Explications

Transcription

Explications
Ville de Genève
Votation communale
du 2 décembre 2001
relative au
référendum contre la délibération du Conseil municipal de la Ville
de Genève du 21 février 2001 ouvrant au Conseil administratif un
crédit de 67 201 700 francs destiné à la construction d’un musée
d’ethnographie et à des aménagements annexes à la rue CharlesSturm.
1
OBJET
p. 3
référendum contre la délibération du Conseil municipal
de la Ville de Genève du 21 février 2001 ouvrant au
Conseil administratif un crédit de 67 201 700 francs
destiné à la construction d’un musée d’ethnographie
et à des aménagements annexes à la rue CharlesSturm.
PRISES DE POSITION
Recommandations des partis politiques,
autres associations ou groupements.
2
p. 14
RÉFÉRENDUM
contre la délibération du Conseil municipal de
la Ville de Genève du 21 février 2001 ouvrant au Conseil
administratif un crédit de 67 201 700 francs destiné
à la construction d’un musée d’ethnographie et à des
aménagements annexes à la rue Charles-Sturm.
ARRÊTÉS DU CONSEIL MUNICIPAL
DE LA VILLE DE GENÈVE DU 21 FÉVRIER 2001
(I)
LE CONSEIL MUNICIPAL,
vu l’article 30, alinéa 1, lettres e) et m), de la loi sur l’administration des
communes du 13 avril 1984;
sur proposition du Conseil administratif,
arrête:
Article premier. – Il est ouvert au Conseil administratif un crédit de
55 005 000 francs destiné à la construction d’un Musée d’ethnographie,
variante 1 du projet lauréat du concours d’architecture, comprenant un bâtiment administratif et un bâtiment d’exposition et de dépôt, situé à la rue
Charles-Sturm, sur les parcelles 4067, 7159, feuille 3, 7172, feuille 5, 4146,
7182, 7183, feuille 7, 4362, 4364, 7234, 7235, feuille 13, section Cité, et
2339, 3028, feuille 27, 3047, 3049, 3051, feuille 33, section Eaux-Vives du
cadastre de la Ville de Genève.
Le montant total de la construction s’élève à 86 005 000 francs. La différence de 31 000 000 de francs sera couverte par des apports des autres collectivités publiques, de la Fondation pour un nouveau Musée d’ethnographie
ainsi que d’autres dons publics ou privés.
Au cas où les apports mentionnés à l’alinéa précédent dépasseraient la
somme de 31 000 000 de francs, le montant supplémentaire viendrait alléger
d’autant le crédit de 55 005 000 francs à charge de la Ville de Genève, crédit
mentionné à l’alinéa 1.
3
Art. 2. – Il sera provisoirement pourvu à la dépense prévue à l’article premier au moyen de rescriptions, d’avances ou de bons de caisse à émettre au
nom de la Ville de Genève, à concurrence de 55 005 000 francs.
Art. 3. – Un montant de 550 050 francs sera prélevé sur le crédit indiqué à
l’article premier, alinéa 1, et attribué au Fonds municipal d’art contemporain
institué par l’arrêté du Conseil municipal du 10 février 1950.
Art. 4. – La dépense prévue à l’article premier, à laquelle il convient
d’ajouter le montant de 4 288 000 francs des crédits d’études votés les
18 octobre 1983, 24 mai 1988 et 10 mars 1998, sera inscrite à l’actif du bilan
de la Ville de Genève, dans le patrimoine administratif, et amortie au moyen
de 30 annuités qui figureront au budget de la Ville de Genève dès l’année
suivant la mise en exploitation, soit de 2006 à 2035.
Certifié conforme
Le Secrétaire:
Guy Mettan
Le Président:
Bernard Paillard
(II)
LE CONSEIL MUNICIPAL,
vu l’article 30, alinéa 1, lettres e) et m), de la loi sur l’administration des
communes du 13 avril 1984;
sur proposition du Conseil administratif,
arrête:
Article premier. – Il est ouvert au Conseil administratif un crédit de 683 700
francs destiné à l’aménagement des trottoirs situés rue Ferdinand-Hodler,
boulevard des Tranchées, rue Charles-Sturm et boulevard Helvétique.
Art. 2. – Il sera provisoirement pourvu à la dépense prévue à l’article
premier au moyen de rescriptions, d’avances ou de bons de caisse à émettre
au nom de la Ville de Genève, à concurrence de 683 700 francs.
