Ronaldo, il avait décidé de
l’attendre plutôt que se jeter. Sur
l’ensemble, c’était la bonne stratégie,
mais sur certains coups, forcément, le
playboy est passé et a fait des différences. En phase offensive, il a été
solide, multiplié les infiltrations et
tenté de combiner avec Ribéry plus
que d’habitude. Quelques ballons
mal négociés dans la relance, mais il a
réussi son match compte tenu de la
répétition des efforts. Surtout, n’a pas
pris d’avertissement.
THURAM (8,5) : Un régal de travail
défensif et d’autorité. Impérial dans
ses trente derniers mètres, de la tête
comme dans les pieds : on pense
notamment à cette intervention au
point de penalty devant Pauleta (10e).
Il a confirmé sa montée en puissance
en étant présent sur tous les coups. Il
a coupé les trajectoires et dévia en
corner une frappe dangereuse de
Cristiano Ronaldo (39e). En seconde
période, lorsque le ballon revint sans
arrêt dans la surface, il s’est fait surprendre à peine une ou deux fois mais
sortit les Bleus de nombreux mauvais
pas. Tellement costaud quand ça
chauffe.
GALLAS (7) : Moins en vue que Thuram dans les un contre un, on l’a rarement vu au duel en première période,
où il se consacra à un travail de placement et de relances. S’il fut moins
« chaud », il perdit également très
peu de duels dans un style très différent, moins heurté, plus soft. Toujours
peu de fautes.
ABIDAL (5,5) : Plutôt décevant dans
l’ensemble en première période, en
dépit de quelques montées saignantes et d’un bon petit jeu avec
Zidane. Mais, défensivement, ce ne
fut pas ça : trop de fautes de concentration, trop de ballons perdus, trop
d’espaces laissés dans son dos, trop
d’anticipations intempestives. En
seconde période, il connut moins de
flottement et serra un peu plus les
boulons.
Les chifffres
ffres
ff
du matcch
ch
5
Bleu
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Jaune
Noir
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Noir
Noir
JEUDI 6 JUILLET 2006
6
FOOTBALL
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
COUPE DU MONDE (demi-finales) – PORTUGAL - FRANCE : 0-1
C’était Monsieur Thuram
UN HOMME DANS LE MATCH. – Huit ans après ses deux buts face à la Croatie en demi-finale en 1998, il a été époustouflant hier.
MUNICH –
de notre envoyé spécial
MUNICH. – Cette
image est un
document : Lilian
Thuram intervient
irrégulièrement
sur Cristiano
Ronaldo. Ce sera
sa seule faute
commise pendant
cette demi-finale.
(Photo Alain
de Martignac)
Il y a le joueur
Thuram, et puis
il y a le leader
Il y avait
bien penalty
À LA 32e MINUTE, Thierry Henry, sur
une passe de Malouda, pénètre dans la
surface de réparation et crochète avec
l’extérieur du pied droit Carvalho, le
prenant à contre-pied. Le défenseur
portugais a le mauvais réflexe de lever
son pied gauche qui touche le tibia
droit de l’attaquant français. Légèrement déséquilibré, Thierry Henry lève
les bras et tombe à terre. L’arbitre uruguayen sanctionne cette faute,
bénigne mais incontestable, d’un
penalty. En revanche, les multiples
plongeons des attaquants portugais
(Cristiano Ronaldo à deux reprises et
Helder Postiga) dans la surface,
essayant d’obtenir un penalty,
auraient pu leur valoir un carton jaune
pour simulation.
SÉBASTIEN TARRAGO
Un grand match défensif
LE JEU. – L’équipe de France a su endiguer l’emprise portugaise
en seconde période pour préserver l’avantage acquis en première.
MUNICH –
de notre envoyé spécial
L’ÉQUIPE DE FRANCE a acquis le
droit de disputer une deuxième finale
de Coupe du monde en huit ans, en
réalisant une énorme performance
défensive. Il le fallait pour tenir tête à
une équipe portugaise, dont les arguments offensifs étaient de très haut
niveau, emmenés par Cristiano Ronaldo qui a constitué un monumental
danger de tous les instants, puis décuplés en fin de match quand les Portugais sont passés en 4-2-4.
Aussi âpre que la demi-finale de la
veille entre l’Italie et l’Allemagne, celle
d’hier a possédé moins de rythme et
d’ampleur. La responsabilité en
revient aux Français qui ont dû gérer
l’emprise adverse, surtout en seconde
période, et l’ont fait avec un grand
esprit solidaire et une solidité
d’ensemble qui restera comme une de
ses caractéristiques de cet été 2006
allemand.
ORGANIS ATION DE JEU DE
DÉPART. – L’équipe de France a joué
dans son dispositif désormais habituel
en Coupe du monde, à savoir en
4-2-3-1. Avec Vieira et Makelele en
position axiale devant la défense,
Ribéry (à droite) et Malouda (à gauche)
sur les côtés, Zidane en numéro 10 et
Henry seul en pointe.
Le Portugal a joué dans son organisation de base en 4-3-3. Da Costa est le
milieu le plus défensif. Devant lui se
situent Deco à droite et Maniche à
gauche. Un cran plus haut, sur les ailes,
Figo à droite et C. Ronaldo à gauche, et
Pauleta avant-centre.
ANIMATION DÉFENSIVE. – La position très haute des milieux portugais et
leur qualité de passe dans les petits
espaces ont posé des problèmes de bloc
aux Français, pouvant se trouver en difficulté sur une simple passe. Mais la
défense centrale a été très présente
juste derrière pour intervenir sur les dernières transmissions ou les tentatives
de passage balle au pied. Sur le côté
gauche, il fut également difficile pour
Abidal et Malouda de répondre aux
combinaisons portugaises et au fait
qu’on ne sait jamais si Figo va rester sur
la ligne ou rentrer à l’intérieur.
Au milieu, Zidane a effectué un très gros
travail défensif, à la fois de harcèlement
sur le premier relanceur, et de replacement. Ribéry a dû collaborer sans
réserve avec Sagnol face à C. Ronaldo.
Dans la seconde période, la France
défendit en rangs très serrés. D’une certaine manière, la domination portugaise (59 % de possession du ballon) a
accentué cette forte densité.
En configuration défensive, les Portugais se sont parfois retrouvés dans une
sorte de 4-1-5, Da Costa étant une sorte
de libero derrière les autres milieux et
les attaquants qui restaient dans une
position haute et défendaient très bien
collectivement, se permettant ainsi de
récupérer vite le ballon.
A N I M A T I O N O F FE N S I V E . –
L’équipe de France a attaqué de façon
moins coordonnée et collective que
son adversaire. La première passe était
difficile à réaliser face au premier
rideau portugais. Des possibilités de
remontée du ballon existaient sur les
côtés, avec Sagnol en dribble à droite,
et Abidal par ses engagements sur la
gauche. En revanche, quand ils réussissaient à se mettre dans le sens du
but et à provoquer balle au pied
(Zidane, Henry, Ribéry, Malouda), il fut
possible de perturber la défense. Dans
la seconde partie, il n’y eut quasiment
plus d’animation d’attaque, tant
l’équipe de France passa de temps à
défendre.
Les Portugais ont attaqué de façon
plus collective, mais souvent à partir
de l’accélération provoquée par Ronaldo, balle au pied. Sa qualité de dribble
et de vitesse lui a permis de trouver des
solutions intérieurs, vers Maniche
(dangereux sur les tirs de loin) ou Deco.
À droite, Figo, moins en vitesse, plus
en nuance, a lui aussi permis de développer des mouvements combinés,
surtout avec Deco comme intérieur
droit.
CHANGEMENTS EN COURS DE
MATCH. – Le premier changement est
intervenu sur blessure de Miguel, remplacé par Ferreira. Après l’heure de jeu,
Scolari a sorti Pauleta, l’a remplacé par
Simao. La conséquence fut que C.
Ronaldo est passé avant-centre.
Quelques minutes plus tard, c’est deux
avants-centres que Scolari a utilisés,
en faisant entrer Helder Postiga. Le
Portugal a terminé en 4-2-4.
Pratiquement au même moment,
comme souvent, Domenech est intervenu sur le flanc de son équipe, en remplaçant Malouda par Wiltord puis
Ribéry par Govou, comme en quart de
finale. Enfin, Saha entra comme avantcentre à la place de Henry.
DIDIER BRAUN
Saha privé de finale
LE MATCH EN QUESTIONS. – Averti en fin de match, l’attaquant français sera suspendu
face aux Italiens.
POURQUOI LES BLEUS JOUAIENT-ILS
ENCORE EN BLANC HIER SOIR ?
Après le Togo, l’Espagne et le Brésil, la France
jouait pour la quatrième fois en blanc, pour une
raison bien simple : elle évoluait à l’extérieur. Le
Portugal avait donc priorité pour porter ses couleurs traditionnelles.
QUELS JOUEURS SERONT SUSPENDUS
POUR LA FINALE ?
Un seul, Louis Saha. Avant le coup d’envoi, six
Français (Zidane, Ribéry, Vieira, Sagnol, Thuram et
Saha) et cinq Portugais (Figo, Maniche, Nuno
Valente, Ricardo Carvalho et Ricardo) étaient sous
la menace d’une suspension. M. Larrionda ne sortit son premier avertissement qu’à la 82e minute,
ce qui est un record dans cette Coupe du monde.
Avant cela, le carton jaune le plus tardif avait été
attribué lors de Suède-Angleterre (2-2), à la 76e
minute. Celui d’hier fut adressé à l’encontre de
Ricardo Carvalho, qui ne jouera pas le match pour
la troisième place.
Entré à la 85e minute de jeu à la place de Thierry
Henry, Louis Saha fut averti deux minutes plus
tard, sur son premier duel, après avoir taclé les
pieds légèrement décollés sur Figo.
DEPUIS QUAND LE PORTUGAL N’A-T-IL
PLUS BATTU LA FRANCE ?
Invaincue face au Portugal en compétition officielle, la France n’a plus perdu face aux Portugais
depuis plus de trente ans. Il faut remonter à une
défaite subie à domicile, en amical, le 26 avril 1975
à Colombes (0-2). À noter que c’est la troisième
fois que la France élimine le Portugal au stade des
demi-finales, après l’Euro 1984 (3-2, a.p.) et l’Euro
2000 (2-1, b.e.o.).
QUELLE ÉTAIT L’AMBIANCE SUR LE TERRAIN ?
Avant la demi-finale, on aurait pu craindre que le
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match se déroule dans une atmosphère délétère.
Durant les dix premières minutes, l’ambiance était
plutôt tranquille entre les deux équipes. M. Larrionda a d’ailleurs sifflé son premier coup franc à la
dixième minute de jeu seulement. Les choses empirèrent à la demi-heure, lorsque Domenech se leva
de son banc pour protester contre une simulation de
Ronaldo. Scolari et le banc portugais se levèrent du
même coup pour prier le sélectionneur français de
s’asseoir. Très remontés, Pauleta et les joueurs portugais réclamèrent également un coup franc alors
que Miguel se blessait tout seul (57e). On assista
alors à un festival du banc de touche portugais à
chacune des simulations de leurs attaquants.
POURQUOI CRISTIANO RONALDO ÉTAIT-IL
SYSTÉMATIQUEMENT SIFFLÉ PAR LE
PUBLIC ?
En quart de finale face à l’Angleterre (0-0, 3-1 aux
t.a.b.), Cristiano Ronaldo avait demandé et obtenu
l’expulsion de Wayne Rooney, qui avait préalablement piétiné Ricardo Carvalho. Les tabloïds anglais
s’emparèrent bien sûr de l’affaire pour faire du Portugais l’ennemi no 1 en Angleterre. Or, beaucoup de
supporters anglais qui avaient déjà acheté leur billet pour la demi-finale étaient présents à Munich.
Du coup, à chaque fois que l’attaquant de
Manchester United toucha la balle, il fut copieusement sifflé.
QUEL RECORD FABIEN BARTHEZ A-T-IL BATTU HIER SOIR ?
Hier soir, Fabien Barthez est devenu le joueur français à avoir disputé le plus de matches en phase
finale de Coupe du monde. Le gardien français a en
effet joué contre le Portugal son 16e match en phase
finale. C’est le record absolu pour un joueur français, devant Maxime Bossis (15 matches entre 1978
et 1986, 2 en 1978, 6 en 1982 et 7 en 1986). Lilian
Thuram, lui, a rejoint Bossis à la deuxième place (15
matches entre 1998 et 2006). Juste derrière, on
trouve Michel Platini, avec 14 matches (3 en 1978, 5
en 1982 et 6 en 1986) et Thierry Henry (14 matches
aussi). Barthez a joué sept matches en 1998, trois en
2002 et six en 2006. Le joueur à avoir disputé le plus
de matches de phase finale est l’Allemand Lothar
Matthäus avec 25 matches (2 matches en 1982, 7 en
1986, 7 en 1990, 5 en 1994 et 4 en 1998).
MONSIEUR LARRIONDA AVAIT-IL DÉJA
ACCORDÉ UN PENALTY PENDANT CETTE
PHASE FINALE ?
Non. L’arbitre uruguayen avait déjà arbitré trois
matches pendant la compétition (Angola - Portugal,
0-1, Italie - USA, 1-1 et Togo - France, 2-0) sans
jamais siffler de penalty. Par contre, il avait jusqu’à
hier soir distribué au moins quatre cartons par
match, et était même allé jusqu’à sept cartons pendant Italie-USA (3 rouges et 4 jaunes). Hier soir, il a
sérieusement abaissé sa moyenne, avec seulement
deux cartons jaunes distribués.
EN QUOI LA FINALE FRANCE-ITALIE EST-ELLE
PARTICULIÈRE ?
L’inédite finale entre l’Italie et la France, dimanche à
Berlin, sera la première depuis 1978 à ne compter ni
le Brésil, ni l’Allemagne. Au Mondial 1978, en
Argentine, le pays hôte l’avait emporté en finale
face aux Pays-Bas (3-1). Depuis, lors des six finales
disputées, soit le Brésil (2 victoires depuis), soit
l’Allemagne (ou la RFA) étaient présents. Avant
1978, toutes les finales depuis l’édition 1950 en
Uruguay avaient au moins concernées la RFA (1954,
1966, 1974) ou le Brésil (1950, 1958, 1962, 1970).
De plus, la finale de dimanche oppose deux équipes
ayant encaissé très peu de buts (un pour l’Italie, et
deux pour la France).
JÉRÔME LE FAUCONNIER (avec M. Go)
JEUDI 6 JUILLET 2006
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
peu mou, et lorsque Zidane ouvrit le
score, il le félicita brièvement et lui
parla tactique. La rage de vaincre.
Bleu
tant de difficultés à entrer dans la
partie, il alla encore taper son poing
droit sur sa main gauche face à Abidal, quand le Lyonnais semblait un
Jaune
Jaune
Rouge
Il rentra au vestiaire les mains sur les
hanches. Besoin de récupérer, sans
doute. Il eut quinze minutes pour se
régénérer, et eut même droit à un
peu de rab sur le terrain. Le début de
seconde période fut en effet moins
soutenu que la première, les centres
portugais se firent moins précis, et le
joueur de la Juventus accompagna
de son regard et de ses gestes protecteurs les tentatives lusitaniennes. Il
fit tout de même deux petites approximations, si l’on peut dire, dans
cette si belle soirée : il laissa d’abord
Pauleta pivoter dans la surface et
frapper dans le petit filet extérieur
(53e), puis compensa un duel perdu
face à Cristiano Ronaldo par un
tirage de short (80e). Entre-temps, il
avait à nouveau changé de registre.
Ronaldo l’avait provoqué en duel sur
le côté gauche, Thuram évita
l’affrontement direct, resta à un
mètre pour attendre le soutien, et
contra le centre de l’attaquant de
Manchester, enfermé (71e). Cette
action initia une fin de rencontre brûlante, où l’on vit du Thuram partout,
dans les airs, au sol, où il tacla en
pleine surface Helder Postiga tout en
obtenant la sortie de but (85e). Il fut
encore magnifique lorsqu’il effectua
une tête plongeante sur un nouveau
centre vicieux (88e).
Impossible de perdre ce match : au
bout du temps additionnel, il monta
jusqu’au milieu du terrain pour venir
sévèrement vilipender Saha, coupable d’avoir perdu un ballon facile.
Un peu plus tard, il tomba dans ses
bras lorsque l’arbitre délivra les
Bleus. Sa joie était pourtant restée
bloquée en son for intérieur, il arrivait encore à râler auprès de ses coéquipiers. Une seule chose l’intéresse.
On sait quoi. Il y a le joueur Thuram,
et puis il y a Thuram le leader. Hier
soir, on le vit aller conseiller Ribéry
quand le jeune Marseillais éprouva
Noir
Bleu
Noir
SON SOURIRE, ses mimiques et
l’autodérision qu’il avait exprimée
lorsqu’il s’était présenté à la presse
deux jours avant cette demi-finale
avaient renvoyé l’image d’un
homme heureux, d’un joueur réconcilié avec l’équipe de France et d’un
footballeur apaisé et ambitieux. On
avait senti en Lilian Thuram une
force phénoménale et inexplicable.
On devine, aujourd’hui, pourquoi il
était impossible de se leurrer devant
tant de bien-être. Hier soir, la prestation du défenseur de la Juventus
Turin a été stupéfiante, bouleversante même, tant il se montra aérien,
puissant, dévastateur. Huit ans
après ses deux buts face à la Croatie,
le défenseur des Bleus n’a pas poussé la « blague » jusqu’à marquer
son… troisième but pour sa
120e sélection, record du genre en
France. Mais, à trente-quatre ans et
six mois, il a été prodigieux
d’aisance.
Face au Brésil, samedi, il avait déjà
réalisé son meilleur match depuis
son retour en équipe de France, l’été
dernier. Cette fois, sa première
période fut carrément immense, si
proche de la perfection que cela semblait parfois invraisemblable. C’est
comme si tous ses adversaires
avaient voulu se mesurer à lui,
comme si tous les ballons des Portugais qui arrivaient dans la zone décisive devaient conclure leur course
dans ses pieds ou sur sa tête. La
chance ou le hasard n’avaient rien à
voir là-dedans, bien sûr. Sa première
action, une ouverture de quarante
mètres qui permit à Malouda de
défier Ricardo (1re), avait bien laissé
imaginer qu’il aurait aussi l’occasion
de s’illustrer avec le ballon. Mais les
minutes qui suivirent contredirent la
thèse de manière spectaculaire. Il
défendit sans cesse, avec hargne, tel
un acrobate, parfois.
Avant cette rencontre, il avait remporté 90,76 % de ses duels depuis le
début de la Coupe du monde. La
courbe de cette statistique ne s’est
pas inversée dans la nuit de Munich :
il a remporté 16 de ses 18 duels
(88,9 %). Une interception sur une
passe de Deco (6e), un sauvetage en
déséquilibre devant Pauleta (10e),
une belle compensation sur une nou-
velle percée de Deco (29e), encore
deux interceptions magnifiques sur
des centres tendus à destination du
joueur du PSG (37e et 38e) et le plus
intense pour la fin : un contre in
extremis devant Cristiano Ronaldo
dont la frappe semblait implacable
(39e).
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FOOTBALL
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COUPE DU MONDE (demi-finales) – PORTUGAL - FRANCE : 0-1
Finir à Berlin
Zinédine Zidane a réussi son pari insensé : faire de la finale de la Coupe du monde son dernier match de football.
ZINÉDINE ZIDANE vient de poser le
ballon au point de penalty. Ce ballon, il
s’en est saisi sans hésiter, après que
Ricardo Carvalho, de Chelsea, eut fauché Thierry Henry, d’Arsenal. Un peu
plus d’une demi-heure de jeu étouffante et étouffée. Et là, maintenant,
tout peut basculer. Grâce à lui. À quoi
pense-t-il, Zinédine Zidane ? Revoit-il
son penalty manqué contre la Chine
(2-0), en match de préparation, à
Saint-Étienne ? Il avait glissé, le ballon
avait filé au-dessus de la barre transversale. Revit-il les quatre minutes de
palabres enfiévrées d’un autre FrancePortugal, d’une autre demi-finale,
celle de l’Euro 2000 (2-1, b.e.o.) ? Là
aussi, il s’était emparé immédiatement du ballon et il avait attendu que
tout se calme un peu.
Au fond, il pourrait répéter ses mots
d’alors : « Dès que j’ai pris le ballon, je
savais comment j’allais tirer. Une fois
que je l’ai posé à terre, je ne me suis
plus posé de questions. Il fallait que je
le mette au fond. » C’était alors la
117e minute de jeu et ce but en or avait
qualifié les Français. Mais là, il ne joue
que depuis trente-trois minutes, il est
en demi-finale de la Coupe du monde
et cet instant, entre espoir et angoisse,
semble durer éternellement. Zidane
n’a pris que deux pas d’élan. C’est peu.
Il frappe violemment. Le tir croisé du
pied droit échappe de peu à la main
droite de Ricardo, parti du bon côté :
1-0.
Zidane revient vers son camp, le visage
impénétrable. Il désigne son brassard
de capitaine, telle une fierté. Il s’arrête,
il regarde le ciel, il lève les deux bras,
peut-être en hommage à Jean Varraud (1), son vieux maître, qui vient de
le quitter. Aussitôt, Patrick Vieira et
Claude Makelele se chargent de le
ramener à la réalité. Ils lui parlent, ils
s’encouragent, c’est un moment très
fort.
Dans le couloir,
tout le monde l’attend
Gagnées
Gagné
Gagn
P d
Perdues
8
2
COUPPE
PE DE L’UEFA 1996 (finale retour)
Borddeeaux
a Bayern
Baye
eerrn
rn Munich (ALL) : 11-33 (aller : 00-2)
2)
LIGUE DES CHAMPIONS 1997
LIGUE
Juvennt
nttus Turin (ITA) Borussssia Dortmund (ALL) : 11-33
LIGUEE DES CHAMPIONS 1998
Juvennttus Turin (ITA) Real M
Madrid (ESP) : 0-1
SUPERRRCOUPE D’ITALIE
SUPE
ITALIE 1998
J ntttus Turin - Lazio Rome : 11-22
Juven
COUPPEE D’ESPAGNE 2002
Real M
Madrid - La Corogne : 1-2
COUPPEE D’ESPAGNE 2004
R l Madrid
Real
M
- Saragosse : 2-3 a.p.
En Sélection
0
COUPE DU MONDE 1998
France - Bré
B ésilil : 3-0
30
CHAMPIONNAT D’EUROPE
EUROPE 20000
France - Italie : 2-1 b.e.o.
10
TOTAL
MUNICH. – Comme un symbole, Zinédine Zidane écarte Deco de sa route. Sans ménagement. Le désormais ancien meneur du Real la voulait
trop, cette finale, « sa » finale.
(Photo Pierre Lahalle)
CEUX QUI ONT JOUÉ DEUX FINALES
Si le Brésilien Cafu reste le seul à avoir disputé trois finales de Coupe du monde (1994,
1998, 2002), nombreux sont ceux qui en ont joué deux. Après leur qualification obtenue
hier soir, les Français Barthez,Zidane, Thuram et Vieira, déjà vainqueursde la finale 1998,
devraient venir grossir la liste dimanche. – A. P.
16 BRÉSILIENS : Gilmar, D. Santos, N. Santos, Zito, Didi, Garrincha, Vava, Zagallo
(1958 et 1962), Pelé (1958 et 1970), Taffarel, Aldaïr, Dunga, Bebeto (1994 et 1998),
Roberto Carlos, Denilson, Ronaldo (1998 et 2002).
12 ALLEMANDS : Beckenbauer (1966 et 1974), Overath (1966 et 1974), Breitner
(1974 et 1982), Schumacher,K-H. Förster, Briegel, Rummenigge(1982 et 1986), Littbarski (1982 et 1990), Matthäus, Brehme, Völler, Berthold (1986 et 1990).
8 NÉERLANDAIS: Jongbloed, Jansen, Suurbier, Haan, Krol, Neeskens, Rep, R. Van de
Kerkhof (1974 et 1978).
3 ARGENTINS : Ruggeri, Burruchaga, Maradona (1986 et 1990).
2 ITALIENS : Meazza, Ferrari (1934 et 1938).
1 ITALO-ARGENTIN : Monti (Argentine 1930, Italie 1934).
En gras, les années de victoire en finale.
Trois joueurs seulement ont réalisé la performance de marquer dans deux finales : Pelé
(Brésil 1958 et 1970), Vava (Brésil 1958 et 1962), Breitner (Allemagne 1974 et 1982).
6
En club
COUPE INTERCONTINENTALE 19996
Juventus Turin (ITA) River Plate (ARG) : 11-00
SUPERCOUPE D’EUROPE 1996
PParis-SG
Paris
i SG Juventus Turin (ITA) : 1-6, 1--3
SUPERCOUPE D’ITALIE
ITALIE 1997
Juventus Turin - Vicence : 33-00
SUPERCOUPE D’ESPAGNE 20011
Saragosse - Real Madrid : 11-11, 00-33
LIGUE DES CHAMPIONS 2002
Real Madrid (ESP) Leverkusen (ALL) : 22-11
SUPERCOUPE D’EUROPE 2002
Real Madrid (ESP) Feyenoord (HOL) : 33-11
COUPE INTERCONTINENTALE 20002
Real Madrid (ESP) Ol
Olimpia
AAsuncion (PAR) : 22-00
SUPERCOUPE D’ESPAGNE 20033
Majorque - Real Madrid : 2-1,
2-1
2 1, 00-33
En inscrivant son 30e but pour les Bleus
(en 107 sélections), Zidane a rejoint
Papin (54 sél.) et Fontaine (21 sél.) à la
4e place du classement des buteurs en
équipe de France. Les trois premières
places sont occupées par Platini (41
buts, en 72 sél.), Henry (36 buts en 84
sél.) et Trezeguet (32 buts en 65 sél.).
Par ailleurs Zidane a rejoint Marius
Tresor (21 brassards de capitaine) et le
dépassera dimanche à l’occasion de la
finale. Ce classement des brassards de
capitaine a pour leader Didier Deschamps (54) qui devance Platini (50),
Desailly (49), Marche (42), Amoros
(29), Jean Djorkaeff (24) et donc,
Zidane et Tresor, ex-aequo à la 7e
place. – A.P.
LE CINQUIÈME DE ZZ. – Zinédine
Zidane a réussi hier son cinquième
penalty avec les Bleus. Il avait marqué
en sélection (déjà) contre le Portugal
(2-1, but en or, en demi-finale du
Championnat d’Europe, le 28 juin
2000), le Japon (5-0, en amical, le
24 mars 2001), Malte (6-0, en éliminatoires de l’Euro portugais, le 29 mars
2003) et l’Angleterre (2-1, lors du premier match de l’Euro portugais, le
13 juin 2004). Il restait cependant sur
un échec puisque, victime d’une glissade, il avait tiré au-dessus du cadre
contre la Chine (3-1) le 7 juin, lors du
dernier match de préparation des
Bleus pour cette Coupe du monde.
6
Zidda
Zidane
daane
ne
et
mooi
moi
oi
Chirac, Villepin, les députés,
tous supporters
Jacques Chirac a adressé hier soir ses « félicitations les plus chaleureuses et les
plus admiratives » à l’équipe de France pour sa qualification et annoncé qu’il
serait à Berlin dimanche pour apporter aux Bleus le soutien « enthousiaste de tous
les Français. » Il a souligné que « face au Portugal, la France a démontré avec brio
la force d’une équipe soudée dont la détermination sans faille a permis cette
superbe victoire. » « Tous les Français sont particulièrement fiers ce soir et partagent avec les Bleus le bonheur de ce magnifique succès. » Le Premier ministre
Dominique de Villepin a « tremblé » , lui, avec les supporteurs de l’équipe de
France. « Mais c’est une équipe qui a la grâce, c’est une équipe qui va aller jusqu’au bout parce qu’elle est soutenue par tout un peuple, par tout un pays. » Enfin,
au coup de sifflet final, une immense clameur a résonné dans les jardins de
l’Assemblée nationale où députés de droite et de gauche ainsi que les fonctionnaires du Palais-Bourbon ont suivi fébrilement la demi-finale. « C’est la droite et
c’est la gauche qui ont gagné. C’est donc la France », a crié le président de
l’Assemblée nationale Jean-Louis Debré, les bras levés pour saluer la victoire des
Bleus. Dans les jardins de l’Hôtel de Lassay, il avait convié députés et fonctionnaires de l’Assemblée à suivre sur grands écrans la rencontre. Un immense drapeau bleu-blanc-rouge avait été affiché. Certains arboraient le maillot bleu de
l’équipe de France, le visage peint aux couleurs tricolores.
Lamour : « On s’est fait un peu arroser »
Chaque jour, un témoin ayant croisé la route de Zinédine Zidane évoque
ses souvenirs. Aujourd’hui, LAURENT BLANC qui, avec lui, a beaucoup
partagé. Et d’abord le même goût du silence.
« Son silence
peut être une force »
« PARLER DU JOUEUR M’APPARAÎT une tâche démesurée. Je suis d’accord avec tout ce qui a été dit, se dit ou se
dira sur lui. Et c’est encore insuffisant. Alors, je vais parler
de l’homme. C’est vrai, pourquoi il me plaît, cet homme ?
Certainement parce qu’on se ressemble un peu. Dès qu’on
le côtoie, dès qu’on le connaît mieux, Zizou vous touche
par son humanité. Il ne parle pas beaucoup non plus. Si on
s’est toujours bien entendus, au point que se sont créées
des affinités, c’est peut-être aussi parce que nous sommes
des silencieux tous les deux. S’il parle peu, Zizou est un
homme qui n’a pas besoin de beaucoup de mots pour faire
comprendre l’essentiel. Son silence peut être une force.
La victoire du 12 juillet 1998 acquise, nous sommes devenus des sortes de phénomènes. Tout le monde voulait
nous voir, nous parler, partager quelque chose avec nous.
C’était très sympa, mais… Il nous a fallu une journée, pas
ILS ONT DIT
plus, pour qu’on se regarde, Zizou et moi, pour qu’on se
comprenne : il nous fallait fuir tout cela. On avait beaucoup donné. On voulait partager avec les nôtres. On s’est
retrouvés à l’aéroport, lui et moi, avec femme et enfants.
Zinédine Zidane est devenu infiniment plus qu’un joueur
de football. Mais je suis certain qu’il est resté cet homme
qui veut partager avec son cercle rapproché, avec ceux
qu’il aime et ceux qui l’apprécient. J’adore ces mecs qui ne
sont pas là pour profiter de quoi que ce soit, et surtout pas
de leur statut. Ils sont humbles et cette humilité me plaît.
C’est pour ça qu’on les aime et que je l’apprécie, lui.
Au fait, j’ai croisé récemment sa femme et ses deux aînés,
des lascars. Je peux vous dire que, dans un avenir assez
proche, il y aura de nouveaux Zidane sur les terrains de
football. La dynastie des Zidane ne fait que débuter. »
– O. M.
Jean-François LAMOUR (ministre de la Jeunesse, des Sports et de la Vie
associative, au micro de Canal +) : « On le savait, ç’a été un match très difficile. Les
Portugais sont rudes. Ils ne nous ont pas laissé beaucoup d’espaces. Il a fallu ce
penalty de Zidane, et ç’a été compliqué à la fin. Dans le vestiaire, l’émotion était
intense. On s’est fait un peu arroser. On s’était donné rendez-vous le 9 juillet. On y
est. Je serai à la finale, mais ce sont tous les Français qui soutiendront les Bleus. Le
président sera présent. »
Michel HIDALGO (ancien entraîneur des Bleus, au micro de RTL): « Même
fatigués, les Français ont résisté ce soir. On a franchi la marche pour aller en finale.
La marche qui reste maintenant paraît un peu vertigineuse quand on connaît
l’esprit de compétition des Italiens, leur organisation. Mais quel grand pas ce soir
pour une équipe qui est peut-être au crépuscule mais qui peut avoir un deuxième
titre de champion du monde. »
Gérard HOULLIER (entraîneur de Lyon, au micro de RTL): « Ce que j’ai aimé
dans cette Coupe du monde, ce sont les anciens. Si vous faites le bilan : Vieira a été
important contre l’Espagne, Makelele a été un diamant, une mine d’or, Zidane a
été évident contre le Brésil, et aujourd’hui Thuram n’a, je crois, pas perdu un seul
duel. Pour la finale, l’homme du jour peut être Thierry Henry. Ou Zizou sur un coup
franc. »
Emmanuel PETIT (au micro de RTL): « Pour la finale, il va falloir faire un gros
match, parce que l’Italie a marqué dans tous ses matches de cette Coupe du
monde. Elle a fini en trombe contre l’Allemagne. Mais elle doit faire une performance exceptionnelle si elle veut battre les Bleus. »
Jean-Pierre PAPIN (au micro de RTL): « Etre meilleur que les Italiens, sur ce
qu’on a vu, ce sera difficile. Ils ont un gardien en pleine bourre en ce moment. Mais
les Bleus ont une organisation on ne peut plus parfaite. Les muscles vont vite
récupérer en trois jours et le mental doit faire le reste. »
Dominique DE VILLEPIN (Premier ministre, au micro de TF 1) :
« C’est une équipe qui continue de
nous faire rêver, même si ce soir on a
tremblé. Cette équipe a la grâce, elle
est portée par tout un peuple, tout un
pays, avec beaucoup d’émotions et
d’amour. Ce soir, ç’a été le match le
plus difficile, mais notre équipe a utilisé toute sa sagesse, toute son expérience. Contre ces Portugais très
rapides, il fallait tout le sang-froid de
l’équipe de France. »
Jack LANG (député PS du Pas-deCalais, au micro de RTL) : « J’ai suivi la
rencontre dans un bistrot des Champs
Elysées tenu par un ami. C’est un
match qui nous a transporté. Je suis
fier de Ribéry comme tous les Français,
comme tous les Boulonnais, moi qui
suis député de son quartier de Boulogne-sur-Mer. Les gens sont heureux,
ce soir. C’est un moment rare de joie
partagée. C’est un coup de bonheur
inespéré. »
Escalettes :
« Une belle
revanche »
Le président de la Fédération française
(FFF), Jean-Pierre Escalettes, a estimé
hier que la qualification des Bleus pour
la finale du Mondial constituait « la
plus belle des revanches » pour le
sélectionneur Raymond Domenech,
critiqué avant le début de l’épreuve.
« Il a souvent été critiqué, a-t-il déclaré. Mais on voit qu’il avait raison sur le
fond. Parfois pas totalement sur la
forme, mais le fond, c’est le plus important. Il a beaucoup souffert des critiques. Aller en finale, c’est un rêve de
gamin. Ce groupe est remarquable. Ils
(les joueurs) ne parlaient que de l’Italie
dans le vestiaire » à la fin du match.
Interrogé au sujet de la prolongation
ou non de Domenech à son poste,
Escalettes a répondu : « C’est complètement différent si on est éliminé ou si
on va en finale. » « Poser la question,
c’est y répondre », a-t-il ajouté.
L’ÉVÈNEMENT DU JOUR SUR RTL
20H - ON REFAIT LE MATCH SPÉCIAL BLEUS
2 1 H - T O U T S U R L A V I C T O I R E D E L’ É Q U I P E D E F R A N C E
a v e c G . H O U L L I E R , M . H I D A L G O , T. R O L A N D , E . P E T I T, J - P. P A P I N , P. G A R I B I A N …
6H45 - RTL MONDIAL AVEC
20H - LE CLUB FRANCE RTL AVEC
Christian OLLIVIER
Christophe PACAUD
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JEUDI 6 JUILLET 2006
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
Les finales de Zidaanee
Zidane rejoint Papin
et Fontaine
Bleu
Rouge
Le quart d’heure de la mi-temps est
passé très vite. Zinédine Zidane revient
sur le terrain au pas de charge. Logiquement, le Portugal domine. Les
Français jouent en contres, appuyés
sur un formidable Thuram. 52e minute,
Thierry Henry s’enfuit, c’est un sprinteur olympique et son tir croisé du pied
gauche est un calvaire pour Ricardo.
OLIVIER MARGOT
(1) L’homme qui l’a découvert à Marseille et l’a fait entrer au centre de formation de l’AS Cannes.
(2) Littéralement, l’avenue sous les tilleuls.
Jaune
Bleu
Jaune
L’artiste se mue
en travailleur
Au tour de Ribéry de frapper fort. Mais
les Portugais sont meilleurs que les
Brésiliens. Le siège commence.
55e minute, un coin de ciel bleu dans la
nuit : immense contre-attaque de
Ribéry, ballon à Zidane qui veut donner
à Henry, passe ratée, l’un de ses premiers échecs. Il n’a plus l’euphorie
athlétique des matches précédents, ni
la magie technique du sommet personnel que fut la rencontre contre le Brésil.
Alors, il se bat, il dégage de la tête un
corner dangereux à la 70e minute. La
suite est un combat pour la vie. Pour
aller plus loin. Pour aller jusqu’à Berlin.
Zidane n’est plus un artiste, il est un
travailleur comme les copains. Parfois,
on a l’impression que les deux équipes
jouent sur une seule moitié de terrain,
la française.
Enfin, c’est fini. L’équipe de France et
Zinédine Zidane sont en finale de la
Coupe du monde une deuxième fois.
C’est lui, « Ziz », qui a marqué le but
de la victoire. Ils s’embrassent. Ils
applaudissent les supporters français,
en délire. Zidane échange son maillot
avec Figo. Bientôt, il rejoindra Berlin.
Pour son dernier match de football.
Qui sera une finale de Coupe du
monde. Une apothéose, un scénario
idéal, que même un film hollywoodien
n’aurait osé imaginer. À Berlin, Zinédine Zidane ne pourra pas aller voir
l’Alexander Platz. Ni Unter den
Linden (2), la célèbre avenue. Mais il
passera pourtant son dernier été de
footballeur sous les tilleuls.
Noir
Noir
Un peu plus de deux heures auparavant, Zinédine Zidane était descendu
du car des Bleus parmi les premiers,
son sac sur l’épaule pour ne pas perdre
de temps. La route est longue jusqu’au
vestiaire, le temps d’un clin d’œil à la
télé, le temps pour Dhorasoo de filmer
ses potes, et même le cameraman.
Comme d’habitude, Zidane est à un
bout de la rangée. À sa droite, il a
Fabien Barthez et Franck Ribéry. Sur le
terrain, Scolari s’est approché de
Domenech. Les deux entraîneurs parlent avec les mains, avec des rires, c’est
sympa, presque fraternel. Ils se souhaitent bonne chance. Il en faudra.
À l’échauffement, Zidane entre le premier. D’abord, des mouvements
d’assouplissement tout seul. « Je suis
trop vieux, maintenant, pour tirer dans
des ballons à froid, comme les
autres. » Barthez a commencé son
échauffement depuis longtemps. De
temps à autre, il sourit. Au-dessus de
lui, un supporter habillé en Barthez est
embrassé sur le front par un supporter
déguisé en Chirac. Il est 20 h 28 quand
Zidane parle une première fois pendant les étirements. Son visage ruisselle de sueur, les mots jaillissent
comme de l’eau. Puis il échange des
ballons avec Ribéry. Père et fils. À
20 h 38, Zinédine Zidane rentre au vestiaire le premier. Retrouver le calme.
Trouver la concentration. Toucher son
dernier maillot, peut-être. Respirer son
dernier vestiaire, peut-être.
Dans l’escalier, Patrick Vieira double
tous les Portugais au pas de course. Un
signe ? Thuram rentre le dernier. Il est
allé mettre un ballon dans le but de la
tête. Une demi-finale de Coupe du
monde doit lui rappeler quelque chose.
Les voilà qui attendent dans le couloir.
Sagnol et Barthez plaisantent avec Da
Costa, un ancien Monégasque,
comme eux. Vieira discute avec
Sagnol, c’est sérieux. Makelele et
Ricardo Carvalho, ceux de Chelsea,
s’enlacent. Pauleta salue les Français
un par un. C’est Zidane qu’on attend.
Le voici. Il sourit, il est comme à l’intérieur de lui. Il est prêt, ils sont tous avec
lui, ses équipiers, ceux de la Castellane
et ses parents, ceux de Kabylie peutêtre, tous ses amis et sans doute toute
la France.
La Marseillaise. Thuram en ferme les
yeux. Figo et Zidane, les deux capitaines, échangent les fanions. C’est
toute l’histoire récente du football qui
défile, celle des Ballons d’Or, celle du
Real Madrid, celle des France-Portugal.
Match. 7e minute, Henry cherche
Zidane, joliment, d’une talonnade.
Mais, très vite, l’équipe de France est
en difficulté, presque en apnée. Figo,
et surtout Ronaldo sèment le trouble,
sinon la terreur. Barthez est là, parfois
du bout des doigts. Zidane semble
errer, à la recherche de sa place et du
ballon. À la 21e minute, on le voit
s’élancer dans un pressing solitaire et
désespéré, puis hurler, taper dans ses
mains, rameuter ses troupes. Il faut
bien ça. On pense à ses mots dans le
film Zidane, un portrait du 21e siècle :
« Parfois, quand on arrive sur le terrain, on a l’impression qu’on ne peut
rien faire. Le scénario a déjà été écrit. »
Juste après un festival technique mené
par Ronaldo et Figo, ponctué de olé,
Zinédine Zidane commence à jouer en
déviation, en première intention, dans
l’espoir d’accélérer le jeu. Enfin, c’est
le penalty, celui qui change tout. Il est à
une heure de sa deuxième finale de
Coupe du monde. Le voici qui vient
dérober un ballon à Deco. Cette finale,
il la veut.
9
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Partenaire des Champions
COMAREG S.A. au capital de 14 581 000 euros . Siège social : Imm. Le Danica 23, av.Georges Pompidou 69003 LYON - RCS LYON B068 502 376 -
Montauban Tarn-et-Garonne XV
Champion de France Pro D2
Accession Top14
Valenciennes F.C
Champion de France Ligue 2
Accession Ligue 1
USAL Limoges Rugby
Vice champion de France Fédéral 1
Accession Pro D2
Paris F.C
Champion C.F.A
Accession au National
Rodez Aveyron Football
Champion C.F.A
Accession au National
Rugby Club Annemasse
1er poule 3 Division d'Honneur
Accession Fédéral 3
RC Cannes volley-ball féminin
Champion de France Pro A Volley
Vainqueur de la Coupe de France
Vice champion d'Europe
R A F
RODEZAVEYRONFOOTBALL
ASO Arménienne
1er Division d'Honneur
Accession CFA 2
Annecy Hockey Club
Champion de France D2
Accession D1
Besançon
Basket Comté Doubs
Champion Pro B
Accession Pro A
UJA Alfortville
1er DSR
Accession Division d'Honneur
...et remercie l'ensemble des autres clubs partenaires
qui ont participé aux différents championnats.
JEUDI 6 JUILLET 2006
PAGE 9
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
A.S Nancy-Lorraine
Vainqueur Coupe de la Ligue
Bleu
Rouge
Biarritz Olympique Pays Basque
Champion de France Top14
Finaliste de la H Cup
Jaune
Bleu
Jaune
Olympique Lyonnais
Champion de France Ligue 1
1/4 de finale Ligue des Champions
Noir
Noir
ParuVendu félicite les clubs partenaires qui ont remporté
un titre au cours de la saison 2005/2006...
10
FOOTBALL
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
COUPE DU MONDE (demi-finales) – PORTUGAL - FRANCE : 0-1
Joyeux et sereins
Les Bleus ont célébré leur qualification avec mesure. Pour eux, la mission n’est pas terminée.
