Expo en vue Le marché Automobile - Galerie Deleuze

Transcription

Expo en vue Le marché Automobile - Galerie Deleuze
Le marché
Automobile
Une collection réunit huit
artistes de la génération newyorkaise montante. PP.4-5
Les documents judiciaires
vendus chez Berger ont
retracé l’histoire. PP.10-11
Bonhams a ravi
les amateurs de belles
mécaniques à Spa. P.16
PHILIPPE FARCY
Expo en vue
Supplément à La Libre Belgique - N°233 - Semaine du 23 au 29 mai 2014
LES MOTS DE
RERO
PP. 2-3
RERO, SANS TITRE (NATURE MORTE), 2014/COURTESY GALERIE PARIS BEIJING BRUXELLES
© S.A. IPM 2014. Toute représentation ou reproduction, même partielle, de la présente publication, sous quelque forme que ce soit, est interdite sans autorisation préalable et écrite de l'éditeur ou de ses ayants droit.
L'actu
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Commentaire
SEMAINE DU 23 AU 29 MAI 2014 ARTS LIBRE
l Expo en vue
Art et culture
visuelle
Rero, Sans titre (aucune
image), 2014 (installation in
situ). A droite, Sans titre (tableau de décoration pour votre
intérieur...), 2014 et Série Durability, Sans titre (no data),
2014, buste en plâtre en collaboration avec Stéphane Parain, meilleur ouvrier de
France.
Bio express
Né en 1983. Expos dans
de nombreuses institutions publiques : Centre
Pompidou, Musée en
Herbe, Musée de la Poste,
Confluences, à Paris.
Aussi à l’Antje Oklesund,
à Berlin.
Infos pratiques
Galerie Paris-Beijing/
Bruxelles, Hôtel Wins-
COURTESY GALERIE PARIS BEIJING BRUXELLES
L’art a bon dos. Aujourd’hui, quand on
ne sait où placer une démarche, on la
fourgue dans le secteur des arts visuels
sous prétexte d’abolition des frontières
entre les catégories, de décloisonne­
ments, d’ouvertures tous azimuts, de
transversalités en tous sens (le terme a
fait fureur il y a peu mais a disparu
presque aussi vite) et autres dé­classifi­
cations en formes d’amalgames. Abat­
tre les cloisons et élargir les visions est
bénéfique, les mixités sont profitables,
les rencontres et collaborations sont
des enrichissements. Pas de doute à ce
sujet. Attention cependant, quand tout
est dans tout, rien est aussi dans tout.
La confusion peut devenir totale et les
termes galvaudés. L’art n’est ni tout, ni
n’importe quoi. Et certainement pas
rien. Il est parfois bon de le rappeler
tout en gardant l’œil et l’esprit ac­
cueillants.
Nombre de manifestations récentes qui
se sont placées sous le label artistique
ne le méritaient assurément pas car le
niveau, la qualité et le projet, ne cor­
respondaient pas aux exigences artisti­
ques. Si les arts visuels, dans leur dé­
sormais très large éventail, font partie
de la culture en général, l’inverse n’est
pas vrai. Tout ce qui participe de la
culture visuelle n’est pas art ! Les cul­
tures sont larges, elles ont toutes leurs
intérêts mais à des niveaux différents.
Les moyens technologiques
aujourd’hui sont tels qu’ils peuvent
faire illusion et la surabondance des
images sème quotidiennement la
zizanie en jouant des coudes pour se
propulser aux premières loges et occu­
per le terrain. La belle image publici­
taire, si réussie puisse­t­elle être, reste
une image publicitaire qui vante un
produit dans le but de convaincre les
acheteurs potentiels. Plus sournoise­
ment, la déco sous prétexte d’applica­
tion, se prend aussi pour ce qu’elle
n’est pas. Et l’on passe sur les images
clichés, sur les objets imités, sur les
ersatz de peinture…
L’art a ses exigences qualitatives qu’on
ne peut négliger sous peine de l’appau­
vrir. Il est pensée plastique et projet
artistique intellectuellement riche avec
un contenu nécessairement critique
par lequel il questionne sans avoir
d’autre fonction obligatoire. Original,
sa valeur ajoutée indispensable est une
teneur esthétique forte capable aussi
de dégager des émotions. Tout cela aide
à mieux voir !
COURTESY GALERIE PARIS BEIJING BRUXELLES
Par Claude Lorent
singer, 66, rue Hôtel des
Monnaies, 1060 Bruxelles. Jusqu’au 7 juin, du
mardi au samedi, de 11 à
19h. Livre “Rero – Erreur
dans le titre”, Editions
Alternatives/Gallimard,
245 pages illustrées,
environ 35 euros. Infos :
02.851.04.13 et www.galerieparisbeijing.com
© S.A. IPM 2014. Toute représentation ou reproduction, même partielle, de la présente publication, sous quelque forme que ce soit, est interdite sans autorisation préalable et écrite de l'éditeur ou de ses ayants droit.
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SEMAINE DU 23 AU 29 MAI 2014 ARTS LIBRE
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COURTESY GALERIE PARIS BEIJING BRUXELLES
Les mots barrés de Rero
h Rero s’intéresse aux codes de notre
société. Pour lui, l’art est un moyen
de réveiller les consciences en titillant
la curiosité.
ALORS QU’UN LIVRE IMPORTANT vient de paraître
sur son travail, Rero investit les somptueux espaces
d’Horta reconvertis en galerie d’art par Paris­Beijing.
Un fameux écrin pour pareil iconoclaste ! Entendons­
nous bien : Rero ne détruit rien, il barre d’un trait des
mots qui, dans l’imaginaire collectif, ont trop souvent
perdu leur sens profond. Il restitue, par l’effacement,
une vérité que le temps et les usages ont laminée.
D’entrée de jeu, une phrase d’Edmond Jabès publiée
dans “L’ineffaçable”, chez Gallimard en 1980, crée
l’ambiguïté, nous sollicite : “Tu crois effacer le mot en le
barrant. Ignores­tu que la barre est transparente ? Ce
n’est pas la plume qui barre le mot mais les yeux qui le li­
sent.” D’évidence, Rero entend nous ouvrir le regard et
les arts visuels sont là pour ça. “Ouvre l’œil et le bon !”
pourrait être son slogan. Lui, il y va par petites tou­
ches, par tableaux aux murs, par bouts de papier au
sol, par sentences placardées, et jusqu’à un certain ico­
noclasme quand même. Un iconoclasme d’idée, con­
ceptuel, quand il réalise une bibliothèque en plâtre
envahie de livres, en plâtre eux aussi, l’ensemble s’ef­
fritant, se mourant de mort peut­être lente mais cer­
taine.
Ordre esthétique et moral : Rero joue son art sur ces
deux tableaux. Il investit des galeries, mais aussi des
espaces publics. Le graffiti lui servit d’abord d’alibi et
les tagueurs new­yorkais furent son école. Depuis lors,
il s’est forgé une écriture quasi invariable : il barre d’un
trait tout ce qu’il écrit et consigne sur ceci ou cela.
Son exposition bruxelloise est un sacré bon con­
densé de son recours, quasi obsessionnel, à une écri­
ture typique, celle qu’on trouve sur le net, la police
Verdana, qu’il barre invariablement, non pas d’un trait
rageur, mais d’une ligne horizontale sans heurts ni re­
proches. Il écrit sur tout et barre inlassablement ! “Je
raye les mots pour qu’on les voie davantage. Le fait qu’ils
soient rayés donne envie de les lire.” L’avis est de Jean­
Michel Basquiat. Rero l’a adopté, s’en est fait une carte
de visite.
Une première installation frappe d’emblée l’imagi­
naire. Dans une petite salle, trois tableaux aux cou­
leurs différentes : noir et blanc pour l’un, rouge pour
l’autre, jaune pour le dernier. Un ensemble abstrait
constitué, pour chaque tableau, d’un fourmillement
de découpes identiques sur lesquelles sont inscrites
des phrases barrées. Ce foisonnement, visuel et men­
tal, se poursuit au­delà des cadres et jusqu’au sol, jon­
ché à son tour de découpes toutes semblables. A cha­
que couleur correspond une phrase barrée : “Elle appa­
raît comme une identité en creux : elle se définit surtout
par tout ce qu’elle n’est pas…” (la jaune); “Je n’ai pas l’in­
tention de me priver de toutes les opportunités en raison
de ma langue maternelle, que j’aime passionnément,
parce que certains veulent m’y enfermer” (la rouge);
“C’est la négation de toute appartenance, l’acceptation du
vide, du non­sens, de l’errance, du no­ lieu, du vide comme
étant le plein.” (la noire et blanc).
Rero crée l’imbroglio, active nos réactions, suscite la
curiosité, active notre participation à son long, lent et
dynamique, processus de réappropriation de notre
identité dans un monde qui la gomme. Et nous en arri­
vons là au point zéro de la démonstration d’un artiste
qui entend réinstaller l’homme au cœur d’une vérité
“Le plagiat est nécessaire,
le progrès l’implique”
“Copie le maître pour devenir
maître à ton tour”
“Rien n’est plus proche du vrai
que le faux”
“Il n’y a pas d’originaux dans
le cybermonde, il n’y a que des
copies” “Ceux qui ne veulent copier
personne ne créent jamais rien”
“Les bons artistes copient,
les grands artistes volent”…
Rero
qui n’est pas, loin de là, celle de son voisin !
Une exposition à visiter et à méditer. Chaque salle
est précédée d’une sentence d’un artiste, d’un philo­
sophe, d’un psychanalyste, d’un cinéaste. Rero, à leur
suite, engage sa propre adhésion à une remise en
question fondamentale.
Roger Pierre Turine
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L'actu
SEMAINE DU 23 AU 29 MAI 2014 ARTS LIBRE
l Expo en vue
Les choix new­yorkais d’un coll
h Images d’interrogations picturales à
partir des œuvres de huit artistes
américains basés à New York.
L’EXPOSITION EST UNIQUE EN SON GENRE dans la
mesure où l’on n’a pas eu l’occasion en Belgique de
croiser des œuvres de ces artistes qui constituent, Wool
et Miller mis à part, une nouvelle génération de plasti­
ciens évoluant à New York. Aux Etats­Unis, la diffé­
rence de travail entre les artistes de la côte Ouest et de
la côte Est est flagrante. On peut le constater une fois de
plus à travers cette exposition dont le propos porte es­
sentiellement sur la peinture et son devenir, alors qu’au
bord de l’autre océan, ce sont les Jim Shaw, Paul McCar­
thy, Mike Kelley, voire David Lamelas (prochaine expo
chez Jan Mot), Allen Ruppersberg (expo à venir au
Wiels) ou Richard Jackson (expo au Smak à Gand) qui
impulsent un ton plus excessif, plus débridé, plus dé­
mesuré.
La figure de proue de ce renouveau new­yorkais n’est
autre que Christopher Wool dont on a pu voir en 2012
une retentissante exposition au Mam de Paris. L’œuvre
monumentale, proposée dans la présente exposition,
est un excellent reflet de son travail et de sa démarche
qui s’inscrit en continuité des interrogations sur
l’image picturale posées par les Warhol (celui des “Elec­
tric Chair”) et Rauschenberg tout en y intégrant des
données graphiques, techniques, esthétiques, et des
pratiques en correspondance avec notre époque. Ce qui
faisait écrire à Fabrice Hergott, commissaire de l’exposi­
tion, dans le catalogue : “Ce travail de reproduction qui
fait image est peut­être le sujet de toute sa peinture traver­
sée par la question de savoir ce qui fait une figure, pourquoi
la matière posée sur une surface donne­t­elle une image ?”
