Etude de diagnostic territorial habitat Etat des lieux Pays
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Etude de diagnostic territorial habitat Etat des lieux Pays
Pays du Périgord Noir Etude de diagnostic territorial habitat Etat des lieux Expertise & Développement — 24 mars 2003 2 - sommaire - 1- rappel de la méthode page 3 2- données de cadrage page 4 3- première synthèse des informations sur le territoire page 8 4- ce qui ressort des premiers entretiens page 20 5- les zones d’enjeu majeures page 27 6- les thématiques qui se dessinent page 29 7- préparation de la 2ème phase du diagnostic Page 33 8- annexes page 34 3 1/ rappel de la méthode Le Pays du Périgord Noir a souhaité conduire un diagnostic habitat 1 sur son territoire avec comme lignes de conduite : - un caractère stratégique - une démarche participative - l’élaboration d’un programme choisi Trois - phases essentielles constituent le diagnostic : l’état des lieux les tables rondes par zone d’enjeu et par thème les scénarii et le choix d’un plan d’action Ce document présente « l’état des lieux ». Cette première partie du travail de diagnostic s’appuie sur une accumulation de connaissances et leur traitement analytique grâce : 1. à un échange avec les animateurs de développement du territoire2, échange qui a permis notamment d’élaborer un questionnaire auprès de chaque commune, d’identifier des sources documentaires et les entretiens ciblés à conduire localement, 2. la compilation d’études, bilans.. ayant trait à l’habitat sur le territoire. Une liste de ces documents est produite en annexe, 3. une série de données statistiques transmises par différents interlocuteurs (Pays du Périgord Noir et DDE de la Dordogne notamment) 4. la remontée des questionnaires communaux, 5. plusieurs visites sur le territoire ayant permis de se familiariser avec lui, 6. la conduite d’entretiens ciblés avec des interlocuteurs majeurs. Ces entretiens se sont tenus soit à Périgueux, soit sur le territoire. Des entretiens « secondaires » se sont déroulés par téléphone, soit en amorce d’un entretien sur place, soit pour compléter une information. Une liste de ces entretiens est produite en annexe. Des rencontres informelles avec des élus locaux, des membres du conseil de développement, les techniciens du Pays ont permis également d’alimenter cet état des lieux. Enfin, l’appui des animateurs de développement et des techniciens du Pays du Périgord Noir s’est révélé précieux non seulement pour l’aspect logistique mais essentiellement pour la qualité des relations. 1 2 cf. cahier des charges du diagnostic et offre méthodologique cf. compte-rendu de la réunion du 20 janvier 2003 4 2/ données de cadrage Par souci de capitalisation, une annexe technique reprend les différents indicateurs qui ont été indispensables à l’élaboration de ce diagnostic. 2.1 ) Calcul du point d’équilibre : Définition : L’objectif du calcul du point d’équilibre est de mesurer le besoin en production de logements pour satisfaire à une demande démographique donnée. En d’autres termes on essaie de répondre à la question : de combien de logements aije besoin pour pouvoir faire face à tel objectif de peuplement (stabilisation de la population, hausse de X % …). Pour réaliser une telle approche on analyse les évolutions subies par le territoire sur une période inter – censitaire écoulée. Pour ce qui nous concerne, li s’est agi de la période 1990 à 1999 qui nous permet de bénéficier des comptabilisations statistiques des deux derniers recensements de population de l’Insee. Calcul : Le raisonnement tenu se décompose en 4 étapes successives : Etape n°1 : Analyse de l’évolution quantitative du parc de logements entre 1990 et 1999 : 1.1) Logements apparus sur la période : Il s’agit des logements nouveaux déclarés en 1999 et qui de ce fait ont été « produits » entre 1990 et 1999 : 5.816 logements Nota : logement nouveau ne signifie pas exclusivement logement neuf. Il s’agit des logements utilisés en tant que tels et qui ne l’étaient pas sur la période inter censitaire précédente. 1.2) Variation totale du parc : il s’agit de la différence numérique entre le parc de logements de 1990 et celui de 1999. 5.259 logements 1.3) La différence entre les logements apparus et l’évolution globale du parc nous donne le nombre de logements nouveaux affectés au remplacement des logements disparus. 5 557 logements 1.4) Variation du vacant et du secondaire : cette dernière « vérification » nous permet de quantifier la « disparition » de logements qui à un moment donné sortent du circuit des résidences principales utilisées. 2.142 logements En synthèse de cette première étape, on peut dire concernant le Périgord Noir : Que le nombre de logements produits est important : 13% du stock 1999. C’est à mettre en relation avec un secteur artisanal qui se porte bien, Qu’au final 10% seulement de cette production a servi à remplacer des logements disparus, Que malgré une diminution du vacant, la croissance forte du secondaire (+32%) a accentué «l’évaporation» du parc disponible pour la résidence principale. Etape n°2 : Evaluation du taux de « desserrement » : Par delà le nombre de logements réellement disponibles (cf. étape n°1), il importe ensuite de connaître la façon dont ils sont occupés. En quelque sorte, leur coefficient de remplissage. En effet un petit logement occupé par une personne a un effet démographique qui n’a rien à voir avec une maison individuelle occupée par un ménage avec 5 enfants. On sait que statistiquement, et ce depuis des dizaines d’années au plan national le nombre moyen d’occupants par logement diminue régulièrement, ce qui de fait tend à nécessiter toujours plus de logements pour un même nombre d’habitants. Sur le Périgord Noir entre 1990 et 1999, le taux d’occupation est passé de 2,6146 à 2,3940 habitants par résidence principale. Cela signifie que 2.707 logements ont juste servi à compenser cette diminution du taux d’occupation. 6 Etape n°3 : Calcul du point d’équilibre : Il résulte des étapes précédentes et permet, comme son nom le laisse entendre, d’évaluer quantitativement le nombre de logements qui ont été nécessaires sur la dernière période inter–censitaire pour uniquement compenser les phénomènes de « contraction » du marché. Dit autrement, ce point d’équilibre va nous permettre de comptabiliser les logements effectivement utilisés mais n’ayant aucun effet démographique (accueil d’habitants supplémentaires ou pertes d’habitants). 