5 Dictionnaire rues de Thouars
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5 Dictionnaire rues de Thouars
Dictionnaire-guide des rues de Thouars Version du 30 janvier 2016 1 Avant-propos Après celui de Louzy, ce nouveau dictionnaire-guide des rues concerne la ville de Thouars. Il est mis à disposition des habitants de Louzy et de tous ceux qui souhaitent s’informer sur les curiosités de la cité thouarsaise. Cette version comporte deux parties successives : - Le répertoire des avenues, boulevards, rues, promenades, impasses et chemins de A à Z Le répertoire des places, squares, ronds-points et autres lieux publics de A à Z. S’y ajoutent à la fin une chronologie des dates importantes de l’histoire de la ville, la suggestion de quelques itinéraires (avec ou sans guides de la ville) et une liste des maires de Thouars. Le guide a été conçu pour accompagner le promeneur et être lu sur un écran ou bien consulté sous une forme papier. Le périmètre choisi est celui de la commune de Thouars. Accompagnés de notices brèves, les noms de rues, promenades, chemins, avenues et boulevards, comme ceux des places, des parcs et des lieux singuliers sont classés par ordre alphabétique. Chaque notice comprend en général, une localisation sommaire, un texte court sur le nom de la rue, des éléments biographiques, une description des lieux, ambiances et paysages, et de temps à autre une image significative. Les noms soulignés renvoient à d’autres notices. Les rues et les places de Thouars racontent l’histoire de la ville, ne serait-ce que par leur nom et l’architecture des édifices, des plus modestes aux plus prestigieux, des plus anciens aux plus contemporains, de ceux qui sont visibles à ceux qui ont 2 disparu ou sont prévus. Elles en font le portrait en racontant en même temps l’histoire de la nation. Méconnue, Thouars est une ville singulière qui ne se réduit pas à quelques monuments d’une cité médiévale. Elle possède une incroyable épaisseur historique, culturelle et sociale, un charme discret et inoubliable que ce guide, en forme de dictionnaire, voudrait faire partager à tous les visiteurs. Les informations sont issues de sources citées. La plupart proviennent des travaux historiques publiés sur le site de la ville de Thouars par le Service de l'Architecture et des Patrimoines http://www.ville-thouars.fr/vah/serviceVAH/indexservice.htm Hôtel de Ville - BP 183 79103 Thouars [email protected] ainsi que de l’ouvrage Thouars de A à Z de Christelle Bègue et Sébastien Maurin (Allan Sutton éditeur, 2010). Les pages citées sont celles de cet ouvrage. Pour en savoir plus sur la ville de Thouars qui réunit 9 300 habitants au sein de la communauté de communes du Thouarsais, consulter : http://www.thouars-communaute.fr/ La carte ci-dessous est accessible sur google.map, avec les détails souhaités : ou directement par : http://www.cartesfrance.fr/carte-france-ville/plan_79329_Thouars.html 3 4 Mode d’emploi La commune de Thouars est divisée en neuf secteurs centrés sur la gare. Thouars Nord ouest (TNO) et ouest (T0) : à l’ouest de la route de Saumur Thouars nord (TN) et est (TE) : à l’est de la route de Saumur Thouars centre ouest (TCO) : à l’ouest des rues Victor-Leclerc et Victor-Hugo Thouars centre est (TCE) ), à l’est des rues Victor-Leclerc et Victor-Hugo jusqu’à la rocade - et est (TE) au-delà de la rocade Thouars sud (TS) Vieille ville (VV) des remparts est au Thouet à l’ouest Chaque notice est introduite par ces sigles de localisation. En italique gras des noms de rues fictifs correspondant à des regroupements de rues sur un même thème dans un quartier : par exemple rues des Provinces dans le quartier des Maligrettes, ou rues des Aviateurs (TS et TCE) En italique des informations pour les promeneurs. Sont soulignés les noms qui renvoient pour plus d’informations à des notices de rue ou de place. Les noms des rues et des places sont disposés par ordre alphabétique des patronymes lorsqu’il s’agit de personnes : Armand (Louis), rue et non Louis-Armand, rue, qui est la présentation orthodoxe d’un hodonyme (nom de lieu). Quand aucun nom de voie n’est cité, il s’agit d’une rue (dans la première partie : rues) ou d’une place (dans la seconde partie). Quelques noms de rues ne sont pas documentés et le seront au fur et à mesure des recherches. Ce document sera périodiquement complété et corrigé des erreurs qu’il peut contenir. Quelques sigles renvoient à des sources bibliographiques autres que celles des services de l’architecture et des patrimoines de la ville de Thouars. AN : L’art nouveau en Poitou-Charentes, DRAC, Atelier du patrimoine Saintonge, 2013. BB : Pierre Victor Jean Berthre de Bournizeaux, Histoire de Thouars de 759 jusqu’en 1815, ouvrage publié en 1824. GVT : La Gazette du Vieux Thouars. HI : Hugues Imbert, Histoire de Thouars (1870), réédition Laffitte Reprints, Marseille, 1980. Pierre Donadieu 5 3 bis, rue de la Croix-Estudier 79 100 Louzy 6 Boulevard de l’Europe (le blason de Thouars en mosaïculture) La façade de la gare Deux immeubles du vieux Thouars vus depuis la rue Louis-Richou 7 Rues, boulevards, avenues, promenades, allées et chemins de Thouars A - Abattoir, impasse de. TO. Depuis la rue Camille-Pelletan, donne accès à l’abattoir. - Abreuvoir (de l’), rue, impasse VV. Donne accès à une vue partielle de la vallée du Thouet par la poterne du guichet de Linières ou guichet du Vicomte. Cette poterne relie la rue du Moulin-du-Vicomte à l’impasse de l'Abreuvoir. Elle permettait au bétail, aux meuniers et aux soldats protégeant le moulin du vicomte (construit dès le XIe siècle) de regagner le quartier de l'abbaye de Saint-Laon en cas de danger. Cette poterne a été restaurée depuis 2000 par l'équipe du chantier d'insertion du patrimoine de la Ville de Thouars. En descendant l’impasse du vicomte vers le Thouet, au-delà des vestiges des remparts, vous ne voyez pas sur votre droite le moulin du vicomte au bord du bief de la rivière, caché par la végétation. Rejoindre la rue des Ursulines par le parking du pôle Anne-Desrays, puis la rue du bac vers le bac à chaînes de Saint-Jacques et les jardins au bord du Thouet. Promenade plus longue conseillée en descendant la rivière avec retour vers la vieille ville par les rues escarpées de la côte de Crevant, ou bien en la remontant par la promenade Louis- Guerry le long des jardins, puis le pont des Chouans. Poterne du guichet de Lignières Au n° 2 de la rue de l’Abreuvoir, l’entrée de l’Institut de Formation en Soins Infirmiers et Aides Soignants (voir Anne Desrays) - Albert-Buisson (François) TNO Entrepreneur, magistrat, historien et économiste, académicien et homme politique, François Albert-Buisson (1881-1961) est une figure de la vie publique française de l’entre-deux guerres. Entre le lycée Jean-Moulin et les terrains publics de sports (rugby, foot-ball) 8 - Alsace-Lorraine, rue, impasse. TCO.Quartier des Maligrettes. Du nom des deux régions françaises annexées par la Prusse de 1871 à 1918. - Amsterdam (voir rues de l’Europe) - Angers (David d’) TO. Quartier du Cottage. Graveur, médailleur et sculpteur, né à Angers, Pierre-Jean David d’Angers (17881856) est l’auteur de nombreuses œuvres prestigieuses dont le fronton du Panthéon à Paris (1837). - Anjou (d’), quartier des Maligrettes (voir rues des Provinces) - Armand Louis (impasse) TCE. Quartier du village noir Polytechnicien, ingénieur des mines, compagnon de la Libération, directeur général de la SNCF en 1949 et académicien, Louis Armand (1905-1971) fut également à l'origine d'un procédé chimique (le traitement intégral Armand) destiné à éviter la formation de tartre dans les tuyauteries des locomotives à vapeur. Voir rue Louis-Flaman. Vous êtes dans l’ancien village des « gueules noires » (ou Village noir) créé par la SNCF à l’époque où la gare de Thouars était dans l’ouest de la France le centre d’entretien des locomotives à vapeur. Les noms des impasses renvoient à des figures de cette épopée ferroviaire révolue. Le centre de loisirs, propriété de SNCF, est visible et visitable à l’extrémité de la rue Voir rue de la Gare - Arago (François) TCE. Les Capucins Physicien et astronome, François Arago (1786-1843) fut une figure du parti républicain pendant la monarchie de juillet. Des maisons typiques des constructions de l’entre-deux guerres - Arnaud (Louis), impasse (n’existe pas) cf Louis-Armand - Asselin Gérard (allée) TE. ZAE Talencia. Du nom du fondateur de l’entreprise Asselin (menuiserie, charpentes, ébénisterie) en 1957 à Thouars, spécialisée dans la restauration des monuments historiques. Elle a construit notamment la frégate l’Hermione à Rochefort et participé à la restauration des toitures du château de Versailles. Elle emploie en 2014 140 personnes. 9 - Athènes (d’) TCE. Quartier des Capucins. (voir rues de l’Europe). - Auvergne (d’) TCO. Quartier des Maligrettes. (voir rues des Provinces) B - Bac (du) VV. Petite rue en pente qui relie au-dessus de la prairie des Ursulines la place du musée Barré et la promenade Louis-Guerry au bord du Thouet. Ce lieu inondable servait aux soeurs Ursulines de potager et de prairie pour les moutons et les cochons. Avant la construction de la première passerelle menant au village de SaintJacques (1847), elle conduisait à un bac qui permettait de traverser la rivière. Le pont actuel fut achevé en 1896. Depuis la place Saint-Laon (par la rue Anne-Desrays) ou le parking du pôle AnneDesrays, descendre vers la promenade Louis-Guerry le long du Thouet. Retour vers la vieille ville par les rues en pente de l’Abreuvoir ou de la Côte-de-Crevant, ou bien en remontant la rivière par la promenade Louis-Guerry le long des jardins. En face, à l’ouest, le charmant petit village de Saint-Jacques sur le côteau de la vallée accessible par le bac à chaînes. - Ballet Bastard (du) VV. Courte et étroite rue en pente entre celles du Château et celle de la Trémoïlle. Belle demeure du XVIIe siècle. Origine incertaine du nom (ballet = toit en poitevin) - Balzac (Honoré de) TCO en face du jardin public Franklin-Roosevelt. Romancier prolifique (89 romans de 1829 à 1850), Honoré de Balzac (1799-1850) a écrit la Comédie humaine. Il y décrit particulièrement l’ascension de la bourgeoisie et le pouvoir de l’argent. Sur la gauche en descendant vers le parc Imbert, les bains-douches (et lavoir) municipaux (pour hommes et femmes), construits à l’emplacement d’une ancienne tour des fortifications, ont été inaugurés en 1929. Le bain ne devait pas durer plus de trente minutes et la douche plus de vingt minutes, règles qui étaient observées grâce à un sablier sur chaque porte. Le lavoir ne fut jamais fonctionnel. Ils sont fermés en octobre 1993, toutes les maisons de Thouars étant équipées de salle de bains ou de douches. Voir square Franklin-Roosevelt 10 La façade des bains-douches vue depuis le square Franklin-Roosevelt - Barbusse (Henri), avenue TCE. Quartier de la gare. Ancienne rue de la Gare. Adrien Gustave Henri Barbusse (1873-1935) était un écrivain français, prix Goncourt 1916 (Le Feu), membre du parti communiste, pacifiste et grand admirateur de la révolution russe. Les plantations récentes de la rue avec des érables sycomores font songer aux cartes postales du début du siècle dernier montrant des alignements d’ormeaux vigoureux sur les trottoirs. C’est par cette rue, pavée dès 1874 puis éclairée avec des becs de gaz, que passaient les conducteurs et mécaniciens des locomotives pour s’approvisionner en vin au café du Tonneau installé sur la gauche en arrivant sur le croisement avec la rue Victor Hugo (place de la Vasque). Ce café était l’un des quatre-vingt cafés de la ville avant la dernière guerre. Au n° 37 une maison des années 1920, influencée par la mode (déjà passée) de l’Art Nouveau (AN). Elle fut construite par un éleveur et marchand de porcs de la région Joseph Charpentier. Remarquez sur la façade les linteaux (au dessus de la porte un cochon), les bandeaux de céramique à fleurs entrelacés, l’oeil de bœuf décoré de rubans sculptés et les spirales discrètes des ferronneries des balconnets. Voir Place de la gare - Barthélemy (Henri) Thouars Nord. Quartier de la Folie. 11 Militant CGT et SFIO, retraité SNCF à Thouars, Henri Barthélemy (1884-1941) fut arrêté à Rennes pour distribution du journal L’Humanité, et fusillé en 1941 à Chateaubriand. Voir Avenue des Martyrs de la Résistance La plaque indiquant son lieu d’habitation est visible au n° 7. - Barthou (Louis) TNO, quartier du Cottage. Avocat, écrivain, républicain modéré, Président du Conseil en 1913, treize fois ministre, Louis Barthou (1862- 1934) fut un des grands notables de la troisième République. - Bateloup, (chemin de) TS. Quartier de Fertevault. Chemin piéton prolongeant, dans les bois le long du Thouet, le chemin de Fertevault, vers la commune de Missé (Chambres). - Beaumarchais TO . Quartier des Maligrettes. Ecrivain et musicien, Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais (1732-1799), figure intellectuelle du siècle des Lumières, est l’auteur des comédies Le Barbier de Séville (1775) et Le Mariage de Figaro (1784). - Bel-Air (de) TS. Quartier de la Bergère battue. Du chemin des Graines à la rue du Moulin-de-Fertevault. Voir Chemin de la Chassée (cliché du château de Bel-Air) - Belleville (de) TO. En limite de la commune de Sainte-Verge, donne accès au quartier de Belleville. - Bergeon (Marie), boulevard TCO.Tracé à la fin du XIXe siècle, ainsi nommé depuis 1902. Épouse de Emile Bergeon (1828-1891), maire de Sainte-Verge et conseiller général, Marie Bergeon vendit à la ville les terrains où fut construite en 1905 l’école Bergeon qui deviendra l’école Jean-Jaurès. Un des axes importants, avec la rue VictorLeclerc, du développement de la ville à partir de la Troisième République. Les terrains sur lesquels le théâtre actuel a été construit ont été également vendus à la commune (municipalité de Victor Leclerc) par Marie Bergeon. Ces terrains avaient été plantés en 1886 avec une variété américaine de vigne résistante au phylloxéra. 12 Marie Bergeon était la petite fille de Nicolas Bridier (1767-1815), commandant de la garde nationale ( ?) qui se porta au pont de Vrines au secours du général Delage contre l’ assaut de l’armée vendéenne et y fut blessé mortellement (période des cent jours napoléoniens). Voir Place de l’aumônerie Saint-Michel et rue Bridier. Nombreux hôtels particuliers à l’architecture remarquable implantées à partir de la fin du XIXe siècle. Au n° 12, à l’angle de la rue Bridier, la villa « Les Coccinelles » réalisée en 1915 a été inspirée en partie par la mode architecturale de l’Art Nouveau : ferronnerie des balconnets en spirale, rampants des fenêtres en briques vernissées, bouquets de fleurs en relief au-dessus des fenêtres à l’extrémité des archivoltes, etc. (AN, p. 125). Au n° 15, les fenêtres de l’école maternelle, construite en 1905-1906 par l’architecte départemental Paul-Antoine Mongeaud (archivoltes bombés avec excroissances végétales, AN, p. 127). Il construisit également une extension de l’école Tyndo. Voir rue Pierre-Curie - Bergère-Battue (de la) TE. Petite rue en pente entre la rue de Fleury et la rue des Graines qui longe l’arrière du collège Edmond Rostand. Toponyme. Fait allusion aux mésaventures locales d’une jeune bergère battue par le propriétaire du troupeau qu’elle gardait parce qu’une de ses vaches s’était échappée et noyée dans le Thouet (légende). - Berlioz (Hector), voir rues des Musiciens - Bernard (Claude), TO. Les Moulins-à-Vent. Médecin et biologiste, Claude Bernard (1813-1878) est l’un des fondateurs de la méthode scientifique expérimentale. - Berni VV. Relie la rue de la Trémoïlle à la rue de l’Hôtel-de-Ville Du nom d’un pasteur protestant César Berni qui exerça à Thouars de 1592 à 1594 (généalogie de la famille Bigot-Barbier). Il fut sans doute le premier, ou l’un des premiers. - Bert (Paul) TNO, Quartier du Cottage. Physiologiste, spécialiste de la plongée sous-marine, écrivain, académicien et homme politique, libre-penseur et anti-clérical, Paul Bert (1883-1886) fut ministre de l’Éducation nationale (1881-1882) et ardent défenseur de la scolarisation des enfants et des jeunes filles. Son nom a été donné également à l’école maternelle voisine au n° 6 de la rue Louis-Braille. Voir la façade d’une des premières villas du lotissement du Cottage créé au début des années 1930 au milieu des champs. La maison photographiée est située à 13 l’angle des rues Georges-Risler et Albert-Thomas, près d’une placette plantée d’arbres. À la demande de la société coopérative d’habitation à bon marché « Le cottage social de Thouars », l’architecte parisien Fernand Rimbert avait prévu sept types de construction : en rez de chaussée, avec un étage, jumelée ou non, selon les usages des pièces intérieures 3 chambres et une salle de séjour, une cuisine et des toilettes ; les façades parfois marquées par une baie vitrée au linteau voûté, se sont considérablement diversifiées. Les parements des murs sont soit en pierre de grison de Vrines soit en calcaire de Chauvigny. La SNCF, qui possédait la majorité des actions de la société coopérative, destinait ces villas principalement aux cadres du personnel cheminot et aux roulants. Dans les années 1960-70, le quartier du Cottage est complété par celui des Vauzelles selon un plan d’urbanisme différent. Voir rues du Cottage Voir école Paul-Bert - Berthelot (Marcelin), allée, rue TNO. Quartier des Vauzelles. Rue de l’école primaire Paul-Bert, de la voie ferrée au quartier du cottage. Donne accès à un des stades municipaux de Thouars (et autrefois à l’ancienne école de filles Paul-Bert) - Bigot VV. relie la rue Isambert et la rue Saugé. ?? A l’angle de la rue Saugé, en 1926, Emile Diacre, tenancier d’un commerce de vins et spiritueux a inventé l’apéritif thouarsais le Duhomard à base de quinquina. Au n° ? la maison habitée par Guillaume Saugé, compagnon du général Berton qui y a séjourné. Voir rue Saugé - Blanc (Louis) TNO. Longe la voie ferrée à l’ouest de la gare après le passage à niveau. 14 Journaliste et historien, franc-maçon et libre penseur, Louis Blanc (1811-1882) devint député d’extrême gauche en 1871. - Blanchard (Pierre), (allée) TE. Talencia. Pierre Blanchard (1934-2010) ??? - Blanqui (Auguste) TO. Les Maligrettes. Révolutionnaire, républicain et socialiste, Auguste Blanqui (1805-1881) passa une grande partie de sa vie en prison. Il fut le chef virtuel (car éloigné de la capitale) de l’insurrection de la Commune de Paris. - Blum (Léon) TNO. Membre du Conseil d’État, Président du Conseil de juin 1936 à juin 1937, Léon Blum (1872-1950) est une figure du socialisme (SFIO) et du Front Populaire (1936). - Boileau (Nicolas) TCE. Quartier des Capucins. Poète, critique et écrivain classique, Nicolas Boileau (1636-1711) est l’auteur des Satires (1668) et des Épîtres (1698). - Boisseau (Albert), impasse TO. Quartier des Moulins-à-Vent près du boulevard du Huit-Mai. Maire de Thouars (1935-39), Albert Boisseau (1887-1973) était un militant des mouvements coopératif et communiste. - Bonaventure-Bertram (Corneille) Vieille ville. Anciennes rue Saint-Paul et rue du Plâtre avant 1886, la voie relie la rue Porte-au-Prévost et la rue du Prince-de-Galles. Protestant et professeur de langues orientales en Suisse, Corneille Bonaventure Bertram est né à Thouars en 1531. Il est le premier protestant à traduire la bible de l’hébreu (1588). Célèbre en son temps, il meurt à Lausanne en 1594. Voir rue des Clairettes - Bonn (de) TCE. Les Capucins/le Village noir Voir rues de l’Europe - Bourbon (Gabrielle de), voir De Bourbon 15 - Bourgneuf (du), impasse TS. Adjacente à la rue Jules-Michelet Du nom du lieu-dit Le Bourgneuf où s’est développé l’un des premiers quartiers de la ville hors des remparts sur la route de Poitiers, à partir de la fin du XVIIIe siècle. - Bourgogne (de) TO. Les Maligrettes. Voir rues des Provinces. - Braille (Louis), impasse, rue TNO. Quartier du Cottage. Aveugle, Louis Braille (1809-1852) publie à 20 ans, étant répétiteur à l’institution Royale des Jeunes Aveugles à Paris, Le Procédé pour écrire les paroles, la musique et le plain-chant au moyen de points, à l’usage des aveugles et disposés pour eux. - Bretagne (de) TO. Quartier des Maligrettes. Voir rues des Provinces - Bridier (Nicolas) TCO. Rue perpendiculaire au boulevard Bergeon près du Théâtre. Elle porte, par la volonté de Marie Bergeon, sa petite fille, le nom du commandant de la garde nationale d’Argenton-l’Église qui vint au secours du général Delage à Vrines contre l’armée vendéenne au moment du retour de Napoléon 1er (les Cent jours). H. Imbert ne parle que « d’un patriote des environs (qu’on prit pour un chef vendéen) » p. 358, HI. Voir Bergeon. - Bruxelles (de) TCE. Entre la rue Pierre Loti et les lotissements des Capucins autour de la rue Garambaut. Voir rues de l’Europe - Bruyère (Jean de la), impasse TE.. Quartier des capucins. Moraliste, Jean de la Bruyère (1645-1696) a écrit une oeuvre unique les Caractères ou les mœurs de ce siècle (1688). C - Caillé (René) TCE. Relie les rues Victor-Leclerc, Voltaire et Gambetta. 