Une assertion qui convient à l’ensemble de l’exposition
tant on retrouve ce questionnement à travers la plupart
des œuvres proposées.
A la fois peintre franchement figuratif, pratiquement
jusqu’au cliché du tableau populaire par excellence,
photographe et sculpteur, John Miller déboussole la
peinture en la rendant sculpture et transforme en or la
banalité des objets qu’il y accumule. Sa position est iro­
nique et critique mettant à l’épreuve de multiples le­
viers qui ont marqué l’art du 20e siècle, ainsi les symbo­
les du luxe et de la richesse. Voire de la valeur de l’art,
question on ne peut plus actuelle et impertinente chez
un collectionneur.
Conjointement à ces deux figures de référence, on
considérera chaque proposition de l’expo comme un
sujet de réflexion sur ce qu’est l’image picturale. Cha­
cune de ces œuvres est une piste d’investigation de la
peinture américaine sortie de ses courants domina­
teurs et avant­gardistes, pour rejoindre des formes plus
expérimentales, moins abouties pour certaines, et qui
marquent le besoin, la nécessité et l’envie, de réamorcer
Les participants
COPYRIGHT@ HUGARD&VANOVERSCHELDE PHOTOGRAPHY
Christopher Wool, né en 195 à Boston,
vit à NY et à Marfa (Texas). Tête d’affiche du renouveau pictural américain et
artiste parmi les mieux côtés du moment.
John Miller, né en 1954 dans l’Ohio, vit
à Berlin et NY.
Blake Rayne, né en 1969 à Delaware,
vit à NY.
Kelley Walker, né en 1969 en Géorgie,
vit à NYC. Artiste de la galerie Catherine Bastide.
Nate Lowman, né en 1979 à Las Vegas,
vit à Brooklyn, NY.
Seth Price, né à Jérusalem-Est en 1973,
vit à NY.
Josh Smith, né en 1976 à Tennessee,
vit à NY. Artiste de la galerie Catherine
Bastide.
Cheyney Thompson, né à Baton Rouge,
vit à Brooklyn, NY.
Valérie Snobeck, néen 1980 à Wadena
(Mn), vit à NY. Expose en ce moment
chez Catherine Bastide ( 24 mai).
Infos pratiques
Made in New York. Charles Riva
Collection, 21 rue de la Concorde,
1050 Bruxelles. Jusqu’au 19 juillet.
Du jeudi au samedi de 12h à
18h30.
un propos pictural. On remarquera que celui­ci se ma­
nifeste presque toujours à la limite, parfois extérieure,
de la peinture dans l’utilisation de l’image et de maté­
riaux divers.
Ces engagements dans une forme de recherche ne
vont pas sans reprises de formulations éprouvées qui
vont du geste expressionniste à l’abstraction infor­
melle, du motif décoratif à la figure de synthèse, de l’ob­
jet intégré à l’image empruntée, de la forme découpée à
l’intervention illusionniste. Ce qui nous dit que la pein­
ture veut vivre et se fraie des chemins exploratoires.
Claude Lorent
© S.A. IPM 2014. Toute représentation ou reproduction, même partielle, de la présente publication, sous quelque forme que ce soit, est interdite sans autorisation préalable et écrite de l'éditeur ou de ses ayants droit.
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SEMAINE DU 23 AU 29 MAI 2014 ARTS LIBRE
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Sm’Art
ectionneur
Josh Smith, Sans titre, 2006, peinture à l’éponge sur
toile, 152 x 121 cm. En bas, Cheyney Thompson, “Extract
from CT series”, acrylique sur organza.
Tout au féminin
Fictions imprenables
Il y a des bijoux de Line Vautrin, Astrid Fog et
autres créatrices; les céramiques sont signées
par Nadia Pasquer ou Francine Delmotte ou…
Colette Biquand. Une attention toute particu­
lière sera portée aux travaux sur papier, très
délicats et subtils, des Geneviève Claisse, Sonya
Delaunay, Geneviève Asse, Aurélie Nemours,
Colette Bitker, Mig Quinet… Et le tout, on l’aura
remarqué, est exclusivement au féminin.
(C.L.)
U “Artistes au féminin”, galerie Brigitte Geerinckx,
Rue Emile Bouilliot, 61 (Place Brugmann), 1050
Bruxelles. Jusqu’au 29 juin. Du jeudi au samedi de
14h à 18h30, dimanche de 11h à 15h.
Exposition crayonnée, en couleur, dans le
Gard. Trois dessinateurs hors pair y étalent fan­
tasmes, états d’âme, émotions, histoires à dor­
mir debout ou rêver assis. Dominique Van den
Bergh, née en 1962, est Belge. La voici, loin de
chez elle, avec ses personnages en quête d’eux­
mêmes, ombres qui passent et s’impriment
dans l’espace du temps. Frédéric Coché (1975),
qui vit en Espagne, a étudié à Saint­Luc. Pour
lui, le dessin et l’image appartiennent à la mé­
moire. Mémoire qui vit et revit sur la feuille.
Imagier comme Coché, Gérard Depralon vit à
Uzès. Il privilégie le dessin d’humour légendé à
la main. Un univers insolite à saisir sans réti­
cences. (R.P.T.)
U Galerie Deleuze­Rochetin, Route d’Uzès –
Chemin du Moulin, 30700 Arpaillargues. Infos :
04.66.59.65.27 et
www.galeriedeleuzerochetin.com
Coppens à NY
Dessins au stylo à bille
Depuis deux ans, Greta Halfin initie un Project
Store pour des expos souvent inédites. Des
coups de cœur. Ainsi pour les dessins au stylo à
bille, millimétrés, traits subtils et architectures
au cordeau, de Charles Laib Bitton, dont le tra­
vail tend à une extrême rigueur de la composi­
tion. Au détriment de la vie ? (R.P.T.)
U Project Store Greta Marta, 11, rue du Grand
Cerf, 1000 Bruxelles. Jusqu’au 30 mai, du mardi
au dimanche, de 11 à 18h. Infos :
www.gretamarta.be
COPYRIGHT@ HUGARD&VANOVERSCHELDE PHOTOGRAPHY
Il était un styliste reconnu et apprécié, il est de­
venu artiste plasticien, il a exposé ses cérami­
ques au musée Boijmans Van Beuningen à Rot­
terdam et ses “Landscapes” à Tokyo. Christo­
phe Coppens s’est basé à Los Angeles, dans les
montagnes, et le voici à New York. Il trace sa
nouvelle voie avec ses “Eraly Paintings”, des
travaux à l’encre et à l’acrylique sur toile pour
lesquels son point de départ est un ovale ou un
cercle dans lequel et autour duquel il inter­
vient picturalement avec de couleurs plutôt
tendres. Des premiers pas au pinceau à suivre
sans doute un jour en Belgique. (C.L.)
U Christophe Coppens, “Early Paintings”. Galerie
hpgrp, 529 West 20th Street, New York. Jusqu’au
21 juin. www.hpgrpgalleryny.com
“Etre un collectionneur, pour moi,
ce n’est pas ce que vous pouvez
appeler un hobby, c’est toute
ma vie”.
Charles Riva
Whitewall magazine, 2013
© S.A. IPM 2014. Toute représentation ou reproduction, même partielle, de la présente publication, sous quelque forme que ce soit, est interdite sans autorisation préalable et écrite de l'éditeur ou de ses ayants droit.
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Les galeries
SEMAINE DU 23 AU 29 MAI 2014 ARTS LIBRE
Peinture
Galeries
BRUXELLES
ABC
Murmures. Oeuvres de Julia Jedwab. ‣ Jusqu’au 31·05. Du Ma. au S. de 10h30 à
12h30 et de 14h30 à 18h30 ou sur rdv,
fermé le 29·05.
URue Lebeau 53 - 1000 Bruxelles 02 511 32 53 ou 0475 37 59 27
ground New Yorkaise des années 60. Ses Champaka
principaux protagonistes y sont immortali- Carlos Nine “Rapport visuel sur la ville de
sés (Iggy Pop, Patty Smith, Robert Map- Buenos Aires”. Oeuvres originales de Carplethorpe, le Velvet Underground...) et no- los Nine issues de son dernier album qui
tamment les stars de la Factory (Andy Wa- vient de paraître aux éditions Les Rêveurs.
rhol, Nico, Candy Darling...). ‣ Jusqu’au ‣ Jusqu’au 31·05. Du Me. au S. de 11 à
30·05. Du L. au S. de 10 à 13h et de 14 à 18h30, le D. de 10h30 à 13h30.
18h, le D. de 10 à 15h.
URue Ernest Allard 27 - 1000 Bruxelles UPlace du Grand Sablon - Rue de Bodenbroek 2-4
- 1000 Bruxelles - 02 503 13 10
www.bkw-gallery.com
c-l-e-a-r-i-n-g
Albert Dumont
She. Oeuvres de Spencer Sweeney. ‣ JusDenis Crutzen. ‣ Jusqu’au 08·06. Du J. au qu’au 21·06. Du Me. au S. de 11 à 18h.
D. de 13h30 à 19h.
UAvenue Louise 292 - 1000 Bruxelles URue Léon Lepage 43 - 1000 Bruxelles 02 512 49 43 - www.galeriedumont.be
02 644 49 11 - www.c-l-e-a-r-i-n-g.com
0475 26 94 08 - www.galeriechampaka.com
Etablissement d’en face projects
A Hidden Quiet Pocket. Oeuvres de Shelly
Nadashi. ‣ Jusqu’au 08·06. Du Me. au D.
de 14 à 18h.
URue Ravenstein 32 - 1000 Bruxelles 02 219 44 51
www.etablissementdenfaceprojects.org
c-o-m-p-o-s-i-t-e
Alice
Remake. Oeuvres d’Hamza Halloubi. ‣ Jus- Gladstone Gallery
Just before Brazil. La galerie présente les qu’au 31·05. Du J. au S. de 14 à 18h.
Richard Aldrich. Dessins, peintures et
travaux sur papier de 27 artistes: Maya URue du Marché aux Porcs 10 - 1000 Bruxelles sculptures. ‣ Jusqu’au 07·06. Du Ma. au S.
Hayuk, Todd James, Steve Powers, Atelier www.c-o-m-p-o-s-i-t-e.com
de 10 à 18h.
Pica Pica, Invader, Hell’O Monsters, Colonel
URue du Grand Cerf 12 - 1000 Bruxelles & Spit, Sophie d’Ansembourg... ‣ Jusqu’au Catherine Bastide
02 513 35 31 - www.gladstonegallery.com
27·06. Du Me. au S. de 14 à 18h ou sur rdv. ... / Forever Young. Oeuvres d’Uri Aran, David Caille, Bitsy Knox, Anna Mayer, Valerie Keitelman Gallery
URue du Pays de Liège 4 - 1000 Bruxelles 02 513 33 07 - www.alicebxl.com
Snobeck & Catherine Sullivan, Julia Wachtel. ‣ Jusqu’au 24·05. Du Ma. au S. de 11 à Metri quadri di quadri. Oeuvres de Gabriele Di Matteo. ‣ Jusqu’au 31·05. Du Ma.
