Lettre d`information n°25
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Lettre d`information n°25
Juillet+Août 2003 N°25 La lettre mensuelle de Aquitaine Europe Communication, l’acteur aquitain de la Société de l’Information Sommaire Point de vue d’Aquitaine Les organisations professionnelles doivent s’engager sur un contrat de compétitivité numérique par filière. - Marc SAHRAOUI page 2 Autrement bon que paysan.org Après une pousse forcée et un accident de bulle spéculative, l’aventure du producteur au consommateur repart à coups de SMS page 2 L’approche commune de la SDI L’attractivité des territoires se construit avec des infrastructures et des contenus mais elle se définit avant tout par la déclinaison d’un message plus personnel sur les médias numériques page 3 L’Europe numérique en Aquitaine Les régions européennes réunies à Bordeaux début juin voient la Société de l’Information comme un outil du développement durable. page 4 Visiblement opérationnel Le projet européen de portail de services Visual Admin entre en phase opérationnelle avec le soutien de la communauté de communes d’Agen. page 6 Comment être N°1 sur Google Avec plus de 60% de parts de marché, le moteur de recherche Google dicte sa loi. Les clés et une Webrevue des sept merveilles de Google. page 7 JuriTIC La responsabilité des hébergeurs en débat page 7 Point de vue d’Europe Satellite haut débit pour le sud-ouest de l’Irlande. page 8 La SDI atteint des sommets La perspective du Sommet Mondial de la Société de l’Information (WSIS) crée un bruit médiatique sans précédent. Des informations ? page 8 Agenda Juillet-Août 2003 Rendez-vous, missions, projets. page 8 Rendez-vous Du 25 au 29 Août Lucidité Notre directeur, Hervé Le Guyader vient Et peut être y aura t’il des difficultés pour d’être élu, et confortablement, pour trois répondre à l’ensemble des besoins. ans, président de l’association des régions de la société de l’information -Eris@ . C’est bon pour l’Aquitaine, c’est bien pour l’AEC. Toute bourse a ses limites, malgré les choix politiques volontaristes. Les vacances à venir devraient permettre de mettre au point des stratégies d’alliances, Pour la première fois un représentant des accords tactiques et sans doute de francophone de l’Europe du Sud dirige un jouer la cohésion territoriale suggérée par réseau international qui se donne comme Bruxelles. objet d’utiliser au mieux les technologies de l’information au service du développement économique,social et culturel des citoyens européens. Juillet est une période riche en dossiers négociés, en réponses aux nouvelles règles européennes, aux signatures de conventions, comme s’il fallait boucler avant le repos bien Avec enthousiasme et lucidité. mérité d’Août. Le défi n’est pas simple à relever. Si, presque Chacun a raison de se dépêcher, l’année tous les élus ont compris l’enjeu et l’intérêt des prochaine sera complexe : nouvelles réseaux électroniques et des services, comme techniques disponibles, élections cantonales, www.aecom.org l’a montré le vote positif du Conseil Régional régionales et européennes ramassées sur trois d’Aquitaine, le 16 juin dernier, toutes les mois, élargissement à dix nouveaux pays. Lignes directrices pour les fonds structurels TIC collectivités territoriales, du pays à la région L’AEC à la 24ème Université d’Eté de la Communication – Hourtin La Commission a décidé de consulter les autorités régionales et locales sur un projet de lignes directrices concernant les critères et les modalités de mise en oeuvre des fonds structurels dans le secteur des communications électroniques. www.aecom.org/ged/telecommunication/ fonds_structurels/gl.htm en passant par les agglomérations et les départements, sollicitent le soutien financier de l’Etat et de l’Union Européenne. Tant pour le développement haut, bon ou très haut débit que des applications professionnelles et grand public. Vacances ne signifient pas vacance. Marcel Desvergne Président de l’AEC [email protected] p2 Juillet+Août 2003 Commander Le Guide N°6 e-Gouvernance en Emilie-Romagne Commandez • par téléphone au 05 57 57 01 01 • par télécopie au 05 57 57 97 17 • par courrier à AEC, 23 Parvis des Chartrons, Cité Mondiale, 33074 Bordeaux Cedex • par Internet http://commande.aecom.org Retrouvez l’information TIC d’Aquitaine sur le portail de l’AEC www.aecom.org AECinfo, la lettre d’information de l’acteur aquitain de la Société de l’information est éditée par Aquitaine Europe Communication, 23 Parvis des Chartrons 33074 Bordeaux. Téléphone : +33 (0)5 57 57 01 01. Fax : +33 (0)5 57 57 97 17. Directeur de publication : Hervé LE GUYADER. Service Informations : Frédéric AUTECHAUD, Yvan BAREYT, Benoit FUERTES, Laurent-Pierre GILLIARD. Ont collaboré à ce numéro : Marcel DESVERGNE, Xavier DAVERAT E-mail : [email protected] Ce numéro a été imprimé à 1000 exemplaires par Balauze&Marcombe à Canejan (33). Couverture : Crystal Clear Ocean Une vraie photo tellement plus iréelle que bien des images de synthèse www.backpackersparadise.biz/ MaldivesI.html › Point de vue d’Aquitaine Les organisations professionnelles doivent s’engager sur un contrat de compétitivité numérique par filière. L ‘économie numérique ne déchaîne plus les enthousiasmes en France, ni chez les décideurs politiques, ni chez les chefs d’entreprises. C’est le constat que nous avons fait au cours de nos différents entretiens avec des responsables de PME et TPE ou avec des chefs de projet « technologies de l’information » dans les différentes régions de France en 2002 et 2003. Et pourtant, l’écart des usages du BtoB se creuse entre les entreprises françaises et leurs homologues européennes (selon la dernière enquête de l’UE, 4 fois moins de vendeurs et 2 fois moins d’acheteurs BtoB). Ce manque d’enthousiasme rend inefficaces les actions de sensibilisation et tue dans l’oeuf les initiatives individuelles d’adaptation des PME aux technologies de l’information, jugées inopportunes dans l’environnement actuel. Au-delà de l’effet de mode, les décideurs publics et privés cherchent une lisibilité de l’impact des TIC sur leurs pratiques d’affaires. Hors, seuls les professionnels de chaque filière peuvent apporter cette lisibilité, sous réserve qu’ils s’engagent, avec les principaux donneurs d’ordres et les prescripteurs de la filière, sur une stratégie de re-organisation des relations inter-entreprises. Mais attention, l’environnement a changé au cours de ces 3 dernières années, et il ne suffit plus de montrer un projet pilote onéreux qui ne s’étendra pas ou de discourir des avantages apportés sur la base de « best practices » qui sont toujours trop éloignées des préoccupations du décideur. Ces derniers souhaitent un langage et un cadre clairs, à savoir un objectif et une stratégie de filière, et les moyens pour les atteindre et les mettre en oeuvre. La mise en place d’actions collectives, nationales et régionales, qui s’appuient sur une telle approche montrent de forts indicateurs de succès. L’économie des moyens actuels, tant privée que publique, impose de centrer les programmes d’intervention sur des actions structurantes et sur des engagements bilatéraux. Par exemple, un contrat de progrès « Compétitivité