ETUDE FINANCIERE DES PROFESSIONNELS POUR L
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ETUDE FINANCIERE DES PROFESSIONNELS POUR L
Boutabet Samia ! ! " # ! $ BANQUE MARTIN MAUREL 43 Rue Grignan 13006 Marseille Maîtres de stage : Louis BERTOLI & Alain BAUDINO Tuteur de stage : Renauld VIGNES !" Ces remerciements s’adressent également à Louis Bertoli mon maître de stage qui m’a épaulé et soutenu. C’est une personne agréable et avec beaucoup de patience qui a su m’expliquer clairement tout ce que je n’avais pas compris au niveau du service des engagements. # $ * ) % & ' ( ) " + " Présentation de Banque 1 Histoire de la Banque P.2 2 Administrateurs & actionnariat P.3 3 Effectif P.4 4 Implantations de la Banque P.5 5. Activités de la Banque Martin Maurel P.6 6. Stratégie et politique de croissance P.9 7. Place de la Banque Martin Maurel au sein de son secteur P.10 PREMIER DOSSIER :L’analyse du risque de l’octroi d’un engagement 1. Procédure d’octroi d’un engagement P.18 2. Etude du risque P.19 3. Les cinq étapes de l’analyse de ce risque P.22 4. Les outils permettant de mesurer le risque P.25 Deuxième dossier : Cas de l’entreprise C 1. Présentation générale de la société P.37 2.Analyse financière P.38 BILAN 1. Professionnel P.41 2. Universitaire P.41 3. Humain P.41 Conclusion PRESENTATION DE LA BANQUE 1 Histoire de la Banque La Banque Martin Maurel, filiale de la compagnie financière Martin Maurel est issue de la fusion en 1964de deux banques familiales marseillaise, la banque Martin Frères dont l’origine remonte à 1825 et la Banque Maurel fondée en 1929. La banque Martin Maurel a connu de nombreuses modifications qui ont contribuées à l’amélioration de son image et de sa renommée. Quelques dates sont essentielles dans l’histoire de cette banque : 1967 : la Banque Martin Maurel est rejointe par la banque SCIALOM FRERES & CHEVALIER 1978 : La Banque martin Maurel installe une succursale à Paris 1980 : elle prend une participation majoritaire dans une banque lyonnaise, la banque DELON & GREGOIRE, absorbée en 1985 1987 : La banque s’installe à Monte Carlo C’est à partir de 1991 que la Banque Martin Maurel développe son activité de gestion du patrimoine par des prises de participation ou des partenariats avec des sociétés de gestion ou de conseil tel que Optigestion en 1991 ou Cyrus Conseil en 2000. Aujourd’hui la Banque Martin Maurel figure parmi les premières banques privées familiales française réellement indépendante En partenariat avec la BANCA SELLA, la Banque Martin Maurel à crée en 2000, une banque installée à Monaco « Martin Maurel Sella – Banque Privée Monaco » et a participé à la création de la banque « IBL » à Luxembourg. 2 Administrateurs & actionnariat 2.1 Administrateurs Compagnie financière Martin Maurel Conseil d’administration M. Bernard Maurel Président Administrateurs : M. Michel BASTIANELLI M. Gilles BLONDEAU M. Jean Pierre LABRUYERE M. Marc MAUREL M. Christian P. MAUREL Mme Lucie MAUREL_AUBERT M. David de ROTHSCHILD M. Paul-Henri ROUSSEAU M. Maurizio SELLA 2.2 Direction générale M. Bernard Maurel Président Directeur Général M. Xavier CHALANDON Directeur Général Délégué 2.3 Actionnariat En 1987, le capital de la Banque s’élevait à 50 millions de francs, détenue en quasi-totalité par la Compagnie Financière Martin Maurel. Il atteint aujourd’hui 20 millions d’euros et se partage entre divers organismes. Aux cotés de la famille Maurel, qui détient 80% du capital, l’actionnariat est partagé par plusieurs organismes nationaux et internationaux : Capital international CDPQ, filiale de la Caisse de Dépôt et Placement du Québec, l’une des grandes institutions financière d’Amérique du Nord La Banca Sella, une des premières banques familiales indépendantes italiennes Labruyère Eberlé, groupe familial important aux activités diversifiées, profondément ancré dans le tissu régional Bourguignon et Rhônalpin La participation Immobilière et Mobilière, très impliquée dans le monde associatif, à vocation essentiellement sociale Vie Optimum SA, filiale française du groupe québécois OPTIMUM, dont l’activité touche à l’assurance dommage, à l’assurance vie, à la réassurance vie, et à la gestion d’actifs financiers. 3 Effectif Dans la France entière, la Banque Martin Maurel compte environ 300 employés ce qui est considérable pour une banque privée de ce genre. 4 Implantations de la Banque Elle se situe sur cinq sites géographiques de France et dispose de 8 agences ou succursales ouvertes au public. Marseille : Siège social : 43 rue Grignan 130006 Service administratif : 37 rue Paradis 13006 Département financier : 20 rue Grignan 13001 Et dispose de 4 agences : 92 boulevard Sakakani 13005 43 rue Grignan 13006 222 rue Breteuil 113006 20 rue Aviateur Lebrix Aix en Provence : 18 Cours Mirabeau 13100 Lyon : 23 rue Neuve 69001 Paris : 17 avenue Hoche 75008 Monaco : 3 boulevard Princesse Charlotte 5. Activités de la Banque Martin Maurel La banque exerce une activité de banque commerciale et de gestion de patrimoine auprès d’entreprises de tailles diverses, d’institutionnel et de particuliers haut de gamme. En plus des prestations bancaires classiques, elle met à la disposition de sa clientèle une vaste gamme d’OPCVM, l’ensemble des opérations avec l’étranger, et un conseil fiscal et patrimonial adapté. Cependant elle a choisit de privilégié certaines activités qui sont devenues en quelques sortes ces spécialités : Les services liés à la gestion de patrimoine Grâce à son partenariat avec la banque italienne Banca Stella, elle a pu développé de façon plus aisé l’activité internationale, et ce, également grâce aux relations privilégié dont elle dispose avec les 11 banques du « groupement européen de banque » Les services relatifs aux associations Opérations financières (conseil et évaluation, fusion et acquisition d’entreprise) 5.1. La clientèle La clientèle privée Un particulier trouve au sein de la banque Martin Maurel, toutes les solutions adaptées à ses attentes dans les domaines de financements, de placements, et plus généralement de la gestion de patrimoine. En effet, la banque est en mesure de le conseillé dans le choix de ses actifs et dans la manière la plus appropriée de les gérer (PEP, PEA, ASSURANCE VIE …) De plus, la banque Martin Maurel dispose de l’ensemble des services bancaires classiques, incluant : cartes bancaires, accès au distributeur automatique de billets en France et à l’étranger, consultation de compte par téléphone (Proximm), ou par minitel etc. La clientèle professionnelle Impliquée depuis longtemps dans le secteur des professions libérales, la banque