Curriculum Vitae
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Curriculum Vitae
Curriculum vitae Jean Estebanez Université Paris-Est Créteil, département de géographie Campus centre, bâtiment i, bureau i-2 224 61, avenue du Général de Gaulle 94010 Créteil Cedex +33 1 45 17 11 35 [email protected] PARCOURS ACADÉMIQUE : Paris, Montréal, Créteil, Naples, Los Angeles, Genève 2010 Doctorat de géographie sous la co-direction de Christian Grataloup (Paris 7-Diderot) et Jean-François Staszak (Université de Genève), mention très honorable avec les félicitations du jury. Titre de la thèse : « Les zoos comme dispositif spatial : pour une géographie culturelle de l’animalité », 411p. 2008 Séjour de huit mois à l’Université de Californie à Los Angeles (UCLA). Cours de géographie culturelle (Denis Cosgrove/Nicolas Entrikin) et de géographie politique (John Agnew) 2006 Master 2 recherche TERA à l’UPEC (Paris 12). Cours sur la question de l’exclusion, la notion de centre et périphérie en milieu urbain, le genre et la communication scientifique en anglais. Mémoire sous la co-direction d’Emmanuel Jaurand (UPEC) et Jean-François Staszak (Paris 1 Panthéon-Sorbonne), mention Très Bien : « Construire un ordre du monde : Le Real Orto Botanico de Naples comme miniature », 90 p. 2006 Séjour de huit mois à l’Università « L’Orientale » de Naples. Cours d’histoire post-coloniale et d’anthropologie. 2005 Agrégation de géographie. Programme : Echelles et temporalités en géographie, les risques, l’Afrique, la France et ses régions, en Europe et dans le monde 2004 Maîtrise de géographie sous la direction de Jean-François Staszak (Paris 1 Panthéon-Sorbonne), mention Très Bien : « Entre Eden et Utopie : quelle nature pour le Biodôme de Montréal ? », 124 p. 2004 Séjour de huit mois à l’université McGill de Montréal. Cours en anglais de géographie sociale urbaine, d’anthropologie (nature/culture), d’histoire de la géographie 2003 Licence de géographie à l’université Paris 1 PanthéonSorbonne, mention Bien. Options : géographie culturelle et géographie du développement 2002 Licence d’histoire à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, mention Assez Bien. Options : enseigner la géographie, approfondissement en géographie urbaine 2000-2001 Hypokhâgne et Khâgne au lycée Janson de Sailly (Paris) EXPÉRIENCES PÉDAGOGIQUES : Shanghai, Créteil, Paris 2012-… 2012 Maitre de Conférences, Université Paris-Est Créteil Invited Professor, East China Normal University (ECNU), Shanghai « Cultural Geography: Theory and Practice » (20h.) 2012 Assistant de C. Grataloup, Science Po-Paris, « Le Monde entre espace et historicité » (24h.) 2011-… Professeur en hypokhâgne, classe préparatoire partenariale UPEC-lycée Blum (2h/semaine), « Géographie de la France » 2011-... Jury écrit et oral au concours d’entrée BL, ENS-Ulm 2010-… Agrégé répétiteur (AGPR) en géographie humaine, ENS-Ulm 2010-2011 Chargé de cours à l’UPEC (Paris XII) 2007-2010 ATER en géographie humaine, ENS-Ulm 2006 Chargé de Travaux Dirigés à l’Université Paris XII PUBLICATIONS : 1 8 1 2 5 1 2 2 co-direction de numéro spécial de revue à comité de lecture articles dans des revues à comité de lecture ouvrage (en préparation) chapitres d’ouvrage articles dans une revue sans comité de lecture colloque avec actes publiés articles de vulgarisation scientifique interventions dans des médias RESPONSABILITÉ ÉDITORIALE 2012-… 2012 2011-… 2010-… Comité de rédaction et évaluateur, Géographie et Culture Evaluation ad-hoc d’un manuscrit pour l’Harmattan, collection « Géographie et Cultures » Evaluateur pour la Revue d’Anthropologie des Connaissances Comité de rédaction et évaluateur, Carnets de Géographes LANGUES ET LOGICIELS Anglais Italien Espagnol Allemand Logiciels Lu, écrit, parlé couramment Lu, écrit, parlé couramment Lu couramment Notions Philcarto, ArcGis, Illustrator, Suite Bureautique, Momindum BOURSES 2008 2008 Bourse Fulbright Bourse de voyage Arthur King Peters Memorial Activité d’enseignement Environ 950 heures d’enseignement de géographie, de la licence 1 au master 2 et à la préparation