numérique par filière » aidant financièrement l’organisation de filière sous réserve d’un engagement de résultat sur sa feuille de route et son planning de réalisation. Pour cela, il faut au minimum identifier dans chaque organisation de filière un responsable TIC ou commerce électronique appuyé par un groupe de travail spécifique une note d’orientation publique et un plan d’actions actualisé. L’objectif est que chaque filière se donne les moyens de négocier sur les standards, sur les télédéclarations et de proposer cahiers des charges et spécifications de référence à chaque chef d’entreprise. Peu d’entre elles sont en 2003 capables de proposer une telle organisation. Cette analyse nous rappelle le développement des démarches qualité il y a quelques années. Le développement de la compétitivité numérique dans les PME mérite en effet le même niveau d’engagement et de mobilisation pour atteindre des résultats comparables. En effet, ces actions ont un coût qui ne peut être pris en charge à 100% par les organisations de filière. Elles ont besoin d’un soutien fort, mais également d’un encadrement strict basé sur le contrôle des résultats obtenus étape par étape et sur des durées limitées. Marc Sahraoui est expert en économie numérique dans le cabinet DEVISE. Il est notamment en charge de l’Observatoire du Commerce et des Echanges Electroniques (OC2E) qui mesure l’impact du BtoB dans les entreprises ; des analyses TI et développement économique local pour l’Observatoire des Télécoms dans la Ville (OTV) ; de l’étude des freins et moteurs du BtoB dans les TPE pour le MINEFI/DECAS ; assistant de la FEVAD dans l’enquête annuelle auprès des entreprises de vente à distance. Marc Sahraoui a également participé dernièrement au groupe de travail de la Mission Charrié sur la compétitivité numérique des PME. On peut facilement comprendre que l’efficacité de 100 filières organisées et structurées autour de leur feuille de route sera largement supérieure à celle des 100 projets pilotes. Marc SAHRAOUI, Expert économie numérique [email protected] Autrement bon que paysan.org Après une pousse forcée et un accident de bulle spéculative, l’aventure du producteur au consommateur repart à coups de SMS Lancé au début de l’année,Autrement Bon a repris la place laissée vacante par Paysan.org, en livrant à domicile « le marché idéal pour composer six repas familiaux avec des produits de saison qui ont du goût ». L’AEC a posé deux questions à Patricia Juthiaud, PDG d’Autrement Bon, pour cerner les enjeux du redémarrage d’un fleuron régional du commerce électronique. AEC : Quelle est la différence entre Paysan.org et AutrementBon.com ? PJ : Le concept, pertinent, est le même. Les clients ont répondu présent à ce type de service de qualité. Nous avons donc repris les bons points et renforcé la gestion et la logistique de l’entreprise. AEC : La logistique est souvent la clé des projets de vente en ligne. Quelle en a été votre approche ? PJ : Deux axes : une chaîne du froid intégrale de la préparation à la livraison, et la maîtrise du dernier kilomètre. Autrement Bon est logé à la CADRAM de Marmande en entrepôt en froid positif. Dans les ateliers, les préparatrices personnalisent les commandes de chaque client et rajoutent la fleur de la semaine en cadeau. Dès mardi 13h, les premières livraisons sont parties à destination des clients de l’Aquitaine, puis à 17h à destination de la plate-forme Autrement Bon à Rungis par un transporteur spécialisé dans le transport en froid. Ensuite, les livreurs Autrement Bon chargent les colis dans leurs véhicules réfrigérés et commencent leurs tournées de livraison.Trois passages sont programmés chaque semaine. Mais les livreurs Autrement Bon sont aussi les représentants du service auprès du client. Au-delà de la livraison, ils ont en charge la vérification avec le client que tous les éléments du Marché sont bien présents et reçus en bon état. Cela va jusqu’au rangement dans le frigo pour les personnes âgées ! On dit que nos livreurs sont des livreurs bac+7 : ils livrent, conseillent, aident, ils sont nos commerciaux et les garants de notre services. NDLR : Le site a inauguré un service de confirmation de commande hebdomadaire par SMS. Le client répond au message envoyé par le service en saisissant son identifiant et une lettre précisant le type de produit souhaité. www.autrementbon.com p3 › Information stratégique L’approche commune de la SDI Juillet+Août 2003 L’attractivité des territoires se construit avec des infrastructures et des contenus mais elle se définit avant tout par la déclinaison d’un message plus personnel sur les médias numériques Si, et les dernières décisions prises par le Conseil Régional d’Aquitaine en matière de déploiement du haut débit et de soutien aux TIC en attestent, les décideurs sont désormais conscients de la validité à long terme des politiques d’aménagement numérique des territoires, il reste aux acteurs locaux à définir avec précision la nature des usages qu’ils souhaitent instituer dans la vie de leurs concitoyens. Le sondage annuel mené dans le cadre du Diagnostic de la SDI en Aquitaine est à ce sujet un outil précis : il décrit une attente persistante de services nouveaux privilégiant une information fiable et particulièrement accessible. En d’autres termes, il convient, hors des logiques exclusivement techniciennes, de concevoir une approche rénovée de la communication publique locale. Continuité de service au citoyen Un des axes fondateurs de la politique de mise en place de l’administration électronique repose sur la volonté de ne plus imposer le temps de l’administration au citoyen en lui offrant un accès continu à l’information et aux démarches. La diminution des effectifs et l’émergence de nouvelles entités territoriales comme les Communautés de Communes ou les Pays imposent de dissocier les outils de communication des personnels qui en assurent le prolongement administratif. Ceci apparaît peu encore aujourd’hui dans la tonalité du fonctionnement public mais la réplication des organisations existentes sous forme électronique produit une duplication des tâches qui va à l’opposé des attentes. Le service public électronique doit, au contraire, devenir un moyen d’assouplir la relation entre le citoyen et le service qui lui est du. Services multimédia L’effort de recensement des sites communaux menée par l’AEC en Aquitaine s’inscrit tout autant dans cette logique de service électronique au citoyen que dans celle, connexe, de présence en ligne des territoires régionaux à des fins de valorisation touristique. En terme d’effort de communication, n’y a pas de grande différence entre un habitant, un touriste et un employé ou un élu municipal. Soumis à la même logique, leur rapport à l’information, à sa forme ou à son support, ne varie que par sa fréquence. Dans la Société de l’Information, les médias, électroniques ou pas, ne sont plus concurrents mais déclinent une continuité : un plan d’accès disponible sur le site Internet d’une commune doit être facilement imprimable sur une simple feuille de papier pour avoir une chance de rendre totalement le service pour lequel il a été conçu ; l’agenda des manifestations