Martin Maurel a crée un département spécialisé dans la gestion des comptes des professionnelles et des entreprises à caractère personnel. Ainsi, la banque finance les profession médicale, les profession juridiques, les syndicats d’immeubles, pour lesquelles elle a mise au point des services personnalisés tels que : garanties professionnelles, compte individualisés, services thématiques. Les entreprises Banque au services des PME (petites et moyennes entreprises) et de leurs dirigeants, la banque Martin Maurel est en mesure de répondre rapidement aux besoin de financement liés au cycle d’exploitation ou à des investissements productifs, avec une vocation plus prononcée pour les concours à court terme. Capable de traiter de façon permanente l’ensemble des opérations bancaires, tant domestiques qu’étrangères, Martin Maurel possède une compétence particulière sur l’Italie grâce à des relations privilégiées avec son partenaire et actionnaire la Banca Sella. La banque Martin Maurel apporte son conseil pour gérer au mieux la trésorerie des entreprises et propose également sur le thème de l’épargne salariale, des solutions adaptées à chaque situation. La banque Martin Maurel peut également jouer un rôle de conseiller efficace et discret pour le montage d’opérations plus sophistiquées, dans le cadre de l’ingénierie financière. Les associations La vocation associative très ancienne de la banque Martin Maurel correspond à la volonté de ses dirigeants et collaborateurs qui ont créé et développé un département spécialisé dans chacune des implantions de la Banque. Les associations font partie des acteurs majeurs du tissu économique et social français, au même titre que les entreprises. Cependant la spécificité de leurs démarches, de leurs financements, et leurs contraintes, nécessite une approche particulière, adaptée à leurs préoccupations. La banque étudie avec chaque organisme les différentes possibilités d’intervention dans les domaines suivants : - Gestion de trésorerie, - Gestion des réserves, - Relais des sommes attendues, - crédit d’investissements, - télématique, - ingénierie financière Principaux secteurs d’intervention de la Banque Martin Maurel : - secteur sanitaire et social (foyers, ateliers protégés) - hospitalisation privée, - maisons de retraite médicalisées ou non, insertion, lutte contre l’exclusion (logement, emploi, prévention), - établissements de formation, - syndicats professionnels et organismes de solidarité internationale : urgence, réhabilitation, développement, - associations culturelles 5.2 La gestion de patrimoine L’activité traditionnelle de la banque, la gestion de patrimoine est largement développée grâce à des gestionnaires en contact permanent avec les meilleurs spécialistes et intervenants sur les marchés financiers et s’appuyant sur des outils informatiques performants, notamment en matières de consultation patrimoniale globale. 6. Stratégie et politique de croissance La banque poursuit son développement en favorisant l’activité de gestion de patrimoine, en accord avec son plan stratégique. Cette orientation s’est avérée positive, puisqu’elle a permis d’augmenter les commissions totales perçues qui ont dépassé, en consolidé, 62.5% du Produit Net Bancaire (P.N.B) en 2000. L’activité de crédit se développe mais de manière prudente et mesurée. En effet, lors de l’octroi de crédits, la Banque privilégie les crédits à court terme et s’appuie sur une bonne connaissance de la clientèle. Afin de ne pas être déficitaire dans ce domaine, la Banque Martin Maurel s’assure auprès d’établissements spécialisés et demande des cautions importantes par rapport au montant de crédit désiré. Cette politique permet d’assurer une croissance régulière et maîtrisée, notamment grâce à la diversification des sources de revenus : banque commerciale, gestion de patrimoine, services spécifiques, bancassurance… Sur le plan de sa comptabilité, dans un souci d’indépendance par rapport aux marchés, la Banque s’attache à conserver une large trésorerie. Ainsi, la stratégie de développement de la banque, bien que moins risquée que ses concurrentes, à néanmoins permis depuis quelques années une augmentations de ses résultats. 7. Place de la Banque Martin Maurel au sein de son secteur 7.1 Présentation du secteur bancaire actuel Segmentation du secteur Les établissements bancaires, organismes relevant de la loi bancaire de 1984, on pour activité principales de « crée, collectée, et de redistribuer des moyens de financements ». Pourtant, il convient d’effectuer une distinction entre les différentes sortes d’établissements bancaires présents sur le marché. D’après le comité des établissements de crédits, le système bancaire français repose sur une classification qui distingue les banques selon leur statut : - Les banques dites AFB, qui concernent les établissements adhérents à l’association française des banques - Les banques mutualistes et coopératives (Crédit Agricole, Groupe Banque Populaire, Crédit Mutuel) - Les caisses d’Epargne et de Prévoyance. L’état du secteur bancaire En réponse aux modifications structurelles de l’environnement concurrentiel des banques, les restructurations se sont accélérées ces dernières années. La nécessité de gagner en productivité comme celle d’atteindre la taille critique pour certaines activités, ont entraîné un vaste mouvement de consolidation du secteur bancaire. Les banques régionales ont ouvert le bal rejoignant une par une de grands groupes bancaires pour assurer leur survie. L’Etat s’est progressivement désengagé, comme le démontre la privatisation en 2001 de la Banque Hervet. Parallèlement les Banques coopératives et mutualistes se sont développées et se sont avérées les plus actives ces dernières années. Les dernières opérations ont également vu la BNP ravir Paribas à la Société Général en 1999, le CCF passer sous le contrôle du britannique HSBC en 2000, ou encore, Crédit Agricole, Indosuez racheté la CPR en septembre 2000. Ainsi, les récentes fusions et réorganisations ont eu pour conséquence d’élargir la gamme de produits dans une optique de fidélisation et de restructurer les activités autour des pôles métiers dont le client est le centre. Les modifications du paysage bancaire français ont aussi conduit à une réduction progressive du nombre des établissements, qui a eu pour conséquence d’accentuer encore davantage la concentration du secteur. Le réseau des guichets est resté relativement stable depuis le milieu de la décennie. Mais à terme, des fermetures d’agences sont inéluctables. En effet, même si la banque à distance n’est pas amenée à