FFR - LNR - Club des Supporters

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FFR - LNR - Club des Supporters
2,20 € DU 17 AU 23 FEVRIER 2014
Midi Olympique N° 5221 - Espagne 2,20€ - Polynésie - 700 XPF - Suisse 3,50 CHF - Canada 4,99 CAD - Belgique 2,30€ - Italie 2,50€
FFR - LNR
Four Nations - Top 14
La convention déjà contournée
5
Les Argentins
devront choisir
39
Lundi
Top 14
Brive, Grenoble
et Montpellier
font sensation
En avant toute !
6 à 14
Pro D2
Lyon cartonne,
La Rochelle
s’accroche 17 et 19
2,20 €
M 00709 - 5221 - F: 2,20 E
3’:HIKKRA=^UWWUW:?f@m@c@b@k";
LE XV DE FRANCE SE DÉPLACE VENDREDI SOIR AU PAYS DE GALLES
AVEC L’OBJECTIF D’ENCHAÎNER UN TROISIÈME SUCCÈS ET DE POURSUIVRE
SA MARCHE VERS LE GRAND CHELEM. POUR S’IMPOSER FACE AUX DIABLES
ROUGES, LES AVANTS TRICOLORES DEVRONT HAUSSER LEUR NIVEAU
DE JEU ET PROUVER QU’ILS SONT DIGNES DES MEILLEURS.
2à5
2
LUNDI 17 FÉVRIER 2014 - MIDI OLYMPIQUE
Dossier
Les faits
Éditorial
Jacques VERDIER
[email protected]
Packs de France
I
l doit être possible d’aimer le rugby offensif, son pouvoir orchestral, son intelligence
créative, la finesse de ses stratégies, l’esthétisme de ses postures, l’électricité de ses
mouvements, ses couleurs folles, sa persistante lumière et convenir, la main sur le
cœur, qu’il n’y a pas d’attaques véritables sans
phases de conquête, pas de grande équipe sans de
grands avants et que la vitesse d’un débordement
en bout d’aile, doit presque toujours aux avancées de cistude du pack, à ses guerres de tranchées, ses lourdeurs endémiques.
L’histoire du rugby français est à cet égard on ne
peut plus édifiante : du pack de Lucien Mias en 1958,
à celui de Michel Crauste en 1964, de l’armada
de Christian Carrère en 1968, à celle de JeanPierre Rives en 1977 et 1981, du « huit » de Daniel
Dubroca en 1987, à ceux d’Abdelatif Benazzi et
de Raphaël Ibanez en 1997 et 1998, sans oublier
les soutiers de Thierry Dusautoir en 2010, les
meilleurs résultats des Bleus furent obtenus autour de packs en airain. Une mêlée en fer forgé.
Un alignement conséquent en touche. De la ressource en défense. Une belle solidarité sur les
mauls. De l’homogénéité, du courage. Un certain
talent et un coefficient d’agressivité supérieur à la
moyenne suffisent généralement à entretenir l’espoir. Mais voilà bien toute l’ironie de l’histoire.
Les Anglo-Saxons qui sont à l’origine de l’expression « French flair », ont toujours salué unanimement notre propension à marquer des essais
impossibles, à faire ce que l’on n’attend pas, à
bousculer les interdits, à posséder un style, dans
le jeu de ligne, proche de la marqueterie. Comme
si le rugby français, à leurs yeux, était avant toute
chose affaire de feeling et d’impertinence, de technique et de pure créativité. Jacques Fouroux, toujours rétif, éternellement goguenard, prétendait qu’ils
le faisaient exprès pour nous induire en erreur…
Mais ce qui est vrai de la France concernant l’hégémonie des packs, l’est aussi, naturellement, de
toutes les autres nations. Pas une n’échappe à la
règle. Et si les Boks et les Anglais notamment firent longtemps du seul jeu d’avants l’alpha et
l’oméga de leur rugby, au point de négliger leur cavalerie légère, il arrive heureusement parfois que
la magie opère et que la puissance des gladiateurs se marie à la vitesse des anges, que la dextérité des uns le dispute à la mobilité des autres.
C’est le rugby total. Le jeu tel qu’il se chante. Celui
des Gallois des années 70, des All Blacks de presque toutes les générations.
En sommes-nous loin ? C’est hélas probable. Le
contenu de notre jeu laisse depuis des années
passablement à désirer et je ne jurerais même
pas, en l’état actuel des choses, que la France possède un pack de première force. Sa touche parut
incertaine face à l’Angleterre, sa mêlée donna des
signes de faiblesse face à l’Italie. Ses cadres sont
vieillissants et les grands talents lui font peutêtre défaut. Nonobstant et c’est tout le paradoxe,
les autres ne sont guère mieux lotis. De sorte que
sur fond de patience, de travail, de précision, il
est peut-être permis de construire un socle convenable à des trois-quarts autrement talentueux.
Alors on danse. ■
Sommaire
● P. 2 à 5 Dossier… Le pack du XV de France. Pages 2 et 3.
● P. 6 à 14 Top 14 Dix-neuvième journée, le point. Pages 6 et 7.
Montpellier - Perpignan. Page 8. Brive - Paris. Page 9. Biarritz Toulouse. Page 10. Oyonnax - Bordeaux. Page 11. Racing-Metro Bayonne Page 12. Toulon - Castres. Page 13. Grenoble Montferrand. Page 14. ● P. 15 à 19 Pro D2 Vingtième journée,
le point. Page 15. Narbonne - Agen et Dax - Bourg. Page 16.
Tarbes - Bourgoin et Lyon - Béziers. Page 17. Auch - Mont-deMarsan et Colomiers - Albi. Page 18. La Rochelle - Pau et Aurillac Carcassonne. Page 19. ● P. 20 International Actualité. Page
20. ● P. 21 International à 30 Ovalie Fédérale 1. Pages 21 et
22. Fédérale 2. Pages 23 et 24. Fédérale 3 - Jeunes. Page 25.
Séries régionales. Page 26. Nord-Paris. Page 27. Sud-Est. Page
28. Centre Sud. Page 29. Grand Ouest. Page 30. ● P. 31 Treize
Actualité. Page 31. ● P. 32 à 34 Horizons Technique. Page 32.
Opinions. Page 33. Entretien. Page 34. Portrait. Page 35. ● P. 35 et
36 Oscar Hogo Bonneval. Pages 35 et 36.● P. 38 et 39 Cris &
Chuchotements Actualité. Pages 38 et 39.
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● SÉDUCTION LE XV DE FRANCE A RETROUVÉ LE CHEMIN DU SUCCÈS EN DISPOSANT DE L’ANGLETERRE ET DE L’ITALIE LORS DE
SES DÉBUTS DANS LE TOURNOI 2014. DE PRÉCIEUX SUCCÈS ACQUIS PRINCIPALEMENT GRÂCE AUX EXPLOITS DES LIGNES ARRIÈRE
● BLESSURES LES AVANTS, DIMINUÉS PAR CERTAINES ABSENCES, N’ONT JAMAIS SEMBLÉ VÉRITABLEMENT À LEUR AISE,
CONTRÉS SUR LES BASES ET LA CONQUÊTE ● DÉFI VENDREDI À CARDIFF, ILS SONT ATTENDUS AU TOURNANT FACE AUX GALLOIS,
TOUJOURS PERFORMANTS DEVANT ● RÉVÉLATEUR RESTE UNE INTERROGATION : NOS AVANTS SONT-ILS À LA HAUTEUR ?
LES « GROS »
SUR LE GRIL
Par Pierre-Laurent GOU
[email protected]
A
ussi paradoxal que cela puisse paraître, après une année
2013 catastrophique les deux premières levées du XV de
France dans le Tournoi des 6 Nations n’ont pas complètement redonné le sourire au rugby français. La vague naissante d’enthousiasme alimentée par l’essai de Gaël Fickou
face aux Anglais, « dopée » par vingt minutes séduisantes
contre les Italiens est endiguée par la froide réalité d’un bilan sportif finalement mitigé. Rien d’étonnant, au fond, pour une équipe en reconstruction. Derrière l’élan retrouvé d’un XV de France porté par ses troisquarts, imprédictibles, orgueilleux et finalement très « French flair », on
ne parvient toujours pas à voir l’affirmation d’un jeu totalement maîtrisé. La lecture des faits est confortée par les chiffres et les statistiques :
sur le gril se trouvent les avants français, campés en première ligne.
Pas toujours à leur avantage face à la concurrence, ils n’ont toujours
pas rassuré
Les « gros » sont-ils au niveau ? La question mérite d’être posée à l’aube
d’aller défier le pays de Galles sur ses terres. Sachant que, de tout temps,
dans le Tournoi, en tournée ou même en Coupe du monde, le XV de
France a toujours construit ses grandes épopées en s’appuyant sur un
paquet d’avants dominateur, impressionnant, qui déménageait tout sur
son passage. Le dernier en date, en 2010, en est la parfaite illustration.
Derrière, si une nouvelle génération semble avoir pris le pouvoir, le paquet d’avants français ne fait pas référence. L’analyse vidéo des deux premiers matchs est éloquente ; elle confirme l’impression d’inachevée.
Constat implacable : nos avants, dans leur globalité, ne sont pas assez actifs, ils ne se déplacent pas assez en tout cas moins que leurs adversaires.
Pire, ils tanguent sur leurs bases : même dans le saint des saints du rugby français, la mêlée fermée, qui n’est plus véritablement dominatrice.
La semaine passée au Stade de France, les Italiens Castrogiovanni et De
Marcchi ont largement contré Domingo et Mas, considérés pourtant
comme les meilleurs tricolores à leur poste. Quelques chiffres : lors des onze
mêlées fermées du choc transalpin, les Bleus ont été pénalisés trois fois,
sanctionnés d’un coup franc une fois et ils ont perdu deux ballons. Trop
pour lancer correctement le jeu, pour contrôler le fil de la partie.
PREMIÈRE LIGNE À L’ANCIENNE
Dans le même temps, les piliers français ont également souffert de la
comparaison dans les autres compartiments du jeu. Au niveau des
plaquages et des déblayages les Italiens écrasent les piliers français
(quinze plaquages contre six par exemple, chez les titulaires). En ce qui
concerne les mètres gagnés avec le ballon, le différentiel est encore plus
grand et, ici, nos deux talonneurs ne sont pas exempts de tout reproche. Notamment Dimitri Szarzewski, efficace contre les Anglais, moins
tranchant face aux Italiens et Ghiraldini, qui l’a dominé. Si le pack de
la Nazzionale est à prendre au sérieux, il n’est pas la référence suprême au niveau international.
Le déficit de plaquage est d’autant plus flagrant en troisième ligne, où
la France est orpheline de Thierry Dusautoir. Et le forfait de son remplaçant, Bernard Le Roux, ne fait qu’amplifier les doutes qui accompagnent le déplacement au pays de Galles. Sur le gril, l’efficacité défensive de la troisième ligne dans son ensemble. Si Yannick Nyanga
et Louis Picamoles apparaissent indispensables pour leur apport offensif, défensivement ils n’apparaissent pas dans le sommet des classements des meilleurs plaqueurs. Nyanga n’est certes pas loin en plaquant une dizaine d’adversaires par match ; Picamoles connaît un
rendement clairement in suffisant (8 réalisations puis 6). Du coup, la
quinzaine de plaquages du capitaine Dusautoir manque ici cruellement.
Et pas seulement au plan statistique...
LANCEMENTS RETARDÉS
Le bilan mitigé n’est pas terminé : au moment où le XV de France
s’apprête à défier l’un des meilleurs alignements européens, les deux
premières sorties de la touche française n’ont pas apporté de garantie dans ce secteur de jeu. Au contraire, là aussi les Bleus sont déficients à l’heure du bilan chiffré. La première interrogation vient de
l’utilisation ou plutôt de la non utilisation face aux Anglais du Parisien
Flanquart, pourtant l’un des joueurs les plus grands du Tournoi
(2,06 m). Et puis, outre un ou deux mauvais lancers, il y a ces pertes
de balles indirectes, en l’air ou, dans un deuxième temps, au moment
de s’organiser collectivement au sol dans l’utilisation du ballon.
La seconde vient du fait que les Bleus n’ont pas su bonifier leurs lancements là dessus. Erreur d’annonce ou de libération ou de stratégie, il
y a très (trop) souvent eu un grain de sel qui a grippé la machine. Les
Bleus ont des circonstances atténuantes, avec notamment un roulement
notamment sur blessure des « capitaines de touche ». Suta, Ouedraogo,
ou Chouly ont précédé Nyanga dans ce rôle. Aucun n’a l’expérience et
le vécu d’un Bonnaire ou d’un Harinordoquy, experts en la matière.
L’Irlande l’a démontré lors de la dernière journée, pour espérer battre sans coup férir les Gallois, les ballons portés sur touche sont une arme
de destruction massive que les Bleus n’ont su utiliser pour le moment.
Il est grand temps de le faire. ■
L’éclairage
DUSAUTOIR,
L’EFFET PAPILLON
U
Par Nicolas ZANARDI
[email protected]
n seul être vous manque, et tout
est dépeuplé… L’élégie n’a plus de
secret pour personne, bien sûr.
À la différence que les conséquences d’une absence peuvent
parfois paraître inattendues. En
effet, le forfait de Thierry Dusautoir, « flingué »
avec Toulouse en Coupe d’Europe, du côté de
Parme, par une rupture du tendon du biceps
gauche, semblait devoir coûter lourd au XV de
France en termes de leadership. Pas même,
puisque Pascal Papé a brillamment repris l’intérim en ce domaine, dans un style radicalement différent. En revanche, l’absence de
Dusautoir revêt de lourdes conséquences sportives, assorties à celle de sa « doublure naturelle » Wenceslas Lauret, qui revient juste dans
le groupe cette semaine.
LA DEUXIÈME LIGNE « SACRIFIÉE »
Pourquoi ? On pourrait tout d’abord proférer
une évidence, à savoir que l’absence d’un joueur
considéré comme le meilleur du monde en 2011
se saurait qu’être préjudiciable. Mais il s’agit
d’aller plus loin dans l’analyse, et de comprendre pourquoi. Et c’est à cette aune que l’on observe l’influence considérable du Toulousain sur
l’ensemble de son paquet d’avants. Tout simplement parce que la qualité d’une troisième ligne
demeure, avant tout, question d’équilibre entre
les individualités. Or, si Yannick Bru avait décidé de rappeler Louis Picamoles afin de combler
le manque de perforation constaté en novembre, c’était en connaissance de cause. À savoir
que Picamoles ne brille pas naturellement par ses
qualités défensives, que ses partenaires de la
troisième ligne doivent combler… Pour autant,
en l’absence de Dusautoir, personne ne s’est imposé dans le rôle de « celui qui plaque pour
deux ». Parce que Bernard Le Roux, malgré son
abattage, a encore tendance à manquer beaucoup d’interventions et à commettre beaucoup
de fautes, tandis que les qualités naturelles de
Nyanga en font davantage un « joueur de rupture »
qu’un plaqueur-gratteur. Un constat qui entraîne
deux conséquences : la tendance des adversaires à défier la zone de l’ouvreur français (où
Italiens comme Anglais ont soit franchi, soit obtenu des pénalités), et surtout une grosse mobilisation de la deuxième ligne en défense. D’où
son logique manque d’énergie et d’efficacité sur
les phases offensives, en particulier les déblayages, qui polluent la qualité du jeu français…
CONSÉQUENCES EN TOUCHE
Il faut ajouter à ce constat un autre aspect de la
troisième ligne française, qui incite aujourd’hui
à débattre : celui de la touche. Autrefois royale
(avec Imanol Harinordoquy ou Julien Bonnaire,
voire les deux lorsqu’ils se trouvaient alignés en
même temps sous le maillot tricolore) la troisième
ligne française se trouve en difficulté à l’instant de trouver des successeurs à ses rois des airs.
Et ceci alors que ses deuxième ligne se trouvent davantage enclins à batailler au sol (là encore une exception culturelle française, dû à sa
relation d’amour vache avec la mêlée).
Yannick Nyanga, promu leader d’alignement
depuis le début du Tournoi, peine parfois à
choisir les bonnes zones de saut (ce fut patent
contre l’Angleterre) et manque de quelques
centimètres comparé à ses illustres prédécesseurs. Et comme tout est, là encore, question
d’équilibre, c’est la troisième ligne dans son
ensemble qui semble trop peu aérienne pour
compenser les lacunes de son attelage…
Jusqu’au bout, on ne peut s’empêcher de songer que la présence de Dusautoir aurait pu
permettre de titulariser Damien Chouly aux
côtés de Louis Picamoles, ce qui semble bien
moins évident aujourd’hui… Et pourtant, il
faudra bien trouver des solutions d’ici la fin
du présent Tournoi si les Bleus entendent enfin gagner un titre sous l’ère Saint-André. La
titularisation d’Ibrahim Diarra au Millennium
Stadium de Cardiff, vendredi soir, peut-elle
en constituer un ? Réponse à venir… ■
LUNDI 17 FÉVRIER 2014 - MIDI OLYMPIQUE
LE GROUPE FRANCE
Piliers : Debaty, Mas, Forestier, Domingo. Talonneurs : Mach, Szarzewski. Deuxième ligne : Vahaamahina,
Maestri, Papé, Flanquart. Troisième ligne : Lauret, Nyanga, Chouly, Picamoles, Bruni, Lapandry, Diarra. Demis
de mêlée : Doussain, Machenaud. Ouvreurs : Plisson, Tales. Centres : Fickou, Bastareaud, Mermoz, Fofana.
Ailiers : Andreu, Médard, Huget. Arrières : Dulin, Bonneval.
69
Dossier 3
BRICE MACH, 69e BLEU VERSION PSA
Suivi attentivement depuis de longs mois par le staff du XV de France et invité à s’entraîner avec Akvsenti
Giorgadze, le spécialiste des lancers des Bleus, le talonneur de Castres Brice Mach a été appelé dans le
groupe pour remplacer Benjamin Kayser victime d’une rupture partielle du ligament latéral interne du
genou droit. Mach devrait être le 69e international du mandat PSA.
L’interview
YANNICK BRU - ENTRAÎNEUR DES AVANTS DU XV DE FRANCE
« La performance
du pack
sera déterminante »
Propos recueillis par Grégory LETORT
[email protected]
Comment jugez-vous la performance
de votre pack sur le début de Tournoi ?
En préambule, il faut bien considérer qu’il y a en
Top 14 une marque de fabrique : un affrontement très
pointu sur les phases statiques qui vire même parfois à l’excès et des équipes qui sont sur un jeu défensif notamment en hiver. La grande différence
avec le niveau international c’est qu’on demande aux
avants une dépense physique et une débauche
d’énergie supérieures au Top 14. Nos avants subissent un gros changement dans l’intensité des
courses à livrer. Au niveau international, il y a un niveau athlétique, de déplacement très différent du
championnat où les enjeux sont axés sur la stratégie de conquête. C’est un constat à effectuer. Ensuite,
contre l’Angleterre, il y a eu une bonne partie en
mêlée et sur les phases de combat organisées mais
moins de précision dans les airs en touche. Nous
n’avons pas donné des ballons de bonne qualité à
nos demis. Mais le contre a été important sur quelques ballons. Face à l’Italie nous avons été pénalisés en mêlée pour des problèmes de liaison. Nous
avons besoin de travailler mais la touche a été bien
meilleure hormis les 20 dernières minutes. Ce sont
deux parties contrastées sur les phases statiques.
Le Top 14 éduque bien nos joueurs pour les phases de combat organisé mais nos joueurs ont besoin
de progresser dans la dimension athlétique. Il y a
des efforts individuels à faire dans le déplacement.
Mais il ne faut pas avoir la mémoire courte : heureusement qu’il y avait la mêlée depuis deux ans.
Nous étions contents d’avoir Nicolas Mas et les
autres piliers sur le dernier exercice en Irlande ou
face à l’Écosse.
Les chiffres semblent dire que nos piliers et
troisième ligne ne plaquent pas assez, ne
serait-ce que par rapport aux joueurs de
deuxième ligne ?
Aujourd’hui, le rugby français dispose de deuxième
ligne qui sont dans les standards du très haut niveau.
Ils rivalisent à tous points de vue avec les meilleurs
de n’importe quelle nation. Je le pense sincèrement. Ce n’est pas vrai dans toutes les lignes. Nous
devons gérer la transition entre un Top 14 axé sur
le combat et le niveau international davantage sur
le combat dynamique. À ce titre, nos piliers doivent gagner en productivité. En troisième ligne je rappelle que nous avons été affectés par des blessures dans le profil plaqueur-gratteur. Et nous ne
sommes pas riches de joueurs qui ont cette dimension athlétique pour apporter un plus au niveau international. Bernard Le Roux qui laissait beaucoup
de gens sceptiques a ce prérequis athlétique.
Le secteur de la touche est en souffrance chez les Bleus avec la difficile succession des Bonnaire ou Harinordoquy à
assurer dans ce profil de troisième ligne sauteur. Photos Midi Olympique
Pourquoi Alexandre Flanquart, 2,06m, a-t-il
été si peu utilisé en touche contre l’Italie ?
Il a été clairement visé au début. Mais les Anglais
avaient mis trois sauteurs sur lui, l’encadrant délibérément. Le deuxième ballon qui lui était destiné
a été contré. Ensuite les zones de lancer ont été
rectifiées. Les grands joueurs, il faut les utiliser ou
s’en servir comme leurre.
Vous avez dû installer un nouveau capitaine
de touche pour ce Tournoi : cette reconstruction permanente est-elle pesante ?
Dès notre prise de fonctions en 2012, il était clair
qu’il y avait un grand chantier au niveau de la transition à mener. Des garçons charismatiques Harinordoquy, Bonnaire, Servat, Nallet, Chabal allaient passer la main. Réussir cette transition
était un challenge. Il a fallu reconstruire un leadership sur la touche. J’ai installé Fulgence Ouedraogo
mais il s’est blessé. Nous avons tout de même progressé avec Pascal Papé, Yannick Nyanga et Damien
Chouly. Nous trouvons une complicité et une stabilité. Alexandre Flanquart pointe aussi son nez.
Après l’Italie, la mêlée vous fait-elle réfléchir ?
J’ai une grande confiance dans la capacité des
joueurs à faire mieux que rivaliser. Ils aiment ça,
ils sont éduqués à ça. Il faut comprendre que les
directives de l’IRB sont clairement tournées vers le
jeu de mouvement et tendraient à aseptiser la mêlée. Il y a une transition à gérer. Dans ce contexte,
la subjectivité des arbitres peut être mise à l’épreuve.
Il faut qu’on soit vigilant : de là peuvent naître certaines frustrations. La mêlée n’est pas arbitrée
comme en Top 14. Ce serait une erreur de tout miser dessus.
Pour vos avants, concevez-vous ce déplacement au pays de Galles comme
le match clé du Tournoi ?
C’est évident. La performance des
avants sera déterminante compte tenu des qualités de cette
équipe galloise. Nous ne sommes pas encore partis et nous
avons perdu Kayser après
Dusautoir, Burban, Le Roux,
Ouedraogo. Il nous apportait un surplus de puissance. Heureusement
que nous étions
partis sur l’idée de
construire avec
deux talonneurs
de haut niveau
et une saine
émulation.
Comment aurions
nous fait si nous avions
écouté les discours à
l’ancienne sur le fait
d’installer une épine
dorsale et un talonneur
leader à tout prix ? Dans
ce rugby, on ne peut pas
tout miser sur un seul individu.■
La question qui tue...
Que valent les avants tricolores ?
Benoit AUGUST
Jean-François TORDO
Ancien talonneur du BO
Ex-capitaine du XV de France
Oui, je pense que le pack tricolore se cherche un
peu, c’est l’impression que l’on a eu, au moins
de l’extérieur. Je pense que notre «huit» est en
train de changer ses formes de jeu. Les Français
sont en train d’essayer de nouvelles choses
alors je ne serais pas trop sévère. Au fond, je
pense que notre mêlée n’est pas si mauvaise,
elle est même bonne. Il ne faut pas oublier que
l’Italie est très forte dans ce secteur avec De
Marchi, mais aussi le talonneur Ghiraldini dont
on ne parle pas beaucoup... En revanche, oui il y
a un problème en touche. Le XV de France s’est
peut-être privé d’un vrai leader, surtout pour les
annonces. Il nous manque un gars comme
Imanol Harinordoquy, l’Anglais Ben Kay ou
encore Julien Bonnaire qui était vraiment très
fort là-dessus. Ce genre de joueurs sait garder la
tête froide pour s’adapter en permanence au
contre adverse et donner les bonnes consignes
au collectif. J. P. ■
Olivier ROUMAT
Ancien capitaine du XV de France
Je pense d’abord que nos avants sont tombés
sur des Italiens qu’il faut féliciter : ils ont un
pack très costaud avec Castrogiovanni qui est
un des meilleurs droitiers du monde. Mais j’ai
trouvé que notre troisième ligne a été très
bonne, avec Le Roux dans un style très sudafricain, côté fermé. Yannick Nyanga très bon
dynamiteur et Louis Picamoles qui avance à
l’impact. En revanche, c’est vrai que le cinq de
devant a été moins performant même s’il n’a
pas démérité. N’oublions pas notre bilan de
2013 : nous n’avons pas gagné beaucoup de
matchs et je pense qu’une équipe se construit
dans la victoire. C’est comme ça qu’elle peut
acquérir de la confiance. J. P. ■
J’ai ressenti de la fébrilité dans les deux premiers matchs du XV de France. Je pense que
nous avons cinq-cents chevaux sous le capot
mais que nous n’avons pas la tête et les jambes au même moment. Nous avons alors souffert sur nos fondamentaux et, par exemple,
notre mêlée. Les joueurs ont perdu cette fraîcheur mentale qui est pourtant indispensable.
Mais j’espère que Yannick Bru va remédier à
tout ça, trouver les mots et l’organisation.
Je n’ai jamais été un grand fan du GPS, des
statistiques et de toute cette évolution du
rugby moderne. Je crois qu’il faut revenir aux
fondamentaux, à l’humain, à cet ADN que
nous ont laissé les anciens. Pourtant je crois
que Yannick Bru a les compétences. Il faut le
laisser travailler. Mais à ceci, s’ajoute le problème du temps de jeu des jeunes talents
dans les clubs. Il faut un électrochoc, ne pas
hésiter à aller les chercher en Pro D2. J. P. ■
André HERRERO
Olivier MAGNE
Ancien numéro 8 international
Ex-troisième ligne international
C’est toujours délicat de juger. C’est vrai que
notre pack n’a pas été transcendant, mais nous
sommes tellement «cycliques» alors je me dis
que ça va s’améliorer. Ceci dit, je trouve que
notre effectif n’est pas extraordinaire, on a
l’impression qu’il n’y a pas de remplaçants. Je
trouve qu’au niveau du pilier gauche, par exemple, c’est un peu faible. On ne sent pas beaucoup de jeunes qui poussent derrière. Cela manque de relève, derrière nos trentenaires... Il faut
des joueurs d’expérience mais il faut aussi des
jeunes qui jouent, sans se poser de questions.
J’ai l’impression que les trois-quarts, à l’inverse,
ont bénéficié de l’apport de nouveaux talents.
Après, il y a toujours ce problème de nos clubs
qui préfèrent recruter des étrangers confirmés
au lieu de faire confiance à des jeunes. On a
presque l’impression qu’il y a de meilleurs
joueurs en championnat qu’en sélection. J. P. ■
Les performances des avants sont mitigées. Ni
la touche ni la mêlée ne permettent de lancer le
jeu avec suffisamment de vitesse pour surprendre la défense. Or, pour bien terminer une action
il faut bien la commencer...ce n’est pas le cas
avec de précieuses secondes perdues au départ.
Défensivement, le problème est davantage collectif qu’individuel. Les joueurs n’ont pas suffisamment de repères pour circuler correctement
et être efficaces sur l’homme. La défense est
l’indicateur de la confiance qui anime un groupe
et, malgré ses deux victoires, le XV de France
manque encore de confiance.
Malgré tout, je pense que les Bleus sont en
mesure de réaliser un grand chelem... À mon
sens, le pays de Galles, qui constitue le plus
gros obstacle à venir, a perdu sa fraîcheur et son
enthousiasme. Il faut gagner pour renforcer la
confiance. S. V. ■
4 Dossier
LUNDI 17 FÉVRIER 2014 - MIDI OLYMPIQUE
Perspective
RETOUR LE TROISIÈME LIGNE CASTRAIS DEVRAIT FAIRE SON RETOUR EN BLEU POUR ÉQUILIBRER LA TROISIÈME
LIGNE TRICOLORE. DE SON RENDEMENT DÉPENDRONT NOTAMMENT LES BALLONS DE RÉCUPÉRATION TRICOLORES.
DIARRA
INTRONISÉ
L
Par Pierre-Laurent GOU
[email protected]
e sélectionneur Philippe Saint-André et son adjoint
chargé des avants, Yannick Bru se sont offerts une ultime frayeur, samedi après-midi, lors des derniers instants de Toulon - Castres... Une ultime sueur froide
lorsqu’Ibrahim Diarra, leur cinquième choix à l’heure
actuelle en troisième ligne, fut victime d’un choc tête
contre tête, avec son partenaire Seremaïa Baï en voulant plaquer
Matt Giteau. Le Tarnais a mis quelques minutes avant de retrouver ses esprits... Des secondes longues comme des heures. Il faut
dire que depuis quelques semaines, les prétendants à ce poste
tombent comme des mouches. « Sur le poste de troisième ligne qui
colle au ballon, qui est gratteur. Toutes les nations n’en n’ont pas
beaucoup. Nous si, on en a cinq, mais ils sont au garage. C’est un
peu le point noir de ces trois semaines », expliquait, dimanche soir
dernier au sortir du match face à l’Italie, PSA au moment de révéler l’incertitude qui planait au-dessus de Bernard Le Roux. Quelques
heures plus tard, le Racingman était contraint à son tour de rendre les armes. Ouedraogo est blessé depuis octobre. Lauret, titulaire
en novembre, est convalescent suite à des problèmes chroniques
aux ischios, Dusautoir a dû rendre ses galons de capitaine quinze
jours avant le début du Tournoi sur une rupture du tendon du biceps, Burban s’est fait une déchirure aux ischio-jambiers face
aux Anglais et enfin Le Roux victime d’un KO face à l’Italie.
N’en jetez plus la coupe est pleine et le staff n’a pas encore trouvé le chat noir qui sévit chez les troisième ligne.
d’ailleurs semé le doute dans leur esprit par son implication lors
de la semaine précédant le match
face aux Transalpins. Sa prestation lors de l’entraînement avec opposition du
mercredi avait fini de
convaincre les entraîneurs des Bleus qu’il
pouvait être une alternative. Une nouvelle fois, la troisième
lig n e du X V d e
France et ce quel
que soit le choix final,
alignée vendredi soir
face aux Gallois, sera
chamboulée. ■
L’interview
VINCENT DEBATY - PILIER DU XV DE FRANCE
« Dans de meilleures
dispositions »
Propos recueillis par Léo FAURE
[email protected]
Imaginiez-vous être absent de
la première liste ?
Un peu. Je n’avais pas fait une très
bonne tournée en novembre.
Notamment contre le Tonga, je n’avais
pas fait une bonne rentrée. J’ai bien
senti que j’étais en ballottage défavorable.
Le sélectionneur vous a-t-il livré
ses attentes vous concernant ?
Non, pas vraiment. Mais je sais ce
qu’ils attendent de moi : plus de régularité. Mais en novembre, le contexte n’était pas bon pour moi. J’ai eu
des pépins aux mollets en début de
saison et je n’avais recommencé à
m’entraîner que fin octobre.
Physiquement, je n’étais pas encore
à 100 %. Il y avait aussi l’arrivée des
nouvelles règles en mêlée, auxquelles je n’avais pas eu le temps de
m’adapter. Aujourd’hui, c’est très différent. Je suis dans de meilleures dispositions.
Vous êtes aujourd’hui sélectionné en tant que pilier droit. Cela
vous inquiète-t-il ?
Pas plus que ça. C’est vrai que j’évolue le plus souvent à gauche mais je
suis un droitier de formation. Mes débuts, à La Rochelle, je les ai effectués
en numéro 3. Ce n’est qu’à Perpignan
que j’ai glissé à gauche. Mais depuis,
j’ai continué de dépanner à droite.
DIARRA LE SURVIVANT
Or Diarra est l’unique survivant quasiment d’une espèce
en voie d’extinction ces dernières semaines, le plaqueurgratteur. Dans le groupe des 30, il est le seul à posséder ce
profil. Compte tenu des lacunes dans ce secteur de Nyanga
et de Picamoles (indispensables pour leur apport offensif et donc probablement titulaires une troisième fois
de suite), ni Bruni, ni Lapandry, ni même Chouly qui
sait pourtant tout faire, tous sélectionnés pour le stage
préparatoire, ne semblent être en mesure de disputer
au Castrais une place dans le XV de départ. C’est l’un
des enseignements des deux premiers matchs, le XV
de France a besoin d’un joueur à 15 plaquages et plus,
capable aussi de gratter deux ou trois ballons au sol
dans les regroupements. Or Nyanga a tout juste la
moyenne et ce n’est vraiment pas le point fort de
Picamoles même si ce dernier a réalisé de gros progrès là-dessus.
Voilà pourquoi, en fin d’après-midi ce samedi, le staff cherchait par téléphone à obtenir des nouvelles rassurantes au plus vite à propos d’Ibrahim Diarra. Le Castrais avait
Quelles sont les difficultés
d’adaptation ?
Au niveau des appuis, c’est assez
similaire. Au niveau du positionnement, par contre, c’est très différent. Un droitier doit faire l’effort
de rester dans l’axe et de verrouiller
son vis-à-vis, pour le garder lui aussi dans l’axe. Il y a aussi une pression beaucoup plus forte à encaisser : un gaucher pousse sur une
épaule alors qu’un droitier pousse
sur les deux épaules et doit faire
face à deux joueurs. En mêlée fermée,
c’est usant.
Vous êtes souvent catalogué
comme un remplaçant «idéal».
Cela vous agace-t-il ?
Bien sûr que je préfère commencer les
rencontres. Je ne suis pas différent des
autres joueurs. Mais j’ai toujours dit
que l’intérêt de l’équipe était prioritaire
à mon intérêt personnel. S’il est préférable pour l’équipe que j’entre en cours
de match, alors je l’accepte.
Vous venez pourtant de commencer les deux dernières rencontres de Clermont, avec des prestations convaincantes…
Je me sens plus à l’aise pour disputer
une heure de jeu. Physiquement, j’ai
beaucoup travaillé. J’ai aussi progressé tactiquement, pour mieux gérer mes
matchs. J’ai réussi à gommer des courses inutiles de mon jeu, pour tendre
vers la qualité et l’efficacité. Je m’épuise
moins inutilement.
L’autre cliché est que vous n’êtes
pas un pilier de mêlée…
(il coupe) Cette image me colle à la
peau. J’essaie de prouver sur le terrain
que ce n’est pas vrai. Je pense avoir
dernièrement fait de bons matchs dans
ce secteur. Si les gens ne le voient pas,
tant pis ! Je ne vais pas aller au conflit pour prouver que je suis capable
d’être bon en mêlée…
Quelle est la difficulté de basculer de l’environnement du club à
celui de l’équipe de France ?
Ce n’est pas si compliqué. Pour ceux
qui ont disputé les deux premiers
matchs et qui sont rentrés en club, cela peut même avoir des effets bénéfiques. Cela peut vous regonfler de retrouver le club et de passer du temps
avec votre famille. Après, il faut juste
arriver à faire la bascule au niveau
sportif pour se réapproprier les annonces et les plans de jeu. Le cadre
du rugby reste le même mais les positionnements peuvent varier. C’est
une gymnastique de l’esprit. ■
Ibrahim Diarra est espéré dans un rôle de plaqueur-gratteur qui fait
défaut depuis le début du Tournoi. Photo Icon Sport
Stratégie
LE TRIOMPHE DES IRLANDAIS SUR LES GALLOIS À LANSDOWNE ROAD, LORS DU DERNIER MATCH, A LIVRÉ
QUELQUES PISTES SUR LA TACTIQUE À ADOPTER POUR VAINCRE LES DIABLES ROUGES À CARDIFF. ANALYSE.
L’IRLANDE
A MONTRÉ LA VOIE
J
Par Simon VALZER
[email protected]
«
e ne me souviens pas de la moindre occasion où les
Irlandais ont déplacé le ballon sur les extérieurs pour jouer
dans les intervalles. Ils ont passé leur temps à jouer au
pied, à faire du jeu à une passe. Mais ils nous ont dominés devant, donc nous ne pouvons nous en prendre qu’à
nous mêmes. » Le sélectionneur gallois, Warren Gatland,
a beau ergoter sur le manque d’esthétisme de la performance des
Irlandais, il n’a pas caché la réalité. À Lansdowne Road, il y a
quinze jours, le XV du Trèfle a littéralement pulvérisé (26-3) le
double champion en titre qui n’avait pas reçu pareille gifle dans
le Tournoi des 6 Nations depuis huit ans (défaite 31-5 contre
l’Irlande le 26 février 2006). À croire que les Verts auraient trouvé la recette miracle pour contrer les Gallois...
TOUCHE : VARIER LES CIBLES
Que les Français se réjouissent, celle-ci est on ne peut plus simple. Même si le nouveau sélectionneur des Irlandais, Joe Schmidt,
est connu pour figurer parmi les plus fins techniciens du circuit mondial, les coéquipiers de Brian O’Driscoll n’ont pas révolutionné le
rugby pour infliger aux Gallois une véritable correction. La fameuse recette ne compte même que deux ingrédients : touche, et
ballon portés. En ce qui concerne la touche, l’Irlande a assuré 16
de ses 17 lancers par effectués par Rory Best et Sean Cronin. Le
seul déchet a d’ailleurs été largement compensé par deux munitions subtilisées à l’alignement gallois. Pour prendre l’avantage
sur son homologue gallois, l’alignement irlandais a veillé à varier
ses cibles : sur seize lancers, six ont été effectués sur le géant du
Leinster, Devin Toner (plus grand joueur du Tournoi qui mesure
2,11 m), quatre sur le capitaine Paul O’Connell, quatre sur le jeune
flanker Peter O’Mahony, plus deux sur Jamie Heaslip. Bref, quatre
options qui constituent des rampes de lancement idéales pour
construire les ballons portés par lesquels les Irlandais ont mis les
Gallois au supplice. Du jeu axial, direct et redoutable. En tout et pour
tout, ils ont initié neuf mauls et causé des dégâts considérables : « Les
Irlandais ont marqué environ vingt points sur cette seule phase de jeu »,
reconnaissait ainsi Gatland à l’issue de la rencontre. Le pire, c’est
que les Gallois s’y étaient préparés : « Nous avions insisté sur la
défense des ballons portés toute la semaine. » Enfin, les Irlandais se
sont appuyés sur une défense de fer : sur 131 plaquages effectués,
seulement neuf ont été manqués, soit 94 % de réussite. Une vraie
leçon d’efficacité et un message à destination des Bleus qui, eux,
ont manqué dix-neuf plaquages contre l’Italie (87 % de réussite).
DISCIPLINE : LES DIABLES ROUGES PERDENT LEUR SANG-FROID
Pas aussi dominateurs que lors des deux précédentes éditions, les
Gallois se mettent trop souvent à la faute. La gifle irlandaise fut
d’ailleurs largement facilitée par ces erreurs. Là encore, Gatland
avait prévenu ses hommes : « Nous avons passé la semaine à répéter qu’il ne fallait pas faire de faute, et nous concédons dix-sept pénalités », pestait-il après le match. Symbole de cette indiscipline,
le sulfureux Mike Phillips a écopé d’un carton jaune pour s’être accroché avec Rob Kearney. Autres coupables : le pilier Gethin Jenkins
et le flanker Dan Lydiate, respectivement pénalisés à trois et quatre reprises.
Enfin, une statistique, pour le moins étonnante au vu du gabarit
de l’intéressé : contre l’Irlande, le colosse du Racing, Jamie Roberts
a manqué trois plaquages sur sept. S’agirait-il d’une faillite passagère ? Contre l’Italie, Roberts avait fait un sans faute (neuf
réalisations). Reste que s’il évolue aux côtés de l’ouvreur Rhys
Priestland, réputé irrégulier au plaquage, les Bleus seraient bien
inspirés de tester la perméabilité de cette zone… ■
Paul O’Connell assure la prise de balle en touche face aux Gallois, soutenu par Devin Toner et Cian Healy. Les Bleus sauront-ils égaler les
Irlandais dans l’exercice vendredi prochain ? Photo Icon Sport
Dossier 5
LUNDI 17 FÉVRIER 2014 - MIDI OLYMPIQUE
LA NOUVELLE CONVENTION LNR-FFR POUVAIT PERMETTRE AU STAFF DU XV DE FRANCE DE PROTÉGER LES JOUEURS
DE SON CHOIX POUR LES TROISIÈME ET QUATRIÈME MATCH DU TOURNOI. MAIS L’ARTICLE EN QUESTION A ÉTÉ SNOBÉ.
LA CONVENTION
DISCRÉDITÉE
Par Grégory LETORT
[email protected]
P
aul Goze évoquait « l’esprit et la règle » pour parler de
l’article polémique (3.1.3 - alinea B) de la nouvelle convention LNR-FFR. Quel esprit et quelle règle ? Des mois
de négociations, une prolongation de six mois de l’ancienne convention (du 30 juin 2013 au 31 décembre)
pour aboutir à quoi ? À un article bancal indiquant que
les trente Bleus retenus pour affronter le pays de Galles seraient
mis à disposition de leurs clubs pour la 19e journée de Top 14 et qu’ils
seraient autorisés « après concertation » « à jouer sauf avis contraire du staff du XV de France motivé par la situation individuelle
du ou des joueurs concernés ». Par concertation, FFR représentante
du staff des Bleus et LNR représentante des clubs n’entendaient
visiblement pas la même chose. « Ils ont signé » d’un côté - « ils nous ont dupé » de l’autre.
Côté fédération, concertation équivalait à discussion
téléphonique et explication des choix. Côté clubs,
concertation équivalait à une visite à l’entraînement
e t u n e ren con tre ent re st affs médicau x .
Incompréhension et mésentente patente. Alors si
Philippe Saint-André espérait inciter les clubs à mettre au repos les douze joueurs ayant été titularisés
lors des deux premiers matchs du Tournoi, il a seulement été à moitié écouté.
UNE NOUVELLE CONCERTATION
DANS UNE SEMAINE
PSA espérait protéger douze de ses
Bleus ? Sept n’ont effectivement
pas joué : Plisson, Papé, Huget,
Nyanga, Dulin, Fofana et Le
Roux, qui était de toute façon
forfait. Pour Jean-Marc
Doussain, Saint-André était
prêt à une concession et
avait accepté l’idée de le voir
jouer. De fait, le numéro 9 a
joué de bout en bout finissant
même le match à l’ouverture. Par
rapport aux préconisations, Guy
Novès parlait d’exception : « À part
Jean-Marc Doussain, nous les avons respectées au maximum. » Toulouse, qui a mis en
congés Yoann Huget et Yannick Nyanga, a
donc finalement réalisé 50 % des rêves de
Saint-André puisque Louis Picamoles est
lui entré à la mi-temps. Si le Stade toulou-
sain par la voix de son président René Bouscatel avait été le le
club le plus audible pour vitupérer contre cette convention, d’autres se sont engouffrés dans la brèche de façon discrète.
Clermont a fait jouer Domingo vingt-trois minutes, Toulon a utilisé Bastareaud cinquante-cinq minutes et Montpellier a confié
le flanc droit de sa mêlée pendant trente-six minutes à Nicolas
Mas… Que risquent-ils ? Visiblement rien. Aucune amende ou
sanction n’est mentionnée dans cet article. Les présidents des
deux institutions - LNR et FFR - ont aussi choisi pour le moment
de garder le silence. Les douze Bleus que Saint-André espérait
protéger étaient aussi attendus vendredi à Marcoussis : les exemptés et les Clermontois sont arrivés samedi quand les autres Bleus
sont arrivés dimanche dans la matinée au CNR soit quatre jours
avant le troisième match du Tournoi au pays de Galles décisif pour
le grand chelem… Un groupe des trente où le tiers des joueurs
(neuf exactement) a joué donc quatre-vingts minutes, avec une
petite incertitude concernant Mathieu Bastareaud et avec un
appelé de dernière minute, Wenceslas Lauret remplaçant son
coéquipier Luc Ducalcon. Heureusement que dans une semaine toutes les parties prendront part à une nouvelle concertation. En théorie, le staff des Bleus peut demander la
mise au repos des joueurs de son choix pour la 21e journée
de Top 14 (28 février ou 1er mars), une semaine avant Écosse France. Après tout, le staff peut toujours demander… ■
Le temps de jeu
des Bleus ce week-end
Ménagés > Plisson, Papé (Stade français), Huget, Nyanga
(Toulouse), Dulin (Castres), Fofana (Clermont), Le Roux
(Racing-Metro).
Ils ont joué > Picamoles (40 minutes), Doussain (80), Maestri
(68), Médard (80), Fickou (80) (Toulouse) ; Flanquart (80),
Bonneval (80) (Stade français) ; Debaty (57), Domingo (23),
Lapandry (65), Chouly (15) (Clermont) ; Mas (36) (Montpellier) ;
Vahaamahina (80) (Perpignan) ; Ducalcon (69), Lauret (69),
Szarzewski (68), Macheneaud (63), Andreu (80) (Racing-Metro) ;
Bastareaud (55), Bruni (50), Mermoz (25) (Toulon) ; Forestier
(80), Mach (61), Diarra (80), Tales (74) (Castres).
Ils se sont blessés > Ducalcon (Racing-Metro), Kayser
(Clermont).
Il est incertain > Bastareaud (Toulon).
Jean-Marc Doussain, titulaire lors des deux
premiers matchs du Tournoi, a joué les quatre-vingts
minutes de Biarritz - Toulouse samedi.
Actualité
KAYSER ET DUCALCON SONT FORFAIT CE WEEK-END,
BLESSÉS EN CLUB. LE CENTRE DE TOULON A ÉGALEMENT
ÉTÉ TOUCHÉ, ALORS QU’IL DEVAIT ÊTRE MÉNAGÉ…
DE QUOI SEMER LE DOUTE CHEZ LES BLEUS.
L’INCERTITUDE
BASTAREAUD
P
hilippe Saint-André le craignait, le savait même. Depuis
qu’il est en poste, chaque week-end de Top 14 précédent un rassemblement du XV de France a donné lieu
à son lot de forfait(s). Une seule exception à ce cinglant
constat, le week-end d’avant France-Angleterre où,
comme par hasard, 23 des 30 Bleus étaient préservés
en vertu de la nouvelle convention FFR-LNR. Alors, vendredi
soir, avant le début des matchs, Saint-André se montrait presque
philosophe au téléphone... résigné et s’attendant au pire.
Le pire, cela aurait été une blessure de Doussain. Le demi de
mêlée titulaire des Bleus a dû se coltiner 80 minutes à Biarritz
sur un terrain détrempé, lourd et usant au niveau physique.
Dimanche, le Toulousain a regagné Marcoussis sans blessure
mais il est le seul du groupe des 30 à avoir débuté trois matchs
lors des trois dernières semaines. Du coup, il sera suivi de près
lundi et mardi avant que le staff ne décide de le titulariser une
troisième fois d’affilée.
ÉPAULE DROITE TOUCHÉE
Finalement, le pire est venu des avants, avec des forfaits chez
les joueurs de première ligne. Vendredi soir, Benjamin Kayser
a ainsi joué une petite demi-heure à Grenoble avant de repartir avec une rupture partielle du ligament latéral interne du genou droit. Du coup, le staff des Bleus a appelé Brice Mach en
urgence, qui a tenu son rang face à Toulon. Pour préparer le rendez-vous gallois, le Castrais va devoir apprendre le plan de jeu
et les combinaisons en touche du XV de France en moins de
cinq jours. Pas idéal.
Wenceslas Lauret, appelé en rempacement de Luc Ducalcon,
touché samedi avec le Racing et lui-même convoqué après la
suspension de Slimani, n’aura au moins pas ce problème. Le
troisième ligne était titulaire en novembre. Remis de ses problèmes aux ischios-jambiers, il postule pour une place dans le
XV majeur, concurrent d’Ibrahim Diarra dans le rôle du fameux
plaqueur-gratteur. Compte tenu du faible temps de jeu de Lauret
(il a effectué sa rentrée ce week-end, absent depuis le 21 décembre), Diarra partira avec les faveurs des pronostics.
Reste un ultime cas épineux : ce dimanche, l’épaule droite de
Mathieu Bastareaud suscitait l’inquiétude du staff. Le Toulonnais
est revenu de son court séjour sur la rade, avec une contusion à
l’articulation. Il faisait partie des 12 joueurs qui auraient dû être
préservés si les clubs avaient respecté les termes de la convention. Bastareaud devrait être ménagé en début de semaine, demeurant aux soins, avant de pouvoir postuler, vendredi, aux côtés de Wesley Fofana et, probablement, de Jules Plisson, qui
conserverait la confiance du staff. P.-L. G. ■
PAYS DE GALLES CONTRAIREMENT À LEURS FUTURS ADVERSAIRES FRANÇAIS, LES INTERNATIONAUX ONT, DANS LEUR ÉCRASANTE MAJORITÉ, PU BÉNÉFICIER D’UN WEEK-END
« OFF ». EN QUÊTE DE REPÈRES, SAM WARBURTON ET GETHIN JENKINS FAISAIENT PARTIE DES RARES JOUEURS À ÊTRE SUR LE PONT.
LE REPOS DES GUERRIERS
u moment où Luc Ducalcon quittait
clopin-clopant le terrain de Colombes
face à Bayonne, Jamie Roberts et Dan
Lydiate étaient tous les deux laissés
au repos. Quand le pilier droit francilien, victime d’une sciatique du côté gauche, voyait ses espoirs de revêtir le maillot bleu
vendredi soir au Millennium stadium partir en fumée, ses deux coéquipiers gallois du Racing-Metro
profitaient de cette pause pour recharger les accus.
À la différence de la France, le repos des internationaux gallois a été scrupuleusement respecté
par les régions. Malgré la guerre interne opposant
les quatre équipes de la Principauté à leur fédération de tutelle, personne n’a osé braver l’autorité
de Warren Gatland. Les entraîneurs des régions
ont observé à la lettre l’accord de participation signé en 2008 et qui donne la priorité absolue à la sélection galloise en échange de dédommagements
financiers.
En contrepartie, le patron néo-zélandais des
Diables rouges avait libéré onze internationaux pour
prendre part le week-end dernier à la 14e journée
de Ligue celte. Il s’agissait essentiellement de
joueurs de second plan membres du groupe élargi de trente-cinq joueurs (Ryan Bevington, Sanson
Lee, Dan Baker, Ashkey Beck). Mais dans ce petit contingent mis à la disposition des régions, on
trouvait également Sam Warburton, Gethin Jenkins,
Dan Biggar ou Rhys Webb. Blessés en début de
Tournoi, Warburton (épaule) et Jenkins (cheville)
avaient effectué leur grand retour comme titulaire lors de la gifle reçue face à l’Irlande (28-6).
Mais, en manque de compétition, le capitaine des
Lions britanniques et irlandais et l’ancien pilier
du RCT ont grappillé de précieuses minutes avec
leur équipe de Cardiff en vue du choc face aux
Bleus.
HOOK RELANCÉ ?
À ce titre, Gatland a voulu voir à l’œuvre dimanche
après-midi contre Trévise la charnière des Ospreys
Webb-Biggar. Pointée du doigt à l’issue de la déroute à Dublin, la paire Phillips-Priestland semble menacée. Le sélectionneur des Diables rouges
est surtout exhorté par les observateurs à enfin
donner sa chance à l’ouverture à James Hook. La vedette de Perpignan est le seul joueur gallois à avoir
ciré le banc lors des deux premières rencontres
sans jamais entrer en jeu. Joueur au rôle mineur
en sélection, Hook avait d’ailleurs été laissé à l’en-
tière disposition de l’Usap. Titularisé à l’arrière, il
n’a rien pu faire pour empêcher le naufrage des
Sang et Or à Montpellier. Auteur d’une bonne rentrée face à son ancien club de Bayonne, Mike Phillips
a, quant à lui, joué dix-huit minutes.
Pendant ce temps-là, Luke Charteris soignait sa
contracture au camp de base des Diables rouges
du Vale of Glamorgan. Engagé dans un véritable
contre-la-montre, le deuxième ligne de l’Usap, absent face aux Irlandais, espère être de retour face
à la France. Tout comme le futur Clermontois
Jonathan Davies. Par contre, le centre Scott Williams
a dû jeter l’éponge. L’épaule esquintée à Dublin le
fait toujours souffrir. Les Gallois ont mis l’accent
la semaine dernière sur les zones de ruck et la défense sur les ballons portés. Ces deux secteurs
avaient précipité leur chute brutale face aux partenaires de Paul O’Connell. ■
A
Par Jérôme FREDON
jerome.fredon@midi-olympique
6
LUNDI 17 FÉVRIER 2014 - MIDI OLYMPIQUE
Top 14 19e journée
LE MHR
CONFIRME
Le
de la semaine
15
14
13
12
11
10
9
7
8
6
5
4
3
2
1
Médard
Ratini
Rougerie
Sanchou
Ranger
Trinh-Duc
Péjoine
Best
S. Armitage
J. Smith
Maestri
Mela
Chilachava
Szarzewski
Nariashvili
Toulouse
Grenoble
Clermont
Brive
Montpellier
Montpellier
Brive
Grenoble
Toulon
Toulon
Toulouse
Brive
Toulon
Racing-Metro
Montpellier
Par Jean-Marc PIQUEMAL
[email protected]
Ce sont eux qui - la semaine dernière - ont poussé Toulouse vers
une septième place que les hommes de Guy Novès n’avaient plus
occupé depuis vingt ans. Ce sont
encore ces mêmes Montpelliérains
qui, huit jours plus tard, ont remporté contre Perpignan une victoire
bonifiée, offrant aux Héraultais une
deuxième place synonyme de qualification directe mais surtout d’un
nouvel espoir, d’un élan que Fabien
Galthié et François Trinh-Duc
n’espéraient plus en cette période
de l’année. Et même si le trou n’est
pas définitif, quatre points seulement séparent Montpellier de
Toulouse premier « éliminé », la
suite de ce Top 14 s’annonce passionnante à plus d’un titre. C’est
ainsi que la première victoire à
l’extérieur du Stade toulousain est
venue à point nommé avant le
déplacement chez le champion de
France. On constate d’ailleurs que
le calendrier n’a pas fait les choses
à moitié puisque Montpellier se
déplacera en même temps à
Clermont ; tandis que ces quatre
clubs, comme tant d’autres,
devront composer avec les nécessités du XV de France qui aura joué
la veille au pays de Galles. Reste
que ce Top 14 demeure formidablement attractif. Pendant que
Montpellier avançait de deux cases
au classement, le Stade Français et
Castres en perdaient une ; Brive et
Bordeaux-Bègles échangeaient
leurs positions, le premier au terme
d’une superbe prestation face aux
Parisiens, les seconds sans jouer à
Oyonnax mais profitant de la nette
LES ÉTOILES
★★★ Péjoine, Sanchou (Brive) ; S. Armitage (Toulon) ; Trinh-Duc, Tulou (Montpellier) ; Rougerie
(Clermont) ; Maestri (Toulouse) ; Szarzewski (Racing-Metro).
★★ Da Ros, Mela, Germain (Brive) ; Lyons, Bonneval (Stade français) ; Williams, J. Smith,
Chilachava (Toulon) ; Grosso, Diarra (Castres) ; Ranger, Ebersohn, Paillaugue, Nariashvili
(Montpellier) ; Hegarty, Ratini (Grenoble) ; Vosloo, Cudmore (Clermont) ; Millo-Chluski, Médard,
S. Bezy (Toulouse) ; Broster, Yachvili (Biarritz) ; Brugnaut, Machenaud (Racing-Metro) ;
Spedding (Bayonne).
★ Ledevedec, Hauman, Waqaniburotu, Sola, Namy (Brive) ; Bonfils, LaValla, Flanquart, Ioane
(Stade français) ; Giteau, Wilkinson, Felsina (Toulon) ; Samson, Wihongi (Castres) ; Géli,
Tuitavake, Floch (Montpellier) ; Leo, Hook, R. Taofifenua, Strokosch (Perpignan) ; Kimlin, Best, Hand,
Stewart (Grenoble) ; Zirakashvili, Lee, James (Clermont) ; Fickou, Poitrenaud, Doussain, Y. Camara,
Picamoles (Toulouse) ; Barcella, Burotu, Furno, E. Lund (Biarritz) ; Battut, Ghezal, Lauret, Planté
(Racing-Metro) ; Iguiniz, Fuster, Fonua (Bayonne).
Le baromètre des arbitres
3 étoiles : néant
2 étoiles : M. Raynal (Pays catalan);
M. Gaüzère (Côte basque-Landes);
M. Garcès (Béarn); M. Cardona
(Provence); M. Poite (Midi-Pyrénées).
1 étoile : M. Marchat (Midi-Pyrénées).
Classement
1
2
3
4
5
6
7
8
9
10
11
12
13
14
●
▲
▼
▼
●
●
●
●
▲
▼
●
●
●
●
CLERMONT
MONTPELLIER
PARIS
CASTRES
TOULON
GRENOBLE
TOULOUSE
RACING-METRO
BRIVE
BORDEAUX-BÈGLES
PERPIGNAN
BAYONNE
OYONNAX
BIARRITZ
Pts
55
53
52
51
51
49
49
48
45
42
38
38
34
17
J.
19
19
19
19
19
19
19
19
19
18
19
19
17
18
G.
11
10
12
10
10
11
10
10
8
8
7
8
8
3
N.
1
1
0
1
1
1
0
2
2
0
1
0
0
0
Résultats
P.
7
8
7
8
8
7
9
7
9
10
11
11
9
15
p.
501
475
370
405
448
354
356
298
363
423
369
287
274
232
c.
361
376
328
335
331
411
309
316
344
416
434
407
340
447
b.o.
5
5
2
5
4
1
5
0
3
4
2
1
0
0
b.d.
4
6
2
4
5
2
4
4
6
6
6
5
2
5
À DOMICILE
Pts J.
G.
41
9
9
40
10
8
38
9
9
43
10
9
41
10
9
34
9
8
42
10
9
37
10
9
38
10
8
33
8
7
30
9
6
34
9
8
33
9
8
12
9
2
défaite des Catalans à Montpellier
On retiendra encore de ce weekend, qui a finalement servi la
cause des internationaux, la difficile victoire de Toulon contre
Castres et le comportement des
supporters toulonnais réservant
une ovation à Bernard Laporte
privé de vestiaires pendant treize
semaines (le manager du RCT a fait
appel) et une bordée de sifflets à
Rory Kockott qui venait d’officialiser sa décision de rester dans le
Tarn, sans toutefois lui faire perdre
ses moyens pour passer la pénalité
du bonus défensif à la dernière
minute du match.
Quelques minutes plus
tard, les caméras de
Canal + s’attardaient
sur le sourire de
Brice Mach appelé pour Galles France suite à
la blessure de
Benjamin
Kayser. Pour le
reste, Biarritz
jouera en Pro D2
la saison prochaine. Même
Serge Blanco a
accepté cette
triste sanction
sportive. Du coté
d’Oyonnax, les
joueurs de l’Ain
profiteront des
deux matchs en
retard à jouer à
Biarritz le 15 mars et
contre Bordeaux-Bègles
sans doute le 26 avril, pour
pousser Perpignan et
Bayonne dans leurs ultimes
retranchements. ■
N.
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1
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1
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1
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7
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336
335
212
289
314
189
231
196
216
260
230
209
176
119
c.
124
171
81
122
148
144
93
120
95
160
173
137
112
163
b.o.
5
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4
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5
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3
4
2
1
0
0
GRENOBLE - CLERMONT (D)
16 - 13
TOULON - CASTRES (D)
MONTPELLIER (O) - PERPIGNAN
19 - 13
50 - 19
BIARRITZ - TOULOUSE
6 - 16
RACING-METRO - BAYONNE
BRIVE (O) - STADE FRANÇAIS
18 - 8
28 - 12
OYONNAX - BORDEAUX-BÈGLES
reporté
Prochaine journée - (20e) - 22 et 23 février
Clermont - Montpellier
samedi 14 h 30 - M. Minéry - Canal +
Grenoble - Biarritz
Perpignan - Brive
samedi 18 h 30 - M. Péchambert - Rugby +
samedi 18 h 30 - M. Clouté - Rugby +
Bordeaux-Bègles - Racing-Metro
samedi 18 h 30 - M. Attalah - Rugby +
Stade français - Oyonnax
Castres - Toulouse
samedi 18 h 30 - M. Berdos - Rugby +
samedi 20 h 35 - M. Lafon - Canal + Sport
Bayonne - Toulon
dimanche 17 h 05 - M. Gauzère - Canal +
Les points > Victoire : + 4 ; nul : + 2 ; défaite : 0.
Bonus offensif > Trois essais de différence : +1. Bonus défensif > Défaite de moins de 8 points : +1.
Phase finale > Le 1er et le 2e sont qualifiés directement pour les demi-finales. Les quatre suivants disputent des barrages
sur le terrain des clubs classés 3e et 4e.
La grille finale > 1er contre vainqueur du match 4e - 5e. 2e contre vainqueur du match 3e - 6e.
H Cup > Les six premiers joueront la H Cup 2013-2014. Une septième sera donnée au vainqueur du Challenge européen
ou au septième du championnat.
Relégations > le 13e et le 14e descendent en Pro D2.
Oscar
L’
de la semaine
JEAN-BAPTISTE PÉJOINE
DEMI DE MÊLÉE DE BRIVE
Comme le grand vin, il ne cesse de se bonifier
avec l’âge. Le demi de mêlée de Brive, JeanBaptiste Péjoine (33 ans), réalise une magnifique saison. Véritable métronome de son
équipe, il a une nouvelle fois été étincelant samedi soir lors de la victoire bonifiée face au Stade français
(28-12). Patron du replacement défensif, animateur hors
pair, il a aussi été un parfait régulateur. Capable de gérer
les temps faibles quand le CABCL était sous pression, de
placer quelques coups de pied salvateurs derrière son
paquet d’avants et surtout d’alterner entre temporisation
et accélération. Le parfait exemple fut le deuxième essai
signé Guillaume Namy, au bout d’une énorme séquence
de jeu mené de mains de maître par Péjoine, capable de
solliciter ses avants à bon escient puis d’écarter au
moment opportun. J. Fa. ■
b.d.
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1
0
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1
0
1
1
1
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2
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4
À L'EXTÉRIEUR
Pts J.
G.
14
10
2
13
9
2
14
10
3
8
9
1
10
9
1
15
10
3
7
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6
8
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10
8
8
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165
140
158
116
134
165
125
102
147
163
139
78
98
113
c.
237
205
247
213
183
267
216
196
249
256
261
270
228
284
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2
3
3
5
5
4
4
1
1
XV
Le point
Top 14 19e journée 7
LUNDI 17 FÉVRIER 2014 - MIDI OLYMPIQUE
Coup de sifflet
Coup de rattrapage
TOULOUSE
Mayol défend Armitage
mais siffle Kockott
PREMIÈRE !
Par Grégory LETORT, envoyé spécial
[email protected]
I
«
l était temps », a soufflé Vincent Clerc,
l’ailier international. Depuis le 30 mars
2013 ils attendaient ça : un succès à l’extérieur en Top 14. Dix matchs et autant
d’échecs. Dos au mur, une semaine après
avoir été battu par Montpellier et éjecté du Top 6, Toulouse a réagi. « Pas de soulagement,
du plaisir » a répondu le manager Guy Novès. Il
n’était quand même pas écrit que son équipe se
montre hermétique au stress après la claque. Le capitaine Romain Millo-Chluski le savait : « Après
la déconvenue contre Montpellier, il fallait se remettre en selle, sans cogiter ni perdre de temps. Cela
concrétise les efforts d’une semaine sous pression.
Tout le groupe a réagi. » Y compris les internationaux donc. Fickou auteur d’un essai, Maestri capitaine de touche efficace, Picamoles tonitruant et
Doussain certes en difficulté dans le rôle du buteur
mais tellement précieux. « Le retour de certains a
fait du bien au moral des troupes. Ils ont accompli
le boulot qu’on attendait d’eux. Ils ont joué sans retenue pointait Novès. Permettre à leur équipe de
gagner : humainement c’est fort. Ils ont senti que
leur présence avait été déterminante. Ça va les ren-
Il fallait probablement s’y attendre même si les supporters toulonnais avaient légitimement, récemment, demandé l’arrêt immédiat des sifflets contre Delon
Armitage… Le fait est que Rory Kockott, dont le sens du timing quant à ses décisions demeure un mystère, a été conspué par le public de Mayol, au lendemain de
l’annonce de son choix de demeurer à Castres malgré le précontrat paraphé en
faveur du RCT. « Je comprends la frustration du public qui aurait aimé l’avoir sous
ses couleurs, soufflait l’entraîneur tarnais David Darricarrère. Mais c’est un beau
joueur et ça m’embête toujours de le voir sifflé. Bien sûr, il a manqué deux coups
de pied contre le vent, ainsi que quelques gestes techniques. Mais si les sifflets
l’avaient perturbé, il aurait probablement manqué la pénalité du bonus défensif, qui
n’était pas évidente. » Également « chatouillé » par ses futurs ex-partenaires, le
demi de mêlée sud-africain faisait quant à lui contre mauvaise fortune bon cœur.
« Ces sifflets, c’est normal… C’est le sport pro. En tant que professionnel, on se
doit de faire abstraction de ces sifflets. Ne tentons pas de l’expliquer, il faut faire
avec. Et puis, être sifflé à l’extérieur est meilleur signe qu’être sifflé à domicile
(rires). Ce que les gens doivent comprendre, c’est que ma décision allait au-delà du
cadre du rugby, a été nourrie de facteurs personnels. Jusqu’à avant-hier, il restait
des choses à régler… J’espère avoir effectué le meilleur choix possible. » Castrais
comme Toulonnais n’en espèrent pas moins. N.Z. ■
dre encore plus forts. » Le sentiment du devoir
accompli flottait dans l’air. Sans regrets vraiment
? « Nous n’avons pas les moyens d’être frustré »,
découpe Novès. Et pourtant, son équipe était de
taille pour conquérir bonus offensif.
EN PROGRÈS
« Le match n’a pas été trop dur. En première mi-temps, nous passons trentecinq minutes dans le camp biarrot. Il
ne pouvait pas nous arriver grandchose », reconnaissait le patron. Reste
une progression palpable : « On aurait pu se mettre à l’abri plus tôt et
concrétiser davantage. Mais le contenu était bien meilleur que face à
Montpellier », insistait Clerc.
Toulouse n’a pas joué la peur
au ventre malgré les attentes à son égard et c’est un
enseignement. Toujours septième mais toujours en course.
Clerc rappelle : « Rien n’est acté mais on
a fait ce qu’il fallait pour espérer. » ■
Coups de sifflet...
Ça cartonne pour l’Usap
Samedi, l’Usap a décroché à Montpellier la place de coleader au classement
des équipes les plus sanctionnées du Top 14. Les cartons reçus, en début de
deuxième période, par Dan Leo et Alasdair Strokosch pour fautes répétées ont
porté à vingt-cinq le nombre d’exclusions temporaires écopées par Perpignan
cette saison. Les Catalans peuvent au moins se consoler de n’avoir encore reçu
aucun carton rouge, au contraire de Grenoble, l’autre coleader dans cette catégorie avec trois exclusions définitives (22 jaunes, 3 rouges). Cette indiscipline
chronique à l’extérieur coûte très cher à l’Usap même si, samedi, Montpellier
avait déjà affirmé sa supériorité et creusé l’écart. V. B. ■
Clément Poitrenaud et Gaël Fickou
se congratulent. Photo M. O. - D. P.
Coup du chapeau
Coup de rouge
Question esthétique, Alipate Ratini n’est pas Sivivatu. L’international fidjien
à VII est plutôt du genre à rester collé sur sa ligne de touche et à attendre
les bons ballons. Question efficacité par contre, et c’est finalement le plus
important, l’ailier grenoblois n’a que peu d’égal dans le Top 14. Après avoir
mis à genou Castres puis Toulon, sur un exploit personnel et une interception
offrant à chaque fois une victoire inespérée aux Isérois, Ratini a encore une
fois fait parler sa pointe de vitesse exceptionnelle. Sur un ballon de contre
poussé au pied par un coéquipier, il a déposé tous les Clermontois pour aller
inscrire en fin de match l’essai de la victoire des Grenoblois. Un troisième
succès face à un cador dans lequel Ratini est directement impliqué. Et qui
propulse le FCG en bonne position pour la qualification. Lé. F. ■
Que serait-il advenu entre le Racing-Metro et Bayonne si le flanker Julien Puricelli
n’avait pas écopé d’un carton rouge pour plaquage dangereux ? « À cet instant (9-8,
59e, N.D.L.R.), répond Christian Lanta, j’ai le sentiment que le Racing doute, qu’il n’a
plus la maîtrise du ballon. Si nous restons à quinze, peut-être que l’issue n’est pas
la même » Seulement, l’arbitre a appliqué le règlement à la lettre. Christian Lanta
n’a d’ailleurs pas contesté la décision de M. Marchat mais regretté que Puricelli, «
un gentleman » dixit le manager, soit expulsé alors que l’action aurait mérité une
autre interprétation : « Il (Planté) est déjà en l’air lorsque Julien plaque. Il n’y a
aucune intention de faire un tel geste, juste un phénomène biomécanique. » Et de
conclure ironiquement : « J’aimerais que toutes les décisions soit prises avec
autant de rigueur. Et peut-être un peu moins de psychologie. » A. B. ■
Statistiques
individuelles
Réalisateurs
Joueur
Club
Pts
Journée
1. Germain
2. Wilkinson
Brive
Toulon
222
202
+13
+14
3. P. Bernard
Bordeaux-Bègles
197
4. Hook
5. James
Perpignan
Clermont
183
179
6. Bustos Moyano Bayonne
167
7. Paillaugue
8. Sexton
Montpellier
Racing-Metro
157
147
9. Urdapilleta
Oyonnax
144
10. Kockott
Castres
129
Club
+12
+20
+6
+8
Pourcentage
1. Paillaugue
Montpellier
88,1 %
2. Hart
3. Giteau
Grenoble
Toulon
81,8 %
81,5 %
4. Wilkinson
Toulon
79,1 %
5. Urdapilleta
6. Sexton
Oyonnax
Racing-Metro
79,0 %
78,7 %
7. P. Bernard
Bordeaux-Bègles
77,4 %
8. Palis
9. Germain
Castres
Brive
75,6 %
75,5 %
10. Hook
Perpignan
75,3%
137
passes de moyenne
à domicile
pour Toulon
Réussite (minimum 25 tentatives)
Joueur
Avec 1 371 passes effectuées cette saison en dix
matchs à domicile, le RCT
est l’équipe du Top 14 qui se
passe le plus le ballon à
domicile et celle qui se possède le meilleur ratio avec
137 passes par match de
moyenne, devant Toulouse
(131) et Clermont (127). En
queue de peloton, on
retrouve Oyonnax (76) et
Grenoble (72). Pour autant,
les Varois ne sont pas les
plus « efficaces » puisqu’il
leur faut en moyenne 6 franchissements et 46 passes
par essai alors qu’Oyonnax
n’a besoin que de 2 franchissements pour marquer et
Clermont, 32 passes.
Joueur
Club
Brive
Toulon
Journée
58
54
3. Bustos Moyano Bayonne
48
4. P. Bernard
5. Hook
Bordeaux-Bègles
Perpignan
47
44
-
James
+3
+4
+4
Clermont
44
7. Sexton
8. Urdapilleta
Racing-Metro
Oyonnax
41
40
+2
9. Yachvili
Biarritz
34
+2
-
Montpellier
34
+4
Paillaugue
Marqueurs
Joueur
1. Talebula
Club
Bordeaux-Bègles
2. Guitoune
Perpignan
9
3. Giteau
4. Tian
Toulon
Oyonnax
8
6
-
Stade français
6
6. Rokocoko
- Garvey
Bayonne
Castres
5
5
-
Clermont
5
Andreu
10. Trinh-Duc
Racing-Metro
Montpellier
5
4
-
Plisson
Stade français
4
-
Connor
Malzieu
Bordeaux-Bègles
Clermont
4
4
-
Nakaïtaci
Clermont
4
-
Nalaga
Sivivatu
Clermont
Clermont
4
4
-
Audrin
Montpellier
4
-
Gorgodze
Nagusa
Montpellier
Montpellier
4
4
-
Tulou
Montpellier
4
-
D. Armitage
Mermoz
Toulon
Toulon
4
4
-
D. Smith
Toulon
4
-
Gear
Huget
Toulouse
Toulouse
4
4
-
Médard
Toulouse
4
Arias
Vosloo
Oscar
Pénalités
1. Germain
2. Wilkinson
Puricelli par ippon
Essais Journée
10
+1
L’essai le mieux construit du mois de septembre a été remis à l’Usap, lors du
match nul face au Racing-Metro. Justin Purll et Wandile Mjekevu, grands artisants d’un essai inscrit face à Montpellier (6e journée) ont reçu le Trophée des
mains de Christian Terral, adhérent Gédimat Puy-de-Dôme. Un chèque de 1000 €,
ainsi que du matériel de rugby, ont été remis au club de jeunes de l’ASMCA.
Ratini, encore lui!
+1
+2
Midol
Grenoble et Fabien Gengenbacher
sous les projecteurs
Brillant vainqueur de Clermont, Grenoble sera fêté, mardi 25 février pour la
remise de l’Oscar Midi Olympique à son arrière Fabien Gengenbacher. Plus
de mille privilégiés sont attendus autour de l’équipe au grand complet :
partenaires, supporters, personnalités politiques, économiques et médiatiques de la région sont invités pour une grande soirée de célébration dans
le Village Club Partenaires du stade Lesdiguières. Une cérémonie haute en
couleurs présentée par le duo composé de Jean Abeilhou et Romain
Magellan, durant laquelle quatre films seront diffusés, rendant ainsi hommage à Fabien Gengenbacher et à la belle année grenobloise.
8 Top 14 19e journée
LUNDI 17 FÉVRIER 2014 - MIDI OLYMPIQUE
Brive - Stade français : 28 - 12
> Les Parisiens perdent le fil
➠
Le plan des Parisiens était simple : profiter des ballons rendus au pied par les
Brivistes pour relancer le jeu au moyen de son triangle arrière explosif (Ioane,
Bonneval, Vuidravuwalu). « Brive préfère généralement renforcer son fond de terrain au détriment du premier rideau, détaillait Quesada. L’idée était de profiter de
ces espaces sur la largeur en relançant les ballons rendus au pied. » Un plan qui
fonctionna a merveille dans le premier acte, où Ioane
et Bonneval ont pu, malgré un terrain très gras,
faire l’étendue de leurs qualités de relanceurs.
Et puis, plus rien : « On l’a fait deux ou trois
fois, cela fonctionnait, et puis on a arrêté
en jouant trop au pied, déplorait
Quesada. Au lieu d’accélérer les ballons,
de se faire trois passes, et de jouer dans
les intervalles laissés par la défense briviste, on s’est débarrassé du ballon au
pied. Ça nous a sorti du match. » S. V. ■
Micro...