Art. 3. – La dépense prévue à l’article premier, à laquelle il convient
d’ajouter le montant de 300 000 francs du crédit d’étude votés le 11 février
1998, sera inscrite à l’actif du bilan de la Ville de Genève, dans le patrimoine
administratif, et amortie au moyen de 20 annuités qui figureront au budget de
la Ville de Genève dès l’année suivant la mise en exploitation, soit de 2003
à 2022.
Certifié conforme
Le Secrétaire:
Guy Mettan
4
Le Président:
Bernard Paillard
(III)
LE CONSEIL MUNICIPAL,
vu l’article 30, alinéa 1, lettres e) et m), de la loi sur l’administration des
communes du 13 avril 1984;
sur proposition du Conseil administratif,
arrête:
Article premier. – Il est ouvert au Conseil administratif un crédit de
1 794 000 francs destiné aux aménagements extérieurs situés sur la place
Emile-Guyénot, sur le mail arborés de la rue Charles-Sturm, ainsi que l’aménagement de la passerelle piétonne entre la rue Charles-Sturm et la promenade de l’Observatoire.
Art. 2. – Il sera provisoirement pourvu à la dépense prévue à l’article premier au moyen de rescriptions, d’avances ou de bons de caisse à émettre au
nom de la Ville de Genève, à concurrence de 1 794 000 francs.
Art. 3. – La dépense prévue à l’article premier sera inscrite à l’actif du
bilan de la Ville de Genève, dans le patrimoine administratif, et amortie au
moyen de 30 annuités qui figureront au budget de la Ville de Genève dès
l’année suivant la mise en exploitation, soit de 2006 à 2035.
Certifié conforme
Le Secrétaire:
Guy Mettan
Le Président:
Bernard Paillard
(IV)
LE CONSEIL MUNICIPAL,
vu l’article 30, alinéa 1, lettres e) et m), de la loi sur l’administration des
communes du 13 avril 1984;
sur proposition du Conseil administratif,
arrête:
Article premier. – Il est ouvert au Conseil administratif un crédit de
5 464 000 francs destiné à la l’ameublement et à la muséographie du Musée
d’ethnographie, du bâtiment administratif et du dépôt de voirie à la rue
Charles-Sturm.
Art. 2. – Il sera provisoirement pourvu à la dépense prévue à l’article premier au moyen de rescriptions, d’avances ou de bons de caisse à émettre au
nom de la Ville de Genève, à concurrence de 5 464 000 francs.
5
Art. 3. – La dépense prévue à l’article premier sera inscrite à l’actif du
bilan de la Ville de Genève, dans le patrimoine administratif, et amortie au
moyen de 15 annuités qui figureront au budget de la Ville de Genève dès
l’année suivant la mise en exploitation, soit de 2007 à 2021.
Certifié conforme
Le Secrétaire:
Guy Mettan
Le Président:
Bernard Paillard
(V)
LE CONSEIL MUNICIPAL,
vu l’article 30, alinéa 1, lettres e) et m), de la loi sur l’administration des
communes du 13 avril 1984;
sur proposition du Conseil administratif,
arrête:
Article premier. – Il est ouvert au Conseil administratif un crédit de
4 255 000 francs destiné à la reconstruction d’un dépôt de voirie jouxtant le
musée et donnant sur le Boulevard Helvétique et dont les superstructures
devront permettre aux piétons un accès direct entre la plate-forme Musée et
le Boulevard Helvétique.
Art. 2. – Il sera provisoirement pourvu à la dépense prévue à l’article premier au moyen de rescriptions, d’avances ou de bons de caisse à émettre au
nom de la Ville de Genève, à concurrence de 4 255 000 francs.
Art. 3. – Un montant de 42 550 francs sera prélevé sur le crédit indiqué
à l’article premier et attribué au Fonds municipal d’art contemporain institué
par l’arrêté du Conseil municipal du 10 février 1950.
Art. 4. – La dépense prévue à l’article premier sera inscrite à l’actif du
bilan de la Ville de Genève, dans le patrimoine administratif, et amortie au
moyen de 30 annuités qui figureront au budget de la Ville de Genève dès
l’année suivant la mise en exploitation, soit de 2006 à 2035.
