Fos DISTRIPORT - Grand Port Maritime de Marseille
Transcription
Fos DISTRIPORT - Grand Port Maritime de Marseille
septembre 2011 I september 2011 magazine du port de Marseille Fos i Marseille Fos port Authority magazine > N° 23 Fos Distriport success story Editorial Nouvelle règle du jeu Nous avons, ces trois dernières années, déployé beau- New rules of play ommair N°23 In the past three years, we have spent a lot of energy on this reform and essentially on helping staff transfers. In total, four hundred agents have left the port for handling firms or the Fluxel subsidiary. As announced in 2008, nobody has been left on the wayside and I think I can confirm that we have reached our goal and that our collective mission has been a success. Jean-Claude Terrier coup d’énergie dans la mise en œuvre de la réforme et essentiellement Directeur Général dans l’accompagnement des transferts de personnel. Au total, le port a And so a new era begins, with an establishment focused on Chief Executive Officer vu partir quatre cents de ses agents vers les entreprises de manutention its essential missions of planning and promotion. These ou vers la filiale Fluxel. Comme annoncé dès 2008, personne n’a été promotion activities will be carried out in partnership with laissé sur le bord de la route, je pense pouvoir affirmer que notre objectif est atteint et notre mission players in the port, so that together we can explain and collective réussie. convince future international customers that the economic crisis is behind us, that the port has entered a new phase of Ainsi commence une ère nouvelle, avec un établissement désormais recentré sur ses missions réga- dependability conducive to the long-lasting development liennes, d’aménagement et de promotion. Des actions de promotion qui seront menées en partenariat of its traffic. avec les acteurs de la place portuaire, pour ensemble, aller expliquer et convaincre de futurs clients à l’international que la crise économique est derrière nous, que le port est entré dans une nouvelle The horizon is brighter from now on. Start-up of new container phase de fiabilité propice au développement pérenne de ses trafics. terminals in Fos at the end of the year, numerous facilities in the port-side logistics zones, and confirmation of projects for D’ores et déjà l’horizon s’éclaircit. La mise en service de nouveaux terminaux conteneurs à Fos à la fin methane tanker terminals are signs of a new impetus. de l’année, les implantations nombreuses sur les zones logistiques portuaires, la confirmation des projets de terminaux méthaniers sont autant de signes annonciateurs d’une dynamique nouvelle. To achieve expected performances in the near future, the Atteindre les performances escomptées dans un futur proche implique pour le port d’être dès port has to be attentive to its environment, in the general aujourd’hui à l’écoute de son environnement au sens global du terme. Que ce soit avec les acteurs sense of the word, today. The port must listen, exchange du territoire (riverains, associations, collectivités locales) ou avec les professionnels de la chaîne and explain more, both with local players (residents, asso- logistique, le port doit plus que jamais écouter, échanger, expliquer. ciations, local authorities) and logistics professionals. C’est ensemble et de façon concertée que se conçoit notre avenir commun. Our future will be built together through co-operation. Jean-Claude Terrier 2 4 3 À LA UNE 5 Dossier Fos distriport success story 10 On en parle zoom 12 TOP STORY SPECIAL fos distriport success story 10 Dossier/spECIAL 13 Also in the news zoom croisière en vogue cruises make headway! 16 Focus 17 Focus Comme sur des rails 19 Profil Roland Blum 22 24 Right on track zoom 20 profile Roland Blum 23 Fil VerT 25 Parcours Green Line CaREER PATH Jean-Claude Terrier Directeur Général | Chief Executive Officer | Jean-Claude Terrier Direction de la publication | Direction of the publication | Stéphane Pellen Comité de rédaction | Graphisme | Maquette | Impression | Editorial Committee | Graphics | Layout | Printing | Département communication et relations extérieures Traduction | Translation | Adt international | Photographies : Grand Port Maritime de Marseille Dépôt légal : 18 mars 2006 - ISSN 1763-4725 PROfil/profile Contents Magazine du Grand Port Maritime de Marseille | Marseille Fos Port Authority Magazine 23 place de la Joliette, BP 81965 | 13226 Marseille Cedex 02 | www.marseille-port.fr Magazine du port de Marseille Fos • Marseille Fos Port Authority magazine • 01 à la une Top story La mise en œuvre de la réforme portuaire finalisée, les entreprises de manu- Now that the port’s reform has been finalised, handling companies are get- tention préparent les prochaines étapes. Explications avec Christian Paschetta, Pré- ting ready for the next steps. More information from Christian Paschetta, Chairman of sident de l’UNIM, Union Nationale des Industries de la Manutention dans les ports français. the UNIM, Union Nationale des Industries de la Manutention dans les ports français. Christian Paschetta Président de l’UNIM REPORTER : La réforme est derrière nous. Qu’estce qui change pour la manutention ? Christian Paschetta : La réforme n’est pas derrière nous, tout commence ! L’organisation qui se met en place est à présent comparable à celle des entreprises de manutention européennes concurrentes. Les règles du jeu sont désormais claires, les handicaps induits par la pluralité de commandements ou la complexité décisionnelle n’ont plus lieu d’être. R : Quelle est votre vision pour l’entreprise de manutention post réforme ? CP : • P lus de liberté et d’autonomie donc plus de responsabilités pour l’entreprise, • une véritable capacité à gérer un dialogue social responsable, • un résultat qui intéresse tout le monde, actionnaires et salariés. R : Ce qui change, c’est aussi le schéma d’investissement sur les terminaux ? CP : C’est notamment ce qui rend la responsabilité du manutentionnaire plus importante. Les investissements sont lourds (à titre d’exemple le coût d’un portique s’élève à 10 M€) et s’inscrivent sur la durée. Il n’est pas possible de se tromper, car c’est toute l’entreprise qui est engagée. R : Quelles sont les conditions d’une organisation réussie ? CP : Une entreprise répond à des logiques économiques, elle doit veiller à l’équilibre de ses comptes afin d’assurer son développement ; c‘est donc ensemble - employés, encadrement, partenaires sociaux- qu’il faut veiller à ne pas scier la branche sur laquelle tout le monde est assis. Il s’agit d’expliquer et de convaincre. L’esprit d’équipe est la condition sine qua non de l’efficacité de la nouvelle organisation. 02 R : Ports/manutentionnaires : quelle cohabitation ? CP : Nous devons apprendre à vivre ensemble dans un environnement différent. Et faire, à tous les niveaux, preuve d’ouverture d’esprit et de confiance réciproque pour faciliter la mise en œuvre de ce nouveau dispositif : l’enjeu est collectif. R : Qu’attendez-vous des ports aujourd’hui ? CP : Les ports doivent veiller à ce que l’environnement de la manutention portuaire, c'est-à-dire de la rupture de charge, soit aussi intéressant et attractif que possible par rapport à nos concurrents. Cela passe par les dessertes mais aussi par l’allègement de procédures administratives, douanières etc… En résumé, les ports doivent créer les conditions du développement, en favorisant l’implantation de nouveaux acteurs, qu’ils soient industriels ou opérateurs de manutention. R : Les clients sont-ils d’ores et déjà convaincus de ce nouveau dispositif ? CP : On ne va pas traiter des millions d’EVP en deux jours, il y a un temps nécessaire de reconquête de la confiance. Cela passe par des relations sociales apaisées, par la mise en place d’une organisation efficace, sans pour autant avoir des coûts dissuasifs. L’entreprise doit avant tout montrer sa capacité à faire et à répondre aux demandes des clients. R : La reconquête de la confiance passe aussi par la promotion ? CP : Les ports sont chargés, de par la loi, de cette mission de promotion de place. Pour les entreprises, le temps viendra de construire leur crédibilité une fois leur offre consolidée. Nous devrons alors convaincre les grands comptes - chargeurs/armateurs- car ce sont ces décideurs qui créent la dynamique. Néanmoins, ce n’est pas uniquement les dessertes ou les prix qui vont motiver les clients à s’implanter chez nous. Ce qui compte, c’est aussi la création de logements, d’écoles, la qualité de la main d’œuvre locale…. c’est la promotion de cet environnement dans sa globalité qu’il s’agit de valoriser. R : Quelles sont les perspectives ? CP : Dès lors que nous aurons retrouvé droit de cité comme solution logistique entre Asie/Europe, beaucoup d’arguments, comme le transit time, seront alors audibles. Pour préparer ce futur là, il faut lever les freins administratifs dans leur ensemble et avancer. C’est dans le progrès quotidien que la bataille va se gagner. REPORTER: The reform is behind us. What’s different in terms of handling? Christian Paschetta: The reform is not behind us, it’s just the beginning! The organisation that is taking place can be compared to that of competitive European handling companies. The rules of the game are now clear, and weaknesses brought about by too many people being at the helm or by complex decision-making processes are not permitted. R: What do you expect from the ports today? CP: The ports have to ensure that the port handling environment, in other words the intermodal transfer environment, is as interesting and attractive as possible in relation to our competitors. This concerns service calls, but also reducing administrative and customs procedures, etc. To sum up, ports have to create conditions for development, by encouraging new players – industrial or handling operators -to set up here. R: How do you see the post-reform handling company? CP: • Greater freedom and autonomy, and therefore greater responsibility for the firm, • Genuine ability to manage a responsible social dialogue, • A result that interests everybody, shareholders and employees. R: Are customers already convinced of this new scheme? CP: We are not going to handle millions of twenty foot equivalent units in two days. We need time to win back trust. This involves calm social relations, and the implementation of an efficient structure, without dissuasive costs. Above all, the company must demonstrate its ability to make requests to customers and to answer requests from customers. R: Is the investment diagram in the terminals different too? CP: That is actually the aspect that makes the handling firm’s responsibility even greater. Investments are heavy (for example, the cost of a crane is €10 million) and are for the long-term. Getting it wrong isn’t a possibility, because the entire company is