Lundi 11 avril 2016
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Lundi 11 avril 2016 Tel : 023 37 12 50 / 023 37 10 94 / 023 37 12 51 Fax. 023 37 10 92 / 023 37 10 91 Mobile: 0770 88 90 80 L’adresse : Villa N°69 ; Lot said Benhaddadi. Cheraga Alger. . SOMMAIRE A la une .................................................................................................................................................................. 3 Relizane : La Volkswagen «made in Algeria» sortira en 2017 (Le quotidien d’Oran) ..................................................................................................................................... 3 Agroalimentaire : Des opérateurs en Californie (APS) .............................................. 3 Khebri appelle les investisseurs à s’impliquer dans le domaine énergétique (La Nouvelle République) ................................................................................................. 4 Malaise dans la filière avicole (L’Econews) ............................................................... 4 Téléphonie 3G : Plus de 16 millions d'abonnés enregistrés en 2015 (APS) ............... 5 Iris Fabriquera des pneus algériens (L’Econews) ....................................................... 6 Banque/bourse/Assurance .................................................................................................................................... 7 Emprunt obligataire : Avantages et risques d’une telle opération (El Watan)............ 7 EMPRUNT OBLIGATAIRE : Ce qui fait peur aux banquiers (L’Expression) ....... 11 Mohamed Gharnaout. Expert financier : «Le crédit extérieur pour financer l’investissement peut devenir dangereux» (El Watan) ............................................. 12 Coopération ......................................................................................................................................................... 14 La première voiture sortira en 2017 : Volkswagen «made in bladi» (El Watan) ..... 14 Algérie-France : Les affaires d'abord (Le Quotidien d’Oran) .................................. 15 Alger et Paris sur la même longueur d'ondes (Le Quotidien d’Oran) ....................... 17 Engrais, Transport ferroviaire et agroalimentaire : Les bases du partenariat (El Moudjahid) ................................................................................................................ 19 DOCUMENT, Comité intergouvernemental de haut niveau algéro-français : Communiqué conjoint ............................................................................................... 24 Veille ..................................................................................................................................................................... 33 2 A la une Relizane : La Volkswagen «made in Algeria» sortira en 2017 (Le quotidien d’Oran) Le ministre de l'Industrie et des Mines, Abdesselam Bouchouareb, a reçu hier «une délégation du groupe Sovac Algérie, à sa tête Mourad Oulmi, afin de s'enquérir de l'avancement des négociations au sein de la commission mixte chargée du suivi du projet de production des véhicules par le groupe SOVAC, en partenariat avec le Groupe Volkswagen», annonce un communiqué de Sovac. Durant cette rencontre qui intervient «en perspective de la prochaine visite d'une nouvelle délégation du groupe Volkswagen pour la finalisation du dossier», le ministre a «confirmé le choix de la wilaya de Relizane pour abriter ce projet de grande envergure», lit-on dans le communiqué de Sovac. «En vue de l'importance du projet et de l'engagement du groupe Volkswagen à produire plusieurs modèles dès la première année, le ministre s'est personnellement engagé à suivre l'avancement du projet jusqu'à la sortie de la première voiture Volkswagen made in Algeria, durant le premier semestre de l'année 2017». Il a également assuré «la levée de toutes les contraintes administratives qui risquent de retarder l'avancement du projet». Pour le PDG du groupe Sovac, cette rencontre a permis de «bien avancer». «Nous sommes rassurés que les négociations évoluent vite et que nous allons atteindre l'objectif que nous nous sommes assigné, à savoir présenter la première voiture Volkswagen au prochain Salon de l'automobile d'Alger». Agroalimentaire : Des opérateurs en Californie (APS) Une délégation d’opérateurs économiques algériens va séjourner en Californie du 10 au 16 avril pour jauger les opportunités de partenariat avec les entreprises américaines dans le domaine de l’agroalimentaire. Organisée par le Conseil d’affaires algéro-américain (USABC), la Fondation Filaha et l’Agence du développement économique de Kings County en Californie, la mission d’étude vise à mettre à profit l’expérience américaine dans l’agroalimentaire en vue de nouer des partenariats dans ce secteur stratégique pour l’Algérie, a indiqué à l’APS M. Smail Chikhoune, président d’USABC. L’objectif de ce voyage d’affaires est de promouvoir les investissements entre les deux pays, a souligné M. Chikhoune. La première mission organisée l’année passée s’est soldée par la conclusion d’une joint-venture entre le groupe Lacheb et le consortium américain American International agriculture Group (AIAG) pour la création d’une ferme d’élevage de 20.000 vaches laitières, a-t-il rappelé. D’un coût initial de 100 millions de dollars, cette société dénommée El Firma (la 3 ferme) sera basée dans l’ouest algérien entre Mostaganem et Mascara. La mission donnera également l’occasion à un autre groupe algérien Tifralait pour faire avancer les négociations avec le groupe AIAG sur un projet similaire à Ghardaia, a-t-il fait savoir. Il a précisé que cette mission aidera les opérateurs algériens à tirer profit de l’expérience américaine dans le secteur agroalimentaire, basée sur l’intensification, la spécialisation agricole et la maîtrise de l’ensemble de la chaîne agroalimentaire qui regroupe la recherche, la production, la transformation et la distribution. A cet effet la délégation algérienne visitera en Californie des champs de production agricole, des fermes d’élevage de vaches laitières, des unités de production de fourrage et d’aliments de bétail ainsi que des unités de production et de conditionnement de plusieurs produits agroalimentaires. Khebri appelle les investisseurs à s’impliquer dans le domaine énergétique (La Nouvelle République) Le ministre de l’Energie, Salah Khebri, a convié, samedi dernier à partir de Laghouat, les investisseurs nationaux à «s’impliquer» dans le domaine énergétique en Algérie. «Il appartient aux promoteurs économiques nationaux d’investir dans le domaine énergétique en Algérie tant que le cadre juridique existe et des avantages leur sont assurés, y compris l’achat par l’Etat de leurs produits électriques», a rassuré M. Khebri en marge de l’inspection des structures et installations relevant de son secteur dans le cadre de sa visite de travail dans la région. Le ministre de l’Energie a, à cette occasion, relevé qu’une production électrique de 22 000 MW sera réalisée à partir des énergies renouvelables, à l’horizon 2030, soit 27% de la production nationale d’électricité. Cette perspective s’inscrit, a déclaré le ministre, au titre du programme national de développement des énergies renouvelables, solaire et éolienne notamment, en vue d’exploiter ces énergies dans la satisfaction des différents besoins Malaise dans la filière avicole (L’Econews) Prise dans la tourmente d’une baisse de consommation, la filière avicole est plongée dans un nouveau cycle de crise. Conséquemment à la surproduction enregistrée depuis le mois de février, les prix du poulet ont 4 connu une baisse qui met à mal les revenus des milliers d’aviculteurs ces dernières semaines. Sur le marché de détail, le prix du poulet frôle les 100 dinars le Kg dans les régions où se concentre la production de viandes blanches, notamment à Tizi Ouzou, Boumerdès ou Batna à l’Est du pays. Cette baisse des prix a entraîné des pertes considérables aux éleveurs, dont une grande partie a décidé de geler ses activités pour les mois à venir en attendant le redressement du marché, ce qui a provoqué, par ricochet, le malaise des producteurs de poussins qui, faute de preneurs, ont été contraints à l’incinération de plusieurs dizaines de milliers de sujet, selon des associations d’éleveurs avicoles. Dans son ensemble, en dépit des performances enregistrées ces dernières années sur le plan quantitatif, avec l’amélioration de la production, la filière avicole peine à trouver un nouvel essor en raison de la déstructuration dans laquelle elle est plongée. Selon une étude réalisée par le département des sciences vétérinaires de l’université de Batna, la production de viandes blanches en Algérie avoisine les 4,5 millions de quintaux par année. La filière compte 20 000 éleveurs, 500 000 employés, toutes catégories confondues, (emplois directs, indirects et saisonniers), comme elle fait vivre aussi quelque 2 millions d’habitants à l’échelle nationale. Cependant, en l’absence d’une production locale capable de répondre aux besoins exprimés, la filière avicole est étroitement dépendante des importations en matières d’aliments de volaille. Selon la même étude, les importations en maïs, tourteau de soja et autres compléments alimentaires vitaminés atteignent 20 millions de quintaux par année. En outre, 3 millions de poussins reproducteurs sont importés annuellement. Sur ce point, il est utile de souligner que l’Algérie ne dispose pas à présent de sa propre souche génétique qui lui permet de produire au niveau local les poussins de reproduction. Les objectifs tracés pour le deuxième quinquennat du programme de Renouveau agricole et rural tablent sur 5,8 millions de quintaux de viandes blanches à produire à l’horizon 2019. Téléphonie 3G : Plus de 16 millions d'abonnés enregistrés en 2015 (APS) Plus de 16 millions d'abonnés à la téléphonie mobile de troisième génération (3G) ont été enregistrés à fin décembre 2015, en hausse de 92% par rapport à 2014, a indiqué dimanche à Alger le président du Conseil de l'Autorité de régulation de la poste et des télécommunications (ARPT), Mohamed Tewfik Bessai. "Le parc abonnés de la 3G a augmenté de 92%, en passant de 8,509 millions en 2014 à 16,319 millions en 2015", a précisé M. Bessai, lors d'une conférence de presse consacrée à la présentation du bilan des activités de son organe durant l'année écoulée. Le président du Conseil de l'ARPT a fait remarquer que le segment GSM "a connu une baisse de 23% en 2015 5 par rapport à 2014, une baisse qui s'explique principalement par la migration des abonnés GSM vers la 3G", a-t-il dit. En termes de parts de marché de la 3G, le responsable a précisé que l'opérateur ATM (Mobilis) arrive en tête avec 40,09%, suivi par WTA (Ooredoo) avec 34,52%, alors que le dernier entrant sur le marché de la 3G, à savoir OTA (Djezzy), détient 25,39% des parts. "Globalement sur le marché de la téléphonie mobile (GSM+3G), l'opérateur OTA détient la plus grande part de marché avec 38,43%, suivi dÆATM (33,12%) et WTA (28,45%)", a-t-il