Fos DISTRIPORT - Grand Port Maritime de Marseille

Transcription

Fos DISTRIPORT - Grand Port Maritime de Marseille
septembre 2011 I september 2011
magazine du port de Marseille Fos i Marseille Fos port Authority magazine > N° 23
Fos Distriport
success
story
Editorial
Nouvelle règle
du jeu
Nous avons, ces trois dernières années, déployé beau-
New rules
of play
ommair
N°23
In the past three years, we have spent a lot of energy on
this reform and essentially on helping staff transfers.
In total, four hundred agents have left the port for
handling firms or the Fluxel subsidiary. As announced in
2008, nobody has been left on the wayside and I think I
can confirm that we have reached our goal and that our
collective mission has been a success.
Jean-Claude Terrier
coup d’énergie dans la mise en œuvre de la réforme et essentiellement
Directeur Général
dans l’accompagnement des transferts de personnel. Au total, le port a
And so a new era begins, with an establishment focused on
Chief Executive Officer
vu partir quatre cents de ses agents vers les entreprises de manutention
its essential missions of planning and promotion. These
ou vers la filiale Fluxel. Comme annoncé dès 2008, personne n’a été
promotion activities will be carried out in partnership with
laissé sur le bord de la route, je pense pouvoir affirmer que notre objectif est atteint et notre mission
players in the port, so that together we can explain and
collective réussie.
convince future international customers that the economic
crisis is behind us, that the port has entered a new phase of
Ainsi commence une ère nouvelle, avec un établissement désormais recentré sur ses missions réga-
dependability conducive to the long-lasting development
liennes, d’aménagement et de promotion. Des actions de promotion qui seront menées en partenariat
of its traffic.
avec les acteurs de la place portuaire, pour ensemble, aller expliquer et convaincre de futurs clients
à l’international que la crise économique est derrière nous, que le port est entré dans une nouvelle
The horizon is brighter from now on. Start-up of new container
phase de fiabilité propice au développement pérenne de ses trafics.
terminals in Fos at the end of the year, numerous facilities in
the port-side logistics zones, and confirmation of projects for
D’ores et déjà l’horizon s’éclaircit. La mise en service de nouveaux terminaux conteneurs à Fos à la fin
methane tanker terminals are signs of a new impetus.
de l’année, les implantations nombreuses sur les zones logistiques portuaires, la confirmation des
projets de terminaux méthaniers sont autant de signes annonciateurs d’une dynamique nouvelle.
To achieve expected performances in the near future, the
Atteindre les performances escomptées dans un futur proche implique pour le port d’être dès
port has to be attentive to its environment, in the general
aujourd’hui à l’écoute de son environnement au sens global du terme. Que ce soit avec les acteurs
sense of the word, today. The port must listen, exchange
du territoire (riverains, associations, collectivités locales) ou avec les professionnels de la chaîne
and explain more, both with local players (residents, asso-
logistique, le port doit plus que jamais écouter, échanger, expliquer.
ciations, local authorities) and logistics professionals.
C’est ensemble et de façon concertée que se conçoit notre avenir commun.
Our future will be built together through co-operation.
Jean-Claude Terrier
2
4
3
À LA UNE
5
Dossier
Fos distriport
success story
10
On en parle
zoom
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TOP STORY
SPECIAL
fos distriport
success story
10
Dossier/spECIAL
13
Also in the news
zoom
croisière
en vogue
cruises
make headway!
16 Focus
17 Focus
Comme
sur des rails
19
Profil
Roland Blum
22
24
Right
on track zoom
20
profile
Roland Blum
23
Fil VerT
25
Parcours
Green Line
CaREER PATH
Jean-Claude Terrier
Directeur Général | Chief Executive Officer | Jean-Claude Terrier
Direction de la publication | Direction of the publication | Stéphane Pellen
Comité de rédaction | Graphisme | Maquette | Impression | Editorial Committee | Graphics | Layout | Printing | Département communication et relations extérieures
Traduction | Translation | Adt international | Photographies : Grand Port Maritime de Marseille
Dépôt légal : 18 mars 2006 - ISSN 1763-4725
PROfil/profile
Contents
Magazine du Grand Port Maritime de Marseille | Marseille Fos Port Authority Magazine
23 place de la Joliette, BP 81965 | 13226 Marseille Cedex 02 | www.marseille-port.fr
Magazine du port de Marseille Fos • Marseille Fos Port Authority magazine • 01
à la une
Top story
La mise en œuvre de la réforme portuaire finalisée, les entreprises de manu-
Now that the port’s reform has been finalised, handling companies are get-
tention préparent les prochaines étapes. Explications avec Christian Paschetta, Pré-
ting ready for the next steps. More information from Christian Paschetta, Chairman of
sident de l’UNIM, Union Nationale des Industries de la Manutention dans les ports français.
the UNIM, Union Nationale des Industries de la Manutention dans les ports français.
Christian Paschetta
Président de l’UNIM
REPORTER : La réforme est derrière nous. Qu’estce qui change pour la manutention ?
Christian Paschetta : La réforme n’est pas derrière
nous, tout commence ! L’organisation qui se met en
place est à présent comparable à celle des entreprises
de manutention européennes concurrentes. Les règles
du jeu sont désormais claires, les handicaps induits par
la pluralité de commandements ou la complexité décisionnelle n’ont plus lieu d’être.
R : Quelle est votre vision pour l’entreprise de manutention post réforme ?
CP : • P
lus de liberté et d’autonomie donc plus de responsabilités pour l’entreprise,
• une véritable capacité à gérer un dialogue social
responsable,
• un résultat qui intéresse tout le monde, actionnaires et salariés.
R : Ce qui change, c’est aussi le schéma d’investissement sur les terminaux ?
CP : C’est notamment ce qui rend la responsabilité du
manutentionnaire plus importante. Les investissements
sont lourds (à titre d’exemple le coût d’un portique s’élève
à 10 M€) et s’inscrivent sur la durée. Il n’est pas possible
de se tromper, car c’est toute l’entreprise qui est engagée.
R : Quelles sont les conditions d’une organisation
réussie ?
CP : Une entreprise répond à des logiques économiques,
elle doit veiller à l’équilibre de ses comptes afin d’assurer son
développement ; c‘est donc ensemble - employés, encadrement, partenaires sociaux- qu’il faut veiller à ne pas scier la
branche sur laquelle tout le monde est assis. Il s’agit d’expliquer et de convaincre. L’esprit d’équipe est la condition sine
qua non de l’efficacité de la nouvelle organisation.
02
R : Ports/manutentionnaires : quelle cohabitation ?
CP : Nous devons apprendre à vivre ensemble dans un
environnement différent. Et faire, à tous les niveaux,
preuve d’ouverture d’esprit et de confiance réciproque
pour faciliter la mise en œuvre de ce nouveau dispositif :
l’enjeu est collectif.
R : Qu’attendez-vous des ports aujourd’hui ?
CP : Les ports doivent veiller à ce que l’environnement
de la manutention portuaire, c'est-à-dire de la rupture
de charge, soit aussi intéressant et attractif que possible
par rapport à nos concurrents. Cela passe par les dessertes mais aussi par l’allègement de procédures administratives, douanières etc… En résumé, les ports doivent
créer les conditions du développement, en favorisant
l’implantation de nouveaux acteurs, qu’ils soient industriels ou opérateurs de manutention.
R : Les clients sont-ils d’ores et déjà convaincus de
ce nouveau dispositif ?
CP : On ne va pas traiter des millions d’EVP en deux
jours, il y a un temps nécessaire de reconquête de la
confiance. Cela passe par des relations sociales apaisées,
par la mise en place d’une organisation efficace, sans
pour autant avoir des coûts dissuasifs. L’entreprise doit
avant tout montrer sa capacité à faire et à répondre aux
demandes des clients.
R : La reconquête de la confiance passe aussi par
la promotion ?
CP : Les ports sont chargés, de par la loi, de cette mission de promotion de place. Pour les entreprises, le
temps viendra de construire leur crédibilité une fois
leur offre consolidée. Nous devrons alors convaincre les
grands comptes - chargeurs/armateurs- car ce sont ces
décideurs qui créent la dynamique. Néanmoins, ce n’est
pas uniquement les dessertes ou les prix qui vont motiver les clients à s’implanter chez nous. Ce qui compte,
c’est aussi la création de logements, d’écoles, la qualité
de la main d’œuvre locale…. c’est la promotion de cet
environnement dans sa globalité qu’il s’agit de valoriser.
R : Quelles sont les perspectives ?
CP : Dès lors que nous aurons retrouvé droit de cité
comme solution logistique entre Asie/Europe, beaucoup d’arguments, comme le transit time, seront alors
audibles. Pour préparer ce futur là, il faut lever les freins
administratifs dans leur ensemble et avancer. C’est dans
le progrès quotidien que la bataille va se gagner.

REPORTER: The reform is behind us. What’s different in terms of handling?
Christian Paschetta: The reform is not behind us, it’s
just the beginning! The organisation that is taking place
can be compared to that of competitive European handling companies. The rules of the game are now clear,
and weaknesses brought about by too many people
being at the helm or by complex decision-making processes are not permitted.
R: What do you expect from the ports today?
CP: The ports have to ensure that the port handling environment, in other words the intermodal transfer environment, is as interesting and attractive as possible in
relation to our competitors. This concerns service calls,
but also reducing administrative and customs procedures, etc. To sum up, ports have to create conditions for
development, by encouraging new players – industrial
or handling operators -to set up here.
R: How do you see the post-reform handling company?
CP: • Greater freedom and autonomy, and therefore
greater responsibility for the firm,
• Genuine ability to manage a responsible social
dialogue,
• A result that interests everybody, shareholders
and employees.
R: Are customers already convinced of this new scheme?
CP: We are not going to handle millions of twenty foot
equivalent units in two days. We need time to win back
trust. This involves calm social relations, and the implementation of an efficient structure, without dissuasive
costs. Above all, the company must demonstrate its
ability to make requests to customers and to answer requests from customers.
