Aqualia, 3 semaines de retard
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Aqualia, 3 semaines de retard
32 Colmar M ar di 1 6 d éc em b r e 201 4 L ' AL S A CE AQUALIA Réouvertureavectroissemainesderetard La réouverture de la piscine Aqualia, initialement prévue pour les premiers jours de 2015, devrait finalement être effective le 26 janvier. Un léger retard dans certaines finitions explique ce délai supplémentaire. Les travaux auront donc duré plus de sept mois, mais le résultat s’annonce réussi. Olivier Roujon La Ville n’a pas fait les choses à moitié pour tenter de faire de la piscine Aqualia un outil fonctionnel, mais aussi un lieu agréable. Après plus de sept mois de travaux de grande ampleur, le léger retard pris dans certaines finitions ne représente qu’une simple péripétie, lorsqu’on sait que le résultat final a de fortes chances de satisfaire toutes les catégories d’usagers. Aqualia, qui devait normalement rouvrir dès le début du mois de janvier, ne pourra pas le faire avant le 26 janvier. Rappelons que les bassins avaient fermé le 26 mai. Meilleurs accès Au départ de ce projet ne se trouvait qu’une volonté de corriger « un certain nombre de malfaçons assez importantes, dont des fuites, rappelle Maurice Brugger, adjoint au maire de Colmar en charge de la jeunesse, des sports et des loisirs. Ces malfaçons avaient même été constatées par le tribunal administratif de Strasbourg. Nous avons donc fait jouer les assurances dépendant de la prescription décen- nale dont nous bénéficions ». Finalement, la municipalité a décidé d’aller plus loin en effectuant aussi des travaux de mise aux normes et d’amélioration des équipements. Certains locaux, comme les vestiaires, ont été repensés et agrandis, et les accès pour personnes handicapées réaménagés. Plus généralement, ces sept mois auront permis l’installation de fonds mobiles en inox ou l’utilisation de matières antidérapantes pour éviter les glissades. Le coût des travaux est d’environ trois millions d’euros. « Tout doit être parfait » Les vestiaires de la piscine Aqualia ont été réaménagés, pour devenir plus vastes mais aussi plus fonctionnels. Le fait que la réouverture de la piscine Aqualia ait été repoussée d’un peu plus de trois semaines ne s’explique que par un petit retard dans la réalisation de certaines finitions. « Tout doit être parfait, mais toutes les personnes qui se sont abonnées à Aqualia pour le mois de janvier n’en supporteront pas les conséquences, car cela sera évidemment pris en compte, insiste un Maurice Brugger manifestement satisfait du résultat. Nos objectifs sont atteints, aussi bien La piscine Aqualia de Colmar rouvrira normalement le 26 janvier. Ce petit mois de retard s’explique par quelques finitions à peaufiner, comme l’installation de fonds mobiles. Photos L’Alsace/Hervé Kielwasser en termes de qualité que d’espace, d’accès et même de sécurité ». Du côté des usagers, personne ne semble véritablement handicapé par ce retard. Au contraire, certains sont même impatients de découvrir la nouvelle version d’Aqualia. L’opinion de Philippe Haebig est intéressante à double titre. En tant qu’usager et amateur de natation, il n’a pas ressenti de surcharge au Stade nautique durant les travaux, « contrairement à ce qu’affirmaient certaines rumeurs », qui semblent avoir le don de l’agacer. En tant que président du club de Triathlon de Colmar, il salue le fait que la Ville ait « cherché à préserver au maximum l’activité des clubs sportifs, notamment les entraînements. En ce qui concerne Aqualia, les choses s’annoncent vraiment bien, à ce que j’ai vu. L’idée de refaire les vestiaires, par exemple, me paraît bienvenue ». CINÉMA Bel-Air,undécorde« banlieue » Le tournage d’Asphalte, le film de Samuel Benchetrit, a débuté hier comme prévu (L’Alsace du 28 novembre) dans la cité Bel-Air, à Colmar. Présent en Alsace depuis quelques jours déjà, le réalisateur de Janis et John et de J’ai toujours rêvé d’être un gangster a jeté son dévolu sur un décor hors du commun, celui d’une barre d’immeuble de la rue de Hunawihr dont une partie a été détruite en vue d’un réaménagement urbain futur ; un environnement visiblement parfait pour mettre en scène ses souvenirs de jeune banlieusard parisien, que Samuel Benchetrit avait couché sur papier dans les cinq tomes de ses Chroniques de l’asphalte. Initialement programmé en octo- bre, le tournage avait été repoussé pour cause d’un casting chamboulé, Jean-Louis Trintignant étant remplacé au pied levé par Gustave Kerven. L’équipe de tournage, les acteurs et les figurants vont travailler toute la semaine dans ce décor colmarien. Après les fêtes, d’autres scènes devraient être tournées à Colmar, durant cinq semaines au moins. Quel avenir pour le Colisée après le départ de son directeur ? Daniel Uhmann, le directeur du cinéma Colisée, prend sa retraite. La nouvelle s’est répandue dans la ville comme une traînée de poudre. Cela va-t-il faire boum ?