5.406 logements ont été nécessaires entre 1990 et 1999 dans le Périgord Noir à ce seul effet. Etape n°4 : Production à effet de hausse démographique : C’est l’autre partie du parc « nouveau » apparu entre 90 et 99 c’est à dire celui qui a effectivement participé à la hausse démographique. 410 logements. En synthèse, on constate un certain nombre de données majeures : la bonne production de logements n’a que très peu pesé (7%) dans l’évolution démographique ce qui a grevé l’évolution démographique tient plus de la taille des ménages (2700 logements) que de l’accroissement des résidences secondaires (2400) A titre illustratif, il est intéressant de faire le parallèle entre le stock théorique de vacants surnuméraires (ce qui dépasserait de la barre des 4%3) soit environ 1.200 et le nombre de logements qui ont été nécessaires au maintien de population soit 5400 ! A titre informatif, la production de logements entre les deux derniers recensements, si elle est consacrée uniquement à de la résidentialisation génère une évolution démographique de près de 14.000 habitants, soit +18% ! 3 seuil de vacants incompressible communément admis : entre 2 locations, en cours de commercialisation, irrécupérable, rétention patrimoniale… 7 Dit autrement : une politique effrénée de recyclage du patrimoine disponible, et qui permettrait d’atteindre un niveau de vacant de 4%, ne suffira pas et de loin à influer sur les effectifs de population permanente du Pays. la production de logements neufs, pour qu’elle aboutisse à un maintien de population représente déjà des chiffres importants compte tenu de la propension au desserrement des ménages et au tourisme. 2.2 ) Eléments sur la composition du parc : La première donnée qui frappe est sa dispersion. Cet aspect, peu révélé, est cependant très important. Deux indicateurs en donne la lisibilité : - le mitage du territoire, l’habitat a investi bien au-delà des centres de bourg ou des villes, il est extrêmement présent dans le paysage - la très faible concentration puisque l’on est à 1 logement tous les 5 ha, une résidence principale tous les 7 ha. Pour ce qui concerne plus particulièrement les résidences principales sur le territoire, nous nous attacherons plus spécifiquement à trois données : 1. la forte proportion de propriétaires soit 66,5% en hausse de 8,2% depuis 1990 2. la très forte représentation du logement individuel : plus de 4 sur 5 3. une faible part du logement locatif social (5,6% des RP soit 3 fois moins que la moyenne nationale), il représente 1 locatif sur 6. Ces indicateurs peuvent apparaître comme normaux pour un secteur rural, nous apporterons cependant deux nuances de taille : - la première est que le territoire pèse près de 78.000 habitants - la deuxième est qu’un maillage urbain existe (4 communes de plus de 2.000 habitants) : • Sarlat et Terrasson concentrent 16.000 habitants soit 20% • Montignac et Le Bugue : 5.800, soit 7% 2.3 ) Eléments sur le renouvellement de population : Les premières indications parvenues sur les migrations alternantes donnent un renouvellement de l’ordre de 6.100 ménages ce qui veut dire : - un ré-attribution du parc locatif tous les 5 ans environ - l’attractivité couplée à un solde migratoire génèrent une activité de la transaction florissante 8 3/ première synthèse des informations sur le territoire 3/1 Les études et travaux déjà produits4 Le recensement des travaux sur le territoire, même s’il n’est pas exhaustif fait ressortir grâce à la participation des animateurs de développement et des différents interlocuteurs rencontrés ceux qui sont apparus les plus utiles à connaître. Nous pouvons les classer en 4 catégories : - les travaux généralistes intégrant un axe habitat (PCD par exemple) - les travaux spécifiquement habitat d’un niveau géographique supérieur (CDH par exemple) - les études ou bilans d’actions habitat sur le territoire liées à des procédures (OPAH par exemple) - les études ou réflexions spécifiques ayant comme point commun un aspect de l’habitat (PEP par exemple) Une vingtaine de documents a été ainsi analysée, l’ensemble ayant été produit dans les 10 dernières années et le plus souvent sur les 5 dernières années pour éviter les risques d’une trop grande obsolescence. L’habitat : une question récurrente, sans stratégie émergente C’est la première synthèse qu’il convient de tirer des ces travaux. Il y a à l’évidence sur le territoire du Périgord Noir une expression forte sur la question de l’habitat. Deux documents sont « représentatifs » de cette attente : - l’opération de préfiguration de septembre 1996 qui place l’habitat dans la priorité n°3, 5ème mesure sur 7. Le rapport préconise5 entre autres : « le développement de la production et de la réhabilitation de logements locatifs privés ou publics, de tous types pour l’ensemble des ménages ». - le PLH du Sarladais, lorsqu’il trace le bilan de trois ans de fonctionnement6 met en évidence les difficultés à mener de front les 18 actions prioritaires qui embrassent l’investissement Périssol, le diagnostic accessibilité, l’occupation des sols ou les locatifs communaux L’habitat : une question abordée essentiellement par thématiques… Ce deuxième aspect est relativement classique, il atteint cependant un niveau particulièrement dense dans le Périgord Noir : - logement des jeunes (UR FJT) - aspect patrimonial (PEP) 4 5 6 liste en annexe 3 pp 85 et 86 comité de pilotage du 3 décembre 1998, pp 1 à 11 9 - réhabilitation (OPAH et PLAH) centres de bourg (DDE-ANAH) gens du voyage (CG, Etat) production de logements sociaux (Etat) … ….et une mise en œuvre axée sur la réhabilitation Quand l’approche est plus large (PCD, PLH,..), elle débouche de manière assez régulière sur des actions de réhabilitation ou quand d’autres actions sont préconisées la mise en œuvre réelle paraît complexe. De cette première lecture deux conclusions majeures : Une difficulté à hiérarchiser qui est d’ailleurs traduite de la même manière dans le diagnostic de territoire, Une approche territoriale qui reste à bâtir à la fois par le pays lui-même dans son organisation et dans sa capacité à négocier un partenariat avec différents acteurs au rang desquels le Conseil Général et l’Etat seront majeurs. Le traitement de ces travaux a été conduit avec le double souci : - de distinguer d’un côté les réponses qui ont déjà été mises en œuvre sur le territoire, et d’un autre côté les questions qui sont restées à l’étude, - de ne retenir que les actions ou questions essentielles, c’est à dire de passer d’une compilation pure à une hiérarchisation. 