fiche quartier anru

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LE PRU EN CHAMPAGNE ARDENNE :
« Etude sur le devenir des zones urbaines
sensibles du territoire »
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2
Sommaire
Introduction......................................................................... 9
1.1 Fondement du logement social en France.............................................. 9
1.2 Fondements et principes de la politique de la ville ...............................10
Quelques textes réglementaires ..............................................................12
Les acteurs de la Politique de la Ville .......................................................12
1.3 L’ARCA, Acteur du logement social en Champagne – Ardenne ..............13
1.4 Présentation de la commande et organisation de l’étude .....................14
Diagnostic territorial de la Champagne-Ardenne ............... 16
1.
Présentation de la région ....................................................................16
1.1 La situation géographique de la région ..............................................16
1.2 L’organisation éclatée du territoire champardennais .........................17
1.3 Le contexte économique, les secteurs d’activité et l’emploi. .............19
1.4 Le contexte démographique de la Champagne-Ardenne ....................24
1.5 La situation sociale de la région .........................................................26
1.6 Les caractéristiques du logement champardennais ............................28
L’Agence Nationale de Rénovation Urbaine ....................... 31
3
1.
L’ANRU, un prolongement de la politique de la ville. ...........................31
1.1 Le zonage prioritaire de la politique de la ville ...................................31
2.
L’Agence Nationale pour la Rénovation Urbaine : un acteur majeur de la
politique de la ville .....................................................................................35
2.1 Démolir pour mieux reconstruire : un pilier des Projets de Rénovation
Urbaine ...................................................................................................37
2.2 Vers un PNRU 2 .................................................................................40
3.
La rénovation urbaine en Champagne-Ardenne...................................42
Avancement du PRU en Champagne-Ardenne .........................................45
Les quartiers champardennais des PRU de la région ................................45
Département des Ardennes.....................................................................46
FICHE QUARTIER ANRU ...................................................... 47
QUARTIER MANCHESTER (CHARLEVILLE-MÉZIÈRES) ...............................47
FICHE QUARTIER ANRU ...................................................... 52
QUARTIER RONDE COUTURE (CHARLEVILLES-MÉZIÈRES) .......................52
FICHE QUARTIER ANRU ...................................................... 58
QUARTIER LA HOUILLÈRE (CHARLEVILLE-MÉZIÈRES) ..............................58
FICHE QUARTIER ANRU ...................................................... 61
QUARTIER TORCY CITE (SEDAN) .............................................................61
FICHE QUARTIER ANRU ...................................................... 66
QUARTIER LE LAC (SEDAN) .....................................................................66
4
FICHE QUARTIER ANRU ...................................................... 72
QUARTIER LE CHARNOIS (FUMAY) .........................................................72
FICHE QUARTIER ANRU ...................................................... 77
Quartier LES CHARTREUX (TROYES) .......................................................77
FICHE QUARTIER ANRU ...................................................... 82
Quartier Les SÉNARDES (TROYES) ..........................................................82
FICHE QUARTIER ANRU ...................................................... 86
Quartier POINT DU JOUR (TROYES) ........................................................87
FICHE QUARTIER ANRU ...................................................... 92
Quartier Des LUMIERES (ROMILLY-SUR-SEINE) .......................................92
FICHE QUARTIER ANRU ...................................................... 98
QUARTIER CHANTEREIGNE MONTVILLIERS (LA CHAPELLE SAINT-LUC) ...99
FICHE QUARTIER ANRU .................................................... 106
QUARTIER ORGEVAL (REIMS) ............................................................... 106
FICHE QUARTIER ANRU .................................................... 115
QUARTIER DES EPINETTES (REIMS) ...................................................... 115
FICHE QUARTIER ANRU .................................................... 119
QUARTIER CROIX-ROUGE (REIMS) ....................................................... 119
FICHE QUARTIER ANRU .................................................... 122
5
QUARTIER WILSON (REIMS) ................................................................. 122
FICHE QUARTIER ANRU .................................................... 125
QUARTIERS ROME, SAINT-CHARLES, DESERT, LE HAMOIS (VITRY-LEFRANÇOIS) ............................................................................................... 125
FICHE QUARTIER ANRU .................................................... 129
QUARTIER BERNON (EPERNAY)............................................................ 129
FICHE QUARTIER ANRU .................................................... 139
RIVE GAUCHE (CHÂLONS-EN-CHAMPAGNE) ......................................... 139
FICHE QUARTIER ANRU .................................................... 146
QUARTIER LE VERT-BOIS (SAINT-DIZIER) .............................................. 146
FICHE QUARTIER ANRU .................................................... 150
ROCHOTTE, FOCH, CAVALIER (CHAUMONT) ......................................... 150
Les typologies de quartier ................................................ 157
Approche démographique........................................................................ 158
Approche qualitative des opérations........................................................ 159
Approche chronologique .......................................................................... 161
Choix des quartiers pour la seconde phase de l'étude ...... 164
Conclusion ....................................................................... 165
Bibliographie ................................................................... 166
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Introduction
1.1 Fondement du logement social en France
Au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale, la France se trouve dans une situation
d’extrême urgence face à la pénurie de logements. Cette situation est due aux destructions
survenues lors du conflit, à une augmentation importante de la population mais aussi à une
situation plus ancienne : la France a toujours manqué de logements.
Afin de pallier cette situation de crise, de grandes opérations de construction sont
lancées dans toutes les agglomérations dès la fin des années 1950, dans une logique
d'économie de moyens et de matériaux. Les grands ensembles d'habitat social (Habitat à
Loyer Modéré - HLM) sous forme de tours et de barres sont nés.
D’abord caractérisés par une réelle mixité sociale, les chocs pétroliers des années
1970 et l’installation durable de la crise économique vont fortement perturber le schéma de
peuplement des grands ensembles. Les populations les plus aisées vont peu à peu quitter
ces quartiers et les habitants les plus précaires vont se retrouver bloqués dans ces espaces
urbains.
Peu à peu, ces quartiers vont concentrer les habitants cumulant des difficultés
économiques et sociales et de fait se retrouver en dehors de la ville. C’est ainsi que se
dessinent des espaces qui, de territoires de transition, deviennent des territoires d’exclusion,
renforcés par des processus de concentration de populations en situation précaire.
L’aide à la pierre est l’un des instruments étatiques qui favorise la construction et la
rénovation de ces quartiers. Elle est destinée à favoriser l’investissement immobilier sous
forme de prêts aidés ou de primes. Les bénéficiaires sont les maîtres d’ouvrages qui
s’engagent à construire des logements aidés. L’Aide Personnalisée au Logement (APL)
permet quant à elle aux locataires de réduire le montant de leur loyer ou aux propriétaires
de rembourser un ou plusieurs emprunts.
9
Ces territoires vont cumuler les difficultés structurelles d’un urbanisme rapide et
monofonctionnel ainsi que les difficultés sociales des résidents. Ces nouvelles formes
d'exclusion et la concentration sur certains espaces de populations paupérisées et fragilisées
ont nécessité une transformation des politiques publiques considérant les modalités d’action
en vigueur comme inopérantes. A la création de ces dispositifs d’exception, il paraissait alors
indispensable aux professionnels de rompre avec la méthode de travail utilisée jusqu’alors.
La nouvelle approche se veut locale, à l’échelle des quartiers en difficultés, dans une logique
de zonage territorial, mais aussi partenariale. C’est ainsi qu’est née ce qu’on appellera par la
suite la « politique de la ville ».
A la fin des années 1970, certains quartiers d’habitat social sont touchés par un
phénomène de dégradation. L'espace urbain est détérioré et le mode d’urbanisation peu
propice à l’épanouissement : peu de place à la convivialité et à la rencontre, urbanisation du
tout automobile, peu d'espaces piétonniers, monofonctionnalité des territoires…
Alors qu’en France le modèle des grands ensembles continue de se développer dans
les années 1970, les premières critiques et démolitions apparaissaient aux Etats-Unis.
1.2 Fondements et principes de la politique de la ville
La politique de la ville peut être définie comme la politique mise en place par les
pouvoirs publics afin de revaloriser les zones urbaines en difficulté et réduire les inégalités
entre les territoires.
La politique de la ville, à travers divers dispositifs (procédures de Développement
Social des Quartiers, contrats de ville, contrats d'agglomération et Contrats Urbains de
Cohésion Sociale), s'est efforcée depuis plus de 30 ans de mobiliser des moyens financiers et
humains pour réduire les difficultés des territoires en crise et recréer des liens avec la ville
ou l'agglomération.
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Ainsi la politique de la ville repose sur les caractéristiques suivantes :
-
Une politique globale prenant en compte tous les aspects de la vie quotidienne
-
Une politique locale adaptée aux conditions économiques et sociales du territoire
-
Une politique territoriale basée sur un système de zonage, par lequel le « quartier »
est devenu une catégorie de l’action publique. L'action de la politique de la ville
s'adresse aux « quartiers en crise »
-
Une politique participative émerge progressivement, l’objectif étant notamment
d'associer les habitants aux décisions qui les concernent. C’est seulement à partir des
contrats de ville 2000-2006 que la participation des habitants est posée comme une
condition à la signature par l'Etat.
La mixité sociale est vue par beaucoup comme un objectif à atteindre afin de régler la
question urbaine. En effet, attirer de nouveau les classes moyennes et aisées dans les
quartiers permettrait d'exercer un effet d’entraînement sur les habitants.
Dans les politiques publiques, elle est mise en avant comme un moyen de lutter
contre la ségrégation territoriale, la spécialisation et la relégation des territoires en
difficultés, mais aussi comme un moyen d’éviter le repli identitaire, voire communautaire.
Les sites concernés par les procédures de la politique de la ville constituent ce que
l’on appelle la géographie prioritaire. Cette dernière regroupe les sites en difficultés tels que
les Zones Urbaines Sensibles (ZUS) qui sont caractérisées par la présence des grands
ensembles ou de quartiers d’habitats dégradés ainsi que les Zones Franches Urbaines (ZFU)
qui sont des quartiers défavorisés de 8 500 à 10 000 habitants situés dans une Zone de
Redynamisation Urbaine (ZRU) .
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Quelques textes réglementaires
Tout au long de son élaboration, la politique de la ville a été forgée par des lois :
- La « loi Besson » (mai 1990) : vise à la mise en œuvre du droit au logement
-La loi d’orientation pour la ville (dite LOV - juillet 1991) : établit le droit à la ville et pose les
principes de la politique de la ville
-La loi Solidarité et Renouvellement Urbain (dite loi SRU - décembre 2000) : pour inciter les
communes à construire des logements sociaux
-La loi d'orientation et de programmation pour la ville et la rénovation urbaine (août 2003) :
cette loi fixe les objectifs, les moyens et les outils d'une politique globale en faveur des
quartiers. Elle vise des objectifs tels que : rétablir l'équité sociale et territoriale en mobilisant
les politiques publiques, rénover durablement l'habitat et le cadre de vie.
-La loi de programmation pour la cohésion nationale (18 janvier 2005) : regroupe les
mesures issues du Plan de Cohésion Sociale de 2004 : couvre les domaines du logement, de
l’emploi et de l’égalité des chances.
-La loi pour l’égalité des chances (31 mars 2006) : élément de réponse aux émeutes
d’automne 2005 dans les banlieues françaises. Elle vise à l’amélioration des conditions
d’emplois au sein de ces quartiers.
-La loi portant Engagement National pour le logement (dite loi ENL- 13 juillet 2006) : intègre
des mesures portant sur le logement, notamment l’accession à la propriété
Les acteurs de la Politique de la Ville
Au niveau national :
-
Le Comité Interministériel des Villes (CIV) qui définit, anime et coordonne les
politiques relevant de la responsabilité de l’Etat destinées à améliorer le cadre de
vie urbain.
-
L'Agence Nationale pour la Rénovation Urbaine (ANRU).
Au niveau local :
-
Les communes et intercommunalités
-
Les divers partenaires locaux : les bailleurs de logement social, les associations, et
les Caisses d’Allocations Familiales (par exemple).
12
1.3 L’ARCA, Acteur du logement social en Champagne – Ardenne
L’Union Sociale pour l’Habitat est une association créée en 1929, qui englobe les
quelques 800 organismes HLM à travers cinq fédérations : la Fédération nationale des
Offices publics de l’habitat, la Fédération nationale des Sociétés coopératives d’HLM, les
Entreprises Sociales pour l’Habitat (ESH), l’Union d’économie sociale pour l’accession à la
propriété, et la Fédération Nationale des Associations Régionales d’organismes de
logements sociaux.
L’Association Régionale de Champagne-Ardenne (ARCA) appartient donc au
mouvement Hlm. Elle représente le mouvement HLM au niveau local et régional. Elle a pour
but de coordonner et mettre en lien les différentes actions entre les 23 organismes HLM de
la région et ses partenaires.
L’ARCA joue un rôle d’animateur, de relais et de coordinateur entre les différents
organismes et acteurs du logement social de la région. Elle sert de lien entre les niveaux
locaux, régionaux et nationaux.
Ses missions sont multiples ; elle assure en premier lieu la diffusion continue d’informations.
Elle est également une force de proposition vis-à-vis des partenaires locaux et
institutionnels. L’ARCA est aussi tournée vers un travail de recherche et de prospection
comme l’atteste sa participation à l’élaboration des Programmes Locaux de l’Habitat (PLH),
son rôle lors de la coordination d’actions dans le cadre des Plans Départementaux d’Actions
pour le Logement des Personnes Défavorisées (PDALPD), ou encore dans l’Observatoire
Régional de l’Habitat et son étude prospective territoriale.
L’ARCA travaille avec de nombreux partenaires. Des rencontres et réseaux sont mis en
œuvre afin de permettre le développement des échanges et la transmission des
informations. Le Réseau des Acteurs Champardennais de l'Habitat Et du Logement, appelé
RACHEL, a vu le jour en 2009 à l'initiative de l'ARCA. C’est un lieu de dialogue essentiel pour
connaître les priorités, les contraintes et les aspirations de chaque acteur en vue de
répondre aux attentes des habitants. Il réunit les structures impliquées dans les questions de
13
logement telles que les collectivités, mais aussi les décideurs comme les élus ou les chefs
d’entreprises.
1.4 Présentation de la commande et organisation de l’étude
La première démarche a pour but d’établir un diagnostic approfondi de l’ensemble
des quartiers ANRU de la région Champagne-Ardenne.
Un état des lieux de la situation socio-démographique de la Champagne-Ardenne
cernera, dans un premier temps les dynamiques rythmant la région. Il semble également
nécessaire de rappeler le contexte général de l’apparition des Projets de Rénovation
Urbaine (PRU) et l’évolution de la politique de la ville afin de décrire les différents niveaux de
zonages qui en découlent.
Le travail de diagnostic, s’organisera sous forme de fiches descriptives à travers des
recherches documentaires approfondies, par le biais de statistiques apportées notamment
par l’INSEE, ou encore les chiffres de l’ANRU, mais aussi par des renseignements collectés
auprès de différents acteurs en charge des opérations ANRU au niveau régional.
Ces fiches apporteront un certain nombre d’informations sur :
-
Le nombre d’habitants concernés par l’opération dans le quartier, la proportion par
rapport à la ville,
-
La surface de l’opération étudiée,
-
Le contexte de l’opération ANRU : date, acteurs, financements,
-
Les
différents
indicateurs
économiques :
taux
de
chômage,
catégories
socioprofessionnelles majeures, niveau de richesse,
-
Une typologie du logement,
-
Les objectifs de l’opération.
14
Ces différentes indications seront nécessaires afin de dégager complémentarités,
similitudes et disparités au sein de ces quartiers.
Une classification des différents types d’opérations de rénovation urbaine au sein de la
région sera établie. En outre, cette phase de diagnostic a pour but de permettre de tirer un
premier bilan des opérations ANRU qui arrivent bientôt à terme et de cerner notamment les
quartiers toujours en difficulté et ceux ayant connu des améliorations.
Par la suite, un travail complet d’analyse comparée sera effectué entre les différents
quartiers ZUS de la Champagne-Ardenne bénéficiant d’opérations de rénovation de l’ANRU.
A l'issue de cette phase de diagnostic deux quartiers ZUS seront ciblés en détail, afin d’y
effectuer des enquêtes de terrain.
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Diagnostic territorial de la Champagne-Ardenne
1. Présentation de la région
1.1 La situation géographique de la région
Avec ses 25 606 km², la Champagne-Ardenne occupe 4,7% du territoire national. On compte
sur ce territoire 1 338 000 habitants (recensement de 2008).
Quatre départements la composent. Du Nord au Sud, il s’agit des Ardennes, de la Marne, de
l’Aube et du département de la Haute-Marne. Leurs préfectures respectives sont présentées
par la carte suivante. Les 1 949 communes de Champagne-Ardenne maillent de façon
administrative ce territoire qui s’étire sur 350 km du Nord au Sud. La structure urbaine de
Champagne-Ardenne est plutôt lâche. Effectivement quatre des principales agglomérations
de la région sont regroupées dans la Marne. Parmi elles, Reims est la seule agglomération à
dépasser les 200 000 habitants.
16
Réalisation : IATEUR
Source : Insee, Géocarrefour
Figure 1 : Organisation territoriale de la Champagne-Ardenne
1.2 L’organisation éclatée du territoire champardennais
La Champagne-Ardenne se caractérise par une très grande hétérogénéité tant naturelle
qu’économique et sociale. La multiplicité d’identités regroupées au sein de cette unité
régionale s’exprime de prime abord dans son nom composite Champagne-Ardenne.
A l’exception du pays de Langres tourné vers la ville de Dijon et de l’influence de la Meuse
sur Saint-Dizier, la région est marquée par la puissante influence de l’Ile-de-France. En effet
les liaisons routières et ferroviaires sont principalement tournées en direction de la capitale.
La récente ligne LGV-Est a renforcé ce schéma. Le rayonnement de ces pôles urbains extrarégionaux n’entrave pas pour autant l’influence de Reims sur la quasi-totalité de la
Champagne-Ardenne. Elle est incontestablement la capitale économique et le principal pôle
de la région démographiquement et en termes de fonctionnement. Pourtant la préfecture
n’est pas localisée à Reims mais à Châlons-en-Champagne. La cité des rois se heurte par
ailleurs à l’influence d’Epernay, capitale du Champagne. En dehors du département de la
Marne, la ville de Troyes est aussi depuis bien longtemps en concurrence avec Reims. De ce
fait, la Champagne-Ardenne dans ses limites actuelles, souffre de son manque d’identité
commune.
Ces multiples d’ambiguïtés gênent le renforcement d’une armature urbaine et l’affirmation
d’une réelle métropole régionale. Le rayonnement des agglomérations champardennaises
est encore trop faible pour impulser un fonctionnement métropolitain indépendant.
Pour fédérer les entités rassemblées sous ces récentes limites régionales, introduire une
identité commune et faire grandir le sentiment d’appartenance des champardennais, 10
communes se sont regroupées en 2010 au sein d’une association nommée G10 (Reims,
Châlons-en-Champagne, Charleville-Mézières, Château-Thierry, Epernay, Laon, Rethel,
Sedan, Soissons, Vitry-le-François). Cette initiative devrait permettre le renforcement de
l’attractivité régionale autour de Reims, et apporterait donc la cohérence nécessaire à la
région Champagne-Ardenne.
17
Croquis de synthèse présentant l’organisation de la région ChampagneArdenne
Figure 2 : Une organisation territoriale éclatée
18
Source : J. JALTA, J-F. JOLY, R. REINERI, J. RIQUIER. France et Europe dynamiques des territoires dans la
mondialisation. Paris : Magnard, 2011, page 18.
1.3 Le contexte économique, les secteurs d’activité et l’emploi.
D’après les comptes régionaux, l’INSEE estime à
36 541 millions d’euros le PIB de la ChampagneArdenne. Le PIB régional par habitant de 27 372
€ en fait l’une des régions les plus riches de
France. L’indicateur de richesse depuis les
années 1980 maintient la région en 4ème position
en France métropolitaine.
L’économie champardennaise repose en grande
partie sur la production de champagne et
l'agriculture ainsi que sur l’ensemble des
activités qui s’y rattachent (industries agroalimentaires, conditionnement, tourisme…).
Figure 3 : Répartition du PIB par habitant en France
Il faut noter le décalage qui existe dans cette région entre l’indicateur de richesse qu’est le
PIB, et la situation économique et sociale de la population. En effet les revenus disponibles
bruts par champardennais placent le territoire au 19erang des régions métropolitaines
françaises. La part des ménages imposés sur le total des ménages fiscaux est en 2009 de
56,7%, contre un résultat national de 59,3% D’autres indicateurs qui seront développés dans
la partie suivante témoignent également d’une situation sociale peu favorable.
L’économie de la région, très marquée par la viticulture, ne peut cependant pas se résumer à
cette seule activité. Les grandes plaines de la Marne sont dédiées à une agriculture très
intensive. Il s’agit essentiellement de productions céréalières, betteravières et de plantes
industrielles (chanvre, agrocarburants…).
