Etude des ressources en eau à l`échelle du Parc du Vercors : Annexes
Transcription
Etude des ressources en eau à l`échelle du Parc du Vercors : Annexes
ISERE
PARC NATUREL REGIONAL DU VERCORS
ETUDE DES RESSOURCES EN EAU A
L’ECHELLE DU PARC DU VERCORS
OPERATION D1-1 DU CONTRAT DE RIVIERE
RAPPORT FINAL - ANNEXES
DECEMBRE 2006
N° 1 34 0228
Sommaire des annexes
Ŷ
Annexe 1 : fiches descriptives par commune
Ŷ
Annexe 2 : hydrologie du Trou qui Souffle
Ŷ
Annexe 3 : Géologie du Vercors
Ŷ
Annexe 4 : Fiches descriptives des bassins d’alimentation karstiques
Ŷ
Annexe 5 : tableau des principales sources du Vercors (en lien avec la carte
« Ressources et alimentation en eau des communes du Vercors »
1
Annexe 1 : fiches descriptives par commune
2
Saint-Nizier du Moucherotte
Ŷ
Ressource en eau
Ressources utilisées par la commune
Code DDASS Nom
0408
Source Monier
Débit
moyen (l/s)
2
Débit
Remarque
étiage (l/s)
1.6
Etiage 1976 à 0.8 l/s
0409
Source Blanc
-
0.4
0404
Source des Arcelles
-
9
Etiage 1976 à 0.2 l/s
Etiage 1976 à 7 l/s
Ressource partagée avec Seyssinet
qui possède un droit d’eau prioritaire
de 7 l/s
La commune de Seysinnet-Pariset utilise la source des Arcelles pour alimenter le réseau
haut service, soit les secteurs de Pariset, la Tour-sans-Venin, Beauregard, le Village, la rue
de l’Eglise, la rue de Comboire, la rue des Fleurs, une partie de la rue de Cartale et de la ZI
la Tuilerie. Cela représente près de 519 abonnés en 2005 pour une consommation de près
de 130 000 m3. Cela signifie que le droit d’eau de 7 l/s peut être entièrement utilisé. En cas
de besoin, 130 abonnés peuvent être raccordés au SIERG (Régie des Eaux de Grenoble) en
partie basse du réseau.
Ŷ
Prélèvements et consommations
Nature
Volume prélevé
Moyenne 1997 2003 (m3/jour)
251
Pic de consommation Remarque
estivale (m3/jour)
427 (estimation
Volume consommé
123
210 (estimation)
Pertes en distribution +
volumes non comptés
128
217
Rendement primaire du réseau :
49%
Rendement net du réseau :
60% (chiffre donné par la commune)
3
Consommation moyenne annuelle
Saint Nizier
Volume (m3/jour)
350
Volume
journalier
moyen
produit
300
250
200
150
Moyenne
interannuelle
100
50
0
1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003
Ŷ
Usagers de l’eau
Population de la commune
INSEE 1990
575
1999, source
communale
2005, source
communale
900*
1200
Croissance
1999
1990- Croissance
2005
5.1%
1999-
5.9%
*805 d’après l’INSEE
Variations saisonnière : Faible augmentation de la population en période touristique (une
résidence de vacances et quelques chambres d’hôte)
Agriculture/Elevage : Le réseau AEP alimente une dizaine de fermes pour une
consommation totale d’environ 5000 m3
Assainissement : la commune est raccordée sur le réseau Aquapôle.
Equilibre ressources - besoins
Bilan ressources besoins
Saint Nizier
Volume (m3/jour)
Ŷ
500
450
400
350
300
250
200
150
100
50
0
Besoins en eau
domestique
Volume
journalier
disponible
?
Ressource
moyenne
annuelle
Ressource en
étiage
Besoins
moyens
annuels
Besoins de
pointe (été)
4
Ŷ
Principales conclusions
La commune de Saint Nizier connaît depuis 1990 une croissance de sa population
de plus de 5% par an sous la pression de la croissance de la ville de Grenoble.
Aujourd’hui, la commune se rapproche tous les ans un peu plus de l’équilibre entre
les ressources en eau et les besoins. Un étiage comparable à celui de 1976
engendrerait une crise importante.
De plus, la ressource apportée par la source des Arcelles est très aléatoire, la
commune de Seysinnet pouvant utiliser la totalité de son droit d’eau.
La commune a la nécessité de sécuriser sa ressource en eau dans un avenir
proche en :
Ŷ
Optimisant le rendement du réseau et mettant en œuvre des mesures de
réduction des consommations chez les particuliers
Ŷ
Engageant des études pour la recherche d’une nouvelle ressource en eau
Cette recherche pourrait s’orienter vers
1) L’étude de la possibilité de capter les circulations karstiques en amont de la
résurgence du Bruyant, de façon à se protéger des risques de pollution de la
route et à se placer à une altitude favorable à un acheminement gravitaire,
tout en protégeant le site du Bruyant. Ces travaux de recherche pourraient
également à terme intéresser la commune de Lans-en-Vercors. Les
infrastructures lourdes à mettre en place (ouvrage de captage, canalisation,
traitement) pourraient être valorisées par l’installation d’une micro-centrale
hydroélectrique après le passage de l’eau à Saint Nizier, qui utiliserait la
charge hydraulique importante ainsi créée et la capacité de transport des
tuyaux en saison creuse. Il serait intéressant également de regarder si l’eau
amenée à Saint Nizier pourrait intéresser les communes de Seyssin et
Seyssinet dans le cadre de leur développement.
2) L’étude de la possibilité de raccordement au SIERG. En alternative à cette
solution certainement coûteuse, une solution économiquement plus
rationnelle serait le raccordement total du haut service de Seysinnet au
SIERG (ou à une autre ressource à déterminer) et l’abandon de la totalité de
la source des Arcelles à Saint Nizier. Cependant, cette alternative risque de
se heurter à des difficultés de mise en œuvre d’un montage financier
satisfaisant pour tous.
5
Engins
Ŷ
Ressource en eau
Ressources utilisées par la commune
Code DDASS Nom
2048
Source Olagnier
Débit
moyen (l/s)
1.6
Débit
Remarque
étiage (l/s)
0.5
2047
Source Mercier
1.15
0.3
2049
Source Azialey
1.85
0.9
La commune d’Engins envisage de remettre en service le captage de la source Mayousse
(code DDASS 0177), anciennement utilisée par la commune de Sassenage et aujourd’hui
abandonné. Même si la qualité de cette source n’est pas très bonne, elle permettrait
d’apporter un appoint en période de pointe et une sécurité sur la ressource avec un débit
très important de 10 l/s. Ce projet est en cours de négociation.
Par ailleurs, la Fontaine Molière alimente le Gîte de la Molière. Aucun problème n’a été
signalé par la commune à ce niveau.
Ŷ
Prélèvements et consommations
Nature
Volume prélevé
Volume consommé
Moyenne 1997 2003 (m3/jour)
107
Pic de consommation Remarque
estivale (m3/jour)
130 (estimation
54 (estimation)
64 (estimation)
-
-
Pertes en distribution +
volumes non comptés
Rendement primaire du réseau :
inconnu (hypothèse 50%)
Rendement net du réseau :
inconnu
6
Volume (m3/jour)
Consommation moyenne annuelle
Engins
160
140
120
100
80
60
40
20
0
Volume
journalier
moyen
produit
Moyenne
interannuelle
1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003
Ŷ
Usagers de l’eau
Population de la commune
INSEE 1990
342
INSEE 1999
INSEE 2005
420
449
Croissance
1999
1990- Croissance
2005
2%
1999-
1.3%
Variations saisonnière : Faible augmentation de la population en période touristique
Agriculture/Elevage : Le réseau AEP alimente trois fermes en appoint. Ces fermes disposent
de sources privées.
Assainissement : la commune est raccordée sur le réseau Aquapôle.
Ŷ
Equilibre ressources - besoins
7
Bilan ressources besoins
Engins
Volume (m3/jour)
600
500
Ressource avec
source Mayousse
400
Besoins eau
domestique
300
200
Volume journalier
disponible
100
0
Ressource
moyenne
annuelle
Ŷ
Ressource
en étiage
Besoins
moyens
annuels
Besoins de
pointe (été)
Principales conclusions
La commune d’Engins ne connaît pas d’augmentation rapide de sa population. Par
ailleurs le POS actuel est quasiment achevé. La ressource actuelle est suffisante à
moyen terme et le projet de la source Mayousse pourrait sécuriser l’alimentation en
eau potable pour longtemps. De ce fait, le projet d’adduction de l’eau de la
résurgence du Bruyant n’est pour l’instant plus d’actualité pour la commune car il
représenterait des investissements trop importants.
8
Corrençon
Ŷ
Ressource en eau
Ressources utilisées par la commune
Code DDASS Nom
2033
Forage des Sagnes
2034
Puits Martin
Débit
moyen (l/s)
11.1
5.5
Débit
Remarque
étiage (l/s)
11.1
Le débit installé est de 40 m3/h
(11.1 l/s). Le débit normalement
exploitable a été estimé à 50 m3/h
(rapport géologique de novembre
1992)
5.5
Le débit installé est de 2*20 m3/h ,
une seule pompe étant utilisée à la
fois (11.1 l/s). Le débit normalement
exploitable a été estimé à 45 m3/h
(rapport géologique de novembre
1992)
La commune de Corrençon est située dans une zone synclinale (pli) orientée nord-sud qui
affecte le massif du Vercors et qui est la suite vers le sud du grand synclinal de Saint Nizier –
Villard de Lans. Le socle en est constitué par la puissante dalle des calcaires urgoniens
affectant ici la forme d’une gouttière dont le remplissage est constitué par des marnes argilosableuses (Crétacé moyen). Au-dessus s’étale une importante couverture de moraines
laissées sur place lors du retrait des glaciers (-12 000 ans).Ces moraines sont en général à
dominante argileuse à la base et gravelo-sableuse vers le haut. Cette disposition
hydrogéologique est favorable à la rétention d’une nappe d’eau souterraine : les graviers
sableux morainiques aquifères sont en effet isolés des calcaires urgoniens par les formations
argileuses, peu perméables ou imperméables, du Crétacé moyen et de la base des
moraines.
La grande extension de ces dernières tout autour de Corrençon, leur épaisseur et la
disposition tectonique en cuvette, verrouillée à l’aval même de Corrençon par la « faille de
Corrençon », expliquent l’existence de ces ressources aquifères relativement importantes et
bien alimentées, en particulier par la fonte du manteau nival. L’écoulement, du sud vers le
nord, y est diffus jusque dans la cuvette de Corrençon où l’on connaît deux sillons
perméables (graviers), le premier exploité par le puits Martin et le second par le forage des
Sagnes. L’exutoire de cette nappe constitue au nord le ruisseau de Corrençon.