encore précisé, relevant que le nombre d'abonnés global (GSM et 3G) a atteint l'année dernière 43,227 millions. Concernant la téléphonie fixe, M. Bessai a indiqué que les informations communiquées par Algérie Télécom (AT) et auditées par l'ARPT font état de 3,268 millions abonnés à fin décembre 2015, dont 87% sont des particuliers. Le marché de la téléphonie a connu, durant l'année 2015, "une nette amélioration", dans tous les secteurs et le chiffre d'affaires est passé de 405 milliards de DA en 2014 à 433 milliards de DA en 2015, soit une progression de 7%, a-t-il résumé. Selon les données de l'ARPT, la contribution des opérateurs de téléphonie fixe et mobile au PIB du pays donne le chiffre provisoire de 2,29%. Pour ce qui est du marché de l'internet, l'intervenant a indiqué qu'il avait également connu une "nette progression" l"année dernière, précisant que la télé-densité internet (pourcentage d'accès internet rapporté à la population) est passée de 25,60% en 2014 à 46% en 2015. Cette progression "s'explique essentiellement par le lancement des services de la 3G et de la 4G (par l'opérateur fixe)", a-t-il argué, ajoutant que le parc abonnés internet est passé de 10,111 millions en 2014 à 18,583 millions l'année dernière, dont 16,319 millions enregistrés pour l'internet mobile. A cette occasion, M. Bessai a tenu à saluer les efforts consentis par les pouvoirs publics dans le domaine du développement des TIC, déplorant "l'injustice" de certaines organisations internationales "qui ne prennent pas en considération ces efforts dans le classement de l'Algérie en matière d'accès aux TIC". Par ailleurs, le président de l'ARPT a indiqué que le marché postal avait enregistré durant l'année 2015, un revenu global qui s'élève à 12,69 milliards de DA, soit une augmentation de 24% par rapport à 2014. Iris Fabriquera des pneus algériens (L’Econews) 6 Le fabricant algérien d'électronique et d’électroménager Iris a investit 13 milliards de dinars pour le lancement de son mégaprojet pour la fabrication de pneumatiques. Une éventuelle joint-venture sera possible avec un partenaire étranger pour le transfert technologique, a indiqué son Pdg Djamel Guidoume. Rencontré aujourd’hui en marge du 3ème forum algéro-français, le Pdg de ce groupe s'est étalé sur les détails de ce dit-projet. Selon M. Guidoum, l’usine sera implantée à Sétif sur une superficie d’environ 5 hectares. « Il s’agit d’un premier projet dans son genre en Algérie et en Afrique. En phase de construction, l’usine sera opérationnelle d’ici à fin 2016. Elle produira une capacité d’Un million de pneus par ans pour la première année. Le volume sera doublé à partir de la deuxième année pour atteindre les deux millions de pneus par an. Première en terme de cadence, l’usine consacrera environs 35% de sa production pour l’exportation, la cible : le marché africain et européen. Et d’ajouter : « Nous voulons faire de ce projet un moyen générateur de l’emploi, d’ailleurs rien que pour cette usine nous comptons recruter environs 700 employés. Actuellement en état d’installation des infrastructures, nous procéderons à celle des équipements bientôt et nous comptons faire appel à un partenaire européen spécialiste en la matière. Une équipe allemande leader dans le domaine de construction pneumatique est ainsi sollicitée dans un cadre partenarial « gagnant-gagnant », selon les vœux du Pdj d’Iris. D’autres partenaires commerciaux sont envisageables mais ne sont pas définis à l’heure actuelle. Par ailleurs, Djamel Guidoum a affirmé qu’Iris ambitionne de développer son taux d’intégration dans la fabrication de tous ses produits pour les autres catégories à savoir l’électroménager et l’informatique. Banque/bourse/Assurance Emprunt obligataire : Avantages et risques d’une telle opération (El Watan) L’assurance affichée depuis le début de l’épisode baissier des cours du pétrole et des ressources financières de l’Etat quant à la capacité du pays à faire face à l’impact du retournement du marché pétrolier n’est plus d’actualité. Après les tergiversations sur les mesures à suivre dans ce contexte difficile et les annonces sur le mode de financement à adopter, place aux décisions puisque la question de l’emprunt a été finalement tranchée. Et ce, via un arrêté ministériel daté du 28 mars dernier. Un texte qui fixe les modalités de l’«Emprunt national pour la croissance économique». D’une durée de six mois, l’opération de souscription offre la possibilité de souscrire à des obligations nominatives d’une valeur de 50 000 dinars pour une période allant de 3 à 5 ans auprès de 6 organismes. Il s’agit de la Trésorerie centrale, la Trésorerie principale, les Trésoreries de wilaya, les 7 Recettes d’Algérie Poste, ainsi que les agences bancaires, et enfin les succursales de la Banque d’Algérie. Concernant le taux d’intérêt, il est fixé à 5% pour les obligations de 3 ans, contre 5,75% pour celles de 5 années. Ces dernières peuvent être revendues à des personnes physiques ou morales, «par voie de transaction directe», ou par endossement, c’est-àdire via la Bourse d’Alger, selon le texte de loi. Il reste maintenant à connaître l’engouement pour ce nouveau mode de financement qui a suscité, faut-il le rappeler, un large débat. En effet, la chute drastique des avoirs du Fonds de régulation des recettes (FRR) au cours de ces derniers mois et les prévisions de son épuisement d’ici fin 2016 a précipité la décision de l’emprunt national écartant pour l’heure l’endettement extérieur. Une solution pourtant déjà soulevée par le PDG de Sonelgaz, Noureddine Bouterfa et le ministre de l’Energie, Salah Khebri. Mi-mars dernier, le conseiller au département Moyen-Orient et Asie centrale auprès du Fonds, Jean-François Dauphin, a estimé que l’endettement interne était utile mais qu’il risquait d’avoir un effet d’éviction sur l’économie, (mobiliser des fonds pour couvrir le déficit budgétaire au détriment du secteur économique) alors que l’endettement extérieur permettrait de «minimiser» cet effet d’éviction sur l’économie. Mais, que ce soit pour la première ou pour la deuxième option, les interrogations et les analyses n’ont pas manqué ces dernières semaines. Face aux assurances des uns, les avertissements se sont multipliés d’autre part sur les capacités du pays et des entreprises publiques concernées à gérer ces dossiers, comme c’est le cas pour l’endettement. Une solution inéluctable pour bon nombre d’experts. «Considérant la consommation effrénée au niveau national, le recours à l’endettement est irréversible, d’autant plus que le très faible taux d’intégration de la production de la pièce de rechange de la turbine à gaz assuré par Algesco va précipiter l’entreprise Sonelgaz à recourir à l’endettement. Il y a lieu de préciser que ce n’est pas les 50 MW projetés dans l’apport éventuel assuré par l’énergie solaire qui changeront la donne. Tout retard se paye cash au moment même où les pays occidentaux diversifient leurs sources d’énergie», nous dira un ancien cadre du secteur de l’énergie. Du côté de Sonatrach, le recours à l’endettement paraît également inévitable d’autant que le maintien du plateau de production de 1,1 million de barils/j en pétrole et une production gazière de l’ordre de 130 milliards de m3/an, nécessitent selon les experts un investissement contenu dans le PMTE 2015-2019 de 90 milliards de dollars. Cela pour rappeler que les investissements dans l’industrie pétrolière sont extrêmement lourds. «Ce n’est pas sans raison d’ailleurs que l’option de recourir à des reprises des puits fermés pour diverses raisons techniques semble prendre un bon chemin car représentant les solutions les moins onéreuses. Quant aux investissements envisagés dans la mise en œuvre des techniques modernes de récupération secondaire pour toutes ces techniques, les résultats se font ressentir à moyen et long termes. Les dernières récupérations découvertes ou augmentations des capacités de production se sont faites surtout en association. 8 Là aussi, il n’y a pas lieu de crier victoire, la part revenant à Sonatrach ne dépasse pas les 30% dans le meilleur des cas», estime encore notre interlocuteur qui pointera du doigt, dans le même sillage, la mauvaise stratégie de l’entreprise à ne pas anticiper sur la diminution drastique du gisement de Hassi-Rmel, connu pour être le plus grand d’Afrique, voire mondial. «Sinon, comment comprendre qu’aussitôt les boostings des unités terminés il y a de cela 8 ans qu’on pense déjà à la mise en place d’un boosting ?» s’interroge t-il. Ce sont autant de raisons qui expliquent les difficultés financières de ces deux entreprises et la nécessité d’aller vers l’endettement. Mais est-ce que les conditions s’y prêtent. Hypothèse peu réalisable «L’hypothèse est peu réalisable compte tenu de la mainmise de l’Etat sur les deux», répondra cet ancien cadre du secteur. «Les projets à financement international, comme tous les autres projets du reste, doivent tenir compte des effets sur la balance des paiements à moyen terme et sur la consolidation de l’indépendance économique», nous dira pour sa part l’économiste Ahmed Mokaddem, avant d’expliquer : «Cela dit, on peut distinguer deux types d’investissements : les investissements à risques tels que ceux relatifs à la prospection par exemple, et ceux à horizon économique mieux maîtrisé tels que les constructions de raffineries, de création des dérivés des hydrocarbures, des centrales électriques, etc.». Dans ce cadre, les entreprises candidates à l’endettement sont appelées à présenter un dossier de projet viable et nécessaire. «Il est impératif de suivre une démarche d’élaboration rigoureuse du projet d’investissement par des choix judicieux des différents taux d’actualisation et des outputs escomptés, du retour sur investissement, d’études rigoureuses microéconomiques et des marchés futurs. Pour ce qui est du financement, il est important de bien négocier les conditions de l’emprunt concernant le taux d’intérêt, les échéances et délais de remboursement, les garanties», poursuivra-t-il insistant sur la nécessité de privilégier au maximum la prise en charge financière du projet par l’entreprise de façon autonome et non par le budget de l’Etat. Pour Mohamed Chérif Belmihoub, si l’obtention d’un crédit extérieur pour Sonatrach s’annonce aisée, ce n’est pas le cas pour Sonelgaz : «Il faut que le Trésor se porte garant pour Sonelgaz. C’est l’impasse. L’endettement de Sonelgaz signifie l’endettement de l’Algérie, car cette entreprise intervient uniquement sur le marché national et sa rentabilité est limitée. Aussi, les prix sont gérés par l’Etat, donc sa marge de manœuvre est réduite.» Quid de l’impact du système de gouvernance de ces entités économiques publiques sur les chances d’obtention du crédit ? A ce sujet, M. Belmihoub notera que le problème se pose quand la recherche des financements se fait via les Bourses étrangères. Or, l’option n’est pas d’actualité. «Si l’option du marché boursier est privilégiée, l’obstacle sera là, car il y a tout un dossier technique à préparer (reporting, transparence, management…). Sur