Il est important de garder à l’esprit que cette création de richesse n’est pas
géographiquement répartie de façon homogène. Les deux tiers de la production de
19
Champagne-Ardenne sont regroupés dans le département de la Marne, et l’agriculture
intensive n’est pratiquée que dans les grandes plaines du centre du département.
A l’inverse les extrémités de la région rencontrent de grandes difficultés économiques. Les
Ardennes et la Haute-Marne connaissent depuis plusieurs années déjà un important déclin
de leur secteur industriel. Le département des Ardennes bénéficie d’ailleurs d’un soutien
exceptionnel de l’Etat à travers des Contrats de développement économique. Le
département encourage également la structuration d’une filière bois plutôt prometteuse.
L’économie de la région Champagne-Ardenne dépend encore largement d’activités
traditionnelles. Le secteur tertiaire est cependant en pleine phase d’expansion. Cette
nouvelle orientation est portée par l’industrie chimique, le commerce, le service aux
entreprises, et le tourisme.
QUELQUES INDICATEURS
•
•
•
•
•
•
•
•
1ère région française pour la production de fonte
2e région agro-alimentaire
3e région métallurgique française
3e région française en matière de sous-traitance
3e rang pour le pôle emballage et conditionnement
5erégion française en effectif salarié dans le textile
62 % du territoire régional consacré à l'agriculture
27% du territoire régional recouverts de forêt
Pour faciliter le décollage du secteur tertiaire, la région peut compter sur la nouvelle
connexion LGV-Est. Positionnée de façon avantageuse, la Champagne-Ardenne est pourtant
à l’écart des flux européens et internationaux. Ainsi, parmi ses projets, la région compte
aussi réaffirmer sa position de carrefour européen, et ainsi assurer son développement. De
grands projets d’intégration sont actuellement étudiés :
- Prolongement de l’autoroute A34 en direction des ports du Benelux.
- Construction d’une ligne ferroviaire transnationale reliant les Ardennes à la Belgique.
- Renforcement de la plate-forme aéroportuaire de Vatry.
20
La croissance champardennaise s’accompagne d’une très faible croissance en emplois. Le
rapport est le plus faible parmi toutes les régions françaises. Une étude de l’INSEE conduite
entre 1990 et 2007 indiquait que « 1% de croissance annuelle du PIB en valeur s’est
accompagné, en Champagne-Ardenne, d’une croissance de l’emploi de 0,03%, soit dix fois
moins qu’en Languedoc-Roussillon et sept fois moins que pour l’ensemble des régions de
France de province1».
Avec une population active de 616 103 personnes au dernier recensement de 2008, la
Champagne-Ardenne représente 2,07% du total Français. Au niveau de la région c’est 46,1%
de la population totale qui est active.
La répartition de la population active de la Champagne-Ardenne par département est
illustrée par le graphique suivant. Le département de la Marne concentre une importante
part du total champardennais (43,7 %), ce qui confirme bien son rôle majeur dans
l’économie de la région. La Haute Marne quant à elle ne compte que pour 13,5% dans les
résultats de la région.
Depuis 1980 le chômage en région Champagne-Ardenne augmente. Entre 1980 et 2005, la
région a enregistré une augmentation des demandeurs d’emploi de près de 80%. Cette
progression reste toutefois plus modérée qu’à l’échelle nationale. En effet au cours de la
même période le nombre de demandeurs d’emploi avait plus que doublé en France.
Fin 2010, le chômage en Champagne-Ardenne atteignait 9,4% de la population active
régionale.
1
Le PIB par habitant de Champagne-Ardenne : la Baisse démographique et les performances du champagne
maintiennent
la
région
en
bonne
position
-
Benoît
Jacquemot
–
http://insee.fr/fr/themes/document.asp?reg_id=13&ref_id=151816 - consulté le 7.11.2011
21
Sous cet indicateur se cache une réalité
Evolution comparée du nombre de demandeurs
contrastée d’un département à l’autre.
d’emploi en France et en région Champagne-Ardenne
Les
statisticiens
remarquent
une
progression significative du chômage
dans les bassins d’emplois en cours de
restructuration (Vallée de la Meuse et
Marne-Moyenne).
Les Ardennes apparaissent comme le
territoire le plus touché. En 2005, elles
étaient classées au 3ème rang des
départements français les plus touchés
par le chômage. A l’inverse, la Marne
Figure 4 : évolution du nombre de demandeurs d'emplois
détient le taux de chômage le plus bas
de la région. En 2005, il s’agissait du seul département de Champagne-Ardenne à conserver
un taux de chômage inférieur aux taux de la France métropolitaine.
Les disparités départementales dans l’évolution du taux de chômage sont assez accentuées.
Entre 1981 et 2005, l’Aube et les Ardennes ont été marquées par les plus fortes
augmentations (respectivement de 3 points et de 2,9 points). La Haute-Marne et la Marne
ont, en revanche, connu un accroissement plus modéré, de 1,7 point pour la première et de
0,7 point seulement pour la seconde.
Par ailleurs, la montée du chômage s’est accompagnée d’une nette progression de la
précarité des emplois. Les recours à l’emploi intérimaire sont de plus en plus représentés
dans le marché du travail champardennais.
22
Enfin l’un des deniers constats que l’on puisse faire concernant l’emploi en ChampagneArdenne concerne le niveau de rémunération moyen, qui est moins élevé que dans plusieurs
autres régions de l’hexagone (10ème position en 2008).
Figure 5 : évolution du taux de chômage
23
1.4 Le contexte démographique de la Champagne-Ardenne
Le dernier recensement de la
Projection de l’évolution de la population des
départements de Champagne-Ardenne
population effectué en 2008 par
l’INSEE
dénombre
1 338 000 habitants en région
Champagne-Ardenne. La Marne est
le département le plus peuplé. Avec
ses
566
000
habitants,
elle
représente 42,4% de la population
régionale. L’Aube regroupe 22,5%
Figure 7 : projection de l'évolution de la population
des
habitants
Ardenne.
de
Suivent
Champagneensuite
les
Ardennes qui représentent 21,2%, et enfin le département de la Haute-Marne qui compte
pour 14% dans la population régionale.
Le territoire connaît depuis 1990 une perte
continue de ses habitants. A partir du
recensement
de
1999,
on
l'estime
Le solde naturel en Champagne-Ardenne
(en nombre)
en
moyenne à 340 habitants par an. Cette
tendance,
selon
les
prospectives
des
statisticiens, devrait se poursuivre dans les
années à venir. Ils estiment ainsi que la région
perdrait d’ici 2030, 7% de sa population
actuelle2.
Figure 8 : solde naturel
La région Champagne-Ardenne
possède
pourtant un solde naturel positif, avec un excédent des naissances sur les décès de 3 400
personnes. Ce résultat n’est néanmoins pas assez élevé pour compenser le déficit
migratoire. Sur cette thématique la réalité à l’échelon des départements est à nouveau
2
Scénario moyen basé sur la tendance démographique actuelle. Modèle Omphale.
24
contrastée. La Haute-Marne affiche par exemple un profil très inquiétant puisque entre 2008
et 2009 le nombre des décès excède celui des naissances.
Les migrations interrégionales observées sur le territoire champardennais n’affectent pas de
la même façon les différentes tranches d’âges. Très déficitaires pour les plus jeunes, elles
sont au contraire presque nulles pour les plus de 75 ans. Cette particularité participe
activement au vieillissement de la population régionale. En effet, avec des habitants âgés en
moyenne de 39,5 ans, la Champagne-Ardenne a atteint la moyenne d’âge nationale en 2007
(39,7 ans). En raison des migrations et du vieillissement général, les femmes en âge de
procréer sont de moins en moins nombreuses au sein de la région. Ce constat également
établi à l’échelle nationale, est toutefois bien moins important qu’en Champagne-Ardenne.
La pyramide des âges de la Région Champagne-Ardenne
Au 1er janvier 2007
Source : INSEE (estimations localisées de population)
Figure 6 : pyramide des âges en Champagne-Ardenne
Par ailleurs l’espérance de vie en Champagne-Ardenne stagne depuis 2007, contrairement
au niveau national qui poursuit sa progression. Les écarts avec la moyenne française se
25
creusent. En 2008 l’espérance de vie des hommes champardennais est inférieure de 19 mois
à la moyenne française. Pour les femmes vivant sur le territoire régional l’écart est de 11
mois. Ces écarts aux moyennes nationales sont encore plus marqués dans les Ardennes, où
ils atteignent en 2008, 32 mois pour les hommes et 23 mois pour les femmes.
1.5 La situation sociale de la région
La Champagne Ardenne a l’un des plus faibles niveaux de vie médian de France. En 2004, la
moitié des Champardennais vivaient avec un niveau de vie inférieur à 15 069 euros par an. Si
les inégalités de niveau de vie en Champagne-Ardenne sont sensiblement les mêmes que
celles du pays, cela s’explique surtout par le fort effet redistributif des impôts et des
prestations.
D’après une étude conduite par l’INSEE en 2004, 12,3% des Champardennais vivent sous le
seuil
de
pauvreté3.
Ce
niveau
se
Le taux de pauvreté en 2004
rapproche sensiblement de celui de la
France (12,1%). En revanche le profil de
cette population pauvre se distingue
quelque peu de celui de l’hexagone. Les
personnes âgées sont moins touchées en
Champagne-Ardenne que sur l’ensemble
du territoire national. Les personnes
seules, les familles monoparentales et les
- de 18 ans sont au contraire plus enclins
Figure 7 : taux de pauvreté en Champagne-Ardenne
au risque de la pauvreté dans cette région. 13,6% des hommes seuls et 14,6% des femmes
seules étaient en situation de pauvreté en 2004 (cf. graphique ci-contre). Les situations sont
encore plus inquiétantes pour les familles monoparentales. Plus le nombre d’enfants est
important plus les difficultés financières sont importantes pour ce profil de ménage.
3
Définition de l’INSEE : « Un individu est considéré comme pauvre quand son niveau de vie est inférieur au
seuil de pauvreté. Ce seuil habituellement utilisé était de 50 % du niveau de vie médian en France»
26
Toujours en 2004, c’était une famille monoparentale sur quatre qui était considérée par
l’INSEE comme étant pauvre. De plus, il est important de remarquer que les enfants et les
adolescents champardennais sont plus souvent confrontés à la pauvreté monétaire qu’au
niveau national.
Au sein du territoire régional, les réalités sont assez contrastées, d’ailleurs le déséquilibre
entre urbain et rural est flagrant. Les grandes agglomérations regroupent une part très
importante des personnes en situation de pauvreté. Cette répartition se retrouve également
au niveau du pays mais dans des proportions moins marquées. Les dissemblances
s’observent également entre les départements. La Marne faisait face en 2004 à un taux de
pauvreté de 10,5%. Elle se situait donc en dessous de la moyenne nationale. Dans les
Ardennes en revanche le phénomène concerne 16% des habitants du département. La
pauvreté des familles y est d’ailleurs particulièrement présente. Ainsi dans les Ardennes près
de 16% des couples avec enfants sont pauvres contre 11% en France. De plus 31% des
familles monoparentales vivent en dessous du seuil de pauvreté, alors que cette situation ne
concerne que 21,2% de ces ménages au niveau national.
27
1.6 Les caractéristiques du logement champardennais
En région Champagne-Ardenne, comme au niveau national le nombre de logements
augmente plus vite que la population. Entre 1999 et 2006 la région a perdu 0,2% de ses
habitants. Sur la même période elle a en revanche connu une augmentation de 5,6% de son
parc de logement. Ce phénomène qui ne cesse d’amplifier depuis 40 ans a donné lieu à des
projections qui annoncent que la région perdra 7% de sa population d’ici 2030, tandis que le
nombre de résidences principales augmentera de 14%. La baisse de la taille des ménages, en
étroit lien avec la décohabitation et le vieillissement de la population, explique en grande
partie la croissance du nombre de logement.
La proportion de résidences principales en Champagne-Ardenne est de 6 points plus élevée
qu’au
niveau
de
la
France
provinciale. Par contre, au contraire
Part des logements vacants sur l’ensemble des
résidences de Champagne-Ardenne
de la tendance nationale, la part des
logements vacants a augmenté entre
1999
et
2006.
Avec
7,4%
de
logements inoccupés, la ChampagneArdenne est l’une des régions les
plus marquées par ce fait après la
Bourgogne,
l’Auvergne
et
le
Figure 8 : les logements vacants
Limousin.
28
Enfin, face à des ménages de plus en plus petits, les résidences principales de ChampagneArdenne sont au contraire, de plus en plus grands.
Les résidences principales champardennais
Nombre moyen de personnes par ménage
selon le nombre de pièces (%)
en Champagne-Ardenne
Figure 9 : comparaison de la taille des résidences
Source : INSEE, recensements de la population
principales à la taille des ménages
Concernant
le
statut
résidences
principales,
d’occupation
la
des
Champagne-
Statut d’occupation des résidences
principales de la région en 2006
Ardenne reste l’une des régions de France où
la part des propriétaires est la moins élevée.
Cette entité administrative se différencie
aussi
par
l’importante
proportion
des
ménages locataires en HLM et ce depuis déjà
1999. Avec 22,5% de locataires de Logement à
Loyer
Modérés,
elle
est
en
tête
du
classement. 80% du parc HLM est concentré
dans les villes et leur banlieue. Les communes
périurbaines et l’espace rural sont concernés
Figure 10 : les statuts d'occupation en ChampagneRéalisation : IATEUR - Février 2012
Source : INSEE, recensements de la population
par ce type d’habitat dans une bien moindre
proportion.
29
Le tableau synthétique ci-après rend compte de cette particulière répartition géographique.
Source : INSEE, recensements de la population
Figure 11 : répartition des logements en fonction de leur situation et de leur
statuts d'occupation
D’autre part l’INSEE constate en 2006 un important vieillissement de la population parmi les
locataires de logement HLM. A cette date 41,7% des ménages vivant dans un HLM sont âgés
de 50 ans ou plus. Les populations jeunes se retrouvent en plus grande proportion dans le
logement locatif privé.
Répartition des ménages en fonction de leurs
âges entre le parc HLM et le parc locatif de
Enfin,
concernant
le
logement
Champagne-Ardenne.
champardennais l’INSEE constate une
plus faible mobilité qu’au niveau
national. Les habitants de la région
restaient en 2006 à 79,1% dans leur
commune, contre un taux de 76,7%
dans l’ensemble du pays. La mobilité
résidentielle, à l’instar de la tendance
nationale, baisse à mesure que l’âge
augmente.
Figure 12 : répartition de la population par âge dans le parc Hlm
et dans le parc privé
30
L’Agence Nationale de Rénovation Urbaine
1. L’ANRU, un prolongement de la politique de la ville.
Des actions spécifiques sont menées dans un certains quartiers dans le cadre de la politique
de la ville.
La politique mise en place dans ces quartiers ne peut être appliquée sur l’ensemble de la
ville. Il faut cibler certains périmètres prioritaires en déclin, pour éviter le saupoudrage. Le
législateur a souvent recours à la technique du zonage, du découpage, afin de répondre à un
objectif particulier.
1.1 Le zonage prioritaire de la politique de la ville
La politique de la ville a été élaborée face au constat de concentration des difficultés
dans certains quartiers. C’est pourquoi il a fallu concentrer les efforts sur ces quartiers. Cette
notion de géographie prioritaire a fortement évolué depuis le démarrage des dispositifs
relevant de la politique de la ville. Les Zones d'Éducation Prioritaires (ZEP) sont mises en
place en 1982. A partir de 1994 une procédure unique appelée Contrat de Ville est conçue
dans un objectif de clarification des dispositifs et de recentrage de l'action de l'Etat sur les
sites les plus en difficulté. L'année 1995 voit la création des Zones Urbaines Sensibles (ZUS)
et des Zones de Redynamisation Urbaine (ZRU). Les Zones Franches Urbaines (ZFU)
apparaissent en 1996 et c'est le Pacte de Relance pour la Ville de la même année qui définit
des territoires prioritaires faisant l'objet de politiques spécifiques.
31
Les ZUS
Les Zones Urbaines Sensibles (ZUS) sont la cible prioritaire de la politique de la ville, en
fonction des considérations locales liées aux difficultés que connaissent les habitants de ces
territoires : la présence de grands ensembles ou de quartiers d'habitat dégradé, le
déséquilibre accentué entre l'habitat et l'emploi etc.
Le premier critère retenu pour classer un espace en Zone Urbaine Sensible est l'habitat. Le
deuxième critère est la santé. Les établissements scolaires et la sécurité sont ensuite pris en
compte.
Les collectivités locales comparent les quartiers au reste de l’agglomération : lorsque ces
critères sont négatifs, cet espace peut être classé en ZUS, cependant c’est l’Etat qui arbitre
l’entrée ou non en ZUS.
A l’échelle de la France, 751 ZUS sont recensées sur 800 communes (parfois une ZUS peut se
situer sur plusieurs communes), dont 34 situées en outre-mer. Il se trouve qu’exception faite
de l’Île-de-France, (qui accueille à elle seule 21% du total des ZUS) la répartition sur le reste
du territoire est relativement bien équilibrée. En moyenne, chaque ZUS compte 6 224
habitants, notons toutefois que 80% des communes en France ont moins de 2000 habitants.
Dans les 717 ZUS de métropole, on compte 2 millions de logements non sociaux. La
Champagne-Ardenne compte quant à elle 31 ZUS, qui regroupent 9,8% de la population
régionale.
La politique de la ville incite également au maintien des commerces de proximité, ou, de les
faire venir ou revenir. On cherche également à rénover les bâtiments avec le programme
national de rénovation urbaine (PNRU). Le but est de créer la mixité sociale en rendant le
quartier attractif. Entre 2003 et 2013, il est prévu d’augmenter l’offre de logements sociaux
afin de couvrir les besoins de 250 000 habitants et de réhabiliter 400 000 logements dans le
cadre de la politique de rénovation urbaine. Les ZUS sont placées au cœur du programme du
projet de rénovation urbaine.
Il faut améliorer le volet social, environnemental, économique et participatif, dans le but de
rendre durable ces quartiers.
32
Les ZRU
Ce sont des zones créées à l’intérieur des ZUS. Pour créer une Zone de Redynamisation
Urbaine, on compare un secteur particulièrement en difficulté par rapport au reste de la
ZUS, en reprenant les critères précédents, et en y ajoutant le potentiel fiscal de la commune,
la prise en compte le taux des sorties scolaires avec un diplôme ou sans, etc.
Lorsque ces critères accumulés débouchent sur la constatation que cette zone est encore
plus défavorisée que le reste de la ZUS, l’Etat peut créer une ZRU. Ainsi existe en France 416
ZRU dont 396 en France métropolitaine et 20 en outre-mer. Les 416 ZRU regroupent 3,7
millions de personnes.
Les ZFU
Les ZRU étant insuffisantes pour surmonter les difficultés des quartiers, l’Etat crée les Zones
Franches Urbaines en 1996.
Pour ces zones, l’accent est mis sur les emplois et les entreprises.
Aujourd’hui il existe 100 ZFU dont 93 en métropole et 7 dans les DOM-TOM. On y dénombre
1,4 millions de personnes.
ZFU
ZUS
100
751
ZRU
496
33
La politique de la ville s’exerce donc principalement dans ces trois zones, considérées
comme sites en difficultés. Cette politique n’est pas sans poser de problème car cette
géographie prioritaire finit par créer des disparités, des inégalités entre les territoires4.
Quelques textes réglementaires
Tout au long de son développement, la politique de la ville s’est traduite par des lois ou des
plans :
-
La loi Solidarité et Renouvellement Urbain (dite loi SRU - décembre 2000). Elle vise
notamment à inciter les communes à construire des logements sociaux afin de
favoriser la mixité sociale (seuil de 20% de logements sociaux sur une commune).
-
La loi d'orientation et de programmation pour la ville et la rénovation urbaine (août
2003) : loi de programmation pour cinq ans (2004-2008) qui fixe les objectifs, les
moyens et les outils d'une politique globale en faveur des quartiers. Cette loi fixe
quatre objectifs:
o rétablir l'équité sociale et territoriale en mobilisant les politiques publiques,
o rénover durablement l'habitat et le cadre de vie, notamment par le
développement de l'offre de logement,
o
soutenir le développement d'activités économiques et la création d'emploi
dans les ZUS,
o lutter contre la marginalisation des ménages.
Cette loi crée également l’Observatoire National des Zones Urbaines Sensibles (ONZUS
rattaché à la SGCIV) et la création de l’Agence Nationale pour la Rénovation Urbaine (ANRU).
4
Définitions issues du cours de Seydou Traoré, maître de conférence à l’IATEUR 2010-2011, cours de politique
de la ville.