STADE FRANÇAIS MALGRÉ DES AMBITIONS OFFENSIVES,
LES PARISIENS ENCAISSENT LEUR DEUXIÈME DÉFAITE
NON BONIFIÉE EN DEUX DÉPLACEMENTS. RAGEANT.
NUIT
DE DÉBAUCHE
Ici au relais, le talonneur François Da Ros, propulsé taulier du poste en l’absence de Ribes, a été décisif samedi soir. Comme son coéquipier
Thomas Sanchou, actif dans le ruck sur cette action, et qui a offert le bonus offensif aux siens. Photo M. O. - Bernard Garcia
FRANÇOIS DA ROS ET THOMAS SANCHOU - TALONNEUR ET CENTRE DE BRIVE MOINS UTILISÉS DEPUIS LE
DÉBUT DE SAISON, ILS ONT CHACUN INSCRIT UN ESSAI ET APPORTÉ UN VENT DE FRAÎCHEUR DANS LEUR ÉQUIPE.
SECONDS COUTEAUX,
DEUXIÈME LAME
C
Par Jérémy FADAT, envoyé spécial
[email protected]
ette saison, il y a eu les charges de Koyamaibole, les
intimidations de Ribes et Mela, les éclairs de Swanepoel,
les caramels de Mignardi ou la science de Péjoine…
Que de titulaires indiscutables. Face à Paris, la lumière est pourtant venue d’au-delà. D’un effectif annoncé serré, et de son étendue insoupçonnée. « On
parle de profondeur mais depuis le début, on prouve que le groupe
est homogène, quel que soit le poste », pose François Da Ros. Le talonneur, caution de cette théorie samedi avec Thomas Sanchou,
aligné au centre. Da Ros, taulier du poste en l’absence de Guillaume
Ribes mais pointé après la déroute de la touche corrézienne une
semaine avant (huit ballons perdus). « Je restais sur deux mauvaises sorties, avoue-t-il, contre Toulon où, par ma faute, on a peutêtre pris quatre points au lieu de cinq, puis à Bayonne où l’on n’a
pas su s’adapter. Guillaume fait une saison magnifique, j’essaye
d’être au niveau et je m’étais mis une grosse pression… Mais je voulais me racheter et on a énormément travaillé dans la semaine pour
peaufiner le timing et bosser de nouvelles touches. Cela a payé. »
DA ROS : « MON PREMIER ESSAI EN PROFESSIONNEL »
En leader de vestiaire, Da Ros devait une réponse et le staff l’a
compris. Et anticipé. Didier Casadéi a cherché à le rassurer à sa manière : « J’aime beaucoup la personnalité de François et il devait
comprendre qu’à Bayonne, on a tous été mauvais : l’entraîneur, le
lanceur et le chef de touche. Mais on ne pouvait pas avoir l’un des
meilleurs alignements de France à mi-saison et être devenus nuls
comme ça. Il y avait des explications et on a cherché à mieux analyser les choses la semaine passée. » Résultat : un quasi sans-faute de
Da Ros en touche, une activité débordante dans le jeu et un essai.
Celui qui a délivré le CABCL. « C’est mon premier en professionnel,
se réjouit-il. Et cela fait pas loin de dix ans que je n’en avais pas
SANCHOU : « CINQ ANS QUE J’ATTENDAIS CE MATCH »
Sanchou, autre grand bonhomme de ce « ticket » pour la survie. Auteur
d’une passe décisive et de l’essai du bonus dans les arrêts de jeu,
après une interception et une course de soixante-dix mètres.
Comme dans un rêve. Avec préméditation : « Je dis à Thomas
Laranjeira de me couvrir car je joue l’interception. Quand le ballon
me parvient, je pense au bonus. Puis à Bonneval que je sens revenir
sur moi. La peur fait aller plus vite… » Course vers la gloire, pour
rattraper le temps perdu. Mardi dernier, Nicolas Godignon confiait que le joueur « avait les crocs », qu’il était l’heure de le lâcher
dans l’arène. « Cela fait un mois et demi que je suis en forme, place
Sanchou. J’étais un peu frustré de n’être que remplaçant, demi de
mêlée ou centre. Je travaille depuis six mois pour ça. Tout n’avait pas
tourné en ma faveur… » Référence au carton rouge « casquette » reçu à Grenoble ou au jaune écopé après son entrée face à Toulon.
« Celui qui sent les coups chez nous, c’est « Casa », affirme Godignon.
Il savait que sa fraîcheur serait déterminante. On l’a envisagé à
Bayonne et là, il était notre premier choix. » Casadéi confirme : « On
l’a rongé un peu et il paraissait saignant. C’est un mec en or, un vrai
homme de club, fiable et sain. Il a été malheureux deux fois et il avait
tellement envie de bien faire. » Devoir accompli.
Après les passages « galère » à Castres, la soif de revanche l’a emporté. « Cela fait cinq ans que je suis habité par ce sentiment, concède l’intéressé. Chaque samedi, je dois prouver. On m’a trimballé
à gauche et à droite, du centre à la mêlée et on me faisait entrer pour
tenter quelque chose en fin de match. Me refixer au centre m’est bénéfique. J’y ai le plus de repères et n’ai pas la faculté de commander
comme Péjoine et Neveu. Je suis plus un soldat. Quand le résultat
est là, le plaisir est immense. Cinq ans que j’attendais ce match. Je me
sentais si bien. J’aurais été frustré de ne pas marquer. » ■
28 - 12 Les stats
BRIVE > 15. Germain ; 14. Namy
(22. Mafi 73e), 13. Mignardi (21. Laranjeira
e
61 ), 12. Sanchou, 11. Radikedike ;
10. Sola, 9. Péjoine (20. Neveu 73e) ;
7. Waqaniburotu, 8. Koyamaibole (19. Hirèche
67e), 6. Hauman ; 5. Mela (cap.), 4. Ledevedec
(18. Pinet 58e), 3. Buys (23. P. Barnard 48e),
2. Da Ros (16. Acosta 73e), 1. Asieshvili
(17. Shvelidze 48e).
STADE FRANÇAIS > 15. Bonneval ;
14. Vuidravuwalu (21. Arias 61e),
13. P. Williams, 12. Bosman, 11. Ioane ;
10. M. Steyn, 9. Dupuy (cap.) ; 7. S. Nicolas
(19. Macome 51e), 8. Lyons (22. Garrault 73e),
6. LaValla ; 5. Mostert, 4. Flanquart, 3. Attoub
(23. Taulafo 51e), 2. Bonfils (16. Van
Vuuren 74e), 1. H. Van der Merwe.
À BRIVE - Samedi 19 heures
10 780 spectateurs.
Arbitre : M. Raynal (Pays catalan). Note : ★★.
Évolution du score : 0-3, 0-6, 3-6, 6-6 (MT); 6-9, 9-9,
16-9, 16-12, 21-12, 28-12.
BRIVE : 3E Da Ros (53 ), Namy (71 ), Sanchou (80 ) ;
2T (53e, 71e), 3P (32e, 40e, 48e) Germain.
e
e
e
STADE FRANÇAIS : 4P M. Steyn (10 , 23 , 46 , 58 ).
Carton jaune : Vuidravuwalu (51e, antijeu).
Non entrés en jeu : 17. Frou, 18. Van Zyl, 20. Kingi.
e
e
e
e
LES ÉTOILES
★★★ Péjoine, Sanchou.
★★ Da Ros, Mela, Germain ; Lyons, Bonneval
★ Ledevedec, Hauman, Waqaniburotu, Sola, Namy ;
Bonfils, LaValla, Flanquart, Ioane.
LES BUTEURS
Germain : 2T/3, 3P/4. M. Steyn : 4P/4.
TEMPS DE JEU :
27 MN ET 32S
Pénalités concédées
Brive
15 (7+8)
Paris
13 (8+5)
Plaquages
Brive
Paris
65 (33+32)
93 (39+54)
Franchissements
Brive
5 (2+3)
Paris
2 (0+2)
Turnovers concédés
Brive
12 (7+5)
Paris
12 (7+5)
Passes
Brive
Paris
80 (24+56)
91 (45+46)
usqu’à la veille de cette dix-neuvième journée, le bilan du
Stade français à l’extérieur était digne d’un leader : neuf
matchs, trois victoires, et deux bonus défensifs. Mais depuis deux semaines, la machine à voyager du Stade français s’est enrayée. Deux défaites sèches et pas le moindre
point pris face à Clermont, concurrent direct à la qualification, et samedi soir, contre le promu briviste. Des revers rageants,
presque cruels au vu du jeu pratiqué et des efforts déployés. « Ce
résultat est très frustrant. En dépit des absences, le groupe avait les
moyens de gagner ici. Nous étions venus pour cela », pestait le centre international Paul Williams.
« LE GROUPE EST À LA LIMITE DE LA RUPTURE »
inscrit en match officiel. Ça soulage et fait du bien à la tête. Sur le
coup, je vois Thomas Sanchou qui arrive, porte le ballon, fixe et me
passe une offrande. Je l’en remercie. » Tout sauf un hasard.
Brive - Stade français
J
Par Simon VALZER, envoyé spécial
[email protected]
Le pire, c’est qu’ils étaient en bonne voie pour le faire : « Nous
avons créé beaucoup de choses positives en première mi-temps »,
regrettait le troisième ligne centre David Lyons, remarquable samedi soir. Dominateurs à l’impact, entreprenants et ambitieux en
dépit des conditions de jeu, le premier acte ne prédisait en rien
une défaite non bonifiée. Que s’est-il donc passé ? Tout d’abord, les
hommes de Gonzalo Quesada ont cruellement manqué de réalisme, à l’image de cette situation de « trois contre zéro » sabotée
en première période : « Pour moi, c’est un des tournants du match,
grimaçait le technicien. Cet essai nous aurait donné treize points
d’avance. » Ensuite, ils ont peu à peu perdu le fil d’une stratégie pourtant payante.
Manque de lucidité, de réalisme, baisse de forme dans le second
acte… ne serait-ce pas là les signes d’une équipe en surrégime ?
Le manager parisien Gonzalo Quesada ne disait pas autre chose : « Je
peux oublier les internationaux. Mais notre boulot d’entraîneur consiste entre autres à garder de la fraîcheur dans le groupe, et là, un trop
grand nombre de joueurs enchaînent les matchs comme Mostert, Van
der Merwe ou Bonfils pour ne citer qu’eux… résultat, la fatigue se fait
sentir en deuxième période. Le pire, c’est que je n’ai rien à reprocher
à mes joueurs : en termes d’engagement, d’efforts, de sacrifices, ils ont
été parfaits. Mais là, on touche à nos limites avec un groupe qui tourne
moins, et qui se trouve à la limite du point de rupture. »
EXAMEN DE GESTION
Bref, depuis qu’il est devenu le fournisseur officiel de jeunes talents
au XV de France, le Stade français a des problèmes de riche.
Maintenant, il va devoir apprendre à composer avec. « Je me demande
bien ce qu’on va faire cette semaine, s’interrogeait Gonzalo Quesada,
mais au vu de l’état de fatigue des joueurs, j’opterais à première vue
pour beaucoup de récupération simplement accompagnée d’une mise
en place, car le groupe est cramé. » Hasard du calendrier conjugué
à celui du climat, le Stade français recevra le week-end prochain
Oyonnax, une équipe qui pourrait presque se plaindre de l’excès
de fraîcheur physique imposé par les reports successifs de ses
duels contre Biarritz et Bordeaux-Bègles. Un choc des extrêmes que
les Parisiens sont pourtant tenus de remporter s’ils veulent résister aux retours de leurs nombreux poursuivants, à savoir Toulon,
Castres, Grenoble, Toulouse et le Racing qui ont tous marqué des
points le week-end dernier. ■
Le match
Brive, de l’usure au bonus
Depuis le début de saison, le CABCL
avait pris pour habitude d’agresser et
d’assommer les ténors d’entrée sur ses
terres pour ensuite gérer son avance
au score. Samedi, ce fut le scénario inverse. Malgré une entame corrézienne
convaincante, c’est le Stade français
qui a rapidement pris l’avantage au tableau d’affichage par l’intermédiaire
de son buteur sud-africain Morné Steyn.
Deux pénalités (10e et 23e) et Paris menait 6 à 0. Et après un échec (27e), Gaëtan
Germain retrouvait la mire (31e et 40e)
pour ramener son équipe à égalité à la
pause (6-6). Mais pendant ce temps,
l’entreprise d’usure briviste avait débuté. En conquête, dans les rucks et
dans tous les compartiments du jeu.
S’ils se permettaient de repasser devant au retour aux vestiaires (9-6, 46e),
les hommes de Gonzalo Quesada, diminués et éreintés, étaient sous pression
et finissaient par craquer. Un nouveau
coup de pied de Germain (48e). Puis le
premier coup de massue signé Da Ros
(16-9, 53e). Si l’ouvreur de la capitale
rapprochait les siens à la 58e (12-16),
les troupes de Nicolas Godignon s’offraient une fin de match de folie. D’abord
un essai en coin de Namy (71e), avant
le feu d’artifice… Interception de
Sanchou sur ses trente mètres et sprint
pour donner le bonus offensif à AmédéeDomenech (28-12). J. Fa. ■
Top 14 19e journée 9
LUNDI 17 FÉVRIER 2014 - MIDI OLYMPIQUE
Montpellier - Perpignan : 50 - 19
Macro...
FRANÇOIS TRINH-DUC - OUVREUR DE MONTPELLIER QUELQUES JOURS APRÈS AVOIR ÉTÉ À NOUVEAU ÉCARTÉ
DU GROUPE FRANCE, L’HÉRAULTAIS A RÉALISÉ UN MATCH QUASI-PARFAIT. SA RÉPONSE À PHILIPPE SAINT-ANDRÉ.
DE FORCE
C
Par Émilie DUDON, envoyée spéciale
[email protected]
e Top 14 va vite. Très vite. Au bord du précipice il y a
trois semaines, quand il avait remporté - la trouille
au ventre - un match capital à domicile face à l’UBB,
le MHR s’impose aujourd’hui comme un brillant
deuxième du championnat après son éclatante victoire
sur Perpignan. « Un grand moment », confesse Fabien
Galthié, du même acabit que les succès prestigieux contre Toulouse
et Clermont en début de saison. « Sauf que celui-là arrive après un
trou d’air et deux mois extrêmement difficiles. » Symbole de ce match
« génial », la prestation non moins remarquable de François TrinhDuc. Analyse, point par point.
UNE ANIMATION OFFENSIVE TRÈS JUSTE
Contrairement à ce que pourrait laisser penser l’écart au score, la
victoire montpelliéraine a pris un peu de temps à se dessiner. Ce
sont même les Perpignanais qui ont trouvé la faille en premier
avec un essai inscrit dès la cinquième minute de jeu, par Mafi.
Mais, outre la botte impeccable de Benoît Paillaugue auteur d’un
100 % dans ses tentatives de tirs au but, la conduite du jeu de
François Trinh-Duc a permis aux Cistes de se remettre dans le
droit chemin et les a tirés vers le haut tout le long de la rencontre.
Très efficace dans l’alternance, l’ouvreur a joué juste. Illustration
parfaite de cette gestion : les deux essais qu’il a initiés. C’est lui
qui était à l’origine de la première réalisation de Ranger qui permettait au MHR de reprendre l’avantage (11e, 13-10) après une
double se sautée d’école sur Floch. Il a aussi offert le doublé à l’ailier all black avec une passe au pied millimétrée (et à l’aveugle) dans
le dos de la défense perpignanaise, et ainsi permis de faire le break
juste avant la pause (36e, 30-16).
quante dans ce secteur fut probablement celle de la 77e minute
quand il a récupéré un ballon dans un ruck près de sa ligne alors
que les Montpelliérains subissaient les assauts de l’Usap, à quatorze contre quinze depuis le carton jaune de Watremez (68e).
UN LEADER DE CARACTÈRE
« François est un joueur de caractère, il a révélé sa vraie nature. » La
performance de l’ouvreur international, intervenue moins d’une
semaine après avoir été à nouveau recalé du groupe France,
n’étonne pas Fabien Galthié. « Mais ce n’est pas nouveau. Il faisait
déjà des matchs comme ça il y a quatre ans et il réalise une très bonne
saison. » Intronisé capitaine après la blessure de Ouedraogo, l’ouvreur de 27 ans a su s’imposer et s’épanouir dans son nouveau
rôle. « Il ne s’attendait pas à être capitaine, il s’est forcé », confie
son entraîneur. Et à ceux qui l’accusent de manquer de mental, il
répond « sur le terrain », comme il l’avait déjà fait contre Toulouse
ou Clermont plus tôt dans la saison. Ceux qui le connaissent disent
de lui qu’il possède « une force de caractère peu commune », à
l’image de son ami de toujours, Fulgence Ouedraogo. Leader par
l’exemple, François Trinh-Duc a répondu présent samedi après
avoir subi un nouveau coup dur dans sa carrière internationale. « Après
deux week-ends sans trop jouer, j’avais des fourmis dans les jambes, sourit-il. J’avais envie de montrer que j’étais présent. J’étais partout, je voulais tout donner. Je n’ai plus de voix tellement j’ai crié ! »
Démonstration de force : « Je sais que ce sera très difficile à Clermont
mais faire un tel match me donne encore plus envie de travailler. […]
Je ne suis pas numéro un aux yeux du sélectionneur donc je savais
que je n’allais pas rester. Mais ça me fait un peu plaisir et un peu
sourire de donner mal à la tête à certains… » Le message est passé. Peut-être faudra-t-il être capable de le renvoyer à Michelin
samedi pour qu’il soit entendu. ■
Quelques jours après son éviction du
groupe France, François Trinh-Duc, en
capitaine exemplaire, a constamment
mis son équipe dans l’avancée face à
l’Usap. Photo Max Berullier
UN JEU AU PIED EFFICACE
C’est le reproche perpétuel de ses détracteurs : le jeu au pied de
François Trinh-Duc manque de précision et d’efficacité par moments.
Sauf que. Le joueur a redoublé d’efforts ces derniers mois et s’est
adjoint les services du directeur du coaching à la Fédération français de golf Patrice Amadieu, pour travailler différemment et progresser. Dans le mille. « Sa frappe est plus sèche, plus longue et plus
précise », nous confiait Fabien Galthié il y a quelques semaines. On
l’a vu samedi. Mis à part deux coups de pied de déplacement ratés, la botte de l’ouvreur a fait mouche. D’abord avec ce drop qui,
deux minutes après le premier essai de l’Usap, a permis à son
équipe de revenir au tableau d’affichage (7e, 6-7). François
Trinh-Duc n’est pas le meilleur dropeur du championnat (six drops) pour rien… Mais il a aussi su utiliser son jeu au pied pour contourner la défense adverse. Sa passe au pied sur le
deuxième essai de Ranger en
témoigne. Il a également excellé dans l’occupation du
terrain, ce qui n’est pas toujours le cas. Trois renvois
courts consécutifs ont, en outre, permis de récupérer deux
pénalités et d’initier le premier
essai du MHR en début de rencontre. « Ça valide un gros travail, se
réjouit-il. C’est presque jouissif
quand tout marche comme ça. »
PERPIGNAN > 15. Hook ; 14. Michel
(22. Benvenuti mt) ; 13. Mafi (21. Marty 64e)
12. Piukala, 11. Votu ; 10. Allan, 9. Duvenage
(20. Ecochard 48e) ; 7. Strokosch, 8, Leo, 6. Perez
(19. Purll mt) ; 5, R. Taofifenua (18. Vilaceca 57e),
4. Vahaamahina ; 3. Jgenti (23. Ion 52e),
2. Guirado (cap.) (16. Terrain 57e),
1. S. Taofifenua (17. Taumalolo 48e).
STOP 50
E
Par Vincent BISSONNET, envoyé spécial
[email protected]
t le miracle s’est révélé être mirage. L’assault sang et
or, ambitieux, surprenant, porteur d’espoirs, s’est soudainement transfiguré en une traversée du désert, longue et pénible. L’Usap double face a livré sa propre caricature, samedi : capable du meilleur, elle aura
malheureusement avant tout montré le pire. « Le match
était maîtrisé dans les trente premières minutes. Et après, l’équipe a
complètement lâché », regrette Marc Delpoux. « Il n’y avait plus
qu’une équipe sur le terrain, reconnaît Patrick Arlettaz. C’est une
grosse désillusion. L’objectif était de prendre des points. C’était sans
doute trop prétentieux. » Pour la première fois depuis le 21 décembre, l’Usap n’avance pas sur son chemin de croix. Une stagnation
implacable. Car un monde de confiance, de repères et de cohésion
sépare les deux voisins du Sud. La cinquantaine rougissante, David
Marty ne contient plus sa colère : « Nous étions venus voir ce que
cela faisait d’être dans le top 6. Tout le monde sait pourquoi l’Usap occupe sa place actuelle. Nous avons pris une branlée. Cela me fait mal
au ventre. Je suis touché depuis un moment mais cinquante points,
ça m’énerve. » Ce douloureux retour à la réalité prive l’Usap de certitudes et de confiance à l’heure d’entamer le sprint final. « Le résultat est cata. Il n’est pas possible de préparer la fin de saison avec
de tels matchs », grimace Marc Delpoux.
L’USAP A-T-ELLE DU CARACTÈRE ? « JE ME POSE LA QUESTION »
François Trinh-Duc n’est pas
qu’un attaquant inspiré, c’est
aussi un excellent défenseur.
Demi d’ouverture physique
(1,86 m, 90 kg), il s’est étoffé depuis le début de sa carrière et sait
s’engager quand il le faut. Il subit très peu sur
ses plaquages et abat un gros travail sur le
plan défensif. Ce fut encore le cas samedi. Il
fut même le meilleur défenseur de son équipe
(neuf plaquages). Son action la plus mar-
MONTPELLIER > 15. Floch ; 14. Ranger,
13. Tuitavake, 12. Ebersohn, 11. Dupont ;
10. Trinh-Duc (cap.), 9. Paillaugue
(20. Escande 69e) ; 7. Grant (19. Quercy 74e),
8. Tulou (21. Beattie 58e), 6. Bias (1. Nariashvili
78e-80e-) ; 5. Privat (18. Timani 52e), 4. TchaleWatchou ; 3. Bustos (23. Mas 24e- 32e, 52e),
2. Géli (16. Bianchin 66e), 1. Nariashvili
(17. Watremez 64e).
PERPIGNAN RUDE COUP D’ARRÊT POUR L’USAP.
MAIS L’ESSENTIEL SE TROUVE AILLEURS, AVEC LES LUTTES
À VENIR FACE À BRIVE, BIARRITZ OU ENCORE OYONNAX.
Plus concrètement, la débâcle de samedi ne bouleverse pas la situation de l’Usap. Son championnat de deuxième niveau va commencer, samedi, avec la réception de Brive avant de croiser le fer, dans
les deux mois à venir, avec Biarritz, Bordeaux-Bègles et Oyonnax.
Autant de barrages pour le maintien. De confrontations directes à
double tranchant : cravache ou crève. « L’Usap a besoin de gagner
ses matchs à la maison pour s’en sortir en grattant des points là où
elle le peut », annonce le manager. Le joli projet de jeu et les belles
intentions ne vaudront alors rien sans une cohésion et un investissement de tous les instants. David Marty sonne le branle-bas de
combat : « Je peux déjà vous dire sur quoi Brive va nous prendre : en
mêlées et sur les ballons portés. Il faut se préparer en conséquence.
Le problème est que l’équipe joue bien mais n’est pas solide sur les bases. À partir de là, le rugby, ça ne marche pas. On va devoir mettre les
casques à pointe sinon ça ne passera pas. Je suis très inquiet car j’ai
l’impression que l’on n’avance pas. » « Soit on laisse tomber, soit on
bataille. Nous sommes dans l’obligation de batailler, rappelle Patrick
Arlettaz. Nous sommes tous coupables et devons tous être responsables du sauvetage. »
Dans une même posture, au printemps 2012, les Sang et Or
avaient trouvé les ressources mentales et collectives pour obtenir, aux forceps, le maintien. La ressemblance s’arrête là. « Ce
n’est plus du tout le même groupe. Ce n’est pas possible de comparer », évacue David Marty. À l’époque, l’Usap possédait un des
vestiaires les plus soudés et solides, sous la gouverne des Olibeau,
Freshwater, Le Corvec, Marty… La nouvelle génération possèdet-elle un caractère de cette trempe ? David Marty, regard en
berne, avoue ne pas connaître encore la réponse : « C’est justement la question que je me pose… » ■
MEILLEUR PLAQUEUR DU MATCH
Montpellier - Perpignan
Samedi, l’Usap avait clairement opté pour
une défense agressive. Le principe : une
montée collective du rideau défensif
pour tenter de mettre la pression sur le
jeu d’attaque montpelliérain et éventuellement réussir des interceptions. Le
plan a semblé fonctionner en début de
rencontre. Mais le MHR a rapidement
trouvé la parade et la stratégie catalane
s’est retournée contre ses penseurs. Sur
une attaque montpelliéraine, à la 13e minute,
Duvenage a ainsi vu sa montée en pointe, trop
juste, ouvrir une brèche pour un deux contre un, bien
joué par Floch et Ranger. À l’origine du deuxième essai, une montée inopportune de
Votu a créé un déséquilibre dans une défense sang et or au point de rupture. Enfin,
sur la troisième réalisation héraultaise avant la mi-temps, Trinh-Duc, sous la pression de Guirado et de Allan, a ajusté un petit coup de pied judicieux dans le dos
des défenseurs pour Rene Ranger. Par le pied de son ouvreur ou par son système
de double vague, idéal pour créer de l’incertitude, le MHR aura parfaitement su
s’adapter à la défense catalane. V. B. ■
➠
DÉMONSTRATION
> Défense agressive,
les limites d’un système
Le match
50 - 19 Les stats
À MONTPELLIER - Samedi 18 h 30 -12 468 spectateurs
Arbitre : M. Gaüzère (Côte basque-Landes). Note : ★★
Évolution du score : 3-0, 3-7, 6-7, 6-10, 13-10, 13-13,
13-16, 16-16, 23-16, 30-16, 33-16 (MT) ; 33-19, 40-19,
43-19, 50-19 (score final).
MONTPELLIER : 5E Ranger (11e, 36e), Tulou (31e, 47e),
Escande (75e) ; 5T Paillaugue (11e, 31e, 36e, 47e), Escande
(75e) ; 4P Paillaugue (32e, 8e, 40e, 57e) ; 1DG Trinh-Duc (7e).
Carton jaune : Watremez (68e).
Non entré en jeu : 22. Bérard.
TEMPS DE JEU :
28 MN ET 8 S
Pénalités concédées
Montpellier
14 (6+8)
Perpignan
Festival à la sauce « néo-z »
18 (7+9)
Plaquages
Montpellier
Perpignan
77 (27+50)
115 (57+58)
PERPIGNAN : 1E Mafi (5e) ; 1T, 4P (10e, 14e, 24e, 43e) Hook.
Cartons jaunes : Leo (46e), Strokosch (64e).
Franchissements
Montpellier
Perpignan
5 (4+1)
LES ÉTOILES
★★★ Trinh-Duc, Tulou.
★★ Ranger, Ebersohn, Paillaugue, Nariashvili.
★ Géli, Tuitavake, Floch ; Leo, Hook, R. Taofifenua, Strokosch.
Turnovers concédés
Montpellier
Perpignan
LES BUTEURS
Paillaugue : 4T/4, 4P/4 ; Trinh-Duc : 1DG/1 ; Escande :
1T/1. Hook : 1T/1, 4P/4.
Passes
Montpellier
Perpignan
8 (5+3)
9 (3+6)
8 (3+5)
112 (58+54)
66 (22+44)
« Nous avons passé un grand moment.
Cette saison, il y avait toujours un truc
qui n’allait pas, il y avait toujours un
truc délicat. Là tout est sorti. C’était
bien, c’était super. » D’ordinaire mesuré, voire critique, Fabien Galthié
ne boudait cette fois pas son plaisir
simple, au coup de sifflet final.
François Trinh-Duc et ses partenaires venaient de proposer un de leurs
plus beaux récitals offensifs, forts
d’une confiance optimale et d’une
réussite maximale. L’entame de match
de l’Usap, concrétisée par un bel essai de Lifeimi Mafi, n’y a rien changé. Dans le sillage d’une charnière
très juste dans sa gestion et son animation, la doublette néo-zélandaise
Rene Ranger-Alex Tulou, en grande
forme, s’est offert un doublé tout en
puissance. À la 46e minute, le MHR
détenait d’ores et déjà son bonus offensif. La demi-heure suivante aura donné lieu à une attaque-défense
sans grand intérêt, l’Usap en venant
même à menacer ce fameux cinquième point. Une gratification finalement garantie par une chevauchée victorieuse du rentrant Eric
Escande.
À la dernière minute, les Catalans
auraient tout de même pu sauver
l’honneur
mais
Sébastien
Vahaamahina, la tête ailleurs, gâchait un essai tout fait. Quand rien ne
va, décidément… V. B. ■
10 Top 14 19e journée
LUNDI 17 FÉVRIER 2014 - MIDI OLYMPIQUE
Oyonnax - Bordeaux-Bègles : reporté
Le casse-tête du calendrier
L’US Oyonnax compte désormais deux matchs en retard. Elle disputera le 15 mars
celui contre Biarritz, à Aguilera, initialement prévu le 25 janvier. Les dates libres
pour programmer la confrontation avec l’UBB ne sont pas nombreuses. Celle du
8 mars, n’apparait pas cohérente au regard de l’ordre initial des rencontres. Celle
du 5 avril n’est pas plus satisfaisante. Son choix conduirait à faire disputer trois
matchs consécutifs (après Montpellier le 22 mars et Grenoble le 29 mars) sur une
pelouse de Mathon qui, en l’état, n’a pas la capacité à répondre à de telles sollicitations. Reste la date du 26 avril que les deux présidents, Jean-Marc Manducher et
Laurent Marti vont demander à la Ligue de valider. J-P. D. ■
BORDEAUX-BÈGLES LES GIRONDINS SERONT REPARTIS
DÉÇUS D’OYONNAX, MAIS ILS ONT PARFAITEMENT ADMIS
LA DÉCISION DE M. RUIZ JUGÉE JUSTE.
TOUT ÇA
POUR ÇA
OYONNAX AVEC DEUX MATCHS REPORTÉS, LE CLUB DU HAUT-BUGEY NE COMPTE QUE QUATRE POINTS DE RETARD
SUR SES RIVAUX DANS LA COURSE AU MAINTIEN.
DEUX JOKERS
EN MAINS
O
Par Jean-Pierre DUNAND
n aurait pu penser que dans
le vestiaire oyonnaxien, l’ambiance serait aussi plombée
que le ciel. Joe El Abd, le capitaine de l’équipe de l’Ain
a donné le ton en sortant du
terrain après l’annonce de la décision prise
par M. Ruiz : « C’est frustrant, mais cela
fait partie de la vie. Franchement, c’était injouable. Il n’y aurait pas eu de match et nous
aurions pris des risques inutiles. Nous attendions ce match. Ne pas le jouer constitue
une mauvaise surprise, mais nous allons
continuer à faire le maximum, comme nous
l’avons fait à Castres. Compter deux matchs
en retard, ce n’est pas un problème. »
Christophe Urios va même un peu plus
loin que son capitaine dans l’analyse de
ce deuxième report : « Avec deux matchs
en moins nous ne comptons que quatre points
de retard sur Bayonne et sur Perpignan.
Ces deux reports, nous les prenons comme
deux jokers. Ce n’est pas sur nous qu’ils
mettent la pression. En revanche, ils vont
changer notre fin de calendrier. Nous allons enchaîner quatre déplacements, celui à
Castres et ceux à venir à Paris, à Toulon et
à Biarritz. Pour notre première saison en
Top 14, nous nous démarquons. » Le manager oyonnaxien se veut réaliste : « Il était
impensable de jouer, même si le groupe avait
bien préparé ce match, même si nous l’attendions. Nous avions déjà vécu ce genre de
situation à Biarritz et nous en avions profité pour fêter ensemble le nouvel an. Là on
va peut-être célébrer le nouvel an chinois. »
DANS L’INTÉRÊT DES JOUEURS
S’il plaisante, le manager du Haut-Bugey
reste concentré sur la suite de la compétition : « Dès lundi nous allons nous remettre au travail pour préparer le déplacement
à Paris. Compte tenu de ce report, il y aura
forcément des modifications apportées dans
le contenu de cette préparation. » Les joueurs
ont eux aussi compris et accepté la décision de M. Ruiz. « Quand on a commencé à
s’échauffer, nous pensions que le match pouvait se jouer, mais nous nous sommes retrouvés dans une partie de terrain où nous
enfoncions jusqu’aux chevilles. Ce n’était
pas jouable », témoigne Damien Lagrange,
déçu d’avoir dû regagner les vestiaires
sans avoir livré bataille face à l’UBB :
« Nous attendions ce match pour valider
notre progression. À Castres, nous avions livré un gros match et nous voulions enchaîner. La suite va être difficile avec trois dé-
placements consécutifs, mais quand on
regarde le classement on peut se convaincre que nous avons encore toutes nos chances. »
Faute d’avoir pu disputer leur match contre l’UBB, les joueurs oyonnaxiens ont pu
suivre les autres rencontres de la 19e journée et l’idée des deux jokers lancée par
Christophe Urios a vite fait son chemin.
« Nous aurions tous aimé jouer ce match.
C’est frustrant de se préparer et de devoir
rentrer aux vestiaires sans jouer. Mais la
situation ne nous est pas défavorable »,
commente le pilier Antoine Tichit.
Jean-Marc Manducher, le président de
l’USO est lui aussi convaincu que la décision prise était la bonne : « Le choix a été fait
dans l’intérêt des joueurs. Il n’y a que cela qui
compte. Je suis déçu pour le groupe, pour
les supporters, pour les partenaires. Il y aura des incidences financières mais tout cela est bien moins grave que d’éventuelles
blessures. À Oyonnax, malgré le froid, malgré la neige, nous avons toujours joué. L’unique report que je garde en mémoire remonte
à avril 1997, en quelques heures, près de
quarante centimètres de neige étaient tombés sur la pelouse de Mathon. » Ce samedi,
c’est la pluie qui a rendu impraticable le
terrain oyonnaxien. ■
B
ordeaux-Bègles pourra se targuer d’être reparti invaincu du stade Mathon… faute d’avoir pu livrer un duel
attendu par les deux camps. Raphaël Ibanez s’est amusé du constat et c’est avec le même sourire, un peu fataliste peut-être, qu’il a évoqué ce report qui a laissé
son groupe sur sa faim : « Les conditions étaient très difficiles. Il y avait une décision à prendre, elle a été prise, dans l’intérêt des
joueurs. C’était la décision la plus juste. Nous ne sommes pas dans la
frustration de ne pas avoir disputé cette rencontre, nous sommes déjà
tourné vers la suite. »
Les joueurs aussi ont admis. Ils étaient sur le terrain, pour la séance
d’échauffement, quand M. Ruiz a pris sa décision et eux aussi ont
pu juger de l’état de la pelouse. « À une demi-heure du coup d’envoi,
nous nous doutions qu’une décision de report pouvait tomber, mais il n’y
avait aucune certitude. Nous étions dans la gestion de l’avant-match
et il était important de laisser les joueurs se préparer. C’est ce que nous
avons fait », poursuit le manager de l’UBB.
« DU SUSPENSE JUQU’AU BOUT »
Pour lui, la page du voyage à Oyonnax est tournée, la réception du Racing
se profile : « Ce report va modifier notre mode de fonctionnement durant la semaine à venir. Pour moi, c’est une situation nouvelle que je
n’ai jamais eu à gérer. » Le contenu de la semaine des Girondins sera modifié pour compenser cette cassure du rythme de la compétition imposée par les aléas météorologiques : « Il va falloir trouver de
nouveaux éléments de motivation. Les joueurs étaient concentrés sur ce
match à Oyonnax. Le fait de ne pas l’avoir disputé n’est pas anodin. Il
faudra refaire de l’influx. Dès lundi, nous allons nous remettre au travail. C’est une situation un peu compliquée, mais nous devons nous en
accommoder. »
Laurent Marti, le président de l’UBB, a d’autant mieux compris la
décision du report que l’état de la pelouse du stade André-Moga,
elle aussi soumise aux intempéries, avait contrarié le déroulement des entraînements avant le
voyage à Oyonnax : « Ce report
constitue un aléa du calendrier. Je
suis convaincu que cette décision
était la bonne et qu’elle nous a permis d’éviter de graves blessures.
C’est le plus important. Il est évident
qu’avant d’enchaîner les réceptions
du Racing et de Clermont nous aurions préféré rester dans le rythme
de la compétition plutôt que d’effectuer un long déplacement pour
rien. Avec ce report, il y aura du
suspense jusqu’au bout ». J.-P. D. ■
Les raisons du report
Les explications de l’arbitre
À l’eau quoi !
Une première pour Alexandre Ruiz
Les prévisions météorologiques n’étaient pas optimistes et, à Oyonnax,
on avait pris ses précautions en bâchant la pelouse. Samedi, en milieu de journée, la pluie s’est invitée à Mathon. Aux environs de
16 heures, elle a commencé à tomber en trombe. Les services techniques de la ville se sont déployés pour évacuer le maximum d’eau
dans deux zones particulièrement sensibles, avec des souffleurs thermiques, mais également avec des bêches pour tenter de forcer la capacité d’absorption du sol.
Très vite il est apparu que la lutte serait inégale, même quand, peu avant
18 heures, de gros flocons ont succédé à la pluie. Durant la semaine,
de gros épisodes pluvieux ont alterné avec de belles éclaircies mais
la pelouse de Mathon était déjà gorgée d’eau depuis plusieurs semaines. Le match contre le Racing, le 4 janvier, s’était ainsi déroulé
dans des conditions particulièrement difficiles.
Le prochain match sur la pelouse oyonnaxienne est prévu le 22 mars
face à Montpellier. D’ici là, les services techniques de la ville auront
du travail pour remettre le terrain en état. J.-P. D. ■
Alexandre Ruiz, l’arbitre languedocien
de la rencontre, s’en est presque excusé : « Une telle décision n’est pas facile à
prendre. Pour moi, il s’agissait d’une grande
première. » Mais sans chercher à se justifier, il a livré les bases de la réflexion qui,
à 18 h 20, l’a poussé à décider le report de
la rencontre entre Oyonnax et BordeauxBègles. « Je suis arrivé à Oyonnax à 16 heures. À ce moment, la pelouse était praticable mais il pleuvait déjà beaucoup. Je
suis retourné à quatre reprises sur le terrain, avec des baskets, puis avec des crampons pour me mettre en situation réelle.
Un quart d’heure avant le coup d’envoi
j’ai demandé aux deux présidents et aux
deux staffs de m’accompagner sur la pe-
louse. Nous avons constaté son état. Elle
était gorgée d’eau et potentiellement dangereuse pour la sécurité des joueurs. Il y
avait deux zones particulièrement touchées, le couloir des cinq mètres à l’opposé de la tribune principale, et une bande entre les lignes des quarante mètres. Dans
de telles conditions, il n’est pas envisageable de mettre en danger l’intégrité physique des joueurs. Il y avait une décision à
prendre et elle m’incombait. »
Dans sa réflexion, M. Ruiz a totalement
occulté le fait qu’Oyonnax compte déjà un
match en retard : « Il ne m’appartient pas
de faire le calendrier. J’ai pris ma décision
à l’instant T, en ne pensant qu’à la sécurité des joueurs ». J.-P. D. ■
Malgré l’intervention des services techniques de la Mairie d’Oyonnax, l’état de la pelouse du stade Charles-Mathon était trop dégradé pour
laisser se jouer cette rencontre selon l’arbitre Alexandre Ruiz. Photos Jean-François Basset
Top 14 19e journée 11
LUNDI 17 FÉVRIER 2014 - MIDI OLYMPIQUE
Biarritz - Toulouse : 6 - 16
Macro...
L’interview
> Toulouse insiste au pied
➠
Sous la pluie, le jeu au pied fait souvent
le difficile. Cela a une nouvelle fois été
le cas. Sébastien Bezy, titulaire à
l’ouverture face à Biarritz, a beaucoup
distribué au pied. Pourtant, cela ne
faisait pas forcément partie des
plans. Le principal intéressé confirme : « Les conditions climatiques
ne nous permettaient pas trop d’écarter. On avait l’ambition de produire plus
de jeu mais avec la pluie, mettre du pied
pouvait être utile. Sur l’essai, je vois le
positionnement de la défense, celui de Gaël
(Fickou) je sens qu’il y a un coup à jouer. Je tape pardessus et cette fois, cela nous sourit. » Guy Novès, l’entraîneur toulousain,
souligne la force d’adaptation du jeune joueur : « Sur l’essai, il exploite intelligemment le placement des uns et des autres. Il ne pèse pas 100 kilos mais
il a tout l’avenir devant lui. » F. D. ■
YOANN MAESTRI - DEUXIÈME LIGNE DE TOULOUSE LE STAFF DES BLEUS N’AVAIT PAS DEMANDÉ SA MISE
AU REPOS : IL A PU S’INVESTIR SANS ARRIÈRE PENSÉE CONTRE BIARRITZ OÙ IL ÉTAIT CAPITAINE DE TOUCHE.
« Notre destin
en mains »
BIARRITZ BATTUS POUR LA SEPTIÈME FOIS DE LA SAISON
À DOMICILE, LES BASQUES ONT ABANDONNÉ TOUT
ESPOIR DE SE MAINTENIR DANS L’ÉLITE.
PLONGÉS
DANS LE NOIR
C
Propos recueillis par Grégory LETORT
[email protected]
match et de réaliser les meilleures performances
possibles.
le groupe. Mais pour nous c’est plaisant d’avoir des
résultats positifs avec le club avant tout.
21 h 25 samedi dans les couloirs d’Aguiléra.
Derrière le capitaine Romain Millo-Chluski, Yoann
Maestri, son associé en deuxième ligne, est le
dernier à sortir du vestiaire où la musique a longtemps résonné. Une victoire à l’extérieur en Top
14 : Toulouse et Maestri n’avaient plus connu ça
depuis le 30 mars 2013 et un succès au Stade de
France contre le Racing-Metro. Toujours septième
et virtuellement non qualifié, le quadruple champion d’Europe a réagi une semaine après sa désillusion contre le MHR. Grâce notamment à l’apport de ses cracks. Avant de laisser ses coéquipiers
repartir en bus, Maestri qui a dormi à Biarritz avec
les autres Bleus, d’où ils ont rallié Marcoussis,
s’est arrêté pour raconter cette victoire. Entre
apaisement, joie et délivrance.
Avez-vous senti l’équipe touchée par le fait
d’être sortie du Top 6 ?
Touchée non mais évidemment ça ne nous fait pas
du bien. Ce qui est sûr c’est qu’on garde notre destin
en mains. On doit donner le maximum. Il faut maintenant qu’à chaque sortie, on essaie d’engranger le
plus grands nombre de points.
Vous avez été capitaine d’une touche efficace - 100 % sur vos lancers - quand Biarritz
a perdu quatre ballons…
Ça s’est bien passé. Il y avait un peu de pression :
c’était inédit. Mais nous avions bien travaillé comme
le font habituellement Yannick Nyanga et Grégory
Lamboley. J’ai essayé de m’inspirer d’eux et avec les
talonneurs, ça s’est très bien passé. Tout le monde a
été réactif et précis, c’était très bien. J’ai été missionné en début de semaine. On a pu travailler sereinement, on a été précis : je crois que ça nous a
réussis. Mais bon, ce n’est qu’un match…
Peut-on parler de soulagement dans le
vestiaire du Stade toulousain ?
Oui. Il y a beaucoup de joie d’avoir gagné à l’extérieur, pour la première fois en Top 14 cette saison. On savait que ça allait être dur. Ça l’a été. Avant
tout, nous sommes très contents de cette victoire.
Y avait-il un stress inhabituel ?
Il y avait surtout l’envie de donner le maximum
pour recoller au peloton de tête. Maintenant, c’est
à nous de continuer sur ce rythme match après
Vous faisiez partie de ces internationaux
attendus : ce contexte a-t-il rendu ce match
plus difficile à préparer à vos yeux ?
Non. Honnêtement. Il y a des décisions qui sont prises et qui ne nous regardent pas. Une fois qu’on est
engagé sur le terrain et qu’on sait devoir jouer, on
donne tout sans tellement réfléchir. La situation l’exige.
Il y avait aussi ce côté messie : on attend
beaucoup des internationaux. C’est d’ailleurs
Gaël Fickou qui marque un essai…
Eh bien, tant mieux. Ce qui est sûr c’est qu’en rentrant à Toulouse, on a vu nos coéquipiers se battre à
fond et c’était motivant. L’important c’est de se fondre dans la dynamique de groupe pour donner tout.
Tous ensemble.
Est-ce plus facile dans ces conditions de
repartir avec le XV de France ?
Bien sûr. Cette victoire fait très plaisir. Surtout pour
À BIARRITZ - Samedi 18 h 30
10 123 spectateurs.
Arbitre : M. Garcès (Béarn). Note : ★★
Évolution du score : 3-0, 3-3, 6-3, 6-6, 6-13 (MT) ;
6-16 (score final)
TOULOUSE : 1E Fickou (38e) ; 1T, 3P (8e, 29e, 43e)
Doussain.
Blessés : Qera (gêne musculaire cuisse gauche),
Ralepelle (genou gauche, examens à suivre).
BIARRITZ : 2P Yachvili (2e, 10e).
TOULOUSE > 15. Médard ; 14. Clerc, 13. Fickou,
12. Poitrenaud (21. A. Bonneval 79e), 11. Gear ;
10. Bezy (20. Vermaak 72e), 9. Doussain ; 7. Qera
(18. Tekori 45e), 8. Galan (19. Picamoles 40e),
6. Camara ; 5. Maestri (22. Maka 67e), 4. MilloChluski (cap.) ; 3. Johnston (23. Montès
67e), 2. Ralepelle (16. Tolofua 42e),
1. Steenkamp (17. Baille 67e)
L’ambition qui a été la vôtre vous interpelle-telle ?
C’est ce qui est positif. Il faut qu’on essaie de développer le plus de jeu possible, qu’on essaie de faire
le plus de passes possibles et qu’on joue tous ensemble. Tout le monde a su faire un match propre.
C’est ce qu’il nous fallait pour l’emporter. ■
6 - 16 Les stats
Biarritz - Toulouse
BIARRITZ > 15. Couet-Lannes ;
14. Ngwenya, 13. Gimenez, 12. Burotu,
11. Thomas (20. Lesgourgues 68e) ;
10. Peyrelongue (21. Waenga 63e), 9. Yachvili ;
7. Molcard, 8. Harinordoquy (cap.) (19. Furno
27e), 6. Guyot (22. Brew 53e) ; 5. Marie (18.Dos
Santos 72e), 4. E. Lund ; 3. Broster, (23. GomezKodela 49e), 2. Genevois (16. Héguy 69e),
1. Barcella (17. Van Staden 72e).
En revanche, y a t-il de la frustration en
mêlée ?
Il y en a toujours un peu sur cette phase de jeu très
difficile. Parfois on est pénalisé, parfois on récupère
des pénalités : c’est aléatoire. Ce qui est important c’est
d’avoir quand même fait bonne figure. On s’est bien
battu.
LES ÉTOILES
★★★ Maestri
★★ Millo-Chluski, Médard, S. Bezy ; Broster, Yachvili.
★ Fickou, Poitrenaud, Doussain, Y. Camara, Picamoles ;
Barcella, Burotu, Furno, E. Lund.
LES BUTEURS
Doussain : 1T/1, 3P/7 ; Médard : 0DG/1.
Yachvili : 2P/4.
TEMPS DE JEU :
28 MN ET 33S
Pénalités concédées
Biarritz
13 (7+6)
Toulouse
13 (4+9)
Plaquages
Biarritz
123 (80+43)
Toulouse 75 (18+57)
Franchissements
Biarritz
2 (0+2)
Toulouse 1 (1+0)
Turnovers concédés
Biarritz
22 (7+15)
Toulouse
14 (8+6)
Passes
Biarritz
Toulouse
70 (18+52)
139 (67+72)
Par Jérôme FREDON, envoyé spécial
[email protected]
omme le signe avant-coureur d’une bien mauvaise
soirée pour les Biarrots. Intervenue à la 8e minute de
jeu, la panne d’électricité a soudainement plongé
Aguilera dans l’obscurité sous les yeux de supporters basques dépités. Dans l’impossibilité de poursuivre les débats, M. Garcès invitait alors les deux
formations à regagner les vestiaires. Pendant que les techniciens de la ville s’activaient à rétablir le courant, les joueurs
basques s’affairaient dans leurs vestiaires pour ne pas perdre
d’influx. « Le groupe a fait son possible pour rester mobilisé, raconte l’arrière Paul Couet-Lannes. Nous avons repris notre échauffement et enchaîné les séries de montées de genoux, les rotations
de bras et les allers-retours. Mais cette interruption nous a un peu
coupé les jambes. Il a été très difficile de repartir en suivant. »
Après cette coupure de courant de dix minutes, les Biarrots n’ont
jamais réussi à retrouver le chemin de la lumière.
Et ce malgré les nombreux coups d’accélérateurs donnés par
un Dimitri Yachvili particulièrement en jambes. À l’image de
leur capitaine Imanol Harinordoquy, sorti à la 27e minute le front
ensanglanté, les Basques ont vu trente-six chandelles. Les
Toulousains (ab) usé du jeu au pied de pression pour cantonner les Biarrots dans leur moitié de terrain. Les loupés de Yachvili,
Thomas et Ngwenya ont incité les quadruples champions d’Europe
à poursuivre dans cette voie aérienne. « Nous avons péché dans
ce secteur par une incompréhension et un manque de communication, analysait Couet-Lannes. La chandelle que je loupe à la 35e minute est extrêmement difficile à attraper car c’est une feuille morte.
Je n’ai pas la moindre idée de savoir où elle va aller. Derrière, on
s’en tire bien car Vincent Clerc avait bien suivi. »
LE SEPTIÈME FIEL
Privés de ballons durant pratiquement une heure, les Basques
ont passé le plus clair de leur temps sur la défensive, à essayer
tant bien que mal de repousser les assauts des assaillants toulousains. Cette volonté commune de remporter tous leurs duels
et de ne pas céder la moindre once de terrain a été le ciment
des Biarrots sur l’ensemble de la rencontre. Sans cesse reconstituée dans la profondeur, leur défense agressive a posé d’énormes problèmes aux joueurs de Guy Novès avant de céder sur
un coup de pied parfaitement dosé de Sébastien Bezy.
Plombés une nouvelle fois par une touche bancale (encore quatre ballons perdus), ils ont dû patienter jusqu’à la 58e minute de
jeu avant de pouvoir pénétrer dans les 22 mètres toulousains.
Cette frontière symbolique, le BO ne l’a franchi qu’à trois reprises. Voilà comment les Basques ont concédé la défaite de trop
à domicile. Ce septième « fiel » synonyme de plongée en Pro D2.
« La saison prochaine, le BO ira au purgatoire, confie Serge Blanco
au micro de Canal +. Le club tentera de faire son mea culpa et
beaucoup de prières pour remonter au paradis. » ■
Le match
Des Biarrots impuissants
Les Biarrots auront tenu trente-sept
minutes avant de craquer, au plus
mauvais moment. Encore dos-à-dos
(6-6) avec le Stade toulousain, la défense basque finit par lâcher. Sur un
nouvel assaut des visiteurs à dix mètres de l’en-but adverse, Sébastien
Bezy tape un petit coup de pied pardessus. Gaël Fickou, titulaire pour
l’occasion, sent parfaitement le coup
et donne l’avantage aux siens, 11 à 6.
Jean-Marc Doussain, jusqu’ici peu en
réussite, transforme face aux perches
et porte le score à 13 à 6. À la pause,
les Rouge et Noir ont d’ores et déjà
fait le break. Trop imprécis et maladroits, jamais les Biarrots n’auront
été en réelle mesure d’inquiéter le
Stade toulousain. Mais outre les fautes de mains, les locaux se sont montrés beaucoup trop indisciplinés.
Pénalisés à treize reprises par l’arbitre de la rencontre, M. Garcès, les coéquipiers d’Imanol Harinordoquy
n’ont pourtant pas pris le moindre
carton. Malgré la première victoire
des Toulousains à l’extérieur cette saison, le fait marquant de la soirée est
extrasportif. À la huitième minute de
jeu, alors que les visiteurs sont à l’attaque, l’éclairage, lui aussi, lâche.
Pendant près de dix longues minutes, le stade Aguilera est plongé dans
le noir. Les joueurs, eux, effectuent
un bref retour aux vestiaires avant de
reprendre les hostilités. F. D. ■
12 Top 14 19e journée
LUNDI 17 FÉVRIER 2014 - MIDI OLYMPIQUE
Racing-Metro - Bayonne : 18 - 8
Questions - Réponses
WENCESLAS LAURET Troisième ligne du Racing-Metro
« Heureux ! »
Comment vous sentez-vous ?
C’était mon premier match depuis sept
semaines. Je remercie les entraîneurs de
m’avoir permis de le débuter. J’ai tout
donné. Je finis mâché, avec quelques petits bobos, mais c’est normal pour un retour. Je suis heureux !
Que retenez-vous de la rencontre ?
Les Bayonnais souhaitaient prendre leur
revanche par rapport au match aller. Ils
souhaitaient l’emporter chez nous, comme
nous l’avions fait chez eux. Nous les en
avons empêchés en étant performants sur
nos bases : la conquête, la mêlée, la touche, en étant agressifs toute la partie. On
peut regretter nos deux essais refusés.
Nous avions fait une belle entame de
match et elle n’a pas été concrétisée par
des essais. C’est un peu frustrant. Mais il
ne faut pas s’arrêter à cela. Il y a eu beaucoup de choses positives à retenir.
Lesquelles ?
Nous avons progressé dans la continuité
du jeu. Nous avons tenu le ballon et pu
ainsi le porter sur les extérieurs. Nous
avons mis de l’intensité dans nos actions,
ce qui nous a permis de passer la ligne à
deux reprises. Nous n’avons pas marqué,
mais c’est encourageant pour la fin de
saison. Lé. H. ■
BAYONNE RÉDUITS À QUATORZE, LES BASQUES N’ONT
PAS À ROUGIR DE LEUR DÉFAITE. MAIS DOIVENT RÉGLER
UN MAL RÉCURRENT : CELUI DES SOUTIENS OFFENSIFS.
Dimitri Szarzewski montre la voie. Avec une activité débordante, l’ancien Biterrois a été l’un des principaux artisans du succès du RacingMetro face à Bayonne. Une valeur sûre qui retrouvera un poste de titulaire ce week-end avec le XV de France Photo Icon Sport
DIMITRI SZARZEWSKI - TALONNEUR DU RACING-METRO POURTANT ASSURÉ D’UNE PLACE DE TITULAIRE
AVEC LES BLEUS AU PAYS DE GALLES VENDREDI PROCHAIN, IL NE S’EST PAS ÉCONOMISÉ. EXEMPLAIRE.
AU ROUGE
LA CARRURE
D’UN CHEF
M
Par Léo HUISMAN
[email protected]
assuré de débuter la rencontre la semaine prochaine face au pays
de Galles. Il ne s’est pourtant pas du tout économisé ce soir (samedi, N.D.L.R.). Il nous avait d’ailleurs prévenu en rentrant dans le club.
Il nous a assuré de son engagement total et il a tenu parole. » Rentré
« mâché » des deux premières levées du Tournoi lundi, Szarzewski
a bénéficié d’une semaine très allégée, axée sur la récupération. « Ce
n’est pas nouveau, enchaîne Labit. Il met tout ce qu’il peut de son
côté pour optimiser sa performance. C’est en cela qu’on dit de lui
que c’est un grand professionnel. Mais je peux vous assurer que pour
un entraîneur, avoir un tel joueur, si pointu, aide à se remettre en
question. Il nous pousse dans nos retranchements, nous force à nous
poser des questions pour pouvoir répondre à ses attentes. »
Comme il l’a montré lors de la 19e journée ce week-end, Szarzewski
a pris une place prépondérante au Racing, depuis qu’il y a posé ses
valises la saison dernière. Capitaine, « leader de jeu et d’exemple »
comme le voit Wenceslas Lauret, le talonneur est aussi un leader
de vestiaire. Celui que l’on suit, celui à qui l’on ne dit pas « non ».
« J’avais beaucoup de préjugés sur lui quand il est arrivé, confie le
pilier Julien Brugnaut. Mais à le côtoyer, j’ai découvert un exemple.
Pas que dans le rugby. Il est tellement rigoureux dans tout ce qu’il
fait : dans sa façon d’être père de famille, dans chaque projet dans lequel il s’investit. Nous passons les diplômes d’entraîneur ensemble.
Ce sont des bons moments de la vie que l’on partage et où il me pousse
à me surpasser. » Dans la saison tumultueuse que le Racing essaie encore de sauver en accrochant une sixième place au classement, le juge de paix, à chaque litige, se nomme Szarzewski.
« En clôture du briefing d’avant-match, explique Labit, Dimitri a
demandé la parole. Et encore à la mi-temps. Il est tellement réfléchi,
il sait ce qu’il va dire, que nous le laissons faire presque les yeux fermés. » Entre deux matchs internationaux, Szarzewski est revenu
au Racing. Il a grandement contribué à ce que les Ciel et Blanc
n’hypothèquent pas d’ores et déjà leur fin de saison. Pas de repos
pour le guerrier. ■
ême les plus grands guerriers restent humains. À
la 25e minute de la rencontre entre le RacingMetro et l’Aviron bayonnais samedi à Colombes,
les Basques, bousculés jusque-là, jouent une touche intéressante dans le camp francilien.
Alignement réduit, ils placent en premier attaquant leur troisième ligne tonguien Opeti Funoa et ses 135 kg pour
aller agresser le premier rideau défensif des Racingmen. Dimitri
Szarzewski, le talonneur de l’équipe de France, indéniablement
courageux mais pas téméraire, se lance sur l’escogriffe avant même
que son demi de mêlée, Mathieu Bélie, ne le serve. B. A BA de la stratégie défensive, le capitaine ciel et blanc ne voulait pas prendre
le monstre de face, lancé à pleine vitesse - « il aurait été écrasé
comme un moustique sur un pare-brise » a imagé son entraîneur
Laurent Labit. Il a donc anticipé l’action. Ce que Bélie, B. A BA de
l’adaptation offensive, a vu en gardant le ballon pour lui, prenant
le trou laissé par Szarzewski, s’engouffrant en solo dans le camp
francilien, créant enfin la première action dangereuse de Bayonne
depuis le début de la partie.
UNE PLACE PRÉPONDÉRANTE
Une erreur en défense donc, bien compréhensible toutefois. Pour
le reste, Szarzewski a, une nouvelle fois, été le meilleur Racingman
sur le terrain samedi soir. En forme internationale en plein Tournoi
des 6 Nations qu’il va donc terminer numéro un des numéros
deux, après le forfait de Benjamin Kayser, son concurrent au poste,
et l’appel pour le suppléer de Brice Mach, qui va découvrir le niveau international dans l’ombre du « Tsar ». « C’est là que l’on reconnaît sa plus grande force, explique Laurent Labit, admiratif.
Dimitri savait que Kayser était forfait et que, par conséquent, il était
RACING-METRO > 15. Fall ; 14. Planté,
13. Chavancy, 12. Dumoulin,
11. Andreu ; 10. Dambielle (21. Sexton 55e),
9. Machenaud (20. Phillips 62e) ; 7. Battut,
8. Cronjé, 6. Lauret (19. Gérondeau 69e) ;
5. F. Van der Merwe, 4. Kruger (18. Ghezal 44e) ;
3. Ducalcon (23. Mujati 69e), 2. Szarzewski
(16. Lacombe 68e), 1. Brugnaut (17. Khinchagishvili
68e).
BAYONNE > 15. Spedding ; 14. Vaka (22. Bustos
Moyano 69e), 13. Rokocoko, 12. Lovobalavu
(20. Fernandez 6e), 11. Fuster ; 10. Brett, 9. Belie
(21. Rouet 62e) ; 7. Puricelli, 8. Fonua (19. Haare
54e), 6. Chisholm (cap.) ; 5. Fa’aoso, 4. Boutaty
(18. Senekal 62e) ; 3. Müller (23. Tialata 54e),
2. Roumieu (16. Arganese 58e),
1. Iguiniz.
À COLOMBES - Samedi 18 h 30 - 7 500 spectateurs.
Arbitre : M. Marchat (Midi-Pyrénées). Note : ★
Évolution du score : 3-0, 6-0, 9-0 (MT) ; 9-3, 9-8,
12-8, 15-8, 18-8 (score final).
RACING-METRO : 6P Machenaud (10e, 13e, 40e, 62e),
Sexton (66e, 76e).
Non entré en jeu : 22. Estebanez.
BAYONNE : 1E Fernandez (51 ) ; 1P Brett (45 ).
Carton rouge : Puricelli (59e, plaquage dangereux).
Non entré en jeu : 17. Van Rensburg.
e
e
LES ÉTOILES
★★★ Szarzewski.
★★ Brugnaut, Machenaud ; Spedding.
★ Battut, Ghezal, Lauret, Planté ; Iguiniz, Fuster, Fonua.
LES BUTEURS
Machenaud : 4P/6. Sexton : 2P/2.
Brett : 0T/1, 1P/2. Bustos Moyano : 0P/1.
TEMPS DE JEU :
26 MN ET 49S
Pénalités concédées
Racing-Metro
8 (4+4)
Bayonne
12 (6+6)
Plaquages
Racing-Metro
Bayonne
Par Arnaud BEURDELEY
[email protected]
D
rapés au couleur de la révolution ukrainienne, les
Bayonnais ont bien failli réussir la leur. Une victoire
loin de Jean-Dauger - ce qui n’est jamais arrivé
cette saison - aurait, à coup sûr, valu un tel qualificatif sur les bords de l’Adour. Sauf que. L’orange
de leur tunique a viré au rouge carton. Celui du
troisième ligne Julien Puricelli, sanctionné pour un plaquage
« cathédrale » sur l’ailier du Racing-Metro Adrien Planté (59e).
Jusque-là, les Basques n’avaient (presque) pas eu à souffrir de
la comparaison avec l’ogre francilien. Certes, il y a eu ce premier quart d’heure où les partenaires de Chisholm sont apparus
amorphes, presque léthargiques. « Nous avons été inexistants en
début de rencontre, a reconnu le manager Christian Lanta. C’est
vraiment frustrant de ne pas maîtriser cette entame. Heureusement,
on s’en sort bien en première mi-temps. » Et pour cause. Deux
essais refusés aux Racingmen, notamment celui de Benjamin
Dambielle, invalidé pour une obstruction après appel à l’arbitrage
vidéo, aurait pu enterrer les joueurs de l’Aviron.
Au lieu de cela, les Bayonnais ont instillé le doute dans l’esprit
des Franciliens. D’abord grâce à un essai opportuniste de Fernandez
sur une interception (51e). Ensuite parce qu’ils ont sur se créer
des occasions. À plusieurs reprises, ils ont franchi le premier
rideau défensif. À l’image de Mathieu Bélie (25e) profitant d’un
leurre de son puissant troisième ligne centre Fonua.
UN MAL RÉCURRENT
À l’image encore de l’ailier Fuster (37e) à l’issue d’un mouvement bien orchestré. Deux exemples parmi d’autres qui illustrent la capacité des Bayonnais à jouer et à déchirer les rideaux
adverses. Las, ces deux actions se sont conclues par des fautes
du porteur de balle, faute d’un soutien offensif suffisamment
prompt à agir. « Nous avons manqué de soutien offensif, a confessé Lanta. Mais de quoi ça vient ? Est-ce le porteur de balle qui
se coupe du soutien ? Est-ce un problème d’orientation des courses du porteur de balle ? Je n’ai pas la réponse. » Un constat partagé par Mathieu Bélie : « C’est un mal récurrent sur lequel nous
devons travailler. On parvient à percer les défenses, mais on ne
concrétise pas. Ce sont des petits détails à régler. » Certes, mais des
détails qui coûtent cher… ■
Le match
18 - 8 Les stats
Racing-Metro - Bayonne
DE L’ORANGE
60 (30+30)
94 (44+50)
Franchissements
Racing-Metro
6 (4+2)
Bayonne
4 (2+2)
Turnovers concédés
Racing-Metro
11 (6+5)
Bayonne
14 (8+6)
Passes
Racing-Metro
126 (60+66)
Bayonne 91 (50+41)
Pieds et points liés
On n’est pas certain qu’après la rencontre le Racing soit plus avancé quant à
la construction de son projet de jeu,
mais, au moins, il s’est imposé sans
trop de difficulté. Certes, Bayonne a
inscrit le seul essai de la rencontre
(59e) sur une interception de Fernandez,
mais le Racing n’a jamais véritablement tremblé. Pas même quand l’Aviron
est revenu à un point (9-8, 59e) grâce à
cette essai de l’international argentin.
À l’exception du début de la seconde période, les joueurs du duo Labit-Travers
ont eu la mainmise sur le ballon. Las,
il n’ont pas su concrétiser leur temps
forts. En début de partie, les Franciliens
se sont vus refuser deux essais, dont
celui de Benjamin Dambielle (17e) après
arbitrage vidéo. Si bien qu’ils s’en sont
remis à la botte de Maxime Machenaud,
propulsé buteur numéro un en raison
de la présence de Sexton sur le banc des
remplaçants. Celui que le sélectionneur Philippe Saint-André considère
comme un « buteur de niveau international » a assuré le minimum syndical
avec quatre pénalités réussies sur six
tentatives.
En fin de rencontre, les Racingmen
ont surtout profité de l’infériorité numérique de l’Aviron en raison de l’expulsion de Julien Puricelli pour un
plaquage dit « cathédrale » pour s’assurer une victoire plus large, Jonathan
Sexton achevant le travail en signant
deux nouvelles pénalités. A.B. ■
Top 14 19e journée 13
LUNDI 17 FÉVRIER 2014 - MIDI OLYMPIQUE
Toulon - Castres : 19 - 13
CASTRES VENUS RÉALISER UN COUP D’ÉCLAT À MAYOL,
LES TARNAIS REPARTENT AVEC UN POINT DE BONUS
DÉFENSIF COMME LOT DE CONSOLATION.
POINT
DE REGRETS
«
J
e n’aime pas trop quand tout le monde me dit qu’il y a un
bon coup à faire. Les victoires à l’extérieur, généralement, on ne les voit pas venir... » C’est à une heure du
coup d’envoi, en engloutissant en toute simplicité un
sandwich-merguez et un demi bien frais au milieu de
supporters toulonnais médusés, que le président castrais Pierre-Yves Revol nous avait fait part de son étrange pressentiment. Bien vu... En effet, malgré le bel essai inscrit par Rémi
Grosso, le Castres olympique n’a jamais vraiment semblé en mesure de l’emporter à Mayol, où le RCT a mené la danse de bout
en bout. Gêné en mêlée, bousculé en touche, le CO n’a pas non su
non plus apprivoiser le mistral varois, rendant trop de ballons au
pied lorsqu’il évoluait contre, et peinant à évoluer dans le camp
toulonnais lorsqu’il lui soufflait dans le dos.
Ajoutez à cela quelques initiatives malvenues de Rory Kockott, et
le résultat coule de source... « Je regrette surtout le fait que nous ne
soyons pas allés au bout de nos intentions, soufflait David Darricarrère.
On a vu qu’en jouant, nous avons placé le RCT en difficulté.
Malheureusement, nous avons parfois hésité à insister dans ce que
nous souhaitions proposer, en rendant le ballon trop rapidement. »
LE SYMBOLE DES RENVOIS
Le pilier géorgien, ici face au Racing-Metro en décembre dernier, n’avait jamais été titularisé qu’une seule fois cette saison. Photo Icon Sport
LEVAN CHILACHAVA - PILIER DE TOULON TITULARISÉ PLUTÔT QUE CASTROGIOVANNI, LE GÉORGIEN A TENU
LA BARAQUE FACE AU CHAMPION DE FRANCE. UNE PERFORMANCE PLUS QUE CONVAINCANTE !
LEVAN SE LÈVE
ourquoi le taire ? Pour la première fois depuis de longues saisons à Mayol, le RCT ne partait pas dans la position du favori. Parce que, face à un pack privé de
Sheridan, Hayman ou du tracteur Botha, le champion
de France castrais savait parfaitement où appuyer.
D’autant plus que, si la logique semblait consister à remplacer le meilleur pilier droit du monde (Hayman) par celui
d’Europe (Castrogiovanni), c’est à Levan Chilachava que le staff
varois a accordé sa confiance... Gonflé ? Eh oui, quand même. Parce
que le Géorgien n’avait jamais été titularisé qu’une seule fois
cette saison, et encore, face aux « Marie-Louise » corréziennes
Damien Lavergne ou Karlen Asieshvili. Une adversité pas franchement de l’acabit de celle proposée par Yannick Forestier...
«Quand tu joues pilier, tu ne regardes pas qui tu affrontes, tu ne peux
pas te le permettre, racontait après coup Chilachava. Mais il est
vrai que, lorsque j’ai su que j’étais titulaire, la première chose à
laquelle j’ai pensé, c’était à prouver que je n’ai plus 19 ans.»
EMMANUELLI : « LES CLICHÉS ONT LA VIE DURE »
Une référence à peine voilée à cette finale du championnat
2012, lors de laquelle le Géorgien avait vécu l’enfer. « Sauf
que, depuis, de l’eau a coulé sous les ponts, appréciait Laurent
Emmanuelli, ancien partenaire de Chilachava en première ligne, devenu responsable du centre de formation du RCT. Les
clichés ont la vie dure, et les réputations sont plus faciles à faire
qu’à défaire... Ce n’est pas par hasard s’il vient de prolonger
trois ans, et si le staff lui a fait confiance contre Castres, dans un
match capital. »
La preuve ? Chilachava l’a apportée sur le terrain, avec cette pénalité obtenue dès la première mêlée. Et surtout, au travers de
ce choix castrais de tenter une pénalité après mêlée à cinq mètres de l’en-but varois (15e). Preuve que, malgré ses intentions,
le CO butait sur un os bien plus coriace que prévu... « C’est vrai,
je suis assez content de ma prestation, savourait le Lelo. Avec la
Géorgie, j’ai disputé trente-cinq minutes contre la Belgique, puis
cinquante-cinq minutes au Portugal la semaine dernière. Cela
m’avait permis de reprendre du rythme. » Et de se montrer im-
médiatement au niveau, jusqu’à passer le relais à « Castro »
avec le sentiment du devoir accompli. Avant de repartir, à l’instar de son partenaire italien, avec sa sélection nationale ? Ce n’est
pas si simple...
UNE CROIX SUR GÉORGIE-RUSSIE
En effet, la semaine prochaine, la Géorgie affrontera la Russie
à Tbilissi. Un match décisif pour la qualification au mondial que
Chilachava devrait néanmoins manquer, la mort dans l’âme.
« Cela fait longtemps que j’attends de disputer ce match... Quand
on joue d’ordinaire pour la Géorgie, notre petit stade est rarement plein. Mais lorsque les Lelos affrontent la Russie, le grand
stade de Tbilissi est rempli de 65 000 personnes. Si la Géorgie affrontait les All Blacks, il y aurait moins de monde... Sauf que le
club est en ce moment dans une situation difficile et qu’il faut
respecter sa volonté. »
Or, au vu de la prestation de son Géorgien et des absences de
Hayman et Castrogiovanni, on imagine mal le RCT renvoyer
à l’abattoir Chiocci et Fresia à Bayonne, comme ce fut le cas contre Biarritz. Article 9 de l’IRB ou pas ! Et puisque la santé de
jeunes joueurs est en jeu, ainsi qu’une qualification... ■
> Toulon, les attitudes coupables
Malgré de belles velléités offensives en première période, Toulon n’a jamais
réussi à aller au bout de ses intentions. La faute à trois ballons perdus au
sol à des moments cruciaux, qui n’ont pas permis au RCT de faire rebondir
le jeu. De quoi faire bondir le responsable de l’attaque, Pierre Mignoni. « Il
ne s’agissait pas d’un manque de soutien, voire
d’agressivité comme cela avait été le cas
contre Biarritz. Là, il s’agissait vraiment
d’efficacité dans les déblayages, d’attitudes un peu trop hautes qu’il s’agissait de corriger. Mais ce genre de
problèmes me dérange moins qu’un
manque d’engagement. » Parce qu’il
se trouve plus facile à corriger, ainsi
qu’en témoigna la deuxième période
varoise... N. Z. ■
CASTRES > 15. Palis ; 14. Grosso,
13. Cabannes (22. Bonnefond 49e), 12. Baï,
11. Evans ; 10. Tales (cap.) (21. Kirkpatrick 74e),
9. Kockott ; 7. Bornman (19. Wannenburg 62e),
8. Claassen, 6. Diarra ; 5. Gray
(18. Capo Ortega 49e), 4. Samson ;
3. Wihongi (23. Lazar 57e), 2. Mach
(16. Rallier 62e), 1. Forestier
(17. Taumoepeau 49e).
Micro...
19 - 13 Les stats
Toulon - Castres
TOULON > 15. D. Armitage ;
14. Mitchell, 13. Mermoz
(20. Bastareaud 56e), 12. Giteau,
11. D. Smith ; 10. Wilkinson (cap.)
(21. Wulf 76e), 9. Michalak (22. Claassens 57e) ;
7. Bruni (19. Gunther 51e), 8. S. Armitage,
6. J. Smith ; 5. A. Williams, 4. Suta
(18. Rossouw 62e) ; 3. Chilachava
(23. Castrogiovanni 49e), 2. Burden
(16. Noirot 57e), 1. Felsina (17. Chiocci 46e).
➠
P
Par Nicolas ZANARDI, envoyé spécial
[email protected]
Mais à vrai dire, l’aspect le plus significatif de la performance tarnaise a résidé dans un secteur : celui des renvois. « L’équipe a payé
cash ses petites erreurs, poursuivait l’entraîneur des trois-quarts.
Chaque fois que nous avons marqué, nous avons eu du mal à ressortir de notre camp. » Plus particulièrement, on stigmatisera le
fait que l’essai de Giteau suivit directement le renvoi après l’essai
de Grosso. On peut également mentionner le coup de pied botté directement en touche par Kockott au coup d’envoi de la deuxième
période, alors que ses avants venaient d’avancer de trente mètres.
Autant d’erreurs qui ont permis à Toulon d’occuper le terrain, bien
qu’évoluant contre le vent... Tout ce que le CO n’a pas su faire, en
somme, dont les renvois bottés par Tales en direction de David
Smith furent à chaque fois trop courts, permettant à Michalak d’occuper le camp tarnais ! « Il faudra rapidement corriger ces erreurs,
car c’est le Stade toulousain que nous recevons derrière, estimait
Darricarrère. Un feed-back rapide sera effectué à la vidéo, puis nous
nous plongerons dans la préparation de ce match. Nous n’avons pas
le temps de cogiter. »
Point de regrets, donc ? Probablement que si... Même si le bonus
défensif ramené par Castres a au moins un avantage, celui de permettre au CO de devancer le RCT au point-average particulier
d’une toute petite unité. Ce qui pourrait servir, en cas d’égalité au
terme de la phase régulière... N. Z. ■
À TOULON - Samedi 15 heures
14 200 spectateurs.
Arbitre : M. Poite (Midi-Pyrénées). Note : ★★
Évolution du score : 3-0, 6-0, 9-0 (MT) ; 9-7, 16-7,
16-10, 19-10, 19-13.
Pénalités concédées
Toulon
11 (4+7)
Castres
11 (5+6)
TOULON : 1E Giteau (66e) ; 1T, 4P (9e, 12e, 30e, 74e)
Wilkinson.