ces questions, les dysfonctionnements sont importants. De même qu’ils sont importants au 9 plus haut niveau de la sphère économique. Car, même pour le recours à l’emprunt obligataire, la tâche ne s’annonce pas facile. Emprunt national : risques de change Les risques sont importants, selon un analyste financier de la Bourse de Paris. Pour ce dernier, l’emprunt national est soumis aux fluctuations des taux de change. Avec la dépréciation de la valeur de la monnaie nationale, le risque est élevé. En d’autres termes, la dépréciation du taux de change entraîne la baisse de la valeur de l’obligation. Il y a, en parallèle, le risque d’inflation à prendre en considération par les éventuels souscripteurs. Autant d’éléments qui pourraient réduire les chances de réussite de l’emprunt obligataire. Une situation qui pourrait orienter le choix vers l’endettement extérieur, même si officiellement cette solution est écartée pour l’heure. Mais dans les faits, cette piste est déjà en prospection. Certains ont expliqué la visite en Algérie du principal dirigeant d’une des plus grandes banques internationale, en l’occurrence le DG de Société Générale, Frédéric Oudea, en novembre dernier, reçu, pour rappel, par le Premier ministre, le ministre des Finances et le gouverneur de la Banque d’Algérie par le lancement des pourparlers dans le cadre de cette recherche de financement extérieur. Mais avec quelles garanties ? Une question qui s’impose sachant que tout repose sur l’analyse de la situation économique, le rating et les capacités de reconversion de la dette. Généralement, selon les experts, les premiers lancements de programmes d’émissions de dettes sont de véritables tests de réussite des émissions qui vont suivre après. Comment cela se traduit-il ? «Avant de lancer un emprunt souverain, l’Etat choisit une banque accompagnatrice dans cette opération, notamment pour l’origination (solutions d’investissement en produits structurés de dettes), ensuite une possible syndication de plusieurs banques pour acheter sur le marché primaire cet emprunt et le distribuer, et enfin sa distribution sur le marché secondaire. Aussi, chaque pays ou corporates émetteurs de dette doit avoir un rating qui évalue sa situation financière, ses capacités de remboursement et ses probabilités de défauts», nous expliquera l’analyste financier. Ces probabilités sont, selon la même source, plus grandes si l’emprunt porte sur une longue durée. «Ce qui est normal puisque la finance n’est autre que la Valeur de l’Argent dans le Temps», nous dira-t-il. Pas de rating des grandes agences de notation Qu’en est-il du cas Algérie ? Justement, il n’existe pas de rating des grandes agences de notation que sont, à titre de rappel, S&P, Moodys et Fitch rating. La seule notation de l’Algérie est un BBB - (négatif) attribuée par Dagong (agence chinoise). Donc, si l’Algerie décide d’aller sur un emprunt extérieur, celui-ci se fera sûrement en TOC (gré à gré) sur des bailleurs publics internationaux ou le Fonds monétaire international (FMI), toujours selon notre analyste. Et pour cause, les conditions ne sont pas réunies à présent pour un endettement auprès des marchés mondiaux qui jugeront cet emprunt trop risqué, même si les grands assureurs recherchent en cette période de début de déflation en Europe une performance pour leurs portefeuilles. «Mais cette 10 performance ne se fera pas aux dépens d’un risque excessif de défaut. Et c’est le cas de l’Algérie.» EMPRUNT OBLIGATAIRE : Ce qui fait peur aux banquiers (L’Expression) «S'il n'y a aucun apport au niveau de la trésorerie de la banque, cela ne sert à rien et ce, en plus du fait qu'on peut se retrouver en train de payer très cher cette opération.» «Ceux qui vont s'empresser de souscrire à l'épargne obligataire, ce sont les épargnants déjà domiciliés, les autres préfèrent placer leur argent dans l'immobilier ou dans le marché parallèle des devises», nous explique Djamel, chargé d'études dans une banque publique. Il semblerait qu'un grand risque accompagne le lancement de l'emprunt obligataire annoncé et prévu pour le 15 avril 2016, selon quelques cadres supérieurs de banques. Or, quand on sait que les taux appliqués par les organismes financiers pour les placements et l'épargne ne dépassent pas les 4%, il est tout à fait logique que les clients qui détiennent des carnets d'épargne, des bons de caisse, ou autres, ont plus à gagner en souscrivant à l'épargne obligataire qui rapporte 5% par an, avec la possibilité de récupérer leur capital après cinq ans. Pour nos interlocuteurs, cette solution ne réglera rien et peut même s'avérer néfaste pour les banques «s'il n y'a aucun apport au niveau de la trésorerie de la banque cela ne sert à rien et ce, en plus du fait qu'on peut se retrouver en train de payer très cher cette opération», indique un cadre de la BNA, qui explique que dans la mesure où les grands détenteurs de l'argent de l'informel ne seront pas intéressés par cette opération, les souscripteurs qui auront transformé leur épargne en titres, n'impacteront pas le solde global de la banque pour lui permettre de financer les grands projets. Résultat des courses: pour le gouvernement, après le démarrage très timide de l'opération de bancarisation de l'argent de l'informel, la problématique demeurera la même, comment utiliser les 40 milliards de dinars de l'informel pour relancer l'économie nationale. Sauf que pour cette opération d'emprunt obligataire, si ce scénario venait à se préciser, les banques se retrouveront en train de payer les petits souscripteurs, leur part de 5% chaque année, alors qu'elles n'en payaient que 4% et ce, sans avoir réussi à amorcer cette dynamique pour laquelle cette médication a été prescrite, du fait que l'apport de cette opération ne sera pas conséquent et ne pourra pas soutenir la réalisation des grands projets. En plus du fait que les banques et le Trésor public vont perdre de la trésorerie, l'Etat aura perdu deux ans à chercher la bonne solution, alors qu'entre-temps, nos réserves de changes et les équilibres financiers du pays continueront à fondre. Pour les observateurs de la scène économique, cette opération est une aberration. Ils ne comprennent pas comment on peut passer d'une tentative ratée, de bancarisation de l'argent de l'informel aux allures d'amnistie fiscale et conditionnée par le versement d'un forfait de 7%, à un emprunt 11 obligataire rémunéré à 5%. Ils y voient là l'effet d'un coup d'épée dans l'eau, du fait que cela représente une action isolée qui n'aura aucune incidence sur la relance de l'économie nationale. Tandis que pour certains experts, la solution est claire, il faut arrêter de tourner autour d'une bancarisation qui n'aura jamais lieu, il faut aller carrément vers une amnistie fiscale franche et définitive. En somme, pour les banquiers que nous avons rencontrés, cette mesure qui est destinée à contribuer fortement à la relance économique, risque de s'avérer n'être qu'une mesure d'appoint, au même titre que l'opération de bancarisation de l'argent de l'informel. Entre-temps, pour pallier le déficit budgétaire occasionné par la chute des revenus des hydrocarbures, on continue à puiser dans le Fonds de régulation des réserves, qui fond à vue d'oeil, et à dévaluer le dinar pour générer des recettes supplémentaires. C'est quoi un emprunt obligataire ? Un emprunt obligataire est un emprunt lancé par une entreprise, une banque, un Etat ou une organisation gouvernementale matérialisé sous forme d'obligations qui sont achetées par des investisseurs. Ces obligations sont le plus souvent négociables et d'un montant unitaire qui prévoit le versement d'un intérêt, le plus souvent annuel, et un remboursement au terme de plusieurs années. Par rapport à un prêt bancaire avec lequel il est en concurrence au niveau de l'émetteur, l'emprunt obligataire permet à l'entreprise de diversifier ses sources de financement, en particulier lorsque les banques ont des difficultés à prêter. Mohamed Gharnaout. Expert financier : «Le crédit extérieur pour financer l’investissement peut devenir dangereux» (El Watan) Pour financer les investissements de Sonatrach et Sonelgaz, des responsables du secteur avancent l’éventualité du recours à l’endettement extérieur. Est-ce possible ? Bien sûr qu’il est toujours possible de recourir aux emprunts extérieurs pour financer les investissements. Sauf que les conditions changent en fonction du demandeur de ce crédit, de la qualité de ses dirigeants, de la nature de ce crédit (fournisseurs, acheteurs, etc.), de la durée de celui-ci, de la situation financière de l’entreprise, du pays d’origine de l’emprunteur (risque pays) ; en gros, tous les éléments qui permettent au prêteur d’estimer le risque du crédit et déterminer les garanties à exiger de l’emprunteur pour assurer son remboursement. 12 Tous ces éléments doivent être produits dans le mémorandum d’informations que ces deux entreprises présentent. Compte tenu de la situation financière du pays, il sera difficile mais non impossible de recourir à la dette extérieure, et ce, vu les conditions très sévères qui seront exigées par les prêteurs. Pour Sonelgaz, compte tenu de sa situation financière, on exigera d’elle la garantie de l’Etat qu’il faudra donner à toutes les autres entreprises qui solliciteraient un crédit extérieur et pour Sonatrach, compte tenu de son importance économique, les exigences des prêteurs seront à la limite du secret d’Etat. Quelles sont les conditions à assurer avant de demander l’emprunt ? D’abord que la situation de l’entreprise est bonne du point de vue de son fonctionnement, ensuite que les conditions du marché soient bonnes (taux d’intérêt bas), et que l’investissement ciblé lui permette d’augmenter ses revenus d’une manière à assurer le remboursement du crédit sollicité. Or, ni la Sonelgaz ni Sonatrach ne maîtrisent les prix internes qui demeurent fixés par l’Etat pour ne prendre qu’un exemple. Pour Sonatrach, les prix de ses produits sont fixés par les marchés internationaux (New York et Londres notamment). En d’autres termes, celles-ci n’ont aucune emprise sur leur chiffre d’affaires et donc sur leur situation financière. Dans ce contexte, je me demande d’où provient cette idée de solliciter des crédits extérieurs pour financer les investissements de ces deux entités, même si ces derniers (les crédits extérieurs) seront inévitables dans un proche avenir. S’agit-il de la même source que celle qui avait décidé de «la bêtise» du remboursement par anticipation de la dette extérieure ? Est-ce que l’option de l’emprunt extérieur est valable pour tous types de projets ? Si les conditions de crédit à l’extérieur sont bonnes et que la monnaie du pays est stable, oui. Cependant, à conditions de crédit égales à l’extérieur et à l’intérieur, non. Logiquement, on ne sollicite un crédit extérieur que quand il s’agit d’acheter des équipements de meilleure qualité ou non disponibles sur le marché local, et ce, pour une raison évidente liée au risque de change. Cela est d’autant plus important qu’il se trouve que notre pays est monoexportateur