FFR - LNR - Club des Supporters
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2,20 € DU 17 AU 23 FEVRIER 2014 Midi Olympique N° 5221 - Espagne 2,20€ - Polynésie - 700 XPF - Suisse 3,50 CHF - Canada 4,99 CAD - Belgique 2,30€ - Italie 2,50€ FFR - LNR Four Nations - Top 14 La convention déjà contournée 5 Les Argentins devront choisir 39 Lundi Top 14 Brive, Grenoble et Montpellier font sensation En avant toute ! 6 à 14 Pro D2 Lyon cartonne, La Rochelle s’accroche 17 et 19 2,20 € M 00709 - 5221 - F: 2,20 E 3’:HIKKRA=^UWWUW:?f@m@c@b@k"; LE XV DE FRANCE SE DÉPLACE VENDREDI SOIR AU PAYS DE GALLES AVEC L’OBJECTIF D’ENCHAÎNER UN TROISIÈME SUCCÈS ET DE POURSUIVRE SA MARCHE VERS LE GRAND CHELEM. POUR S’IMPOSER FACE AUX DIABLES ROUGES, LES AVANTS TRICOLORES DEVRONT HAUSSER LEUR NIVEAU DE JEU ET PROUVER QU’ILS SONT DIGNES DES MEILLEURS. 2à5 2 LUNDI 17 FÉVRIER 2014 - MIDI OLYMPIQUE Dossier Les faits Éditorial Jacques VERDIER [email protected] Packs de France I l doit être possible d’aimer le rugby offensif, son pouvoir orchestral, son intelligence créative, la finesse de ses stratégies, l’esthétisme de ses postures, l’électricité de ses mouvements, ses couleurs folles, sa persistante lumière et convenir, la main sur le cœur, qu’il n’y a pas d’attaques véritables sans phases de conquête, pas de grande équipe sans de grands avants et que la vitesse d’un débordement en bout d’aile, doit presque toujours aux avancées de cistude du pack, à ses guerres de tranchées, ses lourdeurs endémiques. L’histoire du rugby français est à cet égard on ne peut plus édifiante : du pack de Lucien Mias en 1958, à celui de Michel Crauste en 1964, de l’armada de Christian Carrère en 1968, à celle de JeanPierre Rives en 1977 et 1981, du « huit » de Daniel Dubroca en 1987, à ceux d’Abdelatif Benazzi et de Raphaël Ibanez en 1997 et 1998, sans oublier les soutiers de Thierry Dusautoir en 2010, les meilleurs résultats des Bleus furent obtenus autour de packs en airain. Une mêlée en fer forgé. Un alignement conséquent en touche. De la ressource en défense. Une belle solidarité sur les mauls. De l’homogénéité, du courage. Un certain talent et un coefficient d’agressivité supérieur à la moyenne suffisent généralement à entretenir l’espoir. Mais voilà bien toute l’ironie de l’histoire. Les Anglo-Saxons qui sont à l’origine de l’expression « French flair », ont toujours salué unanimement notre propension à marquer des essais impossibles, à faire ce que l’on n’attend pas, à bousculer les interdits, à posséder un style, dans le jeu de ligne, proche de la marqueterie. Comme si le rugby français, à leurs yeux, était avant toute chose affaire de feeling et d’impertinence, de technique et de pure créativité. Jacques Fouroux, toujours rétif, éternellement goguenard, prétendait qu’ils le faisaient exprès pour nous induire en erreur… Mais ce qui est vrai de la France concernant l’hégémonie des packs, l’est aussi, naturellement, de toutes les autres nations. Pas une n’échappe à la règle. Et si les Boks et les Anglais notamment firent longtemps du seul jeu d’avants l’alpha et l’oméga de leur rugby, au point de négliger leur cavalerie légère, il arrive heureusement parfois que la magie opère et que la puissance des gladiateurs se marie à la vitesse des anges, que la dextérité des uns le dispute à la mobilité des autres. C’est le rugby total. Le jeu tel qu’il se chante. Celui des Gallois des années 70, des All Blacks de presque toutes les générations. En sommes-nous loin ? C’est hélas probable. Le contenu de notre jeu laisse depuis des années passablement à désirer et je ne jurerais même pas, en l’état actuel des choses, que la France possède un pack de première force. Sa touche parut incertaine face à l’Angleterre, sa mêlée donna des signes de faiblesse face à l’Italie. Ses cadres sont vieillissants et les grands talents lui font peutêtre défaut. Nonobstant et c’est tout le paradoxe, les autres ne sont guère mieux lotis. De sorte que sur fond de patience, de travail, de précision, il est peut-être permis de construire un socle convenable à des trois-quarts autrement talentueux. Alors on danse. ■ Sommaire ● P. 2 à 5 Dossier… Le pack du XV de France. Pages 2 et 3. ● P. 6 à 14 Top 14 Dix-neuvième journée, le point. Pages 6 et 7. Montpellier - Perpignan. Page 8. Brive - Paris. Page 9. Biarritz Toulouse. Page 10. Oyonnax - Bordeaux. Page 11. Racing-Metro Bayonne Page 12. Toulon - Castres. Page 13. Grenoble Montferrand. Page 14. ● P. 15 à 19 Pro D2 Vingtième journée, le point. Page 15. Narbonne - Agen et Dax - Bourg. Page 16. Tarbes - Bourgoin et Lyon - Béziers. Page 17. Auch - Mont-deMarsan et Colomiers - Albi. Page 18. La Rochelle - Pau et Aurillac Carcassonne. Page 19. ● P. 20 International Actualité. Page 20. ● P. 21 International à 30 Ovalie Fédérale 1. Pages 21 et 22. Fédérale 2. Pages 23 et 24. Fédérale 3 - Jeunes. Page 25. Séries régionales. Page 26. Nord-Paris. Page 27. Sud-Est. Page 28. Centre Sud. Page 29. Grand Ouest. Page 30. ● P. 31 Treize Actualité. Page 31. ● P. 32 à 34 Horizons Technique. Page 32. Opinions. Page 33. Entretien. Page 34. Portrait. Page 35. ● P. 35 et 36 Oscar Hogo Bonneval. Pages 35 et 36.● P. 38 et 39 Cris & Chuchotements Actualité. Pages 38 et 39. e-journal Midi Olympique Abonnés ou lecteurs de Midi Olympique en version numérique (sur ordinateurs, tablettes et smartphones), repérez dans votre journal les icônes suivantes. Cliquer sur l’icône pour voir la vidéo Cliquer sur l’icône pour voir le diaporama ● SÉDUCTION LE XV DE FRANCE A RETROUVÉ LE CHEMIN DU SUCCÈS EN DISPOSANT DE L’ANGLETERRE ET DE L’ITALIE LORS DE SES DÉBUTS DANS LE TOURNOI 2014. DE PRÉCIEUX SUCCÈS ACQUIS PRINCIPALEMENT GRÂCE AUX EXPLOITS DES LIGNES ARRIÈRE ● BLESSURES LES AVANTS, DIMINUÉS PAR CERTAINES ABSENCES, N’ONT JAMAIS SEMBLÉ VÉRITABLEMENT À LEUR AISE, CONTRÉS SUR LES BASES ET LA CONQUÊTE ● DÉFI VENDREDI À CARDIFF, ILS SONT ATTENDUS AU TOURNANT FACE AUX GALLOIS, TOUJOURS PERFORMANTS DEVANT ● RÉVÉLATEUR RESTE UNE INTERROGATION : NOS AVANTS SONT-ILS À LA HAUTEUR ? LES « GROS » SUR LE GRIL Par Pierre-Laurent GOU [email protected] A ussi paradoxal que cela puisse paraître, après une année 2013 catastrophique les deux premières levées du XV de France dans le Tournoi des 6 Nations n’ont pas complètement redonné le sourire au rugby français. La vague naissante d’enthousiasme alimentée par l’essai de Gaël Fickou face aux Anglais, « dopée » par vingt minutes séduisantes contre les Italiens est endiguée par la froide réalité d’un bilan sportif finalement mitigé. Rien d’étonnant, au fond, pour une équipe en reconstruction. Derrière l’élan retrouvé d’un XV de France porté par ses troisquarts, imprédictibles, orgueilleux et finalement très « French flair », on ne parvient toujours pas à voir l’affirmation d’un jeu totalement maîtrisé. La lecture des faits est confortée par les chiffres et les statistiques : sur le gril se trouvent les avants français, campés en première ligne. Pas toujours à leur avantage face à la concurrence, ils n’ont toujours pas rassuré Les « gros » sont-ils au niveau ? La question mérite d’être posée à l’aube d’aller défier le pays de Galles sur ses terres. Sachant que, de tout temps, dans le Tournoi, en tournée ou même en Coupe du monde, le XV de France a toujours construit ses grandes épopées en s’appuyant sur un paquet d’avants dominateur, impressionnant, qui déménageait tout sur son passage. Le dernier en date, en 2010, en est la parfaite illustration. Derrière, si une nouvelle génération semble avoir pris le pouvoir, le paquet d’avants français ne fait pas référence. L’analyse vidéo des deux premiers matchs est éloquente ; elle confirme l’impression d’inachevée. Constat implacable : nos avants, dans leur globalité, ne sont pas assez actifs, ils ne se déplacent pas assez en tout cas moins que leurs adversaires. Pire, ils tanguent sur leurs bases : même dans le saint des saints du rugby français, la mêlée fermée, qui n’est plus véritablement dominatrice. La semaine passée au Stade de France, les Italiens Castrogiovanni et De Marcchi ont largement contré Domingo et Mas, considérés pourtant comme les meilleurs tricolores à leur poste. Quelques chiffres : lors des onze mêlées fermées du choc transalpin, les Bleus ont été pénalisés trois fois, sanctionnés d’un coup franc une fois et ils ont perdu deux ballons. Trop pour lancer correctement le jeu, pour contrôler le fil de la partie. PREMIÈRE LIGNE À L’ANCIENNE Dans le même temps, les piliers français ont également souffert de la comparaison dans les autres compartiments du jeu. Au niveau des plaquages et des déblayages les Italiens écrasent les piliers français (quinze plaquages contre six par exemple, chez les titulaires). En ce qui concerne les mètres gagnés avec le ballon, le différentiel est encore plus grand et, ici, nos deux talonneurs ne sont pas exempts de tout reproche. Notamment Dimitri Szarzewski, efficace contre les Anglais, moins tranchant face aux Italiens et Ghiraldini, qui l’a dominé. Si le pack de la Nazzionale est à prendre au sérieux, il n’est pas la référence suprême au niveau international. Le déficit de plaquage est d’autant plus flagrant en troisième ligne, où la France est orpheline de Thierry Dusautoir. Et le forfait de son remplaçant, Bernard Le Roux, ne fait qu’amplifier les doutes qui accompagnent le déplacement au pays de Galles. Sur le gril, l’efficacité défensive de la troisième ligne dans son ensemble. Si Yannick Nyanga et Louis Picamoles apparaissent indispensables pour leur apport offensif, défensivement ils n’apparaissent pas dans le sommet des classements des meilleurs plaqueurs. Nyanga n’est certes pas loin en plaquant une dizaine d’adversaires par match ; Picamoles connaît un rendement clairement in suffisant (8 réalisations puis 6). Du coup, la quinzaine de plaquages du capitaine Dusautoir manque ici cruellement. Et pas seulement au plan statistique... LANCEMENTS RETARDÉS Le bilan mitigé n’est pas terminé : au moment où le XV de France s’apprête à défier l’un des meilleurs alignements européens, les deux premières sorties de la touche française n’ont pas apporté de garantie dans ce secteur de jeu. Au contraire, là aussi les Bleus sont déficients à l’heure du bilan chiffré. La première interrogation vient de l’utilisation ou plutôt de la non utilisation face aux Anglais du Parisien Flanquart, pourtant l’un des joueurs les plus grands du Tournoi (2,06 m). Et puis, outre un ou deux mauvais lancers, il y a ces pertes de balles indirectes, en l’air ou, dans un deuxième temps, au moment de s’organiser collectivement au sol dans l’utilisation du ballon. La seconde vient du fait que les Bleus n’ont pas su bonifier leurs lancements là dessus. Erreur d’annonce ou de libération ou de stratégie, il y a très (trop) souvent eu un grain de sel qui a grippé la machine. Les Bleus ont des circonstances atténuantes, avec notamment un roulement notamment sur blessure des « capitaines de touche ». Suta, Ouedraogo, ou Chouly ont précédé Nyanga dans ce rôle. Aucun n’a l’expérience et le vécu d’un Bonnaire ou d’un Harinordoquy, experts en la matière. L’Irlande l’a démontré lors de la dernière journée, pour espérer battre sans coup férir les Gallois, les ballons portés sur touche sont une arme de destruction massive que les Bleus n’ont su utiliser pour le moment. Il est grand temps de le faire. ■ L’éclairage DUSAUTOIR, L’EFFET PAPILLON U Par Nicolas ZANARDI [email protected] n seul être vous manque, et tout est dépeuplé… L’élégie n’a plus de secret pour personne, bien sûr. À la différence que les conséquences d’une absence peuvent parfois paraître inattendues. En effet, le forfait de Thierry Dusautoir, « flingué » avec Toulouse en Coupe d’Europe, du côté de Parme, par une rupture du tendon du biceps gauche, semblait devoir coûter lourd au XV de France en termes de leadership. Pas même, puisque Pascal Papé a brillamment repris l’intérim en ce domaine, dans un style radicalement différent. En revanche, l’absence de Dusautoir revêt de lourdes conséquences sportives, assorties à celle de sa « doublure naturelle » Wenceslas Lauret, qui revient juste dans le groupe cette semaine. LA DEUXIÈME LIGNE « SACRIFIÉE » Pourquoi ? On pourrait tout d’abord proférer une évidence, à savoir que l’absence d’un joueur considéré comme le meilleur du monde en 2011 se saurait qu’être préjudiciable. Mais il s’agit d’aller plus loin dans l’analyse, et de comprendre pourquoi. Et c’est à cette aune que l’on observe l’influence considérable du Toulousain sur l’ensemble de son paquet d’avants. Tout simplement parce que la qualité d’une troisième ligne demeure, avant tout, question d’équilibre entre les individualités. Or, si Yannick Bru avait décidé de rappeler Louis Picamoles afin de combler le manque de perforation constaté en novembre, c’était en connaissance de cause. À savoir que Picamoles ne brille pas naturellement par ses qualités défensives, que ses partenaires de la troisième ligne doivent combler… Pour autant, en l’absence de Dusautoir, personne ne s’est imposé dans le rôle de « celui qui plaque pour deux ». Parce que Bernard Le Roux, malgré son abattage, a encore tendance à manquer beaucoup d’interventions et à commettre beaucoup de fautes, tandis que les qualités naturelles de Nyanga en font davantage un « joueur de rupture » qu’un plaqueur-gratteur. Un constat qui entraîne deux conséquences : la tendance des adversaires à défier la zone de l’ouvreur français (où Italiens comme Anglais ont soit franchi, soit obtenu des pénalités), et surtout une grosse mobilisation de la deuxième ligne en défense. D’où son logique manque d’énergie et d’efficacité sur les phases offensives, en particulier les déblayages, qui polluent la qualité du jeu français… CONSÉQUENCES EN TOUCHE Il faut ajouter à ce constat un autre aspect de la troisième ligne française, qui incite aujourd’hui à débattre : celui de la touche. Autrefois royale (avec Imanol Harinordoquy ou Julien Bonnaire, voire les deux lorsqu’ils se trouvaient alignés en même temps sous le maillot tricolore) la troisième ligne française se trouve en difficulté à l’instant de trouver des successeurs à ses rois des airs. Et ceci alors que ses deuxième ligne se trouvent davantage enclins à batailler au sol (là encore une exception culturelle française, dû à sa relation d’amour vache avec la mêlée). Yannick Nyanga, promu leader d’alignement depuis le début du Tournoi, peine parfois à choisir les bonnes zones de saut (ce fut patent contre l’Angleterre) et manque de quelques centimètres comparé à ses illustres prédécesseurs. Et comme tout est, là encore, question d’équilibre, c’est la troisième ligne dans son ensemble qui semble trop peu aérienne pour compenser les lacunes de son attelage… Jusqu’au bout, on ne peut s’empêcher de songer que la présence de Dusautoir aurait pu permettre de titulariser Damien Chouly aux côtés de Louis Picamoles, ce qui semble bien moins évident aujourd’hui… Et pourtant, il faudra bien trouver des solutions d’ici la fin du présent Tournoi si les Bleus entendent enfin gagner un titre sous l’ère Saint-André. La titularisation d’Ibrahim Diarra au Millennium Stadium de Cardiff, vendredi soir, peut-elle en constituer un ? Réponse à venir… ■ LUNDI 17 FÉVRIER 2014 - MIDI OLYMPIQUE LE GROUPE FRANCE Piliers : Debaty, Mas, Forestier, Domingo. Talonneurs : Mach, Szarzewski. Deuxième ligne : Vahaamahina, Maestri, Papé, Flanquart. Troisième ligne : Lauret, Nyanga, Chouly, Picamoles, Bruni, Lapandry, Diarra. Demis de mêlée : Doussain, Machenaud. Ouvreurs : Plisson, Tales. Centres : Fickou, Bastareaud, Mermoz, Fofana. Ailiers : Andreu, Médard, Huget. Arrières : Dulin, Bonneval. 69 Dossier 3 BRICE MACH, 69e BLEU VERSION PSA Suivi attentivement depuis de longs mois par le staff du XV de France et invité à s’entraîner avec Akvsenti Giorgadze, le spécialiste des lancers des Bleus, le talonneur de Castres Brice Mach a été appelé dans le groupe pour remplacer Benjamin Kayser victime d’une rupture partielle du ligament latéral interne du genou droit. Mach devrait être le 69e international du mandat PSA. L’interview YANNICK BRU - ENTRAÎNEUR DES AVANTS DU XV DE FRANCE « La performance du pack sera déterminante » Propos recueillis par Grégory LETORT [email protected] Comment jugez-vous la performance de votre pack sur le début de Tournoi ? En préambule, il faut bien considérer qu’il y a en Top 14 une marque de fabrique : un affrontement très pointu sur les phases statiques qui vire même parfois à l’excès et des équipes qui sont sur un jeu défensif notamment en hiver. La grande différence avec le niveau international c’est qu’on demande aux avants une dépense physique et une débauche d’énergie supérieures au Top 14. Nos avants subissent un gros changement dans l’intensité des courses à livrer. Au niveau international, il y a un niveau athlétique, de déplacement très différent du championnat où les enjeux sont axés sur la stratégie de conquête. C’est un constat à effectuer. Ensuite, contre l’Angleterre, il y a eu une bonne partie en mêlée et sur les phases de combat organisées mais moins de précision dans les airs en touche. Nous n’avons pas donné des ballons de bonne qualité à nos demis. Mais le contre a été important sur quelques ballons. Face à l’Italie nous avons été pénalisés en mêlée pour des problèmes de liaison. Nous avons besoin de travailler mais la touche a été bien meilleure hormis les 20 dernières minutes. Ce sont deux parties contrastées sur les phases statiques. Le Top 14 éduque bien nos joueurs pour les phases de combat organisé mais nos joueurs ont besoin de progresser dans la dimension athlétique. Il y a des efforts individuels à faire dans le déplacement. Mais il ne faut pas avoir la mémoire courte : heureusement qu’il y avait la mêlée depuis deux ans. Nous étions contents d’avoir Nicolas Mas et les autres piliers sur le dernier exercice en Irlande ou face à l’Écosse. Les chiffres semblent dire que nos piliers et troisième ligne ne plaquent pas assez, ne serait-ce que par rapport aux joueurs de deuxième ligne ? Aujourd’hui, le rugby français dispose de deuxième ligne qui sont dans les standards du très haut niveau. Ils rivalisent à tous points de vue avec les meilleurs de n’importe quelle nation. Je le pense sincèrement. Ce n’est pas vrai dans toutes les lignes. Nous devons gérer la transition entre un Top 14 axé sur le combat et le niveau international davantage sur le combat dynamique. À ce titre, nos piliers doivent gagner en productivité. En troisième ligne je rappelle que nous avons été affectés par des blessures dans le profil plaqueur-gratteur. Et nous ne sommes pas riches de joueurs qui ont cette dimension athlétique pour apporter un plus au niveau international. Bernard Le Roux qui laissait beaucoup de gens sceptiques a ce prérequis athlétique. Le secteur de la touche est en souffrance chez les Bleus avec la difficile succession des Bonnaire ou Harinordoquy à assurer dans ce profil de troisième ligne sauteur. Photos Midi Olympique Pourquoi Alexandre Flanquart, 2,06m, a-t-il été si peu utilisé en touche contre l’Italie ? Il a été clairement visé au début. Mais les Anglais avaient mis trois sauteurs sur lui, l’encadrant délibérément. Le deuxième ballon qui lui était destiné a été contré. Ensuite les zones de lancer ont été rectifiées. Les grands joueurs, il faut les utiliser ou s’en servir comme leurre. Vous avez dû installer un nouveau capitaine de touche pour ce Tournoi : cette reconstruction permanente est-elle pesante ? Dès notre prise de fonctions en 2012, il était clair qu’il y avait un grand chantier au niveau de la transition à mener. Des garçons charismatiques Harinordoquy, Bonnaire, Servat, Nallet, Chabal allaient passer la main. Réussir cette transition était un challenge. Il a fallu reconstruire un leadership sur la touche. J’ai installé Fulgence Ouedraogo mais il s’est blessé. Nous avons tout de même progressé avec Pascal Papé, Yannick Nyanga et Damien Chouly. Nous trouvons une complicité et une stabilité. Alexandre Flanquart pointe aussi son nez. Après l’Italie, la mêlée vous fait-elle réfléchir ? J’ai une grande confiance dans la capacité des joueurs à faire mieux que rivaliser. Ils aiment ça, ils sont éduqués à ça. Il faut comprendre que les directives de l’IRB sont clairement tournées vers le jeu de mouvement et tendraient à aseptiser la mêlée. Il y a une transition à gérer. Dans ce contexte, la subjectivité des arbitres peut être mise à l’épreuve. Il faut qu’on soit vigilant : de là peuvent naître certaines frustrations. La mêlée n’est pas arbitrée comme en Top 14. Ce serait une erreur de tout miser dessus. Pour vos avants, concevez-vous ce déplacement au pays de Galles comme le match clé du Tournoi ? C’est évident. La performance des avants sera déterminante compte tenu des qualités de cette équipe galloise. Nous ne sommes pas encore partis et nous avons perdu Kayser après Dusautoir, Burban, Le Roux, Ouedraogo. Il nous apportait un surplus de puissance. Heureusement que nous étions partis sur l’idée de construire avec deux talonneurs de haut niveau et une saine émulation. Comment aurions nous fait si nous avions écouté les discours à l’ancienne sur le fait d’installer une épine dorsale et un talonneur leader à tout prix ? Dans ce rugby, on ne peut pas tout miser sur un seul individu.■ La question qui tue... Que valent les avants tricolores ? Benoit AUGUST Jean-François TORDO Ancien talonneur du BO Ex-capitaine du XV de France Oui, je pense que le pack tricolore se cherche un peu, c’est l’impression que l’on a eu, au moins de l’extérieur. Je pense que notre «huit» est en train de changer ses formes de jeu. Les Français sont en train d’essayer de nouvelles choses alors je ne serais pas trop sévère. Au fond, je pense que notre mêlée n’est pas si mauvaise, elle est même bonne. Il ne faut pas oublier que l’Italie est très forte dans ce secteur avec De Marchi, mais aussi le talonneur Ghiraldini dont on ne parle pas beaucoup... En revanche, oui il y a un problème en touche. Le XV de France s’est peut-être privé d’un vrai leader, surtout pour les annonces. Il nous manque un gars comme Imanol Harinordoquy, l’Anglais Ben Kay ou encore Julien Bonnaire qui était vraiment très fort là-dessus. Ce genre de joueurs sait garder la tête froide pour s’adapter en permanence au contre adverse et donner les bonnes consignes au collectif. J. P. ■ Olivier ROUMAT Ancien capitaine du XV de France Je pense d’abord que nos avants sont tombés sur des Italiens qu’il faut féliciter : ils ont un pack très costaud avec Castrogiovanni qui est un des meilleurs droitiers du monde. Mais j’ai trouvé que notre troisième ligne a été très bonne, avec Le Roux dans un style très sudafricain, côté fermé. Yannick Nyanga très bon dynamiteur et Louis Picamoles qui avance à l’impact. En revanche, c’est vrai que le cinq de devant a été moins performant même s’il n’a pas démérité. N’oublions pas notre bilan de 2013 : nous n’avons pas gagné beaucoup de matchs et je pense qu’une équipe se construit dans la victoire. C’est comme ça qu’elle peut acquérir de la confiance. J. P. ■ J’ai ressenti de la fébrilité dans les deux premiers matchs du XV de France. Je pense que nous avons cinq-cents chevaux sous le capot mais que nous n’avons pas la tête et les jambes au même moment. Nous avons alors souffert sur nos fondamentaux et, par exemple, notre mêlée. Les joueurs ont perdu cette fraîcheur mentale qui est pourtant indispensable. Mais j’espère que Yannick Bru va remédier à tout ça, trouver les mots et l’organisation. Je n’ai jamais été un grand fan du GPS, des statistiques et de toute cette évolution du rugby moderne. Je crois qu’il faut revenir aux fondamentaux, à l’humain, à cet ADN que nous ont laissé les anciens. Pourtant je crois que Yannick Bru a les compétences. Il faut le laisser travailler. Mais à ceci, s’ajoute le problème du temps de jeu des jeunes talents dans les clubs. Il faut un électrochoc, ne pas hésiter à aller les chercher en Pro D2. J. P. ■ André HERRERO Olivier MAGNE Ancien numéro 8 international Ex-troisième ligne international C’est toujours délicat de juger. C’est vrai que notre pack n’a pas été transcendant, mais nous sommes tellement «cycliques» alors je me dis que ça va s’améliorer. Ceci dit, je trouve que notre effectif n’est pas extraordinaire, on a l’impression qu’il n’y a pas de remplaçants. Je trouve qu’au niveau du pilier gauche, par exemple, c’est un peu faible. On ne sent pas beaucoup de jeunes qui poussent derrière. Cela manque de relève, derrière nos trentenaires... Il faut des joueurs d’expérience mais il faut aussi des jeunes qui jouent, sans se poser de questions. J’ai l’impression que les trois-quarts, à l’inverse, ont bénéficié de l’apport de nouveaux talents. Après, il y a toujours ce problème de nos clubs qui préfèrent recruter des étrangers confirmés au lieu de faire confiance à des jeunes. On a presque l’impression qu’il y a de meilleurs joueurs en championnat qu’en sélection. J. P. ■ Les performances des avants sont mitigées. Ni la touche ni la mêlée ne permettent de lancer le jeu avec suffisamment de vitesse pour surprendre la défense. Or, pour bien terminer une action il faut bien la commencer...ce n’est pas le cas avec de précieuses secondes perdues au départ. Défensivement, le problème est davantage collectif qu’individuel. Les joueurs n’ont pas suffisamment de repères pour circuler correctement et être efficaces sur l’homme. La défense est l’indicateur de la confiance qui anime un groupe et, malgré ses deux victoires, le XV de France manque encore de confiance. Malgré tout, je pense que les Bleus sont en mesure de réaliser un grand chelem... À mon sens, le pays de Galles, qui constitue le plus gros obstacle à venir, a perdu sa fraîcheur et son enthousiasme. Il faut gagner pour renforcer la confiance. S. V. ■ 4 Dossier LUNDI 17 FÉVRIER 2014 - MIDI OLYMPIQUE Perspective RETOUR LE TROISIÈME LIGNE CASTRAIS DEVRAIT FAIRE SON RETOUR EN BLEU POUR ÉQUILIBRER LA TROISIÈME LIGNE TRICOLORE. DE SON RENDEMENT DÉPENDRONT NOTAMMENT LES BALLONS DE RÉCUPÉRATION TRICOLORES. DIARRA INTRONISÉ L Par Pierre-Laurent GOU [email protected] e sélectionneur Philippe Saint-André et son adjoint chargé des avants, Yannick Bru se sont offerts une ultime frayeur, samedi après-midi, lors des derniers instants de Toulon - Castres... Une ultime sueur froide lorsqu’Ibrahim Diarra, leur cinquième choix à l’heure actuelle en troisième ligne, fut victime d’un choc tête contre tête, avec son partenaire Seremaïa Baï en voulant plaquer Matt Giteau. Le Tarnais a mis quelques minutes avant de retrouver ses esprits... Des secondes longues comme des heures. Il faut dire que depuis quelques semaines, les prétendants à ce poste tombent comme des mouches. « Sur le poste de troisième ligne qui colle au ballon, qui est gratteur. Toutes les nations n’en n’ont pas beaucoup. Nous si, on en a cinq, mais ils sont au garage. C’est un peu le point noir de ces trois semaines », expliquait, dimanche soir dernier au sortir du match face à l’Italie, PSA au moment de révéler l’incertitude qui planait au-dessus de Bernard Le Roux. Quelques heures plus tard, le Racingman était contraint à son tour de rendre les armes. Ouedraogo est blessé depuis octobre. Lauret, titulaire en novembre, est convalescent suite à des problèmes chroniques aux ischios, Dusautoir a dû rendre ses galons de capitaine quinze jours avant le début du Tournoi sur une rupture du tendon du biceps, Burban s’est fait une déchirure aux ischio-jambiers face aux Anglais et enfin Le Roux victime d’un KO face à l’Italie. N’en jetez plus la coupe est pleine et le staff n’a pas encore trouvé le chat noir qui sévit chez les troisième ligne. d’ailleurs semé le doute dans leur esprit par son implication lors de la semaine précédant le match face aux Transalpins. Sa prestation lors de l’entraînement avec opposition du mercredi avait fini de convaincre les entraîneurs des Bleus qu’il pouvait être une alternative. Une nouvelle fois, la troisième lig n e du X V d e France et ce quel que soit le choix final, alignée vendredi soir face aux Gallois, sera chamboulée. ■ L’interview VINCENT DEBATY - PILIER DU XV DE FRANCE « Dans de meilleures dispositions » Propos recueillis par Léo FAURE [email protected] Imaginiez-vous être absent de la première liste ? Un peu. Je n’avais pas fait une très bonne tournée en novembre. Notamment contre le Tonga, je n’avais pas fait une bonne rentrée. J’ai bien senti que j’étais en ballottage défavorable. Le sélectionneur vous a-t-il livré ses attentes vous concernant ? Non, pas vraiment. Mais je sais ce qu’ils attendent de moi : plus de régularité. Mais en novembre, le contexte n’était pas bon pour moi. J’ai eu des pépins aux mollets en début de saison et je n’avais recommencé à m’entraîner que fin octobre. Physiquement, je n’étais pas encore à 100 %. Il y avait aussi l’arrivée des nouvelles règles en mêlée, auxquelles je n’avais pas eu le temps de m’adapter. Aujourd’hui, c’est très différent. Je suis dans de meilleures dispositions. Vous êtes aujourd’hui sélectionné en tant que pilier droit. Cela vous inquiète-t-il ? Pas plus que ça. C’est vrai que j’évolue le plus souvent à gauche mais je suis un droitier de formation. Mes débuts, à La Rochelle, je les ai effectués en numéro 3. Ce n’est qu’à Perpignan que j’ai glissé à gauche. Mais depuis, j’ai continué de dépanner à droite. DIARRA LE SURVIVANT Or Diarra est l’unique survivant quasiment d’une espèce en voie d’extinction ces dernières semaines, le plaqueurgratteur. Dans le groupe des 30, il est le seul à posséder ce profil. Compte tenu des lacunes dans ce secteur de Nyanga et de Picamoles (indispensables pour leur apport offensif et donc probablement titulaires une troisième fois de suite), ni Bruni, ni Lapandry, ni même Chouly qui sait pourtant tout faire, tous sélectionnés pour le stage préparatoire, ne semblent être en mesure de disputer au Castrais une place dans le XV de départ. C’est l’un des enseignements des deux premiers matchs, le XV de France a besoin d’un joueur à 15 plaquages et plus, capable aussi de gratter deux ou trois ballons au sol dans les regroupements. Or Nyanga a tout juste la moyenne et ce n’est vraiment pas le point fort de Picamoles même si ce dernier a réalisé de gros progrès là-dessus. Voilà pourquoi, en fin d’après-midi ce samedi, le staff cherchait par téléphone à obtenir des nouvelles rassurantes au plus vite à propos d’Ibrahim Diarra. Le Castrais avait Quelles sont les difficultés d’adaptation ? Au niveau des appuis, c’est assez similaire. Au niveau du positionnement, par contre, c’est très différent. Un droitier doit faire l’effort de rester dans l’axe et de verrouiller son vis-à-vis, pour le garder lui aussi dans l’axe. Il y a aussi une pression beaucoup plus forte à encaisser : un gaucher pousse sur une épaule alors qu’un droitier pousse sur les deux épaules et doit faire face à deux joueurs. En mêlée fermée, c’est usant. Vous êtes souvent catalogué comme un remplaçant «idéal». Cela vous agace-t-il ? Bien sûr que je préfère commencer les rencontres. Je ne suis pas différent des autres joueurs. Mais j’ai toujours dit que l’intérêt de l’équipe était prioritaire à mon intérêt personnel. S’il est préférable pour l’équipe que j’entre en cours de match, alors je l’accepte. Vous venez pourtant de commencer les deux dernières rencontres de Clermont, avec des prestations convaincantes… Je me sens plus à l’aise pour disputer une heure de jeu. Physiquement, j’ai beaucoup travaillé. J’ai aussi progressé tactiquement, pour mieux gérer mes matchs. J’ai réussi à gommer des courses inutiles de mon jeu, pour tendre vers la qualité et l’efficacité. Je m’épuise moins inutilement. L’autre cliché est que vous n’êtes pas un pilier de mêlée… (il coupe) Cette image me colle à la peau. J’essaie de prouver sur le terrain que ce n’est pas vrai. Je pense avoir dernièrement fait de bons matchs dans ce secteur. Si les gens ne le voient pas, tant pis ! Je ne vais pas aller au conflit pour prouver que je suis capable d’être bon en mêlée… Quelle est la difficulté de basculer de l’environnement du club à celui de l’équipe de France ? Ce n’est pas si compliqué. Pour ceux qui ont disputé les deux premiers matchs et qui sont rentrés en club, cela peut même avoir des effets bénéfiques. Cela peut vous regonfler de retrouver le club et de passer du temps avec votre famille. Après, il faut juste arriver à faire la bascule au niveau sportif pour se réapproprier les annonces et les plans de jeu. Le cadre du rugby reste le même mais les positionnements peuvent varier. C’est une gymnastique de l’esprit. ■ Ibrahim Diarra est espéré dans un rôle de plaqueur-gratteur qui fait défaut depuis le début du Tournoi. Photo Icon Sport Stratégie LE TRIOMPHE DES IRLANDAIS SUR LES GALLOIS À LANSDOWNE ROAD, LORS DU DERNIER MATCH, A LIVRÉ QUELQUES PISTES SUR LA TACTIQUE À ADOPTER POUR VAINCRE LES DIABLES ROUGES À CARDIFF. ANALYSE. L’IRLANDE A MONTRÉ LA VOIE J Par Simon VALZER [email protected] « e ne me souviens pas de la moindre occasion où les Irlandais ont déplacé le ballon sur les extérieurs pour jouer dans les intervalles. Ils ont passé leur temps à jouer au pied, à faire du jeu à une passe. Mais ils nous ont dominés devant, donc nous ne pouvons nous en prendre qu’à nous mêmes. » Le sélectionneur gallois, Warren Gatland, a beau ergoter sur le manque d’esthétisme de la performance des Irlandais, il n’a pas caché la réalité. À Lansdowne Road, il y a quinze jours, le XV du Trèfle a littéralement pulvérisé (26-3) le double champion en titre qui n’avait pas reçu pareille gifle dans le Tournoi des 6 Nations depuis huit ans (défaite 31-5 contre l’Irlande le 26 février 2006). À croire que les Verts auraient trouvé la recette miracle pour contrer les Gallois... TOUCHE : VARIER LES CIBLES Que les Français se réjouissent, celle-ci est on ne peut plus simple. Même si le nouveau sélectionneur des Irlandais, Joe Schmidt, est connu pour figurer parmi les plus fins techniciens du circuit mondial, les coéquipiers de Brian O’Driscoll n’ont pas révolutionné le rugby pour infliger aux Gallois une véritable correction. La fameuse recette ne compte même que deux ingrédients : touche, et ballon portés. En ce qui concerne la touche, l’Irlande a assuré 16 de ses 17 lancers par effectués par Rory Best et Sean Cronin. Le seul déchet a d’ailleurs été largement compensé par deux munitions subtilisées à l’alignement gallois. Pour prendre l’avantage sur son homologue gallois, l’alignement irlandais a veillé à varier ses cibles : sur seize lancers, six ont été effectués sur le géant du Leinster, Devin Toner (plus grand joueur du Tournoi qui mesure 2,11 m), quatre sur le capitaine Paul O’Connell, quatre sur le jeune flanker Peter O’Mahony, plus deux sur Jamie Heaslip. Bref, quatre options qui constituent des rampes de lancement idéales pour construire les ballons portés par lesquels les Irlandais ont mis les Gallois au supplice. Du jeu axial, direct et redoutable. En tout et pour tout, ils ont initié neuf mauls et causé des dégâts considérables : « Les Irlandais ont marqué environ vingt points sur cette seule phase de jeu », reconnaissait ainsi Gatland à l’issue de la rencontre. Le pire, c’est que les Gallois s’y étaient préparés : « Nous avions insisté sur la défense des ballons portés toute la semaine. » Enfin, les Irlandais se sont appuyés sur une défense de fer : sur 131 plaquages effectués, seulement neuf ont été manqués, soit 94 % de réussite. Une vraie leçon d’efficacité et un message à destination des Bleus qui, eux, ont manqué dix-neuf plaquages contre l’Italie (87 % de réussite). DISCIPLINE : LES DIABLES ROUGES PERDENT LEUR SANG-FROID Pas aussi dominateurs que lors des deux précédentes éditions, les Gallois se mettent trop souvent à la faute. La gifle irlandaise fut d’ailleurs largement facilitée par ces erreurs. Là encore, Gatland avait prévenu ses hommes : « Nous avons passé la semaine à répéter qu’il ne fallait pas faire de faute, et nous concédons dix-sept pénalités », pestait-il après le match. Symbole de cette indiscipline, le sulfureux Mike Phillips a écopé d’un carton jaune pour s’être accroché avec Rob Kearney. Autres coupables : le pilier Gethin Jenkins et le flanker Dan Lydiate, respectivement pénalisés à trois et quatre reprises. Enfin, une statistique, pour le moins étonnante au vu du gabarit de l’intéressé : contre l’Irlande, le colosse du Racing, Jamie Roberts a manqué trois plaquages sur sept. S’agirait-il d’une faillite passagère ? Contre l’Italie, Roberts avait fait un sans faute (neuf réalisations). Reste que s’il évolue aux côtés de l’ouvreur Rhys Priestland, réputé irrégulier au plaquage, les Bleus seraient bien inspirés de tester la perméabilité de cette zone… ■ Paul O’Connell assure la prise de balle en touche face aux Gallois, soutenu par Devin Toner et Cian Healy. Les Bleus sauront-ils égaler les Irlandais dans l’exercice vendredi prochain ? Photo Icon Sport Dossier 5 LUNDI 17 FÉVRIER 2014 - MIDI OLYMPIQUE LA NOUVELLE CONVENTION LNR-FFR POUVAIT PERMETTRE AU STAFF DU XV DE FRANCE DE PROTÉGER LES JOUEURS DE SON CHOIX POUR LES TROISIÈME ET QUATRIÈME MATCH DU TOURNOI. MAIS L’ARTICLE EN QUESTION A ÉTÉ SNOBÉ. LA CONVENTION DISCRÉDITÉE Par Grégory LETORT [email protected] P aul Goze évoquait « l’esprit et la règle » pour parler de l’article polémique (3.1.3 - alinea B) de la nouvelle convention LNR-FFR. Quel esprit et quelle règle ? Des mois de négociations, une prolongation de six mois de l’ancienne convention (du 30 juin 2013 au 31 décembre) pour aboutir à quoi ? À un article bancal indiquant que les trente Bleus retenus pour affronter le pays de Galles seraient mis à disposition de leurs clubs pour la 19e journée de Top 14 et qu’ils seraient autorisés « après concertation » « à jouer sauf avis contraire du staff du XV de France motivé par la situation individuelle du ou des joueurs concernés ». Par concertation, FFR représentante du staff des Bleus et LNR représentante des clubs n’entendaient visiblement pas la même chose. « Ils ont signé » d’un côté - « ils nous ont dupé » de l’autre. Côté fédération, concertation équivalait à discussion téléphonique et explication des choix. Côté clubs, concertation équivalait à une visite à l’entraînement e t u n e ren con tre ent re st affs médicau x . Incompréhension et mésentente patente. Alors si Philippe Saint-André espérait inciter les clubs à mettre au repos les douze joueurs ayant été titularisés lors des deux premiers matchs du Tournoi, il a seulement été à moitié écouté. UNE NOUVELLE CONCERTATION DANS UNE SEMAINE PSA espérait protéger douze de ses Bleus ? Sept n’ont effectivement pas joué : Plisson, Papé, Huget, Nyanga, Dulin, Fofana et Le Roux, qui était de toute façon forfait. Pour Jean-Marc Doussain, Saint-André était prêt à une concession et avait accepté l’idée de le voir jouer. De fait, le numéro 9 a joué de bout en bout finissant même le match à l’ouverture. Par rapport aux préconisations, Guy Novès parlait d’exception : « À part Jean-Marc Doussain, nous les avons respectées au maximum. » Toulouse, qui a mis en congés Yoann Huget et Yannick Nyanga, a donc finalement réalisé 50 % des rêves de Saint-André puisque Louis Picamoles est lui entré à la mi-temps. Si le Stade toulou- sain par la voix de son président René Bouscatel avait été le le club le plus audible pour vitupérer contre cette convention, d’autres se sont engouffrés dans la brèche de façon discrète. Clermont a fait jouer Domingo vingt-trois minutes, Toulon a utilisé Bastareaud cinquante-cinq minutes et Montpellier a confié le flanc droit de sa mêlée pendant trente-six minutes à Nicolas Mas… Que risquent-ils ? Visiblement rien. Aucune amende ou sanction n’est mentionnée dans cet article. Les présidents des deux institutions - LNR et FFR - ont aussi choisi pour le moment de garder le silence. Les douze Bleus que Saint-André espérait protéger étaient aussi attendus vendredi à Marcoussis : les exemptés et les Clermontois sont arrivés samedi quand les autres Bleus sont arrivés dimanche dans la matinée au CNR soit quatre jours avant le troisième match du Tournoi au pays de Galles décisif pour le grand chelem… Un groupe des trente où le tiers des joueurs (neuf exactement) a joué donc quatre-vingts minutes, avec une petite incertitude concernant Mathieu Bastareaud et avec un appelé de dernière minute, Wenceslas Lauret remplaçant son coéquipier Luc Ducalcon. Heureusement que dans une semaine toutes les parties prendront part à une nouvelle concertation. En théorie, le staff des Bleus peut demander la mise au repos des joueurs de son choix pour la 21e journée de Top 14 (28 février ou 1er mars), une semaine avant Écosse France. Après tout, le staff peut toujours demander… ■ Le temps de jeu des Bleus ce week-end Ménagés > Plisson, Papé (Stade français), Huget, Nyanga (Toulouse), Dulin (Castres), Fofana (Clermont), Le Roux (Racing-Metro). Ils ont joué > Picamoles (40 minutes), Doussain (80), Maestri (68), Médard (80), Fickou (80) (Toulouse) ; Flanquart (80), Bonneval (80) (Stade français) ; Debaty (57), Domingo (23), Lapandry (65), Chouly (15) (Clermont) ; Mas (36) (Montpellier) ; Vahaamahina (80) (Perpignan) ; Ducalcon (69), Lauret (69), Szarzewski (68), Macheneaud (63), Andreu (80) (Racing-Metro) ; Bastareaud (55), Bruni (50), Mermoz (25) (Toulon) ; Forestier (80), Mach (61), Diarra (80), Tales (74) (Castres). Ils se sont blessés > Ducalcon (Racing-Metro), Kayser (Clermont). Il est incertain > Bastareaud (Toulon). Jean-Marc Doussain, titulaire lors des deux premiers matchs du Tournoi, a joué les quatre-vingts minutes de Biarritz - Toulouse samedi. Actualité KAYSER ET DUCALCON SONT FORFAIT CE WEEK-END, BLESSÉS EN CLUB. LE CENTRE DE TOULON A ÉGALEMENT ÉTÉ TOUCHÉ, ALORS QU’IL DEVAIT ÊTRE MÉNAGÉ… DE QUOI SEMER LE DOUTE CHEZ LES BLEUS. L’INCERTITUDE BASTAREAUD P hilippe Saint-André le craignait, le savait même. Depuis qu’il est en poste, chaque week-end de Top 14 précédent un rassemblement du XV de France a donné lieu à son lot de forfait(s). Une seule exception à ce cinglant constat, le week-end d’avant France-Angleterre où, comme par hasard, 23 des 30 Bleus étaient préservés en vertu de la nouvelle convention FFR-LNR. Alors, vendredi soir, avant le début des matchs, Saint-André se montrait presque philosophe au téléphone... résigné et s’attendant au pire. Le pire, cela aurait été une blessure de Doussain. Le demi de mêlée titulaire des Bleus a dû se coltiner 80 minutes à Biarritz sur un terrain détrempé, lourd et usant au niveau physique. Dimanche, le Toulousain a regagné Marcoussis sans blessure mais il est le seul du groupe des 30 à avoir débuté trois matchs lors des trois dernières semaines. Du coup, il sera suivi de près lundi et mardi avant que le staff ne décide de le titulariser une troisième fois d’affilée. ÉPAULE DROITE TOUCHÉE Finalement, le pire est venu des avants, avec des forfaits chez les joueurs de première ligne. Vendredi soir, Benjamin Kayser a ainsi joué une petite demi-heure à Grenoble avant de repartir avec une rupture partielle du ligament latéral interne du genou droit. Du coup, le staff des Bleus a appelé Brice Mach en urgence, qui a tenu son rang face à Toulon. Pour préparer le rendez-vous gallois, le Castrais va devoir apprendre le plan de jeu et les combinaisons en touche du XV de France en moins de cinq jours. Pas idéal. Wenceslas Lauret, appelé en rempacement de Luc Ducalcon, touché samedi avec le Racing et lui-même convoqué après la suspension de Slimani, n’aura au moins pas ce problème. Le troisième ligne était titulaire en novembre. Remis de ses problèmes aux ischios-jambiers, il postule pour une place dans le XV majeur, concurrent d’Ibrahim Diarra dans le rôle du fameux plaqueur-gratteur. Compte tenu du faible temps de jeu de Lauret (il a effectué sa rentrée ce week-end, absent depuis le 21 décembre), Diarra partira avec les faveurs des pronostics. Reste un ultime cas épineux : ce dimanche, l’épaule droite de Mathieu Bastareaud suscitait l’inquiétude du staff. Le Toulonnais est revenu de son court séjour sur la rade, avec une contusion à l’articulation. Il faisait partie des 12 joueurs qui auraient dû être préservés si les clubs avaient respecté les termes de la convention. Bastareaud devrait être ménagé en début de semaine, demeurant aux soins, avant de pouvoir postuler, vendredi, aux côtés de Wesley Fofana et, probablement, de Jules Plisson, qui conserverait la confiance du staff. P.