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RAPPORT MISSION « ESTHER » DABOU ABIDJAN CÔTE D’IVOIRE 01 au 09 mai 2010 Gilles OLIVIER & Yves POINSIGNON PLAN Introduction/Objectifs Déroulement/Calendrier Activités Points forts Lacunes Recommandations/Projets Introduction/Objectifs Cette quatrième mission (10/2007, 04/2008, 08/2009 puis 05/2010) à l’Hôpital Méthodiste de Dabou (HMD) et à Abidjan, depuis la signature de la convention de jumelage entre l’HMD et le CHBA (07/2005) avait trois objectifs principaux : - évaluer les activités sur place : dépistage pédiatrique et Prévention Transmission Mère Enfant (PTME), démarrage des prises en charge VIH/tuberculose à la Maison d’Arrêt et de Correction (MAC) de Dabou, hygiène hospitalière (bloc opératoire, prévention et prise en charge pratique des Accidents avec Exposition au Sang (AES), gestion des déchets de soins, mise en service des matériels installés au laboratoire en août 2009), démarrage du suivi virologique puis envisager thématiques non abordées jusqu’alors (co-infection VIH-hépatites virales et sécurité transfusionnelle), - participer au « Comité de Liaison » ESTHER Côte d’Ivoire les 5 & 6/05 à Abidjan, - compte tenu du report de la mission « formation continue » initialement prévue en février 2010, planification des échanges pour 2010-2011 et participation à la rédaction du « projet pays » pour cette période. Déroulement/calendrier Samedi 1er mai 2010 Arrivée à l’aéroport Félix HOUPHOUET- BOIGNY, accueil par M. Alfred DEGNY, directeur HMD. Transfert puis installation hôtel Akparo à Dabou. Dimanche 2 mai 2010 Rencontre fortuite avec Dr. Lucien ROUGOUE, médecin à l’Hôpital Général (hôpital public de Dabou), en charge du suivi clinique des détenus dépistés à la MAC (une demie journée de consultation hebdomadaire -jeudi matin- en appui de M. Marcel NANDE, Infirmier Diplômé d’Etat (IDE), affecté à la MAC). La procédure dite « Conseil Et Dépistage Initié par le Prestataire » (CEDIP, utilisation d’un test de diagnostic rapide permettant d’informer sans délais la personne dépistée du résultat de son test) est actuellement en cours d’installation. Le Dr. ROUGOUE devant suivre une formation à Abidjan pendant la semaine du 3 au 7 mai, il ne pourra nous accueillir lui-même à la MAC. Il souligne les difficultés persistantes de coordination public/privé liée à la situation particulière de Dabou : activités suivi VIH certes plus importante à l’HMD, Direction Départementale (DD) hébergée à l’HMD, convention de jumelage CHBA-Vannes/HMD-Dabou et convention financière ESTHER/HMD n’intégrant pas l’Hôpital Général, supervision et coordination des activités à la MAC assurées par HMD & DD tandis que c’est un médecin de l’hôpital public qui y intervient et que les prélèvements effectués à la MAC (sérologies, lymphocytes T CD4, examens directs des crachats) sont adressés au laboratoire de l’Hôpital Général. Présentation du site de l’HMD à Gilles OLIVIER. L’activité en ce dimanche paraît modeste, autant qu’on puisse en juger lors d’une brève visite des services. Lundi 3 mai 2010 Accueil à la direction de l’HMD, présentation des objectifs de chacun. Arnaud LAURENT, coordonateur pays, appelle d’Abidjan et propose que Gilles OLIVIER soit présent au moins à la première journée du Comité de Liaison. YP participe à la visite en Pédiatrie avec Dr. Daniel AHUI. Les activités liées à la proposition devenue quasi systématique d’une sérologie VIH aux parents (le plus souvent la mère) de tout enfant hospitalisé sont effectives depuis mars 2009. Mme Régine OGOU, conseillère issue de l’association SELETCHI, expose la proposition de dépistage, ses modalités et ses conséquences. Son revenu est assuré par un financement ESTHER. Les résultats de cette activité ont fait l’objet d’une communication affichée au Vème congrès francophone VIH/SIDA de Casablanca en mars 2010 (cf. poster en annexe). En juin 2010, les prélèvements sanguins veineux des enfants, adressés au laboratoire, devraient être remplacés par des prélèvements capillaires au bout du doigt avec mise en œuvre immédiate de sérodiagnostics rapides selon la formule CEDIP, avec toujours l’objectif d’une amélioration du rendu des résultats. Le secteur « grands enfants » est actuellement fermé (sert de lieu de stockage des lits des salles « médecine adulte », actuellement fermées pour travaux). Ceci correspond au tiers de la capacité du service environ. Les sanitaires du service ont été entièrement refait et rééquipé. L’entretien des abords est néanmoins insuffisant (cf. illustration ci-dessous à gauche), laissant subsister d’éventuels gîtes larvaires à proximité directe des enfants hospitalisés. Beaucoup de locaux demeurent encombrés par des matériaux divers, obsolète ou hors d’usage. Il constitue donc un bon potentiel d’espaces à réaffecter (par exemple ancienne cuisine en pédiatrie, puisqu’une cuisine centralisée a récemment été inaugurée). L’appatam reste à reconstruire (s’y tenait antérieurement les séances quotidiennes d’éducation sanitaire pour les mères d’enfants hospitalisés et servait de chapelle chaque dimanche, cf. illustration ci-dessus à droite). Le secteur « néonatologie » a été entièrement réhabilité sur financement ESTHER (l’inauguration était prévue en février ; elle a dû être reportée compte tenue de l’annulation de notre mission). Les locaux sont propres et fonctionnels. Ce jour là ils étaient peu utilisés (2 mères et leurs 2 nourrissons). Si le taux d’occupation le justifie, en complément de la couveuse neuve fournie par ESTHER, la réparation des 2 modèles plus anciens provenant d’un don américain antérieur pourrait être envisagée. A mon avis, l’une au moins des « couveuses rustiques » historiques devrait être conservée, à titre de témoin (ne pouvait jamais tomber en panne prolongée puisqu’elles étaient toujours réparables sur place à moindre coût) et en cas de panne sérieuse du modèle sophistiqué actuel. Y compris dans les locaux rénovés, l’équipement exhaustif de tous les points d’eau (robinet sans fuite, distributeur de savon, essuie mains en papier jetable ou en tissu régulièrement changé ne semble pas exhaustif), de menus travaux d’électricité reste à achever (cf. illustrations ci-dessous). L’essentiel des enfants pris en charge ce jour sont environ 6 ou 8 hospitalisés de 3 à 6 ans, admis pour convulsions fébriles, posant la question étiologique d’un neuro-paludisme, d’une méningite bactérienne ou encore de banales convulsions réactionnelles à une affection fébrile. La plupart présentaient en outre une anémie profonde (3 à 7 g d’hémoglobine/dl). Les règles simples de prise en charge pour ce qui est la question quotidienne de pédiatrie en milieu tropical ne sont pas appliquées (Ponction Lombaire et recherche d’hématozoaire dès l’admission, mise en route du traitement anti-palustre ou antibiotique en fonction de l’orientation clinique et des résultats biologiques immédiats). Les obstacles principaux semblent être les longs délais pré-hospitaliers (qui justifient donc d’agir au plus tôt, dès après l’admission), l’absence de pratique médicale collective (la visite est faite tour à tour par chacun des praticiens, sans échanges réguliers entre ceux-ci, sans possibilité de réévaluer les conséquences des orientations et prescriptions initiales), l’absence de référence à un guide thérapeutique usuel, l’absence de délégations de tâche suffisantes au personnel soignant, l’absence de Contre-Visite en fin de journée. Lors de la sortie, le carnet de santé de l’enfant n’est pas systématiquement rempli, des conseils de prévention pour prévenir la récidive (par exemple vis à vis du paludisme) ne sont pas systématiquement répétés. La question d’éventuelles séquelles neuro-psychologiques n’est pas abordée de façon explicite avec la Maman. Globalement le coût des hospitalisations, des examens biologiques et radiologiques puis des traitements (le prix de l’hospitalisation ne correspondant en fait qu’à un forfait d’hébergement auquel se rajoutent toutes les prestations médico-techniques) paraît être l’obstacle majeur à l’activité en pédiatrie. Le geste PL est gratuit, l’analyse cytologique du LCR coûte 5.000 FCFA, la dose quotidienne de Ceftriaxone (céphalosporine de 3ème génération) est facturée 5.000 FCFA (une hospitalisation de 8 jours pour méningite bactérienne doit pouvoir se monter à 40 ou 50.000 FCFA, soit 500 francs, environ 70 euros). Si le diagnostic est assuré et l’évolution favorable, soit. Si le traitement est conduit de façon anarchique (pas de PL initiale, traitement anti-palustre présomptif, aggravation, refus de payer la PL, début de l’antibiotique, interrompu prématurément quelques jours plus tard en raison de son coût, par exemple) cela