thérapies complémentaires

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thérapies complémentaires
IFSI Rockefeller, UE4-2-S5 Soins relationnels, 2012
Thérapies complémentaires
1 Origine :
Les thérapies complémentaires, souvent appelées à tort médecines douces ou parallèles,
connues depuis l’antiquité ont vécu un renouveau grâce à l’influence conjointe de sociologues
allemands et du mouvement de mai 68 : on s’insurge alors contre une société technocrate, on
aspire à une harmonie corps /psyché en réfutant désormais la suprématie de l’esprit sur le
corps ; on cherche des réponses non médicamenteuses pour atteindre bien-être et harmonie
globale, notamment en Asie. Le mouvement transitera par l’école californienne pour gagner
l’Amérique et l’Europe malgré les freins dus à la culture judéo-chrétienne et aux connotations
fâcheuses avec le mouvement hippie. Ce sont les infirmières canadiennes, suives de près par
plusieurs pays anglo-saxons qui, passionnées par les perspectives de soins et de bien-être que
ces thérapies pouvaient offrir aux patients, ont rendu officielle et légitime leur utilisation en
soins infirmiers. Depuis les dernières données de la neuro-physiologie, particulièrement dans
le domaine de la douleur et de la gériatrie (dérivations, contre-stimulations, proprioception
sont venues confirmer leur utilité avec des données scientifiques).. Elles sont reconnues de
nos jours pour leur valeur et leur efficacité et certaines déjà remboursées par la sécurité
sociale
2 Quelles thérapies choisir quand on est soignant ?
Ce cours se penchera sur les thérapies les plus facilement réalisables en soins infirmiers,
s’inscrivant dans le rôle propre, requérant peu ou pas de formation spécialisée, de matériel
coûteux, de prescription (sauf la neurostimulation transcutanée (TENS) et exploitables au
cours de soins quotidiens et laissera de côté celles qui nécessitent une connaissance
approfondie de la médecine chinoise (shiatsu, auriculothérapie, mésothérapie, acupuncture,
ostéopathie, homéopathie…)et/ou l’exécution par un médecin. Ceci n’empêchera pas
l’infirmier de recommander ou de négocier avec le médecin une consultation spécialisée pour
tel malade s’il pense qu’il y a un bénéfice pour sa santé, ni d’aller se former de façon sérieuse
à ces thérapies dans son projet de développement personnel et professionnel. Certaines sont
désormais ouvertes aux soignants ou aux acteurs sociaux, moyennant formation diplômante
3 Objectifs
Les thérapies utilisées en soins infirmiers sont des thérapies de recharge visant le bien-être,
la guérison, le confort du patient (redonner des forces, du courage, réparer une image, un tissu
lésé) et non de décharge « faire dire au patient » comme en psychiatrie ou psychanalyse,
même si elles sont si efficaces qu’elles vont parfois entraîner une « décharge »
involontaire.(cf cadre éthique)
4 Cadre législatif et juridique
Art.R4311-2 : soins tiennent compte de l’évolution des sciences et des techniques » et au
soulagement de la douleur ; protéger, maintenir, restaurer la santé
Art .R4311-3 : « Soins d’entretien et de continuité de la vie »
Art.R4311-5 : « assurer confort et sécurité »
Plan douleur 2006-2010
D’après Isabelle Robard, avocate, « Le toucher massage peut être pratiqué par des
professionnels non masseurs–kinésithérapeutes, à partir du moment ou l’intention du massage
est de détendre et de communiquer. Les établissements hospitaliers ou cliniques qui, à juste
titre, essaient de former les personnels soignants aux techniques du toucher massage ne font
qu’améliorer la qualité de la relation d’aide au malade (ou résidant), dans le cadre de l’action
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de prévention prévue dans le décret de compétences infirmières ». Elle définit le massage
pour les kinésies thérapeutes : « Le rôle d’un massage effectué par un kinésithérapeute a pour
objet de rétablir, maintenir ou suppléer les capacités fonctionnelles d’une personne. »1
Nous sommes donc dans deux types de massage bien distincts, complémentaires et non
concurrentiels, au bénéfice des patients et résidants.
5 Cadre éthique
Nous envisagerons particulièrement le toucher-massage mais les règles posées sont valables
pour toutes les thérapies corporelles.
