Ligue européenne de coopération économique
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Ligue européenne de coopération économique
Pierre Uri Fonds code PU-183 Date 1985-1993 Title Ligue européenne de coopération économique THESE DOCUMENTS ARE FURNISHED FOR STUDY PURPOSES ONLY. WRITTEN AUTHORIZATION MUST BE OBTAINED FOR ALL OTHER USES More informations about Terms and Conditions of Use LIGUE EUROPEENNE DE COOPERATION ECONOMIQUE (Section Francaise) 1 L'ECU, MONNAIE DE L'EUROPE, MONNAIE DE L'ENTREPRISE "'} r , .,! v' '. re. . !v'l''l Colloque de Paris sal le M é dicis du Sé nat 1 ) �-- 1 (,1, ,' ) , Réunissant 18 sections nationales en Europe occidentale, la LIGUE EUROPEENNE DE COOPERATION ECONOM IQUE, et plus précisément sa section française, a organisé au printemps de 1985, dans la salle Médicis du Sénat français, un colloque sur l'ECU, Monnaie de l'Europe, Monnaie de l'Entreprise dont l ' actualité reste entière. La présente brochure contient le texte, intégral ou résumé, de toutes les interventions, telles que leurs auteurs nous les ont communiquées, et en utili sant leur graphisme. Quatre autres documents ont été distribués aux participants du colloque : - " L'ECU " , brochure éditée par le Crédit agricole international sous forme d ' un memento à l 'usage des entreprises françaises - " L ' ECU privé, monnaie de règlement extranational", article de Jacques R I BOUD publié dans le n° 915 de la revue politique et parlementaire - "ECU " , rapport de Bernard de THOMAZ pour la Banque Bruxelles Lam bert - "The European Monetary System : proposais for further progress" t exte rédigé par Helmut SCH M IDT le 30 novembre 1984 et reproduit par la L . E . C . E . avec son autorisation. Quelques abréviations : A.C.P. Afrique, Caraïbes, Pacifique B.E.I. Banque Européenne d ' Investissements B.R.I. Banque des Règlements I nternationaux C.E. Communauté Européenne C.E.E. Communauté Economique Européenne D.T.S. Droits de tirages spéciaux E.C.U. European Currency Unit : u nité monétaire européenne ; s'écrit généralement ECU ou Ecu ou écu . FECOM Fonds Européen de Coopération monétaire L .E . C. E . Ligue Européenne de Coopération Economique S.M.E. Système Monétaire Européen 2 SOMMAIRE Page Message de Pierre Beregovoy . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5 Ouverture du Colloque par Olivier Giscard d 'Estaing I ntroduction aux débats par François-Xavier Ortoli . . ....................... 6 ......................... 8 Les I nstitutions européennes et l 'ECU par Jean-Paul M ingasson . . . . . . . . . . 1 1 De Bretton Woods à l ' ECU par le Comte Snoy et d 'Oppuers . . . . . . . . . . . . . . . 1 5 L 'ECU, Substitut d u dollar ? par Albert Dondelinger . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 5 E CU officiel e t ECU privé par Alain Prate . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 8 . Le rôle de l 'ECU dans l ' unification du marché européen des capitaux par Sir Brandon Rhys Williams . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 24 Perspectives d ' avenir du S . M . E . et de l ' ECU par Fernand Herman . . . . . . . 28 L 'intégration monétaire vue par un Allemand par le Dr Walter Damm . . . 33 Les efforts menés par les pouvoirs publics en faveur du développement des usages publics et privés de l 'ECU par Daniel Lebegue . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 37 Politique ou économie d ' abord par Edouard Bonnefous . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Présentation de la L . E . C . E . à Madame Catherine Lalumière par Jean Deflassieux . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 40 42 Communication de Madame Catherine Lalumière . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 43 Le rôle de la Ligue Européenne de Coopération Economique par Daniel Cardon de Lichtbuer . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 51 L 'ECU monnaie d e facturation et de financemen t . L ' expérience du groupe Saint-Gobain par Jacques Pillet . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 53 L 'emploi de l ' ECU pour le règlement des échanges commerciaux par Mario Gabbrielli . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 56 L ' ECU et le marché financier par Pierre Vajda . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Le marché monétaire de l ' ECU par Dominique Rambure . . . . . . . . . . . . . . . . . . . L e renforcement d e l a Communauté européenne par Gabriel Ventej ol Conclusions tirées par Michel Albert . . .. 76 . . . . . . . . 78 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 82 . . . . . . . . . . . . . . . . . Ce qu'est la Ligue Européenne de Coopération Economique L . E . C . E 3 71 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Remerciements de Lucien de Sainte Lorette 63 . . . 85 La présente brochure a pu être imprimée grâce au concours des établisse ments suivants, cités par ordre alphabétique : - Banque Centrale Monégasque - Banque I nternationale à Luxembourg - Banque Nationale de Paris - Chambre Syndicale des Banques Populaires - Compagnie Financière de C . I .C. - Crédit Chimique - Crédit Lyonnais 4 MESSAGE DE PIERRE BEREGOVOY Ministre de l'économie, des finances et du budget Au moment où vous engagez vos travaux sur " l ' Ecu monnaie de l ' Europe, monnaie de l 'entreprise" , je tiens à vous redire l ' importance que le Gouvernement attache au sujet que vous traitez auj ourd'hui . Le développement des usages public et privé de l ' Ecu , l 'avènement pro gressif d 'une véritable monnaie européenne constituent un enjeu économique et politique essentiel. - Enjeu économique. Le développement de l 'usage privé de l 'Ecu est un enjeu pour l'Entreprise, du fait des avantages très importants qu'il présente pour les agents économiques . Au moment où les variations de la principale devise internationale, le dol lar américain, revêtent un caractère largement imprévisible, les entreprises françaises peuvent obtenir en recourant à l ' Ecu une limitation appréciable de leur risque de change, des taux d'intérêt plus stables reflétant la pondération des différentes monnaies dans l 'Ecu , et une diversification des avoirs en devi ses . Parallèlement au rôle important j oué par les Banques françaises, dans la promotion de l ' Ecu, le Gouvernement s 'attache à créer les conditions favora bles à l 'usage privé de l'Ecu , notamment par un assouplissement du contrôle des changes : - en lui reconnaissant le statut de devise, - en assurant sa cotation à Paris, - en autorisant les Institutions communautaires à émettre des obligations en Ecus à destination des résidents sans passer par la devise titre, - en créant les conditions d'un développement des crédits exports en Ecus par la fixation d'un taux d'intérêt commercial de référence, - en autorisant les couvertures à terme pour les paiements d'importations fac turées en Ecus, pour une durée maximale de 6 mois . Pour beaucoup d'entreprises, le recours à l ' Ecu représente encore un saut dans l 'inconnu : il est donc essentiel de mener un vaste effort d'information auprès des utilisateurs potentiels de l ' Ecu et je vous sais gré d'y prendre une part active. - Enjeu politique pour l 'Europe au moment où celle-ci, durement con frontée à la compétition économique mondiale, doit faire face aux désordres monétaires internationaux et relever, en même temps, le défi de la modernisa tion industrielle et commerciale. L' Ecu devient ainsi le symbole d'une nouvelle étape de la construction européenne . S'il est évident que la construction monétaire européenne sera une œuvre de longue haleine, il est important de tout faire pour en accélérer la réalisation . L'accord récemment intervenu à Bàle entre Banques Centrales devrait favori ser un recours plus large à l 'Ecu public . Il montre que, malgré les difficultés rencontrées, la dynamique qui pousse au renforcement de la solidarité moné taire au sein de la Communauté se poursuit . Votre colloque vient donc à point nommé pour assurer l ' action d'infor mation nécessaire. Je ne puis que vous féliciter de votre initiative et souhaiter, pour conclure, le plein succès de vos travaux. -- OUVERTURE DU COLLOQUE Par Olivier Giscard d' Estaing Président de la Section Française de la Ligue Européen ne de Coopération Economique C'est un plaisir pour moi que d 'ouvrir ce colique organisé par la section française de la Ligue Européenne de Coopération Economique sur le thème " L 'ECU , Monnaie de l ' Europe, Monnaie de l 'Entreprise" . Nous tous, qui œuvrons pour l'union d e l 'Europe, avons toujours consi déré que, dans le domaine monétaire, la coopération était essentielle. Si on observe ce qui fait l 'unité d 'un pays, regardez la Suisse, ce n'est pas l 'unité de la religion , ni de la langue, c'est le fait qu'il y ait le Franc suisse. Si vous regar dez le Etats-Unis d'Amérique, ce n'est pas l'unité de la race, ni des traditions très anciennes, c'est le fait qu'il y ait le dollar. Si nous avions une monnaie européenne, nous disposerions d 'un élément essentiel d 'harmonisation de nos politiques et de la manifestation d 'une volonté commune d'union véritable. C'est donc bien dans cet esprit-là que nous abordons ce thème. Pour nous, Français , l ' ECU est un magnifique symbole parce que nous avons l 'impression que l ' Europe est en train, par son nom , de reprendre une de nos vieilles monnaies. Le mot ECU, comme vous le savez, correspond à cette monnaie d 'argent d'autrefois qui était marquée aux armes des fleurs de lys des rois de France, et qui valait à peu près 3 à 5 F, ce qui tendrait à prouver que c 'est la monnaie par rapport à laquelle le Franc s 'est le moins déprécié au cours de quatre siècles. L ' ECU existait déjà depuis le temps de Louis X I , et j 'ai vu une citation de La Fontaine qui m ' a amusé et que je vous livre, qui faisait dire à un financier : " Je vous veux mettre aujourd'hui sur le trône, prenez ces 1 00 écus, gardez-les avec soin pour vous en servir au besoin' ' . L'ECU, qui était d'abord un écu d ' argent, est devenu écu d 'or mais, en réalité, il s'agit d 'un terme anglo-saxon, ce qui fait plaisir également à nos compatriotes européens puisque c 'est la " European Currency Uni t " . Si on le traduisait en " monnaie européenne commune " , cela devriendrait MEC, ce qui serait beaucoup moins élégant que l ' appellation qui a été trouvée. Je voudrais faire une troisième remarque, c 'es\ que la Ligue Européenne de Coopération Economique s 'est toujours penchée sur ce problème grâce à sa Commission monétaire, et cela depuis des dizaines d'années. En effet, nous avons une Commission monétairejnternationale qui est présidée par M . Herman ABS, qui a j oué toujours un rôle extrêment actif au sein de la L . E . C . E . , et ce grâce au Comte BOEL , notre Président honoraire ici présent . I l se tient à Kronberg, en Allemagne, tous les ans, des réunions qui ont recherché comment on pouvait créer notre union monétaire européenne ; puis nous avons un panel monétaire qui , lui aussi, s'est réuni au cours des années et qui a été successivement présidé par M . Luc WAUTERS et par M. Albert DONDELJNGER. La Commission monétaire française est présidée par M . Jean DEFLAS S I EUX, Président du Crédit Lyonnais , qui a j oué un rôle actif dans la promo6 tion de l ' ECU. Vous connaissez les travaux de son collaborateur, M . Domini que RAMBURE, qui nous fera une communication cet après-midi . Je voudrais remercier de leur présence les j ournalistes qui vont, j e l'espère, assurer une couverture importante à notre manifestation . On m ' a déjà signalé qu'il y avait eu , c e matin, un article dans un quotidien sur ce thème, qui correspond donc bien à une grande actualité. Maintenant, quelques mots sur l'organisation pratique de nos travaux. Nous allons avoir une première partie en deux exposés : l 'une sera l'intro duction générale du sujet par M . François-Xavier O RTOLI , et ensuite "Les institutions européennes et l ' ECU" par M. Jean-Paul M I NGASSON . Ensuite, j 'aurai le plaisir de passer la présidence au Comte SNOY et d'OPPUERS qui vous présentera la seconde partie des exposés et qui animera un échange de vues jusqu 'à ce que nous nous rendions chez Je Président Alain POHER avant un déj euner qui sera placé sous la présidence de Jean DEFLAS S IEUX avec une communication de Madame Catherine LALUMIERE. L'après-midi, la présidence sera assurée par M. Daniel CARDON DE LICHTBUER qui présentera une nouvelle série d ' exposés avant un échange de vues et les conclusions du colloque, sous la présidence de M . Gabriel VENTE JOL, tirées par M. Michel ALBERT. De droite à gauche, au premier rang :François Xavier Orto li, Pierre de Calan, François Cey rac, J.P. Mingasson, J.P. Brice ; au second rang : Louis Leprince Ringuet, Janine Lansier, Jacqueline de Beaumont. · 7 INTRO DUCTION AUX DEBATS Schéma de l'exposé de François-Xavier ORTOLI Président de TOTAL - Compagnie Française des pétroles Ancien Président de la Commission des Communautés Européennes Le système monétaire européen a remarquablement rempli une double mission : - Faire de l 'Europe une zone à l ' intérieur de laquelle la situation respective des monnaies rend correctement compte des données économiques fondamen tales. Les monnaies européennes remplissent encore convenablement , au moins entre elles, leur fonction commerciale. Dans le monde, c'est une excep tion . Peut-être ceci a-t-il préservé le marché unique des risques d'éclatement. - Pousser, par un mécanisme de change relativement contraignant, à la con vergence des politiques économiques. Les pays de la Communauté ont de moins en moins cédé à la tentation d ' user exagérément, c'est-à-dire par des réa lignements trop fréquents, de la souplesse du système. I l s ont de mieux en mieux accepté de se plier aux exigences fondamentales de politique économi que qu'im plique ce dernier. La Communauté apparaît bien comme une zone de relative stabilité monétaire. Ce type de réussite n'est j amais donné pour toujours. Dès lors, une politique de renforcement et de développement du SME doit être poursuivie avec constance, la pré-condition du succès restant une gestion saine des diffé rentes économies nationales. Sous l ' angle proprement monétaire, un premier pas vient d'être fait par accord entre banques centrales, vers un usage plus important de l'ECU public, ce qui revient à diminuer les pressions inutiles sur le dollar. Mais plus encore que les progrès techniques, la confirmation, même limitée, de l'engagement des autorités monétaires nationales envers le système a une valeur de symbole. Un second vaste domaine s'est ouvert , celui de l'Ecu privé. J'ai personnel lement tout fait, comme commissaire européen, pour faciliter l'acclimatation paisible, mais de plus en plus significative de l 'ECU : développer les émissions en ECUS, corriger l'usage commercial de ce dernier, en faire progressivement un moyen de règlement international , (au fond , préparer une internationalisa tion de l ' ECU comme on parle d ' une internationalisation du yen) , faciliter la création d ' un clearing offrant toutes les garanties techniques. I l reste des pro grès à faire sur cet ensemble de points et des obstacles subsistent notamment en Allemagne Fédérale. 8 L'idée pourtant que l'ECU doit avoir, sur tous nos marchés, un statut de devise me paraît s'imposer. Mais, au fur et à mesure que l 'emploi de l'ECU commercial et financier progressera, les banques centrales devront s'engager plus fermement pour encadrer ce développement , et faciliter un progrès ordonné . • Table d 'honneur du Colloque ECU. Une troisième direction est celle de l'affirmation vers l'extérieur d'une personnalité monétaire européenne. L 'ECU peut-il un jour, et à quelles condi tions, devenir une monnaie de réserve, le troisième pôle d'un système moné taire international rénové ? C'est une question fondamentale, mais l'analyse n'en a pas été conduite à son terme. Autant que la réflexion sur la validité de l'objectif, celle sur les cheminements possibles , c'est-à-dire sur la praticabilité, est essentielle. Il n'est pas douteux qu'on pose, à cette occasion, un triple pro blème : celui du degré d'intégration des économies et des politiques économi ques nécessaire pour disposer d'une monnaie parallèle européenne aux fonc tions élargies, et internationalement présente et crédible ; celui de l ' autorité monétaire (avec quelles responsabilités et sous quelles formes ?) qu 'il faudrait alors créer ; celui de l ' organisation des relations entre les différents pôles et des contraintes réciproques que ceux-ci seraient prêts à accepter pour permettre une gestion monétaire internationale moins troublée. 9 Une dernière remarque : il y a les consolidations immédiates et les pers pectives du grand avenir. Dans les deux cas, le système ne prendra toute sa valeur, toute son ampleur, et n'atteindra sa pleine crédibilité que le jour où la f. Sterling l'aura rej oint. Là sera la pierre de touche d'une véritable volonté monétaire euro péenne, et là doit être la prochaine étape. Ouverture du Colloque sous la présidence d'Olivier Giscard d 'Estaing. 10 LES INSTITUTIONS EUROPEENNES ET L'ECU Intervention de Jean-Paul MINGASSON Directeur des affaires monétaires à la Commission des Communautés Européennes I NT R O D U CT I O N L'écu est depuis quelque temps l a coqueluche d e la presse financière, mais qu 'est-ce que c'est ? A qui appartient-il ? - un "bâtard " du SME ? - une " innovation financière" ? - une " res nullius" ? - la " promesse d'une monnaie européenne" ? L'écu est tout cela à la fois, à des degrés divers . Sa virtualité de " monnaie européenne" est encore particulièrement fragile. Cette virtualité ne se réalisera qu'au terme d 'un long processus de convergence économique et de coopéra tion monétaire, ponctué d'une mutation institutionnelle. D'ici là il faut confor ter la crédibilité de cette espérance et tout progrès dans l'usage public et privé de l'écu y contribue ; c'est ce à quoi s 'emploient, avec une persévérance que d 'aucuns trouvent trop modeste et d'autres trop insistante, les institutions européennes, c ' est-à-dire la Commission, mais aussi le Conseil des Ministres, le Parlement, et la B E I . J 'insisterai surtout sur le rôle de la Commission. 1 - L E S R ES PO N SA B I LITES D E G ESTI O N D E S I N STITUT I O N S E U R O P E E N N ES V I S-A-V I S D E L'ECU L 'écu est né en 1 978, d'une décision du Conseil des Communautés, rela tive au fonctionnement du.FECOM. Cette décision a été prise sur proposition de la Commission et après avis du Parlement européen. L 'écu est donc u n objet d e droit public international. De la même manière la révision de la composition de l'écu relève d'une décision de droit communautaire. Le Conseil a révisé le panier pour la pre m ière fois en septembre 1 984. En revanche le mode d' usage de l'écu au sein du SME (ce qu'on appelle son usage officiel) est organisé par un simple accord entre les banques centrales de la Communauté. Celles-ci ont agi , il est vrai, sur injonction d'une résolution du Conseil Européen, mais, j uridiquement, le SME relève plus de la coopéra tion interétatique que du droit communautaire. Quant à l 'usage privé de l'écu, il se développe à l'initiative du marché, et les opérateurs n 'ont d'autres obligations que de respecter les législations moné taires et de change des Etats où ils opèrent . 11 Dans la réalité rien de ce qui intéresse l'usage public·ou privé de l'écu ne peut laisser indifférentes les institutions européennes ; les banques centrales ne peuvent ignorer les opérations privées en écu et le marché s'intéresse évidem ment à la gestion de l'écu . Mais comme ces "curiosités" réciproques s'appuient sur des bases j uridiques différentes, il s'ensuit des situations de malentendus et de frictions qui rendent particulièrement complexe, au niveau des procédures, le cheminement de l' Europe monétaire. Exemples récents de ces jnterférences : - Le développement de l' usage public de l'écu est-il l'affaire exclusive des banques centrales ou l'affaire partagée du Conseil et des banques centrales ? - Le Parlement européen peut-il et doit-il peser sur le statut monétaire de l'écu dans les Etats membres ? - Le Conseil doit-il, en révisant la composition du panier, prendre explicite ment en considération des facteurs financiers liés à la situation du marché ? Une situation juridique complexe n ' est pas en soi préoccupante ; elle le devient dès lors que les forces d ' immobilisme se développent car elles peuvent toujours soulever des exceptions d'incompétence. Il - L'ACT I O N D E S I N STITUTI O N S C O M M U N A U TA I R ES D A N S L'AFFI R M AT I O N D E S FO N CTI O N S M O N ETA I R ES D E L'E C U L'écu est une unité d e compte à vocation monétaire ; outre son rôle d ' éta lon des valeurs, il lui faut développer ses fonctions d'instrument de transaction et de règlement, et de réserve de valeur. La Commission s'y emploie dans plu sieurs domaines. Au sein du SME - Le SME est un succès ; il a permis un approfondissement de la coopération monétaire. Mais l'usage de l'écu est resté limité ; il a même diminué car il ne s'échange de plein droit entre banques centrales que pour régler des dettes liées aux interventions sur les marchés, qui sont devenues exceptionnelles. - La Commission, en entretenant un débat permanent sur le développement "non-institutionnel" du SME a contribué à créer une situation qui a contraint les banques centrales à se mettre d'accord sur quelques mesures intéressant un usage plus large de l'écu officiel : - rémunération au taux du marché ; - mobilisation c/dollars ou monnaies communautaires pour des besoins d'interventions, y compris à l 'intérieur des marges de fluctuation ; - élargissement du circuit de l'écu officiel à des tiers détenteurs. Dans la gestion du contrôle des changes - Le développement du SME suppose un parallélisme entre la libération des mouvements de capitaux et le renforcement des mécanismes. - La Commission a lancé dès 1 982 l'idée de réserver un traitement privilégié à l'écu , d'en faire le levier d'une libéralisation progressive des contrôles de chan ges. D 'abord accueillie avec peu d'enthousiasme, cette idée fait son chemin : cf. en France l'acquisition d'obligations libellées en écu ; couverture à terme d 'importations libellées en écu . 1., Dans la gestion du budget des Communautés L'écu est désormais la seule unité de compte. Son usage comme moyen de règlement progresse lentement. Deux limitations sérieuses : pas d'emprunt de trésorerie (donc pas de dette flottante en écus) ; l'essentiel de la trésorerie est entretenue auprès des trésors nationaux en monnaies nationales (donc pas de volant de trésorerie en écus). Dans les opérations de prêts/emprunts Les Communautés européennes et la BEI sont parmi les premiers emprun teurs sur le marché des euro-obligations. Leur action a été décisive : - pour lancer les premiers emprunts internationaux en écus ; - pour diversifier la gamme des instruments proposés (cf. BEI et notes à court terme) ; - pour imposer l'écu comme monnaie de règlement des souscriptions, du ser vice de l ' emprunt et du remboursement du capital ; - pour élargir l ' origine des ressources : "country-targeted" issues sur l'euro marché ; émission sur le marché américain en 1 984, demain au Japon ? Dans les opérations bancaires La Commision développe ici une action de persuasion et de conseil auprès des autorités monétaires et des institutions financières : - statut de l'écu dans les Etats membres et dans les Etats tiers ; entretien de la discussion en RFA ; - cotation officielle de l'écu sur les marchés des changes ; - disponibilité suffisante des monnaies composantes sur les euromarchés (cf. drachme lors de son inclusion) ; - préparation du marché à la révision du panier ; mise en place d'un système multilatéral de clearing des opérations bancaires en écus. La Commission s'est impliquée dans les discussions entre banques , au sein de la B R I , entre la B R I et les banques. ·- Dans les transactions com merciales - La Commission est particulièrement désarmée ; il s'agit pourtant d'un point fondamental. I l faut que l'écu devienne une monnaie véhiculaire des transactions entre pays membres, entre l'Europe et des pays tiers . - Elle participe cependant à des réflexions sur l 'usage de l'écu dans les tran sactions agricoles, dans les transactions pétrolières, dans certains accords inter nationaux de produits de base . - Un succès récent : la Commission va proposer au nom de la Communauté, aux participants à l'Accord international sur les conditions des crédits à l'exportation (consensus), un taux d'intérêt de référence pour l'écu : cela con crétisera sa vocation à être utilisé dans les transactions internationales . 13 I ll - LES PO RTES O U VE RTES PA R LA C O M M I S S I O N D E LO R S L'établissement de l'écu comme monnaie européenne, ou même comme monnaie parallèle, ne s'insere pas plus auj ourd'hui qu'hier dans un horizon prévisible. Les difficultés économiques (divergence), institutionnelles (quelle banque centrale?), politiques (l'attribut de souveraineté), j uridiques (modification du Traité), restent immenses. Il serait néanmoins utile de faire le point sur les objectifs poursuivis. Le Président Delors a posé deux questions d'actualité plus immédiate : - 1 re question : les conditions d'un développement sain et équilibré de l'usage privé de l'écu sont-elles réunies et garanties? L'écu se développe comme une euro-devise d'un type un peu particulier ; il ne faut pas qu'il ajoute à l'incohé rence monétaire. D'où l'intérêt d'analyser les effets monétaires directs ou indi rects de son expansion et d'apprécier dans quelle mesure les banques de la Communauté doivent être responsabilisées. ( 1 ) - 2e question : A quelles conditions l'écu peut-il, comme monnaie de réserve, jouer un rôle significatif et utile dans le fonctionnement du système monétaire international? - Comment créer les instruments de marché monétaire présentant la sécurité et la liquidité suffisantes? - Quelles seraient les responsabilités des banques centrales à cet égard? - Faut-il envisager un élargissement dramatique de l'accès à l'écu public du FECOM? - Quel jeu faudrait-il jouer à 3 (US/Japon/CEE)? Ces questions illustrent une volonté de bâtir sur la réalité du moment (i .e. : un marché de l'écu privé, qu'on n'envisageait même pas il y a 6 ans) ; sans pour autant perdre de vue les objectifs finaux de l'entreprise, ni donner moins d'importance au renforcement du mécanisme de change. Il serait notamment illusoire et dangereux de concevoir que le marché de l'écu puisse changer de dimension s'il ne prenait appui sur une discipline de change renforcée entre les monnaies composantes. L'écu ne peut ni ne doit prospérer en dehors du SME. : Deux particularités du marché à cet égard : - l'écu est un produit essentiellement bancaire - le marché est fortement déséquilibré, et les emplois sont très supérieurs aux ressources. (1) 14 DE BRETTON WOODS A L'ECU Déclaration du Comte SNOY et d'O PPUERS Président de la L.E.C.E. internationale Ancien ministre, signataire du Traité de Rome Je me sens très honoré d'être appelé à présider cette partie du Colloque consacré à l'ECU . Déjà en 1 97 1 , au moment de l'effondrement du système de Bretton Woods, j'ai affirmé publiquement que la restauration d'un ordre monétaire international ne pouvait pas se faire si, au préalable, un ordre moné taire européen n'était pas affirmé. Je reste 14 ans plus tard animé par la même conviction et je crois que l'ECU et le système monétaire européen doivent éta blir cet ordre monétaire européen sans lequel l'épargne mondiale ne pourra retrouver ni stabilité ni sécurité. C'est le grand mérite de la Ligue, de son panel monétaire et de sa section française d'y consacrer aujourd'hui le meilleur de leurs forces et j 'espère apporter ma modeste contribution à leur succès. L'ECU, SUBSTITUT DU DOLLAR Réflexions sommaires présentées par Albert DONDELINGER Président du Panel monétaire de la L.E.C.E. Président du Comité de direction de la Banque Internationale à Luxembourg L'ECU O FFI C I E L Les décisions prises récemment à Bâle entre les Gouverneurs des Banques centrales de la CE ont beaucoup de chance d'être approuvées par les Ministres des finances. Il a été retenu que le taux d' intérêt appliqué à l ' Ecu officiel serait fixé sur base du marché et non comme auparavant à un niveau très inférieur . Ensuite que l 'Ecu serait utilisé dans une certaine mesure pour assurer la stabi lité des cours de change des monnaies européennes entre elles. Enfin, il est envisagé que l'Ecu puisse également être placé dans les réserves des pays tiers à la Communauté (Autriche, Suisse, Pays du Moyen-Orient). L'Ecu pourrait donc progressivement devenir un moyen de réserve monétaire effectif sur u n plan géographique plus large que l a Communauté. 15 l\mj�i BANOUE INTERNATIONALE A lUXEMBOURG soc1eté anonyme fondée en 1856 2. boulevard Royal L-2953 Luxembourg tel 4 7911 telex 3626 b1l tu Petit. l " � Moyen. � e· � Grand. -=-= = � ..... ..__ � --..... � � ..... � fi§ · 7 .:::: C, - �-. 0 .Je:?· .. ""'-.;; EEE -� Quelque soit la dimension de vos préoccupations financières nous nous efforçons d'etre A à la hauteur de vos exigences. Dans un monde tendant à l'uniformisation, à l'anonymat, nous avons le temps de vous écouter, de vous conseiller. -� 0 � -�, · BIL: le sur-mesure bancaire 16 L'ECU P RIV E L'utilisation privée de l ' Ecu est en pleine expansion . Sur les marchés des capitaux, les dépôts , les crédits et les émissions de titres ont connu des développements importants et parfois spectaculaires. Des émissions - encore isolées - ont eu lieu aux U . S . A. et au Japon pour des émet teurs de la Communauté, il est vrai. Mais une société industrielle américaine veut emprunter en Ecu . Sur le plan des transactions commerciales, la Commission a proposé que les prix inscrits aux contrats concernant la livraison de pétrole et de gaz en direction de la Communauté soient libellés en Ecus. Les entreprises d' Etat ita liennes ont reçu une recommandation de l 'Etat dans cette direction. L ' I talie et l ' URSS viennent de convenir que les prix des transactions effec tuées dorénavant dans le cadre de leur traité commercial bilatéral soient établis en Ecu . Une société sera créée incessamment par les banques de plusieurs pays de la Communauté Européenne et la société Thomas Cook pour l'émission de chèques de voyage en Ecu . La m ise en place du système de compensation des paiements en Ecu au début de 1986 permettra d'assurer un véritable marché en cette monnaie com posite, c'est-à-dire que l'éclatement de l ' Ecu en ses diverses composantes pour couvrir les risques de change ne devra plus se faire aussi fréquemment. Q U E LQ U ES R E FLEX I O N S EN G U I S E DE C O N C LU S I O N S i sur l e plan officiel les progrès réalisés sont encore très lents, o n peut avoir l 'impression que quelque chose a changé. La République Fédérale d ' Allemagne qui est la plus réticente insiste sur le rétablissement de la liberté des changes et des mouvements de capitaux (au moins dans les relations intra communautaires), sur une plus grande convergence des politiques économi ques et sur la nécessité d'éviter l'inflation i mportée (en Allemagne) par la reconnaissance de l'Ecu privé. Il est grand temps que la Grande-Bretagne accepte de participer au méca nisme des cours de change au sein du SME . Les marges d'intervention de la Lire italienne devraient être ramenées au niveau applicable aux autres mon naies . L ' Ecu ne sera pas sensiblement déforcé par l ' entrée de l ' Espagne et du Portu gal dans la Communauté, car la proportion des monnaies de ces deux pays dans le panier est très faible par rapport à l 'ensemble. La modification des pondérations intervenue en 1984 avec l 'entrée de la Drachme grecque n'a pas porté préjudice au succès de l ' Ecu dans son utilisation privée. L ' Ecu est par définition plus stable que le dollar par rapport aux mon naies européennes. Les taux qui s'y appliquent sont de 1 à 2 points inférieurs à ceux du dollar, mais bien plus élevés que ceux du Mark allemand ou du Franc suisse. Pour les emprunteurs et pour les investisseurs il offre une solution équili brée dans la situation monétaire déstabilisée, voire anarchique que nous con naissons actuellement à cause d'un dollar qui n ' est pas géré en fonction des res ponsabilités internationales des U .S . A. 17 La plupart des monnaies se sont creees pragmatiquement soit par la volonté du Prince (financement de ses dépenses et de ses guerres) soit par les besoins des agents économiques. La mise sous contrôle d'une monnaie non j ugulée ne fut , presque toujours, que mise en place par la suite. Cela interviendra pour l'Ecu lorsque les autorités monétaires de la CEE auront accepté d'établir le pont entre l'usage officiel et l'usage privé et qu'elles auront accepté de renoncer à une partie au moins de leurs compétences natio nales dans l'intérêt de l'Europe. Ni l'Ecu, ni le Yen ne pourront être un substi tut du Dollar, du moins dans un avenir prévisible. Mais qu'ils puissent être bientôt des alternatives au Dollar, j'en suis persuadé. ECU OFFICIEL ET ECU PRIVE EVOLUTION RÉCENT E ET P ERSPECTIV ES Texte de l'allocution de Alain PRATE Vice-Président de la Banque Européenne d'Investissements ( 1 ) Vous m'avez demandé d e parler des relations entre l'ECU officiel, c'est-à dire l'ECU détenu par les banques centrales, et l'ECU privé, qu'utilisent les banques et les entreprises. Il vaudrait mieux dire absence de relations entre ces deux ECUs qui, pourtant, sont nés au même moment lors de la création du Système monétaire européen, qui ne comportait qu'une définition de l'ECU. Au risque de simplifier quelque peu , on peut caractériser la situation pré sente par le contraste entre les très lents progrès de l'usage officiel de l'ECU, depuis sa création par les accords créant le Système monétaire européen , et au contraire le développement très rapide, dépassant toutes les prévisions, de son usage privé. LES M A R C H ES D E l' E C U Les banques centrales ont une certaine tendance à considérer le foisonne ment d'initiatives bancaires concernant l'ECU privé avec quelque suspicion, y voyant des risques inflationnistes. Moi-même, lorsque j'étais à la Banque de France, je m'intéressais surtout aux ECUs détenus par les banques centrales . Et maintenant , à la Banque européenne d'investissement, je èonstate que l'ECU privé est un instrument commode, apprécié pour sa stabilité, et que les initiatives des institutions européennes et des banques dans ce domaine ont conduit à des résultats spectaculaires. Vous connaissez les faits : les ECUs officiels détenus par les banques cen trales en contrepartie du dépôt au Fonds européen de coopération monétaire (1l Les sous-t i t res ont été ajoutés. 18 de 20 OJo de leurs réserves en or et en devises, représentent 45 milliards de dol lars, soit le 1 /4 des réserves (or exclu) du groupe des dix ; or, cette imposante masse est restée pratiquement inutilisée, même au cours des périodes agitées qu'a vécues le SME, nécessitant des interventions très importantes. Les financements à court terme et à moyen terme prévus par les accords créant le SME n'ont pas été employés ; seul, le financement à très court terme a été utilisé, de façon marginale, pour faire face aux crises précédant les réali gnements. Un pays comme la France a eu plutôt recours aux euromarchés, directement ou par l'emprunt communautaire, pour recueillir les ressources dont il avait besoin . Les accords créant le Système monétaire européen ont été correctement appliqués , d'importants progrès ont été réalisés dans la convergence des politi ques monétaires, mais l'ECU a été peu utilisé par les banques centrales : les pays excédentaires ont craint que le recours aux possibilités de crédit du système ne fausse leur politique monétaire, et les pays débiteurs ont redouté que les procédures communautaires soumettent leur politique économique et monétaire à un contrôle trop strict . L'accord s'est donc tacitement fait pour utiliser fort peu les possibilités de crédit du Système monétaire européen, mal gré les difficultés que celui-ci a connues à plusieurs reprises. C'est du côté des opérateurs sur les marchés qu'est venue la surprise : l'usage par les banques et les entreprises de l'ECU privé s'est développé à un rythme rapide, qu'aucun des promoteurs du SME n'avait prévu . Les exposés de cet après-midi nous donneront des informations sur ce spectaculaire déve loppement . Je me bornerai à quelques observations du point de vue de la Ban que européenne, qui a toujours considéré que cet instrument devait être encou ragé car il est très apprécié de nos emprunteurs qui le considèrent comme un moyen efficace de limitation du risque de change. La Banque européenne utilise l'unité européenne pour l'ensemble de ses opérations ; toute la comptabilité est tenue en ECUs, toutes les opérations sont libellées dans cette unité et, surtout, nous avons essayé d'avoir une politique cohérente d'emprunts de façon à contribuer à la création d'un marché uniq!Je de l'ECU et non pas de marchés nationaux répondant aux différentes caracté ristiques des législations nationales. Nous avons souhaité aussi démontrer qu'il ne s'agit pas seulement d'un instrument auquel recourent les pays à monnaie faible, mais que les épargnants de tous les pays apprécient ce type d'instrument de réserve ; ainsi, l'émission de la Banque européenne actuellement en cours présente la caractéristique d'être orientée vers trois marchés à la fois : le marché néerlandais, le marché suisse et le marché j aponais. Il s'agit de monnaies dont on ne peut pas dire qu'elles pré sentent une faiblesse particulière. La Commission de Bruxelles vient de réussir, de son côté, une émission sur le marché américain. I l était important de répondre ainsi aux insinuations suivant lesquelles l'ECU ne serait apprécié que dans les pays dont la monnaie ne présente pas toute garantie de stabilité. Je n'évoque pas les opérations sur les marchés interbancaires dont on par lera ultérieurement . Je rappellerai seulement que, selon les statistiques publiées par la Banque des règlements internationaux, les crédits libellés en ECUs ont progressé de 6,5 milliards de dollars, à la fin de 1 982 à 28 milliards à la fin décembre 1 984, soit un quadruplement en vingt mois . Sans doute faut-il rapprocher ces chiffres des statistiques correspondantes en dollars, de l'ordre de 900 milliards ; les opérations inter-bancaires en unités 19 · européennes ne représentent donc encore qu'une petite partie du montant total des opérations en eurodevises. Mais il faut prendre en considération surtout le rythme de croissance très rapide de ces opérations. Ceci montre que l ' ECU répond à un besoin incontestable des opérateurs économiques, sans doute iné galement ressenti dans les différents pays de la Communauté : les difficultés des négociations européennes, les nombreux réalignements qu 'a connus le Système monétaire européen, la révision du panier de monnaies intervenue en automne dernier et les réticences des banques centrales n'ont découragé ni les opérateurs ni leurs banquiers. LE S U C C E S D E L ' E C U Pourquoi ce succès de l'ECU privé ? Ce ne ·sont pas les autorités monétai res qui l'ont suscité. La Bundesbank reste très réticente et continue à interdire l 'ouverture de comptes libellés en une unité qu'ils ne considèrent pas comme une devise, mais comme une indexation . En France, les règles du contrôle des changes continuent à empêcher certaines opérations en ECUs. Les banques centrales considèrent souvent avec quelque méfiance ce développement des ini tiatives bancaires, craignant que la liberté de leur politique monétaire en soit réduite ; elles se refusent à envisager toute communication entre l ' ECU o fficiel et l 'ECU privé. Au contraire, pour les opérateurs, cette unité présente un grand intérêt : son principal mérite est de limiter les risques de change. Quand on connaît les soucis que donnent aux chefs d'entreprises et à leurs directeurs financiers les fluctuations des taux de change, on ne peut être étonné que les plus avisés d'entre eux aient considéré que J'un des meilleurs moyens de limiter ce risque de change était d ' utiliser davantage l'ECU . En effet , sa composition même, comportant des monnaies considérées comme fortes et d'autres qui le sont moins, introduit un facteur de stabilisation automatique . Les opérateurs ont été particulièrement déçus par l'évolution du dollar ces dernières années . Quant au mark , autre acti f de substitution possible, sa rému nération peu élevée décourage actuellement les investisseurs. L' unité euro péenne présente donc l'avantage d ' une protection contre les risques de change, sans qu'il soit nécessaire d 'effectuer de complexes opérations pour se couvrir dans différentes devises, et aussi d' une meilleure rémunération tenant au fait que certaines des monnaies qui la composent bénéficient de taux d'intérêts favorables . Ainsi les agents économiques ont pris conscience, plus rapidement peut être que les dirigeants européens, du fait simple qu 'une monnaie composite et donc gagée par le potentiel économique de l 'ensemble des pays européens, peut présenter des avantages que n'ont pas les monnaies dépendant de la politique . d'un seul gouvernement. 20 P E R S P ECTI V E S D E C R O I SS A N C E D E L ' E C U Et ceci m 'amène à dire quelques mots sur ce que pourrait être la crois sance spontanée du système. Les accords réalisés récemment par les gouverneurs des banques centrales sont importants dans la mesure où, même s' ils portent sur des points techni ques, ils montrent la volonté de progresser. La compensation qui sera mise en place avec le concours de la Banque des règlements internationaux, est également d'un très grand intérêt, car la com pensation est une des premières prérogatives des banques centrales . Elle contri buera à une clarification et à un meilleur fonctionnement des marchés. Il faut donc se réjouir de ces évolutions, mais en sachant qu'elles n'appor tent pas de solution au problème que pose l'absence de communication entre l'ECU officiel et l ' ECU privé. En toute hypothèse, l 'absence de décisions significatives des autorités européennes aurait pour conséquences que l ' ECU ne resterait qu'une variété supplémentaire d 'eurodevise, et n'apporterait donc aucune contribution ni à la réforme du système monétaire international, ni au progrès de la construction européenne. C'est pourquoi un statu quo amélioré ne peut satisfaire tous ceux qui pen sent que l 'Europe désunie ne tient pas, en matière monétaire comme dans d'autres domaines, la place que devraient lui assigner son potentiel économi que, l 'importance de ses échanges commerciaux, la capacité scientifique et technologique de ses entreprises. I L FAUT U N E VOLO NTE P O LITI Q U E Puisque nous sommes dans une instance où l'on peut réfléchir sur l'avenir de l' Europe, je me permettrai, suivant la suggestion du Président Ortoli, d 'apporter quelque contribution à ce qu'il a appelé des "investissements intel lectuels" . La question qui se pose est de savoir ce qu'il faudrait faire pour met tre fin à cette situation quelque peu paradoxale où deux ECUs se développent indépendamment l'un de l 'autre. Il faut reconnaître, surtout dans cette instance, que cela suppose une volonté politique de réaliser des progrès . Le SME lui-même n'a été voulu ni par les banques centrales, ni par les opérateurs économiques ; il est né d'une déci sion politique comme tous les grands progrès de la construction européenne, y compris le Traité de Rome lui-même et la Politique agricole commune . En se plaçant dans l'hypothèse, peut-être irréaliste dans les conditions pré sentes, qu 'un accord politique pourrait être réalisé, "la politique des petits pas" ne peut suffire et il faudrait aller beaucoup plus loin en faisant accepter l'idée simple que l 'ECU doit devenir progressivement la monnaie de l ' Europe unie. Un progrès décisif ne peut être accompli sans que les états-membres renoncent, comme ils l'ont fait en matière de droit de douane, de prix agrico les, de taux de change et de libre disposition de leurs ressources en or et en devi ses , à une partie de leur souveraineté dans un domaine qu' ils considèrent comme essentiel . Cela signifie aussi que chaque pays devrait renoncer à des préalables, comme la convergence des politiques économiques, qui ne pourra j amais être parfaite, l ' harmonisation des structures économiques régionales , l'autonomie des politiques monétaires nationales. Mais, parlant à Paris, je voudrais dire qu'il ne faut pas négliger les analy ses présentées avec beaucoup de logique et de conviction par les représentants de la Bundesbank ; il est vrai qu'un progrès décisif ne peut être réalisé en se limitant à des décisions concernant le mécanisme de l 'ECU et qu'il faut aller plus loin et remonter aux politiques menées par les pays dont les monnaies le composent en vue de parvenir à un stade où les politiques nationales seraient subordonnées aux exigences de l'union monétaire. LES CO N D IT I O N S D E LA STA B I LITE Pour que l'ECU devienne une monnaie crédible, il faut que les principales monnaies qui le composent soient stables. Pour commencer par la France, il est bien évident que l'ECU ne peut pro gresser que si sa composante franc reste forte . Il faudrait aussi que la France soit en mesure d 'assouplir notablement le contrôle des changes sur les opéra tions des entreprises et les placements des particuliers. Les mesures prises récemment vont d 'ailleurs dans ce sens. Un taux d ' inflation faible et un régime de liberté des changes supposent, bien entendu , que des politiques budgétaires et monétaires strictes soient durablement menées. En ce qui concerne l'Allemagne, il est bien évident que, au-delà de la que relle sur la prétendue indexation de 1 ' ECU, il faudrait que les autorités alle mandes acceptent l ' émergence, à côté d ' u n "système mark" qui a sa cohé rence, d ' un "système ECU " pouvant offrir un actif de substitution à ceux qui souhaitent diversifier leurs actifs. Mais, dans ce domaine aussi, l'analyse présentée par la Bundesbank com porte une logique qu'il ne faut pas négliger. Cette émergence de l'ECU doit être compatible avec le maintien de la politique de stabilité monétaire que l'Allemagne a menée depuis une vingtaine d 'années avec beaucoup de conti nuité et le succès que l'on connaît . Dans l ' argumentation présentée sur les risques inflationnistes de l'émer gence d'un système ECU à côté d 'un système mark , les théoriciens peuvent se livrer à des controverses savantes et faire remarquer aux autorités monétaires qu ' elles ont parfaitement accepté les conséquences inflationnistes du dévelop pement des euromarchés, et notamment de l 'eurodollar. Il n 'en reste pas moins que l 'unité européenne étant composée de mon naies nationales, il est normal que les autorités de chaque pays veillent à ce que son développement n 'ait pas pour conséquence d 'affaiblir leur politique moné taire et il faut accepter cette exigence si l 'on veut progresser ; d'ailleurs, les tech niques existent qui permettraient d'éviter que le développement de l ' ECU n 'ait des conséquences inflationnistes. L'exigence de stabilité, que défend à j uste titre la Bundesbank , devrait être étendue à la devise commune de l' Europe unie, ce qui oblige à adapter en conséquence le dispositif institutionnel de la Communauté, pour que sa gestion soit confiée à une autorité indépendante, soucieuse du maintien de la stabilité monétaire . Je n 'insiste pas sur l'apport essentiel que serait la participation de la Grande-Bretagne au système à marges étroites. 22 Si les principaux responsables européens acceptaient réellement certains abandons de souveraineté et renonçaient à tout a priori doctrinaire, il devien drait alors relativement aisé de déterminer les conditions techniques permettant de donner à l ' ECU le plein statut de devise et un pouvoir libératoire analogue à celui de toute monnaie. Des communications entre les ECUs à usage privé et officiel pourraient être organisées afin d ' estomper puis d'abolir cette distinc tion . Mais, pour assurer cette communication , il faudrait que des interventions puissent être effectuées sur les marchés de l ' EC U , comme toutes les banques centrales en font sur les marchés des devises nationales. Ayant écouté divers exposés, je comprends que les banques commerciales souhaitent un développement libre de l ' ECU pour ne pas briser ce dynamisme spontané qui est un actif pour l 'Europe ; il est parfois heureux que les initiati ves privées bousculent quelque peu les autorités officielles. Mais les intérêts généraux de la monnaie doivent aussi être pris en considération ; si l ' on sou haite que des communications soient organisées entre l ' ECU public et privé, l 'on parvient rapidement au stade où, comme l ' a dit le Président Ortoli, une sorte d 'autorité monétaire européenne devient nécessaire. Cette autorité monétaire existe sur le papier ; il s 'agit du conseil des gou verneurs des banques centrales qui se réunit tous les mois à Bâle. L' institution a été créée, mais elle n 'a guère de moyens d 'action et même pas de services d'études autres que ceux de la Banque des règlements internationaux. U N E A UTO R ITE M O N ETAIR E E U R O P E E N N E ? Dès lors se pose le problème de l ' autonomie de décision d'une autorité monétaire européenne. Vous me reprocherez peut-être d'avoir conservé le point de vue des banques centrales, mais il est légitime de veiller à ce que le développement d' une monnaie européenne n ' ait pas de conséquences infla tionnistes . Un succès durable , et non une mode éphémère, suppose que toutes les garanties soient prises pour que cette monnaie soit stable, et donc que sa gestion soit confiée à une institution guidée par le seul souci de maintenir la sta bilité de sa valeur et indépendante des vicissitudes des politiques des gouverne ments. Cela n 'est pas impossible. Parlant sous la présidence du Comte Snoy, j e peux rappeler l e temps o ù l e Comité directeur d e l ' U nion européenne des paie ments avait une très grande autorité et obtenait, dans des circonstances bien plus difficiles qu'actuellement, des résultats spectaculaires. Grâce à une bonne organisation et à la concentration du pouvoir de décision entre les mains d'un comité restreint, il avait à l'époque été possible de réaliser de très grands pro grès, et le passé peut quelquefois comporter des enseignements pour l'avenir. I l était difficile de traiter en un quart d ' heure tous les problèmes que posent les relations complexes de l' ECU officiel et de l ' ECU privé, mais j 'ai dépassé Je temps qui rn 'était alloué. 23 Je terminerai donc en revenant aux réalités présentes. Le mieux à faire pour le moment , pour les institutions européennes et les opérateurs sur les mar chés, est de veiller à ce que les progrès spectaculaires de l 'ECU privé soient con solidés et si possible ordonnés. Il faudrait d 'autre part que les banques centra les, conscientes des problèmes que pose le développement très rapide des mar chés, se convainquent que, dans l'intérêt même de leur mission de défense de la monnaie, des liaisons doivent être très progressivement organisées entre les deux types d ' ECUs. La prise en considération des réalités présentes n'interdit pas de préparer l'avenir. La Ligue européenne de coopération économique, qui a si bien orga nisé ce colloque, est bien placée pour rappeler constamment à tous les gouver nements européens qu'il n'est pas de progrès possibles dans la voie d 'une mon naie commune s 'ils n'acceptent pas de subordonner leurs politiques nationales aux exigences de l 'intégration européenne. Une occasion s'offre actuellement : la très grande vitalité des marchés de l 'ECU, contrastant avec les mouvements inconsidérés du dollar, offre aux autorités européennes une occasion presque historique de réaliser des progrès ; encore faudrait-il qu'elles le veuillent vraiment. Pour le moment, le mieux à faire est de préparer, jour après jour, les progrès qui peut-être seront un j our possibles. LE ROLE DE L'ECU DANS L'U NIFICATION DU MARCHE E U ROPEEN DES CA PITA U X Intervention de Sir Brandon RHYS WILLIAMS membre du Parlement britannique ancien parlementaire européen Je suis très heureux de pouvoir prononcer quelques mots à l 'occasion de ce grand colloque. Mais je suis un homme politique et non pas un spécialiste des marchés financiers et je tiendrai donc des propos différents de ceux que vous avez déjà entendus ce matin . Je voudrais aussi vous dire que, pour moi, l ' intégration des marchés des capitaux est absolument nécessaire. 24 FA I B LESSE D E L'E U R O P E Récemment , j 'ai e u l'occasion d e rencontrer des dirigeants d u grand magasin Harrod 's et j 'ai demandé à l 'un d ' eux s 'il était possible, dans leur magasin , de régler les achats en ECU . Ne sachant quoi répondre, on appela un collaborateur pour lui demander ce qu'il en était effectivement : ce dernier répondit que le client que j 'étais supposé être, devait venir de l'Equateur ! Vous pouvez donc constater qu'il y a encore de grands efforts à faire en matière d 'information sur l 'ECU . Comme ce fut le cas pour Bretton Woods, le monde s'organise sur le plan financier en trois grandes zones : - l 'Amérique du Nord qui a retrouvé le dynamisme du dollar et de ses mar chés financiers ; - la zone Pacifique avec le yen et le marché financier de Tokyo qui ont fait des progrès menaçants pour nous, Européens ; l' Europe dont le système financier est tout à fait nébuleux. Nous avons le traité de Rome mais nous n ' avons pas fait assez de progrès dans le sens de l'intégration des marchés des capitaux. Nous restons " balkani sés " . Notre chômage continue à monter, nos investissements sont trop timides, notre recherche trop dispersée. On ne trouve pas la base d ' une industrie com pétitive au niveau mondial pour le XXIe siècle. Nous savons ce qu'il faut faire, mais avons-nous la volonté de le faire ? En ce moment , nous sommes en train de répéter toutes les erreurs des années � 1930. LA G R A N D E- B R ETA G N E ET LE S . M . E . Quelle est la position de la Livre Sterling vis-à-vis du Système Monétaire Européen, le S . M . E . ? J 'ai entendu ce matin demander que la Livre Sterling entre enfin dans le S . M . E . C e n 'est pas u n problème d'obstination o u d e fierté. Mais nous avons peur de renouveler l 'erreur de 1972, année pendant laquelle nous sommes entrés dans le serpent monétaire pour en ressortir quelques semaines plus tard . Accepter l' éventualité d'un retrait n ' est pas dans le style de Mrs. Thatcher , comme vous pouvez l 'imaginer ! Ainsi, nous sommes un peu timides parce que Londres est une place financière où la pression sur les mouvements de capitaux est beaucoup plus sensible qu'à Francfort et que dans les autres centres financiers de la Commu nauté. D'autre part, nous avons peur qu 'avec l'entrée de la Livre Sterling dans le S . M . E . , nous introduisions un élément perturbateur . En effet, auj ourd 'hui, l e S . M . E . fonctionne comme u n système solaire o ù les planètes circulent autour d u D . M . S i la L ivre Sterling entre dans l e S . M . E . , i l y aura alors deux soleils qui évolueront de manière divergente ; les pressions sur la Livre Sterling sont différentes des pressions sur le DM, elles mêmes diffé rentes des pressions sur les autres monnaies européennes. Il faut aussi noter que la structure des taux d 'intérêt est différente entre le Royaume Uni et les autres pays du Marché Commun . En effet, il est impossi- BNP. LA BANQUE EST NOTRE METIER. 26 ble à la Banque d 'Angleterre d'intervenir et de contrôler les mouvements de capitaux. Le marché est entièrement libre. Pour que la Livre Sterling rejoigne le S . M . E . , il faut : - soit retourner au système de contrôle rigide qui existait à Londres pendant la guerre mais je crois cela impossible ; - soit créer en Europe un marché vraiment unifié des capitaux comme cela est le cas entre Chicago et New York . Cela n 'est pas possible lorsque l ' on a les contrôles et restrictions qui sont pratiqués sur les marchés financiers européens . L ' intégration totale est impos sible si nous conservons nos systèmes nationaux de contrôle. Je pense qu'un groupe de pays indépendants ne peut disposer à la fois du libre échange, de la mobilité des capitaux, d ' u n système de taux de change fixe et aussi conserver leur autonomie en matière économique. PO U R U N M A R C H E E U R O P E E N DE CA P ITA U X Pour aboutir à un véritable marché de capitaux, il faut faire quelques sacrifices : - il faut sacrifier nos caractéristiques économiques artisanales et, en premier lieu , penser à abandonner nos devises nationales ; - il faut harmoniser les systèmes d'imposition des sociétés au sein de nos dif férents pays ; - il faut aménager les systèmes de cotation à terme des cours de change ; - il faut que tous les systèmes financiers insulaires soient unifiés : réglementation pour opérations de Bourse, systèmes de financement, couverture de change à terme, marché des factures. Tout ceci constitue une grande ambition mais c ' est absolument nécessaire si l'on veut constituer un système vraiment unifié de capitaux. Pour moi, l'ECU doit réussir comme moyen de financement des investis sements , mais ce n ' est pas suffisant d ' avoir confiance dans les forces du mar ché. L 'ECU a fait des progrès et surtout au cours des dernières années . L 'ECU répond à un besoin réel mais ses progrès doivent être parallèles à ceux des insti tutions. Il me semble qu'il n'est pas réaliste de laisser se développer une mon naie en Europe en l'absence de liaisons très étroites entre les banques centrales. Mais je voudrais voir l 'intégration des banques centrales progresser comme l 'intégration des devises dont nous nous servons dans les échanges quo tidiens. Pour moi, ce n ' est pas assez que d'avoir confiance dans les forces aveugles du marché pour faire ce que nous voulons , il faut avoir la volonté d 'unifier nos devises en tant qu'acte politique. 27 PERSPECTIVES D'AVENIR DU S. M.E. ET DE L'ECU par Fernand H ERMAN Député au Parlement européen et ancien ministre ( 1 ) E n me laissant l e soin d e traiter des perspectives futures d u Système Monétaire Européen, vous ne m ' avez peut-être pas laissé la part très belle parce qu 'il est plus facile de parler du présent ou du passé que de l'avenir. " L ' avenir, disait V. Hugo, n 'appartient à personne, mais s'il risque un jour d 'appartenir à quelqu'un, ce sera à celui qui se bat pour que l'avenir soit sien . " C 'est dans cet esprit d 'engagement que je voudrais vous présenter ma contribution d'aujourd'hui. I l faudra se battre pour faire l 'ECU, il ne viendra pas tout seul. Je crois que les perspectives de succès seront fonction de l'évolution de deux stratégies qui sont auj ourd 'hui en présence. Deux stratégies pour aboutir, me semble-t-il, à ce qui est un objectif com mun car je ne constate pas beaucoup de divergences concernant l'objectif ultime. Tout le monde est d'accord pour dire qu'un jour il faudra faire l' union monétaire. Les délais ne sont pas les mêmes pour tout le monde, mais surtout, il y a deux façons d'y parvenir : une stratégie que j ' appellerai celle de la con vergence et une autre qui est celle de la personnalité monétaire européenne. LA C O N V E R G E N C E M O N ETA I R E Celle de la convergence présente quatre aspects qui vous sont connus et qui ont d'ailleurs été rappelés ce matin. Le premier qui est la convergence des politiques économiques . Il faut tous se battre contre l'inflation, réduire les écarts d 'inflation entre les différents pays, dans le sens d 'une plus grande stabilité monétaire, c'est ce vers quoi on se dirige déjà depuis quelque temps . L 'autre convergence concerne la gestion des parités de changes. Il y a des pays, et c'est surtout l 'Angleterre qui est visée, qui conçoivent u ne politique économique et monétaire où l ' instrument des parités de changes n ' est pas pri mordial par rapport aux autres. C 'est en train de changer, Sir Brandon Rhys Williams vient d'en dire deux mots . Nous venons de lire un rapport qui fait beaucoup de bruit : le rapport Lomax qui, avec une vigueur et une audace peu communes, préconise l 'entrée de l'Angleterre dans le S . M . E . "The time is ripe" est le titre du rapport. I l me semble que les derniers événements ont apporté beaucoup d ' eau au moulin de ceux qui défendent cette thèse. ( 1) Les sous - t i t res ont été ajoutés ?Q --- En effet , le gouvernement de Grande-Bretagne, qui avait toujours déclaré qu'il ne fallait pas sacrifier les objectifs de politique monétaire intérieure aux rudes contraintes de la discipline de changes, a dû, il n'y a pas très longtemps, consacrer quelques efforts pour soutenir le cours de la Livre. Ce qui consacre l'abandon de la théorie selon laquelle le marché règlerait ces problèmes et qu'il ne fallait pas s'efforcer de contrecarrer le marché, et de l'idée que les parités de changes n'ont pas tellement d'importance. Or, il a fallu reconnaître qu'il y avait un niveau de la Livre qu'il fallait défendre . A partir du moment où on admet cela, il faut aussi en tirer les conclusions logiques . . . C'est qu 'on est beaucoup plus fort pour défendre un niveau de parité quand on est plusieurs que lorsqu'on est tout seul, surtout si on peut faire appel à la solidarité des autres pays de la Communauté. Le troisième aspect de la convergence a trait à la création d'un espace monétaire et financier homogène, c'est-à-dire qu ' il faut, non seulement libérer les mouvements des capitaux, mais qu'il faut aussi harmoniser les législations fiscales. Enfin il y a le dernier aspect de la convergence qui est surtout évoqué en Grèce et en Irlande . Pour permettre aux pays économiquement faibles de parti ciper au S . M . E . , il faut leur donner les moyens de croître plus vite pour rattra per leur retard , ce qui implique des transferts financiers relativement impor tants. C'est toute la problématique des P . I . M . Dans le jargon européen, cela veut dire "Programme intégré pour les pays méditerranéens " , leurs implica tions au niveau de la décision européenne sont importantes puisque l 'élargisse ment est aujourd 'hui à l'ordre du jour et que l ' attitude du gouvernement grec à Dublin a été assez spectaculaire à cet égard . L'I D E NTITE M O N ETA I R E E U R O P E E N N E A côté de cette stratégie, i l y a celle de l 'identité monétaire européenne basée, d ' une part sur l ' ECU et , d'autre part sur le fonds monétaire européen. Il faut saisir les chances qu'offre aujourd 'hui le marché, de faire une percée dans ce domaine. Nous assistons depuis deux ans à l'extraordinaire explosion du marché de l' ECU privé qui ne pourra pas donner tout ce qu 'on en attend tant qu 'il n ' y a pas davantage de relations avec l 'ECU officiel . Cette stratégie se trouve confortée par l 'extraordinaire démonstration· de l'impact sur nos économies, de la variation du dollar . La première stratégie, celle qui consiste à d'abord homogénéiser les parties pour qu'elles finissent par se fondre dans un tout cohérent a besoin du temps, c'est une stratégie pour eaux tranquilles, là où il n'y a pas de tempête. C'est aussi une stratégie qui apparaît raisonnable puisque ça se fait progressivement et petit à petit , mais on peut se demander si elle pourra nous aider à traverser les écueils qui sont devant nous , car il faut de la continuité pour aboutir à cette stratégie et, prati quer un mécanisme de change stable dans un monde qui ne l'est pas, n 'est pas chose facile . Le système monétaire international, tel qu ' il avait été conçu à Bretton Wood , est en ruines . Son instabilité est lourde de dangers. Je vous laisse devi ner ce qui pourrait se passer si le dollar devait faire, non pas un soft landing comme on dit. . . mais Un crash landing . . . C'est une éventualité que nous ne pouvons pas écarter. 29 Qu'est-ce qui se passera à ce moment-là ? Le D . M . reprendra probablement son ascension vers le haut, il y aura de nouvelles tensions au sein du système et nos efforts de convergence en seront certainement affectés. Au passage, je voudrais dire qu'en Allemagne, cela ris que de créer des problèmes beaucoup plus grands que dans le passé. Dans le passé, on a pu surmonter ces difficultés parce qu'il y avait les montants compensatoires monétaires qui permettaient aux agriculteurs de bénéficier de la réévaluation du D . M . pour leurs importations, mais de ne pas en supporter les conséquences négatives pour leurs exportations puisque celles-ci étaient subsidiées. On a décidé à Fontainebleau qu'il n ' y aurait plus de montants compensa toires monétaires lors d'une prochaine réévaluation au sein du S . M . E . et , dès lors, il faut s'attendre à de sérieuses difficultés entre les ministres de l'agricul ture et les ministres des finances. D'autres difficultés peuvent surgir : la faillite de certains pays du tiers monde très endettés et ses répercussions sur le système bancaire international . I l est à craindre donc que la stratégie des petits pas, la stratégie de la conver gence progressive soit une stratégie qui risque, comme souvent , d'être dépassée par les événements. I L F A U T A LLE R V I T E Au total ces deux stratégies sont moins contradictoires que complémentai res. Elles peuvent être poursuivies en parallèle. La lucidité devrait aujourd ' hui nous pousser à accélérer le pas en ce qui concerne les convergences. Et, pour des raisons tout aussi évidentes, il faut se dépêcher d'achever le S . M . E . car la politique qui consiste à rétablir la stabilité monétaire comme préalable à la res tauration du plein emploi qui est une stratégie parfaitement logique et j ustifiée à laquelle j ' adhère, cette stratégie risque politiquement de déraper à terme si elle prend trop de temps. Pourquoi ? Parce que les populations n ' attendront pas le bon vouloir des princes ; les 1 3 millions de chômeurs en Europe risquent de perdre patience. Les gouvernements qui, très courageusement, poursuivent une politique de sta bilisation monétaire, de rétablissement de la rentabilité de l 'investissemen t , de modération des coûts qui est la seule politique qui peut aboutir à des résultats, risquent de se voir déjugés dans les prochaines épreuves électorales parce que les effets de cette politique sur l'emploi ne se produisent qu'à plus long terme. Il y a des pays où l 'opposition est faible. C ' est le cas pour Mrs. Thatcher, mais cette position risque de ne pas durer toujours. La stratégie qui consiste à dire " H armonisons, faisons de la convergence, allons tout doucement vers l'homogénéisation des différentes composantes du tout" , cette stratégie-là ris que d 'échouer pour des raisons auxquelles les gouverneurs des banques centra les ne sont peut-être pas toujours sensibles et qui sont liées au maintien des majorités politiques. Je voudrais ajouter un argument, peut-être un peu provocant . L'attitude très raisonnable des gouverneurs de banques centrales peut nous conduire là où n ous ne voulons pas aller, et eux non plus. 30 Comme l'a récemment rappelé Robert Triffin, les gouverneurs de ban ques centrales se sont régulièrement trompés avec une constance digne d'une meilleure application. Que ce soit la monnaie fiduciaire, que ce soit la monnaie scripturale, que ce soient les euro-monnaies, toutes ces innovations, très riches et très importantes, se sont toujours heurtées, au départ en tout cas, à l'hosti lité des banques centrales. Je me permettrai de rappeler aussi qu'en 1 970, un an avant l'écroulement de Bretton Woods, ces gouverneurs réunis à Washington au F. M . I . , décla raient solennellement que les deux piliers de l 'ordre monétaire international, les deux piliers inébranlables, c'était , d'une part, le système des parités de changes fixes et d 'autre part , l'once d'or à 35 dollars . M . Titmayer déclarait en 79 que le S . M . E . ne tiendrait pas six mois. Tout récemment il était venu devant le Comité Dooge expliquer les thèses de la Bun desbank . Il rappelait qu'avant de poursuivre l 'achèvement du S . M . E . , il fallait d'abord combattre l ' inflation, qu'il fallait réaliser la convergence des politi ques économiques et que l 'Angleterre devait rentrer dans le système, que l' Ita lie devait réduire ses marges, qu'il fallait libérer les mouvements de capitaux, que la Belgique devait supprimer le double marché des changes. A la fin, il en arrivait à mettre tellement de conditions que tout était unifié et harmonisé au point qu 'il n 'était plus nécessaire de faire le S . M . E . Je me suis permis d e lui raconter l a petite anecdote suivante . . . C'est u n couple d e jeunes gens, comme i l y e n a beaucoup aujourd 'hui, qui vivent mari talement . Elle souhaite se marier, mais le garçon lui dit : - Oui, mais il faut d ' abord que tu me fasses la preuve que tu sais bien faire la cuisine . . . 3 mois après la jeune fille revient en faisant la preuve qu'elle maîtrisait bien tous les secrets de la gastronomie. Le garçon dit : - Ce n 'est pas suffisant, il faut maintenant que tu me fasses la preuve que tu sais faire de beaux enfants .. . Elle fait deux beaux enfants . . . Le garçon dit : - I l faut que tu me fasses la preuve que tu sais bien les éduquer. . . Les deux enfants vont jusqu'à l'université, trouvent u n emploi. . . Elle lui dit : "Cette fois, tu peux m'épouser. . . " Le garçon répond : - Maintenant que nos enfants sont établis dans la vie, nous n'avons plus besoin de nous marier, puisque le mariage, c'est fait pour les enfants . . . C'est évidemment la même chose avec le D . M . et les monnaies. L e jour où on aura dans tous les pays d ' Europe le même taux d 'inflation, la même politi que, nous aurons rétabli les conditions idylliques de Bretton Woods, nous aurons un système de parités fixes intangibles , solides comme du béton . A ce moment-là, nous n ' aurons plus besoin de faire l 'ECU et de faire autre chose puisque nous aurons réglé le problème autrement. A cette anecdote, je voudrais joindre une morale : " La sagesse à court terme n ' est pas toujours la sagesse à long terme. L ' u topie d'aujourd'hui, c'est souvent le réalisme de demai n . Entre les deux, il suffit d'un peu d'audace" . Je pense qu'aujourdhui les temps sont difficiles et que nous devrons faire preuve d'audace . . . C'était là l'essentiel de mon message. 31 Q U ATR E R A I S O N S M AJ E U R ES PO U R FA I R E D E L ' E C U LE D O LLA R E U R O P E E N Annexe a u rapport d e Fernand HERMAN La moitié des exportations et des importations des dix Etats membres de la Communauté sont intracommunautaires et donc impliquent des conversions de monnaies européennes entre elles. Cela couvre environ 300 milliards d'ECU. Du fait de l'instabilité des taux de change et des risques qui en décou lent, les agents économiques, et notamment les entreprises qui veulent se pré munir contre ces risques, doivent en supporter le coût , ce qui réduit leur com pétitivité. Ce coût serait éliminé si les Etats membres acceptaient de s'engager dans la voie de l' Union Monétaire. Du fait de la non-intégration des marchés financiers nationaux en Europe, l 'épargne des Européens qui est plus importante que celle des Etats-Unis (430 milliards d ' ECU contre 380 aux U .S . A . ) se place et s'investit en d'autres monnaies ou sur d ' autres marchés qu'en Europe, faute de trouver sur le conti nent les conditions de choix, de sécurité, d ' attractivité qui sont l'apanage d ' un grand marché de capitaux. L'adoption de l ' ECU comme monnaie européenne renverserait cette situation. Du fait que le dollar est aujourd 'hui, faute de mieux, la seule véritable monnaie internationale, les Américains ont le monopole de l'émission de cette monnaie et peuvent se permettre de payer tous les créanciers avec de la mon naie qu'ils impriment . Ils n 'ont donc pas à se soucier de l'équilibre de leur balance paiements ni de ses répercussions à l'extérieur - alors que cette con trainte pèse lourdement sur les politiques économiques que les pays européens doivent assumer. Les Européens s'ils le voulaient , pourraient partager ce privi lège en faisant de l 'ECU une monnaie internationale. Ils importent plus, exportent plus et épargnent plus que les Américains : ils peuvent donc légitimement revendiquer le partage de ce privilège . Tout le monde aujourd'hui reconnaît la nécessité de rétablir un certain ordre monétaire international . Refaire un nouveau Bretton Woods est devenu impensable, du moins jusqu'en l'an 2000. Mais on peut arriver à ce résultat en plusieurs étapes. L ' étape intermédiaire serait de constituer trois grandes zones monétaires de stabilité (Dollar, Yen, Ecu) qui par un effort de concertation mutuelle, réduiraient entre elles les excès de fluctuations monétaires, Il faut donc que l' Europe crée au plus tôt cette zone de stabilité chez elle. Voilà les raisons qui ont convaincu le Parlement européen d'appuyer à la quasi-unanimité les propositions que contenait le rapport qui porte mon nom et qui ont pour objectif de renforcer le système monétaire européen et de favo riser l'usage public et privé de l'ECU . L ' ECU existe déjà, mais n'est pas connu et peu utilisé, pour des raisons techniques et politiques. Si les propositions du P .E. étaient adoptées par le Conseil des Ministres, l'ECU deviendrait le dollar de l 'Europe . 32 - L'INTEGRATION M ONETAIRE VUE PAR UN A L LE M AND Texte de l'intervention du Dr . Walter DAMM, banquier (1 ) Je me sens mal à l'aise . . . On a tellement parlé de l'Allemagne, de la Bun desbank , du Gouvernement que je me sens personnellement accusé, bien que M. Ortoli ait montré beaucoup de compréhension pour les habitudes de notre Banque centrale. Je voudrais être bref et diviser mon intervention en trois parties : 1 - vous décrire la situation actuelle en Allemagne 2 - l'analyser 3 - émettre un avis personnel sur l'évolution future. L'A LLE M AG N E ET L'I NTE G RATI O N M O N ETA I R E La situation actuelle e n Allemagne, e n ce qui concerne l'intégration moné taire est une situation nouvelle. Elle est nouvelle en ce sens que, depuis un an , il y a un très grand et large débat sur l ' intégration monétaire, sur le rôle de l'ECU qui auparavant était un sigle inconnu, mais qui de plus en plus prend de l'importance dans les débats publics et dans les journaux. Il y a de grandes conférences sur l'ECU où la Bundesbank est confrontée avec des opinions fort contradictoires devant un auditoire qui est le double de celui-ci , qui est pourtant très impressionnant, et où tous les banquiers éminents de l'Allemagne et aussi tous les représentants de l 'industrie entendent, par exemple, le Premier ministre luxembourgeois dire à la Bundesbank que son attitude à l 'égard de l ' ECU n'est pas défendable. Il y a fréquemment des arti cles de journaux, il y a aussi le Président de l'Association bancaire allemande qui dit qu 'en matière d'ECU , il ne faut pas mettre la charrue avant les bœufs . . . c'esttrès habile, très facile à accepter . . . Chose très amusante et intéressante aussi, pour la somme rondelette de 4000 marks , vous pouvez acheter un sondage qui sera fait d'ici un mois sur la connaissance en Allemagne de l'ECU, soit sur le plan officiel, soit sur le plan privé. Vous voyez donc que les choses bougent en Allemagne. Le Président Poehl, président de la Bundesbank a publié, il y a une semaine, un long article sur l 'intégration monétaire européenne et sur l'utilisation de l ' ECU . Donc vous voyez, les choses bougent réellement en Allemagne et la discus sion est ouverte, elle est très controversée mais contrairement à ce qui se passait il y a un an ou deux, un débat s'est instauré. ( 1 ) Les sous-titres ont été ajoutés 33 A N A LYSE D E LA S IT U ATI O N A L L E MAN D E Et j 'en viens maintenant à l'analyse . . . Si l 'on accepte le principe que toute publicité est de la bonne publicité, on ne peut que se réj ouir de l'attention por tée sur l ' ECU en Allemagne maintenant . Mais , si l'on analyse la maj orité des prises de position, on constate qu'il y a un très grand appui de la position de la Bundesbank qui émet une opinion que M . Herman a décrite avec beaucoup de talent et de passion . On insiste sur le fait que l'utilisation de l 'ECU signifie faire le 2e pas avant le t er . que l'intégration monétaire doit d'abord donner une convergence plus grande en matière économique et fiscale, que les obligations déjà prises depuis des décennies en matière d' intégration monétaire et de libération des mouve ments de capitaux devraient être respectés et que, bien qu'on puisse faire quel ques améliorations techniques dans l' usage officiel de l ' ECU , l ' usage privé de l ' ECU est laissé un peu de côté ; on le met dans le panier global des arguments économiques, monétaires et fiscaux sans trop se soucier d'un développement de l ' ECU privé. A cet égard, il faut peut-être rappeler que la Bundesbank, pour interd.ire certains usages de l 'ECU privé en Allemagne, se base sur une loi monétaire de 48, en l'occurrence édictée par les forces occupantes de ce temps, un texte très peu compréhensible qui permet à la Bundesbank de contester le caractère monétaire de l ' ECU et d'interdire aux ressortissants de contracter des dettes en ECU . Comme l 'exégèse de ce texte peu compréhensible est faite par des juristes et que les j uristes de la Bundesbank ont aussi une certaine déformation profes sionnelle, à savoir trouver un problème dans chaque solution au lieu de trouver une solution à chaque problème, vous pouvez vous imaginer que cette restric tion apparemment très limitée peut avoir des conséquences assez larges lorsque un banquier comme moi essaie de trouver des solutions aux problèmes posés par la Bundesbank. Pourquoi cette attitude de la Bundesbank ? Je crois que ce n'est pas seule ment une hostilité à l'égard d'une intégration par la contrainte plutôt que par le frottement, comme le disait le Président Ortoli, mais je crois qu'il y a eu des erreurs psychologiques assez graves. Je crois que l'erreur psychologique grave à l'égard de l'Allemagne, et notamment de la Bundesbank , est que partout , dans les conférences où on parlait de l ' intégration monétaire et de l ' ECU, on avait mis la Bundesbank sur le banc des accusés et ceci est quand même la ban que centrale d'un pays jouissant d'une libération des mouvements de capitaux très vaste nettemen t plus vaste que dans d'autres pays qui prônent l'intégration monétaire par le biais de ce symbole de l' ECU . Donc cette attitude persistante a provoqué un certain entêtement t eutoni que, je m'excuse de parler si ouvertement vis-à-vis de vous, mais comme j e parle d e m o n propre pays, je peux peut-être me permettre quelques petites "ironies" . . . Mais i l y a eu aussi une erreur stratégique . . . L'erreur stratégique a été que les autorités européennes, dans le passé, se sont attachées beaucoup plus à l 'élaboration de nouvelles méthodes, parfois même de petits trucs, d'intégra tion monétaire plutôt que de sauvegarder ce qui était acquis au début des années 60. Je mè rappelle encore le temps, au début des années 60, avec quel enthousiasme, partout dans les pays de l 'Europe des 6 à ce moment-là, on avait 34 parlé de la libération des mouvements des changes, des mouvements de capi taux et ce que l'on avait acquis à ce moment, a été, dans certains pays par la suite, je crois même dans le pays où je suis actuellement, enrayé par des règles d'exception, qui j usqu'à des dates très récentes, ont été prorogées sans une date d'échéance fixe. Et la 2e erreur stratégique a été d ' ignorer que l'intégra tion monétaire ne peut plus se faire par le frottement U e me permets de repren dre l'expression de M . Ortoli) mais doit se faire par une contrainte. Et alors, plus que dans le passé, on aurait dû prendre en considération le fait que la Bun desbank défendra avec acharnement son indépendance lorsqu'il s'agit d'un transfert éventuel de compétences à l'échelon européen. A cet égard, elle aura d'ailleurs l 'appui sans réserves du secteur financier allemand. C'est cette crainte un peu viscérale de la Bundesbank qui a déterminé l'attitude restrictive à l 'égard de l ' ECU privé. Je crois donc que, dans la mesure où l 'on fait des propositions sur l 'inté gration monétaire, il faudra aussi émettre un vœu , u ne opinion sur le degré d 'indépendance d 'une institution monétaire européenne. Cette nécessité sem ble être reconnue de plus en plus, comme en témoigne le discours de M . Prate. Mais comme je me dois d'être équitable, je dois aussi adresser quelques mots aux membres de la Bundesbank qui ne sont pas représentés ici. Person nellement, j ' estime que la réaction que la Bundesbank a eue à l ' égard de l 'utili sation privée de l ' ECU a été beaucoup plus émotive que rationelle, peut-être expliquée par ce que je viens de dire. Je crois que prohiber l' usage de l ' ECU par une exégèse assez créative d 'un texte juridique très peu compréhensible n'a pas réhaussé sa crédibilité. Je constate avec très grand intérêt, et je suppose que c'est à dessein et non pas par accident, que l 'article de M. Poehl auquel je faisais allusion tout à l 'heure à l 'égard de l ' intégration monétaire, ne fait aucune référence au texte de la loi monétaire de 48 . Je crois personnellement qu 'il serait dommage que les juristes, aussi respectés soient-ils, déterminent le contenu d ' une politique monétaire d 'une banque centrale et je crois que c 'est intentionnellement que M . Poehl , en arguant pour et contre l 'intégration monétaire, ne fait plus réfé rence à cette fameuse loi de 48. Je crois que la Bundesbank a aussi exagéré sa crainte que la loi Dawes joue dans le cas de l'Allemagne car, malgré l 'intérêt des Allemands qui croient à l 'ECU, et je réponds ici à M . Dondelinger, il n ' y a pas eu de remplacement du D . M . par l ' ECU . Q U E LLE PO U R RA IT ET R E L'EVOLUTI O N FUTU R E ? Je crois que l ' ECU a été un symbole exagéré, excusez-moi de le dire, qui a caché les véritables priorités de l'intégration monétaire européenne. Je reviens à cette convergence en matière politique, en matière économi que et en matière fiscale. Je ne suis pas tout à fait d'accord avec ranalyse de M . Herman . Lorsque l'on aura fait des progrès dans la convergence économi que et assuré la libre circulation des capitaux à l' intérieur de la Communauté, il y aura encore de graves problèmes à résoudre. Car, dans trois pays au moins, il y a une libération de capitaux qui n'est pas restreinte à la Communauté mais qui est valable aussi vers l 'extérieur. Et lorsque certains pays qui connaissent encore actuellement des restric tions de change vont abolir ces restrictions, est-ce qu' ils vont les abolir, non seulement à l 'intérieur de la Communauté, mais aussi vers les pays Tiers ? Je crois que c'est un problème assez sérieux à discuter et qui ne sera pas facile à résoudre. Et puis, il faut tenir compte des appréhensions légitimes de la Bundesbank quant au statut d'indépendance d'une institution monétaire européenne. Je crois que c 'est un geste excessivement important sur le plan politique qu'aujourd 'hui même, alors que nous nous réunissons ici, le Président des Commissions européennes, M . Delors, rend visite à la Bundesbank pour discu ter de l'intégration monétaire européenne. Je crois que c'est extrêmement important parce que c'est le dialogue direct avec les représentants d 'une institution qui jouit d 'une puissance considérable en Allemagne et qui peut toujours se baser sur l ' appui des milieux financiers allemands ; en fin de compte un tel dialogue est nécessaire et sera sans doute très fructueux. Si tout cela est fait , je voudrais faire une remarque d ' ordre général et ici je rej oins , en quelque sorte, les remarques de M. Herman. I l y a un Danois, cher cheur en science atomique qui a aussi eu le don de faire de très j olis poèmes en anglais et je vais vous en citer un : "Experts have their expert fun ex cathedra te/ling one just how nothing can be done " Ce poème cache une simple vérité : " Sans la bonne politique, sans l' impulsion politique, sans la contrainte politi que, vous n ' avancerez pas en matière d 'intégration monétaire européenne . " -- LES EFFORTS MENES PAR LES POU VOIRS P U BLICS EN FAVEUR DU DEVELO P PEMENT DES U SAGES PU BLICS ET PRIVES DE L'ECU Commun ication de Daniel L E BEGUE Directeur du Trésor Je dois vous faire part d'abord du regret du M inistre de l' Economie et des Finances, M . Pierre Bérégovoy, de ne pouvoir être des vôtres ce matin. I l a rédigé u n message à l 'intention de votre colloque et je vais me permettre de vous le lire si vous voulez bien ( 1 ) . Je vous dirai ensuite brièvement quelques mots sur le sujet qui fait l ' objet de vos débats aujourd ' hui, en centrant mes propos sur deux sujets : - Comment pouvons-nous progresser dans la voie du développement des usa ges publics et privés de l ' ECU ? - Où allons-nous ? Quels sont les objectifs à terme ? Je ne reviendrai pas sur ce qui, je pense, a été largement évoqué par les orateurs précédents, sur les avantages, les inconvénients que peuvent présenter ces développements . Je ne reviendrai pas non plus sur l ' intérêt que présente l ' usage privé de l'ECU pour les entreprises, mais je voudrais vous donner quelques indications sur la méthode qui nous paraît , pour notre part, la plus efficace pour progres ser. C O M M E NT PO U V O N S- N O U S P R O G R E SS E R ? Nous sommes pour notre part tout à fait attachés à la démarche qui a été proposée, il y a plusieurs mois déjà par la Commission, à l'époque sous l ' égide du Président Ortoli ; dans le langage des eurocrates, cette démarche est quali fiée de "gradualisme actif et équilibré" . Qu'est-ce à dire ? Nous considérons qu'il doit être possible et q u ' il est souhaitable de progresser à un même rythme, de manière aussi pragmatique que possible sur les différents fronts de la coopération monétaire européenne. Ces fronts sont, pour l'essentiel, au nombre de quatre. - Améliorer la convergence des politiques et des performances économi ques des pays membres de la C . E . E . De ce point de vue là, les évolutions obser vées depuis deux ans sont positives, vont dans la bonne direction : réduction des écarts des taux d ' in flation entre les pays, retour à des situations d'équilibre des paiements extérieurs. Nous souhaiterions, pour notre part, que cette convergence s'effectue progressivement sur des bases un peu plus dynamiques : dans le message que les Etats-Unis nous adressent , à plus de mobilité, à plus de croissance collective en Europe aussi, il y a je. crois beaucoup de vrai . (1) Le t e x t e de ce message fi g u re au d é b u t de la présente brochure. Ne peut-on pas penser que l'Europe se porterait collectivement mieux aujourd 'hui avec 1 OJo de croissance de plus pour chacun des pays membres, qu'elle donnerait d 'elle-même une image, j 'allais dire, moins pessimiste mais surtout plus dynamique, plus attractive ? - Convergence donc, liberté des mouvements des capitaux ensuite. C ' est un thème auquel certains pays, l 'Allemagne Fédérale, les Pays-Bas, le Royaume-Uni attachent une grande importance considérant que la première chose à faire pour progresser dans la voie d ' une plus grande coopération monétaire en Europe, c'est de lever un certain nombre d 'obstacles qui entra vent aujourd 'hui la circulation des capitaux à l ' intérieur de la Communauté européenne et qui gênent l'interconnexion nécessaire pour des marchés de capi taux. Je crois qu'il est j uste de poser cet objectif et la France, pour sa part , est prête à avancer à la mesure des progrès que nous enregistrons dans notre balance des paiements. Nous l 'avons fait à quatre reprises depuis la fin de l 'année 1 983 . Il y a eu, en effet , quatre séries d'assouplissements au contrôle des changes et nous som mes déterminés à poursuivre dans cette voie. - Troisième front sur lequel des progrès seraient également souhaitables : il concerne les pays dont la monnaie ne participe pas au mécanisme des changes européen, ou y participe dans des conditions particulières, c'est le cas de la lire italienne. Le moment n ' est-il pas venu pour ces pays d 'entrer dans les règles com munes et ne serait-ce pas, là aussi, un progrès sensible de l'identité monétaire de l' Europe ? - Enfin le quatrième front, celui qui vous occupe aujourd'hui : le dévelop pement des usages officiels et privés de l'ECU. Certains pays y sont plus favorables que d 'autres, ceci n 'est pas un secret . Parmi ces pays, la France, l ' Italie, les pays du Bénélux, qui ont toujours mar qué le grand intérêt qu 'ils portent au développement du marché privé de l ' ECU et leur souhait de donner une plus grande place à l'ECU dans les transactions entre banques centrales européennes. I l me semble que la bonne manière de progresser, c'est d'avancer de manière équilibrée et symétrique sur ces quatre fronts à la fois. C'est la méthode qui avait été proposée par la Commission en 1 984 et qui débouche aujourd'hui avec la décision favorable des gouverneurs sur ce que l ' on appelle " le petit paquet de mesures" intéressant l ' ECU public ; ceci s'est accompagné par des progrès dans le domaine de la convergence, par un assou plissement du contrôle des changes dans plusieurs pays, le Danemark, l ' Italie et la France en particulier. Nous sommes pour notre part d 'avis de continuer dans cette voie en 1 985 et en 1 986 : celle du pragmatisme, des concessions réciproques, dans l' équilibre des intérêts des uns et des autres . Q U E LS SONT L E S O BJ E CT I FS ? Mais encore faut-il éclairer l'avenir, savoir où nous allons collectivement , o ù nous souhaitons aller et , d e c e point d e vue, i l y a trois questions importan tes que le Président de la Communauté Européenne, Jacques Delors, a notam ment soulignées. La première, et je ne la formule que sous forme de question, intéresse l'évolution du système monétaire international dans son ensemble. Le moment n'est-il pas venu de réfléchir à la reconstruction par étape d'un système moné taire international où la charge de monnaie de réserve reposerait moins qu'auj ourd'hui sur une monnaie dominante, le dollar des Etats-Unis et qui ferait place à d ' autres pôles monétaires ? Il y a probablement un pôle qui s'organisera autour du yen japonais et il y aura probablement un pôle qui s'organisera autour de l'Europe. Quelle peut être la place de l'ECU dans un système monétaire multipôlaire ? Deuxième question relative au marché privé de l ' EC U . J'ai une fois utilisé la formule dont vous excuserez peut-être le caractère un peu simpliste : " L ' ECU privé est un enfant naturel du S . M . E . , mais c'est un enfant naturel qui grandit tout seul dans la rue" . Cette situation présente un certain nombre d'avantages et un certain nombre de charmes , ceux de la liberté. Le problème peut se poser un jour de savoir si ce développement qui s'effectue pour l' instant en dehors de tout contrôle et de toute forme de sur veillance de la part des autorités monétaires, ne risque pas de déboucher sur des difficultés pour les opérateurs eux-mêmes . J 'en cite deux exemples : Comme chacun sait , le marché privé de l 'ECU est un marché aujourd'hui très déséquilibré, c 'est-à-dire que c'est un marché d'emprunteurs et non pas un marché de déposants . Il y a déséquilibre structurel , en quelque sorte, dans le marché dans son ensemble entre le montant des prêts en ECU qui sont faits d'un côté et le montant des dépôts en ECU qui sont constitués de l 'autre. Pour l 'instant les banques fabriquent, en quelque sorte, de l 'ECU en com posant le panier à partir des différentes devises constitutives . Est-ce que du point de vue d'une bonne gestion des banques et de l ' équilibre de leur bilan, cette situation n 'est pas de nature à poser quelques problèmes si elle se prolon geait ? Deuxième question. Lorsque les banques ont l 'utilisation des différentes monnaies européennes pour effectuer des opérations en ECU , ceci n'est pas sans incidence sur les politiques monétaires nationales . Là encore, un j our ou l'autre, les banques centrales ne seront-elles pas amenées à regarder les choses d'un peu plus près ? à rétablir une fonction de surveillance que je souhaite aussi souple et pragmatique que possible ? Enfi n , dernière question . Lorsqu'on regarde vers l'avenir, quelle pourrait être la phase institutionnelle du S . M . E . telle qu'elle avait été prévue, dès l'ori gine, dès 1 979, par les fondateurs du S . M . E . ? En posant cette question , j 'insiste pour dire qu 'elle ne me paraît pas de première actualité ; ça n'est pas en 1 985 et en 1 986, je pense, que les gouverne ments seront amenés à décider de cette accélération de l 'histoire que représen terait la mise en place d' une banque centrale européenne, d'un fonds moné taire européen. Il me semble que nous avons avant cela quelques étapes à franchir encore dans les quatre domaines que j 'ai évoqués tout à l'heure. Mais il reste que si cette réflexion était menée sereinement, elle serait peut être de nature à lever quelques malentendus. A cet égard, j e peux comprendre comme l'orateur précédent l ' a dit , (Dr Damm) les appréhensions qui peuvent être celles de la Bundesbank eu égard à son statut prestigieux et à son autonomie. Comment devrait, dans cette phase institutionnelle, s'organiser les rela tions entre une banque centrale européenne, ou un organisme qui en tiendrait lieu, et des banques centrales nationales qui , bien entendu, demeureront avec Ieurs . prérogatives propres ? II me semble qu'il serait utile d'en débattre sans précipitation ni a priori : ce serait peut-être une manière de lever un certain nombre d 'inquiétudes ou de résistances qui s'expriment . POLITIQUE OU ECONOMIE D'ABOR D Intervention de Edouard BON N E FOUS Président de la commission des finances du Sénat ancien ministre Président du comité d'honneur de la L . E. C.E. ( section française ) J 'ai écouté avec intérêt et un peu de mélancolie ce qu'a dit M . Walter Damm car, si j 'ai bien compris et , comme il parle un admirable français, j 'ai parfaitement compris, j 'ai constaté qu'il semblait nous indiquer que la volonté politique devait précéder des réalisations de nature monétaire . Pour ceux qui n 'ont pas participé en 1 948 au Congrès de l' Europe à La Haye et , en 1 950, à la Conférence de Westminster, je dois rappeler que, devant l 'impossibilité de faire une Europe politique, nous avons dû nous résigner, dès cette époque et dans les années suivantes , à chercher d'autres voies : des voies économiques, des voies techniques, des voies scientifiques. Alors si vous dites, cher Collègue, que la volonté politique doit précéder le progrès en matière économique ou monétaire, vous nous demandez en somme de revenir au point de départ et nous ne pouvons pas nous y résoudre car ce serait reconnaître un échec alors que l'Europe économique est bien vivante. Je suis plus près de la position de M . Daniel Lebègue, non pas parce qu'il est français, mais parce qu'il a dit, et j e le répète, qu'il fallait procéder d'une façon plus pragmatique, étape par étape. Alors ne nous dites pas aujourd 'hui que si nous voulons avancer dans la voie monétaire, il faut une volonté politi que d ' abord . II y a bien des années, bientôt quarante ans, que nous luttons dans le sens d 'une Europe politique, et c'est parce que nous n 'avons pu avoir "la volonté politique d ' abord" que nous avons procédé étape par étape d ' u ne façon prag matique. Donc continuons la voie dans laquelle nous nous sommes engagés, sans nouveau " préalable" . LLn - Le Président Poher accueille le Comte Boël. En présence de Daniel Cardon de Lichtbuer, le Président Poher reçoit le Ministre Catherine Lalumière. PRES ENTATION D E LA L. E . C. E . M a d a m e Catherine LALUMIERE par M . Jean DEFLASSI EUX Président de la section française de la L . E . C.E. Président du Crédit Lyonnais Cest un honneur pour moi et un plaisir que de vous accueillir ici, dans les locaux du Sénat , après la réception que vient d 'offrir le Président Alain POHER, à l 'occasion du colloque sur l ' E . C . U . de la Ligue Européenne de Coopération Economique. Le Sénat : endroit symbolique pour un sujet lui aussi chargé de symboles. Ne parle-t-on de signes et de symboles monétaires ? De tous temps la monn aie a concentré toutes les passions des hommes et la froide raison de l ' Etat . Ainsi l ' E . C . U . intéresse-t-il en chacun de nous le citoyen autant que le producteur et bientôt le consommateur. Comme la monnaie européenne se partage (encore) entre l'E . C . U . " public" des gouvernements et des banques centrales et l ' E . C . U . " privé" des banques et des entreprises, de même la Ligue s'honore d ' accueillir en son sein des hommes et des femmes de toutes origines, des responsables politiques, des syndicalistes et surtout des responsables industriels et commerciaux. Vous représentez un peu ici la réconciliation de l ' E . C. U. "public" et de "l'E. C. U . ' ' privé' ' . Mais l'Europe, heureusement , c e n e sont pas seulement des symboles, ce sont aussi des hommes, des entreprises, et . . . des affaires. Avec l ' E . C . U . , nous faisons tous -banques et entreprises- des affaires parce que l'E.C. U . est un bon produit . Ce n ' est pas un gadget né de l ' imagination fertile d' un fonctionnaire ou d ' un banquier en mal de publicité, "ce n 'est pas un orphelin qui a grandi dans la rue" comme disait récemment M. LEBEGUE Directeur du Trésor. Non , l ' E . C . U . est un bon produit parce que c 'est un instrument monétaire qui répond à un besoin pressant des entreprises : la stabilité, et la stabilité n'a pas de prix dans le monde mouvant , incertain , imprévisible que nous affrontons. C'est aussi un produit d'avenir et un objet d ' espoir parce qu'il nous per mettra de poursuivre la construction européenne et de j et er les bases d'un nou vel ordre monétaire international où l'Europe ait la place qui lui revient . La tradition veut que le Président présente l 'auteur de la communication qui suit le déj euner traditionnel. Bien que tout le monde ici vous connaisse, ne m 'en veuillez pas de rappe ler que vous êtes né à Rennes et avez commencé votre carrière d ' enseignante dans cette même ville comme Assistante à la Faculté de Droit . Vous avez été plus longtemps Maître-assistante à l ' Université de Bordeaux et tenez à vos atta ches bordelaises : n'étiez-vous pas Député de Bordeaux j uste avant de devenir Ministre de la Consommation ? Vous aviez eu précédemment en charge la Fonction Publique et les Réformes Administratives et êtes maintenant chargée des Affaires Européennes, donc, en quelque sorte notre Ministre de tutelle et je dirai plutôt notre Ministre tutélaire. Au charme vous ajoutez la compétence et nous attendons plus de lumière, comme disait GOETHE, en vous entendant parler d'un suj et qui vous t ient et nous tient à cœur. -- COM MUNICATION DE M A DA M E CATH ERINE LALUMIERE Secrétaire d' Etat chargée des Affaires Eu ropéennes (1 ) Je dois dire que malgré la phrase de Goethe, j e me sens un peu impression née d 'être parmi vous aujourd'hui. E n effet , j 'ai l e sentiment d e mon igno rance s ' agissant de questions monétaires. Beaucoup d 'entre vous sont des spé cialistes de ces austères questions et j e m ' aventurerai sur ce terrain avec la grande prudence du néophyte. Je suis aussi impressionnée parce que nous avons à nos tables auj ourd 'hui, et j ' ai le plaisir d'être à leurs côtés à l' instant , de grands ancêtres de l' Europe, de ceux qui ont travaillé, en particulier depuis la dernière guerre mondiale, pour la construction de l ' Europe. En matière européenne, j 'avancerai avec prudence, ce qui ne veut pas dire sans détermination , bien au contraire, car s'il y a un dénominateur commun entre nous aujourd 'hui, c 'est que nous, à des t itres divers, dans le cadre de nos professions et de nos responsabilités respectives, nous sommes des convaincus de l' Europe : les uns par passion et depuis longtemps et les autres par raison . Mais ce ne sont pas forcément les convictions par raison qui sont les moin s solides ; et , qu'il s'agisse d e l 'un o u d e l ' autre cas, nous savons bien que nous n ' en sortirons, et que nos pays ne s'en sortiront , que s'ils sont unis au sein d'une entité plus vaste, c'est-à-dire l 'Europe. Or, malgré la prudence et malgré le sentiment que j 'éprouve de l 'honneur que vous m 'avez fait en me conviant parmi vous, il était convenu que j e m ' aventure sur ce terrain de " L' ECU, MONNAIE D E L 'EUROPE, MON NAIE DE L ' ENTREPRISE " . J e vais l e faire aussi simplement que possible et en fonction de l 'expérience que j 'ai pu acquérir au fil des mois qui se sont déroulés depuis ma prise de fonction jusqu'à maintenant . LES B E S O I N S I l est vrai, qu 'assez vite, o n s'aperçoit d ' u n certain nombre de carences, d'un certain nombre de nécessités , d'un certain nombre de choses à faire ensemble. Quels sont les besoins ? Peut-on dire que l'ensemble des populations européennes aient besoin de l'ECU ? Ce serait sans doute un peu exagéré, et j e ne pense pas que s i l ' on fait des sondages dans l a rue, o n verra se lever une sorte de montée, un appel en faveur de l ' ECU . La plupart des gens se deman deront d 'ailleurs ce dont il s'agit ou leurs souvenirs d 'histoire leur remettront en mémoire l 'ancien écu qui se pratiquait en France qui n'a qu'un lointain rap port avec notre ECU, monnaie européenne ou future monnaie européenne. Par contre, si l'on se tourne vers les entreprises, je suis frappée de voir la vitesse avec laquelle les entreprises manifestent leur intérêt pour cette monnaie, principalement d 'ailleurs l 'ECU privé, plus encore que l'ECU public. ( 1 ) Les sous-titres ont été ajoutés Pourquoi ce besoin exprimé par des entreprises ? Vous en avez longue ment discuté ce matin et vous allez recommencer plus particulièrement sur ce thème cette après-midi, je serai donc extrêmement brève. Il me paraît évident que ies avantages de l ' ECU sont très nombreux : avantages de la stabilité, une monnaie qui est la moyenne de toutes les mon naies qui composent la Communauté permet de surmonter un certain nombre de fluctuations de ces monnaies et, par conséquent , de disposer d'une entité plus stable, ce qui pour les entreprises est certainement un gage de sécurité ; elle permet également des taux d ' intérêt modérés ; elle permet de limiter des risques de changes. Quand j 'énumère tous ces avantages , il me paraît certain que le bilan des avantages l 'emporte sur le bilan des inconvénients, tout au moins si l'on se place du point de vue des entreprises. Quand j 'apprends que de grandes entre prises, Saint-Gobain , les huileries Lesieur, uniquement en France, prennent l 'habitude d'utiliser l'ECU à l ' intérieur de leur groupe pour exprimer leurs transactions , je pense qu'elles montrent la voie et que d'autres entreprises peut être moins importantes, moins spectaculaires, auraient à suivre ces pionniers. J 'ai appris que dans le secteur agro-alimentaire, par exemple, on comn:ten çait à exprimer un certain nombre de transactions en ECU , notamment dans les transactions entre la France et l ' Italie. C'est le cas également pour l 'achat des produits énergétiques, en particulier, de gaz. Bref, on voit que petit à petit l 'idée fait tache d 'huile et que les entreprises sont de plus en plus sensibilisées à cette nouvelle manière d'exprimer leurs transactions. Quant aux emprunts en ECU , lorsqu ' ils sont lancés, notamment par la Commission , dans des pays qui, a priori, pourraient être un peu sceptiques à l'égard de l'ECU, aux Etats-Unis par exemple, et recueillent un très grand suc cès, je me sens confortée dans le sentiment que l' ECU devient un instrument utile pour les entreprises. Ce sont elles les acteurs principaux de la vie économique ; c'est bien par les entreprises , par les facilités qu 'on peut leur donner, que ce développement économique peut se faire sur des bases saines et véritablement efficaces. Naturellement je ne suis pas la mieux placée pour exprimer les besoins des entreprises . Simplement je m'efforce d'écouter les responsables d'entreprises, de percevoir ce qu 'ils souhaitent , les raisons pour lesquelles ils le souhaitent et dans quelle mesure les pouvoirs publics peuvent les aider . L'E C U ET LE D O LLA R Je crois également que l'ECU est utile pour l' Europe et, ce qui n'est pas négligeable, pour les pays qui composent l 'Europe ; ce qui n'est pas forcément la même chose car l'Europe est une entité et les pays qui la composent sont d 'autres entités . Je crois que pour l ' un comme pour les autres, l' ECU peut être extrêmement intéressant . En effet, et vous en avez parlé beaucoup mieux que je ne saurai le faire, nous sommes en présence de la domination du dollar ; or la disparition de la suprématie du dollar n ' est pas pour demain , et loin de moi l' illusion de croire que l 'ECU pourrait bientôt rivaliser avec le dollar. 