ETUDE FINANCIERE DES PROFESSIONNELS POUR L

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ETUDE FINANCIERE DES PROFESSIONNELS POUR L
Boutabet Samia
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BANQUE MARTIN MAUREL
43 Rue Grignan
13006 Marseille
Maîtres de stage : Louis BERTOLI & Alain BAUDINO
Tuteur de stage : Renauld VIGNES
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Ces remerciements s’adressent également à Louis Bertoli mon maître de stage
qui m’a épaulé et soutenu. C’est une personne agréable et avec beaucoup de
patience qui a su m’expliquer clairement tout ce que je n’avais pas compris au
niveau du service des engagements.
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Présentation de Banque
1 Histoire de la Banque
P.2
2 Administrateurs & actionnariat
P.3
3 Effectif
P.4
4 Implantations de la Banque
P.5
5. Activités de la Banque Martin Maurel
P.6
6. Stratégie et politique de croissance
P.9
7. Place de la Banque Martin Maurel au sein de son secteur
P.10
PREMIER DOSSIER :L’analyse du risque de l’octroi d’un
engagement
1. Procédure d’octroi d’un engagement
P.18
2. Etude du risque
P.19
3. Les cinq étapes de l’analyse de ce risque
P.22
4. Les outils permettant de mesurer le risque
P.25
Deuxième dossier : Cas de l’entreprise C
1. Présentation générale de la société
P.37
2.Analyse financière
P.38
BILAN
1. Professionnel
P.41
2. Universitaire
P.41
3. Humain
P.41
Conclusion
PRESENTATION
DE LA
BANQUE
1 Histoire de la Banque
La Banque Martin Maurel, filiale de la compagnie financière Martin Maurel est
issue de la fusion en 1964de deux banques familiales marseillaise, la banque
Martin Frères dont l’origine remonte à 1825 et la Banque Maurel fondée en
1929.
La banque Martin Maurel a connu de nombreuses modifications qui ont
contribuées à l’amélioration de son image et de sa renommée.
Quelques dates sont essentielles dans l’histoire de cette banque :
1967 : la Banque Martin Maurel est rejointe par la banque SCIALOM
FRERES & CHEVALIER
1978 : La Banque martin Maurel installe une succursale à Paris
1980 : elle prend une participation majoritaire dans une banque lyonnaise,
la banque DELON & GREGOIRE, absorbée en 1985
1987 : La banque s’installe à Monte Carlo
C’est à partir de 1991 que la Banque Martin Maurel développe son activité de
gestion du patrimoine par des prises de participation ou des partenariats avec des
sociétés de gestion ou de conseil tel que Optigestion en 1991 ou Cyrus Conseil
en 2000.
Aujourd’hui la Banque Martin Maurel figure parmi les premières banques
privées familiales française réellement indépendante
En partenariat avec la BANCA SELLA, la Banque Martin Maurel à crée en
2000, une banque installée à Monaco « Martin Maurel Sella – Banque Privée
Monaco » et a participé à la création de la banque « IBL » à Luxembourg.
2 Administrateurs & actionnariat
2.1 Administrateurs
Compagnie financière Martin Maurel
Conseil d’administration
M. Bernard Maurel
Président
Administrateurs :
M. Michel BASTIANELLI
M. Gilles BLONDEAU
M. Jean Pierre LABRUYERE
M. Marc MAUREL
M. Christian P. MAUREL
Mme Lucie MAUREL_AUBERT
M. David de ROTHSCHILD
M. Paul-Henri ROUSSEAU
M. Maurizio SELLA
2.2 Direction générale
M. Bernard Maurel
Président Directeur Général
M. Xavier CHALANDON
Directeur Général Délégué
2.3 Actionnariat
En 1987, le capital de la Banque s’élevait à 50 millions de francs, détenue en
quasi-totalité par la Compagnie Financière Martin Maurel. Il atteint aujourd’hui
20 millions d’euros et se partage entre divers organismes.
Aux cotés de la famille Maurel, qui détient 80% du capital, l’actionnariat est
partagé par plusieurs organismes nationaux et internationaux :
Capital international CDPQ, filiale de la Caisse de Dépôt et Placement du
Québec, l’une des grandes institutions financière d’Amérique du Nord
La Banca Sella, une des premières banques familiales indépendantes italiennes
Labruyère Eberlé, groupe familial important aux activités diversifiées,
profondément ancré dans le tissu régional Bourguignon et Rhônalpin
La participation Immobilière et Mobilière, très impliquée dans le monde
associatif, à vocation essentiellement sociale
Vie Optimum SA, filiale française du groupe québécois OPTIMUM, dont
l’activité touche à l’assurance dommage, à l’assurance vie, à la réassurance vie,
et à la gestion d’actifs financiers.
3 Effectif
Dans la France entière, la Banque Martin Maurel compte environ 300 employés
ce qui est considérable pour une banque privée de ce genre.
4 Implantations de la Banque
Elle se situe sur cinq sites géographiques de France et dispose de 8 agences ou
succursales ouvertes au public.
Marseille :
Siège social : 43 rue Grignan 130006
Service administratif : 37 rue Paradis 13006
Département financier : 20 rue Grignan 13001
Et dispose de 4 agences :
92 boulevard Sakakani 13005
43 rue Grignan 13006
222 rue Breteuil 113006
20 rue Aviateur Lebrix
Aix en Provence :
18 Cours Mirabeau 13100
Lyon :
23 rue Neuve 69001
Paris :
17 avenue Hoche 75008
Monaco :
3 boulevard Princesse Charlotte
5. Activités de la Banque Martin Maurel
La banque exerce une activité de banque commerciale et de gestion de
patrimoine auprès d’entreprises de tailles diverses, d’institutionnel et de
particuliers haut de gamme.
En plus des prestations bancaires classiques, elle met à la disposition de sa
clientèle une vaste gamme d’OPCVM, l’ensemble des opérations avec
l’étranger, et un conseil fiscal et patrimonial adapté.
Cependant elle a choisit de privilégié certaines activités qui sont devenues en
quelques sortes ces spécialités :
Les services liés à la gestion de patrimoine
Grâce à son partenariat avec la banque italienne Banca Stella, elle a pu
développé de façon plus aisé l’activité internationale, et ce, également grâce aux
relations privilégié dont elle dispose avec les 11 banques du « groupement
européen de banque »
Les services relatifs aux associations
Opérations financières (conseil et évaluation, fusion et acquisition d’entreprise)
5.1. La clientèle
La clientèle privée
Un particulier trouve au sein de la banque Martin Maurel, toutes les solutions
adaptées à ses attentes dans les domaines de financements, de placements, et
plus généralement de la gestion de patrimoine.