engaged. R: What are the conditions for a successful organisation? CP: A company meets economical requirements, it has to ensure its accounts are balanced in order to ensure its development; therefore, employees, management and social partners must act together to make sure the branch on which everybody is sitting is not cut off. It’s all about explaining and convincing. Team spirit is the vital condition for the new organisation’s efficiency. R: How do ports and handling firms cohabit? CP: We have to learn to live together in a different environment. And, at every level, demonstrate open mindedness and mutual trust to facilitate implementation of this new scheme: it's in our joint interest to do so. Plus directement sur Fos, quel bilan pouvez vous tirer ? Je suis satisfait des échanges avec nos interlocuteurs à Fos. Nous avons intégré les équipes du port avec leur encadrement, élément légitime à mes yeux. La gestion que nous mettons en place préfigure la future organisation. Les évolutions en matière de schéma directeur du terminal n’interviendront qu’à partir de 2012. En termes d’investissement, pour Eurofos, c’est 100M€ qui seront mis dans un premier temps dans l’achat de matériel. R: Doesn’t winning back trust also involve promoting? CP: The ports are entrusted, by law, with this assignment of promotion. The time will come for companies to build their credibility once their offer is consolidated. We will then need to convince corporate accounts – loading firms / ship owners – because these are the decisionmakers that create energy. However, it isn’t just service calls or prices that will encourage customers to set up here. The creation of accommodation, schools, and the quality of local labour is important. This environment as a whole is what needs to be promoted. R: What is the outlook? CP: As soon as we have found our legitimate place as a logistics solution between Asia and Europe again, a lot of arguments, such as transit time, will become clear. To prepare for this future, administrative obstacles need to be lifted and progress made. We will win the battle through making daily progress. What conclusions can you draw from Fos? I am satisfied with discussions we have had with our partners in Fos. We have taken on the port’s teams with their supervisors, which is a legitimate element in my opinion. The management structure we are setting up anticipates the future organisation. Changes in terms of the terminal’s master plan will not come into being until 2012. In terms of investment, this represents €100 million for Eurofos, which will be used initially to purchase equipment. Magazine du port de Marseille Fos • Marseille Fos Port Authority magazine • 03 Dossier Special Fos Distriport success story La zone logistique attenante aux terminaux conteneurs de Fos continue à attirer les plus grands noms de la logistique. La zone s’organise avec le Club Fos Distriport, qui veille à accompagner le développement du complexe, qu’il s’agisse des questions de gestion au quotidien, de relations avec les collectivités locales ou de l’accueil des transporteurs. Rencnontre avec Alain Pélegrin, Ocean & road director -Ceva Logistics- Président du Club. rt Club Fos Distripo –Le bureau Ré –membre du club. V ecteur regional SD Bruno Torrente dir –Vice président nsable Eurorail Olof Gylden respo t en sid –Vice pré an & road director Alain Pelegrin oce -Ceva Logistics b –Président du clu e Transafos l directeur d’agenc Jean Jacques Cisna –Membre du club plex in terms of day-to-day management, relations with local authorities and transporter reception. An interview with Alain Pelegrin, Ocean & road director - Ceva Logistics, the Club President. How does the club work? In the beginning, the first three companies established in the zone (EGL, ex-CEVA, SDV and LV Fruits) decided to come together to find solutions to shared issues, concerning safety, land tax, household refuse, housing and transport. This grouping was informal until the twenty companies who belonged to the club realised that it had no independent status. Following this realisation, late in 2009 an association was formed to create a legal entity. Today, the club has a credible voice. For example, we are currently working on a project to create a shared reception in the zone for transporters. Another point, when the port is blocked for any reason, lorries are sent back to the Distriport zone. Concerted action is naturally more effective than the sum of the action which could be taken individually. The safety issue has been solved by the club. How often do you meet? rt Club Fos Distripo to right : tee from lefnct h manager -The commit irth Transagrue bra Régis Hausw –Club member. V regional director Bruno Torrente SD –Vice president ail manager Olof Gylden Euror t en sid –Vice pre an & road director Alain Pelegrin oce -Ceva Logistics –Club president h manager l Transafos branc Jean Jacques Cisna –Club member Fos Distriport, c’est 600 000 m2 de capacités logistiques ; plus d’un tiers des entrepôts sont bâtis et en exploitation. 04 conjunction with Club Fos Distriport, which is overseeing the development of the com- Marseille-Fos port, PSI (the company responsible for safety in the zone), the PACA logistics cluster and Barjane are associate members of the club. act Un chantihiteecrturcalos’emst poprté sur un bâtiment Le choix arc e commercial se s du port : le centr « pont », au dessu ur de la Joliette. ge du terminal voya situera au dessus rkings souterrain al (6 niveaux de pa Ce bâtiment origin s) a une emprise ge éta ercial de deux et un centre comm cabinet d’architecte nt 1,5 ha. C’est le au sol de seuleme 4A, dirigé par et projet. Le cabin 4A qui a dessiné le du centre comtang, est à l’origine Michel Pétuaud Lé thlon Goelogic de ca Dé t timen bâite à dro e, du ncche mercial LilledeFragau ran tauns rue agts. reugexncres e Tra s noeumb r d’a deh trè etirt direct Ce Has,usw gissta The logistics zone next to the Fos container terminals continues to attract the biggest names in logistics. The hub is being organised in The club meets around three times a year, not including meetings called to discuss a specific subject, which are often organised urgently. For example, we are currently working on the land tax issue, which is very time-consuming. The situation is that the land tax for the zone amounts to €8.5M annually, and includes household refuse collection. However, the refuse is not actually collected. The club is therefore negotiating with the local authority regarding the issue. Fos Distriport represents 600.000 m2 of logistics capacity, one third being already built and in service. Magazine du port de Marseille Fos • Marseille Fos Port Authority magazine • 05 Dossier Special Comment fonctionne le club Fos Distriport? A l’origine, les trois premières entreprises (EGL, ex-CEVA, SDV et LV Fruits) présentes sur la zone décident de se regrouper pour traiter de problématiques communes : les questionnements se posent en matière de sécurité, de taxe foncière, des ordures ménagères, de l’habitation ou encore du transport. Cette création reste informelle jusqu’au jour où la vingtaine d’entreprises présentes dans le club constate que celui-ci n’a pas de légitimité propre. Ce constat aboutit à la fin de l’année 2009 à la création d’une association qui permet de se doter d’une personne morale. Aujourd’hui, le club est un interlocuteur crédible. Alain Pélegrin, Ocean & road director -Ceva Logistics- Président du Club. Alain Pélegrin, Ocean & road director -Ceva Logistics- Club President. Pour prendre un exemple, nous travaillons actuellement au projet d’un accueil global de la zone pour les transporteurs. Autre point, les camions qui sont renvoyés dans la zone distriport quand le port est bloqué, pour une raison ou pour une autre. Une action globale est naturellement plus efficace qu’une somme d’actions individuelles. Le problème de la sécurité a été réglé par le club. Le port de Marseille Fos, comme la société PSI (qui assure la sécurité de la zone), le cluster PACA logistique ou Barjanne sont membres associés au sein de ce club. Quelle est la fréquence de vos réunions ? Le club se réunit à peu près trois fois par an, sans compter les réunions organisées sur un sujet précis, et souvent urgent. Which other subjects are currently under debate? We need a real dialogue with the various partners concerning transport and housing. These currently concern almost 400 people, a figure which is set to rise, and the transport networks and housing capacity on or near the zone are not ideal, to say the least. Also, this has an effect on recruitment, which is something which we feel should be the subject of a specific policy set by the authorities for this type of industry. Barjanne fait partie des développeurs historiques de Fos Distriport. L’entreprise poursuit son essor et nous présente son dernier projet d’implantation. Explication avec Léo Barlatier, directeur du développement, fermement convaincu que l’avenir passe par la qualité environnementale des structures qu’il réalise. Eco-développeur Nous allons développer sur le lot B6 une plateforme logistique nouvelle génération de 36 000 m². Divisible par cellules de 6000 m², ce bâtiment sera embranché fer. Traversant, il sera équipé d’un côté d’une aire de manœuvre de 38m pour les poids-lourds et de l’autre d’un quai fer/route. Un stockage extérieur est également prévu pour offrir aux utilisateurs une aire pour les conteneurs. What is the situation of the companies in the zone today? Support for reform over the last two years has profited the handling companies, and confidence in our clients has dwindled. We must bear this in mind, and we hope that the launch of Fos 2XL, in addition to the completion of the port reform, will allow us to forge ahead again and work in optimal conditions. Vous semblez très attentif à l’intégration architecturale de vos conceptions ? Cette plateforme s’inscrit dans la stratégie de BARJANE de développer des actifs de haute qualité architecturale, environnementale et paysagère. Nous avons fait le choix de matériaux durables. Ainsi, la façade de la plateforme sera en panneaux béton architectural pour une meilleure résistance aux assauts du temps et à la corrosivité du sel. La structure est mixte en bois et béton, garantissant aux utilisateurs un intérieur chaleureux et lumineux. Quand au parti paysager, il s’intégrera dans la palette végétale provençale de Fos Distriport afin de préserver la biodiversité de la zone. Nous avons également un autre projet sur le lot A8 pour un entrepôt de 65 000 m² qui aura les mêmes qualités que celui du lot B6. Léo Barlatier, directeur du développement, Barjane. Léo Barlatier,development director, Barjane. Par exemple, il faut actuellement travailler sur le problème de la taxe foncière, et cela prend beaucoup de temps. Concrètement, la