R: Is the investment diagram in the terminals different too?
CP: That is actually the aspect that makes the handling
firm’s responsibility even greater. Investments are heavy
(for example, the cost of a crane is €10 million) and are
for the long-term. Getting it wrong isn’t a possibility, because the entire company is engaged.
R: What are the conditions for a successful organisation?
CP: A company meets economical requirements, it has
to ensure its accounts are balanced in order to ensure
its development; therefore, employees, management
and social partners must act together to make sure the
branch on which everybody is sitting is not cut off. It’s all
about explaining and convincing. Team spirit is the vital
condition for the new organisation’s efficiency.
R: How do ports and handling firms cohabit?
CP: We have to learn to live together in a different environment. And, at every level, demonstrate open mindedness and mutual trust to facilitate implementation of
this new scheme: it's in our joint interest to do so.
Plus directement sur Fos, quel bilan pouvez
vous tirer ?
Je suis satisfait des échanges avec nos interlocuteurs
à Fos. Nous avons intégré les équipes du port avec leur
encadrement, élément légitime à mes yeux. La gestion
que nous mettons en place préfigure la future organisation. Les évolutions en matière de schéma directeur du
terminal n’interviendront qu’à partir de 2012. En termes
d’investissement, pour Eurofos, c’est 100M€ qui seront
mis dans un premier temps dans l’achat de matériel.
R: Doesn’t winning back trust also involve promoting?
CP: The ports are entrusted, by law, with this assignment
of promotion. The time will come for companies to build
their credibility once their offer is consolidated. We will
then need to convince corporate accounts – loading
firms / ship owners – because these are the decisionmakers that create energy. However, it isn’t just service
calls or prices that will encourage customers to set up
here. The creation of accommodation, schools, and the
quality of local labour is important. This environment as
a whole is what needs to be promoted.
R: What is the outlook?
CP: As soon as we have found our legitimate place as a
logistics solution between Asia and Europe again, a lot
of arguments, such as transit time, will become clear. To
prepare for this future, administrative obstacles need to
be lifted and progress made. We will win the battle
through making daily progress.
What conclusions can you draw from Fos?
I am satisfied with discussions we have had with our partners in Fos. We have taken on the port’s teams with their
supervisors, which is a legitimate element in my opinion.
The management structure we are setting up anticipates
the future organisation. Changes in terms of the terminal’s
master plan will not come into being until 2012. In terms
of investment, this represents €100 million for Eurofos,
which will be used initially to purchase equipment.
Magazine du port de Marseille Fos • Marseille Fos Port Authority magazine • 03
Dossier
Special
Fos Distriport
success
story
La zone logistique attenante
aux terminaux
conteneurs de
Fos continue à attirer
les plus grands noms de la
logistique. La zone s’organise
avec le Club Fos Distriport,
qui veille à accompagner le
développement du complexe,
qu’il s’agisse des questions
de gestion au quotidien, de
relations avec les collectivités locales ou de l’accueil des
transporteurs. Rencnontre
avec Alain Pélegrin, Ocean
& road director -Ceva Logistics- Président du Club.
rt
Club Fos Distripo
–Le bureau
Ré
–membre du club.
V
ecteur regional SD
Bruno Torrente dir
–Vice président
nsable Eurorail
Olof Gylden respo
t
en
sid
–Vice pré
an & road director
Alain Pelegrin oce
-Ceva Logistics
b
–Président du clu
e Transafos
l directeur d’agenc
Jean Jacques Cisna
–Membre du club
plex in terms of day-to-day management, relations with local authorities and transporter reception. An interview with Alain Pelegrin, Ocean & road director - Ceva Logistics,
the Club President.
How does the club work?
In the beginning, the first three companies
established in the zone (EGL, ex-CEVA,
SDV and LV Fruits) decided to come
together to find solutions to shared issues,
concerning safety, land tax, household refuse, housing and transport. This grouping
was informal until the twenty companies
who belonged to the club realised that it
had no independent status. Following this
realisation, late in 2009 an association was
formed to create a legal entity. Today, the
club has a credible voice.
For example, we are currently working on
a project to create a shared reception in
the zone for transporters. Another point,
when the port is blocked for any reason,
lorries are sent back to the Distriport zone.
Concerted action is naturally more effective
than the sum of the action which could be
taken individually. The safety issue has been
solved by the club.
How often do you meet?
rt
Club Fos Distripo to right :
tee from lefnct h manager
-The commit
irth Transagrue bra
Régis Hausw
–Club member.
V regional director
Bruno Torrente SD
–Vice president
ail manager
Olof Gylden Euror
t
en
sid
–Vice pre
an & road director
Alain Pelegrin oce
-Ceva Logistics
–Club president
h manager
l Transafos branc
Jean Jacques Cisna
–Club member
Fos Distriport, c’est 600 000 m2 de capacités
logistiques ; plus d’un tiers des entrepôts
sont bâtis et en exploitation.
04
conjunction with Club Fos Distriport, which is overseeing the development of the com-
Marseille-Fos port, PSI (the company responsible for safety in the zone), the PACA
logistics cluster and Barjane are associate
members of the club.
act
Un chantihiteecrturcalos’emst poprté sur un bâtiment
Le choix arc
e commercial se
s du port : le centr
« pont », au dessu
ur de la Joliette.
ge
du terminal voya
situera au dessus
rkings souterrain
al (6 niveaux de pa
Ce bâtiment origin
s) a une emprise
ge
éta
ercial de deux
et un centre comm
cabinet d’architecte
nt 1,5 ha. C’est le
au sol de seuleme
4A, dirigé par
et
projet. Le cabin
4A qui a dessiné le
du centre comtang, est à l’origine
Michel Pétuaud Lé
thlon Goelogic de
ca
Dé
t
timen
bâite
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mercial LilledeFragau
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reugexncres
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s noeumb
r d’a
deh trè
etirt
direct
Ce
Has,usw
gissta
The logistics zone next to the Fos container terminals continues to attract the biggest names in logistics. The hub is being organised in
The club meets around three times a year,
not including meetings called to discuss a
specific subject, which are often organised urgently.
For example, we are currently working on
the land tax issue, which is very time-consuming. The situation is that the land tax
for the zone amounts to €8.5M annually,
and includes household refuse collection.
However, the refuse is not actually collected. The club is therefore negotiating with
the local authority regarding the issue.
Fos Distriport represents 600.000 m2
of logistics capacity, one third being
already built and in service.
Magazine du port de Marseille Fos • Marseille Fos Port Authority magazine • 05
Dossier
Special
Comment fonctionne le club Fos Distriport?
A l’origine, les trois premières entreprises (EGL, ex-CEVA, SDV
et LV Fruits) présentes sur la zone décident de se regrouper pour
traiter de problématiques communes : les questionnements se posent en matière de sécurité, de taxe foncière, des ordures ménagères, de l’habitation ou encore du transport. Cette création reste
informelle jusqu’au jour où la vingtaine d’entreprises présentes
dans le club constate que celui-ci n’a pas de légitimité propre. Ce
constat aboutit à la fin de l’année 2009 à la création d’une association qui permet de se doter d’une personne morale.
Aujourd’hui, le club est un interlocuteur crédible.
Alain Pélegrin, Ocean
& road director -Ceva
Logistics- Président
du Club.
Alain Pélegrin, Ocean
& road director -Ceva
Logistics- Club President.
Pour prendre un exemple, nous travaillons actuellement au projet
d’un accueil global de la zone pour les transporteurs. Autre point, les
camions qui sont renvoyés dans la zone distriport quand le port est
bloqué, pour une raison ou pour une autre. Une action globale est naturellement plus efficace qu’une somme d’actions individuelles.
Le problème de la sécurité a été réglé par le club.
Le port de Marseille Fos, comme la société PSI (qui assure la sécurité de la zone), le cluster
PACA logistique ou Barjanne sont membres associés au sein de ce club.
Quelle est la fréquence de vos réunions ?
Le club se réunit à peu près trois fois par an, sans compter les réunions organisées sur un
sujet précis, et souvent urgent.
Which other subjects are
currently under debate?
We need a real dialogue with the various
partners concerning transport and housing.
These currently concern almost 400 people,
a figure which is set to rise, and the transport networks and housing capacity on or
near the zone are not ideal, to say the least.
Also, this has an effect on recruitment,
which is something which we feel should
be the subject of a specific policy set by the
authorities for this type of industry.
Barjanne fait partie des développeurs historiques de Fos
Distriport. L’entreprise poursuit son essor et nous présente son dernier projet d’implantation.
Explication avec Léo Barlatier, directeur du développement, fermement convaincu que l’avenir passe
par la qualité environnementale des structures qu’il réalise.
Eco-développeur
Nous allons développer sur le lot B6 une plateforme logistique nouvelle génération de 36 000 m². Divisible par cellules de 6000 m², ce
bâtiment sera embranché fer. Traversant, il sera équipé d’un côté
d’une aire de manœuvre de 38m pour les poids-lourds et de l’autre
d’un quai fer/route. Un stockage extérieur est également prévu pour
offrir aux utilisateurs une aire pour les conteneurs.
What is the situation of the
companies in the zone today?
Support for reform over the last two years
has profited the handling companies, and
confidence in our clients has dwindled.
We must bear this in mind, and we hope
that the launch of Fos 2XL, in addition to
the completion of the port reform, will
allow us to forge ahead again and work in
optimal conditions.
Vous semblez très attentif à l’intégration architecturale de vos conceptions ?
Cette plateforme s’inscrit dans la stratégie de BARJANE de développer des actifs de haute qualité architecturale, environnementale et paysagère.
Nous avons fait le choix de matériaux durables. Ainsi, la façade de la plateforme sera en panneaux béton architectural pour une meilleure résistance
aux assauts du temps et à la corrosivité du sel. La structure est mixte en bois
et béton, garantissant aux utilisateurs un intérieur chaleureux et lumineux.
Quand au parti paysager, il s’intégrera dans la palette végétale provençale de Fos Distriport afin
de préserver la biodiversité de la zone. Nous avons également un autre projet sur le lot A8 pour
un entrepôt de 65 000 m² qui aura les mêmes qualités que celui du lot B6.