44 Il est évident que l'on ferait bien rire si l'on voulait émettre pour le court terme, voire pour le moyen terme, un tel espoir. Cela étant, il serait sans doute malsain de s'accommoder de la domination totalement hégémonique du dollar ; de même, il serait malsain d'accepter, comme un mal inévitable, de subir les fluctuations dudit dollar . C'est pourquoi il paraît normal et correct de doter l'Europe d'une monnaie de réserve. Il est évident que lorsque l'on sait que le dollar exprime à l'heure actuelle environ 80 OJo des réserves et transactions de par le monde, la place qui, en toute hypothèse, est réservée à l' ECU sera pendant longtemps très petite. Très petite . . . Oui . . . et malgré tout . . . une place et cela ne doit pas être négligé, et c'est sans doute pour l 'Europe l'un des moyens d'exprimer, non seulement sa puissance économique, mais tout simplement son existence économique. Une entité économique qui n'a pas la possibilité de s'exprimer dans sa monnaie est , qu'on le veuille ou non, mutilée. Je ne veux pas dire que l'ECU soit la condition nécessaire et suffisante de l 'existence économique de l'Europe, je veux dire simplement que c ' est un des moyens qui peut lui permet tre d'exprimer cette existence en tant qu'entité économique. Or, nous savons que l 'Europe a les capacités humaines, intellectuelles et les moyens en capitaux qui lui permettent de se considérer comme un des grands pôles économiques à l'échelle du monde. Il n'y en a pas tellement . L'Europe en est un et la priver de ce moyen d ' exprimer son existence économi que serait extrêmement regrettable et je ne suis pas sûre que nos successeurs nous le pardonneraient. Cet ECU est également pour l'Europe un facteur de convergence entre les pays de la Communauté, ce que j 'ai parfois exprimé en disant : c'est u n moyen de cimenter entre eux les pays de la Communauté. Là je sais bien que je mets l e doigt sur un débat ; certains pays pensent a u contraire qu'il faut commencer par assurer la convergence des politiques économiques avant de parler d'une monnaie européenne et ils nous accusent de mettre la charrue avant les bœufs . Ce serait intéressant d'en débattre, mais avec un peu de bon sens il me semble qu'il faut faire les deux choses simultanément et ne pas privilégier la conver gence des politiques économiques avant de parler d' une monnaie qui puisse exprimer cette convergence. C'est en agissant simultanément sur les deux touches du clavier - je crois qu'on peut le faire - que l'on permettra d'avancer dans la voie de ce qui est utile en tout cas pour l 'Europe, c'est-à-dire la convergence des politiques éco nomiques. L ' ECU paraît bien répondre à des besoins. Quelle a été la position de la France en face de ces besoins ? La France, c'est d'abord ceux qui la composent et pas seulement le gouvernement . · LA F RA N C E ET l ' E C U Je parlerai u n peu du gouvernement car c ' est c e q u e vous attendez d e moi, encore que vous ayez eu tout à l 'heure le texte d 'une communication du Minis tre de l' Economie, des Finances et du Budget qui, étant le grand argentier de notre pays, est le plus à même de s'exprimer sur u n tel sujet. La position de la France c'est d'abord celle des entreprises, j 'en ai dit u n mot tout à l'heure, e t il est vrai que l'ECU n e s e développera que s i les entrepri ses, au niveau de l'ECU privé, le demandent et l'utilisent. 45 Non pas que je veuille rejeter sur les entreprises toute la responsabilité de cette évolution, mais parce que c 'est la réalité économique et financière. Les entreprises sont des acteurs, elles revendiquent des responsabilités en matière économique ; à elles de manifester leurs désirs, même dans ce domaine financier et monétaire ; mais c'est également les banques, et je dois dire q ue, sans vouloir flatter le président du Crédit Lyonnais, auprès duquel j 'ai eu le plaisir de déjeuner à l'instant, les banques comme le Crédit Lyonnais, mais ce n 'est pas la seule . . . j 'ai entendu dire que d 'autres banques françaises, le Crédit Agricole, par exemple, et beaucoup d'autres . . . ont fait un gros pour faire con naître cet ECU, pour inciter leurs clients à utiliser l'ECU , bref, pour rendre populaire, si je puis dire u ne telle monnaie. Ce rôle pédagogique des banques est tout à fait essentiel . Quant au gouvernement, il a fait un choix que je réaf firme ici . Nous sommes en présence d ' u n débat avec nos partenaires de la Com mu nauté économique européenne, et ce n'est un secret pour personne que la R . F . A . n 'est pas pour l 'instant très enthousiasmée par l ' ECU . Aujourd'hui encore, dans un des grands quotidiens du matin, le président de la Bundesbank a répondu à un interview et a exprimé ses vues sur le problème de l 'ECU . Je crois savoir que ce matin, on a fait allusion aux propos du président Poehl sur ce sujet. Il a d ' ailleurs dit à ce propos une image qui m 'est allée droit au cœur compte tenu de ma vie bordelaise : s'agissant de l'ECU , il a dit : "une éti quette ne change pas un vin ordinaire en Château-Lafite " . C'est vrai , un Château-Lafite, un très bon Médoc, un très grand cru du Médoc . . . vous pou vez changer les étiquettes , ça n 'y fera rien . . . Un amateur verra la différence et j 'ai le plaisir de constater que le président de la Bundesbank est, apparemment, un amateur de très bon vin de Bordeaux. Ça prouve qu'avec lui on pourra tout de même s'entendre . . . lorsque l'on s'entend sur les choses fondamentales telles que la qualité des vins . . . Son propos était moins agréable, moins gastronomique. I l voulait dire que l ' ECU ne serait qu'une étiquette qui ne rendrait pas les politiques économiques bonnes ni convergentes si , au départ, elles ne sont pas bonnes et si elles n ' ont pas été conçues comme devant être convergentes. En ce qui concerne le gouvernement français, nous ne nions pas du tout la nécessité d ' avoir des politiques économiques aussi rapprochées que possible et les choix qui ont été faits par le gouvernement, ce qu'on a appelé des mesures de rigueur, étaient très proches, et sont très proches, de mesures prises actuelle ment dans d'autres pays de la Communauté. Si nous devions changer, ça ne pourrait être qu'en liaison avec ces autres pays, car nous savons combien il est risqué de modifier des politiques économiques à l 'intérieur de l ' Europe en le faisant seul. Il convient de les mener de front de façon aussi liée que possible afin d'éviter un certain nombre de soubresauts. Mais nous savons également qu'il ne faut pas attendre des résultats entièrement identiques dans les diffé rents pays avant de promouvoir, d' une part le système monétaire européen, d ' autre part, dans la foulée, le développement de l'ECU . Nous l 'avons fait par un certain nombre de mesures : en 1 982, par exemple on a reconnu à l'ECU le statut de devise ; en 1 984, la quotation au " fixing" à Paris . Nous avons, plus récemment, et le directeur du Trésor a dû vous en parler tout à l' heure, amorcé des mesures de libération des changes qui sont sans doute un des éléments qui doit faciliter la reconnaissance de l ' ECU . Je pourrais multiplier les exemples. Le gouvernement français a, indirectement , facilité la reconnaissance de l 'ECU et, au préalable, le développement du S . M . E . et directement pris des 46 -- mesures et continue à prendre des mesures qui officialisent l ' ECU comme monnaie européenne. Nous n ' avons pas l'intention de changer les propos très récents de l 'interview de notre Premier Ministre dans le Time qui est venu , si besoin était, renforcer notre position . D ES M ES U R E S SYM B O L I Q U E S Quel va être l ' avenir de cet ECU, tel qu'on peut l 'imaginer ? Va-t-il y avoir des gestes symboliques pour le rendre tangible à l'ensemble de notre population ? Pourquoi pas . . . Dans u n avenir très proche, i l va y avoir des chèques de voyage libellés en ECU . C ' est une bonne manière de développer chez ceux qui voyagent, les jeu nes notamment, le sentiment d'être Europée n . Va-t-on battre u n e pièce d e monnaie européenne ? Certains y o n t pensé dans le cadre du Comité ad hoc pour l 'Europe des citoyens. Aux dernières nouvelles, il semble que cette idée soit abandonnée. Mais elle n ' est pas si mau vaise que cela. L 'idée d'avoir une pièce de monnaie est un peu un symbole. Mais parfois les symboles ont leur force de conviction et le fait d 'avoir une monnaie, qui serait au départ davantage une monnaie de collection qu'une monnaie que l 'on puisse échanger dans les magasins, ne serait pas une mau vaise idée. Pour la rendre véritablement utilisable dans les transactions de tous les jours, il faudrait un certain nombre de décisions j uridiques. M. le Gouverneur de la Banque de France doit les avoir en tête et pourrait eri parler mieux que j e n e pourrai l e faire. Le Min istre Catherine Lalumière entre Jean Deflassieux (à droite) et le Comte Snoy et d 'Oppuers. 47 Donc, par un certain nombre de mesures symboliques, on peut essayer de faire connaître cette monnaie qui , pour l 'instant , est une unité de compte extrê mement abstraite et qui n 'est pas tangible pour la masse des gens. Elle doit également se développer dans le cadre des relations entre entre prises et le chemin qui a commencé à être exploré doit se développer. Les statistiques que l 'on donne et qui montrent l 'augmentation du nom bre de transactions en ECU sont des chiffres à prendre en considération. Quand on part de zéro, la croissance peut être rapide sans que, en valeur abso lue, les chiffres soient très impressionnants . Le rythme de croissance a été cependant extrêmement spectaculaire et encourageant . U N E A UTO R ITE E U R O PE E N N E Que vont faire les pouvoirs publics ? Va-t-on franchir le pas, par exemple, au niveau d 'une banque centrale qui aurait pour charge l'émission de cette monnaie et sa gestion ? C'est un des points qui préoccupe beaucoup certaines autorités monétaires et notamment en R . F . A . La Bundesbank se verrait très bien investie de ce rôle de banque centrale ; elle verrait sans doute d ' u n œil plus inquiet d 'autres banques centrales qui la déposséderaient un peu de sa puissance. Il y a indéniablement des choix politiques extrêmement difficiles et de première importance. La question est sur la table. De la même façon se pose l 'attitude des différents gouvernements des pays de la Communauté face aux problèmes monétaires que pose l ' ECU. Si l ' on veut que cette monnaie se développe, cela signifie qu'il faut des autorités monétaires et politiques qui contrôlent ce développement . On ne peut pas prêcher pour le développement de l ' ECU et laisser de côté le renforcement des autorités monétaire et politique. Réciproquement on ne peut parler d'un renforcement politique de l 'Europe, voire de l ' union euro péenne dont on parle beaucoup à l ' heure actuelle, en laissant de côté les aspects monétaires qui sont, à un moment donné du parcours, inhérents à une politi que économique européenne. Les deux choses sont intimement liées. Ce n'est pas un hasard si ces der niers mois se sont multipliés les débats, les colloques, réflexions tels que votre colloque organisé aujourd'hui par la Ligue Européenne de Coopération Eco nomique et qui montrent que tous ceux qui veulent la construction de l 'E urope posent le problème de l ' ECU, et que tous ceux qui travaillent sur les questions monétaires rencontrent à un moment donné la nécessité d'un renforcement de l 'union européenne. Les deux choses sont indissolublement liées et c'est ensemble qu'il faudra sans doute trouver une réponse. Je n 'ai pas du tout, je le répète, l'illusion de croire que l ' ECU sera le remède miracle qui permettra de surmonter toutes les oppositions, tous les conflits, toutes les divisions au sein de l ' Europe. Il faudra bien autre chose pour surmonter ces oppositions, ces divisions , ces con flits d'in térêt au sein de l ' Europe. Mais l 'ECU est un des éléments qu'il ne faut pas négliger pour aller dans le sens de ce renforcement de l ' Europe. Or, et ce serait un autre sujet, mais c'est en toile de fond , l'essentiel de notre motivation . : 1 'Europe. La construction européenne est absolument indis pensable pour nos pays. Nous sommes si petits dans l'ensemble mondial qu'isolément nous sommes condamnés . 48 La vitesse à laquelle se produit cette évolution est telle que véritablement nous n ' avons pas le droit d'attendre, simplement d'attendre . . . L'évolution des technologies, les investissements que nous devons consen tir, la modernisation que nous devons faire à marche forcée, la course contre la montre qui est engagée avec les puissances telles que les Etats-Unis ou le Japon, cette course est tellement rapide que nous devons tout faire, mettre les facteurs dans la balance pour accélérer l'émergence de politiques européennes fortes et cohérentes . C'est dans cet esprit que je suis avec beaucoup d'intérêt vos tra vaux et que je souhaite qu'ils soient pris en compte lorsque les décisions politi ques seront prises au niveau le plus élevé. Jean Dejlassieux 49 CONTRE LES CHAUDS ET FROIDS MONETAl RES... LE CREDIT LYONNAIS VOUS PROPOSE L'ECU. n e m o n naie q u i con naisse moins de fluctuations de cou rs que les autres, cela existe depuis 1 0 ans, c'est l 'ECU. Le Crédit Lyo n nais fi g u re au rang d es prem i è res banques à avo i r contri b u é à l a promo tion d e c e n o u v e l i n s t r u m e n t m o n étaire, maintenant coté à l a B o u rse de Paris e n deuxième posit i o n après l e d o l lar, t é m o i g n a n t ainsi de son i n d é p e n dance vis-à-vis d e s devises co m posantes. I m p o rtate u r o u expo rtate u r, vous pouvez u t i l i ser l a fac t u ratio n e n E C U , e m p ru nter e n ECU, i nvesti r e n ECU, voya g e r e n ECU (il existe un chè que de voyage é m i s par p l u s i e u rs ban q u es dont l e Crédit Lyo n nais). En mat i è re d 'opérat i o n s i nternati onal es, tous les c hefs d 'entreprise rec h e rc h e n t l a devise dont les cours et les taux d'i nté rêts soient l es plus sta b l e s . Pre n e z c o n s e i l a u p rè s du C r é d i t Lyo n nais, i l vo u s s u g g é re ra l a solution l a m i e u x adaptée à votre cas. Son expérience i nternati o n a l e (il est prése n t d a n s p l u s de 70 pays) e t son expe rtise d a n s l e d o m a i n e de l ' ECU sont votre m e i l l e u re p rotect i o n co n tre les c h a u d s et fro i ds mo nétai res. llfil C R E D I T LYO N NAI S L E PARTENAIRE DE VOTRE AVENIR 50 - LE ROLE DE LA LIGUE EUROPEENNE DE COOPERATION ECONOMIQUE Déclaration de Daniel CARDON DE LI C H T BUER Président de l'Association Belge de Banque Président du Comité Belge de la L.E . C. E. Je voudrais rappeler que le rôle de la L . E . C. E . est double dans la cons truction européenne. La première chose que la L . E . C . E . doit faire, et qu'elle fait depuis 1 946, c'est d'informer un large public, le sien , celui des responsables économiques et sociaux, d 'informer ce large public de la création européenne de telle manière qu'elle gagne dans les différents pays d ' Europe, qu 'ils soient ou non membres du Marché Commun, u ne large sympathie, un soutien constant des responsa bles les plus élevés du secteur public et du secteur privé. C 'est un peu l ' adage de ce qui s'est passé ce matin ; une fois de plus, ici à Paris, la L . E . C . E . est parvenue à réunir u n certain nombre de personnalités qui nous ont dit , chacune avec leur charisme propre où on en est, vu du côté de la Commission , vu du côté de la Banque européenne d 'investissements, vu encore du Parlement européen. C'est un des aspects de la L . E . C . E . , celui où elle donne de l 'information : mais je voudrais parler d'un autre aspect . . . et c'est celui que nous allons traiter cette après-midi. C'est que si la L . E . C . E . distribue de l 'information, elle a traditionnelle ment donné aussi des conseils, et c'est ce que, à nouveau , la Commission et le Conseil nous demandent . Nous avons rencontré récemment au nom de notre Association, le prési dent de la Commission des Communautés européennes et nous lui avons posé la question, comme nous la posons chaque fois qu'il y a un nouveau président "Comment pouvons-nous. vous aider ? " E t l a réponse, cette fois-ci , fut dans l e domaine qui nous intéresse cet après-midi : aider la Commission Européenne à mieux connaître comment fonctionne 1 'ECU . Nous sommes ici dans un cas extrêmement typique où Je secteur public et le secteur privé de l 'Europe ont , parfois conjointement, mais souvent parallèlement, développé l 'ECU . Les chiffres sont impressionnants quand on voit, par exemple, la croissance d 'année en année des emprunts, le nombre considérable d'opérations en euro-bonds, qui passe en 1 98 1 à 8 opéra tions, en 82 à 1 7, en 83 à 44, en 84 à 63 et en 1 985 , en 1 mois 1 /2 à 1 6, pour un total de 9 milliards d'ECU ! Lorsque d'une part nous voyons cette croissance d 'un phénomène naturel qui est en train de se créer, et d 'autre part cette attente des pouvoirs publics européens vis-à-vis de la L . E . C . E . , nous devons considérer comme un devoir d'y répondre. En effet, personne dans le Mouvement Européen en dehors de la Ligue, et j 'insiste sur ce point, n ' est mieux que nous en mesure d'assurer une réponse, une assistance, une aide, une information en cette matière. La techni cité de la L . E . C . E . est une de ses qualités, nous regroupons parmi nos mem bres une compétence que nous voulons mettre au service de l ' Europe. 51 C'est pourquoi la section française de la L . E . C . E . a mis au programme, cet après-midi " l' ECU , monnaie de l 'Entreprise" et a, à mon avis, choisi très sagement les quatre conférenciers et les quatre titres . 1 o - Groupes à dimension européenne - Est-ce que vous avez une stratégie de l 'ECU ? Et assez naturellement, on est tombé sur Saint-Gobain et assez naturelle ment, on est tombé sur son trésorier. . . et nous allons l'écouter dans quelques m inutes. 2° - Et puis la Ligue française qui a toujours été ouverte à l'étranger a dit " Mais dans l 'ECU . . . il y a les I taliens" . C'est assez extraordinaire le fait qu'un pourcentage très important de leur commerce extérieur soit en ECU . . . et donc on a passé les Alpes . . . et on est allé chercher à l'ENI une technicité dans ce domaine et ce sera M . Gabbrielli qui va nous dire comment l ' E N I voit le pro blème de l 'ECU privé. 3° - Et ensuite, dois-je vous le rappeler, il y a ce monde gigantesque des émissions sur le marché financier ; ce monde qui, dans mon petit pays, attire 5 8 o/o de l 'exportation des capitaux en Belgique. Nous considérons que sur les 1 35 milliards qui sont sortis chez nous , car, chez nous, on entre et on sort librement, en matière de capitaux . . . (lorsqu 'on entre et on sort librement, on peut avoir des statistiques), on peut considérer que 58 o/o des capitaux européens libres vont vers le marché des ECU . Nous allons entendre M . Pierre Vajda nous parler de ce marché financier qui est en croissance extrêmement rapide. 4° Enfin nous allons entendre M. Dominique Rambure qui est pour beaucoup dans le succès de l'ECU . Et ce sera la fin de notre journée. Alors le seul conseil que je voudrais donner en conclusion, c'est d'écouter cela avec l 'esprit critique que nous avons témoigné ce matin. Ces phénomènes sont intéressants parce qu'ils sont spontanés, parce qu'ils sont la réaction des agents économiques lorsqu'ils ont la possibilité de se développer, mais il est évident que cela pose des problèmes macro-économiques de contrôle, cela pose des problèmes pour la politique monétaire de nos Etats et il est évident que si tout cela se développait dans la toute grande liberté que M. Dondelinger sou haitait ce matin à ce stade-ci du développement, un j our, cette toute grande liberté, comme toutes les libertés, se heurterait au fait qu'un minimum de réglementations serait nécessaire pour permettre la liberté de l'avenir. Donc, à un certain moment , je crois que nous devons être conscients que ce phénomène, s'il se développait , devrait être maintenu dans des règles. Ceci dit, nous allons, cet après-midi, découvrir par des acteurs économi ques, comment fonctionne l'ECU européen et je cèderai tout de suite la parole à M . Jacques Pillet en constatant que tous les conférenciers de cet après-midi sont caractérisés d'une part par leur jeunesse, et d'autre part par le fait qu 'ils ont été des opérateurs eux-mêmes, c'est-à-dire qu'ils ont touché l'arbitrage, le change, etc . . . C'est le cas de M . Pillet qui est ensuite entré en 1 97 1 à Saint Gobain pour devenir le directeur de la trésorerie et des finances de ce très important Groupe. Je dirai également que M. Pillet est président de l 'Associa tion française des trésoriers d'entreprises, dont il est , de plus, le fondateur. - fi2 - L'ECU MON NAIE DE FACTURATION ET DE FINANCEMENT L'EX PERIENCE DU GROUPE SAINT-GOBAIN I ntervention de Jacques PlLLET Directeur de la Trésorerie et du Financement de la Compagnie de Saint-Gobain Nous sommes souvent présentés comme des pionniers ; en fait, il faut bien voir que l'ECU avait tout naturellement sa place dans la vie économique et financière d'un groupe industriel comme Saint-Gobain pour des raisons qui tiennent à l 'histoire et à la nature de ses activités . - I m planté depuis longtemps, parfois depuis plus d'un siècle, dans la plupart des pays européens, nous exerçons notre activité au travers de sociétés locales qui réalisent plus de 80 OJo du C . A . consolidé du Groupe. - Traditionnellement , le commerce international du Groupe est impor tant ; un cinquième des ventes est exporté en dehors de leur pays de production et , dans ce total, la part des exportations des sociétés européennes est de 85 % . Cela dit, au-delà de ces facteurs totalement favorables à une introduction de l 'ECU dans la facturation des exportations et dans les financements , il en est, à mon avis, d 'autres qui ne sont pas le privilège du Groupe Saint-Gobain et qui pourtant militent aussi, dans bien des cas , en faveur d'une utilisation plus large de l ' ECU . Les dures lois de la compétitivité dans le commerce international créent des contraintes de prix et donc de marges qui sont difficilement compatibles avec les fluctuations erratiques des cours et des taux de certaines monnaies, ce qui n ' est pas le cas de l ' ECU . Depuis le début des années 1 970, il est devenu de plus en plus difficile d'établir des offres de prix en monnaie étrangère lorsqu 'on veut concilier la volonté d'être compétitif avec la possibilité pour le client de pouvoir disposer d'un temps de réflexion et la nécessité absolue d'éliminer tous les risques impu tables aux éventuelles variations monétaires, ce qui n ' est pas le cas de l 'ECU . Pour le Groupe Saint-Gobain, u n autre problème, lié aux mêmes événe ments, se posait chaque jour un peu plus durant cette dernière décennie ; c'était celui de l'harmonisation des prix de cession entre les unités de produc tion des différents pays, et c'est de là que naquit, en 1 979, l'idée de faire appel à l 'ECU. C'est en 1 979, en effet , que des prix de cession uniques ont été établis dans le cadre des budgets annuels d'une branche test, le vitrage, à partir des prix de revient départ usine. Ils étaient valables pour un an, définis en ECU et applica bles dès l 'exercice 1 980 aux sociétés allemandes, belges, françaises et italiennes de la branche. Au départ, l 'ECU n 'était qu'une monnaie de compte utilisée pour expri mer un prix ; les paiements devaient toujours être faits dans une monnaie dont on avait arrêté le principe qu'elle serait toujours celle du pays importateur . Il faudra trois exercices pleins pour convaincre le Groupe du bien-fondé de son choix et pour l 'inciter à aller encore plus avant dans l 'utilisation de l ' ECU en élargissant son champ d ' application à la quasi-totalité des mouve ments inter-sociétés et en en faisant une véritable monnaie de paiement . Depuis le 1 er j anvier 1 983 , les filiales du Groupe qui sont amenées à factu rer ou à payer en ECU disposent toutes d 'un compte en ECU ouvert directe ment ou indirectement auprès d'un seul et même établissement bancaire à Bruxelles, où toutes les opérations inter-compagnies sont centralisées et com pensées. L ' extension de la facturation en ECU à des tiers est notre dernier objectif mais cela demande du temps pour convaincre, ou plus simplement vaincre, ce que sont souvent de simples usances commerciales . Les succès déjà remportés ne sont pas sans intérêt et les offres de prix libellées en ECU ne créent plus les effets de surprise d'il y a seulement encore deux années. De l 'usage commercial à l 'usage financier, il n'y avait qu 'un pas que le Groupe Saint-Gobain a franchi dès 1 982 en mettant en place le premier crédit syndiqué à taux flottant libellé en "ECU ouvert " . Depuis cette "première" , les financements en ECU ont pris une place importante dans la couverture de l'ensemble des besoins du Groupe. Les filiales italiennes ont été les premières à faire appel à l'ECU pour financer leurs importations et leurs exportations, et cela pour deux raisons tout à fait simples et compréhensibles : - Le différentiel de taux qui apparaissait et apparaît encore entre un finance ment en lires et un financement en ECU ; - Le risque de change limité qui devrait être largement couvert sur une période de plusieurs mois par l 'avantage de taux . En France, sur la base des mêmes raisonnements, les financements en ECU des besoins à court terme liés aux ventes et achats réalisés avec l'étranger sont devenus la règle des sociétés du Groupe. Les financements des besoins des holdings n ' échappent pas non plus au choix de l'ECU ; c'est ainsi qu'en 1 984, la Compagnie de Saint-Gobain a lancé sur le marché international des titres participatifs assortis de warrants pour un montant de 1 00 millions d'ECU qui, par le jeu des warrants, pourra être porté à 200 millions d'ECU . La particularité de cette émission est d'être une grande première sur l 'ECU puisque le titre émis est perpétuel, sa rémunération est indexée pour partie sur les résultats nets consolidés du Groupe et sa dénomination de Titre Participatif n'avait jusqu'alors j amais été utilisée pour un titre émis hors de France. Dans cette émission en ECU, Saint-Gobain accepte évidemment un risque de change et il s'agit , bien sûr, d ' u n engagement en ECU . Mais à la différence du crédit syndiqué de 1 982, le risque ne porte, cette fois, que sur la rémunéra tion du titre émis. I l n ' y a pas de risque sur le capital puisque nous ne pré voyons pas de remboursement . Les fonds obtenus par l e placement d e ces titres participatifs constituent des fonds propres dans le bilan consolidé du Groupe . A travers cette émission, l ' ECU est devenu encore un peu plus une vérita ble monnaie puisque, pour la première fois, l'ECU a permis de canaliser l 'épar gne européenne vers le financement de l'industrie, offrant ainsi une possibilité de placement de fonds à l'échelon direct européen. - En 1 984, le Groupe a signé avec une banque française un contrat d'émis sion d 'Euro-Notes, d 'une durée de 1 à 1 2 mois. Le placement direct de ces notes sur le marché permet d 'atteindre directement les détenteurs de liquidités sans l'intermédiation du système bancaire européen ; c'est un moyen de finan cement qui a le double avantage de mieux faire connaître le nom du Groupe Saint-Gobain auprès des investisseurs internationaux en ne payant qu'un taux minimum qui est favorable pour les deux parties. Enfin, au début de cette année 1 98 5 , le Groupe a réalisé un placement privé d 'obligations en ECU, à taux fixe, sur une durée de 7 ans, lorsque les taux étaient inférieurs à 10 OJo , et en avril dernier, la Compagnie de Saint Gobain a émis un emprunt obligataire de 1 25 millions d'ECU, à taux flottant et à durée perpétuelle. ECU La pre m i ère Si cav en m o n n a i e eu ropéenne. E C U C I C Un i nstru ment d e gestion en devises pou r les p a rti c u l i e rs et les e ntreprises. E C U C I C Un moyen de contreba la ncer les risq ues de c h a n g e pou r les e ntreprises e n dettées en devises . ECUC I C U ne épargne va lorisée par u n e prog ression priorita i re de la vo l e u r l i q u idative p l u tôt q u e du rendement cou pon . u 0 "' "' 0 "' z 0 ::( :l; "' 0 z L'EMPLOI DE L'ECU POUR LE REGLEMENT DES EC H ANGES COMMERCIAUX Texte de la Communication de Mario Gabbrielli Directeur Financier du Groupe E.N 1 . . 1 . Les prodromes de la nouvelle situation Les années soixante-dix ont notoirement été les années qui ont enregistré l ' e ffondrement des certitudes sur lesquelles s'était basée et s'était développée l 'activité économique internationale après la guerre, et qui comptaient sur un schéma caractérisé par : - énergie et matières premières bon marché ; - disponibilité de crédit à des taux d 'intérêt limités ; - inflation limitée ; - changes stables . Au cours des années soixante-dix les attitudes divergeantes de politique économique adoptées par les pays les plus importants, l'instauration d'un régime de fluctuation des changes et les gros écarts du prix des " commodities" avec les profondes altérations subséquentes des conditions d'échange ont été accompagnés par de vastes processus d ' in flation, par la stagnation, la chute des investissements et de gros déficits dans le secteur public . Dans ce cadre caractérisé par la perte de certitudes et de stabilité, il devient toujours plus évident qu'il faut passer à la phase de l 'intégration européenne qui se base sur la création d 'une zone monétaire commune ayant pour but tant d 'harmoniser les politiques économiques nationales que de mieux exprimer et connoter la situation de la CEE, sur le plan monétaire. Après l'échec d 'une première tentative en raison notamment des mécanis mes techniques inadéquats qui avaient été adoptés pour faire face aux diverses situations des participants, en soixante-dix-neu f on fait concrètement démarrer le SME en créant les premiers ECU à travers les swaps entre les banques centra les des pays de la CEE et le Fond Européen de Coopération Monétaire (FE COM). 2 . L'évolution des marchés des changes A partir de mille neuf cent quatre-vingt, l 'instabilité de la situation écono mique internationale, qui avait été amorcée au cours de la décennie précédente, s ' est accentuée et s'est enrichie d'un autre élément capital de turbulence : l ' évolution de la cotation du dollar USA. En effet, la devise américaine devient le motif principal de l' instabilité monétaire mondiale en raison du rôle qu 'elle joue sur les marchés financiers et commerciaux internationaux. Cette instabilité se présente comme absolument nouvelle en raison de son importance et de la rapidité des variations des taux de change et d' intérêt, de la durée de ces phénomènes . Dans un contexte économique international dominé par un climat d'extrême incertitude quant à l'évolution des prix du crédit et des changes, les opérateurs privés de la CEE , à la recherche d' instruments en mesure d'offrir la plus grande stabilité dans la recherche et l'emploi de fonds sur les marchés monétaires , prêtent leur attention à l'ECU. C' est ainsi que, à partir de mille neu f cent quatre-vingt , d' une part par certaines banques des pays membres ayant une monnaie plus faible, d'autre part par d'autres partenaires faisant partie ou non de la CEE, l ' on assiste à une expansion rapide de l'emploi privé de la devise communautaire sur les marchés financiers internationaux. En quelques années l'ECU devient donc une des devises les plus utilisées pour l'émission d 'emprunts obligataires sur les marchés européens et dans la dénomination des activités bancaires internationales . Au début des années soixante-dix, le passage d'un régime de changes fixes (ou presque) au régime de fluctuation des changes, a rendu important le pro blème de la définition de la devise pour le règlement des échanges internatio naux. Dans un régime de fluctuation des changes, les différentes rapidités de réaction des marchés réels et des marchés financiers, les effets non homogènes des changements dans les parités monétaires sur la formation des prix inté rieurs, la forte variabilité des taux de change, confèrent une importance non négligeable à la devise adoptée, constituant matière primordiale dans la gestion des entreprises. Dans un système monétaire international basé sur la fluctuation des chan ges, l 'adoption de l ' ECU dans la dénomination monétaire des échanges com merciaux doit être encadré en tenant compte de ces considérations : a) sous le profil macro-économique, à conditions égales, une forte demande internationale d 'une certaine monnaie a d'évidentes répercussions sur les "terms of trade" et sur l' équilibre de la balance de paiements, avec une influence positive facilement prévisible sur les coûts et sur la capacité d 'obtenir des financements de l'étranger ; b) sous le profil micro-économique, l 'emploi et le choix des devises de factura tion et de règlement constituent une variante importante par rapport à la situa tion des marchés d'approvisionnement et de débouchés où l 'entreprise déploie son activité. I ls représentent, en même temps, une matière de décision qui doit tenir compte de la politique globale à adopter dans le domaine financier et monétaire et des occasions offertes par les marchés financiers et des changes pour la gestion de trésorerie. On ne peut pas négliger l 'introduction de ce thème dans le cadre de la poli tique industrielle et du système des échanges entre les pays qui gravitent dans la zone européenne, surtout face au dollar qui tend à acquérir un poids croissant dans les transactions commerciales internationales et à une évolution de la monnaie des Etats-Unis liée davantage aux mouvements de capitaux qu 'aux grandeurs réelles qui s'y rapportent . On assiste donc à un asservissement du commerce par rapport à la finance. En effet, bien que les renforcements du dollar ne correspondent pas à des hausses égales des prix des " commodities" exprimées en d'autres devises, cha que variation des termes- d'échange liée à la fluctuation des marchés des chan ges, altère les équilibres réels en créant une déformation effective des objectifs poursuivis en matière de politique industrielle et commerciale. _ h7 Tout cela est particulièrement vrai pour le système italien car, du fait qu'il est très ouvert vers l 'étranger, il subit de fortes doses d ' in flation importée, par suite surtout des variations du prix de l 'énergie exprimé en lires . 3. La dénomination monétaire dans les échanges commerciaux internationaux Afin de déceler les zones d'utilisation possible de l'ECU dans les transac tions commerciales, il est tout d'abord nécessaire d'analyser les comporte ments actuels des opérateurs. Seulement depuis les dix dernières années, on consacre une attention par ticulière à la dénomination monétaire du commerce extérieur. Les études effectuées j usqu' à présent , même si elles ne doivent pas être considérées comme définitives, mettent en évidence certaines régularités empi riques qui peuvent aider à comprendre quelques comportements des opéra teurs. D 'après les données disponibles, il est ainsi possible de synthétiser les uniformités les plus importantes qui se sont manifestées au cours des plus récentes années : i) en ce qui concerne les exportations, la plupart des pays industrialisés factu rent la tranche principale de leurs ventes à l'étranger en monnaie nationale. Dans la tranche facturée en devise étrangère, celle en dollars est généralement inférieure à la tranche facturée dans la monnaie de l'importateur. En moyenne, les pays européens libellent plus de la moitié de leurs exportations en monnaie nationale, plus d 'un tiers en monnaie de l'importateur et moins d ' u n cinquième en dollars ; ii) en ce qui concerne les importations, les pays les plus industrialisés facturent généralement une tranche minoritaire en monnaie nationale, tandis que la tranche principale est facturée dans la monnaie du vendeur. Etant donné que plus de 70 OJo du commerce des pays industrialisés est représenté par des échan ges entre eux, ce résultat est spéculatif par rapport à celui enregistré par les exportations. Toutefois, la tranche du dollar est généralement supérieure pour les importa tions qu'elle ne l 'est pour les exportations. En moyenne, les pays européens facturent environ quatre dixièmes de leurs importations dans la monnaie du vendeur ; des autres six dixièmes, un peu plus de la moitié est exprimée en dol lars et le reste en monnaie nationale ; iii) sous l 'aspect de la distribution géographique, dans le commerce à l ' inté rieur de l'Europe, la tranche nettement supérieure est facturée dans la monnaie de l ' u n des deux partenaires, tandis que le recours au dollar est presqu ' exclusi vement limité aux achats et aux ventes de brut et de gaz . Dans le commerce avec les pays en voie de développemen t et avec les pays du COMECON dont les monnaies sont pour la plupart non convertibles, les échanges sont presque totalement libellés en dollars ou en monnaies européen nes . L 'utilisation du dollar atteint des pointes particulièrement élevées dans les importations depuis les pays producteurs de pétrole et de gaz et de 1 'Amérique Latine ; iv) sous le profil de la distribution des produits, l' utilisation de la monnaie du vendeur est plus fréquente dans les échanges de produits manufacturés, surtout s'ils sont différenciés ; par contre, les autres monnaies - et particulièrement le dollar - sont de préférence employées dans le commerce de produits primaires ou semi-ouvrés . ... ... 4. L'emploi de l'ECU pour la facturation des "commodities" En affrontant le problème de l'emploi de l 'ECU pour les transactions commerciales, il y a lieu de se demander quelles monnaies peut-il remplacer, dans quelle zone géographique peut-il être employé et pour quels produits. I l faut en outre expliquer les modalités d 'intervention d e l 'ECU e t e n particulier s 'il est utilisé dans les facturations ou dans les paiements, étant donné que les devises employées pour les deux opérations peuvent être différentes. Comme on l'a déjà mentionné, ce sont surtout les monnaies des partenai res qui sont employées dans les échanges intra-communautaires. Un emploi plus vaste de l ' ECU dans le cadre de la CEE produirait des effets importants aux fins de la diffusion de cette devise, mais ces effets seraient limités au point de vue de l 'impact sur le système réel, à moins que la facturation en ECU pour le commerce extérieur, à l ' intérieur de la CEE, n ' augmente la tendance à libel ler en ECU également les exportations européennes vers les autres zones. Sur le plan des intérêts généraux, on perçoit par contre l 'exigence de trou ver pour les échanges communautaires relatifs à des matières premières et des produits semi-ouvrés, un point de repère monétaire non immédiatement influencé par l'évolution du dollar. En effet, les évidences empiriques que l ' on a brièvement mentionnées ci dessus mettent en relief qu 'en dehors des mouvements commerciaux avec les Etats-Unis, dans les échanges des pays CEE le dollar assume la plus grande importance pour les importations de " commodities " , en particulier celles pro venant de l 'OPEC et du COMECON. C'est donc de ce côté que se manifestent les effets destabilisants les plus importants dus à l ' évolution de la quotation du dollar . Néanmoins, les particularités des marchés des produits primaires et des semi-ouvrés rendent cette substitution très difficile. Le marché du pétrole, par exemple, est caractérisé par une forte perméabilité géographique. Le pétrole se déplace rapidement d'une zone géographique à une autre en raison de ses caractéristiques physiques et de l'existence d ' u n réseau capillaire de terminaux, de dépôts, de raffineries ; au cours de la phase de transport, on décide souvent des changements de propriété et de destination en vue de réaliser le plus grand bénéfice possible. Il n 'est pas rare que la même cargaison change de propriétaire une dizaine de fois le long du voyage ; souvent le vendeur initial se transforme en acheteur et vice-versa ; des instruments de communication toujours plus sophistiqués et rapides permettent actuellement d'entamer des négociations à distance en temps réel , ainsi que de conserver l ' anonymat des partenaires au cours de la négociation. Le commerce du brut et des produits est favorisé également par les " future markets " , dont le rôle s'élargit rapidement : 1 2 millions de b/j (barils par jour) échangés au cours du premier semestre dix-neuf cent quatre vingt-quatre dans le New York Mercantile Exchange (NYMEX), face aux 7 millions de b/j en dix-neuf cent quatre-vingt-trois . Actuellement le pétrole n ' est plus seulement une " commodity" échangée sur la base d'accords à terme, mais il est un ensemble de produits dont la plu part sont échangés "spot" au sein d'un marché ayant de vastes capacités de remplacement d'un produit par un autre, d 'une zone géographique à l'autre. Les caractéristiques du système pétrolier ne semblent pas compatibles avec une hypothèse de deux systèmes de prix, l ' u n ancré au dollar et l'autre ancré à l ' ECU , qui peuvent subir des écarts par suite des variations des rapports de change. Quant à la méthode d'un système de prix ancré partiellement au dollar et partiellement à l'ECU, elle ne semble pas non plus réalisable, même sur la base des accords de Genève 1 et I I . D 'autres remarques, pour la plupart analo gues, doivent être faites pour la majorité des autres "commodities" . S . L'ECU comme devise de paiement En tenant compte des difficultés pour pouvoir modifier le fonctionnement des marchés des "commodities" , la méthode la plus réaliste que l 'on peut adopter pour accroître effectivement le rôle de l ' ECU pour les transactions commerciales communautaires en remplacement du dollar, est celle de son uti lisation en tant que devise de paiement ; cet emploi pourrait représenter la pré misse pour réaliser à l'avenir un système de prix libellés également en ECU . L 'emploi en perspective de l 'ECU pour les paiements effectués par les pays européens face aux achats de "commodities" ne peut être envisagé qu'en prenant en considération également son emploi successif de la part des pays qui le reçoivent si l'on veut qu 'il soit réalisé et qu'il produise des effets positifs . En effet, si les ECU ainsi obtenus étaient immédiatement convertis en d ' autres devises, ceci donnerait lieu à une offre d ' ECU excédentaire par rap port à la capacité d ' absorption du marché. · I ndépendamment des discours sur les délais du processus d ' unification politique de l'Europe - qui d'ailleurs a une certaine influence sur la crédibilité de la devise communautaire - il est possible d 'affirmer que les pays qui expor tent vers la CEE seront encouragés à accepter des paiements en ECU : i) s'ils peuvent avoir accès à un marché monétaire et financier où ils pourront placer les surplus momentanés ou effectuer des choix précis de diversification de leurs portefeuilles ; ii) s'ils peuvent à leur tour les employer pour régler leurs propres importa tions ; iii) si l 'emploi de l 'ECU pour le paiement de fournitures peut être l'objet de négociations et/ou de contreparties dans le cadre d'accords entre les Etats entrepreneurs . La première condition apparaît déjà réalisée : l'existence du marché inter . bancaire et d'un vaste marché de euro-bonds libellés en ECU représente aujourd'hui une réalité importante. Grâce à un très gros développement du marché privé international de cette devise - qui entre 1 982 et 1 984 a enregistré des taux de croissance de l'ordre annuel de 60 o/o - actuellement l ' ECU constitue la cinquième devise par ordre d 'importance sur le marché des euro-devises (après le dollar, le mark allemand, le franc suisse, le yen) et la quatrième devise en ce qui concerne les émissions d 'obligations internationales. La possibilité de réalisation de la deuxième condition est basée notamment sur la tendance manifestée par les opérateurs commerciaux européens à utiliser l 'ECU pour la facturation de leurs exportations. Cette tendance, qui actuellement est en train de se développer fortement pour les opérations commerciales de certains pays, mais dont l ' importance n 'est pas encore suffisante, pourra être stimulée et encouragée surtout pour ce qui concerne les fournitures à moyen-long terme. Une initiative en la matière pourrait être par exemple réalisée moyennant l 'octroi de lignes de· crédit spécifiques en ECU à des conditions avantageuses ou par une assurance sur les risques de change en cas de facturation en une monnaie différente de celle de la provision. En ce qui concerne la troisième et la dernière condition, il faut rappeler que la plupart des pays qui vendent des "commodities " à la CEE bénéficien t , pour le développement d e leurs industries, des lignes d e crédit octroyées par les pays exportateurs d'installations, de technologie et de services . La dénomination éventuelle en ECU des financements liés à ces ouvrages comporterait en réalité la nécessité, pour les pays importateurs, de demander et/ou détenir dans leurs portefeuilles des valeurs libellées en ECU à utiliser pour le paiement de leurs dettes. A l 'heure actuelle, ceci pourrait sembler moins avantageux pour les pays exportateurs européens qui sont habitués à facturer surtout en dollars et à réa liser des profits intéressants en compte capital, comme l'expérience de ces der nières années a démontré. Toutefois, à moyen-long terme, le bilan global entre coûts et bénéfices semble nettement en faveur d'un choix qui soit en mesure de promouvoir l 'ECU dans le règlement de l 'interchange en Europe ; cette option est capable de renforcer encore davantage l'ECU et de représenter un facteur concret de stabilisation . 6. Conclusions Le développement de l 'emploi privé de l 'ECU constitue u ne anomalie his torique. En effet, dans le passé aucune monnaie panier n 'avait j amais trouvé une utilisation significative en dehors des rapports entre les banques centrales et/ou les institutions internationales et supranationales . A mon avis, ceci est le fait le plus important auquel il faut consacrer la plus grande attention. Le succès de l'ECU ne provient ni des règlements , ni des accords officiels, ni des lois, mais du marché. Tout le monde sait que les opérateurs accueillent favorablement seulement ce qui est en mesure de satisfaire leurs besoins . Comme le fait d'ailleurs remarquer l'économiste Robert Triffin, dans l 'histoire des signes monétaires, la légitimation spontanée du marché a tou jours précédé le sceau institutionnel . L ' attention des opérateurs, des hommes politiques et des spécialistes est donc tout à fait motivée, surtout dans une époque comme celle-ci où les sché mas consolidés de l 'analyse économique semblent non seulement insuffisants à prévoir mais également à expliquer l 'évolution des événements dont nous som mes témoins. Les taux extraordinaires de croissance des activités financières internatio nales en ECU ont certainement démontré la capacité de la devise communau taire à se présenter comme un instrument avantageux de diversification pluri monétaire pour les endettements et les investissements, spécialement dans le cadre européen. Néanmoins, face aux résultats flatteurs sur le plan financier, l ' ECU n'a pas encore fait preuve de se faire accepter de la même manière sous le profil de la dénomination des mouvements commerciaux internationaux et/ou des paiements y afférents. Pour donner une explication à ce comportement contradictoire des opéra teurs, quelqu 'un a cité l'absence d'un " lender of last resort" et donc le man que d ' u n pouvoir libératoire ex lege de l'EC U . En réalité, toutefois, les circonstances précitées, bien qu 'elles constituent sans aucun doute des limites à l'emploi de l ' ECU, n ' interprètent pas correcte61 ment à mon avis, les tendances et les potentialités du marché. Dans un monde qui pour les transactions financières et commerciales uti lise touj ours davantage la monnaie scripturale et électronique, la nature actuel lement encore conventionnelle de l'ECU ne devrait pas représenter un obstacle insurmontable pour sa plus large diffusion dans le domaine financier et pour u ne utilisation plus massive dans le règlement des échanges commerciaux. Des interventions concertées visant à promouvoir l'emploi de l ' ECU pour le paiement des importations communautaires de " commodities" et contem porainement pour la facturation des produits manufacturés et des services exportés par les pays de la CEE, pourraient faire atteindre la "masse critique" pouvant déclencher des réactions en chaîne en mesure d'influencer de façon significative les marchés financiers et des changes. A son tour, u ne forte croissance de l 'emploi privé de l ' ECU, même en tant que monnaie de règlement pourrait s'avérer d'une importance capitale aux fins du processus d'unification européenne. Bien que tout cela ne semble pas très facile à réaliser, je crois qu'il faut affronter le problème non pas avec le pessimisme de la raison, presque tou j ours solidement ancrée à la situation du présent, mais avec l'optimisme qui est lié à la volonté de faire. L'EC U ET LE MARC H E FINANCIER Communication de Pierre VAJ DA Président du Crédit Chimique L 'intérêt de l ' ECU dans les diverses opérations d ' une entreprise, dans ses relations avec ses filiales, avec ses clients et ses fournisseurs étrangers est évi dent . Mais l ' activité d'un entrepreneur se double d'un objectif de gestion au mieux des différents flux financiers générés par la production et la commercia lisation . L'ECU a là aussi sa place. A cet égard les entreprises découvrent pro gressivement l'intérêt de cette devise pour la gestion de leur trésorerie. Mon propos sera consacré, pour l 'essentiel , à son utilisation comme instrument de financement à moyen et long terme . 1 - U N M A R C H E E N P L E I N E EX PA N S I O N Que l e marché financier d e l ' ECU soit e n pleine expansion, nul n e pensera à le nier. Parti de rien il y a quelques années, ce marché connaît, en effet , une expansion rapide depuis 1 98 1 comme en témoignent à la fois l ' importance des opérations et la diversité des opérateurs. A) Nombre et volume des opérations Reconnaissons d'abord que pour les financements à moyen et long terme, l 'ECU est encore loin de pouvoir se comparer au dollar dont il représente à l'heure actuelle entre 5 et 10 OJo . Pourtant en matière d'eurocrédits comme en matière d'obligations, le nombre et le volume des opérations ne sont pas négli geables et surtout en très rapide développement. Les eurocrédits libellés en ECU qui sont des crédits à moyen et long terme, accordés en général par un syndicat de banques, ont connu un succès rapide depuis leur création il y a cinq ans. La première opération et la seule de l'année fut montée en juin 1 980 à la demande du Crédit National , pour un montant de 20 millions d' ECU . En 1 98 1 , deux prêts ont été mis en place représentant 230 millions d'ECU . En 1 982, ce sont 8 prêts d'un total de 337 millions, en 1 983, 1 9 prêts pour près de 900 millions, en 1 984 enfin une cinquantaine de prêts pour environ 3 milliards d'ECU . Le mouvement d'accélération observé sur les eurocrédits se constate égale ment sur le marché primaire des obligations. Ainsi, en 1 98 1 , les premiers emprunts sont émis pour un montant global de 200 millions d' ECU. En 1 982, ce sont 19 émissions pour 800 millions, en 1 98 3 , 42 émissions pour 1 840 millions, en 1 984 enfin, 65 émissions pour près de 3 , 5 milliards d ' ECU . En trois années, les fonds recueillis ont été environ multipliés par 1 7 . B ) La diversité des opérations Ces quelques chiffres rappellent , s'il en était besoin, le développement rapide et significatif du marché financier de l 'ECU . Mais , ce qui est plus inté ressant encore, c'est que ·ce marché s'ouvre progressivement à une multiplicité d'intervenants, qu'ils soient emprunteurs ou prêteurs . 63 a) Dans le domaine des eurocrédits, les entreprises et organismes italiens sont au premier rang des emprunteurs devant la France et l' Espagne. Plus loin derrière, on trouve des pays tels que l ' I nde ou le Cameroun . Les prêteurs sont encore plus diversifiés : des banques de près de vingt nationalités ont dirigé au moins un syndicat . Parmi les cent premières banques offrant de tels crédits, une concurrence s'est d'ailleurs établie entre les banques japonaises, françaises, italiennes et américaines. b) En ce qui concerne les euro-émissions, les institutions européennes et la France représentent chacune entre 20 et 30 o/o du total des emprunts levés en ECU . Les autres nationalités d'emprunteurs sont nombreuses et dès lors pèsent chacune d ' u n poids moins net . On note bien sûr la présence d'emprunteurs des autres pays de la Communauté Economique Européenne mais également, et c'est là un aspect particulièrement prometteur, d'émetteurs appartenant à des pays non européens : les Etats-Unis par exemple, dont le poids est plus fort que celui de l' Allemagne, l 'Australie, certains pays d'Asie comme le Japon, cinquième emprunteur en ECU , ou des pays d 'Afrique. A ceux-ci bientôt s'aj outeront probablement l ' U . R . S . S . et la Chine. Ces différentes émissions étaient traditionnellement souscrites par les pro fessions libérales des pays du Bénélux, en particulier les très célèbres "dentistes belges" . Au cours des dernières années, de nouvelles communautés de prêteurs se sont montrées intéressées par l'ECU. Des émissions ont été lancées sur des marchés domestiques, la plus remarquable étant celle présentée aux Etats-Unis par la C . E . E . qui prélude sans doute à des émissions identiques pour les entre prises, car le succès de l 'émission montre qu'il y a aux Etats-Unis des investis seurs notamment institutionnels qui sont intéressés à détenir des actifs en ECU. Parallèlement des résidents de différents pays, la France et l ' I talie notam ment, ont été autorisés à souscrire des obligations internationales en ECU en dérogeant à certaines des règles applicables aux emprunts internationaux tradi tionnels. C ' est le cas, par exemple, pour le dernier emprunt de la Banque Euro péenne d ' Investissement dont 80 % ont été levés en France avec succès ; les investisseurs ont eu en effet, l'autorisation d'acquérir des titres sans passer par la devise titre . On peut considérer qu'il s'agit là d' un premier pas vers des émis sions banalisées en ECU sur l'ensemble des marchés . I l - G R A C E A D E S I N ST R U M E NTS D I V E R S I FI ES ET D E Q U A L ITE I l faut maintenant expliquer ce développement que l'on peut sans exagéra tion qualifier de spectaculaire. I l n'est en effet nullement le fruit d ' un engoue ment passager, d'une mode pour directeurs financiers dans le vent en mal de nouveautés . Non , cet intérêt croissant que tous les observateurs du marché de l'ECU ont noté, s'explique par la diversité et la qualité intrinsèque des produits financiers en ECU proposés actuellemen t . A) Grande diversité d e produits Malgré sa jeunesse relative, le marché financier de l' ECU a déjà réussi à acclimater plusieurs des produits offerts sur des marchés plus développés puis que plus anciens. Passons-les rapidement en revue. a) En matière d'eurocrédits, les caractéristiques sont classiques. En parti culier le taux d 'intérêt retenu est un taux flottant auquel s'ajoute une marge variable selon la qualité des émetteurs et les conditions du marché . Des formu les plus élaborées sont aussi utilisées comme par exemple le RUF, qui constitue 64 _ - une sorte de ligne stand-by à long terme consenti par un syndicat international de banques à un emprunteur qui peut l'utiliser à son gré en émettant des titres de 1 à 6 mois, s'adaptant parfaitement à ses besoins de financement. Plusieurs opérations relevant de cette technique ont été montées, en particulier, une émission en faveur du Crédit National en 1 984. b) En ce qui concerne les émissions obligataires, la croissance du marché ne se conçoit pas sans diversification, car elle multiplie les possibilités offertes à l ' émetteur comme à l ' i nvestisseur. Là non plus cette diversification ne s 'est pas faite d 'une manière originale par rapport aux émissions sur les autres marchés mais presque chaque emprunt que l 'on émet auj ourd'hui offre des caractéristi ques qui lui sont propres . Si actuellement, neuf emprunts sur dix sont encore à taux fixe, o n trouve aussi : - des opérations à taux flottant (Gaz de France, Crédit Foncier . . . ) avec le cas échéant une option de conversion à taux fixe ; - des emprunts à taux révisable par période (émissions sud-africaines ou sué doises) ; - des émissions à coupon peu élevé, voire égal à zéro, que la stabilité de l ' ECU, en limitant les risques de change, devrait permettre de développer ; - des émissions fractionnées en plusieurs tranches aux caractéristiques diffé rentes, des modalités d'amortissement ou de remboursement les plus diverses ; - une émission d'obligations en ECU convertibles en actions libellées en francs belges pour le compte de la société Côte d'Or. Il faut également rappeler la première mondiale réalisée par Saint-Gobain sous la forme d ' u n emprunt perpétuel en ECU ainsi que la précédente émission par la même société de titres participatifs . c ) Enfin, u n nouveau progrès vient d'être réalisé vers l a diversification des produits avec l 'apparition depuis peu sur le marché, d ' i nstruments de place ment collectif : fonds communs de placement ou Sicav. A côté de quelques fonds communs, citons Monceau Europe, Sicav européenne en ECU créée il y a quelques mois par le Crédit Chimique. A cette occasion, les premières actions en ECU ont été émises et cotées à la Bourse de Luxembourg . L ' intérêt d 'une telle formule n ' est plus à démontrer et sa création est u n premier pas vers u ne plus large diffusion des produits en E C U , s i importante pour l 'avenir du marché financier de cette monnaie. B) Simplicité de gestion et _moindre risque Mais cette diversité de mécanismes, cette capacité d ' i nvention des interve nants ne sont pas gratuites, elles ne se justifient que par la qualité intrinsèque des produits en ECU, en particulier la simplicité de gestion et le risque moindre de ces opérations. a) La simplicité de gestion résulte d 'une sorte de panachage des marchés financiers européens . Pour un investisseur comme pour un emprunteur, il est difficile de connaître parfaitement les évolutions des marchés financiers et d'arbitrer sans cesse entre eux pour obtenir la meilleure performance dans ses opérations . En utilisant des crédits ou des émissions obligataires libellées en ECU, panier pondéré des monnaies européennes, l 'investisseur comme l 'emprunteur bénéficie d 'une gestion diversifiée par l 'intermédiaire d'une seule devise. Cette simplification entraîne bien entendu une gestion financière moins onéreuse pour tous les intervenants. Enfin, pour l ' investisseur, l 'ECU permet 65 Le savoir-faire des grandes banques La disponibilité d'une structure à taille humaine • et à son réseau de bureaux de avant tout l'efficacité et les représentation, il s'attache à Chimique a choisi de privi légier, à marchés étrangers. Parce que ses clients recherchent relayer ses clients sur les principaux décisions rapides, le Crédit travers la permanence d ' u n service de qualité, la personnalisation de la relation de clientèle, les montages Pour répondre à la variété des besoins d 'une clientèle exigeante d 'entreprises, d ' investisseurs originales : sa taille moyenne est à imaginatifs et les solutions institutionnels et de particuliers , le cet égard un atout primordial. permanence de concevoir des Crédit Chimique s'efforce en prestations de trésorerie et des Filiale du Groupe Péchiney, il maîtrise les techniques de financement les plus complexes produits financiers novateurs. dans le domaine des opérations en fait u n partenaire complet, domestiques autant qu'internationales. proche et efficace. Ce large registre d ' intervention Grâce à ses équipes spécialisées C rédit Chimique : 20, rue Treilhard, 75008 Paris Lille · Lyon · Rennes · Strasbourg · Toulouse · Francfort · Londres · Milan · Zug · New York · Mexico · Rio de Janeiro · Hong Kong · Tokyo · Le Caire. 66 � de pénétrer sur des marchés domestiques, comme ceux de France, du Dane mark, de l ' I talie, etc . qui ne sont pas aisément accessibles aux non-résidents. b) Une autre qualité des produits libellés en ECU, et c 'est sans doute la plus importante pour un gestionnaire financier, est le risque moindre qu'ils présentent. Comme cela a déj à été souligné, la composition de l 'ECU est, par nature, u ne protection lissant les évolutions de change et de taux observées sur les dif férentes monnaies européennes. Par rapport à de nombreuses autres devises, le panachage permet avec une erreur moindre de prévoir les évolutions de cette devise . Par ailleurs, l ' appartenance des monnaies du panier au système moné taire européen, garantit une stabilité des changes qui renforce l 'intérêt de l 'ECU même si la règle de variation de 2,25 OJo entre chaque monnaie ne s 'applique pas à la lire italienne, à la livre et à la drachme. Ces produits financiers se caractérisent aussi par u n taux d 'intérêt qui, de la même manière que pour le taux de change, semble plus stable et donc plus aisément prévisible, au moins théoriquement que les taux applicables aux diffé rentes monnaies . Quand on regarde u n graphique reproduisant l ' évolution des taux d ' in térêt sur les principaux marchés financiers, on voit une faible disper sion des taux de l 'ECU autour d'une droite légèrement orientée à la baisse depuis sa création. Le taux d'intérêt sur le marché financier de l ' ECU devrait, pour tenir compte du risque réduit, être au plus égal à la moyenne pondérée des taux correspondants à chacune des monnaies constituant le panier. En fait , la loi de l 'offre et de la demande sur le marché et la qualité des produits font que le taux réel est dans tous les cas plus élevé que le taux théorique moyen, mais reste tout aussi stable. Cette stabilité est renforcée par la possibilité de "SWAPS" de taux d'intérêt qui constituent, il est vrai , un marché encore peu développé, malgré l 'intérêt de telles opérations . C) Substitut aux produits fondés sur le dollar La qualité et la diversité des produits offerts font que le marché financier de l 'ECU peut à divers égards rivaliser avec celui d 'autres devises et en particu lier celui du dollar. Alors, la question mérite d 'être posée : l 'ECU peut-il devenir un substitut au dollar ? Cette question a déj à été largement discutée. L 'ECU est devenu aujourd' hui une devise crédible : elle est la quatrième monnaie de l 'euromarché derrière le dollar, le mark et la livre sterling, mais très peu derrière. - L ' ECU apparaît aussi comme beaucoup moins instable que le dollar ; les prêteurs et les emprunteurs plus encore se lassen t de ses variations. Surtout les produits financiers en ECU se développen t sur un marché où les taux sont plus stables que ceux en dollars. Comme l 'ont montré diverses études, la varia bilité des taux de l 'ECU est inférieure à celle du dollar sur le long terme. Hors des périodes de grand trouble, les oscillations contenues des taux de l 'ECU pla cent, sur l ' échelle de la sta,bilité, cette devise en seconde position derrière le yen et bien avant le dollar. Tous ces éléments donnent donc aux financiers de nom breuses espérances sur la monnaie communautaire. 67 I l l - M A I S U N M A R C H E Q U ' I L EST S O U H A ITA B LE D E R E N FO R C E R C e marché tient e n fait d'une sorte d e miracle. Créé d e toutes pièces, i l se développe sans cesse à partir d'une devise récente qui n ' a même pas toutes les caractéristiques d 'une monnaie traditionnelle. Par ailleurs, sa taille n 'a pas encore atteint celle d 'un marché adulte. Il a d'une certaine façon grossi trop rapidement, se diversifiant sur certains points à l ' extrême, risquant peut-être ainsi de devenir trop fragile. Il faut donc le renforcer si l 'on veut qu 'il continue à se développer. A) D'abord à l 'évidence renforcer le système monétaire européen Toutes les monnaies composant l ' ECU sont intégrées au SME . Mais cer taines d 'entre elles ne respectent pas la clause de limitation des fluctuations applicables à la majorité des monnaies . Une évolution progressive vers une harmonisation complète de ces règles de fluctuation est nécessaire. L 'existence du système monétaire garantit en effet une plus grande stabilité des monnaies entre elles et donc une stabilité accrue de l ' ECU nécessaire au développement du marché financier. B) En second lieu harmoniser les réglementations nationales Ainsi l ' ECU n 'est pas encore reconnu comme devise par tous les pays de la Communauté, en particulier l ' Allemagne. Les arguments officiels de l 'Alle magne, l 'interdiction constitutionnelle de toute indexation, couvrent en fait des raisons plus profondes et plus fondamentales . I l faut espérer que l ' expé rience de ces dernières années convaincra l 'Allemagne de l 'intérêt d'une telle reconnaissance pour la solidité de la construction européenne. La détention de dépôts ou de titres en ECU est, par ailleurs, soumise à diverses contraintes dans plusieurs pays européens. E n I talie, les résidents ne peuvent détenir à moyen ou long terme des avoirs en ECU qu 'en constituant parallèlement un dépôt en lires , non rému néré et égal à la moitié de ces avoirs. En France, en application des règles du contrôle des changes, les résidents ne peuvent non plus détenir des devises au-delà de huit j ours ; par ailleurs, pour acquérir des titres, ils doivent passer par la devise titre qui, même faible, renchérit le coût d'achat. Des exceptions sont prévues pour les institutions communautaires : un exemple récent a montré l 'intérêt de cette formule lors du lancement du dernier emprun t de la B . E . I . A u Bénélux, un contrôle des changes assez similaire existe dans ces pays . Toutes ces dispositions complexes constituent, à l 'évidence, des freins qu'il convient de desserrer progressivement. C) Diffuser de manière plus large l ' ECU privé Au-delà des conditions techniques de fonctionnement du système actuel, le renforcement du marché finc.ncier de l 'ECU passe en effet par u ne plus large ·diffusion de l 'ECU privé. C'est pourquoi il faut promouvoir l ' introduction de nouveaux intervenants et l ' élargissement de l 'utilisation de l 'ECU. a) I l s'agit tout d'abord d ' attirer sur ce marché tous ceux pour qui l 'ECU est une devise utile et parmi eux ceux qui ont des capacités financières i mpor tantes . Je pense en particulier aux assureurs et aux réassureurs. Au lieu de ---- constituer des portefeuilles en devises européennes en fonction de leurs engage ments, ces compagnies devraient pouvoir constituer des placements en ECU. Plus généralement, si 1 'ECU obtenait un statut particulier au regard de la régle mentation des assurances des divers pays, une partie des réserves constituées en application de leurs contrats souscrits en devises nationales pourrait être libel lée en ECU. Enfi n , on pourrait imaginer que les compagnies d ' assurances pro posent , si la commercialisation en était possible, des contrats libellés en ECU. b) Cet élargissement du rôle de l ' ECU privé passe aussi par une diversifi cation progressive et aussi large que possible de la gamme de produits finan ciers proposés aux entreprises, aux investisseurs institutionnels et aux particu liers . La banalisation de l ' ECU par la diffusion des multiples produits libellés dans cette devise serait certainement l'un des plus efficaces moyens de favoriser son développement. Pour les personnes physiques il s'agit de créer des produits d'assurance, ou des livrets d ' épargne en ECU . Il conviendrait aussi de développer le marché tertiaire, c'est-à-dire le marché des Sicav libellées en ECU. Il est étonnant de constater que, j usqu ' à présent, le marché obligataire se soit développé, ait trouvé des prêteurs personnes physiques sans passer par l ' intermédiaire d 'outils de placement collectif. La première Sicav en ECU a été créée il y a peu . De tels instruments, s'ils sont de qualité, sont appelés à se multiplier et à jouer, comme sur les marchés nationaux, un rôle essentiel sur le marché de l ' ECU. Evidem ment une c�ordination des réglementations nationales est nécessaire pour cela. c) Enfin le marché financier de l 'ECU peut s'inspirer des différents mar chés européens pour s 'enrichir encore de produits ou de techniques qu'il n'uti lise pas . Il faut saluer, à cet égard , la possibilité qui vient d 'être donnée aux ban ques françaises d 'offrir aux non-résidents des certificats de dépôt en ECU. Plu sieurs banques ont immédiatement saisi cette opportunité et parmi elles, le Cré dit Chimique. Les entreprises européennes ou étrangères ayant des filiales en Europe devraient réfléchir à une éventuelle création d ' actions libellées en ECU. Il est vrai qu'une telle création nécessite une harmonisation comptable et fiscale s'il ne s'agit pas simplement d'u n jeu de traduction d 'une devise en une autre. Plus simplement, la création d 'un marché à terme d 'i nstruments finan ciers serait une initiative qui attirerait de nombreux investisseurs opérant tradi tionnellement sur les marchés américains. Enfin, l 'introduction de l 'ECU comme monnaie de facturation et de règlement dans des grands contrats commerciaux ou dans des négociations financières internationales, par exemple dans les rapports qu'entretiennent les pays de la Communauté et ceux du Tiers-Monde contribuerait beaucoup à dif fuser l 'ECU sur une grande échelle. * * * 69 Consolider l ' existant, développer le marché financier de l ' ECU privé ne suffisent pas, il faut aussi assurer la pérennité du système. Assurer cette péren nité, c 'est, dans une large mesure, tendre vers la disparition de la distinction actuelle entre ECU public et ECU privé ou, pour être plus précis, entre usage public et usage privé de 1 'ECU. L ' existence de deux réseaux de circulation distincts marque les limites du soutien que les autorités publiques des pays de la Communauté apportent aux opérations qui relèvent de l 'usage privé de l 'ECU. A terme, l'intégration des deux circuits est une nécessité qui devrait se traduire par des interventions con certées des banques centrales concernées pour maintenir le cours de l 'ECU. Je n ' échapperai donc pas aux vœux si souvent exprimés d 'une Europe renforcée, donnant naissance à une réelle communauté économique et finan cière fondée sur une plus grande solidarité monétaire. Mais j 'ai la conviction que dans cette construction, les acteurs économiques, banquiers, industriels, investisseurs institutionnels, voire simples particuliers, ont aussi un rôle essen tiel à jouer et qu'il ne faut pas tout attendre des gouvernements des différents pays. La banalisation des produits financiers en ECU est 1 'un des moyens les plus efficaces pour consolider ce nouveau marché qui, bien que jeune encore, a prouvé qu'il présentait souvent moins de risques que bien d 'autres. L 'enjeu des prochaines années me paraît être de lui donner u ne taille internationale tout en préservant les garanties des mécanismes actuels afin qu 'emprunteurs et inves tisseurs puissent y trouver les outils financiers ou les placements qui leur sont nécessaires tout en n ' ayant plus aucun doute sur sa solidité et sa pérennité. 70 LE M ARCHE M ONETAIRE DE L'ECU Communication de Dominique RAMBURE Président de la société de chèques de voyage en ECU Président de l'Association Bancaire pour l' ECU Dans un secteur compétitif comme l'euromarché où les utilisateurs ont le choix de la devise, on peut assurer que ce choix est déterminé par deux considé rations : la stabilité et la liquidité de la monnaie utilisée. Sa stabilité, pour garantir la protection de son pouvoir d ' achat, sa liquidité, pour assurer à tout moment la mobilisation des montants nécessaires pour les échéances nécessai res. Si le dollar est de loin la devise la plus utilisée, ce n 'est pas (ce n 'est plus) à sa stabilité qu'il le doit, mais à sa liquidité : les opérateurs utilisent le dollar parce qu'ils sont assurés de trouver sur ce marché les quantités requises pour les échéances recherchées et ceci, grâce à une variété sans égale d'instruments négociables . De son côté, l 'ECU bénéficie d ' abord de sa stabilité - stabilité des taux de change et des taux d 'intérêt -. Il reste à développer sa liquidité, à l 'exemple de ce qui se passe sur le marché du dollar de sorte que le marché financier puisse s'appuyer sur un marché monétaire suffisamment approvi sionné - en quantité - et suffisamment diversifié - en "qualité" -. LE M A R C H E 1 . Les volumes Grâce à une étude récente de la B R I , nous avons maintenant une idée pré cise de la dimension du marché monétaire de 1 'ECU. En septembre 1 984 le marché interbancaire était ainsi estimé à plus de 20 Bn ECU soit un total de près de 30 Bn ECU pour l 'ensemble du marché. Ces chiffres appellent quelques remarques : 1 ) sur les 30 Bn ECU pour l 'ensemble du marché de l 'ECU, moins de 6 Bn étaient financés contre monnaies composantes. Les 20 Bn du marché interban caire sont bien faits de dépôts ECU contre ECU. Ce qui traduit le développe ment autonome d'un marché de l'ECU par un phénomène endogène de créa tion monétaire. 2) Si le marché non bancaire est déséquilibré : 67 OJo des avoirs sont concentrés sur l' Italie et la France tandis que 7 1 % des ressources viennent du Bénélux, le marché interbancaire est plus également réparti : 56 % seulement des engage ments sont dirigés sur la France et l'Italie, tandis que les ressources viennent à égalité du Bénélux, de France et du Royaume-Uni . Ainsi donc le marché moné taire est plus également réparti que le marché financier et l 'Angleterre, fidèle à ses traditions d 'i ntermédiaire, y est très active. 3) Il reste que le marché monétaire de l'ECU est disproportionné par rapport aux dépôts d'origine non bancaire. Ce phénomène n 'est pas l'indice d 'une fai blesse congénitale de 1 'ECU mais seulement le reflet de son développement rapide. a) Le marché de l 'ECU étant un marché structurellement emprunteur, il est naturel que le marché des dépôts interbancaires paraisse hypertrophié par rap port aux dépôts d ' origine non bancaire. 1 b) Faute de mécanisme de compensation et de prêteur de dernier recours, les banques commerciales sont tenues pour des raisons de liquidité, de conserver des balances ECU plus importantes qu'il ne serait autrement nécessaire. 4) Dernière observation : si l'on rapproche les chiffres de la BRI d 'une enquête faite par la Commission Européenne il y a un an, le marché aurait doublé voire triplé en 1 an après en avoir fait autant l 'année d ' avant. A titre de comparai son, le marché de l ' ECU connaît une croissance beaucoup plus rapide que le ' marché de l 'eurodollar à ses débuts, dans les années soixante. Il lui avait alors fallu de nombreuses années pour atteindre le même chiffre. Mais si le marché monétaire de l 'ECU s 'est développé en volume, il s'est aussi - et ce n 'est pas moins important - considérablement diversifié. 2. La diversification des instruments monétaires Aux dépôts interbancaires classiques - ce qui est après tout la formule la plus frustre du marché monétaire - sont venus s'aj outer plus récemment toute une gamme d 'instruments négociables qui apportent souplesse et diversifica tion à ce marché, tels que : - Euronotes de la BEI , - Bons du Trésor italien, - Certificats de dépôts des banques françaises, - Papier commercial de Saint-Gobain, - etc . . . tandis que les Bourses américaines s'apprêtent à coter des contrats de futures en ECU (New York, Chicago) ou des options en ECU (Philadelphie). Pour en revenir au marché des dépôts interbancaires, l ' ECU est traité exactement comme toute autre devise : il est coté au fixing sur certaines places (Paris, Milan, Bruxelles, Copenhague, . . . ) il est coté au comptant, à terme et en dépôt, avec des marges tout à fait comparables à celles du dollar ou du DM. On "swape" couramment l ' ECU contre dollar ou toute autre devise. On trouve des cotations pour toutes les échéances du jour le j our au 1 an et on commence à voir des dépôts au-delà d 'u n an, ce qui est le privilège des mon naies les plus traitées sur le marché : le dollar, bien sûr et plus difficilement le sterling, le DM . . . LA C O M P E N SATI O N D E S PAI E M E NTS E N E C U 1. L a compensation bilatérale Faute de banques centrales, les banques commerciales ont dû s'organiser pour assurer la compensation des paiements en ECU. C'est ainsi que 5 banques européennes (Crédit Lyonnais, Kredietbank Bruxelles et Luxembourg, Lloyds et Société Générale de Banque) ont passé un accord de compensation aux ter mes duquel elles ont convenu : 1 ) d 'ouvrir des comptes réciproques en ECU qui à la différence des comptes loro ou nostro peuvent enregistrer aussi bien des crédits que des débits ; 2) de se consentir des découverts automatiques (actuellement 20 M M d 'ECU) qui permettent d 'absorber les soldes quotidiens de compensation sans recourir aux monnaies composantes et qui d ' ailleurs peuvent être augmentés par accord entre les parties (ce qui est généralement le cas) ; 3) enfin, chaque mois, l 'une d 'entre elles, centralise tous les règlements pour le compte de toutes les autres, si bien que l ' ensemble de la compensation aboutit à un seul règlement dans une seule banque. 7? 2. La compensation multilatérale La Commission Européenne a pris l'initiative de créer un groupe de tra vail pour la création d 'un clearing de l'ECU. Ce groupe de travail présidé par le Crédit Lyonnais comprend les représentants des différents pays européens . Après de longues négociations, il a finalement conçu un système : - informatique : le système sera entièrement dématérialisé, - ouvert : le choix des banques commerciales repose sur des critères objectifs , - neutre : la compensation finale sera assurée par u n organisme supranational . Le système sera donc articulé sur trois entités : - une Association des Banques en ECU parmi lesquelles certaines rempliront le rôle de banques de clearing pour les autres , - un système de communication et de centralisation des ordres de paiement, qui sera vraisemblablement SWI FT, - enfin un établissement bancaire, la Banque des Règlements I nternationaux, qui assurera le rôle d ' agent chargé d 'effectuer les virements bancaires nécessai res pour solder la compensation. La séance de compensation se déroulera donc ainsi : - Jusqu' à 1 3 heures les banques de compensation effectueront la compensa tion dans leurs livres pour le compte des sous-compensateurs, puis transmet tront à SWIFT les ordres de paiement sur les autres banques de compensation valeur lendemain. - De 1 3 à 14 heures , les banques de compensation utiliseront le marché pour résorber leurs soldes de compensation par des opérations d ' achat/vente, de prêt/emprunt qui seront enregistrées par SWIFT toujours valeur lendemain. - A 1 4 heures, les soldes seront communiqués à la BRI qui les inscrira au crédit/débit des comptes de clearing des banques, simple état des dettes/créances des banques de clearing les u nes sur les autres . - De 1 4 à 1 5 heures, les banques pourront approvisionner leurs comptes ban caires auprès de la B R I par des prêts/emprunts des balances - valeur lendemain - (les comptes ne peuvent être débiteurs et ne sont pas rémunérés). - Tous les jours à 1 5 heures, la BRI videra les comptes de compensation par le débit/crédit des comptes bancaires des banques de clearing auprès de la BRI . Toutefois le système comprend deux dispositions complémentaires desti nées à lui donner plus de souplesse. 1 ) Les banques pourront approvisionner leurs comptes auprès de la BRI en monnaies composantes, mais par l'intermédiaire des comptes de la BRI auprès de chacune des banques centrales des monnaies composantes, opérations lon gues, coûteuses et pénalisantes . Les banques centrales n'étant pas des banques commerciales habituées à exécuter rapidement les ordres de correspondants, l'approvisionnement ne pourra se faire au mieux que valeur 2 j ours, lorsque la B RI aura reçu les neuf confirmations , des neufs banques centrales des neuf monnaies composantes, soit trop tard pour équilibrer la compensation du len demain. 2) D'autre part la B R I consentira des facilités de crédit en ECU aux banques commerciales, facilités établies sur une base purement bilatérale et limitées quant à leurs montants et leurs durées : elles seront garanties par le nantisse ment de titres et ne pourront excéder les opérations tom/next (valeur lende main, remboursement surlendemain) afin de "dépanner" les banques impré voyantes sans concurrencer les autres banques commerciales. 73 CONCLUSION Parvenu à c e stade d e l a démonstration, on comprend immédiatement qu'il manque à ce système sa clef de voûte sans laquelle toute la construction risque de s ' écrouler au premier choc : - la clef de voûte, c'est la banque centrale, le prêteur de dernier recours, - le choc, c ' est une crise de liquidité sur le marché de l 'ECU . - Une banque centrale a fondamentalement deux fonctions : • u ne fonction de compensation - celle que nous venons de décrire ; • une fonction de régulation du marché : en injectant ou en prélevant des liquidités sur le marché et cette fonction s'exerce - pratiquement - à l'occasion de la compensation, pour déboucler les soldes de trésorerie quotidiens des ban ques commerciales. La compensation pose donc le problème du prêteur de der nier recours. - Une crise de liquidité est tout aussi concevable que pour n'importe quelle autre monnaie : que ce soit pour des raisons de solvabilité (défaillance d 'u ne banque) ou techniques (problèmes de communication, grèves, etc . . . ). A l 'heure actuelle l'approvisionnement du marché est assuré par quelques ban ques qui j ouent le rôle de banques de compensation et se sont équipées pour se refinancer si nécessaire dans les monnaies composantes (le marché étant struc turellement emprunteur : le passage de 1 'ECU dans les monnaies composantes est exceptionnel et coûteux). Mais que se passerait-il si une des monnaies com posantes venait à être indisponible ? Cela s 'est déjà vu : ce fut le cas de l ' eurofranc en mars 1 983, dans les j ours qui ont précédé le dernier réajustement (l'ECU étant constitué à partir des euromonnaies composantes, et certains pays comme la France, ne permettant pas à leurs résidents de prêter leur monnaie aux non-résidents, l'euromarché est coupé du marché domestique). Plus près de nous, quand la drachme est entrée dans l'ECU , les banques de clearing ont eu du mal à se procurer de l'euro-drachme à des taux réalistes et certaines ont de ce fait essuyé des pertes. Incidemment, il serait sage qu'à l ' avenir les nouveaux adhérents ne puis sent être compris dans l 'ECU s'ils n ' adhèrent pas au SME. - L'ECU public et l 'ECU privé se sont j usqu 'à présent fait la courte échelle sans j amais se rej oindre. Il convient donc maintenant d'assurer la com munication de l'un à l'autre : • en renforçant l 'organisation et la compétence du FECOM (qui n ' est qu 'une simple chambre de compensation tenue par la BRI) par la création d 'un conseil qui associe gouvernements et banques centrales ; • en établissant des règles d 'émission monétaire qui ne soient pas liées à l ' or et au dollar mais qui tiennent compte des principaux indicateurs économiques européens ; • en permettant une politique commune vis-à-vis du dollar par des interven tions collectives sur le marché des changes. I l ne faut pas revenir au plan Werner qui a eu le mérite de désigner l 'objec tif et d'indiquer la voie au moment où les Etats-Unis renonçaient aux responsa bilités internationales du dollar en s'abandonnant à un flottement incontrôlé, mais il faut tirer partie de la percée de l 'ECU privé pour développer une mon naie européenne parallèle et non u nique qui n ' exige que des abandons progres sifs et limités de souveraineté. A l 'heure où les Européens s'enferment dans des conflits corporatistes ou particularistes, l 'Europe a besoin d'une monnaie com mune : - pour relancer la construction européenne, - pour faciliter les échanges internationaux, - pour unifier les marchés financiers, mobiliser et rapatrier l'épargne qui aujourd 'hui finance la reprise américaine, - enfin, pour donner à l 'Europe sa place dans un nouvel ordre monétaire international tripolaire organisé autour du Dollar, du Yen et de l 'ECU. EU 00 0 0 0 0 0 0 SPECI M E N '" . . ' '*' "" .. * � o c i r t r li tt (f lu·qttt' llr VolJ ;Il\l' : _ ..,..., ' ' ' , ' _,_ lift l ASSISTANCt DE. 1 WtTH THE ASSI STANCE Of A "".. , ,_" tAY ltH CMEti!S fO M Mifii Of '"" a '" ' r11 .Amtriam � SElMCO ... (fm . ·" i SANS VALEUR COMMERCIALE : NO VALUE TAA\IQ. M\AttO CONPt.NY. WC. LE PRFS!Of.Hl SOŒTE OU Qm.JE Œ vat/IGL EN EOJ. IWtS mNa Spécimen de chèques de voyage en ECU. 75 LE RE N FORCEME NT DE LA COMMU NAUTE E UROPEE N NE Intervention de Gabriel V ENTEJOL Président du Conseil Economique et Social Vice-Président du Comité d'Honneur de la L . E.C.E. Permettez-moi de vous dire la reconnaissance que j 'ai vis-à-vis de la Ligue Européenne de Coopération Economique de m ' avoir confié la présidence de cette fin d'après-midi. Je ne vais pas en abuser, ce n ' est pas moi que vous attendez . . . c'est notre ami Michel Albert qui, avec l'autorité qui lui est coutu mière et sa compétence, va tirer les conclusions de cette j ournée. Mais tout en étant bref, qu'il me soit permis de rappeler qu 'au sein du Conseil économique et social français que j e préside, et à Bruxelles, j 'ai moi même eu l'occasion d'évoquer les problèmes de la monnaie commune euro péenne, non pas en technicien de ces questions, mais plutôt en praticien . Cela m e rappelle d ' ailleurs des souvenirs qui remontent à quinze ans lors que, sur la base du rapport Werner, le Comité économique et social des Com munautés européennes s'est efforcé de voir comment , après une période transi toire de trois ans, dans les sept ans qui la suivraient, c'est-à-dire dans une période de dix ans, de 1 970 à 1 980, nous pourrions être dotés d ' une monnaie commune. C'était ignorer un point essentiel et qu'il n'est pas possible d ' élu der : il n ' est pas possible d'avoir une monnaie commune s ' il n'y a pas une.com parabilité des politiques économiques et sociales. Et pour avoir voulu faire des progrès dans le domaine monétaire, j e crois qu 'on a perdu de vue l'essentiel, à savoir qu'il fallait au moins progresser parallèlement dans le domaine écono mique et social. Je viens d ' entendre, il y a quelques heures, Madame le ministre Catherine Lalumière souhaiter un certain parallélisme. Je me souviens qu'à l'époque, en 1 970, j 'avais demandé qu'une clarification de l'économique et du social inter vienne pour con forter ce que pouvait être une monnaie commune. Voilà la première chose que je t enais à vous dire. La seconde étant , tou jours sur le problème de la monnaie, que je regrette d' une manière générale que la vulgarisation des problèmes monétaires ne se fasse pas au bénéfice du public. Des procédures nouvelles se sont fait jour, des mots nouveaux ont surgi que vous avez utilisés tout à l'heure et je ne saurais, bien entendu, vous le reprocher, bien au contraire. Mais il se trouve que la majorité des gens est embarrassée pour appréhender les problèmes de la monnaie . Si nous voulons faire en sorte que les questions monétaires ne soient pas seulement une affaire de techniciens, il faut étudier comment on peut vulgari ser (sans vulgarité) les problèmes de cette importance. Et je voudrais ajouter, puisque nous devons parler ici de l' Europe, et non pas seulement de l'Europe monétaire, c ' est qu'à l'élargissement de "cette Com munauté, devrait nécessairement correspondre son renforcement . Je ne vous dirai pas à l'instant que je pense à la possibilité ou non de passer de d ix à douze, mais il est certain qu 'il faut également renforcer les politiques commu nes, en petit nombre il est vrai, sinon nous risquons de glisser d'une Com mu nauté vers une Zone de libre échange, ce qui est tout à fait différent. On peut être partisan de l'un ou de l'autre, mais on ne peut pas être partisan des deux à 76 ...... 