B.K.W. Gallery
18h.
au S. de 12 à 18h.
50 Years of The Warhol Factory - Photo Ar- URue Vandenbrandenstraat 1 - 1000 Bruxelles URue van Eyck 44 - 1000 Bruxelles 646 29 71
chives by Gerard Malanga. L’expo est un 02
02 511 35 80 - www.keitelmangallery.com
véritable témoignage de la scène under- www.catherinebastide.com
Zurstrassen entre fougue et équilibre
Retour d’Yves Zurstrassen aux cimaises du Salon d’Art et
nouvelle exploration dans son monde en mouvement
perpétuel. Mouvement de balancier entre les orages du geste,
ample et virevoltant, et l’appropriation spatiale, très
architecturée, de constructions et profondeurs qui équilibrent
et maîtrisent la débauche tempétueuse.
Yves Zurstrassen (Belgique, 1956) est un peintre
essentiellement. Il a la peinture au corps et à l’âme, en vit, s’y
libère et y joue son bonheur dans l’art de poser des couleurs et
des vigueurs sur une toile, petite ou de très grand format.
Rien ne le rebute et surtout pas ce combat quotidien avec la
matière et les soubresauts, les renoncements, les accords,
parfois musicaux, souvent plastiques, qui en découlent.
Cette fois encore les noirs et blancs, tranchés de gris, d’ocres, de
vert olive dominent, s’inscrivent en grand sur des murs qu’ils
cadrent d’envergures chromatiques qu’on sent en fusion. Mais,
souvent en plus petits formats, les colorations fortes, osées et
Laurentin Gallery
Henri Michaux. Peintures et oeuvres sur papier. ‣ Jusqu’au 19·07. Du Ma. au S. de
10h30 à 18h30.
Paul Kallos. Peintures et oeuvres sur papier. ‣ Jusqu’au 19·07.
URue Ernest Allard 43 - 1000 Bruxelles 02 540 87 11 - www.galerie-laurentin.com
Mathilde Hatzenberger
Adam & Eve. Oeuvres d’Anne-Lise Riond-Sibony. ‣ Du 24·05 au 28·06. Du J. au S. de
13 à 19h ou sur rdv.
URue Léon Lepage 11 - 1000 Bruxelles 0478 84 89 81
www.mathildehatzenberger.eu
MOTinternational
Concrete Block, Drawings & Works on Paper, 1978-2005. Figure importante de l’Art
Conceptuel depuis les années 60, Stephen
Willats présente une série de dessins et de
graphiques qui constituent la part essen-
tielle de sa pratique et révèlent son concept
déterminant: l’architecture moderne dans
le monde actuel. ‣ Jusqu’au 24·05. Du Ma.
au S. de 10 à 18h ou sur rdv.
UPlace du Petit Sablon 10 - 1000 Bruxelles 02 511 16 52 - www.motinternational.com
Office Baroque Gallery
Weird Vibe. Peintures de Mathew Cerletty.
‣ Jusqu’au 07·06. Du Me. au S. de 11 à 18h
ou sur rdv.
UPlace du Jardin aux Fleurs 5 - 1000 Bruxelles 0484 59 92 28
www.officebaroque.com
Office d’Art contemporain
Point attracteur. Oeuvres de Marcus Bering. ‣ Jusqu’au 21·06. Du J. au S. de 14 à
18h ou sur rdv.
URue de Laeken 105 - 1000 Bruxelles 02 512 88 28
www.officedartcontemporain.com
© S.A. IPM 2014. Toute représentation ou reproduction, même partielle, de la présente publication, sous quelque forme que ce soit, est interdite sans autorisation préalable et écrite de l'éditeur ou de ses ayants droit.
Les galeries
SEMAINE DU 23 AU 29 MAI 2014 ARTS LIBRE
van der Mieden
Adam Jeppesen. Oeuvres du photographe
danois. ‣ Jusqu’au 27·06. Du Me. au S. de
13 à 18h.
URue Antoine Dansaert 196 - 1000 Bruxelles 02 513 62 12 - www.vandermieden.com
Young Gallery
Illuminated. Le photographe de mode anversois Dirk Lambrechts présente en première vision une sélection d’une trentaine
de tirages photographiques, couleur et noir
et blanc, portant sur une période de plus de
vingt années de prises de vues. ‣ Jusqu’au
08·06. Du Ma. au S. de 11 à 18h30.
UAvenue Louise 75b (Hôtel Conrad) 1050 Bruxelles - 02 374 07 04
www.younggalleryphoto.com
Artiscope
Art in situ. Guillaume Bottazzi présentera
douze tableaux récents ainsi que douze
œuvres réalisées dans l’espace public.
‣ Du 30·05 au 20·06. Du L. au V. de 14h30
à 18h ou sur rdv.
UBoulevard Saint-Michel 35 - 1040 Bruxelles 02 735 52 12 - www.artiscope.be
UAvenue Reine Marie-Henriette 105 1190 Bruxelles - 02 640 95 63
www.galeriequadri.be
Didier Devillez
Hubris. Oeuvres de Dany Danino. ‣ Jusqu’au 31·05. Du J. au S. de 14 à 18h30 ou
sur rdv.
URue E. Van Driessche 53 - 1050 Bruxelles -
Albert Baronian
02 215 82 05 - www.galeriedidierdevillez.be
Sisters. Oeuvres de Fiona Mackay. ‣ Jusqu’au 21·06. Du Ma. au S. de 12 à 18h.
duboisfriedland
URue Isidore Verheyden 2 - 1050 Bruxelles Music for a Code. Oeuvres de Pascale Bar02 512 92 95 - www.albertbaronian.com
ret. ‣ Jusqu’au 05·07. Les V. et S. de 14 à
18h ou sur rdv.
Bodson
Souveraine 97 - 1050 Bruxelles ... How low can you go. Sculptures de Si- URue
0470 54 98 98 - www.duboisfriedland.com
mon Nicaise. ‣ Jusqu’au 14·06. Du Me. au
S. de 14 à 19h.
Elaine Levy Project
URue de Hennin 70 - 1050 Bruxelles Ben Horns & Eric N. Mack. ‣ Jusqu’au
02 648 40 06 - www.bodsongallery.com
24·05.
URue Fourmois 9 - 1050 Bruxelles - 02 534 77 72
Box Galerie
A la croisée des chemins. Photographies de - www.elainelevyproject.com
Mark Steinmetz. ‣ Jusqu’au 05·07. Du Me.
Esther Verhaeghe Art Concepts
au S. de 14 à 18h.
Gratitude. Oeuvres d’Olivier Pestiaux.
URue du Mail 88 - 1050 Bruxelles - 02 537 95 55
- www.boxgalerie.be
‣ Jusqu’au 04·06. Du J. au S. de 14 à 18h
ou sur rdv.
URue Mignot Delstanche 51 - 1050 Bruxelles Delire Gallery
Exposition collective. Oeuvres de Marcel 0476 28 37 35 - www.estherverhaeghe.com
Broodthaers, Nico Dockx & Rirkrit Tiravanija, Aditya Mandayam, Pat McCarthy, Galerie Lazarew
Gianni Motti et Roman Opalka. ‣ Jusqu’au Suburbia. Oeuvres d’Olivier Catté. ‣ Jusqu’au 24·05. Du Ma. au S. de 14 à 19h.
24·05. Du J. au S. de 13 à 18h ou sur rdv.
URue de Praetere 47D - 1050 Bruxelles 0487 12 52 50 - http://deliregallery.com
UAvenue Louis Lepoutre 112 - 1050 Bruxelles 02 345 30 83 - www.galerie-lazarew.fr
COURTESY LE SALON D’ART
Quadri
Tinta China. Oeuvres de Marcel-Louis Baugniet, Jacques Calonne, Jean-Pierre Maury,
Reinhoud, Walter Swennen, Lionel Vinche,
Léon Wuidar, Rik Wouters... ‣ Du 28·05 au
21·06. Les V. et S. de 14 à 18h ou sur rdv.
7
provocantes, sont aussi de la partie.
Zurstrassen poursuit une voie qui fut la sienne dès le départ.
Une voie proactive, enlevée (celle que nous préférons chez lui),
qu’il jugule désormais, harmonise avec des balisages plus
construits. Pour y parvenir, il colle et décolle des formes
géométriques incidentes, retravaillées pleine pâte.
Avec lui, la peinture jubile, crémeuse, vibrante, tournoyante. Il
en fut toujours ainsi et son galeriste de lui lancer : “Tu es
l’archéologue de ton propre travail !” Energie et respiration,
couleurs mêlées, entremêlées, couches sur couches : sa peinture
est son autoportrait.
En juin, il sera l’hôte du Museum Kurhaus Kleve, en Allemagne
et, en septembre (le 14), il vernira ses toiles monumentales
chez Valérie Bach. (R.P.T.)
U Le Salon d’Art, 81, rue Hôtel des Monnaies, 1060 Bruxelles.
Jusqu’au 12 juillet. Infos : 02.537.65.40 et www.lesalondart.be
URue Lebeau 8-10 - 1000 Bruxelles Petits Papiers - Huberty &
02 502 56 50 - www.robertopologallery.com
Breyne Gallery
Andreas / Verschaere. Fantômes, démons
et créatures étranges peuplent les univers Schiller Art Gallery
étranges et fantasmagoriques de l’artiste Gaiska. Oeuvres de Gaiska Torrealba.
plasticien Fabien Verschaere et de l’auteur ‣ Jusqu’au 08·06. Du J. au S. de 12 à 18h
de bande dessinées Andreas. ‣ Jusqu’au ou sur rdv.
URue van Moer 12 - 1000 Bruxelles 01·06. Du Me. au D. de 11 à 18h30.
0496 23 88 54
URue de Bodenbroeck 8 - 1000 Bruxelles 0478 31 92 82 - www.petitspapiers.be
www.facebook.com/schiller.art.gallery
Sorry We’re Closed
Pierre Hallet
Made in Catalunya #2. Oeuvres de Manolo Peter Schuyff. ‣ Jusqu’au 26·05. Uniquesur rdv.
Ballesteros. ‣ Jusqu’au 25·05. Du Ma. au ment
de la Régence 65 - 1000 Bruxelles V. (fermé le Me.) de 14h30 à 18h30, le S. URue
0478 35 42 13 - www.sorrywereclosed.com
de 11 à 18h30 et le D. de 11h30 à 13h30.
URue E. Allard 33 - 1000 Bruxelles - 02 512 25 23
Synthèse
- www.galeriepierrehallet.com
Un salon d’ensemble. Oeuvres sur toile et
sur papier. ‣ Jusqu’au 21·06. Du J. au S. de
Roberto Polo Gallery
Oneiric Landscapes. Peintures de Michaël 14h30 à 18h30.
E. Allard 24 - 1000 Bruxelles de Kok. ‣ Jusqu’au 07·09. Du Ma. au V. de URue
14 à 18h, les S. et D. de 11 à 18h ou sur rdv. 02 514 40 55 - www.galeriesynthese.be
© S.A. IPM 2014. Toute représentation ou reproduction, même partielle, de la présente publication, sous quelque forme que ce soit, est interdite sans autorisation préalable et écrite de l'éditeur ou de ses ayants droit.
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Les galeries
SEMAINE DU 23 AU 29 MAI 2014 ARTS LIBRE
COURTESY GALERIE NADJA VILENNE, LIÈGE. © D.R.