aux concours TD et cours portent sur des thèmes variés : géographie de la population, culturelle, rurale, commentaire de documents, méthodologie de la recherche, hors-programme ou épreuve sur dossiers de l’agrégation Niveau Licence 1 36 heures de TD TD « Géographie de la population » (2 x 18 h.). Université de Paris XII. Ce TD s’appuyait sur de multiples documents graphiques et cartographiques, afin de proposer quelques éléments de démographie puis une analyse des logiques de l’organisation des populations, principalement aux échelles macro et méso (analyse du peuplement, les espaces urbains et ruraux de la planète, les migrations…). Intervention (2h.) dans le cadre du séminaire de géographie culturelle (équivalent des TD en France) de Carole Chichignoud. Université de Genève. « Les jardins zoologiques » Niveau Hypokhâgne 100 heures de cours-52 heures d’interrogations Cours de géographie générale de la France –Classe préparatoire partenariale UPEC-Lycée Blum, Créteil Cours abordant les concepts, les méthodes de la géographie (commentaire de documents, dissertation, réalisations graphiques) et un ensemble de thèmes portant sur la géographie française (géographie urbaine, rurale, tourisme, mobilités, environnement, l’outre-mer et la question de la distance, ainsi qu’une série de mises aux points régionales). Niveau licence 2 8 heures de CM CM « L’Amérique du Nord », première partie (8h.). Université de Paris XII. Ce cours magistral articulé autour de l’étude du Canada, du Mexique et des Etats-Unis, donne des éléments de géographie régionale. Qu’est-ce qu’un découpage ? Qu’est-ce qu’un continent ? En quoi est-il pertinent de regrouper dans un même ensemble des pays différents ? Peuplement et population sont ensuite analysés. Niveau Khâgne 26 heures de cours Cours « Frontière et espaces frontaliers » –Classe préparatoire partenariale UPEC-Lycée Blum, Créteil Cours sur la question au programme au concours de l’ENS-Lyon Niveau licence 3 186 heures (hors préparation des terrains) CM et TD « Initiation au commentaire de documents géographiques » (3 x 30 h.) ENS Ulm. Cet enseignement est destiné plus particulièrement aux historiens qui souhaitent, en anticipant sur l’année de préparation à l’agrégation, compléter leur culture géographique et acquérir les méthodes du commentaire de documents géographiques (cartes, données statistiques, dossiers documentaires) tel qu’il est pratiqué au concours. CM et TD « Géographie culturelle » (3 x 24h.), avec Jean-Baptiste Fretigny. ENS Ulm. La première séance situe la géographie culturelle dans l’histoire de la discipline. Les séances suivantes sont thématiques. De l’image de la Terre aux espaces domestiques en passant par les jardins zoologiques, le séminaire explore des thématiques originales, à partir de documents largement diffusés (publicités, presse, bandes dessinées…), afin d’interroger le regard que nous posons sur le Monde. Plutôt que de balayer le champ, ce cours propose de montrer la géographie culturelle à l’œuvre sur des objets de nature et d’échelle très différente pour en tester les méthodes et la pertinence. Une séance est consacrée au terrain (Chinatown dans le 13e arrondissement en 2011, la Cité Internationale Universitaire dans le 14e, en 2010) CM et TD « Séminaire d’Initiation à la Recherche » (24h.) avec JeanBaptiste Fretigny et Guilhem Boulay. ENS Ulm. Ce séminaire s’organise sur deux semestres pendant lesquels chaque participant réalise un projet personnel de recherche, accompagné pas à pas, à partir d’un large thème collectif (en 2011 « les berges de la Seine : environnement, aménagement et culture »). Le premier semestre permet de définir un objet et un questionnement spécifique. On envisage une large palette d’outils et de méthodes mobilisables pour construire et écrire un projet de recherche. Le deuxième semestre est consacré à la mise en œuvre sur le terrain, à l’analyse et la valorisation des résultats, par exemple sous forme d’article ou d’organisation d’un colloque. Stages de terrain (en collaboration avec les membres du département de