-L. G. ■ PAYS DE GALLES CONTRAIREMENT À LEURS FUTURS ADVERSAIRES FRANÇAIS, LES INTERNATIONAUX ONT, DANS LEUR ÉCRASANTE MAJORITÉ, PU BÉNÉFICIER D’UN WEEK-END « OFF ». EN QUÊTE DE REPÈRES, SAM WARBURTON ET GETHIN JENKINS FAISAIENT PARTIE DES RARES JOUEURS À ÊTRE SUR LE PONT. LE REPOS DES GUERRIERS u moment où Luc Ducalcon quittait clopin-clopant le terrain de Colombes face à Bayonne, Jamie Roberts et Dan Lydiate étaient tous les deux laissés au repos. Quand le pilier droit francilien, victime d’une sciatique du côté gauche, voyait ses espoirs de revêtir le maillot bleu vendredi soir au Millennium stadium partir en fumée, ses deux coéquipiers gallois du Racing-Metro profitaient de cette pause pour recharger les accus. À la différence de la France, le repos des internationaux gallois a été scrupuleusement respecté par les régions. Malgré la guerre interne opposant les quatre équipes de la Principauté à leur fédération de tutelle, personne n’a osé braver l’autorité de Warren Gatland. Les entraîneurs des régions ont observé à la lettre l’accord de participation signé en 2008 et qui donne la priorité absolue à la sélection galloise en échange de dédommagements financiers. En contrepartie, le patron néo-zélandais des Diables rouges avait libéré onze internationaux pour prendre part le week-end dernier à la 14e journée de Ligue celte. Il s’agissait essentiellement de joueurs de second plan membres du groupe élargi de trente-cinq joueurs (Ryan Bevington, Sanson Lee, Dan Baker, Ashkey Beck). Mais dans ce petit contingent mis à la disposition des régions, on trouvait également Sam Warburton, Gethin Jenkins, Dan Biggar ou Rhys Webb. Blessés en début de Tournoi, Warburton (épaule) et Jenkins (cheville) avaient effectué leur grand retour comme titulaire lors de la gifle reçue face à l’Irlande (28-6). Mais, en manque de compétition, le capitaine des Lions britanniques et irlandais et l’ancien pilier du RCT ont grappillé de précieuses minutes avec leur équipe de Cardiff en vue du choc face aux Bleus. HOOK RELANCÉ ? À ce titre, Gatland a voulu voir à l’œuvre dimanche après-midi contre Trévise la charnière des Ospreys Webb-Biggar. Pointée du doigt à l’issue de la déroute à Dublin, la paire Phillips-Priestland semble menacée. Le sélectionneur des Diables rouges est surtout exhorté par les observateurs à enfin donner sa chance à l’ouverture à James Hook. La vedette de Perpignan est le seul joueur gallois à avoir ciré le banc lors des deux premières rencontres sans jamais entrer en jeu. Joueur au rôle mineur en sélection, Hook avait d’ailleurs été laissé à l’en- tière disposition de l’Usap. Titularisé à l’arrière, il n’a rien pu faire pour empêcher le naufrage des Sang et Or à Montpellier. Auteur d’une bonne rentrée face à son ancien club de Bayonne, Mike Phillips a, quant à lui, joué dix-huit minutes. Pendant ce temps-là, Luke Charteris soignait sa contracture au camp de base des Diables rouges du Vale of Glamorgan. Engagé dans un véritable contre-la-montre, le deuxième ligne de l’Usap, absent face aux Irlandais, espère être de retour face à la France. Tout comme le futur Clermontois Jonathan Davies. Par contre, le centre Scott Williams a dû jeter l’éponge. L’épaule esquintée à Dublin le fait toujours souffrir. Les Gallois ont mis l’accent la semaine dernière sur les zones de ruck et la défense sur les ballons portés. Ces deux secteurs avaient précipité leur chute brutale face aux partenaires de Paul O’Connell. ■ A Par Jérôme FREDON jerome.fredon@midi-olympique 6 LUNDI 17 FÉVRIER 2014 - MIDI OLYMPIQUE Top 14 19e journée LE MHR CONFIRME Le de la semaine 15 14 13 12 11 10 9 7 8 6 5 4 3 2 1 Médard Ratini Rougerie Sanchou Ranger Trinh-Duc Péjoine Best S. Armitage J. Smith Maestri Mela Chilachava Szarzewski Nariashvili Toulouse Grenoble Clermont Brive Montpellier Montpellier Brive Grenoble Toulon Toulon Toulouse Brive Toulon Racing-Metro Montpellier Par Jean-Marc PIQUEMAL [email protected] Ce sont eux qui - la semaine dernière - ont poussé Toulouse vers une septième place que les hommes de Guy Novès n’avaient plus occupé depuis vingt ans. Ce sont encore ces mêmes Montpelliérains qui, huit jours plus tard, ont remporté contre Perpignan une victoire bonifiée, offrant aux Héraultais une deuxième place synonyme de qualification directe mais surtout d’un nouvel espoir, d’un élan que Fabien Galthié et François Trinh-Duc n’espéraient plus en cette période de l’année. Et même si le trou n’est pas définitif, quatre points seulement séparent Montpellier de Toulouse premier « éliminé », la suite de ce Top 14 s’annonce passionnante à plus d’un titre. C’est ainsi que la première victoire à l’extérieur du Stade toulousain est venue à point nommé avant le déplacement chez le champion de France. On constate d’ailleurs que le calendrier n’a pas fait les choses à moitié puisque Montpellier se déplacera en même temps à Clermont ; tandis que ces quatre clubs, comme tant d’autres, devront composer avec les nécessités du XV de France qui aura joué la veille au pays de Galles. Reste que ce Top 14 demeure formidablement attractif. Pendant que Montpellier avançait de deux cases au classement, le Stade Français et Castres en perdaient une ; Brive et Bordeaux-Bègles échangeaient leurs positions, le premier au terme d’une superbe prestation face aux Parisiens, les seconds sans jouer à Oyonnax mais profitant de la nette LES ÉTOILES ★★★ Péjoine, Sanchou (Brive) ; S. Armitage (Toulon) ; Trinh-Duc, Tulou (Montpellier) ; Rougerie (Clermont) ; Maestri (Toulouse) ; Szarzewski (Racing-Metro). ★★ Da Ros, Mela, Germain (Brive) ; Lyons, Bonneval (Stade français) ; Williams, J. Smith, Chilachava (Toulon) ; Grosso, Diarra (Castres) ; Ranger, Ebersohn, Paillaugue, Nariashvili (Montpellier) ; Hegarty, Ratini (Grenoble) ; Vosloo, Cudmore (Clermont) ; Millo-Chluski, Médard, S. Bezy (Toulouse) ; Broster, Yachvili (Biarritz) ; Brugnaut, Machenaud (Racing-Metro) ; Spedding (Bayonne). ★ Ledevedec, Hauman, Waqaniburotu, Sola, Namy (Brive) ; Bonfils, LaValla, Flanquart, Ioane (Stade français) ; Giteau, Wilkinson, Felsina (Toulon) ; Samson, Wihongi (Castres) ; Géli, Tuitavake, Floch (Montpellier) ; Leo, Hook, R. Taofifenua, Strokosch (Perpignan) ; Kimlin, Best, Hand, Stewart (Grenoble) ; Zirakashvili, Lee, James (Clermont) ; Fickou, Poitrenaud, Doussain, Y. Camara, Picamoles (Toulouse) ; Barcella, Burotu, Furno, E. Lund (Biarritz) ; Battut, Ghezal, Lauret, Planté (Racing-Metro) ; Iguiniz, Fuster, Fonua (Bayonne). Le baromètre des arbitres 3 étoiles : néant 2 étoiles : M. Raynal (Pays catalan); M. Gaüzère (Côte basque-Landes); M. Garcès (Béarn); M. Cardona (Provence); M. Poite (Midi-Pyrénées). 1 étoile : M. Marchat (Midi-Pyrénées). Classement 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 ● ▲ ▼ ▼ ● ● ● ● ▲ ▼ ● ● ● ● CLERMONT MONTPELLIER PARIS CASTRES TOULON GRENOBLE TOULOUSE RACING-METRO BRIVE BORDEAUX-BÈGLES PERPIGNAN BAYONNE OYONNAX BIARRITZ Pts 55 53 52 51 51 49 49 48 45 42 38 38 34 17 J. 19 19 19 19 19 19 19 19 19 18 19 19 17 18 G. 11 10 12 10 10 11 10 10 8 8 7 8 8 3 N. 1 1 0 1 1 1 0 2 2 0 1 0 0 0 Résultats P. 7 8 7 8 8 7 9 7 9 10 11 11 9 15 p. 501 475 370 405 448 354 356 298 363 423 369 287 274 232 c. 361 376 328 335 331 411 309 316 344 416 434 407 340 447 b.o. 5 5 2 5 4 1 5 0 3 4 2 1 0 0 b.d. 4 6 2 4 5 2 4 4 6 6 6 5 2 5 À DOMICILE Pts J. G. 41 9 9 40 10 8 38 9 9 43 10 9 41 10 9 34 9 8 42 10 9 37 10 9 38 10 8 33 8 7 30 9 6 34 9 8 33 9 8 12 9 2 défaite des Catalans à Montpellier On retiendra encore de ce weekend, qui a finalement servi la cause des internationaux, la difficile victoire de Toulon contre Castres et le comportement des supporters toulonnais réservant une ovation à Bernard Laporte privé de vestiaires pendant treize semaines (le manager du RCT a fait appel) et une bordée de sifflets à Rory Kockott qui venait d’officialiser sa décision de rester dans le Tarn, sans toutefois lui faire perdre ses moyens pour passer la pénalité du bonus défensif à la dernière minute du match. Quelques minutes plus tard, les caméras de Canal + s’attardaient sur le sourire de Brice Mach appelé pour Galles France suite à la blessure de Benjamin Kayser. Pour le reste, Biarritz jouera en Pro D2 la saison prochaine. Même Serge Blanco a accepté cette triste sanction sportive. Du coté d’Oyonnax, les joueurs de l’Ain profiteront des deux matchs en retard à jouer à Biarritz le 15 mars et contre Bordeaux-Bègles sans doute le 26 avril, pour pousser Perpignan et Bayonne dans leurs ultimes retranchements. ■ N. 0 1 0 1 0 1 0 0 1 0 1 0 0 0 P. 0 1 0 0 1 0 1 1 1 1 2 1 1 7 p. 336 335 212 289 314 189 231 196 216 260 230 209 176 119 c. 124 171 81 122 148 144 93 120 95 160 173 137 112 163 b.o. 5 5 2 5 4 0 5 0 3 4 2 1 0 0 GRENOBLE - CLERMONT (D) 16 - 13 TOULON - CASTRES (D) MONTPELLIER (O) - PERPIGNAN 19 - 13 50 - 19 BIARRITZ - TOULOUSE 6 - 16 RACING-METRO - BAYONNE BRIVE (O) - STADE FRANÇAIS 18 - 8 28 - 12 OYONNAX - BORDEAUX-BÈGLES reporté Prochaine journée - (20e) - 22 et 23 février Clermont - Montpellier samedi 14 h 30 - M. Minéry - Canal + Grenoble - Biarritz Perpignan - Brive samedi 18 h 30 - M. Péchambert - Rugby + samedi 18 h 30 - M. Clouté - Rugby + Bordeaux-Bègles - Racing-Metro samedi 18 h 30 - M. Attalah - Rugby + Stade français - Oyonnax Castres - Toulouse samedi 18 h 30 - M. Berdos - Rugby + samedi 20 h 35 - M. Lafon - Canal + Sport Bayonne - Toulon dimanche 17 h 05 - M. Gauzère - Canal + Les points > Victoire : + 4 ; nul : + 2 ; défaite : 0. Bonus offensif > Trois essais de différence : +1. Bonus défensif > Défaite de moins de 8 points : +1. Phase finale > Le 1er et le 2e sont qualifiés directement pour les demi-finales. Les quatre suivants disputent des barrages sur le terrain des clubs classés 3e et 4e. La grille finale > 1er contre vainqueur du match 4e - 5e. 2e contre vainqueur du match 3e - 6e. H Cup > Les six premiers joueront la H Cup 2013-2014. Une septième sera donnée au vainqueur du Challenge européen ou au septième du championnat. Relégations > le 13e et le 14e descendent en Pro D2. Oscar L’ de la semaine JEAN-BAPTISTE PÉJOINE DEMI DE MÊLÉE DE BRIVE Comme le grand vin, il ne cesse de se bonifier avec l’âge. Le demi de mêlée de Brive, JeanBaptiste Péjoine (33 ans), réalise une magnifique saison. Véritable métronome de son équipe, il a une nouvelle fois été étincelant samedi soir lors de la victoire bonifiée face au Stade français (28-12). Patron du replacement défensif, animateur hors pair, il a aussi été un parfait régulateur. Capable de gérer les temps faibles quand le CABCL était sous pression, de placer quelques coups de pied salvateurs derrière son paquet d’avants et surtout d’alterner entre temporisation et accélération. Le parfait exemple fut le deuxième essai signé Guillaume Namy, au bout d’une énorme séquence de jeu mené de mains de maître par Péjoine, capable de solliciter ses avants à bon escient puis d’écarter au moment opportun. J. Fa. ■ b.d. 0 1 0 0 1 0 1 1 1 1 2 1 1 4 À L'EXTÉRIEUR Pts J. G. 14 10 2 13 9 2 14 10 3 8 9 1 10 9 1 15 10 3 7 9 1 11 9 1 7 9 0 9 10 1 8 10 1 4 10 0 1 8 0 5 9 1 N. 1 0 0 0 1 0 0 2 1 0 0 0 0 0 P. 7 7 7 8 7 7 8 6 8 9 9 10 8 8 p. 165 140 158 116 134 165 125 102 147 163 139 78 98 113 c. 237 205 247 213 183 267 216 196 249 256 261 270 228 284 b.o. 0 0 0 0 0 1 0 0 0 0 0 0 0 0 b.d. 4 5 2 4 4 2 3 3 5 5 4 4 1 1 XV Le point Top 14 19e journée 7 LUNDI 17 FÉVRIER 2014 - MIDI OLYMPIQUE Coup de sifflet Coup de rattrapage TOULOUSE Mayol défend Armitage mais siffle Kockott PREMIÈRE ! Par Grégory LETORT, envoyé spécial [email protected] I « l était temps », a soufflé Vincent Clerc, l’ailier international. Depuis le 30 mars 2013 ils attendaient ça : un succès à l’extérieur en Top 14. Dix matchs et autant d’échecs. Dos au mur, une semaine après avoir été battu par Montpellier et éjecté du Top 6, Toulouse a réagi. « Pas de soulagement, du plaisir » a répondu le manager Guy Novès. Il n’était quand même pas écrit que son équipe se montre hermétique au stress après la claque. Le capitaine Romain Millo-Chluski le savait : « Après la déconvenue contre Montpellier, il fallait se remettre en selle, sans cogiter ni perdre de temps. Cela concrétise les efforts d’une semaine sous pression. Tout le groupe a réagi. » Y compris les internationaux donc. Fickou auteur d’un essai, Maestri capitaine de touche efficace, Picamoles tonitruant et Doussain certes en difficulté dans le rôle du buteur mais tellement précieux. « Le retour de certains a fait du bien au moral des troupes. Ils ont accompli le boulot qu’on attendait d’eux. Ils ont joué sans retenue pointait Novès. Permettre à leur équipe de gagner : humainement c’est fort. Ils ont senti que leur présence avait été déterminante. Ça va les ren- Il fallait probablement s’y attendre même si les supporters toulonnais avaient légitimement, récemment, demandé l’arrêt immédiat des sifflets contre Delon Armitage… Le fait est que Rory Kockott, dont le sens du timing quant à ses décisions demeure un mystère, a été conspué par le public de Mayol, au lendemain de l’annonce de son choix de demeurer à Castres malgré le précontrat paraphé en faveur du RCT. « Je comprends la frustration du public qui aurait aimé l’avoir sous ses couleurs, soufflait l’entraîneur tarnais David Darricarrère. Mais c’est un beau joueur et ça m’embête toujours de le voir sifflé. Bien sûr, il a manqué deux coups de pied contre le vent, ainsi que quelques gestes techniques. Mais si les sifflets l’avaient perturbé, il aurait probablement manqué la pénalité du bonus défensif, qui n’était pas évidente. » Également « chatouillé » par ses futurs ex-partenaires, le demi de mêlée sud-africain faisait quant à lui contre mauvaise fortune bon cœur. « Ces sifflets, c’est normal… C’est le sport pro. En tant que professionnel, on se doit de faire abstraction de ces sifflets. Ne tentons pas de l’expliquer, il faut faire avec. Et puis, être sifflé à l’extérieur est meilleur signe qu’être sifflé à domicile (rires). Ce que les gens doivent comprendre, c’est que ma décision allait au-delà du cadre du rugby, a été nourrie de facteurs personnels. Jusqu’à avant-hier, il restait des choses à régler… J’espère avoir effectué le meilleur choix possible. » Castrais comme Toulonnais n’en espèrent pas moins. N.Z. ■ dre encore plus forts. » Le sentiment du devoir accompli flottait dans l’air. Sans regrets vraiment ? « Nous n’avons pas les moyens d’être frustré », découpe Novès. Et pourtant, son équipe était de taille pour conquérir bonus offensif. EN PROGRÈS « Le match n’a pas été trop dur. En première mi-temps, nous passons trentecinq minutes dans le camp biarrot. Il ne pouvait pas nous arriver grandchose », reconnaissait le patron. Reste une progression palpable : « On aurait pu se mettre à l’abri plus tôt et concrétiser davantage. Mais le contenu était bien meilleur que face à Montpellier », insistait Clerc. Toulouse n’a pas joué la peur au ventre malgré les attentes à son égard et c’est un enseignement. Toujours septième mais toujours en course. Clerc rappelle : « Rien n’est acté mais on a fait ce qu’il fallait pour espérer. » ■ Coups de sifflet... Ça cartonne pour l’Usap Samedi, l’Usap a décroché à Montpellier la place de coleader au classement des équipes les plus sanctionnées du Top 14. Les cartons reçus, en début de deuxième période, par Dan Leo et Alasdair Strokosch pour fautes répétées ont porté à vingt-cinq le nombre d’exclusions temporaires écopées par Perpignan cette saison. Les Catalans peuvent au moins se consoler de n’avoir encore reçu aucun carton rouge, au contraire de Grenoble, l’autre coleader dans cette catégorie avec trois exclusions définitives (22 jaunes, 3 rouges). Cette indiscipline chronique à l’extérieur coûte très cher à l’Usap même si, samedi, Montpellier avait déjà affirmé sa supériorité et creusé l’écart. V. B. ■ Clément Poitrenaud et Gaël Fickou se congratulent. Photo M. O. - D. P. Coup du chapeau Coup de rouge Question esthétique, Alipate Ratini n’est pas Sivivatu. L’international fidjien à VII est plutôt du genre à rester collé sur sa ligne de touche et à attendre les bons ballons. Question efficacité par contre, et c’est finalement le plus important, l’ailier grenoblois n’a que peu d’égal dans le Top 14. Après avoir mis à genou Castres puis Toulon, sur un exploit personnel et une interception offrant à chaque fois une victoire inespérée aux Isérois, Ratini a encore une fois fait parler sa pointe de vitesse exceptionnelle. Sur un ballon de contre poussé au pied par un coéquipier, il a déposé tous les Clermontois pour aller inscrire en fin de match l’essai de la victoire des Grenoblois. Un troisième succès face à un cador dans lequel Ratini est directement impliqué. Et qui propulse le FCG en bonne position pour la qualification. Lé. F. ■ Que serait-il advenu entre le Racing-Metro et Bayonne si le flanker Julien Puricelli n’avait pas écopé d’un carton rouge pour plaquage dangereux ? « À cet instant (9-8, 59e, N.D.L.R.), répond Christian Lanta, j’ai le sentiment que le Racing doute, qu’il n’a plus la maîtrise du ballon. Si nous restons à quinze, peut-être que l’issue n’est pas la même » Seulement, l’arbitre a appliqué le règlement à la lettre. Christian Lanta n’a d’ailleurs pas contesté la décision de M. Marchat mais regretté que Puricelli, « un gentleman » dixit le manager, soit expulsé alors que l’action aurait mérité une autre interprétation : « Il (Planté) est déjà en l’air lorsque Julien plaque. Il n’y a aucune intention de faire un tel geste, juste un phénomène biomécanique. » Et de conclure ironiquement : « J’aimerais que toutes les décisions soit prises avec autant de rigueur. Et peut-être un peu moins de psychologie. » A. B. ■ Statistiques individuelles Réalisateurs Joueur Club Pts Journée 1. Germain 2. Wilkinson Brive Toulon 222 202 +13 +14 3. P. Bernard Bordeaux-Bègles 197 4. Hook 5. James Perpignan Clermont 183 179 6. Bustos Moyano Bayonne 167 7. Paillaugue 8. Sexton Montpellier Racing-Metro 157 147 9. Urdapilleta Oyonnax 144 10. Kockott Castres 129 Club +12 +20 +6 +8 Pourcentage 1. Paillaugue Montpellier 88,1 % 2. Hart 3. Giteau Grenoble Toulon 81,8 % 81,5 % 4. Wilkinson Toulon 79,1 % 5. Urdapilleta 6. Sexton Oyonnax Racing-Metro 79,0 % 78,7 % 7. P. Bernard Bordeaux-Bègles 77,4 % 8. Palis 9. Germain Castres Brive 75,6 % 75,5 % 10. Hook Perpignan 75,3% 137 passes de moyenne à domicile pour Toulon Réussite (minimum 25 tentatives) Joueur Avec 1 371 passes effectuées cette saison en dix matchs à domicile, le RCT est l’équipe du Top 14 qui se passe le plus le ballon à domicile et celle qui se possède le meilleur ratio avec 137 passes par match de moyenne, devant Toulouse (131) et Clermont (127). En queue de peloton, on retrouve Oyonnax (76) et Grenoble (72). Pour autant, les Varois ne sont pas les plus « efficaces » puisqu’il leur faut en moyenne 6 franchissements et 46 passes par essai alors qu’Oyonnax n’a besoin que de 2 franchissements pour marquer et Clermont, 32 passes. Joueur Club Brive Toulon Journée 58 54 3. Bustos Moyano Bayonne 48 4. P. Bernard 5. Hook Bordeaux-Bègles Perpignan 47 44 - James +3 +4 +4 Clermont 44 7. Sexton 8. Urdapilleta Racing-Metro Oyonnax 41 40 +2 9. Yachvili Biarritz 34 +2 - Montpellier 34 +4 Paillaugue Marqueurs Joueur 1. Talebula Club Bordeaux-Bègles 2. Guitoune Perpignan 9 3. Giteau 4. Tian Toulon Oyonnax 8 6 - Stade français 6 6. Rokocoko - Garvey Bayonne Castres 5 5 - Clermont 5 Andreu 10. Trinh-Duc Racing-Metro Montpellier 5 4 - Plisson Stade français 4 - Connor Malzieu Bordeaux-Bègles Clermont 4 4 - Nakaïtaci Clermont 4 - Nalaga Sivivatu Clermont Clermont 4 4 - Audrin Montpellier 4 - Gorgodze Nagusa Montpellier Montpellier 4 4 - Tulou Montpellier 4 - D. Armitage Mermoz Toulon Toulon 4 4 - D. Smith Toulon 4 - Gear Huget Toulouse Toulouse 4 4 - Médard Toulouse 4 Arias Vosloo Oscar Pénalités 1. Germain 2. Wilkinson Puricelli par ippon Essais Journée 10 +1 L’essai le mieux construit du mois de septembre a été remis à l’Usap, lors du match nul face au Racing-Metro. Justin Purll et Wandile Mjekevu, grands artisants d’un essai inscrit face à Montpellier (6e journée) ont reçu le Trophée des mains de Christian Terral, adhérent Gédimat Puy-de-Dôme. Un chèque de 1000 €, ainsi que du matériel de rugby, ont été remis au club de jeunes de l’ASMCA. Ratini, encore lui! +1 +2 Midol Grenoble et Fabien Gengenbacher sous les projecteurs Brillant vainqueur de Clermont, Grenoble sera fêté, mardi 25 février pour la remise de l’Oscar Midi Olympique à son arrière Fabien Gengenbacher. Plus de mille privilégiés sont attendus autour de l’équipe au grand complet : partenaires, supporters, personnalités politiques, économiques et médiatiques de la région sont invités pour une grande soirée de célébration dans le Village Club Partenaires du stade Lesdiguières. Une cérémonie haute en couleurs présentée par le duo composé de Jean Abeilhou et Romain Magellan, durant laquelle quatre films seront diffusés, rendant ainsi hommage à Fabien Gengenbacher et à la belle année grenobloise. 8 Top 14 19e journée LUNDI 17 FÉVRIER 2014 - MIDI OLYMPIQUE Brive - Stade français : 28 - 12 > Les Parisiens perdent le fil ➠ Le plan des Parisiens était simple : profiter des ballons rendus au pied par les Brivistes pour relancer le jeu au moyen de son triangle arrière explosif (Ioane, Bonneval, Vuidravuwalu). « Brive préfère généralement renforcer son fond de terrain au détriment du premier rideau, détaillait Quesada. L’idée était de profiter de ces espaces sur la largeur en relançant les ballons rendus au pied. » Un plan qui fonctionna a merveille dans le premier acte, où Ioane et Bonneval ont pu, malgré un terrain très gras, faire l’étendue de leurs qualités de relanceurs. Et puis, plus rien : « On l’a fait deux ou trois fois, cela fonctionnait, et puis on a arrêté en jouant trop au pied, déplorait Quesada. Au lieu d’accélérer les ballons, de se faire trois passes, et de jouer dans les intervalles laissés par la défense briviste, on s’est débarrassé du ballon au pied. Ça nous a sorti du match. » S. V. ■ Micro... STADE FRANÇAIS MALGRÉ DES AMBITIONS OFFENSIVES, LES PARISIENS ENCAISSENT LEUR DEUXIÈME DÉFAITE NON BONIFIÉE EN DEUX DÉPLACEMENTS. RAGEANT. NUIT DE DÉBAUCHE Ici au relais, le talonneur François Da Ros, propulsé taulier du poste en l’absence de Ribes, a été décisif samedi soir. Comme son coéquipier Thomas Sanchou, actif dans le ruck sur cette action, et qui a offert le bonus offensif aux siens. Photo M. O. - Bernard Garcia FRANÇOIS DA ROS ET THOMAS SANCHOU - TALONNEUR ET CENTRE DE BRIVE MOINS UTILISÉS DEPUIS LE DÉBUT DE SAISON, ILS ONT CHACUN INSCRIT UN ESSAI ET APPORTÉ UN VENT DE FRAÎCHEUR DANS LEUR ÉQUIPE. SECONDS COUTEAUX, DEUXIÈME LAME C Par Jérémy FADAT, envoyé spécial [email protected] ette saison, il y a eu les charges de Koyamaibole, les intimidations de Ribes et Mela, les éclairs de Swanepoel, les caramels de Mignardi ou la science de Péjoine… Que de titulaires indiscutables. Face à Paris, la lumière est pourtant venue d’au-delà. D’un effectif annoncé serré, et de son étendue insoupçonnée. « On parle de profondeur mais depuis le début, on prouve que le groupe est homogène, quel que soit le poste », pose François Da Ros. Le talonneur, caution de cette théorie samedi avec Thomas Sanchou, aligné au centre. Da Ros, taulier du poste en l’absence de Guillaume Ribes mais pointé après la déroute de la touche corrézienne une semaine avant (huit ballons perdus). « Je restais sur deux mauvaises sorties, avoue-t-il, contre Toulon où, par ma faute, on a peutêtre pris quatre points au lieu de cinq, puis à Bayonne où l’on n’a pas su s’adapter. Guillaume fait une saison magnifique, j’essaye d’être au niveau et je m’étais mis une grosse pression… Mais je voulais me racheter et on a énormément travaillé dans la semaine pour peaufiner le timing et bosser de nouvelles touches. Cela a payé. » DA ROS : « MON PREMIER ESSAI EN PROFESSIONNEL » En leader de vestiaire, Da Ros devait une réponse et le staff l’a compris. Et anticipé. Didier Casadéi a cherché à le rassurer à sa manière : « J’aime beaucoup la personnalité de François et il devait comprendre qu’à Bayonne, on a tous été mauvais : l’entraîneur, le lanceur et le chef de touche. Mais on ne pouvait pas avoir l’un des meilleurs alignements de France à mi-saison et être devenus nuls comme ça. Il y avait des explications et on a cherché à mieux analyser les choses la semaine passée. » Résultat : un quasi sans-faute de Da Ros en touche, une activité débordante dans le jeu et un essai. Celui qui a délivré le CABCL. « C’est mon premier en professionnel, se réjouit-il. Et cela fait pas loin de dix ans que je n’en avais pas SANCHOU : « CINQ ANS QUE J’ATTENDAIS CE MATCH » Sanchou, autre grand bonhomme de ce « ticket » pour la survie. Auteur d’une passe décisive et de l’essai du bonus dans les arrêts de jeu, après une interception et une course de soixante-dix mètres. Comme dans un rêve. Avec préméditation : « Je dis à Thomas Laranjeira de me couvrir car je joue l’interception. Quand le ballon me parvient, je pense au bonus. Puis à Bonneval que je sens revenir sur moi. La peur fait aller plus vite… » Course vers la gloire, pour rattraper le temps perdu. Mardi dernier, Nicolas Godignon confiait que le joueur « avait les crocs », qu’il était l’heure de le lâcher dans l’arène. « Cela fait un mois et demi que je suis en forme, place Sanchou. J’étais un peu frustré de n’être que remplaçant, demi de mêlée ou centre. Je travaille depuis six mois pour ça. Tout n’avait pas tourné en ma faveur… » Référence au carton rouge « casquette » reçu à Grenoble ou au jaune écopé après son entrée face à Toulon. « Celui qui sent les coups chez nous, c’est « Casa », affirme Godignon. Il savait que sa fraîcheur serait déterminante. On l’a envisagé à Bayonne et là, il était notre premier choix. » Casadéi confirme : « On l’a rongé un peu et il paraissait saignant. C’est un mec en or, un vrai homme de club, fiable et sain. Il a été malheureux deux fois et il avait tellement envie de bien faire. » Devoir accompli. Après les passages « galère » à Castres, la soif de revanche l’a emporté. « Cela fait cinq ans que je suis habité par ce sentiment, concède l’intéressé. Chaque samedi, je dois prouver. On m’a trimballé à gauche et à droite, du centre à la mêlée et on me faisait entrer pour tenter quelque chose en fin de match. Me refixer au centre m’est bénéfique. J’y ai le plus de repères et n’ai pas la faculté de commander comme Péjoine et Neveu. Je suis plus un soldat. Quand le résultat est là, le plaisir est immense. Cinq ans que j’attendais ce match. Je me sentais si bien. J’aurais été frustré de ne pas marquer. » ■ 28 - 12 Les stats BRIVE > 15. Germain ; 14. Namy (22. Mafi 73e), 13. Mignardi (21. Laranjeira e 61 ), 12. Sanchou, 11. Radikedike ; 10. Sola, 9. Péjoine (20. Neveu 73e) ; 7. Waqaniburotu, 8. Koyamaibole (19. Hirèche 67e), 6. Hauman ; 5. Mela (cap.), 4. Ledevedec (18. Pinet 58e), 3. Buys (23. P. Barnard 48e), 2. Da Ros (16. Acosta 73e), 1. Asieshvili (17. Shvelidze 48e). STADE FRANÇAIS > 15. Bonneval ; 14. Vuidravuwalu (21. Arias 61e), 13. P. Williams, 12. Bosman, 11. Ioane ; 10. M. Steyn, 9. Dupuy (cap.) ; 7. S. Nicolas (19. Macome 51e), 8. Lyons (22. Garrault 73e), 6. LaValla ; 5. Mostert, 4. Flanquart, 3. Attoub (23. Taulafo 51e), 2. Bonfils (16. Van Vuuren 74e), 1. H. Van der Merwe. À BRIVE - Samedi 19 heures 10 780 spectateurs. Arbitre : M. Raynal (Pays catalan). Note : ★★. Évolution du score : 0-3, 0-6, 3-6, 6-6 (MT); 6-9, 9-9, 16-9, 16-12, 21-12, 28-12. BRIVE : 3E Da Ros (53 ), Namy (71 ), Sanchou (80 ) ; 2T (53e, 71e), 3P (32e, 40e, 48e) Germain. e e e STADE FRANÇAIS : 4P M. Steyn (10 , 23 , 46 , 58 ). Carton jaune : Vuidravuwalu (51e, antijeu). Non entrés en jeu : 17. Frou, 18. Van Zyl, 20. Kingi. e e e e LES ÉTOILES ★★★ Péjoine, Sanchou. ★★ Da Ros, Mela, Germain ; Lyons, Bonneval ★ Ledevedec, Hauman, Waqaniburotu, Sola, Namy ; Bonfils, LaValla, Flanquart, Ioane. LES BUTEURS Germain : 2T/3, 3P/4. M. Steyn : 4P/4. TEMPS DE JEU : 27 MN ET 32S Pénalités concédées Brive 15 (7+8) Paris 13 (8+5) Plaquages Brive Paris 65 (33+32) 93 (39+54) Franchissements Brive 5 (2+3) Paris 2 (0+2) Turnovers concédés Brive 12 (7+5) Paris 12 (7+5) Passes Brive Paris 80 (24+56) 91 (45+46) usqu’à la veille de cette dix-neuvième journée, le bilan du Stade français à l’extérieur était digne d’un leader : neuf matchs, trois victoires, et deux bonus défensifs. Mais depuis deux semaines, la machine à voyager du Stade français s’est enrayée. Deux défaites sèches et pas le moindre point pris face à Clermont, concurrent direct à la qualification, et samedi soir, contre le promu briviste. Des revers rageants, presque cruels au vu du jeu pratiqué et des efforts déployés. « Ce résultat est très frustrant. En dépit des absences, le groupe avait les moyens de gagner ici. Nous étions venus pour cela », pestait le centre international Paul Williams. « LE GROUPE EST À LA LIMITE DE LA RUPTURE » inscrit en match officiel. Ça soulage et fait du bien à la tête. Sur le coup, je vois Thomas Sanchou qui arrive, porte le ballon, fixe et me passe une offrande. Je l’en remercie. » Tout sauf un hasard. Brive - Stade français J Par Simon VALZER, envoyé spécial [email protected] Le pire, c’est qu’ils étaient en bonne voie pour le faire : « Nous avons créé beaucoup de choses positives en première mi-temps », regrettait le troisième ligne centre David Lyons, remarquable samedi soir. Dominateurs à l’impact, entreprenants et ambitieux en dépit des conditions de jeu, le premier acte ne prédisait en rien une défaite non bonifiée. Que s’est-il donc passé ? Tout d’abord, les hommes de Gonzalo Quesada ont cruellement manqué de réalisme, à l’image de cette situation de « trois contre zéro » sabotée en première période : « Pour moi, c’est un des tournants du match, grimaçait le technicien. Cet essai nous aurait donné treize points d’avance. » Ensuite, ils ont peu à peu perdu le fil d’une stratégie pourtant payante. Manque de lucidité, de réalisme, baisse de forme dans le second acte… ne serait-ce pas là les signes d’une équipe en surrégime ? Le manager parisien Gonzalo Quesada ne disait pas autre chose : « Je peux oublier les internationaux. Mais notre boulot d’entraîneur consiste entre autres à garder de la fraîcheur dans le groupe, et là, un trop grand nombre de joueurs enchaînent les matchs comme Mostert, Van der Merwe ou Bonfils pour ne citer qu’eux… résultat, la fatigue se fait sentir en deuxième période. Le pire, c’est que je n’ai rien à reprocher à mes joueurs : en termes d’engagement, d’efforts, de sacrifices, ils ont été parfaits. Mais là, on touche à nos limites avec un groupe qui tourne moins, et qui se trouve à la limite du point de rupture. » EXAMEN DE GESTION Bref, depuis qu’il est devenu le fournisseur officiel de jeunes talents au XV de France, le Stade français a des problèmes de riche. Maintenant, il va devoir apprendre à composer avec. « Je me demande bien ce qu’on va faire cette semaine, s’interrogeait Gonzalo Quesada, mais au vu de l’état de fatigue des joueurs, j’opterais à première vue pour beaucoup de récupération simplement accompagnée d’une mise en place, car le groupe est cramé. » Hasard du calendrier conjugué à celui du climat, le Stade français recevra le week-end prochain Oyonnax, une équipe qui pourrait presque se plaindre de l’excès de fraîcheur physique imposé par les reports successifs de ses duels contre Biarritz et Bordeaux-Bègles. Un choc des extrêmes que les Parisiens sont pourtant tenus de remporter s’ils veulent résister aux retours de leurs nombreux poursuivants, à savoir Toulon, Castres, Grenoble, Toulouse et le Racing qui ont tous marqué des points le week-end dernier. ■ Le match Brive, de l’usure au bonus Depuis le début de saison, le CABCL avait pris pour habitude d’agresser et d’assommer les ténors d’entrée sur ses terres pour ensuite gérer son avance au score. Samedi, ce fut le scénario inverse. Malgré une entame corrézienne convaincante, c’est le Stade français qui a rapidement pris l’avantage au tableau d’affichage par l’intermédiaire de son buteur sud-africain Morné Steyn. Deux pénalités (10e et 23e) et Paris menait 6 à 0. Et après un échec (27e), Gaëtan Germain retrouvait la mire (31e et 40e) pour ramener son équipe à égalité à la pause (6-6). Mais pendant ce temps, l’entreprise d’usure briviste avait débuté. En conquête, dans les rucks et dans tous les compartiments du jeu. S’ils se permettaient de repasser devant au retour aux vestiaires (9-6, 46e), les hommes de Gonzalo Quesada, diminués et éreintés, étaient sous pression et finissaient par craquer. Un nouveau coup de pied de Germain (48e). Puis le premier coup de massue signé Da Ros (16-9, 53e). Si l’ouvreur de la capitale rapprochait les siens à la 58e (12-16), les troupes de Nicolas Godignon s’offraient une fin de match de folie. D’abord un essai en coin de Namy (71e), avant le feu d’artifice… Interception de Sanchou sur ses trente mètres et sprint pour donner le bonus offensif à AmédéeDomenech (28-12). J. Fa. ■ Top 14 19e journée 9 LUNDI 17 FÉVRIER 2014 - MIDI OLYMPIQUE Montpellier - Perpignan : 50 - 19 Macro... FRANÇOIS TRINH-DUC - OUVREUR DE MONTPELLIER QUELQUES JOURS APRÈS AVOIR ÉTÉ À NOUVEAU ÉCARTÉ DU GROUPE FRANCE, L’HÉRAULTAIS A RÉALISÉ UN MATCH QUASI-PARFAIT. SA RÉPONSE À PHILIPPE SAINT-ANDRÉ. DE FORCE C Par Émilie DUDON, envoyée spéciale [email protected] e Top 14 va vite. Très vite. Au bord du précipice il y a trois semaines, quand il avait remporté - la trouille au ventre - un match capital à domicile face à l’UBB, le MHR s’impose aujourd’hui comme un brillant deuxième du championnat après son éclatante victoire sur Perpignan. « Un grand moment », confesse Fabien Galthié, du même acabit que les succès prestigieux contre Toulouse et Clermont en début de saison. « Sauf que celui-là arrive après un trou d’air et deux mois extrêmement difficiles. » Symbole de ce match « génial », la prestation non moins remarquable de François TrinhDuc. Analyse, point par point. UNE ANIMATION OFFENSIVE TRÈS JUSTE Contrairement à ce que pourrait laisser penser l’écart au score, la victoire montpelliéraine a pris un peu de temps à se dessiner. Ce sont même les Perpignanais qui ont trouvé la faille en premier avec un essai inscrit dès la cinquième minute de jeu, par Mafi. Mais, outre la botte impeccable de Benoît Paillaugue auteur d’un 100 % dans ses tentatives de tirs au but, la conduite du jeu de François Trinh-Duc a permis aux Cistes de se remettre dans le droit chemin et les a tirés vers le haut tout le long de la rencontre. Très efficace dans l’alternance, l’ouvreur a joué juste. Illustration parfaite de cette gestion : les deux essais qu’il a initiés. C’est lui qui était à l’origine de la première réalisation de Ranger qui permettait au MHR de reprendre l’avantage (11e, 13-10) après une double se sautée d’école sur Floch. Il a aussi offert le doublé à l’ailier all black avec une passe au pied millimétrée (et à l’aveugle) dans le dos de la défense perpignanaise, et ainsi permis de faire le break juste avant la pause (36e, 30-16). quante dans ce secteur fut probablement celle de la 77e minute quand il a récupéré un ballon dans un ruck près de sa ligne alors que les Montpelliérains subissaient les assauts de l’Usap, à quatorze contre quinze depuis le carton jaune de Watremez (68e). UN LEADER DE CARACTÈRE « François est un joueur de caractère, il a révélé sa vraie nature. » La performance de l’ouvreur international, intervenue moins d’une semaine après avoir été à nouveau recalé du groupe France, n’étonne pas Fabien Galthié. « Mais ce n’est pas nouveau. Il faisait déjà des matchs comme ça il y a quatre ans et il réalise une très bonne saison. » Intronisé capitaine après la blessure de Ouedraogo, l’ouvreur de 27 ans a su s’imposer et s’épanouir dans son nouveau rôle. « Il ne s’attendait pas à être capitaine, il s’est forcé », confie son entraîneur. Et à ceux qui l’accusent de manquer de mental, il répond « sur le terrain », comme il l’avait déjà fait contre Toulouse ou Clermont plus tôt dans la saison. Ceux qui le connaissent disent de lui qu’il possède « une force de caractère peu commune », à l’image de son ami de toujours, Fulgence Ouedraogo. Leader par l’exemple, François Trinh-Duc a répondu présent samedi après avoir subi un nouveau coup dur dans sa carrière internationale. « Après deux week-ends sans trop jouer, j’avais des fourmis dans les jambes, sourit-il. J’avais envie de montrer que j’étais présent. J’étais partout, je voulais tout donner. Je n’ai plus de voix tellement j’ai crié ! » Démonstration de force : « Je sais que ce sera très difficile à Clermont mais faire un tel match me donne encore plus envie de travailler. […] Je ne suis pas numéro un aux yeux du sélectionneur donc je savais que je n’allais pas rester. Mais ça me fait un peu plaisir et un peu sourire de donner mal à la tête à certains… » Le message est passé. Peut-être faudra-t-il être capable de le renvoyer à Michelin samedi pour qu’il soit entendu. ■ Quelques jours après son éviction du groupe France, François Trinh-Duc, en capitaine exemplaire, a constamment mis son équipe dans l’avancée face à l’Usap. Photo Max Berullier UN JEU AU PIED EFFICACE C’est le reproche perpétuel de ses détracteurs : le jeu au pied de François Trinh-Duc manque de précision et d’efficacité par moments. Sauf que. Le joueur a redoublé d’efforts ces derniers mois et s’est adjoint les services du directeur du coaching à la Fédération français de golf Patrice Amadieu, pour travailler différemment et progresser. Dans le mille. « Sa frappe est plus sèche, plus longue et plus précise », nous confiait Fabien Galthié il y a quelques semaines. On l’a vu samedi. Mis à part deux coups de pied de déplacement ratés, la botte de l’ouvreur a fait mouche. D’abord avec ce drop qui, deux minutes après le premier essai de l’Usap, a permis à son équipe de revenir au tableau d’affichage (7e, 6-7). François Trinh-Duc n’est pas le meilleur dropeur du championnat (six drops) pour rien… Mais il a aussi su utiliser son jeu au pied pour contourner la défense adverse. Sa passe au pied sur le deuxième essai de Ranger en témoigne. Il a également excellé dans l’occupation du terrain, ce qui n’est pas toujours le cas. Trois renvois courts consécutifs ont, en outre, permis de récupérer deux pénalités et d’initier le premier essai du MHR en début de rencontre. « Ça valide un gros travail, se réjouit-il. C’est presque jouissif quand tout marche comme ça. » PERPIGNAN > 15. Hook ; 14. Michel (22. Benvenuti mt) ; 13. Mafi (21. Marty 64e) 12. Piukala, 11. Votu ; 10. Allan, 9. Duvenage (20. Ecochard 48e) ; 7. Strokosch, 8, Leo, 6. Perez (19. Purll mt) ; 5, R. Taofifenua (18. Vilaceca 57e), 4. Vahaamahina ; 3. Jgenti (23. Ion 52e), 2. Guirado (cap.) (16. Terrain 57e), 1. S. Taofifenua (17. Taumalolo 48e). STOP 50 E Par Vincent BISSONNET, envoyé spécial [email protected] t le miracle s’est révélé être mirage. L’assault sang et or, ambitieux, surprenant, porteur d’espoirs, s’est soudainement transfiguré en une traversée du désert, longue et pénible. L’Usap double face a livré sa propre caricature, samedi : capable du meilleur, elle aura malheureusement avant tout montré le pire. « Le match était maîtrisé dans les trente premières minutes. Et après, l’équipe a complètement lâché », regrette Marc Delpoux. « Il n’y avait plus qu’une équipe sur le terrain, reconnaît Patrick Arlettaz. C’est une grosse désillusion. L’objectif était de prendre des points. C’était sans doute trop prétentieux. » Pour la première fois depuis le 21 décembre, l’Usap n’avance pas sur son chemin de croix. Une stagnation implacable. Car un monde de confiance, de repères et de cohésion sépare les deux voisins du Sud. La cinquantaine rougissante, David Marty ne contient plus sa colère : « Nous étions venus voir ce que cela faisait d’être dans le top 6. Tout le monde sait pourquoi l’Usap occupe sa place actuelle. Nous avons pris une branlée. Cela me fait mal au ventre. Je suis touché depuis un moment mais cinquante points, ça m’énerve. » Ce douloureux retour à la réalité prive l’Usap de certitudes et de confiance à l’heure d’entamer le sprint final. « Le résultat est cata. Il n’est pas possible de préparer la fin de saison avec de tels matchs », grimace Marc Delpoux. L’USAP A-T-ELLE DU CARACTÈRE ? « JE ME POSE LA QUESTION » François Trinh-Duc n’est pas qu’un attaquant inspiré, c’est aussi un excellent défenseur. Demi d’ouverture physique (1,86 m, 90 kg), il s’est étoffé depuis le début de sa carrière et sait s’engager quand il le faut. Il subit très peu sur ses plaquages et abat un gros travail sur le plan défensif. Ce fut encore le cas samedi. Il fut même le meilleur défenseur de son équipe (neuf plaquages). Son action la plus mar- MONTPELLIER > 15. Floch ; 14. Ranger, 13. Tuitavake, 12. Ebersohn, 11. Dupont ; 10. Trinh-Duc (cap.), 9. Paillaugue (20. Escande 69e) ; 7. Grant (19. Quercy 74e), 8. Tulou (21. Beattie 58e), 6. Bias (1. Nariashvili 78e-80e-) ; 5. Privat (18. Timani 52e), 4. TchaleWatchou ; 3. Bustos (23. Mas 24e- 32e, 52e), 2. Géli (16. Bianchin 66e), 1. Nariashvili (17. Watremez 64e). PERPIGNAN RUDE COUP D’ARRÊT POUR L’USAP. MAIS L’ESSENTIEL SE TROUVE AILLEURS, AVEC LES LUTTES À VENIR FACE À BRIVE, BIARRITZ OU ENCORE OYONNAX. Plus concrètement, la débâcle de samedi ne bouleverse pas la situation de l’Usap. Son championnat de deuxième niveau va commencer, samedi, avec la réception de Brive avant de croiser le fer, dans les deux mois à venir, avec Biarritz, Bordeaux-Bègles et Oyonnax. Autant de barrages pour le maintien. De confrontations directes à double tranchant : cravache ou crève. « L’Usap a besoin de gagner ses matchs à la maison pour s’en sortir en grattant des points là où elle le peut », annonce le manager. Le joli projet de jeu et les belles intentions ne vaudront alors rien sans une cohésion et un investissement de tous les instants. David Marty sonne le branle-bas de combat : « Je peux déjà vous dire sur quoi Brive va nous prendre : en mêlées et sur les ballons portés. Il faut se préparer en conséquence. Le problème est que l’équipe joue bien mais n’est