B_ Bonnes Pratiques Naiss et 2 prem Heures
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B_ Bonnes Pratiques Naiss et 2 prem Heures
DEUXIEME PARTIE : LES BONNES PRATIQUES B- Les bonnes pratiques à la naissance et dans les premières heures de vie 1- Double enjeu : la santé du nouveau né et la responsabilité de la sage-femme A la naissance, notre rôle est double et simultané : placer l’enfant dans les conditions optimales pour qu’il déploie ses capacités d’adaptation à son nouvel environnement, et dans le même temps, apprécier de façon rigoureuse et objective son état clinique pour intervenir si besoin. Notre responsabilité est engagée dans ces 2 axes, car : - intervenir de façon inadéquate, standardisée, peut désorganiser ses capacités physiologiques d’adaptation - ne pas repérer des anomalies d’adaptation retarde l’assistance indispensable qui doit lui être apportée. La sage-femme doit pouvoir passer de l’observation vigilante à la décision d’intervention, elle doit donc prévoir, préparer et se préparer pour ces 2 types d’attitude. 2- Comment préparer l’accueil du nouveau- né ? 2-1 Agir sur l’environnement Nos habitudes dites de « soins » en salle de naissance sont-elles respectueuses des besoins de la femme, du couple ? L’expérience de l’accouchement à l’hôpital ne se réduit pas à la seule rencontre avec la sage-femme, le médecin, l’équipe. L’hôpital ou la clinique sont des environnements particuliers, avec des odeurs, des bruits, une architecture, une organisation, une ambiance spécifique. Le temps s’y écoule différemment pour la femme. En effet, elle peut avoir l’impression d’un désintérêt de la part des soignants, alors qu’ils sont dans leur mode de fonctionnement courant, centrés sur leurs activités et leurs priorités. La pauvreté de la communication institutionnelle est certainement la première grande difficulté rencontrée par les femmes enceintes. Les femmes attendent d’être écoutées, d’être considérées dans leur vécu psychologique, affectif, dans leur histoire et leur environnement socioculturel. Elles recherchent, dès le début de la grossesse et jusqu’après l’accouchement, un cadre personnalisé où elles se sentiront reconnues en tant que sujets. Ceci explique l’émergence du « projet de naissance ». Dès lors, comment assurer la sécurité de la femme et du bébé à naître, en proposant un cadre personnalisé en salle de naissance ? La salle de naissance doit être le lieu privilégié de la femme, du couple. Elle doit être chaleureuse, chauffée, avec lumière douce, éventuellement musique discrète, être un lieu d’expression, de communication où l’ambiance sera sereine et calme, les allées et venues limitées et, dans l’idéal, assurées par un(e) seul(e) sage-femme (intervenant). La femme doit être respectée dans son intimité physique (respect de la pudeur, liberté de mouvement) et psychique (liberté d’expression, de parole : joie, douleur, impatience..) pour que progressivement elle puisse se préparer à la naissance et à l’accueil de l’enfant. Pour la sage-femme, avoir le souci de la femme (du couple) qu’elle accompagne, savoir dire, savoir écouter, savoir faire sans porter atteinte à l’intégrité de l’autre, relève d’une vigilance de chaque instant. Elle doit être le premier rempart de « protection » de la femme. -1- 2-2 préparer le matériel pour l’accueil du nouveau- né en prévision d’une situation normale et d’une éventuelle assistance médicalisée (6-13) - la réglementation Le matériel et les équipements nécessaires à cet effet dans les services d’obstétrique et de néonatologie sont définis par les décrets de périnatalité de 1998, complétés par l’arrêté du 25 avril 2000 (article 2). Dans ces textes, ils ne sont pas présentés selon le type de situation, normale ou pathologique mais par site d’accueil. Les articles 7 et 9 précisent la liste des éléments nécessaires à l’accueil de tout nouveau-né : Art.7 : Si les soins au nouveau-né bien portant sont effectués dans la salle de naissance, celle-ci dispose au moins d'une table à langer chauffante et d’un dispositif médical permettant l'aspiration et la ventilation manuelle au masque Art. 9 : Les locaux d'observation et de soins immédiats aux nouveau-nés sont dotés d'au moins 2 tables de réanimation et des dispositifs médicaux adaptés permettant : le maintien de l'équilibre thermique l'aspiration et la ventilation manuelle au masque le contrôle continu de la saturation en oxygène du sang - l'oxygénothérapie et le contrôle de la teneur en oxygène du mélange gazeux administré - l'intubation trachéale, le cathétérisme ombilical, la perfusion automatisée - les prélèvements pour analyses bactériologiques, hématologiques et biochimiques ainsi que le dosage de la glycémie par bandelettes réactives. Ces locaux sont équipés des fluides à usage médical, oxygène et air médical, ainsi que du système d'aspiration par le vide. La ventilation artificielle avec un appareil adapté au nouveau-né, permettant le contrôle continu des pressions ventilatoires, muni d'alarmes de surpression et de débranchement et permettant également le contrôle continu de la teneur en oxygène du mélange gazeux administré, est disponible rapidement. Le secteur dispose en outre des médicaments nécessaires à la prise en charge du nouveau-né et d'au moins un incubateur. Les nouveau-nés bénéficient en tant que de besoin de la radiographie conventionnelle réalisée par un appareil mobile et de l'échographie. La sage-femme de garde en salle de naissance est responsable de la vérification du matériel et des équipements qui doivent être fonctionnels et sans risque pour l’enfant, et chaque maternité élabore ses propres outils de vérification. Nous proposons ici une 1ère check-list