Blessés : Wilkinson (genou), Bastareaud (épaule).
Plaquages
Toulon
Castres
CASTRES : 1E Grosso (63e) ; 1T, 2P (70e, 79e) Kockott.
Blessé : Cabannes (ischio-jambier).
Non entré en jeu : 20.Tomas.
Franchissements
Toulon
Castres
LES ÉTOILES
★★★ S. Armitage.
★★ Williams, J. Smith, Chilachava ; Grosso, Diarra.
★ Giteau, Wilkinson, Felsina ; Samson, Wihongi.
LES BUTEURS
Wilkinson : 1T/1, 4P/6, 0DG/1.
Kockott : 1T/1, 2P/4.
Le match
TEMPS DE JEU :
30 MN ET 11S
88 (54+34)
126 (46+80)
Turnovers concédés
Toulon
Castres
Passes
Toulon
Castres
3 (1+2)
5 (1+4)
15 (9+6)
15 (10+5)
115 (45+70)
106 (58+48)
Toulon n’a pas paniqué
Il est des signes qui ne trompent pas.
Celui de voir Jonny Wilkinson choisir de débuter la partie vent dans le
dos, à rebours des préceptes éternels de ce jeu, en faisait partie. La
preuve, irréfutable, que Toulon souhaitait poser d’entrée de jeu sa patte
sur le match. Les Castrais le savaient
pertinemment, qui ne souhaitaient
qu’une chose : instiller le doute dans
les esprits varois. Or, si l’essai de
Grosso aurait pu y parvenir, le RCT
n’a pas eu le temps de gamberger,
remis en selle trois minutes plus tard
par Giteau. Le Wallaby rattrapant du
même coup sa petite faute de défense sur l’ailier tarnais... Castres
avait manqué son coup, et Toulon
pouvait gérer son avance. « L’équipe
a joué avec beaucoup d’enthousiasme,
pendant 80 minutes, savourait le capitaine Jonny Wilkinson. S’il ne fallait retenir qu’une chose, ce serait
celle-là. » « Les joueurs ont répondu
présent du début à la fin, expliquait de
son côté Pierre Mignoni. Et en cela,
cette rencontre constitue probablement un match-référence, même si sur
le plan du contenu, l’équipe est encore très loin de ce qu’elle veut mettre
en place. » Un contenu qu’il conviendra encore de peaufiner, si Toulon
souhaite désormais s’adjuger un succès à l’extérieur... N. Z. ■
14 Top 14 19e journée
LUNDI 17 FÉVRIER 2014 - MIDI OLYMPIQUE
Grenoble - Clermont : 16 - 13
> Vidéo : 3, Clermont : 0
➠
La vidéo, facteur de progrès considérables dans l’arbitrage, ne règle pas tout. La
preuve en a une nouvelle fois été apportée par le match Grenoble - Clermont. Trois
fois, les Clermontois ont cru avoir marqué l’essai, trois fois l’arbitrage vidéo les en
a déboutés. Sur le premier (20e), « on ne voit pas le touché au sol », de Zirakashvili,
dit l’arbitre. Sur le troisième que l’on attribuera à Lee (80e) en toute fin du match, là
les images ne disent pas si le ballon est dans l’en-but, s’il est aplati correctement.
Le doute bénéficiant à la défense, il ne pouvait être accordé. Plus polémique,
l’essai refusé à Stanley (35e). Il faut remonter au début
de l’action initiée par une croisée Vosloo-Stanley
pour voir que Lee percute de l’épaule Hegarty.
Cela influe-t-il sur la défense du talonneur
grenoblois ? Les arbitres penseront que
oui. En revanche, le carton jaune donné à
Lee pour cette faute paraît, lui, sévère.
Cela dit, avec trois essais refusés à la
vidéo, on ne tient pas le record. Le
record est de quatre lors du dernier
Biarritz - Montpellier. F. L. ■
Micro...
L’interview
VERN COTTER - MANAGER DE CLERMONT S’IL AVAIT
LE SENTIMENT QUE SON ÉQUIPE N’A PAS ÉTÉ PAYÉE
DE SES EFFORTS PAR L’ARBITRAGE, IL N’EN DIT MOT.
« Continuer
à travailler »
Sous les yeux du troisième ligne Fabien Alexandre, le pilier Kenan Mutapcic plaisante et félicite son coéquipier Alipate Ratini, auteur de l’essai
de la gagne. Grenoble est décidément un candidat plus que crédible à la qualification. Photo DR
GRENOBLE LE FCG BOUSCULÉ, CHAHUTÉ PAR CLERMONT MAIS VAINQUEUR SUR UN COUP D’ÉCLAT QUI RESSEMBLE
À CEUX CONTRE CASTRES ET TOULON. LES TROIS CONCLUS PAR LE MÊME ALIPATE RATINI.
HEUREUX AU JEU
P
Par Francis LARRIBE
[email protected]
our le FCG, la Saint-Valentin,
la fête des amoureux, fut la
fête des chanceux. Les vingt
mille supporters du stade des
Alpes peuvent aller faire brûler un cierge à « SainteVidéo ». Trois fois les Auvergnats crurent avoir marqué l’essai. Trois fois le
préposé à l’analyse des images l’invalida. Cela dit, chaque fois, il avait de bonnes raisons de le faire et ses décisions
ne sont objectivement en rien scandaleuses. Il est quasi-certain qu’en d’autres temps, les arbitres n’ayant pas à leur
disposition cet outil de contrôle, d’aucuns disent d’espionnage, au moins un
des trois essais aurait été accordé surtout si le match se jouait « à domicile ».
Aujourd’hui la technique permet, le plus
souvent, de savoir si une main s’est glissée sous le ballon, si un orteil a mordu
en touche. Cette fois, le recours à la vidéo
a joué en faveur des Grenoblois au détriment des Clermontois. Il arrivera que le
contraire se produira un jour.
C’est pourquoi les Grenoblois, vainqueurs
pour la quatrième fois de la saison au stade
Grenoble - Clermont
GRENOBLE > 15. Thiery
(21. Gengenbacher 62e) ; 14. Ratini,
13. Messina (20. Jaouher 66e), 12. Hunt,
11. Caminati ; 10. Stewart, 9. Lorée (22. Hart
53e) ; 7. Alexandre (19. Vanderglas 66e), 8. Kimlin,
6. Best (cap.) ; 5. Hand (18. Farley 66e), 4. Roodt ;
3. Edwards (23. Choirat 57e), 2. Hegarty
(17. Campo 57e), 1. Buckle (16. Mutapcic 50e).
CLERMONT > 15. Buttin (22. Byrne 66e) ;
14. Malzieu (21. Nakaïtaci 73e), 13. Rougerie
(cap.), 12. Stanley, 11. Nalaga ; 10. James,
9. Parra ; 7. Lapandry (19. Chouly 65e), 8. Lee,
6. Vosloo ; 5. Hines (18. Pierre 70e), 4. Cudmore ;
3. Zirakashvili (23. Ric 57e), 2. Paulo
(16. Kayser 51e), 1. Debaty (17. Domingo
57e).
des Alpes, s’ils admettaient avoir été servis par la chance, s’interdisaient de penser qu’ils venaient de réaliser un hold-up.
Leur succès, le onzième de la saison, ils ne
l’ont pas volé. « C’est vrai, nous avons été
dominés par Clermont, admettait le capitaine Jonathan Best. C’est vrai aussi que
Clermont a davantage produit de jeu que
nous. C’est vrai qu’elle nous est supérieure en
qualité absolue mais voilà, la victoire est pour
Grenoble. Nous nous sommes mis sous les
roues du camion et nous l’avons fait sortir
de la route. Je suis très fier du comportement
de mes coéquipiers. »
UN EFFET « STADE DES ALPES »
Franck Corrihons, l’entraîneur des troisquarts isérois, faisait la même analyse.
« Certains peuvent penser que notre victoire relève d’un petit miracle. Peut-être
mais c’est la réalité. Nous n’avons pas
réussi à faire aussi bien que ce que nous
aurions voulu. Mais Clermont possède une
telle capacité à contester tous les ballons,
c’est impressionnant. Face à eux, il faut
dépenser deux fois plus d’énergie que contre une autre équipe. C’est une victoire au
courage. Une belle victoire, longue à se
dessiner. Nous avons certes subi mais nous
sommes toujours restés collés au score.
C’est ce qui nous permet sur un contre de
passer devant Clermont et d’y rester jusqu’au coup de sifflet final. Sur la dernière
action qui dure près de quatre minutes et
plus d’une trentaine de temps de jeu, le
groupe est fabuleux. Il reste compact, ne
commet pas de fautes. Il ne lâche rien.
Nous n’avons pas les meilleurs joueurs,
nous n’avons pas une pléïade d’internationaux mais nous avons un cœur énorme.
Et puis quand on joue ici, il y a vraiment
un effet « stade des Alpes ». Nous sommes transportés, transcendés par ce public.
On arrive à battre les meilleurs, champions de France, d’Europe, leader du
Top 14. »
Des victoires qui se dessinent chaque fois
de façon assez semblable avec le même
joueur à la conclusion, Alipate Ratini.
Castres, Toulon et Clermont croyaient tenir la victoire à moins de dix minutes du
coup de sifflet final. Les trois ténors du
Top 14 géraient le match à leur main. Pour
renverser le cours de l’histoire, le FCG
sortit chaque fois de sa manche son arme
secrète, l’ailier fidjien : trois essais, trois victoires qui font du FCG un candidat aux
phases éliminatoires. À sept matchs de la
fin, ce n’est plus le maintien qu’il vise
mais la qualification. ■
16 - 13 Les stats
À GRENOBLE - Vendredi 20 h 45
19 843 spectateurs.
Arbitre : M. Cardona (Provence). Note : ★★
Évolution du score : 3-0, 3-3, 6-3, 6-10, 9-10 (MT) ;
9-13, 16-13 (score final).
GRENOBLE : 1E Ratini (70e) ; 1T Hart ; 3P Caminati (2e,
15e, 40e).
Cartons jaunes : Roodt (33e), Thiery (51e).
CLERMONT : 1E Malzieu (23e) ; 1T Parra ; 2P Parra (6e),
James (52e).
Carton jaune : Lee (35e).
Non entré en jeu : 20. Radosavljevic.
Blessé : Kayser (genou).
LES ÉTOILES
★★★ Rougerie.
★★ Hegarty, Ratini ; Vosloo, Cudmore.
★ Kimlin, Best, Hand, Stewart ; Zirakashvili, Lee, James.
LES BUTEURS Caminati : 3P/5 ; Hart : 1T/1.
Parra : 1T/1, 1P/3 ; James : 1P/1.
TEMPS DE JEU :
31 MN ET 14S
Pénalités concédées
Grenoble
12 (7+5)
Clermont
11 (8+3)
Plaquages
Grenoble
151 (45+106)
Clermont
67 (25+42)
Franchissements
Grenoble
5 (4+1)
Clermont
7 (4+3)
Turnovers concédés
Grenoble
15 (6+9)
Clermont
17 (5+12)
Passes
Grenoble 47 (17+30)
Clermont
151 (0+63)
Leader du Top 14 avant le coup d’envoi du match, Clermont le restera en
dépit de sa défaite et grâce à celle du
Stade français à Brive. Mais l’ASMCA
était venue chercher la victoire. D’où
une grande frustration. Le bonus défensif ne saurait satisfaire les Auvergnats.
Avec trois essais refusés à la vidéo,
Vern Cotter aurait pu s’emporter contre l’arbitrage. Il n’en fut rien.
L’arbitrage vous coûte-t-il
ce match ?
On doit s’en prendre à nous-mêmes sur
deux ou trois actions. Et notamment
sur celle qui amène l’essai de Grenoble.
Nous sommes à l’attaque dans leur 22,
on doit être plus attentif. On perd le
ballon sur un plaquage. Il y a eu un peu
de déchet dans notre jeu. C’est pour
cela que l’on ne repart pas avec la victoire. Cela dit, je trouve que nous n’avons
pas été récompensés. De ce match où
nous étions venus pour gagner, je veux
retenir la dernière action. Nous sommes capables de remonter quatre-vingts
mètres de terrain, de tenir le ballon
sans commettre de fautes pendant trois
minutes, d’alterner…
Parlez-nous de ces trois essais
refusés à la vidéo ?
Du deuxième surtout. L’obstruction de
Lee sur Hegarty, qui fait annuler l’essai de Stanley et lui fait prendre un carton jaune, n’est pas évidente. Pour moi,
il s’agit de jeu sans ballon. Pas d’antijeu. Stanley était passé. Est-ce que le
talonneur de Grenoble pouvait revenir
sur notre centre ? Non. On n’a pas eu de
chance. J’espère que ça va finir par
tourner. Dès lundi, on va continuer de travailler pour mieux maîtriser notre jeu.
Et travailler aussi la touche, où
vous avez perdu quatre ballons ?
Oui. Nous sommes conscients de nos lacunes actuelles dans ce secteur. Nous
allons travailler et retravailler encore
les lancers, les soutiens…
On vous voit très déçu ?
Personne n’aime perdre. Perdre est toujours une déception. Nous sommes déçus de n’avoir pas maîtrisé deux ou trois
actions de jeu, déçus de n’avoir pas été
récompensés de notre prestation. Surtout
que sur ce match, la discipline était de
notre côté.
Un gros match vous attend la semaine prochaine à Michelin contre Montpellier, alors que vous
serez privés de plusieurs internationaux. Comment appréhendezvous ce match ?
Il nous manquera toute une première
ligne. Benjamin Kayser étant d’ailleurs
touché sérieusement à un genou, il ne
devrait pas jouer (le lendemain on apprenait que le talonneur international
était forfait pour un minimum de six semaines, N.D.L.R.). On ne prendra aucun risque avec les joueurs sachant que
nous aurons dans les semaines suivantes de très gros rendez-vous à honorer.
La priorité, c’est la santé des joueurs.
Propos recueillis par F. L. ■
En bref...
ARBITRAGE : PÉDAGOGIE À LA GRENOBLOISE
Le match Grenoble-Clermont a servi de première à une invention visant à vulgariser
les décisions de l’arbitre auprès du public. Vendredi soir, chaque sanction sifflée
par Laurent Cardona était accompagnée d’une vidéo explicative qui apparaissait sur
les écrans géants du stade des Alpes. Les créateurs de ces vidéos
- les auteurs ont identifié quatre-vingt-trois situations différentes - espèrent que
leur initiative sera reprise sur d’autres terrains du Top 14 et de Pro D2. Il serait
question que le procédé soit utilisé pour la finale du Top 14. L’homme qui tient le
rôle de l’arbitre dans les vidéos - directeur de jeu lui-même du comité des Alpes s’appelle Thomas Chérèque. Il n’est d’autre que le fils du président du FC Grenoble.
Le match
La vidéo a décidé
Ce derby des Montagnards (Auvergnats
contre Alpins) restera dans les annales pour la dernière action du match
qui dura plus de trois minutes et trente
secondes et près d’une trentaine de
temps de jeu. Une action qui vit les
Clermontois, partis de leurs 30 mètres,
venir mourir sur la ligne d’essai des
Grenoblois alors que le score était de
16 à 13 en faveur des locaux. Le match
se finissant là sur leur victoire du FCG,
la sirène ayant sonné depuis plus de
deux minutes. Autre fait de la rencontre, trois des quatre essais clermontois
(Zirakashvili, Stanley et Lee) furent
invalidés pas l’arbitrage vidéo, seul celui de Malzieu (23e) étant accordé sans
y avoir recours, un essai issu d’une ré-
cupération d’un ballon perdu par Thiery
et Hegarty et vite écarté sur l’autre aile
par Lee, Buttin, James et Rougerie. Pour
les Grenoblois l’action décisive fut celle
de la 70e minute. L’ASMCA à l’attaque
dans les 22 m adverses perdit un ballon sous la pression de Hunt, Jaouher
prolongea deux fois au pied et Ratini,
l’ailier du FCG, prit tout le monde de vitesse pour inscrire l’essai de la gagne.
Dominés en mêlées et dans les rucks,
les Isérois, qui perdirent un grand nombre de ballons, ne furent vraiment efficaces qu’en touches où ils ne perdirent qu’une balle et en prirent quatre
aux Clermontois. Cela suffit à leur donner la victoire et ainsi de rester invaincus à domicile. F. L. ■
15
LUNDI 17 FÉVRIER 2014 - MIDI OLYMPIQUE
Pro D2 20e journée
Résultats
AUCH - MONT-DE-MARSAN
AUCH
0 - 19
COLOMIERS - ALBI
6-6
AURILLAC - CARCASSONNE (D)
TARBES - BOURGOIN (D)
18 - 12
18 - 16
LA ROCHELLE - PAU (D)
28 - 23
NARBONNE - AGEN
LYON (O) - BEZIERS
33 - 24
52 - 5
DAX - BOURG-EN-BRESSE (D)
23 - 20
Mont-de-Marsan - Lyon
samedi 18 h 30 - M. Zitouni
samedi 18 h 30 - M. Datas
Agen - Auch
samedi 18 h 30 - M. Noirot
Carcassonne - La Rochelle
Bourge-en-Bresse - Narbonne
samedi 18 h 30 - M. Hourquet
dimanche 15 heures- M. Mallet
dimanche 15 heures - M. Blasco-Baqué
Pau - Tarbes
dimanche 18 h 45 - M. Anselmi (UAR)
Les points > Victoire: +4; nul: +2; défaite: 0.
Bonus offensif > Trois essais de différence : +1.
Bonus défensif > Défaite de moins de 8 points : +1.
Cas d’égalité > 1. Points terrain sur l’ensemble des matchs des équipes concernées; 2. Goalaverage sur l’ensemble des matchs des équipes concernées; etc.
Les promotions > Le premier à l’issue de la phase qualificative est déclaré champion et
accède directement au Top 14. Les clubs classés de la 2e à la 5e place disputeront une phase
éliminatoire. Le 2e reçoit le 5e et le 3e reçoit le 4e. La finale a lie sur terrain neutre. Le vainqueur accède au Top 14.
Les relégations > Les 15e et 16e places seront reléguées directement en Fédérale 1.
Le
★
Joueur de la semaine
VINCENT RATTEZ
AILIER DE NARBONNE
Maintenant qu’ils ont ficelé son avenir, les Narbonnais ne le cachent plus.
À 22 ans, Vincent Rattez, ce pur produit du centre de formation du RacingMetro, s’éclate et éclate au grand jour. Ses qualités de vitesse et d’appui ont
fait des misères à la défense agenaise dimanche mais le jeune homme ne manque pas d’altruisme en plus. Même s’il est positionné à l’aile, il n’hésite pas à
se proposer dans la ligne et, une fois le plaquage cassé, à chercher le soutien.
Une belle promesse d’avenir. P.-L. G. ■
La journée fut rude, très rude pour les
Auscitains : défaite 19 à 0 à domicile contre Mont-de-Marsan, la troisième du genre
avec en prime une série de reculades en
mêlée. Si on ajoute deux matchs nuls concédés à Jacques-Fouroux, on comprend
pourquoi les Gersois n’ont jamais été aussi
près de la relégation. Mais ils ont failli
boire le calice jusqu’à la lie puisque Bourgen-Bresse menait encore à Dax à la 74e
minute avant de s’incliner sur un essai de
pénalité (23-20). Le trio Bourg-en-BresseAuch-Carcassonne va donc continuer la
lutte pour la survie. Même si les derniers
ont bien figuré à Aurillac dans des conditions dantesques (ils menaient à la mitemps avant de s’incliner 18-12). À l’autre
bout du spectre, Lyon a égalé son record de
52 points marqués en quatre-vingts minutes. Béziers a donc subi le même tarif
que Carcassonne (à
domicile) lors de
la première journée. Les
Rhodaniens ont,
cette fois, marqué huit essais
(contre sept au
mois d’août)
avec des doublés
de Lynn et de
Ratuvou. Le troisième ligne
Classement
1
2
3
4
5
6
7
8
9
10
11
12
13
14
15
16
●
▲
▼
●
●
●
●
▲
▼
●
▲
▼
●
●
●
●
LYON
LA ROCHELLE
AGEN
PAU
NARBONNE
TARBES
COLOMIERS
AURILLAC
BOURGOIN-JALLIEU
DAX
MONT-DE-MARSAN
BÉZIERS
ALBI
BOURG-EN-BRESSE
AUCH
CARCASSONNE
Pts
74
63
62
58
56
54
52
46
45
44
41
39
32
31
27
27
J.
20
20
20
20
20
20
20
20
20
20
20
20
20
20
20
20
G.
16
14
13
12
12
11
11
10
8
9
7
7
6
5
5
5
N.
0
1
0
1
1
1
1
0
2
2
3
1
2
1
2
0
P.
4
5
7
7
7
8
8
10
10
9
10
12
12
14
13
15
Kolelishvili, prêté par Clermont, fut également très impressionnant. Ce joueur au
tempérament de guerrier, très affirmé a
clairement le niveau du Top 14 qu’il retrouvera à coup sûr la saison prochaine sous le
maillot de l’ASMCA (à la place de Vosloo ?)
Avec onze points d’avance sur La Rochelle,
la montée directe se profile distinctement à
l’horizon pour les hommes de Tim Lane.
Chez les outsiders, La Rochelle a fait son
boulot en battant Pau 28 à 23 mais les
Béarnais ont marqué trois essais contre un.
Heureusement que Fortassin avait la main
chaude (huit sur huit). Dans l’autre duel des
prétendants, Narbonne a réussi une belle
performance contre Agen, 33 à 24, et un
essai de 90 mètres conclu par le jeune
ailier Rattez. Les Audois confortent leur
position de barragistes à l’extérieur à la
lutte avec Pau, Tarbes et peut-être
Colomiers. On en doute quand même après
le piteux match nul à domicile contre Albi,
6 à 6. Ce n’était pas le jour des grandes
envolées mais les
Tarnais savouraient ces deux
points précieux,
eux qui n’avaient
marqué que trois
points en 2014.
Étonnante équipe
que ce SCA
d’Henry Broncan,
plus performant à
l’extérieur qu’à
domicile. ■
Par Jérôme PRÉVÔT
[email protected]
samedi 13 heures - M. Boyer
Albi - Aurillac
Béziers - Colomiers
Le
de la semaine
VA TRÈS MAL
Prochaine journée (21e) - 22 et 23 février 2014
Bourgoin - Dax
★
XV ★
★
Le point
p.
545
453
505
389
478
439
399
418
346
343
345
336
365
374
275
353
c.
324
309
344
342
408
361
327
458
355
377
383
435
479
452
495
514
b.o.
8
3
4
3
3
4
1
3
3
0
1
1
0
0
1
0
b.d.
2
2
6
5
3
4
5
3
6
4
6
8
4
9
2
7
À DOMICILE
Pts J.
G.
46
10
10
39
10
9
40
9
9
37
10
8
41
10
9
41
10
9
36
10
8
38
11
8
35
10
7
39
11
9
26
9
5
32
10
7
19
10
4
22
10
4
26
10
5
20
10
4
15
14
13
12
11
10
9
7
8
6
5
4
3
2
1
Lucu
Rattez
Lynn
Delai
Vunisa
Fortassin
Valentine
Koleishvili
Maninoa
Chabal
Nemsadze
Basson
Taukeiaho
Maignien
Corbel
Mont-de-Marsan
Narbonne
Lyon
Tarbes
Mont-de-Marsan
La Rochelle
Narbonne
Lyon
Aurillac
Lyon
Tarbes
Lyon
Aurillac
Dax
La Rochelle
★
★
★
N.
0
0
0
0
1
0
1
0
1
1
2
0
0
1
2
0
P.
0
1
0
2
0
1
1
3
2
1
2
3
6
5
3
6
p.
335
272
293
230
311
264
244
278
217
242
172
194
198
226
175
219
c.
110
130
128
125
156
136
106
172
123
174
143
170
218
198
168
236
b.o.
6
3
4
3
3
4
1
3
3
0
1
1
0
0
1
0
b.d.
0
0
0
2
0
1
1
3
2
1
1
3
3
4
1
4
À L'EXTÉRIEUR
Pts J.
G.
28
10
6
24
10
5
22
11
4
21
10
4
15
10
3
13
10
2
16
10
3
8
9
2
10
10
1
5
9
0
15
11
2
7
10
0
13
10
2
9
10
1
1
10
0
7
10
1
N.
0
1
0
1
0
1
0
0
1
1
1
1
2
0
0
0
P.
4
4
7
5
7
7
7
7
8
8
8
9
6
9
10
9
p.
210
181
212
159
167
175
155
140
129
101
173
142
167
148
100
134
c.
214
179
216
217
252
225
221
286
232
203
240
265
261
254
327
278
b.o.
2
0
0
0
0
0
0
0
0
0
0
0
0
0
0
0
b.d.
2
2
6
3
3
3
4
0
4
3
5
5
1
5
1
3
Les étoiles
★★★ Halangahu, Rattez (Narbonne) ; Vunisa (Mont-de-Marsan) ; Fortassin (La Rochelle) ; Niko (Pau) ; Delai (Tarbes) ; Ratuvou, Lynn, Kolelishvili (Lyon) ; Hugues, Maignien (Dax) ; Nava de Olano (Bourg-en-Bresse).
★★ Petit, Valentine, Grammatico, Jenkins (Narbonne) ; Tagotago, Giraud (Agen) ; Dut, Bost, S. Ormaechea, Blanchard, Mailau, Taulanga (Mont-de-Marsan) ; Puletua (Auch) ; Falatea, Nicot (Colomiers) ; Raynaud, Misse (Albi) ; Gourdon, Corbel, Forbes (La Rochelle) ; Acébès, Moa (Pau) ; Maninoa,
Taukeiaho, Ratu (Aurillac) ; Roidot, Butonidualevu (Carcassonne) ; Lilo, Moeke, Nemsadze (Tarbes) ; Gicollet, Khribache, Spachuk (Bourgoin) ; Bonrepaux, Chabal, Fiard (Lyon) ; Bourret, Ragamate (Dax) ; Frénet, Vailloud (Bourg-en-Bresse).
★ Beaux, Mallet, Etienne (Narbonne) ; Vaquin, Ludik (Agen) ; Lucu, Botha (Mont-de-Marsan) ; Prat (Auch) ; Bortolaso (Colomiers) ; Lacroix, Vialelle, Kaiser (Albi) ; Cedaro, Sazy (La Rochelle) ; Drouard, Barrère, Fumat (Pau) ; Boisset, Tokula, Datunashvili, Castanzano (Aurillac) ; Teyssier, Bosch, Etien
(Carcassonne) ; Iribaren, Bernard (Tarbes) ; Louchard, Da Silva, Bouillot (Bourgoin) ; Dumora, Munro, Januarie, Basson, Nallet (Lyon) ; Laousse-Azpiazu, Salle-Canne, Bert (Dax) ; Eadie, Buatier (Bourg-en-Bresse).
16 Pro D2 20e journée
LUNDI 17 FÉVRIER 2014 - MIDI OLYMPIQUE
Narbonne - Agen : 33 - 24
Dax - Bourg-en-Bresse :
23 - 20
DAX LES LANDAIS S’EN SONT REMIS À LEUR MÊLÉE POUR
INVERSER LE COURS DU MATCH
MERCI
LES GROS !
Avec leur jeu de ligne surprenant, les Narbonnais accrochent les Agenais à leur tableau de chasse sur leur pelouse du Parc des Sports et de
l’Amitié. Grâce à ce succès, les Audois s’imposent comme un concurrent sérieux dans la course à la qualification. Photo Alain Pernia
NARBONNE EN PRENANT LE DESSUS SUR AGEN, LE RACING SE PRÉSENTE AU MOMENT DU SPRINT FINAL COMME
UN CANDIDAT ASSUMÉ AUX PHASES FINALES. NARBONNE A QUITTÉ DÉFINITIVEMENT LE VENTRE MOU DU PRO D2
UN PRÉTENDANT
S’AFFIRME
Par Pierre-Laurent GOU, envoyé spécial
[email protected]
L
e Racing a changé de dimension et assume son nouveau statut. « Je n’ai pas peur de le dire
mais Narbonne est l’équipe du
moment », affirmait en guise
d’hommage le manager agenais
Mathieu Blin. De l’autre côté du couloir, les
Narbonnais savouraient leur nouveau succès en famille. Opération porte ouverte du
vestiaire pour les enfants, amis et amis
d’amis des joueurs. Un joyeux chahut-bahut, mais pas d’euphorie.
« Depuis la trêve de Noël, et notre entrée
dans les cinq premiers, on s’est fixé l’objectif entre nous d’y rester jusqu’au bout », clamait hilare Vincent Rattez l’un des grands
bonhommes de l’après-midi. Un peu plus
loin, tout juste douché, Fabien Grammatico
tempérait. « On regarde toujours dans le
rétroviseur. Lyon, La Rochelle, Agen et Pau
sont des cadors, qui jouent les demi-finales
chaque saison. Pour nous c’est tout nouveau ; alors on va surtout chercher à ne pas
se faire doubler par Colomiers ou Tarbes. »
Reste que Narbonne vient de réussir un
inédit Grand Chelem. Les quatre prétendants annoncés aux billets de Top 14, sont
tombés au Parc de Sports et avec la manière. Avec un rugby plaisant et des essais
de quatre-vingts mètres ! « Nos trois-quarts
sont fous mais je dis rien vu que cela marche », glissait le capitaine Sébastien Petit qui
a 35 ans semblait avoir lui aussi retrouvé
une seconde jeunesse. Quand il quittait la
pelouse, sa formation menait 24 à 8 face
au SUALG !
ENCORE TROP DE PÉNALITÉS CONCÉDÉES
« Oui mais on s’est un peu mis dans le rouge
en première période et on l’a payé », reconnaissait l’ouvreur australien Halangahu
qui en parfait chef d’orchestre insatisfait pestait contre la mauvaise gestion des temps
faibles en deuxième période. « Mais bon, c’est
pas mal, nous sommes en course pour les
d e m i e s . » À s e s c ô t é s, s o n c o m p è r e
« Aussie », Josh Valentine était plus enthousiaste : « on est focalisé vers le nouvel
objectif, les demi-finales ». En vieux sage,
le capitaine Sebastien Petit se refusait lui
de se projeter. « Narbonne découvre les
sommets du Pro D2. L’an passé, on jouait le
maintien, notre survie chaque week-end.
Attention, à ne pas s’enflammer au risque
de connaitre une grosse désillusion. » Son entraîneur, Justin Harrisson, tout ému encore d’avoir pu serrer la main de son idole,
Philippe Sella, remerciait son capitaine.
« Merci Seb. Tu as raison, il faut que nous fassions attention » et de reprendre au vol ses
joueurs sur le nombre trop important de pénalités concédées (14). « Lors des matchs couperets, c’est souvent là que se fait la différence », avant de conclure : « mais bon, je
crois que nous avons vu ce dimanche une
rencontre entre deux équipes du niveau des
prétendants de Top 14. » Narbonne rêve à
nouveau de rugby et de printemps sur les
routes… ■
AGEN LES LOT-ET-GARONNAIS NE VOULAIENT PAS TOMBER DANS LA SINISTROSE, MALGRÉ LEUR DÉFAITE.
ILS ONT FAIT LE DOS ROND
A
gen a rendu les armes avant de combattre. Les hommes du duo Crenca-Prosper ont commencé à véritablement entrer dans la partie une fois que celle-ci
était jouée. En première période, malgré une conquête positif, les Agenais avait décidé semble-t-il de
pointer aux abonnés absents en défense. Résultat :
quatorze plaquages ratés en quarante minutes, deux essais encaissés et un écart de seize points. Beaucoup trop, ce qui valut une
belle remontée de bretelle à la pause. « Alors oui, il y a eu une belle
réaction en deuxième période mais on ne peut plus se permettre de
laisser vingt points à nos adversaires avant de s’y filer », pestait
Mathieu Blin tout en admettant : « On savait que ce bloc de quatre
matchs avec trois déplacements à Bourgoin, Narbonne et Tarbes,
difficile, cela se confirme. Un point en deux matchs ce n’est pas suffisant mais attention, on ne va pas tout bruler pour cela. » Chez les
joueurs, l’envie de longer les murs se lisait sur les visages et la supériorité des Narbonnais faisaient l’unanimité. « C’est une très
Narbonne - Agen
À NARBONNE - Dimanche 13 heures
4 500 spectateurs.
Arbitre : M. Trainini (Côte d’Azur).
Évolution du score : 3-0, 3-3, 6-3, 6-8, 11-8, 14-8,
21-8, 24-8 (MT) ; 24-11, 24-16, 27-16, 27-19, 27-24,
30-24, 33-24.
NARBONNE : 2E Lima (22e), Beaux (34e) ; 1T (34e), 7P
(3e, 16e, 32e, 38e, 62e, 79e, 80e) Halangahu.
Carton jaune : Wright (55e, faute technique).
AGEN : 3E Ludik (18e, 59e), Tagotago (73e) ; 3P Francis
(7e, 56e, 69e) .
Cartons jaunes : Ratuniyarawa (32e, brutalité),
Narjissi (49e, faute technique).
NARBONNE 15. Etienne, 14. Rattez,
13. Grammatico (21. Jasmin 75e), 12. Lima
(22. Smith 65e), 11. Fekitoa ; 10. Halangahu,
9. Valentine (20. Rouet 75e) ; 7. J. Jenkins, 8.
Malet (23. Zanon 65e-66e , 19. Postal 70e), 6. Beaux ;
5. Mancha (18. Aurignac 60e), 4. Strauss ;
3. Wright (23. Zanon 68e), 2. Vuli (16. Algisi 62e),
belle équipe avec un gros fond de jeu », affirmait Lionel Mazars. Le
troisième ligne Rémi Vaquin enviait les conditions d’entraînements des locaux tout en refusant d’en faire une excuse : « Nous
aussi, on aimerait mettre autant de volume qu’eux, mais nous on
s’entraine sous la pluie et dans la boue depuis deux mois. Et quand
on essaie de se faire des passes, on échappe les ballons. »
DOMMAGE POUR LE BONUS
Reste que les Agenais n’ont pas quitté l’Aude le moral dans les
chaussettes, malgré le point de bonus gaspillé en toute fin de
match. Non, d’avoir pu répondre au moins durant quarante minutes à l’intensité des Narbonnais leur donnait des raisons d’espérer. « Ce soir on doit faire le dos rond, mais autant il n’y avait rien
sur le match de Bourgoin, autant là on va décortiquer la rencontre durant de longues heures cette semaine. Notre deuxième période est à
l’image de nos huit premiers mois et notre dynamique positive », finissait le manager Blin. P.-L. G. ■
33 - 24
1. Petit (cap.) (17. Fichten 52 ).
AGEN 15. Ludik ; 14. Tagotago, 13. Pelesasa,
12. Mazars (21. Roux 51e), 11. Paris ; 10. Francis
(22. Lamoulie 71e), 9. Balès (20. Darbo 75e) ;
7. Vaquin (16. Barthomeuf 54e-60e), 8. Giraud,
6. Erbani (19. Tau 75e) ; 5. Ratuniyarawa,
4. Skeate (cap.) (18. Demotte 56e) ; 3. Joly
(23. Telefoni 63e), 2. Narjissi (16. Barthomeuf 68e),
1. Afatia (17. Cabarry 39e).
e
LES ÉTOILES
★★★ Halangahu, Rattez.
★★ Petit, Valentine, Grammatico, J. Jenkins ;
Tagotago, Giraud
★ Beaux, Malet, Etienne ; Vaquin, Ludik
L’INFIRMERIE
Narbonne Pas de blessé
> Bourg-en-Bresse - Narbonne, dimanche 15 heures
Agen Pas de blessé
> Agen - Narbonne, samedi 18 h 30
Le match
L’élan narbonnais
Narbonne à la sauce australienne, cela vous révolutionne le Pro D2. Sans faire de bruit, les
Narbonnais se taillent une jolie réputation. L’ouvreur Daniel Halangahu est toujours prêt à jouer
les ballons à la main même depuis ses 22 mètres.
C’est ce qui s’est passé en première période où
par deux fois, Narbonne a surpris Agen en n’hésitant pas à donner de la vitesse à son jeu depuis
son camp. À la clef, deux très beaux essais. Certes,
les Agenais avaient décidé en première période
de ne pas être très rigoureux dans leur défense, mais
l’envie d’entreprendre était Narbonnaise. Et malgré un déficit de puissance devant, les Audois compensaient en étant intransigeant dans les zones
d’affrontement. Si bien que durant 50 minutes, il
n’y a pas eu de match. La fin fut beaucoup plus
indécise mais Narbonne méritait de l’emporter
sans concéder le point de bonus défensif. P.-L.G.
L
Par Sylvain LAPIQUE
es Dacquois savaient leurs hôtes
joueurs, mais ils ne
s’attendaient sûrement pas à une telle
déferlante. Dans le
sillage d’une paire de centres
tranchante, les Bressans signèrent dès le début du match plusieurs incursions gagnantes
dans le camp dacquois. Sur l’une
d’elles, Navo de Olano, très sollicité, renversa son adversaire
direct sur la ligne des 40 mètres et servit Saffy après contact
qui fila à l’essai (3-7, 14e). Piqués
au vif, les Dacquois remirent la
main sur le ballon, bien aidés
par leur nette domination en
mêlée et leur facilité en touche. Mais Bourg-en-Bresse ne
laissa pas les attaquants landais s’exprimer, récupérant quatre ballons dans les rucks en
première période. Impuissants,
les Landais profitèrent d’une
occasion inespérée pour reprendre l’avantage : sur une
passe mal assurée, les Landais
enclenchèrent une contre-attaque de soixante mètres menée
par Ragamate qui prolongea au
pied pour son ailier Bourret :
13 à 10 à la 34e puis 16 à 10 à
la mi-temps après un mauvais
geste des Bressans qui coûta
dix minutes de repos à Buatier.
Malgré son infériorité numérique, Bourg-en-Bresse atta-
qua la seconde période sur les
mêmes bases que la première.
Monopolisant le ballon, les
Bressans alternèrent pick and
go dans l’axe et ballons larges,
mettant la défense landaise au
supplice et récoltant de nombreuses pénalités. Sur un renversement de jeu, Seymour alerta son ailier Cailleaud
totalement isolé sur son aile
d’une longue diagonale au pied
(16-17, 42e).
L’initiative était toujours bressane durant les vingt première
minutes de la seconde période
et permettait à Eadie de creuser un peu plus le score (1620, 45e). Mais ensuite, ils parurent baisser de pied, laissant le
ballon aux Dacquois.
RESSOURCES INSOUPÇONNÉES
Face à une défense toujours intraitable, ceux-ci s’en remirent
à leur mêlée pour emporter la
décision (cinq pénalités récoltées dans ce secteur en seconde
période). À la 70e minute, une
succession de mêlées écroulées par les Bressans devant
leur ligne finit par avoir raison
de la patience de M. Rosich qui
accorda un essai de pénalité au
pack dacquois (23-20, 74e).
Un soulagement au vu de la
physionomie du match, qui démontre s’il en était besoin que
les Dacquois ont des ressources
physiques et mentales insoupçonnées. ■
Le match
Les Burgiens tout près...
Joueurs, opportunistes, et accrocheurs en diable en défense, les
Bressans auraient sans doute mérité meilleure issue. C’est d ‘ailleurs
eux qui ont dégainé les premiers, dès la 13e minute après une
charge de Nava de Olano qui servit son troisième ligne Saffy après
contact, lequel fila à l’essai. Dax profita d’une maladresse, bien
exploitée par Ragamate puis Bourret pour revenir peu avant la
mi-temps. Mais Bourg signa une entame de deuxième mi-temps tonitruante et Cailleaud concrétisa une longue diagonale au pied de
Seymour. Solides en défense, les Bressans paraissaient en mesure
de préserver leur avantage jsuqu’au bout. C’était sans compter la
domination dacquoise en mêlée (sept pénalités récoltées durant tout
le match), qui leur permit d’obtenir un essai de pénalité à la 74e. Mais
le coup était passé près. S. L. ■
Dax - Bourg-en-Bresse
À DAX - Dimanche 17 heures
3 200 spectateurs.
Arbitre : M. Rosich (Armagnac-Bigorre).
Évolution du score : 3-0, 3-7, 6-7, 6-10,
13-10, 16-10 (MT) ; 16-17, 16-20, 23-20.
23 - 20
DAX : 2E Bourret (33e), de pénalité (74e) ; 2T,
3P (5e, 20e, 40e) Bourret.
Cartons jaunes : Arias (60e).
BOURG-EN-BRESSE 15. Seymour ;
14. Cailleaud, 13. Frénet (cap.),
12. Nava de Olano, 11. Cassin ;
10. Eadie, 9. Maiquez ; 7. Buatier,
8. Vailloud, 6. Saffy ; 5. Giraud
(18. Brochier 70e), 4. Gamier (19. Kalou
50e) ; 3. Curie (23. Tokotuu 53e), 2. Ulugia
(16. Deliege 74e), 1. Drancourt
(17. Kavtidze 61e).
BOURG-EN-BRESSE : 2E Saffy (13e), Cailleaud
(42e) ; 2T, 2P (26e, 45e) Eadie.
Cartons jaunes : Buatier (39e), Eadie (70e).
Non entré en jeu : 20. Lancelle, 21. Hona,
22. Bornuat.
LES ÉTOILES
★★★ Hugues, Maignien ; Nava de Olano.
★★ Bourret, Ragamate ; Frénet, Vailloud.
★ Laousse-Azpiazu, Salle-Canne, Bert ;
Eadie, Buatier.
DAX 15. Laousse-Azpiazu ; 14. Bourret,
13. Soqeta (21. Justes 76e), 12. Mathy,
11. Ragamate ; 10. Lacoste (22. Devade
50e ; 20. Quiniou 64e), 9. Salle-Canne
(cap.) ; 7. August (17. Lafon 62e-70e),
8. Ch. Ternisien, 6. Coletta (18. Naude
50e) ; 5. Dumont (19. Vervoort 65e), 4. Bert ;
3. Boyoud (23. Arias 48e), 2. Maignien
(16. Béthery 74e), 1. Hugues (17. Lafon 74e).
L’INFIRMERIE
Dax Dumont (contusion) et Mathy (épaule)
ont dû quitter le terrain prématurément.
> Bourgoin - Dax, dimanche 15 heures
Bourg-en-Bresse pas de blessé
> Bourg-en-Bresse - Narbonne,
dimanche 15 heures
Pro D2 20e journée 17
LUNDI 17 FÉVRIER 2014 - MIDI OLYMPIQUE
Tarbes - Bourgoin : 18 - 16
Lyon - Béziers : 52 - 5
LYON LE LOU A ASSURÉ LE SPECTACLE GRÂCE AUX
FONDAMENTAUX ET À DES CONDITIONS PROPICES AUX
TROIS-QUARTS PLUS ENTREPRENANTS QU’À L’HABITUDE.
L’HIVER
EST SHOW
Par Sébastien FIATTE
A
71e minute : après un bon ballon écarté par Teddy Irribaren et Ash Moeke, Maxime Veau va jouer dans le dos de la défense
berjallienne et le centre Adriu Delaï force le dernier rideau pour inscrire le second essai tarbais. Photo Laurent Dard
TARBES DOMINÉS DANS L’ENGAGEMENT PHYSIQUE ET PARFOIS COMME PERDUS SUR LE TERRAIN,
LES HAUT-PYRÉNÉENS ONT ÉVITÉ LE PIRE AVEC DEUX ESSAIS DE LEUR PAIRE-REINE, DELAI-LILO.
LE VENT DU BOULET
Par Georges DUTHU
G
agner six matchs de suite n’est pas une mince performance, quel que soit le programme. On connaît
les maux qui vous guettent : le phénomène de l’usure,
l’excès de confiance, ce sentiment de pouvoir y arriver même sans consentir à tous les efforts requis.
Les Tarbais n’y ont pas échappé. On pourrait avancer la mise en réserve de quelques numéros majeurs dans la perspective du derby qui s’annonce, ou encore l’état du terrain se prêtant peu à la pratique de leur rugby favori… Il doit y avoir de ça,
mais si le TPR veut chercher les raisons de ses grandes difficultés,
il doit aussi se tourner vers Bourgoin : les Berjalliens ont aligné
une équipe de morts de faim, invitant à un incessant combat des
Tarbais qui s’en seraient bien passés. « C’est une belle équipe, assure Pierre-Henry Broncan, avec des atouts pour nous contrarier
sur un terrain aussi difficile. Il suffit de regarder Albi que l’on bat
chez lui mais qui va tenir Colomiers en échec. Et que penser de
Clermont qui finit par s’incliner à Grenoble ? » Les équipes les plus
joueuses, ou qui ont à faire le jeu, ne sont pas servies par les conditions hivernales, c’est entendu. Mais on doute que les entraîneurs bigourdans s’attardent sur ce genre de discours avec leurs
joueurs. Ils les rappelleront plus sûrement à l’ordre, à la nécessité de ne pas se croire arrivés, même devant moins bien classé.
Le TPR a gagné et c’est bien la seule satisfaction d’une soirée engagée de façon cauchemardesque.
MALHEUREUX LAHARRAGUE !
À l’image de la prestation de Nicolas Laharrague. Deux pénaltouches vite loupées, deux passes mal maîtrisées en repli sous la menace pressante et un carton jaune pour un plaquage illicite sous
sa propre chandelle. L’arrière qui brille plutôt par sa sûreté dans
les gestes élémentaires du rugby s’est vite perdu et il ne risquait
pas de trouver grand monde pour le relancer. Avec deux essais
concédés au grand Perrin, le premier refusé pour un contrôle litigieux dans l’en-but, Tarbes pouvait s’estimer heureux d’être encore dans les clous à la pause. Ses perles de l’arrière, le duo DelaiLilo l’avaient bien rétabli par un contre grandiose. Et c’est encore
Adriu Delai qui allait lui donner la victoire, comme chacun s’était
un peu mieux appliqué à l’effort pour éviter la catastrophe. « À la
pause, on leur a demandé de s’en tenir à un jeu plus simple, à une passe ;
de mettre plus d’agressivité partout », explique Nicolas Nadau. « De
retrouver d’abord une assise, une mêlée, une conquête plus correcte »,
ajoute Pierre-Henry Broncan. La métamorphose n’a pas été spectaculaire. Il y a eu cette mêlée, la seule franchement gagnée, pondant le ballon d’un deuxième essai. Et ce front final levé pour contenir l’insatiable appétit isérois. Le TPR a senti passer le vent du
boulet. Il lui reste du boulot pour aller rivaliser avec Pau ! ■
BOURGOIN SA RÉUSSITE SEMBLAIT ACQUISE QUAND UN CONTRE ET UNE MÊLÉE DÉFAITE ONT CHANGÉ LA DONNE.
« ON A TROUVÉ LES LEVIERS »
T
andis que son capitaine cherche encore à trouver la justification de la dernière pénalité
sifflée contre son équipe dans
le money-time, Pascal Peyron
affiche la mine d’un entraîneur plutôt serein. Son équipe est passée
tout près d’un exploit. Alain Louchard et
les siens ont mené leur entreprise avec
autorité et constance, d’un bout à l’autre du
match. Au point de tenir encore le ballon
de la gagne dans la dernière minute.
« Quand on reste dans le registre défini, on
est performants. Quand on en sort… » L’entraîneur regrettera que ses joueurs se
soient laissé griser par l’appel du grand
large, ce n’était pas le soir, ni le lieu : « C’est
la seule fois où l’on est sorti du cadre établi et on l’a payé d’un contre de soixante
mètres conclu par un essai », rappelle l’entraîneur. « On a fait un gros match. »
Ce ballon lâché au cœur du déploiement,
les Tarbais l’ont goulûment relevé et porté à la course entre les poteaux, dans un pur
contre. « Autrement, on avait trouvé les leviers pour contrarier cette équipe et arriver à nos desseins. On a eu les moyens de tuer
le match. » Tout le monde l’a vu, la mêlée
a mangé la locale, sauf une fois, et dans le
combat au sol les Tarbais ont paru souvent rebutés par l’entrain de leurs hôtes.
« On était venus pour faire un gros match,
on l’a fait. On a retrouvé cette solidarité que
l’on avait perdue en route pour s’être vus
trop beaux. » La défaite ne saurait effacer
les motifs de satisfaction. G. D. ■
près un début
d’année compliqué marqué par
deux victoires
étriquées à domicile
contre
Carcassonne et Albi et un revers à Narbonne, le Lou a confirmé son regain de forme contre Béziers. Bien appuyé sur
une conquête solide et une défense intraitable, il a vu ses troisquarts mettre le feu aux quatre coins du terrain. Bien sûr,
ils ont été favorisés par des conditions de jeu idéales en ce mois
de février bien plus « show »
qu’à la normale. Mais ce serait
réducteur de réduire la bonne
performance de la ligne arrière
aux seuls caprices d’une météo
favorable. Le travail physique
de janvier assimilé, elle a montré des ambitions et des intentions nouvelles. Portée par le
centre néo-zélandais, Kendrick
Lynn, et l’ailier fidjien, Mosese
Ratuvou, auteurs d’un doublé
chacun et très actifs dans le jeu,
elle a enfin montré une partie de
l’étendue de son talent. Elle a
encore égaré des ballons en
route mais elle eut au moins le
mérite de proposer des mouvements moins stéréotypés qu’à
l’habitude. « Comme coach, on
a toujours envie de réaliser le
match parfait, souriait Olivier
Azam après la rencontre. En
première mi-temps, l’équipe s’est
trop précipitée, a perdu des ballons en route. On n’a pas réussi
tout ce qu’on a tenté, on a été
parfois maladroits mais on n’est
pas tombés dans la facilité. »
À TARBES - Samedi 18 h 30 - 3 200 spectateurs.
Arbitre : M. Gasnier (Pays Catalan).
Évolution du score : 0-3, 0-10, 7-10, 7-13, 10-13
(MT) ; 13-13, 18-13, 18-16.
TARBES : 2E Lilo (18e), Delaï (71e) ; 1T (18e), 2P (32e,
57e) Moeke.
Carton jaune : Laharrague (34e)
Non entré en jeu : 22.Thuriès
BOURGOIN : 1E Perrin (12e) ; 1T Gondrand; 3P Gondrand
(7e, 26e), Bouillot (75e).
Carton jaune : L. Cotte (43e)
Non entrés en jeu : 19. Th. Cotte, 20. Souquet, 22. Insardi
TARBES 15. Laharrague ; 14. Domec ; 13. Veau,
12. Delai, 11. Lilo (cap.) ; 10. Moeke,
9. B. Chevtchenko (20. Iribaren 58e) ; 7. Chkhaidze
(21. Bézian 51e), 8. Manu, 6. Haddon (19. Collet
69e) ; 5. Nemsadze, 4. Bernard (18. Sirbe 51e) ;
3. Mirtskhulava (23. Garcia mt), 2. Casals
(17. Grobler 51e- 55e, 65e), 1. Maumus (16. Muzzio
mt).
18 - 16
BOURGOIN 15. Moinot ; 14. Viallet, 13. Perrin,
12. Gabriel, 11. Bouet ; 10. Gondrand (21. Bouillot
mt), 9. Da Silva ; 7. Recordier (17. Barrière 64e),
8. Adamou, 6. Guillot ; 5. L. Cotte, 4. Louchard
(cap.) ; 3. Spachuk (23. Garcia 64e), 2. Khribache
(16. Janaudy 58e), 1. Gicollet (18. Pelo 75e).
LES ÉTOILES
★★★ Delai.
★★ Lilo, Moeke, Nemsadze ; Gicollet, Khribache,
Spachuk.
★ Iribaren, Bernard ; Louchard, Da Silva, Bouillot.
L’INFIRMERIE
Tarbes Pas de blessé. Retour de I. Domolaïlaï,
Coetzer, Pointud, Fono dans le pack contre Pau.
> Pau - Tarbes, dimanche 19 heures
Bourgoin Pas de blessé. Levast fera son retour
contre Dax.
> Bourgoin - Dax, samedi 18 h 30
Depuis le début de l’automne, la
disposition du Lou à répondre
présent dans les grands rendezvous n’était pas en cause (courte
défaite à Agen, victoire contre
La Rochelle et à Pau). Mais son
dilettantisme et sa propension à
se relâcher contre des équipes
au standing moins élevé agaçaient, voire inquiétaient. « On
avait envie d’envoyer du jeu face
à une équipe solide, reconnaît
Mosese Ratuvou. On avait perdu là-bas et on s’était mis la pression pour prendre les cinq points.
L’équipe s’est montrée bien en
place en défense et la mêlée et la
touche ont bien fonctionné. J’ai
marqué un doublé, ça arrive. Il y
avait des ouvertures. C’est bien,
c’est la première fois que l’équipe
marque autant. »
Avec cinquante-deux points, les
Lyonnais ont égalisé leur meilleur
score de la saison, établi à
Carcassonne lors de la première
journée, mais ont marqué un essai de plus (8 contre 7). Surtout,
ils comptent maintenant onze
points d’avance sur leur dauphin
rochelais. « Je ne pense pas au titre de meilleur marqueur, ni à notre avance, assure Mosese
Ratuvou. Il reste encore dix
matchs. » Ce serait en effet dommage de voir le show d’hier leur
monter à la tête et être juste une
poussée de fièvre annonciatrice
d’un coup de froid. Le docteur
Azam sera vigilant. « On va enchaîner un déplacement à Montde-Marsan, bien meilleur que son
classement l’indique. » ■
Une démission coûteuse
Comme la saison dernière (15-63), Béziers a pris cher hier à Lyon, au
grand dam de Christophe Hamacek. « On avait demandé aux joueurs
de donner le meilleur d’eux-mêmes, ils ont démissionné », regretta le technicien biterrois. Les visiteurs rendirent définitivement les armes
juste avant la pause après un quart d’heure disputé en infériorité
numérique. Ils avaient déjà encaissé trois essais de Bonrepaux,
Ratuvou et Kolelishvili et étaient menés 17 à 0. Le centre néo-zélandais, Kendrick Lynn, dans tous les bons coups hier, porta l’estocade en signant un doublé à cheval sur la mi-temps. Après le sixième
essai signé de l’ailier fidjien, Mosese Ratuvou, les staffs ménagèrent
leurs ouvreurs, sortis tous deux à la 50e. Dans une fin de match sans
enjeu, Lyon ajouta deux essais par Dumora et Vergallo. Après avoir
offert la seule occasion d’essai à son équipe en première mi-temps,
gâchée par une mauvaise passe vers son ailier, Tuilevuka, l’ancien
Lyonnais, Thibault Suchier sauva l’honneur des visiteurs après l’heure
de jeu. C’est tout ce qu’il y a de positif à retenir pour Béziers et c’est
bien peu pour une équipe qui n’avait encore jamais laissé personne
prendre le bonus offensif cette saison. S. F. ■
Le match
À VÉNISSIEUX - Dimanche 15 heures
7 119 spectateurs.
Arbitre : M. Zitouni (Pays Catalan).
Évolution du score : 7-0, 12-0, 17-0, 24-0
(MT) ; 31-0, 38-0, 45-0, 45-5, 52-5.
Alors que la marque affichait un 13 à 13 sans doute
flatteur pour eux, les Tarbais allaient connaître le
bonheur d’un deuxième essai qui leur assurait
quasiment la victoire. On parle de bonheur parce
qu’il prit sa source dans la seule mêlée du match
qui échappa au contrôle des Berjalliens. Le pack
de Louchard défait à la poussée, l’affaire allait se
jouer entre arrières. Avec cet unique bon ballon
prestement écarté par Iribaren et Moeke, Veau alla jouer dans le dos de la défense et Delai força
le dernier rideau sans avoir à solliciter son capitaine Lilo encore décalé sur l’aile. C’est le paradoxe de cette soirée qui avait vu jusque-là les Ciel
et Grenat dominer le pack local dans tous les domaines ou peu s’en faut. Longtemps en tête grâce
à un essai né d’une touche vite jouée, le CSBJ avait
certes concédé un premier essai sur un contre de
Delai poursuivi par Lilo, mais il semblait à ce moment-là tenir le nul. Au moins. G. D. ■
LYON : 8E Bonrepaux (11e), Ratuvou (25e, 46e),
Kolelishvili (35e), Lynn (40e, 42e), Dumora (54e),
Vergallo (67e) ; 6T Munro (11e, 40e, 42e, 46e),
Dumora (54e, 67e).
Carton jaune : Roux (74e).
La mêlée du bonheur
BIEN EN PLACE
Le match
Lyon - Béziers
Tarbes - Bourgoin
C’est le principal enseignement de
ce match.
BÉZIERS : 1E Suchier (62e).
Cartons jaunes : Bocca (23e), Lévi (30e).
LYON 15. Dumora (10. Munro 77e) ;
14. Romanet, 13. Lynn, 12. Sukanaveita
(22. Regard 60e), 11. Ratuvou ; 10. Munro
(21. Arnold 50e), 9. Januarie (20. Vergallo
53e) ; 7. Kolelishivili (3. Castex 77e),
8. Leguizamon (18. Viljoen mt), 6. Chabal
(19. N’Zi 50e) ; 5. Nallet (cap.), 4. Basson ;
3. Castex (23. Roux mt, 53e-60e), 2.
Bonrepaux (16. Bordes 38e), 1. Fiard
(17. Balan 53e).
BÉZIERS 15. Suchier ; 14. Tuilevuka,
52 - 5
13. Puyo (cap.), 12. S. Chevtchenko
(22. Vakacegu 60e), 11. Touizni ; 10. Fournil
(21. Gerber 50e, 9. Camberabero
(20. Chaput 73e) ; 7. Carmignani
(23. Sheklashvili 28e-34e ; 19. Zouhair 50e),
8. Manoa, 6. Massot (16. Pinto Ferrer
34e-40e) ; 5. Poux (18. Maamry 23e-27e, 55e),
4. Toevalu ; 3. Boughanmi
(23. Sheklashvili mt), 2. Levi (16. Pinto Ferrer
55e), 1. Bocca (17. Fernandes Moreira 55e).
LES ÉTOILES
★★★ Ratuvou, Lynn, Kolelishvili.
★★ Bonrepaux, Chabal, Fiard.
★ Dumora, Munro, Januarie, Basson,
Nallet.
L’INFIRMERIE
Lyon Dumora a été victime d’un gros K.-O.
en fin de match
> Mont-de-Marsan - Lyon,
samedi 13 heures
Béziers Pinto Ferrer a pris un coup sur la
crête illiaque
> Béziers - Colomiers, samedi 18 h 30
18 Pro D2 20e journée
LUNDI 17 FÉVRIER 2014 - MIDI OLYMPIQUE
Auch - Mont-de-Marsan : 0 - 19
Colomiers - Albi : 6 - 6
ALBI CONTENU LACUNAIRE OU PAS, LES TARNAIS N’EN
FONT PAS MOINS UNE BONNE OPÉRATION SUR LE PLAN
COMPTABLE SUR FOND D’ETAT D’ESPRIT RETROUVÉ.
PAS SI NUL
QUE ÇA
Par Philippe ALARY
M
«
Auteur de trois pénalités, l’ouvreur montois Pierre-Alexandre Dut n’a pas été tendre avec ses anciens partenaires gersois. Photo Sébastien Lapeyrere
MONT-DE-MARSAN LES LANDAIS DÉCROCHENT UN SECOND SUCCÈS À L’EXTÉRIEUR ET FONT UN GRAND PAS VERS
LE MAINTIEN. ILS DÉDIENT LA VICTOIRE À LEUR COÉQUIPIER PIERRE-ALEXANDRE DUT, L’ANCIEN AUSCITAIN.
L’ORGUEIL
RETROUVÉ
Par Didier NAVARRE
I
l esquisse un sourire, Christophe Laussucq. Il félicite un
à un ses joueurs et, avant de rentrer aux vestiaires, il vient
saluer la colonie de supporters jaune et noir. C’est un entraîneur heureux et pourtant, depuis le début de la saison, il n’a pas tellement été à la fête avec des résultats en
dents de scie et la perte de nombreux points que sa formation a bêtement laissé échapper en route. « Ça fait plaisir de
voir que le travail fait dans la semaine a été récompensé, dit-il.
Les joueurs ont bien bossé. Nous avons axé notre travail sur la
mêlée et c’est dans ce domaine que nous avons parfaitement contré cette formation auscitaine. Une victoire à l’extérieur, c’est toujours appréciable. »
UN MATELAS DE POINTS APPRÉCIABLE
Appréciable, d’autant que le dernier succès montois, loin de son
antre de Guy-Boniface, remontait au 8 décembre dernier. Ce
jour-là, les Landais avaient ramené une très flatteuse victoire
d’Albi (29-25). Cette victoire sur la pelouse de Jacques-Fouroux
offre la perspective au dernier relégué du Top 14 de se consti-
tuer un matelas de points assez appréciable. La perspective du
maintien est désormais plus qu’envisageable. « Nous avions tout
à craindre de cette rencontre, souligne le capitaine Baptiste
Chedal-Bornu. Nous sommes soulagés d’avoir décroché cette victoire. Elle nous permet de nous éloigner de ce bas du tableau. Il
faut reconnaître que c’est une saison de grosses désillusions pour
le club. Ce succès fait partie des moments appréciables. De plus,
dans le discours d’avant match, j’avais dit que nous jouions ce
match pour Pierre-Alexandre Dut. »
L’ouvreur montois est revenu sur la pelouse qui l’a révélé. Le
moins que l’on puisse dire, dans un stade qu’il connaît comme
le fond de sa poche, c’est que l’ex-ouvreur auscitain n’a pas été
tendre avec les siens. Dans son duel avec Clément Briscadieu, il
a largement pris le dessus. Parfaitement à l’aise dans la conduite du jeu, malgré la pression de Medves, Larrieu et de Pauw.
Sa réussite dans les coups de pied (9 points) a largement contribué à la désillusion auscitaine.
Le 5 mai, pour son ultime prestation sous le maillot du FCAG
face à Dax (victoire 15-6), il avait permis aux Gersois de se maintenir. Samedi soir, il leur a (peut-être) entrouvert les portes de
la Fédérale 1. ■
AUCH LE FCAG A ESSUYÉ UN TROISIÈME REVERS À DOMICILE QUI LE MAINTIENT À L’ULTIME PLACE DU CLASSEMENT.
UN VÉRITABLE CAUCHEMAR
A
près La Rochelle et Aurillac,
c’était le tour du Stade montois de quitter l’enceinte de
Jacques-Fouroux avec, dans
sa besace, les points de la
victoire. Ce troisième revers de la saison à domicile fait particulièrement mal puisque, sur le plan comptable, le FCAG fait figure d’un relégable
en puissance.
En outre, il y a eu cette incapacité à déflorer le score et une seconde défaite à zé-
ro point de la saison après celle à
Narbonne (59-0, le 7 décembre).
PATAT : « UN JOUR SANS... »
« Ce match, c’était un véritable cauchemar », déclarait l’ailier Sébastien Ascarat,
infortuné spectateur après sa blessure
au doigt avec la sélection espagnole.
Ce fut également un cauchemar pour la
mêlée gersoise qui a, tout au long de la
rencontre, subi la foudre de son homologue montoise.
Auch - Mont-de-Marsan
0 - 19
À AUCH - Samedi 18 h 30
3 000 spectateurs.
Arbitre : M. Blondel (Languedoc).
Évolution du score : 3-0, 6-0 (MT) ; 9-0, 14-0,
19-0.
8. Taulanga (19. Lemalu 73 ), 6. Brethous ;
5. Botha, 4. Flanagan (18. Lewaru 55e) ;
3. S. Ormaechea (23. Giudicelli 65e-73e,
23. Giudicelli 75e), 2. Blanchard (16. Caudullo 59e),
1. Mailau (17. Fiorini 57e).
MONT-DE-MARSAN : 2E Lucu (53e), Vunisa (70e) ;
3P Dut (3e, 26e, 50e).
LES ÉTOILES
★★★ Vunisa.
★★ Dut, Bost, S. Ormaechea, Blanchard, Mailau,
Taulanga ; Puletua.
★ Lucu, Botha ; Prat.
AUCH 15. Prat ; 14. Puletua (22. Bosque 72e),
13. Thierry, 12. Lagardère (21. Brethous 63e),
11. Riva ; 10. Briscadieu (20. Caminati 55e),
9. Clarac (10. Briscadieu 55e) ; 7. R. Jenkins,
8. Larrieu (19. De Pauw 50e), 6. Medvès ;
5. Dargier de Saint-Vaulry, 4. Lacroix
(18. Chauveau 50e) ; 3. Brison (23. Magnan 50e),
2. Bissuel (cap.) (16. Le Guen 50e), 1. Abadie
(17. Guyon 50e).
MONT-DE-MARSAN 15. Lucu ; 14. Durquet,
13. Chedal (cap.) (21. Cabannes 70e), 12. Dubié,
11. Vunisa ; 10. Dut (22. Claverie 72e),
9. A. Ormaechea (20. Pic 63e) ; 7. Bost,
e
L’INFIRMERIE
Auch Jordan Puletua a été victime d’une petite
béquille qui n’incite pas à l’inquiétude.
> Agen - Auch, samedi 18 h 30
Mont-de-Marsan Le capitaine Baptiste Chedal
a été touché à une cuisse qui a occasionné un petit
hématome. Touché à une arcade, le pilier remplaçant Mathieu Giudicelli s’est, lui, fait poser un
point de suture.
> Mont-de-Marsan - Lyon, samedi 13 heures
Du côté de la charnière (si brillante face
à Carcassonne), Clément Briscadieu,
Christophe Clarac et Benjamin Caminati
n’ont pu trouver la moindre solution pour
remettre leur formation dans le sens de
la marche.
« Un jour sans... », disait Grégory Patat.
« Et maintenant, nous sommes dans l’obligation de faire un résultat à l’extérieur. »
Au regard de la prestation de samedi soir,
il sera très compliqué de s’imposer à
Agen voire à Aurillac. D. N. ■
Le match
Quand la mêlée vacille
La mêlée est une marque de fabrique, une valeur du FCAG. Dans ce championnat du second
niveau professionnel, elle a permis aux Gersois
de faire la différence. Samedi soir, devant un public du Moulias médusé, la mêlée auscitaine a bu
le calice jusqu’à la lie. Le trio landais MailauBlanchard-Ormaechea a tout simplement fait
courber l’échine aux hommes du capitaine Bissuel.
Ces derniers ont laissé deux ballons sur leur propre introduction et, surtout, ils ont été contraints
à se mettre à la faute, ce qui a le fait le bonheur
du buteur et ex-Auscitain Pierre-Alexandre Dut
offrant un flatteur avantage avant l’heure de jeu
(9-0). Et pour mieux enfoncer le clou, le véloce
Vunisa (décisif sur l’essai de Lucu) a scellé le
score en bout de ligne. Ce revers auscitain prenait
ainsi des airs de déroute. D. N. ■
ais puisque
je vous dis
qu’on n’a
pas été
bons du
tout ! » S’il
existe une seule mission impossible sur notre bonne vieille Terre,
c’est bien celle qui consiste à faire
changer Henry Broncan. Homme
entier doublé d’un technicien
exigeant pour ne pas dire perfectionniste à l’envi, le patron du
staff ne voulait rien savoir, avanthier soir, sur le coup de 20 h 30.
Même quand on lui rappelle qu’on
ne saurait demander la lune à un
contingent de jeunes inconnus
issus de la formation traditionnelle si chère à son cœur. Des
Reichel (mais oui !) susceptibles
de jouer qui plus est au pied du
mur et la peur au ventre. Et bien
non, rien à faire: « Ils font un métier formidable.» Sous-entendu
(peut-être?) : ils ont de la chance
et doivent donner encore plus en
retour: « L’alignement a été performant, pour le reste, je ne suis
pas du tout content, je peux vous
garantir que ça va encore gueuler à l’entraînement cette semaine !
Car il faudra battre impérativement Aurillac, ce qui ne sera pas
le cas si nous commettons des fautes aussi énormes. »
ABNÉGATION OU ANTIJEU ?
Effectivement, le Tarn s’est rapproché de la fameuse cote d’alerte
à travers le comportement de ses
riverains dans le money-time.
D’ailleurs, dans la tribune principale d’une enceinte columérine pourtant connue pour son
aspect paisible et convivial, quel-
ques échanges verbaux peu amènes entre supporters ont mis l’accent sur un acharnement du style
« arrière-garde en août 1914 »
diversement apprécié. Abnégation
pour les uns, antijeu à répétition
pour les autres... Toujours est-il
q u e l e t r è s p o n d é r é Je a n Christophe Bacca y allait de l’analyse suivante: « L’envie de montrer que nous n’étions pas morts a
été plus forte que tout le reste. Le
paradoxe albigeois, c’est cette différence frappante entre les matches à domicile et ceux en déplacement. Dans ce dernier cas, nous
ne nous affolons pas, notre gestion est meilleure. »
D’ailleurs, le-dit glorieux ancien
des campagnes de l’avant-dernière décennie comparait volontiers la parité d’un soir à la
performance accomplie aux dépens de Bourgoin-Jallieu le 14
décembre dernier : « La mêlée a
tenu bon, la défense aussi. » Des
propos corroborés par Rémy
Ladauge : « Nous aurons signé
des deux mains avant le match
pour ce score. » Comme ses colistiers, le frère de l’ancien centre balmanais (entre autres) tenait à souligner la valeur de
l’adversaire : « Toute la semaine,
le groupe s’est resserré autour
de son capitaine Julien Raynaud.
Je pense que, quelque part, les
sanctions correspondent à un
trop-plein d’enthousiasme. » Bien
vu. Une formation résignée serait certainement repartie bredouille ou valises chargées, c‘est
selon. On laissera donc aux experts le soin de disserter sur la
fameuse dialectique du verre à
moitié vide ou à moitié plein. En
attendant, deux points, ce n’est
pas rien... ■
Le match
C’était pas vraiment le pied
Nonobstant le caractère facile voire léger du très classique jeu de
mots, il faudrait ne jamais avoir joué - ou pire, ne rien y comprendre - pour accabler les buteurs columérins. Des artilleurs sur lesquels la pression était d’autant plus forte que les situations d’essai se firent rares pour ne pas dire inexistantes. Y compris dans
la catégorie dite « à zéro passe ». Tel est en effet le principal enseignement à retirer. Si la réaction souhaitée et même attendue par
le staff a bien eu lieu, elle n’en a pas moins été un peu tardive
puisque le jeu a tout d’abord été confiné dans la moitié de terrain
locale. En l’espace d’une mi-temps, la deuxième donc, le dispositif offensif a été un peu plus à son avantage mais, du fait d’une
défense héroïque, il a semblé impossible de scorer autrement qu’au
pied. Ni fléchissement physique ni échec tactique mais simplement à match à vite oublier. Une fois extraite, bien sûr, sa substantifique moelle. Ph. A. ■
Colomiers - Albi
À COLOMIERS - Samedi 18 h 30
3 600 spectateurs.
Arbitre : M. Millotte (Ile-de-France).
Évolution du score : 3-0, 3-3, 6-3, 6-6
(MT et score final).
COLOMIERS : 2P Skrela (5e, 29e).
Carton jaune : Weber (37e).
ALBI : 2P Marques (8e, 32e).
Cartons jaunes : Damiani (28e), Kwarazfelia
(37e), Rokoduru (40e).
COLOMIERS 15. Saout ; 14. Bolakoro,
13. Maurino, 12. Nicot, 11. Belzunce
(20. Perkins 72e) ; 10. Skrela (21. Lafforgue
53e), 9. Inigo (22. Culinat 53e) ; 7. Puech
(17. Falatea 37e-47e), 8. Baluc Rittener,
6. Berneau (cap.) (5. Bortolaso 70e) ;
5. Bortolaso (18. Mémain 59e), 4. Cholley
(19. Vivalda 50e) ; 3. Rayssac (23. Castellina
37e), 2. Rioux (16. Van der Westhuizen 50e),
1. Weber (17. Falatea 63e).
6-6
ALBI 15. Peluchon ; 14. Lacroix,
13. Vialelle, 12. Kaiser, 11. Rokoduru
(22. Chateauraynaud 50e) ; 10. Barthélémy
(21. Bouillon 73e), 9. Marques ; 7. Misse
(20. Lane 74e), 8. Raynaud (cap.),
6. Visensang (18. Gau 37e-47e) ;
5. Damiani, 4. M. André (19. Corréa 63e) ;
3. Kwarazfélia (18. Gau 47e-52e,
23. Hamadache 52e-63e), 2. Djebablah
(16. Ponnau 50e), 1. Tetrashvili
(17. Dedieu 50e).
LES ÉTOILES
★★ Falatea, Nicot ; Raynaud, Misse.
★ Bortolaso ; Lacroix, Vialelle, Kaiser.
L’INFIRMERIE
Colomiers Rien de spécial à déplorer.
> Béziers - Colomiers, samedi 18 h 30
Albi Le staff redoutait une déchirure
aux ischio-jambiers pour Maxime Gau.
> Albi - Aurillac, samedi 18 h 30
Pro D2 20e journée 19
LUNDI 17 FÉVRIER 2014 - MIDI OLYMPIQUE
La Rochelle - Pau : 28 - 23
Aurillac - Carcassonne : 18 - 12
AURILLAC VAINQUEURS DE CARCASSONNE,
LES AUVERGNATS ONT RELEVÉ LA TÊTE. IL LEUR RESTE
DÉSORMAIS À S’INSCRIRE DANS LA CONTINUITÉ.
VIVEMENT
LE PRINTEMPS !
Par Thierry JOUVENTE
D
56 minute : après une heure de jeu, les trois-quarts et avants trouvent enfin leur rythme et envoient leur ailier, François Herry, marquer l’essai
enlevant le bonus offensif aux Palois. Photo Xavier Leoty
e
LA ROCHELLE EN PUISANT DANS LEURS DERNIÈRES RESSOURCES MORALES, LES MARITIMES RÉUSSISSENT
À ÉCARTER UN ADVERSAIRE DIRECT À LA MONTÉE.
RESSUSCITÉS
Par Marc IRAZU
A
«
llons faire taire cette bande de braillards ! »
C’est ainsi que Martin Johnson motivait ses
coéquipiers avant d’entrer sur la pelouse du
Stade de France. Les Palois se sont peut-être
inspirés des consignes du capitaine anglais.
Leur stratégie de maillage défensif, d’intensité au placage et d’explosion à la moindre opportunité a fonctionné à la perfection pendant presque une heure. Le temps
pour les Béarnais de faire payer leurs erreurs au prix le plus
fort à des Rochelais abasourdis par l’ampleur du désastre qui
se dessinait. On le serait à moins : trois « cagades » de la jeune
section des voltigeurs rochelais, privée de tous ses cadres ou
presque, et trois essais encaissés en une mi-temps pour zéro
inscrit. Deflandre n’est alors plus un chaudron mais un monastère bénédictin ; la loi du silence y règne.
RESTER POSITIF
Menés 12 à 20 et trois essais à rien, on ne donnait pas cher de
la peau des Rochelais à la mi-temps. « Ça va ronfler dans les vestiaires ! », entendait-on çà et là. Les supporters se trompaient,
car c’est au contraire sur cet amer constat que les entraîneurs maritimes allaient paradoxalement capitaliser. « À la mi-temps,
Patrice (Collazo, N.D.L.R.) et moi avons dit aux joueurs que ça ne
pouvait pas être pire, détaillait Fabrice Ribeyrolles en zone mixte.
Il a fallu trouver les mots pour expliquer que rien n’était fait, que
huit points n’étaient rien, que nous aurions le vent dans le dos.
Nous avons donc demandé de l’intensité et de la vitesse aux joueurs. »
Son alter ego a lui aussi voulu chasser le doute au plus vite.