1 la fois. Ce doit être notre très grande préoccupation d ' autant plus que l 'Europe ne se construit qu'avec de la volonté. Or je mesure la dégradation qui s'est produite entre le Traité de Paris et le Traité de Rome . . . Le Traité de Paris était un traité de règles, c'est-à-dire de règles restrictives qui s ' imposaient à tous les pays et malgré cela, ceux qui ani maient à l 'époque cette Communauté ont dépassé ce cadre car l'on pensait qu'il convenait de renforcer la Communauté quitte à aller au-delà des textes . Ils ont fait à ce moment-là une interprétation extensive. Le Traité de Rome prévoyait 3 politiques : - La politique de l ' énergie, - La politique du transport, - La politique agricole. Je n ' ai pas besoin de vous dire que dans ces domaines-là, nous n'avons pas beaucoup avancé et qu'il est évident de la sorte que le Traité de Rome n'a pas encore répondu jusqu'alors aux espoirs que nous avions mis en lui . Et c'est la raison pour laquelle, et j e voulais profiter de cette occasion pour vous le dire, le Conseil économique et social va revoir l 'ensemble de ces problèmes . D éj à cette année il a traité le bilan de la politique européenne avec les pays A C P et, c'est i mportant aussi, les perspectives d'avenir de la politique de la C . E . E . en matière de sciences et de technologie, l'espace industriel européen. Il est dans mes intentions de proposer au Conseil économique et social français avant le 1 er j anvier 1 986, une nouvelle réflexion plus approfondie sur l'ensem ble de la politique communautaire. Voilà, de quelle manière nous conduisons nos efforts en secondant les vôtres . Je crois que de la sorte nous nous confortons mutuellement. C'est bien là l'objet des travaux que nous avons à mener ensemble. Je tenais à vous dire tout cela en félicitant également pour terminer la Ligue Européenne de Coopération Economique d ' avoir dans ses objectifs, comme le Mouvement Européen d ' ailleurs , de remplir le rôle de militant de l'Europe et je voudrais les saluer à cet égard, vous dire tout le bien que je pense de ces deux grandes organisations. Maintenant nous allons entendre Michel Albert qui est celui que vous attendez. Il sait combien j 'apprécie et son autorité et son dévouement à l 'Europe et les propositions toujours très constructives et réalistes qu'il est amené à faire chaque fois que j 'ai le privilège de l 'entendre. Je vous remercie. CONCLUSIONS Tirées par Michel AL BERT Président des Assurances Générales de France Je voudrais vous dire que je suis heureux d 'être ici chez le Président Poher et le remercie pour son accueil. Nous savons tous ce qu'il a apporté à la cause de l 'Europe. Ce colloque est particulièrement actuel à cause du passé de l ' Ecu et à cause de l ' actualité des problèmes qui le concernent et mon propos sera d 'essayer de contribuer un peu à la vulgarisation de ce qui a déjà été dit au cours de cette journée pour que nos compatriotes européens puissent mieux comprendre ce qui est en j eu pour eux à travers l 'Ecu . Je souhaite simplement faire quelques remarques . Nous sommes en mars 1 985 et nous allons fêter le 6e anniversaire du SME, et nous pouvons sans con teste dire que l'avènement du SME a été au cours de ces dernières années, l ' élé ment principal de la Communauté Européenne. Encore, convient-il de nuancer car le SME a connu deux phases : - Une première phase de quatre ans pendant laquelle il y a eu sept réaligne ments de parité, ce qui n'est pas très positif. - Une seconde phase qui a débuté, il y a deux ans et dans laquelle le système est stable. Le fait pour l'Europe de s'être doté d 'un instrument de stabilité, favorable au développement économique et à l 'efficacité des agents économi ques, constitue un grand succès. Le problème aujourd'hui est que la stabilité du SME est peut-être en péril car si la hausse du dollar a été le ciment du SME, la baisse du dollar pourrait en être le dissolvant . Il est donc urgent de contribuer à sa consolidation. Dans son dernier ouvrage portant sur les problèmes de l'Economie Mon diale, le CEPI I (Centre d ' Etudes Prospectives et d ' Informations I nternationa les) a fort bien résumé les données des dix dernières années : d 'une part "la rupture" des années 70 où l'on est passé d 'une croissance rapide à une crois sance ralentie, d ' autre part "la fracture" des années 80 au sein du groupe des pays développés entre les Etats-Unis et le Japon qui sortent de la crise et l 'Europe qui y demeure. Et le CEP I I conclut que face aux variations erratiques du Dollar, aux risques financiers de l'endettement, la priorité est de préserver les échanges inter-européens et d 'éviter que le protectionnisme ne s'installe entre les nations de l 'Europe si l'on veut éviter une régression de l'activité. La solution passe par une réforme directrice : la promotion de l 'Ecu . P R O M O U VO I R L ' E C U 7 PAR Q U I 7 CO M M E NT 7 Je reprendrai à mon compte, l ' expression du directeur adjoint du Trésor M . Jurgenssen car elle est amusante "l'Ecu est encore un manchot car ce n ' est pas une vraie monnaie mais il n 'est plus un unijambiste car il repose sur deux j ambes qui sont l'Ecu public et l'Ecu privé" . Hélas, les deux systèmes sont cloisonnés et ma conviction est claire : - Premièrement , ce n 'est pas pour demain que l ' Ecu sera la monnaie de l'Europe et encore moins le dollar de l'Europe. En 1 979, les Etats, lors de sa création nous avaient promis d'en faire une véritable monnaie européenne mais il faut bien constater que peu de progrès ont été effectués. En réalité, comme l ' a souligné M . Lebègue "à la place de l'enfant légitime, nous avons eu un enfant naturel" . On pourrait d'ailleurs être tenté de faire un parallèle entre l' Ecu et le D . T . S . A l 'origine, le D . T . S . avait été aussi promis à un grand ave nir en devenant la grande monnaie internationale. Le D . T . S . a beaucoup souf fert mais il a fini par obtenir le parrainage des cinq grandes monnaies. Pour l'Ecu rien de tout cela. - Deuxièmement, on constate qu'il existe u ne demande croissante des entreprises et des épargnants pour le développement spontané de l'Ecu. Il y a chez certains citoyens, certaines entreprises, l'envie de dire et de montrer que l'Europe n ' a pas dit nécessairement son dernier mot . A cet égard, trois entre prises méritent d ' être citées pour leur rôle dans le développement de l'Ecu privé : Saint-Gobain qui a donné l'exemple en établissant certains comptes en Ecu et qui a ouvert la voie à l'Europe, la Krediet Bank qui a été la première à faire une émission garantie en Ecu pour le compte de la Société Italienne des Télécommunications et enfin le Crédit Lyonnais; Ainsi curieusement ce sont les forces du marché, qui n ' y avaient pas songé, qui sont en train de créer l'Ecu et il y a là un contenu d'espoir qui devrait contribuer à mouvoir les Etats, et par conséquent, à nous faire progresser vers un véritable statut d ' Ecu public, de véritable monnaie européenne. Michel A lbert 7Q LA F R A N C E , L'ALLE M A G N E ET L'E C U Il est intéressant d e réfléchir sur l e point de savoir pourquoi c e que les Etats nous avaient promis, seules les forces du marché sont en train de nous le donner. La France, depuis quelque temps, j oue un rôle particulièrement positif pour la promotion de l'Ecu . Il est frappant de voir les administrations françai ses comme l'ensemble des hommes politiques être favorables au développe ment de l ' Ecu. C'est un phénomène nouveau qui vient de se concrétiser par la possibilité qui vient de nous être offerte de souscrire à l 'emprunt de la B . E . I . sans avoir à passer par le mécanisme de la devise titre. Face à ce changement, on retrouve la stabilité des positions de la Bundes bank telles que vient de les réaffirmer M. Poëhl. Les arguments sont connus mais méritent d ' être rappelés .: l'union économique n'est pas suffisamment avancée pour que nous puissions passer à l'union monétaire ; les écarts d'infla tion restent importants ; certains pays pratiquent des systèmes de contrôle des changes ; aucun progrès n ' a été fait dans le domaine des mouvements de capi taux depuis 1 979. Sur ce plan, M. Poëhl a largement raison et nous devons nous convaincre que nous ne serons pris au sérieux que dans la mesure où nous continuerons sur la voie de l'assainissement financier que nous avons entrepris depuis deux ans. M. Poëhl a tort d'omettre les progrès effectués depuis deux ans qui n'ont pu être réalisés que parce que notre vertu a été aidée au bon moment par l ' exis tence du S . M . E . En mars 1 983, la question s'est posée de savoir si nous allions quitter le S . M . E . et laisser flotter le Franc et ce n ' est que parce qu 'il n'est pas douteux que dans le cadre de la C . E . E . , il existe un système d'aide que nous sommes restés dans le S . M . E . Le S . M . E . a j oué un rôle vers la convergence des politiques économiques. C'est vrai pour la France et c'est également vrai pour la Belgique. Par contre, M . Poëhl fait un aveu d 'une grande portée. Il déclare que " le transfert à un fond monétaire européen des fonctions des Banques centrales serait une initiative lourde de conséquences qui affecterait l'autonomie de la Bundesban k " . C'est un aveu d u comportement corporatiste des Etats à l'égard de l'Europe. Il y a une rigidité des droits acquis des Etats, particulièrement en matière monétaire, qui ont tendance à essayer de protéger leur pouvoir ou l'apparence de leur pouvoir au risque d'aller à l'encontre de l'intérêt commun européen. A mes yeux, la seule raison qui puisse j ustifier aujourd 'hui des monnaies différentes dans la Communauté, c ' est la possibilité de mener des politiques économiques différentes, restrictives pour les uns, laxistes pour les autres. Or, on assiste à une convergence de plus en plus grande des contraintes de politi ques économiques bien qu'il subsiste un contraste entre le degré très élevé d ' interpénétration commerciale et un degré relativement bas d'intégration des instruments de politique économique. Et ce contraste constitue pour la Com munauté un facteur d'inhibition, un facteur de découragement de l'investisse ment et un facteur nuisible à son développement économique. En un sens, on peut dire qu'il subsiste une certaine " impuissance des Etats". 80 Ceci étant, j e comprends la position de M . Poëhl, car il s ' agit du dilemne classique, que les Français ont pratiqué en leur temps, qui consiste à dire "puisque nous sommes les plus forts nous n ' allon s pas partager avec les autres qui sont les moins forts" ou "je suis moins fort et je ne veux pas partager avec les autres parce que je ne veux pas être minoré par rapport aux partenaires" . E n Europe, il y a aujourd' hui deux clans : ceux qui s'estiment forts comme la R . F . A . et la Grande-Bretagne et qui ne veulent pas que l'on avance trop vite, et ceux qui se sentent moins forts et sont favorables au développe ment de l'Ecu Public. Malheureusement, cette situation pénalise l'Europe et met en lumière l'affirmation de Jean Riboud selon laquelle " plus personne n e s e demande c e q u i s e passe e n Europe' ' . LES E NT R E P R I S E S E T L'E C U C e n 'est donc pas u n hasard s i c e sont les entreprises, qui se rendent compte des difficultés dans lesquelles la fragmentation de l 'Europe les place face à la concurrence mondiale, qui innovent dans le domaine de l'Ecu privé comme elles avaient innové au préalable dans le domaine informatique au temps du programme Esprit . Ce n 'est pas non plus u n hasard si c'est le Prési dent de Volvo, qui préside ' 'la Table Ronde ' ' , qui milite pour le renforcement de la Communauté et la création d ' u n véritable marché commun à l'échelle européenne. Souvenons-nous que selon les calculs d u Professeur Tifferidt une zone monétaire centrée sur l'Ecu engloberait près de 80 o/o du commerce mondial . ( 1 0 fois le commerce des U . S.A. qui ont aujourd' hui la monnaie mondiale). Je crois fermement à cette prise de conscience qui explique l'attitude d ' u n nombre croissant d 'entreprises e t l a nécessité q u e leurs initiatives puissent con tinuer à se développer. Certaines voix s ' élèvent déjà pour demander une régle mentation précise de l'Ecu privé et ce projet me paraît prématuré compte tenu des ordres de grandeur. D ' ailleurs, pour ma part, j ' envisage de me servir du support écu pour les opérations d'assurances. Si nous ne pouvons le faire en assurances dommages compte tenu de la législation en vigueur (règle de la congruence) rien ne nous empêche de préparer, par avance, la retraite en Ecu et pour ce faire nous allons créer, une Sicav A . G.F. en Ecu et j 'espère fermement que nous pourrons l'ali menter convenablement. Je voudrais terminer mon intervention en insistant que ce qui est en jeu c'est le rapport Dooge, rapport inspiré du Parlement européen et qui a été accepté par 7 pays sur 1 0. Nous n ' avons pas l'habitude en France de prendre le Parlement européen au sérieux et c'est une erreur tant sur le plan institutionnel (rapport Spinelli) que sur le plan de l'Ecu (rapport Herman). Au moment où la croissance américaine semble se ralentir, où le dollar entame un retournement, il est peut-être temps que les Européens décident enfin de passer à la phase deux du S . M . E . et que le grand public comprenne que l'on va avoir une " monnaie européenne" . L 'Europe aurait un attrait beaucoup plus grand pour les épargnants et les investisseurs avec des perspecti ves fondamentalement changées. Il y a en Europe une attente d ' image, une attente de symbole et sur ce plan, l'Ecu est une réinvention géniale. Il est douteux que dès cette année, des grandes décisions soient prises. Mais nous sommes en démocratie et les Etats comprennent ce que souhaitent les peuples et les entreprises, et j 'ai la ferme conviction que sous la pression des initiatives collectives et des lois du marché, de nouvelles perspectives d ' espoir s 'ouvriront pour tous les européens. 81 Rem erciem ents de Lu cien de SAINTE LORET TE Vice Président Délég ué de la Sectio n Française de la L. E. C . E . Au nom d e nos présidents qui n'ont pas p u rester j usqu'à la fin d e ce magnifique colloque, voulu et organisé par la section française de la L . E . C . E . avec u n e participation internationale nombreuse e t prestigieuse, il me revient une tâche agréable, celle de remercier : - le Président du Sénat, Alain POHER, pour son accueil chaleureux ; - le Président du Conseil économique et social, Gabriel VENTEJOL qui nous a consacré tout son temps ; - les orateurs qui se sont succédés et aussi les personnes qui nous ont permis de diffuser leur prose, tels Françoise B ILLON, Dominique RAMBURE, Jacques R I BOUD, et last but not !east , le Chancelier Helmut SCHMIDT ; - tous les participants du colloque et , plus spécialement ceux qui sont encore en séance après une journée aussi dense. Nous avons terminé en beauté sur le feu d 'artifice de Michel ALBERT, en guise de conclusion, et j ' estime qu'il est impossible de rien y ajouter, si ce n ' est d 'exposer, pour nos invités non membres de la L . E . C . E . ce qu'est notre Asso ciation, complètant ainsi ce qu'a dit le président de séance de cet après-midi. La Ligue Européenne de Coopération Economique existe depuis bientôt 40 ans. Elle s ' est toujours associée aux efforts en faveur de l 'unité politique de notre Continent, menés par le Mouvement Européen, dont l'actuel président international est Gaston THORN et le président français , Louis LEPRINCE R I NG UET. Mais la L . E . C . E . est d'essence apolitique. Le champ d ' action propre à la L . E . C. E . , c ' est l ' économie, comme l'a pré cisé Daniel CARDON de L ICHTBUER, qui deviendra notre président inter national le 1 er j anvier 1 986. Ce caractère apolitique, cette préoccupation économique apparaissent par la présence des deux présidents de la section française : Jean DEFLASSIEUX, président d u Crédit Lyonnais et Olivier G I SCARD d ' ESTAING, président d u Groupement international de coopération économique et commerciale (GICEC) . La L . E . C . E . organise des colloques et des déjeuners, publie le bulletin, réunit des commissions d ' études françaises et internationales et intervient auprès des Pouvoirs Publics pour faire connaitre les résultats de ses travaux en matière monétaire, économique, agricole, sociale et dans les domaines d es transports, de la recherche et de la science. La section française de la L .E .C . E . apparait comme un groupe de pres sion de dirigeants d ' entreprises, de syndicalistes, d'agriculteurs et d'ensei gnants qui militent en faveur de l'intégration économique de l' Europe. J 'espère que les amis présents non encore membres de la L . E . C . E . , nous feront le plaisir de rejoindre prochainement nos rangs. 82 Lors d 'un précédent colloque (l 'Europe de la recherche et de la science), O. Giscard d 'Estaing/Alain Poher/Hubert Curien!J. De/fossieux. Lucien de Sainte Lorette. 1 Nous employons les grands moyens pour développer les entreprises. A la Banque Populaire, nous avons l'esprit d'entreprise merçants, /es mettent en rapport avec des importateurs pour ceux qui ont le goût d'entreprendre. Notre Fondation a ou des distributeurs. Nous étudions l'introduction en bourse distribué près de 25 millions de francs pour aider les créa teurs. En 1984, nous avons facilité la naissance de 21.000 entreprises. Nous participons à vos efforts d'exportation : nos bureaux de représentation à l'étranger étudient les marchés et organisent des missions d'industriels ou de cam- 84 CE QU'EST LA LIGUE EUROPEENNE DE COOPERATION ECONOMIQUE L.E. C.E. L a L . E . C . E . est une organisation internationale dont l e siège et à Bruxel les et qui fut fondée en 1 946 par Paul van ZEELAND, ancien Premier Ministre belge. Son président est Daniel CARDON DE L ICHTBUER, ancien président de l 'Association belge des banques . La L . E . C . E g roupe dans dix-neuf pays des chefs d'entreprise, des ban quiers, des cadres supérieurs, des agriculteurs, des juristes, des économistes, des représentants d ' organismes syndicaux et professionnels, tous désireux de contribuer à l ' unification économique et politique de l ' Europe. La L . E . C . E . fait connaître les conclusions de ses travaux aux Commu nautés européennes et dispose du statut consultatif auprès du Conseil de l'Europe et des Nations Unies. Elle a organisé une vingtaine de colloques et publié près de soixante bro chures comportant des prises de position successives sur des sujets d'actualité, dont beaucoup ont été suivies d'effet en matière monétaire, douanière, énergé tique, sociale. LA SECTION FRAN ÇAISE La section française de la L . E . C . E . réunit des Commissions (monétaire, agricole, économique, sociale, énergétique), publie un bulletin d'information et organise des réunions, des tables rondes, des panels ainsi que des déjeuners débats dont les derniers hôtes d'honneur ont été François CEYRAC, Gaston THORN, Edith CRESSON, Michel ALBERT, Roland DUMAS, C . J . van der KLUGT, Hubert CURIEN, Catherine LALUMIERE, Franz Johann SCHOËLLER et André DANZ I N . Elle développe son activité dans les grandes villes françaises, notamment Lyon, Marseille, Strasbourg, Toulouse. Elle participe activement aux travaux du Mouvement Européen français présidé par Louis LEP R I NCE RING UET, qui vise à la construction d'un e Europe politique. Elle agit auprès du Gouvernement et du Parlement français et des organi sations syndicales et professionnelles en vue d'améliorer la compétitivité des entreprises, de soutenir la monnaie et le S . M . E . , de promouvoir l 'utilisation courante de l ' ECU, de sauver, en les améliorant, la politique agricole com mune et le fonds social européen , de développer l'infrastructure des transports européens, de réussir la régionalisation. Siège Européen 1 , avenue de la Toison d'Or - 1 060 Bruxelles . Siège de la Section française 1 06 bis, rue de Rennes 76006 Paris Tél 45 48 1� 25 - 85 ------- S E CT I O N F R A N Ç A I S E D E LA L I G U E E U R O PE E N N E D E C O O P E R AT I O N E C O N O M I Q U E 1 06 b is rue de R e n n es 75008 PA R I S Tél : 45 48 1 9 25 COMITE D'HONNEUR Président : Vice-Président Edouard BONNEFOUS : Gabriel VENTEJOL Jacques TESSIER Pierre U R I Marcel BOITEUX Claude PIERRE-BROSSELETTE BUREAU Présidents Vice-Président délégué Vice-Présidents Trésorier Jean DEFLASSIEUX et Olivier G I SCARD d'ESTAING Lucien de SAINTE LORETTE Pierre de CALAN, Pierre-Bernard COUSTE, Christian VALENS! Raymond AXELROUD Secrétaire général Trésorier adjoint Jacqueline de BEAUMONT Jean-Pierre BRICE COMITE EXECUTIF Michel ALBERT Raymond AXELROUD Henri BORDES PAGES Pierre de CALAN Henri CAYRE François CEYRAC Henri CORSON Pierre-Bernard COUSTE Jean DEFLASSIEUX Luc DURAND REVILLE Olivier GISCARD d'ESTAING Janine LANSIER Olivier d'ORMESSON Lucien de SAINTE LORETTE Pierre V AJDA Christian VALENS! René VIAUD LISTE DES MEMBRES DU CONSEIL D'ADMINISTRATION Rééligibles en 1986 Rééligibles en 1987 Rééligibles en 1988 Bernard AUBREMONT Gilberte BEAUX Annie BENHAMOU Henri BORDES PAGES Pierre de CALAN ûeorges CANDELIER Henri CAYRE Alain CHEV ALlER Jean COUTURE Michel DRANCOURT Luc DURAND REVILLE Anne-François d ' HARCOURT Janine LANSIER Lucien de SAINTE LORETTE Pierre V AJDA Jacques-Henri WAHL Jean-Pierre BOUYSSONIE Robert BERNIERE Guy de CARMOY Jean DROMER André GIAUQUE Paul JEAN Loïk L E FLOCH PRIGENT Christine MORIN POSTEL Philippe de MOUSSAC Olivier d'ORMESSON Albert ROBIN Jean-Pierre SALTIEL Jacqueline THOME PATENOTRE Dominique TULASNE Christian V ALENSI Michel VUILLAUME Michel ALBERT Jacques ANCELI N Raymond AXELROUD Marc BLONDEL François CEYRAC Henri CORSON Pierre-Bernard COUSTE Jean DEFLASSIEUX Jacques DOUSSET Olivier G I SCARD d 'ESTAING Philippe GODET Gérald HEIM de BALSAC Philippe NEESER Henri NOUYRIT Roger PICHARD du PAGE Raymond ROCHEROLLES René VIAUD 86 C O M ITES N ATI O N A U X D E LA L. E . C . E . E N 1 985 Allemagne : Président : Dr Georg KRUPP Secrétaire général : Dr Wolfgang ARENDT A utriche : Président : Dr Wilfried GREDLER Secrétaire général : Dr Erhard FURST Belgique : Président : M. Daniel CARDON de LICHTBUER Secrétaire général : M . Thierry DEMEURE Danemark ,· Président : M. Ole DAMGAARD-NIELSEN Secrétaire général : M. Einar CARSTENS Espagne : Président : M . Lorenzo GASCON Secrétaire général : M. Jorge BERGOS TEJERO France : Présidents : Jean DEFLASSIEUX et Olivier GI SCAR D d'ESTAING Secrétaire général : Mme Jacqueline de BEAUMONT Grèce : Président : M. Dimitri P. MARINOPOULOS Secrétaire général : M. George TERZIS Irlande : Président : Prof. Lauden RYAN Secrétaire général : Mr Moore McDOWELL Italie : Président : Dott. Ing. Ottorino BELTRAMI Secrétaire général : Dott. Daniel KRAUS Liechtenstein : Président : SAS le Prince Hans Adam von und zu LIECHTENSTEIN Secrétaire général : M . Jost P IL G R I M Luxembourg : Président : M . Albert DO N DELINGER Secrétaire général : Americo BORTUZZO Monaco : Président : S . E . M. César Ch. SOLAMITO : Norvège Président : M . Thor BANG Pays-Bas : Président : Drs H. LANGMAN Secrétaire général : Drs M. van der VELDEN Portugal : en Formation Royaume- Uni : Président : The Rt. Hon. Geoffrey RIPPON Secrétaire général : Mr George GRAFTON GREEN Suède : Président : M. Axel IVEROTH Secrétaire général : Mrs Stina RELAND Suisse : Président : Dr A. FURER Secrétaire général : Prof Dr H . C . BINSWANGER Turquie : Président : Prof Orhan DIKMEN Secrétaire général : Prof. Selçuk ABAC Secrétaire général international : Mme Yvonne de WERGIFOSSE Secrétariat International : 1, Avenue de la Toison d'Or BP I l 1 060 Bruxelles 87 Achevé d ' imprimer Janvier 1 986 ece - 1 5 , rue Rougemont 75009 PARIS PRIX : 70 FF LIGUE E UROPEENNE DE COOPERATION ECONOMIQUE COMMI S S I ON E C ONOMIQUE FRANCAI SE Réf érence C o l l o que sur l ' Europe de la Recherche et de l a S c ience du 2 1 . 0 1 . 85 LA C OMMU N A U T E T E C H N O LO G I Q U E E U R O P E E N N E No t e d e Me s s i eur s Raou l GENEVE Raymond ROCHEROLLES 2 9 avr i l 1 9 85 1. INTRODUCTION Nous as s i s tons s emb l e-t- i l à une pha s e d ' accé l é r a t i on dans l a cons t i tu t i on d ' un e s p ace européen de Recherch e e t Déve l opp ement . Dès le mo is de mars 1 9 84 n o tre premier rappo r t p r é s entai t un cons tat de l ' Europe en cour s de forma t i on et f ormu l a i t des sugge s t i ons p our un c e r t ain nomb re d ' ac t i on s . L ' adap t a t i o n des s tructur e s de l ' Europe s ' a c c é l ér ant , i l es t devenu né c es s a i r e , au mo is de dé cembre dernier , d ' a c tua l i s e r la p r emière éd i t ion . En l i s ant la Pres s e de c e s dern i è res s emaine s , on c ons tate que des d i s p o s i t i ons ont é t é p r i s e s , qui vont tout à fait dans l e sens des sugges t i ons que nous avi ons f a i tes . C ' e s t d onc avec p l ai s i r que nous rapp o r t ons i c i l e s a c t i ons qui se déroulen t ( p eut-être l e s grande s manoeuvre s ) e t q u i contribuent de façon marquante à la con s t ruc t i on d e l ' Europe . 2. 1 AU PLAN TECHNIQUE 1 - Harmon i s a t ion de norme s f r anco- a l l emande s d ans divers s e c teurs indus tri e l s portant s ur 2 0 f ami l l e s d e pr odui t s . Les exp o r tateurs f r ançais p ourront dés ormai s ob tenir le l ab e l de s é cur i t é a l l emand GS pour l eurs produ i t s norma l i s é s AFNOR . 2 - Les quatre p lus grande s s o c i é t és européenne s de t é l é commun i c a ti ons ( CIT-Al cate l , I t a l te l , S i emens e t P l e s s ey ) ont s i gné un accord de coo pération en recher che-déve l opp ement et l a d é f ini t i on de s t andards communs p our l e s r é s e aux numérique s à l arge bande . 3 - EUTELSAT , comp o s é e de 20 adminis trations , annonce un s ymp o s ium Inter nati onal sur les " Bus ine s s T é l é commun i c a t i ons S erv i c e s " à Ams terdam , du 3 au 7 j u in 1 9 85 . C e symp o s ium aur a n o t amment p our obj e t l e déve lopp ement du SMS : " E UTELSAT S a te l l i t e Mu l t i s e rvi ce Sys tem " . 4 - Le 1 3 mars 1 9 85 , l e Cons e i l de l ' E urope adop te s e p t progr ammes p luri annue l s : - fus ion thermonu c l é a i r e con t r ô l é e ( 1 9 8 5-8 9 ) 6 90 M ECU - b i o te chno logie ( 1 9 85-8 9 ) - te chniques d e b a s e e t app l i c a t i on " BRITE " 1 25 - p r o t e c t i on contre l e s r ad i a t i ons ( 1 9 8 5 -8 9 ) 58 d é che t s radioac t i f s 55 62 ( 1 9 85-8 9 ) - coopération s c i ent i f ique e t technique ( 1 9 8 5 - 8 9 ) - énerg i e n o n nuc l é a i r e (1) ( 1 985-89) 60 1 75 Total 1 . 2 2 5 M ECU 5 - E SPRI T : En un an , l a Commi s s i on a s é l e c t i onné 1 04 proj e t s mu l t inat i onaux , p our un f inancement t o t a l ( à hauteur de 5 0 % ) de 1 80 M ECU . En moyenne , chaque proj e t me t en j eu 5 p ar t i c ip an t s de d i f f érents p ay s , où s e re trouvent d e s entrepr i s e s de toutes tai l l e s e t d e s é t ab l i s s ements pub l i c s de recherche . Le f inancement t o t a l d e s Communau t é s e s t e s timé à 7 5 0 M ECU . ( 1 ) BRITE Bas i c Re s e arch in Indus t r i a l Te chno l o g i e s f o r Europe ( 1 9 8 5 - 1 9 88 ) . App e l de propo s i t ions p our l e 1 5 mai 1 9 85 . 3. 6 - RACE : La Commis s ion a lancé l a prem1ere phase du proj et commun de recherches avancées e n télé commun ications , à l ' image de ce qu ' es t E SPRIT dans l e domaine de l ' informatique . La phase i ni t i a l e ( j u i l l e t 85 à f in 8 6 ) es t do tée d ' un budget de 2 2 M ECU . Que lques prob l èmes sub s i s tent sur l e sort à réserver aux s o c i é t é s ayant pas s é des a c cords ave c des entreprises américaines ( cas de Phi l ip s e t O l ive t t i a s s o c iées à ATT) . L ' ensemb le d u programme RACE prévoi t un mi l l iard d ' E cus à engager sur les dix prochaines années . 7 - EUREKA (European Research cooperation As s o c i a t i on) Ce proj e t préconise la création d ' une organ i s a tion sp éc ial i s ée (peut être d ans l e cadre de l ' UEO) où la Suède , l ' Autri che et la Sui s s e pourraient éventue l l ement interveni r . Les domaines couver t s sont - l ' op tronique les matériaux nouveaux les grands ordinateurs l e s lasers de pui s s ance et les f a i s ceaux de p arti cules - l ' inte l l igence art i f i c i e l l e - l a mi cro é lectroni que trè s rap ide . Le Cons e i l de l ' UEO comprenant les Minis tres des af f aires étrangères e t les Min is tres de la défense des 7 pays membres a décidé l e 2 3 avr i l 1 985 à Bonn d e " renforcer l e s capac i t é s techno logiques propres de l ' Europe et p arvenir ains i à la créa t i on d ' une communaut é technologi que" . M . Ro land DUMAS a déclaré : "Le défi pour l ' Europe e s t d ' abord te chno log i que , le défi m i l i taire viendra p lus t ard , peut-être s ous des formes que l ' on ne peut f ixer à l ' avance et uni latéralement . Te l l e e s t la phi losophi e du proj et français connu s ous le nom d ' Eureka" . M . GENSCHER a déc l aré : "Notre décis ion de renforcer les cap a c i t é s techno logiques de l ' Europe f a c i l itera notre réaction coordonnée à l ' I . D . S . 4. LE S AUTRE S ACTIONS ET L ' ENVIRONNEMENT l - L ' Europe aj u s t e s e s r è g l e s à l a v�e d e s entrepr i s e s a ) Depuis le 1 e r j anv ier 1 9 85 e s t entré en vi gueur l e r è g l ement d ' exemp t i on communau taire , conc ernant l ' app l i c a t i on de l ' ar t i c l e 8 5 du trai té CEE à des catégor i e s d ' accords de Breve t s . b ) F in j anvi er , la Comm i s s ion a propo s é d e s mesur e s pour l imi ter l e s imp o r t a t i ons de contrefaçons de produ i t s d e marque . 2 - Le 25 f évr i e r 1 98 5 , J acques D e l o r s a déc laré : " La Commis s i on s ' e s t e l l e-même f ixé l e but de créer , en p r i or i t é , un e s p ace européen s c ient i f ique et te chnique , qui rendra i t p o s s i b l e une p lus grande mob i l i t é parmi l e s ac t eur s de la re cherche e t as surerai t l e tran s f e r t d e te chno l o g i e s entre l e s centres d e recherche " . 3 - Les p rem i e r s E t a t s Généraux des E tudian t s de l ' Europe s e s ont tenus f in avr i l 1 9 85 à la S orbonne . 4 - Les Mini s tres d e s f inances de la Communaut é s e s ont réun i s l e 1 3 avr i l 1 9 85 à P a l erme . L ' usage d e l ' ECU v a ê t r e f a c i l i té pour l e s Banques Centra l e s . 5 - S tratégie Défense Ini t i at ive Les E t a t s -Uni s ont lancé l ' i d é e du SDI , s an s p r é c i s ions te chniques , provoquan t , même aux USA , une immense confus ion sur l e s enj eux po l i t i que s e t mi l i t ai re s . M . ABRAHAM S ON , responsab l e du SDIO n ' a pas encore f ixé sa d o c t r ine , mai s l a Mai s on B l anche en f a i t un t e s t d e loyau t é à l ' é gard du P r é s ident Reagan . Le programme d e recherche d o i t abou t i r e n 1 9 94 . I l s ' ag i t d ' un programme de défense mi l i t aire ant i -mi s s i l e qui a provoqué l ' annonce d ' E UREKA . E UREKA app araî t d onc comme un programme c iv i l (vo ir c i-de s sus ) des t iné à renforcer e t à coordonn er l e s programmes communau t a i r e s l ancés depu i s p lus i eurs anné e s . I l app araî t que l ' ens emb l e d e s programme s : FAS T , E SPRIT , BRITE , RACE , EUREKA comp o sent l ' espace ins t i tu t i onne l europ é en de l a Recher che-Déve loppement . 5. CONCLUSION C e t te accélé r a t i on de la con s truc t i on de l ' Europe s emb l e r é s u l ter de l a convergence de t r o i s phénomènes : une s u i te cont inue d ' a c t ions e t de d i s p o s i tions de l ' ens emb l e des parti cipants europ éens au p remie r rang d e s que l s s e t rouve maintenant l ' indus t r i e , entraînan t l e s Admini s trat ions et l e s Organismes Commu nau t aire s . Appuyées sur les é changes quo t i diens d e s che r ch eur s , d e s indu s t r i e l s e t des commerçants , ces a c t i ons t i s s ent l ' Europ e l entement et s û rement ( c f notre précédent r appor t ) . une volonté po l i t i que p lus int ens e dans l e s années 84 e t 85 , s ous l ' impu l s ion d e s P r é s idents M i t te r r and , Koh l e t P e r t ini , s e mani f e s t an t à l a f o i s p ar d e s programmes c ommunautaires , par une re l ance d u sys t ème mon é t aire européen e t p a r l ' adap t at ion d e s s t ru c tures ins t i tut ionne l l e s aux r é a l i t é s concrè t es d e l ' Europe . à t i tre d ' hyp o th è s e une tendance supranat iona l e t e l l e que r apportée ré cemment par un anc ien Premier Mini s tr e français : " Quant aux Français a t tach é s à l a cons tru c t i on europ éenne , i l s von t , paraî t-i l , être s a i s i s d e surp r i s e par des ini t i at ive s qui f e r on t oub l ier l a t i édeur supra nationale du Général de Gau l l e e t de s e s succe s s eur s , e t qui renoueront ave c les grands rêves ! " . Dans ces cond i t ions , nous suggérons à l a L i gue de s uivre e t d ' ana l y s e r d e trè s p r è s c e t t e évo lution , p a r exemp l e en f a i s ant l e p o in t p ér i odiquement et en s ' appuyant au b e s o in sur une c ommis s i on permanente ad hoc , comm i s s ion capab l e d ' éme t t re d e s sugg e s t i ons sur l ' E s p a c e Européen de l a Recherche Déve l oppement en fonction des o b s e rvations . 6. ANNEXE Parmi les phénomènes qui concourent ac tue l l ement à l ' accélération de l a cons truction européenne , s e trouvent l ' évo lution et l a réorgan i s a t i on des i us t i tutions . Nous avons montré dans notre premier rapport que les chercheurs e t l e s indus trie l s s e regroupaient spon t anément d ans l e s format i ons l e s p lus divers e s , comp te tenu des opportun i t é s économique s . C ' es t ainsi que l ' on trouve , t ant en recherche que d ans les d i f f érentes indus tries de po inte ( espace , informatique , t é l écommun i cations , armement , e t c ) de nombreuses c o l l abora t ion s bi latérales ou mu l t i latérales . • • • I l en résul te que les cadres ins t i tutionne l s t e l s que l ' UEO , l ' OTAN et l a CEE f on t con tinue l l ement des e f f or t s d ' adaptation pour encadrer et épouser convenab l ement les regroupements indus trie l s , économique s , f inanciers , voire mi l i taire s . I l apparaî t que les act ions de re cherche e t déve loppement s ont ind i s s o c i ab l es des é tudes d ' armement , tant par l e s f i nancements cro i s é s c ivi l s e t m i l i taires des recherche s menées , que p ar le fai t que l e s ac teurs s ont identiques Parmi l e s d i f f érents agents économiques , la recherche e t le déve loppement intére s s ent l e s industr ies de po inte . Or , ces indus tries , dans la p lupart des cas , ont , à la fo is , des activi t és c ivi les e t mi l i taires . C ' es t pourquo i l a dynamique actue l l e de l ' armement ne doit pas ê tre exc lue , d ' autant p lus que les budge ts R et D de défense vont irriguer davant age les laboratoires pub l ics . ( espace , et d ' une façon générale , les laboratoires c ivi l s engagés d ans le programme Eureka) . I l e s t donc s ouhai tab le de prendre en comp te l e s f inance men t s pub l i c s , c ivi l s et mi l i taires , et l e s f inancements privés , d ' une par t , ainsi que l ' ensemb l e des acteurs du progrès techni que d ' autre part , pour b ien cerner le champ de l a R et D . I l nous a s emb l é uti l e , à c e s tade d e notre_ réf lexion , d e rapp elg; d ' une part les é tap e s ins ti tutionne l l es de la cons truc tion de l ' Europe , et de rappe l er d ' autre part les dif féren t s pays européens membres de ces ins ti tut i ons . 7. LES E TAPE S INSTITUTIONNELLES DE 4 mars 1 94 7 A l l i ance défens ive 1 7 mars 1 94 8 4 avr i l 1 94 9 futur UE O A l l iance d é f ens ive 1 8 avr i l 1 95 1 CECA LA CONSTRUCTION E UROPEENNE Dunkerque Tra i té de Bruxe l l e s France + Royaume-Uni i d + Be l g . , Lux . , Pay s -Bas Wa shing ton T r a i t é de l ' A t l an t ique Nord : 1 4 p ay s europ é en s Trai té de P a r i s 2 3 o c tobre 1 95 4 UEO Ac cords de P ar i s 7 mai 1 95 5 UE O Com i t é P e rmanent d e s armements 2 5 mars 1 95 7 CEE + CEEA Tra i t é s de Rome B e l , RFA , Fr , I t a l ie , Lux . Pays-Bas 1 e r j anvi er 1 9 7 3 CEE + Danemark, I r l ande , Ro y . Uni 1 er j anvier 1 9 8 1 CEE + Grè c e 30 mai 1 9 82 OTAN O c t obre 1 9 84 Réorgani s a t i on de l ' UE O 2 3 avr i l 1 98 5 UE O : coop � Armt ave c Bonn GE IP 1 e t c r é a t i on d ' une communau t é t e chno logique . ( I er J anv� e r 1 9 8 6 ) CEE + E s p agne Rome (+ E s p agne , P o r tuga l ) 8. CEE UEO OTAN BELGIQUE BELGIQUE BELGIQUE LUXEMBOURG LUXEMBOURG LUXEY.BOURG R F A R F R F A FRANCE FRANCE FRANCE ITALIE ITALIE ITALIE HOLLANDE HOLLANDE HOLLANDE A ( 1 973) DANEMARK DANEMARK IRIA�DE GRANDE BRE TAGNE GRANDE BRETAGNE GRANDE BRETAGNE ( 1 98 1 ) GRE CE GRE CE ( 1 9 86 ) E S PAGNE PORTUGAL E SPAGNE ( cand idat) PORTUGAL I SLANDE NORVEGE TURQUIE LIGUE EUROPEENNE DE COOPERATION ECONOMIQUE COMMIS SION E CONOMIQUE FRANCAISE 1 ,u. c.. E (J) 0 c .c -j.-0 � \..C: c:: ,......, � • w • ' ' QJ (J) ClJ IT ç... m E H +" Lu __J m � (J) c o +-' rn D H u ClJ (J) :J m H :> m Q ClJ CONSTRUCT I O N D E L ' EUROPE H c CJ H c c. [1J (J) '[L (J) QJ ,...., c :> � U1 h a: C( o_ H c. RESUME -j.-0 c m c H QJ U c c u \.C C Cl Ln ["- H •ri ill m 4-- c QJ c ClJ D a: QJ H ClJ D , o.; • ri c c m DANS LA -j.-0 c QJ H ç... c m u 'OJ H m -j.-0 , o._ S C I ENCES ET T E CH N I QU ES ClJ � ClJ ClJ C c -j.-0 m E H 0 4- c D (J) +' H :J c ClJ [)_ H E Rapport p r é s e n té p ar MM. Raoul GENEVE et Raymond ROCHEROLLES avec la participation de M . Pau l BRY e t les no tes d e M . André D&� Z IN 9 . 1 2 . 86 S C I ENCES ET T E C H N I Q U E S DA N S LA C O N S T R U CT I O N D E ' L EUROPE L a Commis s ion E conomique fr ançai s e de l a LE CE a entrepris f in 1 98 3 de f ai re le p oint sur l ' E space Européen de la Recherche-Développement . Un rapport de Cons tats e t de Sugge s t ions a été diffusé le 20 . 1 2 . 84 , suivi d ' une courte note sur la Communauté Technologique Européenne datée du 2 9 . 4 . 85 . Le Con s e il Central de l a Ligue a s ouhaité que l ' on as sure le su�v� de ces prob lèmes et a demandé que l ' on actua l i s e les premiers rapports . Monsieur P i erre de Calan nous a priés de faire le point sur la f açon dont l ' Europe technologique s ' organise sous nos yeux et de s i tuer ces e f f or t s dans l ' E t at de l ' Union . Le présent rapp ort suit f idè lement c e t te démarche et s ' arti cule autour des chap i tres suivants : A - L ' Europe Technologique en vo ie de coalescence . I - Cons tat des forces e t des faib les s es de l ' Europe dans les techn iques avancées . II - Réactions communautaires f ace aux f aib l e s s es et aux menaces . III - But ées et obs tac les insurmontab les d ans la s i tuation actue l le . Remi se en que s tion de la con s truction d ' un espace te chno logique européen . B - L ' Europe Techno logi que d ans l ' E tat de l ' Union . I - Le f a i t européen menacé et agres s é . II - La Mutation te chn ico- indus trièlle r edi s tr ibut ion des qual i f ications et trans fert des emplois hors d ' Europe . I I I - Les chances à s ai s ir : la dynamique européenne des forces indus trie l l es� s c ient i f iques e t technique s . Ce qu� suit en e s t le résumé . 2. L ' EUROPE ET LES TECHNIQUES AVANCEES Les anciennes indus tries . lourdes , qui cons tituaient autref ois la base de la prospér ité indus trie lle des nations , ont perdu beaucoup de leur importance . E l les s ont progre s s ivement remp l acées par des ac tivi tés indus trie lles qui s ont basées sur des techno logies nouve l les . L ' europe se trouve en s i tuation de compéti tivi té au plan mondial dans p lus ieurs de ces activi tés . Par exemp le : les lanceurs de satell i tes (ARIANE ) ( 1 ) , certains sec teurs de l ' aéronautique (AIRBUS ) et des transports (TGV) , les indus tries de l ' armement , le logicie l , les télécommunications e t la chimie . (2 ) . E l le se trouve même "parfois en pos i tion de tê te , ce qui e s t le cas pour l ' indus trie nucléaire . Toutefois , l ' Europe s e trouve dans une posi tion de faib lesse inquiétante en ce qui concerne l ' ensemble des industries de l ' é lec tronique , de la microélectronique et de l ' informatique , dont l ' évo lution va conditionner l ' avenir économique et s ocial dans les prochaine s décennies . I l s ' ag i t là d ' une que s tion fondamentale sur laque lle i l convient d ' ins i s ter . Mais le retard ou l ' avance techno logique n ' es t pas entièrement carac téri s é par la compéti tivité actuelle des secteurs indus trie ls . Ains i les propuls eurs de nos lanceurs spatiaux, tout comme nos futures nave t tes , accus ent-ils un retard technique d ' environ 5 ans sur nos compétiteurs américains , bien que l ' indus trie spatiale s o i t auj ourd ' hui très compéti tive . Dégagera-t-e l le une marge suffisante pour rat traper ce retard et conserver s on avance sur l ' indus trie j aponaise ? Le re tard technologique est en partie l i é aux dépenses R e t D cons ent ies par les indus tries et par les pouvoirs pub l ics dans chaque sec teur . Nous s ommes leaders mondi aux pour les matériaux céramiques renforcés ( Soci é té Européenne de Propuls i on) et pour les commande s électriques de vol (Avions Marce l Das s au l t ) . En f ai t chaque s ecteur indus trie l profite différemment des dépense s de a e t D suivant que l ' indus trie e s t intégrée dans un montage européen tel que l ' ESA (Agence Spatiale Européenne) ou que les indus triels se livrent une guerre picrocho line à l ' intérieur de l ' Europe , ce qui e s t l e cas des indus tries é lec tronique s e t d e quelques autres sec teurs conservateurs dont les productions incorporent moins de techno logies modernes que celle s de nos concurrents . Nous f aisons le point dans les chapi tres suivants sur les s ecteurs de l ' é lectronique , puis des télécommunications . ( 1 ) Nous avons la moi ti é du marché mondi al des s ate l l i te s à lancer . ( 2 ) Dans le domaine pharmaceutique , les indus tries européennes contrôlent 30% du marché mondial . 3. NE CESS ITE IMPERIEUSE D ' ALLER VITE ET DE REUS S IR Les européens s ont de p lus en p lus conscients du fait que la mai trise des nouve lles te chno logies est l ' une des conditions f ondamentales d ' une mei l leure compéti tivité internationale e t donc de la croi s s ance de l ' économie et de l ' emp loi . I l s s ont de p lus en p lus conscients également des graves difficultés rencontrées par leurs pays re spectifs - montée du chômage - déclin dans de nombreux secteurs d ' activité (mé tallurgie , construction navale , etc ) • • • - retard cro i s s ant p ar rapport à leurs principaux concurrents , c ' es t à dire par rapport aux E tats-Unis e t au Japon , dans p lus ieurs domaines impor tants tels que l ' é lec tronique et l ' informatique . - ri s que d ' ê tre dis tancés dans d ' autres te chnol ogies qui vont j ouer également un rôle déci s if dans les années à venir : b io techno lo gies , chimie , au tomob i le , etc • • • B ai s s e de la créativi té indus trie l le Son origine se s i tue s ans doute e ssentiellement dans la dispers ion des efforts . On cons tate en effe t , par comparaison ave c les E tats-Unis et le Japon , qu ' un é cart se creuse entre le potentiel de recherche des pays de la Communauté e t les résultats qu ' i l permet d ' obtenir . Le graphique de la figure 1 montre en effet que le montant des dépenses pub liques en R et D des pays européens , en valeur re l ative par rapport au PIB , e s t sens iblement égal à celui des E tats�Unis et b ien supérieur à celui du Japon . Or l ' e ffort indus triel et commercial des E tats-Unis et du J apon dans les techno logies avancées ne ces se de s ' aff i rmer . Les E tats-Uni s , par exemp le , vont consacrer 2 6 mil l iards de dol lars à un programme mi l i taire de 5 ans ( IDS) qui permettra la mise au p oint d ' un grand nombre de techno log ies nouve l les suscep tib les d ' app l ications civi les . 4. Dépenses publiques pour les 1ctlvltés de recherche et de développement (R + D) en % du produit intérieur brut ( PIB) au prix du marché (estimation ) République fédé· raie cl' Alle rna ne 11175 1 ,23 1 ,20 0,48 0,73 Dane1112 rk 0,58 0,68 France 1,17 1 ,36 Belgique Grèce Irlande 0,44 Jtpon % 0,20 0,41 0,36 Pays·Bas 0,86 0,64 Royaurne·Uni 1 ,27 1 ,36 Italie Éllta·Unla 1982 0,92 1975 1 982 1975 1 982 1975 1982 Sour::es: Eurostat el stalisttques nalionales. F i gure 1 Les européens s ont donc maintenant convaincus de la néce s s i té d ' une poli tique commune effi cace . L ' Europe s e trouve dans l ' ob l i gation : - d ' accél érer l ' innovati on d ' accorder une priori té renforcée à la re cherche - de cons truire une s tratégie commune de recherche permettant de dépas ser de loin les efforts que peuvent fournir les E tats agi s s ant de façon i s olée ou même as s o ciés par des liaisons b i latérale s occas i onnelles . 5. REACTION COMMUNAUTAIRE FACE AUX FAIBLES SES ET AUX MENACES Pres sentant l ' importance grand i s s ante que la re cherche te chno logique prendrai t en Europe dans l ' ac tue l le décennie , la Commi s s ion entreprit dans les années 1 9 80- 1 98 2 de repenser en profondeur ses programme s de R et D : ains i es t né le programme-cadre 1 984- 1 9 8 7 , app rouvé par le Cons ei l des mini s tres en j ui l let 1 98 3 . Dans s on concept même , le progr amme- cadre se veut être un canevas indicatif g lobal de R et D dans un cer tain nombre de domaines j ugés prioritaires s ur la base de critères s imples . Le financement 11es timé néces s aire " à sa ré a1.isation fut proposé et réparti suivant la d i z aine de sec teurs techno logiques retenus . Dè s lors , tous les nouveaux programme s p luri annue ls de R et D conçus et proposés par la Commi s s ion s ' insèrent dans le programme-cadre et ains i l ' effort consenti es t s uivi , é tape par étape , année après année . En 1 983 , la Commiss ion avai t "es t imé néce s s aire" un f inancement du programme-cadre 1 984- 1 98 7 à hautaur de 3 . 750 mi l l ions d ' écus (val eur 1 982 ) sur 4 ans . Pour le programme-cadre 1 98 7- 1 99 1 , la Commi s s i on propo s ai t : "de franchir une étape décis ive pour réaliser la Communauté de la S cience et de la Technologie" pour 1 0 Mds Ecus . Ramené à 7 , 7 Mds Ecus , les Minis tres ont encore j ugé ce programme trop "fourre-tout11 et ont demandé à la Commi s s i on . de réduire le budge t , d ' éviter les doubles emp lois avec EUREKA et de réduire l ' écart entre les ob j e ctifs e t les moyens mis en oeuvre au Centre Commun de Recherche . Les minis tres de la Recherche de la CEE , réunis le 9 . 1 2 . 86 , n ' ont pu se met tre d ' accord . L ' A llemagne Fédérale , la France et le Royaume-Uni ne veulent pas dépas ser une enve loppe de 4 à 5 Mds E cus p our 5 ans . ( 1 ) L ' Allemagne a j us ti f i é cette pos i tion par le carac tère sub s idiaire que revêt la recherche communautaire pour le s pays qui ont les moyens de financer une recherche nationale importante . Mais e l l e a reconnu que , pour les p ays de moindre importance , la recherche communautaire cons ti tuait l ' essentiel de leur recherche . Par contre , le Commis s aire de la CEE chargé de la Recherche et de l ' Indus trie a j us ti f i é l ' accro i s sement des subventions en invoquant la sol idarité dont devraient faire preuve les grands pays vis à vis de ceux qui ne possèdent p as une infras tructure de recherche suf f i s ante . Les délégat ions français e , allemande et bri tannique ont e s t imé que les programme s de recherche communautaire n ' étaient néces saires que lorsqu ' i l ! apportaient une p lus-value par rapport aux recherches nationales . ( 1 ) Rappe lons que l e budget ( annuel ) de la Communauté é tait de 2 8 , 4 Mds Ecus en 1 9 85 , dont 2 , 6 % ont f inancé les actions en mati ère de Recherche , d ' énergie , d ' indus trie et de transports . 6. Sur ce cons tat d ' éche c i l fut déc idé de se réunir à nouveau le 2 2 . 1 2 . 86 mais l ' Ang leterre qui assurait la prés idence n ' ayant pas e u conna i s s ance d ' éléments nouveaux susceptibles de déb loquer la s i tuat ion a annulé cette réunion . E lle a lai s s é le s o in à la Be lgique qui lui succède à la prés i dence de prendre les ini tia t ive s né ce s s ai r es . Il en résulte un grand danger : s i les au tres pays ne trouvent pas un l ieu où effectuer leur re cherche en Europe , i l s se tourneront vers les USA , vers le Japon, ou vers l ' URSS . D ' où l ' incidence de la recherche c ommunautaire sur la cons truction politique de l ' Europe . Le budget communautaire de la recherche f inance le fonctionnement et l ' équipement de s laboratoires communs ains i que l ' exer cice courant d ' une vingtaine de programme s p luri annue l s . Nous faisons le po int dans les chap i t re s suivants sur quatre programme s qui s emb l en t très importants : BRITE , RACE , ESPRIT e t EUREKA . BRITE BRITE (Bas ic Research In Indus trial Techno logies for Europe) e s t le premi er long programme de R et D ( 1 985- 1 988) lancé par la Communauté Europé�nne dans le domaine de l a re cherche technologique de b as e . Son but es t de promouvo ir la recherche techno logique au niveau "précompé t i ti f " , c ' es t-à-dire de la R et D qui poursuit des obj ecti f s indus tri e l s s ans viser encore de s p roduit s ou d e s procédés prê ts à ê tre offerts sur le marché . Avec ce programme , on se p ropose de réunir des recherches de natures compl émentaires s i tuées dans différents p ays de la C ommunauté p our les ras s emb ler sur des proj ets sus cep tib les d ' amé l iorer la compéti tivité de l ' Indus trie Europée�e . Lea indus tries concernées s ont des entreprises tradi tionne l les qui ont besoin d ' amé liorer leur te chno logie dans le but d ' augmenter leur eff i ca ci t é . Ce dernier point e s t d ' autant plus important que la compéti tivi té indus tri e l le des pays de la Communauté durant la prochaine dé cennie va dépendre du déve loppement de p lus ieurs secteurs technologiques parmi lesque ls figurent ceux qui s ont couverts par le programme BRITE . Ces derniers sont répartis en deux catégories . a) les matériaux nouve aux et les nouve l l e s techniques de production b ) l e s nouve l les techniques de p roduction adap tées à la fabrication de produits réalisés à partir de matériaux s oup les . Un point original du Programme e s t que les résul tats obtenus res tent la propriété des contractants . Il ne s era procédé à aucune pub li cation qui pui s se nuire à leurs in té rêt s . 7. RACE Le Programme RACE (Research and Deve lopment in Advanced Communications Techno logy for Europe) · e st des tiné à couvrir le domaine des télécom munications avancées . I l doit s ' é tendre sur une di zaine d ' années ( I985- 1 9 95 ) . Il a p lus précis ément pour obj ectif de maintenir l ' Europe en tê te en matière de télé communi cations à large bande C et t e � o s i t ion e s t . menacée , non par le niveau t echni que d e s concurren t s , mai s par la f ermeture pres que t o t a l e d e s mar chés pub l i cs nat ionaux . Le programme prév o i t : une ac tion communau taire de R et D dans les secteurs techno l ogiques es s entie ls , - la création d ' un marché communautaire pour les équipements et les services liés aux télécommuni cations . - la création , à l ' intérieur de la Communau té . de Réseaux Numériques de Communi cation à Intégration de Services (réalisation vers 1 9 952000) . Le 1 5 octobre 1 986 , la Commi s s i on a proposé aux 1 2 E tats Membres de consacrer à la Phase I ( I 987- 1 99 1 ) un budget de 800 mil l ions d ' ECU , ce qui correspond à une dépense g lobale de 1 , 6 mil l iard d ' ECU , c ' e s t à-dire à un potentie l d ' environ 1 0 . 000 hommes-ans . Pour j us tif ier sa proposi tion , la Commiss i on rappe l le que les télé communications représ entent l ' infras tructure s ans doute la p lus importante pour l ' économie européenne des années à venir . Ains i , la mi•e en p lace en Europe de réseaux de communications intégrées à large b ande d ' ici 1 9 95 exigera un inves t i s s ement ini tial de p lus de l OO mi l l iards d ' E CU . . ' P lus ieurs E tats j ugent ce proj e t trop hétérogène et donc trop oné.r eux. Néanmoins , . c ' es t e s s entie l lement l ' Al lemagne qui s emb le freiner la poursuite du p rogramme en raison, s emb le-t-il , de la pos i tion dominante que Siemens cro i t ê tre en me sure d ' occuper dans le secteur des té lé communi cations . La Commi s s ion ins is te également sur le fait qu ' i l s ' agit de travaux qu ' i l n ' es t pos s ib le d ' exécuter aux moindres coûts que dans le cadre c ommuna utaire . 0 0 0 . Les deux programme s suivants : E SPRIT et EUREKA méritent une attent ion particu lière . Leur é l aboration e s t confiée aux indus tri e l s eux-mêmes . Ce s ont les deux seuls programme s à n ' être pas condui ts par les "Eurocrates " . Leur réus s i te es t fulgurante . E SPRIT ( 1 ) e s t un programme commun de recherche . qui doit s ' étendre sur 1 0 ans ( 1 984- 1 993) e t qui e s t organi s é et conduit en é troite l iaison avec les indus trie l s , les gouvernements nationaux e t la C ommunauté s c ient if ique européenne . ! 1 c ons titue la rép l ique européenne au Programme dit des ordinateurs de la Sème générat ion , lancé par le Japon , dont l ' obj ectif global , ( 1 ) European S trategie Program of Research in Information Te chno logies . 8. extrêmement ambi tieux , e s t de donner à terme au Japon la première place dans les Techno logies de l ' Information . L ' obj ectif du Programme ESPRIT e s t donc d ' aider l ' indus trie européenne des Technologies de l ' Inf ormation à mettre au point des composants , des méthodes , des outils e tc dont la mai trise lui est néces s ai re pour devenir compéti tive sur le p lan mondial . Le Programme vise en même temps à intens if ier le trans fert de te chno logie à l ' intéri eur de la Communauté et à accroi tre la col laboration entre indus triels , univers i taires , ingénieurs et chercheurs des pays de la Communauté . • • • Le Programme se s i tue au s tade "précompéti tif" , c ' es t-à-dire à un niveau compris entre la recherche exp loratoire et le développement des produi ts . Cette phase précède immédiatement ce lle où les cons idérations de concur rence devi ennent prédominantes . La phase I , qui s ' étend sur 5 ans , a reçu un budget communautaire de 750 M ECU, complété par un apport égal à la charge des partenaires . Ce budget correspond à un vo lume de travail de 1 0 . 000 à 1 5 . 000 hommes ans , ce qui do i t perme ttre d ' engager sur chaque thème 500 pers onnes environ travail lant de façon cohérente . Il représente de l ' ordre de 30% de l ' ensemb le des dépense s c ommunau taires au s tade p récompéti tif . Procédure d ' évaluation ( 1 } Le Conseil dea Minis tres de la Communauté , en donnant s on accord sur le lancement d ' ESPRIT , avait s tipulé qu ' une évaluati on du Programme devrai t ê tre effe ctuée à mi-parcours . Cette évaluation dev ·ai t porter sur - le degré de réus s i te d ' ESPRIT en matière de coopération intra européenne , d ' acquis i tion dea connais s ances dana les techniques de base , dans la préparation d ' une p o l itique unif i ée de norma lis at i on et de s t andardisation. les conditions de l ' exécution du programme , c ' es t-à-dire les modalités e t les procédures utilis�e s , les re lations avec les indus tri el s , e t c • • • Cette évaluation a été confiée à une équipe ERB (ESPRIT Review Board) formée de troi s pers onnali tés indépendantes : A. Danz in , ex-Prés ident de Thomson , conseil auprès des Communautés ; A . E . Pannenb or g , ex vice Président de Phi�ips e t H . J . Warnecke , Directeur du Franhëfer Ins ti tut . Ce tte équipe é tai t habili tée à consulter tous les documents du programme et à interroger les Adminis trations Nationales ains i que les proposants retenus ou é cartés . ( 1 ) Les cons idérations qui suivent s ont inspirées de l ' arti c le de A . Danzin "L ' évaluation du programme ESPRIT" pub lié dans le bulletin de l i aison de la Recherche en Informatique e t Automatique ( INRIA) N° l OS , 1 9 86 . - 9. L a maj eure partie des éléments d ' évaluation ont été obtenus au moyen de contacts pers onne ls . L ' équipe a vis i t é , dans les 1 0 pays de l a CEE , que lque 1 30 organ�s ations appar tenant à l ' indus trie , à l ' Univers i té , aux Ins tituts pub l ics de recherche , aux Administrations nationales ou communautaires . I l y a eu également un que s tionnai re , adres s é à 4 7 7 pers onnes phys iques ou morales , qui a ob tenu 238 réponses . L ' équipe s ' es t f é li ci tée de l ' esprit d ' ouver ture de leurs interlocuteurs , lesque ls ont répondu sans détour aux que s tions les p lus indiscrètes et n ' ont j amais hés i té à formuler des cri tique s . Elle a souligné l ' intérêt fondamental de cette procédure . Une te l le inves tigation permet aux chercheurs de s ' exprimer directement e t leur donne ains i la mesure de leur respons ab i lité ; e l le favorise largement la recherche et le développement des idées e t , d ' une façon générale , contribue beaucoup à l ' élargi s sement du courant d ' é change dé s iré . A la suite de ce tte expérience , A. Danzin a suggéré d ' é tendre cette procédure d ' évaluation ouver te et indépendante " aux autres programme s nationaux ou internationaux" . Evaluation du programme ESPRIT Le rapport f inal remis par l ' ERB à la Commi s s ion des Communautés a é té rendu pub lic le 1 8 octobre 1 985 . Ce rapport contient de nombreuses cri tiques e t sugges tions d ' amé l i o ration concernant le formalisme des procédures . D ' autre part , l ' évalu ation a é té effectuée trop tôt pour permettre de recue il lir des ré�ultats s cientifiq�es ou te chniques précis . Mais les conclusions générales sont très nettement optimi s tes . I l apparat t qu ' ESPRIT contribue pui ssamment à r�véler l e besoin et le désir de coopération intra-européenne dans la recher che , à tirer parti des complémentarités de toute nature s ur le p lan européen , à déve lopper la coopération inter-sectori e l le encore �ryonnaire en Europe , etc • • • La conclusion centrale du rapport e s t qu ' i l e s t e s s entiel de préserver , voire d ' amplifier , un certain nombre d ' idées directrices qui s ont à l ' origine des effets bénéfiques d ' ESPRIT : - la l iberté dans laque lle les indus triel s effectuent leurs opéra tions de coopération. A ce titre , il e s t indispensab le que le programme demeure dans le domaine de la recherche précompétitive d ' où est exclue toute préoccupation de concurrence commerciale . - le " centre de réf lexion s t ratégique " qui s ' es t cons t i tué du f ai t que l ' élaboration d u P lan d e Travai l a é té l e fruit d ' une longue concer tation entre indus trie l s . Il s ' ag it de p réserver maintenant tous les é lements qui favoris ent cette concertation : réunions , contacts pers on ne l s , e tc • • • - l a poursuite du caractère intra-européen des coopérations . I l s ' agit d ' es s ayer d ' ob tenir l e s techno logies de base néce s s aires par le moyen de coopérations comp lémentaires à l ' intérieur de l ' Europe et non par l ' importation de ces technologies par le biais d ' a l l i ances extra-européennes . 10. EUREKA L ' obj ectif d ' EUREKA e s t d ' ac célérer le déve loppement de l ' indus trie européenne des hautes te chno logies en favoris ant et en incitant le rapprochement entre indus triels européens pour la réa lisation de produits du marché civi l à terme de 5 à 1 0 ans fai s ant appe l aux te chno log i es de pointe . Ce programme vi se à p lacer ains i de manière compé ti tive l ' indus trie européenne dans le marché mondi al des hautes technologies . Son fonctionnement repose sur une organisation européenne rédui te . Au plan international , l ' organisation du proj e t EUREKA comprend : - la Conférence des minis tres , minis tres des Affaires étrangères et minis tres techniques des pays concernés . Cette conf érence se réuni t environ tous les s ix moi s et consti tue l ' organe central de déci s ion ; - la Conférence des représentants de 'taaut niveau" où s iègent des représ entants des mini s tres ; cette Conférence p lénière prépare les conférences minis térie lles ; - un - un réseau de coordinateurs nationaux qui ont la charge de coor donner l ' activi té indus trie lle liée aux proj ets EUREKA d ' une part dans leur propre pays et d ' autre part au plan européen avec leurs homologues ; s e crétariat européen dont le principe a été décidé lors de la Conférence de Hanovre en novembre 1 9 85 e t dont les attribut ions et la cons t i tution s ont en cours de définition. L ' Europe d ' EUREKA ass ocie 19 pays de l ' Europe occidentale : Républ ique fédérale d ' Al lemagne , Autriche , Be lgique , Danemark , Espagne , Finlande , France , Grande-Bretagne , Grèce , Irlande , I talie , Luxembourg , Norvège , Pays-Bas , Portugal , Suède , Suis s e , Turquie , Is lande , ainsi que la Commis s i on Economique Européenne en tant que membre à part entière . • Les rapports entre EUREKA et la CEE La Commis s i on de Bruxe l le s es t membre du progr amme E UREKA, c ' es t-à-dire qu ' elle e s t le20 ème partenaire ; e l le e s t autour de la table comme les i 9 autres pays . E l le e s t donc tenue parfai tement informée de l ' ensemb le des proj e t s qui se développent dans le cadre EUREKA. Son rô le par r appor t à ESPRIT , RACE , BRITE e s t assez b i en déf ini comme é tant un rô le de déve loppement précompéti t i f ; alors que les proj ets EUREKA s ont par définition des proje ts qui visent le marché ; leur obj ectif e s t d ' aboutir à des produi ts commercial i s ab les , que ces produi ts commercial is ab les s oient des tinés au grand pub l i c ou aux besoins des services publics des différents pays . C ' es t dire qu ' i ls sont en aval des actions qui s ont normalement menées par la Commi s s ion , dans le cadre du programme ESPRIT par exemp le . I l . . Le montage f inancier Les f inancements ini t iaux de s entrepri s es s ont c omp lé t é s p ar un apport de fonds pub l i cs , que les gouvernements europé ens s ' engagent à as surer aU>: soci étés de leur pays imp l iquées dans des proj e ts . La France ava i t déc idé initialement de cons acrer 1 MdF au programme en 1 986 ; ce f inancement pub l i c intervient par le j eu des mécani sme s exis tants ; i l est pr é l evé sur les budge ts de l a DIELI , d e l ' ANVAR , du Fonds de la Recher che et de la DGT . I l a été de 320 MF en 1 98 6 e t devrai t pas s e r à 580 MF en 1 98 7 . I l pourrai t ê tre de 90 0 MF en 1 988 • • Le s proj e t s retenus Les 1 9 pays p ar t � c�pant au programme ont r etenu 62 proj e t s à Londres l e 30 j uin 1 98 6 . Leur coût g l ob a l d épas s e 2Mds E cus . En d é c embre , 36 nouveaux proj e t s ont é t é adop tés par la conf érence min i s t érie l le de S tockholm . Avec ceux qui furent adop t é s en novembre 1 985 , l e total des proj e ts de coopération EUREKA s ' é lève à 1 08 . Tous ces p roj e t s dont les c alendriers s ' é ta l ent entre 5 et 1 5 ans devraien t à t erme s e con cré t iser en produi ts indus t ri e l s commercia l is ab l es et rentab l es . 12. REMISE EN QUESTION DE LA CONSTRUCTION D ' ill� ESPACE TE CHNOLOGIQUE EUROPEEN Devant les diffi cultés qu ' éprouve l ' Europe à cons truire un espace te chno logique autonome suff isamment compéti tif , un courant de pensée commence à se développer remettant en que s tion le pro ces sus actue l de formation d ' une s orte d ' union technologique européenne . On trouve au départ le cons tat que l ' Europe ne paraî t pas ê tre en mesure de combler s on re tard technologique par s es propre s moyens dans des délais raisonnables et à des coûts accep tab les par tous les partenaires concernés . L ' intégration économique européenne ne représente donc peut être pas l ' espace le p lus adéquat pour atteindre le but recherché , d ' autant plus qu ' e lle aboutit à l ' étab lissement d ' un régime néfas te d ' affrontement entre les b lo cs Burop e , E tats-Unis et Japon . La so lution proposée consi s te alors à év duer au contraire vers un régime é largi de l ibéralisme économique dans lequel l ' espace économique préférentiel serai t l ' ensemble du marché mondial de façon que les partenaires européens se trouvent directement au contact des technologies les plus avancées e t puissent les suivre dans l eur évolution . On ne serai t plus alors en présence d ' une Europe relevant le défi techno logique des E tats-Unis et du Japon , mai s d ' un ensemb le de pays l iés par une appartenance commune . à la libre entreprise et à l ' économie de marché . On aboutit ainsi à des propos1 t1ons assez différentes de celles des tenants de l ' union · �uropéenne te lles que libéraliser les échanges dans toute la mesure du possible en favorisant la libre circulation des technologies e t des capitaux en vue de l ' élargissement progressif du comme rce mondial . éviter tout protectionnisme géographique e t , en particul ier , ne pas s ' opposer aux inves ti s sements étrangers sur le sol européen . L ' obj ecti f final s er ai t d ' é tab lir une coopération Europe-E tats-Unis-Japon pour re lever ensemb le le défi te chno logique de l ' an 2000 . M&ia on peut se demander quel serait alors le sena du mot "dé f i " en l ' absence de compétition et l ' on ne peut s ' empêcher d ' en mesurer les enj eux et les menaces . En fai t , que l les que soient les volontés politiques d ' union européenne ou de libéralisme mondialis te , le développement des indus tries modernes incorporant des techniques avancées se s i tue dans une dynamique carac térisée par les interactions de domination e t d ' indépendance , tant à l ' é che l le macre qu ' à l ' échelle micr�économique : 13. I l exis te depuis le l 9ème s iècle des entrepri ses mul tinationales où les européens ont fait bonne figure (Solv ay , Nes t l é , B . P . , She l l , P lus récemment Lever , Nobe l , e tc) face à United frui t , ITT , IBM , etc des accords se sont conclus entre : • • • Phi lips et ATT IBM et STET IBM et Bri tish Telecom . CII et Honeywel l Olivetti e t ATT Thomson et Motorola Matra et Harris CGE e t ITT De même au pl an financier peut-on cons tater une internationalisation des opérateurs , no tamment sur la nouve l le place de Londres . · Il e s t donc parfaitement inutile de se demander s i l ' on doi t s ' ouvrir au partenariat extra-européen : cela est déj à fait depuis longtemps , s inon depuis touj ours . Nous s ommes par conséquent confrontés à un prob lème p lus difficile que la s imp le dualité : espace européen/espace mondial , qui se présente , comme tous les grands prob lèmes fondamentaux , s ous un aspect politico sémantique : Dans un cadre mondial où les p lus dynamiques et les p lus pui s s ants n ' ont j amais connu de f ront ière . on doit b ien poser que les E tats ont touj ours s outenu , plus ou moins vigoureusement , leurs industries nationales tant par des manoeuvres pos� tives ( aides f inancières directes et indisectes , manoeuvres monétaires ) que par des manoeuvres négatives couvrant tous les protectionnismes sournois . Des "comb inats" aux mul tinationales , la réalité concrète et vivante du tissu indus triel a touj ours procédé à des restructurations en prenant en compte et en p rofi tant de la variation des contraintes imposées par les manoeuvres des E tats . Si l ' on veut que cette dynamique se développe auj ourd ' hui s ans que les entreprises européennes soient co lonisées , il importe de leur fournir � environnement où leuru s tructures puissent se renf orcer . Devenue• puissantes , e lles n ' hésiteront p lus à conquérir le marché mondial . E ll es chercheront nature llement à s' al lier , dans des condi tions équ ilibrées et favorab les , à des partenaires extra-européens pour profiter d ' un marché p lus large et pour échanger leurs acquis techno logiques . Ce la s e f ait déj à , cela s ' es t touj ours fai t . S ' il f aut , pour être compétitif , é lever l e niveau technique e t renfor cer les s tructures , rien ne servira de soutenir la techno logie si l ' on ne fait s imul tanément l ' effort d ' amé liorer le cadre j uridique et fiscal de f açon que les col laborations , concentration s e t res tructurations européennes pui s s ent se déve loppe r . 14. I l est donc urgent d ' offrir à nos entreprises : un cadre j uridique pour les sociétés de s tatut européen la reconnai s s ance mutue l le des normes nationales en attendant leur harmonisation la reconnais s ance des d iplômes européens e t leur équivalence de s règles f i s cales homogènes Conduire l ' Europe économique revient donc simultanément à construire un espace technologique et à offrir de toute urgence à nos entrepris es des condi ti ons telles que des all iances intra-européennes soient p lu s tentantes que des a l l i ance s exotiques , cons tituant une étape de renforcemen t , permet tant ensui te des a l l i ances extra-européennes dans des conditions beaucoup p lus profitab le s . 15 . ' L E U R O P E T E CHNO LOG I Q U E DANS ' L ETAT D E ' L UN I ON LE FAIT EUROPEEN MENACE ET AGRE S SE Le fai t Européen Le cadre dans leque l se cons trui t l ' Europe de la r e che rche s cientifique e t du d ével oppement indus triel mér i te un cons tat . I l n ' es t p as indifférent en ef f e t pour l ' es pace européen de la recherche e t du déve l oppement que l ' Europe s oi t glob alement forte ou f aib l e , exi s te ou n ' exi s te pas en tant que te lle . En cet te f in de dé cennie , l ' Europe e s t dif f i c i l e à décrire : les no tes que l ' on peut lui attribuer s ont b onnes ou mauvai s e s suivant l es indices cho i s i s et l ' on entend tour à tour des chants d e v i c to ir e et d es l amen tations désabus ées . C ' es t que nous nous trouvons d ' une part en p le ine batai l l e part , en p leine mutation techno-indus triel l e . e t , d ' autre Le fait europ é en , c ' es t un ensemb l e de pays à nive au d e vie é levé , partageant une his toire et une cu l ture ( 1 ) . C ' es t ave c l ' Ori ent l e grand foyer phi l osophique d u mond e , qui a dév e l oppé pendant 2 00 ans une logique mani chéenne du t iers-exclu condu i s ant aux f antas tiques progrès de la techni que . Mais c ' es t aus s i le l ieu où , depuis le début du s iè cl e , se développe une remis e en ques tion dras t ique des paradigmes de la connai s s ance , du congrès S e lva;' d e 1 9 2 7 ·au col lo que de Courcioue de 1 CJ7 9 . La p lupart des s c ient i f ir,ues dont on ut i l i s e au j ourd ' hu i ver t e s f ondament ales s ont européens . les décou (2) D ' une façon générale , la recherche app l iquée a p r i s l e r e l ai s aux E tats-Unis depuis 1 930 , puis le Jap on en a uti l is é l e s r é s ul tats depuis 1 960 pour déve lopper des produi ts indus tri e l s de haute t e chnologie . (3 ) ( 1 ) cf en annexe : "L ' Europe dans 1 ' His toire" par M . Arthur CONTE et "La Culture Européenne" par Maî tre DAMIEN . Ces deux articl e s ont paru dans la revue "Déf en s e " n° 4 2 . ( 2 ) cf l is te succin cte des grands mathématiciens e t phys i ciens européens en annexe 2 . ( 3 ) cf notre premier rapport ins i s tant sur la durée normal e de 40 à 60 ans qui s ' é coul e entre la recher che f ondamental e , la r e cherche app liquée e t les é tudes indus trielles (vo ir calendrier E UREKA : l e s programme s indus triels à eux seuls s ' é tendent s ur 5 à 1 5 ans ) 16. Nous s omme s au coeur de la ba tai l le que s e l ivrent l e s p ays développé s , l e s pays de l ' I s l am e t l e s pay s de la zône Pac i f i que . Pour la batai l l e , nous d i s t inguerons les menaces de s agr e s s ions sub ie s : Les menaces L e s menaces s ont d ' ordre mi l i taire et proviennent de l ' E s t . Or , mi l i tai r emen t , contrair ement aux E tat s-Unis et à la Rus s i e , l ' Europe n ' a t e l s QU e l e Canada ou l e s p l a ine s s ibépas d ' e s pace de r e cu l , r ienne s ; en cas de conf l i t , la tota l i té du t i ssu urbain et indu s tr i e l s ' embra s e ra imméd iatement et l ' envahi s s eur ne trouvera que d e s cend r e s . Comparativement aux E tats-Unis e t à la Rus s i e , l ' Europe n ' a pas de f orce mi l i taire s i gni f i cative . Au p l an d émographique l ' Europe repr é s en t a i t s ous Nap o l é on 2 1 % d e l a p onu lat ion mond i al e . E l l e n ' en représ entera p lus que 5 7. en l ' an 2 000 s i le taux de natal i té de l ' Europe es t c omparab le à celui .En e f f e t , du Japon , il e s t inf érieur à ce lui de l ' URS S et par t i culièrement f aib le v i s à vis de c e lui des pays du Maghreb . Au p lan pol i t ique , s on rayonnement e t s on inf luence ont eu leur apogée en 1 9 1 8 : l ' Europe contrôlait 56 mi l l ions de ki l omètres carrés , e l le avai t le contrôle po l i tique , ains i que c e lu i d e s mat i è r e s p r emi e r e s • et des t rans p o r t s mar i t ime s . L ' Europe n ' es t p lus le centre du monde ; e l le a perdu s e s colonies et une grande partie de s on rayonnement cul ture l par abandons succe s s i f s ( cf Chrétiens du Liban) . Depuis Yalta , e l le a perdu , en f ai t , tout contrô le p o l i t i que . L ' Europe e s t auj ourd ' hu i un nain po l i t ique et mi l i ta ir e . pourra i t conna î t r e - une gr ande f a ib l e s s e d émograph i que . Demain e l l e E t sur ces p lans tout e s t j oué , car les éche l l e s de temps qui gouvernent ces phénomènes ne perme t tent pas , que ls que s o i ent le s e fforts consentis , de modifi cation s ensib le de l ' é tat des f orces . • Les agre s s i ons Pour j uger des agre s s ions que nous sub is s ons et de la bata ill e où nous s ommes engagés , nous manquons de recul . Une récente étude ( 1 ) a montré que nos adversaires s ont ici les E ta ts-Unis , le Japon , l ' URSS et cer tains pays de re l igion musulmane . Les batai l les se d éroulent s imul tanément s ur trois p lans : - les actes de terrorisme caractér isés par le s ecre t de l a préparation e t l ' anonymat de l ' exécu t ion - actes j us qu ' à pré s ent s ang l ants , mais qui pourraient aus s i s ' exercer sur d e nouve lles frag i l i tés de nature t e chni co-économique ( réseaux logi c ie l s t é l ématiques par exemple) e t abou tir à un seuil d e paralys ie temporaire d u sys tème . ( 1 ) Co l l oque "Défense E conomique " - Ins t itut des Hautes E tudes de Déf ense National e , 1 8 j anvier 1 98 6 - Revue "Déf ense" n° 40 , mai 1 986 . l - l a l u t t e é conomi que étatisée , " S c an d a l e mon é t aire mond i a l " en p a s s an t par e u r o p é e n pour tous les les marché s na t i onaux - l ' emp l o i d ep u i s ( 2 ) et a u l ' e s p i onnage 1 1 p ouv o i r p r o t e c t i onni sme s les g éné r a l i s é de (Il amér i ca i ne s , mai s i l n ' e n tre p r i se s e u ro p é enn es ) . entrepr i s e s pour indu s t r i e l j u s qu ' au exorb i t ant s ourno i s . l ' arme p s y ch o l o g i que et de 7. du d o l l ar " , exi s t e un marché exi s t e que d e s la d é s i nfo rmat ion . Dans cet é tat de vionence continue e t mul ti forme , la 1 1 c r i s e " ne d é s i gne qu ' une recrudes cence momentanée et e>:trême de la tens ion . Les nations aurai ent le s entiment de man oeuvre r a u -d e s s ou s de leurs moyens s i la t ens ion ne faisait é clater une cri se i c i ou l à . L ' exis t ence même de cette b a t ai l l e au quot idien montre qu ' ici r i en n ' es t j oué : aux p l ans cul ture l , é conomique e t techno logique t out r e s te à gagner et tout s e j ouera s ur la quali té de la res s ource humaine . S i nous perdons , l ' Europe s era dans 50 ans un pays pauvre en voie de déve l oppement . S i nous g agnons , nous s erons p armi les 3 g r ands . LA MUTATI ON TECHNQ-lNDUSTRlELLE Après les 30 Gl orieus e s , l ' opinion e s t l argement répandue que nous s ommes en crise depuis le premier choc pétro l ier . Il f aut s ' entendre s ur l ' expre s s i on " cris e " : - au s ens de guerre , comme nous l ' avons vu ci-de ssus , nous vivons une success ion de crises a i gües dont l e s c omposantes s ont le t e rror isme , le s agres s i ons é conomiques e t la guerre idéo logique e t s émantique . - mais au s ens class ique de " cr i s e économique mondiale", c ' e s t à la fois une erreur e t un leurre qui d onne b onne c ons cience aux Europé ens . a ) examinons l e s s ta t i s tiques de l ' emploi civil aux USA 1 977 86 millions 1 98 1 97 m i l l ions 1 984 1 05 mi l l i ons P endant ce t emps l ' Europe perdait 12 m i l l ions d ' emplo i s . b ) La consomma tion mond ia le d ' énergie primaire s tagne dans le monde . C ' es t exact . Tous les é conomis tes en prennent acte comme preuve de ·· la crise é conomi que mond i a l e . ( 2 ) c f Co lloque du Mouvement Européen - Rome , 9 . 2 . 85 - H.Le SMM ( S c andale Monétaire Mondial ) e t l e SME ( s y s tème Monétaire Européen)" par Robert TRIFFIN . 18. C ' e s t une erreur maj eure , car c ' es t en f ai t la preuve d ' un grand progrès dans le rendement énergétique des proc es sus indus tri e l s et des centrales nuc l éaires . Une quanti té cons idérable de produits et de mat ériaux de b a se ont été remp lacés p a r d es matériaux mo ins coûteux en énerg ie pour leur é l aboration. Tous les m oteurs d ' automob i les cons ommaient au moins 1 0 l i tres aux cent ki lomè tres en 1 9 7 3 . En 1 995 la moyenne européenne sera de 5 l i tres aux cent ; dans tous les sec teurs de l ' économie , les économi es d ' énergie ont f ai t des progrè s surprenant s , relay é s par des progrè s dans les s t ruc tures organisat ionnel l es grâce au déve loppement de l ' informatique . Pour un p e t i t nombre d ' hommes , le ralent i s s ement de la progres s i on de la consommation mondiale d ' énergie indique que nous s ommes en train de changer de soc ié t é . L ' idée se répand que nous a s s i s tons " s eulement " à une redis tribu t i on internationale du travai l , p lutôt qu ' à une c r i se mond iale de l ' emp l o i . Nous ne sommes pas en cris e , mai s en changement de s truc tur e : nous vivons le pas s age du monde indus triel au monde inf ormat i onnel . La redis tribu t i on des parts de marché e t des emp lo is s emble se déve lopper sur la base des techniques de p o inte , ce qui rend le champ de no tre é tude part icul iè rement s ens ib le et porteur d ' avenir , b ien qu ' i l ne pèse que 2 , 6 % du budget des Communautés . Il es t f ac i le de comprendre que ces redis tributions s ' effectuent dans un inextri cab le f oui l l i s d ' accords d ' entrepris e s , p our lesque l les le seul es pace d ' act ion es t mond ial et les s t ructures rentab l e s mul ti nat ionales . Paradoxalement on vo i t surgir che z les dirigeants d ' entre prises la crainte de ne p as ê tre a s s e z vite à la dimens i on c onvenab le . D ' où , quelque f oi s , des accords contre nature . Comment f aire d e s prév i s i ons lors que nous s ommes en p le ine aventure , dans un espace é conomique où les déterminants s ont le has ard e t la né ce s s i t é . I l e s t donc urgent p our les Européens de prendre cons ci ence que l ' avenir de l eurs enfants e s t s eulement l i é à leur propre énergie , à leur propre vai l l ance , à leur propre enthou s iasme . Rien n ' es t j oué et tout repose sur la quali t é de la re s s ource humaine . 19. LES CHANCES A SAISIR L ' indus trie j aponai se et l ' indus trie amer�caine s e développent auj ourd ' hui sur des bas e s concep tuelles que l ' Europe a forgée s . La redis tribution des emp lois e t des parts de marché e s t la lointaine conséquence , mai s néanmo ins cons équence dire c te , des résultats de l a recherche s c ienti fique a cqui s en Europe : - Maxwe ll e t Lorentz ont fondé la théorie é le c tromagné t i que Planck a fondé la thermodynami que moderne E ins tein a fondé la r e l ativité Born , Hei s enberg , S chrodinger , de Brog lie e t Dirac ont f ondé la mécanique quanti que . No tre s it ua t i on s ' apparente à c e l l e de la Chine au Moyen-Age : la poudre à c anon e t la bous s o l e s ont des inventions chino i s e s , mais c ' es t l ' Europe qui , à cette époque , sût en tirer parti et fonda s ur ces inven t i ons , s on développement e t sa domination . De même auj ourd ' hui les E t a t s -Uni s e t le Japon fondent l eur expans ion é conomique sur l e s invent i ons théoriques d e l ' Europe : depuis 1 940 , les E tats-Unis ont touj ours é té les p remiers à concré tiser nos théories : mémoires à tore s , t r ans i s tor , calcule t t e s � l a s er , mémo ires à bu l l es , s ont nés aux USA. N ous avons une nouve lle preuve que ce n ' es t pas la connai s s ance s c ien t i f ique e t t e chnique qui f ait la réu s s i te é conomique , mais la f açon de s ' en s e rvir concrè tement p our transf ormer la s o c i é t é . ( 1 ) . Nous avions longuement ins i s té d ans le r apport de 1 984 sur la d is tance qui s ép are l a recherche f ondamentale de l ' innovat i on indus triel l e ( 1 5 à 60 ans , a c teurs d i f f érents , motivation e t obj e c t i f s d iff érents ) . Nous avions aus s i suggéré qu ' un effort particulier s ' accomp l i s s e sur la re cherche app li quée , sur la re cherche te chnique et s ur les é tudes indus tri e l le s , qui c ons t i tuent l e s échelons intermédiaires entre la recherche f onda mentale e t l ' innovation de produi t . N ous reprenons auj ourd ' hui ces sugges t i ons . On d i t fort j us tement que l ' e ffort g lobal de R e t D des Européens s e monte à 7 07. d e ce lui des USA ; qu ' i l e s t le doub le d e c e lui du Japon , mais qu ' i l manque de coordinat ion e t qu ' i l a t t e int rarement , dans t e l s e c teur p ar t i culier ,· · la t ai l l e cri t ique . Aj outons que l ' on fera un progrès s ensible dans l a compréhens ion de no s f aib le s s es lorsque l ' on analysera ces dépenses , d ' une part entre la re cherche f ondamen t ale , la r eche r che app liquée e t les é tudes industrie l l e s , d ' autre p ar t s e c teur p ar s ecteur . ( 1 ) On do i t également c onstater que depuis 1 930 le s E tats-Uni s ont c o l l e c ti onné les prix Nob e l e t tendent dans de nombreux s e cteurs s ci en ti f iques à prendre le re lai s des Européens en recherche f ondament a le . 20 . L ' exemp le du l as e r , montrant la comp lexi té du cheminement depuis les travaux théoriques d ' E ins tein s ur le b i l an r adi a t i f des a tome s , j us qu ' à la démons trati on de en annexe la f ai s ab i l i té de l ' arme l a s er , e s t donné 3. Nous s uggérons donc un ob s ervato ire européen de très haut niveau comp o s é d ' un p e t i t nombre de s ci ent i f iques , tri e l s , cap ab les de décryp ter les progrès chaque pays . Les données s ens pour nous économi ques d ' ingénieurs et d ' indus qui s ' accomp l is s ent dans s ur la R e t D n ' acquièrent de que sur la b a s e des r é s u l tats de ces analy s e s . Seul un centre de r é f l exion s tratég ique de c e t te nature est capab le d ' ori enter les é tudes amont en fonction des déve l oppements indus trie l s e t d e s uggérer l e s synergies qui nous f ont s i crue l l ement d é f aut au n iveau de l ' Europe . La s é curi té et vatoi re . la confi denti a l i té s e ront primordi a l e s L ' exemp le de l ' équipe ERB dans ( E s p r i t Review Board) cet ob s er comp o s é e de trois pers onnes montre que ce type d ' analyse e s t p o s s i b l e avec toutes les g ar anties né ces s ai re s . pour tracer les contours Il s uf f i t a l o r s de très p eu d ' imaginat ion de l ' ob s e rvatoire qui pourrai t r �s s emb ler un " S c i en t i f i c Review Board" , un "Engineer ' s Review Board 1' ( type ERB ) , et un " Indus trial Review Board" . ( peut-on , pour c e l a , imaginer un Eureka Review Board ? ) . C e t te sugges t i on n ' es t p o s s ib le auj ourd ' hui que devant le s u c c è s des programmes E s p r i t e t Eureka . Nous voyons l es ac teurs é conomi ques con s t ruire vér i t ab l ement l ' Europe en dehors des ti onne l le s contraintes ins t i tu et l argement en dehors d e s bud g e t s communautai re s . La re cherche e t · l ' indus trie , qui ne p è s ent · que la CEE , sont vi s i b l ement l e s mo teurs r ap i d e s de 3% dans le budget de la cons tru c t i on euro péenne . Certe s , en terme de r é s u l t at s , r i en n ' es t encore gagné . Mais en terme de dynamique europ éenne , nous ne p ouvons qu ' ê tre s at i s f ai ts . Vu le nombre t o t a l d e c o l laborations engagées d ans c e s deux programme s , nous s ommes très proches de voir tout e s l e s entrepri s es de haut niveau par t i c iper à un programme ; on a s u l e s rendre s u f f i s amment a t t r ac t i f s p our qu ' aucune grande entrepri s e ne r e s te vraiment en dehors . Les c e r c l e s de qua l i t é s ont nés en Europe . A l a f o i s concept organi s a ti onnel et phénomène cul ture l , ce p rogrè s s o c i a l e t indus trie l a é t é mis en oeuvre , avec le succès que l ' on cannai t , au Japon . Là encore , c ' es t au con t a c t direct d e s activités produc tives con crètes que s e s ont é l ab o r é s l e p rogrès , la t r an s f o rmation de l a s oc i é t é , e t l a v i c t o ire s ur l e s concurrent s . I l s emb le b ien q u ' en rendant aux ac teurs dont les te chno crates s ' é t a i ent emp aré les prérog atives e t les pouvoirs dans toutes où il n ' es t pas ind i spens ab le qu ' i l s en d i s p o s en t , les s i tuati ons on rend au s y s tème l es vertus de s a comp lexi té e t la p o s s ib i l i t é d ' un progrès . 21 . S ur ces cons tatations , l ' Europe commence à réagir e t nous a s s i s tons à un formidab le changement qualitatif depuis que lque s années . Rappelons qu ' au p l an quantitatif on ne s aura s i on a gagné que dans 1 0 ou 1 5 ans . Touj ours e s t- i l que le paysage a totalement changé depuis 1 9 7 3 . Cet te dynamique pourrai t s ' étendre d e proche en pro che à d ' au tres s e c teurs . Mais e l l e se heurte à p lus i eurs butées actue l l ement inf ran chi s s ab l e s ( 1 ) ae s o r t e que s on e f f e t d' entrainement ne peut j ouer . C ' es t devenu un lieu commun de citer les normes e t les réglementations nationales , l ' abs ence d ' un véritab l e marché commun , les f is calités et le droit des s ocié tés , ains i que le p o id s et l ' inertie des prob l èmes agri cole s . On peut s ' interroger auss i sur une relative ineff icac i té des ins ti tutions et s ur les s i lences de la Communauté : aucun effort n.' e s t entrepris pour mob i l i s er .1 ' op inion pub l ique s ur le f a i t européen et 1 ' on ignore nos. succè s . On n ' exprime pratiquement j amai s une op inion proprement européenne . On ins i s te s ur nos défail lances . Pourquoi ne pas d i re s imp lement que nous pourr ions être l e s plus forts (2) à la s eule cond i tion de le vou loir . Pourquoi ne pas dire s imp l ement qu ' à l ' énergie , à la vai l l ance et à l ' enthous iasme , '. i l f aut que nous aj outions encore l ' amour de la technique et l ' audace du commerce . Tant qu ' un s e ct eur parti cùlier n ' avait pas réuss i s a mob i l i s ation européenne , on ne pouvait que dép lorer la non-Europe . I l e s t p lus f ac i le auj ourd ' hui de rep érer les ob s tac les , dont une grande partie appartient au domaine p o l i tique . Les indus trie l s se demandent auj ourd ' hui s ' i l n ' exi s te pas des volontés d ' empêcher r éel lement la cons truction de l ' Europe . L ' ana lyse de cet aspect inquiétant s ort du cadre de c e t te é tude . ( 1 ) cf page 1 4 ( 2) Rappe lons que l a population , en 1 984 , étai t de 400 M pour l ' URSS e t s on glacis , de 320M pour l ' Europe , de 240 M pour les USA , et de 1 20 M p our le Japon . 22 . A peu d ' exce p t i o n près , ] es g r a n d s p e i ntres et l es g r a n ds mus i c i e n s d u 20ème s i è c l e s on t e u ro p é e n s d a n s l es d e u x s e n s q ue 1 ' o n p e u t d o n n e r à ce te rme : d ' u n e p a r t i l s o n t n é s e o E u rope e t , d ' a u t re p a r t , i l s o n t e x e r c é l e ur a r t p a r des s u s n o s fro n t i è res , comme l e f i r e n t n o s g r a n d s s a va n t s . A v e c l ' E u r ope d e s c h e v a l i e rs , d e s m o n a s tères , des c a t h é d r a l es et des D ro i ts de 1 ' homme , nou s p o s s é d o n s l e p l u s g r a n d p a tr i mo i n e c u l t u r e l d u m o n de . I l d e v ra i t ê t re p o s s i b l e de fédérer rap i d eme n t l es m i n i s tè re s n a t i o n a ux de l a c u l ture e n u n m i n i s tè re e u ro p ée n . E n f i n l e s p ro b l èmes de d é fe n s e v on t p e u t - ê tre d é b o u c h e r s u r u n e v o l o n té e ur o p é e n n e c a r le s ommet de Rey kj a v i c a v i rtuel l e me n t c o n s a cré 1 ' o p t i o n zéro . O n a récemme n t p r o p o s é d e créer des s tr uc t u re s de déf e n s e p r o p res à l a C E E qui concrét i s e ra i e n t l a pr i s e e n compte de l a s éc u r i té par l ' A cte U n i q ue . Le rapport MAR I AN ! s u g g è re l a créa t i o n d ' u n S e créta r i at p e rma n e n t de défe n s e e u ro p é e n n e , d ' u ne Ag e n ce e u ro p é e n n e de r e c h e r c h e a va n cée ( c f n o t re p ro p o s i t i o n d ' u n O b s e rv a to i re E u ro p é e n de l a Rech e rc h e , de l a T e ch n i q ue et du Déve l o p peme n t I n d u s t r i e l ) et d ' u n e A g e n ce e u r o p é e n n e d e s a rmeme n t s . M o n s i e u r J . C H I RAC a l an cé 1 ' I n s t i t u t E u ro p é e n des H a u tes E tu de s de Défe n s e . M o n s i e u r V . G I S CARD d ' ESTA I NG , dans son expos é a u g r a n d j u ry RTL -L e Mo n de du 4 j a n v i e r 1987 a d i t : 11L ' E u ro pe e s t née à 1 Reykj a v i C 1 • A i n s i l a c u l t u re , l a re c h e r ch e , l a t e ch n i q u e , l ' i n dus t r i e et l a d éf e n s e mo n tr e n t a u j o u rd ' h u i l e c h em i n d e l ' E urope . Annexe J a L ' EU J� O P E D A N S L ' I I I STO I R E par M. A rthur CONTE On peut imaginer la première scène au cœur d ' une mer bloquée sur elle-même comme un lac et que des hommes appelleront un jour la Mer-du-Milieu-des-Terres, ou mer Méd iterranée. Cela se passe sur l e rivage d ' une île, envi ron entre l e XI• et le X I I I • siècle avant l 'ére chrétienne. Cette île est la Crète. Son roi , réel ou imaginaire, s ' appelle Minos. Ses habitants, selon une loi héritée du fond des âges, savent bâtir des temples, fa briquer des vases, défi nir des élégances et observer un savoir-vivre. Ils n ' ont d ' autres animaux domestiques que des moutons et des abeilles. Ils se nourrissent essentiellement de lait, de miel, de figues, d ' olives et de sardines pêchées par des matelots à qui des dieux sages conseillent de ne jamais perdre de son vrai paradis, et sait croire en lui-même plus q u ' en l ' invisible. D ' emblée, étrangement, la geste de l ' Europe ne se sépare pas de la geste de l ' humanisme. Dès lors les grandes images succèdent aux grandes images. Ere de l ' esprit : le miracle grec dessine sur une colline blonde, comme en plein ciel d ' espérance, la splendeur fine de l ' Acropole ; le jeune Alexandre déferle avec ses cava liers de Macédoine pour se précipiter à la conquête de l ' uni vers , rêve qui ne mourra plus jamais ; J u les César ensei gne sur plans l ' organisation, pour la gloire d ' une Rome qui relève plus de la rigoureuse technique stalinienne que de la mystique forcenée des hitlériens vue les toits de leurs huttes : prudence est mère de sûreté. Précisément, ce jour-là, un matin où la mer doit être sin ; l ' lmperator invente l ' Empire géométrique ; peu importe si cet Empire est plus « méditerranéen » qu ' « européen » et si le légion naire romain se sent mieux chez lui sous le soleil de Cléo gulièrement calme, une barque se révèle plus audacieuse que ses sœurs. Elle se risque vers le large. Elle glisse vers le nord . Elle finit par découvrir un nouveau rivage, frère pâtre que parmi les brumes du Rhin ou du Danube. blancs. Mais , dans les journées qui suivent, les navigateurs Ere de l'Ame : après l 'Europe d'Homère, voici l' Europe de Jésus. La Passion succède au Jeu . Toute l ' Europe est intrépides, émerveillés, réalisent que ce territoire s ' étire charmée par le message inattendu . Elle devient continent comme à l ' infini. A l ' i nverse de celui de l'île natale, et du Christ. Ravagée par les guerres intestines, submergée paraît n ' avoir pas de limites. C ' est pourquoi ils baptisent par des vagues d ' implacables envahisseurs, rongée par des le pays qu' ils entreprennent de fouiller le pays large, le pays vaste. Il n ' y a sans doute pas d ' autre signification pestes et des lèpres parfois tout près de désespérer et de s ' abîmer dans le néant, elle se sauve en écoutant la voix étymologique pour le mot Europe. : le continent géant de la petite Crète. Ce n ' est que bien plus tard , avec Paul Valéry, q u e , prenant conscience de la modestie réelle de ses dimensions, l ' Europe se définit comme le cap du con tinent asiatique - appellation qui n ' est certes pas près de lui être enlevée. sublime qui sait plus encore enseigner J ' acte d ' espoir ou de foi que l ' acte de contrition. Quand les empereurs et les rois, après les peuples adhèrent au formidable message, soutenu par des légions d ' apôtres et de saints, l ' Europe est sauvée, on reste sous le signe féerique de la plus grande Européenne, Notre-Dame. Europe Chrétienté. C' est · Charlemagne signant le premier Yalta .de l'histoire : le par tage d ' une mer qui devient chrétienne au nord, musulmane sur ses rivages sud. C' est François d ' Assise chantant une de celui qu ' elle vient de quitter, roches rouges et sables Historiquement, le problème est beaucoup moins sim ple que géographiquement. C' est que, par-dessus tout, l ' Europe est le pays heureux. = nouvelle loi, au nom de la charité universelle : le respect Les lointains descendants de ces quelques pécheurs cré tois auront en multiples occasions d ' apprenàre qu'il existe de tous . sous Je ciel d ' autres continents encore plus étendus que le continent européen, mais qu'il n ' en existe pas un seul tion. Non seulement les architectes bâtissent des cathédra Ere de l'A venture. On pourrait dire aussi : ère de la créa les, comme à la conquête du ciel, et voici l ' Europe de la qui soit aussi béni des dieux : sur la planète, il est le seul Chevalerie et l'image des Croisés, mais c'est aussi l 'Europe continent qui n'a ni désert n i mer morte, ni climat mau des Universités. J usqu ' ici , ce continent avait tout reçu d ' ailleurs : la charrue et le cheval, le calcul et l'abricot , le médecin et le prêtre, l ' arpentage et le cadastre, le calen drier et la banque, la philosophie et le vin , le voici qui se met à être un prodigieux créateur. C'est Colomb, sur l' élan des croisades, découvrant les Amériques. C'est Gutenberg mettant au point l ' imprimerie, Peter Henlein inventant la montre, Galilée ou Copernic révolutionnant le sens de l ' univers, tandis que Giotto révèle au monde les magies de la perspective et que nous vient le plain-chant si divin. A noter : en réplique à l 'Europe des chevaliers et des prin ces du nouvel humanisme, se constitue l ' Europe des nota bles ; l' Europe de Saint Louis est aussi l'Europe de Louis XI ; l ' Eu rope i nvente le capital i s m e e t la bourgeoisie. dit, ignorant même le typhon et la tornade, voire le trem blement de terre, et n 'exprimant la menace des destins que par quelques volcans ; encore sont-ils faciles à contour ner . . . Or, qui dit terre heureuse dit tex:re convoitée. Ainsi la géographie heureuse donne-t-elle lieu à histoire drama tique - d ' où d ' ailleurs aussi les incessantes guerres qui vont se livrer entre les races multiples peuplant ce sol trop béni . Et le plus grand poète d 'Europe de venir : Homère. Peu importe q u ' i l soit réel ou imaginaire, aveugle ou pas. Il ne chante point que nos premiers colonialistes, partis à la conquête de villes et de richesses lointaines, ici Troie, sous le prétexte trop futile de venger l ' honneur d ' un prince cocu. De tout son génie, il campe le premier héros euro péen, mais aussi le plus vrai, autant fou que raisonnable, promptement crédule que sceptique, déjà capable de pré Ere des M onarques. Voici l ' Europe de Charles-Quint, tendre au pouvoir des dieux q u ' il tuera, de séduire des déesses qui ne sont pas que charnelles, de maîtriser Charybde comme Scylla, de défier Cyclopes et sorcières, et de mériter la fidélité : Ulysse. Ce n ' est point hasard, premier à régner sur un Empire sur lequel le soleil ne se couche jamais, de Louis X I V , R oi-Soleil, et de Frédéric le Grand , roi des L u m ières. Nul con t i nent n ' aura jamais davantage guerroyé. Cette même période nous donne la mais annonciation, si la première grande œuvre écrite est un hymne à l' Homme, ce vainqueur, qui trouve en Europe J oconde, V oltaire et Mozart, mais des guerres atroces, d ' une férocité indigne de l ' esprit de civilisation dont les DÉFENSE W 42 - A.A.l . H .E . D . N . 