16 Né à Mauzé-sur-le-Mignon (Deux-Sèvres), René Caillé (1799-1838) est un explorateur du futur empire colonial français. Il entre à Tombouctou au Mali (premier Européen) le 26 avril 1828. Faire une incursion par l’entrée de l’avenue Victor-Leclerc dans le square voisin Ménard-Sausseau. En 1955, le terrain fut légué à la ville à la mort de Madame Ménard-Sausseau, épouse de Clément Ménard, maire de la ville de 1902 à 1920. Selon sa volonté, un square y fut aménagé d’après les plans de l’architecte paysagiste Henri Pasquier, réalisés en 1956. - Calmette (du docteur) TS. Entre l’avenue Jacques-Ménard et le chemin des Graines. Médecin militaire, Jacques Calmette (1863-1933) mit au point avec Camille Guérin le vaccin contre la tuberculose. - Camus (Albert), TO. Les Vauzelles. Ecrivain, journaliste, Albert Camus (1913-1960) a reçu le prix Nobel de littérature en 1957. - Capucins (boulevard des) TCE. Entre la rue Condorcet et la rue Corneille. Ce nom dérive de celui des moines Capucins, du nom de la capuche de leur robe de bure. Installés à Thouars dès le XIIe siècle, les moines Capucins (des religieux franciscains) s’établissent de 1616 à 1620 hors des murs de la ville au nord dans un couvent grâce aux dons d’ Uriel Falloux conseiller du roi. Après la Révolution de 1789, le couvent devient le collège Saint-François d’Assise, puis plus tard le collège Saint-Charles aujourd’hui établissement catholique privé (photo). Leur nom a été donné au nouveau lotissement des Capucins en 1957 par le maire Jacques Ménard, à une école primaire et à une salle d’association de ce quartier (au 7bis). L’impasse Gambetta qui mène au collège était probablement une magnifique promenade plantée d’ormes, d’où l’on découvrait la campagne alentour jusqu’à Montreuil-Bellay. Elle a été détruite à la Révolution (selon Berthe de Bournizeaux, BB), Un des immeubles du quartier des Capucins et le collège Saint-Charles (à gauche la chapelle de l’ancien couvent) 17 - Carnot (Sadi) TCE. Quartier de la gare entre la rue Gambetta et la rue Rabelais. Polytechnicien, préfet, député, Président de la République de 1887 à 1894, Marie François Sadi Carnot (1837-1894) fut assassiné à Lyon par l'anarchiste italien Sante Geronimo Caserio. - Cent-quatorzième-Régiment-d’Infanterie-de-la-Libération TCE. Entre la rue Pierre-Loti et la rue Condorcet. La Libération de la France correspond à la période de reprise progressive des territoires occupés par les armées allemandes de 1942 (en Algérie), aux débarquements en Normandie et en Provence en 1944, à la capitulation allemande en mai 1945. Voir, place du 114e et 125e régiment d’infanterie, Boulevards du Général-de-Gaulle et du Huit-mai-1945 - Cézanne (Paul), allée TN. Près du centre commercial Ouest (E. Leclerc) Peintre impressionniste renommé, précurseur du mouvement cubiste, Paul Cézanne (1839-1906) est l’auteur de tableaux célèbres comme les différentes versions de la montagne Sainte-Victoire, près d’Aix-en-Provence, peintes de 1882 à 1906. - Champs-Proust (rue des) TN. De l’avenue Victor-Hugo au secteur ferroviaire. Secteur en voie de densification urbaine. - Chapitre (du) Vieille ville. Relie la rue Henri Barré et la rue du Chatelet. Evoque sans doute le chapitre de chanoines de l’église collégiale de Saint-Pierre-du Chatelet qui se trouvait à cet endroit. Il y avait avant la Révolution trois chapitres à Thouars : Notre-Dame-du-Château, Saint-Laon et Saint-Pierre-du-Chatelet (B.de B.). Après les Guerres de religion qui les chassèrent de Thouars, ils furent réinstallés en 1686 dans l’ancien temple protestant. Voir rue du Châtelet et duTemple Petite rue paisible traversant un des plus anciens quartiers de la ville médiévale en voie de rénovation aujourd’hui. 18 - Château (du) Vieille ville. Relie depuis la construction du château actuel (début XVIIe) la place Saint-Médard et l’esplanade de la collégiale construite sur un ravin comblé (la place actuelle pourvue d’un monument aux morts de la guerre de 1870-71) et d’un mail de tilleuls dédié au résistant Robert Sibileau. Une des rues médiévales les plus pittoresques de Thouars. Côté Saint-Médard quatre remarquables maisons à pans de bois du XVe siècle dont la maison des artistes (classée monument historique), côté collégiale un splendide hôtel de style néoclassique (la maison du docteur Gallot) de la fin du XIXe siècle qui a abrité les services communautaires de l’urbanisme jusqu’à la fin 2013 et reste utilisé par l’administration de la Communauté de Commune du Thouarsais. Au milieu, l’hôtel médiéval des Trois-Rois, une auberge du XVe siècle, du nom des trois rois Mages. Louis XI y séjournait lors de ses partis de chasse avec Louis Tyndo (sénéchal de Thouars) et Philippe de Commynes (seigneur d’Argenton-Château). Restauré dans les années 1980, classé monument historique, l’immeuble appartient aujourd’hui à l’OPAC qui y a aménagé quatre appartements. Ne pas manquer le panorama sur la vallée du Thouet depuis la terrasse. On peut apercevoir la muraille et deux tours des anciens remparts qui reliaient la tour du Prince-de-Galles au Thouet. Au niveau de la bifurcation de la rue du Château et de la rue de la Porte-Maillot, dans une maison restaurée du XIVe siècle et inaugurée en 1987, la mairie de la cité libre du vieux Thouars, association fondée en 1946, avec notamment la participation du peintre thouarsais Paul Boinot. Elle dispose d’une vigne sur un remblai des remparts qui est vendangée chaque année avec l’accompagnement de festivités rituelles (voir impasses Saint-Vincent et des Vaux) et de nombreuses autres manifestations (la journée « marrons bernache », l’accueil des nouveaux Thouarsais, des défilés en tenue traditionnelle, etc. Elle édite chaque année la gazette du Vieux Thouars En 2010, la restauration d’une des façades à colombages a reçu le label de la fondation du patrimoine. Ci dessous, façades de la mairie de la cité du vieux Thouars et vue de la rue du Château depuis la place Saint-Médard vers la chapelle Notre-Dame près du château. 19 - Châtelet (du) VV. Relie la rue Ligonnier et la rue Henri Barré. Attestée dès le XIe siècle, l’église collégiale de Saint-Pierre-du-Châtelet et son chapitre étaient situés à l’emplacement du musée Barré (ou dans ses environs immédiats). Elle fut détruite avec les autres églises de Thouars (sauf Saint-Médard et Notre-Dame) au moment des guerres de religions (années 1560). Le duc de Thouars Louis III de la Trémoïlle fut condamné par le présidial de Poitiers à rebâtir l’église et les maisons détruites par les partisans de la religion réformée qu’il avait protégés, mais l’arrêt ne fut pas appliqué. - Chassée (chemin de la petite) TS. La Chassée. Descend à travers les champs et les pavillons vers les jardins du bord du Thouet. - Chênaie (de la) TSE. Adjacente à la rue Camille-Guérin aux confins de la commune de Thouars Du nom des arbres qui couvrent aujourd’hui les pentes de la vallée à la place des vignes (voir rue des Pressoirs) . - Chérau (Gaston), impasse, rue TE. Prolonge la rue Camille-Pelletan vers Vrines. Journaliste et écrivain né à Niort, membre de l’Académie Goncourt en 1926, Gaston Chérau (1872-1937) est l’auteur d’une quarantaine de romans dont Valentine Pacquaut en 1921. - Chopin (Frédéric) 20 TE. Longe la voie ferrée au nord. Compositeur et pianiste virtuose d’origine polonaise, Frédéric Chopin (1810-1849) est l’un des musiciens les plus connus de la période romantique. Il fut le compagnon de la romancière Georges Sand (dont une rue, voisine de celle de F. Chopin, porte le nom). On lui doit de célèbres pièces pour piano (Les Vingt-et-un nocturnes, les 24 Préludes, les 58 Mazurkas, etc. - Cimetière (du) TS. Petite rue donnant accès à l’entrée du cimetière de la Madeleine. - Cité-Roux (impasse de la) TCO. Sur la rue Victor Hugo. ??? - Clairettes (des) Vieille ville. Rue Sainte-Thérèse avant 1886, cette modeste rue joint la rue Porte-auPrévost et la rue du Président-Tyndo. Les Clairettes (des religieuses franciscaines) s’installent à Thouars en 1652 en dépit de l’opposition des religieuses Ursulines, et font construire un couvent et une chapelle au toit en forme de coupole. Sans ressource, elles se retirent à Nantes en 1746. Leur couvent est transformé en collège, puis détruit en 1807 après le transfert de l’activité pédagogique dans les bâtiments de l’abbaye de Saint-Laon, aujourdhui hôtel de ville. Sur son emplacement (place du 4 août) a été construite l’école JeanMacé, un espace vert avec pergola et petit théâtre de plein air, et un parking. Depuis le haut de la rue un point de vue sur l’hôtel Tyndo restauré en 2013-15. Voir également le linteau sculpté en accolade de la vieille porte d’une maison ruinée (XVIe ?). . 21 - Clémenceau (Georges), TCE. Relie la rue Gambetta à la rue Voltaire. Journaliste, député, Président du conseil de 1906 à 1909 et de 1917 à 1920, républicain, radical socialiste et antibolchevique, Georges Clémenceau (1841-1929) fut un artisan majeur de la victoire de 1918 sur les armées allemandes. - Colas (André), (du docteur) TSE. Relie au niveau du carrefour des Trois-Piliers, la route de Loudun et celle de Poitiers. André Colas (1902-1964), médecin radiologue à l’hôpital de Loudun puis de Thouars, fut avec André Chauvenet un des fondateurs des premiers réseaux de résistance en France. Donne accès à l’hôpital. - Combattants-d’Afrique-du Nord (des) Thouars est. Courte rue joignant la rue de Puyraveau et la rue de Maupassant. En souvenir des anciens combattants engagés dans les conflits en Algérie (colonie), Tunisie et Maroc (protectorats). Voir 19 mars 1962 - Combes (Emile) Quartier de la gare entre la rue Rabelais et la rue Gambetta. Médecin, président du conseil de 1902 à 1905, devenu anticlérical, Emile Combes (1835-1921) est à l’origine de la loi de séparation des Églises et de l’État en 1905. Au n° ? une entrée de garage en forme de temple grec (info Le café de la ville) où on lit (mal) « Grand Orient de France ». Dans ce bâtiment, devenu poste de police militaire, furent emprisonnés à partir de 1941, des prisonniers allemands de l’armée allemande (pour cause de rébellion sans doute). GVT n° 47. Voir rue de la Franc-Maçonnerie - Comte (Auguste) TCE. Relie la place Clément-Ménard et la rue Pierre-Loti. Philosophe, Auguste Comte (1798-1857) fonda le positivisme, idéologie admettant que la vérité n’est accessible que par les sciences. Il eut une influence considérable sur les hommes politiques et les scientifiques de la troisième République. À l’angle de la rue, une maison nord-deux-sévriennes, proche d’un modèle architectural dit de « Maison thouarsaise » d’inspiration art déco très répandu dans la région au cours des années 1920-30 : toit en bâtière (en ardoise ou tuile) avec ou sans fronton triangulaire, un étage à une ou plusieurs fenêtres, bandeaux en briques séparant les étages, encadrements de fenêtres et portes alternant briques et pierre 22 de tuffeau. Voir d’autres exemples de villas, jumelés ou non dans la rue Rabelais (n° 76-78, 80) - Condorcet (Nicolas de) TCE. Relie la rue Rabelais au boulevard des Capucins. Mathématicien, député de Paris, Nicolas de Caritat, marquis de Condorcet, (17431794), fut un défenseur des droits de l’homme et des minorités (noirs, femmes) opposé à la peine de mort. Il vota contre la condamnation à mort de Louis XVI. - Cordeliers (des) Ville médiévale. Aujourd’hui rue Gabrielle-de-Bourbon. Aboutissait à l’entrée de l’église du couvent des Cordeliers (aujourd’hui rue Bernard-Palissy). - Corneille (Pierre) TCE. Les Capucins. Relie le boulevard de Hannut et la rue Michelet. Dramaturge et poète, Pierre Corneille (1606-1684) est l’auteur, notamment, du Cid (1637) et de l’Illusion Comique (1636). Des maisons typiques de l’architecture régionale de l’entre-deux guerres, voir rue Auguste-Comte - Cosses (des) Vieille ville. Petite rue en pente surmontée dans sa partie haute d’un ballet (pièce protégée par un toit, reliant deux maisons et construite au-dessus de la rue). Accessible à l’angle sud de l’église Saint-Médard du côté de la façade ouest. En dialecte poitevin, le ballet est un toit, un auvent ou un hangar. Voir Ballet Bastard Sous la rue courre un souterrain. 23 - Côte-de-Crevant (de la Grande-Côte, de la Petite-Côte) TNO. Deux rues en pente forte qui donnent accès à la promenade de Pommiers le long du Thouet, à l’écomusée de Crevant, à la piscine et au camping. - Courteline (Georges) VV. Relie la rue Saugé et la rue du Grenier-à-sel. Dramaturge et romancier, Georges Moineaux dit Courteline (1858-1929) est l’auteur de très nombreuses comédies à succès. - Costes (Dieudonné), Thouars sud et TCE. Impasse Dieudonné-Costes accessible par la rue de la Mareaux-canards. Dieudonné Costes (1892-1973) est un aviateur célèbre pour sa traversée de l’Atlantique sans escale en 1930 avec Maurice Bellonte. Aviateurs (rues des) : rues Georges-Guynemer, Saint-Exupéry, Mermoz - Cottage (rues du) TNE. Quartiers du Cottage et des Vauzelles. De l’anglais cottage (maison de campagne) Cette notice regroupe les noms de figures françaises (en majorité) donnés aux rues et places situées de la voie ferrée à la limite avec la commune de Sainte-Verge. Elle concerne notamment les quartiers des Vauzelles (petit et grande) et du Cottage construits entre 1932 et 1933 sur les plans de l’architecte parisien Fernand Rimbert. Celui-ci s’est inspiré du modèle des cités jardins (city gardens) promu par Henri Sellier, en vogue à l’époque sur le modèle anglais . Quelques noms de rues (Loucheur, Blum, Bert, Sembat, Thomas), choisis par la société coopérative d’habitation du Cottage social créé en 1930 rendent compte de l’intérêt de certaines 24 personnalités politiques de la troisième République pour une politique sociale. Cependant, les artistes et les écrivains dominent largement. Peintres : Claude Monet, Pablo Picasso, René Matisse, Degas, David d’Angers, Géricault Ecrivains : Jean de La Fontaine, René Descartes, Alexandre Dumas, Alfred De Musset, Georges Sand, Léon Tolstoï, Jules Romain, Ernest Pérochon, Albert Camus Sculpteur : Auguste Rodin, Scientifiques : Marcellin Berthelot, Claude Bernard, Hommes politiques : Léon Blum, Loucheur, Paul Bert, Marcel Sembat, Albert Thomas Musiciens : Gabriel Fauré, Maurice Ravel Autres : Henri Dunant, Louis Braille, Albert-Buisson, A. Thomas, G. Risler - Croix-Thibault (de la), impasse T0. Quartier de la Croix Thibault. Nom d’un lieu-dit. Régie de l’eau et abattoir. - Curie (Pierre), boulevard Longe le côté nord de la Place Lavault, jusqu’au cimetière de la Madeleine. Physicien, Pierre Curie (1859-1906) a partagé en 1903 le prix Nobel de physique avec son épouse Marie Curie et Henri Becquerel. Voir le théâtre et les halles rénovées en 2013. Construit dans un style éclectique « illusionniste » (nombreuses fausses-fenêtres) et inspiré de l’Opéra Garnier à Paris, selon le projet de Paul-Antoine Mongeaud (18501923), architecte départemental, la salle des fêtes Bergeon-Bridier (le théâtre actuel) a été inauguré en 1903. Son architecture ne fait pas ici référence à l’Art Nouveau à la mode à cette époque en Europe et dans ses colonies (comme par exemple pour le Théâtre de Tunis inauguré en 1902). En revanche, l’architecte a introduit discrètement l’esprit Art Nouveau dans la construction de la mairie de Brion-prèsThouet construite en 1910 et dans l’encadrement des fenêtres de l’école maternelle du 15 boulevard Bergeon. Restauré au début des années 1990 (une nouvelle salle en plan incliné), le théâtre, scène conventionnée depuis 2001, est géré par l’association S’il vous plaît avec l’aide financière de la mairie. Le cœur de Thouars. Selon les jours de la semaine, la rue est en partie encombrée les mardi et vendredi par les véhicules des commerçants du marché ou des foires. Les autres jours, elle permet de découvrir la totalité de la place Lavault : un vaste parking limité à l’est par les halles rénovées en 2013, et par les commerces localisées au nord et au sud. Voir Place Lavault 25 D - Danton, rue, impasse TC. Quartier de la gare. Dessert le long des voies ferrées le premier quartier cheminot construit à la fin du XIXe siècle. http://www.vpah-poitou-charentes.org/IMG/pdf/brochure_cheminote.pdf Avocat, premier Président de la Convention nationale (1793), Georges Danton (1759-1794) est une figure héroïque toujours controversée de la Révolution française. Voir : rues Anatole-France et Rue Carnot Dans l’impasse Danton, près d’un puits, un bassin en ciment destiné à la lessive des familles cheminotes du quartier. Le nouveau centre de santé de la Ville de Thouars a été inauguré en 2015 sur l’emplacement au n° 16 et 18 à la place des entrepôts Ménard. Voisins, les entrepôts des frères Fautrat qui avaient racheté en 1927 l’usine de sélection de semences de Louis Ferrand. - Daudet (Alphonse) Thouars ouest. Prolonge la rue Frédéric-Chopin le long de la voie ferrée jusqu’au côteau. Ecrivain, conteur et dramaturge, Alphonse Daudet (1840-1897) est une des figures de la littérature provençale, comme Frédéric Mistral et Marcel Pagnol. Après 1920 les rues des extensions de Thouars vers le nord (Le Cottage) et vers l’est (Les Capucins, Le Bourgneuf) ont eu largement recours aux noms de figures littéraires et artistiques françaises d’importance nationale (De Musset, Sand, La Fontaine, Descartes, Dumas, Rodin, Ravel, Camus, Géricault, Picasso) etc. Les étrangers (Chopin, Tolstoï) sont rares. - De-Bourbon (Gabrielle) Ville ancienne. Ancienne rue de la Sacristie, de la Cure, des Cordeliers, le long du quartier à l’est de l’église Saint-Médard. Créée en 1886, elle donne accès à la rue du guichet Bégaut (poterne), puis à la façade sud de l’église et à la rue des Cosses. Gabrielle de Bourbon, vicomtesse de Thouars, née en 1460 était l’épouse de Louis II vicomte de la Trémoïlle. Elle fit construire à partir de 1503 la chapelle collégiale Notre-Dame ou Sainte-Chapelle. Elle meure en 1516 après avoir perdu son seul fils le prince de Talmont à la bataille de Marignan (1515). Depuis la place Saint-Médard et la rue du Grenier-à-Sel, prendre la première rue à droite qui descend le coteau vers la poterne du guichet Bégaud. Deux façades d’ hôtels particuliers du XVe siècle à voir. 26 - D’Écosse (Marguerite), Ville ancienne. Relie la rue Porte-de-Paris et la place de la chapelle Jeanne-d’Arc Fille de Jacques Stuart 1er (roi d’Écosse), et première épouse en 1436 du futur Louis XI (le Dauphin), elle a fait construire la chapelle du Saint-Sépulcre dans l’église Saint-Laon en souhaitant s’y faire enterrer. Elle décède à 22 ans à Châlon-surMarnes où elle est inhumée. En 1479 ses restes sont déplacés à Thouars. En 1995, grâce à l’association thouarsaise Marguerite-d’Écosse, son caveau est retrouvé et la chapelle funéraire restaurée. L’inhumation des restes de Marguerite d’Écosse dans la chapelle du Saint-Sépulcre de l’église Saint-Laon a eu lieu le 23 mai 1997. Le nom du Dauphin a peut-être été donné à une auberge qui existait avant la Révolution hors les murs et qui existe toujours (Hôtel restaurant) près des halles sur la place Lavault. Voir place Lavault. - De-Gaulle (du Général), boulevard TNO. Partie de la rocade de contournement de Thouars par l’ouest, dédiée avec le boulevard du Huit-Mai-1945, à la fin de la guerre 1939-1945. La rocade ouest a été terminée en 1979. Auteur de l’appel du 18 juin 1940, afin de résister aux forces nazies et de rejoindre les forces françaises libres, premier président du gouvernement provisoire de la République de juin 1944 à janvier 1946, Charles de Gaulle (1890-1970) fut président du conseil et président de la République de 1959 à 1969. - De-la-Fontaine (Jean), rue, impasse ? ou rue la Fontaine ? TO. Prolonge la rue Lamartine vers les communes de Sainte-Verge et SainteRadegonde. Poète, Jean de la Fontaine (1621-1695) est surtout connu pour ses Fables, contes moraux en vers publiés de 1668 à 1694. - De-la-Franc-Maçonnerie VV. Relie les rues de la Trémoïlle et Marie-de-la-Tour-d’Auvergne. Depuis le XVIIIe siècle au moins, de nombreuses loges maçonniques se succédèrent à Thouars. Actuellement la Grande loge nationale française est présente dans la ville. Voir rue Emile-Combes Une maison abandonnée, à appareillage en moellons, témoin de l’architecture des maisons ordinaires de la vieille ville avant l’usage systématique des crépis sur les façades. - De-la-Martinière (Pichaut-Germain), impasse 27 Ville ancienne. Petite rue donnant sur la place Saint-Laon. Né à Argenton-l’Église, Germain Pichaut de la Martinière (1697-1783) a été un des chirurgiens personnels des rois Louis XV et Louis XVI. Une grande partie du quartier est consacrée à des logements à loyers modérés. - De-la-Tour-d’Auvergne ( Marie) Ville ancienne. De la rue de la Tremoïlle au Musée Barré. Du nom de l’épouse du duc Henri de la Tremoïlle, née en 1601 et décédée en 1665. Marie de la Tour d’Auvergne, qui est à l’origine du château de Thouars, était protestante. Elle fut enterrée non dans le caveau des ducs de la Trémoïlle, mais, comme protestante, dans l’angle sud du grand pavillon du château. Retrouvé en 1873, son cercueil (avec celui de Claude de la Tremoïlle) a été placé dans un caveau à droite de l’escalier donnant accès à la crypte de la collégiale. (GVT, n° 53) Au n° 2, la maison d’un pasteur protestant du XVIIème siècle, remaniée depuis cette époque. Au n° 7, le musée Henri-Barré Au n° 5, une très belle maison à tourelles construite en 1887, l’année de la mort d’Henri Barré. - Denfert-Rochereau (Pierre-Philippe) TCO. Relie la rue Lamartine à la rue Victor-Leclerc. Gouverneur de Belfort pendant la guerre de la France contre la Prusse, le colonel Denfert-Rochereau (1823-1878), né à Saint-Maixent, résista pendant 103 jours à l’armée prussienne qui assiégeait la ville. Invaincu, il arrêta les combats sur l’ordre d’Adolphe Thiers. - Dépôt (du) TN. Quartier de la Rapine. 