En effet, la banque est en mesure de le conseillé dans le choix de ses actifs et
dans la manière la plus appropriée de les gérer (PEP, PEA, ASSURANCE VIE
…)
De plus, la banque Martin Maurel dispose de l’ensemble des services bancaires
classiques, incluant : cartes bancaires, accès au distributeur automatique de
billets en France et à l’étranger, consultation de compte par téléphone
(Proximm), ou par minitel etc.
La clientèle professionnelle
Impliquée depuis longtemps dans le secteur des professions libérales, la banque
Martin Maurel a crée un département spécialisé dans la gestion des comptes des
professionnelles et des entreprises à caractère personnel.
Ainsi, la banque finance les profession médicale, les profession juridiques, les
syndicats d’immeubles, pour lesquelles elle a mise au point des services
personnalisés tels que : garanties professionnelles, compte individualisés,
services thématiques.
Les entreprises
Banque au services des PME (petites et moyennes entreprises) et de leurs
dirigeants, la banque Martin Maurel est en mesure de répondre rapidement aux
besoin de financement liés au cycle d’exploitation ou à des investissements
productifs, avec une vocation plus prononcée pour les concours à court terme.
Capable de traiter de façon permanente l’ensemble des opérations bancaires, tant
domestiques qu’étrangères, Martin Maurel possède une compétence particulière
sur l’Italie grâce à des relations privilégiées avec son partenaire et actionnaire la
Banca Sella.
La banque Martin Maurel apporte son conseil pour gérer au mieux la trésorerie
des entreprises et propose également sur le thème de l’épargne salariale, des
solutions adaptées à chaque situation.
La banque Martin Maurel peut également jouer un rôle de conseiller efficace et
discret pour le montage d’opérations plus sophistiquées, dans le cadre de
l’ingénierie financière.
Les associations
La vocation associative très ancienne de la banque Martin Maurel correspond à
la volonté de ses dirigeants et collaborateurs qui ont créé et développé un
département spécialisé dans chacune des implantions de la Banque.
Les associations font partie des acteurs majeurs du tissu économique et social
français, au même titre que les entreprises. Cependant la spécificité de leurs
démarches, de leurs financements, et leurs contraintes, nécessite une approche
particulière, adaptée à leurs préoccupations.
La banque étudie avec chaque organisme les différentes possibilités
d’intervention dans les domaines suivants :
- Gestion de trésorerie,
- Gestion des réserves,
- Relais des sommes attendues,
- crédit d’investissements,
- télématique,
- ingénierie financière
Principaux secteurs d’intervention de la Banque Martin Maurel :
- secteur sanitaire et social (foyers, ateliers protégés)
- hospitalisation privée,
- maisons de retraite médicalisées ou non, insertion, lutte contre l’exclusion
(logement, emploi, prévention),
- établissements de formation,
- syndicats professionnels et organismes de solidarité internationale :
urgence, réhabilitation, développement,
- associations culturelles
5.2 La gestion de patrimoine
L’activité traditionnelle de la banque, la gestion de patrimoine est largement
développée grâce à des gestionnaires en contact permanent avec les meilleurs
spécialistes et intervenants sur les marchés financiers et s’appuyant sur des
outils informatiques performants, notamment en matières de consultation
patrimoniale globale.
6. Stratégie et politique de croissance
La banque poursuit son développement en favorisant l’activité de gestion de
patrimoine, en accord avec son plan stratégique. Cette orientation s’est avérée
positive, puisqu’elle a permis d’augmenter les commissions totales perçues qui
ont dépassé, en consolidé, 62.5% du Produit Net Bancaire (P.N.B) en 2000.
L’activité de crédit se développe mais de manière prudente et mesurée. En effet,
lors de l’octroi de crédits, la Banque privilégie les crédits à court terme et
s’appuie sur une bonne connaissance de la clientèle. Afin de ne pas être
déficitaire dans ce domaine, la Banque Martin Maurel s’assure auprès
d’établissements spécialisés et demande des cautions importantes par rapport au
montant de crédit désiré.
Cette politique permet d’assurer une croissance régulière et maîtrisée,
notamment grâce à la diversification des sources de revenus : banque
commerciale, gestion de patrimoine, services spécifiques, bancassurance…
Sur le plan de sa comptabilité, dans un souci d’indépendance par rapport aux
marchés, la Banque s’attache à conserver une large trésorerie.
Ainsi, la stratégie de développement de la banque, bien que moins risquée que
ses concurrentes, à néanmoins permis depuis quelques années une
augmentations de ses résultats.
7. Place de la Banque Martin Maurel au sein de son secteur
7.1 Présentation du secteur bancaire actuel
Segmentation du secteur
Les établissements bancaires, organismes relevant de la loi bancaire de 1984, on
pour activité principales de « crée, collectée, et de redistribuer des moyens de
financements ».
Pourtant, il convient d’effectuer une distinction entre les différentes sortes
d’établissements bancaires présents sur le marché.
D’après le comité des établissements de crédits, le système bancaire français
repose sur une classification qui distingue les banques selon leur statut :
- Les banques dites AFB, qui concernent les établissements adhérents à
l’association française des banques
- Les banques mutualistes et coopératives (Crédit Agricole, Groupe Banque
Populaire, Crédit Mutuel)
- Les caisses d’Epargne et de Prévoyance.
L’état du secteur bancaire
En réponse aux modifications structurelles de l’environnement concurrentiel des
banques, les restructurations se sont accélérées ces dernières années.
La nécessité de gagner en productivité comme celle d’atteindre la taille critique
pour certaines activités, ont entraîné un vaste mouvement de consolidation du
secteur bancaire.
Les banques régionales ont ouvert le bal rejoignant une par une de grands
groupes bancaires pour assurer leur survie. L’Etat s’est progressivement
désengagé, comme le démontre la privatisation en 2001 de la Banque Hervet.
Parallèlement les Banques coopératives et mutualistes se sont développées et se
sont avérées les plus actives ces dernières années. Les dernières opérations ont
également vu la BNP ravir Paribas à la Société Général en 1999, le CCF passer
sous le contrôle du britannique HSBC en 2000, ou encore, Crédit Agricole,
Indosuez racheté la CPR en septembre 2000.
Ainsi, les récentes fusions et réorganisations ont eu pour conséquence d’élargir
la gamme de produits dans une optique de fidélisation et de restructurer les
activités autour des pôles métiers dont le client est le centre.
Les modifications du paysage bancaire français ont aussi conduit à une
réduction progressive du nombre des établissements, qui a eu pour conséquence
d’accentuer encore davantage la concentration du secteur.
