VIVRE aVEc UN ENFaNT
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VIVRE aVEc UN ENFaNT
l’essentiel le magazine d’information de l’UDAF44 mars 2011 Crédit photo : ADAPEI 44 125 VIVRE avec UN ENFANT EN SITUATION DE HANDICAP L’événement > Rencontre avec la MDPH de Loire-Atlantique p.3 Édito p.3 Zoom sur > Baromètre de l’accessibilité : Nantes en tête p.4 Dossier > Vivre avec un enfant en situation de handicap p.7 La vie des associations > Portrait croisé de l’ADAPEI, l’APF et l’UNAFAM p.8 Agenda p.8 Bloc notes p.2 L’évén e m e nt Une rencontre autour du handicap entre l’UDAF 44 et la MDPH La MDPH : l’interlocuteur unique pour les personnes handicapées et leurs familles La MDPH (Maison Départementale des Personnes Handicapées) est née du regroupement de plusieurs organismes d’état liés au handicap, il y a déjà plus de 5 ans. Le 13 janvier 2011, l’UDAF de Loire-Atlantique a accueilli dans ses locaux Mme LEMÉE Chantal, directrice adjointe de la MDPH de Loire-Atlantique, et M. GATARD Christian, membre de la commission en charge de l’attribution des aides, pour une présentation de la structure. A vant 2006, les personnes vivant avec un handicap devaient frapper à plusieurs portes pour obtenir des aides : à celle de la CEDS (Commission d’Éducation Spéciale) pour les enfants de moins de 20 ans, à celle de la COTOREP (Commission Technique d’Orientation et de Reclassement Professionnel) pour les adultes et à celle du SVA (Site pour la Vie Autonome) pour toute demande d’aide technique. Depuis 5 ans maintenant, la MDPH concentre en un seul lieu toutes ces activités. Que l’on soit enfant ou adulte, vivant à domicile ou en établissement, la Maison Départementale des Personnes Handicapées propose une offre de services tant sur les démarches administratives que sur la construction d’un projet de vie. Elle participe également à différentes opérations de sensibilisation à la cause du handicap au travers d’interventions menées auprès des professionnels du secteur médico-social et auprès des collectivités locales. L’accueil et l’accompagnement au projet de vie Plusieurs agents d’accueil accompagnent les demandeurs et leurs proches dans la constitution du dossier de demande d’aides. Ils répondent également à toutes leurs questions liées à la situation 02 de handicap. L’objectif est de permettre aux demandeurs de fournir un dossier complet et de connaître les différentes étapes avant l’attribution des aides. Une de ces étapes est l’élaboration du projet de vie. Il permet aux futurs bénéficiaires de s’exprimer autrement qu’au travers d’un dossier administratif. Ils peuvent y évoquer leurs difficultés, leur projet de reconversion professionnelle, par exemple. Les demandeurs peuvent se faire aider de leurs proches ou de travailleurs sociaux pour établir ce projet de vie. Une équipe constituée, entre autres, de médecins et d’assistants sociaux formulent ensuite des propositions avant le passage en CDAPH (Commission des Droits et de l’Autonomie des Personnes Handicapées). Décider et attribuer des aides Depuis la création de la MDPH, une seule instance est en charge de l’attribution des prestations : la CDAPH. Les aides qu’elle alloue peuvent être aussi bien liées à l’achat de matériel médical, au transport, à la recherche d’un auxiliaire scolaire ou à l’adaptation d’un logement au handicap, etc. Afin d’optimiser ses chances, la personne handicapée ou ses proches peuvent défendre leur cas directement devant la CDAPH. Seulement cet exercice n’est pas toujours facile et à la portée de tous. Un soutien des associations En 2010, l’ADAPEI souhaite pallier ces manques. Elle met donc en place la cellule d’Aide, d’Assistance et d’Accompagnement qui s’adresse aux personnes handicapées mentales, à leurs familles ou à leurs représentants. Des conseillers bénévoles leur offrent un accompagnement pour effectuer les formalités en particulier auprès de la MDPH, mais aussi auprès d’organismes sociaux, scolaires, mutualistes. Ils aident les familles à exposer leurs demandes, à répondre et à anticiper les questions posées en séance à la MDPH ou dans d’autres organismes. Pour animer cette cellule et faire valoir les droits des personnes handicapées, la structure recherche actuellement des bénévoles. Ceux-ci s’adaptent en fonction des disponibilités des demandeurs. Les rendez-vous ont lieu soit à domicile, soit au siège social de l’ADAPEI. CONTACT MDPH 44 : 0 800 40 41 44 [email protected] Cellule d’Aide, d’Assistance, et d’Accompagnement : 06 74 37 12 39 [email protected] édito les actu’s L’UDAF 44 accessible www.udaf44.fr En Loire Atlantique, quelque 50 000 personnes handicapées bénéficient d’une prestation, soit environ 4 % de la population. 