géographie de l’ENS) « La Bourgogne, entre Dijon et Beaune ». Terrain de cinq jours. Thématique urbaine : les transports à Dijon, réhabilitation d’un site militaire en écoquartier. Géographie économique : le bassin industriel de Montbard. Géographie de l’environnement : le vignoble bourguignon « Marseille et sa région ». Terrain d’une semaine. Thématiques urbaines (Marseille 2013, capitale européenne de la culture ; Euroméditerranée ; le port) et environnementales (les calanques et le GIP ; la Camargue ; le Mont Ventoux) « Saint-Malo et la baie du Mont Saint-Michel ». Ce terrain de trois jours permet d’aborder des thématiques liées aux dynamiques portuaires et aux zones humides. « Le sillon rhénan entre Strasbourg et Bâle ». Ce terrain d’une semaine est organisé autour de thématiques urbaines (le renouvellement urbain à Strasbourg, les éco-quartiers à Fribourg, les fonctions métropolitaines à Bâle) et européennes (les institutions à Strasbourg, la gestion de l’aéroport de BâleMulhouse, l’Eurodistrict de Bâle) « Dunkerque ». Ce terrain de trois jours en géographie urbaine s’intéressait plus particulièrement à la Zone Industrialoportuaire et à la question de l’urbanité. « La Tunisie ». Ce terrain de deux semaines entre Tunis et l’île de Djerba permettait de couvrir une grande variété de thèmes (géographie urbaine, tourisme, environnement, le littoral, économie) et de donner un panorama de l’approche régionale. « L’Argentine et le Chili ». Ce terrain de deux semaines entre Buenos Aires et Santiago était essentiellement consacré à la géographie urbaine, autour de questions d’aménagement et d’urbanisme (privatisation des services publics, fonctionnement des services d’urbanisme, projets urbains, services portuaires). Master 1 et 2 (ainsi que doctorants et chercheurs) 84 heures Lecture (20h) « Cultural Geography: Theory and Practice ». East China Norma University (ECNU), Shanghai. Cultural Geography is one of the most significant and dynamic sub-fields in contemporary Geography, with considerable influence in social sciences. Cultural Geography focuses on interconnections between place, identity, landscape and environment as key issues to understand the contemporary world. This twenty hours lecture will go through theories and methods of Cultural Geography before exploring case studies to elaborate on important themes and introduce to its social relevance. Séminaire de recherche (24h) « l’Altérité ». ENS Ulm. L’autre est-il ailleurs ? Certaines formes d’altérité et de catégories portent explicitement un lien à l’espace. La bizarrerie du sauvage, de l’exotique, des étrangers, des sans domicile fixe, des touristes ou des extra-terrestres passe d’abord par leur inscription spatiale. Mais elle se glisse aussi de manière plus discrète, dans les découpages de genre, de classes sociales, de ‘race’ ou d’espèces (humain/animal)…Comment l’espace participe-t-il de la construction de l’altérité ? Ce séminaire sera composé de trois à quatre séance introductives, que j’assurerai moi-même, il sera ensuite l’occasion d’entendre et de discuter avec des invités venant d’un champ large : géographes, historiens, éthologues, anthropologues… 6/10 et 3/11 : Introduction (Jean Estebanez) ; 1/12 : Femmes orientales et photographes commerciaux (Lionel Gauthier, Genève) ; 8/02 : La jungle, l’invention occidentale d’un paysage de l’altérité tropicale (Elsa Vieillard-Baron, Géographie-Cité) ; 1/03 : La prison de l’autre : espace carcéral et fabrique d’altérité (Olivier Milhaud, Paris IV, ENeC) ; 6/04 : L’altérité animale (Dominique Lestel, ENS) ; 3/05 : Le terrain, un ailleurs où rencontrer l’altérité ? (Yann Calberac, IUFM Paris, ENeC) ; 7/06 : L’écran de l’altérité : J. Baker et A.Wong (Jean-François Staszak, Genève) Cour magistral et TD « Enjeux et Concepts » (30h), ENS Ulm Paysage, lieu, distance, ville, acteur, monde, nature, autant de concepts qui sont aussi des enjeux en géographie mais plus largement en sciences sociales. Ce séminaire propose de se familiariser avec eux à travers une exploration de textes importants pour les