Le réseau des guichets est resté relativement stable depuis le milieu de la
décennie. Mais à terme, des fermetures d’agences sont inéluctables. En effet,
même si la banque à distance n’est pas amenée à se substituer intégralement à la
banque de réseau, une réorganisation des points de vente sera insuffisante.
Pourtant, une diminution du nombre de guichet peut s’avérer très coûteuse en
terme de clientèle perdue et d’image. Ainsi, pour le moment, l’heure est plus à la
réorganisation des agences qu’à leur disparition.
Les prochains enjeux majeurs des banques s’affirment comme l’espace
monétaire et financier européen mais également les nouvelles technologies de
l’information tel qu’internet. Ainsi, on a vu les banques communiquer
massivement sur leurs stratégies internet car elles mesurent l’impact de ce
support sur leur ouverture à de nouveaux opérateurs, banquiers ou non, décidés à
investir le marché.
Mais l’attractivité du marché français a son revers car les banques françaises,
rentables peu capitalisées sont des proies idéales pour des opérateurs étrangers
désireux de constituer des groupes paneuropéens. De plus, les fusions
transfrontalières vont être facilité entre pays européens.
Malgré, l’importance des restructurations et de la concentration du secteur, les
banques ont su trouver de nouveaux relais de croissance en optant pour de
nouveaux axes stratégiques tel que l’assurance.
Les principaux axes stratégiques des banques
Face aux exigences et aux besoins de leurs clients, les banques ont su
développer des nouveaux axes de croissance parmi lesquels ont trouve :
- la banque en ligne : les sites destinés aux particuliers et aux
entreprises se sont multipliés et BNP Paribas semble s’afficher comme
le leader français actuel de la banque et du courtage en ligne. Les
internautes se voient le plus couramment proposés des offres de
placements financiers, des services de virement, des outils de
simulation, des conseils et des informations sur les produits. Mais
l’adhésion du public au concept de banque en ligne reste mitigée. En
France, le marché ne concernera que 4 millions de personnes à
l’horizon 2004.
- La bancassurance : complétant l’offre de banque à distance, la
bancassurance est devenue un axe de diversification important pour la
plupart des grandes banques mais ce marché reste largement dominé
par les banques mutualistes.
- L’affacturage : les acteurs bancaires tels que BNP Paribas, Crédit
lyonnais-AGF ou Crédit Agricole-Groupe Factorance dominent
largement le marché de l’affacturage grâce à leur couverture
territoriale unique
- Le capital investissement : les filiales des groupes bancaires sont les
premiers intervenants sur le marché du capital investissement..
Ensemble, elles géreraient plus de 130 milliards de capitaux. On trouve
parmi les plus importantes : PAI Management, filiale de BNP Paribas,
ou encore Azeo détenue par le groupe Lazard.
- L’épargne salariale : les banques sont les véritables acteurs du
marché de l’épargne salariale. Les sociétés de gestion filiales de
banques occupent de loin la première place du marché de l’épargne
salariale et détiennent plus de 80% des encours gérés. Les quatre
leaders du marché sont : Interépargne filiale du groupe Banques
Populaires, SGAM filiale de la Société Générale, Crédit Lyonnais
Asset Management, et Elysées Fonds filiale du CCF.
La déréglementation, l’intensification de la concurrence, la monnaie unique
mais également les exigences toujours croissantes de la clientèle se sont
conjuguées pour obliger les banques à se réorganiser. Pourtant, malgré une
évolution dans un secteur mouvementé par les nombreux rachats et
rapprochements, la banque Martin Maurel, banque régionale par excellence,
reste attachée à son indépendance et à ses valeurs.
7.2 La Banque Martin Maurel : une banque familiale indépendante
Contrairement à de grands groupes comme BNP-Paribas ou la Société Générale,
la Banque Martin Maurel est une petite banque privée marseillaise. Elle fait parti
des quelques petites banques françaises qui résistent à la tentation de s’adosser à
un réseau bancaire de poids tel que le Crédit du Nord ou le CCF. De plus, elle
est la première banque privée de France.
C’est justement cette particularité de petite banque, mais de grande banque
privée familiale, que le groupe revendique et s’efforce de préserver. En effet, ce
statut l’amène à avoir une approche différente de sa relation avec les clients, ce
qu’elle considère comme un atout majeur.
Le slogan « plus qu’une banque, un banquier », reste la spécificité de la relation
client basée sur le long terme, sur une relation de confiance entre le client et son
gestionnaire.
Le succès, la réussite de la Banque Martin Maurel est certainement due pour une
part importante à un certain nombre de valeurs que chacun de ses membres
s’efforce d’appliquer. En effet, à l’heure actuelle ses valeurs sont d’autant plus
nécessaires qu’elles constituent un gage de sécurité et de confiance pour des
clients de plus en plus inquiets et désireux d’une relation solide avec leur
banquier, du fait de la conjoncture et des divers problèmes que connaît notre
économie.
De plus, la Banque Martin Maurel sait allier traditions, valeurs, et évolutions par
le développement de nouveaux axes stratégiques comme la banque en ligne,
l’assurance, l’épargne salariale et en effectuant des rapprochements et
partenariats judicieux avec des établissements tels que : la Banca Sella,
Madeleine Finance, Hogep, Cyrus Conseil, Optigestion…
Ainsi, la Banque Martin Maurel sait se démarquer des autres banques par ses
valeurs mais également par une spécialisation dans la gestion de patrimoine,
activité traditionnelle de la Banque et secteur actuellement en plein
développement, fondé essentiellement sur la relation client et le conseil.
SERVICE
DES
ENGAGEMENTS
J’ai effectué mon stage au service des engagements.
Ce service a pour objectif l’étude, la mises ne place et la gestion des dossiers de
crédit concernant l’ensemble des équipes d’exploitants de Marseille.
Voici où se situe le service d’un point de vue de l’organisation générale de la
banque :
Bernard Maurel
Président Directeur Général
Xavier Chalando
Directeur Général
Denis Martin
Chef du site Marseille
Direction des Engagements Service des Engagements
Jean Goujon
Directeur
Pour ce qui est de l’organisation du service des Engagements lui-même, il s’agit
de celle qui suit :
, /
Responsable du service engagement
.
Responsable adjoint
Engagements donnés
Garanties reçues
$ ,
' '
Prêt moyen et long terme
( )-
% &(
Prêts court terme
Secrétariat
$)
Un des objectifs du service des Engagements est de former les personnes
chargées des engagements donnés, garanties reçues et celles des prêts moyen et
long terme au mêmes taches. Ainsi, ce seront des personnes en mesure
d’occuper des postes différents et de s’adapter en cas d’absence ou autre.
C’est une bonne chose, ainsi le personnel peut être flexible et toujours apte à
répondre aux attentes.