locales doit pouvoir être converti en une série de messages vocaux ou textuels afin de prolonger l’action de communication mise en place jusque dans la poche du bermuda d’un estivant via son téléphone mobile. Si le site web est le préambule nécessaire d’une relation plus dynamique au citoyen, il n’en est que le premier outil de reformulation. C’est alors la valeur utile du contenu qui guide les usages : la certitude de trouver une réponse juste conditionne la bonne réputation d’un site, la capacité à transposer un document électronique dans un usage courant - l’imprimer facilement, être certain qu’il sera accepté par les services administratifs - enracine les reflexes de recherche. Service minimum Il reste à déterminer la forme et le volume exact d’informations et de services que le citoyen est prêt à convertir en usages durables. Cet effort de rééducation au dialogue avec la chose publique est un parcours exigeant car il entre en concurrence directe avec les méthodes du secteur privé. La surenchère, même si elle était financièrement envisageable, ne serait pas gage de réussite. L’approche publique des TIC doit au contraire se distinguer par une économie de la forme au bénéfice de la qualité de contenu. Non seulement un SMS envoyé au moment opportun vaut mieux qu’un long discours, mais il coûte également dix fois moins cher qu’un dépliant couleur. Un appel à la raison La municipalité d’Issy-les-Moulineaux s’applique à connecter ses habitants à haut débit mais elle confie l’accueil téléphonique des principaux services de mairie à un centre d’appels. Le téléphone reste une réponse crédible au constat de sous-équipement des foyers français en ordinateurs connectés. C’est le prolongement le plus direct de nos comportements de communication naturels. Qui plus est, il est possible de dégager une logique économique de mise à disposition de l’information par le biais de la tarification variable des appels. L’intégration des services de téléphonie mobile ou fixe et des services accéssibles par internet est une réalité bien plus durable que celle du PC. Tourisme en ligne Le Centre Régional du Tourisme en Aquitaine a commandé à l’AEC un guide pratique permettant aux acteurs locaux du tourisme de fonder leur stratégie TIC sur une approche pragmatique des moyens et des technologies. Plus que jamais, la coordination entre un territoire et sa visibilité sur les réseaux s’impose : c’est d’elle que dépendra dorénavant l’attractivité et l’activité locale. Les TIC peuvent, plus que tout autre support de communication, agir positivement sur la perception d’une offre locale en assurant une continuité d’information entre plusieurs acteurs. Un vacancier conçoit son séjour selon ses possibilités propres de transport mais les TIC peuvent, par le biais de liens entre sites, de relais d’information entre supports, offrir une image plus complète et plus riche. Reformuler Les médias électroniques offrent aux mairies, Offices du Tourisme et acteurs locaux des activités de loisirs un contact privilégié avec leur client final. Cette proximité nouvelle change radicalement la nature même du message : plus vrai, plus simple, plus pratique. C’est un enjeu de créativité autant que de moyens. Agen : en territoires connus La première édition du salon “ Territoires Numériques “ à Agen a été l’occasion pour l’AEC de préciser aux décideurs territoriaux présents l’analyse produite par les travaux d’étude menés en Aquitaine en terme de diffusion, d’attentes et d’usages des TIC. L’imminence d’une évolution sensible des accès à Internet en haut débit et à la téléphonie mobile, les projets structurants de soutien à l’innovation tant en région qu’à l’échelle européenne imposent de passer rapidement de l’enjeu technique à celui d’une pérennisation réelle des usages. La centaine d’élus locaux présents dans la salle a pu ainsi bénéficier des conseils d’usage en matière de stratégie web communale. Téléphonie et Internet, un rapprochement logique pour favoriser l’accéssibilité de tous aux services interactifs p4 › Actualité Juillet+Août 2003 L’Europe numérique en Aquitaine EN BREF L’ADSL pour presque tous France Télécom a annoncé début juin que 5500 à 6000 des 12000 centraux téléphoniques de son réseau métropolitain - ceux qui desservent au moins 1000 abonnés - seraient en mesure de proposer un accès ADSL d’ici la fin 2005 (contre à peine 2300 actuellement). Pour l’opérateur, cela revient à fournir une couverture «haut débit» à 90% de la population française (contre 75% actuellement). Par ailleurs, il suffira desormais que 100 abonnés dépendant d’un même central signifient leur interêt pour l’ADSL pour que leur zone soit couverte. L’annonce se double d’une ouverture manifeste vers les opérateurs et fournisseurs alternatifs Encore faudra-t-il traduire l’obligation de dégroupage en pratiques commerciales justes, ce qui, au regard de l’investissement de 600 millions d’euros que représente la mise à niveau du réseau français (7500 km de fibre), n’est pas aquis. Il faudra qui plus est que cet effort tardif se coordonne avec les projets publics en cours de déploiement. Enfin, si les derniers chiffres publiés par IDC attestent de la prédominance de l’ADSL (70% du marché de l’accès à haut débit en Europe de l’ouest pour 2007), le retour prévisible des opérateurs historiques en position prédominante sur les marchés les plus actifs laisse augurer d’un renforcement des mécanismes de soutien à la concurrence. France Télécom annonce que le nombre de ses abonnés haut débit atteindra 3 millions d’ici la fin 2003. Le cuivre pour presque tout Alors que TF1 et LDComm étudient en grandeur réelle (200 foyers équipés à Boulogne Billancourt) leur solution commune de service combinant l’accès Internet et un bouquet de 20 chaines TV numériques, des experts questionnent les perspectives d’un usage massif des boucles locales en cuivre (nos lignes téléphones actuelles). Si les technologies xDSL découlent du développement d’un palliatif au réseau câblé pour les applications de vidéo à la demande, la coexistence des services de données (web, domotique, etc.), de la téléphonie IP et de la télévision numérique - haute définition de surcroit - est illusoire à moyen terme. Nos futurs grands écrans vidéo ne se contenteront pas de flux numériques surcompressés pour « passer » dans le cuivre. Pas encore saturé Au 1er mai 2003, le nombre d’abonnés à un service de téléphonie mobile en Europe atteignait 307,71 millions. Ce chiffre, publié par Mobile Communications situe le taux de pénétration du mobile à 78,74% soit près des 4/5 de la population. L’autre aspect notable de ces résultats est le taux annuel de progression des abonnements qui se maintient à 8,5% avec des valeurs hautes centrées sur l’Allemagne et l’Italie, en contradiction avec la vision des analystes qui envisageaient une saturation à court terme. L’évolution des usages est desormais au programme : le Gartner Group prévoit que 66% des mobiles vendus en Europe en 2006 disposeront d’une fonction «photo» de prise de vue numérique (contre à peine 9% en 2003). Moins enthousiaste, le rapport sur les perspectives de l’UMTS en Europe publié conjointement par Arthur D. Little et