Certifié conforme
Le Secrétaire:
Guy Mettan
6
Le Président:
Bernard Paillard
Le citoyen qui accepte cette délibération doit voter «OUI», celui qui la
rejette doit voter «NON».
Par arrêté du 27 juin 2001, le Conseil d’Etat a fixé au 2 décembre 2001 la
date de la votation communale ci-dessus.
Le Secrétaire général du Conseil administratif:
Jean Erhardt
7
Position des Autorités de la Ville de Genève
Les citoyens de la Ville de Genève sont invités à se prononcer sur les
crédits votés par le Conseil municipal le 21 février 2001 pour la réalisation du
Musée d’ethnographie à la Place Sturm.
50 ans déjà qu’il est question de construire un bâtiment pour le Musée
d’ethnographie, d’abord au chemin de l’Impératrice, puis au Palais Wilson.
En 1995, le Conseil municipal décide d’implanter le musée à la Place Sturm.
En 1998, à la suite du concours d’architecture, il vote un crédit d’étude de
2 428 000 F. Cette dernière décision n’a pas été contestée par référendum.
OUI : LE MUSÉE D’ETHNOGRAPHIE ACTUEL ÉTOUFFE
Créé en 1901, abrité dans la Villa Plantamour, le Musée d’ethnographie
occupe depuis 1941 une école désaffectée, au bvd Carl-Vogt. L’exiguïté
des lieux empêche l’accueil du public et les animations pédagogiques qu’il
réclame. Les collections sont dispersées dans des dépôts extérieurs insalubres, se détériorent et ne peuvent pas être exposées. Les employés travaillent dans de très mauvaises conditions, sans comparaison avec celles de
leurs collègues des autres musées.
OUI : UN NOUVEAU BÂTIMENT POUR LES BESOINS ACTUELS ET FUTURS
Le nouveau Musée accueillera le public dans de très bonnes conditions
et offrira des surfaces d’exposition triplées (3680 m2) sur un seul niveau,
des dépôts pour l’ensemble des collections, une salle polyvalente de 330
places, une médiathèque, une boutique, une brasserie avec terrasse. Il sera
doté d’un véritable service d’accueil et d’animations pédagogiques. Les Ateliers d’ethnomusicologie et le Département d’anthropologie de l’Université
de Genève rejoindront le musée, enrichissant considérablement la médiathèque, accessible aux chercheurs et au grand public.
OUI : UN ESPACE PUBLIC EN PLEINE VILLE
Depuis 50 ans, la Place Sturm, occupée par des pavillons scolaires
provisoires, aujourd’hui désaffectés, attend un aménagement. Un concours
international d’architecture a été lancé pour la réalisation du musée sur ce
site. En 1997, 220 projets ont été déposés. A l’unanimité, le jury a sélectionné L’Esplanade des mondes. Il a préféré la simplicité, l’intégration dans
l’environnement, à une architecture plus grandiose. Le bâtiment du musée,
8
semi-enterré, termine le quartier des Tranchées et offre sur son toit une vaste
esplanade, bordée d’un mail arboré, restituant ainsi la totalité de l’espace au
public. Le bâtiment administratif, peu élevé, demeure inférieur de 2 étages
aux immeubles voisins. Les perspectives restent bien dégagées. L’Association des habitants du Centre et de la Vieille-Ville et la Société d’art public ont
approuvé le projet.
OUI : DES ACCÈS PUBLICS REMARQUABLES
Le site est déjà desservi par 4 lignes de bus et se trouve à proximité du
Rond-point de Rive, l’un des 3 nœuds du réseau TPG. Les piétons disposeront d’une passerelle reliant la Promenade de l’Observatoire à la Place
Sturm, par-dessus le bvd Helvétique, et prolongée par le mail piétonnier de
la Rue Sturm. Le cheminement entre l’Eglise russe et les Glacis-de-Rive
sera conservé, grâce à un escalier sur le flanc du musée. A deux pas du
Muséum et du Musée d’art et d’histoire, les automobilistes utiliseront les parkings de Villereuse, de Rive et de Saint-Antoine. Les autocars stationneront
sur le bvd Helvétique et devant le Muséum. Les gabarits des voies de circulation seront maintenus. En concertation avec l’Office cantonal des transports,
la bretelle reliant la rue Ferdinand-Hodler au Boulevard des Tranchées sera
supprimée, reliant ainsi la Place Guyénot à la Place Sturm.