Plus en amont, au niveau du Golf dans la zone du Bruchet, la couche de moraine aquifère
superficielle est peu épaisse (2.5 à 5 m) (sondages réalisés pour la construction du foyer de
ski de fond). Des circulations d’eau sur le niveau imperméable sont certaines mais se font
uniquement dans les points bas du substratum (vallons fossiles recouverts de moraine)
9
De façon générale, on ne peut vraisemblablement pas espérer trouver dans les moraines
des circulations localisées importantes et même s’il en existait, il s’agirait d’eau qui de toute
façon s’écoulerait vers des alluvions de la cuvette et pourrait donc être extraite par l’un des
deux ouvrages existants.
Au « Clot de la Balme », au départ de la station de ski, la petite plaine correspond à une
ancienne dépression « glacio-karstique » creusée dans les calcaires urgoniens. Son
remplissage est à la fois clastique (éboulis) et argileux. Ces niveaux sont secs (résultats des
sondages électriques réalisé B. Latour, géologue conseil, en 1986). Le drainage se fait
probablement directement par les calcaires urgoniens karstifiés sous-jacents. Il y a donc peu
d’espoir de trouver de l’eau à une profondeur raisonnable sur ce site.
L’eau de pluie ou de fonte de neige qui n’est pas interceptée sur l’une de ces formations
s’infiltre dans les calcaires directement, à grande profondeur, où elle est collectée par des
chenaux de type karstique jusqu’à la résurgence de Goule Blanche. Rien n’interdit de penser
qu’un de ces chenaux passe quelque part sous Corrençon, mais il n’existe aucune méthode
permettant de le localiser à probablement 300 m de profondeur, si n’est par l’exploration
spéléologique (qui n’a rien mis de tel en évidence jusqu’à présent).
Ŷ
Prélèvements et consommations
Nature
Moyenne
1997 - 2003
(m3/jour)
335
Pic de
consommation
estival (m3/jour)
587
dont golf de Corrençon
95
385
dont neige artificielle
19
Volume prélevé
Volume consommé
dont golf de Corrençon
dont neige artificielle
Pertes en distribution +
volumes non comptés
Pic de
Remarque
consommation
hivernal (m3/jour)
410
Consommation annuelle
étalée sur 90 jours
118
218
382
62
250
12
267
Id
77
117
205
Consommation annuelle
étalée sur 60 jours
Id
143
Les consommations du golf et du canon à neige ne sont pas comptés dans les volumes
facturés.
Rendement primaire du réseau :
-
Rendement net du réseau : 65% d’après la commune, confirmé par le calcul. Réseau datant
de 1966 et ayant bénéficié de nombreux remplacements.
10
Volume (m3/jour)
Consommation moyenne annuelle
Corrençon
450
400
350
300
250
200
150
100
50
0
Volume
journalier
moyen
produit
Moyenne
interannuelle
1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003
Ŷ
Usagers de l’eau
Population de la commune
INSEE 1990
264
INSEE 1999
INSEE 2005
Croissance annuelle
1990-1999
Croissance annuelle
1999-2005
322
358
2.2%
2.1%
Variations saisonnière : Forte augmentation de la population en période touristique (jusqu’à
2500 habitants pendant la saison de ski)
Neige artificielle : la commune fait tourner depuis 3 ans un unique canon à neige mobile sur
le secteur des Rambins au niveau du village. Ce canon est alimenté à partir du réseau AEP.
Golf de Corrençon : il s’alimente également sur le réseau. Sa consommation représente les
environ 2/3 de la consommation en eau de la commune en été.
Agriculture/Elevage : Le réseau AEP alimente deux fermes.
Assainissement : la commune est raccordée sur la STEP de Fenat.
Ŷ
Equilibre ressources - besoins
11
Bilan ressources besoins
Corrençon
1600
Neige
artificielle
Volume (m3/jour)
1400
1200
Golf de
Corrençon
1000
800
Eau
domestique
600
400
200
0
Ressource Ressource
moyenne
en étiage
annuelle
Besoins
moyens
annuels
Besoins de Besoins de
pointe (été)
pointe
(hiver)
Volume
journalier
disponible
La commune de Corrençon bénéficie d’une ressource en eau très suffisante pour son
développement. Les problèmes éventuels auxquels elle pourrait faire face sont d’une autre
nature.
D’une part, les débits nécessaires aux deux gros consommateurs que sont le golf et le canon
à neige sont limités par les capacités actuelles du réseau. Un projet de retenue au Clos de la
Balme a été évoqué par la commune pour palier cette contrainte de débit instantané du
réseau.
D’autre part, il existe des risques de pollution ponctuels liés essentiellement à l’urbanisation
et dans une moindre mesure à l’activité pastorale. Cependant, grâce à sa fraction sableuse
assez importante, l’aquifère présente un pouvoir filtrant efficace vis-à-vis des flores
bactériennes. Par ailleurs, le bassin versant n’est pas cultivé et en majeure partie inhabité.
12
Ŷ
Principales conclusions
Si la commune de Corrençon ne présente de problème de quantité sur sa ressource
en eau, le risque de pollution accidentel peut poser la question de la gestion de
crise. Ainsi, une interconnexion entre les réseaux de Corrençon et de Villard de
Lans, par exemple entre le forage des Sagnes et le réservoir des Guillets à Villard
permettrait :
Ŷ
D’une part de sécuriser la ressource de Corrençon en cas de pollution
Ŷ
D’autre part d’apporter une ressource complémentaire à Villard-de-Lans,
notamment pour le secteur des Balcons de Villard, en substitution de la Goule
Blanche.
Le coût d’un tel projet, qui pourrait approcher 200 k€ d’après une estimation très
sommaire, parait très élevé comparé aux enjeux.
Par contre, une autre mesure spécifique de moindre ampleur paraîtrait intéressante
à mettre en place, sans attendre que la pression des usages se développe sur
l’aquifère de Corrençon :
Ŷ
Développer la connaissance du volume d’eau mobilisable dans l’aquifère et
caractériser l’impact des pompages sur le débit du ruisseau de Corrençon. En
effet, la question de l’exploitation plus intensive de cette ressource, en lien avec
le maintien, la diversification et le développement de l’activité touristique, pourrait
être posée à court terme (ce développement nécessite au préalable de lever la
contrainte de la capacité du réseau à supporter des débits importants). De plus,
à plus long terme, rien n’interdit que cette ressource soit partagée avec Villard de
Lans, même si aujourd’hui le projet ne paraît pas économiquement intéressant.
13
SIEPIA - AEP de St Romans et St Just de Claix
Le SIEPIA est le Syndicat Intercommunal d’Eau Potable, d’Irrigation et d’Assainissement de
St Romans et St Just de Claix
Ŷ
Ressource en eau
Ressources utilisées par la commune
Code DDASS Nom
0983
Source Clairivaux
0982
Pompage de Chirouze
0984
Source Aris
Débit
moyen (l/s)
Débit
Remarque
étiage (l/s)
Commune de Saint Just de Claix
Le pompage de Chirouze est constitué de deux pompes de 70 m3/h. Il capte l’eau de la
nappe de l’Isère à -25m en moyenne. Il alimente 88% des abonnés du Syndicat, contre 10%
pour Clairivaux et 2% pour la source Aris. La source de Clairivaux est principalement utilisée
par la commune de St Nazaire en Royans : le débit restant permet d’alimenter le Village
Vieux de Saint Just.
La qualité de l’eau captée est largement dégradée par la présence de nitrates et de produits
phytosanitaires en quantité importante, parfois supérieure aux normes sanitaires admises en
ce qui concerne la déséthyl-atrazine (voir graphiques ci-après). Les études pour
l’établissement de périmètres de protection ont été menées mais la mise en place de ces
périmètres n’est pas effective. Pour la DDASS de la Drôme, le captage de Clairivaux (utilisé
par St Nazaire, commune de la Drôme) serait très difficilement protégeable : elle suggère
donc son abandon. Cela pose donc la question de ressources alternatives.
14
Teneur en nitrates de la ressource en eau du SEPIA (source : SEPIA)
15
Teneur en DEA (déséthyl atrazine) de la ressource en eau du SEPIA (source : SEPIEA)
16
Ŷ
Prélèvements et consommations
Nature
Volume prélevé
Volume consommé
Moyenne 1997 2003 (m3/jour)
857
Pic de consommation Remarque
estivale (m3/jour)
940 (estimation)
Le pic réel de consommation se
situe à l’automne lors du lavage
des noix. Ce pic n’est pas
quantifié.
257 (estimation)
282 (estimation)
600
658
Pertes en distribution +
volumes non comptés
Rendement primaire du réseau :
-
Rendement net du réseau :
30% (source communale, schéma directeur d’AEP)
Ŷ
Usagers de l’eau
Population de la commune
INSEE 1990
INSEE 1999
INSEE 2005
Saint Romans : 1367
Saint Just :944
Total : 2311
1410
1025
Total : 2435
1682
1152
Total : 2834
Croissance 1990- Croissance
1999
2005
0.3%
0.9%
0.6%
1999-
3.6%
2.4%
3.1%
La population des deux communes est en forte croissance depuis ces dernières années, tout
comme celle de leur voisine de la Drôme, Saint-Nazaire, sous la pression du développement
de la ville de Valence.
Variations saisonnière : Faible augmentation de la population en période touristique. La pic
de consommation est observé à l’automne pendant le lavage des noix.
Agriculture/Elevage : Le réseau d’irrigation géré par le Syndicat est indépendant du réseau
AEP. Il s’alimente à partir de l’Isère et couvre de 600 à 1000 ha irrigués.
Assainissement : seule la commune de St Romans possède aujourd’hui une petite station.
Les deux communes seront raccordées à la future station du SMABLA
17
Ŷ
Equilibre ressources - besoins
La ressource est abondante, les problèmes existants sont avant tout des problèmes de
qualité. Le schéma directeur réalisé a également mis en évidence un faible rendement net
du réseau (30%).
Les priorités annoncées par le SEPIA sont donc aujourd’hui 1) de revoir le réseau, 2) de
protéger le captage de Chirouzes et 3) de réaliser le projet d’assainissement. Un projet
d’interconnexion à la commune d’Auberives-en-Royans a été évoqué par le SEPIA : grâce à
la création d’un réservoir au niveau du tunnel de Bluvinaye, le mélange des eaux de
Chirouzes à celles d’Auberives permettrait d’en améliorer la qualité.
Ŷ
Principales conclusions
Il serait intéressant de replacer la question de l’amélioration de la qualité de l’eau du
SEPIA et le projet d’interconnexion avec Auberives-en-Royans dans le cadre plus
large d’une réflexion sur l’alimentation en eau potable du Royans incluant également
la problématique du réseau des eaux de Tamée, le projet de renforcement de
l’interconnexion d’Auberives et Saint André, ainsi que les communes de Pont-enRoyans, Saint-Laurent-en-Royans et Sainte-Eulalie.