taxe foncière de la zone s’élève à 8,5 M€ par an, dont l’enlèvement des ordures ménagères. Hors les ordures ménagères ne sont pas actuellement collectées. Il y a donc des négociations menées par le club avec la puissance publique sur le sujet. Quels sont les opérateurs susceptibles d’intégrer votre entrepôt ? Notre plateforme répond à la stratégie triple A de BARJANE : un emplacement unique, un bâtiment de haute qualité et des clients de renom. Elle est donc destinée à accueillir les grands chargeurs, les industriels et les logisticiens qui utilisent le fret maritime et souhaite une proximité avec les quais de Fos. La connectivité de la plateforme au fer et à la route est un atout supplémentaire pour les flux logistiques de nos clients. Nous avons de nombreux contacts avec de potentiels utilisateurs, et malgré la conjoncture difficile, les discussions avancent. Quels autres sujets sont actuellement débattus ? Il y a une vraie réflexion concertée à avoir avec les partenaires sur les transports et le logement. Cela concerne aujourd’hui près de 400 personnes, plus encore demain, et les réseaux de transports, et les capacités de logement sur ou à proximité de la zone ne sont pas optimaux, c’est peu dire. En outre, cela influe évidemment sur le recrutement pour lequel nous pensons qu’il faut qu’il y ait par les instances une politique spécifique à ce type d’activité. Comment se portent les entreprises de la zone aujourd’hui ? Le soutien à la réforme depuis deux ans s’est fait au profit des manutentionnaires, et le crédit auprès de nos clients s’est amenuisé. Il faut s’en souvenir, et nous espérons que le lancement de Fos 2XL, ajouté à l’achèvement de la réforme des ports, permettra de repartir de l’avant et de travailler dans des conditions enfin optimales. 06 Présentez nous votre nouveau projet sur la zone de Fos Distriport (entrepôt de 36 000 m2). Vous accordez une grande importance au développement durable. Quelles sont les spécificités de vos entrepôts sur Fos Distriport? Barjane construit une plateforme nouvelle génération de 36 000 m2 sur Fos Distriport. Barjane is constructing a new generation 36.000 m2 logistics platform at Fos Distriport. BARJANE engage tous ses projets dans une stratégie de développement durable. Nos parcs d’activités sont certifiés ISO 14001 et nos bâtiments s’inscrivent dans une démarche HQE. A ce titre, la plateforme que nous développerons sur Fos Distriport répondra au profil de Qualité Environnemental du Bâtiment défini par BARJANE selon le référentiel HQE®. La volonté de BARJANE est de développé des actifs de qualité, respectueux de l’environnement au sein duquel ils s’insèrent. Nos entrepôts de Fos Distriport respecteront ces engagements. " Nous sommes convaincus des grands atouts de Fos Distriport, à commencer par sa multi-modalité. C’est la seule zone à bénéficier d’un tel maillage des dessertes dans tout le sud de la France : mer, fleuve, fer, route et air ! " Magazine du port de Marseille Fos • Marseille Fos Port Authority magazine • 07 C’est le deuxième entrepôt que vous construisez sur Fos Distriport. Selon vous quel est le potentiel de la zone ? Nous avons en effet été un des premiers acteurs à nous positionner sur Fos Distriport en développant une plateforme de 30 000 m² sur le lot B2. Nous sommes convaincus des grands atouts de Fos Distriport, à commencer par sa multi-modalité. C’est la seule zone à bénéficier d’un tel maillage des dessertes dans tout le sud de la France : mer, fleuve, fer, route et air ! Elle est d’ailleurs aujourd’hui reconnue par de grands acteurs industriels et logistiques : Ikea, Maisons du monde, Danone, Katoen, Ceva, Schenker… sa renommée n’est plus à faire. Distriport est également la seule zone à offrir une réserve foncière importante, permettant des développements de qualité. Vous avez reçu un prix de l’innovation, qu’est ce que cela signifie pour vous ? Nous avons reçu le prix de l’innovation 2011 de la meilleure installation logistique pour le Parc des Bréguières que nous aménageons et développons dans le Var, sur la commune des Arcssur-Argens. Il est certifié ISO 14001 sur un périmètre global : conception du projet, chantier vert, accueil des entreprises et gestion durable du parc. Le prix que nous avons obtenu est une belle récompense pour le travail que nous avons effectué et un encouragement à poursuivre dans cette voie. Nous avons été d’autant plus touchés par cette distinction que le jury est composé de professionnels et de chargeurs aguerris qui sont les utilisateurs des plateformes logistiques. Notre stratégie est de dupliquer cette démarche de développement durable des actifs sur tous nos sites, et d’aller toujours plus loin dans un souci d’amélioration continue de nos performances et de satisfaction de nos clients. Barjane was one of Fos Distriport's original developers. The company continues to grow rapidly, and is delighted to present its latest new site project. An explanation from Léo Barlatier, development director, who is entirely convinced that future success depends on the environmental quality of the facilities he builds. Eco-déveloper Would you introduce your new project on the Fos Distriport zone? (a 36,000 m² warehouse) We are going to construct a 36,000m² new generation logistics platform on plot B6. The building will be divisible into 6,000m² units and will be rail linked. It will be a drive-through platform with a 38m turning area for HGVs on one side and a rail/road quay on the other. External storage is also planned to provide users with a container area. The architectural integration of your designs seems to be very important to you? This platform adheres to Barjane's strategy to develop high quality assets in terms of architecture, the environment and the landscape. We have chosen sustainable materials. The façade of the platform will therefore be made of architectural concrete, which wears well over time and resists salt corrosion. The structure is a mixture of wood and concrete, so the interior will be warm and light. As far as landscaping is concerned, the project will harmonise with the range of Provencal plant species present at Fos Distriport in order to maintain local biodiversity. We also have another project for a 65,000m² warehouse on plot A8 which will have the same attributes as the one on plot B6. Which operators are you expecting to see set up operations in your warehouse? Our platform corresponds to Barjane's triple A strategy: a unique location, a high-quality building and well-known clients. It is therefore designed to attract major charter, industrial and logistics companies who use sea freight and want to be based near the wharf at Fos. The platform's rail and road connections are an additional asset for our customers' logistics flows. We are 08 in contact with numerous potential users, and discussions are moving forward despite the difficult economic climate. Sustainable development is very important to you. What are the specific features of your warehouses at Fos Distriport? Barjane uses a sustainable development strategy in all its projects. Our industrial parks are ISO 14001 certified and a High Environmental Quality strategy is used for our buildings. As part of this, the platform which we are developing at Fos Distriport will fulfil the Building Environmental Quality profile defined by Barjane based on the HQE® (high environmental quality) reference document. Barjane's aim is to develop quality assets which respect the environments in which they are built. Our warehouses at Fos Distriport will comply with these commitments. We believe that Fos Distriport has major advantages to offer, starting with its multimodal nature. It is the only zone which offers such a developed network of services covering the whole of the south of France: sea, river, rail, road and air! The platform is recognised by major industrial and logistics companies: Ikea, Maisons du monde, Danone, Katoen, Ceva and Schenker, among others the site has more than made its name. Distriport is also the only zone where a large amount of land is available, making it is possible to develop high-quality construction projects. You were awarded an innovation prize. What did that mean to you? We were awarded the 2011 innovation prize for the best logistics facility for Parc de Bréguières, a site which we are planning and developing at Arcs-surArgens in the Var. It has gained integrated ISO 14001 certification covering project design, green construction site, hosting of companies and sustainable management of the site. The award we received is great recognition of the work we have done, and encourages us to carry on working in this direction. This award was even more significant for us because the judging panel was made up of experienced professionals and charters, who are logistics platform users. Our strategy is to replicate this sustainable development approach for the assets on all our sites and to go even further, continuously improving performance and client satisfaction. "We believe that Fos Distriport has major advantages to offer, starting with its multimodal nature. It is the only zone which offers such a developed network of services covering the whole of the south of France: sea, river, rail, road and air!" This is the second warehouse you are building at Fos Distriport. What do you consider to be the zone's potential? We were one of the first operators to site ourselves at Fos Distriport when we developed a 30,000m² platform on plot B2. Magazine du port de Marseille Fos • Marseille Fos Port Authority magazine • 09 On en parle Also in the news Formation Partenariat GPMM - CNUCED Le port de Marseille Fos et la CNUCED s’engagent sur la formation portuaire. The port of Marseille Fos and the UNCTAD work together on port management issues. Training GPMM – UNCTAD partnership En juin dernier le port de Marseille In June, the port of Marseille Fos reFos a accueilli une vingtaine de caceived twenty or so executives from dres de ports francophones, de la French-speaking ports: the RepuRépublique du Congo, du Cameblic of Congo, Cameroun, Senegal, roun, du Sénégal, du Bénin, du Togo, Benin, Togo, Guinea, Gabon and de Guinée, du Gabon et de Djibouti. Djibouti. They were here to take part Objectif ? Deux semaines de forin two weeks of training provided by mation dispensée par des experts experts from the ports of Marseille des ports de Marseille Fos, Nantes, Fos, Nantes, Saint Nazaire, Dakar Saint Nazaire, Dakar et Valencia. and Valencia. This event is part of the Cet événement s’inscrit dans le camemorandum of understanding sidre du protocole d’accord signé par gned by Jean-Claude Terrier, ChairJean-Claude Terrier, Président du man of the board of directors of the directoire du port de Marseille Fos port of Marseille Fos, and Supachai et Supachai Panitchpakdi, Secrétaire Panitchpakdi, Secretary