- Proposition obligatoire : consentement de la personne indispensableou à défaut de sa
personne de confiance ; obtention d’approbation, de collaboration ; dans les cas difficiles de
démence ou handicap profond, annoncer les soin, expliquer les bénéfices, guetter les signes
d’approbation, demander l’accord de la famille à condition qu’elle ait un avis suffisamment
éclairé sur la question (préjugés culturels ou désinformation), faire un essai, progresser
doucement.
- Attitude située dans « l’Agapé » : amour du prochain, élan vers l’autre, et non dans
« l’Eros », amour séducteur
- Progresser doucement et avec respect surtout si la personne n’est pas habituée ;
commencer par les zones les moins menaçantes : mains, pieds, dos ; visage et ventre
seulement quand en confiance
- Etre disponible dans son corps et dans sa tête : renoncer si énervement, fatigue, soucis,
maux de dos : mieux vaut reporter ou passer la main à un autre soignant sinon le malade
sentira votre énervement à travers vos doigts et la qualité de votre toucher sera moins bonne
- Tenir compte de ses propres limites et aussi de celles du patient ; coté soignants : peut
être rebuté par odeur, vue, mutilation, plaies, pertes ; attention aux réactions spontanées de
recul : le patient les percevra. Coté patient : mauvaise humeur, fatigue, découragement
peuvent lui faire refuser un soin.
- Avoir soi-même une bonne hygiène de vie et soigner sa personne car grande proximité :
odeur d’aisselles, parfum trop capiteux, haleine forte après le repas…
- Aller décompresser 5 min avant et après le soin car ces thérapies demandent beaucoup
d’attention à l’autre et de concentration
- Si par hasard se produisait une décharge émotionnelle (rire, pleurs, confidences), cette
dernière appartient au secret professionnel le plus strict mais peut être partagé avec l’équipe
dans l’intérêt de la personne accueillie
6 Précautions
- ne jamais masser le rachis, mais les paravertébraux situés de chaque coté à 3-4 cm
- ne jamais utiliser de produits ou de techniques agressives
- Pas de massage sur zone vasculaire pathologique (avis médical ou s’abstenir)
- Pas de massage sur plaie, escarre (pourtour, oui), tumeur, brûlure ou incision récente (mais
au bout d’un mois oui, participe à la régression de la cicatrice, surtout avec huile d’argan,
désormais utilisée en chirurgie réparatrice)
- Pas de massage sur problème dermatologique aigu (bon sens)
7 Contre-indications
Demeurent deux contrindications majeures :
- vasculaire : insuffisance veineuse ou artérielle ;
- dermatologique ; dans ces deux cas une autre zone du corps sans danger peut être massée
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Soins n°687, 07/08/2004, « L’essor du massage dans les soins »
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8 Organisation
La plus naturelle possible, dans l’horloge des soins, après la toilette ou au cours d’un change
ou de prévention d’escarre. Le peu de temps passé à exécuter gagne des heures en terme de
bien-être, de moral, d’autonomie à moyen et long terme
Le déroulement de toute thérapie corporelle :
- Proposition : expliquer le bienfait :lutte contre la douleur et le renforce le confort
- Installation confortable : assise ou allongée
- réalisation : prudence, guetter les réactions, possibilité d’allodynie ou hyperpathie,
dans ce cas changer de zone, regarder son visage, ne pas lâcher le contact pendant
le soin
- temps de récupération (laisser le patient profiter, souffler, le couvrir tout de suite
après le massage : ranger son matériel pendant ce temps)
Toutefois en milieu socio-éducatif, ces thérapies peuvent faire l’objet d’une activité ou atelier
de bien-être à part entière, dans une salle spécifiquement équipée, accueillante et conviviale
de type espace Snözelen
9 Domaines des soins
L’effleurage préventif d’escarre se pratique dans tous les services ; le toucher massage et la
sophrologie se sont davantage développés en soins palliatifs, néonatologie, pédiatrie,
gériatrie, rééducation fonctionnelle ; il serait souhaitable aujourd’hui de voir ces thérapies,
dont les bénéfices sont reconnus aujourd’hui, et dont l’impact est vérifiable en
neurobiophysiologie et neuro-imagerie, gagner tous les domaines de soin et le médico-social