51 Pour la première fois depuis ses tout premiers âges, l 'Europe, dès 1 945- 1 946 , prend conscience d' elle-même et e n t reprend de créer ses p r e m ières i ns t i t ut i o n s communautaires. drapeaux se drapent. Comme quoi l'Europe en oublie l ' essentiel : se bâtir. Alors qu'il existe un art européen, une musique européenne, une culture européenne, une manière de vivre européenne, il n ' aura jamais existé la moindre volonté politique de créer une Europe unie . Les Etats-Unis d 'Europe, ils se bâtissent outre-Atlantique, tant il est vrai que les sujets du président Washington sont fils non de Sioux ou d'Apaches mais d'authentiques fiers Cala brais, robustes Hollandais et intraitables Irlandais. Ce n ' est pas encore un hasard si cette Europe crée ces deux personnages singulièrement symboliques : Don J uan, impuissant de l ' amour et Don Quichotte, impuissant de la politique. U ne certaine Europe politique s ' élabore. L ' u nivers médusé, assiste à une prodigieuse et sublime fraternisation entre le peuple français et le peuple allemand. Toute une admirable génération d' Européens de génie - style Jean Monnet et Robert Schuman en France, Paul Henri Spaak en Belgique, Alcide de Gasperi en Italie, le président Bech au Luxembourg, et le chancelier Conrad Adenauer et Allemagne fédérale - marque de son sceau la nouvelle Espérance. L' inévitable vient : l'Europe des Rois se mue en image des Conquérants. Apothéose du colonialisme. Apothéose du pharaon : de Napoléon Bonaparte à Adolf Hitler, de Mussolini à Franco, des tsars blancs aux tsars rouges . Apo théose du chercheur : l ' Europe à l ' avant-garde de toutes les grandes découvertes modernes et animant une formi dable épopée de l ' Internationale des Médecins, qui fixe l 'honneur du xx� siècle, avec, pour phares magiques, des Newton et des Pasteur, des Koch et des Blériot, des Livingstone et des Amundsen, des Curie et des Einstein . Apothéose d e savants qui, d' une même audace, fouillent l ' infiniment grand comme l ' infiniment petit, et ouvrent à l 'humanité le chemin des étoiles. Apothéose de la liberté, q uand, en dépit de multiples tyrans ou dictateurs, sur le modèle de l ' Habeas Corpus et de la Déclaration de 1 789, de puissants esprits et des foules de plus en plus massives revendiquent toujours davantage de dignité, de droits, de confort et de responsabilité. Apothéose de la folie de créer : on voit s 'imposer une Europe insatiable de con quêtes. sauf que le loisir, lui aussi devient dieu . Tous les moyens les plus puissants de la distraction et de l 'inva sion sont mobilisés, vélo, auto, avion, cinéma, radio, télé, dessins animés, afin que l ' Européen, épuisé par trop de secousses, retrouve quotidiennement la drogue qui lui per mettra seule de retrouver, même artificiellement, au fond de lui même, ses lois de toujours. En tout cas, c'est l' heure où la grande Europe est la plus grande : par ses empires coloniaux, même toujours ravagée par des guerres civiles européennes, elle en vient en 1 940 à dominer q uasiment le monde entier. Anglais et Français tiennent un empire qui s'étale sur les cinq continents. Les Russes occupent une énorme part de l' Asie. L'Italie a Libye et Ethiopie. Le Portugal possède Angola, Mozambique et autres lieux. La toute petite Belgique a avec son Congo les terres et les sous-terres les plus riches du continent africain. La toute petite Hollande détient avec l' Insulinde, future Indoné sie, les iles les plus opulentes du continent asiatique. On voit à Mourmelon le général de Gaulle et le chance lier Adenauer passer en revue des régiments français et des panzers allemands. Même si l'entreprise est parfois lente et difficile, si elle rencontre de multiples embOches, si trop de sceptiques doutent d 'elle, il n ' y a pas à en douter, quelque chose de grand, de très grand, d 'immensément grand, est en marche. Arthur CONTE ancien m inistre Mais voici que semble commencer une nouvelle grande étape : l'Europe en péril . Elle perd ses empires coloniaux. Le stalinisme impose à l 'empire russe une existence en soi et la haine de l' Ouest-Europe. Notre autorité militaire est discutée, notre autorité morale bafouée. De nouvelles menaces, comme au Moyen Age surgissent sur nos fron tières, en particulier les deux plus menacées, la frontière Est et la frontière Sud. L'Europe de l'Ouest est même pri sonnière du chantage q u ' un Orient à nouveau dynamique et vindicatif fait peser sur son ravitaillement en énergie. Elle redevient l ' Europe assiégée, alors que les nouveaux Mayas ou Incas animent en Extrême-Occident les forces et l'ambition d' une nouvelle puissance et que, en Extrême Orient, Japonais et Chinois, dans la religion de nouveaux prophètes et le culte des masses, fabriquent de gigantes ques défis. Le centre politique du monde bascule, quit tant la Méditérranée pour se fixer sur l ' océan Pacifique. Dieu merci ! 52 DÉFENSE N" 42 - A.A.I.H.E.D.N. Annexe LA b CULTU RE EU R O P l�EN N E par Maître DA MIEN, Conseiller d 'Etat EXISTE-T-IL UNE CULTURE EUROPÉENNE ? sée commune, un << melting-pot » beaucoup plus qu' une J e crois q u ' i l est di fficile de parler d ' une culture euro pensée cohérente élaborée. péenne lorsq u ' on constate la division, la séparation, pous C' est d ' abord, à mon avi s , par l ' intermédiaire des sées parfois dans chaque nation j usqu ' au ridicule, des dif Romains qui ont dominé notre Europe fondamentalement férentes composantes de cette Europe. Qu ' y a t-il de com mun entre un Allemand, un Italien, un Français, un et qui ont supprimé, peu à peu, toutes les civilisations anté rieures, à tel point que les populations autochtones n ' ont Anglais chacun typé par leurs caricaturistes ou leur auteurs plus osé être Gauloises, mais sont toutes devenues Romai comiques avec des caractéristiques bien distinctes. Et ces nes, parce que c'était plus distingué, plus élégant et qu'elles caractéristiq ues représentent elles-mêmes quelque aspect ? On peut en douter. Lorsqu ' on dit que Je Français ont renoncé à leur patrimoine, à leur identité nationale réel et à leur langue, c ' est par les Romains que finalement se est cartésien, je souris toujours ; d 'abord parce que le car 99 OJo de Français sont imposés dans notre Europe, une organisation com sont incapables d ' expliquer qui est Descartes , et d ' autre q u ' i l s ont d ' ailleurs repris aux Grecs. Je crois en effet que tésianisme est une philosophie et que mune, un certain sens commun et des idées communes part il y a peu de logique dans le comportement des Fran les Romains avaient peu d ' idées eux-mémes et q u ' ils sont çai s , plus épris de sentiments, plus variables dans leurs ins allés rechercher chez les G recs les archétypes sur lesquels tincts et qui n ' ont rien à voir avec le doute systématique, nous vivons encore. Les Grecs ont péri. Edmond About n i avec la pensée de Descartes . Donc le cartésianisme fran a même dit avec cruauté, qu'il n'y avait qu' une chose qu'ils çais est une illusion, comme lorsqu ' on parle de la rêverie n ' aient pas volée ; c ' est leur réputation, mais je pense qu'il allemande i ncarnée par Goethe ou d ' un certain nombre n'y a plus de Grèce au sens où Thierry Maulnier parle de de types analogques. A priori, pourrait-il exister une cons cette Grèce où nous sommes nés et que c' est par l ' inter cience et une culture européenne quand on constate que médiaire notre pauvre Europe, cette péninsule euro-asiatique, est l ' apport des Grecs, que nous avons brusquement décou si divisée politiquement et historiquement. Mais cepen dant, lorsque l ' on va à l ' étranger, à la rencontre d ' autres vert une pensée profonde. Un deuxième élément, totale ment sans rapport avec le premier, s ' est ajouté à notre fond des Romains, peuple peu philosophe sans cultures, on s' aperçoit des différences tellement fondamen de pensée, c ' est la pensée hébraïque qui nous est venue tales que l ' on finit par se demander s i , par soustraction, grâce au Christianisme et qu'un livre récen� appelle la i l ne subsisterait pas une notion de culture européenne et « naissance de Dieu on a cette impression d ' une manière fondamentale en Chine. ». C e petit peuple qu' est I sraël a réussi l e plus prodigieux miracle de la pensée humaine grâce à la révélation pour J ' ai été chargé de conseiller le nouveau Barreau chinois. le croyant, grâce au seul hasard pour l ' incroyant, en tout Ainsi, je suis allé porter la bonne parole et apporter la cas , ce peuple a découvert plus que tous les philosophes déontologie française e n Chine. Et quelle a été ma sur antiques qui était Dieu , ses rapports avec le Monde et sa prise de trouver que les t hèmes les plus rebattus dans notre transcendance. Et par là même, Israël apporte, à l ' huma Europe et qui nous paraissent d ' une grande banalité, telle nité et venant de l ' Orient, un message bouleversant et nou q ue la dignité de la personne humaine, les droits de la veau que nous récoltons par l ' apport chrétien et par le défense, etc . , brusquement demeuraient en Chine lettre mariage de la pensée grecque et de la pensée hébraïque. morte et constituaient des idées qui ne soulevèrent jamais Dès lors existe une pensée nouvelle en Europe, une espèce « de venue recouvrir ces notions. Cette théorie, ou plutôt cette père et que d ' autres nations n ' ont pas eue. Nous avons manière de sentir remontait aux origines mêmes de leur donc eu la chance exceptionnelle, nous autres Européens, de bénéficier de la création d ' une pensée profondément histoire et ainsi je découvrais un monde qui, apparemment semblable à nous, raffiné, intelligent, cultivé et artiste moisissure » d ' écho, et que ce n ' était pas u ne couche marxiste qui était qui est née dans notre terre, qui pros originale et cette création est prodigieuse. En voulez-vous accueillant et sympathique, était fondamentalement dif des preuves : ce n ' est pas seulement une pensée, ce sont férent de notre société par toute une série de concepts dif des institutions mêmes que nous avons créées : le mariage, férents. Et c ' est de cette contradiction q ue négativement q u ' hier on considérait comme le mariage civilisé, ce s' inscrit finalement une culture européenne. Comment mariage q ue nous avons imposé à tous ceux que nous avons pacifiés et à qui nous avons apporté la culture et s ' inscrit-elle ? Dans les gènes ? J e n ' e n suis pas sûr ! Car nous sommes le fruit de strates tellement nombreuses dues la richesse intellectuelles , ce mariage aujourd ' h ui discuté aux invasions guerrières ou pacifiques que l ' on peut se par les théologiens français au nom des Africains, car les demander ce q u ' i l nous reste comme identité romaine. Africains ne discutent pas, et par notre société qui le rejette Encore pense t-on, que les médecins ont trouvé, par l 'exa bientôt au profit de la cohabitation juvénile ou sénile d'ail men des sangs, des constantes européennes, c' est vrai scientifiquement, mais sociologiquement moins clair. Que leurs, puisq u ' on est parti dans une monde nouveau, ce mariage n ' est pas une institution romaine, il est une insti reste-t-il des Gaulois en France actuellement ? Rien . . . si tution nouvelle qui est née sur notre terre à travers la pen ce n ' est, diraient les mauvais esprits « le sens profond des sée j u ridique romaine, a travers l ' apport des sémites dif divisions fusé par le message chrétien, vivifié par les néoplatoniciens d ' Alexandrie et qui va aboutir à quelque chose de nou » que les Français possèdent et que déjà César avait noté chez les Gaulois. C ' est la seule chose que nous ayons conservée d ' eux. Alors que reste t-il dans cette cul ture européenne ? Et bien, je crois des accidents histori veau, une institution inconnue dans le monde antique, sans rapport avec le grand et lourd mariage romai n , ni avec ques successifs qui nous ont apporté un certain nombre le concubinage, ce mariage exogamique voulu par l ' Eglise, de concepts fondamentaux et qui ont créé une sorte de pen- création originale et nouvelle de notre société occidentale, DÉFENSE W 42 - A.A. l . H . E. D . N . 55 fait de l ' homme grâce à une réflexion j uridique et théolo gique, u n mariage qui fait participer l ' homme à la créa tion de Dieu, élément nouveau dont les anciens n ' avaient pas idée. Ce mariage occidental dans lequel on intègre pour la première fois : l ' am o ur, est une institution dont aucune population n ' avait jamais eu l ' idée avant nous. Je pense donc q u ' il y a là une espèce de miracle. On a parlé du miracle grec ; on peut parler avec encore plus d' exact itude du mi racle occi dental. Le miracle de la pensée européenne apporte, dans une France m ultiraciale et elle l ' a toujours été, un certain nombre d 'éléments nou veaux qui créent une culture . Et cette culture n ' est pas monotone. Elle est variée, il exite des options d i fférentes selon q u ' o n est Anglais, Allemand, Italien, Français mais il y a une manière d ' être et de sentir commune q ui lie u n certain nombre de populations de la péninsule euro asiatique et qui se caractérise d ' abord par la prise de cons cience de dignité de l ' homme, et par une dignité de de la lampe », c ' est-à-dire, la transmission du père aux enfants, de l ' aîné au cadet. Cette transmission est aujourd'hui remise en cause, pourquoi ? D ' abord en rai son de l ' in fluence des médias et notamment de la télévi sion qui banalisant toutes les informations arrive à ne pl us pénétrer à l ' intérieur du jeune qui la reçoit et n ' est plus cette culture que l ' on se transmettait autrefois en famille au coin du feu par l ' intelligence de la conversation. Ensuite par l ' abnégation du passé dont l ' existentialisme est évi demment la cause puisque selon cette doctrine l ' existence précède l ' essence et finalement plus rien n ' est essentiel, c ' est la vie quotidienne qui nous instruit et qui inspire notre philosophie. On a pris l ' existentialisme pour une philoso phie parmi d ' autres, o n l'a prise pour une plaisanterie réservée aux boites de nuit de Saint-Germain-des-Prés, c ' est en réalité une philosophie corruptrice de l ' esprit puisq u ' elle coupe le lien avec Je passé, en faisant naître de la chaque mat i n , chaque être avec sa propre existence et q u i aboutit à une rupture avec Je passé, avec l a tradition et avec toute culture. même nature que Dieu . Et depuis q ue Saint Paul a pro n o ncé ce mot fondamental , l ' homme a acquis une dignité particulière qui fait q ue nous sommes fondamentalement d i fférents de tous les peuples qui ne possèdent pas cette sont effondrées au cours des âges, sans q u ' i l n ' e n subsiste rien, ou presque. C ' est le cas notamment de la civilisa tion romaine dont tout a disparu brusquement, non pas l ' homme fondée sur la théologie puisque le grand thème est que l ' homme est « consortes divinae naturae » Enfin, n ' oublions pas que des civilisations entières se notion dans leur patrimoine de souvenirs, et des marxis dans un conquête violente et barbare, mais simplement en tes en particulier, chez qui la société est le but suprême, alors que chez nous elle est au service de l ' individu. II existe l ' Europe changer la nature même de la population, et donc un indiv idualisme européen et occidental qui est modi fier les sources de la pensée et de la culture. à raison d ' un e immigration galopante qui venait dans mon avis l ' une des grandes richesses de la pensée euro péenne et qui constitue une véritable culture. de leur religion et des privilèges q u ' elle leur donnait, ont tures ? Elle peut certes absorber beaucoup de choses, il Cette culture européenne peut-elle absorber d 'autres cul conservé l a langu e , la traditio n , l a philosophie et les ont y a toutefois d ' un certain nombre d ' éléments q u ' elle ce dépôt merveilleu x , sur ce dépôt sacré et admirable que furent les monastères pendant des siècles. Qui demain assu mera cette fonction ? Qui aura Je courage et la dévotion de consacrer sa vie à la culture ? Qui pourra bénéficier dans notre civilisation o ù plus rien n ' est pris au sérieux, de ces privilèges que l ' église a conférés aux moines et qui n ' arrive pas à digérer ; et cet élément fondamental c ' est l ' Isl a m . Elle n ' arrive pas à le digérer, non pas parce q u ' elle le récuserait au nom d ' u n racisme q uelconque ou d ' un esprit religieux européen q ui est en voie de disparition, mais simplement parce que l ' I slam est une théocratie domi natrice et qui ne peut pas s' assimiler à une culture qui est ouverte et tolérante. II y a donc une sorte d ' incapacité fon damentale d ' intégrer l ' I slam dans notre race européenne . Certes, certains de nos penseurs ont été épris de la bonté de l ' I slam . Certains sont allés même jusqu'à découvrir la spiritualité profonde de l ' I slam que la plupart des gens ignoren t . mais on n ' arrive pas à intégrer ce que j ' appelle rais la cultu re islamique parce q u ' elle est fondamentale ment différente de la nôtre et actuellement en Algérie, dans les Universités algériennes, on a les plus grandes d i fficul tés à faire passer des thèses à un certain nombre de jeunes étudiants arabes, et notamment avec des jurys français ou même avec des j u rys tunisiens par exemple qui ont cette culture européenne, parce qu 'ils ont des conceptions théo logiques en matière de Droit que nos professeurs sont obli gés de récu ser. Le dernier point que je voudrais signaler se résume d ' une phrase ; « Europe prends garde de perdre ton âme » car cette culture qui nous est propre et que j e caractérise, non pas par un corp us, mais plutôt par des di fférences avec les autres fondées sur deux ou trois idées fondamentales, est essentiellement fragile. Elle peut varier d ' un jour à l ' au tre et ne se transmet à nos descendants que par une trans mission douce que les Chinois appellent 56 « Mais alors, il restait les moines , ces moines q u i , à l ' abri ressorties u n jour victorieusement. Nous vivons encore sur leur ont permis de conserver la pensée humai ne ? Je crains q u ' il ne subsiste plus de moines aujourd ' h u i dans le sens où j e l ' entends. li n ' y a plus ces conserva teurs de la pensée. Et demain la rupture risque d ' être plus profonde avec un changement de la nature de la famille et de la nature de la transmission du savoir, avec des immi grations q ui arriveraient par leur importance à changer la nature de notre race et de notre pensée. J ' estime que nous pourrions nous trouver ravalés alors au rang des civilisa tions mortes que retrouvent les archéologues sans q u ' il n ' y a i t jamais e u de continuité entre cette civilisation e t notre époque. L' exemple typique c ' est I ' Egypte. L ' Egypte a cer tainement été une culture profonde et riche. Il nous en reste des monuments. Champollion a retrouvé la langue, nous découvrons aujourd ' hu i ce que les anciens Egyptiens pen saient, mais nous ne le savions plus, car il y avait une cou pure profonde de plusieurs dizaines de siècles entre la pen sée égyptienne et nous-mêmes. Je souhaite q u e la culture européenne ne soit pas menacée de cette manière et q u ' elle puisse demeurer un trésor vivant auquel nous abreuverons, n o n seulement nos di fférences, mais e n même temps nos similitudes profondes. Maitre DAM I EN la transmission DÉFENSE W 42 - A.A. l . H . E . D . N . Annexe 2 MATHEMATI CIENS ET PHY S I CIENS EUROPEENS ( Li s te s u ccincte des grands s avan t s les p lus connus ) 1 802 Nie l s Henrik ABEL 1 804 Carl Gus tav JACOBI 1 805 - J o s eph LIOUVILLE 1 809 181 1 - Evar i s t e GALOIS 1818 J ames JOULE 1 82 2 Char les HERMITE 1 825 Johann Jakob BALHER 1 82 6 Bernhard RIEMANN 1 83 1 James Clerk MAXWELL 1 838 Cami l l e JORDAN 1 84 4 - Ludwig BOLTZMP� 1 845 - Wi lhe lm Conrad RONTGEN Georg CANTOR 1 845 1 84 7 - N ikolai JONKOWSKI 1 84 9 - F e l ix KLEIN Georges Francis FITZGERALD 1 85 1 nota W i l l i am HAMILTON 1 85 3 - Kammer l ingh ONNES 1 85 3 - Hendrik Anton LORENTZ 1 85 4 - Henri POINCARE 1 85 7 - Henrik HERTZ 1 85 8 - Max PLANCK 1 85 9 / 1 86 7 - P ierre et Marie CURIE 1 862 - W il l iam Henry BRAGG 1 8 64 - Hermann MINKOWSKI 1 865 - Pieter ZEEMAN 1 8 65 - P ierre �TEI SS 1 867 - Char l e s FABRY 1 86 8 - Arnold SOMMERFELD 1 870 - J ean PERRIN 1 87 1 - Erne s t RUTHERFORD 1 8 72 - Paul LANGEVIN 1 87 2 - Bertrand RUS SEL l a 1 ère colonne indique l a date de nai s s ance 1 879 1 879 Max Von LAUE - Alber t E I N STEIN - S ir 1 882 Arthur EDDIN GTON Max BORN 1 8 82 - 1 8 84 - P e trus - Niels BOHR - Erwin S CHRODINGER 1 8 85 1 8 87 DEBYE 1 8 87 Gus t av 1 8 89 Léon BRILLOUIN 1891 S ir J ames CHADWICK HERTZ 1 8 92 - Loui s de BROGLIE 1 8 9 7 / 1 900 - Irène et Frédéric JOLIOT-CURIE 1 899 - P ierre Vi ctor AUGER 1 900 - Wo lfgang PAULI 1 90 1 - Francis PERRIN 1 90 1 - Werner HEISENBERG J ean THIBAUD 1 90 1 1 90 1 - Enrico FERMI 1 90 1 - Louis LEPRINCE-RINGUET 1 9 02 - 1 902 - Alfred KASTLER Paul DIRAC - Paul EHRENFEST - Jacques YVON - P ierre JACQUINOT - Laurent S CHWARTZ - Louis NEEL - Yves ROCARD 1 907 - Lew KOWARSKI 1 908 - Lev Davidovi t ch 1 904 LANDAU Annexe 3 LI A I SO N S I{ ECH E R C H E- I N D U STR I E D A N S LES T ECI-I N I Q U ES Il E P O I N TE Cl) UE l.A S P EC11�0SCOPU: A L' ARME l.ASElt C'est dans les années 1 920 q u 'Albert Einstein, étudiant l'équilibre radiatif des atomes, établit les relations liant l'émission spontanée et l'émission stimulée. Des progrès importants marquèrent ensuite deux disciplines di fféren tes : la spectroscopie d ' une part, les hyperfréquences d ' autre par t . Il fallut attendre les années 50 pour que des équipes de physiciens américains et russes proposent indé pendamment l' utilisation de l'émission stimulée pour amplifier les micro-ondes. Le M ASER ( Microwave Ampli fication by Stimulated Emission of Radiation) naissait peu après, et tous les grands physiciens du monde s' intéressè rent à ces phénomènes. I ls étaient 1 80, réunis du 1 4 au 1 6 septembre 1 959 à N ew York, à la conférence interna tionale sur l 'électronique quantiq ue et les phénomènes de résona nce . · En dix ans , l'optique interférentielle avait fait de grands progrès notamment avec l'équipe de J acq uinot travaillant l Bellevue, tandis que Kastler et Brosse! avaient inventé le pompage optique, rue Lhomon d . Fin 1 959, tous les acteurs étaient réunis et les décors plantés : spectrosco pie, électronique, h yperfréquences et optique. Le LASER (Light Amp l i ficati o n by Stimulated Emission of Radia tion) pouvait naitre, ce qu'il fit en décembre 1 959 à Cul ver Cit y dans les laboratoires de recherches de H ughes Air cra rt Company (laser à rubis de T . H . M aiman ) et en août 1 960 à M urray Hill dans les laboratoires des Bell Tele phone Laboratories (laser i aaz de A. Javan). Une intense activité s 'empara des chercheurs, des mtlt· taires et des industriels autour de cet objet qui émettait une lumière aux propriétés étonnantes. On v it se cr éer plus de 200 entrepr i ses en 1 96 1 aux Et at s -U ni s pour fabriquer et vendre des lasers . Quelques prix Nobel, d ' importants moyens financiers, et un déluge de publicatio ns s'abatti- rent sur la communauté scient i fi que et sur les laboratoi res de recherche technique, car chacun pressentait l'impor t a nce des applic at ions de la cohérence spatiale et de la cohérence temporelle des photons : la puissance disponi ble sur une petite surface, exprimée en watts par centimè tre carré, avait fait un bond de 10 ordres de grandeur. En 1 962, nous proposions de réaliser la fusion nucléaire en concentrant un faisceau laser su r une bille de deutérium solide, ce qui fut réalisé en 1 968 à l ' insti t ut Lebedev à Mos cou et en 1 969 au Centre d' Etudes de Limei l . Dans l e même temps commençaient les étud eS sur l'arme laser, suivies par les développements des t rès gros lasers chimiques q u i , au bout de 1 0 ans. finirent par déli.vrer plu sieurs mégawatts de façon continue . L'ut ilisation.de fais ceaux très pui s sant s à travers l'atmosphère turbulente nécessite des miroirs spéciaux dont chaque fragment se déplace séparément pour compenser les défauts du milieu traversé. L ' i d ée de base des miroirs adaptatifs remonte à 1 953 , mais c'est entre 1 970 et 1 980 que furent mis au point les techniques et les procédés de réalisat ion. Cette brève histoire du laser montre la complexité du cheminement depuis les travaux théoriques d 'Einstein sur le bilan radiat i f des atomes jusqu'à la démonstration de la faisabilité d ' un système d ' armes laser. · Tout au l ong de cette évolution viennent se brancher des ét udes nées dans d i fférentes disciplines scientifiques. Des techniques d i verses telles que le polissage des miroirs, le dépôt de couches multidiélectriques, la croissance des cristaux, et c . , apportent à leur tour leur pierre indispen sable à l'édifice. Le schéma cc L'épopée du laser de 1 920 à 1 980 » con cerne très elobalement les étapes de recherches fondamen tales et de recherches appliquées, avant la prise de -déci sion du lan cement du développement de l'arme. ( 1 ) R. P.OCHEROLLES ( extrait de DEFENSE N° 4 1 - A . A . I .H . E . D . N . ) - · - 1920 - 1 930 SI'F.CTROSCOI'IE 1 1 920) OPTIQUE 'f f i V D U l lht!oriqu.. londamrn1a1t londamcn1al• Rrchcrchr appliq� krchcrchc .J""' 1 - 1 9-40 krchrrchr appliquk - 1950 MASt:ll ( 1 9521 OPTIQUE A DAPTATIVE ( 1 953) 1 Etudes theoriques l.A!it:R ( 1960) - l%11 litu!l.. tht!oriquC> � o t h�iques llechcr. arpliquk �USION ( 1 %9) INERTIELLE - 1970 1 Ra:berdae appluœ lq kttltrr<hc appliquée 1 LAst:Rs CHIMIQUES Dt: GRANDE ( 1 970) Dnelo PC�nent PUlS!iANCf: - 1980 •..,.� 1 : L'tpopk du laser, tk 1920 A FAlSABILttt DF. (1910) L'ARME LASER 1980 I HJ IÜJ ·: DE LA R ECI I I·: n CJ I E El lH 1 1 > �:\' ELO P P l:.: � I E N T Ainsi les éta pes d e recherches fondament ales et appl i q u ées nécessaires à l a conception d ' une a r m e laser e t à la prise de décision éventuelle de lancement d ' u n programme se sont -elles achevées vers 1 980. Suivant l ' origine arbitraire q ue l ' on choisit pour le début des travaux t héoriq ues, ces étapes a u ront duré entre vingt et soixante ans . Le cas échéan t , la phase suivante durera environ quinze ans . I l parait i mportant d e conserver e n mémoire ces ordres de grandeur, car la sit uat ion est assez voisine pour la mise au point des innovations civiles, compte tenu d u fait que leur complexité est souvent moindre , q ue leurs cahiers des charges sont moins di fficiles à tenir, mais que leurs coûts de fabrication sont impérati fs . Ces d urées n e sont pas toujours clairement perçues ; elles impliq uent des travaux dispersés dans di fférents labora t oires, organismes et entreprises , et elles ont u ne consé q uence directe : dans de nombreux cas le chercheur, l ' ingé nieur , l ' ind ustriel, le financier, considèrent q ue ce qui est en amont de leur propre travail est de la recherche et q ue ce q u i est en aval constitue du développement industriel. I l s ' ensuit une formidable confusion sémantique q u i est à l'origine de nombreuses ambiguïtés. • • A t itre d' exemple des retombées civiles des lasers conti nus de forte puissance, on peut noter que Werstern Elec tric proposa pour la première fois en 1 965 des éq uipements d ' usi nage par laser et q ue c'est vers 1 97 5 que des machi nes industrielles furent mises sur le marché couvrant à peu près tous les besoins. Le directeur des recherches de Phi lips à Eindoven disait qu'il faut environ dix ans pour pas ser en laboratoires de l ' idée géniale à l'invention caracté risée par u n premier brevet , et q u ' il faut ensuite dix ans dans l ' entreprise pour m ûrir le produit et le commerciali ser . c< Plusieurs études bien documentées ont tenté de mesu rer les délais qui se sont écoulés entre invention et inno vat ion. L ' une des études les plus complexes est celle réali • sée par J .-L. Enos ; elle se fonde en particulier sur l'his torique d ' u n grand nombre d ' inventions publiées par J. J ewkes, O. Sawers et R . Stillerman. Sur t rente-cinq innovations q u ' il a analysées, Enos a calculé que l'inter valle moyen entre l'invention et l ' i nnovation était de 1 3 ,6 années, avec une très forte d ispersion sur la d u rée des délais séparant invention et innovat ion . Ainsi, par exemple, ce délai serait de soixante-d ix-ne u f ans pour la lampe fluorescente (l'invention est datée de 1 859) et de vingt-deux ans seulement pour la télévision, cette inven tion datant de 1 9 1 9 )> (3). Plus près de nous, cc le premier brevet de stylo à bille fut déposé par Loud aux Etats-U nis en 1 92 8 . Le second brevet de Biro date de 1 93 8 . La vente par Reynolds date de 1 94 5 . Pour les copieurs électrostatiques, le brevet d e Carlson dat e d e 1 9 3 7 , e t Xérox a ven o u ses prem1eres machines en 1 9 50. Le t ransist or est l ' exception avec une d u rée de développement de cinq ans ,> (4). Ces auteurs ont adopté, pour l'innovation, la définition de M . Mau noury : c< l ' innovation rst la nouveauté tech nique d ura ble m en t formée et mise sur le m a rc hé �- Les durées citées sont ainsi représentatives d ' u n phénomène de grande dispersion, pour lequel on admet aujourd 'hui que le passage dans l ' indust rie, entre l ' invention et l'inno vat ion, dure de cinq à seize ans. Pour compléter ce tableau des d urées des e fforts de nature industrielle mentionnons la d urée des brevets. Celle ci tend à s ' harmoniser dans les pays de la Communauté européenne à vingt ans à compter du dépôt de la demande. La durée du développement montre q u ' il est nécessaire de poursuivre des e fforts de recherche appliquée après le pre mier dépôt afin de compléter le portefeuille par de nou veaux titres de propriété industrielle, déposés à quelques années d' intervalle, sous peine de voir s'effect uer l ' exploi tation des procédés a u-delà du monopole conféré par le premier brevet . Pour que la fabrication s'effectue dans la durée de validité des brevets, il faudra en conséquence poursuivre des e fforts de recherche appliquée et de pré développement après le dépôt du premier brevet. Sans cari cat urer à l ' excès cett e sit uation, on peut dire q u ' il est inu tile de proc�der à ce premier dépôt si l ' on n'est pas assuré des opérations de pré-développement sur la nouvelle invent ion . On prend en fait u n certain risque lorsque l'on dépose un brevet sur u ne i nvention sans être assuré de la pour suite de l' opérat ion d e développement. Autrement dit le brevet doit s ' insérer dans une stratégie de développement à long terme, condition sine qua non de son utilité et de sa rentabilité. Bien entendu ces considérations s' appliquent à des innovations basées sur des techniques de pointe et sur des technologies avancées, qui sont l'objet du thème traité dans l es articles de cette série. Elles ne s'appliquent pas à des innovations de faible ni veau technologique. La conséquence de cette analyse est que la mise en œuvre des techniques de pointe appartient aux entreprises dotées de laborat oires de recherche appliquée et de développe ment , et capables d 'élaborer u ne stratégie de développ: ment à long terme. L 'expérience montre q u ' il s ' a�it d ' entreprises d ' une certaine taille , au nombre de 1 200 à 1 500 en France. Les différents acteurs de la recherche el du développe ment sont indiqués dans le diagramme suivant , l'axe ver tical tentant de représenter le degré de fondamentalisme. L'existence de nombreux acteurs est une nouvelle consé quence de la durée et de la complexité. Seules des entre prises gigantesques comme les Bell Labs peuvent couvrir la totalité des e fforts, qoe leur nature soit théorique, fon damentale, appliquée ou industrielle. Il en résulte prati- Un i vr n i t h o r z en i s me a de rr cherche pub l l ca Cen t re • de " .. c OI RS ! ... c 0 ... • - c : S d rnces pour l ' lnafnieur N n i onale d r haut niveau l .P . cu OIEXO I N RA JNSER'i CNES etc elu -or llrche rchr Soc l f t h Autrea p ri • • • OR.E:T Oltl IV. Tl' tor Soc U tle le c:he rc:he dr Recherche Col lective &OUI e tc de coatrat Avec Insti tuts E co l e s Cr:sndea < • :: • d" •,.che r - Bure aux Techniques Profess ion ne h d ' ! tudu prleh u l quement dans tous les cas une dichotomie des préoccupa tions et des langages ent re les di fférents acteurs, les con traintes de temps et l ' o bligation de résultats concrets étant sensiblement di fférents des uns aux autres ( 5 ) . D ' où la nécessité de prévoir des « traducteurs )> entre les di fférents act eur s , pour t ra n s férer convenablement les résult ats de la recherche fondamentale vers l ' industrie. Nous avons suggéré que ce pourrait être le rôle d es centres techniques professionnels, et des u niversités technologiques. n '_omettons buneu d ' E tudes Avec Orzan is œ s l but non l ucrat i f et pare-aocU tb -recevant dea aubventi011 s d ' iqu i l ibre . ----- En fin� . P� Ur être complet , labo n ch e r 11pp liqule Centre!! 1 et &du ! n t n pas de rappeler 1-- Oraaui.e•• th 1 S tf . ndust f abri cat i on �e et locil tit l but lucrat i f l .. .. • ... • • .. ... 0 .. = ... c • , .. ... • • -1 que ces difl"érents acteurs, chercheu rs , ingénieurs, et indu s t riels, ne t r a va ill ent pas successivement sur un theme donné, mais simultanément sur d es travaux q uelconques, présentant ou non un lien visible ent re eux à un instant donné. Les lois du hasard, d ' une part , et la volonté de coordonner les recherche�. d ' autre part, engendrent des synergies, contribuant à l 'avancement des grands program mes, et reduisent tes rapports coûts/efficacité. Il y faut un effort particulier de veille scientifique et techn i q u e et de coordination, à un niveau t rès élevé. ·• R }u �� fl-�r;. t.� q J � ?a ,..,.J .:=_d' '. �J \- Le- � ..). Cf\ L I GUE (\ E UR O P EENNE 1 0 60 DE Av . Se c r é t a r i a t Br u x el l e s , de la Té l . : � �������!��-�����! S�� AY t le To i s on 51 2 20 22 mai d ' Or , 1 1 987 - 1 1 Et e 89 Géné r a l Not re LETTRE 1 1 cv ADRE S S EE AUX PARTI C I PANTS A LA REUN I O N DE réf . LA /20/C s s . é c on . C OMMI S S I ON - - - - - - - - - - -�� ����! 9�� -��- � � -��! - � - ���! � - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - A Cher l ' a t t e n t i on de Mons i eur P i er r e Mon s i eu r , - - - - - - - - - E--C ONOMI - - - QUE - - C O MMI S S I ON - - Vo u s 1 2 mai les L URI t ro i s av e z pr o j e t s de - bien à P ar i s ; derni er - je - v o ul u vous par t i c i p e r pr i e r é s o l ut i on s d�s à l a r é un i on d u l or s de t r o uv e r par le Pr é s i d e n t pr é p a r é s c i - j o in t de CALAN . C omm e pr o c h a i n e m e n t 26 j u in aux à L o nd r e s . Je pl u s r ap i d e m e n t vati ons Par le Japo n , au q u e l r a pp o r t dé fini t i f ( en d�s t ous qu e vous de c as de PEE la C ommi s s i on Mons i e ur le pui s s i on s les bien s e r on t qui 8 en ) vo s t en i r CEE appo r t e r les le s ous pli / E t a t s - Un i s / les ainsi n o rm e s le obser c omp t e . p r o c ha i n e me n t Ec o n om i q u e , s ur env oyé s réunit j u in r e l a t i on s voulu DEUCHER se à Br u x e l l e s r e c evoir pour r e c evr e z sur a t ex t e s Cent ral l or s nous n é e r l an d a i s par ces C onseil et modifi que le les fr on t i � r e s . Je me s afin M on s i e u r s o uh a i t é e s aux s av e z , du a i l l e ur s , d o c ument c a t i on s o b s t ac l e s le s o uha i t e r a i s pos sible évent uell e s , s é par é de vo u s membr e s vous s e n t imen t s pr i e d ' a gr é e r , Che r Monsi eur , l ' e x pr e s s i o n d i s t i ng u é s . Yv o n n e de WERGI F O S S E Pierre URI 1 , Avenue du Pr és ident Wil son 7 5 1 16 PARIS 8 j u in 1 98 7 Chè re Madame , J ' ai lu l e s tro i s proj e t s de r é so lutions du Prés ident de Cal an . Sur l e document 3 5 9 9 , j e n e pu i s sou scrire aux deux dern ier s a l in éa s d e l a première pag e , l a dérèglementation ne suf f i sant pas à as surer l ' emp l o i et deman dant des études préc i se s , et surtout il n ' e st pas prouvé que l e s po l i t iqu e s vi s é e s dan s l a dernière phrase , d i s c ip l ine � rev enu s , a l l è g ement de s char ges pub l i que s , e t qu i sont poursu iv i e s avec entêtement dan s d ' au tr e s pay s e t auj ourd ' hu i e n Fran c e , ne sont pas j u stement c e l l e s qui entretiennent l a stagna t ion , le c hômage , et l ' inj u s t i c e . De quo i par l e- t -on alors que seu l e la pro tection so c ia l e a condu i t à d e s accro i s semen ts de co t i sations Le reste n ' appe l l e pas d ' obj e c t ions de ma par t , même s � J e j u s t i f ierai s autrement l e s pro tec t ion s envi sagée s , e t " j e sou s c r i s aux deux au tres documen t s . Receve z , j e vou s pr ie , me s hommage s . P i erre Ur i Téléphone : ( 0 2 ) 5 1 2 20 89 Télégrammes : COOPEUROP, Bruxelles LIGUE EUROPEENN E DE COOPERATION ECONOMIQUE (L.E.C.E.) EUROPEAN LEAGUE FOR ECONOMIC CO - OPERATION (E.L.E.C.) Association internationale à but scientifique ( Loi belge du 25 octobre 1919) 1060 BRUXELLES Avenue de la Toison DOCU M E N T N o C O M M I S S I O N ECON O M I QU E REUN I ON DU 12 MAI 1987 A PARI S EUROP E VERSUS THE U . S . AND J APAN : COOP E R A T I O N OR C O N F R ON T A T I ON d'Or 1 - Bte 1 1 3596 ABN/ Afd . E c on . Res . / D r s . S ta r r en / 3 -8 7 / ac l I n t r o d uc t i o n T h e Europe an 1) ec onomy ha s d e v e l o p e d f avo rably in r e c e n t yea rs . T h i s prog r e s s ha s ex tend e d to many a r ea s , b u t unf o r t un a t e l y i t ha s nog t r igge r ed any real so l ut i on to Europe ' s bigg e s t p r ob l em : unemp loymen t . Moreove r , no t . 2) much d ec r ea se i n j o bl e s s ne s s i s for e s e en f o r t h e ye a rs ahead . As a r e sul t , 3) t h e European Comi s si o n d e v e l o p e d a s t ra t eg y in 1 9 8 5 , d e s ig ned to r e duce unemp loymen t by i n c r e a sing e c onomie g r owt h . Wage mod e rat ion , use o f a ma rket-or i en t ed po l i c y to s t r eng then t he p o s i t i on o f b u s i ne s s , and more empha s i s on inves tmen t in t he i n f r a s t r uc t u r e are t he key p o i n t s of this s t ra t eg y , wh i c h shou ld pr oduce an ave r a g e g r owt h o f 3 . 5% in t he 1 9 8 7 - 1 9 9 0 p e r i od t o g e t h e r w i t h an 8 % dec line in unemp loymen t . In t he longe r t e rm , o f cour se , a no t h e r ma j o r c on t r i bu t i on t o Europe ' s ec onomie develo pmen t a n d h ence . to a reduc t i on in un�mp loyme n t wo uld be a un i f i e d in te �a l ma rke t f o r t he E C , 4) wh i c h i s s c heduled t o be imp lemen ted by t h e end o f 1 9 9 2 . This a r t i c le i s no t i n tended t o d e a l wi t h the subs tance o f t he s t rategy i t se l f , but r a t he r wi t h one very impo r t a n t a s p ec t : to what d e g r e e i s Europe ' s compet i t i ve p os i t ion versus t ha t o f the Uni t e d S ta t e s and Japan suf f i c i en t to 5> achieve the r a t he r amb i t i ous a i ms of t he European Comm i s si on ? . A f t e r f i r s t brief ly reviewing t he c u rrent s ta t e o f a f f a i rs and t h e p r ima ry c au s e s , t h e f o cu s w i l l be f u r t h e r r e f i ne d to one s p e c i f ie f a c e t o f t he compet i t i ve p os i t i on : does t he p laying f i e l d o f f e r al part i c i pants t he same c han c e s of winning an d , if not , to what ext ent c ao t hey comp e t e ? I t wi l l b e shown t ha t , i n a rd e r t o g e t a " level p la y i ng f i e l d " , s p e c i f i e r e qui remen t s need t o be e s t a b l i shed n o t only i n E u r o p e but t o a n e qua l d e g r e e 6> i n J a pan and t he u . s . . Fina l l y , t h i s a r t i c le d i s c u s s e s way s i n wh i c h t hi s " l evel f i e ld " could be a c h i e ve d . A l t hough mo re c o o pe ra t i on wou ld be p r e f e rable , t he i n s t rumen t of confrontat i on wi ll not a lways be avo i d able . Such an a p proach wi ll only be s uc c e s s fu l , howe ve r , i f t he re i s un i t y among t he membe r s ta t e s of t he Europ ean Commun i t y (EC) . - 3 - THE CURRENT STATE OF AFFAIRS In 1 9 8 6 , f o r t he f i rs t t ime in i t s exi s t ence , the European Commun i t y a c h i e ved a ba lance o f t r a d e s u r p l u s wi t h r e s p ec t to t h i rd count r i e s ( s e e Table 1 ) . The 1 9 8 6 current account e ven had a surp lus of mo re t han $ 50 b i l l i on ( 1 . 2 % of GNP ) , so t ha t t he r e a ppea r s no r e a s o n to doubt Europe ' s compe t i t i v e p o s i t i on . This conclus i on se ems t o be f ur t h e r r e i n f o rced when one looks at t he E C ' s ma rket sha r e o f wo r ld t rade ( exc l ud ing int ra-Eu ropean t r ade , see Table 2 ) wh i c h ha s r i s e n s li g h t l y s i nce 1 9 8 0 . Table 1 . E C ba lance o f t r ade ( exc l ud ing i n t ra-E C t r ade ) 1980 1985 1986 1) $ b i l l i on Total O f wh i c h indu s t r ial produc t s f o od and l uxu ry g o o d s ene rg y ot he r raw ma te r ial s -91 . 7 -2 0 . 9 0. 7 79.2 88 . 0 86 . 6 -11 . 9 -6. 5 -10 . 0 -121 . 7 -77 . 5 -51 . 0 -24 . 9 -24 . 9 -37 . o S ource : O ECD , Mon thly Fo reig n Trade S ta t i s t i c s 1 ) Jan . - S e pt . o n a n annua l ba s i s A t t he s ame t ime , a f ew imp o rt a n t commen t s mus t b e ma de about t hi s posi t i ve t o ne . In t h e f i rs t p la ce , t h e be t t e r ba lance o f t ra d e i n r ec en t yea r s i s not related so muc h t o a s t rong e r compet i t i ve pos i t i on bu t r a t he r t o lowe r raw ma t e r i a l p r i e e s ( in c l ud ing the p r i ee of o i l ) and the f al l of the dolla r . The ene rg y ba lance a lone improved by $ 70 b i l lion be tween 1 9 8 0 and 1 9 8 6 a f i g u r e 7) t ha t wa s f avo rable ag a i n s t t h o se o f t he U . S . and Japan . - 4 - World trade Table 2 . 1980 $ bln 1985 % $ bln 1986 % 1) $ bln % 1491 100 . 0 1444 1 00 . 0 1492 1 00 . 0 221 14 . 8 213 14 . 8 214 14 . 3 Japan 130 8.7 177 12 . 3 206 13 . 8 EC ( 12 ) 2) NICs 306 20. 5 297 20 . 6 334 22 . 4 76 5.1 112 7.8 126 8.4 O t he r ( in c l ud i ng OPE C ) 758 50 . 8 645 44 . 7 612 41 . 0 T o t a l ( exc l . in t r a-E C ) o f wh i c h us 1 ) Jan . - S e p t . of an a nnu a l b a s i s 2 ) Hong Kong , Sout h Ko re a , S i ng apore , Ta iwan Sourc e : I MF , Di rec to ry o f Trade S ta t i s t i c s Balance o f Payment s , C en t ra l Bank o f C h i na ( Ta iwan) The d e c l i ne i n o i l p r ie e s a l so makes it d i f f i c u l t to e va lua t e g a i n s in ma rke t sha r e s s ince t he l owe r p r i e e s have led to a d ra s t ic f a l l i n the ma rke t sha r e o f t he o i l-ex p o r t i ng co un t r i e s whic h , in t u rn , ha s enab1ed a 1 1 t he o t he r g r oups o f c ount r i e s t o pro f i t . Looking at the d e g r e e t o wh i c h t h i s ha s occurr e d , Euro p e i ndeed comp a r es we l l wi t h t he Uni t e d S ta t e s , bu t Ja pan a n d t he Newly Indus t r i a l i z ing Count r i e s ( N ICs ) have a l s o d o ne much be t te r i n t h i s r e s p ec t . The same s o r t o f con c lu s i on can be r eached i n r eg a rd to t he d e ve l o pmen t o f E C t rade wi t h t he Uni ted S t a t e s on t he o n e hand a n d that o f J a p a n a n d the N IC ' s o n t he o t he r . I t i s e v i d e n t t ha t Europe ' s pos i t i on v i s-à-vi s Ja p an ha s d e te r i o r a te d , e s p e c i a l ly in 1 9 8 6 . - 5 - Table 3 . E C t r a d e by r egi on ( f . o . b . - c . i . f . ) 1980 1985 $ b i l l i on Japan : Uni t e d S ta t e s : NICs 2) expo r t s 6.8 8. 0 10 . 9 imp o r t s 19. 7 22 . 7 33 . 0 ba lance -12 . 9 -14 . 7 -22 . 1 ex p o r t s 38 . 7 65. 2 71 . 3 i mpo r t s 66 . 3 53 . 3 55. 6 ba lance -27 . 6 11 . 9 15. 7 expo r t s 0. 7 10. 1 11 . 7 i mpo r t s 1.5 11. 6 16. 1 ba lance -0. 8 -- 1 . 5 -4 . 4 1 ) January-Se ptembe r on a n annua l ba s i s 2 ) Hong Kong , S o u t h Ko rea , S ingapore , Taiwan S ou rc e : OECD , Mon thly Fo r e ign Trade S t a t i s t ic s , Fe brua ry 1 9 8 7 Ano t he r rese rva t i on about t he generally f avo rable develo pmen t o f E u r o pe ' s exte rnal p o s i t i on s t ems f rom t h e f a c t t ha t t h e r e i s a r e l a t i ve d e te r i o rat ion i n t he area of " high- t e c h " p r oduc t s wh i c h are i mpo rtant for t he f ut u re . Wh i le Europe ha s been a b l e t o kee p i t s ma rket sha r e i n t he " low R & has c le a r l y los t g r ound in ba t h t he hig h and med i um c a t eg o ri e s , in R & 0 D " c a t eg o ry , i t c o n t ra s t to Japan wh i c h ha s c le a r ly booked a pr o f i t i n the se two s phe res ( see Table 4 ) . - 6 - Table 4 . Ex2o r t ma rke t sha r e o f manu f ac tur in� indu s t rl ( OECD , exc l . i n t ra-E C t rad e ) Hig h R & D Med ium R Low R & & D D E.C. u.s. Ja2an O t he r 1 97 0 33. 0 25 . 4 15. 0 26 . 6 100 1980 33 .4 30 . 5 21 . 3 14 . 8 1 00 1 984 26 . 1 31. 2 28 . 8 13.9 100 1970 40. 1 26 . 0 10. 0 23 . 9 100 1 98 0 39 . 4 22 . 5 17 . 1 21. 3 1 00 1984 33 . 9 20. 5 21 . 5 24 . 1 100 1970 34 . 4 16 . 1 15. 7 33. 8 100 1980 37 . 9 15.0 13 . 7 33 . 4 100 1 9 84 34 . 8 14. 3 15 . 5 35 . 4 1 00 Total S ou r c e : OECD , S c i ence and T e chno l ogy Ind i c a to r s , no . 2 , 1 9 8 6 T h e r e la t i ve dec l i ne i n t his a r e a i s e s pe c i a l l y da ng e rous f o r Europe i n v i ew o f the comp e t i t i on f rom t he N I C s and the L e s s Deve l o p e d Coun t r i e s ( L DC ' s ) whi c h concen t ra t e on " Low R & D produc t s " d u r ing t he f i rs t p ha se o f 8) indus t r i a l i z a t i on s i nce t he s e p r oduc t s are t he mos t e a s i l y s t anda r d i z e d a n d achieve t he mo s t adva n t a g e f rom l o w l abo r c o s t s . P r e c i s e l y because o f i t s h ig h lab o r co s t s and a s s um i ng g r eat e r f r eedom i n i n t e rna t i on a l t rade , Europe wi l l have t o concen t r a t e on produc ing mo re t e c h nolog ical ly-advanc ed , less labo r- i n te n s i ve goo d s . Mo reove r , i n t e rna t i on a l t rad e i s g r owi ng mo s t r a p i d l y i n t h i s g ro u p o f " Hig h R & D " p r oduc t s wh ich , a s a r e su l t , a r e l e s s s en s i t i ve t o rece s s i on . Theref o r e , Europe mu s t r e i n f o rc e i t s p os i t i on h e re in a rd e r to 9) ma i n t a i n i t s s ha r e of wo r l d t rade . F i na l ly , t he f ac t that Europe ha s long had a surplus on i t s s e v ic e s ba lance d o e s not mean t h a t i t s p o s i t i o n in t h i s r eg a rd i s unt h r e a t ened . I n r e c en t ye a r s e s peci a l ly , t he num be r o f J a p an e s e i n t he f inan c i a l se rvi c e s f i e ld i n Europe ha s be en increa s i ng r a p i d l y and , g i ven Japan ' s s t r ong ba lance o f paymen t s , wi l l undoub ted ly g r ow i n t he f ut u re . 1 0 ) . - 7 - To su��a r i z e : bo t h t he ba lance o f t rade and t h e c u rren t account in Europe had s u r p l u s e s in 1 98 6 , t he r e f o re , no s p eci f ie rea s ons exi s t to d o ub t the p o s i t ion o f European i ndu s t ry . But - when account i s ta ken o f va r i ous i n c i d e n t a l f ac t o r s such a s t he d ec l i n e s i n the do l la r a n d t he o i l p r i e es , p l u s Europe ' s we akened p o s i t i on i n t he ma rke t f o r high R & D produ c t s , t h i s conclus i on seems s u s p ec t . B e f o re Europe can improve i t s pos i t i on , howe ve r , t he re mus t be mo re i n s i g h t i n t o t h e e lemen t s tha t a r e d e c i s i v e f o r t he comp e t i t i ve p o s i t i o n - and how t hey develop - our next t o pi c . - 8 - COMPE T ITVE POS ITION : EXPLANATORY FACTORS N ume r ous f ac to r s d e t e rm i ne a c o unt ry ' s comp e t i t ivenes s . Fo remos t among t hem are c o s t s and p roduc t mi x . In t he c a se o f h ig h-val ue-ad d ed g o od s , c on s i de ra t i ons such a s qua li t y , ma r ke t i ng , suppo r t serv i c e s , inno va t i on , f lexi b i l i t y , d e s i g n and so on a r e , a l t houg h no t d i s cu s sed in d e t a i l in t his pape r , of cou r se a l so i mpo r t an t . Wage co s t s B y comp a r i son t o 1 9 8 0 , t h e E C has i nc r e a s e d i t s comp e t i t i ve p owe r i n r eg a rd to w�g e co s t s , o wing p a r t ly to a p o l i c y of wage mode ra t i on i n r e c e n t yea r s . Tab le S . Compe t i t i ve p o s i t i on Re lat i ve Uni t labor Cos t s i n Manufac t u r ing 1980 E C ( e xc l . i n t ra- t rad e ) u.s. Ja pan ( 1 980 100) 1982 1984 1985 1986 1987 1 00 98 86 85 94 95 100 120 127 131 104 1 01 1 00 90 97 95 125 127 S o u rc e : OECD , E c onomie Out l o o k , D e c . 1 9 8 6 , p a g e 140 E C Annual E conomie Repo r t , 1 9 8 6 - 1 9 8 7 , pag e 7 2 I n 1 9 8 6 the r e l a t i v e wag e c os t s p e r uni t p r o d uc t , ad j u s t e d f o r exchange r a t e chang e s , a r e c l e a r ly be low t he 1 9 8 0 leve ! , a s Table 5 shows . T h i s d o e s no t , howeve r , t a ke away t h e f ac t t ha t some o f t h i s g a in has been !os t s ince 1 9 8 5 , c h i e f ly bec a u se o f t he d o l l a r ' s f al l . ( See App e n d ix 3 ) . Meanwh i l e , t he o p p o s i t e e f f ec t ha s occurred i n t he U . S . whe r e t h e comp e t i t i ve p o s i t i o n i s now once more at about t he 1 98 0 leve ! . Con se quen t l y , in 1 9 8 6 t he EC ag a i n became mo r e exp en s i v e t han t he U n i ted S t a te s , whe n mea sured in t e rms of wa g e c o s t s p e r uni t p rodu c t , d e s p i t e t he p rog res s i t ma d e . ( S ee Table 6 . ) - 9 - Table 6 . Wage c os t s pe r un i t produc t ( s i t ua t ion i n mi d- 1 9 8 6 ) C o un t r:z: wage c o s t s erodu c t i v i t:z: wa�e c o s t s ee r � hour � hour uni t pr o d uc t ( DM) ( Ge rma ny = 1 00 ) ( Ge rmany = Ge rman y 3 1 . 00 100 1 00 Ne t he rlands 26 . 2 0 83 102 Uni ted King dom 1 7 . 20 53 104 I t a ly 2 4 . 20 72 1 08 Uni t e d S t a t e s 28 . 2 0 96 95 Japan 2 6 . 90 95 91 1 00 ) Sourc e : D r e sdne r Bank , E c o nomie Qua r t e r ly , Oc t o be r 1 9 8 6 Table 6 a l so ind ic a t e s t ha t t he ab s o l u t e wag e 1eve1 i n Europe in 1 9 8 6 r ema i ned somewha t highe r t han t ha t in Ja pan . As a r e su l t o f the yen ' s a p p r e c i a t i on ag a i n s t t he U . S . d o l l a r and t he Eur opean c u r r enc i e s , howe ve r , t he d i f f e ren t ia ! ha s narr owed con s i d e r ab l y , e s p e c i a l ly s ince 19 8 5 . On t h e other hand , Japan ' s d e t e r i o ra t i ng compe t i t i ve pos i t i on a s a r e s u 1 t o f t he h ig he r yen ( Se e a ppendix 3 ) ha s be e n somewha t ne u t r a l i zed by t ig h t e r p r o f i t ma rg ins , a s te p f ac i 1 i ta ted by t he s t rong prof i t ab i l i t y o f Ja pan e s e b u s i ne s s . The e f f ec t of t he h ig h exchang e ra t e o f t h e yen has li kewi se be en abso rbed i n ano t h e r manne r : - t he yen wa s d e f i ni t e l y un d e rva l ued in t he p e r i od be f o re 1 9 8 5 , due to wh i c h a n exchange ra t e co r r ec t i on d i d not have t o b e imme d i a t e ly d i sa s t r ous ; - t he adva nt ag e s o f t h� lowe r imp o r t p r i e e s t ha t r e s u l t ed f r om bo t h f a1 l i ng energy p r i e e s a nd t he a p p r e c i a t i on o f t he yen we r e not p a s sed on t o dome s t i c consume rs i n J a pan , bu t ra t h e r who l1y t o f o r e i g n buye rs ; - pr o f i t- sha r ing paymen t s and bonu s e s , whi c h comp r i se a ma j o r p a r t o f t he i ncomes o f J a panese employe es , have been s ubs t a n t i a l 1y reduce d ; - ( smal l ) supp l i e rs we r e g i ve n t h e c h o i c e o f p r o v i d i ng supp l i es 1 e s s expen s i ve1y - o r no t a t a 11 ; i n t he lat t e r c a se , supp l i e s f rom n e i g hbo u ri ng c o un t r i e s such a s T a iwan and Ko rea were subs t i t u t e d . To summa r i z e : d e s p i t e the improvemen t s i nce 1 9 8 0 , Europe ' s compe t i t i ve p o s i t i on in te rms of uni t wage c o s t s i s s t i l l r e l a t i ve l y unf avo rab1e by comp a r i s o n wi t h t he U . S . and J a pan . - 10 - Ca.E_i!_a.!. �o�t� E v a l ua t i ng t he inf luence o f ca p i t a l c o s t s on t he comp e t i t i ve p o s i t i on d epends on various f ac to r s , f o remo s t on t h e level o f ( re a l ) in t e r e s t r a t e s . As can be s e e n f rom Table 7 , t he E C i s c e r t a inly no t i n a p r o p i t i ous pos i t i on in t his r e s p ec t v i s-à-v i s i t s chief comp e t i to rs . Tab l e 7 . Real I n t e res t Ra t e s ( en d 1 9 8 6 ) Cap i t a l ma rket I n f la t ion rate Re a l i n t e re s t rate Uni t e d S ta t e s 7.6 2.0 5.6 Japan 4.6 0.4 4.2 Wes t Ge rma n y 5. 9 -0 . 2 6.1 France 8.8 2.7 6. 1 Uni ted Kingdom 10. 1 3.4 6.7 I ta l y 10. 1 5. 9 4.2 So urce : OECD Economie Ind ic ato rs This conclus i on a l so h o l d s f o r a numbe r o f o t he r f ac to r s t ha t inf luence company f inan cing c os t s . The c a p i t a l r a t i o o f European busines s is g e nerally lowe r t ha n t ha t i n t he U . S . , whic h mus t be c o n s i d e red a d i sadvantag e , c e r t a in ly in v i ew o f the p r e s en t hig h i n t e r e s t r a t e s . I n Jap a n , t he r a t i o i s a l so low i n g ene ral bu t t h i s d i s ad vantage i s larg e l y e ra sed b y r e l a t i vely low i n t e r e s t ra t e s . In a d d i t ion , t he taxes on t he d i vidends d i s t ribu t e d i s a neg a t i ve p o int f o r ll) Europe . T h i s t ax i s h i g h e r ove rall i n t he E C t ha n i n t h e U . S . and Japan ; therefore , to o f f e r t h e i nv e s t o r t h e same a f t e r- tax y i e l d , h i g h e r d i v i d end s mu s t be p ai d , wh ic h means t ha t ( to t a l ) r e t urn on c a p i t a l has t o be h ig he r . Such a r e turn d o e s not , howe ve r , seem t o be a t t a i nable i n Europe . I n t he manu f ac tu r ing sec to r i n 1 9 8 6 , t he r a t e o f r e t urn - d e f i ne d a s t he ad ded value l e s s t o t a l labor c o s t s a s a p e rc entage o f i nves t ed ca p i t a l in f ixed a s s e t s in bot h i n Japan and t he Uni t e d S ta t e s was o v e r 20% wh ile among la rg e European 12) coun t r i e s only W e s t Ge rmany c ame c l ose wi t h 1 7 % . Thes e f ac to rs p o i n t t o t he c o n c l us i on t h a t f i nan c i ng i s more d i f f i c u l t f o r Europ ean bu s i n e s s t han f o r i t s comp e t i to r s i n t he Uni ted S ta t e s and Ja p a n . Mo reove r , Europe ' s compet i t i ve p os i t i on i s a f f ec te d b y a comb i na t i on of - 11 - lagg ing y i e l d , r e l a t i ve l y s p e a king , and h i g h e r r e a l in t e r e s t r a t e s t ha t t og e t he r imp e d e a n y c hance o f abso rbing sudden s e t ba c ks , suc h a s sh i f t s i n exc hange r a t e s . Re l a!_i ve_po s..!_t..!_o�s_in !_he .:_h..!_g�-!_e�h.:_ .!!!_a.E,ke t Al t houg h t he c o s t a s p ec t s a l r e ad y ment i oned c e r t a in l y inf l u ence Europe ' s o p p o rtuni t i e s f o r compe t ing i n t he wo rld ' s f a s t e s t g rowi ng ma rke t - " h ig h t e c h " p r oduc t s - o t he r e lement s are a l so c r u c i a l a nd t h e s e non-co s t - r e l a t e d f ac to r s a r e t he p r ima ry r e a son f o r Europe ' s lag . Among t hem a r e : 1 . Alt hough t he EC accoun t s f o r a large p a r t o f t o ta l R & D exp end i tu r e wi t h in t he OECD ( 28 . 7 % i n 1 9 8 3 ) , t he r e a l r i s e i n t h i s expend i t u r e s i nce 1 9 7 5 ha s be en l owe r in t he E C t han i n Japan a nd the U . S . ( S e e Table 8 ) . Tab l e 8 . Expend i t ure R & D OECD S i tu a t ion 1 981 $ b i l li on Re a l �rowt h 1 9 7 5- 1 9 8 1 1 9 81- 1 9 8 3 1 58 . 7 4.5 4.0 73. 7 4.2 3. 8 Japan 25 . 6 7.9 8.2 EC 46. 9 4.0 2.5 Tot a l of wh ich U . S . Source : OECD S ci ence a nd Techno l ogy Ind ic a t o r s , no . 2 , 1 9 8 6 , page 7 8 . N o t only d o e s t he absolute a r r e a r s wi t h r e s p ec t t o the U . S . rema i n i n t ac t , but a t t h e s ame t ime no t e mus t be t aken o f t he g radua! d ec rease i n t he abso l u t e lead on Japan . The f ac t t h a t Japan o v e r t o o k W e s t Germany in 1 9 8 3 i s a c le a r i nd ic a t i on of t hi s a s pec t . The R & D exp end i tu r e i n t he E C is a l so lag g i ng be hind as a p e rc entage o f GNP ( U . S . 2 . 9% , J a p an 2 . 5% , E C 2 . 0% ) . 2 . Government s p l a y a r e l a t i ve ly ma j o r r o l e in R & D i n t he E C , wh ich r e su l t s i n a s t rong empha s i s on f un dame n t a l r e s e a rc h . B y con t ras t , t h e s t re s s in Japan and t he U . S . t ends mo re t oward a p r agma t i c a p p r o ac h , t h e r e f o r e , the r e s u l t s o f t he r e s e a rc h can be a p p l i e d so one r . The larger r o l e o f uni ve r s i t y re sea rc h ins t i t ut i ons and the concom i tant lack of compe t i t i on p r e c. i p i t a t e s i ne f f ic i ency that cau s e s E C r e s e a r c h t o 13 ) f a l l behind t ha t qf comp e t i to rs . - 12 - 3 . · Inv es t men t in Europe a s a pe rcentage o f GNP i s v i s ibl y l e s s t ha n t ha t o f Japan a n d about on a p a r wi t h t hat i n t he U . S . The la s t coun t ry ha s se en a powe rf u l g rowt h i n i nves tment s i nce 1 9 8 0 , but t hi s has not been t he c a s e in Europe . Th i s f ac to r , t o o , ha s repe rcus sions for the comp e t i t i v e p o s i t i on s i nce d i l a t o ry inves tmen t lead s to s lowe r upgrad i ng of p r oduc t i on equi pmen t and the r e f o r e to a d e lay in implement i ng R & D r e s u l t s . 4 . Europe has lav i shed c o n s i d e rable a t t en t i on ( and money ) - c e r t a i n l y i n t he p a s t - on ma i n t a i n i ng we ak t r ad i t i onal bu s i n e s s s ec t o r s . I n o t h e r a reas , t o o , i n c l ud ing t he lab o r ma rke t , g r eat e r rig i d i t y e x i s t s , one reason why europeans mod e r n i z e p r o d uc t i o n e qu i pmen t l e s s quic kly t han comp e t i t i o r s do . Hence , t he n e t increase i n t he numbe r o f compani es d u r ing t he 1 9 6 8- 1 9 8 5 pe r i od wa s about 5 0 % i n t h e U . S . , about 4 0 % i n Japan , and on ly 0 - 1 0 % i n 14 ) Europe - d e p end i ng on t h e co un t ry . 5 . The European ma rke t i s f ragmen t ed , c o n s e qu en t l y , t he re i s no real homog eneous sales area . This f ac t o r is i mp o r tant for " high tech" produc t s s i nce succe s f u l ma rket pene t ra t i on f o r t he s e p r oduc t s i s not pos s i ble wi t hout t he adva n tag e s o f scale t o kee p down c o s t s . A homog enous home ma rke t , e s pe c i a ll y when somewhat p r o t e c ted a g a i n s t exte rna l c omp e t i t o r s , can gea r up ra p i d ly f o r p r o duc t i on on a la rg e s c a l e , wh i c h l i kewi se ens u r e s opt ima l p rof i t f r om t he learning curve t hat beg i n s at t he s ta r t o f t h e 15 ) p r o d uc t i on cycle . 6 . Con t rary to t he s i t ua t i on i n t h e U . S . and Japan , t h e public s e c t o r i n Europe t akes p r e c ed ence ove r the ma rket s e c t o r - a t t he e x p e n s e o f the latte r . To s um u p : c ompared wi t h t he s t a r t o f t h e e ig ht i e s , Europe ' s compe t i t i ve p o s i t i on ha s imp roved somewha t owing to t h e wage mod e ra t i on p o l i c y and t h e yen ' s app r ec i a t i on . When t he leve! o f c o s t s , r a t he r t han d e ve l o pmen t o f co s t s , i s u s e d a s t h e c r i te r i a howe ver - and i t i s the leve ! t ha t i s d ec i sive Europe i s s t i l l in a d i s a d vantageous p os i t i on . The recent chang e s in t he e xchang e ra t e s o f not only t he d o l l a r but a l so t he yen show t ha t Europe mu s t b e v e ry caut ios i n t ha t a r e a . Europe ' s c ompe t i t i ve p os i t i on i s a l so relat i vely wea k i n te rms o f " h i g h tech" p r oduc t s for wh ich many f ac t o r s othe r t ha n cos t s p lay a r o le . A t o t a l e va luat i on of Europe ' s compe t i t i ve p o s i t i on v i s-à-v i s t h a t of t h e U . S . and J a p a n i s , t he r e f o re , neg a t i ve f o r t h e se r e a s ons . - 13 - FACTORS OUT S I DE EUROPE The e x p la na to ry variables t ha t have a l ready be e n men t i oned as be ing pa r t l y r e s p o n s i ble f o r Europe ' s comp e t i t i v e p o s i t i on have o n e t h ing i n common : Europe i t se l f can take ac t i on i n t he s e areas . In a d d i t i on , howe ve r , " i n s t i t u t i ona l " d i f f e r en c e s e x i s t betwe en Europe , Japan , and t he U . S , a bo u t wh ich l i t t l e can be done by t he Europeans - c e r t a i nly i n t he short t e rm . To some exte n t , t his i s due t o t h e compa r a t i ve advantag es o f Japan and the U . S . such a s the g re a t e r conce n t r a t i on powe r of Japanese employe e s , m o r e wi l l i ng ne s s i n t he U . S . t o t ake r i sks , a nd - i n cont ra s t t o E u r o p e - t he u s e o f o n e lang uage . S ince i t wo uld be r a t h e r f u t i l e f o r Europe t o expec t i t s c ompe t i t o rs t o c hange , i t wi l l , fo r bet t e r o f wo r se , have t o ad jus t f ro m i t s own side , i f pos s i b l e . There are , howe ve r , a numbe r o f a r e a s in wh ic h Eu ropeans are en t i t l ed to ex p e c t t he U . S . a nd - p a r t i cu la r ly - Japan t o make c hang es in p o l i cy because compet i t i on is d i s to r ted t o sorne d eg ree . A numbe r of t he s e p o i n t s are e x p lo red be low . Va r i a t ions s t i l l ex i s t in t h e deg ree o f o penne s s o f t he d i f f e ren t ma rke t s i n s o f a r a s qua n t i t a t i ve r e s t r ic t i ons a r e c once rned . Ta ble 9 . Openne s s o f t he ma rket Av e rag e t a r i f f l e v e l Numbe r of P r o p o rt i on o f o f p r o t ec t i on p r o duc t s t rade cove r ed ( i ndus t r i a l c ha rg e d by GATT r ule s pro duc t s ) EC 6 , 5% USA 6 , 3% Ja p an 6 , 0% dut i e s o ve r 2 0% 5 large numbe r 10 100% 100% 83% S ou r c e : E u r . Commi s si on ; Imp roving Comp e t i t i venes s Corn ( 8 5 ) , 4 0 f inal , p ag e 6 . - 14 - These d i f fe rence s a r e no t a pp a r e n t f rom t he averag e c u s t oms d ut y . When t he s p r e ad a r o und t he ave rag e i s t aken , howeve r , t h e va r i a t i ons among t h e three compe t i t o r s are c o n s i de rabl y l a rg e r . The U . S . a nd Japan have many mo re p r oduc t s wi t h hig h t a r i f f s . Some p r o duc t s a re even comp le t e l y out s i d e GATT c on t ro l , es p e c i a l l y p r oduc t s i n t h e i n t rodu c t i on pha se . T h i s exemp t i on c onveys maj o r advantag e s , s ince a d e f i n i t e l e ad can be f u r t he r ex t ended . S uch exemp t ions a l s o o c c u r f o r " t rad i t i ona l p r od u c t s . " A we l l-known one t h a t s p r i ng s to m i nd is wine and wh i s ky in Japan . In ad d i t i o n , the U . S . is mak ing i nc r e a s i ng u se o f maximum quo t a s for imp o r t s o f s pe c i f i e good s ( s tee l , among o t he rs ) . The g r eat s tumb l i ng b l a c k i n d i s cu s s i on s wi t h J a p an , t houg h , i s not t he p r e sence o f qua n t i t a t ive r e s t r ic t i ons but o f non- t a r i f f ones such as requi remen t s ( o f t e n ext reme by E u ropean s t a nda rds ) wi t h regard t o hea l t h and t he e nvi ronment and a l s o t he non-ac c e p t a n c e of f o r e ig n t e s t r e s u l t s . I n add i t i on , t he Ja pane s e t rad ing hou se s , has rece i ved cons i d e rable f o re i g n c r i t i c i sm becau se i t hind e r s t h e s a l e o f f o r e i g n g o od s . In g ene ral , t he r e i s no t muc h doubt t ha t t he s e h in d ra nce s ac tua lly exi s t . The o t he r two p o i n t s a re mo r e d i f f icult . I n t he f i r s t p la ce , i t i s q ues t i onable a s t o what extent t he s e l imi t a t ions are p r ima r i l y res pon s i ble f o r t he low d e g r e e of p e n e t r a t i on by f o r e i g n comp e t i to r s on t he Japan e se 16) ma rke t . Acc o r d ing to B e rg s t e n and C l i ne , t ransport c o s t s a nd t h e s t rong compe t i t i ve p os i t i on o f Japanese compan i e s a t home - a s we l l a s o n t he wo r ld ma rke t - do mo re t o exp l a i n t he d i f f i cu l t i e s o f expo r t e r s to Japan t han does t he supposed d i s to r ted compe t i t i on . In t he s e c ond p lace , i t i s not e v i d en t t o wha t ext ent t he imp ed imen t s men t i oned f o r m p a r t o f a c o n s c i o u s J apane s e p o li c y to ho ld d own imp o r t s and to wha t ex t e n t i t i s ig no rance and l a c k o f e f f o r t on t he s i d e o f f o r eig n comp e t i to r s . The la s t s t a nd p o i n t i s d e f ended by Keni c h i O hma e , mana g i ng Di rec t o r o f Ma c kinsey , lJ ) who p o i n t s t o t he ma ny succ e s s f u l f o r e i g n compan i e s i n t he Japane s e ma rke t ( Coca Cola , Lancome , BMW , McDona l d s , e t c . ) . The v e r r y sha rp mu tual c ompe t i t i on among Japane se f i rms is a l s o o f t e n men t i oned t o show t ha t t he re is no Japanese c ons p i r a c y , and t ha t a l so a pp l i e s to t h e supp o s e d lack o f 18) qua l i t y i n f o r e i g n g o od s . - 15 - Al t houg h t he arg umen t s j u s t men t i oned a re more o r l e s s val i d on a c a se by c a s e ba se , t he re a r e numerous examp l e s wh i c h show t ha t t he t rad ing o f a 19) s p e c i f ie produc t ha s be en hindred by compe t i t i o n d e s t o r t i ng e lement s . Typ i c a l l y , these p rodu c t s are l a rg e ly i n t he hig h t e c h s e c t o r s s uc h a s p ha rma ce u t ical s , med i c a l equi pment and t e l e c ommun i c a t i ons , but Japan a l s o t ri e d t o cur tai l imp o r t s o f " t rad i t i on a l p r odu c t s " s u c h a s s ki s , a l t houg h wi t hout s uc c es s . Japan ' s s t rong pos i t i on i n a numbe r o f ma rke t s i s larg e ly t he r e s u l t o f a c on s c i o u s t ac t ic - a l so c a l led " ta rg e t ing " - wh ich i s ba se d on v e r y c l o se c o o p e r a t ion be twe e n bu s i n e s s and g o ve rnmen t . Among o t h e r t hing s , t hi s coope rat i on p r o v i d e s f inanc i al suppo r t , e i t he r d i r ec t l y o r b y means o f a gove rnmen t p urcha s i ng polic y , wh ich i n s orne c a s e s i n t e r f e res wi t h no rma l comp e t i t i ve re l a t i onshi p s . An imp o rtant a s pec t o f t he " t a rg e t i ng " i s t he p o s s i b i l i t y f o r Ja panese compa n i e s to wo r k i n f o r e ig n ma rke t s wi t h zero or e ven neg a t i ve ma r3ins beca use t he i r own domes t ic ma rket is p ro t e c t e d . I n p a r t i c u la r , i n t e rms of c o s t , they succeed i n g e t t i ng a jump ahead when i n t roducing new p r o d uc t s by u s i ng ec onomi e s o f scale and imp roving proc e s s e s and learning curves . The non- t a r i f f h indrances o f t h e Japanese impinge not only on indus t ry but a l so on t h e se rvice sec to r . An imp o r tant e le ment h e re is t he r e la t i ve ly cheap s aving s f und s t hat can be t a p p e d by Jap a n s e s banks but not by f o r e i g n one s . A s a resul t , i t i s a lmo s t impos s i ble f o r f o re i g n banks t o pene t ra t e t he Jap ane se ma rke t . B y ref u s i ng to coo p e r a t e i n i n t rod u c i ng wo rld s t anda rds and ha rmon i z i ng t e chn ical s p e c i f ic a t i on s in a r e a s in wh ich t hey ho l d a s t r ong po s i t i o n , J a pane s e comp an i e s ma ke i t d i f f ic u l t f o r o t h e r comp ani e r to en t e r t he same ma rke t . The s ig ni f icance of a common s tandard cao be se en f rom, among o t h e r t h ing s , t he f ac t that t he ab s e nc e o f ag reemen t i n t his area p reven t s 4 0% of 20) European compa n i e s f rom o p e r a t ing o ut s i d e t h e i r home t e r r i to ry . D i s to r te d compe t i t i on cao a l so be s e e n when Ja pan beg i ns t o inve s t abr oad . S o , a t t he moment , Japan - o f ten suppo r t e d by extensive subs id i e s - i s beginning to exp and t he locat i on s o f i t s f ac t o r i es wi t hin t h e E C , wi t h empha s i s o n t he r e la t i ve ly cheap c o unt r i e s such a s S p a i n and P o r tugal . I n - 16 - this ma nne r , t he Japane s e are p rof i t i ng f r om t he adva ntages o f t he e ven tua l re a l i z a t i on o f one int e rnai ma rke t , whi le avo i d i ng any pos si ble p r o te c t ioni s t mea s ures p r omulg a t ed by t he E C . 2 1 ) At t he same t ime , t he comp e t i t i ve p o s i t on o f t h e se new indu s t r i e s i s not t h e same a s t ha t o f European compan i e s , because n o ma j o r expend i t u r e s i n t he a r e a of manage men t o r R & D have to be bo rne by Japan ' s European s ub s i d i a r i e s . Mo reove r , t hey a r e o f t e n a s s embly p la n t s wi t h sma ll a d d ed va l ue , due t o whi c h t he adva n t ag e s o f t h e high a d d e d value and emp l oyment rema i n i n J ap an . F i na lly , t h i s a p p r o ac h f ac i l i t a t e s avo i da nce o f t he import d u t i e s mean t t o p r o t ec t E u r o p ea n indus t ry . The s t rong e s t f o rm o f d i s t o r ted compe t i t i on i n t he U . S . s t e ms f r om t he supp o r t g i ven to indu s t ry by t h e s p a ce a nd d e f e n s e p r og rams . These p rog rams f o rm a s i g ni f i c a n t p a r t of t he p roduc t ion of ce r t a i n i ndus t r i e s , due to whi c h e c o nomies of scale can be enj oye d , and i n add i t i on f i nance a l a rg e p a r t of t he i nevi t able R & D expend itu res nece s s ary t o rema i n comp e t i t i ve i n t he " h i g h t e c h " ba t t le . The appea rance o f b i l a t e ral ag reemen t s t hat regulate t rad e in a ce r t a i n p r oduc t be twe en two c o unt r i e s c a n l i kewi se b e a non- t a r i f f d i s to r t i on o f compe t i t i on a s f a r a s t h i rd coun t ri e s a r e c o nce rne d . For examp le , t he ag r eement t h a t Japan and t he U . S . mad e in 1 9 8 6 to s p l i t t he " c hi p s " ma r ke t has obvi ous c onse quen c e s f o r Europ e , ev en i f only because Japane s e comp e t i t i on ha s shi f te d toward Euro p e . The f i na l , bu t ce r ta i nly no t t he l e a s t imp o r tant , f a c t o r s d i s to r t i ng comp e t i t i on a r e v a r i o u s f ac e t s of t he mac ro-e c o nomie p o l i cy being p u r s ue d . The mo s t apparent i s t he exc hang e r a t e p o l ic y . Be rg s t e n and C l ine 2 2 ) among othe rs , have shown t ha t t h e hig h do l l a r in pa r t i cu l a r and t he d i f f e r ence i n t h e r a t e o f g rowt h be twe e n t he U . S . a n d i t s c ompe t i t o r s have c au s e d t he large balance o f t ra d e d e f i c i t o f t he U . S . At t he momen t , i t could be s a i d t ha t t h e do l l a r i s ( to o ) l ow so t ha t caut ion i s requi red , e s pec i a l ly f o r E u ro p e . Another exam p l e i n t he mac ro-e c o nomie s phe r e p e r t a in s t o t h e high saving s r a t i o in Japan . I t impedes equa l t rade r e l a t i on shi p s wi t h maj o r comp e t i t o rs by kee p i ng expend i t u r e on t h e domes t i c leve l re la t i ve ly low t he reby l i m i t i ng e x p o r t o p p o r t un i t i e s f o r i t s fo reig n t ra d i ng p a r t ne r s . - 17 - A POS S I BLE EUROPEAN REACTION As ' has a l ready been s ta ted , much o f Europe ' s a r r e a r s in reg a r d to c omp e t i t i ve p owe r can be exp la i ne d by deve l o pmen t s f o r wh ich Europe i t se l f i s r e s p onsi ble . Theref o r e , Europe mus t b e a r t he brunt o f r i d d i ng i t se l f o f i t s ba c kwar dne s s . F o r t una t e l y , E u r o p e ha s shown i t se l f t o be awa r e o f t h i s o b l ig a t i on i n r e c en t ye a r s a n d h a s p roduced be t t e r p o l i c i e s i n many a re a s . A t t he momen t , t he re i s a d e f i ni t e exp a n s i o n i n R & D ac t i v i ty t o wh ich , i n add i t i on t o t h e ind i vi dua l g o ve rnmen t s and t he European Commi s s i on , t he bus i n e s s c ommuni t y i t s e l f i s c on t r i bu t i ng to a g rowing d e g r e e wi t h t h e he l p o f incr e a sed p ro f i t ab i li ty . E q ua l ly a s imp o rtant i s t he f ac t t ha t R & D e f f o r t s are g radually be ing d i r ec t e d t owa r d p r ac t i c a l r e se a rc h , a d e velo pmen t wh ich t he European Commi s s i on i s c e r ta i n ly p ro mo t i ng wi t h p r o j ec t s such a s E s p i r i t , B r i t e , and s o on . In t andem wi t h t he i n c r e a s e d a t t e n t i on be i ng paid to R & D , supp o r t to we ak bu sine s s sec to r s has be en d ec r ea se d , wh ich wi l l ev en tual ly l e ad to a be t t e r p roduc t mix . This la s t a pp l i e s also t o t he recovery i n t he i n c l i na t i on t o i nv e s t wh i c h ha s be en a p p a r en t f o r sorne t im e i n t he u p t u rn i n t h e numbe r of new bu s i n e s s e s s t a r ted . Europe app e a r s t o have been shaken awake i n imma t e r i a l r e s pe c t s t o o . Mo re a t t en t i on is being p a i d t o t he mecha n i sms o f the l abo r ma rke t , t o be t t e r a d j u s tme n t s be twe e n bu s i n e s s a n d educa t i on , t o ma rke t i ng , t o innova t ion , q ua l i t y c ont ro l , and simi la r ma t t e r s . Mo re ove r , most membe r s t a t e s a r e imp lemen t ing polic i e s a i m e d a t redu c i ng t he c o l lec t i ve sec to r . F i na l l y , t he Commi s s i on ' s i n i t i a t i ve wh ich i s d e s ig ne d to a c h i e ve a s i ng l e i n t e rnal ma rke t by l a t e 1 9 9 2 should be men t i on e d h e re . These many f avo rable d e v e l o pm en t s p l u s t he f ac t t ha t E u r o p e neve r l o s t i t s lead i n s orne f i e ld s - p ha rmac e u t i c a l s f o r i n s t a nce - should not b e a l l owed to d i s g u i s e t h e numbe r o f l imi t a t i on s c onf ront i ng European i n du s t ry and t hus Europe ' s c ompe t i t i ve p o s i t i on . A p r ima ry conce rn is t he s low speed a t which t he se d e v e l o pmen t s i n g ene r a l are t aking p lace . This a l so a pp l i e s t o the r e a li za t i on o f the p ro p o se d s i ng le i n t e rna ! ma rke t , whi c h has a t a rg e t s t a r t i ng d a t e o f Janua r y 1 9 9 3 t hat i s lookin,s l e s s and l e s s a t t a i nable . S i nce t he ab sence o f t h i s i nt e rna l ma rke t add s s e v e ra l p e rc e ntage p o i n t s 10% t o the c o s t s o f the Euro pean bu s i n e s s communi t y , t hi s c on s i d e r a t i o n is a weig h t y one . - 18 - The se cond conce rn t h a t needs t o be men t i one d i s t he p r e f e rence wh ich many g o ve rnmen t s g i ve t o nat i onal i n t e r e s t s above t ho s e o f Europe . T h i s p r e f e rence is quite e v i d e n t among o t h e r t h ing s in t he p r oblems a s s oc i a t e d wi t h g o v e rnment p u r c ha s i ng po l icy a nd supp o r t for na t i onal rather t ha n European R & D . F inally Europe is s t i l l no t in a p o s i t i on t o s p e ak wi t h one voice to t he o u s i d e wo rld . Among othe r t h i ng s , t h i s hind e r s Europe ' s neg o t i a t ing powe r i n t rade t a lks , wh i c h e nab l e s coun t ri e s out s i de Europe t o p lay E C memb e r s t a t e s o f f a g a i n s t e a c h othe r . This la s t i s v e r y t ru e i n r e g a r d t o p o l i c i e s on fo r e ig n i nv es tmen t : E C memb e r s ta t e s f al l over e ac h o t he r wi t h s ub si d ie s d es ig ne d t o a t t r a c t Ame r i can and Japa n e s e i nv e s t ment . 2 3 ) Prog re s s on a l l t he s e p o in t s i s i n d i s pensi ble i f E u r o p e i s t o comp e t e wi t h t he b e s t i n the wo r ld ma rke t s . Prog r e s s i n t he s e a r e a s c a n only be o p t ima l , howe ve r , i f t he increa sed compe t i t i ve power t ha t i s c r e a t ed can be tu r ned i n t o ex t ra s a l e s . To achieve t hi s g o a l , t he comp e t i t o r s mu s t help e qua l i z e t he p layi ng f i e ld , by r e linqui shing t he d i s to r t i on o f comp e t i t i o n p re vi o u s ly d e s c r i bed . The next ques t i on i s : how can t h i s e q ua l i z a t i on be ac hieved ? Two p at hs can be p u r sued : c oope r a t i on o r c onf ront a t i on . Coo r p e rat ion i s obviously p r e f e rab ly . Bus i ne s s e s t hems e l ves are increas i ng ly c ho o s ing t hi s p at h . The advant ag es of coo p e ra t i on a r e e v i d ent , as Ohmae , among o t h e r s , has quite c le a r l y shawn i n h i s d es c r i p t ion of t he " t ri ad ec onomy '' , The T r i ad - t he U . S . , Japan and Euro p e t og e t he r - a r e g r owing g ra dually i n t o one ma rke t , i n wh i c h con sume r s s e em to be bec oming more and mo r e s imi la r . I n a rd e r t o o pe ra t e i n t h i s ma r ke t , a company ba s t o b e r e p r e sen ted i n a l l t hree areas , s i nc e i t i s t he only way to a c h i e ve t he ad vantag e s o f scale ne c e s s a ry to be c omp e t i t i ve . Given t h a t f ew comp a n i e s have t h e f i na n c i a l mu s c l e t o c a r ry out t he s t ra t eg y on t he i r own , coope r a t ive ag ree men t s wi t h compani e s i n o t h e r a r e a s i s a g o o d solut i o n . B y b e i ng a c t i v e i n v a r i o u s marke t s o n bat h t he p roduc t i on and s a le s s i des , t he s e c ompan i e s and / o r coope rat ive ventu res avo id c e r t a i n p r o t e c t i oni st measur e s . Mo reove r , they are less a f f ec ted by c ha ng e s in t he ma c ro-ec onomie p o l i c y - i n c l ud ing excha ng e ra t e s - in a p a r t i c u lar r eg i on . - 19 - Naturally , t h i s la s t p o in t does not mean t hat t he g ov e rnmen t s i nvol ved d o no t have to s t ri ve t owa rds abo l i s hi ng d i s to r te d comp e t i t i o n . Alt houg h coope rat i on be tween c omp ani e s f rom t he " T r i ad " ma y o f f e r a s o l ut i on f o r t he busines s communi t y , i t w i l l not nec e s s a r i l y e a se the unemp loyment p ro blem f o r t h e t h re e cons t i t u en t s o f the T r i ad . For examp le , when coope ra t i on between company A f ro m coun t ry X and company B f ro m c o u t r y Y r e su l t s i n j o i n t p r o d uc t i on be ing t ra n s f e rred t o count ry X, t he c o o p e rat ive v en t u r e may bene f i t bu t no t coun t ry Y . I t i s s t r i ki ng t h a t on ly i n a l a t e s t a g e d i d O hma e h imse l f d i s cove r t he conf l i c t o f i n t e res t between companies and coun t r i e s . I n a rec e n t p ub l i c a t ion o f t he Confe rence Board 2 4 ) h e commen t s t ha t , somewhat t o his own surpr i se , t he t rade c o n f lic t between Japan and t he U . S . d o e s no t conce rn t he d i s t o r t i on o f comp e t i t i on so much a s t h e c on sequenc es f o r emp loym en t p r o s p ec t s i n t he U . S . F o r E u r o p e t o be able t o p r ovi de s uf f ic i en t emp loymen t , t he c omp e t i t i ve p o s i t i o n mu s t be ma i n t a i ne d so t ha t p r o d uct i on rema ins a t t rac t i ve here . I n a d d i t i o n , at temp t s mus t be ma d e t o ens ure t ha t d i s t o r t i on s o f compe t i t i on abroad d o not p lace E u r o p ea n i ndus t ry i n a d i s advan tageous p o s i t i on . The f o ll owi ng po in t s , t he r e f o r e , requi re a t t e nt i on . 1 . E c ono mie s y s tems need t o be d e regulated i n s o f a r a s ne c e s s a ry t o abo l i s h t h e comp e t i t i ve d i s t o r t i ons t ha t r e s u l t f r om exi s t i ng d i f f e rence s . The a d j u stmen t s shoud not be l imi t e d only to f in d i ng a common approach in reg a r d t o ( no n ) t a r i f f ba rr i e r s bu t a l s o to subsi d i e s , f i s ca l ma t t e r s , leg a l mat te r s ( s uch a s t h e p r o t ec t i on o f i n te l l ec t ual p r o p e r t y , among othe r t h i ng s ) and so on . 2 . A m o re c o ope ra t i ve app roach to comp e t i t ion on a wo rld s ca l e . In t h i s connec t i on , a t t ent i on should l i kewi se b e p a i d t o wo rking t og e the r t o d et e rmine wo rld s ta nd a r d s a n d no rms . Ag reemen t s a b o u t t he c o nd i t i ons t ha t f o r e ig n i nves tmen t s mu s t sa t i s f y a l s o f a l l i n to t h i s c a tegory . 3 . Grea t e r c o o r d i na t ion i n t he ma c ro-ec onomie and mon e t a ry f i e ld s , wi t h one of t he mo s t imp o r tant a ims b e i n t he p r e vent i on o f sharp exc ha ng e r a t e f luc tua t ions . Among o t he r t hing s , t h i s m e a n s J a p an should have a mo re exp a n s i v e p o l i c y aimed a t re duc i ng t he saving s ra t i o ; t he U . S . shou ld g i ve more c o n si d e ra t ion to f o r e i g n concerns i n i t s e c onomie p o l i c y ; and Europe needs more f lexib i li t y . - 20 - The manne r o f achieving t h i s c oo p e ra t i o n d i f f e r s f rom one s u b j ec t t o a no t he r . I t d o e s no t seem nece s sary t o s e t up a n e w o rg ani z a t i on be cause all these p ro bl ems have a l r e ad y been d i scu s se d i n va r i ou s fo rums . The mo s t imp o r t a n t o f t hem i s undoub t e d l y t he GATT , whe r e a mo r e l i b e ra l f low o f services , t he ag r i cu l t ur a l p r oblem , a n d t h e i n t r o d uc t i on o f a " hi g h t e c h " c o d e have b e e n d i s cu s s e d a l ong wi t h t he t a r i f f and non- t a r i f f ba r r i e r s t o t he f re e t ra n s f e r o f g o od s . Mac ro-ec onomie a s p ec t s shou l d b e p r ima r i ly t he t a s k o f t he IMF . Thè f u r t h e r d e v e lopmen t o f survei l lance-ind i c a t o r s t ha t wi l l se rve a s a ba s i s f o r e valuat ing a c o u t ry ' s ec onomie p o l i cy i s e s p e c i a lly d e s e rving o f supp o r t . The c o o pe rat i on o f J a p an , t he U . S . , a nd Europe i n t he ma c r o-economie a nd m one t a ry f i e ld s , irr p a r t i cu l a r wi t h i n t h e G 7 , shou ld be accorded recog n i t i on on t he c ond i t i on t hat t he EC c a n t ake part i n t h i s c o n s u l t a t ion a s a n i nd e pendent p a r t y . This l a s t shou l d a l so a p p l y t o p o l i t ical s ummi t mee t i ng s i nv o l v i ng t he f o remo s t we s te rn indu s t r i a l c ount r i e s , because t he mutual p r obl ems have not on ly an e c o nomie but a l s o a po l i t ic a l d imen s i o n . P a r t ic i pa t ion of t h e E C i n t he wo rk of t he G 7 a n d t he p o l i t i c a l summi t s wou l d a l so make i t ea sie r f o r t h e E C s t andp o i n t t o coun t when t he ag r eed upon l i ne i s imp lemen ted . Fina l ly , f o r ce r t a i n E C p r o j ec t s , f o r examp le wi t hi n t he f ramewo rk of t he " Hig h Consut a t i ve G r oup " , th is approach would make i t pos s i ble to f a l l bac k on ag reemen t s mad e in a broad e r c o n t ex t . This app roach to the p r o blem in wh ich c oo pe r a t i on i s cen t ra l ac tual ly means c o n t inuin a l ong t he p a t h a l r eady bei ng fo l lowe d . It would not be v e ry r e a l i s t ic to d eny t h a t p r og r e s s a l ong t h i s road may take a l ong t ime and e ven somet imes d e l i v e r ve ry meag re r e s u l t s . The r e f o re , t he GATT rules a re b e i ng regula r l y a nd to an i nc r e a s i ng deg r e e broken t h r oug h b i la te ra l V o l un t a ry Exp o r t Res t ra i n t ag reemen t s , among o t h e r t h i ng s . I n t he mac ro-ec o nomie f i e l d suf f i c i e n t s t ud i es and r e po r t s have appeared about wha t mus t happen wi t hout lead i ng t o any ac t i on . The we l l-known Ma eckawa rep o r t 2 5 ) in Japan is a c a s e in p o in t . - 21 - P rog r e s s th roug h c o o pe ra t i on can only be exp ec ted i f t he r e a r e way s o f f o rc i ng t h i s coo pe rat ion when nece s s ary . T h i s me ans t ha t i n ce r t a i n c i rcums t a n c e s t h e i n s t r ument of c o n f r ont a t i on mus t b e ava i l able i n t he f o r m of e x t ra t a r i f f limi t a t ions , quanta t i ve re s t ric t i on s , and s o on , and mus t be a p p l i e d when nec e s s a ry . P rac t ice teaches t h a t some t imes r e s t r ic t i ons f rom the Japane se or Ame rican s i de s c a n o n ly be r emo ved in t hi s manne r . In a dd i t i on , as far a s Japan is c oncerned , not on ly t h e g ove rnment but a l s o t he J a pane se bus i nes s commun i t y mus t b e i nvo lved i n one way o r a no t he r i n t h e neg ot i at i on s . To be ab l e t o c a r r y out an e f f e c t i ve c o n f ro n t a t ion p o l i c y t he E C mus t , howeve r , imp rove i n two a r ea s . I n t he f i r s t p la c e , t h e s p e e d wi t h wh ich t h e EC p roduces counte rmeasures i s s t i l l muc h t o o s l ow . Dumping comp l a i n t s t ha t do n o t l e a d to c o un te rmea s u r e s f o r s e v e n t o n i ne mon t hs enable f o r e ig n c ompe t i t o r s t o bu i l t u p s t rong lead . S ec ond , t he membe r s t a t e s need to develop more uni t y : so l ong as they can be p layed o f f ag a i n s t one anothe r , a s happened rec e n t l y i n t he soya conf lic t wi t h t he U . S . , i t wi l l be d i f f icult f o r t he E C to shake i t s f i s t . Here t o o the uni f i cat i on of Euro pe is one o f t he mo s t imp o r t an t cond i t i on s t o u l t ima t e l y mee t i ng t he comp e t i t i on on wo r ld ma rke t s . - 22 - S ummary 1 . Al t houg h t he E C showed a surp lus on bo t h t he c u r r e n t account and t he balance o f p ayment s i n 1 98 6 , the l o s s o f ma rket share , e s p e c i a l ly a s f a r a s " hig h t e c h " p rodu c t s are c once rned , p o i n t s t o a r e l a t i ve ly weak comp e t i t i ve p o si t i on v i s-a- v i s Japan and t h e U . S . 2 . The reason f o r t h i s l i e s wi t h c o s t s - r e la t i v e ly hig h wag e s and capi t a l c o s t s - and , on the imma t e r i a l s i d e , l e s s emp ha s i s on p r ac t i c a l ly a pp li c able R & D . 3 . In rec e n t ye a r s Europe ba s succe e d e d in reduc i ng t he a r r e a r s men t i oned und e r 2 ) . Furthe r p r og r e s s i n the a rea of uni f i cat i on is i n d i s p e n s a b l e , howe ve r , because o n ly a s i ng le lar3 e European ma rke t can m � e t t he comp e t i t i on f rom Japan a nd t h e U . S . The r e c e n t f a l l i n t he d o l la r . a nd t he mea s u r e s cu rren t l y being taken i n J a p a n to c o p e wi t h t he d i s advantag es o f t he a p p re cia t i on of t h e y e n r e i n f o rce t hi s need . 4 . Al t hough Europe i t se l f ba s t h e p rima ry r e s p o n s i b i l i t y f o r i t s compe t i t ive p o s i t i on , Japan and t he U . S . cou ld be r e qui r e d to take me a s u r e s to abo l i s h t he p re s e n t d i s to r t i on s o f comp e t i t i on . The s e mea sures ref e r no t only t o t h e t a r i f f a n d non t a ri f f imped imen t s t o t rade and s e r v i c e s but i n e qua l deg ree at lea s t t o p robl ems i n t he mac ro-ec onomie a nd mon e t a ry f i e ld s . The e x c ha ng e r a t e p o l i cy in p a r t i cu la r should r e c e i v e c o n s i d e r able a t t ent i on a s o n e f ac t o r d i s t o r t i ng compe t i t i on . S . P r og r e s s i n t he a r e a s ment i oned i n 4) should i n i t i a l l y be achieved t hroug h coope ra t ion . The GATT and t he G 7 , wi t h t he ad d i t ion of a r e p r e sent a t i ve o f t he E u r o p ea n Commi s s i o n , mu s t p lay an impo r tant r o l e . 6 . To be e f f e c t i ve wi t hi n t h i s f ramewo r k , howe ve r , t he E C mus t a l so be p re p a r e d f o r c onf ron t a t i on . I f t he EC want s t o sha ke i t s f i s t , measures a r e n e e d e d t o speed up d e c i s i on-making i n r eg a rd t o c o un t emea s u re s . Fina l ly , t h e re mu s t be mo re uni t y among membe r s t a t e s s o t ha t Europe can s pe ak wi t h one v o ic e . - 23 - Fo ot no t e s 1 ) Al t houg h t he p roblem app l i e s t o all Wes t e rn E u rope , t he s t a t i s t ic a l ma t e r i a l and t h e po l i c y o p t i on s i n t h i s note take t h e E u r o p ea n Communi t y a s t he c h i e f s t a r t i ng po i n t . 2 ) S ta r t i ng f rom an unchang e d p o l i c y , t he European Commi s s i on expec t s t ha t t he unemp l oyment pe r c en t a g e w i l l f a l l f r om 1 1 . 8% in 1 9 8 6 to ove r 10% in 1 9 9 0 , whi c h i s about f i f t een mi l l i on unemp l oyed . S e e Annua l E c onomie Report , 1 9 8 6 - 1 9 8 7 ( com ( 86 ) 5 3 0 f inal ) , p a g e 5 7 . 3 ) A c o o pe ra t i ve g rowt h s t ra t e g y f o r more emp loymen t ( c orn ( 8 5 ) 5 7 0 f i na l ) . 4 ) Comp let ing the I n t e rna! Ma rke t ( corn ( 8 5 ) 3 1 0 f inal . ) 5 ) Al t houg h the E uropean Commi s s i on reg u l a r J. y br oac hes t his q ue s t ion ( s e e among o t he r thing s C o rn ( 8 6 ) 4 0 f inal : Imp ro ving compe t i t i ve n e s s a nd i ndu s t r i a l st ruc tures in t he Commun i t y ) s ca rce ly a ny conclus i on s a r e d rawn c once rning t h e exte rnal p o l i c y of t he E C . One reason is und o ub t e d ly t he d i f f e rences o f o pi n i on in t hi s r e s p e c t wh i c h exi s t s among t he v a r i o u s membe r s t a t e s . 6 ) I n t hi s not e , w e have ig no red t he ( d i s to r t i on of ) c ompe t i t i on f r om t he s o- c a l l e d N ewly I n du s t r i a l i z ing Count r i e s ( Ta iwan , S o ut h Ko rea , Hong Kong , S ing a p o re ) . The imp o r tance o f t he s e coun t r i e s c a n be se e n among o t he r t h i ng s f rom t h e c a l l mad e by t he G 6 dur i ng t he " Louv r e " meet i ng i n Fe brua ry to s t o p t he i r compe t i t i on d i s to r t i ng a c t i v i t i e s . The c onc lus i on s of t h i s note can a l so - i n g ene r a l - b e a p p l ied t o t h e se c o un t r i e s . 7 ) Al t houg h t he ene rg y ba lance has a l s o imp roved as a resu l t o f t he increased o i l p r o duc t i on i n h t e No r t h Sea , t he f a l l in t h e p r ie e o f o i l has had t he d om i na n t e f f e c t . 8 ) See among o t he r t hi ng s : OECD S e l ency and T ec hno l og y Ind ic a t o r s , no 2 , 1 98 6 , p a g e s 7 3 and 7 4 . S e e f o r d i vi sion o f c a t e g o r i e s Hig h , Med i um , Low R & D : a pp en d ix 2 . - 24 - 9) A l t houg h t h i s t ra i n o f t houg h t is g en e ra l l y endo rsed , i t i s ce rtainly no t wa t e r t i g h t . Fo r i n s t ance , t h e European a r r e a r s i n t h e " h i g h t e c h " area d e pends larg e ly on t he d e f i n i t i on of wha t i s meant by h i g h te c h . I f , a s is t he c a s e in t he U n i t e d S t a t es , automo b i l e s a r e counted among high- t ech p rodu c t s , t hen t he s i tua t i on i n Europe is c l e a r ly l e s s s ombe r . In a dd i t i on , it i s qui t e o f t en f o rg o t t en t ha t , t hanks t o t he app l i c a t i on o f adva nc e d p rod u c t ion t e c hn i q ues , sorne " low R & D " indus t ri e s c a n b e v e ry comp e t i t i ve ( f o r ins tance , text i l e s wh i c h a r e be i ng re-eva l ua t ed i n Euro p e , and a g r i c u l t u r e . ) F inally , m o s t ana ly ses involve l a rg e numbe rs o f agg reg a ted f ig u r e s , s o t h a t t he s t r ong p o s i t i ons o f c e r t a i n s e c t o r s ( among o t he r s , pha rmaceut i c a l s ) do no t r ec e i ved s u f f i c i e n t we ig h t . These comme n t s do no t d e t r ac t f rom t h e f i nal c onc lu s i on - Europe ha s l o s t g r ound in t h e h ig h- t e c h a r e a , o n e wh ic h i s t he mo s t imp o r t a n t f o r i n t e r na t i onal t rad e . S e a l so : Th . P e e te r s , " S t ruc t u r a l Ad jus tmen t a nd Trade Spec i a l i z a t i on : U . S . , Japan and t he EC . " T i jd s c h r i f t voo r Economi e en Managem ent , Vol . XXI X , no . 3 , 1 9 8 4 � pag e 4 4 9 . 1 0 ) See among o t he r s : H . S chot sma n ; " Japan , a f i nanci a l g i ant on t he way t o ma t u r i t y " . ABN E c o nomie Re v i ew , 1 1 8 , Decembe r 1 9 8 6 . E z r a F . Vog e l : " Pax Nipponica ? " Fo reign Af f a i rs , S p r ing 1 98 6 , pag e 7 5 2 . 1 1 ) See among o t he rs : Do ug las B e rn s t e i n an John S hoven : "Taxa t i on and the C o s t o f C a p i t a l , " a pape r p r esented to the Ame r i can Coun c i l f o r Ca p i t a l F o rma t i on , S e p t emb e r 1 98 6 . 1 2 ) OECD E c o nomie O u t lo o k , D e cembe r 1 9 8 6 , pag e 4 9 . 1 3 ) See among o t h e r s : Henri E rg a s , " Ex p l od i ng t h e Myt hs about What ' s Wrong . " F i nancial Times , 2 6 J une 1 9 8 5 . 1 4 ) H . W . de Jong , "Ma rkt e c onom i e , O n d e rneme rs c ha p en ec onomie t heor i e , " Ec o nomenblad , 2 8 Ma y 1 9 8 6 . 1 5 ) Jacques P e lkman s , De Inte rne ma rkt voor i ndus t r i ë le p rodu c t en , S t a a t s u i t geveri j , Den Haag , 1 9 8 5 , pag e 1 2 8 . S e e a l s o : Jacques P e l kman s : Comp le t i ng t he Int e rn a i ma rke t f o r indus t r ial p r oduc t s , commi s si o n t o f t he European Commun i t i e s , Luxembourg 1 9 8 6 . - 25 - 1 6 ) C . F r ed B e rg s ten and W i l l i am R. C l i ne : " T he Uni t e d S ta t es- Ja pan Economie P r oblem" , I ns t i t u t e f o r I n t e rn a t i onal E c o nomi e s , Wa sh ing ton D . C . O c t o be r 1 98 5 . See a l s o : Gary R . S axonho use , " Japan ' s I n t rac table Trade Surp lus i n a New E ra . " The Wo r l d Eco nomy , Volume 7 , no . 3 , S e p tembe r 1 98 6 , page 2 3 9 . 1 7 ) Ken i c h i O hmae , T r i a d powe r , t he coming shape o f g loba l c ompe t i t i on , New York 1985 . 1 8 ) V e rno n R. Ald e n ; "Who say s you c an ' t crack J a p an e s e ma rke t s ? " Ha rvard Bu s in e s s Revi ew , Jan , F e b . 1 9 8 7 , pag e 5 2 . 1 9 ) This s t and p o i n t i s s u p p o r t e d by , among o t he r s , Ka rel G . van Wolfe ren , " J apan P r o blem" , Fo r e ign Af f a i r s , W i n t e r 1 9 8 6 / 8 7 , page 288 E z r a F . Voge l , i d e m . W i s s e Dekke r , " D own bu t n o t Out , S p eak i ng o f Japan , J une 1 9 8 6 . James Moo rhouse , · " Ri g ht ing t he B a lance " , s p e aking o f japan , augu s t 1 9 8 6 . 2 0 ) Jules Arbo s e , " Expans i on abroad : t he new d i rec t i on f o r European f i rms , " I n t e rna t i onal Management , Novembe r 1 9 8 6 , p a g e 2 3 . 2 1 ) C . J . van d e r Klug t , " Het antwoo r d P h i l i p s o p Japan" ( P hili p s ' a n swe r t o Japan) , E la n , May 1 98 6 , page 1 7 . 2 2 ) S ee a l so B e rg s t e n and C l i ne . 2 3 ) " A war o f d i mi n i s h i ng r e t u r n s , " F inanc i a l T ime s , 10 Novembe r 1 9 8 6 . 2 4 ) Confe rence Board : Toug h Cha l l eng e s f o r R & D Managemen t . Publi c a t ion 8 9 5 , pag e 9 . 2 5 ) This r e p o r t makes rec ommend a t i ons , among o t h e r t h i ng s , i n t he f i e l d o f i nv e s tment i n hou s e bui l d i ng , tax r e f o rm , r e d uc t i o n o f wo rking hour s , inves tme n t abr oad , e t c . . ·.;.··.:J_c_n_C"._J._:�_ .-i Bala nc e of t ra de U . S . , Japan , E . C . ( 1 2 ) ' _ $ bi l l io n J apa n U n i ted S t a t e s Fo od and luxu ry g o ods Raw ma t e ri a l s Energ y Mac hi ne ry and t ra ns p o r t Othe r ind us t ri al p ro duct s To t a l 1) 1 98 0 1 98 5 24 . 7 14. 7 22 . 2 19. 5 11. 8 -0. 2 impo r t a 11.0 expo r t s 1 98 0 1 98 5 1 986 impo r t s 18. 6 22.4 expo r t s 30. 6 bala nce E . G ( exc 1ud i ng i n t ra-t rade) 1) 1 986 1 98 0 1 98 5 1 986 15. 6 18 . 5 36 . 8 28 . 8 33. 3 1.6 1.3 1.4 24 . 9 22.3 23 . 3 -5 . 2 -13. 1 -14 . 3 -17 . 1 - 11 . 9 -6 . 5 -10. 0 11.1 11. 4 23 . 7 18 . 0 17. 5 43 . 8 31 . 7 31 . 7 25. 7 18 . 4 17.6 1.5 1.4 . 1.5 6.8 6.8 6.8 bala nc e 14. 7 7.3 6.2 -2 2 . 2 -1 6 . 6 -16 . 0 -37 . 0 -2 4 . 7 -24 . 9 im po r t s 82. 9 53. 9 38. 6 70 . 0 55.8 38. 8 135 . 3 91 . 7 62 . 7 ex p o r t s 8.0 10. 0 8.2 0.5 0.5 0. 6 13 . 6 14 . 2 10 . 7 b al a nc e -74 . 9 -43 . 9 -30 . 4 -69 . 5 -55. 3 - 38 . 2 -121 . 7 -77. 5 -51 . 0 importa 60 . 6 137 . 3 15 9 . 0 8.8 11.1 12 . 3 53 . 3 58 o 4 73. 7 expo r ts 84 . 6 94 . 3 93 . 9 71 . 2 108 . 4 129. 6 111. 8 1 05 . 8 126 . 3 bala nc e 24 . 0 - 43 . 0 - 65 . 1 62. 4 97 . 3 1 16 . 9 58 . 8 47.4 52. 6 impo r t a 71 . 8 1 20 . ? 134 . 3 23 . 3 29. 0 38. 8 124 . 1 99. 3 1 24 . 4 expo r t s 67 . 8 62 . 1 63 . 5 55.1 64 . 1 71 . 6 144 . 5 139 . 9 158 . 4 balance -4 . 0 - 58 . 6 -70 . 8 31 . 8 35.1 32 . 8 20 . 4 40 . 6 34 . 0 impo r t a 24 4 . 9 3 45 . 4 3 68 . 0 1 40 . 5 129 . 5 12 6 . 3 393 . 3 30 9 . 9 32 5 . 8 e xpo r t s 216 .5 2 06 . 8 20 2 . 7 129 . 9 175 . 7 2 04 . 7 304 . 6 282 . 0 32 5 . 5 bala nc e - 2 8 . 4 - 1 3 8 . 6 - 1 65 . 3 -10 . 6 46 . 2 78 . 4 -91 . 7 -2 0 . 9 0. 7 $ Same i n n a t io nal cur rency Ecu yen i nvoe r 24 4 . 9 345 . 4 368 . 0 318 . 5 5 308 . 91 21 . 65 8 282 . 5 406 . 3 336 . 5 ui t voe r 2 16 . 5 2 06 . 8 20 2 . 7 2 94 . 54 4 1 9 . 1 1 3 5 1 . 02 216. 7 3 78 . 7 3 37 . 2 s aldo -2 8 . 5 - 1 3 8 . 6 - 1 65 . 3 - 2 40 . 1 1 1 0 . 20 1 34 . 4 4 - 65 . 8 -27 . 6 0. 