34
2. L’Agence Nationale pour la Rénovation Urbaine : un acteur majeur de la
politique de la ville
Cet établissement public est créé spécialement pour gérer une activité de service public.
Cette spécialisation repose sur la recherche de l'efficacité. Cette mission est confiée à des
personnes morales publiques.
Il existe trois grands établissements publics spécialisés :
L’Agence Nationale pour la Rénovation Urbaine (ANRU) créée par la loi du 1er août 2003,
portant sur le logement.
L’Etablissement Public d’Aménagement et de Restructuration des Espaces Commerciaux et
Artisanaux (EPARECA)
L’Agence nationale pour la Cohésion Sociale et l’Egalité des chances (ACSE) créée par la loi
du 31.03.2006 suite aux émeutes de 2005)
Dans le cadre de notre étude, concernant la rénovation urbaine en Champagne-Ardenne,
nous centrerons nos recherches sur l’ANRU.
Financée par l’Etat, l’ANRU a pour mission de mettre en œuvre le programme national de
rénovation urbaine (PNRU).
Ce PNRU est prévu pour s’appliquer dans les quartiers en difficultés. Il reprend des
orientations lourdes de réhabilitation et de démolitions-reconstructions. Le législateur s’est
fixé un délai de 10 ans pour mener à bien ce projet sur l’ensemble du territoire national :
2003/2013. Sur ces dix ans, le législateur prévoit au minimum 200 000 réhabilitations,
démolitions, reconstructions (plusieurs opérations peuvent concerner un site), dans
l’objectif de restructurer les quartiers en ZUS, à travers la mixité sociale et le développement
durable. D’autres opérations telle que la résidentialisation, l’aménagement des espaces
35
publics, construction d’équipements… sont menées sur ces quartiers à travers les Plans de
Rénovation Urbaine (PRU).
L’objectif principal du PRU est d'améliorer l'habitat, le cadre de vie, de désenclaver ce
quartiers et favoriser la mixité sociale.
Un budget de 30 milliards est prévu pour financer l’ensemble des opérations pour ces dix
ans, dont 12 milliards venu de l’ANRU elle-même, représentant 530 opérations. Au 1er juin
2008, l’ANRU avait financé 331 projets de rénovation, soit un montant s’élevant à 10
milliards. L’ANRU apporte ses connaissances techniques et financières, mais ne réalise pas
elle-même les opérations. Le soin est notamment laissé aux bailleurs HLM qui jouent un
grand rôle dans l’accomplissement des travaux.
Le champ d’intervention de l’ANRU fut élargi en 2009 dans le cadre du plan de relance de
l’économie. Ce plan est mis en place pour garantir le niveau de qualité des projets, et pour
débloquer les opérations par le biais d’un effet de levier pour le secteur de la construction.
Le montant de ce plan de relance qui a accéléré et lancé 1200 opérations s’élève à 350
millions d’euros. L’échéance arrivant à terme, un bilan est dressé et l’ANRU prépare la
possibilité d’un second programme qui serait plus axé sur l’humain.
En outre, la loi de mobilisation et du logement contre l’exclusion, dite loi MOLLE a été votée
le 25.03.09. Elle a défini un nouveau programme de rénovation urbaine, un nouvel aspect
non vu par la loi de 2003 est mis en place le Programme National de Rénovation des
Quartiers Anciens Dégradés.
Au premier septembre 2010, on dénombrait 382 conventions avec l’ANRU.
36
2.1 Démolir pour mieux reconstruire : un pilier des Projets de Rénovation Urbaine
Depuis la loi Borloo de 2003, la politique de la ville cible les opérations de restructuration
lourde. Ainsi la plupart des Projets de Rénovation Urbaine (PRU) sont avant tout orientés sur
le
volet
logement
avec
des
opérations
de
type
démolitions/reconstructions,
résidentialisation et réhabilitation.
La démolition est une opération économique qui suscite une importante activité pour le
secteur du bâtiment et de la construction, secteur stratégique par le nombre d’emplois qu’il
représente. Les démolitions de logements sont souvent présentées comme plus rentables
que les réhabilitations nécessaires, mais d’autres facteurs favorisent ce types d'opérations.
D'abord, démolir peut permettre de recomposer le quartier et de le modifier en
profondeur. En effet, cela libère du foncier et permet de réaménager différemment le
quartier en jouant sur le maillage de l’espace. Les travaux de voiries pour créer de nouvelles
liaisons participent, par exemple, au désenclavement du quartier. De même, les démolitions
permettent de redessiner le territoire en dégageant le paysage ou en atténuant l’impression
de confinement et d’entassement présent dans certaines zones urbaines sensibles. Cela
contribue à améliorer le cadre et la qualité de vie des habitants tout en redonnant de la
valeur foncière et immobilière à ces espaces. La démolition est aussi un facteur de
diversification de l’habitat, et donc de la population.
Pour atteindre l’objectif de mixité sociale, il faut parvenir à attirer une population
extérieure au quartier, population dont les besoins et les attentes ne sont pas les mêmes
que les résidents de longue date. Concrètement, une fois l'immeuble, la barre ou la tour
démolie, le choix va être fait de reconstruire quelque chose de morphologiquement
différent et plus attractif comme du petit collectif ou des maisons individuelles. Dans le
même temps, cela va permettre aux bailleurs de réorganiser les types de logements pour
orienter l’offre résidentielle vers les classes moyennes (locatif, accession aidée, accession
libre) et ainsi dédensifier les espaces résidentiels paupérisés.
37
L’action de démolir un immeuble est, d'autre part souvent justifiée par des impératifs
techniques et architecturaux. Les grands ensembles ont été conçus dans l’urgence et à
moindre coût, de ce fait bon nombre d’immeubles ont mal vieillis faute de qualité. Au-delà
de la pauvreté architecturale des bâtiments, il faut savoir qu’il est parfois très difficile de les
mettre les logements aux normes et de faire face à l’obsolescence générale du bâti. Dans les
cas de vétusté importante, la démolition est souvent présentée comme plus simple, moins
coûteuse et plus efficace que la réhabilitation.
Enfin, les démolitions sont des opérations souvent spectaculaires et très visibles,
pour les habitants du quartier comme pour les populations non résidentes. Cela peut
contribuer à l’amélioration de l’image du quartier et à valoriser le projet de rénovation à
l’échelle de la ville entière, dans l’espoir notamment d’en modifier les représentations
négatives. Si les démolitions provoquent très souvent de l’émotion chez les habitants du
quartier, elles sont également un moyen de leur montrer que les pouvoirs publics se
soucient de leur sort et du devenir de leur territoire.
A titre d’exemple, le quartier de Croix-Rouge à Reims a connu, ces dernières années, de
multiples opérations de démolition. L’année 2006 a été particulièrement marquante sur ce
point avec des démolitions centrées sur l’habitat, la démolition du centre commercial la
Rafale, de l'immeuble de la place des facultés ainsi que d'un parking.
Cette même année la tour Taittinger, située juste à côté de la Faculté de droit et de lettres,
connaissait le même sort. La destruction de cette tour de 19 étages a permis d’y reconstruire
une cité universitaire. Cette opération a donc permis de diversifier l’habitat du quartier et de
produire une nouvelle offre locative destinée à une population étudiante. Ce nouvel
immeuble contribue également à faire évoluer positivement l’image du quartier.
38
A gauche la tour Taittinger peu de temps avant sa démolition. A droite la nouvelle cité universitaire de
Croix Rouge et les travaux qui se poursuivent
Figure 13 : la place de la tour Taittinger, Avant - Après
Mais, le paradoxe de vouloir détruire des immeubles alors que le pays connaît une crise du
logement est souvent pointé du doigt. Malgré la règle du 1 démoli pour 1 reconstruit de
l’ANRU, le nombre de logements sociaux crées n’augmente pas assez vite et les délais
d’attente pour leur accès ne font que s’accroître. De plus, dans certains cas, il est arrivé que
les critères évoqués pour justifier une telle opération soient jugés incohérents. En effet, des
immeubles récents (moins de 15 ans) ont été détruits dans le cadre de certains PRU. De
même, il arrive que des immeubles ayant récemment été réhabilités fassent l’objet de
démolitions, ce qui provoque souvent l’incompréhension des habitants.
De manière générale, il ne faut pas oublier que, malgré l’accompagnement des bailleurs
sociaux et des associations, une démolition peut être vécue comme quelque chose de
déstabilisant pour les habitants du quartier, et d’autant plus pour les populations relogées.
39
2.2 Vers un PNRU 2
Le PNRU arrivant à son terme, les pouvoirs publics dressent un bilan des multiples plans
d’actions mis en place durant ces dernières années. Il faut évoquer les incontestables points
forts du premier plan, qui a permis notamment la transformation rapide du cadre de vie de
millions d’habitants ainsi qu’une requalification patrimoniale du parc de logement. Mais, une
fois le PNRU terminé, certaines actions ne seront pas achevées, c’est pour cela que les
parlementaires préparent la création d’un PNRU 2.
Cependant, il faut également se pencher sur l’amélioration des conditions de vie, ainsi que la
sphère sociale au sens large, et notamment en ce qui concerne l’emploi, l’éducation, la
santé. Malgré l’ampleur des projets de rénovation et l’ambition affichée d’une amélioration
de la qualité de vie dans ces logements, bon nombre de personnes habitant ces quartiers
restent sans emploi à cause de leur manque de qualification, les jeunes de ces grands
ensembles sont eux, très souvent en échec scolaire. Par ailleurs, la mixité sociale espérée
reste globalement mitigée, faute de projets intégrés dans un renouvellement urbain à une
échelle plus vaste que les intercommunalités. De plus, l’impulsion économique des quartiers
est trop faible pour attirer les classes moyennes et aisées.
Ainsi lors du Comité Interministériel des Villes (CIV) du 18 février dernier, le Premier ministre
a confié la responsabilité à Maurice Leroy, ministre de la ville, de préparer le PNRU 2. Pour le
ministre, "il s’agit de mettre en œuvre la méthode qui marche, celle de la concertation et de
la consultation. La préparation du PNRU 2 se fera dans un dialogue constructif et productif
entre tous les acteurs5".
Un PNRU 2 est donc unanimement demandé. Évidemment, il n’a pas été possible d’achever
tous les projets de cette première phase et de nombreux quartiers nécessitent des
investissements complémentaires. Dans d’autres, la pression des habitants voisins des
quartiers rénovés est si importante que les Maires ou les Présidents de Communautés
d’Agglomération demandent la poursuite de l’opération. Mais outre l’aspect démolition et
5
www.union.fr, consulté en novembre 2011.
40
reconstruction, le PNRU 2 devra s’intéresser de plus près à l’habitat privé. Le contraste qui
existe entre l’habitat public rénové et les copropriétés dégradées nécessite la mise en place
des dispositifs appropriés.
Le PNRU 2 va s’attacher un peu plus à la création d’un diagnostic social afin d’agir et de
répondre aux problèmes qui se posent dans ces divers quartiers. Cependant, il est important
de rappeler que les Contrats Urbains de Cohésion Sociale étaient déjà présents pendant les
premiers PNRU. Ce dernier a donc joué un rôle pour les 497 quartiers qui y ont souscrit pour
une durée de 3 ans. Ces contrats s’articulent autour de trois axes :
Un projet global de cohésion sociale visant les objectifs définis dans la loi d'orientation et de
programmation pour la ville et la rénovation urbaine du 1er aout 2003.
Des programmes d'actions pluriannuels déclinant ce projet sur 5 champs prioritaires : accès
à l’emploi et développement économique, amélioration du cadre de vie, réussite éducative,
citoyenneté et prévention de la délinquance, santé.
Les modalités de mise en œuvre, de suivi, d'évaluation et de révision du contrat à miparcours.
Il est donc important de généraliser ces actions et de les englober dans le PNRU2. Des
programmes ANRU 2 sont déjà en expérimentation, c’est le cas à Floirac (Gironde) qui
prépare, avec les bailleurs concernés, un projet ANRU 2 sur un périmètre où 453 logements
sont visés. Le GIP-GPV (Groupement d’intérêt public - Grand projet de ville) a demandé à ICF
Atlantique, bailleur le plus présent sur ce périmètre, de coordonner le diagnostic social et
urbain nécessaire à la conception du projet qui sera présenté fin janvier à l’ANRU.
Par conséquent, l'ANRU 2 serait principalement axé sur le facteur social dans ces grands
ensembles. Aujourd’hui, avec ce nouvel ANRU, chaque habitant pourra être sollicité afin de
donner son avis sur la manière et les moyens pour son quartier afin de le rendre plus
attractif, ce qui permettra sûrement d’avoir une meilleure mixité sociale. Cependant, il est
important de resocialiser ces personnes par le travail et les jeunes par l’école.
41
3. La rénovation urbaine en Champagne-Ardenne
Communes
concernées
Quartiers
par
la
concernés
par
la
Conventions ANRU
Date
rénovation urbaine
des
Date
des
conventions
avenants
22 mai_2006
2010
18 décembre 2008
2010
6 janvier 2006
25 mai 2009
rénovation urbaine
Agglomération
troyenne
Convention
Point du Jour, Sénardes, Jules
Agglomération
Troyenne Les chartreux
Guesde, Chartreux, et Tête du
Bouchon à Troyes. Chantereigne-
Convention
la
Chapelle
Montvilliers à la Chapelle St Luc
Saint-Luc, les Noës, Près
Troyes, Troyes
Charleville Mézières
Houillère,
Manchester,
Ronde
Couture
Convention
quartiers
Houillère,
Manchester,
Ronde Couture
Châlons-en-
ZUS rive gauche (quartiers Frison
Convention
Champagne
gare, la Bidée, et Mont Saint
Champagne Cœur de Projet
Michel)
(Bidée, Orléans)
Chaumont
Epernay
Fumay
Reims
Cavalier, Rochotte Foch
Bernon
Quartier du Charnois
Wilson, Epinettes, Croix-Rouge,
Orgeval
Romilly-sur-Seine
Saint Dizier
Quartier du nouveau Romilly
Le Vert Bois
Sedan
Torcy, le Lac
Vitry-le-François
Le Désert, Le Hamois, RomeSaint-Charles, La Fauvarge
Convention
Châlons-en-
Chaumont
Cavalier Rochotte Foch
Convention Epernay Bernon
Convention
Fumay
Le
Charnois
Convention les Epinettes
Convention
Romilly-sur-
Seine Nouveau Romilly
Convention Saint-Dizier Le
4 février 2008
23
décembre
2008
9 janvier 2009
16 décembre 2005
9 mars 2007
10 décembre 2004
12 mai 2009
Deuxième
avenant 2011
mai 2011
12 Juillet 2007
26 novembre 2004
14 mai 2009
Convention Sedan Torcy
6 janvier 2006
27 mai 2009
Convention Vitry le François
28 juillet 2005
Vert Bois
9
novembre
2011
42
La rénovation urbaine en région Champagne-Ardenne se matérialise par la signature de 12
conventions distinctes pour un montant global de 1,3 milliard d’euros. Ces dernières
s’appliquent à des territoires plus ou moins vastes, et à un nombre de quartiers prioritaires
tout aussi variable. Le tableau ci-dessous fournit le détail de ces informations.
Figure 14 : localisation des PRU en Champagne-Ardenne
43
44
Avancement du PRU en Champagne-Ardenne
Opérations
Logements
Logements
programmés en travaux
Logements
livrés
Total des
logements
avancés
Taux
d'avancement
Démolitions
7575
5742
9183
13819
4392
1205
2247
1490
5729
3372
6475
3603
78%
59%
71%
26%
Reconstructions
Réhabilitations
Résidentialisations
1337
2167
4228
2113
Les quartiers champardennais des PRU de la région
Afin de mieux organiser les informations, nous avons décidé d’établir un descriptif
synthétique sous forme de fiches quartiers. Elles nous sont apparues comme un outil
pertinent pour comparer efficacement les quartiers, en choisissant les indicateurs les plus
significatifs dans un souci d’uniformité et de lisibilité. Pour renseigner ces fiches de façon
optimale, nous nous sommes appuyés sur les conventions et avenants ANRU, l’INSEE, des
documents de l’ARCA et dans une moindre mesure les outils de communications des
collectivités locales (sites internet, journaux locaux, etc.). Cette partie du diagnostic est
essentielle car elle constitue un véritable état des lieux des sites ANRU de la fin d’année
2011 : contextes, financements et opérations principales des projets.
Nous avons classé ces fiches quartier selon leur département puis en fonction de la date de
signature de convention.
45
Département des Ardennes
46
FICHE QUARTIER ANRU
QUARTIER MANCHESTER (CHARLEVILLE-MÉZIÈRES)
Contexte : Depuis 1988, la ville de Charleville-Mézières s’est engagée dans une politique
d’amélioration de la situation de ses territoires les plus en difficultés, à travers le dispositif
du Développement Social des Quartiers (DSQ). Le Contrat Urbain de Cohésion Sociale (CUCS)
constitue un cadre unique pour la mise en œuvre des interventions de l’Etat en faveur des
territoires les plus en difficulté, dans une démarche de partenariat renforcé avec l’ensemble
des acteurs impliqués sur le champ du développement social urbain. Sur le territoire de
l’agglomération, La Houillère, la Ronde Couture et Manchester relèvent de la priorité 1.
L’objectif majeur de ces politiques successives est de développer la citoyenneté et les
possibilités d’expression des habitants en améliorant leurs conditions de vie et tranquillité et
de sécurité, à travers des projets qui amènent progressivement ces territoires en relégation,
à s’intégrer dans l’environnement englobant des villes et de l’agglomération.
Quartier
Commune de
Manchester
Charleville -Mézières
Population
3056 habitants
61 881 habitants
4,9 %
Superficie
58 ha
2,27 km²
2,6 %
Chômage
29,6 %
20,2 %
Part du quartier sur la
commune
Année de la convention ANRU : 6 janvier 2006
Avenant : 25 mai 2009
Porteur du projet : ville de Charleville-Mézières
47
Bailleurs : Espace Habitat et Habitat 08
Montant du financement : 759
727 € total dont 370 964 € soit
33% financé par l’ANRU.
Répartition du financement
global (Charleville-Mézières):
49 099 906 €
ANRU
Graphique à compléter avec le
22% 37%
Région
38%
bailleur
Caisse des Dépots et
Consignations
3%
Les principales opérations envisagées:
Prévision
Prévision initiale
de(s)
avenant(s)
de la convention
Aujourd’hui
Aujourd’hui
réalisés
réalisés (%)
Démolitions
218 logements
218 logements
0
0%
218 logements
234 logements
1 opération livrée
0.4%
335 logements
335 logements
0
0%
790
790
45
5.6%
10
10
1
10%
Construction/Reconstructions
Réhabilitations
Résidentialisations
Petits travaux/aménagements
48
Bilan des travaux :
Les travaux en fin d’année 2011 n’avaient pas débuté.
Relogement :
Ces données nous seront fournies lors des entretiens avec les collectivités et les organismes
en charge de la Zone Urbaine Sensible
Diversification de l’habitat:
Ces données nous seront fournies lors des entretiens avec les collectivités et les organismes
en charge de la Zone Urbaine Sensible
Les principales operations envisagées et conduites :
Améliorer l’organisation urbaine du quartier,
Améliorer l’habitat et son environnement,
Renforcer la présence, l’accessibilité et l’adaptabilité des services publics et équipements
publics,
Redynamiser le commerce sur le quartier.
L’avenant prévoit La démolition de 218 logements, cependant 150 seront construit hors ZUS
pour éviter de regrouper une même type de logement sur la ZUS de Manchester.
Les grands objectifs de la convention :
Actions en faveur de l’éducation et de la culture par l’action éducative, l’animation et la vie
éducative
Gestion urbaine de proximité
49
Mesures d’insertion par l’économie et l’emploi des habitants.
Les équipements :
Le quartier de Manchester s’est développé au Sud d’un axe Est-Ouest reliant Mézières à
Warcq en franchissant le fleuve. La rocade de déviation, perpendiculaire à cet axe historique,
permet un accès direct pour les véhicules au centre-ville mais sépare le quartier du reste de
la ville
Manchester regroupe des équipements de santé structurants au niveau l’agglomération et
du département (centre hospitalier en cours d’agrandissement, et réadaptation).
Figure 15 : plan de situation du quartier Manchester
50
Charte d’insertion :
Seules les personnes vivant dans la ZUS sont concernés pour travailler sur un minimum de 5
% du nombre total d’heures dans le cadre des travaux d’investissement du projet financé par
l’ANRU. Réserver aux publics concernés des ZUS au minimum 10 % des embauches directes
ou indirectes (notamment à travers des structures du type régie de quartier ou associations
d’insertion) effectuées dans le cadre de la gestion urbaine de proximité et de la gestion des
équipements faisant l’objet d’aides de l’ANRU.