… Le Colisée, rue du Rempart à Colmar, perdra son directeur fin de l’année. Annick Woehl Les premiers plans du long-métrage de Samuel Benchetrit ont été tournés hier à Colmar. Photo L’Alsace/Hervé Kielwasser Clin d’œil Tout le monde en parle en ville : Daniel Uhmann, directeur du Colisée, prend sa retraite fin décembre. C’est tout du moins une page qui se tourne, et un regret pour le public de ce cinéma qu’incarnait avec caractère et tempérament le Colmarien. Mais, au-delà, du côté personnel de la nouvelle, se pose la question de l’avenir des salles de la rue des Remparts. Et donc de l’avenir de la présence du cinéma d’art et d’essai à Colmar. Le problème, c’est que, comme d’habitude, les patrons des lieux, Jean-Claude et son fils Pierre Kieffer, gardent un silence obstiné. On a beau multiplier les appels téléphoniques, ils ne sont jamais là. Du moins, pour nous. Du coup, malheureusement, on en est réduit aux supputations. « Porte condamnée » à l’entrée (annexe) du Palais de justice : le verdict est tombé hier…Photo L’Alsace/Jean-Frédéric Surdey Bien évidemment, les cinéphiles prient ardemment les dieux du cinéma que le Colisée continue à vivre, mais on connaît les difficultés économiques de l’établissem e n t . E t m ê m e s i , j u s q u ’à maintenant, les gérants ont conservé cette maison sans doute à perte (il faut le souligner et même l’apprécier à sa juste valeur…), en COL02 cette période de crise, on peut se demander si le départ de Daniel Uhmann ne va pas marquer la fin du Colisée. Un des six salariés de l’équipe nous confie ne pas être inquiet du tout. Pour lui, la maison peut tourner même sans directeur, du moins pendant un certain temps. Daniel Uhmann affirme, par ailleurs, que « Jean-Claude et Pierre Kieffer ont promis de rénover le cinéma en 2015 ». Une relève au cas où… Il n’y aurait donc, a priori, aucun nuage au-dessus de la rue du Rempart. Mais on connaît la parole très friable des Kieffer père et fils. Du coup, l’angoisse monte. Et si le Colisée fermait ? Les yeux effrayés des cinéphiles se tournent, avec réticence mais espoir, vers le CGR voisin… Jocelyn Bouyssy, patron du groupe Georges Raymond à La Rochelle, a, lui, répondu à nos questions. Il assure qu’au cas où le Colisée fermerait, le multiplex de la place Scheurer-Kestner prendrait la relève sur le terrain de l’art et essai. « S’il y avait un déficit par rapport à la pluralité de programmation, on serait dans l’obligation de s’adapter. Mon métier, c’est que tous les films sortent, les plus populaires comme les plus difficiles. » Archives L’Alsace/Thierry Gachon Il explique que, pour le moment, il y a une sorte de répartition des rôles et une règle de conduite : personne ne « marche sur les platesbandes » de l’autre. Il conteste également l’image de son cinéma : « Ce n’est pas parce qu’on s’appelle CGR qu’on ne fait que du cinéma populaire. À La Rochelle, on a trois cinémas dont un 100 % art et essai. Il n’y a pas un film qui ne sort pas sur la ville. » Quid de la VO (projection en version originale sous-titrée) ? : « Le jour où il n’y aura plus de VO sur Colmar, on en fera forcément. Comme le potentiel de public pour ce type de projections n’est pas exponentiel, je verrais plutôt un nombre limité de séances, mais sur davantage de films. Un rendezvous hebdomadaire par exemple. Sur l’art et essai, on pourrait faire plus. » Un petit soulagement au cas où… Sauf qu’à l’ouverture du CGR, le groupe annonçait une salle en VO, ce qui, finalement, ne fut pas le cas. Disons que c’était pour ne pas concurrencer le Colisée. Disons surtout, ou plutôt espérons, pour tout le monde, que tout cela n’est qu’affabulation et que le Colisée poursuivra son chemin de nombreuses années encore.
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