PREMIER DOSSIER :
L’analyse du risque
de l’octroi d’un
engagement
1. Procédure d’octroi d’un engagement
L’objectif de cette procédure vise à donner une réponse rapide aux demandeurs
de crédit tout en assurant l’ensemble des normes de prudence.
Voici la procédure générale :
Le client demande un engagement
L’exploitant analyse le risque, décide de monter un dossier, recueil les premières
informations
Le secrétariat étudie tous les aspects du risque, édite les éléments de synthèse t
finalise le dossier
Le comité de crédit accorde les lignes d’engagement et définit les conditions
Le secrétariat de crédit notifie la décision d’engagement et informe le service
responsable de la mise en place
Le bureau administratif met en place l’engagement
L’exploitant informe le client
Le client reçoit les modalités de l’accord
Quelles formes peut avoir un engagement ?
Les formes sont diverses et variées, ce sont les suivantes :
Crédit par ligne, découvert autorisé, escompte d’effet, Dailly, crédit ponctuel
(entreprise, particulier, court terme, moyen terme, long terme,
immobilisations…), engagement par signature, crédit bail, …
Les autorisations sur cartes bancaires entrent dans le périmètre des engagements
globaux et dans la limite de délégation mais ne sont pas soumis à l’accord du
comité de crédit.
2. Etude du risque
2.1 Quels sont les risques pour la banque et pour le client ?
Afin de se protéger d’événements imprévisibles, le banquier doit prendre des
garanties, même s’il espère ne pas avoir à les utiliser. Le prêteur peut et doit
assortir son contrat de prêt ou de crédit de garanties destinées à le protéger en
cas de défaillance. Cet aspect des choses est une des principales différences
entre l’intermédiation bancaire et le financement direct par les marchés. Dans le
cas où des emprunts bancaires, le financement est assorti d’une prise de garantie
sous forme d’engagement de tiers. La prise de garantie est dans la majorité des
cas imbriquée dans le montage même du financement de telle sorte que la
créance est dite « causée », c'
est-à-dire associée à une opération qui en assure le
bon déroulement . tel est le cas de l’escompte. Ces garanties les plus courantes
sont :
Le cautionnement
L’hypothèque
Le nantissement
Le gage
2.1.1. Le cautionnement
Définition :
C’est un contrat par lequel, une personne appelée cautionnaire, s’engage à
l’égard d’un créancier à exécuter l’obligation de son débiteur au cas où celui-ci
ne l’exécuterait pas lui même.
Caractères généraux
Le contrat de cautionnement est :
Toujours unilatéral
Souvent à titre gratuit
Accessoire (le contrat de cautionnement n’est valable que si le contrat
principal l’est lui-même)
Civil ou commercial
Simple ou solidaire
La caution solidaire n’a pas le bénéfice de discussion (le paiement peut être
réclamé directement par le créancier qui n’a pas à poursuivre préalablement le
débiteur) ni le bénéfice de division lorsqu’il existe plusieurs cautions (le
créancier peut lui réclamer le paiement de la totalité de la dette car il n’an pas à
fractionner ses recours).
Caution donnée par les dirigeants
Il est d’usage répandu, notamment lorsqu’il s’agit de PME, que la banque exige
la caution solidaire du ou des dirigeants de l’entreprise avant de lui consentir un
prêt. L’objectif est, en cas de besoin, de pouvoir appeler en garantie le
patrimoine personnel du dirigeant et de contourner la notion de responsabilité
limitée au montant des apports des sociétés capitaux. Un objectif de
comportement est aussi visé. Lorsque le dirigeant s’engage sur ses biens
propres, il n’a plus aucun intérêt personnel à développer un comportement
négligeant et ininteressé qui pourrait mettre en péril la survie de l’entreprise. Le
respect des engagements financiers de celle-ci devient un objectif à la fois
professionnel et personnel. Lorsque la caution personnelle du dirigeant quitte ses
fonctions. Dans tous les cas, un écrit comportant la mention manuscrite de
caution est nécessaire. La banque bénéficiaire soucieuse d’engager les dirigeants
personnellement, prendra garde, de plus, à éviter une caution pour une durée
indéterminée qui est révocable.
2.1.2. Les gages et nantissement
Le nantissement est un contrat par lequel un débiteur remet une chose à son
créancier pour une sûreté de sa dette.
Il convient d’analyser la force de la garantie offerte par le gage et le
nantissement en fonction du droit de rétention auquel ils donnent éventuellement
accès. Ces deux sont utilisées pour désigner la, même chose. Précisément, le
nantissement mobilier s’appelle gage et le nantissement immobilier s’appelle
antichrèse. Le droit de rétention attaché à un bien permet au créancier de refuser
de restituer ce bien tant qu’il n’est pas payé. Le droit de rétention permet en
particulier au banquier d’être payé en priorité absolue par rapport aux autres
créanciers.
2.1.3. L’hypothèque
C’est un droit réel sur un immeuble qui est affecté à l’acquittement d’une
obligation, en l’espèce ou remboursement d’une dette spécifiée. L’hypothèque
n’entraîne pas le dessaisissement du propriétaire du bien qui conserve le droit
d’en jouir et d’en disposer.
En cas de cession du bien, l’hypothèque suit celui-ci et s’impose au nouvel
acheteur. L’hypothèque conventionnelle doit faire l’objet d’un acte notarié qui
précise son montant. Elle ne devient opposable aux tiers qu’à dater de sa
publication à la conservation des hypothèques. La date de cette publication va
permettre de fixer le rang de l’hypothèque. L’inscription d’une hypothèque est
prise pour la durée du prêt augmentée de deux ans si le prêt est à durée
déterminée, pour dix ans en cas de durée indéterminée. L’hypothèque garantit,
en plus du principal, les trois dernières années d’intérêts. Le créancier possède le
droit de saisir et de vendre le bien hypothèqué. Il est payé en priorité sur le prix
de réalisation de la vente selon le rang de son hypothèque.
3. Les cinq étapes de l’analyse de ce risque
Lorsque la Banque Martin Maurel rencontre un client te veut instruire une
demande de financement, le banquier se doit d’analyser la solvabilité de
l’emprunteur. Cette analyse doit permettre de répondre à la question suivante :
l’entreprise a-t-elle une rentabilité économique suffisante ?
Le conseiller professionnel est donc amené à suivre un processus comprenant
cinq étapes.
1ère étape : analyser le niveau des risques, de la rentabilité à atteindre et des
besoins.