OUI : LA MISSION RÉAFFIRMÉE DU MUSÉE D’ETHNOGRAPHIE
L’ethnographie étudie les différents groupes humains et leurs comportements dans le temps et l’espace. Elle s’intéresse aux civilisations lointaines aussi bien qu’aux mœurs de chez nous. Parallèlement à la mission des
Conservatoire et Jardin botaniques pour la flore, à celle du Muséum d’histoire naturelle pour la faune, la mission du Musée d’ethnographie doit se
redéployer autour de la connaissance et du dialogue des cultures humaines,
au service de la collectivité locale et de la Genève internationale. Voulue
comme un ensemble vivant de partenaires: gens de musée, chercheurs,
scientifiques, visiteurs de toute origine, L’Esplanade des mondes propose un
espace de découverte, de rencontre et d’échange, pour les écoliers, les étudiants et un large public.
OUI : UN FINANCEMENT PARTAGÉ INÉDIT
Jamais encore, à Genève, une institution culturelle municipale n’a reçu
un soutien financier aussi large et diversifié. Le coût pour la Ville de Genève
est de 67 201 700 F (arrêté 1, 55 005 000 F, arrêté 2, 683 000 F, arrêté 3,
1 794 000 F, arrêté 4, 5 464 000 F, arrêté 5, 4 225 000 F). L’apport extérieur
9
exigé est de 31 mios. A ce jour, le Canton a déjà voté une participation
de 10 mios, l’Association des communes genevoises une participation de
7,5 mios et la Confédération a réservé 1 mio. S’y ajoutent des contributions
privées de plus de 20 mios. Ce total de 38,5 mios dépasse donc de 7,5 mios
le minimum requis, ce qui diminuera d’autant les 67,2 mios à la charge de
la Ville.
OUI : DES APPUIS EXCEPTIONNELS
De nombreuses personnalités ont marqué leur intérêt. Parmi elles: Nelson
Mandela, Claude Levi-Strauss, Jean Malaurie, Hubert Reeves, Amin Maalouf, Bruno Manser, feu David de Pury, Maurice Béjart, Cornelio Sommaruga,
Ruth Dreifuss, Joseph Deiss, Gro Harlem Brundtland, Jean Starobinski,
Gérard Castella, Léonard Gianadda. A Genève, le Conseil d’Etat in corpore
est dans le comité de soutien; plus de 6000 personnes ont signé des listes
de soutien ou versé une participation.
CONCLUSION
Le Conseil administratif de la Ville de Genève vous recommande de
VOTER OUI pour accepter la délibération du Conseil municipal de la Ville
de Genève du 21 février 2001 ouvrant au Conseil administratif un crédit de
67 201 700 F destiné à la construction d’un Musée d’ethnographie et à des
aménagements annexes à la rue Charles-Sturm.
10
Position du Comité référendaire
NON au musée à la Place Sturm
Nulle personne éprise de culture, d’ouverture de cœur et d’esprit ne saurait contester la réalisation d’un nouveau Musée d’ethnographie à Genève.
Les personnes et les partis politiques qui s’opposent à l’édification de
l’actuel projet du Musée d’ethnographie «L’Esplanade des mondes» à
la Place Sturm contestent l’emplacement, spécialement les emprises sur
l’environnement du quartier, le projet, le coût et le montage financier.
Les électeurs et électrices de la Ville de Genève sont invités à dire NON
à ce projet le 2 décembre prochain: Pourquoi?
1.
NON à l’emplacement: le projet est plus grand que l’espace mis à disposition et le quartier sera défiguré.
2.
NON à un mauvais projet: un bâtiment tout en longueur pas fonctionnel,
ni extensible.
3.
NON à un Musée à plus de 100 millions de francs pour à peine plus de
1000 m2 d’exposition. Ce d’autant que les coûts sont sous-estimés.
4.
NON car le montage financier est incertain et la part de la Ville de
Genève est disproportionnée.
Ce projet de Musée est un mauvais projet
1. L’EMPLACEMENT EST INADAPTÉ
– Le terrain est trop petit: l’assise au sol du bâtiment est plus grande que
l’espace mis à disposition. Le projet déborde de plus de 660 m2, obligeant
à construire le bâtiment administratif sur la bretelle qui joint la rue Ferdinand-Hodler au boulevard des Tranchées.