2 500 familles bénéficient ainsi d’une allocation d’éducation pour leur enfant handicapé. S’il est difficile de quantifier le nombre de personnes handicapées, car la nature et la gravité des atteintes peuvent être très diverses, ces quelques chiffres rappellent si besoin en était, une réalité de prise en charge, et surtout une réalité de vie. Quel que soit le niveau des aides accordées aux familles, l’investissement des parents est total et de tous les instants. Des parents qui doivent faire face au quotidien et qui très vite rejoignent une association pour ensemble trouver réponses aux interrogations, aux difficultés et parfois aux situations de désespoir. Voici ce qu’en disait Maurice ARFEUX, alors secrétaire général de l’UNAF en 1970, dans un langage qui permet d’évaluer le chemin parcouru : « Leur combat visera d’abord le désespoir. L’enfant inadapté est un malade, et non pas un monstre. Les parents ne sont pas coupables. Il n’y a pas de débile mental qui ne puisse faire de progrès sous certaines conditions. Leur combat sera pédagogique, juridique, économique et social. Voilà ce que sait faire l’action familiale. » Il nous faut aujourd’hui et sans cesse, rappeler cet immense engagement parental, et le rôle indispensable des associations, pour que les situations de handicap puissent être reconnues, acceptées et mieux vécues. Et ce numéro de l’Essentiel veut y contribuer. Jean-Yves Le Magueresse sur L’UDAF de Loire-Atlantique vient de se doter d’un nouveau site internet. Nouvelle identité graphique, nouvelles rubriques, nouvelle organisation de l’information... Cette refonte du site est une occasion pour l’association de gagner en lisibilité sur sa mission première : représenter et défendre toutes les familles. Dès la page d’accueil, l’internaute identifie l’UDAF 44 comme une association loi 1901 qui fédère plus de 150 associations familiales. www.udaf44.fr Le parrainage de proximité : une nouvelle forme de soutien à la parentalité, créateur de lien social Le parrainage de proximité consiste à construire une relation affective privilégiée entre un enfant et un adulte, vivant à proximité. L’association Parrains par’mille et le Secours Catholique assurent toutes deux le suivi des parrainages en Loire-Atlantique. Aujourd’hui, elles cherchent à faire connaître cette nouvelle forme d’entraide citoyenne. Le 22 février, l’association Parrains par’mille, la CAF de Loire-Atlantique, le Centre départemental Enfance et Familles, le Conseil général, la Sauvegarde de l’Enfance, le Secours Catholique, l’UDAF de Loire-Atlantique et la Ville de Nantes se sont réunis pour signer un protocole d’accord visant à officialiser leur partenariat pour la promotion du parrainage de proximité. Président de l’UDAF 44 Baromètre de l’Accessibilité : Nantes 1ère ville accessible de France Le 1er janvier 2015, toute personne handicapée devra pouvoir accéder aux services des établissements ouverts au public, selon la loi Handicap 2005. À 4 ans de l’échéance, l’APF (Association des Paralysés de France) publie la 2ème édition de son “baromètre de l’accessibilité” afin de mesurer l’avancement des travaux d’aménagement des communes françaises durant l’année 2010. Nantes prend la tête du classement. P our la 2ème année consécutive, Nantes se positionne comme la 1ère ville accessible de France. Un effort a été fait sur l’accueil des personnes malentendantes dans les lieux publics : des agents de la ville ont en effet été formés à la langue des signes. L’accessibilité des écoles est également un point sur lequel la municipalité nantaise a œuvré. Aujourd’hui, plus d’un groupe scolaire par quartier