comprendre. D’A. Berque à P. Descola et B. Latour, en passant par E. Soja, D. Harvey ou B. Debarbieux, nous tenterons de rendre compte d’une partie du champ contemporain de la géographie, sans nous interdire de lire des textes plus anciens ou en dehors des limites disciplinaires. Nous organiserons les séances autour d’un bref exposé – à partir d’un/plusieurs textes proposés en début d’année –, d’une discussion et d’une reprise pour élargir le thème abordé. Sans préalable disciplinaire requis, ce cours s’adresse aux étudiants curieux de la place de l’espace dans nos sociétés. Intervention (2 x 2h.) dans le cadre du séminaire sur l’exotisme de JeanFrançois Staszak. Université de Genève. « L’exotisme à portée de main : les jardins zoologiques » Intervention (4h.) dans le cadre du séminaire « Un concept d’Afrique » de Salim Abdelmadjid. ENS Ulm. « L’invention des continents » Intervention (2h.) avec Jean-François Staszak dans le cadre du séminaire conjoint entre les départements de sociologie et de géographie sur la frontière humain/animal. Université de Genève. « La frontière homme/animal au zoo » Préparation à l’agrégation de géographie et d’histoire 499 heures Cours magistral. ENS Ulm. (110h.) « L’Europe », «La France», «Nourrir les hommes » Cours-TD et colles de commentaire de documents. ENS Ulm (246h.) « Géographie des conflits », « L’Europe », « La France, aménager les territoires », « Nourrir les hommes », « L’Amérique latine », « Ville et environnement », « La mondialisation », « Géographie et développement durable ». Cours de méthodologie et application dans les conditions du concours. Cours-TD d’épreuve sur dossier. ENS Ulm. (73h.) Cours de méthodologie et application. Cours-TD de hors-programme. ENS Ulm. (70h) Ce cours est l’occasion de passer en revue les grands concepts de la géographie (la distance, le lieu, le paysage…) comme des sujets beaucoup moins attendus (la mer d’Aral, l’image de la Terre, le genre…) Activité de recherche Publications 1 co-direction de numéro spécial dans une revue à comité de lecture 1. « Où sont les animaux ? Vers une géographie humanimale »/ »Where are animals ? Towards a humanimal geography », Carnets de géographes, à paraître janvier 2013 Ce numéro spécial des Carnets de géographes cherche à prendre la mesure de l’espace, comme objet social, dans les relations humainsanimaux, par-delà les frontières disciplinaires. Ce numéro souhaite en effet accueillir des contributions de géographes, mais aussi d'auteurs venus de différents horizons disciplinaires (sociologie, anthropologie, psychologie, philosophie, etc.) qui interrogent l’agentivité des animaux et sa place dans la construction spatiale de « l’humanimalité ». Dans la rubrique Carnets de recherches se trouveront des articles questionnant les cadres usuels de la géographie humaine ; d’autre part, les contributions théoriques attendues pourront aussi aborder les relations anthropozoologiques et les dispositifs spatiaux. Dans la rubrique Carnets de terrain, seront proposés des articles revenant sur les approches et les méthodes développées pour travailler sur l’agentivité des animaux. La rubrique Carnets de lectures proposera enfin des comptes-rendus de travaux fondateurs ou pionniers sur la question de l’animalité. 8 articles dans des revues à comité de lecture 1. « Faire société. Une revue critique de Vivre avec les animaux », EspacesTemps.net, à paraître 2012 Ce compte-rendu critique revient sur l’ouvrage de J. Porcher et en particulier sur ses propositions sur le lien et la constitution d’une société, qui ne se limite pas aux humains. 2. « Le zoo comme théâtre du vivant : un dispositif spatial en action », Les carnets du paysage, 2011, pp. 170-185 Cet article propose de décrire le zoo comme un dispositif spatial, c’està-dire un système qui rend concret, efficace mais discret un pouvoir et des normes en les inscrivant matériellement en un lieu bien précis. Le zoo n’est pas n’importe quel dispositif spatial : c’est un théâtre. Il s’en inspire et, plus fondamentalement, fonctionne sur des principes identiques, ceux de la représentation. Cet article procède en deux temps. Le premier analyse les éléments qui sont les conditions de possibilité du spectacle –un lieu, des acteurs, un public. Le second, rend compte de quelque unes des pièces qui y sont jouées : l’Arche de Noé et le Paradis ; le voyage de la connaissance et la rencontre entre humains et animaux. 