10 A/ Les réponses apportées 1- La réalisation de programmes OPAH et PLAH Des différents thèmes abordés, ce qui réunit les suffrages est incontestablement le « recours » à la procédure OPAH et son articulation aux PLAH. Thématique abordée Actions mises en œuvre Données quantitatives 40% de la production locative aidée en Dordogne (a) Réhabilitation du patrimoine privé OPAH PLAH 72% des logements réhabilités concernent les propriétaires occupants (b) 100 logements locatifs aidés par an dont 26% sont conventionnés (b) (a) (b) compilation 97/00 : données ANAH sur 96/00 et CDH sur 97/01 compilation des bilans OPAH PLAH, PACT ARIM Dordogne et données ANAH Ce processus est la réponse relativement univoque à de multiples interrogations pointées dans les études ou diagnostics préalables : logement des jeunes, maintien des personnes âgées, aménagement des centres bourg, soutien à l’activité des artisanales, accueil de population, résorption de la vacance…et surtout production de logements locatifs La réussite quantitative et qualitative de ces programmes est réelle malgré les difficultés rencontrées : concurrence du saisonnier, coût des opérations,.. La limite de la procédure comme solution aux questions habitat est également pointée, de manière relativement récente7. 2- Le logement des jeunes La réflexion sur ce sujet peut se lire comme un fil rouge dans les différentes approches partenariales ou territoriales. Cette question est aujourd’hui une préoccupation du Conseil Départemental de l’Habitat, elle est traitée en tant que telle dans une convention cadre avec l’UR FJT Aquitaine. Corroborée par des indicateurs de base de l’INSEE, elle doit être aujourd’hui approchée quantitativement pour donner un socle aux multiples approches qualitatives. 7 cf. « Approche méthodologique de revitalisation des centres de bourg » 11 De la même manière que précédemment cette question incorpore aujourd’hui un ensemble hétéroclite d’interrogations : - nouveaux résidents - travailleurs saisonniers - décohabitation - contrats de qualification et apprentissage - prix du locatif et de l’accession… 3- La reconquête des centres de bourg Cette réflexion est plus prégnante depuis la loi SRU, cependant elle est présente depuis plusieurs années sur le territoire. Plusieurs facteurs sont mis en avant : - la limite de procédures OPAH/PLAH pour traiter les points durs - les limites imposées par le retard en terme de documents d’urbanisation8 (Schéma d’assainissement, PLU..) - .. L’intégration de cette question au sein même du CDH et la conduite d’une réflexion spécifique (une commune du territoire, Belvès, est concernée) montrent l’importance que revêt cette question actuellement. 4- La valorisation du Patrimoine Dans un territoire reconnu pour son patrimoine, des risques ont été pointés et les projets sont ambitieux : - maîtrise de la qualité (commission n°2 pour l’élaboration du diagnostic de territoire) - manque d’intégration paysagère (commission n°1 pour l’élaboration du diagnostic de territoire) - mise en place d’un Pôle Economie du Patrimoine B/ Les questions en suspens 1- La question du logement social Cinq constats peuvent être pointés au travers des différents travaux : - au niveau du territoire : • la faible représentation du patrimoine HLM (1800 logements). En terme de programmation HLM, il est noté également la nécessité d’une offre complémentaire de services et commerces. Les points de vue sont partagés à ce sujet. 8 l’élaboration du PCD du Sarladais montrait à ce titre une voie assez novatrice en 1996 12 la quasi-inexistence de solutions en terme de logements d’urgence ou très sociaux (accueil de nuit, CHRS, ALT, PST/LIP/PLA i) • la mise en évidence de logements à occupation précaire. Les exemples cités sont l’utilisation de logements touristiques pour de l’hébergement en résidence « principale » hors saisons et le logement des travailleurs saisonniers au niveau des dispositifs : • la programmation d’interventions dans le cadre du schéma départemental des gens du voyage (création à Terrasson, amélioration à Sarlat..) • Une vision souvent départementale dans les actions ou programmations sans articulation marquée à une politique de territoires (CDH, Plan Logement Dordogne, FSL, SDAPL, ..) • - 2- Le logement neuf, le grand oublié Si cette thématique était présente dans quelques travaux généraux (opération de préfiguration, PLH du Sarladais,..), il est nécessaire de noter que ce segment important n’a pas été identifié comme un enjeu sur le territoire. Nous rappellerons ici deux chiffres : - le logement réhabilité aidé remis sur le marché peut être évalué à 50 par an9 (la moitié environ du nombre de logements subventionnés par l’ANAH), il apparaît en moyenne 650 logements par an. En défalquant les opérations de production sur du parc ancien recyclé non aidé, il se produit environ 500 logements neufs/an. - la population du Périgord Noir pèse 20% de la population de la Dordogne, et différents rapports dénotent la bonne santé économique de la filière habitat sur le Périgord Noir. On y dénombre en effet 30% des logements apparus en Dordogne10. 3- La mobilisation des maîtres d’ouvrages Cette question reste relativement peu explorée sur le territoire du Périgord Noir. Les programmes mis en œuvre se sont « naturellement » tournés : - vers les propriétaires privés par le biais des processus de type OPAH/PLAH, mais c’est plus la procédure qui a été mobilisée que les maîtres d’ouvrage - vers les organismes HLM en terme de souhaits, avec les limites inhérentes à la programmation et les pré requis à leurs interventions - vers les communes pour le retraitement de leur patrimoine 9 données ANAH sur la période 97/00 une étude de l’Institut Français de l’Environnement (IFEN) classe la Dordogne comme le 2ème département de France ayant augmenté sa surface artificielle : +35% de 1992 à 2000 (le Monde, 8mars 2003) 10 13 Si les résultats en terme de réhabilitations privées sont corrects, ceux concernant la sphère publique sont relativement décevants11. Les acteurs économiques et les professionnels de l’immobilier semblent assez peu intégrés dans les démarches publiques, alors même qu’ils sont très présents localement. 