est accessible aux enfants handicapés moteurs. Ce classement national ne recense que les actions menées par les 96 chefs-lieux départementaux. Ce palmarès ne doit donc pas occulter tout ce qui est mis en œuvre par les villes de taille plus modeste. En effet, qu’il s’agisse de Saint-Nazaire ou de Châteaubriant, la plupart des communes et des communautés de communes disposent d’une commission d’études et d’actions dédiée au handicap. L’accessibilité des lieux s’en ressent et les actions de sensibilisation se développent. Malgré un constat général plutôt encourageant, le combat doit continuer. En effet, le gouvernement prévoit de faire voter à l’Assemblée Nationale un dispositif de dérogation pour l’accessibilité des bâtiments neufs. Cet amendement risquerait de mettre à mal l’essence même de la loi Handicap qui impose une accessibilité de tous les bâtiments et transports publics à l’orée 2015. 03 Crédit photo : ADAPEI 44 Point de vue de psychologues Céline ALLUSSE et Roselyne TISSERAND sont psychologues à l’IME Alexis Ricordeau de Varades. Cet établissement est habilité à accueillir des jeunes de 6 à 20 ans, reconnus comme déficients intellectuels légers ou moyens. Au travers des personnes qu’elles suivent dans cet institut médico-éducatif, elles apportent leur point de vue de professionnels pour mieux comprendre le handicap et l’accepter. Vous suivez des jeunes âgés entre 6 et 20 ans. Vous les voyez évoluer sur une longue période. Quelles seraient les phases les plus dures à passer pour un enfant–adolescent en situation de handicap ? difficultés d’apprentissage et de maîtrise ». Ils voient les difficultés des autres, mais occultent les leurs. Puis, de stage en stage, ils avancent et intègrent leur handicap. Céline ALLUSSE : Je dirais l’adolescence, psychologues cliniciennes comme pour tous les et institutionnelles à l’IME enfants de cette tranche d’âge, de Varades handicapés ou non. Ce n’est pas parce qu’ils sont déficients qu’ils ne vivent pas leur adolescence. Ils ont un rapport différent à l’autorité ; ils sont moins obéissants. Ils ouvrent les yeux sur qui ils sont. Ils prennent conscience de leur corps. C’est d’ailleurs à ce moment-là que se posent des questions autour de la sexualité. C’est à cette période également que certains vont développer des troubles du comportement plus graves. Une réorientation en psychiatrie peut alors être nécessaire. Céline ALLUSSE : Aucun travail d’éducation ne peut se faire sans une réelle collaboration avec la famille. Des rencontres régulières ont lieu entre les parents et les référents des jeunes. C’est lors de ces échanges que les proches peuvent nous solliciter et nous demander conseils. Nous assurons également, sur demande, des entretiens individuels. Céline ALLUSSE Roselyne TISSERAND Roselyne TISSERAND : Une des étapes difficiles à franchir aussi est celle de la sortie de l’IME. Pourtant, nous les y préparons. Des anciens de l’institut viennent régulièrement témoigner de la vie « après IME » et expliquent comment ils ont vécu le changement. C’est au moment de la sortie, lorsqu’ils démarrent leurs premiers stages en ESAT1 qu’ils prennent conscience de leur handicap. Au départ, ils ne comprennent pas pourquoi ils sont entourés de travailleurs handicapés : ils se considèrent seulement « comme des personnes éprouvant certaines 04 ESAT1 : Établissements et Services d’Aide par le Travail Ces quelques grandes étapes sont des épreuves pour les jeunes mais très certainement pour leurs proches aussi. De manière à les préparer au mieux, assurez-vous un suivi psychologique spécifique auprès des familles ? Quels sont d’ailleurs les sujets sur lesquels les parents ont besoin d’être aidés ? Roselyne TISSERAND : Il n’y a pas de règles. Certains ont conscience de leur isolement et viennent nous voir pour se confier. Ils acceptent de se faire aider. Nous pouvons alors les réorienter vers des spécialistes qui seront davantage tournés vers leurs propres difficultés et non vers celles de leur enfant. Globalement, nous sommes là pour les rassurer et leur rappeler les compétences de leur enfant. La société française a tendance à soulever ce qui ne va pas, à