de contrôle pour situation normale (art 7) Matériel d’accueil de l’enfant bien portant : Nécessaire à l’asepsie & au lavage des mains 2 pinces Kocher + 1 clamp de Barr (ou 2 clamps de Barr) 1 paire de ciseaux ou 1 bistouri 1 lange chaud stérile + serviettes réchauffées + 1 bonnet Antiseptique (alcool à 60° ou chlorhexidine, Biseptine®, …) Compresses stériles et non stériles 2 bracelets d’identification 1 rampe chauffante + un matelas 1 balance + 1 toise + 1 mètre-ruban 1 stéthoscope 1 thermomètre rectal Médication : vitamine k1 (ampoule de 2mg) + seringue pour administration per os Matériel d’aspiration : Aspiration réglée entre 100 et 200mmHg (idéalement autour de 150mmHg) Sondes d’aspiration n° 4, 6 et 10 + aspirateur de mucosités Matériel d’oxygénation : O2 + air avec manomètre (la recommandation actuelle est de ne plus ventiler sous oxygène qu’en 2ème intention mais sous air ambiant au début de la réanimation) Ballon auto-gonflable connecté sur le débit litre d’O2 avec sac ou tuyau d’enrichissement ( Vérifier le bon fonctionnement des valves anti-retour & de surpression) Masque circulaire avec bourrelet (taille 0 & taille 1) Si une assistance médicalisée s’avère indispensable, trois règles de base : Rapidité, Asepsie, Normothermie, et prise en charge selon l’algorithme ABC : A : Airway : assurer la liberté des voies aériennes B : Breathing : provoquer les mouvements respiratoires C : Circulation : assurer un débit circulatoire suffisant Le sujet de ce livret n’inclut pas la pathologie, le déroulement d’une réanimation néonatale ne sera donc pas exposé ici. Mais le matériel devant toujours être prêt, nous proposons donc une 2ème check list de contrôle en prévision d’une assistance médicalisée (art 9 complété) Matériels & équipements minimum toujours prêts à l’avance en prévision d’un accueil médicalisé : Table radiante préchauffée + 1 incubateur chaud Matériels de cathétérisme ombilical : Cathéter ombilicaux 1 chronomètre Casaques & gants stériles Matériel d’aspiration : Aspiration préréglée à -150mmHg (-100 à -200mmHg) reliée à une prise de vide Sondes d’aspiration n° 4, 6 & 10 Boîte d’instruments Champ troué stérile Compresses stériles Flacon de rinçage (eau stérile ou sérum physiologique) Matériel d’oxygénation : O2 + air avec manomètre (la recommandation actuelle est de ne plus ventiler sous oxygène qu’en 2ème intention mais sous air ambiant au début de la réanimation) Ballon auto-gonflable connecté sur le débit litre d’O2 avec sac ou tuyau d’enrichissement ( Vérifier le bon fonctionnement des valves anti-retour & de surpression) ou Système de contrôle de la pression de l’air (type Neopuf®) Masque circulaire avec bourrelet (taille 0 & taille 1) Antiseptique cutané Nécessaires à perfusion veineuse périphériques cathéters courts 22 & 24 gauges épicrâniennes seringues de 50 ou 60ml tubulures robinets 3 voies pousse seringue Médications : Collyre antibiotique à base de Rifamycine® (plus en systématique selon recommandation AFSSAPS 2011) Adrénaline : Ampoules de 1ml = 1mg à diluer dans 9ml de NaCl 0.9% OU Ampoules de 1ml = 0.25mg à diluer dans 1.5ml de NaCl 0.9% 1ml = 100μg / dosage de 30μg/kg soit 0.3ml/kg en IT ou 10μg/kg soit 0.1ml/kg en IV NaCl 0.9% Laryngoscope testé (piles de rechanges disponibles) + lames n° 0 & n° 1 Pince Magill enfant Sondes d’intubation n° 2.5 (enfant jusqu’à 2000g) / 3 (enfant jusqu’à 4000g) / 3.5 (enfant de plus de 4000g) : repère à la narine = 7 + 1cm/kg Raccord Oxymétrie de pouls et son capteur Moustaches de fixation Matériels divers : Nécessaires eu soin du cordon + bonnet + lange & serviettes réchauffées Stéthoscope Glucosé 5 & 10% Tubes à micro-prélèvements sanguins Nalaxone ou Narcan® : Ampoules de 1ml = 0.4mg à raison de 0.1mg/kg soit 0.25ml/kg Glucagon® (à conserver au réfrigérateur) : Ampoules de 1ml = 1mg à raison de 30μg/kg soit 0.3ml/kg en IV ou IM Surfactant ou Curosuf® (à conserver au réfrigérateur) : Flacon de 120 ou 240mg – dosage de 200mg/kg en IT Bicarbonate de sodium à 42‰ ou 0.5mEq/ml Sondes gastriques n°8 Seringues 1ml, 2ml, 5ml, 10ml, 50 ou 60ml Trocards & aiguilles à IM et à SC Lecteur glycémique & ses bandelettes test Aiguilles à ponction capillaire Teinture de Benjoin Canules de Guedel et/ou de Mayo enfant (0 et 00) IV = Intra-veineux IT = Intra-trachéale -3– IM = Intra-musculaire 2-3 Assurer et promouvoir l’hygiène en salle de naissance (1-5) En lien avec la faible protection immunitaire du nouveau-né, des règles d'hygiène simples mais strictes doivent être respectées afin de le protéger. -Règles générales Lors de la réalisation des premiers soins, il est recommandé de porter un masque et une sur blouse propre qui pourra "suivre" l'enfant par la suite. Chaque soin au nouveau-né doit être précédé d'un lavage simple des mains ou d'une désinfection par friction avec une solution hydro alcoolique. Une bonne hygiène de l'environnement doit également être mise en oeuvre : bio nettoyage des matelas à langer, pèse-bébé, baignoire et utilisation d'une protection papier à usage unique lors des soins. Il est par ailleurs recommandé de réaliser les soins auprès de la mère et non dans une pouponnière centrale où tous les enfants transitent. Il est indispensable de changer de gants entre les soins réalisés à la mère et les soins réalisés à l’enfant. En aucun cas, les soins au nouveau-né ne doivent être réalisés avec les gants ayant servis lors de l'accouchement. Il n'est en revanche pas nécessaire d'utiliser des gants stériles pour prodiguer les soins au nouveau-né. Le matériel souillé (champ de séchage, sonde d'aspiration...) doit être éliminé au fur et à mesure. Il est également recommandé que le père présent dans la salle d'accouchement