28 Cette rue rejoignait l’ancien « dépôt » où étaient réparées et entretenues les locomotives à vapeur. En 1925, 1000 agents sur les 1800 employés de la gare y travaillent. Après l’arrêt en 1971 des locomotives à vapeur remplacées par les motrices Diesel, les installations du dépôt (toboggan, sablerie, rotonde, châteaux d’eau, etc.) sont démolies dans les années 1980. - Desrays (Anne) Ville ancienne. Entre la rue Jule-Ferry et la rue Ligonnier, une partie de la rue donnant accès au pôle administratif Anne-Desrays. Veuve de Jean Goullard, gentilhomme ordinaire de la chambre du roi, Anne Desrays fait l'acquisition à Thouars, en 1649, de l’hôtel de Barrou, à l’emplacement de l'ancienne école Jules-Ferry et de l’actuelle école de soins infirmiers pour y créer un hospice. En 1652, sur lettre patente de Louis XIV, un hôpital est créé sous le nom plus tard d’Hôtel-Dieu ou d’hôpital de la Charité. Elle meurt en 1656. Lui succèdent au moment de la Révolution les filles de Saint-Thomas de Villeneuve qui suivaient l’ordre de Saint-Augustin, puis à partir de 1815 les filles de Sainte-Anne. Déplacé en 1840 dans le couvent voisin des Ursulines, l’hôpital ferme ses portes en 1997 pour être remplacé par le pôle multiservices, puis par le Centre intercommunal d’action sociale Anne-Desrays de la Communauté de communes du Thouarsais. Voir Ursulines Vue sur la façade ouest du pôle Anne-Desrays depuis la rue de l’abreuvoir. Vue sur la façade du n° 12 : lucarne Renaissance à double fenêtre et au dessous fenêtre à meneaux - Devaux (Jean) TN. ZI de la Baume. ??? Le long de cette rue se concentrent de très nombreuses entreprises (Loeul-Piriot, INEO, La Charpente Thouarsaise, Becker Poudre (peintures), THT logistics, etc. 29 - Diderot (Denis) TCO. Relie la rue Jules Guesde au Boulevard Thiers. Philosophe devenu matérialiste et athée, encyclopédiste européen, Denis Diderot (1713-1784) est une figure essentielle du Siècle des Lumières. - Diot (Charles), impasse, rue TNO. Entre la rue Emile-Zola et la rue Barthélémy. ??? - Diepholz (boulevard de) Est Thouars. Partie de la rocade est le long de la zone commerciale et du quartier des Capucins. Ville allemande avec laquelle Thouars est jumelée depuis 1969. Le monumental silo à grain de l’ancienne coopérative des producteurs céréaliers des Deux-Sèvres près de la voie ferrée et du passage à niveau a été démoli en 2008. En poursuivant la rocade vers le nord, deux silos à grains sont aujourd’hui visibles sur la gauche dont l’un sur la commune de Louzy (photo ci dessous). En poursuivant la rocade, sur la commune voisine de Louzy en direction de Saumur, sur la gauche près des silos, l’usine de méthanisation Tipper (technologies innovantes pour la production d’énergies renouvelables), inaugurée en 2013 sur la zone industrielle du Grand Rosé. Chaque jour en moyenne, 100 tonnes de fumier, 30 tonnes de lisier et 25 tonnes de déchets issus du secteur agroalimentaire permettent de produire de l’énergie qui sert au séchage de grains dans le silo à grains voisin. L’usine est prévue pour produire chaque année l’énergie équivalant à 840 tonnes de pétrole (soit la consommation annuelle de 4000 maisons hors chauffage, ou le chauffage de 1400 maisons de 100 m2). Les deux tours vertes de méthanisation sont visibles sur la droite de la photo. Cette réalisation, entre autres éléments d’une politique d’énergies renouvelable a valu à la CC du Thouarsais (et du pays Thouarsais supprimé en janvier 2014) un prix européen dans la catégorie des petites collectivités (entre 5 et 20 000 habitants). CO du 14 07 2014. - Direz (André), impasse TCE. Quartier du village noir 30 Polytechnicien, André Direz (1872-1936) était ingénieur en chef de l'exploitation des Chemins de fer de l'État. Voir Flaman, Seguin, Armand - Dix-neuf-mars-1962 (voir rond-point du) - Drouyneau-de-Brie (Alexis-Jean) Ville ancienne. Met en relation la place Lavault, via la rue Balzac, avec la rue de l’Hôtel-de-Ville et les églises Saint-Laon et Saint-Médard. Avocat, Alexis-Jean Drouyneau de Brie (1695-1755) est né à Thouars (paroisse de Saint-Laon) où il succède à son père comme prévôt provincial. Avocat au Parlement de Paris, historien, il publie en 1742 Les Mémoires historiques de Thouars. Il meurt à Argenton-l’Église en 1754. À l’époque fastueuse des ducs de la Trémoïlle et au XIXe siècle, la rue fut une des plus élégantes et des plus animées comme en témoignent encore un hôtel particulier à trois porches et un porche monumental du XVIIIe siècle (au croisement de la rue Harcher). Dans cette propriété (n° 18 de la rue Harcher), les généraux des armées vendéenne et républicaine ont été hébergés dans la même demeure le 5 mai 1793 après les batailles sur les ponts du Thouet. En face, de l’autre côté de la rue, dans la propriété voisine, un pavillon de jardin (XIXe siècle). Trois portails en bois, associés à des porches aux arcs à géométrie variable donnent accès à de vieilles propriétés derrière de hauts murs crépis. N° 7 : Un immeuble néoclassique, qui fait partie des Archives municipales, a été construit en 1867. Il fut acheté en 1884 au docteur Gallot, médecin rue de la Trémoïlle, pour l’installation de la Caisse d’Epargne et de Prévoyance créée en 1866 et qui y resta jusqu’en 1974. Après cette date, la Caisse d’Epargne s’installa sur la place Lavault et le service de la perception Thouars Banlieue lui succéda. (R. de Saint-Ours, (CO 15 02 16) - Dubois (Henri) TN. ZI de la Baume, de la rue des Champs-Proust à l’avenue Emile-Zola. Probable résistant mort en 1942. - Duguesclin (Bertrand) Vieille ville. Ancienne rue du charbon. De la rue Porte-au-Prévost à la place Berton. Connétable de France sous Charles VII, Bertrand du Guesclin (1320-1380) fut l’artisan de la reconquête des régions françaises sous domination anglaise. En 1372, il fit avec succès le siège de Thouars où son armée entra par la Porte-au-Prévost. A partir de cette date, la vicomté de Thouars dépendit du roi de France et perdit son autonomie. Rue transformée dans les années 1980 par la démolition de l’école Jeanne-d’Arc puis par la construction de nouveaux immeubles de logement et de parkings. - Dumas (Alexandre) TNO. Quartier des Vauzelles, entre la rue de la Fontaine et la rue Ernest-Pérochon. 31 Ecrivain célèbre et républicain, Alexandre Dumas (1802-1870) est l’auteur, notamment, de la trilogie Les Trois mousquetaires (1844) et Le Comte de MonteCristo (1844-46) E - Ecrivains (rues des) TCE, Quartier des Capucins, du Bourgneuf Rues Boileau, Théophile-Gautier, Guy-de-Maupassant, Flaubert, Pierre-Loti, La Bruyère, Jules-Michelet, Molière, Rabelais, Jean-Racine, Jules-Renard, Ronsard, Verlaine, Alfred-de-Vigny, François-Villon, - Eiffel (Impasse) TO. Impasse dans la rue du Docteur-Schweitzer sur la pente de la vallée. Ingénieur et industriel, Gustave Eiffel (1832-1923) construisit avec sa compagnie, entre autres œuvres (dont la tour Eiffel de Paris), le pont du chemin de fer de Thouars de 1871 à 1873. En partie détruit en 1944 par l’armée allemande, il fut reconstruit en 1946. - Epinettes (des) TNO. Rue limitrophe avec la commune de Sainte-Verge entre la zone commerciale nord (Leclerc) et le lycée Jean-Moulin. Du nom de buissons fréquents dans les haies de la région : l’épine noire (prunellier) ou l’épine blanche (aubépine). - Europe (boulevard de l’) TS. Nom de la rocade de contournement est de Thouars à partir du pont de SaintJean-de-Thouars, (construit de 1967 à 1971) jusqu’au croisement avec la rue Michelet. - Europe (rues de l’) TSE. Concerne surtout le quartier des Capucins : rues d’Athènes, de Bruxelles, de Rome, de Strasbourg, de Londres ; boulevard de l’Europe, etc. Les noms de nombreuses rues de ce quartier évoquent la construction européenne depuis la création du Conseil de l’Europe en 1949 et celle de la Communauté européenne du charbon et de l’acier en 1952 sous la présidence de Jean Monnet. F - Fauré (Gabriel) TNO. Quartier du Cottage. 32 Compositeur, pianiste et organiste, Gabriel Fauré (1845-1924) est avec Maurice Ravel et Claude Debussy un des musiciens français les plus marquants de la fin du XIXe siècle et du début du XXe siècle. - Féolles (chemin de) TSE. Conduit depuis la route de Loudun à Thouars au nouveau cimetière de Thouars et au hameau de Féolles. - Ferrer TC.Quartier de la gare. Premier quartier cheminot le long de la rue Danton. ??? - Ferry (Jules) Ville ancienne. Relie le parc Imbert et l’église Saint-Laon. Ministre de l’Instruction publique sous la troisième République, Jules Ferry (18321893) fit voter les lois instituant l’école gratuite et laïque, et l’instruction obligatoire (1881-82). Y sont réunis en 2014, l’école de soins infirmiers (anciennement école Jules-Ferry), le centre des impôts, le conseil des Prudhommes, etc. L’école Jules-Ferry (école communale de garçons) est achevée en 1893 après 10 ans de débats du conseil municipal. La façade de l’école de soins infirmiers (entrée rue de l’Abreuvoir) - Fertevault (de), route TSE. Quartier de Fertevault Prolonge la rue de la Mare-aux-canards vers la rue du Moulin-de-Fertevault. - Flaman (Eugène) Impasse TCE. Ancien village noir (du nom des « gueules noirs », celles des chauffeurs et des mécaniciens des locomotives à charbon au retour de leurs services). Employé à la Compagnie des chemins de fer de l'Est de 1866 à 1908, Eugène Flaman (1842-1935), est un ingénieur ferroviaire. Il mit au point la chaudière Flaman 33 à double-corps, qui a battu le record du monde de vitesse sur rail en juin 1890 (144 km/heure). On lui doit également l'indicateur-enregistreur de vitesse pour locomotive appelé le Flaman ou « le mouchard », qui fut largement utilisé jusqu'en 1990. Le quartier de petites maisons avec jardins, construites pour la majorité par la SNCF est en impasses qui sont dédiées à des figures de lʼépopée ferroviaire des locomotives à vapeur (Direz, Seguin, Armand), A lʼextrémité de lʼimpasse, lʼancien bâtiment du centre social du village noir, aujourdʼhui propriété de la ville de Thouars. Les parements des murs sont en tôle dʼorigine (construction vers 1928). - Flaubert (Gustave) TCE. Quartier des Capucins. Romancier, Gustave Flaubert (1821-1880) est l’auteur d’œuvres célèbres : Madame Bovary (1857), Salammbô (1862) et L’Éducation sentimentale (1869). - Fleury (de ) Thouars sud est. De la rue de la Mare-aux-Canards à la rue Jacques-Ménard. Du nom du vieux hameau de Fleury où étaient situées la résidence et une des fermes de la famille Tuzelet. Marcellin Tuzelet, propriétaire rentier, était maire de la commune des Hameaux en 1874. - Fleury à Launay (chemin de) TE. Chemin rural dans la plaine agricole. - Florian (impasse) TO. Rejoint la rue des Fontaines. - Foch (du Maréchal) TCE. Petite rue reliant l’allée Saint-Charles à la rue Michelet. Une des rares évocations de la première guerre mondiale. Maréchal de France, de Grande-Bretagne et de Pologne, Ferdinand Foch (1851-1829) fut le commandant en chef des armées alliées sur le front ouest, et à ce titre l’un des artisans de la capitulation allemande. Voir Rues de Strasbourg et du Onze-Novembre - Folie (impasse de la) TN. La Folie. Du nom d’un ancien village de la commune des hameaux (avant 1885). Conduit à la zone ferroviaire (accès interdit). Secteur en voie de densification urbaine. - Follereau (Raoul) TO. À la limite de la commune de Sainte-Radegonde et donnant sur la rue Gaston- 34 Chéreau. Écrivain et journaliste, Raoul Follereau (1903-1977) est connu pour son engagement international dans la lutte contre la lèpre (création en 1953 de la journée mondiale des lépreux et en 1968 de l’association Raoul-Follereau). - Four-à-ban (du) VV. Au numéro 3 de cette rue existait un four à pain dit banal. Les fours banaux étaient soumis à la juridiction des seigneurs et étaient placés sous leur surveillance. Cette rue a aujourd'hui perdu son four à ban, des logements de l'OPAC ont remplacé les anciens bâtiments. Voir rue de la Martinière - Four-à-chaux (impasse du) TSE. Quartier de Fertevault. Courte rue parallèle à la rue Camille-Guérin (route de Poitiers) Le four à chaux a fonctionné jusque dans les années 1950. La chaux était utilisée en maçonnerie et en agriculture pour l’amendement des sols acides et argileux. Les ruines du four sont toujours visibles au milieu de l’impasse. Des lieux semblables sont toujours visibles sur la route de Bressuire (à la sortie de Saint-Jean-de-Thouars) et de Cholet (après la pont de Vrines) - Fourré (Georges), (du docteur) TCO. Quartier de la gare entre la rue Victor Hugo et la place de la gare. ??? Voir rue de la Martinière - Franc-Maçonnerie (de la) VV. Ancienne rue de la Teinture. Les loges maçonniques se succédèrent à Thouars depuis au moins le début du XVIIIe siècle et laissent des souvenirs dans quelques rues. La première loge « Les Coeurs réunis en la Triple Égalité » a été fondée en 1786 par le Grand Orient de France, suivie de « L’Étroite Union ». La loge « L’Émancipation Thouarsaise » a fonctionné de 1905 à 1940, rue Emile Combes (CO, 29/04/2015). Cette loge a été réactivée (23 personnes) en avril 2015. Une autre loge dite « Pierre Quétineau » existe toujours dans le Thouarsais. Voir Emile Combes - France (Anatole), rue, impasse TCE. Ancienne rue des Allières jusqu’en 1924. Quartier de la gare entre la rue Gambetta et la rue Rabelais. Lieu d’implantation du premier quartier cheminot (rue Danton). Écrivain, critique littéraire, proche des idées socialistes, François Anatole Thibaut, dit Anatole France (1844-1924) reçut le prix Nobel de littérature en 1921 pour 35 l’ensemble de son œuvre qui fut condamnée par le Saint-Siège l’année suivante. Son nom a été donné à l’école primaire voisine. Au n° 24 remarquez, récemment restaurée, une façade Art nouveau (voir l’ouvrage L’Art nouveau en Poitou-Charentes, 2013, p. 126) - Franklin (Benjamin) TO. Quartier des Maligrettes. Ecrivain, éditeur, inventeur et homme politique américain, Benjamin Franklin (17061790) est un des pères fondateurs des Etats-Unis. Il est l’un des signataires de la déclaration d’indépendance de ce pays. Il est également connu comme l’inventaire du paratonnerre et comme adhérent à la franc-maçonnerie. - Frére (Aubert), général TO. Depuis le boulevard du Huit-Mai. Le général Aubert Frère (1881-1944) fonda en 1942 l’organisation de résistance de l’armée. Il est mort en déportation. Une des nombreuses rues dédiées aux souvenirs de la Résistance pendant la guerre 1939-45 (voir Barthélémy, Richetta et le centre de la Résistance aux écuries du Château). G - Gambetta (Léon), rue, impasse TCE. De la place du Boël à la gare. Homme politique français, républicain, Léon Gambetta (1838-1882) fut président du conseil et ministre des affaires étrangères sous la troisième République. Impasse, voir Capucins - Garambeau (boulevard de) TCE. Relie l’ancien « village noir » à la rocade est et à la route de Puyraveau. Nom d’un des lieux-dits (avec La Subilène et la Normande) où a été créé le lotissement des Capucins dans les années 1960. - Gare (de la), rue TCE. Aujourd’hui avenue Henri-Barbusse. La gare est créée sur la commune des Hameaux et ouvre en 1873. La voie ferrée reliait Les Sables d’Olonnes, Bressuire, Thouars et Tours. En 1885, la commune des Hameaux et la gare sont intégrées à la commune de Thouars. Consacrés à l’entretien des locomotives à vapeur de l’ouest français pendant la première moitié du siècle dernier, la gare et son « dépôt » ont marqué la vie économique et sociale de Thouars. La dernière locomotive à vapeur s’est arrêtée en 1971, presque cent ans après la mise en service de la gare. Voir rues Henri-Barbusse, du dépôt, 36 Dans cette rue est organisée la fête annuelle du quartier de la gare au mois de septembre. Avant 1980, ces festivités duraient trois jours. L’association Trains à vapeur thouarsais (une cinquantaine de personnes) gère un patrimoine de quelques dizaines de matériel ferroviaire (wagons, locomotives et autres) stockées notamment à Richelieu et à Thouars. Un projet de mise en service de certains matériels historiques en 2015 sur la ligne historique Tours-Les Sables d’Olonnes est en cours avec la mairie de Thouars. Le train « des plages » de Thouars aux Sables d’Olonnes a été mis en service pendant l’été depuis 2013. CO du 26/06/14 et http://fr.wikipedia.org/wiki/Train_à_vapeur_thouarsais. - Gautier (Théophile) TE. Quartier des Capucins. Théophile Gautier (1811-1872) est un poète, romancier et critique d’art. Il a écrit, notamment, Jean et Jeannette (1850), Le Capitaine Fracasse (1863) et de nombreux contes et nouvelles fantastiques. - Gellusseau (Félix), rue et place Vieille ville. Créée en 1975. Relie la place Saint-Médard et la rue du Grenier-à-sel à l’extérieur des remparts via la rue Réjane et la tour du Prince-de-Galles. Félix Gellusseau (mort en 1869) était épicier en gros et en détail place SaintMédard.(GVT, n°40). La maison à tourelle située au début de la rue appartenait à la famille thouarsaise Gellusseau. - Gerbault (Alain) TNO. Relie la rue de Belleville et la rue Ernest-Pérochon. Navigateur, aviateur, écrivain et tennisman, Alain Gerbault (1893-1941) réalisa la première traversée en solitaire, d’est en ouest, de l’Atlantique Nord en 1923. - Géricault (Théodore) TNO. Quartier des Vauzelles, le Cottage. Peintre et sculpteur de la période romantique,Théodore Géricault (1791-1824) est l’auteur du Radeau de la Méduse (1818-19). Voir rues du Cottage - Giraudoux (Jean), impasse, rue TO. Quartier de la Croix Thibault. Ecrivain et diplomate, Jean Giraudoux (1882-1944) a écrit de nombreuses pièces de théâtre dont La guerre de Troie n’aura pas lieu (1935) et La Folle de Chaillot . Le long de cette rue, la future piscine de Thouars est en construction (2014-16) à la 37 place d’une entreprise de vente de matériaux de construction. - Giroud (Françoise), allée TC. Adjacente à la rue Michelet. Journaliste, écrivain et femme politique, Françoise Giroud (1916-2003) fut une femme influente du monde de la presse française après la dernière guerre. - Gounot (Charles) TCE. Les Capucins. Voir rues des Musiciens - Graines (des), chemin TS. Près du collège Jean Rostand. Toponyme. - Grand-Rosé (du) TN. Rue séparant les communes de Thouars et de Louzy dans la zone industrielle. Toponyme. - Grelet (impasse du) TN. Débouche sur la rue Emile-Zola. ?? - Grenier-à-sel (du) Ville ancienne. Rue menant à ou partant de la place Saint-Médard à l’est et au sud de celle-ci. Voisine de la placette Aristide-Briand qui a remplacé la halle aux grains (démolie en 1928), cette dernière ayant pris la place du grenier à sel. Rue de l’ancien et célèbre restaurant L. Abélard situé à la place du restaurant du Trait d’union (voir place A. Briand). - Guérin (Camille) Thouars Est. Prolonge le boulevard Jacques-Ménard en direction de Poitiers. Né à Poitiers, docteur vétérinaire et biologiste, Camille Guérin (1872-1961) a mis au point en 1924 avec le docteur Calmette le vaccin antituberculeux (BCG : vaccin Bilié de Calmette et Guérin). - Guerry-Louis (promenade) TS. Le long du Thouet du pont de Saint-Jean-de-Thouars à la prairie des Ursulines. Louis Guerry est un Thouarsais passionné de littérature, de musique et de pêche. 38 La promenade permet de découvrir les jardins familiaux le long de la rivière et de prendre le bac à chaînes pour accéder facilement à Saint-Jacques au pied du village. Au n°26, sous le pont de Saint-Jacques, le petit jardin expérimental du service d’Espaces verts et paysagers en 2013 (déplacé au parc Imbert en 2014). - Guesde (Jules) TCO. De la rue Camille-Pelletan à la voie ferrée, elle se prolonge vers Sainte-Verge par la rue Ernest-Pérochon. Jules Bazile (1845-1922), dit Jules Guesde, journaliste et député du nord, fut ministre socialiste (SFIO) sous les cabinets Poincaré et Viviani en 1915 et 1916. - Guichet-Bégaud (du) VV. Ruelle reliant la rue Gabrielle-de-Bourbon (ville haute) à la rue Louis-Richou (ville basse). Passe par la poterne du guichet Bégaud à la limite des anciens remparts (disparus) de la ville médiévale. - Guynemer (Georges) TCE. Les Capucins. Georges Guynemer (1896-1917) fut l’un des pilotes de guerre les plus renommés de la première guerre mondiale (54 victoires homologuées). Voir les autres rues des Aviateurs : Dieudonné Costes, Jean Mermoz, Antoine de Saint-Exupéry. H - Hameau-des-Graines (impasse du) TSE. Adjacente au chemin des Graines. Lotissement près du collège Jean-Rostand. Toponyme. - Hannut (Boulevard de) TCE. Quartier des Capucins. Ville de Belgique francophone avec laquelle Thouars est jumelée depuis 1963. Ne manquez pas la Tour Garambault (neuf étages), construite dans les années 1960 au sein des immeubles du quartier des Capucins. 39 - Harcher VV. Relie la rue Drouyneau-de-Brie à la rue Porte-de-Paris Au 18 rue Harcher, un portail monumental sur rue inscrit en 1984 et construit dans le premier quart du XVIIIe siècle. Jean-Baptiste Louis Harcher, lieutenant à la duché-pairie et juriste, a écrit en 1762 un traité des fiefs sur la coutume de Poitou (BB). Au n° 18, invisible derrière les murs, un superbe jardin privé vous attend lors de la journée du patrimoine en septembre. - Helensburgh (boulevard) TN/NE. Rocade est de Thouars traversant la zone d’activités économiques de Talencia. Ville écossaise avec laquelle Thouars a été jumelée en 1983. Voir rue Marguerited’Ecosse (raison de ce jumelage). - Héline (Camille) TNO. Relie la rue des Papillons-Blancs au boulevard du Général-de-Gaulle. Enseignant en collège, Camille Héline (1892-1971) issu d’une famille républicaine fut sénateur (gauche républicaine) des Deux-Sèvres de 1948 à 1952. - Hôtel-de-Ville (de l’) VV. Relie la place Saint-Laon et l’hôtel de ville à la place Saint-Médard.. Ancienne abbaye de moines suivant la règle de saint Augustin, puis réformés selon la règle des Génovéfains (Sainte-Geneviève), les bâtiments de l’hôtel de ville actuel ont abrité d’abord un collège puis aujourd’hui la mairie et ses services de l’architecture et du patrimoine. Au nord un discret et charmant jardin public. 40 - Hugo (Victor), rue et impasse TCO/TCE. Relie l’avenue Émile-Zola (route de Saumur) avec l’avenue Victor-Leclerc. Poète, dramaturge et militant politique engagé, Victor Hugo (1802-1885) fut une personnalité emblématique du second empire et du début de la troisième République. À côté du passage à niveau de la voie ferrée, la façade d’un splendide hôtel particulier de la fin du XIXe siècle (propriété de la famille Ménard). Ce passage à niveau a remplacé le premier passage à niveau situé en face de la rue Danton. Au n° 35 le café restaurant « Le Petit Bleu » a fermé ses porte au début de février 2016, après 38 ans d’activités. Huit-Mai-1945, boulevard du TCO. Rocade de contournement de Thouars par l’ouest. Le huit mai 1945 est la date de la capitulation de l’Allemagne à Berlin après la signature à Reims, le 7 mai, de la reddition de l’armée allemande. Piscine, pompiers, résidence pour les jeunes, Lycée Jean-Moulin, stades, les équipements publics se concentrent le long de ce boulevard très fréquenté. I - Imbert (Hugues) Vieille ville. Ancienne rue du Ballet-Bastard. Relie à travers les maisons de la vieille ville la place Saint-Médard à la rue du Château. La rue a longtemps accueilli les boucheries et abattoirs de la ville médiévale avant la construction du premier abattoir municipal au pied du château. Hugues Imbert (1822-1882), né à Argenton-Château, greffier de justice, historien de la ville de Thouars et des Deux-Sèvres (Histoire de Thouars, 1870), conseiller municipal, puis conseiller général en 1871, fut président de la société philanthropique locale. Le parc public Imbert, au pied des remparts nord, appartenait avant 1946 à sa famille qui l’a vendu à la ville. Au n° 13, une façade Art Nouveau (encadrement décoratif de la porte) en face du pignon est de l’église Saint-Médard. Au n° 16, un hôtel du XIXème siècle d’architecture néo Renaissance (fenêtres à meneaux) - Ingres TCO. Les Maligrettes. Relie le boulevard de Verdun à la rue Lamartine. Peintre classique, Jean-Auguste-Philippe Ingres (1780-1867) est un peintre d’histoire, de portraits et de nus féminins. Il est connu en particulier par La Grande Odalisque (1814) et Le Bain turc (1862) Isambert (François-André) 41 VV. Ancienne rue de la Soule. Dans la vieille ville, cette ruelle, en impasse pour les voitures, relie la rue Saint-Médard à la rue du Président-Tyndo. Juriste, François-André Isambert (1792-1857) était un avocat parisien, député d’Eure-et-Loir. Il rédigea le décret sur le suffrage universel masculin en 1848 et milita pour l’abolition de l’esclavage. Possible confusion avec Anselme Izambert, auteur thouarsais du XVIe siècle d’ouvrages sur les coutumes d’Anjou et de Bretagne (cité par BB) J - Jeanne-d’Arc (passage) VV. Ruelle reliant la rue Porte-de-Paris à la place Berton où se trouve la chapelle Jeanne-d’Arc. Figure emblématique du règne de Charles VII et de la lutte contre les Anglais, brûlée vive à Rouen, Jeanne d’Arc (1412-1431) fut canonisée en 1920. Voir chapelle Jeanne-d’Arc Ne manquez pas la peinture murale. - Jaurés (Jean), boulevard, impasse TCE. Le boulevard relie la place du Boël, via le boulevard de la République à la rue Camille-Pelletan. Homme politique français, défenseurs des mineurs de Carmaux, réformiste, Jean Jaurès (1859-1914) fut député du Tarn et premier directeur du journal L’Humanité et du parti socialiste français. Pacifiste, il fut assassiné par le nationaliste Raoul Villain à la veille de la première guerre mondiale. Il est revendiqué aujourd’hui à la fois par la Gauche