et les recettes fiscales ou budgétaires dépendent beaucoup de ce produit. Ce qui veut dire que les intérêts de l’Etat (budget) et des opérateurs économiques (stabilité des prix) sont non seulement divergents, mais celui de l’Etat passe avant tout. A chaque fois que les recettes budgétaires chutent, les dirigeants du pays dévaluent le dinar sans demander et sans indemniser personne. Dans ces conditions, le recours au crédit extérieur pour financer l’investissement peut devenir dangereux pour la survie de l’entreprise. Quelle est la pertinence à un recours au marché obligataire ? On ne peut répondre que globalement par rapport à cette question car elle est partielle. Il faut des détails sur les échéances sollicitées, les taux offerts, 13 le montant, etc. Mais, grosso modo, elle est la plus pertinente parmi celles qui ont eu lieu jusqu’à présent et notamment le recours aux emprunts extérieurs et les avances de la Banque centrale qui sont à éviter car elles risquent d’exacerber le rythme de l’inflation alors que les montants qui vont être sollicités sont très importants. En effet, ces émissions visent à financer une partie du déficit budgétaire. Or, ce dernier reste très important même s’il est en diminution par rapport à celui de 2015. Ceci veut également dire que le Fonds de régulation des recettes (FRR) qu’on a massivement sollicité les années antérieures, c’està-dire en 2014 et 2015 notamment, va s’épuiser. Sinon, pourquoi solliciter l’émission d’obligations qui coûtent de l’argent alors qu’on a des avoirs en dinars au niveau du FFR qui ne coûtent rien à l’Etat et qui ne demandent qu’à être utilisés ? La pertinence de l’emprunt obligataire réside dans le fait qu’il est modulable par rapport aux besoins de financement des activités de l’entité qui le sollicite. Et parce qu’il promet des paiements périodiques à des taux prédéterminés, il permet à cette dernière de s’organiser d’une manière à assurer les paiements du principal et des intérêts. Pour un avis averti, il y a lieu d’avoir les informations relatives au type d’obligations à émettre (OAT), les échéances, les taux pour chaque échéance (il faut éviter l’éviction des autres secteurs de l’économie) la population ciblée (public, et elles seront très bénéfiques pour l’économie) ou l’institutionnel (elles le seront moins) ou les deux à la fois, notamment. Commerce Coopération La première voiture sortira en 2017 : Volkswagen «made in bladi» (El Watan) «Pour s’enquérir de l’avancement des négociations au sein de la commission mixte chargée du suivi du projet de réalisation de l’usine de production des véhicules par le groupe SOVAC, en partenariat avec le Groupe Volkswagen, «le ministre de l’Industrie et des Mines, Abdesselem Bouchouareb a reçu, hier dans la matinée, une délégation de cadres du groupe Sovac Algérie, à leur tête, Mourad Oulmi, indique un communiqué du Groupe Sovac. En perspective de la prochaine visite d’une nouvelle délégation du Groupe 14 Volkswagen pour la finalisation du dossier, le ministre a d’abord confirmé le choix de la wilaya de Relizane pour abriter ce projet de grande envergure, ajoutera le même communiqué. En vue de l’importance du projet et de l’engagement du Groupe Volkswagen à produire plusieurs modèles dès la première année, le ministre «s’est personnellement engagé à suivre l’avancement du projet jusqu’à la sortie de la première voiture Volkswagen made in Algeria, durant le premier semestre de l’année 2017», nous apprend le représentant du géant mondial de l’automobile. M. Abdesselam Bouchouareb a également «assuré la levée de toutes les contraintes administratives qui risquent de retarder l’avancement du projet et de faciliter la tache à la commission mixte pour atteindre l’objectif final à savoir la sortie en 2017 de la première Volkswagen «made in bladi». Pour sa part, très enthousiaste à l’idée de voir la marque allemande fabriquée en Algérie, M. Mourad Eulmi, président-directeur général du Groupe Sovac soulignera, à l’occasion, «Cette nouvelle rencontre nous permet de bien avancer. Nous sommes rassurés que les négociations évoluent vite et que nous allons atteindre l’objectif que nous nous sommes assignés, à savoir présenter la première voiture Volkswagen au prochain Salon de l’automobile d’Alger», a déclaré le PDG du Groupe Sovac. La réalisation de l’usine Volkswagen en Algérie sera le deuxième sur le continent africain après celui de l’Afrique du Sud. Le coût de l’investissement est estimé à hauteur de 170 millions d’euros qui comprend la réalisation de la ligne de montage et l’importation des équipements pour la future usine Volkswagen Algérie. La capacité de production de la ligne de montage VW est de 10.000 unités pour la première année de production en 2017, elle passera par la suite à 100.000 unités cinq ans plus tard vers 2022. L’usine fabriquera trois modèles du deuxième groupe mondial, il s’agit de la Volkswagen Polo Sedan, Skoda Octavia et Volkswagen Amarok. Il est à noter que le Groupe Volkswagen a validé ce projet de montage et l’Algérie sera le deuxième pays de l’Afrique à accueillir un tel projet du groupe Volkswagen, avec une projection d’exportation d’une partie de la production à moyen terme et qui concernera les trois modèles montés. Par ailleurs, il est utile de rappeler que durant la visite du Premier ministre, Abdelmalek Sellal à Berlin, des contrats de partenariat « dans la fabrication de pièces détachées automobile «ont été négociés entre des entreprises algériennes et allemandes, dont «Mercedes en particulier». Aussi, il est utile de signaler que le constructeur automobile français Peugeot compte s’installer en Algérie avec, également, sa filiale Faurecia pour satisfaire ses besoins de sous-traitance, avait indiqué, M. Abdesselem Bouchouareb. Algérie-France : Les affaires d'abord (Le Quotidien d’Oran) Les affaires passent avant tout. C'est le message subliminal qu'il fallait retenir hier lors de l'intervention des deux Premiers ministres, Abdelamlek Sellal et Manuel Valls, à l'occasion de l'ouverture du forum économique algéro-français, organisé à l'hôtel El-Aurassi, à Alger. 15 «La France veut rester le par-tenaire économique majeur de l'Algérie», a déclaré en substance le Premier ministre français Manuel Valls. Ce dernier qui intervenait devant les opérateurs économiques algériens et français, a affirmé que «nous sommes déjà le premier investisseur, hors hydrocarbures, dans ce pays, et le deuxième partenaire commercial, avec un volume d'échanges qui ne cesse d'augmenter». «Ce partenariat doit continuer à se développer. Ce qui veut dire d'abord pour la France : demeurer le partenaire économique majeur de l'Algérie», a ajouté le Premier ministre en ouvrant le forum d'affaires avec son homologue algérien, Abdelmalek Sellal. Valls, qui était aux côtés de Sellal et du ministre de l'Industrie Abdeslam Bouchouareb, a signé une première série d'accords, dont un «nouveau pacte d'actionnaires» pour étendre une usine de matérielle ferroviaire codétenue par le groupe français Alstom. Cette usine, inaugurée l'an dernier, monte des rames de tramways mais doit bientôt produire des trains régionaux pour le marché local. D'autres accords, «dont probablement un portant sur l'ouverture de l'usine automobile PSA, doivent être signés» plus tard au Palais du gouvernement algérien, note Valls alors que le ministre de l'Industrie, annonçait, la veille, le report de la signature du contrat qui devait marquer l'acte de naissance de PSA en Algérie. En 2015, la Chine était la première partenaire commerciale de l'Algérie avec une part de 14,1% des échanges. La France n'arrivait qu'en deuxième position avec 10,9%, une part en baisse par rapport aux 12% enregistrés en 2012. L'Algérie connaît un coup de frein de son taux de croissance du fait de l'effondrement du prix du pétrole, pénalisant son commerce extérieur et sa consommation. «Nous sommes là pour vous aider à réussir. Car nous avons confiance dans les atouts de l'Algérie, dans le fait qu'ensemble, nous pouvons peser», conclut le Premier ministre français. En tout, une quinzaine d'accords a été signé hier entre les deux pays et qui concernent plusieurs secteurs (industrie, santé, pharmaceutique, BTP, mécanique etc.). Haddad appelle la diaspora à participer au développement du pays Le président du forum des chefs d'entreprises (FCE) a appelé pour sa part les compatriotes algériens établis en France à prendre part au développement de l'Algérie à travers notamment «la construction de passerelles entre l'Algérie et la France». Il existe désormais, selon lui, un «climat propice» pour propulser les relations économiques des deux pays du fait d'une nouvelle configuration du climat des affaires en Algérie. «Nous voulons des alliances stratégiques dans tous les secteurs», dira le président du FCE qui soulignera que l'exemple du constructeur Renault, installé en Algérie et dont personne ne croyait au départ est un indice qui renseigne sur cette volonté d'aller de l'avant avec les entreprises françaises. «Les entreprises françaises peuvent renouer avec la croissance en Algérie», ajoute le patron du FCE en soutenant que le secteur privé algérien, en pleine 16 expansion, est devenu un acteur essentiel dans la coopération et le partenariat avec la France. Ali Haddad, qui rappelle qu'on a recensé 1.900 entreprises françaises exerçant en Algérie en 2014, a exhorté ces dernières à s'investir davantage pour atteindre l'excellence, à travers des partenariats où tout le monde est gagnant. Alger et Paris sur la même longueur d'ondes (Le Quotidien d’Oran) C'est «en application de la Déclaration d'Alger sur l'amitié et la coopération entre l'Algérie et la France» que s'est tenue hier, la 3ème session du Comité intergouvernementale de haut niveau(CIHN). La Déclaration d'Alger a été signée, rappelle le communiqué commun algéro-français, le 20 décembre 2012 «à l'occasion de la visite d'Etat, en Algérie, du Président François Hollande.» C'est donc dans ce cadre que s'est tenue, hier, à l'hôtel El Aurassi, en marge du Forum économique algérofrançais, la 3ème session du CIHN, sous la présidence des deux Premiers ministres, Sellal et Valls. Plusieurs ministres algériens et français (10) y ont pris part. «Cette session a été l'occasion, pour les deux parties, de dresser un bilan des progrès réalisés dans la feuille de route bilatérale, retenue lors de la 2ème session du CIHN, tenue le 4 décembre 2014, à Paris, et de dégager de nouvelles perspectives de coopération, dans l'ensemble des domaines, à même de hisser la relation bilatérale à un partenariat d'exception que les deux parties ambitionnent de construire,» lit-on, dans le communiqué commun sanctionnant cette rencontre. Près de 26 accords ont été signés entre les deux délégations, notamment, dans les transports, la santé, l'énergie, l'agroalimentaire et l'industrie. Cependant, Sellal a qualifié de très important, surtout l'accord d'entre-aide judiciaire signé par les ministres des deux pays «portant sur l'échange d'informations et la transmission des actes de procédures.» Les deux pays s'engagent à poursuivre