4- L’habitat touristique Incontestablement ce secteur semble fonctionner tout seul et correctement. Parmi les différents documents traités il tient une place ambiguë : - il est apparaît devant l’habitat permanent dans l’opération de préfiguration (priorité n°2 : l’accueil touristique ; le logement apparaissant en priorité n°3) - il est jugé comme un concurrent au logement permanent et comme responsable de la carence de locatifs permanents dans pratiquement tous les travaux. 5- Le logement des personnes âgées Cette question est abordée dans un certain nombre de travaux sous des angles qui sont très différents : - les acheteurs seniors, et leurs besoins à terme de services12 - les appuis nécessaires pour l’adaptation du logement pour le maintien à domicile Cependant les résultats des OPAH présupposent un fort taux de pénétration de ce public dans l’amélioration du logement. En résumé de ce deuxième niveau de lecture : les actions territoriales engagées ont principalement abordé la question de la réhabilitation de l’habitat. Les résultats les plus marqués sont dans le parc privé, la typologie la plus représentée les propriétaires occupants. les partenariats mobilisés autour de la question de l’habitat relèvent essentiellement de la sphère « institutionnelle » et peu de la sphère «professionnelle » trois réflexions déjà assez anciennes émergent aujourd’hui de manière plus structurée : le logement des jeunes, les centres de bourg, le patrimoine 11 12 cf. bilans du PLH du Sarladais, du PCD Causses, vallée de la Vézère et deux Vallées. cf. commission n°2, réunion du 16 mai 2002 14 deux segments de l’offre sont particulièrement peu pris en compte, soit dans la production pour ce qui concerne le logement social, soit dans les réflexions/actions pour le logement neuf 3/2 Les questionnaires communaux Les données sont traitées dans cette première partie avec les 101 questionnaires parvenus (sur 146 communes) soit un relatif bon taux de retour. 3/2/1 données de base PLU13/Schéma d’assainissement : une faible pénétration dans un territoire reconnu pour son patrimoine bâti, paysager et aquatique. Ce qui frappe est le peu d’outils de gestion des sols existants sur le territoire. Plus de la moitié des communes n’ont pas de documents de gestion, les autres en disposent de manière relativement récente a priori (ancienneté des dernières révisions : 6 ans). D’autre part les communes ont laissé une large place à l’urbanisation possible (770 ha soit de quoi déjà accueillir la production de plus de 10 ans sur le territoire) De la même manière ¼ seulement des communes dispose d’un schéma d’assainissement opposable et 35 autres l’envisagent d’ici à 2005, c’est à dire la date butoir avant l’application de la loi sur l’eau. A cette date il est probable que 40% des communes ne satisferont pas cette réglementation. ZPPAUP, Natura 2000, Espaces naturels processus de protection largement utilisés. sensibles, autant de L’image de marque du Périgord Noir est forte, elle se traduit dans une série impressionnante de communes faisant l’objet de protections patrimoniales et/ou environnementales. Cette donnée est corroborée par différents travaux produits sur le territoire. Le patrimoine est une composante indissociable du Périgord Noir. 3/2/2 données sociales Les problématiques sociales liées à l’habitat ne semblent pas majeures, hormis dans les communes importantes et des questions spécifiques. Des situations d’insalubrité sont connues des communes (45%), mais dans des proportions relativement faibles et par ordre d’importance : - ménages propriétaires - locataires 13 et par extension, POS cartes communales… 15 - logements vacants (dont un niveau préoccupant à St Cyprien) Mais dans 3 communes seulement une intervention publique a été déclenchée. La question de la précarité est légèrement plus prégnante (51%) en particulier pour des ménages en situation de dettes importantes. Sur ce point il semble que des situations spécifiques soient à noter (Le Bugue, Cénac..) De la même manière des points durs ont été relevés : St Cyprien (occupation HLM) ou St Félix (logements sans chauffage) Il n’y a pas de problème important pour le logement des travailleurs saisonniers. Aucune situation d’inconfort n’est à relever et 3 communes seulement relèvent des situations de double emploi (saisonnier+touristique) dans des logements inconfortables. 3/2/3 données patrimoniales L’immobilier ne pose pas, en règle générale, de problème majeur. Cette information, issue du questionnaire, reflète une bonne santé globale même si un total d’un peu plus de 200 immeubles ont été signalés (2 par commune) : - changement de destination : 80 - très dégradés, bloqués par les propriétaires : 60 - succession non réglée : 45 - autres : 22 Des logements vacants dispersés Les données INSEE sont jugées plutôt fiables selon les dires des communes, et pour celles, nombreuses (23), qui ont procédé à un recensement il est important de noter que 54% de ce patrimoine est en secteur diffus. Un patrimoine communal assez conséquent, avec des besoins et des projets Les communes ont joué le jeu du logement et détiennent déjà 198 logements permanents et 42 logements touristiques. Il est intéressant de noter que ce stock de logements : - nécessite pour 110 d’entre eux des travaux d’amélioration - est susceptible de s’agrandir de 39 unités (dont 35 pour un usage permanent) Le patrimoine HLM, un parc en stabilisation Sur le patrimoine actuellement recensé, (soit 1675 logements) nous avons retenu deux chiffres : 16 - 9 % nécessitent des travaux de réhabilitation. C’est nettement moins que le patrimoine communal et globalement peu. 6% du stock actuel, c’est à dire un rythme de production de 30 logements par an environ pour les 3 ans qui viennent, c’est la programmation connue des communes Le logement destiné à l’usage touristique, un secteur qui fonctionne bien Bien identifié par les communes il représente actuellement 2870 unités dont : - 37% à destination locative - 63% pour un usage de résidence secondaire Enfin les données fournies mettent en évidence que le passage touristique>permanent est très faible : 