3. « Le zoo comme dispositif spatial : mise en scène du monde et de la juste distance entre l’humain et l’animal », L’Espace Géographique, 2010, 2, pp. 172-179 Cette géographie des zoos dans le monde s’appuie sur la notion de dispositif spatial. Au zoo se construit une pensée sur le monde, où l’exotique et le sauvage ont la part belle, et sur a relation entre humains et animaux – ces autres qui nous sont si proches – qui se traduit par l’émergence d’une juste distance. Ce texte propose ainsi d’interroger certaines catégories géographiques essentielles et l’articulation entre le matériel et le symbolique. 4. « Ceux qui sont proches : les soigneurs au zoo », Société, 2010, 108, 2, pp. 47-57 Cet article propose d’analyser le rôle des soigneurs au zoo et la façon dont leur position éclaire les relations entre humains et animaux. Construit autour de terrains dans trois zoos français, il analyse le rôle de la distance dans la définition de ce qu’est être soigneur. La proximité semble leur conférer − dans leur discours ou dans le regard que porte sur eux le public − une connaissance vraie des animaux ; elle les expose également à un risque de blessure important. La distance enfin joue sur la définition même des acteurs en présence. Animaux et soigneurs se redéfinissent mutuellement par leur proximité. 5. « Les fonctions de la micro-distance au jardin botanique de Naples », Cybergéo, 2009, 13 p. Le cas du jardin botanique de Naples (Real Orto Botanico) permet d’analyser les fonctions de la micro-distance dans un lieu de présentation et d’organisation de la nature. Cet article avance que le savoir et la symbolique du jardin passe par l’expérience sensible des lieux, à travers son organisation par la distance. Comment la microdistance rend-elle sensibles les catégories et les découpages ? 6. « Les jardins zoologiques ou l’exotique à portée de main », Le Globe, 2008, 148, p. 89-105 Cet article montre comment l’exotique est au fondement de ce qui est présenté dans les zoos. Quelle que soit leur localisation dans le monde, le cœur de leurs collections est d’une remarquable stabilité. A travers le choix des continents représentés et le type de mise en scène des animaux, ils peuvent s’analyser comme des miniatures du monde reflétant largement le legs de la colonisation. L’exotique du zoo renvoie à un ailleurs spatial mais aussi temporel, dans un âge d’or supposé, où la technologie ne s’intercalait pas entre l’homme et la nature. 7. « Poser un regard de géographe sur l’anthropologie des abattoirs », 2008, Espaces Temps.net, 3 p. Ce compte-rendu critique de l’ouvrage de Noélie Vialles, Le sang et la chair, montre comment la distance, sans y être formalisée comme objet de recherche, est une dimension qui transparaît tout au long du texte. L’abattoir est un véritable dispositif spatial où l’écart et le contact ont, au-delà d’une fonction pratique et sanitaire, une justification symbolique. 8. « Les jardins zoologiques et la ville : quelle nature pour le Biodôme de Montréal ? », Annales de géographie, 2006, 652, p. 708-731 Le Biodôme de Montréal est un modèle des nouveaux types de jardins zoologiques qui ont émergé à partir des années 1980 et qui transcrivent un rapport renouvelé des sociétés occidentales, très largement urbanisées, à la nature. A travers l’analyse de cette institution ce sont les rapports entre l’homme et l’animal et plus largement la définition de la nature qui sont questionnés, laissant transparaître, au premier abord, un affaiblissement de l’opposition trop nette entre les catégories de nature et de culture. Cependant, plus profondément, il apparaît que les citadins cherchent surtout à se confronter à une nature exotique et sauvage, tout en restant loin des dangers et de la fatigue qu’imposent un « vrai » voyage. C’est donc une nature édulcorée qui est mise en scène et dont l’altérité même reste étroitement confinée dans un espace précis afin de maintenir valide la distinction entre l’homme et la Terre. 