10 Présentation de quelques thérapies
Le toucher massage avec technique d’effleurage (la meilleure des contrestimulations pour la douleur)
« Connu pour ses vertus depuis des millénaires, le massage est une forme particulière de
toucher qui utilise les millions de récepteurs du toucher (à titre indicatif : 3000 au bout d’un
doigt) envoyant ainsi un message le long de la moelle épinière jusqu’au cerveau, ce qui
permet la sécrétion d’endorphines, antalgiques naturels générateurs de bien-être dont l’effet
peut se poursuivre jusqu’à 10 jours. » 2. Il s’agit d’un massage sensitif gestalt ou massage
global ou instinctif : mouvements précis mais qui visent le confort de la personne et non un
organe ou un membre, dans le contexte du prendre soin. Il permet d’être à la fois très présent
à son corps mais aussi au monde « ici et maintenant »
Bénéfices de massages
- physiologiques :
- Antalgique : contre-stimulation efficace , mais aussi sécrétion des endorphines
- Vasculaire/lymphatique : stimule l’apport en oxygène, draine les toxines, désenclave excès
de graisse et d’eau, diminue les oedèmes (effet antalgiques supplémentaire)
- Relaxant diminue les tensions musculaires, les contractures, les rétractions tendineuses, la
spasticité
- Thermique : réchauffement par le peau à peau et le mouvement
- Cutané:/trophique : assouplissement, meilleure élasticité, défibrose et décartonnage de la
peau (cicatrices, cancers, opérations), réduit rides, cicatrices, vergetures
- Proprioceptif : meilleure perception/sensation de son propre corps et de la localisation des
différentes parties, récupération des parties désinvesties
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Dr Peterson Karlinski, Hopital Karolinska, Stockholm, mission douleur CRF, B Mariaux
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- Homéostasique : aide à réguler les énergies, les échanges intra et inter-organes
- Inducteur de sommeil
- Psychologiques :
- Restructuration ou restauration de l’image corporelle, très perturbée chez la personne
polyhandicapée, mais aussi dans le handicap mental moyen, les cancers, maladies
dégénératives, grands traumatisés…
- Réalité, contact avec le monde
- Anti-stress : réduit les tensions mentales, l’angoisse, la dépression
- Aide à relâcher des émotions trop longtemps rentrées, même si ce n’est pas le but premier
- La meilleure forme de communication non verbale
- Affectif : cadeau, moment riche d’échange pour les acteurs impliqués
Particulièrement adapté en fin de vie pour les personnes handicapées, quand d’autres
techniques de contre-stimulation ne sont plus possibles à cause de l’immobilité accrue
Technique de l’effleurage simple, sure et efficace, confortable : contact peau à peau,
doux mais ferme, enveloppant, étirant, restructurant, jamais agressif ou traumatique, pratiqué
avec la paume entière de la main : en soins préventifs d’escarre , mouvements circulaires, en
massage également
- les mouvements circulaires simples : partout sauf rachis
- la limace : mains perpendiculaires au dos, doigts à 3 cm de la colonne, paumes et
poignets à l’extérieur, glisser en commençant au niveau des épaules jusqu’en bas du dos.
- les 8 : mains dans la même position, partir entourer le corps de chaque coté et revenir
vers le rachis en formant un grand huit (mouvement très cadrant, réconfortant, très
restructurant)
- grand cercles : épaules, sacrum
- étirements paravertébraux ; à l’aide des pouces situés à ¾ cm de chaque côté du
rachis, effectuer un petit mouvement de pression circulaire tout le long de la colonne
(détendant, myorelaxant)
- massage de la main : se positionner dans l’axe du bras, la face palmaire face à vous.
Mettre un peu de lotion (lait de toilette) et étaler dans la paume de la main du massé en
insistant bien au centre puis masse à pleine main dessous dessus ; Bien étirer la paume de
l’intérieur vers l’extérieur avec les pouces
Ensuite faire une vrille avec chaque doigt et terminer par un étirement et pression légère sur
le bout du doigt en maintenant le poignet.
- massage du pied : la chaussette : verser un mélange d’huile et de lait toilette.
Travailler en enveloppement dessous dessus, la main bien à plat, peau à peau, de la cheville
jusqu’aux orteils et recommencer.