fait très cher pour quitter l’hôpital avec un enfant présentant de lourdes séquelles neurologiques définitives. On s’interroge alors doublement sur l’habitude prise d’avoir recours dans le même temps à de nombreux traitements symptomatiques associés (antitussif, expectorant, anti-nausée, ralentisseur du transit par exemple), tous inutilement coûteux ? En outre, la prise en charge des anémies ne paraît pas optimales : transfusion très fréquentes dans des conditions de sécurité qu’il conviendrait d’évaluer, déparasitage pas assez systématique et pas suffisamment ciblé sur l’ankylostome, apports en fer et en acide folique trop brefs. Enfin des soins de base comme le nettoyage des plaies superficielles (application d’éosine) mériterait d’être revu. Le choix entre lavage des mains et/ou recours à l’alcool glycériné (susceptible d’être produit localement) devrait être réfléchi, effectué, suivi, évalué. A l’issue de la visite, déjeuner au nouveau restaurant du personnel (sis dans les anciens locaux du centre de formation). Poursuite de la journée de travail aux consultations. Brève rencontre des Drs. Justin Konan CHATIGRE, interniste, responsable des secteurs d’hospitalisation puis Janvier LOKOUA, gynéco-obstétricien. On m’apprend à cette occasion que l’activité dépistage des dysplasies cervicales aurait récemment été implantée à l’Hôpital Général. Il demeure délicat d’obtenir des chiffres, mêmes approximatifs, concernant les activités des maternités à l’hôpital public comme à l’HMD, la séroprévalence de l’infection VIH, les activités de prévention de la transmission de la mère à l’enfant (PTME). Mardi 4 mai 2010 Visite à la Maison d’Arrêt et de Correction (MAC) de Dabou Dr. Daniel AHUI et YP sommes reçus par Mme Adjoua KEITA-OUATTARA, régisseur, et son adjoint M Tia SOUMAHORO. La prison compte 350 détenus pour beaucoup moins de places, dont environ 15 femmes, détenues dans un quartier séparé. Les hommes sont répartis en 3 quartiers : détenus âgés et fonctionnaires, plus aisés, et deux autres cours, une pour les musulmans, une pour les chrétiens où la densité est oppressante (tous les détenus ne peuvent s’allonger simultanément). La cellule occupe le fond de la cour, un abri (pluie ou soleil) occupe le centre de celle ci. Le « placard » pour ranger ses effets personnels se limite à un sac en plastique accroché au mur. Les « douches » et les « latrines » sont des plus sommaires, sans aucune intimité. Les détenus reçoivent un repas par jour le midi (bouillie de maïs). La préparation de celle-ci est confiée à des détenus. Mme le régisseur a le projet de développer le potager, situé à l’extérieur de l’enceinte, confié aux détenus en fin de peine, afin d’améliorer l’ordinaire. Nous rencontrons brièvement le personnel de l’infirmerie : M Marcel NANDE, Infirmier Diplômé d’Etat et ses aides, issus d’une association intervenant auprès des prisonniers. Les locaux, exigus, ont été réaménagés et seront prochainement équipés (climatiseurs, réfrigérateurs, tests rapides) afin de pouvoir effectuer les sérodiagnostics sur place. Les examens de crachats sont acheminés au laboratoire de l’hôpital général par l’infirmier. Des consultations hebdomadaires sont assurées par le médecin chef de l’Hôpital Général (cf. supra). Lors qu’il s’est agit d’effectuer des « causeries » sur l’intérêt du dépistage du VIH, les détenus ont exprimé que leur souci prioritaire était la faim. 12 dépistages se sont avérés positifs, 2 patients ont dû être transférés à l’infirmerie de la MAC d’Abidjan (tuberculose résistante), 1 est sorti, sans que sa prise en charge à l’extérieur ait pu être organisée, 3 détenus sont sous Cotrimoxazole, 2 sont sous anti-rétroviraux. Tous les patients réclament à manger pour pouvoir mieux supporter leurs traitements. Les questions de la prise en charge des gardiens (dépistage de la tuberculose et du VIH) et de leur famille reste à organiser. La prévention de la transmission du VIH à l’intérieur de la prison n’est pas aisée à aborder, bien qu’elle soit à mes yeux prioritaire. Réunion du Comité Directeur Il m’a été autorisé d’assister à la réunion de celui-ci. Il réunit à un rythme hebdomadaire le directeur général, le directeur financier, le chef du personnel, l’infirmière générale et lorsqu’il est disponible, le médecin chef. Les différentes questions opérationnelles sont abordées : à titre d’exemple ce jour, situation budgétaire, accidents du travail à la nouvelle cuisine centrale, difficultés liées au nombre limité de lits de médecine adulte (travaux de réhabilitation en cours en salle de médecine, utilisation de l’hôpital de jour de médecine comme secteur d’hospitalisation). Cette dernière question n’aurait-elle pas dû être anticipée ? C’est l’occasion de souligner que de nombreuses salles semblent inutilisées, le plus souvent dans le secteur « consultation ». Quid du service « kinésithérapie » ? On souligne ici que les chambres dites « de catégories » (chambres d’hospitalisation individuelles, censées être plus confortables, plus onéreuses et donc plus rentables) sont inutilisées et fermées (chronique d’un échec annoncé, cf. rapports antérieurs). La clientèle aisée potentiellement intéressée par ce type de prestation exige une prise en charge attentive, coûteuse en personnel, et se dirige beaucoup plus facilement vers des cliniques d’Abidjan. Déjeuner de travail avec Dr. Thérèse KONAN Celle-ci assure une vacation hebdomadaire de gastro-entérologie à l’HMD. Le remplacement de l’endoscope usagé utilisé pour les fibroscopies gastriques est envisagé. L’amélioration de la prise en charge des co-infections VIH-hépatites virales chroniques est abordé. Visite du laboratoire & de la pharmacie Rencontre de Lala, Stevie COUMBA, Alphonse LEDJOUE et Konan NDA, technicien responsable. Les 2 hottes aspirantes, venues de Vannes, acheminée grâce à la fondation du Dr Rudolf LEUPPI, installées par Jean-Michel BONJOUR et André JOUBEL en août 2009 ne sont pas utilisées. Pascal POUEDRAS avait insisté sur le risque pour le personnel du laboratoire de continuer à effectuer sans protection les étalements de crachats à la recherche de bacilles tuberculeux. C’est son rapport fin 2007 qui avait amené à sélectionner ce matériel en priorité. Il semble que le personnel du laboratoire ait préféré réserver ces hottes à l’hypothétique et future mise en place d’une activité de bactériologie (l’une des deux aurait alors pu être utilisée pour l’étalement des crachats ?). Nous avions répondu à la sollicitation concernant ce projet, effectivement parvenue à Vannes fin 2009, qu’il nous semblait nécessaire avant d’installer cette activité de définir : - avec les médecins prescripteurs le choix de quelques examens bactériologiques prioritaires (outre la tuberculose, pneumocoque, méningocoque, salmonelles, par exemple), - les critères de prescription des examens (modalités des prélèvements, horaires, prélèvements effectués avant le traitement présomptif, etc…), - le coût (prix de revient, tarif exigé du patient) et la gestion des consommables, - la capacité des médecins prescripteurs à réviser leurs prescriptions en fonction des résultats et de l’évolution du patient à la 48ème-72ème heure, etc… En outre la mise en route de cette activité au sein du laboratoire de l’HMD passe nécessairement par l’établissement d’une collaboration régulière avec un laboratoire de référence (Institut Pasteur d’Adiopodoumé ou de Cocody, CePReF de Treichville par exemple) afin d’assurer le recyclage du personnel, le contrôle de qualité, l’aide à l’interprétation. Si tel n’est pas le cas, il est à craindre que les activités de bactériologie ne connaissent le sort de celles d’hormonologie et marqueurs tumoraux : prescriptions rares, péremption des réactifs (un réfrigérateur plein), arrêt du Minividas… Dépister le cancer primitif du foie par une alphafoetoprotéine (tarif 14 000 FCFA) n’est pas inintéressant, mais dépister, prendre en charge et surveiller une hépatite virale B ou C chronique est un préalable (seul la recherche de l’Ag HBs est proposée pour un coût de 7 000 FCFA). La encore, nous avions exprimés des réserves vis à vis des choix opérés en 2007. Sont ensuite abordés à la pharmacie avec Noë GNAGNE, pharmacien, et François BOZOU, préparateur, les questions suivantes : - mise en place du « centre de documentation », - choix des médicaments essentiels (la liste du 3 juillet 2009 comporte encore de trop nombreuses références, de coûteux et inutiles traitements symptomatiques dépourvus de tout service médical rendu), - prescriptions collégiales, selon des protocoles préétablis, - développement des soins palliatifs, recours aux antalgiques, - la place des visiteurs médicaux au sein de l’HMD