Cette analyse constitue le point essentiel de l’étude d’un dossier et comporte
deux points importants :
Analyse du risque économique :
Lié au secteur d’activité, à la localisation par rapport au marché, à la qualité des
hommes, de la gestion et des équipements, comptables tous ces points sont
abordés en détail lors de l’entretien entre le client et le conseiller professionnel
Analyse du risque financier :
Apprécié par le professionnel, il devra mesurer les besoins réels de l’entreprise,
juger de la qualité des garanties proposées.
Les questions supplémentaires à se poser face à un projet sont donc :
• Que finance-t-on ?
• Cet investissement apporte quoi à l’entreprise ?
2ème étape : contrôler la validité réglementaire de l’opération
Ce contrôle s’effectue grâce aux éléments permettant de vérifier l’existence de
l’entreprise (certificat INSEE, attestation d’inscription au Registre des
Métiers…), de la validité des pouvoirs (statuts).
3ème étape : établir un diagnostic préalable de l’entreprise
Parallèlement au recueil des informations externes, le gestionnaire bancaire ben
tant qu’analyste doit établir un diagnostic précis sur la situation de l’entreprise
cliente. Ce diagnostic financier est un moyen de prévenir les éventuelles
difficultés que l’entreprise pourrait rencontrer. Mais il est essentiel au bon
déroulement dans le futur de la relation commerciale fondée sur la fourniture
d’un ensemble de crédit et de prestations bancaires courantes (montant des
facilités de caisse, montant des escomptes accordés,…).
De façon générale, l’analyse est un outil dont l’objectif est de conduire à un
diagnostic global sur les politiques de financement, d’investissement menées par
l’entreprise et leurs résultats.
Cette analyse financière, si elle se veut efficace, doit avoir une dimension
temporelle et comparative.
L’analyse financière porte sur plusieurs exercices. Elle a pour objet d’étudier le
passé pour diagnostiquer le présent et prévoir l’avenir. Il est donc indispensable
pour le banquier d’obtenir les documents financiers et comptables relatifs aux
deux ou trois derniers exercices, ainsi que d’avoir accès aux documents
prévisionnels de l’entreprise cliente.
L’analyste doit alors s’interroger sur les aspects suivants :
L’évolution de l’activité : le chiffre d’affaire augmente-t-il ? les charges
d’exploitations évoluent-elles corrélativement à l’activité ?
La structure financière et son évolution : le fonds de roulement global est-il
suffisant pour financer les besoins de l’exploitation et dégager de la trésorerie ?
La part des fonds propres dans le total du passif est elle stable ? L’entreprise
est-elle en train de s’endetter ? de se désendetter ?
L’évolution des actifs et de la politique d’investissement : y a-t-il des
investissements ? créent –ils de la valeur ?
La structure du cycle d’exploitation : quelles sont les relations de l’entreprise
avec ses partenaires ?les délais de crédit accordés aux clients sont ils cohérents
avec ceux consentis par les fournisseurs ? Les délais de stockage évoluent-ils ?
A la différence des actionnaires, le prêteur bancaire privilégie, dans l’analyse de
la rentabilité, ce qui lui permet d’apprécier la capacité de l’entreprise à honorer
ses engagements. L’analyse du prêteur est donc essentiellement tournée vers
l’étude de la capacité de remboursement de l’entreprise et de sa capacité à
supporter les frais financiers de ses dettes.
4ème étape : décider dans le respect des délégations
5ème étape : constituer un dossier
La relation avec un client donne lieu à l’établissement d’un dossier qui reprend
l’ensemble des éléments d’information sur sa situation : comptes annuels,
historique de la relation, relevé des décisions prises, compte rendu de visite ou
d’entretien, suivi des utilisations de crédit.
L’analyse du dossier d’engagement s’effectue par l’exploitant ou son secrétariat
crédit :
Recueil des premiers éléments du client (bilans, justificatif s nécessaires aux
crédits et aux garanties)
Accès aux bases de données financière
Dépouillement des bilans
Le dossier complet sera ensuite analysé par l’exploitant. Ses conclusions sont
formalisées sous la forme d’une note de synthèse.
Les limites de délégations sont fixées par la nature d’engagement.
Le secrétariat se situe en « back office ». il prépare les dossiers (cf. annexe 1)
pour les décisions dépendant du comité de crédit. Pour la préparation des
« grands comités » de Marseille, les dossiers sont préparés dans les succursales
et sont ensuite diffusées par le secrétariat de Marseille.
4. Les outils permettant de mesurer le risque
4.1. Bilan
4.1.1; Structure générale
D’un point de vue comptable, le bilan représente le solde de tous les comptes de
l’entreprise à la date précise de la clôture. Il est sous la forme de deux tableaux
aux totaux équilibrés : l’actif et le passif.
D’un point de vue plus économique :
o Le passif représente la situation des ressources de l’entreprise, c'
est-à-dire
l’origine des fonds mis à sa disposition par ses partenaires financiers. On
peut donc dire que le passif détaille les dettes de l’entreprise autant vis-àvis de ses propriétaires que des tiers (Banque, fournisseurs, Fisc…)
o L’actif détaille l’utilisation qui est faite des ressources énumérées au
passif : l’actif décrit les emplois à la date de clôture de l’exercice.
L’aisance de la trésorerie de l’entreprise repose sur l’équilibre financier des
grandes masses du bilan. Ainsi le bilan établi à la clôture de l’exercice et son
analyse financière intéressent aussi bien le banquier que l’entrepreneur,
gestionnaires soucieux d’éviter les échéances difficiles.
4.1.2 ; Le bilan fonctionnel
Le bilan fonctionnel doit nous renseigner sur la santé économique de
l’entreprise. Pour cela, il est possible de dégager un certain nombre de concepts
économiques.
Le fonds de roulement représente une « marge de sécurité » relative au
financement des emplois stables par les ressources stables. Il représente la partie
des ressources mises à l’origine à la disposition de l’entreprise de manière
durable.
C’est donc un moyen de financement des actifs circulants.
4.1.3. Principe d’équilibre financier
La rentabilité maximale sera atteinte lorsque l’entreprise ne mettra en œuvre que
le minimum de moyen (actif) financés par le minimum des ressources coûteuses
et disponibles pendant une durée équivalente à la durée de vie des biens
financiers.
LE FONDS DE ROULEMENT : haut de bilan
ACTIF
PASSIF
FRAIS D’ETABLISSEMENT
IMOBILISATIONS NETTES
CAPITAUX PERMANENTS
FRNG NET
Le fonds de roulement net global est donc l’écart entre les emplois et les
ressources.
- Si le FRNG est nul : les immobilisations sont correctement financées
par les capitaux permanents. Cependant, si l’entreprise ne dispose
d’aucun excédent long, elle n’a donc aucune marge de sécurité. Or,
disposer d’un FRNG suffisant est nécessaire. Pour cela, le chef
d’entreprise doit augmenter les fonds propres, moins investir et surtout
dégager du résultat.