porte une sur blouse et se lave les mains avant de toucher son enfant -Règles concernant l'alimentation Le nouveau -né ne doit pas être contaminé par l’alimentation. Si l’enfant n’est pas nourri au sein, les biberons prêts à l'emploi sont la solution la plus simple et la plus sûre. L'administration du biberon doit être précédée d'un lavage des mains ou d'une désinfection par friction. Le reste du biberon non utilisé doit être immédiatement jeté (1 tétée=1 biberon). Si la mère allaite, la tétée précoce doit être favorisée et toute odeur parasite évitée aux alentours du sein qui, en général, ne sera pas particulièrement nettoyé. En conclusion, le lavage des mains reste la première règle d'hygiène. Il faut également privilégier l'utilisation de flacons uni doses que ce soit pour le collyre, le désinfectant, le biberon (1 flacon = 1patient = 1 utilisation). Pour finir, les soins prodigués au nouveau-né doivent, dans la mesure du possible, être réalisés auprès de la mère ce qui offre un double avantage. 3- Les bonnes pratiques cliniques (14-21) 3-1 Etat des lieux des pratiques faisant l’objet de règlementations, recommandations, et/ou consensus, lesquels sont rares, ouvrant un vaste champ de recherche aux sages-femmes. - Le clampage du cordon : Ni consensus- ni recommandations. Préconisations OMS. Une méta analyse de la Cochrane en 2008 portant sur les effets néonataux du moment du clampage a conduit l’OMS à préconiser le clampage tardif (entre 1 et 5 mn et après l’arrêt des pulsations du cordon) plutôt que précoce (dès le dégagement) lequel est à réserver aux cas de circulaire serré et/ou de réanimation urgente. La position de l’enfant lors du clampage ne fait l’objet d’aucune préconisation. -4- - Le moment du clampage : Le clampage précoce n’a pas fait la preuve de son innocuité Le clampage tardif du cordon au moins 2 mn après la naissance, préserve les derniers apports d’oxygène d’origine placentaire avant que la respiration prenne le relais, et améliore significativement le statut ferrique de l’enfant pendant les 6 premiers mois. Le transfert de sang qui en résulte, apporte un supplément de 40 à 50 Mg de fer par kg de poids. Ce bénéfice est surtout marqué en cas d’anémie maternelle, de nutrition insuffisante ou inadaptée, d’allaitement maternel exclusif - La position de l’enfant lors du clampage : Quand le clampage est précoce, la position n’a aucune incidence. Quand il est tardif : .si l’enfant est déclive par rapport au placenta, plus bas que sa mère, il y a transfusion placento fœtale de l’ordre de 100 ml à 3 mn qui induit chez le nouveau-né à terme, une polyglobulie et une hyperbilirubinémie dont les conséquences liées à la viscosité sanguine, à l’ictère et la photothérapie ne font pas consensus, la polyglobulie étant néanmoins bénéfique au prématuré dont elle limite l’anémie. .si l’enfant est plus haut que sa mère, ce qui est souvent le cas puisque placé sur l’abdomen maternel lors du clampage, il y a transfusion foeto placentaire qui limite la polyglobulie et ses inconvénients mais limite également l’apport additionnel de fer. Aucune étude n’a exploré cette conséquence de la pratique du peau à peau recommandée à la naissance. S’il semble difficile de concilier préconisations et pratiques, certains auteurs suggèrent de procéder au clampage tardif en position déclive à chaque fois que le statut ferrique de la mère et les conditions nutritionnelles de l’enfant, incitent à prévenir l’anémie. -Section, soins et hygiène du cordon Le cordon, sectionné entre 2 pinces à distance de son insertion, est clampé à 1cm de l’ombilic (clamp de Barr), et resectionné aseptiquement à 1,5 / 2 cm du clamp. Il est pertinent d’expliquer aux parents que ce geste n’est pas douloureux, le cordon ne comportant pas de nerf, et nécessaire d’en vérifier les vaisseaux sur la section : 2 artères et une veine. La présence d’une artère ombilicale unique peut être associée à des anomalies chromosomiques et/ou de différents appareils dont l’appareil urinaire justifiant un contrôle échographique. Le cordon sera ensuite désinfecté, un pansement provisoire maintenu par un filet sera mis en place pour les 2 premières heures à vérifier régulièrement. Le soin du cordon doit faire l'objet d'une attention particulière. Une désinfection du cordon avec un antiseptique type chlorexine ou produit chloré (Amukine® ou Dakin®) doit être réalisée avant la pose du clamp de Barr et la section à l'aide de ciseaux stériles. Si l'on raccourcit le cordon, une nouvelle antisepsie du cordon doit être réalisée, et le raccourcissement du cordon doit être réalisé à l'aide d'une paire de ciseaux stériles différente de celle utilisée lors de la première section. L'utilisation d'un bistouri pour sectionner ou raccourcir le cordon est à proscrire car dangereux pour l'enfant et le soignant. - Le peau à peau : Consensus+ On désigne sous ce terme la position dans laquelle le nouveau-né est placé et laissé sur le corps de sa mère dès sa sortie des voies génitales : position ventrale, sur l’abdomen et le thorax de la mère, tête tournée sur le coté, posture spontanée membres fléchis respectée. Le nouveau-né devient le centre des regards : regard émotionnel des parents, regard clinique de la sage-femme. -5- L’enfant doit être immédiatement séché, avec un linge préchauffé, de façon efficace mais douce pour atténuer le contact étranger du linge et des mains. Le crâne doit être essuyé et non lavé, et couvert d’un bonnet. Il sera ensuite protégé par un linge sec et chaud qui maintiendra la chaleur de la mère et la sienne contre son corps, le visage étant dégagé et visible. Sous réserve d’une adaptation normale, de l’acceptation de la mère, et de