Léo Barlatier, directeur
du développement,
Barjane.
Léo Barlatier,development
director, Barjane.
Par exemple, il faut actuellement travailler
sur le problème de la taxe foncière, et cela
prend beaucoup de temps. Concrètement, la
taxe foncière de la zone s’élève à 8,5 M€ par
an, dont l’enlèvement des ordures ménagères. Hors les ordures ménagères ne sont pas
actuellement collectées. Il y a donc des négociations menées par le club avec la puissance
publique sur le sujet.
Quels sont les opérateurs susceptibles d’intégrer votre entrepôt ?
Notre plateforme répond à la stratégie triple A de BARJANE : un emplacement unique, un
bâtiment de haute qualité et des clients de renom. Elle est donc destinée à accueillir les grands
chargeurs, les industriels et les logisticiens qui utilisent le fret maritime et souhaite une proximité avec les quais de Fos. La connectivité de la plateforme au fer et à la route est un atout supplémentaire pour les flux logistiques de nos clients. Nous avons de nombreux contacts avec de
potentiels utilisateurs, et malgré la conjoncture difficile, les discussions avancent.
Quels autres sujets sont actuellement débattus ?
Il y a une vraie réflexion concertée à avoir
avec les partenaires sur les transports et le
logement. Cela concerne aujourd’hui près
de 400 personnes, plus encore demain, et
les réseaux de transports, et les capacités de
logement sur ou à proximité de la zone ne
sont pas optimaux, c’est peu dire. En outre,
cela influe évidemment sur le recrutement
pour lequel nous pensons qu’il faut qu’il y
ait par les instances une politique spécifique
à ce type d’activité.
Comment se portent les entreprises de la zone aujourd’hui ?
Le soutien à la réforme depuis deux ans s’est fait au profit des manutentionnaires, et le crédit
auprès de nos clients s’est amenuisé. Il faut s’en souvenir, et nous espérons que le lancement
de Fos 2XL, ajouté à l’achèvement de la réforme des ports, permettra de repartir de l’avant
et de travailler dans des conditions enfin optimales.
06
Présentez nous votre nouveau projet sur la zone
de Fos Distriport (entrepôt de 36 000 m2).
Vous accordez une grande importance au développement durable.
Quelles sont les spécificités de vos entrepôts sur Fos Distriport?
Barjane construit une plateforme
nouvelle génération de 36 000 m2
sur Fos Distriport.
Barjane is constructing a new generation 36.000 m2 logistics platform at Fos Distriport.
BARJANE engage tous ses projets dans une stratégie de développement durable. Nos parcs
d’activités sont certifiés ISO 14001 et nos bâtiments s’inscrivent dans une démarche HQE. A ce
titre, la plateforme que nous développerons sur Fos Distriport répondra
au profil de Qualité Environnemental
du Bâtiment défini par BARJANE selon le référentiel HQE®. La volonté de
BARJANE est de développé des actifs
de qualité, respectueux de l’environnement au sein duquel ils s’insèrent.
Nos entrepôts de Fos Distriport respecteront ces engagements.
" Nous sommes convaincus des
grands atouts de Fos Distriport, à
commencer par sa multi-modalité.
C’est la seule zone à bénéficier
d’un tel maillage des dessertes
dans tout le sud de la France : mer,
fleuve, fer, route et air ! "
Magazine du port de Marseille Fos • Marseille Fos Port Authority magazine • 07
C’est le deuxième entrepôt que vous construisez sur Fos Distriport.
Selon vous quel est le potentiel de la zone ?
Nous avons en effet été un des premiers acteurs à nous positionner sur Fos Distriport en développant une plateforme de 30 000 m² sur le lot B2.
Nous sommes convaincus des grands atouts de Fos Distriport, à commencer par sa multi-modalité. C’est la seule zone à bénéficier d’un tel maillage des dessertes dans tout le sud de la
France : mer, fleuve, fer, route et air ! Elle est d’ailleurs aujourd’hui reconnue par de grands acteurs industriels et logistiques : Ikea, Maisons du monde, Danone, Katoen, Ceva, Schenker… sa
renommée n’est plus à faire. Distriport est également la seule zone à offrir une réserve foncière
importante, permettant des développements de qualité.
Vous avez reçu un prix de l’innovation, qu’est ce que cela signifie
pour vous ?
Nous avons reçu le prix de l’innovation 2011 de la meilleure installation logistique pour le Parc
des Bréguières que nous aménageons et développons dans le Var, sur la commune des Arcssur-Argens.
Il est certifié ISO 14001 sur un périmètre global : conception du projet, chantier vert, accueil des
entreprises et gestion durable du parc. Le prix que nous avons obtenu est une belle récompense
pour le travail que nous avons effectué et un encouragement à poursuivre dans cette voie. Nous
avons été d’autant plus touchés par cette distinction que le jury est composé de professionnels
et de chargeurs aguerris qui sont les utilisateurs des plateformes logistiques.
Notre stratégie est de dupliquer cette démarche de développement durable des actifs sur tous
nos sites, et d’aller toujours plus loin dans un souci d’amélioration continue de nos performances et de satisfaction de nos clients.
Barjane was one
of Fos Distriport's
original developers. The company
continues to grow rapidly,
and is delighted to present
its latest new site project. An
explanation from Léo Barlatier, development director,
who is entirely convinced that
future success depends on the
environmental quality of the
facilities he builds.
Eco-déveloper
Would you introduce your
new project on the Fos Distriport zone? (a 36,000 m²
warehouse)
We are going to construct a 36,000m²
new generation logistics platform on
plot B6. The building will be divisible
into 6,000m² units and will be rail linked. It will be a drive-through platform
with a 38m turning area for HGVs on
one side and a rail/road quay on the
other. External storage is also planned to
provide users with a container area.
The architectural integration of your designs seems to be very important to you?
This platform adheres to Barjane's
strategy to develop high quality assets in
terms of architecture, the environment
and the landscape. We have chosen
sustainable materials. The façade of the
platform will therefore be made
of architectural concrete, which
wears well over time and resists
salt corrosion. The structure is a
mixture of wood and concrete, so
the interior will be warm and light.
As far as landscaping is concerned,
the project will harmonise with the
range of Provencal plant species
present at Fos Distriport in order
to maintain local biodiversity. We
also have another project for a
65,000m² warehouse on plot A8
which will have the same attributes
as the one on plot B6.
Which operators are
you expecting to see set
up operations in your
warehouse?
Our platform corresponds to Barjane's triple A strategy: a unique location, a high-quality building and
well-known clients. It is therefore
designed to attract major charter,
industrial and logistics companies
who use sea freight and want to be
based near the wharf at Fos. The
platform's rail and road connections are an additional asset for our
customers' logistics flows. We are
08
in contact with numerous potential users,
and discussions are moving forward despite the difficult economic climate.
Sustainable development
is very important to you.
What are the specific features of your warehouses at
Fos Distriport?
Barjane uses a sustainable development
strategy in all its projects. Our industrial parks are ISO 14001 certified and
a High Environmental Quality strategy
is used for our buildings. As part of this,
the platform which we are developing
at Fos Distriport will fulfil the Building
Environmental Quality profile defined
by Barjane based on the HQE® (high
environmental quality) reference
document. Barjane's aim is to develop quality assets which respect the
environments in which they are built.
Our warehouses at Fos Distriport will
comply with these commitments.
We believe that Fos Distriport has major
advantages to offer, starting with its
multimodal nature. It is the only zone
which offers such a developed network
of services covering the whole of the
south of France: sea, river, rail, road and
air! The platform is recognised by major
industrial and logistics companies: Ikea,
Maisons du monde, Danone, Katoen,
Ceva and Schenker, among others the site has more than made its name.
Distriport is also the only zone where a
large amount of land is available, making
it is possible to develop high-quality
construction projects.
You were awarded an innovation prize. What did that
mean to you?
We were awarded the 2011 innovation
prize for the best logistics facility for
Parc de Bréguières, a site which we are
planning and developing at Arcs-surArgens in the Var.
It has gained integrated ISO 14001
certification covering
project design, green
construction site,
hosting of companies
and sustainable management of the site.
The award we received
is great recognition
of the work we have
done, and encourages
us to carry on working
in this direction. This
award was even more
significant for us
because the judging
panel was made up of
experienced professionals and charters, who are logistics
platform users.
Our strategy is to replicate this sustainable development approach for the assets
on all our sites and to go even further,
continuously improving performance
and client satisfaction.
"We believe that Fos Distriport
has major advantages to offer,
starting with its multimodal nature. It is the only zone which
offers such a developed network
of services covering the whole of
the south of France: sea, river,
rail, road and air!"
This is the second warehouse you are building at Fos
Distriport. What do you
consider to be the zone's
potential?
We were one of the first operators to site
ourselves at Fos Distriport when we developed a 30,000m² platform on plot B2.
Magazine du port de Marseille Fos • Marseille Fos Port Authority magazine • 09
On en parle
Also in the news
Formation
Partenariat GPMM - CNUCED
Le port de Marseille Fos et la CNUCED s’engagent
sur la formation portuaire.
The port of Marseille Fos and the UNCTAD work
together on port management issues.
Training
GPMM – UNCTAD partnership
En juin dernier le port de Marseille In June, the port of Marseille Fos reFos a accueilli une vingtaine de caceived twenty or so executives from
dres de ports francophones, de la
French-speaking ports: the RepuRépublique du Congo, du Cameblic of Congo, Cameroun, Senegal,
roun, du Sénégal, du Bénin, du Togo,
Benin, Togo, Guinea, Gabon and
de Guinée, du Gabon et de Djibouti.