- Si le FRNG est négatif : les immobilisations sont correctement
financées par les ressources du bas de bilan qui ne restent à la
disposition de l’entreprise que durant une année, ce qui est dangereux à
terme.
- Si le FRNG est positif : le financement du haut de bilan est correct.
Cependant, il doit être comparé et examiné en fonction du bas de bilan.
LE BESOIN EN FONDS DE ROULEMENT :
Bas de bilan (les flux cycliques)
STOCK
BFDR
CLIENTS
FOURNISSEURS
TVA A RECUPERER
TVA A PAYER
CREANCES DIVERSES
DETTES DIVERSES
Le besoin en fonds de roulement représente la part des emplois du cycle
d’exploitation qui n’est pas financée par les ressources d’exploitation de
l’entreprise. Cette absence de financement est donc à la charge de l’entreprise. Il
s’agit donc d’un « besoin » au sens propre du terme. La situation idéale consiste
à ce que ce besoin soit le plus faible possible voire parfois négatif.
L’ensemble des composants de ce bas de bilan constituent l’essentiel des valeurs
engagées dans ce cycle d’exploitant varie en proportion constante de l’activité.
Si le chiffre d’affaire doit progresser, le BFR augmentera en proportion. Il
faudra alors que l’entreprise puisse financer ces nouveaux besoins par une
progression identique du FRNG.
LA TRESORERIE
Elle représente le montant des liquidités immédiates détenues par l’entreprise.
Une entreprise disposera d’une trésorerie souple caractérisée d’une bonne
gestion, quand le besoin de financement généré par l’exploitation (BFR) est
couvert par des ressources permanentes.
LA CAPACITE D’AUTOFINANCEMENT
C’est la ressources générée au cours de l’exercice, après l’impôt sur le bénéfice,
et mise à la disposition de l’entreprise, soit pour distribuer des dividendes, soit
surtout pour assurer le financement principal des besoins permanents. Elle
permet de mesurer la capacité de remboursement de l’emprunteur, sans dépasser
un taux d’endettement personnel inférieur à 33%. La CAF permet de :
- Payer le capital des prêts existants et les annuités (capital et intérêt)
- Autofinancer les investisseurs récurrents
- Autofinancer la progression du BFR
- Rémunérer l’exploitant ou payer l’IS
Calcul de la CAFen partant du résultat de l’exercice :
+
−
+
−
=
Résultat de l’exercice
Dotation aux amortissements et aux provisions (exploitation, financier et
exceptionnel)
Reprises sur amortissements et provisions (exploitation, financier et
exceptionnel)
Valeur comptable des éléments cédés (actifs immobilisé et financier)
Produits des cessions éléments de l’actif (actif immobilisé et financier)
CAF
Calcul de la CAF à partir de l’excédent brut d’exploitation :
+
−
+
−
+
−
−
−
=
EBE
Autres produits d’exploitation
Autres charges d’exploitation
Produits financiers
Charges financières
Produits exceptionnels
Charges exceptionnelles
Participation des salariés
Impôts sur les bénéfices
CAF
4.2. Compte de résultat
4.2.1. Structure générale
Si le bilan apporte des informations sur la situation de l’entreprise, le compte de
résultat, lui, vient éclairer le chef d’entreprise sur les composantes du résultat et
sur les étapes successives de sa formation. C’est donc un document de synthèse
qui décrit l’activité de l’entreprise et qui récapitule les produits et les charges de
l’exercice. Le compte de résultat est un outil de gestion très utile, car il permet
d’analyser et d’expliquer la formation du résultat.
CHARGES
PRODUITS
- D’EXPLOITATION
- D’EXPLOITATION
- FINANCIERE
- FINANCIERE
- EXCEPTIONNELLES
- EXCEPTIONNEL
- IMPOTS SUR LE BENEFICE
SOLDE CREDITEUR : BENEFICE
SOLDE DEBITEUR : PERTE
4.2.2. Le SIG
Le tableau des soldes intermédiaires de gestion (SIG) reprend tous les éléments
du compte de résultat dans le but de faire apparaître des soldes entre les produits
et les charges. Chaque solde a une signification économique précise.
Cet outil permet de souligner des indicateurs importants à l’analyse financière
tels que le volume des ventes et la productivité de l’entreprise.
Le chiffre d’affaire (ventes exprimées en valeur HT)
C’est le premier baromètre à observer. Sa progression en valeur d’une année sur
l’autre permet de vérifier si l’entreprise est dynamique notamment dans un
contexte fortement concurrentiel.
Marge commerciale :
Elle concerne les entreprises commerciales et représente le résultat commercial
réalisé sur les ventes de marchandises.
−
=
Ventes de marchandises
Coût d’achat des marchandises vendues
Marge commerciale
Production de l’exercice :
Elle de détermine le montant en valeur monétaire de la production réalisée par
une entreprise industrielle.
+
+
=
Production vendue
Production stockée
Production immobilisée
Production de l’exercice
Valeur ajoutée :
Elle mesure l’apport de l’entreprise à la richesse économique de la natation. Elle
exprime l’accroissement en valeur monétaire « ajoutée » par l’entreprise aux
biens et services crées. Elle mesure donc l’importance et la complexité des
transformations effectuées par l’entreprise (facteur de production) et le poids
économique de l’entreprise.
+
−
=
Marge commerciale
Production de l’exercice
Consommation de l’exercice en provenance de tiers
Valeur ajoutée
Excédent brut d’exploitation :
Il a pour but de mesurer la performance économique de l’entreprise avant prise
en compte des dotations, des reprises et des éléments financiers et exceptionnels.
L’EBE permet de :
Payer les annuités des prêts à moyens termes existants et nouveaux
(capital et intérêt)
Payer les frais financiers sur les crédit court terme
Faire face à l’exceptionnel
Autofinancer les investissements récurrents
Autofinancer tout ou partie des investissements non récurrents
Autofinancer la progression du BFR
Rémunérer l’exploitant ou payer l’IS
L’EBE doit être au minimum supérieur aux annuités d’emprunt à moyen terme,
aux frais financiers liés à l’utilisation des concours bancaires à court terme, à
l’impôt sur les sociétés.
Valeur ajoutée
+
Subvention d’exploitation
−
Impôts, taxes et versements assimilés
−
Charges du personnel
=
Excédent brut d’exploitation
Si l’EBE est négatif, on parle alors d’insuffisance brute d’exploitation (IBE).
Résultat d’exploitation :
Il indique le résultat lié directement à l’exploitation, c’est à dire en faisant
abstraction des éléments financiers et exceptionnels.