leurs discussions sur les projets de convention relatifs à l'extradition et l'entraide judiciaire en matière pénale «en vue de leur signature et leur ratification, dans les meilleurs délais,» dit le communiqué. Tout en se félicitant de l'accord politique libyen, signé le 17 décembre 2015, les deux parties, lit-on, «sont convenues de continuer à soutenir, activement, le processus politique appuyé par les Nations unies, seule solution à même d'apporter la stabilité en Libye et de préserver sa souveraineté, son intégrité territoriale et l'unité de son peuple.» Les deux délégations estiment que «l'arrivée à Tripoli du 1er ministre libyen et des membres du Conseil présidentiel représente une évolution positive pour la Libye.» L'Algérie et la France soulignent à partir d'Alger que «le gouvernement d'entente nationale doit s'installer dans la capitale libyenne et prendre dans le cadre de sa mise en œuvre des dispositions de l'accord politique libyen, le contrôle des administrations et des institutions 17 financières nationales.» Alger et Paris interpellent la Communauté internationale Les deux délégations ont également «souligné la responsabilité qui incombe à la Communauté internationale pour soutenir ce gouvernement, face aux défis politiques, sécuritaires et économiques auxquels le pays est confronté ainsi que celui de la lutte contre les groupes terroristes.» A propos du Mali, les deux parties veulent que la mise en œuvre de l'accord d'Alger soit «diligente et intégrale, avec l'appui politique, technique et financier de la Communauté internationale(… ).» Les deux pays ont parallèlement «exprimé leur préoccupation à l'égard des retards pris dans l'application de l'accord et ont appelé les parties à s'engager pleinement et de bonne foi, et à assumer leurs responsabilités respectives dans un esprit de coopération et en toute sincérité en vue de la concrétisation des engagements auxquels ils ont souscrit.» L'Algérie et la France affirment «marquer leur détermination à poursuivre leur dialogue et approfondir leur coopération, en matière de lutte contre le terrorisme transnational.» Elles veulent inscrire la lutte contre ces organisations terroristes «dans la dimension globale qui requiert, entre autres, l'assèchement des ressources de financement de leurs actions, notamment, par les revenus du trafic des stupéfiants, du commerce illicite des armes et des produits des hydrocarbures ainsi que des rançons.» Dans le domaine de la Défense algéro-française, elles rappellent qu'«une réflexion a été mise en avant concernant la nécessité de développer de nouvelles coopérations, entres autres, le renforcement de la coopération opérationnelle dans le domaine maritime en Méditerranée occidentale, l'initiation d'une coopération entre les forces spéciales des deux pays ainsi que la mise en place d'un cadre réglementaire et d'un mécanisme pour la coordination frontalière, dans la bande sahélo-sahélienne.» Les deux pays veulent développer «des projets d'évaluation technique communs ou des partenariats industriels dans le domaine de l'armement.» Ils font part à ce titre de «processus de consultation en cours pour aboutir à l'établissement de partenariats, dans plusieurs domaines incluant le transfert de technologie, le savoir-faire et la santé militaire.» «Améliorer les conditions pratiques de la mobilité» La dimension humaine constitue, disent les deux pays «un élément central et structurant de la relation bilatérale.» Ils se sont engagés à «poursuivre les efforts entrepris, de part et d'autre, pour améliorer davantage les conditions pratiques de la mobilité et du séjour des Algériens en France et des Français en Algérie.» Ils ont alors appelé à «l'activation des discussions en cours, en vue de parvenir à un arrangement sur la facilitation de la procédure de délivrance des visas, au profit des ressortissants des deux pays.» Ils veulent, en outre, que le groupe de travail mixte sur «certains ressortissants français restés en Algérie, après l'indépendance et 18 propriétaires légaux de biens immobiliers», poursuive l'examen des cas qui lui sont soumis. Le règlement des problèmes des enfants issus de couples mixtes a aussi été retenu. «La paix des mémoires» a, elle aussi, été soulignée dans le communiqué, tout autant que le contentieux archivistique, l'indemnisation des victimes algériennes des essais nucléaires français au Sahara et les disparus algériens et français de la guerre d'indépendance. La coopération éducative et culturelle, le partenariat économique figurent dans le communiqué commun. Les deux pays sont convenus de tenir, durant l'année en cours, la réunion ministérielle du Comité mixte économique et la réunion du comité de suivi du CIHN et du dialogue stratégique, présidé par les deux secrétaires généraux de leurs MAE respectifs. La 4ème session du CIHN est retenue, elle, pour 2017, en France. Engrais, Transport ferroviaire et agroalimentaire : Les bases du partenariat (El Moudjahid) Des protocoles d’accord ont été signés, hier, sous la présidence du Premier ministre, Abdelmalek Sellal, et son homologue français, Manuel Valls. La cérémonie de signature s’est déroulée en marge de la tenue du 3e Forum de partenariats, auquel ont pris part des entreprises algériennes et françaises. Le premier accord concerne la création d’une joint-venture entre ManalAsmidal et le groupe français Roullier pour la production d’engrais phosphatés et d’aliments de bétail. Le deuxième accord a été signé par la société Lesieur du groupe Avril et le groupe Djadi pour la construction d’une usine destinée à la production industrielle, le conditionnement et la commercialisation en Algérie et à l’international de condiments, quant au troisième accord, c’est un nouveau pacte d’actionnariat relatif à l’extension de l’activité de CITAL joint-venture entre le groupe Alstom et le groupe SNVI ferrovial, la SNTF et l’EPE EMA à l’ingénierie, la fabrication et la maintenance d’autorails. D’autres projets en voie de maturation dont l’usine Peugeot Outre ces projets, d’autres accords devraient être signés dans un "proche avenir" dont le projet le projet d’implantation d’une usine PSA (Peugeot- 19 Citroën) en Algérie, selon le ministre de l’Industrie et des Mines, Abdessalem Bouchouareb, présent au forum avec le ministre français de l’Economie, de l’Industrie et du Numérique, Emmanuel Macron. Il s’agit aussi du projet, qui devrait regrouper le groupe industriel public national des industries métallurgiques "IMetal" et le français "Air Liquide", pour la création d’une société mixte de production de gaz industriels pour les besoins des usines de sidérurgie d'El Hadjar (Annaba) et de Bellara (Jijel). "Il reste encore quatre ou cinq projets qui sont en fin de discussions", a dit le ministre qui prévoit la conclusion de leurs accords dans un avenir proche. Un grand projet dans l’industrie pétrochimique devrait faire l'objet, dans les prochains mois, d’un partenariat entre le groupe Sonatrach et le groupe français Total, a annoncé de son côté le Premier ministre, Abdelmalek Sellal. Signature de conventions de coopération et d'échanges dans la sécurité routière… Une convention de coopération et d'échange dans le cadre de la sécurité routière a été signée, hier à Alger, par le ministre de l'Intérieur et de Collectivités locales, Noureddine Bedoui, et le ministre français de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve. Cette convention entre "dans le cadre des démarches menées par le ministère de l'Intérieur et des Collectivités locales en vue de prospecter les meilleures voies à même de garantir une prise en charge efficace de la question de la violence routière, et faire face à ce phénomène qui cause annuellement des milliers de morts et de blessés, en sus des dégâts matériels et économiques qu'il engendre", selon la fiche technique de la convention. Cette convention permettra de s'"imprégner de l'expérience française en la matière, notamment à travers des échanges sur les politiques publiques de sécurité routière et les volets organisationnels et réglementaires s'y rapportant". … Le médicament et la greffe d'organes Par le biais de ladite convention, la partie française représentée par la délégation à la sécurité et à la circulation routière (DSCR) "apportera son expertise et accompagnera les réformes engagées par les pouvoirs publics (algériens) dans le domaine de la sécurité routière, en particulier les aspects organisationnels et stratégiques, dans une logique de partage d'expériences", a-t-on précisé. Dans ce sillage, il convient d'indiquer que cette convention vise essentiellement l'"organisation institutionnelle de la sécurité routière et devra mettre en place les mécanismes et les dispositifs nécessaires pour la promotion d'une politique transversale de sécurité routière". Elle permettra également la mise en place du système de permis à points et l'organisation des examens de permis de conduire, ainsi que la globalité du système de formation et de contrôle dans ses différents composants". L'éducation, la 20 communication et le montage de campagnes de sensibilisation, la signalisation et les aménagements routiers, ainsi que l'organisation et la coordination des premiers secours, font partie des objectifs de cette convention, ajoute la même source. S'agissant de financements des activités et des projets envisagés dans le cadre de la présente convention, les deux parties "sont soumises au cadre réglementaire en vigueur dans les deux pays, avec la possibilité de proposer, le cas échéant, des financements alternatifs". Une convention de coopération entre l'Algérie et la France dans les domaines du médicament et du développement de la greffe d'organes et de la gestion administrative a été signée hier à Alger. La convention a été signée par le directeur de l'Agence nationale des greffes (ANG), Mohamed Bourahla, du côté algérien, et la directrice de l'Agence française de sécurité des médicaments (ANSM), Anne Courrèges, du côté français, en présence du ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, Abdelmalek Boudiaf et la ministre française des Affaires sociales et de la Santé, Marisol Touraine. A cette occasion, Mme Marisol Touraine s'est félicité du règlement de la question de la "dette algérienne" vis-à-vis des hôpitaux français. La ministre française de la Santé a indiqué avoir convenu avec son homologue algérien de l'importance du développement des relations bilatérales dans plusieurs domaines dont l'imagerie médicale, la prise en charge des malformations cardiaques infantiles, l'échange des équipes médicales et le renforcement de la formation dans le domaine médical. Pour sa part, M. Boudiaf a indiqué qu'il a été convenu également de la nécessité de la mise en place d'une commission mixte chargée de l'organisation de rencontres annuelles algérofrançaises pour le développement des relations bilatérales dans le domaine de la santé. Il s'agit également, a ajouté le ministre, de l'organisation et du développement des urgences médicales et de l'hospitalisation à domicile en