se substituer intégralement à la banque de réseau, une réorganisation des points de vente sera insuffisante. Pourtant, une diminution du nombre de guichet peut s’avérer très coûteuse en terme de clientèle perdue et d’image. Ainsi, pour le moment, l’heure est plus à la réorganisation des agences qu’à leur disparition. Les prochains enjeux majeurs des banques s’affirment comme l’espace monétaire et financier européen mais également les nouvelles technologies de l’information tel qu’internet. Ainsi, on a vu les banques communiquer massivement sur leurs stratégies internet car elles mesurent l’impact de ce support sur leur ouverture à de nouveaux opérateurs, banquiers ou non, décidés à investir le marché. Mais l’attractivité du marché français a son revers car les banques françaises, rentables peu capitalisées sont des proies idéales pour des opérateurs étrangers désireux de constituer des groupes paneuropéens. De plus, les fusions transfrontalières vont être facilité entre pays européens. Malgré, l’importance des restructurations et de la concentration du secteur, les banques ont su trouver de nouveaux relais de croissance en optant pour de nouveaux axes stratégiques tel que l’assurance. Les principaux axes stratégiques des banques Face aux exigences et aux besoins de leurs clients, les banques ont su développer des nouveaux axes de croissance parmi lesquels ont trouve : - la banque en ligne : les sites destinés aux particuliers et aux entreprises se sont multipliés et BNP Paribas semble s’afficher comme le leader français actuel de la banque et du courtage en ligne. Les internautes se voient le plus couramment proposés des offres de placements financiers, des services de virement, des outils de simulation, des conseils et des informations sur les produits. Mais l’adhésion du public au concept de banque en ligne reste mitigée. En France, le marché ne concernera que 4 millions de personnes à l’horizon 2004. - La bancassurance : complétant l’offre de banque à distance, la bancassurance est devenue un axe de diversification important pour la plupart des grandes banques mais ce marché reste largement dominé par les banques mutualistes. - L’affacturage : les acteurs bancaires tels que BNP Paribas, Crédit lyonnais-AGF ou Crédit Agricole-Groupe Factorance dominent largement le marché de l’affacturage grâce à leur couverture territoriale unique - Le capital investissement : les filiales des groupes bancaires sont les premiers intervenants sur le marché du capital investissement.. Ensemble, elles géreraient plus de 130 milliards de capitaux. On trouve parmi les plus importantes : PAI Management, filiale de BNP Paribas, ou encore Azeo détenue par le groupe Lazard. - L’épargne salariale : les banques sont les véritables acteurs du marché de l’épargne salariale. Les sociétés de gestion filiales de banques occupent de loin la première place du marché de l’épargne salariale et détiennent plus de 80% des encours gérés. Les quatre leaders du marché sont : Interépargne filiale du groupe Banques Populaires, SGAM filiale de la Société Générale, Crédit Lyonnais Asset Management, et Elysées Fonds filiale du CCF. La déréglementation, l’intensification de la concurrence, la monnaie unique mais également les exigences toujours croissantes de la clientèle se sont conjuguées pour obliger les banques à se réorganiser. Pourtant, malgré une évolution dans un secteur mouvementé par les nombreux rachats et rapprochements, la banque Martin Maurel, banque régionale par excellence, reste attachée à son indépendance et à ses valeurs. 7.2 La Banque Martin Maurel : une banque familiale indépendante Contrairement à de grands groupes comme BNP-Paribas ou la Société Générale, la Banque Martin Maurel est une petite banque privée marseillaise. Elle fait parti des quelques petites banques françaises qui résistent à la tentation de s’adosser à un réseau bancaire de poids tel que le Crédit du Nord ou le CCF. De plus, elle est la première banque privée de France. C’est justement cette particularité de petite banque, mais de grande banque privée familiale, que le groupe revendique et s’efforce de préserver. En effet, ce statut l’amène à avoir une approche différente de sa relation avec les clients, ce qu’elle considère comme un atout majeur. Le slogan « plus qu’une banque, un banquier », reste la spécificité de la relation client basée sur le long terme, sur une relation de confiance entre le client et son gestionnaire. Le succès, la réussite de la Banque Martin Maurel est certainement due pour une part importante à un certain nombre de valeurs que chacun de ses membres s’efforce d’appliquer. En effet, à l’heure actuelle ses valeurs sont d’autant plus nécessaires qu’elles constituent un gage de sécurité et de confiance pour des clients de plus en plus inquiets et désireux d’une relation solide avec leur banquier, du fait de la conjoncture et des divers problèmes que connaît notre économie. De plus, la Banque Martin Maurel sait allier traditions, valeurs, et évolutions par le développement de nouveaux axes stratégiques comme la banque en ligne, l’assurance, l’épargne salariale et en effectuant des rapprochements et partenariats judicieux avec des établissements tels que : la Banca Sella, Madeleine Finance, Hogep, Cyrus Conseil, Optigestion… Ainsi, la Banque Martin Maurel sait se démarquer des autres banques par ses valeurs mais également par une spécialisation dans la gestion de patrimoine, activité traditionnelle de la Banque et secteur actuellement en plein développement, fondé essentiellement sur la relation client et le conseil. SERVICE DES ENGAGEMENTS J’ai effectué mon stage au service des engagements. Ce service a pour objectif l’étude, la mises ne place et la gestion des dossiers de crédit concernant l’ensemble des équipes d’exploitants de Marseille. Voici où se situe le service d’un point de vue de l’organisation générale de la banque : Bernard Maurel Président Directeur Général Xavier Chalando Directeur Général Denis Martin Chef du site Marseille Direction des Engagements Service des Engagements Jean Goujon Directeur Pour ce qui est de l’organisation du service des Engagements lui-même, il s’agit de celle qui suit : , / Responsable du service engagement . Responsable adjoint Engagements donnés Garanties reçues $ , ' ' Prêt moyen et long terme ( )- % &( Prêts court terme Secrétariat $) Un des objectifs du service des Engagements est de former les personnes chargées des engagements donnés, garanties reçues et celles des prêts moyen et long terme au mêmes taches. Ainsi, ce seront des personnes en mesure d’occuper