ghANSONS
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ghANSONS du Diable-au-Conps Les Voyages da Prince Albert. Aveux Posthumes. Pourquoi je suis Végétarien. Les Chevaux de Tram. En Mandcbourie. Après la Conférence^de la Paix. P rix : 5 0 Centim es lm p. G. M eert e t Cie, ru e dû G azom ètre. 13, Brux. 3 k> /G ) 4 Aveux Posthumes. (Air : Su» Amant.) I T u dem andes de quoi je m eurs A ton frèr’, ta m ère et tes sœ urs; J e m eurs d’un mal dont tu fus cause, C ar ce n’est pas im puném ent Q ue l’on peut flanquer son am ant D ans la ru ’ par un’ porte close. II ê Tu r ’présentes le sexe doux, 1) C ela m’ consol’ ; car, entre nous, Q uand je pense à cette volée, Je me dem ande, cher trésor, Si tu r ’présentais 1’ sexe fort C’ qu’aurait été cette raclée ! III Or, quand tu m ’eus défenestré, Je me sentis dans l’àm e entrer L a bonn’ moitié d’un reverbére Car, en quittant ta douce main, J ’étais aller tom ber en plein S ur un d’ ces becs qui nous éclairent. </ 1/ IV Or, on a beau être très fier; Aim er le Roi, le prince A lbert, Q uand on tom b’ sur un reverbére, Cls, \. L*> D ’un troisièm e au d’ssus d’ l’entresol, On n'a plus besoin d’ parassol P o u r ses tach’s de rousseur, ma chère ! t b ^ ô iA ^ l & -• V M’auras-tu assez bafoué ! Î A A ^ '- p t Je suis m ort, j ’ puis te l’avouer ; ■Mais je rigole, quand je pense, ■^E t cela me rend tout heureux ; L a pensé’ qu’un autre am oureux, c t-v v..'4—- V a subir la même existence ! VI T u dem andes de quoi je m eurs A ton frèr’, ta m ère et tes sœurs; Je m eurs d’un m al dont tu fus cause, C ar ce n’est pas im puném ent Q ue l’on peut flanquer son am ant D ans la ru ’ par une fenêtre close. é iK / 'e»t* > f(& . y 'Q) ï © \ t» -C*V' Pourquoi je suis Végétarien. (A ir: Voilà pourquoi- je suis républicain ! h I 9 (à / 4 C ertaines gens ne m angent que des viandes, D ’autres ne vivent que d’illusions, P resque toutes les femmes sont friandes D e petits fours, de gâteaux, de bonbons, Moi, je proclam e, et sans nulle am ertum e, Qu’aucun repas ne m e goûte aussi bien Qu’un bon repas com posé de légum es. V oilà pourquoi je suis végétarien ! (bis) II Oui, je l’avou’, rien au tan t me dégoûte Q ue de m anger du bœ uf ou du cheval, Rien qu’en avalant cela, l’on redoute D ’casser ses dents, ta n t ça s’ m astique mal. N on, non, non parlez-m oi de la lentille, D u haricot, légum e w agnérien, L égum e exquis, légum e qui pétille V oilà pourquoi je suis végétarien ! (bis) III E t, rien ne me m et autant en colère, Q uand je vois des gens m anger du rognon; Ça me ra p p e ll’ les souliers de mon frère Q ue l’on aurait cuit avec un oignon. N on, parlez-moi d ’u n ’ choucroute bien cuite, Il faut deux jours pour la digérer bien ; E n m angeant ça, on m ang’ deux jours de suite, Voilà pourquoi je suis végétarien ! (bis) IV E t, m algré moi, il faut que je frissonne, Q uand j ’ vois des gens m anger d’ la tê t’ de veau, Sans s’ dem ander si cett’ tète si bonne, N e souffrait pas d ’un rhum e de cerveau. N on, parlez-moi d’une botte d’asperges Qu’ chez la m archande du coin un petit chien Tout en passant, discrètem ent asperge, V oilà pourquoi je suis végétarien ! (bis) *kÉ) -g^__ ¿ 0 --------------------------------------------------------------------------------------------------- V M anger du boudin en tranche, en rondelle, Ça m’ fait frémir d’ penser que l’charcutier, Qui le cuisit, le cuisit pêle-mêle Avec ses cheveux et son râtelier ; Tandis qu’ les vers qui sont dans la salade, Ceux qui les m ang’nt, c’est qu’ils les aim ent bien, P uis, au moins, ils ne sont pas en m arm elade. . V oilà pourquoi je suis végétarien ! (bis) Les lamentations de deux vieux chevaux de trains à l’apparition de la traction électrique, (Air : Te souvient-il ï) 1 E h bien, mon vieux, "cette fois, c’est la misère, L e caniveau nous fich’ sur le pavé. Qu’allons-nousfaire ?H élas, qu’allons-nous faire ! Bientôt, c’est d’faim que nous aurons crevé. F au d ra trouver quelques m étiers propices, O u c’est la m ort ; et