et la Droite. Y était localisée l’usine d’ Adrien Morin construite en 1913 et productrice de la voiture de marque Touar. Donne accès à la place de l’aumônerie Saint-Michel, à l’école primaire Bergeon-Jean Jaurès, à la médiathèque (par le boulevard Bergeon) et à l’ancien Conservatoire de musique et de danse. http://www.actuacity.com/thouars_79100/monuments/page2 - Jérusalem (de) Vieille ville. Courte ruelle en pente joignant la rue Jules-Ferry à la rue du Moulin-duVicomte. Ainsi nommée en souvenir des croisades en Palestine où se sont illustrés les vicomtes de Thouars, notamment Arbert II (1093-1104) et Aimery IV au XIIe siècle . Un coup d’oeil possible sur la façade ouest de l’ancien couvent des Ursulines - Jeu-de-Paume (du) 42 Ville ancienne. Relie, par la place Berton la rue Marguerite-d’Écosse à la rue SaintMédard le long de la chapelle Jeanne-d’Arc. Y était localisée jusqu’à la Révolution une salle de jeu de paume (échange de balles de part et d’autre d’un filet, ancêtre du tennis et de la pelote basque). Voir chapelle Jeanne d’Arc et Place Berton. L - Lamartine, impasse, rue TCO. De la rue Camille-Pelletan à la voie ferrée Alphonse Marie Louis de Prat de Lamartine (1790-1869) est un écrivain et un homme politique connu comme une figure du Romantisme en France. D’abord royaliste, il devient républicain. - Larminat (général de), impasse TO. Proche du boulevard du Huit-Mai. Quartier des Moulins-à-Vent. Général d’armée, Edgard de Larminat (1875-1962) s’illustra notamment à Verdun, au Maroc, en Indochine, et dans la reddition des poches de résistances allemandes en France en 1945. - La-Tour-d’Auvergne (Marie de) Ville ancienne. Relie au niveau des écuries du château, la rue de la Trémoïlle au musée Barré (n° 7). Mariée à Henry de la Trémoïlle, duc de Thouars, en 1617, Marie de la Tour d’Auvergne (1601-1665) a fait construire le château actuel de Thouars, à partir de 1635, sur l’emplacement d’une forteresse bâtie sur une ancienne motte féodale et dont le donjon fut rasé. Voir Château (places et autres lieux) - Lautrec (Henri de Toulouse-) TN0. Quartier du Cottage. Peintre post impressionniste et illustrateur, Henri de Toulouse-Lautrec (1864-1901) est l’auteur de toiles célèbres, inspirées de sa vie dans les cabarets de Montmartre, notamment Bal au Moulin rouge (1890) et La Goulue arrivant au Moulin Rouge (1892). - Lavoisier VV. De la rue Jules-Ferry à la rue Porte-de-Paris. Antoine Laurent Lavoisier (1743-1794) est le père de la chimie moderne (il a découvert les propriétés de l’oxygène, en particulier dans la composition de l’eau). Fermier général sous l’Ancien Régime, il fut guillotiné. - Leclerc (Victor), avenue, impasse 43 TCE/TCO. Ancienne avenue de la Gare. À partir de 1880 et de l’agrandissement vers le nord de la commune de Thouars en 1885, l’avenue Victor-Leclerc est aménagée, plantée et construite de part et d’autre entre la gare et la vieille ville. Des commerces s’y installent (Le Central Hôtel et une pharmacie aux angles de la place Lavault), des entreprises (les produits vétérinaires des frères Ménard, le Garage Moderne d’Adrien Morin, constructeur de la voiture Tuar), et des hôtels particuliers à tourelle (sur le modèle de celui du docteur Barré dans la vieille ville). Au 48, 50 ou 52 ? le café du Tonneau était un haut lieu de débats électoraux au début du siècle dernier (Mémoire d’Alice Olivier-Laurendin). S’y installe également en 1925 le garage Citroën et l’Hôtel de France qui deviendra plus tard la Résidence de France. Né à Pas-de-Jeu, Victor Leclerc (1830-1902) devient conseiller municipal en 1861 et se consacre comme adjoint et maire au développement de la ville de Thouars pendant 16 ans. Il est à l’origine du service des eaux par pompage à la station de la Madeleine, de l’ouverture des boulevards Bergeon, Thiers et Victor-Hugo, et de la création du square Franklin-Roosevelt. Le Théâtre municipal (la salle des fêtes Bergeon-Bridier) fut inauguré deux ans après sa mort en 1903. Square Ménard-Sausseau au premier plan. Voir René-Caillé - Legendre (Armand). TS. Relie la rue de la Mare-aux-Canards à la rue Emile-Poirault. Armand Legendre fut maire de Thouars (comme Emile-Poirault) de 1931 à 1935 et de 1939 à 1941. - Ligonnier Vieille ville. Ancienne rue des Veuves. Relie la rue Anne-Desrays à la rue de la Trémoïlle. Général républicain impliqué dans les guerres de Vendée à Thouars (BB). 44 Au n° 2, la façade Art nouveau d’une ancienne banque à vendre en juillet 2014. Construite en 1863, elle a appartenu au peintre thouarsais Henri Delaveau jusqu’en 1933. Remarquez la corniche à l’antique, le dessin végétal stylisé des ferronneries des balcons, et l’encorbellement sculpté au-dessus des baies en plein cintre du rezde-chaussée (L’Art nouveau en Poitou-Charentes, p. 122). - Lilas (impasse des) TCE. Quartier des Capucins. - Loeul (Pierre), allée TE. Talencia. Leader européen de la transformation de viande de lapin depuis plus de 26 ans, le groupe Loeul-et-Piriot compte aujourd’hui six sites de production et 580 salariés. A la mort de ses parents, Pierre Loeul a repris l’entreprise familiale (une épicerie) créé en 1886 dans le centre de Thouars. En 2013, la société Loeul a exporté 15 conteneurs de tête de lapins en Chine (CO) ! - Londres (de) TCE. Quartier des Capucins. Voir rues de l’Europe - Loti (Pierre). TCE. Relie la rue Rabelais à la rue de Bruxelles. Officier de marine, né à Rochefort, Louis Marie Julien Viaud, dit Pierre Loti, est un romancier dont l’œuvre est inspirée par ses voyages notamment au Japon (Madame Chrysanthème, 1887) et en Turquie (Aziyadé, 1879) - Loucheur (Louis) TNO, Quartier du Cottage. Industriel, européen militant, ministre du Travail et de la Prévoyance sociale de 1928 à 1930, Louis Loucheur (1872-1931) est l’auteur en 1928 de la loi homonyme (La loi Loucheur). À une période de pénurie grave de logement des ouvriers, celle-ci prévoyait la construction sur cinq ans de 200 000 « logements-habitations » à bon marché (HBM) et 60 000 logements à loyer moyen. La même année, il participe à la mise en place de la loi sur les assurances sociales. - Loury (Charles), impasse TS. Débouche sur la rue de la Mare-aux-Canards. Charles Loury était maire de Thouars pendant le second Empire. Vers 1865, il fit installer une machine à vapeur au moulin de Crevant pour pomper l’eau dans le Thouet et approvisionner la ville, le puits de la place Saint-Médard et quelques autres se révélant largement insuffisant. 45 - Luxembourg, (du) TCE. Relie le boulevard de Garambault à la rue de Bruxelles. Une des nombreuses rues de l’Europe du quartier des Capucins. M - Madeleine (de la ) ou de la Magdelaine, avenue, levée TSE. Depuis la place du Boël, elle descend le long du cimetière éponyme jusqu’au Thouet par la levée (remblais) de la Madeleine. Elle donne accès à une ancienne station de pompage de l’eau de la ville construite vers 1880 (voir Charles-Loury). http://www.actuacity.com/thouars_79100/monuments/page2 Quartier dit des Filetries. Le nom de la Magdelaine serait celui de l’église d’un prieuré disparu situé hors des fortifications (Imbert). Au bord du Thouet, le site de l'ancienne usine de pompage accueille la "maison des jardiniers", l'association des jardins familiaux et l'association " Terra Botanica ". Le quartier est resté très boisé, avec quelques jardins sur les bords ou à distance de la rivière. - Maison-Sèche (de la), chemin TE. Chemin rural dans le quartier agricole de la Côtière (rupture de pente engendrée par les failles géologiques qui séparent le massif armoricain (la Gâtine et le Bocage à l’ouest de Thouars) et le bassin Parisien à l’est. Toponyme - Maison-Sèche (de la), rue TE. Nom de la route de Loudun à partir du carrefour des trois Piliers (la route longe la rupture de pente). Toponyme - Mare-aux-Canards (de la), rue, impasse TSE. Longe le Thouet à distance de la rivière en direction du quartier de Fertevault depuis le bas de la rue de la Madeleine. Toponyme. La rue, bordée de coquettes villas étagées sur le versant de la vallée, passe sous la rocade, puis rejoint le quartier resté rural de Fleury et Bel Air en direction de Fertevault et de la Chassée. Un splendide cédre pleureur dans un des jardins. - Marie-de-la-Tour-d’Auvergne, voir De-la-Tour-d’Auvergne 46 - Marguerite-d’Ecosse, voir D’Écosse - Martyrs-de-la-Résistance, (avenue des) VV. Contourne à l’ouest le promontoire du château, de la place de la collégiale au pont de Saint-Jean-de-Thouars. À la mémoire des Thouarsais qui ont trouvé la mort, fusillés à Biard près de Poitiers ou déportés en Allemagne pendant la seconde guerre mondiale. A Biard notamment : Yves et Joseph Berthou, Marcel Marolleau, René Drapeau. Une stèle près des escaliers de l’orangerie et une statue dans le square en face leur sont dédiées. Voir Henri Barthélémy et Gabriel Richetta. - Massenet (Jules) TCE. Le Bourgneuf. Entre le boulevard de Hannut et la rue Jules-Michelet. Compositeur, Jules Massenet (1842-1912) est l’auteur de nombreux opéras (plus de quarante). - Matisse (Henri) TNO. Quartier du Cottage. Peintre, Henri Matisse (1869-1954) fut le chef de file du fauvisme. - Maupassant (Guy de), rue, impasse TE. Secteur commercial est (SuperU). Ecrivain, Guy de Maupassant (1850-1893) a écrit des romans réputés comme Bel Ami (1885), et des nouvelles comme Le Horla (1887). - Ménard (Jacques), boulevard TE. Rocade sud est, en face du collège Jean-Rostand en direction de Poitiers Né à Parthenay, Docteur vétérinaire, petit-neveu de Clément Ménard (ancien maire), Jacques Ménard (1914-1988) fut maire de Thouars de 1953 à 1978, et sénateur « républicains indépendants » de 1959 à 1986. Il poursuivit l’extension de Thouars à l’Ouest et lança la construction des lotissements de Thouars Est, et notamment le lotissement des Capucins. - Ménard (Clément), impasse, place TCE. Clément Ménard, grand-oncle de Jacques Ménard, fut conseiller général et maire de Thouars de 1902 à 1920. Il réalisa avec son équipe le Foyer laïque (actuel centre culturel Jacques Prévert), les bains-douches, les halles de la place Lavault et l’Hôtel des postes (à la place du Central Hôtel). En 1903, il inaugura le théâtre municipal voulu par son prédécesseur Victor Leclerc décédé en 1902. Il créa une entreprise de produits vétérinaires (avec notamment le « météorifuge ») et un journal ‘Le Bocage et la Plaine ». 47 - Mérimée (Prosper) rue et impasse TO.Thouars ouest. Relie la rue Alphonse-Daudet à la rue Raoul-Follereau. Ecrivain, archéologue et historien, Prosper Mérimée (1803-1870) fut nommé en 1834 premier inspecteur général des monuments historiques. Dans les Deux-Sèvres, il fut à l’origine à Niort de la restauration de plusieurs églises. - Mermoz (Jean), impasse TCE. En face de la zone commerciale Est (SuperU). Aviateur, Jean Mermoz (1901-1936), fut une figure héroïque de l’épopée de l’Aéropostale. En mai 1930, il établit la première liaison aérienne entre la France, Dakar et le Brésil. Les rues du quartier sont dédiées à deux autres figures légendaires de l’aviation française (Saint-Exupéry, Guynemer) - Mésanges (allée des) TNO. Les Moulins-à-Vent. Relie la rue de la Fontaine au Boulevard du Général-de Gaulle. - Meuniers (chemin des) TE. Chemin rural. - Michelet (Jules), rue, impasse TCE. À travers le quartier du Bourgneuf, de la place du Boël au rond-point de la rocade vers Saumur, Niort, Poitiers et Loudun. Historien, écrivain, Jules Michelet (1798-1874) se tint à distance du clergé et de l’Empire. Des maisons témoins de l’architecture Art Déco des années 1920-30 : les établissements Bluche et dans les rues Corneille et Arago voisines des villas à un ou deux étages, aux toits couverts de tuiles mécaniques ou d’ ardoises, - Millaut (Honoré), chemin TS. Quartier de Bel-Air. Donne accès aux jardins des bords du Thouet (et autrefois à la déchetterie de la ville) En descendant sur la gauche, le château de Bel-Air (photo) 48 - Molière TCE. Les Capucins. Dramaturge et comédien,Jean-Baptiste Poquelin, dit Molière (1622-1673) s’illlustra sous le règne de Louis XIV avec des comédies toujours jouées aujourd’hui (Tartuffe, Les femmes savantes, Le Bourgeois Gentilhomme, etc.) - Monet (Claude), rue, impasse TNO. Entre la rue des Épinettes et le boulevard du Huit-Mai (rocade ouest). Peintre de paysages et de portraits, Claude Monet (1840-1926) fut l’un des fondateurs du mouvement impressionniste. Quartier de petits pavillons en rez-de-chaussée, avec jardins et souvent des potagers. - Montaigne TS. Petite rue reliant le boulevard Alfred-de-Musset et la rue Michelet. Philosophe et moraliste, Michel de Montaigne (1533-1592) fut maire de Bordeaux et ami du roi Henri IV. Son œuvre unique (Les Essais) explicite une pensée personnelle à la fois sceptique et épicurienne. - Montesquieu, impasse, rue TN. La Folie. Ecrivain et penseur politique du siècle des Lumières, Charles Louis de Secondat, baron de Montesquieu, (1689-1755) est l’auteur des Lettres persanes (1721) et de L’Esprit des lois (1748). - Morellerie (de la) chemin TE. De la Rocade est au village de la Morellerie, ancien village de la commune des Hameaux, voisin du village de Launay (commune de Louzy). La limite avec la commune de Louzy est marquée par la rupture de pente de la route due à une faille géologique entre le massif armoricain et le bassin parisien. Le chemin de Sainte Verge à Orbé suit cette faille qui redouble celle observée le long du chemin de la Maison-Séche (La Côtière). Morin (Adrien) 49 TCO. entre le square Franklin-Roosevelt et la place Flandres-Dunkerque. Né à Brion-près-Thouet, Adrien Morin (1880-1968) inventa et produisit l’automobile thouarsaise Tuar de 1913 à 1924. Ses ateliers (le Garage moderne) furent situés d’abord dans l’avenue Victor-Leclerc, à la place de l’ancien Foyer laïque, puis plus au nord entre l’avenue de la Gare et le bas de la rue Voltaire. Ils construisirent environ 150 exemplaires de différents modèles (A, B, C). A. Morin était également président du syndicat d’initiative et participa à la mise en place du musée Henri-Barré de 1921 à 1967. Une de ses voitures (type B3) devrait trouver place au musée Barré (CO du 13 avril 2013). - Moulin-de-Fertevault (du) TS. Longe le Thouet en direction de la commune de Missé (chemin de Bateloup peu carrossable). Le bief du moulin (propriété privée) est visible le long de la rue. - Moulin-du-Vicomte (du) : voir Vicomte - Musiciens (rues des) Les Maligrettes/ Les Moulins à vent : Hector Berlioz, Frédéric Chopin, Gabriel Fauré, Le Cottage : Maurice Ravel Les Capucins :Charles Gounot, Jules Massenet N - Nivet (Léopold), TE. ZAE Talencia. Du nom du fondateur en 1929 des carrières de granulats dans le Thouarsais. La première était située à Ligron. Le groupe Nivet emploie aujourd’hui plus de 800 personnes. - Normandie, impasse, rue TNO. Les Maligrettes. Voir rues des Provinces 0 - Onze-Novembre, (du) TC. Relie la rue Gambetta et le boulevard de la République. 50 L’armistice du 11 novembre 1918 a été signé entre les généraux allemands et alliés (le maréchal Foch pour la France) à Rethondes en forêt de Compiègne. Un monument commémoratif de cette guerre se trouve dans la nef de l’église SaintLaon et un autre dans la chapelle Saint-Louis de l’église Saint-Médard. - Orfèvres (impasse des) VV. Accessible depuis la rue Saint-Médard. La rue Saint-Médard s’appelait autrefois la rue des Orfèvres. Le dernier bijoutier a disparu de cette rue en 2013. P - Palissy (Bernard) Vieille ville. Relie depuis la fin des années 1970, la rue du Grenier-à-sel et la place Saint-Médard à la place du Prince-de-Galles et à la rue Félix-Gelusseau à l’extérieur des remparts. Les restes de voûtes des fenêtres de l’église du couvent des Cordeliers sont visibles dans les murs du côté nord de la rue. Les Cordeliers, comme les Capucins, étaient des religieux franciscains qui se sont installés à Thouars en 1356 avec le soutien financier des vicomtes de Thouars. Expulsés après la Révolution, les moines laissent les bâtiments au district, puis à un hôtel (la Boule d’or) et à une caserne. Le couvent sera progressivement démoli pour percer une nouvelle rue (en 1976 la rue Bernard-Palissy a détruit l’arc du chœur de l’église), et les chapelles latérales ont été transformées en bâtiments d’habitation. Bernard Palissy (1510-1590), céramiste et protestant, a acquis les secrets de la céramique et des émaux en Saintonge (Poitou). Des œuvres sont visibles au musée Barré. Traces des fenêtres de l’église du couvent des Cordeliers, rue Bernard-Palissy - Panorama (chemin du) TSE. Depuis la rue Camille-Pelletan, à proximité immédiate du commissariat de police, ce chemin en pente raide avec escaliers donne accès à un splendide point de vue sur la 51 vallée du Thouet, le front de la vieille ville et de ses remparts, le pont Eiffel et le bocage de la commune de Saint-Jacques-de -Thouars. - Papillons-Blancs (des) TNO. À la limite de la commune de Sainte-Radegonde, une des deux rues évoquant le thème de la santé sous la forme de la solidarité sociale. L’association des Papillons-Blancs qui a été fondée par Léonce Malécot en 1949 à Paris est consacrée à l’aide aux personnes handicapées. L’institut médico-social de Thouars est situé dans cette rue au n° 2 . Il faut ajouter cinq autres lieux de solidarité des Thouarsais, les Restos du cœur, rue Porte-Chabane, la Croix-Rouge à l’Hôtel du Président Tyndo (avant 2014), le Secours Catholique place des Maligrettes, le Secours populaire, rue Emile-Combes, et le Jardin d’Eden, rue de la Tremoïlle: Voir rue Raoul-Follereau - Papin (Denis) TCO. Relie le boulevard Thiers avec l’avenue Victor-Leclerc. Physicien et inventeur, Denis Papin (1647-1712) expérimenta le digesteur (autoclave) et le premier cylindre-piston à vapeur (1690) qui permit au mécanicien anglais Thomas Newcomen la mise au point de la machine à vapeur industrielle en 1712. C’est à partir de l’expérimentation de la première locomotive à vapeur en Angleterre en 1812 que l’ingénieur français Marc Seguin mit au point en 1927 la locomotive à chaudière tubulaire qu’il fit rouler de Saint-Etienne à Andrézieux en 1829. Améliorées, ces locomotives arriveront à la gare de Thouars à partir du début des années 1870. - Parmentier (Antoine) TN. La Folie Agronome et pharmacien militaire, Antoine Parmentier (1737-1813) est connu pour ses travaux sur l’hygiène alimentaire, et son action obstinée pour la diffusion de la pomme de terre en cas de famine, ceci en dépit des préjugés concernant le tubercule à cette époque. - Pascal (Blaise) TC. Rue située entre le parc Imbert et le square Franklin-Roosevelt. Théologien, moraliste, mathématicien et physicien, Blaise Pascal (1623-1662) a inventé la première machine à calculer (1641). Ses Pensées (1669) sont une œuvre majeure de la littérature française. - Pasteur (Louis) VV. De la rue Porte-de-Paris à la rue Ernest-Renan. 52 Chimiste et physicien, Louis Pasteur (1822-1895) étudia les fermentations et les maladies du vin. Il mit au point les vaccins contre la maladie du charbon chez le mouton et contre la rage chez l’homme (1885). - Péguy (Charles) TN. La Folie. Ecrivain et intellectuel engagé, d’abord socialiste libertaire et anticlérical, puis proche de la sensibilité catholique mystique, Charles Péguy (1873-1914) est l’auteur de nombreux essais et textes poétiques. - Pelletan (Camille) TCO. Relie la place Lavault à la commune voisine de Sainte-Radegonde et à la route de Nantes. Journaliste, député des Bouches-du-Rhône et sénateur, Camille Pelletan (18461915), est un homme politique, républicain et membre du parti radical socialiste. Voir les façades des nombreuses villas implantées à partir du début du XXe siècle comme dans le boulevard Thiers, l’avenue Victor-Leclerc et la rue Jules-Guesde. Elles disposent de vues imprenables sur la vallée du Thouet. Le commissariat de police y occupe une villa de style Art déco Voir le chemin du Panorama voisin. - Pérochon (Ernest) TNO. Prolonge la rue Jules-Guesde vers Sainte-Verge et la route de Doué-laFontaine. Né à Courlay (Deux-Sèvres), instituteur et romancier régionaliste, prix Goncourt en 1920 (Nêne), Ernest Pérochon (1885-1942) a écrit, entre autres ouvrages, Les Creux de Maison (1913) et L’Eau courante (1932) . - Picasso (Pablo), impasse, rue TCO. Quartier du Cottage. Peintre espagnol de renommée internationale, Pablo Picasso (1881-1973) est, avec Georges Braque, le fondateur du cubisme. Prolifique, il a produit plus de 50 000 œuvres. - Pichaut-de-la-Martinière, voir De-la-Martinière - Pieds-de-Mourre, chemin de TN. La Folie. Toponyme inconnu. Longe la zone ferroviaire. Y sont localisées quelques entreprises dont Doc emballages depuis 1930. Cette usine qui employa jusqu’à 350 personnes dans les années 50 en comptait 26 en 2003. Le bois de peuplier de la région, qu’elle travaillait, a fait place à des bois importés d’Europe de l’est. 53 http://www.actuacity.com/thouars_79100/monuments/page2 - Pineau (du) TNE. Rue limitrophe entre la commune de Louzy et celle de Thouars au niveau de la zone industrielle de Talencia. Toponyme ? - Port-Gentil, boulevard TCE. Rocade est longeant le quartier des Capucins. Ville du Gabon au sud ouest de Libreville jumelée avec Thouars depuis 1960. Voir les boulevards voisins Diepholz, Helensburgh, Hannut, Port-Gentil villes également jumelées avec Thouars - Poirault (Emile), impasse, rue Courte rue en impasse au-dessous du cimetière de la Madeleine. Emile Poirault (1890-1964) fut sénateur socialiste des Deux-Sèvres de 1946 à 1948 et maire de Thouars (1946-1953 ?). - Poitou (du) TNO. Les Maligrettes. Voir rues des Provinces - Pommiers (promenade de) TCO/TO, longe le Thouet depuis le camping. Du nom de la cascade pittoresque de Pommiers (commune de Sainte-Radegonde), située dans la vallée du ruisseau du Pressoir, à laquelle ce chemin donne accès. Depuis les rues de Crevant, la place Lavault et la rue du 4 septembre, traverser au bout de deux kilomètres environ la chaussée qui barre le Thouet, puis emprunter le sentier qui mène à la chute d’eau. Au pied de falaises abruptes, la cascade est un site classé depuis 1932. La vallée est également désignée par le département des Deux-Sèvres comme un espace naturel sensible (ENS) riche de végétaux et d’animaux : 400 espèces végétales, 350 espèces d’insectes, etc. 20 hectares sont la propriété de la communauté de communes du Thouarsais. Voir rues de la Côte-de-Crevant - Porte-au-Prévost (de la) Vieille ville. La tour de la Porte-au-Prévost était l’ancienne et principale sortie/entrée nord de la ville médiévale vers Poitiers, Saumur et Paris. Dans la ville médiévale, la rue éponyme conduisait à l’église Saint-Laon, à la rue et à la place Saint-Médard puis à la rue du Château et à la rue de la Porte-Maillot vers Niort. 