Et un poète dit: « Parle-nous de la Beauté - Budget Participatif
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Et un poète dit: « Parle-nous de la Beauté - Budget Participatif
trente-cinquième parallèle Et un poète dit: « Parle-nous de la Beauté» un projet pour l’enfance et la première jeunesse La boussole du bonheur est la réconciliation penser et créer ? Pour le moment, le matériau textuel est narratif et à la première personne. Il a déjà commencé à se construire et à se définir à partir des improvisations conduites par Sabrina Pennacchietti (productrice/metteuse en scène), Frederico Nepomuceno (metteur en scène), Emmanuel Vilsaint (dramaturge et metteur en scène) et Simona Maurone (architecte / scénographe) pendant le laboratoire. Il continue de se développer, en relation avec l’évolution de la situation et au fil de rencontres humaines et artistiques. Chacun d’entre nous apporte et partage sa vision de l’art et du projet. Un travail en cours, qui a été l’occasion de construire un dialogue sur la thématique de la violence entre les différents éléments de la cité que sont les passants, les artistes et les acteurs culturels. Notre état d’urgence peut devenir un état poétique et humaniste. C’est devenu une nécessité depuis que nous avons peur d’une menace réelle ou invisible. D’ailleurs, la raconter est devenu un moyen de l’exorciser et de la transformer, en faisant une distinction entre les faits réels et nos fantômes. un projet pour l’enfance et la première jeunesse 7 - 13 ans LA GENÈSE DU TRAVAIL Aujourd’hui - La Beauté Le Projet Hier - La Peur En 2015 nous avons réagi aux événements en constituant un groupe de travail multidisciplinaire où nous nous sommes intéressés à la nature bestiale des relations humaines. Financés par l’Université de Vincennes-Saint-Denis, nous avons mis en oeuvre un laboratoire de théâtre de douze jours qui a pris la forme de groupes de parole publique et d’improvisations sur le plateau au sein de l’Université de Saint-Denis. Des textes et des photographies produits à cette occasion seront publiés dans un livre-photo : Portraits Urbains (titre provisoire), en novembre 2016. L’auteure, Alix Rampazzo, a choisi d’écrire à propos de ses promenades dans Paris, une ville qui a changé de visage dans les quelques jours qui ont suivi les événements de janvier, puis de novembre 2015. Comment marche-t-on dans un lieu devenu ‘’dangereux’’, où prendre ses libertés devient un risque et tout à la fois une nécessité vitale ? Comment raconter une sensation collective, celle de devoir être attentifs à tout et à tous, comme le sont les animaux ou les chasseurs? Quand le moindre bruit et changement contribuent à augmenter le degré d’attention, comment Aujourd’hui, sans laisser de côté ce besoin de mémoire comme prise en charge de la douleur et volonté d’aborder les événement avec lucidité, nous avons soif de beauté. Pour cette raison, nous voulons nous réappropier à la ville par le regard des enfants. L’idée est de faire raconter et de donner une interpretation du 10e arrondissement de Paris par de futurs créatifs. Leurs histoires, leurs souvenirs, leurs sensations, leurs idées créatives et leurs réflexions approfondies seront recueillis et retranscrits collectivement, sur un site qui deviendra un livre pour enfants et adultes. Ce livre n’a pas pour but d’être commercialisé car il s’agit d’un objet rare et précieux, élaboré en partenariat avec un peintre, Gennaro Scarpetta. l’objectif du projet est de mettre en acte les fonctions d’observation et d’appropriation du quotidien qui pré-existent chez ces jeunes participants. Ceux-ci auront l’opportunité de se rencontrer et d’interagir avec les artistes de l’association 35ème Parallèle pour développer avec eux leur sens de l’observation, leur relation au quotidien, la recherche du plaisir esthétique et poétique qu’il peut y avoir dans le fait de vivre dans une même cité, d’un point de vue autant personnel que collectif. II III LES OUTILS DU PROJET Les Ateliers Les premier rendez-vous créatifs pour présenter le projet auront lieu en décembre 2016 avec des classes de primaires, de secondaires et des associations de jeunes du 10e qui auront adhéré au projet avant la fin de novembre. Nous auront une attention particulière pour les écoles et les structures qui se caractérisent par une représentativité sociale et qui mettent en pratique les thématiques d’intégration et de cohabitation des communautés immigrées. Nous lancerons un appel à candidatures - date butoir en février 2017 - au terme duquel trois classe (écoles) ou structures seront sélectionnées. Nous proposerons alors pour mars et avril un atelier hebdomadaire d’écriture, en collaboration avec Sabrina Pennacchietti et Alix Rampazzo pour revoir l’ensemble du récit. Une rencontre/atelier avec le peintre Gennaro Scarpetta, qui illustrera le livre, est au programme. La publication Le livre sera publié pour novembre 2017. Il racontera le récit collectif retravaillé