51
FICHE QUARTIER ANRU
QUARTIER RONDE COUTURE (CHARLEVILLES-MÉZIÈRES)
Quartier
Commune de
Ronde Couture
Charleville-Mézières
Population
9 076 habitants
61 881 habitants
14, 7 %
Superficie
157 ha
2,27 km²
69, 2 %
Chômage
33, 5 %
20,2 %
Part du quartier sur la
commune
Année de la convention ANRU : 06/01/2006
(Convention qui regroupe plusieurs quartiers et qui
s’intéresse principalement au quartier de la Houillère)
Avenant : 25/05/2009
Porteur du projet : Ville de Charleville-Mézières
Bailleurs du quartier : Habitat 08 et Espace Habitat
Figure 16 : photographie du quartier la Ronde Couture,
avant travaux
Financement :
Convention : 38 050 691 €
52
L’engagement de l’ANRU s’entend pour un montant de 18 045 904€, et celui de la région
Champagne-Ardenne est de 1 293 957€. Par ailleurs une enveloppe de prêts « PRU » de
18 513 399 sera attribuée par la Caisse des Dépôts et Consignations. Cette dernière fournira
également 197 431€ en crédit d’ingénierie
Avenant : 158 073 389€
L’engagement de l’ANRU s’entend pour un montant de 63 287 599€, celui de la région
Champagne-Ardenne est de 5 993 750€, et celui du Conseil Général des Ardennes est de
16 914 196€. Par ailleurs une enveloppe de prêts « PRU » de 71 877 844€ sera attribuée par
la Caisse des Dépôts et Consignations.
Répartition du financement global
(Charlevilles-Mézières):
49 099 906 €
ANRU
22%
37%
Région
Caisse des Dépots et
Consignations
38%
Autre
3%
53
Les principales opérations envisagées et conduites :
Prévision
Prévision
de(s)
Aujourd’hui
Aujourd’hui
réalisés
réalisés (%)
552
204
36%
439
90 opérations 20.5%
initiale de la avenant(s)
convention
552
Démolitions
logements
439
Construction/Reconstructions
logements
945
Réhabilitations
logements
945
2107
Résidentialisations
logements
298
opérations
31.5%
375
2107
opérations
17.8%
Petits
travaux/aménagements
17
17
9
53%
Les grands objectifs de la convention :
Constituer une véritable centralité pour le quartier
Définir et remodeler l’espace public de référence, supprimer la vision « des barres en formes
Y » et « retrouver le sol »
Renouveler l’offre en logements
Équiper le quartier et développer l’activité.
54
.
Charte d’insertion :
Présente dans le PRU de 2006, la convention fixe également des objectifs d’insertion par
l’activité économique. Les signataires de la convention s’engagent à mettre en œuvre
localement les dispositions prévues par la charte d’insertion de l’ANRU. Elle vise à permettre
aux publics concernés des ZUS au minimum
10% des embauches directes ou indirectes.
Les entreprises doivent également réserver au moins 10 % du nombre total d’heures de
travail à des personnes en recherche d’emploi.
Type de logement social construit : 384 PLUS-CD, 2 PLUS, 29 PLAI.
La reconstitution se fait au 1 pour 1 (1 logement reconstitué pour un logement occupé
démoli).
Types d’espaces publics/privés actuels :
Commerces: Le marché (le plus grand des Ardennes) qui se tient dans le quartier chaque
dimanche est un pôle d’attractivité et lui offre une visibilité importante. Construction d’un
bâtiment commercial et tertiaire. Opération pépinière d’entreprises
Voiries : Aménagement de voieries, Création d’une voie douce
Paysagers : Création d’espaces verts, parking paysager
Accessibilité à la ville :
Transports en commun : instauration du « métro bus » ou Bus à Haut Niveau de Service
(BHNS) permettant ainsi d’améliorer la rapidité et la régularité sur l’ensemble du réseau.
55
Particularités inhérentes au quartier :
Quartier atypique qui se caractérise par un grand nombre de tours et de barres en forme de
« Y » et touché par une topographique particulière (deux versants d’une colline). Le
positionnement du quartier est d’ailleurs stratégique car il se situe à l’entrée sud de
Charleville, à la sortie de l’autoroute.
Figure 17 : situation du quartier et projet
56
Figure 18 : les projets pour le quartier ronde couture
57
FICHE QUARTIER ANRU
QUARTIER LA HOUILLÈRE (CHARLEVILLE-MÉZIÈRES)
Contexte : Le quartier de la Houillère est situé sur les hauteurs de Charleville-Mézières.
Celui-ci s’est particulièrement développé dans les années 1960 avec l’essor notamment de la
métallurgie et du BTP. Avec une très forte densité de population, ce quartier est détient une
composition urbaine qualifiée de complexe. Par ailleurs, La Houillère a connu une vague de
violence importante au milieu des années 1990 et a vu son image se dégrader
considérablement.
Quartier
Commune de
Part du quartier sur la
La Houillère
Charleville-Mézières
2 902 habitants
61 881 habitants
13,9 %
1,1 %
commune
Population
Superficie
24 ha
2,27 km²
Chômage
30,7 %
20,2 %
Année de la convention ANRU : 6 janvier 2006
Avenant : 25/05/2009
Bailleurs : Espace Habitat et Habitat 08
Porteur du projet : ville de Charleville-Mézières
Montant du financement : 49 099 906 € dont
29 000 000€ provenant de l’ANRU, soit 37 %
Figure 19 : situation du quartier la Houllière
58
Répartition du financement
global (CharlevillesMézières):…
ANRU
22% 37%
Région
38%
Caisse des Dépots
et Consignations
3%
Les principales operations envisagées et conduites :
Prévision de(s)
Prévision
initiale
de
la
avenant(s)
Aujourd’hui
Aujourd’hui
réalisés
réalisés (%)
convention
6 immeubles
Démolitions
soit 503
503
312 logements
62 %
logements
Construction/Reconstructions
237 logements
237
127
53%
Réhabilitations
384 logements
117 opérations
117
100%
Résidentialisations
70
70
70
100%
Petits travaux/aménagements
9
9
6
66%
59
Les équipements :
- Le quartier ne comporte pas d’entrée identifiée et qualifiée comme telle. Il existe deux axes
de desserte Nord-Sud, mais pas de desserte directe Est-Ouest, sauf en périphérie Sud du
quartier.
- Commerces existants (placette Albert Poulain et Secteur Verlaine Intermarché / route de
Monthermé), ces deux pôles s’articulent autour d’un parc paysager.
- Le quartier possède de nombreux équipements qui participent à une dynamique d’échange
et de rencontre. Ainsi, que certains équipements de proximité qui seront réhabilités ou
étendus (extension du Centre Social André Dhôtel, création d’un restaurant scolaire,
restructuration de la mini-crèche).
Charte d’insertion :
Information à compléter lors d’un éventuel entretien avec les personnes en charge de la
Zone Urbaine Sensible
Diversification de l’habitat :
237 logements reconstruits dont 219 PLUS CD, 15 PLAI, 3 PLU
60
Figure 20 : le quartier la Houllière
FICHE QUARTIER ANRU
QUARTIER TORCY CITE (SEDAN)
Contexte : La cité des Forges (des aciéries de Longwy), avenue de la Marne, est commencée
en 1923, avec la rue Saint Eloi puis prolongée vers 1930, avec la rue Paul LABBE (et ses
logements plus petits). En 2006, Sedan a signé une convention avec l'ANRU qui porte sur une
première phase de réaménagement urbain et qui concerne la ZUS de Torcy Cités, quartier
très vieillissant et mis à l’écart du centre.
Quartier
Commune de
Torcy Cité
Sedan
Population
1500 habitants
20 500 habitants
7,3 %
Superficie
35 ha
16,28 km²
2,1 %
Chômage
28,1 %
26 %
Part du quartier sur la
commune
Année de la convention ANRU : 06/01/2006
Avenant : 27/05/2009
Figure 21 : photographie du quartier Torcy Cité
Porteur du projet : Ville de Sedan
Bailleurs : Espace Habitat et Habitat 08
Financement :
61
Convention : L’ANRU subventionne à hauteur de 17,59 M€. Le Conseil Régional s’engage à
verser 550 000 € entre 2005 et 2006 tandis que le Conseil Général estimera en fonction des
opérations ; le prêt PRU s’élève quant à lui à 19,17 M€
Avenant : 45 670 682 € en tout. Pour les 50 premiers logements (5.7 M€) l’ANRU a financé
environ 14% des travaux, la CDC 14%, la CIL (Comité interprofessionnel pour le logement)
4.5%, l’EH Logement 10%, et le reste (56%) par la commune
Pour les 108 logements futurs (11.1 M€), l’ANRU finance à 17% et Habitat 08 à 4.2%
Répartition du financement
global (Sedan):
45 670 682 €
Répartition du
financement des 50
premiers logements
ANRU
ANRU
14%
18%
39%
42%
1%
Région (pour la
période 2005-2006)
Caisse des Dépots et
Consignations
Caisse des Dépôts
14%
CIL
57%
5%
10%
EH Logement
Ville de Sedan
A CHANGER
62
Les principales opérations envisagées :
Des ateliers ont travaillé afin d’étudier la question du renouvellement à Torcy et de mieux
l’intégrer dans les travaux* (voir particularités du quartier, p.3 et 4). On note des retards sur
les démolitions mais la phase opérationnelle est engagée en 2009
308 démolitions, (plus de 50% en 2009, fin prévue fin 2011-2013)
239 reconstructions (135 sur site, 89 hors site)
Le programme de démolition ne concerne qu’un seul bailleur, Habitat 08, pour 178
logements (108 en ZUS, 65 hors ZUS). La démolition se fera sur trois tours et trois immeubles
barre. Espace Habitat doit réaménager 51 logements locatifs (27 en ZUS, 24 hors ZUS).
Les grands objectifs de la convention :
Modifier durablement l’image du quartier en le rendant plus attractif ;
Relogement des populations (166 familles) avec charte à l’appui et accompagnement ;
Mise en place d’une GUP et optimiser l’utilisation de la maison de quartier ;
Mettre en place les prérogatives du développement durable (maîtrise de l’énergie, gestion
des déchets, transport en commun, etc.) ;
Revalorisation du stade au centre du quartier (750 000 euros).
Charte d’insertion : Elle a été mise en début d’année 2009 (cf : rapport juin 2009). 5% du
total des heures travaillées sur les travaux sont réservées aux habitants des EUS, 10% des
recrutements effectués dans le cadre de la GUP sont réservés aux habitants des ZUS. Les
bailleurs s’engagent aussi à hauteur de 7% du nombre d’heures travaillées pour Espace
63
Habitat, et 10% pour Habitat 08. Une campagne de communication et les associations ont
aidé à mettre en place le dispositif. Au total ce sont près de 50 personnes qui sont
employées, pour un total de 15 000 heures.
Type de logement social construit :
224 PLUS-CD (démolis-reconstruits)
15 PLAI.
Types d’espaces publics/privés actuels :
Une maison de quartier, une pharmacie
Pas d’infrastructures culturelles
Un stade de football au centre
Une école maternelle, une école primaire
Un hôtel restaurant, deux restaurants, un bar, une station-service, une boulangerie, quatre
garages pour réparation, un magasin de vêtements
Un manque cruel de commerces qui sont surtout situés à environ 500m, derrière la gare
SNCF.
Le programme prévoit une amélioration globale du bâti des écoles et des équipements du
stade, en revanche rien ne concerne les commerces qui pourtant ont besoin de se
redensifier.
64
Relogement : Information à compléter lors d’un éventuel entretient avec les personnes en
charge de la Zone Urbaine Sensible
Diversification de l’habitat : Information à compléter lors d’un éventuel entretient avec les
personnes en charge de la Zone Urbaine Sensible
Accessibilité à la ville :
Il existe un réseau intra-muros de bus dans Sedan dont une ligne dessert la cité, d’autres bus
sont mis en place entre sedan et les autres villes à proximité, et des circuits scolaires
assurent le ramassage des élèves
Avenue de la marne qui mène au centre de Sedan, et accès à l’autoroute (A34) à une
centaine de mètres seulement, la gare n’est pas très loin
Quartier assez enclavé et démuni de beaucoup d’équipements.
Particularités inhérentes au quartier :
Le quartier est situé juste à coté d’une vaste Zone Industrielle. 18,8 % des personnes
salariées de la ZUS sont de
nationalité
étrangère
soit
61
salariés dans le quartier contre
11,6 % dans la commune. 48,8%
des personnes vivant dans un
65
Figure 22 : nouvelles constructions du quartier Torcy Cité
ménage bas revenu. Sedan contient 4 000 logements sociaux.
Figure 23 : situation du quartier Torcy Cité en projets en cours
FICHE QUARTIER ANRU
QUARTIER LE LAC (SEDAN)
Contexte : Le Lac est un quartier qui existe depuis les années 60. Durant cette période, des
travaux d’aménagements furent entrepris et s’achevèrent en 1969.
Ce quartier intégré dans les « Zones d’Urbanisations Prioritaires » doit fournir à la ville, 1641
logements supplémentaires. Avec Torcy, ce site est celui qui concentre le plus de précarité
66
au niveau du logement, la ville a donc pensé qu’il était important d’intervenir sur ce
territoire.
Quartier
Commune de
Part du quartier sur la
Le Lac
Sedan
4 127 habitants
20 500 habitants
20 ,1 %
2,1 %
commune
Population
Superficie
36 ha
16,28 km²
Chômage
29,7 %
26%
Année
de
la
convention
ANRU :
06/01/2006
Avenant : 11/2009
Porteur du projet : Ville de Sedan
Bailleurs du quartier : Espace Habitat et Habitat 08
Financement :
Figure 24 : les commerces du quartier le Lac
1ere tranche des travaux : 4 M€ financé à 74% par
l’ANRU, le reste par Sedan.
Au total il est prévu 71 M€ de travaux.
Le projet du nouveau centre commercial (Netto) : 3 465 173 euros (Etablissement Public
national d'Aménagement et de Restructuration des Espaces Commerciaux et Artisanaux : 1
609 762 euros, FEDER : 500 000 euros, ANRU : 437 825 euros et la Ville :425 048 euros)
67
La nouvelle maison de quartier coûtera 2,94 M€ (l’ANRU : 38 %, le Conseil Général : 27%, le
Conseil Régional : 23 % et la Ville : 12%).
Répartition de la 1ère
tranche de financement :
3 955 000 €
Répartition du
financement de la
nouvelle maison de…
ANRU
12%
28%
72%
27%
ANRU
38%
23%
Région
Département
Ville de Sedan
Les principales opérations envisagées :
Début des travaux tardif : 29 mars 2011.
760 logements à détruire, 411 logements à reconstruire.
Bâtiment La Plage : rénovation de 147 logements. Délais d’exécution: 1 mois de préparation,
8 mois de travaux
68
Bâtiment Le Bourrelet : rénovation de 50 logements. Délais d’exécution: 1 mois de
préparation, 4 mois de travaux
Bâtiment Le Lac : rénovation de 60 logements. Délais d’exécution: 1 mois de préparation, 7
mois de travaux.
Les grands objectifs de la convention :
L'avenue Charles de Gaulle est appelée à devenir l'axe de liaison entre le cœur de ville et le
Lac : cette métamorphose sera importante puisque le centre social Le Lac et le centre
commercial seront rasés pour faire place à une nouvelle voirie en cohérence avec l’idée
directrice qui est d’ouvrir davantage le quartier sur le centre-ville
Pour les logements, il y aura à la fois une idée de résidentialisation et sécurisation de
l’espace mêlé aux aménagements paysagers.
Charte d’insertion : Une clause oblige les entreprises du bâtiment à embaucher un minimum
de personnes issues du quartier : 10 % des embauches liées au fonctionnement des
équipements et espaces publics financés par l'ANRU seront réservés aux habitants de ces
quartiers, ainsi que 10 % des heures travaillées dans le cadre des marchés de travaux ANRU
de plus de 140.000 euros.
Dans le cadre de l’application du plan local de la charte d’insertion de l’ANRU, la ville de
Sedan a mis en place une formation d’ouvrier polyvalent dans les métiers du BTP. L’objectif
est de favoriser des actions de formation pour répondre aux besoins des entreprises
intervenant sur les chantiers du PRU. Il s’agit aussi d’apporter au public des compétences qui
permettront aux futurs ouvriers de pouvoir s’adapter aux postes de travail disponibles. Cette
formation de trois mois concernera dix habitants relevant des ZUS, dont six stagiaires issus
des chantiers d’insertion portés par la collectivité et quatre venant de Pôle emploi qui ont
suivi 360 heures de cours théoriques et pratiques.
69
Type de logement social construit : Seuls des PLS et PLUS sont prévus, pas de PLAI.
Types d’espaces publics/privés actuels :
Commerces : Centre social Le Lac (association) avec 200 jeunes adhérents, CCI des Ardennes
pas très loin, une crèche municipale, un centre hospitalier, ADMR Maison Des Services
(association humanitaire), deux bars, un magasin d’appareils ménagers, un magasin de
vêtements, un magasin de tissu, un magasin de décoration, quatre restaurants, une épicerie,
boutique du Sporting Club Sedanais
Sportifs: Stade de football de l’équipe de Sedan, nouveau terrain synthétique de football et
infrastructures d’athlétisme, Un complexe sportif évolutif couvert (COSEC)
Scolaires : Un collège, un lycée
Collectifs : la Poste à proximité, une banque, une agence d’assurance, une boulangerie, un
garage, un cinéma à proximité
Il est prévu des déplacements doux : pistes cyclables, espaces piétonniers, promenade
bordée d’arbres, mobilier urbain nouveau, éclairage public rénové. Prévu aussi la création
d’une vaste esplanade sécurisée devant le lycée au lieu des tours actuelles. Les résidences
seront entourées de clôtures basses avec portails, portillons et parkings dont l’accès est
réservé aux locataires en soirée. Un nouveau centre commercial ouvrira pour fin 2012 avec
la Poste, une pharmacie, une boulangerie, un bar tabac, une presse, une boucherie, le tout
complété par la construction d’un supermarché Netto de 1000 m². Et pour finir les acteurs
locaux ont décidé de construire une maison de quartier de 1500 m².
70
Diversification de l’habitat : à compléter lors d’un éventuel entretient avec les personnes en
charge de la Zone Urbaine Sensible
Accessibilité à la ville :
Il existe un réseau intra-muros de bus dans Sedan dont une ligne dessert la cité, d’autres bus
sont mis en place entre sedan et les autres villes à proximité, et des circuits scolaires
assurent le ramassage des élèves
Très proche du centre-ville (à quelques centaines de mètres) et deux avenues entourent le
quartier
Le quartier profite de sa proximité du centre-ville et n’est pas aussi enclavé que le quartier
de Torcy Cités, malgré tout on observe par les témoignages un besoin de cohésion évident
qui ne ressort plus.
Particularités inhérentes au quartier :
Personnes vivant dans un ménage bas revenu : 48.8%
Deux industries sont recensées sur le site (INSEE)
Sedan compte 4000 logements sociaux.
71
Figure 25 : le quartier le Lac pendant les travaux
FICHE QUARTIER ANRU
QUARTIER LE CHARNOIS (FUMAY)
Contexte : Fumay est une petite ville française, située dans le département des Ardennes et
la région de Champagne-Ardenne. la ville de Fumay est le chef-lieu du canton. Ses habitants
sont appelés les Fumaciens et les Fumaciennes.
La commune s'étend sur 37,6 km, avec une
densité de 100,9 habitants par km², Fumay a subi une forte baisse de 23,1% de sa population
par rapport à 1999.
Entourée par les communes de Haybes, Anchamps et Fépin, Fumay est
située à 25 km au Nord-Ouest de Charleville-Mézières la plus grande ville à proximité. Située à 125 mètres d'altitude, Le Fleuve la Meuse, le Ruisseau des Manises, le Ruisseau
d'Alyse sont les principaux cours d'eau qui traversent la commune de Fumay.
Le Charnois est l’un des quartiers de la ville de Fumay, composé de logements HLM, cité
ouvrière et lotissements récents. Il est considéré comme étant une Zone Urbaine Sensible.
Quartier
Commune de
Part
Le Charnois
Fumay
1 588 habitants
3 977 habitants
39,9 %
37,56 km²
1%
du
quartier
sur
la
commune
Population
Superficie
36 ha
Chômage
32,1 %
26 %
Année de la convention ANRU : 09/03/2007
72
Figure 26 : Fumay
Année de l’avenant :
Avenant 1 simplifié: 10/06/09
Avenant 2 simplifié : 23/08/10
Porteur du projet : la ville de Fumay
Bailleurs :
Espace Habitat
Habitat 08
ADOMA
Financement : 40 026 662 €
Répartition du financement global:
40 026 662 €
ANRU
27%
31%
Caisse des Dépots et
Consignations
Département
5%
37%
Autre
73
Les grands objectifs de la convention :
L’objectif de ce projet est particulièrement ambitieux. Il consiste en effet à rendre à ce lieu
son attractivité, à tourner la page d’un habitat collectif vertical, en bout de course, pour le
remplacer par un habitat mieux adapté, à profiter pour ce faire l’environnement naturel, et
par conséquent, à donner une image positive de la commune et de la vallée de la Meuse.