Connexions
Jozsa Gallery
Transmutation. Oeuvres de Natalia de
Mello, Lucie Lanzini, Lello//Arnell, Yerbossyn Meldibekov et Anila Rubiku. ‣ Jusqu’au
28·06. Du J. au S. de 12 à 18h ou sur rdv.
URue Saint-Georges 24 - 1050 Bruxelles 0478 48 77 09 - www.jozsagallery.com
Mazel Galerie
Ombres et Lumières. Design et sculptures
de “curiosité”. Oeuvres d’Hubert le Gall, Peter Keene et Piet.sO. ‣ Jusqu’au 31·05. Du
Ma. au S. de 11 à 19h.
URue Capitaine Crespel 22 - 1050 Bruxelles 02 850 29 28 - www.mazelgalerie.com
Nadine Feront
Prophets. Issus de l’underground du dessin
contemporain et auteurs de nombreux livres échappant aux notions traditionnelles
d’illustration ou de livres d’artistes, Aurélie
William-Levaux et Moolinex créent ensemble des objets qui ne sont pas des livres.
‣ Jusqu’au 31·05. Du J. au S. de 14 à
18h30.
URue Saint-Georges 32 - 1050 Bruxelles 02 640 34 44 - www.nadineferont.com
Nathalie Obadia
Still Life. Oeuvres de Valérie Belin. ‣ Jusqu’au 21·06. Du Ma. au V. de 10 à 18h, le S.
de 12 à 18h.
URue Charles Decoster 8 - 1050 Bruxelles 02 648 14 05 - www.galerie-obadia.com
Puls Contemporary Ceramics
Yoshimi Futamura & Thérèse Lebrun.
‣ Jusqu’au 07·06. Du Me. au S. de 13 à
18h.
URue du Page 19 - 1050 Bruxelles - 02 640 26 55
- www.pulsceramics.com
Rodolphe Janssen
David Adamo. Sculptures. ‣ Jusqu’au
28·05. Du Ma. au V. de 10 à 18h et le S. de
14 à 18h.
Gert & Uwe Tobias. ‣ Jusqu’au 28·05.
URue de Livourne 32-35 - 1050 Bruxelles 02 538 08 18
www.galerierodolphejanssen.com
XXL ART on Waterloo 503
Haut en Couleur. Peintures, dessins et
aquarelles de Vincent Delpierre. ‣ Jusqu’au 07·06. Du J. au S. de 14 à 18h ou sur
rdv.
UChaussée de Waterloo 503 - 1050 Bruxelles 0472 45 81 49
www.xxlartonwaterloo503.com
Les réseaux de Murphy
Rare exposition à Liège puisqu’elle est consacrée au travail de
l’artiste anglais John Murphy (1945, vit à Londres) que l’on
n’a plus vu en Belgique depuis 2006 dans l’ex­galerie Erna
Hecey. Ses œuvres occupent tous les espaces de la galerie dans
un dispositif précis, conceptuel comme ses travaux, car créant
des rapports fort complexes entre elles.
Tout le travail de l’artiste repose sur un principe de références
et de correspondances, ainsi que sur le visuel et l’intellectuel.
Il s’approprie des images, souvent de cartes postales, parfois
de films. En modifie généralement l’échelle. Il les présente
avec grand soin sous forme d’œuvres rigoureusement
encadrées, leur attribuant ainsi le statut d’œuvres à part
entière. Parfois il joint une phrase. “Je vise”, dit­il, à créer du
sens dans l’espace qui existe entre les mots et l’image, cependant
sans en préciser le sens…” (1). C’est en effet au visiteur à établir
son propre réseau de lecture à partir des indices déposés par
l’artiste. Et il ne sera pas superflu de circuler dans l’exposition
en adoptant divers points de vue de manière à créer des
connexions entre les œuvres en fonction de leur placement.
Toute l’exposition repose sur la relation entre les choses. Ce
n’est pas par hasard que, dans les années 80, il a intitulé une
œuvre “Au­delà de la puissance des mots”. Il convient de tenir
compte de ceux­ci, de leur polysémie, également de faire
appel à notre fond de culture, en l’occurrence littéraire (on
croise Joseph Conrad) et cinématographique (Fellini). Ainsi
qu’à notre sens de l’observation et à notre imaginaire. (C.L.)
U John Murphy. Galerie Nadja Vilenne, 5, rue Cdt Marchand,
4000 Liège. Jusqu’au 29 juin. Du jeudi au samedi de 14h à 18h.
U (1) Interview de Jon Thompson, “Aspects”, Hiver, 79/80.
URue Faider 6 - 1060 Bruxelles - 02 502 78 24 www.galerievaleriebach.com
LIÈGE
Boycott Art Gallery
I Get Along. Peintures figuratives de Ray Les Drapiers
Richardson. ‣ Jusqu’au 22·06.
Icônes Jacquards. Une série d’images tisUAvenue des Aubépines 40 - 1180 Bruxelles sées de visages humains à grande échelle
0475 51 99 31 - www.boycottgallery.com
de Lia Cook, redéfinissant les frontières entre technologie, informatique, photograGalerie Espace Lorraine
phie et artisanat. Parcours OFF de la 9e
Moké. A travers ses peintures, il est l’un des Biennale Internationale de la Photographie
meilleurs chroniqueurs de la vie congolaise et des Arts Visuels de Liège. ‣ Jusqu’au
contemporaine. ‣ Jusqu’au 28·06. Du Me. 25·05. Du J. au S. de 14 à 18h ou sur rdv.
au S. de 15 à 19h.
URue Hors-Château 68 - 4000 Liège UAvenue Van Bever 8 - 1180 Bruxelles 02 375 01 75
www.galerieespacelorraine.com
BRABANT WALLON
BRAINE-L’ALLEUD
UCour de l’Abbaye 5 - 4970 Stavelot 080 86 42 94 - www.trianglebleu.be
Galerie 360°
NAMUR
Le Temps retrouvé. Oeuvres de Carole Fremery-Murphy. ‣ Jusqu’au 30·05. Le Me. de GRAND-LEEZ
15 à 18h et le S. de 14 à 17h en présence de Exit11 Contemporary Art
l’artiste.
Asia. Photos de Thierry Cantillon. ‣ JusUPlace Abbé Renard 1 - 1420 Braine-l’Alleud qu’au 01·06. Les S. et D. de 10 à 18h ou sur
02 384 61 03
rdv.
http://galerie360.braine-lalleud.be
Voices. Oeuvres de Maureen Bachaus.
‣ Jusqu’au 01·06.
GLABAIS
Espace B
Avant la brocante. Peintures, dessins, objets, tirages de tête anciens et récents de
Lionel Vinche. ‣ Jusqu’au 01·06. Les S. et
D. de 14 à 18h ou sur rdv.
12h et de 14 à 18h.
URue de l’Hôtel des Monnaies 81 - 1060 Bruxelles
- 02 537 66 40
www.lesalondart.be
04 222 37 53 - www.lesdrapiers.be
Nadja Vilenne
Such are the vanished coconuts of hidden
Rossicontemporary
Closing Time. Encres sur papier de Jona- Africa. Oeuvres de John Murphy. ‣ Justhan Rosic. ‣ Jusqu’au 31·05. Les J. et V. de qu’au 29·06. Du J. au S. de 14 à 18h ou sur
rdv.
13 à 17h, le S. de 14 à 18h ou sur rdv.
URue du Commandant Marchand 5 - 4000 Liège Eau de mer, eau de rivière. Peintures de 04 227 19 91
Carolina Fernandez. ‣ Jusqu’au 31·05. Les www.nadjavilenne.com
J. et V. de 13 à 17h, le S. de 14 à 18h ou sur
rdv.
Estefania Perez Perez. Peintures. ‣ Jus- STAVELOT
qu’au 31·05. Les J. et V. de 13 à 17h, le S. de Triangle bleu
14 à 18h ou sur rdv.
Sensus. Oeuvres de Jacques Charlier, AnURivoli Building - Chaussée de Waterloo 690 thony Duchêne, Baudouin Oosterlynck, Sté1180 Bruxelles - 0486 31 00 92
phanie Roland et Rémi Tamburini. ‣ Du
www.rossicontemporary.be
25·05 au 27·07. Du J. au D. de 14 à 18h30
ou sur rdv.
UHaute Rue 33 - 1473 Glabais - 067 79 08 11 www.espaceb.be
URue Saint-Bernard 34-36 - 1060 Bruxelles 02 333 20 10
www.galerieantonionardone.be
LIÈGE
HAINAUT
COUILLET
UChâteau de Petit-Leez - Rue de Petit-Leez 129 5031 Grand-Leez - 081 64 08 66
www.exit11.be
JAMBES
Détour
Anne Marie Finné. Dessins et carbones.
‣ Jusqu’au 21·06. Du Ma. au V. de 12h30 à
17h30, le S. de 14 à 18h, fermé les j.f.
UAvenue Jean Materne 166 - 5100 Jambes 081 24 64 43 - www.galeriedetour.be
Faider
Zedes Art Gallery
Jacques Cerami
After Mother. Oeuvres de Louis d’Hauteri- Anne Boland. Oeuvres récentes. ‣ JusANVERS
Jean-Baptiste Sauvage & Floris Hovers.
ves. ‣ Jusqu’au 28·06. Du Me. au V. de 12 qu’au 07·06. Du Me. au S. de 14 à 18h ou Pascal Polar
‣
Jusqu’au
26·06.
Du
Me.
au
V.
de
14
à
Imaginations. Oeuvres de Ricard Aymar,
à 18h, le S. de 14 à 18h.
sur rdv.
ANVERS
Lance Letscher, Hassan Musa, Max Neu- 19h, le S. de 11 à 18h, fermé les j.f.
URue Paul Lauters 36 - 1050 Bruxelles URue Faider 12 - 1060 Bruxelles - 02 538 71 18 Fifty
One Fine Art Photography
URoute
de
Philippeville
346
6010
Couillet
02 646 00 04 - www.zedes-art-gallery.be
www.galeriefaider.be
mann, Chéri Samba, Michel Scarpa, Miros- 071 36 00 65 ou 0477 78 44 34
Nonage. Oeuvres de William Klein, Katy
lav Tichý, Karl Waldmann... ‣ Jusqu’au www.galeriecerami.be
Grannan, Elinor Carucci, Bruce Davidson,
100 Titres
Galerie Paris-Beijing
28·06. Du Ma. au S. de 14 à 19h ou sur rdv.
Helen Levitt, Deanna Templeton, Martin
Confusion des genres. Oeuvres de Fanny Umwelt. Oeuvres de Rero. ‣ Jusqu’au UChaussée de Charleroi 108 - 1060 Bruxelles Munkasci, Seydou Keïta... ‣ Jusqu’au
Viollet. ‣ Jusqu’au 15·06. Du J. au D. de 14 07·06. Du Ma. au S. de 11 à 19h.
TOURNAI
02 537 81 360 ou 0477 25 26 92
28·06. Du Ma. au S. de 13 à 18h.