pour la publication et les illustrations du peintre Gennaro Scarpetta. Papier naturel X-Per 140 g/mq ( recyclé) Couverture sur un même papier 320g/mq Format off set Le site internet Il s’agit d’un journal de bord qui documentera les ateliers, la préparation du livre, et qui rassemblera tous les récits et les illustrations en relation avec le projet. IV V ASSOCIATION PORTEUSE DU PROJET 35° Parallèle Créée en début d’année par Anna Lébédeff (chargée de communication) et Sonia Somenzi (chargée d’édition numérique) trente-cinquième parallèle est une association culturelle qui vise à l’éclectisme. Après des années dans l’édition et l’art contemporain, elles décident de fonder une structure qui puisse offrir des objets culturels divers aux grès des rencontres: livres, vidéo, théâtre, expositions; ce mélange des disciplines est au cœur de l’association dans un esprit de liberté et de transmission. L’association travaille actuellement sur trois projets: la publication du conte bilingue (italien/français) pour enfants la mer dans le grenier, financé par la fondation Cavalsassi de Rome; la préparation d’un recueil de contes intimes, illustré par des photographies Portraits Urbains en collaboration avec l’université de Paris 8 ; et encore la préparation de l’exposition photographique Portraits d’artistes en collaboration avec la galerie Maître Albert à Sain Germain des Près. 2008, il s’installe à Paris où il travaille avec un collectif d´artistes européens dans la vieille usine de “l’Imprimerie 168”. Il présente ses oeuvres sur papier à la Galerie Carré d´artistes d´Aix-enProvence et Lyon. Il participe également à deux expositions collectives dans la capitale française. Durant ces dernières années on peut relever des évènements majeurs comme une exposition à la Galerie “Le petit prince” dans le cloître de San Francesco à Ravello et au printemps de 2011 l’exposition “ Assis sur les nuages” à la Galerie-J de Lodz en Pologne. En Août 2011 Scarpetta part à Berlin et installe son atelier dans le quartier de Prenzlauer Berg. Le 12 Février il ouvre les portes de sa première exposition dans la capitale Allemande “Häuser auf dem Kopf” sur la terrasse du Praxis-Mitte à Gendarmenmarkt. C’est alors qu’une de ses œuvres est sélectionnée comme finaliste pour l´exposition Collective du Prix “Arte Marina” en Italie à la Galerie Faro Arte (Marina di Ravenna, Août - 2012). À l´occasion de la XII Semaine de la Culture Italienne dans le monde il est invité pour une exposition personnelle “Favole, bugie e cieli neri”, à l’Institut Italien de Culture de Varsovie (Octobre 2012). Depuis Mai 2014 la Galerie “Cathedrale” de Fribourg présente ses œuvres et représente l’artiste en Suisse. Actuellement Scarpetta vit et travaille entre Paris et Bruxelles. Sabrina Pennacchietti L’ÉQUIPE Gennaro Scarpetta est né à Salerno en Italie en 1979. Après le Bac il fréquente pendant deux ans l’Institut de Théologie de Naples pour y suivre des cours de philosophie. Entre 2000 et 2004 il fréquente l´atelier de l´artiste Tarcisio Manta à Potenza en Italie du Sud. Il se familiarise avec les techniques de la peinture, de la sérigraphie et de la mosaïque. De retour à Naples il intègre l’Académie des Beaux Arts de 2004 à 2007. Il suit les cours des Professeurs Gennaro Vallifuoco et Paolo D’Orazio. Ces derniers deviennent ses maîtres et ses points de référence. C’est durant cette période qu’il présente ses premières toiles en collaboration avec Teobaldo Fortunato, critique et historien de l´art. Deux expositions personnelles vont le faire connaitre par la critique, la première à Salerno au complexe de Sainte Apollonia en Juin 2007 et la seconde à la Villa Wenner en 2008. De 2007 à 2008 il devient Professeur-assistant à l´Académie des Beaux-Arts de Naples et publie le premier catalogue de ses expositions “Questa storia di fili di Marionette”. Il illustre également “La divine comédie” et produit une vidéo d´animation pour qoob tv. A partir de Formée au théâtre et au cinéma à l’Université La Sapience de Rome et à l’Université de Paris 8, elle s’intéresse au domaine du spectacle vivant et à l’interaction entre scène et technologie. Elle se forme également en faisant des stages auprès de Carmelo Bene et Bruce Myers. Professionnellement, elle collabore avec Paolo Rosa, cofondateur du groupe de recherche artistique, Studio Azzurro, qui s’exprime à travers des installations vidéo, des environnements sensibles et interactifs, et par la conception et la mise en place de laboratoires théorique/pratique. Elle travaille également aux côtés du metteur en scène Giorgio Barberio Corsetti comme assistante à la mise en scène. Elle collabore avec le réalisateur Marco Bellocchio sur le court-métrage Zio Vanya (2002), expérience grâce à laquelle elle commence à travailler en tant qu’assistante réalisatrice, auteur et producer créatif dans le cinéma et l’audiovisuel. Elle a aussi collaboré au montage de courts-métrages d’arts et de documentaires. Pour 