pointer du doigt les manques. Pourquoi ne pas avoir une image plus positive et souligner plutôt les réussites de chacun ? Tous les enfants ont des compétences et des talents. Capitaliser sur les réussites de son enfant permet aux parents de se sentir mieux. L’enfant le ressent ; il se voit et grandit dans le regard de ses parents. Vivre avec un enfant en situation de handicap Regards croisés entre une mère et des spécialistes. Quels que soient les mots utilisés et le comportement adopté, annoncer le handicap d’un enfant est toujours traumatisant pour ses parents. En effet, ils réalisent à ce moment, ou un peu plus tard en cas de déni, que leur enfant ne sera pas complètement autonome ou du moins qu’il évoluera différemment. Le rêve de l’enfant parfait se brise. Afin de permettre l’instauration d’une véritable relation parents-enfants, un soutien médical et pratique doit être mené pour accompagner les parents dans ce long chemin qu’est « accepter le handicap de son enfant pour lui permettre de grandir ». Céline ALLUSSE et Roselyne TISSERAND sont toutes deux psychologues en IME. Sophie est mère de trois enfants, dont un est autiste. Ces trois personnes se confient et apportent leur point de vue de professionnels et de mère. Depuis qu’elle a stoppé son activité professionnelle, Sophie* se consacre pleinement à l’éducation de ses trois garçons. Lucas*, le deuxième de la fratrie, a aujourd’hui 15 ans mais ne se développe pas comme un adolescent de son âge. En effet, il est autiste. Sa mère témoigne de ses 15 premières années remplies de doutes, d’épreuves, de joies et de victoires. Lucas* a seulement trois mois lorsqu’il est hospitalisé pour ses crises d’épilepsie intempestives. Séjour après séjour, il passe de médecin en médecin. Ils cherchent, disent-ils, la raison de ses crises. Certains nous ont même sorti une fois « Si vous venez pour rien, ce n’est pas la peine de venir ! ». Mon fils a quelque chose. Quoi ? Je ne sais pas. Mais son regard est vide, il est inexpressif. Par moment, je pense à l’autisme mais les crises d’épilepsie prennent le dessus. Pendant trois ans, il n’y a pas un mois pendant lequel Lucas* n’est pas hospitalisé. Puis, nous tentons une scolarisation en SESSAD1 pendant un an et demi. Mais, le bruit, le nombre d’enfants, ce nouvel environnement n’est pas adapté à ses difficultés. Bien que l’éducateur soit à ses côtés, Lucas* n’arrive pas à s’intégrer. En parallèle, nous continuons les tests pour mettre un nom sur son handicap. Le pédo-psychiatre qui suit Lucas* depuis tout ce temps nous dit « Je me pose une question : je me demande si votre enfant n’est pas autiste. » Et bien, si les médecins se posent des questions à leur tour qui va m’apporter des réponses ? Vous pensez bien que dans ces moments-là, je ne souhaite pas ajouter des questions à ma liste mais surtout obtenir des réponses… au moins une ! La réponse tombe le jour de son cinquième anniversaire : Lucas* est diagnostiqué autiste sévère. Nous avons deux solutions pour l’accompagner dans sa maladie : l’éduquer en utilisant la méthode ABA2 ou opter pour la méthode « douce », ce que nous avons choisi. Aujourd’hui, je me demande toujours si nous avons fait le bon choix. De plus en plus de reportages passent sur cette méthode ABA2. Mais en même temps, Lucas* semble épanouï à l’IME dans lequel il évolue depuis 3-4 ans. Avant d’obtenir cette place, Lucas* a passé 2 ans en hôpital de jour et quelques années dans un autre IME. Mais ces deux structures étaient situées loin de notre domicile. C’était épuisant. Aujourd’hui, Lucas* rentre tous les soirs comme un ado de son âge. Je suis bien consciente de sa différence. Mais il progresse, à son rythme. Il faut saisir les moments, ses réussites. Je me rappelle de son premier bisou. Il avait 8 ans. C’était très émouvant. À un Noël aussi, ses frères s’étaient mis en tête * : Par souci de confidentialité, les prénoms utilisés dans ce témoignage ont été modifiés. SESSAD1 : Service d’Éducation Spéciale et de Soins à Domicile ABA2 : Applied Behavior Analysis, Analyse Appliquée du comportement suite de l’article page suivante (...) 