La saga Leroy Merlin
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La saga Leroy Merlin
Adolphe Leroy et Rose Merlin, deux coeurs miniers pour un empire Il faut savoir profiter de toute situation. La Grande Guerre s'achève dans le tumulte et l'effroi des 279 villes et 2 200 usines dévastées par le conflit dans la région. Adolphe Leroy a 46 ans, c'est encore un jeune homme à Noeux-les-Mines où sa famille d'épiciers s'était réfugiée pour fuir Billy-Berclau. Les Américains sont repartis sur l'Atlantique pour rentrer à la maison, laissant derrière eux des tonnes de surplus de matériels militaires.Adolphe a une idée. Ramassés en voiture à cheval, ces surplus seront revendus aux enchères et permettront d'ouvrir un tout premier « Surplus américain ». Adolphe Leroy a un fils, Adolphe junior, 19 ans. Il voulait être pâtissier mais finit par reprendre le Stock américain de la rue de la Gare à Noeux-les-Mines en 1923. Quelques années plus tôt, Adolphe avait rencontré Rose Merlin, également originaire de Billy-Berclau mais établie à Labuissière. En 1924, par un beau mariage, c'est la première fois que l'on entend parler des Leroy-Merlin. Casser la baraque Comme son père, Adolphe fils a de l'idée. Les matériaux de construction provenant des baraquements américains désassemblés sont vendus directement aux particuliers et non plus - comme auparavant - à des grossistes et des artisans. Il ne le sait pas encore, mais cette innovation commerciale lui permet d'inventer le marché du bricolage en France. La petite entreprise grandit vite et les chalets du stock américains fleurissent dans toute la région dans les années 1930. Le comble : Adolphe englobera tout ce qui concerne la maison, sans avoir la moindre notion du métier de la construction. À l'époque, on est « heureux comme un roi dans un chalet Leroy ! ». La guerre revient et à nouveau il faut reconstruire. Nouvelle aubaine. Lionel et Bernard Leroy, les deux fils d'Adolphe et Rose, prennent les commandes dès la fin des années 1950, pendant que papa goûte sa retraite à Merlimont. Les méthodes changent. Les fils sont les premiers à lancer les prix d'appel et à brader le ciment, appliquant au bricolage ce que les grandes surfaces commencent à promouvoir : la tête de gondole. On se souvient des Stock et de leur logo, « L'enchanteur Leroy Merlin ». En 1960, changement de nom, le Stock devient Leroy Merlin avec un siège à Noeux-les-Mines, sur la fosse 1, abandonnée par les Houillères. La PME emploie 250 personnes sur un site immense et lance le libre-service en 1967. La crise économique fera exploser le marché du bricolage dans les années 1980 et la famille Mulliez prendra le contrôle de l'enseigne en 1981, après plusieurs tentatives infructueuses de Gérard Mulliez, fondateur d'Auchan. Le siège de Leroy Merlin est transféré à Villeneuve-d'Ascq en 1987 pour gérer ce qui va vite devenir le numéro un français du bricolage. La voix du nord aout 2013
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