Algérie. ------------///////////////// Justice, éducation, enseignement supérieur et assurances L'Algérie et la France ont signé, hier à Alger, neuf accords de coopération dans les domaines de la justice, l'éducation, l'enseignement supérieur et les assurances sociales. Il s'agit d'un accord additionnel au protocole judiciaire algéro-français signé à Paris le 28 août 1962. Cet accord a été paraphé par le ministre de la Justice, garde des Sceaux, Tayeb Louh, et son homologue français Jean-Jacques Urvoas. Dans le domaine de l’éducation, trois documents de coopération bilatérale ont été également signés. Il s'agit de trois avenants : un lié à l'accord entre les deux pays relatif au lycée international Alexandre Dumas d'Alger, signé à Alger le 21 octobre 2001 ; alors que le second avenant est relatif à l'accord entre l'Algérie et la France relatif à l'ouverture à Alger d'une école primaire destinée à la scolarisation d'enfants de cadres d'expatriés d'entreprises signé en juillet 2006 ; le troisième avenant signé par la ministre de l'Education nationale, Mme Nouria Benghebrit, et la ministre française de l'Education nationale, de 21 l'Enseignement supérieur et de la Recherche, Mme Najat Valaud-Belkacem, est relatif au programme d'actions du 19 juin 2013 entre les ministères de l'Education des deux pays. Par ailleurs, une convention-cadre de partenariat pour la formation doctorale d'excellence en mathématiques entre le ministère algérien de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique et le ministère français de l'Education nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche a été signée. Ce document a été paraphé par M. Tahar Hadjar, ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique et la ministre française de l'Education nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche. M. Hadjar et Mme ValaudBelkacem ont également paraphé un avenant à l'accord entre les gouvernements des deux pays relatif à la création de l'école supérieure des affaires, signé à Alger le 13 juillet 2004. Dans le domaine de la santé, les deux parties ont signé un arrangement administratif entre le ministère algérien de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière et le ministère français des Affaires sociales et de la Santé. Ce document a été paraphé par le ministre de la Santé, M. Abdelmalek Boudiaf, et son homologue française, Mme Marisol Touraine. D'autre part, un protocole de soins annexe à la convention générale entre les gouvernements algérien et français sur la sécurité sociale du 1er octobre 1980 a été signé ainsi qu'un arrangement administratif relatif aux modalités d'application du protocole de soins annexe à la convention générale entre les deux gouvernements sur la sécurité sociale du 1er octobre 1980. Ces deux documents ont été paraphés par le ministre du Travail, de l'Emploi et de la Sécurité sociale, Mohamed El Ghazi, et la ministre française des Affaires sociales et de la Santé, Marisol Touraine. ----------////////////// Réalisation d’un parc industriel L’autoroute Est-Ouest s’étoffe de 3.000 hectares Un accord a été signé entre le Forum des chefs d’entreprise (FCE) et le groupe français d’ingénierie, de montage de projets et d’exploitation (EGIS) pour "la réalisation sur le long de l’autoroute Est-Ouest d’un parc industriel de 3.000 hectares au minimum", a déclaré M. Mehdi Bendimerad, viceprésident du forum. "Ce sera un parc industriel moderne à l’instar des parcs qui existent dans les autres pays développés. Il comprendra une zone industrielle avec tous les aménagements autour pour permettre un cadre adéquat aux entreprises et à l’investissement en Algérie", a-t-il ajouté Signature de 15 protocoles de partenariat En tout, quinze protocoles d’accord de partenariat ont été signés entre des entreprises algériennes et françaises publiques et privées dans différents domaines de coopération. Douze accords de coopération portant notamment sur la mécanique, le numérique, la formation et la logistique ont été signés dans l’après-midi, en marge des travaux du forum d’affaires algéro-français ouvert mardi par le Premier ministre Abdelmalek Sellal et 22 son homologue français Manuel Valls. Plus tôt, dans la matinée trois protocoles d’accords ont été signés. Ces accords portent sur la création d'une joint-venture pour la production d'engrais phosphatés et l'aliment de bétail, l'extension de l'activité de l'usine de l'assemblage et la maintenance de tramways (Cital) et la création dune usine pour la production industrielle, le conditionnement et la commercialisation en Algérie et à l'international des produits de la marque Lesieur (groupe Avril - agroalimentaire). ----------////////////// Diversité Signature d'une déclaration d'intention biologique Le ministre des Ressources en eau et de l'Environnement, Abdelouahab Nouri, et la secrétaire d'Etat française chargée de la Biodiversité, Mme Barbara Pompili, ont signé une déclaration d'intention qui vise notamment à appuyer les politiques de protection de l'environnement. Selon un communiqué du ministère, il s'agit à travers ce document de coopération de renforcer les capacités institutionnelles et humaines des administrations et des établissements publics des deux pays, concourant à la protection de l'environnement et au développement durable. La signature de cette déclaration bilatérale s'est déroulée à l'issue d'une audience entre M. Nouri et la secrétaire d'Etat française qui est à Alger dans le cadre de la visite de deux jours en Algérie du Premier ministre français, Manuel Valls. ----------////////////// Formation Un jalon de plus dans la coopération professionnelle Les 1res Rencontres algéro-françaises de la formation professionnelle destinées aux entreprises, en particulier françaises, installées en Algérie, se sont tenues hier à l’hôtel El-Aurassi en marge du Comité Intergouvernemental de Haut Niveau. L’expertise française, par le biais des grandes entreprises, a été ainsi très présente tant au niveau des projets que des réalisations qui ont été concrétisées dans notre pays ou qui sont en passe de l’être. Ces actions sont menées en étroit partenariat avec les ministères concernés (ministère de la Formation et de l’Enseignement professionnels, ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique) qui ont souhaité que cette expertise contribue de manière plus importante au développement de la formation professionnelle en Algérie et qui interviendront aussi lors de ces rencontres. Il faut dire que la formation professionnelle constitue un enjeu essentiel pour les pouvoirs publics, qui consacrent des moyens importants à ce secteur éducatif qui doit favoriser l’emploi et l’insertion professionnelle des jeunes en particulier. La coopération française en Algérie y concourt activement : création de l’Ecole Supérieure Algérienne des Affaires (ESAA) 23 dès 2004, le nouveau centre d’excellence de formation aux métiers de l’électricité en partenariat avec Schneider Electric, les propositions du haut responsable à la coopération industrielle et technologique franco-algérienne (écoles pour le secteur industriel), les Instituts des sciences et des technologies appliquées ou le réseau mixte des écoles d’ingénieurs. D’autre part, des entreprises françaises installées en Algérie développent leurs propres centres de formation (Renault, Accord, Lafarge…). Il convient de rappeler dans le même sillage que la ministre française de l'Education et de l'Enseignement supérieur, Mme Najat Vallaud-Belkacem, avait lors de sa dernière visite en Algérie, effectué une visite au centre d'excellence francoalgérien de l'électricité et de l'énergie, développée avec Schneider Electric. Un projet réalisé pour contribuer à "former de jeunes professionnels aux métiers de l'énergie. Mme Vallaud-Belkacem avait déclaré : « La question de la formation et de l’enseignement professionnels, constitue, en France comme en Algérie, un enjeu considérable notamment pour la question du chômage des jeunes ». « Certains secteurs peinent à recruter du fait que la formation professionnelle n’est pas adaptée à ces métiers », avait précisé Mme Vallaud-Belkacem. Pour le ministre de la Formation professionnelle, il est nécessaire de repenser les formations professionnelles et de mettre les jeunes élèves à la fois à une formation technique et théorique. “Les jeunes qui rejoignent les centres de formation ont besoin dans leur vie d’une formation théorique pour évoluer professionnellement mais également une formation pratique. La ministre avait décidé avec le ministre de la Formation professionnelle, M. Mebarki, d’investir dans des centres d’excellence professionnelle, comme celui de Rouiba. DOCUMENT, Comité intergouvernemental de haut niveau algérofrançais : Communiqué conjoint Les travaux de la 3e session du Comité intergouvernemental algéro-français de haut niveau (CIHN) ont été couronnés par un communiqué conjoint, dont voici le texte intégral : «1. En application de la Déclaration d’Alger sur l’amitié et la coopération entre l’Algérie et la France, signée le 20 décembre 2012, à Alger, à l’occasion de la visite d’Etat en Algérie, du Président de la République française, François Hollande, la troisième Session du CIHN s’est tenue, le 10 avril 2016, à Alger, sous la co-présidence de Messieurs Abdelmalek Sellal, Premier ministre de la République algérienne démocratique et populaire, et Manuel Valls, Premier ministre de la 24 République française. 2. Au cours de cette session, Monsieur Manuel Valls a été reçu, en audience, par Son Excellence Monsieur Abdelaziz Bouteflika, Président de la République. 3. Cette session, à laquelle ont pris part plusieurs membres des gouvernements algérien et français, a été l’occasion pour les deux parties de dresser un bilan des progrès réalisés dans la feuille de route bilatérale retenue lors de la deuxième Session du CIHN, tenue le 4 décembre 2014, à Paris, et de dégager de nouvelles perspectives de coopération dans l’ensemble des domaines, à même de hisser la relation bilatérale à un partenariat d’exception que les deux parties ambitionnent de construire. 4. Les deux parties ont réaffirmé leur volonté de hisser le partenariat économique et industriel entre l’Algérie et la France au niveau d’excellence de leurs relations politiques et se sont félicitées de la réussite de la troisième session du Comité mixte économique algéro-français (COMEFA), tenue à Paris, le 26 octobre 2015, qui a été couronnée par la signature de plusieurs accords de partenariat dans divers domaines, notamment, les transports, la santé, l’énergie, l’agroalimentaire et l’industrie. 5. En marge de cette réunion, les deux Premiers ministres ont assisté à la cérémonie d’ouverture du 3e Forum de partenariat algéro-français et des premières rencontres de la formation professionnelle et de l’employabilité. 6. Les deux parties ont procédé à la signature, à l’occasion de cette session, des accords cités en annexe. 