MUNICH –
de notre envoyé spécial
« YOU’LL NEVER WALK alone »,
l’hymne du Liverpool FC, résonne
dans un stade à moitié vide, mais les
frissons sont presque aussi intenses
qu’un soir d’hiver à Anfield. Le virage
de supporters de l’équipe de France
est un mur humain, tout bleu, évidemment, et il chante à pleins poumons, hurlant sa joie et sa fierté.
Celle d’avoir vu les Bleus dominer le
Portugal, malgré des arrêts de jeu
aussi irrespirables qu’interminables.
Mais une fois le coup de sifflet final,
quelle délivrance !
Compagnons de surface, Fabien Barthez et Willy Sagnol tombent dans
les bras l’un de l’autre, épuisés par
les derniers assauts de Figo et de
Cristiano Ronaldo. Devant son banc
de touche, Raymond Domenech,
ému, est vite entouré de son staff.
Les embrassades sont franches mais
empreintes d’une certaine retenue,
sans débordement de joie outrancier. À quelques mètres de là, sur le
pelouse, Sylvain Wiltord et Pascal
Chimbonda sont allongés, ivres de
bonheur. Hormis quelques gestes
d’ éner vem ent d’un o u deux
membres du staff, le Portugal est un
beau perdant. Zinédine Zidane et
Luis Figo échangent quelques mots,
comme Pedro Pauleta et Fabien Barthez, dans le rond central.
Des petits moments
d’éternité
STÉPHANE KOHLER
PAGE 10
JEUDI 6 JUILLET 2006
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
MUNICH. – Discrets
au début de la
compétition, les
supporters français
étaient en nombre à
Munich, maillots
bleus sur le dos et
drapeaux tricolores
au vent. Après
quatre-vingt-dix
minutes intenses, ils
ont pu laisser éclater
un bonheur
immense :
la France disputera
dimanche la
deuxième finale
de Coupe du monde
de son histoire.
(Photos Richard Martin
et Stéphane Mantey)
Bleu
Rouge
MUNICH. – Lilian
Thuram donne
l’accolade à Pierre
Mankowski, l’adjoint
de Raymond
Domenech, lequel
félicite son défenseur
central, auteur hier
soir pour sa 120e
sélection d’un match
phénoménal :
le symbole d’une
communion qui n’est
pas toujours allée
de soi entre le staff
et les joueurs de
l’équipe de France.
(Photo
Alain de Martignac)
MUNICH. –
Willy Sagnol
prend dans ses
bras Thierry
Henry. Le
numéro 19 des
Bleus a vécu
une soirée de
rêve hier : il
s’est qualifié
pour la finale
de la Coupe du
monde sur la
pelouse du
Bayern, où il
est devenu,
depuis six ans,
l’une des
idoles des
supporters
munichois.
(Photo Stéphane
Mantey)
Jaune
Bleu
Jaune
MUNICH. – En 1998,
William Gallas avait vingt
ans et venait de faire trois
apparitions en D 1 pour sa
première saison à
Marseille. Huit ans plus
tard, il a été l’un des
acteurs les plus en vue de
la nouvelle épopée bleue.
De quoi remercier le ciel
(en arrière-plan, Jean-Alain
Boumsong, Pascal
Chimbonda, Mickaël
Landreau et Vikash
Dhorasoo).
(Photo Stéphane Mantey)
Noir
Noir
Les Bleus se dirigent ensuite avec un
étonnant calme vers « leur » virage,
pour mordre à pleines dents dans
une joie partagée, une communion
renouvelée. Toujours prêt à montrer
l’exemple, Patrick Vieira ouvre la
voie, suivi de Florent Malouda et de
Alou Diarra. Zidane, lui, est déjà parti
savourer la qualification dans l’intimité des vestiaires, digne et mesuré
dans la victoire. Pas de tour d’honneur ? Pas de plongeon de gamin sur
la pelouse ? Non, la mission n’est
pas terminée. Objectif Berlin le 9 juillet, avait prédit Mage Raymond. Le
mage avait donc raison. Avec ses
adjoints, il dresse une haie d’hon-
neur, plus timide que face au Brésil,
et les joueurs croulent sous les tapes
amicales, les accolades et ces
regards qui en disent si long.
L’immense Lilian Thuram s’étreint
avec le Dr Paclet, puis avec Domenech. Mais voilà Joe Dassin, si si, et
ses Champs-Élysées, alors que les
vrais sont sans doute déjà noirs de
monde à cette heure-ci. Il est un peu
moins de 23 heures à Munich comme
à Paris, mais le temps s’arrête quand
on sait vivre des petits moments
d’éternité. William Gallas, Wiltord et
l’inusable Franck Ribéry lancent la
chorégraphie, on lève les bras de
droite à gauche. Mais où est donc
Gloria Gaynor ? Pas de panique, la la
la la la la voilà, elle va survivre, on va
survivre, et nous voilà revenu huit
ans en arrière, un songe d’été bleu
qui n’en finit pas de battre dans les
cœurs et dans les têtes.
Thierry Henry, qui vient de récupérer
un drapeau tricolore, marche vers le
banc, tête haute et visage impassible. À son tour il embrasse Domenech, puis s’arrête à l’entrée du tunnel. Ici l’attend Barthez,
tranquillement assis sur une rambarde, comme s’il buvait l’apéro à
une terrasse ombragée de l’Ariège.
La prochaine tournée des Bleus, c’est
peut-être pour dimanche.
11
FOOTBALL
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
COUPE DU MONDE (demi-finales) – PORTUGAL - FRANCE : 0-1
Emportés par la foule
Du Parc des Princes aux Champs-Élysées, de Strasbourg à Brest et de Lille à Marseille, la France est descendue dans les rues, hier soir,
pour célébrer les hommes de Domenech. Le Portugal, lui, a pleuré ses héros battus.
CHAMPS-ÉLYSÉES –
de notre envoyé spécial
MARCHER LE LONG des ChampsÉlysées un soir de demi-finale des
Bleus, c’est comme écouter le match à
la radio. Sans voir les actions, on peut
savoir ce qui se passe sur le terrain rien
qu’avec le son. Des bars, des restaurants, des terrasses d’immeubles, les
cris s’élèvent, résonnent, percent la
nuit parisienne. Sans s’y connaître
vraiment, il n’est pas bien difficile de
deviner où en est l’équipe de France.
Un immense cri de joie, tandis qu’une
salle entière de restaurant se lève brusquement, et vous pouvez être sûr que
Zidane vient de transformer son penalty. Un hurlement étouffé et, cette fois,
c’est le Portugal qui est tout près de
marquer. Pendant quatre-vingt-dix
minutes, le cœur des Champs-Élysées
ne bat que pour ce ballon, que supporters français et portugais espèrent voir
le plus loin possible de leur but et, si
possible, dans celui d’en face.
Sur toute l’avenue, bien avant le coup
d’envoi, tout le monde ne parlait déjà
que du match. Alors pendant, ça
devient une obsession...
« À nous Berlin ! »
de notre envoyé spécial
« À MUNICH, ça paraît plus calme
qu’ici ! », s’exclama l’un des milliers
de supporters des Bleus installé dans le
canapé géant du Parc des Princes, hier
soir, quelques instants après le premier but libérateur de l’artiste Zidane,
au goût de pili-pili. Il y eut une houle
furieuse, à ce moment-là, dans une
enceinte dont on loue toujours la formidable caisse de résonance, et qui
était à moitié garnie, avec 95 % de
supporters aux yeux bleus rivés sur
trois écrans géants, deux déjà installés
dans les virages, l’un posé pour l’occasion sur la pelouse. Une question fusa (
« Et ils sont où les Portugais ? »), un cri
d’amour éclaira une nuit tombante
que zébrèrent aussi des feux de Bengale (« Zizou, Zizou ! »), et puis
s’enclenchèrent une ola et un défi qui
n’effrayait personne : « Qui ne saute
pas n’est pas Français ! » Les jambes
des tribunes côté présidentielle, pas
habituées à être « bougées » de la
sorte, en flageolent encore.
Dès 19 heures, on avait commencé de
s’installer en famille ou entre potes, en
ayant pris soin d’emporter un piquenique, avec drapeaux, tuniques bleues
de toutes époques et joues maquillées
pour les plus fervents. En attendant le
coup d’envoi avec une impatience nerveuse, le public, plutôt juvénile, a pu
s’extasier, en musique, sur les exploits
DAVID FIOUX
AGRESSION À CHARLÉTY. – Un
spectateur a été blessé à l’arme
blanche au stade Charléty, à Paris, où
plus de 25 000 personnes ont suivi la
demi-finale. L’homme, dont la gravité
des blessures n’a pas été précisée, a
été secouru près de la station du RER D
par des pompiers, peu après 23 heures,
et pris en charge par une équipe du
Samu. – (AFP)
PARC DES PRINCES. –
Comme à son
habitude, c’est encore
Zizou qui a mis le feu.
Et comble de bonheur
pour les supporters
parisiens, hier,
les fumigènes avaient
pu pénétrer dans
le Parc.
(Photo Jean-Louis Fel)
passées de Zidane sous le maillot tricolore. Au moment de songer au match, à
chacun sa théorie, son scénario, son
pronostic, ses sensations. « 1-0 pour la
France avec un but contre son camp de
Pauleta, soutint avec originalité un
père de famille. Ce sera plus dur que
contre le Brésil, qui est venu avec ses
Harlem Globe-trotters, pas avec une
équipe de foot. Et j’ai peur que les Portugais s’efforcent de casser Zidane. »
Le coup d’envoi approche, on essaie de
se caser tant bien que mal quand la
Marseillaise résonne après la rengaine
de Gloria Gaynor, « I Will Survive » .
L’hymne est repris debout et à tuetête. Après dix minutes de jeu, un spectateur se lève, tenaillé par un besoin
pressant. Les Bleus sont bousculés.
« Mais c’est comme dans un avion, se
rassure-t-il. Il y a des turbulences. Mais
ça va revenir. » Et puis l’adresse de
Zidane passe par là, après le penalty
sur Henry. La pause glisse sur les tubes
de Johnny Hallyday (« Allumer le
feu ! ») et de Madonna (« Hung up »).
Retour à Munich, avec un Dominique
de Villepin à l’écran, autant conspué
que Cristiano Ronaldo. Qu’elle sera
crispante, cette seconde période, avec
beaucoup plus de cris aigus que
rauques en écho, notamment sur la
tête de Figo au bout du match. Mais les
Bleus tiennent leur finale, et le coup de
sifflet final se perd dans les pétards et
le délire, qui va continuer dehors.
JOHAN RIGAUD
Le bonheur en berne
À Lisbonne comme dans tout le pays, les Portugais ont pleuré, abandonnant leur joie aux quelques Français.
LISBONNE –
de notre envoyé spécial
LA FAMEUSE MER DE PAILLE,
l’estuaire du Tage, plus long des
fleuves de la péninsule Ibérique, qui
SAINT-MAUR
(Val-de-Marne).
– Commencée
dans la joie,
la soirée s’est
terminée dans
les pleurs pour
cette jeune
supportrice
portugaise, qui
s’était rendue
hier au stade des
Corneilles, à
Saint-Maur, pour
encourager la
Selecçao.
(Photo François
Gille/L’Équipe)
baigne Lisbonne, est restée à marée
basse. Elle n’a pas déversé, la nuit
dernière, cette marée humaine sur la
capitale portugaise. Comme cela en
était devenu une habitude depuis
trois semaines. Au coup de sifflet
final, sur les sept collines encerclant la
ville, du parc des Expositions aux
Amoreiras, des dizaines de milliers de
personnes sont rentrées chez elles,
laissant orphelines la place Marques
de Pombal et l’avenue de la Libertade,
lieux habituels des célébrations des
plus belles victoires de la Selecçao.
La soirée
de l’ambassadeur
Hier soir, les pleurs ont donc remplacé
les chants, à l’image de cette tristesse
qui avait enveloppé un pays, il y a deux
ans, après une finale de l’Euro 2004
perdue à domicile contre la Grèce
(0-1). Lisbonne, cette ville cosmopolite, capitale d’Europe la plus à l’ouest,
avait pourtant une nouvelle fois vu se
confondre, pour la cause nationale,
supporters du Sporting et du Benfica.
Une multitude d’écharpes, de maillots, de drapeaux aux couleurs verte
et rouge, qui célèbrent la chute de la
monarchie et la proclamation de la
République (1910), étaient prêts à
s’embrasser. Il s’agissait donc, cette
fois, de fêter la chute de la maison
bleue, après deux défaites frustrantes
face au voisin, lors de demi-finales
(déjà) si marquantes. Encore raté.
Pour marquer l’événement, l’ambassade de France avait, elle, convié ses
ressortissants – ils sont environ 5 000
à Lisbonne – à l’Institut franco-portugais. L’auditorium a accueilli près de
cent cinquante personnes, des deux
communautés. L’ambassadeur,
Patrick Gautrat, était le maître discret
de la cérémonie, précisant qu’il avait
tenu à laisser le lieu « ouvert, pour
que tout le monde puisse en profiter ». L’hymne portugais, le premier à
être joué, fut repris par quelques voix
et chaleureusement applaudi.
Presque davantage que l’hymne français. L’ambiance fut ainsi partagée,
au rythme des occasions, certains
ayant d’ailleurs poussé le vice, ou la
coquetterie, à arborer les tenues des
deux pays…
Les encouragements étaient moins
JEUDI 6 JUILLET 2006
équilibrés un peu plus haut dans
l’avenue Luis-Bivar. Le Bistrot parisien avait mis les petits plats portugais devant le grand écran, encadré
par les deux drapeaux. Dans la salle,
les supporters étaient à majorité…
locale, les quelques « étrangers »,
certains en vacances prévues bien
avant cette demi-finale, essayant,
tant bien que mal, de se faire
entendre.
Le patron de l’établissement avouait
avoir « le cœur portugais », sa nationalité. À la différence de sa femme,
une Française qui s’époumonait d’
« Allez les Bleus ! », trouvant son
plus bel écho à l’Institut franco-portugais, trois quarts d’heure plus tard,
avec les traditionnels « On est, on est,
on est en finale ! ».
À Lisbonne, la nuit s’annonçait longue pour les Français comme pour les
Portugais. Mais pas pour les mêmes
raisons.
FRANCK LE DORZE
LISBONNE. – Ils étaient des milliers de supporters sur la place Marques de Pombal de Lisbonne,
hier, prêts à communier avec leur équipe. Les prières des femmes implorant la vierge, un
chapelet à la main, n’ont pas suffi et les joueurs de Luiz Felipe Scolari ont passé près d’une
heure à courir après le but de Zidane.
(Photo Nacho Dore/Reuters)
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Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
PARC DES PRINCES –
Bleu
Rouge
Le Parc allume le feu
Jaune
Bleu
Jaune
CHAMPS-ÉLYSÉES. – Comme c’est devenu une belle habitude depuis 1998, Paris s’est donné rendez-vous hier soir sur les Champs pour fêter la qualification des Français en finale. Qu’on se le dise,
la vague bleue déferle à nouveau !
(Photo Pascal Rondeau)
Noir
Noir
Ceux qui n’ont pas la chance d’avoir
dégoté une place dans un café suivent
la rencontre comme ils peuvent : à
20 mètres d’un écran de télévision,
derrière une vitre et une cinquantaine
de têtes qui dépassent. « On ne voit
pas grand-chose, mais c’est mieux que
rien. » Près des feux rouges, les passants se penchent aux fenêtres des voitures. Objectif : trouver un automobiliste qui écoute le match à la radio et
puisse donner le score. « Ça a l’air
chaud. Les Portugais poussent fort. »
Entre les actions, le silence est impressionnant dans un quartier où l’agitation est permanente. Seuls quelques
scooters qui tournent en rond en klaxonnant viennent troubler la concentration des supporters.
Soudain, c’est l’explosion. Le but de
Zizou a suffi, la France a gagné, les cris
montent de partout. Tout le monde n’a
alors qu’une phrase à la bouche : « Sur
les Champs ! » Pris dans une vague
que l’on ne peut contenir, les supporters s’engouffrent, escortés par
quelques CRS. La circulation n’est plus
possible depuis quelques minutes, la
rue est à eux. Scènes de liesse. « Zizou
est grand. » « On est en finale. » « À
nous Berlin ! » Et des cris, toujours des
cris, qu’on ne déchiffre pas mais qui
font du bien. Dans la rue, bien sûr, il y a
plus de bleu que de rouge. Mais si les
Français exultent, une poignée de
Portugais sont quand même venus.
« Félicitations », lance l’un d’eux, en
serrant plusieurs mains sur son passage, le sourire un peu forcé. Les supporters de tous bords s’apostrophent
en pleine rue. On se prend en photo
avec son voisin. La nuit s’enfonce dans
une folie douce. Comme lors des derniers matches, la foule ne cesse
d’affluer, tellement nombreuse qu’on
se demande d’où elle peut bien venir. À
partir des bouches de métro, les
Champs-Élysées n’en finissent plus de
se remplir. Et chacun espère : pourvu
que ça ne soit pas la dernière fois.
12
FOOTBALL
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
COUPE DU MONDE
Le grand derby bleu
La finale opposera deux rivaux aux relations contrastées. Ce sera la 5e rencontre en Coupe du monde. L’Italie n’a plus gagné depuis 1978.
MUNICH –
de notre envoyé spécial
LONGTEMPS, LE FOOTBALL français a nourri un lourd complexe vis-àvis de son voisin italien. Il était
impressionné, admiratif (sauf de sa
philosophie du jeu : gagner, toujours
gagner…), envieux. La passion de
son peuple était énorme à côté de
l’indifférence de l’opinion française.
Elle l’est toujours. Ses stades étaient
des cathédrales, vus des chapelles
des villes d’ici. Ses clubs (*) étaient
des institutions et des entreprises
quand ceux de France n’étaient
encore que des associations à but
non lucratif et aux racines bien faiblement ancrées dans le sol. Ses
concours de pronostics, même, rendaient jaloux les sportifs français,
mais ici, au nom des grands
principes, on refusait de miser sur la
performance humaine. Son palmarès ne cessait de s’allonger avec les
trophées créés et dessinés par des
Français, et la France se disait que les
victoires devaient s’arrêter en haut
des cols des Alpes. Ces montagnes
semblaient vraiment séparer deux
mondes différents.
L’histoire de l’équipe d’Italie, toute
de blanc vêtue, a commencé par un
match contre la France. Et par un
tonitruant 6-2 qui posait bien le problème. En fait, les relations francoitaliennes entre les Bleus de France
et les Bleus (comme la maison de
Savoie) d’Italie ont connu trois
périodes d’inégale durée et aux
bilans extraordinairement tranchés.
La première, qui commence donc en
1910, est la plus courte. Elle couvre
dix ans, parmi lesquels les quatre de
Le bilan de la France
contre l’Italie
(32 matches)
7
17
défaites
vivictoires
8
emmenés par Boniperti en 1951 ou,
plus tard, propulsés par l’« oriùndo » brésilien Altafini (deux buts en
1962). Les Français pouvaient entrer
dans une période faste, qui connaîtrait son apogée à la Coupe du
monde 1958. Contre l’Italie, rien n’y
faisait. Que les Français jouent en
bleu, en blanc, en rouge, comme
souvent après la guerre, la conclusion était la même. Piantoni, fils
d’Italien, pouvait marquer en 1954,
Vincent et Fontaine, héros de Suède,
inscrire deux buts en 1958, l’Italie
continuait sa série. Les années passèrent, les matches s’espacèrent. Les
relations reprirent avec les années
Platini. À Naples, au début de 1978,
il marqua deux coups francs à Zoff,
mais le second eut lieu parce que le
premier avait été donné à retirer. Il
y avait comme une promesse dans ce
2-2 obtenu par l’équipe d’Hidalgo :
pour la première fois depuis 1912, la
France ne revenait pas battue de son
voyage en Italie. Mais, une fois
encore, quand vint la compétition,
les compétiteurs italiens firent
encore la loi. À Mar del Plata, pour le
premier match du Mundial 78,
Lacombe marqua à la première
minute. Mais l’Italie gagna le match
(2-1).
Cependant, à partir de là, on bascula
dans la période moderne. Car, dès le
match suivant, en 1982, la France
gagna enfin. Platini, bientôt à la
Juve, fut magistral. Bravo fêta sa
première sélection d’un but. 2-0, soixante et un ans d’attente française
prirent fin, un quart de siècle
d’attente italienne commençait.
À partir de 1982,
tout change
À partir de 1982, la France se met à
ne plus perdre. Elle réalise un chefd’œuvre de maîtrise à Mexico en
1938 Trop fort, l’escadron noir
1986 La confirmation
ORGANISÉE EN FRANCE, la troisième Coupe du monde se dispute
exclusivement par matches éliminatoires. Vainqueurs des Belges en huitièmes de finale (3-1), les Tricolores
ont la malchance de tomber en quarts
sur le champion en titre, l’Italie. Un
adversaire que, contre toute attente et
grâce à un Laurent Di Lorto éblouissant
dans sa cage, ils ont tenu en échec six
mois plus tôt au Parc des Princes (0-0).
Mais les Transalpins, même s’ils ont
peiné en huitièmes pour vaincre la
petite Norvège, à Marseille (2-1, a.p.),
sont trop forts pour les Français, battus 1-3.
À la pause, pourtant, le score n’est que
de 1-1, Oscar Heisserer ayant répondu
du tac au tac au but de l’ailier gauche
Gino Colaussi.
La Nazionale, toujours coachée par le
journaliste Vittorio Pozzo (et vêtue de
noir pour ce match de Colombes), n’a
dans ses rangs que deux champions du
monde de 1934, les inters Giovanni
Ferrari et Giuseppe Meazza. Mais elle
est plus forte encore que lors de son
premier succès avec, entre autres,
l’appoint d’un redoutable buteur, Silvio Piola, auteur de 5 buts dans la compétition dont 2 buts face aux Français,
empêtrés dans le marquage individuel
strict prôné par leur entraîneur,
l’Anglais George Kimpton (le poste
d’entraîneur est distinct de celui de
sélectionneur, occupé par Georges
Barreau). Si Edmond Delfour (troi-
LA MALÉDICTION avait été vaincue le 23 février 1982 au Parc des Princes, lorsque les
Bleus avaient enfin battu l’Italie (2-0) après plus de soixante et un ans de disette. Depuis
la défaite de Mar del Plata (1978), les Français ont beaucoup progressé : héros malheureux du Mondial 1982 en Espagne, champions d’Europe deux ans plus tard, ils sont au
nombre des favoris du Mondial mexicain de 1986, sous la conduite d’un Platini devenu
l’un des tout meilleurs joueurs du monde (trois Ballons d’Or d’affilée en 1983, 1984 et
1985). Deuxièmes de leur poule, les joueurs d’Henri Michel héritent de l’Italie dès les
huitièmes de finale et les éliminent sans discussion (2-0, buts de Platini et Stopyra) au
cours d’un match qui constitue en quelque sorte une répétition de celui qui deviendra, au
tour suivant, le « chef-d’œuvre de Guadalajara » face au Brésil (1-1, 4-3 aux t.a.b.).
Le temps des complexes est bel et bien fini ! Les Bleus n’ont plus peur de la Nazionale
qu’ils viennent de battre deux fois, sur le même score, en l’espace de six mois. Deux
matches au cours desquels, comme dans celui qui les a précédés (2-2, le 8 février 1978 à
Naples) « Platoche » a marqué et tenu un rôle déterminant. – A. P.
Des Français qui planent sur le
monde. Zidane qui n’a jamais perdu
contre l’Italie, alors que Kopa a toujours perdu contre eux. Et les Italiens
qui espèrent que, dimanche, le vent
de l’histoire tournera.
DIDIER BRAUN
(*) Dans les tours de Coupes européennes par élimination directe, les
équipes italiennes se sont qualifiées
quarante fois, les françaises quatorze
fois seulement.
COUPE DU MONDE 1986 (huitièmes de finale)
En 1938, en quarts de finale de la Coupe du monde en France,
Silvio Piola (au fond à gauche) assomme les Français en inscrivant ici l’un de ses deux buts. Le gardien français, Laurent Di
Lorto, à terre, est battu.
(Photo L’Équipe)
sième Coupe du monde, comme Mattler) égale à cette occasion le record de
sélections de Jules Dewaquez (41), la
France est logiquement éliminée par le
tenant et futur champion. L’Italie bat,
dans la foulée, un Brésil trop confiant
(2-1), qui va laisser sa vedette Leonidas au repos en prévision de la finale,
puis la Hongrie de Sarosi (4-2) lors du
dernier acte. – A. P.
FRANCE-ITALIE : 2-0
Stade olympique de Mexico. 71 449 spectateurs. Arbitre : M. Esposito (ARG). Buts : Platini (15e),
Y. Stopyra (57e).
FRANCE : Bats – Battiston, Ayache, Bossis, Amoros – Tigana, Fernandez (Tusseau 75e),
Giresse, Platini (cap., Ferreri, 86e) – Y. Stopyra, Rocheteau. Sélectionneur : H. Michel.
ITALIE : Galli – Scirea, Bergomi, Vierchowod, Cabrini – Bagni, Baresi (Di Gennaro, 46e), De
Napoli, Conti – Altobelli, Galderisi (Vialli, 58e). Sélectionneur : E. Bearzot.
Le huitième de finale de la Coupe du monde 1986 restera comme l’un des matches les
plus aboutis des Bleus, qui ouvrent ici le score par Michel Platini après un quart d’heure
de jeu. Cabrini et le portier italien Galli constatent les dégâts.
(Photo Boutroux/Legros)
1998 Un brin de chance…
COUPE DU MONDE 1938 (quarts de finale)
FRANCE-ITALIE : 1-3
Stade de Colombes. 58 455 spectateurs. Arbitre : M. Baert (BEL). Buts. – FRANCE : Heisserer (8e) ; ITALIE : Colaussi (7e), Piola (52e, 72e).
FRANCE : Di Lorto – Cazenave, Mattler (cap.) – Bastien, Jordan, Diagne – Aston, Heisserer, J. Nicolas, Delfour, Veinante. Sélectionneur : G. Barreau.
ITALIE : Olivieri – Foni, Rava – Serantoni, Andreolo, Locatelli – Biavati, Meazza, Piola,
Ferrari (cap.), Colaussi. Sélectionneur : V. Pozzo.
1978 Toujours la même histoire
APRÈS DOUZE ANS d’absence, la
France est enfin présente dans une
phase finale de Coupe du monde. Et
elle inscrit le premier but de la compétition, Allemands et Polonais s’étant
séparés sur un 0-0 la veille dans le
match d’ouverture.
Un but (centre de Six, tête de Bernard
1986 pour éliminer le champion du
monde italien en huitièmes de finale
(2-0). Elle s’en va gagner à Naples en
1994, sur un but de Djorkaeff, pour la
prise de fonctions d’Aimé Jacquet.
Elle réussit à ne pas perdre lors du
Tournoi de France de 1997 (2-2). Et
surtout, bien sûr, il y a les deux sommets hitchcockiens de 1998 et de
2000, tirs au but pour l’un, but en or
pour l’autre (voir ci-dessous). Des
Italiens qui croient à la malédiction.
Rouge
75
À partir de là, on entre dans un long
tunnel, car après la victoire d’Anvers,
la France va attendre une victoire
pendant soixante et un ans ! De
1921 à 1978, les deux équipes se
rencontrent dix-neuf fois. Bilan
invraisemblable : quatorze victoires
italiennes, aucune française, cinq
nuls. Des générations de glorieux
internationaux se seront cassé les
dents sur la Nazionale. Mais les
coriaces Rossetta, De Vecchi, Baloncieri des années 20, comme leurs
successeurs Meazza, Ferrari, Schiavo, Piola, qui allaient remporter deux
fois la Coupe du monde, en 1934 et
en 1938, étaient une taille au-dessus. Le 7-0 de Turin en 1925, le 4-3
des Jeux Olympiques de 1928, le 5-0
de Bologne en 1931, où le jeune Giuseppe Meazza (qui donnera plus tard
son nom au stade de San Siro) marqua trois buts, jalonnèrent douloureusement ce début de domination
sans partage de l’Italie. Devenus à
leur tour professionnels, les Français
pensèrent se rapprocher de leurs glorieux voisins. En 1937, au Parc des
Princes, ils réussirent à tenir le 0-0,
grâce à un match devenu légendaire
du gardien Laurent Di Lorto. Les
Français croyaient que c’était bon
signe, à quelques mois de la première Coupe du monde française.
Mais, en juin 1938, la foule de
Colombes déchanta rapidement. La
Squadra, toute de noir vêtue, ne laissa pas l’ombre d’une chance aux
Bleus. Piola fut intraitable. Il inscrivit
deux des trois buts (3-1) qui
menaient l’Italie vers son deuxième
sacre mondial.
Après la guerre, les leçons reprirent.
Les maîtres changeaient. Ils étaient
en majorité du grand Torino en 1948,
Bleu
Buts encaissés
Soixante et un ans
d’attente
Jaune
Rouge
Jaune
Buts marqués 44
Le but de
Trezeguet, sur
centre de Pires, à
la 103e minute
de la finale de
l’Euro 2000
crucifie Toldo et
Iuliano (à droite)
et consacre
l’équipe de
France,
championne du
monde et
d’Europe. Depuis
cette folle nuit
de Rotterdam,
la France et
l’Italie ne
s’étaient plus
retrouvées.
(Photo L’Équipe)
Noir
Bleu
Noir
nuls
la Première Guerre mondiale. Ce ne
sont que sept matches, aux résultats
contrastés pour un bilan équitable :
trois victoires dans chaque camp et
un nul. La France gagne deux fois
consécutivement, en 1912 et en
1913, grâce à son buteur Maës,
auteur d’un hat-trick à Turin (4-3) et
marqueur unique à Saint-Ouen (1-0).
Les Italiens remportent deux victoires un peu folles : le 6-2 de 1910 et
un 9-4, à Milan, en 1920 ! Cette
période s’achève lors des Jeux Olympiques de 1920 à Anvers, où la
France élimine l’Italie (3-1), grâce à
trois buts des vedettes de ce temps,
Boyer, Paul Nicolas et Bard.
Lacombe placée sur la gauche de Zoff)
qui devient le plus rapide de l’histoire
des Bleus (37e seconde). Mais pas celui
de la compétition, contrairement à ce
que l’on croit tout d’abord : on découvrira a posteriori que le Tchécoslovaque Vaclav Masek, en 1962, avait
marqué face au Mexique (1-3) à la
15e seconde. Emmenés par Michel Platini, les joueurs d’Hidalgo laissent
entrevoir des promesses dans ce
match mais n’ont pas le réalisme de
leurs adversaires. Ceux-ci marquent
deux buts assez heureux, d’abord sur
un tir renvoyé par Rio dans les pieds de
Paolo Rossi puis sur un tir de Zaccarelli
qui surprend Bertand-Demanes après
être passé entre les jambes de Janvion.
La France d’Hidalgo est encore en
apprentissage et ne sortira pas de sa
poule. Face aux Italiens, même lorsqu’ils jouent bien, les Français perdent.
Et cela dure depuis cinquante-huit ans
puisque le dernier succès tricolore
(3-1) remonte aux Jeux Olympiques
d’Anvers, en 1920. – A. P.
COUPE DU MONDE 1978
(premier tour)
1978, Coupe du monde, 1er tour. Après avoir ouvert le score
après trente-sept secondes de jeu par Bernard Lacombe, les
Français vont se casser des dents sur la défense italienne, à
l’image de Didier Six, qui vient ici s’empaler sur Scirea et Zoff
sous le regard de Gentile.
(Photo L’Équipe)
ITALIE-FRANCE : 2-1
Parque Municipal de Mar del Plata.
42 373 spectateurs. Arbitre : M. Rainea
(ROU). Buts. – ITALIE : Rossi (29e), Zaccarelli (54e) ; FRANCE : Lacombe (1re).
ITALIE : Zoff – Gentile, Bellugi, Scirea,
Cabrini – Causio, Tardelli, Benetti, Antognoni (Zaccarelli, 46e) – Rossi, Bettega.
Selectionneur : E. Bearzot.
FRANCE : Bertrand-Demanes – Janvion,
Rio, Trésor, Bossis – Michel Platini, Guillou – Dalger, Lacombe (Berdoll, 75e), Six
(Rouyer, 76e). Sélectionneur : M. Hidalgo.
Quarts de finale de la Coupe du monde 1998. Le tir au but de l’Italien Di Biagio
va s’écraser sur la transversale et expédier ainsi la France vers son destin de
champion du monde.
(Photo Pierre Lablatinière)
SORTIS D’UNE POULE facile (Afrique du Sud,
Arabie Saoudite, Danemark), les Bleus sont en
quarts de finale de « leur » Coupe du monde,
mais n’ont pas encore accompli d’exploit. Privés
de Zidane, suspendu, ils ont même beaucoup
souffert en huitièmes pour éliminer le Paraguay à
la 114e minute (1-0, b.e.o.). Ce match contre l’Italie fait donc figure de premier vrai grand test. Il se
joue sur un rien et, s’il bascule finalement en
faveur des Bleus (qui jouent en blanc cet aprèsmidi-là), il aurait tout aussi bien pu pencher du
côté des Italiens (0-0, a.p., 3-4 aux t.a.b.). Ne
serait-ce qu’à cause de cette volée croisée du
droit de Roberto Baggio qui vient frôler le montant du but de Barthez dans la prolongation… On
en frémit encore.
Mais les dieux du foot sont avec les Français et
leur gardien, à la fois décontracté (on le voit rire
avant la séance de tirs au but) et si concentré
qu’on le verra repartir attendre dans son coin
après le tir de Di Biagio sur sa transversale, alors
PAGE 12
2000 Au bout du suspense
CETTE FOIS, ce n’est plus la Coupe du monde
mais la finale du Championnat d’Europe. Un Euro
qui va permettre aux Bleus de confirmer leur titre
mondial de la plus éclatante manière, écartant
des adversaires de prestige comme la République
tchèque (2-1), l’Espagne (2-1) et le Portugal (2-1,
b.e.o.).
L’Italie, en finale, subit le même sort et toujours
sur le même score (2-1, b.e.o.). Mais de la plus
cruelle des façons, après un dénouement aussi
imprévisible et haletant que celui de la fameuse
finale de Coupe d’Europe de 1999 entre Manchester United et le Bayern Munich (2-1) ou, plus
tard, le France-Angleterre de l’Euro 2004 (2-1
avec deux buts de Zidane dans la dernière
minute…). Les Italiens, eux aussi, ont accompli
un superbe parcours dans cet Euro, gagnant leurs
trois matches de poule face à la Turquie (2-1), la
Belgique (2-0) et la Suède (2-1), avant d’éliminer
la Roumanie en quarts (2-0) puis les Pays-Bas
(0-0, 3-1 aux t.a.b.).
Et, dans cette finale, ils mènent 1-0 grâce à un but
de Delvecchio – qui semble bien suffire à stopper
la série de victoires françaises –, alors que les
arrêts de jeu touchent à leur fin. Mais ce n’est toujours pas pour cette fois : il reste une poignée de
secondes à jouer quand Wiltord égalise sur un
dégagement de Barthez dévié par Trezeguet ! Et
dans la prolongation, ce même Trezeguet crucifie
les Italiens en reprenant sans contrôle un centre
en retrait de Pires qui, comme lui et Wiltord, était
remplaçant au coup d’envoi… – A. P.
EURO 2000 (finale)
FRANCE - ITALIE : 2-1 (b.e.o.)
Stade de Kuip à Rotterdam. 55 000 spectateurs.
Arbitre : M. Frisk (SUE). Buts. – FRANCE : Wiltord
(90e + 4), Trezeguet (103e) ; ITALIE : Delvecchio
(55e).
FRANCE : Barthez – Thuram, Blanc, Desailly, Lizarazu
(Pires,86e) – Y. Djorkaeff (Trezeguet,76e), Vieira, Deschamps (cap.),Dugarry (Wiltord, 57e), Zidane – Henry.
Sélectionneur : R. Lemerre.
ITALIE : Toldo – Cannavaro, Nesta, Iuliano, Maldini
(cap.) – Albertini, Di Biagio (Ambrosini, 66e), Fiore
(Del Piero, 53e), Pessotto – Totti, Delvecchio (Montella, 86e). Sélectionneur : D. Zoff.
que ce tir raté expédie la France en demi-finale !
Rien ne pourra plus arrêter Zizou et les siens, pas
plus la Croatie (2-1) que le Brésil (3-0) sur la route
du titre. Les Italiens, eux, comme les Tricolores
naguère, continuent à se demander quand tout
cela va enfin s’arrêter… – A. P.
COUPE DU MONDE 1998
(quarts de finale)
FRANCE - ITALIE : 0-0 (a.p.)
(4-3 aux t.a.b.)
Stade de France. 77 000 spectateurs. Arbitre : M. Dallas (ECO).
FRANCE : Barthez – Thuram, Blanc, Desailly, Lizarazu
– Y. Djorkaeff, Deschamps (cap.), Petit, Karembeu
(Henry, 65e), Zidane – Guivarc’h (Trezeguet, 65e).
Sélectionneur : A. Jacquet.
ITALIE : Pagliuca – Bergomi, P. Maldini (cap.), Cannavaro, Costacurta – Pessotto (Di Livio, 93e), D. Baggio (Albertini, 52e), Di Biagio, Moriero – Del Piero (R.
Baggio, 67e), Vieri. Sélectionneur : C. Maldini.
Finale de l’Euro 2000. David Trezeguet, qui vient d’inscrire le but de la victoire
en prolongations, est assailli par Deschamps, Djorkaeff, Anelka et Petit (en
survêtement). La France est championne d’Europe.
(Photo Didier Fèvre)
JEUDI 6 JUILLET 2006
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
13
FOOTBALL
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
COUPE DU MONDE
Lippi, coaching gagnant
Cinq des onze buts italiens ont été marqués par autant de joueurs entrés en cours de jeu. Le sélectionneur italien a sa recette.
DUISBOURG –
de notre envoyé spécial
Cannavaro : « Lippi
pense à tout »
Les Italiens ont appris les sanctions qui menacent leurs clubs, quelques heures avant leur intense
demi-finale contre l’Allemagne.
DUISBOURG –
de notre envoyée spéciale
Les statistiquees
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2 bu
buts.
LA PROLONGATION disputée face
à l’Allemagne (2-0, a.p.), dans la
chaleur, a fatigué les Italiens rentrés
dans la nuit à Duisbourg. Beaucoup
ont eu du mal à trouver le sommeil,
et la grasse matinée a été quasi
générale, hier matin, à l’hôtel Landhaus Milser, où séjourne le groupe
italien. La journée, sans entraînement, a été consacrée à la récupération et à la vie de famille pour les
joueurs qui avaient de la visite. Seuls
Lippi et Cannavaro sont venus au
stade de Duisbourg pour répondre
aux questions de la presse. – C. Ru.
LORSQUE SON COUP DE SIFFLET a mis fin à
la demi-finale de mardi et envoyé l’Italie en
finale (2-0 a.p.), M. Archundia a vu Marco
Materazzi fondre sur lui. Le défenseur de
l’Inter, transformé en joyeux fou hurlant,
n’avait ni le temps, ni la lucidité pour chercher
un de ses coéquipiers avant la première
embrassade. La scène n’a pas échappé à son
capitaine, Fabio Cannavaro, qui en a fait son
« image de la demi-finale ». Une façon de
dédramatiser une journée intense, parfait
condensé de la schizophrénie actuelle du foot
italien.
Le matin de la rencontre la plus importante
jouée par la sélection depuis la finale du mondiale de 1994, les joueurs avaient appris qu’au
cours du procès pour fraude sportive concernant les clubs de treize d’entre eux, le procureur avait déjà donné son réquisitoire. Parmi
les propositions faites aux juges, qui devraient
annoncer les sanctions au lendemain de la
finale de Berlin, une rétrogradation en Serie C
(D 3) pour la Juventus, en Serie B (D 2) pour les
autres (AC Milan, Lazio Rome, Fiorentina).
Dans l’hôtel Renaissance de Bochum, où la
délégation italienne s’était installée la veille,
Marcello Lippi rassemblait son groupe et lui
demandait une fois de plus de transformer les
éléments contraires « en énergie positive ».
Vexés par cette coïncidence judiciaire, les
joueurs s’efforçaient de jouer l’indifférence.
« On en a parlé deux minutes à table, entre
nous, et puis on s’est concentrés sur ce
qui comptait vraiment », assure Cannavaro.
« O sole mio »
dans le vestiaire
Un peu avant 19 heures, le bus atteignait le
bouillant Westfalenstadion (34 oC). Dans le
vestiaire, les Italiens respectaient le rituel : tous
en cercle, bras dessus, bras dessous, pour crier :
« Italia, Italia ». « Avant le match, j’ai dit à mes
coéquipiers de ne pas chercher à discuter avec
l’arbitre, explique Cannavaro. Une finale, c’est
plus important que tout le reste. » Le message
est passé puisque personne ne sera suspendu
pour ce dimanche à nul autre pareil. Buffon
pensait aux tirs au but depuis le début de la prolongation. Les habituels tireurs aussi, en commençant par Del Piero, encore sur le banc à la
fin du temps réglementaire. « Il va marquer le
but décisif », annonçait Lippi en lançant le
milieu de la Juve à la 104e minute. Ce fut en fait
le deuxième.
Celui de la délivrance était arrivé de l’inattendu
Fabio Grosso, l’arrière gauche venu frapper sur
la droite, l’homme timide qui s’était déchaîné
tout le match et le payait en suant à grosses
gouttes dans la touffeur de la zone réservée
aux interviews. « Je ne sais pas quoi dire,
avouait-il à chaque micro. Je suis heureux, vraiment heureux. » Au point d’entonner O sole
mio dans le vestiaire avec ses coéquipiers et
Romano Prodi, le président du Conseil italien,
ravi de briller sur le terrain de son concurrent
Silvio Berlusconi, vaincu aux dernières élections et grand amateur de chansons napolitaines. Dans les chœurs manquait la voix de
Lippi, parti répondre aux télés, les lunettes
embuées d’émotion. Le premier coup de fil
était venu de son fils, Davide, agent mis en examen en Italie. Mais son discours ne laissait
aucune place à la revanche. À l’inverse, Totti
n’épargnait pas les journaux allemands qui
avaient appelé au boycott de la pizza :
« Demain, nous irons tous en manger une. » Et
Del Piero soulignait que « les joueurs de la Juve
avaient, pour la énième fois, démontré leur
valeur sur le terrain ». C’était le premier match
de ce Mondial auquel les cinq Turinois de la
sélection participaient tous. En pensant à Gianluca Pessoto, à la femme duquel Cannavaro
envoyait son premier texto de finaliste, avec
l’espoir que son ancien coéquipier « puisse
nous regarder dimanche ».
De retour au camp de base de Duisburg dans la
nuit, le groupe était accueilli par des milliers
des supporters. Dîner festif et tout le monde au
lit vers quatre heures. Tous sauf Lippi, « amoureux » de son équipe et trop impatient de revoir
« la victoire la plus importante de ma
carrière ».
CÉLINE RUISSEL
Allemagne, on t’aime
Malgré son élimination en demi-finales, la Nationalmannschaft a réussi son pari de séduire le monde.