semble s’être considérablement accrue au fil des années. Mercredi 5 & Jeudi 6 mai 2010 Comité de Liaison, Abidjan Les différents résumés des communications présentées en séances, sont disponibles sur support informatique. L’information essentielle pour l’évaluation de nos programmes est la mise à disposition des premiers résultats de mesure de charge virale par l’équipe du Pr. Eugène MESSOU du CePReF du CHU de Treichville. Après plus de 6 mois de traitement, à Dabou, 1/3 des patients ont une charge virale mesurable, évoquant plusieurs mécanismes : - pas de traitement disponible (rupture de stocks,…), - traitements non pris (importance de l’éducation thérapeutique), - sélection de souche virale résistantes. Ces résultats après 3 à 4 ans de mise à disposition d’antirétroviraux de première ligne (souvent coformulés, assez simple à prendre, relativement peu coûteux), implique un recours fréquent dans les mois et années à venir à des traitements de secondes lignes (plus complexe à prescrire, plus difficile à prendre, beaucoup plus cher). Dans le même temps, Gilles OLIVIER, cadre infirmier, poursuit sa mission à l’HMD, plus particulièrement centrée au niveau du bloc opératoire afin d’appréhender les organisations, la stérilisation des matériels, le circuit des déchets. Ses premières constatations sont les suivantes. Bloc opératoire : Descriptif des locaux : L’architecture du bloc est de conception ancienne. Le bloc opératoire de l’HMD comprend une salle d’opération équipée et une autre salle plus appropriée aux examens, pansements et chirurgie sans anesthésie. Circuit au bloc : l’accueil du patient au bloc est fait à l’entrée ; le patient est installé sur un brancard de transfert pour atteindre la salle d’opération Il faut traverser la salle de « réveil » afin de rentrer en salle d’opération. Une marque sur le sol à l’entrée du bloc délimite l’accès autorisé aux personnes habilitées au bloc. Les intervenants doivent se déchausser pour cela et mettre des chaussures, sabots appropriés pour circuler au sein du bloc ; Il n’y pas de salle de pré anesthésie, La plupart des interventions sont pratiquées sous ALR. L’apport et l’installation par le CHBA de deux appareils d’anesthésie permettent l’anesthésie générale au masque et le contrôle des paramètres (TA, saturation O2, pouls). Après l’intervention, le patient reste sur la table d’opération jusqu’à ce que son état permette son transfert dans une autre pièce « de réveil » où sont installés des lits. Cette salle n’est pas équipée pour une surveillance type salle de réveil. L’occupation de la salle d’opération par un patient en phase de réveil ne permet pas une rotation importante de l’activité chirurgicale ; Le patient, réveillé, repart dans son service d’hospitalisation sur un brancard, accompagné par le personnel du bloc. Le vestiaire du personnel exerçant au bloc est situé dans deux pièces sommairement aménagées (type réserve) dans le couloir attenant à l’entrée de la salle d’opération. Il n’y a pas d’effet sas entre le déshabillage « civil » et le port de la tenue professionnelle (pyjama). L’entretien des locaux est assuré par du personnel d’une société prestataire. Pour le nettoyage de la salle d’opération, du mobilier et de la table d’opération, un seul seau est utilisé avec des pièces de tissus trempées dans une solution désinfectante ou de l’eau de javel diluée ; Le bloc est régulièrement nettoyé à l’eau de javel. La personne nettoyant la salle porte une tenue, masque et gants appropriés à cette tache ; pour autant, le personnel du bloc peut être présent dans la salle sans porter le pyjama de bloc, charlotte et masque pour ranger du matériel ou entretenir les réserves. La salle d’opération comprend deux tables d’opération, deux respirateurs d’anesthésie, bistouris électriques, différents guéridons et tables avec du matériel. Trois armoires permettent le rangement du matériel consommable et dispositifs médicaux nécessaires aux interventions. Sur ces armoires se trouvent des documents papiers, cahiers et divers bacs avec du matériel dans une solution de décontamination (bistouris électriques, tuyaux aspiration). L’encombrement de ces armoires ne permet pas un nettoyage complet des surfaces. Contigu à la salle d’opération se trouve le sas de lavage des mains équipé de deux auges. Ce sas est ouvert sur le couloir de circulation du bloc. Deux containers à eau permettent de constituer une réserve en cas de pénurie d’approvisionnement en eau. Il n’y a pas de séparation (porte) entre la salle d’opération et ce sas de lavage. La réserve de matériel stérile se situe dans le prolongement de la salle dans un local fermé vers l’extérieur. Le matériel (instrumentation + champs) y est stocké sur des rayonnages par spécialités chirurgicales. Un chariot dit d’urgence sert également de support au matériel. Un ampli de brillance mobile est réparti sur les deux couloirs du bloc (entrée et couloir devant la salle pour le cerceau et l’écran TV) ce qui nécessite des manipulations pour le positionner en salle d’opération si nécessaire. Il n’y a pas de système de surpression de la salle. Le couloir d’accès à la salle permet le stockage de brancards, de la table réa-bébé, des différents supports pour une des tables d’opération, des bouteilles d’oxygène, armoires diverse et poupinel. Un des placards de ce couloir sert de réserve de pharmacie et de dispositifs médicaux. Un local servant de poste stockage ménage, de différents matériels, tabliers, vidoirs est situé au niveau couloir d’accès au bloc. Son encombrement ne permet pas une réelle optimisation de la surface. Constats et réflexions L’architecture ancienne du bloc entraîne des difficultés au niveau des circuits à respecter pour le personnel et l’accueil des patients. L’encombrement de la salle d’opération par les différents matériels ou armoires ne permet pas un entretien et nettoyage optimal. Il s’avère que l’arrivée d’un container de matériel pour le bloc et l’établissement a nécessité de transférer des réserves extérieurs au bloc le contenu de celles-ci dans des les armoires en salle ; le rangement de ces réserves permettrait de libérer la salle d’opération de ce surplus. Pour assurer une hygiène des locaux, la salle d’opération ne devrait contenir que le strict minimum nécessaire à l’intervention. Les armoires pourraient être remplacées par des chariots mobiles identifiés anesthésie ou bloc (ibode) facilement nettoyables ; ce type de chariot de rangement existe dans l’établissement, comme en pédiatrie, où l’un d’eux n’est d’ailleurs pas utilisé. Le chariot dit d’urgence vérifié avec le personnel s’avère vide de matériel et demanderait à être ré-affecté ou retiré de la salle de stockage de matériel stérile. Il n’y a malheureusement pas assez de place au sein du bloc pour tout redéployer. Le local de stockage ménage pourrait après travaux, redéploiement ou réaménagement des locaux être transformé en vestiaire permettant aux utilisateurs du bloc de ne circuler qu’en pyjama dans le couloir « propre » devant la salle d’opération et créer ce sas entre les différents secteurs. La présence en salle des utilisateurs nécessite que le port de la tenue de bloc soit respecté, avec masque et charlotte sur les cheveux. Les dates de péremption du matériel stérilisé à l’autoclave sont vérifiées. Les dispositifs médicaux en bacs de décontamination trempaient dans une solution périmée depuis quelques jours. Son remplacement devrait être systématique et les produits nécessaires mis à disposition par la pharmacie. L’équipement de la salle de « réveil » en matériel de surveillance permettrait également une optimisation du bloc et de son personnel. Service de stérilisation: Ce service est contigu au bloc opératoire. Son accès est délimité par une bande rouge peinte au sol qui sépare les deux services ; la salle des autoclaves donne sur le couloir extérieur du bâtiment. Il n’y a qu’un seul circuit entre stérile et non stérile (lavé, décontaminé). Le matériel provenant du bloc est préalablement mis à tremper au bloc dans une solution décontaminante avant d’être acheminé dans la salle de lavage ; le lavage à proprement parlé est exécuté dans une bassine eau+produit. Le lavage est manuel avec une brosse ; pas de laveur automatique. Le séchage est fait en exposant le matériel sur une table par gravitation et linge. Le conditionnement est fait dans des paniers grillagés avec champs opératoires tissus et compresses. La boite d’instruments est sous emballage papier avec papier témoin de passage en autoclave. Le service possède 3 autoclaves (dont 1 type cocotte-minute) ; seul l’un d’entre eux est fonctionnel, faute de pièces détachées pour réparer les autres. L’ancienneté des