15 unités par an (dont 12 locations). Ce chiffre doit être rapproché de la progression des résidences secondaires soit 270/an. Des situations complexes, à la taille de l’îlot qui interrogent les communes 16 situations d’îlots ont été pointées par les communes. Les communes importantes ont à faire face à ce genre de problématique, par contre des communes de taille plus réduite sont confrontées à des micro-opérations urbaines : § AUBAS § ST AMAND DE COLY § ST JULIEN DE LAMPON § ST CYPRIEN § MONTIGNAC § ST PARDOUX § ALLAS § FANLAC § ARCHIGNAC § ORLIAC § GRANGES.. Les réserves foncières détenues par les communes : l’équivalent d’un lot moyen en secteur privé. Les communes ont très peu de foncier : 23 ha en tout. Cela représente à la fois de faibles possibilités d’agir mais également une emprise sur le marché à la marge : 3% du disponible à l’urbanisation. Cette faible emprise se reflète également dans le marché de la transaction : 17 720 700 680 660 640 620 600 580 560 540 520 2000 2001 2002 DIA Alors que plus de 630 biens ont changé de mains chaque année dans le cadre du Droit de Préemption Urbain, 7 ont été l’objet de l’exercice du droit de préemption, soit une fraction négligeable. 3/2/4 données cadre de vie Les approches patrimoniales, environnementales et énergétiques (l’ensemble pourrait être dénommé HQE14) sont déclinées de manières contrastées : § pour le patrimoine, les concours financiers résident principalement dans l’accompagnement de procédures, sous la forme du cofinancement des équipes techniques (OPAH, PLAH) § pour l’assainissement dont on a déjà vu plus haut les difficultés, environ 1.100 logements supplémentaires vont être raccordés à un réseau, la question de l’assainissement autonome va donc être importante § pour la maîtrise énergétique, il n’y a que quelques opérations à la marge. Ce constat est donc en demi-teinte alors même que l’activité habitat est forte sur le territoire et mérite attention : En terme de lotissement : Initiative> Communale Privée Nombre lotissements analysés 12 13 Nombre de lots sur 5 ans 78 82 1.621 m² 2.120 m² 12,4 € 11,0 € 22% 6% Taille moyenne des lots Prix moyen au m² Part restant à commercialiser 14 haute qualité environnementale 18 En terme d’activité bâtiment : 900 800 700 600 2000 2001 2002 500 400 300 200 100 0 PC Neuf PC Réha DT 3/2/5 la demande qui s’exprime sur le territoire Reconstituée sur un de 1.167 demandes. dénombrer ici les professionnels ou de mois, elle représente un stock particulièrement important Il ne s’agit que d’une indication car il n’est pas possible de doubles comptes ou la demande exprimée chez les gré à gré. nombre de demandes Cependant nous retiendrons les segments représentés dans cette demande…. maison à la location terrain constructible maison à l'achat appartement à la location appartement à la vente 0 50 100 150 200 250 300 350 400 450 ….qui mettent en évidence : § la prépondérance du pavillon individuel ou d’un projet de ce type : 80% § et la course au locatif : 54% des besoins 19 Une traduction de cette forte demande st l’existence d’un tissu de professionnel relativement dense. L’exemple le plus représentatif est le nombre de 50 agents immobiliers dont 22 pour Sarlat (nous avons noté que sur cette commune leur nombre était de 6 il y a 5 ans !) 3/2/6 les priorités, du point de vue des communes Cette dernière interrogation intégrée dans le questionnaire auprès des communes si elle était ouverte limitait cependant l’expression de trois priorités hiérarchisées. Deux points sont remarquables dans l’expression des communes : § § la concentration des réponses sur un nombre d’items limité Priorité n° Nombre d’items 1 11 2 13 3 21 l’émergence de 4 priorités indiscutables 80 70 logement des jeunes 60 50 production de logements neufs 40 maintien personnes agées 30 20 des locatifs permanents 10 0 votes 20 4/ ce qui ressort des premiers entretiens Du point de vue méthodologique, nous rappellerons que la liste initiale des entretiens prévus a été dressée en lien avec les animateurs de développement. L’objectif était d’aboutir : - à une série de 20 interlocuteurs majeurs (incontournables) à interviewer dans le cadre du diagnostic - à rencontrer une partie de ces contacts en phase état des lieux, l’autre dans le cadre des approches territoriales et thématiques. L’élaboration de ces 2 groupes participe également d’une première hiérarchisation. Les entretiens se sont déroulés sur la base d’1h à 1h30 de dialogue ouvert autour d’une trame d’interview qui permettait d’aborder : - la manière dont les différents interlocuteurs ont été associés à la démarche Pays - leur vision générale de l’habitat en Périgord Noir - ce qui pouvait caractériser l’offre et la demande - les thématiques qui leur paraissent majeures, atouts et handicaps - les zones d’enjeu telles qu’ils les perçoivent et la qualification de ces zones - la documentation qu’ils pouvaient fournir comme éléments de connaissance sur le territoire L’habitat : la co-existence de deux mondes La liste même des acteurs à interviewer met en évidence une ligne de séparation assez nette. Au risque d’être caricatural, il y a bien sur ce sujet deux groupes : - le secteur « public » : état, collectivités, HLM ou organismes conseil et gestionnaires. C’est là que sont principalement les réflexions et les questions, - le secteur « privé » : agents immobiliers, entreprises, investisseurs. C’est là que se fabrique la majeure partie de la production. Les rencontres font donc émerger ce qui d’un côté pose question : manque de locatifs, aménagement des centres bourg, qualité de la production, abus des saisonniers… D’un autre côté les secteurs dans lesquels l’activité fonctionne sont peu investigués : construction neuve, hébergement touristique, vente aux clientèles étrangères… L’habitat : un sujet qui mobilise fortement Il y a une véritable volonté d’avancer sur ce sujet. Les différents interlocuteurs se sont facilement livrés à l’exercice de l’entretien. Les sujets n’ont pas manqué, et les points de vue sont relativement convergents. Cependant la mise bout à bout de ces sujets abordés crée un sentiment de trop plein : comment tout faire ? 