De plus, même si la ressource de la nappe de l’Isère sur le territoire du SIEPIA
paraît aujourd’hui bien dégradée, celle-ci ne constitue pas moins un patrimoine dont
la protection devrait faire l’objet à terme d’actions de protection, impliquant fortement
l’agriculture. L’enjeu de cette protection est de préserver une ressource située à
proximité de zones en fort développement, sous la pression du développement de la
ville de Valence : l’utilisation d’une ressource proche s’avèrera toujours
économiquement plus rationnel. Dans ce cas, elle permet également de ne pas
provoquer à terme de conflits d’usage sur les eaux de la Bourne ou de Tamée,
ressources déjà très partagées (AEP, Canal de la Bourne, turbinage EDF à la
source du Diable, micro-centrentrale d’Auberives, gestion des débits réservés…)
18
Le réseau des Eaux de Tamée
Le réseau des Eaux de Tamée est géré par le SIVM du Royans. Il capte trois sources du
vallon du ruisseau de Léoncel pour desservir gravitairement 7 communes du Royans : Saint
Jean, Saint Thomas, Saint Martin Colonel, Oriol, Rochechinard, La Motte Fanjas et Saint
Nazaire. Il a été réalisé au milieu des années 70 et tire son nom de l’ouvrage de partition des
eaux situé en tête de réseau sur le hameau de Tamée.
Ŷ
Ressource en eau
Ressources utilisées par la commune
Code DDASS Nom
Débit
moyen (l/s)
8
Débit
Remarque
étiage (l/s)
7
Débit assez stable
0262
L’héritier
0264
Bouvaret
8
7
Débit assez stable
0392
Les Pisses
40
15
Débit très variable
L’installation récente d’un traitement par UV a permis de régler les problèmes de mauvaise
qualité bactériologique survenant en général à l’automne.
Le débit capté est partagé entre les 7 communes selon une proportion toujours identique.
Cependant, si une commune n’utilise pas tout son droit d’eau, celui-ci peut bénéficier aux
communes situées à l’aval.
Ŷ
Prélèvements et consommations
Nature
Volume prélevé
Volume consommé
Moyenne 1997 2003 (m3/jour)
107
Pic de consommation Remarque
estivale (m3/jour)
130 (estimation
54 (estimation)
64 (estimation)
-
-
Pertes en distribution +
volumes non comptés
Rendement primaire du réseau :
inconnu (hypothèse 50%)
Rendement net du réseau :
inconnu
19
Ŷ
Usagers de l’eau
Population des communes
Commune
INSEE 1990
INSEE 1999
INSEE 2005
Saint Nazaire en Royans
532
498
-
Saint Jean en Royans
2895
2895
-
Oriol en Royans
349
377
460
Saint Thomas en Royans
440
476
-
Saint Martin Colonel
145
163
164
Rochechinard
118
113
-
La Motte Fanjas
115
138
170
TOTAL
4494
4660
-
Variations saisonnière : Faible augmentation de la population en période touristique
Equilibre ressources - besoins
Bilan ressources besoins
Réseau des Eaux de Tamée
6000
Volume (m3/jour)
Ŷ
Hypothèse de rendement
de réseau
5000
4000
50%
40%
3000
Besoins en eau
domestique
Volume
journalier
disponible
2000
1000
0
Ressource
moyenne
annuelle
Ressource en
étiage
Besoins de
pointe (été)
Besoins de
pointe (été)
20
Ŷ
Principales conclusions
Le fonctionnement hydraulique actuel du réseau, par gravité et sans mise en
pression dans les conduites, ne permet pas de maîtriser les volumes dérivés aux
sources et déversés ensuite par trop plein au niveau des réservoirs à l’aval. Ajouté
aux casses du réseau dans un relief parfois difficile, cela laisse penser que le
rendement du réseau pourrait être assez faible. Pour un rendement de 40 à 50%, la
ressource en étiage pourrait être juste, d’autant que selon le Syndicat, la population
des communes de Saint Jean et Saint Nazaire a connu une croissance importante
ces dernières années sous l’influence de la proximité de Valence. L’amélioration des
infrastructures permettrait des économies d’eau. Par ailleurs, des ressources
supplémentaires pourraient venir compléter l’alimentation des communes du réseau
Tamée. Cependant, la réflexion sur l’amélioration du réseau des eaux de Tamée doit
s’intégrer dans le cadre plus large d’une réflexion sur l’alimentation en eau à
l’échelle du Royans.
21
Annexe 2 : hydrologie du Trou qui Souffle
Extrait de « Le Trou qui Souffle de Méaudre », Baudoin Lismonde
22
23
24
25
26
27
28
29
Annexe 3 : Géologie du Vercors
30
Aperçu structural
Le massif du Vercors résulte de la superposition de terrain sédimentaire d’âge secondaire et
tertiaire, essentiellement d’origine marine. Le Secondaire est caractérisé par les terrains
carbonatés (calcaires) et marneux. Dans le Miocène (Tertiaire), les formations détritiques
sont dominantes. Par la suite, cette couverture sédimentaire a été repoussée vers l’Ouest
par le soulèvement des Alpes, et se traduit par une succession de plis et de chevauchement.
Plus précisément ces derniers font suite à deux phases tectoniques importantes qu’a connu
le Vercors : la première a lieu au Crétacé terminal – Paléocène et la seconde, prédominante
dans le dispositif structural du massif, a débuté au milieu du Miocène jusqu’à la fin du
Pliocène.
La première phase tectonique a engendré des failles et des décrochements (faille PreslesSaillans), accidents qui rejoueront dans la phase tectonique suivante.
La deuxième phase tectonique est responsable du plissement généralisé du Vercors et de la
formation des anticlinaux et synclinaux d’axe nord-sud du massif. Le synclinal médian sera
alors l’héritier des failles apparues lors de la phase précédente. A l’ouest de celui-ci, nous
trouvons un réseau d’anticlinal-synclinal faillé qui va constituer les forêts des Coulmes et de
Lente. A l’Est, le Vercors se divise en deux parties distinctes selon la faille de Carette. Au
nord, une succession de plis où on retrouve différents anticlinaux et synclinaux (AutransMéaudre, la Croix Perrin ….) faillés et évoluant vers des chevauchements. Au Sud du
décrochement de Carette et jusqu’au sud du Vercors, se développent les Hauts plateaux du
Vercors dominés par une puissante flexure correspondant aux sommets du Vercors (Grande
Moucherolle et Grand Veymont).
31
AC anticlinal des Coulmes ;ACh : anticlinal de Choranche-Chartreux ;AD : anticlinal de Die ;AM : anticlinal
de Montaud (= du Ratz, prolongement septentrional de celui des Coulmes, décalé par la faille de
Voreppe) ;AMM : anticlinal des Monts du Matin ;AS : anticlinal de Sornin ;SA : synclinal d'Autrans ;SAr :
synclinal de l'Arbounouse ;SM : synclinal médian du Vercors (= synclinal de la Vernaison) ;SR : synclinal
du Royans ;SV : synclinal de Villard-de-Lans (partiellement confondu avec le synclinal transverse de SaintNizier)
Aspect structuraux du Vercors (d’après H. Arnaud, 1980)
32
Cadre stratigraphique
Les étages stratigraphiques du Vercors vont du Jurassique au Quaternaire. On y trouve les
ères et étages géologiques suivants : Quaternaire, Tertiaire, Sénonien, Aptien et Albien
(Bédoulien), Barrémien, Hauterivien-Valanginien, et Jurassique. L’ensemble de ces étages
sera succinctement discuté, avec un point plus précis sur les formes karstifiables qui
représentent les principales réserves en eaux du Vercors.
Ŷ
Terrains Tertiaires et Quaternaires
Les terrains Quaternaires sont caractérisés par des éboulis, des alluvions fluviatiles et fluvioglaciaires, des cônes de déjection et des moraines glaciaires et graveleuses. Ils sont
essentiellement présents dans le piémont du Vercors, au pied des falaises Urgoniennes
(pour les éboulis) ou dans les vallons (alluvions …)
Le Tertiaire est composé de terrain Miocène, Oligocène et Éocène. Le Miocène occupe en
grande partie le fond des synclinaux. Il s’agit de formations conglomératiques reposant sur
des molasses. Il existe quelques variations régionales quand à la granulométrie ou quant à
l’origine du matériel. L’Oligocène n’est présent dans le Vercors que dans la région du
Royans, et est formé par un faciès lacustre, composé de calcaire, marnes et sables.
L’Éocène est dispersé dans l’ensemble du Vercors et est caractérisé par des formations
sableuses et argileuses blanches et rouges qui remplissent des poches et des interstices
dans les calcaires Sénoniens et Urgoniens.
Ŷ
Le Crétacé Supérieur :
Le Sénonien et le Turonien sont les seuls étages du crétacé à être présents. Le Cénomanien
n’étant qu’exceptionnellement présent.
Il convient de distinguer la disposition du Séno-Turonien du Nord de celui du Sud. Au Nord,
nous trouvons une succession de faciès différents avec à la base des calcaires blancs lités
et gréseux ("lauzes") évoluant vers un faciès plus marneux. Sur cette couche, reposent les
calcaires blancs, massifs, à silex caractéristiques des calcaires Sénonien. Dans la partie
Nord, de nombreuses variations d’épaisseur sont à noter et ce, dans toutes les directions. Le
Sénonien est ici disposé en couches très bien litées, ce qui confère à cette couverture un
caractère plus souple et induisant des plis de grande amplitude. Les grands accidents sont
rares dans ce faciès, mais de nombreuses diaclases et microfailles sont présentes et
constituent les réseaux karstiques Sénoniens pour le Nord du Vercors.
Dans le Centre-Ouest et le Sud, le Sénonien a un faciès plus gréseux interstratifié par un
ensemble gréso-sableux. Cet ensemble a été soumis à une certaine karstification, et est le
siège de circulations souterraines. Cependant ces réseaux karstiques dans ces terrains sont
moins bien développés au Centre-Sud qu’au Nord-Est.
33
Ŷ
Le Crétacé Inférieur :
Il est composé des étages Albien, Aptien, Barrémien, Hauterivien et Valanginien.
L’Albien est composé de sables verts reposant sur l’Aptien qui est un calcaire plus compact.
Ces deux formations sont peu épaisses, discontinues, présentant des variations de faciès
(tantôt sableux, tantôt plus marneux), pouvant permettre à l’ensemble sous-jacent une
karstification plus aisée. Cet ensemble sous-jacent est le Barrémien dont il faut distinguer
deux ensembles:
- Les calcaires bioclastiques ou à débris du Glandasse dans la partie inférieur
- Les calcaires Urgoniens dans la partie supérieure de l’ensemble Barrémien-Aptien.
Ce complexe litho-stratigraphique connaît des variations essentiellement Nord-Sud au sein
du massif du Vercors. Dans la partie méridionale du Vercors, les calcaires bioclastiques sont
épais, séparés des calcaires Urgoniens par une couche de marnes "les marnes de FontFroides" jouant le rôle de niveau de base pour les circulations hydrogéologiques des
calcaires Urgoniens.
Dans la partie Nord, la formation bioclastique est plus mince, et les calcaires Urgoniens
prédominent, et peuvent reposer directement sur l’Hauterivien.
Cet ensemble constitue le principal complexe karstifié du Vercors.