appareils rend difficile la possibilité de trouver les pièces détachées en Côte d’ivoire, s’agissant déjà d’appareils d’occasion. Les techniciens bio-médicaux de l’HMD doivent nous fournir les références de ces pièces afin que nous puissions essayer de les retrouver en France. En effet, l’autoclave restant ne permet aucun contrôle (bowie-dick, diagramme) des constantes nécessaires pour assurer une qualité de stérilisation garantie conforme. Cet appareil tombe régulièrement en panne, obligeant l’envoi du matériel au CHU d’Abidjan pour stérilisation, d’où surcoût. Les instruments chirurgicaux montrent des traces de détérioration (qualité de l’eau, vapeur ?). Le listing du matériel se fait à partir de classeurs photographiques datant de la présence des fondateurs anglais. L’apport de catalogues fournis par des laboratoires chirurgicaux pourrait être envisagé pour faciliter le répertoire des instruments et la composition des boites, ce qui contribue en partie à la sécurité de l’intervention par la fourniture d’un matériel complet (ces catalogues sont déjà disponibles au CHBA). Dans les réserves du bloc, la fondation suisse a offert plusieurs sets d’instruments de qualité qu’il faut inventorier de manière à remplacer le matériel ancien détérioré, ainsi que plusieurs containers à instruments ; ces containers nécessitent cependant d’avoir des filtres papier à usage unique. Le listing du matériel, la composition des boites, le nécessaire pour les interventions demanderait l’apport de matériel informatique pour permettre ce recueil et faciliter la tache des équipes à la fois du bloc et de la stérilisation. Gestion des déchets Comme cela a déjà été rapporté lors de précédentes missions, la gestion des déchets reste problématique à HMD. En effet si les salles de soins sont équipées de réceptacles pour aiguilles, lames, etc, en containers protégés DASRI, ceux ci sont toujours déposés dans la fosse au milieu d’un champ de bananiers derrière l’ancienne école d’infirmières. Cette fosse n’est pas délimitée et protégée des intrusions extérieures (enfants, animaux). Les risques infectieux sont importants par coupures et piqûres. Les déchets sont en partie brûlés sur place, mais de façon incomplète surtout en saison des pluies. Les déchets organiques provenant entre autres du bloc opératoire sont stockés dans une fosse type septique bétonnée non délimitée ni protégée des visiteurs potentiels. Qu’advient-il des déchets entreposés ? Cette visite des deux sites a été faite conjointement avec le chef du personnel et l’Infirmière Générale. L’incinération des déchets reste la solution proposée. Au vu du contexte national évoqué lors de la réunion du Comité de liaison d’Abidjan, la problématique est réelle. Sans avoir un calendrier d’installation à moyen terme d’un incinérateur performant, il serait souhaitable de rechercher à l’HMD l’emplacement spécifique à l’incinération des déchets qui existait, aux dires d’anciens professionnels de l’hôpital, il y a une vingtaine d’années. L’aménagement de cet espace en le protégeant pourrait être une solution alternative. Cela a été évoqué avec le DRH et l’IG. La protection de la fosse existante demeure toutefois une nécessité. Vendredi 7 mai 2010 Une rencontre de restitution a pu avoir lieu avec Dr Jean-Paul GOHOU, centrée sur les questions suivantes : - choix des partenaires dont le stage par comparaison pourrait avoir lieu à Vannes mi septembre, - compte-rendu des informations transmises par Dr Omer KAMELAN, directeur DGHP, à propos de l’éventuelle installation d’un incinérateur (préférer ATI incinérateur type « Muller », adapté à la quantité annuelle de déchet à traiter et aux exigences écologiques, à un incinérateur de Montfort), - problème de la non utilisation des hottes au laboratoire. Proposition d’une collaboration à ce sujet avec le CePReF. Samedi 8 mai 2010 Brève rencontre Dr Omer KAMELAN, directeur DGHP, à Abidjan. Définition des conditions préalables à la construction d’un incinérateur à l’HMD. Rencontres conviviales. Retour en France le soir. Activités Points forts Suivi d’une importante file active (mais des chiffres précis et détaillés manquent). Dépistage systématiquement proposé en Pédiatrie déjà effectif. Collaboration avec district et Hôpital Général pour la MAC. Lacunes Politique tarifaire sans rapport avec la demande solvable de soins mettant en cause de sérieuses questions éthiques. Réponses aux problèmes prioritaires de santé publique non organisée. Attention à la déstructuration d’activités existantes par les activités financées (cf. diabétologie/HTA par rapport au VIH/SIDA). Dépistage insuffisant en Maternité/PTME, Médecine Adulte, Chirurgie. Aller vers un test systématiquement proposé lors de tout recours aux soins ? Investissement/amortissement/charges de fonctionnement ? Vieillissement croissant des bâtiments et de l’infrastructure. Déséquilibre soignants/personnel administratif/personnel technique et d’entretien (environ 1/3 chacun) lié au vieillissement du personnel soignant et au non remplacement d’un à deux tiers des départs en retraite de ceux-ci. Recommandations/Projets A Vannes Amélioration échanges électroniques/documentation. Accueil de deux stagiaires mi-septembre 2010 (Dr. Daniel AHUI, généraliste en charge de l’activité dépistage en pédiatrie, et Pierre GOUN KEHOUA, infirmier de chirurgie, membre de l’équipe d’hygiène). Planning précis des deux semaines à établir (YP & GO ?). Projet radiologie/cf. Daniel BOUGNOUX, ingénieur bio-médical. Projet FOGD/cf. gastro-entérologues libéraux Clinique Océane ou service de gastroentérologie CHBA (accueil Mme le Dr. Thérèse KONAN pour un stage, reconditionnement d’endoscopes réformés susceptibles de lui être confiés, puis mission sur place pour soutien à la mise en place). Projet élastométrie : interrogation partenaires industriels sur la faisabilité, au sein d’un programme de développement prise en charge des hépatites virales chroniques, de l’implantation d’un « Fibroscan° ». Le projet de réouverture de l’Ecole d’Infirmières marque le pas. A ce stade, l’envoie sur place d’élèves infirmier(e)s demeurent hypothétique (conditions d’accueil, encadrement sur place, objectifs de stage, etc…). L’implication de l’IFSI de Vannes est une spécificité du jumelage Vannes/Dabou, particulièrement adapté au contexte scientifique et international (accent mis sur la délégation de tâche, l’ETP, l’hygiène hospitalière). La problématique de la raréfaction des soignants à l’HMD est critique (nombreux départs en retraite eu égard au petit nombre des personnels en cours de formation à l’INFASS d’Abidjan). A brève échéance, l’HMD risque d’être un hôpital sans soignant ! Le recours alternatif à du personnel de la fonction publique ne risque-t-il pas de faire de lui un hôpital privé à personnel public ? Quelle serait alors la cohérence de son projet et sa réelle autonomie de gestion ? Dans le même temps, des projets de décentralisation de l’INFASS sur plusieurs sites à l’intérieur de la Côte d’Ivoire seraient en cours, le projet de réouverture de l’école de l’HMD ne pourrait-il s’insérer dans ce mouvement ? La réhabilitation des internats (pour l’hébergement des élèves) qui sont dégradés promet d’être coûteuse. La plus part des locaux d’enseignement sont réaffectés (Direction du District, restaurant du personnel). Ils nécessiteraient donc d’être réimplantés (et totalement rééquipé). Dans l’état actuel des choses, seul un puissant et ambitieux partenariat extérieur semble en mesure de prendre en charge ce projet. L’engagement de l’IFSI de Vannes dans le jumelage depuis trois ans, justifie pleinement d’intégrer Dabou au projet « formation infirmière » financé par l’Agence Française de Développement. A ce jour, nous ne disposons pas d’un engagement écrit fort d’Esther dans ce sens. Inspirés par les études médico-économiques d’Esther DUFLO, ne pourrions-nous pas rechercher des partenaires pour appuyer le financement et le recouvrement des coûts par l’HMD ? Pourraient être sollicités, par exemple, le Dr. Olivier GRIMAUD, département d’économie de la santé, ENSP Rennes, ou le GIP Santé Protection Sociale expertise Internationale (GIP-SPSI) pour aider à la mise en place d’une tarification accessible et améliorer les relations comptables HMD/mutuelles, caisses de retraites, entreprises agroindustrielles. Des collaborations de ce type (GIP Esther/GIP Spsi) sont-elles envisagées ou déjà effectives ? Rechercher d’autres sources de financement : collectivités locales (villes, département, région), clubs services à caractère caritatif (Rotary, Lion’s, etc…), fondations des laboratoires pharmaceutiques (par exemple fondation GSK, fondation BMS « secure the future », fondation