des postes différents et de s’adapter en cas d’absence ou autre. C’est une bonne chose, ainsi le personnel peut être flexible et toujours apte à répondre aux attentes. PREMIER DOSSIER : L’analyse du risque de l’octroi d’un engagement 1. Procédure d’octroi d’un engagement L’objectif de cette procédure vise à donner une réponse rapide aux demandeurs de crédit tout en assurant l’ensemble des normes de prudence. Voici la procédure générale : Le client demande un engagement L’exploitant analyse le risque, décide de monter un dossier, recueil les premières informations Le secrétariat étudie tous les aspects du risque, édite les éléments de synthèse t finalise le dossier Le comité de crédit accorde les lignes d’engagement et définit les conditions Le secrétariat de crédit notifie la décision d’engagement et informe le service responsable de la mise en place Le bureau administratif met en place l’engagement L’exploitant informe le client Le client reçoit les modalités de l’accord Quelles formes peut avoir un engagement ? Les formes sont diverses et variées, ce sont les suivantes : Crédit par ligne, découvert autorisé, escompte d’effet, Dailly, crédit ponctuel (entreprise, particulier, court terme, moyen terme, long terme, immobilisations…), engagement par signature, crédit bail, … Les autorisations sur cartes bancaires entrent dans le périmètre des engagements globaux et dans la limite de délégation mais ne sont pas soumis à l’accord du comité de crédit. 2. Etude du risque 2.1 Quels sont les risques pour la banque et pour le client ? Afin de se protéger d’événements imprévisibles, le banquier doit prendre des garanties, même s’il espère ne pas avoir à les utiliser. Le prêteur peut et doit assortir son contrat de prêt ou de crédit de garanties destinées à le protéger en cas de défaillance. Cet aspect des choses est une des principales différences entre l’intermédiation bancaire et le financement direct par les marchés. Dans le cas où des emprunts bancaires, le financement est assorti d’une prise de garantie sous forme d’engagement de tiers. La prise de garantie est dans la majorité des cas imbriquée dans le montage même du financement de telle sorte que la créance est dite « causée », c' est-à-dire associée à une opération qui en assure le bon déroulement . tel est le cas de l’escompte. Ces garanties les plus courantes sont : Le cautionnement L’hypothèque Le nantissement Le gage 2.1.1. Le cautionnement Définition : C’est un contrat par lequel, une personne appelée cautionnaire, s’engage à l’égard d’un créancier à exécuter l’obligation de son débiteur au cas où celui-ci ne l’exécuterait pas lui même. Caractères généraux Le contrat de cautionnement est : Toujours unilatéral Souvent à titre gratuit Accessoire (le contrat de cautionnement n’est valable que si le contrat principal l’est lui-même) Civil ou commercial Simple ou solidaire La caution solidaire n’a pas le bénéfice de discussion (le paiement peut être réclamé directement par le créancier qui n’a pas à poursuivre préalablement le débiteur) ni le bénéfice de division lorsqu’il existe plusieurs cautions (le créancier peut lui réclamer le paiement de la totalité de la dette car il n’an pas à fractionner ses recours). Caution donnée par les dirigeants Il est d’usage répandu, notamment lorsqu’il s’agit de PME, que la banque exige la caution solidaire du ou des dirigeants de l’entreprise avant de lui consentir un prêt. L’objectif est, en cas de besoin, de pouvoir appeler en garantie le patrimoine personnel du dirigeant et de contourner la notion de responsabilité limitée au montant des apports des sociétés capitaux. Un objectif de comportement est aussi visé. Lorsque le dirigeant s’engage sur ses biens propres, il n’a plus aucun intérêt personnel à développer un comportement négligeant et ininteressé qui pourrait mettre en péril la survie de l’entreprise. Le respect des engagements financiers de celle-ci devient un objectif à la fois professionnel et personnel. Lorsque la caution personnelle du dirigeant quitte ses fonctions. Dans tous les cas, un écrit comportant la mention manuscrite de caution est nécessaire. La banque bénéficiaire soucieuse d’engager les dirigeants personnellement, prendra garde, de plus, à éviter une caution pour une durée indéterminée qui est révocable. 2.1.2. Les gages et nantissement Le nantissement est un contrat par lequel un débiteur remet une chose à son créancier pour une sûreté de sa dette. Il convient d’analyser la force de la garantie offerte par le gage et le nantissement en fonction du droit de rétention auquel ils donnent éventuellement accès. Ces deux sont utilisées pour désigner la, même chose. Précisément, le nantissement mobilier s’appelle gage et le nantissement immobilier s’appelle antichrèse. Le droit de rétention attaché à un bien permet au créancier de refuser de restituer ce bien tant qu’il n’est pas payé. Le droit de rétention permet en particulier au banquier d’être payé en priorité absolue par rapport aux autres créanciers. 2.1.3. L’hypothèque C’est un droit réel sur un immeuble qui est affecté à l’acquittement d’une obligation, en l’espèce ou remboursement d’une dette spécifiée. L’hypothèque n’entraîne pas le dessaisissement du propriétaire du bien qui conserve le droit d’en jouir et d’en disposer. En cas de cession du bien, l’hypothèque suit celui-ci et s’impose au nouvel acheteur. L’hypothèque conventionnelle doit faire l’objet d’un acte notarié qui précise son montant. Elle ne devient opposable aux tiers qu’à dater de sa publication à la conservation des hypothèques. La date de cette publication va permettre de fixer le rang de l’hypothèque. L’inscription d’une hypothèque est prise pour la durée du prêt augmentée de deux ans si le prêt est à durée déterminée, pour dix ans en cas de durée indéterminée. L’hypothèque garantit, en plus du principal, les trois dernières années d’intérêts. Le créancier possède le droit de saisir et de vendre le bien hypothèqué. Il est payé en priorité sur le prix de réalisation de la vente selon le rang de son hypothèque. 3. Les cinq étapes de l’analyse de ce risque Lorsque la Banque Martin Maurel rencontre un client te veut instruire une demande de financement, le banquier se doit d’analyser la solvabilité de l’emprunteur. Cette analyse doit permettre de répondre à la question suivante : l’entreprise a-t-elle une rentabilité économique suffisante ? Le conseiller professionnel est donc amené à suivre un processus comprenant cinq étapes. 