« Trois essais peuvent jeter un froid, ironise Patrice Collazo.
Joueurs comme public étaient entre bille et bande à la mi-temps.
Tout en leur disant qu’on s’était peut-être trompés de « disquette »,
nous avons eu un discours positif auprès des joueurs en leur disant
que malgré tout, ce 8 à 0 à la pause n’était rien et que nous allions
revenir à coups de trois points. »
CULTIVER LE CARACTÈRE
Voici donc les Rochelais de nouveau invités à apprendre de leurs
erreurs. Pour l’entraîneur des avants, la leçon est prête à être
dispensée : « Ces matchs permettent d’aller puiser au fond de soi.
Quand j’avais demandé aux joueurs de ne pas prendre la pénalité
contre Agen parce que j’estime que se contenter d’un bonus défensif à la maison, c’est déjà accepter de perdre, je leur avais aussi dit
qu’un jour il faudrait aller chercher quelque chose de compliqué, dans
le dur. Aujourd’hui, nous étions dans l’ultra dur et l’équipe a montré du caractère pour forcer le destin. Être têtu et obstiné, en principe ça paye. En rugby, ce n’est pas forcément le meilleur qui gagne
mais c’est peut-être celui qui le veut le plus. Nos joueurs ont su élever leur niveau en seconde mi-temps en n’étant pas résignés. » ■
PAU LA SECTION NE RAMÈNE QU’UN SEUL POINT APRÈS AVOIR TENU, UNE HEURE DURANT, LE BONUS OFFENSIF !
GÂTÉS PUIS PUNIS
L
a lecture des statistiques révèlerait certainement la rareté du phénomène. Combien
d’équipes sont en effet passées du bonus offensif conquis en une mi-temps sur terrain adverse à un simple bonus défensif
à la fin du deuxième acte ? Peu, très certainement. Pour dire que les Palois n’ont
pas cru à la victoire, ils l’ont tenu pendant presque une heure gardant leurs
« flêches » extérieures, Niko et Acébès,
en embuscade, pour mieux bondir sur les
trois-quarts rochelais réduits à l’état de
victimes pendant une mi-temps entière.
Ensuite, les prédateurs palois ont eu maille
à partir avec les prédateurs rochelais,
plus les proies faciles du début. Et dans
ce combat à forte intensité, les Maritimes
ont finalement été les plus résistants.
PAS LOIN DU COMPTE
Forcément, à l’heure des comptes, le chat
béarnais est maigre. « Nous avons fait ce
qu’il fallait pour répondre présent sur ce
match et relever le défi ? relève calme-
La Rochelle - Pau
28 - 23
À LA ROCHELLE - Samedi 17 heures
11 807 spectateurs.
Arbitre : M. Chalon (Limousin).
Évolution du score : 3-0, 6-0, 6-7, 9-7, 9-10, 12-10,
12-15, 12-20 (MT) ; 15-20, 22-20, 25-20,28-20, 28-23.
LA ROCHELLE : 1E Herry (56e) ; 1T, 7P (5e, 12e, 15e, 25e,
49e, 63e, 69e) Fortassin.
Carton jaune : Van Vuuren (73e, antijeu).
Non entré en jeu : 22. Santallier.
PAU : 3E Niko (13 , 28 ), Acébès (38 ) ; 1T Lescalmel
(13e) ; 2P Lescalmel (21e), Manca (76e).
Cartons jaunes : Bouilhou (15e, fautes répétées), Fumat
(49e, antijeu).
e
e
e
LA ROCHELLE 15. Cestaro ; 14. Lagarde,
13. Vulivuli, 12. Gard, 11. Herry ; 10. Fortassin,
9. Berger (21. Lebail 74e) ; 7. Djebaïlï (2. Forbes
76e), 8. Gourdon (19. Kieft mt), 6. Sazy ; 5. Cedaro
(18. Jacob 61e), 4. Grobler (20. Wessels 70e) ;
3. Atonio (cap.) (23. Kaulashvili 74e), 2. Forbes
(16. Van Vuuren 52e), 1. Corbel (17. Seneca 78e).
PAU 15. Manca ; 14. Acébès, 13. Fumat (cap.),
12. Drouard (21. Taumoepeau 50e), 11. Niko
(20. Daubagna 67e) ; 10. Lescalmel, 9. Moa ;
7. Bouilhou (19. J. Domolaïlaï 61e), 8. Monzeglio,
6. Barrère (22. Bernad 46e) ; 5. Dry (18. Huete 67e),
4. Fèvre ; 3. Bougherara (23. Decamps 46e), 2. Du
Toit (16. Bourgeois 50e), 1. Moise (17. Jacquot 50e).
LES ÉTOILES
★★★ Fortassin ; Niko.
★★ Gourdon, Corbel, Forbes ; Acébès, Moa.
★ Cedaro, Sazy ; Drouard, Barrère, Fumat.
L’INFIRMERIE
La Rochelle Kevin Gourdon n’a pas repris en second
période victime d’une douleur à un mollet. Victime
d’un double plaquage sur la dernière action du
match, le jeune Jules Lebail a été transporté à l’hôpital. On craint une fracture à une malléole.
> Carcassonne - La Rochelle, samedi 18 h 30
Pau Pas de blessé
> Pau - Tarbes, dimanche 18 h 45
ment David Aucagne. C’est comme ça, ça
n’a pas suffi. Les Rochelais ont su rester
dans le match et prendre les points quand
il le fallait, c’est-à-dire quand nous étions
encore une fois réduits à quatorze. On a su
tenir bon et nous échouons d’un rien, c’est
donc très positif. Il nous faut désormais
retrouver la victoire lors de nos deux prochaines réceptions. C’est un bloc compliqué avec quatre revers en cinq matchs,
mais n’avons rien lâché. Il y a de l’espoir,
il faut qu’on ait un peu plus de maîtrise. »
M. I. ■
Le match
Course à handicap
L’opportunisme des Palois a bien failli être leur
arme absolue. À l’inverse, les Rochelais, rattrapés sans doute par l’enjeu, les ont copieusement abreuvés en occasions pendant une première mi-temps migraineuse. Trois essais
béarnais en 40 minutes, tous inscrits après des
erreurs ou manques grossiers. Berger était tout
d’abord contré derrière sa mêlée avant un oubli défensif coupable laissant l’intenable Niko
sans opposition dans son couloir puis offrant
un surnombre imparable à Acébès après une
nouvelle perte de balle au contact. Groggy mais
pas assommés les Rochelais qui vont grignoter leur retard à la grâce d’un huit sur huit de
Fortassin au pied et d’un magnifique mouvement de 60 mètres à l’heure de jeu, où avants et
trois-quarts alternés, trouvaient enfin rythme et
adresse pour envoyer Herry à dame et prendre la tête définitivement. M. I. ■
epuis le début de
saison,
les
Aurillacois soufflent le chaud
comme le froid.
Le show, en tout
début d’exercice, comme l’effroi, à l’extérieur notamment.
De quoi enrhumer les supporters et enrayer ainsi une mécanique ayant pourtant pris un
super départ. On voudrait croire
qu’en disposant d’une formation audoise revenant, petit à
petit, à son meilleur niveau, les
hommes de la paire DavidsonPeuchlestrade viennent de chasser définitivement les démons
planant sur une défense inscrite aux abonnés absents depuis un gros trimestre.
On voudrait le croire, mais les
« followers » du Stade aurillacois seront-ils une nouvelle fois
soumis à la douche écossaise
lors du prochain déplacement
à Albi ? « Il y a des lueurs d’espoir, lâchait le demi de mêlée
stadiste Paul Boisset avant de
passer à la douche réparatrice.
Dans des conditions difficiles,
on a retrouvé des sensations. En
première période, nous arrivions
à sécher les ballons avant les remises en jeu, on a donc essayé
de les amener sur les extérieurs.
Sans parvenir, hélas, à concrétiser. Ensuite, la pluie a redoublé de violence mais paradoxalement nous avons inscrit deux
essais à ce moment-là. Notre
travail de sape a donc fini par
payer. Vivement le printemps que
l’on puisse enfin jouer notre rugby ! » En attendant que les fourmis titillent de nouveau les cann e s d e l a c ava l e r i e l o c a l e,
chacun parvenait à se satisfaire
de la victoire acquise contre
Carcassonne.
UNE BOUFFÉE D’AIR
À chaque jour suffit sa peine
et c’est dans un bain de boue
qu’Aurillac a tenté d’effacer la
sienne. « Je tiens à féliciter tous
les acteurs, corps arbitral compris, pour avoir essayé de s’adapter aux mauvaises conditions
météo, analysait à son tour le
président Millette. J’avoue avoir
été soulagé lorsque le demi de
mêlée audois a botté en touche
leur dernière possession de balle.
J’ai craint un instant que la fin de
match contre Narbonne ne se
reproduise. » Invité par la municipalité aurillacoise, organisatrice des agapes d’après
match, l’ensemble des forces
vives du club centenaire pouvait
donc respirer. Le Stade aurillacois, malgré son budget limité
pointe toujours en milieu de
tableau et, c’est acté, les collectivités continueront à s’engager de façon significative à
ses côtés. « Nous nous rendons
bien compte de l’importance que
tient le rugby dans l’image de
notre ville, lâchait ensuite Pierre
Mathonier, le Maire d’Aurillac.
Aussi, même si nous avons les
moyens financiers d’une « petite ville », nous continuerons de
l’aider. » ■
Le match
Contrats remplis
Dans des conditions météorologiques épouvantables, les Aurillacois
ont fini par s’imposer logiquement face à une formation
Carcassonnaise qui n’a pourtant rien lâché. En effet, en scorant
au pied sur leurs très rares incursions, balle en main, dans les vingtdeux mètres cantaliens, les Audois ont ainsi viré en tête à la
pause. Du côté des locaux, on avait à ce moment-là beaucoup
de mal à trouver la bonne carburation. Le passage dans la chaleur des vestiaires a-t-il réveillé les uns pour engourdir les autres ? Toujours est-il qu’en inscrivant deux essais quasi consécutifs, les partenaires de « Kempi » ont fini par tuer le match à
l’heure de jeu. Dès lors, les Audois n’avaient plus que l’obtention
du point de bonus défensif dans le viseur. Objectif atteint sur la
sirène ! « Vu l’engagement de nos garçons, repartir sans rien aurait été vraiment trop frustrant », analysait à chaud Christian
Gajan. Tout le monde est content ! Th. J. ■
Aurillac - Carcassonne
À AURILLAC - Samedi 18 h 30
2 500 spectateurs.
Arbitre : M. Delpy (Ile-de-France).
Évolution du score : 0-3, 0-6, 3-6 (MT) ;
10- 6, 15-6, 15-9, 18-9, 18-12.
AURILLAC : 2E Tokula (55e), Ratu (62e) ; 1T
(55e), 2P (39e, 77e) Petitjean.
CARCASSONNE : 4P G. Bosch (30e, 37e,
74e, 80e).
Non entrés en jeu : 21. Brana, 22. Bancroft.
AURILLAC 15. Aubanell (21. Renaud
68e) ; 14. Tokula (22. Valentin 62e),
13. Yobo, 12. Kemp (cap.), 11. Ratu ;
10. Petitjean, 9. Boisset (20. Adriaanse
77e) ; 7. Roussel, 8. Maninoa,
6. Maïtuku (19. Lescure 56e) ;
5. Datunashvili, 4. Hayes (18. Maréchal
68e) ; 3. Taukeiaho (17. Takataï 77e),
2. Catanzano (16. Pélissié 77e),
1. Fournier (23. Escur 65e).
18 - 12
CARCASSONNE 15. Gros ; 14. Guyot,
13. Butonidualevu, 12. V. Tuilagi,
11. Tatupu ; 10. G. Bosch, 9. Séron
(20. Salobert 59e) ; 7. Koffi, 8. Teyssier
(19. Kruger 53e), 6. Etien (cap.) ;
5. Roidot, 4. Guironnet (17. Tisseau
63e) ; 3. Ursache (23. Ben Bouhout 50e),
2. Acquier (16. Saby 50e), 1. Etcheverry
(18. Chobet, 57e).
LES ÉTOILES
★★ Maninoa, Taukeiaho, Ratu; Roidot,
Butonidualevu.
★ Boisset, Tokula, Datunashvili,
Catanzano; Teyssier, Bosch, Etien.
L’INFIRMERIE
Aurillac Aucun blessé.
> Albi - Aurillac, samedi 18 h 30
Carcassonne Rien à signaler.
> Carcassonne - La Rochelle,
samedi 18 h 30
20
LUNDI 17 FÉVRIER 2014 - MIDI OLYMPIQUE
International Actualité
Résultats & classements
Super 15
Liège - Coq mosan
Dendermonde (o) - Frameries
1re journée (15 février)
Cheetahs (d) - Lions
Sharks (o) - Bulls
20-21
31-16
Conférence sud-africaine
Classement
1. Sharks
2. Lions
3. Cheetahs
4. Stormers
5. Bulls
Pts
5
4
1
0
0
J.
1
1
1
0
1
G.
1
1
0
0
0
N.
0
0
0
0
0
P. Bon.
0
1
0
0
1
0
0
0
1
0
Angleterre
14e journée (14-16 février)
Sale (d) - Saracens
Exeter (d) - Bath
Harlequins - Newcastle (d)
London Wasps (d) - London Irish
Northampton - Worcester
Leicester - Gloucester (d)
Classement
1. Northampton
2. Saracens
3. Bath
4. Harlequins
5. Leicester
6. Sale
7. London Wasps
8. Exeter
9. London Irish
10. Gloucester
11. Newcastle
12. Worcester
Pts J.
55 14
54 14
44 14
40 14
40 14
35 14
33 14
30 14
25 14
23 14
15 14
4 14
Victor Matfield n’avait plus joué depuis deux ans, lors du Mondial 2011. Il veut se donner toutes les chances de pouvoir rejouer une Coupe du
monde, en Angleterre, l’année prochaine. Photo archives
Ligue celte
SUPER 15 LES SHARKS ONT BATTU LES BULLS (31-16) MAIS L’ÉVÉNEMENT DE L’APRÈS-MIDI ÉTAIT LE GRAND RETOUR
DE VICTOR MATFIELD QUI A JOUÉ TRENTE-CINQ MINUTES.
Leinster (o) - Newport Dragons
Ulster - Scarlets
Cardiff (d) - Glasgow
Connacht - Edimbourg (d)
Munster (o) - Zebre
Ospreys (o) - Trévise
IL EST REVENU !
Q
Par Thahir ASMAL, correspondant (avec J. P.)
uand Victor Matfield est entré sur la pelouse de
Kings Park de Durban pour les trente-cinq dernières minutes du match entre les Sharks et les
Bulls, le public a oublié la rivalité qui anime les
duels entre les deux franchises pour lui réserver
une longue salve d’applaudissements. Après
deux ans de retraite, le deuxième ligne champion
du monde en 2007 inspire toujours autant de respect. Bien sûr, son influence n’a pas suffi à renverser le cours du
match, gagné 31 à 16 par les Sharks, mais son influence s’est
tout de suite fait sentir en touche et dans les points de rencontre. « J’ai toujours estimé que plus il jouait, plus il devenait efficace.
Mais il a tout de suite apporté un impact, d’abord en touche évidemment. Je pense qu’il sera meilleur à mesure que la compétition va
avancer, je n’ai aucun doute là-dessus. » Victor Matfield, 36 ans,
qui appartenait au staff technique l’an passé, n’était pas spécialement satisfait de sa production, reconnaissant lui aussi qu’il
lui restait encore du pain sur la planche. « J’ai apprécié ce retour, c’était dur mais nous sommes une jeune équipe et il y a des
secteurs dans lesquels nous devons nous améliorer. Je suis là pour
aider mes jeunes coéquipiers directement depuis le terrain. J’espère
que moi aussi, je vais m’améliorer au fil de ma saison. »
RÊVE DE MONDIAL
Ce retour d’une « légende » de l’histoire du rugby est une histoire formidable mais il s’explique par une déception. Après la
Coupe du monde 2011, les Springboks n’ont pas vraiment trouvé de nouveaux cadres à certains postes, surtout en deuxième ligne et à la mêlée. C’est ce qui a conduit le sélectionneur Heyneke
Meyer à rappeler d’abord Fourie Du Preez et Bakkies Botha (qui
avaient quitté l’équipe nationale mais poursuivaient leur carrière en club) puis à prendre langue avec Victor Matfield en personne. Trois hommes considérés comme des amis proches puisque Meyer les a entraînés pendant de longues saisons chez les
Bulls (trois victoires en Super 15).
Les pourparlers avaient commencé dès 2012 quand Heyneke
Meyer fut nommé mais Victor Matfield préféra aller au bout de
son contrat d’entraîneur adjoint des Bulls. Les négociations ont
repris début 2014 et il s’est laissé convaincre qu’il pourrait se
réadapter à la vie de joueur de haut niveau. Le sélectionneur
l’a déjà presque assuré qu’il retrouverait une place en équipe nationale. « Il m’a dit que si j’atteignais le niveau qu’il me croyait
capable de retrouver, j’aurais encore un rôle à jouer avec les
Springboks. Tout le monde sait quelles sont mes relations avec
Heyneke alors j’ai pris ces paroles très au sérieux et me voilà.
Certains de mes amis vont penser que je suis fou mais c’est ainsi.
La raison de mon retour, c’est mon désir de revivre un jour une
Coupe du monde, ce ne sera pas facile pour moi, je sais. Mais je veux
essayer de me prouver que j’en suis capable. » ■
L’exploit des Lions
Les Lions nous ont fait mentir. On promettait l’enfer à cette équipe sans
argent qui a perdu les trois-quarts de son effectif à l’intersaison. Elle a gagné
son premier match, à l’extérieur, chez les Cheetahs en plus (10-21). Et son
ouvreur vedette Elton Jantjes n’était pas là. C’est son remplaçant Marnitz
Boshoff qui a inscrit tous les points. « Je ne sais pas quoi dire, je suis sans
voix », a reconnu l’entraîneur Johan Ackerman. Le talonneur Willie Wepener,
passé par Clermont, est entré en cours de jeu
ITALIE AVEC QUI LES TRANSALPINS JOUERONT-ILS LA LIGUE CELTE DANS LE FUTUR ? TRÉVISE A ANNONCÉ SON
DÉPART MAIS TOUT CECI N’EST QU’UN BRAS DE FER AVEC LA FÉDÉRATION ITALIENNE.
TRÉVISE SE FAIT DÉSIRER
Par Diego ANTENOZIO, correspondant
C
’est la pagaille en Italie entre
Trévise, la Fédération (Fir) et
les nations celtes. En début
d e s e m a i n e, l e g r o u p e
Benetton a menacé de faire
partir Trévise de la Ligue celte
« à cause de l’immobilisme fédéral et d’un
manque d’un projet à long terme ». Il faut
comprendre que Trévise est un club privé à la différence des Zebre de Parme, pure
construction de la Fir et que ceci entraîne
un tas de bisbilles.
La situation aurait viré au beau temps jeudi soir. La Fédération est sortie d’une réunion avec les représentants de l’Irlande,
du pays de Galles et de l’Écosse en annonçant que les négociations étaient en cours
pour intégrer le conseil de la Ligue celte
en qualité d’associée et non plus d’invitée
comme c’était le cas depuis quatre ans. Ce
serait la solution qui pourrait faire sortir
le rugby transalpin de l’impasse. Le prési-
dent Alfredo Gavazzi en avait assez de payer
une « taxe de participation » de 3 millions
d’euros. Puis il a obtenu de nouvelles conditions de participation pour les deux franchises italiennes : aucune obligation de garantie (800 000 €), réduction de la
contribution fédérale de 3,5 à 2,6 millions
d’euros par saison et possibilité d’aligner un
nombre majeur de joueurs étrangers.
AUCUN CONFLIT AVEC LES ZEBRE
Cette nouvelle donne inquiète les Vénitiens
qui craignent que la Fir impose d’autorité une
autre équipe à leur place, sans contrôle financier. Ils vivaient la garantie de 800 000 €
comme une protection : « Il y a des progrès
par rapport au silence des derniers mois mais
ceci n’est qu’un document technique et pas
un appel à candidature », a déclaré le président Amerino Zatta à La Tribuna et Il
Gazzettino. « Les éléments de transparence et
d’équité sont des garanties fondamentales
pour n’importe quel engagement sportif et
économique, lorsqu’on investit des sommes
considérables. » Trévise, durant des discussions préliminaires, avait demandé à recevoir la même contribution fédérale que celle
des Zebre pour la saison 2013-2014 (4 millions d’euros sur les 5,5 de budget total).
« Je n’ai aucun conflit avec la franchise des
Zebre. Mais la Fédération ne peut plus continuer à jouer à la fois le rôle d’organisme
institutionnel et celui d’acteur. »
L’adhésion de Trévise au nouveau projet
n’est donc pas acquise. Gavazzi a réaffirmé
une position bien claire : « Il n’y a que quatre endroits en Italie ou on peut jouer : Trévise,
Padoue, Rovigo et Rome. Jai du respect envers la Vénétie qui a donné, donne et donnera toujours des joueurs à l’équipe nationale.
Mais en tant que président fédéral, je dois
penser au reste de l’Italie. On ne fera pas
d’appel à candidature parce qu’on ne peut
plus attendre des mois. Par ces règles, nous
avons donné des certitudes et de la sérénité à
nos joueurs. Nous voulons deux franchises à
capital privé avec une aide fédérale. Parme serait déjà prêt à repartir l’été prochain. » ■
10-15
23-27
18-14
20-23
30-14
11-8
G.
12
12
10
9
8
7
6
6
5
4
3
0
N.
1
0
1
0
2
0
0
0
0
0
0
0
P. Bon.
1 5
2 6
3 2
5 4
4 4
7 7
8 9
8 6
9 5
10 7
11 3
14 4
14e journée (14-16 février)
Classement
1. Munster
2. Leinster
3. Ospreys
4. Glasgow
5. Ulster
6. Scarlets
7. Newport Dragons
8. Cardiff
9. Edimbourg
10. Trévise
11. Connacht
12. Zebre
Pts J.
53 14
50 14
45 14
41 12
41 13
28 13
24 13
23 14
23 12
19 13
17 14
14 14
31-19
Remis
20-27
11-7
36-8
75-7
G.
12
10
9
10
9
5
5
4
5
3
3
2
N.
0
1
1
0
0
1
0
1
0
1
0
1
P. Bon.
2 5
3 8
4 7
2 1
4 5
7 6
8 4
9 5
7 3
9 5
11 5
11 4
Italie
11e journée (2 février)
Viadana (o) - Rugby Reggio
FO Rome - Rovigo (o)
Capitolina Rome - Mogliano (o)
San Dona - Calvisano (o)
Padoue - Prato
Exempt : Lazio Rome
24-0
18-33
3-43
3-35
reporté
Classement
1. Rovigo, 50 pts ; 2. Calvisano, 40 pts ;
3. Mogliano, 37 pts; 4. Viadana, 34 pts ;
5. Prato, 32 pts; 6. Padoue, 23 pts ; 7.
FO Rome, 21 pts ; 8. San Donà, 20 pts;
9. Lazio Rome, 12 pts ; 10. Capitolina Rome,
5 pts; 11. Reggio Emilia, 1 pt.
Espagne
15e journée (15-16 février)
Gernika (o) - Hernani
Valladolid (o) - Vigo
Atletico Madrid (o) - El Salvador
Ordizia - Cisneros Madrid (o)
Santboiana - Getxo (d)
Santander (o) - Séville (o)
17-20
35-24
29-13
19-40
24-19
50-28
Classement
1. Valladolid, 61 pts ; 2. Santander, 56 pts;
3. Atlético Madrid, 47 pts ; 4. Cisneros
Madrid, 46 pts ; 5. El Salvador, 44 pts;
6. Ordizia, 38 pts ; 7. Getxo, 37 pts ;
8. Gernika, 33 pts; 9. Vigo, 26 pts;
10. Hernani, Santboiana, 25 pts; 12. Séville,
16 pts.
Belgique
10e journée (16 février)
Kituro Schaerbeek - Soignies
Asub Waterloo (o) - Boitsfort
25-11
31-16
23-11
49-12
Classement
1. Boitsfort, 39 pts ; 2. Dendermonde,
36 pts ; 3. Kituro Schaerbeek, 34 pts ;
4. Asub Waterloo, 30 pts ; 5. Soignies,
27 pts ; 6. Frameries, 10 pts ; 7. Liège, 9 pts ;
8. Coq mosan, 2 pts.
Japon
Finale (11 février)
Wildknights - Sungoliath
45-22
● Les Sungoliath de George Smith, Fourie
Du Preez et JP Pietersen ont perdu la finale
de Top League face aux Wildknights 45-22
(16-19) l’ancien club de Sonny Bill Williams et
actuel de Berrick Barnes, l’ancien Wallaby,
qui a inscrit 30 points à lui tout seul. C’est le
troisième titre de l’équipe basée à Ota.
En bref...
AUSTRALIE : QUADE COOPER
SORT SUR CIVIÈRE
Le dernier match de préparation des
Reds contre les Rebels (18-13) a failli
tourner au drame. Sur la dernière
action du match, l’ouvreur international
Quade Cooper a été victime d’un choc
violent avec le troisième ligne des
Rebels, Lopeti Timani et a dû être évacué sur civière avec une minerve pour
un traumatisme aux cervicales. Les
premiers examens n’ont révélé aucune
blessure et le joueur n’a jamais perdu
connaissance. Les médecins devaient
donner leur verdict lundi quant à la
présence éventuelle de Cooper contre
les Brumbies ce week-end.
LES ÉTATS-UNIS VEULENT
REJOINDRE LE TOURNOI B
Le patron du rugby états-unien Nigel
Melville s’est déclaré favorable à une
inclusion des États-Unis et du Canada
au prochain Tournoi B des 6 Nations.
L’ancien capitaine du XV de la Rose
déplore en effet le manque de possibilités offertes aux deux nations nordaméricaines de progresser. « La situation dans laquelle nous nous trouvons
actuellement est ridicule. L’IRB considère le Canada et les États-Unis
comme deux nations de l’hémisphère
Nord. En ce sens, nous pouvons disposer de nos internationaux durant les
cinq semaines des mois de février et
de mars octroyés par la règle 9. Mais
malheureusement, nous ne pouvons
affronter aucune sélection à cette
période. Voilà pourquoi nous aimerions jouer avec la Roumanie, la
Géorgie, la Russie, l’Espagne ou le
Portugal dans un Tournoi B renforcé. »
Par ailleurs, Melville s’est exprimé en
faveur d’un système de promotion et
de relégation entre le Tournoi B et son
grand frère jugé comme étant beaucoup trop fermé. « Les 6 Nations ont
besoin de se mettre à la page du
rugby moderne. Ce tournoi constitue
bel et bien la compétition phare de
l’hémisphère Nord mais c’est aussi
une fête privée à laquelle personne
d’autre n’est invité. Une relégation ne
serait pas la fin du monde. Croyezvous que les fans d’une des 6 Nations
s’offusqueraient de pouvoir se rendre
à New York, Sotchi, Tbilissi ou
Vancouver ? Durant la période entre
les Mondiaux, les États-Unis affrontent seulement une grande nation par
an. On ne nous donne pas la possibilité de nous améliorer. Pourquoi les
grandes nations européennes ne pourraient-elles pas disputer au moins un
test au mois de novembre chez l’une
des équipes du Tournoi B ? Ce serait
déjà un bon début. »
DIRECTION
Président, directeur de la publication : Jean-Michel Baylet
Vice-président : Bernard Maffre
Directeur délégué : Jacques Verdier
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Rédacteur en chef : Emmanuel Massicard Rédacteur en chef adjoint : Philippe Kallenbrunn
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21
LUNDI 17 FÉVRIER 2014 - MIDI OLYMPIQUE
Ovalie Fédérale 1 - 14e journée
Poule 1
Lille (o) - Nevers
Cognac - Vannes (d)
Dijon (d) - Bobigny
Massy (o) - Montluçon
Saint-Nazaire - St Jean-d'Angély
Classement
1. Massy
2. Nevers
3. Lille
4. Vannes
5. Montluçon
6. Bobigny
7. Saint-Nazaire
8. Cognac
9. St Jean-d'Angély
10. Dijon
Pts
56
51
48
38
29
26
25
25
17
11
J.
14
14
14
14
14
14
13
14
12
13
31-6
22-19
20-21
48-12
Remis
G.
11
11
10
8
5
5
5
5
4
1
N.
0
0
2
1
2
0
0
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0
P.
3
3
2
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9
8
8
8
12
Bo
10
6
3
2
1
1
1
0
0
0
Bd
2
1
1
2
4
5
4
3
1
7
● A l’instar des Oyonnaxiens deux échelons plus haut, les Angériens comptent désormais deux matchs de moins que la plupart des autres équipes de la poule puisque
le déplacement à Saint-Nazaire a été ajourné. Cognac profite de l’effet de calendrier pour
recoller au peloton. Une zone rouge au sein
de laquelle Bobigny fait la bonne affaire de
ce quatorzième acte. Un point, un tout petit point, mais un point d’une valeur inestimable pour les visiteurs qui prennent une
sérieuse option sur le maintien. De l’autre
côté du miroir si l’on peut dire, aucune surprise. Lille a repoussé les assauts neversois et Massy a probablement mis fin aux derniers espoirs de qualification montluçonnais.
Mine de rien, la situation se décante dans
le wagon de tête. Ph. A ■
Poule 2
CE WEEK-END
Bobigny - St-Jean-d’Angély
Cognac - Saint-Nazaire
Montluçon - Dijon
Nevers - Massy
Vannes - Lille
FÉDÉRALE 1B
Lille - Nevers (d)
16-12
Cognac (d) - Vannes
11-18
Dijon (d) - Bobigny
8-10
Massy (o) - Montluçon
47-5
Saint-Nazaire - StJean-d'Angély
Remis
Classement - 1. Massy, 62 pts, 14 m; 2. Lille, 60
pts, 14 m; 3. Nevers, 51 pts, 14 m; 4. Cognac, 45
pts, 14 m; 5. Vannes, 39 pts, 13 m; 6. Dijon, 27
pts, 13 m; 7. Bobigny, 18 pts, 14 m; 8. Montluçon,
12 pts, 14 m; 9. Saint-Nazaire, 11 pts, 12 m; 10.
StJean-d'Angély, 2 pts, 12 m.
Lille - Nevers
31 - 6
À LILLE - Samedi 18 heures - Lille bat Nevers 31-6 (10-6) Arbitre : M. Anselmi (Côte d’Argent).
2. Stolz (16. Bonet 46e), 1. Vaudaine (17. Neel, 64e).
LES MEILLEURS À Lille, Pierre, Turinui, Leblon, Faltrept, Pretkowski ;
à Nevers, Salavea, San Martin, Bosch, Vaudaine.
Lille : 3E Leblon (2e), Klur (54e), Kandé (72e) ; 2T Bourgeois (2e),
Dilhan, (72e) ; 4P Bourgeois (25e, 43e, 48e, 60e).
NEVERS : 1P James (37e) ; 1DG Duvallet (19e). Carton jaune :
Vitale (48e).
● La soirée fut belle, très belle même pour des Lillois qui ont pu faire
résonner à plein poumon l’hymne à Cô-Pinard, si cher aux carnavaleux. Avant de se grimer pour une joyeuse bande, ils avaient lancé
leur soirée de la meilleure manière en étouffant dès l’entame une formation de Nevers pourtant très solide. Une mêlée gagnée d’entrée, qui
mène à l’essai en moins de deux minutes de jeu. Un engagement de
tous les instants dans les regroupements, une conquête solide, de
belles inspirations derrière, il n’en fallait pas moins pour venir à bout
de Nivernais pourtant venus dans le Nord avec la volonté de l’emporter. Cerise sur la « binouze », le LMR repart avec le bonus offensif,
après deux autres essais en coin, fort bien construits. Voilà qui relance la course à la deuxième place. Guillaume DEPRECQ ■
LILLE 15. S. Romain ; 14. Kandé (18. Lefebvre 75e), 13. F. Romain,
12. Turinui, 11. Klur ; 10. Bourgeois (22. Dilhan 63e), 9. Faltrept
(21. Rémond 67e) ; 7. Peacock (19. Beaumont 50e), 8. Leblon (cap.),
6. Leo’o (20. Justumus 65e) ; 5. Pierre, 4. August ; 3. Pretkowski
(17. Sadon 70e), 2. Noé (16. Dienst 41e), 1. Rogers (23. Whitehall 70e).
NEVERS : 15. Duvallet ; 14. Maya, 13. San Martin, 12. Bosch (21. Galopin
64e), 11. Bonvalot ; 10. James (22. Smales 58e), 9. Viazzo (20. Nuxmalo
70e) ; 7. Wasserman (cap.) (19. Bastide 6e), 8. Salavea, 6. Vitale ;
5. Carpentier (18. Sigoire 56e), 4. Esclauze ; 3. Colati (23. Lakepa 30e),
Cognac - Vannes
22 - 19
À COGNAC - Dimanche 15 heures - Cognac bat Vannes 22-19
(6-13) - Arbitre : M. Coussan (Armagnac-Bigorre).
52e), 1. Pheliponneau (16. Cloostermans 40e).
LES MEILLEURS À Cognac, Cosson, Letellier, Couvret, Tardy, Aguilera,
Chiarabini ; à Vannes, Lourbery, Delangle, Negrillo, Le Barillier Mistura,
Burgaud.
Cognac : 1E Chiarabini (65e) ; 1T, 5P (2e, 25e, 44e, 55e, 57e) Williams.
Cartons blancs : Negrotto (30e), Pompermeier (37e), Millet (80e).
Carton jaune : Javelaud (51e).
Vannes : 1E Coletta (39e), 1T, 4P (6e, 21e, 48e, 57e) Le Barillier.
Carton blanc : Boudrel (37e).
● Cognac s’est opposé à Vannes l’un des ténors de la poule, avec
beaucoup de courage et de réalisme. Vannes a concrétisé sa domination territoriale en première mi-temps par deux pénalités et un essai.
Ce qui lui a permis de virer en tête à la pause. Mais après avoir fait de
la résistance pendant près d’une heure, les locaux sont devenus plus
entreprenants. Bien emmenés par Tardy, ils ont su tirer parti du peu de
balles qu’ils ont arraché en conquête, pour prendre la direction des
opérations (22-19 à la 65e) et finir plus fort que les Bretons. Lesquels ont
tout de même donné du fil à retordre à leurs hôtes jusqu’à la dernière
minute (80e+5). Une victoire difficile mais méritée et un pas de plus
vers le maintien. Gérard GUIDIER ■
COGNAC 15. Williams ; 14. Chiarabini, 13. Aguilera, 12. Lafite, 11. Séré
(22. Mousseau 73e) ; 10. Vergnaud, 9. Tardy ; 7. Couvret (16. Richard 45e),
8. Foucher (18. Béguier 45e), 6. Pompermeier ; 5. Cosson, 4. Letellier ;
3. Negrotto (17. Millet 45e), 2. Michaud (23. Engelbrecht 45e), 1. Javelaud.
VANNES 15. Fantini ; 14. Duplenne, 13. Burgaud, 12. Mistura
(22. Charmont 67e), 11. Coletta ; 10. Le Barillier (21. Ford 58e),
9. Payen ; 7. Farre, 8. Negrillo, 6. Bourdrel ; 5. Parker (19. Cochereau
52e), 4. Delangle ; 3. Pacheco (23. Grobler 45e), 2. Lourbery (17. Garcia
Dijon - Bobigny
20 - 21
À DIJON - Dimanche 15 heures - Dijon bat Bobigny 21-20
(10-0) - Arbitre : M. Lezin (Centre).
(20. Fotofili 60e) ; 5. Chapelle (18. Flanquart 68e), 4. Kanoukounou ;
3. Ninidze (23. Jacouton 51e), 2. Edwards (17. Fourot 51e), 1. Kohler
(cap.) (16. Touahri 77e).
Bobigny : 3E Doret (68e), Maurice (78e), Smidt (80e+1), 3T
Daguin.
Carton blanc : Maurice (49e). Carton jaune : Raynaud (62e).
Dijon : 2E Erinle (15e), Aït-Issad (58e) ; 2T, 2P (23e, 46e) Aït-Issad.
Carton blanc : Faivre (74e).
LES MEILLEURS À Bobigny, Tixier, Smidt, Doret; à Dijon, J. Jeuvrey,
Kohler, Robanakadavu.
● Impardonnables ! Menant 20 à 0 à la 68e minute, les Stadistes
concèdent finalement dans les arrêts de jeu une incroyable sixième
défaite à domicile qui les expédie en Fédérale 2. Avec l’aide du poteau puis de la transversale, Daguin transforme le dernier essai
balbynien inscrit par Smidt à la 80e+1 minute qui assure le hold-up
parfait à des Franciliens désormais proches du maintien. Jérôme
ROBLOT ■
BOBIGNY 15. Daguin ; 14. Maurice, 13. Doret, 12. Barbarit (21. Dicka
38e), 11. Lavergne ; 10. Pichot, 9. Saintenac (22. Tixier 60e) ; 7.
Auvergnas (cap.), 8. Wavrin, 6. Delage (18. Giacobbi 51e) ; 5. Wognitsch
(19. Raynaud 61e), 4. Smidt ; 3. Ferrer (17. Dufrenois 66e), 2. Lalanne
(16. Belloc 40e), 1. Bouhris (23. Boussetta 63e).
DIJON 15. J. Jeuvrey ; 14. Gauvain, 13. Paterson, 12. Erinle
(22. Bouvier 29e), 11. Maillochon ; 10. Aït Issad, 9. Rebelo (21. Cabus
68e) ; 7. A. Jeuvrey (19. Faivre 51e), 8. Robanakadavu, 6. Tonga
Massy - Montluçon
48 - 12
À MASSY - Dimanche 15 heures - Massy bat Montluçon 4812 (14-9) - Arbitre : M. Praderie (Côte basque-Landes).
(cap.), 9. Roussillon (20. Senio 52e) ; 7. Fontaine (19. Vachelard
65e), 8. Geldenhuys, 6. Arthus (23. Gelantina 35e-45e) ; 5. Tutaia,
4. Michaux (18. Prunie 58e) ; 3. Moreno (23. Gelantina 69e), 2. Ramoine
(17. Faure 58e), 1. Modebadze (16. Sipielski 69e).
Massy : 5E Desassis (5e), Vakaloa (56e), pénalité (67e), Hickey
(70e), Mendes (79e) ; 4T (56e, 67e, 70e, 79e), 5P (13e, 29e, 36e,
43e, 51e) Hickey. Carton blanc : Dadunashvili (34e).
Montluçon : 4P Pujo (10e, 15e, 23e, 41e). Cartons blancs :
Moreno (34e), Vachelard, 66e).
MASSY 15. Hickey ; 14. Rodrigues, 13. Dimartino (20. Zié 65e),
12. Ratinaud, 11. Vakaloa ; 10. Navarro (22. Mendes 54e) ; 9. Prier
(21. Coudol mt) ; 7. Sutiashvili, 8. Maleville (cap.) (19. Dibel 13e)
(17. Wende 35e-45e), 6. Desassis ; 5. Molitika (18. Aranguren 48e),
4. Purdy ; 3. Kuparadze (23. Ashvetia 69e), 2. Tadjer (16. Denoyelle
48e), 1. Dadunashvili (17. Wende 45e).
MONTLUÇON 15. Pujo ; 14. Catelin, 13. Williams, 12. Gigauri
(22. Pszonack 69e), 11. Cazot (21. Perrin 69e) ; 10. Worthington
Classement
1. Mâcon
2. Aubenas-Vals
3. Aix-en-Provence
4. Romans/Isère
5. Chambéry
6. La Seyne
7. La Voulte-Valence
8. Chalon/Saône
9. Vienne
10. Annecy
Pts
48
44
43
39
39
36
29
19
17
9
J.
14
13
14
14
14
13
14
14
14
14
G.
10
10
9
8
8
7
6
4
3
1
N.
0
1
1
2
1
1
0
0
0
0
41-3
12-12
37-22
23-14
9-6
P.
4
2
4
4
5
5
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13
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4
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3
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0
Bd
4
0
2
1
3
4
4
2
5
5
Romans-sur-Isère - Aubenas-Vals
LES MEILLEURS À Romans-sur-Isère, Talasinga, Munteanu, Scapaticci,
Vernissat ; à Aubenas-Vals, Wells, Merabet, Dorey, Marot.
ROMANS-SUR-ISÈRE 15. Dupont ; 14. Daunivuccu, 13. Thevenot
(22. Terchi 67e) ; 12. Lotito, 11. Vernissat ; 10. Guilhot (21. Quinnez
63e) ; 9. Besson (20. Servien 63e) ; 8. Talasinga, 7. Loutongo, 6. Bezert
(cap.) (19. Goumat 56e) ; 5. Munteanu (16. Pages 76e), 4. Koita (18. Mutel
68e) ; 3. Lea Aetoa, 2. Testa ; 1. Scapaticci (17. Ruyssen 55e).
AUBENAS-VALS 15. Beckal ; 14. Rolland, 13. Wemama Tao ; 12. Irazoqui ;
11. Andreu ; 10. Bourlieaud (21. Atramna-Monnet 55e) ; 9. Durif
● Aubenas-Vals a obtenu le match nul dans les arrêts de jeu. Les
Damiers prenaient le match à leur compte dès les premières minutes.
Déterminés, ils bousculaient les visiteurs. Jouant dans l’axe, ils mettaient à la faute des Albenasiens dépassés par le rythme de leurs adversaires. Vernissat par deux fois et Guilhot d’un drop astucieux permettaient à leurs coéquipiers de mener à la mi-temps. La deuxième période
était d’un autre calibre pour les Ardéchois. Dominateurs en mêlée, ils
cantonnaient par leur puissance les Romanais dans leur camps. En
manque de munitions, ces derniers subissaient la loi d’Aubenas-Vals.
Denis RAVANELLO ■
Aix-en-Provence - Chalon-sur-Saône
41 - 3
À AIX-EN-PROVENCE - Samedi 18 h 30 - Aix-en-Provence bat
Chalon-sur-Saône 41-3 (27-3). Arbitre : M. Bouzac (Alpes).
11. Grimaud ; 10. Catinot (22. Lebeault 60e), 9. Cabadaïs (20. Lopez
Herrero 60e) ; 7. Bayle, 8. Genevois (cap.) (18. G. Martin 60e), 6. Colas
(19. Maka 50e) ; 5. Bray, 4. Spencer (21. J. Martin 50e) ; 3. Wey (23. Alves
50e), 2. Susigan (16. Juillet 46e), 1. Battilana (17. Sovatabua 60e).
Aix-en-Provence : 5E Human (21e), Driollet (27e), Bruzulier (33e),
de pénalité (65e), Noutary (69e) ; 5T Kotze (21e, 27e, 33e), Latapie
(65e, 69e) ; 2P Kotze (3e, 12e). Carton jaune : Driollet (49e, brutalité).
Chalon-sur-Saône : 1P Paquelet (1re). Cartons blancs : Battilana
(19e, faute technique), Maka (63e, antijeu). Carton jaune :
Sovatabua (72e, brutalité).
AIX-EN-PROVENCE 15. Noutary ; 14. Zebango, 13. Vakacegu,
12. Jacquet, 11. Human (20. Labarthe 51e) ; 10. Kotze (21. Latapie 60e),
9. Bruzulier (22. Cecot 60e) ; 7. Longépée, 8. Kerroum (19. Barriol 67e),
6. Driollet (cap.) ; 5. Mynhardt, 4. Carrier (18. Beun 75e) ; 3. Cossia
(23. Albertse 70e), 2. Colliat (16. Jean 51e), 1. Turini (17. Louis 70e).
CHALON-SUR-SAÔNE 15. Paquelet ; 14. Marot, 13. Renaud, 12. Takaï,
PUIS 9,90€
PAR MOIS*
À MACON - Dimanche 15 heures - Mâcon bat La Seyne-surMer 23-14 (13-14) - Arbitre : M. Guillaume (Flandre).
Mâcon : 2E Le Bourhis (11e), Fourie (80e) ; 2T, 3P Le Bouhis (4e,
22e, 76e). Cartons jaune : Vaioleti (36e).
La Seyne-sur-Mer : 1E Mouchel (43e) ; 3P (7e, 14e, 20e) Arniaud.
Cartons blancs : Mendy (47e), Escriba (67e), Doukbi (74e).
Carton jaune : Escriba (81e).
MÂCON 15. Fourie ; 14. Le Bourhis, 13. Mathuriau, 12. Baleinadogo
11. Galland (21. Brunel 62e) ; 10. Achahbar, 9. Campeggia (cap.) ;
7. Aguilar, 8. Vaioleti (22. Mahuet 79e), 6. Pommerel ; 5. Charlon
(18. Salellas 52e), 4. Birembaut ; 3. Kopaliani (16. Toke 60e), 2.
Blanchard, 1. Popescu (23. Latu 25e).
LA SEYNE-SUR-MER 15. Santolini ; 14. Mouchel, 13. Falconetti,
12. Medina (22. Saorine 52e), 11. Horb (21. Peuchaud 70e) ; 10.
Arniaud (cap.), 9. Chambon (20. Delmonte 70e), 7. Mendy (19. Sourice
*prélèvement toutes les 4 semaines
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● L’anecdote voudra que Chalon-sur-Saône aura mené une minute
pendant ce match. La première ! Ensuite, la furia aixoise a pris le dessus en jouant devant pour mener les visiteurs à la faute ! Et comme
face à Annecy, le week-end dernier, les Aixois ont scoré rapidement
pour faire la course en tête et jouer libérés. Trois essais en première période et le sentiment d’avoir fait le boulot en étant sérieux dans tous
les secteurs. Sans s’arrêter, les partenaires de Driollet ont poursuivi
leur travail de sape en deuxième période pour plier définitivement les
débats. Denis GHIGO ■
23 - 14
70e), 8. Orméa (1. Marimon 81e), 6. Willem ; 5.Sénac (18. Doubki 60e),
4. Archimbeau ; 3. Paoli (23. Kervarec 57e), 2. Traversa, 1. Marimon
(17. Escriba 53e-67e).
LES MEILLEURS À Mâcon, Le Bourhis, Popescu, Birembaut ; à La
Seyne-sur-Mer, Arniaud, Traversa, Marimon.
● Mâcon entamait bien son match puisque sur le premier ballon écarté, Le Bourhis, allait en terre promise à la 11e minute. Mâcon maîtrisait mais le rythme manquait. Aussi La Seine-sur-Mer restait dans
la course grâce à son buteur. À la 42e minute, Orméa au sortir d’une
mêlée, échappait au plaquage pour servir Mouchel et 14 à 13 pour
les visiteurs aux Citrons. À la reprise, Mâcon s’activait, mais les visiteurs installés dans un faux rythme brouillaient les pistes quand
l’ASM leur rendait systématiquement la balle. Ce n’est qu’après
une pluie de cartons en fin de match que Mâcon l’emportait. JeanLuc FERRET ■
Vienne - Annecy
À VIENNE - Dimanche 15 heures - Vienne bat Annecy 9-6
(6 3) - Arbitre : M. Petrescu (Roumanie).
Chambéry - La Voulte-Valence
(achat possible au numéro)
LES MEILLEURS À Aix-en-Provence, Carrier, Driollet, Kerroum, Jacquet,
Zebango ; à Chalon-sur-Saône, Genevois.
Mâcon - La Seyne-sur-Mer
VIENNE 15. Boissière (21. E. Bard 74e), 14. Chaix, 13. Walsh,
12. Suniula (22. Halse 72e), 11. N’Gog ; 10. Kvirikashvili, 9. Campeggia
(20. Aubeneau 52e) ; 7. Ca. Massot (19. Burat 70e), 8. Kaino, 6. Henri ;
5. D’alfonso, 4. Allard (18. Cl. Massot 66e) ; 3. Meyrieu (23. Greff
52e), 2. Gibierge (17. Bobryk 41e), 1. Vaipulu (16. Argoud 52e).
ANNECY 15. Gidel; 14. Sudan (22. Marin 69e), 13. Charvat, 12. Klouchi
(20. Perrod 60e), 11. Tiroteo (21. Serieys 65e); 10. C. Vigne, 9. Ninet;
7. Kordielewski, 8. Lebas (19. Perruisset 47e), 6. Donzé (18. Decarre
65e); 5. De Bruin, 4. Ruys; 3. Batigne, 2. Avettand, 1. Kutarashvili
€
12 - 12
Romans-sur-Isère : 3P Vernissat (3e, 7e, 69e) ; 1DG Guilhot (13e).
Cartons blancs : Loutongo (22e), Munteanu (45e). Carton jaune :
Lea ‘Aetoa (52e).
Aubenas-Vals : 1E de pénalité (56e), collectif (80e+1) ; 1T Beckal
(56e). Carton blanc : Wells : (11e).
● Jusqu’à la 56e minute, aidé un peu par Massy et soutenu par la
constance de son buteur Pujo, Montluçon est parvenu à se maintenir à niveau. Jusqu’à ce que l’un des éclairs de Vakaloa, favorisé
par une belle récupération sous une chandelle de l’arrière Mendes,
fasse pencher de façon définitive la victoire dans le camp du leader.
Un essai de pénalité (67e), un essai de Hickey (70e) et puis un dernier marqué par Mendes (79e), sur une course solitaire de 60 mètres, permettaient aux Massicois de s’offrir leur dixième bonus offensif. Guillaume CYPRIEN ■
LE 1ER
MOIS
FÉDÉRALE 1B
Aix-en-Provence (o) - Chalon/Saône
47-5
Romans/Isère (o) - Aubenas-Vals
27-13
Chambéry - La Voulte-Valence (d)
17-13
Mâcon (o) - La Seyne
25-14
Vienne - Annecy
28-12
Classement - 1. Mâcon, 52 pts, 14 m; 2.
Romans/Isère, 49 pts, 14 m; 3. Aix-en-Provence,
48 pts, 14 m; 4. La Seyne, 39 pts, 13 m; 5.
Chambéry, 35 pts, 14 m; 6. Aubenas-Vals, 22 pts,
13 m; 7. La Voulte-Valence, 22 pts, 14 m; 8.
Annecy, 16 pts, 14 m; 9. Chalon/Saône, 15 pts,
13 m; 10. Vienne, 11 pts, 13 m.
(20. Helmer 62e) ; 8. Marot (cap.), 7. Pleindoux ; 6. Letail ; 5. Ceyte
(18. Plataret 60e), 4. Taverna ; 3. Merabet (23. Holtzinger 62e), 2. Dorey
(17. Suarez 60e), 1. Wells (16. Guaresse 67e).
LES MEILLEURS À Massy, Kuparadze, Purdy, Desassis, Ratinaud,
Vakaloa, Hickey, Mendes ; À Montluçon, Arthus, Moreno, Williams.
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CE WEEK-END
La Voulte-Valence - Annecy
Aubenas-Vals - Aix-en-Provence
Chalon/Saône - Chambéry
La Seyne - Romans/Isère
Mâcon - Vienne
À ROMANS-SUR-ISÈRE - Samedi 16 h 30 - Romans-sur-Isère et
Aubenas-Vals font match nul 12-12 (9-0). Arbitre : M. Marboh
(Provence).
Vienne : 3P Kvirikashvili (15e, 24e, 80e+4).
Carton jaune : Greff (55e).
Annecy : 2P Ninet (38e, 80e).
Carton Blanc : Vigne (65e). Carton rouge : Batigne (77e).
Tout Midol en numérique !
1
Aix-en-Provence (o) - Chalon/Saône
Romans/Isère - Aubenas-Vals
Chambéry (o) - La Voulte-Valence
Mâcon - La Seyne
Vienne - Annecy (d)
● Comme la logique des pronostics pouvait
le laisser préssentir, Vienne a remporté la
session entre mal-classés. De quoi faire le
break définitif au dépens du vaincu haut-savoyard, et se rapprocher du premier non-relégable bourguignon. Il n’y a pas eu de surprise en effet dans le fief des anciens
pensionnaires du Pro D2 où Chalon-sur-Saône
a sombré corps et âme. La réception de l’autre promu alpin, Chambéry, aura l’allure d’un
quitte ou double. Des Chambériens qui ont
aisément disposé de la coalition drômo-ardéchoise et peuvent ainsi prétendre à participer à une nouvelle phase finale. Romans,
tenu en échec par le proche voisin albenassien, sait à quoi s’attendre tandis que Mâcon
détient plus que jamais le leadership de cette
subdivision à la faveur de son succès sur la
Seyne-sur-Mer. Ph. A. ■
9-6
(16. Botha 57e).
LES MEILLEURS À Vienne, Kaino, Kvirikashvili, D’Alfonso, N’Gog ;
à Annecy, Kutarashvili, Ninet, Charvat.
● Match de bas de classement sur les bords du Rhône avec une première mi-temps à l’image du temps, triste et sans âme entre deux
équipes en plein doute. Vienne tournait en tête à la pause, Kvirikashvili
ayant concrétisé les rares temps forts d’une équipe tétanisée par l’enjeu. C’est au contraire Annecy qui s’était procuré les meilleures occasions d’essai, notamment par Tiroteo qui passait en touche d’un
cheveu. Le début de seconde période était entièrement à l’avantage des visiteurs mais leur domination demeurait stérile. L’arbitrage ne contribuait pas à éclaircir les débats et Kvirikashvili enquillait la pénalité de la gagne au bout du temps additionnel des
40 mètres suite à une faute en mêlée. Vienne peut continuer à croire
au maintien en Fédérale 1. Bernard DELAMPLE ■
37 - 22
À CHAMBERY - Dimanche 15 heures - Chambéry bat La VoulteValence 37-22 (10-16) - Arbitre : M. Crapoix (Bourgogne).
4. Mather (18. Charlier 48e) ; 3. Oliver, 2. Piraux (16. Gonzalez 40e-75e,
23. Didier 75e), 1. Gouagout (17. Balan 30e).
Chambéry : 4E Gauci (22e, 68e), Pongi (44e), Perez-Galéone (75e) ;
4T, 3P (11e, 52e, 67e) Decarre. Carton blanc : Perez-Galeone (40e).
La Voulte-Valence : 1E L. Allegre (40e) ; 1T Vilaret ; 4P Vilaret (9e,
24e, 28e), Grenier (57e) ; 1DG Vilaret (47e). Carton blanc : Habert
(38e). Cartons jaunes : Tamghart (64e), Gonzalez (67e).
LES MEILLEURS À Chambéry, Tarogi, Gonzalez, Pongi ; à La VoulteValence, Ameur, Passaportis, Vilaret.
CHAMBÉRY 15. Decarre ; 14. Pongi, 13. Michelluzzi, 12. Mangione,
11. Gauci ; 10. D’Andréa (22. Silago 70e) ; 9. Colliat (21. Arthus 59e) ;
7. Blanc-Mappaz (18. Saglio 59e), 8. Perez-Galeone (cap.), 6. Rey-Gorrez ;
5. Gonzalez (20. Koroilogavatu 60e), 4. Souvent ; 3. Crozat, 2. Kutil,
1. Caldaroni (16. Lafuye 52e).
LA VOULTE-VALENCE 15. L. Allegre ; 14. Rolland (20. Bard 72e),
13. Tamghart, 12. Labbi, 11. J.-M. Alcade ; 10. Vilaret (21. Grenier 56e),
9. B. Alcade ; 7. Verschelden, 8. Ameur (cap.), 6. Habert ; 5.Passaportis,
● Les Chambériens ont assuré la victoire dans le dernier quart d’heure
d’une rencontre qui a tenu en haleine le public nombreux malgré le temps.
Dominateurs dans la première partie, les locaux n’ont pas su conclure leurs
temps forts, soit par excès d’individualisme soit par de mauvais choix
dans la construction finale. Au contraire les visiteurs hyper réalistes ont
marqué des points à chacune de leur incursion dans le camp adverse, menant ainsi à la pause. Lors de la deuxième partie, les Chambériens franchissaient la ligne d’en-but peu après la reprise et par deux fois dans le
dernier quart d’heure, en supériorité numérique il est vrai. Supériorité
numérique que l’arbitre avait retardée au maximum en permettant aux
visiteurs de défendre souvent de manière illégale. Paul RAGINEL ■
22 Ovalie Fédérale 1 - 14e journée
Poule 3
Montauban (o) - Hendaye
Périgueux - Langon
Limoges - Lormont (d)
Rodez - Lavaur
St-Jean-de-Luz - Tulle
Classement
1. Montauban
2. Langon
3. Périgueux
4. St-Jean-de-Luz
5. Rodez
6. Limoges
7. Tulle
8. Lormont
9. Lavaur
10. Hendaye
Pts
66
39
33
33
31
30
27
27
23
13
40-0
24-12
34-27
19-8
24-24
J.
14
13
14
14
14
13
14
14
14
14
G.
14
9
6
7
7
6
5
5
4
2
N.
0
0
2
1
0
1
2
1
0
1
P.
0
4
6
6
7
6
7
8
10
11
Bo
10
1
1
1
0
0
0
0
2
0
Bd
0
2
4
2
3
4
3
5
5
3
● Autant le proche voisin albigeois a de quoi
sauver sa tête à l’échelon supérieur, autant ça
commence à sentir un petit peu le sapin du côté de Lavaur. Non seulement les riverains de
l’Agoût ont baissé pavillon à Paul-Lignon,
mais le concurrent direct tulliste fait la bonne
opération en partageant les points sur le littoral basque. Et comme le promu girondin ramène en outre un point de bonus défensif
des plus précieux de son périple limougeaud,
il va falloir multiplier les prouesses dans le
haut-lieu qui vit éclore Emile Ntamack et
Bruno Dalla-Riva. pour le reste, rien d’exceptionnel à signaler. Montauban n’a fait qu’une
bouchée du moribond hendayais alors que
Périgueux s’est repositionné dans l’optique
de la « qualif’». Langon, qui compte un match
de moins, peut toutefois voir venir. Ph. A. ■
Poule 4
CE WEEK-END
Périgueux - Limoges
Hendaye - Lormont
Langon - St-Jean-de-Luz
Lavaur - Montauban
Tulle - Rodez
Castanet - Valence-d'Agen
Hagetmau - Tyrosse
Lannemezan - Oloron (d)
Lourdes (d) - Bagnères-de-Bigo.
Mauléon - Blagnac
FÉDÉRALE 1B
Montauban - Hendaye
Forf. 2
Périgueux (o) - Langon
35-3
Limoges - Lormont
Remis
Rodez - Lavaur (d)
14-12
St-Jean-de-Luz - Tulle (d)
23-20
Classement - 1. St-Jean-de-Luz, 56 pts, 14 m; 2.
Périgueux, 53 pts, 14 m; 3. Montauban, 46 pts,
14 m; 4. Lormont, 36 pts, 14 m; 5. Tulle, 33 pts,
14 m; 6. Langon, 29 pts, 13 m; 7. Lavaur, 22 pts,
14 m; 8. Limoges, 21 pts, 13 m; 9. Hendaye, 19
pts, 14 m; 10. Rodez, 12 pts, 14 m.
Montauban - Hendaye
LUNDI 17 FÉVRIER 2014 - MIDI OLYMPIQUE
40 - 0
Classement
1. Tyrosse
2. Oloron
3. Lannemezan
4. Bagnères-de-Bigo.
5. Castanet
6. Valence-d'Agen
7. Blagnac
8. Lourdes
9. Mauléon
10. Hagetmau
Pts
51
45
39
36
35
33
31
18
18
17
J.
14
14
14
14
13
13
14
14
14
14
G.
10
10
8
7
7
7
6
4
4
4
Remis
19-27
16-13
12-13
21-11
N.
2
1
1
0
0
0
0
0
0
0
P.
2
3
5
7
6
6
8
10
10
10
Bo
5
1
0
2
2
1
3
0
0
0
Bd
2
2
5
6
5
4
4
2
2
1
● On le dit et on le répète, oui, Mauléon peut
encore passer au-dessus de la ligne de flottaison. Ainsi, victorieux de leurs hôtes de la
banlieue toulousaine, les protégés de Yannick
Vignette et Christian Etchebarne bénéficient
par ailleurs du coup de pouce donné par l’allié objectif de service. Bagnères, en l’occurrence. Après avoir remporté le premier acte
sur les bords de l’Adour, voilà que les Bagnérais
récidivent dans la Cité mariale ! Un rival de plus
à prendre en compte donc pour Lannemezanais,
Castanéens et Valenciens. Si les premiers
nommés ont bien négocié le redoutable obstacle béarnais, leurs homologues midi-pyrénéens devront attendre le 2 mars voire davantage pour en découdre. Enfin, victoire du
leader tyrossais dans le derby au somet du
département des Landes. Ph. A. ■
12 - 13
6. F. Ibarburu ; 5. Couriol (18 Delmas mt), 4. Dejean ; 3. Hiriart (23. Giorgadze
48e), 2. Courade (16. Cazet 4e), 1. S. Ibarburu (17. Legras mt).
À LOURDES - Dimanche 15 h 40, Bagnères-de-Bigorre bat
Lourdes 13-12 (0-6). Arbitre : Mme Bigarran (Midi-Pyrénées).
Montauban : 6E Sergueev (7e), Tafernaberry (17e), A. Domenech
(25e, 40e+2), Larroque (35e), Urruty (79e) ; 5T Dunlop (7e, 17e,
25e, 35e, 40e+2).
Hendaye : carton blanc : Hiriart (40e+1).
LES MEILLEURS À Montauban, Tafernaberry, Ruel-Gallay, A. Domenech,
Biscay, Sergueev ; à Hendaye, Yachvili, Zubizarreta, Giorgadze, Legras.
Bagnères : 1E Malaguradze(60 e); 1T, 2P Darragnou (55e, 80e).
Lourdes : 4P Pouey (3e, 17e, 50e, 76e).
● En accueillant la lanterne rouge à Sapiac, les Montalbanais se
devaient de faire valoir leurs ambitions en pratiquant un jeu complet. Ils n’ont pas failli à leur réputation, manifestant un bon esprit
offensif face à des Basques qui n’étaient pas venus jouer les seconds rôles. À la 25e, le bonus offensif était déjà dans l’escarcelle des
Sapiacains. Le match avait livré, sans surprise, son dénouement à la
pause. Avec des changements judicieux en première ligne à la reprise,
Hendaye fait meilleure figure. Le jeu paraît plus équilibré et les
Basques ne subissent plus jusqu’à la 79e où ils s’avouent vaincus face
à la déferlante verte et noire qui envoie Urruty derrière la ligne.
Christian STIERLÉ ■
LOURDES 15. Pouey ; 14. C.Giordano, 13. D.Giordano, 12. Brua,
11. Dumestre ; 10. Capblancq (21. Ralulu 70e), 9. Lopez ; 7. Lizon
(18. Cassou 67e), 8. Chabat (19. Pays 54e), 6. Lasserre (cap.) ; 5. Dastugues,
4. Moreau ; 3. Greyling (23. Da Costa 54e), 2. Irigoyen, 1. Miro
BAGNÈRES-DE-BIGORRE 15. Daragnou ; 14. Manse (22. Cayrolle
70e), 13. Malaguradze, 12. De la Fuente, 11. Jourdan (21. Puigmal
64e) ; 10. Dubarry, 9. Arnaune ; 7 Geledan, 8. Cazorla (20. Cossou
55e), 6. Arino (19. Bonnecarrère 54e) ; 5. Pettigiani (18. Gumez 60e ),
4. Brua (cap.) ; 3. Szabo ( 23. Mchedlishvili 54e), 2. Maisuradze
(16. Junca 54e), 1. Saayman (17 Simon 54e).
Périgueux - Langon
24 - 12
FÉDÉRALE 1B
Castanet - Valence-d'Agen
Remis
Hagetmau - Tyrosse
11-24
Lannemezan (o) - Oloron
43-0
Lourdes - Bagnères-de-Bigo. (o)
0-35
Mauléon - Blagnac
14-26
Classement - 1. Bagnères-de-Bigo., 54 pts, 14
m; 2. Lannemezan, 51 pts, 14 m; 3. Tyrosse, 46
pts, 14 m; 4. Blagnac, 43 pts, 14 m; 5. Castanet,
29 pts, 13 m; 6. Hagetmau, 28 pts, 14 m; 7.
Oloron, 27 pts, 14 m; 8. Mauléon, 18 pts, 14 m; 9.
Lourdes, 12 pts, 14 m; 10. Valence-d'Agen, 12
pts, 13 m.
Lourdes - Bagnères-de-Bigorre
À MONTAUBAN - Samedi 18 h 30 - Montauban bat Hendaye
40-0 (35-0). Arbitre : M. Rozier (Auvergne).
MONTAUBAN 15. Tafernaberry ; 14. Platek, 13. Tupuola, 12. F. Domenech,
11. Ruel- Gallay (20 Diarra 24e-29e ; 48e) ; 10. Dunlop (21. Laplace
48e), 9. Larroque (22. Urruty mt) ; 7. A. Domenech, 8. Biscay (cap.),
6. Delarue (19. Barthère, 52e) ; 5. Sergueev (18. Mazet 52e). 4 Penalva ;
3. Make (16. Bousignac 52e), 2. Ladhuie (23. Philippart mt), 1. Agnesi
(17. Tekassala mt).
HENDAYE 15. Bainçonau (22. Aldalur mt) ; 14. Sallaber, 13. Gaillardet
(21 Gavillon 50e), 12. Nieucel, 11. Discazeaux ; 10. Mondela, 9. Laurent
(20 Yachvili 50e) ; 7. Lagenèbre, 8. Zubizarreta (cap.) (19 Labarthe 46e),
CE WEEK-END
Bagnères-de-Bigorre - Hagetmau
Castanet - Mauléon
Oloron - Lourdes
Tyrosse - Blagnac
Valence-d’Agen - Lannemezan
LES MEILLEURS À Bagnères-de-Bigorre, Malaguradze ; à Lourdes, Pouey.
● Lourdes virait en tête à la pause, réussissant deux pénalités par
Pouey tandis que Malaguradze s’avérait malheureux dans quatre tentatives pourtant dans ses cordes Mais il devait se racheter en marquant
le seul essai du match sur interception, dans ses 45 mètres. Son sprint
ne laissait aucune chance aux défenseurs du FCL. Les visiteurs faisant preuve d’un plus grand réalisme que les locaux laissant échapper deux occasions nettes d’essai avortées suite à une passe mal assurée (4e) et un ballon lâché au moment d’aplatir (41e). Daragnou
suppléant Malaguradze pour Bagnères et Pouey pour Lourdes meubleront le score, au pied. Comme souvent en pareil cas, l’enjeu a pris
le pas sur le jeu même si certaines séquences ont enthousiasmé le public. Reste que ce seul point d’écart comble de joie les Bagnèrais, celui du bonus défensif pris par le FCL n’étant pas accueilli de la même
façon. Michel CORSINI ■
Lannemezan - Oloron
16 - 13
À PÉRIGUEUX - Samedi 18 h 30 - Périgueux bat Langon 24-12
(9-6). Arbitre : M Bruyère (Pays de Loire).
71e) ; 5. Martin, 4. Hubert (18. Fouquet 48e) ; 3. Monpouillan (23. Baquet
58e), 2. Garcia (16. Dospital 61e), 1. Badel (17. Audigon 58e).
À LANNEMEZAN - Dimanche 15h15 - Lannemezan bat Oloron 1613 (13-6). Arbitre : M. Chiodi-Schroder (Périgord-Agenais).
Mazières ; 3. Pénigaud (23. Lapène 53e), 2. Vitalla (16. Porte-Laborde
53e), 1. Monnier (17. Berhabe 53e).
Périgueux : Périgueux : 2E Lafitte (72e), André (80e + 3) ; 1T (72e),
4P (6e, 25e, 30e, 67e) Tallet. Carton jaune : Spies (70e).
Langon : 3P (9e, 18e, 57e), 1DG (50e) Lavie. Carton jaune : Lavie
(30e). Carton blanc : Dessis (40e).
LES MEILLEURS À Périgueux, Lafitte, R Rongiéras, Donnars, Cros,
Bolenaivalu, Guion, Brindel, Mathieu ; à Langon, Beauvalon, Bastelica,
Lavie, Dessis, Martin, Fouquet, Badel.
Lannemezan : 1E Quintana (36e) ; 1T, 2P (9e, 13e), 1DG (72e)
Dasque.
Oloron : 1E Cruzalèbes (59e) ; 1T, 1P (7e) Séré-Peyrigain ; 1DG
Claverie (18e)
LES MEILLEURS À Lannemezan, Doumenjou, Seite, Lin, Cieutat,
Quintana ; à Oloron, Casassus, Tauzin, Dourau, Claverie
PÉRIGUEUX 15. R. Rongiéras (21. André 54e) ; 14. Lafitte, 13. Zibzibadzé,
12. Manteaux, 11. Escoffier ; 10. Tallet, 9. Brouqui (20. Hueber 59e) ;
7. H. Rongiéras (cap.), 8. Cros (19. Bolenaivalu 61e), 6. Donnars ; 5. Kénil
(18. Pace 69e), 4. Spies ; 3. Mathieu (23. Gabélia 77e), 2. Brindel
(16. Campergue 63e), 1. Guion (17. Sahli 63e).
LANGON 15. Beauvalon ; 14. Chiarandini (22. Guiraud 54e), 13. Lacaze,
12. Bastelica, 11. Balangué ; 10. Lavie, 9. Inda (21. Cabannes 63e) ;
7. Berthélémy (19. Mogès 58e), 8. Dessis (cap.), 6. Lauseille (20. Gach
● Le Périgourdins ont du attendre les dix dernières minutes de la rencontre pour se défaire d’une belle équipe langonnaise. Les Capistes
ont fait preuve d’une belle détermination et d’une grande solidarité.
C’est un exploit personnel de l’ailier périgourdin Pierre Lafitte qui se jouant
de la défense visiteuse permettra au locaux de se détacher au score 1912. Les girondins lutteront jusqu’au bout mais un ballon perdu fera le
bonheur des ciel et blanc qui scelleront le sort de la rencontre par un
ultime essai de Sylvain André. Philippe SALON ■
Saint-Jean-de-Luz - Tulle
À SAINT-JEAN-DE-LUZ - Dimanche 15 h 15 - Saint-Jean-de-Luz
et Tulle font match nul 24-24 (15-12). Arbitre : M. Masse (Côte
d’Azur).
Saint-Jean-de-Luz : 8P Iturriria (7e, 14e, 27e, 34e, 40e, 44e, 54e,
60e). Cartons jaunes : Sohet (2e), Fabre (70e). Carton blanc :
Juanicotena (67e).
Tulle : 8P Noilhac (18e, 21e, 31e, 36e, 48e, 57e, 69e, 74e). Carton
jaune : Balthazar (2e). Cartons blancs : Papon (10e), Moala (61e).
SAINT-JEAN-DE-LUZ 15. Niquet ; 14. David, 13. Etcheverigaray,
12. Marticorena (cap.), 11. Miura (22. Ibarburu 54e) ; 10. Iturriria ; 9.
Roige (20. Alliot 51e) ; 7. Juanicotena, 8. Sohet, 6. Irissou (19. Elissalde
51e) ; 5. Vial (18. Fabre 51e), 4. Elgoyhen ; 3. Dupont (17 Haramburu
51e), 2. Vivensang (16. Lagain 54e), 1. Nerocan.
24 - 24
TULLE 15. Geraudie ; 14. Lagnoux, 13. Noon, 12. Vialle, 11. Noailhac ;
10. Papon ; 9. Farfart (20. Lescure 72e) ; 7. Balthazar (cap.), 8. Domingo,
6. Bonvoisin (19. Lecalvez 68e) ; 5. Demoulin, 4. Lafont (18. Payrat 61e) ;
3. Tafili (23. Moala 48e), 2. Lozupone (C. Pouget 75e), 1. Cadieu (17.
Rosolini mt).
LES MEILLEURS À Saint-Jean-de-Luz, Iturriria, David, Elgoyhen, Fabre ;
à Tulle, Farfart Lagnoux, Noailhac, Lozupone.
● Les visiteurs étant bien décidés à faire un coup en terre basque, ont
énormément perturbé les sorties de balles luziennes. Le SJLO a été
incapable d’accélérer le jeu. Le duel des buteurs ne départagera pas les
deux équipes. Les Basques n’arrivant pas à prendre le large, ils remettront à chaque fois Tulle dans la partie en commettant trop de fautes.
Christophe LEBRUN ■
Rodez - Lavaur
À RODEZ - Dimanche 15h30 - Rodez bat Lavaur 19-8 (3-0) Arbitre M Jouvenoz (Alpes).
Rodez : 1E Poujol (41e) ; 3P (50e, 63e, 74e), 1DG (8e) Boscus.
Carton blanc : Badiu (32e), Alazard (65e).
Lavaur : 1E Albouy (70e) ; 1P Jalabert (47e). Carton blanc Lavaur:
Laporte (78e)
RODEZ 15.Favre-Trosson, 14. Poujol, 13.Criotier, 12. Pallares (21. De
Barros 41e), 11. Pratmarty, 10. Boscus, 9. Molinié (22.Lacombe 78e),
8. Auréjac, 7. Alazard (19. Fabre 76e), 6. Martin, 5. Lacassagne (18.
Bajja 59e), 4. Teriitahoia, 3. Donadze (16. Piorkowska 48e), 2. Theron,
1. Badiu (23 . Chellat 48e)
LAVAUR 15. Atche, 14. Bousquet, 13.Omez (22.Laziès 61e), 12.
Conduché, 11. Harambillet, 10. Jalabert, 9. Albouy, 8. Rey, 7 . Peguillan,
6. Galinier, 5. Gauthier, 4. Dachary, 3. Faurois (23. Bertrand 64e), 2.
Limoges - Lormont
19 - 8
Fourtine (16.Bortolozzo 74e) , 1. Ségur (17.Laporte 59e)
LES MEILLEURS À Rodez, Boscus, Donadze, Martin, Teriitahoia ; à
Lavaur, Albouy, Dachary, Galinier
● Les joueurs tendus par l’enjeu d’une rencontre, au goût de maintien
en Fédérale 1, n’ont pas été en mesure de se libérer. Rodez a tenté d’imposer sa puissance d’entrée mais la résistance des visiteurs a contrarié les locaux. Aussi, la rencontre s’est jouée sur des détails comme
une faute de défense tarnaise en tout début de seconde mi-temps
amenant un essai ruthénois. De plus,crispé, le buteur tarnais n’était
pas dans un grand jour. Enfin, en seconde période, Rodez a su mettre
les ingrédients de sérieux pour éviter toutes mauvaises surprises.
Réaliste, le buteur aveyronnais, Boscus a largement contribué à la
victoire de ses couleurs.Le tout donne une victoire ruthénoise sur un
Lavaur de plus en plus inquiet pour son avenir. Stéphane HUREL ■
34 - 27
À LIMOGES - Dimanche 15 heures - Limoges bat Lormont 34-27
(14-12). Arbitre : M. Puharre (Béarn).
(Dinga 56e), 4. Porterie (18. Peters mt) ; 3. Davies (16. Dhari 52e),
2. Hughes (17. Guerrero 56e), 1. Rouhet (17. Labbe, mt).
Limoges : 4E Matéi (16e), Samba (43e), Tavalea (51e), Leite
(63e) ; 1T (51e), 4P (1e, 9e, 30e, 58e) Durcan. Carton jaune : Rai
(40e).
Lormont : 2E Deguin (53e), Peters (70e) ; 1T Arthaud ; 5P Arthaud
(4e, 12e, 33e, 40e), Lamarque (76e). Carton blanc : Beyries (46e).
LES MEILLEURS À Limoges, Martins, Aisake, Samba, Tavalea, Dubois ;
à Lormont, Labbe, Forgues, Arthaud.