Produits les plus adaptés au massage-effleurage :
Privilégier les huiles qui ont une bonne glisse et un bon rapport qualité-prix : paraffine
(aromatisée ou non par la pharmacie : ex y-lang y-lang, lavande), huile de mais, huile
d’amande douce : très nourrissante et réhydratante, par contre plus chère et rancit vite :
privilégier petit conditionnement ; en plus luxueux, huiles Welleda à l’arnica, au calendula :
apaisante, ou rose ancienne : harmonisation corps-esprit et régénération cutanée ; huiles de
noyaux d’abricot, huiles à base d’aloé véra, et enfin huile d’argan, connue depuis l’antiquité
pour ses vertus régénérantes tissulaires : peau sèche, brûlures, cicatrices, rides, vergetures
etc.. elles peuvent être préparées par la pharmacie ou achetées par les famille
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11 Autres thérapies
La musique : (dérivation mais aussi contre-stimulation par les ondes)
Stimule non seulement l’ouie, mais la mémoire, les émotions, et le corps par les ondes qu’elle
émet (donc les malentendants peuvent en bénéficier aussi) ; peut être stimulante ou apaisante ;
la capacité de réception de la musique demeure intacte même dans les états les plus
déficitaires (handicap, démence) ; facile à mettre en place avec le matériel du service : jouer
d’un instrument, chanter, passer des CD, ou la collaboration de la famille, des bénévoles ou
des partenaires industriels dans un projet de ressources humanitaires
Le massage sonore : (dérivation proche de la relaxation, mais aussi contre-stimulation
par les ondes) 3
intermédiaire entre le massage et la musique, peut être très utile en complément d’autres
thérapies ou quand le toucher est impossible. Peut être pratiquée en groupe de 4 ou 5
personnes. Thérapie de groupe. Personnes confortablement installées semi-couchées, en
parallèle, atmosphère détendante, silence, lumière à lampe de sel ou à fibre-optique. L’idée est
de passer des ondes sonores différentes : papier de soie, bouteille d’eau secouée, maracas,
verser de l’eau dans une carafe, à tour de rôle etc… ne demande aucun matériel spécifique, ni
de formation particulière, juste s’exercer jusqu’à ce que la session soit la plus harmonieuse et
la plus relaxante possible.
A un deuxième degré, les personnes handicapées elles-mêmes peuvent participer en étant les
donneurs, sous supervision : faire du bien et recevoir du bien.
La thermothérapie : (contre-stimulation)
froid, chaud, anti-inflammatoire, antalgique, réconfortante (chaud) : coussins-gels tièdes,
chauds ou frais, certains en forme de nounours, de chat, bouillotes-peluches à micro-ondes
(environ 25 euros, pharmacie) etc…
Balnéothérapie (contre-stimulation)
Antalgique, anti-inflammatoire, débloque l’arthrose, les rétractions, donne sensation de
liberté, d’apesanteur permettant le mouvement qui serait impossible en l’absence d’eau,
psychique : redonne les sensations originelles : le cocon maternel : rassurant, protecteur,
l’autisme, résultats étonnants en gériatrie, une des pistes les plus prometteuses pour le
handicap
Sophrologie : relaxation (dérivation)
Plus efficace si formation mais peut être pratiquée de façon simple :
-Mouvements abdominaux : souffler en rentrant le ventre, inspirer très lentement en
gonflant le ventre
-Visualisation positive : demander au patient de visualiser un lieu particulièrement
signifiant pour lui, beau, ou qui lui rappelle de bons souvenirs (enfance, voyage, beau
paysage, moment heureux, et d’essayer d’y rester un petit moment ou chaque fois qu’il se
sentira énervé ou déprimé) ou bien regarder une vidéo ou un diaporama particulièrement
Beau
- Eveiller les sens
- Ecouter les bruits de son corps, de la pièce, de l’environnement
- Mettre en éveil l’odorat, le goût
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L’Arche de Jean Vanier, LYON, rue Paul Sisley 69003
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Réflexothérapie : acupression : technique de stimulation périphérique
antalgique
Nécessite une formation pour le soignant
Méthode dérivée de l’acupuncture, mais sans aiguilles : thérapie manuelle par simple pression
des pouces ou massage spécifique à l’aide de doigt ou de stylet, repose sur le schéma du corps
en miniature représenté sur le pied, la main, l’oreille, et le triangle du visage 4
Hypnose (Dérivation par excellence ! phénomène naturel : nous en faisons tous !)