Abbott, notamment pour des projets spécifiques type co-infection VIH/tuberculose ou hépatites, vaccination du personnel de santé contre l’hépatite virale B). Prise de contact avec la direction de la prison en vue instauration d’échanges directs entre les administrations pénitentiaires. Implication de l’équipe infirmière de l’UCSA dans le jumelage. A Dabou Hygiène hospitalière Incinérateur/gestion déchets. Bloc/autoclave. Médecine du travail/vaccination VHB/AES. Lavage des mains/alcool glycériné. Prise en charge des patients PTME (coordination HMD/Hôpital public ?). Tuberculose/hépatites virales chroniques. Prise en charge anémies/sécurisation des transfusions. Pharmacie/médicaments antalgiques/soins palliatifs. Suivi virologique/suivi clinique/place des associations/recherche des perdus de vue/développement Education Thérapeutique du Patient. Prison/soutien nutritionnel/développement dépistage formes contagieuses de tuberculoses/association des gardiens aux activités. A Vannes, Saint Avé (EPSM), Bordeaux (Cadillac ?), Bingerville ??? Envisager projet VIH/TB à l’hôpital psychiatrique, par analogie avec le projet MACA ? Ces différents axes possibles (tous ne peuvent être envisagés simultanément) seront travaillés dans les mois à venir, particulièrement lors de nos échanges prévus en Bretagne en septembre puis en Côte d’Ivoire en octobre). Conclusion provisoire L’ensemble de ses réflexions ne peut aboutir à la mise en place d’activités de soins pérennes et efficaces qu’avec l’engagement plein et entier des partenaires. A Dabou, il convient de s’approprier les règles de fonctionnement du GIP Esther. Soumettre un projet de budget du double du montant jugé « possible » quand la consommation des allocations précédentes a pris du retard, c’est s’exposer à une perte de crédit dommageable. A Dabou comme à Vannes, ce projet ne peut rester celui de quelques uns. Toutes les bonnes volontés doivent être encouragées, ce qui passe par une implication réelle des professionne(le)s et un effort de formation continue renouvelé. C’est à ce prix que les idées de nouvelles collaborations pourront advenir et aboutir. A Vannes, il conviendrait de créer un « groupe de travail » ( ?) permettant d’animer de façon coordonnée et régulière les activités de coopération. L’implication de l’ensemble des équipes soignantes du service de Médecine Interne devrait être recherchée. A Paris, on attend expertise mais aussi écoute, partage et encouragements imaginatifs de la part de l’équipe du GIP. Ce qui est promis doit être tenu, il convient donc de ne promettre que ce que l’on est en mesure de tenir. Dans ce domaine là aussi, il est difficile de faire plus avec moins d’argent. On tient à souligner l’engagement quasi gratuit des hospitaliers français dans ce domaine, alors qu’ils assument déjà leurs tâches quotidiennes dans un environnement « contraint ». A Abidjan, on espère qu’un nouveau coordinateur pourra remplacer dans les meilleures conditions la regrettée Dr. Madiara OFFIA-COULIBALY, à laquelle on rend hommage et à qui l’on souhaite une pleine réussite dans ses nouvelles fonctions. RAPPORT DE MISSION FORMATION « Prise en charge de personnes atteintes du VIH & gestion des risques infectieux » U INFORMATIONS GENERALES U Pays : Côte d'Ivoire Lieu de la mission : Dabou U U U U Thème de la formation : « Prise en charge de personnes atteintes du VIH (maladie et ETP) et gestion des risques infectieux » U U Profil des participants : - Conseillers communautaires, - Préparateur en pharmacie, - Techniciens de laboratoire, - Infirmiers, - Sage-femmes, - Chirurgien-dentiste, - Médecins. U U Nombre de personnes formées : 20 (annexe 1) U U Principales structures concernées : Hôpitaux Méthodiste et Public de Dabou U U Date de la mission : du 10 au 17.10.2010 U U Nombre de jours de formation : 5 jours U U Nombre de jours de compagnonnage : aucun U U Nom des principaux intervenants (annexe 2) U U Côte d’Ivoire : -Pr Serge EHOLIE et Dr Ismaël OUATTARA (service des maladies infectieuses et tropicales, CHU de Treichville, Abidjan) -Drs Daniel AHUI et Jean Paul GOHOU (Hôpital Méthodiste, Dabou) U U France : -Dr Yves Poinsignon (service de médecine interne et maladies infectieuses, CHBA, Vannes) -Gabrièle Coutelette (coordinatrice pédagogique IFSI CHBA, Vannes) -Florence Poinsignon (cadre de santé formatrice IFSI CHBA, Vannes) U U 1 CONTEXTE U Conception, organisation, réalisation et évaluation de la session se sont déroulées de novembre 2008 à octobre 2010 : Période Activité Participants mobilisés Nombre d'heures consacrées Novembre 2008 Elaboration projet - Véronique Lorre (directrice IFSI CHBA) - Gabrièle Coutelette (coordinatrice pédagogique IFSI) - Florence Poinsignon (cadre de santé formatrice IFSI) - Dr Yves Poinsignon (Praticien Hospitalier, interniste infectiologue CHBA) 35 h x 4 personnes = 140 heures Juin 2009 Présentation projet CEP ESTHER - Laurent Bouchardon (Directeur adjoint CHBA) - Dr Yves Poinsignon - Florence Poinsignon 7 h x 3 personnes = 21 heures Juin 2009 Participation journée des hospitaliers ESTHER - Laurent Bouchardon - Dr Yves Poinsignon 7 h x 2 personnes = 14 heures Novembre & Décembre 2009 - Préparation interventions - Véronique Lorre + formalités + vaccinations - Gabrièle Coutelette - Florence Poinsignon - Dr Yves Poinsignon 21 h x 4 personnes = 84 heures Janvier 2010 - Visa biométrique + réunion de travail - F.Poinsignon : participation aux échanges ETP (Esther/GSK) 7 h x 4 personnes = 28 heures Février 2010 Annulation mission à la veille du départ compte tenu du contexte politique. - Véronique Lorre - Gabrièle Coutelette - Florence Poinsignon - Dr Yves Poinsignon 22-23 et 24 - Formation SFLS & - Florence Poinsignon Mars 2010 Esther : « Coopération inter - Gilles Olivier hospitalière Nord-Sud dans le domaine du VIH – Améliorer la qualité des interventions du Nord » 21 h x 2 personnes = 42 heures 9-16 Mai 2010 5 journées ½ x 2 personnes - Mission Hôpital Méthodiste Dabou et Comité de liaison Abidjan - Gilles Olivier - Dr Yves Poinsignon 2 Juin 2010 Présentation projet CEP ESTHER - Dr Yves Poinsignon 7 heures Juin 2010 Participation journée des hospitaliers ESTHER - Laurent Bouchardon 7 heures Juin 2010 - Formation continue - Florence Poinsignon Réseau Diabète, Rennes « ETP : pourquoi, avec qui, comment ? » 7 heures 5-18 - Stage par comparaison à Septembre Vannes 2010 - Pierre Goun Keuoua - Dr. Daniel Ahui Plusieurs séances de travail consacrées à préparer session FMC Septembre - Visa biométrique + 2010 réunion de travail - Gabrièle Coutelette - Florence Poinsignon - Dr Yves Poinsignon 7 h x 3 personnes = 21 heures Octobre 2010 - Gabrièle Coutelette - Florence Poinsignon - Dr Yves Poinsignon 50 heures x 3 personnes = 150 heures - Session de formation continue Dabou TOTAL : > 500 heures = 70 journées = 14 semaines pour 5/6 personnes impliquées La session se tient finalement deux semaines avant le premier tour de l’élection présidentielle ajournée à plusieurs reprises depuis 2005, la campagne électorale se déroulant dans le calme. 3 SESSION DE FORMATION U Contexte et objectifs généraux de la formation A partir de problématiques locales, - Ressourcer les pratiques des participants dans la prise en charge des personnes atteintes par le VIH, - Choisir/former des personnes relais pour garantir la continuité de l'action. U Objectifs pédagogiques (programme détaillé de formation en annexe 3) U U 3 axes : 1. Le patient et son entourage - Infection VIH en Côte d'Ivoire : favoriser la compréhension de la pathologie VIH afin d’optimiser la prise en charge des patients en tenant compte du contexte local, U - Education thérapeutique: développer et structurer l’ETP effectuée par les soignants et le personnel associatif. 2. Les professionnels de santé et la gestion des risques - Accidents d’exposition au sang: favoriser la protection individuelle du personnel soignant lors de la prise en charge d’une personne atteinte de VIH et d’autres pathologies infectieuses locales, U Hygiène hospitalière : optimiser les mesures. 