Djibouti. They were here to take part
Objectif ? Deux semaines de forin two weeks of training provided by
mation dispensée par des experts
experts from the ports of Marseille
des ports de Marseille Fos, Nantes,
Fos, Nantes, Saint Nazaire, Dakar
Saint Nazaire, Dakar et Valencia.
and Valencia. This event is part of the
Cet événement s’inscrit dans le camemorandum of understanding sidre du protocole d’accord signé par
gned by Jean-Claude Terrier, ChairJean-Claude Terrier, Président du
man of the board of directors of the
directoire du port de Marseille Fos
port of Marseille Fos, and Supachai
et Supachai Panitchpakdi, Secrétaire
Panitchpakdi, Secretary General of
Général de la CNUCED (Conférence
UNCTAD (United Nations Conferdes nations unies pour le commerce
ence on Trade and Development), in
et le développement) signé en 2010 à
2010 in Geneva, which detailed the
Genève, qui précisait leurs modalités
conditions for this partnership and
de partenariats et de coopération. La
co-operation. The June session ended
cession de juin a clôturé un cycle de
a training cycle that began last year
formation débuté l’an dernier perand allowed participants to reconcile
mettant aux participants de concilier
theory with in-the-field experience
apports théoriques avec les expéon the issue of port management.
riences de terrains sur la problématique de la gestion des ports.
Réparation navale
Forme 10
cherche opérateur
Logistique
Mattel choisi Fos Distriport
Le géant américain du jouet a fait le
choix de Fos Distriport pour sa logistique française et sud européenne.
Dans un premier temps, Mattel va
utiliser 36.000 m2 d’entrepôt (PRD/
AXA) sur la zone de Fos Distriport.
La prestation logistique sera assurée
par Géodis dès le printemps 2012.
Au delà des marchandises destinées
au marché français, le choix de Distriport est effectué dans une logique
de consolidation des flux sur toute la
zone Méditerranée
Logistics
Mattel chooses Fos Distriport
The American toy giant has chosen
Fos Distriport for its French and
southern European logistics. Initially,
Mattel will be using warehouse space
of 36,000 m2 (PRD/AXA) in the Fos
Distriport zone. Logistics will be provided by Géodis as of spring 2012.
Along with goods for the French market, Distriport was chosen as part of
a demand to consolidate flows in the
entire Mediterranean.
Ship repairs
Logistique
Dry dock 10
seeks operator
Maison du Monde
confirme et signe
Le port de Marseille Fos a lancé en The port of Marseille Fos launched a
juillet un appel à projet afin de sélecrequest for proposals to select an intionner un opérateur industriel pour
dustrial operator for ship repair dry
le forme de réparation navale n°10.
dock 10. The specific feature of this
Spécificité ? Il s’agit de la plus grande
dry dock is that it is the largest in the
de Méditerranée. Avec les formes 8
Mediterranean. With dry docks 8 and
et 9 gérées par le chantier Naval de
9 being managed by the shipbuilder
Marseille (créé par le groupe italien
Naval de Marseille (created by Italian
San Giorgio del Porto), le port sougroup San Giorgio del Porto), the port
haite ainsi créer un pôle de réparation
wanted to create a ship repair hub canavale capable de traiter les grands
pable of handling large ships, notably
navires, notamment les navires de
cruise ships, of which there are more
croisière, de plus en plus nombreux
and more in Marseille. The name of
à Marseille. La désignation du lauréat
the winner will be announced at the
interviendra fin 2011.
end of 2011.
Forme 10 : la plus grande dorme de réparation navale de Méditerranée.
Dry dock n°10 : the largest ship repair dry dock in the Mediterranean.
010
Logistics
Maison du Monde
confirms and signs
Déjà présent sur Fos Distriport,Already present on the Fos-Distric’est cette fois sur la zone de la
port zone, Maison du Monde is now
Feuillane que s’implante Maison du
setting up on the Feuillane zone. The
Monde. Le spécialiste de l’ameucontemporary furniture specialist will
blement contemporain bénéficiera
use warehouse space of 35,000 m2 as
2
of 2012, bringing the entire warehoude 35 000 m d’entrepôts dès 2012,
projet qui porte à 120 000 m2 le
se volume of MDM in the industrial
volume d’entrepôt de MDM sur la
zone of the port of Fos to 120,000 m2.
zone industrialo portuaire de Fos.
MDM has chosen Fos to manage its
MDM mise sur Fos pour la gestion
imports, which are intended to stock
de ses imports, destinés à alimenter
all of its shops in France and Europe.
la totalité de ses magasins en France
Already set up on the logistics belt of
et en Europe. Déjà implanté sur les
Fos, the operator will own total warezones de la couronne logistique de
house space of 250,000 m2 in 2012.
Fos, l’opérateur disposera au total de
250 000 m2 d’entrepôts en 2012.
Catherine Filoche, Secrétaire Général de Maison du Monde.
Catherine Filoche, Company Secretary, Maison du Monde.
Magazine du port de Marseille Fos • Marseille Fos Port Authority magazine • 011
Zoom
Zoom
La croisière poursuit son ascension année après année. Les efforts conjugués du port, de la ville de Marseille et de la Chambre de commerce Marseille Provence, réunis autour du Club de la croisière, font de Marseille un
port de croisière qui séduit une clientèle de plus en plus nombreuse et de
plus en plus jeune.
The cruise business continues to grow year after year. The combined
efforts of the port, the city of Marseille and the Marseille Provence
Chamber of Commerce, which have come together as the Club de la Croisière, make Marseille an attractive cruise port, bringing in ever more and
increasingly younger customers.
2011 : croisière
en
vogue
Jacques Truau,
2011:
cruises
make
headway
Jacques Truau,
Président du Club de la Croisière Marseille Provence.
Jacques Truau
Président du Club de la Croisière Marseille Provence.
Chairman of the Club de la Croisière Marseille
Provence
« Marseille
s’est imposée
comme une place
incontournable
de l’espace euroméditerranéen à
travers l’activité
croisière. »
012
REPORTER : La croisière contribue-telle au rayonnement de la ville ?
Jacques Truau : Marseille s’est imposée
comme une place incontournable de l’espace euro-méditerranéen à travers l’activité croisière. 400 escales sont planifiées
pour 2012 (avec 35 opérateurs différents)
qui génèreront 1,1 million de passagers.
Un chiffre important qui conforte des relations fortes et continues avec les autres
places portuaires de croisière en Méditerranée comme Savone, Gênes, Tunis,
Malte, Palma de Majorque, Barcelone...
Nous enregistrons des taux de progression colossaux, notamment avec une
nette progression des passagers têtes de
ligne, ils seront 370 000 en 2012.
R : Comment concilier les projets d’Euroméditerranée avec le développement de
la croisière ?
JT : Euromediterranée place l’activité
croisière au cœur de ses projets de développement. Plusieurs actions fortes
signent cette volonté.
• Tout d’abord Euromediterranée a conservé dans le schéma d’aménagement des
bassins Est, précisément sur la zone
du J4, deux postes à quais dédiés à la
croisière haut de gamme, vecteur qui
contribuent à l’image de la ville. En
2011, sur le J4, trente et une escales ont
pu être réalisées malgré les trois chantiers en cours.
• Deuxièmement, nous avons obtenu
une place à quai au Fort Saint Jean pour
permettre aux navettes maritimes d’accoster, qui opéreront entre le Marseille
Provence Cruise Center et le centre
ville ou le MUCEM.
• Enfin, Euroméditerranée nous accompagne dans nos actions de promotion,
notamment au Seatrade de Miami au
printemps 2011, ou nous avions un
stand commun très important avec
l’association Marseille Provence 2013.
R : Comment s’annonce Top Cruise 2011 ?
JT : La 11e éditon de la convention se tiendra le 6 octobre prochain au sein du World
Trade Center au cœur de Marseille. Nous
attendons une trentaine d’opérateurs ainsi que 180 à 200 agents de voyages réunis atour de workshop, de projections de
films et de sessions de formation B-to-B.
Il y a du nouveau au niveau des compagnies : Royal Carribean sera représenté en
propre cette année car son navire Grandeurs of the Seas sera en tête de ligne au
départ de Marseille dès 2012.
R : Seatrade 2012 : un évènement pour le
secteur et pour la ville ?
JT : Le Seatrade Med 2012 se tiendra au
Parc Chanot de Marseille les 27, 28, 29 novembre 2012. Avec un budget de 700 000
euros, nous avons prévu d’accueillir 3 800
visiteurs, un apport conséquent au secteur
hôtelier de la ville. Nous innovons en associant aux professionnels de la croisière
la filière de la maintenance et du « elifting » des navires de grande plaisance,
regroupé sous le réseau RYN (90 entreprises du secteur des Bouches-duRhône, du Var et de la Côte d’Azur).
Une action qui nous permettra de
mettre en valeur l’offre de réparation
navale industrielle du chantier San
Giorgio del Porto, amodiataire des
formes 8 et 9 qui fait un travail remarquable. En effet depuis septembre
2010, sept chantiers de croisière ont
été menés et ont été livrés dans des délais inférieurs aux délais contractuels.
De plus, nous devrions connaître fin
2011 le futur opérateur de la forme 10,
une des plus grandes du monde. Cette
offre qui réunit plusieurs compétences
va nous permettre de conforter Marseille comme place de croisière dans sa
globalité, notre objectif étant de pouvoir conjuguer exploitation des navires
et opérations de maintenance ou de
réparation navale.
chairman of the Club de la Croisière Marseille Provence
REPORTER: Does the cruise business contribute to the
city’s reputation?
Jacques TRUAU: Marseille has become an essential element in the Euro-Mediterranean area thanks to the cruise
business. 400 calls are planned for 2012 (with 35 different
operators), which will bring in 1.1 million passengers. This
figure confirms the good and on-going associations with
other cruise ports in the Mediterranean, such as Savona,
Genoa, Tunis, Malta, Palma on Majorca, Barcelona, etc. We
are recording massive growth, notably a clear increase in
passengers starting their journeys here, of which there will
be 370,000 in 2012.
R: How do Euroméditerranée projects fit in with development of the cruise business?
JT: Euromediterranée puts the cruise business at the centre
of its development projects. Several major actions demonstrate this resolve.