1 ouvrage 1. « Zoos. Une géographie de l’animalité », en préparation, à paraître en 2014, Paris, Belin, collection Mappemonde Cet ouvrage, appuyé sur un travail de thèse et de nouvelles recherches, analyse la construction de l’animalité et des relations « humanimales » à travers un dispositif spatial : le zoo. 3 chapitres d’ouvrages 1. « Peut-on penser un zoo véritablement humain aujourd’hui ? », 2012, in Jankovic N., Trois zoos humains, B2 Ce chapitre s’interroge sur les conditions d’émergence de zoos mettant en avant les communautés humanimales, qui sont le réel objet de l’institution, et non des justifications sur la conservation d’espèces en voie de disparition et d’éducation scientifique, qui n’intéresse guère le public. 2. (avec Jean-François Staszak) « Animaux humains et non-humains au zoo. L’expérience de la frontière animale », 2011, in Dubied A., Fall J. et Gerber D. (dir.), La Frontière Humain/animal, Genève, Droz, 25 p. Ce chapitre fait l’hypothèse que pour examiner la nature, l’évolution et les ambiguïtés de la frontière entre humains et animaux, les zoos présentent un grand intérêt heuristique, et propose de voir comment elle y est mise en scène et négociée. On examinera d’abord comment les zoos l’établissent matériellement et symboliquement. On montrera ensuite comment les installations elles-mêmes et le public jouent à la (faire) franchir d’une façon ou d’une autre. On tentera enfin de montrer que l’expérience émotive de cette frontière constitue précisément tout l’enjeu et tout l’attrait de la visite au zoo. 3. « Le pique-nique comme ’haut lieu’. Le Champs de Mars un 14 juillet », 2008, in Barthe-Deloizy F. (dir.), Le pique-nique ou l’éloge d’un bonheur ordinaire, Paris, 3 p. Ce texte montre comment le pique-nique du 14 juillet au Champs-deMars réactive l’idée d’une communauté imaginaire qui lui donne sa portée de « haut-lieu ». 6 articles dans une revue sans comité de lecture 1. « Il est temps de réellement socialiser la nature ! », 2012, 1545, p.6263 2. « Le cimetière des éléphants : un lieu de définition de l’altérité animale et d’identité humaine ? », 2012, La Géographie, 1544, p. 62-63 3. « L’hippodrome, théâtre de la production d’hybrides de nature et de culture », à paraître 2012, La Géographie, 1544 4. « Ikea et le genre », 2011, La Géographie, 1543, p. 62-63 5. « L’Afrique bien évidemment sauvage et exotique », 2011, 1542, p. 6163 6. « Le zoo, l’ailleurs et les touristes », 2011, 1541, p. 23-29 2 colloques avec actes publiés 1. « Le zoo comme espace d’interface », in Les Interfaces : Enjeux de Natures, de Sciences et de Sociétés, Allard et al., Web of Conference, Edp Sciences 2. « Construire un ordre du monde : le jardin botanique de Naples comme miniature », 2008, in Demain la géographie. Géopoint 2006, p. 87-92 2 articles de vulgarisation 1. « Dolly la brebis bouscule la frontière », Libération, 1 juillet 2011 2. « Que recherchez-vous lors d’une visite au Biodôme ? Analyse des perceptions des visiteurs », Biodômien, 2004, 9, 1, pp. 3-4 3 interventions médias 1. « Que se passe-t-il dans les jardins zoologiques ? », Planète Terre avec Sylvain Kahn, 11 juillet 2012 2. « Livres sur la voie publique », entretien avec Céline Morin, Arte Radio, 2 mars 2011 3. « Dispositif spatial », entretien avec Guillaume Gorgeu, Dokteos, 17 janvier 2011 Colloques et séminaires sans actes publiés à ce jour 1. Novembre 2012 : « Le zoo comme dispositif spatial. Pour une géographie humanimale », séminaire de laboratoire, Lab’Urba, Créteil 2. Octobre 2012 : « Cosmopolitan Animals », Institute of English Studies, London 3. Juillet 2012 : « Critical Geographies of Human-Animal Encounter », panel at the RGS meeting, Edinburgh 4. Juillet 2012 : « Agency at the zoo: are animals passive objects of observation ? », Minding Animal 2, Utrecht 5. Mai 2012 : « Photografare. Imagine