Exane en février dernier situe la croissance du revenu moyen par abonné à moins de 1 euro par an (32 en 2005 contre 30 en 2003 - valeurs mensuelles) sans évolution majeure avant 2010. Les régions européennes réunies à Bordeaux début juin voient la Société de l’Information comme un outil du développement durable. manques de la politique de l’Union. Ainsi, les travaux menés durant deux jours à Bordeaux ont autant porté sur le présentation de bonnes pratiques locales que sur l’analyse plus globale des effets produits par les fonds structurels sur l’avènement de la Société de l’Information Européenne. Des voix pour une voie de g. à d. : Joël De Rosnay, le Président d’Eris@ Bill Macbeth, le Président du Conseil Régional d’Aquitaine, le Président de l’AEC Marcel Desvergne Pour les représentants des 48 régions européennes qu’elle réunit, la conférence annuelle de l’association Erisa est le prolongement des travaux d’échanges menés tout au long de l’année et l’occasion de se heurter aux aléas de circulation d’un état membre entravé dans les grèves. Pour la région organisatrice et les participants non membres, c’est par contre la possibilité d’élargir considérablement la comprehension des mécanismes politiques et économiques qui unissent désormais la Commission Européenne et les entités territoriales issues du processus de décentralisation. Au travers du projet IANIS porté par Erisa, on assiste en effet à un partenariat vertueux entre des services de la Commission et des entités régionales dévolues à la promotion des TIC dont l’enjeu principal consiste à diagnostiquer en temps réel les effets et les Ouvert par un exposé futuriste de Joël De Rosnay décrivant par quoi la Société de l’Information était une société de la Relation, les travaux ont été guidé par le passage à la tribune de personnalités telles que messieurs Jean-Charles Leigues, Olivier Pascal, Laurent Sorbier et Jo Cornu. Le commissaire Liikanen à Bordeaux La venue du commissaire Liikkanen en Aquitaine et l’heure qu’il aura consacrée à répondre aux questions des participants permettent encore plus clairement de donner la mesure du caractère collaboratif des échanges. Faut-il relire l’Europe ? L’annonce faite par Mr Olivier Pascal de la publication imminente de nouvelles “ guide- L’Aquitaine prend la présidence du réseau eris@ des régions numériques européennes Her vé LE GUYADER, Directeur Général d’Aquitaine Europe Communication a été élu Président de l’Association Européenne des Régions de la Société de l’Information (www.erisa.be) par les membres de ce réseau de 48 régions réunies en assemblée générale le vendredi 6 juin. Il succède à Bill Macbeth (Yorkshire & Humberside, Royaume Uni) à la présidence d’un regroupement de territoires ayant décidé de faire des technologies de l’information et de la communication un atout maître au service de leur développement. Ce réseau, qui dispose d’une équipe permanente basée à Bruxelles, trouve ses origines dans les initiatives lancées par la Commission Européenne dès 1994, visant à mettre en avant les Régions d’Europe et le rôle privilégié qu’elles devaient jouer dans le développement de la Société de l’Information. Cette nomination voit pour la première fois une personnalité non anglo-saxonne accéder à la présidence du réseau. Elle vient consacrer les efforts déployés par la Région Aquitaine depuis de nombreuses années à la mise en place d’une Société de la Connaissance dynamique, efficace et équitable. Hervé LE GUYADER entend faire de sa présidence une opportunité pour les régions de mieux faire entendre leurs voix, savoir faire et attentes auprès des institutions communautaires, dans le cadre d’actions structurées et coordonnées. Il voit dans cette nomination une chance supplémentaire pour l’Aquitaine de renforcer ses partenariats transrégionaux, notamment dans le cadre du prochain élargissement, ainsi que la reconnaissance, par ses pairs, de son avance. Hervé Le Guyader (à gauche) et Michel Eimer (responsable de la délégation TIC du Conseil Régional d’Aquitaine). p5 › Juillet+Août 2003 Dix conclusions pour renforcer l’action régionale mercialement accessible ne garantit en rien à elle seule l’existence d’une offre concurrentielle. Les autorités régionales souhaitent favoriser l’émergence d’un véritable secteur concurrentiel et doivent, à ce titre, apparaître comme des acteurs importants du marché tout en acceptant de se conformer aux règles afférant à la régulation de la concurrence Gareth Hughes, CEO de l’association Eris@, a synthétisé en dix conclusions l’ensemble des travaux engagés lors des deux jours de travail du sommet de Bordeaux. n La société de l’information ne se conforme pas d’elle-même à la logique du développement durable. Elle peut même faire l’inverse, les TIC favorisant un effet de regroupement – en concentrant l’activité et la croissance économique sur les zones urbaines – amplifiant d’autant la baisse d’attractivité des territoires périphériques et des territoires à la population moins dense. Les stratégies régionales d’information et les plans d’action, ainsi que les documents les décrivant, doivent explicitement prendre en compte les critères économiques, sociaux, culturels et environnementaux du développement durable. n L’accès universel, à un coût abordable, aux infrastructures et services à haut débit est essentiel au maintien de l’égalité des chances entre les régions européennes. Les règles de conduite que la Commission Européenne va publier sous le titre « Stratégies du haut débit et fonds structurels » doivent permettre aux acteurs institutionnels d’agir au niveau régional et local sur les investissements publics consentis afin que les situations de carence d’offre puissent être compensées au cas par cas. Il faudra à ce titre définir les notions de « carence d’offre » et de « service adéquat » et admettre que la seule présence d’un service com- n Les régions doivent chercher à stimuler le développement de services et de contenus élaborés ainsi que la demande pour ceux-ci. Ceci implique qu’elles parviennent à trouver l’équilibre spécifique à leur contexte territorial, entre interventions au niveau de l’offre et activation de la demande. Si le déploiement et la pérennisation d’un accès universel aux infrastructures du haut débit s’avèrent essentiels, la promotion et le développement de services et de contenus sont tout aussi indispensables. n Il est recommandé aux régions de réévaluer leurs plans d’action stratégiques en faveur de la Société de l’Information, souvent élaborés il y a déjà quelques années, afin de vérifier que ceux-ci prennent convenablement en compte la notion de développement durable. n Il est conseillé aux autorités régionales et locales – régions et villes - compétentes en la matière de mener un audit de leurs interconnexions permettant de produire une image globale de la réalité des capacités de communication et d’accès aux services évolués disponibles sur leurs territoires respectifs. n Les réseaux thématiques dédiés aux Actions Innovatrices doivent accentuer leur coopération avec les services de la Commission, particulièrement ceux de la DG Regio, afin d’organiser un événement conjoint de promotion des