L’Hauterivien est composé d’un ensemble argilo-calcaire et marno-calcaire, constituant le
niveau de base du Barrémien.
La composition du faciès du Valanginien est faite de calcaires bioclastiques, karstifiés et
reposant sur des marnes valanginiennes ou berriasienne. Ces calcaires n’affleurent que le
long de la vallée de l’Isère et dans la vallée de la Vernaison.
Ŷ
Le Jurassique
Le Jurassique est principalement représenté par le Portlandien. Il ne se trouve que sur les
flancs du Massif.
Au nord, les étages calcaires portlandiens affleurent au bec de l’Échaillon avec un faciès
sub-récifal. Sur les rebords oriental et méridional, leur faciès est de nature tithonique
(calcaires sublithographiques compacts). Ils sont peu karstifiés malgré une forte épaisseur.
34
Coupe Est-Ouest du Vercors méridional (Source Delannoy, 1997)
Coupe Est-Ouest du Vercors septentrional (Source Delannoy, 1997)
35
Coupe lithostratigraphique de l’ensemble barrémo-bédoulien au droit du Col de Rousset, du Pas de la
Balme de Rencurel et des gorges du Nant (Source Delannoy 1997, selon H, Arnaud, 1980)
36
Séquences lithostratographiques différenciées entre le Vercors Sud et le Vercors Nord
(Source Delannoy 1997)
37
Conséquences géomorphologiques
De manière général, le Vercors a une géomorphologie simple. Les synclinaux forment les
vallées, les anticlinaux forment de grandes surfaces ou, sont érodés et réduit à l’état de
combes lorsqu’ils formaient les sommets érigés dus au soulèvement, ce qui est très visible
sur la bordure orientale du Vercors. Ces successions d’anticlinaux et synclinaux sont
généralement d’orientation subméridienne, faisant suite à la deuxième phase tectonique
(Tertiaire).
La première conséquence est que les synclinaux post-miocènes vont engendrer de manière
générale les axes de drainages superficiels ou souterrains.
D’autre part, nous avons vu que lors de la première phase tectonique, un axe synclinal s’était
développé, et correspondant aujourd’hui au lit de la Bourne. Cet accident forme également
l’axe d’ensellement des plis post-miocène et donc l’axe de drainage principal du Vercors.
Non seulement cet ensellement influence les systèmes hydrographiques souterrains ou
superficiels proches, mais également ceux plus excentrés telles que le bassin de la Lyonne
ou du Cholet
Ce contexte structural, lié à la stratigraphie du milieu, et à son aspect karstifiable, induit des
infiltrations importantes et donc des pertes concernant les cours d’eau. Ceci conduit à un
réseau hydrographique peu développé. En effet seuls trois cours d’eau sont remarquables :
le Furon, La Vernaison, et la Bourne, cette dernière constituant le collecteur principal des
eaux (superficielles et souterraines) du Vercors.
Coupe Nord-Sud du Vercors et axe d’ensellement de la Bourne (Source Rousset, 1982)
38
Conséquences hydrogéologiques
Il s’agit ici de présenter les conséquences hydrogéologiques des observations faites
précédemment et de présenter globalement la situation hydrogéologique du Vercors. Ces
conséquences vont être à la fois d’ordre structural et stratigraphique.
Structurellement, les différents accidents ayant rejoué lors de la seconde phase
(décrochements de Cléry, de Jasneuf, faille de Presles-Saillans, faille de Carette) jouent un
rôle de barrage hydrogéologique. La faille de Carette par exemple sépare les systèmes de
Goule Blanche et de l’Adouin, la faille de Clery isole les systèmes d’Archiane du reste du
Vercors …
Stratigraphiquement, nous pouvons synthétiser les caractéristiques des différents systèmes
aquifères en distinguant les aquifères karstifiables des imperméables. Quant aux aquifères
poreux, leur présence n’est pas prépondérante dans le massif (15% dont 63% se trouvent
sur les marges du Vercors et essentiellement dans le Royans). Nous pouvons voir en effet
dans le tableau et la carte ci-dessous la part affleurante des différents terrains sur notre zone
d’étude : on pourra également se référer à la carte hydrogéologique présentée dans le
rapport principal.
Type aquifère
Terrains potentiellement imperméables (aquiclude)
Terrains potentiellement perméables en grand (aquifère karstique)
Terrains potentiellement poreux (aquifère perméable)
Total
Superficie
26,41%
59,05%
14,54%
100,00%
39
PARC NATUREL REGIONAL DU VERCORS
En complément à la carte hydrogéologique présenté dans le rapport principal et fondée sur la carte établie par Rousset, le tableau ci-dessous
présente les caractéristiques hydrogéologiques de chaque niveau stratigraphique.
Faciès
Stratigraphie
Perméabilité
Porosité
en grand
Caractéristiques hydrogéologiques
karstique Poreux Imperméable
Éboulis
Éboulis calcaires à matrices sablo-argileuses. Perméabilité variable, Aquifère réduit en
superficie.
Alluvions
Ensemble majoritairement poreux. Un niveau imperméable constitué d'argiles et de limons se
forme au fond des dolines. Concernant les alluvions fluvio-glaciaires surtout développés dans
le Royans, ceux-ci bien qu'ayant une lithologie intéressantes en termes d'exploitation, se situe
au dessus du niveau de base hydrographique. les alluvions plus récents sont peu présents.
Cônes de déjection
Perméabilité variable
Moraines
Perméabilité faible pour les moraines glaciaires, et bonne pour les moraines graveleuses
Miocène
Molasse de grès, conglomérats
et marnes
Les conglomérats contiennent des nappes aux débits importants. Les marnes et les grès sont
des niveaux de base, ou peuvent contenir des nappes ayant de faible debits.
OligocèneÉocène
Ensemble de marnes, calcaires,
grès, sables, cailloutis
Perméabilité faible.
Quaternaire
Erreur ! Source du renvoi introuvable.
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PARC NATUREL REGIONAL DU VERCORS
Faciès
Stratigraphie
Perméabilité
en grand
Porosité
Caractéristiques hydrogéologiques
Sénoturonien
karstique Poreux Imperméable
Calcaires à silex
Lauzes gréseuses
Calcaires gréso-glauconieux
(Lumachelle)
Grande
6-7 %
10-15%
Moyenne
10-14 %
Moyenne
18-19%
Barrémien
Les lauzes marneuses jouent un rôle de niveau de base géologique pour les circulations superficielles,
elles peuvent, selon la fracturation, faire l’objet de circulation.
Sableux
Niveau de base pour les gorges de la Bourne et le synclinal médian. Très fortes variations d’épaisseur, ne
permettant pas à ce faciès d’assurer l’étanchéité
Gréso-marneux
Niveau de base pour Les circulations sénoniennes et quaternaires (alluvions de la Vernaison).
Gréso-marneux marnes-grésoglauconiennes et marnes bleu
Niveau de base entre barrémo-bédoulien et sénoniens
Calcaires urgoniens
Formation relativement homogène, massive, favorable à la fracturation, et contenant très peu d’insolubles
(moins de 1%) présente une moindre résistance à la mise en place de réseaux endokarstiques. Les
couches à Orbitolines peuvent jouer néanmoins localement le rôle de niveau de base ; c’est à leurs niveaux
que sourdent les quelques petites sources présentes sur les Hauts plateaux du Vercors, et que se
collectent certaines circulations endokarstiques. Nous avons donc à faire ici à des circulations rapides de
chenaux et fissures largement ouvertes. Le temps de séjour dans le karst est court
Albien
Aptien
Les circulations y sont rapides et l’association milieu fissuré, milieu poreux fait de ces formations de bons
aquifères
Très grande
1-3%
Marnes de Font Froides
Calcaires bioclastiques ou à
débris du Glandasse
Marnes et calcaires marneux du
Barrémien
Niveau de base pour les circulations intrensèques aux calcaires Urgoniens dans le Sud du Vercors
Moyenne
6-7%
Très faible
Forte (30Niveau de base pour les calcaires barrémiens
40%)
Dans les calcaires à débris : circulations de fissures et de joints de bancs peu ouverts, donc circulations
plus lentes et temps de séjours plus longs que dans calcaires urgoniens.
Hauterivien
Argilo-calcaire et marno-calcaire
Niveau de base du Barrémien
Valanginien
calcaire bioclastique
Les affleurements étant peu importants, et cette couche se trouvant entre deux couches marneuses
(Hauterivien sus-jacent et marnes Valanginiennes et Berriasiennes sous-jacents), ne présente que peu
d’intérêt pour l’exploitation de la ressource.
Portlandien
faciès tithonique
Peu karstifié et émergences à leur toit
Erreur ! Source du renvoi introuvable.
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Annexe 4 : Fiches descriptives des bassins d’alimentation
karstiques
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Source de l’Adouin
Ŷ
Emergences principales
Nom
L’Adouin
Ŷ
Altitude
790 m
Surface
Débit moyen
2
20 km
580 l/s
Débit étiage
Remarque
86 l/s (QMNA5)
Station hydro W3335210
20 l/s en étiage
Exploité pour l’AEP de Saint
extrême (DDASS 26) Martin en Vercors
Bassin d’alimentation
Les Hauts Plateaux entre la faille de Carette, les Ergues et la région méridionale
d'Herbouilly.
Ŷ
Description, fonctionnement
L’Adoin est une émergence karstique importante (0.56 m3/s), impénétrable, située dans
le synclinal médian au sud de Saint Martin en Vercors. Les conditions de gisement de
cette source sont particulières ; en effet, l’émergence ne se situe pas au niveau de
base attendu, mais semble déterminée par un niveau de base local, correspondant à
un arrêt des phénomènes de karstification au sein des calcaires urgoniens.
Ainsi, le calcul du volume des réserves d’eau stockées dans l’aquifère conduit à un
volume maximum de 2 millions de m3 et minimum de 150 000 m3 (Rousset).
L’estimation conduite par la DDASS 26 lors de l’été 1991 donne un volume de
640 000 m3, soit une lame d’eau de 3,2 cm sur la surface du bassin d’alimentation (20
km2). Lors de la même période, le temps de transfert moyen sur le bassin
d’alimentation a été évalué à 9 heures grâce au suivi de la réaction de la source à une
pluie d’orage.
Ŷ
Liaisons prouvées par traçage
De
Vers
Scialet du Gour Fumant
ĺ Source de l’Adouin
Scialet du Gour Fumant
ĺ Grotte des Ramats
Grotte des Ramats
ĺ Source de l’Adouin
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Remarque
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Ŷ
Exploitation
La résurgence de l’Adouin est turbinée par une centrale hydroélectrique privée.
Elle est également exploitée pour l’AEP de Saint Martin en Vercors. L’eau y est de
bonne qualité, le bassin d’alimentation bénéficiant d’une faible pression.