pas solide sur les bases. À partir de là, le rugby, ça ne marche pas. On va devoir mettre les casques à pointe sinon ça ne passera pas. Je suis très inquiet car j’ai l’impression que l’on n’avance pas. » « Soit on laisse tomber, soit on bataille. Nous sommes dans l’obligation de batailler, rappelle Patrick Arlettaz. Nous sommes tous coupables et devons tous être responsables du sauvetage. » Dans une même posture, au printemps 2012, les Sang et Or avaient trouvé les ressources mentales et collectives pour obtenir, aux forceps, le maintien. La ressemblance s’arrête là. « Ce n’est plus du tout le même groupe. Ce n’est pas possible de comparer », évacue David Marty. À l’époque, l’Usap possédait un des vestiaires les plus soudés et solides, sous la gouverne des Olibeau, Freshwater, Le Corvec, Marty… La nouvelle génération possèdet-elle un caractère de cette trempe ? David Marty, regard en berne, avoue ne pas connaître encore la réponse : « C’est justement la question que je me pose… » ■ MEILLEUR PLAQUEUR DU MATCH Montpellier - Perpignan Samedi, l’Usap avait clairement opté pour une défense agressive. Le principe : une montée collective du rideau défensif pour tenter de mettre la pression sur le jeu d’attaque montpelliérain et éventuellement réussir des interceptions. Le plan a semblé fonctionner en début de rencontre. Mais le MHR a rapidement trouvé la parade et la stratégie catalane s’est retournée contre ses penseurs. Sur une attaque montpelliéraine, à la 13e minute, Duvenage a ainsi vu sa montée en pointe, trop juste, ouvrir une brèche pour un deux contre un, bien joué par Floch et Ranger. À l’origine du deuxième essai, une montée inopportune de Votu a créé un déséquilibre dans une défense sang et or au point de rupture. Enfin, sur la troisième réalisation héraultaise avant la mi-temps, Trinh-Duc, sous la pression de Guirado et de Allan, a ajusté un petit coup de pied judicieux dans le dos des défenseurs pour Rene Ranger. Par le pied de son ouvreur ou par son système de double vague, idéal pour créer de l’incertitude, le MHR aura parfaitement su s’adapter à la défense catalane. V. B. ■ ➠ DÉMONSTRATION > Défense agressive, les limites d’un système Le match 50 - 19 Les stats À MONTPELLIER - Samedi 18 h 30 -12 468 spectateurs Arbitre : M. Gaüzère (Côte basque-Landes). Note : ★★ Évolution du score : 3-0, 3-7, 6-7, 6-10, 13-10, 13-13, 13-16, 16-16, 23-16, 30-16, 33-16 (MT) ; 33-19, 40-19, 43-19, 50-19 (score final). MONTPELLIER : 5E Ranger (11e, 36e), Tulou (31e, 47e), Escande (75e) ; 5T Paillaugue (11e, 31e, 36e, 47e), Escande (75e) ; 4P Paillaugue (32e, 8e, 40e, 57e) ; 1DG Trinh-Duc (7e). Carton jaune : Watremez (68e). Non entré en jeu : 22. Bérard. TEMPS DE JEU : 28 MN ET 8 S Pénalités concédées Montpellier 14 (6+8) Perpignan Festival à la sauce « néo-z » 18 (7+9) Plaquages Montpellier Perpignan 77 (27+50) 115 (57+58) PERPIGNAN : 1E Mafi (5e) ; 1T, 4P (10e, 14e, 24e, 43e) Hook. Cartons jaunes : Leo (46e), Strokosch (64e). Franchissements Montpellier Perpignan 5 (4+1) LES ÉTOILES ★★★ Trinh-Duc, Tulou. ★★ Ranger, Ebersohn, Paillaugue, Nariashvili. ★ Géli, Tuitavake, Floch ; Leo, Hook, R. Taofifenua, Strokosch. Turnovers concédés Montpellier Perpignan LES BUTEURS Paillaugue : 4T/4, 4P/4 ; Trinh-Duc : 1DG/1 ; Escande : 1T/1. Hook : 1T/1, 4P/4. Passes Montpellier Perpignan 8 (5+3) 9 (3+6) 8 (3+5) 112 (58+54) 66 (22+44) « Nous avons passé un grand moment. Cette saison, il y avait toujours un truc qui n’allait pas, il y avait toujours un truc délicat. Là tout est sorti. C’était bien, c’était super. » D’ordinaire mesuré, voire critique, Fabien Galthié ne boudait cette fois pas son plaisir simple, au coup de sifflet final. François Trinh-Duc et ses partenaires venaient de proposer un de leurs plus beaux récitals offensifs, forts d’une confiance optimale et d’une réussite maximale. L’entame de match de l’Usap, concrétisée par un bel essai de Lifeimi Mafi, n’y a rien changé. Dans le sillage d’une charnière très juste dans sa gestion et son animation, la doublette néo-zélandaise Rene Ranger-Alex Tulou, en grande forme, s’est offert un doublé tout en puissance. À la 46e minute, le MHR détenait d’ores et déjà son bonus offensif. La demi-heure suivante aura donné lieu à une attaque-défense sans grand intérêt, l’Usap en venant même à menacer ce fameux cinquième point. Une gratification finalement garantie par une chevauchée victorieuse du rentrant Eric Escande. À la dernière minute, les Catalans auraient tout de même pu sauver l’honneur mais Sébastien Vahaamahina, la tête ailleurs, gâchait un essai tout fait. Quand rien ne va, décidément… V. B. ■ 10 Top 14 19e journée LUNDI 17 FÉVRIER 2014 - MIDI OLYMPIQUE Oyonnax - Bordeaux-Bègles : reporté Le casse-tête du calendrier L’US Oyonnax compte désormais deux matchs en retard. Elle disputera le 15 mars celui contre Biarritz, à Aguilera, initialement prévu le 25 janvier. Les dates libres pour programmer la confrontation avec l’UBB ne sont pas nombreuses. Celle du 8 mars, n’apparait pas cohérente au regard de l’ordre initial des rencontres. Celle du 5 avril n’est pas plus satisfaisante. Son choix conduirait à faire disputer trois matchs consécutifs (après Montpellier le 22 mars et Grenoble le 29 mars) sur une pelouse de Mathon qui, en l’état, n’a pas la capacité à répondre à de telles sollicitations. Reste la date du 26 avril que les deux présidents, Jean-Marc Manducher et Laurent Marti vont demander à la Ligue de valider. J-P. D. ■ BORDEAUX-BÈGLES LES GIRONDINS SERONT REPARTIS DÉÇUS D’OYONNAX, MAIS ILS ONT PARFAITEMENT ADMIS LA DÉCISION DE M. RUIZ JUGÉE JUSTE. TOUT ÇA POUR ÇA OYONNAX AVEC DEUX MATCHS REPORTÉS, LE CLUB DU HAUT-BUGEY NE COMPTE QUE QUATRE POINTS DE RETARD SUR SES RIVAUX DANS LA COURSE AU MAINTIEN. DEUX JOKERS EN MAINS O Par Jean-Pierre DUNAND n aurait pu penser que dans le vestiaire oyonnaxien, l’ambiance serait aussi plombée que le ciel. Joe El Abd, le capitaine de l’équipe de l’Ain a donné le ton en sortant du terrain après l’annonce de la décision prise par M. Ruiz : « C’est frustrant, mais cela fait partie de la vie. Franchement, c’était injouable. Il n’y aurait pas eu de match et nous aurions pris des risques inutiles. Nous attendions ce match. Ne pas le jouer constitue une mauvaise surprise, mais nous allons continuer à faire le maximum, comme nous l’avons fait à Castres. Compter deux matchs en retard, ce n’est pas un problème. » Christophe Urios va même un peu plus loin que son capitaine dans l’analyse de ce deuxième report : « Avec deux matchs en moins nous ne comptons que quatre points de retard sur Bayonne et sur Perpignan. Ces deux reports, nous les prenons comme deux jokers. Ce n’est pas sur nous qu’ils mettent la pression. En revanche, ils vont changer notre fin de calendrier. Nous allons enchaîner quatre déplacements, celui à Castres et ceux à venir à Paris, à Toulon et à Biarritz. Pour notre première saison en Top 14, nous nous démarquons. » Le manager oyonnaxien se veut réaliste : « Il était impensable de jouer, même si le groupe avait bien préparé ce match, même si nous l’attendions. Nous avions déjà vécu ce genre de situation à Biarritz et nous en avions profité pour fêter ensemble le nouvel an. Là on va peut-être célébrer le nouvel an chinois. » DANS L’INTÉRÊT DES JOUEURS S’il plaisante, le manager du Haut-Bugey reste concentré sur la suite de la compétition : « Dès lundi nous allons nous remettre au travail pour préparer le déplacement à Paris. Compte tenu de ce report, il y aura forcément des modifications apportées dans le contenu de cette préparation. » Les joueurs ont eux aussi compris et accepté la décision de M. Ruiz. « Quand on a commencé à s’échauffer, nous pensions que le match pouvait se jouer, mais nous nous sommes retrouvés dans une partie de terrain où nous enfoncions jusqu’aux chevilles. Ce n’était pas jouable », témoigne Damien Lagrange, déçu d’avoir dû regagner les vestiaires sans avoir livré bataille face à l’UBB : « Nous attendions ce match pour valider notre progression. À Castres, nous avions livré un gros match et nous voulions enchaîner. La suite va être difficile avec trois dé- placements consécutifs, mais quand on regarde le classement on peut se convaincre que nous avons encore toutes nos chances. » Faute d’avoir pu disputer leur match contre l’UBB, les joueurs oyonnaxiens ont pu suivre les autres rencontres de la 19e journée et l’idée des deux jokers lancée par Christophe Urios a vite fait son chemin. « Nous aurions tous aimé jouer ce match. C’est frustrant de se préparer et de devoir rentrer aux vestiaires sans jouer. Mais la situation ne nous est pas défavorable », commente le pilier Antoine Tichit. Jean-Marc Manducher, le président de l’USO est lui aussi convaincu que la décision prise était la bonne : « Le choix a été fait dans l’intérêt des joueurs. Il n’y a que cela qui compte. Je suis déçu pour le groupe, pour les supporters, pour les partenaires. Il y aura des incidences financières mais tout cela est bien moins grave que d’éventuelles blessures. À Oyonnax, malgré le froid, malgré la neige, nous avons toujours joué. L’unique report que je garde en mémoire remonte à avril 1997, en quelques heures, près de quarante centimètres de neige étaient tombés sur la pelouse de Mathon. » Ce samedi, c’est la pluie qui a rendu impraticable le terrain oyonnaxien. ■ B ordeaux-Bègles pourra se targuer d’être reparti invaincu du stade Mathon… faute d’avoir pu livrer un duel attendu par les deux camps. Raphaël Ibanez s’est amusé du constat et c’est avec le même sourire, un peu fataliste peut-être, qu’il a évoqué ce report qui a laissé son groupe sur sa faim : « Les conditions étaient très difficiles. Il y avait une décision à prendre, elle a été prise, dans l’intérêt des joueurs. C’était la décision la plus juste. Nous ne sommes pas dans la frustration de ne pas avoir disputé cette rencontre, nous sommes déjà tourné vers la suite. » Les joueurs aussi ont admis. Ils étaient sur le terrain, pour la séance d’échauffement, quand M. Ruiz a pris sa décision et eux aussi ont pu juger de l’état de la pelouse. « À une demi-heure du coup d’envoi, nous nous doutions qu’une décision de report pouvait tomber, mais il n’y avait aucune certitude. Nous étions dans la gestion de l’avant-match et il était important de laisser les joueurs se préparer. C’est ce que nous avons fait », poursuit le manager de l’UBB. « DU SUSPENSE JUQU’AU BOUT » Pour lui, la page du voyage à Oyonnax est tournée, la réception du Racing se profile : « Ce report va modifier notre mode de fonctionnement durant la semaine à venir. Pour moi, c’est une situation nouvelle que je n’ai jamais eu à gérer. » Le contenu de la semaine des Girondins sera modifié pour compenser cette cassure du rythme de la compétition imposée par les aléas météorologiques : « Il va falloir trouver de nouveaux éléments de motivation. Les joueurs étaient concentrés sur ce match à Oyonnax. Le fait de ne pas l’avoir disputé n’est pas anodin. Il faudra refaire de l’influx. Dès lundi, nous allons nous remettre au travail. C’est une situation un peu compliquée, mais nous devons nous en accommoder. » Laurent Marti, le président de l’UBB, a d’autant mieux compris la décision du report que l’état de la pelouse du stade André-Moga, elle aussi soumise aux intempéries, avait contrarié le déroulement des entraînements avant le voyage à Oyonnax : « Ce report constitue un aléa du calendrier. Je suis convaincu que cette décision était la bonne et qu’elle nous a permis d’éviter de graves blessures. C’est le plus important. Il est évident qu’avant d’enchaîner les réceptions du Racing et de Clermont nous aurions préféré rester dans le rythme de la compétition plutôt que d’effectuer un long déplacement pour rien. Avec ce report, il y aura du suspense jusqu’au bout ». J.-P. D. ■ Les raisons du report Les explications de l’arbitre À l’eau quoi ! Une première pour Alexandre Ruiz Les prévisions météorologiques n’étaient pas optimistes et, à Oyonnax, on avait pris ses précautions en bâchant la pelouse. Samedi, en milieu de journée, la pluie s’est invitée à Mathon. Aux environs de 16 heures, elle a commencé à tomber en trombe. Les services techniques de la ville se sont déployés pour évacuer le maximum d’eau dans deux zones particulièrement sensibles, avec des souffleurs thermiques, mais également avec des bêches pour tenter de forcer la capacité d’absorption du sol. Très vite il est apparu que la lutte serait inégale, même quand, peu avant 18 heures, de gros flocons ont succédé à la pluie. Durant la semaine, de gros épisodes pluvieux ont alterné avec de belles éclaircies mais la pelouse de Mathon était déjà gorgée d’eau depuis plusieurs semaines. Le match contre le Racing, le 4 janvier, s’était ainsi déroulé dans des conditions particulièrement difficiles. Le prochain match sur la pelouse oyonnaxienne est prévu le 22 mars face à Montpellier. D’ici là, les services techniques de la ville auront du travail pour remettre le terrain en état. J.-P. D. ■ Alexandre Ruiz, l’arbitre languedocien de la rencontre, s’en est presque excusé : « Une telle décision n’est pas facile à prendre. Pour moi, il s’agissait d’une grande première. » Mais sans chercher à se justifier, il a livré les bases de la réflexion qui, à 18 h 20, l’a poussé à décider le report de la rencontre entre Oyonnax et BordeauxBègles. « Je suis arrivé à Oyonnax à 16 heures. À ce moment, la pelouse était praticable mais il pleuvait déjà beaucoup. Je suis retourné à quatre reprises sur le terrain, avec des baskets, puis avec des crampons pour me mettre en situation réelle. Un quart d’heure avant le coup d’envoi j’ai demandé aux deux présidents et aux deux staffs de m’accompagner sur la pe- louse. Nous avons constaté son état. Elle était gorgée d’eau et potentiellement dangereuse pour la sécurité des joueurs. Il y avait deux zones particulièrement touchées, le couloir des cinq mètres à l’opposé de la tribune principale, et une bande entre les lignes des quarante mètres. Dans de telles conditions, il n’est pas envisageable de mettre en danger l’intégrité physique des joueurs. Il y avait une décision à prendre et elle m’incombait. » Dans sa réflexion, M. Ruiz a totalement occulté le fait qu’Oyonnax compte déjà un match en retard : « Il ne m’appartient pas de faire le calendrier. J’ai pris ma décision à l’instant T, en ne pensant qu’à la sécurité des joueurs ». J.-P. D. ■ Malgré l’intervention des services techniques de la Mairie d’Oyonnax, l’état de la pelouse du stade Charles-Mathon était trop dégradé pour laisser se jouer cette rencontre selon l’arbitre Alexandre Ruiz. Photos Jean-François Basset Top 14 19e journée 11 LUNDI 17 FÉVRIER 2014 - MIDI OLYMPIQUE Biarritz - Toulouse : 6 - 16 Macro... L’interview > Toulouse insiste au pied ➠ Sous la pluie, le jeu au pied fait souvent le difficile. Cela a une nouvelle fois été le cas. Sébastien Bezy, titulaire à l’ouverture face à Biarritz, a beaucoup distribué au pied. Pourtant, cela ne faisait pas forcément partie des plans. Le principal intéressé confirme : « Les conditions climatiques ne nous permettaient pas trop d’écarter. On avait l’ambition de produire plus de jeu mais avec la pluie, mettre du pied pouvait être utile. Sur l’essai, je vois le positionnement de la défense, celui de Gaël (Fickou) je sens qu’il y a un coup à jouer. Je tape pardessus et cette fois, cela nous sourit. » Guy Novès, l’entraîneur toulousain, souligne la force d’adaptation du jeune joueur : « Sur l’essai, il exploite intelligemment le placement des uns et des autres. Il ne pèse pas 100 kilos mais il a tout l’avenir devant lui. » F. D. ■ YOANN MAESTRI - DEUXIÈME LIGNE DE TOULOUSE LE STAFF DES BLEUS N’AVAIT PAS DEMANDÉ SA MISE AU REPOS : IL A PU S’INVESTIR SANS ARRIÈRE PENSÉE CONTRE BIARRITZ OÙ IL ÉTAIT CAPITAINE DE TOUCHE. « Notre destin en mains » BIARRITZ BATTUS POUR LA SEPTIÈME FOIS DE LA SAISON À DOMICILE, LES BASQUES ONT ABANDONNÉ TOUT ESPOIR DE SE MAINTENIR DANS L’ÉLITE. PLONGÉS DANS LE NOIR C Propos recueillis par Grégory LETORT [email protected] match et de réaliser les meilleures performances possibles. le groupe. Mais pour nous c’est plaisant d’avoir des résultats positifs avec le club avant tout. 21 h 25 samedi dans les couloirs d’Aguiléra. Derrière le capitaine Romain Millo-Chluski, Yoann Maestri, son associé en deuxième ligne, est le dernier à sortir du vestiaire où la musique a longtemps résonné. Une victoire à l’extérieur en Top 14 : Toulouse et Maestri n’avaient plus connu ça depuis le 30 mars 2013 et un succès au Stade de France contre le Racing-Metro. Toujours septième et virtuellement non qualifié, le quadruple champion d’Europe a réagi une semaine après sa désillusion contre le MHR. Grâce notamment à l’apport de ses cracks. Avant de laisser ses coéquipiers repartir en bus, Maestri qui a dormi à Biarritz avec les autres Bleus, d’où ils ont rallié Marcoussis, s’est arrêté pour raconter cette victoire. Entre apaisement, joie et délivrance. Avez-vous senti l’équipe touchée par le fait d’être sortie du Top 6 ? Touchée non mais évidemment ça ne nous fait pas du bien. Ce qui est sûr c’est qu’on garde notre destin en mains. On doit donner le maximum. Il faut maintenant qu’à chaque sortie, on essaie d’engranger le plus grands nombre de points. Vous avez été capitaine d’une touche efficace - 100 % sur vos lancers - quand Biarritz a perdu quatre ballons… Ça s’est bien passé. Il y avait un peu de pression : c’était inédit. Mais nous avions bien travaillé comme le font habituellement Yannick Nyanga et Grégory Lamboley. J’ai essayé de m’inspirer d’eux et avec les talonneurs, ça s’est très bien passé. Tout le monde a été réactif et précis, c’était très bien. J’ai été missionné en début de semaine. On a pu travailler sereinement, on a été précis : je crois que ça nous a réussis. Mais bon, ce n’est qu’un match… Peut-on parler de soulagement dans le vestiaire du Stade toulousain ? Oui. Il y a beaucoup de joie d’avoir gagné à l’extérieur, pour la première fois en Top 14 cette saison. On savait que ça allait être dur. Ça l’a été. Avant tout, nous sommes très contents de cette victoire. Y avait-il un stress inhabituel ? Il y avait surtout l’envie de donner le maximum pour recoller au peloton de tête. Maintenant, c’est à nous de continuer sur ce rythme match après Vous faisiez partie de ces internationaux attendus : ce contexte a-t-il rendu ce match plus difficile à préparer à vos yeux ? Non. Honnêtement. Il y a des décisions qui sont prises et qui ne nous regardent pas. Une fois qu’on est engagé sur le terrain et qu’on sait devoir jouer, on donne tout sans tellement réfléchir. La situation l’exige. Il y avait aussi ce côté messie : on attend beaucoup des internationaux. C’est d’ailleurs Gaël Fickou qui marque un essai… Eh bien, tant mieux. Ce qui est sûr c’est qu’en rentrant à Toulouse, on a vu nos coéquipiers se battre à fond et c’était motivant. L’important c’est de se fondre dans la dynamique de groupe pour donner tout. Tous ensemble. Est-ce plus facile dans ces conditions de repartir avec le XV de France ? Bien sûr. Cette victoire fait très plaisir. Surtout pour À BIARRITZ - Samedi 18 h 30 10 123 spectateurs. Arbitre : M. Garcès (Béarn). Note : ★★ Évolution du score : 3-0, 3-3, 6-3, 6-6, 6-13 (MT) ; 6-16 (score final) TOULOUSE : 1E Fickou (38e) ; 1T, 3P (8e, 29e, 43e) Doussain. Blessés : Qera (gêne musculaire cuisse gauche), Ralepelle (genou gauche, examens à suivre). BIARRITZ : 2P Yachvili (2e, 10e). TOULOUSE > 15. Médard ; 14. Clerc, 13. Fickou, 12. Poitrenaud (21. A. Bonneval 79e), 11. Gear ; 10. Bezy (20. Vermaak 72e), 9. Doussain ; 7. Qera (18. Tekori 45e), 8. Galan (19. Picamoles 40e), 6. Camara ; 5. Maestri (22. Maka 67e), 4. MilloChluski (cap.) ; 3. Johnston (23. Montès 67e), 2. Ralepelle (16. Tolofua 42e), 1. Steenkamp (17. Baille 67e) L’ambition qui a été la vôtre vous interpelle-telle ? C’est ce qui est positif. Il faut qu’on essaie de développer le plus de jeu possible, qu’on essaie de faire le plus de passes possibles et qu’on joue tous ensemble. Tout le monde a su faire un match propre. C’est ce qu’il nous fallait pour l’emporter. ■ 6 - 16 Les stats Biarritz - Toulouse BIARRITZ > 15. Couet-Lannes ; 14. Ngwenya, 13. Gimenez, 12. Burotu, 11. Thomas (20. Lesgourgues 68e) ; 10. Peyrelongue (21. Waenga 63e), 9. Yachvili ; 7. Molcard, 8. Harinordoquy (cap.) (19. Furno 27e), 6. Guyot (22. Brew 53e) ; 5. Marie (18.Dos Santos 72e), 4. E. Lund ; 3. Broster, (23. GomezKodela 49e), 2. Genevois (16. Héguy 69e), 1. Barcella (17. Van Staden 72e). En revanche, y a t-il de la frustration en mêlée ? Il y en a toujours un peu sur cette phase de jeu très difficile. Parfois on est pénalisé, parfois on récupère des pénalités : c’est aléatoire. Ce qui est important c’est d’avoir quand même fait bonne figure. On s’est bien battu. LES ÉTOILES ★★★ Maestri ★★ Millo-Chluski, Médard, S. Bezy ; Broster, Yachvili. ★ Fickou, Poitrenaud, Doussain, Y. Camara, Picamoles ; Barcella, Burotu, Furno, E. Lund. LES BUTEURS Doussain : 1T/1, 3P/7 ; Médard : 0DG/1. Yachvili : 2P/4. TEMPS DE JEU : 28 MN ET 33S Pénalités concédées Biarritz 13 (7+6) Toulouse 13 (4+9) Plaquages Biarritz 123 (80+43) Toulouse 75 (18+57) Franchissements Biarritz 2 (0+2) Toulouse 1 (1+0) Turnovers concédés Biarritz 22 (7+15) Toulouse 14 (8+6) Passes Biarritz Toulouse 70 (18+52) 139 (67+72) Par Jérôme FREDON, envoyé spécial [email protected] omme le signe avant-coureur d’une bien mauvaise soirée pour les Biarrots. Intervenue à la 8e minute de jeu, la panne d’électricité a soudainement plongé Aguilera dans l’obscurité sous les yeux de supporters basques dépités. Dans l’impossibilité de poursuivre les débats, M. Garcès invitait alors les deux formations à regagner les vestiaires. Pendant que les techniciens de la ville s’activaient à rétablir le courant, les joueurs basques s’affairaient dans leurs vestiaires pour ne pas perdre d’influx. « Le groupe a fait son possible pour rester mobilisé, raconte l’arrière Paul Couet-Lannes. Nous avons repris notre échauffement et enchaîné les séries de montées de genoux, les rotations de bras et les allers-retours. Mais cette interruption nous a un peu coupé les jambes. Il a été très difficile de repartir en suivant. » Après cette coupure de courant de dix minutes, les Biarrots n’ont jamais réussi à retrouver le chemin de la lumière. Et ce malgré les nombreux coups d’accélérateurs donnés par un Dimitri Yachvili particulièrement en jambes. À l’image de leur capitaine Imanol Harinordoquy, sorti à la 27e minute le front ensanglanté, les Basques ont vu trente-six chandelles. Les Toulousains (ab) usé du jeu au pied de pression pour cantonner les Biarrots dans leur moitié de terrain. Les loupés de Yachvili, Thomas et Ngwenya ont incité les quadruples champions d’Europe à poursuivre dans cette voie aérienne. « Nous avons péché dans ce secteur par une incompréhension et un manque de communication, analysait Couet-Lannes. La chandelle que je loupe à la 35e minute est extrêmement difficile à attraper car c’est une feuille morte. Je n’ai pas la moindre idée de savoir où elle va aller. Derrière, on s’en tire bien car Vincent Clerc avait bien suivi. » LE SEPTIÈME FIEL Privés de ballons durant pratiquement une heure, les Basques ont passé le plus clair de leur temps sur la défensive, à essayer tant bien que mal de repousser les assauts des assaillants toulousains. Cette volonté commune de remporter tous leurs duels et de ne pas céder la moindre once de terrain a été le ciment des Biarrots sur l’ensemble de la rencontre. Sans cesse reconstituée dans la profondeur, leur défense agressive a posé d’énormes problèmes aux joueurs de Guy Novès avant de céder sur un coup de pied parfaitement dosé de Sébastien Bezy. Plombés une nouvelle fois par une touche bancale (encore quatre ballons perdus), ils ont dû patienter jusqu’à la 58e minute de jeu avant de pouvoir pénétrer dans les 22 mètres toulousains. Cette frontière symbolique, le BO ne l’a franchi qu’à trois reprises. Voilà comment les Basques ont concédé la défaite de trop à domicile. Ce septième « fiel » synonyme de plongée en Pro D2. « La saison prochaine, le BO ira au purgatoire, confie Serge Blanco au micro de Canal +. Le club tentera de faire son mea culpa et beaucoup de prières pour remonter au paradis. » ■ Le match Des Biarrots impuissants Les Biarrots auront tenu trente-sept minutes avant de craquer, au plus mauvais moment. Encore dos-à-dos (6-6) avec le Stade toulousain, la défense basque finit par lâcher. Sur un nouvel assaut des visiteurs à dix mètres de l’en-but adverse, Sébastien Bezy tape un petit coup de pied pardessus. Gaël Fickou, titulaire pour l’occasion, sent parfaitement le coup et donne l’avantage aux siens, 11 à 6. Jean-Marc Doussain, jusqu’ici peu en réussite, transforme face aux perches et porte le score à 13 à 6. À la pause, les Rouge et Noir ont d’ores et déjà fait le break. Trop imprécis et maladroits, jamais les Biarrots n’auront été en réelle mesure d’inquiéter le Stade toulousain. Mais outre les fautes de mains, les locaux se sont montrés beaucoup trop indisciplinés. Pénalisés à treize reprises par l’arbitre de la rencontre, M. Garcès, les coéquipiers d’Imanol Harinordoquy n’ont pourtant pas pris le moindre carton. Malgré la première victoire des Toulousains à l’extérieur cette saison, le fait marquant de la soirée est extrasportif. À la huitième minute de jeu, alors que les visiteurs sont à l’attaque, l’éclairage, lui aussi, lâche. Pendant près de dix longues minutes, le stade Aguilera est plongé dans le noir. Les joueurs, eux, effectuent un bref retour aux vestiaires avant de reprendre les hostilités. F. D. ■ 12 Top 14 19e journée LUNDI 17 FÉVRIER 2014 - MIDI OLYMPIQUE Racing-Metro - Bayonne : 18 - 8 Questions - Réponses WENCESLAS LAURET Troisième ligne du Racing-Metro « Heureux ! » Comment vous sentez-vous ? C’était mon premier match depuis sept semaines. Je remercie les entraîneurs de m’avoir permis de le débuter. J’ai tout donné. Je finis mâché, avec quelques petits bobos, mais c’est normal pour un retour. Je suis heureux ! Que retenez-vous de la rencontre ? Les Bayonnais souhaitaient prendre leur revanche par rapport au match aller. Ils souhaitaient l’emporter chez nous, comme nous l’avions fait chez eux. Nous les en avons empêchés en étant performants sur nos bases : la conquête, la mêlée, la touche, en étant agressifs toute la partie. On peut regretter nos deux essais refusés. Nous avions fait une belle entame de match et elle n’a pas été concrétisée par des essais. C’est un peu frustrant. Mais il ne faut pas s’arrêter à cela. Il y a eu beaucoup de choses positives à retenir. Lesquelles ? Nous avons progressé dans la continuité du jeu. Nous avons tenu le ballon et pu ainsi le porter sur les extérieurs. Nous avons mis de l’intensité dans nos actions, ce qui nous a permis de passer la ligne à deux reprises. Nous n’avons pas marqué, mais c’est encourageant pour la fin de saison. Lé. H. ■ BAYONNE RÉDUITS À QUATORZE, LES BASQUES N’ONT PAS À ROUGIR DE LEUR DÉFAITE. MAIS DOIVENT RÉGLER UN MAL RÉCURRENT : CELUI DES SOUTIENS OFFENSIFS. Dimitri Szarzewski montre la voie. Avec une activité débordante, l’ancien Biterrois a été l’un des principaux artisans du succès du RacingMetro face à Bayonne. Une valeur sûre qui retrouvera un poste de titulaire ce week-end avec le XV de France Photo Icon Sport DIMITRI SZARZEWSKI - TALONNEUR DU RACING-METRO POURTANT ASSURÉ D’UNE PLACE DE TITULAIRE AVEC LES BLEUS AU PAYS DE GALLES VENDREDI PROCHAIN, IL NE S’EST PAS ÉCONOMISÉ. EXEMPLAIRE. AU ROUGE LA CARRURE D’UN CHEF M Par Léo HUISMAN [email protected] assuré de débuter la rencontre la semaine prochaine face au pays de Galles. Il ne s’est pourtant pas du tout économisé ce soir (samedi, N.D.L.R.). Il nous avait d’ailleurs prévenu en rentrant dans le club. Il nous a assuré de son engagement total et il a tenu parole. » Rentré « mâché » des deux premières levées du Tournoi lundi, Szarzewski a bénéficié d’une semaine très allégée, axée sur la récupération. « Ce n’est pas nouveau, enchaîne Labit. Il met tout ce qu’il peut de son côté pour optimiser sa performance. C’est en cela qu’on dit de lui que c’est un grand professionnel. Mais je peux vous assurer que pour un entraîneur, avoir un tel joueur, si pointu, aide à se remettre en question. Il nous pousse dans nos retranchements, nous force à nous poser des questions pour pouvoir répondre à ses attentes. » Comme il l’a montré lors de la 19e journée ce week-end, Szarzewski a pris une place prépondérante au Racing, depuis qu’il y a posé ses valises la saison dernière. Capitaine, « leader de jeu et d’exemple » comme le voit Wenceslas Lauret, le talonneur est aussi un leader de vestiaire. Celui que l’on suit, celui à qui l’on ne dit pas « non ». « J’avais beaucoup de préjugés sur lui quand il est arrivé, confie le pilier Julien Brugnaut. Mais à le côtoyer, j’ai découvert un exemple. Pas que dans le rugby. Il est tellement rigoureux dans tout ce qu’il fait : dans sa façon d’être père de famille, dans chaque projet dans lequel il s’investit. Nous passons les diplômes d’entraîneur ensemble. Ce sont des bons moments de la vie que l’on partage et où il me pousse à me surpasser. » Dans la saison tumultueuse que le Racing essaie encore de sauver en accrochant une sixième place au classement, le juge de paix, à chaque litige, se nomme Szarzewski. « En clôture du briefing d’avant-match, explique Labit, Dimitri a demandé la parole. Et encore à la mi-temps. Il est tellement réfléchi, il sait ce qu’il va dire, que nous le laissons faire presque les yeux fermés. » Entre deux matchs internationaux, Szarzewski est revenu au Racing. Il a grandement contribué à ce que les Ciel et Blanc n’hypothèquent pas d’ores et déjà leur fin de saison. Pas de repos pour le guerrier. ■ ême les plus grands guerriers restent humains. À la 25e minute de la rencontre entre le RacingMetro et l’Aviron bayonnais samedi à Colombes, les Basques, bousculés jusque-là, jouent une touche intéressante dans le camp francilien. Alignement réduit, ils placent en premier attaquant leur troisième ligne tonguien Opeti Funoa et ses 135 kg pour aller agresser le premier rideau défensif des Racingmen. Dimitri Szarzewski, le talonneur de l’équipe de France, indéniablement courageux mais pas téméraire, se lance sur l’escogriffe avant même que son demi de mêlée, Mathieu Bélie, ne le serve. B. A BA de la stratégie défensive, le capitaine ciel et blanc ne voulait pas prendre le monstre de face, lancé à pleine vitesse - « il aurait été écrasé comme un moustique sur un pare-brise » a imagé son entraîneur Laurent Labit. Il a donc anticipé l’action. Ce que Bélie, B. A BA de l’adaptation offensive, a vu en gardant le ballon pour lui, prenant le trou laissé par Szarzewski, s’engouffrant en solo dans le camp francilien, créant enfin la première action dangereuse de Bayonne depuis le début de la partie. UNE PLACE PRÉPONDÉRANTE Une erreur en défense donc, bien compréhensible toutefois. Pour le reste, Szarzewski a, une nouvelle fois, été le meilleur Racingman sur le terrain samedi soir. En forme internationale en plein Tournoi des 6 Nations qu’il va donc terminer numéro un des numéros deux, après le forfait de Benjamin Kayser, son concurrent au poste, et l’appel pour le suppléer de Brice Mach, qui va découvrir le niveau international dans l’ombre du « Tsar ». « C’est là que l’on reconnaît sa plus grande force, explique Laurent Labit, admiratif. Dimitri savait que Kayser était forfait et que, par conséquent, il était RACING-METRO > 15. Fall ; 14. Planté, 13. Chavancy, 12. Dumoulin, 11. Andreu ; 10. Dambielle (21. Sexton 55e), 9. Machenaud (20. Phillips 62e) ; 7. Battut, 8. Cronjé, 6. Lauret (19. Gérondeau 69e) ; 5. F. Van der Merwe, 4. Kruger (18. Ghezal 44e) ; 3. Ducalcon (23. Mujati 69e), 2. Szarzewski (16. Lacombe 68e), 1. Brugnaut (17. Khinchagishvili 68e). BAYONNE > 15. Spedding ; 14. Vaka (22. Bustos Moyano 69e), 13. Rokocoko, 12. Lovobalavu (20. Fernandez 6e), 11. Fuster ; 10. Brett, 9. Belie (21. Rouet 62e) ; 7. Puricelli, 8. Fonua (19. Haare 54e), 6. Chisholm (cap.) ; 5. Fa’aoso, 4. Boutaty (18. Senekal 62e) ; 3. Müller (23. Tialata 54e), 2. Roumieu (16. Arganese 58e), 1. Iguiniz. À COLOMBES - Samedi 18 h 30 - 7 500 spectateurs. Arbitre : M. Marchat (Midi-Pyrénées). Note : ★ Évolution du score : 3-0, 6-0, 9-0 (MT) ; 9-3, 9-8, 12-8, 15-8, 18-8 (score final). RACING-METRO : 6P Machenaud (10e, 13e, 40e, 62e), Sexton (66e, 76e). Non entré en jeu : 22. Estebanez. BAYONNE : 1E Fernandez (51 ) ; 1P Brett (45 ). Carton rouge : Puricelli (59e, plaquage dangereux). Non entré en jeu : 17. Van Rensburg. e e LES ÉTOILES ★★★ Szarzewski. ★★ Brugnaut, Machenaud ; Spedding. ★ Battut, Ghezal, Lauret, Planté ; Iguiniz, Fuster, Fonua. LES BUTEURS Machenaud : 4P/6. Sexton : 2P/2. Brett : 0T/1, 1P/2. Bustos Moyano : 0P/1. TEMPS DE JEU : 26 MN ET 49S Pénalités concédées Racing-Metro 8 (4+4) Bayonne 12 (6+6) Plaquages Racing-Metro Bayonne Par Arnaud BEURDELEY [email protected] D rapés au couleur de la révolution ukrainienne, les Bayonnais ont bien failli réussir la leur. Une victoire loin de Jean-Dauger - ce qui n’est jamais arrivé cette saison - aurait, à coup sûr, valu un tel qualificatif sur les bords de l’Adour. Sauf que. L’orange de leur tunique a viré au rouge carton. Celui du troisième ligne Julien Puricelli, sanctionné pour un plaquage « cathédrale » sur l’ailier du Racing-Metro Adrien Planté (59e). Jusque-là, les Basques n’avaient (presque) pas eu à souffrir de la comparaison avec l’ogre francilien. Certes, il y a eu ce premier quart d’heure où les partenaires de Chisholm sont apparus amorphes, presque léthargiques. « Nous avons été inexistants en début de rencontre, a reconnu le manager Christian Lanta. C’est vraiment frustrant de ne pas maîtriser cette entame. Heureusement, on s’en sort bien en première mi-temps. » Et pour cause. Deux essais refusés aux Racingmen, notamment celui de Benjamin Dambielle, invalidé pour une obstruction après appel à l’arbitrage vidéo, aurait pu enterrer les joueurs de l’Aviron. Au lieu de cela, les Bayonnais ont instillé le doute dans l’esprit des Franciliens. D’abord grâce à un essai opportuniste de Fernandez sur une interception (51e). Ensuite parce qu’ils ont sur se créer des occasions. À plusieurs reprises, ils ont franchi le premier rideau défensif. À l’image de Mathieu Bélie (25e) profitant d’un leurre de son puissant troisième ligne centre Fonua. UN MAL RÉCURRENT À l’image encore de l’ailier Fuster (37e) à l’issue d’un mouvement bien orchestré. Deux exemples parmi d’autres qui illustrent la capacité des Bayonnais à jouer et à déchirer les rideaux adverses. Las, ces deux actions se sont conclues par des fautes du porteur de balle, faute d’un soutien offensif suffisamment prompt à agir. « Nous avons manqué de soutien offensif, a confessé Lanta. Mais de quoi ça vient ? Est-ce le porteur de balle qui se coupe du soutien ? Est-ce un problème d’orientation des courses du porteur de balle ? Je n’ai pas la réponse. » Un constat partagé par Mathieu Bélie : « C’est un mal récurrent sur lequel nous devons travailler. On parvient à percer les défenses, mais on ne concrétise pas. Ce sont des petits détails à régler. » Certes, mais des détails qui coûtent cher… ■ Le match 18 - 8 Les stats Racing-Metro - Bayonne DE L’ORANGE 60 (30+30) 94 (44+50) Franchissements Racing-Metro 6 (4+2) Bayonne 4 (2+2) Turnovers concédés Racing-Metro 11 (6+5) Bayonne 14 (8+6) Passes Racing-Metro 126 (60+66) Bayonne 91 (50+41) Pieds et points liés On n’est pas certain qu’après la rencontre le Racing soit plus avancé quant à la construction de son projet de jeu, mais, au moins, il s’est imposé sans trop de difficulté. Certes, Bayonne a inscrit le seul essai de la rencontre (59e) sur une interception de Fernandez, mais le Racing n’a jamais véritablement tremblé. Pas même quand l’Aviron est revenu à un point (9-8, 59e) grâce à cette essai de l’international argentin. À l’exception du début de la seconde période, les joueurs du duo Labit-Travers ont eu la mainmise sur le ballon. Las, il n’ont pas su concrétiser leur temps forts. En début de partie, les Franciliens se sont vus refuser deux essais, dont celui de Benjamin Dambielle (17e) après arbitrage vidéo. Si bien qu’ils s’en sont remis à la botte de Maxime Machenaud, propulsé buteur numéro un en raison de la présence de Sexton sur le banc des remplaçants. Celui que le sélectionneur Philippe Saint-André considère comme un « buteur de niveau international » a assuré le minimum syndical avec quatre pénalités réussies sur six tentatives. En fin de rencontre, les Racingmen ont surtout profité de l’infériorité numérique de l’Aviron en raison de l’expulsion de Julien Puricelli pour un plaquage dit « cathédrale » pour s’assurer une victoire plus large, Jonathan Sexton achevant le travail en signant deux nouvelles pénalités. A.B. ■ Top 14 19e journée 13 LUNDI 17 FÉVRIER 2014 - MIDI OLYMPIQUE Toulon - Castres : 19 - 13 CASTRES VENUS RÉALISER UN COUP D’ÉCLAT À MAYOL, LES TARNAIS REPARTENT AVEC UN POINT DE BONUS DÉFENSIF COMME LOT DE CONSOLATION. POINT DE REGRETS « J e n’aime pas trop quand tout le monde me dit qu’il y a un bon coup à faire. Les victoires à l’extérieur, généralement, on ne les voit pas venir... » C’est à une heure du coup d’envoi, en engloutissant en toute simplicité un sandwich-merguez et un demi bien frais au milieu de supporters toulonnais médusés, que le président castrais Pierre-Yves Revol nous avait fait part de son étrange pressentiment. Bien vu... En effet, malgré le bel essai inscrit par Rémi Grosso, le Castres olympique n’a jamais vraiment semblé en mesure de l’emporter à Mayol, où le RCT a mené la danse de bout en bout. Gêné en mêlée, bousculé en touche, le CO n’a pas non su non plus apprivoiser le mistral varois, rendant trop de ballons au pied lorsqu’il évoluait contre, et peinant à évoluer dans le camp toulonnais lorsqu’il lui soufflait dans le dos. Ajoutez à cela quelques initiatives malvenues de Rory Kockott, et le résultat coule de source... « Je regrette surtout le fait que nous ne soyons pas allés au bout de nos intentions, soufflait David Darricarrère. On a vu qu’en jouant, nous avons placé le RCT en difficulté. Malheureusement, nous avons parfois hésité à insister dans ce que nous souhaitions proposer, en rendant le ballon trop rapidement. » LE SYMBOLE DES RENVOIS Le pilier géorgien, ici face au Racing-Metro en décembre dernier, n’avait jamais été titularisé qu’une seule fois cette saison. Photo Icon Sport LEVAN CHILACHAVA - PILIER DE TOULON TITULARISÉ PLUTÔT QUE CASTROGIOVANNI, LE GÉORGIEN A TENU LA BARAQUE FACE AU CHAMPION DE FRANCE. UNE PERFORMANCE PLUS QUE CONVAINCANTE ! LEVAN SE LÈVE ourquoi le taire ? Pour la première fois depuis de longues saisons à Mayol, le RCT ne partait pas dans la position du favori. Parce que, face à un pack privé de Sheridan, Hayman ou du tracteur Botha, le champion de France castrais savait parfaitement où appuyer. D’autant plus que, si la logique semblait consister à remplacer le meilleur pilier droit du monde (Hayman) par celui d’Europe (Castrogiovanni), c’est à Levan Chilachava que le staff varois a accordé sa confiance... Gonflé ? Eh oui, quand même. Parce que le Géorgien n’avait jamais été titularisé qu’une seule fois cette saison, et encore, face aux « Marie-Louise » corréziennes Damien Lavergne ou Karlen Asieshvili. Une adversité pas franchement de l’acabit de celle proposée par Yannick Forestier... «Quand tu joues pilier, tu ne regardes pas qui tu affrontes, tu ne peux pas te le permettre, racontait après coup Chilachava. Mais il est vrai que, lorsque j’ai su que j’étais titulaire, la première chose à laquelle j’ai pensé, c’était à prouver que je n’ai plus 19 ans.» EMMANUELLI : « LES CLICHÉS ONT LA VIE DURE » Une référence à peine voilée à cette finale du championnat 2012, lors de laquelle le Géorgien avait vécu l’enfer. « Sauf que, depuis, de l’eau a coulé sous les ponts, appréciait Laurent Emmanuelli, ancien partenaire de Chilachava en première ligne, devenu responsable du centre de formation du RCT. Les clichés ont la vie dure, et les réputations sont plus faciles à faire qu’à défaire... Ce n’est pas par hasard s’il vient de prolonger trois ans, et si le staff lui a fait confiance contre Castres, dans un match capital. » La preuve ? Chilachava l’a apportée sur le terrain, avec cette pénalité obtenue dès la première mêlée. Et surtout, au travers de ce choix castrais de tenter une pénalité après mêlée à cinq mètres de l’en-but varois (15e). Preuve que, malgré ses intentions, le CO butait sur un os bien plus coriace que prévu... « C’est vrai, je suis assez content de ma prestation, savourait le Lelo. Avec la Géorgie, j’ai disputé trente-cinq minutes contre la Belgique, puis cinquante-cinq minutes au Portugal la semaine dernière. Cela m’avait permis de reprendre du rythme. » Et de se montrer im- médiatement au niveau, jusqu’à passer le relais à « Castro » avec le sentiment du devoir accompli. Avant de repartir, à l’instar de son partenaire italien, avec sa sélection nationale ? Ce n’est pas si simple... UNE CROIX SUR GÉORGIE-RUSSIE En effet, la semaine prochaine, la Géorgie affrontera la Russie à Tbilissi. Un match décisif pour la qualification au mondial que Chilachava devrait néanmoins manquer, la mort dans l’âme. « Cela fait longtemps que j’attends de disputer ce match... Quand on joue d’ordinaire pour la Géorgie, notre petit stade est rarement plein. Mais lorsque les Lelos affrontent la Russie, le grand stade de Tbilissi est rempli de 65 000 personnes. Si la Géorgie affrontait les All Blacks, il y aurait moins de monde... Sauf que le club est en ce moment dans une situation difficile et qu’il faut respecter sa volonté. » Or, au vu de la prestation de son Géorgien et des absences de Hayman et Castrogiovanni, on imagine mal le RCT renvoyer à l’abattoir Chiocci et Fresia à Bayonne, comme ce fut le cas contre Biarritz. Article 9 de l’IRB ou pas ! Et puisque la santé de jeunes joueurs est en jeu, ainsi qu’une qualification... ■ > Toulon, les attitudes coupables Malgré de belles velléités offensives en première période, Toulon n’a jamais réussi à aller au bout de ses intentions. La faute à trois ballons perdus au sol à des moments cruciaux, qui n’ont pas permis au RCT de faire rebondir le jeu. De quoi faire bondir le responsable de l’attaque, Pierre Mignoni. « Il ne s’agissait pas d’un manque de soutien, voire d’agressivité comme cela avait été le cas contre Biarritz. Là, il s’agissait vraiment d’efficacité dans les déblayages, d’attitudes un peu trop hautes qu’il s’agissait de corriger. Mais ce genre de problèmes me dérange moins qu’un manque d’engagement. » Parce qu’il se trouve plus facile à corriger, ainsi qu’en témoigna la deuxième période varoise... N. Z. ■ CASTRES > 15. Palis ; 14. Grosso, 13. Cabannes (22. Bonnefond 49e), 12. Baï, 11. Evans ; 10. Tales (cap.) (21. Kirkpatrick 74e), 9. Kockott ; 7. Bornman (19. Wannenburg 62e), 8. Claassen, 6. Diarra ; 5. Gray (18. Capo Ortega 49e), 4. Samson ; 3. Wihongi (23. Lazar 57e), 2. Mach (16. Rallier 62e), 1. Forestier (17. Taumoepeau 49e). Micro... 