LIMOGES 15. Durcan ; 14. Matéi (21. Gervais 17e), 13. Dubois, 12. Tini
(22. Caussimont 69e), 11. Taofifenua ; 10. Douvesy, 9. Leite ; 7. Cros
(17. Pradeau 49e-52e), 8. Tavalea (18. Chaouch 64e), 6. Samba (cap.) ;
5. Aisake, 4. Duthu (19. Masurel mt) ; 3. Martins (23. Smit 55e), 2.
Vermaas (16. Viozelange 52e), 1. Rai (17. Pradeau, 57, 1.Rai 71e).
LORMONT 15. Lamarque ; 14. Duluc, 13. Poggi, 12. Ranwez (21.
Denolet 62e), 11. Kermel ; 10. Arthaud (22. Heredia Federico 65e),
9. Delom (20. Deguin 52z) ; 7. Ley, 8. Beyries, 6. Forgues (cap.) ; 5. Persico
● Après presque trois mois d’infortune et trois défaites consécutives, Limoges a renoué avec la victoire en venant à bout de Lormont.
Une victoire des plus logiques qui aurait pu être assortie du bonus offensif sans un manque de lucidité et quelques erreurs d’inattention
qui ont permis à Lormont, bousculé en mêlée fermée mais bien organisé dans l’alignement, de rester dans la partie jusqu’à décrocher un
précieux point pour le maintien. Jean-François DARTHOUX ■
● Ils n’étaient pas dans leur meilleur jour, ils s’en sortent bien les
Lannemezanais avec ce succès arraché par la grâce d’un buteur pourtant pas en verve lui non plus, mais auteur pour finir d’un drop-goal
tire-bouchonné, derrière une mêlée qui prenait alors le pas sur sa rivale.
Oloron a longtemps cru au partage des points pour être revenu dans les
clous après la reprise, en imposant son rythme et en marquant l’essai
du 13-13. Les Béarnais répliquaient ainsi à celui de leurs hôtes, fruit de
beaux enchaînements, juste avant la mi-temps. L’indécision subsista jusqu’au bout, avec un troisième échec de Dasque (poteau) et une dernière possession d’Oloron qui aurait pu donner à Séré-Peyrigain l’occasion du tir de l’égalisation. Georges DUTHU ■
LANNEMEZAN 15.Dasque ; 14. Durand, 13. Lacrampe 12. Quintana,
11. Laran (22. Tilhac mt) ; 10. Hernandez 9. Cieutat (21. Laffitte 53e) ; 7.
Malaret (6. Seite 65e), 8. Lin (cap), 6. Seite (20. Viau 53e) ; 5. Daste
(19. Lépine MT), 4. Doumenjou (18. Koita 73e) ; 3. Etcherbault (23.
Jambauqé 72e), 2. Ducasse (17. Pujo 64e), 1. Gabarre (16. Portalier
57e).
OLORON 15. Claverie (20. Cruzalèbes (37e) ; 14. Fourtine, 13. Chantereau,
12. Dourau (21. Diès 53e), 11. Slayki ; 10. Séré-Peyrigain, 9. Labaigs
(cap) ; 7. Lannes (18. Lacave 64e), 8. Tauzin, 6. Casassus ; 5. Monto, 4.
Mauléon - Blagnac
21 - 11
À Mauléon - Dimanche 15 heures - Mauléon bat Blagnac
21-11 (18-6). Arbitre : M. Chastrusse (Côte d’Azur).
60e) 2.Bellocq (17. Cortal 58e), 1. Chabannes (23. Dunate 47e).
LES MEILLEURS À Mauléon, Goyheneche, Hourdebaigt, Lacave,
Montois, Paris, Achigar Laplace-Claverie ; à Blagnac, Etchegarray,
Revallier, Meurin, Vernouzoul, Guiral.
Mauléon : 2E Goyheneche (22e), Bonamy (31e) ; 1T (31e), 3P
(6e, 42e, 45e) Paris.
Blagnac : 1E Lyet (55e), 2P (13e, 35e) Lauvernet
● En s’imposant de belle manière face à Blagnac, le S.A.Mauléon a
complètement relancé la course au maintien, d’autant que ses concurrents directs, Lourdes et Hagetmau se sont inclinés à domicile. Très belle
première période de Mauléonais qui monopolisent le ballon, envoient
du jeu, et inscrivent deux essais face à des visiteurs beaucoup plus spectateurs qu’acteurs. Changement de physionomie en seconde période,
avec des Blagnacais beaucoup plus incisifs, qui obligent les locaux à
une immense débauche d’énergie. Mais au final, la victoire reste fort
logiquement pour une équipe de Mauléon qui a une nouvelle fois conquis son fidèle public de Marius-Rodrigo. Henry ETCHEBERRY ■
BLAGNAC 15. Broquere, 14. Lyet, 12. Sourrouille, 13. Ceolin, 11.
Laguerre, 10. Lauvernet (22. Fuertes 47e), 9. Morisson (21. Vernouzoul
47e), 8. Meurin, 7. Cabot (19. Guiral 60e), 6. Cazabat (20. Jouve 47e),
5. Revallier, 4. Pradel (18. Lartigue 59e), 3. Sales (23. Nuetsa Fosto
mt), 2. Sentous (17. Marchand 59e), 1. Etchegaray (16. Bouras mt)
MAULÉON 15. Landarabilco ; 14.Bonamy (21. Urruty 64e), 13.Orabé,
12. Achigar, 11.Laplace-Claverie ; 10.Paris, 9.Loustaunau (20. Coupau
70e) 7.Héguiaphal, 8. Cazobon, 6.Montois (20. Sallaberemborde 74e) ;
5.Lacave, 4. Hourdebaigt 3. Goyheneche, (16.Pocorena 47e, 3. Goyheneche
Hagetmau - Tyrosse
19 - 27
À HAGETMAU - Dimanche 15 h 30 - Tyrosse bat Hagetmau 2722 (12-16). Arbitre : M. Rouquié (Midi-Pyrénées).
1. Martinez (16.Yvon 64e)
LES MEILLEURS À Tyrosse Rodriguez, Kahn, Sainte Croix, Argel ; à
Hagetmau, Veeckman, Saint-Martin, Langlade
Tyrosse : 9P Dubert (9e, 15e, 30e, 40e+1,45e, 49e, 57e, 70e, 80e)
carton jaune : Visensang (80e+2). Carton blanc : Lagain (38e).
Hagetmau : 1E (26e) ; 1T, 4P (20e, 34e, 38e, 68e) Langlade. Carton
jaune : Destrade (9e). Carton blanc : Saint Cricq (30e, 57e).
● Hagetmau s’est incliné devant la puissance des tyrossais et face à
un arbitrage à double vitesse. Les tyrossais ont fourni une pale prestation indigne d’un leader de poule prétendant à la montée. De son coté, Hagetmau a bien tenté de gommer ses deux précédentes sorties
mais s’est heurté à la défense des marensinois. Hagetmau a offert la
seule belle action de cette rencontre achevée dans l’en but des visiteurs.
Hagetmau exploite une balle perdue de Tyrosse pour jouer dans la ligne de défense. En donnant aux lignes arrières le ballon, les chalossais
ont à cet instant montré des possibilités et pris le score. La suite ne fut
pas du même niveau et le buteur tyrossais malgré plusieurs échecs a
sauvé son équipe mais certainement pas la morale.
Claude LAMORERE ■
HAGETMAU 15. Langlade (cap.) ; 14. Dané, 13. Ducournau, 12. Pardiès
(21.Aubert 68e), 11. Duboscq ; 10. Marchini (22.Leroy 72e), 9. Beuste ;
7. Saint Martin, 8. Lartigau (17.Smith 57e), 6. Sarthou (18.Gachechiladze
51e) ; 5. Destrade, 4. Veeckman (20.Gachard 68e, 23.Saldubéhère 73e) ;
3. Saint Cricq (19.Suta 68e), 2. Lesbugueres (16.Corrihons 47e), 1. Kafoa.
TYROSSE 15. Descazaux (22.Albaladéjo 62e) ; 14. Hirigoyen (21.Rapana
51e), 13. Marbot, 12. Courtade, 11. Dechavanne ; 10. Argel, 9. Dubert ;
7. Gayon, 8. Sainte-Croix (19.Samson77e), 6. Visensang ; 5. Friand
(18.E.Attia 51e), 4. Kahn, 3. Lagain (23.A. Attia 47e), 2. Rodriguez,
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Ovalie Fédérale 2 - 13e journée 23
LUNDI 17 FÉVRIER 2014 - MIDI OLYMPIQUE
Poule 1
Arras (d) - Beaune (o)
Compiègne - Gennevilliers (d)
Drancy - Auxerre (d)
Rouen (o) - Domont
Strasbourg - Paris UC
Classement
1. Rouen
2. Strasbourg
3. Beaune
4. Gennevilliers
5. Arras
6. Compiègne
7. Drancy
8. Paris UC
9. Auxerre
10. Domont
Pts
53
49
41
33
31
29
25
20
17
17
J.
13
13
13
13
13
13
13
13
13
13
23-25
35-30
14-12
57-8
21-0
G.
11
11
9
7
6
6
5
4
3
3
N.
0
0
0
0
0
0
0
0
0
0
P.
2
2
4
6
7
7
8
9
10
10
Bo
7
4
3
2
2
1
0
1
0
0
Bd
2
1
2
3
5
4
5
3
5
5
FÉDÉRALE 2B
Arras - Beaune (o)
3-27
Compiègne - Gennevilliers
13-21
Drancy (o) - Auxerre
81-3
Rouen (o) - Domont
52-0
Strasbourg - Paris UC
18-7
Classement - 1. Paris UC, 51 pts, 13 m; 2.
Rouen, 48 pts, 13 m; 3. Gennevilliers, 45 pts, 13
m; 4. Strasbourg, 38 pts, 13 m; 5. Beaune, 35 pts,
13 m; 6. Drancy, 35 pts, 13 m; 7. Compiègne, 19
pts, 13 m; 8. Arras, 18 pts, 13 m; 9. Auxerre, 12
pts, 13 m; 10. Domont, 10 pts, 13 m.
CE WEEK-END
Auxerre - Compiègne
Beaune - Strasbourg
Domont - Arras
Gennevilliers - Rouen
Paris UC - Drancy
Drancy
Auxerre
14
12
À DRANCY (Laurent Plot) - Dimanche
15 heures - Drancy bat Auxerre
14-12 (8-5). Arbitre : M. Burillon
(Lyonnais).
Drancy : 1E Berrou (31e) ; 3P Hermann
(15e, 44e, 57e). Cartons blancs : Noirot
(47e), Duclos (53e).
Auxerre : 2E Dhuin (21e), Tchelidze
(55e) ; 1T Champeau (21e).
LES MEILLEURS À Drancy, Seux, Berrou,
Hermann ; à Auxerre, Hure, Massot, Valle.
● Malgré des conditions printanières,
les deux équipes restent timorées par
l’enjeu. Les Bourguignons poseront la premières banderilles se qui décoince les locaux qui maqueront un essai leur permettant de passer devant à la mi-temps. En
seconde période, Drancy sera garder les
courageux Auxerrois à distance afin de
l’emporter au final.
Poule 3
Rumilly (o) - Le Creusot
Saint-Savin (o) - Vichy
Seyssins (d) - Beaurepaire
Villefranche/Saô. - Montmélian (d)
Villeurbanne (o) - Pontarlier
Classement
1. Rumilly
2. Beaurepaire
3. Villeurbanne
4. Saint-Savin
5. Villefranche/Saô.
6. Le Creusot
7. Seyssins
8. Pontarlier
9. Montmélian
10. Vichy
Pts
44
41
40
38
35
31
28
25
13
5
J.
13
13
13
13
13
13
13
13
13
13
G.
9
9
9
8
7
7
6
6
2
0
78-14
25-3
12-18
15-13
27-12
N.
1
0
0
0
0
0
0
0
1
2
P.
3
4
4
5
6
6
7
7
10
11
Bo
4
2
2
4
3
2
1
1
0
0
Bd
2
3
2
2
4
1
3
0
3
1
FÉDÉRALE 2B
Rumilly - Le Creusot (d)
27-23
Saint-Savin (o) - Vichy
44-8
Seyssins (d) - Beaurepaire
11-13
Villefranche/Saô. - Montmélian (d)
18-11
Villeurbanne (o) - Pontarlier
44-7
Classement - 1. Villeurbanne, 48 pts, 13 m; 2.
Saint-Savin, 47 pts, 13 m; 3. Rumilly, 46 pts, 13
m; 4. Villefranche/Saô., 43 pts, 13 m; 5.
Montmélian, 38 pts, 13 m; 6. Seyssins, 23 pts, 13
m; 7. Le Creusot, 18 pts, 13 m; 8. Beaurepaire, 17
pts, 13 m; 9. Pontarlier, 13 pts, 13 m; 10. Vichy,
12 pts, 13 m.
CE WEEK-END
Beaurepaire - Rumilly
Le Creusot - Villefranche/Saône
Montmélian - Villeurbanne
Pontarlier - Saint-Savin
Vichy - Seyssins
Seyssins
Beaurepaire
● Rouen a de la mémoire. Il se souvient que lors de la première manche en terres franciliennes, il avait subi les foudres de Domont. À l’occasion de ce retour, les Normands n’ont
pas été tendres (57-8) avec huit essais à la clé et un magnifique bonus offensif qui permet
de conforter la première place au classement. Dans ce haut du tableau, les cadors n’ont
pas tremblé. Strasbourg a logiquement dominé le Paris UC et Beaune a fait un voyage bonifié à Arras. Seul Gennevilliers s’est pris les pieds dans le tapis à Compiègne. Les
Franciliens ramènent l’unité défensive qui leur permet de conforter la quatrième place.
En fond de tableau, Auxerre a manqué le coche à Drancy (12-14). Mais l’espoir du maintien est encore possible. D. N. ■
Arras
Beaune
23
25
À ARRAS (Vincent Le Gallois) - Dimanche
15 heures - Beaune bat Arras 25-23 (118). Arbitre : M. Leblanc (Ile-de-France).
Beaune : 3E Camuset (5e), Fleurus (54e),
Wilson (72e) ; 2T (54e, 72e), 2P (29e,
32e) Artero. Carton blanc : Camuset
(40e).
Arras : 2E Havel (44e, 48e) ; 2T, 3P (13e,
60e, 69e) Courtois. Carton jaune :
Courtois (32e).
LES MEILLEURS À Beaune, Rivier, Carraud,
Lau Leong ; à Arras Havel, Kot, Courtois.
● Beaune s’est donné des frayeurs jusqu’au bout des arrêts de jeu et cette pénalité de Courtois qui aurait pu donner la
victoire à Arras. Mais le sort avait choisi
d’être bourguignon, même si les Arrageois
ont su mettre du jeu en seconde période
pour renverser la vapeur. Beaune a su exploiter les sautes d’efficacité arrageoises pour faire parler son réalisme.
Rouen
Domont
57
8
35
30
À COMPIÈGNE (Bruno Piazza) Dimanche 15 heures - Compiègne bat
Gennevilliers 35-30 (17-23). Arbitre :
M. Gritti (Provence).
Compiègne : 4E Motitz (27e), Carlier
(35e, 43e), Porredon (69e) ; 3T (27e, 35e,
69e), 3P (10e, 63e, 65e) Drahonnet.
Cartons blancs : Caillat (29e), Drahonnet
(72e). Carton jaune : Mariscariu (45e).
Gennevilliers : 3E Bechova (20e), Attal
(38e), Larencich (80e) ; 3 T (20e, 38e,
80e), 2P (14e, 30e), 1DG (25e) Hourson.
Carton blanc : Loukrassi (67e). Carton
jaune : Qelai (45e).
LES MEILLEURS À Compiègne, Frion,
Carlier, Jeffrey ; à Gennevilliers, Soussana,
Sougoufara, Hourson.
● Si Gennevilliers a viré logiquement en
tête à la pause, il en fut autrement ensuite.
Compiègne, avec une défense très présente,
n’a laissé aux visiteurs qu’un seul essai.
Strasbourg
Paris UC
21
0
À ROUEN (Gael Lecoeur) - Dimanche
15 heures - Rouen bat Domont 57-8
(21-3). Arbitre : M. Bouchet (Flandres).
À STRASBOURG (François Namur) Strasbourg bat le Paris UC 21-0 (6-0).
Arbitre : M. De L’Isle (Lyonnais).
Rouen : 8E Lasagavibau (14e, 65e),
Mercer (35e, 74e), Ellyat (53e), Desportes
(72e), Coezens (78e), Clarck (80e) ; 4T
(14e, 53e, 72e, 80e), 3P (4e, 29e, 40e)
Coezens. Carton jaune : Tudori (32e).
Carton rouge : Meunier (47e).
Domont : 1E De Pachtére (68e) ; 1P
Creton (18e). Carton jaune : C. Gayrard
(47e). Carton rouge : Jean Louis (47e).
Strasbourg : 2E collectif (48e), Zinck
(70e) ; 1T (48e), 3P (13e, 31e, 44e)
Lombard. Cartons blancs : Machu (18e),
Tisané (74e).
Paris UC : cartons : blanc, Chenut (44e) ;
au PUC ; jaune, Laurent (71e).
LES MEILLEURS À Rouen, Lasagavibau,
Coezens, Ellyat ; à Domont, Rouland, Fofana.
● Supérieur en mêlée et en jeu au large,
Rouen prend les devants. Domont joue avec
ses armes pourrissant les sorties de balles,
tournant les mêlées tant que l’arbitre les
laisse faire. Mais les vagues rouennaises
ont vite raison de la défense trouble des
Domontois. Rouen s’impose largement.
Rumilly
Le Creusot
78
14
● Dominateurs, les Strasbourgeois ont dû
patienter une mi-temps pour vraiment concrétiser son emprise. Ils ont pu s’appuyer sur
deux groupés pénétrants dévastateurs mais
ont été coupables de mauvais choix et de
quelques maladresses, dans la dernière ligne droite, ce qui les prive du bonus offensif. En face, le PUC n’a jamais été position
de marquer.
Saint-Savin
Vichy
25
3
À RUMILLY (Jean-Pierre Dunand) Dimanche 15 h 30 - Rumilly bat Le Creusot
78-14 (29-7). Arbitre : M. Leepes (Ile-deFrance).
À SAINT-SAVIN (Dominique Canard) Dimanche 15 heures - Saint-Savin bat
Vichy 25-3 (10-3). Arbitre : M. Ripoll
(Provence).
Rumilly : 11E Loriaud (7e), Carlioz (12e),
Stan (34e), Carquillat (37e), Thomas (41e),
Trabichet (43e), Akwala (52e), N’Goma
(55e), Oulouma (58e), Dessemme (64e),
Besson (74e) ; 10T Thomas (12e, 34e, 37e,
41e, 43e, 52e), Oulouma (55e, 58e, 64e,
74e) ; 1P Thomas (3e). Cartons blancs :
Dessemme (39e), Q. Rameaux (69e).
Le Creusot : 2E Kotze (32e), Mansour (70e) ;
2T Bordet. Carton blanc : Brice (33e).
Saint-Savin : 5E Pirazzi (14e, 29e), Labrit
(63e, 72e), Di Scanno (80e).
Vichy : 1P Defaye (10e). Carton blanc :
Roche (60e).
LES MEILLEURS À Rumilly, Akwala, Vial,
Loriaud, Thomas, Trabichet ; au Creusot,
Lefevre, Ormaechea.
Villefranche-sur-Saône
Montmélian
15
13
Nantes - Tours
Niort - Vierzon
Rennes - MLSGP
Soyaux-Angoulême (o) - Orsay
Suresnes (o) - Poitiers
Classement
Pts
1. Soyaux-Angoulême 60
2. Niort
43
3. Suresnes
36
4. Nantes
32
5. Tours
31
6. MLSGP
31
7. Orsay
23
8. Vierzon
18
9. Rennes
17
10. Poitiers
6
J.
13
12
13
12
12
12
13
12
12
13
Remis
Remis
Remis
37-6
40-16
G.
13
9
7
7
7
7
5
4
3
0
N.
0
0
0
0
0
0
0
0
0
0
P.
0
3
6
5
5
5
8
8
9
13
Bo
8
5
2
2
1
1
1
0
0
0
Bd
0
2
6
2
2
2
2
2
5
6
FÉDÉRALE 2B
Nantes - Tours
Remis
Niort - Vierzon
Remis
Rennes - MLSGP
Remis
Soyaux-Angoulême - Orsay (d)
22-15
Suresnes (o) - Poitiers
45-20
Classement - 1. Soyaux-Angoulême, 50 pts, 13
m; 2. Suresnes, 46 pts, 13 m; 3. Niort, 34 pts, 12
m; 4. Orsay, 33 pts, 13 m; 5. Rennes, 30 pts, 12
m; 6. Tours, 27 pts, 12 m; 7. MLSGP, 27 pts, 12 m;
8. Nantes, 27 pts, 12 m; 9. Vierzon, 9 pts, 12 m;
10. Poitiers, 5 pts, 13 m.
CE WEEK-END
MLSGP - Nantes
Orsay - Niort
Poitiers - Soyaux-Angoulême
Tours - Suresnes
Vierzon - Rennes
LES MEILLEURS à Saint-Savin, Pirazzi,
Labrit, Teillon, Stylianidis, Chabert ; à
Vichy, Morel, Michelon, Sirbiladze, Fayard,
Droguet.
● Sur un terrain particulièrement boueux,
Saint-Savin a empoché l’essentiel, à savoir
une victoire bonifiée contre la lanterne
rouge Vichy. Le spectacle ne fut pas au
rendez-vous, les cinq essais locaux ne parvinrent pas à éclairer des débats très ternes, dans un bourbier trop préjudiciable
au jeu léché.
Villeurbanne
Pontarlier
27
12
● Cette poule est un véritable gruyère. Au total, trois rencontres : Nantes - Tours, Niort Vierzon et Rennes - MLSGP ont été remises. Les conditions climatiques qui sévissent dans
l’Ouest de la France ne sont pas étrangères à ce report. Des rencontres qui pourraient être reprogrammées le 1er ou 2 mars. Une date que devra confirmer la commission des épreuves fédérales. Dans les Charentes, l’opposition entre Soyaux-Angoulême et Orsay a pu se dérouler.
Pour la treizième fois de la saison, les Charentais ont eu rendez-vous avec la victoire (37-6) au
final. En revanche, Poitiers s’est rendu à Suresnes. À l’inverse de la coalition angoumoisine
et soljadicienne, les Poitevins ont accroché leur treizième revers consécutif. D. N. ■
Soyaux-Angoulême
Orsay
37
6
À ANGOULÊME (Jean-François Chrétien)
Dimanche 15 heures - SoyauxAngoulême bat Orsay 37-6 (11-3). Arbire
M. Savina (Pays-de-la-Loire).
Soyaux-Angoulême : 5E Chbat (40e+1),
Ayestaran (60e), Lauhlé (69e, 80e), Vaysse
(77e) ; 3T Duca (69e, 77e, 80e) ; 2P Vletter
(15e, 40e).
Orsay : 2P Legac (32e, 64e). Carton blanc ;
Puech (67e). Carton jaune ; Girardeau
(57e)
LES MEILLEURS À Soyaux-Angoulême,
Daures, Laforgue, Howel, Laulhé, Veniat ;
à Orsay, Legac, Champagne.
● Après trois semaines sans compétition,
la mise en route fut des plus laborieuses.
Mais dès que les Charentais eurent retrouvé leurs automatismes, le courage des joueurs
d’Orsay n’a pas suffi. Ils firent alors parler
leur puissance et leur physique pour, une fois
de plus, prendre le bonus offensif.
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Poule 4
Châteaurenard (o) - Monteux
38-14
Bédarrides - Givors (d)
30-25
Grasse (o) - St-Jean-en-Royans
30-15
Hyères-Carqueiranne - St-Raphaël-Fréjus (d) 86
Pierrelatte-Tricas. (o) - St-Marcel-L'Is.-A. 51-8
Classement
Pts J. G.
1. Hyères-Carqueiranne5013 11
2. Pierrelatte-Tricas. 45 13 10
3. Châteaurenard
45 13 10
4. Grasse
42 13 9
5. St-Jean-en-Royans 36 13 8
6. Bédarrides
27 13 5
7. St-Raphaël-Fréjus 27 13 5
8. Monteux
20 13 4
9. Givors
17 13 3
10. St-Marcel-L'Is.-A. 1 13 0
N.
0
0
0
0
0
0
0
0
0
0
P.
2
3
3
4
5
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8
9
10
13
Bo
4
4
4
3
2
2
2
0
0
0
Bd
2
1
1
3
2
5
5
4
5
1
FÉDÉRALE 2B
Châteaurenard (o) - Monteux
45-5
Bédarrides - Givors
25-17
Grasse (o) - St-Jean-en-Royans
27-6
Hyères-Carqueiranne (d) - St-Raphaël-Fréjus 11-15
Pierrelatte-Tricas. (o) - St-Marcel-L'Is.-A. 39-3
Classement - 1. Pierrelatte-Tricas., 47 pts, 13 m;
2. St-Raphaël-Fréjus, 46 pts, 13 m; 3. HyèresCarqueiranne, 43 pts, 13 m; 4. St-Jean-enRoyans, 43 pts, 13 m; 5. Châteaurenard, 36 pts,
13 m; 6. Grasse, 36 pts, 13 m; 7. Givors, 22 pts,
13 m; 8. Bédarrides, 20 pts, 13 m; 9. Monteux, 12
pts, 13 m; 10. St-Marcel-L'Is.-A., 2 pts, 13 m.
CE WEEK-END
Givors - Grasse
Monteux - Pierrelatte-Tricastin
St-Jean-en-Royans - Hyères-Carqueiranne
St-Marcel-L’Isle-d’Abeau - Bédarrides
St-Raphaël-Fréjus - Châteaurenard
Grasse
Saint-Jean-en-Royans
30
15
Châteaurenard
Monteux
38
14
À CHÂTEAURENARD (Jean-Louis
Robin) - Dimanche 15 h 30 Châteaurenard bat Monteux 38-14
(19-0). Arbitre : M. Johnson (Ile-deFrance).
Châteaurenard : 6E Aubenas (3e), Xavier
(27e), Bouaouali (33e), Duffès (41e),
Rachokov (856e), F. Conti (67e) ; 4T
Bonnafoux (27e, 33e, 56e, 67e). Carton
jaune : Aubenas (36e), Venes (46e).
Carton blanc : Petrovic (74e).
Monteux : 2E Colin (64e), Droetsch
(80e+1) ; 2T Chamoulaud. Cartons jaunes : Point (31e), Combe (46e).
LES MEILLEURS À Châteaurenard, R. Conti,
Bouaouali, Venes ; à Monteux, Dikhal, Protin,
Durand.
À BÉDARRIDES (Yves Impinna) Dimanche 15 heures - Bédarrides bat
Givors 30-25 (21-6). Arbitre : M. Silvan
(Alpes).
Bédarrides : 3E G. Leenhardt (10e, 32e),
Fumey (14e) ; 3T, 3P (42e, 71e, 79e),
Roche. Carton blanc. Matheron (28e).
Carton jaune. Meynar (47e).
Givors : 2E Belanger (43e), Berthon
(48e) ; 5P Bouvier (28e, 40e+5, 50e, 72e,
80e). Carton jaune. Gabunia (18e).
LES MEILLEURS À Bédarrides, Roche,
G. Leenhardt, Lalo ; à Givors, Bouvier.
Pierrelatte-Tricastin
51
Saint-Marcel-L’Isle-d’Abeau 8
À TRICASTIN (Corentin Vaissière) Dimanche 15 heures - PierrelatteTricastin bat Saint-Marcel-l’Isle-d’Abeau
51-8 (20-0) - Arbitre : M. Brayelle (Ilede-France).
Villeurbanne : 3E A. Millot (25e, 50e,
80e) ; 3T, 2P (42e, 44e) Bournel.
Pontarlier : 4P Vehabovic (3e, 38e, 59e,
68e).
Grasse : 3E T. Barbersi (52e), Besson
(64e), Tuilakepa (77e), 3T, 3P Le Guevel
(4e, 14e, 29e). Carton blanc : N’Guyen
(38e). Carton jaune : Girardot (60e).
Saint-Jean-en-Royans : 4P Gérin (27e,
37e, 39e, 55e) ; 1DG R. Martin (9e). Carton
blanc : Mounier (35e), Raphaël (51e).
Carton jaune : Valenti (60e).
Hyères-Carqueiranne : 1E Seguin (21e) ;
1P Mercier (12e). Cartons blancs :
Smadhi (49e), Boulay (74e).
Saint-Raphaël-Fréjus : 2P Baruteu (49e),
Pla (64e).
● Les Grassois tardent à rentrer dans le
match. À la pause, les visiteurs mènent. Ce
n’est qu’après les citrons que la puissance
du pack grassois permet aux locaux d’aligner trois essais, qui leur permettent de
l’emporter, bonus offensif à l’appui.
30
25
8
6
Villefranche-sur-Saône : 2E Mahuet
(17e), Kabi (47e) ; 1T (47e), 1P (40e) Napoly.
Carton blanc : Dubost (30e). Carton jaune :
Guyot (54e).
Montmélian : 1E Chabaud (26e) ; 1T (26e),
2P (30e, 54e) Brunéro. Cartons blancs :
Chabaud (42e), Josserand (61e).
LES MEILLEURS À Grasse, Le Guevel,
Th. Barberis, Tuilapeka ; à Saint-Jean-enRoyans, R. Martin, Gontier, Hudson.
Bédarrides
Givors
Hyères-Carqueiranne
Saint-Raphaël-Fréjus
Beaurepaire : 6P (6e, 9e, 12e, 17e47e,
57e) Stienne. Carton blanc : Millet (35e).
Carton jaune : Barrioz (67e).
Seyssins : 4P De Mattéis (20e, 37e),
(53e, 79e) Colliard. Carton blanc : Marcet
(27e).
● Les Savoyards ont mis les locaux en difficulté. Ils ont proposé un jeu en mouvements devant une équipe de Villefranche
méconnaissable. Sans la maladresse de
leur buteur, ils auraient pu réaliser un coup.
Les Caladois se contenteront d’un succès
acquis dans la douleur.
● Sans entrer en rébellion, les Suresnois ont
su prendre la distance face à des Poitevins
décomplexés, très loin de leur image du
pietavé combatif. Donc par un printanier
ensoleillé, les équipes d’une sobriété rieuse,
dans une ambiance mutine offrirent quelques
bonnes séquences, les concrétisations franciliennes bien maîtrisées dont trois groupés-pénétrants d’école permirent à ceuxci de triompher et de bonifier l’exercice.
● Châteaurenard avait besoin de se rassurer, c’est chose faite. Avec cette victoire
bonifiée, les maraîchers reprennent leur
marche en avant.
À HYÈRES (Pierre Savidan) - Dimanche
15 h 30 - Hyères-Carqueiranne bat SaintRaphaël-Fréjus 8-6 (8-0). Arbitre :
M. Ramos (Languedoc).
● Les Isèrois du duo Picard-Brunat ont subi leur première défaite de la saison à domicile. L’entame du match a été à l’avantage
des visiteurs, 12 à 0 à la 17e minute, avant
que les locaux se remettent dans le droit chemin. Beaurepaire se montrait plus virulent
dans les impacts, et au final, obtenait un succès amplement mérité.
LES MEILLEURS À Suresnes, Mwema,
Gicquel, Bouteloup ; à Poitiers, Delausse.
● Bédarrides a joué à se faire peur dans ce
match pourtant parfaitement maîtrisé en
première période (21-6). En sortant de la
rencontre, les Vauclusiens ont fait les affaires de Givors qui allait grignoter son retard
et échouer à cinq points de son rival du
jour. Avec ce point du bonus défensif, Givors
peut encore croire au maintien.
À GRASSE (Gérard Stagliano) - Dimanche
15 heures - Grasse bat Saint-Jean-enRoyans 30-15 (9-12). Arbitre : M. Gryselier
(Provence).
● Derrière un Bure stratosphérique, les
coéquipiers de Zyk durent s’employer quatre-vingts minutes pour s’octroyer un bonus attendu et souhaité. Pontarlier, faisant
mieux que se défendre pendant une première mi-temps exemplaire, aurait pu marquer à plusieurs reprises sans des maladresses sur le dernier geste, mais a dû
céder devant l’envie matérialisée par la défense et la solidarité des Villeurbannais.
Suresnes : 5E Mwema (24e), Molho Yama
(40e+1, 62e), Cousseau (68e), El Atmani
(80e) ; 3T (24e) Bouteloup, Peoch (62e,
68e) ; 3P Bouteloup (12e, 16e, 49e).
Poitiers : 1E Marchais (75e) ; 1T (75e),
3P (30e, 40e, 46e) Laidet.
● C’était jour de derby à l’occasion de cette treizième journée. À Châteaurenard, le derby provençal a tenu ses promesses avec une belle victoire de Châteaurenard aux dépens de Monteux.
Le premier nommé conforte sa place pour prétendre à la qualification tandis que Monteux est
dans une situation délicate en vue du maintien puisque Givors son plus sérieux concurrent n’a
que trois points de retard. Le derby varois a vu le succès du leader Hyères-Carqueiranne. Ce dernier a souffert face à Saint-Raphaël-Fréjus qui a tout de même décroché le bonus défensif.
Grasse a fait une bonne opération en prenant le meilleur sur Saint-Jean-en-Royans, son concurrent direct. Quant à Saint-Marcel, il a sombré pour la treizième fois de la saison. D. N. ■
À VILLERBANNE (Thierry Talercio) Dimanche 15 heures - Villeurbanne
bat Pontarlier : 27-12 (7-6). Arbitre :
M. Rives (Auvergne).
LES MEILLEURS À Villefranche-sur-Saône,
Mahuet, Kabi, Dubost ; à Montmélian,
Forest, Chabaud, Guirand.
À SURESNES (Guy Corno) - Dimanche
15 heures - Suresnes bat Poitiers 40-16
(18-6). Arbitre : M. Guatelli (Lyonnais).
PROVENCE
MANOSQUE > Six joueurs à
Galles - France C’est la prime à
l’assiduité. Six joueurs du club de
Manosque assisteront le 21 février au
match du Tournoi des 6 Nations entre
Galles et France. Ils ont gagné ce privilège en raison de leur assiduité aux
entraînements du club. Un cahier de
présence ayant été mis en place par
les entraîneurs, les deux joueurs les
plus assidus en cadets, juniors et
séniors iront ainsi encourager les
Bleus dans le stade mythique de
l’Arms Park de Cardiff.
À VILLEFRANCHE-SUR-SAÔNE (Denis
Bringer) - Dimanche 15 heures Villefranche-sur-Saône bat Montmélian
15-13 (8-10). Arbitre : M. Despoix (Alsace).
LES MEILLEURS À Beaurepaire, Stienne,
Legall, Chabert, Nemoz ; à Seyssins, Davin,
Colliard, Corodeanu, Rebesco.
40
16
En bref...
À SEYSSINS (Carmelo Di Benedetto) Dimanche 15 heures - Beaurepaire bat
Seyssins 18-12 (12-6). Arbitre
M. Guillardon (Drôme-Ardèche).
LES MEILLEURS À Villeurbanne, Bure,
Bernard, Lochet, Guery, Arnaud ; à Pontarlier,
Charpentier, Parisot, Vehabovic.
Suresnes
Poitiers
Tout Midol en numérique !
LES MEILLEURS À Strasbourg, Bauer,
Naisilisili, Loth ; au Paris UC, Simonet,
Manach.
● Rumilly n’occupe pas la première place par hasard et ce n’est pas Le Creusot qui le contredira. Les Creusotins ont encaissé un cinglant camouflet (78-14) ponctué de onze essais. Dans cette
première partie de tableau, le quatuor de tête s’est imposé. Beaurepaire a fait une excellente
performance à Seyssins pendant que Villeurbanne décrochait un succès bonifié face à Pontarlier.
À Villefranche-sur-Saône, les Caladois ont frisé la correctionnelle. Ils se sont imposés d’un cheveu face à Montmélian pourtant promis à la Fédérale 3. Saint-Savin s’est logiquement imposé
face à Vichy (25-3). Vingt-cinq unités qui sont le fruit de cinq essais. Pour Vichy, le calvaire continue. Mathématiquement, les Bourbonais ne sont pas en Fédérale 3. D. N. ■
● Malgré quelques sursauts, Le Creusot n’a
pu résister à une équipe de Rumilly résolue
à proposer du jeu. Pratiquement fait à la
pause, le score gonfla en seconde période.
12
18
Compiègne
Gennevilliers
Poule 2
LES MEILLEURS À Hyères-Carqueiranne,
Seguin, Mézencev, Bazani, Quintane ; à
Saint-Raphaël-Fréjus, Baruteu, Baretge,
Fakailo, Luccisano.
● Le leader a frôlé la correctionnelle à domicile, réalisant sans doute sa plus mauvaise
prestation de la saison, en étant il est vrai
privé de trop de joueurs cadres. En panne
de buteurs en réussite, Saint-Raphaël-Fréjus
a laissé échapper une victoire qui lui tendait les bras.
Pierrelatte-Tricastin : 7E Bourroux (23e,
69e), Seville (40e+1), Pourret (42e, 60e,
62e), Mendes-Tavares (65e) ; 5T Gomez
(23e, 40e+1, 42e), Arnaud (65e, 69e) ; 2P
Gomez (35e, 38e). Carton jaune : Bourroux
(50e).
Saint-Marcel-l’Isle-d’Abeau : 1E Zamora
(80e+2) ; 1P Denisse (54e). Carton blanc :
Pascal (38e).
LES MEILLEURS À Pierrelatte-Tricastin,
Chabanne, Pourret, Seville ; à Saint-Marcell’Isle-d’Abeau, Zamora, Denisse.
● Les Tricastins remportent une victoire
nette et sans bavure face à une équipe de
l’ASSMIDA, courageuse mais dépassée
par la vitesse d’exécution drômoise.
24 Ovalie Fédérale 2 - 13e journée
Poule 5
Agde - Villefranche-de-L. (d)
Argelès-sur-Mer - Nîmes (d)
Leucate-Roq. - Millau (d)
Mazamet - Céret
Quillan - Avignon-Le Pont. (o)
Classement
1. Agde
2. Céret
3. Villefranche-de-L.
4. Mazamet
5. Millau
6. Avignon-Le Pont.
7. Leucate-Roq.
8. Nîmes
9. Argelès-sur-Mer
10. Quillan
Pts
43
34
33
32
32
31
28
22
20
19
J.
13
12
12
13
13
13
12
12
13
13
35-31
22-21
24-17
26-13
16-31
G.
10
7
6
7
6
6
6
4
3
4
N.
0
1
2
0
0
1
1
1
1
1
P.
3
4
4
6
7
6
5
7
9
8
Bo
1
4
3
1
1
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0
0
0
0
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3
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3
2
4
6
1
FÉDÉRALE 2B
Agde - Villefranche-de-L.
31-11
Argelès-sur-Mer - Nîmes
15-3
Leucate-Roq. - Millau
15-6
Mazamet (o) - Céret
32-12
Quillan - Avignon-Le Pont.
10-10
Classement - 1. Agde, 46 pts, 13 m; 2. LeucateRoq., 38 pts, 12 m; 3. Mazamet, 37 pts, 13 m;
4. Villefranche-de-L., 35 pts, 12 m; 5. Céret,
30 pts, 12 m; 6. Argelès-sur-Mer, 29 pts, 13 m;
7. Quillan, 25 pts, 13 m; 8. Millau, 21 pts, 13 m;
9. Avignon-Le Pont., 19 pts, 13 m; 10. Nîmes,
17 pts, 12 m.
CE WEEK-END
Avignon-le-Pontet - Argèles-sur-Mer
Céret - Leucate-Roq.
Millau - Agde
Nîmes - Mazamet
Villefranche-de-Lauragais - Quillan
Leucate-Roquefort
Millau
24
17
A LEUCATE (Rolland Sormani) Dimanche 15 h 30 - Leucate-Roquefort bat
Millau 24-17 (14-3). Arbitre : M. Pocq
(CO).
Leucate-Roquefort : 2E Attiel (37e), Fellous
(72e) ; 1T (72e), 4P (13e, 20e, 27e, 48e)
Castany. Carton blanc : Siro (54e).
Millau : 1E Collet (69e) ; 4P Castan (30e,
59e, 65e), Escalais (78e). Carton blanc :
Ballester (33e).
LES MEILLEURS À Leucate, Samyn, Ardite,
Gaury, Nazur, Siro, Castany, Augustin ; à
Millau, Chouchan, Germa, Escalais, Castan.
● Leucate s’est logiquement imposé avec
détermination face à des Millavois absents
en première période. Les Audois ont pratiqué un rugby simple sur un terrain très
gras et avec un ballon glissant. En deuxième
période, Millau a relevé la tête et a pris le
jeu à son compte pour revenir à trois points.
Un essai du centre local Fellous a mis fin aux
espoirs aveyronnais en fin de match.
Poule 7
Aramits-Asasp - Nafarroa
Graulhet - Fleurance
L'Isle-Jourdain - Gaillac
Marmande - Morlaàs
Saverdun - Boucau-Tarnos (d)
Classement
1. Graulhet
2. Fleurance
3. Gaillac
4. Saverdun
5. Nafarroa
6. Aramits-Asasp
7. Morlaàs
8. L'Isle-Jourdain
9. Marmande
10. Boucau-Tarnos
Pts
49
30
29
29
28
27
27
25
25
24
J.
13
12
12
13
13
13
13
12
12
13
13-13
21-9
Remis
15-30
20-16
G.
11
6
6
6
6
6
6
5
4
5
N.
0
1
0
0
1
1
0
0
1
0
P.
2
5
6
7
6
6
7
7
7
8
Bo
4
2
1
2
1
0
2
2
2
1
Bd
1
2
4
3
1
1
1
3
5
3
FÉDÉRALE 2B
Aramits-Asasp - Nafarroa
12-24
Graulhet - Fleurance (d)
3-0
L'Isle-Jourdain - Gaillac
Remis
Marmande - Morlaàs (d)
15-11
Saverdun - Boucau-Tarnos (d)
19-13
Classement - 1. Marmande, 46 pts, 12 m;
2. Nafarroa, 36 pts, 13 m; 3. Gaillac, 36 pts,
12 m; 4. Fleurance, 34 pts, 12 m; 5. L'IsleJourdain, 34 pts, 12 m; 6. Saverdun, 28 pts, 13 m;
7. Graulhet, 26 pts, 13 m; 8. Boucau-Tarnos,
22 pts, 13 m; 9. Morlaàs, 21 pts, 13 m;
10. Aramits-Asasp, 14 pts, 13 m.
CE WEEK-END
Boucau-Tarnos - Marmande
Fleurance - L’Isle-Jourdain
Gaillac - Aramits-Asasp
Morlaàs - Graulhet
Nafarroa - Saverdun
Marmande
Morlaàs
15
30
● Le match au sommet entre Agde et Villefranche -de-Lauragais a tenu toutes ses promesses au regard du score final ( 35-31) en faveur des Héraultais. Ces derniers confortent un
peu plus leur première place au classement d’autant que Céret, son plus sérieux concurrent direct, s’est incliné à Mazamet. Dans la deuxième partie du tableau, Avignon-le Pontet
a réussi sa seconde sortie fructueuse. Après avoir fait un voyage fructueux à Mazamet, ils
ont récidivé à Quillan. Pour ce dernier, l’espoir du maintien devient un peu compliqué. Pour
l’Étoile catalane, le maintien est toujours d’actualité après son court succès aux dépens
de Nîmes. D. N. ■
Agde
35
Villefranche-de-Lauragais 31
Argelès-sur-Mer
Nîmes
À AGDE (Henri Geoffroy et Max Isidro)
Dimanche 15 heures - Agde bat
Villefranche-de-Lauragais 35-31 (19-15).
Arbitre : M. Sachez (DA).
À ARGELÈS (Bernard Cargnello)
Dimanche 15 h 30 - Argelès-sur-Mer
bat Nimes 22-21 (16-3).
Arbitre : M. Joachim (MPY).
Agde : 2E Alabarbe (28e), collectif (66e) ;
2T, 7P (4e, 7e, 19e, 22e, 47e, 54e, 60e)
Amoros. Cartons jaunes : Parmène
(39e), Dambielle (72e).
Villefranche-de-Lauragais : 1E Delbosc
(42e) ; 1T, 7P (10e, 15e, 32e, 39e, 45e,
57e, 62e), 1DG (5e) Ricardo. Carton
jaune : Jean-Charles (62e).
Argelès-sur-Mer : 1E L. Palau (39e) ;
1T, 5P G. Pull (5e), Jorquera (16e, 37e,
59e, 71e). Carton blanc : Roigt(73). Carton
jaune : Crouilles (80e+1). Carton rouge :
Barrère (23).
Nîmes : 2E Grimal (61e), Begora (80e+1) ;
1T (61e), 3P (8e, 28e, 52e) Tomas. Carton
blanc : Capelle (55e). Carton jaune :
Blanchet (80e+1). Carton rouge :
Bruschet (23e).
LES MEILLEURS À Agde, Amoros, Abella,
Balhoul, Caussé, Kelly ; à Villefranche,
Ricardo, Capdevielle, Sottero, Patey, Pradalié.
● Agde a confirmé qu’il était le patron
dans cette poule. Mais les gars du Lauragais
n’ont rien lâché et se sont inclinés de justesse sur la différence d’un essai. Les buteurs ont fait tourner le planchot en inscrivant 51 points avec 100 % de réussite.
Mazamet
Céret
26
13
● Les Étoilistes, usés par la pugnacité des
Nîmois sur tous les impacts, n’ont dû leur
salut qu’à un échec du buteur visiteur dans
sa dernière tentative de transformation.
Quillan
Avignon-Le Pontet
16
31
Belvès - Libourne (d)
Bergerac (o) - Montauban RC
Castelsarrasin - Sarlat (d)
Decazeville - Saint-Junien
Isle/Vienne - Figeac
Classement
1. Bergerac
2. Libourne
3. Castelsarrasin
4. Montauban RC
5. Sarlat
6. Figeac
7. Belvès
8. Decazeville
9. Saint-Junien
10. Isle/Vienne
Pts
52
41
35
30
30
25
25
24
24
9
J.
13
13
13
13
13
12
13
13
13
12
11-10
47-6
15-13
36-15
Remis
G.
10
9
6
6
6
5
5
5
5
1
N.
2
0
4
1
1
1
1
1
1
0
P.
1
4
3
6
6
6
7
7
7
11
Bo
8
3
0
1
0
1
0
0
0
1
Bd
0
2
3
3
4
2
3
2
2
4
FÉDÉRALE 2B
Belvès (o) - Libourne
37-10
Bergerac - Montauban RC
28-14
Castelsarrasin - Sarlat
19-7
Decazeville (o) - Saint-Junien
29-8
Isle/Vienne - Figeac
Remis
Classement - 1. Sarlat, 46 pts, 13 m;
2. Montauban RC, 45 pts, 13 m; 3. Belvès, 36 pts,
13 m; 4. Decazeville, 35 pts, 13 m; 5. Bergerac,
32 pts, 13 m; 6. Isle/Vienne, 31 pts, 12 m;
7. Castelsarrasin, 28 pts, 13 m; 8. Figeac, 22 pts,
12 m; 9. Libourne, 21 pts, 13 m; 10. Saint-Junien,
4 pts, 13 m.
CE WEEK-END
Figeac - Castelsarrasin
Libourne - Decazeville
Montauban RC - Belèves
Saint-Junien - Isle/Vienne
Sarlat - Bergerac
Castelsarrasin
Sarlat
15
13
● Bergerac continue à marcher sur l’eau. Le dernier champion de France de Fédérale 3 a copieusement dominé le RC Montauban (47-6). Les Dordognots sont en toute logique les leaders
de cette poule qu’ils dominent de la tête et des épaules. Le dauphin de Bergerac, Libourne, s’est
incliné à Belvès d’une courte tête. Ce dernier se relance pour le maintien. Un maintien qui
concerne Saint-Junien (écrasé à Decazeville 36-15), Decazeville et Figeac, lequel n’a pas joué
à Isle-sur-Vienne. Sarlat et Castelsarrasin ne sont pas concernés par le maintien plutôt par la
qualification. Dans le Tarn-et-Garonne, le Cac a décroché une précieuse victoire (15-13) pendant que Sarlat s’est octroyé une unité défensive qui pourrait être décisive. D. N. ■
Belvès
Libourne
11
10
À BELVÈS (Francis Vialard) - Dimanche
15 heures - Belvès bat Libourne 11-10
(6-10). Arbitre : M. Labriet (CBL).
Belvès : 1E Ozgebishvili (64e) ; 2P
Resende (27e, 40e+1). Carton blanc :
Boissonnet (52e).
Libourne : 1E collectif (3e) ; 1T, 1P Guenin
(30e). Cartons blancs : Labarère (32e)
Anayalazaro (76e).
Decazeville
Saint-Junien
36
15
Avignon-Le Pontet : 4E Lombarteix (20e,
39e), Khedairia (49e), Couttet (72e) ; 1T
(49e), 3P (11e, 30e, 34e) Khedairia.
Carton blanc : Marquis (55e).
Quillan : 1E Kouda (60e) ; 1T, 3P (23e,
27e, 42e) Sargos. Carton blanc : Larguet
(45e).
Castelsarrasin : 5P Pays (14e, 44e, 53e,
61e, 72e). Carton jaune : Laurent (68e).
Sarlat : 1E Olluyn (50e) ; 1T, 2P (22e,
35e) Sichi. Cartons blancs : Perusin
(44e), Constant (58e). Carton jaune:
Hamelin (68e).
LES MEILLEURS À Mazamet, Ruiz, Alquier,
Vaïsse, Garcia, Marvielle ; à Céret, Houzepe,
Coma, Casanove, Trilles.
LES MEILLEURS À Quillan, Maugard,
Peleato, Danjou ; à Avignon-Le Pontet,
Khedairia, Lombarteix, le pack.
Decazeville : 3E Petitjean(32e, 66e),
Aguemoune (63e) ; 3T, 5P (3e, 18e, 21e,
53e, 62e) Urjukashvili. Carton blanc :
Albert (56e). Carton jaune : Albert (26e).
Saint-Junien : 2E Camisuli (36e), Redon
Sarrazy (82e) ; 1T (32e), 1P (40e+2)
Surget. Cartons blancs : Mure (21e),
Garrigues (61e). Cartons Jaunes : Redon
Sarrazy (26e), Garrigues (50e).
● Mazamet, encore en course à la qualification, l’a remporté grâce à un alignement performant et à son efficacité. Le quinze tarnais
n’a laissé aucune chance à son adversaire,
qui s’est réveillé trop tard. Petit regret pour
les locaux : un bonus offensif à portée de
crampons qui s’est envolé.
● Après Agde, Quillan a, une nouvelle fois,
perdu sur son herbe ! La domination du huit
d’Avignon est à mettre à la base du succès
des Vauclusiens. Impériaux en touche et
adroits dans leur jeu offensif, ils ont mérité
leur victoire. Kouda réduisait la marque sur
un essai de révolte mais ce fut insuffisant.
Aramits-Asasp
Nafarroa
13
13
À ARAMITS (Bernard Cabanius) Samedi 15 h 30 - Aramits-Asasp et
Nafarroa font match nul 13-13 (10-3).
Arbitre : M. Salazar (Armagnac-Bigorre).
Aramits-Asasp : 1E Gallego (19e) ; 1T,
2P (11 e, 57 e) Juhan. Carton blanc :
Gouaillard (60e). Carton jaune : Gouaillard
(8e). Carton rouge : Gabastou (25e).
Nafarroa : 1E Inarra (43 e ) ; 1T, 2P
Guecaimburu (40e, 62e). Cartons jaunes :
Berterretche (8e), Gueçaimburu (16e).
LES MEILLEURS À Aramits-Asasp,
Gallego, Dies, D. Lahore ; à Nafarroa,
Gueçaimburu, Inarra, Perez.
● Auteurs d’une excellente entame, les locaux dominent les débats jusqu’à la 25e minute où ils se voient réduits à quatorze.
Les Basques vont alors étaler une maîtrise certaine aussi bien au pied qu’à la
main seule une très énergique défense
permet aux Béarnais de préserver le nul.
Saverdun
Boucau-Tarnos
20
16
Morlaàs : 4E Lebrequier (21e), Arroyo
(46e), B. Lesbats (62e), J.-B. Lesbats
(80e) ; 2T Froute (62e, 80e) ; 2P Froute
(60e), Grunenberger (17e). Carton jaune
Chasseriaud (34e ). Carton blanc :
Constant (27e ).
Marmande : 2E Fund (39e), Bevilacqua
(72e) ; 1T (72e), 1P (3e) Becat. Carton
blanc : Le Goc (17e).
Saverdun : 2E Pons (19e), Caunes (62e);
2T, 2P (5e, 23e) Gambin. Carton blanc :
Sieurac (43e).Carton jaune Soler (44e).
Boucau-Tarnos : 1E Betbeder (15e) ; 1T,
3P (10e, 21e, 51e) Iputcha. Carton blanc :
Mocho (55e). Cartons jaunes : Guenin
(35e), Pourteau (37e).
LES MEILLEURS À Saverdun, Pons,
Hannoff, G. Diverd, Caunes, Février, Gambin ;
à Boucau, Taravello, Mays, Iputcha.
● Beaucoup de vaillance des deux côtés.
Un peu trop de désordre dans les entreprises saverdunoises n’a pas permis aux locaux
de scorer davantage. Boucau-Tarnos sauve
un point de bonus défensif. Saverdun récolte une victoire qui le replace en haut
d’une poule très serrée.
Graulhet
Fleurance
21
9
À GRAULHET (Gerard Durand) Dimanche
15 h 30 - Graulhet bat Fleurance 21-9
(11-6). Arbitre : M. Coudert (Limousin).
Graulhet : 2E Buéno (5e), Sarcia (71e) ;
1T (71e), 1P (38e), 2DG (27e, 43e) Dumont.
Cartons blancs : Buéno (22e, 80e). Carton
jaune : Pauthe (57e).
Fleurance : 3P Dupouy (29e, 32e, 63e).
Cartons blancs : Chiari (36e), Capdeville
(42e). Carton jaune : Lafforgue (57e).
LES MEILLEURS À Graulhet, Valette,
Teyssier, Paul et les frères Montbroussous ;
à Fleurance, Fossaert et Delmas.
● Le score pourrait paraître flatteur pour
Graulhet, tellement les Gersois ont multiplié
les occasions sans arriver à les concrétiser face
à une défense agressive. Mais la victoire est
là pour récompenser un collectif et un essai
de toute beauté, né d’un enchaînement
avants - trois-quarts, prise d’intervalle et service à hauteur pour finir entre les poteaux.
Poule 8
Argelès-Gazost (o) - Aire/l'Adour
Bassin d'Arcachon (d) - St-Sulpice/Lèze
Lombez-Samatan - Anglet (d)
Orthez - Tournefeuille
St-Médard-en-J. - Salles
27-6
12-19
24-18
25-16
Remis
Classement
1. Orthez
2. Lombez-Samatan
3. St-Sulpice/Lèze
4. St-Médard-en-J.
5. Anglet
6. Bassin d'Arcachon
7. Salles
8. Aire/l'Adour
9. Argelès-Gazost
10. Tournefeuille
Bo
4
1
4
2
0
0
0
1
1
0
Pts
48
40
38
36
32
24
23
22
18
10
J.
13
13
12
12
13
12
12
13
11
13
G.
10
9
7
8
7
5
4
4
3
1
N.
1
1
1
0
0
1
2
0
1
1
P.
2
3
4
4
6
6
6
9
7
11
Bd
2
1
4
2
4
2
3
5
3
4
FÉDÉRALE 2B
Argelès-Gazost - Aire/l'Adour
0-19
Bassin d'Arcachon - St-Sulpice/Lèze
8-0
Lombez-Samatan - Anglet
30-7
Orthez - Tournefeuille
20-12
St-Médard-en-J. - Salles
Remis
Classement - 1. Lombez-Samatan, 46 pts, 13 m;
2. St-Sulpice/Lèze, 42 pts, 12 m; 3. St-Médarden-J., 42 pts, 12 m; 4. Bassin d'Arcachon, 36 pts,
12 m; 5. Anglet, 29 pts, 13 m; 6. Aire/l'Adour,
28 pts, 13 m; 7. Salles, 25 pts, 12 m;
8. Tournefeuille, 18 pts, 13 m; 9. Orthez, 12 pts,
13 m; 10. Argelès-Gazost, 10 pts, 11 m.
CE WEEK-END
Aire/l’Adour - Bassin d’Arcachon
Anglet - Orthez
Salles - Lombez-Samatan
St-Sulpice/Lèze - St-Médard-en-Jalles
Tournefeuille - Argelès-Gazost
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Bergerac: 7E Mouchine (2e), Eziyard
(9e), Sisombath (42e) , Tourenne (62e),
Xiffre (66e), Goubie (77e), Poey (80e) ;
6T Tourenne.
Montauban : 2P Verdier.
● Un match de printemps dominé par
une équipe de Bergerac joueuse et concrétisé par six essais de toutes beautés, malgré une équipe de Montauban solide en
conquête mais dominée dans le jeu.
Mazamet : 2E Garcia (18e), Hann (65e) ;
2T, 4P (24e, 33e, 45e, 55e) Garcia. Carton
blanc : Icher (35e).
Céret : 1E de pénalité (69e) ; 1T, 2P (31e,
36e) Bouquié. Carton jaune : El
Madhaoui (44e). Cartons blancs : Zadek
(25e), Trilles (63e).
● Le match des premiers de la classe entre Graulhet et Fleurance a tourné à l’avantage des
Tarnais. Ces derniers prennent une sérieuse avance au classement sur leurs rivaux du Gers (+19
avec un match en plus). En cette saison 2014, le Sporting peut enfin se préparer à jouer la phase
éliminatoire qui lui avait échappé les deux années précédentes. Saverdun est sur une dynamique positive. Après avoir pris le meilleur sur Aramits (15-11), la semaine écoulée, les
Ariégeois ont confirmé face au Boucau-Tarnos et se hissent dans le top 4 de la poule. Aramits
et Nafarroa se quittent sur un score de parité (13-13) qui fait dans l’ensemble le bonheur des
Basques. Marmande souffre. Au soir de cette treizième journée, il est relégable. D. N. ■
À BERGERAC (Jean-Paul Dubourg) Dimanche 15 h 30 - Bergerac bat
Montauban RC 47-6.
Arbitre : M. Traineau (PCH).
● Sur un terrain boueux, les deux formations se sont évertuées à écarter tous les
ballons pour le plus grand plaisir du public. Surpris à l’entame par un essai collectif des Girondins, les Sangliers ont
d’abord accusé le coup avant d’enclencher inexorablement leur marche en avant,
conclue par un essai synonyme de victoire
amplement méritée.
À DECAZEVILLE (Jacques Lafon) Dimanche 15 heures - Decazeville bat
Saintt Junien 36-15 (16-10).
Arbitre : M. Gharbi Tarchouna (CAZ).
● Dès le coup d’envoi, Sarlat manifestait
ses intentions. Malgré la supériorité technique des locaux, les visiteurs restaient dans
le match et auraient pu créer la sensation si
les Castelsarrasinois avaient cédé à la panique. Mais la botte de Pays et l’occupation
au pied de Pene leur auront permis de conclure avec une victoire méritée.
47
6
LES MEILLEURS À Bergerac, Pétréchei,
Goubie, Lakouit, Eziyard, Naude ; à
Montauban, Beaufils, Cunnae.
À CASTELSARRASIN (Armelle
Contamin) - Dimanche 15 h 30 Castelsarrasin bat Sarlat 15-13 (3-6).
Arbitre : M. Carrère (AB).
LES MEILLEURS À Castelsarrasin,
Clermont, Pays, Pene ; à Sarlat, Olluyn,
Perusin, Hamelin.
Bergerac
Montauban RC
LES MEILLEURS À Belvès, le pack,
Lamipeti, Picq ; à Libourne, Anayalazaro,
Dibet, Brignoni.
À QUILLAN (Brigitte Bourrel)
Dimanche 15 heures - AvignonLe Pontet bat Quillan 31-16 (19-6).
Arbitre : M. Loevenbruck (MPY).
À SAVERDUN (Max Bousquié)
Dimanche 15 h 30 - Saverdun bat
Boucau-Tarnos 20-16 (13-13).
Arbitre. M. Mestre (LD).
● Les Morlanais sont venus chercher une
victoire à laquelle les locaux ont largement
contribué. L’effet psychologique attendu
suite au changement d’entraîneur ne s’est
donc pas produit...
LES MEILLEURS À Argelès-sur-Mer, Fiche,
Moreno, Jorquera , L. Palau ; à Nîmes,
Alcalde, Binard, Pomery, Begora.
Poule 6
À MAZAMET (Bruno Masarotto)
Dimanche 15 heures - Mazamet bat
Céret 26-13 (13-6).
Arbitre : M. Mastoumecq (BE).
À MARMANDE (Robert Libaros)
Dimanche 15 h 30 - Morlaàs bat
Marmande 30-15 (8-8).
Arbitre : M. Duhau (CBL).
LES MEILLEURS À Marmande, Bevilacqua,
Pottier, Bachelot; à Morlaàs, J.-B et B. Lesbats,
Han, Froute.
22
21
LUNDI 17 FÉVRIER 2014 - MIDI OLYMPIQUE
LES MEILLEURS À Decazeville, Julian,
Petitjean, Albert, Duffard, Aguemoune,
Urjukashvili ; à Saint-Junien, Garrigues,
Diagonescu, Camisuli, Redon Sarrazy.
● L’envie et les intentions decazevilloises
ont été récompensées en deuxième période.
Saint-Junien, grâce à un pack solide, a proposé de belles séquences physiques.
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● Le match des extrêmes a logiquement tourné à l’avantage du leader orthézien. Ce dernier a eu
beaucoup de fil à retordre face à Tournefeuille. Ce dernier, promis à la Fédérale 3, a manqué d’un
cheveu le bonus défensif. À l’ultime minute, il a même privé son rival de l’unité offensive. Dans
cette première partie de tableau, Lombez-Samatan a fait un excellent placement en prenant le
meilleur sur Anglet. Du côté de Saint-Sulpice, on est rassurés après ce premier succès décroché
à l’extérieur sur les bords du Bassin d’Arcachon. Pour le maintien, Argelès-Gazost n’a pas abdiqué. Les Bigourdans ont copieusement dominé l’Avenir aturin (27-6). De plus, ils ont deux matchs
supplémentaires à disputer par rapport à leur rival des Landes. D. N. ■
Argelès-Gazost
Aire-sur-l’Adour
27
6
Bassin d’Arcachon
Saint-Sulpice-sur-Lèze
12
19
À ARGELÈS-GAZOST (Michel Galan)
Samedi 15 h 30 - Argelès-Gazost bat
Aire-sur-l’Adour 27-6 (17-3). Arbitre :
M. Albert (Midi-Pyrénées).
À LA TESTE (Jean-Fabien Silvain) Dimanche 15 heures - Saint-Sulpice
bat Bassin d’Arcachon 19-12 (3-12).
Arbitre : M. Cayre (PA).
Argelès-Gazost : 3E Collectif (16 e),
Cabanne (24e), Bernole (77e) ; 3T Vergez
(16e, 24e), Laharrague (77e) ; 2P Vergez
(6e), Laharrague (63e). Cartons jaunes :
Bach (51e), Cayre (53e). Carton rouge :
Piques.
Aire-sur-l’Adour : 2P Labeyrie (15e, 51e).
Carton jaune : Durban (60e).
Saint-Sulpice : 1E Suberviol (60e) ; 1T,
3P (11e, 47e, 57e), 1DG (42e) Doussain.
Carton jaune : Lecornu (72e).
Bassin d’Arcachon : 4P Rieger (13e, 18e,
22e, 32e). Cartons jaunes : Rieger (36e),
Captus (56e). Carton rouge : Jaca (76e).
LES MEILLEURS À Argelès-Gazost, Dupuy,
Soutric, Tilhac, Cabanne, Vergez, Bernole ;
à Aire-sur-l’Adour, Cazalot, Chailloux, Martin,
Labeyrie.
LES MEILLEURS À Saint-Sulpice, Doussain,
Tourtoulou ; au Bassin d’Arcachon, Conan,
Ireland.
● Les Argelésiens profitent de la domination de leur paquet d’avants pour inscrire
une pénalité et deux essais. Les Aturins ne
reviendront plus. Argelès-Gazost renoue
ainsi avec la victoire et… le bonus.
● Après son non-match à Orthez, le RCBA
se devait de montrer un autre visage sur
ses terres, si l’engagement et la bonne volonté n’ont pas fait défaut, le manque d’ambition dans le jeu fut cruel sur la pelouse.
Saint-Sulpice s’est nourri des fautes des
Girondins dans un match qui était pourtant
à leur portée.
Lombez-Samatan
Anglet
Orthez
Tournefeuille
24
18
À LOMBEZ (Christiane Carde) - Dimanche
15 h 30 - Lombez-Samatan bat Anglet
24-18 (18-9). Arbitre : M. Dayre (CA).
Lombez-Samatan : 2E Pons (12e), Cans
(31e) ; 1T (31e), 4P (6e, 24e, 52e, 75e)
Sudérie. Carton blanc : Oro (40e). Cartons
jaunes : Pons (18e), Labedan (35e), Tafanel
(44e), Nonnon (68e), Roumiguié (78e).
Anglet : 6P (4e, 20e, 40e, 55e, 62e, 68e)
Fauqué. Carton blanc : Fauquet (27e).
Carton jaune : Blaison (35e).
LES MEILLEURS À Lombez-Samatan,
Jaubert, Roumiguié, Sudérie, Moulis, Pérés;
à Anglet, Fauqué, Chouzenoux, Noblia, Blaison.
● Lombez-Samatan a gagné le match en
première période en concrétisant sur ses
temps forts inscrivant deux superbes essais.
Anglet n’a rien lâché et est revenu petit à
petit au score grâce à son ouvreur Fauqué. La
pluie de cartons ne reflète pas le match qui
s’est joué dans un bon esprit.
25
16
À ORTHEZ (Gérard Maysonnave)
Dimanche 15 h 30 - Orthez bat
Tournefeuille 25-16 (15-9).
Arbitre : M. Ricard (AB).
Orthez : 3E Lasserre (5e), Elissalde
(22e), Kane (65e) ; 2T Vermis (22e),
Manolé (65e) ; 2P Manolé (26e, 45e).
Cartons blancs : Martinez (19e), Kane
(76e).
Tournefeuille: 1E Forge (79e) ; 1T
Baron ; 3P Girou (14e, 19e, 40e).
Cartons blancs : Lewanpowski (22e),
Eridia (52e).
LES MEILLEURS À Orthez, Erremundeguy,
Bielsa, Lescarboura, Alvarez , à
Tournefeuille, Coute, Raffy, Forge, Girou.
● Dans un match très moyen, la lanterne
rouge Tournefeuille a brouillé les cartes
de l’USO, leader de la poule, jusqu’à le
priver du bonus offensif dans le moneytime.
Ovalie Fédérale 3 - Jeunes - Féminines 25
LUNDI 17 FÉVRIER 2014 - MIDI OLYMPIQUE
Poule 2
Poule 1
Le Rheu - Plouzané
Les Sables-d'Olonne - Auray
St-Sébastien-B.-G. - Puilboreau
Surgères - Cholet
Trignac - La Roche-sur-Y.
Classement
Pts J.
1. Le Rheu
48 12
2. Trignac
45 12
3. La Roche-sur-Y.
41 12
4. Puilboreau
36 12
5. Auray
28 12
6. Plouzané
27 12
7. Cholet
26 12
8. Surgères
19 12
9. St-Sébastien-B.-G. 7 12
10. Les Sables-d'Olonne 5 12
Fédérale 3B
Le Rheu - Plouzané
Les Sables-d'Olonne - Auray
St-Sébastien-B.-G. - Puilboreau
Surgères - Cholet
Trignac - La Roche-sur-Y.
Remis
Remis
Remis
Remis
Remis
G.
11
9
8
7
6
6
5
4
1
1
N.
0
0
2
0
0
0
0
1
1
0
P.
1
3
2
5
6
6
7
7
10
11
Bourges - Clermont-Cournon
Clermont-Aub. - Pougues
Issoudun - Sancerre
Moulins - Châteauroux
Ussel - Guéret
Pts
45
43
39
37
36
34
27
15
8
7
Bd
1
3
1
3
2
2
3
0
1
1
Remis
Remis
Remis
Remis
Remis
Poule 5
Classement
1. Ussel
2. Clermont-Cournon
3. Guéret
4. Bourges
5. Châteauroux
6. Moulins
7. Issoudun
8. Pougues
9. Sancerre
10. Clermont-Aub.
Bo
3
6
4
5
2
1
3
1
0
0
J.
12
13
12
13
12
12
12
13
12
13
G.
9
9
7
7
8
7
5
3
1
1
N.
1
1
3
1
0
2
2
0
0
0
P.
2
3
2
5
4
3
5
10
11
12
Fédérale 3B
Bourges - Clermont-Cournon
Clermont-Aub. - Pougues
Issoudun - Sancerre
Moulins - Châteauroux
Ussel - Guéret
Boulogne-Billan. - Saint-Maur
Chartres - Orléans (o)
Meaux (o) - Sucy-en-Brie
Pontault-Combault (d) - Plaisir
Vincennes - Bords de Marne
Classement
1. Orléans
2. Plaisir
3. Pontault-Combault
4. Chartres
5. Bords de Marne
6. Meaux
7. Saint-Maur
8. Vincennes
9. Sucy-en-Brie
10. Boulogne-Billan.
11. Nogent-le-Rotrou
Fédérale 3B
Pts
69
60
45
42
31
30
25
21
20
19
16
Bo
5
4
5
2
4
2
1
0
0
0
Classement
1. Rochefort
2. Trélissac
3. St-Yrieix
4. Ste-Foy-la-Grande
5. Ribérac
6. Malemort
7. Mussidan
8. Royan-Saujon
9. Nontron
10. Saintes
Fédérale 3B
Pts
43
43
41
34
34
30
19
19
13
12
Aix UR - Vallée du Gapeau
Aubagne (o) - Draguignan
La Valette - Bastia
Martigues-Pt-de-B. - Nice
Six-Fours - Berre-L'Etang (o)
Bo
6
4
2
2
3
3
0
0
0
0
Classement
1. Nice
2. Aubagne
3. Berre-L'Etang
4. Martigues-Pt-de-B.
5. Bastia
6. Aix UR
7. Six-Fours
8. Draguignan
9. La Valette
10. Vallée du Gapeau
P.
5
3
4
5
5
6
7
8
9
10
Fédérale 3B
Ampuis - Izeaux
Renage-Rives - Le Puy-en-Velay
St-Etienne - Rhône XV
Véore XV - St-Jean-de-Bournay
Vinay - Montélimar
Bd
5
1
3
2
3
4
4
2
1
1
6-6
13-7
70-5
41-3
11-8
Pts
47
44
41
40
28
23
22
20
20
9
J.
13
12
13
13
13
13
13
12
12
12
G.
10
10
8
9
6
5
5
3
4
1
Classement
1. Miélan-Mirande
2. Gimont
3. Négrepelisse
4. Pont-Long
5. Bon Encontre-Boé
6. Grenade/Garonne
7. Nérac
8. St-Gaudens
9. Bizanos
10. Roquefort
Classement
1. Cahors
2. Uzerche
3. Lévézou-Ségala
4. Tournon-d'Agen
5. St-Cernin
6. Arpajon
7. Mauriac
8. Lalinde
9. Gourdon
10. Carmaux
P.
4
2
4
5
4
6
6
7
6
13
Bo
2
0
3
1
0
1
1
1
1
0
Bd
3
0
1
4
2
4
2
1
1
2
Fédérale 3B
Gimont - St-Gaudens
Grenade/Garonne - Bon Encontre-Boé
Mielan-Mirande-Rab. - Roquefort
Négrepelisse - Bizanos
Pont-Long - Nérac
J.
13
13
12
12
13
13
12
13
12
13
G.
13
9
8
7
6
7
5
3
3
0
N.
0
0
0
0
0
1
1
1
1
0
P.
0
4
4
5
7
5
6
9
8
13
Fédérale 3B
Blois - Versailles
Chinon - Antony-Métro
Parthenay - Gif/Yvette
Ris-Orangis - Chevreuse
Vitry/Seine - Clamart
Courbevoie - Epernay
Evreux - St-Denis
Houilles - Amiens
L'Aigle - Beauvais
Pont-Audemer - Marcq-en-Baroeul
Bo
6
2
3
3
2
1
1
2
1
0
Classement
1. St-Denis
2. Houilles
3. Epernay
4. Beauvais
5. Marcq-en-Baroeul
6. Courbevoie
7. Evreux
8. L'Aigle
9. Pont-Audemer
10. Amiens
Bd
0
3
4
3
5
0
3
5
5
1
Remis
Remis
Forf. 2
31-0
3-35
P.
3
3
2
4
5
5
8
8
10
10
Besançon - Nuits-St-Georges (d)
Colmar - Villars-les-D.
Montchanin (o) - Dole
St-Claude - Belleville/S.
Tavaux-Damparis - Couches
Bo
5
6
2
2
2
1
1
0
0
0
Classement
Pts J.
1. Villars-les-D.
51 13
2. Tavaux-Damparis 49 13
3. Besançon
42 13
4. Belleville/S.
31 13
5. Nuits-St-Georges 30 13
6. Montchanin
30 13
7. St-Claude
29 13
8. Couches
25 13
9. Colmar
12 13
10. Dole
6 13
Fédérale 3B
Besançon - Nuits-St-Georges
Colmar - Villars-les-D.
Montchanin - Dole
St-Claude - Belleville/S.
Tavaux-Damparis - Couches
Bd
2
3
1
2
4
1
2
5
5
4
G.
12
10
10
6
6
6
6
5
3
1
N.
1
0
1
0
0
0
0
1
0
1
P.
2
2
4
4
7
8
8
8
8
10
Pts
54
40
35
32
30
30
22
22
20
9
J.
13
13
12
12
13
12
13
12
13
13
G.
11
9
8
7
6
5
5
5
3
1
N.
1
0
0
1
1
2
0
0
1
0
P.
1
4
4
4
6
5
8
7
9
12
Bo
3
2
4
2
1
0
1
1
1
0
Classement
1. Côte radieuse
2. Jacou-Montpellier
3. Le Boulou
4. Lunel
5. Château.-Sorgues
6. Les Angles
7. Palavas
8. Thuir
9. Uzes
10. Eyragues
Pts
57
44
36
34
32
29
26
17
13
8
N.
0
0
0
0
0
0
0
0
0
0
P.
1
3
3
7
7
7
7
8
10
12
J.
13
13
13
13
13
13
13
13
13
13
G.
13
9
8
6
7
6
5
3
2
2
N.
0
1
0
2
1
0
1
2
1
0
P.
0
3
5
5
4
7
7
8
10
10
Fédérale 3B
Château.-Sorgues - Eyragues
Les Angles - Le Boulou
Lunel - Jacou-Montpellier
Palavas - Côte radieuse
Thuir - Uzes
Mugron - Habas (d)
Casteljaloux - St-Paul-lès-Dax
Mérignac - Peyrehorade (d)
Nogaro (d) - Monflanquin
Rion-des-Landes - Riscle
Bo
7
2
2
1
1
1
0
0
2
0
Classement
1. Casteljaloux
2. St-Paul-lès-Dax
3. Nogaro
4. Peyrehorade
5. Mérignac
6. Mugron
7. Rion-des-Landes
8. Monflanquin
9. Habas
10. Riscle
Remis
7-0
19-17
27-0
Remis
N.