• F irst, in the East dock working scheme, specifically in the
J4 zone, Euromediterranée has kept two berths devoted to
luxury cruises, which is good for the image of the city. In
2011, in the J4 zone, 31 calls were made, despite there being
three building sites in progress.
• S econdly, we managed to get a quay berth in Fort Saint
Jean so that ferries, which will operate between the Marseille Provence Cruise Center and the city centre or the
MUCEM, can dock.
• L astly, Euroméditerranée is assisting us in our promotional activities, notably at the Miami Seatrade in spring 2011,
where we had a very large joint stand with the Marseille
Provence 2013 association.
R: How is Top Cruise 2011 looking?
JT: The 11th edition of the convention will take place on 6th
October in the World Trade Center in Marseille. We are expecting around thirty cruise lines and 180 to 200 travel agents
to attend workshops, film screenings and B2B training sessions. There are some changes with regard to the cruise lines:
Royal Caribbean will be represented in its own right this year
because its cruise ship, Grandeurs of the Seas, will be starting
its journeys from Marseille as of 2012.
R: Seatrade 2012: an event for the sector and the city?
JT: Seatrade Med 2012 will be taking place at Parc Chanot
in Marseille on 27th, 28th and 29th November
2012. With a budget of 700,000 euros, we expect
to welcome 3,800 visitors, which will make a significant contribution to the city's hotel sector.
As for innovation, we are putting cruise professionals together with the maintenance and
“relooking” branch of luxury sailing, under the
RYN network (90 companies from the Bouchesdu-Rhône, the Var and the Côte d’Azur). This
action will draw attention to the San Giorgio del
Porto company’s industrial ship repair work. The
company is a lessee of dry docks 8 and 9 and does
remarkable work. In fact, since September 2010,
seven cruise ships have been repaired quicker
than the timeframes set down in the contracts.
Further, at the end of 2011 we should know who
the future operator of dry dock 10 will be, which
is one of the biggest in the world. This bid, which
brings several skills together, will allow us to
confirm Marseille's position in the cruise sector
as a whole. Our aim is to combine ship use and
maintenance operations or ship repairs.
Magazine du port de Marseille Fos • Marseille Fos Port Authority magazine • 013
Zoom
Zoom
Sacha Rougier
Responsable du développement de l’offre croisière au GPMM
Reporter : Comment s’annonce la
saison 2011 pour l’activité croisière à
Marseille ?
Sacha Rougier : Pour le premier semestre nous affichons une croissance de 8%
avec prés de 318 000 passagers. Nous
sommes ravis d’accueillir cette année 17
nouveaux bateaux de croisière, dont Le
Norwegian Epic, un des plus grands navires au monde.
R : Quelles sont les nouveautés en terSacha Rougier
me d’offre croisière cette année ?
Responsable du développement
SR : En termes infrastructures, le port
de l’offre croisière au GPMM
de Marseille et le Marseille Provence
Manager of cruise sector
Cruise center (MPCT, l’opérateur du
development at GPMM.
terminal) continuent à investir afin de
répondre aux besoins des armements.
Nous allons tout d’abord améliorer l’accueil des navires au poste 2/3/186 avec
l’agrandissement et
l’embellissement de la
gare croisière actuelle. Depuis mars, nous
travaillons avec les
armements sur une
étude pour l’élargissement de la passe
nord ce qui permettrait une meilleure
manœuvrabilité des
très grands navires
en cas de conditions
météorologiques difficiles.
N’oublions pas le projet de la ré-ouverture
de la forme 10 pour la réparation navale. Ce projet est primordial pour l’évolution
de la croisière à Marseille. Aujourd’hui 65% de la flotte mondiale des grands navires est positionnée en Méditerranée, mais les formes pouvant les accueillir pour
réparation sont situées essentiellement dans le Nord de l’Europe et à Palerme. La
constitution d’un pôle spécialisé dans la réparation navale constituerait donc un
avantage concurrentiel pour Marseille.
«
Nous sommes
ravis d’accueillir
cette année 17
nouveaux bateaux
de croisière, dont
Le Norwegian Epic,
un des plus grands
navires au monde. »
Le port travaille également à l’aménagement d’un nouveau terminal proche du centre ville pour le développement de la croisière de luxe. Marseille, grâce au J4 et aux
Manager of cruise sector development at GPMM
Reporter: What is the outlook for the 2011 season’s
cruise business in Marseille?
Sacha Rougier: For the first year-half, we have posted 8%
growth, with around 318,000 passengers. This year we are delighted to welcome 17 new cruise ships, including the Norwegian Epic, one of the largest ships in the world.
changements important de la ville dans
le cadre d’Euroméditerranée et MP 2013
peut aborder en toute confiance cette niche si exclusive.
R : Des démarches sont elles mises en
œuvre pour attirer à Marseille de nouvelles compagnies ?
SR : C’est notre objectif principal ! Je vais
à la rencontre les armements et je vends
à la fois les atouts du port et la beauté
de notre région. Il faut savoir que le placement des navires sur un itinéraire se
fait 14 à 18 mois en amont de la saison..
Je travaille depuis un an sur les escales
de l’année 2013, pour Marseille Provence Capitale de la Culture. Pour cela,
il est donc essentiel de suivre de près les
évolutions de la région en terme touristique. Le port peut s’appuyer sur le Club
de la croisière, organisme fédérateur par
excellence entre la ville, les instances,
l’office de tourisme. Avec le Club de la
croisière, nous essayons de mettre en
place de nouveaux produits, comme récemment un support de communication
dédié à la croisière haut de gamme. Nous
travaillons également avec l’aéroport
pour améliorer l’acheminement vers et
depuis Marseille. Dans ce cas, le port est
partenaire de l’action du club.
R: What’s new in terms of the cruise offer this year?
SR: In terms of infrastructure, the port of Marseille and the
Marseille Provence Cruise Center (MPCT, the terminal’s ope-
R : D’une manière générale, l’industrie
de la croisière se démocratise-elle ?
SR : En France, elle a été longtemps jugée élitiste. Mais l’image a changé depuis
deux an, grâce à la diversité des produits
proposés, une politique de prix promotionnels qui attire de plus en plus les
familles et les jeunes et une meilleure
distribution auprès des agences de voyages. Fortement médiatisés (tv, presse) la
croisière devient une option de vacances
très attrayante à forte valeur ajoutée… les
navires représentent désormais de véritables « resorts » flottants.
siness in Marseille. Today, 65% of the worldwide fleet of large
ships is positioned in the Mediterranean, but the dry docks
that can accept them for repairs are mainly situated in Northern Europe and Palermo. Creating a hub specialised in ship
repairs would constitute a competitive edge for Marseille.
The port is also working on the layout of a new terminal near
the city centre to develop luxury cruises. Thanks to J4 and major changes in the city as part of Euroméditerranée and MP
2013, Marseille can confidently tackle this exclusive niche.
R: Is work still underway to bring
new companies into Marseille?
SR: That’s our main goal! I meet
cruise lines and I sell the assets of
the port as well as the beauty of our
region. A ship’s itinerary is organised 14 to 18 months in advance.
I have been working on calls for
the Marseille Provence Capital of
Culture 2013 for a year already. To
do this, it is essential to closely follow what’s going on in the region
in terms of tourism. The port can
rely on the Club de la Croisière, the
organisation that federates the city,
authorities and the tourist office.
With the Club de la Croisière, we
are trying to set up new products,
such as our recent advertising medium devoted to luxury cruises. We
are also working with the airport to
improve the journey from and to
Marseille. In this case, the port is a
partner of the Club’s action.
R: In general, is the cruise industry
becoming more commonplace?
rator) are continuing to invest in order to meet Le Norwegian Epic en escale
SR: In France, it was considered
requirements of the cruise lines. First, we will be à Marseille au mois de mai.
elitist for a long time. But the image
The Norwegian Epic on scale
improving the arrival of ships at berth 2/3/186 at Marseille in May.
has changed in the last couple of
by enlarging and improving the current cruise
years thanks to the diversity of proterminal. Since March we have been working
ducts on offer, promotional prices
with the cruise lines on a survey to enlarge the northern apwhich are attracting more and more families and young peoproach channel, which would provide better manoeuvrabiple, and better distribution by travel agencies. Highly publility of very large ships in difficult weather conditions. Let’s
cised (TV, press), a cruise is becoming a very attractive honot forget the project to re-open dry dock 10 for ship repairs.
liday option, with ships now representing veritable floating
This project is essential for the development of the cruise bu"resorts".
Evènement
Event
Les 11, 12 et 13 octobre sera le « Jour le plus long de la croisière ». Plus de 700
agences de voyages mettront l’accent sur la communication et la promotion de
la croisière en France. L’occasion pour le grand public de découvrir l’étendue de
l’offre croisière maritime comme fluviale. En bonus, des réductions à la clé pour
les réservations réalisées sur cette période !
The 11th, 12th and 13th October will be the “Longest cruising day”. Over 700 travel
agencies will focus on advertising and promoting the cruise business in France.
This is the opportunity for the general public to discover the extent of the sea
and river cruise offer. As a bonus, there will be reductions to grab on bookings
made over this period!
Le jour le plus long !
014
Sacha Rougier,
The longest day!
Magazine du port de Marseille Fos • Marseille Fos Port Authority magazine • 015
Focus
focus
La réforme portuaire aujourd’hui mise en place a modifié sensiblement le
périmètre d’action des ports en les recentrant sur leurs missions d’aménageurs.
Un virage pris depuis plusieurs années par le port de Marseille Fos, qui depuis
septembre 2008, assure la gestion de son réseau ferré, conséquence de l’entrée
en vigueur de l’arrêté ministériel qui consacre leur transfert aux ports. Depuis le
1er février 2011, le groupement d’entreprises constitué autour de VFLI (Voies Ferrées Locales et Industrielles) est en charge de la gestion opérationnelle du réseau
portuaire. Nicolas Gindt, Directeur Général de VFLI, nous présente ce groupement
aux compétences complémentaires.