+
+
−
−
=
EBE ou IBE
Reprise sur charges d’exploitation
Autres produits d’exploitation
Dotations d’exploitation
Autres charges d’exploitation
Résultat d’exploitation
Résultat courant avant impôt :
Il s’agit du résultat de l’entreprise avant impôt et avant éléments exceptionnels.
Il mesure l’impact de la fonction financière dans l’entreprise.
+
−
=
Résultat d’exploitation
Produit financiers
Charges financières
Résultat courant avant impôt
Résultat exceptionnel :
C’est la différence entre les produits et les charges exceptionnels.
Résultat de l’exercice :
C’est celui qui figure dans le compte de résultat. C’est l’élément de base de la
rentabilité financière.
+
−
−
=
Résultat courant avant impôt
Résultat exceptionnel
Participation des salariés
Impôt sur les bénéfices
Résultat de l’exercice
4.2. Aspro et EXCEL
Ce progiciel est non seulement un support d’analyse et de décision qu’utilisent
les conseillers professionnels de la Banque Martin Maurel mais aussi une
véritable base de données concernant les clients. Il permet même, un suivi du
risque client et sert de base à l’analyse financière de l’entreprise.
Il a pour objectif principal un gain de temps puisque la saisie de la liasse fiscale
ne demande que quelques minutes et généralement aucune connaissances en
analyse.
De plus, il sort un bilan et un compte de résultat clair où l’essentielle des
données d’un point de vue de la Banque Martin Maurel est apparent (cf. annexe
4)
Architecture générale
Ce logiciel a comme fonction principale de dégager de la liasse fiscale une grille
de cotation, une grille d’analyse économique, une grille d’analyse financière,
une grille de contrôle des normes de décision. Ces outils sont la base même de
l’approche des dossiers professionnels : état financier et économique de
l’entreprise, qualité de la relation bancaire, niveau de risque.
Il permet également de sortir les ratios qui vont permettre l’étude de prêt.
La cotation
La cotation financière s’intègre au système d’aide à la décision et ayant trois
objectifs principaux : (cf. annexe 2)
Effectuer un diagnostic financier
Au travers des principaux ratios significatifs, la cotation financière permet
d’effectuer un premier diagnostic de la situation de l’entreprise (structure
financière, rentabilité, trésorerie). Cependant la cotation permet uniquement
d’orienter l’analyse.
Adapter la relation bancaire
La cotation financière permet d’anticiper des difficultés potentielles et d’adopter
ainsi une stratégie « client » adaptée.
Gérer les conditions bancaires
La cotation financière permet de proposer des conditions bancaires différenciées
aux clients dans une optique de développement des flux.
Il est important de noter encore une fois que la cotation n’est qu’un outil d’aide
à la décision mais ne constitue pas l’analyse du dossier.
La cotation prend en compte tous les exercices saisis.
Le Fiben
La banque de France a regroupé dans un fichier global dénommé Fiben (Fichier
Bancaire des Entreprises) (cf. annexe 3) l’ensemble des informations financière
qu’elle peut communiquer au système bancaire sur les entreprises.
Ce fichier propose une véritable base de données sur les entreprises et leurs
relations financières. Cette base est gérée par la Banque De France qui collecte
des informations très larges auprès des succursales, auprès des greffes de
tribunaux ou par analyse des journaux d’annonces légales. Ce fichier est ouvert
exclusivement aux banques et aux administrations à vacation économique. La
création du fichier Fiben provient de l’obligation de décaler et de centraliser les
concours accordés par les banques à une entreprise.
En effet, depuis 1946, les banques doivent déclarer mensuellement les crédits
qu’elles accordent à leurs clients. Ces données sont ainsi prises et cumulées dans
le Fiben.
Parallèlement à cette centralisation des encours un suivi des incidents de
paiement est mis en place. En cas d’un impayé sur un effet, quelle que soit sa
forme (lettre de change, billet à ordre,…), la banque doit déclarer l’incident et le
nom de l’entreprise dans les 4 jours ouvrables qui suivent la constatation du
non-paiement. Cette information est à son tour prise et centralisée dans un
fichier central des incidents de paiement et diffusée chaque mois dans le fichier
Fiben.
Une entreprise est enregistrée et suivie dans le Fiben sous réserve qu’elle
atteigne un des critères suivants :
Importance économique :
- Capital supérieur à 75 000 (SA) et 30 000 (SARL)
- Chiffre d’affaire supérieur à 800 000
Importance du crédit bancaire :
- Seuil de déclaration individuelle de chaque banque : environ
107 000 de crédit pour une entreprise
Existence d’un événement négatif :
- Effet impayés
- Jugement de réserve motivé par la situation financière, évènement
judiciaire
Les informations accessibles à partir du numéro Siren retracent les
caractéristiques que l’on vient de citer :
- La dénomination de la société
- La dénomination des dirigeants
- La cotation Banque De France de l’entreprise
- Des renseignements comptables (CA, chiffre d’affaire, CBC,…)
- Les éventuelles incidences de paiement
La cotation des entreprises par la Banque De France est composée de trois
éléments :
- Une cote d’activité (lettres A, N ou X)
- Une cote de crédit (0, 3, 4, 5 ou 6)
- Une cote de paiement (7, 8 ou 9)
Plus éventuellement un indicateur de transparence : T
La cote d’activité indique le niveau de chiffre d’affaire hors taxe
- A : plus de 750 millions d’euros
- J : moins de 750 000 euros
- N : non significatif
- X : inconnu
La cote de crédit est fondée sur trois critères
- L’analyse de la situation financière et de la rentabilité
- L’appréciation portée sur les dirigeants
- L’existence d’incident de paiement ou de procédure judiciaire
- 0 : entreprise non cotée (trop petite ou pas de documents)
- 3 : opinion favorable quant aux trois critères
- 4 : cote provisoire traduisant des incertitudes au regard des trois
critères
- 5 : réserves au regard d’un des trois critères (ex : fonds propres
notoirement insuffisants, CEF négative, administrateur provisoire,…)
- 6 : réserves graves au regard d’un des trois critères (ex :
autofinancement largement négatif pendant trois ans, fonds propres
largement réduits par les pertes, procédure judiciaire,…)
La cote de paiement informe sur la diligence de paiement de l’entreprise
- 7 : paiement régulier
- 8 : incidents recensés indiquant des difficultés de trésorerie
- 9 : incidents répétés dénotant une trésorerie très obérée et une
solvabilité de l’entreprise gravement compromise
L’indicateur de transparence met en avant la qualité de relation entre les
partenaires financiers et l’entreprise.