0
1
0
0
0
1
0
1
1
0
P.
2
3
3
4
2
4
9
9
10
12
Fédérale 3B
Courbevoie - Epernay
Evreux - St-Denis
Houilles - Amiens
L'Aigle - Beauvais
Pont-Audemer - Marcq-en-Baroeul
Bo
5
4
4
4
1
3
0
1
0
0
Bd
2
3
2
3
1
2
4
3
1
4
Remis
Remis
50-8
Remis
Remis
Ambérieu - Thonon-les-B.
Bièvre-St-Geoirs (d) - Bellegarde
Meyzieu - Annonay (d)
St-Priest - Voiron
Tournon-Tain (o) - Rhône sportif
Bo
3
6
2
4
2
2
0
1
0
0
Classement
Pts J.
1. St-Priest
49 13
2. Meyzieu
45 13
3. Bellegarde
42 13
4. Annonay
38 13
5. Voiron
37 13
6. Tournon-Tain
32 13
7. Bièvre-St-Geoirs 25 13
8. Rhône sportif
16 13
9. Thonon-les-B.
12 12
10. Ambérieu
7 12
Fédérale 3B
Ambérieu - Thonon-les-B.
Bièvre-St-Geoirs - Bellegarde
Meyzieu - Annonay
St-Priest - Voiron
Tournon-Tain - Rhône sportif
Bd
0
3
0
3
4
4
5
4
0
2
24-16
22-13
16-16
24-29
24-20
Balma (o) - Pamiers
Côte Vermeille - FCTT (d)
Muret - Vendres-Lespignan
Pézenas - Castelnaudary
Prades (o) - Vallée du Girou
Bo
5
4
3
2
2
0
1
0
0
1
Classement
1. Prades
2. Côte Vermeille
3. Balma
4. Vendres-Lespignan
5. FCTT
6. Castelnaudary
7. Pamiers
8. Pézenas
9. Muret
10. Vallée du Girou
Bd
0
2
1
3
2
4
3
1
3
1
29-24
16-19
15-8
6-31
51-5
Pts
46
41
30
30
29
23
22
21
20
19
J.
12
11
12
13
13
12
12
13
13
11
G.
10
9
7
6
5
5
4
5
3
4
N.
1
0
0
0
1
1
2
0
1
0
P.
1
2
5
7
7
6
6
8
9
7
Remis
6-13
27-21
20-10
35-24
G.
11
9
8
7
8
6
4
3
3
1
N.
0
0
2
3
1
1
1
0
0
0
P.
2
4
3
3
4
6
8
10
9
11
Bo
4
6
5
3
2
2
2
1
0
0
Bd
1
3
1
1
1
4
5
3
0
3
Remis
16-22
30-5
15-13
28-7
Pts
40
38
37
34
33
33
31
24
16
14
22-9
19-13
Remis
29-13
34-3
J.
13
13
13
12
13
13
13
13
12
13
G.
8
8
8
7
6
7
6
4
3
3
N.
0
0
0
1
3
1
1
1
1
0
P.
5
5
5
4
4
5
6
8
8
10
Fédérale 3B
Balma - Pamiers
Côte Vermeille - FCTT
Muret - Vendres-Lespignan
Pézenas - Castelnaudary
Prades - Vallée du Girou
Bo
5
4
1
2
0
1
1
2
0
0
Bd
3
2
4
2
3
2
4
4
2
2
15-19
10-15
Remis
29-13
31-19
Mugron - Habas
Casteljaloux - St-Paul-lès-Dax
Mérignac - Peyrehorade
Nogaro - Monflanquin
Rion-des-Landes - Riscle
Espoirs
POULE 2
Nantes (d) - Vannes
La Rochelle - Massy
POULE 1
Bayonne - Brive
Grenoble (d) - Perpignan
Agen - Montpellier
Pau - Toulouse
Toulon (o) - Clermont
Classement
1. Bayonne
2. Toulouse
3. Perpignan
4. Clermont
5. Montpellier
6. Toulon
7. Agen
8. Brive
9. Pau
10. Grenoble
39-20
15-22
Remis
7-19
43-19
Pts
43
38
38
32
30
30
30
28
17
15
J.
13
13
13
13
12
13
12
13
13
13
G.
9
8
9
7
6
5
6
6
3
2
N.
0
1
0
0
0
2
1
0
1
1
P.
4
4
4
6
6
6
5
7
9
10
Bo
5
2
1
1
1
2
2
2
1
0
Bd
2
2
1
3
5
4
2
2
2
5
Narbonne - Albi
Bordeaux - La Rochelle
Castres - Paris (d)
Racing-Metro - Biarritz
Tarbes - Lyon (d)
Classement
1. Racing-Metro
2. Narbonne
3. Bordeaux
4. Biarritz
5. Tarbes
6. La Rochelle
7. Castres
8. Lyon
9. Albi
10. Paris
34-21
Remis
31-30
24-5
11-6
Pts
40
37
35
31
29
29
25
23
20
19
J.
13
13
12
13
13
12
13
13
13
13
G.
9
9
8
6
6
6
5
4
5
3
N.
0
0
1
1
0
1
1
1
0
1
P.
4
4
3
6
7
5
7
8
7
9
Bo
2
1
0
3
3
2
0
0
1
1
Bd
2
0
0
2
2
1
3
5
1
4
POULE 3
Aurillac - Bourgoin-Jallieu (d)
Béziers - Bourg-en-Bresse (d)
Carcassonne - Auch (o)
Colomiers - Mont-de-Marsan (o)
Classement
1. Colomiers
2. Mont-de-Marsan
3. Auch
4. Béziers
5. Oyonnax
6. Aurillac
7. Bourgoin-Jallieu
8. Dax
9. Bourg-en-Bresse
10. Carcassonne
Pts
46
43
35
34
34
32
24
19
17
6
J.
12
13
12
13
12
13
13
11
13
12
G.
10
10
7
7
7
7
4
4
3
1
15-13
13-11
6-35
6-35
N.
0
0
1
1
1
0
1
0
0
0
P.
2
3
4
5
4
6
8
7
10
11
Bo
5
2
3
1
2
1
2
1
0
0
Bd
1
1
2
3
2
3
4
2
5
2
Reichel
POULE 1
Racing-Metro (o) - Massy
Paris - ABCD XV
34-16
Forf. 2
POULE 3
Tyrosse - Bordeaux-Bègles (o)
11-33
POULE 4
Tarbes (o) - Brive
Auch (o) - Toulouse
28-3
31-0
POULE 5
Colomiers (o) - Castres
50-3
21-23
Remis
POULE 3
Chambéry - Toulon (o)
0-37
POULE 4
Aurillac - Auch
Brive - Tarbes
9-18
NC
POULE 6
Blagnac - Nîmes
Remis
Bélascain
POULE 2
Martigues-Pt-de-B. - Pont-de-Claix
10-18
POULE 4
Blagnac-Auss. - Carmaux-Albi
Castanet-St-O-Ram. - Lévézou-Ségala
Forf. 2
Remis
POULE 5
FCTT (d) - Ger-S.-B.
Sud Garonne - Hte Bigorre (o)
13-16
3-46
POULE 6
St-Sulpice - Lombez-Samatan
Gimont - Villefranche-de-L.
Valence-d'Agen - Jasmins agenais
Remis
Remis
Remis
POULE 7
Hagetmau - St-Paul-lès-Dax
Bassin d'Arcachon - Entente Nivelle
3-12
Remis
POULE 8
Bardos - Mauléon
Hasparren - Oloron
10-22
Remis
POULE 9
Marmande (o) - Sarlat
Bordeaux - Soyaux-Angoulême
ORC Medoc - Limoges
Bergerac - R C Gradignan
17-3
Remis
Remis
Remis
Féminines
Armelle-Auclair
Bayonne (o) - Chilly-Mazarin
Fonsorbes - Gennevilliers
Romagnat (o) - Lyon
Tarbes - Sassenage
Classement
1. Fonsorbes
2. Bayonne
3. Romagnat
4. Sassenage
5. Chilly-Mazarin
6. Lyon
7. Gennevilliers
8. Tarbes
Pts
45
44
39
38
35
22
11
6
32-14
27-17
35-3
Remis
J.
13
13
13
12
13
13
13
12
G.
10
8
8
8
8
4
2
1
N.
0
1
1
0
0
1
0
1
P.
3
4
4
4
5
8
11
9
Bo
3
7
2
4
1
0
0
0
Fédérale 1
POULE 1
MLSGP (o) - Dijon
Rouen - Chambéry
Sainte-Geneviève - Nancy-Seichamps
Sélestat (o) - Arras
58-11
7-7
Remis
20-0
POULE 2
Gaillac - Nérac
Herm - Nantes
Pallice (o) - Poitiers (d)
Villelongue - Castres-Mazamet
16-7
21-12
15-9
Forf. 1
Bo
3
3
0
1
3
0
0
1
1
1
Classement
1. Hasparren
2. Navarrenx
3. St-Palais
4. Mouguerre
5. St-Lary-Soulan
6. Larressore
7. Pouyastruc
8. Coarraze-Nay
9. Lembeye
10. Nord Béarn
Pts
44
38
36
33
30
29
26
26
25
19
Fédérale 3B
Coarraze-Nay - Larressore
Hasparren - St-Lary-Soulan
Lembeye - Pouyastruc
Nord Béarn - Navarrenx
St-Palais - Mouguerre
J.
13
13
13
13
13
13
13
13
13
13
11-6
14-0
16-9
9-22
10-6
G.
10
8
8
7
6
6
5
6
5
3
N.
0
0
0
1
0
0
0
0
0
1
P.
3
5
5
5
7
7
8
7
8
9
Bo
3
2
1
1
2
2
1
0
1
0
Bd
1
4
3
2
4
3
5
2
4
5
6-17
Forf. 2
25-3
Remis
3-3
Nantes - Vannes (d)
La Rochelle - Massy
13-6
Remis
Fédérale 2
POULE 4
Aurillac (d) - Auch
Brive - Tarbes
10-17
15-0
POULE 6
Blagnac - Nîmes
POULE 1
Havre - Joué-lès-T.
Marcoussis-Limours - Vitry
Paris - Rennes (d)
Paris 15 - Pays de Brest (d)
Remis
POULE 2
Crabos
POULE 1
Racing-Metro - Massy (d)
Paris - ABCD
POULE 3
Tyrosse - Bordeaux-Bègles (o)
Remis
0-20
12-5
17-10
18-11
13-3
5-68
Amiens - Bobigny
Chalon-sur-Saône (d) - Vincennes
Nanterre (d) - Massy
Pontarlier-B.-M. (o) - Tourcoing-Roubaix
Remis
3-10
22-24
21-0
POULE 3
Grenoble - Saint-Genis-Laval (d)
Montpellier (d) - Narbonne
Velleron - Clermont
3-0
10-12
Remis
POULE 4
Tarbes - Brive (d)
Auch - Toulouse
POULE 5
Colomiers - Castres (d)
17-10
18-0
19-13
POULE 4
Auch (d) - Blagnac-St-Orens
Bordeaux (d) - Périgueux
Limoges - Trélissac
St-Yrieix - Bruges-Blanquefort
6-10
0-3
Remis
Remis
La question de la semaine
NOUVEAU DÉBAT SUR LES ONDES DE RMC. ENTRE LA PEUR DES BLESSURES DE LA PART STAFF TRICOLORE ET LES BESOINS DES CLUBS, LES JOUEURS DU XV DE FRANCE SONT
AU CENTRE D’UN VÉRITABLE DILEMME. COMMENT SORTIR DE CETTE SITUATION UBUESQUE ? ELÉMENTS DE RÉPONSE.
À
Par Florian DALMASSO
une petite semaine du
déplacement au pays de
Galles, les Bleus, tous rentrés dans leurs clubs respectifs, sont au cœur du
débat. Doit-on les préserver en vue du Tournoi ? Doit-on les
faire jouer pour aider leurs clubs ? Voici
le nœud du problème. Pour Vincent
Moscato, ancien talonneur international, personne n’a vraiment tort : « Il est
logique que le sélectionneur souhaite
ménager ses joueurs. Mais il est aussi
logique que l’employeur veuille avoir son
employé à disposition. Les équipes qui ne
sont pas bien classées sont obligées de
mettre tout le monde sur le pont. »
Avec sa pointe d’humour habituelle et
doté d’un regard extérieur, Éric Di Meco
pense que le rugby le fait exprès. « Vous
voulez tellement être original que vous en
devenez plus bêtes… On touche le fond.
Pour moi, footeux, qui ne comprend déjà pas qu’il y ait une journée de championnat en même temps que l’équipe de France,
cela en devient aberrant », ajoute-t-il.
PROBLÈMES DE FOND
Pour Jacques Verdier, saison après
saison, le même scénario se répète :
« Cette période
des doublons
devient ridicule,
il y a des décisions
de fond à prendre.
Et temps qu’elles
ne seront pas prises,
rien n’évoluera. »
Jacques VERDIER
Directeur délégué de Midi Olympique
Bd
2
3
2
2
2
4
3
2
POULE 2
Coarraze-Nay - Larressore (d)
Hasparren - St-Lary-Soulan
Lembeye - Pouyastruc (d)
Nord Béarn - Navarrenx (o)
St-Palais - Mouguerre (d)
9-14
Remis
15-21
45-9
Remis
Alamercery
Gaudermen
10-3
Remis
16-9
22-26
Remis
Bd
1
2
2
5
4
1
2
0
5
2
Jeunes
POULE 2
9-6
10-26
38-7
27-8
35-15
Fédérale 3B
Arpajon - Lalinde
Cahors - Mauriac
Carmaux - Uzerche
St-Cernin - Gourdon
Tournon-d'Agen - Lévézou-Ségala
G.
10
9
9
8
9
7
3
2
1
0
Poule 16
Remis
28-5
13-36
25-5
Remis
Bd
1
2
1
1
3
5
2
2
4
5
J.
12
13
12
12
11
12
12
12
12
12
Poule 12
Château.-Sorgues (o) - Eyragues
Les Angles - Le Boulou
Lunel - Jacou-Montpellier
Palavas (d) - Côte radieuse
Thuir - Uzes (d)
Bd
2
2
3
2
3
3
1
5
3
3
Pts
47
45
42
39
38
35
16
14
7
4
Remis
Remis
43-28
Remis
Remis
Poule 8
10-5
8-65
20-10
98-0
17-6
17-0
34-5
39-19
14-25
16-39
Fédérale 3B
15-3
16-3
18-3
Remis
6-10
Pts
58
41
39
34
31
31
26
21
20
1
Remis
Remis
29-5
12-5
6-11
Poule 15
Arpajon - Lalinde
Cahors - Mauriac
Carmaux - Uzerche (o)
St-Cernin (o) - Gourdon
Tournon-d'Agen - Lévézou-Ségala
N.
0
2
1
2
2
0
0
1
2
0
Classement
1. Clamart
2. Vitry/Seine
3. Versailles
4. Antony-Métro
5. Ris-Orangis
6. Parthenay
7. Blois
8. Chevreuse
9. Chinon
10. Gif/Yvette
Remis
Remis
Remis
Remis
Remis
19-26
35-0
Forf. 2
12-8
11-34
Gimont - St-Gaudens
25-10
Grenade/Garonne - Bon Encontre-Boé (d) 13-12
Miélan-Mirande (o) - Roquefort
30-14
Négrepelisse - Bizanos
Remis
Pont-Long - Nérac
27-13
G.
9
8
7
6
6
6
6
5
4
0
N.
0
1
1
1
0
0
0
1
0
0
Fédérale 3B
Aix UR - Vallée du Gapeau
Aubagne - Draguignan
La Valette - Bastia
Martigues-Pt-de-B. - Nice
Six-Fours - Berre-L'Etang
Poule 14
J.
13
12
12
13
12
12
12
13
12
13
Blois - Versailles
Chinon - Antony-Métro
Parthenay (o) - Gif/Yvette
Ris-Orangis - Chevreuse (d)
Vitry/Seine (d) - Clamart
Poule 11
Poule 13
Pts
41
36
34
33
30
29
27
24
22
2
Bd
0
2
2
2
5
1
3
4
3
3
3
Remis
Remis
Remis
Remis
Remis
19-6
23-5
22-17
31-10
17-9
N.
0
1
2
0
1
1
0
1
0
0
G.
9
8
9
7
7
7
4
3
2
2
Ribérac - Nontron
Royan-Saujon - Mussidan
Saintes - Malemort
Ste-Foy-la-Grande - St-Yrieix
Trélissac - Rochefort
Ampuis - Izeaux
Renage-Rives - Le Puy-en-Velay
St-Etienne - Rhône XV (d)
Véore XV (o) - St-Jean-de-Bournay
Vinay - Montélimar
G.
8
9
7
8
7
6
6
4
4
3
Bo
9
6
7
4
2
1
2
1
1
0
1
5-47
Remis
17-27
16-20
Remis
J.
12
12
12
12
12
12
12
12
12
12
Poule 10
J.
13
13
13
13
13
13
13
13
13
13
P.
0
2
5
5
7
8
10
10
10
11
11
Poule 4
Poule 3
Poule 7
Poule 9
Classement
Pts
1. St-Etienne
43
2. Izeaux
43
3. Ampuis
37
4. Vinay
36
5. Véore XV
36
6. Montélimar
33
7. Rhône XV
28
8. Renage-Rives
20
9. Le Puy-en-Velay
17
10. St-Jean-de-Bournay13
N.
0
0
0
0
0
0
0
0
0
0
0
Poule 6
Ribérac - Nontron
Royan-Saujon - Mussidan
Saintes - Malemort
Ste-Foy-la-Grande - St-Yrieix
Trélissac - Rochefort
6-5
NC
Remis
Remis
Remis
G.
15
13
9
9
6
7
5
4
4
4
3
Boulogne-Billan. - Saint-Maur
Chartres - Orléans
Meaux - Sucy-en-Brie
Pontault-Combault - Plaisir
Vincennes - Bords de Marne
26-15
20-12
Remis
Remis
Remis
Bd
2
1
0
5
0
0
2
3
4
3
J.
15
15
14
14
13
15
15
14
14
15
14
20-12
12-25
27-10
7-13
Remis
« Cette situation me fait honte. Elle
renvoie au pandémonium du rugby
français. Cette période des doublons
devient ridicule, il y a des décisions
de fond à prendre. Et temps qu’elles ne
seront pas prises, rien n’évoluera. »
Vincent Moscato rejoint son compère
sur ce point : « On essaye toujours de
colmater les brèches. On n’arrive plus
à gouverner, c’est la fin d’un cycle. C’est
bien connu, les gouvernements ne sont
meilleurs que lorsqu’ils sont en opposition. »
De grosses décisions doivent être prises en interne pour trouver une solution. Raccourcir le championnat,
supprimer les phases finales, limiter
le nombre d’équipes, créer des poules, plusieurs idées pointent le bout
de leur nez. Mais pour l’ancien talonneur international, aucune d’entre
elle n’avance.
Et pour mieux le comprendre, il utilise
une des métaphores dont il a le secret :
« Je pense qu’il faut trouver un championnat sur six mois avec une plage pour
le Tournoi. Trancher est obligatoire mais
seulement, à la fin du repas, quand les choses sérieuses arrivent, tout le monde est
déjà bourré. Les cendres tombent sur les
chemises… et à ce moment-là, le débat est
terminé ! » ■
26 Ovalie Séries régionales
Bretagne
PROMOTION HONNEUR
Annecy - Echirolles (d)
Faucigny (o) - L'Albenc
Fontaine - Gresivaudan
Gresivaudan-B. - La Ravoire (d)
Tullins-Fures - La Mure (d)
PREMIÈRE SÉRIE
Bonneville (o) - Voreppe
La Motte-Serv. (o) - Chartreuse-N.
Le Touvet-P. - La Côte-St-André (d)
DEUXIÈME SÉRIE
Pont-en-Royans - Faverges
Thones (o) - St-Laurent-du-P.
Varacieux - Grenoble (d)
TROISIÈME-QUATRIÈME SÉRIES
Catalans Grenoble (d) - Meythet
La Valdaine - Oisans
St Julien-en-G. (d) - Brezins
St-Jean-de-M. - Moirans
15-12
27-10
Remis
13-6
10-7
27-15
37-3
10-6
Remis
34-13
14-8
8-12
NC
5-7
Remis
Alsace-Lorraine
HONNEUR
Lauterbourg - Metz-Moselle
Nancy-Seichamps - Hagondange
Pont-à-Mousson - Raon-Baccarat
Thionville-Yutz (o) - Thann
Verdun - Haguenau
PROMOTION HONNEUR-PREMIÈRE SÉRIE
Bar-le-Duc - Dieulouard-L.
Illkirch-Gr. - St-Dié
Longwy - Mulhouse (o)
St-Louis - Centre Meuse (d)
Strasbourg (o) - Mutzig
DEUXIÈME SÉRIE
Forbach - Lorquin
Vittel - Hayange
TROISIÈME SÉRIE
Mulhouse - Epinal
Saint-Avold (o) - Chalampe
8-50
Remis
Remis
48-20
Remis
Remis
46-7
12-25
23-16
31-3
57-8
29-5
29-20
24-10
Armagnac-Bigorre
HONNEUR-PROMOTION HONNEUR - POULE 1
Ibos - Marciac (o)
Lectoure - Eauze
Maubourguet (d) - Vic-Fezensac
Vic-en-Big. (o) - Condom
HONNEUR-PROMOTION HONNEUR - POULE 2
Adé - Mauvezin (d)
Juillan (d) - Masseube
Louey-Marquisat - Trie/Baïse
Plaisance-du-G. - Sarlabous (d)
PREMIÈRE SÉRIE
Capvern (o) - Bassoues-L.-M.
Oursbelille (o) - Tournay
DEUXIÈME SÉRIE
Montréal - Magnoac (d)
Panjas - Azereix
RC De Lomagne (o) - Auzan-C-B.
TROISIÈME SÉRIE
Bazet-Andrest - Laloubère (d)
L Isle-de-Noe (o) - Gondrin
Rabastens - Aureilhan
QUATRIÈME SÉRIE
Castelnau-en-M. (d) - Villecomtal
Montestruc - L'Ayguette
Ossun - Lannepas
10-29
23-3
11-13
44-8
13-7
15-20
20-10
14-8
24-16
25-9
6-0
3-17
31-9
12-9
59-0
19-7
19-26
6-6
Remis
Auvergne
HONNEUR
Brioude - Issoire (o)
Cusset - Clermont-La Plaine
Forgeron (o) - St-Yorre
Gerzat - Pont-du-Château (d)
Riom - Bort-les-Org.
PROMOTION HONNEUR
Gevaudan - Riom-ès-Mon.
Les Martres-de-V. (d) - Gannat
Montaigut (o) - St. clermontois
St-Bonnet (d) - Beaumont
St-Flour - Les Ancizes
PREMIÈRE SÉRIE
Blanzat (o) - St-Genès-Champ.
Combronde - Cisternes-la-F. (d)
Romagnat (o) - Ydes
Ste-Florine - Puy-Guillaume
Thiers - Brives-Charensac
DEUXIÈME SÉRIE
Chateaugay - Ennezat
Lapalisse - Chamalières
Massiac (d) - Varennes
Perignat - Langeac
Pulvérières - Domes-Sioule (d)
TROISIÈME SÉRIE
Charbonnieres - St-Nectaire-le-Bas (o)
Lempdes (d) - Aigueperse
St-Pourcain (o) - Manzat
6-15
6-6
29-7
26-23
38-14
15-6
13-18
40-0
10-14
Remis
33-10
22-16
122-5
16-3
26-8
19-11
19-30
19-23
Forf. 1
10-6
7-42
22-29
40-14
HONNEUR-PROMOTION HONNEUR
Concarneau - Treiz-Treger
Lannion - Lanester
Plabennec - St-Malo
Ploemeur - Quimper
St-Brieuc (o) - Grandchamp
PREMIÈRE SÉRIE
Brest - Bain-de-Bretagne
Landivisiau - Bruz
Malestroit - Redon
Matignon - Vitre
St-Père - Fougères (o)
DEUXIÈME SÉRIE
Morlaix - Dinan
Perros-Guirrec - Muzillac
Pluvigner - Ploudalmezeau
Pont-L'Abbé - St-Renan
Pontivy - Pordic
TROISIÈME-QUATRIÈME SÉRIES - POULE 1
Le Rheu - Plouhinec
Orange-Cesson (d) - Acigne
Paimpol - Paimpont (d)
Rennes (o) - Melesse
TROISIÈME-QUATRIÈME SÉRIES - POULE 2
Douarnenez - Kernic-Léon
Kemperlé - Carhaix
Landerneau - RC de l'Aber
Lorient - Chateaulin
Remis
20-8
Remis
Remis
48-5
Remis
Remis
Remis
Remis
3-33
Remis
Remis
Remis
Remis
Remis
Remis
18-25
20-17
25-3
Remis
Remis
Remis
Remis
Béarn
GROUPE A
Idron-Lee - Jurançon
Arudy - Sevignacq
Barcus - Laruns
Ger-S.-B. - Gan
Josbaig - Bénéjacq
GROUPE B (QUALIFICATION) - POULE 1
Arthez Lagor (d) - Asasp Arros
Billère (d) - Buzy-Ogeu
S A Monein (o) - Mourenx
Vallée-de-L'escou - Pontacq (d)
GROUPE B (QUALIFICATION) - POULE 2
Aspe - Artix (d)
Lasseube - Miramont
Lons - Theze
Forf. 1
14-32
28-15
24-8
16-8
3-6
22-29
31-5
25-20
8-7
16-16
10-18
BourgogneFranche-Comté
HONNEUR
Autun - Chatenoy
Chagny - Lons-le-Sau.
Cluny - Dijon
Digoin - Champagnole (d)
St-Apollinaire - Montceau
PROMOTION HONNEUR
Chenove (o) - Migennes
Genlis - Toucy
Sens - Montbéliard
Tournus - Cozanne-Maranges
Vesoul (d) - Arbois
PREMIÈRE SÉRIE
Auxonne - Morez (d)
Chablis - Buxy (d)
Is/Tille-Asnières (d) - Valdahon
RC Charolais-Brionnais - Avallon
St-Martin - Seurre
DEUXIÈME SÉRIE
Chaumont - Chambertin (d)
Cosne/Loire (d) - St-Léger-des-V.
Givry - St-Martin-d'Or
Montbard-Chatillon - Saône-Seille
St-Firmin-St-Sernin - Bourbon-Lancy (d)
TROISIÈME-QUATRIÈME SÉRIES
Baume - Langres
Censeau - Tonnerre
Chatillon-en-B. - St-Berain
Pays maichois - Vauzelles
Saulieu - Morteau
Remis
15-27
25-7
15-14
Remis
27-7
Remis
Remis
40-3
5-10
28-21
10-9
9-11
74-0
17-26
6-3
8-14
42-9
0-46
15-10
Remis
33-3
6-25
10-24
Remis
Pays catalan
HONNEUR
Elne - Millas (o)
Rivesaltes (d) - Esc-Bac-Asp
PROMOTION HONNEUR
Haut Vernet - Pia (d)
La Têt - Union Sportif Pollestres Xv
PREMIÈRE SÉRIE
Capcir - Bompas
DEUXIÈME SÉRIE
Bages-Villeneuve (d) - Ponteilla-Pol.
Prat (o) - Vinca
TROISIÈME SÉRIE
Tautavel-Vingrau - Corneilla
Vallespir (o) - St Hippolyte 15
QUATRIÈME SÉRIE
Alberes (o) - Baby Nyn's
St Laurent-de-la-Sal. - Carre Xv
0-26
11-16
9-8
0-16
6-20
6-12
33-10
19-3
109-0
31-3
NC
Pays de la Loire
Côte d’Azur
PREMIÈRE-DEUXIÈME SÉRIES
RC des Plages - Lucciana
Le Brusc - Webb Ellis
Le Las - St-Mandrier
Pierrefeu (d) - St-Jean-du-Var
TROISIÈME-QUATRIÈME SÉRIES
Porto Vecchio - Grimaud
Brignoles - Toulon-Corse (o)
Oillioules (d) - Tourves
St-Raphaël-Fréjus - Ventiseri
NC
5-5
23-13
20-23
9-21
19-55
14-20
Forf. 1
HONNEUR / PROMOTION HONNEUR
Angers - Asptt Nantes
Châteaubriant - Le Mans
Fontenay-Luçon - La Baule
St-Hilaire - Bouguenais-Rezé
PREMIÈRE-DEUXIÈME SÉRIES
Treillières - Pays d'Ancenis
VS Nantes - Château-Gontier
XV de l'Erdre - Les Herbiers
TROISIÈME-QUATRIÈME SÉRIES
Grace-Guenrouet - Segre
La Ferté - Colombanais
Montaigut - Le Celtic
21-3
Remis
23-5
Remis
Remis
Remis
36-15
Remis
11-11
28-10
HONNEUR
Bazas - Pays Médoc
Mimizan (d) - Biscarrosse
Vill.-de-Marsan - La Réole
PROMOTION HONNEUR
Blaye - Parentis
Cadaujac - Cazaux
Captieux - Gradignan (d)
Labouheyre - Castillon-la-B.
Le Bouscat (o) - Pessac
PREMIÈRE SÉRIE
Villenave-d'Or. - Lège-Cap-Ferret (d)
Ychoux (d) - Morcenx
DEUX.-TROIS.-QUATRIÈME SÉRIES - POULE 1
Cadillac - Coutras
DEUX.-TROIS.-QUATRIÈME SÉRIES - POULE 2
Grignols (d) - St-André-de-C.
Lacanau (o) - Bruges-Blanquefort
St-Eulalie-en-B. - Cestas
33-10
16-23
35-13
41-7
53-0
11-9
21-5
36-5
27-24
10-13
16-0
6-10
43-5
6-19
HONNEUR-PROM.-PREMIÈRE SÉRIE - POULE 1
Bidart (o) - Lesperon
91-0
Sault - Léon
24-11
St-Jean-de-Mars. - Ondres
3-15
Tartas - Sauveterre
20-9
Urrugne - St-Pée (d)
21-19
HONNEUR-PROM.-PREMIÈRE SÉRIE - POULE 2
Salies-de-Bé. - St-Martin-de-S.
19-3
Bayonne - Soustons
28-28
Capbreton-Hoss. - Grenade/A.
34-0
Montfort - Bardos (d)
10-6
St-Sever - Ciboure
31-7
DEUXIÈME SÉRIE
Cambo - Castet-Linxe
24-8
Puyoo - Ustaritz-Jatxou (d)
13-7
TROISIÈME SÉRIE
Narrosse (d) - Ascain
14-17
Pouillon (d) - St-Julien-en-B.
3-8
Sarako Izarra - Pomarez
9-21
QUATRIÈME SÉRIE
Campet (d) - St-Pierre-du-M.
6-11
Labatut - Menditte (o)
7-29
S A Litois (o) - Amou
105-0
Drôme-Ardèche
20-11
Remis
39-10
22-3
10-14
Remis
31-9
Remis
55-10
Forf. 2
Forf. 2
Provence
PREMIÈRE SÉRIE
Alès - Orange
Pernes - Gignac-Marignane (d)
St-Gilles - Pennes-M.-C.
Vaison (d) - Le Plan
Vauvert - Noves (d)
DEUXIÈME SÉRIE
Miramas (d) - Digne
Salindres - Manosque-Cadarrache
St-Rémy - Apt
Tarascon - Gardanne (d)
Val.-de-L'Huveaune (d) - Beaucaire
TROISIÈME-QUATRIÈME SÉRIES
Carpentras - Bollène
Mons - Uchaud (d)
Pont-St-Esprit - Montfaucon-Ro.
Verdon - Oraison-Forc.-Mane
Vitrolles (o) - La Soule Gra.
5-18
10-5
45-8
3-5
21-16
14-19
8-25
9-0
18-14
10-16
0-11
20-19
27-8
7-43
39-5
Poitou-Charentes
HONNEUR
Saujon - Barbezieux-J.
Bressuire - Couronne
La Tremblade - Chauray
Marans - Thouars
PROMOTION HONNEUR
Aytre - La Flotte-en-Ré
Fouras - Jarnac (d)
Loudun - La Rochelle
St-Georges-les-B. - Chabanais
GROUPE C
Confolens - Poitiers
Melles - Couhe
Pons - Chauvigny
Tonnay - Poitiers
HONNEUR
Armentières (d) - Bethune
Dunkerque (o) - Le Touquet
Lille-Villeneuve d'A. - Cambrais
Roubaix (o) - Calais
Soissons - Laon (d)
PROMOTION HONNEUR / 1ÈRE SÉRIE
Douai (d) - Maubeuge
Grande Synthe (d) - St-Quentin
Iris Lille - Ovale Gy
St-Omer - Charleville
Tourcoing (o) - Marquette
DEUXIÈME-TROISIÈME SÉRIES
Bailleul - Wierre-Effroy
Chauny - Gravelines
Flesselles - Leforest
Valenciennes (d) - St-Amand
QUATRIÈME SÉRIE
Abbeville - Montdidier
Anzin - Embreville
Flesselles - Leforest
Givet - Lens
22-24
29-15
29-5
24-9
15-12
0-3
15-20
NC
27-19
29-17
46-6
Remis
22-13
3-8
Remis
Forf. 2
30-17
37-16
Ile-de-France
Côte basque-Landes
PROMOTION HONNEUR/PREMIÈRE SÉRIE
Annonay - Hauts Plateaux
Bourg-St-Andéol - Dieulefit
Crest (o) - Montmeyran
Eyrieux (o) - Malissard
DEUXIÈME-TROISIÈME SÉRIES
Berg-Coiron-Helvie (d) - Loriol
Donzère - Cruas
Plats (o) - Saint-Donat
St-Vallier - St-Sorlin-en-Vall.
QUATRIÈME SÉRIE
Lamastre (o) - Marsanne
Chatuzange-le-G. - Chabeuil
Dié - Tulette
Limousin
Flandres
Côte d’Argent
Remis
Remis
30-6
Remis
Remis
10-3
Remis
27-3
Remis
Remis
Remis
Remis
HONNEUR - POULE 1
CSMF - Fresnes
Nemours - Paris 15
Sarcelles - Bagneux
Triel - Viry-Chatillon
HONNEUR - POULE 2
Garches-Vau. (d) - Yerres
Rueil - Massif Central
St-Quentin - Bretigny
HONNEUR - POULE 3
Goussainville-Go. (o) - Senlis
Melun-Combs (o) - Aulnay
Montesson (o) - Noisy-le-Gd
St-Ouen (o) - Gretz-To.Oz.
PROMOTION HONNEUR - POULE 1
Athis-Mons (d) - Plessis-Rob.-Meudo
Limay - Clichy
Mantes - Rosny-sous-Bois
Tremblay - L'Isle-Adam
PROMOTION HONNEUR - POULE 2
Chilly-Mazarin - Stains
Gouaix-Provins (d) - Bonneuil-Vill.-Br.
Pantin - Soisy-Andilly-M.
Reims - Fontenay-aux-R.
PROMOTION HONNEUR - POULE 3
Clermont - Champigny
Côteaux de Seine - Alfortville (d)
Marcoussis-Limours - Gargenville (d)
Parisis - Lagny
PREMIÈRE SÉRIE - POULE 1
Créteil-Choisy - Châlons-en-Ch. (d)
Dourdan - Bagnols
Paris-Blanc-Mesnil - Rugby Sud 77 (d)
Savigny-Longjumeau (o) - Chelles
PREMIÈRE SÉRIE - POULE 2
Coulommiers - Livry-Gargan
Crépy - Conflans-Herblay (d)
Les Mureaux - Montigny-Le-Bret.
Nanterre - Argenteuil (o)
DEUXIÈME SÉRIE - POULE 2
Vélizy-Villacoublay - Bû (d)
27-27
Remis
39-16
Remis
10-17
13-3
Remis
38-0
35-0
30-7
42-0
3-5
14-32
Remis
83-12
Remis
3-6
6-21
22-22
16-8
11-10
11-10
3-11
17-15
Remis
13-10
25-6
12-24
15-9
NC
5-27
26-19
Rhône-Alpes
HONNEUR - POULE 1
Aix-Les-Bains - Jarrie
La Verpillière (d) - Chateauneuf-St-M.
Privas (o) - Montrevel
Ugine-Albertville - Annemasse (d)
Vallons-de-la-Tour - Guilherand
HONNEUR - POULE 2
Eymeux (o) - Grane
Pont-de-Claix (o) - Pont-de-Veyle
Roanne (o, d) - Romans
Vaulnavey - Plaine-de-L'Ain
HONNEUR - POULE 3
La Voulte - Vif-Monestier
Le Teil (o) - St-Marcellin
St-Genis-Laval - Tarare
Vizille (o) - Chatillon
Remis
15-20
41-3
17-16
23-11
17-0
31-7
23-24
12-3
Remis
38-21
10-10
27-3
Pacac
HONNEUR
Arles (o) - Gap
Fos-Istres - Cavaillon (o)
L'Isle/la-Sorgue - Bagnols-Marcoule
Sisteron (o) - Stade phocéen
St-Saturnin-lès-Av. - Ajaccio (d)
PROMOTION HONNEUR
Le Beausset (o) - St-Laurent-du-V.
Monaco (d) - Smuc
Salon-de-Pr. - Le Mourillon
Sanary - Pertuis-Manosque
Valréas - Antibes
40-0
16-33
38-14
27-0
17-14
41-3
9-13
33-8
Remis
16-0
Centre
HONNEUR
Arcay - Vendôme (o)
La Châtre - Romorantin
PROMOTION-PREMIÈRE SÉRIE
Dammarie - US Berrichonne (o)
DEUXIÈME-TROISIÈME SÉRIES
Bracieux - Gien-Briare
Foëcy - Luynes
Sully - Châteauneuf/L.
QUATRIÈME SÉRIE
Bracieux - Chateaudun (o)
St-Amand (o) - St-Laurent
0-30
10-21
10-30
8-0
40-29
14-3
0-25
36-15
HONNEUR
Bretenoux-Biars - Objat
Naves - Argentat
Pompadour (d) - Causse-Vézère
Saint-Céré - Lacapelle-Marival
St-Simon - Souillac (d)
PROMOTION HONNEUR
Meymac - Lagraulière
Dampniat - St-Léonard (d)
Egleton (d) - Chasteaux
Juillac - Chameyrac
Maurs - Gramat (d)
PREMIÈRE SÉRIE
Lubersac - Meyssac
Mansac - Beaulieu (d)
Palais/Vienne - Folles
St-Paul-des-Landes - Varetz
Treignac - Panazol
DEUXIÈME SÉRIE
Bagnac - Bellac
Neuvic (o) - Salon-La-Tour
Seilhac - Limoges
St-Aulaire - L'Aurence Limoges
St-Mamet - St-Privat
TROISIÈME SÉRIE
Orgnac - Saint-Priest
St-Germain (o) - Cherveix-Cubas
Val-de-Vienne - Lanzac
Verneuil - Beynat
QUATRIÈME SÉRIE
Ambazac - Bussière-Galant
Capo Limoges - Aubusson
Merlines - La Souterraine
Nantiat - Cublac-Terrasson (o)
Lyonnais
Arrêté
Remis
15-21
Remis
17-12
Remis
20-18
11-17
Remis
7-3
Remis
13-11
Remis
18-0
Remis
Remis
24-6
Remis
Remis
Remis
Remis
32-3
Remis
20-12
Forf. 1
Remis
Remis
0-36
Midi-Pyrenées
HONNEUR - PLAY-DOWNS 4
Auterive - Saint-Juéry-Arthes (d)
20-13
Légeuvin - Canton d'Alban (d)
20-13
HONNEUR - PLAY-DOWNS 5
Aviron castrais - Espalion
0-13
Saint-Orens - Mazères-Cassagne (d)
14-8
HONNEUR - PLAY-DOWNS 6
Caussade - Montréjeau G.P.
Remis
St-Sulpice-la-P. (o) - Portet-sur-Garonne 33-3
HONNEUR - PLAY-OFFS 1
Revel - Rieumes (o)
3-27
Toulouse UC - Saint-Girons (d)
6-5
HONNEUR - PLAY-OFFS 2
Beaumont-de-Lom.- La Salvetat-Plai. (d) 15-9
Laroque-Bélésta - Sor-Agout (d)
13-9
HONNEUR - PLAY-OFFS 3
La Saudrune (d) - Montesquieu-Volvestre 9-13
Sainte-Affrique - Moissac
9-9
PROMOTION HONNEUR - POULE 1
Andorre (o) - Ramonville
37-12
Cazères (d) - Daumazan
11-18
L'Union (d) - Villeneuve-Paré.
10-13
La Tour-du-Crieu-V. - Lalande-Auc.(d)
9-6
Lavelanet - Tarascon
21-0
PROMOTION HONNEUR - POULE 2
Brassac (o) - L'Isle/Tarn
19-6
Lauzerte - Luzech (d)
25-19
St-Jory-Brug. - Canton St-Lys
20-20
St-Nicolas-de-la-G. (d) - Bressols
10-13
Verfeil - L'Honor-de-Cos (d)
8-7
PREMIÈRE SÉRIE - POULE 1
Castelnau-Mont. - Viviez (d)
8-7
Monts-de-Lacaune - Montredon
Remis
Rabastens-Couf. (o) - Capdenac
38-11
Séverac - Verdun
Remis
Vielmur - Labruguière
23-10
PREMIÈRE SÉRIE - POULE 2
Bonnac (o) - Hers-Lauragais
48-14
Le Fousseret - Foix
Remis
Le Mas-d'Azil - Ste-Foy-de-Pey.
3-20
Seilh-Fenouillet - Launaguet
Remis
Toulouse EC - Lézat (d)
20-16
DEUXIÈME SÉRIE - POULE 1
Eaunes - La Bastide-St-G.
Remis
La Barguillère (o) - Labarthe/Lèze
31-0
Labastide-Beau. - L'Isle-en-Dodon (d)
11-9
Prat - Castelginest
Remis
Tac-La Fourguette (d) - Carbonne-Longa. 19-25
DEUXIÈME SÉRIE - POULE 2
Aussonne - Grisolles
Reporté
Monclar - Aussillon-Maza.
Reporté
Montech (o) - Villenouvelle
92-0
Villefranche-de-R. (o) - Briatexte
26-0
Villemur - Fronton
Forf. 2
TROISIÈME SÉRIE - POULE 1
Caraman (d) - Vabre
16-17
Puylaurens - RC du Brulhois
14-3
Reyniès - Toulouse CMS
Remis
Septfonds - Marssac
Remis
Valence-d'Albi (o) - Naucelle
36-0
TROISIÈME SÉRIE - POULE 2
Boulogne/G. - Montastruc
Forf. 1
Brignemont - Castelnau-Bastide (d)
7-3
Castillon (d) - Quint-Fonsegrives
5-8
Le Lherm-St-Clar - Lavernose-L.
Remis
Mirepoix (d) - Haut-Salat
7-10
QUATRIÈME SÉRIE - POULE 1
Finhan - St-Jean-du-Falga (o)
13-55
Kercorb - Ste-Croix-Vol.
Forf. 1
Rieucros - Roques
11-0
Roquettes - Toulouse RC (o)
12-40
QUATRIÈME SÉRIE - POULE 2
Brens - Cagnac-Blaye (d)
15-10
Camarès - Cambon-Cunac (d)
10-6
Hte Vallée-Aveyron (o) - Puygouzon
76-0
Montagne Noire (o) - St-Antonin
62-3
Montans-Pey-Cad. (o) - Flagnac
53-0
PROMOTION HONNEUR
Arcol - Simandre/Saran
5-21
Haute Bresse - Bron
Remis
Lavancia-Dortan (o) - Succieu
45-17
Vénissieux - Pays d'Ozon
Remis
Viriat - Pont-de-Chéruy
Remis
TROISIÈME SÉRIE
Chassieu Rugby - R C Villeneuvois V De Marc (d)
15-11
R C Pays Du Gier - R C Rhodanien (o)
0-33
Rugby Club Corbelin - R C Mions
13-24
QUATRIÈME SÉRIE
Entente Monistrol Yssingeaux Rugby - Rugby
Club Du Canton De Lhuis (d)
10-8
Rugby Club Du Pilat - Rugby Club Pondinois 27-14
Périgord-Agenais
HONNEUR
St-Cyprien - Vergt (d)
10-8
Ste-Bazeille - Payzac-Savignac
17-5
Vill.-du-Queyran (d) - Layrac
6-10
Villereal - Villeneuve
16-5
PROMOTION HONNEUR
Le Passage - Castelmoron
Remis
Roqu.-Laroque-Timbaut - Montignac
6-6
St-Astier - Lavardac-Barbaste
12-0
Ste-Livrade - Lacapelle-Biron (d)
6-5
PREMIÈRE SÉRIE
Alliance Garonne Foret Rugby - Port-Ste-MarieSt-L. (o)
20-60
Daglan - Prigonrieux
Remis
Penne-St-Sylv. (d) - Caudecoste
13-17
DEUXIÈME SÉRIE
Cénac (o) - Virazeil
25-3
Colayrac - Neuvic
5-5
Issigeac - Lanquais
Remis
Périgueux - St-Aubin
Remis
TROISIÈME-QUATRIÈME SÉRIES - POULE 1
Eymet (o) - Negrondes
27-10
Le Buisson - Montpon
6-14
Rugby Club Buguois - Salignac
22-13
TROISIÈME-QUATRIÈME SÉRIES - POULE 2
Cancon - St-Vite
Remis
Mezin (o) - Puy-l'Evêque
26-15
Villefranche-du-P. (d) - Buzet
0-5
Languedoc
HONNEUR
Conques-Villemoust. (d) - Av. Bleu et Blanc 1112
Gruissan (o) - Mende
52-14
Limoux - Béziers-Riquet (d)
22-21
Plages d'Orb - Bédarieux (d)
23-16
Sigean-Port-la-Nlle (o) - Servian-Boujan 24-9
PROMOTION HONNEUR
Olonzac - Portel (d)
19-13
Couiza-Esp. - Villeneuve-Mag. (d)
15-14
Fleury-Salles-Cours. (o) - Murviel-Thézan30-12
Les Rives-d'Orb - Prades (d)
12-6
Poussan-Mèze - Tauch-Corbières
8-20
PREMIÈRE SÉRIE
Bram - St-André (o)
8-33
Lieuran - Cruzy/St-Chinian
0-26
Mauguio - Montréal
13-21
Nissan-Colombiers - Trèbes
6-18
Peyriac-Bages (d) - Vinassan
20-24
DEUXIÈME SÉRIE
Alaric (o) - Névian-Canet
31-15
Bessan - Maureilhan (o)
15-27
Ouveillan-Cuxac (o) - Villeneuve
39-8
Portiragnes (o) - La Grande-Motte
25-0
Sud minervois (d) - Villeneuve-lès-B.
17-20
TROISIÈME SÉRIE
La Clape-Armissan - La Palme
13-29
Montredon-Moussan - St-Jean-de-Védas (o)
10-46
Sète - OR Béziers
32-18
QUATRIÈME SÉRIE
Caunes-Minervois (o) - Corneilhan
31-3
Rieux-Minervois - Pays-de-Sault
8-18
Salagou-Larzac - Thau-Frontignan
15-28
Normandie
HONNEUR
Caen (o) - Dieppe
Hérouville-St-Clair - Flamanville
Le Havre AC - Gravenchon
Yvetot (d) - Bernay
PROMOTION HONNEUR
Mont-St-Aignan - Couronne (d)
St-Lois - Elbeuf
PREMIÈRE-DEUXIÈME SÉRIES
Alençon (o) - Port du Havre
Bresle (o) - Bernières/Mer
Forges-les-Eaux - Honfleur
Le Thuit-Signol (o) - Gisors
Lisieux (o) - Coutance
TROISIÈME-QUATRIÈME SÉRIES
Blangy-Bouttencourt - Valognes
Pont-de-l'Arche - Harfleur
26-0
Remis
17-39
14-20
17-11
Remis
83-0
46-8
Forf. 2
49-8
35-3
13-0
Remis
Alpes
LUNDI 17 FÉVRIER 2014 - MIDI OLYMPIQUE
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Ovalie Nord Paris 27
LUNDI 17 FÉVRIER 2014 - MIDI OLYMPIQUE
Thann : deux jubilés en prévision Les « Old Blacks », les anciens du RC Thann, se sont réunis samedi pour
leur assemblée générale annuelle. Sous l’égide du président Philippe Diet, les vieux Thannois se sont remémoré leur tournée à Mende, au mois d’octobre 2013, où ils avaient obtenu une deuxième place au tournoi de rugby à toucher. Entouré de
quelques vice-champions de France de Quatrième Série (saison 1981-1982), l’ancien président du RC Thann a aussi fixé les
actions pour 2014, et évoqué le traditionnel jubilé organisé au printemps. La date n’a pas encore été fixée, mais il est
acquis que David Dusé (ancien joueur, entraîneur et dirigeant du club thannois) et l’ancien joueur Rocco Anastaci, seront
mis à l’honneur cette année. Le choix de Rocco Anastaci a provoqué une grande émotion. Grièvement blessé lors d’une rencontre UNSS en 1987 contre Colmar, il en était sorti tétraplégique. Le RC Thann et les Old Blacks ne l’ont pas oublié. La fondation de France-Albert Ferrasse, pour les accidentés du rugby, sera sollicitée pour ce jubilé. Rocco Anastaci sera d’ailleurs
invité à la finale du Top 14, et une récolte de fonds sera aussi organisée pour un don lors du jubilé.
COLMAR - FÉDÉRALE 3 ALORS QUE L’EQUIPE ALSACIENNE SE BAT AVEC BEAUCOUP DIFFICULTÉ DANS LE FOND
DE SA POULE, SON ENTRAÎNEUR PRINCIPAL S’EST GRAVEMENT BLESSÉ EN RESERVE. UNE SAISON NOIRE...
LA GOUTTE
MASSY - FÉDÉRALE 2 LEADER DE LEUR POULE,
LES FRANCILIENNES ONT INSCRIT HUIT BONUS OFFENSIFS.
LE RECORD DE LA DIVISION.
LES FILLES
D’EAU
U
AUSSI
C
Par Guillaume CYPRIEN
ne double fracture du péroné, une autre d’un petit os au
nom imprononçable situé juste
à côté, et un bel arrachement
ligamentaire : la dernière minute du match que Dominique
Araneder a disputé avec la réserve de Colmar
sur le terrain du RC bellevillois (Rhône) lui
a été préjudiciable. Le manager colmarien
s’était porté titulaire sur la feuille de match
de la deuxième équipe comme il en avait
pris l’habitude cette saison, en raison du
manque de joueurs à l’extérieur. Sur la dernière action, son pied est resté coincé au
sol dans un entrelacs de jambes, et tout a
pété quand son corps est parti de l’autre
côté propulsé par un plaquage. Il a été opéré le lendemain. Plusieurs mois de rééducation seront nécessaires pour le réparer.
Cet éducateur sportif, responsable du développement de l’école de rugby de Colmar
et de celle d’un autre club tout proche, a été
arrêté jusqu’à la fin du mois de mars, et ne
reviendra pas auprès de l’équipe fanion ni
sur le banc le dimanche avant la fin de la saison. « Je n’ai pas fait les choses à moitié »,
dit-il au départ pour dédramatiser, avant
de concéder que « c’est un peu dur ». Pour le
club, c’est une péripétie de plus. Colmar vit
une saison que personne n’imaginait aussi noire.
TROP CONFIANT ?
Le club alsacien venait juste de retrouver
la Fédérale 3 après une saison formidable, qui l’avait conduit jusqu’en demi-finale du championnat de France Honneur
(défaite 17-33 face à Tournon-Agenais).
Et son parcours en championnat régional avait été tellement parfait, que cette
aventure collective présentait des garanties. Son maintien en Fédérale 3 semblait
possible. « Mais nous avons été victimes
de coups du sort, et cette montée n’avait
pas forcément été bien préparée, explique
Rugby féminin
omme les garçons du club, qui partageaient le plus grand
nombre de bonus offensifs inscrits en Fédérale 1 avec
Montauban (9 bonus offensifs) avant les rencontres de
ce week-end, les filles de Massy codétiennent la palme
de l’offensive dans leur championnat de Fédérale 2 avec
celles de Montpellier. En onze rencontres, elles ont bonifié huit de leur neuf succès. Et leur goal-average dépassait la barre
des 300 points (305 pts) avant leur match joué hier à Nanterre. Leur
participation au quart de finale était déjà théoriquement assurée
avant la reprise de ce week-end. Avec 45 points, elles comptaient 16
unités d’avance sur leurs dauphines de Vincennes.
DES JOUEUSES DE QUALITÉ
Après deux saisons de totale réussite et une montée en Fédérale 3 l’an dernier, le manager
Dominique Araneder a enchaîné les problèmes cette année. Photo DNA
le président Yves Fages, qui avait repris
le fauteuil laissé par Daniel Gonthier
juste après ce retour en Fédérale 3. Il n’y
avait pas eu de recrutement. Ceux qui ont
pensé qu’on pourrait tenir le rythme de la
Fédérale 3 avec le même effectif se sont
trompés. »
Le premier coup du sort de la saison a été
la suspension de six mois du jeune troisième ligne Ludovic Kempf, 20 ans, auteur
d’une saison remarquable en Honneur, qui
a gâché immédiatement la fête par une prise
de bec malvenue avec un arbitre dès le
deuxième match de la saison. Puis suivront,
à partir du mois d’octobre, les blessures successives de plusieurs joueurs expérimentés. Toujours titulaires, ils ont trop tiré sur la
corde. Et Colmar a sombré immédiatement.
Un signe de l’incapacité de cette équipe à
maintenir son niveau : elle n’a empoché aucun bonus défensif cette saison. C’est la
seule de la division. Elle compte trois succès, tous acquis avant les défections en chaînes. Depuis, elle encaisse quarante points en
moyenne. « Le club n’est pas en danger. On
se remettra sur les bons rails en Honneur.
Mais c’est dommage, car nous avions entrepris une politique de développement par le
partenariat privé, qui sera ralenti avec cette
descente », regrette Yves Fages. « J’ai hâte
de tout effacer et retrouver l’équipe la saison
prochaine », piétine Dominique Areneder, qui
n’avait connu que des succès depuis sa nomination il y a trois ans. Une qualification
en championnat de France dès la première
année et la montée en Fédérale 3 à la fin
de la deuxième : sortir prématurément de son
troisième tour de piste, plus touché physiquement que ses propres joueurs, est une
goutte d’eau tombée dans un vase déjà trop
rempli. Ce n’était pas l’année des Colmariens.
Ils seront tout de même félicités par leurs élus
municipaux, le 20 février, qui les recevront
à la salle des Catherinettes et leur remettront
le trophée des « champions colmariens de
l’année », en signe de reconnaissance de
leur parcours en Honneur. Avant la chute,
l’ascension avait été si belle. ■
Avec Montpellier, elles sont devenues les favorites pour le titre
national et font figure de promues
évidentes en Fédérale 1. Les filles
de Massy n’y ont jamais joué depuis la création de l’équipe, malgré un titre national obtenu en
1999 en association avec Dourdan.
Cette génération peut marquer
son histoire. « Ce n’était pas gagné il y a seulement deux ans, commente la dirigeante Florence
Janetta Gihr, membre du bureau
directeur du club. Nous avions
connu une double défection de l’en- Les filles de Massy ont inscrit
traîneur et d’une dirigeante en plein huit bonus offensifs depuis le
milieu de saison. On pouvait cou- début de la saison. Photo DR
ler. Heureusement, trois joueurs de
la première, Gomes, Girenghelli, et Bonetti, étaient venus nous donner
un coup de main. Leur apport a été déterminant pour relancer la dynamique, avant qu’Olivier Voisin ne reprenne le flambeau. »
Directeur du centre de formation de Massy depuis sa création il y a
neuf ans, et ancien entraîneur des cadettes, Olivier Voisin a retrouvé un petit groupe de celles qu’il avait entraînées quand elles étaient
plus jeunes. Elles se sont prises au jeu des retrouvailles. L’ambiance
de travail est devenue sérieuse. Cette saison, lui et Pascal Logé, son
coentraîneur, ont pu compter aussi sur l’arrivée de quelques nouvelles, dont celle de Diana Serichard, une pilier expérimenté de Top
10 avec Chilly-Mazarin. Dans cette équipe jeune, « il y a un noyau de
vieilles copines et des joueuses de qualité, apprécie Voisin. Avec du
travail, l’amalgame est prometteur ». Jusqu’à obtenir un titre de championnes de France ? Les jeux sont ouverts. Leurs huit bonus offensifs montrent leur marge de manœuvre. G. C. ■
Tour d’Ovalie
Alsace-Lorraine
VITTEL > Un nouveau stade La municipalité de Vittel a donné son accord
pour faire bénéficier son club de rugby
d’un nouveau terrain. Les bénévoles
devraient mettre la main à la pâte pour
l’obtenir d’ici la rentrée prochaine. Il
sera situé près de la piscine olympique.
MULHOUSE > Création d’une
équipe féminine Le RC Mulhouse a
organisé au mois de janvier une initiation découverte destinée aux filles
âgées de plus de 17 ans, débutantes ou
confirmées. Une vingtaine a participé à
ce cycle mené par le tandem Mathieu
Hestin et Valentin Fessler. Le club hautrhinois veut créer dès la saison prochaine une équipe féminine dans la cité
du Bollwerk. La dernière session d’initiation aura lieu ce soir, lundi 17 février
(19 heures-20 h 30), avant de démarrer
un entraînement continu chaque lundi
après les vacances d’hiver (contact :
Mathieu Hestin sur [email protected].).
Bretagne
VANNES > Au boulot ! Salarié du
comité de Bretagne, Jean-Noël Spitzer,
qui est également l’entraîneur de
Vannes, avait été contraint de travailler
toute la journée du samedi qui précédait le coup d’envoi du grand derby de
l’Ouest contre Saint-Nazaire. Et ce
n’est qu’à 17 heures qu’il avait pu quitter son habit d’employé du comité
régional pour endosser celui d’entraîneur du RC Vannes. Il avait rejoint le
groupe, retiré dans son antre habituel,
seulement une heure avant le coup
d’envoi.
VANNES > Jérémy Malzieu arrêté
six semaines Sorti après seulement
vingt-six minutes de jeu sur blessure
lors du match contre Saint-Nazaire, le
trois-quarts vannetais Jérémy Malzieu
a été mis au repos pour six semaines. Il
a été vicitme d’une luxation de
l’épaule, qui n’avait pas pu être totalement replacée le soir même de la rencontre. « Mais il sera prêt pour le Jean
Prat », s’est rassuré Jean-Noël Spitzer.
LICENCIÉS > Les filles à 5,5 % Avec
440 licenciées officiellement recensées, les filles du comité de Bretagne
représentent seulement 5,5 % de
l’ensemble des effectifs Bretons. La
palme revient bien évidemment au
Stade rennais avec près d’une centaine
de licenciées (92), loin devant les vingtcinq filles de Ploemeur, les vingt-trois
filles du Vieux marché, ou les vingtdeux filles de Redon. Les clubs de
Concarneau, Quimper en Finistère, et
Grand-Champ en Morbihan, comptabilisent vingt filles chacun.
Centre
HOWARD HINTON SEVEN > Un
projet ambitieux pour 2016 Les organisateurs du tournoi à VII Howard
Hinton ont présenté les grandes lignes
de la future organisation de leur célèbre tournoi. Pour 2014, pas de gros
changements, sinon le nombre des
équipes de la compétition élite qui passera à vingt-quatre. En 2015, en revanche, la manifestation passera du joli
complexe sportif de Ballan Miré au
stade de la Vallée du Cher de Tours,
stade où évoluent les footballeurs pros
du FC Tours. Cette organisation devra
préparer l’édition 2016 prévue sur le
même lieu, et déjà programmée sur
quatre jours. En plus des habituels tournois (élite, amateurs, féminines,
anciens), les phases finales UNSS, universitaires hommes et femmes, moins
de 17 ans, et pôles espoirs, s’y dérouleront toutes. Une énorme fête du rugby
et de la jeunesse autour du rugby à VII.
FRANCE — GALLES > Un « package » disponible La rencontre
DIEULOUARD > Une ambulance à l’échauffement Maxime Hupeau, pilier
droit de la réserve de Dieulouard (Promotion-Première Série), s’est fait une
entorse du genou dimanche dernier face à la réserve d’Illkirch, ce qui a nécessité l’intervention d’une ambulance sur le terrain. Mais les conditions météorologiques étaient telles, que le véhicule s’est embourbé en voulant repartir.
En guise d’échauffement, les deux équipes fanion d’Illkirch et de Dieulouard
se sont alors unies pour dégager l’ambulance du terrain. Le ciel s’est s’est
ensuite déchaîné : trois longues averses, de gros grêlons, puis un orage, des
éclairs et un vent à décorner les bœufs, ont saisi les équipes fanions à la fin
de leur match. Ce qui a nui au CRIG. Les visiteurs ont été rejoints puis dépassé sur le fil (27-24). Mais après une telle journée, ce bonus défensif a tout de
meme été apprécié.
France - Galles des moins de 18 ans,
prévue à Chartres le 15 mars, se prépare activement en Eure-et-Loir.
Philippe Boher, l’entraîneur tricolore,
sera d’ailleurs sur place le 18 février
afin de prendre les premiers repaires.
Une offre « package » (place parking,
place en tribune présidentielle, apéritif
d’après match à l’hôtel de ville, accès
au cocktail dinatoire en compagnie des
deux équipes) est disponible auprès du
comité du Centre pour assister à la rencontre. Prix : 50 euros.
ÉQUIPE DE FRANCE > Une initiative appréciée À l’occasion du match
France — Italie, la FFR avait envoyé
deux invitations à chaque club du comité du Centre. Une initiative fort appréciée, qui a permis à des bénévoles de
découvrir un univers tellement différent
de leur quotidien.
ORLÉANS-LA-SOURCE > En sursis
En triomphant de peu de Saint-Pierredes-Corps (18-16), sur un terrain très
gras et à l’issue d’une rencontre de très
faible qualité, Orléans-la-Source n’a
pas gâché l’une de ses dernières cartouches en matière de maintien en division d’honneur. « Nous ne sommes pas
sauvés, mais cela entretient l’espoir »,
confiait le troisième ligne orléanais
Rouillon. Les Blanc et Noir devront
encore réaliser quelques exploits pour
s’en sortir, et notamment à Romorantin
et à la Châtre, deux clubs avec lesquels
les Orléanais sont à la lutte.
fêtera ses 25 ans en septembre
(l’association devrait marquer le
coup le week-end des 13 et 14 septembre). En revanche, du côté de
l’équipe, deux bonnes nouvelles
viennent de tomber. L’ouvreur (ou
arrière) Olivier Béghin est revenu aux
affaires. Il devrait stabiliser la ligne
d’attaque, alors que le paquet va
bénéficier du renfort de Kata Tonga.
Cet ancien international fidjien a
beau avoir atteint la quarantaine, il
jouait encore en Fédérale 1 avec
Arras il y a quelques saisons.
Actuellement huitième du classement, Duisans espère ainsi pouvoir
regarder vers le haut. Même en
ayant les pieds dans la boue…
MOINS DE 18 ANS > Encore un
effort La sélection des moins de 18 ans
doit disputer deux rencontres importantes, à Blois contre les Pays-de-la-Loire,
puis face à la sélection de PoitouCharente. En cas de victoires, elle sera
qualifiée pour les phases finales nationales. Comme l’an passé. Hugues
Lhomet a livré la sélection qui tentera
de relever le challenge : Garance et
Elvire Duplan, Farce, Andissac,
Dechanet, Gagneux, Bellet, Pelletier
(Joué-les-Tours), Noobo, Leger, Poivet,
Fichera, Sicha, Roux, Mecchia (Gien),
Deletang, Pialat, Simier (Romorantin),
Goguet (Vouvray), Plouseau (Esvres).
ABBEVILLE > Une première
accession ? Club créé lors de la
coupe du monde 2007, Abbeville
(Quatrième Série) vit actuellement sa
meilleure saison. « Les débuts
avaient été difficiles, car les premières années, peu de gens avaient joué
au rugby. Aujourd’hui, nous disposons d’un entraîneur attitré avec
Cyril Machy, qui a joué au-dessus, et
qui est présent la semaine. Les gars
progressent, et des jeunes nous
apportent des cannes », apprécie
Nicolas Garbe, le président.
Abbeville est invaincu et espère
bien, au printemps, vivre sa première
accession.
Flandres
Ile-de-France
DUISANS > Le terrain spongieux
et les recrues Tout le monde le sait
dans les Flandres : le terrain de
Duisans (Promotion Honneur), près
d’Arras, est l’un des plus boueux
lorsque les précipitations redoublent.
En ce début d’année, la rencontre
face à Saint-Quentin a été remise à
deux reprises. Mal drainée, située
sur un ancien marais, cette pelouse
est un vrai souci pour ce club, qui
MASSY > Loto de l’école de
rugby L’école de rugby de Massy
organisera un grand loto le vendredi
7 mars. Il se déroulera à l’espace
liberté (1, avenue du général de
Gaulle à Massy) à partir de 20 h 30.
5 000 euros de lots seront mis en jeu.
LAKANAL > Cinq sélectionnés
Cinq joueurs d’Ile-de-France ont été
retenus pour participer au stage de
l’équipe de France des moins de
18 ans, qui se déroulera du 17 au
22 février au CNR de Marcoussis. Il
s’agit de Judicael Cancoriet (Massy),
Karim Qadiri (Massy), Faraj Fartass
(Stade français), Boris Palu (RacingMetro) et Matthieu Voisin (RacingMetro). Tous les cinq sont scolarisés
au pôle espoirs de Lakanal.
Normandie
CARNET NOIR > Décès de
Morgan Bonnamour Le COR Elbeuf
et son président Régis Becherel ont
perdu une de leurs belles âmes.
Victime d’une implacable maladie,
Morgan Bonnamour vient de les quitter. Joueur talentueux ayant fréquenté toutes les équipes de jeunes de
son club, et aussi les sélections du
comité, il était très apprécié. Une
minute de silence ou d’applaudissements a été respectée ce week-end
sur tous les terrains du comité en sa
mémoire. À sa famille, à ses amis, au
club d’Elbeuf, Midi Olympique
adresse ses sincères condoléances.
ÉVREUX > Journée portes ouvertes Une journée « portes ouvertes » a
été organisée samedi par la section
rugby du lycée Modeste-Leroy.
Quelques dizaines de jeunes rugbymen s’y sont présentées pour allier à
leurs études une pratique sportive
plus intensive. Les responsables
Annie et Paul Charrier les ont reçus
avec leur famille pour répondre à
toutes leurs interrogations. Cette
section rugby, ouverte il y a huit ans,
a déjà fourni quelques joueurs de
divisions fédérales de qualité.
Page coordonnée
par Guillaume CYPRIEN
[email protected]
06.03.01.16.94
28 Ovalie Sud-Est
Roanne : président intérimaire Après la démission de François Piétri fin janvier, le comité
directeur de Roanne a désigné un nouveau président le vendredi 7 février. Il s’agit de Germinal Brosed-Ponce.
Il assurera la fonction jusqu’à l’assemblée générale du club qui devrait avoir lieu à la fin du mois de mai.
« Plusieurs personnes commencent à proposer des projets intéressants, confie le dirigeant. Ma mission est
temporaire. Mon rôle est d’assurer la transition et d’assurer le rôle d’interlocuteur avec les instances. »
39
LUNDI 17 FÉVRIER 2014 - MIDI OLYMPIQUE
Montmélian : vers la fin d’une époque ? Selon toute vraisemblance, l’Union sportive
montmélianaise (poule 3 de Fédérale 2), qui s’était maintenue la saison dernière lors du dernier match contre
Villeurbanne, ne pourra éviter cette année la relégation en Fédérale 3. Triste record : cela faisait trente-neuf ans,
depuis 1975, que l’USM n’était pas descendue aussi bas dans la hiérarchie du rugby hexagonal. Rappelons qu’en
2011, sous la direction sportive d’André Lozat, elle pointait dans les quatre-vingts meilleurs clubs de France.
CHÂTEAURENARD - FÉDÉRALE 2 RELÉGUÉ DE FÉDÉRALE 1, LE RCC, QUI SOUFFRAIT À L’ÉTAGE SUPÉRIEUR,
S’EST REFAIT UNE SANTÉ SPORTIVE ET MORALE. TROISIÈME DE LA POULE 4, LA QUALIFICATION LUI TEND LES BRAS.
LE SOUFFLE
DU RENOUVEAU
L
Par Francis LARRIBE
[email protected]
e Rugby Club de Châteaurenard,
va bien, merci pour lui. Mais cela n’était pas le cas ces dernières saisons en Fédérale 1. On
le sait, l’antichambre du rugby
pro a considérablement évolué
cette décennie. Les budgets ont explosé.
Dans cette compétition à quarante clubs, il
y a ceux qui peuvent suivre le train de l’inflation des salaires et des primes et ceux
qui ne le peuvent pas. La FFR fait mine de
ne pas voir cette réalité qui éclate aux yeux
de tous. Aussi mêle-t-elle en Fédérale 1,
dans un joyeux capharnaüm, une dizaine
d’équipes semi-professionnelles à une trentaine de structures amateurs. Alors que la
seule solution qui finira par s’imposer sera de créer une division intermédiaire entre Pro D2 et Fédérale 1. La Promotion
Nationale, qui exista un temps, opérera le tri
que la FFR se refuse de faire.
Dans l’attente de ces décisions indispensables, certains clubs sont victimes de cette
anarchie. Châteaurenard est du lot, lui qui,
la saison dernière, a vécu la rétrogradation
en Fédérale 2. Une rétrogradation sportive
accompagnée de soucis financiers car à
vouloir rester dans la course à l’armement,
on finit par aller au-delà de ses possibilités économiques. « Sur ce plan-là, la situation est en train d’être assainie, même si tout
est loin d’être réglé », admet honnêtement le
coprésident, Thierry Bertrand, 52 ans, ; ancien trois-quarts du club. « Nous avons stoppé l’hémorragie des dépenses. Nous avons
remis de l’ordre dans la maison. »
Sous quelle forme ? « On refait confiance
aux jeunes. Nous avons moins recours au recrutement extérieur. Nous avons remis la formation au centre du projet du club. » Et le
coprésident d’évoquer la mise en place d’un
plan qui consiste à regrouper tous les jeunes rugbymen de six communes autour de
Châteauerenard dans une même structure
Rugby féminin
OVALIE NIVERNAISE L’ENTENTE CRÉÉE CETTE SAISON
ENTRE POUGUES-LA-CHARITÉ ET NEVERS A POSÉ LE RUGBY
FÉMININ DANS LA NIÈVRE SUR LES BONS RAILS
OBJECTIF
QUINZE
Par Antoine DESCHAMPS
D
ans le vent froid qui balaye l’herbe synthétique du PréFleuri, une demi-douzaine de filles rigolent à l’exercice délicat de la touche, sous les yeux de leur mentor
Gilles Pascaut. À l’opposé, une dizaine de trois-quarts
travaillent une combinaison. Le cuir passe de main en
main sans fausse note. L’autre entraîneur, Nicolas
Gomez, apprécie. Retour en arrière : une section féminine est créée
au sein du club de Pougues-les-Eaux-La Charité-sur-Loire (ASPC)
en 2000. Elles jouent à VII sur les bords de la RN 7. Puis vient le passage à 12. « Au début, on a pris des tôles énormes mais sans jamais
baisser les bras », se souvient Sonia Pascaut, femme de Gilles et cadre du groupe. Les Ligériennes progressent. Elles ont joué, la saison passée, un quart de
Fédérale 3 à 12. Entre-temps,
Nevers (Uson) se dote d’un
groupe féminin. Les Lionnes
se qualifient pour la finale
Nord-Est à VII.
PACS AVEC L’ASPC
Daniel Saubier, Ladislas Durand et Philippe Gensana, les entraîneurs du RCC, montrent
la voie à suivre à leurs protégés. Photo J.-L. Robin
de formation. « Nous l’avons présenté au
président de Provence, M. Buisson. Nous allons également le présenter à la FFR. Notre
initiative semble leur plaire. »
AU CENTRE DE LA VILLE
Une autre initiative couronnée de succès,
l’ouverture l’année dernière d’une classe
rugby au collège public de Roquecoquille.
Mais la réalisation récente la plus importante aux yeux du coprésident est l’installation au cœur de la cité provençale, rue de
Marignan, du club-house du RCC. Une façon de revenir au centre de la vie locale.
« Après la difficile saison écoulée, nous avions
besoin d’un lieu à nous, d’un lieu de vie. Ce local, décoré aux couleurs du club et dans lequel
est regroupé l’administration, a été inauguré fin 2013. Nous nous y sentons bien, c’est important pour l’ambiance du club qui a retrouvé de l’authenticité. »
De l’authenticité et une dynamique sportive impulsée par Daniel Saubier, de retour aux affaires châteaurenardaise lui
qui fut en 1992, le coach du titre de champion de France de Fédérale 1 aux dépens…
d’Oyonnax. « Quand on voit aujourd’hui
Oyonnax en Top 14, cela nous donne de l’espoir, dit le manager général du RCC. Mais
il ne faut pas brûler les étapes. Il faut construire ou reconstruire sans précipitation.
L’agglomération de 15 000 habitants a du
potentiel. Il faut s’appuyer dessus.
Sportivement, nous sommes dans les clous.
Nous possédons la deuxième meilleure défense de la Fédérale 2, nous n’avons encaissé que neuf essais. Autour des cadres (Bagnol,
Bastellica Dos Reyes, Moralés), nous intégrons des jeunes. La qualification est l’objectif. » Un objectif a minima tant on sent
qu’à Châteaurenard, l’ambition souffle à
nouveau. ■
À l’ASPC, le président Daniel
Jeaunet émet le souhait
qu’une équipe à XV voit le
jour. Très vite germe l’idée Les filles de l’Ovalie nivernaise sont prêd’un rapprochement. Anne tes à poursuivre l’aventure. Photo Ades
Plisson, Gilles Pascaut et
Nicolas Gomez organisent des entraînements communs. L’Ovalie nivernaise est en train de naître. La fusion permet de franchir un cap.
L’effectif s’étoffe de trente unités : d’anciennes athlètes, des agricultrices, de futures ingénieures élèves à l’Institut supérieur de l’automobile et des transports (ISAT), un pilier en Service civique dans la
cité ducale, des mères de famille… Sur les pelouses du Pré-Fleuri
(Nevers), des Chanternes (Pougues) et de Saint-Maurice (La Charité),
la mayonnaise prend. Pour le compte de la poule 4 Nord-Est, elles affrontent les Franciliennes de Maisons-Laffitte-Saint-Germain-Poissy,
du Scuf, de Paris 15 et de Montigny-le-Bretonneux-Limay. Début février, elles étaient en tête… L’union fait leur force et, parfois, la farce.