1ère étape : analyser le niveau des risques, de la rentabilité à atteindre et des besoins. Cette analyse constitue le point essentiel de l’étude d’un dossier et comporte deux points importants : Analyse du risque économique : Lié au secteur d’activité, à la localisation par rapport au marché, à la qualité des hommes, de la gestion et des équipements, comptables tous ces points sont abordés en détail lors de l’entretien entre le client et le conseiller professionnel Analyse du risque financier : Apprécié par le professionnel, il devra mesurer les besoins réels de l’entreprise, juger de la qualité des garanties proposées. Les questions supplémentaires à se poser face à un projet sont donc : • Que finance-t-on ? • Cet investissement apporte quoi à l’entreprise ? 2ème étape : contrôler la validité réglementaire de l’opération Ce contrôle s’effectue grâce aux éléments permettant de vérifier l’existence de l’entreprise (certificat INSEE, attestation d’inscription au Registre des Métiers…), de la validité des pouvoirs (statuts). 3ème étape : établir un diagnostic préalable de l’entreprise Parallèlement au recueil des informations externes, le gestionnaire bancaire ben tant qu’analyste doit établir un diagnostic précis sur la situation de l’entreprise cliente. Ce diagnostic financier est un moyen de prévenir les éventuelles difficultés que l’entreprise pourrait rencontrer. Mais il est essentiel au bon déroulement dans le futur de la relation commerciale fondée sur la fourniture d’un ensemble de crédit et de prestations bancaires courantes (montant des facilités de caisse, montant des escomptes accordés,…). De façon générale, l’analyse est un outil dont l’objectif est de conduire à un diagnostic global sur les politiques de financement, d’investissement menées par l’entreprise et leurs résultats. Cette analyse financière, si elle se veut efficace, doit avoir une dimension temporelle et comparative. L’analyse financière porte sur plusieurs exercices. Elle a pour objet d’étudier le passé pour diagnostiquer le présent et prévoir l’avenir. Il est donc indispensable pour le banquier d’obtenir les documents financiers et comptables relatifs aux deux ou trois derniers exercices, ainsi que d’avoir accès aux documents prévisionnels de l’entreprise cliente. L’analyste doit alors s’interroger sur les aspects suivants : L’évolution de l’activité : le chiffre d’affaire augmente-t-il ? les charges d’exploitations évoluent-elles corrélativement à l’activité ? La structure financière et son évolution : le fonds de roulement global est-il suffisant pour financer les besoins de l’exploitation et dégager de la trésorerie ? La part des fonds propres dans le total du passif est elle stable ? L’entreprise est-elle en train de s’endetter ? de se désendetter ? L’évolution des actifs et de la politique d’investissement : y a-t-il des investissements ? créent –ils de la valeur ? La structure du cycle d’exploitation : quelles sont les relations de l’entreprise avec ses partenaires ?les délais de crédit accordés aux clients sont ils cohérents avec ceux consentis par les fournisseurs ? Les délais de stockage évoluent-ils ? A la différence des actionnaires, le prêteur bancaire privilégie, dans l’analyse de la rentabilité, ce qui lui permet d’apprécier la capacité de l’entreprise à honorer ses engagements. L’analyse du prêteur est donc essentiellement tournée vers l’étude de la capacité de remboursement de l’entreprise et de sa capacité à supporter les frais financiers de ses dettes. 4ème étape : décider dans le respect des délégations 5ème étape : constituer un dossier La relation avec un client donne lieu à l’établissement d’un dossier qui reprend l’ensemble des éléments d’information sur sa situation : comptes annuels, historique de la relation, relevé des décisions prises, compte rendu de visite ou d’entretien, suivi des utilisations de crédit. L’analyse du dossier d’engagement s’effectue par l’exploitant ou son secrétariat crédit : Recueil des premiers éléments du client (bilans, justificatif s nécessaires aux crédits et aux garanties) Accès aux bases de données financière Dépouillement des bilans Le dossier complet sera ensuite analysé par l’exploitant. Ses conclusions sont formalisées sous la forme d’une note de synthèse. Les limites de délégations sont fixées par la nature d’engagement. Le secrétariat se situe en « back office ». il prépare les dossiers (cf. annexe 1) pour les décisions dépendant du comité de crédit. Pour la préparation des « grands comités » de Marseille, les dossiers sont préparés dans les succursales et sont ensuite diffusées par le secrétariat de Marseille. 4. Les outils permettant de mesurer le risque 4.1. Bilan 4.1.1; Structure générale D’un point de vue comptable, le bilan représente le solde de tous les comptes de l’entreprise à la date précise de la clôture. Il est sous la forme de deux tableaux aux totaux équilibrés : l’actif et le passif. D’un point de vue plus économique : o Le passif représente la situation des ressources de l’entreprise, c' est-à-dire l’origine des fonds mis à sa disposition par ses partenaires financiers. On peut donc dire que le passif détaille les dettes de l’entreprise autant vis-àvis de ses propriétaires que des tiers (Banque, fournisseurs, Fisc…) o L’actif détaille l’utilisation qui est faite des ressources énumérées au passif : l’actif décrit les emplois à la date de clôture de l’exercice. L’aisance de la trésorerie de l’entreprise repose sur l’équilibre financier des grandes masses du bilan. Ainsi le bilan établi à la clôture de l’exercice et son analyse financière intéressent aussi bien le banquier que l’entrepreneur, gestionnaires soucieux d’éviter les échéances difficiles. 4.1.2 ; Le bilan fonctionnel Le bilan fonctionnel doit nous renseigner sur la santé économique de l’entreprise. Pour cela, il est possible de dégager un certain nombre de concepts économiques. Le fonds de roulement représente une « marge de sécurité » relative au financement des emplois stables par les ressources stables. Il représente la partie des ressources mises à l’origine à la disposition de l’entreprise de manière durable. C’est donc un moyen de financement des actifs circulants. 