7 1 ) Jan-Se p t . on annua1 bas i s S ou �c e : OECD , Mo nt hly Foreign T rade S t a t i s t i c s 1) Append i x 2 D i v i s i on o f g oo d s by c a t eg o ry Hig h i n t en s i t y Ae r o s p ace Comp u t e r s E l e c t ronic s c ompon en t s D r ug s and med i c i ne I n s t r umen t s E l ec t r i c a l Mac h i ne r y Med i um i n ten s i t y M o t o r Vehicles Chemi c a l s O t he r manu f ac t u r i ng i ndus t i e s N o n e l e c t r i c a l mac h i ne ry Rubbe r , p la s t i c s N o n f e rrous me t a l s Low i n t en s i t y S t one , c l a y , g la s s Foo d , d r ink S h i p bu i ld ing P e t r o le um r ef i ne r i e s F e r rous met a l s Fabr i c a t e d me t a l p r od uc t s P a pe r , p r i n t i ng Woo d , c o rk , f u rni t u r e Text i le s , f o o t ware , le a t he r Sourc e : OECD/ STHU , Novembe r 1 9 8 5 Apl') e : �.. -� -n-0..-b � E C U P E R U . S . D O LLAR M on t hly 1 . 50 av e r ase � htl \ 1\ 7 � 1 .40 1 . 30 1 . 20 :::> u w 1 ;V v 1 .1 0 1 .00 \ 1� (\ !C � /V 0.90 1! 0 . 80 0.70 0.60 v f\ J -.1\ 79 1 80 82 81 83 84 85 86 87 E CU P E R 1 0 0 0 0 JAPAN S E YEN m 0nt hly 65 av e r ag e � (\ 60 /\./' 55 Jp 50 45 Â/�1 40 " v 1 -.J " 1 35 \ 30 25 il h l' 1 ! "-V 79 80 ' 81 82 83 ABN Economl:: r 84 85 R e s e ar c h lJe p t � 86 - / 87 Téléphone : ( 02 ) 5 1 2 20 89 Télégrammes : COOPEUROP, Bruxelles LIGUE EUROPEENNE DE COOPERATION ECONOMIQUE (L.E.C.E.) EUROPEAN LEAGUE FOR ECONOMIC CO - OPERATION (E.L.E.C.) Association internationale à but scientifique ( Loi belge du 25 octobre 1 9 1 9 ) 1060 Avenue de la Toison DOC U M E N T P R OJ E T D E L ' EUROPE EN La L i gue son à Européenne a t t en t i on c e l l es ressort FACE des de sur DES de la E T A TS - U N I S s i tua t i on et 3599 de par E T D U J A P ON E c o n om i q u e l ' Eur ope , d u J apon , r é a l i sée l ' é t ud e No - R E S O L U T I ON C oo p é r a t i on E t a ts - U n i s mai 1 9 8 7 d'Or 1 Bte I l 20 BRUXELLES, l e sa a por té r e l a t i v em e n t telle qu ' elle sec t i o n n ée r l a n- daise . Elle cons t a te a v ec t i on dé j à acq u i s e dément la de eur opéennes plus très qui vive i nq u i é tude r i sq ue de la s ' agg r a v e r concurre n t i e l l e des dé g r a d a pr o f o n e n t r epr i s es l eu r s c o n c ur r e n t es amér i c a i nes et , j a po n a i s e s . R e l a t i v em e n t aux aux face tout pe u t - ê t r e et p l us po s i t i on encore , autres , la à laisse cr a i nd r e i r r é m é d i ab l e p a r t i c u l i è r em e n t une de pa r t s dans l es per t e du unes r a pi d e marché doma i nes de par et et l ' E u r o pe , haute t e c h n o l og i e . La LECE i ns i s t e e n t r e pr i s e s r é du i r e 1. - la t a n t es la et l es LECE le que dé l a i , les d ' un e ac t i on s pour a c t i ons telle qui s o i en t a c c é l ér ées s u s c ep t i b l es de m e n a ce . dépe n d e n t c o n s i d è r e c om m e ou de l ' Eur ope par t i cul i èrement e l l e i m po r urge n t es : pour s u i t e t i on dé j a - s a ns g r a v i té Parmi même , - la donc et l a génér a l i s a t i on de a m o r c é e d a n s p l u s i eu r s m a i n t i en l ' al lègement d ' un e s tricte d e s c h a rges la dérég l emen t a pays ; d i s c i p l i ne des r ev enus publ i q ues ; . . 1. . . et - - 2 l ' encouragem e n t a l ' épargne pr i s e d e mesures toutes - et à l ' i nves t i s sement pr opr e s à aba i s s e r le et la coû t du c api t a l ; - l ' ori ent ation pub l i q ue s tant vers de l ' épargne que des l e d é v e l oppem e n t plutôt que vers le s ou t i e n des r e s s ou r c es s ec teurs de poi n t e d ' i ndu s t r i es anci ennes et pub l i q ue s recherche d a ns f a i bl es ; - l ' or i e n t a t i on des l es di rec t i ons t i ons d é pe n s e s susceptibles la 2. - d e c ondu i r e à des a pp l i c a i ndus t r i e l l e s ; l ' accélér a ti o n de pr évu de 1992 , pour s uppr e s s i on Parmi l es concurrentes l ' u n i f i c a t i on du pa r t i c ul i è r e m e n t des obs t a c l e s c a us es non pr o v e n a n t amér i c a i ns et de marché en i n t é r i eu r , ce qui c oncerne t ari fai res . l ' a t t i t ude j a pon a i s , LECE la des tient a souligner : - le maintien par exce� s i vement - le suppo r t trie - i nd i r e c t de défense ; le recours , les pr a t i q u e s t uées d e pu i s ayant pour de de l es par t r ès d ' un t aux l es de c h a ng e et pour les du effet , i n t ér i eurs que et t a ux par pr i x e x por t a t i on s et par ouv ertes J a po n a i s e s , re lèvement donné p ub l i q u e s Etats-Unis pr o t e c t i o n n i s t e s le vente pu i s s a n t commandes commer c i a l es but f av or i s er mais par tant pr a t i q u e s pr i x Etats-Unis bas ; amér i c a i ne à des - les de la de à l ' i ndus en mati ère le J a pon , ou dégui sées ; encore c hange accen du yen , dis tors ion vente entre ex téri eurs , de gêner l es impor t a t i on s ; - la p o l i t i q ue p l us j a po n a i s e accen tuée r écemment faire t rès encore , p l us t a t i on l ' o n obs er v e , sous d ans d ' autres a s i a t iques i nd us t r i a l i s é s ) m éd i oc r em e n t l ' accroissement la ( que l arge pr o f i t e r pr o d u i t par t agres s i ve d ' un équi l ibre du t en d a n t au des la n a t i ona l s ou t i en dépas s a n t à de é c h a ng e s . d ' une pays ne pas une faire ou forme a popul a t ion d e afin d ' en reserver pol i t i q u e d ' e x po r be a u c o u p les nécessi tés . . 1. . . 3. La - peut d ' une et comme ses c oopér a t i on c es plus o u beauc oup A ou en voie t rès fait trop aucun degré , l en te la pos i t i o n ne saur a i t r ec om m a nd e r le mei l l eur c oo pé r a t i o n l ' a ttente mais f assent l ' on entre l ' ob j e t débou c h a n t Mais en qui f a v eu r le elle s ur moyen d ' amener es t d e s e montrer n ' h és i t e en a de rétor j us q u ' i c i , ont oeuv re le hés i t ante effi cace . la à pr i s l i ber t é un qu ' i l l es pas mesures t o u j ou r s de s ol u t i on de LECE es t i me mise recours es t i me la l es être a d ' une et qui , d ' une pour LECE , pr e n d r e où q ue c o m pé t i t i o n r a pi d e , r apidement l ' ob J e t de s ys t éma t i que . et d ' accords , s ' i m po s e r a i e n t s ou v e n t la c oncurrents l ' Europe r enforce met tr e e n oeuvre s ion qui de a s pec t s , e f fect i v e . par nécess a i re que d i v er s a normaux , ouver te à d é f au t p r ob l è m e s les pr i nc i paux concer t a t i on Cependant , - s ou h a i t e q u e c o ns idérer l ' Eur ope une LECE 3 et des es t à éch anges , pr o t ec t i on n i s m e des c o nc ur r e n t s pr ê t s con t i nue la c i r c o n s t a nc es à la confront at i on . Télégrammes : COOPEUROP, Bruxelles ( 02 ) 5 1 2 20 89 Téléphone : LIGUE EUROPEENNE DE COOPERATION ECONOMIQUE (L.E.C.E.) EUROPEAN LEAGUE FOR ECONOMIC CO - OPERATION (E.L.E.C.) Association internationale à but scientifique ( Loi belge du 25 octobre 1919 ) 1060 20 BRUXELLES, l e rn DOC . 1 98 ai 1 Avenue de la Toison d'Or Bte I l - 7 3600 No PROJET DE R ES O L UT I ON L ' EUROPE DES La a LI GUE pr i s EUROPEENNE c o n n a i s s a nc e réal i sés dans t e c h n i q ues , l e s e c o nd a d h oc Elle du Japon se fai t de haute la défe�se Il au au plus é t ab l i p r og r è s par où le p l us En a pp a r a i s s e n t gr oupe de par a î t t e c h n i que et la de r éa l i s a t i on s pol i t i que la des que l es en qui se c t eurs t ou t r e pos e dans en l ' e f f or t p o ur s u i v i autre , s ur une la d e c oo p é r a t i o n par a l l è lement s uf f i s ammen t de base , s u f f i s am m e n t Etats-Unis , i nd us t r i a l i s é s comme celle r ec h e r c h e , s o i en t , c oopér a t i o n détri ment soi t r e c h e r c h es des o f fens i ve . i nd i s p e n s a b l e n i v e au x c om m u n , es t t r av a i l r e c ommanda t i ons dans d om a i ne effi cace et l es récemment menaçante dans français . c on c u r r e n c e ce pr o g r è s E u r o pe d e s formu l er pays ou c ons t ruc t i v e en la plus i eurs press ante la plan des bl i r a i t néanmoi ns t ec h n o l og i e . les Tou t e s a t i s f a c t i o n des ces moment de fondam en t a l es des que devoir m a t i èr e t ous avec ECONOM I QUE c o n s t r uc t i on d ' une tels et a t t i t ud e en C OO P E R A T I O N c o ns t i tué a u s e i n d e s o n c om i t é croi t - la r a ppor t suiv antes , 1. DE TECH N I QU E S p o u r q ue p l us aval les amont , o p t i ons l ar g e mesur e , pour s e p r o l o ng e n t en aus s i que à a r r ê t ées l ' h armoni s a t i on pr è s que po s s i b l e i ndus t r i e l l es . pr i v i l ég i a n t autres perdr a i t po s i t i o n d e un ni veau de en recherche effi caci té et l ' Europe . . . 1. . . au affai 2. Prenant - - 2 - e x empl e aux i nd u s t r i e s que l ' effort tir en m a t i ère sur l ' a i de a m ér i c a i nes auqu e l l ' E u r o pe de d é f e ns e , l ' occas i on d ' u n e a ide péennes a v a ncées . Ce t t e les plus action nature e u r o pe e n n e , ou de po i n t e , devr a dans é v idemm e n t c o m m a nd e s t e nd a n t à la s ans l es c om p a r a b l e n ' exclut provenant de cons idérable appo r t é e LECE s o uh a i t e nul a nnées dou t e à veni r , aux i n du s t r i e s pas une civiles , f a v or i s e r a ide a des c onsen soi t euro de même l ' éche l l e r é a l i s a t i ons c ommunes . 3. La - LECE es t ime di spos i t i o n s techniques des oeu v r e 4. - toire mais le La à l es et de la appr o f o nd i r t ou t e et ayant de recherche trielle - dans c ad r e d ' un du - comi té pr o j e t des a c onna i s s a n c es la soient por tée mi ses m i s e e n p l a c e d ' un de s t r uc t u r e v oc a t i on e u r o pé e n n e r e c omm a nd a t i on pour r a i t n i v e a ux le la accél ér er L ' ob s e r v a t o i r e acqui s l es en pos s i bl e . eur opéen " , c oopér a t i on form u l er l es i m po r t a n c e q u e t e c h no l og i ques r apidem e n t ni v eau , g r a nd e e n t r e pr i s e s r e c om m a nd e haut p l us à mettre moyennes plus LECE la prog r è s t e c h n o l og i q u e t i on de et t e nd a n t et pe t i t e s de cet te pr e n d r e à en de E S PR I T . t r ès surveil ler m a t i èr e l ég è r e l ' évolu t ec h n i q ue nature à é t endre , c o opér a t i o n . la f or m e , f o nd am e n t a l e , a n a l og u e " obs e r v a à a t o us appl i q u ée , celui qui a les i ndus é t é créé Télégrammes : COOPEUROP, Bruxelles Téléphone ( 02 ) 5 1 2 20 89 : LIGUE EUROPEENNE DE COOPERATION ECONOMIQUE (L.E.C.E.) EUROPEAN LEAGUE FOR ECONOMIC CO - OPERATION (E.L.E.C.) Association internationale à but scientifique ( Loi belge du 25 octobre 1 9 1 9 ) 1060 20 mai BRUXELLES, le Avenue de la Toison DOC U M E N T La Ligue l es re de la pr og r è s breuses R E SO L U T I ON OBSTACLES TEC H N I QU E S Européenne s ' i nq u i è t e d e et P R O J E T DE de r éa l i sés di s c or d a nc es normes , - 3601 No l987 Ete 1 1 Coopér a t i o n Econom i que s ub s i s t a n c e , dé j à d'Or 1 à n o n ob s t a n t e n c e d o m a i ne , l ' i n t ér i eur contrôles , l es de ef for t s de nom l ' Europe en m a t i è c er t i f i c a t i o ns , exigences a des techniques . P r i nc i p a l em e n t de s é c ur i t é , i ns p i r é es ces d ' hui ég a l em e n t santé ou qu ' i l s Dans l ' un des faits , les ce et , il c oû t s dont des n o t ammen t , f r agmen t e en à à sont auj our tels touj ours que cra i ndre pr o t ec t i o n n i s t es . et l ' uni f i c a t i on du l ' ou v e r t u r e des l e m arché c o n s éq u e n c e peu t r a i s on s d ' harmoni s at i on cons ti tue obs t a c l e s d e p r odu c t i o n a f f a i bl i t on le moti fs i n t e n t i ons m a nq u e pr i n c i paux par d i s c or d a n t es bien d ' autres d i s s i m u l en t i ntéri eur publ i c s ; pour env i r onnement , ne l es m es ur es l ' or i g i ne européen , l e p o i ds l ' i nd u s t r i e des marché marc hés a l ou rd i t s tocks e u r o pé e n n e et cons i d é r é e d a n s s o n e n s e mb l e . C ' es t pourquoi l ' obj ect i f pos s i b l e d ' un doi t la LECE ê tre de dev ancer l ' échéance de marché i ntéri eur v an t es d o i v ent es t i m e q u ' en être 1992 uni f i é adoptées le par e i l l e m a t i ère plus la f i x é e pour et que s ans l argement réal isation mesures l es déla i . . . 1. . . s ui 1. Aucune - être 2 - norme ou e x i gence f i xée désormais n a t i ona l ; t ou t e et n o r me s ous ou t e c h n i q ue a uc u n ex igence nou v e l l e pr é t e x t e nou v e l l e à ne doi t l ' échelon do i t être eur opee nne . 2. En - les t r av aux dans a ) ce qui l es c o n c e r ne en cours deux l es doi ve n t d i re c t i ons déf i ni t i on de européennes , ê tr e dé j à n o uv e l l es se normes ou contrôles accél érés et ex is tant é t endus sui v ies : normes s ub s t i t u a n t ou e x i gences aux diverses l es di fférents t e c h n i q u es d i s po s i t i o n s n a t i o n a l es ; b) r e c o nn a i s s ance c on t rôles c h a cun l es ou en o r g a n i s m es ce aux d i v er s es nales qui normes En en ou outre , mes ou va dom a i ne , oeuv rent dé j à ex i gences information sur i nconvéni ents Les comma ndes en t , dès que tion soi t é t e nd u e des à p l us du entre contrô l es rapi soutien i n ter na ti o d ' h a r m o n i s a t i on des s ys téma t i q u e exis tant de la des et s a ns en les nor Europe peut p ub l i q u e s non-harmoni s a t i on . pub l i q ue s a t t e nd r e q u e l ' e n s em b l e d e s normes sur opi ni ons a dm i n 1 s t r a t i o ns la base des s ur parei ls et des dans directs organi s a t i ons l ' a t t en t i on po s s i b l e ou d ' avancer ma t i ère t ec h n i ques u t i l em e n t - états techniques . a t t i r er pass ées en de recours ou par accords chargés même du i ns t i tuti ons une des per m e t t r a i e n t de ex igences l es pra ti qués spéc i a l i s és , c er t i f i c a t i o ns il par cer t i f i c a t i ons d ' eux ; demen t ; 3. et mu tu e l l e dev r a i l ' h armoni sa c l i en t è l es , o u e x i ge nc e s être t e c h n i q u es eur opéen nes . 4 . - L ' e n s embl e des à u t i l em e n t bres de c l u s i ons la de t ou t e CEE . son La mesures l ' Eur ope , LECE g r oupe y c ompr i s r a p pe l l e de e nv i s agées ainsi t r av a i l à cet l es s ' é t endr ai t pays égard non l es m em con CEE / AELE . . . 1 . . . 5. à Dans - la p l u pa r t r ec h er c h e r gences dui ts a c c ès marché être et sui v i à s ans c h oi s i des a c c o rd au m ar ché s ou v e n t son un t e c h n i q ues d ' avoir 3 - cas , en matière l ' échel l e voie normes des ses normes , avantage par no t ammen t , m a t ér i e l s L ' e x em p l e du ne i ntérêt ou d ' exi afi n , ou pro J a po n q u i c on t r a i r e e n v ue de d ' i mpos er avec de trouvera mondi a l e modi f i c a t i on amér i c ai n . la l ' Eur ope a pr o t ég e r s e mb l e pouv o i r l ' E u r o pe q u e t r è s excepti on nel l emen t . 6. Il - s er a i t d ' un g r a n d europeennes adoptent , pr o d u i t s ma téri els , bles , ou v oi s l nes v e l l ement la ou un choix f i rmes des ne peut tel de des la au s s i en afin ni e n t r e pr i s e s de qui met d ' évi ter sembl a le q ue r e nou l ' a é té télév i s ion . en c ause technique s o l u t i on nouveaux techniques d o m m a g e ab l e s l ' ému l a t i on recevoir les c r é a t i on m a t i èr e d e p r ob l è m e , et que soluti ons compa t ibles , P A L / S EC A M Cepend a n t ci , lors d ' e x pé r i ences du a l i t é i ntérêt le l i br e entre géné r a l e n i c e l l es solution au t o r i t a i r e . La LECE es t i me l ' ob j e t tue l de des néanmoi ns contacts qu ' i l entre orga n i s a t i ons doi t f irmes f a i re avec le pr o f es s i o n ne l l es u t i l em e n t even- c o ncou rs ou de comi tés d ' e x per t s . Il va sans de r éa l i s a ti ons e x em p l e ce c om m u n e s , techniques et c om mu n a u t a i r e s ni veau , E u r o pe l ' idéal e n c our a g e a n t instances A d i r e q ue se le dont que t e c h n o l og i q ue . l es la la l ' A i rbus mise sur de de la un et l es f ac i l i ter . s u pp r e s s i o n d e s avec celui p i ed demeur e g o u v e r nem e n t s se doivent p r ob l è m e d e c on f o nd demeure ob s t a c l e s cré a t i o n d ' une LIGUE EUROPÉENN E DE COOPÉRATION É CONOMIQUE SECTION FRANÇAISE 106 bis, RUE D E RENNES - 75006 PARIS - TEUlPHONE ( 1) 45 48 19 25 APRES- M I D I : COMMISSION MONE TAI R E F RANCAI SE 1 9 Avltii 1 9 8 8 L a Jté.u.rû o n d u. à f ' é.tu.de avez 7 9 avJtif à de-6 p!t o p o-6 i Ü o M dû Jte.cev oiJt à feu.Jt d o n ne.Jt V o u.<'l if y R E USS p!to6e-6M u.Jt .. fa R E USS , tait ce J ac q u.e.-6 R I BOUD , ai Mi c o n <'l aCJté.e. q ue v o u.-6 q ue. de fa <'l ui te. note T HY G ES EN L . E.C.E. , d o cument à é.tabfie: fa Mn de. f ' anné.e. coM eiffeJt é. c o n o mi q u.e de. fa B an q ue affu.0i o n , q ui n ot am ment fa Deu.t0che. B u.nde.0 ban h. Mai-6 une à f ' i nte.n ü o n de fa L . E . C . E . L am beJtt , de pM p!ti n ci p afe.me.nt y a une q ui n z ai ne de. j O u.Jt <'l , ci - j o i n t , ni è.Jte pM C o nJtad du. 6oJtmu.fé.e.-6 -6 e.Jta . tJto u.ve.Jte.z , M. B . V. E. I . fa dan<'l ont i nteJtnaü o n afe. 0on é.té. tabfeau. CJtiü q u.é.e-6 0 ' agi<'l-6 ant de. fa 2, de.Jt BJtu.xe.ffe./� . à de.<'l p.'l. o p o <'l iü o n -6 pM fe. p anef m o né. taiJte.. pface. p!té.é.mi nente. de • m é.Jtûe d ' êtJte. c o n n u. de0 m o n é.taiJte 6Jtançai 0 e q ui <JeJt o nt p!té.0e nt0 f e. mem bJte0 7 9 avJtif de. fa • 1 4 / 04 / 8 8 * * * C o m mi 0 0 i o n É CONOMIQ!IE COOPÉRATION LIGUE EUROPÉENN E DE SECTION FRANÇAISE 106 bis, RUE D E R E N N E S 75006 - : P A R I S - TELEPHONE ( 1) 45 48 19 25 APRilS-MIDI Pari� , le 28 ma r s I 9 8 8 C OMMI S S ION MONE TAIRE FRANCAI SE J e vous l e t t r e du 1-6' ma r � . et d e ux no t e � �ur R I B OU D a q u e nou� Tous ( I 6 h . 30 i n t e rna t i o n a l à la de demand é e s anno n c é p a r ma l e s même s Sur suj e t s la ba�e no t r e i n s t a nc e f o rme d ' un p ro j e t faire et lors qu i p r é c é d e r a la f o rme d ' ar t i c l e � r é f o rme d u SHE imp r ime r . e n auront a 1 ns 1 de no t r e r é u n i o n du 1 9 c e l l e d u p a ne l mo n é t a i r e ( 1 1 ma i ) o ù l e s e c r é t � r i a t i n t e rna t i o n a l J e a n DEFLAS S IEUX e t � e ro n t D om i n i q u e RAMI3URE examiné � . de ce de préparer d o c ume n t i n t e r na t i o na l e , J e vous le s o u� � ur l a C ommi s � i o n mo n é t a i r e do i t ê t r e é t u d i é B .D.E . l . ) d e Lond r e s p o � 1 t 1 on f r a nç a i s e p l us d o c umen t � a pub l i c a t i o n . c o nv i é Raymond AXE LROUD , e t où le b i e n v o u l u r é d i ge r l u i av ions l e s memb r e s b i e n avant C e d o cume n t a t r o uv e r j o i n t l a b a nq u e c e n t r a l e e u r o p é e nne e t l a p r ime ur , a vr i l de l. l Jacque� le� prie les il c o nv i e nd r a i t à e d é f i n i r une p r o po s i t i o n � vo i r e même de le� à � o ume t t r e c o nc r é t i s e r à �ou� d e r és o l u t i o n . prie d ' agréer l ' exp r e s � i o n de ma c o n s i d é r a t io n l a d i s t i ngué e . La S e c r é t a i r e g é n é r a l e \ J a c qu e l i n e d e BEAUMONT 88 bis, 7 5 0 1 7 PARIS • rue Jouffroy tél. 6 2 2 . 1 0. 5 0 pour la réflexion monétaire L ' E URO P E ET E t u d e prépa rée SA à MONNA I E l a d ema n d e d e l a L I G U E E U RO P E E N N E D E COO P E RAT I O N E C O NO M I Q U E po u r s a ré u n i o n d u 19 avri l 1988 Jacques R I BOUD L ' Europe e t SA Monna i e L ' E uro pe doi t avoi r s a mon na i e , u ne monna i e q u i ne soi t qu ' à e l l e , q u i ne so i t pas l a mo nnai e nat i o na l e d ' u n é ta t . Tel n ' es t pas l e sens d e 1 ' évo l ut i on actuel l e . L a monnai e d e l ' Eu rope q u i s ' annonce es t l a monna i e nationa l e de l a R . F . A . Ce sera l e Deu tsche Mark . L e s França i s , bercés pa r l es rêves dans l es q u e l s l e s p l onge l e ur tél évi s i o n , ne l e savent pas . I l s cro i e n t que l a mo nna i e de l ' E u ro pe e st ou sera 1 ' écu . C ' e s t une i l l us i on . A 1 ' é tra nger , en ma ti ère de monna i e i n te rna ti ona l e , o n ne pa r l e pa s de zone e uropéen ne , on parl e de zone Deutschemark . I l n ' es t dans 1 ' i n térêt d ' aucun état de l a Commu nauté que l a monna i e communauta i re soi t cel l e de 1 ' u n d ' e n tre eux . Des A l l emands , souci eux de 1 ' ave n i r - et consci ents du passé - sont l es prem i e rs pas dans 1 a en ê tre persuadés . Il n ' e st ' i n térêt de 1 ' E urope q u ' u n état a cq u i ère u n e pu i s sa nce domi nante - - économi que d ' abord , e t b i entô t po l i ti q ue , que , derri ère sa mon na i e , i l a s s ume l e rôl e de l eader et de repré se n tant de 1 ' Eu ro pe aux yeux du Monde . S ' i l deva i t e n être a i ns i , à terme , cette u n i f i ca t i on européenne , a u i a é té l ' es poi r d e pl u si eurs généra t i on s , s e sera i t é va nou i e , u n grand projet e t u n e g rande amb i t i on a u ra i ent échoué . Le temps n ' est p l u s où 1 ' o n pouva i t se sati s fa i re d ' accords de pri nci pe e t de promesses q u i fa i sa i ent i l l us i on tion e.wz.opé.e.nne " , " �� l� mo� en 6�v � de � QO �tnuQ a d i t V a l éry G i sca rd d ' E s ta i ng , " �vuen:t - é.:té. . d� p-Lvur..e.�.> ,. y � lo ngt.empo qu.e. Qet.t.e. QO � t!r.u.�o n J:i eJW....i.;t ct.c.he.v é.e. '-' . � On ne pe ut pl u s se conte n ter de mots . I l y a d i x h u i t il ans o n éta i t d ' acco rd s ur l e pl an Werne r , d ' une monna i e e u ropéenne commu ne . Le Prés i de n t Georges Pomp i dou , à l a tél é v i s ion , l a prometta i t . • . pour 1980 . Que l l e que soi t l a vo l o nté , e t même l a bonne vo l o n té des gouvernements , l a compl exité du p ro blème , 1 ' i nci dence des engagements à prendre p a r u n Po uvo i r sur c e t i n strument e s s en t i e l de son éco nom i e qu ' e s t sa mo nna i e nati onal e , repoussent l e consensus q ue 1 ' on dit néces sai re entre l es gouvernemen ts , pou r une tel l e i n no vati o n , à une échéa nce l o i nta i ne . L e temps pre s s e ; l e s fa i ts sont pl u s forts que l es vol ontés des gou vernemen ts , l es fa i ts monéta i res pl us e ncore q ue d ' a u tre s . La monna i e de l ' Euro pe sera cel l e q u 1 a uron t choi s i e pour l e u rs transacti ons des mi l l i ons de gen s et d ' e ntrepr i ses ; E l l e ne sera pas c e l l e qu ' a u ront décré tée à B ruxe l l e s , l es Admi ni s trateu rs de l a Communa uté . Une fo i s l e D . Mark i mpl a nté , reconnu ./ . . . :t: " E URO 9 2 " à 1 ' UNESCO - Décembre 1987 . L ' Europe e t SA monna i e - 2. comme 1 ' i ns trument d ' écha nge l e p l us sûr , l e pl u s prati que po ur l e s rel ati ons fi nanci ère s i n terna t i o na l e s , l es décl a ra t i o n s , l es i nj onct i o n s pour procl amer q u e 1 ' écu peut être , do i t être , va être l a monna i e de - l a Commu nau té , ne s eront que du ven t . C ' est po urq u o i on do i t rechercher l es moyens prat i ques , con crets , de fa i re de cet écu u n e vra i e mon na i e e t pl u s seul emen t une u n i té de compte . Et cel a sans a ttendre , s ans d é pendre d ' un co nsensus des gouvernements , sans se fi er 1 a des i nte nti ons , des prome s ses , sans mettre comme condi t i on préal abl e , ' " ha rmon i sa t i o n " des pol i ti ques soci a l e , économ i q ue , f i na nci ère , fi scal e . • . " ha rmoni sati ons " certes dés i rabl e s ma i s q u i ne - peuvent abouti r que dans u n aven i r l o i n ta i n e t q u i , quand e l l es about i ro n t , tro u veront deva n t e l l es l e terra i n o ccu pé par u n D . Ma rk tri ompha nt , tro p fort pour être s uppl a n té , trop fort po ur accepter une monna i e eu ropéen ne en pa ra l l èl e a vec l u i , même dans un rô l e mi neu r . Jama i s , dans l ' h i s to i re , une monna i e- c réance q u i ne fu t pas en même temps la monna i e na ti onal e d ' u n é ta t , n ' a é té d ' un u sage courant pou r - - tra nsa cti o ns e t réserves da ns l es re l a ti o ns fi nanci è re s e ntre é tats . Jama i s une monna i e arti f i c i e l l e - q u i pl u s e s t compos i te - n ' a été i mposée . La n o u � vea u té d u proj e t , à e l l e s e u l e , l a i s se e n tre vo i r sa di ffi cul té , et l a néce s s i té , p o ur l a s u rmo nte r , d ' u n pragma t i sme sans conce s s i ons , d u souci de n e pa s con fo ndre l es mots avec l es fa i ts , l e s dés i rs a ve c l a réa l i té . C ' e s t dans ce t e s pr i t q ue sont renouve l ée s e t préci sée s , dans ces pa g e s , l e s pro po s i ti o ns déj à fo rmu l ées à ma i nte s repr i ses dans l a Re vue : - Pour pe rmettre a l ' écu pri vé de fa i re s a .mu tati on de s i mpl e uni té de compte - ce qu ' i l e s t actue l l ement - en véri tab l e monna i e de transacti o n , 1 ' orga ne q u i fa i t défaut e s t une C a i s se Central e a l a d i s po s i t i on des banq ues pour l eur refi nanceme n t e n écus e t l es écha nges e n devi se s . Ce tte Ca i s se peut être créée a la seul e i n i ti a ti ve du Gou vernemen t frança i s et sans e x i ger a u c un accord de l ' étranger . C ' e s t a ux Autori tés q u ' i l a pparti ent de fi xer l e s tatut de ce tte C a i sse . Son rô l e m i x te , a l a fo i s publ i c et pri vé , a de n ombre ux précédents . L e s fonc t i o ns de coord i na ti o n expl i c i tées pl u s l o i n , q u i l u i s e ront dévol ues , i mpl i q uent que son ma nagement so i t confi é à l a Profes s i o n ( A . F . B . ) . Son caractè re e s s e nt i e l e s t l a gara n t i e fi nanci ère u l t i me dont e l l e 'bénéfi ci e de l a part du Pouvo i r , soi t par i n terventi on di recte de l a B a nq u e de France ( s ur l e modèl e du Fonds de s tab i l i s a t ion des change s ) ou , de préférence , par l e tru cheme n t de 1 • a s s urance ( su r l e modèl e de l a COFACE ) . En contrepa rti e de ce tte ga ran t i e , 1 ' E ta t part i c i pera a ux bénéfi ces que 1 ' on peut prévo i r i mporta n ts . .1 . . . . • Eu ro pe e t SA mo nna i e - 3. - En même temps que 1 ' en tre pr i se s ' e n1a ge et s e poursui t s u r l ' écu , doi t être préparé , dès ma i n tena n t , un cha ngement de défi n i ti o n de l a monna i e compos i te afi n de tra n s fo rmer ce q u i n ' e s t qu ' une u n i té monéta i re de qua l i té méd i ocre e n une un i té me i l l e ure q ue toutes l e s a u tre s , grâce à l a permane nce de son po uvo i r d ' ach a t . Une fo i s que cette Ca i s se q u i cons ti tue 1 • amo rce d ' une Banque Centra l e Européenne aüra é té co ns t i tuée , qu ' e l l e a u ra fo ncti onné , une fo i s q ue l ' éc u pr i vé a ura fa i t ses preuves comme i ns trumen t d ' écha nge e t de tra n sacti on dans l e s ci rcu i ts fi nanc i ers i nternati onaux , u n e fo i s que l e concept d ' u n e monna i e compos i te dotée d ' une propri été sans égal e qu i e s t sa co n s ta nce d e va l e ur a ura é t é acce pté , l a vo i e sera o uverte à u ne i n i t i a ti ve commu nau ta i re po ur créer une véri tab l e Banque Centra l e Euro pée nn e . Les prérogati ves e t l es res ponsab i l i té s de cette i ns t i tu ti o n ne devront pas être i dent i q u es à ce l l es d ' u ne Banque Centra l e na ti onal e , e o ce sens q u ' e l l e ne pou rra pa s accorder de créd i t d i rectement à 1 ' économi e ma i s q u ' e l l e aura l a capaci té de ré i ntrod u i re l ' o r dans l e sys tème moné ta i re eu ropéen en s tabi l i sant sa va l eur d ' échange . Les pa g e s q u i s u i vent exposent suc c i n ctemen t l es grandes l i gnes du projet sans l e ur donner , i l e s t vra i , l e dével oppement qui sera i t nécessa i re et d ' a u tant p l u s que l es concepts e t l e s i n terpré tati o n s auxque l s ces pro pos i ti ons fo n t appel d i ffèrent de ceux q u i sont commu nément accepté s . L e l ecteur est donc i nvi té à fù i re part de ses observa ti ons a u Centre J o u ffroy q u i sera he ureux de l u i adresser expl i cati ons e t démon s tra t i on compl émenta i re s s ur l es q ue s ti ons soul evée s . 1 - Une. Cai-6 .s e. C e.n:t!t..al e. , mo né..tahi. e. , ba.nc.tUlt e. - e;t c.o mme.ttcJ..a.t e. . Une règ l e du pragma t i sme recomma ndée à tou te nouvel l e entrepr i se e s t d e cho i s i r pour l a l a ncer l e terr i to i re o ù e l l e trouvera l e mo i ns d ' obstac l es . - Cel u i - l à n ' es t pas un terri toi re na ti onal , c ' e s t - à - d i re u n terr i toi re où c i rc u l e une monna i e n a t i onal e . L ' écu pri vé ne do i t pa s cherc h er à être empl oyé pour transact i ons à 1 ' i ntéri eur d ' u n é tat , en pa ra l l è l e avec l a mon na i e n a t i o nal e de cet é ta t. V i s e r un te l objec ti f e s t l e p l u s s û r moyen de b l oq uer tout dével o ppement de l ' écu mo nna i e de transac ti o n . Le terri toi re q u ' i l doi t v i ser e s t , à l ' extérieur des états , u n e s pace monéta i re neu f , l i bre des contrai n te s qu i frei nent ou pa ra l ysen t s u r un terri toi re nati onal . C e t e s pa ce monéta i re ex i s te . I l e s t 1 ' e s pa ce v i rtu e l o u réel q u i se trouve e ntre l e s fronti ères .. des é ta ts . C ' e s t l a 11 ha ute mer de l a fi nance 11 , courammen t dés i gnée comme 1 ' euro marc h é . C e terr i to i re n ' a p a s de B a n q u e Centra l e n i de monnai e qu i l u i s o i t propre . I l e s t 11 0cc u pé 11 par des mo nn a i e s étra ngère s dont on reconna î t auj o urd ' hu i ./. . . 1 Eu rope e t SA mo n na i e - 4. qu ' e l l es s o n t i mpro pt'e s à a s s urer , comme i l l e faudra i t , l e fondement d ' u ne orga n i s a ti o n mo néta i re i nterna ti ona l e . C ' es t l a cha nce o fferte à de tra n sacti o n . La réa l i té d e ce terr i to i re de 1 1 ' écu pri vé ' e uroma rché e s t parfo i s i n s u ffi sa mment pe rç u . I l s u ffi t , pour s ' en conva i ncre , de con s i dérer l e s échanges fi nanc i ers en tre é ta ts e t de co n s ta ter , presque à c haque fo i s , l ' i n terventi on d ' u ne mon na i e t i erce en tre l es deux mon na i es nati ona l e s échangées : : un Brés i l i en i mpor ta teu r , po ur payer son fo urn i s s e u r à 1 ' étra nger n ' échange pas d i rectement ses cruzeros con tre l a mo nna i e de son fo u rn i s s eu r . I l pa s s e pa r une mo n na i e t i erce ce fut l o ngtemps l e s terl i ng . Hi er c ' éta i t l e dol l a r , a uj ourd ' hu i c ' es t de pl u s en pl u s l e D . Mark . C ' es t c e rôl e q ue d o i t rechercher , dans s e s débuts , 1 ' écu pri vé , et cel u i - l à s e u l ement . Une fo i s 1 es l i mi tes de l ' écu pn ve pour transacti on défi n i es , on dai t anal yser l e s cond i ti o n s d ' empl o i q u ' i l devra res pecter s u r l e terr i toi re q u i l u i e s t a s s i gné ( 1 -' euroma rc hé ) . On co n s ta te a l ors q ue 1 -' organe néce s sai re po ur pe rmettre à une uni té de tra nsacti on neuve de c i rcu l e r pe ut résul ter de 1 ' i n i ti a ti ve d ' un gouvernement e t même d ' i n i ti a ti ves purement pri vées . Pour être mo nna i e véri ta bl e , Ac tue l l ement 1 1 ' é cu do i t être u ti l i s é po ur règ l eme n t . ' écu n ' e s t q u ' u n i té de compte . I l ne sert pas à paye r . I l s e rt seul ement à compte r . Pour payer , u n ti tre o u dro i t à monna i e l i bel l é en écus e s t converti a u préal abl e e n une monna i e nati o na l e . Une uni té mo néta i re n ' es t monna i e de règ l ement de pl e i n dro i t que l ors q ue une créance sur u ne i n sti tu t i on e s t l i b e l l ée e n cette uni té e t qu ' e l l e e s t conservée en cette un i té pe ndant un ce rta i n temps , avant e t après pa i ement , sans être échangée contre u ne u n i té d ' une a utre d énomi na ti on . I l y a bea ucoup - d ' uni tés de compte . I l y a très peu d ' u n i tés q u i o n t l a " foncti on-transact i on " -· i n ternati o nal e . L e k i l owat-heure , l e k i l omètre de voya geur en chemi n de fer , l e b i l l et de métro , l e l ou i s d ' or , o n t été , o u sont encore uti l i sés comme un i té de compte . C ' es t ce q u ' e s t 1 ' écu a uj ou rd ' hu i . Pour u n pa i emen t , i l e s t co n verti en mo nna i e na ti ona l e au cours de change du j o ur . Fa i re de 1 ' é cu un i ns trument de tra n sa c t i o n e s t tout a utre c h o s e . On n ' a j ama i s réu s s i , ni même on n ' a peut être jama i s en trepri s , d ' i ns tau rer u ne mo nn a i e de règ l ement " a rti fi c i e l l e " aya n t u n s tatut compa rabl e à cel u i des devi s e s en u sa ge . Un " sys tème e n écu s " q u i fa s s e c i rc u l er pour .transacti on des créances l i be l l ées e n écus ne peut fo ncti o nner sans u n organi sme fa i sa n t foncti on de Banque Centra l e . Dès l o rs q u ' u ne monna i e n ' a pa s de va l eur i ntri nsèq ue , q u ' e l l e e s t seul ement créance s ur . u ne i nsti tu t i o n , e l l e ne tro u ve sa gara n t i e que dans l a qual i té - e t l a f i a b i l i té - de 1 ' i nsti tut i o n de l aquel l e e l l e est une de tte . .1. . . ' Euro pe et SA mon na i e - 5. C ' e s t po urquoi , dans u n sys tème monéta i re nati ona l , l es ci rc u i ts de pai emen t a bo u t i ssen t à l a Banque C entral e qu i ·, parce q u • e l l e repose u l ti mement sur l a Pui s s ance Pub l i q ue , s eu l e offre une garan t i e absol ue . Ce tte garanti e ul ti me n • e s t pl u s , de nos j ours , l a rem i se d • u n métal préc i eux d 1 un certa i n po i ds au po rteur d • une créance . El l e est s i mpl ement l a rem i s e au porteur, d • une créan ce s ur une au tre i nsti tuti on à 1 1 é tranger , c • es t ce q u • on a ppe l l e une devi se . - - - c • e s t seul ement en s • a ppuya n t s u r un orga n i sme fa i sa n t offi ce de Banque Centra l e en écus pri vés que l e s établ i s s ements fi nan c i ers e n Fra nce , e n Europe et a i l l eurs po urro nt ouvr i r des créd i ts e t acce p ter des dépôts l i be l l é s en écus e t , par l à -même , créer une mo n na i e q u i fera transact i o n . I l s l e feron t parce q u • i l s tro uvero n t , dans cet o rgan i sme , l a pos s i b i l i té de se refi nancer en écus e t d 1 e n a s s urer l a converti b i l i té en devi se s . Ces préal abl e s reco n n u s , l es grandes l i gn e s du sys tème se dess i ne n t : Au cen tre , une Ca i s se Cen tra l e sous 1 • égi de � · une grande i ns t i tuti on . Au to ur de cette Ca i s se , un premi er anneau de satel l i te s q u i .: sera i en t l es banques com merc i a l e s du sys tème fra nça i s , auxquel l e s se j o i ndra i en t des banque s étra n gè re s a s soci ées . La Ca i s se Centra l e éme ttra i t , e n créances s ur e l l e , des écus cen tra ux qui sera i ent l es i n s truments excl u s i fs d e s o péra ti o n s en écus des banques comme rc i a l es e n tre e l l es e t avec l a Ca i s s e . C e s banques commerc i a l es compe nsera i en t en tre e l l e s en écu s cen tra ux , ach ètera i ent , vendra i ent des devi ses à l a Cai s se Central e con tre écus centraux . El l ë s o u vr i ra i ent de s crédi ts 1 dans ' euromarché comme e l l es l e fo nt e n France en monna i e na t i o nal e . Ces ban q u es o pérera i ent donc en i n termédi a i re mo né ta i re e n ce sens q u 1 e l l e s créera i en t d e s é c u s ba nca i res d e pa i emen t en créances s u r e l l e s . La Ca i s se co nsti tuera i t des réserves produc t i ves e n dev i ses empru ntées con tre écus e t l es cédera i e n t a ux banq u e s du sys tème co ntre é c u s centraux . Un deuxi ème anneau de s a te l l i te s sera i t con s ti tué pa r de s banques exté ri e ure s non domi ci l i ée s e n France , o pérant dans 1 • e uroma rc hé . Ces ba nques s e refi nancera i ent éventu el l eme n t e n écus a u pnès d e s ban q ues commerci a l es fra n ç a i ses . El l es o pére ra i ent en i ntermé d i a i re n o n monéta i re . L 1 examen de 1 ' e u ro marché montre , en effe t , q u e l a d i vers i té e t l e nombre des établ i s sement fi nan c i ers , l es déca l ages des fusea ux hora i re s e t d • au tres ra i sons ne favori s e n t pas 1 • émi s s i on de moyens de pa i ement en créance s s u r eux , p a r d e s établ i s s e - - ments fi nanc i ers pa rto u t dans l e Monde . Ces établ i s semen ts ne peuvent opére r q u • e n prêtan t une mon na i e -créance émi se par un sys tème banca i re cen tra l b i en é tabl i ( sys tème U . S . ) . 11 . . . . ' Europe e t SA mon na i e 6. L e sys tème proposé re prod u i t donc cel u i q u i fon cti onne s u r l e dol l a r da n s 1 ' e uroma rché . I l l e tra n spose , e n rempl açant l e F E D par l a C a i sse Cen tra l e , l e sys tème bancai re U . S . pa r l e système banca i re commerc i a l frança i s , des e urobanque s o péra n t en dol l a r à 1 ' exté r i e u r de terr i to i res nati onaux pa1· - de s e u robanq ues o péra n t en écus s u r l e même ma rc hé . I l a , e n pl us , 1 ' i nstrument de coord i na t i on comme rc i a l e - i nd i spensa b l e pour l e l ancement d ' une u n i té l i bétai re neuve . J ' aj o u te q ue , a u s e u l poi n t de vue fi nanc i e r , i l a un mér i te q u i s era a ppre c 1 e : i l fa i t béné f i c i er l e système banca i re émetteu r d ' écu s pri vés de règl ement du ra p port du se i gneu r i age � ; rapport s u péri eur de deux ou troi s fo i s à l a marge de di s tr i but i on du créd i t ( s p read ) col l e ctée pa r l e s eu robanques sur u ne monna i e qu ' el l e s ne créent pas . Ma i s une te l l e orga n i sati on , s i e l l e e s t néce s s a i re , ne suffi t pa s po u r l a ncer une monna i e neuve . E l l e répond a u code d ' une monna i e exi s ta n te - déj à bi en i mpl a n tée . Le l an cement d ' une mo nna i e da ns u n terri to i re q u i n ' en a - pa s une q u i so i t à l u i ( 1 ' euroma rché ) , même s i ce terr i to i re e n attend u n e , e s t une to ut autre a ffa i re . I l ex i ge une o rga n i s a t i on pro premen t commerci a l e e t pas s e u l emen t admi n i s tra ti ve ; acti v i té commerc i a l e q u i n ' es t pas d ' ord i na i re du ressort d ' u ne Banque Centra l e . L e pro b l ème q u i s e po se à 1 ' écu e s t u n pro b l ème de vente . C ' e st c e l u i l à q u i comma nde 1 ' o rgan i sa t i on de 1 ' en trepri se . S a réus s i te dépend d e l a per-- cée commerci a l e qu ' a ura pu fa i re l ' é cu s ur l e marché . Pour que 1 ' écu devi enne i ns trument de pa i eme n t , i l fa ut q u ' i l c i rcu l e d ' u n payeur à un payé et, pour cel à , i l faut , à chaque tra nsacti on , qua tre déc i s i ons : cel l e du paye ur , cel l e de s a banq ue , ce l l e d u payé e t cel l e d e l a banque du payé . I l fa ut que chacun des acteurs qui a un rôl e dans 1 ' o péra t i on soi t d ' accord , q ue chacun accepte , ou mi e ux préfère , e t sans y avo i r été con tra i n t , fa i re 1 ' o péra t i on d ' acha t en écus pl u tô t que l a fa i re en do l l ars ou en Deu s tchemarks . Après l a tra n sac ti on , 1 ' é cu doi t rester quel q ues jours en dépôt comme l e fera i t une dev i s e . I l fa ut e n s u i te qu ' i l so i t réempl oyé e t à nouvea u parti ci pe à une a u tre tra n•· 7. . . L e s e i gne u r i a ge banca i re s ur une mo nna i e de règl ement neuve formée par u n " crédi t " s ' expr i me pa r l ' i ntérêt que verse l ' empru nteur à J a banque . I l carac téri se 1 ' i n terméd i a t i on moné ta i re . Son ra pport est ampu té pa r l a rému néra t i on du dé pô t · en con trepa rti e e t , en outre , dans un système monéta i re nati onal ( ma i s non dans 1 ' euroma rché ) par l a s téri l i té des réserves o b l i gatoi res à con s ti tuer en Banq u e Centra l e . L es e uro ba nques o pèren t en i n terméd i a i re non moné ta i re s u r l a monnai e déj à créée aux E tats -Uni s ( U . S . do l l ar ) avec des ma rges de di stri buti on très i n fé ri eures au rapport du se i gneuri age ( l e ti ers ) . Da ns l e sys tème en écus proposé , l es banques ra s semb l ées a u to u r de l a Ca i s se Centra l e béné fi c i ent du sei gne u r i age s u r l a ma s se monéta i re qu ' e l l e s consti tuent en créances sur e l l es . L ' Europe e t SA monnai e - 7. sacti o n e n tre · l e payé e t s o n fourni s seur pu i s , l o rsque l e fou rn i s s e ur aura é té rég l é e n écus , q u ' à s o n to ur i l u ti l i se 1 ' éc u po ur rég l er ses dettes . C ' e s t un rés u l tat q u i ne peu t ê tre a ttei n t q u ' au pr i x d ' une act i on commerc i a l e i ntense , d ' u n déma rchage perma nent d e l a part d e tou te s l e s agences l oca l es des banq u es engagées dans 1 ' o péra t i on . El l e e x i g e un b ureau de centra l i sa t i on e ffi ca ce : un exporta teur à Bangkok a accepté un p a i eme n t e n é cus . I l fa u t q u ' i l soi t persuadé d e con server s o n avo i r quel q u es j ou rs en écus pu i s q ue son fo urn i s seur fra nça i s au Hâ vre a ccepte , à son tou r , d ' ê tre payé par son cl i ent à Bangkok dans l a même mon na i e . D ' où , d ' abord 1 ' i n terven t i o n comme rc i a l e e t un déma rchage à Bang kok pu i s un démarc hage a u Hâ vre e t , vra i sembl abl ement , par 1 ' agence d ' u n e banque q u i ne sera pa s l a même banque que cel l e q u i e s t i n ter venue à Bang ko k . Tel est l e probl ème commerc i a l q u e po se l a mutati o n de 1 ' écu en monna i e de règ l ement : l e be so i n d ' une coord i n a t i o n par l a Ca i s se Centra l e q u i déborde , et l a rgemen t , s o n seul rô l e monéta i re . � Une fo i s l a ncé et pro uvé , l e sys tème devra s ' o u vri r à des banques étrangère s et à l a parti c i pa t i on d ' a utres membres de l a Communauté à l a C a i s se Centra l e . Ma i s , d i ra- t-on , ne vaudra i t- i l pas m i eux qu ' i l en s o i t a i nsi dès l e départ , comme i l e n a été de l a c hambre de compensa ti on créée par t i o n Banca i re po ur l e Déve l o p pement de 1 1 ' Associ a ' Ecu . I l e s t vra i qu ' une i n i ti ati ve .. Communauta i re sera i t pré fé rabl e à l ' i n i t i a ti ve d ' un s e u l pays . Ma i s on ne peut - pas compter - sur el l e pour about i r ra pi deme nt e t pour c réer 1 ' organe esse n t i e l qu ' e st une Cai s se q u i émette d e s é c u s centra ux et q u i comporte commerc i a l e néce s sa i re . Lorsqu ' on exam i ne l es causes d u retard de 1 1 ' organ i sa t i o n ' éc u à fa i re sa m u tati o n en ,. mon nai e de tra n s ac t i o n , o n ne peut qùé concl �re q u e ce ne sont _ n j l es ri s q ues couru s , n i. même 1 ' o bl i ga t i o n d ' un consensus européen q u i , en 1 ' occure nce , n ' e s t .1. . . � Les écus cen tra ux émi s par l a Cai s se en créances sur e l l e sont réservés a ux échanges de l a Ca i s se avec l es banques du sys tème . L ' écu cen tra l e s t l a cl ef du mécan i sme . I l permet un re port commode e t ra p i de des déséqu i l i b�es de positi on des banques s ur l a C a i sse e n même temps q u ' �né répa rti ti on des dev i ses entre banques excédenta i re s et défi c i ta i res . I l met pl ei nement à profi t l es rema rqua bl e s re ssourc e s que l a compensati on offre aux ba nques pour créer de l a mon na i. e banca i re de règ l ement avec des rés erves m i ni ma l e s ( 3 % da ns un sys tème nati onal ) . Le fonds de rou l ement i n i t i a l de chaq u e banque en écus cen tra ux sera con sti tué e n a vo i r s s ur l a Ca i s se e n contrepa rti e d ' une dette d u même mon ta n t , égal emen t e n écus centra ux . Les opéra ti o n s en écus banc a i res d u système s u r toutes l es pl aces du g l obe sont tra nsm i ses par l e ré seau SWI FT à 1 ' ord i na teur de l a Ca i s se . E l l e e s t a i n s i en mesure , non s e u l ement de connaî tre l es pos i ti on s de chaque ban que ma i s a u s s i d e . coordo nn er les acti ons 11 COmme rc i a l e s 11 à en treprendr e . · L ' Europe e t SA monna i e - 8. pas nêces sa i re ; ce q u i a ma nqu é c ' es t l a vol o nté de créer que l que chose de neuf, c ' es t l a ti mi d i té deva n t un sys tème mo néta i re q u i n ' a pa s de référence dans l e pas s é . 2 - Une. monna..i e. c..o mpo.t>.Ue. e.Ulta.na.ü.o na..t e. à. .ta va..te.utt c..o Yl..6 ta.n.te. : .t ' e.utto .t>ta.b.te.. Pour q u i se pro po se de l a ncer un prod u i t neuf s u r l e marché , l a q u a l i té de ce prod u i t en compa ra i son avec ceux qu ' i l e ntend con c urrencer e s t une q ue s ti o n ca p i ta l e . L ' écu , te l e s t défi ni actue l l ement � a po ur l u i d ' être compo s i te e t pa r l à de répa rti r l es r i sques de d épréci at i on o u de taux de chang e . Ma i s i l reste que s ' i l e s t s u pér i e u r aux pl u s fa i b l e s de ses c omposa n ts , i l ne vau t pa s l es mei l l eu rs . I l a en outre des défa uts de consti tut i on q u i sont i nhérents à une un i té compos i te défi n i e pa r u n e formu l e . Défi ni r une monna i e par équ i va l ence de val eur à une moyenne pondérée des monna i es q u i se défi n i s sent • . . pa r ra pport à cette moyenne e s t acceptabl e pour un objet préci s q u i e s t l e rég l age de s pa r i t é s de change réc i p roques a u sei n d u S . M . E . Ma i s pou r une mo nna i e q u i a 1 ' amb i ti o n de c i rc u l er, de deve n i r moye n de pa i ement et de ré serve pour l es échanges e ntre l es pays , e t pa s seul e ment ceux d e l a Commu nau té , cette défi n i ti on ne s uff i t pas . I l y a l i eu d ' ê tre p l u s exi gea nt e t de profi ter de ce q u ' on entreprend de crée r q ue l que chose pou r créer a us s i bo n que po s s i b l e . Q u i t te à fa i re d u n e u f , a u tant l e fa i re me i l l e ur que ce qu ' on a déj à . Le secteur pr i vé a b e so i n d ' une mo n na i e d e règ l ement mo i n s vol a ti l e e t mo i ns cha rgée de r i sques q u e cel l e s q u ' i l trouve s u r l e marché . . t ' écu actuel n ' e s t pa s l e prod u i t ra i sonné d ' une savante é l aborati o n pour un u sage q u i sera i t tout a u tre q u e ce l � i d ' u n rég l age de pa ri tés réc i pro q u e s . Le Mi n i s tre des F i nance s , Mo n s i eur Bal l adur l u i -même , décl are qu ' i l a dema ndé à ses serv i c e � de rechercher u n écu " new l oo k '' ( La Tri bune 24 févr i er ) . La monna i e sert à payer . El l e e s t a u s s i i n s trument de mes u re et peut être l e pl us i mporta n t ca r i l est �ommu n dénom i n a teur. des va l eurs . A cet égard , 1 ' éc u ne témo i g n e d ' aucun progrès par ra pport à d e s monna i es nati onal es q u i , to utes , ont été , dans l e passé , exposées à cette ma l ad i e u n i versel l e qu ' e s t l a dégrada t i o n d u po uvo i r d ' acha t e t q u i , tou te s , courent l e même r i sque d a n s un futur pl us ou mo i n s l o i n ta i n . E n ci nqua nte ans , l e dol l ar s ' est dépréc i é de pl us de 90 % . Le fra nc ne va ut pl u s que un demi -mi l l i ème de sa va l eur de 1 9 14 ; l a mo nna i e al l emande a été anéanti e deux fo i s en un quart de s i ècl e . Se ul de to u s l es système s de me s ure , cel u i q u i en a l e pl us besoi n l e système mon éta i r e n ' a pa s d ' étal on de référe nce s tabl e , i ndépendant d u temps et du l i eu . On ne peu t do u ter q u ' une u n i té moné ta i re do tée de l a permanence . / . . . ' E uro pe e t SA mon na i e - ,-- 9. d e va l eur réuss i s se d ' abord comme un i té de référen ce , q u ' ens u i te , dans s o n s i l l ag e , son empl o i se généra l i se comme u n i té de transaction pour l e s re l a ti ons fi na nci ères i n ternati o na l � s . Or . i l e s t pos s i bl e de d o ter 1 ' écu d e ce tte i ncompa ra b l e ca ractér i s t i q u e e n metta nt à profi t l a s i n g u l i ère propr i é té d ' une mon na i e compo s i te réservée a ux c i rcu i ts fi nanci ers i n terna ti o naux ( eu roma rc h é ) . Cette pro pri é té est d e pouvo i r ê tre .. échangée. to � t . en - cons e rvant . s a va l eur ; en effe t u ne monna i e , s i e l l e e s t e n ti ers en tre deux monna i es nati onal es é trangère s , écha ppe à l a confronta t i on produc t j on fi nal e-co nson111a t i o n q u ·i gou verne l a va l eur de l ' u n i té d ' échang e . S i ce tte va l eur e s t défi n i e par une fo rmu l e a déq u a te , 1 ' un i té moné ta i re peut acquéri r l a s ta b i l i té en terme de pouvo i r d ' achat , propri été q u ' au 1 c u ne monna i e n ' a jama i s e ue , pas même ' or. Po ur des ra i sons o b s cures , c e concept q u i sera i t s i fécond rencon tre 1 ' i ncréd u l i té e t même pa rfo i s un phénomène de rej e t q u i ferme l a po rte à l a d émon s tra t i o n . Une ra i so n en e s t peu t-être que 1 ' écu e s t couramment défi n i , e t par co nséquent vu , comme un n pan i er de monn a i es nati onal es .. . Ce tte défi n i t i o n e s t so urce de ma l entendu s . El l e condu i t à représenter u n e opéra t i o n e n é c u s a u moyen d ' u n pa n i er - pl u tôt d ' u n po rtefe u i l l e - con tenant effecti vement l es somme s en monnai es na ti o na l e s entra n t dans sa compo s i t i o n . Il est pl u s rati o nnel - e t pl us près d e l a véri té - d e défi n i r une monna i e compo s i te tel que 1 ' écu par une éq u i va l e nce de val eur . L ' écu est une u n i té mo nétai re dont l a va l eur , donc l e po uvo i r d ' ac ha t , n ' es t pa s d é term i née par 1 ' o ffre e t l a demande sur l e marc h é . Sa val eur est cel l e q u i ré s u l te de 1 ' ad d i ti on des va l eurs , c ' est- à - d i re des po uvo i rs d ' achat d e s sommes en mo nna i e s nat i ona l es qui e n trent dans l a formu l e de défi n i ti on . C ' es t en pas sant par l a noti o n de pouvo i r d ' acha t q ue l ' o n comprend l ' écu e t l es vo i es q u ' i l ou vre , q u i n e sont pas l e s même s que cel l e s des monna i e s en u sage dont nous avons 1 • expéri ence . Et c ' es t e n pas sant par ce tte not i on q ue l ' o n abou ti t à " 1 ' écu c o n s ta n t '' , c ' e s t-à - d i re à u n é c u dont l a va l e ur e s t devenue i nva r i abl e . I l s uffi t q u ' à cette fi n l es s ommes de mo nna i e s na t i o na l e s consti tua n tes , au l i eu d ' ê tre f i xes , vari ent l i né a i rement chaque j o ur . L e coeff i c i ent de va r i a t i o n é ta n t , pour chaque monna i e compo s a nte , l a derni ère progre ssion men s u e l l e de 1 ' i nd i ce d e s pri x à l a consomma t i o n re l e vée dans son pays d ' ori g i ne , d i v i sée par l e nombre de j o urs d u mo i s . - La va l eur d ' u ne mo nna i e sur un terri to i re se mesure par ce q u ' e l l e peu t achete r . L e cho i x d e ce qu ' e l l e peut acheter do i t s e porter s u r l e pan i er de b i ens e t serv i ces re l evé par l e s serv i ces s ta t i s t i q u es , car c ' est e n fonct i o n de cette compo s i t i o n que l a prod ucti on fi na l e e s t co nsommée e t que l a va l eur d ' une mo nna i e se dédu i t . ./. . . L ' E � ro pe e t SA monna i e - 10 . . · L e pa n i er de b i e n s e t serv i ce s q u e peut acheter l a monna i e compo s i te cons ta n te e s t fi g u ré e n ra s sembl a n t dans un pan i e r i nterna t i onal , l e s peti ts pa n i ers de b i ens et serv i c e s que peut acheter , c hacune dans son p ropre pays , c ha q ue somme c o n s t i tuante i ndexée . L e pan i er i nternatio na l a i nsi consti tué he va r i e pl u s , n i e n compo s i t i o n , ni en vol ume . La monn a i e compo s i te e s t deve n ue co n s ta n te en terme d e pou vo i r � · achat , donc e n val eur . Exempl e : 1 ' i nd i ce d�s pri x à la cons omma t i o n d ' une des· monna i es compo s a ntes de l ' écu est 107 , 0 0 au 1 er ma i . L a de rn i è re progres s i on men suel l e rel e vée e s t d e 0 , 5 . L a progres s i on q uo t i di enne de l ' i nd i ce a u moi s d e mai ( 3 1 j o u r s ) s e ra de 1 . . 0 ,.5 . �31 ' i nd i ce l e 14 ma i s e ra de 107 , 00 A u 3 1 ma i , i l s e ra d e 107 , 00 + Au 1 er j u i n , i l s era d e 1 0 7 , 00 . = 1 + 13 x i 30 x i + 31 x i = 107 , 2 1 = 107 ,48 = 107 , 50 L e c a l c u l d ' erreur montre q ue l a d i s to rs i on d ue a u décal a g e des i nd i ce s men s u e l e t q u o t i d i en d a n s l e temps e s t négl i geabl e a u rega rd d e l a préc i s i on d a n s l a d é te rm i nati o n des moyennes de pri x re l e vés e t l e ur i nte rprétati o.n.. Penda n t l o ng temps , a u se i n du C e ntre J o u ffroy e t dans l e s col onnes de l a revue , je me s u i s e fforcé de co nvai ncre l es g randes a dmi n i stra t i ons des fi na nce s , l es banq u i ers et l e p u b l i c , de l a va l i d i té de cette monna i e compo s i te , e xtrana t i onal e , s ta b l e q u e j e d énomma i s " Eu ro s table " ( en abrévati o n E . S . ) - e t cel a , n o n s e u l ement dans l e s pays de l a Commun a u té ma i s a u s s i à 1 ' exté ri e u r . L e l e cte ur tro uvera , à l a fi n de cet a rti c l e ' q ue l q u es rema rques s u r l es e n s e i . g nements q u e j ' a i rec u e i l l i s a u c o u rs de c�s a nnée� de campa g ne monéta 1 re . � • I l e s t vra i q u � a uc u ne mon na i e , l e méta l préci eux pas pl u s q u ' une u n i té créa nce , n � a jama i s r é u s s i à ma i nten i r sa va l � ur � à se défendre co n tre u n e ha u s s E d u pou vo i r d ' a ch i t o u , l e pl ü s souve n t , � ontre u n e ba i s se . L a va l e ur e s t déter m i née sur l e marc h é . E l l e n ' a j ama i s p u ê tre c a l c u l ée arbi tra i reme n t , e ncore mo i ns i mposée s ur un ma rc hé l i b re . Cel a a é té vra i de tout temps ; e t c ' e s t l à . .1 . . . l L " E uros tab l e a é té pré s en té , pour ï a . prem1 e re fo i s , à l a Soci é té d ' Econ omi e Pol i ti q ue , dans sa séa nce d u 1 2 j u i n 1974 , sous l a prés i dence du Professeur J ea n Ma rczews k i . L ' expo s é a é té renouvel é et compl é té d a n s l es ouvrage s s u i va nts de l a C o l l ect 1 o n R: P . P. : - " Une Mo n na i e pour 1 ' Europe " : l ' Euro s tabl e " - 1975 - D i ffu s i on Arma nd Col i n - " La Mécan i qu e des Mo nna i e s " - 1978 ;_ D i ffu s i o n Arma nd Co l i n · . e n ang l a i s : " The Mecha n i sm o f money " -MacMi l l a n , L ondres- s t Mart1 n , New York Di ffu s i on P U F - " La Monna i e dans ses Arti f i ces " - 1 9 84 Di ffu s i on P U F - " Co n t r overse s ur l a Banque e t l a Monna i e " - 1 9 86 · . . . ·- - . . ' E u r o pe e t SA monna i e - 11. q u ' i n tervi ent l a pro pri été s i ng u l i ère - e t . nou vel l e - déjà men t i onnée , d ' u n e monna i e compos i te réservée à l a ci rc u l ati o n fi nanc i è re e n tre é ta ts , excl u e de l a c i rcu l a ti o n i ntér i e ure d a n s un terr i to i re na t i o na l . Da n s l e s écha nges f i nanci ers , l ' éc u constant ( ex E urostabl e o u E . S . en a brév i a ti o n ) e s t u ne monnai e ti erce i ntermé d i a i re e ntre l es monnai es nati o n a l e s . Grâce à q uo i i l e s t ne utre e t en permanence e ncad ré par deux b u reaux de c h a nge _ 1 ' u n en amo n t , cel u i d u paye ur , l ' a utre - en aval , cel u i d u payé . Ces b urea u x 1 ' i so l e n t _du marché . C ' es t toujours e n mon n a i e na t i onal e q ue l e pri x d ' un b i en e s t ul t i meme n t payé par l ' acheteur e t u l t i mement touché par l e vendeur . C ' e s t s e u l ement g râce à ce tte cara c té ri sti�ue , j ama i s encore expl oi tée , q ue l ' E . S . peut rester c o n s ta n t . Pour i l l u s trer cette propri é té d e l ' E . S . dans �n de m e s l i vres , j e com para i 1 ' E . S . au b i ef d ' u n canal ma i nte n u à u n n i vea u constant e ntre deux éc l use s . Les écl uses é ta i en t l es b u reaux de change . E n amont : l a monna i e d u paye ur e t s o n po uvo i r d ' acha t , e n aval l a mon na i e d u payé e t son pouvo i r d ' acha t . L e ni vea u dans l e b i e f e s t ma i nten u à un n i veau c o n s ta n t , q ue l q ue so i t l e fl o t - l e f l ux - d u c i rc u i t . Ce tte i ma ge n ' a pa s réu s s i à conva i ncre nombre d ' uni ver s i tai res ; a u con t ra i re e l l e a évei l l é des s o u pç on s . C ' e s t pourquo i j e soumets a u l ec teur u n ex � po sé p l us sévère dont l a r i gueur sc i en t i fi q u e devra i t con te nte r l e p l u s e x i gea n t : Dès l o rs q u ' o n reco n na î t l e beso i n de d o ter l e système monéta i re i n ter na t i o n a l d ' un é ta l on de référence s ta b l e� i nd é pendant du mome�t ou d e 1 ' en d ro i t , .1. . . s n 1 ' e � a ce v i rtuel � i a b s e nce d e confro n tati on product i o n f i nal e-consomma ti o n dal a s monna 1 e t 1. e rce , parcoure e u q , nge cha de bo rdé de chaque côté par u n b ureau ur a s s ure l a n eutra l i té , donc l e ma i nt i e n d e s pr i x e n monna i e ti erce . C ' e st po la s n a d s � n d i rés non ars l l o d des compte pas : q u o i l e F E D pa r exempl e n e t i ent . ue q t1 1 pol a s de tal fondamen f i xa t i o n de son objecti f monéta i re , pa ramètre c s V. S o i t A , _ u n pays exporta te ur dans un pays B , d ' un vo l ume de bi : ns e t s ervi : l mpor -pays u d B e 1 monna n e ; S t A La s omme payée e n mo n na i e A pour l e vol ume V e s A une pour A de omme s ( B en A l e taux de change de tateur ' e l l e est s8 , s o i t t ) B té i n u � s8 = SA . t � ( 1 ) >.. A s o i t u ne monna i e ti erce ) A. 2 ( � t S = S vaut e i nna mo V en f. A A i s su du 11 terr i to i re de l a mor.ma i e À e s t payé t e B à vendu V ume vol L e même s ( 3 ) . s•8 = s . t E n tena� t co�pte de ce que t B = t . t � e t e n ra p prochant l e s tro i s éga l i tés précéde n te s , on consta te que X s • 8 = S s A Au trement d i t , l e pa s sage pa r l a monna i e � n • a mod i fi é e n ri en l e s termes de l ' éc h a � ge et cel a q ue l l e que s o i t cette monna i e À . Ma i s c e l a n ' e st vra i q u e pa rce q ue l e vol ume V payé par B en mo nna i e >-. e s t l e même q ue ce l u i cédé d i rectement de A à B . S i ce vo l ume éta it i n féri eur , S A ou t � sera i t a l téré et l es égal i tés précédente s if. ne po urra i ent être conj uguées . Du fa i t de sa neutra l i té , i l e s t pos s i b l e de défi ni r l a mo n na i e À compo s i te ti erce par une formu l e q u i a s su re l a s ta b i l i té de son pouvo i r d ' acha t . f . L 1 Euro pe e t S A mo nnai e - 12 . i nd i s pensabl e à to u t sys tème de mes ure , i l e s t ra ti onnel de mettre à profi t cette pro pr i é té s i ng u l i ère de l a monna i e ti erce e n même temps q ue l e s a pports q u e fon t à l a co nna i s s ance l es tech n i q u es modernes de l a s tati s t i qu e . Reconna i s sons to u tefo i s que l e côté a b s tra i t de cet exposé , 1 • a l i gne ment des formu l es , Pas l a référence à u n canal e t à s e s écl uses , ne pl u s d évoi l ent qu ' i mparfa i tement l ' écl a t q u ' a ura i t u n e monna i e cons tante , l e p re s ti g e qu • el l e conférera i t à l a Communa u té Euro péenne , 1 • i mpact commerc i a l dont e l l e bénéfi ci era i t . Peut-ê tre e n e ffet est-ce l a r i ches se de pos s i b i l i tés qu • e n fer m a i er1t 1 es tro i s i nnova ti ons de 1 1 E . S . en son temps ( compo s i te , pri vée , s ta b 1 e ) q u i expl i que 1 • i ncréd u l i té s ur l aquel l e i l a b uté . : En se ptembre 1974 , l a Soci é té du Mo n t Pél eri n tena i t sa se s s i on a nnuel l e à Bruxel l e s . J 1 éta i s i n vi té à prés enter l e pro j e t s u r 1 1 E . S . q u e j • a va i s propo s é quel q u es mo i s a u pa ravant à l a Soc i été d 1 Econom i e Pol i ti q ue . La q ue l que centai ne d 1 économi s tes de to u tes nati onal i tés q u i é ta i e n t présen ts m • écoutèrent po l i ment e t dans l a pl us g ra nde i n créd ul i té . Dans une i n ter v i ew de 11 1 • Echo de l a B ours e 11 , pa rue l e l e ndema i n , M i l ton Fri edman décl ara i t : " L e. .6 !J.6 :tème. e.n.v�ag é paJt Jac..q uv., RI BO UV e6 :t adrr0ta..b le.. C 1 e6 :t un.e. . b e.Ue. c..o n..6 tJtuc;ü..o n. e.:t un.e. tJt è.6 b o n.n.e. .U1. é e.. Ce.pe.n.da.n.:t j e. .6 � .6 c..e.ptique. quan.:t au .6 uc.. c.. è..6 po.6.6i.ble. de. .e. ' e.uJto.6:ta.ble. c..aJt • • c.. ' v.,;t un.e. mo muue. .<.n.v e.n.:tée. e.:t le. pJto pJte. de. fu mo n.nai..e. v.,:t qu ' e.Ue. .6 e. dév eloppe. d ' e.Ue. mêm e. " . Po ur donner q ue l q u e cha nce à cette mo n na i e qu i , e n effe t , e s t une monna i e i n ventée , i l fa ut l a conj oncti on de deux fa i ts nouveaux : un be so i n unan i mement reconnu e t une propr i é té exce p t i onne l l e dont profi tera i t l a Soci été . c • e s t proba b l ement cette heure u se conj oncti on q u i i n c i te 1 1 Econom i s t , - ' d a ns son édi tor i a l d u 9 j a n v i er dern i er , à éc r i re à pro pos d 1 une mon na i e c ompo s i te i n ternati o na l e à po uvo i r d • achat s tabl e q u 1 i l a p pe l l e 11 l e phen i x 11 : "Van.-6 t!te.n.:te. an.-6 .e. v., e.n.:ttc.e.pw et. e.:t lu c..o n..6 o mma.:te.u!t.6 v eNto n.t le. phe.n..<.x d ' un. bon. o w paJtc.. e. qu ' il .6 e.Jta. p.ù.v.s pJt..a.;Uq ue. que. lv., mo n.nai..v., n.a.tion.a.lv., ac..:tu. e.U v., do n.t on. juge.Jta, av e.c.. le. Jte.c..u.l , qu ' illeo on.:t e.n.:tJta.v é fu bo n.n.e. maJtc..he. de. .e. ' éc..o n.o m.<.e. à. fu t).<.n du XXème. .6-<.èc..le. • • PJtépaJte.Jt fu vo.<.e. au phe.ni.x .6-<.gn.-<-t).<.e.Jta c..o nc..lu.Jt e. • ti n.-6 . mo.<.n.-6 d ' ac..c..oJtd.6 appMe.n:t.6 e.:t p!ta..:tique.Jt davan.:ta.g e. de. v éJt.<.:ta.blv., c..o n.c.. e.Jt:ta.o Ce.la. .<.mpUque.Jta. de. pe.Jtme.:t:tfte. p� d 1 e.nc..o uJta.g e.Jt ac..:t.<.v e.me.Yl.:t l ' � a.tio r.t pM le. .6 e.c..:te.u!t p!Uv é d ' une. mo n.na..<.e. .<.n.:te.Jtna.tio n.a.le. pa.Jta.Uèle.me.n.:t aux mo n.nai.. v., n.a.tio n.a.lv., qu..<. e.xi.o:te.n.:t à. .e. ' he.u.Jte. ac..:tue.Ue. débu.:t-6 .6 0 U.6 • • • Le. phe.n..<.x t) e.Jta.il v� e.mbfuble.me.n.:t .6 e6 la t) oJtme. d ' un. pan..<.e.Jt de. de.v� v., analogue. au V . T . S . aujou.Jtd ' hu..<. . PlU-6 :ta.Jtd c.. e.pe.ndan.:t .6a va.le.u.Jt, pM JtappoJt:t aux mo nna..<.v., n.a.tion.a.le6 , c.. e.M e.JtW d ' avo.<.Jt de. .e. ' .<.mpoft:ta.n.c.. e. c..aJt il .6 e.Jta..{_;t c..h o�.<. pou!t .6a c.. ommo d.<.:té e.:t fu .6 :ta.bil.<.:té. de. .6 o VI. pouvo.<.Jt d ' ac..ha.:t. " . / . . . • Euro pe e t SA monnai e - 13 . Le 5 ma rs 1 1 Econom i s t , e n prem 1 e re pag e , re nouvel l e son appe l : 11 Si. l ' é c.u doa ga.gn.eJt lu c.o e.uJLO e;t lu u pJrJ.;a d u Ewwpée.nô de. de..rna..hl ; il fui 6a.ud!ta. pllL6 qu. ' u.n.e. t>-Unple. in.�on. du gou.v e.Jtn.e.nie.n:t.-6 . n.ouv e.a.u. nom e;t u.n. pouvobc.. d ' a.c.h.a-t qui ne. va.c.ille. pM " Il de.v!r..ad a.vobr. u.n. ( t.Jr.a.d . B . V . F. ) Pour a ppréc i er pl e i nement cette pri se de pos i ti on de 1 • [conom i s t en fa veur d 1 une monna i e de règ l emen t compo s i te , s tabl e , i l fau t s e rappel er l e peu de g o û t que l a revue a toujo urs ma n i fes té pou r l e s i nnova t i o n s monéta i res , tra du i sa n t e n ce l a fi dèl emen t 1 ' op i n i on e t du Gou vernement et du pu b l i c bri tan n i q u es . Ce que 1 ' Economi s t a b i en v u ( e t q u i a échappé à Mi l ton Fri e dman ) e s t l e côté , e n q u el que sorte commerc i a l , d e 1 ' E . S . , l a p u i s sance d e pénétra t i o n q ue l u i a p portera i t l a permane nce de va l eu r , même a l ors que , d u fa i t d e l a bri eveté de son pas sage en ca i sse , cette permanence de va l eu r ne comportera i t pas vra i ment d ' ava n tage pra t i qu e . Des di za i ne s de m i l l i ons d ' é pa rgnants préfè 1 rent ' o r à des dépôts produc ti fs d ' i n térê t . Ce n ' e s t pas da ns un b u t de s pécu l a t i o n ma i s dans un dé s i r de sécuri té . Des cen ta i ne s de m i l l i ers d ' en trepri ses , en voya nt gonfl er l e urs l i q u i d i té s , i mposent u ne gymnas ti que à l eur trés ori er q u i n ' a pas d ' au tre objecti f que de conserver 1 ' a cq u i s e n va l eur vra i e . C ' e s t po urquoi i l e s t ra i s o nnabl e de s ' attendre que l e dél a i de tre n te a n s men ti onné pa r 1 ' Eco nomi st peu t ê tre raccou rc i , dès q ue sera a ppa ru e , s ur l e marché , u ne mon na i e nouvel l e , dotée d ' une i mage de ma rq u e i ncompa ra bl e , pl u s encore q u e l e s a g ences d e s banque s cha rgées de sa " ve n te " a u ront à l e ur d i spos i ti on l �ar g umen t l e pl u s conva i nca n t : d ' n u n prod u i t me i l l eu r que tous l e s autre s " . Pour sédu i re l es i mporta te u rs e t exporta te u rs déj à c i té s , à Ri o de Janei ro , à Bangko k , ou au Hâvre , l es a ge nces des banques ont beso i n d ' u n moti f . Pour l es émette urs - l e s pro ductetJ,rs - d ' écus de règ l emen t , l e pro b l ème n ' es t pa s di fférent de cel u i du fabr i cant de l e s s i ve ou du constructeur de vo i ture , i l e s t de conva i ncre l a cl i en tèl e . Ai n s i que 1 ' a ffi rme 1 ' Eco nomi s t , - 1 ' i mage de ma rque qu ' e s t l a perma nence - - de va l e ur fera o ubl i er l a na ture arti fi c i e l l e de l a mo nna i e composi te , sa référ ence à des mo nna i e s na t i ona l es , 1 ' empl oi d ' i nd i ce , l es cal cul s , l a déterm i na ti on des ta ux de chang e en devi ses . L ' E. S . , mo n na i e eu ro péenne , sera deve n u l a 11 Ro l l s Royce 11 des mo n na i e s . Da ns u n châ pi tre de 11La Monna i e dan s s e s Arti fi ces 11 i nt i tul é 11A vendre , une mo nnai e11 , j ' éc ri va i s : " Un. ptw dU-U. n.ou.v e.a.u .fa..n.c.é t>Wz.. l e. mevtc.hé e.n. 6a.c.e. de. c.o n.c.uJUte.n:t.-6 ne.dou:ta.blu n. ' a. de. c.ha.n.c. eo de. t> ' i.mpot> eJt qu.e. t> ' il a.c.qc.Ue.Jt.t .t.Jtè.J.J vde. u.n.e. -Una.g e. de. rna.Jtq u. e. q c.U le. 6 ad fu ting u.eJt de. !> u c.o n.c.Wz..Jte. n:t.-6 pevt le. public., pevt t>a. c.üe.nt.èle., pevt la. 6..i.n.a.n.c.e. ..i.nt.eJtYI.a.ü.o n.a.le., pevt lu Ad.rrU.Jt.U.. .t!uLtio iU pu.bli qu.u ; u.n.e. pnopJt..lété qui le. me.:t e.n. tUe. de. tou.tu lu a.tdJte.t> qu.a..ü;t.a.tiv e.me.nt. • .1. . . Europe e t SA monna i e - 14 . " L e..6 c.ou!L6 de c.ha.ng e .t> Vto nt c.a.tcui.é.-6 c.h.a.que jouJt. pa!L pf.u6ieu!L6 gJta.ndu in.6 .:t<..t.u.,t<_a YL6 ; � .6 eJW nt c.o mmwu.q u é.6 pa!L tU.ex au. x p.f.a.c.e..6 ba u!L6ièJI.. u , a.u.x g Jta.ndu ba.nque..6 et au.x jouJt.nau.x 6in.ancielt.6 c.omme � .te .t> o nt a.c.tuillement , • . • Le public. ne c.onna.Z.:t !Lien du pa!L.tic.ula!Llié.-6 de 6a.bll..ic.a.tio n de .ta. Rofh Ro yc.e, ni même de .t>a. .c.o nduite . domaine de 1. ' a.utomo bile . Le nom n ' en ut pa..6 moin6 .6 yno nyme d ' exc.illenc.e da.n6 .te Il en .6 eJta. de même da.n6 .te doma..i ne de .ta. mo nna.ie . �e d 1 un dépôt ubillé. en E. S , a.uJta. Le la. c.eJL.tUude Jta..6 .6 uJta.nte que laM qu 1 il mo bili.l> eJta.. .t> o n a.vo�, a un moment enc.one indét�né. , il .te �etnouveJta. en L ' emp!LU.nteivt c.a..tcui.e.Jta. .ta. c.�g e du a.mo� - va..teuJL vlta..i e tel qu ' il .t ' a. dé.po-t> é . .ô ement-6 et .te taux d ' int�ê;t en va..t e.wz. �éille., tU.vea.u t!ta.ditio nnel de 4 a 5 % . U. � e�ta. un taux d ' int�ê;t �ev enu a .6 an a.in6i en muuJt.e d• inté.g�Vt en toute .ô éc.u tt.ité .te c.oû.,t de .t> o n empW.nt da.n6 .t> U p!t.Op!t.U ma!lg e..6 b/f.J,ltu , maJLg u qu ' il a.n:tic.ipe nê.c.u.t> a.inement en va..te.wz. �ée.t.e.e a.va.n:t de .tu c.o nv � en va..te.wz. nomina..t e . d u � , .t e b u ain du c.he 6 d ' entltep!t.i.ô e , Le et même du :tJz.uoll..ieJt d ' une mu.tti- na.tio na..t e ut de ne pa..ô .t>pé.c.uleJt .t>Wt. .tu c.ha.ng e..6 . Ce qu ' il .t> ouha.ite, c. ' e..6 t p�oté.g eJt .t> o n a.vo� et ne pa..ô devo� a.ntic.ipeJt da.n6 .t ' inc.o nnu . Po uJt. c.ela. il lui 6a.ut un �epèJI.. e , un in6:t!z.ument de �é.6 eJtve auquel il .t> e 6ie . Po uJt. lui, U .te :t!z.ouv e.Jta. da.n.ô .t ' E . S . c.omme poWt. .te dé.po.t> a.nt, c.e .6 eJta. .t ' imag e de maJLque de .t ' E . S . qui .ô ' .<.rnpo .ô eJta. . L e..6 pa!Ltic.ula!Litu de � a. dé. 6iYU.tW n, de .6 a. na.tuJt.e c.ompo.6 de, petit a petit, .ô ' e..6tompeJto nt . Veme.wz.e.Jta. .ta. peJtc.eptio n d ' une p!t.op�été. p�utigieu.ô e : do nt .te pa..ô .ô é n ' a 6 6�e pa..ô d ' exemple .ta. pVtma.nenc.e de va..t euJL en teJtme de pou v a� d ' a.c.ha.t. Vu même c.oup .t ' E . S . � e:t!z.o uv eJta. .tu deux �ô.tu :tJz.a...cü.t)_o nnillem ent �ec.onnu.ô a .ta. monnaie et qu ' au.c.une mo nnaie na.tio na..t e ne �emplit plu.ô ·C.OMec.te ment depui.ô .to ngtemp.t> , c.e.tui d ' in6:t!uun ent de �é.6 eJtv e 6ia.b.te et c.e.tui d ' ê.ta.lo n de �é.6 �enc.e po Wt. l e..6 me..6Wt.e..6 " . L e terri toi re vi rtue l ou rée l dévo l u à 1 ' E . S . e s t cel u i .de l ! euroma rché . S u r ce terri toi re pri v i l égi é , deux o u tro i s monna i es s e u l ement ( l e dol l ar , l e yen e t b i e n tôt l e D . Mark ) servent d ' i n strument commun d ' échange entre l es mon- - na i e s na ti o na l e s d e s cent s o i xa nte é tats de l a p l a nète . Ces mo n nai es pri vi l ég i ée s sont commu némen t dénommées monna i e s de réserve pa rce q ue , po u r l e s écha ng e s de mo nna i es na ti onal e s entre e l l es et pour l e rég l age des cours auxque l s e l l es s o nt échangée s , l es Banqu es Centra l e s d e s é tats ont be soi n de vo l a n t e t d ' en ca i s s e qu i servent de rése rve . Le mot l u i s e u l e s t évoca teur . I l met en l um i è re nence de va l eur à 1 1 réserve à ' a ttra i t q u e confére ra i t l a pe rma '.u n i té q u i s 1 o ffr i ra i t s u r 1 ' eu roma rc hé pour consti tuer des ré serves . .1. . . L ' Europe e t SA monna i e - 3 - Un � que à néévalu� 15 . - en b�� e . Ces méri tes de 1 ' E . S . devra i en t être s uff i s an ts pour a tti rer l es ban q u i e rs e t l eur fa i re s u rmon ter l a répu l s i on qu ' i l s ont à 1 ' égard de tout système q u i , po ur eux , e s t un sys tème à r i s q ue . En q u o i cons i ste ce r i sque ? En ce que , da n s l e sys tème en E . S . , e n face d ' engagements i ndexé s , pe uvent se trouver à l ' a cti f de s ré serve s e n devi ses o u autres q u i ne l e sont pa s et réci proq u eme n t . D ' oü un " r i sque de change'' . - S ' i l e s t un e ffort , dans l e monde de l a banque , q u i mér i te d ' être enco u ragé ( e t q u i e s t d ' a i l l eurs en cours ) c ' e s t b i en cel u i de 1 ' a ppréc i a t i on ra i sonné des ri sque s . Tro p souvent o n a vu des r i s q u e s l à oü i l n ' y e n avai t pa s e t on n ' e n a pas vu l à oü i l y en ava i t : I l y a q ue l q u es année s , l e Prés i dent de l a C ha s e Ba nk , Da v i d ROCKEFELL E R , affi rma i t q ue l es prêts banca i res aux P . V . D . éta i ent des prêts sans r i squ e . I l y a quel q ues mo i s l a Chase prov i s i on naî t un mi l l i a rd de dol l ars po ur couvr i r ses pe rte s s ur de te l s créd i ts . U n exame n ra ti onne l e t dépa s s i onné montre q ue l e ri s q u e d e change que fera i e n t cour i r a ux banques l e s o péra t i ons en monna i e stabl e s u r 1 ' euromarché e s t i nfime , ta nd i s qu ' est grande l a probab i l i té de ga i n s é l e vés en ra i son du sei gneur i age s ur l a mo nna i e créée . Ma i s e n mati ère de ri sque , i l . s ' ag i t pl u s de s en ti me n t e t d ' i mpre s s i o n q u e d ' examen ra ti onnel . Et c ' e s t l à q ue se j u s ti fi e 1 ' i n s t i tuti o n à cara c tère publ i c qu ' e s t l a Ca i s se Centra l e . L e s banques commerc i a l es sont en me s u re de re porter l e r i sque de c hange s ur l a Ca i s se a u près de l aquel l e e l l es peuvent devi s e s . C ' e s t donc l a Ca i s se q u i 1 s e refi nancer en E . S . ou e n ' a s s ume . E l l e compense e t péréque dans l e temps e t e ntre l e s banque s commerc i a l es q u i s ' adre s se n t à e l l e , l es beso i n s e n devi ses . L e r i sque d e c hange e st rédu i t car l a monna i e neuve m i s e en c i rcu l ati o n , est i ss ue du créd i t q u i ne peu t être qu ' à court terme . Dans l es exer c i ce s de s i mu l ati on au Cen tre J o uffroy , l es s i gnes c réés ( écus de règl eme n t ) n ' ava i ent une v i e q u e d e tro i s sema i nes avant de struct i o n . O n n e peu t compter en effe t , dans l es prem i e rs temps , q u ' u n s i g ne , a près sa créa ti o n , fa sse p l us de tro i s ou quatre tra n sacti ons avant d ' être détru i t . Ce tte bri eve té donne to ut l e temps à l a C a i s s e pou r , éventue l l emen t , a p pl i quer de s mesures de sa uvega rde , a u cas où 1 ' i nfl a t i on e t ses séquel l e s en taux d ' i ntérê t rée l s néga t i fs me n a cera i ent , éventua l i té p e u probabl e d u fa i t q u e parto ut d a n s l e Monde , l es Auto ri tés ont a p pr i s à j u g u l er 1 ' i n fl a t i on en haus sant l e s taux d ' i ntérêt à court te rme ; e t en po rta n t l es taux d ' i ntérêt rée l s à des n i veaux p l utôt trop pos i ti fs que pas a s sez . L ' éventua l i té n e doi t pa s , néa nmo i ns , être écartée , ne sera i t-ce q u e po ur une ra i son psychol o g i que , au cas oü ce r i sque prendra i t corps , l a Ca i s se .1. . . L J Euro pe e t SA mon na i e - 16 . éventue l l emen t a ppel l era i t l a Ba nq u e Centra l e en ga ra n ti e . De tou tes l e s i nsti tuti ons , l es Banques Centra l es sont l es mi eux pl a cées e t l es m i e ux qual i fi ées pour prendre l es r i s q ues de change et pour l es a b sorber . C ' e s t d ' a i l l eurs ce q u ' e l l e s ne cessent de fa i re en défenda nt l es pari tés de change . El l es ont à l eur di s po s i ti on de j ud i c i e ux méca n i sme s compta b l e s e t a utan t d ' éve n tua l i té s d e profi ts que d e pe rtes . I l n e peu t pas e n être a utreme n t , dès l ors q ue l a mon na i e re père pa r ra ppo rt à l aq ue l l e e l l e règ l e l es taux de change , est u ne monna i e a u s s i vo l a t i l e que l e do l l ar . A coup sûr , l e rég l age pa r ra pport à une mo nna i e à pouvo i r d ' achat s tab l e sera i t mo i ns a l é a to i re . La gara n ti e de 1 ' Etat , à con d i ti o n de ne pas être ga l vaudée , est une pra ti q ue coura n te e t féconde ; un de cel l e s o ù s e comb i nent l e mi eux l e s méri te s 1 de ' i ni t i a ti ve pr i vée e t de l a Pu i s sance Publ i qu e . Trop souven t o n voi t , dans l a gara n t i e do nnée par l ' Eta t , une s ource de charges budgéta i re s . Dans l e cas présent , ce sera une so u rce de pro f i ts ; i l s u ffi t d ' un examen rétroacti f sur ci nq ans po ur cons ta ter ce que rappo r tera i t l e s e i gneu r i a ge s ur l a masse moné ta i r e d ' écus pri vés de règ l eme n t à cons ti tuer . Au del à des cal c u l s , des r i s q ues , d e s éventua l i tés de perte s et de gai n s , on ne do i t pas o u b l i er 1 • o ppo rtun i té exce pti onnel l e qui s ' o ffre à l a Communauté , d ' i n s ta urer un é ta l o n de mesure sans précédent , de l u i procurer 1 ' i n s trument q u i l u i fa i t défa u t , et e n même temps de doter .. 1 1 Euro pe d ' un numé - ra i re é ta l on presti g i eux q u i contri b uera i t à a ffi rmer son i de n ti té . 4 - Une. Banque. C e.n:tJta..t e. El.i.Jz.opéenne. q!.U.. tte.moné.:CU.e. l ' ott . Ava nçons-no u s da n s l e futur : 1 1 E . S . a fa i t ses preuves comme un i té de tra ns ac t i o n . La C a i s se a mon tré ce que peu t ê tre une Banque Centra l e Eu ro péenne . Les hés i ta t i o ns , l e s objec t i o n s d i s pa ra î tront al ors d eva nt q ue l q u e c h o s e de ta ng i b l e q u i fo ncti o n ne . Ma i s l à enco re on n e do i t pa s commettre l ' erreur d 1 a l l er trop l o i n et confi e r trop de res ponsab i l i tés à une Banq u e Centra l e Europée nne . En emp i étant à 1 • excès s ur l e s préro ga t i ves d e s Banques .. Centra l es nati ona l e s , e n e x i gea nt tro p d ' abandon de so uvera i neté , o n ne fera i t que reta rder l a réa l i s a t i o n rec he.rc hée. Da ns u n premi er temps , l a Banque Centra l e européenne devra i t se co n ten ter de fi nancer en E . S . l e s banques com merci a l es ; e l l e ne devra i t pas être a u to r i sée à o u vr i r des crédi ts à d ' au tres qu ' à des banques commerc i a l es . C ' e s t en effe t ce t te fa c u l té de créer de l a monna i e pa r l e créd i t que l es Autori tés al l ema ndes redou tent à j u s te ti tre , car el l e ouvre l a po rte aux dema ndes d ' états néce s s i te ux a uq ue l s une Banque Centra l e européenne a ura i t du ma l à rés i ster . ./ . . . 17 . L 11 Europe e t SA mo nna i e - Par contre l a Banque Centra l e pourra i t s a 1 s 1 r u ne opportuni té que l u i d onne 1 ' E . S . , pour réi ntrod u i re 1 ' o � dans l e sys tème monéta i re � . L ' o r e s t un g rand s uj e t , e t trop souven t pa s s i on nel . I l y a l e s a u r i ph i l e s et i l y a l e s auri p hobes ; i l y a ceux q u i veu l e nt rétab l i r 1 ' étal on-or tel qu ' i l é ta i t a u co urs du X I Xème s i ècl e . Il y a ceux q u i veu l ent i nterd i re l e retour de 1 ' o r dans l e sys tème monéta i re . La France , a près a voi r défendu 1 ' é ta l on or penda nt des années derri ère l e Généra l de Gau l l e , a pri s avec l e s a u tres membres du F . M . I . , 1 ' en ga geme n t de ne pl u s donner un rôl e monétai re à l ' or. L e métal préc i e ux a fa s c i né l es hommes pendant c i nq mi l l e a ns , ni e r ses q u a l i tés monéta i re s e s t ni er 1 ' év i dence . L ' o r est l e seul produ i t q u i peu t commodéme n t do nner une va l eur i ntri n sèque à un moyen d e pai eme n t . Ma i s l es auri phi l es n ' en rendent pas mo i ns u n ma uva i s s e rv i ce ré ta b l i r 1 à l eu r thèse en prétenda n t ' éta l on o r , tel q u ' i l fonct i onna i t , e t e n n ' a cce pta n t aucune dév i a t i o n à c e pri nc i pe . C e q u i i mpo rte , dans l e rô l e du mé ta l préc i eux , e s t son effe t psych o l og i q ue , l e s e n t i me n t que l e pub l i c a d e quel que c h o s e d e tan g i b l e , d e co n c re t , de p l u s s û r q ue c e q u e l u i o ffre u ne mo nna i e -c réa n ce . L e " ga ge " d ' u n e mo nna i e c réance e s t un créd i t à l ' éco nomi e d i t 11Conco u r s " . O n n ' i ma g i n e ma l l e déposant se ra s s urant à 1 ' i dée q u ' i l peu t toucher e ffecti v eme nt u ne pe t i te fracti o n de 11Concours à 1 -' économ i e 11 • Ma i s 1 ' or ne pe u t re trouve r son rôl e mo néta i re sans d ' abord retro u ver une certa i ne perma ne nce de va l e ur en te rme de po u vo i r d ' acha t . I l s u ffi ra i t , pour cel a , que l a Banque Centra l e e u ropéenne a ch e tâ t e t vend î t l e k i l o d ' o r à un pr i x fi xé en E . S . Pour accepter une tel l e propo s i ti on , i l fa u t d ' abo rd se défa i re d ' i dées reçues s ur l e rô l e monéta i re de 1 - ' o r dans l e pa s sé e t reconnaî tre q u e dès l o rs . .. q ue l e méta l e s t l i é à l a mo nna i e -créance pa r u n taux de converti b i l i té , c ' est tout a u tant l e po uvo i r d ' achat de l a mo nna i e -créa nce q u i comma nde c e l u i de l ' or q u e 1 ' i nvers e . F a u te de s ' e n être rendu compte , des e rreurs de ge s t i o n mo n é ta i re .. o n t é té commi ses q u i o n t eu de fune stes co nséquences . Da ns l es année s 30 , l e po u voi r d ' a chat de l a mo nna i e en ci rc u l a ti o n - q u i éta i t de l a monna i e pa p i er mo n ta i t , entra î nant l e pouvo i r d ' achat de 1 ' or . Après l a guerre , ce fut l e - phé nomène i nverse . La bai s s e du po uvo i r d ' achat d u dol l ar entra î na cel l e d u - méta l auquel i l é ta i t rel i é , et ce l a j u squ ' à ce que l e 1 5 août 19 7 l , N i xon ./ . . . � e tte propos i t i o n d e rattacher 1 ' or à une monna i e - pa p i er a fa i t 1 ' objet d ' une commu n i c a t i on à l ' Académ i e des Sci ences Mo ra l es et Po l i ti ques l e 15 j anv i e r 198 1 ( l e Pro fes s e ur Henri Gui tto n , Prés i dent ) s o u s l e ti tre " Comment i ns ta ure r une mo nna i e à pouvo i r d ' achat co n s ta n t et mettre 1 ' o r à son servi c e " . Europe e t SA mo nna i e - 18 . déno nça t l a converti b i l i té du dol l ar en o r . L e do l l a r s ' a ffa i s sa , ta ndi s que l e p r i x de l ' or fi l a i t vers l e c i e l . C ' e s t po urquoi i l e s t ra ti onnel de stabi l i ser l a va l eu r de l ' or e n l e ra ttacha n t à une monna i e pa p i er s tabl e , me sure fa vo r i sée par l ' énot�m i té de s s to c k s d ' o r . Ces s to c k s n ' i nterv i ennent pas dans l e cours de l ' or s u r l e marché . C ' es t pourquo i on peu t se borner à o pérer marg i na l ement e t à l ' i nverse de ce que l a théor i e e n se i g ne . L a Ba nque Centra l e e u ro péenne achètera i t donc e t vendra i t l ' or à u n pr i x fi xe e n E . S . , mod i fi é seu l eme n t à des i n terva l l es é l o i g nés . E l l e tro uvera i t a i ns i un moyen de d i ffu ser l ' E . S . dan s l a c i rcu l a t i on . Dans l e cas o O l e p r i x - de l ' or en E . S . s ' écartera i t par tro p de l a tendan ce d u ma rché , l a Banque Cen- .. tra l e euro pée nne réaj u stera i t son pr i x e n l e fa i sa n t var i er progre s s i veme n t et l i néa i rement d ' u n pal i er à un a utre , se l o n u ne pente q u i res pecte l es taux d ' i n � térêt ( T . C . R . � u Targ eted C ree p i ng Ra tes ) . La Banque Centra l e Européenne , en écha ngeant paral l è l ement E . S . e t or con tre devi ses , sera i t e n mes ure de con tr i buer à s ta b i l i ser l es changes pl u s effi ca ceme nt que des Banques Centra l es et avec mo i ns d ' effets v i c i eux sur l a ci rc u l ati on monéta i re i n terne . Une mon na ie neutre constante , e n conj uga i s o n avec 1 ' or , devi endra i t a i n s i l ' i nstrument d e rég u l ati on des c hanges qu i fa i t a c tue l l emen t défa u t . L e s deux pri nci paux objecti fs d e l a rég u l a t i on monéta i re s o n t l a défense des par i tés de chan g e e t l a défense d u pouvo i r d ' achat . Pour chaque objecti f , l es A u tor i tés fon t a ppe l aux taux d ' i n térêt et a u rég l a ge de l ' ém i s- s i on de monna i e ; ces empl o i s se contra r i ent. L ' achat o u l a vente de devi ses , po ur ma i n ten i r un ta ux de chang e , m et en c i rc u l a t i on de l a mon na i e ou l a reti re sans égard pour l ' o bj ect i f de cro i s sa n ce mon é ta i re f i xé . L ' a utre i n s trumen t - pr i vi l ég i é , q u i e s t l e ta ux d ' i n térê t , a l e même défa u t ; l a tâche des A u to ri tés ./. . . * Le T . C . R . ( ta rge ted creep i ng ra tes ) a été pro posé ( R . P . P . n ° 925 ) pour co rri g e r l e défaut maj eur du méca n i sme d u S . M. E . q u i e s t son mode d ' aj us teme n t d e s pa ri té s de changes pa r décrocheme nts brusques ( d i ts en ma rche s d ' e scal i er ) ; ce mode d ' aj u s temen t fa vor i se l a spécu l at i on e t s ' oppose à u ne a daptati on progres s i ve des pa ri té s de change en fo ncti o n des posi tions respecti ves q u i évo l uent de façon con ti nue s e l o n l es é tats membre s . Il serai t p l u s ra ti onnel de ne pas a tte n dre que l es s i tua t i o n s de s pari tés , devenues i nsu ppo rta b l e s , obl i ge n t à l e s co r r i ger à l a hâ te sans prépa ra t i on s u ffi sa n te . Dès l o rs , q u ' à 1 ' i ntéri eur du Marc h é Commun , to us l e s moyens d e défense doi vent d i spa ra î tre ( tari � s ubven ti o ns ) , i l e s t e s senti el que l es pa r i tés de change cho i s i es s o i ent équ i ta b l es e t j ud i ci euse s ; l a tech ni que actue l l e d ' aj u s teme nt par pa l i e rs ne rempl i t pa s cette cQnd i ti on . C ' es t el l e q u i e s t , pour une l a rge pa rt , re sponsabl e de l a dégréda t i on des échan ges comme rc i a ux e n tre l a R . F . A . e t l a France depu i s l ' i n s ta ura ti on d u S . M . E . C ' e s t po urquo i l e Cen tre J o u ffroy propose de l u i s ubsti tuer un aj u s tement par g l i s sement des pa r i tés , p ro grammé et l i néa i re , s ur une pente fi xée c haque a nnée par négoci ati ons entre l e s gou vernements et appuyées s u r de s o l i des données éco nomi ques . L 1 Europe e t SA mo nna i e - 19 . sera i t s i ng u l i èrement fa ci l i tée s i e l l e s a va i ent à l eu r d i s pos i ti on , comme i n s trume nt rég u l ateur des cours de change , une mon na i e neutre tel q ue 1 1 E . S . conj ugué avec 1 • or , s a n s i nc i dence sur l a c i rc u l a ti on monéta i re i ntéri eure . C hacun des deux obj ecti fs pourra i t a l ors être v i sé séparéme n t , sans i nterfé rence s de 1 • un avec 1 • a u tre . Avant de concl ure cet expo s é , i l conv i en t de répondre à une ques t i on : une fo i s que 1 1 E . S . a ura pri s na i ssance dans l e m i l i eu q u i l u i e s t l e pl u s favo ra bl e ( l • euroma rché ) une fo i s qu 1 i l a ura été accepté e t adopté offi c i el l emen t , o n peut s e dema nder s i l e moment ne sera pa s venu de tra n s pl a n ter 1 • entre pr i se s u r l es terri toi re s na ti onaux de l a C . E . E . e n l a i s sa n t 1 1 E . S . c i rc u l er l i bre me n t en paral l è l e avec l es monna i es n a t i o na l es , confo rmémen t a u sou ha i t e xprimé pa r l e s Gou verneme n ts . La mo nna i e e s t l e sang de 1 • économ i e . E n c i rcu l an t , e l l e a s s ure l es écha nges , pl u s encore e l l e a s sure ce tte opéra t i on es senti el l e e t source de v i e q u • es t l a convers i on d e production f i na l e en consomma t i on . Peu t-on fa i re l a tra n s fu s i on d 1 u n sang économ i que i nternat i onal , à savo i r 1 1 E . S . , et l e s ub s ti tuer en pa rtie à un sang na t i o na l ? Ce tte tra n s fu s i on po se probl ème e t pas seu l eme n t po ur des ra i sons de pri nci pe de so uvera i ne té na t i ona l e , ma i s a u s s i pour des rai sons pra t i ques de rég u l a t i o n mo néta i re . Ce tte rég u l ati on est basée -partout auj ou rd 1 h u i sur le cho i x d 1 une 11 C i bl e 11 q u i e s t l a progre s s i o n d e l a mas se mo néta i re . s • e n déd u i t l e vol ume de mo nna i es nati onal es à a j o u ter à l a ci rcu l at i on chaque année en foncti o n de 1 • évo l u ti on prévue de l a prod u c t i o n en vol ume et du taux d 1 i nfl ati on accepté . Da ns l e cas où l e publ i c a ura , sur un terr i to i re nati onal , l e cho i x en tre deux monna i es , 1 ' éq u i l i bre re cherché d e v i endra i ns tabl e . S ' i l donne , par exempl e , sa pré fére nce à l a mo nna i e i n terna t i o na l e a ux dépens de l a monna i e na t i o na l e , 1 ' add i ti on prog rammée à l a ma s s e mon é ta i re n a t i o na l e devi endra trop fo rte et a ura po ur conséq uence un ta ux d ' i n fl a t i o n s upéri eur au ta ux prévu , d 1 où une tenda nce encore accrue du publ i c de s e porter s ur l a monna i e i nterna ti ona l e e t 1 • ampl i f i ca t i on du phé nomène même qu • on en tre pre nd de ma î tri ser . c • e s t pourquo i i l semb l e q � ' o n · n� pe ut envi sager 1 • i n troducti on de - 1 ' E . S . sur l es terri to i res nati o naux , n i même cel l e de 1 ' écu actue l ta nt que l es mo nn a i es nati ona l e s des éta ts membre s n • auro n t pas é té stabi l i sée s . E n rés umé , l es pro po s i t i ons fa i te s dans ces pages conce rnen t d 1 a bord l a créa t i on par une grande i ns t i tuti on d 1 u ne Ca i s se Central e q u i sera m i se à l a di s po s i tion du système banca i r e pour l u i perme ttre de tra n sformer 1 ' écu d 1 un i té de compte , ce qu • i l e s t actuel l eme n t , en une véri tabl e monna i e de transa c t i on ./. . . L ' Europe et SA mo n na i e - 20 . dans 1 ' e uroma rc hé. Ce tte Ca i s se est a u s s i 1 ' i n s trument néce s sa i re pour coor donner l e s ba nques dans ce q u i est e s senti el l eme nt u ne act i on comme rc i a l e de " vente " sur to utes l es pl aces fi nanci ères d u Monde . En une deuxi ème é ta pe , l ' i n s ta ura t i o n d ' une un i té compo s i te à po uvo i r d ' achat s tabl e ( 1 ' E . S . ) q u i serv i ra d ' abord d ' u n i té de référen ce a u système monéta i re e uropéen , pu i s de n uméra i re pour l es écha nges f i na n c i ers i n terna ti ona ux. Ce projet est à l a portée du Go uvernement fra nça i s . I l n ' ex i ge aucun accord préa l a b l e d ' un a utre gouve rnement . S ' i l n ' e st pa s réa l i sé sans atten dre , - l a mo nna i e de l ' Euro pe sera l e Deu tsche ma r k . C ' es t à Bonn que l e S ecréta i re a u Trésor du Gouvernement amér i ca i n , Mr. Ba ker , s e re nd pour rég l e r l es a ffa i res mo néta i re s d u Mo nde . L e Hera l d Tri bune ( 16 no vembre 1987 ) annonce que , en R . F . A . , on pro pos e l a Bundesbank comme Banque Centra l e de l a Commu nauté E u ro péenne . C ' é ta i e nt trè s exac teme n t l es i n ten t i o n s du Gou ve rnement a l l emand en 1942 . L ' opi n i on fra nça i se , l orsqu ' e l l e en a ura pr i s consci ence , ne l e to l é rera pas . O n pe ut ê tre s û r qu ' un pa rti po l i ti q ue s ' en sa i s i ra po ur réve i l l er , dans l a po pul ati on , un na t i o na l i sme q u i n ' est q u ' a s s o up i . Ce sera l a cons truc t i o n européenne to ut e n t i ère q u i sera menacée . Al ors , b i en s û r , on se rej e tera l es res pon sabi l i té s . On b l âmera l e s Al l ema nds q u i n ' a uron t pa s· été " a s s e z euro péens •• pour frei ner eux-mêmes l ' asce n s i o n de l eur mon na i e , l e s Amél'i ca i n s q u i n ' a u ron t pa s vo u l u réso rbe r l eu r s défi ci ts , l es I ta l i ens q u i a uront ma i n tenu l eur l i re da ns l e S . M . E . a vec une marge de tol éra nce de 6 % , q u i en l è �e a u sys tème une bo nne pa rt de sa va l i d i té ; l e s a ng l a i s q u i a uront refu sé de fa i re part i e du S.M.E. I ndé pendamme nt de to u te ri va l i té en tre l e s membres de l a Communa u té , ce sera ré pété une erreur ma i n tena n t b i en reco n n ue , ma i n tes fo i s dénoncée q u i es t l ' adopti o n comme é ta l on monéta i re , comme monna i e p i vo t , d e l a monna i e - na t i o nal e d ' u n é ta t , soum i s a ux v i c i s s i tudes de l a pol i ti q ue de cet é ta t . On compre ndra i t ma l qu ' un gouvernement , s i non tous l es gouvernemen ts , n ' entre pr , t .. pa s d ' y pa rer et qu ' i l ne sa i s , t - pa s ce mome nt u n i q ue dans l ' h i sto i re oQ s e .. forme l a Communa uté Européenne , pour l a doter d ' une monna i e d i gne d ' e l l e , q u i soi t l ' i ns trume nt d ' une po l i ti q ue mon é ta i re commu ne , ra ti onne l l e e t cohére n te . Le désordre monéta i re e s t un obstacl e au prog rès et à 1 ' ha rmo n i e des rel a ti ons entre l es peupl e s . L ' i ncapac i té des g o u ve rnements à l e cor,ri ger est un des grands scanda l es de ce s i èc l e . La cause prem i ère de ce tte i mpu i s sa nce e s t l a déf i c i ence de l a co n na i ssa nce . Dans l e pa s s é , e l l e a e u de tragi ques c onséquence s : ce sont de s erreurs de g e s t i o n monéta i re et ba nca i re q u i , a u .1. . . L ' Europe e t SA mo nna i e - 21. dé but des a nnées 30 , ont trans.formé ce q u i a ura i t pu n ' ê tre qu ' une cri se - - bo urs i ère passag ère , e n un ma l profo nd e t per s i s ta n t q u i a pl o ngé l e Mo nde dans l a m i sère d ' abord , p u i s dan s l a g uerre . C e sont des erreurs de gesti o n monéta i re e t banca i re q u i , à l a fi n des années 60 , o n t débri dé l a g rande i n fl a t i o n e t co n tra i n t e n su i te l es go uvernements à une dés i nfl a t i o n doul o u reuse . A 1 ' o ri g i ne d e ces erreurs d e g e sti o n : d e fa u s s e s croya nces monéta i res , 1 ' a ttachement i rra i sonné à des ense i gnements du pas sé devenus sans objet . De to u s l es dépa rteme n ts de s sci ences h uma i nes , cel u i q u i co ncerne l a monna i e e s t à mettre à part de to u s l es a utre s . Aucun n ' offre une tel l e con- ré s i s ta nce à 1 ' évo l u t i o n de l a pensée . Aucun n ' accuse u n tel retard� - tra i reme n t à l ' i mage qu ' en donne l a mu l ti pl i ca t i o n de ce qu ' o n appel l e l e s i ns trume n ts fi nanci ers q u i n ' o n t r i en à vo i r a vec ce q u i consti tue 1 ' e s sence même de l a monna i e . 1 C ' e st po urquoi l ' on peut penser q u e l es a rg ume n ts q u e j ' a i donnés à ' a ppui de ces pro po s i ti ons rencontrero n t l e scepti c i sme , qu ' o n préférera l ' i nac t i o n et 1 a recherche de ce ·� co n sens u s " e n tre 1 es gouvernements de 1 ' Euro pe dont on a ttend l e sal u t . On pe ut être certa i n q u e d e s négo ci a t i o n s vont s ' o uvr i r e t q u e d e s " a ccords d e pr i nci pe " seront atte i nts - truffés de ré serve - s i grand e s t l e beso i n d ' une fa çade d ' a ccord et d ' u n i té . Ma i s o n peut ê tre tou t a u s s i certa i n que r i e n ne sera acqu i s a va n t l o ngtemps , encore mo i ns mi s e n a ppl i ca ti o n , e t d e to u te fa çon beauco up tro p tard . Al ors , peut�être e n effe t , fa ut- i l se rési gner au dél a i de trente a ns q ue nous f i x e " 1 ' Economi s t " déj à c i té quand i 1 écri t " U fia.ud!ut e.n.c.o.tte. pluoie.uM ac.c.è-6 de. fiièv.tt e. .o ute.. le..o ma!l..c. hé..o d e..o c.han.g e..o , qu.e.lqu.e..o a.u:tJtv., c..tU....o v., boU�U>..i..�e..o e.:t pJto bable.me.Vl>t u.n.e. .ttéc.e..o .o -Lon. o u. de.u.x., avant qu.e. le..o homme..o politiqu.e..o n.e. .o 1 a:tta.q u.e.n.t v.ttMme.m: au. p.tto blème. . Au:tlte.me.Vl>t dJ.;t, o n. w qu.e. fi otc..:t de. c.on.n.a.:Lt.tte. de..o .6u.c.c.e..o .o,W 11.6 c.on.fiuo v., de. .o-i;tua.:t{_o n..6 d 1 wr.g e.n.c.e. -<S u.)..v-Le..o de. .ttafi..W:talag e..o b-Le.n. a.u- de.là de. 1 0 1 8 - .o ouo de.u.x .tt é..o eJL.viZ-6 :ta u:te.6oL6 . Ave.c. le. te.mp.o , le..o dommag v., c.auo é..o pM l 1 bl.o ta b�é. de..o mo n.n.a-Lv., vom: p.ttog.tt e..o .o iv e.me.n.t .6 ' ac.c..ttoU!r.. e. e.:t c.e. .o om: p.tt é.U.o é. . n. qu.).. .tt e.n.de.Vl>t .tt é.aLi..o able. me.Yl>t ,tv., te.n.dan.c.v., qu.).. pouo.6 e.n.t à c.rne. agg.ttavat..i.o ,t 1 u.:tap-Le. de. l 1 u.n.-Lo n. mon.é.�e. • • • A l 1 app.tto c.he. du. t.tto..Wième. millé.n.aihe. , le..o 6 o.tt c.v., n.atwr.e.Ue..o qu.).. pouo.6 e.Vl>t le. Mo n.de. v e.M l 1 in.té.g.ttat..i..o n. é.c.o n.omiqu.e. .1. . . L 1 Euro pe et SA mon n a i e - o 6 6tU!c..o n:t un .f.alt.g e. 22 . c.h.o..<..x.. aux. . 1te. le. mouve. Gouv eJtn.e.me.n.to � Il6 pe.uve.n:t �u..<.v me.n:t ou d!teM eJL du ba.I!.Jl...{_èJz.u . . . PltogJta.mmoM le. phe.ni.x poUit 2 0 1 8 e;t .6 o u ha.-Uo M lu..<. f..a. b..<.. e. n.ve.n.ue. quand il a.I!.Jl...{_v vz.a.. " . � Conveno ns que � 1 ' Europe mé ri te mi eux qu ' une attente de trente ans . I l y a l o ngtemps q u e l e s Ang l a i s trJ i nent l es p i eds dans l e s corri dors du S . M . E . Tout récemment et souda i neme n t , l ' i dée d ' u ne monna i e i n ternat i ona l e , compo s i te et stab l e , pre nd corps dans l es m i l i e ux fi nanci ers , a i ns i que l e s a rti cl es de 1 ' Eco nom i s t l e prou ve �t . MacMi 1 1 an a sous pre s s e 1 e texte en angl a i s de mon 1 i v re 11 La Mo nna i e da n s ses Ar ti f i c e s 11 • I l e n a tradu i t 1 e ti tre par 11The C a se for a new ECU ; towa rds a no ther moneta ry sys tem 11 • I l est po s s i b l e que ce sera de Londres que v i e ndra 1 ' i n i ti a ti ve pureme n t pri vée de créer l a Ca i s se précon i sée i c i pour l ancer l a nouvel l e mon na i e , l a C i ty comme nce à se rendre compte de 1 ' opportun i té excepti onnel l e que l u i o ffre l a déchéance du d o l l a r dans son rô l e de mon na i e i n terna t i ona l e - e t des pro fi ts consi déra b l e s que procu rera i t l e s e i g neu r i a g e sur une ma s se de mo n na i e neuve à c o n s t i tuer da ns sa to tal i té . u 11 PREPARONS -NOUS POUR L E PHEN I X A pro pos d ' une mo nna i e compo s i te extrana t i ona l e , à po uvo i r d ' achat s ta b l e , qu ' i l a ppe l l e l e " phen i x " l ' Econom i s t écri t , en couverture - - de son numéro d u 9 j a nv i er 1988 : " Va.� :tlte.nte. a.YL6 • • .tet. e.n:tlte.-pW et. e;t .tet. c.o� omma.te.U/l..ô v vuw nt .te. • phe.n.i.x d ' u.n bon o e.il.. pa.ttc. e. qu. ' il .6 eJta p.tu..6 p!ta..tiqu.e. qu.e. .te..-6 mo nn.a.-le.-6 na..tio na..te.-6 a.c.tue..t.tu don;t o n ju.g eJta., ave.c. .te. Jte.c.u..t , qu. ' e..t.t u ont e.nt!ta.v é .ta bo nne. ma.Jtc.he. de. .t ' éc.o n.omie. a .ta. 6�n du. v�ngtième. .6�èc..t e. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . • . A .t ' appJto c.he. du. :tlto�i.ème. mil.ténM!te., .tu 6 oJtc.u na;tu;z.e.f..t u q� po u..6 .6 e.n:t .te. monde. ve.Jt.6 .t ' �églta.tio n éc.onomiqu.e. o 6 6�o n;t u.n .ta.Jtg e. I.t-6 pe.u.ve.nt .6 �vlte. .te. mou.v e.me.n;t ou. dlte.-6.6 eJt c.ho�x a.u.x g o u.veJtne.me.nt-6 . de.-6 b�èltu . P!tépa.tt eJt .ta vo�e. au. phé.�x .6-i..g �QieJta. c.on.c..tu.Jt e. mo�n.6 d ' ac.c.oJtd-6 appa.tt e.n-t5 e..t p!ta.tiqu.eJt da.van:ta.g e. de. v étr.J.Xa. b.te. c.onc.eJt;t:a...tio n . C e..ta. �pliqu.eJta. de. pe.!tme..t:tlt e. , p� d ' e.nc.ou.Jta.g eJt ac.tive.me.nt, .t ' � a. tio n, pa.tt .te. .6 e.c.te.u.Jt p!ti.v é , d ' u.ne. mo nn.a.-le. �n:te.Jtna..tio na..t e. pa.ttail. Ue.me.nt a.u.x mo nna.i.e..-6 na..tio na..tu q� e.w:te.n:t a .t ' he.u.�te. ac.tue..t.t e. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . L e. phéna 6 e.Jta.a vlta..i.6 e.mb.ta.b.te.me.n:t de. d e.v� u , ana..tog u.e. va..t e.u.Jt au. V T.S • • . . . . .6 u . . . . . . . . . . . . . . . . . . • • • • . • . . . • . • . . . . . . . . . . . . . dé.bu.û .6 o u..6 .ta 6 oJtme. d ' u.n pan.i.e.Jt j ou.Jtd ' hui. . au. . • P.tu..6 :ta.ttd c. e.pe.ndant, .6 a pa.tt !ta.ppoJt:t a.u.x mo n.n.a.-lu na.ti.o na..tu c.e.-6.6 e.JtW d ' a va� de. .t ' �mpo!t :ta.nc.e. c.a.Jt il .6 eJt� c.ho�� pou.Jt .6a. c.ommo�é e..t .ta. .6 :ta.b�é de. .6 o n. pou.vo� d ' ac.ha.t . Ce" phén i x 11 do n t 1 ' Economi st découvre l es méri tes n ' es t au tre que 1 ' Euro s tab l e , pour l equel l a Revue Pol i t i que et Parl ementa i re n ' a cessé de fa i re campagne depu i s sa présenta ti on par Jacques R IBOUD à l a 11Soci été d ' Econom i e Po l i t i q ue 11 l e 12 j u i n 1 9 74 . Da ns cet arti c l e , i l ra ppe l l e commen t , e n pra ti que , une mo nna i e européen ne 11mei 1 1 eure que toutes 1 es a u tres 11 pourra i t être i nstaurée dès ma i n tenant e t sans a ttendre un con s e n s u s des gouverneme n ts , al éato i re ou à échéance trop él o i gnée. 3 - 5. à Dans - la p l upa r t r ec h er c h e r gences a c c o rd t e c h n i q ue s d ' avoir dui ts un a c c ès au s ou v e n t marché et être avec cas , en l ' Eur ope trouvera l ' échel l e mondi ale modi f i c a t i on voie des afi n , no tammen t , m a t ér i e l s o u pr o L ' e x e m p l e d u J a po n q ui contraire d ' i mpos er intérêt m a t i è r e de normes ou d ' ex i a m ér i c ai n . la son marché suiv i à s a ns choi s i des ses e n v ue normes , a v a n t ag e par ne de a pr o t é g e r semble pouv o i r l ' Eur ope que t rès excep t i on i nt ér ê t que les e n t r e pr i s e s nel l emen t . 6. Il - s er a i t d ' un g r a nd europeennes adoptent , pr o d u i t s ma tériels , bles , ou v oi s 1 nes vel l ement la ou un cho i x f i rmes des ne peu t tel la au s s i en et ni techni ques d o m m a g e ab l e s qui met l ' ému l a t i on recevoir nouveaux a f i n d ' év i ter m a t i èr e d e p r ob l è m e , de créa t i on s o l u t i ons compa t ibl es , P A L / S EC A M Cepend an t de des d ' e x pé r i ences dua l i t é ci , lors le q ue renou l ' a é té t é l év i s i on . en c aus e technique s o l u t i on semb l a géné r a l e le l i br e entre ni c e l l es solution autor i t a ire . La LECE es t i m e l ' ob j e t tuel de des néanmoins contacts qu ' i l entre orga n i s a t i ons doit f i rmes f a i re a v ec le pr o f e s s i o n ne l l es ut i l ement even- c oncou rs ou de comi tés d ' e x per t s . Il va de r é a l i s a t i on s s ans e x em p l e ce l ' idéa l c om m u n e s , t ec h n i q u e s et commu n a u t a i r e s ni veau , E u r o pe que e n c our a g e a n t i n s t an c e s A dire se le dont que t e c h n o l ogique . l es a v ec la la l ' A i rbus mise sur de de un et l es f ac i l i ter . s u pp r e s s i o n d e s celui pi ed d e m e ur e gouv er neme n t s se doivent p r ob l è m e d e c on f o nd demeure obs t a c l e s l a création d ' une DOCUMENT N o 3723 - - - - - - - - - - - - - - - - 24 E U R O P EAN LEAGUE FOR R e p o rt Kr o n b e r g ECONOMIC o f t h e M o n e t a ry : 25/26 M ov eab e r C O - O P E R AT I O N Panel Hovemb e r 1 988 by Dr D av i d F Lomax G r o u p E c o n om i e A dv i s e r N at i o n a l We s t m i n s t e r B a n k P L C , London 1 988 �· ' . . ,, � • • "' · I nt r o d u ct i o n T h e M o n e t ary P a n e l o f E L E C w e l c o m e s t h e c l e a r e v i d e n c e of a c h i e v e m e n t o f c l o s e r mo n e t a r y i n t e g r a t i o n i n E u r o p e , a n d t h e i ni ti ati ves wh i c h have been t a k en to l ead towards cl oser i n t e g r a t i o n o v e r t h e c o m i n g mo n t h s a n d y e a r s . T h e s t a rt i n g p o i n t f o r a n a s s e s s me n t o f t h e way a h e a d i s t o r e c o g n i s e wh at h a s b e e n a c h i e v e d i n t h e p a st , a n d t h e r e a s on s fo r i t . P ast d e v e l o pm e n t s r ef l ect �he pol i t i cal d et ermi n at i on of a m a j o r i ty o f c o un t r i e s wi t h i n t h e E u r o p e a n C ommu n i ty t o a c t t ow a r d s ach i evi n g c l o s er m o n e t a ry i nt e g r at i o n , and the wi l l i ng ne s s t o t a k e p o l i t i c a l de c i s i on s t o t h at en d . T hey a l s o r e fl ect the fact that i nt egrati o n b e c o me s c u m u l a t i v e o n c e m a r k e t f o r c e s r e m o v e a n o m a l i e s f r o m t h e m ar k et p l a c e an d w e a k e n t h e i n d e p en d e n t mo n e t a ry s o v e r e i g n t y o f g o v e r n m e n t s . I t c o u l d b e a r g u e d t h a t G e rm a n y , Bel gi um , Lu xembou r g , The Net h e r l an d s a n d D enmark , n o t t o me n t i o n A u s t r i a a n d p e r h a p s S w i t z e r l an d , have the mak i ng s o f a n a t u r a l c u r r e n cy zo n e , g i v e n t h e i r t r a d i n g l i n k s a n d t h e i n e v i t ab l e d i f f i c u l ty o f r e l at i v e l y smal l c o u n t r i e s i n p u r s u i n g c om p l e t e l y i n d e pen dent m o n e t a r y a r r a n g em e n t s . T h e k ey t o t h e m u c h c l o s e r i n t e g r a t i o n s ee n r ec e nt l y in Europe rel ates to the d e c i s i on t a ken by F r a n c e t h a t i t s a i m s o f p u r s u i n g a n i n d e p e n d e n t g r o w t h p o l i cy c o u l d n ot b e r e a l i s e d at an ac c e pt a b l e p r i e e , a n d t h at i t s l i e i n c l o s e r i nt e grat i o n w i t h G e rm a n y an d d e st i ny s h o u l d w i t h t h e oth e r c o r e c o un t r i es o f t h e EMS . France h as taken p o l i t i c a l a n d e c o n o m i e d e c i s i o n s i n r e c e n t y e ar s t o t h i s e n d , a n d h a s p a i d t h e p r i e e i n r e l a t i v e l y s l o w g r o wt h . Y e t by n ow France has ach i eved an i n fl a t i o n r at e w h i c h i s c o m p ar ab l e I n d e e d s o rn e a r g u e t h a t i f o n e a l l o w s wi t h t h a t of G ermany . for d i f fe r e n c e s in the sys t em o f m e a s u r em en t then French i n f l a t i o n i s v i rt u a l l y t h e s a m e a s t h a t i n G e r m a n y . We thus have had the fi r m p o l i cy dec i s i on of France to i n t e g r a t e c l o s e l y w i th Ge rmany , a l l i e d wi t h t h e n at u ra l l i nk s of the ot h e r re l at i ve l y smal l co un tr i e s with G e rm a ny , l ow i n fl at i o n , c o r e e l em e n t o f p r o du c i n g a more i n t e g r at ed , t h e E M S , c o m p r i s i n g F r a n c e , G e rm a n y , B e l g i u m , L u x e m b o u r g , T h e N e t h e r l a n ds and D e nmar k . I rel and , w h i c h i s g e og r ap h i c a l l y has m o r e s e p ar at e a n d w h i c h h a s a d i s t i n c t t r a d i n g p att e r n , also deci ded that its best p o l i cy i s one of fi n anci al o r t h o d o xy . I t h a s p u r s u e d fi rm p o l i c i e s i n r e c e n t y e ar s , at the cost of l ow g r o w t l1 . The resul t has been a m ar k e d a i m p r o v e m e n t i n t h e c r 1 r r e n t a c c o u n t b a l a n c e o f p a ym e n t s , i n fl at i o n rat e ·11 h i c h i s b e l ow t h e E u r o p e a n C o m m u n i ty l ow a v e r a g e a n d a s t ab l e o o s i t i o n o f t h e I r i s h p o u n d wi th i n t h e EMS . Irish pol i cy h i\ s s h own s i mi l ar s uc c e s s to that of F r a n ce . T h e o t h e r f o u r C o n t i n e � � a l m em b e r s o f t h e E u r o p e a n C o mm u n i t y , I � a l y , P o r t u g a 1 � n ct S p a i n , h a v e n o t s u c h c l o s e l i n k s Gr e e c e , wi th the E x c h an g e o :� t e Mech a n i sm ( E RM ) of the EMS . th o s e c o •J n t r i e s h a v e b e e n , i n t h e i r s e p ar at e N e v e rt h e l e s s , mo v i n g towa r d s t: l o s e r i n t e g r a t i o n w i t h t h e r e st of ways , Europe , s u c h as t h r o u g h t h e r e d u ct i o n of e x c h a n g e c o n t r o l s , - 1 - a n d t h e i r e x c h a n g e r at e p o l i c i e s a r e g e a r e d t o w a r d s e v en i f t h ey a r e n ot a l l l i n k e d f o r m a l l y t o t h e ER M , n arrow b an d r e l a t i on s h i p t o i t . Exc h an g e the EMS , or i n a C ontro l s We h a ve also s e en s t e ady p r og r e s s t ow a r d s t h e r emo v a l . o f exc h a n g e control s . Co u n t r i e s h a v e fo u n d t h e c o n tr o l s l a r g e l y i n e f fe ct i v e i n a c h i e v i n g m a c r o e c o n om i e g o a l s , wh i l e at t h e s am e t i me t h ey ri sked d i s t o rt i n g s peci fi e m ar k et s to a s ubstanti a l e xt e n t , at p o t e nt i a l l at e r comme r c i a l cost s . G i v e n t h e s t at e o f fi n an c i a l i nt e g r a t i o n wi th i n E urope , the mar k et s c o u l d f i n d t h e i r way a r o u n d t h e c o n t r o l s , a n d t hey thus b e c am e i n effect i ve . In t ur n , t h e r emo v a l of t h e s e control s h as h astened the p ac e of further fi n an c i a l i n t e g r at i o n , a n d t h e c u mu l at i v e i n t e g r at i o n p r o c e s s p r o c e e d s yet f u rt h er . T h e " P a d o a S c h i o p p a R e p o rt " at t r i b u t e d i m p o rt a n c e t o t h e f o u r i n con s i st ent po i nt s as r eg a r d s e c o nomi e i nt egrati on . The s e a r e free t r a de , mob i l i ty o f c ap i t a l , f i x e d e x c h a n g e r at e s , a n d i n d e p e n d e n t n a t i o n a l mo n e t ary p o l i c i e s , wh i c h c annat a l l a c h i eve d at o n ce ( Padoa Sch i oppa T . et al . ( 1 987 ) : be " Eq u i t y , E f f i c i e n c y a n d G r o wt h " , E C C o mm i s s i o n , Bru sse l s , 1 987 ) . I n r ec e nt ye ars the c o re c o u n t r i e s of the EMS h ave been wi l l i n g t o s a c r i f i c e t h e fo u r t h e l eme n t , i n de p e n d e n t n at i o n a l mon et ary p o l i c i es , i n arder to achi eve the ether three . In t u r n t h i s h a s l e d t o yet furt h e r i nt e g r at i o n , wh i ch i n t ur n has further e ro d e d the i n de pe n d e n c e of n at i on a l m o n e t a ry authori ti es . It i s the c l e a r v i ew o f t h e c o r e mem b e r s o f t h e EMS t h at m a j o r n a t i o n a l p o l i t i c a l a n d ec onomi e g o a l s wi l l b e ach i ev e d t h r ou g h t h e E u r o p e a n p r o c e s s . Thi s h a s l e d t h em t o s e e a c o n s i s t e n cy betwe en t he i r n at i o n a l i n t e r e st s an d hro ad E ur o p e a n i n t e g r at i o n . Th i s i n t u rn h a s l e d t h em t o b e wi l l i ng t o s a c r i f i c e i n de p e n d e n t n a t i o n a l mo n e t ary s o v e r e i g n t y i n t h e E u r o p e a n c a u s e an d t h u s h a s t e n t h e p r o c e s s o f i n t e g r at i on . F u rt h e r I n t e g r at i o n Th i s w i l l i n gn es s to sacri fi ce i n de p e n dent m o n e t a ry s o v e r e i g n t y h a s c r e at e d t h e p r o g r e s s s e e n i n r ec en t y e a rs , and thus the p l at form from wh i ch fur t h e r s t e ps t ow a r d s In th i s s i t u at i o n , the mo n e t a r y i n t e g r a t i o n b e c o m e p o s s i b l e . t e rm s a ' E u r o p e a n C e n t r a l B a n k ' ( E C B ) a n d a ' c o mmo n c u r r e n cy ' have been p ut i n popu l �r d i s cussi on . At t h e H a n o v e r S ummi t the Heads of S t at e and of Government of the European C omm u n i t y countr i e s expre s s e d a de s i r e to mo v e t owards mon etary u n i on . T h ey c r e a t e d t h e D e l o r s C o mmi t t ee t o r e p o rt i n t i me for the Mi ni sters for E c on omi e Affai rs and fo r � i n a n c e t o e x a rn i n e i t s r e s u l t s b e f o r e t h e. E u r o p e a n C o u n c i 1 refe r e n c e of t h e D e l or s Meet i ng i n Madri d . The t e rm s of C o mm i t t e e a r e g i v e n i n t h e A p p e n d i x . - 2 - · We have thus reached a s i t uati on where t e rm s such as a Europ ean Central Bank , wh i l e r eg a r d e d a s i m p r a ct i c a b l e at t h i s m o me n t , h a v e n evert h e l e s s r e a c h e d t h e p o l i t i ca l s t a g e and are u n l i k e l y to go away . F u rt h e r s t e p s t o w a r d s E u r o p e a n i nt eg r a t i o n a r e p r a ct i c ab l e a n d a r e a l mo s t certa i n t o oc c ur . T h e q u e s t i o n wh i c h ar i s es i s t h e way th i s shoul d best be h a n d l e d a n d w h a t t h e m o s t u s e fu l c o u r s e o f a ct i o n wo u l d b e . E x i s t i n g A r r a n g eme n t s f o r H o n e t ary C o - o r d 1 n at 1 o n One must n ot forget th at t h er e i s a l r e a dy a s u b s t a nt i a l d e g r e e o f mo n e t ary c o - o rd i n at i o n wi th i n E u r o p e , m u c h o f wh i c h i s n ot wi th i n t h e p u b l i c eye a n d i s t h u s i g n o r e d i n p u b l i c · di s cu s s i on . T h i s i n c l u d e s t h e d a i l y d i s cu s s i on s betwe e n t h e c e nt r a l banks in rel ati on to i n t e r ve nt i o n in t h e fo re i g n e x c h a n g e m a r k e t s b at h w i t h i n t h e EM S a n d a s r e g ar d s w o r l dwi d e currenci es . European the Bank C o mm u n i t y c e n t r a l b a n k g o v e r n o r s f o r I n t e r n a t i o n a l S e t t l em e n t s . meet r eg u l ar l y F i n a n c e m i n i s t e r s o f t h e C o mm u n i t y c o u n t r i e s m e e t and th i s i s s u p p l em e n t e d by r eg u l ar meet i n g s o ff i c i a l s . at r e g u l ar l y , of thei r I n a d d i t i o n , fou r E u r o p e a n c o un tr i e s a r e mem b e r s o f t h e Grou p of Seven , t h r e e o f t h e G r o u p o f F i v e a n d o n e i s a m em b e r o f t h e Grou p o f T h r ee . resu l t of this r e g u l ar and by now l on g - st a n d i ng The c o n s u l t a t i on i s th at E u r o p e a n f i n a n c e mi n i s t e r s and c e nt r a l b ankers are ful l y aware of the i nter-re l ati onshi ps wi thi n Europe , and i ndeed no c e nt r a l b a n k m ay a c t on fi nanc i al m at t er s i n Europe now wi t h o u t being aware of th e r e p e r c u s s i on s w h i c h a r e l i k e l y t o b e c r e at e d . Impl i c ati o n s of a Eu r o p e a n Central Bank N ow th at t h e i n t e g r a t i o n wi th i n E u r o p e h a s r e a c h e d t h e p h as e w h e r e c o n s i d e r a t i o n s o f a E u r o p e a n C e n t r a l B a n k s y s t em a r e o n w e n e e d t o f a c e u p t o s e r i o u s i n t e l l e ct u a l an d the hori zon , h a n d l es bank c en t r a l A r eg ard . i n th i s i s sues pol i ti cal T h er e c a n b e mo n e t ary p o l i c y wi th i n a g i v e n g eo gr a p h i e a r e a . a ny in r e s pon s i b i l i ty that having b ank c entral one on l y a Eur opean of c r e at i n g i m pl i c at i on s The are a . p a rt i c u l a r c e n t r a l b an k s b e c om e at B a n k are that the n at i on a l C en t r a l b e s t a g e n c i e s of t h e E C B , w i t h no i n d e p e n d e n t m o n e t ary p o w e r . S u c h a t r a n s f e r o f r e s o o n s i b i l i t i e s wo u l d r a i s e a s u b s t a n t i a l c o un tr i es , many in i s sues oracti cal and l egal of n um b e r egi s l at i on p r o b a b l y for e x amp l e r e q u i r i n g c h a n g e s i n th e i r the and b ank s c e nt r a l thei r of rol es the regard i n g funct i on i n g of the i r m o r �y market s . a c e nt r a l I n man ag i n g t h e c u rr e n c y � f i t s g eo g r ap h i ca l ar e a , b ank has a r e s pon s i b i l i t y i n r eg ard to the v al ue of that m o n e y a g a i n s t o t h e r m a n i e s , i n o t h e r wo r d s t h e e x c h a n g e r at e . i t m u s t h a v e a v a i l ab l e to i t adequ ate resource s . To do s o Th i s m e a n s th at a E u r o p e a n C e n t r a l B a n k wo u l d r e q ui r e t h e _ ,_ pool i ng of a v e ry s u b s t ant i a l p r o po rt i o n of t h e gol d and fore i g n e x ch a n g e r e s erve s o f t h e E u r o p e a n c o u n t r i e s . S o rne E u r o p e a n c o u n t r i e s wo u l d b e ab l e t o c o n t r i b u t e s u b s t a nt i a l a m o u n t s w h i l e o t h e r s w o u l d o f f e r f ar l e s s . The i s sue of the pool i n g of r e s o ur c e s by d i fferent c o un t r i e s i n rel at i o n t o thei r i n fl u en ce over the ECB may we l l be an i s sue for negot i at i on . With c l o s er e conom i e i ntegrat i on , Europe wou l d b ecome a memb e r o f t h e G ro u p of Thr e e i n i t s own r i g ht , an d a E u r op e an C en t r a l Bank wo u l d n e e d to h a ve the a ut h o r i ty a s r e g ar d s mo n e t a r y m att e r s t o s p e a k i n s u c h i n t e r n a t i o n a l g at h e r i n g s o n b eh al f of Europe . T h i s wo u l d i m p l y a s i g n i f i c a n t t r a n s fe r o f r e s p o n s i b i l i ty i n s u c h r o l e s from n at i o n a l a u t h o r i t i e s t o a E u r o p e a n i n s t i t u t i on . I n o r d e r t o c ar ry o u t i t s i n t e rn a l d u t i e s , i n det ermi n i ng i n t e r e s t r at e s a n d mo n e t a r y c o n d i t i o n s w i t h i n E u r o p e , an ECB wo u l d n e e d t o h av e a v a i l ab l e t h e p o l i cy i n s t r um e n t s i n c l u d i n g t h o s e f o r u s e w i t h i n t h e m o n ey m a r k e t s , s o a s t o b e ab l e to i n fl u en c e i n t e re s t rates and the l i q u i d i ty of the m ar k e t p l a c e . T h i s r a i s e s v e ry c o m p l i c at e d i s s u e s . I n m o s t o f t h e m em b e r countri es the n at i o n a l c en t r a l b an k is dee p l y i nvol ved with the f u n ct i o n i n g of t h e mo n ey market s , th e fu n ct i o n i n g o f b an k s a n d eth er fi n a n c i a l i n s t i tuti on s , and g o v e r n m e n t fi n a n ce . A c en t r a l bank tends t o g at h e r aroun d i t oth e r fi n anci a l a n d t h e l o c at i o n o f a c e nt r a l bank usual ly i n s t i t u t i on s , b ecomes the fi n an c i al c en t r e of a c o un try . T h e re i s no e x a m p l e t o o u r k n owl e d g e o f t h e j u r i s d i c t i o n o f a c e nt r a l b a n k h a v i n g a s e r i e s o f s i m i l ar o r e q u a l f i n an c i a l c en tr e s wi th i n i t . E v e n i f a r r a n g em e n t s w e r e c r e a t e d i n i t i a l l y s o a s t o s h a r e t h e b u s i n e s s among d i f f e r ent c e n tr e s , i n due course one wou l d expect the centre mos t c l osel y as s o c i ated w i t h the c en t r a l b a n k t o b e c o m e d o m i n a n t . T h e r e m a y b e s c o p e f o r s o rn e d e c e n t r a l i s a t i o n of o p e r a t i o n a l f u n ct i o n s b u t , n e v e rt h e l e s s , there wo u l d al most certai n l y be major e m p l oy m e n t and fi n an c i a l i m p l i c a t i on s from the c re a t i o n of a European C en t r a l B a n k s y s t em . Fi s c al P o l i cy The cre at i on of a European C e ntral Bank woul d c h an g e s i g n i fi c a nt l y the fi s �� l s i t u at i on wi th i n the i ndi vi dual c o un tr i e s . A t p r e s e n t � a c h c o un try d e c i d e s i t s own f i s c a l p o l i c y , a n d f i n a n c e s i t s n e e d s m a i n l y i n i t s o w n c u r r e n cy . I n s o rn e c a s e s i t m a y h a n d l e i t s n a t i o n a l m o n e t a r y p o l i c y i n s u c h a w a y s o a s t o e a s e t h e � o v e r n me n t ' s f i s c a l p r o b l em s . Wi thi n e ach coun try the fi n a nci ng of the s ec o n d t i er l evel s of g o v e r n m ent and the r e s t: of the publ i c s ector has to be T h e f i s c a l p o l i c y o f t h e c e n t r a l g o v e r n m e n t m ay b e m an ag e d . s e r i o u s l y u p s e t i f o t: h e r 1 e v e l s o f g o v e r n m e n t p u r s u e f i s c a l p o l i c i e s w h i c h a r e s h :'\ r p 1 y d i f f e r e n t . T h i s p r ob l em h a s for e x amp l e ar i s e n i n Au s t r a l i a , w h er e t h e f e de r a l g o v e r nm e n t h a s h a d a t i g h t f i s c a l p o l ; c y f o r s o rn e y e a r s , b u t the pol i cy mi x h a s b e e n d i s t o rt e d b y � o r e l i b e r a l p o l i c i e s i n t h e i n d i v i d u a l s t at e s . - 4 - · t h e fi s ca l s i tuati on of I n a r d e r t o d e a l w i t h th i s p r o b l em , e t h e r l e v e l s o f t h e p u b l i c s ec t o r i s o f t e n d e c i ded i n t h r ee m a i n way s . F i r s t i s n e go t i at i on w i t h a n d d e c i s i on from t h e c en t r a l g o v ernment , wh i c h i s broad l y s p e ak i ng t h e p o l i cy a p p l i e d i n t h e U n i ted Ki n g dom . S e c o n d i s a s i t u at i o n wh e r e l ow e r l e v e l s o f g o v e r nm e n t d e c i d e t h e i r o w n p o l i cy , but are ti g ht l y bound by the i r own l ega l f r am e wo r k and by c r e d i t w o rt h i n e s s criteri a . Th i s i s the s i t u at i on broa d l y s p e a k i n g i n t h e U n i t e d S t at es . Thi rd i s a s i t u at i on , wh i c h perh ap s cannat ent i re l y be di sti ngu i shed from the secon d , w h er e l ower l ev e l s of g o v e r nm ent h a v e a s u b s t a nt i a l d e g r e e o f fr e e d om o f f i s ca l p o l i c y , b u t t h i s i s c o n s t r a i n e d by a s e r i e s o f c o n s t i t u t i o n a l c o n v e n t i on s , a l l i e d perh aps w i t h c r e d i two r t h i ne s s c r i t e r i a . T h i s m ay b e c h a r a ct e r i s e d a s t h e s i t uat i on i n t h e F e de r a l Re p u b l i c o f Germany . If none of t h e se p at h s i s f o l l owe d , then t h e re i s a s u b s t a n t i a l r i s k t h a t mo n e t ary s t ab i l i t y i n a c o un try m ay b e u n d e rm i n e d by i ncon si s tent fi s ca l pol i ci es from d i fferent g o v e r n m e n t e l em e n t s . I f we mo v e t o a European C e nt r a l B a n k a n d c o m m o n c u r r e n cy , t h e n t h e i n d i v i d u a l memb e r c o un tr i e s wo u l d c e a s e t o b e t h e s i ng l e pr i mary t i er of g o v e r nm en t , and i n deed c ou l d be r e g a r d e d a s s e c o n d t i e r g o v e r n m e n t e l em e n t s . Co untr i e s wi t h l ar g e g o v e r nm e n t d e fi c i t s a n d l ow s a v i n g s r at i o s c o u l d i n effect b e s e i z i n g r e s o u r c e s f r o m t h e C o m m u n i ty a s a wh ol e c om p a r e d w i t h c o u n t r i e s wh i c h h a d t i g h t e r f i s ca l pol i ci es . Two t y p e s o f p r ob l e m s c o u l d a r i s e i f c o un tr i e s c o nt i n u e d t o pursue i n dependent fi s ca l p o l i c i es . Fi r s t there coul d be compet i t i on fo r r e s o ur c e s betwe e n t h e d i f f e r e n t c o u n t r i e s . Secon d , the c om b i n e d f i s c a l p o l i c i e s o f t h e n at i o n s t at e s coul d be i n c on s i st ent wi t h t h e m o n e t ary o b j e c t i ve s of t h e C o mm u n i t y a n d c o u l d d e s t a b i l i s e m a c r o e c o n o m i e p o l i c y . · T h i s i s s u e i s n o t o n e t h at v i ew i s t h a t p r ov i d e d t h a t fi n a n c e in the m ar k et p l a ce p reve nt countr i es from pol i ci es . l ea d s t o a n e a sy s o l uti o n . One g o v e r n m en t s h av e t o rai s e t h e i r , then market d i sci pl i ne wi l l pursui n g i rrespon si b l e f i s ca l T h e o t h e r v i ew i s t h at mar k e t d i s c i p l i n e w o u l d b e t o o w e a k t o bri ng any c o un try to heel b e fo r e it coul d h av e done c o n s i d e r a b l e d a ma g e i n t h e E u r o p e a n c o n t e x t . W h at ev e r o n e • s vi ews on t h ese det a i l ed arg um ent s , t h e i n t r o du ct i o n o f a c omm o n c u r r e n cy wo u l d s e em to r eq u i re a c l o s er degree of s o a s t o a c h i e v e b at h f ai r n e s s b e t we e n fi s cal co-ordi nati on , a l l t h e n a t i o n s t a t e s a n d a r e a s o n a b l e m a c r o e c o n o m i e p o l i cy fo r t h e C ommu n i t y a s a w h o l c . The Ob j e ct i v e s of a European C entral B an k T h e c r e at i o n o f a E u r o p e a n C e nt r a l B a n k sys t e m r ai se s t o t h e fore k ey i s s ues as reg ar d s b at h i ts o b j e ct i v e s an d i ts contro l . T h e s e re l at e i n t u r n t o i s s u e s w h i c h h av e b e e n t h e s u h j e ct of d e b at e w i t h i n many m em b e r countr i es i n recent - 5 - ' P er s p e c t i ve s of European M o n e t ar y years . In hi s speech I nt e g r a t i o n • at t h e c o n fe r e n c e o rg a n i s e d by t h e L u xemb o u r g G o v e r n o r P o h l s a1 d N a t i o n a l C ommi tt e e o f E L EC on O c t o b e r 2 7 , t h a t " s t a b i l i s i n g e x c h an g e r a t e s c a n n a t a n d m u s t n o t b e t h e pri m ary o b j e ct i v e of mo n e t ary p o l i cy . Al l too read1 1 y monet ary p o l i cy c an f i n d i t s e l f i n c o n fl i ct w i t h i t s r e a l tas k " . T h i s r ai s e s t o t h e fo r e t h e i s s u e wh e t h e r a E u r o p e a n C en t r a l Bank s h ou l d be c o n cerne d p r i mari l y wi t h ach i ev i n g s t abi l i ty o f pri ees wi th i n Europe , o r w h e t h e r a n o b j e ct i v e global shou l d be to move t owards a s y s t em of g r e at er s t ab i l i ty in exchange rate s , whi ch in t ur n wo u l d l ea d i n e v i t ab l y t o a g r e a t e r s i m i l ar i t y o f i n fl a t i o n r at e s . , _ ,_ . . • At t i t u d e s a m o n g E u r o p e a n c o un t r i e s t o wa r d s i s s u e s o f g l o b a l e x c h a n g e r at e s t ab i l i t y d i ffe r . Wh i c h ev e r p o l i cy wer e p u r s u e d b y a E u r o p e a n C e n t r a l B a n k w o u l d b e s i g n i f i c a n t l y i n fl u en c e d i t s degree of i t s board o f di rector s , by i t s con st i t ut i on , i ndependence , a n d t h e me a n s b y w h i c h p o l 1 c i e s e m a n a t i n g f r om n a t i a n a l g o v e r n me n t s w e r e m a d e k n o w n t o t h e b o a r d a n d c o u l d i n fl u e n c e b o ard d e c i s i o n s . The Man i n the Street O n e o f t h e i s s u e s wh i c h h a s a r i s e n i n r e l a t i o n t o a E u r o p e a n C e n t r a l S a n k a n d i n p a rt i c u l a r i n r e l a t i o n t o t h e d e v e l o pment of a c ommo n c u rrency is their e ff e ct on the m an i n the street . Wo u l d t h e man i n t h e street� i n Mi l an b e put off i f h e w e r e e x p e c t e d t o p a y f o r h i s n e w s p a p e r i n E C U o r s o rne o t h e r c u r r e n cy ? T h i s i n f a c t 1 s o n e o f t h e s i m p l e s t p r o b l em s t o solve . Th ere i s a l r e a dy 1 n t h e C o m m u n i ty a n e x am p l e o f a c o u n t ry w h i c h h a s a c u rr e n cy i n c i r c u l a t i o n d i f f er e n t f r o m t h a t o f t h e m o n e t a r y u n i o n t o wh i c h i t b e l o n g s . I n Scot l an d b a n k n o t e s a r e p r i n t e d a n d c i r c u l at e d b y t h e t h r e e S c o t t i s h b ank s . T h e re i s , h owe v e r , n o mon e t ary c r e at i o n , s i n ce t h e S c o t t i s h b a n k s h av e t o k e e p E n g l i s h mo ney p o u n d for p o u n d i n r e l at i o n t o e v e ry S c o t t i s h b an k n o t e i n c i r cu l at i o n . Thus the co smeti c s of a Scott i s h c u rrency are mai nt ai ned to the c on v e n i en c e o f t h e man i n the street . T h e r e i s n o t h r e at wh at e v e r t o m o n e t ary s t ab i l i ty , s i n c e S c ot l a n d i s p art o f a a r y u n i o n w i t h t h e r e s t o f t h e U n i t e d Ki n g d om ( U K ) , · a n d monet has no i n dependent p ower of m o n e t ary c reati o n . The a r r a n g e m e n t f o r p r i n t i n g n o t e s u n d e r t h e s e c i r c u m s t a n c e s m ay b e m a d e r e l a t i v e l y at t r a c t i v e i n p r o f i t t e r m s t o t h e b a n k s i n q u e s t i on . · T h e re are e t h e r e x amp l e s o f a r an g e o f c u r r e n c i e s c i rcu l at i n g si de by si de . In L u x e mb o u r g t h er e are Lu x e mb o u r g not es , B e l g i an n ot e s , a n d p r i v a t e l y p r i n t e d n o t e s i n c i r cu l at i on . I n Monaco the coi nage i s b oth M o n a g e s q u e a n d French . If one mov e d t ow a r d s a E ur o p e 3 n c u r r en cy a n d a E u r o p e a n C e n t r a l B a n k then , i f o n e s o w i s h e cl , t h e S c o t t i s h s y s t em wo u l d b e a prov e n met h o d o f man a g i n g t h e · c u r r e n cy i n c i r cu l at i on in · c o u n t r i e s s o a s n o t t c d i s t u r b t h e m a n i n t h e street ' s h ab i t s and tradi t i on a l as soc i a t i on s . - 6 - Bri ti s h P o l i cy T h e r e i s o n e c o n s p i c u o u s e x c e pt i o n t o t h e c l o s e r c o n v e r g e n c e be i n g seen around the EMS n a me l y the s i tuati on of the U n i t e d Ki n g d om . N o t o n l y i s B r i t a i n n o t a f u l l mem b e r o f t h e EMS , b ut h e r e c o nomi e p o l i cy h a s b e come more d i v er g e nt from the r e st of the C o mm u n i t y . I nfl at i on has ri sen and i s e x p e c t e d t o p e ak at n e a r 7 p e r c e nt , whi 1 e the b a l ance of p aym e n t s has d e t er i o r a t e d t o a c u r r ent a c c o u n t defi c i t of n e ar b i l l i o n f o r 1 9 8 8 , w i t h o v e r $ 1 5 b i l l i o n e x p e c t e d fo r 1 98 9 . I t w o u l d b e i n Br i t a i n ' s e c o n om i e i n t e re s t s t o a l i gn h e r p o l i c i e s more c l o s e l y w i t h t h e re s t of Europe a n d t o r e s t o r e a l ow i n fl a t i o n e c o n o my w i t h a s u s t a i n ab l e b a l a n c e o f p ay me n t s s i t u at i o n . $20 Hrs Th atcher ' s Vi ews In her speech at the Col l ege of Europe i n Bruges on S e p t em b e r the Brit i sh Pri me Mi n i s te r set o u t h e r vi ews reg ar d i n g the future devel o pment of Europe . On m o n e t a ry m a t t e r s s h e e m p h a s i s e d t h r e e r e q u i r em e n t s . T h e fi r st w a s t o i mp l emen t the C o mm u n i t y ' s c o m m i t me n t to free movemen t of c a p i t a l , a n d s h e me n t i o n e d t h a t t h e U K h a d a b o l i s h e d e x c h a n g e c on t r o l i n 1 9 7 9 . 20 second was to establ i sh The f i n a n c i a l s e rv i ce s , i n b a n k i ng , a genu i n ely free m ar k et i n s u r a n c e , a n d i n ve s t me n t . in The t h i rd was to make g r e a t er u se of the ECU , and she ment i o n e d t h at t h e U n i t e d K i n g d om h a d i s s u e d E C U - d om i n at e d t r e a s u ry bil l s an d wou l d l i ke to s ee other C o mmu n i ty g o v e r n me n t s d o t h e s a me . T h e a i m s m e n t i o n e d b y M r s T h a t c h e r a r e i n d e e d d e s i r a b l e . T h ey h owever , t o a r e a s i n w h i c h t h e C o m m u n i t y i s a l r e a dy re fer , m o v i n g a h e a d . T h e C o mm u n i t y h a s r e a c h e d a g r e e m e n t o n t h e f r e e m o v em e n t o f c a p i t a l , a n d i t i s o n l y a m at t e r o f t i m e b e fo r e t h o s e c o m m i t me n t s a r e e f f e ct i v e . · T h e re i s n o t h i n g f u r t h e r t o d o i n t h i s r e g a r d e x c e p t t o a w a i t t h e p a s s a g e o f t i me , a n d t o s ee wh e t h e r t h e re a r e any c o u n tr i es wh i ch a t t h e e n d o f t h e d a y a r e u n w i l l i n g o r u n ab l e t o fu l f i l t h e i r c omm i t me n t . T h e r e s eems n o r e a s o n why t h a t s h o u l d b e t h e c a s e . E s t a b l i s h i n g a g e n u i n e l y fr e e m a r k e t i n f i n a n c i a l s e r v i c e s i s a l re ady u nder way i n the gene ral 1 992 proces s , as strengt hened by the Second Bank i n g C o - o r d i n at i o n D i r e ct i v e and by the I n v e s tm e n t S e r v i c e s D i r e ct i v e . Mrs Th atcher i s quite ri ght i n wi s h i ng to remove the s u b s t a nt i a l o r o t e ct i o n i s m in fi nanci al servi ces , p ar t i c u l ar l y in i ns urance , sti l l e x i st s i n many E u r o p e a n c o u n tr i es . t h at M a x i m u m e f f o r t s h o u l d � e m a d e t o r e m o v e t h o s e i m p e d i me n t s t o t r a d e a n d t o c r e at e a g e n u i n e l y fr e e m ar k e t . Mrs Th atcher i s t h u s r e f e r r i n g f a v o u r a b l y t o a p r o c e s s wh i c h i s a l re a dy u n der w ay , on t h e b a s i s o f r a s t de c i s i on s , a n d wh o s e a c h i e v e me nt , a t l e a s t i n b a n k i n g a n � i n v e s t me n t s e r v i c e s , i s a g a i n l a r g e l y a m a t t e r o f t i me , re i n fo r c e d b y v i g o r ou s effort s t o e n s ur e -7- t h at al l the C o mm u n i t y c o un tr i e s face up. to respon si b i l i t i es in r em o v i n g p r ot e c t i o n i s m . from fi n an c i a l m a r k e t s . thei r .· . thei r T h e E C U h a s a c h i e v e d a p o s i t i o n a s a s i g n i f i c a n t i n v e s t me n t and mo n e y market c u rr e n cy , gi ven its c om m e r c i a l a t t r a c t i v e n e s s t o i n v e s t o r s a n d b o r r ow e r s . St rength en i n g the ECU market by i s su i ng fi rst cl ass government p ape r i s a u s e f u l c o n t r i b u t i o n t o t � e l i q u i d i t y a n d s c a l e o f t h e m ar k et , a n d t h e U K i s t o b e c o n g r a t u l at e d o n t a k i n g t h e i n i t i at i v e i n i s s u i n g E C U - d om i n a t e d t r e a s u ry b i l l s . T h e E C U i s , h ow e v er , a para l l el c u rr e n cy at thi s stage . The use of ECU i n the m ar k et p l a c e wi l l n ot to any g r e at e xt e n t c r e at e cl oser e c o n o m i e i n t e gr a t i o n wi th i n E u r o p e . T h e p r o ce s s w h i c h h a s l e d to cl oser i nt egrati on , t h e p o l i cy d e c i s i o n s t a k e n b y m a ny E u r o p e a n c o u n t r i e s t o a i m for e x c h an g e r a t e s t a b i l i ty a n d l ow i n fl at i o n , is a s e p ar at e proce s s whi ch i s de ve l o p i n g c umu l at i v e l y , i r r e s p e ct i v e o f t h e use of the ECU i n the m ar k et p l a c e . ( T h e t h r e e p o i n t s m a d e b y t h e B r i t i s h P r i me M i n i s t e r a r e v a l i d a n d v a l u ab l e . N e v e r t h e l e s s t h ey ar e n o t r e l at e d s p e c i f i c a l l y t o t h e k ey m e c h a n i s m o f t h e p r oc e s s o f m o n e t a r y i n t e g r at i o n whi ch has been set i n t r a i n t h r ou g h the E u r o p e a n M o n e t ary S y s t em , a n d wh i ch i s l i k e l y t o b e t h e m ec ha n i sm for f u r t h e r cumu l at i v e i nt e g r a t i on . A Paral l el C u r r e n cy T h e u l t i m a t e r o l e o f t h e ECU i n E u r o p e a n i n t e g r at i o n i s a s ye t u n c l e ar . I t c o u l d a t t h e e n d o f t h e d a y b e t h e n am e o f · t h e E u r o p e a n c u r r e n cy . At p r e s e n t i t i s s i mp l y a p ar a l l e l c u r r e n cy . A s G o v e r n o r P o h l s ai d i n h i s L u x e mb o u r g s p e e c h , t h e e x i s t e n c e b y i t s e l f o f a p a r a l l e l c u r r e n cy i s l i k e l y t o b e des t ab i l i s i n g t h a n h e l pfu l . It s i mp l y a d d s o n e more mor e mon ey to those a l r e a dy in c i rcu l at i on . Moreover , those r e s p o n s i b l e fo r t h e E C U h a v e n o r e s p o n s i b i l i ty f o r n o r p ow e r to i n fl u en ce t ot a l m o n e t a r y : .. c o n d i t i o n s wi thi n E u rope . C r e at i n g a p a r a l l e l c u r r e n cy , a n d u s i n g t h at t o oust the n at i o n a l c u r r en c i e s a n d b e c ome t h e c u r r en c y o f E u r o p e , i s a p r o ce s s w h i c h m ay b e d e s t ab i l i s i n g w h i l e i t oc c u rs , a n d wh o s e s uc c e s s i s u n c e r t a i n , i f n ot u n l i k e l y . N e v e r t h e l e s s , t h e re i s n o r e a s on t o o p p o s e t h e u s e of t h e ECU at th i s s t a g e a s a p ar a 1 1 e 1 c u r r e n cy , p r o v i d e d i t i s n ot u se d i n s uc h a way a s t o d e s t ab i l i s e m o n e t ary c o n d i t i o n s wi th i n E u r o p e . T h e E C U h a s p l ayed c ert ai n useful rol e s in furth e r i n g E u ro p e an i nt egrati on . I n a s f a r a s i t s u s e h a s r e f l e ct e d t h e c h o i ce s of mar ket !J a r t i c i p a n t s then that s h ou l d b e wel c om e d in a l i b e r a l t r a d i n g a n d f i n a n c i a l e n v i r o n me n t . Pol iti cal Wi l l towards a Europ83 n Central Bank sy s t em r eq u i r e s a A move p o l i t i ca l j ump whi ch a p p e ars unl i kely to be t aken by g o v e r nmen t s i n t h e n e a r f u t u r e . Neverth e l e s s , t h e much c l o s er mo n e t a r y i nt eg r at i on w h i ch has been ach i e v e d i s l i kely to m a k e o r act i c ab l e c er t a i n f u r t h e r i n s t i t ut i o n a l s t e ps i n t h a t - 8 - d i r e ct i o n . T h e De l o r s p r a ct i c a l s u g g e s t i o n s , C e nt r a l B a n k . C ommi t t e e wi l l w i s h t o ma k e c e r t a i n e v e n i f t h ey f a l l s h o rt o f a E u r o p e a n T h e v i ew s e x p r e s s e d i n t h e M o n e t a r y P a n e l w e r e n o t u n i f o rm . There was no o verwh e l m i n g s u pport for a s i ng l e set of c om p r e h e n s i v e p r op o s a l s . Neverth e l e s s , t h e P a n e l wi s h e d . t o make a fi rm d e c l arat i o n a t th i s stage , a n d t h e fo l l owi n g r e f l e c t s t h e c o n s e n s u s o f i t $ v i ew s . D e c l ar at i o n : 1 . 2. 3 . 4 . The M o n e t ary Panel of EL EC wi s hes to c o n g r a t u l at e E u r o p e an gove rnmen t s o n t h e i r p o l i t i c a l wi l l i n movi ng t ow a r d s a l ar g e area e xc h a n g e of pri ee and rate s t ab i l i ty wi th i n E u r o p e ; Th i s p r o c es s h a s l e d to a q u ant um l ea p i n t h e degree of mo n e t ary i nt e grat i on wi th i n Europe whi ch in t urn has b e e n r e i n fo r c e d b y t h e s u b s t a n t i a l l e s s e n i n g o f e x c h a n g e c o n tr o l s , o r e ven t he i r ab o l i t i o n , i n membe r c o un tr i e s ; T h e v a s t m a j o r i t y o f E u r o p e a n C o mm u n i t y c o u n t r i e s see their fut ure e c o n o mi e , f i n an c i a l , and p o l i t i ca l i n t e re s t s a s b e i n g b ou n d u p w i t h t h e s t re n g t h e n i n g o f E u r o p e a s a wh o l e . They a r e t h u s geari n g t he i r ec onomi e a n d monet ary p o l i c i es toward s fur t h e r c o n v e rg e n c e aroun d t h e c or e o f t h e EMS . Th i s s i t u a t i o n i s g r e at l y we l c o m e d by E LE C ; E L E C s u p p o rt s M r s Th at c h e r ' s e x p r e s s e d v i ew t h a t h i gh p ·� i o r i t y s h o u l d b e g i v e n t ·:.. t h e a b o l i t i o n o f e x c h a n g e cc1trol s wi t h i n Europe "nd to the l i b e r a l i s at i on of t �· 1 d e i n b a n k i n g , i n s u r .'l n c e an d i n v e s t rn e n t s e rv i c e s These pol i ci es a r e a l r e a dy i n t r a i n i n t h e C o mm u n i t y , and t h ey shoul d be pursued v i gorou s l y . ELEC al so w 2 l c om e s a wi d e r r o l e f o r t h e E C U , an d c o n s i ders t h at t h e a ct i o n o f t h e B r i t i s h g o v e r nm e n t i n c r e at i n g a n E C U m ar k e t i n n a t i o n a l t r e a s u r y b i l l s i s a we l c o m e s t e p t o t h a t en d ; • 5. 6 . T h e U n i t e d K i n g d o m h a s r e c e n t l y b e e n d i v e r g i n g m ar k e d l y fr om t h e ec onomi e a n d f i n an c i a l c on d i t i on s o f t h e core c o un t r i es of the European M o n e t ary Sy s t em . It is d i ffi c u l t t o a r g u e on t h e e vi d e n c e t h at t h e U K ' s pre sent · p o l i c y s t r u c t u r e i s b e tt er t h a n j o i n i n g t h e ERM . I n i ts own i nterest the UK shoul d qu i c k l y restore economi e c on d i t i on s more s i m i l ar to those e l s ew h e re i n the C om m u n i t y a n d s h o u l d j o i n t h e E RM . A s y e t i t i s t o o s o o n t o c o n t em p l at e e i t h e r t h e c r e at i o n o f a E u r o p e a n C e n t r a l B a n k s y s t e m o r t h e i n t r o d u ct i o n o f a c o mmo n c u r r en cy . Suc h s t e ps wo u l d r a i s e f o rm i d a b l e D 0 l i t i c a l i s s ue s , w h i l e a t t h e s am e t i m e r a i s i n g v i t a l and c o m p l i c at e d t echni c al i ssues in reg ard to the p o o l i n g of t h e g o l d a n d for e i g n exch a n g e r es e r ve s o f C o mm u n i t y c oun tr i es , the t ak i ng over of d o me s t i c m o n e t ary pol i cy wi t h i n the C ommun i ty c o un tri e s by a - 9 - European Central Bank , the possi ble e m p l oy m e n t and e c o n o m i e e f f e c t s wi th i n c o un t r i e s , a n d t h e n e e d fo r muc h c l o s e r c o - o rd i n a t i on o f n a t i o n a l f i s ca l p o l i c i es ; 7. Look i ng to t h e l o n g e r- t e rm , ELEC con si ders t h at t h e S c o t t i s h m o d e l , o f a n a t i o n a l c u r r e n cy c i r c u l a t i n g wh i l e S c o t l a n d i s p ar t o f a wi d e r mo n e t ary u n i o n i n t h e U n i t e d Ki n g d om , i s o f i n t e re s t a n d s h o u l d b e b o rne i n m i n d wi t h a v i e w t o i t pe r h a p s f o r m i n g a m o d e l fo r u s e o n c e t h e C o mm u n i t y m o v e s t o w a r d s a European Central Bank or a c omm o n c u rr e n cy . 8. ELEC con si ders th at at th i s i n te g r at i on a more f o rm a l monet ary co -ordi n at i on shoul em b r y o n i c mo n e t ary a u t h o r i ty a u th ori ty s h ou l d con si s t o f nati o n a l centra l b anks ; ( 1 ) . 9. stage o f t h e proce s s o f European fr amewo r k f or d be e st ab l i shed , an . The board of th i s the governors of the · T h e a i ms o f a ny E u r o p e a n mo n et ary a uth o r i ty s h ou l d be the s t abi l i ty of pri ees wi th i n Europe . T h e m o n e t ary a ut h o r i ty wo u l d h a ve a r o l e i n t a k i n g t h e i n i t i at i v e i n p o l i c y ma k i n g o n m o n e t a r y m a t t e r s w i t h i n E u r o p e a n d i n repre s e nt i n g the European f i n an c i al i nterest in i n t e r n at i o n a l fi n an c i al fora . The m o n e t ary a u thor i ty s h ou l d f o rm a l l y be i n de p e n dent of d i rect i n fl u e n c e e i t h e r f r o m n a t i o n a l g o v e r n m e n t s o r f r o m t h e C o mmi s s i o n . ( 1) In the this by few docume n t p a r a g r a ph the �ubm i t t e d outside the to s o rn e d i r e c tors . central s ys tem bank of of the Mone tary . . . . central c o n t i nu e s : r ep r e s e � t a t 1 v e of to the The European - 1 0- banks ; augm e n t ed Comm 1 s s i o n cha irmanshi� should governors , rotation ; Pane l , pos s ib l y and lie chang i ng s o rn e with one according A p p e n d1 x T e rm s of Refere n c e o f t h e D e l ors C omm1 t t e e 11 T h e E u r o p e an C oun c i l re c a l l s t h at , in a d o pt i n g t h e S i n g l e Act , t h e Memb e r S t at e s c o n f i rm e d t h e o b j e c t i v e o f p r o g r e s s i v e r e a l i z a t i o n o f E c o n o m i e a n d M o n e t ary U n i o n . T h ey t h e re fore deci ded to C oun c i l meet i ng i n Madri d i n J un e t h i s Un i on . e xami n e at the Eur o p e an t h e mean s o f ach i ev i ng 1 989 T o t h a t e n d t h ey d e c i d e d t o e nt r u s t t o task of s t u dy i n g and proposi ng c o n c r et e t owar d s t h i s U n i on . a C ommi t t e e t h e stages l eadi ng The C o mm i t t e e wi l l Pre s i d en t o f t h e E u r o p e a n J a c qu e s be chai red C o mm i s s i o n . by Mr D E LOR S , T h e H e a d o f S t at e a n d G o v e r nm e n t a gr e e d t o i n v i t e t h e P r e s i d en t o r G o v e r n o r o f t h e i r C e nt r a l B a n k s t o t a k e p art i n a personal c a p ac i t y i n the procee d i n g s of the C o mm i t t e e , wh i c h w i l l a l s o i n c l u d e o n e o t h e r m e m b e r o f t h e C o mm i s s i o n a n d t h r e e p e r s o n a l i t i e s d e s i g n a t e d b y c o mm o n a g r e em e n t b y t h e H e a d s o f St at e o r G o v e r n me n t . T h e y h a v e a gr e e d t o i n v i t e : - Mr Ni el s - Mr L AM F A L U S S Y , D i r e c t o r - G en e r a l of the Bank for I n t e r n a t i o n a l S e t t l e me n t s i n B a s l e , p r o f e s s e r o f M o n e t a ry E c o n omi e s at t h e C a tho l i c U n i ve r s i ty o f Louva i n - l a - N e uv e - Mr Mi g u e l T H Y GE S E N , B OYER , Prof e s s e r Pre si dent of of E c o n om i e s , ' B anco C o p en ha gen E xt e r i o r de E s p an a ' . T h e C omm i t t e e s h o u l d h a v e c o m p l e t e d i t s p r o c e e d i n g s i n g o o d t i me t o e n a b l e t h e M i n i s t e r s f o r E c o n om i e Aff a i rs a n d for Fi n ance to exami ne its result s b e fo r e the European 11 C o u n c i l m e e t i n g i n Ma d r i d . - � - � MEMB E R S OF T H E M O N ET A R Y D r a ft Att a c h e d i s a d raft re port meeti ng . The fi n a l ver s i on N o v em b e r . PANEL OF ELEC Report f o r d i s c u s s i o n a t o u r S e pt em b e r w i l l be p r e s e nt ed · at Kr o n b e rg i n W e s h o u l d a i m for a n a g r e e d r e port f o r Kr o n b e r g . T h e a t t a ch ed versi on i s i n t en ded v ery mu c h as a draft . I h ope that s t a ge wi l l e n a b l e p eo p l e t o s e t o u t c i r cu l at i n g i t at t h i s t he i r v i ew s , i n t e rm s o f d e l e t i o n s , a d d i t i o n s , o r c h a n g e s o f empha s i s , s o t h a t t h e se m ay be i n c o r po r a t ed i n the fi n a l versi on . Y o u r c o mme n t s a r e w e l c o me , p r e f e r ab l y b e fo r e ou r n e xt m e e t i n g . ./tfr- � Dr D F lomax G r ou p E c o n om i e A d v i s e r N a t i o n a l We stmi n s t e r B a n k 4 1 L o t h b u ry LONDON EC2P 2 BP Fax No : 01 726 1 1 90 PLC D Grou p E c o n omi e Report of Advi s er ' s the R A 1 . and Th e M o n e t a ry Panel C om m i t t e e . e c o n om i e 2. and the proc e s s t h at th i s Al t hough s l i ght l y f o r t h c om i n g rev i s i on 3 l) e �oped !'l e v e r t h e l e s s f o r g ott en . e xc h a n g e 4. The for of De l or s �y l a st i n and out ; of the openi ng the w ay bus i ness of fi nanci al secu r i t i e s n ati on a l and 3 of l ong t i rn e mod i fi c at i on we l c o me Madri d the the S u rnrn i t . dec i s i on s mot i on . i s a l mo s t the i ssues forward i nt o The as much of the stages 2 in and ai ms , l o n ge r -t erm i ssues l i ber a l i sat i on �o1tr o l s 2 a we i n m e et i n g i mm e d i a t e Unfi ni shed ye a r s et t ow a r d s progr e s s the t ake requ i re proce s s the propos a l s ; more l i bera l i s at i on b a n k i ng � for may n e vert he l e s s the Tre aty thi s i nc l udi ng been amb i g u o u s , the Del ors nesp i te made League st ages n e vert h e l e s s o u t c o rn e set t h at i ndeed i nter government a l of the of may has the . meet i ng cou l d propo s a l s ( EMU ) en acted , proces s w e l c o rn e the the un i on and is a l so and European 1 989 Co-operat i on w e l c om e s rn o n e t a r y as as of the A l though w e recog n i s e i mp l ement at i o n � of 3. Panel i n We August Concl usi ons M o n e t ary fact T Offi c e E c o n om i e Summary F shou l d s h ou l d of be markets servi ces market s , i nsurance , accordance wi t h and the n ot be c omp l et e d , in goods , s uch as in remov a l of c o mm i t m e n t s a l r e a dy g overnment s ; has been s u c c e s s fu l i n t e g r at i on . C ount r i es have i n t eg r ati on , i 1cl udi ng mo v i n g - l for expre s s e d - to E u r o pe a n strong majori ty ec on omi e s u pport v ot i n g in for m a ny R A D ar e a s . The c omm i t m e n t S u mm i t , Madri d to the In thi s wh i c h seek we to The l a st M o n e t a ry of a two - s pe e d p r e t e Y-t fer al l o ut s i d e �hou l d as Fxc h a n g e the po l i ci es European i nt e g r at i o n fu l l s aon Rate c ont i nued wi t hout l ow i nterest we a k e n i n g may be that wi t h i n count r i e s has t aken possi b l e M e c h a n i sm { ERM ) P ort u g a l shou l d EMS has po l i ci es in i n tegrat i on , used as the C o mm u n i ty ; are c o mm i t t e d p l ace , and Italy, Spai n b e c ome the d i fferen c e s bei ng the rates , in The furt her membe r s h i p , as European doct r i n a l l y to on the adopt i n g affect to back i n tegrat i on ; opposed di vi s i ve i nt eg r at i o n , UK , are for p ayme n t s . there further oppo s i t i on for Whi l e may of the s i gned ; seri ous force Europe thi s we no s trong to i n f l at i on , b a l ances Europe . N e v e r t h e- l e s s , c o u nt r i es of h ave has and g over nmen t s c l ock succ e s sfu l It l o� and � and n e v e rt h e l e s s v e ry { �MS ) . s t r u c t u r� s peed s � 8. been prev i o u s o p p o s e rl for the t h em s e l v e s H anover Re p o rt , s ym p a t h y t u rn g r o wt h , are l i tt l e the the i ntegrat i o n ; to a d e q u 3t e We European Act , stronger wi sh has be much i deol og i c a l and wi t h to a an Sy s t em cont i nued De l ors stri ke wh i c h t h ey rea l i gnment , 7. h ave or year of t h e to European contra1 s , s i gnal l ed g o vernmen t s regard Si ngl e e xc h a n g e have i ntegrat i on , 6. the e s t ab l i s hment by c o mm i t m e n t s of remove Summi t , c ommi t m e n t 5. passage F T fu l l wi t h i n the major and the memb e r s the to of n a r r ow b an d ; 9. l i k ewi s e , bri ng i n thei r l i ne mov i ng Greece publ i c wi t n i nt o and a fi n ances l ow and i n fl ati o n member s h i p ; - 2 - as thei r p o l i cy saon as pos s i b l e m o n e t a ry po l i c i es consi stent wi th D 10. Countri es enab 1 ed the o ut s i de to shou l d requ i re fu1 1 y as Si ng l e the 1 1 . The ECU the way t h em to European and its use made upon in the EC ERH . be wi th Thi s economi e s memb e r s under as the i ntegrat i on po1 i t i cal t h em ; Europe . c u r r e n cy s ame thei r onerous i n the the requ i re i nt e g r at i on at fi nanci al ly Thi s u s ef u l rol e m o n e t a ry i n st i tuti ons by shou l d p r o g r amme . a t ow a r d s and l i bera l i se p l ayed forw a r d ECU put paral l el C ommu n i ty associ ati on wi th Market be has f i n a nc i a l see ?i ng nece s s ar i l y to T e c o n omi c a l l y c om m i t m e n t s not condi ti on s F European i nc1u European shou l d the i ntegrate C ommu n i ty , R A shoul d t i me do ro l e i n f a c i l i t at i n g H e v e rt h e l e s s , of the ECU uni on . bui l d thei r we as do not bei ng the G o v e r n me n t s up their utmo s t to use of and the fac i l i t at e market p l a c e . I ntroduc t i o n O v er the past o � er at e d �� e c h a ., i s m r p ma i n e d cf ye ar wit� � E RM the European c o n s i der ab l e ) s t ab l e of the wi th no r ea l i g�ment . Spai n mo n e t a ry s u c ce s s . Europ ea n has joi ned The Mo net a ry r e a l i g nm e n t s , and the i nsti tuti ons E RM Exchange S y s t e rn no ( EMS ) s e r i ou s wi th a 6 h a ve Rate has t h re a t p er c en t b an d . C o !l s i d e r é\ h l e p r og ; e s s wh i ch control s , i s a c c om pa n y i n g p a p er . I nf l at i on We s t e r n 3.3 per e x pect e d i n c ent for for the has made been d i s cu s s e d Europe has C ommu n i t y i n been - 3 l ow , - 1 9 88 exchange r emov i ng greater dur i n g 1 989 . in det ai l wi t h and an i n the a verage 4.9 per of cent 0 Monet ary cond i t i on s i n terest been r ate s . good , expected 1 989 i n s ubstant i a l of t h em The bei ng c o u n t ry U n i t ed by stabi l i ty a Ki n gdom , h i gh d o me s t i c whi ch d em a n d , b a l a n ce On the o f C o nt i ne nt , C ommu n i t y , wi th t h r ou g h ou t c o un tr i e s s uc h as cost s have by A fu r t h e r wi shed of turn l ed s e rv i ce s to to i n st i t ut i on s are the to e nt er estab l i shed l eadi ng s o rn e c ompet i t i o n and the of wi l l and rel ated spread ret a i l reduce res tore a rest v e ry of be i n g the spread no Ne verth e l e s s , a ct i on in has to i n amen d that , rel ati ve t urn been requi re Eur opean i nten si fi ed At been real major 4 - i n g r owi ng Th i s fi n a nc i a l of fi nanc i a l for the u n i fi ed compet i t i o n the i n the as wh o l e s a l e the I nc rea s i n g l y , upon w i de l y ma r k et s . Mar ket . d em a n d i n g basi s . more wi t h n umbe r t hems e l v e s effect s - reached c om p et i t i o n t i me i nternat i on a l b u s i ne s s the d em a n d to to EMS . is runn i ng defi c i t s market s . an servi ce m a ny the exce ss the changes wo u l d posi t i oni ng e n t r an t s on wi t h i nc re a s i n g i s pri ees b ee n way and been drast i c S i ng l e An for has EMS . whi ch have to i n t e n ded countr i es . t ake m a r k et , c u s t ome r s surpl us i ntens i fi ed i n d u s t ry . i s has s ubstant i a l and from cent rates , under i n fl at i on , G e rm a n y ether There per e q u i l i b r i um . i ntegr ati on 1 992 awa r e ne s s nearer the of wh i ch d o me s t i c whi ch wi t h i n s t a ge has the p r i ee s , r e a l i gnme n t s re cove r i n g po l i cy has exch ange has been C omm u n i t y rel a t i on s h i p correspondi ng e f f e ct i n g and i n in 2. 7 and a d j u s tment account t he the cent European ri ses mo d e s t of g re at e s t West cur rent p er l a r ge l y r e d uce p a ym e n t s wi t h r e s p ec t i ve l y . wi der rate substanti a l w i de l y of the i nt e re s t the 1 990 ma i nt a i ned wi th 3 .4 of and T p e r fo rm a n c e g r owt h g r owt h F t i ghtene d have The wi t h R A ma rg i n s t h roug hout and the n ew l evel keenest thi s qua l i ty s ma l l 0 Neverth e l ess , fi nanci a l n ot yet the E RM , seri ous s e r v i ce s and wi t h et h e r s A F T b ar r i e r s m a r k et s c om p l e t e , R sti l l s o rn e not to i ntegrat i on r e ma i n . Moreover , coun t r i es be i n g n ot m em b e r s the bei ng of the of the EMS i s mem b e r s of n a r r ow b an d s y s t em . De l or s The A Report s u b s t a nt i a l t h r ou g h t he fo l l owed of the Hano ver S ummi t and mo n e t ary wi th wh i ch The De l or s The fi rs t en d . t ook C ommi t t e e st age , due progres s i ve becom i n g the E ven p l ay for po l i cy St a ge wi thin 2 i s the c oa l e sced The the , th i s Act . 1 988 . move u n i fi cati on The charged wh i ch n eeded fo l l owe d was c ommu ni q u e t ow a r d s and was Th i s Eu ropean the to by De l o r s be the taken Madri d furthe r . the on me an s Ju ly of the of the of 1 990 , l was exi st i ng n a r r ow wou l d a c h i ev i n g be e s s en t i a l l y EMS , band a EMU . wi th al l mec h a n i sm gre ater ro l e of to ban k s i n coordi nat i ng p o l i c i es and i n adv i s i ng mon e t ary ot h e r on C o mm u n i t y . of a ) s te ps there each European i nt o beg i n c en t r a l e s sen t i a l l y p r og r e s s i v e nati onal to European the e s t ab l i sh e d stage with cul mi nati on phase t u rn European J un e EMU the mem b e r s i n i n ( p r oc e s s European c l osely more the the out to Si ng l e endorsed comp l et i on coun t r i es E RM . the S u mm i t In the S u mm i t gi ven uni on set t i ng that was of Ha nover achi eve the m o me nt u m the Commi t t ee Summi t the Madri d e n a c t me n t by ec onomi e to and the a trans i t i on a l proce s s , Sy s t e m s i ng l e of c u rrenc i e s whi ch Cent r a l fede ra l t i ghteni ng c u l mi n at e s the i n c u r r e n cy . 5 i s - the l eadi ng stage Bank s cent ra l of - s tage , ( ESCB t owards 3 . ) In that wi l l h ave b a nk . r e l at i on sh i ps creat i on of b e t we e n a s i ng l e D I n s up p o rt pool t he i r c en t r a l i n of gol d single and c e nt r a l i s e d of and the autho r i s e wi l l be g o v e r n me n t s can The c re at i on for the the countr i e s p a rt i c u l a r stages s o task and 2 be 3 the n a r r ow l eg i s l at i ve meet i ng , of the the can D e l o rs out achi eve s o p r a ct i c a l wh a t the the t h ey the m em b e r t o moni tor p r o ce s s g over nmen t s . i n wh i ch nati onal p a rt i c u l a r l y steps to need of the i n rol e tr a n s fe r s Commu n i ty . 1 Stage As i nt o fi s ca l ma k e f u rt h er . been s t e ps from the o f July E RM , p r o ce s s . Treaty the Th i s the 1 9 90 and wi 1 1 i n proce s s . k n own , creat i n g fo r need to - 6 be - wi 1 1 move i nto to wi l l , wi s h i s nor stages taken . the to 2 and Prec i se l y the i f the what u n k n own i n prec i s e g o v e r nmen t s con si de r t h ey wh e t h e r whi c h requi red r e c omme n d be to up, c omm i t t e e revi si ons De l or s 1 989 , set requ i red Neverth e l e s s , i n enhanced areas t i me t ab l e l ater much has c ommi t t ee me c h a n i s m u p ; n i nc l ud i n g move the the r e p o rt , setti ng requi res band . De l or s proces s . p r ob ab l y Europe agreed . to c o mm i t t e e analysi ng to as e s sen t i al ly i nt e rg o ve r nmen t a l nor for way pr o c e s s th i s expected s et a peri ph era l of s te p s c on t e nt , of was deci de s , p r a ct i ca l the took i n t e rg ov e r nm en t a l the requi re i n st i tuti ons , S u mm i t i nt o the c u r r e n cy n at i ona l the t h ems e l v e s , wi l l more wi l l on provi de to European p o l i cy of po l i ci e s to h ave the vet t i n g a be wi l l market p l ac e . and p r oc e s s fi s ca l thus f i s ca l EMU E� r o p e a n Madri d De l o rs i t of poorer wi 1 1 fi n ance i nt e r n at i on a l h ave r e s er ve s c u r r e n cy over c o n st r a i n t s the An g o v e r nmen t s exch ange sing l e a u th o r i ty There The fore i g n a g o ve r nment s . to c u rr ency , w i t h t h e me a n s o f m a n a g i n g · f o re i g n e x c h an g e marke t s . c re a t i on T h e re T b an k the The the R A F wi l l be i mp l i c at i on s go and ahead 3, and i n i f D EMU i s n ow fi r s t i s h ave been h or i z o n att ai ned i s rather the the than 3, and the wi l l In al l p r a ct i c e l eads wi s h one operat i o n a l p o l i cy n ot banks peop l e . o f the think m o n e t ary that to The i nt egrati on e c o n om i e e ve n the E u r op e a n if and on i deal i sm the as we l l p o p u l at i on . k ey m o n ey i n p o l i cy c reat i on of the B at h wh i c h of a fun ct i on s amo u nt and of p owe r s mo n e t a ry p o l i cy , ( such the i n but l en de r k ey Uni t ed so e m p l oy bank centres b an k s wh e r e the i ne v i t ab l y r e s pon s i b i l i ty c entr a l as are c e nt ra l operat i o n a l i nc l udi n g the even present for one and but federa l , Eur ope a n thei r St at e s and Ge rm a n at i n a r r a n g e me n t s Uni ted t he banks nati ona l as reg ards about c e nt r a l ( Wa s h i n gton ) centr a l creati on , r eg arded s et operat i o n a l e n o rm o u s i s sue s r em a r k a b l y forma l l y an The m o n ey t h at creat i o n the are York ) . and as c ar efu l l y . centre are p ar t i cu l ar l y major devo l ved The s h i ft f o rm a l l y req u i r e reason s . ahead . s eve ra l to European s eparate ) . power s mai n p r o s p e ct , process , banks ( N ew ma k i ng to to mo s t centre cen t r a l i s e d . we r e t wo so appeal s of to pol i cy c en t r a l fu n ct i o n s EMU mu c h c e nt r a l b a nks i nev i t ab l y for and rea l i st i c De l ors re l ates 1 00 , 000 a of c e nt ra l k ey hori zon i mme d i a t e l y The St at e s T p r og �e s s i v e l y , funct i o n i ng . i s F I s sues government s there A economi e o b j e ct i v e o f Neverthe l es s , 2 of n ow i n t e r e st s longer-Term stages po l i t i c a l stages uni on Secon d , to t he t h at mo n e t a r y as on R s o rn e wou l d and ( if of t hey wou l d l ose a l l areas whi ch are neverth e l ess of l as t do re sort funct i on ) . The c re a t i on countri e s ' back i ng Thi s gol d the wi l l of a and singl e exchange fore i g n c u r r ency i ne vi t ab l y l e ad req u i r e s c u r r e n cy single the i n reserves fore i gn to a mass ive - 7 - the as pool i ng the exchange l oss of me a n s of of market s . i n dependence 0 by existing f o re i g n g o ve rnmen t s . exch ange c o u n tr i es wi t h the Afte r r e se r ve s coun tr i es ' T h ol di n g i s a up t he i r the and 11 k ey gol d i n fi nanci a l fo re i g n depend exch ange e nt i re l y European and provi di ng i n de p e n de n t g ol d wi n at i on a l feature of i n d e pe n de n c e o ve r of key pos s i b i l i ty giving i nfl uence F The r e s e r ve s a ct i o n . t he i r R A upon p o l i cy - m a k i n g o r g a n i sati ons . The to c reat i on r e q u i re The u n de r i n The to e s se nt i a l a r g ument t he s p en d i n g the As from European the thi s S pa i n c l ear be an economi e p r a ct i c a l Whi l e n ot goa l , mean s by it whi ch of the i n on ly i t doe s wi l l al so c e nt ra l i s e d wh i ch T h er e i t i s to i t s a De l or s r eg a r d s r oom n e c e s s a ry s u p po rt , l ed i ncrease wi th and the for r eg i on a l m em b e r s h i p massi ve r e po rt c e n tr a l i se d r ea l i ty mo n e t a r y con s i derat i on s nece s s a ri l y fi nal has pol i ci e s Not i n uni on . a ny comi ng e l ec t i oneeri ng . transfers requi ring vi ew f i s ca l s c ru t i ny . of power b oom . i tsel f i s taxat i on and propo sa l s f or manner . g r ap p l e these e xt e n t p o l i cy . p o l i c i es i nc r e a s e m o n e t ary C ommu n i t y shoul d countri es ach i ev i n g the f i s ca l n at i on a l r eg i on a l c o m p l em e n t f i s ca l s o v e re i g nt y , p ay to i n nati ona l re port De l or s ce nt ra l i s ed p r e s en t thi s an Far t h e re pass i mp l i e s N e v e rt h e l e s s , t h at S o rn e re p o r t for the nati ona l n at i on a l for to the i n re l a t i ve l y scope as t r a n s fers . of d i mi n i s h s i gnfi cant ly t axat i on , not s ai d over a wi t h certai n l y De l o r s i s s u r ve i l l a n c e . i ntenti on reduce a ff i rm s Eu rope , a l most uni on a uth ori ty re port E u r opean wou l d thi s mo n e t ary European De l or s structure as of m ay and uni on wi l l di mi ni sh i ng we l l the have p ac e at a - 8 - the the i mport become t hei r more desi re strong whi ch u n de rt a k en . of of real to to p r o ce s s o ver i s of t hem . achi eve i n fl u en ce thi s many to the the be D The Panel Monetary a g r e e me n t s many reached R A w e l c om e s i n to N eve rt h e l e s s we over l o n g e r - t e rm to at the the wh i c h a tt e nt i o n . e s t ab l i s h ed T De l o rs Madr i d whi l e d i ff i c u l t i es , the F re c og n i s i n g s h ou l d h op e that move Hanover r e p o rt be g o v e r n me n t s of the t h er e are g i ven t ow a r d s S ummi t , that and seri ous wou l d the wor k o b j e ct i v e s e conomi e and m o n e t ary uni on . I mme d i a t e I s sues Let us n ot forget , i s p r ov i d i n g a n eve rt h e l es s past n ow on i s goods to and see Thi s i n or shoul d s e rv i ce s the ful l and and a d j u s t me n t by o f fe r e d De l o rs h or i z o n report t h er e i s of u n f i n i s h e d b u s i n e s s from ' e rn p h a s i s s h o u 1 d b e p 1 a c e d th at S i ng l e i n p a rt i c u l a r servi ces , many the E ur o p e a n l i be ra l i s at i on i nsurance . r e g u l a t o ry enab l e di stant amou nt fi nanci al m a r k et s l ega l from the the busi n es s . of s e rv i ce s , s e c ur i t i e s of thi s a l though the c o n s i de r proce s s the mar ket s deal We t h at on substanti a l c om p l e t i n g wi sh the beacon d e c i s i on s . Fi rst We a h owe v e r , of fu l l wi l l fr e e to and 1 992 . mar ket s l i be ra l i s at i on wi l l i n s t i t ut i o n s , c o n s umer the i nc l udi ng Th i s f a ct o r s under Market b an k i ng , requi re as need to obt a i n of the gre a t p r ot e c t i o n i s m be swept t he compet i t i on a i n away . benefi t t h r o u gh o ut of the C o mm u n i t y . Second , the t h e re r em o v a l 8oth so c om m i t me n t s Th i rd or of e c o n om i e market s , n ot i s i n D enmark , i s substanti a l exch ange and that g i v en a l r e a dy the the s i t u at i o n n a r r ow France , control s monet ary p r o ce s s of unfi n i she d uni on needs by t h ro u g h o ut r eq u i re to be - 9 i n whi ch I re l an d , Ge rma ny , - reg ard i ng C ommu n i ty . i n t e g r at ed c o u n tr i e s , M a ny the comp l et ed , g o v e r nme n t s c o un tr i e s band . busi ness thi s are fi nanci a l i n l i ne wi th fi el d . not i n n ot a b l y L u xe mb o u rg , the E RM B e l g i um , and the D Neth e r l ands of the are ERM , and t h em s e l v e s l aw a zone of the the and or P o rt u g a l a l l . Gi ven n ot i n are the i n Uni ted c l ear s h ou l d , appropr i at e , w h e re p a y me n t s to t he T he s e i s that n a r r ow wi l l band t h ey can estab l i sh wh ere i n C ommu n i ty narrow We of con si der and Spai n move abol i t i on of s y s t em . thei r are t ra de s et i n the are to Al l ECU . n ow and not m em b e r s i ncl ude of c l oser countri es a de q u ate l y E RM at s i t u at i on s fi nanceab l e the E RM of these of Italy the fi nanc i a l of Gree ce , evi dence so l ow bal ance and to of move tak i ng EMU . fu 1 1 t h ey wh i c h Uni ted and of i ntegrated . wi l l co untri es l0 - S o rn e of shoul d the moderate as such as s aon as with EMS , of the i nt o t axes benefi t the t h em . shou l d i n t e g r at e d thus i n ent i t i e s ,. the that greatest s t ates joi n the i n countr i es mem b e r s as are of hi stori es K i n g d om , c o un tri e s - a l so h ave m em b e r s h i p i nc re a s i n g l y Those can and mat t er as so fu l l y m em b e r economi e control , these al l m ar k et s p art The th a t e n s ure control s performan ce that also fi n an c i a l e xch ange sub s t a nt i a l the shoul d t he i r i s s ame coun tri es exch ange i s of process E RM and pos s i b l e band the that i n fl at i o n , Italy, the ach i eve band E RM , band . that joi n rel evant , of urgency to to fo r of able the the i r and precond i t i on s s t a ges be the maj or i n f l at i on , m em b e r s c o mb i n a t i o n exi sting vari ous the i n mec ha n i sm . the the cent u r g e n cy t h em remov i ng l ow These not and ·p o l i c y , e n ab l e of either per to of the l i be ra l i sat i on move 6 rest ore have fi sca l c o u n t r i es , progre s s i ve matter t h ey sound w h i ch a m em b e r s b an d . are c o m m i t me n t t he i r eng ag i ng are the K i n gd om of mec h a n i sm i nt egrat i on . narrow at band rel ati ve ly c o un tr i e s the i nfl at i on , core five the so the hand i t order the i r i n fl at i on , i nt eg r at i on , to of comp r i s e n a r r ow l i kel i hood i nc rea s i ng wh i c h and l i tt l e the and are Spai n within or c ommo n T rates , other E RM i s i t , T hey i nterest On f i rm l y t here from rea l i g nment s . have now R A F f r om and the n a rrow E u r o pe , pri ees i nc reased D R A i nt eg r at i on i nto the wi l l fr om m em b e r s h i p r es u l t c o u n t r i es Those exc h a n g e advance Fu l l of wh i c h control s o f the whi ch pe r h ap s ha ve a s ubs t ant i a l these has to The be mo v e as l i nk to and two these i n and c o untr i e s Tw o - s p e e d of exi s t i ng seven c ore own coul d fu l l y , a to the i r do take for and in i n so. a pe r i od c o untr i e s s o rn e c a se s f i nances . pub l i c and t ow a r d s the r ef o rm po l i ci e s bou n d i n to move be real i si c P o rt u g a l , be i ng of Wh i l e t i me sc a l e i n shoul d a of to fi nances , a c h i eve s o rn e that also pos i t i on pub l i c wi l l matt er urg e nt l y in the i r whi ch a p er f o rm a n c e t here be i ng c ore pace , the l ends forma l l y countr i es l etti ng cou l d a cc i d en t a l l y d am a g i n g the i r E RM . prefer ab l y c ommi t t ed band the r em o v e part i c u l ar l y G r ee c e ot h e r shoul d d e v e l o pm e n t either i n of wh i c h l ower t i me , but d i r e ct i o n . Europe qu e s t i o n t he i r s h ou l d i n fl at i o n , poss i b l e i s d i fference The are narrow i nt egrate t h r ou g h Th i s so band po s s i b l e , t hey h i gh convergence mi nd . as ERM , as the narrow done f i ve , c o u n t r i es , mo net ary i nfl at i on . of shoul d rapi dly the to d i s equi l i bri um borne oth er up the from the n ot by wh i ch h i story co untr i e s of qui ckly wi t h i n T and have as dat es i nt egrat i on year s , s y s t em F of a ot h e r s t ake pl ace ERM l ag of beh i n d . Thi s the o u t s i de the The proceed at f a st e r deci si ons h ad countri es to Eur ope . cou l d through de l i ber ate l y i n t e re st s credence t wo - s p e e d the the or s o rn e wh i ch effect th i s of core e l eme nt . M o n e t a ry The two - s p e e d as a Europe . wh ol e The k ey the past Panel ai m wh i c h of i s strong l y Thi s f l i es b e l i ev e s the and f ac e C omm u n i ty wars - the to wi thin 1 1 - the of i ntegrati on i n European d i v i s i v en e s s i n opposed has the c o n c e pt v i ew t h r ou g hout been Europ e , to wh i c h of of a ELEC Europe . o v er c ome have s own 0 s o much troub l e . b r i ng i n g back We R A F are pol ici es of T t h e re fo r e strong l y d i vi s i ve ne s s wi th i n opposed the to Eur opea n C ommu n i ty . Thi s does c l o se l y n ot i n t e g r at e d m a r k et p l a c e . as p art of European be However , Countri es p a r t i c u l ar l y i ne v i t ab l y t hey h ave wh i ch are n ot i nto u n a c c e pt ab l e I n the whi ch have s h ou l d i n the be t h ose sma l l i n n e got i a t e , to t he d i v i s i ve ne s s n a me l y out s i de t he m em b e r s d i v i s i veness C om m u n i ty . rel ati on to Thi s uni t C o mm u n i t y . and be as wo u l d countr i es t he shoul d economi c a l l y of be the be a are wi t h Coun tr i es e n ab l e d fi nanci al l y , we In to rel at i on shi ps s am e to w i t hout the Market be s e rv i ce s fu l l p r og r amme , a d o pt i n g . C o mm u n i t y the - 1 2 of set - The and a rm s e conomi e l ength wh i ch wi s h wi t h l i be ra l wh i ch s h ou l d pol i ci es m a r k et s affai rs monet ary their t h em s e l ve s b e tween and a s s oc i ate countr i es coun tr i es fu l l m em b e r s h i p . to beyon d l i beral i s i ng pol i cies a l t h ough wi sh those n o n - mem b e r r at e C om m u n i t y that p arti cu l ar , adopt European ERM , g oe s con si der l i nk to t he whi ch that exch ange C ommu n i ty goods the mea n s wi thout the countr i es . wi l l cond uct poss i b l e the e x p ect e d to wi th manner then and thi s cl osely o u t s i de to EMS e n ab l e d a d opt Si ngl e countri es l ead s i n ce not t o a c ce s s C omm u n i t y , coul d u n fortun a t e E u rope , r e l ati on shi ps , m em b e r wi t h i n C o mm u n i t y i n as of C o mm u n i ty the to c o un t r i es e x p ected the out s i d e them may be del i berate more cos t s . l i nk t h em s e l v e s d e v e l o p me n t s c o untr i e s shoul d membe r s h i p If Out s i de f r a m e v.J o r k c o un tr i e s prec l u de s b e c om i n g po l i cy . re l a t i ve l y whi ch c o u n tr i es p r a ct i c a l thi s divi s i veness E uropean i nt eg r at e i n d i v i du al t h r ou g h European Moreov e r , regards p r eve nt of the the EMS measures the m em b e r l i be ra l i s at i o n ether to of European R A D c o un tr i e s fre e t ra d e l ikely areas . just and i n · fr e e t ra d e of i ndeed i s we take the Eur ope a n each ECU The ECU has fi nanci al do d e g r e e. the of n o rm a l c o untr i e s are cl oser n ot wi l l see to i nte rested the s ubject o b j e ct i o n c o un tr i e s to , done wi th if shoul d f r e e · m a r k et s h ave of N e v e r th e l e s s , E u r op e a n c o un t r i e s be no i nt e g r at i on . et h e r s tr u c t u r e n o rm a l l y We c o mm i t m e n t m em b e r s ee be be g i v en i n a l l the ECU , and n ot ECU of i n as the r egard be to p r i v at e i nsti t uti on s ECU , and Neverth e l ess , rout e as u n i on . s tatu s In i t The be i ng rol e i n i nto to eme r g e banks the i n Ad i s er - 1 3 - ECU shoul d c u r rency the c ommo n cou l d t h r ou g h the be E RM Neverthe l ess , e s t ab l i s h to a l so wh i l e a being i n st i t ut i on s . l i nks greater mai n the i t bei ng , r out e . Eur ope an of and course market s , the n at i o n a l e n c o u r a g em e n t c l oser f r om due c u r r en cy fu l l i n a c o rn e s l i kely be L om a x E c o n omi e p l ay . of ro l e c en t r a l to rol e c ommer c i a l and i nt ernat i ona l l egal i f Eu ropean i n i n st i t ut i on s , gi ven b e ne f i t s faci l i t at i ng currency c u rr e n cy p ar a l l e l the i n Europe a n wou l d be major c o un tri e s . a c c ou nt i n g wou l d a fi nanc i a l by the shou l d i t s G r ou p has C ommu n i ty , t h r ou g h F used para l l e l th at b ut used D a vi d wi de l y European the p l ace The re a m em b e r g r e a t er i n rol e a ppropr i at e the c u r r e n cy usefu l It encouraged the a i s the t owa r d s shou l d the It mar ket s . not r ou t e Dr the n e got i a t i o n s . then p l ayed i nt eg r at i o n . and b ey o n d wh i c h th i s C ommu n i t y T et h e r . The we we l l European area p l a ce , s ame go r i gh t s we l come , to accept to Ot h e r m ar k et s i n i t i s F the b e twee n a ct i v i ty pr i v at e of ECU o ff i c i a l C om mu n i t y m ar k e t s . ,, ,. _ L.E.C.E. DOC U M E NT N ° 3 7 6 6 ( Do c ument de t r a v a i l p r épa r é en v u e de l a r é u n i o n d u P a n e l Moné t a i r e de l a L i g u e E u ropéenne d e Coop é r a t i on E c o n om i q u e l e 1 0 o c t o b r e 1 9 8 9 ) L e 1 5 sep t emb r e 1 9 8 9 L e s propos i t i o ns d ' harmo n i sa t i o n de la f i sc a l i t é de l ' épa rgn e f a c e à l a l i b é r a t i o n d e s m o u v e me n t s d e c ap i t a u x C. Reuss I n t roduc t i o n Ce t e x t e a b o rde la f i s ca l i t é de l ' é p a r g n e d a n s l e co n t e x t e eu ropéen e n s e p l aç a n t a u p o i n t de vue des d i f f é r e n t s " a c t e u r s " : g o u v e rneme n t s d e s E t a t s memb r e s e t adm i n i s t r a t i o ns f i s c a l e s n a t i o n a l e s , C o mm i s s i o n e u ropé enne f a c e au d é s a c c o r d a u C ons e i l des M i n i s t r e s , i n t e rm é d i a i r e s f i n anc i e r s ( o u p l a c e s f i n an c i è r es ) e t , e n f i n , épa rgn a n t s i n d i v i du e l s . Une a t t e n t i o n pa r t i cu l i è re e s t c o ns a c r é e a u x t r o i s g r a nds t ypes de t r a i t ement f i s ca l de l ' é p a r g n e , q u i s o n t l a g l o b a l i s a t i on ( a v e c des t au x d ' i mpos i t i o n a l l a n t de 2 5 - 3 0 % à p l u s d e 6 0 % ) , l a t a xa t i on d i s t i nc t e o u r e t en u e à l a sou r ce ( o u p r é l è v e men t ) l i b é r a t o i r e ( a ve c u n t a u x de 1 0 h que l qu e 2 5 % ) e t l a d é t a x a t i o n de j u r e o u d e f a c t o d e l ' é p a r g n e ( t a u x z é ro ) . L a f i sca l i t é de l ' é p a r g n e f o rm e e n E u r o p e u n e ns e mb l e d i spa r a t e où l e L a f i s c a l i t é de c o n f l i t d e s y s t è m e s n a t i on a u x p r i me s u r l ' h a rmo n i s a t i o n . l ' é p a r g n e e s t mouv a n t e en fonc t i o n de l ' é vo l u t i o n des m a r c h é s f i nanci e r s , de et du changeme n t de r é g l em e n t a t i o n s d e l ' a d a p t a t i o n des l ' i nnov a t i on , i é e d è s l o rs dans u n e d u t é e r t ê t i La q u e s t i o n d o comp o r t eme n t des é p a rgnant s . p r o c h e s na t i on a l e s e t p a s e d t n me e r t ê v e h c n e ' p e r s pec t i v e d y n am i qu e , à t r a v e r s l . s é s s u o p s n i mo u o s u l p n o i t a s d e s e f fo r t s d ' h a rmon i · C e t t e é t u de se s i t ue , p a r o i l l e u rs , d o n s l e p r o l ongeme n t du r a ppo r t p r é s e n t é p a r J e a n P a r d o n sur l a " T a xa t i o n d e s v o l e u r s mo b i l i è r e s " a u C o l l oque o r g an i s é par l a L i gu e s u r " L o f i s c a l i t é e u r o p é e n n e " h O r u x e l l e s , le 2 1 a v r i l 1989 ( 1 ) . J e a n P a r d o n c o ns t a t e que l e p r o b l èm e f o n d a m e n t a l e n ma t i è r e d e f i sc a l i té d e s r e v e n u s mobi l i e r s a t t r i b u é s a u x p e r s o nn e s p h y s i ques e s t c e l ui d e l a d i s s i mu l a t i o n . I l sou l i gn e que l a s i t ua t i on e s t d e v e n u e e n B e l g i q u e " t o u t à f a i t i ncohé r e n t e , v o i r e s u r r éa l i s t e . L e c o s d e l a Be l g i q ue , j u squ ' à p r é s e n t t r è s pa ·r t i c u l i e r , c o ns t i t ue l a pr é f i gu r a t i o n d e c e q u e s e r a l a s i t ua t i o n e n E u r op e a p r è s l a l i b é ra t i o n c omp l è t e d e s mouveme n t s d e c a p i t au x " . I l mo n t r e é g a l e ment comme n t l e s y s t è m e a é vo l u é a u c o u rs de ces d e r n i è r e s a n n é e s , d e la mé t hode d ' i mp o s i t i o n s y n t h é t i que , g l o b a l i s é e � v e r s l a m é t ho d e c é du l a i r e o u l ' i mpos i t i o n d i s t i n c t e ; e t d e s t a r i f s p r o g r es s i f s v e rs des t a u x p ropo r t ionne l s . E n f i n , l e r a p p o r t d e J e a n P a r d o n donn e u n e p r � s e n t a t i o n c r i t i q u e d e l a p r o p o s i t i o n d e d i r e c t i v e d u 8 f é v r i e r 1 9 13 9 c o n c e r n a n t l ' app l i c a t i o n d ' un e · r e t e n u e à l a s o u r c e c ommuna u t a i r e ( 2 ) . O r igi n e du d é b a t a c t ue l . D a n s l e L i v r e b l a n c sur " L ' a c h è v e m e n t d u m a r c h é i n t é r i eu r " pr épa r é p a r l a C ommi s s i o n à l ' i n t e n t i on du C c nse i l Eu .::- o p é e n d e M i la n de j u i n 1 98 5 , i l n ' es t p a s s p éc i f i qu ement ques t i on de l a f i sca l i t é de l ' é p a rgne � i au t i t r e d e l ' é l im i n a t i on d e s f r o n t i è r es f i s c a l e s , n i à c e l u i d e la l i b é r a l i s a t i o n d e s m o u v e me n t s d e c a p i t a u x . T o u t au p l u s e s t - i l me n t i o nn é a u po i n t 1 27 , p a rmi l e s obj e c t i fs d e l a l i bé r a l i s a t i on d e s m ouvem e n t s de c a p i t au x , que " l e dé c l o i sonneme n t des marchés f i n a nc i e rs de v r a i t f a vo r i s e r le d é v e l o p peme n t é c o n o m i q u e d e la C ommun a u t é en a s s u r a n t u n e r é pa r t i t i on o p t i ma l e I l s ' ag i t d e c r é e r u n s y s t è me f i nanc i e r i n t é g r é , d e l ' é p a r gn e e u r o p é enne . i b i e n p o u r f e s m i l i e u x d ' a f f a i r es c ommun a u t a i r e s s s u a f i t i t é omp c t e t n ya ra att q u e p o u r l e s a u t r es " . A u c u n e d i r e c t i v e o u a u t r e a c t i o n n ' e s t p r o p o s é e dans l e prog ra mme qui v e c o n s i g n é à l a f i n du L i v r e b l a n c . u o r t se Q ua n t à l ' Ac t e u n i que eu ropé e n , e n t r é e n v i g u e u r l e 1 e r j u i l l e t 1 9 8 7 , tout en précisant à i l n e t ra i t e p a s n o n p l u s de l a f i s c a l i t é de l ' é p a r gne , des l ' a p p roba t i o n r u o p e r i a s s e néc t s e é t mi i n a n u ' l que 18 l ' a r t i c le . é t i l a c s i f a l à t n a h c u o t d i s po s i t i ons L a c ommu n i c a t i o nn de l a C o mmi s s i o n s u r l a " C ré a t i on d ' un e s p a c e e r e u r o pé e n " p r é s e n t é e au Conse i l e n n ov e mb r e 1 9 8 7 a t t i r e , p o u r · l a nc i a fin p r e m i è r e f o i s , l ' a t t e n t i o n s u r l e s o s pec t s f i s c a u x d e l a l i b é r a t i on comp l è t e E n r é po n s e a u r i s q u e d ' un e f r aude f i s c a l e d e s m o u v eme n t s d e c a p i t au x ( 3 ) . a c c r u e , l a C ommi s s i on p r é c i se que t r oi s o r i e n t a t i o ns , n e s ' e x c l ua n t p a s m u t u e l l emen t , peuv e n t ê t r e e nv i s a g é e s : 3. l . " un e r e t e n u e à l a s o u r c e g é n é r a l i s é e app l i c ab l e s o i t à l ' e n s emb l e d e s r és i d e n t s e t d e s n on- r é s i d e n t s , s o i t au mo i n s à t o u s l e s r é s i de n t s des pa y s d e l a C ommun a u t é " ; 2 . " l ' ob l i ga t i o n pour l e s banque s de c ommun i que r à l e u rs a u t o r i t é s f i sca l e s , d e s r e n s e i g n e me n t s s u r l e s r e v e nus p r o v e n a n t d ' i n t é r ê t s , p e r ç u s pa r l e s r é s i de n t s c ommu n au t a i r e s " ; 3 • " un e a c t i o n f i sc a l es " . des t inée o renforcer la co opé r a t i o n entre a dm i n i s t r a t i o ns L a C o m m i s s i o n p r é c i se qu ' " en c e qui conc e r ne l a g é n é r a l i s a t i o n de l a re t en u e à l a so u r c e , l e s p e r s pe c t i v e s d ' un a c c o r d e n c e s e n s semb l e n t a c t u e l l e me n t a s s e z ma u v a i s es . E n c e qui conce r ne l e r e n f o r c e me n t d e l a c o o pé r a t i on e n t r e a dm i n i s t r a t i o n s f i s c a l es , l e s p e r s p e c t i v e s semb l e n t un p e u m e i l l e u r e s , p u i s q u ' u n e conven t i on a é t é n é go c i é e au C o ns e i l de l ' E u r ope e t à l ' OCDE e t s e r a p r o c h a i nement p r o p o s é e pour s i g n a t u r e '' ( 4 ) . L a d i r ec t i v e du 24 j u i n 1 9 8 8 s u r l a l i b é r a t i o n d e s mouveme n t s d e c a p i t au x p r é v o i t , e n s o n a r t i c l e 6 p o i n t 5 , u n e c o n d i t i o n ou o b l i g a t i o n de r é f l e x i o n r e l a t i v e à l a f i s ca l i t é de l ' épa rgne . I l y e s t e n e f fe t p r é c i s é q u e " L a C o mm i s s i o n so ume t t r a a u Conse i l , a u p lu s t a rd l e 3 1 décemb r e 1 9 8 8 , l e s p r op o s i t i o ns v i sa n t à supp r i m e r ou à a t t énue r des r i sques de di s to r s i o n s , d ' é v a s i o n e t d e f r au d e f i s ca l e s l i é s à l a d i v e r s i t é d e s r é g i m es n a t i o n a u x c o n c e r n a n t l a f i s ca l i t é de l ' é p a r g n e e t l e c on t r O le de l e u r a p p l i c a t i o n " . '' L e C on s e i l d e v r a se p r o n o n c e r s u r l es p r opos i t i o n s de l a Comm i s s i o n a u p lus t a rd le 30 juin 1989 . T ou t e d i spos i t i o n f i s c a l e de c a r o c t è r e c o mmuna u t a i r e d e v r a ê t r e ado p t é e , c o n fo rméme n t a u t r a i t é , à l ' u n o n i m i t é " . Il s ' a g i t d ' u n e cond i t i o n de r é f l e x i o n e t non d ' u n e c o n d i t i o n s u s pe n s i v e d e l ' e n t r é e e n v i g u e u r d e l a l i b r e c i rc u l a t i o n d e s c a p i t a u x a u l e r j u i l l e t 1 9 90 e n t r e l e s h u i t p a y s l e s p l us a n c i ens e t l e s p l us p r ospè r e s de l a C ommun a u t é . D ans u n e ana l y s e c r i t i que d e l a d i r e c t i v e , P h i l i p pe V i gn e r o n p r é c i s e q u ' o n p e u t p a r l e r d ' un " p r é a l a b l e de r é f l e x i o n " , p l u t ô t que d ' un p r é a l ab l e exp l ic i te " p u i squ 1 o n ne pa r l e pas de mesures à prendr e i mp é r a t i v e me n t a v a n t de l i b é r e r " . C e p r é a l a b l e a é t é p r é v u s u r l ' i ns i s t a n c e d e l a F ra n c e q u i a o b tenu u n e d é c i s i o n de p r o c é d u r e . Q u a n t au c o n t e nu d e s p r op o s i t i o n s d e l a C ommi s s i o n , l a dé c l a r a t i on a d a r t . 1 . p r é vo i t q u ' i l p o u r r a i t s ' a g i r n o t amme n t " d ' un r a p p r o c h emen t des s y s t èmes , d e s b a s e s e t d e s t au x d ' i mp os i t i o n a i n s i q u e d ' un r e n f o r c em e n t des moda l i t é s de c o o p é r a t i o n e n t r e l es a d mi n i s t r a t i o ns f i sc a l e s n a t i o n a l es " . En c o n c l u s i o n , P h i l i p pe V i g ne ron e s t i me que " l e p r ob l è me f i sca l e s t dev e n u i nc o n to u r n a b l e a u c o u r s d e s u l t i mes nég oc i a t i o ns e t ma i n t i e n t u n e h y p o t hè q u e s u r l a m i s e e n oe u v r e e f fec t i v e de l a d i r ec t i v e au c a s o ù d e s d i v e rg e n c e s n o t o i r e s appa r a î t r a i e n t s u r l e s é v e n t u e l l e s m e s u r e s à p r e n d r e à l a s u i t e d e s p r op o s i t i ons f o r mu l é e s p a r l a Commi s s i o n " ( 5 ) . 4 . C o n f o rm é m e n t à c e s d i s p os i t i o ns , ma i s l ég � r e me n t en r e t o rd s u r l e c a l e nd r i e r p r é v u , l a C ommi s s i o n o p r é s e n t é , le 8 f�vrier 1989 , deux p ro p o s i t i o ns d e d i r e c t i v e - ! • un e c o nc e r n a n t un r é g i me c ommun d e r e t enue à l a s o u r c e s u r l e s i n t é r ê t s , - 1 • a u t r e m o d i f i a n t l a d i r e c t i v e 7 7 / 7 9 9 / C E E c once r na n t l 1 as s i s t ance m u t u e l l e d e s a u t o r i t és c ompé t e n t e s d e s E t a t s memb r e s d a n s l e doma i n e des i mp M s d i r e c t s e t de l a T VA . E n r a i s o n n o t amme n t de l • oppos i t i o n de p l us i eu r s E t a t s memb res à u n e r e t e n u e à l a s o u r c e c ommunau t a i r e , l e C o n s e i l n • a p a s p u s e p ronon c e r s u r c e s deux d i r ec t i v es avant fin j u i n 1989 . V o i l à p o u r q u o i l e C o ns e i l E u r o p é e n q u i s • es t t e n u à Ma d r i d l e s 2 6 e t 2 7 J Ul n 11 m a r qu e s a p r é o c c u p a t i o n à 1 1 é g a r d du r e t a rd c o ns t a t é dans l a reche r c h e d 1 un e s o l u t i o n a u p r o b l � m e de l a f i s c a l i t é s u r l 1 épa r g n e e t sou l i gn e l a n é c e ss i t é d e f a i r e e n s o r t e q u e l a l i bé r a t i o n des mo u v emen t s d e c a p i t au x n e f a c i l i t e p a s l e s f r au d e s e t l 1 é v a s i on f i s c a l e . I l demande a u x i ns t a n c e s · c ommu n a u t a i r e s d ' a g i r d a ns c e s e n s a va n t l • e n t r é e e n v i gueu r de la di r ec t i ve • • . L ' i mpo s i t i o n d e s i n t é r ê t s v u e du po i n t d e v u e h i s t o r i qu e • • • • • • J u s q u • à l a p r em i è r e gue r r e mondi a l e , l e s r e v e nus e n ca i s sés sous f o rme d ' i n t é r ê t s f u r e n t r e l a t i ve m e n t peu é l e v é s pa r r a ppo r t au PNB et échappè r e n t s o u v e n t à t o u t e i mp o s i t i o n . S u r l e p l a n p o l i t i que , u n e r a i son e n e s t que l e d ro i t de v o t e é t a i t l i m i t é à un c o l l è g e é l e c t o r a l r es t r e i n t , fo rmé n o t amme n t p a r l a b o u r g e o i s i e e t l e s r e n t i e r s , don t l es memb r e s é t a i e n t e n même t e mp s l e s p r i nc i p a u x b é n é f i c i a i r es de c e s r e v e nus . S i t u a t i o n b i e n di f fé r e n t e de c e l l e d 1 a u j o u r d 1 h u i où r è g n e le su f f r a g e un i v e r se l e t où les r e v e n u s d 1 intérêt , l a r g e me n t di f fusés pa r m i les di f férentes couches soci a l es , r e p r é se n t e n t u n e p r o po r t i on i mpo r t a n t e du P N B . A i n s i , i l e x i s t e une r e l a t i o n e n t r e l e r é g i me d 1 i mp o s i t i on ( o u , l e c a s é ch é a n t , d e n o n - i mp o s i t i an ) a u q u e l s o n t soum i s l es i n t é r ê t s , l e u r i mpo r t an c e p a r r ap p o r t a u P N B , l e u r de g r é de d i f f u s i o n d a n s l a p o pu l a t i on e t l e m o d e d e sc r u t i n . • . • e t d u po i n t d e v u e po l i t i que L 1 i mpo s i t i o n des i n t é r ê t s e s t dé c i dé e par l a l o i , donc le gouve rn eme n t e t l a m a j o r i t é pa r l eme n t a i r e . L a r é d uc t i o n v o i r e l a s u p p r e s s i o n é v e n t u e l l e de 5. l ' i mpos i t i o n d e s i n t é r ê t s p eu t ê t r e " p a y a n t e " d u p o i n t de vue é l e c t o r a l , t o u t a u m o i ns p o u r d e s p a r t i s d i s p os a n t d ' un e c l i en t è l e p l us a i s é e e t , à p e u p r è s p o u r t o u s l es p a r t i s , d a n s u n e " s o c i é t é a f f l u e n t e " . P o r c o n t r e , c e s e r a moi ns le cas p o u r des f o rma t i o ns p o l i t i q ues o y a n t une c l i e n t è l e p a u v r e e t , en g é n é r a l , p o u r t o u s l es p a r t i s po l i t i ques , d o n s u n p a y s mo i n s p r o s pè r e . I l n ' emp ê c h e q u e , même p o u r un g o u v e rnem ent de d r o i te o u l i b é r a l , l a n o n- i mpos i t i o n e f f e c t i v e d e s i n t é r ê t s s ' i n s c r i t d o n s u n c o n t e x t e p l u s l a rge . L e s m o i n s - v a l u e s q u i e n r é s u l t e n t d o i v e n t ê t r e c ompensées pa r d ' a u t r e s r e c e t t e s o u p a r u n e d i m i n u t i o n d e s d é p e n s e s p ub l i ques . S i b i e n qu ' a u t o t a l e t que l l e q u e s o i t l a t endance du g o u v e r n e me n t , l e r é g i me d ' i mp o s i t i o n d e s i n t é rê t s s o u l è v e b e a u c o u p de q u es t i o ns . Da ns l e c o n t e x t e e u r o p é e n a c t ue l , i l n ' es t p a s i n conçe v a b l e que l a " v o l o n t é p o p u l a i re " d é c i de d ' ab o l i r , p a r l a l o i , l a t a x a t i o n d e s i n t é r ê t s ou i ns t a u r e u n e p r a t i q u e f i sc a l e q u i r e v i en t , e n f a i t , à une t e l le a b o l i t i o n . T e l s e r a l e c a s l o r s q u e l ' a p p l i c a t i o n e f f e c t i v e ( " e n fo r c emen t " ) d e l a l o i f i sc a l e n ' e s t p a s a s s u r é e e t/ou l o r s q u e l a d i v e rs i f i c a t i o n des p l a c emen t s e s t l a r gemen t d é v e l o p p é e à l ' é t r an g e r . T a n t q u e l e s i n térêts r e l a t i f s aux p l a ce me n t s d es r é s i d e n t s d ' u n E t a t m emb r e d a n s u n a u t r e E t a t de l a C ommun a u t é s o n t cons i dé r é s c omme v e r s é s à d e s n o n- r é s i de n t s e t s o n t d e ce f a i t e x e mp t és de l a r e t e nue à l a s o u r c e , l ' a pp l i c a t i on e f f e c t i v e de l a f i sca l i t é d e v i e n dr a d ' a u t an t p l u s d i f f i c i l e e t , à l a l i mi t e , f i c t i ve , q u e l e s m ouveme n t s de c a p i t a u x s o n t l i b r es e t q u ' i l n ' y a pas d e c ommun i c a t i o n a u t oma t i q u e de l ' i d e n t i t é des b é n é f i c i a i r es p u r l e s i n t e rm é d i a i r e s f i n a n c i e rs . I l en va de même e n l ' a b s e nc e d e t o u t e r e t e n u e à la s o u r c e dans c e r t a i ns E t a t s m e mb r es . L e ra pp o r t L eb è g u e n o t e à c e s uj e t qu ; " à l ' i n s t a r d e s mesu r e s amé r i ca i n e s d ' o c t o b r e 1 9 8 4 , l a p o l i t i qu e f i sc a l e m e n é e p a r l a p l upa r t des E t a t s memb r e s d e l a CE E à l ' é g a r d d e s n o n- r és i de n t s a eu pour o b j e c t i f d ' a t t i re r les p l a ceme n t s d e s non- r é s i de n t s g r llc e à u n e f i s c a l i t é f a v o r a b l e vo i r e u n e f i sca l i t é z é r o a l o r s même q u e l e s p l a c e me n t s d e s r é s i de n t s c o ns i dé r é s - à to r t p o u r l e s p l a c emen t s a u t r es q u e l e s p l a c e m e n t s à l ong t e r me du t y pe d e l ' é p a r gn e c omme c ap t i f s é t a i e n t moi ns l og e me n t o u d u p l a n d ' é p a rgn�- r e t r a i t e favori sés " . "Cette po l i t i q u e , su1 v 1 e n o t amme n t en m a t i è re d ' intérêts, d ' o b l i g a t i ons , de d é p ô t s b a n ca i r e s e t d e t i t r es du ma r c h é moné t a i re , c omme e n m a t i è r e d e p r o f i t s r é a l i sé s s u r l e s m a r c h é s à t e rme d ' i n s t rume n t s f i n a nc i e r s e t l e s m a r c h é s d ' o p t i o n s , r i sque - s i e l l e se g é n é r a l i s e - d ' ab o u t i r à un c e r c l e v i c i eu x , c h a q ue pays s ' e f fo r ç a n t d ' a t t i r e r l ' é p a rgne des non- r és i d e n t s a l o r s q u e l ' é p a r g n e d e s e s na t i on a u x i ra i t s ' i nv e s t i r à l ' e x t é ri e u r d e s f r on t i è r e s o ù e l l e b é n é f i c i e d ' un t r a i t e m e n t p l u s f a v o r a b le . Au t o t a l , to u s l e s pa y s v e r ra i e n t l e u rs r e s s o u r c e s b u d g é t a i r e s d i m i n ue r " ( 6 ) . C es obs e r v a t i ons s o n t v a l a b l e s a u s s i e n c e q u i c once rne l e s p l a c e me n t s r é a l i s é s d a n s l e s p a y s t i e r s pa r r a p po r t à l a C ommun a u t é . . . En s u g g é r â n t d ' i n t r o d u i r e u n e r e t en u e à l a s o u rce communau t a i r e , l a p r o p o s i t i on d e l a C omm i s s i on r e p r e n d a u x c � t o ye n s e u r o pé e n s un a v a n t a g e do n t i l s b é n é f i c i e n t a c t u e l l e m e n t d a n s l e s f a 1 t s : ê t r e cons 1. dé r é comme non r é s i de n t dans l e s a u t r e s E t a t s m emb r e s que le l e u r . R i e n d ' é tonne n t , dans c e s 6. cond i t i ons , que l e s E u r o p é e n s r és i dent de l a Commun au t é " . . . n ' aspi ren t pas au statut de " co n t r i b uab l e P o u r l e s c o u c h e s s o c i a l e s mo i n s f a vo r i sé e s ( do n t , n o t ammen t , les hab i t a n t s des r é g i ons m o i n s d é v e l o p p é e s de l a C ommun a u t é e t l es t r a v a i l l e u r s i mm i g r é s ) , l e p r o b l è me de l a f i s c a l i t é de l ' é p a r g n e n e s e pose p a s v u que l e u r s r e v enus mob i l i e r s sont i n e x i s t a n t s ou fa i b l es . Les i n térêts r e la t i fs à l ' é p a r g n e popu l a i r e s e ront d ' a i l le u rs l a r g e me n t e x e mp t é s en v e r t u de l ' a b a t t em e n t p r é v u à c e t e f fe t . L ' a s p i r a t i o n d e ces g ro u p e s so c i a u x v i s e à l ' a c qui s i t i on d e la p r o p r i é t é d ' un l og e me n t e t l ' ob j e c t i f po l i t i qu e c ons i s t e à fav o r i s e r l a f o rma t i on du pa t r i m o i n e à l e u r n i ve a u e n v u e de l e s a i de r à d e v e n i r p r op r i é t a i r e s d e l e u r h a b i t a t i o n ( 7 ) . P o s i t i o n des a d m i n i s t r a t i o ns f i sca l e s n a t i o na l e s L e s adm i n i s t r a t i on s f i s c a l e s n a t i o n a l e s o n t p o u r m i s s i on d ' app l i q u e r l a l o i f i sca l e e t l o r s q u e c e l l e - c i p r é vo i t l ' i m p os i t i o n d e c e r t a i ns r e v e nus , de ve i l l e r à en a s s u r e r la p e r c e p t i o n e f fe c t i v e . Dans t o u t s y s t ème f i sca l , on p e u t d i s t i ng u e r e n t r e deux p l a ns , c e l u i d e s p r i nc i p es p h i l os o p h i ques à l a b a s e d e l ' é d i f i c e , d ' u n e pa r t , e t c e l u i de l e u r app l i ca t i o n conc r è t e , d ' a u t r e pa r t . En p r i n c i p e , i l c o n v i e n t de v e i l le r à a s s u r e r l a c oh é r e nce e n t r e l e p r i nc i pe de l ' i mp c t , s on é t ab l i s seme n t , son c o n t rô l e , l ' o rg a n i sa t i o n d e sa co l l ec t e et sa p e r c ep t i o n e f fe c t i ve . I l n ' a pas de sens d ' é d i c t e r ou de m a i n t e n i r des i mp ô t s don t l ' a p p l i ca t i on sou l è v e d e g r a v es d i f f i cu l t és , v o i r e d e s p r ob l è m e s i n so l ub l es , I l e n v a de m ê m e , a fo r t i o r i , pou r l e s e t d o n t l e r e nd e m e n t e s t fa i b l e . s e n s d e ma i n t e n i r l a t a x a t i o n I l n ' a p a s b e aucoup d e i mp ô t s non app l i q u é s . des i n t é r ê t s s i e l l e n e c ons t i t u e qu ' u n e " f i c t i o n f i s c a l e " , s a u f à l u i a t t a c h e r u n e v a l e u r s ymbo l i que , de r a p p e l d ' un i dé a l q u i n ' es t p a s d e c e monde . . . L e t r a i t em e n t d e f a v e u r d e s i n t é r ê t s p a y é s a u x non- r é s i de n t s se comp r e nd d a n s l e s r e l a t i on s e n t re p a y s q u i n ' o n t p a s g r a n d ' chose à v o i r l e s u n s a v e c l e s a u t r e s e t l o rs qu ' i l s ' a g i t d ' a t t i r e r u n m a x i mum d e c a p i t a ux pou r un c e n t r e f i nanc i e r i n s t a l l é s u r l e u r s o l . E l l e s e c o m p r e n d é g a l eme n t dans l e c a d r e d ' u n s y s t ème s é v è r e d e con t r ô l es a u n i v e a u n a t i o n a l , comme e n F r anc e , q u i emp ê c h e que l e s r é s i de n t s d u p a y s n e p u i s s e n t p r o f i t e r e x ag é r é m e n t du L ' exonér a t ion des r ég i me f i sca l d e f a v e u r qui l e u r e s t f a i t à l ' é t r a n g e r . de l a C ommuna u t é s e r mb e non- r é s i d e n t s s e . comp r e n d m o i n s b i e n e n t r e l e s E t a t s m d ' un e s é v é r i t é l a r é n é g n e s a p o ù l e s c o n t r ô l � s f i s c a u x n a t i o na u x n e s o n t ce à la l i bre l\ r g e r t 1 o r c c a ' s a v e e t où l a m o b i l i t é de l ' é p a r gn excessi ve r neme n t s soi t e gouv s e d n o i t n e t n i ' l à mo i ns que c i r c u l a t i o n d e s ca p i t au x , r s r é s i de n t s . u e l à t n a n e v e r s t ê r é t n i s e d d ' i n s t a u r e r une d é t a x a t i on de f a c t o 6. c o n d i t i o ns , que l e s E u ropéens r é s i de n t d e l a C ommunau t é " . . . n ' aspirent pos au s t a tut de " con t r i b uab l e P o u r l e s c o u c h e s soci a l es mo i ns f a v o r i s é e s ( do n t , n o t amme n t , l e s h a b i t a n t s d e s r é g i o n s m o i n s déve l op p é e s d e l a C ommuna u t é e t l e s t r a va i l l e u rs i mmi g r és ) , l e · p r o b l è me de l a f i s ca l i t é de l ' é p a r g n e n e s e pose pa s v u que l e u r s r e venus m o b i l i e rs sont i n e x i s t a n t s ou fa i b l es . L es i n t é r ê t s r e l a t i fs à l ' é p a r gn e popu l a i r e s e ront d ' o i l l e u r s la r g e m e n t e x e mp t és e n v e r t u de l ' a b a t t em e n t p r é v u à c e t e f f e t . L ' a s p i r o t i o n d e c e s g r oupes soc i a u x v i se à l ' a c q u i s i t i o n de l a p r op r i é t é d ' un l og e me n t e t l ' ob j e c t i f po l i t i que cons i s t e à f a v o r i s e r l a f o r ma t i on du pa t r i mo i ne à l e u r n i v e a u e n v u e de l e s a i de r à d e v e n i r p r op r i é t a i r e s de l e u r habi t a t i on ( 7 ) . P o s i t i o n des a dm i n i s t r a t i ons f i sca l e s na t i ona l e s L e s a dm i n i s t ra t i ons f i s c a l e s n a t i o na l e s o n t p o u r m i s s i o n d ' app l i qu e r l a l o i f i sc a l e e t l o rs q u e c e l l e - c i p r é voi t l ' impos i t i o n de c e r t a i ns r e v e nu s , de v e i l l e r à en a s s u r e r la percep t i o n e f fe c t i v e . Dans t o u t s y s t ème f i sca l , o n peu t d i s t i n g u e r e n t r e de u x p l a ns , ce l u i d e s p r i n c i p e s p h i l os o p h i ques à l a b a s e d e l ' é d i f i ce , d ' u n e pa r t , e t c e l u i d e l e u r app l i ca t i o n c o n c r è t e , d ' a u t r e pa r t . En p r i n c i p e , i l c on v i e n t de v e i l l e r à a s s u r e r l a cohé rence e n t r e l e p r i n c i pe d e l ' i mp ô t , s on é t ab l i s s eme n t , son c o n t r ô l e , l ' o rga n i s a t i o n d e sa c o l l e c t e et sa p e r c e p t i on e f fec t i v e . I l n ' a p a s de sens d ' é d i c t e r ou de m a i n t e n i r des i mp ô t s don t l ' a p p l i c a t i on s o u l è v e d e g r o v e s di f f i c u l t é s , v o i r e d e s p r o b l èm e s i nso l ub l es , e t d o n t l e r e nd e m e n t es t fa i b l e . l l e n v a d e même , a f o r t l o r i , pou r l e s i mp ô t s non a p p l i qu é s . 