19 - 13 Les stats Toulon - Castres TOULON > 15. D. Armitage ; 14. Mitchell, 13. Mermoz (20. Bastareaud 56e), 12. Giteau, 11. D. Smith ; 10. Wilkinson (cap.) (21. Wulf 76e), 9. Michalak (22. Claassens 57e) ; 7. Bruni (19. Gunther 51e), 8. S. Armitage, 6. J. Smith ; 5. A. Williams, 4. Suta (18. Rossouw 62e) ; 3. Chilachava (23. Castrogiovanni 49e), 2. Burden (16. Noirot 57e), 1. Felsina (17. Chiocci 46e). ➠ P Par Nicolas ZANARDI, envoyé spécial [email protected] Mais à vrai dire, l’aspect le plus significatif de la performance tarnaise a résidé dans un secteur : celui des renvois. « L’équipe a payé cash ses petites erreurs, poursuivait l’entraîneur des trois-quarts. Chaque fois que nous avons marqué, nous avons eu du mal à ressortir de notre camp. » Plus particulièrement, on stigmatisera le fait que l’essai de Giteau suivit directement le renvoi après l’essai de Grosso. On peut également mentionner le coup de pied botté directement en touche par Kockott au coup d’envoi de la deuxième période, alors que ses avants venaient d’avancer de trente mètres. Autant d’erreurs qui ont permis à Toulon d’occuper le terrain, bien qu’évoluant contre le vent... Tout ce que le CO n’a pas su faire, en somme, dont les renvois bottés par Tales en direction de David Smith furent à chaque fois trop courts, permettant à Michalak d’occuper le camp tarnais ! « Il faudra rapidement corriger ces erreurs, car c’est le Stade toulousain que nous recevons derrière, estimait Darricarrère. Un feed-back rapide sera effectué à la vidéo, puis nous nous plongerons dans la préparation de ce match. Nous n’avons pas le temps de cogiter. » Point de regrets, donc ? Probablement que si... Même si le bonus défensif ramené par Castres a au moins un avantage, celui de permettre au CO de devancer le RCT au point-average particulier d’une toute petite unité. Ce qui pourrait servir, en cas d’égalité au terme de la phase régulière... N. Z. ■ À TOULON - Samedi 15 heures 14 200 spectateurs. Arbitre : M. Poite (Midi-Pyrénées). Note : ★★ Évolution du score : 3-0, 6-0, 9-0 (MT) ; 9-7, 16-7, 16-10, 19-10, 19-13. Pénalités concédées Toulon 11 (4+7) Castres 11 (5+6) TOULON : 1E Giteau (66e) ; 1T, 4P (9e, 12e, 30e, 74e) Wilkinson. Blessés : Wilkinson (genou), Bastareaud (épaule). Plaquages Toulon Castres CASTRES : 1E Grosso (63e) ; 1T, 2P (70e, 79e) Kockott. Blessé : Cabannes (ischio-jambier). Non entré en jeu : 20.Tomas. Franchissements Toulon Castres LES ÉTOILES ★★★ S. Armitage. ★★ Williams, J. Smith, Chilachava ; Grosso, Diarra. ★ Giteau, Wilkinson, Felsina ; Samson, Wihongi. LES BUTEURS Wilkinson : 1T/1, 4P/6, 0DG/1. Kockott : 1T/1, 2P/4. Le match TEMPS DE JEU : 30 MN ET 11S 88 (54+34) 126 (46+80) Turnovers concédés Toulon Castres Passes Toulon Castres 3 (1+2) 5 (1+4) 15 (9+6) 15 (10+5) 115 (45+70) 106 (58+48) Toulon n’a pas paniqué Il est des signes qui ne trompent pas. Celui de voir Jonny Wilkinson choisir de débuter la partie vent dans le dos, à rebours des préceptes éternels de ce jeu, en faisait partie. La preuve, irréfutable, que Toulon souhaitait poser d’entrée de jeu sa patte sur le match. Les Castrais le savaient pertinemment, qui ne souhaitaient qu’une chose : instiller le doute dans les esprits varois. Or, si l’essai de Grosso aurait pu y parvenir, le RCT n’a pas eu le temps de gamberger, remis en selle trois minutes plus tard par Giteau. Le Wallaby rattrapant du même coup sa petite faute de défense sur l’ailier tarnais... Castres avait manqué son coup, et Toulon pouvait gérer son avance. « L’équipe a joué avec beaucoup d’enthousiasme, pendant 80 minutes, savourait le capitaine Jonny Wilkinson. S’il ne fallait retenir qu’une chose, ce serait celle-là. » « Les joueurs ont répondu présent du début à la fin, expliquait de son côté Pierre Mignoni. Et en cela, cette rencontre constitue probablement un match-référence, même si sur le plan du contenu, l’équipe est encore très loin de ce qu’elle veut mettre en place. » Un contenu qu’il conviendra encore de peaufiner, si Toulon souhaite désormais s’adjuger un succès à l’extérieur... N. Z. ■ 14 Top 14 19e journée LUNDI 17 FÉVRIER 2014 - MIDI OLYMPIQUE Grenoble - Clermont : 16 - 13 > Vidéo : 3, Clermont : 0 ➠ La vidéo, facteur de progrès considérables dans l’arbitrage, ne règle pas tout. La preuve en a une nouvelle fois été apportée par le match Grenoble - Clermont. Trois fois, les Clermontois ont cru avoir marqué l’essai, trois fois l’arbitrage vidéo les en a déboutés. Sur le premier (20e), « on ne voit pas le touché au sol », de Zirakashvili, dit l’arbitre. Sur le troisième que l’on attribuera à Lee (80e) en toute fin du match, là les images ne disent pas si le ballon est dans l’en-but, s’il est aplati correctement. Le doute bénéficiant à la défense, il ne pouvait être accordé. Plus polémique, l’essai refusé à Stanley (35e). Il faut remonter au début de l’action initiée par une croisée Vosloo-Stanley pour voir que Lee percute de l’épaule Hegarty. Cela influe-t-il sur la défense du talonneur grenoblois ? Les arbitres penseront que oui. En revanche, le carton jaune donné à Lee pour cette faute paraît, lui, sévère. Cela dit, avec trois essais refusés à la vidéo, on ne tient pas le record. Le record est de quatre lors du dernier Biarritz - Montpellier. F. L. ■ Micro... L’interview VERN COTTER - MANAGER DE CLERMONT S’IL AVAIT LE SENTIMENT QUE SON ÉQUIPE N’A PAS ÉTÉ PAYÉE DE SES EFFORTS PAR L’ARBITRAGE, IL N’EN DIT MOT. « Continuer à travailler » Sous les yeux du troisième ligne Fabien Alexandre, le pilier Kenan Mutapcic plaisante et félicite son coéquipier Alipate Ratini, auteur de l’essai de la gagne. Grenoble est décidément un candidat plus que crédible à la qualification. Photo DR GRENOBLE LE FCG BOUSCULÉ, CHAHUTÉ PAR CLERMONT MAIS VAINQUEUR SUR UN COUP D’ÉCLAT QUI RESSEMBLE À CEUX CONTRE CASTRES ET TOULON. LES TROIS CONCLUS PAR LE MÊME ALIPATE RATINI. HEUREUX AU JEU P Par Francis LARRIBE [email protected] our le FCG, la Saint-Valentin, la fête des amoureux, fut la fête des chanceux. Les vingt mille supporters du stade des Alpes peuvent aller faire brûler un cierge à « SainteVidéo ». Trois fois les Auvergnats crurent avoir marqué l’essai. Trois fois le préposé à l’analyse des images l’invalida. Cela dit, chaque fois, il avait de bonnes raisons de le faire et ses décisions ne sont objectivement en rien scandaleuses. Il est quasi-certain qu’en d’autres temps, les arbitres n’ayant pas à leur disposition cet outil de contrôle, d’aucuns disent d’espionnage, au moins un des trois essais aurait été accordé surtout si le match se jouait « à domicile ». Aujourd’hui la technique permet, le plus souvent, de savoir si une main s’est glissée sous le ballon, si un orteil a mordu en touche. Cette fois, le recours à la vidéo a joué en faveur des Grenoblois au détriment des Clermontois. Il arrivera que le contraire se produira un jour. C’est pourquoi les Grenoblois, vainqueurs pour la quatrième fois de la saison au stade Grenoble - Clermont GRENOBLE > 15. Thiery (21. Gengenbacher 62e) ; 14. Ratini, 13. Messina (20. Jaouher 66e), 12. Hunt, 11. Caminati ; 10. Stewart, 9. Lorée (22. Hart 53e) ; 7. Alexandre (19. Vanderglas 66e), 8. Kimlin, 6. Best (cap.) ; 5. Hand (18. Farley 66e), 4. Roodt ; 3. Edwards (23. Choirat 57e), 2. Hegarty (17. Campo 57e), 1. Buckle (16. Mutapcic 50e). CLERMONT > 15. Buttin (22. Byrne 66e) ; 14. Malzieu (21. Nakaïtaci 73e), 13. Rougerie (cap.), 12. Stanley, 11. Nalaga ; 10. James, 9. Parra ; 7. Lapandry (19. Chouly 65e), 8. Lee, 6. Vosloo ; 5. Hines (18. Pierre 70e), 4. Cudmore ; 3. Zirakashvili (23. Ric 57e), 2. Paulo (16. Kayser 51e), 1. Debaty (17. Domingo 57e). des Alpes, s’ils admettaient avoir été servis par la chance, s’interdisaient de penser qu’ils venaient de réaliser un hold-up. Leur succès, le onzième de la saison, ils ne l’ont pas volé. « C’est vrai, nous avons été dominés par Clermont, admettait le capitaine Jonathan Best. C’est vrai aussi que Clermont a davantage produit de jeu que nous. C’est vrai qu’elle nous est supérieure en qualité absolue mais voilà, la victoire est pour Grenoble. Nous nous sommes mis sous les roues du camion et nous l’avons fait sortir de la route. Je suis très fier du comportement de mes coéquipiers. » UN EFFET « STADE DES ALPES » Franck Corrihons, l’entraîneur des troisquarts isérois, faisait la même analyse. « Certains peuvent penser que notre victoire relève d’un petit miracle. Peut-être mais c’est la réalité. Nous n’avons pas réussi à faire aussi bien que ce que nous aurions voulu. Mais Clermont possède une telle capacité à contester tous les ballons, c’est impressionnant. Face à eux, il faut dépenser deux fois plus d’énergie que contre une autre équipe. C’est une victoire au courage. Une belle victoire, longue à se dessiner. Nous avons certes subi mais nous sommes toujours restés collés au score. C’est ce qui nous permet sur un contre de passer devant Clermont et d’y rester jusqu’au coup de sifflet final. Sur la dernière action qui dure près de quatre minutes et plus d’une trentaine de temps de jeu, le groupe est fabuleux. Il reste compact, ne commet pas de fautes. Il ne lâche rien. Nous n’avons pas les meilleurs joueurs, nous n’avons pas une pléïade d’internationaux mais nous avons un cœur énorme. Et puis quand on joue ici, il y a vraiment un effet « stade des Alpes ». Nous sommes transportés, transcendés par ce public. On arrive à battre les meilleurs, champions de France, d’Europe, leader du Top 14. » Des victoires qui se dessinent chaque fois de façon assez semblable avec le même joueur à la conclusion, Alipate Ratini. Castres, Toulon et Clermont croyaient tenir la victoire à moins de dix minutes du coup de sifflet final. Les trois ténors du Top 14 géraient le match à leur main. Pour renverser le cours de l’histoire, le FCG sortit chaque fois de sa manche son arme secrète, l’ailier fidjien : trois essais, trois victoires qui font du FCG un candidat aux phases éliminatoires. À sept matchs de la fin, ce n’est plus le maintien qu’il vise mais la qualification. ■ 16 - 13 Les stats À GRENOBLE - Vendredi 20 h 45 19 843 spectateurs. Arbitre : M. Cardona (Provence). Note : ★★ Évolution du score : 3-0, 3-3, 6-3, 6-10, 9-10 (MT) ; 9-13, 16-13 (score final). GRENOBLE : 1E Ratini (70e) ; 1T Hart ; 3P Caminati (2e, 15e, 40e). Cartons jaunes : Roodt (33e), Thiery (51e). CLERMONT : 1E Malzieu (23e) ; 1T Parra ; 2P Parra (6e), James (52e). Carton jaune : Lee (35e). Non entré en jeu : 20. Radosavljevic. Blessé : Kayser (genou). LES ÉTOILES ★★★ Rougerie. ★★ Hegarty, Ratini ; Vosloo, Cudmore. ★ Kimlin, Best, Hand, Stewart ; Zirakashvili, Lee, James. LES BUTEURS Caminati : 3P/5 ; Hart : 1T/1. Parra : 1T/1, 1P/3 ; James : 1P/1. TEMPS DE JEU : 31 MN ET 14S Pénalités concédées Grenoble 12 (7+5) Clermont 11 (8+3) Plaquages Grenoble 151 (45+106) Clermont 67 (25+42) Franchissements Grenoble 5 (4+1) Clermont 7 (4+3) Turnovers concédés Grenoble 15 (6+9) Clermont 17 (5+12) Passes Grenoble 47 (17+30) Clermont 151 (0+63) Leader du Top 14 avant le coup d’envoi du match, Clermont le restera en dépit de sa défaite et grâce à celle du Stade français à Brive. Mais l’ASMCA était venue chercher la victoire. D’où une grande frustration. Le bonus défensif ne saurait satisfaire les Auvergnats. Avec trois essais refusés à la vidéo, Vern Cotter aurait pu s’emporter contre l’arbitrage. Il n’en fut rien. L’arbitrage vous coûte-t-il ce match ? On doit s’en prendre à nous-mêmes sur deux ou trois actions. Et notamment sur celle qui amène l’essai de Grenoble. Nous sommes à l’attaque dans leur 22, on doit être plus attentif. On perd le ballon sur un plaquage. Il y a eu un peu de déchet dans notre jeu. C’est pour cela que l’on ne repart pas avec la victoire. Cela dit, je trouve que nous n’avons pas été récompensés. De ce match où nous étions venus pour gagner, je veux retenir la dernière action. Nous sommes capables de remonter quatre-vingts mètres de terrain, de tenir le ballon sans commettre de fautes pendant trois minutes, d’alterner… Parlez-nous de ces trois essais refusés à la vidéo ? Du deuxième surtout. L’obstruction de Lee sur Hegarty, qui fait annuler l’essai de Stanley et lui fait prendre un carton jaune, n’est pas évidente. Pour moi, il s’agit de jeu sans ballon. Pas d’antijeu. Stanley était passé. Est-ce que le talonneur de Grenoble pouvait revenir sur notre centre ? Non. On n’a pas eu de chance. J’espère que ça va finir par tourner. Dès lundi, on va continuer de travailler pour mieux maîtriser notre jeu. Et travailler aussi la touche, où vous avez perdu quatre ballons ? Oui. Nous sommes conscients de nos lacunes actuelles dans ce secteur. Nous allons travailler et retravailler encore les lancers, les soutiens… On vous voit très déçu ? Personne n’aime perdre. Perdre est toujours une déception. Nous sommes déçus de n’avoir pas maîtrisé deux ou trois actions de jeu, déçus de n’avoir pas été récompensés de notre prestation. Surtout que sur ce match, la discipline était de notre côté. Un gros match vous attend la semaine prochaine à Michelin contre Montpellier, alors que vous serez privés de plusieurs internationaux. Comment appréhendezvous ce match ? Il nous manquera toute une première ligne. Benjamin Kayser étant d’ailleurs touché sérieusement à un genou, il ne devrait pas jouer (le lendemain on apprenait que le talonneur international était forfait pour un minimum de six semaines, N.D.L.R.). On ne prendra aucun risque avec les joueurs sachant que nous aurons dans les semaines suivantes de très gros rendez-vous à honorer. La priorité, c’est la santé des joueurs. Propos recueillis par F. L. ■ En bref... ARBITRAGE : PÉDAGOGIE À LA GRENOBLOISE Le match Grenoble-Clermont a servi de première à une invention visant à vulgariser les décisions de l’arbitre auprès du public. Vendredi soir, chaque sanction sifflée par Laurent Cardona était accompagnée d’une vidéo explicative qui apparaissait sur les écrans géants du stade des Alpes. Les créateurs de ces vidéos - les auteurs ont identifié quatre-vingt-trois situations différentes - espèrent que leur initiative sera reprise sur d’autres terrains du Top 14 et de Pro D2. Il serait question que le procédé soit utilisé pour la finale du Top 14. L’homme qui tient le rôle de l’arbitre dans les vidéos - directeur de jeu lui-même du comité des Alpes s’appelle Thomas Chérèque. Il n’est d’autre que le fils du président du FC Grenoble. Le match La vidéo a décidé Ce derby des Montagnards (Auvergnats contre Alpins) restera dans les annales pour la dernière action du match qui dura plus de trois minutes et trente secondes et près d’une trentaine de temps de jeu. Une action qui vit les Clermontois, partis de leurs 30 mètres, venir mourir sur la ligne d’essai des Grenoblois alors que le score était de 16 à 13 en faveur des locaux. Le match se finissant là sur leur victoire du FCG, la sirène ayant sonné depuis plus de deux minutes. Autre fait de la rencontre, trois des quatre essais clermontois (Zirakashvili, Stanley et Lee) furent invalidés pas l’arbitrage vidéo, seul celui de Malzieu (23e) étant accordé sans y avoir recours, un essai issu d’une ré- cupération d’un ballon perdu par Thiery et Hegarty et vite écarté sur l’autre aile par Lee, Buttin, James et Rougerie. Pour les Grenoblois l’action décisive fut celle de la 70e minute. L’ASMCA à l’attaque dans les 22 m adverses perdit un ballon sous la pression de Hunt, Jaouher prolongea deux fois au pied et Ratini, l’ailier du FCG, prit tout le monde de vitesse pour inscrire l’essai de la gagne. Dominés en mêlées et dans les rucks, les Isérois, qui perdirent un grand nombre de ballons, ne furent vraiment efficaces qu’en touches où ils ne perdirent qu’une balle et en prirent quatre aux Clermontois. Cela suffit à leur donner la victoire et ainsi de rester invaincus à domicile. F. L. ■ 15 LUNDI 17 FÉVRIER 2014 - MIDI OLYMPIQUE Pro D2 20e journée Résultats AUCH - MONT-DE-MARSAN AUCH 0 - 19 COLOMIERS - ALBI 6-6 AURILLAC - CARCASSONNE (D) TARBES - BOURGOIN (D) 18 - 12 18 - 16 LA ROCHELLE - PAU (D) 28 - 23 NARBONNE - AGEN LYON (O) - BEZIERS 33 - 24 52 - 5 DAX - BOURG-EN-BRESSE (D) 23 - 20 Mont-de-Marsan - Lyon samedi 18 h 30 - M. Zitouni samedi 18 h 30 - M. Datas Agen - Auch samedi 18 h 30 - M. Noirot Carcassonne - La Rochelle Bourge-en-Bresse - Narbonne samedi 18 h 30 - M. Hourquet dimanche 15 heures- M. Mallet dimanche 15 heures - M. Blasco-Baqué Pau - Tarbes dimanche 18 h 45 - M. Anselmi (UAR) Les points > Victoire: +4; nul: +2; défaite: 0. Bonus offensif > Trois essais de différence : +1. Bonus défensif > Défaite de moins de 8 points : +1. Cas d’égalité > 1. Points terrain sur l’ensemble des matchs des équipes concernées; 2. Goalaverage sur l’ensemble des matchs des équipes concernées; etc. Les promotions > Le premier à l’issue de la phase qualificative est déclaré champion et accède directement au Top 14. Les clubs classés de la 2e à la 5e place disputeront une phase éliminatoire. Le 2e reçoit le 5e et le 3e reçoit le 4e. La finale a lie sur terrain neutre. Le vainqueur accède au Top 14. Les relégations > Les 15e et 16e places seront reléguées directement en Fédérale 1. Le ★ Joueur de la semaine VINCENT RATTEZ AILIER DE NARBONNE Maintenant qu’ils ont ficelé son avenir, les Narbonnais ne le cachent plus. À 22 ans, Vincent Rattez, ce pur produit du centre de formation du RacingMetro, s’éclate et éclate au grand jour. Ses qualités de vitesse et d’appui ont fait des misères à la défense agenaise dimanche mais le jeune homme ne manque pas d’altruisme en plus. Même s’il est positionné à l’aile, il n’hésite pas à se proposer dans la ligne et, une fois le plaquage cassé, à chercher le soutien. Une belle promesse d’avenir. P.-L. G. ■ La journée fut rude, très rude pour les Auscitains : défaite 19 à 0 à domicile contre Mont-de-Marsan, la troisième du genre avec en prime une série de reculades en mêlée. Si on ajoute deux matchs nuls concédés à Jacques-Fouroux, on comprend pourquoi les Gersois n’ont jamais été aussi près de la relégation. Mais ils ont failli boire le calice jusqu’à la lie puisque Bourgen-Bresse menait encore à Dax à la 74e minute avant de s’incliner sur un essai de pénalité (23-20). Le trio Bourg-en-BresseAuch-Carcassonne va donc continuer la lutte pour la survie. Même si les derniers ont bien figuré à Aurillac dans des conditions dantesques (ils menaient à la mitemps avant de s’incliner 18-12). À l’autre bout du spectre, Lyon a égalé son record de 52 points marqués en quatre-vingts minutes. Béziers a donc subi le même tarif que Carcassonne (à domicile) lors de la première journée. Les Rhodaniens ont, cette fois, marqué huit essais (contre sept au mois d’août) avec des doublés de Lynn et de Ratuvou. Le troisième ligne Classement 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 ● ▲ ▼ ● ● ● ● ▲ ▼ ● ▲ ▼ ● ● ● ● LYON LA ROCHELLE AGEN PAU NARBONNE TARBES COLOMIERS AURILLAC BOURGOIN-JALLIEU DAX MONT-DE-MARSAN BÉZIERS ALBI BOURG-EN-BRESSE AUCH CARCASSONNE Pts 74 63 62 58 56 54 52 46 45 44 41 39 32 31 27 27 J. 20 20 20 20 20 20 20 20 20 20 20 20 20 20 20 20 G. 16 14 13 12 12 11 11 10 8 9 7 7 6 5 5 5 N. 0 1 0 1 1 1 1 0 2 2 3 1 2 1 2 0 P. 4 5 7 7 7 8 8 10 10 9 10 12 12 14 13 15 Kolelishvili, prêté par Clermont, fut également très impressionnant. Ce joueur au tempérament de guerrier, très affirmé a clairement le niveau du Top 14 qu’il retrouvera à coup sûr la saison prochaine sous le maillot de l’ASMCA (à la place de Vosloo ?) Avec onze points d’avance sur La Rochelle, la montée directe se profile distinctement à l’horizon pour les hommes de Tim Lane. Chez les outsiders, La Rochelle a fait son boulot en battant Pau 28 à 23 mais les Béarnais ont marqué trois essais contre un. Heureusement que Fortassin avait la main chaude (huit sur huit). Dans l’autre duel des prétendants, Narbonne a réussi une belle performance contre Agen, 33 à 24, et un essai de 90 mètres conclu par le jeune ailier Rattez. Les Audois confortent leur position de barragistes à l’extérieur à la lutte avec Pau, Tarbes et peut-être Colomiers. On en doute quand même après le piteux match nul à domicile contre Albi, 6 à 6. Ce n’était pas le jour des grandes envolées mais les Tarnais savouraient ces deux points précieux, eux qui n’avaient marqué que trois points en 2014. Étonnante équipe que ce SCA d’Henry Broncan, plus performant à l’extérieur qu’à domicile. ■ Par Jérôme PRÉVÔT [email protected] samedi 13 heures - M. Boyer Albi - Aurillac Béziers - Colomiers Le de la semaine VA TRÈS MAL Prochaine journée (21e) - 22 et 23 février 2014 Bourgoin - Dax ★ XV ★ ★ Le point p. 545 453 505 389 478 439 399 418 346 343 345 336 365 374 275 353 c. 324 309 344 342 408 361 327 458 355 377 383 435 479 452 495 514 b.o. 8 3 4 3 3 4 1 3 3 0 1 1 0 0 1 0 b.d. 2 2 6 5 3 4 5 3 6 4 6 8 4 9 2 7 À DOMICILE Pts J. G. 46 10 10 39 10 9 40 9 9 37 10 8 41 10 9 41 10 9 36 10 8 38 11 8 35 10 7 39 11 9 26 9 5 32 10 7 19 10 4 22 10 4 26 10 5 20 10 4 15 14 13 12 11 10 9 7 8 6 5 4 3 2 1 Lucu Rattez Lynn Delai Vunisa Fortassin Valentine Koleishvili Maninoa Chabal Nemsadze Basson Taukeiaho Maignien Corbel Mont-de-Marsan Narbonne Lyon Tarbes Mont-de-Marsan La Rochelle Narbonne Lyon Aurillac Lyon Tarbes Lyon Aurillac Dax La Rochelle ★ ★ ★ N. 0 0 0 0 1 0 1 0 1 1 2 0 0 1 2 0 P. 0 1 0 2 0 1 1 3 2 1 2 3 6 5 3 6 p. 335 272 293 230 311 264 244 278 217 242 172 194 198 226 175 219 c. 110 130 128 125 156 136 106 172 123 174 143 170 218 198 168 236 b.o. 6 3 4 3 3 4 1 3 3 0 1 1 0 0 1 0 b.d. 0 0 0 2 0 1 1 3 2 1 1 3 3 4 1 4 À L'EXTÉRIEUR Pts J. G. 28 10 6 24 10 5 22 11 4 21 10 4 15 10 3 13 10 2 16 10 3 8 9 2 10 10 1 5 9 0 15 11 2 7 10 0 13 10 2 9 10 1 1 10 0 7 10 1 N. 0 1 0 1 0 1 0 0 1 1 1 1 2 0 0 0 P. 4 4 7 5 7 7 7 7 8 8 8 9 6 9 10 9 p. 210 181 212 159 167 175 155 140 129 101 173 142 167 148 100 134 c. 214 179 216 217 252 225 221 286 232 203 240 265 261 254 327 278 b.o. 2 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 b.d. 2 2 6 3 3 3 4 0 4 3 5 5 1 5 1 3 Les étoiles ★★★ Halangahu, Rattez (Narbonne) ; Vunisa (Mont-de-Marsan) ; Fortassin (La Rochelle) ; Niko (Pau) ; Delai (Tarbes) ; Ratuvou, Lynn, Kolelishvili (Lyon) ; Hugues, Maignien (Dax) ; Nava de Olano (Bourg-en-Bresse). ★★ Petit, Valentine, Grammatico, Jenkins (Narbonne) ; Tagotago, Giraud (Agen) ; Dut, Bost, S. Ormaechea, Blanchard, Mailau, Taulanga (Mont-de-Marsan) ; Puletua (Auch) ; Falatea, Nicot (Colomiers) ; Raynaud, Misse (Albi) ; Gourdon, Corbel, Forbes (La Rochelle) ; Acébès, Moa (Pau) ; Maninoa, Taukeiaho, Ratu (Aurillac) ; Roidot, Butonidualevu (Carcassonne) ; Lilo, Moeke, Nemsadze (Tarbes) ; Gicollet, Khribache, Spachuk (Bourgoin) ; Bonrepaux, Chabal, Fiard (Lyon) ; Bourret, Ragamate (Dax) ; Frénet, Vailloud (Bourg-en-Bresse). ★ Beaux, Mallet, Etienne (Narbonne) ; Vaquin, Ludik (Agen) ; Lucu, Botha (Mont-de-Marsan) ; Prat (Auch) ; Bortolaso (Colomiers) ; Lacroix, Vialelle, Kaiser (Albi) ; Cedaro, Sazy (La Rochelle) ; Drouard, Barrère, Fumat (Pau) ; Boisset, Tokula, Datunashvili, Castanzano (Aurillac) ; Teyssier, Bosch, Etien (Carcassonne) ; Iribaren, Bernard (Tarbes) ; Louchard, Da Silva, Bouillot (Bourgoin) ; Dumora, Munro, Januarie, Basson, Nallet (Lyon) ; Laousse-Azpiazu, Salle-Canne, Bert (Dax) ; Eadie, Buatier (Bourg-en-Bresse). 16 Pro D2 20e journée LUNDI 17 FÉVRIER 2014 - MIDI OLYMPIQUE Narbonne - Agen : 33 - 24 Dax - Bourg-en-Bresse : 23 - 20 DAX LES LANDAIS S’EN SONT REMIS À LEUR MÊLÉE POUR INVERSER LE COURS DU MATCH MERCI LES GROS ! Avec leur jeu de ligne surprenant, les Narbonnais accrochent les Agenais à leur tableau de chasse sur leur pelouse du Parc des Sports et de l’Amitié. Grâce à ce succès, les Audois s’imposent comme un concurrent sérieux dans la course à la qualification. Photo Alain Pernia NARBONNE EN PRENANT LE DESSUS SUR AGEN, LE RACING SE PRÉSENTE AU MOMENT DU SPRINT FINAL COMME UN CANDIDAT ASSUMÉ AUX PHASES FINALES. NARBONNE A QUITTÉ DÉFINITIVEMENT LE VENTRE MOU DU PRO D2 UN PRÉTENDANT S’AFFIRME Par Pierre-Laurent GOU, envoyé spécial [email protected] L e Racing a changé de dimension et assume son nouveau statut. « Je n’ai pas peur de le dire mais Narbonne est l’équipe du moment », affirmait en guise d’hommage le manager agenais Mathieu Blin. De l’autre côté du couloir, les Narbonnais savouraient leur nouveau succès en famille. Opération porte ouverte du vestiaire pour les enfants, amis et amis d’amis des joueurs. Un joyeux chahut-bahut, mais pas d’euphorie. « Depuis la trêve de Noël, et notre entrée dans les cinq premiers, on s’est fixé l’objectif entre nous d’y rester jusqu’au bout », clamait hilare Vincent Rattez l’un des grands bonhommes de l’après-midi. Un peu plus loin, tout juste douché, Fabien Grammatico tempérait. « On regarde toujours dans le rétroviseur. Lyon, La Rochelle, Agen et Pau sont des cadors, qui jouent les demi-finales chaque saison. Pour nous c’est tout nouveau ; alors on va surtout chercher à ne pas se faire doubler par Colomiers ou Tarbes. » Reste que Narbonne vient de réussir un inédit Grand Chelem. Les quatre prétendants annoncés aux billets de Top 14, sont tombés au Parc de Sports et avec la manière. Avec un rugby plaisant et des essais de quatre-vingts mètres ! « Nos trois-quarts sont fous mais je dis rien vu que cela marche », glissait le capitaine Sébastien Petit qui a 35 ans semblait avoir lui aussi retrouvé une seconde jeunesse. Quand il quittait la pelouse, sa formation menait 24 à 8 face au SUALG ! ENCORE TROP DE PÉNALITÉS CONCÉDÉES « Oui mais on s’est un peu mis dans le rouge en première période et on l’a payé », reconnaissait l’ouvreur australien Halangahu qui en parfait chef d’orchestre insatisfait pestait contre la mauvaise gestion des temps faibles en deuxième période. « Mais bon, c’est pas mal, nous sommes en course pour les d e m i e s . » À s e s c ô t é s, s o n c o m p è r e « Aussie », Josh Valentine était plus enthousiaste : « on est focalisé vers le nouvel objectif, les demi-finales ». En vieux sage, le capitaine Sebastien Petit se refusait lui de se projeter. « Narbonne découvre les sommets du Pro D2. L’an passé, on jouait le maintien, notre survie chaque week-end. Attention, à ne pas s’enflammer au risque de connaitre une grosse désillusion. » Son entraîneur, Justin Harrisson, tout ému encore d’avoir pu serrer la main de son idole, Philippe Sella, remerciait son capitaine. « Merci Seb. Tu as raison, il faut que nous fassions attention » et de reprendre au vol ses joueurs sur le nombre trop important de pénalités concédées (14). « Lors des matchs couperets, c’est souvent là que se fait la différence », avant de conclure : « mais bon, je crois que nous avons vu ce dimanche une rencontre entre deux équipes du niveau des prétendants de Top 14. » Narbonne rêve à nouveau de rugby et de printemps sur les routes… ■ AGEN LES LOT-ET-GARONNAIS NE VOULAIENT PAS TOMBER DANS LA SINISTROSE, MALGRÉ LEUR DÉFAITE. ILS ONT FAIT LE DOS ROND A gen a rendu les armes avant de combattre. Les hommes du duo Crenca-Prosper ont commencé à véritablement entrer dans la partie une fois que celle-ci était jouée. En première période, malgré une conquête positif, les Agenais avait décidé semble-t-il de pointer aux abonnés absents en défense. Résultat : quatorze plaquages ratés en quarante minutes, deux essais encaissés et un écart de seize points. Beaucoup trop, ce qui valut une belle remontée de bretelle à la pause. « Alors oui, il y a eu une belle réaction en deuxième période mais on ne peut plus se permettre de laisser vingt points à nos adversaires avant de s’y filer », pestait Mathieu Blin tout en admettant : « On savait que ce bloc de quatre matchs avec trois déplacements à Bourgoin, Narbonne et Tarbes, difficile, cela se confirme. Un point en deux matchs ce n’est pas suffisant mais attention, on ne va pas tout bruler pour cela. » Chez les joueurs, l’envie de longer les murs se lisait sur les visages et la supériorité des Narbonnais faisaient l’unanimité. « C’est une très Narbonne - Agen À NARBONNE - Dimanche 13 heures 4 500 spectateurs. Arbitre : M. Trainini (Côte d’Azur). Évolution du score : 3-0, 3-3, 6-3, 6-8, 11-8, 14-8, 21-8, 24-8 (MT) ; 24-11, 24-16, 27-16, 27-19, 27-24, 30-24, 33-24. NARBONNE : 2E Lima (22e), Beaux (34e) ; 1T (34e), 7P (3e, 16e, 32e, 38e, 62e, 79e, 80e) Halangahu. Carton jaune : Wright (55e, faute technique). AGEN : 3E Ludik (18e, 59e), Tagotago (73e) ; 3P Francis (7e, 56e, 69e) . Cartons jaunes : Ratuniyarawa (32e, brutalité), Narjissi (49e, faute technique). NARBONNE 15. Etienne, 14. Rattez, 13. Grammatico (21. Jasmin 75e), 12. Lima (22. Smith 65e), 11. Fekitoa ; 10. Halangahu, 9. Valentine (20. Rouet 75e) ; 7. J. Jenkins, 8. Malet (23. Zanon 65e-66e , 19. Postal 70e), 6. Beaux ; 5. Mancha (18. Aurignac 60e), 4. Strauss ; 3. Wright (23. Zanon 68e), 2. Vuli (16. Algisi 62e), belle équipe avec un gros fond de jeu », affirmait Lionel Mazars. Le troisième ligne Rémi Vaquin enviait les conditions d’entraînements des locaux tout en refusant d’en faire une excuse : « Nous aussi, on aimerait mettre autant de volume qu’eux, mais nous on s’entraine sous la pluie et dans la boue depuis deux mois. Et quand on essaie de se faire des passes, on échappe les ballons. » DOMMAGE POUR LE BONUS Reste que les Agenais n’ont pas quitté l’Aude le moral dans les chaussettes, malgré le point de bonus gaspillé en toute fin de match. Non, d’avoir pu répondre au moins durant quarante minutes à l’intensité des Narbonnais leur donnait des raisons d’espérer. « Ce soir on doit faire le dos rond, mais autant il n’y avait rien sur le match de Bourgoin, autant là on va décortiquer la rencontre durant de longues heures cette semaine. Notre deuxième période est à l’image de nos huit premiers mois et notre dynamique positive », finissait le manager Blin. P.-L. G. ■ 33 - 24 1. Petit (cap.) (17. Fichten 52 ). AGEN 15. Ludik ; 14. Tagotago, 13. Pelesasa, 12. Mazars (21. Roux 51e), 11. Paris ; 10. Francis (22. Lamoulie 71e), 9. Balès (20. Darbo 75e) ; 7. Vaquin (16. Barthomeuf 54e-60e), 8. Giraud, 6. Erbani (19. Tau 75e) ; 5. Ratuniyarawa, 4. Skeate (cap.) (18. Demotte 56e) ; 3. Joly (23. Telefoni 63e), 2. Narjissi (16. Barthomeuf 68e), 1. Afatia (17. Cabarry 39e). e LES ÉTOILES ★★★ Halangahu, Rattez. ★★ Petit, Valentine, Grammatico, J. Jenkins ; Tagotago, Giraud ★ Beaux, Malet, Etienne ; Vaquin, Ludik L’INFIRMERIE Narbonne Pas de blessé > Bourg-en-Bresse - Narbonne, dimanche 15 heures Agen Pas de blessé > Agen - Narbonne, samedi 18 h 30 Le match L’élan narbonnais Narbonne à la sauce australienne, cela vous révolutionne le Pro D2. Sans faire de bruit, les Narbonnais se taillent une jolie réputation. L’ouvreur Daniel Halangahu est toujours prêt à jouer les ballons à la main même depuis ses 22 mètres. C’est ce qui s’est passé en première période où par deux fois, Narbonne a surpris Agen en n’hésitant pas à donner de la vitesse à son jeu depuis son camp. À la clef, deux très beaux essais. Certes, les Agenais avaient décidé en première période de ne pas être très rigoureux dans leur défense, mais l’envie d’entreprendre était Narbonnaise. Et malgré un déficit de puissance devant, les Audois compensaient en étant intransigeant dans les zones d’affrontement. Si bien que durant 50 minutes, il n’y a pas eu de match. La fin fut beaucoup plus indécise mais Narbonne méritait de l’emporter sans concéder le point de bonus défensif. P.-L.G. L Par Sylvain LAPIQUE es Dacquois savaient leurs hôtes joueurs, mais ils ne s’attendaient sûrement pas à une telle déferlante. Dans le sillage d’une paire de centres tranchante, les Bressans signèrent dès le début du match plusieurs incursions gagnantes dans le camp dacquois. Sur l’une d’elles, Navo de Olano, très sollicité, renversa son adversaire direct sur la ligne des 40 mètres et servit Saffy après contact qui fila à l’essai (3-7, 14e). Piqués au vif, les Dacquois remirent la main sur le ballon, bien aidés par leur nette domination en mêlée et leur facilité en touche. Mais Bourg-en-Bresse ne laissa pas les attaquants landais s’exprimer, récupérant quatre ballons dans les rucks en première période. Impuissants, les Landais profitèrent d’une occasion inespérée pour reprendre l’avantage : sur une passe mal assurée, les Landais enclenchèrent une contre-attaque de soixante mètres menée par Ragamate qui prolongea au pied pour son ailier Bourret : 13 à 10 à la 34e puis 16 à 10 à la mi-temps après un mauvais geste des Bressans qui coûta dix minutes de repos à Buatier. Malgré son infériorité numérique, Bourg-en-Bresse atta- qua la seconde période sur les mêmes bases que la première. Monopolisant le ballon, les Bressans alternèrent pick and go dans l’axe et ballons larges, mettant la défense landaise au supplice et récoltant de nombreuses pénalités. Sur un renversement de jeu, Seymour alerta son ailier Cailleaud totalement isolé sur son aile d’une longue diagonale au pied (16-17, 42e). L’initiative était toujours bressane durant les vingt première minutes de la seconde période et permettait à Eadie de creuser un peu plus le score (1620, 45e). Mais ensuite, ils parurent baisser de pied, laissant le ballon aux Dacquois. RESSOURCES INSOUPÇONNÉES Face à une défense toujours intraitable, ceux-ci s’en remirent à leur mêlée pour emporter la décision (cinq pénalités récoltées dans ce secteur en seconde période). À la 70e minute, une succession de mêlées écroulées par les Bressans devant leur ligne finit par avoir raison de la patience de M. Rosich qui accorda un essai de pénalité au pack dacquois (23-20, 74e). Un soulagement au vu de la physionomie du match, qui démontre s’il en était besoin que les Dacquois ont des ressources physiques et mentales insoupçonnées. ■ Le match Les Burgiens tout près... Joueurs, opportunistes, et accrocheurs en diable en défense, les Bressans auraient sans doute mérité meilleure issue. C’est d ‘ailleurs eux qui ont dégainé les premiers, dès la 13e minute après une charge de Nava de Olano qui servit son troisième ligne Saffy après contact, lequel fila à l’essai. Dax profita d’une maladresse, bien exploitée par Ragamate puis Bourret pour revenir peu avant la mi-temps. Mais Bourg signa une entame de deuxième mi-temps tonitruante et Cailleaud concrétisa une longue diagonale au pied de Seymour. Solides en défense, les Bressans paraissaient en mesure de préserver leur avantage jsuqu’au bout. C’était sans compter la domination dacquoise en mêlée (sept pénalités récoltées durant tout le match), qui leur permit d’obtenir un essai de pénalité à la 74e. Mais le coup était passé près. S. L. ■ Dax - Bourg-en-Bresse À DAX - Dimanche 17 heures 3 200 spectateurs. Arbitre : M. Rosich (Armagnac-Bigorre). Évolution du score : 3-0, 3-7, 6-7, 6-10, 13-10, 16-10 (MT) ; 16-17, 16-20, 23-20. 23 - 20 DAX : 2E Bourret (33e), de pénalité (74e) ; 2T, 3P (5e, 20e, 40e) Bourret. Cartons jaunes : Arias (60e). BOURG-EN-BRESSE 15. Seymour ; 14. Cailleaud, 13. Frénet (cap.), 12. Nava de Olano, 11. Cassin ; 10. Eadie, 9. Maiquez ; 7. Buatier, 8. Vailloud, 6. Saffy ; 5. Giraud (18. Brochier 70e), 4. Gamier (19. Kalou 50e) ; 3. Curie (23. Tokotuu 53e), 2. Ulugia (16. Deliege 74e), 1. Drancourt (17. Kavtidze 61e). BOURG-EN-BRESSE : 2E Saffy (13e), Cailleaud (42e) ; 2T, 2P (26e, 45e) Eadie. Cartons jaunes : Buatier (39e), Eadie (70e). Non entré en jeu : 20. Lancelle, 21. Hona, 22. Bornuat. LES ÉTOILES ★★★ Hugues, Maignien ; Nava de Olano. ★★ Bourret, Ragamate ; Frénet, Vailloud. ★ Laousse-Azpiazu, Salle-Canne, Bert ; Eadie, Buatier. DAX 15. Laousse-Azpiazu ; 14. Bourret, 13. Soqeta (21. Justes 76e), 12. Mathy, 11. Ragamate ; 10. Lacoste (22. Devade 50e ; 20. Quiniou 64e), 9. Salle-Canne (cap.) ; 7. August (17. Lafon 62e-70e), 8. Ch. Ternisien, 6. Coletta (18. Naude 50e) ; 5. Dumont (19. Vervoort 65e), 4. Bert ; 3. Boyoud (23. Arias 48e), 2. Maignien (16. Béthery 74e), 1. Hugues (17. Lafon 74e). L’INFIRMERIE Dax Dumont (contusion) et Mathy (épaule) ont dû quitter le terrain prématurément. > Bourgoin - Dax, dimanche 15 heures Bourg-en-Bresse pas de blessé > Bourg-en-Bresse - Narbonne, dimanche 15 heures Pro D2 20e journée 17 LUNDI 17 FÉVRIER 2014 - MIDI OLYMPIQUE Tarbes - Bourgoin : 18 - 16 Lyon - Béziers : 52 - 5 LYON LE LOU A ASSURÉ LE SPECTACLE GRÂCE AUX FONDAMENTAUX ET À DES CONDITIONS PROPICES AUX TROIS-QUARTS PLUS ENTREPRENANTS QU’À L’HABITUDE. L’HIVER EST SHOW Par Sébastien FIATTE A 71e minute : après un bon ballon écarté par Teddy Irribaren et Ash Moeke, Maxime Veau va jouer dans le dos de la défense berjallienne et le centre Adriu Delaï force le dernier rideau pour inscrire le second essai tarbais. Photo Laurent Dard TARBES DOMINÉS DANS L’ENGAGEMENT PHYSIQUE ET PARFOIS COMME PERDUS SUR LE TERRAIN, LES HAUT-PYRÉNÉENS ONT ÉVITÉ LE PIRE AVEC DEUX ESSAIS DE LEUR PAIRE-REINE, DELAI-LILO. LE VENT DU BOULET Par Georges DUTHU G agner six matchs de suite n’est pas une mince performance, quel que soit le programme. On connaît les maux qui vous guettent : le phénomène de l’usure, l’excès de confiance, ce sentiment de pouvoir y arriver même sans consentir à tous les efforts requis. Les Tarbais n’y ont pas échappé. On pourrait avancer la mise en réserve de quelques numéros majeurs dans la perspective du derby qui s’annonce, ou encore l’état du terrain se prêtant peu à la pratique de leur rugby favori… Il doit y avoir de ça, mais si le TPR veut chercher les raisons de ses grandes difficultés, il doit aussi se tourner vers Bourgoin : les Berjalliens ont aligné une équipe de morts de faim, invitant à un incessant combat des Tarbais qui s’en seraient bien passés. « C’est une belle équipe, assure Pierre-Henry Broncan, avec des atouts pour nous contrarier sur un terrain aussi difficile. Il suffit de regarder Albi que l’on bat chez lui mais qui va tenir Colomiers en échec. Et que penser de Clermont qui finit par s’incliner à Grenoble ? » Les équipes les plus joueuses, ou qui ont à faire le jeu, ne sont pas servies par les conditions hivernales, c’est entendu. Mais on doute que les entraîneurs bigourdans s’attardent sur ce genre de discours avec leurs joueurs. Ils les rappelleront plus sûrement à l’ordre, à la nécessité de ne pas se croire arrivés, même devant moins bien classé. Le TPR a gagné et c’est bien la seule satisfaction d’une soirée engagée de façon cauchemardesque. MALHEUREUX LAHARRAGUE ! À l’image de la prestation de Nicolas Laharrague. Deux pénaltouches vite loupées, deux passes mal maîtrisées en repli sous la menace pressante et un carton jaune pour un plaquage illicite sous sa propre chandelle. L’arrière qui brille plutôt par sa sûreté dans les gestes élémentaires du rugby s’est vite perdu et il ne risquait pas de trouver grand monde pour le relancer. Avec deux essais concédés au grand Perrin, le premier refusé pour un contrôle litigieux dans l’en-but, Tarbes pouvait s’estimer heureux d’être encore dans les clous à la pause. Ses perles de l’arrière, le duo DelaiLilo l’avaient bien rétabli par un contre grandiose. Et c’est encore Adriu Delai qui allait lui donner la victoire, comme chacun s’était un peu mieux appliqué à l’effort pour éviter la catastrophe. « À la pause, on leur a demandé de s’en tenir à un jeu plus simple, à une passe ; de mettre plus d’agressivité partout », explique Nicolas Nadau. « De retrouver d’abord une assise, une mêlée, une conquête plus correcte », ajoute Pierre-Henry Broncan. La métamorphose n’a pas été spectaculaire. Il y a eu cette mêlée, la seule franchement gagnée, pondant le ballon d’un deuxième essai. Et ce front final levé pour contenir l’insatiable appétit isérois. Le TPR a senti passer le vent du boulet. Il lui reste du boulot pour aller rivaliser avec Pau ! ■ BOURGOIN SA RÉUSSITE SEMBLAIT ACQUISE QUAND UN CONTRE ET UNE MÊLÉE DÉFAITE ONT CHANGÉ LA DONNE. « ON A TROUVÉ LES LEVIERS » T andis que son capitaine cherche encore à trouver la justification de la dernière pénalité sifflée contre son équipe dans le money-time, Pascal Peyron affiche la mine d’un entraîneur plutôt serein. Son équipe est passée tout près d’un exploit. Alain Louchard et les siens ont mené leur entreprise avec autorité et constance, d’un bout à l’autre du match. Au point de tenir encore le ballon de la gagne dans la dernière minute. « Quand on reste dans le registre défini, on est performants. Quand on en sort… » L’entraîneur regrettera que ses joueurs se soient laissé griser par l’appel du grand large, ce n’était pas le soir, ni le lieu : « C’est la seule fois où l’on est sorti du cadre établi et on l’a payé d’un contre de soixante mètres conclu par un essai », rappelle l’entraîneur. « On a fait un gros match. » Ce ballon lâché au cœur du déploiement, les Tarbais l’ont goulûment relevé et porté à la course entre les poteaux, dans un pur contre. « Autrement, on avait trouvé les leviers pour contrarier cette équipe et arriver à nos desseins. On a eu les moyens de tuer le match. » Tout le monde l’a vu, la mêlée a mangé la locale, sauf une fois, et dans le combat au sol les Tarbais ont paru souvent rebutés par l’entrain de leurs hôtes. « On était venus pour faire un gros match, on l’a fait. On a retrouvé cette solidarité que l’on avait perdue en route pour s’être vus trop beaux. » La défaite ne saurait effacer les motifs de satisfaction. G. D. ■ près un début d’année compliqué marqué par deux victoires étriquées à domicile contre Carcassonne et Albi et un revers à Narbonne, le Lou a confirmé son regain de forme contre Béziers. Bien appuyé sur une conquête solide et une défense intraitable, il a vu ses troisquarts mettre le feu aux quatre coins du terrain. Bien sûr, ils ont été favorisés par des conditions de jeu idéales en ce mois de février bien plus « show » qu’à la normale. Mais ce serait réducteur de réduire la bonne performance de la ligne arrière aux seuls caprices d’une météo favorable. Le travail physique de janvier assimilé, elle a montré des ambitions et des intentions nouvelles. Portée par le centre néo-zélandais, Kendrick Lynn, et l’ailier fidjien, Mosese Ratuvou, auteurs d’un doublé chacun et très actifs dans le jeu, elle a enfin montré une partie de l’étendue de son talent. Elle a encore égaré des ballons en route mais elle eut au moins le mérite de proposer des mouvements moins stéréotypés qu’à l’habitude. « Comme coach, on a toujours envie de réaliser le match parfait, souriait Olivier Azam après la rencontre. En première mi-temps, l’équipe s’est trop précipitée, a perdu des ballons en route. On n’a pas réussi tout ce qu’on a tenté, on a été parfois maladroits mais on n’est pas tombés dans la facilité. » À TARBES - Samedi 18 h 30 - 3 200 spectateurs. Arbitre : M. Gasnier (Pays Catalan). Évolution du score : 0-3, 0-10, 7-10, 7-13, 10-13 (MT) ; 13-13, 18-13, 18-16. TARBES : 2E Lilo (18e), Delaï (71e) ; 1T (18e), 2P (32e, 57e) Moeke. Carton jaune : Laharrague (34e) Non entré en jeu : 22.Thuriès BOURGOIN : 1E Perrin (12e) ; 1T Gondrand; 3P Gondrand (7e, 26e), Bouillot (75e). Carton jaune : L. Cotte (43e) Non entrés en jeu : 19. Th. Cotte, 20. Souquet, 22. Insardi TARBES 15. Laharrague ; 14. Domec ; 13. Veau, 12. Delai, 11. Lilo (cap.) ; 10. Moeke, 9. B. Chevtchenko (20. Iribaren 58e) ; 7. Chkhaidze (21. Bézian 51e), 8. Manu, 6. Haddon (19. Collet 69e) ; 5. Nemsadze, 4. Bernard (18. Sirbe 51e) ; 3. Mirtskhulava (23. Garcia mt), 2. Casals (17. Grobler 51e- 55e, 65e), 1. Maumus (16. Muzzio mt). 