54 La tour, initialement de base carrée, a été ensuite flanquée de deux tours cylindriques. Devant la porte un hypothétique pont-levis (puis un pont en pierre) donnait accès à la ville. La tour a servi de prison, avec celle du Prince-de-Galles, jusqu’au tout début du XIXe siècle. La haute toiture couverte d’ardoise a été supprimée en 1840. La rue historique a été marquée par la présence de deux couvents disparus aujourd’hui. Le couvent des Jacobins (une église et un cloître) installé vers 1359 réunit des religieux dominicains (un ordre mendiant selon la règle de saint Augustin). Ils s’installent dans l'ancien hôtel de Soussais grâce aux dons de Tristan Rouault, vicomte de Thouars et de sa femme Péronnelle. Après la Révolution, en 1791 le couvent est vendu et démoli. Une petite salle voûtée (ancienne salle capitulaire) a été néanmoins sauvée et restaurée au n° 39, depuis 2001, par des chantiers d’insertion de jeunes et la société d’histoire et d’archéologie du pays thouarsais. Elle est la propriété de la ville de Thouars. Le couvent des Clairettes s’est installé à l’angle de la rue Porte-au-Prévost et de la rue des Clairettes (voir cette rue), à l’emplacement de la place du 4 août. Remarquez le redoutable dispositif de défense sous la porte au Prévost : deux herses et trois assomoirs. Au pied de la tour, un petit jardin évoquant l’époque médiévale (jardin de couvent). Au niveau de l’école Jean-Macé , la façade d’une maison à pan de bois restaurée. Quelques maisons inscrites à l’inventaire Mérimée. 55 15 rue de la Porte-au-Prévost - Porte-Chabannes (de la) VV. Rue donnant accès à une porte éponyme des remparts (la porte Chabannes). Du nom d’une famille d’ancienne noblesse ayant participé à la guerre de Cent-Ans au coté de Jeanne d’Arc. Rue du local des restos du cœur (anciens bains-douches) au n°10 et du club de l’âge d’or au n° 8. - Porte-de-Paris La principale rue commerçante et semi piétonnière partant de la place Lavault vers la vieille ville en direction de Saint-Jean et Saint-Jacques-de-Thouars En 1830, la tour de la Porte-de-Paris est démolie (trop étroite et basse pour les charrettes). Le comblement des fossés des remparts nord commence avant la Révolution et dessine les contours de la future place Lavault. Ici se concentrent le renouvellement et la résistance des activités commerciales de la vieille ville. L’ avenir de la rue dépendra surtout de la clientèle et de son retour vers le centre ville. - Porte-Maillot Vieille ville. La porte Maillot fut d’abord située au pied de l’actuel château à l’intersection avec la rue Louis-Richou (voir à ce carrefour les fenêtres à meneaux d’un immeuble du XVIe siècle). Puis après sa destruction, le nom fut donné à la porte du Pont-Neuf (le pont des Chouans et sa barbacane) du côté de Saint-Jean-deThouars. 56 Au pied des imposantes murailles du château, c’est la plus vieille rue d’accès sud à la ville médiévale. Les premiers numéros pairs comme impairs de la rue Porte-Maillot sont classés (de 1 à 9). Voir la fontaine de l’Abbesse récemment restaurée par les chantiers d’insertion. Magnifiques vues sur les jardins du bord du Thouet et sur le village de Saint-Jeande-Thouars sur le versant opposé. - Port-Gentil (boulevard) TCE. Partie de la rocade est entre les Capucins et la zone commerciale (SuperU). Port Gentil est une ville du Gabon avec laquelle Thouars est jumelée depuis 1960. - Poterne (de la) Vieille ville. En face l’hôtel des Trois-Rois, ruelle étroite qui relie la rue Louis Richou à la rue du Château Une des quatre poternes restant dans la ville médiévale, avec celles des guichets Bégaud et Linières, et de la ruelle des 75 (80) marches. Voir Vicomte et Guichet Bégaud - Precenssé (de) TC. Ancien « village noir » près de la voie ferrée. Journaliste pacifiste, député et sénateur, Francis de Precenssé (1853-1814) dirigea la revue socialiste La Vie socialiste et fut responsable de rubriques politiques dans la revue communiste l’Humanité. - Prêche (du) VV. Ancienne rue du Prêtre jusqu’en 1686 (?). Relie la rue Henri-Barré à la rue Ligonnier. 57 Allusion possible aux prêches (sermons) des pasteurs protestants dans le temple voisin. - Président-Tyndo (du) Vieille ville. Relie la rue Porte-au-Prévost à la rue du Prince-de-Galles en longeant l’hôtel, de style Renaissance, construit et habité par le président Louis Tyndo. L’hôtel a été édifié sur les possibles vestiges d’un édifice médiéval : le palais des rois d’Angleterre. La tour d’escalier porte la date de 1539 (fin probable des travaux). L’édifice a été agrandi au XIXème siècle et de nouveau au début du XXème siècle (cette dernière partie a été recouverte d’un bardage en bois en 2014). Louis Tyndo, seigneur de la Brosse et sénéchal de la vicomté de Thouars sous Louis d’Amboise, a aidé Louis XI à rattacher (confiscation) la vicomté au royaume de France. Pour le récompenser, celui-ci l’avait nommé conseiller royal et premier président du parlement de Bordeaux. Au XIXème siècle, il est la propriété de la famille Berthre de Bourniseau (celle de l’historien de Thouars Berthre de Bourniseau) Ancienne école de filles depuis 1873, collège et lycée en 1971, l’hôtel Tyndo n’est plus affecté à l’enseignement à partir de l’ouverture du collège Edmond-Rostand en 1978. S’y installent ensuite le centre socioculturel du Thouarsais et les activités de la Croix-Rouge et du Secours Catholique. Fin 2015 y est inauguré le conservatoire de musique et de danse du Thouarsais après restauration des bâtiments. Le cabinet d’architecture Arc-et-Sites de Bordeaux a été chargé de la conception et de la réalisation des travaux dont le coût est d’environ 8 millions d’euros. Remarquer sur la façade ouest de l’hôtel restauré une tour-escalier pentagonale décorée d’armoiries, et les nombreuses fenêtres à meneaux. - Pressoirs (des) TSE. De la rue du Moulin-de-Fertevault à la route de Poitiers par le coteau. Y était probablement localisée jusqu’à la seconde guerre mondiale, une partie des pressoirs des vignerons qui exploitaient les vignes cultivées sur les pentes de la vallée du Thouet. En existe t-il encore ? - Prince-de-Galles (du), rue, place Vieille ville. Donne accès depuis la rue du Grenier-à-sel et la vieille ville à la tour du Prince-de-Galles. Le titre de prince de Galles était donné aux souverains anglais de la maison Plantagenêt et à leurs successeurs à partir du XIVe siècle. Duc de Normandie, d’Anjou, du Maine et de Touraine, Henri II Plantagenêt par son mariage avec Aliénor d’Aquitaine ajoute le duché d’Aquitaine et le comté du Poitou. Devenu roi d’Angleterre en 1154 par héritage, il conquit Thouars en 1158 et y séjourna parfois. Par le traité de Brétigny (rétrocession du Poitou à l’Angleterre), Thouars passe en 1360 sous le contrôle du prince de Galles (le Prince Noir, 1330-1376) héritier de la 58 couronne d’Angleterre. Événement dont témoignerait le nom de la tour qui servait également de poterne pour entrer et sortir de la ville. Mais il est également possible d’attribuer cette dénomination au souvenir du célèbre Richard Coeur de Lion, fils de Henri II et prince de Galles, roi d’Angleterre de 1189 à 1199. Construite à la fin du XIIe siècle, à la fois porte de la ville et forteresse, cette tour a servi de logement de garnison, d’entrepôt de grains, et de prison pour les contrebandiers du sel. L’ancienne porte de ville qui passe sous la tour avait été murée avant la Révolution et l’était encore dans les années 1820 (BB). La tour du Prince-de-Galles (ou tour grainetière, ou des faux-sauniers) est classée monument historique depuis 1886. Elle comporte quatre niveaux (2 niveaux de prison, un de logement -attribué à des instituteurs au XIXe siècle-, et un dernier sous les toits contenant deux cages en bois où étaient enfermés les prisonniers (les faux-sauniers) qui y mourraient rapidement. Un chemin de ronde est encore visible à l’entrée de la tour ainsi que deux bretèches qui permettaient de déverser de l’eau et de l’huile bouillante sur les assaillants. L’entrée de la tour devrait être restaurée et aménagée pour faciliter l’accès entre le parking au pied des remparts et l’hôtel Tyndo devenu Conservatoire de musique et de danse en 2015. Ouverte au public depuis les années 1980 et en partie restaurée, elle accueille une exposition artistique permanente évoquant la rigueur de l’emprisonnement. Visites du 1er juillet au 31 août de 14h30 à 18h30 et pendant les Journées du Patrimoine. Voir dans la rue une des fenêtres de l’église du couvent des Cordeliers (photo) est encore visible depuis la rue (voir rue Bernard-Palissy). Son architecture (XVIe siècle) est comparable à celle des fenêtres de l’ancienne église située sous l’actuelle chapelle Notre-Dame et visible sur la façade est. - Provence (de) TNO. Quartier des Maligrettes. 59 Voir rues des Provinces - Provinces (rue des) TCO. Ensemble de noms de rues caractéristiques du quartier des Maligrettes : Alsace-Lorraine, Anjou, Auvergne, Bourgogne, Bretagne, Normandie, Poitou, Provence, Touraine. - Puyraveau (de), route TE. En direction depuis Thouars du hameau de Puyraveau (commune de SaintLéger-de-Montbrun). Traverse les terrains décontaminés, en friche en 2014, de l’ancien ETAMAT. Sur la gauche en direction du village de Launay (commune de Louzy) la mise en place en 2014 du Projet Tipper solaire (16 ha de panneaux solaires pour une production de 10,3 GWH, soit la consommation hors chauffage de 5 000 maisons). Cette construction était achevée en 2015. Q - Quatre-Aout (du) VV. Entre la rue Porte-au-Prévost et la rue Isambert. Longe la place éponyme. Pendant la nuit du quatre août 1789, dans l’hôtel des Menus-Plaisirs à Versailles, l’Assemblée constituante mit fin au régime féodal en abolissant les droits et les privilèges seigneuriaux. - Quatre-Septembre TCO, le long de la Poste. Donne accès à la rue de la Petite-côte-de-Crevant. Le 4 septembre 1870 est la date de proclamation de la troisième République française à Paris. - Quintinie (Jean-Baptiste de la) TCO. Quartier de la gare près du passage à niveau le long de la voie ferrée. Avocat puis jardinier du roi Louis XIV, Jean-Baptiste de la Quintinie (1626-1688), né en Charente, a créé à Versailles à côté de la pièce d’eau des Suisses le Potager du Roi. Ce site qui a accueilli de 1873 à 1995 l’École nationale supérieure d’Horticulture, héberge depuis 1976 l’Ecole nationale supérieure de paysage de Versailles. Il est classé monument historique depuis 1921. R - Rabelais (François) TCE. De la place du Boël à la rue Waldeck-Rousseau. 60 Ecrivain, moine libre penseur et médecin, François Rabelais (1483-1453) né à La Devinière, près de Chinon, est l’auteur de Pantagruel (1532) et Gargantua (1534), préfigurations du roman moderne. François Rabelais aurait été à l’origine légendaire de la butte calcaire de Tourtenay visible depuis le nord de Thouars. Dans Gargantua, le géant aurait secoué ses bottes en créant les buttes de Moncoué (commune de Taizé) et de Tourtenay, mais pas celle de Saint-Léger-de-Montbrun ! Neuf maisons remarquables, jumelées ou non, construites dans la période de l’entredeux guerre, à façades de style régionaliste d’inspiration Art déco dite maison thouarsaise (description, rue Émile Combes), notamment aux n° 76 à 80. - Racine (Jean), allée, rue TCE. Les Capucins. Dramaturge, Jean Racine (1639-1699) est l’auteur de nombreuses tragédies classiques, notamment Britannicus (1669) et Iphigénie (1674). - Ravel (Maurice), TCO. Quartier du Cottage. Musicien et compositeur, pianiste et chef d’orchestre, Maurice Ravel (1875-1937) est l’auteur d’œuvres réputées comme Ma Mère l’Oye, le Boléro et le Concerto pour la main gauche. Avec Claude Debussy, il fut l’une des figures les plus importantes de la musique française du début du XXe siècle. - Régnier Desmarais, VV. Relie la rue de la Trémoïlle à la place Saint-Laon - Réjane VV. De la rue du Prince-de-Galles à la rue Félix-Gelusseau. Comédienne, Gabrielle-Charlotte Réju, dite Réjane (1856-1920), fut, avec Sarah Bernhardt, une figure célèbre de la « Vie Parisienne » à la Belle Époque (18801914). - Renan (Ernest), rue et impasse TC0/TCE. Rue longeant le côté sud de la place Lavault. Ecrivain, philosophe et historien d’origine bretonne, professeur au collège de France Joseph Ernest Renan (1823-1892) est resté célèbre pour ses travaux scientifiques sur la religion catholique qui lui attirèrent les foudres du Vatican. Accès par les impasses Saint-Vincent et des Vaux à la vigne de la cité libre du vieux Thouars récoltée chaque automne sur les anciens remparts. En raison d’une grille récente vous ne pourrez apercevoir que quelques pieds de vigne. - Renard (Jules), rue, allée, impasse 61 TCE. Les Capucins. Romancier, républicain et anti clérical, Jules Renard (1864-1910), membre de l’Académie Goncourt (1907) est l’auteur, notamment, de l’Écornifleur (1892) et Poil de Carotte (1900). - République (de la), boulevard TC. Ouvert en 1885, situé entre le boulevard Jean-Jaurés et la place du Boël. À la place du magasin de motocyclettes, l’usine de peinture Arbo créée dans les années 1920 a fonctionné jusque dans les années 1970. - Reverdit (du docteur) TS. Le Bourgneuf. Paul-François Reverdit (1809-1896), médecin, fut maire de Thouars (1871-1876). De 1873 à 1876, il fut le médecin de la maison de force (prison) situé dans le château. Son testament de 1896 dote les jeunes filles « méritantes » de moins de 25 ans et habitant Thouars d’une petite somme d’argent. Ainsi sont nées les Rosières. - Ricard TC. Relie la place Lavault au Boulevard de la République. ?? - Richetta (Gabriel) Thouars Nord. Quartier de la Folie. Percepteur à Thouars, Gabriel Alexandre Richetta (1892-1942), résistant, membre du groupe de combat du docteur Chauvenet fut arrêté et exécuté à Cologne en 1942. - Richou (Louis) Vieille ville. Ancienne rue des Tanneurs (et des ferronniers) autrefois hors de l’enceinte médiévale dans la basse ville. Les peaux étaient issues des abattoirs situés plus haut dans l’actuelle rue Imbert. Né à Bouillé-Loretz et mort à Thouars, Louis Joseph Richou de Lamberdrye (17481839) est un avocat parisien qui devint député de l’Eure, puis maire de Thouars en 1800. Il se prononça contre l’exécution de Louis XVI. Il fut à l’origine de la promenade de la place Saint-Laon dont il ne reste aujourd’hui que deux tilleuls. Au pied de la vieille ville, la rue relie la petite ruelle en pente du Guichet-Bégaud (ancienne poterne) et la rue Porte-Maillot qui conduit au pont des Chouans sur le Thouet. Quelques palmiers et un néflier du Japon aux abondants fruits jaunes donnent une note méditerranéenne au coteau. Un petit jardin public des plantes tinctoriales a été aménagé par le service des espaces verts et paysagers. Il évoque l’activité des tanneurs disparus, il y a environ 150 ans. Deux ruelles publiques entre les murs donnent accès au Thouet et à des coins de pêche. Les lavoirs ont disparu. Pas de possibilité de promenades longeant la rivière. 62 - Risler (Georges) TNO. Cottage. - Rochereau (voir Denfert-Rochereau) Rodin (Auguste) TNE. Entre la rue de la Fontaine et la rue Ernest-Pérochon. Sculpteur ayant marqué la vie artistique de son époque, Auguste Rodin (1840-1917) est l’auteur d’œuvres magistrales comme Le Penseur (1981-82), Les Bourgeois de Calais (1889), ou Le Baiser (1911). - Romain (Jules), impasse TCN. Débouche sur l’avenue Emile-Zola. Romancier, membre de l’Académie française, Louis Henri Jean Farigoule (18851972), dit Jules Romains, est l’auteur, notamment, de Knock ou le triomphe de la médecine (une pièce de théâtre en 1923) et d’une fresque romanesque Les Hommes de bonne volonté en 28 volumes (1932-1946). - Rome (de) TCE. Les Capucins. Voir rues de l’Europe - Ronsard (Pierre de) TCS. Entre la rue Jules-Michelet et le boulevard Alfred-de-Vigny. Pierre de Ronsard (1524-1585) fut le poète français le plus marquant du XVIe siècle. Il écrivit en particulier Les Odes (1550-1552), Les Amours de Cassandre (1552) et la Franciade (1572). - Rostand (Edmond) 63 TN. La Folie. Dramaturge et essayiste, Edmond Rostand (1868-1918) est l’auteur, entre autres œuvres, de Cyrano de Bergerac (comédie, 1897) et de L’Aiglon (drame, 1900). Son fils Jean Rostand, biologiste et écrivain, a donné son nom au collège public situé à la sortie de Thouars sur la route de Poitiers. - Rousselot (André) TC. Entre la rue Ricard et le boulevard de la République. S - Sablières (des), impasse TS. Rejoint la rue de la Mare-aux-Canards. Site ancien possible de carrières de sable. - Saint-Exupéry (de) TCE. En face de la zone commerciale est (Super U). Ecrivain, journaliste, poète et aviateur, Antoine de Saint-Exupéry (1900-1944) est, entre autres œuvres, l’auteur de Vol de nuit (1931) et du Petit Prince (1943). Dans le même quartier, il est associé aux rues Guynemer et Mermoz, autres héros de l’aviation française. - Saint-Charles (allée de) TCE. Donne accès à partir de la place du Boël à l’institution d’enseignement privé Saint-Charles (ancien couvent des Capucins). - Sainte-Verge à Orbé (chemin de) TNE. Route rurale limitrophe avec la commune de Louzy et celle de Saint-Léger-deMontbrun Voir Boulevard des Capucins - Saint-Médard, rue, impasse Vieille ville. Relie la rue Porte-de-Paris à la place Saint-Médard et cette dernière à la rue Porte-au-Prévost. Ancienne rue des Orfèvres avant la Révolution, la voie très commerçante autrefois (XVIe siècle) s’est progressivement vidée de ses nombreux commerces à la fin du XXe siècle au profit de ceux du nord et de l’est de la périphérie thouarsaise. Cette hémorragie continue en 2015. L’impasse Saint-Médard est située en face de la façade est de l’église Saint-Médard. Vous y découvrirez des ruines insolites envahies par la végétation. 64 Dans la rue Saint-Médard, l’abandon des commerces s’expose dans les vitrines vides ou occupées par des images de la ville médiévale puis par des figures de la vie Thouarsaise. Le dernier bijoutier est parti en 2013 et les dernières brocantes semblent bien fragiles en 2015. Des boutiques (galeries d’art) tentent des réinstallations puis disparaissent. Quelques immeubles sont en vente à un prix très bas. La reconquête de la rue pourrait commencer, mais le réaménagement de la place voisine reste en 2015 sans résultat apparent. Au n° 53, entrez dans le café des Arts aux murs couverts de miroirs, style Art Déco, et prenez place sur les banquettes recouvertes de moleskine brune ou sur la terrasse. L’ambiance des années 1920 y a été conservée, mais on pourrait se croire dans un pub irlandais. Concerts rocks de temps en temps notamment pendant le Fest’art en juillet, soirées à thèmes, expositions. Ouvert le dimanche de 16h à 20h et tout le reste de la semaine. - Saint-Vincent-de-Paul, impasse VV. Accessible depuis la rue Marguerite-d’Écosse . Prêtre catholique et fondateur de congrégations religieuses, Vincent de Paul (15811660), figure symbolique de la charité chrétienne, fut canonisé par le pape Clément XII en 1737. Une loge maçonnique du Grand Orient de France y était localisée en 1786. Voir rues Ernest-Renan et Emile-Combes Donne accès (par l’impasse des Vaux et une grille) à la vigne du Clos PascreauLemiale gérée par la cité libre du vieux Thouars et située sur le rempart nord. Les tours du rempart sont très visibles à partir d’une petite impasse située en face les halles. - Sand (George), TNO. Les Moulins-à-Vent. Entre la rue Frédéric-Chopin et le boulevard du Généralde-Gaulle. 65 Romancière prolifique et journaliste engagée, Amandine Aurore Dupin (1804-1876), dite George Sand, a ouvert ses romans à la cause féminine, à la défense des ouvriers et des pauvres et a affiché son engagement socialiste et républicain. Elle a écrit, entre autres œuvres, La Mare au diable (1846), La Petite Fadette (1849) et Histoire de ma vie (1855). Frédéric Chopin (dont le nom est donné à la rue adjacente) fut son amant. - Sauzède (André), impasse TNO. Les Maligrettes. Adjacente à la rue Lamartine. André Sauzède, décédé en 1983, était un musicien et chef d’orchestre thouarsais. - Saugé (Émile) Vieille ville. Ancienne rue du Minage. Une des rues menant à la place Saint-Médard coté nord. De l’autre côté, elle conduit à la tour du Prince-de-Galles. Emile Saugé était un des associés du général Berton, conspirateur malheureux contre le régime de Louis XVIII. Il fut guillotiné en 1822 sur la place Saint-Médard. Le point de départ de cette conspiration avortée à Saumur était Thouars. Voir Place Berton et rue Bigot. Ne pas manquer la remarquable maison à pan de bois du XVe siècle dont la façade ouest réunit des colombages et un appareillage d’ardoises (essentage) aux deuxième et troisième étages. Schisler (Robert) 66 TE. Talencia. Du nom du fondateur de la compagnie européenne des emballages (CEE) créée en 1971 à Thouars. Avenue Emile-Zola. Elle emploie 370 personnes en 2012. - Schweitzer (Albert), du docteur TNO. Rue limitrophe avec la commune de Sainte-Radégonde, qui rejoint la promenade de Pommiers. Musicien et philosophe, influencé par la pensée indienne du jaïnisme, le docteur Schweitzer (1875-1965) fut un précurseur de l’aide humanitaire : il fonda l’hôpital de Lambaréné au Gabon afin de soigner les lépreux. Il obtient le prix Nobel de la paix en 1952. - Seguin (Marc), impasse TCE. Quartier du Village noir. Issu par sa mère de la famille des Frères Montgolfier, Marc Seguin (1785-1875), dit l’Ainé, fut avec ses frères, le créateur d’entreprises de construction des premiers ouvrages ferroviaires (le chemin de fer de Saint-Etienne à Lyon en 1831), et l’inventeur du pont suspendu (1825) et de la chaudière tubulaire (1827). Voir Denis-Papin - Semart (Pierre), impasse TCE. Adjacente à la rue Condorcet, près du collège Saint-Charles. Quartier des Capucins Secrétaire général du parti communiste de 1924 à 1929, et de la fédération française des cheminots, Pierre Semard (1887-1942) a été fusillé par les Allemands dans la prison d’Evreux. - Sembat (Marcel) TNE, quartier du Cottage. Avocat, journaliste, député SFIO, pacifiste, Marcel Sembat (1862-1922) fut ministre des Travaux Publics de 1914 à 1916. - Sibileau (Robert), promenade. VV. R. Sibileau (1922-2006 ou 2003), résistant thouarsais à 18 ans, employé à l’usine Rusz, fut déporté en Allemagne. Il fut condamné aux travaux forcés le jour de ses 20 ans, alors que huit de ses camarades étaient condamnés à mort. La promenade, un petit mail de tilleuls associé à la fin de la rue de la Trémoïlle plantée de platanes, est situé sur la terrasse au nord de la chapelle Notre-Dame face au panorama sur la vallée du Thouet. - Soc (du) TSE. La voie de Soc. 67 Relie le boulevard Jacques-Ménard à la route de Puyraveau. À la belle saison , activité intense des jardiniers des jardins de Garambault. - Soixante-Quinze-Marches VV. Dans l’ancienne ville basse, escalier étroit qui relie la rue Imbert et la rue Richou. L’une des quatre poternes de Thouars. Elle permettait aux animaux de bât (ânes et mulets) d’accéder à la place du marché Saint-Médard depuis le pont des Chouans. Voir rue de la Poterne et guichets de Lignière et Bégaud.. Si vous comptez bien vous dénombrerez 80 marches qui, dans la partie haute débouchent dans la rue Imbert au pied des murs de soutènement des vieux hôtels situés sur la pente. - Soré (André), rue, impasse TCO. Relie la rue Jules-Guesde au boulevard Thiers. Adjoint au maire de Thouars en 1947, il trouva la mort dans l’incendie du viaduc Eiffel en réparation après les bombardements de 1944. Voir impasse Eiffel 68 - Strasbourg (de) TCE. Entre le boulevard des Capucins et la rue Michelet. La rue de Strasbourg est probablement une évocation du ressentiment national engendré par le rattachement en 1871 de l’Alsace-Lorraine à l’Empire allemand (si elle a été nommée avant 1914), Sinon elle est liée au Conseil de l’Europe. - Stendhal TN. La Folie. Romancier célèbre du XIXe siècle aux côtés de Balzac, Hugo, Flaubert et Zola, Henri Beyle (1783-1842), dit Stendhal, a écrit, entre autres œuvres, Le Rouge et le Noir (1830), Lucien Leuwen (1834) et La Chartreuse de Parme (1839). - Talbot (Jean), allée TE. Talencia. ? - Temple (du) VV. Relie la place Gustave-Barré à la rue Anne-Desrays. Construit en 1644 à distance des églises de Thouars à l’emplacement de l’actuel musée Henri Barré, le temple protestant passa ensuite sous le contrôle du chapitre de Saint-Pierre. Il fut rasé au milieu du XIXème siècle. Thouars devint, à la fin du XVIe siècle, une ville protestante où les protestants étaient protégés par le duc Claude de la Trémoïlle et son épouse Charlotte Brabantine de Nassau, fille de Guillaume de Nassau, prince d’Orange et fondateur de la République de Hollande. La duchesse chassa de la ville les Dominicains, persécuta les moines Cordeliers et faillit détruire la Sainte-Chapelle (BB). Le temple fut abandonné à partir de 1685 (révocation de l’édit de Nantes) et ses matériaux disséminés à travers la ville. Courte rue pittoresque entre de hauts murs décrépis débouchant sur la rue du Prêche (photo). - Thomas (Albert) TNE, quartier du Cottage. 