35ème parallèle, elle a conçu et concrétisé le laboratoire théâtral Portrait d’un tueur en série, le livre-photographique Portrait Urbains (en mars 2016, il fera l’objet d’une lecture radiophonique) et a réalisé l’exposition photographique Portraits d’Artistes qui sera présentée en novembre 2016 en galerie. Elle travaille actuellement comme auteur et réalisateur du documentaire I Cattivi Maestri (Sexy pochade à l’italien). Alix, une VI VII Gennaro Scarpetta jeune journaliste franco-italienne, fille de la « Doctrine Mitterrand », interview les anciens acteurs du groupe d’extrême gauche (Lotta Continua) et des groupes anarchistes italiens sur le thème de la déchéance de nationalité. Le film est en cours de préparation. En parallèle, elle a également développé des compétences transversales comme la conception et l’organisation de formations universitaires : Multimédia, Image, Spectacle Vivant. La conception et l’animation des formations pour l’enfance et la jeunesse. Alix Rampazzo Formée en Études Théâtrales aux universités de Strasbourg et Toulouse, elle exerce une activité d’écriture dans les domaines du théâtre et de la poésie orale, au sein de l’atelier d’écriture de Pascal Maillard et du collectif Oz’art citoyens. Depuis 2005, Elle apprend le jeu théâtral auprès de compagnies locales comme Le nid d’Andlau, la compagnie du Théâtre Athic et la Cigogne Enragée. Auprès de Nadia Foisil, metteur en scène de la compagnie Menschenstrasse et chercheuse à l’Université de Strasbourg, elle se forme à la danse-théâtre à partir du 2012. En 2014, elle intègre le Master de Création Littéraire de l’Université de Paris 8 dirigé par Olivia Rosenthal où elle approfondit sa pratique de l’écriture dramatique. Elle écrit également des articles pour le magazine Gonzaï. En novembre 2016 sortira son première texte Portraits Urbains. BUDGET tirage 500 exemplaires (Hors TVA) 7,30 / copie 3650 € 693,50 € 150 € 3700 € Chargée du projet 1900 € Conception, supervision du projet, contact avec les organismes 1800 € 900 € 3800 € Préface et corrections 500 € Communication 1300 € Flyers 300 € 226,50 € 1080 € 20000 € TVA (19%) scan HD des illustrations Illustrateur Intervenants ateliers Conception graphique Déplacements Imprévus total Le devis pour la réalisation des tirages a été rédigé par l’entreprise PENTA COLOR srl - Via A. Bucchi, 18 - 06012 Città di Castello - PG - ITALIE. VIII IX Sur la Beauté Et un poète dit : «Parle-nous de la Beauté». «Où chercher la beauté, et comment la trouver sans qu’elle soit le fil de vos jours et l’aiguille de votre boussole ? Et comment pouvez-vous parler d’elle, si elle ne prend l’aiguille et enfile vos paroles ? Ceux qui sont offensés et envahis d’affliction disent : «La beauté est aimable et agréable ; Elle marche parmi nous telle une jeune mère intimidée par sa gloire». Et ceux qui sont épris de passion d’infirmer : «Non, la beauté est plutôt puissante et terrifiante ; Elle nous enveloppe de pied en cap, ébranlant ciel et terre, tel un ouragan». Ceux qui réclament le repos disent : «La beauté souffle dans notre esprit de doux chuchotis. Sa voix s’incline devant nos silences pareille à une lueur qui vacille de peur devant les ténèbres». Mais ceux qui s’affairent sans repos objectent alors : «Nous avons entendu la beauté crier dans les montagnes, Et à sa voix se mêlaient des martèlements de sabots, des battements d’ailes et des rugissements de lions». La nuit, les veilleurs de la cité disent : «La beauté se lèvera avec l’aurore par-delà le levant». Et à midi les travailleurs et les voyageurs de rétorquer : «Nous l’avons vue derrière la fenêtre du couchant pencher la tête vers la terre». En hiver les montagnards disent : «Elle viendra avec le Printemps gambader dans les collines». Et dans les ardeurs de l’été les moissonneurs de soupirer : «Nous l’avons vu valser avec les feuilles d’automne, et nous avons vu un amoncellement de neige dans ses cheveux». Voilà tout ce que vous avez dit de la beauté. En vérité ce n’est pas d’elle que vous parliez mais de vos désirs inassouvis, Mais la beauté n’est point un désir mais une extase. Elle n’est point une bouche assoiffée ni une main vide tendue, Mais un coeur embrasé et une âme grisée. Elle n’est point l’image que vous désireriez voir ni le chant que vous aimeriez entendre, Elle est plutôt un chant que vous ne cesserez d’entendre, les oreilles bouchées et une image que vous continuerez à voir, les yeux fermés. Elle n’est point la sève qui coule dans les rides de l’écorce, ni une aile saisie par une griffe, Mais plutôt un jardin toujours en fleurs et une nuée d’anges toujours en vol. Peuple d’Orphalèse, la beauté est la vie lorsque la vie dévoile sa sainte face ; CONTACT Sabrina Pennacchietti (trente-cinquième Mais vous êtes la vie et vous êtes le voile. parallèle) La beauté est l’éternité se contemplant dans un miroir ; [email protected] Mais vous êtes l’éternité et vous êtes le miroir». 0033 7 82 53 45 00 Gibran Khalil Gibran X XI