nella ricerca », Bologne 6. Janvier 2012 : « La juste place de la nature : relations, découpages et transgression au zoo », séminaire de laboratoire, EnEC 7. Septembre 2009 : 5e festival francophone de philosophie, Saint Maurice, Suisse. « Les nouvelles captivités » 8. Juillet 2009 : Colloque international « Minding Animals », Newcastle, Australie. « Zoos and the Right Distance: how the Human-Animal Relationship is shapped through space » 9. Juin 2009 : Colloque international « Tourisme, Théorie, Géographie », Sion, Suisse « Exotisme et tourisme : le cas des zoos » 10. Juin 2009 : Colloque « Les relations anthropozoologiques, nouvelles approches et jeunes chercheurs », Saint-Etienne, France « Les soigneurs au zoo. Un objet géographique ? » 11. Avril 2009 : Conférence au département de géographie de l’Université de Genève « Exotisme animal et ethnographique dans les jardins zoologiques » 12. Mars 2009 : 9e rencontre Théoquant, Besançon, France. « Limites et discontinuités micro scalaires dans les jardins zoologiques » 13. Décembre 2007 : Conférence à l’EHESS, séminaire « Etat, société, institutions » : « Foucault, la géographie et les zoos » Participation à des activités de recherche 1. 2009-… : IPRAZ (Imaginaires et Pratiques des Relations AnthropoZoologiques) Ce groupe de recherche pluridisciplinaire (sociologie, histoire, géographie) vise à fédérer et soutenir les jeunes chercheurs en sciences sociales s’intéressant aux relations humains/animaux et à leurs implications : tournant environnemental et durabilité, développement, agentivité… Constatant un manque de travaux sur les pratiques et les imaginaires qui engagent humains et animaux, dans des contextes contemporains et occidentaux, il vise au développement d’un programme de recherche et à une institutionnalisation du champ. Des terrains d’étude effectués en France, Italie, Espagne, Tunisie, Etats-Unis, Argentine, Chili, Chine doivent être progressivement être complétés pour interroger la variabilité de ces pratiques. 2. Université de Genève, GRAAL - Groupe de Recherche sur l’Autre, l’Ailleurs et le Lointain Le GRAAL a pour objet l'altérité géographique. Nombre de formes de l'altérité (et, partant, de l'identité) mobilisent plus ou moins explicitement des catégories ou des repères spatiaux. Le sauvage, le barbare, l'étranger procèdent directement d'un autre espace, qui participent de leur stigmatisation. Mais les catégories de genre, de "races", d'âge, de sexualité, de classes sociales, etc. comportent aussi une dimension spatiale, même si elle semble plus discrète. Le GRAAL vise à analyser comment l'espace intervient matériellement et symboliquement dans la construction sociale de l'altérité, et dans les processus de stigmatisation et de domination qui lui sont consubstantiels. Le programme se propose ainsi d’analyser en particulier l’Orientalisme, l’Exotisme, le Sauvage, la circulation des idées et leur inscription dans des dispositifs spatiaux. L’Europe, comme moteur de la construction des normes et discours autour desquels s’articule l’altérité est ici un objet central. 3. 2007-2010 ANR jeunes chercheurs « GEO&Co Géographie et colonisation », UMR Géographie-Cité Ce groupe de recherche pluridisciplinaire s’inscrit dans le cadre des études post-coloniales qui ont renouvelées l'historiographie sur les relations entre sciences sociales et impérialismes européens. Ces études concernent cependant essentiellement l'empire britannique, et l'on ne peut que constater le manque de travaux d'ampleur similaire dans le cas français. Ce groupe de recherche travaille sur l’Afrique française, à partir des questionnements suivants : comment ont été construits, diffusés, modifiés les savoirs sur les délimitations des " grands espaces " (continent, aire culturelle, région bio-climatique) ? Comment sont tracées les limites entre Europe et Afrique, entre " Afrique blanche " et " Afrique noire ", entre steppe et désert, forêt et savane ? Comment sont élaborés les savoirs géographiques sur les délimitations à l'échelon local (carte des tribus, atlas des terroirs, reconnaissance