TIC comme porteurs réels et potentiels d’un pro- lines“ (lignes directrices) dans le cadre de la révision à mi-parcours des fonds structurels, visant à aider les régions à évaluer et sélectionner leurs projets d’investissement dans le domaine des communications électroniques au sein des programmes co-financés a su provoquer l’intérêt général tant il semble que les régions aient la volonté sincère de faire coïncider leur action avec celle voulue par Bruxelles sans y parvenir totalement, faute d’un référentiel commun à jour. Ainsi, le souhait d’inscrire la SDI dans une logique de développement durable va devenir une priorité d’autant plus nécessaire à exprimer qu’elle apparaît déjà comme un enjeu complexe. On retiendra de cette édition 2003 l’affirmation renouvelée que la Société de l’Informa- grès pour l’Europe dans les démarches de développement durable. n La proposition faite de porter de 10 à 30% la part de co-financement du programme e-TEN est accueillie très favorablement et il est demandé à la Commission d’accélérer, autant que faire se peut, le processus décisionnel en cours afin d’assurer une entrée en application rapide. n La décision prise d’exclure du Programme d’Actions Innovatrices des fonds structurels pour la période 2004-2006 les régions des Pays candidats à l’adhésion est jugée regrettable. Tout doit être fait pour informer, aider et faire participer ces régions aux actions susceptibles de favoriser leurs stratégies d’entrée dans la Société de l’Information. n Il est inquiétant de constater que les moyens humains dévolus aux différents services de la Commission n’évoluent pas proportionnellement au cadre de l’élargissement de l’Union. S’il convient naturellement de rechercher des gains de productivité, un recours plus direct aux réseaux d’expertise européens va devenir une nécessité à laquelle IANIS souhaite apporter son concours dans le cadre d’un dialogue avec les services intéressés. n L’initiative lancée par le gouvernement Basque dans la perspective du sommet mondial de la Société de l’Information (Genève 2003 – Tunis 2005) et, en particulier, la proposition faite d’établir un réseau global des régions impliquées dans le développement de la Société de l’Information est accueillie favorablement. IANIS et eris@ (l’Association Européenne des Régions de la Société de l’Information, coordinatrice de IANIS) souhaitent soutenir ce processus et s’y intégrer. tion est une composante indissociable de la Société européenne et que, à ce titre, elle ne peut évoluer que dans un contexte général serein qui replace les contraintes techniques dans un enjeu de progrès. L’Aquitaine dispose de tous les atouts pour continuer à y jouer un rôle majeur. EN VUE XML prend du poids et du temps Le protocole d’échange de données XML (Extensible Markup Language) fournit aux développeurs une solution universelle facile à mettre en œuvre. Les analystes du Gartner Group prédisent que le volume de données manipulées en XML par les entreprises atteindra 60% en 2004. Pourtant, des voix s’élèvent pour faire remarquer que le poids cumulé des données XML et de leur descriptif de format peut produire des situations telles que pour transmettre 1 kilo octet de données, il faille faire transiter 30 kilo octets de texte. D’ici 2006, les données XML pourraient mobiliser près du quart des ressources réseau. Car l’interopérabilité offerte par le format texte a un coût supplémentaire : celui de la puissance de traitement requise. Chaque modification dans un document XML nécessite d’en réactualiser l’intégralité ce qui s’avère gourmand en puissance, même pour un serveur récent. Enfin, il n’existe pas à ce jour de véritable solution de sécurisation de ce type de format hormis le compactage à la volée et une stratégie SSL entre le serveur et ses clients qui alourdit encore le besoin en puissance de traitement. La logique du format unique serat-elle remise en cause ? Le Wi-Fi mordu par Bluetooth Sans remettre en cause la complémentarité de ces deux technologies de connexion locale sans fil, les analystes de Forrester Research notent que les 239 millions d’appareils principalement des téléphones mobiles - au standard Bluetooth qui seront utilisés en Europe en 2008 (312 millions d’utilisateurs de mobiles communicants) permettent de remettre dès à présent en cause les investissements consentis pour le déploiement des «hotspots» Wi-Fi (voir «des hotspots trop tièdes» - AECInfo N°23, p5). Les prévisions les plus optimistes annoncent 7,7 millions d’utilisateurs de hotspots Wi-Fi publics en Europe en 2008 soit à peine 15% des utilisateurs d’ordinateurs portables compatibles. Prets à payer un nouveau web Une étude commandée par la filliale Pays-Bas du groupe Alcatel à l’institut InSites Consulting fait apparaître que la majorité des 2690 sondés Belges et Hollandais est prête à payer pour disposer de nouveaux services connectés. Le rapport décrit par le site Telecom Paper fait état d’une demande d’achat au coup par coup, permettant de valider l’interêt pour le service proposé, qui contredit les stratégies courantes d’abonnement conçues par les fournisseurs de services. Cette volatilité est compensée par un appétit grandissant pour des applications évoluées comme la vidéotéléphonie, la vidéo à la demande, les services de comptabilité personnelle, les jeux connectés et le «turbo boost» (la possibilité de multiplier temporairement les performances de sa laison ADSL). Lignes directrices La Commission a décidé de consulter les autorités régionales et locales sur un projet de lignes directrices concernant les critères et les modalités de mise en oeuvre des fonds structurels dans le secteur des communications électroniques. www.aecom.org/ged/telecommunication/fonds_ structurels/gl.htm Croissance de l’Internet câblé L’Association française des opérateurs de réseaux multiservices annonce 3 621 354 foyers abonnés au câble, tous services confondus, pour 8 787 493 prises commercialisables au 31 mars 2003. 312 707 foyers reçoivent un service internet illimité par le câble soit une progression constatée de 50% en un an (+104 000 abonnés). p6 › Actualité Aquitaine Juillet+Août 2003 Visiblement opérationnel EN AQUITAINE Collègiens et ordinateurs évalués Le vingtième dossier multimédia du site Landes Interactives encadrant l’expérimentation «un collègien, un ordinateur portable» rapporte les premières évaluations pédagogiques réalisées par l’inspection générale de l’Education nationale et le corps des Inspecteurs pédagogiques régionaux de Bordeaux. Parallèlement, le Centre Académique des T.I.C.E. du Rectorat de Bordeaux a mené une étude statistique auprès des enseignants, pour recenser les principales pratiques pédagogiques et permettre à chacun de s’exprimer. Les résultats, en ligne sur le site www.ac-bordeaux.fr/landes/enquete/index.htm, sont complémentaires des enquêtes réalisées par ailleurs. www.landesinteractives.net/journal/dossiers/ dossiers.php?dossier=20 Pau passe en prise Du 13 au 15 septembre prochain, le palais Beaumont de Pau accueillera la seconde édition de la conférence/salon Cité-m dédiée aux «broadband countries», ces territoires urbains colonisés par les infrastructures à très haut