BERLIN –
de notre envoyé spécial
« VOUS ÊTES QUAND MÊME des
héros, nous pleurons avec vous »,
« Dommage les gars, vous avez combattu comme des champions du
monde », « Ne pleurez pas, pour
nous, vous êtes des héros », « La fin
brutale d’un voyage de rêve », « Une
victoire malgré la défaite » : ces
titres, parus hier à la une ou en pages
sportives de Bild, du Berliner Kurier
ou de la très sérieuse Frankfurter Allgemeine, résument le double sentiment de déception et de fierté que
ressent l’Allemagne après son
élimination au bout de la nuit, mardi
soir à Dortmund en demi-finale, face
à l’Italie (0-2 a.p.). Ce fut une nuit de
douleur pour le peuple allemand,
partagé entre la frustration d’être
passé si près de l’épreuve des tirs au
but, dans laquelle son équipe nationale est imbattable, et le sentiment
que celui qui sera à Berlin, dimanche,
ne l’a pas volé.
« L’expérience des Italiens a fait la
différence », a reconnu Oliver Bierhoff, le manager de la sélection, hier
matin. Jusqu’au bout, l’Allemagne
se sera parée d’une belle dignité,
acceptant la loi sportive, celle du
plus fort, l’Italie en l’occurrence.
Tout un pays a vibré : pour ce match,
l’audience moyenne a été
de 29,66 millions de téléspectateurs,
un pic de 31,34 millions a été relevé
durant la prolongation. Beaucoup
ont pleuré en même temps que Klinsmann, Ballack et Odonkor, qui s’est
effondré sur la pelouse au coup de
sifflet final. La tristesse a donc été à
la mesure de l’espoir immense que la
Nationalmannschaft a levé au fil de
son aventure mondiale, qui se terminera, samedi à Stuttgart, par la
petite finale, pour une place sur le
podium.
« On n’a plus connu
une telle liesse
depuis la chute
du Mur »
Hier, la sélection est restée invisible.
Elle a réintégré sa retraite du Schlosshotel de Berlin, à trois heures du
matin. Les derniers joueurs et les
entraîneurs n’ont pas regagné leurs
chambres avant cinq heures. « Excusez-les d’être absents de la conférence de presse, a plaidé Harald
Stenger, le responsable de la communication. Ils ont besoin de digérer
cette élimination. » Une centaine de
personnes ont attendu les joueurs,
près de l’hôtel, en pleine nuit. Du
monde entier, des témoignages de
sympathie et de félicitations sont
arrivés sur les courriers électroniques de l’hôtel et de la Fédération :
« Nous avons dénombré 2 100 messages venus de seize pays aussi différents que les États-Unis, la France,
l’Italie, la Suisse, Cuba, l’Iran ou le
Vietnam », a précisé Harald Stenger.
La jeune équipe d’Allemagne, la
benjamine de l’épreuve, ne sera
donc pas championne du monde
mais elle a remporté une grande victoire : celle de la reconnaissance. Elle
a forcé le monde à la regarder autrement, à se débarrasser des vieux préjugés. Le pari de Jürgen Klinsmann,
l’homme qui a traversé toutes les
tempêtes sans jamais dévier de sa
route, est réussi. De son équipe, le
sélectionneur voulait donner une
image offensive, séduisante,
moderne. Avec six joueurs (Huth,
Jansen, Mertesacker, Schweinsteiger, Odonkor et Podolski) encore en
âge de jouer en moins de 21 ans,
Bierhoff l’a rappelé hier, la sélection
germanique s’est installée dans la
durée. « Si l’Italie nous a battus,
c’est en raison de son expérience.
Mais, aujourd’hui, avec dix joueurs
de moins de 25 ans, une défense
dont la moyenne était de 23 ans
et demi, nous nous sommes hissés
au niveau des meilleurs. Nous avons
dominé la Suède et l’Argentine,
échoué d’un rien contre l’Italie. Le
temps joue pour nous. Déjà, l’Allemagne prend date pour les prochaines échéances, en 2008 et
2010 », a souligné le manager.
Il faut bien sûr mesurer ces promesses à l’aune du poids personnel
de Klinsmann, à sa vision des choses,
aux bouleversements apportés dans
la reconstitution du staff (préparateurs physiques américains, superviseur suisse, psychologue) et à un
charisme qui a convaincu les plus
sceptiques. Toute l’Allemagne
réclame son maintien. Hier, devant
le centre de congrès international de
Berlin, de jeunes membres du KSK
(Klinsmann Supporter Klub) distribuaient des tee-shirts sur lesquels on
lisait « Klinsmann muss bleiben »
(Klinsmann doit rester). La réponse
ne dépend que de lui. Il restera, peutêtre, s’il garde les mains libres, si personne ne l’oblige, lui et sa famille, à
venir habiter en Allemagne, et si
quelques caciques de la Fédération
sont bâillonnés. « Il symbolise le progrès. Ses méthodes font entrer le
football allemand dans une ère
moderne que les clubs de la Bundesliga suivront sans doute. Nous ferons
tout pour qu’il reste », a martelé
M. Gerhardt Mayer-Vorfelder, le président, mais plus pour longtemps, de
la Fédération. C’est à son succes-
seur, M. Theo Zwanziger,
qu’échoient les négociations. Klinsmann a décidé de se donner du
temps et sa décision sera mûrement
réfléchie.
Mais il se souviendra que, dans un
vestiaire muet, les joueurs ont reçu,
mardi soir, la visite de la chancelière
Angela Merkel et du président Horst
Köhler. « Cette équipe est entrée
dans le cœur des Allemands », a
déclaré celui-ci. « On n’a plus connu
une telle liesse populaire depuis la
chute du Mur », a ajouté Mayer-Vorfelder. Tout est dit.
JEAN-MARC BUTTERLIN
JÜRGEN KLINSMANN, le sélectionneur allemand, veut digérer l’élimination avant de parler
de son avenir.
« D’abord faire le vide »
BERLIN –
de notre envoyé spécial
« BECKENBAUER en personne a souhaité que vous restiez à la tête de l’équipe
d’Allemagne. Le public aussi vous
réclame. Qu’allez-vous faire ?
– Je n’en sais rien et, pour le moment, je ne me
pose pas la question. Après une telle compétition, on doit d’abord faire le vide et le point
avec soi-même. Dans les prochains jours, j’en
parlerai avec ma femme et ma famille et je
prendrai une décision à un moment ou à un
autre. J’ai de toute façon demandé un délai de
réflexion. Et si certains ont envie de faire un
bilan, qu’ils le fassent.
– Les deux dernières années ont-elle
été à ce point usantes ?
– Il s’est passé beaucoup de choses au cours
JEUDI 6 JUILLET 2006
de ces deux années. Pendant tout ce temps, j’ai
investi toute mon énergie et je n’ai pensé à rien
d’autre qu’à l’objectif final que nous nous
étions fixé. Ça me réjouit, aujourd’hui, de
constater que je suis reconnu et que l’on respecte le travail qui a été fait.
– Qu’avez-vous dit à vos joueurs pour
essayer d’apaiser leur frustration ?
– Que j’avais le plus grand respect pour ce
qu’ils venaient de réaliser. Que j’étais fier de
tout ce qu’ils avaient démontré. Cette équipelà est toujours allée au bout d’elle-même avec
passion et envie. Mais les mots manquent, parfois, pour faire face à une aussi vive déception.
La pilule est amère, il faut commencer par
l’avaler.
– En quoi les Italiens vous ont-ils été
supérieurs ?
– Ils ont sans doute fait preuve de plus de
sang-froid et d’expérience que nous. À la fin du
match, j’ai félicité Lippi et je lui ai dit que je
croise les doigts pour la finale…
– Quel est l’avenir de cette équipe qui
est jeune et donc encore très perfectible ?
– Cette équipe a un potentiel incroyable.
Quand je vois son évolution en l’espace de sept
semaines, je me dis qu’elle a tout l’avenir
devant elle. On peut regarder devant nous avec
optimisme. Au cours de cette Coupe du monde,
beaucoup de joueurs se sont fait un nom.
Désormais, les plus grands clubs s’intéressent à
eux.
– Le pays vous a aussi rendu hommage
en s’identifiant complètement à votre
façon d’être et de jouer.
– Nous avons battu ou tenu tête aux meilleures équipes du monde et, par notre style de
jeu, nous sommes devenus la fierté de tout un
pays. Cette Coupe du monde est un énorme
succès. Parce que nous avons presque réalisé
notre rêve mais aussi parce que l’Allemagne a
donné au monde une autre image d’ellemême.
– Comment allez-vous aborder le
match pour la troisième place, samedi à
Stuttgart ?
– Cela fait très mal de perdre une demi-finale
de Coupe du monde dans les dernières
secondes. Mais cette équipe a assez de ressources morales pour évacuer cet échec et pour
s’en détacher. Nous allons tout faire pour la
remettre d’aplomb et pour qu’elle puisse livrer
un bon match. Elle mérite d’être superbement
accueillie par le public… » – E. C.
PAGE 13
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
Une journée particulière
Bleu
Rouge
DOMINIQUE ROUSSEAU
DORTMUND. – À la fin
de la rencontre, mardi,
Marcello Lippi est
tombé dans les bras
d’Alessandro Del Piero,
auteur
du second but italien
et entré en jeu un quart
d’heure plus tôt.
(Photo Alain de Martignac)
Jaune
Bleu
Jaune
Une philosophie approuvée par
Fabio Cannavaro : « Cela nous a
galvanisés de voir que Lippi nous
envoyait un signal fort, celui de
gagner avant la séance de tirs au
but. Mais en même temps, il avait
pensé à tout parce que Del Piero et
Iaquinta étaient aussi entrés pour
assurer au cours de cette séance. »
L’entrée de Del Piero rappelle aussi
la qualité de l’effectif italien dans le
domaine offensif, sachant que Filippo Inzaghi, qui ne compte que
trente et une minutes de jeu, est
toujours prêt à bondir du banc
comme un diable de sa boîte. À propos d’Alessandro Del Piero, Lippi
disait ceci hier matin : « C’est évidemment un atout pour nous de
pouvoir faire entrer en jeu un joueur
de cette qualité. Surtout avec l’état
d’esprit qui est le sien. Je le regardais sur le banc pendant le match et
je voyais bien qu’il le vivait comme
s’il avait été sur le terrain, avec la
même détermination, le même
enthousiasme que ceux qui
jouaient. En voyant ça, quand il est
entré, je me suis dit qu’il allait marquer, ce qu’il a fait. Je suis content
pour lui, il fait partie des joueurs
simples, au sens où ils ne se posent
pas la question de leur présence sur
le terrain ou sur le banc. »
Son problème, désormais, est celui
d’un sélectionneur riche.
Dimanche, pour débuter la finale, il
devra encore choisir lequel ou lesquels de ses cinq attaquants (Toni,
Gilardino, Del Piero, Iaquinta et
Inzaghi) il alignera au coup d’envoi.
Et le casse-tête risque de se prolonger en défense. Barzagli, impeccable contre l’Ukraine, avait laissé
sa place à Materazzi, de retour de
suspension, mardi. Dimanche, le
même Materazzi, impeccable face à
l’Allemagne, devra-t-il à son tour
céder son poste en défense centrale
à Alessandro Nesta, si les médecins
donnent leur feu vert ?
Noir
Noir
LA VICTOIRE de l’Italie contre
l’Allemagne (2-0 a.p.), mardi soir, a
aussi été celle de l’expérience de
Marcello Lippi aux dépens du
novice Jürgen Klinsmann. Le sélectionneur allemand a fait du poste
par poste en remplaçant Borowski,
Schneider et Klose par Schweinsteiger, Odonkor et Neuville. Son
homologue italien, lui, en a profité
pour modifier l’équilibre de son
équipe, partie d’un sage 4-4-1-1
pour passer en cours de rencontre à
un audacieux 4-2-1-3, avec Totti en
soutien de Iaquinta, Gilardino et Del
Piero. Bingo pour Lippi et l’Italie
avec un premier but de Grosso sur
passe de Pirlo et un second de Del
Piero (qui a succédé à Perrotta à la
85e minute) sur passe de Gilardino
(entré à la place de Toni à la 74e).
Sur les onze buts inscrits par les Italiens dans cette phase finale, cinq
sont venus du banc : Iaquinta contre
le Ghana (2-0), Materazzi et Inzaghi
face à la République tchèque (2-0),
Totti contre l’Australie (1-0), et
enfin Del Piero contre l’Allemagne.
À l’issue de la demi-finale, Marcello
Lippi s’est attardé sur ses choix de
remplacements : « Malgré notre
domination technique et tactique,
même si on ne s’était pas créé des
occasions en quantité industrielle,
le score était toujours nul. Plus le
temps passait en fin de match et
plus cela devenait une succession
d’attaques de la part des deux
équipes où tout pouvait se passer,
sur un coup du sort. Notre défense
ayant donné toutes les garanties de
sécurité face aux mouvements
offensifs allemands qui étaient de
plus en plus désordonnés, j’ai estimé qu’il fallait changer quelque
chose et essayer d’éviter la séance
de tirs au but. C’est une loterie et il
m’aurait paru injuste que notre
emprise sur le match ne se soit pas
traduite au score. J’ai donc fait
entrer successivement Gilardino,
Iaquinta et Del Piero, afin que notre
supériorité en matière de possession du ballon nous permette d’être
plus incisifs devant le but.
Ça a marché. »
Hier matin, à la conférence de
presse, le sélectionneur a complété
son analyse : « J’ai revu le match en
rentrant à l’hôtel et cela a confirmé
ma première impression. Nous
avons été supérieurs aux Allemands
dans tous les domaines, que ce soit
dans la qualité des transmissions, le
nombre de corners ou les tirs au but.
On a touché deux fois les poteaux.
Depuis deux ans que je suis à ce
poste, je prône la même philosophie
du jeu, et cela prouve que l’Italie est
aujourd’hui injustement caricaturée lorsqu’on évoque le pays
du catenaccio. »
14
FOOTBALL
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
COUPE DU MONDE
Huitièmes de finale
ALLEMAGNE - Suède : 2-0 ARGENTINE - Mexique : 2-1 ITALIE - Australie : 1-0
a.p.
Samedi 24 juin,
à Munich
0-3 aux t.a.b.
Lundi 26 juin,
à Kaiserslautern
à Leipzig
Suisse - UKRAINE : 0-0 ANGLETERRE - Équateur : 1-00 PORTUGAL - Pays-Bas : 1-00
ALLEMAGNE - Argentine : 1-1
4-2 aux t.a.b.
ITALIE - Ukraine : 3-0
Vendredi 30 juin,
à Berlin
Vendredi 30 juin,
à Hambourg
Quarts
de finale
Espagne - FRANCE : 1-3
Mardi 27 juin,
à Dortmund
Mardi 27 juin,
à Hanovre
Dimanche 25 juin,
à Nuremberg
Dimanche 25 juin,
à Stuttgart
Lundi 26 juin, à Cologne
BRÉSIL - Ghana : 3-0
Angleterre - PORTUGAL : 0-0
Brésil - FRANCE : 0-1
1-3 aux t.a.b.
Samedi 1err juillet,
à Gelsenkirchen
Samedi 1err juillet,
à Francfort
Allemagne - ITALIE : 0-2 a.p.
Portugal - FRANCE : 0-1
Mardi 4 juillet,
à Dortmund
Hier,
à Munich
Depuis les huitièmes de finale, les
matches sont disputés selon un système d’élimination directe. En cas
d’égalité à l’issue du temps réglementaire, les deux équipes disputent
une prolongation de deux périodes
de quinze minutes. Il n’y a ni but en or
ni but en argent. Si le score est toujours nul à l’issue des prolongations,
le vainqueur est désigné après une
séance de tirs au but.
Les joueurs expulsés au cours d’un
match sont automatiquement suspendus au moins pour le match suivant. Les joueurs qui récoltent deux
avertissements au cours de deux
matches différents sont aussi automatiquement suspendus pour le
match suivant.
13
Le nombre de joueurs français et italiens qui étaient déjà là à Rotterdam,
le 2 juillet 2000, lors de la finale de
l’Euro France-Italie (2-1, b.e.o.) :
Barthez, Thuram, Vieira, Zidane,
Henry, Wiltord et Trezeguet côté
français ; Cannavaro, Nesta, Totti, Del
Piero, Inzaghi et Zambrotta côté italien.
3e place
Allemagne - Portugal
Finale
Samedi 8 juillet,
21 heures, à Stuttgart
« L’ambiance grandiose semble
avoir un effet aphrodisiaque. »
Du directeur du marketing de la société
Durex, qui a annoncé hier une hausse
de 32 % des ventes de préservatifs et
de 11 % des lubrifiants en Allemagne.
ITALIE - FRANCE
Dimanche 9 juillet,
20 heures, à Berlin
Premier tour
A
B
ALLEMAGNE - COSTA RICA
POLOGNE - ÉQUATEUR
ALLEMAGNE - POLOGNE
ÉQUATEUR - COSTA RICA
ÉQUATEUR - ALLEMAGNE
COSTA RICA - POLOGNE
4-2
0-2
1-0
3-0
0-3
1-2
ANGLETERRE - PARAGUAY
TRINITÉ-ET-TOBAGO - SUÈDE
ANGLETERRE - TRINITÉ-ET-TOBAGO
SUÈDE - PARAGUAY
SUÈDE - ANGLETERRE
PARAGUAY - TRINITÉ-ET-TOBAGO
Pts J. G. N. P. p.p c. Diff.
1 ALLEMAGNE
2 ÉQUATEUR
3 Pologne
4 Costa rica
9
6
3
0
3
3
3
3
3
2
1
0
0
0
0
0
0
1
2
3
8
5
2
3
2
3
4
9
+6
+2
-2
-6
C
1-0
0-0
2-0
1-0
2-2
2-0
ARGENTINE - CÔTE D’IVOIRE
2-1
SERBIE-MONTÉNÉGRO - PAYS-BAS 0-1
ARGENTINE - SERBIE-MONTÉNÉGRO 6-0
PAYS-BAS - CÔTE D’IVOIRE
2-1
PAYS-BAS - ARGENTINE
0-0
CÔTE D’IVOIRE - SERBIE-MONTÉNÉGRO 3-2
Pts J. G. N. P. p.p c. Diff.
1 ANGLETERRE
2 SUÈDE
3 Paraguay
4 Trinité-et-Tobago
7
5
3
1
3
3
3
3
2
1
1
0
1
2
0
1
0
0
2
2
5
3
2
0
2
2
2
4
+3
+1
0
-4
D
MEXIQUE - IRAN
ANGOLA - PORTUGAL
MEXIQUE - ANGOLA
PORTUGAL - IRAN
PORTUGAL - MEXIQUE
IRAN - ANGOLA
Pts J. G. N. P. p.p c. Diff.
1 ARGENTINE
2 PAYS-BAS
3 Côte d’Ivoire
4 Serbie-Monténégro
7
7
3
0
3
3
3
3
2
2
1
0
1
1
0
0
0
0
2
3
8
3
5
2
1 +7
1 +2
6 -1
10 -8
E
3-1
0-1
0-0
2-0
2-1
1-1
ÉTATS-UNIS - RÉPUBLIQUE TCHÈQUE
ITALIE - GHANA
RÉPUBLIQUE TCHÈQUE - GHANA
ITALIE - ÉTATS-UNIS
RÉPUBLIQUE TCHÈQUE - ITALIE
GHANA - ÉTATS-UNIS
Pts J. G. N. P. p.p c. Diff.
1 PORTUGAL
2 MEXIQUE
3 Angola
4 Iran
9
4
2
1
3
3
3
3
3
1
0
0
0
1
2
1
0
1
1
2
5
4
1
2
1
3
2
6
0-3
2-0
0-2
1-1
0-2
2-1
7
6
3
1
3
3
3
3
2
2
1
0
1
0
0
1
0
1
2
2
5
4
3
2
1
3
4
6
+4
+1
-1
-4
G
AUSTRALIE - JAPON
BRÉSIL - CROATIE
JAPON - CROATIE
BRÉSIL - AUSTRALIE
JAPON - BRESIL
CROATIE - AUSTRALIE
Pts J. G. N. P. p.p c. Diff.
1 ITALIE
2 GHANA
3 Rép. tchèque
4 États-Unis
+4
+1
-1
-4
F
3-1
1-0
0-0
2-0
1-4
2-2
CORÉE DU SUD - TOGO
FRANCE - SUISSE
FRANCE - CORÉE DU SUD
TOGO - SUISSE
TOGO - FRANCE
SUISSE - CORÉE DU SUD
Pts J. G. N. P. p.p c. Diff.
1 BRÉSIL
2 AUSTRALIE
3 Croatie
4 Japon
9
4
2
1
3
3
3
3
3
1
0
0
0
1
2
1
0
1
1
2
7
5
2
2
1
5
3
7
+6
0
-1
-5
H
2-1
0-0
1-1
0-2
0-2
2-0
Pts J. G. N. P. p.p c. Diff.
1 SUISSE
2 FRANCE
3 Corée du Sud
4 Togo
7
5
4
0
3
3
3
3
2
1
1
0
1
2
1
0
0
0
1
3
4
3
3
1
0
1
4
6
+4
+2
-1
-5
Fête multinationale
AGUEMOUNE (Algérie). – Hier, l’Algérie fêtait l’anniversaire de son indépendance. Mais
dans le village natal des parents de Zinédine Zidane, près de Béjaïa (Kabylie, est d’Alger),
même si on porte des couleurs différentes, tous ont pensé aux Bleus et à leur capitaine.
(Photo Fayez Nureldine/AFP)
5
Trente-deux ans après, la Coupe du monde
s’est réinstallée en Allemagne. Trente-deux pays
y participent et, pendant trente-deux jours,
nous vous conterons une histoire se rapportant à l’un d’eux.
Nombre de votants : 7 756
MUNICH –
de notre envoyé spécial
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8
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3
2
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6
7
+7
+1
-3
-5
LE MASQUE DE FABIO GROSSO, avant-hier,
déchiré d’une grimace, les bras battant l’air, légèrement écartés et au bout desquels les poings
venaient de se serrer, cette façon de s’enfuir, hurlant en direction d’une des lignes de touche, la tête
secouée tel un panier à salade nous renvoyèrent
dans l’instant près d’un quart de siècle en arrière.
Un bonheur pareillement exprimé, quelque chose
frisant folie et frénésie, on l’avait en effet déjà surpris au cours d’un match de Coupe du monde : à
l’occasion de la finale disputée au stade SantiagoBernabeu de Madrid en 1982. Oui, le beau Fabio,
quoiqu’un peu plus grand, nous évoqua, mardi,
Marco Tardelli dans les secondes qui suivirent le
but qu’il marqua au gardien allemand Harald
« Toni » Schumacher, dans la capitale espagnole,
un but portant le score à 2-0, autant dire l’Italie au
paradis (1).
L’étonnant de l’histoire est que de ces instants
sublimes, forcément sublimes, Tardelli, lui, ne se
souvient de rien. Croisé au Frankenstadion de
Nuremberg dans l’heure qui précéda le premier
match de la Nazionale dans cette Coupe du monde
– c’était contre le Ghana (2-0) –, Marco nous
confia que si, pour avoir tant de fois vu et revu la
scène, il la connaît forcément, il est en revanche
incapable de la revivre. « Ma mémoire l’a effacée,
remarque-t-il. Je me souviens avoir vu le ballon
entrer dans le but puis, ce doit être une ou deux
minutes plus tard, être allongé avec un tas de gars
sur moi. Entre les deux, c’est le trou noir.
– Vous le regrettez ?
– Je ne sais pas ; mais à chaque fois que j’évoque
cela, j’éprouve un étrange sentiment. »
BAISERS
(Italie)
Un malheur, car cela en est un d’avoir ainsi un instant de sa vie volé, Gianni Rivera en vécut un aussi.
Comme pour Marco Tardelli, un match opposant
l’Italie à l’Allemagne en est aussi la cause, une rencontre comptant pour la Coupe du monde, la responsable. Lors de l’ébouriffante demi-finale disputée à Mexico en 1970 (2), l’ancien capitaine du
Milan AC inscrivit le but qui envoyait en finale les
Azzurri. Si, de l’action proprement dite, on ne sait
point ce que ce Monsieur en a retenu, de la suite,
en revanche, on connaît à peu près tout. Autant
pour s’en être, à l’époque et maintes fois depuis,
régalé que pour avoir bien noté ce qu’un jour Gianni en a dit.
Les faits, pour commencer : après avoir repris vic-
PAGE 14
torieusement un centre de Roberto Boninsegna, à
l’inverse de ses deux compatriotes que l’on vient
d’évoquer, Rivera, lui, reste planté en plein milieu
de la surface de réparation allemande, bras levés,
la tête renversée. Le premier à lui sauter au cou,
comme pour l’étrangler notez bien, fut « Gigi »
Riva, lequel déposa dans le mouvement un goulu
baiser sur la joue du Milanais. Riva n’avait pas
encore terminé son affaire que surgit le jeune
Boninsegna hypnotisé par l’autre joue : nouveau
passionné bisou. Épuisés, éparpillés sur la
pelouse, leurs huit camarades n’eurent pas la
force, eux, de venir se mêler à l’orgie et attendirent
plus tard pour des effusions moins ostentatoires.
Des années après, Gianni Rivera a bien voulu alors
avouer : « Quand “ Gigi ” et Roberto m’ont
embrassé, j’ai eu l’impression de recevoir les baisers de Gina Lollobrigida et Sophia Loren. » Avant
d’ajouter : « Le souci est qu’à chaque fois que j’y
repense ce ne sont plus Gina et Sophia qui sont
là. »
Pour donner une idée de ce que cela doit être, imaginez la tête que fera Fabio Grosso lorsqu’on lui
apprendra que Monica Belluci et Ornella Mutti
n’étaient pas, elles non plus, à Dortmund mardi
soir.
PATRICK LEMOINE
(1) Italie-RFA, 3-1.
(2) Italie-RFA, 4-3 (a.p.).
Spectacle sans intérêt
Spectacle médiocre
Spectacle moyen
Spectacle agréable
Spectacle très agréable
Spectacle exceptionnel
1 : catastrophique
2 : très mauvais
3 : mauvais
4 : médiocre
5 : moyen
6 : assez bon
7 : bon
8 : très bon
9 : exceptionnel
10 : parfait
N. B. : seuls les joueurs ayant joué au
moins 45 minutes sont notés.
Allemagne
g - Italie (0-2 a.p.)
DANIEL CREMIEUX
0
0
1
1
LA MÉTÉO ALLEMANDE
26
23
24
22
Marienfeld
PORTUGAL
Gelsenkirchen
Duisbourgg
ITALIE
25
Doortmund
H b
Hambourg
31
23
Hanovre
Berlin
ALLEMAGNE
Aerze
FRAN
23
19
Leipzig
Cl
Cologn
23
19
Nuremberg
Kaisersla
Stuttgartt
22
19
2
19
Les camps de base
des demi-finalistes.
JEUDI 6 JUILLET 2006
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
Note maxi : 6
3,85
3
2
0
0
1. Totti (Italie), 4 passes.
2. S chwe i nst ei ger (Al le magn e) ;
Riquelme (Argentine) ; Aloisi (Australie) ;
Cafu (Brésil) ; E. Mendez (Équateur) ;
Vieira (France) ; Pirlo (Italie) ;
M. Mendez (Mexique) ; Figo (Portugal) ;
Kalinitchenko (Ukraine) ; Jaziri (Tunisie),
2 passes.
En italique, les joueurs et les pays
éliminés.
Les notes
t
du match
t h
tch
d’avant-hier
t hi
Jo rnalistes
JJournalistes
li t
de
3
3
3
3
Bleu
« RIBÉRYP-HOP ». – Après un rap, un
autre groupe de six pompiers de Boulogne-sur-mer, les Fra-Gueules, a composé et enregistré une chanson dédiée à
Franck Ribéry, l’enfant du pays. « Parti de
rien, devenu tout, à la force de ses mollets/Du chemin vert (quartier populaire de
Boulogne) à la Canebière, stop la
pétanque, place à Ti Franck ! » : le parcours du milieu offensif est exalté dans les
couplets, tandis que le refrain érige le
joueur en « successeur de Platini ». Les six
pompiers ne pouvaient pas interpréter en
direct leur hymne pour la demi-finale car
certains étaient de service.
RONALDO : PETITE OPÉRATION À
UN GENOU. – Ronaldo compte subir une
petite opération à un genou pendant ses
vacances, a annoncé hier le médecin de
l’équipe du Brésil, José Luis Runco, qui a
précisé que l’attaquant brésilien du Real
Madrid serait cependant disponible dès le
début de la saison espagnole. Ronaldo
souffre depuis huit mois d’une calcification à un tibia. « Maintenant que la Coupe
du monde est terminée, il m’a dit qu’il profiterait des vacances pour se faire opérer,
a précisé José Luis Runco. Il traîne ça
depuis huit mois et il s’en plaint de temps
en temps. Si c’est ce que je prévois, ce sera
une opération rapide. »
Internautes
IInterna
t
tes
t
de
9
6
1
1
ESPAGNE
UKRAINE
Tunisie
Arabie Saoudite
Jaune
Rouge
Jaune
SHAOLIN SOCCER. – Le stade de Berlin, qui accueillera la finale de la Coupe du
monde, comptera dans ses rangs un spectateur aussi improbable qu’inattendu : le
responsable des moines du temple shaolin Shi Yongxin, convié par le président de
la FIFA. Bien loin de l’image délirante
qu’avait véhiculée la comédie « Shaolin
soccer », les moines Shaolin sont très peu
portés sur la question du football. Shi
Yongxin, qui a avoué n’avoir jamais regardé un match à la télévision, a toutefois
déjà su déceler quelques traits communs
avec le kung-fu. « Un joueur de football
est averti ou renvoyé s’il commet une
faute. La sportivité est hautement mise en
valeur lors de la Coupe du monde, c’est la
même chose en kung-fu », a-t-il expliqué.
Pts J. G. N. P. p.p c. Diff.
1
2
3
4
Noir
Bleu
Noir
Le président de la Fédération mexicaine a annoncé que Ricardo Antonio La Volpe va
abandonner ses fonctions de sélectionneur, ajoutant qu’il voulait poursuivre sa carrière
en Europe. Nommé en octobre 2002, La Volpe avait pour mission de conduire le Mexique
en quarts de finale de la Coupe du monde mais son groupe n’a pu franchir le cap des
huitièmes, battu par l’Argentine (1-2 a.p.).
TEXAS POUR LA FRANCE. – Branlebas de combat hier au festival de Poupet
en Vendée : Texas, le groupe de rock fan
de l’équipe de France, souhaite absolument regarder le match avant d’entrer sur
scène. Les organisateurs ont dû rapidement modifier leur programme, installant
un écran géant en parallèle de la première
partie du concert pour faire plaisir notamment à sa chanteuse, Sharleen Spiteri, qui
a vécu en France.
4-0
2-2
0-4
3-1
0-1
1-0
1. Klose (Allemagne), 5 buts.
2. Podolski (Allemagne) ; Crespo, Maxi
Rodriguez (Argentine) ; Ronaldo (Brésil) ;
Fernando Torres, Villa (Espagne) ; Henry
(France), 3 buts.
9. Gerrard (Angleterre) ; Cahill (Australie) ; Adriano (Brésil) ; Wanchope (Costa
Rica) ; Aruna Dindane (Côte d’Ivoire) ; A.
Delgado, C. Tenorio (Équateur) ; Vieira,
Zidane (+ 1) (France) ; Toni (Italie) ;
Bravo (Mexique) ; Bosacki (Pologne) ;
Maniche (Portugal) ; Rosicky (République
tchèque) ; Frei (Suisse) ; Chevtchenko
(Ukraine), 2 buts.
La Volpe en Europe ?
BERLIN FAIT LA FÊTE. – La porte de
Brandebourg va accueillir demain « la
plus grande fête du football jamais organisée jusqu’à présent », dixit la FIFA. Un
spectacle gratuit intitulé « Le football
pour un monde meilleur – de l’Allemagne
à l’Afrique du Sud » réunira, de 18 heures
à minuit, des personnalités du football, de
la politique ou de la chanson, autour d’un
concert auquel participeront des stars
allemandes, mais aussi Youssou N’Dour
ou MC Solaar. Le secrétaire général des
NationsUnies, Kofi Annan sera là, entouré
du président de la République d’Afrique
du Sud, Thabo Mbeki. Côté footballeurs,
George Weah, Roger Milla et Abedi Pelé
« feront un cadeau tout à fait spécial au
public de Berlin », annonce encore le programme des festivités. – R. Po.
ESPAGNE - UKRAINE
TUNISIE - ARABIE SAOUDITE
ARABIE SAOUDITE - UKRAINE
ESPAGNE - TUNISIE
ARABIE SAOUDITE - ESPAGNE
UKRAINE - TUNISIE
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FOOTBALL JOURNAL DES TRANSFERTS
Deschamps tout près de la Juve
L’ex-entraîneur de Monaco apparaît comme le favori pour remplacer Fabio Capello.
LA JUVENTUS TURIN n’a plus
d’entraîneur et son avenir est suspendu aux décisions de la justice
sportive italienne. Fabio Capello,
qui a démissionné de son poste mardi, va en effet s’engager avec le Real
Madrid (lire par ailleurs) alors que le
procureur de la Fédération a requis
une relégation en Serie C pour le
champion d’Italie en titre, l’un des
clubs les plus titrés du pays. Pendant
ce temps-là, Didier Deschamps, qui
a refusé l’offre de l’OM quelques
semaines plus tôt, ne dissimule pas
son envie de devenir le futur patron
sportif de la Vieille Dame. Une
condition apparaît cependant indispensable : il ne faudrait pas que la
Juve, accusée d’avoir « mis au point
un système afin de se voir favoriser » lors des matches de Championnat, soit aussi durement sanctionnée que le souhaitent les
réquisitions.
L’ancien champion du monde 1998
apparaît comme le favori à la succession de Fabio Capello, même si
les pistes menant à l’ex-entraîneur
du Milan AC, Alberto Zaccheroni, lui
aussi sans club, et à l’ancien international italien Roberto Donadoni ne
sont pas à négliger. Le poste intéresse sérieusement le Français qui a
déjà rencontré les dirigeants turinois il y a quelques jours. Seulement,
la tentation de Deschamps serait
sans doute atténuée si les réquisitions du procureur de la Fédération
italienne étaient satisfaites. En
revanche, une rétrogradation en
Serie B, l’équivalent de la Deuxième
Division, ne le dissuaderait probablement pas (voir L’Equipe du 21
juin).
Le précédent de 2004
L’histoire d’amour entre la Juventus
et Didier Deschamps semble en effet
suffisamment forte pour surmonter
une telle sanction administrative. Il
y a deux ans déjà, après l’épopée
monégasque en Ligue des champions, Deschamps avait été contacté pour remplacer Marcello Lippi qui
allait devenir le sélectionneur de
l’Italie. La Juve restait sur une saison
difficile. Elle était éliminée en huitièmes de finale de la Ligue des
champions par La Corogne pendant
que l’AC Milan remportait aisément
un dix-septième Scudetto. L’ancien
milieu de terrain bianconero
(1994-1999) était alors devenu la
priorité d’Umberto Agnelli, le patron
du club de l’époque.
Sous contrat avec l’ASM pour un an
encore, Didier Deschamps était déjà
très tenté. Les autres candidats
– Prandelli, Del Neri –, étaient progressivement éliminés. Le vice-président turinois, Roberto Bettega,
séjournait régulièrement en Principauté les week-ends de mai 2004 où
il s’entretenait avec son ancien
joueur. Un accord semblait alors sur
le point d’être officialisé en dépit des
exigences financières de l’entraîneur monégasque. En Italie, l’affaire
était même entendue. Mais le prince
Albert est intervenu pour convaincre
Deschamps de prolonger son
contrat. Et les arguments princiers
furent suffisamment convaincants.
Deschamps restait à Monaco et
Capello s’engageait à la Juve. Mais,
cette fois, le premier est au chômage
et le second retourne au Real. Le
Français semble bien décidé à saisir
cette deuxième chance, et le scandale des matches truqués au centre
duquel se trouve le club italien ne le
rebute visiblement pas. Ce défi
l’intéresse davantage que celui proposé par Saint-Étienne ou celui
offert par l’OM en mai dernier, où les
moyens mis à sa disposition par le
club phocéen pour recruter étaient
insuffisants à son goût. À Turin, si la
Juve est reléguée, le nouvel entraîneur devra faire face à une fuite des
cadres de l’équipe. Il serait en effet
étonnant que Buffon, Trezeguet,
Cannavaro, Zambrotta, Vieira ou
Ibrahimovic fassent de vieux os dans
ce club, aussi mythique soit-il. Deschamps, lui, se verrait bien lui redonner toutes ses couleurs. À condition
de ne pas partir de trop loin.
Didier Deschamps devrait
remplacer Fabio Capello,
parti au Real, à la tête de la
Juve. À moins que le club ne
soit relégué en Serie C.
(Photo Pascal Allée/L’Équipe)
PROGRAMME CHARGÉ POUR
BORDEAUX.– Les Girondins
connaissent désormais leur
programme de préparation, qui va
les faire voyager en Allemagne et au
Portugal. Deux stages (du 8 au 13
juillet à Albertville et du 24 au 28
juillet à Billerbeck, en Allemagne) et
cinq matches amicaux sont au menu.
Début des oppositions le 6 à
Lacanau contre Libourne Saint-Seurin
(L2), suivies de Tottenham (à
Albertville le 13), Benfica (à
Lisbonne le 22), Schalke 04 (le 25 à
Billerbeck) pour finir par les anciens
coéquipiers de Johann Micoud, le
Werder Brême (28 juillet) à
Oldenburg. Tous les matches sont à
19 heures.- L. L.
REAL MADRID : CHELSEA SE
PLAINT À LA FIFA.– Le champion
d’Angleterre va se plaindre à la FIFA
du comportement du Real Madrid,
qu’il accuse d’avoir approché de
manière illégale son milieu
néerlandais Arjen Robben. « Nous
sommes au courant des déclarations
de Ramon Calderon (nouveau
président du club madrilène), a
déclaré Peter Kenyon, président de
Chelsea. Mais la situation de Robben
ne pourrait pas être plus claire.
Personne n’a été mandaté par le
Real pour discuter avec nous, et
pourtant Calderon dit qu’ils ont
discuté avec lui. C’est pourquoi nous
allons demander à la FIFA
d’enquêter sur cette affaire. »
AMICAUX.– À Saint-Divy,
Lorient-Brest (L 2), 2-0. Buts : Diane
(78e), Gignac (90e). À Perros-Guirec,
Guingamp (L 2) - UNFP groupe Nord,
0-0. A Genlis, Dijon (L 2) - UNFP
groupe Sud, 0-1. But : Laurent (52e)
LYON OUVRIRA CONTRE
NANTES LE 4 AOUT. – Le premier
match de la saison 2006-2007 de
Ligue 1 sera Nantes-Lyon, le
vendredi 4 août. La rencontre sera
retransmise sur Canal +. – E. M.
DAMIEN DEGORRE
C’EST DÉSORMAIS OFFICIEL. Hier à 17 h 30,
Fabio Capello est arrivé dans la capitale espagnole
pour signer un contrat de trois ans comme entraîneur du Real Madrid. C’est le club lui-même qui a
communiqué une nouvelle que tout le monde
attendait depuis la proclamation lundi dernier de
l’identité du nouveau président. Ramon Calderon
tient ainsi sa première promesse de candidat. À
savoir faire venir l’Italien, un coach qui a déjà
entraîné le Real lors de la saison 96-97 et qui a laissé un bon souvenir à Madrid en remportant la Liga
avec un record de points à la clé. Juste après son
arrivée, le technicien italien qui était jusque-là
entraîneur de la Juventus Turin a déclaré : « Je suis
très content de revenir au Real, et j’ai beaucoup
d’espoir pour l’Italie qui s’est qualifiée pour la
finale du Mondial. »
Il en dira beaucoup plus aujourd’hui à 12 heures au
cours de sa présentation officielle au stade Bernabeu, où il devrait être accueilli par Alfredo Di Stefa NICE : BALMONT RESTE. – Tenté par un départ, Lens et Toulouse
étaient prêts à l’engager, Florent
Balmont a trouvé un accord avec les
dirigeants niçois pour rester au
moins une année de plus sur la Côte
d’Azur. Sous contrat jusqu’en 2009,
il n’a pas prolongé son bail mais
obtenu une revalorisation salariale.
Par ailleurs, le staff technique met à
no, le président d’honneur du club. Après, il donnera sa première conférence de presse.
Auparavant, Capello aura visité les nouvelles installations du centre d’entraînement du club, bien
meilleures qu’au cours de sa première expérience
madrilène et aura fait le point avec Mijatovic, le
nouveau directeur sportif du club, sur les nombreux transferts attendus avec impatience par les
socios.
Calderon doit là aussi tenir des promesses assez
compliquées. Le joueur vedette attendu n’est
autre que le Brésilien Kaka, le milieu de terrain brésilien âgé de vingt-quatre ans.
Les Lyonnais Diarra
et Abidal dans le viseur
Les négociations avec le footballeur sont en très
bonne voie mais son actuel club, l’AC Milan, ne
semble pas décidé à le lâcher. Kaka est lié jusqu’en
2011. Même chose pour le milieu de terrain espagnol d’Arsenal Cesc Fabregas. Mijatovic est tombé
d’accord avec le représentant du joueur pour un
contrat de cinq ans, mais là aussi le club s’oppose à
l’essai Grégory Béranger, bientôt
vingt-cinq ans. Ce latéral gauche a
été formé à l’OGCN avant d’évoluer
deux saisons à Cannes (National)
puis de rejoindre, l’été dernier, le
Racing Ferrol (D 2 espagnole). –
Ja. G.
TOULOUSE UN ŒIL SUR
PICHOT. – Contacté par Saint-
TÉLÉVISION
PÉTANQUE
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de notre envoyé spécial
YOANN RIOU
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Canal + Sport 355 min
« World Cup Show ».
La femme révoltée
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ARTE. 22 h 25. Doc. Katharina Bullin, dopée pour la gloire du régime
(2005). 52’.
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« Un jour sur le Tour ».
20.15
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Tournoi de Wimbledon.
Demi-finales F.
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« Chacun son Tour ».
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À voir.
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Tournoi de Wimbledon.
Demi-finales F.
Canal + Sport 105 min
Circuit américain.
Open de Lemont (USA). 1er jour.
Rediff. demain à 7 h 45
Arte 52 min
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Tournoi de Wimbledon.
Demi-finales F.
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Rediff. demain à 13 h 30
« Katharina Bullin, dopée pour la gloire du régime »
de M. Welsch.
Rediff. à 21 h 45
« Les Marches du Tour ».
Eurosport 75 min
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Circuit européen.
Open européen. 1er jour. À Straffan (IRL).
21.45
Tour de France 2006.
5e étape : Beauvais-Caen.
14.25
Tour de France 2006.
5e étape : Beauvais-Caen.
GOLF
TOUT LE SPORT
12.00
Tour de France 2006.
5e étape : Beauvais-Caen.
« Le monde est foot ».
Strasbourg (L 2), est à l’essai à Kaiserslautern, équipe allemande reléguée en D 2. Âgé de 22 ans, il avait
été prêté la dernière saison à Gueugnon (L 2).
LES RA NGERS VEULE NT
BENDTNER. – À la recherche d’un
avant-centre, les Glasgow Rangers
ont demandé à Arsenal le prêt de
l’international Espoirs danois Nicklas Bendtner, 18 ans, qui a participé
au dernier Euro au Portugal. Par ailleurs, le milieu lyonnais Jérémy Clément, 21 ans, va s’engager demain
pour trois ans. – D. D.
JEFFERS SIGNE À BLACKBURN. – Francis Jeffers, l’attaquant
de Charlton (25 ans), a signé un
contrat de deux ans avec les Blackburn Rovers. Blackburn a pris une
option pour une troisième année.