The port reform which is now in place has considerably modified the ports' sphere of action, by refocusing on their developer role. This change was made a few years ago by Marseille Fos port, which since September 2008 has been managing
its rail network, due to the ministerial order which established the transfer to the ports coming into effect. The group
of companies formed around VFLI (local and industrial railways) has been in charge of the operational management of
the port network since 1st February 2011. Nicolas Gindt, Managing Director of VFLI introduced the consortium, with its
complementary skills, to us.
Right on track
Comme sur des rails
REPORTER : Quel le rôle de VFLI auprès du GPMM ?
Nicolas Gindt : L’appel d’offre du GPMM consistait à sélectionner un candidat pour l’exploitation, l’ingénierie et la maintenance
des 110 km de voies du réseau ferré portuaire de Marseille Fos.
Après analyse, nous avons répondu sous forme de groupement :
nous sommes donc Gestionnaire Délégué Infrastructures pour le
compte du Port de Marseille (GDIPM).
016
R: How was the transition with the SNCF, which previously managed the facility?
NG: The transition went well. The professionalism of the companies in the consortium made an
efficient handover between companies possible, as all were working to ensure that the job was
done well. As far as human resources are concerned, VFLI recruited externally. We now have
a small team (some twenty people in the consortium) on the Marseille and Fos sites, and the
specific competences of each team member allow us to be very reactive.
R: You have your own training centre, don't you?
NG: We are very keen to manage our own resources, and that includes our training. This has
led us to create our own rail freight training centre at Autun. Trainees spend an average of 5
months there, which is the time it takes to grasp the large volume of complicated regulations
which apply to our sector.
: Comment s’est passée la transition avec la SNCF jusqu’alors
R
gestionnaire ?
NG : La transition s’est bien passée. Le professionnalisme des
entreprises du groupement a permis de construire un passage de
témoin efficace, entre entreprises qui partagent le même souci du
travail bien fait. S’agissant des ressources humaines, VFLI a réalisé
ses recrutements en externe. Sur les sites de Marseille et Fos, nous
sommes aujourd’hui une petite équipe (une vingtaine de personnes
dans le groupement) très réactive grâce aux compétences spécifiques de chacun.
R : Vous avez d’ailleurs votre propre centre de formation….
NG : Nous sommes dans une logique forte de maîtrise de nos
moyens y compris de notre formation. C’est pourquoi nous
avons créé notre propre centre de formation aux métiers du fret
ferroviaire à Autun. Les stagiaires y sont formés pour une durée
moyenne de 5 mois, une durée nécessaire pour maîtriser la régleest une société de droit privé, filiale à
mentation dense et complexe de notre secteur d’activité.
100% de la SNCF, créée en 1998.
Son offre est construite autour de quatre mar-
R : Le marché est conclu pour combien de temps avec le port ?
chés : le trafic en ligne, les sites industriels, lesNG : VFLI et le Port sont liés pour une tranche ferme sur 2011-2012
chantiers travaux, et les opérations de proximité.
et pour une tranche optionnelle sur la période 2013-2014-2015.
VFLI
: What added value does your consortium provide?
R
NG: The complementary skills of the companies which make up the consortium create added
value. The consortium is composed of four companies: VFLI, which has been awarded the
management contract, operates the network. Inexia, the SNCF's engineering subsidiary, is responsible for studies and document management. RDT 13, the departmental transport authority
and ETF, a subsidiary of Eurovia, are in charge of track maintenance. The consortium structure
includes private and public companies, and even "hybrid" entities such as Inexia and VFLI. Each,
through its structure, status or client base (local or national), is an asset to the consortium,
allowing it to work together to cover all areas of its role.
R : Quelle est la valeur ajoutée de votre groupement ?
NG : Sa valeur ajoutée réside dans la complémentarité des compétences qui le composent. Le groupement réunit quatre entreprises :
VFLI, mandataire du contrat de gestion, assure l’exploitation du
réseau. Inexia, filiale ingénierie de la SNCF, est chargée des études
et de la gestion documentaire. RDT 13, Régie Départementale des
Transports et ETF, filiale d’Eurovia, ont en charge la maintenance
des voies. Le groupement est structuré entre entreprises privées,
publiques et même « hybrides » comme Inexia ou VFLI. Chacun,
Nicolas Gindt
Directeur Général de VFLI
par sa structure, son statut et son approche client (locale ou naManaging Director of VFLI
tionale) apporte un « plus » au groupement, qui permet ainsi une
approche solidaire des métiers.
R
eporter: What is VFLIs role in relation to GPMM?
Nicolas Gindt: GPMM issued an invitation to tender in order to select a
candidate to carry out the operations, engineering and maintenance for
Marseille Fos port's 110km of railways. After carrying out an analysis, we
responded as a consortium: we are therefore the GDIPM (assigned infrastructure manager on behalf of Marseille Port).
: How long does the contract you have signed with the port last?
R
NG: VFLI and the port are committed to working together for the period 2011-2012, and there
is also provision for an optional period in 2013-2014/15.
VFLI is a private company, a wholly-owned
subsidiary of the SNCF, created in 1998.
It provides solutions in four markets: line traffic,
industrial sites, work sites and local operations
Magazine du port de Marseille Fos • Marseille Fos Port Authority magazine • 017
Focus
Focus
Profil
Profile
Roland Blum
Roland Blum, Député des Bouches-du-Rhône, connaît bien le
port de Marseille Fos pour avoir remis en 2010 un rapport au
premier ministre relatif au développement de ses dessertes ferroviaires et fluviales. Rencontre avec le premier adjoint au maire
de Marseille, délégué à l’expansion économique, au développement du port, aux technopoles et aux zones franches.
REPORTER : D’où vient votre attrait pour
le port ?
Roland Blum : Il vient en partie de ma
formation de juriste : les questions économiques, juridiques et portuaires m’ont toujours
intéressé, d’autant plus à Marseille car le
port fait partie de la ville. Mais aussi pour
des raisons familiales : mon père exerçait des
activités dans le transit et fut président de la
Chambre de Commerce et du port dans les
années 1970.
R : Votre rapport dénote un retard structurel des ports français. Comment expliquer
ce retard ?
RB : Les ports français n’ont pas bénéficié de
l’explosion du conteneur et leur influence reste limitée au territoire national voire régional.
Le manque d’infrastructures pour favoriser
la massification est
une des principales raisons de ce
retard. D’une façon
générale, l’Etat n’a
pas suffisamment
investi ces dix
dernières années
dans les dessertes de ses ports.
Conséquence :
le mode routier
reste aujourd’hui
largement
prédominant en
France contrairement aux
ports européens
qui ont depuis
longtemps misé
sur le fer et le
fluvial. Dans
ce rapport,
A word from
Premier bilan des six premiers mois dethe port
Vu du port
gestion du réseau ferré portuaire par le
GDIPM : Le bilan est très satisfaisant,
tant du point de vue du propriétaire et
maitre d’ouvrage qu’est le GPMM que
du point de vue des opérateurs ferroviaires utilisateurs du réseau. Les entreprises ferroviaires qui interviennent
sur le domaine portuaire que sont Fret
SNCF, Europorte, ECR et VFLI ont toutes fait savoir au port qu’elles étaient
satisfaites du service rendu, notamment
de la réactivité des réponses données
par le GDIPM.
018
An initial assessment of GDIPM's first
six months managing the port railway:
The results are very pleasing, both from
the point of view of GPMM as owner and
contract principal and from the point of
view of the railway operators using the
network. SNCF Fret, Europorte, ECR and
VFLI, the rail companies working in the
port area, have all let us know that they
are satisfied with the service provided,
and in particular the reactivity of GDIPM
when providing solutions.
Magazine du port de Marseille Fos • Marseille Fos Port Authority magazine • 019
Profil
Profile
l’accent est mis sur la nécessité d’investir de
la part de l’Etat, de Réseau Ferré de France
(RFF), des gestionnaires du réseau fluvial
(VNF), en liaison avec les collectivités territoriales pour favoriser le report modal.
R : Quelles sont vos préconisations pour le
port de Marseille Fos ?
RB : Un certains nombre d’investissements
sont nécessaires pour permettre le développement du port. Pour les bassins Est, il faut
réorganiser l’activité du terminal conteneurs de
Mourepiane pour le transformer en véritable
pôle multimodal (mer/fer/route), en lien avec
la gare du Canet et raccordé au réseau ferré
national. De plus, le dégagement de la gare du
Canet permettra d’utiliser les terrains dans le
cadre de l’extension d’Euromediterranée.
Pour les bassins Ouest, de nombreux travaux
sont à venir pour l’amélioration de la desserte
terrestre : le chantier de transport combiné de
Fos, la définition d’un nouveau périmètre du
réseau ferré portuaire, l’automatisation de la
signalisation ferroviaire.
D’autres projets de modernisation pour le
port sont liés à :
• la mise au gabarit de l‘itinéraire AvignonPort de Marseille Fos, pour raccorder le port
au réseau d’autoroutes ferroviaires existant.
• au contournement ferroviaire de Lyon, car
il n’existe actuellement qu’une voie unique
pour le réseau voyageurs et fret.
• la liaison fluviale entre darse deux et canal
du Rhône et la construction de postes d’attente fluviaux.
R : Que vous a apporté le comparatif avec les
ports étrangers (Rotterdam et Hambourg) ?
RB : Nous sommes allés voir nos voisins d’Europe du nord pour comprendre pourquoi cela
fonctionne mieux chez eux qu’en France. Cela
tient, à mon sens, à plusieurs paramètres :
• au type de gouvernance : Rotterdam et
Hambourg ont une gouvernance délocalisée.
Cela permet une symbiose entre la ville et le
port et favorise la compétitivité.
• au climat social qui assure une meilleure
fiabilité.
• à la qualité de la desserte de leur hinterland
qui favorise la massification du fret.
• au niveau de modernisation des opérations
de manutention : à Rotterdam tout est
entièrement automatisé, ce qui optimise les
opérations de traitement des navires.
R : Que va apporter la réforme des ports au
GPMM ?