DEUXIEME DOSSIER :
Cas de l’entreprise
C
1. Présentation générale de la société
(cf. annexes 4 & 5)
Métier
Le nom de cette entreprise ne peut être dévoilée pour des raisons de
confidentialité. Cette société fabrique des services de vaisselle en porcelaine en
Chine (60%), en Russie (10%), Indonésie (15%), Tunisie, puis les livrent à ses
clients.
Environ 65% du chiffre d’affaire se fait entre Mars et Décembre
Produit
Equipement de maison.
Clients
Les clients sont essentiellement des grandes surfaces :
Part des clients en pourcentage du chiffre d'affaire
Auchan
Carrefour
Casino
Groupe Auchan
Autres
Cotation
G4+
Cette cote est donc provisoire car il y a une incertitude en ce qui concerne l’un
des trois critères à savoir sur la cote d’activité, la cote de crédit ou encore la cote
de paiement.
2.Analyse financière
Les grilles de dépouillement des bilans ont permis de visualiser les structures de
l’entreprise à la fin 2002 et fin 2003 et de calculer les valeurs structurelles
caractéristiques à ces dates.
Le FRNG
Il est dans ce cas positif et a environ 446 000 .
Ainsi on peut affirmer que le financement du haut de bilan est correct. Il a
augmenté, passant de 196 000 en 2003 à 446 K en 2004, soit une
augmentation de 250 K .
Toutefois il faut le comparer avec le bas de bilan.
Le BFR
Le BFR de la société est de l’ordre de plus de 1,3 millions d’euros donc très
élevé ce qui n’est pas forcement une bonne chose. Mais, cet indicateur est
proportionnel à l’activité, or, il se trouve que le chiffre d’affaire de C a
augmenté de l’ordre de 46% par rapport à l’an passé ce qui expliquerait cet
augmentation. Ici, l’entreprise peut financer une partie de ces nouveaux besoins
par la progression de son FRNG.
Activité
Après une chute de presque 4% l’an dernier en 2002, en 2003, le chiffre
d’affaire de cette société a progressé de plus de 46% ce qui est favorable pour la
santé de l’entreprise.
Un bon chiffre d’affaire est essentiel pour établir un diagnostic sur la santé
globale de l’entreprise.
Cet aspect a également des répercussions positives sur la valeur ajoutée qui est
ici stable par rapport à l’exercice précédent.
Rentabilité d’exploitation
L’EBE se porte plutôt bien avec une progression de l’ordre de 8% par rapport à
2002. le résultat d’exploitation se trouve de fait lui aussi très en équilibre avec
une progression du même ordre que celle de l’EBE.
Rentabilité globale
Cette entreprise regroupe toutes les caractéristique d’une entreprise en bonne
santé qui gère parfaitement bien ses comptes et cela est perceptible non
seulement dans l’évolution du chiffre d’affaire mais également dans la part que
tiennent les charges (financière, externes).
En conclusion l’entreprise C ne présente pas de faiblesse et est une société stable
et équilibrée.
Le risque de non remboursement
Le risque de non remboursement en cas de cessation d’activité est ici très faible
mais pas absent.
Le solde net de trésorerie
Le solde net de trésorerie est négatif, de l’ordre de – 800 K ce qui est énorme
mais pas catastrophique pour une entreprise comme celle ci car, une trésorerie
négative n’est pas toujours un problème.
Il semble que la trésorerie ait subit des dommages lors de l’exercice précédent
car en 2001 elle était excédentaire de 238 K et elle est déficitaire de plus d’un
million d’euros en 2002, elle a ensuite diminué en 2003.
BILAN
1. Professionnel
Ce stage a été pour moi très bénéfique car il m’a permis d’entrer dans un
domaine assez particulier qui est celui de la Banque. En effet, j’ai appris dans ce
milieu très spécial, les lois qui le régissent, et la manière dont on y travaille.
De plus, j’ai été très vite intégrée à l’équipe du service des engagements et d’y
trouver ma place.
En définitive, h’ai découvert à travers ce stage une autre façon de travailler. De
plus, j’était entouré de personnes très compétentes et bien que très
professionnelles, elles ont su trouver les mots pour m’expliquer des choses qui
pour eux sont des évidences.
2. Universitaire
Le point important pour moi a été de découvrir l’utilisation de l’analyse
financière ainsi qu’une approche de sa réalisation. En effet, la mise en pratique
des connaissances acquises à l’IUT a été un déclic dans la compréhension et
dans l’approche des chiffres.
Cette expérience m’a permis de me faire une réelle opinion de ce domaine dans
lequel je souhaite me diriger.
3. Humain
Le contact avec le milieu professionnel de la banque m’a enrichi en de
nombreuses expériences. En effet, dans un premier temps ma rencontre avec
l’équipe m’a fait rencontré des gens sympathiques, souriant et très conviviales.
En effet mon insertion s’est faite très vite et sans aucun problème.
Ainsi, si mon stage s’est passée dans de si bonne conditions c’est uniquement
parce que le personnel de la Banque était très agréable et que l’ambiance était
très chaleureuse.
Ainsi, ce stage à été pour moi une réelle opportunité, surtout parce qu’il
m’a permis de voir réellement les métiers de la banque et ce qui s’y fait. En
effet, je souhaiterai travailler au sein d’un établissement bancaire et c’est la
raison pour laquelle j’ai décider de faire mon stage dans une banque.
De plus, j’ai rencontré des personnes très intéressantes qui me donnaient
envie d’apprendre et de comprendre les choses très spécifique à la banque.
Je pense que ce stage m’ a permis de mettre en application de nombreuses
choses que je n’avais pas compris en théorie.
EMPRUNT BANCAIRE : le crédit bancaire connaît une classification de type
de prêt en fonction de leur terme :
o Le crédit à court terme ne concerne guère le développement de
l’entreprise, mais plutôt sa vie courante. Ce sont généralement des crédits
de trésorerie consentis sous forme de découvert en compte courant.
o Le crédit à moyen terme sont destines à financer les investissements de
l’entreprise. Le moyen terme évolue entre deux et six ans, au delà on entre
dans le long terme.
o Les prêts à long terme sont ceux qui représentent les risques les plus
importants pour les banques.
PRET : action de céder quelque chose avec une contre partie
PROSPECT : client potentiel
SYSYTEME DAILLY : la loi du 2 Janvier 1982, perfectionnée par la loi du 24
Janvier 1984, instaure un nouveau mode de cession ou de nantissement de
créances dont la simplicité résulte de la remise d’un bordereau regroupant un
nombre considérable de créances, qu’elles soient déjà liquides et exigibles ou
quelles aient vocation à le devenir.
• Manuel
Organisation et activités comptables de E Favro
• Cours d’analyse financière
•
Site de la Banque Martin Maurel
www.matin-maurel.fr