7. Les deux parties se sont félicitées des résultats découlant des visites à très haut niveau et des nombreux échanges de responsables parlementaires et gouvernementaux des deux pays. Ces échanges reflètent l’excellence du dialogue politique entre les deux pays et leur volonté partagée d’approfondir les discussions sur les questions régionales et internationales d’intérêt commun. 8. Les deux parties ont noté avec satisfaction la tenue, à Paris, le 29 septembre 2015, de la deuxième session du dialogue stratégique, au niveau des Secrétaires Généraux des ministères des Affaires étrangères des deux pays. 9. Les deux parties sont convenues de continuer à soutenir activement le processus politique appuyé par les Nations unies, seule solution à même d’apporter la stabilité en Libye et de préserver sa souveraineté, son intégrité territoriale et l’unité de son peuple. Elles se sont félicitées des avancées dans la mise en œuvre de l’accord politique libyen, signé le 17 décembre 2015. L’arrivée à Tripoli du Premier ministre libyen et de 25 membres du Conseil présidentiel représente une évolution positive pour la Libye. Le gouvernement d’entente nationale doit s’installer dans la capitale libyenne et prendre, dans le cadre de la mise en œuvre des dispositions de l’Accord politique libyen, le contrôle des administrations et des institutions financières nationales. Elles ont également souligné la responsabilité qui incombe à la communauté internationale pour soutenir ce gouvernement face aux défis politiques, sécuritaires et économiques auxquels le pays est confronté ainsi que celui de la lutte contre les groupes terroristes. 10. Passant en revue la situation au Mali, les deux parties ont noté avec satisfaction l’évolution positive du processus de paix suite à la signature de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali, issu du Processus d’Alger, et ont souligné la nécessité de la mise en œuvre diligente et intégrale de l’Accord, avec l’appui politique, technique et financier de la communauté internationale, en vue de permettre un règlement durable de la crise ayant affecté le Mali. A cet égard, elles ont exprimé leur préoccupation à l’égard des retards pris dans l’application de l’Accord et ont appelé les parties à s’engager pleinement et de bonne foi et à assumer leurs responsabilités respectives dans un esprit de coopération et en toute sincérité en vue de la concrétisation des engagements auxquels elles ont souscrits. Elles se sont félicitées de la poursuite de l’implication internationale en appui au Mali et ont affirmé, par ailleurs, leur soutien au Représentant spécial du Secrétaire Général des Nations unies et chef de la MINUSMA, M. Mahamat Saleh Annadif, dans l’accomplissement de sa mission. Défense et Sécurité 11. Les deux parties, préoccupées par le contexte géopolitique et la situation sécuritaire qui prévaut au niveau de la bande sahélo-saharienne (BSS), caractérisée par la prolifération de la criminalité organisée sous toutes ses formes, ainsi que par les actions subversives des organisations terroristes transnationales visant la déstabilisation de cette région, de l’Afrique du Nord et du Bassin occidental de la Méditerranée, ont affiché leur volonté de faire face aux différentes menaces, notamment terroristes. Elles ont marqué leur détermination à poursuivre leur dialogue et à approfondir leur coopération, en matière de lutte contre ce fléau transnational et ce, conformément à leurs engagements internationaux et aux principes et règles du droit international en vigueur. 12. Les deux parties animées par la volonté d’endiguer le champ d’action des organisations terroristes transnationales sévissant dans la BSS, ont pris acte de la nécessité d’inscrire la lutte contre ces organisations terroristes dans une dimension globale qui requiert, entre autres, l’assèchement des ressources de financement de leurs actions, notamment par les revenus du trafic des stupéfiants, du commerce illicite des armes et des produits des hydrocarbures, ainsi que des rançons. 13. Les deux parties ont noté avec satisfaction l’intensification des 26 échanges et le développement de la coopération bilatérale en matière de sécurité et ont réitéré leur souhait quant à la poursuite de cette dynamique, notamment en matière de coopération opérationnelle, d’échange d’informations et de formation. 14. Les deux parties, tout en rappelant leur vision convergente sur les défis sécuritaires auxquels elles font face, se sont félicitées du niveau atteint en matière de mise en œuvre des activités de coopération militaire inscrites au titre de l’exercice 2015. Elles ont noté avec satisfaction les conclusions de la 8e session de la réunion de la Commission mixte de coopération dans le domaine de la défense algéro-française, qui s’est tenue les 15 et 16 décembre 2015, à l’occasion de laquelle une réflexion a été mise en avant concernant la nécessité de développer de nouvelles coopérations, entre autres, le renforcement de la coopération opérationnelle dans le domaine maritime en Méditerranée occidentale, le développement de la coopération dans le domaine de l’aéromobilité, l’initiation d’une coopération entre les forces spéciales des deux pays, ainsi que la mise en place d’un cadre réglementaire et d’un mécanisme pour la coordination frontalière dans la bande sahélo-saharienne. 15. Les deux parties ont réitéré leur volonté quant au développement de projets d’évaluation technique communs ou de partenariat industriels dans le domaine de l’armement. Elles ont salué à ce titre les processus de consultations qui sont en cours pour aboutir à l’établissement de partenariats dans plusieurs domaines, incluant le transfert de technologie, le savoir-faire et la santé militaire. 16. Les deux parties ont souligné l’importance de la dimension humaine en ce qu’elle constitue un élément central et structurant de la relation bilatérale et sont convenues de poursuivre les efforts entrepris de part et d’autre pour améliorer davantage les conditions pratiques de la mobilité et du séjour des Algériens en France et des Français en Algérie. 17. Les deux parties se sont félicitées de la signature, en octobre 2015, de l’accord relatif aux échanges de jeunes actifs. Elles sont convenues d’accomplir les procédures requises pour son entrée en vigueur dès que possible et de veiller à la mise en place des modalités pratiques pour sa mise en œuvre. 18. Elles ont pris note des discussions en cours au sein du Groupe de travail sur la mobilité et ont appelé à l’activation de ces discussions en vue de parvenir à un arrangement sur la facilitation de la procédure de délivrance des visas au profit des ressortissants des deux pays. 19. S’agissant du règlement des difficultés auxquelles font face certains ressortissants français restés en Algérie après l’indépendance et propriétaires légaux de biens immobiliers, dans l’exercice de leur droit de propriété, les deux parties ont pris note des progrès notables enregistrés sur cette question et ont invité le Groupe de travail mixte mis en place à 27 cet effet à poursuivre l’examen des cas qui lui sont soumis. 20. Les deux parties se félicitent du niveau de la coopération judiciaire et juridique entre les deux pays, reposant notamment sur de multiples jumelages institutionnels et des échanges en matière d’expertise et de formation des personnels de justice. A cet égard, les deux parties saluent la conclusion, le 21 décembre 2015, entre les deux ministères de la Justice d’une convention portant renforcement de la coopération, notamment en matière de politique pénale et de lutte contre le terrorisme. 21. Les deux parties envisagent de continuer dans la même voie en donnant une nouvelle impulsion à cette coopération en échangeant les expériences dans le domaine des réformes judiciaires et de la modernisation de la justice. 22. Les deux parties se félicitent de leur coopération dans le domaine de l’entraide judiciaire en matière pénale et de la signature, à l’occasion de ce troisième CIHN, d’un accord sur l’échange d’informations et la transmission des actes de procédures, ci-après «l’accord». Les deux parties s’engagent à poursuivre les discussions sur le projet de convention relatif à l’extradition, ainsi que le projet de convention relative à l’entraide judiciaire en matière pénale et d’y inclure l’accord en vue de leur signature et leur ratification dans les meilleurs délais. 23. Les deux parties ont souligné la nécessité de poursuivre, dans l’intérêt supérieur des enfants issus de couples mixtes, les réunions annuelles du groupe d’experts sur les déplacements illicites d’enfants issus de couples mixtes et l’exercice des droits de visite transfrontaliers. 24. Les deux parties se sont félicitées de la poursuite des actions communes menées dans le cadre des commémorations des deux conflits mondiaux permettant de rappeler, notamment le rôle joué par les combattants algériens dans la libération de la France et pour leur rendre hommage. Elles ont réitéré la volonté exprimée par les Chefs d’État français et algérien en 2012 de concourir à la paix des mémoires. Elles se sont félicitées des gestes effectués par chaque partie, le dépôt de gerbe à Sétif le 19 avril 2015, la première visite en France d’un ministre des Moudjahidine, fin janvier 2016, et la récente déclaration du Président de la République française, à l’occasion de la commémoration du 19 mars, à Paris, en hommage à toutes les victimes de la guerre d’Algérie et des combats en Tunisie et au Maroc. Elles ont convenu de continuer à œuvrer en ce sens. 25. Les deux parties ont exprimé leur satisfaction quant aux résultats positifs enregistrés au cours des discussions, dans le cadre du groupe de travail sur les archives, et ont salué la signature du rapport d’étape, ainsi que le cahier des charges qui institue une démarche objective pour le règlement du contentieux archivistique. 28 26. Les deux parties approuvent les décisions prises par le groupe de travail mixte sur les archives, et appellent à ne ménager aucun effort pour leur mise en œuvre, notamment en matière de coopération et de remise des copies numérisées déjà disponibles. La partie algérienne souligne qu’elle ne renonce pas à la propriété des orignaux, principe qu’elle a réaffirmé dans les divers procès-verbaux de réunion dudit groupe. 27. Les deux parties se sont félicitées de la tenue, à Alger, le 3 février 2016, de la première réunion du groupe de travail mixte sur l’indemnisation des victimes algériennes des essais nucléaires français au Sahara ou leurs ayants droit, et sont convenues de tenir la prochaine réunion de ce mécanisme à Paris durant le premier semestre 2016. 28. Les deux parties se sont félicitées de la tenue de la réunion, le 11 février 2016, des points focaux des deux pays sur les disparus algériens et français de la guerre d’indépendance, et ont réaffirmé leur volonté de faciliter la recherche et l’échange d’informations pouvant permettre la localisation des sépultures de disparus algériens et français de la guerre d’indépendance. Elles sont convenues de tenir la prochaine réunion de ce mécanisme à Paris durant le 1er semestre 2016. 