RB : Nous attendons beaucoup de cette
réforme. Autorités portuaires, armateurs, manutentionnaires… nous devons avoir une dé020
Roland Blum
Roland Blum, member of the French parliament for the Bouches-du-Rhône,
is highly familiar with Marseille Fos port, as in 2010 he presented a report
to the prime minister concerning the development of rail and river services
from the port. Reporter interviewed Mr Blum, who is also deputy mayor of
Marseille with responsibility for economic expansion and the development of
the port, the science and technology park and the Free Zones.
Reporter: Why are you particularly interested in the port?
Roland Blum: My interest stems partly from my legal training: I've always been drawn to
economic, legal and port issues, particularly in Marseille as the port is an integral part of
the city. There is also a family connection: my father worked in transport, and was president
of the Chamber of Commerce and the port in the 1970s.
R: In your report, you indicate that French ports are behind their counterparts in structural
terms. What is the reason for this?
RB: French ports have not benefited from the explosion of container traffic, and the
influence that they have on a national and even regional level remains limited. The lack of
infrastructure to encourage mass traffic is one of the main reasons that they are behind. In
general, over the last ten years the state has not invested sufficiently in transport links to the
ports. Consequently road transport remains entirely predominant in France today, whereas
other European ports have been investing in rail and river services for a long time. In this
report, the accent is placed on the necessity for the state, Réseau Ferré de France (which
manages the French rail infrastructure) and VNF (which manages the river network) to
invest, in conjunction with local authorities, in order to encourage mode shift.
R: What are your recommendations for Marseille Fos port?
RB: A certain number of investments are required in order to develop the port.
For the East basins, operations at the Mourepiane container terminal need to be reorganised to transform it into a genuine multi-modal facility (sea/rail/road), in liaison with
Canet station and linked to the national rail network. Also, opening up Canet station would
mean that the land could be used to extend Euromediterranée.
For the West basins, there is a large amount of work coming up to improve land connections: the combined transport development at Fos, the definition of a new perimeter for the
port railway and the automation of rail signalling.
The port has other modernisation projects, relating to:
• r esizing the Avignon-Marseille-Fos Port route, to link the port to the existing rail motorway networks.
• t he Lyon rail bypass, as there is currently only one line for the passenger and freight
networks.
• t he river link between harbour basin two and the Rhone canal and the construction of
river lay-bys.
R: What contribution was made by the comparison with ports abroad (Rotterdam and
Hamburg)?
RB: We went to see our neighbours in northern Europe in order to understand why things
work better there than they do in France. In my opinion, there are several reasons for this:
• t he type of governance: Rotterdam and Hamburg have delocalised governance. This makes symbiosis between the town and port possible, and encourages competition.
• a n industrial relations climate providing for better reliability.
• t he quality of transport links to the ports' hinterlands which encourage mass freight traffic.
• a s far as the modernisation of handling operations is concerned: at Rotterdam, everything
is entirely automated, which optimises the handling of ships.
marche commune pour retrouver une fiabilité
sociale, nous développer et gagner des parts
de marché. Je souhaite que cette réforme
porte les ports français au niveau des ports
européens, que les manutentionnaires aient
une maîtrise totale des outillages et de leur
personnel, que l’on voit une réelle volonté du
port, de l’Etat et des collectivités territoriales
pour investir, que les coûts de manutention et
de port soit raisonnables.
R : Vous êtes membre du Conseil de Surveillance du port. Quelle est la vision de la
ville pour le port ?
RB : Il faut créer la symbiose entre ville et port
comme c’est le cas à Barcelone ou à Hambourg. Il faut avoir une conception d’ouverture
orientée vers l’activité industrielle (c’est la
vocation des projets sur le site de Mourepiane)
mais aussi développer l’offre touristique pour
séduire passagers et croisiéristes. Le vecteur
de la culture avec notamment les visites du
MUCEM ou du Centre de la Méditerranée
valorisera le rayonnement de la ville et du port.
Les Terrasses du port seront également un paramètre important du futur paysage de l’interface ville-port. Nous poursuivons le dialogue
avec le port et les collectivités territoriales sur
l’avenir commun de ce territoire.
R : Marseille Provence 2013 : quelle impulsion cet évènement va-t-il donner à la ville ?
RB : Nous attendons dix millions de visiteurs
en 2013. Les retombées économiques sont
considérables : pour 1 euro investi, 6 euros
de retombées économiques sont attendus,
soit 600 millions d’euros. Plus globalement,
c’est l’image du territoire qui se transforme :
Marseille va accélérer encore son essor en
tant que destination touristique, inscrite dans
les circuits du tourisme d’affaire et de loisirs
internationaux. Dans la cadre de Marseille
Provence 2013, ce sont 45 grands chantiers
d’établissements culturels qui sont désormais
engagés. La ville concrétise des équipements
culturels pérennes : Mucem, Centre régional
de la Méditerranée, le Centre d’art contemporain, le silo, la Cité des arts de la rue, qui
représentent 570 millions d’investissements.
Avant 2013, Marseille va accueillir d’autres
évènements importants comme le Forum
international des croisiéristes ou le Forum
mondial de l’eau en 2012. Nous avons besoin
de ce type d’évènements pour développer
nos équipements en matière de congrès et
d’hébergement.
R: How is the port reform going to benefit GPMM?
RB: We have high expectations of this reform. We, the port authorities, shipowners,
handling companies, etc. need to work together to regain reliability as regards industrial
relations, develop the port and increase market share. I hope that this reform will bring French
ports up level with their European counterparts, that the handling agents will have total control
of the equipment and their staff, that we will see a genuine motivation to invest on the part of
the port, the state and local authorities and that handling and port costs will be reasonable.
R: You are a member of the port's supervisory board. What is the town's vision for the port?
RB: A symbiosis needs to be created between the town and the port, like those which exist
in Barcelona and Hamburg. There needs to be an openness to industrial activities (which is
the aim of projects on the Mourepiane site) but the port also needs to develop its product
offering for tourists, to attract passengers and cruise companies. With visits to MUCEM
or the Mediterranean Centre, the cultural avenue can be used to increase the influence of
the town and the port. The Terrasses du Port project is also an important part of the future
landscape in the town-port interface. We are continuing to work with the port and local
authorities concerning the shared future of this area.
R: What boost will the Marseille-Provence 2013 event give the town?
RB: We are expecting ten million visitors in 2013. The economic impact will be significant:
for every 1 euro invested, we expect a return of 6 euros, a total of more than 600 million
euros. At a more general level, the area's image will be transformed: The rapid growth of
Marseille as a tourist destination will be accelerated as it takes its place in the business
tourism and international leisure tours markets. 45 major construction projects for cultural
venues are under way thanks to Marseille Provence 2013. The city is working on its permanent cultural facilities: Mucem, the Mediterranean Regional Centre, the Contemporary Art
Centre, the Silo and the Street Arts Centre with investments of 570 million euros.
Between now and 2013, Marseille will be hosting other important events such as the International Cruise Forum or the World Water Forum in 2012. We need this type of event to
develop our conference and accommodation facilities.
Magazine du port de Marseille Fos • Marseille Fos Port Authority magazine • 021
Fil vert
Green line
APICE project
Tracking atmospheric pollutants
Projet APICE
Traquer les polluants atmosphériques
Tel pourrait être le crédo du programme APICE. C’est dans le cadre
de ce projet européen que le port
de Marseille s’est associé à AtmoPACA (organisme agréé de contrôle
de la qualité de l’air) en charge de
réaliser une étude sur les rejets
polluants dans les villes portuaires
et à l'Université de Provence. Un
double objectif : cartographier les
sources de pollutions atmosphériques et proposer des plans d’actions.
Les campagnes de mesures sont
effectuées sur le dioxyde d’azote et
le benzène, deux gaz qui émanent
de la combustion de carburants
(navires, véhicules, engins de manutentions…) et qui font partie des
polluants réglementés. La campagne
se déroule en deux phases, avec
capture de gaz en hiver et en été.
Les capteurs ont été placés pour une
durée de deux semaines en février
et en juin, sur 3 sites différents sur la
digue du large. Cette campagne sera
renouvelée en 2012.
« Les capteurs, placés sous abris,
vont piéger les polluants gazeux.
Ils sont ensuite envoyés à un laboratoire en charge de la métrologie.
Puis nous récupérons les données
pour les exploiter, c’est la phase de
modélisation. Une technique qui
permet de réaliser un inventaire
des pollutions dues au trafic maritime et intra portuaire » explique
Damien Piga, ingénieur d’études,
responsable du projet APICE pour
AtmoPACA. Les résultats donneront une meilleure appréciation des
niveaux de pollution pour mieux
la limiter.
A mi parcours, l'inventaire des
émissions est terminé, et les 1ers
résultats préliminaires concernant l'impact de la connexion des
navires à quai sont analysés. Les
résultats définitifs sont attendus
pour courant 2012.
Damien Piga, Atmo-PACA, pose
les capteurs destinés à piéger les
gaz polluants sur le port.
Damien Piga, Atmo-PACA, installs the captors to trap pollutant
gases on the port
Protection de l’espace marin
022
"The captors, which are sheltered,
will trap the pollutant gases. They
will then be sent to a metrology
laboratory. We then receive the
data to process, forming the
modelling phase. This technique
allows us to create an inventory of
the pollution caused by shipping
and intra-port traffic" explains Damien Piga, AtmoPACA's research
engineer responsible for the APICE
project. The results will improve
our knowledge of pollution levels,
allowing us to limit them more
effectively.
We are halfway through the
project, the emissions inventory is
complete and the first preliminary
results concerning the impact of
the connection of ships in dock
have been analysed. The final
results are expected to be available
during 2012.
Protecting the seas and oceans
Programme GIREL
Le programme GIREL labellisé
par le Pôle Mer PACA est retenu
par l’Agence de l’Eau Rhône Méditerranée Corse.
Le 18 mars dernier, le comité de
pilotage du Pôle Mer PACA a
décidé de labelliser le programme
de recherche et développement
GIREL (Gestion des infrastructures
pour la réhabilitation ecologique
du Littoral), porté par le port de
Marseille Fos. Le projet Girel porte
sur plusieurs pilotes expérimentaux : éco-récifs, captures de larves,
culture et réensemencement,
implantation de cystoseires sur des
infrastructures portuaires.