débit ; une occasion bienvenue de cerner les usages possibles et leurs retombées pour les citoyens et les entreprises. www.cite-m.org Pôle sud et e-tourisme L’association PEBA (Pôle e-Business SudAquitain) regroupe trente acteurs des TIC de la région. Réunis le 19 juin à la cité Multimédia de Pau, ils ont proposé aux professionnels du tourisme d’intégrer les nouvelles technologies dans leurs stratégies. Le site du PEBA prend depuis le relais sans fioritures. www.peba-pyrenees.com Le mois dernier Le projet européen de portail de services Visual Admin entre en phase opérationnelle avec le soutien de la communauté de communes d’Agen. L’administration électronique devient une réalité. A Agen, les citoyens et les entreprises vont utiliser intuitivement le système d’information développé par les agents administratifs au travers d’un portail - un site regroupant plusieurs services – accessible par Internet.Transparence et optimisation de la relation, cela s’appelle de l’administration visuelle. Les agenais seront les premiers à bénéficier de cette innovation car leur Communauté de Communes a pris le parti de s’impliquer dans le projet IST Visual Admin. Depuis juin, ce territoire d’Aquitaine devient un des premiers sites européens d’expérimentation d’un outil combinant la conception et le suivi de télé procédures administratives et leur mise à disposition dynamique. Sur Internet, il suffit de naviguer vers le site de la CC d’Agen pour accéder à l’écran principal qui présente sur sa gauche l’ensemble des services proposés. Portail portable Il a été prévu dès l’origine d’accéder à l’ensemble des fonctions du portail via des terminaux mobiles connectés (téléphones WAP ou assistants numériques Pocket PC). Ces appareils sont donc capables de répliquer l’ensemble des informations disponibles sur le portail internet à l’usage des agents sur le terrain. Cette exigence a directement conditionné l’interface graphique du projet qui s’apparente à celle d’un gros sélecteur de fichiers et se trouve donc extrêmement optimisée. Chaque rubrique s’affiche en toutes lettres et la modification d’une information par un agent autorisé est immédiatement prise en compte. Derrière le portail L’apparente simplicité du portail côté utilisateur est prolongée par les fonctions destinées exclusivement aux agents chargés d’en assurer le suivi. Ainsi, le module de conception de télé Rencontre entre Edwy Plenel, directeur des rédactions du Monde et les actionnaires bordelais de la Société des Lecteurs du Monde le 17 juin. Visioconférence entre Bordeaux et Pau pour le comité social du conseil supérieur de l’ordre des experts comptables d’Aquitaine : Présentation de la loi relative aux salaires, au temps de travail et au développement de l’emploi «loi fillon». [email protected] procédures ou celui destiné à assurer le suivi des procédures en cours offrent des fonctions d’autoévaluation pertinentes : temps de traitement moyen d’une procédure, nombre d’abandons, etc. La possibilité de reconfigurer chaque élément du portail associée à cette perception quantifiée de l’usage qui est fait des informations proposées permettra d’optimiser l’ensemble de l’outil au fur et à mesure, contrairement à l’approche courante et douloureuse de refonte globale. Outre le service qu’il rend, le portail devient la vitrine du soin que l’administration peut mettre à améliorer son niveau de performance ou de lisibilité. Ci-dessus, l’interface du module d’édition de contenu de Visual Admin, un modèle de simplicité. Ci-dessous, la première page de la déclinaison mobile du portail de services (ici sur un simulateur Pocket PC) Pour une présentation détaillée du por tail d’administration visuelle mis en place par la CCA www.agglo-agen.net/ administration-visuelle/ L’administration électronique en Aquitaine Brievement relaté dans notre numéro du mois dernier sous l’angle de l’intervention de Gérard Bonningue (AECInfo N°24, p7), le rendez-vous eGouvernance du 28 mai a permis aux acteurs actuels et futurs de ce domaine emergeant de partager leurs vues avec Pascal Nivard (Préfécture de Région), Alexandre Soliveres (Conseil Général de la Gironde), Jean-Pierre Trieau (AEC), Gilles Gourbat (Conseil Général de la Dordogne) et Jérôme Albugues (Communauté de Communes d’Agen). La e-Gouvernance s’efforce de rapprocher les administrations des citoyens et des entreprises en améliorant le fonctionnement des services administratifs grâce à des outils technologiques d’assistance. Il s’agissait de procéder à l’étude des impacts sur l’organisation du travail et la formation des agents. Nous invitons nos lecteurs à prendre connaissance des contenus de cette matinée de travail regroupés dans un dossier thématique sur le portail www.aecom.org et, plus particulièrement, les supports de présentations au format PowerPoint remis par les intervenants. eGouvernance en Aquitaine, une occasion supplémentaire de souligner les efforts régionaux en matière de services innovants. p7 › WebRevue Références Comment être N°1 sur Google Avec plus de 60% de parts de marché, le moteur de recherche Google dicte sa loi. expressions clés seront communs, plus dure sera la course au bon positionnement (il y a plus de monde jouant « tourisme aquitaine » que « palais gallien »). Du contenu destiné aux segments visés Chaque page de votre site pouvant être référencée dans Google, il faut penser segmentation en fonction des publics visés et des thèmes abordés. Le «Camping des flots bleus» pourra consacrer une page référencée sur la cible pêcheurs (camping – étang – pêche) et une autre sur les sports nautiques. Le titrage des pages de g. à d. : Laurence Dardenne (Systonic), Olivier Duffez (Web Rank Info), Jean-Paul Lieux et Hervé Berthou (Systonic) Co-organisée par l’agence Systonic et le site Web Rank Info, la réunion d’information et de prise de contact qui s’est déroulée le 18 juin à la Galerie Technologique de l’AEC a réuni plus de 60 participants autour des thèmes du référencement et de la visibilité sur l’Internet de 2003. Olivier Duffez, concepteur et principal animateur du site www.webrankinfo.com a entrepris de décrire les clés qui ouvrent les portes d’une position de visibilité maximale sur le moteur de recherche le plus utilisé au monde. Les expressions clés Comme avec tout moteur de recherche il faut vous mettre à la place de l’internaute et vous demander quels mots clés va-t-il taper pour rechercher votre page. Ces mots clés devront être présents sur votre page. Plus les mots ou La présence des mots clés dans les pages sera complétée, voire bonifiée, par la reprise de ces mots clés dans les titres de chapitre, de page ou d’images. Une démarche d’échange de liens L’échange de lien est le sésame du bon positionnement avec Google. Ses concepteurs sont partis du principe que plus un site était populaire – c’est-à-dire, plus il y avait de liens sur d’autres sites pointant vers lui – plus il avait de chance d’être pertinent. D’autant plus si les sites pointant vers lui sont eux-mêmes des sites populaires. En d’autres termes, si www.LeMonde.fr et www.france3.fr font un lien vers votre site, votre popularité sera plus grande, et votre place parmi les premiers sera à