Sensation de relaxation mentale, attention concentrée et focalisée, suspension de la sensation
lieu/temps permettant ainsi l’entrée de suggestions hypnotiques, dont celle d’analgésie. Les
enfants y adhèrent très facilement, donc vraisemblablement toute personne avec peu de
faculté d’abstraction aussi. La technique doit être adaptée aux goûts et aux préférences
sensorielles de la personne, elle nécessite une relation de confiance, une approche humble :
aller dans le monde de l’enfant ou de la personne handicapée, être intuitif et créatif, rebondir
sur ce que la personne dit ou voit. Cette technique a une supériorité sur toutes les autres
techniques cognitives ; très utile pour le douleur chronique et aigue ; elle a fait ses preuves en
neurophysiologie (PET scan, Réflexe RIII) ; elle peut s’utiliser seule ou en association avec le
MEOPA, ou avec une sédation médicamenteuse légère ;
Concrètement, pour l’hypno-analgésie, on peut utiliser une sensation de corps cotonneux, une
pommade magique, mettre un bout d’anesthésie dans une partie du corps, passer un gant
magique sur la zone douloureuse, éteindre l’interrupteur de la douleur etc…5
Aromathérapie simplifiée (technique de dérivation)
Plus efficace si formation mais peut être pratiquée sans :
- avec des fleurs fraîches (en hauteur pour sécurité)
- du parfum (préféré du malade ou le foulard de la maman)
- un diffuseur d’huiles essentielles, électrique, fourni par la famille, mis en sécurité
- avec une huile parfumée avec une huile essentielle sur mesure par le pharmacien
- en massage avec des huiles essentielles toutes prêtes en pharmacie et l’aval du
médecin
Certaines huiles essentielles ont des vertus tonifiantes, relaxantes, désinfectantes, antiémétiques qui peuvent renforcer l’effet des médicaments et stimuler les défenses tout en étant
très agréables pour patient comme soignant : ex : géranium : anti-vomitif et anti-dépresseur ;
cumin ou aneth : aide à digestion ; tilleul ou oranger : sédatif apaisant, rose ancienne :
harmonisant et régénérateur cutané, stimule les mécanismes de défense
Cette technique est extrêmement efficace car elle ne passe pas par les centres cognitifs du
cerveau, mais par le cerveau frontal directement « rhinencéphale », reste probable de notre
ancien instinct ou flair, donc particulièrement indiqué pour des populations déficitaires
cognitivement. Appelée thérapie basale, elle a contribué à faire sortir du coma certains
patients et à récupérer des glissements chez des personnes âgées, en complément d’autres
thérapies (musique, cocooning, massage…)
Pet therapy/thérapie par l’animal domestique (dérivation et contre-stimulation)
Caresse, contact chaleureux, sa fourrure douce constitue une excellente contre-stimulation.
Par son absence de jugement, l’animal ne distingue pas le handicap, la démence, la laideur…il
a un système de communication privilégié avec la personne handicapée, comme s’il devinait
tout d’avance. Il représente présence chaleureuse, affection, goût de vivre ; cheval, chat,
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Corine Goubier-Vial, Pharmacien chef, Hopital Gériatrique des Monts d’Or
ibid
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chien, lapin nain : ces thérapies commencent à gagner les maisons de retraite, le handicap, la
psychiatrie ex : dauphins avec les autistes ; les arguments hygiénistes ne tiennent plus la route
aujourd’hui : les animaux ont des enzymes désinfectantes dans leur salive, et d’autre part la
production d’endorphines qu’ils génèrent luttent contre les maladies. Les infections
nosocomiales sont bien plus dangereuses ! Il faut simplement vérifier que l’animal soit sain et
bien s’en occuper pour qu’il le reste ! seule réserve les personnes asthmatiques non
désensibilisées…
Doll or soft toy therapy : thérapie par la poupée, baigneur ou peluche,
Récente voie de recherche au Canada et en Grande Bretagne, très documentée en littérature
anglo-saxonne. Loin d’être une manœuvre infantilisante, elle correspond à l’âge cognitif réel
de beaucoup des résidants. Elle permet la communication avec un objet symbolique,
transférentiel ou non, dont la personne handicapée va prendre soin en se décentrant ainsi de sa
douleur et de ses soucis ; les études anglo-saxonnes témoignent déjà d’excellents résultats
auprès de personnes atteintes d’Alzheimer.6
Art thérapie (dérivation)
Soit visualiser de belles choses : tableaux, photos dans la chambre, soit exécuter les œuvres :
permet l’expression des sentiments, la créativité, la fierté, une meilleure image de soi ;
certaines personnes démentes ou handicapées créent des œuvres merveilleuses car elles ne
sont pas inhibées et l’art sort à l’état pur avec une grande explosion de couleurs et de formes :
excellent dérivatif de douleur.