Le 30 juin dernier, le Conseil
This could be described as the
APICE programme's mission
statement. As part of the European
project, Marseille port has joined
forces with AtmoPACA (a certified
body which checks air quality)
responsible for carrying out a study
on emissions causing pollution in
coastal towns and at the University
of Provence, with a dual objective:
to map sources of atmospheric
pollution and propose action plans.
The measurement campaign covers
nitrogen dioxide and benzene, two
regulated pollutant gases produced by fuel combustion (ships,
vehicles, handling equipment etc.).
The measurement campaign was
carried out in two phases, with gas
captured in winter and summer.
Captors were placed on 3 different sites on the breakwater for
two weeks in February and June.
Measurements will be taken again
in 2012.
The GIREL programme
The GIREL programme, certified
by the PACA Sea Centre and
selected by the Rhône, Mediterranean and Corsica Water Agency.
On 18th March, the PACA Sea
Centre steering committee took
the decision to certify the GIREL
(management of infrastructure for
the ecological rehabilitation of the
coastline) research and development programme led by Marseille
Fos port. The GIREL project covers
several experimental pilot schemes:
eco-reefs, capture, rearing and
reseeding of larvae and the grafting
of cystoseira algae onto port infrastructure. On 30th June, the Board of
d’Administration de l’Agence de
l’Eau Rhône Méditerranée Corse
a octroyé une aide financière de
800 K€ pour la phase préparatoire
du programme. Les premières actions porteront sur la connaissance
précise des sites sur lesquels vont
se dérouler les expérimentations.
Sur la base des informations collectées par les plongeurs scientifiques,
les différents pilotes pourront être
détaillés et soumis ensuite à diverses instructions administratives.
L’Agence de l’Eau sera alors de nouveau sollicitée pour le financement
des expérimentations, juste avant le
grand " plouf " !
Directors of the Rhône, Mediterranean and Corsica Water Agency
awarded a €800k grant for the
preparatory phase of the programme. Initial work will concentrate on
developing precise knowledge of
the sites where the experiments are
to take place. Information collected
by scientific divers will make it
possible to define the details of the
various pilot schemes, before the
necessary administrative applications are submitted. The support
of the Water Agency will then be
sought once again to finance the
experiments, just before the project
takes the plunge!
image : Shutterstock
Magazine du port de Marseille Fos • Marseille Fos Port Authority magazine • 023
Parcours
Career Path ›››››››››››››››››››››››››››››››››››››››››››››››››››››››››››››››››››››››››››››››››››››››››››››››››››››››››››››››››››››››››››
Il a fait partie de la toute première promotion de l’ITIP* en 1990. Depuis, il a enchaîné
les postes à responsabilités. Aujourd’hui directeur de l’agence maritime Féron de Clebsattel, Jean-Bernard Seillon revient sur son
parcours en courbe exponentielle.
Le transport international, une vocation ?
Pas vraiment, je serais volontiers parti vers d’autres aventures à 19 ans, mais
la pression parentale m’a orienté vers un emploi plus stable. Un ami m’a
inscrit au bac +2 en Transport International de l’ITIP, tout est parti de là.
Qu’est ce qui vous a plu dans cette formation ?
Quel était votre objectif ?
C’est le caractère court de cette filière qui m’a plu, car l’idée de m’engager
sur de longues études n’étaient pas mon objectif à l’époque. Autre avantage :
le fait que les programmes soient pour l’essentiel dispensés par des
professionnels du transport international, des passionnés qui étayaient
leurs discours d’exemples précis. Je crois que ce sont eux qui m’ont transmis
le virus !
Jean-Bernard Seillon
Sealogis est un groupe multimodal,
filiale de SNCF Participation,
spécialisé en France dans la logistique
portuaire et maritime. Avec un effectif
de 480 personnes, ses activités
comprennent : Agence maritime (dont
Féron de Clebsattel) - Commission
de transport- Transport routierEntreposage – Logistique – Manutention
– Consignation - Courtage.
Plus d’informations sur :
www. sealogis.fr
Que retenez-vous de votre passage par l’ITIP ?
La formation avec son caractère global et ses modules variés (ferroviaire,
transit, entreposage, fluvial, aérien) donne aux étudiants une connaissance
globale des métiers, des connaissances nécessaires dans une chaîne du
transport assez complexe. Ce que je retiens également, c’est la qualité
des stages qui permettent aux étudiants de s’immerger dans le monde
professionnel de façon très concrète.
Vous avez trouvé un emploi facilement ?
Dès mon diplôme en poche. Grâce à cette formation, les professionnels du secteur nous prenaient
au sérieux lors de nos demandes stage ou d’embauche. De plus dans les années 90 les opportunités
étaient nombreuses, si l’on était motivé bien sûr.
Quel a été votre parcours depuis ?
J’ai occupé des fonctions de chef de ligne chez SCAMAR pour Mitsui O.S.K Lines ; puis chez
Féron pendant cinq ans, au service commercial pour Evergreen. Puis j’ai passé huit ans chez
Marmedsa comme directeur de Universal Maritima. Depuis 2008, je suis directeur de Féron de
Clebsatell, agence maritime basée à Marseille. Nous travaillons pour le compte de compagnies
maritimes opérant sur Marseille et Fos.
Quel est l’aspect le plus motivant de votre poste aujourd’hui ?
Le contact humain est un aspect essentiel de mon métier : en termes de ressources humaines
en interne, mais aussi avec tous les intervenants externes (je retrouve certains de mes anciens
enseignants dans des associations professionnelles), nos contacts à étrangers, et les étudiants bien
sûr car j’enseigne aujourd’hui moi-même en Licence au sein de l’Institut du port de Marseille Fos.
L’aspect développement commercial est très important également, c’est un challenge au quotidien,
un vrai moteur si l’on a envie d’apporter sa pierre à l’édifice. Je parle ici d’édifice au sens de place
portuaire, qui a besoin de travail collectif de tous les acteurs pour faire évoluer les choses.
Que diriez-vous aux jeunes qui veulent se lancer dans les secteurs
maritime, portuaire ou logistique aujourd’hui ?
Je dirais que c’est un métier vivant qui ne connaît aucune routine mais qui demande un important
volume de travail. Pour les jeunes, de nouvelles filières se développent, avec le transport combiné
par exemple. Mais le monde du transport a beaucoup évolué et les écoles se sont multipliées.
Pour réussir aujourd’hui dans une concurrence accrue, il faut être force de proposition et faire
preuve de créativité pour sortir du lot et un conseil, valorisez vos langues étrangères. Saisissez les
opportunités qui se présentent ou mieux encore, créez-les !
He was part of ITIP's* very first intake of students in 1990
and since then has moved from one management role to
the next. Today, as manager of the shipping agency Féron
de Clebsattel, Jean-Bernard Seillon looks back over the
stages of his career, with its exponential progression.
Were you always destined for a career in international transport?
Not really, no. When I was 19 I would quite happily have disappeared off on other adventures,
but parental pressure steered me towards a more stable job. A friend registered me for a higher
education course in International Transport at the ITIP, and that's where it all began.
What did you enjoy most about the course? What was your objective?
I liked the fact that the training path was relatively short, as at that stage I did not want to commit
myself to a long course of study. Another advantage: the fact that the course was mainly taught by
international transport professionals, who were passionate about the subject and gave concrete
examples to back up the theory. I think they got me hooked!
What particularly sticks in your mind about the time you spent at
the ITIP?
The comprehensive nature of the course with its varied modules (rail, transit, storage, river and
air) gives students a rounded knowledge of the sector, which is essential as the transport chain
we work with is fairly complex. Another aspect which stands out is the quality of the placements,
which really allow students to immerse themselves in the world of work.
Was it easy for you to find a job?
Yes, as soon as I graduated. With this course, professionals in the industry took us very seriously
when we applied for placements or jobs. Also, in the 1990s there were a large number of opportunities, for those who were motivated of course.
Could you describe your career path since then?
I was employed as line manager at SCAMAR for Mitsui O.S.K. Lines, then at Féron for five years,
in the Evergreen marketing department. I then spent eight years with Marmedsa as manager of
Universal Maritima. Since 2008, I have been manager of Féron de Clebsatel, a shipping agency
based in Marseille. We work on behalf of the shipping lines operating at Marseille and Fos.
Which aspect of your job today motivates you the most?
Contact with people is an essential aspect of my job: in terms of human resources internally, but
also with all my external contacts (I come back into contact with some of my former lecturers
within professional associations), our contacts abroad, and the students of course, because I now
teach part of the bachelor's degree course within the Marseille Fos Port Institute. The commercial
aspect of the role is also very important, it's a challenge on a daily basis and a real driving force
for those who want to make a contribution. By this I mean making a contribution to the port
community, which needs all those involved to work together for progress.
What message do you have for young people who are interested in
careers in the shipping, port or logistics industries today?
I would say that these are exciting careers where nothing is routine, but the volume of work is
high. For young people, new sectors are developing, with combined transport for example. The
world of transport has evolved significantly and there are now a large number of colleges. To
succeed today in this more competitive environment, you will need to be proactive and creative
to stand out from the crowd. A word of advice: work on your foreign language skills! Grab the
opportunities which come your way, or better still, create them!
Sealogis is a multimodal transport
group, a subsidiary of SNCF
Participation, which in France
specialises in port and maritime
logistics. It has 480 staff, and
operations include: Shipping agency
(including Féron de Clebsattel) Freight forwarding - Road transport
- Storage – Logistics – Handling –
Consignment - Brokerage.
For more information, please see
www.sealogis.fr
*Port of Marseille Fos Training Institute. Contact us : + 33 (0)4 91 39 45 91/[email protected]
*Contact : Institut de formation du port de Marseille Fos : 04 91 39 45 91/[email protected]
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Magazine du port de Marseille Fos • Marseille Fos Port Authority magazine • 025
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