l’absence d’intervention obstétricale, le nouveau-né devrait pouvoir rester ainsi sans être dérangé, jusqu’à ce qu’il s’active spontanément pour téter. Les gestes de routine seront reportés. Dans le cas où la mère ne peut le garder en peau à peau, il peut être confié au père, selon les mêmes modalités, ou installé en berceau à proximité de la mère. Pendant le temps relativement court de ces premiers soins, la sage-femme peut déjà observer des paramètres cliniques déterminants pour la suite de l’accueil. Cette toute première appréciation sera complétée par un examen clinique complet au cours des 2 heures de surveillance, dans des conditions plus classiques (sur un plan de soin chauffé et fonctionnel), permettant aussi de réaliser les mesures et actes habituels. Une excellente mise au point présentée par le Dr G. GREMMO-FEGER aux 39èmes Journées Nationales de Néonatologie à Paris les 12-13 Mars 2009, et basée sur une abondante bibliographie confirme les bénéfices et le rôle adaptatif du peau à peau sur les différentes fonctions du nouveau-né, son bien-être, l’allaitement maternel et les liens d’attachement mère-enfant. Cet article souligne la nécessité de revoir l’organisation et les pratiques d’accueil des nouveau-nés bien portants. Le peau à peau justifie cependant une surveillance très attentive. Des cas de malaise anoxique sévère et d’apnées, sources de décès ou de séquelles graves, chez des nouveau- nés à terme ayant eu une bonne adaptation immédiate, placés en peau à peau et laissés à la surveillance de la mère, ont été rapportés. Leur incidence est variable selon les pays. Il est donc rappelé que la pratique du peau à peau doit être favorisée, mais dans des conditions strictes d’installation (visage dégagé et visible) et de surveillance de l’enfant par les soignants, sous la responsabilité de la sage-femme. Cette surveillance ne doit être confiée ni aux parents ni à la mère seule qui peut s’assoupir après l’accouchement, tandis que le visage du nouveau-né disparaît sous le lange, d’où le risque d’hypoxie. Une telle vigilance sollicite les soignants dont la disponibilité peut être limitée, et souligne l’intérêt de réviser l’organisation et l’harmonie des soins en salles de naissance et en salle de réveil, pour promouvoir l’adéquation de nos pratiques aux besoins du nouveau-né et du lien mère-enfant. - Le bain dès la naissance Recommandations OMS a fait l’objet ces 10 dernières années de débats et d’études internationales randomisées. Les résultats ne sont pas significatifs, voire contradictoires. Le bain systématique n’est plus indiqué, et le bain antiseptique dans un contexte d’exposition virale est remis en cause. L’OMS recommande de le reporter au 2 e-3e jour de vie ou au moins 6h après la naissance si les traditions culturelles l’imposent. Si le bain est souhaité plus tôt, il est recommandé de le pratiquer à 37-38° lorsque la T°et la fonction cardiorespiratoire sont stabilisées, avec toutes les précautions de sécurité thermique, et le cas échéant, après la première mise au sein. - Le score d’APGAR : Recommandations ILCOR Etabli en 1953 par une anesthésiste américaine, Virginia APGAR, et toujours couramment utilisé, ce score reste l’outil habituel d’évaluation clinique de l’enfant à la naissance. Il comporte 5 paramètres : fréquence cardiaque, mouvements respiratoires, coloration de la peau, tonus musculaire et réactions aux stimulations externes. -6- Chaque paramètre comporte 3 degrés et est noté 0, 1, ou 2, du résultat le moins bon au plus satisfaisant. La cotation se fait à 1, 5 et 10 minutes. Au maximum le score est égal à 10, signifiant une excellente adaptation. Les résultats de cette évaluation sont portés sur le carnet de santé de l’enfant. - Une cotation d'Apgar comprise entre 7 et 10 signifie que l’enfant est en bonne santé. - Si le nouveau-né présente une coloration cyanosée, et s’il n’est pas réactif, cela signifie que son score d'Apgar se situe entre 0 et 7, nécessitant alors une réanimation et un massage cardiaque immédiat. - Une cotation inférieure à 5 traduit la nécessité de soins d'urgence : les risques de handicap et de séquelles neuro-développementales sont accrus. Ainsi, l’enfant est plus à risque de paralysie cérébrale, de déficience intellectuelle, de troubles de la motricité fine, d’épilepsie, de diminution des performances dans les apprentissages, de troubles 1 de comportement, du langage ou même de l’audition . - Parfois, le score d'Apgar est situé entre 4 et 7 à une minute de vie. Il s'agit d'un état intermédiaire nécessitant de procéder à une désobstruction des voies respiratoires puis une ventilation. - La cotation d'Apgar inférieure à 7à 1 mn, comme cela se voit dans certains carnets de santé, ne signifie pas nécessairement qu’il faut s’inquiéter pour l’avenir, ce score est souvent transitoire et l’évolution positive de la cotation permet de rassurer. En 2005, le score d’Apgar a été remis en question dans sa valeur pronostique par l’ILCOR (International Liaison Committee on Resuscitation), sur les arguments suivants : - la couleur : le nouveau né bien adapté ne peut physiologiquement être totalement rose - la réactivité : elle est variable selon les nouveaux nés, et leur état de stress à la naissance - le cri : il est éminemment variable, certains enfants ne crient pas et respirent calmement yeux grands ouverts, tandis que leur adaptation est tout à fait correcte. - seules les fréquences cardiaque et respiratoire sont objectivables - il est rétrospectif et constituerait une fin en soi avec un résultat idéalement recherché de 10/10, son poids médico- légal apparaît d’autant plus injustifié. Les recommandations de l’ILCOR définissent le nouveau-né