– Aucun agrandissement n’est possible. La flexibilité est donc nulle. C’est
fort dommage d’autant que la nouvelle construction n’offrirait qu’à peine
plus de 1000 m 2 de surfaces d’exposition supplémentaires par rapport au
Musée actuel.
On exposera toujours seulement le 5% des objets.
– Le site sera défiguré par un bâtiment-muraille de 218 mètres de longueur
(plus de deux stades de football) sur une hauteur jusqu’à 13,5 mètres
(à l’angle boulevard Helvétique - Ferdinand-Hodler), soit une façade équivalant à un immeuble de 4 étages.
11
– Les accès seront difficiles, aucun parking n’étant prévu contrairement
au cahier des charges. Avec 30 autocars ou bus scolaires qui ne pourront
que déposer leurs clients et traverseront le quartier à la recherche d’un
stationnement!
– Autre interrogation:
On peut s’attendre à des problèmes liés à la géologie et à l’archéologie.
2. LES ESPACES MUSÉE ET DÉPÔT DES COLLECTIONS NE SONT PAS
FONCTIONNELS
– Le projet dépare le site
Avec un mur en béton, teinté en brun et sans fenêtres (selon les plans
présentés dans la brochure éditée par le Département des Affaires culturelles de la Ville de Genève 1999), le long de la rue Ferdinand-Hodler, l’atteinte à l’environnement du quartier est considérable. Quant au bâtiment
administratif (sur 8 niveaux) construit à l’emplacement de la route, il est
sans intérêt d’un point de vue architectural.
– Le bâtiment prévu n’est pas fonctionnel
– Les surfaces d’accueil des visiteurs sont insuffisantes
– L’escalier d’accès public n’a qu’une largeur de 2,40 mètres pour la descente et la montée.
– Le concept de circulation des visiteurs dans l’exposition est étriqué.
– Les coffrets d’exposition: des containers en bois avec des passages de
circulation de 1,20 mètre sur 19 à 25 mètres de longueur.
– L’Esplanade en verre est une solution originale, mais qui posera moult
problèmes techniques et d’utilisation.
3. LES COÛTS S’INSCRIVENT DÉJÀ À PLUS DE 102 MILLIONS DE FRANCS
Les coûts reconnus qui font l’objet du référendum se montent aujourd’hui à Frs 98 201 700.–. Ce montant correspond aux cinq arrêtés votés le
21 février 2001 par le Conseil municipal de la Ville de Genève. A ce montant,
il faut ajouter le crédit d’étude de 4,3 millions de francs. On est donc déjà à
102,5 millions de francs, sans tenir compte des inévitables frais complémentaires: dépassements, imprévus, coûts liés à l’aménagement et aux modifications dans le secteur, en particulier pour le tra fic public et privé.
Le coût total dépassera donc très largement les crédits demandés.
Que sera la facture finale?
12
4. LE FINANCEMENT EST INCERTAIN
La Ville de Genève ne peut assumer la charge d’un tel projet. La part de
la Ville de Genève ne devrait pas dépasser le 50% du montant final de la
facture, part qui approche le 70% aujourd’hui, sans tenir compte des frais
complémentaires.
– Le montage financier n’est pas garanti.
Il devrait être assuré par tous les partenaires sur la base du montant de
la facture finale.
– Le financement est encore tributaire du transfert par le Canton à la Ville
d’un legs privé dont la valeur dépend d’un déclassement de terrain.
Montant estimé: Frs 11,5 millions, pour autant que la vente se réalise.
– Les autres promesses de dons. Des mécènes: Promesses ou intentions?
– Les contribuables paieront le surplus
•
Frs 4 000 000.– seraient pris sur les bénéfices que la SECSA, Société
de droit public qui exploite le Grand Casino de Genève.
•
Frs 10 000 000.– votés par le Grand Conseil.
•
Frs 7 500 000.– seraient pris sur les budgets des autres communes
genevoises. Mais l’Association des Communes Genevoises ne serait
engagée pour l’heure que pour Frs 1 000 000.–.
•
Frs 1 000 000.– est annoncé par les promoteurs de la part de la
Confédération. Pas sûr et insignifiant.
Votez NON à ce projet, car Genève n’a pas droit à l’erreur et mérite
mieux, surtout avec une telle dépense.