des isolats, étude des fronts pionniers de la colonisation), sur les " genres de vie ", et notamment les distinctions entre nomades et sédentaires, ruraux et urbains ? Comment ces savoirs ont-ils interféré avec la construction des découpages militaires et civils des territoires, avec les discours sur la continuité territoriale et l'unité de l'Afrique française ? Ont-ils rendu compte des mutations sociospatiales engendrées par la colonisation ? Travail de thèse Estebanez Jean, 2010, Les zoos comme dispositif spatial : pour une géographie culturelle de l’animalité, Thèse de doctorat de géographie sous la co-direction de Christian Grataloup, université de Paris Diderot et de Jean-François Staszak, université de Genève, 240 ill., biblio., 411 p. Plus de 600 millions de personnes, d’origine sociale très variée, visitent tous les ans des zoos. Peu d’enjeux forts semblent les caractériser, en dehors peut-être de questions liées à l’éthique de l’enfermement des animaux. D’après leur présentation officielle, les zoos sont des lieux orientés vers un public familial, mêlant fonction éducative et divertissement. Pourtant les zoos organisent le vivant et le monde, à travers la constitution de collections en fonction de critères taxonomiques, écologiques, à partir de découpages par continent ou de valeur d’exposition. L’exotisme et la sauvagerie sont deux éléments constitutifs des zoos, qu’il faut analyser à l’aune de leurs liens avec la colonisation. Aucun animal n’étant par nature exotique ou sauvage, on analysera ici le zoo comme un dispositif spatial, capable de produire du sens et de le projeter sur ce qu’il présente. L’Occident et l’Europe sont ainsi des moteurs de la construction et de la diffusion d’un savoir sur l’Autre et l’Ailleurs. Le concept de dispositif, proposé par Foucault, a le grand intérêt de ne pas réduire un lieu à son architecture mais de le réinsérer dans un système hétérogène de règlements, de discours, d’outils et de technologies et ainsi de penser l’articulation entre matériel et symbolique. Les zoos peuvent être analysés comme des théâtres du vivant dont la fonction principale est de montrer. Scène, fosse, rideau, acteurs-animaux, public et mise en scène permettent de filer la métaphore. Un des éléments centraux du spectacle est la relation entre les humains et les animaux. Dans des institutions qui tracent une dichotomie claire entre eux, comment peut-on penser le cas des zoos humains et leur déclinaison contemporaine (des signes d’activité humaine dans les enclos) ? Des grilles aux vitres, en passant par les fosses, l’histoire architecturale des zoos reflète une pensée changeante des relations entre humains et animaux, qui s’exprime à travers l’établissement d’une juste distance. L’institution, comme le public, testent continuellement cette frontière entre les êtres. Le zoo n’est-il pas au fond un lieu où expérimenter cette question métaphysique : qu’est-ce qu’être humain ? Responsabilités administratives Responsabilités éditoriales 2012-… 2010-… Membre du comité de rédaction de Géographie et Culture Membre du comité de rédaction de Carnets de Géographes Responsabilités au sein de l’Ecole Doctorale de Géographie de Paris 2007-2008 Représentant élu des doctorants auprès de l’Ecole Doctorale (Participation au conseil de l’Ecole Doctorale ; organisation de la communication entre les doctorants et la direction) 2007 Organisation du forum des doctorants « Les risques », 9 communications dont celle de Jaques Lévy et d’Yvette Veyret Responsabilités au géographie, UPEC 2012-… 2007-… du département de Responsable des relations internationales Responsabilités au géographie, ENS Ulm 2010-… sein sein du département de Tuteur des élèves (« Caïman ») et des étudiants Organisation de la scolarité, suivi des enseignements et validation des parcours Tâches communes d’organisation Conception de la maquette des cours, recrutement des auditeurs libres d’agrégation et des étudiants, préparation des deux terrains annuels, conseils de département…
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