69 Militant socialiste, député SFIO de 1910 à 1921, Albert Thomas (1878-1932) s’illustra pendant la guerre 1914-18 comme organisateur de la production d’armement et du travail ouvrier. Il fut le premier directeur du bureau international du travail à Genève. Voir : rue Paul-Bert - Thouars-au-Bouchet (Chemin de) TNE. Chemin rural dans la plaine agricole reliant le boulevard Helensburgh au village du Bouchet sur la commune de Louzy. - Thiers (Adolphe), boulevard, impasse TCO. Du boulevard Bergeon à la rue La-Quintinie (le long de la voie ferrée). Ouvert en 1885. Avocat, journaliste et homme d’État, Adolphe Thiers (1797-1877) fut président de la République française au début de la troisième République. Il ordonna l’écrasement de la Commune de Paris. De nombreux Communards furent emprisonnés au Château de Thouars à l’époque où il devint « Maison de force » (1872-1925). Voir les nombreux hôtels particuliers construits à la fin du XIXe siècle jusqu’à l’entredeux guerres. - Thourayne (Léon), impasse TSE. Le Bourgneuf. Maire de Thouars avant Victor Leclerc (il est entré en fonction en 1878) - Tolstoï (Léon), TNO. Quartier du Cottage. Romancier russe, Léon Tolstoï (1828-1910) est l’auteur d’œuvres majeures comme Guerre et paix (1869) et Anna Karénine (1877). - Touraine (de), impasse, rue TNO. Les Maligrettes. Voir rues des Provinces - Tour-de-Galles (de la) VV. Entre la rue Réjane et la rue du Prince-de-Galles. - Trémoïlle (de la) Vieille ville. Ouverte de 1840 à 1842, la rue de la Trémoïlle relie le château à la rue de la Porte-de-Paris et à la place Lavault. Le pont de Saint-Jean qui la prolonge au sud par l’avenue des Martyrs-de-la-Résistance est mis en place de 1839 à 1846. La passerelle de Saint-Jacques, remplaçant le bac, est construite l’année suivante (1847). Mais le 21 janvier 1890, elle tombera dans le Thouet. 70 La famille de la Trémoïlle, qui succéda à celle des vicomtes de Thouars et d’Amboise à partir du XIVe siècle, était une famille ducale et princière originaire du Poitou, au service des rois de France jusqu’à la Révolution. La famille résidait à Paris et à Versailles dans un hôtel situé rue des Réservoirs. Ses derniers descendants disparurent en 1933 (pour les hommes) et en 1996 pour les femmes. Au n° 72, entrée du café des Arts par sa terrasse. Au n° ? L’hôtel du Cheval Blanc et son « Grand Café » (la salle de bar) ont été remplacé par la résidence du Cheval Blanc Voir rues des Trois-Rois, Saint-Médard, et du Château - Trois-Piliers, rue, carrefour TSE. Relie la route de Loudun (rue de la Maison-Sèche) et la route de Poitiers (rue Camille-Guérin). Quartier des Prères. - Trois-Rois (des) Vieille ville. Ruelle reliant la rue du Château et la rue de la Trémoïlle. L’Hôtel des Trois-Rois (photo), restauré aujourd’hui, a hébergé le roi Louis XI au cours de ses parties de chasse. Ce roi qui a confisqué la vicomté de Thouars à la famille d’Amboise avant que la famille de la Tremoïlle ne la reprenne, venait souvent à Thouars. Voir rues du Président-Tyndo et de la-Trémoïlle, rue du Château ; Un souvenir possible de Louis XI, avant qu’il ne devienne roi de France est l’ancienne auberge du Dauphin (aujourd’hui café du Dauphin sur la place Lavault). Sa première épouse, à l’époque où il était Dauphin, était Marguerite d’Écosse. - Tumulus (rue, allée du) TN. ZAE de la Motte-des-Justices. La Motte des Justices est le nom donné au tumulus (180 mètres sur 15) correspondant à un mégalithe datant du néolithique moyen. Sa longueur en fait le plus important des tumulus européens. Il a été fouillé entre 1985 et 1988. 71 La « Motte » n’a rien à voir avec une motte castrale qui était un ouvrage de défense médiéval. La rue contourne le site du tumulus rendu invisible par de hautes haies entre deux entreprises. Une partie de dalle couvant l’allée funéraire est visible au milieu du site qui est une vaste prairie. Voir dans le bulletin de la société préhistorique française, l’article de 1994 de Georges Germond,, M. et L.M. Champême, Lyne Fernandez et al.. http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/bspf_02497638_1994_num_91_6_9790 U - Ursulines (des) Vieille ville. Petite rue en pente limitant au sud l’ancien couvent des Ursulines, devenu hôpital puis bâtiment administratif de la communauté de communes du Thouarsais (pôle Anne-Desrays). Les religieuses Ursulines s’installent à Thouars de 1630 à 1635 vingt ans avant les Clairettes à la demande du duc Henri de la Trémoïlle dans le couvent construit pour elles. En 1720, vingt-trois religieuses avaient pour mission l'éducation des jeunes filles pauvres. À la Révolution en 1791, leurs biens sont confisqués et vendus. Le couvent devient alors un hôtel de ville puis abrite l'hôpital public de 1845 à 1997. En 1845, l’ancien hôpital, situé à quelques dizaines de mètres, à l'emplacement occupé par l'école de soins infirmiers, rue Jules-Ferry, portait déjà le nom d'hôpital AnneDesrays. Au n° 4, voir la petite chapelle des Ursulines qui abrite la Compagnie de théâtre Métro Mouvance (l’Atelier) et plus haut la remarquable maison des médecins construite en 1929 (ancienne maternité) au début de la rue. V 72 - Vaux (impasse des) VV. Adjacente à l’impasse Saint-Vincent. Un nom peut-être lié à celui de la place Lavault. Au bout de l’impasse la grille d’accès à la vigne de la cité libre du vieux Thouars (le clos Pascreau-Lemialle), vendangée chaque année. - Verdun (boulevard de) TNO. De la rue Camille-Pelletan à la place des Maligrettes. Du nom de la bataille de Verdun (1916) pendant la première guerre mondiale ou périrent 542 000 Français et 434 000 Allemands. - Verlaine (Paul) TC. Une petite rue du premier quartier d’habitation des cheminots près de la gare. Poète reconnu, de la même génération qu’Arthur Rimbaud. Paul Louis Verlaine (1844-1896) est l’auteur de textes en vers et en prose comme Fêtes galantes (1869), Romances sans paroles (1876) ou Sagesse (1881) - Vernet (Horace), impasse, rue TCO. Quartier des Maligrettes. Peintre, Horace Vernet (1789-1863) reçut la médaille d’honneur à l’exposition universelle de 1855 à Paris. - Verrier (du docteur) VV. entre la façade ouest de l’église Saint-Médard et la rue de la Trémoïlle. Créateur du syndicat d’initiative de Thouars en 1910, le docteur Paul Verrier a écrit Thouars à travers les âges (conférence faite à la salle des fêtes de Thouars) édité par l’imprimerie nouvelle à Thouars en 1925. Sa petite-fille Frédérique est l’épouse de Marcel Chauvenet, artiste médailliste et sculpteur, frère d’André Chauvenet chirurgien à Thouars et résistant. Il a réalisé le monument aux morts de la Résistance à Thouars installé dans le square Jouguier près du pont de SaintJacques. Voir la maison restaurée à pan de bois du XVe siècle dite du père Jacques (Baraton) – 1905-1979 -, photographe, membre fondateur de la Cité libre du vieux Thouars. Ne pas confondre avec Jacques Barathon, né à Thouars (1936-2003), pianiste, chef de chœur et compositeur. 73 - Vigny (Alfred de) TS. Relie la place du Boël à la rocade est et au pont récent de Saint-Jean-deThouars construit sur le Thouet (quartier de Fleury) de 1967 à 1971. Romancier, dramaturge, poète, Alfred de Vigny (1797-1863) est une figure française du romantisme. Il est l’auteur entre autres œuvres, d’Eloa ou la soeur des anges (1824) et de Cinq Mars (1826). Superbe vue sur le château et la vieille ville depuis le pont. - Vicomte (du moulin du) Vieille ville. Rue pittoresque en pente qui permet de rejoindre la poterne de Linières et la rue de Jérusalem depuis l’entrée du parc Imbert. Depuis au moins 1199, le moulin voisin de la vicomté était sous le contrôle des seigneurs de Thouars. Il a été partiellement reconstruit et transformé en minoterie par Gabriel Rigaud vers 1885. En 1911, un magasin (toujours visible) est bâti en haut du coteau, près de l’entrée du parc Imbert ; un transporteur par câble est installé pour le transport par bennes du blé et de la farine, les camions étant chargés et déchargés dans ce magasin. Voir rue de l’Abreuvoir Accès au parc Imbert depuis le début de cette rue en venant de la place Lavault par la rue Balzac Le magasin de la minoterie Rigaud (cliché de gauche) et la rue du Moulin-duVicomte à (droite) 74 - Villon (François) TS. Longe la partie sud du cimetière de la Madeleine. Poète français le plus célèbre de la fin du Moyen Âge, François de Montcorbier dit Villon (1431-1463) est l’auteur du Lais, du Testament (1489) et de la Ballade des pendus (1462) Il eut souvent à faire avec la justice, et dut à Louis XI une des ses libérations de prison (1461). - Voltaire TCE. De la place du Boël à la gare. Ecrivain et philosophe français, François Marie Arrouet, dit Voltaire (1694-1778) a marqué le siècle des Lumières par son hostilité au fanatisme religieux et sa défense de la libre pensée. Dans cette rue, l’ancien cinéma Florida a fait place à des appartements. - Vouhé (Raymond), boulevard Thouars sud. Parallèle au boulevard de l’Europe (Rocade Est). Raymond Vouhé qui succéda à Jacques Ménard fut maire (droite) de Thouars de 1978 à 1983. Accès au parc public Subilène. Hôtel à insectes du parc Subilène. 75 W - Waldeck-Rousseau (Pierre) TE. Longe la gare et ses entrepôts abandonnés depuis plus de cinquante ans au nord du quartier cheminot, dit le Village noir, construit à partir de la fin du XIXème siècle. Républicain modéré, journaliste, avocat et député, Pierre Waldeck-Rousseau (18461904) fut président du conseil de 1899 à 1902. Construit dans les années 1920, l’économat, coopérative d’approvisionnement des familles de cheminots, est toujours visible au n° 5. Il ferma ses portes dans les années 1970. http://www.vpah-poitou-charentes.org/IMG/pdf/brochure_cheminote.pdf Voir le centre social restauré qui a conservé son architecture d’origine et la façade de l’économat (n° 5), photo en 2014. Voir Rue Danton - Wilson, TC. Donne accès à la rue Henri-Barthélémy et à la rue du Dépôt. Thomas Woodrow Wilson (1856-1924) a été président des Etats-Unis de 1913 à 1921. - Zola (Emile) avenue, impasse 76 Ancienne route de Saumur. Le côté est (zone industrielle) accueille une grande partie des entreprises de Thouars (Asselin, Compagnie européenne des emballages R. Schisler, Loeul et Piriot, Sésame, France-Champignon, Socoplan…). Romancier célèbre, républicain et journaliste engagé politiquement, Emile Zola (1840-1902) fut une des figures littéraires et politiques célèbres (avec l’affaire Dreyfus) de la troisième République. Remarquez le long de l’avenue les façades de nombreuses villas, d’architecture dite « thouarsaise », construite entre les deux guerres La plupart porte un cartouche : « Mon Désir », « Mon Travail », etc. Voir rue Jean-Devaux 77 PLACES et autres lieux publics de Thouars A - Aumônerie-Saint-Michel (de l’), place Entre la rue Jules-Guesde et le boulevard Bergeon, place consacrée à un parking qui a remplacé un square créé en 1939. D’abord localisée près des fossés du château selon une charte de 1206, l’aumônerie du prieuré Saint-Michel a été transférée ensuite par le vicomte Aimery VII au nord de la ville dans la commune des Hameaux qui sera rattachée à celle de Thouars à la fin du XIXe siècle. Elle accueillait les pauvres, les infirmes, les pèlerins, les voyageurs étrangers et les enfants trouvés. Les revenus des terres données au prieuré en contrepartie de prières au profit des donateurs lui permettaient cette activité charitable. De 1456 au début du XIXe siècle l’aumônerie fonctionne comme un hôpital de charité mais est concurrencée par l’Hôtel-Dieu de la vieille ville et sera abandonnée. À sa place, est construite en 1907 l’école Bergeon sur des terrains de Marie Bergeon concédés pour une rente viagère de 1500 F. Elle sera agrandie en 1924 sous le nom d’école Jean-Jaurès. Voir rues Bergeon, Jules-Ferry et Hôtel-de -Ville B - Bains-douches, voir rue Balzac - Barré (Henri), musée Vieille ville. Au n° 7 de la rue Marie-de-la-Tour-d’Auvergne. Médecin, artiste et collectionneur d’objets d’art, le docteur Henri Barré (1824-1887), fit construire sa résidence sur l’emplacement du temple protestant et de l’église Saint-Pierre du Châtelet qui le précédait. Il possédait plusieurs fermes dans la région de Thouars. Sa maison construite selon ses plans est inspirée du style néogothique à la mode à la fin du XIXe siècle (fenêtres à meneaux et à traverses, tourelles d’escalier, toiture haute couverte d’ardoises). Elle servit de modèle à quelques édifices de Thouars (rue Victor-Leclerc notamment) et de ses environs. Après le décès de sa femme Léopoldine Artus et avec la contribution du frère d’Henri, Gustave, médecin et collectionneur à Paris, elle devint musée de la ville en 1920. En 2013, une collection de 250 œuvres du peintre thouarsais Paul Boinot (18951986), léguée par son épouse, a trouvé place au musée (CO du 13 04 2013). Magnifique vue depuis la terrasse sur la vallée et la campagne bocagère au-delà du Thouet. Vous pouvez ensuite descendre par la rue du bac vers le Thouet et revenir dans le centre historique par la promenade Louis-Guerry, le pont des Chouans et la rue de la Porte-Maillot. 78 Ouvert du samedi 19 avril au mardi 11 novembre. En avril, mai, octobre et novembre 2014 ouvert les week-ends et jours fériés de 14h30 à 18h30. De juin au 21 septembre 2014 ouvert tous les jours sauf le lundi de 14h30 à 18h30. Visites guidées sur rendez-vous toute l'année (renseignements au 05.49.68.22.84). - Barré (Gustave), place VV. Gustave Barré, (décédé en 1893) médecin à Paris et collectionneur, était le frère de Henri Barré, médecin à Thouars et également collectionneur. À la mort de son frère, il hérite de sa maison. Il en fait don avec ses collections et celle de Henri à la ville de Thouars après sa mort et celle de sa belle-sœur, pour y établir un musée. Voir musée Henri-Barré - Belfort (de), place TCO. Quartier des Maligrettes. À la fin de la guerre franco-prussienne de 1870-71, la ville de Belfort a résisté héroïquement sous la direction du colonel Denfert-Rochereau. - Bert (Paul), école Construite hors des remparts après l’école Bergeon (1908), le groupe scolaire PaulBert est la première école (deux écoles l’une de garçons, l’autre de filles) à être installée en 1937 au nord de la voie ferrée près du stade municipal et du quartier du Cottage. - Berton (Jean-Baptiste), place Vieille ville. Au carrefour des rues Duguesclin, du Jeu de Paume et Saint-Médard. Ancienne place du Marché-à-la-laine avant 1886, la place Berton a été dédiée au général Jean-Baptiste Breton (1769-1822), dit Berton, qui s’était rallié à Napoléon pendant les Cent-Jours, puis avait été radié de l’Armée et emprisonné sous la Restauration. En 1822, il organise à partir de Thouars une conspiration afin de renverser le gouvernement monarchique (Louis XVIII) et rétablir la République et la liberté. La conspiration échoue aux portes de Saumur et Berton ainsi que 17 des conjurés sont condamnés à la guillotine et exécutés à Poitiers et à Thouars (voir Saugé). Les bâtiments de l’Institution catholique Jeanne-d’Arc ont été démolis au début des années 1980 à l’exception de la chapelle Jeanne-d’Arc. Elle avait pour origine l'installation en 1849 des Sœurs de la Retraite, communauté religieuse enseignante d'Angers qui fondèrent en 1864 une école primaire pour les jeunes filles pauvres sur la place du Marché-à-la-laine. En 1892, elles font construire la chapelle Jeanne-d’Arc de style néogothique, puis créent un pensionnat et un collège en 1908. En 1941, on comptait 135 élèves prises en charge par l’Institution Jeanne-d’Arc. Au début des années 1980, l’association vend ses biens à la ville qui les transforme en partie en parking et en espaces verts publics. Le collège est alors regroupé avec le lycée privé et catholique Saint-Charles (voir Capucins). La chapelle Jeanne-d’Arc est utilisée par la ville pour des expositions d’artistes depuis 1995. 79 Accès pendant les expositions. La destruction de l’école Jeanne-d’Arc avec sa cour plantée de marronniers et bordée d’une galerie en bois a-t-elle été une bonne idée ? Ce que le lieu a perdu en mémoire locale n’a pas été gagné en vertus attractives en dépit de l’intérêt de la fontaine. - Briand (Aristide) Vieille ville. Placette contigüe à la place Saint-Médard, créée après la destruction de la halle aux grains en 1928. Homme politique et diplomate, proche de Jean Jaurès, Prix Nobel de la paix en 1926, Aristide Briand (1862-1932) fut onze fois président du conseil et vingt fois ministre. Sur cette place, était localisé (à la place du salon de coiffure et du restaurant voisin) le restaurant de L. Abélard qui fut célébré par le critique gastronomique Curnonsky. (GVT, n° 70). - Boël (du) TC. C’était le nom d’un fort avancé protégeant les tours de la Porte-au-Prévost, à l’entrée nord de la ville médiévale. Entre 1806 et 1811, les douves des fortifications sont comblées et le terrain nivelé, et la place est plantée d’ormeaux comme la place Lavault dont elle n’est pas séparée. Puis le fort est détruit en 1840. En 1886 la nouvelle place est appelée place du Boël. En 1863, l’eau courante arrive chez les habitants grâce à un pompage au moulin de Crevant et à un château d’eau installé sur la place du Boël. De nouveaux châteaux d’eau se succèdent pour alimenter Thouars jusqu’à l’actuel construit de 1957 à 1959. Cet édifice de 20 mètres de haut qui comporte deux réservoirs superposés fut construit par l’entreprise Faure de Saint-Étienne sur un terrain acheté à Monsieur Duveau. « Cette construction qui devint un modèle d’architecture dans ce domaine fut l’objet de publications, notamment dans le bulletin du PCM (nom de l'Association des ingénieurs des ponts et chaussées et des mines, fondée le 26 mai 1902) n° 9 de septembre 1958 (R. de Saint-Ours, CO 17 02 2016). La place à usage essentiellement automobile (rue, parking) a été replantée d’arbres ornementaux (des charmes et des savonniers) en 1995. Près du cinéma Familia, le siège de La Durandale, association créée en 1904 dans le cadre du mouvement des patronages institué par l’Église pour évangéliser la 80 jeunesse. Ses sections s’occupaient de gymnastique, de théâtre, de foot-ball, de colonies de vacances, de basket-ball, ping-pong, photographie et cinéma. Le cinéma Familia voisin fut créé en 1947 à la demande de l’archiprêtre Giret. - Buisson (Ferdinand), école TS. Député, Prix Nobel de la Paix en 1927, libre penseur, protestant, président de la ligue française des droits de l’homme de 1913 à 1926, Ferdinand Buisson (18411932) présida la commission parlementaire chargée en 1905 de mettre en place la séparation de l’Église et de l’État. Il créa le mot « laïcité ». Située sous les remparts est, à côté du cimetière, l’école primaire de filles a été créée en 1959. C - Cassin (René) TCE/TE. Rond-Point au croisement de la rue de Puyraveau, et de la rocade est. Juriste et diplomate, René Cassin (1887-1976) fut un des rédacteurs de la Déclaration des droits de l’homme en 1948. Il reçut le prix Nobel de la paix en 1968. Aménagé par le service des Espaces verts et paysagers, ce rond-point a obtenu le 1er prix national des Villes Fleuries dans la catégorie "rond-point développement durable" en 2011. Les plantations économes en eau sont exemplaires. En arrière plan la tour Garambault. - Cent-quatorzième-et-cent-vingt-cinquième-régiments-d’infanterie place (des), VV. Place plantée de tilleuls en façade est des anciennes écuries du Château. Régiments de l’armée française de 1795 à 1997 stationnés dans le Poitou notamment à Saint-Maixent, Poitiers et Thouars (dans les écuries du Château). Voir rue du 114e régiment d’Infanterie de la Libération. - Château (du) 81 VV. Petite place devant la chapelle Notre-Dame au nord et à l’ouest. Résulte en partie du comblement d’un ravin qui isolait le château médiéval (disparu) de la ville derrière ses remparts Rare monument aux morts de la guerre franco-prussienne de 1870-71, érigé en 1902. Le monument indique « A la mémoire des enfants du canton de Thouars ». La plaque mentionnant la guerre de 1870 est restée, de l’autre côté de l’inscription, à moitié effacée. - Château de Marie-de-la-Tour-d’Auvergne (ou des ducs de la Trémoïlle) VV. Construit en 1635 par Marie de la Tour d’Auvergne (1601-1665), épouse de Henri de la Trémoïlle, duc de Thouars et pair de France, selon les plans de Jacques Lemercier, architecte et ingénieur du roi Louis XIII, et d’après ceux des Tuileries à Paris, le château est situé sur un promontoire rocheux formé par un méandre du Thouet. Orienté à l’ouest, le corps de logis central de deux pavillons et à toit en ardoise à fort pente est précédé par une vaste cour d’honneur délimitée par une galerie à portique surmontée d’une étroite terrasse accessible depuis le château. Au sud une esplanade, formant une large terrasse plantée de tilleuls du côté du Thouet, se termine par l’orangerie (photo). Au nord du rond-point du 19-mars-1962, les écuries, qui ont été réalisées partiellement selon les plans du dernier architecte de Louis XIV Robert de Cotte entre 1707 et 1709. Après la Révolution et ses pillages, en 1794, l’État installe dans le château les sièges d’une sous-préfecture et d’un tribunal de première instance, qui sont retirés au profit de Bressuire quelques années après, en 1804. Acheté par la ville en 1833, le château devient une caserne, puis un collège de 1859 à 1869. La chapelle NotreDame est rachetée par la famille de la Trémoïlle en 1873 et le château est converti en « maison de force » (prison) de 1872 à 1925. 