URue Hôtel des Monnaies 66 - 1060 Bruxelles à 18h.
www.pascalpolar.be
Rasson Art Gallery
UZirkstraat 20 - 2000 Anvers - 03 289 84 58 02 851 04 13
URue A. Cluysenaar 2 - 1060 Bruxelles Beyond words. Oeuvres d’Antoine Gamard. www.gallery51.com
www.galerieparisbeijing.com
02 534 03 43 - www.100titres.be
Valérie Bach
‣ Jusqu’au 25·05. Du J. au D. de 14 à 18h30
A Small Man in A Big World. Photographies ou sur rdv.
Fifty One Too
Le Salon d’Art
Antonio Nardone
Salope. Oeuvres d’Alessandro Filippini. Texture de la Mémoire. Oeuvres récentes de Gérard Rancinan. ‣ Jusqu’au 21·06. Du URue de Rasse 13 - 7500 Tournai Arnold Newman “Early Works and Por069
64
14
95
ou
0474
93
50
22
‣ Jusqu’au 31·05. Du Me. au S. de 14 à 18h d’Yves Zurstrassen. ‣ Jusqu’au 12·07. Du J. au S. de 11 à 13h et de 14 à 19h, le Me. www.rassonartgallery.be
traits”. ‣ Jusqu’au 28·06. Du J. au S. de
ou sur rdv.
14 à 18h ou sur rdv.
Ma. au V. de 14 à 18h30, le S. de 9h30 à sur rdv.
Arts Libre. Supplément hebdomadaire à La Libre Belgique. Coordination
rédactionnelle: Gilles Milecan et Camille de Marcilly. Réalisation: IPM
Press Print. Administrateur délégué - éditeur responsable: François le Hodey. Rédacteur en chef: Francis Van de Woestyne. Rédacteurs en chef adjoints: Xavier Ducarme, Pierre-François Lovens et Gilles Milecan. Conception graphique: Bruno Bausier, Jean-Pierre Lambert. Publicité: Martine Levau (0032.2.211.29.12 – [email protected]).
© S.A. IPM 2014. Toute représentation ou reproduction, même partielle, de la présente publication, sous quelque forme que ce soit, est interdite sans autorisation préalable et écrite de l'éditeur ou de ses ayants droit.
Les galeries
SEMAINE DU 23 AU 29 MAI 2014 ARTS LIBRE
A l’étranger
Le livre de la semaine
France
COURTESY GAL.DUBOYS
COURTESY FILLES DU CALVAIRE
CNRS
Voici un livre qui
manquait. Et donc une
étude qui vaut son
pesant de satisfactions !
Depuis, largement
précurseur, Schwitters
et son “Merzbau”,
autour du premier
quart du XXe siècle,
l’installation a trouvé
droit de cité au rang des
explorations plastiques
d’un siècle de toutes les
audaces. Goldberg n’en
fait pas pour autant un fromage et, loin d’hacher menu les
installations de tout poil qui ont façonné notre manière de
voir l’art autrement, il s’en est surtout tenu à celles qui ont
émergé durant une grosse décennie de folie à tous les étages,
entre la fin des années 50 et le début des années 70.
Son étude, indispensable à tout qui voudrait se retrouver
sensibilisé à ce type de pratique, évalue chronologiquement
des temps forts et les particularités de telle ou telle
intervention. Postmoderniste, fluctuant au fil des
mouvements, la pratique de l’installation ne se résume pas
ex­cathedra. Ce qu’a compris notre auteur qui, comme elle,
évolue du Nouveau Réalisme à la vidéo. Le parcours
rafraîchit les mémoires, inscrit les balises indispensables, fait
le tour d’une question loin d’être définitive.
Devenue registre à part entière des arts visuels et plastiques,
les installations réagissent aux phénomènes sociaux,
économiques, politiques, esthétiques, et même guerriers,
qui nous gouvernent. L’attrait du livre, c’est de nous les
restituer dans leur jus, tout en allant de l’avant. (R.P.T.)
Thierry Diers – Peinture
Paris – Galerie Duboys
COURTESY GAL. HUBERTY-BREYNE
“Installations”,
d’Itzhak
Goldberg
LOVENJOEL
03 248 84 83 - www.galeriezuid.be
UGroot Park 2 - 3360 Lovenjoel - 0473 39 14 78
www.thewhitehousegallery.be
The White House Gallery
Unwritten & Written. Oeuvres d’Elodie AnGalerie Zuid
Goran Djurovic. Peintures. ‣ Jusqu’au toine, Hallveig Ágústsdóttir, sara Bjarland,
14·06. Du Me. au S. de 14 à 18h (le J. jus- Mats Dekock, Patrick Keulemans, Hilde
overbergh et Bart De Zutter. ‣ Du 25·05 au
qu’à 20h).
29·06. Du J. au D. de 14 à 18h ou sur rdv.
UPacificatiestraat 34 - 2000 Anvers -
BORGERHOUT
Zeno X Gallery
Mark Manders. ‣ Jusqu’au 31·05. Du Me.
au S. de 13 à 17h.
ASSE
De Ziener
Een Groep. Oeuvres de Sjoerd Buisman, Karel De Meester, Jo De Smedt, Jean-Georges
Massart, Sara Van Woerden... ‣ Jusqu’au
15·06. Du V. au D. de 15 à 18h ou sur rdv.
UStationsstraat 55 - 1730 Asse - 02 452 77 86 www.deziener.be
Contact
Nourri par le mythe de la Belle et la Bête, le dessinateur fa­
çonne des déesses irréelles, sombres et poétiques, qui font
ressurgir les désirs et les fantasmes enfouis. Dans chacune de
ses œuvres, il raconte une femme différente et la montre au
moment crucial où son âme se révèle, parfois provocatrice,
parfois douce et mélancolique.
U Jusqu’au 14 juin. Galerie Huberty­Breyne, 91, rue saint­
Honoré, 75001 Paris. www.petitspapiers.be
“Marcher sur le feu”, quatrième volet de la série d’expo “L’ap­
parence des choses” de l’artiste française (1978, vit à Bruxel­
les) dans lequel elle évoque l’action d’un rituel ancestral où il
s’agit de confronter ses peurs et de les transformer par la mise
en péril de son corps.
U Jusqu’au 7 juin. Galerie Odile Ouizeman, 10/12 rue des
Coutures Saint­Gervais, 75003 Paris. www.galerieouizeman.com
Le peintre suisse (1960, vit à Genève) s’applique à peindre des
mots, des phrases ou plus rarement des signes simples. Mo­
nochromie et bichromie sont ses deux axes chromatiques
tandis qu’il s’ingénie à varier les graphies et les compositions
en rapport avec les termes proposés dont l’interprétation est
sujette à des sens divers.
U Jusqu’au 21 juin. Galerie Bernard Ceysson, 2, rue Wiltheim,
2733 Luxembourg; www.bernardceysson.com
Max Bill – Peinture et sculpture
Londres – Massimo De Carlo
ZEEBRUGGE
URederskaai 16 - 8380 Zeebrugge 0475 98 39 99 - www.mgart.be
Luis Royo – Dessin
Paris -Galerie Huberty-Breyne
Angleterre
UGolvenstraat 7 - 8300 Knokke - 050 67 75 90 www.stephanesimoens.com
MG Art
UGodtsstraat 15 - 2140 Borgerhout - 03 216 16 26
Landscape I. Oeuvres de Johan Boutelegier
- www.zeno-x.com
et Pierre Courtois. ‣ Jusqu’au 16·06. Du V.
au L. de 11 à 13h et de 15 à 18h.
BRABANT FLAMAND
COURTESY GAL. B. CEYSSON
KNOKKE
Tim Van Laere Gallery
Portray. Oeuvres d’Armen Eloyan, Kati UKustlaan 124-126 - 8300 Knokke Heck, Anton Henning, Edward Lipski, Vivian 0475 31 97 49 - www.maruani-mercier.com
Maier, Dan McCarthy, Pablo Picasso, Ed
Templeton, Rinus Van de Velde, Henk Stephane Simoens Contemporary
Visch... ‣ Jusqu’au 28·06. Du Ma. au S. de Fine Art
Between the Lines. Oeuvres de Nelleke Bel13 à 18h.
tjens, Laurent Da Sylva, Raoul De Keyser,
UVerlatstraat 23-25 - 2000 Anvers - 03 257 14 17
- www.timvanlaeregallery.com
Torben Giehler, Philip Van Isacker et Frank
Stella. ‣ Jusqu’au 25·05.
L’artiste a photographié la zone de Pyramid Lake près de Los
Angles et réalisé de grands tirages. Dans ses peintures monu­
mentales présentées ici, ces grands paysages panoramiques
sont recouverts, de manière presque emphatique, de formes
géométriques qui focalisent sur un détail et d’aplats de cou­
leurs vives.
U Jusqu’au 21 juin. Galerie Les filles du calvaire, 17, Rue des Filles
du Calvaire, 75003 Paris. www.fillesducalvaire.com
Christian Robert-Tissot – Peinture
Luxembourg – Galerie Bernard Ceysson
FLANDRE OCCIDENTALE
Maruani & Mercier Gallery
Héroïnes & Just Like a Woman. Deux séries
photographiques de Bettina Rheims. ‣ Jusqu’au 31·05. Les S. et D. de 11 à 18h30.
James Hyde – Peinture et photo
Paris – Les filles du calvaire
Luxembourg
MAX BILL/TODD WHITE
UMuseumstraat 35 - 2000 Anvers - 03 237 98 22
- www.nkgallery.be
COURTESY GAL. OUIZEMAN
quelques illustrations couleur, environ 25 euros.
UHofstraat 2 - 2000 Anvers - 03 233 88 14
www.gallery51.com
Sous le titre “Face à l’épaisseur du temps”, l’artiste français
formé à Tournai propose une rétrospective consacrée à ses
peintures de “paysages” réalisées entre 1974 et aujourd’hui.
On prendra le terme générique avec distance tant cette pein­
ture à l’huile onctueuse flirte avec l’abstraction.
U Jusqu’au 21 juin. Galerie Duboys, 6, rue des Coutures St­
Gervais, 75003 Paris. www.galerieduboys.com
Rachel Labastie – Sculpture
Paris – Galerie Ouizeman
U “Installations”, par Itzhak Goldberg, CNRS Editions, 320 pages,
NK Gallery
Flesh !. Oeuvres d’Alexander Pogorgelsky
et Maria Pogorgelskaya. ‣ Jusqu’au
28·06. Du J. au S. de 12 à 18h.
9
L’exposition historique de l’artiste Suisse (1908 – 1994) ras­
semble des peintures portant particulièrement sur l’interpré­
tation du carré, des sculptures et du mobilier des années 40 à
70 de celui qui fut formé au Bauhaus et devint l’initiateur de
l’Art Concret, adepte de l’abstraction géométrique et desi­
gner réputé.
U Jusqu’au 7 juin. Massimo De Carlo, 55 South Audley Street,
W1K 2QH Londres. www.massimodecarlo.com
Agenda Culturel
Tél.: 02.211.27.23
Email : [email protected]
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10
Adjugé!
10
Adjugé!