21 De cette première lecture deux conclusions majeures : Le double enjeu de la politique habitat du Pays du Périgord Noir sera qu’elle le soit avec les acteurs économiques et qu’elle les associe fortement à sa mise en œuvre, L’approche stratégique va donc s’attacher à donner un fil rouge aux différents acteurs locaux sur des actions qui soient fondées quantitativement/qualitativement et qui puissent être l’objet d’une véritable appropriation locale La synthèse des premiers entretiens se répartit en deux grands chapitres : - les thématiques qui ressortent prioritairement - les zones d’enjeu identifiées sur le territoire du pays Une analyse forces/faiblesses est produite pour chacun des items développés, on ne s’étonnera donc pas de retrouver principalement des faiblesses, la qualité des acteurs interviewés étant plutôt du secteur « public » A/ Les ménages 1- le logement des jeunes forces faiblesses Réflexion en cours CDH/UR FJT Insuffisance de l’offre Groupe de travail local Prix de l’immobilier locatif ou accession Possibilité de valoriser dans le cadre de la trop élevé pour cette clientèle DGE 2- le logement des travailleurs saisonniers forces Clientèle potentielle très importante faiblesses Abus de situation par les bailleurs Qualité des logements pas évidente Pas de financement spécifique l’investissement à 22 B/ Les segments de l’offre 1- la réhabilitation forces Procédures OPAH/PLAH qui permettent de faire du bon travail Bon impact auprès des propriétaires occupants y compris avec des financements diffus (PLAH) Pas de vacances sur le parc recyclé faiblesses Procédures lentes et lourdes Baisse du potentiel Respect de la loi sur l’eau Capacité des personnes âgées 2- la pénurie de locatifs permanents « le locatif permanent, c’est un enjeu permanent » (M. HIRISSOU, CRDA) forces faiblesses Forte demande (mal connue) Des communes seraient prêtes à s’engager si un service clé en mains est apporté (AMO) Des professionnels n’hésitent pas à investir (financement PLS) Des communes misent sur une stratégie de prospection directe d’investisseurs (Terrasson) Concurrencé par le saisonnier Loyers en forte hausse Travaux lourds Manque de porteurs de projets intermédiaires (ex : bail à réhabilitation) 3- le déficit de logements sociaux forces faiblesses Dispositifs de médiation (expulsions avec l’ADIL, accès/maintien avec le FSL) 60 logements en accords collectifs Groupe partenarial local (CAF, CG, CCAS, Club Prévention…) Analyse des projets commune/HLM/DDE Un certain nombre de communes n’en veulent pas Qualité insuffisante de l’offre existante Peu de dispositifs d’urgence (CHRS,ALT) Cumul touristique/permanent Critères de localisation restrictifs Articulation CORA/HLM compliquée C/ Les aspects transversaux 23 1- la politique foncière « le droit de propriété équivaut à un droit de construire » (M. MATHIEU, sous-préfet) forces faiblesses Difficulté d’obtenir des CU en diffus Pression institutionnelle sur les communes pour réaliser des documents (cartes communales, PLU) Outils d’urbanisme peu nombreux (cartes communale, PLU) Le foncier est cher, pression liée à une accessibilité renforcée du territoire Rétention familiale importante Réticence des communes (risque d’ingérence) 2- le patrimoine forces faiblesses Démarche complémentaire PEP Risques techniques : humidité, termites L’Architecte de Bâtiments de France est Risques protection, réglementaires : « naturel » fiscalité Démarches novatrices en lien avec la Chambre de Métiers (bois) Projet d’une pépinière des métiers Réflexion sur une charte paysagère avec la Chambre d’Agriculture Investigations par canton et exposition Consultations locales et dans un cas sur deux avant le PC (neuf ou réhabilitation) 3- les centres de bourg « habiter c’est bien, la façon dont ça s’organise c’est mieux » (M. DUHAMEL, CAUE) forces Volonté de l’état de réfléchir sur des programmes à 10 ans Prise de conscience des communes, qui aident dans certains cas (apport foncier bâti ou non) Des retraités cherchent des produits dans les centres faiblesses Ça n’intéresse pas les professionnels Complexité d’une question transversale (logements, aménagements, commerces,…) 24 D/ UN domaine « sensible » : l’épargne locale Sans élément précis d’analyse économique approfondie, il semble bien cependant que l’épargne soit disponible, elle se porte donc sur des produits à rendement plus fort. L’exemple des hébergements touristiques est significatif : - la qualité est tirée vers le haut de gamme, avec piscine. Les niveaux d’investissement atteignent jusqu’à 120 k€ pour un gîte - la facilité de mobilisation d’aides publiques, y compris pour des travaux faits par soi-même, qui représente rapidement 30 k€ par gîte (CTE, prêts bonifiés ou subventions PDZR) - le rendement locatif sur des périodes de 15 à 20 semaines atteint 9.000 € par an hors utilisation complémentaire - des confidences sur le recours régulier à des travaux hors circuits classiques - le développement du conseil en montage de SCI (éviter de payer l’ISF) E/ premiers indicateurs sur le marché Attention !! ces deux tableaux sont une synthèse provisoire du retour des questionnaires communaux et des entretiens avec des professionnels de l’immobilier Ventes Produit Maison 90 m² sur terrain 600 m² Prix moyen 100 à 120 K€ Maison 120 m² sur terrain 2000 m² 120 à 180 K€ Maison 100 m² sans terrain en centre ville Appartement 50 m² en centre ville Appartement 100 m² en centre ville Terrain non viabilisé avec CU, 2000m² en périphérie Terrain 600m² viabilisé 80 à 230 K€ 45 à 75 K€ 80 à 110 K€ 30 à 35 K€ 8 à 15 K€ Fermette périgourdine sur un hectare et plus 180 à 230 K€ Locations permanentes Produit Appartement T1/T2 Loyer moyen mensuel 250 à 320 € Appartement T3 Env. 330 € Appartement T4 et + Env. 400 € Maison Individuelle 90m² sur 600m² de terrain 445 à 700 € Maison Individuelle 120m² sur 2000m² de terrain 605 à 900 € 25 F/ ce qui se dégage en terme de secteurs géographiques spécifiques A la différence de la production écrite qui ne fait pas ressortir de zones spécifiques, il ressort des premiers entretiens trois zones sans réelle surprise : Les trois zones (dans l’ordre d’apparition) 1- le Sarladais Cette zone d’enjeu est décrite comme la « locomotive de l’immobilier » du territoire. L’aire considérée est relativement restreinte, 5 à 10 kms maximum. Ce qui caractérise cette zone : - des niveaux de prix élevés : foncier, locations saisonnières,.. - une très forte demande en produits locatifs permanents couplée à une pénurie importante notamment