150 gardiens au moins surveillaient les prisonniers (1200 à 1 300 détenus en période de guerre). Ces derniers étaient occupés dans des ateliers d’entreprises de la ville pour fabriquer des boutons de nacre, des corsets, des cycles, des chaussures, des filets de pêche, etc. L’infirmerie était installée dans la chambre (avec plafond à caissons) de Marie de la Tour d’Auvergne. Les prisonniers faisaient leur pain au sous-sol du château et chaque dimanche ils assistaient à la messe dite dans la chapelle. Chaque cellule était claire, avec un parquet très propre, une planche pour le lit, peut-être un broc et une cuvette pour la toilette, et une tinette (souvenirs de Marthe Dupeyroux, juillet 1981, La Gazette du Vieux Thouars, p. 45- 55) Depuis 1933, il est redevenu établissement scolaire jusqu’à aujourd’hui où il abrite le collège public Marie-de-la-Tour-d’Auvergne, l’école municipale d’arts plastiques et dans les écuries le Centre régional « Résistance et Liberté » et le centre d’interprétation géologique de la région de Thouars. Voir esplanade Gérard-Pichot. Une visite essentielle à ne pas manquer pendant la journée du patrimoine en septembre, ou sur demande pour des groupes toute l’année. 82 En haut vue à l’est du château depuis Saint-Jean-de-Thouars En bas vue sud de l’orangerie (restauré et dégagé des ateliers DOP à partir des années 1972) et du château - Chevalier-de-la-Barre (place dite de la Vasque) À l’origine (après 1870) lieu de croisement de la route de Saumur et de la rue de la Gare. Depuis 1910, a pris le nom de François-Jean Lefebvre, dit Chevalier de la Barre (1745-1766), condamné à mort pour blasphème et sacrilège à Abbeville parce qu’il ne s’était pas découvert au passage d’une procession religieuse. Il eut la tête coupée et les os brisés, et son cadavre fut brûlé sur un bucher avec un exemplaire du dictionnaire philosophique de Voltaire fixé au torse, et au dos une pancarte : « impie, blasphémateur et sacrilège exécrable ». Réhabilité sous la Convention en 1791, il était sous la troisième République le symbole de l’intolérance religieuse catholique. Après la seconde guerre mondiale, une vasque fut créée sur ce carrefour très fréquenté. Elle disparut dans les années 1970 au profit de feux tricolores puis du rond-point décoratif actuel (photo). À la place du magasin actuel Proxi, le café du Tonneau a fonctionné depuis le début du siècle jusqu’en 1923. C’était l’un des 80 cafés de la ville ! A droite (et tronquée) une façade Art Nouveau récemment rénovée. http://a.poisot.chez-alice.fr/thouars/thouars04.html 83 - Chouans (pont des) VV. Nom de l’ancien pont sur le Thouet vers Saint-Jean-de-Thouars qui s’est appelé Pont-Neuf (avant la Révolution) ou de la Porte-Maillot. Le nom des Chouans évoque les guerres de Vendée et l’assaut de l’armée vendéenne sur Thouars le 5 mai 1793. Cet assaut repoussé aurait eu lieu également sur le pont de Vrines (selon H. Imbert) dans la commune voisine de SainteRadegonde. Construit au début du XIIIe siècle et renforcé au XVe, ce pont de sept arches en voûtes brisées était coupé en son centre par deux tours portes et un pont-levis. À l’entrée, du côté de la commune de Saint-Jean, une barbacane (en partie restaurée) réunissait une porte fortifiée et une enceinte pourvue de quatre tours. Le pont a été restauré de 1982 à 1984 dans l’état d’avant la dernière guerre après sa destruction par l’armée allemande. Une promenade pittoresque depuis la place Saint-Médard ou Saint-Laon, qui peut se prolonger par la promenade Louis-Guerry le long du Thouet, avec retour par la rue du bac et le parking du pôle Anne-Desrays. Photo de la barbacane et vue sur la vieille ville et la chaussée du Thouet - Cordeliers (des), place VV. Au croisement de la rue Gabrielle-de-Bourbon, de la rue Bernard-Palissy et de la rue du Grenier-à-sel. Sur cette place-parking était située l’entrée du couvent des moines Cordeliers, dont il reste quelques vestiges visibles (voir rues du Prince-de-Galles et Bernard-Palissy). 84 Deux maisons remarquables (XVIème siècle ?) par leur tourelle d’escalier donnent accès à l’étage et aux greniers. - Crevant (écomusée du Moulin de) TCO. Sur les bords du Thouet, accessible par la promenade de Pommiers et les rues de Crevant. Au n° 1, en contrebas de la ville, le moulin a fonctionné, grâce à la famille Quilliet, du milieu du XIXe siècle à 1989. Les installations (la turbine, les meules à cylindres) en état de fonctionnement et un espace muséographique des ressources de la vallée du Thouet sont visitables. Pendant la nuit, vous pourrez également apercevoir de nombreuses chauves-souris : le murin de Daubenton, la sérotine ou la pipistrelle, la plus commune (CO du 26 07 2014). 24 espèces ont été identifiées en Poitou-Charentes. De juin à septembre : les vendredis, samedis, dimanches. Visites guidées à 14h30, 16h30 et 18h30.. D - Dix-neuf-mars-1962 (Rond-Point du) Vieille ville. Place donnant accès aux entrées de la chapelle collégiale, de la cour du château et des écuries, ainsi qu’à la prairie des Ursulines par une sente étroite et pentue. Le 19 mars 1962 est la date de l’accord de cessez-le-feu, signé à Evian, entre la France et les représentants du gouvernement provisoire d’Algérie. Cet accord, approuvé par référendum le 8 avril 1962 par 90 % des votants, mit officiellement fin à la guerre d’Algérie. En 2012 le Sénat a fait du 19 mars la journée souvenir de la guerre d’Algérie. Dans les écuries sont localisés le Centre régional « Résistance et Liberté » et le centre d’interprétation géologique de la région de Thouars. À l’époque de la prison de force du château, la garnison (150 à 200 hommes pour 600 détenus en moyenne), qui assurait la surveillance des prisonniers, y était logée. Accès libre dans la cour des écuries et vue remarquable sur la vallée du Thouet et le village de Saint-Jacques. Voir Combattants d’AFN - Dunant-Henri, place TNO. Quartier du Cottage : la seule place de ce quartier. 85 Fondateur du mouvement de la Croix-Rouge internationale et initiateur de la première convention de Genève, Henri Dunant (1828-1910) est un humaniste suisse qui a reçu le premier prix Nobel de la paix en 1901. Sur cette place, à l’initiative des « Amis du Cottage » association fondée en 1959 et sur les plans de M. Girard, responsable des services techniques de la ville de Thouars, a été construite l’église Notre-Dame-du-Cottage, inaugurée en 1960 par l’évêque de Poitiers. Remarquable église moderne, tournée vers l’ouest, très lumineuse grâce à deux vastes vitraux dus au maître verrier Van Guy de Tours F Flandres-Dunkerque Nommée probablement d’après la bataille de Dunkerque en 1940 au début de la seconde guerre mondiale. Entre le jardin public Franklin-Roosevelt et la place Lavault en face du théâtre, une place servant au parking et à l’installation des foires et des évènements festifs comme le marché aux Étoiles en juillet.. - France (Anatole), école TCE. Le groupe scolaire Anatole-France (école primaire de garçons et maternelle) a été créé près de la gare en 1956. G - Gare (place de la) TCE. Construite entre 1871 et 1873, la gare actuelle a perdu de nombreux équipements et fonctions liées à son intense activité de voyageurs et d’entretien des locomotives à vapeur de l’Ouest, en particulier sa marquise, sa rotonde, sa passerelle, ses châteaux d’eau et son « dépôt ». Cette activité s’est considérablement ralentie avec l’arrêt en 1971 des locomotives à vapeur relayées par les motrices Diesel, puis du fait du manque de rentabilité des réseaux secondaires qui a entraîné la fermeture des « lignes » de voyageurs vers Chinon, Poitiers et Niort. La gare est desservie par les trains du réseau TER Poitou-Charentes en direction de Bressuire, Saumur, Angers et Tours. Des cars prennent le relais pour les directions de Saumur, Bressuire, Parthenay, Niort et Poitiers. Le transport de cailloux pour le ballast des voies ferrées et autres revêtements à partir des carrières du Thouarsais maintient le trafic de fret. 86 Restaurés en 2013, les bâtiments de la gare connaissent à nouveau un afflux relatif de voyageurs, notamment avec le « train des plages », de mai à septembre, pour rejoindre Les Sables-d’Olonnes et en revenir pendant les jours fériés et de vacances. Un projet de train touristique en direction de Chinon et Richelieu est également à l’étude, mais n’est pas encore opérationnel (vétusté des voies). Voir : Rue de la Gare. - Gellusseau (Félix) TS/VV. Placette-parking au pied de la tour du Prince-de-Galles. Le bâtiment ancien voisin à tourelle appartenait à la famille thouarsaise Gellusseau. - Hôtel-de-Ville (jardin public de l’) VV. Au nord de l’immeuble de l’hôtel de ville, accessible par la rue Drouyneau-deBrie, un petit et calme jardin public animé par le modeste jet d’eau d’un bassin discret sous l’ombrage de grands arbres (cèdre, bouleau, érable, etc.). I - Imbert (Parc) TCO/VV. Situé sur le coteau ouest de la vallée du Thouet, le parc (19 000 m2), acheté aux descendants de la famille Imbert par la ville après la guerre, le parc ouvre en 1950. Aménagé par les services municipaux d’espaces verts et paysagers avec des pelouses, des massifs de fleurs, un petit kiosque et un bassin sur la partie haute, des terrasses et des escaliers sur la pente depuis les années 1970, le parc très boisé montre au sud sept remarquables tours rondes ou carré des fortifications de la ville médiévale. Il donne accès aux bords du Thouet, au terrain de camping et à la promenade de Pommiers. Accès par la rue Jules-Ferry et la rue Balzac (les Bains-douches), le long du square Franklin-Roosevelt depuis la place Lavault (parking). Le jardin expérimental du service des espaces verts y est localisé en 2014. 87 J - Jeanne-d’Arc (Institution et chapelle): voir Place Berton - Jouguier (Georges), square VV. Le jardin public longe l’avenue des martyrs de la Résistance, en surplomb de la vallée. Georges Jouguier (1913-1977) fut arrêté en 1943 après un parachutage d’armes à Tourtenay et déporté en Allemagne à Buchenwald. Il y fut libéré par les Américains. Le monument aux morts de la Résistance, réalisé par Marcel Chauvenet, le frère d’André Chauvenet, y est localisé. En face, de l’autre côté de l’avenue des martyrs de la Résistance, une stèle à la mémoire des martyrs thouarsais de la Résistance. Voir avenue des martyrs de la Résistance et rue du docteur Verrier. Très belle vue sur le village de Saint-Jacques L - La Madeleine (ou La Magdelaine), cimetière de TE. Ancien cimetière de Thouars (le nouveau est à Féolles). Le monument aux morts de la guerre 1939-45 y est localisé. Celui de la guerre 1914-18 est situé dans l’église Saint-Laon et celui de la guerre de 1870 sur la place de la chapelle collégiale NotreDame. - Lavault (place) Du nom La Vau (ou La Veau : la prairie, la vallée), un lieu dit près des anciennes fortifications nord, sorte de no man’s land de la commune des Hameaux mitoyen avec la commune de Thouars et issu du comblement des fossés commencé un peu avant 1789. Au lieu dit La Vau, furent plantés le 1er décembre 1811, quatre ormeaux pour célébrer la naissance de l’Aiglon et marquer la création d’une nouvelle rue (actuelle Pierre-Curie) jusqu’à l’auberge Le Dauphin (et qui devait s’appeler Le Jeune Prince) 88 (D’après Alice Olivier-Laurendin, partie 2). Quelques années après, la place Lavault était avec celle de Saint-Laon l’une des deux promenades de Thouars plantées de noyers et de tilleuls (BB). Ce qui n’a rien à voir avec le cétacé qui sert d’enseigne aujourd’hui au café du Dauphin ; le dauphin évoqué par cette très ancienne auberge hors les murs était peut-être Louis XI (voir Président-Tyndo et Trois-Rois). La commune des Hameaux fut rattachée à celle de Thouars en 1885 par décision du Conseil d’État. À partir des années 1860, le lieu servait aux foires aux bestiaux (boeufs, vaches, génisses, chevaux, ânes, mulets, porcs, etc.) des communes voisines dès le début du XIXe siècle. C’était selon Abel Legendre (1980), « un véritable cloaque où s’enlisaient animaux et gens ». Sans église, la commune des Hameaux réunissait les villages de Vrines, Belleville, La Morellerie, Féoles, les Allières, les Capucins, la Poitevinière, le Bourgneuf, Fleury, Bel-Air, Fertevault, la Folie (d’après AOL) http://a.poisot.chez-alice.fr/thouars/thouars10.html Place du marché aux bestiaux jusqu’aux années 1970, elle accueillait également les marchés et les foires périodiques. La construction des halles à la fin des années 1920, la sépara de la place du Boël. Le café de l’Étoile a été remplacé par la BNP, le Central Hôtel par l’Hôtel des Postes puis par la librairie actuelle (déplacée en 2014) ; le cinéma Palace (remplacé par la Caisse d’Épargne en 1971) et le dancing de l’Excelsior de la rue Renan ont disparu. Mais la pharmacie est toujours à la même place depuis presque un siècle, comme le café du Dauphin depuis deux siècles au moins. Le Dauphin était le lieu dit d’une auberge hors les murs au milieu du XVIIIe siècle (voir carte des Cassini, ci dessous). Les halles inaugurées en 1926 (74 places de commerces) qui ont succédé à celles de la place Saint-Médard ont été rénovées en 1941 et 2013. La place et les halles accueillent actuellement un important marché les mardis et vendredis, des foires périodiques, et le reste du temps un vaste parking. 89 M - Macé (Jean), école VV. Construite en 1926 à l’emplacement du couvent des Clairettes rasé en 1807. - Maine (du) TCO. Quartier des Maligrettes - Maligrettes (des) TCO. Quartier des Maligrettes au nord de la rue Camille-Pelletan. Voir Place de Belfort Nom d’un lieu dit de l’ancienne commune des Hameaux ? - Ménard (Clément), place TCE. Village noir. Du nom d’un ancien maire de Thouars. Modeste et sobre placette rectangulaire entourée d’érables, de charmes et de pruniers de Pissard. Elle est limitée à l’est par un corps de bâtiment à un étage construit à la veille de la première guerre mondiale. Ces premiers immeubles du village noir, partagés en appartements, sont inscrits à l’inventaire de la ZPPAUP (aujourd’hui Aire de Valorisation de l’Architecture et du Patrimoine). Place surtout utilisée pour les jeux de boules et de palets, activités de loisirs préférées des cheminots. Voir Impasse Clément-Ménard N - Notre-Dame (chapelle), ou Sainte-Chapelle, ou chapelle collégiale VV, au nord du château. Construite à la même époque que le château d’0iron, de 1503 à 1515 par Gabrielle de Bourbon, et Louis II vicomte de Thouars, la chapelle Notre-Dame a remplacé l’ancienne chapelle aujourd’hui située au-dessous. Les auteurs sont les architectes Jean Chauhreau et André Amy. Erigée en église collégiale en 1515, elle a été surmontée d’une flèche dans le style gothique flamboyant à la fin de ce même siècle. Une loggia sur la façade ouest indique l’influence de l’architecture de la Renaissance italienne. À l’intérieur trois nefs à cinq travées, avec un chevet plat et sans transept. Rachetée à l’État par la famille de la Trémoïlle en 1873, la chapelle (privée) a été affectée il y a une vingtaine d’années à la Fraternité Saint-Pie X par le Prince de Ligne-La Trémoïlle. Pendant la période protestante de Thouars, les pillages l’épargnèrent comme l’église Saint-Médard, et les chanoines exilés réapparurent en 1562. Dans la chapelle souterraine et le caveau qui se trouve au-dessous a été placée une partie des sépultures de la famille des ducs de la Trémoïlle. 90 Au nord l’entrée fermée de la sépulture : deux escaliers descendent vers les niveaux inférieurs. La sépulture de Marie de la Tour d’Auvergne, épargnée au moment de la Révolution, et retrouvée à la fin du XIXème siècle a été placée sous l’escalier d’entrée dans la chapelle souterraine. Protestante, la duchesse n’avait pas été enterrée avec les autres membres de la famille. Des offices religieux traditionnels, notamment le mercredi et le dimanche, y sont célébrés selon le rite de la branche intégriste du catholicisme fondée par Monseigneur Lefévre en 1970, et non reconnue par le Vatican. Le prêtre dit la messe en latin le dos aux fidèles. Les femmes doivent avoir la tête et les genoux couverts et ne porter aucun habit d’homme. Tout passage devant le tabernacle doit être accompagné d’une génuflexion et d’un signe de croix. Façades ouest et est de la chapelle. Depuis la terrasse, derrière le monument aux morts il est possible d’apercevoir le prolongement intact des remparts (deux tours) de la ville vers le Thouet, conformément à la gravure de la collection de De Gagnières (début XVIIème siècle). P - Pichot (Gérard), esplanade VV. Né en 1921 à Tourtenay, Gérard Pichot entre dans la Résistance avec son père pour récupérer les armes parachutées et les cacher dans les caves familiales de la butte de Tourtenay. Déporté à Buchenwald, il est libéré en 1945. Il devient ensuite maire de ce village pendant plusieurs mandatures. Son nom a été donné en 2008 à la cour des écuries du château, Il est un des fondateurs du Centre Régional « Résistance et Liberté » situé dans les écuries du château. - Prince-de-Galles, place VV/TS. Placette près de la tour du Prince-de-Galles. Voir rue du Prince-de-Galles. Q 91 - Quatre-Août (place du) Vieille ville. Emplacement d’une partie du couvent des Clairettes démoli au début du XIXe siècle et remplacé aujourd’hui par l’école Jean-Macé, un parking et des espaces verts avec un petit théâtre de plein air. Pendant la nuit du quatre août 1789, dans l’hôtel des Menus Plaisirs à Versailles, l’Assemblée constituante mit fin au régime féodal en abolissant les droits et les privilèges seigneuriaux. Voir Rue des Clairettes R - Roosevelt-Franklin (square) TCO. Entre les places Lavault et Flandres-Dunkerque, et le parc Imbert. Créé en 1899 par le maire Victor Leclerc, le jardin public a été doté d’un kiosque en 1901 comme la plupart des parcs publics de cette époque. On y venait écouter des chorales et les concerts de la Philarmonique thouarsaise le soir à la belle saison. Délaissé après la guerre, le kiosque a été démonté à la fin des années 1950 et le parc a servi ensuite à accueillir des manifestations publiques comme la foire des antiquaires. En 1974, le déménagement de l’hôtel des postes (situé à l’angle de l’avenue Victor-Leclerc) dans son extrémité nord l’a amputé d’un tiers. Aujourd’hui il sert surtout de parking, d’aires de skate board et de jeux pour enfants. Un kiosque un peu différent (si on compare avec la maquette réalisée en 1925, GVT n° 58 ) a été conservé sur une place publique de la ville de Montreuil-Bellay . Franklin Delano Roosevelt (1882-1945) fut réélu quatre fois président des États-Unis. S - Saint-Laon (place) Vieille ville. Ancien cimetière converti en promenade plantée en 1819 à l’initiative de Louis Richou après la Révolution, puis aujourd’hui en parking. Marché aux oies jusque dans les années 1950. Il ne reste que deux tilleuls de la promenade du début du XIXe siècle qui avait remplacé le cimetière. - Saint-Laon (église) VV. L’église de l’abbaye de Saint-Laon fut fondée avec l’aide du vicomte de Thouars au XIe siècle pour recevoir la relique (une main momifiée) de Saint Laon ancien évêque de Coutances. Ce dernier aurait guéri des malades atteints de folie. Les moines Augustins construisirent d’abord une nef à charpente apparente à trois travées dont une partie est visible dans le chœur. La base du clocher, carrée, percée de baies, date de la période romane. Au XVème siècle, des voûtes ogivales en 92 pierre, une flèche gothique et des ouvertures à l’est et à l’ouest ainsi que la chapelle du Saint-Sépulcre sont ajoutées. Marguerite d’Écosse, future épouse de Louis XI, fils de Charles VII, alors dauphin, y fut enterrée en 1479, dans la chapelle funéraire du Saint-Sépulcre qu’elle avait fait construire au sud de l’église. Au XVIIe siècle, après les guerres de religion, l’abbaye est reconstruite par les soins d’Henri de la Trémoïlle (1658), et les moines adoptent les règles strictes de l’ordre Augustin de Sainte Geneviève (Les Génovéfains). C’est à cette époque qu’est édifié le grand rétable baroque. Un orage abat la flèche du clocher le 10 décembre 1711. Les bâtiments de l’abbaye sont occupés par l’hôtel de ville à partir de 1847 puis une partie au siècle suivant par la gendarmerie qui l’a quittée au début des années 1980. Une partie accolée à l’église a été abattue, l’autre est occupée aujourd’hui par les services municipaux (services de l’architecture et du patrimoine notamment) et l’hôtel de ville. Ce dernier comporte deux étages dont le dernier mansardé. Le monument aux morts de la guerre 1914-1918 est situé dans la nef de l’église près de l’entrée principale. Voir le rétable baroque et la chapelle du Saint-Sépulcre restaurée en 1995. Voir rues de l’Hôtel-de-Ville et Marguerite-d’Ecosse - Saint-Médard (place) Vieille ville. Depuis la ville médiévale jusqu’aux années 1980, la place de l’église Saint-Médard a été le centre commercial principal de la ville. Ancienne place du Minage (le marché aux céréales), elle a pris le nom de place Saint-Médard depuis le XIXe siècle. Elle était limitée au sud par l’église à laquelle était adossée jusqu’à la fin du XIXe une douzaine de boutiques et d’étals (poissonniers, bouchers, etc.). À l’est, le grenier à sel, transformé à la fin du XIXe en halle aux grains (par l’ajout d’une façade néoclassique ?), fut détruit en 1928 au profit des nouvelles halles de la place Lavault. Autour de la place, quelques commerces, cafés et restaurants, et de nombreuses boutiques vides. Réaménagée et réservée en grande partie aux piétons en 2012, elle accueille de nombreuses manifestations culturelles. Haut lieu des festivités de Thouars, notamment le festival Atout Arts de musiques du monde, nomades, métissées et festives en juillet 2014, des nuits romanes en août 2015. Ne pas manquer la porte mozarabe au porche polylobé, le clocher et la façade de l’église Saint-Médard (en restauration depuis 2015), les façades des maisons du XVIe siècle du clos Saint-Médard, de la maison des artistes (angle de la rue du château) et de la maison du père Jacques (rue du Docteur-Verrier). 