SEMAINE DU 23 AU 29 MAI 2014 ARTS LIBRE
l Jugements
GALERIE MODERNE
Coppens
Crimes e
en place
h Une vente de documents
500 €
LEMPERTZ
Lempertz
Un petit miracle a eu lieu ce 17 mai
chez Lempertz à Cologne nous dit
Christine de Schaetzen en charge de
la maison en ses bureaux belges. Lors
de la vente dont nous avons parlé na­
guère pour les sculptures surtout, il se
trouvait au lot 1174 une grande toile
figurant un “Christ appelant à lui les
petits enfants”. La composition était
ici donnée à un peintre néerlandais
du XVIIe siècle, sans plus. Un conser­
vateur du musée de Berlin avait, en
1954, suggéré Govaert Flinck, excel­
lent artiste suiveur de Rembrandt. La
composition de 103 x 86 cm prove­
nait d’une collection privée alle­
mande et était annoncée entre 15000
et 18000 €. Un amateur anglais a em­
porté le lot après une très longue ba­
taille d’enchères au prix formidable,
pour le déposant, de 1525000 €, frais
inclus.
1 525000 €
L’HISTOIRE DU MONDE EST FAITE d’horreur
trop souvent. Il n’y a rien de neuf sous le soleil et
c’était sans doute pire il y a cent et deux­cents
ans que de nos jours. La bibliothèque de Pierre
Zoummeroff contenait à ce propos des centai­
nes de documents rares concernant les lois pu­
nitives, des témoignages de prisonniers comme
des lettres et des dessins, mais aussi des photo­
graphies de procès voire même d’exécutions ca­
pitales. On ne rigolait donc guère dans la salle 7
de l’Hôtel des Ventes Drouot ce 16 mai à Paris.
A ceux qui se posaient des questions sur le
type de collection et surtout de collectionneur à
qui on avait à faire, plusieurs articles parus dans
la grande presse hexagonale depuis un mois
étaient venus étoffer et expliquer une recher­
che qui n’était pas perverse, mais basée sur un
désir de préserver des témoignages et des élé­
ments de l’histoire commune des hommes se­
lon leurs régions ou pays.
Il s’agissait de la collection de Philippe Zoum­
meroff, français, catholique, mais né tchét­
chène et de confession juive, dont le père était
pêcheur de perles. Grand amateur d’opéra (le
lien avec le métier du père n’est pas établi, quoi­
que), il a donné des centaines de documents et
100000 disques de tous âges, sur ce thème, à la
Bibliothèque nationale de France. Il avait aussi
collectionné des milliers de timbres. Là il ter­
mine, à 84 ans, une biographie de Thomas Edi­
son.
La vente offrait des raretés dont un traité si­
gné à Versailles en 1724 sur l’usage à faire des
esclaves noirs en Louisiane ou encore le décret
signifiant l’utilisation de la guillotine en 1792.
La vente aurait dû comprendre une édition en
allemand de 1925 de “Mein Khamp”, dont on
PBA
Omer Coppens (1864­1926) a peint
en 1923 cette cour de jardin bordée
de diverses maisons très proches de
ce que l’on voit à Bruges et dans les
villes de Flandre occidentale. La toile
de 45 x 55 cm était annoncée par la
Galerie Moderne à Ixelles à 400­
600 €. Elle a été vendue à 500 €, frais
compris.
judiciaires a fait parler d’elle chez
Pierre Bergé, avec des documents
exceptionnels.
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Adjugé!Adjugé!
SEMAINE
SEMAINEDU
DU2323AUAU2929MAI
MAI2014
2014ARTS
ARTSLIBRE
LIBRE
11
11
PBA
t Châtiments
de Grève
Le 2 septembre 1909, on exécuta Liotard dans la cour de la prison de Valence. Le lot a été vendu à 650 €
(estimé : 200 à 300 €). Cette lettre autographe de Fieschi, quelques heures avant son exécution, à sa fiancée “La Borgnotte”, fit 900 €.
oublie trop la date alors que toutes les horreurs
futures y étaient inscrites. Un bureau de lutte
contre l’antisémitisme l’a fait retirer. Le Conseil
des ventes demanda également le retrait de ce
lot et celui d’un recueil de pièces concernant
Louis­Marius Rambert (1903­1934), assassin
mort en prison et qui avait donné sa peau ta­
touée (six éléments dont son torse), à son mé­
decin traitant Lacassagne. Lequel s’en servit
pour la reliure des pièces. On attendait 10000 €
de ce lot qui était l’un des plus onéreux.
Parmi les belles enchères, on retiendra les
5100 € donnés pour L’Aurore du 13 janvier
1989 où Zola signa le fameux “J’Accuse”, lié à
l’affaire Dreyfus. On en espérait 3000 €. Il y
avait par ailleurs trois lots détaillants par des
dessins ou des photographies, des supplices à la
mode chinoise d’il y a une centaine d’années et
plus. Les enchères allèrent de 800 à 2700 €. Il
fallut encore 2100 € (est. : 800 à 1000 €), pour
s’en aller avec un portefeuille de pièces concer­
nant le docteur Petiot, qui avoua 63 meurtres
mais ne fut guillotiné “que pour” 27 d’entre
eux, le 25 mai 1946. Puis on donna 3200 €, sur
une base de 800 €, pour les documents du pro­
cès Pétain. Violette Nozière qui avait empoi­
sonné son père (un cheminot qui la violait) eut
plus de succès. Une lettre à sa mère annoncée à
2000 € s’en alla à 3200 €. Devenue égérie des
surréalistes, des documents d’auteurs connus
concernant cette jeune femme condamnée à
mort (peine commuée), trouvèrent preneur à
3600 €, alors qu’à 800 € ils pouvaient partir. Il y
avait 423 lots. Près de 80 % changèrent de
mains.
Philippe Farcy
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Le marché
l Foires d’art contemporain
SEMAINE DU 23 AU 29 MAI 2014 ARTS LIBRE
l Vente publique
COURTESY GALERIE TATJANA PIETERS
Damery et quel
à Amsterdam
h Les ventes publiques sont
Paris et
Buenos Aires
h A côté des grandes machines
internationales des marchés locaux
s’ancrent et de petites manifestations
s’insèrent.
EN ATTENDANT LES MULTIPLES RENDEZ­VOUS BÂLOIS
de juin prochain, le temps des foires prend une pause sans
pour autant disparaître totalement puisque certaines ini­
tiatives viennent se glisser entre les grands événements.
Des foires plus locales et concentrées fleurissent en mai à
Athènes, à Munich, à Milan, à Singapour, à Barcelone, à
Londres… A Paris, un regroupement de galeries crée le
“Collectors Weekend”, tandis qu’à Buenos Aires la Arte BA
en est à sa 23e édition. Et Tatjana Pieters fait le déplace­
ment !
La “Collectors Weekend”, une foire différente, modeste
par le nombre de participants, est centrée sur les galeries
parisiennes. La jeune parisienne rassemble 35 galeries du
Marais, de Saint­Germain­des­Prés et de Belleville (le nou­
veau quartier des galeries hype) avec une manifestation
d’ensemble au Palais des Beaux­Arts en partenariat avec
l’Ecole des Beaux­Arts sous la houlette de Nicolas Bour­
riaud. Chaque galerie y présente un artiste et parallèle­
ment ouvre aussi son lieu habituel. On y retrouvera notam­
ment les galeries Jousse Entreprise qui a remporté le “Ka­
ren Renders Award” de la jeune galerie à Art Brussels, et
Cortex Athletico qui participait également à l’événement
du marché bruxellois, ainsi que la belgo­française Almine
Rech qui proposera les œuvres d’Ida Tursic et Wilfried
Mille (Serbie/France). Une visite de quartier où la convivia­
lité sera de mise et des guides seront à votre service.
L’ArteBA de Buenos Aires est également une petite foire,
locale, essentiellement latino­américaine comptant la par­
ticipation de quelques galeries européennes dont des espa­
gnoles. 81 galeries se partagent l’espace. La galerie gantoise
Tatjana Pieters est invitée pour la première fois dans une
section qui est réservée aux artistes du continent. Elle y
propose les œuvres d’un peintre, aussi vidéaste et photo­
graphe, le Péruvien, Fernando Gutierrez Huanchaco. On a
pu voir ses œuvres à l’Arco ainsi que chez Saatchi à Lon­
dres. Avec un certain humour et un réel détachement, il
mélange volontiers les niveaux de culture dont la culture
populaire péruvienne.
C.L.
U Collectors Weekend. Palais des Beaux­Arts, 13, quai
Malaquais, 75006 Paris. Vernissage sur invitation ce 23 mai,
ouverture publique les 24 et 25 de 12h à 19h. Entrée libre.
U ArteBA. Art fair Buenos Aires. Du 23 au 26 mai. Palermo
Exhibition Center, Avenida Sarmiento 2704, La Rural, Buemos
Aires.
souvent l’occasion de découvertes
de tableaux perdus, oubliés,
inconnus. Ce fut le cas le 13 mai
chez Christie’s.
IL Y AVAIT DANS LA GRANDE CITÉ néerlan­
daise une vente divisée en deux parties et ce
uniquement pour les tableaux dont les trois­
quart provenaient d’ateliers des Pays­Bas an­
ciens. La première partie ne concernait que
les peintres d’Ancien Régime. La seconde par­
tie donnait à voir des œuvres de luministes
hollandais comme van Schendel ou d’un im­
pressionniste de grande qualité et valeur, à
savoir Isaac Israels. Les deux journées de ven­
tes ont rapporté six millions d’euros et des
poussières pour 285 lots mis à l’encan et près
de 80 % de lots vendus. Parmi les peintres an­
ciens, il y avait des tableaux des XVIe, XVIIe et
XVIIIe siècles de qualité assez variables avec
des prix annoncés entre 4 000 et plus de
150 000 €.
La première découverte est l’exception qui
confirme la règle énoncée plus haut. Il s’agis­
sait d’un tableau de l’actuelle Autriche et plus
précisément de la Carinthie. On vendait là en
provenance d’une famille noble allemande
quatre panneaux constituant des éléments
d’un retable d’autel. Ils mesuraient chacun
103 et 50 cm de long et de large. La ville d’ori­
gine, à défaut d’un nom d’artiste précis, était
Villach et l’on se trouvait dans des dates de
1480 à 1485. Les experts pensaient quand
même à l’atelier de Thomas Artula dont il
existe un retable très proche au musée diocé­
sain de Klagenfurt. Les panneaux, bi­faces, fi­
guraient sainte Catherine, la Madone et l’En­
fant, saint Jean­Baptiste et sainte Barbe sur les
côtés principaux; on vous passe les donateurs
de l’autre bord. On annonçait cet important
lot entre 100 000 et 150 000 €; il en vint
187 500 €, frais compris.
Vinrent ensuite en guise de retrouvailles
avec le marché, cinq portraits de la famille
CHRISTIE’S
Fernando Gutierrez Huanchaco, “Somos Libres I”, 2013, impression sur papier coton, 80 x 120 cm, éd de 5, une œuvre proposée à
la foire de Buenos Aires par la galerie gantoise de Tatjana Pieters.
van der Haer, passés en vente à Rotterdam en
avril 1892, vendus par un descendant des
modèles, rachetés par un de ces cousins et
vendus présentement par un autre descen­
dant. Les trois lots comptaient en tout cinq ta­
bleaux. Le plus vieux était peint par Jan van
Ravesteyn (1572­1657). Les quatre autres (2
x 2 couples), le furent par Michiel van Miere­
velt (1566­1641). Le premier tableau (la
grand­mère), fit 31250 €, dans la fourchette
des estimations. Les deux autres firent 79 500
€ pour le jeune couple annoncé entre 40 000
et 60 000 €, et 63 900 €. Ce dernier chiffre
concernait les parents, évalués entre 25 000
et 35 000 €.