normal à partir de 4 questions : Le nouveau- né est il à terme ? Le liquide amniotique est il clair et sans infection potentielle ? Le nouveau né respire t’il et crie t’il ? A-t-il un bon tonus ? Lorsque la réponse est OUI à ces 4 questions, le nouveau-né est normal, les 90 à 95 % d’enfants entrant dans cette catégorie ne doivent pas faire l’objet du score d’Apgar. Dans ce cas : « Le nouveau né n’a pas besoin de réanimation et ne doit pas être séparé de sa mère. Il peut être séché, placé sur la poitrine de sa mère, couvert avec un tissu pour maintenir la température. L’observation de sa respiration, de ses mouvements et de sa couleur doit être continuée » -7- L’appréciation de ces paramètres par la sage-femme, et la recherche d’une anomalie morphologique qui nécessiterait une prise en charge immédiate, fondent l’examen de première intention, réalisé et commenté, soit en peau à peau en découvrant l’enfant progressivement, soit sur un matelas chauffé placé près de la mère. - L’aspiration gastrique et le dépistage de l’atrésie de l’oesophage Pas de consensus L’atrésie de l’œsophage a une incidence de 1/2500-5000 et le diagnostic anténatal ne serait effectif que dans 1/3 des cas. Le risque est surtout lié aux fistules basses. Suite aux recommandations de l’ILCOR, certains pays (Canada, Suisse) ne retiennent plus le passage systématique d’une sonde dans l’œsophage, mais cette attitude ne fait pas consensus en France. Les abstentionnistes argumentent par l’absence d’avantages connus de cette technique par rapport à la surveillance rigoureuse du nouveau-né, par les effets délétères de l’aspiration sur la mise en route de la respiration, par les risques de malaise vagal et de spasme laryngé, de troubles ultérieurs de l’oralité. Il est préconisé d’aspirer la cavité buccale sans dépasser le V lingual, sauf en cas d’encombrement important ou de détresse respiratoire. L’aspiration gastrique est maintenue pour un prélèvement bactériologique de liquide gastrique. - L’aspiration naso-gastrique et dépistage de l’atrésie des choanes Pas de consensus L’atrésie des choanes a une incidence de 1/8000. Elle ne peut passer inaperçue du fait de la gêne, voire la détresse respiratoire qu’elle provoque si bilatérale. Les mêmes arguments que précédemment sont invoqués pour abandonner l’aspiration systématique, et se limiter à la désobstruction de la partie antérieure des fosses nasales. Elle est néanmoins préconisée en cas d’encombrement ou de gêne respiratoire. L’axe anatomique des fosses nasales doit être connu pour un geste sûr, les tentatives mal maitrisées sont à éviter car traumatiques, et source d’œdème aggravant l’obstruction. Le geste doit être noté pour ne pas être reproduit inutilement. - La désinfection oculaire Pas de consensus- Recommandations AFSSAPS Neisseria gonorrhoeae et Chlamydia trachomatis sont les 2 bactéries actuellement responsables d’infections conjonctivales sévères du nouveau-né : - l’infection gonococcique est en recrudescence dans les pays industrialisés dont la France. Souvent asymptomatique chez la femme, cette infection est sous-estimée. Elle provoque une conjonctivite bilatérale purulente dans les 2 à 5 premiers jours de vie. L’atteinte est sévère avec possible ulcération ou opacification de la cornée, et l’évolution peut conduire à la cécité. - l’infection à Chlamydia trachomatis provoque une conjonctivite uni ou bilatérale, entre 5 et 14 jours après la naissance. Les sécrétions muco purulentes sont de sévérité variable et généralement sans atteinte cornéenne, mais avec possible kératite. Cette infection est moins grave que la précédente. Dans les 2 cas, les données de la littérature relatives à l’intérêt d’une prophylaxie par anti-infectieux sont pauvres, contradictoires, de faible niveau de preuve. L’analyse des pratiques françaises et européennes confirme leur hétérogénéité, et l’absence de critères de prescription. Il n’existe donc pas de données pour recommander l’antibioprophylaxie néonatale systématique. Elle est néanmoins recommandée en cas d’antécédent et /ou de facteurs de risque d’IST. Les grossesses non ou mal suivies sont considérées à risque d’IST. Le traitement préventif recommandé est un collyre à base de Rifamycine® (hors AMM en prophylaxie), à raison d’1 goutte dans chaque œil à la naissance. -8- Ce collyre n’existant pas en France en présentation unidose, il est recommandé d’utiliser un flacon par enfant traité pour éviter toute contamination croisée à partir d’un même flacon. Le choix d’une antibioprophylaxie ciblée n’exclut pas la vigilance vis-à-vis de tous les nouveau- nés :devant des signes de conjonctivite (secrétions purulentes, larmoiement sévère) au cours de la 1ère semaine de vie, faire un prélèvement bactériologique par grattage conjonctival pour une recherche spécifique de gonocoque et de chlamydia trachomatis. Le traitement curatif est un anti infectieux comme la Rifamycine® actif sur les 2 espèces, et dont l’AMM dans cette indication ne comporte pas de contre indication chez le nouveau-né. - La vitamine K Pas de consensus- Recommandations Société Française de Pédiatrie et Association française de pédiatrie ambulatoire, groupe nutrition. L’administration orale de 2 mg de Vit K à la naissance réduit notablement l’incidence de la maladie hémorragique du nouveau-né, mais n’empêche pas les formes tardives sévères pour lesquelles l’administration de 1mg en intra musculaire s’avère plus efficace. Cependant, du fait de la douleur engendrée, de la mauvaise résorption du produit, et la réticence des parents, la voie injectable est généralement remplacée par la voie orale. Si le principe de cette supplémentation de 2mg per os à la naissance est adopté