Ŷ
Références spécifiques
DDASS Drôme, Rapport CDH de l’Adouin à Saint Martin en Vercors, août 2001
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Arbois - Bournillon
Ŷ
Emergences principales
Nom
Altitude
Source
d’Arbois
406 m
Grotte
Bournillon
418 m
Surface
2
210 km
Grotte de
la Luire
Siphon
d’Arbois
Ŷ
Débit moyen
3
4 m /s
(Rousset)
Débit étiage
Remarque
3
1.7 m /s
(Rocheblave)
200 l/s
470 m
Autres émergences
Nom
Altitude
Surface
Débit moyen
Débit étiage
Source
des Neys
1080 m
3 km2
Environ 50 l/s
5 l/s (SRAE,
Capté par le SIE du Vercors
Rousset, DDASS 26) pour les communes de La
Chapelle en Vercors et Saint
Agnan en Vercors
Trou de
l’Aygues
1275 m
Ŷ
124 l/s
15 l/s (SRAE,
Rousset)
9 l/s (DDASS 26)
Remarque
Capté par le SIE du Vercors
pour les communes de La
Chapelle en Vercors et Saint
Agnan en Vercors
Systèmes indépendants rattachés
Nom
Altitude
Surface
Gours
Ferrand
700
2 km2
Source de 820
Moulins
Marquis
Débit moyen
-
Débit étiage
10 l/s (Rocheblave)
24 l/s (SRAE)
20 l/s (Rousset)
Près de 50 l/s en hautes eaux
(DDASS 26)
Exploité par le SIE du Vercors
Deux émergences
identifiées : le Grand Gour et
le Petit Gour
10 l/s (Rousset)
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Remarque
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PARC NATUREL REGIONAL DU VERCORS
Ŷ
Bassin d’alimentation
Sources d’Arbois-Bournillon
Hauts plateaux des Ergues – Cléry, cuvette de Vassieux Loscence, synclinal de la
Vernaison, bois de l’Allier et flanc ouest du Val de Rencurel
Trou de l’Aygue, Source des Neys
La source du Trou de l’Aygues résulte de la circulation d’une rivière souterraine
creusée dans les calcaires. Le bassin d’alimentation est constitué du ravin de Combe
Male, du rebord de la falaise du Pas des Econdus, de la Tête du Faisan, la faille de la
Plante et du bassin de Pré-Rateau.
La source des Neys est alimentée par les pertes du ruisseau de Combe Male. Le
bassin d’alimentation est constitué de l’impluvium du torrent de Combe Male et du
bassin d’alimentation de la grotte du Courant d’Air.
Une opération de traçage réalisée en 1968 au Trou de l’Aygue a montré une relation
rapide avec la source des Neys : la vitesse de transfert est de 150 m/h.
Ŷ
Description, fonctionnement
Arbois, Bournillon
Ces sources pérennes et temporaires appartiennent au même système karstique. Elles
constituent, par les débits écoulés, les émergences les plus importantes du massif et
les troisièmes de France.
La grotte du Bournillon, dans les grottes de la Bourne, pénétrable et reconnue, est une
émergence temporaire qui cesse de couler quelquefois l’été. Elle présente des débits
de crue considérables pouvant atteindre 50 m3/s. Les sources d’Arbois, dans les
gorges de la Bourne, sont par contre des émergences impénétrables.
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PARC NATUREL REGIONAL DU VERCORS
Le système Arbois-Bournillon est complexe du fait de la modification de son niveau de
base lié à l’encaissement progressif de la Bourne au cours des temps géologiques (le
même phénomène est évoqué pour expliquer la migration des circulations souterraines
de la Grotte Favot vers Goule Noire). Les études réalisées conduisent à penser que les
sources d’Arbois seraient l’exutoire d’un bassin plus proche et plus bas en altitude que
celui de Bournillon. Les deux bassins seraient interconnectés par des captures
pouvant fonctionner dans les deux sens.
La grotte de la Luire, située dans la vallée de la Vernaison à 19 km des sources
d’Arbois et du Bournillon, est une émergence temporaire pénétrable jusqu’à 475 m.
Elle est parcourue par un cours d’eau souterrain (débit moyen : 200 l/s). Celui-ci, par
de fortes crues, ressort par le porche d’entrée avec des débits d’environ 50 m3/s : c’est
le phénomène appelé « crevaison de la Luire ». La mise en charge alors observée se
fait sur plus de 400 mètres de dénivelée.
A ces trois émergences, il convient d’ajouter le siphon d’Arbois, grotte pénétrable
située en amont des sources d’Arbois dans les gorges de la Bourne (altitude 470m)
Un traçage récent (Lismonde, 2004) a permis de montrer que la combe de l’Oscence
est drainée par les sources d’Arbois-Bournillon. Ce même traçage a permis également
de montrer que la source du Diable (alimentation en eau potable de Pont en Royans)
n’a rien à voir avec la combe de l’Oscence, contrairement à la croyance locale (SaintJean-en-Royans, Pont-en-Royans) (le bassin versant d’alimentation de cette source
captée par le canton de Pont-en-Royans est à chercher sur la forêt domaniale de Côte
Belle.)
Gours Ferrands, Moulin Marquis
Deux autres systèmes existent, superposés et indépendants à celui d’ArboisBournillon. En effet on distingue d’une part le système de la source de Moulin Marquis
et d’autre part celui des Gours Ferrands. Cette indépendance s’explique par la
présence de la couverture sénonienne, ayant localement un niveau de base
relativement imperméable : la couche de Gault (sable gréseux albien reposant sur les
calcaires urgoniens). La structure de ces deux petits systèmes semble relativement
simple : les deux bassins sont indépendants du fait de pendages des couches
géologiques opposés (Moulin Marquis vers le nord et Gours Ferrants vers le sud)
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L’émergence des Gours Ferrands est en fait constituée de deux émergences : le
Grand Gour et le Petit Gour. La rivière Adouin, de direction Est-Ouest, joue le rôle de
niveau de base géographique et intercepte les écoulements du massif. Les études
réalisées ont permis de montrer que les deux émergences appartiennent au même
système, le Petit Gour en constituant le trop plein. Les réserves sont
vraisemblablement faibles, 50 000 m3 pour une surface de 2 km2, soit une lame d’eau
théorique moyenne de 2,5 cm.
Ŷ
Liaisons prouvées par traçage
De
Vers
Remarque
Système Arbois Bournillon
Pertes de Vassieux
ĺ Source d’Arbois, grotte de Bournillon
Grotte de la Luire
ĺ Grotte de Bournillon (résultats douteux)
Pertes de la Vernaison à
Saint Agnan
ĺ Source d’Arbois, grotte de Bournillon
Combe de l’Oscence
ĺ Source d’Arbois, grotte de Bournillon
Trou de l’Aygue
ĺ Source des Neys
Système de Moulin Marquis
Fontaine de Saint Julien
Ŷ
ĺ Source de Moulin Marquis
Exploitation
Trou de l’Aygue, source des Neys et Gours Ferrand pour l’AEP de La Chapelle-enVercors et Saint Julien (SIEA du Vercors)
Ŷ
Références spécifiques
DDASS Drôme, rapport de présentation au CDH (Trou de l’Aygue et Source des
Neys)
Gours Ferrands : M. Lafosse, SRAE, rapport de décembre 1969
Barbier Jean Louis, Étude hydrogéologique de la Haute vallée de la Vernaison et de
ses bordures, Thèse, 1972, p135.
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Cuves de Sassenage, émergence du Bruyant
Ŷ
Emergences principales
Nom
Altitude
Surface
Débit moyen
Cuves de
298 m
Sassenage
2
14 km
0.64 m /s
Emergence 978 m
du Bruyant
12 km2
0.42 m3/s
(banque
hydro)
Ŷ
3
Débit étiage
Remarque
3
0.07 m /s
(Rocheblave)
Emergence du Germe,
station hydro W3005410
0.055 m3/s (QMNA5, Station hydro W3005210
banque hydro)
Bassin d’alimentation
Cuves de Sassenage : plateau de Sornin, pertes du Furon, plateau de Saint Nizier
(plateau des Charvets)
Emergence du Bruyant : plateau du Moucherotte
Ŷ
Description, fonctionnement
Le bassin d’alimentation des Cuves de Sassenage englobe le plateau du Sornin
(Gouffre Berger), le plateau des Charvets (Saint Nizier) et les pertes du Furon. Ces
relations ont été mises en évidence par des traçages réalisés essentiellement par les
spéléologues.
Le plateau du Sornin se caractérise par un important réseau souterrain de -1248 m de
profondeur est un développement de plus de 25 km qui draine la quasi-totalité des
eaux météoriques. Au niveau du Sornin le réseau s’organise en deux axes majeurs
que sont le Gouffre Berger / Rhododendrons et le scialet de la Fromagère. Ces deux
axes d’écoulement souterrains se rejoignent avant d’arriver à la zone noyée qui se
situe au niveau du synclinal d’Engins.
Les pertes du Furon apparaissent à l’aval du barrage d’Engins sur un tronçon d’environ
6 km. Les deux principaux affluents du Furon sont le Bruyant et le Germe issus tous
deux d’émergences karstiques (émergence du Bruyant et Cuves de Sassenage). Le
Bruyant sourd à 978 m d’altitude et circule sur 1,5 km dans des gorges étroites pour
confluer avec le Furon à l’altitude de 895 m. Le Germe, issu des Cuves de Sassenage,
sourd à 298 m d’altitude et rejoint le Furon quelques dizaines de mètres après son
émergence.
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PARC NATUREL REGIONAL DU VERCORS
En ce qui concerne le plateau des Charvets, troisième zone d’alimentation des Cuves
de Sassenage, il existe peu d’indications sur son fonctionnement hydrogéologique.
Le système des Cuves de Sassenage est un système fragile en raison des échanges
entre l’aquifère et le réseau hydrographique, mais aussi du fait du faible débit du
Furon.
Le bassin d’alimentation du Bruyant correspond, à peu de choses près, au secteur
oriental compris entre le Moucherotte et le Pic Saint Michel. Ce secteur, d’environ 1 km
de large sur 8 de long s’incline nettement vers l’ouest conformément au pendage des
couches urgoniennes. La bordure orientale correspond au vigoureux escarpement
Urgonien de 300 m de dénivelé, visible depuis Grenoble. Conformément au pendage,
les écoulements souterrains se dirigent vers l’ouest, le long du contact Urgonien –
Hauterivien ; au niveau de la charnière du pli couché, les circulations souterraines
s‘organisent vers le nord en direction de l’émergence du Bruyant.
Des zones noyées existeraient mais seraient déconnectées des circulations d’eau. Les
vitesses de circulation sont élevées et l’effet mémoire est court.