3. Désignation de personnes relais : pérenniser les activités entreprises - Suivi du nombre d’infection chez les patients, du nombre d’AES chez les soignants, suivi sérologique et vaccinations effectuées auprès du personnel, - Appropriation et utilisation des supports ETP, - Réajustement, formalisation et mise en œuvre d’autres protocoles d’hygiène hospitalière. U U Principales techniques pédagogiques utilisées - Autotests, - Apports théoriques avec participation active, - Etudes de cas cliniques, - Jeu de rôle, - Elaboration de protocoles et de documents d'information pour le personnel soignant et les patients dans le domaine de l'hygiène hospitalière, - Elaboration d’un classeur avec tableaux ARV adultes et enfants + photos pour ETP aide au suivi & à l’observance des traitements. U Outils pédagogiques remis aux participants - Contenu des interventions, - Méthodologie/écriture de protocoles, - Matériels et documents ETP, - Liste bibliographique et sites internet pour faciliter la recherche documentaire, - Cartable, bloc-notes & divers documents remis à chaque participant. citer listes des documents en annexe ? Avis GC : Avez-vous toutes les références ? U 4 DEROULEMENT DE LA FORMATION ET BILAN U 1. Thèmes abordés U - Prise en charge VIH (épidémiologie et histoire naturelle de l’infection, dépistage en milieu de soins, actualité thérapeutique ARV, IOS, co-infection tuberculose, AMP, PTME) - ETP (représentations VIH, définition ETP, but, critères de qualité, démarche éducative, observance) Autotests (VIH et ETP) : (cf. document joint) En début de formation, les connaissances sont présentes pour la majorité des participants à l’exception du traitement (indications et surveillance) et de la démarche éducative en ETP. Les connaissances ont été consolidées : le taux de bonnes réponses est quasi total en fin de formation quelque soit la catégorie professionnelle des participants. U U Apports théoriques et temps de mise en pratique à partir d’études de cas cliniques et d’un jeu de rôle. Divers supports pour l’ETP ont été proposés (cf. liste du matériel ETP). Un classeur résumant l’utilisation des ARV disponibles actuellement à l’HMD tant pour les enfants que pour les adultes (avec photos à l’appui) a été conçu sur place par Yves et Florence Poinsignon avec l’aide du pharmacien, Dr. Noé Gnagne, afin d’améliorer les séances d’ETP, notamment consacrée à l’observance médicamenteuse. U U - Hygiène hospitalière : Autotest en amont et après la formation : (cf. document joint) L’autotest en début de formation a démontré de bonnes connaissances initiales. Toutefois, le nombre de bonnes réponses a globalement augmenté après la formation et le nombre de « ne sait pas » a diminué pour les 32 questions. U U Apports théoriques : - Problématiques d’hygiène hospitalière en Côte d’Ivoire et à Dabou, généralités concernant les mesures en hygiène hospitalière, hygiène du personnel, précautions standard et précautions complémentaires, gestion du linge et des déchets, les accidents d’exposition au sang. U U Temps pratique : - Ecriture de 4 protocoles (par groupes de 5 personnes) en lien avec l’hygiène des mains, les précautions standard et complémentaires, l’hygiène et asepsie lors des soins et accouchements. U U 2. Points forts U « Formation – action » mise en œuvre avec implication réelle des participants. U U Formation centrée sur problématiques locales avec perspective de poursuite des activités Cf. recommandations/suivi de projet en hygiène hospitalière et ETP (cf. annexe 4) U 5 Organisation efficace et efficiente des collaborateurs ivoiriens. U U Complémentarité des intervenants ivoiriens et européens en termes d’apports théoriques, de méthodes pédagogiques et d’animation. Impact de la présence du Pr Serge Eholié & de son collaborateur. Investissement déterminant de l’ensemble des partenaires ivoiriens ayant antérieurement effectué un séjour à Vannes. U U Echanges riches du fait de l’hétérogénéité professionnelle du groupe (médecins, sagefemmes, infirmiers, …) et d’établissements différents : HMD, hôpital public, maison d’arrêt. U U 3. Points à améliorer/propositions U - Traiter moins de thèmes mais favoriser encore l’aspect pratique : concrétiser supports, protocoles en commun et compléter la formation pratique au sein des unités de soins (« compagnonnage » en situation d’exercice). EVALUATION DE LA FORMATION PAR LES PARTICIPANTS U Avant la formation, tous les participants ont exprimé le souhait d’acquérir ou d’approfondir leurs connaissances. U U En fin de formation, 19 participants sur 20 ont renseigné un bilan écrit (cf. annexe n°5) La grande majorité est « très satisfaite » ou « bien satisfaite » en lien avec : - Transfert possible au niveau de l’activité professionnelle, - Apport de connaissances, - Moyens pédagogiques mobilisés, - Organisation générale des journées de formation, - Echanges inter-professionnels. U U Pour 18 sur 19 participants, la formation a répondu à leurs attentes, tant au niveau de la prévention, prise en charge de PVVIH et ETP, que de l’hygiène hospitalière. Dans les appréciations générales, les participants soulignent particulièrement l’interactivité des échanges et la qualité du partage d’expériences. D’autre part, la compétence pédagogique et l’expertise de tous les formateurs ont été appréciées. Toutefois, 3 participants ont trouvé que trop de thèmes ont été traités sur la durée de la formation. Par ailleurs, 1 participant (partiellement présent lors de la formation) est dans l’ensemble « peu satisfait ». Proposition : - La majorité des participants exprime le souhait d’inscrire la formation dans la durée (tant à Dabou qu’à Vannes) U U RECOMMANDATIONS U 6 Propositions générales U Centre de Documentation à L’HMD Vœu exprimé tant par les participants que les formateurs lors des échanges au cours de la session de formation : un centre de documentation pour permettre une mise en commun des documents de références pour l’ensemble des professionnels (à l’HMD mais accessible à l’Hôpital Public). Un accès aisé à l’internet serait une opportunité de développement de nos échanges. U U U Accueil au CHBA à Vannes Souhait exprimé par certains participants et intervenants (Pr Eholié, Dr Ouattara, Nebah N’Dabla Marie, Ouattara Adjaratou …) de venir effectuer un stage par comparaison au CHBA à Vannes (prise en charge PVVIH, ETP, sécurité transfusionnelle). U Missions à venir à Dabou En priorité : mission « maintenance » de l’ingénieur et/ou techniciens biomédicaux du CHBA : maintenance et formation à l’entretien du matériel (appareil de radiographie, 2 machines à laver le linge & 2 autoclaves en panne …). Comment envisager la co-infection VIH-tuberculose sans radiographie du thorax, comment améliorer l’hygiène sans stérilisation ni buanderie ? Un partenariat CHBA/fondation Rudolf Leuppi serait à organiser (sélection des appareils achetés en Suisse, organisation de la maintenance). Recherche collaboration DGHP pour mise en place récupération et tri des DASRI et modalités de financement de la construction d’un incinérateur. U Proposition de formation continue tous les 2 ans (durée 5 jours) : - 2 jours de partages et suivi d’expériences avec les référents déterminés au cours de la formation 10/2010 en matière de prise en charge du VIH, ETP et hygiène hospitalière. - 1 jour d’information pour l’ensemble du personnel HMD et hôpital public. - 1 jour de mise en pratique dans les unités de soins ou les services techniques spécifiques (buanderie, stérilisation, …) - 1 jour de formation sur la sécurité transfusionnelle (anémie, classeur hémovigilance, …) U U Propositions spécifiques U Prise en charge des personnes atteintes par le VIH - Maintenir & développer partenariats entre HMD, Hôpital Public et MAC à Dabou avec le Service des Maladies Infectieuses du CHU de Treichville (SMIT) : coopération Sud/Sud. - Soutien à la prise en charge des co-infections VIH-tuberculose, hépatites virales B & C, élargissement offre de dépistage en vue accès précoce aux traitements antirétroviraux. U ETP - Contact par mail entre la référente ETP de l’HMD (Ebah N’Dabla Marie) et Florence Poinsignon (par l’intermédiaire du mail du directeur ou secrétariat ?). U Hygiène hospitalière - Contact par mail entre Dr JP Gohou et Gabrièle Coutelette (poursuite de l’écriture de protocoles). U 7 CONCLUSIONS U Session de formation continue U - Participation active et implication réelle de la part des professionnels de santé HMD, MAC (Maison d’Arrêt et de Correction) et Hôpital Public. - Collaboration efficace des médecins du CHU de Treichville et de l’HMD permettant d’adapter la formation au contexte de la Côte d’Ivoire. - Formation – action concluante et à poursuivre avec les partenaires de l’HMD, MAC et Hôpital Public Perspectives U - Suivi des axes d’amélioration par les intervenants du CHBA/IFSI de Vannes, - Poursuite des stages par comparaison au CHBA à Vannes, - Organisation à un rythme régulier de sessions de formation continue (environ tous les 2 ans), Le 16/10/2010, bref échange de vues avec Dr Simplice Adouko, ACONDA-VS, sur les opportunités de partenariat HMD-CHBA avec l’ONG ACONDA, - puis rencontre du Professeur Bernadette Nandjui, rééducatrice fonctionnelle, doyen de la Faculté de Médecine d’Abidjan et présidente du Conseil d’Administration de l’HMD, plus particulièrement consacrée au projet d’éventuelle réouverture