par de nombreux pays, dont la France, la question de la poursuite et de la durée de cet apport au cours de la période d’allaitement maternel exclusif ne fait pas l’unanimité. La France recommande « de prolonger cette vitaminothérapie à raison de 2 mg per os par semaine pendant toute la durée de l’allaitement maternel exclusif ». Cette position fait débat par crainte d’un surdosage chez les enfants exclusivement allaités au sein pendant les 6 mois recommandés, la dose totale serait alors excessive par rapport aux autres pays européens. Vitamine K1 : ampoule de 2mg correspondant à 0,2 ml de suspension buvable, avec pipette prévue pour 0,2ml à vider dans la bouche le long de la joue (goût amer). - L’alimentation précoce - Recommandations OMS A la naissance, la mobilisation et la consommation des réserves énergétiques pour faire face aux besoins de l’adaptation, nécessitent un apport alimentaire précoce au cours des 2 premières heures pour compenser le décalage entre la diminution de la glycogénolyse et la mise en route de la néoglucogenèse. Quel que soit le mode d’alimentation choisi, le nouveau-né, placé en peau à peau, ne manifeste pas toujours l’envie de téter de suite. Il se remobilisera ou se réveillera secondairement pour se nourrir. Ce temps de latence n’est pas contradictoire avec la recommandation d’une alimentation précoce, souhaitable dans les 2 premières heures de vie. 3-2 L’examen clinique en salle de naissance – Obligation légale L’arrêté du 18 Octobre 1994 stipule que tout nouveau-né doit avoir un examen complet avec traçabilité écrite avant de quitter la salle de naissance. La sage-femme procède à cet examen à la fin des 2 heures de surveillance, et avant de transférer la mère et l’enfant en suites de naissance. Elle réévalue l’état du nouveau-né, le pèse, le toise et administre la vitamine K. Cet examen doit être réalisé de façon adaptée, en préservant la sécurité thermique et émotionnelle de l’enfant, si possible en présence du père donc commenté. Il est renouvelé par le pédiatre en suites de naissance. -9- Sans en détailler ici le déroulement, nous en rappellerons quelques points déterminants : - examen physique et somatique : inspection générale, palpation abdominale, vérification des organes génitaux et de l’anus, auscultation cardio pulmonaire, âge gestationnel, poids, taille. La mesure du périmètre crânien gagne à être reportée de 48h pour tenir compte de la variation liée au modelage physiologique. En cas de bosse sérosanguine importante et/ou de céphalhématome, une mesure de référence à la naissance est utile pour en apprécier l’évolution dans les jours suivants. - examen morphologique : l’inspection doit être très attentive, certaines anomalies ou malformations justifiant d’une prise en charge rapide. En absence de facteurs de risque et de signes évocateurs (différence de longueur des membres inférieurs, abduction limitée) la recherche d’une luxation ou d’une instabilité de hanche par les manœuvres d’Ortolani et Barlow, peu aisée à la naissance et douloureuse pour l’enfant, peut être reportée au lendemain. Cet examen nécessite une sensibilité tactile que seule l’expérience permet d’acquérir et de maitriser. - examen neuro-sensoriel : il met en évidence les réflexes archaïques, le tonus passif, le tonus actif, la motricité, les capacités sensorielles, les réponses comportementales aux sollicitations. Les éléments non mis en évidence à la naissance seront recherchés ultérieurement. 4- Responsabilité des sages-femmes en salle de naissance (22-23) Nous rappellerons ici les actes et procédures administratives inhérents à notre exercice et qui engagent notre responsabilité. 4-1 Le certificat d’accouchement et la déclaration de naissance - La sage-femme est tenue d’établir un certificat médical d’accouchement, signé de son nom, comportant l’état civil de la mère,le terme, les date et heure de l’accouchement, le statut de l’enfant (né viable ,vivant ou non) le sexe,les prénoms et le poids. - Un registre officiel d’accouchement, avec pages numérotées est à remplir par les professionnels. Ce registre existe dans toutes les maternités, permet de transcrire toutes les naissances. Il fait mention de l’identité de la mère et de son enfant, on y trouve les modalités de la naissance, gestes et actes accomplis au décours de celle-ci. Il est la mémoire de la salle de naissance et doit être tenu très rigoureusement, il permettra de retrouver toutes les naissances et doit être obligatoirement gardé aux archives. - Le certificat d’accouchement est indispensable pour la déclaration de naissance (Cf 2eme partie C) 4-2 Tenue et mise à jour du dossier obstétrical Le dossier doit être rempli régulièrement au fur et à mesure de l’évolution de la grossesse, du suivi de l’accouchement, et à l’issue des 2 heures de surveillance postnatale en salle de naissance. Il permet d’avoir une vue d’ensemble du suivi d’une patiente et de l’enfant (fœtus, nouveau-né) de pouvoir en faire la synthèse, c’est un outil de transmission écrite qui valide la prise en charge et permet aux professionnels de suites de naissance d’assurer le relais en prenant connaissance de la situation médicale, et des prescriptions éventuelles. - 10 - On doit y retrouver tous les documents attestant des examens cliniques et complémentaires réalisés pendant la grossesse et l’accouchement, permettant de faire la cotation des actes. Le dossier peut se présenter sous une forme papier ou informatique. Il a une grande importance médico légale, doit être tenu de façon rigoureuse, lisible et permettre d’identifier tous les intervenants. 