05 Crédit photo : ADAPEI 44 (...) suite de l’article en page 5 de lui faire essayer son vélo. Ses premiers tours de roues ont été pour moi une très grande fierté. En fait, c’est comme si Lucas* obtenait plusieurs fois son bac par an ! Mon mari, ses frères et moi-même avons accepté son handicap, ce qui est le plus difficile. Plusieurs personnes de ma famille n’en sont pas encore là. Mes proches nous considèrent comme « la famille misère » ; ils voient seulement Lucas* comme un enfant autiste. Moi, Lucas*, je le vois comme Lucas*. Un point c’est tout. Il est vrai qu’il a fallu faire des concessions comme arrêter mon activité professionnelle pour me consacrer pleinement à lui. Mon fils aîné se sentait aussi comme fils unique avec un frère. L’arrivée du troisième enfant a rétabli l’équilibre et a rendu en quelque sorte la famille « normale ». Je vois maintenant une réelle fratrie, empreinte de protection. Même si Lucas* parle peu, on se comprend. On est comme un vieux couple ! Par exemple, quand il vient me toucher les cheveux, c’est signe de joie… Je comprends aussi quand il me demande du coca « Du tota ». Je ne pourrais pas dire que les quinze premières années de mon fils ont été un long fleuve tranquille mais ça y ressemble. J’appréhende tout de même la majorité de Lucas* car je sais qu’elle sera différente de celle de mon fils aîné. Je réfléchis à son avenir. J’aimerais qu’il soit dans un établissement et qu’il vienne de temps en temps à la maison, comme le fera son frère aîné. 06 T’CAP, ENTRE ACCESSIBILITÉ ET MIXITÉ Pratiquer un loisir, prendre des vacances, faire du sport relèvent parfois du parcours du combattant pour les personnes handicapées qui ont besoin d’activités adaptées à leur situation. Attentifs à ces difficultés, différents acteurs se rassemblent et créent le comité de pilotage T’CAP en mai 2007. 4 ans plus tard, une trentaine d’acteurs associatifs et institutionnels* (secteurs culturel, sportif, médico-social et éducation populaire) se mobilisent pour changer le regard porté sur les personnes en situation de handicap. T’CAP, c’est avant tout un comité de pilotage qui réfléchit à l’accès au sport, aux loisirs et aux vacances tous ensemble. Parmi les activités recensées, cours d’arts martiaux pour les non-voyants, rugby en fauteuil, lutte adaptée ou théâtre en langue des signes sont des moyens pour repousser ses limites et apprendre à vivre ensemble. Depuis 2008, T’CAP est aussi un événement bisannuel « T’cap Handicaps ou pas, Loisirs & découvertes». Cette journée permet aux personnes en situation de handicap ou pas de s’informer sur des loisirs de proximité et de réfléchir à des solutions adaptées ou en mixité. Animations culturelles et sportives, débats et stands sont au programme. T’CAP assure enfin une mission d’information autour d’un guide des acteurs et des offres de loisirs et d’un site Internet ressources, www.t-cap. info. Afin d’échanger autour de la thématique des libertés, l’association Grandir d’un Monde à l’Autre, à l’initiative du projet T’Cap organise un colloque Libertés et handicaps à Saint-Herblain le 26 mars. CONTACT : Coordinateur du collectif T’CAP Grandir d’un monde à l’autre Tél. 09 50 23 79 68 / www.mondealautre.fr * ACCOORD, ADAPEI, ANJEU-TC, APAJH 44, APF, CAF 44, CEMEA, Comité Départemental du Tourisme, Comité Régional de Sport Adapté, Corto Loisirs, DicoLSF, Direction Régionale & Départementale de la jeunesse et des Sports, Ecossolies Agence Radar, FRANCAS Pays de Loire, Grandir d’un monde à l’autre, Handisup, Loisirs Pluriel, OREA, Service Jeunesse Education Populaire du Conseil Général, Un copain comme les autres, Union Française Centres Vacances, Union Nationale des Associations de Tourisme, ville de Carquefou, ville de La Chapelle-sur-Erdre , ville de Nantes, ville d’Orvault, ville de Sainte-Luce-sur-Loire. 