du centre de formation des infirmiers à l’HMD. U U ANNEXES U 8 Annexe 1 Liste des participants N° IDENTITE DES PARTICIPANTS 01 MOSSAN MAROSETA SABINE 02 FONCTIONS CONTACTS STRUCTURES SAGE-FEMME 03393228 HMD Dr DONGO SANDRINE MEDECIN 07709300 HMD 03 Dr EMMA NIAMKEY MEDECIN 07644119 HMD 04 TIEMOKO GONDO RAPHAËL INFIRMIER 07624585 HMD 05 N’DRI ANNE MARIE INFIRMIERE 06297832 HMD 06 OGOU K. REGINE 06293753 SELETCHI 07 DALABO JOSEPHINE CONSEILLERE COMMUNAUTAIRE INFIRMIERE 09507482 HMD 08 GOUN KEUOUA PIERRE INFIRMIER 05866393 HMD 09 KOFFI CLAIRE INFIRMIERE HMD 10 Dr NZANZIMANA JEAN CLAUDE MEDECIN 05931196 08651888 03749338 11 BENIE FRANÇOIS PREPARATEUR PHARMACIE 09673826 03142514 HMD 12 N’DAH RAYMOND INGENIEUR TECHNIQUES MEDICALES (LABORATOIRE) 05477391 40427276 HMD 13 OUATTARA ADJARATOU 01064494 SELETCHI 14 COULIBALY SALIMATA SYLVIE CONSEILLERE COMMUNAUTAIRE SAGE-FEMME 02054777 HGD 15 NANDE KONAN INFIRMIER 08009929 MAC DABOU 16 YEDMEL HERMANE CONSEILLER COMMUNAUTAIRE 08604478 ONG FIP HMD 9 17 KONE LAURENCE SAGE-FEMME 07211084 HGD 18 EBAH N’DABLA MARIE INFIRMIERE 46387879 HMD 19 KOFFI GNAMAKA GENEVIEVE SAGE-FEMME 05942014 HGD 20 Dr KOUADIO AWOUH FIRMIN CHIRURGIEN DENTISTE HMD Annexe 2 Equipe pédagogique : liste des Intervenants Nom et prénom Structure Fonction Pr Serge Paul Eholié CHU Treichville Professeur maladies infectieuses et tropicales Dr Ismael Ouattara CHU Treichville Assistant maladies infectieuses et tropicales HMD Médecin Dr Daniel Ahui Contact /Adresse mail 05571402 07905451 07656931 [email protected] U Dr Jean Paul Gohou HMD Chirurgien 07842233 jeanpaul_gohou@yah oo.fr HU U Gabrièle Coutelette Florence Poinsignon Dr Yves Poinsignon Institut de Formation en Soins Infirmiers, CHBA Vannes Cadre de santé, coordinatrice pédagogique Institut de Formation en Soins Infirmiers, CHBA Vannes Cadre de santé, formatrice Centre Hospitalier Bretagne-Atlantique Vannes Praticien hospitalier, médecine interne & maladies infectieuses gabriele.coutelette@c h-bretagneatlantique.fr HU florence.poinsignon@ ch-bretagneatlantique.fr HU yves.poinsignon@ ch-bretagne-atlantique.fr U U 1 HEURES JOUR 1 08 - 09 h Séance introductive en présence : Direction HMD, présidente CA, Direction district, PNPEC, ACONDA 09 - 10 h 10 h 15 11 h 15 11 h 15 12 h 15 14 h 30 16 h 00 16 h 00 17 h 30 Ouverture Séance introductive Annexe 3 Programme de la formation JOUR 2 JOUR 3 Actualités Synthèse ETP thérapeutiques ARV (J2) Jeu de rôle Observance Autotest ETP et VIH Autotest problématique hygiène hospitalière (HH) Côte d’Ivoire PAUSE CAFE Diagnostics syndromiques, traitements IO Epidémiologie infection VIH Problématique co-infection VIH/TB Histoire naturelle infection VIH Travaux en groupe pour rédaction protocoles HH sur thématiques abordées J 3 Actualités thérapeutiques ARV Présentation autotests Dépistage en milieu de soins JOUR 4 Infections nosocomiales, généralités sur moyens de lutte Hygiène soignant Hygiène mains Précautions standards Aide médicale à la procréation : restitution Suite travaux de groupes : rédaction de protocoles HH Choix méthodologie protocoles Rédaction protocoles sur thèmes du matin • Ateliers PEC ARV • ETP • HH Ateliers • PEC ARV • ETP • HH Aide médicale à la procréation 12 h 15 – 14 h 15 PAUSE DEJEUNER Education Précautions Gestion du thérapeutique du spécifiques linge patient (ETP) Asepsie lors des soins Gestion des • définition déchets • but ETP : qualité rôle infirmier démarche éducative : étapes, études de cas JOUR 5 PTME Autotest final HH Restitution Ateliers spécialisés et recommandations du séminaire Clôture formation 11 ANNEXE 4 Recommandations et suivi des projets LA GESTION DU RISQUE INFECTIEUX A L'HOPITAL METHODISTE DE DABOU Propositions du groupe crée au cours de la formation continue ESTHER pour les professionnels de santé en octobre 2010 : COMITE DE REDACTION DE PROTOCOLES EN HYGIENE HOSPITALIERE U I LE COMITE U 1. Composition du groupe : U - Dr. Gohou Jean-Paul (chirugien – garant du suivi de l'écriture des protocoles) - Dr. Nzanzimana Jean-Claude (président du comité de lutte contre les infections nosocomiales à l'HMD) - Madame Koffi Claire (Infirmière générale) - Monsieur N'Dah Raymond (Ingénieur des techniques médicales) - Madame Koffi Gnamaka Geneviève (sage femme hôpital public) - Dalabo Joséphine (infirmière) - Monsieur Goun Keuoua Pierre (infirmier) - Monsieur Tiemoko Gondo Raphaël (infirmier) 2. Missions du comité U - Poursuivre l'écriture de protocoles en hygiène hospitalière en fonction des priorités fixées. - Garantir la mise en place et le suivi des protocoles en collaboration avec le comité de lutte contre les infections nosocomiales, l'équipe opérationnelle d'hygiène et les référents dans les unités de soins. 4 protocoles ont été rédigés au cours de la formation : - hygiène des mains, - précautions standard - précautions complémentaires - hygiène et asepsie lors des soins et accouchements Ces protocoles sont recueillis dans un classeur intitulé : « Gestion du risque infectieux à l’hôpital Méthodiste de Dabou »par le Dr JP Gohou. Ce type de classeur sera mis à disposition dans tous les services de l’hôpital. Modalités de fonctionnement du comité : U U Réunions de travail trimestrielles entre les membres du comité. 1 II CONSTATS DE DEPART : U U Plusieurs problématiques en lien avec l'hygiène hospitalière ont été mises en évidence à l’HMD : - Problèmes architecturaux, - Manque de matériel divers, - Non-respect des circuits propre/sale, - Au niveau des postes « lavage des mains » : il manque pour la majorité des postes un élément (essuie-mains ou poubelle ou savon liquide ou robinet), - Problèmes de gestion du linge et des déchets - Manque de références communes (protocoles) pour harmoniser les pratiques et ainsi prévenir le risque infectieux. U U Eléments positifs/ressources : U U - Containers pour objets tranchants, piquants à disposition, - Le personnel soignant ne porte pas de bijoux aux mains/poignets, - Possibilité de mise à disposition d’une solution hydro-alcoolique des mains (alcool glycériné réalisé en officine à Dabou, - Absence de pénurie d’eau, - Présence d’eau de javel et d’antiseptiques type Bétadine, - Possibilité de confection de serviettes en tissus pour équiper les lavabos. III AXES D’AMELIORATION : U U - CONCEPTION (objectifs de l'amélioration et contenu formalisé dans un protocole), - ORGANISATION (calendrier, responsabilités déterminées...), - REALISATION (mise en oeuvre du protocole : mise en place du matériel, approvisionnement et maintenance du matériel, formation du personnel...), - EVALUATION (suivi de l'application du protocole : visite dans les unités, audit annuel...). IV PRIORITES A COURT TERME U 1. LIMITER LA TRANSMISSION DES GERMES PAR LES MAINS principal facteur de risque pour contracter une infection nosocomiale (objectif de la première année 2010-2011) 2. ORGANISER LA COLLECTE DES DECHETS ET DU LINGE V PROJET : HYGIENE DES MAINS U Mettre en œuvre le protocole concernant le LAVAGE DES MAINS U U 1 Etape 1 U →Equiper tous les lavabos ENTIEREMENT et prévoir une procédure d’approvisionnement : U QUAND Octobredécembre 2010 U QUOI QUI COMMENT Etat des lieux de tous les Goun Keuoua robinets (réparation si Pierre fuite, mise en place si absence) Recenser précisément : - nombre de robinets absents - type de fuite des robinets en précisant les lieux Savon liquide doux Bétadine Scrub Tiemoko Gondo Raphaël - Recenser unités de soins sans produits - Examiner possibilités de flacons/distributeurs disponibles - Réfléchir à une procédure d'approvisionnement des produits (commande des produits à la pharmacie) Solution hydroalcoolique (alcool glycériné) N'Dah Raymond - Examiner possibilités de flacons/distributeurs disponibles - Réfléchir à une procédure d'approvisionnement des produits (commande des produits à la pharmacie) Essuie-mains : - usage unique pour secteurs à risque (bloc, néonatologie...) - en tissus pour autres secteurs Dalabo Joséphine - Évaluer nombre d'essuie-mains à usage unique disponibles pour les secteurs à risque - Voir avec la buanderie pour la confection d'essuie-mains dans des draps non-utilisés - Réfléchir à une procédure de changement et d'approvisionnement des serviettes : quand, par qui ? - Poubelles ouvertes Koffi Claire - Recensement des poubelles ouvertes disponibles (1 pour chaque lavabo) → Chaque participant transmet le résultat de l'état des lieux à Claire Koffi (infirmière générale) pour l'élaboration d'un budget prévisionnel annuel (investissements : robinets, réparation de fuites, poubelles, approvisionnement en savon liquide, bétadine scrub et alcool glycériné), → NB : il est primordial de clarifier l’approvisionnement (exemple : qui change les serviettes ? À quel rythme ? Qui achemine les serviettes sales à la buanderie, qui récupère les serviettes propres ?). 