4-3 Traçabilité de la surveillance du nouveau- né au cours des 2 premières heures La sage-femme reporte les éléments de l’état de l’enfant à la naissance dans la partie néonatale du dossier obstétrical. De nombreuses équipes, conscientes de l’importance des 2 heures de surveillance du nouveau-né en salle de naissance ont élaboré et utilisent une feuille de surveillance spécifique pour cette période. Il n’en existe pas de modèle, chaque service élabore ses propres outils. Cette feuille nominative, rassemble sur une grille horaire, les données cliniques, l’alimentation, le comportement, les actes et soins réalisés, ainsi que les points de vigilance. Ajoutée à la partie néonatale du dossier obstétrical, elle facilité la continuité du suivi en suites de naissance, et pourrait faire preuve médico légale de la surveillance réalisée. 4-4 Identification des nouveau-nés en maternité Le Code de la Santé (art R 2213-2 et décret 2010-917) stipule que tout patient d’un bloc doit porter un bracelet d’identité, légalisant en cela une pratique ancienne devenue désormais obligatoire. Destiné à l’identification des patients hospitalisés (hôpitaux, cliniques, maisons de retraite) ce type de bracelet existe en version adulte et enfant, et convient également à l'identification des défunts, conformément au décret du 03 août 2010. Le modèle enfant est adapté à la peau sensible du nouveau-né car sans latex. En vinyle, il résiste à l'eau, aux solvants et matières abrasives et est indéchirable. La fermeture comporte un système de sécurité inviolable avec bouton pression plastique ; ils ne pourront être enlevés qu’en les coupant lors de la sortie, et pourront être remis aux parents qui bien souvent les gardent en souvenir. Le modèle enfant mesure 170x18 mm ,le panneau d'écriture 55x18 mm, l'étiquette 50x14 mm L’enfant doit donc porter dès sa naissance 2 bracelets d’identité, au niveau du poignet et de la cheville, comportant nom, prénom, date de naissance, sexe, marqués de façon indélébile par la sage-femme .qui veillera aussi pendant le séjour à ce qu’ils soient toujours bien en place. 4-5 Attribution du Carnet de Santé Le carnet de santé est établi pour chaque enfant soit en salle de naissance soit en suites de naissance cf 2ème partie C 4-2 -11- Références bibliographiques 1 http://sf2h.net/publications-SF2H/SF2H_surveillance-et-prevention-des-IN-en-maternite2009.pdf 2 http://www.cclin-est.org/IMG/pdf/recommandations_guidematernite_0609.pdf 3 http://hygienebizerte.org/PDF/Manuel_materFinal.pdf 4 http://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0335745700800234 5 http://nosobase.chulyon.fr/recommandations/cclin/cclinOuest/1998_maternite_CCLIN.pdf 6-Arrêté du 25 avril 2000 relatif aux locaux de pré travail et de travail, aux dispositifs médicaux et aux examens pratiqués en néonatologie et en réanimation néonatale prévus à la sous-section IV « Conditions techniques de fonctionnement relatives à l'obstétrique, à la néonatologie et à la réanimation néonatale » du code de la santé publique (livre VII, titre Ier, chapitre II, section III, troisième partie : Décrets), NOR: MESH0021671A, Journal Officiel de la République Française n°138 du 16 juin 2000, page 9068. 7-Décret no 98-900 du 9 octobre 1998 relatif aux conditions techniques de fonctionnement auxquelles doivent satisfaire les établissements de santé pour être autorisés à pratiquer les activités d'obstétrique, de néonatologie ou de réanimation néonatale et modifiant le code de la santé publique (troisième partie : Décrets), NOR: MESH9822606D, Journal Officiel de la République Française n°235 du 10 octobre 1998, page 15344. 8-BETREMIEUX P. Prise en charge et réanimation du nouveau-né en salle de naissance. Synthèse, adaptation et commentaires pratiques des recommandations de l’International Liaison Committee on Resuscitation (ILCOR), Médecine & Enfance, hors série, n°27, avril 2007, 40 pages. 9-LAUGIER J., ROZE J.C., SIMEONI U., SALIBA E. Soins aux nouveau-nés – avant, pendant et après la naissance, 2ème édition, Masson, Paris, mars 2006. 10-GOLD F., BLOND MH, LIONNET C., Pédiatrie en maternité – Réanimation en salle de naissance, 3ème édition, Abrégés de périnatalité, Masson, Paris, octobre 2002. 11-LAVAUD J., AYACHI A., CHABERNAUD J.L., LODE N., Réanimation et transport pédiatriques, 5ème édition, Masson, Paris, septembre 2004. 12-FRANCOUAL C., HURAUX-RENDU C., BOUILLE J., Pédiatrie en maternité, 3ème édition, Médecine - Sciences, Flammarion, Paris, 2008 13-PARICIO C., Réanimation du nouveau-né en salle de naissance, présentation de cours : http://reamed.ujf-grenoble.fr/seminaires/archives/2005/mai05/etudiants/Mardi/paricio2.ppt 14-GREMMO-FEGER.G. L’accueil du n né en salle de naissance Les dossiers de l’allaitement n°51. Institut Co-Naitre Avril-Mai-Juin 2002 -12- 15 GREMMO-FEGER.G, LAPARRA.V, COLLET.M, SIZUN.J De quoi le nouveau- né bien portant a-t-il besoin en salle de naissance ? XXXIXèmes Journées Nationales de Néonatologie Paris 12-13 Mars 2009 16 PEJOAN H. Mise au point sur les recommandations et les consensus en cours concernant les soins au nouveau-né bien portant en salle de naissance La Revue Sage-femme (2010) 9, 189-194 Ed Elsevier Masson SAS. Septembre 2010 17 ABALOS. E. Moment du clampage du cordon ombilical chez le nouveau né à terme : effets sur les résultats maternels et néonatals. Commentaire de la BSG dernière révision 2 mars 2009 Bibliothèque de santé Génésique de l’OMS Genève : Organisation mondiale de la santé 18 HUTTON E. HASSAN E. Clampage tardif versus précoce du cordon ombilical chez les nouveau- nés à terme Revue systématique et méta-analyse d’études contrôlées. JAMA- français Vol. 297 N° 11 21 Mars 2007 19 ANCEL, BONNIER, BURGUET, & al Le score d’Apgar Service des recommandations professionnelles, 2005; Vallée & Dellatolas, 2005 20-AFSSAPS, Prophylaxie des infections conjonctivales du nouveau-né – Mise au point, 04 janvier 2011- Publié dans la revue Profession sage-femme n° 173 Mars 2011 http://www.afssaps.fr/Infos-de-securite/Recommandations/Prophylaxie-des-infections-conjonctivalesdu-nouveau-ne-Mise-au-point 21 ZIX-KIEFFER.I. Vitamine K orale chez les bébés allaités exclusivement : quelle dose, combien de temps ? 