4.1.3. Principe d’équilibre financier La rentabilité maximale sera atteinte lorsque l’entreprise ne mettra en œuvre que le minimum de moyen (actif) financés par le minimum des ressources coûteuses et disponibles pendant une durée équivalente à la durée de vie des biens financiers. LE FONDS DE ROULEMENT : haut de bilan ACTIF PASSIF FRAIS D’ETABLISSEMENT IMOBILISATIONS NETTES CAPITAUX PERMANENTS FRNG NET Le fonds de roulement net global est donc l’écart entre les emplois et les ressources. - Si le FRNG est nul : les immobilisations sont correctement financées par les capitaux permanents. Cependant, si l’entreprise ne dispose d’aucun excédent long, elle n’a donc aucune marge de sécurité. Or, disposer d’un FRNG suffisant est nécessaire. Pour cela, le chef d’entreprise doit augmenter les fonds propres, moins investir et surtout dégager du résultat. - Si le FRNG est négatif : les immobilisations sont correctement financées par les ressources du bas de bilan qui ne restent à la disposition de l’entreprise que durant une année, ce qui est dangereux à terme. - Si le FRNG est positif : le financement du haut de bilan est correct. Cependant, il doit être comparé et examiné en fonction du bas de bilan. LE BESOIN EN FONDS DE ROULEMENT : Bas de bilan (les flux cycliques) STOCK BFDR CLIENTS FOURNISSEURS TVA A RECUPERER TVA A PAYER CREANCES DIVERSES DETTES DIVERSES Le besoin en fonds de roulement représente la part des emplois du cycle d’exploitation qui n’est pas financée par les ressources d’exploitation de l’entreprise. Cette absence de financement est donc à la charge de l’entreprise. Il s’agit donc d’un « besoin » au sens propre du terme. La situation idéale consiste à ce que ce besoin soit le plus faible possible voire parfois négatif. L’ensemble des composants de ce bas de bilan constituent l’essentiel des valeurs engagées dans ce cycle d’exploitant varie en proportion constante de l’activité. Si le chiffre d’affaire doit progresser, le BFR augmentera en proportion. Il faudra alors que l’entreprise puisse financer ces nouveaux besoins par une progression identique du FRNG. LA TRESORERIE Elle représente le montant des liquidités immédiates détenues par l’entreprise. Une entreprise disposera d’une trésorerie souple caractérisée d’une bonne gestion, quand le besoin de financement généré par l’exploitation (BFR) est couvert par des ressources permanentes. LA CAPACITE D’AUTOFINANCEMENT C’est la ressources générée au cours de l’exercice, après l’impôt sur le bénéfice, et mise à la disposition de l’entreprise, soit pour distribuer des dividendes, soit surtout pour assurer le financement principal des besoins permanents. Elle permet de mesurer la capacité de remboursement de l’emprunteur, sans dépasser un taux d’endettement personnel inférieur à 33%. La CAF permet de : - Payer le capital des prêts existants et les annuités (capital et intérêt) - Autofinancer les investisseurs récurrents - Autofinancer la progression du BFR - Rémunérer l’exploitant ou payer l’IS Calcul de la CAFen partant du résultat de l’exercice : + − + − = Résultat de l’exercice Dotation aux amortissements et aux provisions (exploitation, financier et exceptionnel) Reprises sur amortissements et provisions (exploitation, financier et exceptionnel) Valeur comptable des éléments cédés (actifs immobilisé et financier) Produits des cessions éléments de l’actif (actif immobilisé et financier) CAF Calcul de la CAF à partir de l’excédent brut d’exploitation : + − + − + − − − = EBE Autres produits d’exploitation Autres charges d’exploitation Produits financiers Charges financières Produits exceptionnels Charges exceptionnelles Participation des salariés Impôts sur les bénéfices CAF 4.2. Compte de résultat 4.2.1. Structure générale Si le bilan apporte des informations sur la situation de l’entreprise, le compte de résultat, lui, vient éclairer le chef d’entreprise sur les composantes du résultat et sur les étapes successives de sa formation. C’est donc un document de synthèse qui décrit l’activité de l’entreprise et qui récapitule les produits et les charges de l’exercice. Le compte de résultat est un outil de gestion très utile, car il permet d’analyser et d’expliquer la formation du résultat. CHARGES PRODUITS - D’EXPLOITATION - D’EXPLOITATION - FINANCIERE - FINANCIERE - EXCEPTIONNELLES - EXCEPTIONNEL - IMPOTS SUR LE BENEFICE SOLDE CREDITEUR : BENEFICE SOLDE DEBITEUR : PERTE 4.2.2. Le SIG Le tableau des soldes intermédiaires de gestion (SIG) reprend tous les éléments du compte de résultat dans le but de faire apparaître des soldes entre les produits et les charges. Chaque solde a une signification économique précise. Cet outil permet de souligner des indicateurs importants à l’analyse financière tels que le volume des ventes et la productivité de l’entreprise. Le chiffre d’affaire (ventes exprimées en valeur HT) C’est le premier baromètre à observer. Sa progression en valeur d’une année sur l’autre permet de vérifier si l’entreprise est dynamique notamment dans un contexte fortement concurrentiel. Marge commerciale : Elle concerne les entreprises commerciales et représente le résultat commercial réalisé sur les ventes de marchandises. − = Ventes de marchandises Coût d’achat des marchandises vendues Marge commerciale Production de l’exercice : Elle de détermine le montant en valeur monétaire de la production réalisée par une entreprise industrielle. + + = Production vendue Production stockée Production immobilisée Production de l’exercice Valeur ajoutée : Elle mesure l’apport de l’entreprise à la richesse économique de la natation. Elle exprime l’accroissement en valeur monétaire « ajoutée » par l’entreprise aux biens et services crées. Elle mesure donc l’importance et la complexité des transformations effectuées par l’entreprise (facteur de production) et le poids économique de l’entreprise. + − = Marge commerciale Production de l’exercice Consommation de l’exercice en provenance de tiers Valeur ajoutée Excédent brut d’exploitation : Il a pour but de mesurer la performance économique de l’entreprise avant prise en compte des dotations, des reprises et des éléments financiers et exceptionnels. L’EBE permet de : Payer les annuités des prêts à moyens termes existants et nouveaux (capital et intérêt) Payer les frais financiers sur les crédit court terme Faire face à l’exceptionnel Autofinancer les investissements récurrents Autofinancer tout ou partie des investissements non récurrents Autofinancer la progression du BFR Rémunérer l’exploitant ou payer l’IS L’EBE doit être au minimum supérieur aux annuités d’emprunt à moyen terme, aux frais financiers liés à l’utilisation des concours bancaires à court terme, à l’impôt sur les sociétés. Valeur ajoutée + Subvention d’exploitation − Impôts, taxes et versements assimilés − Charges du personnel = Excédent brut d’exploitation Si l’EBE est négatif, on parle alors d’insuffisance brute d’exploitation (IBE). Résultat d’exploitation : Il indique le résultat lié directement à l’exploitation, c’est à dire en faisant abstraction des éléments financiers et exceptionnels. + + − − = EBE