L’autre découverte se trouvait au lot 81 avec
une vue d’un immense paysage piqué d’un
château, sans doute dans le Brandebourg,
peint par Pieter Post (1608­1699), frère de
Frans qui lui est une célébrité quasi mondiale
pour ses paysages peints au Brésil et qui vaut
des fortunes. Le peintre avait été invité à ce
périple par le prince Jan­Maurits de Nassau­
Siegen. Ici, on ne parle pas de fortune car la
toile de 40 x 62 cm s’est vendue dans les esti­
mations à 47 100 €. Mais c’est une découverte
quand même.
Il y eut moins cher encore et bien plus inté­
ressant et plus beau au regard. Il s’agissait
d’une toile inconnue de Walthère Damery
(1614­1678), artiste liégeois dont nous avi­
© S.A. IPM 2014. Toute représentation ou reproduction, même partielle, de la présente publication, sous quelque forme que ce soit, est interdite sans autorisation préalable et écrite de l'éditeur ou de ses ayants droit.
Le marché
SEMAINE DU 23 AU 29 MAI 2014 ARTS LIBRE
13
l Rareté
Réapparition
d’une cubiste
ques autres
h Alice Halicka (1894­1975) ressort d’un
certain oubli dans une vente ce 28 mai
chez Lombrail­Teucquam à Paris.
ons publié le corpus grâce à Léon Smets, lors
d’une exposition à la commanderie teutoni­
que des Vieux­Joncs (Alden Biesen), durant
l’été 1987. Tout indique qu’il s’agit d’un Da­
mery authentique, par les types physiques
des personnages, leurs yeux noirs profonds,
les joues rebondies des enfants, la manière de
traiter les mains. Damery a traité de jeux
d’enfants dans une “Bacchanale” conservée à
la pinacothèque de Sienne (1649). Il a abordé
le paysage dans deux tableaux de l’ancienne
collection Fraigneux (1665) et au Vieux­Joncs
il a peint le magistral plafond de la bibliothè­
que (“Les Quatre Saisons”), vers 1660 qui est
dans le droit fil de la toile d’Amsterdam.
L’œuvre présentée chez Christie’s était un
tableau de chevalet de belles dimensions (98
x 110 cm) et figurait “Venus et Adonis”. La
toile, non signée et non datée était donnée à
une “Ecole liégeoise du XVIIIe siècle”; elle pro­
venait de la collection de Rose Mc Donnell et
passa en vente à Londres en 1935. On vendait
le sujet alors comme une toile du bolonais
Francesco Albani (1578­1660) dit “L’Albane”,
à cause des jeux de “puttis” qui animent la
scène champêtre et élégiaque. La composition
de Damery fut vendue en 1935 à M. Heather
contre 25 guinées. Une référence à Damery
était inscrite au catalogue de ce 13 mai 2014,
quand même. Le lot annoncé entre 12 000 et
18 000 € a été cédé à un grand collectionneur
contre 35 000 €.
Notons par ailleurs que Pierre­Yves Kairis
(de l’Irpa), vient d’identifier une “Descente de
Croix” de Damery en l’église de Gelinden,
près de Saint­Trond.
Philippe Farcy
LOMBRAIL
CHRISTIE’S
En haut, cette “Venus et
Adonis” du peintre
liégeois Walthère Damery (1614-1678) a été
vendue à Amsterdam
contre 35000 €, frais
compris. Ci-contre, on
proposait une suite de
cinq portraits chez
Christie’s dont ce jeune
couple, par van Mierevelt, cédé contre
79500€.
C’EST UNE PERSONNALITÉ RICHE ET INTÉRESSANTE qui
refait parler d’elle en ce mois de mai. Alica Halicka est une
dame polonaise d’origine, de confession juive, née à Varsovie
dans un milieu relativement aisé de médecins et d’intellec­
tuels. La jeune fille se sentit des ailes de peintres et partit vers
Munich chez le peintre hongrois Holsky d’abord puis Paris
qui était “the place to be”, avant l’éclosion de l’école améri­
caine à New York. Les très nombreuses pages Internet qui lui
sont consacrées permettent de cerner un destin hors du com­
mun. La meilleure est celle d’Oscar Ghez, fondateur du mu­
sée du Petit Palais à Genève parue en 1995 sur le magazine
“Shalom”.
Il suffit dans une vie de rencontrer une personne devenue
centrale pour que le domino des influences se mette en mar­
che et que l’existence, d’abord précaire, vous jette dans les
bras de l’abondance et de la célébrité. Ce fut le cas ici avec
cette jolie jeune fille que les parents lâchèrent en toute con­
fiance à dix­huit ans, vers les grandes villes d’Europe. Le per­
sonnage central ce sera le peintre cubiste Louis Marcoussis,
polonais et juif lui aussi, qui lui ouvrit les portes de nom­
breux ateliers avant de les refermer pour cause de concur­
rence dans le ménage. Ils s’étaient mariés en 1913. Alice ne
voulut pas déplaire à son mari et s’abstint de peindre au mi­
lieu des années vingt. Cela dura plusieurs décennies qui sont
autant de pertes pour le patrimoine pictural de l’Ecole de Pa­
ris, car la jeune Alice était bourrée de talents et pas seulement
mathématiques, comme quand elle était toujours au lycée.
Elle fit alors des publicités et des décors de théâtre. Après la
guerre ‘40, sa vie se compliqua d’autant que Marcoussis était
mort en 1941.
La vacation de la fin de ce mois ne proposera que vingt­six
lots, de qualité diverses, mais certaines toiles sont d’une force
remarquable. Et tout cela est estimé avec un sommet à
25000€, à des prix des plus attrayants. La norme des estima­
tions évolue entre 5000 et 15000 €. Plusieurs dessins figure­
ront en fin de dispersion.
Alice Halicka fut l’élève de Cormon, de Sérusier et de Mau­
rice Denis puis elle fut l’amie de Picasso, de Braque, de Modi­
gliani, de Soutine, de Marie Laurencin, de Max Ernst, de Fou­
jita et des littéraires surréalistes. Partie aux USA à trois repri­
ses, elle obtint en 1935 des commandes d’Helena Rubinstein
et de Balanchine qui dirigeait l’“American Ballet”. L’artiste a
écrit ses mémoires “Hier”, dès 1946. Sa vie parisienne y est
décrite avec un foisonnement de détails sur Saint­Germain et
Montparnasse. Qu’un tel ensemble des années 1915­1920
ressorte est une vraie rareté.
Ph. Fy.
U A voir sur www.lombrail­teucquam.com.
00.33.1.43.97.91.29.
Cette
“Composition
au violon
et partition”,
de 1919,
est annoncée
entre 20000
et 25000 €.
© S.A. IPM 2014. Toute représentation ou reproduction, même partielle, de la présente publication, sous quelque forme que ce soit, est interdite sans autorisation préalable et écrite de l'éditeur ou de ses ayants droit.
14
l
Le marché
SEMAINE DU 23 AU 29 MAI 2014 ARTS LIBRE
Vente publique
l Design
Reflets argentés
sur Paris
Le Design scand
fonctionne bien
SOTHEBY’S
Cette chocolatière très
ornée, par Becker, de
Bruxelles s’est vendue
61500 € ce 13 mai à Paris
chez Sotheby’s.
h La vente d’argenterie chez Sotheby’s le 13 mai a été
LE RÉSULTAT GLOBAL DE LA VENTE RÉCENTE À PARIS dans le segment
de l’argenterie mais aussi des objets de vitrine touchant aux pierres dures et
aux boîtes en vermeil, n’aura pas laissé de traces impérissables dans le pa­
norama récent des vacations publiques. Un superbe miroir de table façonné
chez Odiot à Paris vers 1810 s’en est allé à 100000 €, ce qui fait près de 10 %
du chiffre d’affaires à lui tout seul. Il y a eu pas mal de retraits dans les objets
de petites tailles comme les boîtes à pilules ou à tabac (tabatières).
Le premier lot à avoir un peu bousculé le public fut un verre en cristal de
roche taillé enserré dans un piédouche en or et portant les marques de
Henri­Daniel Robineau, à Paris en 1764. Marie­Antoinette posséda un go­
belet similaire; il est conservé au Louvre. Ici on en espérait entre 10000 et
15000 €. Le dernier acheteur assuma 23750 €. On a bien vendu également
tout un ensemble d’animaux sauvages généralement européens, façonnés
en Allemagne vers 1900, dont une paire de grands hérons hauts de 52 cm,
attendus entre 4000 et 6000 €. Ils furent adjugés à 20625 €.
L’argenterie italienne du XVIIIe siècle a été soutenue. On proposait entre
autres, une paire de flambeaux issus de Turin, vers 1760; ils partirent à
9375 € (estimation : 4000 à 6000 €). Puis une écuelle et son présentoir de
la même ville vers 1770, annoncés à 4000 € de base, s’en allèrent à 17500
€. Et on donna encore 10625 € pour une cafetière de 25 cm, toujours issue
d’un atelier turinois, vers 1750, alors que l’estimation basse était elle aussi
de 4000 €.
Un meilleur succès encore arriva en faveur d’une ménagère de modèle
“bambou”, issue de chez Tiffany à New York vers 1960. Il y avait là 224 piè­
ces. On annonçait le lot entre 5000 et 7000 €. Il fallut 54300 € pour gagner
l’ensemble. Un nécessaire de Rolls­Royce n’a pas trouvé preneur, de même
qu’un calice et un ostensoir en vermeil et de style Art déco, sortis de chez le
joallier Mellerio, fournisseur des Bourbons.
L’orfèvrerie française du XVIIIe siècle a passé un très mauvais
quart­d’heure, mis à part un objet sculpté de Toulouse (Cérès), et une paire
de chandeliers dits “à la financière”, aux poinçons de Paris, 1672­1674, qui
escomptait à 25000 € minimum et qui partit à 75900 €.
Du côté belge, ce fut bien et cela aurait pû être mieux. On a retiré une
bouilloire liégeoise de Velez (pas assez poinçonnée), de même qu’une cafe­
tière annoncée comme liégeoise, haute de 35 cm, mais dépourvue de poin­
çons. Par contre, un moment de gloire tomba sur une fontaine à trois robi­
nets aux poinçons de Bruxelles. Van Eesbeeck était l’orfèvre. Quoique ne
disposant pas de tous les poinçons, ce lot datant du début des années 1730
et encore Régence de style, annoncé entre 15000 et 25000 € a filé jusqu’à
61500 €, avec les frais. Les fontaines de ce type pour Bruxelles sont rarissi­
mes.
Ph. Fy.
PBA-AUCTION
un succès relatif. 1,3 million d’euros fut engrangé sur
près de 200 lots. Ce n’est pas très lourd.
h La preuve chez Pierre
Bergé à Bruxelles ce lundi
12 mai au Cercle de
Lorraine où près de 80 % des
lots furent vendus.
LA SALLE DE VENTES DE PIERRE Bergé
avait 270 lots de design à vendre, un
peu après le même sujet traité par les
Saint­Cyr (le 27 avril, chaussée de Char­
leroi), situés à cinq cents mètres de là. Il
s’agissait pour l’étude française de ne
vendre que du mobilier design, nordi­
que, sans se disperser dans d’autres dis­
ciplines ou provenances. La vente a bien
marché et les résultats ont été relative­
ment soutenus pour les pièces les plus
rares. Sinon les estimations furent res­
pectées. ll y a eu des déchets, comme
toujours, et le risque de la roulette russe
n’est pas absent.