18 - 16 BOURGOIN 15. Moinot ; 14. Viallet, 13. Perrin, 12. Gabriel, 11. Bouet ; 10. Gondrand (21. Bouillot mt), 9. Da Silva ; 7. Recordier (17. Barrière 64e), 8. Adamou, 6. Guillot ; 5. L. Cotte, 4. Louchard (cap.) ; 3. Spachuk (23. Garcia 64e), 2. Khribache (16. Janaudy 58e), 1. Gicollet (18. Pelo 75e). LES ÉTOILES ★★★ Delai. ★★ Lilo, Moeke, Nemsadze ; Gicollet, Khribache, Spachuk. ★ Iribaren, Bernard ; Louchard, Da Silva, Bouillot. L’INFIRMERIE Tarbes Pas de blessé. Retour de I. Domolaïlaï, Coetzer, Pointud, Fono dans le pack contre Pau. > Pau - Tarbes, dimanche 19 heures Bourgoin Pas de blessé. Levast fera son retour contre Dax. > Bourgoin - Dax, samedi 18 h 30 Depuis le début de l’automne, la disposition du Lou à répondre présent dans les grands rendezvous n’était pas en cause (courte défaite à Agen, victoire contre La Rochelle et à Pau). Mais son dilettantisme et sa propension à se relâcher contre des équipes au standing moins élevé agaçaient, voire inquiétaient. « On avait envie d’envoyer du jeu face à une équipe solide, reconnaît Mosese Ratuvou. On avait perdu là-bas et on s’était mis la pression pour prendre les cinq points. L’équipe s’est montrée bien en place en défense et la mêlée et la touche ont bien fonctionné. J’ai marqué un doublé, ça arrive. Il y avait des ouvertures. C’est bien, c’est la première fois que l’équipe marque autant. » Avec cinquante-deux points, les Lyonnais ont égalisé leur meilleur score de la saison, établi à Carcassonne lors de la première journée, mais ont marqué un essai de plus (8 contre 7). Surtout, ils comptent maintenant onze points d’avance sur leur dauphin rochelais. « Je ne pense pas au titre de meilleur marqueur, ni à notre avance, assure Mosese Ratuvou. Il reste encore dix matchs. » Ce serait en effet dommage de voir le show d’hier leur monter à la tête et être juste une poussée de fièvre annonciatrice d’un coup de froid. Le docteur Azam sera vigilant. « On va enchaîner un déplacement à Montde-Marsan, bien meilleur que son classement l’indique. » ■ Une démission coûteuse Comme la saison dernière (15-63), Béziers a pris cher hier à Lyon, au grand dam de Christophe Hamacek. « On avait demandé aux joueurs de donner le meilleur d’eux-mêmes, ils ont démissionné », regretta le technicien biterrois. Les visiteurs rendirent définitivement les armes juste avant la pause après un quart d’heure disputé en infériorité numérique. Ils avaient déjà encaissé trois essais de Bonrepaux, Ratuvou et Kolelishvili et étaient menés 17 à 0. Le centre néo-zélandais, Kendrick Lynn, dans tous les bons coups hier, porta l’estocade en signant un doublé à cheval sur la mi-temps. Après le sixième essai signé de l’ailier fidjien, Mosese Ratuvou, les staffs ménagèrent leurs ouvreurs, sortis tous deux à la 50e. Dans une fin de match sans enjeu, Lyon ajouta deux essais par Dumora et Vergallo. Après avoir offert la seule occasion d’essai à son équipe en première mi-temps, gâchée par une mauvaise passe vers son ailier, Tuilevuka, l’ancien Lyonnais, Thibault Suchier sauva l’honneur des visiteurs après l’heure de jeu. C’est tout ce qu’il y a de positif à retenir pour Béziers et c’est bien peu pour une équipe qui n’avait encore jamais laissé personne prendre le bonus offensif cette saison. S. F. ■ Le match À VÉNISSIEUX - Dimanche 15 heures 7 119 spectateurs. Arbitre : M. Zitouni (Pays Catalan). Évolution du score : 7-0, 12-0, 17-0, 24-0 (MT) ; 31-0, 38-0, 45-0, 45-5, 52-5. Alors que la marque affichait un 13 à 13 sans doute flatteur pour eux, les Tarbais allaient connaître le bonheur d’un deuxième essai qui leur assurait quasiment la victoire. On parle de bonheur parce qu’il prit sa source dans la seule mêlée du match qui échappa au contrôle des Berjalliens. Le pack de Louchard défait à la poussée, l’affaire allait se jouer entre arrières. Avec cet unique bon ballon prestement écarté par Iribaren et Moeke, Veau alla jouer dans le dos de la défense et Delai força le dernier rideau sans avoir à solliciter son capitaine Lilo encore décalé sur l’aile. C’est le paradoxe de cette soirée qui avait vu jusque-là les Ciel et Grenat dominer le pack local dans tous les domaines ou peu s’en faut. Longtemps en tête grâce à un essai né d’une touche vite jouée, le CSBJ avait certes concédé un premier essai sur un contre de Delai poursuivi par Lilo, mais il semblait à ce moment-là tenir le nul. Au moins. G. D. ■ LYON : 8E Bonrepaux (11e), Ratuvou (25e, 46e), Kolelishvili (35e), Lynn (40e, 42e), Dumora (54e), Vergallo (67e) ; 6T Munro (11e, 40e, 42e, 46e), Dumora (54e, 67e). Carton jaune : Roux (74e). La mêlée du bonheur BIEN EN PLACE Le match Lyon - Béziers Tarbes - Bourgoin C’est le principal enseignement de ce match. BÉZIERS : 1E Suchier (62e). Cartons jaunes : Bocca (23e), Lévi (30e). LYON 15. Dumora (10. Munro 77e) ; 14. Romanet, 13. Lynn, 12. Sukanaveita (22. Regard 60e), 11. Ratuvou ; 10. Munro (21. Arnold 50e), 9. Januarie (20. Vergallo 53e) ; 7. Kolelishivili (3. Castex 77e), 8. Leguizamon (18. Viljoen mt), 6. Chabal (19. N’Zi 50e) ; 5. Nallet (cap.), 4. Basson ; 3. Castex (23. Roux mt, 53e-60e), 2. Bonrepaux (16. Bordes 38e), 1. Fiard (17. Balan 53e). BÉZIERS 15. Suchier ; 14. Tuilevuka, 52 - 5 13. Puyo (cap.), 12. S. Chevtchenko (22. Vakacegu 60e), 11. Touizni ; 10. Fournil (21. Gerber 50e, 9. Camberabero (20. Chaput 73e) ; 7. Carmignani (23. Sheklashvili 28e-34e ; 19. Zouhair 50e), 8. Manoa, 6. Massot (16. Pinto Ferrer 34e-40e) ; 5. Poux (18. Maamry 23e-27e, 55e), 4. Toevalu ; 3. Boughanmi (23. Sheklashvili mt), 2. Levi (16. Pinto Ferrer 55e), 1. Bocca (17. Fernandes Moreira 55e). LES ÉTOILES ★★★ Ratuvou, Lynn, Kolelishvili. ★★ Bonrepaux, Chabal, Fiard. ★ Dumora, Munro, Januarie, Basson, Nallet. L’INFIRMERIE Lyon Dumora a été victime d’un gros K.-O. en fin de match > Mont-de-Marsan - Lyon, samedi 13 heures Béziers Pinto Ferrer a pris un coup sur la crête illiaque > Béziers - Colomiers, samedi 18 h 30 18 Pro D2 20e journée LUNDI 17 FÉVRIER 2014 - MIDI OLYMPIQUE Auch - Mont-de-Marsan : 0 - 19 Colomiers - Albi : 6 - 6 ALBI CONTENU LACUNAIRE OU PAS, LES TARNAIS N’EN FONT PAS MOINS UNE BONNE OPÉRATION SUR LE PLAN COMPTABLE SUR FOND D’ETAT D’ESPRIT RETROUVÉ. PAS SI NUL QUE ÇA Par Philippe ALARY M « Auteur de trois pénalités, l’ouvreur montois Pierre-Alexandre Dut n’a pas été tendre avec ses anciens partenaires gersois. Photo Sébastien Lapeyrere MONT-DE-MARSAN LES LANDAIS DÉCROCHENT UN SECOND SUCCÈS À L’EXTÉRIEUR ET FONT UN GRAND PAS VERS LE MAINTIEN. ILS DÉDIENT LA VICTOIRE À LEUR COÉQUIPIER PIERRE-ALEXANDRE DUT, L’ANCIEN AUSCITAIN. L’ORGUEIL RETROUVÉ Par Didier NAVARRE I l esquisse un sourire, Christophe Laussucq. Il félicite un à un ses joueurs et, avant de rentrer aux vestiaires, il vient saluer la colonie de supporters jaune et noir. C’est un entraîneur heureux et pourtant, depuis le début de la saison, il n’a pas tellement été à la fête avec des résultats en dents de scie et la perte de nombreux points que sa formation a bêtement laissé échapper en route. « Ça fait plaisir de voir que le travail fait dans la semaine a été récompensé, dit-il. Les joueurs ont bien bossé. Nous avons axé notre travail sur la mêlée et c’est dans ce domaine que nous avons parfaitement contré cette formation auscitaine. Une victoire à l’extérieur, c’est toujours appréciable. » UN MATELAS DE POINTS APPRÉCIABLE Appréciable, d’autant que le dernier succès montois, loin de son antre de Guy-Boniface, remontait au 8 décembre dernier. Ce jour-là, les Landais avaient ramené une très flatteuse victoire d’Albi (29-25). Cette victoire sur la pelouse de Jacques-Fouroux offre la perspective au dernier relégué du Top 14 de se consti- tuer un matelas de points assez appréciable. La perspective du maintien est désormais plus qu’envisageable. « Nous avions tout à craindre de cette rencontre, souligne le capitaine Baptiste Chedal-Bornu. Nous sommes soulagés d’avoir décroché cette victoire. Elle nous permet de nous éloigner de ce bas du tableau. Il faut reconnaître que c’est une saison de grosses désillusions pour le club. Ce succès fait partie des moments appréciables. De plus, dans le discours d’avant match, j’avais dit que nous jouions ce match pour Pierre-Alexandre Dut. » L’ouvreur montois est revenu sur la pelouse qui l’a révélé. Le moins que l’on puisse dire, dans un stade qu’il connaît comme le fond de sa poche, c’est que l’ex-ouvreur auscitain n’a pas été tendre avec les siens. Dans son duel avec Clément Briscadieu, il a largement pris le dessus. Parfaitement à l’aise dans la conduite du jeu, malgré la pression de Medves, Larrieu et de Pauw. Sa réussite dans les coups de pied (9 points) a largement contribué à la désillusion auscitaine. Le 5 mai, pour son ultime prestation sous le maillot du FCAG face à Dax (victoire 15-6), il avait permis aux Gersois de se maintenir. Samedi soir, il leur a (peut-être) entrouvert les portes de la Fédérale 1. ■ AUCH LE FCAG A ESSUYÉ UN TROISIÈME REVERS À DOMICILE QUI LE MAINTIENT À L’ULTIME PLACE DU CLASSEMENT. UN VÉRITABLE CAUCHEMAR A près La Rochelle et Aurillac, c’était le tour du Stade montois de quitter l’enceinte de Jacques-Fouroux avec, dans sa besace, les points de la victoire. Ce troisième revers de la saison à domicile fait particulièrement mal puisque, sur le plan comptable, le FCAG fait figure d’un relégable en puissance. En outre, il y a eu cette incapacité à déflorer le score et une seconde défaite à zé- ro point de la saison après celle à Narbonne (59-0, le 7 décembre). PATAT : « UN JOUR SANS... » « Ce match, c’était un véritable cauchemar », déclarait l’ailier Sébastien Ascarat, infortuné spectateur après sa blessure au doigt avec la sélection espagnole. Ce fut également un cauchemar pour la mêlée gersoise qui a, tout au long de la rencontre, subi la foudre de son homologue montoise. Auch - Mont-de-Marsan 0 - 19 À AUCH - Samedi 18 h 30 3 000 spectateurs. Arbitre : M. Blondel (Languedoc). Évolution du score : 3-0, 6-0 (MT) ; 9-0, 14-0, 19-0. 8. Taulanga (19. Lemalu 73 ), 6. Brethous ; 5. Botha, 4. Flanagan (18. Lewaru 55e) ; 3. S. Ormaechea (23. Giudicelli 65e-73e, 23. Giudicelli 75e), 2. Blanchard (16. Caudullo 59e), 1. Mailau (17. Fiorini 57e). MONT-DE-MARSAN : 2E Lucu (53e), Vunisa (70e) ; 3P Dut (3e, 26e, 50e). LES ÉTOILES ★★★ Vunisa. ★★ Dut, Bost, S. Ormaechea, Blanchard, Mailau, Taulanga ; Puletua. ★ Lucu, Botha ; Prat. AUCH 15. Prat ; 14. Puletua (22. Bosque 72e), 13. Thierry, 12. Lagardère (21. Brethous 63e), 11. Riva ; 10. Briscadieu (20. Caminati 55e), 9. Clarac (10. Briscadieu 55e) ; 7. R. Jenkins, 8. Larrieu (19. De Pauw 50e), 6. Medvès ; 5. Dargier de Saint-Vaulry, 4. Lacroix (18. Chauveau 50e) ; 3. Brison (23. Magnan 50e), 2. Bissuel (cap.) (16. Le Guen 50e), 1. Abadie (17. Guyon 50e). MONT-DE-MARSAN 15. Lucu ; 14. Durquet, 13. Chedal (cap.) (21. Cabannes 70e), 12. Dubié, 11. Vunisa ; 10. Dut (22. Claverie 72e), 9. A. Ormaechea (20. Pic 63e) ; 7. Bost, e L’INFIRMERIE Auch Jordan Puletua a été victime d’une petite béquille qui n’incite pas à l’inquiétude. > Agen - Auch, samedi 18 h 30 Mont-de-Marsan Le capitaine Baptiste Chedal a été touché à une cuisse qui a occasionné un petit hématome. Touché à une arcade, le pilier remplaçant Mathieu Giudicelli s’est, lui, fait poser un point de suture. > Mont-de-Marsan - Lyon, samedi 13 heures Du côté de la charnière (si brillante face à Carcassonne), Clément Briscadieu, Christophe Clarac et Benjamin Caminati n’ont pu trouver la moindre solution pour remettre leur formation dans le sens de la marche. « Un jour sans... », disait Grégory Patat. « Et maintenant, nous sommes dans l’obligation de faire un résultat à l’extérieur. » Au regard de la prestation de samedi soir, il sera très compliqué de s’imposer à Agen voire à Aurillac. D. N. ■ Le match Quand la mêlée vacille La mêlée est une marque de fabrique, une valeur du FCAG. Dans ce championnat du second niveau professionnel, elle a permis aux Gersois de faire la différence. Samedi soir, devant un public du Moulias médusé, la mêlée auscitaine a bu le calice jusqu’à la lie. Le trio landais MailauBlanchard-Ormaechea a tout simplement fait courber l’échine aux hommes du capitaine Bissuel. Ces derniers ont laissé deux ballons sur leur propre introduction et, surtout, ils ont été contraints à se mettre à la faute, ce qui a le fait le bonheur du buteur et ex-Auscitain Pierre-Alexandre Dut offrant un flatteur avantage avant l’heure de jeu (9-0). Et pour mieux enfoncer le clou, le véloce Vunisa (décisif sur l’essai de Lucu) a scellé le score en bout de ligne. Ce revers auscitain prenait ainsi des airs de déroute. D. N. ■ ais puisque je vous dis qu’on n’a pas été bons du tout ! » S’il existe une seule mission impossible sur notre bonne vieille Terre, c’est bien celle qui consiste à faire changer Henry Broncan. Homme entier doublé d’un technicien exigeant pour ne pas dire perfectionniste à l’envi, le patron du staff ne voulait rien savoir, avanthier soir, sur le coup de 20 h 30. Même quand on lui rappelle qu’on ne saurait demander la lune à un contingent de jeunes inconnus issus de la formation traditionnelle si chère à son cœur. Des Reichel (mais oui !) susceptibles de jouer qui plus est au pied du mur et la peur au ventre. Et bien non, rien à faire: « Ils font un métier formidable.» Sous-entendu (peut-être?) : ils ont de la chance et doivent donner encore plus en retour: « L’alignement a été performant, pour le reste, je ne suis pas du tout content, je peux vous garantir que ça va encore gueuler à l’entraînement cette semaine ! Car il faudra battre impérativement Aurillac, ce qui ne sera pas le cas si nous commettons des fautes aussi énormes. » ABNÉGATION OU ANTIJEU ? Effectivement, le Tarn s’est rapproché de la fameuse cote d’alerte à travers le comportement de ses riverains dans le money-time. D’ailleurs, dans la tribune principale d’une enceinte columérine pourtant connue pour son aspect paisible et convivial, quel- ques échanges verbaux peu amènes entre supporters ont mis l’accent sur un acharnement du style « arrière-garde en août 1914 » diversement apprécié. Abnégation pour les uns, antijeu à répétition pour les autres... Toujours est-il q u e l e t r è s p o n d é r é Je a n Christophe Bacca y allait de l’analyse suivante: « L’envie de montrer que nous n’étions pas morts a été plus forte que tout le reste. Le paradoxe albigeois, c’est cette différence frappante entre les matches à domicile et ceux en déplacement. Dans ce dernier cas, nous ne nous affolons pas, notre gestion est meilleure. » D’ailleurs, le-dit glorieux ancien des campagnes de l’avant-dernière décennie comparait volontiers la parité d’un soir à la performance accomplie aux dépens de Bourgoin-Jallieu le 14 décembre dernier : « La mêlée a tenu bon, la défense aussi. » Des propos corroborés par Rémy Ladauge : « Nous aurons signé des deux mains avant le match pour ce score. » Comme ses colistiers, le frère de l’ancien centre balmanais (entre autres) tenait à souligner la valeur de l’adversaire : « Toute la semaine, le groupe s’est resserré autour de son capitaine Julien Raynaud. Je pense que, quelque part, les sanctions correspondent à un trop-plein d’enthousiasme. » Bien vu. Une formation résignée serait certainement repartie bredouille ou valises chargées, c‘est selon. On laissera donc aux experts le soin de disserter sur la fameuse dialectique du verre à moitié vide ou à moitié plein. En attendant, deux points, ce n’est pas rien... ■ Le match C’était pas vraiment le pied Nonobstant le caractère facile voire léger du très classique jeu de mots, il faudrait ne jamais avoir joué - ou pire, ne rien y comprendre - pour accabler les buteurs columérins. Des artilleurs sur lesquels la pression était d’autant plus forte que les situations d’essai se firent rares pour ne pas dire inexistantes. Y compris dans la catégorie dite « à zéro passe ». Tel est en effet le principal enseignement à retirer. Si la réaction souhaitée et même attendue par le staff a bien eu lieu, elle n’en a pas moins été un peu tardive puisque le jeu a tout d’abord été confiné dans la moitié de terrain locale. En l’espace d’une mi-temps, la deuxième donc, le dispositif offensif a été un peu plus à son avantage mais, du fait d’une défense héroïque, il a semblé impossible de scorer autrement qu’au pied. Ni fléchissement physique ni échec tactique mais simplement à match à vite oublier. Une fois extraite, bien sûr, sa substantifique moelle. Ph. A. ■ Colomiers - Albi À COLOMIERS - Samedi 18 h 30 3 600 spectateurs. Arbitre : M. Millotte (Ile-de-France). Évolution du score : 3-0, 3-3, 6-3, 6-6 (MT et score final). COLOMIERS : 2P Skrela (5e, 29e). Carton jaune : Weber (37e). ALBI : 2P Marques (8e, 32e). Cartons jaunes : Damiani (28e), Kwarazfelia (37e), Rokoduru (40e). COLOMIERS 15. Saout ; 14. Bolakoro, 13. Maurino, 12. Nicot, 11. Belzunce (20. Perkins 72e) ; 10. Skrela (21. Lafforgue 53e), 9. Inigo (22. Culinat 53e) ; 7. Puech (17. Falatea 37e-47e), 8. Baluc Rittener, 6. Berneau (cap.) (5. Bortolaso 70e) ; 5. Bortolaso (18. Mémain 59e), 4. Cholley (19. Vivalda 50e) ; 3. Rayssac (23. Castellina 37e), 2. Rioux (16. Van der Westhuizen 50e), 1. Weber (17. Falatea 63e). 6-6 ALBI 15. Peluchon ; 14. Lacroix, 13. Vialelle, 12. Kaiser, 11. Rokoduru (22. Chateauraynaud 50e) ; 10. Barthélémy (21. Bouillon 73e), 9. Marques ; 7. Misse (20. Lane 74e), 8. Raynaud (cap.), 6. Visensang (18. Gau 37e-47e) ; 5. Damiani, 4. M. André (19. Corréa 63e) ; 3. Kwarazfélia (18. Gau 47e-52e, 23. Hamadache 52e-63e), 2. Djebablah (16. Ponnau 50e), 1. Tetrashvili (17. Dedieu 50e). LES ÉTOILES ★★ Falatea, Nicot ; Raynaud, Misse. ★ Bortolaso ; Lacroix, Vialelle, Kaiser. L’INFIRMERIE Colomiers Rien de spécial à déplorer. > Béziers - Colomiers, samedi 18 h 30 Albi Le staff redoutait une déchirure aux ischio-jambiers pour Maxime Gau. > Albi - Aurillac, samedi 18 h 30 Pro D2 20e journée 19 LUNDI 17 FÉVRIER 2014 - MIDI OLYMPIQUE La Rochelle - Pau : 28 - 23 Aurillac - Carcassonne : 18 - 12 AURILLAC VAINQUEURS DE CARCASSONNE, LES AUVERGNATS ONT RELEVÉ LA TÊTE. IL LEUR RESTE DÉSORMAIS À S’INSCRIRE DANS LA CONTINUITÉ. VIVEMENT LE PRINTEMPS ! Par Thierry JOUVENTE D 56 minute : après une heure de jeu, les trois-quarts et avants trouvent enfin leur rythme et envoient leur ailier, François Herry, marquer l’essai enlevant le bonus offensif aux Palois. Photo Xavier Leoty e LA ROCHELLE EN PUISANT DANS LEURS DERNIÈRES RESSOURCES MORALES, LES MARITIMES RÉUSSISSENT À ÉCARTER UN ADVERSAIRE DIRECT À LA MONTÉE. RESSUSCITÉS Par Marc IRAZU A « llons faire taire cette bande de braillards ! » C’est ainsi que Martin Johnson motivait ses coéquipiers avant d’entrer sur la pelouse du Stade de France. Les Palois se sont peut-être inspirés des consignes du capitaine anglais. Leur stratégie de maillage défensif, d’intensité au placage et d’explosion à la moindre opportunité a fonctionné à la perfection pendant presque une heure. Le temps pour les Béarnais de faire payer leurs erreurs au prix le plus fort à des Rochelais abasourdis par l’ampleur du désastre qui se dessinait. On le serait à moins : trois « cagades » de la jeune section des voltigeurs rochelais, privée de tous ses cadres ou presque, et trois essais encaissés en une mi-temps pour zéro inscrit. Deflandre n’est alors plus un chaudron mais un monastère bénédictin ; la loi du silence y règne. RESTER POSITIF Menés 12 à 20 et trois essais à rien, on ne donnait pas cher de la peau des Rochelais à la mi-temps. « Ça va ronfler dans les vestiaires ! », entendait-on çà et là. Les supporters se trompaient, car c’est au contraire sur cet amer constat que les entraîneurs maritimes allaient paradoxalement capitaliser. « À la mi-temps, Patrice (Collazo, N.D.L.R.) et moi avons dit aux joueurs que ça ne pouvait pas être pire, détaillait Fabrice Ribeyrolles en zone mixte. Il a fallu trouver les mots pour expliquer que rien n’était fait, que huit points n’étaient rien, que nous aurions le vent dans le dos. Nous avons donc demandé de l’intensité et de la vitesse aux joueurs. » Son alter ego a lui aussi voulu chasser le doute au plus vite. « Trois essais peuvent jeter un froid, ironise Patrice Collazo. Joueurs comme public étaient entre bille et bande à la mi-temps. Tout en leur disant qu’on s’était peut-être trompés de « disquette », nous avons eu un discours positif auprès des joueurs en leur disant que malgré tout, ce 8 à 0 à la pause n’était rien et que nous allions revenir à coups de trois points. » CULTIVER LE CARACTÈRE Voici donc les Rochelais de nouveau invités à apprendre de leurs erreurs. Pour l’entraîneur des avants, la leçon est prête à être dispensée : « Ces matchs permettent d’aller puiser au fond de soi. Quand j’avais demandé aux joueurs de ne pas prendre la pénalité contre Agen parce que j’estime que se contenter d’un bonus défensif à la maison, c’est déjà accepter de perdre, je leur avais aussi dit qu’un jour il faudrait aller chercher quelque chose de compliqué, dans le dur. Aujourd’hui, nous étions dans l’ultra dur et l’équipe a montré du caractère pour forcer le destin. Être têtu et obstiné, en principe ça paye. En rugby, ce n’est pas forcément le meilleur qui gagne mais c’est peut-être celui qui le veut le plus. Nos joueurs ont su élever leur niveau en seconde mi-temps en n’étant pas résignés. » ■ PAU LA SECTION NE RAMÈNE QU’UN SEUL POINT APRÈS AVOIR TENU, UNE HEURE DURANT, LE BONUS OFFENSIF ! GÂTÉS PUIS PUNIS L a lecture des statistiques révèlerait certainement la rareté du phénomène. Combien d’équipes sont en effet passées du bonus offensif conquis en une mi-temps sur terrain adverse à un simple bonus défensif à la fin du deuxième acte ? Peu, très certainement. Pour dire que les Palois n’ont pas cru à la victoire, ils l’ont tenu pendant presque une heure gardant leurs « flêches » extérieures, Niko et Acébès, en embuscade, pour mieux bondir sur les trois-quarts rochelais réduits à l’état de victimes pendant une mi-temps entière. Ensuite, les prédateurs palois ont eu maille à partir avec les prédateurs rochelais, plus les proies faciles du début. Et dans ce combat à forte intensité, les Maritimes ont finalement été les plus résistants. PAS LOIN DU COMPTE Forcément, à l’heure des comptes, le chat béarnais est maigre. « Nous avons fait ce qu’il fallait pour répondre présent sur ce match et relever le défi ? relève calme- La Rochelle - Pau 28 - 23 À LA ROCHELLE - Samedi 17 heures 11 807 spectateurs. Arbitre : M. Chalon (Limousin). Évolution du score : 3-0, 6-0, 6-7, 9-7, 9-10, 12-10, 12-15, 12-20 (MT) ; 15-20, 22-20, 25-20,28-20, 28-23. LA ROCHELLE : 1E Herry (56e) ; 1T, 7P (5e, 12e, 15e, 25e, 49e, 63e, 69e) Fortassin. Carton jaune : Van Vuuren (73e, antijeu). Non entré en jeu : 22. Santallier. PAU : 3E Niko (13 , 28 ), Acébès (38 ) ; 1T Lescalmel (13e) ; 2P Lescalmel (21e), Manca (76e). Cartons jaunes : Bouilhou (15e, fautes répétées), Fumat (49e, antijeu). e e e LA ROCHELLE 15. Cestaro ; 14. Lagarde, 13. Vulivuli, 12. Gard, 11. Herry ; 10. Fortassin, 9. Berger (21. Lebail 74e) ; 7. Djebaïlï (2. Forbes 76e), 8. Gourdon (19. Kieft mt), 6. Sazy ; 5. Cedaro (18. Jacob 61e), 4. Grobler (20. Wessels 70e) ; 3. Atonio (cap.) (23. Kaulashvili 74e), 2. Forbes (16. Van Vuuren 52e), 1. Corbel (17. Seneca 78e). PAU 15. Manca ; 14. Acébès, 13. Fumat (cap.), 12. Drouard (21. Taumoepeau 50e), 11. Niko (20. Daubagna 67e) ; 10. Lescalmel, 9. Moa ; 7. Bouilhou (19. J. Domolaïlaï 61e), 8. Monzeglio, 6. Barrère (22. Bernad 46e) ; 5. Dry (18. Huete 67e), 4. Fèvre ; 3. Bougherara (23. Decamps 46e), 2. Du Toit (16. Bourgeois 50e), 1. Moise (17. Jacquot 50e). LES ÉTOILES ★★★ Fortassin ; Niko. ★★ Gourdon, Corbel, Forbes ; Acébès, Moa. ★ Cedaro, Sazy ; Drouard, Barrère, Fumat. L’INFIRMERIE La Rochelle Kevin Gourdon n’a pas repris en second période victime d’une douleur à un mollet. Victime d’un double plaquage sur la dernière action du match, le jeune Jules Lebail a été transporté à l’hôpital. On craint une fracture à une malléole. > Carcassonne - La Rochelle, samedi 18 h 30 Pau Pas de blessé > Pau - Tarbes, dimanche 18 h 45 ment David Aucagne. C’est comme ça, ça n’a pas suffi. Les Rochelais ont su rester dans le match et prendre les points quand il le fallait, c’est-à-dire quand nous étions encore une fois réduits à quatorze. On a su tenir bon et nous échouons d’un rien, c’est donc très positif. Il nous faut désormais retrouver la victoire lors de nos deux prochaines réceptions. C’est un bloc compliqué avec quatre revers en cinq matchs, mais n’avons rien lâché. Il y a de l’espoir, il faut qu’on ait un peu plus de maîtrise. » M. I. ■ Le match Course à handicap L’opportunisme des Palois a bien failli être leur arme absolue. À l’inverse, les Rochelais, rattrapés sans doute par l’enjeu, les ont copieusement abreuvés en occasions pendant une première mi-temps migraineuse. Trois essais béarnais en 40 minutes, tous inscrits après des erreurs ou manques grossiers. Berger était tout d’abord contré derrière sa mêlée avant un oubli défensif coupable laissant l’intenable Niko sans opposition dans son couloir puis offrant un surnombre imparable à Acébès après une nouvelle perte de balle au contact. Groggy mais pas assommés les Rochelais qui vont grignoter leur retard à la grâce d’un huit sur huit de Fortassin au pied et d’un magnifique mouvement de 60 mètres à l’heure de jeu, où avants et trois-quarts alternés, trouvaient enfin rythme et adresse pour envoyer Herry à dame et prendre la tête définitivement. M. I. ■ epuis le début de saison, les Aurillacois soufflent le chaud comme le froid. Le show, en tout début d’exercice, comme l’effroi, à l’extérieur notamment. De quoi enrhumer les supporters et enrayer ainsi une mécanique ayant pourtant pris un super départ. On voudrait croire qu’en disposant d’une formation audoise revenant, petit à petit, à son meilleur niveau, les hommes de la paire DavidsonPeuchlestrade viennent de chasser définitivement les démons planant sur une défense inscrite aux abonnés absents depuis un gros trimestre. On voudrait le croire, mais les « followers » du Stade aurillacois seront-ils une nouvelle fois soumis à la douche écossaise lors du prochain déplacement à Albi ? « Il y a des lueurs d’espoir, lâchait le demi de mêlée stadiste Paul Boisset avant de passer à la douche réparatrice. Dans des conditions difficiles, on a retrouvé des sensations. En première période, nous arrivions à sécher les ballons avant les remises en jeu, on a donc essayé de les amener sur les extérieurs. Sans parvenir, hélas, à concrétiser. Ensuite, la pluie a redoublé de violence mais paradoxalement nous avons inscrit deux essais à ce moment-là. Notre travail de sape a donc fini par payer. Vivement le printemps que l’on puisse enfin jouer notre rugby ! » En attendant que les fourmis titillent de nouveau les cann e s d e l a c ava l e r i e l o c a l e, chacun parvenait à se satisfaire de la victoire acquise contre Carcassonne. UNE BOUFFÉE D’AIR À chaque jour suffit sa peine et c’est dans un bain de boue qu’Aurillac a tenté d’effacer la sienne. « Je tiens à féliciter tous les acteurs, corps arbitral compris, pour avoir essayé de s’adapter aux mauvaises conditions météo, analysait à son tour le président Millette. J’avoue avoir été soulagé lorsque le demi de mêlée audois a botté en touche leur dernière possession de balle. J’ai craint un instant que la fin de match contre Narbonne ne se reproduise. » Invité par la municipalité aurillacoise, organisatrice des agapes d’après match, l’ensemble des forces vives du club centenaire pouvait donc respirer. Le Stade aurillacois, malgré son budget limité pointe toujours en milieu de tableau et, c’est acté, les collectivités continueront à s’engager de façon significative à ses côtés. « Nous nous rendons bien compte de l’importance que tient le rugby dans l’image de notre ville, lâchait ensuite Pierre Mathonier, le Maire d’Aurillac. Aussi, même si nous avons les moyens financiers d’une « petite ville », nous continuerons de l’aider. » ■ Le match Contrats remplis Dans des conditions météorologiques épouvantables, les Aurillacois ont fini par s’imposer logiquement face à une formation Carcassonnaise qui n’a pourtant rien lâché. En effet, en scorant au pied sur leurs très rares incursions, balle en main, dans les vingtdeux mètres cantaliens, les Audois ont ainsi viré en tête à la pause. Du côté des locaux, on avait à ce moment-là beaucoup de mal à trouver la bonne carburation. Le passage dans la chaleur des vestiaires a-t-il réveillé les uns pour engourdir les autres ? Toujours est-il qu’en inscrivant deux essais quasi consécutifs, les partenaires de « Kempi » ont fini par tuer le match à l’heure de jeu. Dès lors, les Audois n’avaient plus que l’obtention du point de bonus défensif dans le viseur. Objectif atteint sur la sirène ! « Vu l’engagement de nos garçons, repartir sans rien aurait été vraiment trop frustrant », analysait à chaud Christian Gajan. Tout le monde est content ! Th. J. ■ Aurillac - Carcassonne À AURILLAC - Samedi 18 h 30 2 500 spectateurs. Arbitre : M. Delpy (Ile-de-France). Évolution du score : 0-3, 0-6, 3-6 (MT) ; 10- 6, 15-6, 15-9, 18-9, 18-12. AURILLAC : 2E Tokula (55e), Ratu (62e) ; 1T (55e), 2P (39e, 77e) Petitjean. CARCASSONNE : 4P G. Bosch (30e, 37e, 74e, 80e). Non entrés en jeu : 21. Brana, 22. Bancroft. AURILLAC 15. Aubanell (21. Renaud 68e) ; 14. Tokula (22. Valentin 62e), 13. Yobo, 12. Kemp (cap.), 11. Ratu ; 10. Petitjean, 9. Boisset (20. Adriaanse 77e) ; 7. Roussel, 8. Maninoa, 6. Maïtuku (19. Lescure 56e) ; 5. Datunashvili, 4. Hayes (18. Maréchal 68e) ; 3. Taukeiaho (17. Takataï 77e), 2. Catanzano (16. Pélissié 77e), 1. Fournier (23. Escur 65e). 18 - 12 CARCASSONNE 15. Gros ; 14. Guyot, 13. Butonidualevu, 12. V. Tuilagi, 11. Tatupu ; 10. G. Bosch, 9. Séron (20. Salobert 59e) ; 7. Koffi, 8. Teyssier (19. Kruger 53e), 6. Etien (cap.) ; 5. Roidot, 4. Guironnet (17. Tisseau 63e) ; 3. Ursache (23. Ben Bouhout 50e), 2. Acquier (16. Saby 50e), 1. Etcheverry (18. Chobet, 57e). LES ÉTOILES ★★ Maninoa, Taukeiaho, Ratu; Roidot, Butonidualevu. ★ Boisset, Tokula, Datunashvili, Catanzano; Teyssier, Bosch, Etien. L’INFIRMERIE Aurillac Aucun blessé. > Albi - Aurillac, samedi 18 h 30 Carcassonne Rien à signaler. > Carcassonne - La Rochelle, samedi 18 h 30 20 LUNDI 17 FÉVRIER 2014 - MIDI OLYMPIQUE International Actualité Résultats & classements Super 15 Liège - Coq mosan Dendermonde (o) - Frameries 1re journée (15 février) Cheetahs (d) - Lions Sharks (o) - Bulls 20-21 31-16 Conférence sud-africaine Classement 1. Sharks 2. Lions 3. Cheetahs 4. Stormers 5. Bulls Pts 5 4 1 0 0 J. 1 1 1 0 1 G. 1 1 0 0 0 N. 0 0 0 0 0 P. Bon. 0 1 0 0 1 0 0 0 1 0 Angleterre 14e journée (14-16 février) Sale (d) - Saracens Exeter (d) - Bath Harlequins - Newcastle (d) London Wasps (d) - London Irish Northampton - Worcester Leicester - Gloucester (d) Classement 1. Northampton 2. Saracens 3. Bath 4. Harlequins 5. Leicester 6. Sale 7. London Wasps 8. Exeter 9. London Irish 10. Gloucester 11. Newcastle 12. Worcester Pts J. 55 14 54 14 44 14 40 14 40 14 35 14 33 14 30 14 25 14 23 14 15 14 4 14 Victor Matfield n’avait plus joué depuis deux ans, lors du Mondial 2011. Il veut se donner toutes les chances de pouvoir rejouer une Coupe du monde, en Angleterre, l’année prochaine. Photo archives Ligue celte SUPER 15 LES SHARKS ONT BATTU LES BULLS (31-16) MAIS L’ÉVÉNEMENT DE L’APRÈS-MIDI ÉTAIT LE GRAND RETOUR DE VICTOR MATFIELD QUI A JOUÉ TRENTE-CINQ MINUTES. Leinster (o) - Newport Dragons Ulster - Scarlets Cardiff (d) - Glasgow Connacht - Edimbourg (d) Munster (o) - Zebre Ospreys (o) - Trévise IL EST REVENU ! Q Par Thahir ASMAL, correspondant (avec J. P.) uand Victor Matfield est entré sur la pelouse de Kings Park de Durban pour les trente-cinq dernières minutes du match entre les Sharks et les Bulls, le public a oublié la rivalité qui anime les duels entre les deux franchises pour lui réserver une longue salve d’applaudissements. Après deux ans de retraite, le deuxième ligne champion du monde en 2007 inspire toujours autant de respect. Bien sûr, son influence n’a pas suffi à renverser le cours du match, gagné 31 à 16 par les Sharks, mais son influence s’est tout de suite fait sentir en touche et dans les points de rencontre. « J’ai toujours estimé que plus il jouait, plus il devenait efficace. Mais il a tout de suite apporté un impact, d’abord en touche évidemment. Je pense qu’il sera meilleur à mesure que la compétition va avancer, je n’ai aucun doute là-dessus. » Victor Matfield, 36 ans, qui appartenait au staff technique l’an passé, n’était pas spécialement satisfait de sa production, reconnaissant lui aussi qu’il lui restait encore du pain sur la planche. « J’ai apprécié ce retour, c’était dur mais nous sommes une jeune équipe et il y a des secteurs dans lesquels nous devons nous améliorer. Je suis là pour aider mes jeunes coéquipiers directement depuis le terrain. J’espère que moi aussi, je vais m’améliorer au fil de ma saison. » RÊVE DE MONDIAL Ce retour d’une « légende » de l’histoire du rugby est une histoire formidable mais il s’explique par une déception. Après la Coupe du monde 2011, les Springboks n’ont pas vraiment trouvé de nouveaux cadres à certains postes, surtout en deuxième ligne et à la mêlée. C’est ce qui a conduit le sélectionneur Heyneke Meyer à rappeler d’abord Fourie Du Preez et Bakkies Botha (qui avaient quitté l’équipe nationale mais poursuivaient leur carrière en club) puis à prendre langue avec Victor Matfield en personne. Trois hommes considérés comme des amis proches puisque Meyer les a entraînés pendant de longues saisons chez les Bulls (trois victoires en Super 15). Les pourparlers avaient commencé dès 2012 quand Heyneke Meyer fut nommé mais Victor Matfield préféra aller au bout de son contrat d’entraîneur adjoint des Bulls. Les négociations ont repris début 2014 et il s’est laissé convaincre qu’il pourrait se réadapter à la vie de joueur de haut niveau. Le sélectionneur l’a déjà presque assuré qu’il retrouverait une place en équipe nationale. « Il m’a dit que si j’atteignais le niveau qu’il me croyait capable de retrouver, j’aurais encore un rôle à jouer avec les Springboks. Tout le monde sait quelles sont mes relations avec Heyneke alors j’ai pris ces paroles très au sérieux et me voilà. Certains de mes amis vont penser que je suis fou mais c’est ainsi. La raison de mon retour, c’est mon désir de revivre un jour une Coupe du monde, ce ne sera pas facile pour moi, je sais. Mais je veux essayer de me prouver que j’en suis capable. » ■ L’exploit des Lions Les Lions nous ont fait mentir. On promettait l’enfer à cette équipe sans argent qui a perdu les trois-quarts de son effectif à l’intersaison. Elle a gagné son premier match, à l’extérieur, chez les Cheetahs en plus (10-21). Et son ouvreur vedette Elton Jantjes n’était pas là. C’est son remplaçant Marnitz Boshoff qui a inscrit tous les points. « Je ne sais pas quoi dire, je suis sans voix », a reconnu l’entraîneur Johan Ackerman. Le talonneur Willie Wepener, passé par Clermont, est entré en cours de jeu ITALIE AVEC QUI LES TRANSALPINS JOUERONT-ILS LA LIGUE CELTE DANS LE FUTUR ? TRÉVISE A ANNONCÉ SON DÉPART MAIS TOUT CECI N’EST QU’UN BRAS DE FER AVEC LA FÉDÉRATION ITALIENNE. TRÉVISE SE FAIT DÉSIRER Par Diego ANTENOZIO, correspondant C ’est la pagaille en Italie entre Trévise, la Fédération (Fir) et les nations celtes. En début d e s e m a i n e, l e g r o u p e Benetton a menacé de faire partir Trévise de la Ligue celte « à cause de l’immobilisme fédéral et d’un manque d’un projet à long terme ». Il faut comprendre que Trévise est un club privé à la différence des Zebre de Parme, pure construction de la Fir et que ceci entraîne un tas de bisbilles. La situation aurait viré au beau temps jeudi soir. La Fédération est sortie d’une réunion avec les représentants de l’Irlande, du pays de Galles et de l’Écosse en annonçant que les négociations étaient en cours pour intégrer le conseil de la Ligue celte en qualité d’associée et non plus d’invitée comme c’était le cas depuis quatre ans. Ce serait la solution qui pourrait faire sortir le rugby transalpin de l’impasse. Le prési- dent Alfredo Gavazzi en avait assez de payer une « taxe de participation » de 3 millions d’euros. Puis il a obtenu de nouvelles conditions de participation pour les deux franchises italiennes : aucune obligation de garantie (800 000 €), réduction de la contribution fédérale de 3,5 à 2,6 millions d’euros par saison et possibilité d’aligner un nombre majeur de joueurs étrangers. AUCUN CONFLIT AVEC LES ZEBRE Cette nouvelle donne inquiète les Vénitiens qui craignent que la Fir impose d’autorité une autre équipe à leur place, sans contrôle financier. Ils vivaient la garantie de 800 000 € comme une protection : « Il y a des progrès par rapport au silence des derniers mois mais ceci n’est qu’un document technique et pas un appel à candidature », a déclaré le président Amerino Zatta à La Tribuna et Il Gazzettino. « Les éléments de transparence et d’équité sont des garanties fondamentales pour n’importe quel engagement sportif et économique, lorsqu’on investit des sommes considérables. » Trévise, durant des discussions préliminaires, avait demandé à recevoir la même contribution fédérale que celle des Zebre pour la saison 2013-2014 (4 millions d’euros sur les 5,5 de budget total). « Je n’ai aucun conflit avec la franchise des Zebre. Mais la Fédération ne peut plus continuer à jouer à la fois le rôle d’organisme institutionnel et celui d’acteur. » L’adhésion de Trévise au nouveau projet n’est donc pas acquise. Gavazzi a réaffirmé une position bien claire : « Il n’y a que quatre endroits en Italie ou on peut jouer : Trévise, Padoue, Rovigo et Rome. Jai du respect envers la Vénétie qui a donné, donne et donnera toujours des joueurs à l’équipe nationale. Mais en tant que président fédéral, je dois penser au reste de l’Italie. On ne fera pas d’appel à candidature parce qu’on ne peut plus attendre des mois. Par ces règles, nous avons donné des certitudes et de la sérénité à nos joueurs. Nous voulons deux franchises à capital privé avec une aide fédérale. Parme serait déjà prêt à repartir l’été prochain. » ■ 10-15 23-27 18-14 20-23 30-14 11-8 G. 12 12 10 9 8 7 6 6 5 4 3 0 N. 1 0 1 0 2 0 0 0 0 0 0 0 P. Bon. 1 5 2 6 3 2 5 4 4 4 7 7 8 9 8 6 9 5 10 7 11 3 14 4 14e journée (14-16 février) Classement 1. Munster 2. Leinster 3. Ospreys 4. Glasgow 5. Ulster 6. Scarlets 7. Newport Dragons 8. Cardiff 9. Edimbourg 10. Trévise 11. Connacht 12. Zebre Pts J. 53 14 50 14 45 14 41 12 41 13 28 13 24 13 23 14 23 12 19 13 17 14 14 14 31-19 Remis 20-27 11-7 36-8 75-7 G. 12 10 9 10 9 5 5 4 5 3 3 2 N. 0 1 1 0 0 1 0 1 0 1 0 1 P. Bon. 2 5 3 8 4 7 2 1 4 5 7 6 8 4 9 5 7 3 9 5 11 5 11 4 Italie 11e journée (2 février) Viadana (o) - Rugby Reggio FO Rome - Rovigo (o) Capitolina Rome - Mogliano (o) San Dona - Calvisano (o) Padoue - Prato Exempt : Lazio Rome 24-0 18-33 3-43 3-35 reporté Classement 1. Rovigo, 50 pts ; 2. Calvisano, 40 pts ; 3. Mogliano, 37 pts; 4. Viadana, 34 pts ; 5. Prato, 32 pts; 6. Padoue, 23 pts ; 7. FO Rome, 21 pts ; 8. San Donà, 20 pts; 9. Lazio Rome, 12 pts ; 10. Capitolina Rome, 5 pts; 11. Reggio Emilia, 1 pt. Espagne 15e journée (15-16 février) Gernika (o) - Hernani Valladolid (o) - Vigo Atletico Madrid (o) - El Salvador Ordizia - Cisneros Madrid (o) Santboiana - Getxo (d) Santander (o) - Séville (o) 17-20 35-24 29-13 19-40 24-19 50-28 Classement 1. Valladolid, 61 pts ; 2. Santander, 56 pts; 3. Atlético Madrid, 47 pts ; 4. Cisneros Madrid, 46 pts ; 5. El Salvador, 44 pts; 6. Ordizia, 38 pts ; 7. Getxo, 37 pts ; 8. Gernika, 33 pts; 9. Vigo, 26 pts; 10. Hernani, Santboiana, 25 pts; 12. Séville, 16 pts. Belgique 10e journée (16 février) Kituro Schaerbeek - Soignies Asub Waterloo (o) - Boitsfort 25-11 31-16 23-11 49-12 Classement 1. Boitsfort, 39 pts ; 2. Dendermonde, 36 pts ; 3. Kituro Schaerbeek, 34 pts ; 4. Asub Waterloo, 30 pts ; 5. Soignies, 27 pts ; 6. Frameries, 10 pts ; 7. Liège, 9 pts ; 8. Coq mosan, 2 pts. Japon Finale (11 février) Wildknights - Sungoliath 45-22 ● Les Sungoliath de George Smith, Fourie Du Preez et JP Pietersen ont perdu la finale de Top League face aux Wildknights 45-22 (16-19) l’ancien club de Sonny Bill Williams et actuel de Berrick Barnes, l’ancien Wallaby, qui a inscrit 30 points à lui tout seul. C’est le troisième titre de l’équipe basée à Ota. En bref... AUSTRALIE : QUADE COOPER SORT SUR CIVIÈRE Le dernier match de préparation des Reds contre les Rebels (18-13) a failli tourner au drame. Sur la dernière action du match, l’ouvreur international Quade Cooper a été victime d’un choc violent avec le troisième ligne des Rebels, Lopeti Timani et a dû être évacué sur civière avec une minerve pour un traumatisme aux cervicales. Les premiers examens n’ont révélé aucune blessure et le joueur n’a jamais perdu connaissance. Les médecins devaient donner leur verdict lundi quant à la présence éventuelle de Cooper contre les Brumbies ce week-end. LES ÉTATS-UNIS VEULENT REJOINDRE LE TOURNOI B Le patron du rugby états-unien Nigel Melville s’est déclaré favorable à une inclusion des États-Unis et du Canada au prochain Tournoi B des 6 Nations. L’ancien capitaine du XV de la Rose déplore en effet le manque de possibilités offertes aux deux nations nordaméricaines de progresser. « La situation dans laquelle nous nous trouvons actuellement est ridicule. L’IRB considère le Canada et les États-Unis comme deux nations de l’hémisphère Nord. En ce sens, nous pouvons disposer de nos internationaux durant les cinq semaines des mois de février et de mars octroyés par la règle 9. Mais malheureusement, nous ne pouvons affronter aucune sélection à cette période. Voilà pourquoi nous aimerions jouer avec la Roumanie, la Géorgie, la Russie, l’Espagne ou le Portugal dans un Tournoi B renforcé. » Par ailleurs, Melville s’est exprimé en faveur d’un système de promotion et de relégation entre le Tournoi B et son grand frère jugé comme étant beaucoup trop fermé. « Les 6 Nations ont besoin de se mettre à la page du rugby moderne. Ce tournoi constitue bel et bien la compétition phare de l’hémisphère Nord mais c’est aussi une fête privée à laquelle personne d’autre n’est invité. Une relégation ne serait pas la fin du monde. Croyezvous que les fans d’une des 6 Nations s’offusqueraient de pouvoir se rendre à New York, Sotchi, Tbilissi ou Vancouver ? Durant la période entre les Mondiaux, les États-Unis affrontent seulement une grande nation par an. On ne nous donne pas la possibilité de nous améliorer. Pourquoi les grandes nations européennes ne pourraient-elles pas disputer au moins un test au mois de novembre chez l’une des équipes du Tournoi B ? Ce serait déjà un bon début. » DIRECTION Président, directeur de la publication : Jean-Michel Baylet Vice-président : Bernard Maffre Directeur délégué : Jacques Verdier RÉDACTION Rédacteur en chef : Emmanuel Massicard Rédacteur en chef adjoint : Philippe Kallenbrunn Secrétaires généraux de rédaction : Jean-Luc Gonzalez, Jean-Marc Piquemal. Rédaction - Avenue Jean-Baylet - 31 095 Toulouse Cedex 9 Tél : 05 62 11 36 70 - 05 61 44 32 41 - Emails : [email protected] DIFFUSION Thierry Pujol (chef des ventes). Renseignements abonnements pour Midi Olympique : 05 62 44 05 15. Fax : 05.62.44.05.29 E-mail : [email protected] - France. 