1 Etape 2 U Janvier-Février 2011 U → Informer tous les soignants en apportant le matériel dans les unités (savon doux, solution hydro-alcoolique), U U → Expliquer les types de lavage des mains (quand, comment ?) et l’utilisation de la solution hydro-alcoolique (afficher les techniques de lavage des mains), U U → Recenser liste des personnes ressources par service. U N.B. Organisation du passage dans les unités de soins à prévoir (répartition entre les 8 membres du comité de rédaction des protocoles) : représente environ 28 séances Avril 2011 U → Suivi de la mise en place du protocole au bout de 3 mois : U rencontrer de nouveau les soignants pour recueillir les difficultés rencontrées et améliorer éventuellement les pratiques Janvier-Février 2012 U → Evaluation de la mise en oeuvre par le biais d'un audit. U U Animation de la séance-projet : Dr. Jean-Paul Gohou et Gabrièle Coutelette U U 1 Suivi en ETP Référents : Ebah N’Dabla Marie « Mary » (infirmière) Ouattara Adjaratou « Adja » (conseillère communautaire) Ogou K. Régine « Gina » (conseillère communautaire) Bénié François « Bebe » (préparateur en pharmacie) U Participants à l’atelier J5 : 3 infirmiers (2 HMD et 1 MAC) 2 conseillères communautaires 1sage femme 1 préparateur en pharmacie U U Supports : - Démonstration des outils (mallette GSK) pour guider et améliorer l’ETP individuelle et collective à l’HMD, - Elaboration de supports pour observance médicamenteuse (tableaux ARV adultes et enfants écrits et photos), - Elaboration d’un questionnaire d’évaluation destiné aux PVVIH participants à l’ETP. U U Propositions d’étapes : Rapports bi annuels (6 mois et 1 an) par les référents (coordination des rapports par la référente ETP HMD : Ebah N’ Dabla Marie « Mary » : U U • • • • Utilisation des différents outils (mallette, tableaux ARV enfants et adultes, guides), Difficultés rencontrées, Utilisation du questionnaire d’évaluation destiné au PVVIH, Amélioration des « groupes de paroles » organisés à l’HMD (temps < 1h, choix du thème et conseils en prévention, utilisation du matériel confié, confidentialité), Mise à disposition de locaux adaptés (bureau formalisé et possibilité de fermeture pour préserver le matériel d’ETP), Vœu du groupe de participants : centre de documentation (mise en commun des supports et articles à disposition). U • • U 1 MATERIEL confié pour ETP A « Mary » (infirmière référente ETP HMD) 1 mallette ETP (GSK) Classeur des tableaux ARV enfants et adultes disponibles à l’HMD (avec photos) Classeur constitué par FP : • Rapport journée ETP (10/2010) • Diaporama FP • Autotest participants (vierge et avec réponses) • Questionnaire pour PVVIH • Dossier d’éducation thérapeutique, guide 1er entretien… • Définition ETP par OMS • Concepts conselling • ARV : Tableau guide récapitulatif Europe Brochures (Tibotec) : VIH et femmes, premier traitement ARV, VIH et IST… Affiches (Tibotec) VIH et traitement Atlas de l’Observance A « Bebe » (préparateur en pharmacieHMD) Atlas de l’Observance ARV (atlas et CD) A « Adja » (conseillère communautaire HMD) « Le sida : 12 affiches pour en parler » de Migration santé Cassettes et CD pour animation des groupes de parole Brochures (Tibotec) A « Gina » (conseillère communautaire pédiatrie HMD) 1 mallette ETP (GSK) Brochures (Tibotec) A « Sally » (sage – femme Hôpital public, vacataire maternité HMD) Classeur « Violence sexuelle/Grossesse – Naissance Information sexuelle/contraception (mallette Migration santé) 1 Annexe 5 Evaluation de la formation par les participants 1 BILAN DES PARTICIPANTS DE LA MISSION FORMATION « Prise en charge d'une personne atteinte du VIH et gestion des risques infectieux » INFORMATIONS GENERALES Pays : Côte d'Ivoire Lieu de la mission : Dabou Date de la mission : du 11. au 15.10.2010 Nombre de jours de formation : 5 Nom des principaux intervenants Treichville : -Dr. Eholié -Dr. Ouattara Dabou : -Dr. Gohou -Dr. Ahui Vannes : -Florence Poinsignon -Yves Poinsignon -Gabrièle Coutelette Attentes des participants avant la formation Tous les participants ont exprimé le souhait d'acquérir ou d’approfondir leurs connaissances. Analyse des expressions après la formation 19 participants sur 20 ont renseigné le document (choix proposé aux participants : bilan anonyme ou nominatif) 1 1. Degré de satisfaction : Critère Transfert possible au niveau de l'activité professionnelle Critère Cotation Très satisfaisant 4 Bien satisfait 12 Plutôt satisfait 2 Peu satisfait 1 Très peu satisfait 0 Pas du tout satisfait 0 Cotation Très satisfaisant Apport de connaissances Bien satisfait Critère Moyens pédagogiques mobilisés Critère Nombre d’expressions Nombre d’expressions 7 9 Plutôt satisfait 2 Peu satisfait 1 Très peu satisfait 0 Pas du tout satisfait 0 Cotation Nombre d’expressions Très satisfaisant 12 Bien satisfait 6 Plutôt satisfait 1 Peu satisfait 0 Très peu satisfait 0 Pas du tout satisfait 0 Cotation Très satisfaisant Bien satisfait Organisation générale des Plutôt satisfait journées de formation Peu satisfait Nombre d’expressions 4 10 4 1 Très peu satisfait 0 Pas du tout satisfait 0 2 Critère Echanges interprofessionnels Cotation Nombre d’expressions Très satisfaisant 8 Bien satisfait 9 Plutôt satisfait 1 Peu satisfait 1 Très peu satisfait 0 Pas du tout satisfait 0 Commentaire : il s'agit de la même personne qui a renseigné à plusieurs reprises « peu satisfait». Il est à noter que ce participant n’a pas suivi la formation dans son ensemble. Question N° 2 : La formation proposée répond-elle à vos attentes ? Si oui, en quoi. Si non, pourquoi ? 18 sur 19 participants ont répondu OUI à cette question. Au niveau de leurs commentaires, les attentes ont été satisfaites et largement soulignées en terme d'acquisitions et d'approfondissements de connaissances, tant au niveau prévention, prise en charge d'une personne atteinte du VIH et l'éducation thérapeutique que l'hygiène hospitalière. Autres commentaires : 1 expression à chaque fois « - Tous les sujets ont été abordés concernant le SIDA - Premier recyclage concluant - Méthode de travail en éducation thérapeutique développée - En lien avec l'hygiène hospitalière : *formation bien venue, *meilleures connaissances personnelles pourront permettre un changement de comportement *intéressant de savoir rédiger un protocole » La personne peu satisfaite pour la majorité des éléments de la question 1, a répondu : NON. Argument :« pour les personnes n’ayant jamais prescrit de traitements ARV ou n’ayant suivi aucune formation sur le traitement ARV, il était difficile de suivre. » Question N° 3 : Appréciations générales − − − − − − − − − − − Commentaires des participants : 1 expression à chaque fois «Enrichissement Interactivité Echanges profitables Echanges de qualité Partage d'expériences Formation bienvenue Formation complète – la mise en œuvre va revaloriser l'hôpital Ateliers riches (prise en charge du VIH) Tout a été bien fait Réponse aux préoccupations Très bonne organisation 2 − Très satisfait pour l'hygiène, mal perçue à l'HMD jusque là − Précautions standard appréciées » En lien avec les formateurs : 1 expression à chaque fois − « Formateurs compétents − Convaincants − Bonne pédagogie − Ils ont su faire passer les messages − Dévouement perçu − Moyens pédagogiques de très haute qualité » Par contre : − trois personnes ont trouvé qu'il y avait trop de thèmes traités − une personne a trouvé qu'en fin de formation, le temps d'échange était trop court, n'ayant pas permis de poser toutes les questions − parfois, apports avec débit rapide (1 expression) − la personne « peu satisfaite » concernant plusieurs points a trouvé la formation « passable ». Question N° 4 : Propositions − Répéter régulièrement cette formation (6 expressions), formation continue tous les ans (2 expressions), − Formation des conseillères et l'IDE en ETP : partage avec Vannes, formation continue à Vannes (2 expressions) − Montant des perdiems plus conséquents pour accroître la motivation (2 expressions) 1 expression à chaque fois : − « Formation plus courte mais avec des pratiques sur le terrain − Formation à tour de rôle pour tous les professionnels de santé − Équipe de supervision pour chaque domaine d'activité − Pour la bonne exécution des recommandations en hygiène, la Direction de l'hôpital devrait être présente − Session pour les médecins à part − Souhait de l’infirmière générale : documentation sur l'organisation en soins infirmiers » RAPPORT DE MISSION DE FORMATION CONTINUE rédigé le 15.11.2010 par Florence et Yves Poinsignon Gabrièle Coutelette Documents joints := autotests VIH / ETP et Hygiène Hospitalière 2