93 Vue de la façade nord de l’église Saint-Médard (gauche), Le marché au début du XXème siècle (centre) et une façade de vieille boutique du milieu du siècle dernier (en 2014) - Saint-Médard (église) VV. Saint Médard, faiseur de pluie, est le patron des agriculteurs, car, selon la légende, un aigle le protégea de la pluie quand il était enfant (voir dans l’église l’aigle du lutrin). Construite et reconstruite au milieu des champs après son incendie au début du XIIe siècle (en raison du siège de la ville par Henri Plantagenêt en 1158), l’église SaintMédard dépendait de l’abbaye bénédictine de Saint-Jean-de-Bonneval. Elle comportait trois nefs à l’origine, remplacés ensuite par une seule. Il reste de cette période ancienne les portails nord d’architecture mozarabe et ouest de style roman. Aux XVe et XVIe siècles, les trois nefs disparaissent au profit d’un espace unique, une fenêtre est percée du côté du chœur et une autre en rosace est créée du côté ouest. En 1510, la chapelle Saint-Louis est érigée par Gabrielle de Bourbon, épouse de Louis II duc de la Trémoïlle et fondatrice de la sainte Chapelle à côté du château. Pendant la Révolution, l’église servait de magasin et de fenil. Au milieu du XIXème siècle, l’église est dégagée de ses boutiques construites du côté nord et ouest et, après des travaux de restauration, est classée monument historique en 1909. Depuis les années 1980 et surtout 1993, avec l’aide des pouvoirs publics, de nouveaux travaux de restauration ont concerné le chevet, les faces nord et sud, puis le clocher, et en 2015 la façade ouest. Ne pas manquer la façade romane occidentale restaurée en 1866 mais à nouveau en mauvais état, la chapelle Saint-Louis, ses six stalles et son rétable issu de l’abbaye de Chambon détruite en 1791, le lutrin à l’aigle aux ailes déployées, le portail nord mozarabe et les vitraux du XIXème siècle (notamment celui du chevet représentant Saint-Médard donnant le voile à sainte Radegonde, et ceux de la chapelle Saint-Louis). Les travaux de restauration de la façade ouest ont commencé à la fin de l’année 2014. Les historiens ont montré que l’un des visages des personnages des voussures du porche de droite était celui de Napoléon 1er. Façades ouest et sud vu du pont des Chouans. 94 - Subilène (parc de la) TCE/TS. Entre le boulevard Raymond-Vouhé et le boulevard de l’Europe (Rocade Est). Du nom d’un lieu dit de l’ancienne commune des Hameaux, le parc de deux hectares, créé en 1982 par le Service des espaces verts et paysagers est placé pour sa gestion sous le signe du développement durable (pas de pesticides, gestion différenciée). Il offre des expositions et animations thématiques annuelles. Accès libre par le boulevard Raymond-Vouhé. Terrain d’exercices de l’association thouarsaise de jardiniers Terra Botanica. T - Théâtre, voir Boulevard Pierre-Curie U - Ursulines (prairie des), voir rue du Bac. La prairie au bord du Thouet est accessible par la promenade Louis-Guéry et la rue du Bac mais également par une sente dont le point de départ est situé à côté de la porte d’entrée des écuries du château. V 95 - Vasque (place de la) Voir : Chevalier de la Barre. 96 DATES principales de l’histoire de Thouars 759 La place forte de Thouars est rasée par Pépin le Bref IXe siècle Mention du premier vicomte de Thouars (Geoffroy 1er), représentant le comte de Poitou. Cette dynastie régnera sur le Thouarsais et au-delà (jusqu’à l’Océan) jusqu’au XIVe siècle XIe siècle Création de l’église Saint-Laon et adoption par les religieux de la règle de Saint-Augustin à partir de 1107 jusqu’au rattachement de l’abbaye à la règle augustine de Sainte-Geneviève. XIIe siècle Création de l’église Saint-Médard hors des remparts de l’époque XIIe et XIIIe siècles Construction des nouvelles fortifications de la ville (une quarantaine de tours) 1152 A la mort de son époux, le roi de France Louis VII, la duchesse d’Aquitaine Aliénor d’Aquitaine (1137-1204) épouse Henri Plantagenêt roi d’Angleterre. Celui-ci s’empare du château de Thouars en 1158 et brûle l’église Saint-Médard. 1337-1453 Guerre de Cent ans entre la France (la dynastie des Valois) et l’Angleterre (la dynastie des Plantagenêt) 1352 Etablissement des moines Cordeliers (actuelle rue Bernard-Palissy) à l’initiative du vicomte Louis de Thouars mort en 1363 1359 Etablissement des moines Jacobins (rue Porte-au-Prévost) 1360 Traité de Brétigny (rétrocession du Poitou à l’Angleterre), Thouars passe sous le contrôle du prince de Galles héritier de la couronne d’Angleterre 1372 Après le sac de Bressuire en 1371, prise de la ville par le connétable Bertrand Du Guesclin et rattachement de la vicomté (anglaise) au royaume de France. L’assaut est donné sur la façade est des remparts. 1397 Mort de Péronnelle de Thouars (dernière descendante de la dynastie des Thouars). Sa sœur Jeanne de Thouars, en épousant Jean II d’Amboise, transmet la vicomté à la famille d’Amboise. 1415 Bataille d’Azincourt gagnée par les Anglais contre les Français. Le vicomte de Thouars Jean II ne prend pas parti. 1446 Rattachement par Charles VII du comté du Poitou à la couronne de France. Echec du projet de mariage entre Françoise fille aînée du vicomte Louis et Louis de la Trémoïlle fils de Georges et favori du roi Charles VII. 1469 Mort de Louis d’Amboise, après une fin de vie dissolue (il entretenait trois maîtresses) 1469-1489 La vicomté de Thouars (sous Louis d’Amboise) passe au roi Louis XI (1469), puis est restituée par ce dernier avant sa mort à Louis II de la Trémoïlle 97 (1463-1525), le petit-fils de Louis d’Amboise. C’est Charles VIII qui confirma cette restitution. 1481 Fondation par Louis XI du chapitre du Puy Notre-Dame (à 15 km de Thouars) qui émarge aux rentes de la vicomté de Thouars 1503 Construction de l’église Notre-Dame (future église collégiale en 1515) par Gabrielle de Bourbon-Montpensier (1460-1516) épouse de Louis II de la Trémoïlle (en 1485), vicomte de Thouars. Gabrielle fut également à l’origine de la voûte de l’église Saint Médard et de sa chapelle Saint-Louis (roi de France dont elle était la descendante). Son fils, le prince de Talmont trouva la mort à la bataille de Marignan (1515). 1525 Mort de Louis II de la Trémoïlle à la bataille de Pavie 1534 Prêche de Calvin à Poitiers ; affaire des placards 1563 Le roi Charle IX érige la vicomté en duché sous Louis III (1521-1577) en raison des services rendus pendant les guerres civiles par le duc. Au début des années 1560, une partie des églises de Thouars (sauf Saint-Médard et la chapelle Notre-Dame) est pillée et détruite par les protestants. Les religieuses de l’abbaye de Saint-Jean-de-Bonneval se convertissent presque toutes au protestantisme et émigrent à Genève. Les religieux catholiques s’exilent puis reviennent sous la protection du duc (1562). 1569 Bataille de Moncontour où les troupes protestantes de l’amiral Coligny sont battues 1572 Massacres de la Saint-Barthélémy (des protestants par les catholiques à Paris) 1576 L’abbesse de Saint-Jean-de-Bonneval se convertit à la religion protestante 1583-89 Destruction totale de l’église Saint-Pierre-du-Chatelet (à l’emplacement du musée Henri Barré) 1598 Édit de Nantes promulgué par Henri IV (autorisation d’exercice de tous les cultes). Les protestants restent très présents à Thouars et le clergé catholique revient dans la ville. 1599 Le roi Henri IV érige la terre de Thouars en duché-pairie pour les services rendus au roi par le duc Claude 1er (1566-1604), qui était protestant comme son épouse Charlotte Brabantine de Nassau, fille de Guillaume de Nassau, prince d’Orange et fondateur de la république de Hollande. 1604-1626 La duché-pairie est gouvernée par la régente Charlotte-Brabantine après la mort de Claude 1er. 1616 (ou 1630) Etablissement des moines Capucins (à l’extérieur des fortifications) 1628 Le duc Henri de la Trémoïlle, fils de Claude 1er abjure la religion protestante 1630 Etablissement des sœurs Ursulines (près de l’église Saint-Laon) 98 1635 Début de la construction du château par Marie de la Tour d’Auvergne (16011661), épouse de Henri II de la Trémoïlle, duc de Thouars et fils de Claude 1er et de Charlotte Brabantine de Nassau. Dix ans plus tard il n’était pas encore terminé (Voyage de Elie Brachenhoffer 1643-44, 1925) 1644 Construction du second ( ?) temple protestant par Marie de la Tour qui était protestante comme son mari (mais il abjura en 1628) 1645 Fondation de la maison de Charité (les filles de Saint-Thomas) par Anne Desrays 1652 Fondation du couvent des sœurs franciscaines dites « Les Clairettes » (emplacement de l’école Jean-Macé, et en face de l’autre côté de la rue des Clairettes) 1674 Mort du duc Henri (le « Henri IV de Thouars » BB, p. 199) 1675 Son petit-fils, Charles-Belgique (1655-1709) lui succède. II passera presque toute sa vie à Versailles à la cour de Louis XIV, en tant que premier gentilhomme de la Chambre du roi. Comme avec les rois suivants, son fils Charles-Louis Bretagne, puis son petit-fils Charles-Armand-René (mort en 1741) et son arrière petit-fils Charles-Jean-Bretagne-Godefroy (mort en exil en 1792). Sous son administration (1675-1709), Thouars (7 000 habitants) perd un tiers de sa population. 1685 Révocation de l’édit de Nantes par Louis XIV (Thouars perd plusieurs centaines d’habitants protestants qui émigrent dans le nord de l’Europe et en Suisse) 1711 (10 décembre) Chute du clocher de l’église Saint-Laon abattu par un ouragan 1742 Le collège municipal s’installe au couvent des Clairettes 1710/1740/1762/ La peste ravage la région (des milliers de morts) 1789-91 Révolution française : de nombreuses églises (8/10) et couvents sont détruits ou abandonnés. Un arbre de la liberté est planté sur le parvis de l’église Saint-Médard au lendemain de la prise de la Bastille. 1793 « Annoncée pour le 10 mars 1793, la levée de 300 000 soldats pour les guerres révolutionnaires provoque le soulèvement de la Vendée. Le 5 mai l'armée catholique avec tous ses chefs (La Rochejacquelin, Bonchamp, Lescure, Stofflet, Cathelineau, d'Elbée sont là) fait le siège de la ville défendue par le général Quétineau. ». Le pont de Vrines est attaqué par Lescure et la Rochejacquelin, et le Pont-Neuf par Stofflet et de Donnissant. Thouars est conquise par les Vendéens, La ville est reprise par les Républicains le 29 mai. Les Vendéens de Langreniere récupèrent la ville le 29 juillet qu'ils reperdent le 8 septembre. Le chef vendéen Lescure tente de la reprendre le 14 septembre mais échoue face aux Républicains commandés par le Général Rey . http://www.francebalade.com/poitou/thouars.htm#remparts 99 Le collège municipal est transféré dans le couvent des Génovéfains (l’actuel hôtel de ville). 1804 Les fonctions de tribunal de première instance sont attribuées à Bressuire le 8 mars 1800 et celle de chef-lieu d’arrondissement (sous-préfecture) à Thouars le 18 mars 1800. La sous-préfecture passe à Bressuire par décret impérial du 24 décembre 1804. Le sous-préfet Pierre-Joseph Redon fut le premier et le dernier sous-préfet de Thouars (LGDT, n° 24) 1807 Destruction du couvent des Clairettes 1811 Comblement et nivellement de la place du Boël 1815 La population de Thouars tombe à 2000 habitants. Au cours de la période des Cent jours (retour de Napoléon 1er)) Thouars est à nouveau occupé par l’armée vendéenne commandée par le général de la Rochejacquelein, puis repoussée par le général Delage. 1822 Conspiration du général Berton contre la Monarchie (Louis XVIII) 1832 Création d’un abattoir dans l vieille ville sur les bords du Thouet à la place d’une ancienne tannerie 1833 L’Etat vend le site du château et de l’orangerie à la ville de Thouars qui a cette date rassemble 2500 habitants ; 1837 Achat de la première pompe à incendie par la mairie 1838 Ouverture de la route royale n° 138 (suppression du bastion ouest et d’une partie du mail de l’orangerie) 1849 Installation des sœurs de la Retraite qui construiront l’école Jeanne-d’Arc (place Berton). Installation du collège Saint-Louis dans le château jusqu’en 1868. 1850 Pose des premiers réverbères à huile 1851 Le chemin de fer Paris-Bordeaux atteint Poitiers 1860-65 Destruction complète du temple protestant construit en 1644 par Marie de la Tour d’Auvergne (l’actuel musée Henri-Barré sera construit à cet emplacement) 1863 Première adduction d’eau depuis le moulin de Crevant. 1867 Fondation de la Caisse d’Epargne 1872 Installation de l’éclairage au gaz (12 lanternes dans la rue de la Gare en 1879). Le château devient prison pour 90 ans (600 prisonniers en moyenne) jusqu’en 1925. Une partie des prisonniers travaille dans les ateliers (menuiserie, confection, chaussures, corsets, filets, cycles, sabots). 1873 Ouverture de la gare de Thouars (ligne Tours-les Sables d’Olonnes par Chinon et Thouars). La chapelle Notre-Dame est cédée au duc de la Trémoïlle pour 50 000 francs. 100 1874-78 Construction du nouvel abattoir près du pont de Saint-Jean. Il fut fermé à la fin des années 1950. 1875 Installation d’une école privée dans l’ancien couvent des Capucins qui deviendra l’école Saint-Charles (de l’école primaire au lycée) 1877 Installation de l’école des filles à l’hôtel Tyndo (pour un siècle) 1885 Rattachement de la commune des Hameaux (sauf Vrines) à celle de Thouars grâce aux actions conjuguées du maire Victor Leclerc, du député Proust et du préfet de Malherbe. 1893 Ouverture de l’école publique Jules-Ferry construite en face de l’ancien monastère des Génovéfains près de l’église Saint-Laon 1902 Installation du téléphone et fermeture de la maison de tolérance qui ouvre à nouveau en 1922. Construction du monument aux morts de la guerre de 1870, place du château 1903 Ouverture de la salle des fêtes Bergeon-Bridier (actuel théâtre) 1906 Création de l’Union sportive thouarsaise, d’abord nommé la Thouarsaise 1908 Ouverture de l’école publique Bergeon 1914-18 Première guerre mondiale 1919 Création de la section de rugby au sein de l’Union sportive thouarsaise. 1920 Inauguration du musée Henri-Barré. Création de la société anonyme « L’Etoile de l’Ouest ». (à l’emplacement de l’actuel centre culturel Jacques Prévert (Boulevard Jean-Jaurès) ; cette activité relocalisée à la place de l’actuel Super U) prend fin en 2002. 1921 (à partir de) Apparition de l’éclairage électrique public et privé (le syndicat intercommunal d’électricité est créé en 1946) 1924 Ouverture de l’école Jean-Jaurés-Bergeon et du stade municipal (le parc des Sports), avenue Emile-Zola. 1925 Le château revient à la ville après le départ des prisonniers. Une école primaire supérieure (collège) y est ouverte en 1931. Les ateliers de l’ancienne « maison de force » sont attribués aux usines Thomas (cycles), Guesdon (chaussures) et Rusz (trains d’atterrissage) 1926 Construction des nouvelles halles de la place Lavault inaugurées en 1928 ; suppression de l’octroi et ouverture de l’école Jean-Macé. Création de l’apéritif local le Duhomard. 1928 Arrêt du fonctionnement de la halle aux grains sur la place Saint-Médard. Construction de la passerelle du passage à niveau de la route de Saumur (démolie en 1977). Ouverture des bains-douches municipaux construits à la place d’une des tours des remparts 101 1930-31 Début de la construction du quartier du Cottage. Création du Foyer Laïque à la place du magasin de l’Etoile de l’Ouest, avenue du Général Leclerc. Mise en place du projet du quartier du Cottage (social). 1933 Suite (possible dit la légende) à un accueil houleux (des sifflets) de Raoul Dautry (1880-1951), directeur du réseau des chemins de fer de l’Etat, par les cheminots de Thouars, et surtout au début de l’électrification et de la recherche de la rentabilisation des lignes de chemin de fer, l’Etat prend la décision de privilégier le trajet Paris-Bordeaux par Tours et Poitiers, et non par Chartres, Saumur, Thouars et Niort. Démolition des halles de la place Saint-Médard Décès accidentel, sans descendance, de Louis Jean Marie de la Trémoïlle, dernier duc de la famille, en Angleterre. Son neveu, le prince Jean Charles Lamoral, prince de Ligne acquiert le titre de la Trémoïlle. Le nom est transmis par Charle-Antoine (né en 1946), actuel prince de Ligne-la Trémoïlle et père de deux enfants. 1935 Le premier étage du château est transformé en logements 1937 Ouverture de l’école Paul-Bert au nord de la nouvelle ville. Accueil des réfugiés espagnols jusqu’en 1939 par les associations et les syndicats thouarsais. 1939 Installation des usines Rusz (trains d’atterrissage) dans l’orangerie du château 1940 (21 juin) Début de l’occupation allemande de la ville 1942 Huit Thouarsais de l’organisation secrète 680 sont fusillés à Biard près de Poitiers après un procès devant un tribunal militaire allemand à Poitiers. Dix autres membres sont déportés en Allemagne. 1945 Installation de l’usine DOP (Dispositifs oléopneumatiques) qui succède aux ateliers de Charles Rusz (matériel d’aviation) 1946 Fermeture de la maison de tolérance. Incendie du dépôt de munitions de Puyravault. 1947 Création de l’association de la Cité du vieux Thouars (Paul Boinot et Henri Bodin), de celle des Cyclos thouarsais, de la Foire aux Vins, etc. 1950-60 Création du quartier des Capucins à l’initiative du maire Jacques Ménard. 1957 Nouveau château d’eau de 1800 m3 près du cimetière 1958 Premières constructions d’entreprises dans la nouvelle zone industrielle au nord de la ville (Tuilerie, La Baume) 1960 Mise en service du nouvel abattoir rue Camille-Pelletan 1961 Vote du projet de tout-à-l’égout 1962 Inauguration de la piscine d’été du parc Imbert 1966 Ouverture du lycée technique Jean-Moulin aux Vauzelles 102 1968 Fermeture de l’usine DOP 1970 Construction de la halle sportive du château 1971 Fin du service des locomotives à vapeur à la gare de Thouars puis fermeture des liaisons ferroviaires de Thouars à Niort et Poitiers. 1972 Création du district de Thouars (6 communes) 1974 ? Construction de la nouvelle gendarmerie aux Vauzelles (après son déménagement du quartier Saint-Laon). Installation de la nouvelle poste dans le square Franklin-Roosevelt. 1976 Nouveau château d’eau enterré aux Trois-Piliers 1978 Création du centre culturel Jacques-Prévert. Réouverture de la chapelle NotreDame au culte. 1979 Fermeture de l’école publique de filles localisée depuis un siècle à l’hôtel Tyndo et transfert au collège Jean-Rostand (900 élèves en 1978). Le collège du château prend le nom de Marie-de-la-Tour-d’Auvergne. 1980-90 Démolition du « dépôt » ferroviaire et des châteaux d’eau, de l’école privée Jeanne-d’Arc (sauf la Chapelle) située place Berton ; 1982 Première vendange de la vigne de la cité libre du Vieux Thouars 1983 Fermeture de l’usine d’épuration de la Madeleine installée en juin 1911 1998 Label Ville Fleurie. Le district de Thouars devient communauté de communes du Thouarsais (12 communes) 1980-2014 Fermeture d’une grande partie des commerces de la rue et de la place Saint-Médard et développement des centres commerciaux et de la zone industrielle au nord et à l’est 2001 Label Ville d’Art et d’Histoire 2005 Nouveau service TER entre Saumur et Bressuire 2009 Mise en application du règlement de la ZPPAUP. 2000-2013 Restauration du patrimoine architectural de Thouars notamment les remparts est, le château, l’orangerie et les écuries, l’église Saint-Médard et l’aménagement piétonnier de la place et de la rue Saint-Médard 2014 La Communauté de communes du Thouarsais passe à 36 communes et 36 830 habitants. Prix européen récompensant une politique d’énergies renouvelables dans la catégorie des petites collectivités (entre 5 et 20 000 habitants). CO du 14 07 2014. 35 % des besoins énergétiques de la Communauté de communes du Thouarsais sont couverts par la production locale (projet TIPER). 103 Début de restauration de la façade ouest de l’église Saint-Médard. 2015 Ouverture du nouveau conservatoire régional de musique et de danse dans l’hôtel Tyndo restauré. 2016 Janvier : On reparle du « Grand Thouars ». 104 Quelques itinéraires conseillés 1. Promenade des remparts : 2 h à pied Lavault (parking), Porte de Paris, Balzac, Parc Imbert (7 tours), Vicomte (Poterne Linières), Abreuvoir, Anne-Desrays, Ursulines, Henri-Barré (les remparts non restaurés), Trois-Rois, Poterne, Pont-des-Chouans, Imbert, Gabrielle-de-Bourbon (Guichet Bégaud), Palissy, (Gélusseau, Magdeleine), Tour Prince-de-Galles et remparts est restaurés, Tyndo (Tour de la Porte-au-Prévost), Du Guesclin (SaintVincent, vignes des remparts), Lavault. 2. Promenade architectures médiévale et Renaissance : 1 à 2 heures à pied 1Chapelle Notre-Dame et terrasse du château + écuries 2 Château (maison à pans de bois, du père Jacques, de la mairie du Vieux-Thouars), 3 Cordeliers et hôtel Tyndo, , 5 rue Porte-au-Prévost, , 5 Rue Saugé, Place Saint-Médard (maison à pans de bois), rue du Château, Chapelle Notre-Dam.e 2 En une heure. Porte Maillot (le château, la Chapelle, les vielles maisons), rue Richou (les 3 poternes), Guichet Bégaud, Gabrielle-de-Bourbon, Palissy (les Cordeliers, sauge (la maison à pan de bois), Place Saint-Médard, rue du château, Porte Maillot 3. Promenade architectures de la troisième République (1871-1940) Musée Henri-Barré, Ecole d’ infirmières, Théâtre, avenue Victor-Leclerc, Boulevard Bergeon et Thiers, Halles de la place Lavault. Les 6 maisons Art Nouveau. 4. Les jardins du Thouet (ouest) 5. La vieille ville basse et les bords du Thouet (est) 6. La ville cheminote (1870-1980) Gare, zone ferroviaire le long de la rue Danton, place Clément-Ménard, Economat, Centre de Loisirs, Centre social dans le village noir. 7. Le Cottage les 7 types de logement 8. Les Capucins 9. Promenade protestante Musée Henri Barré, rue du Prêche, rue Marie-de-la-Tour-d’Auvergne (n° 2, ancienne résidence d’un pasteur) ; les derniers pasteurs, sépulture de Marie de la Tour d’Auvergne, rue Bonaventure-Bertram 105 Les maires de Thouars (d’après GVT n° 34) Audebert (jusqu’au 20 prairial an VII) Louis Richou (1800-1816) Annibal Oré (1816-1819) François Pihoué (1821-1822) Pierre-Louis de la Ville de Baugé (1822-1830) Pierre Cordier (1830-1831) Pierre Cornilleau (1832-1837) Henri-Charles Legressier (1837-1857) Charles Loury (1857-1868) Léon Thourayne (1869-1871) Paul-François Reverdit (1871-1876), créateur des Rosières Victor Leclerc (1876-1878 ; 1884-1888 ; 1896-1901), républicain Alcide Bruneau (1882-1884) Charles Seignan (1888-1896) Clément Ménard, (1902-1919) républicain Joseph Chacun (1919-1932), socialiste Armand Legendre 1932-1935, socialiste Albert Boisseau (1935-1939), communiste Armand Legendre, (1939-1941) Gaston Neraudeau (1941-1943) Henri Dubois (1943-1944) Emile Poirault (1944-53) Jacques Ménard (1953-1965) droite Raymond Vouhé (1965-1977), droite Jean Dumont (1977-1989) droite Serge Moulin (1989-2001), PS 106 Christian Valteau 2001-2005, UMP Alain Ligné 2005-2008 UMP Patrice Pineau 2008-2019 PS 107