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St Jean-d'Angély 10. Dijon Pts 56 51 48 38 29 26 25 25 17 11 J. 14 14 14 14 14 14 13 14 12 13 31-6 22-19 20-21 48-12 Remis G. 11 11 10 8 5 5 5 5 4 1 N. 0 0 2 1 2 0 0 1 0 0 P. 3 3 2 5 7 9 8 8 8 12 Bo 10 6 3 2 1 1 1 0 0 0 Bd 2 1 1 2 4 5 4 3 1 7 ● A l’instar des Oyonnaxiens deux échelons plus haut, les Angériens comptent désormais deux matchs de moins que la plupart des autres équipes de la poule puisque le déplacement à Saint-Nazaire a été ajourné. Cognac profite de l’effet de calendrier pour recoller au peloton. Une zone rouge au sein de laquelle Bobigny fait la bonne affaire de ce quatorzième acte. Un point, un tout petit point, mais un point d’une valeur inestimable pour les visiteurs qui prennent une sérieuse option sur le maintien. De l’autre côté du miroir si l’on peut dire, aucune surprise. Lille a repoussé les assauts neversois et Massy a probablement mis fin aux derniers espoirs de qualification montluçonnais. Mine de rien, la situation se décante dans le wagon de tête. Ph. A ■ Poule 2 CE WEEK-END Bobigny - St-Jean-d’Angély Cognac - Saint-Nazaire Montluçon - Dijon Nevers - Massy Vannes - Lille FÉDÉRALE 1B Lille - Nevers (d) 16-12 Cognac (d) - Vannes 11-18 Dijon (d) - Bobigny 8-10 Massy (o) - Montluçon 47-5 Saint-Nazaire - StJean-d'Angély Remis Classement - 1. Massy, 62 pts, 14 m; 2. Lille, 60 pts, 14 m; 3. Nevers, 51 pts, 14 m; 4. Cognac, 45 pts, 14 m; 5. Vannes, 39 pts, 13 m; 6. Dijon, 27 pts, 13 m; 7. Bobigny, 18 pts, 14 m; 8. Montluçon, 12 pts, 14 m; 9. Saint-Nazaire, 11 pts, 12 m; 10. StJean-d'Angély, 2 pts, 12 m. Lille - Nevers 31 - 6 À LILLE - Samedi 18 heures - Lille bat Nevers 31-6 (10-6) Arbitre : M. Anselmi (Côte d’Argent). 2. Stolz (16. Bonet 46e), 1. Vaudaine (17. Neel, 64e). LES MEILLEURS À Lille, Pierre, Turinui, Leblon, Faltrept, Pretkowski ; à Nevers, Salavea, San Martin, Bosch, Vaudaine. Lille : 3E Leblon (2e), Klur (54e), Kandé (72e) ; 2T Bourgeois (2e), Dilhan, (72e) ; 4P Bourgeois (25e, 43e, 48e, 60e). NEVERS : 1P James (37e) ; 1DG Duvallet (19e). Carton jaune : Vitale (48e). ● La soirée fut belle, très belle même pour des Lillois qui ont pu faire résonner à plein poumon l’hymne à Cô-Pinard, si cher aux carnavaleux. Avant de se grimer pour une joyeuse bande, ils avaient lancé leur soirée de la meilleure manière en étouffant dès l’entame une formation de Nevers pourtant très solide. Une mêlée gagnée d’entrée, qui mène à l’essai en moins de deux minutes de jeu. Un engagement de tous les instants dans les regroupements, une conquête solide, de belles inspirations derrière, il n’en fallait pas moins pour venir à bout de Nivernais pourtant venus dans le Nord avec la volonté de l’emporter. Cerise sur la « binouze », le LMR repart avec le bonus offensif, après deux autres essais en coin, fort bien construits. Voilà qui relance la course à la deuxième place. Guillaume DEPRECQ ■ LILLE 15. S. Romain ; 14. Kandé (18. Lefebvre 75e), 13. F. Romain, 12. Turinui, 11. Klur ; 10. Bourgeois (22. Dilhan 63e), 9. Faltrept (21. Rémond 67e) ; 7. Peacock (19. Beaumont 50e), 8. Leblon (cap.), 6. Leo’o (20. Justumus 65e) ; 5. Pierre, 4. August ; 3. Pretkowski (17. Sadon 70e), 2. Noé (16. Dienst 41e), 1. Rogers (23. Whitehall 70e). NEVERS : 15. Duvallet ; 14. Maya, 13. San Martin, 12. Bosch (21. Galopin 64e), 11. Bonvalot ; 10. James (22. Smales 58e), 9. Viazzo (20. Nuxmalo 70e) ; 7. Wasserman (cap.) (19. Bastide 6e), 8. Salavea, 6. Vitale ; 5. Carpentier (18. Sigoire 56e), 4. Esclauze ; 3. Colati (23. Lakepa 30e), Cognac - Vannes 22 - 19 À COGNAC - Dimanche 15 heures - Cognac bat Vannes 22-19 (6-13) - Arbitre : M. Coussan (Armagnac-Bigorre). 52e), 1. Pheliponneau (16. Cloostermans 40e). LES MEILLEURS À Cognac, Cosson, Letellier, Couvret, Tardy, Aguilera, Chiarabini ; à Vannes, Lourbery, Delangle, Negrillo, Le Barillier Mistura, Burgaud. Cognac : 1E Chiarabini (65e) ; 1T, 5P (2e, 25e, 44e, 55e, 57e) Williams. Cartons blancs : Negrotto (30e), Pompermeier (37e), Millet (80e). Carton jaune : Javelaud (51e). Vannes : 1E Coletta (39e), 1T, 4P (6e, 21e, 48e, 57e) Le Barillier. Carton blanc : Boudrel (37e). ● Cognac s’est opposé à Vannes l’un des ténors de la poule, avec beaucoup de courage et de réalisme. Vannes a concrétisé sa domination territoriale en première mi-temps par deux pénalités et un essai. Ce qui lui a permis de virer en tête à la pause. Mais après avoir fait de la résistance pendant près d’une heure, les locaux sont devenus plus entreprenants. Bien emmenés par Tardy, ils ont su tirer parti du peu de balles qu’ils ont arraché en conquête, pour prendre la direction des opérations (22-19 à la 65e) et finir plus fort que les Bretons. Lesquels ont tout de même donné du fil à retordre à leurs hôtes jusqu’à la dernière minute (80e+5). Une victoire difficile mais méritée et un pas de plus vers le maintien. Gérard GUIDIER ■ COGNAC 15. Williams ; 14. Chiarabini, 13. Aguilera, 12. Lafite, 11. Séré (22. Mousseau 73e) ; 10. Vergnaud, 9. Tardy ; 7. Couvret (16. Richard 45e), 8. Foucher (18. Béguier 45e), 6. Pompermeier ; 5. Cosson, 4. Letellier ; 3. Negrotto (17. Millet 45e), 2. Michaud (23. Engelbrecht 45e), 1. Javelaud. VANNES 15. Fantini ; 14. Duplenne, 13. Burgaud, 12. Mistura (22. Charmont 67e), 11. Coletta ; 10. Le Barillier (21. Ford 58e), 9. Payen ; 7. Farre, 8. Negrillo, 6. Bourdrel ; 5. Parker (19. Cochereau 52e), 4. Delangle ; 3. Pacheco (23. Grobler 45e), 2. Lourbery (17. Garcia Dijon - Bobigny 20 - 21 À DIJON - Dimanche 15 heures - Dijon bat Bobigny 21-20 (10-0) - Arbitre : M. Lezin (Centre). (20. Fotofili 60e) ; 5. Chapelle (18. Flanquart 68e), 4. Kanoukounou ; 3. Ninidze (23. Jacouton 51e), 2. Edwards (17. Fourot 51e), 1. Kohler (cap.) (16. Touahri 77e). Bobigny : 3E Doret (68e), Maurice (78e), Smidt (80e+1), 3T Daguin. Carton blanc : Maurice (49e). Carton jaune : Raynaud (62e). Dijon : 2E Erinle (15e), Aït-Issad (58e) ; 2T, 2P (23e, 46e) Aït-Issad. Carton blanc : Faivre (74e). LES MEILLEURS À Bobigny, Tixier, Smidt, Doret; à Dijon, J. Jeuvrey, Kohler, Robanakadavu. ● Impardonnables ! Menant 20 à 0 à la 68e minute, les Stadistes concèdent finalement dans les arrêts de jeu une incroyable sixième défaite à domicile qui les expédie en Fédérale 2. Avec l’aide du poteau puis de la transversale, Daguin transforme le dernier essai balbynien inscrit par Smidt à la 80e+1 minute qui assure le hold-up parfait à des Franciliens désormais proches du maintien. Jérôme ROBLOT ■ BOBIGNY 15. Daguin ; 14. Maurice, 13. Doret, 12. Barbarit (21. Dicka 38e), 11. Lavergne ; 10. Pichot, 9. Saintenac (22. Tixier 60e) ; 7. Auvergnas (cap.), 8. Wavrin, 6. Delage (18. Giacobbi 51e) ; 5. Wognitsch (19. Raynaud 61e), 4. Smidt ; 3. Ferrer (17. Dufrenois 66e), 2. Lalanne (16. Belloc 40e), 1. Bouhris (23. Boussetta 63e). DIJON 15. J. Jeuvrey ; 14. Gauvain, 13. Paterson, 12. Erinle (22. Bouvier 29e), 11. Maillochon ; 10. Aït Issad, 9. Rebelo (21. Cabus 68e) ; 7. A. Jeuvrey (19. Faivre 51e), 8. Robanakadavu, 6. Tonga Massy - Montluçon 48 - 12 À MASSY - Dimanche 15 heures - Massy bat Montluçon 4812 (14-9) - Arbitre : M. Praderie (Côte basque-Landes). (cap.), 9. Roussillon (20. Senio 52e) ; 7. Fontaine (19. Vachelard 65e), 8. Geldenhuys, 6. Arthus (23. Gelantina 35e-45e) ; 5. Tutaia, 4. Michaux (18. Prunie 58e) ; 3. Moreno (23. Gelantina 69e), 2. Ramoine (17. Faure 58e), 1. Modebadze (16. Sipielski 69e). Massy : 5E Desassis (5e), Vakaloa (56e), pénalité (67e), Hickey (70e), Mendes (79e) ; 4T (56e, 67e, 70e, 79e), 5P (13e, 29e, 36e, 43e, 51e) Hickey. Carton blanc : Dadunashvili (34e). Montluçon : 4P Pujo (10e, 15e, 23e, 41e). Cartons blancs : Moreno (34e), Vachelard, 66e). MASSY 15. Hickey ; 14. Rodrigues, 13. Dimartino (20. Zié 65e), 12. Ratinaud, 11. Vakaloa ; 10. Navarro (22. Mendes 54e) ; 9. Prier (21. Coudol mt) ; 7. Sutiashvili, 8. Maleville (cap.) (19. Dibel 13e) (17. Wende 35e-45e), 6. Desassis ; 5. Molitika (18. Aranguren 48e), 4. Purdy ; 3. Kuparadze (23. Ashvetia 69e), 2. Tadjer (16. Denoyelle 48e), 1. Dadunashvili (17. Wende 45e). MONTLUÇON 15. Pujo ; 14. Catelin, 13. Williams, 12. Gigauri (22. Pszonack 69e), 11. Cazot (21. Perrin 69e) ; 10. Worthington Classement 1. Mâcon 2. Aubenas-Vals 3. Aix-en-Provence 4. Romans/Isère 5. Chambéry 6. La Seyne 7. La Voulte-Valence 8. Chalon/Saône 9. Vienne 10. Annecy Pts 48 44 43 39 39 36 29 19 17 9 J. 14 13 14 14 14 13 14 14 14 14 G. 10 10 9 8 8 7 6 4 3 1 N. 0 1 1 2 1 1 0 0 0 0 41-3 12-12 37-22 23-14 9-6 P. 4 2 4 4 5 5 8 10 11 13 Bo 4 2 3 2 2 2 1 1 0 0 Bd 4 0 2 1 3 4 4 2 5 5 Romans-sur-Isère - Aubenas-Vals LES MEILLEURS À Romans-sur-Isère, Talasinga, Munteanu, Scapaticci, Vernissat ; à Aubenas-Vals, Wells, Merabet, Dorey, Marot. ROMANS-SUR-ISÈRE 15. Dupont ; 14. Daunivuccu, 13. Thevenot (22. Terchi 67e) ; 12. Lotito, 11. Vernissat ; 10. Guilhot (21. Quinnez 63e) ; 9. Besson (20. Servien 63e) ; 8. Talasinga, 7. Loutongo, 6. Bezert (cap.) (19. Goumat 56e) ; 5. Munteanu (16. Pages 76e), 4. Koita (18. Mutel 68e) ; 3. Lea Aetoa, 2. Testa ; 1. Scapaticci (17. Ruyssen 55e). AUBENAS-VALS 15. Beckal ; 14. Rolland, 13. Wemama Tao ; 12. Irazoqui ; 11. Andreu ; 10. Bourlieaud (21. Atramna-Monnet 55e) ; 9. Durif ● Aubenas-Vals a obtenu le match nul dans les arrêts de jeu. Les Damiers prenaient le match à leur compte dès les premières minutes. Déterminés, ils bousculaient les visiteurs. Jouant dans l’axe, ils mettaient à la faute des Albenasiens dépassés par le rythme de leurs adversaires. Vernissat par deux fois et Guilhot d’un drop astucieux permettaient à leurs coéquipiers de mener à la mi-temps. La deuxième période était d’un autre calibre pour les Ardéchois. Dominateurs en mêlée, ils cantonnaient par leur puissance les Romanais dans leur camps. En manque de munitions, ces derniers subissaient la loi d’Aubenas-Vals. Denis RAVANELLO ■ Aix-en-Provence - Chalon-sur-Saône 41 - 3 À AIX-EN-PROVENCE - Samedi 18 h 30 - Aix-en-Provence bat Chalon-sur-Saône 41-3 (27-3). Arbitre : M. Bouzac (Alpes). 11. Grimaud ; 10. Catinot (22. Lebeault 60e), 9. Cabadaïs (20. Lopez Herrero 60e) ; 7. Bayle, 8. Genevois (cap.) (18. G. Martin 60e), 6. Colas (19. Maka 50e) ; 5. Bray, 4. Spencer (21. J. Martin 50e) ; 3. Wey (23. Alves 50e), 2. Susigan (16. Juillet 46e), 1. Battilana (17. Sovatabua 60e). Aix-en-Provence : 5E Human (21e), Driollet (27e), Bruzulier (33e), de pénalité (65e), Noutary (69e) ; 5T Kotze (21e, 27e, 33e), Latapie (65e, 69e) ; 2P Kotze (3e, 12e). Carton jaune : Driollet (49e, brutalité). Chalon-sur-Saône : 1P Paquelet (1re). Cartons blancs : Battilana (19e, faute technique), Maka (63e, antijeu). Carton jaune : Sovatabua (72e, brutalité). AIX-EN-PROVENCE 15. Noutary ; 14. Zebango, 13. Vakacegu, 12. Jacquet, 11. Human (20. Labarthe 51e) ; 10. Kotze (21. Latapie 60e), 9. Bruzulier (22. Cecot 60e) ; 7. Longépée, 8. Kerroum (19. Barriol 67e), 6. Driollet (cap.) ; 5. Mynhardt, 4. Carrier (18. Beun 75e) ; 3. Cossia (23. Albertse 70e), 2. Colliat (16. Jean 51e), 1. Turini (17. Louis 70e). CHALON-SUR-SAÔNE 15. Paquelet ; 14. Marot, 13. Renaud, 12. Takaï, PUIS 9,90€ PAR MOIS* À MACON - Dimanche 15 heures - Mâcon bat La Seyne-surMer 23-14 (13-14) - Arbitre : M. Guillaume (Flandre). Mâcon : 2E Le Bourhis (11e), Fourie (80e) ; 2T, 3P Le Bouhis (4e, 22e, 76e). Cartons jaune : Vaioleti (36e). La Seyne-sur-Mer : 1E Mouchel (43e) ; 3P (7e, 14e, 20e) Arniaud. Cartons blancs : Mendy (47e), Escriba (67e), Doukbi (74e). Carton jaune : Escriba (81e). MÂCON 15. Fourie ; 14. Le Bourhis, 13. Mathuriau, 12. Baleinadogo 11. Galland (21. Brunel 62e) ; 10. Achahbar, 9. Campeggia (cap.) ; 7. Aguilar, 8. Vaioleti (22. Mahuet 79e), 6. Pommerel ; 5. Charlon (18. Salellas 52e), 4. Birembaut ; 3. Kopaliani (16. Toke 60e), 2. Blanchard, 1. Popescu (23. Latu 25e). LA SEYNE-SUR-MER 15. Santolini ; 14. Mouchel, 13. Falconetti, 12. Medina (22. Saorine 52e), 11. Horb (21. Peuchaud 70e) ; 10. Arniaud (cap.), 9. Chambon (20. Delmonte 70e), 7. Mendy (19. Sourice *prélèvement toutes les 4 semaines b$ERQQH]YRXVHQOLJQHVXUb www.abonnement.midi-olympique.fr ● L’anecdote voudra que Chalon-sur-Saône aura mené une minute pendant ce match. La première ! Ensuite, la furia aixoise a pris le dessus en jouant devant pour mener les visiteurs à la faute ! Et comme face à Annecy, le week-end dernier, les Aixois ont scoré rapidement pour faire la course en tête et jouer libérés. Trois essais en première période et le sentiment d’avoir fait le boulot en étant sérieux dans tous les secteurs. Sans s’arrêter, les partenaires de Driollet ont poursuivi leur travail de sape en deuxième période pour plier définitivement les débats. Denis GHIGO ■ 23 - 14 70e), 8. Orméa (1. Marimon 81e), 6. Willem ; 5.Sénac (18. Doubki 60e), 4. Archimbeau ; 3. Paoli (23. Kervarec 57e), 2. Traversa, 1. Marimon (17. Escriba 53e-67e). LES MEILLEURS À Mâcon, Le Bourhis, Popescu, Birembaut ; à La Seyne-sur-Mer, Arniaud, Traversa, Marimon. ● Mâcon entamait bien son match puisque sur le premier ballon écarté, Le Bourhis, allait en terre promise à la 11e minute. Mâcon maîtrisait mais le rythme manquait. Aussi La Seine-sur-Mer restait dans la course grâce à son buteur. À la 42e minute, Orméa au sortir d’une mêlée, échappait au plaquage pour servir Mouchel et 14 à 13 pour les visiteurs aux Citrons. À la reprise, Mâcon s’activait, mais les visiteurs installés dans un faux rythme brouillaient les pistes quand l’ASM leur rendait systématiquement la balle. Ce n’est qu’après une pluie de cartons en fin de match que Mâcon l’emportait. JeanLuc FERRET ■ Vienne - Annecy À VIENNE - Dimanche 15 heures - Vienne bat Annecy 9-6 (6 3) - Arbitre : M. Petrescu (Roumanie). Chambéry - La Voulte-Valence (achat possible au numéro) LES MEILLEURS À Aix-en-Provence, Carrier, Driollet, Kerroum, Jacquet, Zebango ; à Chalon-sur-Saône, Genevois. Mâcon - La Seyne-sur-Mer VIENNE 15. Boissière (21. E. Bard 74e), 14. Chaix, 13. Walsh, 12. Suniula (22. Halse 72e), 11. N’Gog ; 10. Kvirikashvili, 9. Campeggia (20. Aubeneau 52e) ; 7. Ca. Massot (19. Burat 70e), 8. Kaino, 6. Henri ; 5. D’alfonso, 4. Allard (18. Cl. Massot 66e) ; 3. Meyrieu (23. Greff 52e), 2. Gibierge (17. Bobryk 41e), 1. Vaipulu (16. Argoud 52e). ANNECY 15. Gidel; 14. Sudan (22. Marin 69e), 13. Charvat, 12. Klouchi (20. Perrod 60e), 11. Tiroteo (21. Serieys 65e); 10. C. Vigne, 9. Ninet; 7. Kordielewski, 8. Lebas (19. Perruisset 47e), 6. Donzé (18. Decarre 65e); 5. De Bruin, 4. Ruys; 3. Batigne, 2. Avettand, 1. Kutarashvili € 12 - 12 Romans-sur-Isère : 3P Vernissat (3e, 7e, 69e) ; 1DG Guilhot (13e). Cartons blancs : Loutongo (22e), Munteanu (45e). Carton jaune : Lea ‘Aetoa (52e). Aubenas-Vals : 1E de pénalité (56e), collectif (80e+1) ; 1T Beckal (56e). Carton blanc : Wells : (11e). ● Jusqu’à la 56e minute, aidé un peu par Massy et soutenu par la constance de son buteur Pujo, Montluçon est parvenu à se maintenir à niveau. Jusqu’à ce que l’un des éclairs de Vakaloa, favorisé par une belle récupération sous une chandelle de l’arrière Mendes, fasse pencher de façon définitive la victoire dans le camp du leader. Un essai de pénalité (67e), un essai de Hickey (70e) et puis un dernier marqué par Mendes (79e), sur une course solitaire de 60 mètres, permettaient aux Massicois de s’offrir leur dixième bonus offensif. Guillaume CYPRIEN ■ LE 1ER MOIS FÉDÉRALE 1B Aix-en-Provence (o) - Chalon/Saône 47-5 Romans/Isère (o) - Aubenas-Vals 27-13 Chambéry - La Voulte-Valence (d) 17-13 Mâcon (o) - La Seyne 25-14 Vienne - Annecy 28-12 Classement - 1. Mâcon, 52 pts, 14 m; 2. Romans/Isère, 49 pts, 14 m; 3. Aix-en-Provence, 48 pts, 14 m; 4. La Seyne, 39 pts, 13 m; 5. Chambéry, 35 pts, 14 m; 6. Aubenas-Vals, 22 pts, 13 m; 7. La Voulte-Valence, 22 pts, 14 m; 8. Annecy, 16 pts, 14 m; 9. Chalon/Saône, 15 pts, 13 m; 10. Vienne, 11 pts, 13 m. (20. Helmer 62e) ; 8. Marot (cap.), 7. Pleindoux ; 6. Letail ; 5. Ceyte (18. Plataret 60e), 4. Taverna ; 3. Merabet (23. Holtzinger 62e), 2. Dorey (17. Suarez 60e), 1. Wells (16. Guaresse 67e). LES MEILLEURS À Massy, Kuparadze, Purdy, Desassis, Ratinaud, Vakaloa, Hickey, Mendes ; À Montluçon, Arthus, Moreno, Williams. Téléchargez l’application Midi Olympique sur Apple Store ou Google Play CE WEEK-END La Voulte-Valence - Annecy Aubenas-Vals - Aix-en-Provence Chalon/Saône - Chambéry La Seyne - Romans/Isère Mâcon - Vienne À ROMANS-SUR-ISÈRE - Samedi 16 h 30 - Romans-sur-Isère et Aubenas-Vals font match nul 12-12 (9-0). Arbitre : M. Marboh (Provence). Vienne : 3P Kvirikashvili (15e, 24e, 80e+4). Carton jaune : Greff (55e). Annecy : 2P Ninet (38e, 80e). Carton Blanc : Vigne (65e). Carton rouge : Batigne (77e). Tout Midol en numérique ! 1 Aix-en-Provence (o) - Chalon/Saône Romans/Isère - Aubenas-Vals Chambéry (o) - La Voulte-Valence Mâcon - La Seyne Vienne - Annecy (d) ● Comme la logique des pronostics pouvait le laisser préssentir, Vienne a remporté la session entre mal-classés. De quoi faire le break définitif au dépens du vaincu haut-savoyard, et se rapprocher du premier non-relégable bourguignon. Il n’y a pas eu de surprise en effet dans le fief des anciens pensionnaires du Pro D2 où Chalon-sur-Saône a sombré corps et âme. La réception de l’autre promu alpin, Chambéry, aura l’allure d’un quitte ou double. Des Chambériens qui ont aisément disposé de la coalition drômo-ardéchoise et peuvent ainsi prétendre à participer à une nouvelle phase finale. Romans, tenu en échec par le proche voisin albenassien, sait à quoi s’attendre tandis que Mâcon détient plus que jamais le leadership de cette subdivision à la faveur de son succès sur la Seyne-sur-Mer. Ph. A. ■ 9-6 (16. Botha 57e). LES MEILLEURS À Vienne, Kaino, Kvirikashvili, D’Alfonso, N’Gog ; à Annecy, Kutarashvili, Ninet, Charvat. ● Match de bas de classement sur les bords du Rhône avec une première mi-temps à l’image du temps, triste et sans âme entre deux équipes en plein doute. Vienne tournait en tête à la pause, Kvirikashvili ayant concrétisé les rares temps forts d’une équipe tétanisée par l’enjeu. C’est au contraire Annecy qui s’était procuré les meilleures occasions d’essai, notamment par Tiroteo qui passait en touche d’un cheveu. Le début de seconde période était entièrement à l’avantage des visiteurs mais leur domination demeurait stérile. L’arbitrage ne contribuait pas à éclaircir les débats et Kvirikashvili enquillait la pénalité de la gagne au bout du temps additionnel des 40 mètres suite à une faute en mêlée. Vienne peut continuer à croire au maintien en Fédérale 1. Bernard DELAMPLE ■ 37 - 22 À CHAMBERY - Dimanche 15 heures - Chambéry bat La VoulteValence 37-22 (10-16) - Arbitre : M. Crapoix (Bourgogne). 4. Mather (18. Charlier 48e) ; 3. Oliver, 2. Piraux (16. Gonzalez 40e-75e, 23. Didier 75e), 1. Gouagout (17. Balan 30e). Chambéry : 4E Gauci (22e, 68e), Pongi (44e), Perez-Galéone (75e) ; 4T, 3P (11e, 52e, 67e) Decarre. Carton blanc : Perez-Galeone (40e). La Voulte-Valence : 1E L. Allegre (40e) ; 1T Vilaret ; 4P Vilaret (9e, 24e, 28e), Grenier (57e) ; 1DG Vilaret (47e). Carton blanc : Habert (38e). Cartons jaunes : Tamghart (64e), Gonzalez (67e). LES MEILLEURS À Chambéry, Tarogi, Gonzalez, Pongi ; à La VoulteValence, Ameur, Passaportis, Vilaret. CHAMBÉRY 15. Decarre ; 14. Pongi, 13. Michelluzzi, 12. Mangione, 11. Gauci ; 10. D’Andréa (22. Silago 70e) ; 9. Colliat (21. Arthus 59e) ; 7. Blanc-Mappaz (18. Saglio 59e), 8. Perez-Galeone (cap.), 6. Rey-Gorrez ; 5. Gonzalez (20. Koroilogavatu 60e), 4. Souvent ; 3. Crozat, 2. Kutil, 1. Caldaroni (16. Lafuye 52e). LA VOULTE-VALENCE 15. L. Allegre ; 14. Rolland (20. Bard 72e), 13. Tamghart, 12. Labbi, 11. J.-M. Alcade ; 10. Vilaret (21. Grenier 56e), 9. B. Alcade ; 7. Verschelden, 8. Ameur (cap.), 6. Habert ; 5.Passaportis, ● Les Chambériens ont assuré la victoire dans le dernier quart d’heure d’une rencontre qui a tenu en haleine le public nombreux malgré le temps. Dominateurs dans la première partie, les locaux n’ont pas su conclure leurs temps forts, soit par excès d’individualisme soit par de mauvais choix dans la construction finale. Au contraire les visiteurs hyper réalistes ont marqué des points à chacune de leur incursion dans le camp adverse, menant ainsi à la pause. Lors de la deuxième partie, les Chambériens franchissaient la ligne d’en-but peu après la reprise et par deux fois dans le dernier quart d’heure, en supériorité numérique il est vrai. Supériorité numérique que l’arbitre avait retardée au maximum en permettant aux visiteurs de défendre souvent de manière illégale. Paul RAGINEL ■ 22 Ovalie Fédérale 1 - 14e journée Poule 3 Montauban (o) - Hendaye Périgueux - Langon Limoges - Lormont (d) Rodez - Lavaur St-Jean-de-Luz - Tulle Classement 1. Montauban 2. Langon 3. Périgueux 4. St-Jean-de-Luz 5. Rodez 6. Limoges 7. Tulle 8. Lormont 9. Lavaur 10. Hendaye Pts 66 39 33 33 31 30 27 27 23 13 40-0 24-12 34-27 19-8 24-24 J. 14 13 14 14 14 13 14 14 14 14 G. 14 9 6 7 7 6 5 5 4 2 N. 0 0 2 1 0 1 2 1 0 1 P. 0 4 6 6 7 6 7 8 10 11 Bo 10 1 1 1 0 0 0 0 2 0 Bd 0 2 4 2 3 4 3 5 5 3 ● Autant le proche voisin albigeois a de quoi sauver sa tête à l’échelon supérieur, autant ça commence à sentir un petit peu le sapin du côté de Lavaur. Non seulement les riverains de l’Agoût ont baissé pavillon à Paul-Lignon, mais le concurrent direct tulliste fait la bonne opération en partageant les points sur le littoral basque. Et comme le promu girondin ramène en outre un point de bonus défensif des plus précieux de son périple limougeaud, il va falloir multiplier les prouesses dans le haut-lieu qui vit éclore Emile Ntamack et Bruno Dalla-Riva. pour le reste, rien d’exceptionnel à signaler. Montauban n’a fait qu’une bouchée du moribond hendayais alors que Périgueux s’est repositionné dans l’optique de la « qualif’». Langon, qui compte un match de moins, peut toutefois voir venir. Ph. A. ■ Poule 4 CE WEEK-END Périgueux - Limoges Hendaye - Lormont Langon - St-Jean-de-Luz Lavaur - Montauban Tulle - Rodez Castanet - Valence-d'Agen Hagetmau - Tyrosse Lannemezan - Oloron (d) Lourdes (d) - Bagnères-de-Bigo. Mauléon - Blagnac FÉDÉRALE 1B Montauban - Hendaye Forf. 2 Périgueux (o) - Langon 35-3 Limoges - Lormont Remis Rodez - Lavaur (d) 14-12 St-Jean-de-Luz - Tulle (d) 23-20 Classement - 1. St-Jean-de-Luz, 56 pts, 14 m; 2. Périgueux, 53 pts, 14 m; 3. Montauban, 46 pts, 14 m; 4. Lormont, 36 pts, 14 m; 5. Tulle, 33 pts, 14 m; 6. Langon, 29 pts, 13 m; 7. Lavaur, 22 pts, 14 m; 8. Limoges, 21 pts, 13 m; 9. Hendaye, 19 pts, 14 m; 10. Rodez, 12 pts, 14 m. Montauban - Hendaye LUNDI 17 FÉVRIER 2014 - MIDI OLYMPIQUE 40 - 0 Classement 1. Tyrosse 2. Oloron 3. Lannemezan 4. Bagnères-de-Bigo. 5. Castanet 6. Valence-d'Agen 7. Blagnac 8. Lourdes 9. Mauléon 10. Hagetmau Pts 51 45 39 36 35 33 31 18 18 17 J. 14 14 14 14 13 13 14 14 14 14 G. 10 10 8 7 7 7 6 4 4 4 Remis 19-27 16-13 12-13 21-11 N. 2 1 1 0 0 0 0 0 0 0 P. 2 3 5 7 6 6 8 10 10 10 Bo 5 1 0 2 2 1 3 0 0 0 Bd 2 2 5 6 5 4 4 2 2 1 ● On le dit et on le répète, oui, Mauléon peut encore passer au-dessus de la ligne de flottaison. Ainsi, victorieux de leurs hôtes de la banlieue toulousaine, les protégés de Yannick Vignette et Christian Etchebarne bénéficient par ailleurs du coup de pouce donné par l’allié objectif de service. Bagnères, en l’occurrence. Après avoir remporté le premier acte sur les bords de l’Adour, voilà que les Bagnérais récidivent dans la Cité mariale ! Un rival de plus à prendre en compte donc pour Lannemezanais, Castanéens et Valenciens. Si les premiers nommés ont bien négocié le redoutable obstacle béarnais, leurs homologues midi-pyrénéens devront attendre le 2 mars voire davantage pour en découdre. Enfin, victoire du leader tyrossais dans le derby au somet du département des Landes. Ph. A. ■ 12 - 13 6. F. Ibarburu ; 5. Couriol (18 Delmas mt), 4. Dejean ; 3. Hiriart (23. Giorgadze 48e), 2. Courade (16. Cazet 4e), 1. S. Ibarburu (17. Legras mt). À LOURDES - Dimanche 15 h 40, Bagnères-de-Bigorre bat Lourdes 13-12 (0-6). Arbitre : Mme Bigarran (Midi-Pyrénées). Montauban : 6E Sergueev (7e), Tafernaberry (17e), A. Domenech (25e, 40e+2), Larroque (35e), Urruty (79e) ; 5T Dunlop (7e, 17e, 25e, 35e, 40e+2). Hendaye : carton blanc : Hiriart (40e+1). LES MEILLEURS À Montauban, Tafernaberry, Ruel-Gallay, A. Domenech, Biscay, Sergueev ; à Hendaye, Yachvili, Zubizarreta, Giorgadze, Legras. Bagnères : 1E Malaguradze(60 e); 1T, 2P Darragnou (55e, 80e). Lourdes : 4P Pouey (3e, 17e, 50e, 76e). ● En accueillant la lanterne rouge à Sapiac, les Montalbanais se devaient de faire valoir leurs ambitions en pratiquant un jeu complet. Ils n’ont pas failli à leur réputation, manifestant un bon esprit offensif face à des Basques qui n’étaient pas venus jouer les seconds rôles. À la 25e, le bonus offensif était déjà dans l’escarcelle des Sapiacains. Le match avait livré, sans surprise, son dénouement à la pause. Avec des changements judicieux en première ligne à la reprise, Hendaye fait meilleure figure. Le jeu paraît plus équilibré et les Basques ne subissent plus jusqu’à la 79e où ils s’avouent vaincus face à la déferlante verte et noire qui envoie Urruty derrière la ligne. Christian STIERLÉ ■ LOURDES 15. Pouey ; 14. C.Giordano, 13. D.Giordano, 12. Brua, 11. Dumestre ; 10. Capblancq (21. Ralulu 70e), 9. Lopez ; 7. Lizon (18. Cassou 67e), 8. Chabat (19. Pays 54e), 6. Lasserre (cap.) ; 5. Dastugues, 4. Moreau ; 3. Greyling (23. Da Costa 54e), 2. Irigoyen, 1. Miro BAGNÈRES-DE-BIGORRE 15. Daragnou ; 14. Manse (22. Cayrolle 70e), 13. Malaguradze, 12. De la Fuente, 11. Jourdan (21. Puigmal 64e) ; 10. Dubarry, 9. Arnaune ; 7 Geledan, 8. Cazorla (20. Cossou 55e), 6. Arino (19. Bonnecarrère 54e) ; 5. Pettigiani (18. Gumez 60e ), 4. Brua (cap.) ; 3. Szabo ( 23. Mchedlishvili 54e), 2. Maisuradze (16. Junca 54e), 1. Saayman (17 Simon 54e). Périgueux - Langon 24 - 12 FÉDÉRALE 1B Castanet - Valence-d'Agen Remis Hagetmau - Tyrosse 11-24 Lannemezan (o) - Oloron 43-0 Lourdes - Bagnères-de-Bigo. (o) 0-35 Mauléon - Blagnac 14-26 Classement - 1. Bagnères-de-Bigo., 54 pts, 14 m; 2. Lannemezan, 51 pts, 14 m; 3. Tyrosse, 46 pts, 14 m; 4. Blagnac, 43 pts, 14 m; 5. Castanet, 29 pts, 13 m; 6. Hagetmau, 28 pts, 14 m; 7. Oloron, 27 pts, 14 m; 8. Mauléon, 18 pts, 14 m; 9. Lourdes, 12 pts, 14 m; 10. Valence-d'Agen, 12 pts, 13 m. Lourdes - Bagnères-de-Bigorre À MONTAUBAN - Samedi 18 h 30 - Montauban bat Hendaye 40-0 (35-0). Arbitre : M. Rozier (Auvergne). MONTAUBAN 15. Tafernaberry ; 14. Platek, 13. Tupuola, 12. F. Domenech, 11. Ruel- Gallay (20 Diarra 24e-29e ; 48e) ; 10. Dunlop (21. Laplace 48e), 9. Larroque (22. Urruty mt) ; 7. A. Domenech, 8. Biscay (cap.), 6. Delarue (19. Barthère, 52e) ; 5. Sergueev (18. Mazet 52e). 4 Penalva ; 3. Make (16. Bousignac 52e), 2. Ladhuie (23. Philippart mt), 1. Agnesi (17. Tekassala mt). HENDAYE 15. Bainçonau (22. Aldalur mt) ; 14. Sallaber, 13. Gaillardet (21 Gavillon 50e), 12. Nieucel, 11. Discazeaux ; 10. Mondela, 9. Laurent (20 Yachvili 50e) ; 7. Lagenèbre, 8. Zubizarreta (cap.) (19 Labarthe 46e), CE WEEK-END Bagnères-de-Bigorre - Hagetmau Castanet - Mauléon Oloron - Lourdes Tyrosse - Blagnac Valence-d’Agen - Lannemezan LES MEILLEURS À Bagnères-de-Bigorre, Malaguradze ; à Lourdes, Pouey. ● Lourdes virait en tête à la pause, réussissant deux pénalités par Pouey tandis que Malaguradze s’avérait malheureux dans quatre tentatives pourtant dans ses cordes Mais il devait se racheter en marquant le seul essai du match sur interception, dans ses 45 mètres. Son sprint ne laissait aucune chance aux défenseurs du FCL. Les visiteurs faisant preuve d’un plus grand réalisme que les locaux laissant échapper deux occasions nettes d’essai avortées suite à une passe mal assurée (4e) et un ballon lâché au moment d’aplatir (41e). Daragnou suppléant Malaguradze pour Bagnères et Pouey pour Lourdes meubleront le score, au pied. Comme souvent en pareil cas, l’enjeu a pris le pas sur le jeu même si certaines séquences ont enthousiasmé le public. Reste que ce seul point d’écart comble de joie les Bagnèrais, celui du bonus défensif pris par le FCL n’étant pas accueilli de la même façon. Michel CORSINI ■ Lannemezan - Oloron 16 - 13 À PÉRIGUEUX - Samedi 18 h 30 - Périgueux bat Langon 24-12 (9-6). Arbitre : M Bruyère (Pays de Loire). 71e) ; 5. Martin, 4. Hubert (18. Fouquet 48e) ; 3. Monpouillan (23. Baquet 58e), 2. Garcia (16. Dospital 61e), 1. Badel (17. Audigon 58e). À LANNEMEZAN - Dimanche 15h15 - Lannemezan bat Oloron 1613 (13-6). Arbitre : M. Chiodi-Schroder (Périgord-Agenais). Mazières ; 3. Pénigaud (23. Lapène 53e), 2. Vitalla (16. Porte-Laborde 53e), 1. Monnier (17. Berhabe 53e). Périgueux : Périgueux : 2E Lafitte (72e), André (80e + 3) ; 1T (72e), 4P (6e, 25e, 30e, 67e) Tallet. Carton jaune : Spies (70e). Langon : 3P (9e, 18e, 57e), 1DG (50e) Lavie. Carton jaune : Lavie (30e). Carton blanc : Dessis (40e). LES MEILLEURS À Périgueux, Lafitte, R Rongiéras, Donnars, Cros, Bolenaivalu, Guion, Brindel, Mathieu ; à Langon, Beauvalon, Bastelica, Lavie, Dessis, Martin, Fouquet, Badel. Lannemezan : 1E Quintana (36e) ; 1T, 2P (9e, 13e), 1DG (72e) Dasque. Oloron : 1E Cruzalèbes (59e) ; 1T, 1P (7e) Séré-Peyrigain ; 1DG Claverie (18e) LES MEILLEURS À Lannemezan, Doumenjou, Seite, Lin, Cieutat, Quintana ; à Oloron, Casassus, Tauzin, Dourau, Claverie PÉRIGUEUX 15. R. Rongiéras (21. André 54e) ; 14. Lafitte, 13. Zibzibadzé, 12. Manteaux, 11. Escoffier ; 10. Tallet, 9. Brouqui (20. Hueber 59e) ; 7. H. Rongiéras (cap.), 8. Cros (19. Bolenaivalu 61e), 6. Donnars ; 5. Kénil (18. Pace 69e), 4. Spies ; 3. Mathieu (23. Gabélia 77e), 2. Brindel (16. Campergue 63e), 1. Guion (17. Sahli 63e). LANGON 15. Beauvalon ; 14. Chiarandini (22. Guiraud 54e), 13. Lacaze, 12. Bastelica, 11. Balangué ; 10. Lavie, 9. Inda (21. Cabannes 63e) ; 7. Berthélémy (19. Mogès 58e), 8. Dessis (cap.), 6. Lauseille (20. Gach ● Le Périgourdins ont du attendre les dix dernières minutes de la rencontre pour se défaire d’une belle équipe langonnaise. Les Capistes ont fait preuve d’une belle détermination et d’une grande solidarité. C’est un exploit personnel de l’ailier périgourdin Pierre Lafitte qui se jouant de la défense visiteuse permettra au locaux de se détacher au score 1912. Les girondins lutteront jusqu’au bout mais un ballon perdu fera le bonheur des ciel et blanc qui scelleront le sort de la rencontre par un ultime essai de Sylvain André. Philippe SALON ■ Saint-Jean-de-Luz - Tulle À SAINT-JEAN-DE-LUZ - Dimanche 15 h 15 - Saint-Jean-de-Luz et Tulle font match nul 24-24 (15-12). Arbitre : M. Masse (Côte d’Azur). Saint-Jean-de-Luz : 8P Iturriria (7e, 14e, 27e, 34e, 40e, 44e, 54e, 60e). Cartons jaunes : Sohet (2e), Fabre (70e). Carton blanc : Juanicotena (67e). Tulle : 8P Noilhac (18e, 21e, 31e, 36e, 48e, 57e, 69e, 74e). Carton jaune : Balthazar (2e). Cartons blancs : Papon (10e), Moala (61e). SAINT-JEAN-DE-LUZ 15. Niquet ; 14. David, 13. Etcheverigaray, 12. Marticorena (cap.), 11. Miura (22. Ibarburu 54e) ; 10. Iturriria ; 9. Roige (20. Alliot 51e) ; 7. Juanicotena, 8. Sohet, 6. Irissou (19. Elissalde 51e) ; 5. Vial (18. Fabre 51e), 4. Elgoyhen ; 3. Dupont (17 Haramburu 51e), 2. Vivensang (16. Lagain 54e), 1. Nerocan. 24 - 24 TULLE 15. Geraudie ; 14. Lagnoux, 13. Noon, 12. Vialle, 11. Noailhac ; 10. Papon ; 9. Farfart (20. Lescure 72e) ; 7. Balthazar (cap.), 8. Domingo, 6. Bonvoisin (19. Lecalvez 68e) ; 5. Demoulin, 4. Lafont (18. Payrat 61e) ; 3. Tafili (23. Moala 48e), 2. Lozupone (C. Pouget 75e), 1. Cadieu (17. Rosolini mt). LES MEILLEURS À Saint-Jean-de-Luz, Iturriria, David, Elgoyhen, Fabre ; à Tulle, Farfart Lagnoux, Noailhac, Lozupone. ● Les visiteurs étant bien décidés à faire un coup en terre basque, ont énormément perturbé les sorties de balles luziennes. Le SJLO a été incapable d’accélérer le jeu. Le duel des buteurs ne départagera pas les deux équipes. Les Basques n’arrivant pas à prendre le large, ils remettront à chaque fois Tulle dans la partie en commettant trop de fautes. Christophe LEBRUN ■ Rodez - Lavaur À RODEZ - Dimanche 15h30 - Rodez bat Lavaur 19-8 (3-0) Arbitre M Jouvenoz (Alpes). Rodez : 1E Poujol (41e) ; 3P (50e, 63e, 74e), 1DG (8e) Boscus. Carton blanc : Badiu (32e), Alazard (65e). Lavaur : 1E Albouy (70e) ; 1P Jalabert (47e). Carton blanc Lavaur: Laporte (78e) RODEZ 15.Favre-Trosson, 14. Poujol, 13.Criotier, 12. Pallares (21. De Barros 41e), 11. Pratmarty, 10. Boscus, 9. Molinié (22.Lacombe 78e), 8. Auréjac, 7. Alazard (19. Fabre 76e), 6. Martin, 5. Lacassagne (18. Bajja 59e), 4. Teriitahoia, 3. Donadze (16. Piorkowska 48e), 2. Theron, 1. Badiu (23 . Chellat 48e) LAVAUR 15. Atche, 14. Bousquet, 13.Omez (22.Laziès 61e), 12. Conduché, 11. Harambillet, 10. Jalabert, 9. Albouy, 8. Rey, 7 . Peguillan, 6. Galinier, 5. Gauthier, 4. Dachary, 3. Faurois (23. Bertrand 64e), 2. Limoges - Lormont 19 - 8 Fourtine (16.Bortolozzo 74e) , 1. Ségur (17.Laporte 59e) LES MEILLEURS À Rodez, Boscus, Donadze, Martin, Teriitahoia ; à Lavaur, Albouy, Dachary, Galinier ● Les joueurs tendus par l’enjeu d’une rencontre, au goût de maintien en Fédérale 1, n’ont pas été en mesure de se libérer. Rodez a tenté d’imposer sa puissance d’entrée mais la résistance des visiteurs a contrarié les locaux. Aussi, la rencontre s’est jouée sur des détails comme une faute de défense tarnaise en tout début de seconde mi-temps amenant un essai ruthénois. De plus,crispé, le buteur tarnais n’était pas dans un grand jour. Enfin, en seconde période, Rodez a su mettre les ingrédients de sérieux pour éviter toutes mauvaises surprises. Réaliste, le buteur aveyronnais, Boscus a largement contribué à la victoire de ses couleurs.Le tout donne une victoire ruthénoise sur un Lavaur de plus en plus inquiet pour son avenir. Stéphane HUREL ■ 34 - 27 À LIMOGES - Dimanche 15 heures - Limoges bat Lormont 34-27 (14-12). Arbitre : M. Puharre (Béarn). (Dinga 56e), 4. Porterie (18. Peters mt) ; 3. Davies (16. Dhari 52e), 2. Hughes (17. Guerrero 56e), 1. Rouhet (17. Labbe, mt). Limoges : 4E Matéi (16e), Samba (43e), Tavalea (51e), Leite (63e) ; 1T (51e), 4P (1e, 9e, 30e, 58e) Durcan. Carton jaune : Rai (40e). Lormont : 2E Deguin (53e), Peters (70e) ; 1T Arthaud ; 5P Arthaud (4e, 12e, 33e, 40e), Lamarque (76e). Carton blanc : Beyries (46e). LES MEILLEURS À Limoges, Martins, Aisake, Samba, Tavalea, Dubois ; à Lormont, Labbe, Forgues, Arthaud. LIMOGES 15. Durcan ; 14. Matéi (21. Gervais 17e), 13. Dubois, 12. Tini (22. Caussimont 69e), 11. Taofifenua ; 10. Douvesy, 9. Leite ; 7. Cros (17. Pradeau 49e-52e), 8. Tavalea (18. Chaouch 64e), 6. Samba (cap.) ; 5. Aisake, 4. Duthu (19. Masurel mt) ; 3. Martins (23. Smit 55e), 2. Vermaas (16. Viozelange 52e), 1. Rai (17. Pradeau, 57, 1.Rai 71e). LORMONT 15. Lamarque ; 14. Duluc, 13. Poggi, 12. Ranwez (21. Denolet 62e), 11. Kermel ; 10. Arthaud (22. Heredia Federico 65e), 9. Delom (20. Deguin 52z) ; 7. Ley, 8. Beyries, 6. Forgues (cap.) ; 5. Persico ● Après presque trois mois d’infortune et trois défaites consécutives, Limoges a renoué avec la victoire en venant à bout de Lormont. Une victoire des plus logiques qui aurait pu être assortie du bonus offensif sans un manque de lucidité et quelques erreurs d’inattention qui ont permis à Lormont, bousculé en mêlée fermée mais bien organisé dans l’alignement, de rester dans la partie jusqu’à décrocher un précieux point pour le maintien. Jean-François DARTHOUX ■ ● Ils n’étaient pas dans leur meilleur jour, ils s’en sortent bien les Lannemezanais avec ce succès arraché par la grâce d’un buteur pourtant pas en verve lui non plus, mais auteur pour finir d’un drop-goal tire-bouchonné, derrière une mêlée qui prenait alors le pas sur sa rivale. Oloron a longtemps cru au partage des points pour être revenu dans les clous après la reprise, en imposant son rythme et en marquant l’essai du 13-13. Les Béarnais répliquaient ainsi à celui de leurs hôtes, fruit de beaux enchaînements, juste avant la mi-temps. L’indécision subsista jusqu’au bout, avec un troisième échec de Dasque (poteau) et une dernière possession d’Oloron qui aurait pu donner à Séré-Peyrigain l’occasion du tir de l’égalisation. Georges DUTHU ■ LANNEMEZAN 15.Dasque ; 14. Durand, 13. Lacrampe 12. Quintana, 11. Laran (22. Tilhac mt) ; 10. Hernandez 9. Cieutat (21. Laffitte 53e) ; 7. Malaret (6. Seite 65e), 8. Lin (cap), 6. Seite (20. Viau 53e) ; 5. Daste (19. Lépine MT), 4. Doumenjou (18. Koita 73e) ; 3. Etcherbault (23. Jambauqé 72e), 2. Ducasse (17. Pujo 64e), 1. Gabarre (16. Portalier 57e). OLORON 15. Claverie (20. Cruzalèbes (37e) ; 14. Fourtine, 13. Chantereau, 12. Dourau (21. Diès 53e), 11. Slayki ; 10. Séré-Peyrigain, 9. Labaigs (cap) ; 7. Lannes (18. Lacave 64e), 8. Tauzin, 6. Casassus ; 5. Monto, 4. Mauléon - Blagnac 21 - 11 À Mauléon - Dimanche 15 heures - Mauléon bat Blagnac 21-11 (18-6). Arbitre : M. Chastrusse (Côte d’Azur). 60e) 2.Bellocq (17. Cortal 58e), 1. Chabannes (23. Dunate 47e). LES MEILLEURS À Mauléon, Goyheneche, Hourdebaigt, Lacave, Montois, Paris, Achigar Laplace-Claverie ; à Blagnac, Etchegarray, Revallier, Meurin, Vernouzoul, Guiral. Mauléon : 2E Goyheneche (22e), Bonamy (31e) ; 1T (31e), 3P (6e, 42e, 45e) Paris. Blagnac : 1E Lyet (55e), 2P (13e, 35e) Lauvernet ● En s’imposant de belle manière face à Blagnac, le S.A.Mauléon a complètement relancé la course au maintien, d’autant que ses concurrents directs, Lourdes et Hagetmau se sont inclinés à domicile. Très belle première période de Mauléonais qui monopolisent le ballon, envoient du jeu, et inscrivent deux essais face à des visiteurs beaucoup plus spectateurs qu’acteurs. Changement de physionomie en seconde période, avec des Blagnacais beaucoup plus incisifs, qui obligent les locaux à une immense débauche d’énergie. Mais au final, la victoire reste fort logiquement pour une équipe de Mauléon qui a une nouvelle fois conquis son fidèle public de Marius-Rodrigo. Henry ETCHEBERRY ■ BLAGNAC 15. Broquere, 14. Lyet, 12. Sourrouille, 13. Ceolin, 11. Laguerre, 10. Lauvernet (22. Fuertes 47e), 9. Morisson (21. Vernouzoul 47e), 8. Meurin, 7. Cabot (19. Guiral 60e), 6. Cazabat (20. Jouve 47e), 5. Revallier, 4. Pradel (18. Lartigue 59e), 3. Sales (23. Nuetsa Fosto mt), 2. Sentous (17. Marchand 59e), 1. Etchegaray (16. Bouras mt) MAULÉON 15. Landarabilco ; 14.Bonamy (21. Urruty 64e), 13.Orabé, 12. Achigar, 11.Laplace-Claverie ; 10.Paris, 9.Loustaunau (20. Coupau 70e) 7.Héguiaphal, 8. Cazobon, 6.Montois (20. Sallaberemborde 74e) ; 5.Lacave, 4. Hourdebaigt 3. Goyheneche, (16.Pocorena 47e, 3. Goyheneche Hagetmau - Tyrosse 19 - 27 À HAGETMAU - Dimanche 15 h 30 - Tyrosse bat Hagetmau 2722 (12-16). Arbitre : M. Rouquié (Midi-Pyrénées). 1. Martinez (16.Yvon 64e) LES MEILLEURS À Tyrosse Rodriguez, Kahn, Sainte Croix, Argel ; à Hagetmau, Veeckman, Saint-Martin, Langlade Tyrosse : 9P Dubert (9e, 15e, 30e, 40e+1,45e, 49e, 57e, 70e, 80e) carton jaune : Visensang (80e+2). Carton blanc : Lagain (38e). Hagetmau : 1E (26e) ; 1T, 4P (20e, 34e, 38e, 68e) Langlade. Carton jaune : Destrade (9e). Carton blanc : Saint Cricq (30e, 57e). ● Hagetmau s’est incliné devant la puissance des tyrossais et face à un arbitrage à double vitesse. Les tyrossais ont fourni une pale prestation indigne d’un leader de poule prétendant à la montée. De son coté, Hagetmau a bien tenté de gommer ses deux précédentes sorties mais s’est heurté à la défense des marensinois. Hagetmau a offert la seule belle action de cette rencontre achevée dans l’en but des visiteurs. Hagetmau exploite une balle perdue de Tyrosse pour jouer dans la ligne de défense. En donnant aux lignes arrières le ballon, les chalossais ont à cet instant montré des possibilités et pris le score. La suite ne fut pas du même niveau et le buteur tyrossais malgré plusieurs échecs a sauvé son équipe mais certainement pas la morale. Claude LAMORERE ■ HAGETMAU 15. Langlade (cap.) ; 14. Dané, 13. Ducournau, 12. Pardiès (21.Aubert 68e), 11. Duboscq ; 10. Marchini (22.Leroy 72e), 9. Beuste ; 7. Saint Martin, 8. Lartigau (17.Smith 57e), 6. Sarthou (18.Gachechiladze 51e) ; 5. Destrade, 4. Veeckman (20.Gachard 68e, 23.Saldubéhère 73e) ; 3. Saint Cricq (19.Suta 68e), 2. Lesbugueres (16.Corrihons 47e), 1. Kafoa. TYROSSE 15. Descazaux (22.Albaladéjo 62e) ; 14. Hirigoyen (21.Rapana 51e), 13. Marbot, 12. Courtade, 11. Dechavanne ; 10. Argel, 9. Dubert ; 7. Gayon, 8. Sainte-Croix (19.Samson77e), 6. Visensang ; 5. Friand (18.E.Attia 51e), 4. Kahn, 3. Lagain (23.A. Attia 47e), 2. Rodriguez, Tout Midol en numérique ! 1 € LE 1ER MOIS PUIS 9,90€ PAR MOIS* *prélèvement toutes les 4 semaines Téléchargez l’application Midi Olympique sur Apple Store ou Google Play (achat possible au numéro) b$ERQQH]YRXVHQOLJQHVXUb www.abonnement.midi-olympique.fr Ovalie Fédérale 2 - 13e journée 23 LUNDI 17 FÉVRIER 2014 - MIDI OLYMPIQUE Poule 1 Arras (d) - Beaune (o) Compiègne - Gennevilliers (d) Drancy - Auxerre (d) Rouen (o) - Domont Strasbourg - Paris UC Classement 1. Rouen 2. Strasbourg 3. Beaune 4. Gennevilliers 5. Arras 6. Compiègne 7. Drancy 8. Paris UC 9. Auxerre 10. Domont Pts 53 49 41 33 31 29 25 20 17 17 J. 13 13 13 13 13 13 13 13 13 13 23-25 35-30 14-12 57-8 21-0 G. 11 11 9 7 6 6 5 4 3 3 N. 