29. Les deux parties ont exprimé leur satisfaction à la suite de la signature du Protocole de soins annexe à la Convention générale algéro-française de sécurité sociale de 1980. La signature de ce Protocole permettra l’instauration d’une coordination entre les institutions de sécurité sociale des deux pays et d’éviter des situations contentieuses. À cet égard, elles se sont félicitées de l’accord intervenu, le 26 mars 2016, sur l’apurement des contentieux hospitaliers entre la CNAS et l’AP-HP. Elles ont noté avec satisfaction la tenue en octobre dernier de la Commission Mixte sur la sécurité sociale, et sont convenues de tenir, courant 2016, la prochaine session de cette commission. 30. Concernant les problèmes auxquels sont confrontés les retraités algériens du régime français de sécurité sociale, la partie algérienne a enregistré avec satisfaction la mise en place en octobre 2015 d’une Aide pour la réinsertion familiale et sociale des travailleurs migrants. 31. Les deux parties ont mis l’accent sur l’importance du renforcement de la coopération bilatérale en matière religieuse, notamment en ce qui concerne la formation des imams et des aumôniers exerçant en France. Elles ont rappelé les conclusions de la première réunion du groupe de travail algéro-français relatif aux questions religieuses, qui s’est tenue, le 8 octobre 2015 à Alger. Les deux parties sont convenues de continuer à développer cette coopération. Coopération éducative et culturelle 32. Les deux parties ont réaffirmé leur volonté de poursuivre et d’intensifier 29 la coopération bilatérale dans le domaine éducatif, sur la base des axes prioritaires identifiés dans le Document Cadre de Partenariat 2013/2017, conforté par le Programme d’actions, signé entre les Ministères en charge de l’éduction des deux pays, en juin 2013 et de l’avenant signé, lors de ce CIHN. Elles ont exprimé leur satisfaction quant aux actions de coopération engagées, créant une dynamique en matière d’échange d’expertise et de recherche, en vue de moderniser le système éducatif, de mettre en place des dispositifs fiables de conception et d’évaluation de projets de formation aux niveaux pédagogique et administratif. Ces axes ont été développés suite aux visites des Ministres de l’Éducation à Paris et à Alger, et aux accords conclus dans le cadre des précédentes Sessions du Comité Intergouvernemental algéro-français de Haut Niveau (CIHN). 33. Les deux parties se sont félicitées de la signature, le 12 mai 2015 à Alger, à l’occasion de la tenue de la réunion d’étape du COMEFA, des accords relatifs à l’École internationale Algérienne de Paris et au Centre Culturel Algérien en France. 34. Les deux parties se sont félicitées de la signature des avenants relatifs au lycée international d’Alger, pour l’ouverture des annexes d’Oran et d’Annaba, et à la Petite école d’Hydra. 35. Dans le domaine de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, les deux parties ont enregistré avec satisfaction les résultats obtenus dans la mise en œuvre du programme boursier algéro-français de soutien à la mobilité, dans la réalisation de thèses de doctorat (PROFAS B+). 36. Les deux parties se félicitent de la signature, à l’occasion de cette session, de la convention cadre de partenariat bilatéral pour la formation doctorale d’excellence en mathématiques. 37. Tout en faisant part de l’état d’avancement de la mise en œuvre du programme de partenariat institutionnel (PROFAS C+), les deux parties ont invité les institutions concernées à mieux mobiliser les moyens permettant de réaliser les objectifs prioritaires de cette coopération. 38. Les deux parties sont convenues de l’organisation de la 4e onférence algéro-française de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique au courant du deuxième semestre 2016, à Marseille. 39. Les deux parties ont encouragé les autres actions de coopération visant à renforcer l’employabilité des jeunes diplômés, notamment l’élargissement du réseau mixte des écoles supérieures et les actions de coopération dans l’enseignement du français et l’appui à la mise en place d’instituts technologiques (IT). Elles ont souligné que les rencontres de la formation professionnelle et de l’employabilité organisées à l’occasion de ce CIHN ont permis des échanges 30 fructueux entre institutions, entreprises et établissements concernés. 40. Les deux parties se sont félicitées de l’inauguration du Centre d’excellence de formation aux métiers de l’électricité en partenariat avec l’entreprise Schneider Electric. Elles ont exprimé leur soutien au développement de partenariats public-privé similaires. 41. Les deux parties se sont réjouies de la signature de l’avenant à l’accord relatif à l’École supérieure des affaires (ESAA), une avancée qui lui permettra d’accomplir ses missions, notamment celle de renforcer les compétences managériales des cadres des entreprises algériennes. 42. Les deux parties sont convenues de renforcer la coopération dans le domaine culturel et de la communication. Elles se sont réjouies des visites effectuées par les Ministres en charge de la Culture, en Algérie et en France, dont l’objectif est de donner un nouvel élan à leur coopération. 43. Les deux parties se sont félicitées des invitations respectives de la France au Salon international du livre d’Alger et de la ville de Constantine au Salon du livre de Paris. 44. Les deux parties se félicitent de la mise en œuvre des conventions signées, lors du précédent CIHN, entre les bibliothèques et centres nationaux du livre des deux pays. Elles sont convenues de tenir, au courant de 2016, la réunion du Comité mixte prévue par l’accord de coproduction et de coopération cinématographiques afin de relancer les échanges dans ce domaine. 45. Les deux parties ont relevé avec satisfaction le bilan positif de la coopération en matière de protection civile et les progrès réalisés par les deux institutions de protection et sécurité civiles des deux pays. Elles saluent la signature, durant cette session du CIHN, par les deux ministres de l’Intérieur, d’une convention de coopération et d’échange en matière de sécurité routière, et d’une convention qui lie les deux Écoles nationales de Protection civile. 46. Les deux parties ont exprimé leur satisfaction concernant les échanges en matière de gouvernance territoriale. Elles relèvent la signature prochaine par les secrétaires généraux des deux ministères de l’Intérieur d’un programme d’action dans ce domaine. 47. Les deux parties sont convenues de l’organisation, les 25 et 26 mai 2016, à Alger, des troisièmes rencontres algéro-françaises des maires et présidents de collectivités territoriales qui permettront de renforcer la coopération décentralisée. 48. Les deux parties ont exprimé leur souhait de poursuivre et développer la coopération sportive dans le cadre, notamment de leur programme 31 d’échanges dans le domaine du sport de haut niveau, de la formation et des politiques publiques sportives. Partenariat économique 49. Au titre du partenariat industriel et technologique, les deux parties notent avec satisfaction que les progrès enregistrés dans la poursuite des objectifs énoncés dans la déclaration conjointe sur l’amitié et la coopération, signée à Alger le 19 décembre 2012, se soient concrétisés d’une manière encourageante et rappellent par là-même la volonté politique des Hautes autorités des deux pays d’accompagner ces projets en leur assurant toutes les conditions de succès. 50. Les deux parties se sont réjouies du travail accompli dans le cadre du Comité mixte économique algéro-français, dont la 3e session s’est tenue, à Paris le 26 octobre 2015, ainsi que de l’organisation, en marge de cette session du CIHN, du Forum de partenariat économique, ouvrant ainsi des perspectives nouvelles pour une densification et une diversification du partenariat entre les opérateurs économiques des deux pays. 51. Elles ont réitéré leur volonté de poursuivre la construction de ce partenariat, dans une logique de coproduction et en soutenant les investissements croisés, vecteurs essentiels pour le développement des liens économiques et favoriser par la même occasion, le transfert de savoirfaire et de technologie ainsi qu’à travers la montée en puissance de nouveaux projets de partenariats productifs dans d’autres secteurs qui seront identifiés d’un commun accord. 52. Elles ont marqué leur volonté d’approfondir leur partenariat dans des secteurs stratégiques pour la diversification de l’économie algérienne comme pour le développement de leurs échanges, dans les domaines ciblés tels que : le secteur minier, les transports, les infrastructures, la santé, la mécanique et l’agroalimentaire, ainsi que la sous-traitance. 53. Elles ont souligné l’importance du travail accompli, d’une part, par les hauts responsables chargés de la coopération industrielle et technologique, et, d’autre part, par le représentant spécial du Ministre français des Affaires étrangères et du Développement international. 54. Elles portent une attention particulière au rôle que jouent les PME et les ETI dans la densification du tissu d’échanges bilatéraux, à tous les niveaux, et s’engagent à faciliter leurs activités et leurs implantations. 55. Les deux parties sont convenues de réunir, dans les meilleurs délais, le sous-comité mixte sur le commerce, prévu par le Mémorandum de coopération algéro-français, signé à Alger, le 28 mai 2003, portant sur le développement d’une coopération en matière de commerce extérieur, 32 régulation de marché et protection du consommateur. Les deux parties invitent leurs organismes respectifs (LNE français et le Centre Algérien de Contrôle de la Qualité et de l’Emballage, CACQE) à approfondir les discussions en vue de finaliser le projet d’accompagnement du Laboratoire National d’Essais (LNE). 56. Les deux parties ont exprimé leur volonté d’élargir leur partenariat à d’autres secteurs qui seront identifiés d’un commun accord. 57. Par ailleurs, l’Algérie félicite la France avec à sa tête le Président François Hollande pour les efforts déployés pour avoir réuni les conditions de succès de la conférence de Paris afin de rendre possible le résultat positif de la COP21. Pour sa part, la France remercie l’Algérie, à sa tête le Président Abdelaziz Bouteflika, pour le précieux soutien apporté afin d’aboutir à ce succès de la COP 21 et de la qualité de la coopération qui lie les deux pays sur ce dossier. 58. À cet égard, la France s’est dit prête à apporter tout soutien à l’Algérie pour l’appuyer dans la mise en œuvre des objectifs qu’elle s’est fixés dans sa contribution nationale en termes de maîtrise des émissions de gaz à effet de serre et l’adaptation aux impacts du réchauffement climatique. Calendrier bilatéral 59. Les deux parties ont confirmé certaines des échéances bilatérales importantes de l’année 2016, notamment la tenue d’une réunion ministérielle du comité mixte économique algéro-français, la prochaine réunion du comité de suivi du CIHN et du dialogue stratégique, présidé par les secrétaires généraux des ministères des affaires étrangères des deux pays. 60. Les deux parties se sont entendues sur la tenue de la 4e réunion du CIHN en 2017, en France.» Veille 33