MARCELINHO PROCHE DE
PALMEIRAS. – Marcelinho, le
milieu de terrain brésilien du Hertha
Berlin, est en contact avec Palmeiras. L’ancien Marseillais joue en Allemagne depuis juillet 2001.
Canal + Sport 50 min
19.55
France 3 50 min
Demi-finales F.
MAGAZINE
GLOMBARD À L’ESSAI À CARDIFF. – L’attaquant nantais Luigi
Glombard, 21 ans, est mis à l’essai à
JOUR DE SPORT
10.50
Tournoi de Wimbledon.
Demi-finales F.
TENNIS
Nicolas Douchez, l’actuelle doublure
de Christophe Revault, qui a prolongé son contrat malgré un intérêt
marseillais et qui pourrait perdre sa
place au cas où Fabien Barthez redeviendrait toulousain. – G. D.
« LA PEINE CONVENABLE QUI POURRAIT être prononcée contre la Juve
serait la rétrogradation en Serie B, avec une pénalisation en points. » À
19 heures, hier, l’avocat du club bianconero, Cesare Zaccone, a officiellement
annoncé que la Juventus accepterait une descente en Serie B, ce qu’elle n’a
jamais vécu en cent neuf ans d’existence.
Mardi, le procureur de la Fédération italienne (FIGC) avait requis la rétrogradation de la Juve dans un Championnat inférieur à la Serie B, c’est-à-dire au moins
en Serie C 1 (troisième division), assortie d’une pénalisation de six points au
début de la prochaine saison. Les paroles de son avocat équivalent à la reconnaissance par le club de sa culpabilité. L’avocat a tout de même plaidé que la
Juve ne peut être reconnue comme responsable directe des délits commis, mais
seulement comme responsable indirecte. « Parce que Moggi (ex-directeur
général de la Vieille Dame) n’était pas le représentant légal du club », a lancé
maître Zaccone, qui a expliqué qu’il n’y avait pas qu’un système Juve. « Il y en
avait plusieurs, à Milan, à Rome, à Florence. Dans le foot, chacun défend ses
propres intérêts. Les coups de fil de Moggi au corps arbitral avaient pour but de
se défendre des autres groupes de pression. »
L’avocat d’Antonio Giraudo, ex-administrateur délégué de la Juve, a aussi
reconnu que son client n’avait pas toujours eu une attitude correcte. « Mais son
comportement ne peut être considéré que comme une violation de règles déontologiques et non comme une fraude sportive, a lâché Luigi Chiappero. Appeler
les officiels qui désignaient les arbitres ne peut être vu comme une fraude. Antonio Giraudo n’a jamais influé sur les décisions arbitrales prises sur le terrain. »
Hier, Diego Della Valle et Claudio Lotito, respectivement patrons de la Fiorentina
et de la Lazio (le procureur fédéral a requis la Serie B, avec quinze points de
pénalisation pour ces deux clubs), se sont défendus avec véhémence. « Nous
étions les victimes du système », ont-ils asséné.
France 3 30 min
« Total Coupe du monde ».
TENNIS
Étienne qui recherche un latéral
droit, Stéphane Pichot est également
sur les tablettes toulousaines. Âgé
de 29 ans, il est lié à Paris jusqu’en
juin 2007. Par ailleurs, les dirigeants
de Bastia qui sont toujours à la
recherche d’un gardien depuis le
départ de Nicolas Penneteau
auraient pris des renseignements sur
10.20
« Village départ ».
MAGAZINE
FRÉDÉRIC HERMEL
Cardiff qui évolue en D 2 anglaise. –
R. R., G. D.
DI V AIO DOIT QUI TTER
VALENCE. – Prêté la saison dernière à Monaco, Marco Di Vaio a
retrouvé Valence, son club espagnol.
Club qu’il doit quitter car Quique
Sánchez Flores, son entraîneur, ne
l’a pas emmené en stage aux PaysBas. Rufete, Kluivert, Fiore et Corradi
sont dans le même cas que lui. La
presse italienne a évoqué mardi
l’existence, pour Di Vaio, d’un
contact avec le Paris-SG. Il aurait été
proposé aux dirigeants du club de la
capitale.
BEDENIK À IONIKOS. – Le gardien français Jean-François Bedenik
qui évoluait à Neuchâtel Xamax a
signé un contrat de trois ans avec
Ionikos Le Pirée. Bedenik, 28 ans, a
joué au Mans entre 2000 et 2004
avant de rejoindre Neuchâtel Xamax
ces deux dernières saisons.
MOULOUNGUI À L’ESSAI À
KAISERSLAUTERN. – Éric Mouloungui, l’attaquant gabonais de
ROME –
LA SÉLECTION DE « L’ÉQUIPE »
45e Mondial « la Marseillaise ».
5e jour.
MAGAZINE
tout transfert. Les choses semblent aussi compliquées pour Arjen Robben, l’attaquant de Chelsea.
Âgé de vingt-deux ans, il a été approché pour un
contrat de quatre ans. Le club anglais n’a guère
apprécié la méthode madrilène et compte saisir la
FIFA. C’est Peter Kenyon, le directeur exécutif du
club, qui l’assure sur le site Internet des Blues…
L’Olympique Lyonnais est aussi concerné par ce
« nouveau Real », car deux de ses joueurs intéressent grandement les dirigeants. Mamadou Diarra
est l’un des objectifs principaux, mais Éric Abidal,
vingt-six ans, pourrait être un digne remplaçant de
Roberto Carlos sur le côté gauche. Le Brésilien
aurait accepté une offre très intéressante de Chelsea. Tout devrait s’accélérer dans les prochains
jours pour que l’on puisse connaître avec quelle
équipe le Real va tenter de renouer avec le succès.
À noter que la formation est un domaine que le
nouveau président veut aussi renforcer. Il vient de
nommer l’ancien joueur Michel entraîneur de
l’équipe B et responsable des jeunes.
Sport + 180 min
19.45
TPS Foot 75 min
À ne pas rater.
Les cases vertes
correspondent aux
retransmissions
en direct.
Ce soir 20 : 00
INFORMATION
> LA GRANDE ÉDITION « TOTAL FOOT »
Bernard Tapie sur le plateau d’Olivier Ménard
> FOOTBALL
JEUDI 6 JUILLET 2006
À QUARANTE-SEPT ANS, le corps de
Katharina Bullin n’est qu’une plaie ; son
quotidien, un calvaire. À l’écouter énumérer la litanie des opérations chirurgicales qu’elle a subies depuis vingt-cinq
ans, on a du mal à imaginer que cette
femme impotente, malgré des épaules
de camionneur, fut un jour athlète de
haut niveau. Et pourtant… En 1980,
avec ses camarades volleyeuses, elle
offrait l’argent olympique à l’Allemagne de l’Est aux Jeux de Moscou. « À
ce moment-là, je croyais que j’étais la
plus grande », confie-t-elle dans un
sourire amer. Mais, de retour au pas, la
chute est rude et le verdict médical sans
appel : bousillée, son épaule doit être
remplacée par une prothèse. Brisée, la
carrière de sportive de haut niveau ; terminés, les honneurs de la patrie, soudain plus très reconnaissante. Katharina est bonne pour la casse.
À vingt et un ans, dont plus de la moitié
passée à s’esquinter le corps sur les parquets et la santé en dehors. En racontant sa triste histoire, l’ancienne athlète
apporte un témoignage édifiant sur la
réalité totalitaire de l’ancienne RDA,
bien loin de ces films de propagande
illustrant les vertus des « activités collectives (qui) soudent les sportifs sans
les enchaîner » (sic). Des images champêtres qui prêteraient à sourire si les
conséquences humaines n’avaient été
aussi désastreuses.
« Quand on commence à neuf ans et
qu’on arrive en équipe nationale à seize
ou dix-sept, comment voulez-vous
qu’on se méfie de quoi que ce soit ?,
interroge Katharina. On vit dans une
bulle, tout est merveilleux : nous
sommes les ambassadeurs de la grande
RDA, nous sommes les plus grands. »
Strictement encadrée, la petite fille
sage fait aveuglément confiance à son
entraîneur et aux médecins. Au centre
de Kreischa, haut lieu du dopage où les
meilleurs athlètes du pays étaient
envoyés « en convalescence » (sic), elle
se soumet au régime très particulier
concocté par les Diafoirus est-allemands. Là, cobaye obéissant, elle avale
les « chocolats » faits maison aux effets
secondaires stupéfiants : « La barbe
nous poussait, notre voix muait… » De
ce remède viril, elle hérite du surnom
« l’ours » et de performances athlétiques inouïes : « Je sautais beaucoup
trop haut ! Quand je sautais pour
contrer, l’adversaire smashait contre
mes coudes et pas contre mes mains!»
Aujourd’hui, la jeune naïve s’est muée
en femme révoltée. Après la chute du
mur de Berlin, elle s’est débarrassée de
ses médailles – « ce n’était plus que de
la camelote pour moi » – cédées à un
collectionneur contre 500 DM (environ
250 ) pour solde de tout compte de
son ancienne gloire frelatée : « Les
seules choses qui me restent, ce sont les
douleurs. » En guise de traitement,
Katharina s’impose des séances de
musculation rageuses pour retrouver
un peu de sa forme physique volée. Elle
veut surtout se battre pour, enfin, être
reconnue comme une victime du régime
est-allemand. Car, pour l’heure, ses
perspectives se limitent à se faire poser
une prothèse du genou qui lui permettrait d’atteindre 66 % d’invalidité et de
pr étendre, ai n si , a u m in im um
retraite…
JOCELYN LERMUSIEAUX
L’ÉQUIPE TV
6. Édition du matin. 10. Édition de la
journée.20. La Grande Édition Total Foot, 1re
partie (rediff. toutes les demi-heures jusqu’à
23 h). 23. La Grande Édition Total Foot,
2e partie (rediff. jusqu’à 6 h).
INFOSPORT
6. La Matinale Foot. 10. Le Journal en continu,
en direct d’Allemagne.18. Le Journal des
Bleus. 23. Le Journal du Mondial.
LE COIN DES RADIOS
France Info. À .8 et à .38 de chaque heure,
chronique sportive. 6.40 et 7.40 ,France
Inter. Sports. 6.45 RTL. RTL Mondial. 7.15
RTL. Le Sacco Show. 7.40 Europe 1. Sports.
7.50. RTL. L’invité de RTL. Spécial PortugalFrance. 8.15.RTL. Le carnet de route de Laurent Jalabert. 8.20 RTL. Une-Deux. 8.30. RTL.
Émission spéciale Portugal-France. 8.35.
RMC. Boudin & Co : Didier Deschamps. 9. RTL.
En direct avec les Bleus. 13. RMC. Les
Grandes Gueules : Daniel Baal. 15. RMC. Intégrale Tour de France. 18. RMC. Intégrale RMC
(La Dream Team). 18. Sud-Radio. Rugby &
Compagnie. 18.30. RTL. Le club Jalabert.
18.53 RTL. RTL Mondial. 19. RMC. Spécial
Tour de France. 20. RTL. On refait le match.
20. Europe 1. Le Club Europe 1 Mondial 2006.
21. RTL. Le Club France RTL avec l’Équipe.
PAGE 15
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
de notre correspondant
La Juve acceptera
la Serie B
Bleu
MADRID –
FRÉDÉRIC DÉHU, le défenseur de l’Olympique de Marseille, a signé, hier, un
contrat d’une saison en faveur de Levante, club proche de Valence qui vient
d’accéder à la Première Division espagnole. Il a une option pour deux années
supplémentaires. Âgé de trente-cinq ans, l’ancien international va donc
retrouver la Liga, qu’il a fréquentée en 1999-2000 sous le maillot du FC Barcelone. Levante sera entraîné cette saison par Juan Ramon Lopez Caro, exentraîneur du Real Madrid, où il avait remplacé en décembre dernier le Brésilien Vanderlei Luxemburgo. Déhu va retrouver plusieurs anciens joueurs de
L 1 : Laurent Courtois, Sylvain N’Diaye et Vladimir Manchev.
Jaune
Rouge
Jaune
Le technicien italien est arrivé hier en Espagne, où il a signé un contrat de trois ans.
PROCÈS DU CALCIO
Noir
Bleu
Noir
Capello atterrit au Real
Déhu à Levante
16
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
CYCLISME
Samedi 1err juillet
Dimanche 2 juillet Étape
1
étape :
Victoire
Vict
ire d’é
d’étape
ape : Prologue Victoire d’étape
Casper
Hushovd
H shovd
Lundi 3 juillet
Étape
Mardi 4 juillet
Étape
Victoire d’é
d’étape
ape :
McEwen
2
Victo re d’é
Victoire
d étape :
Kessler
3
H ncapi
Hincapie
p
Hushovd
ushovd
Boonen
Boone
Hushovd crée la surprise :
le sprinteur norvégien enlève
le prologue pour moins d’une
seconde devant Hincapie.
Zabriskie prend la 3e place.
Casper s’impose au sprint devant
McEwen et Zabel. Hincapie
s’empare du Maillot Jaune grâce
aux deux secondes de
bonifications récoltées lors
du dernier sprint intermédiaire.
McEwen remporte le sprint
devant Boonen et Hushovd, qui a
déchaussé. Mais le Norvégien
reprend le Maillot Jaune à
Hincapie grâce aux bonifications.
Kessler attaque dans le Cauberg
et gagne légèrement détaché
devant un peloton d’une
cinquantaine de coureurs.
Boonen, 4 e, prend le Maillot Jaune
juste avant l’entrée en Belgique.
Strasbourg
Strasbourg
7,1 km
Strasbourg
184,5 km
Strasbourg Obernai
Esch-sur-Alzette Esch-sur-Alzette
228,5 km
216,5 km
Hier
Étape
Aujourd’hui
Aujourd
’hui
Étape
4
Victoir d’étape
Victoire
étape :
McEwen
cEwen
Demain
Étape
5
Samedi 8 juillet
6
Étape Dimanche 9 juillet Étape
7
Lundi 10 juillet
Repos
Mardi 11 juillet
Étape
8
9
Boon n
Boonen
McEwen anticipe et remporte le
sprint avec plusieurs longueurs
d’avance, battant nettement
Galvez et Freire. Boonen, 4e,
garde le Maillot Jaune.
Valkenburg Huy
207 km
c.l.m. individuel
Beauvais
Saint-Quentin
Caen Lisieux
225 km
Vitré
Saint-Grégoire
Saint-M
Saint-MééenRennes le-Grand
52 km
189 km
Lorient
Dax
Bordeaux
181 km
169,5 km
Comme une impression…
Robbie McEwen a encore gagné au sprint, et les schémas de course semblent redevenir plus conventionnels.
Tom Boonen a toujours le
Maillot Jaune, mais il n’a
toujours pas gagné son
étape. Il s’est nettement
incliné face au jump de
Robbie McEwen,
vainqueur de sa dixième
étape sur le Tour hier à
Saint-Quentin. Sur un
autre plan, le sentiment
que « quelque chose a
changé » dans le peloton
commence à se diffuser.
SAINT-QUENTIN –
de notre envoyé spécial
Des indices
concordants
Robbie McEwen a rempporté hier
sa dixième étape du Tour de
France. Il est le deuxièm
me coureurr
en activité le plus prolifique
prolifiq surr lla
Grande Boucle derrière Erik Zabel
(12 étapes) et devant Jan Ullrich
(7), Tom Boonen, Alessandro
Petacchi, Erik Dekker et Jaan
Kirsipuu (4).
Tout cela reste, bien sûr, du domaine
du subjectif, mais force est de
constater aussi qu’il y a du mou dans
les équipes de sprinteurs… Bien sûr,
elles ne se sont pas affolées hier derrière les cinq gars de devant, il n’y
avait pas vraiment de quoi. Mais tout
de même, les Quick Step de Boonen
et les Davitamon-Lotto de McEwen
avaient pris la précaution de ne pas
leur laisser trop de champ, moins de
cinq minutes. Elles ont bien vu que le
peloton mettait du temps à « rentrer » sur les échappés ces derniers
jours. Surtout, pas moyen de mettre
un train en marche. Dans l’approche
finale, c’est plutôt un Lampre par-ci,
du Liquigas par-là, et même si
Tosatto (Quick Step) entra en scène à
la flamme rouge, c’est un peu chacun
pour soi.
À ce jeu, Robbie McEwen est très
fort. Il regrette bien sûr d’avoir perdu
en route Fred Rodriguez (blessé mardi sur chute) mais il se débrouille très
bien tout seul. Il adore aussi quand il
y a une légère courbe comme celle
d’hier à 180 mètres de la ligne d’arrivée en faux plat très prononcé. Il
avait déjà gagné de cette manière, il
y a deux ans, à Namur. À croire qu’il
prend ce dernier tournant pour ligne
de mire, comme une arrivée fictive.
En tout cas, il anticipa hier largement
son effort, se propulsa avec cinq ou
six longueurs d’avance tout en
conservant le jus nécessaire pour
atteindre le but. C’est très nettement, presque détaché, que Robbie
le kangourou a disposé des deux
sprinteurs espagnols, Isaac Galvez et
Oscar Freire, tandis que Tom Boonen
passait la ligne en cinquième position (derrière Hushovd, déclassé par
la suite), le poing rageur. Treizième
(Strasbourg), deuxième (Esch), quatrième (Valkenburg) et finalement
quatrième encore hier, Tom Boonen
profite bien du Maillot Jaune, mais
n’a toujours pas gagné son étape.
SAINT-QUENTIN. –
Formée dès
le vingtième
kilomètre, l’échappée
de Mengin, Martinez,
Coutouly, Lefèvre et
Wiggins (masqué) n’a
jamais compté plus
de cinq minutes
d’avance sur le
peloton, qui a repris
les derniers fuyards
dans l’avant-dernier
kilomètre. Avec,
au bout, un nouveau
succès au sprint.
(Photo Bernard Papon)
PHILIPPE BOUVET
54 INOPINÉS, TOUS
APTES. – Cinquante-quatre
coureurs ont subi un test sanguin inopiné, hier matin, avant
le départ de l’étape à Huy.
L’ensemble de l’effectif de six
équipes d’Agritubel, Cofidis,
Crédit Agricole, Discovery
Channel, Saunier Duval et Française des Jeux s’est soumis à ce
prélèvement diligenté par
l’Union cycliste internationale.
Tous les coureurs ont été déclarés aptes. Cette opération est la
première depuis le départ de
Strasbourg.
LE FILM DE L’ÉTAPE
Les baroudeurs
Calme plat
4 e étape, H uy-Saint-Q uent in
(207 km). 172 partants.
MARTINEZ LANCE L’ÉCHAPPÉE.
– Le début de course est très calme.
Aucune attaque à signaler dans la
première dizaine de kilomètres.
Pineau (Bouygues Telecom) profite
de la première côte, km 13, pour
consolider son maillot de meilleur
grimpeur. Martinez (Discovery
Channel) sort du peloton au km 18,5.
Il est pris en chasse par Wiggins
(Cofidis), Mengin (Française des
Jeux), Lefèvre (Bouygues Telecom),
Coutouly (Agritubel). Les cinq coureurs se regroupent à compter du
km 20.
Le peloton roule à allure régulière
sous la conduite de l’équipe Quick
Step du Maillot Jaune Boonen.
L’écart atteint 2’10’’, km 25, 3’10’’
au km 40 alors que 38,1 km ont été
couverts dans la première heure.
PAGE 16
Martinez et Lefèvre sont
repris par le peloton.
Attaque de Martinez.
km 18,5
,
Wiggins, Mengin,
Lefèvre et Coutouly se
joignent à l’échappée.
km 20
km 205,5
,
Martinez, Lefèvre
et Coutouly restent
seuls en tête.
McEwen remporte
le sprint en costaud.
km 207
Coutouly lâche
prise à son tour.
km 204
km 195
A
SOUS LES CINQ MINUTES. –
L’avance des cinq hommes de tête
prend un peu plus d’ampleur mais
demeure stationnée sous les cinq
minutes. L’écart descend lorsque
Davitamon-Lotto se joint aux Quick
Step en tête du peloton. L’écart
tombe à 2’, km 172, 1’30’’ à 25 km de
l’arrivée.
McEWEN AU SPRINT. – Le peloton
se rapproche progressivement, et le
groupe d’échappés se scinde à 12 km
du but, laissant Martinez, Lefèvre et
Coutouly en tête alors que Wiggins
et Mengin sont décrochés. À 10 km
de l’arrivée, ces trois coureurs
conservent environ 30 secondes sur
le peloton. Lefèvre insiste une nouvelle fois à 3 km de la ligne, et seul
Martinez peut réagir alors que Cou-
touly disparaît. Le peloton reprend
Lefèvre et Martinez dans l’avantdernier kilomètre.
Le sprint est inévitable, et Robbie
McEwen (Dvl) anticipe à l’amorce
d’une légère courbe à 200 mètres de
la ligne. Il s’assure plusieurs longueurs d’avance et l’emporte nettement. Tom Boonen (Quick Step), 5e,
conserve le Maillot Jaune. – Ph. Bo.
Les coureurs ayant cumulé le plus
de kilomètres en tête de la course
lors de la 4e étape.
Martinez
Lefèvre
Coutouly
Mengin
Wiggins
186
185
184
175
175
km
km
km
km
km
Les coureurs ayant cumulé le plus
de kilomètres en tête du Tour
après 4 étapes.
U. Etxebarria
De La Fuente
Arrieta
Hernandez
Martinez
Lefèvre
338
214
197
187
186
185
Ce classement est effectué
par la rédaction de
.
km
km
km
km
km
km
JEUDI 6 JUILLET 2006
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
1
10
Du mou
chez les sprinteurs
Bleu
Rouge
Le chiffre du jour
j
CLASSEMENTS
4e ÉTAPE
Huy - Saint-Quentin
1. McEwen (AUS, Dvl), les 207 km
en 4 h 59’50’’ (moy. : 41,423 km/h)
2. Galvez (ESP, Cei)
3. Freire (ESP, Rab)
4. Boonen (BEL, Qsi)
5. Kopp (ALL, Gst)
6. Bennati (ITA, Lam)
7. Ventoso (ESP, Sdv)
8. Albasini (SUI, Liq)
9. Eisel (AUT, Fdj)
10. Casper (Cof)
11. Rogers (AUS, Tmo)
12. Geslin (Btl)
13. Hincapie (USA, Dsc)
14. Brochard (Btl)
[…]
17. Popovych (UKR, Dsc)
22. Landis (USA, Pho)
41. Evans (AUS, Dvl)
45. Moreau (A2r)
55. Leipheimer (USA, Gst)
60. Savoldelli (ITA, Dsc)
76. Menchov (RUS, Tab)
88. Cunego (ITA, Lam)
95. Simoni (ITA, Sdv)
148. Hushovd (NOR, CA), t.m.t.
GÉNÉRAL
1. Boonen (BEL, Qsi), 19 h 52’ 13’’
2. Rogers (AUS, Tmo), à 1’’
3. Hincapie (USA, Dsc), à 5’’
4. Hushovd (NOR, CA), à 7’’
5. Martinez (ESP, Dsc), à 10’’
6. McEwen (AUS, Dvl), à 12’’
7. Savoldelli (ITA, Dsc), à 15’’
8. Bennati (ITA, Lam), m.t.
9. Landis (USA, Pho), à 16’’
10. Karpets (RUS, Cei), à 17’’
[…]
13. Evans (AUS, Dvl), à 20’’
14. Moreau (A2r), m.t.
21. Dessel (A2r), à 25’’
24. Popovych (UKR, Dsc), à 27’’
26. Vaugrenard (Fdj), à 28’’
27. Leipheimer (USA, Gst), m.t.
32. Simoni (ITA, Sdv), à 32’’
33. Menchov (RUS, Rab), à 33’’
75. Cunego (ITA, Lam), à 1’
Jaune
Bleu
Jaune
Tout de même, on peut s’appuyer sur
quelques indices concordants pour
en déduire que « quelque chose a
changé », semble-t-il, pour l’instant.
Premier élément, la moyenne
horaire. D’accord, cela ne prouve
rien de manière formelle, mais tout
de même, on est restés jusqu’ici sous
les 45 de moyenne (44,2 km/heure
pour l’étape la plus rapide gagnée
par Jimmy Casper à Strasbourg). Au
même stade de la course l’an dernier,
pas une étape n’avait été disputée à
moins de 46 km/h, même si l’on veut
bien considérer que la traversée
d’ouest en est proposée en 2005 est
somme toute plus commode que les
terrains visités jusqu’ici.
Deuxième indice, probablement plus
significatif. Là où, depuis quelques
années, cela démarrait sur les chapeaux de roues au mépris du mal aux
pattes matinal, la première heure de
course est cette année beaucoup
moins folle. On se souvient de ces
démarrages qui se succédaient par
dizaines, entraînant le peloton
autour du cinquante à l’heure, parfois même un peu plus, avant que
l’échappée ne puisse s’en aller. C’est
tout différent cette année. Dans
l’étape de Valkenburg, 45 kilomètres
avaient été parcourus dans la première heure, alors que le relief n’était
pas spécialement marqué et déjà,
l’échappée (Voigt, Pineau, Laurent,
Etxebarria, Arrieta) comptait pas
loin des trois minutes d’avance sur le
peloton qui avançait donc sur des
bases modérées. Le même schéma
s’est reproduit hier midi, 38,1 kilomètres couverts dans la première
heure, avec une seule bosse pour
obstacle, et l’échappée qui avait déjà
bien pris le large avec déjà ses trois
minutes. Cela part rudement moins
vite que d’habitude, c’est pour le
moment une évidence. Au hasard
des groupes d’échappés, on ne peut
pas non plus ne pas avoir remarqué
comme un léger rééquilibrage des
forces. Si l’on prend pour exemple
l’étape de mardi, en direction de Valkenburg, un coureur comme Christophe Laurent, certes en progrès
sensibles cette saison, fut tout surpris – agréablement – de supporter
la comparaison avec certains coureurs de réputation internationale
dans un final très difficile.
Noir
Noir
LE RETOUR AU PAYS s’est accompagné hier du retour au calme. Pas
de coude à coude effréné dans la
chasse aux « bonifs », de toute
façon piquées au passage par
l’échappée du jour, lancée de bonne
heure par Egoï Martinez et qui s’est
achevée à l’entrée de Saint-Quentin
pour l’Espagnol de Discovery Channel et Laurent Lefèvre, le plus insistant parmi les attaquants. Pas trop
de bobos non plus, même si le NéoZélandais Julian Dean est un peu
danger public, et tomba finalement
tout seul pour avoir voulu regarder
aux premières loges le sprint qu’il
venait de lancer en faveur de Thor
Hushovd. On ne peut pas tout faire.
L’étape qui ramenait le Tour depuis
la Belgique jusqu’en Picardie s’est
inscrite dans la pure tradition des
étapes de plaine. Une longue échappée de cinq coureurs, dans laquelle
figuraient trois Français, avec Laurent Lefèvre (Bouygues Telecom) qui
passait chez lui dans l’Avesnois en
fête pour le dernier Tour de JeanMarie Leblanc, mais aussi Christophe Mengin (Française des Jeux) et
Cédric Coutouly, l’Agritubel de service (après Christophe Laurent la
veille), sans compter une autre
équipe française représentée (Cofidis) avec l’Anglais Bradley Wiggins.
À la sortie, un sprint massif, le troisième sur les quatre étapes en ligne
disputées depuis Strasbourg (seul
Kessler a échappé au peloton dans
l’étape du Cauberg), et la deuxième
victoire pour Robbie McEwen (après
Esch-sur-Alzette). Sa dixième au
total sur le Tour.
Cette journée pour pas grand-chose,
avant de mettre aujourd’hui le cap à
l’Ouest, permet de jeter un petit
regard en arrière, sur la vie du peloton depuis le départ de ce Tour qui a
renvoyé la plupart de ses favoris
dans leurs foyers (Basso, Ullrich,
Vinokourov, Mancebo) avant même
que ça commence.
« Ça saute aux yeux », remarquait
Raymond Poulidor, hier matin au
départ, avec ce bon sens qui le caractérise. De quoi parlait-il ? Très clairement, il est temps d’évoquer les
effets visibles de cette lutte, qui est
menée pied à pied contre le dopage.
Attention ! Surtout, pas de précipitation, et encore moins de conclusions définitives. Loin de nous, par
conséquent, l’idée de céder à l’angélisme, et prenons bien garde de ne
pas nous laisser dire ce que nous
aurions trop envie d’entendre…
17
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
CYCLISME
Mercredi 12 juillet
Étape Jeudi 13 juillet
Étape Vendredi 14 juillet Étape Samedi 15 juillet
Étape Dimanche 16 juillet Étape Lundi 17 juillet
10
11
13
12
Gap
Luchon
Étape Vendredi 21 juillet Étape Samedi 22 juillet
Étape Dimanche 23 juillet Étape
15
17
19
16
18
la Toussuire
l’Alpe-d’Huez
Gap
Montélimar
Saint-Jeande-Maurienne
Morzine Morzine
Mâcon
Carcassonne
Béziers
206,5 km
Étape Mercredi 19 juillet Étape Jeudi 20 juillet
Le Bourgd’Oisans
Pau
190,5 km
Mardi 18 juillet
14
Val d’Aran
Pla-de-Beret
Tarbes
Cambo-les-Bains
Repos
211,5 km
230 km
c.l.m. individuel
Montceaules-Mines
Le Creusot
Montélimar
180,5 km
187 km
182 km
200,5 km
197 km
20
ParisChampsÉlysées
Sceaux Antony
57 km
154,5 km
McEwen se distingue
L’Australien, en remportant sa deuxième victoire au sprint, s’est placé un cran au-dessus de ses adversaires.
SAINT-QUENTIN –
de notre envoyée spéciale
Les sprinteurs
Les coureurs ayant obtenu des points
après un sprint massif lors de la 4e étape.
Les coureurs ayant cumulé le plus de points
après 4 étapes.
McEwen
Boonen
Casper
Rogers
Bennati
SAINT-QUENTIN. – Robbie McEwen n’a pas attendu les derniers mètres pour s’imposer. Anticipant à 200 mètres de la ligne, l’Australien a creusé un écart impressionnant
sur les autres sprinteurs (de gauche à droite, Freire, Galvez, Boonen, Hushovd et Kopp) pour remporter sa deuxième victoire d’étape sur ce Tour et s’emparer du maillot
vert.
(Photo Jérôme Prévost)
tembre, en Europe avec l’équipe
nationale amateurs. Notre entraîneur était un Allemand de l’Est,
Heiko Salzwedel, qui était venu en
Australie après la chute du mur de
Berlin. On logeait en ex-Allemagne
de l’Est ou en Autriche, près
d’Innsbruck. Surtout, on courait
beaucoup car l’équipe avait un budget minuscule et quand on est engagé sur une course, on a le logement
et la nourriture gratuits. Je gagnais
beaucoup de sprints, même contre
des professionnels. En 1994, après
ma victoire dans la première étape
du Tour de l’Avenir, Aubervilliers et
Collstrop m’ont proposé mon premier contrat pro. J’ai dit non, c’était
trop tôt. Dans ma tête, si je refaisais
BBouygues
T
Telecom
26 ans,
né le 2 janvier 1980.
1,76 m ; 71 kg.
Professionnel depuis 2002.
5e participation
(87 e en 2002, 71e en 2003,
27 e en 2004, 43 e en 2005).
une bonne saison amateurs, j’avais
des chances d’avoir une vraie belle
offre d’une grosse équipe. »
Engagé par Rabobank, il s’adapte
très vite, malgré le contraste avec la
Gold Coast, à la vie à Brakel, un village flamand posé sur la route du
Tour des Flandres. « Un soigneur
belge m’avait loué un appartement
là-bas. Je ne parlais que l’anglais et,
pour me familiariser avec la langue – quand je l’ai entendue pour la
première fois, je me suis dit : “C’est
quoi ce truc ?” –, je lisais tous les
sous-titres des films qui, en Belgique, sont toujours diffusés en version originale. Aujourd’hui, je vis
toujours à Brakel et je parle couramment le flamand. On me dit même
que j’ai un bon accent. » Son passage dans la formation néerlandaise
n’est pas une réussite. « J’étais livré
à moi-même. On ne mettait personne à ma disposition. Si je
gagnais, c’était bien, sinon, tant pis
pour moi. C’est pour ça
qu’aujourd’hui, on dit encore de moi
que je n’ai pas besoin d’un train.
Mais ce n’est pas tout à fait exact.
J’ai besoin d’aide, mais je fonctionne
de façon moins conventionnelle que
les grands sprinteurs comme Petacchi ou Cipollini. »
Passé en 2002 chez Lotto, il trouve
son bonheur. Sur le Tour de France,
deux coureurs sont réellement mis à
sa disposition. L’an dernier, c’était
Rodriguez et Van Bon ; cette année,
Chaque jour, un Français
dévoile un aspect
du Tour, du cyclisme
ou de sa vie de coureur.
Aujourd’hui, Jérôme
Pineau raconte l’émotion
d’arriver sur ses terres,
paré du maillot à pois.
ILS ONT DIT
« Envoyer un signe
à ma famille »
SAINT-QUENTIN –
de notre envoyée spéciale
« DEPUIS LE DÉBUT DU TOUR, j’avais prévu de me distinguer le jour de l’arrivée à Caen. Je suis né en Normandie, une
partie de ma famille vit là-bas et, quelques jours avant le
départ de Strasbourg, j’ai perdu un oncle dont j’étais vraiment très proche. Mon frère Sébastien, qui est aussi sur le
Tour de France (il est assistant de l’équipe Bouygues Telecom) et tous mes parents se sont rendus aux obsèques mais
moi, je n’ai pas pu. Elles avaient lieu l’avant-veille du départ.
Ça a été difficile d’être loin d’eux, dans un tel moment, car je
suis très famille. En fait, ça m’a fendu le cœur.
Alors, mardi, quand je me suis échappé, je pensais à lui dans
chaque bosse. C’est pour lui que je pédalais, que je ne laissais personne d’autre prendre les points du classement des
grimpeurs. Je ne sais pas ce qui se passe quand on meurt.
Pourtant, j’imagine qu’il m’a vu, qu’il était là, quelque part.
Pour moi, avoir réussi à décrocher ce maillot à pois et arriver
à Caen avec aujourd’hui, c’est une manière d’être présent,
d’envoyer un signe à ma famille, à ma tante surtout.
J’espère, même si ce n’est pas grand-chose, que ça lui amènera un tout petit peu de soleil.
En plus, ce maillot, c’est celui dont je rêvais quand j’étais
môme. C’est sûrement celui qui plaît le plus aux enfants. Il se
voit bien au cœur du peloton. Il symbolise le panache et il est
original. Malgré ses gros ronds rouges, je l’appelais le maillot à petits pois. Bien sûr, le porter un jour ou deux, sans le
ramener jusqu’à Paris, ce n’est rien du tout, dans l’histoire du
cyclisme, et pourtant, dans l’instant, cela représente beaucoup.
Pour la première fois, je suis monté sur le podium du Tour, j’ai
été félicité par Bernard Hinault et j’ai pu constater que la
mise en scène de ce moment était encore plus gigantesque
que ce que je croyais. Derrière le podium, on est conduit de
journaliste en journaliste, on doit parler aux télés, aux
radios, signer des maillots. On est félicité de toute part. Il y a
encore un an ou deux, j’aurais pu me laisser aller là-dedans,
me prendre pour la petite vedette. À un moment, je me suis
peut-être pris pour plus fort que j’étais… L’an dernier, je suis
arrivé sur le Tour avec de grandes ambitions et j’ai pris une
grosse claque. Ça m’a calmé.
Du coup, j’apprécie énormément d’avoir ce maillot. Sur le
Tour, j’ai compris que tout est bon à prendre, la moindre
occasion doit être saisie. Si, arrivé à Paris, je n’ai rien gagné,
j’aurais au moins eu ça. Quelque part, dans mes armoires, il y
aura toujours un maillot à pois. Et c’est bon pour l’équipe
aussi. Notre but, ces jours-ci, au départ des étapes, c’est de
défendre le maillot. Cela entraîne tout le monde dans une
spirale positive : quelque part, on agit sur la course. Dans les
têtes, c’est très important. »
DOMINIQUE ISSARTEL
25
10
10
10
8
pts
pts
pts
pts
pts
Galvez, Freire et Zabel, 5 ;
Hushovd, 4 ; Paolini, 2.
Ce classement est effectué
par la rédaction de
.
Rodriguez et Steegmans. « Dans
cette équipe, on accepte que je dirige
mes saisons comme je veux. J’y suis
bien et j’ai resigné jusque fin 2008. »
Aujourd’hui, il est en course pour
remporter un troisième maillot vert
mais il sait entretenir le suspense :
« Tout peut arriver très vite.
Aujourd’hui (hier), Hushovd a été
déclassé, comme moi l’an dernier, et
ça me donne un petit avantage. Mais
il ne faut pas oublier que, même si je
suis le sprinteur le plus explosif de
tous, je peux être battu. Comme tout
le monde, sinon, ce serait un sport
ennuyeux. »
DOMINIQUE ISSARTEL
Lefèvre : « J’ai eu
la chair de poule »
Laurent LEFÈVRE (Bouygues Telecom, 70e m.t.) : « J’étais sur mes routes
et j’ai eu la chair de poule pendant toute la journée. À un moment, je suis passé
devant mon fan-club, les mecs voulaient m’offrir une bière mais je n’ai pas pu
m’arrêter ! Sinon, que dire ? Qu’il a manqué deux kilomètres, comme souvent, mais qu’il ne faut pas se décourager. On est toujours un peu frustré
lorsque l’on ne gagne pas après une longue échappée. Mais je n’ai aucun
regret : c’est toujours le peloton qui décide du sort des échappées. »
Cédric COUTOULY (Agritubel,
170e à 2’25’’) : « Les efforts longs, je
connais bien, je suis ce qu’on appelle
un baroudeur. Mais c’est la première
fois que je fais le Tour de France et là,
quand on s’échappe, ce n’est pas du
tout pareil que sur d’autres courses.
Le monde au bord des routes, par
exemple, qui nous encourage. Au
début, je ne pensais pas que l’échappée irait au bout, mais les jambes
étaient là et je suis parti. À la fin, je
commençais à y croire. L’écart ne
descendait pas sous la minute dans
les vingt-cinq derniers kilomètres.
J’ai attaqué sur la fin, mais les
jambes ont fini par manquer. Et les
équipes de sprinteurs sont parfaitement réglées. Bien sûr, j’aurais préféré que ça aille au bout pour voir ce
que ça fait. Mais il reste des étapes et
il se pourrait que je retente le coup. »
Christophe MENGIN (Française des Jeux, 162e, à 52’’) :
« C’était une étape réservée aux
sprinteurs mais quand j’ai vu Egoi
Martinez attaquer, j’ai suivi, on ne
sait jamais. C’est toujours bien d’être
JEUDI 6 JUILLET 2006
devant, et puis ça a remonté le moral
de l’équipe après la journée noire de
mardi. On s’est bien entendus dans
l’échappée mais comme le peloton
ne nous a jamais laissé plus de cinq
minutes, je savais qu’on allait se
faire rattraper. C’est dommage que
certains aient attaqué à la fin, on
avait plus de chances de résister au
retour du peloton à cinq qu’à deux ou
trois. »
Iban MAYO (ESP, Euskaltel,
101e, m.t.) : « C’est la deuxième peur
en deux jours mais heureusement
qu’il n’y a pas de mal. Cette première
semaine du Tour est toujours difficile
à aborder et j’ai hâte de me retrouver
sur d’autres terrains. »
Jérôme PINEAU (Bouygues
Telecom, 139e, m.t.): « J’ai encore
marqué des points. C’est l’essentiel.
J’espère avoir mon maillot à pois sur
les épaules jusqu’aux Pyrénées. Je
regrette pour Laurent (Lefèvre) qui a
été formidable sans obtenir une juste
récompense. Mais il a fait un grand
numéro. »
PAGE 17
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
pts
pts
pts
pts
pt
Bleu
Rouge
10
5
3
2
1
Jaune
Bleu
Jaune
McEwen
Galvez
Freire
Boonen
Kopp
Les sous-titres
des films pour
apprendre le flamand
Jérôme PINEAU
Noir
Noir
ROBBIE McEWEN ne se lasse pas
de raconter ses sprints. Passant de sa
langue natale, l’australien, à sa langue d’adoption, le flamand, sans la
moindre difficulté ; trouvant, après
chacune de ses victoires, la formule
qui fait mouche. « Aujourd’hui,
j’avais un train mais pas de bus ! »,
a-t-il lâché hier en riant quand Marc
Sergeant, le manager de la formation belge, lui a annoncé que
l’énorme pullman qui véhicule les
Davitamon-Lotto de l’hôtel au
départ, puis de l’arrivée à l’hôtel,
était tombé en panne, à dix kilomètres de la ligne.
Ensuite, l’Australien a décortiqué
son sprint, sa dixième victoire sur le
Tour de France, la dédiant à son
fidèle poisson-pilote, l’Américain
Fred Rodriguez, éliminé la veille
suite à une lourde chute. « Je pensais
que sans lui, ça allait être difficile
mais je n’aurais pas pu trouver meilleur remplaçant. »
Hier, c’est le jeune Gert Steegmans,
vingt-cinq ans, vainqueur au printemps d’une étape du Tour de Belgique en battant Boonen au sprint,
qui a eu la charge d’emmener son
aîné dans le final.
« D’ordinaire, poursuit McEwen, son
boulot est d’emmener Fred devant,
dans le dernier kilomètre. Là, je lui ai
demandé de rester avec moi, de me
piloter jusqu’à l’avant et de placer
son accélération 450 mètres avant la
ligne. Gert va à une vitesse
incroyable, c’est un vrai TGV !
À 200 mètres du but, il ne me restait
plus qu’à foncer, seul, sans me
retourner. En revoyant les images,
j’ai réalisé que personne n’avait pu
me suivre, j’ai même été surpris que
mes adversaires soient si loin derrière. »
À trente-quatre ans, Robbie McEwen
est un des personnages les plus intéressants du peloton et sa parole est
sensée. Hier, suite aux propos tenus
par le docteur Fuentes assurant que
des footballeurs et des tennismen
comptaient aussi parmi ses clients
(voir par 20), il ne s’est pas réjoui de
la nouvelle : « Non, ça ne me rend
pas heureux d’entendre ça. Qu’il y ait
des footballeurs ou d’autres sportifs
ne justifie en aucune manière l’implication de tous ces cyclistes. Maintenant, si la justice a dévoilé le nom des
seuls cyclistes et pas des autres,
je demande : pourquoi ? Pourquoi ne
pas tout dire dès le début ? »
Quand on discute avec l’Australien,
on s’aperçoit que son intelligence
tactique, celle qui l’amène à remporter des sprints comme surgi de nulle
part, trouve ses racines dans sa façon
de gérer sa carrière. Débarqué en
Europe pour la première fois il y a
douze ans, il a beaucoup observé et
réfléchi. « En 1994 et 1995, on passait six mois de l’année, d’avril à sep-
Robbie McEWEN
(Australie)
Trente-quatre ans, né le 24 juin 1972,
à Brisbane (AUS).
1,71 m ; 67 kg.
Professionnel depuis 1996.
Ses équipes : Rabobank
(1996-1999) ; Farm Frites (2000) ;
Domo (2001) ; Lotto (2002) ; LottoDomo (2003-2004) ; Davitamon-Lotto (depuis 2005).