dans le secteur social - une architecture identitaire tournée vers la qualité - un secteur d’investissements immobiliers 2- le Terrassonnais Cette zone paraît un peu plus floue quant à ses contours, plusieurs facteurs semblent en être à l’origine : - l’attraction Briviste - une intercommunalité qui n’est pas structurée à ce jour - une proximité de communes qui jouent un rôle (Le Lardin, Condat) Un des traits dominants de cette zone concerne cependant l’accession à la propriété dans un contexte plus urbain et plus industriel. Les thématiques du locatif permanent dont le locatif social sont également évoquées. Cependant la carte que souhaite jouer la commune de Terrasson comme une des « porte d’entrée » du Périgord Noir, donc avec une attractivité touristique est une donnée importante dans sa part dans le Pays. 3- le reste du territoire c’est incontestablement une zone géographique qui ne réunit pas aussi clairement que les précédentes des avis convergents. Selon les interlocuteurs rencontrés, plusieurs secteurs pourraient être identifiés avec des recoupements variés : - le secteur de Montignac et la spécificité des ménages attirés par les activités du temple tibétain, donc de leurs trajectoires résidentielles, 26 - - - un secteur préhistoire et un secteur moyen-âge qui ne présentent pas les mêmes caractéristiques patrimoniales, un secteur plus en difficulté en zone sud-ouest (Villefranche, Belvès) du territoire où l’éloignement des axes d’infrastructures influent sur la composante démographique et par conséquent avec des effets sur un marché de l’habitat qui souffre, un secteur appelé à se développer (Domme, Carlux, Salignac) : vallée Dordogne, proximité autoroute, concentration patrimoniale et impacts sur l’accroissement résidentiel permanent et touristique, …. Globalement, ce qui ressort néanmoins de cette zone gravite autour : - d’un tourisme plus tranquille (vert, familles) - d’une activité habitat peu fournie (peu de besoins, peu de produits,..) - d’un vieillissement de population et la question de son habitat 27 5/ les zones d’enjeu majeures De ces premiers travaux d’analyse, nous retiendrons les zones qui sont apparues au travers des premiers entretiens : Sarladais, Terrassonnais, reste du territoire. 28 Compte tenu des premières indications obtenues, la grille de lecture des zones d’enjeu est relativement modeste. En effet les apports qualitatifs sont incontestables (entretiens) par contre les apports quantitatifs sont insuffisants (travaux disponibles). La fin de collecte des données, couplée à des analyses infra des données globales nourrira les tables rondes territoriales. Ce que nous avons retenu pour l’heure : Reste du pays Terrassonnais Sarladais zone Opportunités Risques Dynamisme Prix Patrimoine Pénurie locative Demande Distorsions sociales En développement Position géographique Potentiel économique Concurrences Banalisation Environnement Emiettement Faible pression Vieillissement 29 6/ les thématiques qui se dessinent C’est la partie stratégique de l’état des lieux pour deux raisons simples : - Il s’agit en effet d’identifier ce qui peut faire sens pour le Pays du Périgord Noir dans sa politique habitat. - Ces choix en terme de priorités vont orienter l’action pour les années à venir, en quelque sorte ils seront le fil rouge de la politique habitat du pays. Ces thématiques doivent bien entendu être corroborées par les différentes sources qui ont alimenté l’état des lieux, elles doivent également être suffisamment claires pour enrichir 2 outils indissociables des démarches de développement durable : l’évaluation et l’observation. Nous pensons enfin que ces thématiques gagnent à être formulées en « pourquoi faire » plutôt que sous la forme « quoi faire ». En effet elles seront débattues lors des tables rondes Nous tenons à préciser que ces thématiques nous sont apparues par elles-mêmes et non par défaut ou par éliminations successives, dit autrement : Le pays du Périgord Noir peut faire valoir, avec force, ses priorités en terme d’habitat et se mobiliser pour mettre en œuvre une politique dans ce domaine. Cette politique habitat va concilier, et c’est son sens : DUREE, IDENTITE et AVENIR 30 DUREE adjectif : durable, corollaire > développement Fil rouge : MAITRISE FONCIERE15 Les motivations de l’action viennent de trois constats majeurs : - le mitage actuel du territoire qu’il convient d’enrayer, - la faible capacité actuelle d’agir au niveau des collectivités (réserves, documents opposables..) - la forte production d’habitat neuf et l’accroissement de l’artificialisation du territoire D’autres arguments seraient à mettre à l’appui tels que l’élévation du niveau des prix et la rétention du secteur privé. Les effets recherchés sont dans de multiples domaines : è mise à disposition pour la promotion privée è programmation des investissements publics è reconquête des centres de bourg et traitements périphériques Les logiques transversales : è articulation avec environnementales les politiques paysagères et Les outils et/ou procédures disponibles tels que les PLU, les schémas d’assainissement, le Droit de Préemption Urbain ; d’autres à imaginer tels des fonds d’interventions foncières peuvent être connectés à cette action. Une plus value attendue de l’action est dans la capacité à délivrer un Certificat d’Urbanisme ou un Permis de Construire dans de bonnes conditions. 15 foncier bâti ou non 31 IDENTITE adjectif : identitaire, corollaire > bien commun Fil rouge : QUALITE PATRIMONIALE Les motivations de l’action trouvent leurs racines dans : - l’exceptionnelle concentration patrimoniale sur le pays, le patrimoine bâti en étant un élément très visible - l’attachement au patrimoine notamment familial (bâti ou non) a été relevé à plusieurs reprises Les effets recherchés seront diversifiés : è partenariat disponible dans le développement de l’action : organes de représentation consulaires, professionnels locaux, services publics (SDAP, CAUE..), associatif,.. è intégration de la production de neuf, valorisation de l’existant è recyclage local d’épargne locale en pesant sur les mécanismes de défiscalisation (ZPPAUP et Secteur Sauvegardé) Les logiques transversales : è articulation avec la filière bois (matériau de construction, bois énergie..) Les outils et/ou procédures disponibles sont nombreux. Nous mettrons l’accent ici : - sur le Pôle Economie du Patrimoine - la préparation d’un Pays d’Art et d’Histoire. Une plus value potentielle de l’action serait dans une traduction au niveau du projet de pépinière des métiers. 