1 1 n ' a p a s beaucoup d e s e n s d e m a i n t e n i r l a t a x a t i o n d e s i n t é r ê t s s i e l l e ne cons t i t u e qu ' une " f i c t i o n f i sca l e " , sau f à l u i a t t a c h e r une v a l e u r s ymb o l i que , de r a p p e l d ' un i dé a l q u i n ' e s t p a s de c e monde . . . L e t r a i t em e n t de f a v e u r d e s i n t é r ê t s p a y é s a u x non-r é s i d e n t s se comp r e n d dans l e s r e l a t i ons e n t r e pays qui n ' o n t p a s g r and ' chose à v o i r l e s u n s a v ec l e s a u t r e s e t l o rs qu ' i l s ' a g i t d ' a t t i r e r u n m a x i mum d e ca p i t a u x pour un c e n t r e f i n an c i e r i ns t a l lé s u r l e u r s o l . E l l e s e c o m p r e n d é g a l eme n t dans le c a d r e d ' u n s y s t èm e s é v è r e de con t r ô l es a u n i v e a u n a t i o n a l , comme e n F r anc e , q u i e m p ê c h e que l e s r é s i de n t s du p a y s n e p u i s s e n t p r o f i t e r e x a g é r ém e n t du L ' e x on é r a t i on des r é g i me f i sc a l d e f a v e u r qui l e u r e s t f a i t à l ' é t r a n g e r . de la C ommuna u t é s e r mb e m s t a t E s e l e r t n e n e i b ns moi d n e r comp e s s t n non- r é s i de d ' une s é v é r i t é l a r é n é g n e s pa sont ne x u a n o i t a n x u a c s i f s e l ô r t n o où les c ce à l a l i bre n r g e r t ! o r c c a ' s a v rgne pa é ' l e d é t i l mobi a l ù o t e e v i s e x c es à mo i ns q u e l ' i n t e n t i on d e s gouve rneme n t s soi t c i r c u l a t i o n d e s ca p i t a u x , d ' i ns t a u r e r u n e d é t a x a t i on de f a c t o d e s i n t é r ê t s r e v e n a n t � l e u r s r é s i de n t s . 7. C e s a rgumen t s p la i de n t e n f a v e u r d u communa u t a i r e e t d e l ' a p p l i c a t i o n de communau t a i r e " . s y s t èm e d ' un e r e t e n u e à l a so u r c e l a n o t i o n d e " c o n t r i buab l e · r és i de n t D i f f é r e n t s sys t èmes d e f i s ca l i t é I l n ' e s t p a s sans i n t é r ê t d e b r o s s e r u n e v u e schéma t i q ue des d i f f é r e n t s s y s t èmes d ' i mpo s i t i on e t d e l e u r s é l é me n t s c o n s t i t u t i f s au mome n t d e l a c r é a t i o n d ' un g r and m a r c h é i n t é r i e u r d e s c a p i t a u x d a n s l a Communa u t é . a ) E l ém e n t s d e sys t ème f i sca l C e u x - c i s o n t l e s é l émen t s de b a s e d e s f i s c a l i t é s n a t i o na l e s e t s ' y c o mb i n e n t s u i v a n t d e s a r ch i t e c t u r e s d i f fé r e n t e s p o u r donne r d e s " s y s t ème s " . L ' i n t e r ac t i o n d e s f i sc a l i t é s n a t i o n a l e s d e s E t a t s m emb r e s d onne un " sy s t èm e c ommun a u t a i r e " q u i p o u r r a n a t u r e l l em e n t i n c o r p o r e r des é l é m e n t s ha rmon i s é s a u n i veau d e l a Communa u t é : 1 ) ques t i o n pr é a l a b l e i mpos i t i o n o u e x e mp t i o n c omp l è t e d e s i n t é r ê t s 2 ) pr i n c i pe s d ' i mpos i t i o n e t pe r c ep t i o n - g l o ba l i sa t i o n/non- g l o b a l i sa t i o n ( i mp os i t i o n d i s t i nc t e ) d e s i n t é r ê t s av ec l es a u t r e s r e v en u s ; - a p p l i c a t i on/non-ap p l i c a t i o n d ' un e r e t e n u e o l a s o u r c e ( l i bé r a t o i r e o u non s u i v a n t l es c a s ) ; - aba t tement ( ou e x e mp t i o n ) r e l a t i f à u n m o n t a n t p la f onné de revenus enca i s s é s sous f o r m e d ' i n t é r ê t s . 3 ) é t ab l i sseme n t e t c o nt r ô l e - c ommu n i c a t i on a u toma t i que p a r l e s i n t e rm é d i a i r e s f i na nc i e r s d u mon t a n t leur l ' i de n t i t é d e s b é n é f i c i a i res à d e s i n t é rê t s p a y é s e t de a dmi n i s t r a t i o n f i sc a l e na t i on a l e ; - s y s t ème d é c l a r a t i f à l ' amé r i ca i n e à l ' o c c a s i o n de l ' e x po r t a t i o n d e ca p i t au x ; des auprès sonde " de " c ou ps par adm i n i s t r a t i f s - contr ô les i n t e rm é d i a i r e s f i nan c i e r s ; commun i c a t i o n , s u r demande a d r e s s é e p a r l ' a dm i n i s t r a t i o n f i sca l e r e nse i gnemen t s de f i n a nc i e rs , i n t e rm é d i a i r e s aux na t i on a l e p r ésomp t i o n de s a c n i nd i v i due l s r e l a t i f s à t e l o u t e l c o n t r i b ua b l e e ; s r e i l de d é c l a r a t i o n i n e x a c t e d e s r e v e n u s mob i _ 8. commun i c a t i on de r e n s e i gnemen t s i nd i v i du e l s c omme c i - d essus , ma i s a l o r s q u e des poursui t es j u d i c i a i r e s on t é t é e n t am é e s ; - c o o p é r a t i on e t échange d ' i n fo rm a t i o n e n t r e a dmi n i s t r a t i o n s f i sca l e s n a t i o na le s , n o t amme n t dons le cadre des t r a i t é s d e doub l e i mp o s i t i on ( 8 ) . b ) Sys tè m e s f i s c a u x D a n s l ' h y p o t hè s e où l a p r opos i t i on de d i r ec t i v e de l a Commi s s i o n du. 8 f év r i e r 1 9 8 9 s u r l ' i n t r odu c t i o n d ' un e r e t e n u e commun a u t a i r e n e s e r a i t pas a p p r o u v é e , d i f fé r e n t e s a u t res o r i en t a t i o n s p e u ve n t ê t r e e n t r e vues : - l a " c oncu r r en c e f i sca l e " ou l e ma i n t i e n d e l a s i t u a t i o n a c t ue l l e s a n s a u c u n e h a r m o n i sa t i o n ou a u t r e m e s u r e c o nc e r t é e o u n i v e a u c ommunau t a i r e , c e q u i r e v i e n t à l ' app l i c a t i on d e s f i s c a l i t é s n a t i on a l es t e l l e s qu ' e l l e s s o n t ( l e s r é s i de n t s des a u t r e s E t a t s memb r e s s o n t c o n s i dé r é s comme non r é s i d e n t s e t so n t , de c e f a i t , e x emp t é s de l a r e t e n u e à l o source dans . l e s p a y s o ù c e l l e - c i e x i s t e ) . C e s y s t ème c o n d u i r a p r o g r e s s i vement à une p e r t e a c c r u e de rece t t e s f i sc a l e s par rappo r t à l a s i tua t i o n a c t u e l l e d a n s l a p l u pa r t des pa ys memb r e s d u f a i t de l ' a t t r ac t i o n e x e r c é e pa r l e s p l a ce m e n t s d a n s l e s a u t r e s p a y s , memb r e s o u n o n d e l a C ommun a u t é , grâce à l ' e x i s t en c e d u s e c r e t banca i r e et/ou à l ' a b s e n c e d 1 u n e r e t enue à l a s o u r c e p o u r l e s non- rés i de n t s ( 9 ) ; - s y s t èm e d ' i mpos i t i o n g l oba l i s é e de s i n t é r ê t s a v e c l e s a u t r e s re venus au t a u x ma rg i n a l de l ' i mp ô t d e s pe rsonn e s p h y s i q u e s , basé s u r la déc l a r a t i o n d e s r e v e nu s mo b i l i e rs pa r l e s c o n t r i b uab l e s , l e c o s é c h é a n t a s s o r t i d ' un e r e t e n u e à l a s o u r c e non- l i bé r a t o i re , à t i t r e d ' a c o mp t e , a v e c r e n for ceme n t l a d i spos i t ion d e s m o y e ns d ' é t ab l i ssement e t de c o n t r ô l e à des e a d m i n i s t r a t i on s f i s c a l e s na t i o n a l e s , n o t amme n t g r ô c à une coopé r a t i o n e t à u n é c h a n g e d ' i n f o rma t i ons p l u s pouss é s . Ana l ys e d e s s i t u a t i on s n a t i ona l e s - A l l e magn e L a s u pp r e s s i on d e l a re te nue à l a s o u r c e d e 1 0 % de p u i s l e 1 e r j u i l l e t 1 9 89 s i gn i f i e q u ' i l n ' y a p l us d ' i mp ô t pe rçu l o r s d u pa i em e n t d e s i n t é r ê t s , c ' e s t - à - d i r e e n a v a nce s u r l e mome n t d e l ' i mpos i t i o n d é f i n i t i v e ( 10 ) . L a s u pp r es s i on de l a r e t enue n • a c e p e nda n t r i e n changé au c a r ac t è r e ant e t i mp o s a b l e d e s i n t é r ê t s : c e u x - c i doi v e n t ê t r e déc l a r é s c omme _ aup a r o v doub l é é t é i l s r e s t e n t i mposa b l e s au-de l à d u mon t a n t i mmun i sé d ' i mp ô t q u 1 a d e 3 0 0 / 6 0 0 DM ( i s o l é/conj o i n t s ) à 600/1 . 2 00 DM . 9. L e sec r e t l i mi tes le : droi t au banca i re n ' ex i s t e les de suj e t i ns t i t u t i o n s d e r e fu s e r de les e n A l l em a g n e q u ' à c ré d i t (et i n forma t i ons c o n t r i b ua b l e s d ' aut res demandées i n d i v i d ue l s l ' i n t é ri eur t i e rs ) par de n ' on t ce r t a i n e s en e f fe t l ' a dm i n i s t r a t i o n l orsqu ' i l ex i s te une pas f i sc a l e p r é s o mp t i o n mo t i vé e d e déc l a r a t i on i nexac t e . Par demander cont r e , la l ' admi n i s t r a t i o n c om m u n i c a t i o n f i sc a l e s y s téma t i que a l lemande de tous les n'a pas le droi t r e n s e i gneme n t s de rela t i fs a u mon t a n t d e s i n t é r � t s p a y é s e t à l ' i d e n t i t é d e s b é n é f i c i a i r e s de c e s p a i e m e n t s , n i de p r o c é d e r à l ' é t a b l i s s e me n t d e d o c u me n t s r e l a t i f s à d ' a u t r e s c o n t r i b ua b l e s à l ' o c c a s i o n d e s c on t r ô l e s sur p lace e f fec tués dans les i ns t i t u t i o n s d e s o n de " . f i na n c i è r e s ni , ( Bankener lass - enf i n , de paragraphe procéder 30a de la à des loi c o n t r Cl l e s par f o n d a me n t a l e "coups re la ti ve à l a taxa t i on ) . Les que les au t o r i tés a l lemandes con t r i b uab les d e s i n t é r ê t s pe rçus la source a été men t ionnées à cet - les soient en même en f i n a nc i e r s i n fo rment grand t em p s v i gueu r , que ce la et l ' a mn i s t i e o f fre me t t r e règ l e le des i ntérêts avec n o t am me n t re tenue qui s a n c ti o n ; En c e q u i conce rne que l ' admin i s t r a t ion E t a t s avec l esque l s Bas , pour i mp o s a b l e leurs r e nd à c l i en t s lo f i sc · et source , non i nc i t a t i o n devra i t e t g é n é r a l i s a t i o n d ' un devo i r pos s i b l e j u s qu ' a l o r s une le la d l une l ' amn i s t i e déc l a r és , pou r condu i r e : l es i n t é r ê t s enca i ssés à déc l a r a t ion dé c l a r a t i o n les à à fiscale des l ' ab r i de c o n t r ibuab l e s une si tuat ion i n t é r ê t s s o n t d é c l a r é s d ' u n e m a n i è r e p l u s c omp l è t e q u e pa r i mp o s i t i o n ef fort caractère spontanément f o rmu l a i r e s d e d é c l a r a t i o n d ' i mp O t mob i l i e rs en un du l e c a r a c t è r e i mp o s a b l e d e s i n t é r ê t s p e r ç u s ; f o rmu l a i r e s pé c i a l r a p pe l a n t c omp l è t e d e s i n t é r ê t s ; res tée consci ents égard - a mé l i o r a t i o n d e s - votée a c t u e l l e me n t e t d e l e u r d e v o i r d e l e s d é c l a r e r , m ê me s i l a r e t e n u e à supp r i mée . L es i n i t i a t i v es sui vantes peuve n t · ê tre é t a b l i s se m e n t s concerna n t dép l a y e n t p l e i nemen t l ' é t range r , es t a vo i rs toute de où se les l e passé . on peut ajouter f i s c a l e a l l e m a n d e r e ç o i t c om m un i c a t i o n d e l a pa r t d e s l a R é p u b l i q u e f é d é r a l e a c o nc l u u n t r a i t é d e d o u b l e . E t a t s-Un i s , et, dons la Communau t é , f r o nc e , noyaume-Un i , P a ys D a n e ma r k . r ej e t t e e l le ( SPD ) , soci a l i s te l ' oppos i t i o n si t ion o mp i e n u r u s t n a t s i s n i en t u o t e c r u so l a re t e nue à éga lement des , s r u e i l i a r a p , se i n o c é r p e l l E . s é v e l é s r e i l i b o m s u correcte des reven le r a p é d i c é d omme c s é l b u o d t n e em l mp i s e u q t ô t u l p ( s é l p u c é d a b a t t em e n t s r d ' un u e v a f n e e c n o n o r p e s e l l e , n i f n E . ) l h o K r e i l e c n a h C u d t n me e n r gouve . e t non non b u r e a u c r a 1 que man ière o r g a n i s é d ' un e contrO les s y s t è me d e e c ou p s d e vexa t o i r e à l ' é g a r d des con t r ibua b les , l e cas échéant asso r t 1 d Pour ce qui est de la � sondes . 10 . F rance L e r a p p o r t P e y r e l e va d e s u r l ' E u r o p e f i n o nc i h e e t mon é t a i r e sou l i gn e q � e l a F r a n c e a l a f i s c a l i t é de l ' é pa r gn e l a p l u s l o u r de e t l a p l u s r l go u r eu s e � e s � t a t s d e l a C E E . I l p r éc o n i se d è s l o rs . un e ba i sse p r o g r es s i v e de c e t t e f 1. s c a l 1 t é , s o u s p e i n e de d é l o c a l i sa t i o n de l ' épa r gne f r a n ç a i se d è s l a l i b é r a l i s a t i o n d e s mo u v eme n t s d e c a p i t a u x dans l a Commu nau t é en j u i l l e t 1990 ( 1 1 ) · L a c omm i s s i on d i r i g é e p a r H . J e a n P e y r e l e v ade s e p r ononce e n f a v e u r d ' u n e r é s o rp t i on d e s é c a r t s de t au x a p p l i ca b l e s aux i n t é r ê t s a i ns i que d ' un a l i g n e me n t de c e u x - c i s u r l e n i ve a u de l a t a x a t i o n d e s p l us -v a l u e s ' s o i t e nv i r o n 1 5 % . Ma l g r é l ' i mp o r t anc e de l ' é p a r g n e d é f i s ca l i s é e ( no t amme n t l i vr e ts d ' é p a r g n e ) , r e p r é s e n t a n t 6 5 % des p l aceme n t s r émuné r és e n F r a n c e , la c ommi s s i o n P e y r e l e va d e i n s i s t e s u r l a n é c es s i t é d ' a b a i s s e r l a f i s ca l i t é d e s p l a ceme n t s so u s f o rm e d e c ré a n c e s , en p a r t i c u l i e r s u r l e f i n a n c em ent à l o n g t e rme d e s e n t r ep r i s e s p a r emprun t s ob l i g a t a i r es . L a F ra n c e v i e n t d ' a i l l e u r s de d é c i de r d e r é du i r e l e t a u x de l a re t e n u e à l a s o u r c e s u r l e s i n t é r ê t s d e s o b l i ga t i o ns de 27 % à 1 5 % e t d e l e r e n d r e l i bératoi r e . D ' a u t r e pa r t , l a t a x a t i on des p l u s- v a l ues à 1 7 % n e s ' a p p l i q ue r a s u r l e s pa r t s de S I C AV de c a p i t a l i sa t i o n qu ' au-de l à d ' un mon t a n t de c e s s i o n s a nnue l l es r e l a t i v e m e n t é l e v é ( 2 8 1 . 00 0 F F ) . S u r l e p l a n e u r op é en , l a p o s i t i o n f r anç a i se se r ésume e n c e t t e phr a se : " ou i à l a c o nc u r r en c e , non à l a f r au de " . C ' es t pour quo i , f a u t e d ' une r e t e n u e à l a s o u r ce h a r mo n i s é e a u n i v e o u eu r op é e n , l e g o u v e rneme n t f r a nça i s a l ' i n t en t i on d e r e s s e r r e r l a r é g l eme n t a t i o n p o u r l a r e n dre di s s u as i v e . Il s e r a i t q u e s t i o n d e m e t t r e e n p l a c e un s y s t è me ob l i ga t o i r e de déc l a ra t i o n d e s mouveme n t s de c ap i t a u x q u i pour r a i t se s u bs t i tue r a u d i s p os i t i f de c o n t r ô l e d e c h a n g e s a p r è s l e 3 0 j u i n 1 9 90 . P a r a i l l e u r s , l a c o opé r a t i on e n t r e a dmi n i s t r a t i o n s f i s c a l e s n a t i on a l e s p o u r ra i t ê t r e dé v e l op p é e . Cependa n t , c omme l e s a u t r e s E t a t s memb r es · n e semb l e n t p o s f a vo r ab l e s à un s ys t ème de commun i ca t i on o b l i g a t o i r e e t a u t oma t i que , i l n ' e s t pas exc l u qu ' on e n r e v i e n d r a p l u s t a r d v e r s l e r é g i m e d ' u n e r e t e nue à l a s o u r c e c ommunau t a i r e . l a F ro n c e n e va p a s r i sque r de I l e s t à p e u p r è s ce r t a i n que c om prome t t r e l ' a c q u i s d e la l i b é r a t i o n des mouveme n t s de c a p i t aux au 1 e r j u i l l e t 1 9 90 f a u t e d ' a v o i r o b t e nu u n e d é c i s i o n s u r l a f i sca l i t é d e C e l l e - c i f e r a é v e n t u e l l e men t l ' o bj e t d ' un " g r a nd paque t de l ' épargne . l ' o c c a s i on d e n é g o c i a t i o ns à m e n e r à un moment u l t é r i eu r . à " s i om r comp - R oyaum e - U n i L e s y s t � m e de t ax a t i o n b r i t a n n i que e s t m ar qué pa r l ' i n f l uence d e l ' é t h i q u e p r o t e s t a n t e : i l es t c o ns i dé r é c omme norma l d e p a y e r à l ' E t a t c e u n e récompe n s e q u i l u i e s t dO e t l a f o r t un e pe r sonne l l e e s t v u e c omme i sca l d ' outre f me s i v i c e L . tu r e v a l de t e que i om n o c é é t i v i t c a ' l e d ne i v di M a nche es t f o ndé s u r l e pa t r i o t i sme p r o p r e aux gr ands pa ys , à une h i s to i r e p r e s t i g i eu s e , à l a f i e r t é na t i o n a l e e t au f a i t q u e l ' Ang l e t e r r e so i t une 11 . C e t t e d o n n é e g é og r a ph i q ue r e s t e r a , même a p r è s l ' a c h è v eme n t du tunn e l î le s o u s l a Nanch e , m a i s l e s c om mu n i c a t i o ns e n s e r o n t r endues n e t t em e n t p l u s f a c i l e s a v e c l e c o n t i n en t . . . • · P a r l ' a b r o g a t i o n du c o n t r ô l e des changes , l e g o u v e rneme n t c o ns e r v a t e u r a s upp r i mé l a p o s s i b i l i t é m ê m e d e s e x po r t a t i ons i l l é g a l e s d e c a p i t a u x . Ma i s i l s ' a g i t l à d ' u n é v è neme n t r e l a t i ve m e n t r é c en t . " L e R o yaum e - U n i a d e r r i è r e l ui une l o n g u e h i s t o i r e d e c o n t r ô l e d e s chonges , q u i c omme n c e o v e c l a P r em i è re G u e r r e m o n d i a l e e t r e p r e nd e n 1 9 2 4 , a p r è s l ' é p i sode p l us l i b é r a l d e l ' a p r è s - g ue r r e . De p u i s l o r s , le c o n t r ô l e des changes est r e s t é e n v i g u e u r s a n s i n t e r ru p t i o n , s o u s u n e f o rm e o u u n e au t r e , j u s q u ' o sa s u p p r e s s i o n , e n oc tobre 1979" ( 12 ) . B e a u c o u p d e c i t o y en s b r i t an n i ques s o n t f i xés o l ' é t range r , e n Amé r i q u e du N o r d , d a n s d ' a u t r e s p a y s d u C ommonwe a l t h , e n As i e du S u d - E s t o u e n E u r o p e C o n t i n en t a l e . . . I l s s o n t n omb r e u x à p o s s é de r d e s i mme u b l e s en F r a nce e t d a n s d ' a u t r e s p a y s m é d i t e r r a n é e n s e t beaucoup d ' e n t r e eux y ha b i t e n t d u r a n t u n e bonne pa r t i e de l ' anné e . L a f i s c a l i t é b r i t a n n i q u e s ' app l i q ue s u r l a b a s e de t r o i s con c e p t s r e l a t i f s à l ' e nd r o i t o ù s e t r ou v e l e c on t r i buob l e : rés i de n ce ( l e p a y s o ù que l qu ' u n h a b i t e au c o u r s d e l a maj e u r e pa r t i e d ' une anné e f i s c a l e ) , r é s i de nc e o r d i n a i r e ( l e p a y s o ù que l qu ' un r é s i de h o b i t u e l leme n t ) e t dom i c i l e ( l e p a y s a v ec l e q u e l l e c o n t r i buab l e a l es l i e ns l e s p l us é t r o i t s ) . " Your t ex l i ab i l i t y o n a n y i t em o f i nc ome depends o n t he pa r t i c u l a r c ombi n o t i o n o f your cha rac t e r i s e s tho t dom i c i l e and r es i d e n c e ordinary r e s i de nc e , a nd a n y numb e r o f p e rmu t a t i ons o f t he s e c oncep t s a r e c i r cums t a nc e s , T h e s e a r e c omp l i c a t i o ns wh i ch w i l l grow i n s i gn i f i ca n c e o s mo r e p o ss i b l e . p e o p l e c ome t o a d o p t i n t e rn a t i on a l l i fe s t y l e s " ( 1 3 ) . l ' épa r g n e de l ' i n t e rna t i ona l i s o t i o n de t é mo i gn e n t Ces é léme n t s b r i t an n i q u e e t d u c a r ac t è r e f l e x i b l e d e l a f i sc a l i t é qui s ' y rapp o r t e . Une a u t r e pa r t icu l a r i t é a c t i o n s o u e mp r u n t s d ' E t a t . es t l ' usage r é po ndu des ti tres nomina t i f s , L e R o ya u m e - U n i ap p l i q u e une r e t e n u e à l a s o u r c e de 25 % s u r l e s i n t é r ê t s p r o d u i t s � a r l e s d é p o t s b a nc a i r e s e t l e s ob l i ga t i o ns é m i s e s à L e s non- r és i de n t s l ' é t r a n g e r a p p a r t en a n t à d e s c o n t r i b u a b l e s r é s i de n t s . p a r l e s dépô t s e t s t odui r p s t s o n t e x emp t é s d e c e t t e r e t e nu e s u r l e s i n t é r ê l es c o u p o n s d e s r u s e u n e t re de s a p a y ' n l I l e s o b l i g a t i on s a u p o r t eu r . Les i n t é r ê t s . e r i a t é i r op r p e l t i o s n e ' qu l que e u r o- o b l i g a t i o ns c o t é e s s i b i e n que nue e t re e d s t exemp t n o s " s t i depos s g n r e l a t i fs au " na t i on a l s a v i c o ns t i tu e r e s à t ê r é t n i t tou t n o e l b o s o mp i nu l e s c o n t r i b u ab l e s à f a i b l e r e v e é levé , la u n e v e r à s e l ibuab r t n o c s e d r u Po des dépôt s s o u s c e t t e forme . à arriver n o ç a f e d % 5 1 e d ément l p p u s n r e t enue d e 2 5 % e s t c omp l é t é e po r u de 1988 . e l a c s i f rme fo é r a l s i u dep r u e a u t a u x d e t a x a t i o n s u pé r i e u r e n v i g u f i sc L e s b a n qu e s de d é p ô t n e do i v e n t pas c ommun i q ue r au tom o t i qu : me n t o u les sca 1 f s é t n o t ou s e l s i ma , s t en i l c s r u e l à s t i a f t ê r é l e s p a i eme n t s d ' i n t o n t l e d r o i t d e l e u r deman de r des i n fo rma t i o n s cas par c o s . 12 . Ma l g r é l ' u s a g e r e l a t i v eme n t é t e ndu d e l o r e t e n u e h l o source o u R o y a u m e - U n i , l e g o u v e r neme n t b r i t a n n i q u e a r é a g i d ' un e m a n i è re e n t i è reme n t n é g a t i v e à l o p r o pos i t i on d u [J f é v r i e r 1 9 8 9 de l a C omm i s s i o n co nce rna n t l ' i n t r oduc t i o n d ' u n e r e tenue c ommunau t a i r e . A i n s i , Hme T h a t c h e r déc l a r a i t l e l en d e ma i n : " T h i s coun t r y h o s i ns t i t u t ed f r e e dom o f c a p i t a l moveme n t s a n d h a s n o t f o u n d i t necessa r y t o h a v e a pa r t i c u l a r w i t hho l d i n g t a x o r t o a s k f o r a u n i f o r m w i t hho l d i n g t a x t h rougho u t t h e C ommun i t y " . L a r é ac t i o n o f f i c i e l l e f a i t v a l o i r au s u r p l u s qu ' u n e t e l l e r e t enue n ' es t n éc e s s a i r e n i pour l ' a c h è v e m e n t du m a r c h é i n t é r i e u r ni pour l a m i s e e n o e u v r e de l a l i b é r a l i s a t i o n des mouvem e n t s d e c a p i t a u x . L e gouve rneme n t s u i t u n e a p p r o che p r agma t ique . C e r t e s , i l u t i l i se d e s r e t e n u e s à l a source , ma i s i l s ' a b s t i e n t de l es app l i q u e r l o r s q u e l e r é s u l t a t e n s e ra i t de fa i r e p a r t i r d e s c a p i t a u x à l ' é t r ange r . L a r e t en u e c ommun a u t a i r e s e r a i t une m e n a c e pou r l a p l a c e fi nanci è r e de L o n d r e s e t p o u r la C ommunau t é tou t e e n t i è r e d a n s l a m e s u r e o ù e l l e dé t o u r n e r a i t l e s i n v e s t i s s e u rs . A l ' i ns t a r d u dé p l a c e me n t d e fonds p r ovoqué p a r l ' i mp o s i t i o n d ' u n e r e t e nue à l a s o u r c e s u r l e s d é p ô t s b a n c a i r es a u x E t a t s - U n i s d a n s l e s a n n é e s 6 0 e t qui a c o n t r i b u é à l ' e s s o r de L o n d r es , des so r t i e s de c a p i t a u x pou r r a i e n t se p r o du i r e , c e t t e fo i s , hors d ' Eu rope . E n f i n , l e s a u t o r i t é s b r i t a nn i q ues s e r é fè r e n t a u f a i t que l ' abo l i t i on du c on t r ô l e d e s changes e n 1 9 7 9 n ' a pas p r o v o qu é d ' é v a s i o n f i sca l e e x c e s s i v e ou domma g e a b l e au pa ys . E n c e q u i c on c e r n e c e de r n i e r po i n t , i l s e mb l e é t ab l i que , sui t e à l a supp r e s s i on d u c o n t r ô l e d e s changes , des c a p i t au x b r i t a n n i q u e s cons i dé r a b l es o n t é t é p l a c é s à l ' é t range r . L e P r o f e s s e u r M i ch a e l J , A r t i s sou l i gne qu " ' i l s e p r o d u i t , e n pa r t i cu l i e r , de subs t a n t i e l l e s s o r t i es d ' i n v e s t i s seme n t s de po r t e fe u i l l e , et les f l ux de la ba l a n c e des p a i e me n t s ( t a n t au pass i f qu ' à L ' e f fe t l ' a c t i f ) t émo i gn e n t d ' une p l us g r a nde i n t ég r a t i o n f i na n c i è r e . . . l d ' i n c i t a t i on à l ' i n t é g r a t i on f i na n c i è r e e s t s a n s d ou t e e n c o r e c e u i q u i S ' i l e n e s t a i n s i , l ' o n peu t r é s i s t e l e m i e u x à un examen c r i t i q u e " ( 1 4 ) . p e ns e r q u e l ' e x i s t e n c e d ' un vo l ume de p l a c e me n t s n e t t em e n t p l us é l e v é à l ' é t ra n g e r e n t r a i n e i n é v i t ab l e m e n t l e r i s q u e q u e l e s r e v e n u s p r od u i t s ne s e r o n t p a s a u s s i comp l è t eme n t déc l a r é s qu ' a v a n t , c e q u i p r ovoquera une I l e s t v r a i que d é p e r d i t i o n f i s c a l e du poi n t d e vue de l e u r p a y s d ' o r i g i n e . n i ques o n t é t é n a t i r b x u a t i p a c s t an t r mpo i ce p h én o m è n e n ' e s t pas nouveau : d ' c o u r s de l a au i n U e m au y o R du s r deho n e m a i n t e n u s o u s e son t cons t i t u é s l ' a f f l ux de , e s r e v n i ns e s n E . s e ng a h c des e l ô r t con de longue p é r i ode n t r i bué au co a , 0 6 s e é n n a s e l s i u dep , es ndr o L à s r e ng a c a p i t au x é t r f i sca l e s s e t t e c e r de s e c i r t a r é n é g s e l l e v u o n s é t i v i t c a ' d t n me e d é v e l op p s u p p l é m e n t a i r e s pour l e T r é s o r . S e c r e t banca i re L ' i n t r oduc t i on d ' u n e r e t enue à l a s o u r c e c o mmun a u t a i r e es t pa r f a i t eme n t c ompa t i b l e a v e c l e ma i n t i en d u sec r e t b a n c a i r e s o u s l ' un e ou l ' a u t r e f o r m e . 13. C e de rn i e r n ' es t d o nc p a s un obs t a c l e à l ' a p p l i ca t i o n de l a re t e n u e p r é c i t é e . M . J a c q u e s P o os , V i c e - P r és i d e n t d u g o u v e rneme n t e t �l i n i s t r e du T r és o r l u xembo urg eo i s , a d é c l a r é en m a r s 1 9 8 9 q u e " s i un p a y s v e u t ga rde r une p l a c e f i na nc i è r e , i l f a u t c o ns e rve r d e s c o nd i t i on s m i n i ma l e s de fonc t i o nneme n t p r i mo , l a l i b r e c i r c u l a t i on d e s c a p i t a u x , s e c und o , l e s e c r e t banca i r e , e t t e r t i o , l ' a b s e n c e d ' un i mp ô t à l a s o u r c e . S i l ' o n n e p r é s e r v e p a s ces cond i t i ons , a u cu n e p l a c e f i n a n c i è r e ne s u bs i s t e r a à l ' i n t é r i eu r de la C ommuna u t é d es Do u z e " ( 15 ) . A i n s i dé f i n i e , l a p l a c e f i na n c i è r e e s t " s u r dé t e rm i n é e " e n c e se ns que m o i ns d ' a va n t a g e s ou d ' a u t r es av a n t a g es s u f f i r a i e n t po u r la ma i n t e n i r . C es t r o i s condi t i ons s e r a p p o r t e n t , e n r é a l i t é , à un " h a v r e f i sca l " où l e s c a p i t a ux s o n t c omp l è t emen t à l ' ab r i de t o u t e i n t e r fé r e n c e de l a pa r t d e s a dm i n i s t r a t i o n s f i s c a l e s é t r a ngè res . L e m a i n t i en d ' un e p l a c e f i nanc i è r e s e r a i t déj à p o s s i b l e s u r l a b o s e d e s d e u x p r e m i è r e s c o n d i t i ons , l ' e x i s t e n c e d ' un i mpô t à l a s o u r c e , s u r t o u t s i s o n t a u x e s t modé r é , n ' é t a n t p a s de na t u r e à dé t o u r n e r l e s i nv e s t i s s e u rs i n t é r e s s é s pa r l a pr o t e c t i o n o f f e r t e pa r l e s e c r e t banca i r e ( 1 6 ) . Même l a l i b r e c i r c u l a t i o n d e s c a p i t a u x n ' e s t p a s une c a nd i t i on i n d i s p e n s a b l e , vu l e s e x po r t a t i o n s i l l é g o l e s q u i se p r o d u i sen t en r é g i m e de c o n t r ô l e d e s changes . On p e u t a j o u t e r que l e s e c r e t b a n c a i r e l u x e mb ou r g e o i s v i e n t d ' ê t r e c on f i rmé sous u n e f o rme quas i a b s o l ue , i n t e r d i s a n t , même è l ' a dm i n i s t r a t i o n f i s c a l e g r and-duca l e , d e deme nde r d e s r e ns e i gneme n t s a u x i n t e rmé d i a i r e s f i na nc i e r s d e l a p l a c e , s a u f d a n s l e c a s o ù un dépos a n t , même non- r é s i de n t , f e ra i t l ' obj e t de p o u rs u i t e s p é n a l e s a v e c c om m i s s i o n r og a t o i r e ( 1 7 ) . Dans l e s a u t r e s p a y s , l e s e c re t b a nc a i r e e x i s t e s o u s d e s fo rmes p l us a t t én u é e s . A i ns i , par e x e mp l e , l e s b a n q u e s é t ab l i e s e n A l l em a g n e , e n B e l g i q ue ou au R o y a u me-Un i ne do i ve n t pas commun i q u e r au t oma t i quement à l ' a dm i n i s t r a t i on f i sc a l e de l e u r p a y s l e mon t a n t d e s i n t é r ê t s p a y é s e t l ' i de n t i t é d es b é né f i c i a i r es . P a r c o n t r e , l e f i s c a l e d r o i t d e l e u r demande r de s i n f orma t i o ns c o n c e r n a n t des c o n t r i b u a b l e s i nd i v i du e l s l o rsq u ' i l y a p r é somp t i o n de f r a u d e . Dans d ' a u t r e s c a s , l a c ommun i ca t i o n d ' i n fo rm a t i o n s i n d i v i due l l es pa r d e s é t ab l i s sme n t s f i n a nc i e rs es t s u s p e nd u e è l ' e x i s t ence de p o u r s u i t e s p é n a l es . L e s e c r e t b a nca i r e n ' a pa s l a même p o r t é e è l ' é g a r d de t o u t l e monde . A i n s i , a u x P a y s - 8 a s , o ù l a c ommun i c a t i o n a u t oma t i qu e d e s rense i gneme n t s par les i n t e rméd i a i r es f i n o nc i er s es t la r è g l e , c e l l e - c i n e s ' a pp l i que p a s eux i n t é r ê t s payés a u x no n- r é s i de n t s . 14. C o n c l u s i ons - T e ndances r é c e n t es L e s i n t é r ê t s pe rçus p a r l e s r é s i de n t s s o n t , e n p r i n c i pe , i mposab l e s d a n s t o u s l e s p a y s de la C ommun a u t é , ma i s i 1 y a ce r t a i n es e x c e p t i o ns : a b a t t e m e n t r e l a t i f à un mo n t a n t ma x i mum d e r e v e nu s m o b i l i e rs e t e x e mp t ion de l ' é p a rgne p o p u l a i r e . Une r e t enue à l a s o u r c e e s t app l i q u é e dons l a p l u pa r t d e s p a y s , s a u f e n A l l emagne , a u Danema r k , e u L u x emb o u rg , e t a u x P a ys - B a s . �1ême s ' i l e x i s t e u n e évo l u t i o n d u n s l e s e n s d ' u n e t a x a t i o n moi ns f o r t e des i n t é r ê t s que des r e venus p r o f e s s i onne l s , l e s i n t é r ê t s des r é s i de n t s s o n t un p e u p a r t o u t s o um i s à l ' i mp ô t , à l ' e n co n t r e des i n t é r ê t s p e r ç u s po r les non r é s i de n t s q u i e n son t géné r a l e m e n t e x e mp t é s . C e p e nda n t , l ' appa r i t io n r é c e n t e d e s S I CA V de c a p i t a l i s a t i o n e t l a n o n- t a x o t i o n , t o t a l e ou pa r t i e l le , de l a p l u s - v a l u e r é a l i sé e l o rs de l a v e n t e de l e u r s pa r t s , i n t r od u i t une e x c ep t i on n o u v e l l e en f o v e u r des r é s i de n t s . L ' acc r o i s s emen t des p l a c eme n t s · f i n a nc i e rs à l ' é t r ange r , l e c a r a c t è r e mo i n s s é vè r e , vo i r e a c c ue i l l a n t , de la t a x a t i o n a u n i v e a u i n t e rn a t i on a l o u s o n absence t o t a l e dons de nomb r e u x c a s - e t l ' e x i s t ence du sec r e t b o n c a i r e c o n t r i b u e n t à l ' é r os i o n de fac t o d u f a r d e a u f i s c o l s u r l es i n t é r ê t s t o n t d e s r é s i de n t s q u e des non- r é s i de n t s , é ta n t e n t e n d u q u e l e s p r e m i e r s son t cons i dé ré s c omme non- r é s i d e n t s pa r t o u t a i l l eu rs q u e d a n s l e u r pays d ' o r i g i n e . C e t t e é v o l u t i o n c o n f i rme q u e l ' on s e phase d ' a l l è gement de la fi sca l i t é de i nd us t r i a l i s é s . t r ou v e ac t u e l leme n t dans une l ' éporgne dans les pays U n e a u t r e t e nda nce qui se m a n i f e s t e c o ns i s t e dans l a coop é r a t i o n p l u s é t r o i t e e n t r e admi n i s t r a t i ons f i s c a l e s n a t i o na l e s e t d o n s l ' échange des r ense i gneme n t s dont e l l e s di spos e n t . C e t t e c o opé ra t i o n a p p a r a i t c omme un c omp l ém e n t u t i l e d u s y s t ème d ' i mpo s i t i o n g l o b a l e basée s u r la déc l a r a t i on d e s c o n t r i b u a b l e s , m a i s e l l e n ' e s t c e p e nda n t pas n é c e s s a i r e dans un r é g i me c ommun de r e t e n u e à l a source comme c e l u i p r o p o s é par l a C omm i s s i o n . Hême s ' i l e x i s t e des p r i nc i pe s d e t a x a t i o n b i e n é t ab l i s en do c t r i ne , l e l é g i s l a t e u r e s t s ou v e r a i n e n l a ma t i è r e . I l peu t c h a ng e r , à l a maj o r i t é , l a l o i f i sc a l e dans chacun des E t a t s memb r es , e t i l p e u t l e fa i r e , ma i s à l ' unani m i t é , s u r l e p l an de la C ommun a u t é . E n pa r t i c u l i e r , l e l ég i s l a t e u r p e u t s u pp r i m e r l a t a x a t ion d e s i n t é r ê t s s i t e l e s t s o n dé s i r . S ' i l la ma i n t i e n t , i l d o i t v e i l l e r à ce q u e l ' i mp ô t s o i t n o n s e u l em e n t ap p l i c ab l e , ma i s e f fec t i ve m e n t a p p l i qué e t , é g a l e m e n t , qu ' i l a i t un r e ndeme n t s u f f i sa n t p a r r a p po r t à s o n c o G t d e recou v r eme n t e t o u x o u t res i nc o n v é n i e n t s qu ' i l n e manque po s d ' e n t r a l n e r . . . - D i f f é r e n t s r ég i mes d ' i mpos i t i o n des i n t é r ê t s On l ' a v u q u e la dé t a x a t i o n c o mp l è t e des i n t é r ê t s n ' e x i s t e dons aucun E t a t memb r e , même s i e l l e e s t pr a t i q ue c o u r o n t e à l ' é g a r d des non- 15 . r é s i d e n t s . Même au L u xemb o u r g , pe rçus . ;i n té r ê t s l es c o n t r i b u ab l e s s o n t t en u s à déc l a r e r l e s E n c e qui c o n c e rne l a " c onc u r r e n c e f i sc a l e '' , i l s ' a g i t d ' un e mé t hode d e modé r a t i o n d e l a f i s c a l i t é d e l ' é p a r g n e m a i s p l u s e n c o r e d ' un e t r a ns i t io n v e r s l a s u p p r es s i o n c omp l è t e de l a t a xa t i o n d e s i n t é rê t s . L ' absen c e d e r e t e n u e à l a s o u r c e dans � e r t a i ns pa ys , l ' e x e mp t i o n d e s n o n- r és i de n t s de la r e t e nu e et l e r e fus d e l ' éc hange d ' i n fo rma t i o n e n t r e pays s o n t de n a tu r e à f a v o r i s e r l ' a c c r o i s s em e n t du v o l um e d e s c a p i t a u x é c h a p pa n t de f a c t o . à t o u t e taxa t ion sur les intérêts . L a dé t a x a t i o n comp l è t e d e s i n t é r ê t s e s t u n e so l u t i o n e x t r ê me qui v a l ' encon t r e d e l ' i d é e d e l ' é q u i t é f i s c a l e . O r , c om m e l ' a n o t é M a dame . S c r i vener , e n Europe o n a ime l e s choses qui sont mesurées . P a r a i l leurs , u n e e x emp t i o n c omp l è t e des i n t é r ê t s i mp l i qu e une r é d u c t i on des re ce t t e s f i s c a l e s q u i doi t ê t r e comp e n s é e p a r l ' a u g me n t a t i o n d ' a u t r e s i mp O t s , à t o u t l e m o i n s d a n s l e s p a y s à d é f i c i t b u d g é t a i r e é l e v é o ù u n e r éduc t i o n de l a p r es s i o n f i s c a l e e s t e x c l u e . à L a r e t enue à l a s o u r c e l i b é r a t o i r e , tenant l i e u d ' i m pos i t i o n dé f i n i t i v e 1 n e c o ns t i t u e p a s u n e dé t a x a t i o n . N é a nmo i ns 1 p o u r de n omb r eux c o n t r i b u a b l e s p l u s o u moi n s a i s é s , c ' es t u n a l l èg em e n t pa r r ap po r t à l ' i mp os i t io n a u t au x m a rg i n a l de l ' i mp ô t d e s pe r s o n n e s phys i q ue s . C e t te i mp os i t i on à u n t au x d i s t i n c t , p l u s fa i b l e , p e u t ê t r e c o ns i dé r é e c omme r a i sonnab l e e t accep t a b l e dans des s o c i é t é s di t e s ' ; d e c o n s omma ti on" dont la g r a nde maj o r i t é des memb r e s p e r ç o i v e n t des i n t é r ê t s . L a modé r a t i o n de l ' i mp ô t s u r l e s i n té r ê t s e s t c o ns i dé r é e c omme n é c e s s a i r e pour a s s u r e r u n e compens a t i o n p o u r l ' é r o s i o n du p o u v o i r d ' a c h a t d u e à l ' i n f l a t i on . Pa r a i l l e u r s , p l u s l e t au x de l a r e t e n u e e s t mo d é ré , p l u s i l s o u t i e n t f a c i l e men t l a compa r a i s o n a v e c l e s f r a i s e t c o O t s r e l a t i fs à u n p l a c em e n t à l ' é t r a n g e r . A c q u i t t e r l a r e t enue p r ocu r e , e n o u t r e , l ' a v a n t a g e d ' ê t r e e n r è g l e a v e c l a loi f i sca l e . L e s y s t ème b a s é s u r l a d é c l a r a t i on i n d i v i du e l l e d e s co n t r i b uab le s , a v e c g lo b a l i s a t i o n de l e u r s d i f fé r e n t es c a t é g o r i es de r e v e nus , es t b a t tu e en b r ê c h e p a r t o u t où les t au x m a rg i n a u x à l ' i mp ô t des pe r s o n n e s p h y s i ques s o n t é l e v é s : l a t e ndance à l ' é v a s i o n s e dév e l o p pe e t l a p r es s i on mo n t e e n f a v e u r d 1 u n t r a i t e m e n t f i s c a 1 d éconn e c t é d e s i n t é r ê t s e t de l ' o c t r o i d ' a v a n t a ges L ' e x pans i o n d es p l a c eme n t s à l ' é t r a n g e r rend p l u s a l éa t o i r e la f iscaux . d é c l a r a t i o n c omp l è t e d e s revenus mob i l i e rs pa r les c o n t r i b uab l e s et e n t r a ! n e f o r c é me n t u n e c o n t ra c t i on des rec e t t es f i s c a l e s au f u r e t à m esure q u e l e s e x p o r t a t i o ns de c a p i t a u x p r e n n e n t de l ' a mp l e u r e t q u e l e t emps p a s s e . L ' u t i l i sa t i on de l a t e c h n i que de l a r e t e n u e à l a sour c e , dans l e c a d r e de l a g l o ba l i sa t i o n des d i f fé r e n t s t yp e s de r e v e nus , à t i t r e de p r é c omp t e o u d ' a v a n c e s u r l ' i m p ô t f i n a l , a i d e à r e n d r e opé r a t ionn e l un s y s t è me qui s e r a i t s i non t r op d é p e nda n t de la d é c l a r a t i o n des c o n t r i bua b le s . E n c o r e f a u d r a i t - i l que l a r e t e n u e s ' app l i q u e d a n s une a i r e géograph i q ue Par é t e nd u e et ' en t o u t c a s , d é b o r d e le t e r r i t o i r e d ' un seu l p a y s . de que i d o h t mé e t c e l l o c e n u ge i x e f i t a r a l déc s y s tème te a i l leurs , es l r a p e r i o t a g i l ob n o i t a c i ommun c le à e r i condu I l peut r e n s e i gneme n t s . 16 . é t ab l i s semen t s f i n a n c i e r s e t à l a c o o pé r a t i o n e n t r e a dm i n i s t r a t i ons f i sca l es n a t i ona l e s d e s d i f fé r e n t s p a y s . C ' es t donc l o i n d ' ê t r e un s y s t ème s i m p l e du p o i n t de vue a d m i n i s t r a t i f . I l n ' y a a u c u n e ra i so n d e s uppo s e r que dans un r é g i me d e l i b r e c i r cu l a t i on d e c ap i t a u x , s a n s c on t rO l e s a dm i n i s t r a t i f s ou a u t r es , l e ni v e a u du " c i v i sme f i s c a l " s e r a _ _ néc e s s a i r e m e n t me i l l e u r e t l e rende men t d e l a f i s ca l i té d e l ' é p a rgne p \ us é l e vé q u e d a n s un r é g i me d e cont r O l e d e s changes . Au c o n t r a i r e , - i l n ' es t p a s i l l u s o i r e d e p e n s e r q u e l e s y s t ème d é c l a r a t i f comb i n é a v e c la s up p r e s s i o n d u c o n t r O l e d e s changes condui r a g r ê c e au t r a i t e me n t de f a v e u r d e s non- r é s i de n t s e t à l a " c onc u r r ence f i sc a l e " - _ à une s i t u a t i o n où l a t a x a t i o n d e s r e v e n u s mo b i l i e rs d e v i end r a , e n f i n de c omp t e , u n e " f i c t i o n f i s c a l e " d o n s l a Commun au t é . C ' es t p r é c i s é me n t u n e t e l l e é v o l u t i o n q u ' a p p r é h e n d e l e g o u v e r n eme nt frança i s . - R ég i me commun de r e t e nue à l a s o u r c e : a v a n t age s t�a dame S c r i v en e r a d ' " i m p ô t mode r n e " ( 1 8 ) . qua l i f i é la re tenue à la source commun auta i r e A l ' i s s u e du C o n s e i l d e s M i n i s t r e s d e l ' E c onom i e e t des F i nances du 10 j u i l l e t 1 9 8 9 , l e �1 i n i s t r e b e l ge des f i na n c e s , M . Ph i l i ppe 11a y s t adt , a cons t a t é que " la C ommi s s i o n e u r op� e n n e ma i n t i en t ses pr opos i t i a n s d ' h a r m o n i s a t i on du p r é c omp t e m o b i l i e r . P l u s p a r c e qu ' i l n ' ex i s t e p a s r é e l l e m e n t de s o l u t i o n de r e c h a n g e que p a r c e q u e c e t t e s o l u t i o n a une chance d ' ê t r e a c c e p t é e pa r l e s Do u z e11 ( 1 9 ) . Pour ce qui est de Key et K i ng , i ls éc r i ve n t " Th e i n t e r n a t i on a l i s a t i o n o f t e x s y s t ems a nd t o x c o l l e c t i o n d o e s c a r r y t h e dange r t ha t t h e s t a n d a r d s o f a l l o r e b i d d awn t o t he s t a nda r d s o f t he l owes t . M o r e t h a n t ho t , i n t e r n a t i on a l c o o pe r a t i o n h a s t o i n c l ude man y coun t r i e s to be e f fe c t i v e . 1 f sorne countr ies d o n o t _ i mpose w i t hho l d i n g t a xes , or do not p a r t i c i pa t e in the e x ch a n g e o f i n fo rm a t i o n , t h a t s e r i ou s l y unde rmi nes the p os i t i o n of t ho s e t h a t do . Mo r e o v e r , as t h e numb e r tha t coope r a t e i nc r e a s e s , t h e p o t en t i e l b e n e f i t s o f b e i n g t h e c o u n t r y tha t d o e s n o t i nc r e a s e a l s o . O u r a s s e s sme n t i s t h o t t h e l o ng t e rm p r ob l ems o f enfo r c i ng a t a x o n c a p i t a l i nc ome b y r e fe r e n c e t o � h e r e s i d e n c e o f the t a x p�ye r ra t h e r t h a t t he s o u r c e o f t h e i nc arne o r e p r ob a b l y i n t r ac t eb l e . This i s a l ready s u b s t an t i a l l y t r u e f o r p e r s o n a l i n c ome t e x i n t h e t h i rd wo r l d and fo r c o rp o ra t i on t e x e v e r y wh e r e a n d , b e fo re � o ng , i t i s l i k e l y to be tr ue for the p e r s o n a l i ncome t a x i n de v e l o p e d c o u n t r i es a l so . T h i s g i v es addi t i on a l fo r c e t a t he a rg u me n t s f o r e x p e nd i t u r e and c a s h f l ow t a x a t ion wh i ch we h a v e de v e l op e d e l s e wh e r e 11 ( 2 0 ) . S i l a p e r c e p t i o n de l ' i mp ô t sur l es i n t é r ê t s s e mb l e p l u s r é a l i s t e à l a s o u r c e q u e p a r r é f é r e n c e à l a rés i dence du c o n t r i bu a b l e , c e l e p l a i de en f a ve u r de l ' a p p l i c a t i on de la techni que de la r e t e nue à la s o u r c e d ' a u t an t p l u s que l e s c h a n c e s d ' une t a x e sur la d é p e ns e o u d ' un " c a s h f l ow t a x a t i on 1 1 n e p a r a i s s e n t p a s g r o nd e s à l ' heure a c t u e l l e . 17 . L e g r a n d a v a n t a g e de l a r e t e nue à l a s o u r c e c ommuna u t a i r e es t de n e p a s i n t e r f é r e r a v e c l e s s y t è m e s d e t a x a t i o n n a t i o naux , d ' ê t r e d ' u n e p e rc e p t i o n a i s é e , s o n s e f fo r t a dm i n i s t ra t i f e x c e s s i f e t d ' un . re ndeme n t . s a t i s fa i sa n t , e t d ' é v i t e r l ' a l t e r n a t i v e de la c ommun i c a t i o n o b l i ga t o i r e p o r l e s i n t e rmé d i a i r e s f i na nc i e r s e t de l ' é change d ' i n f o rm a t i o ns r éc i p r o q u e e �t re a dmi n i s t r a t i on s f i s c a l e s n a t i on a l es . · L a r e t en u e c ommunau t a i r e e s t u n di spos i t i f c o nse rva t o i re d a ns l a m e s u r e où e l l e e s t c ompa t i b l e a v e c l e s s y s t èm es f i s c a u x n a t i on au x e t , e n pa r t i c u l i e r , a v ec l e ma i n t i e n ou non , s u i v a n t l e s ca s , du c a rac t è r e d é f i n i t i f o u l i bé r a t o i r e d e l a r e t e n u e à l a s o u r c e . E l l e n ' i mpose p a s un e . h a rmo n i sa t i o n p r é a l a b l e d es f i s c a l i t é s n a t i o na l es . [ l l e p e u t ê t r e a p p l i q ué e d ' u n e man i è re r e l a t i v e m e n t fa c i l e g r â c e à l a m i s e à c on t r i b u t i on d e s i n t e rm é d i a i r e s f i n a n c i e r s q u i sont devenu s , n o l e ns v o l e ns , d ' é n o rmes m é c a n i sm es d ' a p p l i c a t i o n e t de pe rcep t i o n de l a f i sc a l i t é d a n s l e s é c onomi es mod e r n e s à l ' h e u r e d e l a t é l éma t i que . E n c e q u i c o n c e r n e l e c o O t b u r e a u c r a t i que de l ' i n t rodu c t i o n de l a r e t e n u e c ommu n au t a i r e , i l n e s e mb l e p a s e x c es s i f s i l ' o n c o ns i d è r e q u ' u n e r e t e n u e à l a s o u r c e e s t déj à a p p l i q u é e sous l ' un e o u l ' a u t r e fo rme d a n s d e n omb r e u x p a y s et q u ' e l l e a v a i t é t é m i se e n p l a c e , dans un dé l a i re l a t i vé me n t c o u r t e t s a n s s u s c i t e r d e g r a v e s p r o b l èmes , e n A l l e m a gn e , a u l e r j a nv i e r 1989 . E l l e e n t r a 1 n e u n e d é p e n s e a dm i n i s t r a t i ve moindre e t moins de p a p e r a s s e r i e q u e d a n s l e s y s t è m e d e c ommun i c a t i o n ob l i g a t o i r e pa r l e s i n t e rm éd i a i r es f i n a nc i e r s . U n m é r i t e é v i de n t de l a r e t enue communau t a i r e e s t d ' a s s u r e r l a t a x a t i o n d e s i n t é r ê t s d a n s l e s l i m i t e s g é o g r a p h i q u e s de l a Communau t é - même s i e l l e n e r é so u t p a s le p r o b l è m e de l ' e x o d e d e s c o p i t au x v e r s l e s p a y s e u r op é e n s ne f a i s a n t p a s p a r t i e de l a C ommuna u t é et v e r s d ' a u t r es r é g i ons d u E l l e a s s u r e , e n e f f e t , l ' i mpos i t i o n d e s i n t é r ê t s p e r ç u s au s e i n d e monde . l a C ommu n a u t é , même si c e ux-ct n e sont pas déc l a r é s ens u i t e dans l ' E t a t memb r e o ù r é s i d e l e c o n t r i b uab l e e t o ù i l s s e ra i e n t , l e c a s é c hé a n t , soumi s à u n e t a x a t i o n c omp l é me n t a i r e ( so i t a u t i tr e d ' u n e r e tenue d é f i n i t i v e p l u s é l e v é e , s o i t e n r a i so n d e l a g l o b a l i sa t i o n a v e c l e s a u t r e s r ev e n u s à un t a u x m a r g i n a l d e l ' i mpô t d e s pe rsonnes ph ys i ques p l u s é l e v é ) . L a r e t e n u e à l a s o u r c e a é g a l e m e n t c e t a v a n t ag e d ' ê t r e un i mp ô t d i s t i n c t , f o r f a i t a i r e , c e q u i pe rme t a u x E t a t s m emb r es de l a t r ans fo rme r , G r ê c e à ce découp l a g e d u s ' i l s l e s o u h a i t en t , e n une t a x e d é f i n i t i v e . t r a v a i l e t de l ' i mp ô t d e s du venus e r des i u l e c de s t ê r r é g i me f i sc a l d e s i n t é i b l e une t a x a t i o n p l u s poss d n e r nue e t re a l , l a r é n é g p e r so n n e s p h y s i qu e s e n l ' évasion f i sca l e . de t i ra t t a ' l t n a t u a ' d t n sa i u d é c l éme n t e d e s i n t é r ê t s , r . . . e t d i f f i cu l t és Si x l a r e t e n u e c ommunau t a i r e cons t i t ue u n e réponse e f f i c ac e o u , t ô mp i ' l à r e t r a n s f e r t s d e c a p i t a u x e n t r e E t a t s m emb r e s dans l e b u t d ' é c h a p p 18 . i l r e s t e l e p r o b l ème de l ' exode d e s c a p i t a u x e t de l 1 é v a s i o n f i sc a l e ho rs de la C ommun a u t é . Une pa rade à c e dé f i e s t d a n s l 1 e x t e ns i o n du s y s t ème de la r e t e nue à l a s o u r c e aux E t a t s e u r o p é e n s q u i ne s o n t pas memb r e s de la Communau t é e t a u x a u t r es pays c e n t r e s f i n a nc i e r s h t r a v e r s le monde a i ns i q u e l a c o o p é r a t i on a v e c l e u r s admi n i s t ra t i o n s f i s c a l e s r e spe c t i v e s . I l n e f a u t c ependan t p a s se f a i r e d ' i l l us i ons : i l y a u ra touj ours des c ap i t a u x qui échapperont au f i l e t . Ma i s l 1 a t t r a i t d e s p l aceme n t s dans d e s c e n t r e s l o i n t a i n s aura t e nda n c e h d i m i nu e r en r a i so n de l a d i s t ance e t des coO t s . S i l e t a u x d e l a re t e nue ( e t d e l a t a x a t i o n d é f i n i t i v e ) dans l a C ommunau t é e s t modé r é , l a p r es s i on à 1 1 e x p o r t a t i o n d e s c a p i t a u x e t à 1 1 é v a s i o n f i sc a l e s e r a mo i ns fo r t e . D e même , c e t t e p r ess i on j o uera moi ns s i l a Commun a u t é v e i l l e à avo i r une b o n n e é c on om i e où 1 1 épa rgne o b t i en t une r émuné r a t i o n r é e l l e ne t t e d ' i m p ô t su f f i s a mm e n t é l e v é e , r a i sonnab l e . L a c a p a c i t é con cur rent i e l l e de l a C ommunau t é e n t a n t que c e n t r e f i n a n c i e r s e r a sou t e n u p a r l ' e x t e ns i o n du r é g i me d e l a r e t enue a i l l e u r s dans le monde e t p a r la coop é r a t i on f i s c a l e a v e c l e s p a y s t i ers e t , pour l e r es t e , p a r 1 1 e x emp t i on d e l a r e t e nue à l a s o u r c e d e s i n t é r ê t s pe rçus p a r l e s r é s i de n t s d e s p a y s a v e c l e s qu e l s a u c u n e ha rmo n i s a t i o n n • a u r a é t é réa li sée . • • * * • • A d é f a u t d 1 i n t rod u i r e une r e t e n u e c ommun a u t a i r e ou d ' app l i q u e r une a u t r e mé t h o d e h a rmon i s é e , les c h o s e s é v o l ue r o n t en pa r t a n t de c e qui e x i s t e . C e n e s e ra p a s l e m a i n t i en du s t a tu t q u o , ma i s l a r e c o n n a i ssa nce mutue l l e d e s l o i s e t p r a t i qu e s f i sca l e s e n v i g u e u r d o n s l e s d i f fé r e n t s E t a t s memb r e s e t l a c o nc u r r e n c e e n t r e ce l l e s - c i , a v e c u n e t e n d a n c e p o u r l e s c a p i t a u x d e se p o s i t i on n e r d e t e l l e man i è r e que l ' i mp o s i t i o n d e s i n t é r ê t s soi t r édui te eu ma x i mum , v o i r e n u l l e . I l y a u r a d e s p e r t e s d e r ec e t t e s f i sca l e s un peu pa r t o u t dans l es E t a t s memb r e s où les i n t é r ê t s s o n t t ax a b l e s . auss i dans l e s p a y s q u i n • o n t p l us d e co n t r O l e d e s c h a n g e s , l à a u s s i où l e c i v i sme f i s ca l e s t dév e l op p é , c a r même l a v e r t u a b e s o i n d 1 ê t r e s o u t enue . • . l 1 o n se d i r i g e r a v e rs l a n o n - i mpos i t i o n i n t é g r a l e des A i ns i , i n t é r ê t s à t • i n t é r i e u r de la C ommun a u t é , t o u t au m o i ns pend a n t un c e r t a i n t emp s . C e r t e s , c e c a s l i mi t e n e s e r a s a n s do u t e j a ma i s a t t e i n t . T ô t ou t a r d au b o u t d 1 un c e r t a i n nomb r e d 1 a nn é es , un r e t o u r de f l amme n • es t pas à e x c l �r e l e 1 1 b a l a nc i e r f i s ca l 11 p e u t s e r e t o u r n e r sous l • e f fe t du cha ngemen t d e s me n t a l i t é s et d e s c i r c o n s t a n c e s et du renve rseme n t des m a j o r i t é s pa r l eme n t a i res . 19 . R é f érences (1) V o i r " L a f i sca l i t é e u r op é e n n e " ( " T a x a t i o n i n E u rope " ) , P u b l i ca t i o n n · 62 de la L 1. g u e E u r o p é enne de C o o p é ra t i o n E c o n om i q u e , B r u x e l l es , 1 9 8 9 . Le ra p p o r t d e J e a n P a r d o n a é t é p ub l i é é g a l e m e n t sous l e t i t r e " L a f i sca l i t é d e s r e v en u s mo b i l i e r s . U n p o i n t d e v u e " , A s pe c t s e t do cume n t s 9 0 , A sso c i a t i on Be l ge d e s Banques , B r u x e l l e s , m a i 1 9 8 9 . (2) V o i r r a p p o r t d é j à c i t é d e J e a n P a r d o n a u ( 1 ) , p p . 5 6- 5 8 , 6 0 , 6 5 , 7 0- 7 8 . P o u r d e s i nd i c a t i o ns c omp l éme n t a i r e s r e l a t i v e s à l a s i t u a t i on b e l ge , v o i r J e a n - C l a u d e Koeun e , L e p r é c omp t e m o b i l i e r à 1 0 % ? , Bu l l e t i n F i nanc i e r d e l a B G L , B ru x e l l e s , o c t o b r e 1 9 8 8 . (3) " C ré a t i on d ' un e s p a c e f i n a n c i e r e u ro p é e n . L i bé r a t i on des mouveme n t s de c a p i t a u x et i n t ég r a t i o n f i n a nc i è r e d a ns l a C o mmu nau t é " , C o l l e c t i o n " P e r sp e c t i v e s E u r o p é enne s " , C omm i s s i o n d e s C E , B r u x e l l es , 1 98 8 , p p . 2 7 9 et sui vantes . (4) I b i dem , pp . 2 8 7 - 2 8 8 . (5) P h i l i p pe V i gn e r on , L a n o u v e l le d i r e c t i ve c ommunau t a i r e re l a t i ve à l a l i bé r a t i o n d e s mouv emen t s d e c a p it a u x , R e v u e d e l a Oo nque , O r u x e l l es , 9/1988 , pp . l S-17 . (6) L a f i s ca l i t é d e l ' épa r g n e d o n s l e c a d r e du m a r c h é i n t é r i eu r e u r op é e n , Conse i l N a t i on a l d u C r é d i t , R o p p o r t du g r o u p e de t ra v a i l , P a r i s , p . 9 . (7) A l a i n �l i n c , d a n s son l i v r e " L a g r ande i l l u s i o n" , P a r i s , G r asse t , 1 9 8 9 , p r é s e n t e une b r i l l a n t e a n a l y s e de l a f i s c a l i t é d e l ' épa rgne e n E u r ope ( p p . l 5 7- 1 6 5 ) . I l é c r i t n o t amme n t : " L ' i né g a l i t é des p a t r i mo i nes s e r a a u s s i d é c i s i v e à l a f i n du ' s i èc l e q u e l ' i n é g a l i t é des r e v e n u s d a n s l e s a n n é e s c i nqua n t e . E l l e s u sc i t e r a t e n s i on s , c o n f l i t s e t i nsa t i s fa c t i o ns , s u r t o u t d a n s u n e s o c i é t é v i e i l l i s s an t e o ù l a f o r t un e i n s t a l l é e a u r a l e Il dessus . L e r e t o u r d e s r e n t i e rs , f û t - c e e n e u r o b o nds , f e r a prob l ème . a p pa r t e na i t à l a f i s c a l i t é d e r éd u i r e l e s pe c t r e des i n é ga l i t é s d e c a p i t a l comme e l l e l ' a fa i t p o u r l e s i n é g a l i t é s de r evenus , e t l a p r e s s i o n d e l a so c i é t é y a u r a i t n a t u r e l l e me n t c ondui t . Que l e s pa r a d i s f i s c a u x p r en n e n t une t e l l e i n f l u e n c e s e r a po r t é a u dé b i t de l ' E u r op e ! Q u e de r é ac t i o ns f a c i l es , s i l e pa r t i c ommun i s t e é t a i t e n é t a t d ' e x e r ce r L ' E u r op e d e s s a fonc t i o n t r i b un i t i en ne : l ' E u r op e du g r a nd c a p i t a l ! Que d ' a u t r e s s ' empa r e n t d e c e s L ' Europe à sens uni que ! . . . r i ches ! C e n ' e s t p a s pa r u n r e t o u r à u n t hèmes es t e n c o r e p l u s i n qui é t a n t l 2 r é u s s i r a " ( p . l62 ) . 9 9 1 e u q e l c è i s e X l modè l e a r c ha ï q u e d u X (8) V o i r no t amme nt " R e n f o r c eme n t de l a c o op é r a t i o n f i sca l e e n re l a t i o n a v e c Doc ume n t i n fo rme l d e l i bé r a t i o n d e s mou v em en t s de c a p i t au x " , la . 89 9 1 t e l l i u j 6 , n o i ss ommi C a l e d réf lexion 20 . (9) O n a j o u t e r a que l a " c onc u r re n c e f i s c a l e " a v e c l ' a p p l i ca t i o n de l a n o t i o n de " c on t r i b u a b l e r é s i de n t communau t a i r e " a c c ro î t r a e n c o re l ' a t t r a i t d e s pa y s a v e c s e cr e t banca i r e e t s a n s r e t e n u e à l a s o u r c e . L a mé tho d e de l a " c o ncu r r e n c e f i sca l e " e s t e x pos 6 e d o n s " H a r mo n i s a t i o n eu ropéenne d e la f i s c a l i t é mobi l i è r e . Un p o i n t de v ue " , A s p e c t s et docume n t s 8 4 , A s s o c i a t i o n B e l g e d es Banques , B r u x e l l e s , j a n v i e r 1 9 8 9 . ( lO ) V o i r n o t amme n t Absch a f fung d e r Q u e l l e n s t eu e r f ü h r t E u r ope i ns D i lemm e , F i na n z W i r t scha f t , 2 9/4/19 8 9 ; P a r lame n t a r i s c h e r S t aa tssek r e t a r Dr . s t eu e rp f l i ch t i g , b l e i b en Voss Z i nsen F i na n z n a ch r i ch t e n , Bund e s m i n i s t e r i um d e r F i nan z e n , 2 3/ 5 / 1 9 8 9 ; D a s N e t z w i r d d i ch t e r , W i r t sc h a f t s-Wo c h e , 9/6/ 1 9 8 9 . D a ns u n e n t r e t i e n p ub l i é pa r L e Monde d u 2 3/ 5 / 1 9 8 9 , M . Ka r l O t t o P Bh l , P r é s i de n t d e l a Bundesba n k , p r é c on i se , à t i t r e p e rsonne l , " l ' i n s t i t u t i o n d ' un e e x o n é r a t i o n à l a b o s e d ' u n mo n t a n t é l e v é . . . S i l a p l upa r t d e s ' c i t o y e n s n ' é t a i e n t p l us pass i b l es de l ' i m pô t , i l s e r a i t p l u s fa ci l e de c on t r ô l e r l e s r e d e v a b l e s r es t a nt s " . I l e s t i me , p o r a i l l e u r s , que " n ous n ' a vons pas b e s o i n d ' une harmo n i sa t i o n i n t é g r a l e d e s f i s ca l i t é s " . ( 11 ) L ' é p a r g n e e n F r anc e . L e rappo r t P e y r e l e v a d e p l a i de pour une ba i s s e de la f i sca l i t é , L ' E cho de l a Bourse , 2 8 / 6 / 1 9 8 9 . ( 12 ) M i c h a e l J . A r t i s , L e cont r ô l e des c h a n g e s e t l e SI-tE , dans " C r é a t i on d ' un e s p a c e f i n a n c i e r eu r opée n " , dons l ' o u v r a g e d é j à c i t é a u ( 3 ) , p . 2 58 . (13) T he i n t e r n a t i o na l c on t e x t o f t a x a t i o n , ch . l 4 d e l a S e é d i t i on de John A . Kay e t M e r w y n K i ng , T he B r i t i s h T a x S y s t e m , p . 9 du t e x t e dac t y l o g r a p h i é du c ha p i t r e e n ques t i o n . ( 14 ) V o i r ( 12 ) p p . 2 7 4 - 2 7 5 . ( 15 ) " au c u n L e L u x e m b o u r g b é t onne son sec r e t b a n c a i r e - J a c ques Poos rse Bou a l de cho E ' L , " r e n e v i r c om p r o m i s p os s i b l e s u r l e s p ropos i t i o ns S c du 2 9 / 3 /1 9 8 9 . ( 16 ) Un c e n t r e f i na nc i e r p e u t éga l e m e n t o f f r i r d e s a v a n t ages o u t res que f i s c a u x , p a r e x emp l e l ' a b s e nce de r é s e r v e s o b l i g a t o i r e s i mpos é e s p a r la Banque C e n t r a l e . ( 17 ) V o i r a r t i c le c i t é au ( 1 5 ) . ( 18 ) F i s ca l i t é de l ' épa rgne - C h r i s t i ane S c r i v e n e r r ê v e au modè l e amé r i c a i n , L ' Ec ho d e l a B o u r s e du 19 /6/ 1 9 8 9 . ( 19 ) L ' Un i o n é c onom i que e t m oné t a i r e eu r o p é e n n e d é b u t e p a r t h é r a p i e f a m i l i a l e , l ' Echo de l a Bou r s e du 1 1 / 7 / 1 9 8 9 . ( 20 ) Voi r ( 1 3 ) pp . l4-l5 . une séance de LIGUE EUROPÉENN E DE ÉCONOMIQ!IE COOPÉRATION SECTION FRANÇAISE 106 bis, RUE DE RENNES : 75006 PARIS - TELEPHONE - CON S E I L D ' ADMI N I STRATION 25 Lundi (1) 45 48 19 25 A P RjjS.M IDI Septembre 1989 Procès-verbal Pr ésents J . A N C EL I N , H. BO R D E S Y . C H A S S A GN E , P I C OT , R. A X EL ROU D , PAGES , O. J . P . L . DU RAN D GI SCARD R. P I C HA R D du D. TULAS N E , M. AL B E RT , de BEAU MON T , REV I L L E , d ' E S TA I N G , PAGE , P . J . BOU Y S S ON N I E , A. VA J DA A. A. FOL I O T , GODET , R. BEN HA MOU , CA Y R E , J .M. Ph . RO B I N , H . G. P . HEIM ROC H E ROL L E S , E. BON N E FOU S , C EL L A R D , GE RMA , de L . F. C E Y RA C , E. G EO R G E S BAL S AC , de J . SAINTE LANS I E R , L O RET T E , . Excusés J .P. G. BRICE , J. DROM E R , J . MATTEOL I , J .P . BEAU X , P . R. R. B E RN I E R E , d e C l\ L l\ N , G. G E RON I MU S , P. S A L T I EL , MENT R E , P.C. J . Y . C. P. B E R T R AN D , F. C A RMOY , Il . C O R S ON , HABERER , D. J OU V E , de MO R I N TA I T T I N GE R , P O S T EL , J . THOME Ph . de B I LLON , J . J . BO I T EU X , MA I S ON ROU G E , MOU S S AC , P A T E N OT R E , M. D E f' L l\ S S I EU X , R. O. d ' ORMES SON V I AU D , J . WAHL * * * La s éa n c e qui du es t présente Fonds rappe l de précédente a d op t é Le a par Prés ident bl ée le s ou s J ean Prés ident réunion s a l ue des 00 h de la a nc i e n s du la prés idence D E F L A S S I EU X , de Ol ivier GI SCARD des p r i nc i p a l e s Cons e i l qu e s t i o n s d ' a dm i n i s t r a t i o n , abordées le la le 11 proc ès - v e rba l r éu n i o n ma i , en date est . p r é s enc e , de pour l ' I N S EA D , la qui p r em i è r e a été élu fois , l ors de de J e a n - Ma r i e la FOL I OT , précédente A s s em g én é l: a l e Déjeune:t;s J a c qu e l i n e le Après " de le de d ' Espagne , mercred i J ea n - C l aude j an v i e r BEAU MON T , déj euner bass adeur 1993 d ' E S TA I N G a Was h i n g ton p a r r e t enu . I n t e r na t i o n a l l ' u na n i m i t é p r é s i de n t 11 ex c u s e s Mo n é t a i r e Après la a ouver t e les ou PAY E , f év r i e r 22 s ec r é t a i r e r e n t r ée J uan dont DU RAN novembre s ec r é t a i r e L9 9 0 , g é n ér a l e l ' hôte LOR I GA au d ' h o n n e u l: t r a i tera Re s t a u r a n t g én é r a l mais aucune expos e de du de n ' es t proj ets est Mar t i n " l ' E spagn e pour 1989 - 1990 . BANGEMANN , et l ' am l ' E u r ope de S én a t l 'O . C . D. E . , date les a f i x ée accepté . . .1. . d ' i n t erven i r en . - 2 FARGE a J ean donné et E d i t h C RESSON s idence n om P l u s i eu r s t ion , un ils autres enc ore noms s on t celui p ou r de les n ' ont seront ét é d u p r éc éd e n t n o t amme n t c a l endr i e r pas dans NALLET ma i s n ' a l ors acco�d Henr i f ra n ç a i s e , Maur i c e ALLAIS sur son son mêmes pas approc h é , s u g g ér é s en bien v e n il: de fin pendant la p l: é se fait d ' a n n ée que l ' accord soit d ' adm i n i s t r a t ion par l es et MOUSSA 1990 . l ' a n n ée a c c ep t e r recontactés Cons e i l P i erre pu c o nd i t i o n s m e m br e s le du Bu r e a u C on s e i l est d ' admin i s t r a c ha r g é de p r ép a r e r C o l l oques de L ' E u r ope Le à Prés ident la 2000 l ' an r em er c i e c ha l e ur e u s eme n t le à la accu e i l et p r em i è r e m a n i f e s t a t i o n de Le L .E.C.E. Prés ident annonce 2000 . l ' an M a l h e u r e u s em e n t , mum et le c ho i x étrangers et Le d ' une c ho i x l es t h èm e s dent Au PAGES , et d ' un la de p l ac e t r a i t és , par - il f au t r e n t es , Mrs . il la s er a nous 70 v ou l on s personnes f audra é g a l em e n t v is er ce que d o s er sa au pour max i partic ipants au n i veau des le d i f f ic i l e s o c i a ux , a c t es c o n t enu être pas l ' impo r t a n c e l es ne En c u l tu r e l s le plus effet , et é l ev é du c o l l oque de cet et ouvrage i ns t i c a �- le la Prés i soit de pas que être A l be r t Edou a 1 · d RO B I N , L AN S I E R , Eric BON N E FO U S , H en r i BO R D E S GEORGES - P I COT : trop g r a nde , ni dans les s u j ets i n v i t és d ' a bo r d e r l ' Europe d e d éb a t un doit Janine a pp a r a i t doit n o t a mm e n t A X EL ROU D , G E R MA , c o n v i e n dr a i t à part i c ipent Raymond il y t r a i t és ê t r: e à la 1 ma i s e x em p l e s au 1 de des c omme c on t r a i r e opin ions le d i f f é p o s i t i on de d ' env i ronnement ne la ' Eu .t· o p e p L· o b l è m e s les c on c r e t s etc . . . s ' expr imen t où ' a v e n i l: d éf e ndue , part , des r ec h e r c h e , s t i mu l a n t sur d i vergen t e s , v o i �- e propo s i t i o n s que que il é c o n om i q u e s , auquel P i erre M a n c he , parv e n i r P rés ident vues CAY R E , pol i t ique i n t e r ve n t i on s Le ' Eu rope accue i l l ir d if f us ion à d ' of f r i r pour . f au t la L O R E TT E , p armi T HATC H E R doivent de H en r i SAINTE du s ou s et BON N E FOU S S i n g er - P o l i g n a c . difficile car : il t i ent B EN HAMOU , contre , tunnel part , 1 sur peut Edouard Fonda t ion . échange ni ne v a r i és l ' éd i t i o n C HA S S A GN E , Anni e p o r t e �· a s er a Prés ident j anv i er d ' o r a t eu r s s on t BON N E FO U S 12 le f rança i s d ou z a i n e o f f re Luc i e n i nv i t é s d ' autre q ua l i t é c ou r s Yvette qu ' e l l e Fonda t i on des propo s és Edouard g r a nd e 19 9 0 , partic ipants t u t i o nn e l s F on d a t i o n la d é j euner dans i nc l u s c er t a i n es ; croissante r és ume en du s ec t e u r d i sant s u s c ept i b l e s de que a s s oc i a t i f du s ec ou e r d éb a t est devront l ' Europe é g a l em e n t s or t i r . . . .1. . évoqué trois ou quatre - 3 Les membr e s du G E O R G E S - P I COT , des ora teurs Joint de la j oint ma i s La et de tel qu ' i l c h a .t; g é s s él e c t ionner SAINTE L O R ET T E section a c t u e l l em e n t le c omp o s é , p r o g r amme i n v i tés . l es g r a ndes l ignes a i ns i a in s i (1) l es avec ventu�es cette expose f l: a n ç a i s e l es o r ga n i s era pays de fois , ne bénéf ic iera p a .t; t i c i p a t i o n de n o m b .t; e u x sable , mais r i s qu a n t n o t .t; e A s s oc i a t i o n ) , d ' un e I l est d ' é t ab l i r que que l es Et: i c l is tes Venture Luc ien que Bureau , s on t .�; éu n i o n es t off icielle c o n v e nu p r é p a :J; a t i on date de de pas . de Il s e .t; a f on c t i on de dou te m éc è n e l ' Es t qu i c o l l oque p t: i n t em p s s an s d ' un de ( ce du du aura l ' a ide o n é:t; e u s e l eu r l i eu un à v enue s ur au l es S én a t , . e u r op é e n c r ée r a i t internat iona l , 1990 étant i nd i s p e n p r éc éd e n t à P a .t; i s p o u t" l ' o cc a s i o n . à c on f i er ce l ' Es t c o UI : s r e p .t; é s e n t a n t s d ' ê t :t; e la au c o l l oque Jean et de D E FL A S S I EU X 1 demander J e a n - P i e .n..· e et ' a ide 1 de S AL T I EL ' am ba s s a d e u r la Henr i F R O ME N T - MEU R I C E s oc i a l e E u r ope 18 Le sur 1990 , mai l ' Europe Prés ident la L . E.C.E. s oc ia l e de la C omm i s s i o n donne q u e l qu e s p r éc i s i o n s de Rabobank . la i n t e r na t i o n a l e à orga n i s e U trecht un c o l l oq u e . s oc i a l e s ur ce i n t e rna t i o n a l e , c o l l oque qui Ol iv ier b é n é f i c i er a GI SCARD de d ' E S TA I N G l ' organisat ion Com i t é d ' honneur Luc ien nant et de le des 1 en au annexe c on v i e n t de au au n om la Cons e i l au ' ac c e p t a t i o n nomina t i on ( vo i r Il L O R E TT E , d ' h o n n eu r , c oo p t a t i o n s A p 1· è s l eu r S A I NT E C am i t é par expo s e et BLONDEL d ' honneur , présent l a i s s er Bureau , du d ' a dm i n i s t r a t i o n Marc C om i t é du v i c e - p t: é s i d e n c e s es p r op o s i t i o n s C on s e i l c on c e r d ' admi n i s tra t ion . P i erre celu i-ci C hr i s t i an c om p r e n d Ta i t t inger hu i t de p e r s on n a l i t és p r o c è s - v e r ba l ) une p l ac e vacante . V i c e-prés idences Le Conse i l HABERER à élit et Loik Le t r o i s i èm e de la la LE v i c e - p r és i d ence P R I G EN T FLOCH v i c e - p r és i d e n t C omm i s s i o n économique du P ierre est d ' a dm i n i s t r a t i o n Cons e i l ( s ous r és erve qu i CALAN de i n terna t i o n a l e de de la son est J ean-Yves a c c ep t a t i o n ) é g a l em e n t (2) prés ident L .E.C.E. . . .1. . (1) (2) Réuni 12 le J ean-Yves de o c t o br e , t a 1· d é l ' an 2 000 HABERER que lque l ' en v o i du le Bu r e a u l ' appel l a t ion j a nv i er " Dema i n a 9 a . donné peu , présent Qu e l l e ce de p r é f é 1· é Europe aus s i tôt qui a TA BL E pour et s on . a c c o t: d le la a vou l ons -nous expl ique proc ès -verba l RON D E . 1· e t a 1·d ? ma n i f es ta t i o n chois i • Loîk dans LE p o u 1· FLOCH du t i tre P R I GENT l ' é t a b l i s s em e n t Le P r és i d e n t e f f e c tu é sais it par reme r c i e1: L . à Jean-Marie - André des de LEVY O PA d i �- e c t e u t- d.e a dont le France LAN G , du HOU RI , et De la part de SAI NTE prés i de n t de a V I L G RA I N , prés ident du J . trouvera Cons e i l s on t S oc i é t é été trava i l d é l ég u é , la des c o n s i d ér a b l e et pour l ' en C om p a g n i e p r és i d é une prés ident par quitte : Agricul teurs anc ien réélu qu ' i l la ses banca ire de de la d e1 · n i èr e f on c t i o n s s éa n c e est au en de annexe Fonda t i on des s oc i a l à et de de notre à outre , S.C.A.C. la F r a nc e , Soc i é t é A s s em b l ée . C omm i s s i o n c o l l oq u e sur la des la du la pour l ' éc o n om i e , L . E.C.E. f onctionnaires . r éu n i o n la de du F.M. I . c oo p t a t i o n g roupe à W a s h i n g t on , Chr i s t iane de Bo l l o r é DORE , . l ' u n a n im i t é l ' A s s e mb l é e le e uropéenne a n im a t e u r s l ' u n a n im i t é à r e t enu en du d éc i d é e voeu la un C r éd i t propos e , s e n s i b l em e n t de fut d éc i d ée s Diners ' C lub e t c oo p t a t i o n �- a j e u n i s s e n t du D E F L A S S I EU X , L ORETTE C o n f orméme n t ( On de qui la f a it p r és i d e n t Jean c oo p t a t i on s L . du le d ' adm i n i s t ra t i o n d ' HA RCOU RT , ava i t du p r és i d e n t CNPF Cons e i l de qui d ém i s s i o n n é p ère , quatre Cette s i gna l er v ice-prés ident . Dan iel Ces du Anne- Fran ç o i s Jean-Lou i s V IL GRA I N , et - ma i s f inances les - MOJON , A g r i c u l teurs g én ér a l e , pour L O R E TT E , c o opta t i o n la r em p l a c em e n t des occ as ion SAINTE - . S o n r pr opo s és en cette de 4 Con s e i l g énéra l e e l l e -même , d ' a dm i n i s t r a t i o n c omp o s i t i o n du nouveau ces cooptat ions . Bureau et de l ' e n s em b l e d ' a dm i s t r a t i o n ) Mouvemen t Européen Sur de p r o p o s i t i on la Bu r e a u , du le Cons e i l National s ei n du Cons e i l J ac qu e l i n e de BEAU MON T L .E.C.E. au J ea n - P i e rre J ea n D E FL AS S I EU X G EO R G E S - P I CO T GI SCARD P h i l ippe Da n i e l l 'O . F . M. E. d ' ESTA I N G GO DET d ' O R M E S S ON P I CHARD Luc ien de P ierre VA J DA René l iste HOU R I Ol ivier Rober de la BRICE Eric Ol iv ier établ i t du SAINTE PAGE LORETTE V I AU D . . . 1 . . des repr é s e n t a n t s - L e Comi t é d ' honneur t é d i r e c t eu r à d éc i d e d e J ea n - P i er r e O l i v i er Luc ien étant e n t endu C om i t é que J ea n n ombr e u s e s le Mou v e m e n t p lus ne j eu n e ? ; D E FL AS S I EU X Il P i er r e U R I 1: a j e u n i J. Il a une en en p :t: o ba b l e f on t s ein a c t iv i t é autant que partie en qual i t é s i ège au C om i t é par t i e expos ent prov i n c e aura fait appa r a i t d ém i s s i o n n é qui en BON N E F O U S L AN S I E R l 'O.F.M.E. r éu n i o n s est Edouard d ép l o i e ma i s au du C om i BEAUMONT que et de R I N GU ET de r e pr é s e n t a t i o n S A I N TE L O RETTE f inanc ier , p r és i d e n c e L EP R I N C E sa BRICE G I S C A R D d ' E S TA I N G e t la reconduire G I S C A R D d ' E S TA I N G de q u e J a n i n e LANS I E R O. - l 'O . F . M. E . J ac q u e l i n e d e du 5 trouve af in tout de t emps le que de f aire à d ' autres le d ' autant d éb o r d a n t e et de à de malgré de 88 s es l ' argent pour place une à et . d i f f ic i l e que L ou i s ans , a n ime f a i re v ivre p e r s o n na l i t é à . l a c au s e l 'O. F.M.E. . P r és i d e n t t i tres r emp l a c em e n t p l us consacrer Bureau de d ' h o n n eu r s er a e u r op é e n é g a l em e n t S i tu a t ion f inanc i ère Raymond ma i s La A X E L ROU D , c ependant s ubven t i on être j am a i s d if f ic u l t é pour . et nous , t r és o r i e r , en é qu i l i b r e s ignale g ou v e r neme n t a l e Les autres c ' es t ma i s budget ordinaire . à et Une per t e de 10 % est d éj à tés i nd u s t r i e l l e s qui c o t i s a ient Au p l us c ou r s sont du v i c t im e s u ne d éj euners or d i n a i r e ver s e n t pas é qu i l ibrent encore très et au pour perte années et nôtre eux d i f f ic i les , s ' annonce mauva i s . . ne le s era c on n a i s s e n t Ce correspondant c on s t i t u e n t s er a 10 à peut l a même mo i n s grave de notre % le budget ex tra d ép e n s e s ) sensibl e , à 1989 é t é v e r s ée a n a l ogues e t c o l l oques recettes p l u s i eurs l ' exerc i c e c atas trophique abou t i t ( L es n'a Mouvem e n t s p ar f o i s cela qu ' a p r è s f inanc ier , la ma i s , L.E.C.E. en outre , depu i s p l u s i eu r s f or t s oc i é l o n g t emps , ne r ien d ébat qui d es m ê m e s s ' ins taure , d éf e c t ions il appara i t d ' anc iens que n om b r e d on a t eurs d ' A s s oc i a t ions . . . .1. . Il 6 e s t propos é - de d em a n d e r C RE S S ON et à - d e s o l l i c i t er - de le d em a n d e r françai s e - s in o n d ' i n t e rv e n i �" tenter de des d ép u t és publ icat ions c o n c ou�" s des d ' obtenir 30 % d ' i n s i s t e �" u n n ou v e l f a i re auprès des m i n i s tres r é t a b l ir la s u bv e n t i o n e uropéens par f inanc ier c o l l oq u e s une de la de la Ed i t h : publ i c i t é : L .E.C.E. i n t e r n a t i o n aux r éd u c t i o n auprès des En outre , le en s ou s s on t Cons e i l de i n t e �, n a t i o n a l e p r ép a r é s par la pour s ec t i o n des d ev a n t la cot isat ion i n t er n a t i o n a l e : a c tu e l s le montant pour qu ' i l s c o t i s a t ions d on n e r en l ' e x emp l e t r ou v e n t a n n ex e ) , au moins les m em b r e s . adop tées d éc i d e d e p e i ne montant ordinaire a d h é 1: e n t s ( cf . d ' admi n i s t ra t i on propo s i t i o n s du d e notre budget a d h ér e n t du Cons e i l retard pour : qui a t t ei n t Ces nos le l ' or g a n i s a t i o n D E F L AS S I E U X DUMAS concours " pa y e r " f a ir e de J ea n Rol and r éc l amer d ' exc lus ion s it ion devra é g a l em e n t m i n i s tr a t i o n · être d é f a i l lants de f açon ( ar t i c l e a pp l i q u ée aux VIII pres s ante des q u e l qu e s l es s t a tu t s ) membres . c ot isat ions C e t t e d i s po d u C o ns e i l d ' ad . Règl ement i n t ér ieur Le Bureau f a ço n et as sure de la Le et le c h a �· g é l es de pr ép a r e r obl igat ions c on t r ô l e d u un r èg l em e n t f inanci ères s ec r é t a r i a t des g én ér a l i n t ér i eur m em b r e s sur l es qu i de p r év o i t de l ' As s oc i a t i o n g �" O U p e s de prov i n c e L.E.C.E. Auc u n e et est s tr i c t e est qu e s t i o n s uv i e d u t ex t e aux de son a d h ér e n t s d iv e r s e d éj euner " n ' étant dont r ema r q u a b l e en f aisant l ' hôte posée , la d ' honneur expo s é s er a l a demande . * * * s éance est a d �" e s s é est Mar t i n aux l ev é e à 12 h 45 BANGEMANN m em b r e s du Cons e i l LIGUE E UROPÉENNE DE COOPÉRATION ÉCONOMIQ!l_E SECTION FRANÇAISE 106 bis, RUE DE RENNES - 75006 PARIS - TELEPHONE : ( 1) 45 48 19 25 APRllS-MIDI COMITE D ' HON N EU R : Prés ident Marc BON N E FO U S BLON DEL Mar c e l Luc Edouard J ea n BO I T E U X DU RAN D MATTEOL I P i e r r e - C h r i s t i a n TA I TT I N G E R R EV I L L E J acques P i erre T ES S I ER U RI BUREAU Prés i dents Jean Vice-Prés ident d é l égué Luc i en de S A I N T E LORETTE Vice-Prés idents P i erre de Trésor ier R a y m o n d A X EL ROU D : de J e an - P i e r r e : e t O l i v i er CALAN , J a c qu e l i n e Secrétaire g én éral Trésorier adj o i n t D E FL AS S I EU X J ea n - Y v e s 1990 Robert Patr ick BERN I ER E J e a n - P i er r e LE FLOCH 1991 Réél igi bles en G i l be r t e ANCEL I N Annie BEAU X R a y m o n d A X EL ROU D Franç o i s e André Henri Y v e t t e C HA S S A G N E François J ea n DROMER Henri René G E RON I MU S Jean C l aude Loik LE C hr i s t i n e A l be r t POSTEL MOU S S AC d ' O RM E S S O N ROBIN J ea n - P i e r r e J ac qu e l i n e Dom i n i qu e C O R SON O l i v i er T HOME TULASNE PAT ENOT R E FOL I OT GODET J e a n - Y ve s Gé r a l d de BAL SAC MA I S ON ROU G E CAY R E GEORGES P i e n: e GERMA Dan i e l HOU R I N OU Y R I T Roger P I CHARD d u PAGE ROC H E ROLL E S J OU V E Janine L AN S I E R Paul * * * L AN G MENT R E J e a n - Ma r i e de MO J ON SAINTE LO RETTE P i e r r e VAJ DA J e a� - L o u i s Jacques R e n é V I AU D P I COT Da n i e l Luc ien Henri PAGES d e CALAN A n d r é L EV Y HA B E R E R HEIM Raymond Eric G I S C A R D d ' E S TA I N G Ph i l ippe J a c ques S AL T I EL H en r i DO R E B I LLON BO R D ES P i erre D E F L A S S I EU X Jean-Michel P R I GE N T MOR I N P h i l ippe de Ol ivier C E Y RAC C h 1: i s t i a n e GUYARD F L OC H CELLARD 1992 BEN HAMOU G u y d e C A R MO Y A n d r é G I AU Q U E P R I GENT D ' ADMI N I ST RATION A L B E RT J ac qu e s BOU Y S S ON N I E Loik BEAU MO N T Réé l igibles en Michel B E R T RAN D HABE R E R , BRICE L I ST E DES MEMBRES D U CON S E I L Réél igi b l es en G I S C A R D d ' E S TA I N G V I L GRAIN WAHL ÉCON O M J Q!lE COOPÉ R A T I O N E UROPÉ E N N E D E LIGU E S E CTION FRAN ÇAISE 106 bis, RUE D E R E N N E S : 75006 P A R IS - TfLEPHONE - ( 1 ) 4 5 4 8 1 9 2 5 APRÈS-MIDI COMM I SS I ON E C ONOM IQUE FRANC A I S E G roup e de trava i l l a r é un i on d u 2 Av r i l Procés Verbal d e Sous l a P r é s i de n c e de M. " F ISCALITE" 1 9 90 B O I TEUX Présents MM F. B . Auresp i l , R. J ac qu e t , JM. C a z enave , K r ak o v i t c h , A. C h a , . . __, a � l t , B. Mu l t i g n e r , P. J . D e f l as s i e u x , G. F.: . Egre t , G e o r ge s - P i c o t , Uri . Excusés Mme J . MM P . .-r-. r B e r ge Maur e l , L . La s éance est P ierre Uri nouve l l e a c c o r de r cours contr5 l e r ou S e l on M. a 1 ' an n é e c e t te ni Uri de ce de se En f o r t un e . dern i e r un le de é p a r gn e à la l ' i mp5 t à éga l L a ur é , V i an e . Boi teux . d ' épargne 1 977 de 20% nouv e l l e M. R. cré a t i on co l l e c t i f de ê tre d ' Estaing , Tribo i t , Marc e l fiscal ouvrage ca dre C e tte et à cette 1 serai t de d an s fassen t sur à de r e mp l o i un e n c ouragement fraude une s up p r i m e r notre le env i sager d ' un e la d an s i nc i t a t i on ' i mp5t O n p our r a i t i mp 5 t ni fre i n mu l t i p l i e r s i mp l i f i e r r é s um é , un pourr a i t éco u l ée . actue l l ement assuj e t t i s Prési dence JP . le sur du intitulé revenu , revenu f i gu r e r a i t à é p argn é d an s la � __g.é.Ré-r a l s u r l a f o r t un e c e qu i p e r m e t t r a i t d e é p a r g ne-n o u v e l l e n ' e s t p a s l e r é s u l t a t d ' un e s uc c e s s i on s y s tè m e qu i de d an s qui p l u s- v a l u e s s er a i t e x i stent la d an s G i scard annue l l e et au s s i O. S a i n t-Mar t i n , d ' e n c ourageme n t 1 ' E urop e " . d ' i mp 5 t J . sous p r écon i s é é c o n o m i qu e r i s qu e h sys tème cons i s te r a i t , que d on a t i on le crédi t de d é c l a.t:._a t i on à 17 ouverte p ou r un C e y r ac , S a i nte- Lore t t e , qu ' i l L ' i n c i t a t i on � de décr i t " s t r a t ég i e au F. C a l an , de R. et Europe un 1 ' é p a r gn e r e venu que v o l on t a i r emen t s an s e ff i cace une qui au d é v e l o p p emen t fron t i è r e s . d ' aides à des I l c ap i t a u x p e r me t t r a i t l ' é p ar gn e qu i f iscal e . n ou v e l l e s o um i s ceux anc i enne . l ' e x p a t r i a t i on g r a n d n o mb r e l ég i s l a t i o n à à épargne sont à s ' ap p l i qu e r a i t l ' i mp 5 t en-dessous d é c l a r a t i on de a n nu e l du sur seu i l patrimoine . de aux la ce LIG UE E UROPÉ E N N E D E ÉCON OM l Q!IE COOPÉR ATION S E CT I O N FRANÇA I S E 106 bis, RUE DE RENNES 75006 PARIS - Tf:LtPHONE - ( 1) 45 48 : 25 APRÈS-M IDI 19 COMMISS ION MONETA I R E FRANCA I S E 11 R éu n i on d u 1991 Mars Présents R. A X E L ROU D , G. H. C O RSON , G. LAS FA R GU E S , J . DJAPARI DZ E , BON I N , E. BOU R U ET - AU B E RTOT , D E FLASS I EU X , D. R. P I C HA R D TULA S N E , F. D I EHL , PAGE , F. P. BRE�U D , GA R E L L I , F. J . C AL L E R Y , J � C QU E T , L. de S A I N T E L ORETT E , A. P. URI R. G E R ON I M U S , D. HOU R I , P A TENOT R E du TH I E R R Y . Excusés F. B I LLON , J . -P . BRICE , J. THOME * * * La c omm i s s i o n dence c ip a n t s tenue que M. de s ig n a l e n t le l es monéta ire Jean 6 n ' av o i r - Le Le la à r a ppo r t B R EAU D rappe l l e n ég o c i a t i o n en r é� n i e de de la le la présente VAL E N N E t e nu s ' es t d é b� t reç� sur la p r o c è s - v erba l mon é t a i r e M. ; pas 1990 n ovembre participants - f rança ise D E FLA S S I EU X propos i t ion r éu n i o n qu i a ens u i te a c tu e l l em e n t l es en été le du pos i t i o n s c ou r s au 6 des de la : l ors la sous nombre r éu n i o n P r é s id e n t , novembre octobre s u j et c er ta i n de r ec e v r o n t dis cuté 17 du 199 1 mars un procès -verbal r é� n i o n à Ams t e r d a m 11 le s éa nc e , il de p r és i part i p r éc éd e n t e est d éc i d é 1990 de 1990 . la d i f f érents l ' union * ** . . . 1 . . réunion du pane l p r o t a g on i s tes monéta ire . de L a C o mm i s s i o n s u g g èr e q u ' u n e n épo n s e - cohés i o n - c on t e nu d e - a s p ec t s - nesponsa bi l i tés - n a p p n o c h em e n t s d e s - dunée d e - nôle de La é c o n om i q u e l ' un ion et La q ue s t ions s u ivantes : sociale i n s t i tu t i o n n e l s r es pe c t i v e s de la l ég i s l a t i o n s l a p ér i o d e d e B a n q u e c e n t r- a l e et du Cons e i l f iscales trans i t i o n l ' EC U tr è s l a m i s e e n p l ac e F v a nc e , sur aux é c o n om i q u e G r a n d e- Br e ta g ne , p no p o s e s o i t a pp o n t é e qui se s itue l a définit ion des - l es - la r é t ic e n t e d ' un assez é ta p e s progrès ECU sur près de e t met princ ipe la pos i t io n en avant de l ' un io n mon étaire , de la C omm i s s i o n , i n s i s te : i n s t i tu t i o n n e l s n éc e s s a i r e c o n v e r g e n c e d es - une le f or t p o l i t iques d i s c ip l i n e budg é t a i r e a s s or t i e d e économiques s an c t ions e t m o n é t a i re s . L ' A l l em a g n e p os e c omme c o n d i t i o n s - la - u n e m o nn a i e s t a b i l i t é d es n en d ce f ix a n t A la F. suite de cet D I EHL le : L es tan d i s etc à . . . ) v i t e s s es P. expos é , i n s ta l l é veu l e n t une c r ée r dans c ha c u n des pos i t io n s ' engage 13e une e f f e t q u e l ' o r d r- e Cette la r éu n i f i c a t i o n d ' un cal endrier . créer v eu l e n t de de v i s e ba n q u e pays sans banque c en t v a centrale ( bu d g é t a i r e , a bou t i t . sans économique , de la C . E. E. à une u n ion avant dev i s e s oc i a l , de mon é t a i re p a s s er à d eu x . B REAU D e s t ime T H I E R RY qu ' i l deux v i t e s s es DJAPARI DZE AXEL ROU D : s ou l i g n e nombre d e p r o b l è m e s , P. d u c oG t l ' é t a b l i s s em e n t d i s c u s s i o n g én ér a l e : est et d i f f ic i l e rappe l l e B R EA U D : regrette dar i t é v i s - à - v i s g ra t i on d e de que la p r op o s e r à le p l u s i eurs la c hu t e n ' a plus r epr i s es C . E . E. l ' A l l em a g n e a u x n ' ait du l es pas pr i s es en même mur mêmes de que les la l ' un i o n créat ion g ou v e r n em en t Be r l i n , pos i t ions man i f e s t é p lus avec t em p s t em p s l a m i s e e n p lace d ' un d e pu i s l ' A l l em a g n e que de l e d éc a l a g e d a n s u n i o n m o n é t a i r e v a d e p a i r a v ec R. sur r e s pec t e r une en l ' a c c r o i s s em e n t prude n t à A l l em a n d s monétaire- mon ét a i r e à A. é tapes préf èrent soit l ' u n i on mais très Br i t a n n i q u e s q u e l es - c e s derniers f or t e , pays l es pnix sur un p o s és l ' ex - R . D . A . . . .1 /f( c er ta i n qu ' auparav a n t . d ' espr i t p r o b l èmes d ' un e e u r op é e n . . • d e s o l i par l ' inté P. URI par : le rappe l l e q u e T ra i t é de la mise Rome doit en p l ac e d e s n o rma l em e n t s t ructures condu ire c ommu n a u t a i r e s à l ' u n i on d é f i n i es mon é t a i r e il préc i s e que le la - que - qu ' i l la sans Il s t a b i l i t é mo n é t a i r e se c o o r d i na t i o n ne peut s y s t èm e f él i c i t e A ce s t a d e r éu n i r a de le f is c a l p r o b l èmes qu i et s er o n t de par l ' A l l em a g n e la 199 1 à ne do i t pas a c c en t u e r Bu d g e t c omm u n - Pos i t i o n v i s - à -v i s - P r o b l èm e d e s B R EAU D - que l es - pa r t i c i p a n t s 7 5006 S ans - M. s ans un impor t a n t bu d g e t c ommun et p ro p o s é d e D E F L A S S I EU X ; d i s cu t e r p a r a l l è l emen t de . i n d i q ue sont de c ette a l or s qu ' u n panel évoqu és mon éta i r e quel ques uns se des r éu n i o n l ' u n i o n mo n é t a i r e e t c o n t r ô l e d ém o c r a t i q u e de l ' EC U f ort d e u x v i t e s s es : r a s s em b l e conna i t r e ait L u x em b o u r g de - M. France v i s -à-vis centrale que convergence . l or s Banque - la mon éta i r e trai tés suggère à l ' u n i o n mo n é t a i r e - D E FL AS S I EU X R e n n es européen d i s c uss ion , av r i l - Pos i t ion sent p r é f éra b l e d ' un ion d e c e que la 24 est exis ter l ' un i o n p o l i t i qu e J . p r om i s e p r o b l èm e d u c hô m a g e à la la tarder PA R I S ) qui d o c um e n t a t i o n r éu n i o n qu i et étab l i s s e une dés irent au S ec r é t a r i a t la f e ra de parven ir la à M. expr imer s éa n c e es t l ev ée *** à 19 h une BREAU D 30 . . pour L u x em b o u r g opin ion , ( 106 L . E. C . E. *** La note bis , Rue la de fas 1 LIGUE EUROPÉENNE DE COOPÉRATION ÉCONOMJQ!IE SECTION FRANÇAISE 106 bis, RUE DE RENNES - 75006 PARIS - Tl:LEPHONE : (1) 45 48 19 25 APR:ES-MIDI B U L L E T I N PE R I O DI Q UE D ' IN FO R M A T IO N AVRIL S O M M A I R E EDITORIAL René BOEL RESUME : un grand p rési dent DES ACTIVITES LA S ECTION FRANCAISE 1 989 EN 1 990 Demain 1 1 an 2000 L 1 Europe des inter rogations Europe centrale et orientale Vers la fédération européenne ACTIVITES INTERNATIONAL ES 1 990 Europe sociale Envi ronnement Union monétai re et banque centrale européenne MOUVEMENTS EUROPEENS A LIRE DISTINCTIONS IN MEMORIAM ... ... ... 1 99 1 E D I T O R I A L Je r e me r c i e ans la L.E.C.E. pou r Certes, j ' ai eu des act i vi tés sonna l i t é s p r e s t i g i euses R UE F F , sein And ré du Mai s c ' es t p lus é p a n ou i , dans p r é s i dent L i gue dans l es l es au le un m'a e x é c ut i f , de i nstances a pp o r t é pendant pui s du de ren cont re r rope u n i e qua r a n t e c i nq r e me r c i e d ' E S T A I NG vi tés J ' ai le Pau l - H e n r i de avoi r l e t emps de d ' E S TA I NG , • la • Ce la de que une je W i n s t on CHURCHILL, ont M au r i c e R i c h a rd a mo r c é sui s pui s le v i c e de de cel les, été la s i ég e r na t i o n a . e u ro p é e n • G a s t on TE S S I E R et e t b i en d ' aut re s q u i me l ' i nt ég r a t i on de au paneu ropéenne pour u n j eune s e c ré t a i r e géné r a l , en même t emps J ' ai va lu dans l a p l um e et soc i ét é f ranç a i se m'a l ' Un i on sur reprendre douan i è r e géné r a l , auss i et de p e r J a c ques f on d é s e c t i on • ma i s • ouv r a g e s Léon J OUHAUX, BOEL, S P AA K , de côt é s P ON C E T , a s s o c i a t i on s eu ropéenne (L.E.C.E.) la L . E . C . E . , et j 'ai s e c rét a i re dé l égué Eu ropéen La L. E . C . E . , comt e l ' i dée p lus i eurs r e p ré s ent e r , ; di verses pu i s E c onomi que é c on o m i q u e g e s t i on ) et aux FRANCO I S la f r é q u e n AL L A I S , Georges J ean V ILL I E R S , C OU D E NH O V E K AL E R G I , la ma r c he v e r s l ' Eu • d ' E S T A I NG , L.E.C.E. servi ce Mouvement Conse i l de E dm o n d G I S C A R D la s e c ré t a i re, i nt e rna t i ona l e s d e c e que pouva i t René MAYER, au André d ' a c t i on de culturel l ' o c c a s i on d ' é c r i re t a t i o n a u s e i n du DUCROS, Comi t é du pa s s i onnant e s GAYET, v i c e- p r é s i d e n t J ' a i me ra i s ma i nt enant I mag i n e z sei n cerc le pui s ne • L A C OU R C oo.pé r a t i o n i nt e rnat i ona l e s donné p ro f e s s i onne l l e s c omme m'a de qu ' e l l e J a cques b é n é vo l a t Ce la Je ce ( en s e i gnement not amment Eu ropéenne et : C . S.S.E. t e c h n i qu e s , ! c om b l é M AL T E R R E , g roupe d ' é d i t i on s 1 t ou t • les René de m ' avo i r qu i , s on t p ré s i dent s P l ATON, suc cess i f s E do u a r d fai t a s s u rément , conf i ance pa rmi l e s p l u s n o mb r e u s e s p l ai s i r à B E A UM O N T , r e me r c i e r a u s s i J a c que l i ne s a n s o ub l i e r , d a n s la 21 pou r L.E.C.E., J ean d é v e l op p e r s e c t i on s n o t a mm e n t D E F L A S S I E UX la nat i ona l e s , et s e c t i on est E dm o n d G I S C ARD O l ivi er G I S C ARD f ranç a i se cel le dont les de la act i • c eu x q u i BOUVET, le passé, de B ON N E F O U S , m ' ont a i dé c es d e rn i è r e s a n n é e s , J ean-P i e r re B R I C E , cette Hen r i COR SON, r e ma r qu a b l e s e c ré t a i r e q u e f u t Anne t t e J a cque l i ne S I MON I N , M a r i e H OM O • L ' â g e e s t v e n u d e n e p l u s a j o u t e r a u x r e s po n s a b i l i t é s d e v i c e - p r é s i d e n t d é l é L a f on c t i o n t r è s p r e n a n t e d e s e c r é t a i r e g é n é r a l d e f a c t o q u e j ' a i a s s u m é e gué, J e s ou h a i t a i s q u e c e c um u l p r i t f i n L e 1 e r j a n v i e r 1 99 1 , d e pu i s p l u s i e u r s m o i s m a i s L e r e t a r d m i s à t r ou v e r u n c o l l a bo r a t e u r d e c l a s s e , p l u s j e u n e e t d y n a m i q u e , Mai s • m ' a f o r c é à a c c ep t e r u n e p r o l on g a t i o n d e s i x mo i s Je à me r é j ou i s La L . E . C . E . que et à L ' a ppo r t d ' un s ang L ' i d é e e u r op é e n n e · • n o u v e a u pu i s s e d on n e r auxque l l e s j e resterai L. de b i entôt u n nouve l é l an p r o f on d é m e n t S A I NTE LORETTE a t t a c hé . - 1 - R E N E BOE L UN G R A N D P R E S I D E N T Le Comte BOEL , prés ident international e n t e r r é à B ruxe l l e s le 6 j u i l l e t 1 9 9 0 Son e n thous i a sme g roupe sa prés idence furent et , en plus g ra nd ( 19 5 3 ) , l ' Europe" de 1951 a 1971 a été . . sect ions ( dont . n a t i on a l e s , t a nd i s que i n t e r na t i onaux c o nn a i s s a i e n t u n r e t e n t i s s ement d e On p e u t "Les d e n o t r e A s s oc i a t i on d i x nouve l l e s le qu ' à soute n i r mus i c i e n s e t l ' Europe au s e i n du Mouvemen t Européen b i e n e n tendu , c re e e s l e s c o n f érenc e s et c o l loques 1 L.E.C.E. S o lvay e t d i v e r s e s e n t repr i s e s m é t a l l ur g i q u e s i l f u t l ongtemps t r é so r i e r ) p l us la l e port a i t aus s i b i e n à d év e l op p e r sur l e p l a n i n te r n a tiona l a r t i s t e s e t à oeuv r e r e n f aveur d e S ous de c i ter r e l a t i on s " L ' é l ar g i s sement d e s Communau t é s " n o t amme n t " La commerc i a l e s r e c on s truc t i on monéta i r e ( 1966 E s t - Oue s t " et de 1967 ) 1 ( 1968) 1 Les publ i c a t i o n s d e l a L . E . C . E . s e s o n t mu l t i p l i é e s sous s on impu l s i on , des déve l oppée , diverses L.E.C.E. Comm i s s i o n s amp l i f i é p o l i t iques ou succe s s i f s puis Dan i e l ses le r e l a t i on s les Communa u t é s Comte CARDON SNOY de de prés ident d ' honneur , et plus d ' OPPUERS il a belge tenu à le r e t e n t i s s ement d e s p e r s o nn e l l e s i n f luentes europeennes L I CHTBUER , 1 ' A s s oc i a t i on p r é s i de n t L.E.C.E. été indus t r i e l l e s des s u c c e s s e ur s , par a anc i e n des . Il qui banques part i c iper f a i t p a r t de à l a Comte s s e Boë l q u i nous ava i t s i l ' é tranger général la régu l i è rement les su a ux fin aux la p e r s onna l i t és qu ' avec s i gn a t a i re du . Jusqu ' à t ravaux d e les également d i recteur e t à l a f a i re b é né f i c i e r d e s e s c on s e i l s La s ec t i o n f r a nç a i s e a ainsi a fut avec l ' a c t i on di rigeants cho i s i r traité ses de Rome , Communautés de 1989 , reun 1 ons d e v e nu de sa r e spectueuse s ympa t h i e s ouvent r e ç u s à Bruxel l e s o u acc ompag n é s *** la . son émo t i on e t de . et � - 2 - 1 9 8 9 RAPPEL DES PRINCI PALES MANIFESTATIONS A - SECTION FRANCAISE A s s embl é e gé n é r a l e Réuni e le 11 ma1 g é n é r a l e a approuve l e et donné aux les Françoi s e B I LLON , MENTRE , mand a t s V I LGRA I N , prés idence et au le Henri BORDES MOJON , PAGES , de de DEFLAS S I EUX , de Gi lberte de S A I NTE : l ' exercice g e s t i on BEAUX , Ann i e CALAN , LORETTE , l ' Assemb l é e l e ur J a n i n e LAN S I ER , Jacques WAHL e t appe l é au Conse i l J e a n - Yv e s HABERER e t Dan i e l JOUVE Jean q u i tus P i e r re Dan i e l HOURI , Luc i e n de rapport f i nanc i e r de t ré s o r i e r d ' admi n i s t ra te u r s P i e r r e GERMA , J e a n - Ma r i e la r appor t mora l e t admi n i s t ra te u r s r e n ouve l é GEORGE S - P I COT , sous Henri . Elle CAYRE , André CELLARD , VAJDA , a BENHAMOU , André LEVY LANG , Pierre 1 9 88 Eric Paul J e a n - Lou i s J e a n - M i c h e l FOL I OT , . Dé j e u n e r s 11 mai Frédéric d ' ALLEST , p r é s i d e n t d ' A r i a n e s p a c e " La c oopé r a t i on s p a t i a l e europé e n n e " 31 ma1 Robert MAXWELL " Expé r i e n c e s en m a t i è re d ' OPA aux U S A " 25 septembre Martin BANGEMAN , v i c e - p r é s i de n t de l a C . E . E . " Marché i n t é r i e u r 1 9 9 2 : une p e r s p e c t i v e pour l ' Europe " 22 novembre Juan DURAN LORIGA , amb a s s adeur d ' Espagne en F r a nce " L ' Espagne e t l ' Europ e de 1 9 9 3 " - . - 3 - Col l oque " OPA et conséquences de André en " sociales par t i c i pa t i on F I ELD , Fusion Placé Gi lberte DUPONT Europe sous BEAUX , J U B I EN , Corpora t i on , la Dan i e l Deut s c h e le Pierre nomb r euses p e r sonna l i t é s é t rangè r e s , Bruxe l le s - Lambe r t , aspects stratégiques p a t r on a g e de JOUVE , CALAN , And r é d ' Alain Yve t t e LEVY LANG , et j uridiques , POH ER , CHAS SAGNE , S imon la Dresdner Bank , Be r nard LUEL , r e p r é s e n t a n t n o t ammen t la C . E . E . , Bank , et de la B a nque l ' I NS EAD , S a n P a o l o F i nance e t l a S o c i é t é Gén é r a l e d e B e l g ique la avec Maxwe l l . Commi s s i on s Monétaire - réun i e s ous l a p r é s i d e n c e d e J e a n DEFLA S S I EUX Sociale - r eun 1 e sous la p r é s i d ence de J acques TES S I ER Groupe Fiscalité - 5 réun i on s sous l a p r é s i d e n c e de M a r c e l BO I TEUX Groupe Transports - 5 r é u n i o n s sous la p r é s i de n c e d ' André CELLARD . *** 1 B Le - ACTIVITES INTERNATIONALES Com i t é e x é cut i f e t le Con s e i l central se sont r e un 1 s , Dan i e l CARDON de L I CHTBUER à Dub l i n e t à Bruxe l l e s La Comm i s s i o n agr i c o l e : Bruxe l l es e t à Lon d r e s La Comm i s s i on mon é t a i re de W i l f r i ed GUTH et s ' est r eun 1 e s ous la Comm i s s i on E i s e n s tadt et le Albert la Hongrie : prés idence de p r é s idence de Lord WALSTON a modifications de la P . A . C . et Uruguay round . économique ( Au t r i c h e ) la . P a n e l mon é t a i r e se DONDE L I NGER à sont K r onbe rg projet de banque centrale ; fi scalité de l ' épargne" La sous s ' est r e un 1 e sous la reun 1 s et sous la p r é s i d ence S .M . E . Luxembourg . pré s i dence de Pierre de CALAN à relations avec les pays de l ' Europe central e , notamment - La Comm i s s i o n s oc i a l e : d ' ESTA I NG à P a r i s Le 1 c o l l oque dont sur Ch r i s t i an e t r a i té des la s ' est sous la p r é s i de n c e - d ' Olivier G I S CARD dimension sociale du Marché intérieur et immigration f i s c a l i té SCR I V ENER , impôts reun 1 e 4 d i re c t s , europe e n n e Commi s s a i re George a européen , EGRET , de l a t a x a t i o n d e s v a l e u r s mob i l i è r e s reun1 des a Bruxe l l e s 180 pa r t i c i p a n t s , le professeur NOOTELBOM impôts i nd i re c t s , et Jean qui a PARDON , . 