Ses principales victoires :
10 étapes du Tour de France (2 en
2006 ; 3 en 2005, 2 en 2004, 2 en
2002, 1 en 1999) ; 10 étapes du Giro
(2 en 2002, 1 en 2003, 1 en 2004, 3 en
2005, 3 en 2006) ; Championnat
d’Australie 2002 et 2005 ; Étoile de
Bessèges2002 (+ 1 étape) ; Paris-Bruxelles 2002 ; À Travers les Flandres
2003 ; 4 étapesdu Tour de Suisse (1 en
2003, 2 en 2004, 1 en 2005) ; 2 étapes
de Paris-Nice 2002 ; 1 étape du Tour
Méditerranéen 2001 ; maillot vert du
Tour de France 2002 et 2004.
Sa principale place d’honneur :
2e du Championnat du monde 2002.
18
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
CYCLISME
CLASSEMENT GÉNÉRAL
1.
2.
3.
4.
5.
6.
7.
8.
9.
10.
11.
12.
13.
14.
15.
16.
17.
18.
19.
20.
21.
22.
23.
24.
25.
26.
27.
28.
29.
Boonen (QSI) ........................ 19 h 52'13''
Rogers (TMO) ......................... 0 h 0' 1''
Hincapie (DSC) ....................... 0 h 0' 5''
Hushovd (C.A) ......................... 0 h 0' 7''
Martinez (DSC) ....................... 0 h 0'10''
McEwen (DVL) ........................ 0 h 0'12''
Savoldelli (DSC) ...................... 0 h 0'15''
Bennati (LAM) ......................... 0 h 0'15''
Landis (PHO) ........................... 0 h 0'16''
Karpets (CEI) ........................... 0 h 0'17''
Honchar (TMO) ....................... 0 h 0'17''
Kessler (TMO) ......................... 0 h 0'17''
Evans (DVL) ............................. 0 h 0'20''
Moreau (A2R) ........................ 0 h 0'20''
Millar (SDV) ............................. 0 h 0'21''
Sinkewitz (TMO) ..................... 0 h 0'23''
Zabriskie (CSC) ....................... 0 h 0'23''
Klöden (TMO) .......................... 0 h 0'24''
Fothen (GST) ........................... 0 h 0'25''
Freire (RAB) ............................ 0 h 0'25''
Dessel (A2R) .......................... 0 h 0'25''
Julich (CSC) ............................ 0 h 0'25''
Mazzoleni (TMO) ..................... 0 h 0'26''
Popovych (DSC) ...................... 0 h 0'27''
Vandevelde (CSC) ................... 0 h 0'28''
Vaugrenard (FDJ) ................ 0 h 0'28''
Leipheimer (GST) ................... 0 h 0'28''
Bénéteau (BTL) .................... 0 h 0'29''
Bruseghin (LAM) .................... 0 h 0'30''
30.
31.
32.
33.
34.
35.
36.
37.
38.
39.
40.
41.
42.
43.
44.
45.
46.
47.
48.
49.
50.
51.
52.
53.
54.
55.
56.
57.
58.
59.
HIER, 4e ÉTAPE :
Huy - Saint-Quentin
(207 km)
(moyenne
du vainqueur : 41,423 km/h)
Azevedo (DSC) ........................
Zubeldia (EUS) ........................
Simoni (SDV) ...........................
Menchov (RAB) .......................
Pereiro (CEI) ............................
Sastre (CSC) ............................
Grabsch (PHO) ........................
Zabel (MRM) ...........................
Gilbert (FDJ) ...........................
Ballan (LAM) ............................
Zandio (CEI) ............................
Garzelli (LIQ) ............................
Rous (BTL) ..............................
Boogerd (RAB) ........................
Lövkvist (FDJ) .........................
Lefèvre (BTL) .........................
Brochard (BTL) .....................
Jalabert (PHO) ......................
Celestino (MRM) .....................
Merckx (PHO) ..........................
Rubiera (DSC) .........................
Vila (LAM) ................................
Astarloza (A2R) .......................
Eisel (FDJ) ...............................
Botcharov (C.A) ......................
Halgand (C.A) ........................
Ricco (SDV) .............................
Valjavec (LAM) ........................
Brandt (DVL) ...........................
Noval (DSC) .............................
0h
0h
0h
0h
0h
0h
0h
0h
0h
0h
0h
0h
0h
0h
0h
0h
0h
0h
0h
0h
0h
0h
0h
0h
0h
0h
0h
0h
0h
0h
0'31''
0'32''
0'32''
0'33''
0'33''
0'33''
0'33''
0'33''
0'36''
0'37''
0'38''
0'38''
0'41''
0'41''
0'42''
0'42''
0'42''
0'43''
0'44''
0'44''
0'45''
0'45''
0'45''
0'45''
0'46''
0'47''
0'48''
0'48''
0'49''
0'49''
60.
61.
62.
63.
64.
65.
66.
67.
68.
69.
70.
71.
72.
73.
74.
75.
76.
77.
78.
79.
80.
81.
82.
83.
84.
85.
86.
87.
88.
89.
Landaluze (EUS) .....................
Rujano (QSI) ............................
Totschnig (GST) ......................
Mayo (EUS) ..............................
Schleck (CSC) .........................
Caucchioli (C.A) ......................
Moreni (COF) ...........................
Commesso (LAM) ...................
Paolini (LIQ) .............................
Casar (FDJ) ............................
Vasseur (QSI) ........................
Martin Perdiguero (PHO) ......
Padrnos (DSC) ........................
Camano (EUS) ........................
Calzati (A2R) ..........................
Cunego (LAM) .........................
Grivko (MRM) ..........................
Mercado (AGR) .......................
Parra (COF) .............................
Salmon (AGR) ........................
Geslin (BTL) ...........................
Canada (SDV) ..........................
Gerrans (A2R) .........................
Kopp (GST) ..............................
Rasmussen (RAB) ..................
Chavanel (COF) .....................
Guerini (TMO) ..........................
Voeckler (BTL) ......................
Iglinskiy (MRM) ......................
Gonzalo (AGR) .........................
0h
0h
0h
0h
0h
0h
0h
0h
0h
0h
0h
0h
0h
0h
0h
0h
0h
0h
0h
0h
0h
0h
0h
0h
0h
0h
0h
0h
0h
0h
0'50''
0'50''
0'50''
0'51''
0'52''
0'53''
0'53''
0'53''
0'55''
0'56''
0'56''
0'57''
0'57''
0'58''
0'58''
1' 0''
1' 0''
1' 1''
1' 1''
1' 3''
1' 3''
1' 3''
1' 3''
1' 3''
1' 7''
1' 7''
1' 7''
1'16''
1'16''
1'17''
90.
91.
92.
93.
94.
95.
96.
97.
98.
99.
100.
101.
102.
103.
104.
105.
106.
107.
108.
109.
110.
111.
112.
113.
114.
115.
116.
117.
118.
119.
Weening (RAB) .......................
Flecha (RAB) ...........................
Duenas (AGR) ..........................
Knees (MRM) ..........................
Aerts (DVL) ..............................
Rinero (SDV) ..........................
Tiralongo (LAM) ......................
Lang (GST) ..............................
Voigt (CSC) ..............................
Albasini (LIQ) ...........................
Scholz (GST) ............................
Moerenhout (PHO) .................
Zberg (GST) .............................
Fédrigo (BTL) ........................
Velo (MRM) ..............................
Verdugo (EUS) ........................
Moncoutié (COF)..................
Lopez Garcia (EUS) ................
Goubert (A2R) .......................
Ventoso (SDV) .........................
Arrieta (A2R) ...........................
Sprick (BTL) ..........................
Verbrugghe (COF) ..................
Dean (C.A) ................................
Sacchi (MRM) .........................
Moos (PHO) .............................
Quinziato (LIQ) ........................
Laurent (AGR) ........................
Calcagni (LIQ) .........................
Hunter (PHO) ...........................
0h
0h
0h
0h
0h
0h
0h
0h
0h
0h
0h
0h
0h
0h
0h
0h
0h
0h
0h
0h
0h
0h
0h
0h
0h
0h
0h
0h
0h
0h
1'20''
1'22''
1'23''
1'25''
1'26''
1'31''
1'34''
1'35''
1'39''
1'51''
1'54''
1'58''
2' 1''
2'13''
2'15''
2'16''
2'17''
2'17''
2'20''
2'20''
2'23''
2'24''
2'31''
2'36''
3' 0''
3' 6''
3' 7''
3' 7''
3'36''
3'40''
120.
121.
122.
123.
124.
125.
126.
127.
128.
129.
130.
131.
132.
133.
134.
135.
136.
137.
138.
139.
140.
141.
142.
143.
144.
145.
146.
147.
148.
149.
Gomez Marchante (SDV).......
Plouhinec (AGR) ...................
Garcia Acosta (CEI) ................
Dumoulin (A2R) ....................
Garate (QSI) ............................
Wrölich (GST) ..........................
Wegmann (GST) .....................
Pineau (BTL) ..........................
Calvente (AGR) ........................
Ekimov (DSC) ..........................
Schröder (MRM) .....................
Hinault (C.A) ..........................
Tankink (QSI) ..........................
Posthuma (RAB) .....................
Larsson (FDJ) .........................
Martinez (AGR) .......................
De Jongh (QSI) .......................
Lobato (SDV) ...........................
Le Mével (C.A).......................
Mengin (FDJ) ........................
Da Cruz (FDJ) ........................
Etxebarria (EUS) .....................
Galvez (CEI) .............................
Horner (DVL) ...........................
Pena (PHO) ..............................
Brard (CEI) .............................
Lombardi (CSC) ......................
Arroyo (CEI) .............................
Isasi (EUS) ...............................
Coutouly (AGR) .....................
0h
0h
0h
0h
0h
0h
0h
0h
0h
0h
0h
0h
0h
0h
0h
0h
0h
0h
0h
0h
0h
0h
0h
0h
0h
0h
0h
0h
0h
0h
3'43''
3'44''
3'48''
3'52''
3'52''
3'58''
4' 5''
4'29''
4'53''
4'55''
5'21''
5'23''
6' 6''
6' 6''
6'12''
6'17''
6'33''
6'35''
6'37''
7'19''
7'34''
7'38''
8'13''
8'22''
8'23''
8'35''
8'48''
8'49''
8'50''
9'52''
150.
151.
152.
153.
154.
155.
156.
157.
158.
159.
160.
161.
162.
163.
164.
165.
166.
167.
168.
169.
170.
171.
172.
Grabsch (MRM) ......................
Tosatto (QSI) ...........................
Van Summeren (DVL) ............
De Groot (RAB) .......................
Coyot (COF) ............................
O'Grady (CSC) .........................
Steegmans (DVL)....................
De La Fuente (SDV)................
Mugerli (LIQ) ...........................
Wiggins (COF) .........................
Portal (CEI) ............................
Righi (LAM) ..............................
Augé (COF) .............................
Cretskens (QSI) .......................
Carlström (LIQ) .......................
Vansevenant (DVL) .................
Engoulvent (C.A) ..................
Joly (FDJ) ...............................
Charteau (C.A) ......................
Casper (COF) .........................
Hernandez (EUS) ....................
Pozzato (QSI) ...........................
Backstedt (LIQ) .......................
0 h 9'59''
0 h 10'28''
0 h 10'33''
0 h 10'46''
0 h 11'40''
0 h 11'41''
0 h 12'29''
0 h 12'35''
0 h 12'41''
0 h 12'48''
0 h 13' 2''
0 h 13'24''
0 h 16'47''
0 h 17'24''
0 h 17'47''
0 h 20'32''
0 h 22' 4''
0 h 22' 6''
0 h 22'52''
0 h 24'21''
0 h 27'55''
0 h 28'45''
0 h 29' 9''
SPRINTS INTERMÉDIAIRES
Beaumont (km 103) : 1. Martinez, 6 pts ; 2. Lefèvre, 4 ; 3. Coutouly, 2.
Sains-du-Nord (km 135,5) :
1. Martinez, 6 pts ; 2. Mengin, 4 ;
3. Lefèvre, 2.
Bernot (km 188) : 1. Martinez,
6 pts ; 2. Lefèvre, 4 ; 3. Mengin, 2.
COLS ET CÔTES
Côte de Peu d’Eau (km 13) :
1. Pineau, 4 pts ; 2. De La Fuente, 3 ;
3. Wegmann, 2 ; 4. Fédrigo, 1.
Côte de Falaën : 1. Lefèvre, 3 pts ;
2. Martinez, 2 ; 3. Coutouly, 1.
BONIFICATIONS À L’ARRIVÉE
1. McEwen, 20’’ ; 2. Galvez, 12’’ ;
3. Freire, 8’’.
PRIX DE LA COMBATIVITÉ
Martinez.
Classements annexes
Aujourd’hui
Étape
t
5
Arnaud COYOT
Aujourd’hui TV
France 2 : à partir de 14 h 25
Eurosport : à partir de 14 h 30
Météo 20˚
Averses probable
Vents d’ouest
et de sud-ouest (20 km/h).
Arrivée
Elle est jugée boulevard Guillou.
Les temps réels sont pris
sur la ligne d’arrivée.
L’arrivée est prévue vers 17 heures.
rir
us
rcou cour
À pa Par
225
0
224
1
217.5 7.5
214.5 10.5
200
25
Bonifications
Arrivée
+ 20, 12 et 8 secondes
aux trois premiers
coureurs classés.
S Sprint
+ 6, 4 et 2 secondes
aux trois premiers
coureurs classés.
Beauva
va
vais
Caen
4
S
15 m • PONT-L'ÉVÊQUE
S
145 m • CÔTE DU BOULAY
116 m • CÔTE DU BUQUET
219 m • LES ANDELYS
234 m
MONT-DES-FOURCHES
Heures de passage
à 46
à 42
km/h
km/h
104
109
108
104
95.5
90.5
84.5
79
69
66
65.5
117
121
129.5
134.5
140.5
146
156
159
159.5
60.5
54.5
50
44
44
37.5
33
21
18
6
4.5
0
164.5
170.5
175
181
181
187.5
192
204
207
219
220.5
225
Rouge
10,5
66,5
109
134,5 140,5
EURE
SEINE-MARITIME
EURE
OISE
159
14:11
14:17
14:24
14:31
14:28
14:33
14:44
14:50
14:58
15:05
15:18
15:22
15:23
14:42
14:48
15:00
15:07
15:16
15:24
15:38
15:42
15:43
4
S
4
15:30
15:37
15:43
15:51
15:51
16:00
16:05
16:21
16:25
16:41
16:43
16:48
15:50
15:59
16:05
16:14
16:14
16:23
16:29
16:46
16:51
17:08
17:10
17:16
S
ssnn
t
175
R
Jaune
225 km
12:34
12:59
13:06
13:07
13:20
13:30
13:51
13:51
13:58
4
Le dernier kilomètre
u
ue
0 km
12:31
12:54
13:00
13:01
13:13
13:22
13:41
13:41
13:47
B evvaar
CALVADOS
s--GG
Bd. d
es B
alad
as
Montagne (aux points)
1.
2.
3.
4.
5.
PINEAU (Btl)
De La Fuente (Sdv)
Wegmann (Gst)
Hernandez (Eus)
Etxebarria (Eus)
21
17
14
10
7
6. Arrieta (A2r)
Laurent (Agr)
Voigt (Csc)
9. Lefèvre (Btl)
10. Kessler (Tmo)
6
6
6
5
4
ÉQUIPES
ÉTAPE
GÉNÉRAL
1.
2.
3.
4.
5.
6.
7.
8.
9.
10.
11.
12.
13.
14.
15.
16.
17.
18.
19.
20.
1.
2.
3.
4.
5.
6.
7.
8.
9.
10.
11.
12.
13.
14.
15.
16.
17.
18.
19.
20.
DAVITAMON - LOTTO ........... 14 h 59'30''
COFIDIS ....................................... 0 h 0' 0''
DISCOVERY CHANNEL ............ 0 h 0' 0''
LIQUIGAS - BIANCHI ............... 0 h 0' 0''
FRANÇAISE DES JEUX ........... 0 h 0' 0''
SAUNIER DUVAL - PRODIR .... 0 h 0' 0''
LAMPRE-FONDITAL ................ 0 h 0' 0''
T-MOBILE .................................. 0 h 0' 0''
PHONAK ...................................... 0 h 0' 0''
BOUYGUES TELECOM ............ 0 h 0' 0''
GEROLSTEINER ........................ 0 h 0' 0''
QUICK STEP - INNERGETIC ... 0 h 0' 0''
CAISSE D'ÉPARGNE-ÎLES BAL. .. 0 h 0' 0''
CRÉDIT AGRICOLE .................. 0 h 0' 0''
TEAM CSC ................................. 0 h 0' 0''
TEAM MILRAM .......................... 0 h 0' 0''
AGRITUBEL ............................... 0 h 0' 0''
RABOBANK ................................ 0 h 0' 0''
EUSKALTEL ............................... 0 h 0' 0''
AG2R PRÉVOYANCE ................ 0 h 0' 0''
DISCOVERY CHANNEL ........ 59 h 37'25''
TEAM CSC ............................... 0 h 0' 1''
T-MOBILE ................................. 0 h 0' 2''
CAISSE D'ÉPARGNE-ÎLES BAL. . 0 h 0' 7''
GEROLSTEINER ....................... 0 h 0'18''
PHONAK ................................... 0 h 0'26''
LAMPRE-FONDITAL ............... 0 h 0'37''
SAUNIER DUVAL - PRODIR . 0 h 0'42''
RABOBANK .............................. 0 h 0'42''
CRÉDIT AGRICOLE ................ 0 h 0'43''
AG2R PRÉVOYANCE .............. 0 h 0'44''
FRANÇAISE DES JEUX ......... 0 h 1' 3''
BOUYGUES TELECOM .......... 0 h 1'10''
DAVITAMON - LOTTO ........... 0 h 1'12''
QUICK STEP - INNERGETIC . 0 h 1'15''
EUSKALTEL .............................. 0 h 1'27''
TEAM MILRAM ........................ 0 h 1'28''
COFIDIS .................................... 0 h 1'40''
LIQUIGAS - BIANCHI ............. 0 h 1'56''
AGRITUBEL .............................. 0 h 1'59''
ILS RESTENT EN COURSE
DISCOVERY CHANNEL (USA)
Directeurs sportifs : Johan
Bruyneel et Dirk Demol.
1 José AZEVEDO (POR)
2 Viatcheslav EKIMOV (RUS)
3 George HINCAPIE (USA)
4 Egoi MARTINEZ (ESP)
5 Benjamin NOVAL (ESP)
6 Pavel PADRNOS (RTC)
7 Yaroslav POPOVYCH (UKR)
8 José Luis RUBIERA (ESP)
9 Paolo SAVOLDELLI (ITA)
TEAM CSC (DAN)
Directeurs sportifs : Bjarne Riis
et Alain Gallopin.
11 Bobby JULICH (USA)
12 Giovanni LOMBARDI (ITA)
13 Stuart O’GRADY (AUS)
14 Carlos SASTRE (ESP)
15 Frank SCHLECK (LUX)
16 Christian VANDEVELDE (USA)
17 Jens VOIGT (ALL)
18 David ZABRISKIE (USA)
T-MOBILE (ALL)
Directeurs sportifs : Olaf
Ludwig et Valerio Piva.
21 Andreas KLÖDEN (ALL)
22 Giuseppe GUERINI (ITA)
23 Serhiy HONCHAR (UKR)
24 Matthias KESSLER (ALL)
25 Eddy MAZZOLENI (ITA)
26 Michael ROGERS (AUS)
27 Patrik SINKEWITZ (ALL)
AG2R PRÉVOYANCE (FRA)
Directeurs sportifs : Vincent
Lavenu et Julien Jurdie.
31 Christophe MOREAU (FRA)
32 José Luis ARRIETA (ESP)
33 Mikel ASTARLOZA (ESP)
34 Sylvain CALZATI (FRA)
35 Cyril DESSEL (FRA)
36 Samuel DUMOULIN (FRA)
37 Simon GERRANS (AUS)
38 Stéphane GOUBERT (FRA)
GEROLSTEINER (ALL)
Directeurs sportifs :
Ha n s - M i c h a e l H o l c ze r et
Christian Henn.
41 Levi LEIPHEIMER (USA)
42 Markus FOTHEN (ALL)*
43 David KOPP (ALL)
44 Sebastian LANG (ALL)
45 Ronny SCHOLZ (SUI)
46 Georg TOTSCHNIG (AUT)
47 Fabian WEGMANN (ALL)
48 Peter WRÖLICH (AUT)
49 Beat ZBERG (SUI)
RABOBANK (HOL)
Directeurs sportifs : Erik
Breukink et Frans Maassen.
51 Denis MENCHOV (RUS)
52 Michael BOOGERD (HOL)
53 Bram DE GROOT (HOL)
54 Erik DEKKER (HOL) (ab., 3e)
55 Juan Antonio FLECHA (ESP)
56 Oscar FREIRE (ESP)
57 Joost POSTHUMA (HOL)*
58 Michael RASMUSSEN (DAN)
59 Pieter WEENING (HOL)*
DAVITAMON-LOTTO (BEL)
Directeurs sportifs : Herman
Frison et Hendrik Redant.
61 Cadel EVANS (AUS)
62 Mario AERTS (BEL)
63 Christophe BRANDT (BEL)
64 Chris HORNER (USA)
65 Robbie MCEWEN (AUS)
66 Fred RODRIGUEZ (USA) (ab., 3e)
67 Gert STEEGMANS (BEL)
68 Wim VANSEVENANT (BEL)
69 Johan VAN SUMMEREN (BEL)*
PHONAK (SUI)
Directeurs sportifs : John
Lelangue et Jacques Michaud.
71 Floyd LANDIS (USA)
72 Bert GRABSCH (ALL)
73 Robert HUNTER (AFS)
74 Nicolas JALABERT (FRA)
75 Miguel Angel MARTIN PERDIGUERO (ESP)
Partenaire du
Vainqueur d’étape
76 Axel MERCKX (BEL)
77 Koos MOERENHOUT (HOL)
78 Alexandre MOOS (SUI)
79 Victor Hugo PENA (COL)
LAMPRE-FONDITAL (ITA)
Directeurs sportifs : Guido et
Fabrizio Bontempi.
81 Damiano CUNEGO (ITA)*
82 Alessandro BALLAN (ITA)
83 Daniele BENNATI (ITA)
84 Marzio BRUSEGHIN (ITA)
85 Salvatore COMMESSO (ITA)
86 Daniele RIGHI (ITA)
87 Paolo TIRALONGO (ITA)
88 Tadej VALJAVEC (SLV)
89 Patxi VILA (ESP)
C AI S SE D ’É P A RG N E - ÎL ES
BALÉARES (ESP)
Directeurs sportifs : José Luis
Jaimerena et Eusebio Unzue.
91 Alejandro VALVERDE (ESP) (ab., 3e)
92 David ARROYO (ESP)
93 Florent BRARD (FRA)
94 Isaac GALVEZ (ESP)
95 Vicente GARCIA ACOSTA (ESP)
96 Vladimir KARPETS (RUS)
97 Oscar PEREIRO (ESP)
98 Nicolas PORTAL (FRA)
99 Xabier ZANDIO (ESP)
115 Jimmy ENGOULVENT (FRA)
116 Patrice HALGAND (FRA)
117 Sébastien HINAULT (FRA)
118 Thor HUSHOVD (NOR)
119 Christophe LE MÉVEL (FRA)
QUICK STEP - INNERGETIC (BEL)
EUSKALTEL (ESP)
Directeurs sportifs : Wilfried
Peeters et Luca Guercilena.
101 Tom BOONEN (BEL)
102 Wilfried CRETSKENS (BEL)
103 Steven DE JONGH (HOL)
104 Juan Manuel GARATE (ESP)
105 Filippo POZZATTO (ITA)*
106 José RUJANO (VEN)*
107 Bram TANKINK (HOL)
108 Matteo TOSATTO (ITA)
109 Cédric VASSEUR (FRA)
Directeurs sportifs : Julian
Gorospe et Gorka
Gerrikagoitia.
121 Iban MAYO (ESP)
122 Iker CAMANO (ESP)
123 Unai ETXEBARRIA (ESP)
124 Aitor HERNANDEZ (ESP)*
125 Inaki ISASI (ESP)
126 Inigo LANDALUZE (ESP)
127 David LOPEZ GARCIA (ESP)*
128 Gorka VERDUGO (ESP)
129 Haimar ZUBELDIA (ESP)
CRÉDIT AGRICOLE (FRA)
Directeurs sportifs : Roger
Legeay et Serge Beucherie.
111 Pietro CAUCCHIOLI (ITA)
112 Alexandre BOTCHAROV (RUS)
113 Anthony CHARTEAU (FRA)
114 Julian DEAN (NZL)
COFIDIS (FRA)
Directeurs sportifs : Francis
Van Londersele et Alain Delœil.
131 David MONCOUTIÉ (FRA)
132 Stéphane AUGÉ (FRA)
133 Jimmy CASPER (FRA)
LE MAILLOT BLANC
À POIS ROUGES
Partenaire du
Maillot Jaune
Récompense chaque soir le coureur qui a gagné le
plus de points au classement général du Meilleur
Grimpeur.
Ces points sont attribués aux sommets des cols et
côtes du parcours.
Partenaire du
Maillot Vert
Jérôme PINEAU
(BOUYGUES TELECOM)
Partenaire du Maillot
Blanc à Pois Rouges
Partenaire du
Maillot Blanc
a reçu le Maillot Blanc à Pois Rouges
parrainé par :
Supermarché Champion
Classement
par équipes
Prix de la
Combativité
134 Sylvain CHAVANEL (FRA)
135 Arnaud COYOT (FRA)
136 Cristian MORENI (ITA)
137 Ivan PARRA (COL)
138 Rik VERBRUGGHE (BEL)
139 Bradley WIGGINS (GBR)
SAUNIER DUVAL - PRODIR (ESP)
Directeurs sportifs : Joxean
Fernandez et Sabino Angoitia.
141 Gilberto SIMONI (ITA)
142 David CANADA (ESP)
143 David DE LA FUENTE (ESP)*
144 José Angel GOMEZ
MARCHANTE (ESP)
145 Ruben LOBATO (ESP)
146 David MILLAR (GBR)
147 Riccardo RICCO (ITA)*
148 Christophe RINERO (FRA)
149 Francisco VENTOSO (ESP)*
FRANÇAISE DES JEUX (FRA)
Directeurs sportifs : Marc
Madiot et Martial Gayant.
151 Sandy CASAR (FRA)
152 Carlos DA CRUZ (FRA)
153 Bernhard EISEL (AUT)*
154 Philippe GILBERT (BEL)*
155 Sébastien JOLY (FRA)
156 Gustav LARSSON (SUE)
157 Thomas LÖVKVIST (SUE)*
158 Christophe MENGIN (FRA)
159 Benoît VAUGRENARD (FRA)*
LIQUIGAS-BIANCHI (ITA)
Directeurs sportifs : Mario
Scirea et Stefano Zanatta.
161 Danilo DI LUCA (ITA) (n.p., 2e)
162 Michael ALBASINI (SUI)
163 Magnus BACKSTEDT (SUE)
164 Patrick CALCAGNI (ITA)
165 Kjell CARLSTRÖM (FIN)
166 Stefano GARZELLI (ITA)
167 Matej MUGERLI (SLV)*
168 Luca PAOLINI (ITA)
169 Manuel QUINZIATO (ITA)
BOUYGUES TELECOM (FRA)
Directeurs sportifs : Jean-René
B erna u de au et Chr is t ian
Guiberteau.
171 Thomas VOECKLER (FRA)
172 Walter BÉNÉTEAU (FRA)
173 Laurent BROCHARD (FRA)
174 Pierrick FÉDRIGO (FRA)
175 Anthony GESLIN (FRA)
176 Laurent LEFÈVRE (FRA)
177 Jérôme PINEAU (FRA)
178 Didier ROUS (FRA)
179 Matthieu SPRICK (FRA)*
TEAM MILRAM (ITA)
Directeurs sportifs : Vittorio
Algeri et Jan Schaffrath.
181 Erik ZABEL (ALL)
182 Mirko CELESTINO (ITA)
183 Ralf GRABSCH (ALL)
184 Andriy GRIVKO (UKR)*
185 Maxim IGLINSKIY (KAZ)*
186 Christian KNEES (ALL)*
187 Fabio SACCHI (ITA)
188 Björn SCHRÖDER (ALL)
189 Marco VELO (ITA)
AGRITUBEL (FRA)
Directeurs sportifs : Emmanuel
Hubert et Denis Leproux.
191 Juan Miguel MERCADO (ESP)
192 Manuel CALVENTE (ESP)
193 Cédric COUTOULY (FRA)
194 Moises DUENAS (ESP)*
195 Eduardo GONZALO (ESP)*
196 Christophe LAURENT (FRA)
197 Alberto MARTINEZ (ESP)
198 Samuel PLOUHINEC (FRA)
199 Benoît SALMON (FRA)
(*) Coureurs nés après le 1er janvier
1981, en lice pour le maillot blanc de
meilleur jeune.
PAGE 18
JEUDI 6 JUILLET 2006
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
121
116
S
11:55
11:56
12:06
12:10
12:31
Bleu
27.5
45
49.5
50.5
59.5
66.5
81.5
81.5
86
4
11:55
11:56
12:05
12:09
12:28
1. FOTHEN (Gst) en 19h 52’38’’
à 3’’
2. Vaugrenard (Fdj)
à 11’’
3. Gilbert (Fdj)
à 17’’
4. Lövkvist (Fdj)
à 20’’
5. Eisel (Fdj)
à 23’’
6. Riccò (Sdv)
à 25’’
7. Rujano (Qsi)
à 35’’
8. Cunego (Lam)
à 35’’
Grivko (Mrm)
à 51’’
10. Iglinskiy (Mrm)
100
89
86
80
62
59
57
53
51
51
1. McEWEN (Dvl)
2. Boonen (Qsi)
3. Bennati (Lam)
4. Freire (Rab)
5. Hushovd (CA)
6. Zabel (Mrm)
7. Paolini (Liq)
8. Eisel (Fdj)
9. Casper (Cof)
Rogers (Tmo)
4 h 59'50''
0 h 0' 0''
0 h 0' 0''
0 h 0' 0''
0 h 0' 0''
0 h 0' 0''
0 h 0' 0''
0 h 0' 0''
0 h 0' 0''
0 h 0' 0''
0 h 0' 0''
0 h 0' 0''
0 h 0' 0''
0 h 0' 0''
0 h 0' 0''
0 h 0' 0''
0 h 0' 0''
0 h 0' 0''
0 h 0' 0''
0 h 0' 0''
0 h 0' 0''
0 h 0' 0''
0 h 0' 0''
0 h 0' 0''
0 h 0' 0''
0 h 0' 0''
0 h 0' 0''
0 h 0' 0''
0 h 0' 0''
0 h 0' 0''
0 h 0' 0''
0 h 0' 0''
0 h 0' 0''
0 h 0' 0''
0 h 0' 0''
0 h 0' 0''
0 h 0' 0''
0 h 0' 0''
0 h 0' 0''
0 h 0' 0''
0 h 0' 0''
0 h 0' 0''
0 h 0' 0''
0 h 0' 0''
0 h 0' 0''
0 h 0' 0''
0 h 0' 0''
0 h 0' 0''
0 h 0' 0''
0 h 0' 0''
0 h 0' 0''
0 h 0' 0''
0 h 0' 0''
0 h 0' 0''
0 h 0' 0''
0 h 0' 0''
0 h 0' 0''
0 h 0' 0''
0 h 0' 0''
0 h 0' 0''
0 h 0' 0''
0 h 0' 0''
0 h 0' 0''
0 h 0' 0''
0 h 0' 0''
0 h 0' 0''
0 h 0' 0''
0 h 0' 0''
0 h 0' 0''
0 h 0' 0''
0 h 0' 0''
0 h 0' 0''
0 h 0' 0''
0 h 0' 0''
0 h 0' 0''
0 h 0' 0''
0 h 0' 0''
0 h 0' 0''
0 h 0' 0''
0 h 0' 0''
0 h 0' 0''
0 h 0' 0''
0 h 0' 0''
0 h 0' 0''
0 h 0' 0''
0 h 0' 0''
0 h 0' 0''
0 h 0' 0''
0 h 0' 0''
0 h 0' 0''
0 h 0' 0''
0 h 0' 0''
0 h 0' 0''
0 h 0' 0''
0 h 0' 0''
0 h 0' 0''
0 h 0' 0''
0 h 0' 0''
0 h 0' 0''
0 h 0' 0''
0 h 0' 0''
0 h 0' 0''
0 h 0' 0''
0 h 0' 0''
0 h 0' 0''
0 h 0' 0''
0 h 0' 0''
0 h 0' 0''
0 h 0' 0''
0 h 0' 0''
0 h 0' 0''
0 h 0' 0''
0 h 0' 0''
0 h 0' 0''
0 h 0' 0''
0 h 0' 0''
0 h 0' 0''
0 h 0' 0''
0 h 0' 0''
0 h 0' 0''
0 h 0' 0''
0 h 0' 0''
0 h 0' 0''
0 h 0' 0''
0 h 0' 0''
0 h 0' 0''
0 h 0' 0''
0 h 0' 0''
0 h 0' 0''
0 h 0' 0''
0 h 0' 0''
0 h 0' 0''
0 h 0' 0''
0 h 0' 0''
0 h 0' 0''
0 h 0' 0''
0 h 0' 0''
0 h 0' 0''
0 h 0' 0''
0 h 0' 0''
0 h 0' 0''
0 h 0' 0''
0 h 0' 0''
0 h 0' 0''
0 h 0' 0''
0 h 0' 0''
0 h 0' 0''
0 h 0' 0''
0 h 0'26''
0 h 0'26''
0 h 0'27''
0 h 0'29''
0 h 0'36''
0 h 0'36''
0 h 0'36''
0 h 0'36''
0 h 0'36''
0 h 0'36''
0 h 0'42''
0 h 0'52''
0 h 0'52''
0 h 0'52''
0 h 0'52''
0 h 1' 3''
0 h 1'10''
0 h 0' 0''
0 h 2'11''
0 h 2'21''
0 h 0' 0''
0 h 2'25''
0 h 2'54''
0 h 3' 6''
Jaune
CAEN A
9m
197.5
180
175.5
174.5
165.5
158.5
143.5
143.5
139
225 km
OISE (60)
( )
Beauvais
Aux Marais
Auneuil
Mont des Fouurches
T i Chââteau
Trie-Ch
t
EURE (27)
( )
Gisors (D.981-D.15b-D.14b-D.10)
Les Thilliers-en-Vexin (D.181-N.14-D.181)
Carrefour D.181-D.9
D.9 Fontenay-en-Vexin
Harquency (D.9-D.125)
D.125 Les Andelys (D.125-D.135)
Carrefour D.135-N.15
N.15 Heudebouville (N.15-N.155)
Louviers (N.155-D.313)
SEINE-MARITIME (76)
Elbeuf-sur-Seine
Côte du Buquet
EURE (27)
Bourgtheroulde (D.313-N.138)
N.138 Carrefour N.138-D.124
Le Bec-Hellouin
Côte de Saint-Grégoire-du-Vièvre
Saint-Georges-du-Vièvre
Lieurey (D.137-D.810)
Cormeilles (D.810-D.96)
D.96 Côte du Boulay
Le Boulay
CALVADOS (14)
Blangy-le-Château (D.98a-D.51)
D.280a Carrefour D.280a-D.48
D.48 Pont-L’Évêque (D.48-N.175-D.118)
D.118 Carrefour D.118-D.58
D.58 Beaumont-en-Auge (D.58-D.118)
D.27 Les Forges
La Croix-d’Heuland
Varaville (D.27-D.513)
D.513 La Grigelée
Mondeville (D.513-D.34)
D.34 Caen (entrée)
Caen
Meilleur jeune (au temps)
McEwen (DVL) ...............
Galvez (CEI) ....................
Freire (RAB)....................
Boonen (QSI) ..................
Kopp (GST) .....................
Bennati (LAM) ................
Ventoso (SDV) ................
Albasini (LIQ) ..................
Eisel (FDJ) ......................
Casper (COF) ................
Rogers (TMO) .................
Geslin (BTL) ..................
Hincapie (DSC)...............
Brochard (BTL) ............
Coyot (COF) ...................
Garzelli (LIQ)...................
Popovych (DSC) .............
Klöden (TMO) .................
Steegmans (DVL)...........
Botcharov (C.A)..............
Bruseghin (LAM)............
Landis (PHO) ..................
Gonzalo (AGR) ................
Jalabert (PHO) .............
Rubiera (DSC) ................
Velo (MRM).....................
Lövkvist (FDJ) ................
Gilbert (FDJ)...................
Moreni (COF) ..................
Gomez Marchante (SDV) ....
Millar (SDV) ....................
Fothen (GST) ..................
Paolini (LIQ)....................
Sastre (CSC) ...................
Horner (DVL)...................
Schleck (CSC) ................
Zubeldia (EUS) ...............
Isasi (EUS) ......................
Julich (CSC) ...................
Padrnos (DSC)................
Evans (DVL) ....................
Grabsch (PHO) ...............
Iglinskiy (MRM)..............
Laurent (AGR)...............
Moreau (A2R)...............
Celestino (MRM)............
Pereiro (CEI)...................
Rujano (QSI) ...................
De Jongh (QSI)..............
Grivko (MRM) .................
Mazzoleni (TMO) ............
Sinkewitz (TMO) ............
Vila (LAM) .......................
Martinez (DSC)...............
Leipheimer (GST) ..........
Ekimov (DSC) .................
Noval (DSC) ....................
Zandio (CEI)....................
Salmon (AGR) ...............
Savoldelli (DSC) .............
Mercado (AGR) ..............
Plouhinec (AGR) ..........
Martin Perdiguero (PHO)....
Aerts (DVL) .....................
Bénéteau (BTL)............
Totschnig (GST) .............
Mugerli (LIQ) ..................
Flecha (RAB) ..................
Dessel (A2R) .................
Lefèvre (BTL)................
Chavanel (COF) ............
Rous (BTL).....................
Guerini (TMO).................
Weening (RAB) ..............
Azevedo (DSC)................
Menchov (RAB) ..............
Pena (PHO) .....................
Commesso (LAM) ..........
Valjavec (LAM) ...............
Honchar (TMO) ..............
Moos (PHO) ....................
Posthuma (RAB) ............
Caucchioli (C.A) .............
Rinero (SDV) .................
Calcagni (LIQ) ................
Tiralongo (LAM) .............
Astarloza (A2R) ..............
Cunego (LAM) ................
Camano (EUS)................
Vandevelde (CSC)..........
Halgand (C.A) ...............
Portal (CEI)....................
Merckx (PHO).................
Boogerd (RAB) ...............
Simoni (SDV) ..................
Lang (GST)......................
Ricco (SDV) ....................
Canada (SDV) .................
Pozzato (QSI)..................
Duenas (AGR).................
Mayo (EUS).....................
Etxebarria (EUS)............
Lombardi (CSC) .............
Da Cruz (FDJ) ..............
Fédrigo (BTL)................
Sacchi (MRM) ................
Knees (MRM) .................
Karpets (CEI)..................
Rasmussen (RAB)..........
Parra (COF).....................
Van Summeren (DVL)......
Vaugrenard (FDJ) .......
Kessler (TMO) ................
Martinez (AGR)...............
Dumoulin (A2R) ...........
Voigt (CSC) .....................
O'Grady (CSC) ................
Larsson (FDJ).................
Brard (CEI) ....................
Zabriskie (CSC) ..............
Moerenhout (PHO) ........
Engoulvent (C.A)..........
Calzati (A2R).................
Lobato (SDV) ..................
Goubert (A2R) ..............
Arroyo (CEI) ....................
Gerrans (A2R) ................
Verdugo (EUS)................
Scholz (GST)...................
Arrieta (A2R) ..................
Le Mével (C.A) .............
Voeckler (BTL) .............
Schröder (MRM) ............
Brandt (DVL)...................
Vasseur (QSI)................
Calvente (AGR)...............
Zberg (GST) ....................
Pineau (BTL) .................
Casar (FDJ) ...................
Wegmann (GST) ............
Ballan (LAM)...................
Lopez Garcia (EUS).......
Augé (COF) ....................
De La Fuente (SDV)......
Moncoutié (COF).........
Verbrugghe (COF)..........
Landaluze (EUS) ............
Hushovd (C.A) ................
Grabsch (MRM)..............
Sprick (BTL)..................
Garcia Acosta (CEI).......
Quinziato (LIQ) ...............
Cretskens (QSI)..............
Tosatto (QSI) ..................
Garate (QSI)....................
Tankink (QSI) .................
De Groot (RAB)..............
Wrölich (GST).................
Charteau (C.A) .............
Backstedt (LIQ)..............
Carlström (LIQ) ..............
Mengin (FDJ) ...............
Hunter (PHO)..................
Vansevenant (DVL) ........
Hinault (C.A) .................
Zabel (MRM)...................
Righi (LAM).....................
Joly (FDJ) ......................
Dean (C.A).......................
Coutouly (AGR).............
Wiggins (COF) ................
Hernandez (EUS) ...........
Noir
Bleu
Noir
BEAUVAIS D
75 m
4
153 m • CÔTE DE ST.-GRÉGOIRE
4
S
148 m • ST.-GEORGES-DU-VIÈVRE
4
Par points
aire
Cofidis
« L’horizon est très, très loin »
« Je vis à 6 kilomètres de Beauvais et, pour mon premier
Tour de France, j’imagine que ça va être un instant magique
de partir de là-bas, au milieu de tous mes proches. Même si
je devrai me forcer à faire abstraction de la « folie du Tour »,
à ne pas être trop ébloui. L’étape sera réservée aux sprinteurs
même si le relief devient un peu plus vallonné une centaine
de kilomètres après le départ. En tout cas, pour les routes
que je connais, c’est très plat. Il y a des champs à perte de
vue et l’horizon est très, très loin... »
Départ
Départ caravane : 9 h 55
Rassemblement de départ :
rue Desgroux
Signature : de 10 h 30 à 11 h 30
Appel : 11 h 35
Départ fictif : 11 h 40
Départ réel lancé : 11 h 55, sur D.981
soit à 5,6 km du lieu de rassemblement.
Beaauvais - Caen
1.
2.
3.
4.
5.
6.
7.
8.
9.
10.
11.
12.
13.
14.
15.
16.
17.
18.
19.
20.
21.
22.
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19
Bleu
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CYCLISME
HIER EN IMAGES
17 h 06
Boonen n’y arrive pas
Le champion du monde a une nouvelle fois échoué au sprint, hier. Il avait du mal à cacher sa colère.
SAINT-QUENTIN –
de notre envoyé spécial
SAINT-QUENTIN. – Comme la veille vers Valkenburg,
Iban Mayo (au centre) se fait une belle frayeur à quinze
kilomètres de l’arrivée. Retardé par un accrochage, le
leader des Euskaltel change de vélo avant d’être ramené
au train par quatre de ses coéquipiers, sans dommage au
classement.
(Photo Fred Mons)
17 h 17
TOM BOONEN SE SENT décidément bien seul à l’approche des
sprints. Il doit se contenter d’observer son rival Robbie McEwen, qui se
balade de rang en rang, bien emmené par son poisson-pilote, Gert
Steegmans. Ses équipiers à lui,
Matteo Tosatto, handicapé depuis
sa chute lors de la deuxième étape,
et Filippo Pozzato, convalescent,
n’ont toujours pas réussi à le déposer
comme il le faut, pour lancer son
sprint. Le résultat est sans appel, le
champion du monde a toujours son
compteur bloqué à zéro depuis le
départ. Tom Boonen, le regard noir
des mauvais jours, ne pouvait que
constater son impuissance, hier
après-midi, après la ligne.