General of Général de la CNUCED (Conférence UNCTAD (United Nations Conferdes nations unies pour le commerce ence on Trade and Development), in et le développement) signé en 2010 à 2010 in Geneva, which detailed the Genève, qui précisait leurs modalités conditions for this partnership and de partenariats et de coopération. La co-operation. The June session ended cession de juin a clôturé un cycle de a training cycle that began last year formation débuté l’an dernier perand allowed participants to reconcile mettant aux participants de concilier theory with in-the-field experience apports théoriques avec les expéon the issue of port management. riences de terrains sur la problématique de la gestion des ports. Réparation navale Forme 10 cherche opérateur Logistique Mattel choisi Fos Distriport Le géant américain du jouet a fait le choix de Fos Distriport pour sa logistique française et sud européenne. Dans un premier temps, Mattel va utiliser 36.000 m2 d’entrepôt (PRD/ AXA) sur la zone de Fos Distriport. La prestation logistique sera assurée par Géodis dès le printemps 2012. Au delà des marchandises destinées au marché français, le choix de Distriport est effectué dans une logique de consolidation des flux sur toute la zone Méditerranée Logistics Mattel chooses Fos Distriport The American toy giant has chosen Fos Distriport for its French and southern European logistics. Initially, Mattel will be using warehouse space of 36,000 m2 (PRD/AXA) in the Fos Distriport zone. Logistics will be provided by Géodis as of spring 2012. Along with goods for the French market, Distriport was chosen as part of a demand to consolidate flows in the entire Mediterranean. Ship repairs Logistique Dry dock 10 seeks operator Maison du Monde confirme et signe Le port de Marseille Fos a lancé en The port of Marseille Fos launched a juillet un appel à projet afin de sélecrequest for proposals to select an intionner un opérateur industriel pour dustrial operator for ship repair dry le forme de réparation navale n°10. dock 10. The specific feature of this Spécificité ? Il s’agit de la plus grande dry dock is that it is the largest in the de Méditerranée. Avec les formes 8 Mediterranean. With dry docks 8 and et 9 gérées par le chantier Naval de 9 being managed by the shipbuilder Marseille (créé par le groupe italien Naval de Marseille (created by Italian San Giorgio del Porto), le port sougroup San Giorgio del Porto), the port haite ainsi créer un pôle de réparation wanted to create a ship repair hub canavale capable de traiter les grands pable of handling large ships, notably navires, notamment les navires de cruise ships, of which there are more croisière, de plus en plus nombreux and more in Marseille. The name of à Marseille. La désignation du lauréat the winner will be announced at the interviendra fin 2011. end of 2011. Forme 10 : la plus grande dorme de réparation navale de Méditerranée. Dry dock n°10 : the largest ship repair dry dock in the Mediterranean. 010 Logistics Maison du Monde confirms and signs Déjà présent sur Fos Distriport,Already present on the Fos-Distric’est cette fois sur la zone de la port zone, Maison du Monde is now Feuillane que s’implante Maison du setting up on the Feuillane zone. The Monde. Le spécialiste de l’ameucontemporary furniture specialist will blement contemporain bénéficiera use warehouse space of 35,000 m2 as 2 of 2012, bringing the entire warehoude 35 000 m d’entrepôts dès 2012, projet qui porte à 120 000 m2 le se volume of MDM in the industrial volume d’entrepôt de MDM sur la zone of the port of Fos to 120,000 m2. zone industrialo portuaire de Fos. MDM has chosen Fos to manage its MDM mise sur Fos pour la gestion imports, which are intended to stock de ses imports, destinés à alimenter all of its shops in France and Europe. la totalité de ses magasins en France Already set up on the logistics belt of et en Europe. Déjà implanté sur les Fos, the operator will own total warezones de la couronne logistique de house space of 250,000 m2 in 2012. Fos, l’opérateur disposera au total de 250 000 m2 d’entrepôts en 2012. Catherine Filoche, Secrétaire Général de Maison du Monde. Catherine Filoche, Company Secretary, Maison du Monde. Magazine du port de Marseille Fos • Marseille Fos Port Authority magazine • 011 Zoom Zoom La croisière poursuit son ascension année après année. Les efforts conjugués du port, de la ville de Marseille et de la Chambre de commerce Marseille Provence, réunis autour du Club de la croisière, font de Marseille un port de croisière qui séduit une clientèle de plus en plus nombreuse et de plus en plus jeune. The cruise business continues to grow year after year. The combined efforts of the port, the city of Marseille and the Marseille Provence Chamber of Commerce, which have come together as the Club de la Croisière, make Marseille an attractive cruise port, bringing in ever more and increasingly younger customers. 2011 : croisière en vogue Jacques Truau, 2011: cruises make headway Jacques Truau, Président du Club de la Croisière Marseille Provence. Jacques Truau Président du Club de la Croisière Marseille Provence. Chairman of the Club de la Croisière Marseille Provence « Marseille s’est imposée comme une place incontournable de l’espace euroméditerranéen à travers l’activité croisière. » 012 REPORTER : La croisière contribue-telle au rayonnement de la ville ? Jacques Truau : Marseille s’est imposée comme une place incontournable de l’espace euro-méditerranéen à travers l’activité croisière. 400 escales sont planifiées pour 2012 (avec 35 opérateurs différents) qui génèreront 1,1 million de passagers. Un chiffre important qui conforte des relations fortes et continues avec les autres places portuaires de croisière en Méditerranée comme Savone, Gênes, Tunis, Malte, Palma de Majorque, Barcelone... Nous enregistrons des taux de progression colossaux, notamment avec une nette progression des passagers têtes de ligne, ils seront 370 000 en 2012. R : Comment concilier les projets d’Euroméditerranée avec le développement de la croisière ? JT : Euromediterranée place l’activité croisière au cœur de ses projets de développement. Plusieurs actions fortes signent cette volonté. • Tout d’abord Euromediterranée a conservé dans le schéma d’aménagement des bassins Est, précisément sur la zone du J4, deux postes à quais dédiés à la croisière haut de gamme, vecteur qui contribuent à l’image de la ville. En 2011, sur le J4, trente et une escales ont pu être réalisées malgré les trois chantiers en cours. • Deuxièmement, nous avons obtenu une place à quai au Fort Saint Jean pour permettre aux navettes maritimes d’accoster, qui opéreront entre le Marseille Provence Cruise Center et le centre ville ou le MUCEM. • Enfin, Euroméditerranée nous accompagne dans nos actions de promotion, notamment au Seatrade de Miami au printemps 2011, ou nous avions un stand commun très important avec l’association Marseille Provence 2013. R : Comment s’annonce Top Cruise 2011 ? JT : La 11e éditon de la convention se tiendra le 6 octobre prochain au sein du World Trade Center au cœur de Marseille. Nous attendons une trentaine d’opérateurs ainsi que 180 à 200 agents de voyages réunis atour de workshop, de projections de films et de sessions de formation B-to-B. Il y a du nouveau au niveau des compagnies : Royal Carribean sera représenté en propre cette année car son navire Grandeurs of the Seas sera en tête de ligne au départ de Marseille dès 2012. R : Seatrade 2012 : un évènement pour le secteur et pour la ville ? JT : Le Seatrade Med 2012 se tiendra au Parc Chanot de Marseille les 27, 28, 29 novembre 2012. Avec un budget de 700 000 euros, nous avons prévu d’accueillir 3 800 visiteurs, un apport conséquent au secteur hôtelier de la ville. Nous innovons en associant aux professionnels de la croisière la filière de la maintenance et du « elifting » des navires de grande plaisance, regroupé sous le réseau RYN (90 entreprises du secteur des Bouches-duRhône, du Var et de la Côte d’Azur). Une action qui nous permettra de mettre en valeur l’offre de réparation navale industrielle du chantier San Giorgio del Porto, amodiataire des formes 8 et 9 qui fait un travail remarquable. En effet depuis septembre 2010, sept chantiers de croisière ont été menés et ont été livrés dans des délais inférieurs aux délais contractuels. De plus, nous devrions connaître fin 2011 le futur opérateur de la forme 10, une des plus grandes du monde. Cette offre qui réunit plusieurs compétences va nous permettre de conforter Marseille comme place de croisière dans sa globalité, notre objectif étant de pouvoir conjuguer exploitation des navires et opérations de maintenance ou de réparation navale. chairman of the Club de la Croisière Marseille Provence REPORTER: Does the cruise business contribute to the city’s reputation? Jacques TRUAU: Marseille has become an essential element in the Euro-Mediterranean area thanks to the cruise business. 400 calls are planned for 2012 (with 35 different operators), which will bring in 1.1 million passengers. This figure confirms the good and on-going associations with other cruise ports in the Mediterranean, such as Savona, Genoa, Tunis, Malta, Palma on Majorca, Barcelona, etc. We are recording massive growth, notably a clear increase in passengers starting their journeys here, of which there will be 370,000 in 2012. R: How do Euroméditerranée projects fit in with development of the cruise business? JT: Euromediterranée puts the cruise business at the centre of its development projects. Several major actions demonstrate this resolve. • F irst, in the East dock working scheme, specifically in the J4 zone, Euromediterranée has kept two berths devoted to luxury cruises, which is good for the image of the city. In 2011, in the J4 zone, 31 calls were made, despite there being three building sites in progress. • S econdly, we managed to get a quay berth in Fort Saint Jean so that ferries, which will operate between the Marseille Provence Cruise Center and the city centre or the MUCEM, can dock. • L astly, Euroméditerranée is assisting us in our promotional activities, notably at the Miami Seatrade in spring 2011, where we had a very large joint stand with the Marseille Provence 2013 association. R: How is Top Cruise 2011 looking? JT: The 11th edition of the convention will take place on 6th October in the World Trade Center in Marseille. We are expecting around thirty cruise lines and 180 to 200 travel agents to attend workshops, film screenings and B2B training sessions. There are some changes with regard to the cruise lines: Royal Caribbean will be represented in its own right this year because its cruise ship, Grandeurs of the Seas, will be starting its journeys from Marseille as of 2012. R: Seatrade 2012: an event for the sector and the city? JT: Seatrade Med 2012 will be