(Source : Convention ANRU)
Type de logement social qui envisagé et construit :
182 PLUS-CD (138 en ZUS, 43 hors ZUS, 1 en périphérie de ZUS)
18 PLU en périphérie de ZUS
12 en accession social (9 en périphéries de ZUS et 3 hors ZUS).
Types d’espaces publics/privés actuels dans le quartier:
Collectifs : voiries, espaces verts
Culturels : salle polyvalente du Charnois, centre social Fumay le Charnois
Sportifs : club l’Union Sportive Fumay Charnois, salle de judo
Scolaires : école primaire le Charnois
Commerces : 2 commerces d’alimentations, hôtel, établissements de pratique médical
Equipements prévus à construire dans la convention :
une grande place centrale
74
une maison de la petite enfance
l’aménagement d’un local emploi-formation
la création de locaux artisanaux
Conception de parkings publics.
Accessibilité à la ville :
Transports en commun : bus du mercredi
Rocade, nationale, départementale, quatre voies : route départementale D988 et D8051.
Particularités inhérentes au quartier :
Près de 50% de la population Fumacienne vit en ZUS.
Figure 27 : situation et photographie de Fumay
75
Département de l’Aube
76
FICHE QUARTIER ANRU
Quartier LES CHARTREUX (TROYES)
Contexte : Dans les années 1970, un certain déclin s’est opéré à Troyes, essentiellement
généré par les délocalisations d'entreprises dont le textile français a beaucoup souffert. Il
s’en est suivi une paupérisation de la population et cette situation est encore aggravée par
l’accueil d’une population importante en situation précaire.
Les deux grandes ambitions du projet de renouvellement urbain visent à la fois la
reconquête du centre-ville et la réhabilitation des quartiers périphériques d'habitat social en
s'appuyant pour ce faire sur la dynamique déjà engagée sur des opérations structurantes
voisines.
Sur le plan social, on trouve sur le quartier des Chartreux l'ensemble des problèmes liés à la
concentration urbaine, au chômage, à la proximité, à la cohabitation souvent difficile entre
des populations d'origines différentes.
Quartier
Commune de
Part du quartier sur la
Les Chartreux
Troyes
6 600 habitants
63 000 habitants
10.47 %
307 %
commune
Population
Superficie
50 ha
13.5 km²
Chômage
18.4 %
21.6%
77
Année de la convention ANRU : 22 mai 2006
Avenant simplifié 1 : 05 novembre 2007
Avenant à 2ans : 30 avril 2010
Porteur du projet : La Communauté d’agglomération
Troyenne (CAT)
Figure 28 : rue des Lombards, quartier les
Bailleurs :
Chartreux
Mon logis
Troyes Habitat
Financement :
Total du financement : 21 186 000 €
18 260 000 € financé par l’ANRU
977 000€ par la CAT
1 303 000 € par le Conseil Général
646 000 € par le Conseil Régional
Répartition du financement global:
21 186 000 €
3%
5%
6%
ANRU
CAT
Conseil Général
Conseil Régional
86%
78
Les grands objectifs de la convention :
Les Chartreux souffrent d’une situation d’enclavement et constituent un espace de
transition entre ville et espace périurbain. Le projet doit permettre de réinscrire le territoire
des Chartreux au sein de l’agglomération troyenne, par le biais notamment d’une
restructuration du quartier et d’une requalification des différents espaces qui le composent :
espaces résidentiels mais aussi espaces publics, pôles culturels et commerciaux. Un
traitement des franges urbaines et l’atténuation de la césure entre ville et espace périurbain
participeront également à cet objectif de réinsertion. Le projet de renouvellement urbain
dans le quartier des Chartreux vise aussi à rénover et diversifier l’habitat, renforcer les
équipements publics, améliorer le cadre de vie des habitants, et les associer davantage à la
vie de leur quartier.
Ce projet s’articule autour d’une place centrale, la place Romain-Rolland Il s’agit de doter ce
quartier d’une nouvelle centralité forte et constituant un élément de repère pour tous.
Charte d’insertion :
Signée en juillet 2007
Etat au 31 décembre 2009 sur l’ensemble des quartiers ANRU :
52 258 heures d'insertion réalisées
143 personnes bénéficiaires
Près du 1/3 d'entre elles sont issues du dispositif d'insertion locaux (tels que les chantiers
d'insertion)
80 % du public cible provient des quartiers prioritaires de la politique de la ville
79
40 % des personnes sont des jeunes de moins de 26 ans
Plus de 60 % des personnes sont sans qualification
(données non disponibles pour le détail du quartier)
Type de logement social construit :
280 PLUS
17 PLAI
Types d’espaces publics/privés actuels :
Sportifs : Aménagement d’un terrain multisports (terrain qui sera en commun avec le
quartier des Sénardes)
Collectifs : Aménagement et inauguration de la place Romain Rolland aux Chartreux (Place
du Marché), installation d’une Maison de quartier, installation de deux aires de jeux (secteur
des Provinces et place Romain Rolland)
Accessibilité à la ville :
Transports en commun : Plusieurs lignes de bus du réseau de transport public ont un arrêt
dans le quartier
Au niveau routier, le quartier est proche des grands boulevards qui traversent la ville
D’un point de vue transports et accès routier, le quartier des Sénardes est accessible. Mais
des efforts doivent être faits pour améliorer cette accessibilité (la problématique
d’enclavement est présente sur tous les quartiers ANRU de Troyes).
Equipements présents dans le quartier :
80
Commerces : boulangeries, alimentation, fruits et légumes, charcuterie, poissonnerie
Scolaires : 1 lycée dans le quartier, et 1 en périphérie, 1 collège dans le quartier, 1 école
primaire et maternelle en périphérie immédiat, 1 autre école primaire et maternelle entre ce
quartier et celui des Sénardes
Sportifs : 1 stade de sport
81
FICHE QUARTIER ANRU
Quartier Les SÉNARDES (TROYES)
Contexte : Dans les années 1970, un certain déclin s’est opéré à Troyes, essentiellement
généré par les délocalisations d'entreprises dont le textile français a beaucoup souffert. Il
s’en est suivi une paupérisation de la population et cette situation est encore aggravée par
l’accueil d’une population importante en situation précaire.
Les deux grandes ambitions du projet de renouvellement urbain visent à la fois la
reconquête du centre-ville et la réhabilitation des quartiers périphériques d'habitat social…
en s'appuyant pour ce faire sur la dynamique déjà engagée sur des opérations structurantes
voisines.
Implanté au sein d'une zone à dominante individuelle, aux portes du plus important espace
vert de l'agglomération, le quartier des Sénardes présente un potentiel remarquable. Sur le
plan social, les familles sont souvent en situation précaire, et pour beaucoup cumulent
difficultés sociales et carences.
Quartier
Commune de
Les Sénardes
Troyes
1 500 habitants
63 000 habitants
2.38 %
Superficie (ha)
52 ha
13.5 km²
3.93 %
Chômage
18.4 %
26.8%
Part
du
quartier
sur
la
commune
Nombre
d’habitants
82
Année de la convention ANRU : 22 mai 2006
Avenant simplifié 1 : 05 novembre 2007
Avenant à 2ans : 30 avril 2010
Porteur du projet : La Communauté d’Agglomération
Troyenne
Figure 29 : le quartier les Sénardes
Bailleur présent :
Troyes-Habitat
Financement :
Total du financement : 6 430 000 € millions d’euros
4 500 000 € financés par l’ANRU
560 000 € financés par la CAT
1 200 000 € par le Conseil Régional
250 000 € par le Conseil Général
83
Répartition du financement global:
6 430 000€
18%
ANRU
4%
CAT
8%
Conseil Général
70%
Conseil Régional
Charte d’insertion :
Juillet 2007
Etat au 31 décembre 2009 sur l’ensemble des quartiers ANRU :
52 258 heures d'insertion réalisées
143 personnes bénéficiaires
Près du 1/3 d'entre elles sont issues du dispositif d'insertion locaux (tels que les chantiers
d'insertion)
80 % du public cible provient des quartiers prioritaires de la politique de la ville
40 % des personnes sont des jeunes de moins de 26 ans
Plus de 60 % des personnes sont sans qualification
(données non disponibles pour le détail du quartier)
Type de logement social construit :
30 PLUS
84
Les grands objectifs de la convention :
L’opération de requalification du quartier des Sénardes vise à améliorer, profondément et
durablement, l’image et le cadre de vie de ses habitants, en créant une véritable voie de
désenclavement. La proximité du futur parc urbain inscrit au Projet d’Aménagement et de
Développement Durable de la ville de Troyes constitue en quelque sorte la clé de voûte de
ce programme et a permis en outre de légitimer l’opportunité d’une ouverture du quartier
sur la chaussée du Vouldy.
Types d’espaces publics construits :
Collectifs : la création d’un espace public central (autour duquel sont positionnées la future
maison de quartier et les écoles), Réalisation d’une place publique sur le quartier des
Sénardes comprenant des aires de jeux à destination des enfants
Sportifs : Aménagement d’un terrain multisports (terrain en commun avec le quartier des
Chartreux)
Accessibilité à la ville :
Transports en commun : Plusieurs lignes de bus du réseau de transport public ont un arrêt
dans le quartier
Au niveau routier, le quartier est proche des grands boulevards qui traversent la ville.
D’un point de vue transports et accès routier, le quartier des Sénardes est accessible. Mais
des efforts doivent être faits pour améliorer cette accessibilité (la problématique
d’enclavement est présente sur tous les quartiers ANRU de Troyes)
85
Equipements présents dans le quartier :
Parmi les trois quartiers ANRU de Troyes, les Sénardes est celui qui est le plus pourvu en
équipements.
Commerces : 8 commerces dans le quartier (boulangeries, alimentation, fruits et légumes,
charcuterie, poissonnerie), 6 commerces en périphérie immédiate
Scolaires : 1 lycée dans le quartier, et 1 en périphérie, 1 collège dans le quartier, 1 école
primaire et maternelle en périphérie, 1 autre école primaire et maternelle entre ce quartier
et celui des Chartreux
Figure 30 : le quartier les Sénardes
86
FICHE QUARTIER ANRU
Quartier POINT DU JOUR (TROYES)
Contexte : Construit dans les années soixante à la proche périphérie de Troyes et déqualifié
au fil des années, ce quartier souffre d’un fort enclavement lié à une configuration urbaine
et sociale défavorable.
Sur le plan social, les principaux éléments du diagnostic sont les suivants :
Les familles sont globalement dans une situation économique fragile caractérisée par un
taux d’activité et des revenus faibles
Le poids de la population étrangère ne crée pas de difficulté particulière mais accentue la
marginalisation du quartier par rapport au reste de la Ville
Une spécificité d’occupation sociale qui résulte de la faible diversité des produits logements
accompagnée d’une faible mobilité résidentielle.
Sur le plan urbain on relève :
Un quartier qui apparaît enclavé malgré une bonne desserte depuis le centre-ville, en
particulier par les transports en commun
Des espaces libres peu valorisés et au statut flou
Un urbanisme très marqué par l’industrialisation du tissu économique
Un patrimoine bâti dégradé et peu évolutif
Des parties communes largement dégradées.
87
Quartier
Commune de
Part du quartier sur la
Point Du Jour
Troyes
2 300 habitants
63 000 habitants
3.65 %
16 ha
13.5 km²
1.18 %
18.4 %
29.1%
commune
Nombre
d’habitants
Superficie
(ha)
Chômage
Année de la convention ANRU : 22 mai 2006
Avenant simplifié 1 : 05 novembre 2007
Avenant à 2ans : 30 avril 2010
Porteur du projet : Communauté d’Agglomération Troyenne
Bailleur présent :
Mon logis
Financement :
13 600 000 € au total
11 145 000 € financés par l’ANRU soit 82%
1 060 000 € par la CAT soit 7.7%
88
430 000 € par le Conseil Général soit 3%
980 000 €par le Conseil Régional soit 7.2%
Répartition du financement global:
13 600 000 €
3%
7%
8%
ANRU
CAT
Conseil Général
82%
Conseil Régional
Charte d’insertion :
Juillet 2007
Etat au 31 décembre 2009 sur l’ensemble des quartiers ANRU :
52 258 heures d'insertion réalisées
143 personnes bénéficiaires
Près du 1/3 d'entre elles sont issues du dispositif d'insertion locaux (tels que les chantiers
d'insertion)
80 % du public cible provient des quartiers prioritaires de la politique de la ville
40 % des personnes sont des jeunes de moins de 26 ans
Plus de 60 % des personnes sont sans qualification
89
Les grands objectifs de la convention :
L’objectif, pour le quartier du Point du Jour, est de lui redonner une identité forte par une
architecture de qualité, un aménagement paysager ambitieux et une offre de services
équitable et efficace.
Type de logement social construit :
205 PLUS
9 PLAI
Types d’espaces publics construits :
Collectifs : les équipements publics se construisent, notamment l’espace de la porte SaintJacques qui constitue un véritable lieu de vie pour les riverains. Et ces équipements sont
ouverts aux quartiers périphériques, la construction d’une maison de quartier, la
reconstruction d’un groupe scolaire
Paysager : l’aménagement de nouveaux espaces paysagers extérieurs, notamment un
square central, la mise en place d’une démarche de Gestion Urbaine de Proximité, la voirie
Accessibilité à la ville :
Transports en commun : Plusieurs lignes de bus du réseau de transport public ont un arrêt
dans le quartier
Au niveau routier, le quartier est proche des grands boulevards qui traversent la ville
D’un point de vue transports et accès routier, le quartier des Sénardes est accessible. Mais
des efforts doivent être faits pour améliorer cette accessibilité (la problématique
d’enclavement est présente sur tous les quartiers ANRU de Troyes).
Equipements présents dans le quartier :
Commerces : boulangeries, alimentation, fruits et légumes, charcuterie, poissonnerie
90
Pour tous les autres équipements, ce quartier doit se reporter sur l’extérieur. Notamment le
centre-ville qui est très dynamique dans ce domaine et qui concentre la plupart des
équipements.
Figure 31 : le quartier Point du jour
91
FICHE QUARTIER ANRU
Quartier Des LUMIERES (ROMILLY-SUR-SEINE)
Contexte : La ville a connu durant les années 1950 une expansion démographique et
économique sans précédent. Des quartiers de grands ensembles sont apparus notamment à
l’Ouest et au Sud de la ville, s’opposant à l’habitat individuel traditionnel. Le quartier des
Lumières apparu sous le nom de Nouveau Romilly résulte du désir de créer une « nouvelle
ville ». La situation du quartier s’est par la suite particulièrement dégradée dans les années
1950 avec la crise du textile notamment.
Quartier
Commune de
Part du quartier sur la
du Nouveau Romilly
Romilly-sur-Seine
1 021 habitants*
14 350 habitants*
7, 1 %
0,95 %
commune
Population
Superficie
24 ha
25,3 km²
Chômage
32, 8 %
21, 2%*
*Chiffres de l’Insee pour 2006
**Chiffres de l’Insee 2008
Année de la convention ANRU : 12/07/2007
Avenant simplifié n°1 et N°2 : 2010 et 2011 ;
Avenant plan de relance en 2010
Sortie de convention 12 décembre 2011.
Figure 32 : le quartier des Lumières
(avis comité engagement du 8.06.2006-début travaux septembre
2006).
92
Porteur du projet : Ville de Romilly-sur-Seine
Bailleurs: Mon Logis et Aube Immobilier
Financement :
Le montant total des opérations s’élève à 21 863 801 €.
ANRU : 8 207 462 €,
Conseil Régional est de 1 962 567€
Conseil Général : 1 242 108€.
Caisse des Dépôts et Consignations : 9 370 899 €
Répartition du financement
global:
21 863 801€
6%
9%
ANRU
42%
43%
Caisse des Dépots
Conseil Général
Conseil Régional
93
Les principales operations envisagées et conduites :
Démolition de barres et collectifs d’habitation, soit 270 logements dont 210 financés par
l’ANRU
Reconstruction de de 170 logements, et 10 accessions
Réhabilitation de 290 logements sociaux. La réhabilitation comprend également une
intervention sur les façades, la réfection des cages d’escaliers, la sécurisation des halls,
l’adaptation des espaces communs aux personnes âgées, et l’amélioration du confort et de
la sécurité des résidents
Résidentialisation de 262 logements du quartier en réorganisant la domanialité d’espaces au
statut actuellement flou. Création au sein du quartier d’un nouvel axe Nord-Sud reliant le
centre-ville à la RD 619. Une attention particulière sera apportée à la qualité paysagère de
cette nouvelle voie. Les usages et les cheminements seront clairement définis. Edification
d’un complexe culturel qui participera à la perméabilité du quartier. Traitement des espaces
publics, en particulier de loisirs
Création d’un grand jardin central autour duquel sera organisé le bâti. Cet espace sera
complété par de petits espaces verts en cœur d’îlots.
Développement d’actions destinées à l’éducation et la prévention de la délinquance.
Renforcer l’accompagnement des demandeurs d’emploi pour leur insertion, et des celui des
familles rencontrant des difficultés en terme de logements.
Les grands objectifs de la convention :
Désenclaver le quartier et l’ouvrir notamment vis-à-vis du centre-ville.
94
Diversifier l’offre de logement (démolitions, constructions, réhabilitations) et définir plus
clairement le statut (public/privé) des espaces.
Opérer à un changement d’usage et de comportement dans le quartier et initier de
nouveaux rapports avec le reste de la ville. Agir de la sorte durablement sur l’image du
Nouveau Romilly.
A travers la revalorisation du quartier, impulser et favoriser l’émergence de nouvelles
activités. Participer ainsi à l’objectif de diversification économique poursuivi par la
commune.
Renforcer les liens de concertation entre les bailleurs et la commune.
Charte d’insertion :
La convention fixe également des objectifs d’insertion par l’activité économique. Les
signataires de la convention s’engagent à mettre en œuvre localement les dispositions
prévues par la charte d’insertion de l’ANRU. Le 18 décembre 2008 une charte locale est
approuvée.
Type de logement social construit :
Sur les 196 logements qui seront construits, 106 seront de type PLUS, 16 en PLS, 10 en PLSA,
et 64 en PLUS-CD.
Types d’espaces publics/privés actuels :
Collectifs : A l’Est de la ZUS de grandes pelouses sont à la disposition des habitants du
quartier. Avec les opérations de rénovation urbaines une attention toute particulière a été
accordée à ces espaces aujourd’hui paysagés.
Culturels : La vie culturelle semble plutôt tournée vers le reste de la ville de Romilly-surSeine.
95
Sportifs : La piscine Jean Moulin se trouvait en limite de la ZUS. A ses abords les résidents
peuvent utiliser un city-stade.
Scolaires : Au cœur du Nouveau Romilly se trouve le Lycée Joliot Curie, une école primaire,
et une maison de l’enfance. En limite de la ZUS se trouve le collège Noyer Marchand, le LEP
DIDEROT, le GRETA .
Commerces : Au sein du quartier du Nouveau Romilly le petit centre commercial
Robespierre est aussi un important lieu de rencontre. Les principaux commerces de
proximités y sont regroupés (alimentation, tabac-presse, pharmacie, coiffeur, fleuriste,
snack…). Les habitants peuvent aussi trouver sur place une enseigne d’ameublement. De
plus à très grande proximité du quartier se trouve un supermarché. En termes de services à
la population se trouve aussi en limite de la ZUS le second hôpital du département avec une
clinique et un centre de radiologie et deux résidences pour personnes âgées….et le
cimetière.
L’avenant de sortie de convention a déprogrammé la construction du centre culturel
communal dans le quartier des Lumières.
Accessibilité à la ville :
Le réseau de transports urbains de la ville de Romilly sur seine s’organise autour de 4
parcours circulant durant 4 demi-journées. Le quartier du Nouveau Romilly est bien intégré à
ce réseau, puis que 3 des 4 itinéraires desservent un arrêt localisé à moins de 100 mètres
des habitations du Nouveau Romilly. Selon la ligne emprunt les bus donnent accès à des
lieux tels que les centres commerciaux, le centre-ville et la gare centrale. Néanmoins les
jours et les plages horaires restent assez reteints.
Le quartier est entouré par trois départementales (D164, D206, D619). Il s’agit d’axes
structurants pour le sud de la ville de Romilly-sur-Seine. Même s’il faut reconnaître que ces
voies sont très passantes, elles ne sont pas une entrave à la continuité du territoire et à
96
l’intégration du quartier au reste de la ville. Par contre la ligne ferroviaire, plus au Nord-Est
distancie le Nouveau Romilly (mais aussi toute une autre frange sud de la ville), du centre
historique.
Le quartier des Lumières n’est pas en situation d’enclavement par rapport au reste de la
ville. L’offre de transport étant celle d’une petite ville, il est probable que les personnes non
motorisés rencontrent encore des difficultés dans leurs déplacements.