Luminothérapie (Dérivation plus contre-stimulation par ondes lumineuses)
Thérapie réconfortante et apaisante : présence de la lumière, apaisement par les ondes ou les
ions dégagés, ex : lampe de sel mais aussi lampes douces multicolores en alternance lente
Danse (contre-stimulation et dérivation) en fauteuil roulant par exemple, à la fois
musique et mouvement, réveille mémoire, sensations et émotions, le sens du rythme
reste intact même chez patients /résidants très déficitaires : en gériatrie, personnes
âgées immobiles s’animant soudain , dansant alors qu’elles ne savent plus marcher !
Jardinothérapie (Dérivation) : Donner la vie à une plante, une fleur, l’arroser,
redonne de l’espoir, du sens à la vie, décentre de la douleur
Nouvelles thérapies biocéramiques à récupération d’infrarouges produits par le
corps : disponibles sur le marché, ces nouvelles techniques assurent meilleure
homéostasie, favorisent les échanges tissulaires, l’élimination de toxines par le
phénomène de « résonance absorption » récupèrent la chaleur : antalgie, réduisent
l’électricité statique (se renseigner)
Sorties, promenades : (dérivations) Outre les avantages présentés sur le plan social,
ces activités distraient et valorisent la personne et sont peu compatibles avec la
douleur au niveau du cerveau
Thérapies groupales : d’après les dernières études en IRMf, le fait de visualiser
quelqu’un se faire fu bien fait du bien aussi à l’observateur (source APICIL douleur)
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Higgins, Patricia, Using dolls to enhance the well-being of people with dementia in residential care, Nursing
Tmes, 5:10/2010, vol 106, n°39
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En conclusion :
Toutes les activités manuelles et /ou intellectuelles créatrices vont participer à une minoration
de la douleur /souffrance par une mobilisation du cerveau sur du positif, incompatible avec la
douleur par le processus de dérivation
Toutes les contre-stimulations vont stimuler les grosses voies du toucher et faire taire, en
partie du moins, les voies conductrices de douleur
Idéalement dans le domaine de la douleur, le choix de ces thérapies devrait se faire en
équipe pluridisciplinaire. Cependant il convient de rester vigilant : de nombreux tabous,
préjugés ou simplement interprétations erronées circulent encore de nos jours et risquent
d’entraver le projet. Ceci serait dommageable dans la mesure ou le résidant serait privé d’une
ou plusieurs thérapies antalgiques et porteuses de bien –être. C’est pourquoi nous avons posé
un cadre juridique et éthique strict au début de ce document..
A remarquer toutefois que les plus grandes dérives et maltraitances ne se produisent
pas au cours de thérapies complémentaires, mais avec des gens dysfonctionnant ou atteints
psychiquement, travaillant généralement dans des conditions isolées, avec peu de supervision.
Citations :
« Je crains que l’on ne mesure jamais l’importance de ce contact élémentaire, fut-il limité à
deux mains qui se tiennent quand l’échange verbal est devenu impossible »
Michel de M’Uzan, L’art à la mort
« La tradition du massage se perd dans l’histoire de l’humanité…L’homme a l’avantage d’être
doté de deux mains pour toucher, appréhender, connaître, et d’une peau qui peut recevoir les
informations sur toutes les parties du corps. Le massage est la rencontre des mains et de la
peau. Avant d’être un soin, il est un moyen de communication et de connaissance de l’autre.
Aussi ne faut-il pas le pratiquer comme un acte automatique, mais comme un engagement
total. »
Guy Dumont, massage rythmique, l’équilibre par le toucher, Ellebore
B Mariaux, P. Hodde, TD Toucher -massage
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Plan et aspects pédagogiques
Plan du cours théorique (polycopie commentée aux étudiants
1 – Origine
2 – Quelles thérapies concernées ?
3 - Objectifs
4 – Cadre législatif
5 – Cadre éthique
7– Contrindications
8 – Organisation du soin
9 – Domaine des soins concernés
10 – Le toucher –massage et la technique d’effleurage
11 – Autres thérapies pouvant être faites par l’IDE
Conclusion : citations
Distribution de l’article de Joël savatofski : « Toucher-massage, un bienfait pour
les personnes âgées »
Organisation du cours
- Polycopie commentée (pour gagner du temps) : insistance particulière
sur le cadre éthique et les (très rares) contrindications qui subsistent
½ heure
- atelier pratique avec démonstration des produits et de la technique :
chaque étudiant doit masser par effleurage le coude de son voisin puis être
massé à son tour
Evaluation immédiate à la fin du cours :
Bien perçu mais trop court
Voir bilan pour confirmation
B Mariaux, P. Hodde, TD Toucher -massage
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