D’où le rapport aux sources du rugby. À les côtoyer, on toucherait
presque ces fameuses valeurs de l’Ovalie, querelles de clocher en
moins. « En plus, elles pratiquent un vrai jeu de mouvement, d’évitement. Cela rend les matchs très agréables à suivre », souligne Nicolas
Gomez. Désormais lancée, l’Ovalie nivernaise vise le jeu à XV. Pour
cela, créer une filière durable va constituer « le » challenge. Elles le
méritent tant comme le précise Gilles Pascaut : « Certaines enrôlent
une baby-sitter pour prendre part aux entraînements. » Nicolas Gomez
n’en pense pas moins : « Elles sont impressionnantes de courage. » ■
Tour d’ovalie
Alpes
COMITÉ > Le point en Fédérale En
Fédérale 1, ils sont deux en poule 2 :
Chambéry peut encore espérer accrocher la qualification, Annecy, dernier de
poule, ne pourra pas éviter la descente
mais jouera les trouble-fête jusqu’au
bout. En Fédérale 2, les deux clubs en
poule 3 ont un destin diamétralement
opposé. Rumilly occupe la première
place, alors que Montmélian aura bien
du mal à se maintenir avec sa neuvième place. En Fédérale 3, poule 8,
rien n’est fait pour Voiron qui rêve toujours de qualification, cela semble fini
pour La Bièvre-Saint-Geoirs. Pour
Thonon-les-Bains, neuvième, la relégation est quasi certaine. En poule 9 de
cette même Fédérale 3, Izeaux est la
grosse surprise puisque, promu, il caracole en tête devant l’ogre stéphanois.
Les Guêpes de Vinay sont cinquièmes.
Renage-Rives, neuvième, bataille pour
le maintien avec Le Puy-en-Velay. Il est
bon de rappeler qu’une place de premier de poule n’assure plus la montée
automatique.
Bourgogne
FÉDÉRALE 1 > Des clubs aux
objectifs différents Les quatre clubs
de Fédérale 1 de Bourgogne, de la
poule 1 et 2, suivent des trajectoires
différentes. Deux sont dans les clous,
Nevers et Mâcon, pour jouer la phase
finale et les deux autres, Chalon-surSaône et plus particulièrement Dijon,
sentent les affres de la relégation se
dessiner. Nevers, après un solide travail de fond et un soutien inconditionnel de son président Régis Demange,
devrait arriver à terme à franchir le
Rubicon du rugby professionnel.
Mâcon, avec son rugby pragmatique
pourra jouer les trouble-fête lors des
phases finales mais se heurtera au
rigoureux cahier des charges de la FFR
pour prétendre sortir du rugby amateur.
Chalon-sur-Saône, qui change de philosophie de club, se tourne vers un dessein de rugby territorial en associant
les clubs amis de Montchanin, Buxy,
Givry, Couches, Verdun et Châtenoy
dans un projet visant un bassin de
même culture de 200 000 habitants.
Quant à Dijon, il a tourné la page voilà
deux saisons, en privilégiant l’intégration des joueurs issus de sa formation.
DIJON > Création d’un centre de
formation Le Stade dijonnais (dernier
de la poule 1 de fédérale 1) va créer un
centre de formation, le maillon manquant de sa filière de haut niveau jeunes. Philippe Verney, le président est
formel : « Fédérale 1 ou 2 la saison prochaine, nous ouvrirons un centre de formation. Nous voulons donner la possibilité à nos jeunes, une fois passés par
le Cref et le pôle espoirs, de continuer
une formation de haut niveau. Ceci tout
en poursuivant des études ou un
apprentissage de qualité que peuvent
offrir l’académie ou le milieu économique de Dijon. »
Corse
BASTIA > Pierantoni y croit dur
comme fer Jean-Mathieu Pierantoni
le pilier de Bastia XV (Fédérale 3), également référent régional au niveau des
première ligne se veut confiant pour la
fin de saison. Pour preuve, il affirme
haut et fort que les Bastiais, malgré
une saison en dents de scie, ont les
moyens de décrocher leur ticket pour la
phase finale. Un bel optimisme que le
camp bleu partage unanimement.
PORTO-VECCHIO > Bourdin fait le
clown Le samedi 8 février, la ville de
Porto-Vecchio a organisé son carnaval.
Parmi les chars et les associations qui
ont défilé, on a noté la présence des
jeunes joueurs de Porto-Vecchio XV
emmenés par Patrice Bourdin, dont les
mauvaises langues ont affirmé que
les ans passant, il n’avait pas perdu
l’art de faire le clown.
FÉMININES > Corse 7 dans la peau
du leader À la faveur d’un nouveau
parcours sans-faute dans la poule 2 du
secteur Sud-Est en Fédérale 3, les
féminines de Corse 7 se sont emparées
de la première place. Il est vrai que ses
quatre derniers succès, cette fois à
Lucciana, face à Vidauban, La Valette,
Val d’Issole et La Garde-Pradet ont laissé une forte impression. À l’évidence,
les portes des phases finales du championnat de France ne vont plus tarder à
s’ouvrir pour les protégées du duo
Bonino-Sapet.
Côte d’Azur
HYÈRES-CARQUEIRANNE-LA
CRAU > Difficultés d’entraînement
On sait la violence des intempéries
ayant frappé récemment la région de
Hyères-La Londe-Le Lavandou. Du
coup, le RCHCC (poule 4 de Fédérale 2)
n’a plus joué depuis la mise à jour du
calendrier du 2 février. Déjà reportée
une première fois, la rencontre ne pouvait l’être à nouveau et le déroulement
des deux matchs seniors a bien évidemment transformé la pelouse du
stade André-Véran en cour de ferme.
Le terrain a donc été logiquement mis
au repos depuis ce 2 février et, depuis,
le leader s’entraîne sur les synthétiques. Comme le soulignent les deux
entraîneurs Philippe Vergéladi et Alain
Oddo : « Les collectivités territoriales
ont fait ce qu’elles pouvaient pour nous
aider, nous mettant les installations de
Costebelle et du Vallon du soleil à disposition mais ce n’est quand même pas
l’idéal. »
à venir. » L’équipe pointe à la première
place, avec quatre points d’avance sur
le deuxième, Unieux.
Lyonnais
SAINT-JEAN-EN-ROYANS
>
Qualification compromise Le club
drômois (poule 4, Fédérale 2) est dirigé
par trois présidents : Philippe
Gueudjian, Christian Morin et Philippe
Mussel. « La qualification, l’objectif de
la saison, sera très difficile à obtenir
compte tenu de la valeur des équipes
de la poule, dit Philippe Mussel. Le
maintien est acquis. Néanmoins, les
entraîneurs Yannick et Nicolas Armand
et Jean-Philippe Planet, qui disposent
d’un bon collectif, viseront jusqu’au
dernier match l’infime chance qualificative. » Côté installations, le terrain en
pente qui devait être rectifié restera en
l’état. Pourvu d’un terrain synthétique
homologué par la FFR, le SCR y a
d’ailleurs disputé un match contre
Monteux cette saison.
FEURS > Montée espérée Feurs
(Première Série) organisera la journée
des finales du Lyonnais le 27 avril.
C’est la première fois que l’événement
sera organisé dans la Loire, dans cette
configuration. Relégué de Promotion
Honneur la saison dernière, le club
espère être présent sur le terrain ce
jour-là. « L’objectif est de remonter le
plus vite possible, reconnaît le président Jean-Pierre Chanel. Mais nous
sommes réalistes et un peu inquiets.
Les matchs les plus importants restent
NICE > La pression monte Installé en pole position de sa poule de Fédérale 3,
le Stade niçois (neuf victoires, un nul et deux défaites) avec respectivement
trois et quatre points d’avance sur ses deux principaux rivaux, Martigues-Portde-Bouc et Aubagne (qui compte un match de retard), a connu cette semaine
une montée en pression. C’est que la fin de ce mois de février s’annonce délicate à négocier pour le club du président Tony Catoni avec la perspective d’aller
à Martigues et d’accueillir Aubagne la semaine suivante. Comme le souligne le
manager sportif Grégory Baldacchino : « Je suis impatient d’arriver à ces
matchs. Les intempéries ne nous ont pas facilité la tâche mais nous nous sommes adaptés. Notre préparateur physique Clément Sanguinetti en a profité. Ce
ne sera pas de trop pour aborder ces deux rencontres dont l’importance n’a pas
échappé aux joueurs. À part Jean-Christophe Soler, en convalescence, et
Thibaud Nègre en phase de reprise, tout le monde sera sur le pont. Dans peu
de temps nous serons fixés sur notre véritable niveau. »
Drôme-Ardèche
COMITÉ > Le rugby à 5 en expansion C’est à la suite d’une réunion
regroupant à Linas-Marcoussis les responsables régionaux du rugby à 5,
notamment Claude Carpy et Manu
Avila, que ces derniers ont appris que
le comité était le premier de
l’Hexagone en nombre de joueuses et
joueurs et de clubs participants (Open,
Mixte et plus de 35 ans).
Franche-Comté
SAINT-CLAUDE > Un nouveau
siège Le siège du FC san-claudien
(poule 7, Fédérale 3) a quitté la rue
Mercière. Direction rue Carnot pour des
locaux plus spacieux, plus pratiques et
plus confortables. La nouvelle maison
bleue réveillera-t-elle les ardeurs des
joueurs de David Grenier qui n’ont plus
gagné un match depuis le 17 novembre
et restent sur une série de quatre défaites ? La qualification, objectif avoué du
FCSC en début de saison, s’éloigne.
PONTARLIER > La bonne école
Avec environ trente-cinq dirigeants
dont les tâches sont réparties entre de
dirigeants, éducateurs, entraîneurs,
l’école de rugby de Pontarlier compte
un effectif de 170 licenciés. Michel
Baverel est le patron de l’école de
rugby, la responsabilité du sportif est
confiée à Audrey Forestier, joueuse
cadre du CA pontissalien féminin
(Fédérale 2, comme les garçons).
Provence
ORANGE > Didier Cambérabéro en
visite L’ouvreur international a été convié à prodiguer ses précieux conseils en
tant qu’ancien buteur patenté. Le club a
instauré depuis le mois de septembre
deux séances mensuelles pour les
buteurs des cadets aux seniors.
Passant dans la ville vauclusienne, il a
participé en tant « qu’observateur » aux
exercices préparés pour les artilleurs.
Les principaux intéressés ont bien évidemment apprécié sa présence.
TARASCON > Le Tartaminot remporté par les Arlésiens Qu’il pleuve,
vente ou neige, rien n’aurait pu empêcher la tenue de la 11e édition du
Tartaminot, tournoi réservé aux écoles
de rugby. En raison des mauvaises conditions climatiques, le club de Tarascon
a organisé ce tournoi dans deux gymnases de la ville. Tournoi remporté par
les jeunes pousses d’Arles.
Page coordonnée
par Francis LARRIBE
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06.11.19.50.81
LUNDI 17 FÉVRIER 2014 - MIDI OLYMPIQUE
10
Bompas : Alvarez Kairelis, l’Arlésienne Même si le président lui a fait signer une
licence il y a peu, et que l’ancien deuxième ligne de l’Usap a effectué quelques entraînements, l’exPuma répond bien plus présent au sein de l’équipe corpo du club « les Carbassous » que chez les Bleu
et Rouge engagés en Première Série. Leo Guiter compte toujours sur lui, et espère qu’il ne jouera plus
l’Arlésienne.
Ovalie Centre Sud 29
journées après et toujours invaincus
En comité de Limousin, il n’y a pas que le club
de Bagnac (Deuxième Série) qui est invaincu. À l’échelon en dessous, les Papillons de Lanzac trustent
également les victoires. Après dix journées, ils ne comptent que des succès au total et ont accroché six
bonus offensifs. Les Lotois ont un autre objectif, celui d’accrocher le titre régional de Troisième Série.
SAINT-SULPICE-SUR-TARN - HONNEUR RELÉGUÉ LA SAISON PASSÉE DE FÉDÉRALE 3 EN CHAMPIONNAT
TERRITORIAL, LE CLUB A RATÉ SA PREMIÈRE PARTIE DE SAISON. IL ESPÈRE DÉSORMAIS LE MAINTIEN.
LA SAISON
DE TRANSITION
L
L’interview
MARIE-ALICE YAHÉ - CAPITAINE DU XV DE FRANCE
ET DE L’USAP
« Je revis »
Par Didier NAVARRE
e précédent exercice du championnat de Fédérale 3 n’a pas
été particulièrement tendre
avec les clubs midi- pyrénéens.
Saint-Affrique, Sor-Agout,
Beaumont-de-Lomagne,
Montesquieu-Volvestre et Saint-Sulpicesur-Tarn sont ainsi passés à la trappe et
ont rejoint la compétition régionale. Tous
ont bien négocié cette première partie de
saison sauf Saint-Sulpice-sur-Tarn quin’a
pas été invité à la très appréciée table très
des play off. Sixièmes de leur poule, les
Tarnais ont été reversés dans la peu alléchante phase des play down en compagnie de Portet, Caussade et MontréjeauGourdan-Polignan. En six rencontres, ils
vont tenter de conserver leur place au sein
du plus haut niveau régional. Saint-Sulpicesur-Tarn, c’est l’histoire d’un club qui a
grandi trop vite.
LA FÉDÉRALE 3 EN 2015
Il y a moins de dix ans, il évoluait encore
dans les derniers échelons régionaux. La
saison 2006 fut le début d’une incroyable
aventure sportive ponctuée par la conquête de quatre titres régionaux consécutifs de de la Troisième Série jusqu’à la
Promotion Honneur. En 2011, à la faveur du
désistement de la Principauté d’Andorre
d’évoluer en Fédérale 3, les Tarnais furent
intégrés pour la première fois de leur histoire au sein d’une compétition fédérale.
Une expérience qui dura deux ans. « L’an
dernier, nous pouvions nous maintenir, fait
remarquer le secrétaire du club, Fabrice
Hermen. Nous étions au coude à coude avec
Coarraze-Nay. Le maintien s’est joué à deux
ou trois points de bonus défensifs. » La déception de cette descente n’a pas été surmontée lors de la reprise du championnat. « Nous avons été trop gâtés pendant de
nombreuses saisons, explique l’entraîneur
Benoît Guillochon. Nous étions habitués à
Il ne reste que quelques matchs aux Tarnais pour assurer leur maintien et, ainsi, mettre en place
leur projet de remontée en Fédérale 3. Photo Richard Schittenhelm
gérer les montées mais pas les descentes.
Nous avons perdu des matchs en début de saison, nous n’avons pas non plus remplacé
des joueurs titulaires. Malheureusement,
nous nous sommes réveillés trop tard. Mais
notre fin de championnat nous autorise à
être optimistes. Nous restons sur deux belles victoires face à Laroque-Bélesta et SaintGirons. Je pense que nous pouvons nous
maintenir. »
Un maintien qui devient obligatoire puisque pour la saison à venir, le président
Thierry Tonon a commencé à poser les bases pour 2015. « Je dirais que cette saison,
c’est une année sabbatique. De mon côté, je
prépare 2015. À Saint-Sulpice-sur-Tarn, les
« Portes du Tarn », nous sommes dans une
région en plein essor économique. Nous
avons un bon réseau de partenaires et nous
mettons en place un beau projet sportif pour
2015. Si tout va bien, j’ai l’assurance de recruter dix nouveaux joueurs. Nous engagerons également des juniors et des cadets.
Des formations qui nous faisaient défaut
jusqu’à maintenant. Nous ne nous sommes
pas qualifiés pour les play off, mais cela va
nous rendre plus forts. En 2015, nous jouerons l’accession en Fédérale 3. ». Un projet ambitieux qui passe aussi par le maintien à ce plus haut niveau régional. Pour
cette seconde phase de l’épreuve, SaintSulpice n’a pas le droit à l’erreur. ■
Qu’est-ce qui vous a tenu
éloignée si longtemps des
terrains ?
Un problème de santé. Après la tournée d’automne, je me suis sentie affaiblie. Physiquement, j’avais moins
d’énergie, ma tension était basse.
Après avoir fait des analyses médicales, les médecins avaient songé
à une mononucléose. En fait, c’était
un virus qui était certainement dû à
un excès d’entraînement. J’ai pris
mon mal en patience. J’ai suivi le
traitement, lequel ne m’autorisait
pas à avoir une activité physique,
encore moins à jouer. J’aurais pu
être dans le groupe pour les deux
matchs du Tournoi. Cependant, j’ai fait
le choix de me préparer individuellement avec un préparateur
physique.
Vous faites partie du groupe qui
affrontera dimanche le pays de
Galles. Quel est votre sentiment
à l’annonce de cette sélection ?
C’est une immense joie. Je revis. Le
fait de retrouver le groupe, l’encadrement, ça annule les semaines de
galère, de doutes que j’ai vécues
lors de ma convalescence. J’ai la
chance de retrouver un collectif qui
reste sur deux excellentes performances face à l’Angleterre et l’Italie.
Ce Tournoi 2014, c’est peut-être no-
tre année. L’équipe de France féminine n’a plus gagné de compétition
majeure depuis 2005. L’année de la
Coupe du monde organisée en France,
nous sommes conscientes que nous
pouvons réaliser quelque chose d’extraordinaire.
Que vous inspire la sélection du
pays de Galles ?
Beaucoup de respect, d’autant que
cette équipe a bien résisté face à
l’Irlande (défaite 6-14, N.D.L.R.). C’est
une opposition à prendre très au sérieux, d’autant que nous allons rencontrer les Galloises en Coupe du
monde.
Avec l’Usap, vous allez disputer
le maintien en Top 10. Comment
vivez-vous cette période un peu
délicate ?
Personnellement, je n’ai jamais joué
le maintien. C’est une expérience un
peu bizarre. Mais au regard de notre
saison, c’est normal. Nous avons eu
des blessées. C’est un club qui est à
la recherche d’un second souffle.
Après le Tournoi, nous allons jouer
un match capital face à La Valette.
Pour le groupe de joueuses, j’espère
que nous jouerons l’année prochaine
en Top 8. Nous le devons à tous ceux
qui œuvré pour ce club. Propos recueillis par D. N. ■
Tour d’ovalie
Auvergne
STADE CLERMONTOIS > Des blessés De 2011 à 2013, le Stade clermontois est passé, sans transition, de la
Troisième Série à la Promotion
Honneur. Au sein de ce deuxième
niveau régional, les Stadistes peinent.
Après le revers lors de la dernière journée face à Saint-Bonnet (13-20), la qualification pour la demi-finale semble
compromise et c’est la même chose
pour l’équipe réserve. Cette dernière,
vaincue (8-0) par ce même adversaire,
voit ses chances de disputer la finale se
réduire. Une raison à ces résultats en
baisse, le nombre important de blessés
qui fragilise les deux équipes.
MOINS DE 16 ANS > En demi-finale
le 22 mars C’est le 22 mars que les
moins de 16 ans disputeront les demifinales de la Coupe Roger-Taddéï. Une
demi-finale qui se jouera en tournoi
rectangulaire avec comme adversaires
la Côte d’Azur, le Languedoc et la Côte
basque-Landes.
CHALLENGE ORANGE RUGBY
> Les dates La commission a arrêté
les dates du Challenge Orange Rugby
(épreuve réservée aux moins de 15 ans)
et dont la finale se déroulera à LinasMarcoussis le 31 mai. Mais les clubs
doivent satisfaire aux qualifications
départementales et régionales. Le
22 février, elles auront lieu à SaintPourçain pour l’Allier, Aurillac pour le
Cantal et Langeac pour le Puy-deDôme. La finale régionale est prévue à
Beaumont le 29 mars. Pour les féminines, un seul plateau qualificatif est
prévu à Larche le 1er mars.
Languedoc
COUPE > Une finale Avenir bleu et
blanc - Gruissan Le dernier carré de
la Coupe du Languedoc a livré son
verdict. L’Avenir bleu et blanc (le
tenant du trophée) a pris le meilleur
sur Sigean-Port-la-Nouvelle (31-8).
L’autre opposition a été favorable à
Gruissan large vainqueur des Plagesd’Orb (39-10). La finale va ainsi opposer les Bleu et Blanc à Gruissan certainement sur la pelouse de
Sauclières selon la tradition. Une
belle opposition entre deux formations candidates à la Fédérale 3.
MAUREILHAN-MONTADY > Une
finale Actuellement cinquième de la
poule unique de Deuxième Série, les
Héraultais vont tenter d’accéder aux
phases éliminatoires. Ils ont toutefois
déjà réussi leur saison en accédant à
la finale du Challenge du Languedoc.
À Leucate, ils ont pris le meilleur sur
Caunes-Minervois (22-10). En finale,
ils rencontreront le tenant du trophée
Saint-Jean-de-Védas. Une bien belle
opposition en perspective.
SÉLECTIONS LANGUEDOC- PAYS
CATALAN
>
Rattrapages
Contraintes au chômage en raison des
intempéries et des terrains impraticables, deux sélections jeunes ont remis
l’ouvrage sur le métier, ce dimanche
16 février. Il s’agit des moins de
17 ans du Languedoc-Roussillon qui
ont affronté leurs homologues de
Rhône-Alpes à Monteux dans le cadre
des demi-finales intersecteurs et des
moins de 18 ans du Pays catalan
opposés au Périgord-Agenais en quart
de finale du Tournoi B de la Coupe
Roger Taddéï, à Castelnaudary.
Limousin
TULLE > Deux bénévoles récompensés La ville de Tulle a organisé
ses traditionnels trophées des sports
lesquels récompensent les sportifs et
BLAGNAC > Record battu
La rencontre du Tournoi des 6 Nations féminin entre la France et l’Italie qu’a
brillamment organisée le BSCR, a été celui d’un record. Les quatre mille cinq
cents places ont toutes été prises par un public enthousiaste. À l’entrée, les
organisateurs ont même refusé du monde. Pour trouver trace d’un tel événement en termes de spectateurs, il faut remonter à novembre 2007 où, cette
année-là, les Blagnacais alors en Pro D2 avaient accueilli Toulon et s’étaient
inclinés (16-5) devant une équipe varoise laquelle avait dans ses rangs
George Gregan, Andrew Mehrtens et Victor Matfield.
les acteurs du monde sportif de la
cité. Deux bénévoles et fidèles du
Sporting ont été honorés : Denise
Cardy et Jean-Émile Ventejoux.
AURENCE LIMOGES > 40 ans, le
31 mai Le RC Aurence de Limoges va
fêter, le 31 mai, ses 40 années d’existence. Créé en 1974 sous l’impulsion
d’André Durègne, la philosophie du
club a été de promouvoir les valeurs
de l’Ovalie. Le club a eu son heure de
gloire au début des années 80 en
accédant à la division Honneur. Ainsi,
le 31 mai, le RCA va honorer les quatre décennies d’existence et souhaite
retrouver les anciens qui ont fièrement arboré le maillot vert et rouge.
Les festivités débuteront l’après-midi
sur la pelouse du stade Jacky-Raimon
et se poursuivront sur le complexe de
Landouge autour d’une paella géante.
Contacts : 06. 30. 58. 68. 51. Email :
[email protected]
LE 126e RÉGIMENT DE BRIVE
> Toujours fidèle À Brive, le 126e
régiment a contribué à l’essor du
rugby dans la ville. La section rugby
est toujours active. Récemment, les
Brivistes dans le cadre du championnat de France militaire se sont imposés face au Rima d’Angoulême. Au
sein de cette formation corrézienne,
ils ont des supporters de Dampniat et
de Causse-Vézère. Deux clubs qui ont
dans leurs rangs des engagés du 126e.
Midi-Pyrénées
NÈGREPELISSE > Boun, l’électron
libre Le promu se porte bien et tient
honorablement son rang dans ce troisième échelon fédéral. À Miélan, les
Diables rouges ont décroché un excellent point de bonus défensif (7-13). Un
joueur est le garant de l’esprit de
cette équipe, c’est le troisième ligne
centre, Thomas Boun. Un joueur fidèle
et fruit de la formation du club.
CARNET NOIR > Le Cac en deuil Il
vient de perdre un de ses fidèles serviteurs. À 75 ans, Bernard Castelnau
ancien président du club de 1989 à
1994 est décédé dans les locaux du
CHU de Montauban. Cet entrepreneur
en électricité résidant à la Ville-DieuDu-Temple, était très impliqué dans la
vie associative. Il fut membre fondateur du Lion’s Club de Castelsarrasin
et président de l’Amicale du Tournoi
des 6 Nations section Sud-Ouest dont
il était une cheville ouvrière. À son
épouse, Colette, ses enfants, la
rédaction adresse ses plus sincères
condoléances.
LE BRULHOIS > le 2 mars, journée
des sponsors Le RCB brille de mille
feux dans son championnat de
Troisième Série et se prépare pour les
phases éliminatoires. Mais avant, le
2 mars, les dirigeants organisent la
« journée sponsors » à l’occasion du
grand derby qui l’opposera les locaux
à Septfonds. Un derby au stade
Roland-Domergue qui ne pas manquera pas de piquant.
PUYLAURENS > Talent d’or Dans
sa poule de Troisième Série, le Pac
truste actuellement les victoires avec
cinq succès consécutifs. Invaincus en
cette année 2014, les Tarnais ambitionnent la qualification. Le club peut
se flatter d’avoir déjà conquis un trophée, celui du Talent d’or Société
Générale qui récompense le comportement des joueurs à l’encontre du
club corps arbitral. Une distinction
qu’a appréciée le président tarnais,
André Laur. « Les dirigeants de
Puylaurens font un gros travail. Ils
mettent en avant l’esprit plus que les
résultats. »
COMITÉ DÉPARTEMENTAL 81
> Cinq Tarnaises dans la sélection midi-pyrénéenne Clara
Cazottes (Alban), Margot Péyrussan
(Gaillac), Ludivine Fardin (Lavaur),
Mathilde Coutouli (Castres), Gaëlle
Hermet (Carmaux), elles sont cinq
Tarnaises à avoir participé à la victoire (20-10) de la sélection des
Pyrénées féminines moins de 18 ans
sur son homologue du Languedoc
dans le cadre du challenge des comités. Une rencontre qui s’est disputée
en lever de rideau du France - Italie à
Blagnac. Au tour prochain, la sélection régionale en découdra face au
Pays catalan.
Pays catalan
MOINS DE 17 ANS FÉMININES
> Stage et soutien aux
Tricolores Un rassemblement destiné à la cohésion et à la détection
s’est déroulé le week-end dernier à
Céret et a réuni une trentaine de
joueuses issues des clubs de l’Usap,
de Villelongue et de Rivesaltes.
Encadrées sportivement par Jordi
Selva, CRT, et les éducateurs des
équipes cadettes concernées, les jeunes stagiaires ont participé à deux
entraînements avec, en prime, un
voyage à Blagnac pour assister à la
victoire de l’équipe de France féminines dans le Tournoi des 6 Nations
contre l’Italie. La relève catalane n’a
pas ménagé ses encouragements à
l’encontre de Christelle Le Duff.
FOYER LAÏQUE HAUT-VERNET
PERPIGNAN > Bouhlala en renfort
Suite à une scoumoune qui a touché le
poste de demi d’ouverture depuis le
début de la saison, le staff du Foyer
Laïque du Haut-Vernet a fait signer
récemment Nasser Bouhlala pour lancer les offensives. Ancien joueur du
club chez les jeunes, puis treiziste à
l’UTC, Pia et Palau, Nasser retrouve à
39 printemps ainsi une nouvelle jeunesse.
CARNET NOIR > Yvon Vilaceque
n’est plus Cheville ouvrière de l’Usap
durant près de quarante ans, Yvon
Vilaceque, 82 ans, s’est éteint la
semaine dernière, alors qu’il prenait
un bain dans les eaux de SaintDomingue. À son fils, Éric, joueur à
l’Entente de La Têt, ainsi qu’à toute sa
famille, Midi Olympique présente ses
sincères condoléances.
Page coordonnée
par Didier NAVARRE
[email protected]
06.13.72.34.08
30 Ovalie Grand Ouest
LUNDI 17 FÉVRIER 2014 - MIDI OLYMPIQUE
Lannemezan : la perte d’un ancien Une grande figure vient de s’éteindre. Claude de Matos (69 ans) avait été dans
les années 60 le leader naturel d’une équipe de Lannemezan qui tenait alors son rôle dans l’élite. Demi de mêlée, il avait porté le maillot
de l’équipe de France juniors et, toujours fidèle à son club, il avait amené les cadets, commandés par Pierre Berbizier, au titre de champion de France (1974 contre Toulon). Comme entraîneur aussi, son sens du jeu et sa générosité avaient éclaté. À son frère Maurice,
à tous ceux qui sont touchés par ce départ, l’ensemble de la rédaction de Midi Olympique présente ses profondes condoléances.
Saint-Nazaire-Trellières : Serge Laïrle de passage L’ancien entraineur de Toulouse et de
Brive était dans le comité des Pays-de-la-Loire les 5 et 6 février. Le deuxième jour, à la demande de son ami Flavien
Bosi (entraîneur des avants nazairiens), il était au stade du Pré-Hembert pour prodiguer ses conseils aux pack du
SNR. Plus surprenant, la veille, Serge Laïrle avait fait une halte à Trellières (Première Série), où Il a dirigé la séance
d’entraînement aux côtés du coach Yves Ferbaud pour le plus grand bonheur du président Jacques-Henri Guillet.
SOUVENIR - ALBERT-FERRASSE TROIS ANS APRÈS LA MORT DU GRAND DIRIGEANT AGENAIS, SA VILLE LUI
A CONSACRÉ UNE STÈLE DEVANT LAQUELLE PASSERONT CEUX QUI SE RENDENT AU STADE ARMANDIE.
MONUMENTAL !
L
Par Gérard PIFFETEAU
[email protected]
a commune de Boé en banlieue agenaise a donné à l’une
de ses rues le nom d’Albert
Ferrasse. Le SUALG a baptisé de ce patronyme une tribune du stade Armandie en
hommage au grand dirigeant que le
CNOSF a inscrit au patrimoine du sport
français. La ville d’Agen, qui ne pouvait
être en reste, incitée par Robert Gimbert,
l’ami d’Albert, aura désormais elle aussi son lieu de mémoire. La mairie d’Agen
a voulu l’installer au carrefour stratégique du square Jean-Bru, à portée de drop
d’Armandie. « Les gens qui viennent
au stade doivent être accueillis par Albert
Ferrasse, a expliqué le maire Jean Dionis
d u S é j o u r. N o u s s o m m e s h e u r e u x
de l’installer là comme un monument
incontournable. »
La stèle de marbre portant l’œuvre de
bronze réalisée par le fondeur Daniel
Rybacki était très entourée il y a quinze
jours lors de son inauguration. Au côté
du maire, Pierre Camou, Jacky Laurans,
Pierre Chollet et Jean Arhancet, président de la Fondation éponyme, sont venus témoigner de l’œuvre immense acc o m p l i e p a r A l b e r t Fe r r a s s e : « U n
humaniste, un géant avec un cœur énorme. »
Étaient là aussi les amis et notamment
Jean-Claude Baqué, Henri Gatineau,
Jacques Mombet ; les représentants du
SUA association derrière le président Yves
Salesse ; les anciens autour de Pierrot
Lacroix ; Fabien Pelous manager des moins
de 20 ans qui rencontraient le soir même
l’Italie. Mais les applaudissements sans
doute les plus émouvants ont été adressés à Rachid Mehzoum. Souvenez-vous,
le 2 décembre 2004, ce jeune Marocain
n’avait pas hésité à plonger dans les eaux
du canal à 4 °C pour extirper Albert
Ferrasse de sa voiture accidentée.
RESPECT ET HUMOUR
D’autres souvenirs, d’autres anecdotes ont
enrichi la cérémonie. Pierre Chollet, ancien
président du SUA association : « Son côté
visionnaire a rejailli sur son club d’Agen
qu’il a sauvé avec un don de 150 000 €. »
Rugby féminin
NANTES EXCLUSIVEMENT RÉSERVÉ AU FOOTBALL,
LE STADE MARCEL-SAUPIN NE S’OUVRE QU’À LA PRATIQUE
FÉMININE UNE FOIS PAR AN.
LE DERBY
À SAUPIN
A
vant la Beaujoire, le stade Marcel-Saupin a été le théâtre des exploits des fameux Canaris mantais. Réaménagé
depuis cinq ans, cette enceinte mythique est aujourd’hui
exclusivement réservée au foot. À une exception près.
Cela fera la troisième année que les filles de l’Association
nantaise de rugby féminin (ANRF) obtiennent l’autorisation d’y organiser un match. Cette année, l’évènement exceptionnel aura lieu le 8 mars à l’occasion de la réception de La Rochelle,
véritable derby de l’Ouest. Accueillir près d’un millier de spectateurs est une formidable opportunité pour le club présidé par Aurélie
Arquier qui peut ainsi se faire connaître et assurer sa promotion. En
charge de la communication, Lucile Le Fouler, joueuse comme la
présidente, ne sous-estime pas l’intérêt de cette journée : « Pour
nous, c’est considérable. Alors, nous y mettons les moyens avec fanfare
et animations pour assurer l’ambiance. Nous avons de cet évènement
des retombées positives et cette année, il correspond à la Journée internationale des droits des femmes. Nous avons donc l’intention
d’organiser un plateau de cadettes pour montrer la pratique féminine et inciter les jeunes à rejoindre un club. Le nôtre, à Nantes,
ou ceux des alentours. »
Pierre Camou (hors champ), Jacky Laurans, Jean Dionis du Séjour, Pierre Chollet et Rachid
Mehzoum (de gauche à droite) ont dévoilé la stèle érigée en hommage à Albert Ferrasse.
Photo Christelle Garbino
Jean Arhancet, grand blessé du rugby et
président de la Fondation Albert-Ferrasse :
« En homme de décision et de cœur, le président Albert Ferrasse a créé sa Fondation,
la nôtre. Nous sommes fiers de la représenter aujourd’hui. » Brillant, Pierre Camou
a pris de la hauteur : « Si je suis devenu
président c’est grâce, ou à cause d’Albert
Ferrasse. Je l’ai combattu, j’avais 30 ans et
ces vieux cons m’emmerdaient. Aux jeunes
d’aujourd’hui je leur dis : « J’ai donné. » Je
garde de « Tonton » la vision d’une France
et d’un rugby français non reconnu. Une
volonté de le faire reconnaître, de ne pas
reculer devant les Anglais ou Néo-Zélandais.
Albert Ferrasse ce n’est pas un monde dépassé, ce sont les environnements qui changent. Il a laissé cette volonté de résistance et
d’existence et c’est dans ces valeurs que je
me reconnais en lui. » Les propos de Jacques
Laurans ont été empreints de respect et
d’humour. Ce dernier n’a-t-il pas déclaré
devant les instances de l’IRB à l’occasion
de sa présentation : « Je suis le dernier né
de la « mafia » agenaise. » Le président du
comité du Périgord-Agenais a salué l’extraordinaire parcours de celui qui fut président du SUA (1963), du comité (1966),
de l’IRB (1980), de la Fira (1989-1997) mais
aussi joueur champion de France (1945) et
arbitre d’une finale Racing - Mont de
Marsan en 1959. Le maire a eu beau dire
malicieusement qu’« Albert Ferrasse était
un Agenais normal, n’en faisons pas un
sain, mais c’était une belle personne », le
père Jean-Claude La Besne qui fut un excellent centre a béni la stèle, un ballon posé sur le bénitier… ■
DANS LE DUR
Lucile ne cache pas qu’évoluer
à Marcel-Saupin c’est aussi une
récompense pour l’ANRF, club
purement féminin à l’exception
d’un trésorier et de deux autres
dirigeants au bureau. Ne vous y
trompez pas, les Nantaises ne
sont pas sectaires mais pour
avoir été membres de clubs
masculins, certaines connaissent les difficultés à s’émanciper. Actuellement, le groupe des
capitaines Aurélie Arquier et
« ImpressioNantes » quand
Gwénaëlle Burban est dans le
la capitaine Gwenaëlle Burban
dur en Fédérale 1. La perte de
plaque Sara Jarny.
nombreuses joueuses a transformé leur championnat en saison de reconstruction et de formation. Mais les Ligériennes se
projettent déjà sur leur dixième anniversaire qu’elles célèbreront
l’année prochaine. En même temps que la Coupe du monde des
féminines qui se déroulera en région parisienne. Ainsi, elles espèrent qu’un peu de la lumière éclairera leur club. G. P. ■
Tour d’Ovalie
Armagnac-Bigorre
COMITÉ > Les Fédéraux en demifinale Se refusant toujours à la facilité, les responsables de la formation de
la Coupe de la Fédération ont fait appel
à huit clubs pour abonder la sélection,
une dizaine de joueurs étant même
issus des Fédérales 2 et 3. Cela n’a pas
empêché l’équipe conduite par Marc
Dantin et Stéphane Ducos de dominer
sa rivale de Poitou-Charentes sur le
terrain de Libourne. Seule fausse note
dans cette performance, la blessure
(épaule) d’Etienne Plo, le troisième
ligne de Lannemezan, qui va être privé
de rugby pendant quelques semaines.
En demi-finale, l’Armagnac-Bigorre
aura le Bourgogne comme rivale.
COMITÉ (BIS) > Territoriaux en
quart Dix clubs étaient représentés
dans la sélection qui a largement pris
la mesure des Catalans (39-7). Deux
essais au bout de cinq minutes, trois
autres plus tard, Jacque Decha et
Pierre Gandarias n’ont pas eu à trembler pour leurs favoris, non plus que
Pierre-Henry Broncan, le manager,
revenu d’Albi dans la nuit du samedi.
BÉARN-BIGORRE > Finales en vue
Les intempéries sévissant dans le
Béarn ont entraîné le report de quelques demi-finales. Dans le groupe 1,
Vic-en-Bigorre, vainqueur de GerSéron-Bedeille (10-6) jouera la finale
contre Masseube ou Barcus. En
Groupe 2, Séméac attend Marquisat
ou Josbaig pour le titre ; enfin, en
Groupe 3, Bazet-Andrest a fait mieux
que Pontacq (16-8) et aura Aureilhan
(27-15 devant Rabastens) pour rival.
Béarn
CHALLENGE > Pontacq en finale
du Béarn-Bigorre Il y aura au moins
un Béarnais en finale du challenge
intercomités organisé avec les voisins
bigourdans. Le CA Pontacq disputera
la finale du Groupe 3 face à Aureilhan
après sa nette victoire sur BazetAndrest (16-8). Pontacq pourrait être
rejoint par Barcus (Groupe 1) et
Josbaig (Groupe 2), dont les demi-finales face à Masseube et Le Marquisat
ont été reportées pour cause de terrains impraticables. En revanche, c’est
fini pour l’Usep (Groupe 1), éliminé par
Vic-en-Bigorre (10-6).
MORLAÀS > Arthur Iturria fait honneur Même s’il n’est plus licencié à
Morlaàs mais à Montferrand, c’est sur
la pelouse des Cordeliers qu’Arthur
Iturria a effectué ses premiers pas qui
le conduisent, aujourd’hui, en équipe
de France des moins de 20 ans. Face à
l’Angleterre, il a inscrit deux des quatre
essais français. L’USM n’a pas manqué
de le souligner.
ARAMITS-ASASP > Coup dur
pour Lilian Oyhenart Un banal exercice de plaquage et crac ! Lilian
Oyhenart ne s’est pas relevé. Le pilier
gauche d’Aramits-Asasp souffre
d’une fracture à un tibia, compliquée
d’une grosse luxation à la cheville
droite. Sans son taulier, l’EAA compte
sur le jeune Alexandre Blanchard
pour tenir l’édifice barétounais. Un
jeune très prometteur.
FÉMININES > Location ouverte Le
Hameau, à Pau, accueillera le vendredi 4 mars, le dernier match du Tournoi
féminin entre la France et l’Irlande.
Les Tricolores pourraient jouer le
grand chelem ce soir-là. Quatre
Lonsoises espèrent être de la partie :
Lise Arricastres, Christelle Chobet,
Caroline Ladagnous et Laëtitia Grand.
Pour être sûr de les voir, la location
des places est ouverte au comité du
Béarn à 12 et 8 €.
Côte basque-Landes
ORTHEZ > La course en tête Les
béarnais du comité basco-landais caracolent en tête de leur poule de
Fédérale 2. L’encadrement collégial
porte ses fruits. Ils sont quatre entraîneurs à s’occuper à la fois de la première et de la réserve : sous l’autorité
de Philippe Ebel, œuvrent dans la sérénité Pierre Serena, Dominique
Guéraçague et l’Australien Ryan Parkin
dont c’est la dernière saison. L’équipe,
joueuse, qui recèle quelques talents, a
pour but de terminer dans les deux premiers pour recevoir lors des phases éliminatoires.
BIARRITZ > Création d’une équipe
féminine de moins de 18 ans Le BO
veut lancer une équipe de cadettes
pour la prochaine saison. Il fait appel
aux jeunes filles nées entre 1997
et 1999. Cette équipe sera inscrite au
championnat Côte basque-Landes, à
VII ou à 12 selon le nombre de joueuses. Renseignements auprès de Florian
Mercader le futur entraîneur, par mail à
[email protected], par téléphone au
06.35.56.78.51. ou sur la page
Facebook « BO Rugby féminin ». Dans
les années 90, une section féminine
existait déjà à Biarritz.
LITTÉRATURE > Un livre d’Alban
David sur l’histoire du rugby basque C’est à un Luzien que l’on doit ce
dernier ouvrage sur le rugby basque.
Joueur de Saint-Jean-de-Luz, Alban
David mêle dans son livre ses deux
passions, le rugby et l’histoire, puisque
l’auteur est professeur d’histoire et
géographie. Le rugby, partie intégrante
de l’identité du Pays basque, étapes,
enjeux, rien n’a échappé à l’auteur.
Côte d’Argent
TOURNOI DE BISCARROSSE > Avis
aux retardataires Le 23e tournoi des
jeunes rugbymen (TJR) de Biscarrosse
qui aurait lieu le 26 avril est entré dans
sa phase terminale de préparation. Les
retardataires seraient bien inspirés de
s’inscrire dans les plus brefs délais.
Soit par e-mail sur : [email protected] ; soit en appelant Ghislain
Berthelemy au 06.70.74.39.01.
Pays-de-la-Loire
ARBITRAGE > Félicitations Le
2 février, Alain Ribaute tenait le sifflet
à l’occasion de la rencontre de
Troisième Série entre Segré-HautAnjou et La Ferté-Bernard. À la fin du
match, Hugues Meillereux, le coach
segréen a tenu à nous signaler son
excellent arbitrage à la fois dans la
règle et dans l’esprit. Un technicien qui
CÔTE D’ARGENT > Le dopage et l’incivilité en débat
À l’occasion du match Écosse - France du samedi 8 mars, le comité de Côte
d’Argent et sa commission éthique et déontologie propose, autour d’un buffet
dînatoire, une soirée débat sur les thèmes suivant : « Prévention et lutte contre le dopage », « L’incivilité en général et pilotage d’une équipe ». Avant la
retransmission du match Écosse - France, à 16 h 45, Robert Antonin, président
de la commission fédérale antidopage, animera un exposé suivi d’un débat. À
19 h 45, l’exposé et le débat sur « L’incivilité et le pilotage d’une équipe »
seront présentés par Jean-Arnaud Elichabehere, maître de conférences à
Bordeaux IV, et Laurent Palsky, titulaire d’un master en management.
salut la prestation d’un arbitre, la
chose est suffisamment rare pour être
signalée.
déplacements à bien gérer dès la
reprise et le RCQ s’invitera avec ses
valeurs aux joutes finales.
REZÉ > Christophe Berdos dans le
comité
L’arbitre
international
Christophe Berdos sera à Rezé le
28 février. Il interviendra dans le cadre
de la formation des arbitres du comité
régional. Des arbitres dont les effectifs
sont à la hausse. À la grande satisfaction du DTRA Jean-Yves Quintin, ils
sont assez nombreux pour assurer la
couverture de tous les matchs qui se
déroulent sur le territoire des Pays-dela-Loire. Certains de ces arbitres passeront l’examen écrit le 28 mars pour
décrocher le sésame fédéral.
PÉRIGORD-AGENAIS > Beaucoup
trop de reports et de dégâts Le
calendrier n’est pas extensible. Avec
les intempéries, l’allégement de la
clause du règlement fédéral concernant les reports à cause d’arrêtés
municipaux interdisant la pratique du
rugby, a soulagé certains clubs dans la
difficulté de n’avoir qu’un terrain sur
leurs installations. Certains sont déjà
saccagés par le match de trop. Le président Jacky Laurans redoutait l’application de la règle de la péréquation en
cas de nouveaux reports.
Périgord-Agenais
Poitou-Charentes
LACAPELLE-BIRON > La feuille de
route du promu Finalistes du
Périgord-Agenais au printemps dernier, les joueurs du tandem LafonChaigne vont rencontrer des difficultés pour se qualifier ayant perdu à
Laroque-Timbaut où d’autres ont
gagné. Un effectif tournant, un manque d’agressivité, rien de grave ! Le
président Eric Marchoux est un sage
et ne redoute pas une possible descente tout en restant confiant. Le
rugby à Lacapelle est avant tout un
plaisir partagé sans argent qui circule : « Ça va se jouer sur les deux
matchs chez nous face au Passage et
à Saint-Astier. »
LE QUEYRAN > La persévérance
devrait payer Les hommes du président Jean-Marc Garin se sont profilés
qualifiables, en prenant confiance
depuis le début de la saison au fil des
matchs. La récente victoire acquise sur
Villeneuve à Buzet pourrait permettre
aux Rouge et Noir de terminer dans les
qualifiables. Trois réceptions et deux
SOYAUX-ANGOULÊME > Le SA XV
dans la cible Largement en tête de
leur poule de Fédérale 2, les
Charentais effectuent une remarquable saison. Dominateurs sur le pré, ils
se sont remis en question en
s’essayant récemment au lasergame.
Les protégés du duo Gourdon-Lairle
s’en sont apparemment sortis sans
encombre.
ROCHEFORT > Grandclaude en
visite Le tout nouveau club des partenaires du SA rochefortais ont reçu
récemment la visite de Jean-Philippe
Grandclaude. Aussi à l’aise derrière un
micro que sur le pré (même s’il est
blessé en ce moment), l’international a
su captiver son auditoire lors d’une
conférence baptisée « Quand le rugby
et les affaires s’entremêlent ».
Page coordonnée
par Gérard PIFFETEAU
[email protected]
06.03.01.17.21
31
LUNDI 17 FÉVRIER 2014 - MIDI OLYMPIQUE
Treize Actualité
Résultats & Classements
Super League
Poule B - 2e journée
1 journée (14-16 février)
re
Bradford - Castelford
Hull FC - Dragons catalans
Hull KR - Leeds
Salford - Wakefield
Warrington - St Helens
Widnes - London Broncos
Wigan - Huddersfield
Classement
1. Widnes
2. St Helens
3. Leeds
4. Castelford
5. Huddersfield
6. Salford
7. Hull FC
8. Dragons catalans
9. Wakefield
10. Wigan
11. Bradford
12. Hull KR
13. Warrington
14. London Broncos
Palau - Baho
Réalmont - Villeneuve/Lot
18-36
36-34
6-34
18-14
8-38
64-10
8-24
Pts
2
2
2
2
2
2
2
0
0
0
0
0
0
0
J.
1
1
1
1
1
1
1
1
1
1
1
1
1
1
G.
1
1
1
1
1
1
1
0
0
0
0
0
0
0
N.
0
0
0
0
0
0
0
0
0
0
0
0
0
0
P.
0
0
0
0
0
0
0
1
1
1
1
1
1
1
Classement
1. Villeneuve/Lot
2. Baho
3. Palau
4. Réalmont
G.A.
54
30
28
18
16
4
2
-2
-4
-16
-18
-28
-30
-54
SUPER LEAGUE - HULL FC - DRAGONS CATALANS : 36-34 POUR LEUR PREMIER RENDEZ-VOUS DE LA SAISON,
LES SANG ET OR ONT ÉTÉ BATTUS DE PEU ET ILS PEUVENT NOURRIR DES REGRETS.
RÉVEILLÉS
M
ais que s’est-il passé dans les têtes et les guibolles des Perpignanais, entre la 40e et la 60e minute de jeu ? Réponse doublée : une incroyable
baisse de régime et un étonnant strabisme, permettant aux locaux de combler leur retard, avant
de dérouler à leur guise. Un coup de mou qui allait s’avérer fatal à des Catalans pourtant auteurs d’une première
période sacrément autoritaire et bien léchée. Deux autres explications à leurs errements : un palpable manque de fraîcheur physique et surtout une organisation défensive encore en rodage.
Pour la première cause, inutile d’aller chercher bien loin. Pris entre le marteau et l’enclume, le coach Laurent Frayssinous avait
choisi lors du premier match préparatoire face à Londres d’aligner
quasiment une équipe bis, histoire de conserver une jeunesse
prometteuse sous cloche. Face à Widnes, c’est une formation type
qui a eu enfin l’opportunité de répéter ses gammes. Alors, malgré
des entraînements menés tambour battant depuis novembre, un
seul match amical était-il réellement suffisant avant de se jeter dans
le grand bain, pendant que Hull FC ferraillait contre Doncaster,
Bradford, Hull KR et Featherstone ? La réponse est non ! Entre
manque et de souffle, et par ricochet, de lucidité, Perpignan s’est
tout bonnement fait hara-kiri.
FAILLITE DES BUTEURS
En effet, l’adversaire était incontestablement à portée de main.
Mais pas de pied. Car s’il est vrai que Westerman, auteur d’un pathétique 2 sur 8 face aux perches n’a jamais été en mesure de ras-
surer les siens, en face, Thomas Bosc n’a lui aussi guère brillé. Un
petit 3 sur 7 et, surtout, cet incroyable raté à proximité des poteaux, qui aurait magnifié l’essai de Taia et surtout arraché un
score d’équité (26-26, 69e). Après cet échec lourd de conséquences,
« Bosco » aura encore la même opportunité au bout du crampon,
après la dernière concrétisation visiteuse signé Escaré en bout de
ligne. Une situation en tout cas plus délicate à négocier pour le
buteur qui projettera finalement le cuir hors du cadre, délivrant ainsi définitivement les Black and White. Mais pas question de tirer
à boulets rouges sur le demi de mêlée, auteur d’une prestation
exemplaire dans la conduite du jeu, sur un plan défensif, et lors d’initiatives offensives au pied, avec notamment une 40-20 trouvée en
tout début de rencontre et un amour de passe lobée pour Whithehead,
plongeant victorieusement dans l’en-but.
Classement
1. Carcassonne
2. Avignon
3. Lyon-Villeurbanne
4. Albi
PAEA CONTRE PAEA
Cela dit si les Dragons ont échoué au bord de la mer du Nord, là même
ou ils avaient bouclé 2013 par un revers en phase finale (14-4), le
public en a pris plein les mirettes avec quinze essais savamment construits. Et une confrontation aussi singulière que musclée avec notamment les frères samoans Paea, tous deux en tête de mêlée. Une
configuration peu commune, avec Mickey coté local, transfuge de
l’autre club de la ville, les Hull KR (28 ans, 1, 83 m pour 106 kg), et
le visiteur Lopini, d’un an son aîné (1, 84 m pour 104 kg) taillé d’un
même bois. Plus en vue, que le cadet, le pilier catalan s’est montré
particulièrement percutant au ras du tenu, et son association avec
l’expérimenté Jeff Lima aux avant-postes, laisse augurer de sacrés
combats. Et celui qui attend les Dragons dimanche chez les Tigers
de Castleford, ne devrait pas manquer de sauvagerie. ■
L’interview
SYLVAIN HOULÈS - ENTRAÎNEUR DE TOULOUSE LE TO A BATTU LIMOUX (34-10) SAMEDI. AVEC DEUX VICTOIRES
EN DEUX MATCHS, LES HAUT-GARONNAIS DOMINENT LA POULE DES AS ET ONT UN ŒIL SUR LA COUPE DE FRANCE.
« Pas encore au maximum »
Propos recueillis par Didier NAVARRE
Votre formation a confirmé samedi face à
Limoux sa précédente victoire aux dépens
de l’entente Saint-Estève-XIII catalan. Que
retenez-vous de cette performance ?
Une satisfaction bien légitime puisqu’il y a moins
de trois mois, Limoux était venu s’imposer au
stade des Minimes. Cette fois, les cartes ont été
redistribuées. C’est une nouvelle compétition. Le
résultat de la précédente journée et la victoire à
Saint-Estève nous ont mis en confiance pour préparer le match de ce week-end. Les Limouxins
étaient de leur côté dans une période critique
après leur revers face à Lézignan. Sur ce matchlà, nous avons dominé, marqué aux bons moments. Surtout, c’est une victoire qui nous met
en confiance et en position favorable au classement de cette poule des As.
Votre formation est invaincue depuis le
15 décembre, avec une série de sept
matchs sans défaites soit cinq victoires et
deux nuls. Comment l’expliquez-vous ?
Il ne faut surtout pas s’emballer. Actuellement,
nous sommes sur une série positive. Mais je ne
cesse de le dire aux joueurs : nous n’avons rien gagné. Tout simplement, il y a l’effet du groupe. Ce
dernier adhère aux projets de jeux proposés. Dans
la victoire, des joueurs prennent confiance. C’est
aussi une équipe qui vit bien hors et sur le terrain. C’est un groupe qui a également de la qualité et il n’est pas encore au maximum de ses
qualités.
Classement
1. Carpentras
2. Lescure-d'Albigeois
3. Saint-Gaudens
4. Tonneins
Samedi, vous aurez la chance de recevoir
Saint-Estève-XIII catalan en quart de finale
de la Coupe de France. De bon augure ?
La Coupe de France est une compétition qui nous intéresse. C’est un avantage de recevoir un adversaire
de qualité. Nous avons eu la chance de nous imposer face à cette formation il y a moins d’une semaine
(12-20). C’est un atout de préparer une rencontre
après une série de victoires. Mais un match ne ressemble jamais à un autre. Samedi, les cartes vont
être une nouvelle fois redistribuées. Saint-EstèveXIII catalan a également les arguments pour nous
poser des problèmes. Cette semaine, nous devons
nous remettre en question et oublier que nous avons
vaincu cette équipe catalane il y a moins d’une semaine.
Je fais confiance à son encadrement pour bien préparer ce quart de finale. ■
G.
2
1
1
0
N.
0
0
0
0
P. G.A.
0 56
1 28
1 -28
2 -56
Pts
4
3
3
3
J.
2
2
2
2
34-20
24-10
G.
1
1
1
1
N.
0
0
0
0
P. G.A.
1
2
1
7
1 -2
1 -7
Montpellier - Cavaillon
26-18
Toulouse Broncos - Villefranche-de-Rou. 36-12
Classement
Pts
1. Cavaillon
4
2. Toulouse Broncos
4
3. Villefranche-de-Rou. 3
4. Montpellier
3
J.
2
2
2
2
G.
1
1
1
1
N.
0
0
0
0
P. G.A.
1 -3
1 19
1 -10
1 -6
PROCHAINE JOURNÉE (1er et 2 mars) >
Villefranche-de-Rouergue - Cavaillon,
Toulouse Broncos - Montpellier.
En bref...
COUPE DE FRANCE :
LES QUARTS DE FINALE
Ce week-end, le championnat se met
entre parenthèses et fait place aux
quarts de finale de la Coupe de France.
Deux affiches mettront aux prises des
clubs de l’Élite, celles opposant
Toulouse à Saint-Estève-XIII catalan et
Avignon à Limoux, pour ce qui sera la
revanche de la dernière finale. Lyon
Villeurbanne et Villegailhenc-Aragon
tenteront l’exploit face à Carcassonne
et Palau. Le programme > Samedi :
Villegailhenc-Aragon - Palau, LyonVilleurbanne - Carcassonne (16 heures) ;
Toulouse - Saint-Estève-XIII catalan
(17 heures). Dimanche : Avignon Limoux (15 h 15).
P. G.A.
0 32
0 29
2 -25
2 -36
PROCHAINE JOURNÉE (1er et 2 mars) >
Lézignan - Toulouse, Limoux - Saint-EstèveXIII catalan.
Toulouse
Limoux
J.
2
2
2
2
Poule E - 2e journée
35-18
34-10
N.
0
0
0
0
Pts
6
4
3
1
PROCHAINE JOURNÉE (1er et 2 mars) >
Saint-Gaudens - Lescure, Carpentras Tonneins.
Poule A - 2e journée
G.
2
2
0
0
20-18
6-4
Carpentras - Lescure-d'Albigeois
Tonneins - Saint-Gaudens
ÉLite - 2e phase
J.
2
2
2
2
P. G.A.
0 42
0 16
2 -26
2 -32
Poule D - 2e journée
HULL FC Shaul ; Talanoa ; Crooks, Yeaman ;
Lineham ; (o) Rankin, (m) Horne ; Westerman ;
Ellis (cap), Whiting ; Carvell, Houghton, M. Paea.
Entrés en jeu : Thompson, Bowden,
Palea’aesina, Heremaia
DRAGONS Escaré ; Oldfield ; Pomeroy, Millard ;
Cardace ; (o) Pryce, (m) Bosc ; Mounis (cap) ;
Taia, Whithehead ; Lima, Henderson, L. Paea
Entrés en jeu : Fakir, Pelissier, Baitieri, Elima.
Pts
6
6
1
1
N.
0
0
0
0
PROCHAINE JOURNÉE (1er et 2 mars) >
Lyon-Villeurbanne - Carcassonne, Avignon Albi.
À HULL - Vendredi 21 heures - Hull FC
bat Dragons catalans 36-34 (12-16). Arbitre :
M. Thaler. 7 000 spectateurs
Classement
1. Toulouse XIII
2. Lézignan
3. Saint-Estève
4. Limoux
G.
2
2
0
0
Carcassonne - Avignon
Lyon-Villeurbanne - Albi
36
34
Lézignan - Saint-Estève
Toulouse XIII - Limoux
J.
2
2
2
2
Poule C - 2e journée
Hull FC : 8E Whiting (24e), Yeaman (37e,
51e), Rankin (54e), Lineham (58e), Thompson
(65 e ), Horne (66 e), Crooks (72 e) ; 2T
Westerman (24e, 37e).
Dragons catalans : 7E Cardace (12e, 29e,
75e), Whithehead (20e), Taia (69e, 79e),
Escaré (78e) ; 3T Bosc (20e, 29e, 69e).
DU PIED GAUCHE
Par Alain BONNERIEZ
Hull FC
Dragons catalans
Pts
6
6
1
1
PROCHAINE JOURNÉE (1er et 2 mars) >
Baho - Villeneuve-sur-Lot, Réalmont - Palau.
CE WEEK-END (2e journée) > Jeudi :
Wakefield - Bradford (21 heures).
Vendredi : Leeds - Warrington, St Helens Hull FC (21 heures). Samedi : LondresSalford (16 heures). Dimanche :
Huddersfield - Hull KR (16 heures),
Castleford - Dragons catalans (16 h 30).
Il s’en est fallu de peu pour que les Dragons parviennent à accrocher les partenaires de Jordan Rankin. Mais les Anglais de Hull FC
l’emportent de peu à l’arrivée, comme lors de la dernière phase finale. Photo DR
14-22
14-38
COUPE DU MONDE DES CLUBS :
WIGAN A LA CONQUÊTE DU TITRE
Samedi, à 8 heures locales, à l’Allianz
Stadium de Sydney, Wigan (le vainqueur de la Super League) et les
Roosters de Sydney vont disputer la
finale de la Coupe du monde des
clubs. Un trophée qui est pour l’heure
propriété de Melbourne, vainqueur
l’an dernier de Leeds (18-14).
34
10
À TOULOUSE - Samedi 17 heures Toulouse bat Limoux 34-10 (16-4). Arbitre :
M. Ségura (Midi-Pyr.) - 2 206 spectateurs.
Toulouse : 7E Vunakece (13e), Minga (24e,
27e), Moliner (48e), Kriouache (68e), White
(76e, 79e) ; 3T Kheirallah (13e, 24e, 68e).
Limoux : 2E Théresin (19e), Taylor (60e) ;
1T Murcia (60e). Carton jaune : Ferriol
(65e).
DRAGONS CATALANS : RACHID
AHLALOU À HULL KR
En désaccord avec le staff, le centre de
l’équipe réserve des Dragons (23 ans),
pourtant aux portes de l’équipe pro,
devrait rejoindre les Robins de Hull KR
cette semaine, où il retrouvera son excoéquipier, Kevin Larroyer.
TOULOUSE Kheirallah ; Minga, Ader, Quintilla,
White ; (o) Ford, (m) Gonzalez-Trique ; Goût ;
Moliner, Planas (cap) ; Vunakece, K Bentley,
Masselot. Entrés en jeu : Kriouache, Nies,
Boyer, Couturier.
LIMOUX Taylor ; Théresin, Peacok, Mayans,
B Almarcha ; (o) Mc Guire, (m) Murcia (cap) ;
Herold ; M Almarcha, Reffle ; Ferriol, Alberola,
Temata. Entrés en jeu : Jewitt, Laurent,
Teixido, Philippo.
DRAGONS CATALANS (BIS) :
UNE TRIBUNE PUIG-AUBERT
Elle s’appellera Puig-Aubert. La nouvelle tribune qui devrait être érigée en
2015 à la place de la toute petite baptisée Guasch-Laborde portera le nom de
Puig Aubert dit « Pipette », le meilleur
arrière français de tous les temps.
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32
LUNDI 17 FÉVRIER 2014 - MIDI OLYMPIQUE
Horizons Opinions
Le Midol à la lettre
Un rêve de grand chelem
La chronique
de la semaine
Marcel RUFO - Denis LALANNE Jonathan BEST - Pierre VILLEPREUX
Allez au stade,
c’est bon pour le cœur !
S
tade Mayol, le 15 février, 16 heures. Je suis aux populaires,
ça va. Nous menons 9-0, c’est chaud, c’est bon. Je me sens
décidément bien au stade ! D’autant que je pourrais presque vous le prescrire : une étude américaine (dans l’état de
l’Ohio) a démontré que la solitude était un facteur aggravant
pour la survenue de maladie cardio-vasculaire. Ils sont incroyables ces chercheurs, à prononcer de manière docte, scientifique, des
évidences : il vaut mieux être entouré, aimé, soutenu que seul, abandonné, sans relations humaines. Au chaud, dans les tribunes, on se sent
bien. On critiquera aussi le jeu stéréotypé de la majorité des numéros 8
du Top 14. Ils vont systématiquement rentrer droit dans le chou du malheureux trois-quarts centre adverse ; on est finalement surpris quand
le troisième ligne centre fait une passe, tape à suivre ou évite l’adversaire. J’ai vu l’autre jour un troisième ligne vieillissant ne faire que ça,
comme si la percussion remplaçait la pénétration. Rien à voir avec les
capacités de pénétrabilité de Picamoles qui passe dans un trou de souris, se relève et recommence, qui passe et qui progresse… rappelezvous l’essai contre l’Italie.
Je trouve ces propos décidément trop érotiques. Avec les grandes manifestations actuelles sur les valeurs et la crainte de la nudité, je ne voudrais pas être accusé de prosélytisme sur une thématique par certains
aspects trop sexués. Tiens, je vais prendre ma tension artérielle, mais seulement à la fin du match car cette maladie due à la rouille de notre réseau vasculaire, due à l’âge et aux excès commis, était je crois déjà présente chez moi enfant comme si le précurseur était une tension affective.
On sait aussi que le moral normalise les paramètres physiologiques de
notre corps. Qu’est-ce qu’on se sent bien lorsque l’on se dirige vers le
stade alors qu’apparaissent les souvenirs d’antan. Le pendant, le match,
nous y sommes. Mais nous anticipons déjà sur la 3e mi-temps où l’on
va discuter, s’opposer et s’enrichir des visions diverses de nos amis. Un
vrai sentiment de temps vécus partagés.
Il y a aussi les débats interminables, tel le conflit entre FFR et LNR.
Qui est le patron ? Qui est le décideur ? Celui qui paie ou celui qui permet d’être présent au sein de la représentation nationale ? C’est vrai
que dans un monde où l’argent, l’économie sont les moteurs on est un
peu loin de la fierté de la première cape d’international. Croyez-vous qu’un
jour prochain il faudra majorer le salaire pour chanter la Marseillaise ?
Les patrons sont les clubs puisque 24 joueurs sur 30 ont été inscrits sur
la feuille de match, contre l’avis de la Fédé et que, en outre, Jules Plisson
et Pascal Papé ont dû poser des jours de congé pour ne pas y être.
Pourquoi continue-t-on à faire semblant ? Mes collègues chroniqueurs
protestent toutes les semaines contre la fin de la notion de famille du rugby. Exit notre sentiment de fraternité que, pourtant, je perçois si fort en
ce moment, au cœur des populaires de Mayol. Mais sans doute suis-je
« incompétent », sans que bien sûr cela ne soit une « insulte ».
Pour en revenir un peu à notre entraîneur, il fait réapparaître très fort
la notion d’argent. On serait donc plus compétent en étant plus payé. J’espère que les infirmières bénéficieront de ses propos, les enseignants, les
fonctionnaires tiens ! Et tous les ouvriers, les paysans. Il nous propose,
« Bernie », 15 000 euros par mois pour les arbitres, c’est sûr qu’ils sont
maintenant tous ses amis. Je crois que je vais maintenant rencontrer
des garçons et des filles qui, plutôt que de jouer au rugby, vont vouloir
arbitrer. En effet, les parents les engageront vers ce métier où l’on gagnerait trois fois plus qu’un Préfet de la République, trois fois plus qu’un
professeur des universités et même plus qu’un secrétaire d’État. Je vous
quitte, la deuxième mi-temps commence et, pour l’instant, notre défense est une véritable ligne Maginot. Qu’est-ce que je raconte ! C’est
pas moderne, la Grande Guerre. Incompétent, je vous dis ! ■
D’abord, bravo au XV de France
deux matchs deux victoires dans le
Tournoi des 6 Nations, peut-être
peut-on rêver de grand chelem ?
D’autre part, je pense qu’il ne faut
pas changer la charnière PlissonDoussain qui me semble la bonne.
De plus, la non participation des
internationaux à la prochaine journée de Top 14 me semble juste. La
saison de Super League de rugby à
XIII va démarrer ce week-end.
J’espère que les Dragons catalans
vont faire une bonne saison et finir
dans le top 4 et ainsi éviter la relégation puisque c’est le retour des
montées et descentes dans ce
championnat.
Éric MOINE
email
Débriefing
Décidément, on n’en a jamais fini
avec nos arbitres du Top 14. Mon
constat général est le suivant : premièrement, les arbitres sont tous
des prétentieux. Ils parlent aux
joueurs de façon puérile. Un maître
d’école parle mieux à ses élèves
dans la cour de récréation. Ensuite,
les arbitres sont incohérents : la
même action n’est pas sifflée suivant que l’on reçoit ou que l’on est
visiteur. Les pénalités sont en
général en faveur de l’équipe qui
reçoit. C’est approximativement du
55 %-45 %. En face, on a les
joueurs qui font des fautes, beaucoup de fautes, qui parlent, qui
rouspètent, qui en viennent aux
mains quelquefois. Sur le banc de
touche, il y a les entraîneurs qui
vocifèrent contre l’arbitre, alors
qu’ils doivent déjà s’occuper de
quinze joueurs. Et il y a de plus en
plus souvent des excès qui sont
réprimés par la Commission de discipline. En cas de grosse contestation, il vaudrait mieux désamorcer
le conflit très rapidement.
C’est pourquoi je fais la proposition
suivante : après le match on fait
débriefing avec l’arbitre du match,
les deux arbitres de touche et le
superviseur de la rencontre. Pour
chaque équipe, un entraîneur, le
capitaine, un avant et un arrière.
On a le droit de se dire des choses
sachant que l’on reste entre gentlemen. Ce débriefing dure quinze à
vingt minutes maxi. Peut-être éviterait-on certaines déclarations tempétueuses. Mais qu’en pense le
directeur des arbitres français ?
J.-C. PERNETTE
email
Où va le rugby ?
Je suis un simple fan de l’ASM et du
beau jeu, et après le match (à
Grenoble), pour une fois, je ne ressors pas frustré, du tout, tellement
j’ai trouvé cet arbitrage risible à souhait ! Comment peut-on résoudre ce
problème de l’arbitrage en France ?
Le niveau de jeu de l’équipe de
France n’est-il pas impacté par ces
règles absurdes ou les équipes qui
défendent sont moins pénalisées que
celles qui créent du jeu ? Sans parler
du problème de cet arbitre, je n’ose
imaginer la réaction des publics à
Hold-up à la Saint-Valentin
Monsieur Cardona (aidé de son acolyte à la vidéo) a choisi l’élu de son
cœur en ce jour de la Saint-Valentin : Grenoble. Alors incompétence ou
malhonnêteté ? Un tel aveuglement relève-t-il de la partialité, d’un
manque de courage ou de l’obligation de s’équiper d’une canne blanche ? Des « oublis » préjudiciables (fautes non sifflées au moment où
Nalaga s’échappe amenant l’essai des locaux, essai refusé à Stanley et
double bourdes avec l’exclusion de Lee, en-avant volontaires…) Que
dire de la magnifique action finale des Jaune et Bleu non récompensée
d’un quelconque avantage alors que les Rouge et Bleu accumulaient les
fautes ? Honte, oui honte au corps arbitral qui a bafoué une fois de
plus, de façon parfaite, non seulement les valeurs du rugby mais qui
annihile le bon travail d’une ASM souveraine et distribue généreusement quatre points joliment immérités à Grenoble au détriment des ses
poursuivants au classement. Je tiens à rendre hommage au club auvergnat pour son self-control et son fairplay, en totale adéquation avec les
valeurs du rugby si chères à nos dirigeants français. Mais il serait grand
temps que les arbitres n’en abusent plus comme l’a fait monsieur
Cardona. « Qui ne dit mot consent » n’est pas la vérité et certainement
pas celle de l’ASM. À méditer.
Dominique LEONI - email
son encontre sur ses prochaines
prestations. Que dire de ses prochaines visites à Toulon et Clermont ?
Que dire des clubs qui sont au contact de Grenoble au classement et
qui […] ont tout simplement perdu
de précieux points par la seule volonté d’un arbitre ? Je n’ose imaginer
Toulouse privé d’une place dans les
six, grâce ou à cause, c’est selon….
du classement de Grenoble ! Où va le
rugby ?
Philippe VIDAL
email
Formule magique
La formule magique du championnat
existe… Elle permet de privilégier
l’équipe de France, de diminuer le
nombre de matches joués, et donc
les risques de blessure ; de mettre
fin aux doublons qui faussent complètement la compétition, y compris
pour ceux se battent pour la relégation ; d’augmenter le nombre de
clubs participants et d’évangéliser
rugbystiquement de nouvelles terres ;
et d’introduire une nouveauté…
Comment ? Un Top 12, avec deux
poules de six, qui s’affrontent en dixhuit matchs aller-retour. Le premier
de chaque poule serait qualifié directement pour les demies, le deuxième
recevant le troisième de l’autre poule
en barrages. Huit matchs à jouer en
moins… Les trente joueurs seraient
mis à disposition de l’équipe de
France pour tout le Tournoi. Et pendant les 6 Nations ? Une nouveauté,
une Coupe de France dont le vainqueur aura droit à une place européenne. Quatre poules de cinq, donc
quatre matchs (deux à domicile, deux
à l’extérieur), puis demie et finale.
Cela permettrait de faire jouer les
jeunes, sans enjeu paralysant, donc
on peut l’espérer avec enfin du panache. Un inconvénient ? La fameuse
« lisibilité » pour les sponsors ? Je
pense que cette formule est plus lisible que le Top 14 actuel, pollué par
les doublons…
René SANZ DE ARENA
email
Fleuron de suffisance
Honte au rugby français, à ses dirigeants immobiles et à la confrérie
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Félix Mayol, les mains sur les hanches, écoute les clameurs qui montent
au-dessus du stade. Le brin de
muguet a légèrement fané à sa boutonnière. Il ne reconnaît plus son
immortel. « Viens poupoule » soudainement mu dans un sonore « Pars
Kockott ». D’ailleurs, il ne retrouve pas
grand-chose de son enceinte fétiche.
Les fils de Besagne, fadas et autres
mordus ne chantent plus mais sifflent, châtiant ainsi l’impétrant qui a
osé refuser l’offre d’achat de l’entreprise Moumou and Bernie. Les ultras
sont libéraux, les percées boursières,
les regroupements financiers, les tirs
au but placés… Le tout légèrement
mâtiné d’un vaporeux sarkoblues. Le
rugby fait sa trouée capitalistique en
déchirant l’enveloppe. Clermont surveille sa tenue de route, Castres
s’auto-médicamente, Toulon se construit dans sa bulle pendant que le
Racing-Metro travaille son placement.
Le terroir est définitivement remisé au
fond du tiroir. Le modèle économique
fait les cent pas sur le podium à
coups d’accessoires cinq étoiles. Le
défilé traîne en longueur. Il faut accélérer la cadence, désintégrer le système. Alors Mourad invente le rugbuzz. Sorties médiatiques saillantes,
mots distillés dans une chronicité calculée. Piqûres et rappels. Utilisation
maîtrisée de tous les appareillages de
la communication instantanée. Les
questions sont souvent bonnes, mais
l’emballage agaçant. L’encre élargissant sa tâche sur le buvard du pouvoir.
Il faut certes dépoussiérer les conservatismes, faire sortir de la piste les
vieux danseurs. Mais avec une certaine forme de délicatesse. Pas facile
de passer du twist au tweet.
Jean-Claude BARENS
Fouquebrune (16)
Les instances sont mal...
Quel merdier ! Non, juste une honte
pour le sport, les supporters et les
gamins des clubs. On pouvait critiquer le monde du foot, les instances
dirigeantes du rugby français sont
pas mal non plus. Les doublons, la
mise à disposition des internationaux, les blessures de ces mêmes
personnes, un sélectionneur un peu,
voire beaucoup, rêveur, la Coupe
d’Europe, les droits TV, les fameuses
ventes de billets de la FFR sous le
manteau, ce n’est pas une nouveauté d’aujourd’hui. Les propos sur
l’arbitrage (Monsieur Laporte et
compagnie). C’est sûr, on n’entend
pas Monsieur Camou, cet homme
discret comme vous le dites si bien.
C’est bien dommage… Des présidents de club qui tirent à boulet
rouge sur le système archaïque du
rugby français (ce sont quasiment
tous aujourd’hui des chefs d’entreprise, heureusement). À propos du
sélectionneur, je cite M. Saint-André
: «nous prendrons les hommes en
forme du moment». A-t-il la télévision, ce Monsieur ? Messieurs Parra
et Trinh-Duc n’ont pas l’air trop mauvais depuis quelques week-ends,
cela n’engage que moi... Et combien
de sélections à leur actif ensemble ?
Arnaud DERET
email
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de ses arbitres dont M. Cardona
reste le plus beau fleuron. Fleuron
de suffisance, de parti pris,
d’incompétence au minimum ; qui
au mieux, vendredi soir, a fait éclater de rire la France du rugby (je
parle là des spectateurs avertis,
des observateurs neutres, non des
ayant-droits et des tartuffes…). Par
l’accumulation de ses décisions et
de ses non décisions orientées et
partiales, il a prouvé qu’il était possible d’influer sur le déroulement
d’une partie et d’en modifier
l’issue. Il (lui et son staff touche
vidéo) a vu ce qui n’était pas répréhensible, en enfonçant le clou
(essai refusé à Stanley plus carton
jaune de Lee…) et n’a pas vu ce
qui a sauté aux yeux des spectateurs (balayage dangereux de
l’ailier sur l’essai de Malzieu, multiples hors jeux non sifflés sur la
percée de Nalaga et lors de la
séquence finale face aux poteaux
et devant ses yeux).