Les opposant(e)s affirment en conclusion leur détermination à s’engager sans délai pour la réalisation d’un projet de Musée d’ethnographie à
proximité de la Place des Nations. Mieux vaut attendre 3 à 5 ans pour réaliser «L’Esplanade des Mondes» proche de la Genève internationale.
Le Comité référendaire
13
Prises de position
RECOMMANDATIONS DES PARTIS POLITIQUES,
AUTRES ASSOCIATIONS OU GROUPEMENTS
LIBÉRAL
NON
ALLIANCE DE GAUCHE (SOLIDARITÉS - INDÉPENDANTS)
OUI
LES SOCIALISTES
OUI
LES VERTS
OUI
PARTI DU TRAVAIL - ALLIANCE DE GAUCHE
ET PROGRESSISTES
OUI
DÉMOCRATE-CHRÉTIEN
RADICAL
COMITÉ RÉFÉRENDAIRE «NON À LA DÉMESURE»
NON
–
NON
ACTION UNIVERSITÉ POUR UNE NOUVELLE SYNERGIE
ENTRE L’UNIVERSITÉ ET LE MUSÉE D’ETHNOGRAPHIE
OUI
ARCHITECTES ET INGÉNIEURS GENEVOIS POUR LE NOUVEAU
MUSÉE D’ETHNOGRAPHIE
OUI
ASSOCIATION CONTRE LA CONSTRUCTION D’UN MUSÉE
D’ETHNOGRAPHIE À LA PLACE STURM
NON
ASSOCIATION DES HABITANTS DU CENTRE ET VIEILLE-VILLE:
OUI POUR UN MUSÉE PROCHE DES HABITANTS
OUI
ASSOCIATION DES MUSÉES ET CENTRES D’ART GENEVOIS
OUI
ASSOCIATION POUR LE MUSÉE D’ETHNOGRAPHIE DANS
LE SECTEUR DES ORGANISATIONS INTERNATIONALES
ATELIERS D’ETHNOMUSICOLOGIE
14
NON
OUI
AVIVO ASSOCIATION DE DÉFENSE ET DE DÉTENTE
DE TOUS LES RETRAITÉS
OUI
CINÉASTES ET CINÉPHILES
OUI
COLLÈGE DU TRAVAIL (NOUS AUSSI ON EST
POUR LE NOUVEAU MUSÉE D’ETHNOGRAPHIE
À LA PLACE STURM)
OUI
COMITÉ «HALTE AUX DÉFICITS»
NON
ENSEIGNANTS ET ETHNOGRAPHIE: OUI AU NOUVEAU
MUSÉE - SPG - UNION DU CORPS ENSEIGNANT
SECONDAIRE SUPÉRIEUR
OUI
GEIP - GROUPEMENT DES ENTREPRENEURS ET
INDÉPENDANTS PROGRESSISTES
OUI
L’UNION DU PERSONNEL DU CORPS DE POLICE SOUTIENT
LA CULTURE: OUI AU NOUVEAU MUSÉE D’ETHNO
OUI
POUR LA CRÉATION PERMANENTE DE TOUS POUR TOUS:
POUR PLUS DE PLAISIR ET PLUS DE SAVOIR
OUI
POUR LE DÉVELOPPEMENT DES ACTIVITÉS JEUNE PUBLIC
DANS LES MUSÉES: OUI AU NOUVEAU MUSÉE D’ETHNO
OUI
SOCIÉTÉ D’ART PUBLIC - PATRIMOINE SUISSE
OUI
SOCIÉTÉ DES AMIS DU MUSÉE D’ETHNOGRAPHIE
OUI
SOLIDARITÉS
OUI
UNION DÉMOCRATIQUE DU CENTRE (UDC),
SECTION DE GENÈVE
15
NON
Heures de scrutin
POUR VOTER,
VOUS DEVEZ IMPÉRATIVEMENT
VOUS MUNIR DE VOTRE CARTE DE VOTE
ET DU MATÉRIEL REÇU À DOMICILE.
OÙ ET QUAND VOTER?
VOTE PAR CORRESPONDANCE
Vous pouvez voter par correspondance immédiatement
en utilisant le matériel annexé à la présente brochure.
Pour que votre vote soit admis, il doit parvenir au Service des votations
avant le samedi 1er décembre 2001.
DANS VOTRE COMMUNE
Les locaux de vote de la Ville de Genève seront ouverts:
Dimanche 2 décembre 2001 de 10 h à 12 h
Ville de Genève