« Je suis très fâché, expliqua-t-il.
C’était encore un sprint lourd.
Steven (De Jongh) m’avait bien
emmené, mais au moment où je me
lançais, j’ai vu Steegmans me passer
sur la droite avec McEwen dans sa
roue. Le plus rageant, c’est que je
savais que ça se passerait comme ça.
Je n’ai pas pu les suivre car, devant
moi, Wrölich m’a bouché le passage.
Le temps que je me relance et c’était
déjà foutu. »
Plus tard, il avouera que « les sprints
sont très serrés sur ce Tour »,
contrairement à ce qu’il avait peutêtre imaginé au départ de Strasbourg. « Le niveau entre chaque
sprinteur se joue dans un mouchoir
de poche, une seule erreur ne pardonne pas. » Son unique satisfaction
restait ce Maillot Jaune qu’il gardait
pour la deuxième journée d’affilée.
Mais pour un gagneur comme lui, la
pilule avait du mal à passer.
presse, ne se lassait pas de revoir sur
les écrans de télévision les images de
ce nouveau sprint raté. Il ne cherchait aucune excuse. « Dans un
sprint, il y a toujours un juste milieu
pour lancer son effort. Il faut à la fois
ne pas être trop tôt mais aussi savoir
anticiper. Tom était en dixième position quand McEwen a anticipé. Il a, à
ce moment-là, deux dents de moins
et, sur L’accélération, il met tout de
suite deux vélos dans la vue de Tom.
J’avais pourtant expliqué qu’avec le
vent de dos et le dernier virage à cent
cinquante mètres, il fallait être très
vigilant. »
Les sprints ne sont pas toujours des
cas d’école où tout peut s’expliquer.
Patrick Lefévère en convenait, même
si la crevaison d’Erik Zabel à cinq
kilomètres du but avait, selon lui,
« peut-être perturbé l’organisation
du sprint. Mais c’est aussi le cas
depuis le début du Tour, où on sent
que l’absence de Petacchi et de son
équipe a changé la donne ». Sans
équipes de sprinteurs, sans ce
fameux train de la Fassa Bortolo qui
faisait fureur jusqu’à l’an dernier, la
différence est de plus en plus palpable. Tom Boonen est le premier
concerné car son équipe, sur ce Tour
de France, n’a pas été conçue à son
service exclusif. L’arrivée du petit
grimpeur José Rujano, au 1er juin, a
ouvert d’autres perspectives à
l’équipe belge, qui joue désormais
sur deux tableaux.
Pour autant, hier soir, le champion
du monde avait bien du mal à s’expliquer ce qui ne collait pas. « Je ne suis
pas qu’un simple sprinteur, répétat-il, je n’ai pas toujours besoin d’une
équipe complète pour m’emmener
un sprint. Parfois, il n’y a rien à comprendre, il faut donc savoir laisser
reposer la passion et surtout la colère
qu’on peut ressentir sur une ligne
d’arrivée. Le sprint d’aujourd’hui
(hier) était pourtant limpide, il n’y a
eu aucun problème dans son déroulement. Mais la chance ne me sourit
pas, voilà tout. » S’il avait admis, le
premier jour, avoir commis des
erreurs, le lendemain, c’est le
déchaussage de Hushovd qui l’avait
gêné, sans oublier qu’avant-hier, à
Valkenburg, une crevaison à cinq
kilomètres de la ligne l’avait obligé à
finir son sprint pratiquement à plat.
« Sur ce Tour, il se passe tous les
jours quelque chose d’inhabituel.
Mais au bout d’un moment, tout va
rentrer dans l’ordre. »
PHILIPPE LE GARS
Une équipe pas
à son service exclusif
son grand gabarit (cadre taille L, manivelles alu de 177,5 mm, potence de
140 mm, cintre de 46 cm, selle large),
Boonen est équipé d’un cadre (translink), sur lequel la tige de selle est remplacée par un tube vertical plus long.
Par ailleurs, ses roues sont différentes
de la dotation officielle (Fulcrum) de
Quick Step. Il s’agit de Campagnolo,
plus légères (jantes moins hautes et
moyeux en carbone, au lieu de l’alu).
Poids total : 7,4 kilos. Enfin, cette
petite astuce : pour empêcher tout
mouvement latéral de l’avant du pied
et prévenir le déchaussage en plein
sprint, ses pédales présentent une
encoche, dans laquelle les cales des
chaussures, munies d’une languette,
viennent se loger.
PROFESSEUR CASTEROT
avec
Livrés à eux-mêmes
Depuis le début du Tour, les sprinteurs semblent désorganisés.
SAINT-QUENTIN –
de notre envoyé spécial
OUBLIÉ LE TRAIN-TRAIN DES SPRINTS. Il faut
dire qu’il n’y a plus de train du tout. Alessandro
Petacchi manque – le sprinteur italien s’est blessé
au Giro – et tout est débridé. À la lumière des premiers sprints massifs de ce Tour 2006, ces beaux
ordonnancements, qui ont fait la fierté successivement de la Saeco de Cipollini, puis de la Fassa Bortolo (et de la Milram) de Petacchi, appartiennent
au passé. Illustration parfaite dès la première
étape, à Strasbourg, où Jimmy Casper a profité des
atermoiements des uns et des autres. « Il y a eu un
cafouillage, chacun voulait se régler le premier
jour, ce qui est un peu normal, commente le sprinteur de Cofidis. Boonen a été lâché très tôt, c’était
surprenant. Il y a eu un petit temps mort. J’ai giclé
de l’arrière. Le vent était légèrement défavorable.
Et ce sont des sprints que j’aime. Mais le fait que le
train habituel de Petacchi ne soit pas là est une
donnée essentielle. Les sprints ne sont pas emmenés de la même manière. » Daniele Bennati, la
flèche de la Lampre, qui dispute son premier Tour
de France, emploie cette expression : « C’est la
roulette russe. Cela ne ressemble à rien de ce que je
connais, au Giro notamment, explique-t-il. Je ressens une grande nervosité, parfois même de
l’agressivité. ça part dans tous les sens. Ce n’est
pas linéaire. » Autrement dit, en l’absence d’organisation, c’est la foire d’empoigne à tous les coups.
Une victoire dans le Tour de France est à ce prix.
Hushovd déclassé
Hier, par exemple, Hushovd a tellement serré Eisel
le long des balustrades que l’Autrichien de la Française des Jeux a bien cru qu’il allait prendre la voie
de dérivation des voitures de directeurs sportifs,
aux deux cents mètres. « Hushovd a pris des
risques insensés », confiait Eisel à l’arrivée. Sans
rancune. Le Norvégien du Crédit Agricole (4e à
l’origine) a tout de même été déclassé pour sprint
irrégulier. « Il n’y avait pas d’agressivité dans ce
sprint, je ne vois pas du tout quelle faute j’aurais
commise », commentait Hushovd. « Il y a quand
même eu un relais à la main entre Steegmans et
McEwen », remarquait pour sa part Michel Laurent, directeur sportif adjoint du Crédit Agricole.
Personne ne régente rien et chacun se débrouille
comme il peut. Les plus en jambes « filochent »,
selon le jargon. Et les analyses diffèrent, selon le
niveau de confiance. « Aujourd’hui (hier), le sprint
était lancé relativement vite. Au dernier kilomètre
notamment. Moi, je trouve que ça ressemblait à un
sprint habituel du Tour. Ça roulait très vite. D’habitude, je cherche à tout prix à m’économiser dans
les derniers kilomètres. Maintenant, grâce à ma
victoire, je n’ai plus peur, je prends l’initiative.
Pour le placement, je reprends beaucoup de plaisir. J’ai du feeling. Je me trouve au bon endroit, au
bon moment. Je n’ai pas peur de prendre des
risques. » À ce petit jeu, McEwen reste le roi.
JÉRÉMIE ARBONA
EN DIRECT DU PELOTON
17 h 21
Casar souffre mais tient
Ressentant toujours les séquelles de sa chute de mardi au pied du Cauberg (après
visionnage de l’étape par les commissaires, il a été crédité du temps du troisième
groupe arrivé à 22’’ de Kessler), Casar a réussi à finir hier avec le peloton. Il courait
avec un long pansement au bras droit et une cicatrice au genou gauche. « Je n’ai
pas envie d’arrêter. Je saurai au bout de dix kilomètres », confiait-il hier matin.
Finalement, c’est passé. « Ç’a été, mieux que je le pensais. Mais je suis courbaturé
de partout, surtout aux ischios, expliquait-il à l’arrivée. C’est un peu galère en ce
moment. J’espère que ça va s’améliorer dans les trois jours. Pour faire la course, ça
va être difficile. Il y a toujours une douleur qui est derrière, qu’on n’arrive pas à
enlever. » Des courbatures aussi pour le Belge Gilbert, qui avait chuté dans l’étape
de mardi en même temps que Valverde. Pendant le sprint, Eisel a failli prendre une
balustrade. Quant à Joly, touché au coccyx, il a encore fait appel à la voiture médicale et a terminé à 2’21’’ de McEwen.
LIQUIGAS
RABOBANK
Backstedt, qui a beaucoup souffert de la
chaleur lors des premières étapes,
retrouve petit à petit la forme. Paolini n’a
obtenu que la 33e place hier, le premier
des Liquigas étant le Suisse Albasini (8e).
Le directeur sportif Eric Breukink a déclaré
garder toute sa confiance, pour les jours à
venir, envers Freire, en dépit d’un nouvel
échec hier (3e). Néanmoins, la stratégie
reste tournée vers la possibilité d’une
échappée.Ce n’est qu’en cas de regroupement que Flecha doit se mettre au service
de son compatriote dans les dix derniers
kilomètres. Plaies à la jambe droite pour
Weening.
CRÉDIT AGRICOLE
Déclassé pour sprint irrégulier, Hushovd
ne se sent pas encore à 100 % et a toujours mal à l’estomac. Son poisson pilote
Dean est tombé dans l’emballage final. Il
s’en sort avec des contusions et des brûlures sur tout le côté droit, du mollet au
coude. Rien de cassé. Il devrait repartir.
Casper (10e) est heureux de retrouver ses
sensations de début de carrière : pas de
peur, envie de combattre dans les sprints.
Wiggins n’avait jamais fait une telle
échappée et a découvert qu’il était
capable d’un très long effort.
Le constructeur Scott a livré une édition
spéciale de ses vélos pour le Tour. Celui de
Millar est décoré avec la Tour Eiffel et le
nom des villes étapes. Son nom apparaît
sur le cadre dans la typographie propre au
journal L’Équipe. De même, Simoni roule
sur un vélo rose où son nom est inscrit
dans le caractère de La Gazzetta dello
Sport, journal organisateur du Giro. Petit
clin d’œil.
DAVITAMON-LOTTO
MILRAM
Après les déboiresde la veille (abandon de
Rodriguez et blessure de Horner, qui va
mieux), c’était la fête avec la 2e victoire de
McEwen.
Sentiments partagés pour Vittorio Algeri,
qui s’estime rassuré par les premières
étapes.Ses hommes s’appliquentà régenter les sprints avec le soutien des Davita-
COFIDIS
Robbie McEwen est bien le meilleur sprinteur de ce début
de Tour. Une nouvelle fois impérial, l’Australien
(au centre) ne laisse aucune chance à Isaac Galvez, Tom
Boonen et Thor Hushovd (de gauche à droite). Le
Norvégien sera même déclassé pour sprint irrégulier et
laisse donc McEwen se détacher au classement du maillot
vert.
(Photo Jean-Christian Biville)
SAUNIER DUVAL
JEUDI 6 JUILLET 2006
mon, mais la chance ne veut toujours pas
sourire à Zabel.
régional de Picardie au titre de premier
coureur français classé au général.
LAMPRE
T-MOBILE
Nouvel échec pour Bennati, qui termine
sixième sans avoir pu se mesurer à McEwen. « Je n’ai rien à regretter, a déclaré
l’Italien, à l’heure actuelle, il n’y a rien à
faire contre l’Australien. »
Klöden, victime de la chute qui a causé
l’abandon de Valverde mardi, a eu du mal
à tenir sa place dans le peloton. L’Allemand souffre du fessier mais espère que
les douleurs vont s’estomper.
TEAM CSC
QUICK STEP-INNERGETIC
O’Grady, victime la veille d’une lourde
chute, a non seulement terminé l’étape
mais ses douleurs se sont atténuées. « On
ne pou vai t e sp ér er m ie ux po u r
aujourd’hui », relève Alain Gallopin qui
n’attend rien de ses coureurs avant le
chrono de Rennes, où Zabriskie recherchera la victoire.
Pozzato, souffrant de troubles digestifs
depuis le début du Tour, a retrouvé des
couleurs hier. L’Italien, quoique affaibli, a
pu aider Boonen pour le sprint, même s’il
ne lui pas été d’un grand secours.
PHONAK
Petite alerte pour Landis, qui a crevé en
cours d’étape. Hier matin, le premier
ministre belge est monté dans le bus pour
saluer Axel Merckx, très touché par ces
honneurs.
EUSKALTEL
Mayo s’est fait une nouvelle grosse
frayeur après un accrochage, à une quinzaine de kilomètres de l’arrivée. Landaluze lui ayant immédiatement donné son
vélo, il a pu rejoindre le peloton au bout de
quelques kilomètres, attendu par tous ses
coéquipiers.
CAISSE D’ÉPARGNE-ÎLES BALÉARES
BOUYGUES TELECOM
Pineau conforte son maillot à pois, Lefèvre
a fait une très belle échappée qui n’a pas
entamé ses forces. Bénéteau, lui, a écopé
d’une amende de 200 francs suisses pour
s’être « chamaillé » avec De la Fuente en
course. Ils se sont mutuellement poussés
après le premier sprint de la journée lancé
pour ramasser les points des grimpeurs.
Les commissaires n’ont pas apprécié.
GEROLSTEINER
L’Allemand Kopp a souffert de maux
d’estomac. « Avec cette chaleur, il boit
beaucoup, mais trop de boissons énergétiques sucrées. Il ferait mieux de boire de
l’eauminérale Gerolsteiner,ce serait meilleur pour lui, et ça ferait plaisir au sponsor », s’amusait son directeur sportif
Hans-Michael Holczer.
Galvez, deuxième de l’étape, a dû mettre
pied à terre dans un accrochage collectif à
15 kilomètres de l’arrivée. Il est reparti
seul et a dû batailler pendant 6 kilomètres
avant de réintégrer le peloton. Garcia
Acosta, également impliqué dans l’accrochage, a laissé une vingtaine de secondes
à l’arrivée.
AGRITUBEL
AG2R PRÉVOYANCE
DISCOVERY CHANNEL
Moreau recevra ce matin au départ un trophée symbolique remis par le maire de
Beauvais et par le président du conseil
La formation américaine ne souhaite pas
communiquer d’informations sur ses coureurs à L’Équipe.
L’Espagnol Calvente, qui avait été impliqué dans la même chute que celle de
Casar mardi, ressentait encore une douleur à un genou (il a heurté le guidon),
hier, à l’arrivée. De la glace et quelques
manipulations d’ostéopathie devraient
contribuer à son rétablissement.
Mercredi 5 juillet 2006
4ème étape :
Huy > Saint-Quentin
Le combatif du jour
Egoi MARTINEZ
(DISCOVERY CHANNEL)
Sur le Tour de France, il n’y a pas
d’étapes pour tout le monde. Il faut
donc savoir provoquer la chance,
quitte à travailler (souvent) pour
rien. Equipier hors pair en montagne, Egoi Martinez n’en est pas
moins un redoutable rouleur. Un
coureur complet, comme en atteste
sa victoire sur le Criterium International en 2003. C’est donc avec l’espoir de pouvoir lever les bras sur la
ligne d’arrivée de Saint-Quentin qu’il
a choisi de fausser compagnie au
peloton au km 18.
© A.S.O - Crédit photographe Bruno Bade
FRANÇAISE DES JEUX
Poisson pilote de Thor Hushovd, Julian Dean vient à peine
de lancer le sprint final qu’il se retrouve à terre. Le NéoZélandais, qui se relèvera sans gros bobos, doit laisser son
leader se débrouiller seul aux avant-postes.
(Photo Fred Mons)
BRANDT,
partenaire du Prix
de la Combativité
Deux kilomètres plus loin, l’Espagnol de l’équipe Discovery Channel bénéficiait
du soutien de quatre compagnons de route. Et malgré les efforts des coéquipiers de Tom Boonen pour maintenir un écart stable en-dessous de cinq
minutes, la petite bande progresse. Le retour du peloton est toutefois inéluctable : à 15 km de l’arrivée, ils n’ont plus qu’une minute d’avance. Martinez a
été le premier à attaquer dans la matinée. Il est le dernier à se rendre, avec
Laurent Lefèvre, à 2 km de la ligne.
LE JURY
Bernard Hinault
Laurent Jalabert (France Télévisions)
Christian Prudhomme (A.S.O)
Jean-François Pescheux (A.S.O)
Jean Montois (A.F.P)
Henri Sannier (France Télévisions)
Philippe Bouvet (L’Equipe)
Christian Olivier (RTL)
PAGE 19
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
ILS PORTENT les numéros 1/300 et
2/300 : les deux nouveaux vélos Time
que le Maillot Jaune Tom Boonen utilise depuis le départ du Tour, ses septième et huitième montures depuis le
début de la saison. Ce sont les deux
premiers d’une série limitée à trois
cents exemplaires, appelée « VXRS
Ulteam World Champion ». Reconnaissable au premier coup d’œil par sa
couleur blanche et ses logos arc-enciel, le cadre tout carbone, pièce maîtresse de l’ensemble, fabriqué à la
main à Charancieu (une petite commune de l’Isère, près de Grenoble), a
été renforcé afin de supporter la puissance du champion du monde. D’une
part, la section et la géométrie des
bases – les deux tubes reliant la boîte
de pédalier aux pattes arrière – ont été
modifiées ; d’autre part, des couches
de carbone ont été ajoutées aux
endroits stratégiques, notamment au
niveau des raccords de tubes (gain de
rigidité de 30 %). Pour compenser le
poids supplémentaire du matériel dû à
Bleu
Plume pour poids lourd
Jaune
Rouge
Jaune
17 h 20
SAINT-QUENTIN. – Et encore un sprint manqué pour Tom Boonen, soutenu ici à l’arrivée par l’assistant de
l’équipe Quick Step, Dirk Nachtergaele ! Déçu et rageur, le Belge compte bien prendre sa revanche rapidement.
(Photo Fred Mons)
Noir
Bleu
Noir
Échappé depuis le début de l’après-midi, Laurent Lefèvre
(à gauche) tente un ultime assaut à trois bornes du but,
suivi par le seul Egoi Martinez. Mais ils seront finalement
absorbés par le peloton peu avant la flamme rouge.
(Photo Bernard Papon)
« C’est lourd à porter, rageait-il.
Ce maillot de champion du monde et
ce Maillot Jaune me mettent la pression, et cette victoire d’étape qui
n’arrive toujours pas en rajoute
encore plus. Ce soir, je vais être
content de me coucher, de ne plus
entendre hurler dans les oreilles le
nom de Boonen, comme aujourd’hui
(hier) sur les routes en Belgique. »
Patrick Lefévère, posté sur la ligne
d’arrivée dans le stand réservé à la
20
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
CYCLISME
« Comme un mari cocu »
PATRICK LEFÉVÈRE, le président de l’AIGCP, digère mal les conséquences de l’affaire Saiz.
Patrick Lefévère, le successeur de Manolo Saiz à la tête de
l’association des groupes sportifs (AIGCP), ne doute pas de
l’effort des équipes pour lutter contre le dopage. Et croit toujours au Pro Tour tel qu’il est mis en place par l’Union cycliste
internationale.
SAINT-QUENTIN –
de notre envoyée spéciale
« Q UE LQUE S JO UR S après
l’exclusion de grands favoris
du Tour, comment réagissezvous ?
– Le grand choc, je l’ai eu il y a un
mois, quand l’affaire a commencé.
Dès que j’ai appris que Manolo (Saiz)
était dans le coup, j’ai su que ce
serait très grave. J’avais parlé des
rumeurs qui couraient sur l’Espagne,
avec des gens de l’UCI, à Madrid, l’an
passé. Ils soupçonnaient des coureurs, mais ce n’était pas évident à
prouver. Et moi, j’espérais que notre
sport pourrait éliminer ces gens sans
la justice comme en 1998.
– Comment le cyclisme auraitil pu les éliminer ?
– En montrant son unité, comme
avec cette décision d’exclure nousmêmes nos coureurs avant le Tour. Je
pense que 5 % à 7 % des coureurs
trichent encore. On doit désormais
être aussi capables de se dire, entre
nous, lors d’un transfert de coureur :
“Attention, vous voulez ce gars,
mais nous, on le laisse s’en aller
parce qu’il y a un doute.”
– Sa uf qu ’ à l ’o rig i ne d e
l’affaire espagnole, on
retrouve un manager, et non
des moindres…
– Parmi nous, quelqu’un trichait.
Manolo Saiz, tout le monde sait qu’il
était passionné, maniaque. Il s’occupait de tout dans son équipe. Il a perdu les pédales, il voulait tellement
gagner le Tour, à n’importe quel prix
peut-être…
« Ne pas jeter
10 millions d’euros
sur la route »
Patrick LEFÉVÈRE
(Belgique)
51 ans, né le 6 janvier 1955 à Moorslede.
Professionnel de 1976 à 1979
Ses é quipes : Ebo-Cinzia
(1976-1977), Marc-Zeecentrale
(1978-1979).
Ses victoires : 1 étape de la Vuelta
1978 ; Kuurne-Bruxelles-Kuurne
1978 ; 1 étape du Tour de Valence
1976 ; 1 étape des Trois Jours de La
Panne 1976 ; Circuit de la Frontière
1979.
Manager depuis 2001
Ses équipes : Marc (1979-1980),
Capri Sonne (1981-1982), Lotto
(1985-1987), TVM (1988), Domex
(1989), Weinmann (1990-1991), GBMG (1992-1994), Mapei
(1995-2000), Domo (2001-2002),
QuickStep depuis 2003.
NOUS AUTRES SUIVEURS sommes bon public, voire naïfs,
comme la ménagère de moins de cinquante ans quand elle en
avait dix-huit à l’époque où le commissaire Bourrel frappait
poing contre paume en s’exclamant : « Bon sang, mais c’est
bien sûr ! »
Car finalement, ce Tour ronronne gentiment comme une série
policière bien rodée. C’est chaque fois ou presque la même
chose. Une échappée s’en va, l’écart grandit, l’arrivée se rapproche. On calcule, on suppute, on se prend à y croire, mais,
comme dans les Cinq Dernières Minutes, le peloton surgit tel
Bourrel et rend, au sprint, une justice forcément expéditive.
Pour tromper ce scénario couru
d’avance, et après une escale nocturne à
Liège où le « chemin Simenon » revisite les lieux chers à un
autre commissaire célèbre, il nous vint l’idée d’enquêter sur la
mystérieuse disparition d’un coureur pourtant fameux : le
régional de l’étape.
Cela tombait d’autant mieux que le Tour revenant hier à domicile, Maigret nous indiquait par là que, sur la route de SaintQuentin, l’Homme du Picardie devait être notre polar de chevet.
En ne chipotant pas trop sur les limites de la région, du sud du
nord, au bas de l’Aisne, le respect des anciens commandait de
les honorer en premier. Saluons donc, avec mention d’origine
en titre de noblesse, Jean Stablinski, d’Aulnoy-lès-Valenciennes, vainqueur notamment de cinq étapes du Tour entre
1957 et 1967 ; José Catieau, de Saint-Quentin, Maillot Jaune
du Tour 1973, Hubert Mathis, de Soissons, vainqueur d’étape
Rouge
n’aurait-elle pas dû arrêter ses compétitions après le scandale des
matches truqués ? On parle toujours
de nous, mais nous sommes les
moins hypocrites de tous les sports.
Nous, on a eu beaucoup de courage
la semaine dernière.
– Vous parlez de courage, mais
l’influence grandissante de vos
sponsors via le Pro Tour vous
laisse aussi peu de marge ?
– C’est vrai qu’il y a plus de pression
de nos sponsors. C’est normal. Il y a
plus de visibilité, d’argent qui
tourne. Ils songent à leur image. En
Spécialité régionale
de notre envoyé spécial
Bleu
SAINT-QUENTIN. – Patrick Lefévère, patron des groupes sportifs et manager général de la Quick Step, affirme que le cyclisme « a eu beaucoup de courage la semaine
dernière », même s’il estime que « 5 à 7 % des coureurs trichent encore ».
(Photo Fred Mons)
cela, la décision de T-Mobile de suspendre Ullrich immédiatement m’a
facilité les choses, la semaine dernière, par rapport aux autres
équipes.
– Comment jugez-vous l’attitude du CPA (l’association des
coureurs) ces derniers jours ?
– La demande de réintégration de
certains coureurs, ce n’était pas très
malin, comme le boycott du Championnat d’Espagne. Soyons sérieux.
Ceux qui sont honnêtes ont fait la
grève avec ceux qui ont trahi.
– Aujourd’hui, vous vous sen-
tez sur la même longueur
d’onde que l’UCI ?
– L’opinion publique a pensé que
l’UCI était très faible dans son comportement. Moi aussi, au début de
l’affaire, je me suis dit : “Mais où
sont-ils ? Il y a une crise et je ne les
vois pas.” Sauf que l’UCI a un règlement gros comme la Bible. Les coureurs peuvent lui faire des procès, lui
réclamer des dommages et intérêts
par défaut de procédure. Là, c’est
nous les employeurs, qui avons renvoyé les coureurs à la maison, individuellement.
– Mais vous teniez à ce que ce
soit l’UCI qui livre publiquement les noms ?
– On l’a presque obligé à le faire.
Elle devait quand même prendre ses
responsabilités.
– Si Astana avait refusé de
quitter le Tour, certaines
équipes très engagées sur
l’éthique, not amment en
France, auraient pu boycotter
le départ ?
– Certaines équipes ne doivent pas
exagérer, elles ont même la mémoire
courte. Le Code éthique date du
1er janvier 2005. J’en ai marre
d’entendre certains parler de
cyclisme à deux vitesses ou trois
vitesses même. Maintenant que certains sont à la maison, si les Français
ne font pas de résultats, on va dire
que tout le monde n’est pas à la maison ? On ne doit pas exagérer. La
France a ses problèmes, comme tous
les pays ont des problèmes.
– Sur le peloton du Tour, on ne
peut pas dire que tout va très
bien ?
– Non. Le Tour est parti, on essaye
d’oublier le plus vite possible ce qui
s’est passé, il faut laisser le juge en
Espagne faire son boulot. S’il y a
encore des tricheurs dans le peloton,
j’espère qu’ils seront découverts
dans les plus brefs délais.
– Et si une équipe domine
effrontément la course, cela ne
suscitera-t-il pas de nouveau
un certain trouble ?
– Si on va dans le Tour avec cet
esprit-là, alors il vaut mieux remonter dans nos bus, rentrer chez nous et
arrêter le Tour. »
des traitements, ou si je ne l’ai pas
fait moi-même, je leur en ai
recommandé. Je parle là de
traitements pour aider à la
récupération, ou pour améliorer le
rendement sportif. » Mardi, le
secrétaire d’État aux Sports
espagnol avait pourtant affirmé
qu’aucun nom de footballeurs ou de
tennismen ne figurait dans le
fameux rapport. Par ailleurs, la sœur
de Fuentes, elle-même médecin de
l’équipe Communauté de Valence, a
été entendue mardi soir pendant
plus de deux heures par la Guardia
Civil. Son nom est apparu auprès de
celui de Tyler Hamilton dans les
fichiers saisis. Elle lui aurait prescrit
une cure d’EPO. Elle est ressorti libre
mais devrait être entendue
prochainement par le juge. Enfin, le
coureur Ruben Plaza, dont l’équipe
Communauté de Valence a été
récusée par le Tour et qui figure
comme treize de ses coéquipiers
dans le rapport de la Guardia Civil, a
remporté hier au Portugal la
première étape du Trophée Joachim
Agostinho. Sa formation n’étant pas
soumise au code éthique du Pro
Tour, c’est à l’Union cycliste
internationale de décider si ses
membres peuvent courir. – J. Ba et
M. M.
ROMINGER AVEC ASTANA. –
Tony Rominger devrait être la saison
prochaine le manager de la
formation kazakhe Astana. Le Suisse,
qui gérait jusqu’ici les affaires
d’Alexandre Vinokourov et d’Andrey
Kashechkin, prendrait les rênes de
l’équipe après avoir aidé aux
négociations de rachat des parts de
Manolo Saiz et Pablo Anton dans la
société Active Bay, qui détient
toujours la licence Pro Tour.
Rominger était ainsi avant-hier à
Madrid en compagnie du
vice-président de la Fédération
kazakhe de cyclisme Nikolay
Proskurin et de l’ambassadeur du
Kazakhstan en Espagne pour réaliser
la transaction. L’ancien champion
suisse remplacerait Manolo Saiz,
écarté de toute fonction, mais serait
aussi chargé de réorganiser
totalement la formation autour de
son leader Alexandre Vinokourov.
Reste à connaître la décision de la
commission des licences sur le
transfert du précieux sésame. – M. M
et P. L. G.
VALVERDE OPÉRÉ. – Alejandro
Valverde, victime d’une fracture de
la clavicule droite mardi lors de
l’étape de Valkenburg, a été opéré
hier soir à la clinique de La Vega à
Murcie. Le coureur de la Caisse
d’Épargne-Îles Baléares espère
pouvoir reprendre l’entraînement
dans deux semaines et surtout être
présent le 26 août au départ du Tour
d’Espagne, où il n’était initialement
pas prévu. – M. M.
TOUR D’AUTRICHE (2.1, 3-9 juillet). –
3e étape, Salzbourg-Kitzbüheler Horn :
1. Pfannberger (AUT, Elk Aus), les 196 km en
4 h 56’42’’ (moy : 39, 64 km/h) ; 2. Danielson
(USA, Discovery Channel), à 52’’ ; 3. Trampush (AUT, Team Wiesenhof), à 1’2’’ ; 4. Rohregger (AUT, Elk Aus), à 1’11’’ ; 5. Pidgornyy
(UKR, Tenax), à 1’52’’ ; … 11. Vogondy
(Crédit Agricole), à 4’8’’ ; 15. Talabardon
(CA), à 4’31’’ ; 29. Pauriol (CA), à 6’55’’.
Classement général : 1. Pfannberger (AUT,
Elk Aus), en 12 h 44’8’ ; 2. Danielson (USA,
Discovery Channel), à 56’’ ; 3. Trampush
(AUT, Team Wiesenhof), à 1’8’’ ; 4. Rohregger
(AUT, Elk Aus), à 1’21’’ ; 5. Pidgornyy (UKR,
Tenax), à 2’2’’ ; 12. Vogondy (Crédit Agricole), à 4’18’’ ; 16. Talabardon (CA), à
4’41’’ ; 28. Pauriol (CA), à 7’5’’.
AUJOURD’HUI. – 4e étape : KitzbühelPrägaten (182 km).
TROPHÉE JOAQUIM AGOSTINHO
(2.1 [POR], 5-9 juillet). – 1re étape,
Runa-Praia Santa Cruz : 1. Plaza (ESP,
Communauté de Valence), les 160, 9 km en
4 h 10’32’’ ; 2. Torrent (ESP, Vina MagnaCropu), à 1’’ ; 3. Benitez (ESP, Grupo Nicolas
Mateos), m.t. ; … 33. Valentin (Cofidis), à
7’’.
Classement général : 1. Plaza (ESP,
Communauté de Valence), en 4 h 10’22’’ ;
2. Torrent (ESP, Vina Magna-Corpu), à 5’’ ;
3. Benitez (ESP, Grupo Nicolas Mateos), à 7’’ ;
4. Sutton (AUS, Cofidis), à 8’’ ; … 36. Valentin (Cof), à 17’’.
AUJOURD’HUI. – 2e étape : Manrique Do
Intendente-Lourinha (166 km).
FRÉDÉRIQUE GALAMETZ
RÉSULTATS
SAINT-QUENTIN –
Jaune
Rouge
Jaune
huit mois d’existence, nous avons
prouvé la force de notre code
éthique.
– L’UCI ne semble pas hostile à
l’idée que Vinokourov et son
sponsor kazakh Astana récupèrent immédiatement la licence
Pro Tour d’Active Bay ?
– Je comprends qu’on ne jette pas
10 millions d’euros sur la route. On
ne peut pas effacer comme ça une
équipe, sauf si le dossier judiciaire
prouve que tout était organisé. Mais
si Vinokourov a l’argent, un sponsor
et les moyens d’éliminer tous les
gens malades, pourquoi ne pas lui
donner la licence ? Si, sur trente coureurs, il y a dix innocents après
l’enquête, pourquoi ces coureurs ne
pourraient-ils pas rester ? De toute
façon, ce n’est pas à nous de décider,
mais à l’UCI.
– On ne manquera pas d’évoquer, une fois de plus, de petits
arrangements entre amis ?
– Non, pour moi, à ce moment-là, ce
n’est plus la même équipe. Et le but
du Pro Tour, c’est qu’il y ait vingt
licences. On a toujours dit que si un
nouveau sponsor se présente, qu’il
est capable d’acheter la licence de
quelqu’un d’autre, il peut le faire.
– Vous venez de dire qu’il ne
faut pas jeter 10 millions
d’ e ur os s ur l a ro u t e. L e
cyclisme n’est-il pas devenu
prisonnier de son business ?
– Si nous sommes prisonniers du
business, que dire des autres
sports ? De la F 1, du football ? L’Italie a trahi tout le football,
aujourd’hui, elle est en finale de la
Coupe du monde. Si tout le monde
n’était pas si hypocrite, l’Italie
aurait-elle eu sa place ? La Belgique
Noir
Bleu
Noir
– Saiz était aussi très impliqué
dans le Pro Tour, la rédaction
de son Code. Cela brouille un
peu plus votre image ?
– Oui, il a été pendant sept ans
notre président, l’un des cocréateurs
du Pro Tour. Tout le monde n’aimait
pas toujours son style, mais nous,
nous étions plus proches ces derniers
temps. Je n’imaginais pas tout cela,
je me sens aujourd’hui comme un
mari cocu.
– L’UCI et le Tour se sont tournés vers vous pour récuser les
coureurs du Tour, dans la
stricte application du Code
éthique…
– (Il coupe.) Non, nous n’avons pas
eu de pression d’ASO ou de l’UCI. Il y
a un mois, nous avions déjà demandé officiellement à Manolo de se retirer du cyclisme alors qu’il se disait
innocent. Tout le monde savait que
les noms allaient sortir, nous devions
alors prendre la décision nousmêmes, c’était juste. Au bout de dix-
Fuentes parle
en 1976 à Tulle ; Martial Gayant, de Chauny, vainqueur en
1987 à Chaumeil ; et encore Francis Moreau, de Saint-Quentin
lui aussi, champion du monde de poursuite en 1991. Tout cela
pour dire que le vélo, dans le coin, n’est pas seulement un
sport de facteur.
Le sillage des échappés du jour s’étirant parmi de frais pâturages au long des berges de Meuse et de Sambre, on se félicita
de voir parmi eux un coureur d’Agritubel, Cédric Coutouly,
dans une opportune tentative qui détourna visiblement le
bétail de son habituelle rumination ferroviaire pour venir voir
passer le Tour.
Surtout, il y avait dans le lot le régional espéré, Laurent
Lefèvre, de Bouygues Telecom, mais surtout de Grand-Fayt.
Laurent avoua avoir eu envie de boire
une bière avec les copains en passant à
quelques kilomètres de sa maison, mais,
pour ce sympathique garçon qui eut la
chair de poule en voyant sa famille l’applaudir, ce n’était pas,
si près d’Avesnes, un jour à faire une boulette.
« Je vous salue Jean-Marie… » L’antienne s’élevant peu
après du public, on comprit que le parcours honorait un autre
régional de l’étape, un saint patron du Tour nommé Leblanc,
qui fut, lui, prié de stopper au Val-Joly pour boire un coup !
Puis vint la Thiérache, sa verdeur, et toujours des vaches, y
compris de gigantesques specimen faits de balles de paille :
des animaux empaillés, en quelque sorte. Le peloton profita
de cette diversion pour se planter en épouvantail dans des
Champs qui, pour être saint-quentinois, n’en sont pas moins
Élysées. On comprendra qu’afin d’éviter toute confusion,
l’Australien Robbie McEwen – pas vraiment un gars du coin –
préféra s’y imposer une première fois.
LA CHRONIQUE
BERNARD CHEVALIER
Depuis le déclenchement de
l’opération Puerto, fin mai,
Eufemiano Fuentes avait refusé de
s’exprimer publiquement. Dans la
nuit de mardi à mercredi, le médecin
soupçonné d’être au cœur d’un trafic
de produits dopants est sorti de son
silence. Pendant dix minutes, en
direct sur la radio espagnole Cadena
Ser, il a livré son sentiment sur les
récents rebondissements. Évoquant
la liste des cinquante cyclistes
professionnels figurant dans le
rapport de la Guardia Civil, Fuentes
affirme : « Ce que je sais, c’est qu’il
manque beaucoup de noms de
coureurs. Tous ceux cités ne sont pas
forcément concernés (par l’affaire),
et tous les sportifs avec qui j’ai
collaboré n’ont pas été cités. Il y a
des noms que je ne connais même
pas. Et d’autres noms ne sont pas
sortis, dont certains sont sur le Tour
ou participent à d’autres
compétitions sportives. » Sans
donner de noms car il est « tenu au
secret professionnel », le médecin
ajoute avoir également « travaillé »
avec des sportifs d’autres disciplines
telles que « le tennis, l’athlétisme et
le football », notamment « des
équipes de Première et de Deuxième
Divisions du Championnat
espagnol ». « Je leur ai administré
PAGE 20
DEKKER VEUT CONTINUER. –
Victime d’une chute sérieuse mardi
dans l’étape de Valkenburg, Erik
Dekker a pu quitter l’hôpital de
Verviers dans la matinée d’hier et
regagner son domicile. Le
Néerlandais souffre de ses plaies au
visage et de ses blessures buccales
(dents cassées). Il du mal à parler
mais son état de santé n’inspire pas
d’inquiétude. Il a d’ailleurs émis
l’intention de ne pas s’arrêter là,
même s’il était prévu qu’il mette un
terme à sa carrière en fin de saison,
à trente-cinq ans. « J’ai toujours dit
à mes enfants qu’il fallait se battre
jusqu’au bout », a-t-il déclaré.
Il envisage donc de disputer l’Eneco
Tour (16-23 août).
BODROGI RENONCE AU RECORD
DE L’HEURE. – Laszlo Bodrogi
(Crédit Agricole), vingt-neuf ans, qui
envisageait de s’attaquer au record
de l’heure (49,700 km par le
Tchèque Ondrej Sosenka depuis le
19 juillet 2005) entre le 12 et le 14
septembre sur le vélodrome de
Bordeaux, a finalement renoncé.
« On préfère qu’il consacre deuxième
partie de la saison à la route », a
expliqué son manager général,
Roger Legeay.
JEUDI 6 JUILLET 2006
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
21
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
ATHLÉTISME
« Je serai un vrai champion »
ASAFA POWELL dit pouvoir améliorer le record du monde dès samedi à Paris, et s’affirmer l’an prochain avec un titre mondial.
Arrivéhier matinàParisd’Italie,oùilestbasél’été, pourparticiper à la conférence de presse du meeting Golden League de
samedi prochain au Stade de France, le corecordman du
monde jamaïquain du 100 m (9’’77 avec Justin Gatlin) s’est
livré avec sa décontraction habituelle. Histoire de renouer le fil
d’une conversation entamée en Jamaïque, où le jeune homme
timide et discret était devenu bavard…
« DEPUIS QUE VOUS partagez le
record du monde avec Justin
Gatlin, vous dites-vous encore :
“Je suis l’homme le plus rapide
du monde ?”
– Bien sûr, personne ne peut
m’empêcher de le faire. Et j’entends le
prouver sur tous les stades ! L’an dernier, j’ai couru en 9’’77 ; cette année,
Justin (Gatlin) a couru en 9’’77, mais
je l’ai refait moi aussi et j’ai l’intention
de le faire encore. Ce record, je veux
l’avoir pour moi tout seul et je vais
l’avoir pour moi tout seul !
– Si vous comparez vos deux
courses records, laquelle vous
semble meilleure ?
– Celle de Gateshead (le 11 juin
2006) : j’étais beaucoup plus relâché,
plus facile qu’à Athènes (le 14 juin
2005). Pourtant, je n’ai pas tenu jusqu’au bout, je me suis un peu désuni
parce que je n’avais aucune idée du
chrono que j’étais en train de faire et
Gateshead n’avait pas la réputation
d’être une piste rapide. Mais je ne le
ferai plus : c’est une mauvaise habitude de couper son effort.
À Paris, je vais essayer
pour la première fois
d’être à cent pour cent du
début à la fin de la course.
Il y a une bonne piste, les
tribunes seront bien remplies et j’ai l’intention
d’aller vite. Je peux battre
le record du monde. Si j’y
arrive, je ne serai pas surpris, je serai
très heureux.
– Après vos 19’’90 des Championnats de Jamaïque, allezvous courir un autre 200 m cette
année ?
– J’ai toujours su que je pouvais courir en 19’’9, alors je ne vais pas trop
m’exciter sur ce chrono, je préfère me
concentrer sur le 100 m. Si je me sens
bien, je tenterai le doublé dans les
grands Championnats.
– À Londres, le 28 juillet, vous
allez donc vous aligner sur
100 m…
– Je ne suis pas encore sûr de courir à
Londres…
– Mais alors, allez-vous affronter Gatlin cette année ?
– Je ne sais pas quand cela va arriver,
mais je suis sûr que ça va arriver.
– Il semble que vous vous évitiez…
– Je n’évite personne, je participe à
tous les meetings inscrits à mon programme et je cours contre n’importe
qui.
– Et Gatlin, il vous évite ?
– Peut-être…
– Quel est votre plus grand
objectif cette année, battre
Gatlin ou battre le record du
monde ?
– Cette année, la meilleure chose qui
puisse m’arriver est de battre le
record.
– Vous êtes arrivés aujourd’hui
(hier) et le meeting a lieu samedi. Qu’allez-vous faire, entretemps, visiter Paris ?
– Je ne sais pas, je vais peut-être aller
me balader… Je ne connais pas Paris,
je n’ai jamais vu la tour Eiffel. En
2003, j’étais venu ici pour les Championnats du monde, mais j’ai seulement fait un peu de shopping.
– Quand on naît dans le petit
village d’Orangefield et
qu’ensuite on se met à parcourir
le monde, qu’est-ce qu’on
apprend ?
– J’ai appris à rester humble, à poursuivre mes rêves. Mais en dépit de
tous les endroits que j’ai vus, j’aime la
Jamaïque. Chaque fois que je la
quitte, je meurs d’envie d’y revenir, j’y
suis tellement bien…
– Il y a des gros clichés sur la
Jamaïque, qu’on résume aux
joints et au reggae. Êtes-vous
en train de changer tout cela ?
– Je change les choses à ma façon,
pas avec la musique, sur la piste ! De
toute façon, en matière de musique,
j’écoute un peu de tout. Même si,
quand je suis rentré en Jamaïque
après le record du monde d’Athènes,
le Premier ministre m’a offert l’intégrale de Bob Marley ! En tous cas, je
suis ravi de pouvoir opérer ce changement dans les mentalités et aussi que
les Jamaïquains puissent suivre mes
traces. Je me sens vraiment bien à
l’idée de pouvoir être un exemple.