votre portée. Il faut donc pousser cette démarche d’échange de lien avec vos partenaires, sites portails de votre secteur d’activité ou grands annuaires. Webrevue des sept merveilles de Google www.googlealert.com Google Alert vous avertit par e-mail des changements dans les pages de résultats de Google pour vos mots clés favoris. Vous serez ainsi prévenu de toute création de site sur votre thème favori. En entrant le nom de votre structure vous recevrez les articles ou liens vers votre site apparaissant sur le web et surveillés par Google. http://news.google.fr Google News est un portail dédié aux dépêches d’actualité, classées par thèmes (économie, santé, loisirs, sciences, etc.) et remontées en permanences des sources d’actualités disponibles en ligne (journaux, télévisions…). A titre d’exemple, la version anglaise http://news.google.co.uk/ lancée en mai dernier s’appuie sur 4 500 sources d’actualité disponibles en ligne (BBC, The Guardian, Reuters, etc.). Le site Google France classique (www.google.fr) affiche déjà en haut de page avant les liens Web, les titres de l’actualité lorsque le mot clé demandé est identifié dans le fil des dépêches issues de nombreuses sources d’informations francophones comme Libération, Le Monde, Europe 1 et bien d’autres. Pour l’instant, ces fils d’actualité ne sont disponibles que sur le moteur de recherche web de Google, le site Google News ne proposant pas encore de section spécifique à l’actualité francophone. Mais après les versions américaine, anglaise, canadienne, indienne, australienne et néo zélandaise, on attend la version française pour bientôt. http://froogle.google.com/froogle Version en fin de développement mais déjà sur le web, Froogle est une version de Google consacrée à la recherche de biens de consommation à acheter sur le web. C’est donc un outil de recherche de produits et de comparaison de prix, mais qui, grâce à l’immense base de sites référencés par Google, vous donne accès à un nombre impressionnant de sites marchands, pour mieux trouver le produit cherché ou le trouver au meilleur prix. Testez avec DVD Amélie Poulain ou chanel no°5 par exemple. http://labs1.google.com/gvs.html Encore en l’état de prototype, Google Voice permet une interrogation du moteur de recherche par la voix. La démonstration en ligne fournit un numéro de téléphone pour faire le test (numéro aux USA).Vous donnez vos mots clés de recherche et êtes prévenus 2 secondes plus tard que les résultats sont consultables en ligne. C’est impressionnant et prometteur pour des interfaces téléphoniques. Le site de test est toutefois souvent encombré et le temps que vous cliquiez sur les résultats, quelqu’un d’autre a déjà lancé sa recherche, effaçant la vôtre. Astuce Google : Comment connaître la liste de toutes les pages de votre site indexées par Google ? Tapez : site:www.votre_site.com inurl:”*.html” www.buzztoolbox.com/google/ goocookin.shtml Dîner d’affaire ou d’amoureux ce soir ? Deux ingrédients vous semblent être fondamentaux. Donnez les à Cooking with Google et vous accéderez à un grand nombre de recettes utilisant ces deux ingrédients. Le site est cependant bien plus pertinent en anglais qu’en français.A vous les délices du bœuf frit au gingembre et à la sauce d’huître (oyster ginger) ou du camembert frit à la sauce à la framboise (camembert raspberry). Galerie Gabrielle Maubrie www.gabriellemaubrie.com/search_ fr.php Clin d’œil, détournement ou démarche artistique poussée, la galerie d’art Gabrielle Maubrie à Paris, s’affiche sur le web comme une page de résultats Google. Juillet+Août 2003 JuriTiC La responsabilité des hébergeurs toujours en débat Au moment même de l’élaboration de la loi « pour la confiance dans l’économie numérique », le Tribunal correctionnel de Paris a relaxé, le 11 février 2003 un ancien responsable de Yahoo ! Intervenant deux ans après la célèbre affaire à l’issue de laquelle l’hébergeur s’était vu ordonner l’obligation d’empêcher l’accès des internautes à la vente d’objets nazis, le tribunal considère qu’il n’y a pas délit d’apologie de crime contre l’humanité dans le fait, grâce à un moteur de recherche, de permettre le renvoi à des objets mis à disposition sur Internet. La responsabilité de l’hébergeur ne serait engagée qu’à partir du moment où l’illégalité du contenu d’un site qu’il accueille serait révélée par l’autorité judiciaire. Cette décision anticipe sur certains des textes à venir, puisque la responsabilité civile ou pénale des hébergeurs ne pourrait être engagée que si les personnes visées, « ayant été saisies par une autorité judiciaire, […] n’ont pas agi promptement pour empêcher l’accès à ce contenu ». On pourrait y voir une sorte de condition objective, facilitant l’engagement de la responsabilité, selon qu’il y a eu ou non intervention de la justice. Mais, les nouveaux textes envisagent également que la responsabilité pénale des hébergeurs puisse être engagée si les personnes impliquées, « en connaissance de cause, […] n’ont pas agi avec promptitude pour faire cesser la diffusion d’une information ou d’une activité dont elles ne pouvaient ignorer le caractère illicite ». Se pose alors la question de l’appréciation du caractère illicite d’un contenu, qui incomberait en tout premier lieu à l’hébergeur avec sa cohorte de difficultés, liées à la subjectivité de l’approche (l’hébergeur serait tenu de porter un jugement) et à la malléabilité des critères (sur quelle base affirmer que l’hébergeur ne pouvait ignorer ?). On aurait aimé, en outre, plus de précisions sur les moyens d’agir promptement de l’hébergeur : suffit-il d’une notification au responsable du site hébergé ou faut-il suspendre l’accès… au risque d’une appréciation personnelle de l’hébergeur ? Xavier Daverat Responsable du DESS Propriété intellectuelle et communication Université Montesquieu-Bordeaux IV p8 › Europe Point de vue Juillet+Août 2003 South West Ireland Broadband Initiative EN EUROPE Une «eTVA» dès le 1er juillet A partir du 1er juillet 2003, les sociétés situées hors de la communauté européenne et fournissant des services à des consommateurs situés dans l’espace européen par voie électronique devront s’acquitter de la TVA. Cette mesure correspond à la directive 2002/ 38/CE adoptée par le conseil des Ministres des Finances européen le 7 mai 2003 retranscrite dans le droit français en décembre 2002 par une loi de Finances rectificative. Elle a donné lieu à un nouvel article du code général des Impôts afin de permettre l’identification des sociétés situées hors de l’Union. Des dispositions seront prochainement fixées par décret. C’est la loi du eBusiness L’Europe dispose désormais d’un portail dédié aux aspects juridiques du commerce électronique : cadre légal, paiements, recours des clients, etc. www.ebusinesslex.net Satellite haut débit pour le sud-ouest de l’Irlande The South West Regional Authority Ireland (SWRA) recently launched a very exciting and cutting edge initiative, called South West Broadband. The project, co-funded by the European Space Agency, is to test, demonstrate and evaluate the usability, cost-effectiveness and reliability of satellite technology to deliver high bandwidth broadband to rural