Une table circulaire d’Alvar Aalto
(1898­1976), datant de 1930 est partie
à 1000 € alors que la fourchette des es­
timations fluctuait entre 1 500
et 2000€. Cet artiste a eu ici plus de
chance qu’à la chaussée de Charleroi,
en nombre de lots vendus sous son
nom. Ainsi, une étagère de quatre ni­
veaux, vendue chez Cornette à 2000 €
a été vendue ici 1800 €. Trois tabourets
des années trente s’en allèrent à l’esti­
mation basse, soit 600 €. Puis ce fut le
tour d’un petit banc ajouré d’un modèle
créé en 1945 (était­il d’époque ?), de
s’en aller à 1200 €, soit l’estimation
haute. Sur les dix­huit lots du maître,
seul un n’a pas été vendu. Son lampa­
daire du modèle “A805”, créé vers 1960
et haut de 172 cm était attendu en­
tre 6000 et 8000 €. Il est parti bien au­
delà à 13500 €. Un autre lampadaire, le
“A811” a été adjugé dans les estima­
tions à 7000 €, de même que pour un
fauteuil “Paimio” des années 1931­
1932. On l’annonçait à 10000 € mini­
mum et il fit ce prix.
Les lots estimés assez haut sont en gé­
néral partis mais avec difficulté. Un
guéridon “Utö” de 1932 imaginé par
Axel Hjorth (1888­1959), qui était une
commande spéciale et provenait d’une
collection particulière de Suède, a été
adjugé à 13 000 €, sur une base de
15000 à 20000 €. De même pour un
tapis d’inspiration caucasienne, de
© S.A. IPM 2014. Toute représentation ou reproduction, même partielle, de la présente publication, sous quelque forme que ce soit, est interdite sans autorisation préalable et écrite de l'éditeur ou de ses ayants droit.
Le marché
SEMAINE DU 23 AU 29 MAI 2014 ARTS LIBRE
15
Une suite de dix
bouteilles
d’Ausone de 1983
est annoncée
entre 1800
et 2000 €.
PBA
inave
l Vin
L’enivrant
Lutetia
h 654 lots et des milliers de
bouteilles font partie de la vente
de cet hôtel mythique.
Ce fauteuil d’Arne
Jacobsen (1902-1971),
dit “The Swan”, créé en
1957, est passé de
4000 à 9000 € frais
compris le 12 mai chez
PBA à Bruxelles.
Marta Maas (1873­1941), en laine tis­
sée à la main et datant de 1950; on l’es­
comptait entre 20000 et 25000 €. Il fit
18000 €. Pareillement, il ne fut pas pos­
sible pour Hans Wegner (1914­2007)
de voir son canapé et son fauteuil de
modèle “New Papa Bear” datant de
1951, de dépasser la cote minimale. Le
fauteuil trouva une nouvelle vie à
9000€ quand le canapé s’en alla à
19000€. On donna encore 26000 €
pour une paire de fauteuils “Clam” ima­
ginés par Philip Artctander (1916­
1994), dont la création remontait à
1944. Recouverte d’une toile de laine
blanche sans doute neuve, la paire était
estimée entre 20000 et 30000 €.
Arne Jacobsen (1902­1971) a vu tous
ses lots partir dans les estimations. Puis
Bruno Mathsson (1907­1988) et Piet
Hein (1905­1996) furent très bien dé­
fendus et particulièrement pour une ta­
ble à dix pieds en forme d’élipse. Elle
était en palissandre et acier chromé.
Datée de 1964, elle était à prendre en­
tre 15000 et 20000 €. La table affichait
une longueur de 420 cm, quand même.
Elle a été adjugée à 58000 €.
Philippe Farcy
U Plus d’infos sur www.pba­auctions.be
APRÈS LE COMMENTAIRE DE LA SEMAINE passée
sur les ventes de meubles et objets décoratifs des hô­
tels de grand luxe à Paris, on ne va pas vous remettre
le couvert sur celui du Lutetia, mais, en revanche,
pris dans l’enivrement des étiquettes, nous ne résis­
tons pas à évoquer la dispersion de la cave à vins, al­
cools et autres liqueurs. Dommage de voir partir de
si belles choses, mais c’est la loi du genre.
La vacation commence au lot numéroté 4000. On
appréciera par exemple et dès l’entrée, les six bou­
teilles de Brut Cuvée Lutetia de 2006, produit par
Taitinger et annoncées entre 200 et 300 €. Il y a dix­
neuf lots identiques. Il y a d’autres lots de vins de
Champagne, Krug, Möet et Ruinart en particulier,
dont les flacons sont vendus seuls et parfois sans
date ou millésime, mais dont les photos sur catalo­
gue et sur internet traduisent une ancienneté réelle.
De rares vins d’Alsace suivent, comme ces élégan­
tes étiquettes de la maison Lorentz présente via un
Riesling de 1997 en vendanges tardives et dont les
neuf flacons sont annoncés entre 125 et 140 €. Cela
se corsera juste après car débarquera une suite de
Bordeaux blancs ou ambrés à faire pâlir d’envie.
Tout n’est pas cher ceci dit, du moins sur papier et on
se croirait presque chez Rops, à Namur.
Douze bouteilles de Château de Fieuzal en 2003
sont affichées entre 240 et 270 €. En Yquem, on
pourrait toucher un flacon de 1981 à 150 € et une
paire d’autres de 1990 à 450 €. Douze Lafaurie Pey­
raguey de 2002 devraient se vendre entre 280 et
320 €. Le Rieussec des Rotchschild en 1990 est es­
timé pour six pièces à 270 €. Et pour du Smith Haut
Lafitte de 1998, huit flacons à quoi on ajoutera qua­
tre bouteilles de 2002, il semble que 300 € pour­
raient être suffisants. Ce serait un peu plus cher en
Bourgogne rouge, avec les douze bouteilles de Clos
de La Roche de 2007 produits par Olivier Guyot;
pour cela il faudra viser les 600 € minimum. Un seul
Romanée­Conti de 1989 file pour sa part en­
tre 6000 et 7000 €; c’est un cas rare par ici. En Bor­
deaux rouge, il y aura une foule de Beychevelle, de
Calon Segur et de Cantenac Brown, quelques Con­
seillante et des Lagune de moins de vingt ans. Tout
cela est généralement présenté en caisse et ne mon­
terait pas au­delà des 400 à 500 € par lot de douze.
Ph. Fy.
U Infos : www.pba­auctions.com. Vente sur place, 45
Boulevard Raspail 75006 Paris
© S.A. IPM 2014. Toute représentation ou reproduction, même partielle, de la présente publication, sous quelque forme que ce soit, est interdite sans autorisation préalable et écrite de l'éditeur ou de ses ayants droit.
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L'actu
SEMAINE DU 23 AU 29 MAI 2014 ARTS LIBRE
l Vente publique l Automobile
Bonhams ravi de Spa­Classic
h 3 millions d’euros, c’est le chiffre
LE WEEK­END DERNIER, c’était
la belle ambiance dans les pad­
docks du circuit de Francor­
champs où la très britannique
maison avait installé ses quar­
tiers, le temps de Spa­Classic.
Du beau monde, connaisseur
pour la plupart, a admiré les 77
lots de cette deuxième vente Bon­
hams à Francorchamps, durant les trois
jours de fête à l’automobile classique.
Cette vente était composée d’une première par­
tie, une collection de 32 automobiles, anglaises pour la
plupart, dispersée sans prix de réserve, les vraies vedet­
tes se situant parmi les 45 autres lots. Le moins que l’on
puisse dire c’est que, de ce côté­ci du Channel, la vieille
anglaise ne plaît guère. La plupart des Jaguar, Triumph,
MG sont parties à la moitié de l’estimation basse, voire
moins.
Même l’humour décoiffant de James Knight, com­
missaire­priseur, n’influe pas les enchères. Ce cabriolet
Rolls­Royce Corniche 1977 de couleur ivoire vient
d’Edimbourg ? “Il ne pleut jamais en Ecosse !” Mais la dé­
couvrable termine à 36 000 euros sans les frais, loin des
45­55 000 d’estimation. Et quand le micro casque de
James Knight tombe en panne, il doit en prendre un à
main, comme un chanteur : “Je ressemble plus à Elton
John, vu le nombre de cheveux qu’il me reste.” Mais la jolie
Sunbeam Alpine rouge de 1963 atteint péniblement les
11 000, loin des 18­22 000 d’estimation.
De cette collection, seules s’en tirent les allemandes,
la Mercedes­Benz 190 SL à 53 000 euros, juste sous une
estimation basse qu’atteint la 220 SE B Cabriolet
crème, intérieur rouge et capote noire, à 50 000 euros
PHILIPPE FARCY
d’affaires réalisé par la maison
britannique à Francorchamps.
Une Ferrari
365 GTB/4 de 1973
qui a attiré toutes
les convoitises
à Francorchamps
le week-end dernier.
toujours hors frais. Avec leur interminable capot mo­
teur, les Jaguar E­Type ont toujours du succès, même
les plus récentes comme cet exemplaire argenté, de la
troisième série, parti à 48 000 euros, dans la fourchette
d’estimation.
Mais, on le sent bien, le meilleur est à venir. Retour
sur Jaguar où les roadsters et cabriolets XK assurent de
belles cotes : 85 000 euros pour une XK 120 gris métal­
lisé intérieur rouge de 1951. Valeur sûre aussi, l’Austin
Healey 100M 1956 surtout dans le schéma bicolore
bleu clair métallisé et blanc : 130 000 euros ! Le même
acheteur belge s’offre encore le lot suivant, un magnifi­
que cabriolet Porsche 356B de 1961 pour
115 000 euros sous le marteau de John Knight.
Très attendue car unique mais d’une esthétique dis­
cutable, la 911 au look de 935 de Mansour Ojjeh part
sous l’estimation : 260 000 euros. Mais là où les pas­
sions se déchaînent, c’est
autour de la Ferrari 365 GTB/4
Daytona carrossée par Pininfarina.
Au bout de la lutte entre les téléphones
et la salle, la voiture décolle à
410 000 euros, au­dessus de la fourchette
300­400 000. La Hommel Vaillante Grand Défi
déçoit à 52 000 euros, tandis que la flamme reprend
autour de l’Aston Martin DB6 (1967), une rareté avec le
volant à gauche, qui s’envole à 305 000 sans frais, alors
qu’elle était évaluée entre 150 et 180 000. Coup de
chapeau encore pour le coupé Mercedes­Benz 280 SE
gris métallisé de 1970 (54 000 euros).
Beauté, rareté, originalité, début de production, con­
cordance des numéros de châssis, moteur et boîte sont
donc les maîtres mots en matière d’automobile classi­
que. L’on joint l’efficacité pour ces bolides taillés pour
le rallye (Ferrari 308 GTB Michelotto, 530 000 euros),
ou la piste (Ford Mustang Shelby GT350 de 1965 à
52 000 euros). Même les beaux moteurs trouvent ac­
quéreur tel ce 1600 GTA Alfa Romeo fabriqué par
Autodelta : 75 000 euros. Les pièces Alfa partent toutes,
y compris une boîte de vitesses de GTA. James Knight
au client : “Essayez de ne pas casser celle­là maintenant !”
Dominique Simonet
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