Quand j’ai battu le record du monde,
''
Je ne m’entends
pas bien avec
les Américains, ils
sont trop arrogants
– Oui, mais il faudrait pour cela faire
la course parfaite.
– Bailey avait toujours envie de
battre les Américains, comme
vous…
– Je ne m’entends pas bien avec les
Américains, ils sont toujours trop
arrogants, ils veulent toujours être les
meilleurs. Ce sont mes principaux
adversaires, alors pourquoi ne pas
vouloir les battre ? J’en ai toujours
envie et j’ai bien l’intention de continuer.
– Quand vous étiez petit et que
vous faisiez des jeux avec vos
quatre frères, aviez-vous déjà
cette envie de gagner ?
– Oh oui ! Mais quand on jouait avec
C’EST UN SCOOP, Julien Pillet est
heureux. Il l’avoue et l’a même montré
en sortant vainqueur de son quart de
finale face au Bélarusse Dmitri Lapkès
(15-13). Certes, le sabreur de Strasbourg n’a pas fait le tour de la salle
d’Izmir en courant partout – ce n’est
pas son genre –, mais ses tapes viriles
dans les mains des gens du banc
étaient significatives. « Je suis ravi de
monter sur le podium, glisse Julien Pillet. Cela faisait un petit moment que ça
ne m’était plus arrivé. Quatre années,
en fait, qui s’expliquent par des péripéties de la vie, une blessure ou une saison où je m’entraîne moins en raison
de mes études… Cette victoire en
quarts, c’est un peu une délivrance.
C’est une chose de faire des résultats
en Coupe du Monde, mais de pouvoir
les matérialiser par une médaille en
Championnat, c’est important. »
À vingt-huit ans, le prof de sport
n’avait plus connu pareil honneur en
solitaire depuis 2002 et sa médaille
d’argent aux Mondiaux de Lisbonne.
2001-2002, c’était la grande époque
Pillet, avec ses attaques cinglantes et
ses fentes impressionnantes. Alors au
sommet, le garçon avait touché beaucoup d’argent : à deux reprises aux
Mondiaux et une fois aux Championnat d’Europe 2001. Depuis, il s’était
perdu même s’il estime encore avoir
été « volé » aux JO d’Athènes (11e).
Seules les compétitions par équipes lui
J’ai peur
des seringues
ou d’aller chez
le docteur ;
ça m’effraie
ont permis dans l’intervalle d’étoffer
un palmarès aujourd’hui riche de
douze récompenses internationales.
Dernier rescapé de la génération en or
du sabre français, la première à avoir
été sacrée championne olympique en
2004, Julien Pillet a sûrement connu
son plus gros mal-être l’an passé aux
Mondiaux, où il a souvent assisté
depuis le banc à l’épreuve par équipes,
couronnée par une troisième place. Au
retour de Leipzig, le sabreur s’est appliqué à modifier certains comportements. Sans cela, il aurait pu être
débordé par une jeunesse de plus en
plus performante (Lopez, 6e hier).
« Je suis redevenu
un champion »
Le changement est passé par le dialogue avec les deux entraîneurs, JeanPhilippe Daurelle et son adjoint Hervé
Charron, et la médiation de Michel
Sicard, le DTN. « Après les Jeux, il y
avait eu le changement d’entraîneur
(Daurelle remplaçant Peeters avec qui
Pillet, marchant beaucoup aux sensations, avait établi une relation de
confiance). Il me manquait alors des
repères. Maintenant, avec mon expérience et de nouveaux renseignements
pris par rapport aux coaches, c’est plus
facile pour moi. » Charron, sur la
chaise du coach hier, précise : « Julien
est un gars intelligent et, avec JeanPhilippe Daurelle, nous lui avons dit
que nous étions là pour qu’il revienne à
son meilleur niveau. Qu’il retrouve son
standing. »
''
– Devez-vous beaucoup à votre
éducation ?
– Certainement. Mes parents m’ont
élevé à l’église. Dans mon enfance, je
les ai vu travailler dur. J’ai écouté tout
ce qu’ils me disaient et je les ai imités :
je me suis beaucoup entraîné pour
obtenir ce que j’ai aujourd’hui. Ce
sont vraiment des personnes formidables. Quand je vois un sourire sur
leur visage, ça me rend heureux et
plus rapide sur la piste. Je souhaite à
tout enfant d’avoir des parents
comme cela. Je crois que le monde
serait bien meilleur… »
SOPHIE TUTKOVICS
Asafa POWELL
Jamaïque
Vingt-trois ans ; né le 11 novembre
1982, à Sainte-Catherine (JAM).
1,88 m ; 87 kg.
Entraîneur : Stephen Francis.
Palmarès :
JO : 5e (100 m, 2004) ; forfait en finale
(200 m, 2004).
CM : éliminé en quarts de finale
(100 m, 2003).
Jeux du Commonwealth : 1er
(100 m, 2006).
Records. – 100 m : 9’’77 (2005,
2006, RM). 200 m : 19’’90 (2006).
Salle. – 60 m : 6’’56 (2004).
BOSLAK BLESSÉE AUX CHEVILLES. – Les douleurs ressenties aux chevilles
par Vanessa Boslak depuis près d’un mois se sont intensifiées ces derniers
jours. « Ça me fait vraiment mal et, du coup, il n’y a pas beaucoup d’intensité
à l’entraînement », explique celle qui a porté son record de France à 4,70 m la
semaine dernière. Hier après-midi, une IRM a révélé un œdème osseux à la
jambe gauche et un épanchement intra-articulaire entre le tibia et l’astragale
aux deux chevilles. Boslak participera tout de même aux meetings de Paris
(samedi) et Lausanne (mardi). À son retour, elle se fera retirer le liquide de
cet épanchement et sera au repos quatre à cinq jours. – C. B.
SKOTNIK AU REPOS. – La sauteuse en hauteur Mélanie Skotnik (1,92 m
cette saison), qui se plaignait de douleurs au genou depuis début juin, a passé
hier une arthroscopie à la clinique des Lilas. L’examen a révélé la présence
d’un fragment d’os qui se balade dans l’articulation. Philippe Deymier, le
médecin fédéral, lui a conseillé huit jours de repos complet. Franck Chevallier,
le DTN, l’a d’ores et déjà dispensée de Championnats de France (20-22 juillet
à Nancy). La décision définitive sur sa présence aux Championnats d’Europe à
Göteborg (7-13 août) interviendra le 24 juillet. – H. G.
« Z » SÉLECTIONNÉ POUR GÖTEBORG. – Il y aura bien une équipe de
France masculine et féminine engagée en Coupe d’Europe de marathon
(classement des trois meilleurs athlètes par pays) lors du marathon des
Championnats d’Europe à Göteborg. Chez les hommes, la sélection française
sera composée de David Ramard, Hakim Bagy et Benoît Zwierzchiewski. Ce
dernier, corecordman d’Europe de la distance (2 h 6’36’’ en 2003) a été
dispensé par le DTN du test sur « semi » qu’il devait effectuer le week-end
dernier. El-Hassan Lahssini (inflammation du tendon d’Achille) est, lui, très
pessimiste sur sa participation. Chez les femmes, Zahia Dahmani n’a toujours
pas choisi entre 10 000 m et marathon et Corinne Raux se remet d’une
blessure musculaire. Fatima Yvelain, Carmen Olivares et Elena Fetizon sont en
revanche partantes certaines. – H. G.
LAUSANNE DIT NON À POWELL. – Jacky Delapierre, l’organisateur du
meeting de Lausanne (mardi prochain), a renoncé hier à engager Asafa
Powell, qui voulait affronter Justin Gatlin sur les bords du Léman. « Je l’ai fait
par respect pour Gatlin, avec qui on s’est entendus il y a plus d’un mois »,
explique Delapierre. L’étrange requête du clan Powell, qui ne souhaiterait pas
que la rencontre ait lieu à Londres le 28 juillet, était donc trop tardive. – N. H.
RUGBY
CHAMPIONNATS D’EUROPE
Absent des podiums individuels en grand Championnat depuis 2002,
le sabreur de Strasbourg s’est offert hier en Turquie une médaille de bronze.
de notre envoyée spéciale
été entaché de tant de scandales ou de suspicions de
dopage ces dernières années ?
– Non, parce que les gens me suspecteront toujours de dopage… Il faut
juste chasser cela de son esprit parce
que je sais moi que je ne me dope pas
et beaucoup de monde autour de moi
le sait aussi. La Jamaïque n’a pas un
trop mauvais passé
en ce qui concerne
le dopage, il y a eu
s e u l e m e n t
quelques cas. Je
crois qu’en
Jamaïque on a peur
de la drogue. J’ai
personnellement
peur des seringues,
par exemple, ou
d’aller chez le docteur, ça m’effraie…
– Vous n’avez jamais fumé un
joint ?
– Non, jamais !
– Auriez-vous pu être pasteur,
comme vos deux parents ?
– Non, je suis trop timide. Je ne suis
pas très bavard, je suis même surpris
par tout ce que je peux vous raconter ! Et je ne suis pas vraiment sûr
d’arriver un jour à me débarrasser de
cette timidité, même si je n’ai que
vingt-trois ans.
Deuxième au classement final de la
Coupe du monde 2006 avec trois
podiums, le Français se rapproche de
ses meilleures années. « Je pense que
je suis redevenu un champion, en tout
cas quelqu’un de très fort, capable de
faire souvent de grosses performances, lâche-t-il sans rougir. Il y aura
toujours du travail pour arriver tout en
haut mais je vois aujourd’hui toutes les
transformations réalisées en un an. »
Le DTN acquiesce : « Entre les Mondiaux 2005 et ces Europe, c’est le jour
et la nuit. Je suis content de voir Julien
là, à cette place. À sa place. Il est redevenu entreprenant. Mais il commet
encore des fautes tactiques et stratégiques. » En demi-finale, face au
champion du monde 2003, l’Ukrainien
Vladimir Lukachenko, battu ensuite en
finale par le Russe Iakimenko, Pillet
aurait sûrement gagné à reculer dans
sa partie de piste, à ne pas s’évertuer
dans des attaques trop courtes, tombant dans le vide (11-15).
Alors que, hier, les jeunes épéistes tricolores ont rapidement rangé leurs
armes (Audrey Descouts, la meilleure
d’entre elles, sortie en huitièmes de
finale par l’Italienne Möllhausen), ce
rendez-vous européen récompense
donc pour l’instant des Français très
expérimentés. Brice Guyart le fleurettiste ou Julien Pillet le sabreur, des
champions aux parcours très différents
mais venus chercher un regain de
confiance dans une grande échéance.
ANNE LADOUCE
RÉSULTATS
CHAMPIONNATS D’EUROPE (Izmir [TUR], 4-9
juillet). – HOMMES. Sabre. 16es de finale
(tableau des Français) : Pillet-Bauer (ALL),
15-12 ; Anstett-Palasz (POL), 15-13 ;
Apithy-Kraus (ALL), 15-7 ; Lopez-Tarantino
(ITA), 15-14. 8es de finale (tableau des
Français) : Pillet-Anstett, 15-12 ; Lukachenko
(UKR)-Apithy, 15-9 ; Lopez-Limbach (ALL),
15-14. 1/4 de finale : Pillet Lapkès (BLR),
15-13 ; Lukachenko (UKR)-Pozdniakov (RUS),
15-13 ; Zalomir (ROU)-Boïko (UKR), 15-13 ;
Iakimenko (RUS)-Lopez, 15-14. Demi-fin. :
Lukachenko (UKR)-Pillet, 15-11 ; Iakimenko
(RUS)Zalomir (ROU), 15-14. Finale : Iakimenko
(RUS)-Lukachenko (UKR), 15-11.
Class. des Bleus : 3. Pillet ; 6. Lopez ; 12. Anstett ; 14. Apithy. Fleuret. Finale : Bissdorf (ALL)Kruse (GBR), 15-7.
FEMMES. Epée. 32es de finale (tableau des
Françaises) : Heidemann (ALL)-BaradjiDuchêne, 14-13 ; Soiron-Stoyanova (BUL),
15-2 ; Descouts-Partala (UKR), 15-11 ;
Piekarska (POL)-Colignon, 15-10. 16es de
finale (tableau des Françaises) : Sivkova
(RUS)-Soiron, 15-10 ; Descouts-Tol (HOL),
13-12. 8es de finale (tableau de la Française) :
Möllhausen (ITA)-Descouts, 15-12. 1/4 de
finale : Bokel (ALL)-Duplitzer (ALL), 15-12 ;
Ermakova (RUS)-Bacioiu (ROU), 15-11 ; Kazimirchuk (UKR)-Möllhausen (ITA), 15-10 ;
Logounova (RUS)-Maceseanu (ROU), 13-12.
Demi-finales : Bokel (ALL)-Bacioiu (ROU),
15-8 ; Logounova (RUS)-Kazimirchuk (UKR),
14-13. Finale : Bokel (ALL)-Logounova (RUS),
11-10. Class. des Françaises : 16. Descouts ;
20. Soiron ; 34. Colignon ; 48. Baradji-Duchêne.
AUJOURD’HUI. – À Izmir (TUR), fleuret
HOMMES puis sabre FEMMES par équipes,
demi-finales puis finale à partir de 17 heures
(16 heures, heure française).
Équipes de France. – HOMMES. Fleuret :
Coutant, B. Guyart, Joubert, Koenig. FEMMES.
Sabre : Touya, Perrus, Argiolas, Mary.
Championnats d’Europe 2005 : – HOMMES.
Fleuret : 1. Italie ; 2. Russie ; 3. France
(Attelly, Jault, Marcilloux, Joubert).
FEMMES. Sabre : 1. France (Perrus, Touya,
Bérengier, Vignaux) ; 2. Russie ; 3. Ukraine.
JEUDI 6 JUILLET 2006
Umaga huit
matches au plus
L’arrivée du Néo-Zélandais à Toulon est soumise
à condition : rentrer au pays dés janvier 2007.
LE CENTRE all black Tana Umaga
(33 ans) a obtenu hier sa lettre de
sortie de la Fédération néo-zélandaise, avec qui il est en contrat, pour
pouvoir jouer avec Toulon à la fin de
l’année le Championnat de Pro D 2.
Mais cette lettre de sortie est claire :
Tana Umaga devra rejoindre les Wellington Hurricanes, son équipe dans
le Super 14 le 8 janvier 2007, pour la
reprise de l’entraînement.
Steve Lancaster, le responsable des
contrats professionnels de la NZRU,
a accepté la demande d’Umaga pour
une raison : « À cause de son palmarès exemplaire pendant plus d’une
décennie avec les All Blacks, les Hurricanes et Wellington, et parce qu’il
s’est engagé à terminer sa carrière
de joueur en Nouvelle-Zélande. »
Umaga, qui devrait arriver vers le 25
octobre, à la fin du Championnat des
provinces néo-zélandais (NPC) qu’il
disputera avec Wellington, ne pourra donc disputer que deux mois du
championnat de Pro D 2 avec le RC
Toulon, soit huit matches au maximum entre la 8e journée, programmée le 27 octobre, et la quinzième,
qui se disputera le 6 ou le 7 janvier.
« Je n’ai jamais eu l’intention de
m’expatrier et de jouer à l’étranger à
plein temps, a déclaré l’ancien capitaine all black. Avec mon épouse,
notre intention a toujours été d’élever nos enfants en NouvelleZélande. Mais grâce à la proposition
de Toulon nous avons la grande
c h a n ce d e p o u v o i r v o y a g e r
ensemble et de vivre à l’étranger
sans bouleversement majeur dans
notre vie. C’est une expérience qui
nous fera beaucoup de bien à la fois
financièrement et du point de vue du
style de vie et j’attends ça avec impatience. » Une aventure facilitée par
le fait que ses enfants seront en
vacances scolaires en novembre et
décembre.
Mourad Boudjellal, le coprésident de
Toulon n’a jamais caché qu’il espérait que la « pige » d’Umaga pourrait se prolonger jusqu’au mois de
juin. Hier, il affirmait : « On va tout
faire pour que Tana ait envie de rester jusqu’à la fin de la saison, quitte à
le faire signer un an de plus. Quand il
sera là, on sera en position de force.
Après si la Fédération veut le bloquer, elle le bloquera. »
Avant de signaler que le contrat
d’Umaga courait jusqu’en mai 2007,
ce qui est un peu étrange puisque
dans ce cas, l’ancien capitaine des
Blacks serait en double contrat, et
qu’il s’est engagé à respecter celui
avec la Fédération néo-zélandaise,
qui court jusqu’à l’automne 2007.
TOP 14 : CALENDRIER
REPOUSSÉ. – Le calendrier du
Top 14, qui débutera les 18 et
19 août, ne sera connu qu’en début
de semaine prochaine. Initialement,
il devait être dévoilé ce jeudi 6, mais
son élaboration prend plus de temps
que prévu. L’assemblée générale
de la Ligue qui se tiendra vendredi
à Hendaye devrait permettre les
derniers ajustements, et notamment
de placer les dates en début
de saison où il faudra jouer tous
les cinq jours.
ALBI : CINQ RECRUES
ÉTRANGÈRES. – Le club tarnais qui
jouera dans le Top 14 la saison
prochaine met à profit les dix jours
supplémentaires accordés aux clubs
promus pour compléter son
recrutement. Ainsi le SC Albi vient
de faire signer le demi de mêlée
international canadien Martin
Williams (30 ans) en provenance du
Stade Français. Avec lui les Albigeois
ont fait signé l’ouvreur sud-africain
des Golden Cats André Hough
(23 ans), le pilier droit tonguien Kisi
Pulu (28 ans) de Coventry, le
deuxième-ligne néo-zélandais des
Sharks Daniel Seleni Farani (29 ans)
ainsi que l’ailier sud-africain Egon
Ryan Seconds (26 ans), pour un
contrat de un an.
RECTIFICATIF. – Contrairement à
ce que nous avons annoncé dans
notre édition d’hier, ce n’est pas le
demi d’ouverture australien de
l’Écosse Dan Parks qui a signé à
Perpignan. Il s’agit du
troisième-ligne gallois Richard Parks
(28 ans, 4 sélections, 1,89 m,
104 kilos). Sa dernière sélection
remonte à 2003 contre l’Écosse.
EN JUILLET,
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Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
''
Pillet, quatre ans après
IZMIR – (TUR)
des potes, j’aimais que ce soit mes
frères qui gagnent. Je crois que c’est
familial : on a toujours voulu gagner
chez nous.
– Qu’est-ce qui est le plus
important pour vous : un record
du monde, un titre olympique
ou un titre mondial ?
– Ça ne me dérangerait pas de tout
avoir… Mais
maintenant que
j’ai ce record, le
prochain objectif, c’est le titre
mondial. Quand
j’aurai les deux,
alors, seulement,
je serai un vrai
champion. Pour
le moment, ce
record du monde est une réalisation
majeure et je peux le partager avec
mon entraîneur, ma famille, mes amis
et surtout avec la Jamaïque, parce
que j’ai fait ça pour eux. Pour prouver
aussi au monde entier que je suis le
meilleur et qu’il est humainement
possible de courir en 9’’77 sans
prendre quoi que ce soit. Je crois que
j’ai montré aux athlètes qu’on peut
être rapide sans se doper.
– Pensez-vous devoir partir en
croisade parce que le sprint a
Bleu
Rouge
Jaune
C’est le chrono moyen d’Asafa Powell à
l’occasion des meetings européens lors
des trois dernières saisons (en 10 finales
de 2004 à 2006). Le record du stade
de France est lui détenu par
Maurice Greene en 9’’96 depuis 2001.
Jaune
STADE DE FRANCE. – Pour ses retrouvailles avec Paris et le Stade de France, où il n’a plus couru depuis sa disqualification pour faux départ en quarts de finale des Mondiaux 2003, Asafa Powell dit qu’un nouveau record du monde ne le surprendrait pas.
(Photo Jean-Louis Fel)
Noir
Bleu
Noir
ESCRIME
''
les crimes ont baissé pendant
quelque temps parce que les gens ont
découvert qu’il n’y avait pas que la
violence qui pouvait les aider dans la
vie. Ils ont réalisé qu’ils pouvaient
faire d’autres choses, qu’on pouvait
réussir avec le foot, en construisant
des maisons ou en pratiquant l’athlétisme. Il faut vraiment que les Jamaïquains réfléchissent à cela au lieu de
se battre entre eux.
– Vous rappelez-vous de la première fois que vous avez couru ?
– C’est difficile car j’étais vraiment
tout petit. Mais je me souviens
qu’avec mes frères on courait sur la
petite côte qu’il y a devant la maison.
En tous cas, la première fois que j’ai
vraiment aimé ça, c’était en 2001 !
Avant ce n’était pas trop mon truc.
Même si mon frère Donovan (finaliste
des Mondiaux en salle 1999 sur 60 m)
était rapide et avait de bons résultats,
je ne m’intéressais pas vraiment à
l’athlétisme. À l’époque, j’aimais le
football, je jouais attaquant au lycée,
j’étais fan de Zidane, Beckham et
Totti.
– Mais vous regardiez l’athlétisme à la télévision ?
– Seulement pour les Jeux Olympiques. J’ai vraiment été très marqué
par la finale du 100 m, à Atlanta, en
1996. Je n’oublierai jamais l’élimination de Linford Christie (le Britannique d’origine jamaïquaine fut exclu
de la finale après deux faux
départs)… C’était mon idole, j’aimais
sa façon de courir, sa technique et
aussi son comportement, son calme.
Et je n’oublierai pas non plus la victoire de Donovan Bailey (Canadien
d’origine jamaïquaine également),
probablement mon meilleur souvenir !
– Bailey dit justement que vous
pouvez courir en 9’’6 . C’est possible ?
22
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
TENNIS WIMBLEDON (Grand Chelem, gazon)
Quel exemple à suivre !
Le numéro 1 masculin, Roger Federer, éblouissant, a montré la voie à Amélie Mauresmo, qui joue aujourd’hui en demi-finale.
Vainqueur de Mario Ancic
(6-4, 6-4, 6-4), le Suisse a
atteint sans perdre un set
sa neuvième demi-finale
d’affilée en Grand
Chelem. Il affrontera
Jonas Björkman. Marcos
Baghdatis, vainqueur de
Lleyton Hewitt (6-1, 5-7,
7-6, 6-2), ne connaît pas
encore son adversaire.
Aujourd’hui, demi-finales
dames : MauresmoSharapova,
Henin-Clijsters.
LONDRES –
battue dans leurs deux confrontations précédentes lors des deux derniers Masters. Bien peu flexible, la
Russe avait connu de grosses difficultés face aux variations d’effet de
la Française. Malgré quelques progrès en la matière, elle est encore
particulièrement vulnérable sur les
balles très basses.
Coup droit
ou coup tordu ?
Sur un terrain qui favorise le slice et
le jeu au filet, Amélie Mauresmo partirait clairement favorite, si elle
n’avait connu dans ses deux derniers
tours des sautes de rendement trou-
blantes. Mardi, contre Anastasia
Myskina, son coup droit se transforma ainsi en coup tordu pendant un
set. Pareils errements contre l’autre
Russe seraient punis par une défaite
irrémédiable. M||e Sharapova n’a pas
comme seul point commun avec un
marteau piqueur son niveau de bruit
(102 dB mesurés sur le court), mais
aussi son pouvoir de démolition. En
cas d’échec, il ne lui resterait plus
qu’à souhaiter celui de Kim Clijsters
contre Justine Henin dans l’autre
demi-finale qui lui permettrait au
moins de conserver son numéro 1
pour quelques semaines.
Celui de Roger Federer paraît autre-
ment plus solide, malgré les efforts
récents de Rafael Nadal, contraint au
chômage hier par les averses orageuses qui perturbèrent le programme. Hier, le Suisse était censé
affronter l’homme le plus dangereux
pour lui sur gazon en la personne de
Mario Ancic. Après avoir escamoté
sans effort apparent des joueurs du
calibre de Gasquet, Henman et Berdych, il a revêtu ses plus beaux
atours, non seulement sa veste
d’apparat mais aussi son jeu le plus
brillant. Après un épisode initial de
quatre jeux, interrompu une heure et
demie par une première averse, il
profita, au retour sur le court, d’une
baisse du Croate au service pour
réussir son premier break. Ensuite,
l’esprit et le bras libérés, il ne se laissa troubler ni par une deuxième
averse ni par l’intrusion de deux faux
joueurs sur le court, multipliant
retours et passings gagnants contre
cet adversaire assez brave pour
repartir inlassablement à l’assaut.
Pendant l’heure et quart qui suivit, il
produisit ainsi une des performances
les plus formidables d’une carrière
qui en compte déjà bon nombre. Car,
loin de mal jouer, Ancic le mettait au
défi de réussir les coups les plus
improbables. Et point après point,
frappe après frappe, le Suisse répon-
dait sans faiblir. Seule l’abnégation
du Croate lui valut de réussir enfin un
break dans le troisième set, mais il en
avait déjà deux de retard.
Baghdatis
comme à Melbourne
Dans la forme actuelle du Suisse, on
imagine mal comment il pourrait
être menacé en demi-finale par
Jonas Björkman qui, à trente-quatre
ans, a gagné hier son troisième
match en cinq sets du tournoi (7-6,
4-6, 6-7, 7-6, 6-4) contre un Radek
Stepanek couvé du regard par Martina Hingis. Le Suédois a même sauvé
une balle de match dans le tie-break
du quatrième set en montant au filet,
après que le Tchèque eut commis
trois doubles fautes alors qu’il servait pour le match à 5-4.
L’autre demi-finale pourrait être
celle de la jeunesse triomphante si
Rafael Nadal prend aujourd’hui le
meilleur sur Jarkko Nieminen. Car
Marcos Baghdatis a causé, hier, une
surprise de taille en dominant Lleyton Hewitt en quatre sets sur le central où l’Australien fut le dernier
vainqueur d’un titre avant l’ère Federer. Profitant d’un départ léthargique de son aîné, le Chypriote mena
6-1, 3-0, 40-30, avant que Hewitt ne
montre les dents. Petit à petit, ce der-
de notre envoyé spécial
En minutes, la durée du match de
double gagné par Knowles et Nestor
sur Perry et Aspelin, soit 6 h 9’. Il
s’agit du plus long match de l’histoire de Wimbledon, simples et
doubles confondus. Mais le plus long
match de l’histoire du tennis jamais
enregistré reste le fameux ClémentSantoro de Roland-Garros 2004 :
6 h 20’.
PROGRAMME
À partir de 13 heures
(14 heures, heure française)
COURT CENTRAL
HENIN (BEL) - CLIJSTERS (BEL)
MAURESMO - SHARAPOVA (RUS)
COURT No 1
NADAL (ESP) - NIEMINEN (FIN)
Mahut garde la main…
Mahut
Ancic
7
4
14
8
6
10
15
3
5
22
2
DDjjokovic (S
(SEM
E , 339)
ANCIC (CRO,
RO 10)
NALBANDIAN (ARG, 3)
STEPANEK (RTC, 13)
Bracciali (ITA, 54)
BLAKE (USA, 7)
HEWITT (AUS, 9)
GONZALEZ (CHL, 11)
GROSJEAN (26)
RODDICK (USA, 5)
LJUBICIC (CRO, 4)
NIEMINEN (FIN, 18)
Fish (USA, 86)
NADAL (ESP, 2)
Henman
– Oui, et pas mal de fois ! (Rires.)
Vous savez, si vous êtes étonné, je le
suis aussi. Ce n’est pas ordinaire de
passer systématiquement un joueur
comme Ancic quand il est au filet. Tout
marche bien depuis le début du tournoi : je sers bien, je retourne bien, mes
passing shots sont exceptionnels.
C’est d’ailleurs dans ce domaine que je
m’étonne le plus.
– Que ressent-on sur le court
qu and on évolu e à par eil
niveau ?
– On a l’impression de contrôler la
situation. C’est comme si on jouait à
domicile. On joue chaque coup sans
avoir peur de le rater. C’est exactement le sentiment que j’ai eu
aujourd’hui (hier).
– Si vous étiez votre propre examinateur, quelle note vous donneriez-vous ?
– Dix. (Il sourit.) Dix sur dix.
– Quand avez-vous eu le sentiment que ça collait parfaitement
entre vous et Wimbledon ?
– Après mon premier titre ici, en 2003.
Avant, j’aimais bien venir ici, mais
j’avais quand même perdu trois fois au
premier tour. Sans doute que ça a tourné lors de la demi-finale contre Andy
(Roddick) en 2003. Ce match m’a
ouvert la porte.
– Michael Stich a raconté que,
durant l’une des interruptions, il
vous a vu regarder la télé où
John McEnroe n’arrêtait pas de
faire votre éloge… Qu’avezvous ressenti ?
– Oui, il a dit que je battrais la moitié
des joueurs avec un bandeau sur les
yeux… C’était bizarre parce que je
n’étais pas le seul devant l’écran. Tout
le monde regardait la télé et écoutait… Mais l’ambiance est plutôt amusante dans les vestiaires de Wimbledo n. O n pla isa nte bea ucoup.
Évidemment, quand j’entends des
trucs pareils, j’ai plutôt envie de faire
moi-même les commentaires plutôt
que de charger quelqu’un d’autre de le
faire.
– Puisqu’on en est au stade des
plaisanteries : certains joueurs
suggèrent que vous jouiez
Mahut (77)
:
:
Youzhny (RUS, 41)
:
Wawrinka (SUI,
(SUI 67) :
VERDASCO (ESP, 30) :
FERRERO (ESP, 28) :
Björkman (SUE, 59) :
Mirnyi (BLR, 53)
:
O. ROCHUS (BEL, 29) :
FERRER (ESP, 19)
:
BAGHDATIS (CHY, 16) :
Murray (GBR, 44)
:
TURSUNOV (RUS, 31) :
Kohlschreiber (ALL, 88) :
Labadze (GEO, 166, q.) :
AGASSI (USA, 20)
:
27
25
désormais avec votre veste,
pour leur laisser une petite
chance de gagner…
– Peut-être que je peux essayer. Mais
plutôt une autre fois. Ce n’est pas le
moment de plaisanter quand on est en
demie de Wimbledon.
– Vous n’avez pas encore perdu
un set. Pensez-vous pouvoir aller
au bout en réussissant cet
exploit ?
– Pas vraiment. Évidemment, quel
que soit mon adversaire, je partirai largement favori de la demi-finale. Cela
ne veut pas dire que ce ne sera pas un
match piège. On est à Wimbledon, on
est en demi-finales, on n’a aucune
envie de sous-estimer qui que ce soit.
Mais si je réalise la même performance
que face à Ancic, je ne me vois pas
perdre.
– Vous savez qui est le dernier
Björkman
n’en revient pas
Mario ANCIC (battu par Roger Federer, 6-4, 6-4, 6-4) : « Je ne sais pas quoi
dire… J’ai réussi des coups incroyables, comme si je les exécutais au tableau noir,
j’ai fait exactement ce que j’avais à faire et j’ai vu filer des passing-shots ou des
coups gagnants venus de nulle part… Il y a même un passing que je n’ai pas vu
passer ! J’estime avoir joué du grand tennis, je me suis battu jusqu’au bout, j’ai
sans cesse cherché des solutions, mais il n’y avait rien à faire. On s’était affronté en
quart de finale à Roland-Garros et je peux vous assurer qu’il était en bien meilleure
forme aujourd’hui (hier). Je ne regrette pas un point de ce match. J’ai tout donné.
Mais, en face, il y avait Roger… » – V. C.
FEDERER, 6-3, 7-6 (7-2), 6-4
BERDYCH, 2-6, 7-5, 7-6 (9-7), 4-6, 8-6
Djokovic, 4-6, 6-2, 6-3, 6-3
ANCIC, 7-6
ANCIC
7 6 (7-5),
(7-5)
(7 5) 6-7
6 7 (5-7)
(5-7),
(5 7) 6-1
6-1,
6 1 666-3
VERDASCO, 7-6 (11-9), 7-6 (11-9), 6-2
STEPANEK, 5-7, 6-7 (4-7), 6-4, 6-2, 11-9
Björkman, 7-5, 6-2, 6-1
Mirnyi, 6-4, 3-6, 4-6, 6-1, 6-0
HEWITT, 6-1, 6-4, 6-4
FERRER, 4-6, 2-6, 6-2, 6-3, 6-4
BAGHDATIS, 4-6, 6-4, 6-4, 6-1
Murray, 7-6 (7-4), 6-4, 6-4
TURSUNOV, 5-7, 4-6, 6-1, 7-6 (8-6), 6-2
NIEMINEN, 1-6, 6-2, 6-3, 7-6 (7-4)
Labadze, 6-2, ab.
NADAL, 7-6 (7-5), 6-2, 6-4
1/4
1/2
Fin.
STEPANEK, 6-7 (4-7), 6-3,
4-6, 6-4, 6-2
Björkman, 6-3, 7-6 (8-6),
4-6, 2-6, 6-3
HEWITT, 6-4, 6-4, 4-6, 7-5
Les chiffres du match
Premiers services
Federer
Ancic
57 %
57 %
Breaks réussis
éu
/ balles de break
Federer
Ancic
4/7
1/3
Points au filet ggagnés
Federer
Ancic
70 %
50 %
19/27
28/56
Fautes directes
Federer
Ancic
17
13
Coups gagnants
Federer
Ancic
1
14
9
6
4
16
FEDERER
FEDERER,
6-4, 6-4, 6-4
Björkman,
7-6 (7-3), 4-6, 6-7 (5-7),
7-6 (9-7), 6-4
BAGHDATIS,
BAGHDATIS, 6-3, 6-4, 7-6 (7-2) 6-1, 5-7, 7-6 (7-5), 6-2
VINCENT COGNET
35
24
BBjörkman 7 4 6 7 6
Stepanek 6 6 7 6 4
LONDRES –
de notre envoyé spécial
QUELLE MIMIQUE INATTENDUE !
À la fin de son match, Jonas Björkman
se fit une auto-accolade en faisant face
aux tribunes pour dire au public : « Je
veux tous vous embrasser. » Cette joie
faisait plaisir à voir de la part d’un vétéran qui en a pourtant vu d’autres.
Enfin, pas beaucoup d’autres en ce qui
concerne les demi-finales de Grand
Chelem. C’est la deuxième fois que
l’ancien numéro 4 mondial parvient à
ce stade (après l’US Open 1997). Mardi, après son huitième de finale victorieux en double (il est aussi qualifié
pour les huitièmes du double mixte), il
confiait : « À mon âge, on peut relativiser. Victoire ou défaite, je sais que je
rentrerai tranquille à la maison pour
retrouver ma famille. J’ai d’autres
choses dans la vie que le tennis. Ce
n’est pas comme tous ces jeunes qui
n’ont que ça en tête. »
Mais hier, au sortir de son marathon
Dimanche 9 juillet
15 heures
(14 heures, heure locale)
NIEMINEN, 7-5, 6-4, 6-7
(2-7), 6-7 (6-8), 9-7
NADAL, 6-3, 7-6 (7-4), 6-3
7
31
12
15
3
5
10
2
(entre parenthèses, la nationalité et le classement ATP ; q. : qualifié)
MAURESMO (1)
M
MAURESM
SAFINA
SA
A
(RRU
RUS
US, 177)
MYSKINA
MY
Y
(RRUS
R S, 111))
V. WILLIAMS
MS (USA
(USA, 12)
SHARAPOVA (RUS, 4)
PENNETTA (ITA, 19)
Bammer (AUT, 47)
DEMENTIEVA (RUS, 8)
DULKO (ARG, 31)
HINGIS (SUI, 15)
HANTUCHOVA (SLQ, 18)
HENIN (BEL, 3)
KUZNETSOVA (RUS, 6)
VAIDISOVA (RTC, 13)
Tanasugarn (THA, 164, q.)
CLIJSTERS (BEL, 2)
1/4
Pratt (AUS, 1366, q.)
: MAURESMO
MAURESMO,, 6-1, 6-2
MAURESMO, 6-3,
6-3 6-4
: IVANOVIC, 3-6, 7-6 (7-3), 6-1
6-1
19 IVANOVIC (SEM, 22)
2 MEDINA GARRIGUUES (ESPP, 27) : MYSKINA, 6-3, 6-4
23
(SEM, 29)
: JANKOVIC
JANKOVIC,, 7-6
7 6 (10
((10-8)
8),
8)), 44-66,
6, 6-4
6-44
26 JANKOVIC (SEM
25
18
21
30
27
BBaghdatis 6 5 7 6
Hewitt 1 7 6 2
contre Stepanek (4 h 3’), l’ancien avait
retrouvé un enthousiasme de junior.
« C’est un rêve, avoua-t-il au micro de
la BBC. Je n’arrive pas à y croire. Franchement, je ne pensais pas que j’avais
encore en moi une demi-finale de
Grand Chelem. À la fin du match, sur le
court, j’étais tellement heureux que
j’aurais voulu embrasser tout le
monde. »
L’issue était d’autant plus heureuse
que le match avait été douloureux.
Breaké dans le quatrième set et mené
deux manches à une, le Suédois semblait se diriger vers la sortie. « Ç’a été
un moment difficile, mais j’ai trouvé
les ressources pour m’accrocher. »
Puis ce fut un tie-break éprouvant où il
dut effacer une balle de match. Le journaliste britannique fit un parallèle
entre le tie-break et les tirs au but du
football. « Dieu merci, j’ai pu en marquer quelques-uns. »
Mais, désormais, se dresse devant lui
un gardien de but hors pair : « Federer
est le meilleur joueur du monde et
peut-être de tous les temps. C’est un
numéro 1 mondial parfait sur le court
et en dehors du court. Je vais essayer
de profiter de ce moment unique. » –
P. Co.
1/8
Frazier (USA, 80)
:
Peng Shuai (CHN, 46)
:
Perry (USA, 62)
:
LIKHOVTSEVA (RUS, 26) :
Brémond (129, q.)
:
SUGIYAMA (JAP, 21)
:
SREBOTNIK (SLV, 25)
:
CHAKVETADZE (RUS, 34) :
LI NA (CHN, 30)
:
Sprem (CRO, 69)
:
Radwanska (POL, 217, w.c.) :
:
Zheng Jie (CHN, 37)
SHARAPOVA, 6-3, 6-2
PENNETTA, 6-2, 6-3
Perry, 7-5, 6-3
DEMENTIEVA, 7-5, 6-3
Brémond, 7-6 (8-6), 5-7, 7-5
SUGIYAMA, 7-5, 3-6, 6-4
HANTUCHOVA, 6-4, 7-6 (7-2)
HENIN, 6-2, 6-3
LI NA, 3-6, 6-2, 6-3
VAIDISOVA, 7-5, 7-5
Radwanska, 6-3, 6-2
CLIJSTERS, 6-3, 6-2
MYSKINA 6-4
MYSKINA,
6 4, 77-66 (7
(7-5)
5)
6
Baghdatis
y croit
En battant Stepanek, le Suédois s’est offert une
demi-finale de Grand Chelem à trente-quatre ans.
SIMPLE
SIM
P FEM
MM
M
MESS
FEDERER 6-3,
FEDERER,
6-3 6-3,
6-3 6-4
ANCIC 6-4,
ANCIC,
6-4 4-6,
4-6 4-6
4-6, 7-5
7-5, 6-3
joueur à avoir gagné le tournoi
sans perdre un set ?
– (Il se concentre et réfléchit.) Je sais
que Pete Sampras ne l’a jamais fait…
Alors, je dirais Borg. C’est ça ? Alors,
parfait ! »
7
NAVRATILOVA NE JOUERA
PLUS EN 2007. – À près de quarante
ans, Martina Navratilova, qui dispute
toujours beaucoup de doubles, a
annoncé qu’elle raccrocherait définitivement à la fin de la saison. Gênée ces
derniers temps par une blessure au
genou, l’Américaine n’a pas encore
décidé quel serait son dernier tournoi.
LONDRES. – Mario Ancic n’est pas encore revenu de tout ce que lui a fait Roger Federer hier. Éclaboussant de talent, le Suisse (ci-dessus) s’est qualifié pour sa neuvième
demi-finale de suite en Grand Chelem !
(Photo Jean-Marc Pochat)
19 HAAS (ALL, 24)
26
23
18
1100
Gasquet
q
1/8
28
24
1122
Berdych
y
SIMPLE
SIM
P HOM
HOMME
M S
FEDERER
E
(SSUI
S , 11)
1 FE
BERDYCH
E
((RRTCC, 14)
13 BE
1133
MARCOS BAGHDATIS, tombeur de
Hewitt, n’exclut pas d’atteindre à nouveau une finale de Grand Chelem avec
cette fois une issue heureuse : « Pourquoi pas ? Je suis en demies d’un
Grand Chelem. À ce niveau, n’importe
qui peut battre n’importe qui. C’est ce
que je pense, en tout cas. »
Pourtant, penser qu’on peut battre
quelqu’un, ça peut vous mettre en difficulté. « Dans le deuxième set, je me
suis mis à trop penser. J’avais un set
d’avance et deux breaks. Tout d’un
coup, je me suis dit : je suis en quarts de
finale d’un Grand Chelem et je suis en
train de battre facilement Hewitt.
Qu’est-ce qui se passe ? Je me suis mis
à perdre mes jeux de service. J’étais en
train de coincer. Heureusement, j’ai
réussi à traverser cette crise. Ç’a été
une belle réaction. »
Avant de penser à Federer et une éventuelle revanche de la finale de l’Open
d’Australie, il y a une demi-finale.
« D’abord, il y a Nadal, répondit-il
avant de rectifier ce lapsus, enfin, je
veux dire Nadal ou Nieminen.
Qu’importe. La confiance est là. Je me
suis prouvé que mon jeu était tout à
fait adapté au gazon. Je le répète, tout
est possible. » – P. Co.
1/2
Fin.
MAURESMO
MAURESMO,
6-1, 3-6, 6-3
SHARAPOVA, 7-6 (7-5), 3-6, 6-3
DEMENTIEVA, 6-2, 6-0
SHARAPOVA,
6-1, 6-4
Brémond, 7-6 (13-11), 6-3
HENIN, 6-3, 6-1
HENIN,
6-4, 6-4
Samedi 8 juillet
15 heures
(14 heures, heure locale)
LI NA, 4-6, 6-1, 6-3
CLIJSTERS, 6-2, 6-2
CLIJSTERS,
6-4, 7-5
(entre parenthèses, la nationalité et le classement WTA ; q. : qualifiée ; w.c. : wild card)
PAGE 22
JEUDI 6 JUILLET 2006
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
Après cinq matches dans ce Wimbledon 2006,
Roger Federer n’a toujours pas perdu un set.
Voici le classement de ses adversaires selon le
nombre de jeux qu’ils ont réussi à lui ravir.
Bleu
« EST-CE votre meilleur match à
Wimbledon cette année ?
– Chaque adversaire est différent,
mais il y a eu des moments où je jouais
si bien que c’en était incroyable.
D’habitude, ces coupures dues à la
pluie brisent le rythme mais,
aujourd’hui, on aurait dit que c’était le
contraire : je jouais encore mieux ! Je
suis très, très heureux de ma performance.
– La météo vous a gêné ?
– La veille, on m’avait déjà dit qu’il
allait pleuvoir. La nuit dernière, l’orage
m’a réveillé. Donc, ce matin, je n’étais
pas étonné qu’il pleuve. Quand j’ai
quitté la maison à 10 h 30, ça s’était
éclairci et je savais que le match aurait
lieu. J’espérais juste qu’il n’y aurait pas
cinq ou six interruptions. Là, avec
deux, je n’ai pas eu à me plaindre.