Ŷ
Liaisons prouvées par traçage
De
Vers
Remarque
Système des Cuves de Sassenage
Pertes du Furon
ĺ Cuves de Sassenage
Gouffre Berger
ĺ Cuves de Sassenage
Scialet de la Sierre
ĺ Source Fayousse
Système de l’émergence du Bruyant
Trou d’Ira
ĺ Emergence du Bruyant
Trou d’Ira
ĺ Sources de Lans (Jailleux,
Peuil, Blanc)
Grotte Vallier
ĺ Emergence du Bruyant
Scialet de la Sierre
ĺ Emergence du Bruyant
Scialet des Choucas
ĺ Emergence du Bruyant
Ŷ
Exploitation
Les Cuves de Sassenage et la source Mayousse étaient anciennement utilisées pour
l’AEP de Sassenage, commune aujourd’hui raccordée à la ville de Grenoble pour son
alimentation en eau. La commune d’Engins souhaiterait pouvoir utiliser la source
Mayousse en secours.
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PARC NATUREL REGIONAL DU VERCORS
L’émergence du Bruyant a été envisagé pour alimenter les communes de Lans, Engins
et Saint Nizier, d’où la création du SIE du Bruyant. Ce projet est actuellement en
sommeil.
Ŷ
Références spécifiques
Philippe Audras, 1991, « Le karst du massif du Moucherotte-Pic Saint Michel »,
Karstologia n°18
Al-Anbar Nabil, Infiltration et écoulement en milieu karstique : étude statistique des
données climatologiques et hydrologiques ; hydrogéologie du bassin versant du Furon,
Vercors (France)
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Goule Noire
Ŷ
Emergences principales
Nom
Goule
Noire
Ŷ
Altitude
680 m
2
64 km
en
étiage,
15 km2
en
hautes
eaux
Débit moyen
3
1.7 m /s (JP
Vinter, 1973)
Débit étiage
Remarque
500 l/s (Rocheblave
et SRAE 1968)
250 l/s en étiage sévère
d’après DDAF 38 (J. Biju
Duval)
Débit étiage
Remarque
Systèmes indépendants associés
Nom
Altitude
Résurgence 925 m
du Pont des
Olivets
Ŷ
Surface
Surface
Débit moyen
4 km2
25 l/s
Bassin d’alimentation
Plateau des Chaumes, Gève, rebord occidental du val d’Autrans – Méaudre, pertes du
Méaudret
Ŷ
Description, fonctionnement
L’alimentation de Goule Noire correspond, à peu de choses près, au synclinal
d’Autrans – Méaudre. La Goule Noire est l’émergence la plus importante du Vercors
septentrional, avec à l’étiage un débit autours de 500 l/s, soit deux fois le débit de
Goule Blanche. La caractéristique de ce bassin est la superposition d’un bassin
versant superficiel (le Méaudret) qui draine le cœur molassique du synclinal et d’un
bassin d’alimentation karstique qui draine les calcaires Urgoniens et Sénoniens qui
affleurent sur le rebord du val. Il s’agit d’un emboîtement de deux bassins karstiques,
l’un du Crétacé inférieur (Urgonien) avec un niveau de base lithologique Hauterivien,
l’autre du Crétacé supérieur (Sénonien) avec un niveau de base lithologique
correspondant au Goult. Ils communiquent et ont le même exutoire, leur séparation
n’est que partielle.
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PARC NATUREL REGIONAL DU VERCORS
Il y a « concurrence » hydrologique entre l’aquifère karstique et le bassin versant du
Méaudret : la superficie estimée du bassin d’alimentation karstique est de 64 km2 à
l’étiage contre 15 en hautes eaux. Lors des crues l’eau a plus de mal à s’infiltrer car le
réseau karstique est saturé : certains réseaux superficiels s’amorcent et alimentent le
Méaudret. C’est ainsi que lors de la crue du 25 septembre 1968, le débit du Méaudret
a atteint 80 m3/s et la répartition du bassin versant s’est inversée par rapport à
l’étiage : 64 km2 pour le Méaudret contre 15 pour la Goule Noire…
Au niveau des Gorges du Méaudret, la rivière présente une zone de perte en relation
avec la Goule Noire.
Une autre caractéristique de ce bassin est liée à l’encaissement de la Bourne au
quaternaire, qui a fait migrer le niveau de base de l’aquifère. Avant cet encaissement,
la grotte Favot, fossile et perchée à plus de 200 m au-dessus de la Bourne, était
l’émergence principale du synclinal d’Autrans – Méaudre et fonctionnait comme une
source vauclusienne. L’encaissement de la Bourne a transformé la zone noyée du
système Favot en zone d’infiltration du réseau de Goule Noire. Aujourd’hui, le niveau
de base du système de Goule Noire est donc déterminé par le niveau hydraulique de la
Bourne.
L’étude de l’hydrogramme de décrue de Goule Noire montre que l’aquifère possède un
effet mémoire qui traduit une vidange d’un réservoir d’eau souterrain significatif associé
constitué par la zone noyée. Ce réseau noyé est par ailleurs exploité au niveau du
Trou qui Souffle sur la commune de Méaudre (forage à -307m)
On distingue par ailleurs la résurgence du pont des Olivets qui draine un petit bassin
sénonien, indépendant et superposé et dont le débit à l’étiage est de quelques litres
par seconde.
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Ŷ
Liaisons prouvées par traçage
De
Vers
Remarque
Système de Goule Noire
Glacière d’Autrans
ĺ Goule Noire
Trou qui souffle (-103 m et 307 m)
ĺ Goule Noire
Pertes du ruisseau du
Méaudret aux Gonnets
(amont Méaudre)
ĺ Trou qui souffle et Goule Noire
Pertes du ruisseau du
Méaudret dans les gorges
(aval Méaudre)
ĺ Goule Noire
Scialet Peljonc
ĺ Goule Noire
Système du Pont des Olivets
Grotte de Roche Chalve
Ŷ
ĺ Résurgence du Pont des
Olivets
Exploitation
Le forage du Trou qui Souffle capte un collecteur noyé situé à -307 m et alimente les
communes d’Autrans et de Méaudre. On trouvera des détails sur le fonctionnement et
l’exploitation du Trou qui Souffle en annexe 2.
Ŷ
Références spécifiques
Vinter Jean Pierre ; Étude hydrogéologique du synclinal d’Autrans–Méaudre Massif du
Vercors, 1973, p150
Lismonde Beaudoin, le trou qui souffle, CDS Isère, 1991,145p
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Goule Blanche
Ŷ
Emergences principales
Nom
Goule
Blanche
Altitude
832 m
Surface
2
74 km
Débit moyen
3
1,1 m /s
Débit étiage
250 l/s
Remarque
Quasi pérenne d’après
SRAE 1968. Peut être à sec
d’après André Bourgin.
Résurgence 990 m
du Renard
Sources du 1230 m
Vallon de la
Fauge
Ŷ
Bassin d’alimentation
Grande Moucherolle, forêt de Villard, forêt de la Loubière
Ŷ
Description, fonctionnement
L’alimentation du bassin de Goule Blanche correspond au secteur de la Grande
Moucherolle et aux forêts de Villard et de la Loubière. Dans toute cette région, le
calcaire Urgonien affleure, mis à part dans le synclinal de Villard – Corrençon recouvert
par le Sénonien et les molasses tertiaires imperméables qui donnent naissance à de
petits ruisseaux de surface.
Les circulations souterraines semblent se calquer sur le réseau de failles qui
constituent les collecteurs. En effet, l’émergence de Goule Blanche se situe à la
conjonction de deux failles. La première, d’orientation nord-sud, dans la continuité de la
faille de Combeauvieux, peut constituer le collecteur du Scialet de la Combe de Fer. La
deuxième remonte par la Source du Renard, traverse la cuvette des Clots et vient
recouper le Vallon de la Fauge.
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Ŷ
Liaisons prouvées par traçage
De
Vers
Glacière d’Autrans
ĺ Goule Blanche
Scialet de la Fauge 3
ĺ Vallon de la Fauge
Scialet de la Fauge 2
ĺ Goule Blanche
Scialet de la Fauge 1
ĺ Goule Blanche
Grotte des Deux Sœurs
ĺ Goule Blanche
Scialet de la Combe de Fer
ĺ Goule Blanche
Vallon du Clot d’Aspres
ĺ Goule Blanche
Ŷ
Remarque
Exploitation
Le Goule Blanche est exploitée par EDF pour la production d’hydroélectricité. Une
conduite de 2 km 500 permet de capter la rivière souterraine dont on ne connaissait,
avant les investigations des années 1920, que le trop plein déversant dans la grotte. La
ville de Villard de Lans utilise ce captage pour son alimentation en eau essentiellement
en été (le débit utilisé par Villard a jusqu’à présent rarement dépassé 20 l/s en
moyenne mensuelle). Par ailleurs, Villard de Lans capte les sources du Vallon de la
Fauge pour un débit de l’ordre de 130 l/s.
Ŷ
Références spécifiques
Siry Laurent, Détermination des limites des bassins versants karstiques entre Goule
Blanche et Goule Verte dans les Gorges de la Bourne (Vercors-Isère), Étude
tectonique et circulations souterraine, Mémoire de Maîtrise, 1998, p47 + annexes
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Cirque de Choranche
Ŷ
Emergences principales
Nom
Gournier
Altitude
580 m
Coufin
Pré Martin
Surface
7 km
2
4,5 km
Débit étiage
Remarque
3
0.04 m /s
2
250 m
Source de
Jaillifer
Ŷ
Débit moyen
0.02 m3/s
0.02 m3/s
0.1 m3/s
Bassin d’alimentation
Forêt des Coulmes, plateau de Presles
Ŷ
Description, fonctionnement
D’importants réseaux souterrains drainent les Coulmes. On peut distinguer le réseau
Fontaine de Pétouze / Coufin Chevaline (20 l/s), le réseau de la grotte de Gournier
(40 l/s), le réseau de la grotte de Bury – grotte de Pré Martin (20 l/s), le réseau du
scialet nord des Fauries – source de Jallifier. Si le réseau de Coufin-Chevaline semble
bien s’individualiser, la limite entre ceux de Bury et le Scialet des Fauries reste peu
claire.
La particularité de ce bassin réside dans le fait que ses écoulements ne correspondent
pas au niveau de base géographique mais au niveau de base lithologique. Il n’y a pas
eu de migration du drainage karstique avec l’encaissement de la Bourne (sauf dans le
cas des écoulements de la Grotte de Bury). Ainsi, le système reste perché. Les
conditions de formation et d’évolution de ce karst laissent penser qu’il ne présente pas
de réserves en eau exploitables.
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PARC NATUREL REGIONAL DU VERCORS
Ŷ
Liaisons prouvées par traçage
De
Vers
Grotte de Bury
ĺ Grotte de Pré Martin
Scialet des Fauries
ĺ Source de Jallifers
Fontaine de Pétouze
ĺ Grotte de Chevaline
Scialet des Fauries
ĺ Source de Goubrende
Grotte Chevaline
ĺ Grotte de Couffin
Ŷ
Remarque
Exploitation
Pas d’exploitation significative. Le projet de captage de Gournier pour Presles a été
abandonné, le débit étant trop faible, les investissements et les contraintes trop
importants.
Ŷ
Références spécifiques
Huraut Sylvain, Travaux préliminaires à l’étude du bilan hydrologique de la rivière
karstique souterraine de Coufin (unité de Choranche), Mémoire de maîtrise, 1997,
131p
Cimac Karst-Eau, Pré-étude prospective des possibilités de captage du massif
karstique des Coulmes, 1997.
