fiche espèce requin pèlerinx

Transcription

fiche espèce requin pèlerinx
Le requin pélerin
Plus grand poisson au monde après le
requin baleine et plus grand poisson
de l’Atlantique Nord, le requin pèlerin
(Cetorhinus maximus) peut atteindre
une longueur de 12 mètres pour un
poids d’au moins 4 tonnes. Sa couleur
varie du brun grisâtre au gris ardoise
plus ou moins foncé.
Il est facilement reconnaissable grâce
à ses cinq grandes fentes branchiales
présentes des deux côtés en arrière
de la tête et faisant presque tout le
tour de l’animal. Sa gueule, souvent
observée grande ouverte, occupe
presque toute la largeur de la tête.
Requin pélerin ( E. Stephan-APECS)
Chaque mâchoire porte 3 à 7 rangées d’environ une centaine de minuscules dents dont la
fonction reste inconnue. En effet, le requin pèlerin appartient au groupe très fermé des
requins filtreurs de zooplancton (seulement trois espèces connues). Il est totalement
inoffensif.
Distribution géographique
Requin des eaux tempérées et froides, il peut être observé près des côtes, nageant
lentement en surface, seul ou en groupe, surtout au printemps et en été.
Comportement et alimentation
Malgré une vaste aire de répartition, les rencontres avec un requin pèlerin sont rares, sauf
dans quelques secteurs côtiers où ce poisson peut être observé en train de se nourrir en
surface au printemps et en été, parfois très près des côtes. On peut alors les croiser
nageant, seul, à deux ou en petits groupes. Exceptionnellement, des groupes comptant plus
de cent individus ont été observés.
Seuls l’aileron dorsal et l’extrémité de la nageoire caudale dépassent de l’eau, parfois le bout
du museau pour les jeunes individus. Une tâche blanchâtre peut également apparaître par
transparence à l’avant de l’animal. Elle correspond à l’intérieur de la gueule du requin.
En nageant lentement la gueule ouverte, ce géant débonnaire filtre l’eau pour récupérer le
zooplancton. Avec le requin baleine et le requin grande gueule, ce sont les trois seuls
requins planctonophages connus à ce jour. Le requin pèlerin dispose pour cela d’organes
particuliers situés au niveau de l’appareil branchial. Ces peignes branchiaux, organes
s’apparentant aux fanons de baleines, jouent le rôle de passoire et retiennent ces petits
animaux microscopiques.
Une espèce anciennement exploitée
Le requin pèlerin a été pêché un peu partout dans le monde durant plus de 200 ans. Son
comportement indolent ainsi que sa tendance à passer du temps en surface et près des
côtes en ont fait une ressource facilement accessible. Sa chair était consommée mais c’est
surtout pour son énorme foie riche en huile qu’il était recherché. Or avec une croissante très
lente, une maturité sexuelle tardive, mais aussi une gestation longue et une fécondité faible,
cette espèce est particulièrement sensible à la pression de pêche. Aujourd’hui encore, les
populations anciennement exploitées ne se sont pas reconstituées. La pêche volontaire est
aujourd’hui complètement arrêtée mais l’espèce n’en reste pas moins vulnérable et
menacée. Des requins pèlerins sont en effet chaque année victimes de captures
accidentelles ou de collisions.
Une espèce mal connue
Malgré sa taille imposante, le requin pèlerin reste un animal discret et peu connu. On ignore
quasiment tout de sa reproduction et les scientifiques connaissent encore mal la nature des
déplacements de ce grand migrateur capable de parcourir plus de 3000 kilomètres en
quelques mois.
En France, l’APECS, association brestoise, mène depuis plusieurs années des études pour
améliorer les connaissances sur le requin pèlerin, dans une optique de meilleure
conservation de l’espèce. Depuis 1997 elle invite notamment les usagers de la mer à
signaler toute observation sur l’ensemble du littoral français. Ce recensement permettra
notamment d’identifier les secteurs et les périodes pour lesquels le requin pèlerin passe une
part de sa vie en surface.
Extrait du site planete.manche.fr/katuvu