44 DA PE I c ré di t p ho t o : APF 44 : to ho p dit cré L a v i e d e s a s s o c i at i o n A s ADAPEI, APF, UNAFAM même combat : améliorer le quotidien des personnes handicapées Trop longtemps, les personnes handicapées étaient invisibles pour la société ou réduites à n’être que des malades. Pour faire bouger les mentalités, elles et leurs proches se sont regroupés en association. C’est dans ce contexte que sont nées l’ADAPEI (Association départementale des Amis et Parents des Personnes handicapées mentales), l’APF (Association des Paralysés de France) et l’UNAFAM (Union Nationale des Amis et Familles de malades psychiques). En 1955, plusieurs parents de Loire-Atlantique se rassemblent au sein de l’association Les Papillons Blancs, qui deviendra 14 ans plus tard l’ADAPEI. Leur objectif : proposer aux personnes handicapées mentales un véritable accompagnement tout au long de leur vie. Aujourd’hui, l’association est fière de compter 1 000 adhérents, 2 500 personnes accueillies et 1 600 professionnels. L’ADAPEI intervient auprès des enfants et adolescents atteints de déficience intellectuelle en leur assurant une éducation spécialisée et des soins en IME, par exemple. Elle prend en charge également l’orientation professionnelle des adultes. Les moins autonomes peuvent exercer une activité professionnelle en milieu protégé comme dans un ESAT (Établissement et Service d’Aide par le Travail). Les plus autonomes travaillent dans des entreprises adaptées où les conditions de travail sont proches de celles du cadre ordinaire. Côté logement, l’ADAPEI propose des hébergements spécialisés : des foyers d’accueil médicalisés, des logements accompagnés dans lesquels des soins médicaux et des aides à la vie courante sont prodigués. LOIRE - ATLANTIQUE CONTACT : 02 40 12 22 90 www.adapei44a.fr L’APF voit le jour en 1933 du combat de quatre jeunes atteints de poliomyélite. En 2011, 700 adhérents, 450 bénévoles, 500 usagers et 365 salariés agissent quotidiennement sur la LoireAtlantique pour une pleine citoyenneté des personnes en situation de handicap moteur avec ou sans troubles associés. Conformément à son projet associatif “Acteur et Citoyen”, l’APF agit dans une dynamique participative. Des bénévoles de l’association s’engagent dans la vie locale en développant des actions de proximité. Plusieurs groupes de parole et d’études incarnent également cette philosophie : le service accessibilité, le groupe de parole sur la parentalité, les Mercredis soirs de l’APF, les jardins solidaires, etc. L’APF se mobilise aussi avec les autres associations des droits humains pour construire une société ouverte à tous. Membre du mouvement Ni pauvres ni soumis, elle milite et manifeste régulièrement pour un revenu d’existence décent pour tous. L’APF développe également des services diversifiés. Les enfants et adolescents sont accueillis dans des structures d’accueil facilitant l’ouverture sur l’extérieur grâce aux liens qu’elles entretiennent avec les structures ordinaires. Le Pôle Adultes propose quant à lui des services pour faciliter la vie à domicile des adultes. CONTACT : 02 51 80 68 00 www.dd44.blogs.apf.asso.fr La maladie psychique, surtout connue au travers de cas tragiques médiatisés, effraie bon nombre de personnes. Le regard des autres pousse les proches des malades psychiques à s’isoler. L’UNAFAM 44 souhaite rompre cet isolement : 30 bénévoles apportent leur soutien à 300 familles. Pour cela, l’association a mis en place un accueil téléphonique visant à établir un premier contact pour programmer un entretien individuel. Il existe aussi des groupes d’expression : tous les premiers mercredis et derniers samedis du mois, la porte de l’association est ouverte à tous les proches désireux de partager leurs expériences au côté de la maladie psychique. Grâce à ces échanges, ils constatent qu’ils ne sont pas seuls dans leur cas. Les groupes de parole, animés par un psychologue, s’organisent un peu sur le même modèle mais sont sur inscription et engagent les participants sur un an. Le groupe évolue ainsi ensemble. L’UNAFAM propose également des formations visant à rétablir le lien social et à comprendre l’attitude du malade. Enfin, l’association organise des conférences auprès des personnes en contact avec le public (agents d’accueil, police municipale, travailleurs sociaux) afin de leur expliquer les comportements à adopter face aux malades psychiques. CONTACT : 02 51 83 17 73 www.unafam.org 07 Agenda 26 mars Grandir d’un monde à l’autre Colloque « Libertés et handicaps » à