and peripheral regions.The last mile will be delivered via 802.11b/g wireless technologies linked to the satellite systems. The Initiative is attracting significant interest across Europe and SWRA is funded to undertake European wide dissemination activities on the technologies. Full details of the project can be found on the South West Regional Authority’s websitewww.swra.ie/broadband and anyone interested in learning more about this Initiative, can contact John McAleer, at the South West Regional Authority. Tel +353 21 4876877 or email [email protected] . John McAleer Director, South West Regional Authority w w w. e e u r o p e - s t a n d a r d s . o r g / D o c s / E Security.pdf En complément, le texte de l’intervention « Cybersecurity and the European Network and Information Security Agency » du commissaire Liikanen le 13 juin dernier à Bruxelles w w w. e u r o p a . e u . i n t / r a p i d / s t a r t / c g i / guesten.ksh?p_action.gettxt=gt&doc=SPEECH/ 03/293|0|RAPID&lg=EN&display= La nécessité d’agir pour améliorer le niveau de confiance dans les médias éléctroniques est donc largement partagée même si des points de vue techniciens soulignent que les efforts de standardisation excessifs dans ce domaine se révèlent souvent générateurs de «failles». John McAleer Directeur pour l’autorité régionale de l’Irlande du Sud-Ouest Chaque numéro de la lettre ouvre desormais les colonnes de sa page 8 aux acteurs européens de la Société de l’Information au travers des points de vue de leurs animateurs les plus actifs et des membres de l’association des Régions Numériques européennes Erisa. John McAleer Directeur, Region Sud-Ouest de l’Irlande Standardisation sécurisante Au même titre que les USA, l’Europe va se doter avant la fin de l’année d’une agence en charge de promouvoir les standards de sécurisation des échanges de données afin de lutter contre la cybercriminalité. Le document produit par le groupe de travail conduit depuis juillet 2002 par les deux autorités de standardisation que sont la Commission Européenne de Standardisation (CEN) et l’Institut Européen des Standards de Télécommunication (ETSI European Telecommunications Standards Institute) dans le cadre du programme eEurope décrit la nécessité d’une action concertée encadrée par une agence officielle. Les autorités régionales du sud-ouest de l’Irlande se sont récemment engagées dans un programme de haut niveau baptisé South West Broadband. Ce projet, co-financé par l’Agence Spatiale Européenne, doit permettre de tester, de présenter et d’évaluer les possibilités, la logique économique et la fiabilité de la transmission Internet à haut débit par Satellite pour les territoires ruraux excentrés. Le dernier mile – notre « dernier kilometre séparant la baie de commutation et les utilisateurs - sera couvert par des technologies radio à la norme 802.11b (Wi-Fi) et 802.11g (similaire dans son principe mais offrant une bande passante théorique deux fois supérieure). L’intérêt considérable engendré aux quatre coins de l’Europe par ce projet sera soutenu par les ressources dont s’est dotée l’autorité régionale pour assurer une information complête autour de ces technologies. Une description détaillée du projet est disponible sur le site web de la région www.swra.ie/broadband et Mr John McAleer se tient personnellement à la disposition de ceux et celles qui souhaiteraient une information encore plus complète sur ce sujet à l’adresse [email protected] . La SDI atteint des sommets La perspective du Sommet Mondial de la Société de l’Information (WSIS) crée un bruit médiatique sans précédent. Des informations ? Le Conseil de l’Union internationale des télécommunications a décidé d’organiser un sommet mondial sur la société de l’information (SMSIWSIS) dont la première étape se déroulera à Genève du 1 0 a u 1 2 d é c e m b re 2 0 0 3 . Cet événement sera l’occasion de formuler une déclaration qui posera les principes éthiques et les règles de conduite que les différents acteurs entendent se donner pour mettre en place la société de l’information et un Plan d’Action décrivant les priorités opérationnelles et les mesures con- crètes qui devront être prises, tant dans les pays du Sud que dans les pays du Nord, pour que tous puissent bénéficier de manière équitable des opportunités liées à la société de l’information. Outre le parcours institutionnel de préparation et la coordination des contributions de la société civile et des ONGs ou le Tour de France des Territoires, www.smsi-territoires.net on suivra avec intérêt et curiosité les travaux préparatoires au sommet de Genève à Hourtin au mois d’août dans le cadre de la 24ème Université d’Eté de la Communication, www.crepac.com Une visite s’impose sur le site officiel du Sommet www.itu.int/wsis/ Le site officiel destiné à la société civile mérite quant à lui un interêt tant par ses contenus que par sa forme «suisse» très réussie. www.geneva2003.org/wsis/indexb02.htm › L’agenda AEC de Juillet et Août 2003 Rendez-vous Du 25 au 29 Août 24ème Université d’Eté de la Communication – Hourtin Mardi 26 Août - 15h00/18h00 › Réunion des membres du comité d’orientation d’Aquitaine Europe Communication (1/2) Mercredi 27 Août - 8h30/11h20 › Réunion des membres du comité d’orientation d’Aquitaine Europe Communication (2/2) Mercredi 27 août 2003 à 8h30 › Réseau Sourir : mutualiser les expériences d’évaluation des usages en région Présence sur l’espace du Conseil Régional Accueil partenaires Projets Mardi 1er Juillet › Accueil d’une réunion de travail d’Aquitaine Image Cinéma. Mardi 2 et mercredi 3 Juillet › Projet MAP (administration mobile électronique), Mise en place de la plateforme technique en partenariat avec l’ANPE Dordogne à Périgueux. Mardi 8 juillet › Accueil d’une rencontre professionnelle entre l’IUT SRC (services et réseaux de communication) et des entreprises du multimédia aquitain. Expertise Vendredi 18 Juillet › Revue de projets pour le compte de la Commission Européenne sur le programme IST du projet Harmonise à Insbruck - Autriche Mercredi 23 Juillet › Revue de projets pour le compte de la Commission Européenne sur le programme E TEN du projet Orpheus à Bruxelles - Belgique Mercredi 3 Juillet › Projet Titre fondateur en Aquitaine. Atelier de travail avec Monsieur Bonningue à l’AEC Jeudi 4 Juillet › Lancement du programme interreg 3B Sud-Ouest ainsi que du projet e-tourisme à Santander Espagne. Lundi 7 et mardi 8 Juillet › Projet KIWI (Systèmes intelligents de gestion pour l’administration). Atelier de travail en Sardaigne - Italie Jeudi 10 Juillet › Projet SENSITIC II (Sensibilisation aux technologies de l’information et de la Communication).Réunion de lancement du projet au futuroscope de Poitiers Participations Mardi 1er juillet › Participation de l’AEC a la réunion de travail organisée par le SGAR sur le thème «Les infrastructure numériques en aquitaine» Mercredi 2 Juillet › Participation à la réunion de présentation de «l’observatoire économique aquitain du multimédia et des TIC» organisé par la Chambre de Commerce et d’industrie de Bordeaux. Vendredi 4 Juillet › Participation à la réunion de travail pour la création de la maison du Périgord à Périgueux.