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Annexe 5 : tableau des principales sources du Vercors (en lien
avec la carte « Ressources et alimentation en eau des
communes du Vercors »)
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Nom
Village
Village Est
Sure
Achard
Bellecombe
Vernay
Imp Verney
Puit communal
Bescia
Echarliere
Crauze
Les Gonnets
Trois Fontaines
Combeaux
Croza
Source Claret
Feneys
Gève
Grande Poyat
Usine
Tremini
Uzel
Tunnel
La courerie
Vignons
Maillets
La Combe
Jean Cadet Aval
Jean-cadet Amont
Reservoir
Brudour
Lyonne (Sce)
Millettes
Sce Many
Vezor
Bayle
Rey
RANC
Gte Bournillon
Fontchaude
Coufin
La Ferme
Gtte Gournier
Gtte Chevaline
Sce Choranche
Sce des Jallifière
Sagnes
Puits Martins
Grotte Diable
Chalve Basse
sce captée
Mayousse
Azialey
Olagnier
Merciers
Ftne Molière
Sce temp Furon
Grotte aux fée
Montchardon
Gagnaire
Grands Goulets
Sce des Bayles
Commune
Auberives en Royans
Auberives en Royans
Autrans
Autrans
Autrans
Autrans
Autrans
Autrans
Autrans
Autrans
Autrans
Autrans
Autrans
Autrans
Autrans
Autrans
Autrans
Autrans
Autrans
Beauvoir en Royans
Beauvoir en Royans
Beauvoir en Royans
Beauvoir en Royans
Bouvante
Bouvante
Bouvante
Bouvante
Bouvante
Bouvante
Bouvante
Bouvante
Bouvante
Bouvante
Bouvante
Chatelus
Chatelus
Chatelus
Chatelus
Chatelus ?
Choranche
Choranche
Choranche
Choranche
Choranche
Choranche
Choranche
Correncon en Vercors
Correncon en Vercors
Echevis
Echevis
Echevis
Engins
Engins
Engins
Engins
Engins
Engins
Izeron
Izeron
La Chapelle en Vercors
La Chapelle en Vercors
La Chapelle en Vercors
Maitre d'ouvrage
Mairie Auberives
Mairie Auberives
Gite les 4 Temps
Mairie Autrans
Mairie Autrans
Mairie Autrans
Mairie Autrans
Mairie Autrans
Mairie Autrans
Mairie Autrans
Mairie Autrans
Mairie Autrans
Mairie Meaudre
Mairie Meaudre
Mairie Meaudre
Mairie Autrans
Mairie Autrans
Mairie Autrans
Mairie Beauvoir en Royans
Mairie Beauvoir en Royans
Mairie Beauvoir en Royans
Mairie Beauvoir en Royans
Mairie St Jean en Royans
Mairie Bouvante
Mairie Bouvante
Mairie Bouvante
Mairie Bouvante
Mairie Bouvante
Mairie Bouvante
CG26
Mairie Bouvante
Mairie Bouvante
Mairie Chatelus
UGE Drome
UGE Drome
UGE Drome
Mairie Choranche
restaurant
Auberge
Mairie Corrençon en Vercors
Mairie Corrençon en Vercors
Mairie Pont en Royans
Mairie Echevis
Mairie Sassenage
Mairie Engins
Mairie Engins
Mairie Engins
Mairie Engins
Mairie Izeron
Centre d'etudes tibétaines
Hotel restaurant Les grands Goulets
Numéro d'identifiant
I_2008
I_2943
I_2682
I_736/722
I_720
I_714
I_723
I_716
I_715
I_721
I_718
I_717
I_691
I_719
I_692
S7
I_2992
I_2919
I_2918
I_2020
I_2018
I_2019
I_2020
D_107
D_102
D_103
D_97
D_99
D_98
D_100
D_106
D_101
D_104
R136
I_2093
I_2952
I_2953
I_2954
R67
I_2029
I_2686
I_2684
R62
R64
R65
R60/61
I_2033
I_2034
D_1730
D_188
R74
I_177
I_2049
I_2048
I_2047
I_2697
R7
I_1894
3361
RO_14
D_1737
R56
Usage actuelle
AEP
AEP projet
AEP autonome
AEP abandonné
AEP
AEP abandonné
AEP
AEP
AEP
AEP abandonné
AEP abandonné
AEP abandonné
AEP
AEP abandonné
AEP abandonné
AEP abandonné
AEP autonome
AEP autonome
AEP autonome
AEP
AEP
AEP abandonné
AEP abandonné
AEP
AEP
AEP
AEP abandonné
AEP
AEP
AEP abandonné
AEP
AEP
AEP
AEP en 1968
AEP en 1995
Débit d'étiage
1968
(l/s)
AEP en 2005
Débit 1982
(l/s)
Auberives
Auberives Projet
Gite 4 temps
Autrans
Autrans
Autrans
Autrans
Autrans
Autrans
Autrans
Autrans
Autrans
Autrans
Autrans
Autrans
Méaudre
Autrans
Méaudre
Autrans
Abandonné
Autrans
Autrans
Autrans
St Jean en Royans
AEP Font d'Urle
-
1.4
1.3
1.2
18
1.2
2
10
AEP
Beauvoir en Royans
Beauvoir en Royans
Beauvoir en Royans
Beauvoir en Royans
St Jean en Royans
Bouvante
Bouvante
Bouvante
Bouvante
Bouvante
Bouvante
AEP Font d'Urle
Bouvante
Bouvante
4.35
6.00
0.03
0.20
0.51
-
-
Gite Feneys
Gite
Gite
Tarie
0.04
Tarie ?
Beauvoir en Royans
2
0.03
St Jean en Royans
Bouvante
Bouvante
Bouvante
Bouvante
Bouvante
35
12
AEP Font d'Urle
Bouvante
Bouvante
10
50
15
720
1.5
AEP
AEP projet
AEP
AEP
Chatelus
5
18
Ste Eulalie
Ste Eulalie
AEP
AEP autonome
AEP abandonné
Choranche
>20 m3/s
1.5
20
Choranche
Restaurant Gttes
1
3
40
>100
1.5
>100
AEP
AEP
AEP
AEP
AEPaband+projet AEP
AEP
AEP
AEP
AEP autonome
AEP
AEP autonome
Corrençon
Corrençon
Engins
Corrençon
Corrençon en Vercors
Pont en Royans
Echevis
Sassenage
Engins
Engins
Engins
Izeron
Corrençon en Vercors
Corrençon en Vercors
Pont en Royans
Echevis
Engins
Engins
Engins
Engins
0.005
3
80
1.5
1
2
0.005
1
1
1
10
20
20
Izeron
Centre d'etudes tibétaine
Chapelle en Vercors
AEP autonome
Hotel restaurant les
Débit Autre
4
Méaudre
Méaudre
Débit Vale
1995
1.25
5
1
Nom
Sce Retanières
Richard
Bruyant
Jailleux
Chabert
Peuil
Blanc
Aigaux
Fayollat
Allières
Mure Ravaud
Narce
Sce Bouilly
Grotte Henry
Bernards
Fne Martine
Le grand Ri
Pont des aniers
Chevrerie
Bouvaret-2
Fontegnieux
Roche Héritier
Fontegnieux
Servagere
Martinet HS
La Vieille
Gontier
Caille HS
Glénat HS
Grand Pré
BLAY
Bouchez
Ruisseau Rivaux
La Bena
Combe Audras
Pra Nud
Ambrois
Combe Clavet
Colombets
Trou souffle
Combe Furon
Combe noire
Pre de la Grang
Devay HS
Les Pisses
Vignes
Rioux
La Fontaine
Village
Bachat
Brude
Sce Rachevoux
Sces Violon
Sce de Touron
Sce de Bouveyron
Moulin
Goule Noire
Borel
Glenat
Cuves Sassenage
Arcelles
Les Berts
Commune
La Chapelle en Vercors
La RiviÞre
Lans en Vercors
Lans en Vercors
Lans en Vercors
Lans en Vercors
Lans en Vercors
Lans en Vercors
Lans en Vercors
Lans en Vercors
Lans en Vercors
Lans en Vercors
Lans en Vercors
Lans en Vercors
Lans en Vercors
Lans en Vercors
Lans en Vercors
Lans en Vercors
Leoncel
Leoncel
Leoncel
Leoncel
Leoncel
Malleval
Malleval
Malleval
Malleval
Malleval
Malleval
Malleval
Malleval
Malleval
Meaudre
Meaudre
Meaudre
Meaudre
Meaudre
Meaudre
Meaudre
Meaudre
Meaudre
Meaudre
Montaud
Montaud
Oriol en Royans
Pont-en Royans
Presles
Rencurel
Rencurel
Rencurel
Rencurel
Rencurel
Rencurel
Rencurel
Rencurel
Rencurel
Rencurel
Rovon
Rovon
Sassenage
Seyssinet
St Agnan en Vercors
Maitre d'ouvrage
Mairie La Rivière
SIE du Bruyant
Mairie Lans en Vercors
AS du Peuil
Mairie Lans en Vercors
IME Les Violettes
Mairie Lans en Vercors
Mairie Lans en Vercors
Mairie Lans en Vercors
Mairie Lans en Vercors
SIVM du Royans
SIVM du Royans
SIE sud valentinois
SIVM Royans
SIE sud valentinois
C.C de Vinay
C.C de Vinay
C.C de Vinay
C.C de Vinay
C.C de Vinay
C.C de Vinay
C.C de Vinay
C.C de Vinay
C.C de Vinay
Mairie Meaudre
Mairie Meaudre
Mairie Meaudre
Mairie Meaudre
Mairie Meaudre
Mairie Meaudre
SIE Autrans
Mairie Meaudre
Mairie Montaud
Mairie Montaud
SIVM du Royans
Mairie Presles
Mairie Rencurel
Mairie Rencurel
Mairie Rencurel
Camping Le Moulin
Mairie Rovon
Mairie Rovon
Mairie Sassenage
Mairie St Agnan
Numéro d'identifiant
R55
I_2105
I_2963
I_676
R12
I_2969
I_674
I_2588
I_2583
I_2221
I_2222
I_2582
R16
R9
R13
R15
R17
R18
D_263
D_264
D_265
262
265 bis
I_2099
I_2948
I_2947
I_2944
I_2851
I_2945
I_2096
I_2098
I_2097
RO_178
I_694
I_693
I_696
I_698
I_697
I_699
I_672
I_695
I_2110
I_2941
D_392
R79
I_2674
I_2146
I_2148
R48
I_2147
R47
R45/46
R41
R42
I_2719
R31
I_2155
I_2154
I_176
I_404
D_498
Usage actuelle
AEP
AEP
AEP
AEP abandonné
AEP autonome
AEP
AEP autonome
AEP projet
AEP autonome
AEP autonome
AEP autonome
AEP en 1968
AEP en 1995
AEP en 2005
Débit d'étiage
Débit 1982
1968
(l/s)
(l/s)
2.5
2
Lans en Vercors
Captage Privé
Lans en Vercors
Lans en Vercors
Lans en Vercors
Lans en Vercors
Lans en Vercors
As du Peuil
Lans en Vercors
IME les Violettes -
135
18
17
Malleval
AEP