0929-693X/S Ed Elsevier Masson SAS. 2008 22- Code Civil Articles 55 à 59 Déclaration et certificat d’accouchement 23- Code de la santé publique Articles R4127-301 à R4127-367 Code de déontologie des sages-femmes -13- 1-Arrêté du 25 avril 2000 relatif aux locaux de prétravail et de travail, aux dispositifs médicaux et aux examens pratiqués en néonatologie et en réanimation néonatale prévus à la sous-section IV « Conditions techniques de fonctionnement relatives à l'obstétrique, à la néonatologie et à la réanimation néonatale » du code de la santé publique (livre VII, titre Ier, chapitre II, section III, troisième partie : Décrets), NOR: MESH0021671A, Journal Officiel de la République Française n°138 du 16 juin 2000, page 9068. 2-Décret no 98-900 du 9 octobre 1998 relatif aux conditions techniques de fonctionnement auxquelles doivent satisfaire les établissements de santé pour être autorisés à pratiquer les activités d'obstétrique, de néonatologie ou de réanimation néonatale et modifiant le code de la santé publique (troisième partie : Décrets), NOR: MESH9822606D, Journal Officiel de la République Française n°235 du 10 octobre 1998, page 15344. 3-BETREMIEUX P Prise en charge et réanimation du nouveau-né en salle de naissance. Synthèse, adaptation et commentaires pratiques des recommandations de l’International Liaison Committee on Resuscitation (ILCOR), Médecine & Enfance, hors série, n°27, avril 2007, 40 pages. 4-LAUGIER J., ROZE J.C., SIMEONI U., SALIBA E., Soins aux nouveau-nés – avant, pendant et après la naissance, 2ème édition, Masson, Paris, mars 2006. 5-GOLD F., BLOND MH, LIONNET C., Pédiatrie en maternité – Réanimation en salle de naissance, 2ème édition, Abrégés de périnatalité, Masson, Paris, octobre 2002. 6-LAVAUD J., AYACHI A., CHABERNAUD J.L., LODE N., Réanimation et transport pédiatriques, 5ème édition, Masson, Paris, septembre 2004. 7-FRANCOUAL C., HURAUX-RENDU C., BOUILLE J., Pédiatrie en maternité, 2ème édition, Médecine - Sciences, Flammarion, Paris, mars 2002. 8-AFSSAPS, Prophylaxie des infections conjonctivales du nouveau-né - Mise au point, 04 janvier 2011 Publié dans la revue Profession sage-femme n° 173 Mars 2011 http://www.afssaps.fr/Infos-de-securite/Recommandations/Prophylaxie-des-infectionsconjonctivales-du-nouveau-ne-Mise-au-point 9-Conseil National de l’Ordre des Sages-Femmes, Prophylaxie des infections conjonctivales du nouveau-né Mise au point, 06 Janvier 2011 : http://www.ordre-sagesfemmes.fr/NET/fr/document//2/menu/communiques_de_presse/06012011__prophylaxie_de s_infections_conjonctivales_du_nouveaune__mise_au_point/index.htm 10-PARICIO C., Réanimation du nouveau-né en salle de naissance, présentation de cours : http://reamed.ujf-grenoble.fr/seminaires/archives/2005/mai05/etudiants/Mardi/paricio2.ppt 11- GREMMO-FEGER.G , LAPARRA.V, COLLET.M , SIZUN.J De quoi le nouveau- né bien portant a-t-il besoin en salle de naissance ? XXXIXèmes Journées Nationales de Néonatologie Paris 12-13 Mars 2009 -1212- GREMMO-FEGER G. L’accueil du n né en salle de naissance Les dossiers de l’allaitement n°51. Institut Co-Naitre Avril-Mai-Juin 2002 13-CHISA.R Mémoire de fin d’études de sage-femme. Ecole de Besançon. Juin 2008 Peau à peau en salle de naissance dans une maternité de niveau III :pratique et sécurité. Etude descriptive semi-expérimentale à propos de 50 SF et 58 couples « mère- n né »à la maternité du centre hospitalier universitaire de Besançon. 14-PEJOAN H. Mise au point sur les recommandations et les consensus en cours concernant les soins au nouveau-né bien portant en salle de naissance La Revue Sage-Femme (2010) 9, 189-194 Ed Elsevier Masson SAS . Septembre 2010 15-ABALOS E. Moment du clampage du cordon ombilical chez le nouveau né à terme : effets sur les résultats maternels et néonatals. Commentaire de la BSG dernière révision 2 mars 2009 Bibliothèque de santé Génésique de l’OMS Genève : Organisation mondiale de la santé 17- HUTTON E. HASSAN E. Clampage tardif versus précoce du cordon ombilical chez les nouveaux nés à terme Revue systématique et méta-analyse d’études controlées. JAMA- français Vol. 297 N° 11 21 Mars 2007 18- Bodez.Elise Clampage du cordon ombilical Evaluation des pratiques des sages-femmes de l’hopital Maternité de Metz Mémoire de fin d’études. Université Henri Poincaré, Nancy 1- Ecole de sages-femmes Pierre Morlanne 2010. 61 p 13-I. ZIX-KIEFFER Vitamine K orale chez les bébés allaités exclusivement :quelle dose,combien de temps ? 0929-693X/S. Ed Elsevier Masson SAS . 2008 19 Score d’Apgar : Ancel, Bonnier, Burguet, & al., 2004; Service des recommandations professionnelles, 2005; Vallée & Dellatolas, 2005 Articles 55 à 59 Code Civil déclaration certificat d’accouchement Articles R4127-301 à R4127-367 du code de la santé publique Code de déontologie des sages-femmes Bibliographie hygiène 1http://sf2h.net/publications-SF2H/SF2H_surveillance-et-prevention-des-IN-enmaternite-2009.pdf -13http://www.cclin-est.org/IMG/pdf/recommandations_guidematernite_0609.pdf http://hygienebizerte.org/PDF/Manuel_materFinal.pdf http://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0335745700800234 http://www.medix.free.fr/sim/ontogenese-systeme-immunitaire.php http://nosobase.chulyon.fr/recommandations/cclin/cclinOuest/1998_maternite_CCLIN.pdf -14-