– Vous dites parfois que vous
vous étonnez vous-même sur le
court. Ç’a été le cas aujourd’hui
(hier) ?
3669
369
Jaune
Rouge
Jaune
de notre envoyé spécial
« Le secret de mon éternelle
jeunesse, c’est beaucoup
d’anti-inflammatoires ! »
De Jonas Björkman, trente-quatre
ans, après sa qualification en cinq
sets pour les demi-finales.
iffre
ROGER FEDERER se donnait lui-même la note maximale après son extraordinaire démonstration
contre Mario Ancic.
LONDRES –
La phrase
Le ch
« Dix sur dix »
Federer 6 6 6
Ancic 4 4 4
«
PHILIPPE BOUIN
Noir
Bleu
Noir
UN NUMERO 1 peut-il en inspirer
un autre ? On ne peut que le souhaiter au lendemain du nouveau récital
de Roger Federer contre Mario Ancic
(6-4, 6-4, 6-4), en ce jour où Amélie
Mauresmo affronte Maria Sharapova pour une place en finale.
Toujours placée, jamais gagnante à
Wimbledon, Amélie Mauresmo s’est
glissée en demi-finale cette année
dans la plus grande discrétion, malgré son dossard no 1, malgré ses trois
demi-finales précédentes. Rarement
citée dans les pronostics publiés en
début de tournoi par la presse britannique, ou même dans ceux des
anciennes célébrités des courts
reclassées à la BBC, mentionnée tout
juste comme une outsider à surveiller, elle souffre ici d’une réputation
de joueuse talentueuse mais fragile.
Des trois apparitions de la Française
en demi-finales en 2002, 2004 et
2005, les observateurs retiennent la
qualité de son jeu, mais aussi son
incapacité à forcer le destin. On ne
peut tout à fait leur donner tort.
Surclassée en 2002 par Serena Williams, Amélie Mauresmo avait produit un tout autre tennis en 2003
contre la même adversaire. Au point
de gagner le premier set au tie-break
et de mener 3-1 au deuxième.
Rageuse, l’Américaine avait alors
cassé une raquette pour évacuer sa
colère ; hypertendue, Mauresmo
s’était, elle, cassé le dos, récoltant au
bout du compte une défaite en trois
sets. L’an passé, exilée sur le court
no 1 à cause de la pluie, elle avait
encore mené 7-6, 4-1 contre Lindsay
Davenport avant de laisser son
adversaire reprendre le match à son
compte, sans plus montrer le
moindre signe d’agressivité, comme
inhibée par l’enjeu et par son adversaire.
En ces deux occasions, la personnalité de ses adversaires, deux grosses
frappeuses qui l’avaient auparavant
dominée à plusieurs reprises, avait
autant pesé que les circonstances.
Dotée d’un jeu similaire à ceux de
Serena et de Davenport, gagnante
du tournoi 2004, Maria Sharapova
représente une menace du même
calibre, à une différence notable
cependant : Amélie Mauresmo l’a
nier rogna l’avance de son cadet qui
montrait des signes de nervosité évidents. Mais, une fois revenu à un set
partout, il sembla caler devant le
talent offensif d’un garçon qui n’en
finit plus d’épater son monde : finaliste à l’Open d’Australie, le voilà
demi-finaliste à Wimbledon. Où
s’arrêtera-t-il ?
23
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
TENNIS WIMBLEDON (Grand Chelem, gazon)
Mauresmo en sol majeur
C’est sur gazon que la Française, opposée aujourd’hui à Sharapova pour une place en finale, exploite au mieux son potentiel.
de notre envoyé spécial
C’EST LA QUATRIÈME fois de
suite, après 2002, 2004 et 2005,
qu’Amélie Mauresmo vient à Wimbledon pour décrocher une place en
demi-finales. Sans des côtes fêlées et
un moral dans les chaussettes, qui la
poussèrent à ne pas jouer à Londres
en 2003, elle aurait pu réussir une
passe de cinq exceptionnelle. Toujours est-il que la marche suivante
s’est, à ce jour, dérobée à chaque fois
sous ses pieds. Opposée aujourd’hui
à Maria Sharapova, qui a triomphé
sur le gazon britannique en 2004,
mais qui n’a jamais battu la Française, Amélie Mauresmo pourra
s’appuyer sur de nombreux atouts
pour enfin atteindre la finale dans le
temple du tennis. Elle a déjà souvent
démontré qu’elle « sentait » bien le
gazon. Pourquoi son jeu y est-il plus
efficace que sur les autres surfaces ?
C’est ce que nous avons demandé à
Loïc Courteau, son entraîneur (voir
aussi infographie).
LE SERVICE. – « Le gazon est la surface sur laquelle son service a la meilleur efficacité. Pourquoi ? Parce
qu’elle sert la plupart de ses premières balles à plat et que la vitesse
de la balle comme le rebond bas rendent les retours difficiles à négocier.
Amélie ne donne quasiment plus de
“ kick ” pour ménager son dos, elle le
fait juste un peu en seconde balle
pour varier. Mais c’est sur ses prem i è r e s b a l l e s ( u n s e r vi c e à
FACE-À-FACE
MAURESMO - SHARAPOVA : 2-0
2004 : Masters (Los Angeles), indoor,
poule, MAURESMO, 7-5, 6-4
2005 : Masters (Los Angeles), indoor,
demi-finale, MAURESMO, 7-6 (7-1), 6-3
HENIN-CLIJSTERS : 11-10
(dont 2-1 sur gazon)
2001 : `s-Hertogenbosch, finale, HENIN,
6-4, 3-6, 6-3
2003 : `s-Hertogenbosch, finale, CLIJSTERS, 6-7 (4-7), 3-0 ab.
2006 : Eastbourne, demi-finale, HENIN,
6-3, 5-7, 6-1
192,6 km/h cette semaine !) qu’elle
fait la différence et on remarquera
qu’en moyenne elle passe beaucoup
plus de premières balles sur gazon
que sur les autres surfaces (62,4 %
dans le tournoi à ce jour) parce que,
comme elle suit la plupart du temps
au filet, son lancer de balle, un peu
plus vers l’avant, est bien réglé. Sur
les autres surfaces, lorsqu’elle veut
frapper fort sans suivre sa balle au
filet, son lancer est beaucoup plus
approximatif. Enfin, du côté droit,
son service slicé et croisé trouve aussi
toute son efficacité. »
LE FOND DE COURT. – « Son revers
slicé qui est déjà gênant sur pas mal
de surfaces, parce que peu de filles
l’utilisent, est encore plus efficace sur
gazon puisque la balle rebondit très
peu. En fond de court, le slice de
revers est son arme numéro une. Son
revers naturel à plat est aussi gênant,
car il avance vite alors que son revers
lifté perd de son efficacité, car au lieu
de gicler comme sur les autres surfaces, il rebondit à bonne hauteur et
ne gêne personne. Donc, Amélie utilise beaucoup plus le revers slicé sur
gazon que sur les autres surfaces, car
il faut rappeler que c’est le coup le
plus naturel pour enchaîner avec une
montée au filet, et même si son
approche n’est pas parfaite, le passing n’est pas évident à tirer pour
l’adversaire là où, sur terre ou sur dur,
elle serait en danger. Son meilleur
coup droit, celui qu’elle joue très profond et lifté sur les autres surfaces,
elle ne peut pas l’utiliser sur gazon,
elle ne peut pas non plus s’appuyer
pareillement sur la balle du fait du
rebond bas et irrégulier. Ces inconvénients sont contrebalancés par le fait
que les échanges sont plus courts et
qu’elle se laisse rarement embarquer
dans de longs échanges sur son coup
droit où elle risque de faire la faute.
En fait, ce qu’elle doit faire, c’est,
comme en revers, jouer un coup droit
offensif qui lui permette de l’emmener vers l’avant. »
ALAIN DEFLASSIEUX
CHAMPIONNATS DE FRANCE
CIBLES 25-50 M. – Hier, à Moulins,
dans l’Allier, à l’occasion de la première journée du rendez-vous national, Stéphanie Tirode (Montgeron)
s’est imposée en finale du pistolet
25 m avec 582 points (781,8 après
finale) devant Nadine Lempegnat
(Lons), 576 (779,6), et Brigitte Roy
(Libourne), 575 (778,7).
DEMAIN : finales pistolet (50 m) et
carabine 60 balles couché (50 m)
HOMMES ; finale carabine 3 × 20
(50 m) FEMMES.
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Tél. : 01-40-93-20-20
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Principal associé : S.A. Éditions P. AMAURY.
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Allemagne, 2 ; Andorre, 1 ; Antilles, la Réunion,
1,30 ; Autriche, 2 ; Belgique, 1,50 ; Canada,
2,75 CAD ; Côte d’Ivoire, 1 400 CFA ; Danemark,
15 DKK ; Espagne, 1,75 ; États-Unis, 2,5 $ ; Gabon,
1 400 CFA ; Grande-Bretagne, 1,30 £ ; Grèce, 1,95 ;
Italie, 1,70 ; Luxembourg, 1,50 ; Maroc, 10 MAD ;
Pays-Bas, 2 ; Portugal, 1,8 ; Sénégal, 1 400 CFA ;
Suisse, 2,30 FS ; Tunisie, 1,40 DIN.
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1 an : 309 .
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Commission paritaire
no 1207I82523 ISSN 0153-1069.
SE
Tirage du Mercredi 5 juillet 2006 :
792 482 exemplaires
« Dès qu’il s’agit d’aller vers l’avant, il
est très bon, mais quand elle reste en
fond de court il est moins
précis parce qu’Amélie a
tendance à ne pas trop
fléchir sur ses appuis
ni à couper les
trajectoires. Mais
comme les échanges
ne sont pas très longs,
elle arrive quand même à
se débrouiller grâce à son coup
d’œil. Cependant, comparé aux autres
surfaces, j’estime que son jeu de
jambes en fond de court n’est pas
moins bon sur gazon. »
Sharapova, deux ans après
Adversaire d’Amélie Mauresmo, la Russe rêve d’une deuxième victoire à Wimbledon.
de notre envoyé spécial
CET APRÈS-MIDI, pour la sixième fois de sa
carrière, Maria Sharapova disputera une
demi-finale de Grand Chelem. Pas mal pour
une jeune fille de dix-neuf ans, à une période
où la concurrence au plus haut niveau n’a
jamais été aussi intense sur le circuit féminin.
Pourtant, si la performance d’ensemble de
Sharapova est remarquable et s’accompagne
cette semaine encore de moult photos et commentaires dans les journaux anglais, on peut
se demander si elle est encore capable de rééditer sa victoire de 2004 à Wimbledon,
CANOË-KAYAK
lorsque, à dix-sept ans, elle avait surpris tout
le monde en s’imposant face à Lindsay Davenport en demi-finale puis à Serena Williams en
finale. Cette victoire était supposée en précéder bien d’autres, mais, depuis, les portes des
tournois du Grand Chelem se sont refermées à
cinq reprises sous son nez en demi-finales.
Grosse travailleuse
Il faut dire que, une fois l’effet de surprise de
Wimbledon dissipé, Maria Sharapova est
certes vite devenue une adversaire crainte et
respectée par tout le monde, mais ces
marques de considération se sont accompa-
gnées d’une détermination sans compassion
de la part de ses concurrentes directes.
Le fait de ne plus disputer la moindre finale de
Grand Chelem n’a pas empêché la Russe de
s’emparer pour une brève période (sept
semaines) de la première place mondiale
durant l’été 2005, de remporter sept nouveaux titres sur le circuit WTA (dont le Masters
2004), ni de devenir la joueuse la plus recherchée des sponsors. Sa jeunesse, sa plastique et
sa soif de notoriété en on fait le porte-drapeau
de nombreuses marques de produits de luxe,
sans parler de sa présence aux côtés de
quelques-uns des plus fameux top models au
COURSE EN LIGNE – CHAMPIONNATS D’EUROPE
Test grandeur nature
LE NIVEAU D’ENSEMBLE est bon. Il
progresse même, puisque les bateaux
longs, baromètres traditionnels de la
discipline, entrent régulièrement dans
les finales. Manque simplement à
l’équipe de France de course en ligne la
performance de pointe qui, comme
l’an dernier lorsque le bronze mondial
était venu récompenser le travail et le
talent d’Anne-Laure Viard et Marie
Delattre, en K 2 1 000 m, attire le projecteur. « Nous allons à Racice pour
confirmer cette médaille », annonce
Christophe Rouffet, le patron des
Bleus. Racice, au cœur de la République tchèque, où les sélectionnés
auront peaufiné ces derniers jours leur
forme et leurs automatismes lors d’un
stage final en vue des Championnats
d’ E ur o pe , q u i y c om m e nc e n t
aujourd’hui. Le staff cherche encore
ses meilleures compositions de
bateaux à mi-chemin de l’olympiade.
« Nous terminons cette année le travail d’intégration, nous partirons à la
chasse aux quotas pour Pékin l’été prochain », explique le boss. Signe de
cette quête de certitudes, le K 2 masculin, qui associera, sur les trois distances, trois jeunes pagayeurs différents au solide Philippe Colin. Mais pas
son ancien partenaire Bâbak AmirTahmasseb, particulièrement saignant
à l’entraînement et qui reste à la tête
d’un K 4 où revient Olivier Boukpeti :
« On verra si on pourra aller plus vite
qu’à la Coupe du monde de Duisbourg
(9e sur 500 m et 8e sur 1 000 m, fin
les sponsors ou les photos de mode, ce sont
des occupations réservées aux semaines de
repos. » Professionnelle jusqu’au bout des
ongles, grosse travailleuse, Sharapova fait
tout ce qu’elle peut pour ajouter d’autres
grands titres à son palmarès, malgré deux
blessures qui l’ont perturbée depuis un an, au
pectoral droit puis à la cheville droite.
Aujourd’hui, face à Amélie Mauresmo, elle
essayera d’oublier sa victoire de 2004 en
entrant sur le Centre Court : « Je ne peux pas
me laisser aller à me remettre ce souvenir en
tête si je veux accrocher un deuxième titre
ici. » – A. D.
monde dans le numéro spécial maillots de
bains de notre confrère Sports Illustrated, vendu à plus de 60 millions d’exemplaires.
Entourée en permanence par son père Youri,
son sparring-partner Michael Joyce, son préparateur physique et son agent, Maria Sharapova n’a cependant jamais oublié que le tennis passait avant tout le reste, comme elle le
répétait encore mardi après sa victoire en
quart de finale sur Elena Dementieva. « Je n’ai
aucune hésitation sur mes priorités. Le tennis
vient en numéro 1 et rien ne peut entraver mon
programme de tournois et mes entraînements. Le reste, que ce soit les opérations avec
BOXE
CHANGEMENT POUR MORMECK. – L’Américain
Damon Reed étant souffrant, Jean-Marc Mormeck affrontera finalement le Texan Sebastian Hill (35 ans, 10 victoires,
dont 6 avant la limite, 1 nul, 12 défaites), samedi à Saint
Louis (Missouri). En provenance de Miami, l’ex-champion du
monde français des lourds-légers est arrivé avant-hier à
Saint Louis. Logé dans un grand hôtel (à deux cents mètres
du Savvis Center où il combattra samedi), il s’y est entraîné
hier. Le matin, il a couru sur un tapis roulant avant, l’aprèsmidi, de travailler sur le ring aménagé dans un salon. Bien
évidemment, en compagnie de son entraîneur américain Al
Bonani et de ses amis Stéphane Groussard et Serge Attali, il a
ensuite suivi France-Portugal sur une chaîne américaine. Ce
midi, il assistera à la conférence de presse au Savvis Center.
Et le centre-ville, où il loge, ne comptant que des immeubles
de bureaux et des bâtiments administratifs, il ne devrait
s’offrir aucune visite, d’autant que l’énorme chaleur n’incite
pas à se promener. – A.-A. F.
TRABANT POSITIF. – L’Allemand Michel Trabant,
ancien champion d’Europe des welters et actuel tenant du
titre de l’Union européenne (28 ans, 43 victoires, 2 défaites),
a été contrôlé positif (la nature du produit n’a pas été révélé)
au terme de son dernier succès le 6 mai dernier à Düsseldorf
contre son compatriote Cattikas. Trabant a même avoué sa
faute devant la commission allemande de boxe : « Michel
Trabant a confirmé qu’il a pris des produits interdits », a
déclaré le président de cette commission. La sanction devrait
tomber dans les prochains jours.
Profitez de l’été pour
découvrir l’univers Albatros
Of f r e é t é 2 0 0 6
4
Bâbak Amir-Tahmasseb, particulièrement saignant à l’entraînement, reste à la tête du K 4.
(Photo Richard Martin)
mai), dit le champion du monde monoplace 2001. Difficile de se fixer une
ambition tant que les essais ne sont
pas terminés ! »
Mais ce sont là les derniers, grandeur
nature, avant le grand objectif de la
saison, les Mondiaux de Szeged (Hongrie), du 24 au 27 août. – P. Laf.
PROGRAMME
AUJOURD’HUI. – Qualifications 1 000 m (à partir de 9 heures) et 500 m (à partir de
15 heures). DEMAIN. – Demi-finales1 000 m (à partir de 9 heures) et 500 m (à partir
de 15 heures). SAMEDI. – Finales 1 000 m (à partir de 9 h 40) et qualifications 200 m
(à partir de 14 heures). DIMANCHE. – Finales 500 m (à partir de 10 heures) et 200 m
(à partir de 13 h 45).
L’équipe de France.– HOMMES.K 1 : Jouve (200 et 1 000 m), Carré (500 m) ; K 2 :
Colin-Lecrubier(200 m), Colin-Jouve(500 m), Colin-Carré (1 000 m) ; K 4 : Amir-Tahmasseb - Carré-Marcaud-Boukpeti (200 m), Amir-Tahmasseb - Lecrubier-MarcaudBoukpeti (500 et 1 000 m) ; C 1 : Hémonic (200 et 1 000 m), Goubel (500 m) ; C 2 :
Beugnet-Goubel (200 et 1 000 m). FEMMES. K 1 : Viard (200 m), Marie (500 m),
Delattre (1 000 m) ; K 2 : Viard-Delattre (500 m).
VOLLEY-BALL
RUETTE AVEC LES BLEUS. – Quatorze joueurs ont été retenus pour disputerles deux
matches amicaux face aux Pays-Bas (8 et 9 juillet) qui serviront de préparation à la Ligue
mondiale. Parmi eux figure le pointu d’origine canadienne, Sébastien Ruette, qui revient
de deux ans de suspension de matches internationaux pour avoir choisi l’équipe de
France alors qu’il avait déjà joué pour le Canada. Il devrait faire ses débuts avec les Bleus
samedi, à Vichy.
LA SÉLECTION. – Passeurs : Le Marrec (1,90 m, 29 ans) ; Pujol (1,84 m, 21 ans). Centraux : Kieffer
(2 m, 26 ans) ; Hardy-Dessources (1,97 m, 23 ans) ; Monneraye (2,09 m, 25 ans) ; Montméat
(1,96 m, 28 ans). Pointus : Ruette (2,01 m, 29 ans) ; Castard (1,95 m, 23 ans). Réceptionneursattaquants : Kilama (1,83 m, 23 ans) ; Antiga (2 m, 30 ans). Attaquants-réceptionneurs : Granvorka
(1,95 m, 29 ans) ; Samica (1,96 m, 24 ans). Libéros : Exiga (1,76 m, 24 ans) ; Henno (1,88 m, 29 ans).
BASKET
NANCY : LINEHAN A SIGNÉ. – John Linehan (1,75 m, 28 ans), ancien meneur
de Strasbourg et du PBR, meilleur défenseur de Pro A, s’est effectivement engagé
avec Nancy, finaliste du dernier Championnat. L’affaire ne faisait déjà plus de
doute hier, mais il manquait encore une signature. Sous contrat avec Strasbourg
jusqu’en 2007, le joueur a fait jouer sa clause libératoire.
MONNET À ÉVREUX. – L’intérieur de Dijon, Jérôme Monnet (2,06 m, 30 ans) a
signé un contrat de trois ans avec Évreux. À Dijon depuis 2001, Monnet, à qui il
restait un an de contrat à Dijon, s’était vu signifier par son entraîneur et ses dirigeants qu’ils ne le retiendraient pas s’il recevait une proposition intéressante.
Avant de s’engager à Évreux, Monnet avait été contacté par Bourg-en-Bresse, son
club formateur.
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CHALON : DIARRA RESTE, DONDON S’EN VA. – Très courtisé, Mamoutou
Diarra (1,98 m, 26 ans) n’a pas fait jouer sa clause libératoire qui expirait hier et
sera donc encore chalonnais la saison prochaine. En revanche, Stéphane Dondon
va quitter le club, où il était arrivé en 2004. Par ailleurs, Chalon a recruté le meneur
Xavier Corosine (1,84 m, 21 ans) qui évoluait l’an dernier au PBR.
SPAHIJA AU MACCABI. – L’entraîneur croate Neven Spahija (43 ans), sera le
remplaçant de Pini Gershon, parti à l’Olympiakos après avoir conduit Tel-Aviv à
deux titres européens (2004 et 2005) et une finale (2006). Spahija entraînait
l’équipe lituanienne de Vilnius la saison dernière. Il a coaché l’équipe nationale
croate de 2003 à 2005.
NICE SE RENFORCE. – Le Cavigal Nice, qui a perdu beaucoup d’éléments
importants à l’intersaison, a reçu le renfort de la Croate Tina Lelas (1,95 m), venue
de La Seu d’Urgell (ESP), et de la Slovaque Viera Libicova (1,91 m), qui opérait en
Hongrie la saison passée.
MONDIAL : L’AUSTRALIE PRIVÉE DE NIELSEN. – L’Australie sera privée de
son intérieur Matt Nielsen (2,08 m, 28 ans). Nielsen avait pourtant rejoint les
« Boomers » pour la préparation. Mais des problèmes avec son contrat d’assurance ont poussé la Fédération australienne à se passer du joueur qui évolue à
Vilnius, en Lituanie, où il a resigné pour trois ans.
JEUDI 6 JUILLET 2006
R E N S E I G N E M E N T S : 0 1 3 9 0 8 1 3 7 0 - C O N TA C T @ C L U B - A L B AT R O S . C O M - W W W . C L U B - A L B AT R O S . C O M
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Bleu
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Le jeu de jambes
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O PE N D ’H Y DER A B AD . –
Comme attendu, la Française Isabelle Stoehr (numéro 19 mondiale et
tête de série no 14) s’est tranquillement qualifiée, hier, à Hyderabad, en
Inde, pour le deuxième tour de
l’épreuve. Victorieuse (9-0, 9-0,
abandon) de l’Australienne Amelia
Pittock (n o 28), elle affrontera
aujourd’hui l’Anglaise Jenny Duncalf
(no 6).
« Lorsqu’elle arrive à
Wimbledon, Amélie se sent
tout de suite bien
bien, elle est
contente, donc le mental est
bon. Mais comme elle est
capable de bien jouer sur
toutes les surfaces, on ne
peut pas dire que son mental
soit systématiquement meilleur
qu’ailleurs lorsqu’elle joue sur
gazon. »
Jaune
Bleu
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SQUASH
« Amélie est plus efficacee sur
herbe qu’ailleurs pour la bonne
raison que,
que m
mêême si sa vvolée
n’est pas parfaite, elle est
difficile à remettre, que ce soit
une volée court croisée ou juste
posée. Là où l’adversaire aurait
le temps de la reprendre sur
terre ou sur dur, sur herbe, c’est
hyper difficile surtout dans le
tennis féminin où les filles ne
sont pas très à l’aise sur les
courses vers l’avant. En plus,
Amélie a une très bonne
volée en coup droit comme
en revers et ce coup
devient donc d’autant plus
efficace. »
LONDRES –
COMME À L’OPEN d’Australie en janvier, comme à Roland-Garros en juin, Justine Henin et Kim Clijsters sont au rendez-vous des demi-finales du troisième tournoi du Grand Chelem de l’année. Et comme à Paris il y a un mois, les voici de
nouveau face à face. Il s’agit de leur 22e duel puisque, après Roland-Garros (qui
était le 20e), les deux Belges s’étaient retrouvées sur le gazon d’Eastbourne. Au
compteur, c’est maintenant Henin qui mène onze victoires à dix. Cette dernière
rêve d’ailleurs d’une victoire à Wimbledon, qui lui permettrait de devenir la septième joueuse de l’ère Open à avoir remporté les quatre tournois du Grand Chelem (*). Finaliste en 2001, demi-finaliste en 2002 et en 2003, Henin partira avec un
léger avantage sur sa compatriote de par la plus grande variété de son jeu et la
facilité avec laquelle elle s’installe au filet pour abréger les échanges. – A. D.
(*) Avec les prestigieuses Margaret Court, Billie Jean King, Chris Evert, Martina
Navratilova, Steffi Graf et Serena Williams.
L’’analyse
ysse de Looïc
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ïc Co
Courtte
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Le mental
Noir
Noir
22, v’là les Belges !
La volée
Photo : Jean-Marc Pochat
LONDRES –
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BATEAUX RECORD DE L’ATLANTIQUE
Record en vue pour Peyron
En dépit d’un problème de safran, le maxi-catamaran « Orange II » devrait battre le chrono de Fossett aujourd’hui.
SOUDAIN la vitesse moyenne
tombe à moins de 23 nœuds. Puis
flirte avec les 20 nœuds quelques
heures plus tard. Si de tels chiffres
restent inaccessibles pour la majorité des voiliers de la planète, venant
d’Orange II, ces chiffres interpellent,
suscitent l’inquiétude. Surtout
quand on sait que le maxi-catamaran a tenu une moyenne de plus de
30 nœuds depuis son départ de New
York dimanche dernier. Alors, hier
matin, jusqu’à la réception du mail
d’explication de Bruno Peyron, le
doute ou tout au moins l’interrogation s’insinuait dans les esprits quant
aux raisons de ce ralentissement.
« Nous avons décidé de lever le pied,
trop casse-gueule avec nos safrans
en vrac », indiquait le skipper, faisant référence aux dommages subis
par le safran bâbord lors d’un choc
avec un objet flottant non identifié
dans la nuit de lundi à mardi.« On
s’interdit de dépasser 30 nœuds,
ajoutait-il ensuite à la vacation. Le
safran est comme croqué sur 50 centimètres. Il nous emmène le bateau à
gauche avec une force incroyable. Si
on lâche la barre, il empanne tout de
suite. Ça peut devenir dangereux. »
nait malgré tout une allure de croisière plus conforme à ses capacités, à
25-26 nœ uds. Avec plus de
280 milles d’avance sur le tableau de
marche du record de Steve Fossett
(4 j. 17 h 28’ 6’’) à quelque 550 milles
de l’arrivée au large du cap Lizard,
Peyron et ses hommes disposaient
hier soir à 18 heures d’une bonne
marge de manœuvre. Et ce même si,
traditionnellement sur ce parcours
mythique, les conditions météo
devraient s’affaiblir dans la dernière
ligne droite. « Nous devrions avoir
15 à 17 nœuds de vent pour l’arrivée,
ce qui permet quand même de faire
20 nœuds de vitesse, précisait le
skipper. Par contre, on parlait hier de
gagner un peu au nord pour faire un
À bout de souffle
LE HAVRE –
de notre envoyé spécial
ATLANTIQUE NORD. – Bruno Peyron garde un œil sur l’arrivée mais même si le vent faiblit, même si un de ses safrans l’handicape, le skipper
d’ « Orange II » est optimiste : sauf incident de dernière minute, le record devrait aujourd’hui être battu.
(photo Epron/Orange)
AUTOMOBILE
ESSAIS F 1 (Jerez [ESP], 4-7 juillet). – De la Rosa (ESP, McLaren-Mercedes)
1’17’’785 (116 tours) ; Kovalainen (FIN, Renault), 1’18’’050 (115) ; Alonso (ESP,
Renault), 1’18’’120 (97) ; Davidson (GBR, Honda), 1’18’’223 (110) ; Wurz (AUT,
Williams-Cosworth), 1’18’’539 (103) ; Kubica (POL, BMW-Sauber), 1’18’’608
(67) ; Zonta (BRE, Toyota), 1’18’’793 (99) ; Paffett (GBR, McLaren-Mercedes),
1’18’’892 (88) ; Panis (Toyota), 1’19’’059 (85) ; Barrichello (BRE, Honda),
1’19’’386 (96) ; Doornbos (HOL, Red Bull-Ferrari), 1’19’’592 (32) ; Vettel (ALL,
BMW-Sauber), 1’19’’594 (82).
WTCC : MULLER N’A PAS APPRÉCIÉ CURITIBA. – À l’inverse des Bleus, le
Brésil n’a pas réussi à Yvan Muller. Coleader du Championnat avant l’étape
brésilienne, le Français en est reparti à la 5e place, avec 11 points de retard
sur Priaulx. Une déception, mais l’essentiel était ailleurs, pour le pilote Seat
qui s’est classé 12e et 13e des deux courses : « Quand nous avons découvert le
circuit, nous avons compris que ce n’était pas un endroit pour y organiser une
épreuve d’un Championnat du monde de la FIA : il n’y a pas assez de
dégagements pour sortir sans dommages, cette piste est dangereuse. »
Loïc Führer (Ville de Genève-Carrefour
Prévention), en s’imposant hier soir à
21 h 15 au terme de l’étape Dieppe - Le
Havre, s’est emparé de la tête du classement général du Tour de France au détriment de Jean-Pierre Nicol (Île-de-France),
qui est maintenant quatrième derrière
Michael Aveline (Côtes-d’Armor) et Dimitri Deruelle (Défi Partagé-Marseille).
CHAMPIONNATS D’EUROPE JUNIORS
Une relève ambitieuse
Les Français envisagent tous de se glisser en finale
des Championnats d’Europe juniors, cette semaine à Palma de Majorque.
AVEC LAURE MANAUDOU en chef
de file, à dix-neuf ans seulement, la
natation française n’en est pas encore
à guetter sa relève avec impatience.
C’est donc sans la pression de devoir
grandir avant l’heure que l’équipe de
France juniors se lance aujourd’hui
dans ses Championnats d’Europe à
Palma de Majorque. L’an dernier à
Budapest, avec sept médailles, dont
trois en or (Camille Muffat sur 200 m
4 nages, Lise Soule sur 100 m papillon
et le relais féminin 4 × 100 m 4 nages),
les Bleuets avaient terminé sixièmes
au classement des nations. En
Espagne, jusqu’à dimanche, leurs
ambitions sont du même ordre, et,
pour tous, l’objectif fixé par le responsable de la sélection, Pierre Andraca,
se résume ainsi : « Ils sont en apprentissage de la compétition internationale et doivent réaliser leurs meilleures performances cette semaine. »
Ce qui signifie, pour les dix-huit qualifiés à titre individuel, une place en
finale au vu des minima réalisés lors
des Championnats de France… à
condition de renouveler ces chronos
dès les séries du matin et de ne pas se
montrer impressionnés par l’événement. Déjà présent l’an dernier,
Anthony Pannier (Braud Saint-Louis),
dix-sept ans, est l’un des hommes forts
de la sélection. Réelle chance de
p o d i u m sa m e d i s u r 1 5 0 0 m
(15’29’’41), au même titre chez les
garçons que le relais 4 × 200 m, il
devra également confirmer son potentiel sur 400 m et 400 m 4 nages. « Il
semble au-dessus, souligne Andraca,
mais j’attends la compétition comme
révélateur, parce que, jusqu’à présent,
il n’a pas été très performant dans les
compétitions internationales. À lui de
jouer et de se mettre en évidence hors
des compétitions nationales. »
Chez les filles, Lise Soule (Auch), seize
ans, entraînée au pôle France de FontRomeu et triple médaillée à Budapest
en 2005, est une nouvelle fois attendue dès demain sur 50 m et 100 m
papillon. La Grenobloise Natacha
Mauz, Ophélie-Cyriell Étienne (Molsheim Mutzig) et Reine-Victoria Weber
(Nouméa) pourraient également se
distinguer.
Études ou natation ?
Au-delà de leurs chronos, tous sont
précédés de la réputation flatteuse de
la natation française. « Aux Jeux,
Manaudou, Metella et Duboscq ont
permis de voir que les choses sont possibles en France, analyse Andraca.
Avant, le meilleur nageur français était
plutôt dans les quinze premiers mondiaux. Maintenant, les références se
situent dans les cinq meilleurs. Ils
grandissent dans ce milieu et ça leur
donne des ambitions légitimes. » Mais
il n’y a pas que dans l’eau que Laure
Manaudou a ouvert une voie.
Si la plupart des nageurs présents à
Palma de Majorque sont encore
lycéens, ils devront négocier au mieux
le carrefour qui les attend prochainement : études ou natation ? Leur
entraîneur prévient : « Ceux qui envisagent de grandes études, ce n’est
même pas la peine de penser faire de la
natation de haut niveau. C’était possible il y a une dizaine d’années,
aujourd’hui on s’aperçoit qu’il faut à la
fois du talent et du travail avec beaucoup de consistance. De ce point de
vue aussi, Manaudou a une influence.
Il y a des jeunes filles qui se disent “Elle
se fait 600 000 euros par an. S’il faut
faire 25 bornes par jour, j’arrête les
études.” C’est un peu gênant en
termes pédagogiques. La vie ne
s’arrête pas à la natation et, derrière
Laure, ceux qui gagnent leur vie arrivent plutôt à survivre. Mais on ne peut
pas empêcher les jeunes de rêver. »
Surtout pas à l’aube de ces Championnats d’Europe juniors, suivis, pour certaines des qualifiées (Étienne, Hédin,
Muller, Soule, Weber…), de la toute
première édition des Championnats du
monde juniors à Rio (23-27 août).
PASCAL GLO
PROGRAMME
AUJOURD’HUI.– À Palma de Majorque (Espagne) : séries à 9 h30. Finales à 17 h 30 :
200 m HOMMES, 200 m papillon FEMMES, 400 m 4 nages H et F, 50 m dos H, 50 m
brasse F, relais 4 × 100 m H, relais 4 × 200 m F.
Équipe de France. – HOMMES : Béraud (Antibes), Chesnel (Rouen), Delafont
(Saint-Germain-en-Laye), Guillon (Saint-Germain-en-Laye), Hustache (Antibes),
Leprêtre (Dunkerque), Munier (Melun), Pannier (Braud Saint-Louis), Peinado
(Denain), Peter (Obernai), Rondan (Nogent), Sudrie (Lille). FEMMES : Castel (Bordeaux), Étienne (Molsheim Mutzig), Garruchet (Tarbes), Hédin (Sarreguemines),
Marqueton (Châteauroux), Mauz (Grenoble), Muller (Sarreguemines), Soule (Auch),
Weber (Nouméa).
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19-21 janvier : Monte-Carlo ; 9-11
février : Suède ; 16-18 février : Norvège ; 9-11 mars : Mexique ; 30
mars-1er avril : Portugal ; 4-6 mai :
Argentine ; 18-20 mai : Sardaigne ; 1-3
juin : Grèce ; 3-5 août : Finlande ;
17-19 août : Allemagne ; 31 août-2
septembre : Nouvelle-Zélande ; 5-7
octobre : Corse ; 12-14 octobre :
Espagne ; 26-28 octobre : Japon ;
16-18 novembre : Irlande ;
30 novembre-2 décembre : GrandeBretagne.
F 1 : BRIDGESTONE, MANUFACTURIER UNIQUE. – Sans surprise, c’est le
japonais Bridgestone qui a été retenu par la FIA pour être le manufacturier
officiel et unique du Championnat du monde de F 1 pour les saisons 2008 à
2010. Il le sera avec une année d’avance, puisque, dès l’an prochain, suite au
retrait de Michelin, il sera de fait le fournisseur exclusif du plateau.
Führer en tête
Bleu
LE CALENDRIER 2007
RALLYE : SORDO REMPLACE PONS. – Alors que Xevi Pons était, depuis le
début de l’année, l’équipier de Sébastien Loeb au sein de l’équipe Kronos Citroën,
en charge, à son côté, de marquer des points constructeurs, ce sera Dani Sordo qui
sera « nominé » lors des deux prochains rallyes, Allemagne (11-13 août) et Finlande (18-20 août). Jusqu’ici, le jeune Espagnol conduisait la troisième Xsara,
« privée », de Kronos Citroën, marquant seulement des points pour son propre
compte. Ce choix a été dicté par la relative faiblesse des résultats de Pons, un
handicap dans le cadre de la lutte contre Ford pour le titre constructeurs (Kronos
Citroën compte 15 points d’avance), et par la qualité des résultats de Sordo. « Dani
a fait une bonne première moitié de saison, analyse Marc Van Dalen, le patron de
Kronos, qui précise que cette décision a été prise en accord avec Guy Fréquelin. Et
même si le titre constructeurs n’était pas un objectif véritable en début d’année,
nous voulons maintenant essayer de rester en tête. » À noter, toutefois, que Sordo, probable équipier de Loeb sur les C 4 WRC officielles en 2007, aura le handicap, en Allemagne et en Finlande, de disposer d’une Xsara 2006 : il bénéficiait
jusqu’ici d’une voiture 2005 plus performante, en différentiels actifs. Mais à propos des six rallyes qui resteront ensuite à courir, Van Dalen dit être « optimiste sur
le fait que Dani puisse continuer à être nominé ». – D. B.
DIDIER PIRON
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Jaune
BFGOODRICH DANS L’EXPECTATIVE. – La volonté de la FIA d’imposer en
2008 un manufacturier unique en Mondial des rallyes suscite une réaction prudente chez BFGoodrich. « Il est un peu tôt pour la commenter mais, dans un
contexte général, il est clair que BFGoodrich souhaite continuer », explique Aimé
Chatard, responsable du programme rallye. Le passage de Michelin à BFGoodrich,
l’intersaison dernière, fait en effet partie d’un plan « sur trois à cinq ans visant à
promouvoir » la marque américaine en Europe. À ce stade, et si rien n’indique
encore que Pirelli continuera bien en 2007, BFGoodrich souhaite « écarter le phénomène monomarque » et précise que c’est maintenant au groupe de travail rallye de « définir le contexte de cette proposition, avec échéance fixée à
l’automne ». Par ailleurs, Aimé Chatard souligne que l’interdiction prévue de la
mousse anticrevaison nécessiterait, techniquement, « un temps d’adaptation »
que ne permettrait peut-être que difficilement l’échéance du 1er janvier 2008.
– D. B.
cette fois, sans apparaître au classement final. Dans cette perspective, 3,
2 et 1 points de bonus seraient accordés, chaque jour, aux trois concurrents globalement les plus rapides
au sein de chacune des trois étapes,
un pilote victorieux après avoir
dominé de bout en bout son sujet
pouvant désormais espérer marquer
19 points (3 + 3 + 3 + 10).
Parmi les autres décisions, la fin du
parc d’assistance unique, validant le
choix du Monte-Carlo de retourner
en Ardèche, l’interdiction de rouler
en liaison sur « moins de quatre
roues » (ce que Loeb, entre autres,
fut contraint de faire en juin à l’Acropole avant de se classer 2e), la confirmation de l’Australien Morrie
Chandler au poste de président de la
commission WRC et le passage, à
compter de 2008, comme en F 1, au
manufacturier de pneus unique,
avec, à cette échéance, interdiction
des mousses anticrevaison. – D. B.
leaders actuels au classement général :
Loic Führer (Ville-de-Genève-Carrefour-Prévention) et Jean-Pierre Nicol
(Île-de-France). En écopant d’une
pénalité de 20 % sur cette manche
après avoir coupé la ligne de départ
prématurément à deux reprises, Nicol
devrait rétrograder dans la hiérarchie
avant la régate prévue aujourd’hui à
midi devant le port du Havre.
Noir
Bleu
Noir
Si le calendrier reste finalement inchangé, l’attribution des points fera sa révolution dès 2007.
Portugal et l’Irlande. S’il y aura une
coupure de deux mois pendant l’été,
l’intersaison 2007-2008 sera fort
courte, puisque le dernier de ces
seize rallyes est programmé en
décembre.
Outre ce choix de ne rien changer, et
tout en laissant la porte ouverte à
une augmentation du nombre de rallyes en 2007 (en incluant, par
exemple, la Jordanie), le Conseil
mondial a émis deux propositions
pour réduire les coûts, à finaliser lors
de sa prochaine réunion : un nombre
de moteurs encore réduit par saison,
répondant en plus à une seule spécification, et une limitation des essais
privés. Le principe, depuis longtemps jugé inique, du Superally disparaîtra, remplacé par une formule
elle aussi à finaliser. Elle continuera
de permettre aux concurrents ayant
abandonné de repartir pour espérer
grappiller quelques points, mais,
LES JOURS se suivent et, hélas, se ressemblent depuis le départ samedi dernier de Dunkerque du Tour de France à
la voile. Une nouvelle fois, le vent
n’était pas au rendez-vous lors de
l’étape Dieppe-Le Havre (56 milles) qui
s’est élancé hier matin. Il aura fallu
attendre le milieu de l’après-midi pour
qu’une légère brise thermique propulse enfin la flotte des trente et un
Mumm 30 vers le cap d’Antifer encore
distant de douze milles du but. À
19 heures, les premiers bateaux naviguaient au près entre 5 et 6 nœuds de
moyenne en longeant la côte normande et n’étaient pas attendus avant
le début de la soirée sur la ligne d’arrivée. Au dernier pointage, les amateurs
de Côtes-d’Armor emmené par
Mickaël Aveline devançaient les deux
NATATION
RALLYE
Le Mondial change de pistes
CONTRE TOUTE ATTENTE, le
Conseil mondial de la FIA n’a pas
validé, hier, le principe d’un changement majeur concernant le calendrier du Championnat du monde des
rallyes, sur lequel semblait pourtant
s’être accordée la commission WRC,
en charge de proposer les futurs
règlements de la discipline.
L’idée consistait, pour se démarquer
de la F 1, à bâtir chaque saison de
compétition à cheval sur deux
années calendaires. Ainsi, après un
Championnat 2007 atypique allant
de janvier à mai, le principe serait-il
pour de bon entré en vigueur à
compter de celui de 2008, qui se
serait donc étendu d’août 2007 à
mai 2008.
Fut-ce jugé trop compliqué ? Le format calendaire a été reconduit, pour
la prochaine saison, sur seize rallyes.
L’Australie, la Turquie et Chypre sortent, remplacés par la Norvège, le
PASCAL SIDOINE
TOUR DE FRANCE À LA VOILE
« Il vaut mieux
gérer qu’attaquer »
La plus grande vigilance régnait
donc à bord du multicoque géant, où
le mot d’ordre était de préserver le
matériel afin de ne pas mettre en
péril cette traversée express de
l’Atlantique. Il faudra juste, comme
le disait le détenteur du Trophée
Jules-Verne, revenir « une autre fois
pour passer tout à fond. C’est con,
mais dans ces cas-là, il vaut mieux
gérer qu’attaquer. C’est dommage
car c’était encore une journée à faire
des moyennes supérieures à celles
du début…»
Dans l’après-midi, Orange II repre-
petit empannage et finir avec un
angle plus fermé pour garder de la
vitesse, en fait, nous empannerons le
plus tard possible pour ne pas accélérer la détérioration du safran. »
Prudent mais serein, le Baulois
tablait sur une ETA (heure estimée
d’arrivée) vers 18-19 heures
aujourd’hui. Il améliorerait alors le
record de PlayStation d’une dizaine
d’heures. « Mais on sait bien que ce
genre de prévision est à prendre avec
beaucoup de précautions, prévenaitil avec humour. Car si on casse les
deux safrans cet après-midi, on
n’arrivera pas cette semaine et vous
viendrez nous chercher car on n’a
pas pris les avirons ! »
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