taking place at Parc Chanot in Marseille on 27th, 28th and 29th November 2012. With a budget of 700,000 euros, we expect to welcome 3,800 visitors, which will make a significant contribution to the city's hotel sector. As for innovation, we are putting cruise professionals together with the maintenance and “relooking” branch of luxury sailing, under the RYN network (90 companies from the Bouchesdu-Rhône, the Var and the Côte d’Azur). This action will draw attention to the San Giorgio del Porto company’s industrial ship repair work. The company is a lessee of dry docks 8 and 9 and does remarkable work. In fact, since September 2010, seven cruise ships have been repaired quicker than the timeframes set down in the contracts. Further, at the end of 2011 we should know who the future operator of dry dock 10 will be, which is one of the biggest in the world. This bid, which brings several skills together, will allow us to confirm Marseille's position in the cruise sector as a whole. Our aim is to combine ship use and maintenance operations or ship repairs. Magazine du port de Marseille Fos • Marseille Fos Port Authority magazine • 013 Zoom Zoom Sacha Rougier Responsable du développement de l’offre croisière au GPMM Reporter : Comment s’annonce la saison 2011 pour l’activité croisière à Marseille ? Sacha Rougier : Pour le premier semestre nous affichons une croissance de 8% avec prés de 318 000 passagers. Nous sommes ravis d’accueillir cette année 17 nouveaux bateaux de croisière, dont Le Norwegian Epic, un des plus grands navires au monde. R : Quelles sont les nouveautés en terSacha Rougier me d’offre croisière cette année ? Responsable du développement SR : En termes infrastructures, le port de l’offre croisière au GPMM de Marseille et le Marseille Provence Manager of cruise sector Cruise center (MPCT, l’opérateur du development at GPMM. terminal) continuent à investir afin de répondre aux besoins des armements. Nous allons tout d’abord améliorer l’accueil des navires au poste 2/3/186 avec l’agrandissement et l’embellissement de la gare croisière actuelle. Depuis mars, nous travaillons avec les armements sur une étude pour l’élargissement de la passe nord ce qui permettrait une meilleure manœuvrabilité des très grands navires en cas de conditions météorologiques difficiles. N’oublions pas le projet de la ré-ouverture de la forme 10 pour la réparation navale. Ce projet est primordial pour l’évolution de la croisière à Marseille. Aujourd’hui 65% de la flotte mondiale des grands navires est positionnée en Méditerranée, mais les formes pouvant les accueillir pour réparation sont situées essentiellement dans le Nord de l’Europe et à Palerme. La constitution d’un pôle spécialisé dans la réparation navale constituerait donc un avantage concurrentiel pour Marseille. « Nous sommes ravis d’accueillir cette année 17 nouveaux bateaux de croisière, dont Le Norwegian Epic, un des plus grands navires au monde. » Le port travaille également à l’aménagement d’un nouveau terminal proche du centre ville pour le développement de la croisière de luxe. Marseille, grâce au J4 et aux Manager of cruise sector development at GPMM Reporter: What is the outlook for the 2011 season’s cruise business in Marseille? Sacha Rougier: For the first year-half, we have posted 8% growth, with around 318,000 passengers. This year we are delighted to welcome 17 new cruise ships, including the Norwegian Epic, one of the largest ships in the world. changements important de la ville dans le cadre d’Euroméditerranée et MP 2013 peut aborder en toute confiance cette niche si exclusive. R : Des démarches sont elles mises en œuvre pour attirer à Marseille de nouvelles compagnies ? SR : C’est notre objectif principal ! Je vais à la rencontre les armements et je vends à la fois les atouts du port et la beauté de notre région. Il faut savoir que le placement des navires sur un itinéraire se fait 14 à 18 mois en amont de la saison.. Je travaille depuis un an sur les escales de l’année 2013, pour Marseille Provence Capitale de la Culture. Pour cela, il est donc essentiel de suivre de près les évolutions de la région en terme touristique. Le port peut s’appuyer sur le Club de la croisière, organisme fédérateur par excellence entre la ville, les instances, l’office de tourisme. Avec le Club de la croisière, nous essayons de mettre en place de nouveaux produits, comme récemment un support de communication dédié à la croisière haut de gamme. Nous travaillons également avec l’aéroport pour améliorer l’acheminement vers et depuis Marseille. Dans ce cas, le port est partenaire de l’action du club. R: What’s new in terms of the cruise offer this year? SR: In terms of infrastructure, the port of Marseille and the Marseille Provence Cruise Center (MPCT, the terminal’s ope- R : D’une manière générale, l’industrie de la croisière se démocratise-elle ? SR : En France, elle a été longtemps jugée élitiste. Mais l’image a changé depuis deux an, grâce à la diversité des produits proposés, une politique de prix promotionnels qui attire de plus en plus les familles et les jeunes et une meilleure distribution auprès des agences de voyages. Fortement médiatisés (tv, presse) la croisière devient une option de vacances très attrayante à forte valeur ajoutée… les navires représentent désormais de véritables « resorts » flottants. siness in Marseille. Today, 65% of the worldwide fleet of large ships is positioned in the Mediterranean, but the dry docks that can accept them for repairs are mainly situated in Northern Europe and Palermo. Creating a hub specialised in ship repairs would constitute a competitive edge for Marseille. The port is also working on the layout of a new terminal near the city centre to develop luxury cruises. Thanks to J4 and major changes in the city as part of Euroméditerranée and MP 2013, Marseille can confidently tackle this exclusive niche. R: Is work still underway to bring new companies into Marseille? SR: That’s our main goal! I meet cruise lines and I sell the assets of the port as well as the beauty of our region. A ship’s itinerary is organised 14 to 18 months in advance. I have been working on calls for the Marseille Provence Capital of Culture 2013 for a year already. To do this, it is essential to closely follow what’s going on in the region in terms of tourism. The port can rely on the Club de la Croisière, the organisation that federates the city, authorities and the tourist office. With the Club de la Croisière, we are trying to set up new products, such as our recent advertising medium devoted to luxury cruises. We are also working with the airport to improve the journey from and to Marseille. In this case, the port is a partner of the Club’s action. R: In general, is the cruise industry becoming more commonplace? rator) are continuing to invest in order to meet Le Norwegian Epic en escale SR: In France, it was considered requirements of the cruise lines. First, we will be à Marseille au mois de mai. elitist for a long time. But the image The Norwegian Epic on scale improving the arrival of ships at berth 2/3/186 at Marseille in May. has changed in the last couple of by enlarging and improving the current cruise years thanks to the diversity of proterminal. Since March we have been working ducts on offer, promotional prices with the cruise lines on a survey to enlarge the northern apwhich are attracting more and more families and young peoproach channel, which would provide better manoeuvrabiple, and better distribution by travel agencies. Highly publility of very large ships in difficult weather conditions. Let’s cised (TV, press), a cruise is becoming a very attractive honot forget the project to re-open dry dock 10 for ship repairs. liday option, with ships now representing veritable floating This project is essential for the development of the cruise bu"resorts". Evènement Event Les 11, 12 et 13 octobre sera le « Jour le plus long de la croisière ». Plus de 700 agences de voyages mettront l’accent sur la communication et la promotion de la croisière en France. L’occasion pour le grand public de découvrir l’étendue de l’offre croisière maritime comme fluviale. En bonus, des réductions à la clé pour les réservations réalisées sur cette période ! The 11th, 12th and 13th October will be the “Longest cruising day”. Over 700 travel agencies will focus on advertising and promoting the cruise business in France. This is the opportunity for the general public to discover the extent of the sea and river cruise offer. As a bonus, there will be reductions to grab on bookings made over this period! Le jour le plus long ! 014 Sacha Rougier, The longest day! Magazine du port de Marseille Fos • Marseille Fos Port Authority magazine • 015 Focus focus La réforme portuaire aujourd’hui mise en place a modifié sensiblement le périmètre d’action des ports en les recentrant sur leurs missions d’aménageurs. Un virage pris depuis plusieurs années par le port de Marseille Fos, qui depuis septembre 2008, assure la gestion de son réseau ferré, conséquence de l’entrée en vigueur de l’arrêté ministériel qui consacre leur transfert aux ports. Depuis le 1er février 2011, le groupement d’entreprises constitué autour de VFLI (Voies Ferrées Locales et Industrielles) est en charge de la gestion opérationnelle du réseau portuaire. Nicolas Gindt, Directeur Général de VFLI, nous présente ce groupement aux compétences complémentaires. The port reform which is now in place has considerably modified the ports' sphere of action, by refocusing on their developer role. This change was made a few years ago by Marseille Fos port, which since September 2008 has been managing its rail network, due to the ministerial order which established the transfer to the ports coming into effect. The group of companies formed around VFLI (local and industrial railways) has been in charge of the operational management of the port network since 1st February 2011. Nicolas Gindt, Managing Director of VFLI introduced the consortium, with its complementary skills, to us. Right on track Comme sur des rails REPORTER : Quel le rôle de VFLI auprès du GPMM ? Nicolas Gindt : L’appel d’offre du GPMM consistait à sélectionner un candidat pour l’exploitation, l’ingénierie et la maintenance des 110 km de voies du réseau ferré portuaire de Marseille Fos. Après analyse, nous avons répondu sous forme de groupement : nous sommes donc Gestionnaire Délégué Infrastructures pour le compte du Port de Marseille (GDIPM). 