AEP
AEP abandonné
AEP abandonné
AEP abandonné
AEP abandonné
AEP
Neige
Eaux communales
AEP
AEP abandonné
SIVM du Royans
AEP reseau TAMEE
Leoncel
AEP reseau TAMEE
AEP reseau TAMEE
AEP reseau TAMEE
Leoncel
AEP reseau TAMEE
Malleval
Malleval
Malleval
Malleval
Malleval
Malleval
en projet
Malleval
Malleval
Malleval
Malleval
MEAUDRE
MEAUDRE
MEAUDRE
MEAUDRE
Montaud
Meaudre
Meaudre
Meaudre
Aep Meaudre
Montaud
0.17
40
2
5
8
18.7
6.8
5
20
15
10
5
0.1
0.3
0.1
0.11
2
-
-
0.30
1
1.20
0.01
0.3
1
0.19
Meaudre
Montaud
AEP Réseau TAMEE
Rencurel
Rencurel
Rencurel
1.5
3.3
30
2
1
2
2
2
Rencurel
1
AEP autonome
Camping le Moulin
AEP
AEP
AEP secours
Rovon
Rovon
AEP en secours
St Nizier-Seyssinet
Abandonné
18
AEP Sassenage
AEP Sassenage
aep St Nizier-Seyssinet
Agnan/ La Chapelle
400
13
3
11
0.8
0.16
10
0.003
MEAUDRE
MEAUDRE
AEP reseau TAMEE
Pont-en Royans
AEP
AEP abandonné
400
9.5
6
7
20
10
Lans en Vercors
Lans en Vercors
Lans en Vercors
AEP
AEP
AEP
AEP projet
AEP
Débit Autre
La Rivière
9.9
AEP abandonné
AEP
AEP
AEP
AEP projet
AEP
AEP abandonné
Débit Vale
1995
5
6
1.5
2
2500
520
5
5
0.03
0.1
0.2
2
5
1.5 environ
Nom
Les Neys
Trou de l'Aygue
Grotte Luire
Les Trucs
Rocher
Montagne
Tourtonnière
Gabouille
Pré Paillet
Ecouges
Molière Amont
Monastère
Frochet
Rimet(Carpat)
Sce Eynards
Sce Caillats
Adouin
Orcets
Audemard
La Roche
Pied Chatelet
Bruyèche
Sce Min Marquis
Sce Arbois
Clairivaux
Etoile du Vercors
Laval
ftne Tounes
Baume Blanche
Em Génisses
Gour Ferrand
Adouin -2
Le Bard
Bouillane
Pelaillons
La Gratte
Les Morands
Françons
Sapins
Freydière
Grotte Thais
Monier
Blanc
La Tour
Ruzand
Taulier
Moutardière
Aris
Moliere en Somm
Citée EDF
Armands
Chirouzes
La Mure
Grande Fontaine
Clots
Eymards
Fne Aymards
Basse Fauge
Fauge Touvieres
Broquets
Fauge superieur
Selle
Commune
Maitre d'ouvrage
Numéro d'identifiant
St Agnan en Vercors
SIE Vercors
D_499
St Agnan en Vercors
SIE Vercors
D_500
St Agnan en Vercors
R130
St Agnan en Vercors
R131
St André en Royans
Mairie St André en Royans
I_2188
St André en Royans
Mairie Auberives
I_2009
St Gervais
C.C de Vinay
I_2191
St Gervais
C.C de Vinay
I_2192
St Gervais
C.C de Vinay
I_2196
St Gervais
Gites des Ecouges
I_2562
St Gervais
Gites des Ecouges
I_2576
St Jean en Royans
Mairie St Laurent en Royans
D_534
St Jean en Royans
R82
St Jean en Royans
Mairie St Jean en Royans
D_521
St Jean en Royans
R94
St Jean en Royans
R95
St Julien en Vercors
D_527
St Julien en Vercors
Mairie St Julien en Vercors
D_528
St Julien en Vercors
Mairie St Julien en Vercors
D_530
St Julien en Vercors
Mairie St Julien en Vercors
D_526
St Julien en Vercors
Mairie St Julien en Vercors
D_525
St Julien en Vercors
R51
St Julien en Vercors
R68
St Julien en Vercors
R69
St Just de Claix
SIE St Romans
I_983
St Just de Claix
Etoile du Vercors
I_2541
St Laurent en Royans
Mairie St Laurent en Royans
D_532
St Laurent en Royans
R84
St Laurent en Royans
R86
St Laurent en Royans
R90
St Martin en Royans
SIE Vercors, St Agnan et La Chapelle eD_543
St Martin en Royans
D_536
St Martin en Royans
St Martin en Royans
Mairie St Martin en Vercors
544
St Martin en Vercors
Mairie St Martin en Vercors
D_539
St Martin en Vercors
Mairie St Martin en Vercors
D_538
St Martin en Vercors
St Martin en Vercors
R52
St Martin le Colonel
Mairie St Martin le Colonel
544
St Martin le Colonel
R133
St Nazaire en Royans
R96
St Nizier du Moucherotte Mairie St Nizier du Moucherotte
I_408
St Nizier du Moucherotte Mairie St Nizier du Moucherotte
I_409
St Nizier du Moucherotte
R6
St Pierre de Chérennes Mairie Presles
I_2120
St Pierre de Chérennes Mairie St Pierre de Chérennes
I_2167
St Pierre de Chérennes Mairie St Pierre de Chérennes
I_2168
St Romans
SIE St Romans et St Just de Claix
I_984
St Thomas en Royans Mairie St Thomas en Royans
D_577
Ste Eulalie en Royans Mairie Ste Eulalie en Royans
D_513
Ste Eulalie en Royans
R81
St-Romans
SIE St Romans
I_982
Vassieux en Vercors
Mairie Vassieux en Vercors
D_636
Vassieux en Vercors
Mairie Vassieux en Vercors
D_635
Villard de Lans
Mairie Villard de Lans
I_945
Villard de Lans
Mairie Villard de Lans
I_525
Villard de Lans
Mairie Villard de Lans
I_526
Villard de Lans
I_530
Villard de Lans
Mairie Villard de Lans
I_529
Villard de Lans
Mairie Villard de Lans
I_946
Villard de Lans
Mairie Villard de Lans
I_531
Villard de Lans
Mairie Villard de Lans
I_528
Usage actuelle
AEP
AEP
AEP en 1968
Agnan/ La Chapelle
AEP en 1995
AEP en 2005
Agnan/ La Chapelle
Agnan/ La Chapelle
Agnan/ La Chapelle
Agnan/ La Chapelle
Débit d'étiage
1968
(l/s)
5
14
2
AEP
AEP
AEP
AEP
AEP
AEP autonome
AEP autonome
AEP
EDF/AEP
AEP
AEP
AEP
AEP abandonné
AEP
AEP
Alimentation centrale
AEP autonome
AEP des Orcets
AEP autonome
AEP
AEP autonome
AEP
EDF
AEP
AEP
St Laurent en Royan
St Jean en Royans
St Jean en Royans
St Julien en Vercors
St Julien en Vercors
St Julien en Vercors
Débit 1982
(l/s)
5
15
60
1
St André en Royans
Auberives en Royans
C.C de Vinay
C.C de Vinay
C.C de Vinay
Gites des Ecouges
Gîte des Ecouges
St Laurent en Royans
0.2
15
2
1
1.5
St Jean en Royans
St Julien en Vercors
St Julien en Vercors
abandonné en 2000
St Julien en Vercors
St Julien en Vercors
Débit Vale
1995
1
1
1
1725
1
1
10
4000
24
108
30?
1
?
?
20
787
St Roman et St Just
St Martin en Vercors
AEP abandonné
AEP abandonné
AEP
St Laurent en Royans
St Laurent en Royans
St Martin en Vercors
St Martin en Vercors
St Martin en Vercors
St Martin le Colonel
St Martin en Vercors
St Martin en Vercors
St Martin en Vercors
SIESt Agnan/Chapelle
St Martin en Vercors
St Martin en Vercors
15
AEP
St Martin le Colonel
St Martin le Colonel
St Martin le Colonel
AEP
AEP
St Nizier
St Nizier
St Nizier
St Nizier
AEP
AEP
AEP
AEP
AEP abandonné
AEP
St Pierre + Presles
St Pierre + Presles
St Pierre de Chérennes Pierre de Chérennes
Pierre de Chérennes
Pierre de Chérennes
SIERomans_Just
St Thomas en Royans
Ste Eulalie/ Royans
Ste Eulalie /Royans
35
124
150
1.2
0.4
1
2
2
1
2
AEP
AEP
AEP
AEP
AEP
AEP
AEP
AEP
AEP
AEP
AEP
Aep Jossaud et la Mure Vassieux en Vercors
Vassieux
Vassieux
Villard de Lans
Villard de Lans
AEP des Nobles
Villard de Lans
Villard de Lans
Villard de Lans
Villard de Lans
Villard de Lans
Villard de Lans
SIE st Romans et St
Vassieux en Vercors
Vassieux
Villard de Lans
Villard de Lans
Villard de Lans
Villard de Lans
Villard de Lans
Villard de Lans
Villard de Lans
Villard de Lans
2.75
3
20
Débit Autre
Nom
Clos du Four
Guillets
Goule Blanche
Bouchards
Clots 2
Fne du Renard
Sces Olivets
Haut Meaudret
sce des Chabert
Fond de la Mai
Oeil de Duys
sce Machiret
Goule verte
Commune
Villard de Lans
Villard de Lans
Villard de Lans
Villard de Lans
Villard de Lans
Villard de Lans
Villard de Lans
Villard de Lans
Villard de Lans
Villard de Lans
Villard de Lans
Villard de Lans
Villard de Lans
Maitre d'ouvrage
Mairie Villard de Lans
Mairie Villard de Lans
Ski Club Villard
Centre de Vacances Les Clots
Numéro d'identifiant
I_532
RO_85
I_527
I_2729
I_2732
R25
Privé
Privé
Tableau : Présentation des principales sources du Massif
R22
R26
R23
R21
R30
Usage actuelle
AEP
AEP abandonné
AEP
AEP autonome
AEP autonome
AEP abandonné
AEP autonome
AEP autonome
AEP en 1968
AEP en 1995
Villard de Lans
Villard de Lans
Villard de Lans
Débit d'étiage
1968
(l/s)
AEP en 2005
Débit 1982
(l/s)
Débit Vale
1995
Villard de Lans
Villard de Lans
Villard de Lans
Villard de Lans/AEP
pseudo-perenne 1100
250
6
5
2
5
8
20
166
166
100
400
Villard de Lans - Privé
Villard de Lans - Privé
Captée
Débit Autre