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 P. 2 2 4 6 7 7 8 9 10 10 Bo 7 4 3 2 2 1 0 1 0 0 Bd 2 1 2 3 5 4 5 3 5 5 FÉDÉRALE 2B Arras - Beaune (o) 3-27 Compiègne - Gennevilliers 13-21 Drancy (o) - Auxerre 81-3 Rouen (o) - Domont 52-0 Strasbourg - Paris UC 18-7 Classement - 1. Paris UC, 51 pts, 13 m; 2. Rouen, 48 pts, 13 m; 3. Gennevilliers, 45 pts, 13 m; 4. Strasbourg, 38 pts, 13 m; 5. Beaune, 35 pts, 13 m; 6. Drancy, 35 pts, 13 m; 7. Compiègne, 19 pts, 13 m; 8. Arras, 18 pts, 13 m; 9. Auxerre, 12 pts, 13 m; 10. Domont, 10 pts, 13 m. CE WEEK-END Auxerre - Compiègne Beaune - Strasbourg Domont - Arras Gennevilliers - Rouen Paris UC - Drancy Drancy Auxerre 14 12 À DRANCY (Laurent Plot) - Dimanche 15 heures - Drancy bat Auxerre 14-12 (8-5). Arbitre : M. Burillon (Lyonnais). Drancy : 1E Berrou (31e) ; 3P Hermann (15e, 44e, 57e). Cartons blancs : Noirot (47e), Duclos (53e). Auxerre : 2E Dhuin (21e), Tchelidze (55e) ; 1T Champeau (21e). LES MEILLEURS À Drancy, Seux, Berrou, Hermann ; à Auxerre, Hure, Massot, Valle. ● Malgré des conditions printanières, les deux équipes restent timorées par l’enjeu. Les Bourguignons poseront la premières banderilles se qui décoince les locaux qui maqueront un essai leur permettant de passer devant à la mi-temps. En seconde période, Drancy sera garder les courageux Auxerrois à distance afin de l’emporter au final. Poule 3 Rumilly (o) - Le Creusot Saint-Savin (o) - Vichy Seyssins (d) - Beaurepaire Villefranche/Saô. - Montmélian (d) Villeurbanne (o) - Pontarlier Classement 1. Rumilly 2. Beaurepaire 3. Villeurbanne 4. Saint-Savin 5. Villefranche/Saô. 6. Le Creusot 7. Seyssins 8. Pontarlier 9. Montmélian 10. Vichy Pts 44 41 40 38 35 31 28 25 13 5 J. 13 13 13 13 13 13 13 13 13 13 G. 9 9 9 8 7 7 6 6 2 0 78-14 25-3 12-18 15-13 27-12 N. 1 0 0 0 0 0 0 0 1 2 P. 3 4 4 5 6 6 7 7 10 11 Bo 4 2 2 4 3 2 1 1 0 0 Bd 2 3 2 2 4 1 3 0 3 1 FÉDÉRALE 2B Rumilly - Le Creusot (d) 27-23 Saint-Savin (o) - Vichy 44-8 Seyssins (d) - Beaurepaire 11-13 Villefranche/Saô. - Montmélian (d) 18-11 Villeurbanne (o) - Pontarlier 44-7 Classement - 1. Villeurbanne, 48 pts, 13 m; 2. Saint-Savin, 47 pts, 13 m; 3. Rumilly, 46 pts, 13 m; 4. Villefranche/Saô., 43 pts, 13 m; 5. Montmélian, 38 pts, 13 m; 6. Seyssins, 23 pts, 13 m; 7. Le Creusot, 18 pts, 13 m; 8. Beaurepaire, 17 pts, 13 m; 9. Pontarlier, 13 pts, 13 m; 10. Vichy, 12 pts, 13 m. CE WEEK-END Beaurepaire - Rumilly Le Creusot - Villefranche/Saône Montmélian - Villeurbanne Pontarlier - Saint-Savin Vichy - Seyssins Seyssins Beaurepaire ● Rouen a de la mémoire. Il se souvient que lors de la première manche en terres franciliennes, il avait subi les foudres de Domont. À l’occasion de ce retour, les Normands n’ont pas été tendres (57-8) avec huit essais à la clé et un magnifique bonus offensif qui permet de conforter la première place au classement. Dans ce haut du tableau, les cadors n’ont pas tremblé. Strasbourg a logiquement dominé le Paris UC et Beaune a fait un voyage bonifié à Arras. Seul Gennevilliers s’est pris les pieds dans le tapis à Compiègne. Les Franciliens ramènent l’unité défensive qui leur permet de conforter la quatrième place. En fond de tableau, Auxerre a manqué le coche à Drancy (12-14). Mais l’espoir du maintien est encore possible. D. N. ■ Arras Beaune 23 25 À ARRAS (Vincent Le Gallois) - Dimanche 15 heures - Beaune bat Arras 25-23 (118). Arbitre : M. Leblanc (Ile-de-France). Beaune : 3E Camuset (5e), Fleurus (54e), Wilson (72e) ; 2T (54e, 72e), 2P (29e, 32e) Artero. Carton blanc : Camuset (40e). Arras : 2E Havel (44e, 48e) ; 2T, 3P (13e, 60e, 69e) Courtois. Carton jaune : Courtois (32e). LES MEILLEURS À Beaune, Rivier, Carraud, Lau Leong ; à Arras Havel, Kot, Courtois. ● Beaune s’est donné des frayeurs jusqu’au bout des arrêts de jeu et cette pénalité de Courtois qui aurait pu donner la victoire à Arras. Mais le sort avait choisi d’être bourguignon, même si les Arrageois ont su mettre du jeu en seconde période pour renverser la vapeur. Beaune a su exploiter les sautes d’efficacité arrageoises pour faire parler son réalisme. Rouen Domont 57 8 35 30 À COMPIÈGNE (Bruno Piazza) Dimanche 15 heures - Compiègne bat Gennevilliers 35-30 (17-23). Arbitre : M. Gritti (Provence). Compiègne : 4E Motitz (27e), Carlier (35e, 43e), Porredon (69e) ; 3T (27e, 35e, 69e), 3P (10e, 63e, 65e) Drahonnet. Cartons blancs : Caillat (29e), Drahonnet (72e). Carton jaune : Mariscariu (45e). Gennevilliers : 3E Bechova (20e), Attal (38e), Larencich (80e) ; 3 T (20e, 38e, 80e), 2P (14e, 30e), 1DG (25e) Hourson. Carton blanc : Loukrassi (67e). Carton jaune : Qelai (45e). LES MEILLEURS À Compiègne, Frion, Carlier, Jeffrey ; à Gennevilliers, Soussana, Sougoufara, Hourson. ● Si Gennevilliers a viré logiquement en tête à la pause, il en fut autrement ensuite. Compiègne, avec une défense très présente, n’a laissé aux visiteurs qu’un seul essai. Strasbourg Paris UC 21 0 À ROUEN (Gael Lecoeur) - Dimanche 15 heures - Rouen bat Domont 57-8 (21-3). Arbitre : M. Bouchet (Flandres). À STRASBOURG (François Namur) Strasbourg bat le Paris UC 21-0 (6-0). Arbitre : M. De L’Isle (Lyonnais). Rouen : 8E Lasagavibau (14e, 65e), Mercer (35e, 74e), Ellyat (53e), Desportes (72e), Coezens (78e), Clarck (80e) ; 4T (14e, 53e, 72e, 80e), 3P (4e, 29e, 40e) Coezens. Carton jaune : Tudori (32e). Carton rouge : Meunier (47e). Domont : 1E De Pachtére (68e) ; 1P Creton (18e). Carton jaune : C. Gayrard (47e). Carton rouge : Jean Louis (47e). Strasbourg : 2E collectif (48e), Zinck (70e) ; 1T (48e), 3P (13e, 31e, 44e) Lombard. Cartons blancs : Machu (18e), Tisané (74e). Paris UC : cartons : blanc, Chenut (44e) ; au PUC ; jaune, Laurent (71e). LES MEILLEURS À Rouen, Lasagavibau, Coezens, Ellyat ; à Domont, Rouland, Fofana. ● Supérieur en mêlée et en jeu au large, Rouen prend les devants. Domont joue avec ses armes pourrissant les sorties de balles, tournant les mêlées tant que l’arbitre les laisse faire. Mais les vagues rouennaises ont vite raison de la défense trouble des Domontois. Rouen s’impose largement. Rumilly Le Creusot 78 14 ● Dominateurs, les Strasbourgeois ont dû patienter une mi-temps pour vraiment concrétiser son emprise. Ils ont pu s’appuyer sur deux groupés pénétrants dévastateurs mais ont été coupables de mauvais choix et de quelques maladresses, dans la dernière ligne droite, ce qui les prive du bonus offensif. En face, le PUC n’a jamais été position de marquer. Saint-Savin Vichy 25 3 À RUMILLY (Jean-Pierre Dunand) Dimanche 15 h 30 - Rumilly bat Le Creusot 78-14 (29-7). Arbitre : M. Leepes (Ile-deFrance). À SAINT-SAVIN (Dominique Canard) Dimanche 15 heures - Saint-Savin bat Vichy 25-3 (10-3). Arbitre : M. Ripoll (Provence). Rumilly : 11E Loriaud (7e), Carlioz (12e), Stan (34e), Carquillat (37e), Thomas (41e), Trabichet (43e), Akwala (52e), N’Goma (55e), Oulouma (58e), Dessemme (64e), Besson (74e) ; 10T Thomas (12e, 34e, 37e, 41e, 43e, 52e), Oulouma (55e, 58e, 64e, 74e) ; 1P Thomas (3e). Cartons blancs : Dessemme (39e), Q. Rameaux (69e). Le Creusot : 2E Kotze (32e), Mansour (70e) ; 2T Bordet. Carton blanc : Brice (33e). Saint-Savin : 5E Pirazzi (14e, 29e), Labrit (63e, 72e), Di Scanno (80e). Vichy : 1P Defaye (10e). Carton blanc : Roche (60e). LES MEILLEURS À Rumilly, Akwala, Vial, Loriaud, Thomas, Trabichet ; au Creusot, Lefevre, Ormaechea. Villefranche-sur-Saône Montmélian 15 13 Nantes - Tours Niort - Vierzon Rennes - MLSGP Soyaux-Angoulême (o) - Orsay Suresnes (o) - Poitiers Classement Pts 1. Soyaux-Angoulême 60 2. Niort 43 3. Suresnes 36 4. Nantes 32 5. Tours 31 6. MLSGP 31 7. Orsay 23 8. Vierzon 18 9. Rennes 17 10. Poitiers 6 J. 13 12 13 12 12 12 13 12 12 13 Remis Remis Remis 37-6 40-16 G. 13 9 7 7 7 7 5 4 3 0 N. 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 P. 0 3 6 5 5 5 8 8 9 13 Bo 8 5 2 2 1 1 1 0 0 0 Bd 0 2 6 2 2 2 2 2 5 6 FÉDÉRALE 2B Nantes - Tours Remis Niort - Vierzon Remis Rennes - MLSGP Remis Soyaux-Angoulême - Orsay (d) 22-15 Suresnes (o) - Poitiers 45-20 Classement - 1. Soyaux-Angoulême, 50 pts, 13 m; 2. Suresnes, 46 pts, 13 m; 3. Niort, 34 pts, 12 m; 4. Orsay, 33 pts, 13 m; 5. Rennes, 30 pts, 12 m; 6. Tours, 27 pts, 12 m; 7. MLSGP, 27 pts, 12 m; 8. Nantes, 27 pts, 12 m; 9. Vierzon, 9 pts, 12 m; 10. Poitiers, 5 pts, 13 m. CE WEEK-END MLSGP - Nantes Orsay - Niort Poitiers - Soyaux-Angoulême Tours - Suresnes Vierzon - Rennes LES MEILLEURS à Saint-Savin, Pirazzi, Labrit, Teillon, Stylianidis, Chabert ; à Vichy, Morel, Michelon, Sirbiladze, Fayard, Droguet. ● Sur un terrain particulièrement boueux, Saint-Savin a empoché l’essentiel, à savoir une victoire bonifiée contre la lanterne rouge Vichy. Le spectacle ne fut pas au rendez-vous, les cinq essais locaux ne parvinrent pas à éclairer des débats très ternes, dans un bourbier trop préjudiciable au jeu léché. Villeurbanne Pontarlier 27 12 ● Cette poule est un véritable gruyère. Au total, trois rencontres : Nantes - Tours, Niort Vierzon et Rennes - MLSGP ont été remises. Les conditions climatiques qui sévissent dans l’Ouest de la France ne sont pas étrangères à ce report. Des rencontres qui pourraient être reprogrammées le 1er ou 2 mars. Une date que devra confirmer la commission des épreuves fédérales. Dans les Charentes, l’opposition entre Soyaux-Angoulême et Orsay a pu se dérouler. Pour la treizième fois de la saison, les Charentais ont eu rendez-vous avec la victoire (37-6) au final. En revanche, Poitiers s’est rendu à Suresnes. À l’inverse de la coalition angoumoisine et soljadicienne, les Poitevins ont accroché leur treizième revers consécutif. D. N. ■ Soyaux-Angoulême Orsay 37 6 À ANGOULÊME (Jean-François Chrétien) Dimanche 15 heures - SoyauxAngoulême bat Orsay 37-6 (11-3). Arbire M. Savina (Pays-de-la-Loire). Soyaux-Angoulême : 5E Chbat (40e+1), Ayestaran (60e), Lauhlé (69e, 80e), Vaysse (77e) ; 3T Duca (69e, 77e, 80e) ; 2P Vletter (15e, 40e). Orsay : 2P Legac (32e, 64e). Carton blanc ; Puech (67e). Carton jaune ; Girardeau (57e) LES MEILLEURS À Soyaux-Angoulême, Daures, Laforgue, Howel, Laulhé, Veniat ; à Orsay, Legac, Champagne. ● Après trois semaines sans compétition, la mise en route fut des plus laborieuses. Mais dès que les Charentais eurent retrouvé leurs automatismes, le courage des joueurs d’Orsay n’a pas suffi. Ils firent alors parler leur puissance et leur physique pour, une fois de plus, prendre le bonus offensif. 1 € LE 1ER MOIS PUIS 9,90€ PAR MOIS* *prélèvement toutes les 4 semaines Téléchargez l’application Midi Olympique sur Apple Store ou Google Play (achat possible au numéro) b$ERQQH]YRXVHQOLJQHVXUb www.abonnement.midi-olympique.fr Poule 4 Châteaurenard (o) - Monteux 38-14 Bédarrides - Givors (d) 30-25 Grasse (o) - St-Jean-en-Royans 30-15 Hyères-Carqueiranne - St-Raphaël-Fréjus (d) 86 Pierrelatte-Tricas. (o) - St-Marcel-L'Is.-A. 51-8 Classement Pts J. G. 1. Hyères-Carqueiranne5013 11 2. Pierrelatte-Tricas. 45 13 10 3. Châteaurenard 45 13 10 4. Grasse 42 13 9 5. St-Jean-en-Royans 36 13 8 6. Bédarrides 27 13 5 7. St-Raphaël-Fréjus 27 13 5 8. Monteux 20 13 4 9. Givors 17 13 3 10. St-Marcel-L'Is.-A. 1 13 0 N. 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 P. 2 3 3 4 5 8 8 9 10 13 Bo 4 4 4 3 2 2 2 0 0 0 Bd 2 1 1 3 2 5 5 4 5 1 FÉDÉRALE 2B Châteaurenard (o) - Monteux 45-5 Bédarrides - Givors 25-17 Grasse (o) - St-Jean-en-Royans 27-6 Hyères-Carqueiranne (d) - St-Raphaël-Fréjus 11-15 Pierrelatte-Tricas. (o) - St-Marcel-L'Is.-A. 39-3 Classement - 1. Pierrelatte-Tricas., 47 pts, 13 m; 2. St-Raphaël-Fréjus, 46 pts, 13 m; 3. HyèresCarqueiranne, 43 pts, 13 m; 4. St-Jean-enRoyans, 43 pts, 13 m; 5. Châteaurenard, 36 pts, 13 m; 6. Grasse, 36 pts, 13 m; 7. Givors, 22 pts, 13 m; 8. Bédarrides, 20 pts, 13 m; 9. Monteux, 12 pts, 13 m; 10. St-Marcel-L'Is.-A., 2 pts, 13 m. CE WEEK-END Givors - Grasse Monteux - Pierrelatte-Tricastin St-Jean-en-Royans - Hyères-Carqueiranne St-Marcel-L’Isle-d’Abeau - Bédarrides St-Raphaël-Fréjus - Châteaurenard Grasse Saint-Jean-en-Royans 30 15 Châteaurenard Monteux 38 14 À CHÂTEAURENARD (Jean-Louis Robin) - Dimanche 15 h 30 Châteaurenard bat Monteux 38-14 (19-0). Arbitre : M. Johnson (Ile-deFrance). Châteaurenard : 6E Aubenas (3e), Xavier (27e), Bouaouali (33e), Duffès (41e), Rachokov (856e), F. Conti (67e) ; 4T Bonnafoux (27e, 33e, 56e, 67e). Carton jaune : Aubenas (36e), Venes (46e). Carton blanc : Petrovic (74e). Monteux : 2E Colin (64e), Droetsch (80e+1) ; 2T Chamoulaud. Cartons jaunes : Point (31e), Combe (46e). LES MEILLEURS À Châteaurenard, R. Conti, Bouaouali, Venes ; à Monteux, Dikhal, Protin, Durand. À BÉDARRIDES (Yves Impinna) Dimanche 15 heures - Bédarrides bat Givors 30-25 (21-6). Arbitre : M. Silvan (Alpes). Bédarrides : 3E G. Leenhardt (10e, 32e), Fumey (14e) ; 3T, 3P (42e, 71e, 79e), Roche. Carton blanc. Matheron (28e). Carton jaune. Meynar (47e). Givors : 2E Belanger (43e), Berthon (48e) ; 5P Bouvier (28e, 40e+5, 50e, 72e, 80e). Carton jaune. Gabunia (18e). LES MEILLEURS À Bédarrides, Roche, G. Leenhardt, Lalo ; à Givors, Bouvier. Pierrelatte-Tricastin 51 Saint-Marcel-L’Isle-d’Abeau 8 À TRICASTIN (Corentin Vaissière) Dimanche 15 heures - PierrelatteTricastin bat Saint-Marcel-l’Isle-d’Abeau 51-8 (20-0) - Arbitre : M. Brayelle (Ilede-France). Villeurbanne : 3E A. Millot (25e, 50e, 80e) ; 3T, 2P (42e, 44e) Bournel. Pontarlier : 4P Vehabovic (3e, 38e, 59e, 68e). Grasse : 3E T. Barbersi (52e), Besson (64e), Tuilakepa (77e), 3T, 3P Le Guevel (4e, 14e, 29e). Carton blanc : N’Guyen (38e). Carton jaune : Girardot (60e). Saint-Jean-en-Royans : 4P Gérin (27e, 37e, 39e, 55e) ; 1DG R. Martin (9e). Carton blanc : Mounier (35e), Raphaël (51e). Carton jaune : Valenti (60e). Hyères-Carqueiranne : 1E Seguin (21e) ; 1P Mercier (12e). Cartons blancs : Smadhi (49e), Boulay (74e). Saint-Raphaël-Fréjus : 2P Baruteu (49e), Pla (64e). ● Les Grassois tardent à rentrer dans le match. À la pause, les visiteurs mènent. Ce n’est qu’après les citrons que la puissance du pack grassois permet aux locaux d’aligner trois essais, qui leur permettent de l’emporter, bonus offensif à l’appui. 30 25 8 6 Villefranche-sur-Saône : 2E Mahuet (17e), Kabi (47e) ; 1T (47e), 1P (40e) Napoly. Carton blanc : Dubost (30e). Carton jaune : Guyot (54e). Montmélian : 1E Chabaud (26e) ; 1T (26e), 2P (30e, 54e) Brunéro. Cartons blancs : Chabaud (42e), Josserand (61e). LES MEILLEURS À Grasse, Le Guevel, Th. Barberis, Tuilapeka ; à Saint-Jean-enRoyans, R. Martin, Gontier, Hudson. Bédarrides Givors Hyères-Carqueiranne Saint-Raphaël-Fréjus Beaurepaire : 6P (6e, 9e, 12e, 17e47e, 57e) Stienne. Carton blanc : Millet (35e). Carton jaune : Barrioz (67e). Seyssins : 4P De Mattéis (20e, 37e), (53e, 79e) Colliard. Carton blanc : Marcet (27e). ● Les Savoyards ont mis les locaux en difficulté. Ils ont proposé un jeu en mouvements devant une équipe de Villefranche méconnaissable. Sans la maladresse de leur buteur, ils auraient pu réaliser un coup. Les Caladois se contenteront d’un succès acquis dans la douleur. ● Sans entrer en rébellion, les Suresnois ont su prendre la distance face à des Poitevins décomplexés, très loin de leur image du pietavé combatif. Donc par un printanier ensoleillé, les équipes d’une sobriété rieuse, dans une ambiance mutine offrirent quelques bonnes séquences, les concrétisations franciliennes bien maîtrisées dont trois groupés-pénétrants d’école permirent à ceuxci de triompher et de bonifier l’exercice. ● Châteaurenard avait besoin de se rassurer, c’est chose faite. Avec cette victoire bonifiée, les maraîchers reprennent leur marche en avant. À HYÈRES (Pierre Savidan) - Dimanche 15 h 30 - Hyères-Carqueiranne bat SaintRaphaël-Fréjus 8-6 (8-0). Arbitre : M. Ramos (Languedoc). ● Les Isèrois du duo Picard-Brunat ont subi leur première défaite de la saison à domicile. L’entame du match a été à l’avantage des visiteurs, 12 à 0 à la 17e minute, avant que les locaux se remettent dans le droit chemin. Beaurepaire se montrait plus virulent dans les impacts, et au final, obtenait un succès amplement mérité. LES MEILLEURS À Suresnes, Mwema, Gicquel, Bouteloup ; à Poitiers, Delausse. ● Bédarrides a joué à se faire peur dans ce match pourtant parfaitement maîtrisé en première période (21-6). En sortant de la rencontre, les Vauclusiens ont fait les affaires de Givors qui allait grignoter son retard et échouer à cinq points de son rival du jour. Avec ce point du bonus défensif, Givors peut encore croire au maintien. À GRASSE (Gérard Stagliano) - Dimanche 15 heures - Grasse bat Saint-Jean-enRoyans 30-15 (9-12). Arbitre : M. Gryselier (Provence). ● Derrière un Bure stratosphérique, les coéquipiers de Zyk durent s’employer quatre-vingts minutes pour s’octroyer un bonus attendu et souhaité. Pontarlier, faisant mieux que se défendre pendant une première mi-temps exemplaire, aurait pu marquer à plusieurs reprises sans des maladresses sur le dernier geste, mais a dû céder devant l’envie matérialisée par la défense et la solidarité des Villeurbannais. Suresnes : 5E Mwema (24e), Molho Yama (40e+1, 62e), Cousseau (68e), El Atmani (80e) ; 3T (24e) Bouteloup, Peoch (62e, 68e) ; 3P Bouteloup (12e, 16e, 49e). Poitiers : 1E Marchais (75e) ; 1T (75e), 3P (30e, 40e, 46e) Laidet. ● C’était jour de derby à l’occasion de cette treizième journée. À Châteaurenard, le derby provençal a tenu ses promesses avec une belle victoire de Châteaurenard aux dépens de Monteux. Le premier nommé conforte sa place pour prétendre à la qualification tandis que Monteux est dans une situation délicate en vue du maintien puisque Givors son plus sérieux concurrent n’a que trois points de retard. Le derby varois a vu le succès du leader Hyères-Carqueiranne. Ce dernier a souffert face à Saint-Raphaël-Fréjus qui a tout de même décroché le bonus défensif. Grasse a fait une bonne opération en prenant le meilleur sur Saint-Jean-en-Royans, son concurrent direct. Quant à Saint-Marcel, il a sombré pour la treizième fois de la saison. D. N. ■ À VILLERBANNE (Thierry Talercio) Dimanche 15 heures - Villeurbanne bat Pontarlier : 27-12 (7-6). Arbitre : M. Rives (Auvergne). LES MEILLEURS À Villefranche-sur-Saône, Mahuet, Kabi, Dubost ; à Montmélian, Forest, Chabaud, Guirand. À SURESNES (Guy Corno) - Dimanche 15 heures - Suresnes bat Poitiers 40-16 (18-6). Arbitre : M. Guatelli (Lyonnais). PROVENCE MANOSQUE > Six joueurs à Galles - France C’est la prime à l’assiduité. Six joueurs du club de Manosque assisteront le 21 février au match du Tournoi des 6 Nations entre Galles et France. Ils ont gagné ce privilège en raison de leur assiduité aux entraînements du club. Un cahier de présence ayant été mis en place par les entraîneurs, les deux joueurs les plus assidus en cadets, juniors et séniors iront ainsi encourager les Bleus dans le stade mythique de l’Arms Park de Cardiff. À VILLEFRANCHE-SUR-SAÔNE (Denis Bringer) - Dimanche 15 heures Villefranche-sur-Saône bat Montmélian 15-13 (8-10). Arbitre : M. Despoix (Alsace). LES MEILLEURS À Beaurepaire, Stienne, Legall, Chabert, Nemoz ; à Seyssins, Davin, Colliard, Corodeanu, Rebesco. 40 16 En bref... À SEYSSINS (Carmelo Di Benedetto) Dimanche 15 heures - Beaurepaire bat Seyssins 18-12 (12-6). Arbitre M. Guillardon (Drôme-Ardèche). LES MEILLEURS À Villeurbanne, Bure, Bernard, Lochet, Guery, Arnaud ; à Pontarlier, Charpentier, Parisot, Vehabovic. Suresnes Poitiers Tout Midol en numérique ! LES MEILLEURS À Strasbourg, Bauer, Naisilisili, Loth ; au Paris UC, Simonet, Manach. ● Rumilly n’occupe pas la première place par hasard et ce n’est pas Le Creusot qui le contredira. Les Creusotins ont encaissé un cinglant camouflet (78-14) ponctué de onze essais. Dans cette première partie de tableau, le quatuor de tête s’est imposé. Beaurepaire a fait une excellente performance à Seyssins pendant que Villeurbanne décrochait un succès bonifié face à Pontarlier. À Villefranche-sur-Saône, les Caladois ont frisé la correctionnelle. Ils se sont imposés d’un cheveu face à Montmélian pourtant promis à la Fédérale 3. Saint-Savin s’est logiquement imposé face à Vichy (25-3). Vingt-cinq unités qui sont le fruit de cinq essais. Pour Vichy, le calvaire continue. Mathématiquement, les Bourbonais ne sont pas en Fédérale 3. D. N. ■ ● Malgré quelques sursauts, Le Creusot n’a pu résister à une équipe de Rumilly résolue à proposer du jeu. Pratiquement fait à la pause, le score gonfla en seconde période. 12 18 Compiègne Gennevilliers Poule 2 LES MEILLEURS À Hyères-Carqueiranne, Seguin, Mézencev, Bazani, Quintane ; à Saint-Raphaël-Fréjus, Baruteu, Baretge, Fakailo, Luccisano. ● Le leader a frôlé la correctionnelle à domicile, réalisant sans doute sa plus mauvaise prestation de la saison, en étant il est vrai privé de trop de joueurs cadres. En panne de buteurs en réussite, Saint-Raphaël-Fréjus a laissé échapper une victoire qui lui tendait les bras. Pierrelatte-Tricastin : 7E Bourroux (23e, 69e), Seville (40e+1), Pourret (42e, 60e, 62e), Mendes-Tavares (65e) ; 5T Gomez (23e, 40e+1, 42e), Arnaud (65e, 69e) ; 2P Gomez (35e, 38e). Carton jaune : Bourroux (50e). Saint-Marcel-l’Isle-d’Abeau : 1E Zamora (80e+2) ; 1P Denisse (54e). Carton blanc : Pascal (38e). LES MEILLEURS À Pierrelatte-Tricastin, Chabanne, Pourret, Seville ; à Saint-Marcell’Isle-d’Abeau, Zamora, Denisse. ● Les Tricastins remportent une victoire nette et sans bavure face à une équipe de l’ASSMIDA, courageuse mais dépassée par la vitesse d’exécution drômoise. 24 Ovalie Fédérale 2 - 13e journée Poule 5 Agde - Villefranche-de-L. (d) Argelès-sur-Mer - Nîmes (d) Leucate-Roq. - Millau (d) Mazamet - Céret Quillan - Avignon-Le Pont. (o) Classement 1. Agde 2. Céret 3. Villefranche-de-L. 4. Mazamet 5. Millau 6. Avignon-Le Pont. 7. Leucate-Roq. 8. Nîmes 9. Argelès-sur-Mer 10. Quillan Pts 43 34 33 32 32 31 28 22 20 19 J. 13 12 12 13 13 13 12 12 13 13 35-31 22-21 24-17 26-13 16-31 G. 10 7 6 7 6 6 6 4 3 4 N. 0 1 2 0 0 1 1 1 1 1 P. 3 4 4 6 7 6 5 7 9 8 Bo 1 4 3 1 1 2 0 0 0 0 Bd 2 0 2 3 7 3 2 4 6 1 FÉDÉRALE 2B Agde - Villefranche-de-L. 31-11 Argelès-sur-Mer - Nîmes 15-3 Leucate-Roq. - Millau 15-6 Mazamet (o) - Céret 32-12 Quillan - Avignon-Le Pont. 10-10 Classement - 1. Agde, 46 pts, 13 m; 2. LeucateRoq., 38 pts, 12 m; 3. Mazamet, 37 pts, 13 m; 4. Villefranche-de-L., 35 pts, 12 m; 5. Céret, 30 pts, 12 m; 6. Argelès-sur-Mer, 29 pts, 13 m; 7. Quillan, 25 pts, 13 m; 8. Millau, 21 pts, 13 m; 9. Avignon-Le Pont., 19 pts, 13 m; 10. Nîmes, 17 pts, 12 m. CE WEEK-END Avignon-le-Pontet - Argèles-sur-Mer Céret - Leucate-Roq. Millau - Agde Nîmes - Mazamet Villefranche-de-Lauragais - Quillan Leucate-Roquefort Millau 24 17 A LEUCATE (Rolland Sormani) Dimanche 15 h 30 - Leucate-Roquefort bat Millau 24-17 (14-3). Arbitre : M. Pocq (CO). Leucate-Roquefort : 2E Attiel (37e), Fellous (72e) ; 1T (72e), 4P (13e, 20e, 27e, 48e) Castany. Carton blanc : Siro (54e). Millau : 1E Collet (69e) ; 4P Castan (30e, 59e, 65e), Escalais (78e). Carton blanc : Ballester (33e). LES MEILLEURS À Leucate, Samyn, Ardite, Gaury, Nazur, Siro, Castany, Augustin ; à Millau, Chouchan, Germa, Escalais, Castan. ● Leucate s’est logiquement imposé avec détermination face à des Millavois absents en première période. Les Audois ont pratiqué un rugby simple sur un terrain très gras et avec un ballon glissant. En deuxième période, Millau a relevé la tête et a pris le jeu à son compte pour revenir à trois points. Un essai du centre local Fellous a mis fin aux espoirs aveyronnais en fin de match. Poule 7 Aramits-Asasp - Nafarroa Graulhet - Fleurance L'Isle-Jourdain - Gaillac Marmande - Morlaàs Saverdun - Boucau-Tarnos (d) Classement 1. Graulhet 2. Fleurance 3. Gaillac 4. Saverdun 5. Nafarroa 6. Aramits-Asasp 7. Morlaàs 8. L'Isle-Jourdain 9. Marmande 10. Boucau-Tarnos Pts 49 30 29 29 28 27 27 25 25 24 J. 13 12 12 13 13 13 13 12 12 13 13-13 21-9 Remis 15-30 20-16 G. 11 6 6 6 6 6 6 5 4 5 N. 0 1 0 0 1 1 0 0 1 0 P. 2 5 6 7 6 6 7 7 7 8 Bo 4 2 1 2 1 0 2 2 2 1 Bd 1 2 4 3 1 1 1 3 5 3 FÉDÉRALE 2B Aramits-Asasp - Nafarroa 12-24 Graulhet - Fleurance (d) 3-0 L'Isle-Jourdain - Gaillac Remis Marmande - Morlaàs (d) 15-11 Saverdun - Boucau-Tarnos (d) 19-13 Classement - 1. Marmande, 46 pts, 12 m; 2. Nafarroa, 36 pts, 13 m; 3. Gaillac, 36 pts, 12 m; 4. Fleurance, 34 pts, 12 m; 5. L'IsleJourdain, 34 pts, 12 m; 6. Saverdun, 28 pts, 13 m; 7. Graulhet, 26 pts, 13 m; 8. Boucau-Tarnos, 22 pts, 13 m; 9. Morlaàs, 21 pts, 13 m; 10. Aramits-Asasp, 14 pts, 13 m. CE WEEK-END Boucau-Tarnos - Marmande Fleurance - L’Isle-Jourdain Gaillac - Aramits-Asasp Morlaàs - Graulhet Nafarroa - Saverdun Marmande Morlaàs 15 30 ● Le match au sommet entre Agde et Villefranche -de-Lauragais a tenu toutes ses promesses au regard du score final ( 35-31) en faveur des Héraultais. Ces derniers confortent un peu plus leur première place au classement d’autant que Céret, son plus sérieux concurrent direct, s’est incliné à Mazamet. Dans la deuxième partie du tableau, Avignon-le Pontet a réussi sa seconde sortie fructueuse. Après avoir fait un voyage fructueux à Mazamet, ils ont récidivé à Quillan. Pour ce dernier, l’espoir du maintien devient un peu compliqué. Pour l’Étoile catalane, le maintien est toujours d’actualité après son court succès aux dépens de Nîmes. D. N. ■ Agde 35 Villefranche-de-Lauragais 31 Argelès-sur-Mer Nîmes À AGDE (Henri Geoffroy et Max Isidro) Dimanche 15 heures - Agde bat Villefranche-de-Lauragais 35-31 (19-15). Arbitre : M. Sachez (DA). À ARGELÈS (Bernard Cargnello) Dimanche 15 h 30 - Argelès-sur-Mer bat Nimes 22-21 (16-3). Arbitre : M. Joachim (MPY). Agde : 2E Alabarbe (28e), collectif (66e) ; 2T, 7P (4e, 7e, 19e, 22e, 47e, 54e, 60e) Amoros. Cartons jaunes : Parmène (39e), Dambielle (72e). Villefranche-de-Lauragais : 1E Delbosc (42e) ; 1T, 7P (10e, 15e, 32e, 39e, 45e, 57e, 62e), 1DG (5e) Ricardo. Carton jaune : Jean-Charles (62e). Argelès-sur-Mer : 1E L. Palau (39e) ; 1T, 5P G. Pull (5e), Jorquera (16e, 37e, 59e, 71e). Carton blanc : Roigt(73). Carton jaune : Crouilles (80e+1). Carton rouge : Barrère (23). Nîmes : 2E Grimal (61e), Begora (80e+1) ; 1T (61e), 3P (8e, 28e, 52e) Tomas. Carton blanc : Capelle (55e). Carton jaune : Blanchet (80e+1). Carton rouge : Bruschet (23e). LES MEILLEURS À Agde, Amoros, Abella, Balhoul, Caussé, Kelly ; à Villefranche, Ricardo, Capdevielle, Sottero, Patey, Pradalié. ● Agde a confirmé qu’il était le patron dans cette poule. Mais les gars du Lauragais n’ont rien lâché et se sont inclinés de justesse sur la différence d’un essai. Les buteurs ont fait tourner le planchot en inscrivant 51 points avec 100 % de réussite. Mazamet Céret 26 13 ● Les Étoilistes, usés par la pugnacité des Nîmois sur tous les impacts, n’ont dû leur salut qu’à un échec du buteur visiteur dans sa dernière tentative de transformation. Quillan Avignon-Le Pontet 16 31 Belvès - Libourne (d) Bergerac (o) - Montauban RC Castelsarrasin - Sarlat (d) Decazeville - Saint-Junien Isle/Vienne - Figeac Classement 1. Bergerac 2. Libourne 3. Castelsarrasin 4. Montauban RC 5. Sarlat 6. Figeac 7. Belvès 8. Decazeville 9. Saint-Junien 10. Isle/Vienne Pts 52 41 35 30 30 25 25 24 24 9 J. 13 13 13 13 13 12 13 13 13 12 11-10 47-6 15-13 36-15 Remis G. 10 9 6 6 6 5 5 5 5 1 N. 2 0 4 1 1 1 1 1 1 0 P. 1 4 3 6 6 6 7 7 7 11 Bo 8 3 0 1 0 1 0 0 0 1 Bd 0 2 3 3 4 2 3 2 2 4 FÉDÉRALE 2B Belvès (o) - Libourne 37-10 Bergerac - Montauban RC 28-14 Castelsarrasin - Sarlat 19-7 Decazeville (o) - Saint-Junien 29-8 Isle/Vienne - Figeac Remis Classement - 1. Sarlat, 46 pts, 13 m; 2. Montauban RC, 45 pts, 13 m; 3. Belvès, 36 pts, 13 m; 4. Decazeville, 35 pts, 13 m; 5. Bergerac, 32 pts, 13 m; 6. Isle/Vienne, 31 pts, 12 m; 7. Castelsarrasin, 28 pts, 13 m; 8. Figeac, 22 pts, 12 m; 9. Libourne, 21 pts, 13 m; 10. Saint-Junien, 4 pts, 13 m. CE WEEK-END Figeac - Castelsarrasin Libourne - Decazeville Montauban RC - Belèves Saint-Junien - Isle/Vienne Sarlat - Bergerac Castelsarrasin Sarlat 15 13 ● Bergerac continue à marcher sur l’eau. Le dernier champion de France de Fédérale 3 a copieusement dominé le RC Montauban (47-6). Les Dordognots sont en toute logique les leaders de cette poule qu’ils dominent de la tête et des épaules. Le dauphin de Bergerac, Libourne, s’est incliné à Belvès d’une courte tête. Ce dernier se relance pour le maintien. Un maintien qui concerne Saint-Junien (écrasé à Decazeville 36-15), Decazeville et Figeac, lequel n’a pas joué à Isle-sur-Vienne. Sarlat et Castelsarrasin ne sont pas concernés par le maintien plutôt par la qualification. Dans le Tarn-et-Garonne, le Cac a décroché une précieuse victoire (15-13) pendant que Sarlat s’est octroyé une unité défensive qui pourrait être décisive. D. N. ■ Belvès Libourne 11 10 À BELVÈS (Francis Vialard) - Dimanche 15 heures - Belvès bat Libourne 11-10 (6-10). Arbitre : M. Labriet (CBL). Belvès : 1E Ozgebishvili (64e) ; 2P Resende (27e, 40e+1). Carton blanc : Boissonnet (52e). Libourne : 1E collectif (3e) ; 1T, 1P Guenin (30e). Cartons blancs : Labarère (32e) Anayalazaro (76e). Decazeville Saint-Junien 36 15 Avignon-Le Pontet : 4E Lombarteix (20e, 39e), Khedairia (49e), Couttet (72e) ; 1T (49e), 3P (11e, 30e, 34e) Khedairia. Carton blanc : Marquis (55e). Quillan : 1E Kouda (60e) ; 1T, 3P (23e, 27e, 42e) Sargos. Carton blanc : Larguet (45e). Castelsarrasin : 5P Pays (14e, 44e, 53e, 61e, 72e). Carton jaune : Laurent (68e). Sarlat : 1E Olluyn (50e) ; 1T, 2P (22e, 35e) Sichi. Cartons blancs : Perusin (44e), Constant (58e). Carton jaune: Hamelin (68e). LES MEILLEURS À Mazamet, Ruiz, Alquier, Vaïsse, Garcia, Marvielle ; à Céret, Houzepe, Coma, Casanove, Trilles. LES MEILLEURS À Quillan, Maugard, Peleato, Danjou ; à Avignon-Le Pontet, Khedairia, Lombarteix, le pack. Decazeville : 3E Petitjean(32e, 66e), Aguemoune (63e) ; 3T, 5P (3e, 18e, 21e, 53e, 62e) Urjukashvili. Carton blanc : Albert (56e). Carton jaune : Albert (26e). Saint-Junien : 2E Camisuli (36e), Redon Sarrazy (82e) ; 1T (32e), 1P (40e+2) Surget. Cartons blancs : Mure (21e), Garrigues (61e). Cartons Jaunes : Redon Sarrazy (26e), Garrigues (50e). ● Mazamet, encore en course à la qualification, l’a remporté grâce à un alignement performant et à son efficacité. Le quinze tarnais n’a laissé aucune chance à son adversaire, qui s’est réveillé trop tard. Petit regret pour les locaux : un bonus offensif à portée de crampons qui s’est envolé. ● Après Agde, Quillan a, une nouvelle fois, perdu sur son herbe ! La domination du huit d’Avignon est à mettre à la base du succès des Vauclusiens. Impériaux en touche et adroits dans leur jeu offensif, ils ont mérité leur victoire. Kouda réduisait la marque sur un essai de révolte mais ce fut insuffisant. Aramits-Asasp Nafarroa 13 13 À ARAMITS (Bernard Cabanius) Samedi 15 h 30 - Aramits-Asasp et Nafarroa font match nul 13-13 (10-3). Arbitre : M. Salazar (Armagnac-Bigorre). Aramits-Asasp : 1E Gallego (19e) ; 1T, 2P (11 e, 57 e) Juhan. Carton blanc : Gouaillard (60e). Carton jaune : Gouaillard (8e). Carton rouge : Gabastou (25e). Nafarroa : 1E Inarra (43 e ) ; 1T, 2P Guecaimburu (40e, 62e). Cartons jaunes : Berterretche (8e), Gueçaimburu (16e). LES MEILLEURS À Aramits-Asasp, Gallego, Dies, D. Lahore ; à Nafarroa, Gueçaimburu, Inarra, Perez. ● Auteurs d’une excellente entame, les locaux dominent les débats jusqu’à la 25e minute où ils se voient réduits à quatorze. Les Basques vont alors étaler une maîtrise certaine aussi bien au pied qu’à la main seule une très énergique défense permet aux Béarnais de préserver le nul. Saverdun Boucau-Tarnos 20 16 Morlaàs : 4E Lebrequier (21e), Arroyo (46e), B. Lesbats (62e), J.-B. Lesbats (80e) ; 2T Froute (62e, 80e) ; 2P Froute (60e), Grunenberger (17e). Carton jaune Chasseriaud (34e ). Carton blanc : Constant (27e ). Marmande : 2E Fund (39e), Bevilacqua (72e) ; 1T (72e), 1P (3e) Becat. Carton blanc : Le Goc (17e). Saverdun : 2E Pons (19e), Caunes (62e); 2T, 2P (5e, 23e) Gambin. Carton blanc : Sieurac (43e).Carton jaune Soler (44e). Boucau-Tarnos : 1E Betbeder (15e) ; 1T, 3P (10e, 21e, 51e) Iputcha. Carton blanc : Mocho (55e). Cartons jaunes : Guenin (35e), Pourteau (37e). LES MEILLEURS À Saverdun, Pons, Hannoff, G. Diverd, Caunes, Février, Gambin ; à Boucau, Taravello, Mays, Iputcha. ● Beaucoup de vaillance des deux côtés. Un peu trop de désordre dans les entreprises saverdunoises n’a pas permis aux locaux de scorer davantage. Boucau-Tarnos sauve un point de bonus défensif. Saverdun récolte une victoire qui le replace en haut d’une poule très serrée. Graulhet Fleurance 21 9 À GRAULHET (Gerard Durand) Dimanche 15 h 30 - Graulhet bat Fleurance 21-9 (11-6). Arbitre : M. Coudert (Limousin). Graulhet : 2E Buéno (5e), Sarcia (71e) ; 1T (71e), 1P (38e), 2DG (27e, 43e) Dumont. Cartons blancs : Buéno (22e, 80e). Carton jaune : Pauthe (57e). Fleurance : 3P Dupouy (29e, 32e, 63e). Cartons blancs : Chiari (36e), Capdeville (42e). Carton jaune : Lafforgue (57e). LES MEILLEURS À Graulhet, Valette, Teyssier, Paul et les frères Montbroussous ; à Fleurance, Fossaert et Delmas. ● Le score pourrait paraître flatteur pour Graulhet, tellement les Gersois ont multiplié les occasions sans arriver à les concrétiser face à une défense agressive. Mais la victoire est là pour récompenser un collectif et un essai de toute beauté, né d’un enchaînement avants - trois-quarts, prise d’intervalle et service à hauteur pour finir entre les poteaux. Poule 8 Argelès-Gazost (o) - Aire/l'Adour Bassin d'Arcachon (d) - St-Sulpice/Lèze Lombez-Samatan - Anglet (d) Orthez - Tournefeuille St-Médard-en-J. - Salles 27-6 12-19 24-18 25-16 Remis Classement 1. Orthez 2. Lombez-Samatan 3. St-Sulpice/Lèze 4. St-Médard-en-J. 5. Anglet 6. Bassin d'Arcachon 7. Salles 8. Aire/l'Adour 9. Argelès-Gazost 10. Tournefeuille Bo 4 1 4 2 0 0 0 1 1 0 Pts 48 40 38 36 32 24 23 22 18 10 J. 13 13 12 12 13 12 12 13 11 13 G. 10 9 7 8 7 5 4 4 3 1 N. 1 1 1 0 0 1 2 0 1 1 P. 2 3 4 4 6 6 6 9 7 11 Bd 2 1 4 2 4 2 3 5 3 4 FÉDÉRALE 2B Argelès-Gazost - Aire/l'Adour 0-19 Bassin d'Arcachon - St-Sulpice/Lèze 8-0 Lombez-Samatan - Anglet 30-7 Orthez - Tournefeuille 20-12 St-Médard-en-J. - Salles Remis Classement - 1. Lombez-Samatan, 46 pts, 13 m; 2. St-Sulpice/Lèze, 42 pts, 12 m; 3. St-Médarden-J., 42 pts, 12 m; 4. Bassin d'Arcachon, 36 pts, 12 m; 5. Anglet, 29 pts, 13 m; 6. Aire/l'Adour, 28 pts, 13 m; 7. Salles, 25 pts, 12 m; 8. Tournefeuille, 18 pts, 13 m; 9. Orthez, 12 pts, 13 m; 10. Argelès-Gazost, 10 pts, 11 m. CE WEEK-END Aire/l’Adour - Bassin d’Arcachon Anglet - Orthez Salles - Lombez-Samatan St-Sulpice/Lèze - St-Médard-en-Jalles Tournefeuille - Argelès-Gazost Tout Midol en numérique ! 1 € LE 1ER MOIS PUIS 9,90€ PAR MOIS* *prélèvement toutes les 4 semaines Téléchargez l’application Midi Olympique sur Apple Store ou Google Play (achat possible au numéro) b$ERQQH]YRXVHQOLJQHVXUb www.abonnement.midi-olympique.fr Bergerac: 7E Mouchine (2e), Eziyard (9e), Sisombath (42e) , Tourenne (62e), Xiffre (66e), Goubie (77e), Poey (80e) ; 6T Tourenne. Montauban : 2P Verdier. ● Un match de printemps dominé par une équipe de Bergerac joueuse et concrétisé par six essais de toutes beautés, malgré une équipe de Montauban solide en conquête mais dominée dans le jeu. Mazamet : 2E Garcia (18e), Hann (65e) ; 2T, 4P (24e, 33e, 45e, 55e) Garcia. Carton blanc : Icher (35e). Céret : 1E de pénalité (69e) ; 1T, 2P (31e, 36e) Bouquié. Carton jaune : El Madhaoui (44e). Cartons blancs : Zadek (25e), Trilles (63e). ● Le match des premiers de la classe entre Graulhet et Fleurance a tourné à l’avantage des Tarnais. Ces derniers prennent une sérieuse avance au classement sur leurs rivaux du Gers (+19 avec un match en plus). En cette saison 2014, le Sporting peut enfin se préparer à jouer la phase éliminatoire qui lui avait échappé les deux années précédentes. Saverdun est sur une dynamique positive. Après avoir pris le meilleur sur Aramits (15-11), la semaine écoulée, les Ariégeois ont confirmé face au Boucau-Tarnos et se hissent dans le top 4 de la poule. Aramits et Nafarroa se quittent sur un score de parité (13-13) qui fait dans l’ensemble le bonheur des Basques. Marmande souffre. Au soir de cette treizième journée, il est relégable. D. N. ■ À BERGERAC (Jean-Paul Dubourg) Dimanche 15 h 30 - Bergerac bat Montauban RC 47-6. Arbitre : M. Traineau (PCH). ● Sur un terrain boueux, les deux formations se sont évertuées à écarter tous les ballons pour le plus grand plaisir du public. Surpris à l’entame par un essai collectif des Girondins, les Sangliers ont d’abord accusé le coup avant d’enclencher inexorablement leur marche en avant, conclue par un essai synonyme de victoire amplement méritée. À DECAZEVILLE (Jacques Lafon) Dimanche 15 heures - Decazeville bat Saintt Junien 36-15 (16-10). Arbitre : M. Gharbi Tarchouna (CAZ). ● Dès le coup d’envoi, Sarlat manifestait ses intentions. Malgré la supériorité technique des locaux, les visiteurs restaient dans le match et auraient pu créer la sensation si les Castelsarrasinois avaient cédé à la panique. Mais la botte de Pays et l’occupation au pied de Pene leur auront permis de conclure avec une victoire méritée. 47 6 LES MEILLEURS À Bergerac, Pétréchei, Goubie, Lakouit, Eziyard, Naude ; à Montauban, Beaufils, Cunnae. À CASTELSARRASIN (Armelle Contamin) - Dimanche 15 h 30 Castelsarrasin bat Sarlat 15-13 (3-6). Arbitre : M. Carrère (AB). LES MEILLEURS À Castelsarrasin, Clermont, Pays, Pene ; à Sarlat, Olluyn, Perusin, Hamelin. Bergerac Montauban RC LES MEILLEURS À Belvès, le pack, Lamipeti, Picq ; à Libourne, Anayalazaro, Dibet, Brignoni. À QUILLAN (Brigitte Bourrel) Dimanche 15 heures - AvignonLe Pontet bat Quillan 31-16 (19-6). Arbitre : M. Loevenbruck (MPY). À SAVERDUN (Max Bousquié) Dimanche 15 h 30 - Saverdun bat Boucau-Tarnos 20-16 (13-13). Arbitre. M. Mestre (LD). ● Les Morlanais sont venus chercher une victoire à laquelle les locaux ont largement contribué. L’effet psychologique attendu suite au changement d’entraîneur ne s’est donc pas produit... LES MEILLEURS À Argelès-sur-Mer, Fiche, Moreno, Jorquera , L. Palau ; à Nîmes, Alcalde, Binard, Pomery, Begora. Poule 6 À MAZAMET (Bruno Masarotto) Dimanche 15 heures - Mazamet bat Céret 26-13 (13-6). Arbitre : M. Mastoumecq (BE). À MARMANDE (Robert Libaros) Dimanche 15 h 30 - Morlaàs bat Marmande 30-15 (8-8). Arbitre : M. Duhau (CBL). LES MEILLEURS À Marmande, Bevilacqua, Pottier, Bachelot; à Morlaàs, J.-B et B. Lesbats, Han, Froute. 22 21 LUNDI 17 FÉVRIER 2014 - MIDI OLYMPIQUE LES MEILLEURS À Decazeville, Julian, Petitjean, Albert, Duffard, Aguemoune, Urjukashvili ; à Saint-Junien, Garrigues, Diagonescu, Camisuli, Redon Sarrazy. ● L’envie et les intentions decazevilloises ont été récompensées en deuxième période. Saint-Junien, grâce à un pack solide, a proposé de belles séquences physiques. Tout Midol en numérique ! 1 € LE 1ER MOIS PUIS 9,90€ PAR MOIS* *prélèvement toutes les 4 semaines Plus d’info sur : www.abonnement. midi-olympique.fr ● Le match des extrêmes a logiquement tourné à l’avantage du leader orthézien. Ce dernier a eu beaucoup de fil à retordre face à Tournefeuille. Ce dernier, promis à la Fédérale 3, a manqué d’un cheveu le bonus défensif. À l’ultime minute, il a même privé son rival de l’unité offensive. Dans cette première partie de tableau, Lombez-Samatan a fait un excellent placement en prenant le meilleur sur Anglet. Du côté de Saint-Sulpice, on est rassurés après ce premier succès décroché à l’extérieur sur les bords du Bassin d’Arcachon. Pour le maintien, Argelès-Gazost n’a pas abdiqué. Les Bigourdans ont copieusement dominé l’Avenir aturin (27-6). De plus, ils ont deux matchs supplémentaires à disputer par rapport à leur rival des Landes. D. N. ■ Argelès-Gazost Aire-sur-l’Adour 27 6 Bassin d’Arcachon Saint-Sulpice-sur-Lèze 12 19 À ARGELÈS-GAZOST (Michel Galan) Samedi 15 h 30 - Argelès-Gazost bat Aire-sur-l’Adour 27-6 (17-3). Arbitre : M. Albert (Midi-Pyrénées). À LA TESTE (Jean-Fabien Silvain) Dimanche 15 heures - Saint-Sulpice bat Bassin d’Arcachon 19-12 (3-12). Arbitre : M. Cayre (PA). Argelès-Gazost : 3E Collectif (16 e), Cabanne (24e), Bernole (77e) ; 3T Vergez (16e, 24e), Laharrague (77e) ; 2P Vergez (6e), Laharrague (63e). Cartons jaunes : Bach (51e), Cayre (53e). Carton rouge : Piques. Aire-sur-l’Adour : 2P Labeyrie (15e, 51e). Carton jaune : Durban (60e). Saint-Sulpice : 1E Suberviol (60e) ; 1T, 3P (11e, 47e, 57e), 1DG (42e) Doussain. Carton jaune : Lecornu (72e). Bassin d’Arcachon : 4P Rieger (13e, 18e, 22e, 32e). Cartons jaunes : Rieger (36e), Captus (56e). Carton rouge : Jaca (76e). LES MEILLEURS À Argelès-Gazost, Dupuy, Soutric, Tilhac, Cabanne, Vergez, Bernole ; à Aire-sur-l’Adour, Cazalot, Chailloux, Martin, Labeyrie. LES MEILLEURS À Saint-Sulpice, Doussain, Tourtoulou ; au Bassin d’Arcachon, Conan, Ireland. ● Les Argelésiens profitent de la domination de leur paquet d’avants pour inscrire une pénalité et deux essais. Les Aturins ne reviendront plus. Argelès-Gazost renoue ainsi avec la victoire et… le bonus. ● Après son non-match à Orthez, le RCBA se devait de montrer un autre visage sur ses terres, si l’engagement et la bonne volonté n’ont pas fait défaut, le manque d’ambition dans le jeu fut cruel sur la pelouse. Saint-Sulpice s’est nourri des fautes des Girondins dans un match qui était pourtant à leur portée. Lombez-Samatan Anglet Orthez Tournefeuille 24 18 À LOMBEZ (Christiane Carde) - Dimanche 15 h 30 - Lombez-Samatan bat Anglet 24-18 (18-9). Arbitre : M. Dayre (CA). Lombez-Samatan : 2E Pons (12e), Cans (31e) ; 1T (31e), 4P (6e, 24e, 52e, 75e) Sudérie. Carton blanc : Oro (40e). Cartons jaunes : Pons (18e), Labedan (35e), Tafanel (44e), Nonnon (68e), Roumiguié (78e). Anglet : 6P (4e, 20e, 40e, 55e, 62e, 68e) Fauqué. Carton blanc : Fauquet (27e). Carton jaune : Blaison (35e). LES MEILLEURS À Lombez-Samatan, Jaubert, Roumiguié, Sudérie, Moulis, Pérés; à Anglet, Fauqué, Chouzenoux, Noblia, Blaison. ● Lombez-Samatan a gagné le match en première période en concrétisant sur ses temps forts inscrivant deux superbes essais. Anglet n’a rien lâché et est revenu petit à petit au score grâce à son ouvreur Fauqué. La pluie de cartons ne reflète pas le match qui s’est joué dans un bon esprit. 25 16 À ORTHEZ (Gérard Maysonnave) Dimanche 15 h 30 - Orthez bat Tournefeuille 25-16 (15-9). Arbitre : M. Ricard (AB). Orthez : 3E Lasserre (5e), Elissalde (22e), Kane (65e) ; 2T Vermis (22e), Manolé (65e) ; 2P Manolé (26e, 45e). Cartons blancs : Martinez (19e), Kane (76e). Tournefeuille: 1E Forge (79e) ; 1T Baron ; 3P Girou (14e, 19e, 40e). Cartons blancs : Lewanpowski (22e), Eridia (52e). LES MEILLEURS À Orthez, Erremundeguy, Bielsa, Lescarboura, Alvarez , à Tournefeuille, Coute, Raffy, Forge, Girou. ● Dans un match très moyen, la lanterne rouge Tournefeuille a brouillé les cartes de l’USO, leader de la poule, jusqu’à le priver du bonus offensif dans le moneytime. Ovalie Fédérale 3 - Jeunes - Féminines 25 LUNDI 17 FÉVRIER 2014 - MIDI OLYMPIQUE Poule 2 Poule 1 Le Rheu - Plouzané Les Sables-d'Olonne - Auray St-Sébastien-B.-G. - Puilboreau Surgères - Cholet Trignac - La Roche-sur-Y. Classement Pts J. 1. Le Rheu 48 12 2. Trignac 45 12 3. La Roche-sur-Y. 41 12 4. Puilboreau 36 12 5. Auray 28 12 6. Plouzané 27 12 7. Cholet 26 12 8. Surgères 19 12 9. St-Sébastien-B.-G. 7 12 10. Les Sables-d'Olonne 5 12 Fédérale 3B Le Rheu - Plouzané Les Sables-d'Olonne - Auray St-Sébastien-B.-G. - Puilboreau Surgères - Cholet Trignac - La Roche-sur-Y. Remis Remis Remis Remis Remis G. 11 9 8 7 6 6 5 4 1 1 N. 0 0 2 0 0 0 0 1 1 0 P. 1 3 2 5 6 6 7 7 10 11 Bourges - Clermont-Cournon Clermont-Aub. - Pougues Issoudun - Sancerre Moulins - Châteauroux Ussel - Guéret Pts 45 43 39 37 36 34 27 15 8 7 Bd 1 3 1 3 2 2 3 0 1 1 Remis Remis Remis Remis Remis Poule 5 Classement 1. Ussel 2. Clermont-Cournon 3. Guéret 4. Bourges 5. Châteauroux 6. Moulins 7. Issoudun 8. Pougues 9. Sancerre 10. Clermont-Aub. Bo 3 6 4 5 2 1 3 1 0 0 J. 12 13 12 13 12 12 12 13 12 13 G. 9 9 7 7 8 7 5 3 1 1 N. 1 1 3 1 0 2 2 0 0 0 P. 2 3 2 5 4 3 5 10 11 12 Fédérale 3B Bourges - Clermont-Cournon Clermont-Aub. - Pougues Issoudun - Sancerre Moulins - Châteauroux Ussel - Guéret Boulogne-Billan. - Saint-Maur Chartres - Orléans (o) Meaux (o) - Sucy-en-Brie Pontault-Combault (d) - Plaisir Vincennes - Bords de Marne Classement 1. Orléans 2. Plaisir 3. Pontault-Combault 4. Chartres 5. Bords de Marne 6. Meaux 7. Saint-Maur 8. Vincennes 9. Sucy-en-Brie 10. Boulogne-Billan. 11. Nogent-le-Rotrou Fédérale 3B Pts 69 60 45 42 31 30 25 21 20 19 16 Bo 5 4 5 2 4 2 1 0 0 0 Classement 1. Rochefort 2. Trélissac 3. St-Yrieix 4. Ste-Foy-la-Grande 5. Ribérac 6. Malemort 7. Mussidan 8. Royan-Saujon 9. Nontron 10. Saintes Fédérale 3B Pts 43 43 41 34 34 30 19 19 13 12 Aix UR - Vallée du Gapeau Aubagne (o) - Draguignan La Valette - Bastia Martigues-Pt-de-B. - Nice Six-Fours - Berre-L'Etang (o) Bo 6 4 2 2 3 3 0 0 0 0 Classement 1. Nice 2. Aubagne 3. Berre-L'Etang 4. Martigues-Pt-de-B. 5. Bastia 6. Aix UR 7. Six-Fours 8. Draguignan 9. La Valette 10. Vallée du Gapeau P. 5 3 4 5 5 6 7 8 9 10 Fédérale 3B Ampuis - Izeaux Renage-Rives - Le Puy-en-Velay St-Etienne - Rhône XV Véore XV - St-Jean-de-Bournay Vinay - Montélimar Bd 5 1 3 2 3 4 4 2 1 1 6-6 13-7 70-5 41-3 11-8 Pts 47 44 41 40 28 23 22 20 20 9 J. 13 12 13 13 13 13 13 12 12 12 G. 10 10 8 9 6 5 5 3 4 1 Classement 1. Miélan-Mirande 2. Gimont 3. Négrepelisse 4. Pont-Long 5. Bon Encontre-Boé 6. Grenade/Garonne 7. Nérac 8. St-Gaudens 9. Bizanos 10. Roquefort Classement 1. Cahors 2. Uzerche 3. Lévézou-Ségala 4. Tournon-d'Agen 5. St-Cernin 6. Arpajon 7. Mauriac 8. Lalinde 9. Gourdon 10. Carmaux P. 4 2 4 5 4 6 6 7 6 13 Bo 2 0 3 1 0 1 1 1 1 0 Bd 3 0 1 4 2 4 2 1 1 2 Fédérale 3B Gimont - St-Gaudens Grenade/Garonne - Bon Encontre-Boé Mielan-Mirande-Rab. - Roquefort Négrepelisse - Bizanos Pont-Long - Nérac J. 13 13 12 12 13 13 12 13 12 13 G. 13 9 8 7 6 7 5 3 3 0 N. 0 0 0 0 0 1 1 1 1 0 P. 0 4 4 5 7 5 6 9 8 13 Fédérale 3B Blois - Versailles Chinon - Antony-Métro Parthenay - Gif/Yvette Ris-Orangis - Chevreuse Vitry/Seine - Clamart Courbevoie - Epernay Evreux - St-Denis Houilles - Amiens L'Aigle - Beauvais Pont-Audemer - Marcq-en-Baroeul Bo 6 2 3 3 2 1 1 2 1 0 Classement 1. St-Denis 2. Houilles 3. Epernay 4. Beauvais 5. Marcq-en-Baroeul 6. Courbevoie 7. Evreux 8. L'Aigle 9. Pont-Audemer 10. Amiens Bd 0 3 4 3 5 0 3 5 5 1 Remis Remis Forf. 2 31-0 3-35 P. 3 3 2 4 5 5 8 8 10 10 Besançon - Nuits-St-Georges (d) Colmar - Villars-les-D. Montchanin (o) - Dole St-Claude - Belleville/S. Tavaux-Damparis - Couches Bo 5 6 2 2 2 1 1 0 0 0 Classement Pts J. 1. Villars-les-D. 51 13 2. Tavaux-Damparis 49 13 3. Besançon 42 13 4. Belleville/S. 31 13 5. Nuits-St-Georges 30 13 6. Montchanin 30 13 7. St-Claude 29 13 8. Couches 25 13 9. Colmar 12 13 10. Dole 6 13 Fédérale 3B Besançon - Nuits-St-Georges Colmar - Villars-les-D. Montchanin - Dole St-Claude - Belleville/S. Tavaux-Damparis - Couches Bd 2 3 1 2 4 1 2 5 5 4 G. 12 10 10 6 6 6 6 5 3 1 N. 1 0 1 0 0 0 0 1 0 1 P. 2 2 4 4 7 8 8 8 8 10 Pts 54 40 35 32 30 30 22 22 20 9 J. 13 13 12 12 13 12 13 12 13 13 G. 11 9 8 7 6 5 5 5 3 1 N. 1 0 0 1 1 2 0 0 1 0 P. 1 4 4 4 6 5 8 7 9 12 Bo 3 2 4 2 1 0 1 1 1 0 Classement 1. Côte radieuse 2. Jacou-Montpellier 3. Le Boulou 4. Lunel 5. Château.