016 R: How was the transition with the SNCF, which previously managed the facility? NG: The transition went well. The professionalism of the companies in the consortium made an efficient handover between companies possible, as all were working to ensure that the job was done well. As far as human resources are concerned, VFLI recruited externally. We now have a small team (some twenty people in the consortium) on the Marseille and Fos sites, and the specific competences of each team member allow us to be very reactive. R: You have your own training centre, don't you? NG: We are very keen to manage our own resources, and that includes our training. This has led us to create our own rail freight training centre at Autun. Trainees spend an average of 5 months there, which is the time it takes to grasp the large volume of complicated regulations which apply to our sector. : Comment s’est passée la transition avec la SNCF jusqu’alors R gestionnaire ? NG : La transition s’est bien passée. Le professionnalisme des entreprises du groupement a permis de construire un passage de témoin efficace, entre entreprises qui partagent le même souci du travail bien fait. S’agissant des ressources humaines, VFLI a réalisé ses recrutements en externe. Sur les sites de Marseille et Fos, nous sommes aujourd’hui une petite équipe (une vingtaine de personnes dans le groupement) très réactive grâce aux compétences spécifiques de chacun. R : Vous avez d’ailleurs votre propre centre de formation…. NG : Nous sommes dans une logique forte de maîtrise de nos moyens y compris de notre formation. C’est pourquoi nous avons créé notre propre centre de formation aux métiers du fret ferroviaire à Autun. Les stagiaires y sont formés pour une durée moyenne de 5 mois, une durée nécessaire pour maîtriser la régleest une société de droit privé, filiale à mentation dense et complexe de notre secteur d’activité. 100% de la SNCF, créée en 1998. Son offre est construite autour de quatre mar- R : Le marché est conclu pour combien de temps avec le port ? chés : le trafic en ligne, les sites industriels, lesNG : VFLI et le Port sont liés pour une tranche ferme sur 2011-2012 chantiers travaux, et les opérations de proximité. et pour une tranche optionnelle sur la période 2013-2014-2015. VFLI : What added value does your consortium provide? R NG: The complementary skills of the companies which make up the consortium create added value. The consortium is composed of four companies: VFLI, which has been awarded the management contract, operates the network. Inexia, the SNCF's engineering subsidiary, is responsible for studies and document management. RDT 13, the departmental transport authority and ETF, a subsidiary of Eurovia, are in charge of track maintenance. The consortium structure includes private and public companies, and even "hybrid" entities such as Inexia and VFLI. Each, through its structure, status or client base (local or national), is an asset to the consortium, allowing it to work together to cover all areas of its role. R : Quelle est la valeur ajoutée de votre groupement ? NG : Sa valeur ajoutée réside dans la complémentarité des compétences qui le composent. Le groupement réunit quatre entreprises : VFLI, mandataire du contrat de gestion, assure l’exploitation du réseau. Inexia, filiale ingénierie de la SNCF, est chargée des études et de la gestion documentaire. RDT 13, Régie Départementale des Transports et ETF, filiale d’Eurovia, ont en charge la maintenance des voies. Le groupement est structuré entre entreprises privées, publiques et même « hybrides » comme Inexia ou VFLI. Chacun, Nicolas Gindt Directeur Général de VFLI par sa structure, son statut et son approche client (locale ou naManaging Director of VFLI tionale) apporte un « plus » au groupement, qui permet ainsi une approche solidaire des métiers. R eporter: What is VFLIs role in relation to GPMM? Nicolas Gindt: GPMM issued an invitation to tender in order to select a candidate to carry out the operations, engineering and maintenance for Marseille Fos port's 110km of railways. After carrying out an analysis, we responded as a consortium: we are therefore the GDIPM (assigned infrastructure manager on behalf of Marseille Port). : How long does the contract you have signed with the port last? R NG: VFLI and the port are committed to working together for the period 2011-2012, and there is also provision for an optional period in 2013-2014/15. VFLI is a private company, a wholly-owned subsidiary of the SNCF, created in 1998. It provides solutions in four markets: line traffic, industrial sites, work sites and local operations Magazine du port de Marseille Fos • Marseille Fos Port Authority magazine • 017 Focus Focus Profil Profile Roland Blum Roland Blum, Député des Bouches-du-Rhône, connaît bien le port de Marseille Fos pour avoir remis en 2010 un rapport au premier ministre relatif au développement de ses dessertes ferroviaires et fluviales. Rencontre avec le premier adjoint au maire de Marseille, délégué à l’expansion économique, au développement du port, aux technopoles et aux zones franches. REPORTER : D’où vient votre attrait pour le port ? Roland Blum : Il vient en partie de ma formation de juriste : les questions économiques, juridiques et portuaires m’ont toujours intéressé, d’autant plus à Marseille car le port fait partie de la ville. Mais aussi pour des raisons familiales : mon père exerçait des activités dans le transit et fut président de la Chambre de Commerce et du port dans les années 1970. R : Votre rapport dénote un retard structurel des ports français. Comment expliquer ce retard ? RB : Les ports français n’ont pas bénéficié de l’explosion du conteneur et leur influence reste limitée au territoire national voire régional. Le manque d’infrastructures pour favoriser la massification est une des principales raisons de ce retard. D’une façon générale, l’Etat n’a pas suffisamment investi ces dix dernières années dans les dessertes de ses ports. Conséquence : le mode routier reste aujourd’hui largement prédominant en France contrairement aux ports européens qui ont depuis longtemps misé sur le fer et le fluvial. Dans ce rapport, A word from Premier bilan des six premiers mois dethe port Vu du port gestion du réseau ferré portuaire par le GDIPM : Le bilan est très satisfaisant, tant du point de vue du propriétaire et maitre d’ouvrage qu’est le GPMM que du point de vue des opérateurs ferroviaires utilisateurs du réseau. Les entreprises ferroviaires qui interviennent sur le domaine portuaire que sont Fret SNCF, Europorte, ECR et VFLI ont toutes fait savoir au port qu’elles étaient satisfaites du service rendu, notamment de la réactivité des réponses données par le GDIPM. 018 An initial assessment of GDIPM's first six months managing the port railway: The results are very pleasing, both from the point of view of GPMM as owner and contract principal and from the point of view of the railway operators using the network. SNCF Fret, Europorte, ECR and VFLI, the rail companies working in the port area, have all let us know that they are satisfied with the service provided, and in particular the reactivity of GDIPM when providing solutions. Magazine du port de Marseille Fos • Marseille Fos Port Authority magazine • 019 Profil Profile l’accent est mis sur la nécessité d’investir de la part de l’Etat, de Réseau Ferré de France (RFF), des gestionnaires du réseau fluvial (VNF), en liaison avec les collectivités territoriales pour favoriser le report modal. R : Quelles sont vos préconisations pour le port de Marseille Fos ? RB : Un certains nombre d’investissements sont nécessaires pour permettre le développement du port. Pour les bassins Est, il faut réorganiser l’activité du terminal conteneurs de Mourepiane pour le transformer en véritable pôle multimodal (mer/fer/route), en lien avec la gare du Canet et raccordé au réseau ferré national. De plus, le dégagement de la gare du Canet permettra d’utiliser les terrains dans le cadre de l’extension d’Euromediterranée. Pour les bassins Ouest, de nombreux travaux sont à venir pour l’amélioration de la desserte terrestre : le chantier de transport combiné de Fos, la définition d’un nouveau périmètre du réseau ferré portuaire, l’automatisation de la signalisation ferroviaire. D’autres projets de modernisation pour le port sont liés à : • la mise au gabarit de l‘itinéraire AvignonPort de Marseille Fos, pour raccorder le port au réseau d’autoroutes ferroviaires existant. • au contournement ferroviaire de Lyon, car il n’existe actuellement qu’une voie unique pour le réseau voyageurs et fret. • la liaison fluviale entre darse deux et canal du Rhône et la construction de postes d’attente fluviaux. R : Que vous a apporté le comparatif avec les ports étrangers (Rotterdam et Hambourg) ? RB : Nous sommes allés voir nos voisins d’Europe du nord pour comprendre pourquoi cela fonctionne mieux chez eux qu’en France. Cela tient, à mon sens, à plusieurs paramètres : • au type de gouvernance : Rotterdam et Hambourg ont une gouvernance délocalisée. Cela permet une symbiose entre la ville et le port et favorise la compétitivité. • au climat social qui assure une meilleure fiabilité. • à la qualité de la desserte de leur hinterland qui favorise la massification du fret. • au niveau de modernisation des opérations de manutention : à Rotterdam tout est entièrement automatisé, ce qui optimise les opérations de traitement des navires. R : Que va apporter la réforme des ports au GPMM ? RB : Nous attendons beaucoup de cette réforme. Autorités portuaires, armateurs, manutentionnaires… nous devons avoir une dé020 Roland Blum Roland Blum, member of the French parliament for the Bouches-du-Rhône, is highly familiar with Marseille Fos port, as in 2010 he presented a report to the prime minister concerning the development of rail and river services from the port. Reporter interviewed Mr Blum, who is also deputy mayor of Marseille with responsibility for economic expansion and the development of the port, the science and technology park and the Free Zones. Reporter: Why are you particularly interested in the port? Roland Blum: My interest stems partly from my legal training: I've always been drawn to economic, legal and port issues, particularly in Marseille as the port is an integral part of the city. There is also a family connection: my father worked in transport, and was president of the Chamber of Commerce and the port in the 1970s. R: In your report, you indicate that French ports are behind their counterparts in structural terms. What is the reason for this? RB: French ports have not benefited from the explosion of container traffic, and the influence that they have on a national and even regional level remains limited. The lack of infrastructure to encourage mass traffic is one of the main reasons that they are behind. In general, over the last ten years the state has not invested sufficiently in transport links to the ports. Consequently road transport remains entirely predominant in France today, whereas other European ports have been investing in rail and river services for a long time. In this report, the accent is placed on the necessity for the state, Réseau Ferré de France (which manages the French rail infrastructure) and VNF (which manages the river network) to invest, in conjunction with local authorities, in order to encourage mode shift. R: What are your recommendations for Marseille Fos port? RB: A certain number of investments are required in order to develop the port. For the East basins, operations at the Mourepiane container terminal need to be reorganised to transform it into a genuine multi-modal facility (sea/rail/road), in liaison with Canet station and linked to the national rail network. Also, opening up Canet station would mean that the land could be used to extend Euromediterranée. For the West basins, there is a large amount of work coming up to improve land connections: the combined transport development at Fos, the definition of a new perimeter for the port railway and the automation of rail signalling. The port has other modernisation projects, relating to: • r esizing the Avignon-Marseille-Fos Port route, to link the port to the existing rail motorway networks. • t he Lyon rail bypass, as there is currently only one line for the passenger and freight networks. • t he river link between harbour basin two and the Rhone canal and the construction of river lay-bys. R: What contribution was made by the comparison with ports abroad (Rotterdam and Hamburg)? RB: We went to see our neighbours in northern Europe in order to understand why things work better there than they do in France. In my opinion, there are several reasons for this: • t he type of governance: Rotterdam and Hamburg have delocalised governance. This makes symbiosis between the town and port possible, and encourages competition. • a n industrial relations climate providing for better reliability. • t he quality of transport links to the ports' hinterlands which encourage mass freight traffic. • a s far as the modernisation of handling operations is concerned: at Rotterdam, everything is entirely automated, which optimises the handling of ships. marche commune pour retrouver une fiabilité sociale, nous développer et gagner des parts de marché. Je souhaite que cette réforme porte les ports français au niveau des ports européens, que les manutentionnaires aient une maîtrise totale des outillages et de leur personnel, que l’on voit une réelle volonté du port, de l’Etat et des collectivités territoriales pour investir, que les coûts de manutention et de port soit raisonnables. R : Vous êtes membre du Conseil de Surveillance du port. Quelle est la vision de la ville pour le port ? RB : Il faut créer la symbiose entre ville et port comme c’est le cas à Barcelone ou à Hambourg. Il faut avoir une conception d’ouverture orientée vers l’activité industrielle (c’est la vocation des projets sur le site de Mourepiane) mais aussi développer l’offre touristique pour séduire passagers et croisiéristes. Le vecteur de la culture avec notamment les visites du MUCEM ou du Centre de la Méditerranée valorisera le rayonnement de la ville et du port. Les Terrasses du port seront également un paramètre important du futur paysage de l’interface ville-port. Nous poursuivons le dialogue avec le port et les collectivités territoriales sur l’avenir commun de ce territoire. R : Marseille Provence 2013 : quelle impulsion cet évènement va-t-il donner à la ville ? RB : Nous attendons dix millions de visiteurs en 2013. Les retombées économiques sont considérables : pour 1 euro investi, 6 euros de retombées économiques sont attendus, soit 600 millions d’euros. Plus globalement, c’est l’image du territoire qui se transforme : Marseille va accélérer encore son essor en tant que destination touristique, inscrite dans les circuits du tourisme d’affaire et de loisirs internationaux. Dans la cadre de Marseille Provence 2013, ce sont 45 grands chantiers d’établissements culturels qui sont désormais engagés. La ville concrétise des équipements culturels pérennes : Mucem, Centre régional de la Méditerranée, le Centre d’art contemporain, le silo, la Cité des arts de la rue, qui représentent 570 millions d’investissements. Avant 2013, Marseille va accueillir d’autres évènements importants comme le Forum international des croisiéristes ou le Forum mondial de l’eau en 2012. Nous avons besoin de ce type d’évènements pour développer nos équipements en matière de congrès et d’hébergement. R: How is the port reform going to benefit GPMM? RB: We have high expectations of this reform. We, the port authorities, shipowners, handling companies, etc. need to work together to regain reliability as regards industrial relations, develop the port and increase market share. I hope that this reform will bring French ports up level with their European counterparts, that the handling agents will have total control of the equipment and their staff, that we will see a genuine motivation to invest on the part of the port, the state and local authorities and that handling and port costs will be reasonable. R: You are a member of the port's supervisory board. What is the town's vision for the port? RB: A symbiosis needs to be created between the town and the port, like those which exist in Barcelona and Hamburg. There needs to be an openness to industrial activities (which is the aim of projects on the Mourepiane site) but the port also needs to develop its product offering for tourists, to attract passengers and cruise companies. With visits to MUCEM or the Mediterranean Centre, the cultural avenue can be used to increase the influence of the town and the port. The Terrasses du Port project is also an important part of the future landscape in the town-port interface. We are continuing to work with the port and local authorities concerning the shared future of this area. R: What boost will the Marseille-Provence 2013 event give the town? RB: We are expecting ten million visitors in 2013. The economic impact will be significant: for every 1 euro invested, we expect a return of 6 euros, a total of more than 600 million euros. At a more general level, the area's image will be transformed: The rapid growth of Marseille as a tourist destination will be accelerated as it takes its place in the business tourism and international leisure tours markets. 45 major construction projects for cultural venues are under way thanks to Marseille Provence 2013. The city is working on its permanent cultural facilities: Mucem, the Mediterranean Regional Centre, the Contemporary Art Centre, the Silo and the Street Arts Centre with investments of 570 million euros. Between now and 2013, Marseille will be hosting other important events such as the International Cruise Forum or the World Water Forum in 2012. We need this type of event to develop our conference and accommodation facilities. Magazine du port de Marseille Fos • Marseille Fos Port Authority magazine • 021 Fil vert Green line APICE project Tracking atmospheric pollutants Projet APICE Traquer les polluants atmosphériques Tel pourrait être le crédo du programme APICE. C’est dans le cadre de ce projet européen que le port de Marseille s’est associé à AtmoPACA (organisme agréé de contrôle de la qualité de l’air) en charge de réaliser une étude sur les rejets polluants dans les villes portuaires et à l'Université de Provence. Un double objectif : cartographier les sources de pollutions atmosphériques et proposer des plans d’actions. Les campagnes de mesures sont effectuées sur le dioxyde d’azote et le benzène, deux gaz qui émanent de la combustion de carburants (navires, véhicules, engins de manutentions…) et qui font partie des polluants réglementés. La campagne se déroule en deux phases, avec capture de gaz en hiver et en été. Les capteurs ont été placés pour une durée de deux semaines en février et en juin, sur 3 sites différents sur la digue du large. Cette campagne sera renouvelée en 2012. « Les capteurs, placés sous abris, vont piéger les polluants gazeux. Ils sont ensuite envoyés à un laboratoire en charge de la métrologie. Puis nous récupérons les données pour les exploiter, c’est la phase de modélisation. Une technique qui permet de réaliser un inventaire des pollutions dues au trafic maritime et intra portuaire » explique Damien Piga, ingénieur d’études, responsable du projet APICE pour AtmoPACA. Les résultats donneront une meilleure appréciation des niveaux de pollution pour mieux la limiter. A mi parcours, l'inventaire des émissions est terminé, et les 1ers résultats préliminaires concernant l'impact de la connexion des navires à quai sont analysés. Les résultats définitifs sont attendus pour courant 2012. Damien Piga, Atmo-PACA, pose les capteurs destinés à piéger les gaz polluants sur le port. Damien Piga, Atmo-PACA, installs the captors to trap pollutant gases on the port Protection de l’espace marin 022 "The captors, which are sheltered, will trap the pollutant gases. They will then be sent to a metrology laboratory. We then receive the data to process, forming the modelling phase. This technique allows us to create an inventory of the pollution caused by shipping and intra-port traffic" explains Damien Piga, AtmoPACA's research engineer responsible for the APICE project. The results will improve our knowledge of pollution levels, allowing us to limit them more effectively. We are halfway through the project, the emissions inventory is complete and the first preliminary results concerning the impact of the connection of ships in dock have been analysed. The final results are expected to be available during 2012. Protecting the seas and oceans Programme GIREL Le programme GIREL labellisé par le Pôle Mer PACA est retenu par l’Agence de l’Eau Rhône Méditerranée Corse. Le 18 mars dernier, le comité de pilotage du Pôle Mer PACA a décidé de labelliser le programme de recherche et développement GIREL (Gestion des infrastructures pour la réhabilitation ecologique du Littoral), porté par le port de Marseille Fos. Le projet Girel porte sur plusieurs pilotes expérimentaux : éco-récifs, captures de larves, culture et réensemencement, implantation de cystoseires sur des infrastructures portuaires. Le 30 juin dernier, le Conseil This could be described as the APICE programme's mission statement. As part of the European project, Marseille port has joined forces with AtmoPACA (a certified body which checks air quality) responsible for carrying out a study on emissions causing pollution in coastal towns and at the University of Provence, with a dual objective: to map sources of atmospheric pollution and propose action plans. The measurement campaign covers nitrogen dioxide and benzene, two regulated pollutant gases produced by fuel combustion (ships, vehicles, handling equipment etc.). The measurement campaign was carried out in two phases, with gas captured in winter and summer. Captors were placed on 3 different sites on the breakwater for two weeks in February and June. Measurements will