Ces actes manqués ou délibérés
sont une prime offerte au rugby
minimaliste qui, conjugué à
l’incompétence du directeur de jeu,
valide ce non rugby en le faisant
gagner. Ce type d’arbitre n’est pas
au service du jeu, c’est le jeu qui
est à son service. Dès lors, tout est
acceptable, y compris cette parodie
d’arbitrage dont le rugby tout entier
ferait bien dénoncer les effets
dévastateurs. Car enfin, demain,
qui voudra pratiquer, regarder,
développer un tel spectacle même
gagnant ? Quel jeu en équipe de
France si ces habitudes minimalistes mais victorieuses du Top 14
s’ancraient ? Pénaliser systématiquement l’équipe qui fait le jeu et
donc prend des risques est destructeur en termes de morale et de lisibilité surtout si dans le même
temps, on laisse tout faire à celle
qui ne fait que défendre. Voilà le
mal qui est fait par certains au jeu
de rugby. Nos décideurs s’en rendent-ils seulement compte ? Rien
de pire que l’indifférence de tous
face à ce véritable scandale.
Michel ROUSSEAU
email
Le rugbuzz…
LUNDI + VENDREDI
+ MAGAZINE(1)
Ȝ
/HHU
PRLV
38Ζ6Ȝ
3$502Ζ6
Horizons Portrait 33
LUNDI 17 FÉVRIER 2014 - MIDI OLYMPIQUE
Digest...
Photo Diarmid Courrège
Né le : 2 juillet 1990 à Romans-sur-Isère (Drôme)
Mensurations : 1,90 m, 99 kg
Surnom : Mammouth
Poste : arrière
Clubs successifs : Romans (2006-2007), Bourgoin (2007-2011), RacingMetro (2011-2013), Brive (depuis 2013).
Sélections nationales : équipes de France moins de 18 ans, moins de
19 ans, équipe de France à VII
Palmarès : champion d’Europe moins de 18 ans.
GAËTAN GERMAIN - ARRIÈRE DE BRIVE ACTUEL MEILLEUR RÉALISATEUR DU TOP 14, LE BUTEUR DU CABCL EST
ARRIVÉ AU RUGBY SUR LE TARD. APRÈS ÊTRE PASSÉ PRÈS D’UNE CARRIÈRE PROFESSIONNELLE DANS LE FOOTBALL.
SPORT AVEC LEQUEL IL N’A JAMAIS VRAIMENT DÉCROCHÉ…
I
SO FOOT
Par Jérémy FADAT, envoyé spécial
[email protected]
l est Jiff, a 23 ans et s’est imposé buteur numéro un de
son club alors qu’il ne comptait pas trente matchs de
Top 14. Déjà un événement. Mais qu’il devance les James,
Wilkinson, Hook, Sexton ou Kockott au classement des
réalisateurs le propulse au rang d’exception. Gaëtan
Germain, comble du paradoxe. Artilleur le plus efficace
de France sept ans après avoir signé sa première licence ovale.
À 15 ans, le Briviste poussait aux portes de centres de formation
professionnels. Mais en football. « J’ai
commencé à 6 ans et y ai joué jusqu’à
16 ans, explique-t-il. D’abord dans mon
village à Mours-Saint-Eusèbe, dans la
Drôme, avant d’aller à Valence où j’ai
évolué au meilleur niveau, notamment
en 14 ans nationaux. » Freiné par une
fracture de la malléole au moment où
son club réussit le « double-exploit »
d’accéder à la Ligue 2 en même temps
qu’il dépose le bilan, l’ado ne renonce
pas à son rêve. « Je n’avais pas retrouvé toutes mes aptitudes mais j’ai passé
les tests à Lyon, Nice et Grenoble. Ils
n’ont pas donné suite. »
Gaëtan GERMAIN
Virage d’un destin hors du commun.
Arrière de Brive
Le tout en accéléré. « Je me suis rendu
compte qu’il était difficile de percer.
Quand j’étais petit, mon père jouait au
rugby à Romans (où il a côtoyé Philippe Saint-André avec qui il
est resté ami, N.D.L.R.) et j’ai baigné dans ce monde. Je me suis dit :
pourquoi pas essayer ? Juste dans l’optique de changer d’air. Tout
s’est enchaîné. Lors de ma première saison à Romans en cadets,
je suis repéré par Bourgoin, où je m’engage, et à la fin de cette
même saison, je pars en tournée avec l’équipe de France moins de
18 ans en Amérique du Sud. » Une poignée de mois et les Bleus
au bout du chemin. La voie est tracée. « C’est marrant. Je voulais
devenir footballeur pro et n’y suis pas arrivé. Je voulais faire du rugby pour le plaisir et je suis pro. »
LES MATCHS DE LORIENT ET LES PARIS AVEC GODIGNON
Pourtant, Germain n’en a jamais vraiment fini avec le ballon
rond : « Je n’ai pas décroché. » Pas seulement car il « adore taper
dans le ballon » comme il l’a soufflé lors de sa première interview
en direct à la télévision, après un succès avec le Racing-Metro
à Castres en octobre 2011. Son ex-coéquipier Jonathan Wisniewski
se marre : « C’était l’une de ses premières titularisations et il avait
«enquillé» alors que personne ne le connaissait. Les gens se disaient : « C’est qui cet
arrière ? ». Il était un peu stressé quand la
télé est venue le voir et à la question « À quoi
pensez-vous quand vous posez le ballon ? », il a eu cette réponse restée mythique : « A rien. J’adore taper dans le ballon. » On en a rigolé pendant un moment. »
Notamment lors des « soirées Ligue des
Champions » dans la capitale, organisées avec Fall ou Dumoulin… Car
Germain reste un mordu de foot. « Je suis
l’équipe de France, la Champion’s league
et la Ligue 1. Surtout les matchs de Lorient. »
N’allez pas chercher d’improbables racines bretonnes. Son meilleur ami d’enfance, Baptiste Reynet, est juste le gardien
remplaçant de cette équipe. Il retrace
leur parcours commun : « Mon premier
souvenir avec Gaëtan, c’est à l’âge de 5 ans lors d’une finale de
Groupe B, quand nos pères jouaient à Romans. On était à l’école
ensemble, puis on a commencé le foot et gagné plein de coupes
avec Mours avant de partir en même temps à Valence à 12 ans.
Lui était défenseur central et moi gardien. C’était mon soldat, un
excellent joueur. Physiquement, il était au-dessus du lot, propre et
possédait déjà une belle touche de balle. Il aurait pu réussir dans
« Le foot m’a aidé
dans les déplacements,
l’anticipation et le jeu
au pied. Un défenseur
central se doit d’avoir
une bonne vision du
jeu, comme un arrière.
le foot. »
C’est en cela que Germain demeure l’archétype du « pousse-boulette » parmi les rugbymen. Ses forces y trouvent leur terreau. Sa tendance à brûler les étapes
aussi. Il détaille : « Le foot m’a aidé dans les déplacements, l’anticipation et le jeu au pied. Un défenseur central se doit d’avoir une bonne
vision du jeu, comme un arrière. Et ça m’a servi dans la technique de
frappe. Je n’ai pas modifié mon geste. Je prends le ballon sur le côté,
le fauche. Dès mon premier match de rugby, je butais. » L’entraîneur
en chef de Brive, Nicolas Godignon, ressent encore cette aisance :
« C’est un mec qui lève toujours la tête, qui a un pied phénoménal et
surtout une frappe hyper naturelle, propre au footballeur. » Wisniewski
confirme : « Cela lui permet de ne pas se poser de question. Son geste
est fluide et comme un « footeux » qui peut enchaîner trente centres
d’affilée, lui met le ballon sur le tee et s’exécute de manière détachée.
Il n’a rien à voir avec Teulet ou Wilkinson qui sont très robotisés. »
Conseillé au départ par Claude Mignacabal, aujourd’hui spécialiste des buteurs de Grenoble, puis suivi par Simon Mannix et
Gonzalo Quesada au Racing, deux spécialistes du domaine, il n’a jamais vraiment eu à travailler sa méthode. « Gonzalo m’a observé et
dit de rester sur mon geste. Il m’a davantage aidé sur la visualisation
et le relâchement. » Il en tire à ce jour les bénéfices. « Être en tête du
classement des réalisateurs n’était pas un objectif en début de saison. Maintenant, je l’apprécierais si on se maintient. »
Une aubaine pour Godignon,
qui a choisi de concilier les deux
ambitions. D’abord en promettant un repas à son protégé s’il
passait vingt pénalités d’affilée.
Heureusement pour le portefeuille du manager, il s’est contenté d’un dix-huit sur dix-neuf.
« Au départ, il a vite été au cinquième ou sixième rang du classement, puis est monté petit à petit, dévoile Godignon. C’est
devenu un petit jeu entre nous.
Je lui glissais des « Si ce weekend, tu mets tant de points, tu
passes devant untel » ou « entrer
dans les quatre premiers, c’est
douze points samedi ». Jusqu’au
jour où, avant la réception de
Baptiste REYNET
Montpellier (le 4 janvier), je lui
Gardien de but de Lorient et ami
ai dit : « avec neuf points, tu peux
d’enfance de Gaëtan Germain
passer premier. » » Il en mettra
quinze pour déloger Pierre
Bernard… alors ménagé avec
l’UBB. Apogée de l’idylle entre le joueur et le club briviste. Arrivé
de Bourgoin au Racing-Metro en 2011 - « J’ai profité du Mondial
pour avoir pas mal de temps de jeu » -, il traverse une deuxième
saison décevante avant, en juillet, de partir en Corrèze en prêt.
Entre politique de recrutement démesurée en Ile-de-France et relance économique du CABCL, chacun y trouve son compte : Germain
a été libéré de son contrat par Jacky Lorenzetti et s’est engagé pour
les deux prochaines saisons à Brive.
« On a toujours
dit que ce serait
cool de se
retrouver
à Mours. Mais
moi, fini le poste
de gardien.
Je jouerai
devant. »
« LES LUNDIS, JE SUIS EN ATTAQUE »
Deux prochaines années à mettre à profit pour changer de dimension. Germain, homme pressé, prêt pour le summum ? « Il a la
qualité de pied du très haut niveau, en termes de longueur et d’alternance, pose Godignon. Ce serait une garantie pour la scène internationale mais il lui manque encore à progresser sur les attitudes
au contact et la gestuelle. Ce sera le point déterminant pour lui afin
de passer au-dessus. » Revers du passé footballistique. Germain
lucide : « Au départ, les contacts étaient nouveaux pour moi. J’ai vite
ressenti mes lacunes techniques et, depuis, j’essaye de les combler, aussi sur des choses comme le travail de passes ou la gestion des quatre contre trois. » Et de poursuivre dans une boutade : « Pendant seize
ans, je n’avais pas le droit de toucher le ballon avec les mains. Il faut
que je me rattrape. »
Ceci pour sortir du carcan dans lequel certains l’enferment. Lui refuse : « Je suis conscient que le cliché de l’arrière buteur classique me
poursuit. C’est une image. À moi de la faire évoluer. Je regarde les performances de Dulin et Bonneval, qui relancent beaucoup, et m’en inspire. Dès que j’ai l’opportunité, je remonte les ballons. Je veux étoffer mon
jeu et pense en avoir le potentiel. » Ce dont Godignon ne doute pas :
« On ne peut pas le restreindre au rôle de buteur. Il a une vraie envie de
relancer. Comme au foot, il possède des petits appuis et cette capacité
à démarrer d’un coup. C’est un faux-lent qui atteint les cent kilos. Il
peut tout faire et transpercer les défenses. » Signe de l’évolution, ses
deux premiers essais inscrits en Top 14 cette saison. « Je suis content que ce soit avec Brive », sourit son entraîneur. Tout comme il est
content d’avoir le privilège de choisir la composition de son équipe
lors du traditionnel « foot de récupération » organisé chaque lundi.
« Je le prends toujours en premier », rigole le coach. « Je m’éclate à
faire ces parties de foot », se contente Germain. Peut-être histoire de
s’entretenir avant son dernier défi sportif : « À la fin de ma carrière,
j’aimerais rejouer au foot avec tous mes potes dans notre village, en
excellence (division départementale). » Reynet, le partenaire d’enfance, sera de la dernière virée : « On a toujours dit que ce serait cool
de se retrouver à Mours. Mais moi, fini le poste de gardien. Je jouerai
devant. » Et Germain de conclure : « Je serai aussi en attaque désormais. Les lundis, je suis à chaque fois en attaque. » Le métier de scoreur, on y prend goût. ■
34 Horizons Technique
1
Bienvenue dans l’enfer d’un ruck de
Coupe d’Europe… Arrivés à quelques
mètres de la ligne d’en-but des Gallois
des Scarlets, les Clermontois de
Nathan Hines (ici avec le ballon) doivent encore accomplir le plus dur :
franchir les derniers mètres gardés par
un rideau défensif particulièrement
serré et agressif. Photos M. O. - B. G.
LUNDI 17 FÉVRIER 2014 - MIDI OLYMPIQUE
2
Dans ces conditions, la simple force ne suffit plus
pour vaincre et une petite dose de vice est nécessaire pour gagner ces précieux mètres, ou empêcher l’adversaire de le faire. Jambes qui traînent,
joueurs qui tardent à se dégager de la zone de ruck,
empoignades furtives entre joueurs non porteurs de
balle, sont autant d’outils utiles à fragiliser un
rideau à première vue imperméable..
3
Au niveau international, où la vitesse de
réorganisation défensive est fondamentale, le moindre déséquilibre créé par un
adversaire peut s’avérer fatal.
DANS LES ZONES PROCHES DE L’EN-BUT, LES ACTES D’ANTIJEU EFFECTUÉS AU-DELÀ DU BALLON SE MULTIPLIENT. AU POINT DE VOIR LES ARBITRES DU TOP 14 SENSIBILISÉS
CETTE SEMAINE.
PETITS TOURS
DE VICES PRÈS DE L’EN-BUT
I
Par Nicolas ZANARDI
[email protected]
l est un sport, pratiqué par des joueurs
surprotéinés, où se dispute un ballon de
forme ovoïde. Un sport où il s’agit de franchir, ballon en main, une ligne blanche.
Un sport où, lorsque ledit ballon se retrouve bloqué à un petit mètre de ladite
ligne, les actions de jeu ressemblent à une foire
d’empoigne. Un sport où le but consiste alors,
pour le porteur du ballon, à se frayer un chemin grâce aux espaces créés devant lui par ses
partenaires. Ce sport, c’est le football américain,
n’est-ce pas ? En théorie oui, bien sûr. Le problème, c’est que saison après saison, semaine après
semaine, le rugby ressemble de plus en plus à son
ersatz. C’est d’ailleurs à ce sujet que les arbitres
du Top 14 ont été sensibilisés la semaine dernière,
après les nombreux clips vidéo reçus par leur patron Didier Mené ces derniers temps pour dénon-
cer ces pratiques. Des attitudes qui font ressurgir, dans un coin de notre mémoire, le vieil aphorisme de Jean-Pierre Rives : « Mieux vaut être horsjeu que hors du jeu… » Et à ce titre, chaque équipe
a son spécialiste : Bakkies Botha à Toulon, Nathan
Hines à Clermont, Pascal Papé au Stade français
et on en passe…
EFFET D’ACCORDÉON
De quoi s’agit-il, en pratique ? Oh, de pas grandchose. D’un joueur retenu par le pied ou par le
maillot au détour d’un ruck, de façon à l’empêcher de monter au diapason de ses partenaires.
D’un déblayage poussé largement au-delà du
partenaire plaqué, afin de créer une « dépression » (cf. lexique ci dessous) dans l’axe et de
permettre d’enchaîner le jeu via un pick and
go. D’un plaquage sur joueur sans ballon, sous
couvert de déblayage… Une litanie d’actions
qui peut paraître des fautes énormes, racontées
de la sorte mais passent en pratique à l’as sur un
terrain, l’arbitre central concentrant son attention autour du ballon et non pas au-delà, quand
les arbitres de touche répugnent à intervenir
dans ces zones décisives.
Voilà pourquoi, dans ces zones, certains joueurs
se permettent tout, ou presque. Ce que ces derniers ne se gênent pas pour admettre, sous couvert d’anonymat… « Lorsque l’on se retrouve très
près de la ligne, marquer devient très difficile.
Parce que la défense n’est plus que sur un rideau
et défend sur sa ligne, ce qui lui permet de gagner
quelques centimètres par rapport à des phases de
jeu qui se dérouleraient plus loin sur le terrain.
C’est pourquoi, en attaque, on cherche à réduire
cette inégalité en perturbant la ligne de défense.
Retenir un maillot même une seconde peut suffire
à créer un intervalle et même si on ne parvient pas
à l’exploiter tout de suite, il peut se produire un
« effet d’accordéon » qui provoque d’autres espaces plus loin… L’avantage, c’est que les arbitres
regardent très peu ce genre de geste, hormis sur
les arbitrages vidéo. Mais comme souvent ils peuvent paraître minimes, généralement, cela passe… »
QUELLES SOLUTIONS ?
Quelles solutions, alors, pour la défense ? La tactique du « bourre-pif » à l’ancienne expérimenté par
Sébastien Chabal sur Marc Giraud voilà quelques
semaines, bien qu’efficace, n’est évidemment pas à
recommander. Alors, on fait comme on peut. « On
se débat, on ressemble parfois à des sémaphores,
sourit notre interlocuteur. Mais dès que l’on sent un
bras ou une main se poser sur soi, il faut tout faire pour
l’en détacher avant que le ballon ne soit sorti. D’où ce
qui peut passer parfois pour des gestes d’humeur
aux yeux du public mais qui sont nécessaires. Le rugby est un sport de combat, quand même. On dit souvent que le jeu sans ballon est essentiel en rugby et bien
cela est une forme de jeu sans ballon, en défense
comme en attaque. » À chacun ses gestes décisifs, fussent-ils légaux ou pas. Après tout, tant que l’on
n’est pas sifflé, on n’est pas fautif… ■
L’œil de...
Lexique
DIDIER MÉNÉ - PRÉSIDENT DE LA COMMISSION CENTRALE DES ARBITRES
« La vidéo est dissuasive »
Propos recueillis par Simon VALZER
[email protected]
Les arbitres étaient réunis mardi et mercredi dernier à Marcoussis. Ces gestes
d’antijeu ont-ils été évoqués ?
Oui, au même titre que bien d’autres sujets. Cette
partie de l’échange a notamment porté sur le déblayage, en posant cette question : jusqu’où doit-il aller ? Aujourd’hui, on voit des joueurs attraper un adversaire trois à quatre mètres au-delà du ruck, ce qui
est inacceptable. Nous avons toujours dit la même
chose : un soutien est autorisé à faire deux pas : un
pour enjamber et un autre pour aller au contact.
Au-delà, c’est pénalisable. Ça, c’est le premier critère. Le deuxième, c’est la convergence des soutiens. Les joueurs
qui déblayent doivent le faire en pas-
sant par l’axe du ruck et non par le côté. Il y a une
dizaine d’années, ce deuxième critère n’était jamais
respecté, ce qui donnait lieu à une véritable « guerre
des étoiles », à laquelle nous avons mis un terme.
L’évocation du sujet la semaine dernière à la
réunion des arbitres signifie-t-elle qu’on assiste à une recrudescence de ces gestes
d’antijeu ?
Non… Vous savez, le jeu sans ballon a toujours existé. Je pense tout simplement qu’avec l’utilisation
massive de la vidéo, tant par les équipes que par les
arbitres, ces gestes deviennent plus visibles. Il faut
donc y apporter une vigilance particulière. Mais je
ne pense pas que l’on puisse aller plus loin dans la
règle : pour le faire, il faudrait ajouter une mesure,
ou un métrage pour chaque déblayage. Mais cela
deviendrait inarbitrable.
Certaines équipes du Top 14 sont stigmatisées. Pensez-vous que ces gestes sont le fruit
d’une stratégie délibérément mise en place ?
Aujourd’hui, plus rien n’est le fruit du hasard. Toutes
les équipes travaillent avec la vidéo et vont jusqu’à la
limite de la règle. Mais c’est aussi le charme du rugby et le charme de l’arbitrage de ce jeu : c’est qu’il laisse
une part à l’interprétation. À la différence du football par exemple, où tout est blanc ou noir.
Selon vous, à qui incombe la responsabilité
de siffler ce genre de fautes : à l’arbitre central ou aux juges de touche ?
Indiscutablement à l’arbitre central. C’est lui qui est
dans la fournaise et qui est le plus à même de siffler
ces fautes. L’arbitre vidéo peut également, s’il a un
doute, le signifier à l’arbitre central. En ce sens, l’outil vidéo est dissuasif. ■
DÉPRESSION : Le rugby ressemble
bien souvent à une leçon de physique.
Pour s’en convaincre, il suffit d’observer à quel point le vocabulaire utilisé
pour évoquer un système défensif emprunte au champ lexical de la mécanique des fluides ou à celui de l’aéronautique : il y est question de
« pression », « d’équilibre », de « glissement » et même de « dépression ».
Alors, qu’est ce qu’une dépression
dans une défense ? Tout simplement
un trou, comme l’est une dépression
d’air. Au près, celle-ci peut s’avérer fatale pour l’équipe qui défend, puisqu’il
est bien connu que la zone autour du
ruck est celle qu’il faut reconstituer en
priorité, du fait de sa proximité avec le
ballon. Mais par un déblayage appuyé,
un replacement défensif tardif, une
jambe qui traîne, une faille a vite fait
d’être créée… S. V. ■
Horizons Rencontre 35
LUNDI 17 FÉVRIER 2014 - MIDI OLYMPIQUE
Digest...
Né le : 13 janvier 1990 à Auch (32)
Surnom : Gwen
Poste : pilier
Sélections: Armagnac-Bigorre (Minime)
Clubs successifs : Trie-sur-Baïse (2000-2006), Lannemezan (2006-2010)
tiennent ses cervicales également. Désormais indissociables de
son corps, il les a comme apprivoisées. « J’arrive un peu à bouger
les jambes mais je sais que je ne remarcherai jamais. » Son jugement est fait, définitif. Il n’a plus d’illusions en ce qui concerne
son devenir rugbystique. Mais comment ne plus espérer ? Comment
ne pas être nostalgique de son ancien corps ? Gwen voit les choses autrement. Fataliste. « Mon grand-père est paraplégique depuis
maintenant 24 ans », avoue-t-il comme pour montrer un signe du
destin à travers son histoire. Déterminé il lance. « Après tout ce qui
s’est passé, je considère qu’il y a toujours des solutions pour se débrouiller. » Cette petite phrase anodine est en réalité la représentation parfaite de ce qu’est aujourd’hui Gwenaël Faulong : quelqu’un
de simple, de vrai, prenant les épreuves de la vie comme des « étapes-relais » qu’il faut traverser à un moment ou à un autre de son
existence. Son accident était une étape, qui fait désormais partie de
lui et de sa vie. Un relais qui l’a transformé, même si le jeune
homme n’a rien perdu de la force qu’il dégage. Plus protecteur et
rassurant que jamais auparavant. Celui qui le croise a l’impression qu’à ses côtés rien ne peut arriver.
À 24 ans, Gwen est un bon vivant. Il fait la fête, continue d’aller
voir des matchs de rugby tous les dimanches, à sortir au restaurant
avec ses amis. Il vit. Pour rester dans le milieu, et surtout par passion, il a passé son brevet d’entraîneur. Il s’occupe même de
l’analyse vidéo pour l’équipe
première de Lannemezan, qui
évolue en Fédérale 1. Il poursuit ses études, espère un jour
avoir un métier dans la vente,
et puis il conduit comme au bon
vieux temps, dans une voiture
tout aussi équipée que la « batmobile » d’un héros tout droit
sorti des bandes-dessinées.
Photo DR
ÊTRE COMME TOUT LE MONDE
GWENAËL FAULONG VICTIME D’UNE MÊLÉE ÉCROULÉE EN 2010, LE JUNIOR REICHEL DU CA LANNEMEZAN FAIT
DÉSORMAIS PARTIE DES GRANDS BLESSÉS DU RUGBY FRANÇAIS. QUATRE ANS PLUS TARD, LE HAUT-PYRÉNÉEN N’A
RIEN OUBLIÉ DE SON ACCIDENT, DE SA DOULEUR ET DE SA RECONSTRUCTION. RENCONTRE AVEC UN SURVIVANT.
LE PREMIER JOUR
DU RESTE
DE SA VIE
U
Par Romane PAULIN
par l’arbitre. « On était encore aux vieux commandements, à quatre temps : « Flexion… Touchez… Stop… Entrez ! » Sauf qu’au
moment du recul, on est rentrés trop tôt, et j’ai basculé en avant au
moment du choc. »
Ce fameux choc, dont il a été témoin direct, apparaît telle une explosion parmi une foule d’hommes qui, pourtant, n’en atteint qu’un seul. Gwen se souvient et décrit cette douleur d’alors qui semble
insoutenable rien qu’à l’idée de l’imaginer
en soi. « Ça fait comme quand tu te tapes le
coude sur une table… Ça fait une sensation
d’électricité. Je me souviens avoir ressenti cette
décharge électrique dans tout le corps, mais
surtout aux extrémités. »
n pendentif en forme de ballon de rugby se balance
de gauche à droite au-dessus de sa cicatrice. Résultat
d’une trachéotomie subie il y a quatre ans, cette cicatrice lui rappelle chaque jour
un peu plus le sens de sa vie. Tous
les aménagements réalisés dans
la dépendance, mitoyenne à la maison de ses
parents, ne sont donc pas là par hasard. Des
meubles à sa hauteur, un plan de travail réglable, une porte d’entrée automatique, un plan incliné… Ces détails que l’on pourrait considérer
futiles ne le sont en aucun cas pour lui. C’est un
fait, Gwen vient d’avoir 24 ans, et il vit en fauteuil
roulant.
SE DÉBROUILLER
« C’était le 3. Le 3 avril 2010, il y a bientôt quaGwen est au sol. Tout le monde s’inquiète sur
tre ans. » Ce jour-là, l’équipe Reichel de
le bord du terrain, le jeu est arrêté. Dans le
Lannemezan, où il évolue, joue contre Biarritz,
public, on lance à la hâte des jugements mésur un terrain neutre à Castelnau-Magnoac,
dicaux déjà tout faits. Sans savoir. On essaye
Gwenaël FAULONG
département des Hautes-Pyrénées. Grand sode comprendre. « Contrairement à ce que tout
Ancien pilier de Lannemezan
leil, pas un nuage à l’horizon, le match débute.
le monde pense, j’avais des sensations. Faibles,
Le public habituel est là, tout comme les parents
mais présentes. » Et puis, il y a eu le voyage
de Gwen qui sont soigneurs au club. C’est d’ailleurs Maïté, sa en ambulance jusqu’à l’hôpital de Lannemezan avant l’ultime
maman, qui s’occupe des blessés durant cette rencontre. Tout transfert vers le CHU Toulouse-Rangueil. Et enfin le coma artiva pour le mieux, les actions s’enchaînent et à presque vingt ficiel, durant trois jours.
minutes du coup de sifflet final, une mêlée fermée est ordonnée Quatre ans après, Gwen est parmi nous. Et les plaques qui sou-
« Je me souviens
avoir ressenti
cette décharge
électrique dans
tout le corps,
surtout aux
extrémités »
« Les petits
vieux qui
te tapent sur
l’épaule avec de
la pitié dans les
yeux, ça va un
moment… Mais
bon, ça permet
d’avoir un verre
gratuit ! » »
Au fond, il souhaite être comme
tout le monde. Mais il ne l’est
pas. Non parce qu’il se trouve
aujourd’hui en fauteuil, mais
bel et bien parce que cet accident
Gwenaël FAULONG
a fait de Gwen un « titan » : un
Ancien pilier de Lannemezan
sage à sa façon, un surhomme
capable de se jouer du quotidien. « Je ne fais pas attention au regard des autres, ou peut-être
que j’en joue, parfois ! Les petits vieux qui te tapent sur l’épaule avec
de la pitié dans les yeux, ça va un moment… Mais bon, ça permet
d’avoir un verre gratuit ! » Gwen était présent à Lannemezan durant le match où Alexandre Barozzi, pilier du CAL, est lui aussi
tombé pendant une mêlée fermée. Resté à terre avant d’être transporté en urgence par hélicoptère à Toulouse. On pourrait supposer que ce moment fut insupportable pour Gwen, notamment lorsqu’au stade tout le monde s’est tourné vers lui, comme si l’on était
revenu quatre ans en arrière. Mais il rétorque, pudique : « Ce n’était
pas moi, ce n’était pas mon accident. Le mien a eu lieu et voilà où
j’en suis aujourd’hui. C’est du passé. Je n’ai pas pensé à moi ce jourlà, j’étais triste pour « Baro », pour son équipe, ses proches et sa
femme. Non, je n’étais pas triste pour moi. » Prendre du recul pour
mieux repartir. Voilà sa façon toute personnelle de trouver les
moyens de se relever jour après jour de sa dernière mêlée. Un
combat permanent.
Retour au jeu, sur le terrain. Dans l’univers des piliers, Gwen reste
des leurs, témoin privilégié de l’évolution du poste et des nouveaux commandements de la mêlée. Décryptage : « Ces nouvelles
règles me semblent bien en termes de sécurité. Sauf peut-être à petit niveau… Avant, on n’avait pas d’équilibre au moment de l’impact
et de la poussée qui suivait. On basculait brutalement vers l’adversaire. Aujourd’hui, c’est largement mieux, l’écart est réduit entre les
premières lignes. C’est plus sûr même si un accident peut toujours arriver. » Et d’avouer : « Le réel problème ce sont les tricheurs. Eux
sont dangereux et devraient être plus sanctionnés ! » Il n’y a pas de
morale particulière attachée à l’histoire de Gwenaël Faulong. Juste
un constat, une évidence : lui n’est pas un tricheur. Il vit avec ses
doutes et ses convictions. Entre ses souvenirs, son présent et le
futur qu’il est bien décidé à se construire. Quoi qu’il puisse désormais lui arriver. ■
Paroles d’entraîneur
Bernard Sigogna est entraîneur au
CAL, il était en charge des Reichel
lannemezanais en 2010, quand
Gwenaël est tombé. Il se souvient et
témoigne du parcours de son ancien
pilier. « L’accident de Gwen a été un
coup de massue : on venait de vivre
une saison difficile, beaucoup de
joueurs avaient quitté le navire… On
était en train de se relever, et puis il
y a eu ce match qui a tout fait basculer. J’ai dû arrêter d’entraîner pendant un moment. Il fallait que je me
remette en questions : est-ce que
j’avais fait du bon travail ? est-ce
qu’on était dans la bonne dynamique ? Je ne savais plus… Plus tard,
j’ai eu du mal à m’y remettre mais il
a bien fallu car mes fonctions m’y
obligent.
Aujourd’hui, je vois que Gwen respire
la joie de vivre, il ne se pose pas de
question ou du moins c’est ce qu’il
fait paraître. Il a bien rebondi après
cet accident et il avance toujours.
Pour moi, c’était important de le laisser s’intégrer à l’équipe première :
avec Laurent Dossat, l’entraîneur de la
une, on a reçu un nouveau logiciel
pour l’analyse vidéo, et on a tout de
suite su que ce poste à pourvoir était
fait pour Gwen. Je suis touché depuis
cette histoire et sans doute encore
plus après l’accident d’Alex Barozzi
qui a ravivé des souvenirs douloureux.
Ce jour-là, en me retournant vers le
tunnel des vestiaires, j’ai vu Gwen,
assis sur son fauteuil, qui faisait face
à « Baro » allongé au sol, sur le terrain… » R. P. ■
36
LUNDI 17 FÉVRIER 2014 - MIDI OLYMPIQUE
Oscar Hugo Bonneval
Remise de l’Oscar Midi Olympique. Jean-Nicolas Baylet, directeur
général adjoint du groupe La Dépêche du Midi et Jacques Verdier,
directeur délégué de Midi Olympique remettent l’Oscar à Hugo
Bonneval, le nouvel international.
Photo présidentielle autour d’Hugo Bonneval et des partenaires des Oscars Midi Olympique : en bas, Gonzalo Quesada, Jean Gachassin, Jean
Willermoz, Christophe de Metz-Noblat, Jean-Louis Boujon ; en haut, Jean-Nicolas Baylet, Pierre Jeglinski, Thomas Savare, Laurent Tollié,
Stéphane Tardivel, Laurent Janel, Bernard Maffre, Christian Fiatte et Jacques Verdier.
L’interview
HUGO BONNEVAL - ARRIÈRE DU STADE FRANÇAIS APRÈS AVOIR FÊTÉ, FACE À L’ITALIE, SA PREMIÈRE CAPE,
IL S’EST VU DÉCERNER, MERCREDI DANS LE SALON D’HONNEUR DE JEAN-BOUIN, L’OSCAR MIDI OLYMPIQUE.
« Je ne m’enflamme pas »
Propos recueillis par Arnaud BEURDELEY
[email protected]
Qu’est-ce que représente pour vous
cet Oscar Midi Olympique ?
C’est une grande fierté. Je suis vraiment très
heureux de recevoir une telle distinction. Évidemment, à travers cette récompense individuelle,
c’est aussi le club qui est récompensé. J’ai la
chance d’être honoré par cet oscar mais c’est le
résultat du travail de tout un club. Des entraîneurs à mes partenaires, des dirigeants au staff
médical. Je le répète, Paris, c’est ma ville ; le
Stade français, c’est mon club. Je suis donc ravi de le voir retrouver la place qui était la sienne
il y a quelques années.
Avez-vous conscience que des joueurs
très prestigieux vous ont précédé ?
Oui, j’ai lu que Julien Bonnaire n’avait reçu cet
Oscar pour la première fois que très récemment
(en décembre 2013, N.D.L.R.). Quand on sait combien ce joueur a réalisé une immense carrière,
qu’il a participé à plusieurs Coupe du monde, je
me rends compte de la chance que j’ai d’être, à
seulement, 22 ans, déjà récompensé. C’est assez
incroyable. Mais j’insiste, sans le Stade français,
sans mes partenaires ou mes entraîneurs, rien
n’aurait été possible.
Ressentez-vous, depuis votre première
sélection face à l’Italie, beaucoup plus
d’attente autour de vous ?
J’essaie vraiment de me détacher de toute forme
de pression, de faire mon petit bout de chemin sans
me prendre la tête. Aujourd’hui, tout se passe
bien mais je sais qu’il y aura des jours plus difficiles, où j’aurais moins de réussite. Cela fait
partie des aléas d’une carrière de sportif de haut
niveau. Mais, très franchement, jusqu’à présent,
la pression n’est pas un sentiment qui me
perturbe.
Qu’est-ce qui vous permet d’apparaître
aussi détaché ?
Le fait de savoir que ça peut aller aussi vite dans
un sens que dans un autre. On me l’a souvent répété. Et on me le répète encore. J’ai les « papis »
du Stade français comme Pascal Papé qui savent
me rappeler à l’ordre. C’est pourquoi je ne m’enflamme pas. Aujourd’hui, tout va bien, alors je profite. Mais surtout, je travaille pour que ça dure. À
mon sens, un grand joueur, c’est quelqu’un qui
montre ses qualités dans la durée. Ce n’est pas un
joueur qui réalise un, deux ou trois coups d’éclat,
comme ça, juste de temps en temps.
Cet Oscar est un premier trophée dans la
saison. Peut-on imaginer vous voir décrocher un autre trophée avec le Stade français, cette fois-ci ?
L’objectif principal demeure de terminer le championnat dans les six premiers. Nous sommes actuellement deuxième (l’interview a été réalisée
jeudi), mais tout peut aller très vite. Je suis sûr
que la fin du Top 14 sera rude et acharnée. Toutes
les grosses armadas comme Toulouse ou Toulon,
peut-être un peu moins bien en ce moment, vont
se reprendre. Il faut qu’on s’attende à une fin de
saison acharnée. Après, si on
parvient à se qualifier pour
les phases finales, tout est
possible sur un match.
Par le passé, un
de vos entraîneurs, Michael
Cheika, avait
dit que vous
n’auriez jamais le niveau pour
évoluer en
Top 14.
Ressentezvous aujourd’hui
comme
un sentiment
de revanche ?
Non, absolument pas. Ces
moments furent difficiles à
vivre. J’en ai bavé et j’ai
même failli quitter le
Stade français (il avait
signé un précontrat avec
Agen). Heureusement,
Michael Cheika n’est
pas resté au club.
Mais finalement,
avec le recul, c’est
peut-être aussi
grâce à ces moments difficiles
que j’ai compris
combien il était
impératif de travailler encore plus.
J’ai appris à être patient. Tout n’arrive pas
simplement en claquant
des
doigts. ■
Les Oscars Midi Olympique traversent des générations de joueurs exceptionnels. Jean Gachassin, Oscar d’argent Midi Olympique en 1966 est venu
avec Jules Plisson pour féliciter Hugo Bonneval.
Ambiance
L’ARRIÈRE A ÉTÉ HONORÉ, MERCREDI SOIR À PARIS. PLUS
DE 500 INVITÉS SE SONT PRESSÉS AUTOUR DU PRÉSIDENT
THOMAS SAVARE ET DE NOMBREUSES PERSONNALITÉS
POUR ASSISTER À LA REMISE DE L’OSCAR.
À GRANDE
VITESSE
I
l n’en menait pas large, Hugo Bonneval, à l’instant de monter, mercredi soir, sur la scène improvisée du salon d’honneur
du stade Jean-Bouin. À ce moment précis, tous les projecteurs
étaient allumés, tous les regards tournés vers lui. L’arrière du
Stade français recevait des mains du Directeur général adjoint du groupe La Dépêche du Midi, Jean-Nicolas Baylet et
de Jacques Verdier, directeur délégué de Midi Olympique, un Oscar
récompensant son excellent début de saison. Plus de 500 personnes s’étaient pressées pour assister à cette cérémonie. Évidemment,
le président du Stade français, Thomas Savare et son directeur général délégué, Pierre Arnald, étaient présents. Tout comme Bernard
Maffre, président d’Ovalie Communication et vice-président-directeur général du groupe La Dépêche du Midi, ou encore JeanLaurent Granier, président-directeur général d’Axa Global. L’ancien président du club de la capitale, Max Guazzini, très ému de voir
briller un de ses anciens pensionnaires du centre de formation,
avait effectué le déplacement.
THOMAS SAVARE : « IL S’EST CONSTRUIT DANS LA DIFFICULTÉ »
Par-delà les partenaires de la soirée (GMF, Heineken, Renault,
Société Générale, Orange, PMU, Pernod), de nombreuses personnalités du monde économique et politique peuplaient les rangs de
l’assemblée. Forcément, se retrouver au milieu de toutes les attentions à seulement 23 ans, ça intimide. Et c’est désormais une évidence :
Hugo Bonneval est plus à l’aise dans les grands espaces des terrains de rugby où il peut laisser libre cours à ses coups de génie
que sur une scène, engoncé dans un beau costume, à faire des discours. Pour autant, il s’est déclaré « heureux et très fier » de recevoir
une telle distinction. Il n’a pas manqué non plus de remercier ses
partenaires, ses entraîneurs et ses dirigeants. Le président du Stade
français Thomas Savare lui a rendu un bel hommage, rappelant
que « Hugo s’est aussi construit dans la difficulté. » Un rappel à la période où Michael Cheika, alors manager du Stade français, assurait que le jeune arrière n’aurait jamais les qualités pour le haut niveau. Cette année-là, le président Savare a eu la bonne idée de
retenir de justesse le jeune Bonneval pour mieux se séparer du
technicien australien.
Plus tard, au cours d’une cérémonie magnifiquement orchestrée
par Ovalie communication, les hommages se sont succédé. En
vrac, Jules Plisson, Gonzalo Quesada ou encore Christophe Dominici,
dans un clip vidéo, ont tenu à féliciter le nouvel international
français. Les partenaires de la soirée n’ont pas manqué non plus
de saluer ses performances et l’ont bombardé de cadeaux. À commencer par Orange dont le directeur sponsoring, partenariat et
événementiel Stéphane Tardivel est venu lui remettre le dernier né
des Iphone avec un forfait 4G. Et de conclure son intervention par
un commentaire révélateur de l’immense talent de l’arrière parisien : « J’espère que la 4G sera aussi rapide que toi. » ■
Rubrique 37
OscarOscars
Hugo Bonneval
LUNDI 17 FÉVRIER 2014 - MIDI OLYMPIQUE
DIGEST
Né le 19 novembre 1980 à Toulouse (31)
Poste : arrière ou ailier
1,85 cm et 82 kg
PARCOURS
Depuis 2009 : Stade français
PALMARÈS
1 sélection
Un humour décapant. Romain
Magellan maîtrise
bien la recette des
vidéos humours
Oscar Midol ! Un
grand merci à
Ovalie communication et à toute
l’équipe d’organisation du Stade
français Paris.
Photo présidentielle. Assis de
gauche à droite, Gilbert Ysern,
directeur général de la
Fédération française de tennis,
Bernard Maffre, président Ovalie
Communication et vice-président
directeur général du groupe
La Dépêche du Midi, Thomas
Savare, président du Stade français Paris, Jean Gachassin, président Fédération française de
Tennis et ancien international
français. Debout de gauche à
droite, Jacques Verdier, directeur
délégué de Midi Olympique, Hugo
Bonneval et Philippe Oustric,
groupe La Dépêche du Midi.
L’esprit Stade français Paris. Le Président Thomas Savare a rendu un bel hommage à Hugo Bonneval tandis que son directeur sportif,
Gonzalo Quesada le félicitait chaleureusement.
DĞƌĐŝ ĂƵdž ƉĂƌƚĞŶĂŝƌĞƐ ĚĞƐ KƐĐĂƌƐ DŝĚŝ KůLJŵƉŝƋƵĞ ͗
Artphotoby.com, la nouvelle galerie
d’art photo en ligne. Sophie Leiser, fondatrice de la galerie, Philippe Glaser et
Jean-François Gallois, PDGS du laboratoire central ont exposé onze clichés au
cœur du salon officiel.
Pernod sur le ton de la convivialité responsable. Christian Fiatte, directeur commercial Pernod avec Hugo Bonneval au cours
du cocktail.
Le PMU, grand supporter de rugby et partenaire de la LNR. Pierre Jeglinski, directeur de l’Agence PMU de Paris parie sur Hugo Bonneval, oscar Midi Olympique.
Société Générale, partenaire officiel de la Fédération française de rugby,
accompagne le XV de France sur tous les terrains de rugby. Christophe de MetzNoblat, directeur groupe des agences de Paris XVIe remet la camera GO PRO
HD2, arme ultime des amateurs de sport extrême à Hugo Bonneval.
Renault montre sa grande implication dans le rugby avec les 400 clubs qu’il soutient. Laurent Janel, directeur de Renault Paris Entreprises offre un stage de pilotage à Hugo Bonneval.
Orange et www.ensembleavecleXV.com, partenaires de l’équipe de France, de la
LNR et d’une vingtaine de clubs professionnels. Stéphane Tardivel, directeur sponsoring, partenariats et événementiel Orange remet le dernier né des IPhone à Hugo
Bonneval et le forfait qui va avec !
Heineken continue de désaltérer les supporters de la Coupe du monde et de la
Coupe d’Europe. Hugo Bonneval reçoit le beertender Heineken.
GMF, partenaire de l’équipe de France depuis plus de vingt-cinq ans et, surtout,
premier supporter des Bleus avec www.assurement-rugby.com. Laurent Tollié,
directeur général GMF, bien accompagné par les fameuses mascottes GMF offre un
week-end dans un hôtel Relais & Châteaux à Hugo Bonneval.
Des vins d’exception pour un dîner VIP. Jean-Louis Croquet, propriétaire du
Château Thuerry et ses invités : Philippe Boé (journaliste VSD), Julien Duboué
(chef du restaurant « Dans les Landes »), David Cobbold (expert journaliste en vin),
Patrick Widloecher (conseiller du président de La Poste), David Dahan Croquet et
Bruno Lecoq (Lecoq Gourmand). En présence de Léo Huisman et Arnaud Beurdeley
(journalistes Midi Olympique).
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LUNDI 17 FÉVRIER 2014 - MIDI OLYMPIQUE
Cris & chuchotements
Castres
Sur le gril
LE SUD-AFRICAIN A CONFIRMÉ SON CHOIX DE RESTER AU CO. SELON NOS
INFORMATIONS, IL VA PROLONGER SON CONTRAT DE TROIS ANS AVEC LE CLUB TARNAIS.
DIDIER MÉNÉ - PRÉSIDENT DE LA COMMISSION DES ARBITRES
JUSQU’EN 2017
une virginité »
« Laporte veut se refaire
KOCKOTT
Par Vincent BISSONNET
[email protected]
F
«
inalement, j’ai décidé de rester à
Castres. » Après
des mois de mutisme, de revirements de situation et de spéculations, Rory
Kockott a enfin clarifié sa situation dans le cadre du magazine
Intérieur Sport diffusé, samedi,
sur Canal +.
Début octobre, le meilleur joueur
de la saison 2012-2013 avait paraphé un précontrat avec le RCT.
La volte-face du demi de mêlée,
finalement réticent à l’idée de rejoindre Mayol, était fortement
pressentie depuis plus de deux
mois (lire notre édition du 6 décembre). Elle va enfin devenir effective sur le papier. Le CO et le
club varois viennent de trouver
un accord sur les conditions de
libération du joueur. La lettre officialisant son désengagement du
RCT devrait arriver cette semaine
dans le Tarn. Le Sud-Africain de
27 ans paraphera ensuite sa pro-
longation de contrat avec le club
champion de France, dont les termes sont d’ores et déjà arrêtés,
après négociations. Comme indiqué lundi dernier dans nos colonnes, le Sud-Africain va voir
son bail renouvelé pour trois saisons supplémentaires, soit jusqu’en juin 2017. Sans clause ni
porte de sortie contractuelle, le
CO voulant se prévaloir de nouvelles mésaventures.
LE CO COMPTE ENCORE
SUR TOMAS ET GARCIA
Le demi de mêlée, éligible à partir de juillet pour le XV de France,
a de plus consenti un effort financier pour prolonger l’aventure tarnaise, entamée à l’été 2011.
Le joueur s’est exprimé face à
tous ses partenaires, au cours du
week-end, pour s’expliquer sur
son revirement, tout en livrant
son mea culpa. L’initiative aurait
été appréciée et applaudie par le
vestiaire.
Le maintien de Rory Kockott au
sein de l’effectif castrais maintient à trois le nombre de demis
de mêlée pour la prochaine sai-
Bizarre
BORDEAUX-BÈGLES : PÉTRUS +
IBAÑEZ POUR 19 500 €
Jeudi dernier, en matière d’événements bordelais, c’est au Palais de la
Bourse de Bordeaux qu’il fallait être.
Dans le décor majestueux de l’Atrium
de la Chambre de commerce et
d’industrie, 550 convives ont participé
au premier dîner de gala de l’association UBB Grands Crus que préside
Laurent Dufau le directeur du Château
Calon-Ségur à Saint-Estèphe. Menu
signé Philippe Etchebest, nectars
prestigieux, présence massive des
grands acteurs de la viticulture et de
l’économie régionale, du collectif
joueurs de l’Union au grand complet,
Le président Laurent Marti a pu se
réjouir d’un succès qui a dépassé toutes les espérances. Confirmant l’extraordinaire engouement que suscite
aujourd’hui l’Union Bordeaux-Bègles.
Cette très forte dynamique a semblet-il boosté la vente aux enchères de
cinquante-six lots de grands vins au
profit du Centre de formation de
l’UBB. Les six dernières ventes associant de précieuses bouteilles à un
maillot de joueur : Talebula 3000 €,
Adams 4200, Clarkin 5000, Avei 5400,
Brouzet + 2 magnum de Château
Latour et 1 impériale de Château Haut
Francarney (Canon-Fronsac) 7900, ont
fait s’envoler les enchères. Et pour
finir en apothéose dans un tonnerre
d’applaudissements, trois magnum de
Château Pétrus (1996, 1997et 1998) et
le maillot que portait Raphaël Ibañez
lors du France - Italie 2007 ont été
adjugés par les deux commissaires
priseurs pour une somme de...
19 500 €. À l’issue de cet événement
unique dans les annales du sport
girondin, le président Laurent Marti a
reçu un chèque de 106 000 €. Et les
convives enchantés se sont donné
rendez-vous pour l’édition 2015 d’UBB
Grands Crus.
LAVILLENIE S’ENVOLE !
Il y a trois ans et demi, Renaud
Lavillenie avait profité de la mi-temps
du match de H Cup face aux Saracens
Fritz Lee, frustré par l’arbitrage vendredi
Ce soir, il aurait carrément pu mettre le maillot de l’équipe adverse,
comme ça j’aurais pu lui montrer quelques techniques du rugby. Estce si dur d’être impartial ? #YellowArmy
Benjamin Kayser, optimiste samedi
Merci à tous pour vos messages, vraiment dégoûté de ne pas continuer ce Tournoi des 6 Nations qui va finir en apothéose ! #allezbleus
Damien Lagrange, Oyonnaxien au chômage technique samedi
Il va falloir que j’annule mes vacances de juin si ça continue comme
ça. Match reporté.
#JespèreQuonTermineraAvantLeDebutDeLaSaisonProchaine
Julien Tomas, évasif samedi
Certains connaissent la sodomie arbitrale et d’autres… #abonentendeur
Julien Pierre, aérien samedi
BOUM BOUM BOUM @airlavillenie n’a plus que le ciel comme
limite ! #6m16 #ENORME #TropContentPourToi
C’est-à-dire ?
Berdos, Poite, Péchambert, Garcès et
Cardona. Cinq noms, cinq arbitres que
Bernard Laporte a traînés dans la boue.
Trois de ces affaires ont été portées en
commission de discipline. C’est inacceptable. Et maintenant qu’il est conseillé
par un avocat, Bernard Laporte fait profil bas et minimise les choses pour se refaire une virginité. Mais c’est trop tard,
le mal est fait. Quelques jours après la rencontre Toulon
— Grenoble, j’ai adressé une lettre à Bernard Laporte
et à Mourad Boudjellal qui se voulait apaisante, conciliante, et qui expliquait cette décision tant sur le fond que
sur la forme. Au passage, la situation d’avantage du
match contre Grenoble est nettement moins contestable que celle qui leur a profité en finale de Coupe
d’Europe. Bizarrement, ils ne se sont pas plaints pour
l’application de celle-ci.
L’ARGENT DE KOCKOTT
POUR PAYER BRUNI ?
La somme versée par le Castres olympique pour le désengagement de Rory
Kockott devrait être utilisée par le
club toulonnais pour payer la clause
de dédit de Virgile Bruni. Le troisième
ligne varois de 24 ans, préconvoqué
avec le XV de France, s’était engagé
pour trois saisons avec le club catalan
mais a depuis choisi de prolonger son
bail, pour la même durée, avec le RCT.
Le club varois avait envisagé de miser
sur une éventuelle relégation des
Sang et Or pour récupérer Bruni sans
frais. Il devrait finalement choisir de
dédommager l’Usap. Un montant avoisinant les 150 000 € est, pour l’heure,
évoqué.
on...
Fin de saison
pour Sam Gerber…
Le manager de Bayonne
Christian Lanta s’est montré
pessimiste concernant un
retour à la compétition du
Sud-Africain Sam Gerber d’ici
la fin de la saison en raison de
« problèmes chroniques aux
lombaires » alors que celui-ci
sera en fin de contrat en juin
prochain.
… qui pourrait
accepter un dernier
défi à Biarritz
Best-of twitter
Que vous inspirent les propos que Bernard
Laporte a tenus dans la semaine ?
Ils m’inspirent que nous n’avons pas appris à calculer
de la même façon. Quand il dit qu’il n’a pas de problème
avec 99 % des arbitres français, il se
trompe d’une décimale, il voulait dire
9,9 %.
En bref...
off...
pour franchir les trois mètres des
poteaux de Marcel-Michelin. Samedi,
c’est plus du double qu’il a avalé en
Ukraine (6,16 mètres). Fidèle supporter de l’ASMCA et proche de plusieurs
joueurs clermontois, le perchiste français a battu le record du monde de sa
spécialité. Félicitations à lui !
Propos recueillis par Simon VALZER
[email protected]
son, Julien Tomas et Cédric Garcia
étant encore sous contrat. Le club
compte sur les deux joueurs en
question mais ne devrait pas s’opposer à un départ anticipé si l’un
des deux éléments en question
venait à le réclamer. ■
Âgé de 33 ans, le meilleur
marqueur du Top 14 en 2010
pourrait décider de relever un
dernier défi avant de prendre
sa retraite. Contacté par
Biarritz, Sam Gerber, qui avait
dans un premier temps émis
l’envie de rentrer en Afrique
du Sud, serait sur le point de
répondre favorablement aux
avances biarrotes.
Quelles suites ont donné les dirigeants varois à
votre lettre ?
Ils n’ont jamais répondu à ce courrier. Cette lettre, ils se
sont assis dessus. Et le pire, c’est que Bernard Laporte
s’en est servi au cours de son audition devant la commission de discipline en disant : « Vous voyez, même M. Méné,
le président de la CCA, trouve que cette affaire n’est
pas grave. » C’est incroyable.
Laporte dénonçait l’incompétence
des arbitres français. Que répondez-vous ?
Cette année, pas moins de trois arbitres
français ont été sélectionnés pour arbitrer le Tournoi des 6 Nations. C’est historique. L’arbitrage français n’a jamais été
aussi reconnu.
Il dénonçait également le faible
nombre des arbitres professionnels…
Qu’il se rassure. Il y a déjà quatre arbitres pros, et dix
autres vont devenir semi-pros d’ici à la mi-avril. De toute
façon, il se trompe de problème, puisque trois des cinq
arbitres qu’il a vilipendés sont des pros. Et ce n’est pas
l’argent qui va rendre les arbitres meilleurs. Un arbitre,
ça se construit sur une carrière de vingt ans. Et puis s’il
réclame plus de professionnalisme, qu’il l’applique déjà à lui-même : si être pro c’est stigmatiser l’arbitrage,
alors on n’a pas la même vision du professionnalisme. ■
Infos
TOULON DE MARCHI EN JOKER
ET MÊME PLUS…
À la recherche d’un joker médical
depuis la blessure d’Andrew Sheridan
(cervicales), Toulon a engagé le pilier
international italien Alberto De Marchi
(27 ans, 1,83 m, 110 kg). International
depuis 2012 (14 sélections), le joueur,
qui évoluait jusqu’à maintenant à
Trévise, est actuellement retenu avec
sa sélection nationale pour participer
au Tournoi des 6 Nations. Alberto
De Marchi, à la fin de sa pige en tant
que joker, devrait parapher un contrat
de deux ans avec le RCT.
dans un club français. Car c’est à cette
solution que va sa préférence, et le
dossier Treloar est sur le bureau de plusieurs clubs dont Béziers et Narbonne.
BIARRITZ LAKAFIA CHOISIT
LE STADE FRANÇAIS
Raphaël Lakafia (25 ans, 1,91 m,
114 kg, 3 sélections) portera les couleurs du Stade français la saison prochaine. L’actuel troisième ligne du
Biarritz olympique, aussi convoité par
Toulon, a donné sa préférence à la formation parisienne. Le club de Thomas
Savare devra racheter la dernière
année de contrat du joueur.
RACING-METRO UN MATCH AMICAL CONTRE L’UBB DÉJÀ PRÉVU
Du 28 juillet au 1er août, le RacingMetro 92 sera en stage à Hagetmau.
Les Franciliens de Labit et de Travers en
profiteront pour jouer un match de préparation contre l’UBB le vendredi 1er
août à 18h30.
BRIVE MAFI, ASIESHVILI
ET BARNARD PROLONGENT
Trois nouveaux Brivistes ont prolongé
leur contrat en fin de semaine dernière.
L’ailier ou arrière australo-tonguien
Alfie Mafi (25 ans, 1,86 m, 97 kg) s’est
engagé pour une saison jusqu’en juin
2015, avec une autre en option.
Le pilier sud-africain Pat Barnard
(32 ans, 1,83 m, 119 kg) a aussi signé
jusqu’en juin 2015, avec une année
optionnelle jusqu’en 2016. Enfin, le
pilier géorgien Karlen Asieshvili
(26 ans, 1,80 m, 118 kg), encore sous
contrat, a prolongé son engagement
jusqu’en 2015-2016, avec une saison en
option jusqu’en 2017.
BORDEAUX-BÈGLES
CAMPAGNARO COURTISÉ
Selon la presse transalpine, la révélation italienne du début de Tournoi, le
centre Michele Campagnaro (20 ans,
1,84 m, 88 kg, 4 sélections) intéresserait l’Union Bodeaux-Bègles, en quête
de renfort pour sa ligne d’attaque. Le
joueur de Trévise, auteur d’un doublé
face aux Gallois, serait aussi dans le
viseur des Anglais de Leicester.
BORDEAUX-BÈGLES (2) TRELOAR
VEUT RESTER EN FRANCE
Libéré par l’UBB en fin de saison, le
deuxième ligne gauche Cameron
Treloar vient de recevoir une proposition du club australien des Waratahs.
Mais le joueur, qui a participé cette saison à onze matchs du Top 14 dont cinq
fois comme titulaire, a décliné l’offre
qui l’empêcherait de signer un contrat
GRENOBLE UN CONTRAT PRO
POUR REY
Le jeune deuxième ligne de Grenoble
Thibaud Rey (21 ans) a signé un contrat
de deux ans (un an espoirs et un an
professionnel) avec le FCG. Surtout utilisé cette saison en Challenge européen, il a néanmoins participé à une
rencontre de Top 14 lors du déplacement à Perpignan (4e journée).
LA ROCHELLE DJEBAÏLI
PROLONGE
Nicolas Djebaïli, troisième ligne aile de
La Rochelle, s’est engagé pour une sai-
gé l’Australien Christopher Seuteni (22
ans), sous convention à Brive et qui
évoluait à Tulle (Fédérale 1) depuis le
début de la saison. Une arrivée qui
pourrait se prolonger, le joueur étant
dans le viseur du club cantalien pour un
prêt la saison prochaine.
BOURGOIN UN JUBILÉ
POUR COUTURAS
Le 24 mai, Michel Couturas (68 ans)
sera à l’honneur sur la pelouse du stade
Pierre-Rajon à Bourgoin. Champion de
France avec Agen en 1988, homme fort
de Bourgoin qu’il a contribué à hisser
durablement au plus haut niveau, il
souhaite « retrouver les joueurs, dirigeants, entraîneurs qui ont jalonné mon
(son) parcours ». Comme entraîneur, il a
côtoyé plus de vingt internationaux, certains retirés depuis longtemps comme
Philippe Sella et d’autres sur le point de
tirer leur révérence, tels Sébastien
Chabal et Lionel Nallet.
PROVALE RÉUNION
À MARCOUSSIS MARDI
Après une semaine de polémique eu
égard à la situation des joueurs internationaux, Provale, l’Union des joueurs
professionnels, se rendra ce mardi à
Marcoussis pour rencontrer les Bleus
afin de « faire le point et de décider de
la suite à donner à cette situation ».
LONDON WASPS FIN
DE CARRIÈRE POUR SOUTHWELL
L’arrière écossais Hugo Southwell
(59 sélections) est contraint à 33 ans de
mettre un terme à sa carrière en raison
d’une récurrente blessure à un genou.
Southwell, qui défendait les couleurs
des Wasps depuis 2011, avait notamment évolué du Stade français de 2009
à 2011.
son supplémentaire. Âgé de 34 ans, il
est arrivé au club en 1999. Il a disputé
18 rencontres de Pro D2 cette saison
(14 titularisations).
PAU BOUNDJEMA CONSERVÉ
Le jeune talonneur de Pau Mehdi
Boundjema (23 ans) a prolongé ce vendredi son contrat avec le club béarnais.
Il a paraphé un contrat d’un an, assorti
d’une saison supplémentaire. Cette saison, il a disputé cinq rencontres de
championnat.
AURILLAC SEUTENI EN JOKER
MÉDICAL
A la recherche d’un joker médical pour
pallier l’absence de leur pilier Giorgi
Natsarashvili, les Aurillacois ont enga-
NOUVELLE-ZÉLANDE JANE, DAGG
ET ROMANO AVEC LA FÉDÉRATION
La Fédération néo-zélandaise a annoncé la prolongation des contrats de trois
cadres des All Blacks. Le deuxième
ligne Luke Romano (28 ans, 1,99m,
119 kg) a signé jusqu’en 2016 et les
ailiers Israel Dagg (25 ans, 1,86 m,
96 kg) et Cory Jane (31 ans, 1,83 m,
91 kg) se sont, eux, engagés jusqu’en
2017. Une année importante pour les
Blacks qui seront les hôtes de la prochaine tournée des Lions britanniques
et irlandais.
FRANCE VII AVEC LES FIDJI
À TOKYO
L’équipe de France à VII connaît déjà
ses adversaires pour l’étape de Tokyo
qui se déroulera les 22 et 23 mars. Elle
figurera dans la poule C en compagnie
des Fidji, des Samoa et des Etats-Unis.
Cris & Chuchotements 39
LUNDI 17 FÉVRIER 2014 - MIDI OLYMPIQUE
« Dans votre sondage de début de saison, treize des quatorze entraîneurs interrogés ont placé
Brive parmi les deux relégables. Je me demande bien qui était le quatorzième… »
Nicolas GODIGNON, entraîneur en chef de Brive, après la victoire bonifiée face au Stade français (28-12), samedi soir
Exclusif
BÉZIERS VALENTINE
VA S’ENGAGER
ALTRAD
I
«
l est toujours question de partir, bien sûr. Il faut absolument un engagement fort des uns et des autres. Mais je ne demande pas que de l’argent.
C’est aussi une question de soutien dans le sens le plus large et je souhaite
un peu de respect pour ce que je fais. Le respect n’y est pas. C’est probabement la chose qui me blesse le plus. Je suis un homme blessé. » Une
semaine après la parution dans la presse de son courrier à Jean-Pierre
Moure, président de l’agglomération montpelliéraine et candidat PS aux élections
municipales, Mohed Altrad envisage toujours un départ qui conduirait à « un dépôt de bilan du MHR courant mars ». La polémique enfle depuis la publication de
cette lettre dans la presse lundi. Le président du MHR y demande notamment
une subvention de 200 000 € à la société Galthié communication pour les trois
saisons à venir. Il réclame également qu’un apport de 300 000 € sur cinq ans de la
part de l’agglomération, ainsi que l’utilisation totale du stade, notamment son « exploitation commerciale » comme le « naming ». « Je ne voudrais pas venir perturber les échéances qui sont les vôtres par des révélations de nature fortement préjudiciables à vos ambitions politiques », ajoute-t-il dans cette missive.
« JE NE ROULE POUR PERSONNE »
Des propos qui ont marqué. Le président s’en est expliqué à l’issue de la victoire
de son équipe sur Perpignan samedi soir : « C’était un courrier privé, que j’ai envoyé
par huissier justement pour qu’il le reste. Comment est-il sorti dans la presse ?
Demandez à l’agglomération, demandez aux amis, aux prétendus amis des uns et
des autres. […] Je ne roule pour personne et je tiens à mon indépendance. […] J’ai envoyé des lettres à M. Vezinhet (président du Conseil général, N.D.L.R.), à M. Moure,
à Mme Mandroux (maire de Montpellier), autant vous dire toutes collectivités. Ces
lettres étaient dures parce que mon discours est très dur. J’explique aux gens autour
de moi ce que signifie l’exemplarité en économie. »
Mohed Altrad, qui affirme avoir injecté « douze millions d’euros » dans le club depuis son arrivée, en 2011, assure que le dialogue avec M. Moure est « positif pour
le moment ». Mais il attend « que les mots soient suivis d’actions et de faits. Sinon,
ils restent vains. Je ne pose pas d’ultimatum. Je suis juste quelqu’un qui nourrit un projet et qui se demande s’il doit l’arrêter ou pas ». À suivre… ■
Transfert
Lyon en pole position pour George Smith
Dans notre édition de lundi dernier, nous vous révélions la probable arrivée de George Smith en
France pour la saison prochaine. Parmi les clubs candidats à sa venue, le Lou semble bien placé au
détriment de Toulon et du Stade français qui restent en lice au contraire de Bordeaux-Bègles qui a
jeté l’éponge. Le polyvalent troisième ligne australien aux 111 sélections (33 ans, 1,80 m, 104 kg)
serait sur le point d’obtenir un contrat pour les deux saisons à venir avec l’actuel leader de Pro D2,
candidat numéro un à la montée. Le Wallaby, fraîchement sacré champion du Japon avec les Suntory
Sungoliaths, remplacerait ainsi Sébastien Chabal. Il a déjà évolué à deux reprises en Top 14, sous les
couleurs de Toulon et du Stade français. Par ailleurs, le demi de mêlée sud-africain Ricky Januarie
(32 ans, 47 sélections), devrait, comme attendu, prolonger prochainement son contrat pour deux saisons supplémentaires.
Super Rugby
Un nouveau format à dix-huit équipes ?
Le Super Rugby pourrait à nouveau changer de
formule après 2015. La fédération sud-africaine a proposé une nouvelle formule à dixhuit équipes. Cela permettrait de diviser la
compétition en deux conférences et quatre
poules distinctes. L’Afrique du Sud aurait deux
poules de huit (première conférence),
l’Australie et la Nouvelle-Zélande joueraient
chacune dans une poule de cinq franchises
(deuxième conférence). L’Afrique du Sud conserverait ses cinq équipes actuelles mais ajouterait les Southern Kings, une franchise argentine, plus une autre équipe à déterminer. Elle
pourrait être encore sud-africaine, ou d’Asie
(Japon, Hong Kong, Singapour). On parle
même du reste de l’Afrique ou même de
l’Europe (Italie ?). Ce projet doit être examiné
par les trois fédérations majeures. S’il est
accepté, la Sanzar recevra un mandat pour
discuter d’un nouveau contrat de diffusion
avec les télévisions. L’avantage de cette formule serait de limiter les déplacements et
d’éviter de trop gros décalages horaires durant
la phase de poules. Elle gagnerait aussi en
lisibilité puisqu’elle déboucherait directement
sur des quarts de finale. Petit hic, l’Afrique du
Sud serait forcément avantagée en qualifiant
potentiellement quatre équipes.
Coupe d’Europe
Vers une Champion’s Cup basée à Genève
Après un an et demi de blocage, il semblerait
que le dossier de la Coupe d’Europe touche à
sa fin. Depuis la réunion de mercredi dernier
dans un hôtel de Roissy, l’optimisme est de
rigueur. Un accord pourrait être signé ce mercredi à Londres entre les fédérations et les
représentants de la position défendue par les
clubs anglais et les régions galloises. Selon
l’hebdomadaire anglais The Rugby Paper, une
nouvelle structure organisatrice devrait voir le
jour et remplacer l’ERC.
Placée sous l’égide du comité des 6 Nations, la
Rugby Champion’s Cup serait basée en Suisse
à Genève. Ce nouveau comité d’organisation
serait composé d’un représentant de chaque
championnat (Top 14, Aviva Premiership,
Rabodirect 12) et de chacune des six fédérations. La situation s’était enlisée en raison de
la question des droits télés. L’ERC avait trouvé
un accord la chaîne Sky tandis que les clubs
anglais avaient passé un contrat d’exclusivité
avec BT Sport. Nommé médiateur en charge de
ce dossier épineux, le président de la RFU Ian
Ritchie aurait permis aux deux chaînes de trouver un compromis. Les équipes anglaises et
galloises devraient voir leur desiderata satisfait.
Dans cette nouvelle mouture, les clubs
devraient voir leurs pouvoirs sensiblement
accrus dans la gestion des futurs droits commerciaux. Enfin, la Champion’s Cup serait
basée sur un format de vingt participants : six
équipes françaises, six formations anglaises,
sept escouades celtes et une vingtième place
attribuée à une équipe supplémentaire issue
du pays du vainqueur de la H Cup cette année.
PRESSION
SUR LES PUMAS
PERSISTE
Par Émilie DUDON
[email protected]
Négociations
Béziers est sur le point de chiper à
son voisin narbonnais, le demi de
mêlée international australien Josh
Valentine (30 ans ; 6 sélections),
auteur dimanche d’une très bonne
partie face à Agen. Béziers lui offrirait un contrat de deux ans avec à la
clef une belle revalorisation salariale.
GRENOBLE CAMPO PART À PAU
Arrivé à Grenoble il y a trois saisons
après avoir effectué l’ensemble de
sa carrière à Auch, le talonneur
Vincent Campo (28 ans, 1,81 m,
105 kg) quitte l’Isère. Le joueur, qui a
disputé quinze matchs de Top 14
cette saison, n’a pas activé son
année de contrat optionnelle avec le
FCG pour rejoindre Pau, où il s’est
engagé pour deux ans.
RACING-METRO AUDRIN
POUR UN AN
En fin de contrat avec le MHR,
l’ailier Yoan Audrin (32 ans, 1,79 m,
80 kg) poursuivra sa carrière sous les
couleurs du Racing-Metro. Le joueur
s’est engagé pour une saison avec le
club ciel et blanc, où il retrouvera
Laurent Travers et Laurent Labit, qui
l’avaient déjà entraîné à Montauban
puis à Castres.
RACING-METRO (2) LACOMBE
VERS LA PROLONGATION
Arrivé cette saison au Racing-Metro,
le talonneur Virgile Lacombe
(29 ans), qui a donné satisfaction
dans le rôle de doublure de Dimitri
Szarzewski, serait sur le point de
prolonger son contrat avec le club
francilien.
LA ROCHELLE QOVU
POUR TROIS SAISONS
Le troisième ligne du Racing-Metro
Jone Qovu, qui évoluait au sein du
club francilien depuis sept saisons,
jouera à La Rochelle l’an prochain.
L’international fidjien (28 ans,
13 sélections) devrait très rapidement s’engager pour trois ans avec
le Stade rochelais.
LA ROCHELLE (2)
SUR LES RANGS POUR LUAFUTU
Le troisième ligne de l’Union BordeauxBègles, Putasi Luafutu (26 ans), encore
sous contrat avec le club girondin pour
une saison mais peu utilisé, est très
courtisé. Après Brive, qui tenait la
corde pour le récupérer, et Lyon,
La Rochelle s’est aussi mis sur les
rangs et aurait accéléré sur ce dossier
ces derniers jours. Les dirigeants de
l’UBB seraient prêts à le libérer.
DAX PEYRELONGUE
S’ENGAGE DEUX ANS
Envisagé comme joker médical de
Jacques-Louis Potgieter mais bloqué
par le refus de libération des dirigeants biarrots, le demi d’ouverture
Julien Peyrelongue (32 ans, 6 sélections) jouera tout de même à Dax. Il
arrivera la saison prochaine et s’est
engagé pour deux ans, plus un an
optionnel. Par ailleurs, le club landais a sécurisé la prolongation de
l’arrière polyvalent Pierre Justes, qui
est apparu sur sept feuilles de match
cette saison. Il a signé un contrat
espoirs pour la saison prochaine et
un premier contrat professionnel
pour 2015-2016.
TARBES LE CLUB PROSPECTE
POUR REMPLACER BRONCAN
En quête d’un remplaçant à PierreHenry Broncan, qui rejoindra le staff
de l’Union Bordeaux-Bègles la saison
prochaine, les dirigeants du TPR ont
reçu plusieurs candidats. Parmi eux,
l’ancien talonneur de Biarritz Benoît
August, l’ancien coach de Périgueux,
de Mont-de-Marsan et de
Lannemezan Marc Dantin ou encore
l’ex entraîneur de Dax, Frédéric
Garcia, qui officie actuellement à
Tyrosse. Ce dernier ferait figure de
favori à l’heure actuelle.
Le Racing-Metro pourrait ne pas prolonger Juan Imhoff à la fin de la saison. Problème :
la collision des calendriers entre le Top 14 et les Four-Nations. Photo Icon Sport
Par Nicolas AUGOT (avec P.-L. G.)
[email protected]
C
e n’est un secret pour personne. Les Argentins ont
perdu du crédit auprès
des présidents de clubs
français depuis l’entrée
de l’Argentine au sein des
Four-Nations, compétition organisée
de mi-août à début octobre. Non pas en
raison d’un manque de talent mais
parce qu’ils sont absents pendant la
préparation estivale et pendant le premier tiers du championnat (neuf journées cette saison). C’est d’ailleurs ce
qui a conduit Laurent Marti, le patron
de Bègles-Bordeaux, a ne pas renouveler le contrat de son ouvreur Nicolas
Sanchez en affirmant qu’il serait, à
l’avenir, très frileux pour recruter de
nouveau des internationaux argentins. Trois autres Pumas, et pas des
moindres, seront en fin de contrat en
juin prochain et les propositions de
prolongation tardent à leur être transmises.
CRUEL DILEMME
Il s’agit de l’ailier du Racing-Metro
Juan Imhoff qui avait prolongé en 2012
avec le club francilien, de l’ailier
d’Oyonnax Lucas Gonzalez Amorosino,
recruté comme joker médical début
octobre, et enfin de l’ouvreur ou troisquarts centre Santiago Fernandez, lui
aussi débarqué en octobre à Bayonne,
en tant que joker médical. La collision
des calendriers ne leur est pas favorable et place les joueurs argentins dans
l’embarras, contraints de répondre à
l’appel de leur sélection nationale en
raison de l’article 9 de l’IRB sur la
mise à disposition des internationaux.
Le tout en étant conscients que leur
participation aux Four-Nations est devenue un véritable frein à leur carrière en Europe.
En effet, le Racing-Metro, Oyonnax et
Bayonne sont aujourd’hui très satisfaits de l’apport de leurs joueurs respectifs et ne seraient pas opposés à
une prolongation de contrat. Le Racing
aimerait même s’attacher les services
de Juan Imhoff pour trois saisons supplémentaires. Bayonne et Oyonnax ne
seraient pas contre conserver leurs
Pumas encore deux ans. À condition
que ces derniers acceptent un salaire
en corrélation avec leur participation
au Top 14. La baisse de rémunération
pourrait donc être conséquente. Les
principaux intéressés se posent donc
des questions quant à l’intérêt de poursuivre leur carrière internationale. Un
choix cornélien parce que Juan Imhoff
n’a que 25 ans alors que Lucas Gonzalez
Amorosino et Santiago Fernandez ont
fêté leurs 28 ans en novembre dernier.
Tous les trois peuvent logiquement
postuler à la prochaine Coupe du
monde. Face à la nouvelle réalité du
marché français, ils pourraient entamer des discussions avec leur fédération pour trouver une solution qui convienne aux trois parties. ■
Pays de Galles : Matthew Rees
guéri de son cancer
Bonne nouvelle pour Matthew Rees, le talonneur du pays de
Galles et des Lions. Il est a priori guéri du cancer des testicules qui s’était déclaré en début de saison et qui l’avait empêché de jouer depuis le mois d’octobre. Il a reçu le feu vert des
médecins et n’a plus besoin de traitement médical pour poursuivre le cours de sa vie. « C’est un poids en moins sur mes
épaules même si j’ai toujours vu de la lumière au bout du
tunnel. Je vais pouvoir me concentrer sur la fin de la saison
avec les Blues. » Matthew Rees compte cinquante-huit
sélections avec le pays de Galles depuis 2005 et trois avec
les Lions. Il a quitté les Scarlets l’été dernier pour rejoindre
les Blues de Cardiff. Il était passé sur la table d’opération
début novembre. « Je voudrais remercier le personnel de
l’Hôpital Velindre pour tout ce qu’ils ont fait pour moi. »
À noter que trente joueurs et membres du staff des Blues se
sont fait raser la tête au cours d’une opération de sensibilisation à la lutte contre le cancer. Ils ont levé 12 500 livres.
Photo Icon Sport
MONTPELLIER LE PRÉSIDENT DU MHR S’EST EXPLIQUÉ À PROPOS
DE LA LETTRE ENVOYÉE À JEAN-PIERRE MOURE, PARUE EN DÉBUT DE
SEMAINE DERNIÈRE. ET IL RÉITÈRE SES MENACES DE QUITTER LE CLUB.
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