ou IBE Reprise sur charges d’exploitation Autres produits d’exploitation Dotations d’exploitation Autres charges d’exploitation Résultat d’exploitation Résultat courant avant impôt : Il s’agit du résultat de l’entreprise avant impôt et avant éléments exceptionnels. Il mesure l’impact de la fonction financière dans l’entreprise. + − = Résultat d’exploitation Produit financiers Charges financières Résultat courant avant impôt Résultat exceptionnel : C’est la différence entre les produits et les charges exceptionnels. Résultat de l’exercice : C’est celui qui figure dans le compte de résultat. C’est l’élément de base de la rentabilité financière. + − − = Résultat courant avant impôt Résultat exceptionnel Participation des salariés Impôt sur les bénéfices Résultat de l’exercice 4.2. Aspro et EXCEL Ce progiciel est non seulement un support d’analyse et de décision qu’utilisent les conseillers professionnels de la Banque Martin Maurel mais aussi une véritable base de données concernant les clients. Il permet même, un suivi du risque client et sert de base à l’analyse financière de l’entreprise. Il a pour objectif principal un gain de temps puisque la saisie de la liasse fiscale ne demande que quelques minutes et généralement aucune connaissances en analyse. De plus, il sort un bilan et un compte de résultat clair où l’essentielle des données d’un point de vue de la Banque Martin Maurel est apparent (cf. annexe 4) Architecture générale Ce logiciel a comme fonction principale de dégager de la liasse fiscale une grille de cotation, une grille d’analyse économique, une grille d’analyse financière, une grille de contrôle des normes de décision. Ces outils sont la base même de l’approche des dossiers professionnels : état financier et économique de l’entreprise, qualité de la relation bancaire, niveau de risque. Il permet également de sortir les ratios qui vont permettre l’étude de prêt. La cotation La cotation financière s’intègre au système d’aide à la décision et ayant trois objectifs principaux : (cf. annexe 2) Effectuer un diagnostic financier Au travers des principaux ratios significatifs, la cotation financière permet d’effectuer un premier diagnostic de la situation de l’entreprise (structure financière, rentabilité, trésorerie). Cependant la cotation permet uniquement d’orienter l’analyse. Adapter la relation bancaire La cotation financière permet d’anticiper des difficultés potentielles et d’adopter ainsi une stratégie « client » adaptée. Gérer les conditions bancaires La cotation financière permet de proposer des conditions bancaires différenciées aux clients dans une optique de développement des flux. Il est important de noter encore une fois que la cotation n’est qu’un outil d’aide à la décision mais ne constitue pas l’analyse du dossier. La cotation prend en compte tous les exercices saisis. Le Fiben La banque de France a regroupé dans un fichier global dénommé Fiben (Fichier Bancaire des Entreprises) (cf. annexe 3) l’ensemble des informations financière qu’elle peut communiquer au système bancaire sur les entreprises. Ce fichier propose une véritable base de données sur les entreprises et leurs relations financières. Cette base est gérée par la Banque De France qui collecte des informations très larges auprès des succursales, auprès des greffes de tribunaux ou par analyse des journaux d’annonces légales. Ce fichier est ouvert exclusivement aux banques et aux administrations à vacation économique. La création du fichier Fiben provient de l’obligation de décaler et de centraliser les concours accordés par les banques à une entreprise. En effet, depuis 1946, les banques doivent déclarer mensuellement les crédits qu’elles accordent à leurs clients. Ces données sont ainsi prises et cumulées dans le Fiben. Parallèlement à cette centralisation des encours un suivi des incidents de paiement est mis en place. En cas d’un impayé sur un effet, quelle que soit sa forme (lettre de change, billet à ordre,…), la banque doit déclarer l’incident et le nom de l’entreprise dans les 4 jours ouvrables qui suivent la constatation du non-paiement. Cette information est à son tour prise et centralisée dans un fichier central des incidents de paiement et diffusée chaque mois dans le fichier Fiben. Une entreprise est enregistrée et suivie dans le Fiben sous réserve qu’elle atteigne un des critères suivants : Importance économique : - Capital supérieur à 75 000 (SA) et 30 000 (SARL) - Chiffre d’affaire supérieur à 800 000 Importance du crédit bancaire : - Seuil de déclaration individuelle de chaque banque : environ 107 000 de crédit pour une entreprise Existence d’un événement négatif : - Effet impayés - Jugement de réserve motivé par la situation financière, évènement judiciaire Les informations accessibles à partir du numéro Siren retracent les caractéristiques que l’on vient de citer : - La dénomination de la société - La dénomination des dirigeants - La cotation Banque De France de l’entreprise - Des renseignements comptables (CA, chiffre d’affaire, CBC,…) - Les éventuelles incidences de paiement La cotation des entreprises par la Banque De France est composée de trois éléments : - Une cote d’activité (lettres A, N ou X) - Une cote de crédit (0, 3, 4, 5 ou 6) - Une cote de paiement (7, 8 ou 9) Plus éventuellement un indicateur de transparence : T La cote d’activité indique le niveau de chiffre d’affaire hors taxe - A : plus de 750 millions d’euros - J : moins de 750 000 euros - N : non significatif - X : inconnu La cote de crédit est fondée sur trois critères - L’analyse de la situation financière et de la rentabilité - L’appréciation portée sur les dirigeants - L’existence d’incident de paiement ou de procédure judiciaire - 0 : entreprise non cotée (trop petite ou pas de documents) - 3 : opinion favorable quant aux trois critères - 4 : cote provisoire traduisant des incertitudes au regard des trois critères - 5 : réserves au regard d’un des trois critères (ex : fonds propres notoirement insuffisants, CEF négative, administrateur provisoire,…) - 6 : réserves graves au regard d’un des trois critères (ex : autofinancement largement négatif pendant trois ans, fonds propres largement réduits par les pertes, procédure judiciaire,…) La cote de paiement informe sur la diligence de paiement de l’entreprise - 7 : paiement régulier - 8 : incidents recensés indiquant des difficultés de trésorerie - 9 : incidents répétés dénotant une trésorerie très obérée et une solvabilité de l’entreprise gravement compromise L’indicateur de transparence met en avant la qualité de relation entre les partenaires financiers et l’entreprise. DEUXIEME DOSSIER : Cas de l’entreprise C 1. Présentation générale de la société (cf. annexes 4 & 5) Métier Le nom de cette entreprise ne peut être dévoilée pour des raisons de confidentialité. Cette société fabrique des services de vaisselle en porcelaine en Chine (60%), en Russie (10%), Indonésie (15%), Tunisie, puis les livrent à ses clients. Environ 65% du chiffre d’affaire se fait entre Mars et Décembre Produit Equipement de maison. Clients Les clients sont essentiellement des grandes surfaces : Part des clients en pourcentage du chiffre d'affaire Auchan Carrefour Casino Groupe Auchan Autres Cotation G4+ Cette cote est donc provisoire car il y a une incertitude en ce qui concerne l’un des trois critères à savoir sur la cote d’activité, la cote de crédit ou encore la cote de paiement. 