1 *** 1 1 C - NOUVELLES D E QUELQUES COMITES NATIONAUX Un Comi t é por t uga i s m i n i s t r e des c i - après Le s ' est f inances c ' est Comi t é br i t an n ique a Com i té suisse le s ous la p r é s i dence a o rg an i s é p l u s i e urs Hon . déploré décès de son LOPEZ , ancien la L . E . C . E . ( cf . . ) c o l l oque s , M i c h a ë l HESELT I NE le d ' Ernani v i n g t i ème com i t é n a t i on a l de l a c ompos i t ion d u nouveau Com i t é - 1990- n o t emmen t avec l e R t . Le : cons t i tué d é j eun e r s e t c o n f é r e n c es , . anc i e n président Hans BACHMANN qui é t a i t un d�s p l u s anc i e n s d i r i g e a n t s de la L . E . C . E . Au Com i t é a l l emand , Wol fgang ARENDT a é t é remp l a c é p a r P a u l Bernd GRO S S E , v i c e - pr e s i d e n t d e l a Deutsche Bank , Au Com i t é d a no i s , p ré s i d e n t le c é p a r E rw i n L U N DE R S KOV , ; il Ole DAMGAARD N I E L S EN , . i n dus t r i e l , e s t remp l a banqu i er Le Com i t é be lge a org a n i s é des l e " rappor t DELORS " c omme membre du C om i t é exécut i f sen ior reun1ons s u r l a s oc i é t é anonyme europeenne e t sur réun i t s ouvent de j eunes f o n c t ionn a i re s des Commun a u t é s - 5 - D - MOUVEMENT EUROPEEN E n r ique BARON ( s oc i a l i s t e ) , CRE S PO ayant Européen à l a f i n de 1 9 8 7 , a p r é f é ré , du Européen 1 ' ava i e n t Mouvement Wa l te r HALLSTE I N , ou Maur i c e G I S CARD d ' E S T A I NG a é t é I n t e r n a t i on a l Lou i s élu le 7 a la deux a n s plus p récédé , G i useppe t a rd , entre PETR I LL I d é c embre 1 9 8 9 , prés idence Par l ement qui t t e r l a p r é s i d e nce a u t re s , et du Paul - H e n r i Ga ston S PAAK , V a l é ry THORN p r é s i d e n t du Mouveme n t Européen . LEPR I NCE Europée n e t FAURE , accédé R I NGUET , président de son s e c r é t a i r e g é n é ra l , l ' Organ i s a t i on Ph i l i ppe BERTRAND , Franç a i s e ont du Mouvement e n t amé d e s déma r c hes e n vue d u cho i x d ' un nouveau p r é s i d e n t et d ' un nouv e a u s e c r é t a i re gén é r a l Au cours de l ' année a n n i v e r s a i r e de et a la l 'O.F.M.E. a été assoc1ee aux l a mo r t de J e a n MONNET e t du t r a n s f e r t de prépar a t i on Nevers auxque l l e s c om i t é s 1989 , des europe e n n e s 1 é l ec t i on s o n t p a r t i c i pé P i e r r e d é p a r t eme n t aux ont été très a ux cé rémon i e s j ou r n é e s P h i l i ppe BERTRAND , le Comi t é europe e n n e s BEREGOVOY e t J e a n DEFLAS S I EUX ac t i f s c ' est d ' Ile de France a a1ns1 fait d i x i ème s on corps au P a n t h é on , qu ' à LEPR I NCE R I NGUET a p a r l é d a n s l a s a l l e du t h é â t r e a r c h i comb l e de du . . . de Ce r t a i n s Albi 1 Louis S ous l ' i mpu l s i on p reuve d ' un e a c t i v i té p a r t i cu l i èrement soutenue e t pub l i é un bu l l e t i n d ' i n f o rma t i on auquel c o l l a b o r e n t des p e r sonna l i t é s DELMAS , p o l i t iques très var i é e s , de Michel ROCARD à J acques CHABAN d e C a t he r i n e LALUM I ERE à S imone W E I L *** Le p r é s en t 1989 ne p e rm e t mouvement s i n s tanc e s r a ppe l , am i s ext rêmement pas qui de m e n t i o nn e r m i l i t ent c ommun au t a i re s , s o mm a i r e , pour ac t i v i té s cel les l ' Europe , s uppo s e e s *** des c o nn u e s n1 de des aut r e s cel les tous de des - 6 - 1 1 1 9 9 0 - A C T I V I T E S DE L A SE C T I ON F R AN C A I SE 1 1 1 Activités accrues - Financement difficile ASSœBLEE GENERALE L ' A s s embl ée g é n ér a l e s ' es t tenue le 21 a été mal 1990 sous la p r é s i dence de Jean DEFLAS S I EUX . Le r apport moral de s e c r ét a i re g é n é r a l e marque sa l ' année . 1989 E l l e expose s a t i s f a c t i on du présenté par J acque l i ne ce q u i a é t é r é sumé c i - av a n t sucees de toutes nos rappo r t ad j o i n t , en f i nanc i e r de l ' année 1989 , lu l ' absence d e Raymond AXELROUD , par 1989 ) tout au et plus . J e an - P i e r re e s t moins BEAUMONT , ( r ésumé man i f e s t a t i on s r e g r e t t e - t - e l l e l ' a c t i v i t é rédu i te de n o s c om i t é s d e prov i n c e Le de BR ICE , opt i m i s te . Le s trésor ier recettes et dépen s e s des d é j euners e t col loques s o n t t r è s normal ement é q u i l i brées e t l a i s s e n t même u n excédent ( re c e t t e s : dépe n s e s l O O 0 0 0 F . ) 1 3 1 000 F . publ i c a t i on d e s a c t e s du c o l l oque " OPA e t Fus i on s en Europe " e t d é p e n s e s d e fonc t i onnement s o n t n e t temen t e n d é f i c i t dépenses 235 000 F . ) et l a mo i t i é de r e s t e due au 3 1 décembre 1 9 8 9 , d u f a i t d e l a n on . Ma i s l e s re c e t t e s ( recettes : 171 000 F . : l a cot i s a t i on i n terna t i on a l e pour 1 9 8 9 s o i t e n v i ron 32 000 F . de de t tes • Ce déf i c i t s ' e xp l iq ue p a r l a s uppre s s i on de l a subve n t i on g ouve rneme n t a l e e t p a r l a d im i n u t i o n d e s c ot i s a t i ons d ' e n t rep r i s e s , d e p lus e n p l u s so l l i c i t é e s par d e s a s s oc i a t i on s à voc a t i on européenne qui n ' on t pas t ou j ou r s f a i t l eurs pre uves Qui tus été ayant r en ouve l é s BERT RAN D , LE été donné FLOC H P i er r e Gu y dans P R I GENT , l eur g e s t i on aux admi n i s t r a t eurs l eu r CARMOY , de S AL T I EL , de mand at Yvette P h i l i pp e J dc que l i ne de d ' admi n i s t r at e u r s C HA S S A GN E , MOU S S AC , T HO M E O l i v i er PATENOT R E , *** Jedn Robe r t D RO ME R , Ren é d ' O R ME S S ON , Dom i n i q u e et �u BERN I ERE , GERON I MU S , A l bert TULASNE trés o r i e r , ' ROB I N , ont Pat r i ck Lo1k Jedn- - La CONSEIL d ' ADMINISTRATION Le Con s e i l d ' adm i n i s t r a t i on d é c em b r- e - L . E . C . E . doit changer s ' est réuni a l t e r n a t ivement 21 J e an DEFLAS S I EUX e t d ' O l i v i e r G I S CARD d ' ESTA I NG l e s 3 7 s ous 20 m� i , la prés idence s e p t em b r e de et . I l a r e c ondu i t pour deux ans l e Bureau actuel - P r é s i de n t s : J e a n DEFLAS S I EU X e t O l i v i e r G I SCARD d ' ESTA I NG - Vice- Président d é l égué - V i c e - P r é s i de n t s : : L uc i e n d e S A I N T E L O RE T T E P i e r r e d e CALAN , J e an -Yves HABERER , Loïk LE FLOCH P R I G ENT - Trésori e r Il a a procédé a c c e p t a t i on ) Raymond AXELROUD de la coop t a t i on comme adm i n i s t r at eurs ( s ous r e s e rve de l e ur : J e an - P i er r e BR I C E , d i r e c teur f i n a n c i e r d ' A r j om a r i P r i oux e t t r é s o r i e r ad j o i n t d e l a s e c t i on f ra n ç a i s e d e l a L . E . C . E . M i c h e l CASSOU , Roger LOUET , d i r e c t e u r du d é v e l oppement d e l a Lyon n a i s e des Eaux �nc i e n s ec r é t � i r e des de Aym e r i MON T ES Q U I OU g én é r � l C ommu n � u t é s F E Z EN S AC , g én é r � l du C om i t é Europ é e n n e s p � r l eme n t � i r e du Gers é c o n o m i qu e et : s oc i � l : europ éen , c o n s e i l l er . Tous quatre ont b ien voulu accepter- cette cooptat ion . Il � è e x �m i n é , de ses s é� nc es , L . E.C.E. et s es r e l a t i ons sorerie de paré r éu n i o n s , Le 3 les 1� c h� c u n e d é c em b r e d ém i s s i o n d e qu i s era 1 er juillet 1990 , déj euners Luc i e n J � c qu e l i n e e f f ec t i v e 199 1 et le de 1 er de et 1� avec c o l l o ques SAINTE BEAU MON T , j �nvier d u c ha n gement de LORETTE le 1� d s ec r é t a i r e 199 1 , des s i tu a t i o n du Mou v em e n t s e c t ion expo s é l o c�ux du de Eu r o p é e n f ra n ç a i s e l es g én é r � l e d ép a r t lli i n tern� t i on a l e , et J a cqu e l i n e s ec r é t � r i a t le 12 de la ann ées et BOU V ET 31 pré . c o n s éq\J e n c e s d e pu i s tré m� i le 1991 - Après avo i r d iv e r s e s r é sum é les conv e r s a t i o n s p e r s on n a l i té s , Luc i e n de qu' il a eues S A I NT E LORETTE a depu i s 8 - p l u s i eu r s mo i s avec " L ' Europe a changé , con c l u la L . E . C . E . doit changer " 1 1 Le Con s e i l L.E.C.E. s tructures a son donné pouv a n t accord comp l e t é v e n t ue l l ement pour about i r une r é f l ex i on a un la f in de sur c h angemen t 1 ' av e n i r comp l e t de de la ses . 1 1 Raymond AXELROUD , tréso r i e r , a s i g n a l é qu ' à l ' année 1990 , de l a c o t i s a t ion de l a s e c t i on f ra nç a i s e r e s t e r a due à Bruxe l l e s la tota l i t é . 1 ttt 1 12 janvier V a l ér y A n i ta 1990 - ( de gauche G I S C A R D d ' E S TA I N G GAR I BAL D I - Luc i e n à droi t e ) - Jean D E FLAS S I EU X O l i v i er G I S C A R D d ' E S TA I N G - de S A I N T E L O R ETTE Fra n z - N ic o l e FON TAI N E PFEFFER - - 9 - R E U N I ON S DE C OMM I S S I O N S L ' immigration COMMISSION SOCIALE La Comm i s s i on soc i a l e f r a nç a i s e s ' e s t r é un i e l e s p ré s i de n c e d e J acques TES S I ER , nal d ' Utrecht ( cf . c i - ap r è s : 2 avri l e t 1 4 mai 1 9 9 0 , e n vue d e p r é p a r e r le c o l l oque s o c i a l i n t e rn a t i o a c t i v i t é s i n t e r n a t i on a l e s ) O l i v i e r G I SCARD d ' E S TA I NG , q u i p r é s i de r a u n e d e s s e a n c e s d u col l oque , BOU S S AT , qui d i s t i nguent - la y présentera sous la un rappo r t sur les m i g r a t i ons de e t Bernard t r a va i l l eu r s , : c i rc u l a t i on i n t e rc ommunau t a i r e de t r ava i l l eu r s o r i g i na i re s d ' un pays d e la C . E . E . l ' i mm i g r a t i on d e t rava i l l eu r s o r i g i na i r e s d e pays a y a n t d e s l i en s h i s to r i ques avec t e l ou t e l pays d e l a C . E . E . l ' i mm i g r a t i on d e t rava i l l e u r s o r i g i n a i re s d e p a y s t i e r s - l ' i mm i g r a t i on c l ande s t i ne de p a y s t i er s Sur "passoire ce dern i e r i ta l i en ne " , p a r m i l l i on s (5 à des pays d e l ' E s t 7 sujet , Olivier B e r nard BOUS S AT m i l l i ons ) ; G I S C ARD e s t ime J acques d ' ESTA I NG que TES S I ER les évoque fait a l l u s i on c l ande s t i n s le cas se a la chi f f rent d e s t rava i l l e urs . Rol and RAI GNOUX (F.O. ) p r é s e n t e une n o t e sur l a pol i t i q ue f am i l i a l e Jacques ANC EL I N (A.F.T. ) sur l a f orma t i on d e s c h ômeur s et . t ra i te du c a s d i f f i c i l e des t r a n s po r t e u r s rout i e r s B e r n a r d BOU S S AT p r é c i s e qu ' i l de l a L . E . C . E . (C . N . P. F . ) f a i t l a s y n t h è s e d e l ' échange d e vues e t défendra à Utrecht l e p o i n t de vue d e l a Comm i s s i on soc i a l e - Le COMMISS ION MONETAIRE 10 - contrôle de la Banque centrale europeenne 1 La Comm i s s i o n mon é t a i re DEFLAS S I EUX souh a i t e n t alors un que comp l è t e . de Le P r é s i de n t c on t r ô l e d ' aut r e s , réun i e s ' est le 10 félicité démoc r a t i q ue n o t amme n t de en n ovembre des la s ous p ro g r è s future A l l emagne , l a p r é s i de n c e a cc omp l i s banque par centrale souh a i t e n t son " in amov i b l e " n ' est pas favo r a b l e a une i n s t i tu t i on de Jean ceux qui européenne i ndépendance Bien que P a u l MENTRE d é f ende c e t t e n o ti on d ' i nd épendan c e , Comm i s s i o n la s ' est une ma j o r i té t e c h n oc r a t i que . La proc h a i n e ré un i on aura l i e u l e 1 1 m a r s 1 9 9 1 • *** COMMISS ION AGRICOLE Conservation et développement rural La Comm i s s i o n a g r i c o l e s ' e s t reun 1 e le 6 j u i n sous l a pré s i d ence d ' He n r i CAYRE Elle europee n , a d ' abord des t r a i té achats de de la terres concur r e n c e par des des A l l emands p r odu i t s en agri coles Pologne , de la d ' i nv i t e r au sugg e s t i on c o l l oque de J e a n - Lo u i s E s t / Oue s t , des l ' a g ro - a l i men t a i r e d e s pays d e l ' Es t La Comm i s s i o n débuts d ' une f é l i c i té Répondant comme . de représentants S A I NTE de l ' a rr iv é e en . LORETTE a déc idé de l ' agri culture et de par l e prés ident sur les . a e n s u i t e examiné un e n o t e é t abl i e France d ' agricul teurs rural Il d ' autres pays s ' est de la F r a nç o i s e B I LLON a t r a i té d e l ' a i d e aux a g r i c u l t e u r s e n d i f f i c u l t é . � B e r t r and de VOGUE , l ' e x é c u t i o n d ' un c o n t r a t La Luc i e n pol itique d e conservation e t d e développement n o t ammen t Communa u t é BARI L , l ' Es t l ' oppor tun i té d ' une a i d e a g r i c o l e aux pays de l ' Es t e t d ' un e i mp l a n t a t i on f r a nç a i s e Sur de . r éun i o n de la elle e s t ime que d e r émun é r a t i on Comm i s s i on agricole a ide doi t itre cons i d é r é e d ' un s e r v i c e d ' u t i l i t é publ i que . p r évue l i e u e n r a i son d e l ' é ta t d e s an t é d ' Hen r i CAYRE *** c e t te . en fin d ' année n'a pu a v o i r - 11 - Groupe FI SCALITE Le g roupe F I SCAL ITE s ' e s t septembr e , 1 réuni l e s 12 f é vr i e r , 2 av r i l , 9 mai , 9 j u i l let et 25 sous l a p ré s i dence d e M a r c e l BOI TEUX I l a notammen t examiné - l ' avan t - p r o j e t d e l a Comm i s s i o n d e B ruxe l l e s pour h a rmon i s er l ' a s s i e t t e d e s impôts s u r les soc i é t é s 1 - l a r é f o rme env i s ag é e des impôts sur ; l e p a t r imoi n e , l a p ropos i t i o n d e P i e r r e UR I d ' encouragement f i s c a l à l a c ré a t i on d ' épargne , 1 l e s o b j e c t i on s à c e t t e p r opos i t i on 1 et . ••• 1 Les entreprises de transport au service de l ' Europe Groupe TRANSPORTS nouvel le Le g roupe de t r ava i l TRANSPORTS l e s 2 4 s e ptembre , 2 2 octobre et s ' est un rapport de sous 1 7 décembre I l a exam1ne - reun 1 , l a pré s i d ence d ' And r é CELLARD : J acques E S PARC I EUX sur Vecteurs strat ég ique du déve loppe ment des entreprises de transport dans le cadre du marché unique euro péen , q u i évoque notammen t la coop é r a t i on a v e c des e n t r ep r i s es comp l é ment a i r e s d ' a u t r e s pays européens e t l a n o t i o n d e r e s e r v e ; - une note de J a cques ES PARC I EUX e t Paul PERCHE s u r l e ma r k e t i ng t rans ports ; - deux n o t e s de P a u l PERCHE sur l e s cond i t i on s de t rav ai l e t sur l a p roduc t i v i té ; - une note de J e a n - Marc DEPLA I X s u r l e s o r g a n i smes spé c i a l i s é s d a n s l a p r o s pe c t i v e d e s t r ansports e n Europe . La procha i n e r é u n i on du g r oupe TRAN S PORTS d o i t avo 1 r l i eu l e 1 8 m a r s 1 9 9 1 pour p r e n d r e conn a i s s a n c e du r apport d e syn thèse é tabl i par l e p r é s i d e n t André CELLARD l u i - même , s ous l e t i tre prises de transport au service de l ' Europe nouvelle . : Les entre - Dema i n l ' a n 2000 Edouard BONNEFOUS , g ér e u s em e n t Fon dtl t i o n notre S inger r é u n i on 1990 , s u r l e t hème Les sujets a pris : la ; ont Fonda t i on des f orme une prés ide S i ng e r i nt e rvent i on s de r éu n i o n la. L . E . C . E . d tl n s l es a i n v i té t r è s s tl l o ns été de d ' une T a b l e ronde i n te r n a t i on a l e , le Fron t i è r e s abord é s ; de 1 ' Europe le devo i r not re en portant a sur n' a adre s s e r bu l le t i n éd i t é ces le et i n s t i t u t i ons l ' Eur ope éc onom i que et soc i a l e ; texte sujets , la vue L.E.C.E. , de les d i r e c t ement c ommu n i q u é rien un pe rdu intégral prononcees s ou s pli de Ami s e nv i e d ' adhé r e r à leur perme t t r a de cela f a i re cette adhé r e r b r oc h u r e à son s ép a r é d ' i nf orma t i on donne r a peu t - ê t r e j an v i e r . P o l i gnac s u j et 12 ? en des c ommun i c a t i o n s f r a n ç a i s ou p a r des p e r s on n a l i tés dont l a p r e m i è r e fut Va l é ry G I S CARD d ' ESTA I NG C omme l tl . l ' Europe d a n s le monde de dema i n c u l t u r e e t e n v i ronnement La qu ' i l teniv d ' honneur Demain l ' an 2000 - Quelle Europe voulons-nous s u i va n t s e ur opeennes Cami té a A s s oc i tl t i o n P o l i g n tl c Cette du - ? Qu e l l e E u r o pe v o u l o n s - n o u s p r é s i dent 12 . *** tous de not r e Nous t ou t e à actua l i té , la les pe r s onne i n f o rme r ; cela leurs le nom de leur memb r e s é g a lement dont c r oyons de s t i n a t a i r e s L .E.c.E. , pouvons ang l a i s . nou s As s oc i at i o n mieux en et ami s de en adr e s s e r nous sera - 13 - L ' Europe des I nt e r roga t i o n s Jean FRANCOI S nouv e l l e r r 1 PONCET a été l ' hôte qua l i té d e P r é s i d e n t de d ' honneur de l ' O rg an i s a t i on la L.E.C.E. 21 le mai , en sa F r a nç a i s e du Mouvemen t Européen (O.F.M.E . ) p lu s Pendan t ava i t de qua r a n t e grande i n s ta l l é u n e années s ta b i l i t é de l ' Europe des ce�ti tudes pas s és i n huma i n e s , d iv i s ions de en Europe de l ' é qu i l i bre " En deux a n s e t demi . . à l ' Europe des t erreur la nous s omm e s i n terroga t ions • 1 Malgré Europe s oi t , l ' implosion i d é o l og i que , c e n t r a l e e t o r i en t a l e d é s équ i l i br e la les t roupe s sov i é t i q u e s . La r é un i f i c a t i on a l l emande , L ' évo l u t i on Communauté restent pour po l i t i que en présentes en heureuse qu ' e l l e U n i on S ovi é t i que s ' a c c ompagne d ' un m a r asme économ i q ue c r o i s s an t dont on ne v o i t p a s l ' i s sue On ne peut donc e nv i s age r , avant bien des c e n t r a l e e t o r i e n t a l e d a n s le Marché c ommun d ' autant que l e n iv e a u d e vie ba i s s e Mais on peut l eur proposer une dans formule annees ( sauf , tous de ces l ' entrée des b i e n e n tendu , d ' E u r ope l ' anc i enne RDA) pays rapprocheme n t p o l i t i que , que bapt i s e " Maison Commu ne" ou Confédération européenne " Un débat a n i mé a s u 1 v 1 l a commun i c a t i on de J e a n FRANCO I S PONCET *** pays . l ' on I 19 1990 octobre J ea n - C l aude - ( de Da n i e l PAYE - 1 9 octobre 1990 - ( de Pau l - H e n r i RAV I E R - O l iv i e r gauche CAR DON gauche I ou r i à dro i t e ) d e L I C HT B U E R à droite ) PONOMAREV - G I SCARD d ' E S TA I N G - - Alain POHER - C a t h e r i n e L AL U M I E R E Dan i e l C A R DON Bogus law SOS N OW S K I de L I C H T BU E R - - Maur i z i o FRAN C I N I C a t he r i n e L AL UM I E R E - 14 - 1 1 1 1 Europe centrale et orientale 0u - Inves t i r e t Comm ercer La s e c t i on E s t / Ou e s t séances f ra nç a i s e de béné f i c i an t ont été 7 . la L.E.C.E. d ' une p r é s i dé e s Comment ? Quand ? a impor t a n t e par J ea n organ i sé le p a r t i c i p a t i on DEFLAS S I EUX , 19 octobre un col l oque i n t e r n a t i onal e , Olivier G I SCARD dont les d ' ESTA I NG , Dani e l CARDON d e L I CHTBUER e t P i e r r e d e CALAN e t l e d é j eun e r p a r A l a i n POHER S e c r é ta i r e général e du Cons e i l posé l a q ue s t i on f ondame n t a l e a c c ue i l l i s auparavant les pays i mméd i a teme n t consol i d e r candidats se : 1 ' Europ e , la CEE s t ru c t u r e s doter Cather ine LALUM I ERE a, d ' emb l é e , c e r t a i n s pays d ' Europ e c e n t r a l e d o i v e n t - i l s ê t re dans ses a de . d ' une ou , au cont r a i r e , la CEE moné t a i r e s tout économ i q u e s et économ i e m a r ché de et à do i t - e l l e en a i dant r e con s t i tu e r une s o c i é t é c iv i l e ? On sait que pays certains Jacques le a DELORS , Conse i l ses de l ' Europe , t r av aux , que la mais organe sa Commun i t é davantage s e c r é t a i re économique suppo r t e r un nouve l é l a r g i s s ement d a n s l ' i mméd i a t Membre du P a r l ement europeen et Président O t t o d e HABSBOURG LORRA I NE a d é f endu ê t r e ouv e r t a u x p a y s d ' Europe c e n t r a l e S e c ré t a i re g r andes général. d i f ficultés de 1 ' OCDE , qui une générale pense , europeenne peut a s s oc i e à déjà l ' instar de d i f f i c i l ement . du Mouvement t h è s e i nv e r s e Paneuropée n , l ' accès à l ' Arch i duc la CEE d o i t . J e a n - C l aude at tendent pol i t i q u e , ces PAYE pays a par contre dans les e f forts insisté qu ' i l s sur les doivent déve l op p e r p o u r pas s e r à l ' économ i e d e m a r c h é Out r e ces impo r t a n t e s c ommun i c a t i on s , de caractère g é n é ra l , les nombreux p a r t i c i pa n t s d e c e c o l l oque Est/ Oue s t ont e n t endu des expo s é s p l u s t e c h n i qu e s . - Pau l - He n r i RAV I ER , apres avo i r d é f i n i les problèmes poses par des r e l a t i o n s avec l e s pays d ' Europe c en t r a l e et o r i e n t a l e , de courant p r é f ér e n c e aux g randes opé r a t i o n s mises au le 15 - déve l oppement d é f end i t le comm e rce point dans le pa s s é Maur i z i o FRANC I N I m i t l ' a c c e n t s u r l e s a c c o r d s d e c oopé r a t i on dé j à con c l us e n t re la CEE e t c e s pays Les représentants d ' Eurobank , F éd é r a t i v e de : la l eu r s P o l ogne , des pays Bogus l aw Répub l i q ue d e P o l ogne , points Tchécos l ovaqu i e , de KOLAR I K , J aros l av , Tchèque , URS S , l ' Es t l au r i vice-ministre S O SNOWS K I , de l ' agricul ture d e Bogus l aw c omme r c i a l p r é s i de n t SOSNOW S K I . v i c e - pr é s i d e n t PONOMAREV , conse i l l e r Cs aba BARATH , de v u e n a t i onaux , RDA et Bul g a r i e l a Répub l ique près l ' ambas s ade de M i c r o s y s t em , i n s i s tant en exposè r e n t par t i c u l i e r sur l e s r é su l t at s d é j à obtenus d a n s l e dom a i n e de l a p r i va t i s a t i on e n Pol ogne . Les Alexis b a nq u i e r s WOLKEN S TE I N , f i re n t p r o f i te r d i rec teur le général c o l l oque ad j o i n t du de C r éd i t d i r e c t e u r g é n é r a l ad j o i n t de l a Deutsche Bank , par é t a b l i s sem e n t leur a l l an t Pierre de pair avec SALT I EL , r e s p ec t i f l ' i r rup t i o n gérant de la pour de p r o b l èmes pos é s p a r l a p r i v a t i s a t ion Les p r a t i c i ens d ' E S TA I NG , d é l égué : pour s ' adapter Lazard , les du pays Com i t é de Lyonna i s , à de la un WALTER , l e s e f f o r t s pour s u i v i s nouve l l e marché fit Norbe r t dans donne ces expose pays four n i ba n c a i r e ; Jean sur l es . C l aude d e S A I NT V I NCENT , prés ident e xpe r 1 e nces expo s è r e n t l ' économ i e Banque l eu r s d i r e c t eur a i n t e r n a t i on a i l ' Es t de de la SEPT , Thomson , Péch i n e y , Ph i l i p p e G I S CARD S e rge appo r t è r e n t au RASLOVLEFF , débat des i nf ormat i on s p r é c i e u s e s s u r la t e c h n i que de négoc i a t i on avec c e s pays Le texte i n t égra l d e s i n te rv e n t i on s a été r é c emmen t Que lque s exempl a i r e s s o n t e n c o r e d i spon i bl e s , *** adressé à au pr i x d e l O O F . nos adhérent s . - 16 - V E R S L A F E DE R A T I O N E U R OP E E N N E r r ( Maurice décembre ALLAI S , 1990 o r g an i s a ie n t sont chers L.E.C.E. prix Nobe l d ' é conomi e , l ' hôte d ' honneur con j o i ntement au professeur une à de la L.E.C.E. c on f é re n c e 1 ' Ecole qu ' e s t Mtl u r i c e A L L A I S membr e des et de et de un Mines l ' I n s t i tut , ancien 1 1 man i f e s ta t i on ava i t sur commun i c a t i on de l i eu Maur i c e Europe qui thème s qui dans la salle " La ALLA I S a repris les thèmes qu ' i l ava i t dével oppés sous le cons truc t ion européenne dans l e con texte d ' auj ourd ' hu i : pour une c e s t hème s sont novateu r s , 1 ' idée de c r ee r , a f r o n t i è r e s d e l ' A l l emagne , " . C e r t a i n s de ( d ' aucuns d i r a i en t p r ovoc a t e ur s ) 1 ' image de W a s h i n g ton OC , un d e la F r ance et du Luxembourg district e u r op e e n l ' idée de supp r i m e r en Europe l e s e n t r ep r i s e s e t l a c o n s omm a t i on · toute fisca l i té aux · A i n s i l ' i d é e de c re e r un Conse i l f é d é r a l européen r e p r é s en t a t i f d e s E t a t s Ainsi la . réelle Communauté culturelle , politique et économique europeenne Ainsi de de 1 ' d n c i e n n e éc o - Poincaré q u e lques j ou r s aup a r a v a n t à l a Fonda t i on Al phon s e W a e c h t e r à Luxembourg , ti tre 3 . l e P o l y t e c h n i que et dU r e s tdUr d n t du M i n i s t èr e d e l d R e c h e r c h e La les le admi n i s t r a t eur 1 Cette été , l ' A s s oc i a t i on X d i n e r - débat et a d i r e c t e en vue de · s t i mu l e r - Ainsi 1 1 1 1 1 l ' i d é e d ' indexa t i o n obl i g a t o i re e n v a l eu r réelle au sein de 17 - la Communauté européenne de t ous l es emprun t s et d e t t e s l i be l l é s e n ECU A i n s i l ' i d é e du renvoi d a n s l eur pays de tous l e s i mm i g r é s c l an d e s t i n s Ai n s i 1 ' idée de con t r ô l e r e f f i c a c ement toute aide aux pays de 1 ' Es t et a comme n c e r p a r y former d e s p r oduc t e u r s " car tout ce qui est gratui t est gaspi llé A i n s i l ' i d é e que l ' Europe e t la France souf f r e n t d ' un excédent démog r a ph ique . 1 Georges Yves le débat KERVERN , qui a n o t amme n t des suivi prés ident i mméd i a t ement i n te rvent i o n s d e p l u s i e u r s memb r e s de X Europe Au d i ne r , d ' ESTA I NG d iv e r s Jean a DEFLASS I EUX présenté points évoqués des texte d i s po n i b l e c omp l e t En le a présenté le commun i c a t i on de c on f é r e nc i e r Maur i c e a n 1me ALLA I S , avec . rappe l é Mau r i c e r appo r t c ommandant à et SAINTE LORETTE et de ce qu ' e s t déta i l lées , ALLA I S . la L.E.C.E. et pa r f o i s Pu i s celui -ci et O l ivi e r G I S CARD c r i t i que s , a, une l ' aud i to i r e avec une verve c ommun i c a t i v e du d e j o i ndre u n chèque la a Marce l BOI TEUX e t Luc i en de remarques par r épondu aux que s t i o n s de Le d ' X Europe de au Mau r i c e ALLAI S secrétar iat de l ' ordre de l a L . E . C . E . ( 17 5 fois 95 F. les e n c or e , . page s ) la L . E . C . E . de : sur est pr i è r e 18 - - 1 1 AC T I V I T E S I N T E R N A T I ON A L E S 1 1 1 REUN I ON S Préparation du travai l COMITE EXECliTIF Le Com i t é e xécut i f d é c embr e sous S TATUTA I R E S s ' est reun1 a l a p r é s i dence de H . e t de D a ni e l CARDON de L ICHTBUER Ams t e rdam LANGMANN , le 26 mai p r é s i de n t de et a Bruxe l l es le 6 l a s e c t i o n n é e r l an d a i s e . I l a p r i s con n a i s s ance d ' une i mport a n t e note de G e o r g Z I MMER LEHMANN s u r l e r ô l e que l a L . E . C . E . Il a exam1ne l ' A l l emagne , le . CONSEIL CENTRAL Con s e i l texte des résolutions Tchéc o s l ov a q u i e e t Po l ogne a s oume t t r e s u r l ' Europe c e n t r a l e e t o r i e n ta l e , soc i a l e Le pour r a i t j ouer e n Hong r i e , sur au de Rabobank s ' est ont t e nue s ' es t r é u n i on reun1 d ' Ams te rdam , organ1se dans sur Adoption de résolutions central la central l ' envi ronnement et l ' Europe le 17 mai a Ams t e rdam Bruxe l l e s s ous l a p r é s i de n c e de Dan i e l CARDON de L I C HTBUER Lors Con s e i l . le P i e r ement à U trecht . p l u s i eurs cadre très le Com i t é r é c ept i on s v iv a n t du née r l anda i s la p l us Mus é e et le 7 d é c embr e a . de la mémo r a b l e national van L.E.C.E. est et la celle qui Spe e l k l ok tot - L e Cons e i l sur central péen de . l993 1 . 1 sur l ' Europe 1 1 1 1 1 avec sur ( qu i l es déchets sur ou au i s s us et de l ' pays sur l ' U n ion que c e n t ra l e bre res tant de à deux sur le de é c o n om i e lo et c a n d i t ionnement privée des h a rmon i s a t i o n l ' i mm i g r a t i o n la et s ur la u n i q ue à euro l 'A.E.L.E. soit c oncentvée f o rma t i on par des i n d u s tr i e l s des c adres d i s p o s i t i ans : des l ' i n s taur a t i o n non a i de d om e s t i ques , de de de p r og r è s r éd u i r e d i s pos i t ions d i s c r im i n a t i o n c on d i t i o n s au et permet tant e x t ér i eu � . c o n c e r t a t i o n n a t i ona l i t é , l ' éc o du monde occ i den pu b l i qu e pvodu i t s d em a n d a n t d é c emb r e ) et marché l ' adhés i on gar a n t i s déchets ( 7 CEE du de . c o n s a c r- é e a u x et r e c o n s truc t i on tard l ' a i de m i g ra t i ons de est que l ' a i de e ncore ) la d ' Europe p l us C ommu n au t é doivent v i t e s s es à i n v e s t i s s em e n t s pas pays envers t r ava i l ; les c o n trô c ommu nau t a i r e é c on o m i q u e et tra c o n s oc i a l . moné t a i r e et d ' a f f a ires renvoyant r e c y c l e r- , d ' ém i g ra t i o n por bru i t les que l ' o p t i qu e la la f a i r- e dans de de l i bre menée d em a n d a n t mai ) le l es les E n v i r o n n em e n t pin , ( 17 oc t r o i d e des n o t a mm e n t i n f r a s t ru c t u r e s , n ' ex i s t e n t c ommu n au t a i r e c e r na n t ma i ) - r és o l u t ions m i l ieux CEE , s ein des l ' Eu rope e t v a i l l eu r s ' le les n o t amm e n t ident iques ou la l ' E n v i r o n n em e n t dema n d a n t le à ( 17 f o rma t e u r s j ur- i d i qu e s ê t r- e l ' a i d e d es l ' a s s oc i a t i on des a f f i rm a n t devra c entra l e e n p r- i or i t é s u r et ma i ) e s t - a l l em a n d e tal ou a d op t é d i v e r s e s ( 17 l ' A l l emagne n om i e a 19 e u r opé e n n e v o i r- le j ou r s ' en g o g e r lo suite ou ( ce ( 7 dès le l ev non dans le qui revient d i f f i c i l em e n t év i t o b l e ) ( 7 d é c e mbre ) t r o n spo n t po l l u t i o n , d ' én e r g i e l ' U nion d éc em br e ) d év e l o p p e m e n t . * ** : des j an v i er mon é t a i r- e 1994 . C haque s y s t èm e mon é t a i r e à dire qu ' u n e d é v e l oppement t r ons p or t s et la pu b l i c s , Ban- E t a t - m em européen Europe de la intégré mon é t o i r e l u t te c ontre tra f ic al - Un l eg s du Comte BOEL a é t é a c c e p t é avec r econn a i s s an c e é tude s européennes comp t e s de excéden t a i r e s ; - Equi l ibre financier ASSEMBLEE GENERALE Les 20 il s e r a a f f e c t é a des . 1990 le ont été budg e t de d ' autant 1991 t r o i s m i l l i o n s d e f ra n c s be l g e s a p l us f ac i l ement été adop t é ; il approuves sera qu ' i l s équ i l i br é à sont ( en v i r o n ) . *** COLLOQUE EUROPE SOCIALE La Migrations et immigrations s e c t i o n n é e r l a nd a i s e l ' i nv i t a t i o n de de la l a Rabobank , L.E.C.E. a organ i s é le 18 un c o l l oque i n t e rn a t i on a l mai sur 1990 le à t hème U t r ec h t , : a Migration des travai l leurs et des activités des sociétés . 1 1 1 1 1 1 1 Ce c o l l oque L.E.C.E. , ava i t été que préside Olivier p r i nc i p au x a n i ma t e u r s Di rec teur général Les p r ob l ème s p r o f e s s eu r ( Bonn ) , Bill par d u c o l l o que a la B I ANG I ARDO JORDAN consequences act ivi tés ) été sur examinées Solvay . Comm i s s i on G I SCARD d ' ESTAING , s oc i a l e qui i n te r n a t i on a l e a é té éga l em e n t de la un d e s . migration ( Am a l g amated des leur par ont été expos e s BOU S S AT (C . N . P. F . ) , Eng i ne e r i ng U n i on ) , P. et J . m i g r a t i on s t rava i l l e u r s B e r n a rd TRIAS S AGN I ER des f o n c t ionneme n t , des des ( Mi l a n ) , g é n é r a l e du t rava i l de B e l g ique ) Les la aux Communauté s , J e a n DEG I MBE a b r o s s é un tabl e au d ' e n s emb l e l iés G.C. prepare représentants e n t r epr i s e s sur de les cadres , Büh rmann P. Rainer MAETER par . le FUCHS ( Fédé r a t i o n ( Ba r c e l on e ) ( ou sur de les T e t t e rode , c e r t a i nes de l eurs con sommateur s , I .M.D. , Philips ont et - E t a ie n t i n s c r i ts comme p a r t i c i p a n t s B e r n a rd BOUS SAT , RA I GNOUX TES S I ER J.P. (F.O. ) , B. (C.F.T.C . ) . JACOB REYES f ra n ç a i s , ( Banques ( Pa u ) , de S A I NTE E. J U L I EN LORETTE (C.N . P.F. ) , (L.E.C.E. ) , La Comm i s s i o n é c onomique i n t e r n a t i o n a l e s ' e s t reun1 e a Bruxe l l e s 1 9 9 0 s ous l a p r é s i dence d e P i e r r e de CALAN a Elle été Après l ' expo s é P I COT et Rog e r consacrée d e Georg P I CHARD à la Z I MMER du l ' Al l emagne et i n s i s t é sur PAG E ; la J a cques le 2 0 mai . s i tuat i o n LEHMANN , R. ? Que peut-on faire en Europe Centrale COMMISSION ECONOMIQUE - outre O l i v i e r G I SCARD d ' ESTA I NG et Popu l a i r e s ) , L. 21 en sont Europe centrale i n t e rvenus Comm i s s i on a no tamme nt constaté l ' impo r t ance du ca r a c t è r e et le o r i en t a l e E r i c GEORGES poids accru de j u r i d ique e t i n s t i tu t i o n n e l des p a y s d e l ' Es t e t sur l eurs be s o i n s e n forma t i on d e s homme s La ventures Comm i s s i o n . En a a ttendant é g a l em e n t la é tud i é création c e r t a i n s pays d ' Europe c e n t r a l e , d e s per sonna l i t é s de c e s pays de le r e g 1me Comi t é s des n a t i onaux échange s , de la la Comm i s s i on a proposé d ' i nv i t e r les L.E.C.E. j o int d a ns à s e s tr a v aux . *** COMMISS ION SOCIALE Réun i e sous la Préparer Utrecht présidence e s s e n t i e l l emen t p r e p a r e d ' Olivier G I SCARD d ' ESTAING , l e c o l l oque s oc i a l d ' U t r e c h t Europe s oc i a l e ) *** . la Comm i s s i on ( cf . c i - d e s sus s oc i a l e : a Col l oque - 1 22 - Pollution , transports et agricul ture COMMISSION ENVIRONNEMENT 1 1 1 Réu n i e a Gèiteborg , Comm i s s i on ( auxque l s de puis a Bruxe l l e s , l ' e n v i r onnement n ' on t a sous é l aboré , m a l heureusement ( cf . 1 p r é s i de n c e après p a r t i c i pé r é s o l u t i o n s c i - de s s u s m e n t i on n é e s la de aucun c i - de s s u s : d ' Axel longs I V EROTH , é c h anges Françai s ) , les de la vues t e xtes des Con s e i l cen t ra l ) *** COMMISS ION MONETAIRE Sous l a p r é s i d e n c e de W i l f r i ed GUTH , a K ronbe r g l e s Le P r és i de n t bre du de et 10 n o v em b r e de Kr ô n be r g , d D i r ec t o i r e de la a l ' a c c o u tum é e , la Kti r l RUDING , remp l d c é été Bu n d e s ba n k Onno l a Comm i s s i o n moné t a i r e s ' e s t r é u n i e . Bu n d e s bd n k , Deu t s c he ld DON DEL I N G E R , A l be r t C omme 9 r éu n i o n s dUX sent " Les grandes orgues " de Kronberg Le r é c e p t i on la Deu t s c h e CHIARI B ti n k pré h ti b i t u e l l em e n t pdr Otmdr tl n n é e p r i n c ipaux orateurs SCHMI DT Dr . a cette autres Les . qui POEHL , Otto ISSING , ont mem été · a été br i l l d n t e *** PANEL MONETAIRE Réuni a d e ux DONDE L I NGER , repr i s e s a Luxembourg l e P a n e l moné t a i re rapport VALENNE et Con s e i l central : ont refus de à a préparé d d optées été et retarder par le 1er j anv i e r 1994 ; la p r é s idence l e s résolut ions qui la ; Eu rope moné t a i r e d e c haque E t a t d a n s l e S . M . E . sous Comm i s s i on l a m i s e e n oeuv r e d e q u ' à l a r é a l i s a t i on d e l ' u n i on économ i q ue dès Ams t e rdam ont mon é t a i r e , fait d ' Albert sui t e a u pui s par l ' un i on moné ta i r e le j us m i s e e n oeuvre d e l ' u n i on moné t a i r e à deux v i t e s s e s inévi t a b l e a u 1 e r j anv i e r 1 9 9 4 o u u l t é r i eureme n t . ; entrée - 23 - COLLOQUE EUROPE DES REGIONS La s e c t i o n e s p a g n o l e de l a L . E . C . E . un c o l l oque i n te r n a t i on a l p a r t i c i pa t i o n FERRER SALAT , d ' Em i l i o " sur COLOMBO , a orga n i s é l e 1 5 novembre 1 9 9 0 , L ' Europe an c i en p r é s i de n t d e l ' U . N . I . C . E . , des régions prem i e r " ave c , mini stre à Barc e l one , n o tamme n t , d ' I ta l i e et la C a r los v i c e - pr é s i d e n t d u Comi t é espagnol d e la L.E.C.E. *** 1 1 1 COMITE Le LES est G e r h a rd COMITES ALLEMAND nouveau s e c r é t a i re général D e u t s che B a n k à Bruxe l l e s COMITE DANS ; von PUTTKAMER , représentant i l succède à F r i e d r i c h WOLFENSTELLER de la . ANDORRAN P r é s i de n t : Mane l CERQUEDA DONAD I EU Secrétaire général : Josep MONTANES ALSO COMITE BELGE L ' e space BREAUD , f i n an c i e r J a cques europee n MOREAU et a fait Peter 1 ' ob j e t TROBERG . d ' un échange de Cette réun i o n é ta i t j o i n t ement a v e c l a Fond a t i on Europe e t Soc i é t é Le r a ppo r t de la C.E.E. Un marché , p r é s e n ta t i on p a r t ro i s d e s e s r é d a c t e u r s . vues entre Pa t r i ck o r g an i s é e con . une monnaie a fai t l ' ob j e t d ' une - 24 - a accue i l l i thème Money , COMITE BRITANN IQUE 1 La première Ra l f c on f é r e nce DAHRENDORF Politics and Une KBE à FBA , la memo 1 r e qui a 1 1 Sir fait une B r andon RHYS c on f é r e n c e W I LL I AM S sur le Europe , d o n t l e t e x t e a é t é pub l i é . r éun i on sur le A s ingle thème nombr eux d i ri g e a n t s d ' i n s t i tu t i o n s 1 de du P r é s i de n t DELORS Un dé j eune r , Com i t é s e uropée n s , currency for f i na n c i è r e s Europe ? autour d e J o l y D I XON , a réun i de conse i l l e r . en l ' honne u r de Sir Leon BRI TTAN QC , a é t é organ i s é e n f i n d ' a n n é e p r é s i d e n t d ' honneur des . COMITE FINLANDAI S 1 1 1 1 Le nouv e a u p r é s i d e n t e s t J aakko I LON I EM I , q u i succède a K ct u k o S I P PON E N . COMITE ITALIEN Quelle information pour p r é s ident d e la L.E.C.E. Mouveme n t Européen 1 ' Europe ? i ta l i enne , est le t hème du co l l oque O t t o r i n o BELTRAM I , en organ i s é par le c o l l a b o r a t i on avec le . COMITE LUXEMBOURGEOI S Le nouv e a u BORTUZZO . s e c r é t a i re Comme l u i , général est Pierre M. VALENNE qui succède a Ame r i c a i l appa r t i e n t à la Banque i n te r n a t i on a l e à Luxembourg . - 25 - COMITE PORTUGAIS 1 La compo s i t i on du suivant tout nouve au Comi t é n a t i on a l p o r t uga i s de la L.E.C.E. est : E r n a n i LOPES - P r é s i de n t - a n c i e n m i n i s t r e d e s f i n a n c e s e t amba s s adeur aupres d e l a C . E . E . J o s e Manue l MACEDO PERE I RA - S e c r é t a i re g é n é r a l - v i c e - pr é s i d e n t du Mouvement Européen - ancien député Miguel BELEZA - V i c e - gouv e r n e u r du Banco d e Portugal Rosado FERNANDES - P r é s i d e n t d e l a Confédé r a t i on de l ' agr i c u l tu r e portuga i se Manuel GAMI TO - P r é s i de n t de l a Con f éd é ra t i on du comme rce d e Por t ug a l Pedro FERRAZ DA COSTA - P r é s i d e n t d e l a Con féd é ra t i on de l ' i ndus t r i e portuga i s e T o r r e s COUTO - S e c r é t a i r e g é n é r a l d e l ' U n i on g é n é r a l e d e s t r ava i l l eurs V i t o r MART I NS - S e c r é ta i re d ' E t a t � l ' i n t é g r a t i on européenne Aug u s t o d e ATH�YDE - P r é s i d e n t d e la Banque i n t e rna t i on a l e de C r é d i t L i s bonne ( G roupe E s p i r i t o s a n t o e t C r éd i t a g r i c o l e ) J o s e Manuel E S P I R ITO SANTO - Banqu i e r R u i MACHETE - Pré s i de n t de l a Fond a t i on Lus o - am é r i c a i n e Fernando U LR I CH - Banco Português de I nv e s t im e n t o s *** . le - 26 - L E S MOUVEME N T S E UROPE E N S FRANCOI S PONCET , Président de l ' O . F . M . E . A - Jean L ' ORGAN I S AT I ON FRANCAI S E D U MOUVEMENT EUROPEEN depui s l e 3 f év r i e r 1 9 9 0 (O.F.M.E. ) . Anc i e n p r é s i d e n t du Mouvemen t Européen i n t e r n a t i on a l , chargé , la à fin de a un nouve a u pré s i d en t 1 98 9 , de t r ouv e r une Georges BERTHO I N ava i t é té s o l u t i on au p r ob l ème dém i s s i on de Lou i s LEPR I NCE R I NGUET e t d e Phi l i pp e BERTRAND Le Con s e i l n a t i on a l de l ' O . F . M . E . posé par la . a e n t é r i n é l e s p r opos i t i o n s f a i tes p a r Georges BERT HO I N c on c e r n a n t l a compos i t i on du nouveau B u r e a u d e l ' O . F . M . E . Louis L E P RI N C E emp r e i n t e , a ë l or s qui MA Y E R ) Jean s ' est pas s é fut le du prés idence s ec o n d prés ident mërqué pendën t r e n o u v e l l em e n t à et seize du l 'O. F.M.E. ( après lë prés idence r ë j e u n i s s e men t J e an F RANCO I S P O N C E T , de ans fi ls Raoul rl ' A n rl � P. DAU T R Y et du de s on Bureëu FR AN C O I S av a n t . Il P O N C ET René . carrière PONCET , ne d i p l om a t i que , secrétai re géné ral é trangères Il économ i qu e s L e même aycmt f él ic i t é la FRANCOIS G a r on n e R I N GU E T et de est du en puis la 1926 , a a p r é s i dé pré s i d ence a c t ue l l eme n t p l an du été Sénat de la la é l ève l ' ENA , société président de du est Car naud Répub l i que p r é s i de n t et de la et entré avant ministre Comm i s s i on Conse i l dans de des des général deve n i r Af f a i res af f a i r es du Lot - e t • j ou r , l 'O . F. M . E. 1 J ean-P ierre S P I T Z E R e s t &gê de 40 ans , il a devenu président é t é c on s e i l l e r du Bureau à L u x em b o u r g 1 il ex écu t i f est la de ë v oc a t - a l a Cour de Par i s , E u r op é e n d e P a r i s Parmi son les l ' i n s ta l l a t i o n - la r: e f on t e une la d és i g R ti t i o n é l ève d e - la c on s u l t a t i on - l e d ébut - G é n é ra t i o n du 6 5 une T a b l e r o nde L 8 nder Les de GU I GOU , membr e s d ' u ne don t l 'O. F.M. E. , la que de et Mou v e m e n t Ma u r i c e FRAN C O I S PON C I::T FAU RE , et de par Be l l e s le Feu i l l es c ho i x du aU c on c e r n é s s e c ré t a i re des par : Domin ique BOQUET , f inances , un g én ér a l ; g én é r a l Min i s t èr e ; sujet et c o - a u t eur donn é f i nanc i ère f ra n c o - a l l em a n d e pour l ' Europ e ( cf . c i - a p r ès ) un grand succès l ' i n i t i a t ive nombreux au de J ea n F RA N C O I S Sénat , puis une Cette " parmi P ON C I::T , se C on v e n t i o n c on v e n t i o n A l l ema n d s , c o nc e r n a i e n t des M I T T E RA N D p os s i b l e d e l ' on J ea n s ec r é t a i r e s i tua t ion 61, se i n s t itut ions F r éd é r- i c a r éu n i l e s qu e l s t enues f r anco - a l l e près 80 s on t de 2 000 vena ient des Henr i pourr a i t CA RTAN , a p p e l"ev mon é t a i r e e uropéen n e , c omm u n a u t a i r e s MA Y O R , Hans la s éc u r i t é . Dietrich GEN S C H E R , E l is abeth . p r o c u r: e r- Rue des l ' u n i on l es Be l l e s a c tes de Les l ' A c a d ém i e aus s i de Feu i l l es C - COMITE CONSULTAT I F DE L ' O . F . M . E . Prés idé D U MA S du . F ra n ç o i s de Bu r e a u l ' UN ESCO i n t er v e na n t s est de a a " l ' évo l u t ion Il du Conve n t i o n 19 90 , traités e u r: o p é e nn e , les Roland d u c om i t é d i r e c t e u r " de des n o t amm e n t j eu n e f r a n c o - a l l em a n d e l ' Est Rue Europe l ' Eu rope suj ets P a rm i de v i c e -pr é s i dent prés ident f onc t i onna i r e o c t o br e p a r t i c ip a n t s , nouveau e t FRANCO-ALLEMANDE Les pour 61, p r év o y a n t r e d r e s s em e n t CONVENTION mande du l ' ENA , r éa l i s a t i o n et proche rapide d e s membres d ' un " B et r éa l i s a t i o n s s ta t u t s r o t a t i on de la Franc e d u s ec r é t a r i a t , des et a nc i e n de S t ra s b o u r g , - f igurent - - I le p r em i è r e s équipe a pro f e s s e ur 27 c e c o l l oque - - PAR I S - du Tél . s ec r é t a r i a t 4 5 . 53 . 15 . 98 . sages des " C om i t é 75116 auprès Sc iences , des le C om i t é s a g es • , · s ' e s t c o n s u l ta t i f , r éu n i p l u s i eu r- s - fois en étudi é è:l ll 1990 l è:l mise europ é e n n e d om i c i l e en de c hè:l n t i e r Parmi les Européen , b r- eu s e s I l e de comités r ég i on a u x il c i ter f au t r éu n i o n s et le C ' es t dans E u r op é e n l es . La d i r ig e a n t e s Dans bureaux 1 Il è:l p r i n c ipè:i l e m e n t européenne lè:l et s éc u r- i t é en tête d ép a r t e m e n t a u x nombreux la L . E.C.E. e s t a c t u e l l em e n t l 'O. F.M.E. Ile l es de plus act i f s F r a n c e , qu i é d i t or i a u x dans la du Mouvement o r- g a n i s e " l e t t r- e de : Bureau GI SCARD : O l i v i er r é g i on Mouveme n t lè:l les Edouard et par t i c iper aux que fut f on d é d ' i n f ovma travaux du Mouvanent Européen en 1948 e s - q u è:l l { t é prés ente le dè:lns Mouvement l es ins tances Luc ien de de l è:i et J e è:l n D E F L A S S I EU X SA I N T E L O R E T T E L.E.C.E. doivent de c e l l es p r i n c i p è:i l em e n t M o u v e me n t d e d éf e n s e ( v i c e - p r és i d e n t ) c om p l éme n t tl i r e s préoccupe le BON N E FO U S d ' ES TA I N G è:l d h é r e n t s se européen s , d i p l omtl t i qu e s : Eu r op é e n , L.E.C.E. s o c i è:l U X Européen , des des pè:l r t i c i p e r de l è:l L.E.C.E. p r o b l èmes è:l S p e c t s è:l llX acti En é c o nom i q ues i n s t i t u t i o nn e l s , . MOUVEMENT EUROPEEN INTERNATIONAL Le programme pour 1 9 9 0 du Mouvement Europé e n i n t e r n a t i on a l c ompre n a i t , r é un i on s échanges s ta t u ta i re s , p r odu i t s a g r i c o l e s , à Copenhague Des n om : C om i t é d ' ho n n e u r du ef f et , 1 France DE LA L . E . C . E . de L . E.C.E. de c hè:lque v i t és - ou de C om i t é c o n s u l t a t i f F po l i t i q u e p r em i e r- , P a r- i s pu b l i e E - APPEL AUX ADHERENTS 1 l ' U n ion R I N GU ET européenne " t ion et de LEPRINCE - . COMITES REGIONAUX Paris D Lou is 28 ; des à Ma l t e col l oques ; sur sur et l ' e nv i r onnemen t , s u r " Europe E t a t s - U n i s " , r e n s e i gneme n t s l ' ECU comp l émen t a i r e s à Be r l i n sur les ; les a Dubl i n ; du i n t e rn a t i on a l peuv e n t ê t r e demandés à son s e c r é ta r i at g é n é r a l Rue du Trône 9 2 , B te . 8 - B - 1 0 5 0 - Bruxe l l e s . mon d i aux de sur " N otre Europe " s u r " Rome Eu rope " , acti v i tés outre l e s à Rome Mouveme n t : J.H.C. Tél 1 9 . 3 2 2 . 5 1 2 . 44 . 44 . . Europé e n , MOLENAAR , - G S ou s l ' i mp l u s i o n f on d é d es g én ér a l e c om i t é s l es H - a organi s é 8 et de le des la Otto d é v e l op p é Hongr i e , de de HABS BOU R G s o n a c t i on Bohême , l ' Union d éc embre à en L O R RA I N E , Europe Morav i e , l ' Un ion c e n t ra l e . S l ov a q u i e P a n e u rop é e n n e et P a neu orientale L ' a s s em b l ée s ' est i n t e r na t i o n a l e t e nue . ont été 19 E u r op e " , prés idé l ' égard d ' A i r - Fr a n c e élargie vers n a t i ona l e par d ' honneur à f o rmu l é e s l ' Es t de ou et et un R a ym o n d c o l l oque T R I BOUL ET prés i de n t de Renaul t ) , r e f erendum " et de c on s t r u c Brux e l l e s , l ' un i o n COI N TAT , F ra n c e l ' o rg a n i s a t i o n s u r- La Michel P a n europe l ' a u t o r- i t a r- i s m e de sur . ( p ar d ' une po l i t i q u e Après e x em Europe eur o p é e n n e r éc l amés à o c t o bre , péenne l ' A s s em b l é e président l ' égard po l i t i qu e à juin grande c r i t iques ple, la C h ambre i n tern a t iona l e , l ' Eu r op e " s ou s men t , J u l i a n AMERY , Le 15 n o v em b r e , Le 14 ma r s Le 16 a vr i l L O R RA I N E la des P a n e u r ope un 199 1 , France prés idence Alain de P E Y RE F I TTE u n d i ne r - d é ba t 199 1 , Dépu t é s , a di ner-débat Paneurope s ou s a pa t r o n a g e orga n i s é u n Otto de et le aura l i eu sur aU et S én a t " P a n e uro De Gau l l e a v e c , . n o t am . P au l - Ma r i e " L ' E u r op e F r a n c e accue i l l era s ur L O R RA I N E , S C H U MAN N é t é orga n i s é a vec l ' Union c o l l o que HABS BOU R G Ma u r i c e de le de la GO R S E . Moye n - O r i e n t l ' A r c h i duc Otto d e HAB S BOU R G . A. F . E . U . R. - P r é s i d ée pour Le en 9 23 r e s p e c t i v em e n t I président PANEUROPE FRANCE t io n et son i n terna t i ona l e Prague Le de i n t erna t i ona l e a ropéenne à - MOUVEMENT PANEUROPEEN - et 29 par l ' Un ion notre eur o p é e n n e j a n v i er , 17 1 '0. F.M.E. , ami a J ean réfuté Robert a organ is é , F RA N C O I S l es TOU L E MON , en PONCET , c ra i n t e s L ' A s s oc i a t i o n 1990 , qu i p l us ieurs n ' éta it f ra n ç a i s e s • ou i r éinvente Del c a s s é ressusc i t e Bismarck • Le TOUL EMON et 1er nant f év r i e r , d éb a t entre 1 ' a n t i - am ér i c a n i s m e Eu r o p e , un autre Monde " Robert a f f iché p 1:1 r Deena la Pa u l - Ma r i e STRYKER , d ' é tudes m a n i f e s ta t i o n s pas contre frança ise encore p r é s id e n t gra nde de au teur la de . de A l l em a g n e GOR S E c on c e r une a u tre - Le 1 1 28 l es Le f év r i e r , J e�n Et�ts-Unis 29 m�i . le E I L L ES T E I N , d ' Europe , p r o f e s s eu r s ov i é t i qu e c on c e r n � n t Le ju i n , 15 El is �beth 1 r iel pour que , a m o n t r é l es 1 Le 26 l es l ' E n t Depr i s e J - � l ors e u D op é e n n e s en de et � de le 1� d é s � rmem e n t c o n s e i l l er � v ec j ou r n é e du V i c t or d�ns du Hugo pour S o v i é t i qu e c om p é t i t i o n s e c r é t a i r e g é n ér � l et C l ub l ' Un ion p� r l é d e l ' un ion c o l l � bor� t i o n cons�cré une crise du - �mér i c � no l ' esp�c e c om i t é Prés ident . i n t e rm i n i s t é de 1� Républ i p o l i t i qu e le TEPSA , d ' étude à le CNCE l ' U ru g u a y et l ' I ns t i t u t de Round L ES AMI S D E LA REPU BL I QUE C l �u d e de K E MOU L A R I A , p a r l eme n t a i r e Monceau Les GU I GOU , la DUPUY � rm em e n t s perspec t ives , ont t r� i t é de René- J e� n l es �ffaires s ept embre � p r é s i d e n t - f on d � t e u r 30 de hôtes et très le Sir Amis M o u v em e n t br i l l �n t s d ' honneur d e P i erre LACOSTE , l es la R é p u b l i qu e , la Européen org� n i s e n t Revue pol i t i que r é g �l l i è r emen t �u et Roy�l d é j e u n e r s - d é ba t l ' a n n ée Ewi n de 1990 F E R GU S S ON , ont été P i erre *** le Gén éra l BER EGOVO Y , WALT E R S , H é l ène Ro l � n d CARRERE DU MAS , d ' ENCAUSS E . 1 - 31 - 1 1 A L I RE 1 1 1 1 1 1 1 1 GENERATION EUROPE Dominique HOQUET , devenu depu i s l o r s s e c r é t a i r e g é n é r a l de l ' O . F . M . E . , a publ i é , i l y a deux a n s , toute e n c o l l abor a t i on avec Phi l ippe DELLEUR , son a c t ua l i t é : Génération Europe qui e s t le c on t r e - p i ed d u l i v r e d ' A l a i n M I NC " La Grande I l l u s i o n " M ichel ALBERT " an t i - Mi nc de les Partisans l ' Europe " de la ( = l ' i l l us i on d e l ' i nt é g r a t i on europ é e nn e ) q ua l i f i e b l e u du M a r c h é u n i que" un ouv r a g e q u i con s e rve et " d ' Europédagog ue s " le Nouv e l Econom i s t e le Nouv e l c on s i dè r e Observ a t eur , l e ur l i vre des de " gu i d e du droit . mé thode Delors , ils s ouh a i te n t l ' exten s i on communaut a i re ( Ed i t i on s F r a n ç o i s Bour i n - 2 6 3 p . - 95 F . ) ACTIVITES DES COMMUNAUTES Le XX I V ème r a p por t s u r l ' a c t i v i té d e s Communaut é s europeennes ( 1990) est paru . Ce d o c ument de r é f é re n c e peut ê t r e commandé au bur e a n de v e n t e s d e s Communaut é s , 26, Rue De s a i x - 7 5015 - Par i s - ( 516 p . - 102 F . )· GAZETTE EUROPEENNE La G a z e t t e s o us l ct du P a l a i s publ i e d é s o rm a i s une g a z e t t e d i r e c t i o n d ' A l e x ct n d r e C A R MEL L U T I . ( j ur i d i qu e ) eu u o p é e n n e - 32 NAI SSANCE D ' UN E NATION 1 En 200 dent 1 1 1 p�ges , Y�nn 1 1 1 1 1 1 1 1 la LA COMMUNAUTE EUROPEENNE . J ea n - L uc MAT H I E U europ éenne , l i b ér.� l e que L ' EUROPE N�than est �ut�nt po l i t i qu e 2 10 de f a çon c l� ire l es freins qui r e tar europ éenne la ETAT ? p o l i t i qu e é c on om i qu e de g au l l i s t e la qu ' i l C ommun a u t é j ug e qu ' i l p eu trop e s t i me t r op pages ) ( 423 C on t i ne n t , édité en hui t ( Ed . P EUPLE J e � n - B� p t i s t e i l lus tré notre - H I STOI RE DE SON L ' � c � d ém i c i en ment nation MARCHE OU c r i t i qu e 1� expose . ( Ed . de 1 l ' ECOTA I S 1 � c on s t r u c t i o n d e 1 1 de pages et non l �n gues a c a d ém i que et DU R O S E L L E , 565 des dans photos pays et qui . Perr i n ) *** un ouvr�ge très reproduc t i o n s ) 1� c omp o s e n t dense év oque C ' es t et a bo nd�m l ' h i s t o ire pou�qu o i il - 1 33 - - 1 1 D I S T I NC T I ON S 1 9 90 1 1 1 1 1 1 Jean-Pierre AUBERT C on s e i l l e r d ' Et a t , Banque La prés ident H é ni n , du As soc i a t i on - CIC président - trois J e a n - Pi e r r e L é g i o n d ' Honneur membre du Con s e i l é conom ique e t s o c i a l , du Crédit d ' é q u i pement banques qui furent , AUBERT est nomme , ou au sont d ébut aux PME , restées , de p ré s i dent d e l a a c t ue l l ement membre s 1 990 , de Cheva l i e r notre de la . Pierre AUGER D i recteur d ' Etudes L.E.C.E. de l ' e n s e ignement spa t i a l e s , membre de d u r a n t d e nombr euses supé r i eur , l ' Académi e anné e s , G ra nd C r o i x d e l a L é g i o n d ' Honneur des Pierre prés ident S c i ences , AUGER a du Centre nati onal adm i n i s t r a t e u r été é l evé à la de la digni t é de . Raymond AXELROUD L ' adm i n i s t ra te u r c i a t ion depu i s t r é s o r i e r de p l u s i eu r s c o n se i l l e r d u p r é s i de n t d e la aus s i membre Col l ab o r a t e u r décennies la L . E . C . E . , lui S oc i é té G é né r a l e , il a de été la nommé L é g i o n d ' Honneur au t i t r e d u M i n i s tè r e d e s A f f a i r e s E t r an g è r e s de n o t r e A s s o SOGENAL , puis C heva l i e r d e la . Gi lberte BEAUX P r é s i de n t de membre d u C o n s e i l G i l be r t e BEAUX a la FIPP , a n c i e n d i rec teur économique e t s oc i a l , été p r omue au g rade actif g én ér a l de la G é n éra l e Oc c i d e n t a l e , admin i s trateur d ' O f f ic ier de la L ég i o n de la L . E . C . E. , d ' Ho n n e u r . - 34 - Yvette CHASSAGNE avo i r é t é c o n s e i l l e r - ma î t r e à l a Après avo i r é t é l a p r e m � e r e f e mme pré f e t , Cour des Compt e s , avo i r pré s i d é l ' U.A.P. , p r é s i d e n t la P r éven t i on Rout i è r e e t d e du Con s e i l é c o nomique et r é j ou i t de sa soc i a l p romot i o n au . Yve t t e est a c tuel l ement la Fond a t i o n d e la Francophon i e e t membre La L . E . C . E . , g r ade CHASSAGNE de dont e l l e e s t admi n i s t rateur , Commandeur de la Légion couronne une vie e n t i è r ement c o n s a c r e e au s e r v i c e p ub l i c d ' Honneur , se qui . J e a n DEFLAS S I EUX Malgré avec s a d i sc r é t ion , que l l e . j o i e 1 ' Ordre du Mérite , Lyonn a i s Crédit d é c e nn i e s , Régine nous avons qui - dont n o t re appr i s consacre il Président fut une sa p romo t i on vie président de adhérente , Rég i n e DUFOUR , 1 1 1 de DURAND r e spon s a b l e s l a M a i son g rade de dou t e et d i re Commandeur e n t i èreme n t 1986- , de de passee d e pu i s au p l us i e urs de p r o f e s s i onne l s l ' Europe d e fondateur et Lyon , a des reçu de la Fédé r a t i on f e mme s - pa t r on s , la méda i l l e de vice l ' Ordre du . REVILLE Adm i n i s t ra t e u r d e partic ipant i n t e rn a t i o n a l de de à pré s i d e n t Mé r i te eu ropéen des ma i n s de Fra n ç o i s V I S I N E des p r é s i de n t e 1946) , 1982 sans DUFOUR europeenne 1 au p r of e s s i on n e l l e 1 Luc pardonnera vouée é g a l em e n t à l a promo t i on d e l ' i d é e e uropéenne Notre 1 nous Commandeur du Cong rès la L . E . C . E . de la Conse i l é conom i q ue Lég i on et dès l a p r em � e re la L . E . C . E . s oc i a l , de 1 ' Europe depu i s 1967 , d ' Honneur p ré s i de n t en r e u n � on de 1 948 , membre s o n Con s e i l du C on s e i l ( f in central Luc DURAND REV I LLE e s t promu au g r ade au d ébut de la de 1990 Soc i é t é S é n a teur , membre d ' Econom i e pol i t i que , DURAND REV I LLE e s t c o r r e s pondant de l ' I ns t i tu t d e p U i s 1 9 7 2 du Luc . Jean-Pierre GOUZY P r o f e s s eu r l ' A s s oc i a t i on l ' Europe d ' Honneur de au C e n t r e d ' études des Par i s , Il a j ou r na l i s t e s Jean- Pierre p a r t i c i pé au d i p l om a t i q u e s europeen s , GOUZY Cong r è s a et s t ra t é g i q ue s , v i c e - p rés i d e n t été de nomme l ' Europe de cheva l i e r de e n t r e t e n u les me i l l eu r e s r e l a t i on s avec notre A s s oc i a t ion . 1948 p r é s i d e n t de la M a i son de et la a de Lég i on tou j ours - 35 - Gérard JAQUET Ministre P a r l ement de l ' i n f orma t i on europee n , l ' Orga n i s at i on t o u j ours Mouvement f ondateur française tenté de et du de parmi la la les France la de G auche é t é promu O f f i c i e r de l a L é g i o n d ' Honneur v i c e - p ré s i d e n t du europeenn e , europeen , points l e s que l s d ' Outre - Me r , Gauche Mouvement rapproc h e r europeen , de le vue v i ce-président docteur des Gérard et la JAQUET fondateurs memb r e s europeenne de du Il L.E.C.E. a a . André LEVY LANG 1 I ng é n i eur de la Comm i s s i o n prés idence Pays-Bas notre LEVY devenu du est des devenue a A s s oc i a t i on 1' le a CNPF , Paribas p l us i eurs sur par de prés ident du adhérente présenté commun i c a t i o n accue i l l i f inances di rectoire A s s oc i at i on LANG banqu i e r , de de 1993 de pré s i d ent Henri André Compag n i e LEVY L.E.C.E. LANG des la dès 1948 et Sciences les accédé Banque et est de et pré s i d e n t 1990 Par i s même mora l e s Il en qu ' e l l e Cette problèmes AMOUROUX banca i r e , a que v i c e - pr é s i d e n t s l ' Académ i e Europe la - rapp e l on s la nos de a et des donné année , admi n i s t r a teur Il à André po l i t i ques monétai res la à une a de été n o t re . 1 1 François LUCHAIRE 1 t i on n e l , 1 1 1 P r o f e s s eu r de membre j us t i ce , honor a i re du Con s e i l a l ' U n i v e r s i té économique membre du Cons e i l d ' E t a t , et Par i s soci a l , très actif I, membre j uge à du la Conse i l Cour con s t i tu i n t e rnat i o n a l e au s e i n d u Mouvemen t europ é e n , F r a n ç o i s LUCHA I RE a c cède à la d i g n i té de g r and O f f i c i e r de l a Lég i on d ' Honne u r . Jacques MAI SONROUGE Tou j ou r s s id e n t d ' I BM prés ident en exemp l e de la Wor l d Trade Corpo r a t i o n , du A s s oc i a t i o n , cité Centre n a t i on a l du réus s i t e pu i s Comm e r c e d ' un Franç a i s d i re c t eu r e x t é r i eur , général à l ' é t r an g e r , de pre l ' I nd us t r i e adm i n i s t r a t eur de et notre Ja cques MA I SONROUGE e s t promu Commandeur de l a Lég i on d ' Honneur . · Hubert MARTIN Adh é r e n t de la L.E.C.E. f r ança i s e du Mouvement e urope e n , d e l a Lég i on d ' Honneur . j u squ ' en 1987 , t ré s o r i e r l e banq u i e r Hubert MART I N de l ' O r g a n i s a t i on a é t é promu Of f i c i e r 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 - THOMAS P H I L I PPOVITCH de S e c r ét a i r e g én ér a l d e s c omm u n e s e u r op é e n , et européen et d i r e c t eu r d ' Euro p e , P H I L I P P OV I T C H avec est 1 de qui la s ec t i o n n ou s f ra n ç a i s e oeuvrons n omm é C h eva l i e r de la au s e in L ég i o n du du Con s e i l Mou v e m e n t d ' H o n n eu r . P i erre U R I A g r ég é de p h i l o s op h i e , a c t i o n a u C omm i s s a r i a t au Cons e i l et membre miss ions lui ont é c on om i q u e du et C om i t é P i erre de début en c on nu la C .E.C.A. , social . Il est de t ra v a i l d ' année , la . été c o n f érées ·au c ours d ' Honneur , plus à d ' Honneur g r oupes est Plan , au et URI de à c omme l a m êm e Grand Croix a n n ée de d ' U n i vers i t é e t fort r a r i s s ime , é c o n om i s t e pour l ' U nivers i t é Paris prés ident L . E.C.E. , Fa i t ac t i f deux 1990 l ' Ordre au sein de nos Mérite en la L . E. C . E. c om i mpor t a n t e s C omma n d e u r du Da u p h i n e , Entrepr i s e d i s t i n c t i ons : s on de f in la L ég io n d ' année . Yvonne de WERGI FOS S E L ' anc i enne O f f i c i er secrétaire dans d éc e n n i e s g én é r a l e 1 ' Ordre d ' a c t i v i t és de la i n t erna t i ona l e r em a r q u a b l e s au de cette Couronne 1 1 - FREY DEN BERG r ég i on s T homas 36 s e rv i c e d i s t i n c t i on de la a été r é c ompe n s e cons truct ion p r omue trois europée n n e . * ** Gabr iel V ENTEJOL , pr és ident du Cons e i l du Une C om i t é d ' Honneur pl aque , A sa de la mémoire , comm e prés i dent du C . E . S . , L . E.C.E. a été a économique et donné d év o i l ée par son social nom Jean A et v i c e prés i dent une sa l l e MATTEOL I , e t membre de notre C om i t é d ' Honneur 1 *** son • du C . E.S. succ e s s eur 37 - 1 - I N MEMOR I AM 1 1 Hans BACHMANN 1 Le 1 p r o f e s s eu r mime de s u i s se i n t e rvenu d a n s les la des Membre a s s i du . 1989 Comi t é . j usqu ' en p r i nc i p a l em e n t 1 s e c t i on la de géné r a l secrétaire de l ' U n ive r s i t é de BACHMANN , Hans L.E.C.E. , r éun i on s moné t a i r e s puis de r é u n i on s été , a S aint-Gall , de pré s i de n t L.E.C.E. , la 1 9 59 , en il ce est e t Luxembourg de K ronbe r g avec u n dynami sme que l ' âg e n ' a pas d i m i nué 1 René BOEL - 2 du bul l e t i n ) P. ( cf . 1 1 1 1 1 1 1 1 Pierre CAI.VET I nspecteur g é n é r a l des f i na n c e s , commandeur Méri te , de la s ou t i e n Lég i o n des d ' admi n i s t r a t i on de p r em i e r d ' Honneur Arts et notre des et sou s - gouv e r n e u r d e l a Banque d e F r a n c e , g r a nd Lettres , A s s oc i a t i on , a Officier Pierre été un de 1 ' Ordre CALV ET , des membre p r i n c i paux n o t r e Comm i s s i on moné t a i r e e t du P a n e l moné t a i re i n t e r n a t i on a l d e n a t iona l du du Con s e i l a n i m a teur s de la L . E . C . E . Pierre-Bernard COUSTE Ayant présidé le Centre des F éd é r a t i o n d e s j eunes c h e f s député de il de était Lyon 1963 v i c e - pr é s i d e n t g roupe l yonna i s . à Jeunes (C.J.P. ) d ' e n t r e p r i s e s d ' Europe , 1986 , de P a t r on s membre notre de 1958 à 1961 , P i e r r e - Bern a r d COUSTE a e t v i c e - p ré s i de n t d u Pa r l ement A s s oc i a t i on et fondé part i cipait à la vie la été Europ é e n , de notre 38 - - Gui l laume GUINDEY 1 1 Anc i e n é l ève f inances , 1 de l ' Ecole ancien Normal e d i recteur général i n t e r n a t i o n a l e d e s Wagons - l i t s , d e l ' I n s t i tut Cons e i l 1 de s a S up é r i e ure , de la ph i l os ophe , B.R. I . g r and O f f i c i e r ( ac adémi e des s c i en c e s mora l es ) , d ' adm i n i s tr at i on c on v e v id t i on 1 Sd de n o t r e A s s oc i a t i on cul ture Sd et et i ns p e c teur p r é s i de n t de général la des Comp a g n i e d e l a Lég i on d ' Honneur e t membre G u i l l aume G U INDEY a et d i s c r é t i on c h a c un peut été membr e du évoquer l e c h arme . .Jean MARCZEWSKI 1 Anc i e n p r é s i d e n t d e la S o c i é t é d ' Econom i e Pol i t i q u e et p r o f e s s e u r à l ' U n i ve r s i té de Par i s I, le p r o f e s s e ur J e a n � RCZEWS K I 1 g r and b l e s s é de gue r r e , ne manq u a i t pas d e p a r t i c i pe r a u x r é u n i on s d e l a L . E . C . E . Jean MERSCH Ayant MERSCH de fondé a été 1 1 1 1 1 1938 décenni es , du le Centre v i c e - p r é s i dent 1 ' I nd us t r i e ) , prés ident 1 en membre C o l l èg e des du de des J e un e s 1 'A.C.A.D. I . Conse i l S c i en c e s Patrons ( As s oc i a t i on des é c onom ique Soc i a l e s (C.J.P. ) 1 et et s oc i a l 1 E c on omiques 1 ' i ndus t r i e l C:!!.d r e s et D i r igeants que l q ue Pendant J e an temps , plusi eurs i l a p a r t i c i pé au Con s e i l d ' admi n i s t ra t i on d e n o t r e A s s oc i a t i on où i l man i f e s t a i t , comme d a n s toutes s e s a c t i v i t é s , *** un g r and sens soc i a l . LIG U E E UROP J: E N N E D E COO P :Ë RATI ON ÉCONOMIQ12 E S E CTION FRAN ÇAISE 1 06 bis, RUE --- DE 1 983 RENNES ) - 7 5 006 PARIS - TELEPHONE : 548. 1 9. 25 AP R E S MIDI Pour une s tab i l i s at i on des taux de change 1 - Dix ans apr è s l ' abandon de facto du sys tème monétaire internat ional i s su de s ac c or ds de Bretton Woods , la néc e s s ité d ' un retour à une plus grande s tab i l i t é des c our s de s monnai e s apparaît d e f aç on de p lus e n p l us impér i eus e . S ans doute eût- il été vain de tenter d e r é s i s ter à tout pr ix aux tens i ons grand i s s ante s qui af fectaient l e s marché s des chang e s au début des année s 70 , et que devait r enfor c er l a premi èr e cr i s e pétr o l i èr e d e 1 973-74 . Mai s s i l e r ec our s au f l o ttement d e s monnaies a pu appar aî tr e à c er tains c omme un mo indre mal , à d ' autr e s comme une évo lution po s i t ive ver s une plus grande e f f i c ac i té de s marchés des changes , l ' instab i l i t é chr onique des c our s des monnai e s que l e monde connaî t depui s que lque s année s parait mai ntenant devo ir c o ns t i tuer un obs tac l e maj eur au r étab l i s sement de la pr o spér i té éc onomique des pays indus tr i al i s é s et au déve l oppement du Ti er s-Monde . Aus s i , convi ent-i l d ' as sur er au plus tô t un me i l leur c ontr ô l e des marchés des changes par l e s auto r i t é s monétair e s nati onal e s et internat ional e s , et plus général ement de redéf inir l e s pr inc ipes d ' un système monétaire internati onal pr enant en compte les évo lutions l e s plus r é c ente s de l ' éc onomi e moniial e ( place des marchés d ' eurode vises et endettement des pays en dével oppement en parti cul ier ) . Les vi c i s s i tude s du sys tème de Br etton Woods 2 - Dans l e but d ' évi ter l a r ésurgenc e de s désordr e s mo nétaire s qui avai ent affecté le monde entr e l e s deux guerr es , l e s pays o c c i dentaux mettai ent en p l ac e dès 1944 , par l e s ac c ords de Br etton Woods , un système monétaire internati onal f ondé sur l e pr incipe de la stab i l ité des cour s des monna i e s autour de par i tés ajustabl e s . En contrepar t i e d e l eur engagement d ' intervenir s ur l eur mar ché d e s changes af in d ' as sur er l e maint ien du cour s de l eur monnai e c ontr e do l l ar à l ' intér i eur d ' une marge de + 1 % autour de l a par i té déc larée , l e s pays s i gnataires pouvai ent béné f i c i er , e n c a s d ' insuf f i s anc e de l eur s r é s erve s de chang� de s conc ours d ' une cai s s e de crédit mutue l , l e Fonds Monétaire I nternati onal ( FMI ) . Ainai , l es pays œemhr e s du FM I s ' engageai ent- i l s à l imiter l e s f luc tuat i ons à cour t terme de l eur monnai e , tand i s que de s changement s de par i té , pour l e sque l s l ' approbation du FMI étai t r equi s e , devai ent r e f l éter l e s dés équi l ibre s fondamentaux pesant sur l eur évo l ut i on à moyen terme . Paral l è l ement , l e s pays acc eptaient d ' assurer la conver tibi l i té externe de l eur monnaie , l e do l l ar étant de p lus l ibrement convert ibl e en ou au cours o ff i c i e l de $ 35 l ' onc e f ixé en 1 93 4 . · - 2 - ... 3 - Tro i s phas es ont marqué l ' évo lut ion du sys tème de Bre tton Woods a - mise en p l ac e progr e s s ive au cours des années 50 , marquée en par t i cul i er par une s i tuat i on dérogato ir e d� pays européens , ras s emb l é s au s e in de l ' Union Européenne des Paiements , et qui ne prendra f in qu ' en 1958 avec l e retour à la conver t i b i l i té externe des pr inc ipal es devi s e s européennes b - r égime de cro i s ière au c o ur s de la déc ennie 60 , mai s au pr ix d ' une déf i anc e cr o i s s ante de s opérateur s pr ivés envers le do l l ar au pr o f i t de l ' or et de monnaies r éput é e s " forte s " , en dép i t du contrô l e des changes progr e s s ivement mi s en p l ac e par l e s Etats Uni s à par t ir de ·1963 ; c - désagr égati on à partir des années 70 , mar quée s notamme nt par l ' abandon de l a conver ti b i l i t é en or du do l l ar en août 1971 , l ' él argi s s ement des marges de fluc tuat ion à 2 ,2 5 % en déc embre 1971 et le f l ottement génér al i s é des pr inc ip al e s devi s e s à c ompter de mar s 1973 , pour abouti r à l ' abo l i tion o f f i c i e l l e des par i t é s et du r ô l e monétaire d e l ' or par l e S e c ond Amendement aux s tatuts du FMI , entr é en vigueur ( s ans que la Franc e l ' ai t rati f i é ) l e 1 er avr i l 1 978 ( 1) . Fai ts et méf ai ts du f l ott� � - L ' état ac tue l des r e l ati ons monétair e s internat i ona l e s ne r ésul te donc aucunement d ' un cons ensus négo c i é mai s refl ète des r éac ti ons par c e l l ai r e s et conf l i c tue l l e s face aux boul ever s ements sub i s par l e s mar chés des change s . Au 30 juin 1983 , sur l es 1 �6 membr es du FMI , 36 r attachai ent l eur monnai e au dol l ar des Etats-Uni s , 21 assuraient entr e eux des taux s tab l e s au s e in d ' un ens emb l e formé par l e s p ays appartenant au Sys tème Monétaire Eur opéen ( SME ) ( 2 ) et à la zone franc , 1� maintenai ent la val eur de l eur monnai e en DTS et 2� par rapport à d ' autr es paniers de monna i e s . Le sys tème ordonné de par i tés a ains i fait p l ac e à un mar ché "mul t ipol aire" où évo luent p lus ou moins l ibrement l es pr i nc ipal e s devi s e s entraînant dans l eur s i l l age un nombre var i ab l e de monnaies " s attel ite s " . · 5 - L ' abandon du sys tème de Br etton Woods n ' a c er tes pas c ondui t aux dér ègl ements du commerc e mondi al que c ertains craignaient . Le ra1 ent i s s ement de l a cro i s sanc e du vo lume des échanges mondi aux et l a r é surgence d ' un protec t i onni sme au demeurant l imi t é à c er tains produits s ens ib l es , trouvent plus l eur or igine dans l a cr i s e écono mique mondiale que dans une r é t i c ence des entr epr i s e s à interveni r s ur un marché mondi al rendu enc ore p lus r i squé par l e s fluc tuati ons des monna i e s . L ' innovat ion déve l oppée dans l e s b anques internat i onal e s et s ur l es mar chés permet dorénavant d e dégager l es exportateur s e t importateurs d e l ' e s s ent i e l de c e s r i sques . . . .1 . . . ( 1 ) l e Prem i er Amendement entr é en vigueur en 1 969 avai t donné nai s sance au Dr o it de Tirage Sp éc i al ( DTS ) ( 2 ) l e Royaume-Uni , b i en que membre du SME , l ai s s e sa monnaie f l uc tuer de mani èr e indép endante 3 - 6 - Par contr e , l e f l o ttement des monna i e s n ' a aucunement permis l ' avènement d ' une s i tuat ion suppos ée idéal e où l a "main invi s ib l e " des marchés as surerait en permanenc e l a f ixat i o n du "bon" taux de �hange de chaque monnaie , r ésul tant des condi t i ons économique s et f inanc i èr e s fondamental es , à l ' abr i de po l i t i que s de change i ntem p e s t ive s des gouvernement s e t des b anques c entral es . Le c arac tèr e f or tement errat i que et dés équi l i�r ant des fluc tuat ions à court terme des cours de s pr inc ipal e s d.evi s e s met c l airement en l umi èr e l ' incap ac ité de s mar chés à remp l ir une tel l e fonc t i on ( vo ir Annexe I ) . La comp l exité des informati ons éco nomiques , la sens i b i l ité de s mar chés aux informati ons extr a-éc onomique s , les l acunes de l ' anal y s e économique quant à l a formation d e s cour s , l ' absence d ' un c ons ens us sur un niveau de r é f érence p l aus i b l e ( que cons t i tuai t auparavant l a p ar i t é ) exp l iquent e n parti e un e tel l e carenc e , qui r ésul te éga l ement du vo l ume cr o i s s ant de " c ap i taux f l ottant s " sur l e s mar chés inter nat i o naux : l e s mouvement s de cap i taux , sens i b l e s aux niveaux des taux d ' i ntérê t et aux ant i c ipations sur l ' évo lution future des c our s des monnaies , devi ennent ains i pr épondérants sur les mar chés de s changes par rapport aux r ègl ements des opérations c ommer c i al e s . Mal gr é que l ques ébauches de c oop ération entre les autor i t é s monétair e s , vi s ant e s s ent i e l l ement à surve i l l er l e s engagement s de s b anque s intervenantes ( "C onc ordat de Bâl e" de déc embr e 1975 , r évi s é en juin 1983 ) , l e s marchés d ' eurodevi ses res tent tr ès largement à l ' écart de toute régulat i on. 7 - Al ors que l e s taux de change do ivent évo luer de man1 er e à c ompenser l e s évo luti ons néc e s s airement l ente s e t progres s ive s de la comp é t i t ivité r e l ative des pays , notamm e nt au niveau des dispar i tés de taux d ' inf l at i on , les cour s des monnuies ont cons idérabl ement amp l i f i é , ant i c ip é , vo ir e co ntrar i é ( sur-r éact i on ) ces évo lutions au cours de l a derni ère déc ennie . Les mod i f i c ations brutal es dans l es niveaux de compétititvi t é provoquent des ruptur e s dans l e s f l ux d ' échanges i nter nati onaux et un gasp i l l age des ressources mo ndial e s , découragent l ' inve s t i s s ement et f avor i s ent l es compor tement s pr o tec tionn i s te s . El l e s rendent égal ement plus d i f f i c i l e la condui te des po l i tique s économiques nat i onal e s , notamm e nt en mat i èr e de lutte . contr e l ' inflation et de maî tr i se de la balanc e des pa i ements , al or s que paral l è l ement l e s économi e s o c c i dental es se sont de plus en plus ouverte s sur l ' extér ieur . Aus s i l e s autor i t és monétaires nat iona l es e t international e s ont-e l l es été progr e s s ivement conduites à se pencher sur l es aspects les plus f l agrants du dys fonct ionnement de c e s mar ch é s . Un f l o tt ement de mo ins en mo· ins pur 8 - L ' abandon des p ar i t é s n ' a pas dégagé l e s autor i tés monétaires du souc i du contr ô l e des mar chés des changes . Fac e à l a désorganisat i on cro i ss ante de c eux-c i , l e s b anque s c entr al e s ont dû ac cr o î tr e mas s i vement l eur s intervent i ons ( vo ir Annexe I I ) : s eul s l e s Etats-Un i s , à l ' exc eption d ' une intervent i on mas s ive à l a f in de 1 978 et de quel ques ac t i ons spor adiques ul tér ieures d ' amp l eur l im i tée , y ont touj our s mani festé l eur oppo s i ti on. Un r éc ent rapport ( 3 ) , qui a proc édé à une analyse détai l l ée de leurs ob j ec t i fs et de l eurs effets , c oncl ut que l e s intervent i ons des banque s c entr al e s sur l e s mar chés des changes " ont été un moyen e f f icace de mise en oeuvre de c ertains obj e c t i f s de taux de chang e , no tamme nt c eux qui vis ent à influer sur l ' évo lution des taux de change à court terme " . . . ./ . . . ( 3 ) Rapport du groupe de travai l sur l e s interventions sur l e s marchés des changes ( 1983 ), établ i à l a demande du "Soumet" de Ver sa i l l e s - 4 - 9 - De tel l e s int erventi ons s ont au demeur ant en conformi té avec l e s engagements de chaque pays membre du FMI , au t i tr e de l 'Ar t i c l e IV -- de �ses statuts , " à c o l l abor er avec l e Fonds et avec l e s autr e s membr es po as surer le mainti en des d i sp o s i t i ons de change ordonné es et promouvo ir un système stab l e de taux de chang e " . Cet engagement a été pré c i s é par un texte adopté en mai 1977 sur l a " surve i l l anc e des po l i t ique s de change" , par l eque l i l est fait ob l i gat i on à chaque pays membre " ( d ' ) int erveni r , l e c as éch't ant , sur l e s mar chés des chang e s , pour c ontr e c arr er un désordre pouvant êtr e carac t ér i s é , entr e autr e s , p ar des fluc tuations à c our t terme perturbatr i c e s de l a val eur de change de sa monnaie " . 10 - La néc e s s ité d ' une me i l l eure surve i l l ance des mar chés de s changes a par ai l l eur s été s oul ignée suc c e s s ivement p ar l e s che f s d ' Etats ras s emb l és l or s des " s omme t s " de Ramboui l l et ( novembre 1975 ) , Ven i s e ( j uin 1 980 ) et Ottawa ( jui l l et 1 981 ) . Par un " engagement monétaire internat ional " adopt é l or s du " s omme t" de Ver sai l l e s ( j uin 1982 ) l es sept ac c eptai ent "l a responsab i l i t é c onj o inte de trava i l l er à une plus grande stab i l i t é du sys tème monétaire internati onal . " qui " permettra une p lus grande l iberté des f l ux de b i ens , de s ervi ces et de c ap i taux" . Enf in , l a "déc l aration sur l a repr i s e économique" adoptée à W i l l i amsburg ( mai 1983 ) renouvel ait l e s engagements ant ér i eur s de "pr omouvo ir l a convergenc e des r ésul tats de no s éc onomi e s et acc entuer l a s tab i l i t é des taux de change " ; l e s s i gnataires se déc l ar ai ent " d i sp o s é s à mettr e en oeuvre des intervent i ons c oordonnées sur l es mar chés des changes dans l e s c as où i l e s t convenu que d e te l l e s intervent i ons s eraient ut i l e s " e t invitai ent " l e s Mini s tr e s des Finances , en l i aison avec l e Direc teur Génér al du FMI , à définir l es conditions de l ' amél i or at i on du sys tème monétaire inter nat i onal et à prèndr e en cons i dér at i o n le r ô l e que pourr ai t j ouer , l e moment venu , dans c e pro c e s sus , une c onf ér enc e monétaire internat i onal e d e haut niveau" . • • • • • • • • 1 1 - Le c arac tèr e me suré de c e s engagements r e f l ète l e s di vergenc es de vue entre l es pays s ignataires quant au degr é d ' organ i s ation sou hai tab l e des r e l at ions monétaires internat ional es . C ertains pays , en premier l i eu l e s Etats-Uni s, veulent que s o i t pr éservé le l i bre j eu des forces du mar ché , l a stab i l isation des taux de chang e ( e t des taux d ' int ér ê t ) ne devant r é sul ter que de l ' ajustement des p o l i t ique s économique s nat i onal e s . D ' autr es p ays , dont no tamme nt les membr e s d e l a C ommunauté Européenne , c ompte tenu d e l ' ine f f i c i ence et des imper f ec t i ons des marchés de s change s , souhaitent au contr air e un c ontr ô l e r enf orc é de s autor i t é s monétaires sur ces mar chés af in de lutter contre l e s désordr e s monétair e s ac tue l s , en s ' insp irant par exemp l e au niveau mond i al , �e s pr inc ipes qui rég i s s ent le Sys tème Moné tair e Europ éen. 12 - Le SME cons t i tue en e f f et une exp ér i enc e p o s i tive , b i en que l imitée dans l ' espac e et l e temp s , d ' organi s at i on des rapports de change . Entr é en vigueur en mar s 1979 , en r e l a i s de l ' ac c ord antér ieur de f luc tuat ion c oncert ée de 1 972 ( l e "S erpent" ) , l e SME a permis aux agents éc onomique s européens de béné f i c i er d ' un environnement monétair e p l us stabl e , pr op i c e au déve l oppement des échanges i ntr a-c ommunautair es et à l ' appr o f ondi s s ement de la c o op ér ation européenne ( pol i t ique agr i c o l e et union douanièr e en p ar t i cul i er ) . . . .1 . . . - 5 C ertes l e 3 r éajustements de taux p ivo ts ont été trop nombr eux , et l a c ohés i on d u sys tème a été fac i l i tée par l a montée du do l l ar . I l reste qu ' ains i que le c onc luait une r éc ente étude du FMI ( r.) " l a var iab i l ité des taux de change des monnai e s du SME a diminué depui s l ' entr ée en ·�igœeur du système , et cette inf luenc e stab i l i satr i c e s ' es t étendue aux taux de change des pays européens n ' app ar tenant pas au SME qui entr eti ennent des relations économique s et f inanc ières étro i t es ave c l es parti c ipants au SME . A l ' inver s e , l a var iab i l ité des taux de change des princ ipal es devi s e s non l i ée s au SME �ivre anglai s e , Do l l ar des Etats-Un i s , Yen j aponai s ) semb l e s ' être ac crue de faç on s i gni f i c at ive " ( vo ir Annexe III ) . Ver s un sys tème des taux de change stab l e s ? 13 - Les dangers d ' une pérennité d ' un f l o t tement mal contr ô l é do ivent conduir e à envis ager une r éorgani sation du sys tème monétaire internat io nal propr e à assurer non s eul ement un " système stab l e des taux de change" en ac cord avec l e s statuts du FMI mai s un " système de taux de change stabl e s " , pr éal ab l e indi spensab l e à un retour à l a prospér i té des pays indus tr i al i s és et au dével oppement du T i ers-Monde . 1 � - Le rétabl i s sement d ' un sys tème de p ar i té s " s tabl e s ma is ajus tab l e s " est c ertes p o s s ib l e e n théor i e e n ver tu d e l a s e c t i on � de l 'Ar t i c l e IV des statuts du FMI , s ous rés erve d ' un vote f avorable de 85 % des vo ix des pays membre s du Fonds . C omp te tenu des perturbati ons ac tue l l e s , du po ids des mar chés d ' eurodevi ses et de l ' insuf f i sanc e de s moyens d ' action des autor i té s monétair e s , un tel ob j e ct i f ne peut êtr e que l o intain , s i tant est qu ' i l parai s s e s ouha itab l e . I l conviendrait en tout état de caus e de tenir p l e inement compte des faibl e s s es du sys tème de Bre tton Woods af in de s ' ac corder sur des di spo s i t ions pr opres à évi ter la r ésurgenc e des tens ions qui ont provoqué l ' abandon de c e lui-c i . Le comité sur l a ré forme du Système Monétair e Internat i onal avai t , en s on temp s , avanc é un c ertain nombre d� propo s i tions intér e s s antes en ce sens ( 5 ) . 1 5 - Une appro che intermédi aire ou trans i to ir e cons i s tant en la déter minat i o n c onc ertée pour chacune des pr inc ipal es devi s e s de " zone s-c ibl es " ( par rapport à des taux b i l atéraux , des taux effec t i f s ou des un i tés "pan i e r " inconnues du mar ché , sembl e plus réal i s te e t r eç o i t d é j à une appl i c ation parti e l l e , quo iqu ' informe l l e , à travers les nombr eus es pr oc édures de conc ertat i on entre banque s c entral e s . El l e suppo s e toutef o i s un niveau de cons ensus as sez él evé que l e s divergenc es de vue ac tue l l e s rendront diff i c i l e à atteindre , et devra repo s er sur des modal ités suf f i s amme nt sub t i l e s et soup l e s pour échapper à l a sagac ité des mar chés . El l e suppo s e égal ement que l e s banques c entral e s disp o s ent des moyens d ' ac t i on suf f i s ants pour r és i ster dur abl ement aux op érateurs : crédits mutuel s ( swap s ) , emprunts aupr ès d ' organi sme s supranati onaux , et en premier l i eu r és erves de c hang e . . . .1. . . ( � ) The Europ ean Mone tary Sys tem : The Exper i enc e , 1972-82 by H . Ungerer w i th O . Evans and P. Nyberg - IMF May 1 983 ( 5 ) Internat ional Monetary Reform - Do cuments of the C ommittee o f Tw enty ( IMF 197� ) - 6 - 16 - Les r éserve s de change comprennent l e s avo irs en devi s e s { qu! ont pour l a pr emièr e fo i s bai s s é en 1 982 ) , l e s avo ir s e n DTS , 1e s tranche s d e r és erve aupr ès du FMI e t l ' or . O f f i c i e l l ement "démonét i s é" ou plus exac tement banal i s é depui s l e 1 er avr i l 1978 , celui-c i cons t i tue touj our s , s i on l ' évalue au prix du marché , l a composante l a plus important e des réserves . Par ado xal ement , une c er�ine r éac t ivation du stock d ' or des banques c entr al es est intervenue depuis s a démoné t i s at i on o f f i c i e l l e : vente d ' or p ar que l que s pays , uti l i s at ion de l ' or c omme garant i e de prêts en devi s e s ou comme contrepar t i e dans des opérati ons de " swap s " , al l oc ation d ' ECUS au pr o f i t des pays membr es du SME c ontr e dépôts d ' une frac t i on de l eur s rés erves en or ( et en devi s e s ) , achats d ' or sur l e mar ché par c ertaines banque s c entr al e s ( pays d e l ' OPEP e n par t i cul i er ) . L ' échec d e l a bana l i s at i on d e l ' or , mal gr é l a r éal i s ation sur l e mar ché du s i x i ème des stocks d ' or du FMI ( à par t ir de 1976 ) et l e s vente s symb o l iques des Etats-Uni s ( en 1975 pui s de 1 978 à 1 980 ) , montre à l ' évi denc e l a p l ac e que l ' or e s t appe l é à c ons erver de fait dans l e s r e l at i ons monétair es inter nat i onal es . La r épar t i t i on tr è s inégal e de sa pr oduc t i o n et de s a détent ion , ains i que l ' ins tab i l i té d e s e s c ours notamme nt depui s l ' avènement des mar chés à terme , cons t i tuent toutef o i s des é l éments pr é o ccup ants . 17 - Le rô l e pr édominant j oué par l e do l l ar dans l e s r e l at i ons monétair es i nt erna t i onal e s r enforc e la dép endance des autres pays envers la po l i tique éc onomique et f inanc i èr e intér i eur e des ·Etats Uni s . Une d ivers i f i cat ion des i ns truments de r é s erves , condui s ant à des intervent ions mul t i devi s e s , ser ai t de nature à att énuer c ette àysymétr i e . fondamental e . Le DTS , le yen et surtout l ' ECU semb l ent à ce t i tr e des c andi dats potenti e l s à une internati onal i sati on. Le suc c è s r emporté par l ' ECU auprè s des opér ateurs pr ivé s depuis l e début d e s année s 80 montr e à l ' évidence l ' attr ai t que pr ésente un ac t i f al ternati f au do l l ar . 18 - S i l e DTS ne semb l e pas sus c eptibl e d ' exer c er un attr a i t aus s i pui s s ant , i l convi ent néanmo ins d ' env i sager une extens ion de son r ô l e parmi l e s ac t i f s de r é s erve , e n proc édant à d e nouve l l es al l oc ati ons af in d ' assurer un nive au suf f i s ant aux réserves de change gl obal es . et en par t i cul i er pour l es pays en déve l oppement Les deux premi èr e s vagues d ' ém is s i on d e DTS ( 1970-72 e t 1 979-81 ) ont surtout b énéf i c i é aux pays l e s p lus r iche s , pui squ ' e l l e s fur ent r épar t i e s en f onction du montant des quote-part s au s e i n du FMI . La cr i se économique et surtout f inanc i èr e qui frappe ac tue l l ement l e s pays en dével oppement et donc , cons équemmen t , l e s pays dével oppés à traver s une frag i l i s ation cro i s s ante de l eur sys t ème bancair e , jus t i fi erai t que s o i t enf i n r especté le " l i en" prôné depui s l ong temps par c er tains entre émi s s i oœ de DTS et a ide au dével oppement : l ' e s s ent i e l des al l ocations future s pourrait ains i être r és ervé au T ie r s-Monde afi n que c elui-c i pui s s e f aire fac e à une part i e du s ervi c e de s a dette , d ' autant p l us l our d depui s l ' envol ée du do l lar , l e niveau é l evé des taux d ' intérêt e t l a r é c e s s ion économique dans l e s pays indus tr i al i s és , qui exp l i que la chute des cours mondi aux des pro du i t s de base . • . . .1. . . - 7 - Une ini t i at ive européenne 1� - �algr é l e s pr o f onde s divergenc e s de vue qui exis tent enc ore , l e - b e s o i n d ' une r é f l exion sur une me i l leure organisat i on du sys tème monétaire inter nat i onal est ressent i plus vivement chaque j our . Que lque s propo s i t i ons ont déjà été avanc ées en c e s ens sans qu ' aucune n ' ait pu jusqu ' à prés ent faire l ' o j bet d ' une négo� at i on appro fondie entre les pr inc ipaux pays intére s s é s . De par son r ô l e c entral entre l e Nord e t l e Sud , son importanc e économique e t financ i ère ( Vo i r Annexes q et 5 ) , l ' exp ér i enc e acquise dans le c adre du SME , l ' Eur ope se do i t de j ouer un r ô l e maj eur dans c e tte r é f l exion. C omme s ' interrogeait réc emment l e Ministre franç a i s de l ' Ec onom i e et des Financ es ( 6 ) , l ' Europe saura t-e l l e prendr e c ette init iative "pendant qu ' il est encore temp s , pour aff irmer sa vo l ont é de survivr e e t son s ens des r esponsab i l i t és mond i al e s ?" , 20 - Une tel l e ini t i at ive devrait en parti cul ier s ' attacher à promouvo ir a - le rétab l i s sement du rôle du FMI dans l ' ai de aux ajustements de bal anc e des pai ements en lui as surant les ressources f inanc i ères néc e s saires : augmentati ons des quo te-par ts plus importante s et plus fr équentes ( l a 9 ème augmentat i o n est actue l l ement retardée par les tergiver sati ons du Congrès des Etats-Uni s ) , extens ion des Ac c ords Généraux d ' Emprunts , vo ire emprunts sur l es marchés internat i onaux . En outre le FMI devr ait retrouver une p l a c e pr épondérant e dans une gestion conc ertée des l iqui d i t é s inter nati o na l e s ; b - une me i l l eure inf o rmation sur l ' ac t ivit é des mar chés d ' eurodevis e s e t l es mouvemen·cs d e c ap itaux non c omme r c i aux , et l a mi se e n p l ac e pro gr e s s ive d ' une c ertaine régul ation de ces mar chés grâc e à une c o l l abora t i on plus étr o i te entr e l e s auto r i t é s monétaires des pr inc ipa l e s plac e s f inanc i ères ( y compr i s l e s p l ac es " o f f-shor e " ) e t éventue l'l ement en conf érant c ertains pouvo ir s en ce domaine à une ins t i tut ion internat i onal e spéc ial i s ée ; c - l ' é larg i s s ement des pro c édure s de conc er tat ion entre l e s banque s c entral es en mat i èr e d ' intervent i ons sur l e s marchés de s changes e t l ' ac cro i ss ement des moyens mis à l eur di spo s i t i on ( l igne s d e " swap s " en par t i cul ier ) a f i n d e pouvo ir c ontr ecarrer plus e f f i c aceme nt l e s f l uc tuat i ons d e s cour s sur l es marchés , e n part icul ier durant la pér i o de néc e s s aire pour que l e s po l i tiques d ' ajus tements fas s ent sent ir l eur s e f fets au niveau de l a bal ance des pai ements ; d - un appro fond i s s ement de l a c o opérat ion mo nétaire e t économique euro péenne af in de renforc er l e SME e t de déve l opper l e rô l e de l ' ECU. 21 - En créant un espac e de s tab i l ité monétaire r e l ative au sein d ' une éc onomie mondial e en cri s e , l e SME a , comme on l ' a vu , l imité l e s e f fets de l a cr i s e tout en favor i s ant l ' intégr at i on des éc onomies européenne s et l e rappro chement de l eurs po l i tiques économiques . Mai s avec le report de la mise en p l ac e du Fonds Monétaire Eur op éen , l a �onstruct ion européenne . . .1. . . ( 6 ) Le Monde du 9/9/1983 - 8 - e s t maintenant suspendue , al or s que s e dével oppe l ' us age commerc i al de l a monnai e europ éenne , l ' ECU qui sert de p ivo t au SME • ... L ' ECU e s t donc une monna i e c ir cul ant sur deux mar chés qui ne communi quent pas : l e c ircui t "publ i c " de s banque s c entral es européenne s p ar l ' inter méd i a ir e du FECOM et le mar ché "pr ivé" des banque s c ommerc i al e s . Or l e marché d e l ' ECU commer c i al a c onnu , au c o ur s d e c e s derniers temp s un déve l opp ement spectacul air e avec l e l anc ement d ' e � o-ém i s s i ons et d ' euro crédi t s , la fac turat i o n et le f inanc ement des échang e s c ommer c i aux , l a créat i on de chèque s de voyage , l ' ouverture de c omp t e s d ' épargne , etc • • • C ependant l ' ECU, monnai e européenne , n ' e s t qu ' une euro-monnai e . I l lui manque une ins tanc e po l i tique c ap abl e de r égul ar i s er l e mar ché et qui pui s s e interven ir c omme prêteur de dernie� res s ort . En attendant l a créat i on éventue l l e d ' une vér i tab l e banque c entr al e d e l ' ECU, l e s pays membre s devrai ent s ' ac corder sur un c er tain nombr e d ' engagements d ' ordr e s technique e t p o l i t i que sus c ep t ib l e s de favor i s er l ' us age pr ivé d e l ' ECU : a - sur l e p l an technique : 1° l a reconnai s s anc e de l ' ECU comme monnai e conver t ib l e p ar tous l e s pays membr e s de la C ommunauté ; 2 ° - l a cr éat i on d ' un système mul t i l atéral de c ompens at i on de s instruments de paiement en ECU. En e f f e t , faute de banque c entral e , l e s trans ferts en ECU de banque à banque s e font normal ement dans l e s monnai e s c ompo s ante s . Un sys tème de c l ear ing b i l atéral en ECU fonc t i onne entre l e s quatre banque s commerc i al e s l e s plus ac t ive s S\rr c e mar ché . Mai s i l s er a i t souhaitab l e d ' al l er p l us l o in e t d e me ttr e en p l ac e un sys t ème mul t i l atér al avec le support d ' une banque c entral e de compen sat i on qui remp l irait auprès des ban�ue s commerc ial e s un rô l e anal o gue à c el ui de l a BR I auprès des banque s central e s dans le c adre du FECOM 3 ° · - l ' as s o up l i s s ement des c ontr ô l e s des changes - l à où i l s exi s tent af in de perme ttre aux r é s i dent s de sous c r ire dans l e s l im i t e s à défini r , aux émi s s i ons en ECU 4° - l ' autor i s at i on pour l a Communaut é Eur opé enne de gérer s a tr ésor er i e en ECU e t d ' éme ttre d � s ins truments moné tair e s en ECU". b - sur l e p l an p o l i t ique : 1° l ' intégrat i on probab l e de l a dr achme dans l e SME l or s du prochain r é examen quinquennal de l a compo s i t i on de l ' ECU ( 1984 ) . En outre , l e po ids resp e c t i f des différent e s monnai e s comp o s antes do it être revu au cour s de l ' année prochaine et devr a i t s e l on toute vrai semb l anc e s e traduire par une bai s s e du · po ids du DM et s ans doute du Flor in et d ' une augment at ion du po i ds de l a Lire i tal i enne, dont l a par t s ' es t amenui s é e au f i l des r éal ignements suc c e s s i f s des taux p ivo ts . En toute hyp o thè s e , i l serait souhaitab l e que c e s modi f i c at i ons n ' af fec tent pas s ens i b l ement l ' évo lut i on de la val eur de l ' ECU, dont la stab i l i t é est l a pr inc ipal e ra i s on d ' être ; . . .1 . . . - 9 - 2° l ' adhés i on d e l a Livre S terl ing à l ' ac c ord d e change du SME ; 3° l e s rappr ochements des p o l i t i ques éc onomique s af in de l imiter les r éal ignements monétair es qui affectent la stab i l i t é de l ' ECU et l e s transacti ons intr a-c ommunautaires ; 4° • - l a cr éat i on d ' un Fonds Monétaire Européen qui s o i t plus qu ' une chambre de comp ens ation et mo ins qu ' une banque c e ntrale . N é de l a c r i s e , l e Système Monétaire Europ éen est un des él éments de sa r és orpti on. Dans c ette perspect ive , le déve l opp ement de l ' us age commerial de l ' ECU apparait tout à l a fo is comme un fac teur d ' intégrat ion eur opéenne -qui ne porte pas atte inte à l a souver aineté monétair e des Etat s membre s et l a pr éf iguration d ' un "nouveau Br etton-W o ods" qui établ irait l e s règl es d ' une cohab i tat i on plus harmonieus e entre l e s tro i s grandes zones monétair es , Do l l ar , ECU et Yen . 1 Cil � � .!!: � � -� (lj :::<: ... ... .... . ... � <:) � ""' .... � � QI) c � -= <:) . � 't:! 0 0 .... Il Cil <Xl 1 0 Xl o-. � >< ::l � E-< ·;,· . . . . . . � <:) � c ç,;.. . ... "':) - 0 3: ... ' Q,) <:) � 0 Cl) ..._.. 1 '/ ..· . ,..., - . ... �. . .. . . .,. ; / .. . ... . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 , ., . . . . ' . . . . . . . - - . . �· · · · . .\ ·. ....... . ,. .. . . . .. .. . ""' " . . . . . .. . 1 z ... ' . ... . .. ....... . . ....... . . . ....... --- . 1 ' .. . .. ' ·· ·· · ' --------�0;---�-- § . . . . . · :· : .· . � ...... ----- 1 \ ·. · . . .. . . · .· .· 1 r ""' ' "" � Anne xe 2 40 30 20 • Mo ntant d e s int erven t i ons des pays du gr oupe d e s D i x sur les mar c h é s d e s c hang e s ( M i l l i ards S o ur c e : Feder al R e s erve Bank o f �ew-York 10 - 0 d ' US D par tr ime s tre ) 1973 1 974 1975 1 976 1977 1978 1 979 1980 1981 1 982 Anne xe 3 V a •·iahi l i t y of N n : , t i n al E tTcc t i v c E x d w u gl· !C:IL's. 1 '>7-1-l-> 2 : 1 00 1 00 80 60 40 20 0 1 9H 1 97 5 CS dnll.u 1 1 '.1 7 6 1977 1 9 i.: 1 '.1 7 � t no 1n1 0 Snurc�..: � : l n lcnlolt it Hl� li �1onct ary : ·: � � !d . lntl'ntutinnol f4inonciol Sta·· �nu Funu· >tal'f caku l:.itllll h . 1 V�riability i s measureu b y the c • Jcftïcicnt o f variation f st.mc.Jard deviation d i v ided by the a�·eragcl " " ' i t i p l i..:u hy ( (�JO, nf the nommai cff<:<: t i vc <:., chang<: rate. The vari.;1 · " l v , r F \ I S <: U tTC I I <.: I <:' " 1 1 \\ 0 : I � u rctl by t h e s i rnrk� avcragl.! P l . � � ! . t b d l t�. l ' l l h l l l l l l l :d �..· 1 Ï�'I..: I I '- io: .; , c han ge rates of pa.1icipants. ' " " o· : MA T R I C E OU COMM E R C E MOND I A L E N 1 9 8 1 ( M i l l i a r d s d ' U S D ) Des t i na t ion .. Régi ons Amé r i qu e Nord Origine H égi o n s Japon Rég i ons i ndus t r i e l l es en d é v e l oppeme n t Pays Total de CEE Au t res Amé r i que L a t i ne Asie A f r i que l ' Est i ndus t r r i e l l e s Amé r i que du 82 Nord 25 57 24 45 40 9 11 294 19 13 9 50 6 10 1 52 99 19 59 45 22 61 3 76 21 6 20 9 16 1 82 Japon 42 - CEE 48 6 Au t r e s 15 11 42 5 20 6 26 4 3 10 118 As i e 58 68 80 26 15 76 9 9 345 A fr i que 23 2 30 6 5 2· 3 3 75 4 7 29 17 6 20 6 92 1 86 316 1 23 621 219 1 27 270 90 1 72 H ég i o n s en Amé r i qu e 1 ) a y_ s de [§] d é v e l oeee m e n t L a t i ne l ' Est TOTAL " Source GA T T (1 ) dont opéra t i ons non spéc i fi ées 1 968 ( 1 ) 26 , Annexe 5 POS I T ION EXTERI EURE D E S BANQUES · DES P R I NC I PAUX P A Y S AU 30/6/ 1 9 8 3 ( Mill iards d ' USD ) Avoirs • Engagemen ts 380 , 3 2 54 , 2 1 75 , 5 1 8 1 ' 2 Japon 95 , 8 1_ 0 0 ' 4 Canada 40 , 6 61 ' 5 53 , 3 66 , 9 790 , 7 844 , 4 Royaume-Uni 441 , 6 462 , 3 F r an c e 1 1 1 ' 1 1 24 , 7 L u x embourg 85 , 0 79 ' 3 Belgique 56 , 5 66 , 2 Pays-Bas 46 , 3 47 , 3 I talie 23 , 5 35 , 2 A l l emagne 1 9 ' 7 22 , 0 Danemark 4 , 6 3 , 7 I r l ande 2 ' 5 3 , 7 Etats-Unis Agence banques Europe o ff-shore de amé r i c a i ne s hors CEE ( 1 ) CEE dont TO TAL ( 1 ) Aut r i che , 1 Suède , 689 , 0 1 620 , 3 Suisse Source BR I