Particularités inhérentes au quartier :
Le quartier du nouveau Romilly connaît depuis son édification de profondes mutations
démographiques. Il est par exemple essentiel de tenir compte dans les opérations de
renouvellement urbain du fort phénomène de vieillissement de la population qui s’y opère.
Selon les chiffres de la préfecture, plus de 25% de la population du quartier à plus de 65 ans.
Signe de la mutation voulue de ce quartier le nom du quartier a changé. Le « Nouveau
Romilly » est devenu « le quartier des lumières ». Ce passage est un signe fort.
97
Figure 33 : le quartier du nouveau Romilly
98
FICHE QUARTIER ANRU
QUARTIER CHANTEREIGNE MONTVILLIERS (LA CHAPELLE SAINT-LUC)
Contexte : Le quartier Chantereigne est une zone d'une centaine d'hectares qui se compose
essentiellement d'habitats collectifs et d'équipements publics. Il est bordé au nord par un
complexe sportif, un espace vert et une zone pavillonnaire des Hameaux Saint Luc.
À l'origine, en 1963, le Conseil municipal délibère sur la création d'une zone à urbaniser en
priorité afin de permettre à la commune de renforcer son aménagement. L'objectif est de
répondre aux besoins en logement d'une population grandissante, venue travailler dans
l'importante zone industrielle où s'implantent diverses entreprises et usines. La construction
du quartier Chantereigne a donc donné une physionomie nouvelle à la commune, impulsée
par le développent économique des années 1970. Ce quartier regroupe aujourd'hui plus de
la moitié de la population chapelaine.
Quartier
Commune
Part du quartier sur la
La Chapelle Saint-Luc
commune
Chantereigne
Montivilliers
Population
11077 habitants
13203 habitants
84 %
Superficie
121 ha
1,05 km²
11,5 %
Chômage
31 %
20,3%
Année de la convention ANRU : 18 décembre 2008.
99
Avenant simplifié 1 : 04 juin 2010
Porteur du projet : commune de la Chapelle Saint Luc.
Bailleurs :
Troyes Habitat
Aube Immobilier
Plurihabitat Mon Logis.
Figure 34 : le quartier Chantereigne
Financement :
Projet financé en 8 ans de 2006 à 2013 pour un budget total de 173 844 038 €
Répartition du financement
global:
173 844 038 €
0,06%
1,20%
0,71%
1,65%
26,08%
1,68%
ANRU
Région
3,76%
55,11%
0,02%
Département
9,75%
100
Equipements publics : la réalisation d’un espace polyvalent regroupant un centre de loisirs
du centre d’animation sociale Palissy et de salles d’activités, restructuration de 2 centres
commerciaux de proximité Palissy et le Cygne, transfert du centre commercial CARREFOUR,
restructuration du réseau viaire et création d’espaces paysagers.
Des opérations aujourd’hui achevées :
Déconstruction
de
89
logements
par
l’Aube
Immobilier
et
Mon
Logis
Résidentialisation de l’ensemble des logements situés dans le quartier Montvilliers (en 2005
et 2006)
Déconstruction de l’esplanade Brossolette avec la salle de boxe souterraine et de l’ancienne
école Sarah Hingot affectée au CLSH
Réhabilitation des écoles Teilhard de Chardin et Jean Jaurès
Réalisation d’un Immeuble de Bureaux
Déconstruction d’une partie du centre commercial Le Cygne
Changement d’usage de 8 locaux en pied d’immeuble.
Les grands objectifs de la convention :
Allier le développement urbain et le développement économique
Désenclaver le quartier de Chantereigne
Recomposer l'axe central du quartier et conforter les axes centraux des autres quartiers
Améliorer le cadre de vie et l’habitat (reconstruction de 821 logements)
101
Des opérations et des études engagées en 2010 :
Aménagement du parking Franklin destiné au centre commercial Palissy ainsi qu’à l’Espace
Jeune
Aménagement paysager et routier de la Porte des Près de Lyon
De nombreuses études de maîtrise d’œuvre sur l’aménagement et l’embellissement des
espaces publics, la réalisation d’équipements publics municipaux ainsi que la
résidentialisation et la réhabilitation des logements. Une démarche de projet partagé a
notamment été mis œuvre avec les élèves du collège Albert Camus ainsi que les élus de la
ville de la Chapelle Saint-Luc et le Grand Troyes pour l’aménagement de la Plaine Ludique sur
le secteur Franklin
Lancement de plusieurs programmes de construction de logements sur l’ensemble de
l’agglomération (47 logements).
Des opérations programmées en 2011 :
Des interventions sur le bâti :
Déconstruction des bâtiments situés au 9-23 Gaston Berger (mois de mars), au 100 Sarrail
(mois de septembre), au 75 à 85 et 89 Sarrail (mai 2011) ainsi qu’au 7-9 et du 14-16-18 rue
du Beau Toquat (juin)
Restructuration de 23 logements handicapés à compter du mois d’octobre.
Réhabilitation de logements à partir du mois de septembre
Démarrage des travaux de résidentialisation de 318 logements sur le secteur Hélène
Boucher fin 2011 et de 217 logements sur le secteur Marcel de France à compter du mois de
juin
Construction de la Maison de Quartier à partir de septembre.
102
Reconstruction du groupe scolaire Jean Moulin/Bartholdi et de la nouvelle cantine à
compter du mois de juin.
Des travaux de voirie et d’équipements publics :
Poursuite des travaux d’aménagement des espaces publics : rue Palissy (février à avril), rue
Jean Zay (mai à juillet), 1ère partie Jean Moulin (mai à août), Boulevard de l’Ouest (mars à
octobre), Aménagement de la Plaine Ludique (à partir de septembre) et rue Franklin à
compter de décembre.
Types d’espaces publics/privés actuels
Collectifs : espaces verts, jardins publics
Culturels : maison de quartier
Scolaires : halte-garderie, établissements d'enseignement, cantine
Commerces : centre commercial Carrefour + deux autres grands commerces (Palissy et le
Cygne).
Accessibilité à la ville :
Rocade, nationale, départementale, quatre voies : route nationale N77, Route
départementale D 610.
Particularités inhérentes au quartier :
Il est à noter que ce projet de rénovation urbaine vient en appui du programme de la Zone
Franche Urbaine en termes de redynamisation économique du quartier.
103
Figure 35 : situation du quartier Chantereigne
104
Département de la Marne
105
FICHE QUARTIER ANRU
QUARTIER ORGEVAL (REIMS)
Contexte : Le quartier Orgeval naît de l’urbanisation croissante de la ville durant les années
60-70. Le quartier a connu une première phase de rénovation avec le tramway. Trois
programmes de rénovation urbaine ont été inaugurés en novembre 2011, notamment la
résidence Gallieni (24 logements, 8 dont 8 maisons individuelles). La nouvelle allée Claude
Douvier et le gymnase sont eux aussi terminés.
Quartier
Commune
Orgeval
Reims
commune
Population
6000
181 000 habitants
3,3 %
Superficie
46 ha
47 km²
0,1 %
Chômage
28,5 %
17,7 %
Part du quartier sur la
Année de la convention ANRU : 10/12/2004
Avenant : 05/2011, n°9
Porteur du projet : Agglomération rémoise et ville de Reims
Bailleurs: Le Foyer Rémois, L’Effort Rémois, Reims habitat et
Vitry Habitat
Figure 36 : le quartier Orgeval
106
Financement :
Convention : 100 M€ pour le quartier. Avenant : 85M€ dont 24M€ de l’ANRU. Redistribution
de + 1,68 M€ sur Reims provenant des économies.
Pour le moment les travaux ont couté 5 M€ pour les 24 logements collectifs et 8 maisons
d’Orgeval inaugurées en novembre 2011. Le Foyer Rémois et Reims habitat financent une
partie des logements. Deux cabinets d’architectes travaillent sur le bâti (Atelier Choiseul et
D. Langlart), tandis que deux bureaux d’études étudient l’aménagement (Association Civilités
et C. Bouzol)
107
Convention : les opérations n’étaient pas encore définies dans la convention de 2004 car les
études n’étaient pas complètes, il faut attendre les avenants de 2007 pour voir le détail des
premières opérations. Le quartier comporte notamment 584 logements sociaux des années
50-70 sont à requalifier.
De 2007 à 2009, le contrat urbain de cohésion sociale de Reims stipule que :
288 logements sont en phase de démolition
361 logements sont prévus en reconstruction ; en 2011, 32 logements ont été inaugurés (24
collectifs et 8 maisons avec la double certification Habitat & Environnement et Qualitel Très
Haute Performance Energétique (THPE)
Réhabilitations prévues pour 584 logements
Résidentialisation pour 360 logements.
L’avenant de mai 2011 apporte quelques modifications ce qui a été dit depuis 2007 :
333 démolitions sont finalement prévues en tout, en première phase on compte 203
logements détruits pour 192 reconstruits
582 logements seront réhabilités et seulement 120 résidentialisés.
Les grands objectifs de la convention :
Convention : La convention de 2004 concernait surtout le quartier de Croix Rouge et Wilson,
pour Orgeval il fallait encore réaliser des études sur le commerce, les équipements et les
réhabilitations des immeubles Charles Roche et Poincaré, afin de définir les opérations.
108
Avenant : Diversifier l’offre de logements, dédensifier le quartier, développer les
équipements culturels et sportifs, requalifier les équipements scolaires, redynamiser l’offre
commerciale et de services, recomposer l’espace extérieur en marquant la différence entre
espace privé et public
Une opération BBC dans le cadre d’une charte environnementale pour 519 logements, tout
le bâti est labellisée avec des noues de récupération des eaux de pluies, des toitures
végétalisées, des matériaux performants (brique, etc.), des capteurs solaires pour chauffage.
Reims vise l’étiquette de « label éco-quartier »
L’avenant, lui, prévoit une diminution des PLS au profit de l’accession, une augmentation des
logements réhabilités et résidentialisés.
Nous demanderons lors de nos entretiens le bilan des opérations aujourd’hui.
Charte d’insertion :
Elle a été développée en 2007. Elle précise qu’il faut faire appliquer les minimums de 5%
d’heures du total travaillées réservées pour les habitants de la ZUS grâce à un animateur des
travaux des Opérations de Renouvellement Urbain (pour les travaux du tramway aussi). Les
bailleurs ont accepté de jouer le jeu, le Pôle Emploi et les Structures d’Insertion par l’Activité
Economique (associations, entreprises d’insertion et chantiers d’insertion) aident pour le
bon déroulement de la charte.
La convention de Gestion Urbaine de Proximité (GUP) signée le 24 février 2003, souhaite
améliorer le fonctionnement des quartiers, assurer la tranquillité publique et améliorer la
qualité et la cohérence des Services urbains, on distingue ainsi quelques objectifs :
Préserver le cadre de vie et la qualité de vie des habitants en phase chantier.
109
Réduire les dysfonctionnements.
Mesures envisagées pour l’accompagnement des populations en place et des nouveaux
arrivants dans les quartiers rénovés (charte qualité des chantiers).
Privilégier l’abord de questions liées à l’appropriation du cadre de vie, du logement, et de
l’environnement de l’habitant.
En consolidant et en développant éventuellement l’animation de temps spécifiques et
pédagogiques (ex : le tri des déchets), et en s’appuyant sur le fonctionnement des Ateliers
Urbains de Proximité.
En développant, si besoin de nouvelles formes d’intervention, telles que des « ballades
urbaines » avec des habitants volontaires.
Le pilotage de la GUP s’effectue selon ce dispositif :
110
Type de logement social construit :
- Constructions sur le secteur Poincaré : 38 PLUS et 20 PLAI au lieu de 58 PLUS
- Constructions sur le secteur Charles Roche (ilot 1 et 2) : ajout de 6 logements PLAI
- Constructions sur le secteur Neuchâtel : ajout de 1 logement PLUS
- Constructions sur le secteur Entrée sud/Schweitzer : 6 PLAI et 6 PLUS au lieu de 12 PLUS.
Types d’espaces publics/privés actuels :
111
Collectifs : deux maisons de quartier à Charles Roche, une maison de retraite, une poste, une
maison de justice, une antenne municipale, un cimetière, une église, un lieu de culte
musulman, cinq pharmacies, trois médecins,
Paysagers : des parcs/squares,
Sportifs : stade Hébert (tennis, football…), piscine Orgeval, un gymnase, un boulodrome,
Scolaires : Trois écoles maternelles, trois écoles élémentaires, un lycée, trois crèches,
Commerces :
Quatre
supermarchés,
deux
boulangeries,
un
primeur,
quatre
restaurants/bars, un coiffeur. L’offre est assez élargie comparée aux autres quartiers ANRU.
L’avenant prévoit la mise en place au nord d’un espace pour les futurs équipements et d’un
pôle médical. La collectivité va aussi créer une nouvelle maison de quartier plus au centre et
d’une salle municipale, planter un jardin collectif, et créer une friche artistique avec un
espace multimédia et des salles de répétition et une « matériothèque ».
Relogement :
Information que nous obtiendrons lors de notre entretient avec les personnes en charge de
la Zone Urbaine Sensible
Diversification de l’habitat :
Les logements à venir sont plus « personnels », les grands ensemble sont bannis, les
locataires habiteront des logements semi-collectifs et des maisons individuelles.
Accessibilité à la ville :
Ligne A du tramway, ligne 3 et 4 de bus vers le centre de Reims
112
La D964 mène au centre de Reims, le boulevard des Tondeurs (D944) raccorde l’A26 vers
l’ouest
Avec le tramway, Orgeval fait un grand pas vers le désenclavement, la ligne 3 du bus est
aussi très fréquente (un bus toutes les 10 min) et relie bien le centre-ville.
Particularités inhérentes au quartier :
Personnes vivant dans un ménage bas revenu : 32.2%
Logements sociaux en Champagne-Ardenne : 40 400 soit 43% des logements, dont 94.3% à
Reims (35% en ZUS)
Orgeval compte 1884 logements dont 97% ont été construits avant 1975.
Trois programmes de rénovation urbaine ont été inaugurés le mois dernier, notamment la
résidence Gallieni (24 logements). La nouvelle allée Claude Douvier et le gymnase sont eux
aussi terminés. Les premiers résultats de l’ANRU se font enfin sentir chez les habitants, après
des mois de travaux. Avec 5 millions d’euros, la résidence Gallieni est le plus gros chantier
d’Orgeval. L’allée Claude Douvier donne accès entre les îlots et aux équipements publics
(école Gallieni, maison de quartier, maison de santé, commerces). Le gymnase Gallieni a été
achevé pour un coût de 566 251 euros, (35% par l'Etat, via l'ANRU, 30% par le Conseil
Régional, 25% par la Ville, et 10% par le Conseil Général.
113
Figure 37 : projets sur le quartier Orgeval
Figure 38 : le quartier Orgeval
114
FICHE QUARTIER ANRU
QUARTIER DES EPINETTES (REIMS)
________________________________________________________________________
Contexte : Le quartier des Epinettes se situe au Nord-Est de Reims. Localisé en bordure de
limite communale, il constitue une entrée de ville au niveau de l’axe autoroutier ReimsCharleville. C’est un petit quartier d’habitat essentiellement collectif qui a été construit
durant les années soixante, depuis sa création il a la réputation d’être un quartier populaire.
Physiquement enclavé du reste de la ville par la présence de chemins de fer, le quartier est
principalement accessible en passant par le pont de Witry. Ce pont, plus qu’une simple voie
de circulation, est devenu le symbole de ce quartier que les habitants nomment souvent
« quartier du pont ».
Quartier
Commune de
Part du quartier sur la
Des Epinettes
Reims
2292 habitants
181 000 habitants
1.3 %
47 km²
1.1 %
commune
Population
Superficie
Chômage
54 ha
31 %6
16 %
Année de la convention ANRU : 10 décembre 2004
6
Source : Contrat Urbain de cohésion sociale de Reims 2007-2009
115
Avenant : 09/05/2011
Porteur du projet : Communauté d’agglomération de Reims Métropole
Bailleurs : L’Effort Rémois, Vitry Habitat
Financement : 39 767 726€ dont 6 444 533€ financé par l’ANRU soit 16%
Les principales operations envisagées et conduites :
Démolition de 127 logements
Réhabilitation de 250 logements
Reconstruction de 236 logements
Restructuration de la voirie
Les grands objectifs de la convention :
Désenclavement du quartier, amélioration de son image par des aménagements plus
qualitatifs. Amélioration et diversification du logement pour faciliter la mixité sociale. Le
projet a évolué, le lotissement initialement prévu prendra la forme d’un éco-quartier, dans
le secteur des courtes Martin.
Type de logement social construit7 :
PLS : 0
PLAI : 34
PLUS : 88
7
Source : Avenant n°9 à la convention de renouvellement urbain du 10 décembre 2004
116
Types d’espaces publics/privés actuels :
Scolaires : 1 école
Sportifs : 3 terrains de sport (dont 2 terrains de football)
Collectifs : 1 médecin et 1 centre médico scolaire, 1 pharmacie, 1 église, 1 Maison de
quartier
Commerces : 1 bar/tabac, 3 commerces alimentaires de proximité
Relogement : Information à demander lors d’un éventuel entretient avec les personnes en
charge de la Zone Urbaine Sensible
Accessibilité à la ville :
N’est pas desservi par le tramway, présence de 4 arrêts de bus
Situé le long de la RN 51 qui mène à Charleville-Mézières
Certainement le quartier le plus enclavé de la ville, coupé physiquement du reste du tissu
urbain par les voies ferrées, le seul accès au centre-ville est le pont de Witry
Diversification urbaine : Information à demander lors d’un éventuel entretient avec les
personnes en charge de la Zone Urbaine Sensible
117
Figure 39 : plan de situation et photographies du quartier Les Epinettes
118
FICHE QUARTIER ANRU
QUARTIER CROIX-ROUGE (REIMS)
Contexte : Le quartier Croix-Rouge est apparu durant les années 1970 au sud-ouest de la
ville de Reims. C’est le plus grand quartier d’habitat social de la cité des Sacres. Il est
caractérisé par une morphologie architecturale et urbaine particulière composée de
« grandes barres » et d’une division du quartier en trois secteurs distincts :
Eisenhower/Université, Pays de France, Croix du sud. Classé en ZFU, ce quartier est
aujourd’hui touché par un certain nombre de dégradations, si bien qu’il est sujet à une
rénovation urbaine particulièrement marquée.
Quartier
Commune de
Part du quartier sur la
Croix-Rouge
Reims
25 000
181 000 habitants
13,81 %
5, 4 %
commune
Population
Superficie
254 ha
47 km²
Chômage
21, 9 %
16 %
Année de la convention ANRU :
10/12/2004
Avenant : 05/2011
Porteur du projet : ville de Reims
Figure 40 : le quartier Croix-Rouge dans les années 80
119
Financement :
138 418 818 € bases de financement prévisionnel dont 30 465 981 € provenant de l’ANRU
soit 22% du montant total
Les grands objectifs de la convention :
Modifier positivement l’image très dégradée du quartier en le rendant plus attractif
Améliorer le cadre de vie des habitants
Rendre des espaces libre plus valorisés
Créer des espaces publics
Renforcer la solidarité à travers l’habitat et le logement.
Type de logement social construit :
Reconstruction sur site 365 logements PLS,
Reconstruction sur site 136 logements PLUS
Reconstruction sur site 16 logements PLUS CD
Reconstruction sur site 58 logements PLAI
Types d’espaces publics/privés actuels :
Collectifs : 6 parcs et jardins
Culturels : 1 médiathèque, 1 salle municipale
Sportifs : 5 gymnases, 1 piscine, 1 terrain de sports
120
Scolaires : 8 école maternelle, 7 école élémentaire, 2 crèches, 4 collèges et lycées, 7
enseignements supérieurs
Commerces : 1 centre commercial, 1 marché.
Accessibilité à la ville :
L’arrivée du tramway ligne A et B(2011) relier Croix Rouge à l’ensemble de l’agglomération.
L’arrivée du TGV en 2007 à Reims et en gare de Bezannes, immédiatement au sud de Croix
Rouge, place le quartier et l’agglomération à une dimension interrégionale
Les lignes de bus
L’autoroute A4 (Direction Paris / Metz-Nancy).
Particularités inhérentes au quartier :
Figure 42 : les démolitions en 2011
Figure 42 : schéma des trois sousquartiers de Croix-Rouge
121
FICHE QUARTIER ANRU
QUARTIER WILSON (REIMS)
Contexte :
Quartier
Commune de
Part du quartier sur la
Wilson
Reims
6 401 habitants
181 000 habitants
3.54 %
0,87%
commune
Population
Superficie
41 ha
47 km²
Chômage
33, 2 % (1999)
16%(1999)
Année de la convention ANRU : 10/12/ 2004
Avenant : 05/2011
Porteur du projet : Reims
Bailleurs : Le Foyer Rémois, L’Effort Rémois, Reims
Habitat et Vitry Habitat
Financement : 158 539 984 € base de financement
Figure 43 : le quartier Wilson dans les années 80
prévisionnel
34 653 637 € montant ANRU, 22% du montant total
122
Les grands objectifs de la convention :
Modifier positivement l’image très dégradée du quartier en le rendant plus attractif
Améliorer le cadre de vie des habitants
Rendre des espaces libre plus valorisés
Créer des espaces publics
Renforcer la solidarité à travers l’habitat et le logement.