be taken again in 2012. The GIREL programme The GIREL programme, certified by the PACA Sea Centre and selected by the Rhône, Mediterranean and Corsica Water Agency. On 18th March, the PACA Sea Centre steering committee took the decision to certify the GIREL (management of infrastructure for the ecological rehabilitation of the coastline) research and development programme led by Marseille Fos port. The GIREL project covers several experimental pilot schemes: eco-reefs, capture, rearing and reseeding of larvae and the grafting of cystoseira algae onto port infrastructure. On 30th June, the Board of d’Administration de l’Agence de l’Eau Rhône Méditerranée Corse a octroyé une aide financière de 800 K€ pour la phase préparatoire du programme. Les premières actions porteront sur la connaissance précise des sites sur lesquels vont se dérouler les expérimentations. Sur la base des informations collectées par les plongeurs scientifiques, les différents pilotes pourront être détaillés et soumis ensuite à diverses instructions administratives. L’Agence de l’Eau sera alors de nouveau sollicitée pour le financement des expérimentations, juste avant le grand " plouf " ! Directors of the Rhône, Mediterranean and Corsica Water Agency awarded a €800k grant for the preparatory phase of the programme. Initial work will concentrate on developing precise knowledge of the sites where the experiments are to take place. Information collected by scientific divers will make it possible to define the details of the various pilot schemes, before the necessary administrative applications are submitted. The support of the Water Agency will then be sought once again to finance the experiments, just before the project takes the plunge! image : Shutterstock Magazine du port de Marseille Fos • Marseille Fos Port Authority magazine • 023 Parcours Career Path ››››››››››››››››››››››››››››››››››››››››››››››››››››››››››››››››››››››››››››››››››››››››››››››››››››››››››››››››››››››››››› Il a fait partie de la toute première promotion de l’ITIP* en 1990. Depuis, il a enchaîné les postes à responsabilités. Aujourd’hui directeur de l’agence maritime Féron de Clebsattel, Jean-Bernard Seillon revient sur son parcours en courbe exponentielle. Le transport international, une vocation ? Pas vraiment, je serais volontiers parti vers d’autres aventures à 19 ans, mais la pression parentale m’a orienté vers un emploi plus stable. Un ami m’a inscrit au bac +2 en Transport International de l’ITIP, tout est parti de là. Qu’est ce qui vous a plu dans cette formation ? Quel était votre objectif ? C’est le caractère court de cette filière qui m’a plu, car l’idée de m’engager sur de longues études n’étaient pas mon objectif à l’époque. Autre avantage : le fait que les programmes soient pour l’essentiel dispensés par des professionnels du transport international, des passionnés qui étayaient leurs discours d’exemples précis. Je crois que ce sont eux qui m’ont transmis le virus ! Jean-Bernard Seillon Sealogis est un groupe multimodal, filiale de SNCF Participation, spécialisé en France dans la logistique portuaire et maritime. Avec un effectif de 480 personnes, ses activités comprennent : Agence maritime (dont Féron de Clebsattel) - Commission de transport- Transport routierEntreposage – Logistique – Manutention – Consignation - Courtage. Plus d’informations sur : www. sealogis.fr Que retenez-vous de votre passage par l’ITIP ? La formation avec son caractère global et ses modules variés (ferroviaire, transit, entreposage, fluvial, aérien) donne aux étudiants une connaissance globale des métiers, des connaissances nécessaires dans une chaîne du transport assez complexe. Ce que je retiens également, c’est la qualité des stages qui permettent aux étudiants de s’immerger dans le monde professionnel de façon très concrète. Vous avez trouvé un emploi facilement ? Dès mon diplôme en poche. Grâce à cette formation, les professionnels du secteur nous prenaient au sérieux lors de nos demandes stage ou d’embauche. De plus dans les années 90 les opportunités étaient nombreuses, si l’on était motivé bien sûr. Quel a été votre parcours depuis ? J’ai occupé des fonctions de chef de ligne chez SCAMAR pour Mitsui O.S.K Lines ; puis chez Féron pendant cinq ans, au service commercial pour Evergreen. Puis j’ai passé huit ans chez Marmedsa comme directeur de Universal Maritima. Depuis 2008, je suis directeur de Féron de Clebsatell, agence maritime basée à Marseille. Nous travaillons pour le compte de compagnies maritimes opérant sur Marseille et Fos. Quel est l’aspect le plus motivant de votre poste aujourd’hui ? Le contact humain est un aspect essentiel de mon métier : en termes de ressources humaines en interne, mais aussi avec tous les intervenants externes (je retrouve certains de mes anciens enseignants dans des associations professionnelles), nos contacts à étrangers, et les étudiants bien sûr car j’enseigne aujourd’hui moi-même en Licence au sein de l’Institut du port de Marseille Fos. L’aspect développement commercial est très important également, c’est un challenge au quotidien, un vrai moteur si l’on a envie d’apporter sa pierre à l’édifice. Je parle ici d’édifice au sens de place portuaire, qui a besoin de travail collectif de tous les acteurs pour faire évoluer les choses. Que diriez-vous aux jeunes qui veulent se lancer dans les secteurs maritime, portuaire ou logistique aujourd’hui ? Je dirais que c’est un métier vivant qui ne connaît aucune routine mais qui demande un important volume de travail. Pour les jeunes, de nouvelles filières se développent, avec le transport combiné par exemple. Mais le monde du transport a beaucoup évolué et les écoles se sont multipliées. Pour réussir aujourd’hui dans une concurrence accrue, il faut être force de proposition et faire preuve de créativité pour sortir du lot et un conseil, valorisez vos langues étrangères. Saisissez les opportunités qui se présentent ou mieux encore, créez-les ! He was part of ITIP's* very first intake of students in 1990 and since then has moved from one management role to the next. Today, as manager of the shipping agency Féron de Clebsattel, Jean-Bernard Seillon looks back over the stages of his career, with its exponential progression. Were you always destined for a career in international transport? Not really, no. When I was 19 I would quite happily have disappeared off on other adventures, but parental pressure steered me towards a more stable job. A friend registered me for a higher education course in International Transport at the ITIP, and that's where it all began. What did you enjoy most about the course? What was your objective? I liked the fact that the training path was relatively short, as at that stage I did not want to commit myself to a long course of study. Another advantage: the fact that the course was mainly taught by international transport professionals, who were passionate about the subject and gave concrete examples to back up the theory. I think they got me hooked! What particularly sticks in your mind about the time you spent at the ITIP? The comprehensive nature of the course with its varied modules (rail, transit, storage, river and air) gives students a rounded knowledge of the sector, which is essential as the transport chain we work with is fairly complex. Another aspect which stands out is the quality of the placements, which really allow students to immerse themselves in the world of work. Was it easy for you to find a job? Yes, as soon as I graduated. With this course, professionals in the industry took us very seriously when we applied for placements or jobs. Also, in the 1990s there were a large number of opportunities, for those who were motivated of course. Could you describe your career path since then? I was employed as line manager at SCAMAR for Mitsui O.S.K. Lines, then at Féron for five years, in the Evergreen marketing department. I then spent eight years with Marmedsa as manager of Universal Maritima. Since 2008, I have been manager of Féron de Clebsatel, a shipping agency based in Marseille. We work on behalf of the shipping lines operating at Marseille and Fos. Which aspect of your job today motivates you the most? Contact with people is an essential aspect of my job: in terms of human resources internally, but also with all my external contacts (I come back into contact with some of my former lecturers within professional associations), our contacts abroad, and the students of course, because I now teach part of the bachelor's degree course within the Marseille Fos Port Institute. The commercial aspect of the role is also very important, it's a challenge on a daily basis and a real driving force for those who want to make a contribution. By this I mean making a contribution to the port community, which needs all those involved to work together for progress. What message do you have for young people who are interested in careers in the shipping, port or logistics industries today? I would say that these are exciting careers where nothing is routine, but the volume of work is high. For young people, new sectors are developing, with combined transport for example. The world of transport has evolved significantly and there are now a large number of colleges. To succeed today in this more competitive environment, you will need to be proactive and creative to stand out from the crowd. A word of advice: work on your foreign language skills! Grab the opportunities which come your way, or better still, create them! Sealogis is a multimodal transport group, a subsidiary of SNCF Participation, which in France specialises in port and maritime logistics. It has 480 staff, and operations include: Shipping agency (including Féron de Clebsattel) Freight forwarding - Road transport - Storage – Logistics – Handling – Consignment - Brokerage. For more information, please see www.sealogis.fr *Port of Marseille Fos Training Institute. Contact us : + 33 (0)4 91 39 45 91/[email protected] *Contact : Institut de formation du port de Marseille Fos : 04 91 39 45 91/[email protected] 024 ››››››››››››››››››››››››››››››››››››››››››››››››››››››››››››››››››››››››››››››››››››››››››››››››››››››››››››››››››››››››››››››››››››››››››››››››››››››››››››››››››››› Magazine du port de Marseille Fos • Marseille Fos Port Authority magazine • 025 # Le port dans le monde i The port around the world France Siège de Marseille Marseille | Paris | Lyon | Hong Kong | Kuala Lumpur | Shanghaï | Los Angeles | Chennai | New Delhi | Mumbai 23 place de la Joliette BP 81965 - 13226 Marseille Cedex 02 +33 (0)4 91 39 40 00 [email protected] Bureau de Paris Bureau de Lyon Chine Septentrionale & Centrale Northern & Central China Shanghaï Chine Méridionale Southern China Hong Kong Asie du Sud Est Asean Kuala Lumpur Inde India Chennai Mumbai New Delhi Etats Unis USA Los Angeles