32 AVENIR dérivé : générations futures, corollaire > peuplement Fil rouge : PLACE AUX JEUNES Les motivations de l’action sont issues de deux niveaux distincts : - les données quantitatives qui détaillent le vieillissement de la population et les problèmes de renouvellement - la récurrence de cette question tant dans les travaux déjà produits que dans les propos des interlocuteurs rencontrés Les effets recherchés seront diversifiés : è mobilisation très large sur cette thématique qui se traduit fortement sous l’angle logement. è politique d’accueil de nouvelles populations et de maintien des décohabitations è influer sur le marché des locations saisonnières (travailleurs ponctuels) Les logiques transversales : è articulation aux actions connexes au logement et notamment l’emploi sur zone Les outils et/ou procédures sont certainement à développer dans ce domaine ou à valoriser voire à imaginer. L’organisation de filières d’accès au logement sera probablement à privilégier par rapport à la production d’habitat spécialisé Une plus value potentielle de l’action serait double : d’une démographique, et d’autre part vis à vis de l’insertion professionnelle part l’effet 33 7/ préparation de la 2ème phase du diagnostic (analyse stratégique) Cette phase comprend les travaux suivants : è fin de collecte et d’analyse des données sur le territoire et sollicitées è è è è è è auprès : de l’OPD HLM, de la SA Dordogne, de l’ADIL, de la CAF, du SATESE, de communes (51). fin des entretiens ciblés : SDAP, CAF, Chambre de Métiers, Notaire, CIL, promoteur fin des entretiens complémentaires (mission locale, SEMIPER, DGI..) organisation des tables rondes par zones d’enjeu : 3 organisation des tables rondes thématiques : 3 production des scénarii séminaire élus Les moments forts sont les tables rondes qui ont vocation : pour les tables rondes par zone d’enjeu : de regrouper élus, professionnels et résidents. L’organisation de ces tables rondes est cadrée avec les animateurs de développement qui en assurent l’infrastructure. Un intervenant du territoire présente celui-ci, le BET donne quelques repères importants issus notamment de l’état des lieux et des données habitat complémentaires : (a) production de logements et nature de celle-ci (neuf/ancien, collectif/individuel..) (b) impact démographique (migrations, relations population/logement,..) (c) caractéristiques foncières (politiques publiques, consommation,..) L’animation du débat a pour objectif une appropriation des données, un partage de connaissances, une capitalisation des apports et de dégager des pistes qualitatives et quantitatives pour le territoire. pour les tables rondes thématiques : de regrouper des acteurs du territoire dans les thèmes identifiés. Un (ou des) intervenant choisi par le groupe technique d’animateurs présente un point de vue sur le thème, le BET complète par des éléments spécifiques au territoire, les objectifs sont : (a) validation par les acteurs de la thématique et des éléments de quantification complémentaire apportés par eux (b) la préparation des scénarii de développement (c) les contacts entre le territoire et ses futurs partenaires dans la négociation du contrat de Pays. 34 8/ annexes annexe n°1 : indicateurs techniques annexe n°2 : listing entretiens annexe n°3 : bibliographie 35 annexe n°1 : indicateurs techniques indicateur 1990 1999 Variation Population sans doubles comptes 76802 77.782 980 Résidences principales 29.374 32.491 3.117 Logements vacants 3.300 3.024 - 276 Résidences secondaires 7.633 10.051 2.418 Logements apparus Taille du ménage Superficie du Pays du Périgord Noir De 1990 à 1999 2,6146 2,3940 2.288 km² 5.816 -8,4% 36 annexe n°2 : listing entretiens Organisme ADIL 24 ADIL 24 Agence BONORON CAF CAUE CDT CFA CRDA DDE DDE DDE DDSP Député M. le Sous-préfet Mairie de TERRASSON Mairie de TERRASSON Mairie MONTIGNAC Mairie MONTIGNAC Mairie SARLAT Mairie SARLAT OPHLM PACT ARIM 24 PACT ARIM 24 Philip - FNAIM SA HLM Dordogne SATESE UR FJT Nom M. BECHU MME FEREIRA MME BONORON MME LAURENT SANNA M. DUHAMEL M. DEBAYE M CAMELIA M. HIRISSOU MME COURTET MME BOUCHET MME CLEMENT M. THIRY M. PEIRO M. MATHIEU M. LALLE M. ROUBY M MARTIN MME MIQUES M. MOUCHARD MME DUFOUR M. BOUSSEAU M. BEAUPUY M. MATHIAS M. PHILIP M. LALLE MME PRIGENT M. LEPEL COINTET 37 annexe n°3 : bibliographie PCD du Sarladais : è rapport d’évaluation 12/00, RCT è élaboration du projet, fin 96 ?, Maison du développement local du Périgord Noir PCD du Confluent Dordogne-Vézère et PCD des Bastides, rapport d’évaluation 02/02, CODE PCD-PDI Pays des Causses, Haute Vallée de la Vézère et des Deux Vallées : è projet habitat et OPAH 10/99, PLACE Reflex è comité de pilotage 10/4/02 Fonds Solidarité Logement, comité directeur du 11/10/02, DDE24-SHU Conseil Départemental de l’Habitat, 04/02, DDE24-SHU PLH du Sarladais, suivi-animation 96/98, PACT ARIM 24 OPAH/PLAH du Sarladais, bilan 07/96 à 06/02 (4 cantons, 45 communes), PACT ARIM 24 OPAH/PLAH Plan des Bastides, bilan 97/02 (canton V. du Périgord, 9 communes), PACT ARIM 24 OPAH Causse Haute Vallée de la Vézère, bilan au 31/12/02 (4 cantons, 55 communes), PACT ARIM 24 Schéma Départemental des gens du voyage, révision 2002, PACT33 & Caths Approche méthodologique de revitalisation de centres bourgs, DDE-ANAH janvier 02 (4 exemples dont Belvès) Maisons paysannes Dordogne Périgord, N°s 23 à 35 et brochure « comment restaurer une maison de pays » Union Régionale des FJT Aquitaine, convention avec l’état 2002/2004 et comptes rendus des groupes de travail 15/5/02, 8/7/02, 23/10/02 et 23/01/03 Pays du Périgord Noir, opération de préfiguration 09/96, maison du développement local du Sarladais Pole d’économie du Patrimoine, note interne Pays du Périgord Noir, 2002-2003 Plan Logement Dordogne 1999 à 2001, Etat- Conseil Général, DDE Dordogne 38 Etude globale sur le logement, Communauté de Communes du Salignacois, PACT ARIM Habitat & Développement Dordogne Périgord, mars 2000. Comptes rendus des commissions n° 1 et 2 du Pays du Périgord Noir (12 réunions d’avril à juin 2002) Diagnostic de territoire du Pays du Périgord Noir (MPN, 1er trimestre 2003)