Type de logement social construit :
Reconstruction sur site 372 PLUS CD
Reconstruction sur site 58 PLUS
Reconstruction sur site 50 PLAI
Reconstruction sur site 178 PLS
Types d’espaces publics/privés actuels :
Sportifs : 1 gymnase
Scolaires : 1 cité universitaire, 1 crèche, 2 écoles maternelles, 2 écoles élémentaires
Commerces : 1 marché
Collectifs : Salle polyvalente inaugurée en juin 2008, Groupe scolaire Ravel et Maison de
quartier Wilson – Espace Louise Michel inaugurés en juin 2010.
123
Accessibilité à la ville :
Transports en commun : bus
Boulevard Président Wilson
le quartier Wilson, notamment SIR 1, se situe à proximité de la station Franchet
d’Esperey
L’aménagement d’une voie de désenclavement se prolongeant dans un axe important de
la ville, l’avenue Paul Marchandeau. Celle-ci contribue efficacement à
l’ouverture du
quartier à la Ville et permet de recomposer de part et d’autre de cet axe, des îlots urbains
de qualité et modifiant ainsi positivement l’image du quartier.
Figure 44 : le quartier Wilson
124
FICHE QUARTIER ANRU
QUARTIERS ROME, SAINT-CHARLES, DESERT, LE HAMOIS (VITRY-LEFRANÇOIS)
Population
Quartier
Commune
ZUS de la convention
De Vitry- le- François
6200 habitants
15641 habitants
Part du quartier sur la
commune
40 %
La zone ZUS Rome, Saint-Charles et le Désert détient 3298 habitants (INSEE).
Le quartier ZUS le Hamois possède lui 2 861 habitants (INSEE).
Année de la convention ANRU : 28/07/2005
Avenant : 09/11/2009
Porteur du projet : Communauté de Communes de
Vitry-le-François
Bailleurs : Vitry-Habitat
Figure 45 : les différents quartiers à Vitry-le-
Financement : coût total 47 907 045 €
François
(Convention initiale + avenants)
125
ANRU : 30,7% soit 14 708 158 €,
Conseil Régional : 4,4%, soit 2 117 773 €,
Conseil Général : 2,3%, soit 1 092 900 €,
Vitry Habitat : 49,4%, soit 23 645 408 €,
Communauté de Communes : 4,7%, soit 2 272721 €,
La Ville: 6,8%, soit 3 257 041 €.
Répartition du financement global :
47 907 045 €
ANRU
5%
Région
31%
Département
Ville
Bailleur
50%
5%
7%
2%
Les principales opérations envisagées et conduites :
Démolitions : 432 logements (dont 180 sur Rome Saint Charles et 234 sur le Désert),
126
Construction : 102 logements dont 32 constructions en accession sociale,
Réhabilitations : 706 logements dont 516 sur le quartier Rome-Saint-Charles.
Résidentialisations : 727 logements dont 89 sur le quartier le Désert, 638 sur Rome-SaintCharles.
Les grands objectifs de la convention :
Le désenclavement est l’un des principaux objectifs de la convention afin de relier les
quartiers au centre-ville.
La requalification et la construction de logements sont prioritaires au quartier Désert. Ce
programme
s’accompagne
également
de démolitions,
réhabilitations lourdes et
résidentialisations.
La mixité de l’habitat et la diversification des fonctions urbaines sont également favorisées :
la volonté étant d’améliorer les conditions de vie des habitants en les associant aux
différents projets.
Type de logement social construit :
Sur le quartier Rome Saint Charles volonté de 3 relogements sur 4, 102 logements
reconstruits au titre de l’offre locative sociale, 12 PLUS-CD sur site, 55 PLUS sur site.
Types d’espaces publics/privés actuels ou à
concevoir :
Collectifs : Construction de la maison de quartier «
Le Bon Accueil » (annexe du centre social) à Rome
Saint-Charles,
Paysagers : création d’une piste cyclable bidirectionnelle Marcel-Bailly, construction d’une
Figure 46 : le projet de parc urbain, Rome-Saint-Charles
passerelle dédiée aux cycles au-dessus du canal,
127
création d’un parc urbain de plus de 2ha.
Accessibilité à la ville :
Un service social de déplacements urbains assure le raccordement de l’ensemble des
quartiers. Renforcement de l’intermodalité : gare/ cars/ services de déplacements urbains/
cycles.
128
FICHE QUARTIER ANRU
QUARTIER BERNON (EPERNAY)
Contexte : La ville d’Epernay, aussi dite capitale du Champagne dépend fortement du
secteur viticole. Malgré cette très lucrative activité, la commune rencontre des difficultés
économiques et perd des habitants. La ville compte trois quartiers en catégorie 1 ou
qualifiés de « très prioritaires ». IL s’agit des quartiers Bernon, Vignes Blanches et Beausoleil.
Le quartier Bernon construit entre 1968 et 1972 représentait un projet ambitieux pour
l’époque. En prévision d’arrivée de nouveaux habitants, ce sont près de 4 000 logements qui
sont sortis de terre. Les projections démographiques de l’époque n’ont cependant jamais
étés atteintes et le quartier à l’inverse s’est peu à peu vidé de ses résidents. Face à ce
constat, la ville a mené depuis 1977 une politique de la ville très active sur le quartier
(opération HVS, DSQ, Banlieue 89), en engageant notamment dès 1992 la démolition de
deux tours. Malgré tout le quartier reste surdimensionné, inadapté à la demande locative et
vétuste, ce qui justifiait donc une Opération de Renouvellement Urbain.
Quartier
Commune
Part du quartier sur la
Bernon*
d’Epernay
3 500 habitants
25 238 habitants
13, 9 %
1,06 %
commune
Population
Superficie
24 ha
22, 69 km²
Chômage
20,5 %
10, 4 %
* ZUS Bernon
129
Année de la convention ANRU : 16/12/2005
Année de l'avenant N°1 : 31/07/2008
Année de l’avenant N°2 : 28/06/2010
Année de l’avenant N°3 : 03/10/2011 (avenant local)
Porteur du projet : ville d’Epernay
Figure 47 : photographie du quartier Bernon, avant
travaux
Bailleurs : le Toit Champenois
Financement :
- Convention : 48 182 419 €
ANRU : 16 958 806 €
Ville d’Epernay : 2 809 279 €
Bailleur : 23 631 839 €
Caisse des Dépôts et Consignations (fonds propres) : 175 600 €
Conseil Régional : 862 000 €
Conseil Général : 2 478 578 €
- Avenant N°1 : 58 989 568 €
ANRU : 21 397 645 €
Ville d’Epernay : 3 398 957 €
Bailleur : 29 825 779 €
Caisse des Dépôts et Consignations (fonds propres) : 262 230 €
130
Conseil Régional : 1 074 681€
Conseil
Général :
autorise
jusqu’en 2008 le report des
crédits
de
la
convention
initiale, non consommés fin
2006.
Ce
qui
représente
1 757 436 €
- Avenant N°2 : 88 539 390 €
ANRU : 32 369 947 €
Ville d’Epernay : 10 673 894 €
Bailleur : 41 391 042 €
Caisse des Dépôts et Consignations (fonds propres): 394 230 €
Conseil Régional : 1 129 348 €
Conseil Général : 1 207 358 €
- Avenant N°3 (avenant local) : 93 839 609 €
ANRU : 30 640 802 €
Ville d’Epernay : 11 296 801 €
Bailleur : 45 335 261 €
Caisse des Dépôts et Consignations (fonds propres) : 392 528 €
Conseil Régional : 2 335 371 €
Conseil Général : 1 162 815 €
131
Les principales operations envisagées et conduites :
Prévision
Prévision
initiale
de(s)
avenant(s)
de la convention
Démolitions
Construction/Reconstitution
d’une
391 logements
+ 140 logements
205
+
logements
25
Aujourd’hui
Aujourd’hui
réalisés
réalisés (%)*
501 logements
94%
108 logements
47%
logements
offre locative
dont 10 à Bernon
dont 25 à Bernon
Réhabilitations
272 logements
+ 542 logements
654 opérations
100%
Résidentialisations
oui
oui
-
0%
Petits travaux/aménagements
oui
oui
-
-
* D’après le bilan physique PRU au 23.05.2012
Convention :
- Aménagements d’espaces publics (espaces verts, cheminements piétons, création de la
place centrale Fada N’Gourma).
- Création ou réhabilitation de nouveaux équipements (maison pour tous, médiathèque,
mairie de quartier, locaux associatifs, et structure sportive).
- Travaux de voirie pour désenclaver le quartier et reconnecter « Bernon bas » à « Bernon
haut ».
132
Avenants :
- Aménagements ou requalifications d’espaces publics (cheminements piétons, parc urbain,
esplanade…)
- Création ou réhabilitation de nouveaux équipements (garages et parkings, aménagement
de la cour de récréation de l’école Crayère et création d’une salle de restauration).
- Requalification (Avenue Middelkerke) ou création de rues supplémentaires (Rue du Parc et
rue des Coteaux)
- Réfection et extension du réseau de chauffage urbain.
- Résidentialisation de squares et jardins.
- Mise en place du tri sélectif.
Les grands objectifs de la convention :
- Modifier durablement l’image du quartier en le rendant plus attractif
- Améliorer le cadre de vie des habitants
- Reconnecter le quartier au reste de la ville d’Epernay, notamment en termes de flux
- Réadapter l’offre de logement à la réalité du marché sparnacien.
- Redynamiser l’offre commerciale
Charte d’insertion :
La convention fixe également des objectifs d’insertion par l’activité économique. Suite à la
signature de ce document, la ville d’Epernay et les maîtres d’ouvrage s’engagent à élaborer
et adopter avec l’ANRU une charte locale d’insertion. Celle-ci a été approuvée le 30
novembre 2006. Les objectifs d’insertion étaient fixés à 5% des heures travaillées, soit
63 706 heures d’insertion. Le bilan du 1er janvier 2012 montre qu’au sein des 37 entreprises,
un total de 25 313 heures a été réalisé dans le contexte de la convention. 86 personnes
133
issues des ZUS sparnaciennes ont bénéficié de la charte d’insertion. Pour être plus précis une
majorité de ces nouveaux employés provenait du quartier Bernon. Leur moyenne d’âge est
de 29 ans. Sur les 86 individus, 11 travaillent aujourd’hui en CDI.
Type de logement social construit :
Sur les 205 logements prévus par la convention, la très grande majorité est de type PLUS CD.
Seul 5 logements sont de catégorie PLAI.
Sur les 230 logements prévus par les avenants, 104 logements de type PLUS sont prévus, 115
de catégorie PLUS CD, et 11 logements dits PLAI.
Types d’espaces publics/privés actuels:
Collectifs : Les squares et les places sont fréquents, mais inadaptés et vieillissants. A cheval
entre Bernon-Haut et Bernon-Bas une grande esplanade (la dalle Debussy) avait été
imaginée par les concepteurs de l’époque. Avec les opérations de renouvellement urbain
tous ces espaces sont actuellement en pleine mutation.
Culturels : Le monde associatif participe activement à la richesse de la vie culturelle du
quartier. A Bernon se trouvent par exemple les associations suivantes : TCB (éducation à
l’image et au regard), ASEB (Association Sportive d’Epernay Bernon), Amicale de l’Afrique
Noire d’Epernay, Association Bernon Loisirs, Confédération Nationale du Logement 51, CLCV
(Consommation, Logement, et cadre de vie), La Régie Sparnacienne, Maison de l’enfant,
Jardins partagés de Bernon.
Sportifs : Le quartier Bernon compte aussi parmi ses équipements un complexe sportif (salle
couverte et piscine de plein air, terrain de foot) et plusieurs terrains de sports en plein air.
Scolaires : Les enfants du quartier Bernon sont répartis sur les groupes scolaires Crayère (en
immédiate proximité du quartier) et Belle Noue (situé dans le quartier Belle Noue jouxtant
Bernon). Le lycée le plus proche du quartier se trouve à moins de 500 mètres (Godart Roger).
134
L’école maternelle Fontaine-les-Bergers en dehors du quartier est aussi à environ
500mètres.
Commerces : Au sein même du quartier Bernon les habitants disposent d’un centre
commercial composé d’une boulangerie, une pharmacie, la poste, une épicerie, un tabacpresse, un salon de thé et un bar. Une boucherie orientale est également installée dans un
RDC d’immeuble.
Un centre de soins infirmiers est présent au sein du centre social Maison Pour Tous
Dans le quartier de la Vaute qui jouxte celui de Bernon, se trouvent une pharmacie, une
supérette (votre marché), une boulangerie, un tabac-Presse, et un coiffeur
Les équipements prévus/à construire dans la convention et les avenants : La convention
ANRU a prévu de réadapter aux usages les espaces publics du quartier (places et squares).
Le plus important de ces projets est le remplacement de la dalle Debussy et de 501
logements, par l’aménagement d’un cœur de quartier qui se composera d’un parc urbain et
d’une place centrale, liant le haut et le bas de Bernon. L’avenue Middelkerke sera dévoyée
et requalifiée dans sa totalité. La création d’une nouvelle voie reliant directement le centre
ville permettra de désenclaver le quartier. Par ailleurs la convention prévoit la création d’une
mairie de quartier et d’une salle polyvalente, mais aussi la création d’une médiathèque dans
l’ancienne école Bernon Village. Enfin la convention prévoit la démolition/reconstruction du
centre commercial et la réhabilitation du centre social Maison Pour Tous.
135
Relogement :
Le Protocole de Relogement adopté pour la première phase du Programme de Rénovation
Urbaine estime de façon théorique un besoin de relogement pour 153 familles.
Le premier avenant indique qu’en réalité ce sont 240 familles à qui le Toit Champenois a
proposé une solution de relogement. Pour cela deux plans de relogement ont étés mis en
place. Le second avenant prévoit à nouveau un plan de relogement, mais cette fois plus
modeste. Il ne concerne que 30 familles.
1er
Familles
plan
de 2nd
plan
de 3ème
plan
relogement
relogement
relogement
2006-2007
2007-2008
2011-2012
391
53
20
13
9
-
166
62
En cours
de
à
reloger…
…dont
nombre
de
décohabitations
Relogements
effectifs
136
Diversification de l’habitat :
La convention met en avant la volonté d’instaurer une vraie mixité résidentielle dans le
quartier Bernon. Cela passera par la transformation du quartier et la diversification de son
offre résidentielle. La réhabilitation dans d’autres secteurs de la ville, devrait également
participer à cet objectif de mixité, en proposant aux habitants de Bernon « un véritable
parcours résidentiel ».
Accessibilité à la ville :
- Le réseau de transport urbain d’Epernay a tout fait pour intégrer le quartier Bernon
(pourtant situé à 2km du centre-ville). Pour cela deux lignes de bus parcourent le quartier. À
une fréquence de 20-30 minutes en période scolaire, trois arrêts connectent la ZUS de
Bernon au centre-ville ou à des équipements tels que l’Hôtel de ville et l’Hôpital.
- L’avenue Middelkerke constitue la colonne vertébrale du quartier Bernon. A l’échelle de la
ville il ne s’agit cependant pas d’un axe majeur. En revanche la départementale D3 qui
correspond à l’entrée Sud-Est de la ville d’Epernay n’est qu’à 300 mètres du quartier.
- Malgré une préoccupation grandissante concernant l’accessibilité des quartiers sparnaciens
et bien que de grands progrès aient été faits en matière de transport en commun, il n’existe
pas de véritables liaisons inter-quartiers à Epernay. Le quartier Bernon reste
particulièrement enclavé.
Particularités inhérentes au quartier :
Le quartier représentait 40% du parc social de la ville. Les projections démographiques
démesurées de l’époque expliquent que la convention prévoit plus de démolitions de
logement que de reconstructions (531 démolitions pour 230 constructions dont 25 sur site).
137
Ce contexte est également la raison de cette implantation périphérique. Bâti sur le Mont
Bernon, le quartier bénéficie d’une exceptionnelle vue sur les champs et les vignes
alentours. Ainsi la distance et la topographie sont une entrave à l’intégration du secteur
Bernon avec le reste de la commune.
Figure 48 : les projets sur le quartier Bernon
138
FICHE QUARTIER ANRU
RIVE GAUCHE (CHÂLONS-EN-CHAMPAGNE)
Contexte : La ville de Châlons-en-Champagne est la préfecture du département de la Marne
et de la région Champagne-Ardenne. La population est relativement jeune, la part des 15-29
ans représente environ 20%.
Les quartiers concernés par le programme de l’ANRU, la Bidée et Orléans sont situés dur la
rive gauche de la ville. Ce territoire est caractérisé par des difficultés économiques, sociales.
Néanmoins, la gare desservie par le TGV est située au sein de ce territoire, ce qui constitue
un atout.
Quartier
Commune de
Rive gauche
Châlons-en-
Part du quartier sur la
commune
Champagne
Population
8 369 habitants
46 138 habitants
18 %
7 %
Superficie
174 ha
2 605 ha
Chômage
35 %
28 %
(15-24 ans)
Année de la convention ANRU : 04/02/2008
Avenant : 23/12/2008
139
Avenant simplifié : 18/02/10
Porteur du projet : Communauté d’agglomération de Châlons-en-Champagne
Bailleurs : Effort Rémois, OPAC de Châlons-en-Champagne, la Foncière Logement
Financement :
Montant total du projet : 67 757 017€
Caisse des Dépôts et Consignations : 17 329 050€
Région : 2 036 169€
Département : 1 646 500€
OPAC de Châlons-en-Champagne: 3 746 716€.
Nouvelle
répartition
du
financement
Avenant
simplifié
n°1 :
De nouvelles opérations sont prévues, par l’avenant 1, leur financement est réparti de la
manière suivante :
140
Libellé
de Financement
l’opération
prévisionnel TTC
Construction de 32
de
Année
953 228 €
2008-2009
293 145 €
58 629 €
2009
d’1 165 714 €
33 143 €
2009
2
PLAI
de
démarrage
4 832 857 €
PLUS-CD
Construction
Subvention ANRU
Acquisitionamélioration
PLAI
Les principales operations envisagées et conduites :
Démolitions : 183
Reconstructions : 183
Réhabilitations : 427
Résidentialisation : 427
141
Les principales operations envisagées :
Prévision
Prévision
initiale de la de(s)
Réalisés
nov. 2010
convention
avenant(s)
183
50
123
logements
logements
logements
34
197
logements
logements
logements
Réhabilitations
427
50
234
Résidentialisations
logements
logements
logements
Démolitions
Construction/Reconstructions 183
en Réalisés en
nov.
2010
(%)
52 %
90 %
55 %
20 opérations d’aménagements publics : création et aménagement de voierie, d’espaces
publics (place, aire de jeux), et espaces verts et cheminements.
Les grands objectifs de la convention :
Intégrations des populations précarisées
Redynamisation de la rive gauche
Favoriser les contacts entre les quartiers.
142
Chartes d’insertion :
5 % du volume des heures des travaux d'investissement sont attribués aux demandeurs
d'emploi de ces quartiers prioritaires.
Au 1er novembre 2010, 108 personnes issues de ces quartiers ont bénéficié de ce dispositif.
Type de logement social construit : source convention ANRU
PLUS-CD et PLAI
Types d’espaces publics/privés actuels :
Collectifs : Mairie Annexe/centre multiservices ; crèche CCAS, rue David Blaudel ; cabinet
paramédical, rue des Brasseries ; Gare SNCF ; garage, rue des Brasseries ; Bureau de Police
au Mont Saint Michel ; restaurant, rue des Brasseries
Culturels : Centre social et culturel, rue Henri Dunant
Sportifs : Espace de sport et loisir Pierre Semard
Scolaires : Lycée Jean Talon, rue Daniel Simmonot ; école maternelle, rue d’Orléans ; centre
ALFOR, rue Benjamin Franklin ; collège Louis Grignon et Nicolas Appert
Commerces : Bureau de poste, rue Romain Rolland ; Banque, avenue de Paris ; Pharmacie,
rue des Brasseries.
Remarque : la plupart des équipements se situent quartier Orléans et gare.
143
Accessibilité à la ville :
Transports en commun : 3 lignes de bus traversent la rive gauche
Ligne 1 : elle passe au centre du quartier
Ligne 4 : elle passe au nord
Ligne 7 : elle passe au sud
L’autoroute A26 se situe à l’ouest de la rive gauche, c’est l’autoroute qui dessert la ville.