Saint-Herblain le 26 mars, de 9h à 18h. Inscriptions sur www.colloque-libertes-handicaps.fr ou par téléphone au 09 50 23 79 68 20 000 enfants handicapés ne sont pas scolarisés. Source : Enquête du Ministère de l’Éducation Nationale, 2005-2006 ffre i h c e L 30 mars Maison des adolescents « Le sentiment amoureux » Conférence animée par le philiosophe Eric Fiat. Salle Immaculée, à Saint-Nazaire. Renseignements au 02 40 20 89 65 12 avril AFC 44 Bourse aux vêtements pour enfants Vente de vêtements printemps-été, de la naissance à la taille 14 ans. De 11h à 14h dans la salle de l’association sportive Saint-Rogatien au 47 rue de Coulmiers à Nantes. Renseignements au 02 40 47 10 49 15 avril EFA 44 Soirée débat avec l’association « La voix des Adoptés » Présentation de l’association et témoignages d’intervenants. À 20h dans la Salle Bonnaire, 1 rue de Koufra à Nantes. Renseignements par email à [email protected] 30 avril UNAFAM 44 Réunion d’accueil pour mieux connaître l’association, rencontrer et échanger avec des proches de malades psychiques. De 10h30 à 12h30, 5 rue Moquechien à Nantes. Renseignements au 02 51 83 17 73 28 mai ASFMR Anniversaire : 40 ans L’ASFMR fête ses 40 ans d’existence en Loire-Atlantique. De 17h30 à 22h dans la salle Simone de Beauvoir à Nantes. Renseignements au 02 28 25 91 80 L’essentiel • n° 125 le magazine d’information de l’UDAF44 - Mars 2011 Trimestriel diffusé à 1700 exemplaires Tél. 02 51 80 30 00 - www.udaf44.fr Directeur de la publication : Jean-Yves Le Magueresse Co-directeur : André Prats / Rédaction : Morgane Boscher - Charlène Guillet Supervisé par la Commission Communication Conception graphique : Sapristi* Impression par Imprimerie Le Govic à Treillières, labellisée Bloc notes La fête du sourire avec l’APF Du 13 au 22 mai a lieu l’opération « La fête du sourire ». Elle a pour but de faire évoluer le regard du grand public sur le handicap mais aussi de collecter des fonds pour financer les actions menées par l’APF. Les animations à ne pas râter : la Rando du sourire à Machecoul le 15 mai, la journée des enfants le 18 mai, Mega concert le 21 mai et repas interculturel le 22 mai à Nantes, rassemblement voitures et motos le 21 mai à Saint-Nazaire. Venez soutenir l’APF, en achetant les produits du sourire disponibles sur les stands de vente. L’ADMR modernise son logo ! L’été 2010 a été synonyme de changement pour l’ADMR qui revête un nouveau logo accompagné d’une nouvelle signature “La référence du service à la personne”. En effet, le réseau ADMR propose des services à toute personne qui en a besoin, quelque soit son lieu d’habitation. Le clocher qui reflétait le milieu rural dans l’ancien logo laisse dorénavant sa place à la personne. Pas étonnant pour une association qui met au premier plan les valeurs humaines. Prise de position sur les rythmes scolaires Dans le cadre de la consultation nationale sur les rythmes scolaires, l’UDAF 44 a organisé une soirée-débat avec les partenaires locaux et les associations familiales. Tous se sont mis d’accord sur une prise de position commune. En voici les points-clés : le temps de travail scolaire doit être réorganisé. Il s’agit de réinstaurer une semaine de 5 jours d’égale durée avec un nombre d’heures réduit et modulé en fonction des âges. Le nombre de semaines travaillées est alors plus important et les vacances d’été sont réduites pour favoriser un plus long repos hivernal. Par ailleurs, les acteurs de cette réflexion ont préconisé la construction de lieux consacrés aux temps de repos des enfants, en particulier aux heures de repas et de récréation. Découvrir le monde autrement grâce au Festival HANDICLAP Voir avec les mains, entendre avec les yeux, escalader avec l’esprit... L’APAJH de Loire-Atlantique (Association Pour Adultes et Jeunes Handicapés de Loire-Atlantique) invite à tenter ces expériences originales lors de la 24ème édition du festival HANDICLAP. Ateliers, concerts, conférences, visites de musées, activités sportives et expositions sont programmés dans un bon nombre de communes du département du 24 mars au 2 avril 2011. Renseignements auprès de l’APAJH 44 au 02 40 14 04 71 www.festival-handiclap.org