com ment y surseoir ?... J ’ai bien envie, pour offrir m es services, D ’m ettre u n ’ petite annonce dans le Soir. II — A llons, mon vieux, n ’ soit pas m élancolique, « C’ n ’est pas encor l’heur’ de notre trépas, » Car, vois-tu bien la traction électrique » A ura beau fair’., ça n ’ nous rem plac’ra pas .. » C’ n ’est pas l’trolley, cett’ pouli’ ridicule » Qui p o u rra fair’ ce que les chevaux font : » G arnir les rtt’s de p etits m onticules » Où les mén'ag’s, n ettoient leurs carafons. > III — « N ous supprim er ! quelle chose im bécile ! » O n nous r’prendra, je m’en porte garant... » N ous supprim er... c’est supprim er en ville » L es entre-côt’s, dans les grands restaurants.., j A llons, mon vieux, est-c’ qu’on pleure ? E st-c’ [qu’on grogne. » Il faut être homm’. .. et se dire tout bas : t Com m ent f’rait-on la saucisse de Boulogne. » Mon pauvre vieux, si nous n ’étions pas ?... » gN ----------------—---------------------------------- En Mandchourie (Air : Les Jaloux.1 I ¿j Ç I /I \! Q u’est-c’ que j ’apprends, sacrebleu ? Je viens d ’ lir’ dans le Petit Bleu Q u’ c’est la guerre... Q uelle affaire ? Au milieu d’un’ collection D e not's de 1’ rédaction, Je vois que la pau v ’ Corée E st déjà com plét’m ent dévorée. E n souriant, Je m ’tourne vers l ’E xtrêm e-O rient : C’est sur le Y alou Que sont les plus fous ; O n s’y fiche beaucoup d ’atouts, Sans qu’ çà n ’avance à l ien du tout. L ’ Japonais a tout P ris, q u ’on en convienne, A nos bonn’s m œ urs européennes : Ils est si bèt’ que nous ! II L es R usses a ttra p 'e n t tous les coups. — Ils ne sont pas d ’fore’, pensez-vous ? S ’ils reculent Sans scrupules, C ’est d’ la blague : ils font sem blant : K ouropatkine a son plan L ui q u ’ est p as un im bécile Se fait r ’eonduire à son domicile. C’est bien p orté D’ voyager en société... T out près du Y alou. D ’hom m es, des p ’tits bouts, F lan q u en t des p il’s à des géants S ur m er com me sur l’O céan. P ’tit est K uroki, N odzu n ’a p a s d’ taille. E t l’on voit, p arm i la bataille, H au t com m e une botte, Oku. M ais, u n ’ chos’ qu’on doit savoir, U ne chos’ q u ’on peut prévoir, Sans u n ’ tête De prophète : L ’ M ikado s’ra éclopé, Son Japon sera frippé, E t les R uss’s, ruinés comme caque, Bouff’ront des patat’s à’Cosaque. Arm ’s et bam bous Seront bientôt iourrés au clou. C’est sur le Y alou Que sont les plus fous, Q uant le N ippon sera dissout L es R uss’s m angés p ar les poux. Qui graiss’ra ses choux ? C’ n ’est pas un m ystère : Ce s’ra M adame l’A ngleterre Qui gagne à tous les coups Après la Conférence de la Paix. (Air : L ’Arche de Noé.) A près cett’ fam eus’ conférence, D ont les m em bres s’étaient prodigués, Satisfaits, rem plis d’espérance De se séparer, les délégués... — « E ntendu... tenons nos prom esses C’est la paix définitivem ent, P lus de guerre, partout des kerm esses, Commençons le désarm em ent. » E t le R uss’, ren tran t en Russie, C réa de nouveaux régim ents Qui furent jetés en Asie L osqu’arriva le bon moment. E n AlFm agn’, l’E m pereur G uillaume D it — « Des arm ées, j ’en ai assez, L ’ m ilitarism e déshonor’ l’homme : C onstruisons beaucoup d’ cuirassés. » E t l’A nglais, peuple pacifique, Qui n ’ peut pas souffrir de rival, Je ta sa légion en Afrique Afin d’ confisquer le T ransvaal. c? >*a. Q__^oV ©M * © * P % J A E t l’Espagn*, vaincue, alarm ée, P o u r rép arer le récent échec, R éorganisa son arm ée, Son arm ée et sa flotte avec. L e Japrin, à p rendr’ la Corée, Se p rép ara sur l’O céan ; L es P hilippines fur’nt dévorées P a r cet excellent Jonathan. E t la F ra n c ’, dont l’âm ’ valeureuse Suscita C habrol et G uérin, F it dans u n ’ pensée généreuse, L ’em plèt’ de nom breux sous-m arins. S eu l’, la Belgique, sans parade, F it face à ses engagem ents. G râce à M’sieur C ous’b an t d’Alkem ade S ’organisa 1’ désarm em ent. Afin d’ supprim er la milice, L ’ m inistre inventa sim plem ent L ’ congé p ar interruption d’ service E t par suspension d’appoint’ment.