2.Analyse financière Les grilles de dépouillement des bilans ont permis de visualiser les structures de l’entreprise à la fin 2002 et fin 2003 et de calculer les valeurs structurelles caractéristiques à ces dates. Le FRNG Il est dans ce cas positif et a environ 446 000 . Ainsi on peut affirmer que le financement du haut de bilan est correct. Il a augmenté, passant de 196 000 en 2003 à 446 K en 2004, soit une augmentation de 250 K . Toutefois il faut le comparer avec le bas de bilan. Le BFR Le BFR de la société est de l’ordre de plus de 1,3 millions d’euros donc très élevé ce qui n’est pas forcement une bonne chose. Mais, cet indicateur est proportionnel à l’activité, or, il se trouve que le chiffre d’affaire de C a augmenté de l’ordre de 46% par rapport à l’an passé ce qui expliquerait cet augmentation. Ici, l’entreprise peut financer une partie de ces nouveaux besoins par la progression de son FRNG. Activité Après une chute de presque 4% l’an dernier en 2002, en 2003, le chiffre d’affaire de cette société a progressé de plus de 46% ce qui est favorable pour la santé de l’entreprise. Un bon chiffre d’affaire est essentiel pour établir un diagnostic sur la santé globale de l’entreprise. Cet aspect a également des répercussions positives sur la valeur ajoutée qui est ici stable par rapport à l’exercice précédent. Rentabilité d’exploitation L’EBE se porte plutôt bien avec une progression de l’ordre de 8% par rapport à 2002. le résultat d’exploitation se trouve de fait lui aussi très en équilibre avec une progression du même ordre que celle de l’EBE. Rentabilité globale Cette entreprise regroupe toutes les caractéristique d’une entreprise en bonne santé qui gère parfaitement bien ses comptes et cela est perceptible non seulement dans l’évolution du chiffre d’affaire mais également dans la part que tiennent les charges (financière, externes). En conclusion l’entreprise C ne présente pas de faiblesse et est une société stable et équilibrée. Le risque de non remboursement Le risque de non remboursement en cas de cessation d’activité est ici très faible mais pas absent. Le solde net de trésorerie Le solde net de trésorerie est négatif, de l’ordre de – 800 K ce qui est énorme mais pas catastrophique pour une entreprise comme celle ci car, une trésorerie négative n’est pas toujours un problème. Il semble que la trésorerie ait subit des dommages lors de l’exercice précédent car en 2001 elle était excédentaire de 238 K et elle est déficitaire de plus d’un million d’euros en 2002, elle a ensuite diminué en 2003. BILAN 1. Professionnel Ce stage a été pour moi très bénéfique car il m’a permis d’entrer dans un domaine assez particulier qui est celui de la Banque. En effet, j’ai appris dans ce milieu très spécial, les lois qui le régissent, et la manière dont on y travaille. De plus, j’ai été très vite intégrée à l’équipe du service des engagements et d’y trouver ma place. En définitive, h’ai découvert à travers ce stage une autre façon de travailler. De plus, j’était entouré de personnes très compétentes et bien que très professionnelles, elles ont su trouver les mots pour m’expliquer des choses qui pour eux sont des évidences. 2. Universitaire Le point important pour moi a été de découvrir l’utilisation de l’analyse financière ainsi qu’une approche de sa réalisation. En effet, la mise en pratique des connaissances acquises à l’IUT a été un déclic dans la compréhension et dans l’approche des chiffres. Cette expérience m’a permis de me faire une réelle opinion de ce domaine dans lequel je souhaite me diriger. 3. Humain Le contact avec le milieu professionnel de la banque m’a enrichi en de nombreuses expériences. En effet, dans un premier temps ma rencontre avec l’équipe m’a fait rencontré des gens sympathiques, souriant et très conviviales. En effet mon insertion s’est faite très vite et sans aucun problème. Ainsi, si mon stage s’est passée dans de si bonne conditions c’est uniquement parce que le personnel de la Banque était très agréable et que l’ambiance était très chaleureuse. Ainsi, ce stage à été pour moi une réelle opportunité, surtout parce qu’il m’a permis de voir réellement les métiers de la banque et ce qui s’y fait. En effet, je souhaiterai travailler au sein d’un établissement bancaire et c’est la raison pour laquelle j’ai décider de faire mon stage dans une banque. De plus, j’ai rencontré des personnes très intéressantes qui me donnaient envie d’apprendre et de comprendre les choses très spécifique à la banque. Je pense que ce stage m’ a permis de mettre en application de nombreuses choses que je n’avais pas compris en théorie. EMPRUNT BANCAIRE : le crédit bancaire connaît une classification de type de prêt en fonction de leur terme : o Le crédit à court terme ne concerne guère le développement de l’entreprise, mais plutôt sa vie courante. Ce sont généralement des crédits de trésorerie consentis sous forme de découvert en compte courant. o Le crédit à moyen terme sont destines à financer les investissements de l’entreprise. Le moyen terme évolue entre deux et six ans, au delà on entre dans le long terme. o Les prêts à long terme sont ceux qui représentent les risques les plus importants pour les banques. PRET : action de céder quelque chose avec une contre partie PROSPECT : client potentiel SYSYTEME DAILLY : la loi du 2 Janvier 1982, perfectionnée par la loi du 24 Janvier 1984, instaure un nouveau mode de cession ou de nantissement de créances dont la simplicité résulte de la remise d’un bordereau regroupant un nombre considérable de créances, qu’elles soient déjà liquides et exigibles ou quelles aient vocation à le devenir. • Manuel Organisation et activités comptables de E Favro • Cours d’analyse financière • Site de la Banque Martin Maurel www.matin-maurel.fr