Remarque : le quartier Rive gauche parait-être relié avec le centre-ville par le bus et aux
autres villes avec l’autoroute, de plus un boulevard périphérique nord-ouest est prévu dans le
PRU.
Particularités inhérentes au quartier :
3 ZAC sont prévues rive gauche
Figure 49 : les projets sur le quartier Rive-Gauche
144
Département de la Haute-Marne
145
FICHE QUARTIER ANRU
QUARTIER LE VERT-BOIS (SAINT-DIZIER)
Contexte : La ville de Saint–Dizier s’est particulièrement développée durant les années 1950.
Des grands ensembles se sont multipliés en périphérie de la cité bragarde en plein essor
industriel à l’époque, notamment dans le domaine de la sidérurgie. Le quartier du Vert-Bois
apparu durant les années 1950 regroupe aujourd’hui plus d’un tiers de la population
bragarde. Durant les années 2000, la situation au sein du Vert-Bois s’est particulièrement
dégradée avec l’émergence d’un climat d’insécurité et l’apparition d’émeutes au sein du
quartier.
Quartier
Commune
Vert - Bois
Saint- Dizier
Population
8530
27000 habitants
31 %
Superficie
135 ha
47,69 km²
2,8 %
Chômage
27,1 %
19,1 %
Part du quartier sur la
commune
Date de la convention ANRU : 26/11/2004
Date de l’avenant 1 : 05/07
Date de l’avenant 2 : 14/05/2009
Porteur du projet : Commune de Saint-Dizier
146
Figure 50 : le quartier du Vert-Bois
Bailleur du quartier : OPH Saint-Dizier, L’Effort Rémois, Le Foyer Rémois, et la Société
Nationale Immobilière (SNI)
Financement :
Convention : Coût total du programme: 148 255 000
millions d’euros, 138 millions d’euros hors taxe.
Participation ANRU : 46,4 millions d’euros soit environ
Répartition du
financement global:
138 000 000 € (HT)
32%
34%
ANRU
47%
46,1 millions d’euros hors taxe.
19%
Sont prévues la construction d’un groupe scolaire, la création d’un parc sportif et la création
d'une coulée verte.
Les grands objectifs de la convention :
Le désenclavement du quartier et la réunification de Saint-Dizier : qui s’est traduit par
l’effacement de la RN 4 requalifiée en avenue urbaine,
La requalification des axes nord sud reliant le quartier au reste du territoire, le choix des
barres démolis (parallèles à l’axe ex RN 4 constituant des barrières physiques
supplémentaires, etc.),
La construction d’une nouvelle avenue urbaine (ex-RN4) permettant de relier le quartier à la
ville,
La diversification de l’habitat,
Apporter de nouveaux équipements,
Redynamiser le tissu associatif du quartier.
147
Charte d’insertion :
Objectif d’insertion au minimum égal à 10% des embauches directes ou indirectes, dans les
équipements de proximité, réservés aux habitants des quartiers concernés.
Type de logement social construit :
Construction logements PLUS favorisée.
Types d’espaces publics/privés actuels :
Commerces : présence de trois grandes surfaces, d’une commerciale, et de commerces en
rez-de-chaussée d’immeuble,
Scolaires : crèche municipale, groupes scolaires, collèges, lycée technique, EHPAD,
installation du nouveau collège Louis ORTIZ dans la zone située entre le centre-ville et le
quartier,
Collectifs: Services sociaux (RPA Croisat, centre social),lieux de cultes (mosquée, église),
création d’une pépinière d’entreprise en cœur de quartier, bureau de poste, services
culturels (MJC, centre culturel)
Types d’espaces publics construits :
Collectifs,
Scolaires,
Culturels (salle de spectacle),
Sportifs (parcours santé)
Accessibilité à la ville :
Transports en commun : depuis 2009 création d’une nouvelle ligne circulaire qui permet de
relier le Vert-Bois au Centre-ville.
148
Le quartier était également traversé par la RN4 (Paris-Strasbourg), celle-ci est remise en
cause et est selon les autorités à l’origine d’une véritable coupure urbaine.
Le projet visant à transformer la RN4 en boulevard urbain paysager (avec piste cyclable, allée
piétonne) est l’un des points forts du programme ANRU du quartier.
Figure 51 : nouveaux logements et accession à la propriété en en location
149
FICHE QUARTIER ANRU
ROCHOTTE, FOCH, CAVALIER (CHAUMONT)
Quartier
Commune de
Part du quartier sur la
commune
Rochotte,
Foch
et Chaumont
Cavalier
Population
10 398 habitants
25 995 habitants
Superficie
Données à compléter
5 526 ha
Chômage
25.4 %
14.1 %
40 %
Année de la convention ANRU : 09/01/2009
Avenant : Absence d’information
Porteur du projet : La ville de Chaumont
Bailleurs : Chaumont habitat, la Foncière logement
Figure 52 : photographie de Chaumont
Financement :
55 291 762 millions d’euros dont 46 865 323 millions de travaux : 13 279 056 millions
financés par l’ANRU, 3 millions par la commune de Chaumont et 20 millions par Chaumont
Habitat répartis de la façon suivante :
150
16 millions d'euros consacrés à la construction
10 millions d'euros pour les aménagements publics et voierie
7.4 millions d'euros pour la réhabilitation de logements anciens
4 millions d'euros consacrés à la construction de nouveaux équipements
1.5 millions d'euros utilisés pour la démolition d’immeubles.
Répartition du financement
global:
ANRU
55 291 762 €
Région
24%
26%
36%
3%
5%
6%
Les principales operations envisagées et conduites :
Démolitions : 548
Reconstructions : 333
Réhabilitations : 1 118
Résidentialisation : 1 294
Equipements publics : création et aménagement de voierie, d’espaces publics (place, aire de
jeux), espaces verts et cheminements et mise en place de services publics.
151
152
Figure 53 : récapitulatif simplifié des opérations, réalisation Chaumont Habitat
Le périmètre du projet regroupe trois quartiers, des opérations spécifiques sont prévus dans
chacun d’entre eux : le quartier cavalier connait de grosses opérations pour restructurer le
site dans sa globalité (démolitions/reconstructions, travaux de voierie, aménagement
publics). La Rochotte connait des opérations plus restreintes (résidentialisation,
réhabilitations). Enfin le quartier Foch joue un rôle central dans le désenclavement des deux
autres (nouvelles liaisons), de plus la présence d’une friche militaire offre d’intéressantes
opportunités foncières au projet de rénovation.
Les grands objectifs de la convention :
Volonté d’un désenclavement urbain physique et visuel
Établir une mixité sociale et fonctionnelle au sein des quartiers à traiter
Articuler les quartiers entre eux.
Dans l’objectif d’attirer de nouvelles populations car Chaumont connaît une perte
démographique.
153
Type de logement social construit : source convention ANRU
Types d’espaces publics/privés actuels :
Collectifs : Pôle associatif ; logements étudiant ; places ; parc Roulot ; voierie rue
Robespierre, Issartel, Chagale ; voie douce reliant Cavalier à Foch ; maison relais
Culturels : Centre social et culturel
Scolaires : Restaurant scolaire
Commerces : Pôle de services et de commerces.
Accessibilité à la ville :
Transports en commun
Le seul axe structurant est la RN 19
154
Particularités inhérentes au quartier :
Les quartiers concernés par le PRU ne font pas partie d’un secteur classé ZUS, ils ont donc
fait l’objet d’une dérogation au titre de l'article 6 de la loi n° 2003-710 du 1er août 2003.
Début décembre 2009 une opération comprenant 55 logements a été lancée rue
Robespierre (une rue bordée de longues barres HLM). Les nouveaux logements de type écoconstruction ont été créés dans le cadre de la reconstruction, ils profitent d’apports
énergétiques grâce à l’utilisation d’énergie solaire et géothermique
Figure 54 : les projets en cours
Dans le même esprit, une opération de 47 logements certifiés « Habitat et Environnement »
a vu le jour rue du Bassigny, à l’extrême est du secteur du Projet de Rénovation Urbaine.
Situés dans une impasse, ces constructions en R+1 ont été conçu dans un esprit de mixité
sociale, un tiers des logements a été attribué à des familles originaires d’immeubles démolis
et 16 autres sont de type PLAI.
Figure 55 : les projets en cours
155
Figure 56 : situation géographique des périmètres pru à Chaumont
156
Les typologies de quartier
Cette première phase de diagnostic nous a permis de mieux comprendre et analyser les
projets de rénovation urbaine mis en œuvre en Champagne-Ardenne. Pour approfondir
notre étude, nous choisissons de nous concentrer sur un nombre réduit de projets, afin d'y
étudier plus en détail l'impact de la rénovation urbaine sur le quotidien des habitants.
Le quartier Croix Rouge a, dès le début, fait l’unanimité. En effet, il a subi des opérations
d’ampleur avec de gros moyens financiers, une importante superficie et une population
nombreuse. Croix Rouge est d’ailleurs l’opération ANRU la plus conséquente et la mieux
dotée de Champagne-Ardenne. L’étude de ce quartier montrerait donc ce que la rénovation
urbaine peut faire avec de gros moyens et les changements sociaux que cela peut
engendrer.
La vision d'ensemble réalisée dans le premier temps de notre étude nous permet d'établir
une typologie des quartiers en fonction de leurs caractéristiques.
Nous choisissons 3 critères pour ce classement :
-
La part des habitants du quartier par rapport à la commune
-
L’année de la convention ANRU car il semble préférable de ne pas sélectionner un
quartier ayant une année de convention trop récente.
-
Les travaux qui ont été réalisés en termes d’aménagements d’espaces et
d’équipements publics, de résidentialisation, de réhabilitation et de construction écoresponsable
157
Approche démographique
Afin de déterminer de façon pertinente le choix de quartier, nous avons décidé d'organiser
notre analyse sous forme de tableau récapitulatif des informations essentielles.
Si le quartier Croix Rouge à Reims faisait depuis déjà quelques semaines parties de nos
priorités car il s’agit d’un chantier conséquent, ancré dans le campus universitaire et qui fait
l’objet d’une redynamisation importante avec notamment l’arrivée du tramway. De plus, la
ville de Reims était pour nous un axe obligatoire dans ce type d’étude et d’analyse des ZUS
car c’est l’un des grands quartiers de la Champagne Ardennes qui a eu le plus d’opération
d’aménagements, il nous fallait déterminer le choix d'autres quartiers.
Notre première typologie s’articule autour de la part des habitants du quartier dans leur ville
d’implantation. En effet, si Croix Rouge par exemple constitue l’un des plus gros chantiers de
l’ANRU, il ne représente pour autant « que » 13% de la population totale de Reims. Son
impact est donc assez relatif comparé à certaines communes qui vivent sous l’emprise d’une
ZUS en particulier. Au regard des statistiques nous avons dressé un tableau de trois colonnes
en fonction de ce que représente la part des habitants du quartier sur la population de la
commune* :
0-5%
5-15%
Plus de 15%
Troyes - Point Du Jour
Charlevilles-Mézières - Manchester
Sedan - Le Lac
Troyes - Les Sénardes
Charlevilles-Mézières - La Houllière
Fumay - Charnois
Reims - Orgeval
Sedan - Torcy Cités
La Chapelle Saint Luc - Chantereigne Montvilliers
Reims - Epinettes
Troyes - Les Chartreux
Châlons-en-Champagne - Rive Gauche
Reims - Wilson
Romilly-sur-Seine - Nouveau Romilly
Chaumont - Cavalier - Rochotte - Foch
Reims - Croix Rouge
Saint-Dizier - Vert-Bois
Epernay - Bernon
*Nous n’avons aucune donnée suffisante sur le quartier la tête du bouchon à Troyes
158
Les résultats sont équilibrés et nous ont permis de discerner (malgré des financements très
variés) le poids des quartiers dans la commune.
Les quartiers de Reims étaient d’ores et déjà éliminés puisque nous avions choisi CroixRouge, deux des trois quartiers de Troyes semblent trop petits pour effectuer une étude
pertinente.
Le cas le plus flagrant est celui de la ZUS de Chantereigne-Montvilliers à La Chapelle SaintLuc qui ne concentre pas moins de 84% des habitants, d’où l’importance cruciale du PRU sur
cet espace et des enjeux des futurs aménagements. Cependant, nous tenons à contraster au
maximum avec Croix Rouge, nous cherchons donc un plus petit financement. Avec 195 M€
pour plus de 11 000 habitants, Chantereigne se trouve définitivement écarté du choix final.
Le coût des opérations pour Fumay et Chaumont sont quant à eux parmi les plus faibles
(respectivement 14 et 40 M€), et contrastent bien avec Croix Rouge (138 M€). Ils sont une
piste tout à fait plausible pour faire partie de la phase 2, tout comme Bernon à Epernay,
Charleville-Mézières et dans une moindre mesure Rive Gauche à Châlons-en-Champagne qui
ont le même profil. Néanmoins, ils se situent dans la Marne tout comme Croix Rouge, nous
ne les retiendrons donc pas
Approche qualitative des opérations
Nous avons continué notre comparaison avec une deuxième typologie. Celle-ci concerne les
opérations principales au sein des chantiers des ZUS. C’est sur ce paramètre que l’analyse
est la plus importante puisqu’elle décortique les actions menées sur le terrain et qui vont
directement toucher les habitants. Il est en effet primordial de cerner les lignes directrices
de la convention ANRU pour évaluer le changement morphologique et sociologique au sein
du quartier. Ces résultats vont nous donner un angle de réflexion important non seulement
sur le choix final mais aussi pour les enquêtes de la seconde phase, axées sur les évolutions
sociales.
159
Nous avons mis de côté les démolitions/reconstructions dans notre construction du tableau
car c’est un facteur qui est présent dans 95% des PRU, quant à leur nombre il ne reflète bien
souvent que la taille de la ZUS et l’ampleur du financement plutôt que le véritable impact sur
la commune.
160
Ce tableau est très déséquilibré. Il est évident que l’aménagement de nouveaux
équipements publics fait partie (tout comme le désenclavement) des objectifs principaux des
PRU, et malgré un tri et une sélection assez rigoureuse des opérations, nous remarquons
que la plupart des quartiers sont tournés vers des opérations de revalorisation ou de
construction d’équipements. C’est tout à fait logique, tant ils jouent un rôle important dans
la socialisation des habitants et dans l’amélioration de leur cadre de vie. Certains quartiers
indécis se retrouvent parfois dans deux catégories, ce qui renforce la difficulté d’établir une
analyse cohérente.
Approche chronologique
La troisième typologie finira définitivement par nous conforter dans notre choix final.
Afin d’évaluer l’avancée des projets, il nous a semblé nécessaire de classer les PRU de la
région sur un axe chronologique.
Le critère de l’état d’avancement, parait intéressant pour la seconde phase de notre étude,
qui consiste à mesurer l’impact des projets ANRU, sur les habitants du quartier concerné.
2004:
2005:
2006:
Saint-Dizier, Epernay, Vitry- Sedan, Troyes,
Reims
le-François
CharlevillesMézières
2007:
2008:
2009:
Fumay,
Romilly-surSeine
Châlons-enChampagne
La Chapelle
Saint Luc,
Chaumont
161
Un recul chronologique est nécessaire pour mener une étude approfondie. Nous avons donc
fait le choix, de ne pas traiter les quartiers de Chaumont et de La Chapelle Saint Luc. Ces
deux dernières villes ont signé leurs conventions durant l’année 2009, ce qui nous apparaît
comme trop récent :
2004:
2005:
2006:
Saint-Dizier, Epernay, Vitry- Sedan, Troyes,
Reims
le-François
CharlevillesMézières
2007:
2008:
2009:
Fumay,
Romilly-surSeine
Châlons-enChampagne
La Chapelle
Saint Luc,
Chaumont
Nous avons tout d’abord choisi, comme premier lieu d’étude, la ville de Reims qui a signé sa
convention en 2004. Nous avons laissé de côté la ville de Saint-Dizier, car une étude a déjà
été menée sur ce quartier par l’IATEUR.
Il est intéressant d’étudier le quartier Croix Rouge de Reims qui est l’un de plus gros projet
ANRU de la région Champagne-Ardenne :
162
2004:
2005:
2006:
2007:
Saint-Dizier, Epernay, Vitry- Sedan, Troyes,
Fumay,
le-François
Charlevilles- Romilly-surReims
Mézières
Seine
2008:
2009:
Châlons-enChampagne
La Chapelle
Saint Luc,
Chaumont
Après plusieurs questionnements et réflexions, nous avons décidé pour le choix de notre
deuxième lieu d’étude, de ne pas choisir une autre ville du département de la Marne. En
effet, il parait plus intéressant de regarder aussi les mutations d’un quartier, situé dans un
autre département de la région. Nous avons ensuite éliminé les villes qui avaient déjà fait
l’objet d’études antérieures :
2004:
2005:
2006:
Saint-Dizier, Epernay, VitryReims
le-François Sedan, Troyes,
CharlevillesMézières
2007:
2008:
2009:
Fumay,
Romilly-surSeine
Châlons-enChampagne
La Chapelle
Saint Luc,
Chaumont
Villes de la Marne
Villes déjà étudiées
163
Trois villes se distinguent donc : Sedan, Romilly sur Seine et Charleville-Mézières.
Choix des quartiers pour la seconde phase de l'étude
Nous avons proposé trois conventions à l’ARCA lors de la première présentation de nos
travaux, le 24 novembre. Ces dernières concernent les conventions des quartiers de Sedan,
Romilly sur Seine et Charlevilles-Mézières.
Après quelques échanges, nous avons confirmé notre volonté de ne pas choisir, le deuxième
quartier de l’étude dans le même département que Croix-Rouge (la Marne) ou sur le
département voisin de l’Aube qui connaît les mêmes problématiques. En effet, il est
souhaitable que cette étude représente au mieux les différentes opérations ANRU au niveau
régional. Pour cela le choix du deuxième quartier devrait être fait sur un territoire autre que
celui de la Marne et de l’Aube. Châlons-en-Champagne et Troyes ont donc été exclus.
En outre, choisir un quartier totalement différent de Croix Rouge à Reims était très
opportun. De plus petites opérations se sont alors dégagées, comme le Charnois à Fumay, le
Lac à Sedan ainsi que le quartier de Manchester à Charleville-Mézières. Plusieurs études
ayant été déjà menées sur Fumay, celle-ci n'a donc pas été retenue.
Finalement, la convention ANRU qui s’est dégagée est celle de Charleville-Mézières pour ses
quartiers de Manchester et de la Houillère. Le quartier de Manchester représente 5.77% de
la population de la commune, et c’est une petite opération qui y est menée pour seulement
760 000 euros. C’est d’ailleurs l’opération ANRU qui a le plus petit budget en ChampagneArdenne. La collecte de données sur ce quartier risquant d’être moins facile et afin d’éviter
que Croix Rouge représente la majeure partie de l’étude finale, nous avons décidé de ne pas
étudié Manchester seul et d’adjoindre la Houillère à nos recherches. La Houillère est une
opération ANRU d’ampleur, tout comme Reims. La principale partie de l’étude consistera
alors en la comparaison de ces deux gros quartiers. Puis dans un second temps, nous
pourrons comparer La Houillère à Manchester, afin de voir ce qui peut être fait dans une
même ville avec des moyens complètement différents.
164
Conclusion
La première phase de ce rapport, nous a permis de retracer l’histoire du logement social en
Champagne-Ardenne. Il nous semblait nécessaire de détailler les facteurs du développement
massif des grands ensembles, puis, de retracer l’histoire des territoires ainsi que leurs
différentes activités pour mieux comprendre leur situation actuelle.
La seconde phase sera axée sur le recueil des regards d’experts dans me but de réaliser une
analyse représentative des mutations sociales au sein des quartiers ANRU de la région.
Il nous semblait donc important de réunir un maximum d’information dans la première
phase, afin de déterminer de façon pertinente, les quartiers qui bénéficieront d’une étude
qualitative. De plus, au cours des différentes recherches effectuées, de nombreuses
questions ont émergé, celles-ci pourront ainsi être posées lors de nos futurs entretiens.
Cette seconde phase sera tournée vers la sphère sociale et le côté humain de l’Agence
Nationale de Rénovation Urbaine. Elle s’attachera à mettre en relief des dynamiques au sein
des quartiers, des dynamiques tels que l’évolution des liens sociaux, la mixité, des
représentations, ces derniers étant en lien avec les nouveaux aménagements. Grâce au
diagnostic réalisé, nous disposons d’une base solide de connaissances sur ces territoires ainsi
que sur leurs mutations. Ces éléments nous permettrons de poser des questions ciblées et
pertinentes. De plus, l’analyse des travaux effectués sur le terrain, nous permettra de
dresser un bilan des opérations de rénovation urbaine en Champagne-Ardenne et de leur
impact sur la vie sociale des Zones Urbaines Sensibles, au-delà de l’étude statistique.
165
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