-Sorgues 6. Les Angles 7. Palavas 8. Thuir 9. Uzes 10. Eyragues Pts 57 44 36 34 32 29 26 17 13 8 N. 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 P. 1 3 3 7 7 7 7 8 10 12 J. 13 13 13 13 13 13 13 13 13 13 G. 13 9 8 6 7 6 5 3 2 2 N. 0 1 0 2 1 0 1 2 1 0 P. 0 3 5 5 4 7 7 8 10 10 Fédérale 3B Château.-Sorgues - Eyragues Les Angles - Le Boulou Lunel - Jacou-Montpellier Palavas - Côte radieuse Thuir - Uzes Mugron - Habas (d) Casteljaloux - St-Paul-lès-Dax Mérignac - Peyrehorade (d) Nogaro (d) - Monflanquin Rion-des-Landes - Riscle Bo 7 2 2 1 1 1 0 0 2 0 Classement 1. Casteljaloux 2. St-Paul-lès-Dax 3. Nogaro 4. Peyrehorade 5. Mérignac 6. Mugron 7. Rion-des-Landes 8. Monflanquin 9. Habas 10. Riscle Remis 7-0 19-17 27-0 Remis N. 0 1 0 0 0 1 0 1 1 0 P. 2 3 3 4 2 4 9 9 10 12 Fédérale 3B Courbevoie - Epernay Evreux - St-Denis Houilles - Amiens L'Aigle - Beauvais Pont-Audemer - Marcq-en-Baroeul Bo 5 4 4 4 1 3 0 1 0 0 Bd 2 3 2 3 1 2 4 3 1 4 Remis Remis 50-8 Remis Remis Ambérieu - Thonon-les-B. Bièvre-St-Geoirs (d) - Bellegarde Meyzieu - Annonay (d) St-Priest - Voiron Tournon-Tain (o) - Rhône sportif Bo 3 6 2 4 2 2 0 1 0 0 Classement Pts J. 1. St-Priest 49 13 2. Meyzieu 45 13 3. Bellegarde 42 13 4. Annonay 38 13 5. Voiron 37 13 6. Tournon-Tain 32 13 7. Bièvre-St-Geoirs 25 13 8. Rhône sportif 16 13 9. Thonon-les-B. 12 12 10. Ambérieu 7 12 Fédérale 3B Ambérieu - Thonon-les-B. Bièvre-St-Geoirs - Bellegarde Meyzieu - Annonay St-Priest - Voiron Tournon-Tain - Rhône sportif Bd 0 3 0 3 4 4 5 4 0 2 24-16 22-13 16-16 24-29 24-20 Balma (o) - Pamiers Côte Vermeille - FCTT (d) Muret - Vendres-Lespignan Pézenas - Castelnaudary Prades (o) - Vallée du Girou Bo 5 4 3 2 2 0 1 0 0 1 Classement 1. Prades 2. Côte Vermeille 3. Balma 4. Vendres-Lespignan 5. FCTT 6. Castelnaudary 7. Pamiers 8. Pézenas 9. Muret 10. Vallée du Girou Bd 0 2 1 3 2 4 3 1 3 1 29-24 16-19 15-8 6-31 51-5 Pts 46 41 30 30 29 23 22 21 20 19 J. 12 11 12 13 13 12 12 13 13 11 G. 10 9 7 6 5 5 4 5 3 4 N. 1 0 0 0 1 1 2 0 1 0 P. 1 2 5 7 7 6 6 8 9 7 Remis 6-13 27-21 20-10 35-24 G. 11 9 8 7 8 6 4 3 3 1 N. 0 0 2 3 1 1 1 0 0 0 P. 2 4 3 3 4 6 8 10 9 11 Bo 4 6 5 3 2 2 2 1 0 0 Bd 1 3 1 1 1 4 5 3 0 3 Remis 16-22 30-5 15-13 28-7 Pts 40 38 37 34 33 33 31 24 16 14 22-9 19-13 Remis 29-13 34-3 J. 13 13 13 12 13 13 13 13 12 13 G. 8 8 8 7 6 7 6 4 3 3 N. 0 0 0 1 3 1 1 1 1 0 P. 5 5 5 4 4 5 6 8 8 10 Fédérale 3B Balma - Pamiers Côte Vermeille - FCTT Muret - Vendres-Lespignan Pézenas - Castelnaudary Prades - Vallée du Girou Bo 5 4 1 2 0 1 1 2 0 0 Bd 3 2 4 2 3 2 4 4 2 2 15-19 10-15 Remis 29-13 31-19 Mugron - Habas Casteljaloux - St-Paul-lès-Dax Mérignac - Peyrehorade Nogaro - Monflanquin Rion-des-Landes - Riscle Espoirs POULE 2 Nantes (d) - Vannes La Rochelle - Massy POULE 1 Bayonne - Brive Grenoble (d) - Perpignan Agen - Montpellier Pau - Toulouse Toulon (o) - Clermont Classement 1. Bayonne 2. Toulouse 3. Perpignan 4. Clermont 5. Montpellier 6. Toulon 7. Agen 8. Brive 9. Pau 10. Grenoble 39-20 15-22 Remis 7-19 43-19 Pts 43 38 38 32 30 30 30 28 17 15 J. 13 13 13 13 12 13 12 13 13 13 G. 9 8 9 7 6 5 6 6 3 2 N. 0 1 0 0 0 2 1 0 1 1 P. 4 4 4 6 6 6 5 7 9 10 Bo 5 2 1 1 1 2 2 2 1 0 Bd 2 2 1 3 5 4 2 2 2 5 Narbonne - Albi Bordeaux - La Rochelle Castres - Paris (d) Racing-Metro - Biarritz Tarbes - Lyon (d) Classement 1. Racing-Metro 2. Narbonne 3. Bordeaux 4. Biarritz 5. Tarbes 6. La Rochelle 7. Castres 8. Lyon 9. Albi 10. Paris 34-21 Remis 31-30 24-5 11-6 Pts 40 37 35 31 29 29 25 23 20 19 J. 13 13 12 13 13 12 13 13 13 13 G. 9 9 8 6 6 6 5 4 5 3 N. 0 0 1 1 0 1 1 1 0 1 P. 4 4 3 6 7 5 7 8 7 9 Bo 2 1 0 3 3 2 0 0 1 1 Bd 2 0 0 2 2 1 3 5 1 4 POULE 3 Aurillac - Bourgoin-Jallieu (d) Béziers - Bourg-en-Bresse (d) Carcassonne - Auch (o) Colomiers - Mont-de-Marsan (o) Classement 1. Colomiers 2. Mont-de-Marsan 3. Auch 4. Béziers 5. Oyonnax 6. Aurillac 7. Bourgoin-Jallieu 8. Dax 9. Bourg-en-Bresse 10. Carcassonne Pts 46 43 35 34 34 32 24 19 17 6 J. 12 13 12 13 12 13 13 11 13 12 G. 10 10 7 7 7 7 4 4 3 1 15-13 13-11 6-35 6-35 N. 0 0 1 1 1 0 1 0 0 0 P. 2 3 4 5 4 6 8 7 10 11 Bo 5 2 3 1 2 1 2 1 0 0 Bd 1 1 2 3 2 3 4 2 5 2 Reichel POULE 1 Racing-Metro (o) - Massy Paris - ABCD XV 34-16 Forf. 2 POULE 3 Tyrosse - Bordeaux-Bègles (o) 11-33 POULE 4 Tarbes (o) - Brive Auch (o) - Toulouse 28-3 31-0 POULE 5 Colomiers (o) - Castres 50-3 21-23 Remis POULE 3 Chambéry - Toulon (o) 0-37 POULE 4 Aurillac - Auch Brive - Tarbes 9-18 NC POULE 6 Blagnac - Nîmes Remis Bélascain POULE 2 Martigues-Pt-de-B. - Pont-de-Claix 10-18 POULE 4 Blagnac-Auss. - Carmaux-Albi Castanet-St-O-Ram. - Lévézou-Ségala Forf. 2 Remis POULE 5 FCTT (d) - Ger-S.-B. Sud Garonne - Hte Bigorre (o) 13-16 3-46 POULE 6 St-Sulpice - Lombez-Samatan Gimont - Villefranche-de-L. Valence-d'Agen - Jasmins agenais Remis Remis Remis POULE 7 Hagetmau - St-Paul-lès-Dax Bassin d'Arcachon - Entente Nivelle 3-12 Remis POULE 8 Bardos - Mauléon Hasparren - Oloron 10-22 Remis POULE 9 Marmande (o) - Sarlat Bordeaux - Soyaux-Angoulême ORC Medoc - Limoges Bergerac - R C Gradignan 17-3 Remis Remis Remis Féminines Armelle-Auclair Bayonne (o) - Chilly-Mazarin Fonsorbes - Gennevilliers Romagnat (o) - Lyon Tarbes - Sassenage Classement 1. Fonsorbes 2. Bayonne 3. Romagnat 4. Sassenage 5. Chilly-Mazarin 6. Lyon 7. Gennevilliers 8. Tarbes Pts 45 44 39 38 35 22 11 6 32-14 27-17 35-3 Remis J. 13 13 13 12 13 13 13 12 G. 10 8 8 8 8 4 2 1 N. 0 1 1 0 0 1 0 1 P. 3 4 4 4 5 8 11 9 Bo 3 7 2 4 1 0 0 0 Fédérale 1 POULE 1 MLSGP (o) - Dijon Rouen - Chambéry Sainte-Geneviève - Nancy-Seichamps Sélestat (o) - Arras 58-11 7-7 Remis 20-0 POULE 2 Gaillac - Nérac Herm - Nantes Pallice (o) - Poitiers (d) Villelongue - Castres-Mazamet 16-7 21-12 15-9 Forf. 1 Bo 3 3 0 1 3 0 0 1 1 1 Classement 1. Hasparren 2. Navarrenx 3. St-Palais 4. Mouguerre 5. St-Lary-Soulan 6. Larressore 7. Pouyastruc 8. Coarraze-Nay 9. Lembeye 10. Nord Béarn Pts 44 38 36 33 30 29 26 26 25 19 Fédérale 3B Coarraze-Nay - Larressore Hasparren - St-Lary-Soulan Lembeye - Pouyastruc Nord Béarn - Navarrenx St-Palais - Mouguerre J. 13 13 13 13 13 13 13 13 13 13 11-6 14-0 16-9 9-22 10-6 G. 10 8 8 7 6 6 5 6 5 3 N. 0 0 0 1 0 0 0 0 0 1 P. 3 5 5 5 7 7 8 7 8 9 Bo 3 2 1 1 2 2 1 0 1 0 Bd 1 4 3 2 4 3 5 2 4 5 6-17 Forf. 2 25-3 Remis 3-3 Nantes - Vannes (d) La Rochelle - Massy 13-6 Remis Fédérale 2 POULE 4 Aurillac (d) - Auch Brive - Tarbes 10-17 15-0 POULE 6 Blagnac - Nîmes POULE 1 Havre - Joué-lès-T. Marcoussis-Limours - Vitry Paris - Rennes (d) Paris 15 - Pays de Brest (d) Remis POULE 2 Crabos POULE 1 Racing-Metro - Massy (d) Paris - ABCD POULE 3 Tyrosse - Bordeaux-Bègles (o) Remis 0-20 12-5 17-10 18-11 13-3 5-68 Amiens - Bobigny Chalon-sur-Saône (d) - Vincennes Nanterre (d) - Massy Pontarlier-B.-M. (o) - Tourcoing-Roubaix Remis 3-10 22-24 21-0 POULE 3 Grenoble - Saint-Genis-Laval (d) Montpellier (d) - Narbonne Velleron - Clermont 3-0 10-12 Remis POULE 4 Tarbes - Brive (d) Auch - Toulouse POULE 5 Colomiers - Castres (d) 17-10 18-0 19-13 POULE 4 Auch (d) - Blagnac-St-Orens Bordeaux (d) - Périgueux Limoges - Trélissac St-Yrieix - Bruges-Blanquefort 6-10 0-3 Remis Remis La question de la semaine NOUVEAU DÉBAT SUR LES ONDES DE RMC. ENTRE LA PEUR DES BLESSURES DE LA PART STAFF TRICOLORE ET LES BESOINS DES CLUBS, LES JOUEURS DU XV DE FRANCE SONT AU CENTRE D’UN VÉRITABLE DILEMME. COMMENT SORTIR DE CETTE SITUATION UBUESQUE ? ELÉMENTS DE RÉPONSE. À Par Florian DALMASSO une petite semaine du déplacement au pays de Galles, les Bleus, tous rentrés dans leurs clubs respectifs, sont au cœur du débat. Doit-on les préserver en vue du Tournoi ? Doit-on les faire jouer pour aider leurs clubs ? Voici le nœud du problème. Pour Vincent Moscato, ancien talonneur international, personne n’a vraiment tort : « Il est logique que le sélectionneur souhaite ménager ses joueurs. Mais il est aussi logique que l’employeur veuille avoir son employé à disposition. Les équipes qui ne sont pas bien classées sont obligées de mettre tout le monde sur le pont. » Avec sa pointe d’humour habituelle et doté d’un regard extérieur, Éric Di Meco pense que le rugby le fait exprès. « Vous voulez tellement être original que vous en devenez plus bêtes… On touche le fond. Pour moi, footeux, qui ne comprend déjà pas qu’il y ait une journée de championnat en même temps que l’équipe de France, cela en devient aberrant », ajoute-t-il. PROBLÈMES DE FOND Pour Jacques Verdier, saison après saison, le même scénario se répète : « Cette période des doublons devient ridicule, il y a des décisions de fond à prendre. Et temps qu’elles ne seront pas prises, rien n’évoluera. » Jacques VERDIER Directeur délégué de Midi Olympique Bd 2 3 2 2 2 4 3 2 POULE 2 Coarraze-Nay - Larressore (d) Hasparren - St-Lary-Soulan Lembeye - Pouyastruc (d) Nord Béarn - Navarrenx (o) St-Palais - Mouguerre (d) 9-14 Remis 15-21 45-9 Remis Alamercery Gaudermen 10-3 Remis 16-9 22-26 Remis Bd 1 2 2 5 4 1 2 0 5 2 Jeunes POULE 2 9-6 10-26 38-7 27-8 35-15 Fédérale 3B Arpajon - Lalinde Cahors - Mauriac Carmaux - Uzerche St-Cernin - Gourdon Tournon-d'Agen - Lévézou-Ségala G. 10 9 9 8 9 7 3 2 1 0 Poule 16 Remis 28-5 13-36 25-5 Remis Bd 1 2 1 1 3 5 2 2 4 5 J. 12 13 12 12 11 12 12 12 12 12 Poule 12 Château.-Sorgues (o) - Eyragues Les Angles - Le Boulou Lunel - Jacou-Montpellier Palavas (d) - Côte radieuse Thuir - Uzes (d) Bd 2 2 3 2 3 3 1 5 3 3 Pts 47 45 42 39 38 35 16 14 7 4 Remis Remis 43-28 Remis Remis Poule 8 10-5 8-65 20-10 98-0 17-6 17-0 34-5 39-19 14-25 16-39 Fédérale 3B 15-3 16-3 18-3 Remis 6-10 Pts 58 41 39 34 31 31 26 21 20 1 Remis Remis 29-5 12-5 6-11 Poule 15 Arpajon - Lalinde Cahors - Mauriac Carmaux - Uzerche (o) St-Cernin (o) - Gourdon Tournon-d'Agen - Lévézou-Ségala N. 0 2 1 2 2 0 0 1 2 0 Classement 1. Clamart 2. Vitry/Seine 3. Versailles 4. Antony-Métro 5. Ris-Orangis 6. Parthenay 7. Blois 8. Chevreuse 9. Chinon 10. Gif/Yvette Remis Remis Remis Remis Remis 19-26 35-0 Forf. 2 12-8 11-34 Gimont - St-Gaudens 25-10 Grenade/Garonne - Bon Encontre-Boé (d) 13-12 Miélan-Mirande (o) - Roquefort 30-14 Négrepelisse - Bizanos Remis Pont-Long - Nérac 27-13 G. 9 8 7 6 6 6 6 5 4 0 N. 0 1 1 1 0 0 0 1 0 0 Fédérale 3B Aix UR - Vallée du Gapeau Aubagne - Draguignan La Valette - Bastia Martigues-Pt-de-B. - Nice Six-Fours - Berre-L'Etang Poule 14 J. 13 12 12 13 12 12 12 13 12 13 Blois - Versailles Chinon - Antony-Métro Parthenay (o) - Gif/Yvette Ris-Orangis - Chevreuse (d) Vitry/Seine (d) - Clamart Poule 11 Poule 13 Pts 41 36 34 33 30 29 27 24 22 2 Bd 0 2 2 2 5 1 3 4 3 3 3 Remis Remis Remis Remis Remis 19-6 23-5 22-17 31-10 17-9 N. 0 1 2 0 1 1 0 1 0 0 G. 9 8 9 7 7 7 4 3 2 2 Ribérac - Nontron Royan-Saujon - Mussidan Saintes - Malemort Ste-Foy-la-Grande - St-Yrieix Trélissac - Rochefort Ampuis - Izeaux Renage-Rives - Le Puy-en-Velay St-Etienne - Rhône XV (d) Véore XV (o) - St-Jean-de-Bournay Vinay - Montélimar G. 8 9 7 8 7 6 6 4 4 3 Bo 9 6 7 4 2 1 2 1 1 0 1 5-47 Remis 17-27 16-20 Remis J. 12 12 12 12 12 12 12 12 12 12 Poule 10 J. 13 13 13 13 13 13 13 13 13 13 P. 0 2 5 5 7 8 10 10 10 11 11 Poule 4 Poule 3 Poule 7 Poule 9 Classement Pts 1. St-Etienne 43 2. Izeaux 43 3. Ampuis 37 4. Vinay 36 5. Véore XV 36 6. Montélimar 33 7. Rhône XV 28 8. Renage-Rives 20 9. Le Puy-en-Velay 17 10. St-Jean-de-Bournay13 N. 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 Poule 6 Ribérac - Nontron Royan-Saujon - Mussidan Saintes - Malemort Ste-Foy-la-Grande - St-Yrieix Trélissac - Rochefort 6-5 NC Remis Remis Remis G. 15 13 9 9 6 7 5 4 4 4 3 Boulogne-Billan. - Saint-Maur Chartres - Orléans Meaux - Sucy-en-Brie Pontault-Combault - Plaisir Vincennes - Bords de Marne 26-15 20-12 Remis Remis Remis Bd 2 1 0 5 0 0 2 3 4 3 J. 15 15 14 14 13 15 15 14 14 15 14 20-12 12-25 27-10 7-13 Remis « Cette situation me fait honte. Elle renvoie au pandémonium du rugby français. Cette période des doublons devient ridicule, il y a des décisions de fond à prendre. Et temps qu’elles ne seront pas prises, rien n’évoluera. » Vincent Moscato rejoint son compère sur ce point : « On essaye toujours de colmater les brèches. On n’arrive plus à gouverner, c’est la fin d’un cycle. C’est bien connu, les gouvernements ne sont meilleurs que lorsqu’ils sont en opposition. » De grosses décisions doivent être prises en interne pour trouver une solution. Raccourcir le championnat, supprimer les phases finales, limiter le nombre d’équipes, créer des poules, plusieurs idées pointent le bout de leur nez. Mais pour l’ancien talonneur international, aucune d’entre elle n’avance. Et pour mieux le comprendre, il utilise une des métaphores dont il a le secret : « Je pense qu’il faut trouver un championnat sur six mois avec une plage pour le Tournoi. Trancher est obligatoire mais seulement, à la fin du repas, quand les choses sérieuses arrivent, tout le monde est déjà bourré. Les cendres tombent sur les chemises… et à ce moment-là, le débat est terminé ! » ■ 26 Ovalie Séries régionales Bretagne PROMOTION HONNEUR Annecy - Echirolles (d) Faucigny (o) - L'Albenc Fontaine - Gresivaudan Gresivaudan-B. - La Ravoire (d) Tullins-Fures - La Mure (d) PREMIÈRE SÉRIE Bonneville (o) - Voreppe La Motte-Serv. (o) - Chartreuse-N. Le Touvet-P. - La Côte-St-André (d) DEUXIÈME SÉRIE Pont-en-Royans - Faverges Thones (o) - St-Laurent-du-P. Varacieux - Grenoble (d) TROISIÈME-QUATRIÈME SÉRIES Catalans Grenoble (d) - Meythet La Valdaine - Oisans St Julien-en-G. (d) - Brezins St-Jean-de-M. - Moirans 15-12 27-10 Remis 13-6 10-7 27-15 37-3 10-6 Remis 34-13 14-8 8-12 NC 5-7 Remis Alsace-Lorraine HONNEUR Lauterbourg - Metz-Moselle Nancy-Seichamps - Hagondange Pont-à-Mousson - Raon-Baccarat Thionville-Yutz (o) - Thann Verdun - Haguenau PROMOTION HONNEUR-PREMIÈRE SÉRIE Bar-le-Duc - Dieulouard-L. Illkirch-Gr. - St-Dié Longwy - Mulhouse (o) St-Louis - Centre Meuse (d) Strasbourg (o) - Mutzig DEUXIÈME SÉRIE Forbach - Lorquin Vittel - Hayange TROISIÈME SÉRIE Mulhouse - Epinal Saint-Avold (o) - Chalampe 8-50 Remis Remis 48-20 Remis Remis 46-7 12-25 23-16 31-3 57-8 29-5 29-20 24-10 Armagnac-Bigorre HONNEUR-PROMOTION HONNEUR - POULE 1 Ibos - Marciac (o) Lectoure - Eauze Maubourguet (d) - Vic-Fezensac Vic-en-Big. (o) - Condom HONNEUR-PROMOTION HONNEUR - POULE 2 Adé - Mauvezin (d) Juillan (d) - Masseube Louey-Marquisat - Trie/Baïse Plaisance-du-G. - Sarlabous (d) PREMIÈRE SÉRIE Capvern (o) - Bassoues-L.-M. Oursbelille (o) - Tournay DEUXIÈME SÉRIE Montréal - Magnoac (d) Panjas - Azereix RC De Lomagne (o) - Auzan-C-B. TROISIÈME SÉRIE Bazet-Andrest - Laloubère (d) L Isle-de-Noe (o) - Gondrin Rabastens - Aureilhan QUATRIÈME SÉRIE Castelnau-en-M. (d) - Villecomtal Montestruc - L'Ayguette Ossun - Lannepas 10-29 23-3 11-13 44-8 13-7 15-20 20-10 14-8 24-16 25-9 6-0 3-17 31-9 12-9 59-0 19-7 19-26 6-6 Remis Auvergne HONNEUR Brioude - Issoire (o) Cusset - Clermont-La Plaine Forgeron (o) - St-Yorre Gerzat - Pont-du-Château (d) Riom - Bort-les-Org. PROMOTION HONNEUR Gevaudan - Riom-ès-Mon. Les Martres-de-V. (d) - Gannat Montaigut (o) - St. clermontois St-Bonnet (d) - Beaumont St-Flour - Les Ancizes PREMIÈRE SÉRIE Blanzat (o) - St-Genès-Champ. Combronde - Cisternes-la-F. (d) Romagnat (o) - Ydes Ste-Florine - Puy-Guillaume Thiers - Brives-Charensac DEUXIÈME SÉRIE Chateaugay - Ennezat Lapalisse - Chamalières Massiac (d) - Varennes Perignat - Langeac Pulvérières - Domes-Sioule (d) TROISIÈME SÉRIE Charbonnieres - St-Nectaire-le-Bas (o) Lempdes (d) - Aigueperse St-Pourcain (o) - Manzat 6-15 6-6 29-7 26-23 38-14 15-6 13-18 40-0 10-14 Remis 33-10 22-16 122-5 16-3 26-8 19-11 19-30 19-23 Forf. 1 10-6 7-42 22-29 40-14 HONNEUR-PROMOTION HONNEUR Concarneau - Treiz-Treger Lannion - Lanester Plabennec - St-Malo Ploemeur - Quimper St-Brieuc (o) - Grandchamp PREMIÈRE SÉRIE Brest - Bain-de-Bretagne Landivisiau - Bruz Malestroit - Redon Matignon - Vitre St-Père - Fougères (o) DEUXIÈME SÉRIE Morlaix - Dinan Perros-Guirrec - Muzillac Pluvigner - Ploudalmezeau Pont-L'Abbé - St-Renan Pontivy - Pordic TROISIÈME-QUATRIÈME SÉRIES - POULE 1 Le Rheu - Plouhinec Orange-Cesson (d) - Acigne Paimpol - Paimpont (d) Rennes (o) - Melesse TROISIÈME-QUATRIÈME SÉRIES - POULE 2 Douarnenez - Kernic-Léon Kemperlé - Carhaix Landerneau - RC de l'Aber Lorient - Chateaulin Remis 20-8 Remis Remis 48-5 Remis Remis Remis Remis 3-33 Remis Remis Remis Remis Remis Remis 18-25 20-17 25-3 Remis Remis Remis Remis Béarn GROUPE A Idron-Lee - Jurançon Arudy - Sevignacq Barcus - Laruns Ger-S.-B. - Gan Josbaig - Bénéjacq GROUPE B (QUALIFICATION) - POULE 1 Arthez Lagor (d) - Asasp Arros Billère (d) - Buzy-Ogeu S A Monein (o) - Mourenx Vallée-de-L'escou - Pontacq (d) GROUPE B (QUALIFICATION) - POULE 2 Aspe - Artix (d) Lasseube - Miramont Lons - Theze Forf. 1 14-32 28-15 24-8 16-8 3-6 22-29 31-5 25-20 8-7 16-16 10-18 BourgogneFranche-Comté HONNEUR Autun - Chatenoy Chagny - Lons-le-Sau. Cluny - Dijon Digoin - Champagnole (d) St-Apollinaire - Montceau PROMOTION HONNEUR Chenove (o) - Migennes Genlis - Toucy Sens - Montbéliard Tournus - Cozanne-Maranges Vesoul (d) - Arbois PREMIÈRE SÉRIE Auxonne - Morez (d) Chablis - Buxy (d) Is/Tille-Asnières (d) - Valdahon RC Charolais-Brionnais - Avallon St-Martin - Seurre DEUXIÈME SÉRIE Chaumont - Chambertin (d) Cosne/Loire (d) - St-Léger-des-V. Givry - St-Martin-d'Or Montbard-Chatillon - Saône-Seille St-Firmin-St-Sernin - Bourbon-Lancy (d) TROISIÈME-QUATRIÈME SÉRIES Baume - Langres Censeau - Tonnerre Chatillon-en-B. - St-Berain Pays maichois - Vauzelles Saulieu - Morteau Remis 15-27 25-7 15-14 Remis 27-7 Remis Remis 40-3 5-10 28-21 10-9 9-11 74-0 17-26 6-3 8-14 42-9 0-46 15-10 Remis 33-3 6-25 10-24 Remis Pays catalan HONNEUR Elne - Millas (o) Rivesaltes (d) - Esc-Bac-Asp PROMOTION HONNEUR Haut Vernet - Pia (d) La Têt - Union Sportif Pollestres Xv PREMIÈRE SÉRIE Capcir - Bompas DEUXIÈME SÉRIE Bages-Villeneuve (d) - Ponteilla-Pol. Prat (o) - Vinca TROISIÈME SÉRIE Tautavel-Vingrau - Corneilla Vallespir (o) - St Hippolyte 15 QUATRIÈME SÉRIE Alberes (o) - Baby Nyn's St Laurent-de-la-Sal. - Carre Xv 0-26 11-16 9-8 0-16 6-20 6-12 33-10 19-3 109-0 31-3 NC Pays de la Loire Côte d’Azur PREMIÈRE-DEUXIÈME SÉRIES RC des Plages - Lucciana Le Brusc - Webb Ellis Le Las - St-Mandrier Pierrefeu (d) - St-Jean-du-Var TROISIÈME-QUATRIÈME SÉRIES Porto Vecchio - Grimaud Brignoles - Toulon-Corse (o) Oillioules (d) - Tourves St-Raphaël-Fréjus - Ventiseri NC 5-5 23-13 20-23 9-21 19-55 14-20 Forf. 1 HONNEUR / PROMOTION HONNEUR Angers - Asptt Nantes Châteaubriant - Le Mans Fontenay-Luçon - La Baule St-Hilaire - Bouguenais-Rezé PREMIÈRE-DEUXIÈME SÉRIES Treillières - Pays d'Ancenis VS Nantes - Château-Gontier XV de l'Erdre - Les Herbiers TROISIÈME-QUATRIÈME SÉRIES Grace-Guenrouet - Segre La Ferté - Colombanais Montaigut - Le Celtic 21-3 Remis 23-5 Remis Remis Remis 36-15 Remis 11-11 28-10 HONNEUR Bazas - Pays Médoc Mimizan (d) - Biscarrosse Vill.-de-Marsan - La Réole PROMOTION HONNEUR Blaye - Parentis Cadaujac - Cazaux Captieux - Gradignan (d) Labouheyre - Castillon-la-B. Le Bouscat (o) - Pessac PREMIÈRE SÉRIE Villenave-d'Or. - Lège-Cap-Ferret (d) Ychoux (d) - Morcenx DEUX.-TROIS.-QUATRIÈME SÉRIES - POULE 1 Cadillac - Coutras DEUX.-TROIS.-QUATRIÈME SÉRIES - POULE 2 Grignols (d) - St-André-de-C. Lacanau (o) - Bruges-Blanquefort St-Eulalie-en-B. - Cestas 33-10 16-23 35-13 41-7 53-0 11-9 21-5 36-5 27-24 10-13 16-0 6-10 43-5 6-19 HONNEUR-PROM.-PREMIÈRE SÉRIE - POULE 1 Bidart (o) - Lesperon 91-0 Sault - Léon 24-11 St-Jean-de-Mars. - Ondres 3-15 Tartas - Sauveterre 20-9 Urrugne - St-Pée (d) 21-19 HONNEUR-PROM.-PREMIÈRE SÉRIE - POULE 2 Salies-de-Bé. - St-Martin-de-S. 19-3 Bayonne - Soustons 28-28 Capbreton-Hoss. - Grenade/A. 34-0 Montfort - Bardos (d) 10-6 St-Sever - Ciboure 31-7 DEUXIÈME SÉRIE Cambo - Castet-Linxe 24-8 Puyoo - Ustaritz-Jatxou (d) 13-7 TROISIÈME SÉRIE Narrosse (d) - Ascain 14-17 Pouillon (d) - St-Julien-en-B. 3-8 Sarako Izarra - Pomarez 9-21 QUATRIÈME SÉRIE Campet (d) - St-Pierre-du-M. 6-11 Labatut - Menditte (o) 7-29 S A Litois (o) - Amou 105-0 Drôme-Ardèche 20-11 Remis 39-10 22-3 10-14 Remis 31-9 Remis 55-10 Forf. 2 Forf. 2 Provence PREMIÈRE SÉRIE Alès - Orange Pernes - Gignac-Marignane (d) St-Gilles - Pennes-M.-C. Vaison (d) - Le Plan Vauvert - Noves (d) DEUXIÈME SÉRIE Miramas (d) - Digne Salindres - Manosque-Cadarrache St-Rémy - Apt Tarascon - Gardanne (d) Val.-de-L'Huveaune (d) - Beaucaire TROISIÈME-QUATRIÈME SÉRIES Carpentras - Bollène Mons - Uchaud (d) Pont-St-Esprit - Montfaucon-Ro. Verdon - Oraison-Forc.-Mane Vitrolles (o) - La Soule Gra. 5-18 10-5 45-8 3-5 21-16 14-19 8-25 9-0 18-14 10-16 0-11 20-19 27-8 7-43 39-5 Poitou-Charentes HONNEUR Saujon - Barbezieux-J. Bressuire - Couronne La Tremblade - Chauray Marans - Thouars PROMOTION HONNEUR Aytre - La Flotte-en-Ré Fouras - Jarnac (d) Loudun - La Rochelle St-Georges-les-B. - Chabanais GROUPE C Confolens - Poitiers Melles - Couhe Pons - Chauvigny Tonnay - Poitiers HONNEUR Armentières (d) - Bethune Dunkerque (o) - Le Touquet Lille-Villeneuve d'A. - Cambrais Roubaix (o) - Calais Soissons - Laon (d) PROMOTION HONNEUR / 1ÈRE SÉRIE Douai (d) - Maubeuge Grande Synthe (d) - St-Quentin Iris Lille - Ovale Gy St-Omer - Charleville Tourcoing (o) - Marquette DEUXIÈME-TROISIÈME SÉRIES Bailleul - Wierre-Effroy Chauny - Gravelines Flesselles - Leforest Valenciennes (d) - St-Amand QUATRIÈME SÉRIE Abbeville - Montdidier Anzin - Embreville Flesselles - Leforest Givet - Lens 22-24 29-15 29-5 24-9 15-12 0-3 15-20 NC 27-19 29-17 46-6 Remis 22-13 3-8 Remis Forf. 2 30-17 37-16 Ile-de-France Côte basque-Landes PROMOTION HONNEUR/PREMIÈRE SÉRIE Annonay - Hauts Plateaux Bourg-St-Andéol - Dieulefit Crest (o) - Montmeyran Eyrieux (o) - Malissard DEUXIÈME-TROISIÈME SÉRIES Berg-Coiron-Helvie (d) - Loriol Donzère - Cruas Plats (o) - Saint-Donat St-Vallier - St-Sorlin-en-Vall. QUATRIÈME SÉRIE Lamastre (o) - Marsanne Chatuzange-le-G. - Chabeuil Dié - Tulette Limousin Flandres Côte d’Argent Remis Remis 30-6 Remis Remis 10-3 Remis 27-3 Remis Remis Remis Remis HONNEUR - POULE 1 CSMF - Fresnes Nemours - Paris 15 Sarcelles - Bagneux Triel - Viry-Chatillon HONNEUR - POULE 2 Garches-Vau. (d) - Yerres Rueil - Massif Central St-Quentin - Bretigny HONNEUR - POULE 3 Goussainville-Go. (o) - Senlis Melun-Combs (o) - Aulnay Montesson (o) - Noisy-le-Gd St-Ouen (o) - Gretz-To.Oz. PROMOTION HONNEUR - POULE 1 Athis-Mons (d) - Plessis-Rob.-Meudo Limay - Clichy Mantes - Rosny-sous-Bois Tremblay - L'Isle-Adam PROMOTION HONNEUR - POULE 2 Chilly-Mazarin - Stains Gouaix-Provins (d) - Bonneuil-Vill.-Br. Pantin - Soisy-Andilly-M. Reims - Fontenay-aux-R. PROMOTION HONNEUR - POULE 3 Clermont - Champigny Côteaux de Seine - Alfortville (d) Marcoussis-Limours - Gargenville (d) Parisis - Lagny PREMIÈRE SÉRIE - POULE 1 Créteil-Choisy - Châlons-en-Ch. (d) Dourdan - Bagnols Paris-Blanc-Mesnil - Rugby Sud 77 (d) Savigny-Longjumeau (o) - Chelles PREMIÈRE SÉRIE - POULE 2 Coulommiers - Livry-Gargan Crépy - Conflans-Herblay (d) Les Mureaux - Montigny-Le-Bret. Nanterre - Argenteuil (o) DEUXIÈME SÉRIE - POULE 2 Vélizy-Villacoublay - Bû (d) 27-27 Remis 39-16 Remis 10-17 13-3 Remis 38-0 35-0 30-7 42-0 3-5 14-32 Remis 83-12 Remis 3-6 6-21 22-22 16-8 11-10 11-10 3-11 17-15 Remis 13-10 25-6 12-24 15-9 NC 5-27 26-19 Rhône-Alpes HONNEUR - POULE 1 Aix-Les-Bains - Jarrie La Verpillière (d) - Chateauneuf-St-M. Privas (o) - Montrevel Ugine-Albertville - Annemasse (d) Vallons-de-la-Tour - Guilherand HONNEUR - POULE 2 Eymeux (o) - Grane Pont-de-Claix (o) - Pont-de-Veyle Roanne (o, d) - Romans Vaulnavey - Plaine-de-L'Ain HONNEUR - POULE 3 La Voulte - Vif-Monestier Le Teil (o) - St-Marcellin St-Genis-Laval - Tarare Vizille (o) - Chatillon Remis 15-20 41-3 17-16 23-11 17-0 31-7 23-24 12-3 Remis 38-21 10-10 27-3 Pacac HONNEUR Arles (o) - Gap Fos-Istres - Cavaillon (o) L'Isle/la-Sorgue - Bagnols-Marcoule Sisteron (o) - Stade phocéen St-Saturnin-lès-Av. - Ajaccio (d) PROMOTION HONNEUR Le Beausset (o) - St-Laurent-du-V. Monaco (d) - Smuc Salon-de-Pr. - Le Mourillon Sanary - Pertuis-Manosque Valréas - Antibes 40-0 16-33 38-14 27-0 17-14 41-3 9-13 33-8 Remis 16-0 Centre HONNEUR Arcay - Vendôme (o) La Châtre - Romorantin PROMOTION-PREMIÈRE SÉRIE Dammarie - US Berrichonne (o) DEUXIÈME-TROISIÈME SÉRIES Bracieux - Gien-Briare Foëcy - Luynes Sully - Châteauneuf/L. QUATRIÈME SÉRIE Bracieux - Chateaudun (o) St-Amand (o) - St-Laurent 0-30 10-21 10-30 8-0 40-29 14-3 0-25 36-15 HONNEUR Bretenoux-Biars - Objat Naves - Argentat Pompadour (d) - Causse-Vézère Saint-Céré - Lacapelle-Marival St-Simon - Souillac (d) PROMOTION HONNEUR Meymac - Lagraulière Dampniat - St-Léonard (d) Egleton (d) - Chasteaux Juillac - Chameyrac Maurs - Gramat (d) PREMIÈRE SÉRIE Lubersac - Meyssac Mansac - Beaulieu (d) Palais/Vienne - Folles St-Paul-des-Landes - Varetz Treignac - Panazol DEUXIÈME SÉRIE Bagnac - Bellac Neuvic (o) - Salon-La-Tour Seilhac - Limoges St-Aulaire - L'Aurence Limoges St-Mamet - St-Privat TROISIÈME SÉRIE Orgnac - Saint-Priest St-Germain (o) - Cherveix-Cubas Val-de-Vienne - Lanzac Verneuil - Beynat QUATRIÈME SÉRIE Ambazac - Bussière-Galant Capo Limoges - Aubusson Merlines - La Souterraine Nantiat - Cublac-Terrasson (o) Lyonnais Arrêté Remis 15-21 Remis 17-12 Remis 20-18 11-17 Remis 7-3 Remis 13-11 Remis 18-0 Remis Remis 24-6 Remis Remis Remis Remis 32-3 Remis 20-12 Forf. 1 Remis Remis 0-36 Midi-Pyrenées HONNEUR - PLAY-DOWNS 4 Auterive - Saint-Juéry-Arthes (d) 20-13 Légeuvin - Canton d'Alban (d) 20-13 HONNEUR - PLAY-DOWNS 5 Aviron castrais - Espalion 0-13 Saint-Orens - Mazères-Cassagne (d) 14-8 HONNEUR - PLAY-DOWNS 6 Caussade - Montréjeau G.P. Remis St-Sulpice-la-P. (o) - Portet-sur-Garonne 33-3 HONNEUR - PLAY-OFFS 1 Revel - Rieumes (o) 3-27 Toulouse UC - Saint-Girons (d) 6-5 HONNEUR - PLAY-OFFS 2 Beaumont-de-Lom.- La Salvetat-Plai. (d) 15-9 Laroque-Bélésta - Sor-Agout (d) 13-9 HONNEUR - PLAY-OFFS 3 La Saudrune (d) - Montesquieu-Volvestre 9-13 Sainte-Affrique - Moissac 9-9 PROMOTION HONNEUR - POULE 1 Andorre (o) - Ramonville 37-12 Cazères (d) - Daumazan 11-18 L'Union (d) - Villeneuve-Paré. 10-13 La Tour-du-Crieu-V. - Lalande-Auc.(d) 9-6 Lavelanet - Tarascon 21-0 PROMOTION HONNEUR - POULE 2 Brassac (o) - L'Isle/Tarn 19-6 Lauzerte - Luzech (d) 25-19 St-Jory-Brug. - Canton St-Lys 20-20 St-Nicolas-de-la-G. (d) - Bressols 10-13 Verfeil - L'Honor-de-Cos (d) 8-7 PREMIÈRE SÉRIE - POULE 1 Castelnau-Mont. - Viviez (d) 8-7 Monts-de-Lacaune - Montredon Remis Rabastens-Couf. (o) - Capdenac 38-11 Séverac - Verdun Remis Vielmur - Labruguière 23-10 PREMIÈRE SÉRIE - POULE 2 Bonnac (o) - Hers-Lauragais 48-14 Le Fousseret - Foix Remis Le Mas-d'Azil - Ste-Foy-de-Pey. 3-20 Seilh-Fenouillet - Launaguet Remis Toulouse EC - Lézat (d) 20-16 DEUXIÈME SÉRIE - POULE 1 Eaunes - La Bastide-St-G. Remis La Barguillère (o) - Labarthe/Lèze 31-0 Labastide-Beau. - L'Isle-en-Dodon (d) 11-9 Prat - Castelginest Remis Tac-La Fourguette (d) - Carbonne-Longa. 19-25 DEUXIÈME SÉRIE - POULE 2 Aussonne - Grisolles Reporté Monclar - Aussillon-Maza. Reporté Montech (o) - Villenouvelle 92-0 Villefranche-de-R. (o) - Briatexte 26-0 Villemur - Fronton Forf. 2 TROISIÈME SÉRIE - POULE 1 Caraman (d) - Vabre 16-17 Puylaurens - RC du Brulhois 14-3 Reyniès - Toulouse CMS Remis Septfonds - Marssac Remis Valence-d'Albi (o) - Naucelle 36-0 TROISIÈME SÉRIE - POULE 2 Boulogne/G. - Montastruc Forf. 1 Brignemont - Castelnau-Bastide (d) 7-3 Castillon (d) - Quint-Fonsegrives 5-8 Le Lherm-St-Clar - Lavernose-L. Remis Mirepoix (d) - Haut-Salat 7-10 QUATRIÈME SÉRIE - POULE 1 Finhan - St-Jean-du-Falga (o) 13-55 Kercorb - Ste-Croix-Vol. Forf. 1 Rieucros - Roques 11-0 Roquettes - Toulouse RC (o) 12-40 QUATRIÈME SÉRIE - POULE 2 Brens - Cagnac-Blaye (d) 15-10 Camarès - Cambon-Cunac (d) 10-6 Hte Vallée-Aveyron (o) - Puygouzon 76-0 Montagne Noire (o) - St-Antonin 62-3 Montans-Pey-Cad. (o) - Flagnac 53-0 PROMOTION HONNEUR Arcol - Simandre/Saran 5-21 Haute Bresse - Bron Remis Lavancia-Dortan (o) - Succieu 45-17 Vénissieux - Pays d'Ozon Remis Viriat - Pont-de-Chéruy Remis TROISIÈME SÉRIE Chassieu Rugby - R C Villeneuvois V De Marc (d) 15-11 R C Pays Du Gier - R C Rhodanien (o) 0-33 Rugby Club Corbelin - R C Mions 13-24 QUATRIÈME SÉRIE Entente Monistrol Yssingeaux Rugby - Rugby Club Du Canton De Lhuis (d) 10-8 Rugby Club Du Pilat - Rugby Club Pondinois 27-14 Périgord-Agenais HONNEUR St-Cyprien - Vergt (d) 10-8 Ste-Bazeille - Payzac-Savignac 17-5 Vill.-du-Queyran (d) - Layrac 6-10 Villereal - Villeneuve 16-5 PROMOTION HONNEUR Le Passage - Castelmoron Remis Roqu.-Laroque-Timbaut - Montignac 6-6 St-Astier - Lavardac-Barbaste 12-0 Ste-Livrade - Lacapelle-Biron (d) 6-5 PREMIÈRE SÉRIE Alliance Garonne Foret Rugby - Port-Ste-MarieSt-L. (o) 20-60 Daglan - Prigonrieux Remis Penne-St-Sylv. (d) - Caudecoste 13-17 DEUXIÈME SÉRIE Cénac (o) - Virazeil 25-3 Colayrac - Neuvic 5-5 Issigeac - Lanquais Remis Périgueux - St-Aubin Remis TROISIÈME-QUATRIÈME SÉRIES - POULE 1 Eymet (o) - Negrondes 27-10 Le Buisson - Montpon 6-14 Rugby Club Buguois - Salignac 22-13 TROISIÈME-QUATRIÈME SÉRIES - POULE 2 Cancon - St-Vite Remis Mezin (o) - Puy-l'Evêque 26-15 Villefranche-du-P. (d) - Buzet 0-5 Languedoc HONNEUR Conques-Villemoust. (d) - Av. Bleu et Blanc 1112 Gruissan (o) - Mende 52-14 Limoux - Béziers-Riquet (d) 22-21 Plages d'Orb - Bédarieux (d) 23-16 Sigean-Port-la-Nlle (o) - Servian-Boujan 24-9 PROMOTION HONNEUR Olonzac - Portel (d) 19-13 Couiza-Esp. - Villeneuve-Mag. (d) 15-14 Fleury-Salles-Cours. (o) - Murviel-Thézan30-12 Les Rives-d'Orb - Prades (d) 12-6 Poussan-Mèze - Tauch-Corbières 8-20 PREMIÈRE SÉRIE Bram - St-André (o) 8-33 Lieuran - Cruzy/St-Chinian 0-26 Mauguio - Montréal 13-21 Nissan-Colombiers - Trèbes 6-18 Peyriac-Bages (d) - Vinassan 20-24 DEUXIÈME SÉRIE Alaric (o) - Névian-Canet 31-15 Bessan - Maureilhan (o) 15-27 Ouveillan-Cuxac (o) - Villeneuve 39-8 Portiragnes (o) - La Grande-Motte 25-0 Sud minervois (d) - Villeneuve-lès-B. 17-20 TROISIÈME SÉRIE La Clape-Armissan - La Palme 13-29 Montredon-Moussan - St-Jean-de-Védas (o) 10-46 Sète - OR Béziers 32-18 QUATRIÈME SÉRIE Caunes-Minervois (o) - Corneilhan 31-3 Rieux-Minervois - Pays-de-Sault 8-18 Salagou-Larzac - Thau-Frontignan 15-28 Normandie HONNEUR Caen (o) - Dieppe Hérouville-St-Clair - Flamanville Le Havre AC - Gravenchon Yvetot (d) - Bernay PROMOTION HONNEUR Mont-St-Aignan - Couronne (d) St-Lois - Elbeuf PREMIÈRE-DEUXIÈME SÉRIES Alençon (o) - Port du Havre Bresle (o) - Bernières/Mer Forges-les-Eaux - Honfleur Le Thuit-Signol (o) - Gisors Lisieux (o) - Coutance TROISIÈME-QUATRIÈME SÉRIES Blangy-Bouttencourt - Valognes Pont-de-l'Arche - Harfleur 26-0 Remis 17-39 14-20 17-11 Remis 83-0 46-8 Forf. 2 49-8 35-3 13-0 Remis Alpes LUNDI 17 FÉVRIER 2014 - MIDI OLYMPIQUE 4C> = 1 =-42> D-D 1 2B 0 > (!2!= CE 42B C=> ;C- 7=B--7 2B 1!0-4= = 0 > 42-B-42> < E->B 2 24> (=2> 0 >>!> =- 00 C B F$= > ? > 00 =( = =-> ? 2! 422 &42B =-> ? 0C 4C$ "" ' "'*"" ' ""## * *"# !"" 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Entouré de quelques vice-champions de France de Quatrième Série (saison 1981-1982), l’ancien président du RC Thann a aussi fixé les actions pour 2014, et évoqué le traditionnel jubilé organisé au printemps. La date n’a pas encore été fixée, mais il est acquis que David Dusé (ancien joueur, entraîneur et dirigeant du club thannois) et l’ancien joueur Rocco Anastaci, seront mis à l’honneur cette année. Le choix de Rocco Anastaci a provoqué une grande émotion. Grièvement blessé lors d’une rencontre UNSS en 1987 contre Colmar, il en était sorti tétraplégique. Le RC Thann et les Old Blacks ne l’ont pas oublié. La fondation de France-Albert Ferrasse, pour les accidentés du rugby, sera sollicitée pour ce jubilé. Rocco Anastaci sera d’ailleurs invité à la finale du Top 14, et une récolte de fonds sera aussi organisée pour un don lors du jubilé. COLMAR - FÉDÉRALE 3 ALORS QUE L’EQUIPE ALSACIENNE SE BAT AVEC BEAUCOUP DIFFICULTÉ DANS LE FOND DE SA POULE, SON ENTRAÎNEUR PRINCIPAL S’EST GRAVEMENT BLESSÉ EN RESERVE. UNE SAISON NOIRE... LA GOUTTE MASSY - FÉDÉRALE 2 LEADER DE LEUR POULE, LES FRANCILIENNES ONT INSCRIT HUIT BONUS OFFENSIFS. LE RECORD DE LA DIVISION. LES FILLES D’EAU U AUSSI C Par Guillaume CYPRIEN ne double fracture du péroné, une autre d’un petit os au nom imprononçable situé juste à côté, et un bel arrachement ligamentaire : la dernière minute du match que Dominique Araneder a disputé avec la réserve de Colmar sur le terrain du RC bellevillois (Rhône) lui a été préjudiciable. Le manager colmarien s’était porté titulaire sur la feuille de match de la deuxième équipe comme il en avait pris l’habitude cette saison, en raison du manque de joueurs à l’extérieur. Sur la dernière action, son pied est resté coincé au sol dans un entrelacs de jambes, et tout a pété quand son corps est parti de l’autre côté propulsé par un plaquage. Il a été opéré le lendemain. Plusieurs mois de rééducation seront nécessaires pour le réparer. Cet éducateur sportif, responsable du développement de l’école de rugby de Colmar et de celle d’un autre club tout proche, a été arrêté jusqu’à la fin du mois de mars, et ne reviendra pas auprès de l’équipe fanion ni sur le banc le dimanche avant la fin de la saison. « Je n’ai pas fait les choses à moitié », dit-il au départ pour dédramatiser, avant de concéder que « c’est un peu dur ». Pour le club, c’est une péripétie de plus. Colmar vit une saison que personne n’imaginait aussi noire. TROP CONFIANT ? Le club alsacien venait juste de retrouver la Fédérale 3 après une saison formidable, qui l’avait conduit jusqu’en demi-finale du championnat de France Honneur (défaite 17-33 face à Tournon-Agenais). Et son parcours en championnat régional avait été tellement parfait, que cette aventure collective présentait des garanties. Son maintien en Fédérale 3 semblait possible. « Mais nous avons été victimes de coups du sort, et cette montée n’avait pas forcément été bien préparée, explique Rugby féminin omme les garçons du club, qui partageaient le plus grand nombre de bonus offensifs inscrits en Fédérale 1 avec Montauban (9 bonus offensifs) avant les rencontres de ce week-end, les filles de Massy codétiennent la palme de l’offensive dans leur championnat de Fédérale 2 avec celles de Montpellier. En onze rencontres, elles ont bonifié huit de leur neuf succès. Et leur goal-average dépassait la barre des 300 points (305 pts) avant leur match joué hier à Nanterre. Leur participation au quart de finale était déjà théoriquement assurée avant la reprise de ce week-end. Avec 45 points, elles comptaient 16 unités d’avance sur leurs dauphines de Vincennes. DES JOUEUSES DE QUALITÉ Après deux saisons de totale réussite et une montée en Fédérale 3 l’an dernier, le manager Dominique Araneder a enchaîné les problèmes cette année. Photo DNA le président Yves Fages, qui avait repris le fauteuil laissé par Daniel Gonthier juste après ce retour en Fédérale 3. Il n’y avait pas eu de recrutement. Ceux qui ont pensé qu’on pourrait tenir le rythme de la Fédérale 3 avec le même effectif se sont trompés. » Le premier coup du sort de la saison a été la suspension de six mois du jeune troisième ligne Ludovic Kempf, 20 ans, auteur d’une saison remarquable en Honneur, qui a gâché immédiatement la fête par une prise de bec malvenue avec un arbitre dès le deuxième match de la saison. Puis suivront, à partir du mois d’octobre, les blessures successives de plusieurs joueurs expérimentés. Toujours titulaires, ils ont trop tiré sur la corde. Et Colmar a sombré immédiatement. Un signe de l’incapacité de cette équipe à maintenir son niveau : elle n’a empoché aucun bonus défensif cette saison. C’est la seule de la division. Elle compte trois succès, tous acquis avant les défections en chaînes. Depuis, elle encaisse quarante points en moyenne. « Le club n’est pas en danger. On se remettra sur les bons rails en Honneur. Mais c’est dommage, car nous avions entrepris une politique de développement par le partenariat privé, qui sera ralenti avec cette descente », regrette Yves Fages. « J’ai hâte de tout effacer et retrouver l’équipe la saison prochaine », piétine Dominique Areneder, qui n’avait connu que des succès depuis sa nomination il y a trois ans. Une qualification en championnat de France dès la première année et la montée en Fédérale 3 à la fin de la deuxième : sortir prématurément de son troisième tour de piste, plus touché physiquement que ses propres joueurs, est une goutte d’eau tombée dans un vase déjà trop rempli. Ce n’était pas l’année des Colmariens. Ils seront tout de même félicités par leurs élus municipaux, le 20 février, qui les recevront à la salle des Catherinettes et leur remettront le trophée des « champions colmariens de l’année », en signe de reconnaissance de leur parcours en Honneur. Avant la chute, l’ascension avait été si belle. ■ Avec Montpellier, elles sont devenues les favorites pour le titre national et font figure de promues évidentes en Fédérale 1. Les filles de Massy n’y ont jamais joué depuis la création de l’équipe, malgré un titre national obtenu en 1999 en association avec Dourdan. Cette génération peut marquer son histoire. « Ce n’était pas gagné il y a seulement deux ans, commente la dirigeante Florence Janetta Gihr, membre du bureau directeur du club. Nous avions connu une double défection de l’en- Les filles de Massy ont inscrit traîneur et d’une dirigeante en plein huit bonus offensifs depuis le milieu de saison. On pouvait cou- début de la saison. Photo DR ler. Heureusement, trois joueurs de la première, Gomes, Girenghelli, et Bonetti, étaient venus nous donner un coup de main. Leur apport a été déterminant pour relancer la dynamique, avant qu’Olivier Voisin ne reprenne le flambeau. » Directeur du centre de formation de Massy depuis sa création il y a neuf ans, et ancien entraîneur des cadettes, Olivier Voisin a retrouvé un petit groupe de celles qu’il avait entraînées quand elles étaient plus jeunes. Elles se sont prises au jeu des retrouvailles. L’ambiance de travail est devenue sérieuse. Cette saison, lui et Pascal Logé, son coentraîneur, ont pu compter aussi sur l’arrivée de quelques nouvelles, dont celle de Diana Serichard, une pilier expérimenté de Top 10 avec Chilly-Mazarin. Dans cette équipe jeune, « il y a un noyau de vieilles copines et des joueuses de qualité, apprécie Voisin. Avec du travail, l’amalgame est prometteur ». Jusqu’à obtenir un titre de championnes de France ? Les jeux sont ouverts. Leurs huit bonus offensifs montrent leur marge de manœuvre. G. C. ■ Tour d’Ovalie Alsace-Lorraine VITTEL > Un nouveau stade La municipalité de Vittel a donné son accord pour faire bénéficier son club de rugby d’un nouveau terrain. Les bénévoles devraient mettre la main à la pâte pour l’obtenir d’ici la rentrée prochaine. Il sera situé près de la piscine olympique. MULHOUSE > Création d’une équipe féminine Le RC Mulhouse a organisé au mois de janvier une initiation découverte destinée aux filles âgées de plus de 17 ans, débutantes ou confirmées. Une vingtaine a participé à ce cycle mené par le tandem Mathieu Hestin et Valentin Fessler. Le club hautrhinois veut créer dès la saison prochaine une équipe féminine dans la cité du Bollwerk. La dernière session d’initiation aura lieu ce soir, lundi 17 février (19 heures-20 h 30), avant de démarrer un entraînement continu chaque lundi après les vacances d’hiver (contact : Mathieu Hestin sur [email protected].). Bretagne VANNES > Au boulot ! Salarié du comité de Bretagne, Jean-Noël Spitzer, qui est également l’entraîneur de Vannes, avait été contraint de travailler toute la journée du samedi qui précédait le coup d’envoi du grand derby de l’Ouest contre Saint-Nazaire. Et ce n’est qu’à 17 heures qu’il avait pu quitter son habit d’employé du comité régional pour endosser celui d’entraîneur du RC Vannes. Il avait rejoint le groupe, retiré dans son antre habituel, seulement une heure avant le coup d’envoi. VANNES > Jérémy Malzieu arrêté six semaines Sorti après seulement vingt-six minutes de jeu sur blessure lors du match contre Saint-Nazaire, le trois-quarts vannetais Jérémy Malzieu a été mis au repos pour six semaines. Il a été vicitme d’une luxation de l’épaule, qui n’avait pas pu être totalement replacée le soir même de la rencontre. « Mais il sera prêt pour le Jean Prat », s’est rassuré Jean-Noël Spitzer. LICENCIÉS > Les filles à 5,5 % Avec 440 licenciées officiellement recensées, les filles du comité de Bretagne représentent seulement 5,5 % de l’ensemble des effectifs Bretons. La palme revient bien évidemment au Stade rennais avec près d’une centaine de licenciées (92), loin devant les vingtcinq filles de Ploemeur, les vingt-trois filles du Vieux marché, ou les vingtdeux filles de Redon. Les clubs de Concarneau, Quimper en Finistère, et Grand-Champ en Morbihan, comptabilisent vingt filles chacun. Centre HOWARD HINTON SEVEN > Un projet ambitieux pour 2016 Les organisateurs du tournoi à VII Howard Hinton ont présenté les grandes lignes de la future organisation de leur célèbre tournoi. Pour 2014, pas de gros changements, sinon le nombre des équipes de la compétition élite qui passera à vingt-quatre. En 2015, en revanche, la manifestation passera du joli complexe sportif de Ballan Miré au stade de la Vallée du Cher de Tours, stade où évoluent les footballeurs pros du FC Tours. Cette organisation devra préparer l’édition 2016 prévue sur le même lieu, et déjà programmée sur quatre jours. En plus des habituels tournois (élite, amateurs, féminines, anciens), les phases finales UNSS, universitaires hommes et femmes, moins de 17 ans, et pôles espoirs, s’y dérouleront toutes. Une énorme fête du rugby et de la jeunesse autour du rugby à VII. FRANCE — GALLES > Un « package » disponible La rencontre DIEULOUARD > Une ambulance à l’échauffement Maxime Hupeau, pilier droit de la réserve de Dieulouard (Promotion-Première Série), s’est fait une entorse du genou dimanche dernier face à la réserve d’Illkirch, ce qui a nécessité l’intervention d’une ambulance sur le terrain. Mais les conditions météorologiques étaient telles, que le véhicule s’est embourbé en voulant repartir. En guise d’échauffement, les deux équipes fanion d’Illkirch et de Dieulouard se sont alors unies pour dégager l’ambulance du terrain. Le ciel s’est s’est ensuite déchaîné : trois longues averses, de gros grêlons, puis un orage, des éclairs et un vent à décorner les bœufs, ont saisi les équipes fanions à la fin de leur match. Ce qui a nui au CRIG. Les visiteurs ont été rejoints puis dépassé sur le fil (27-24). Mais après une telle journée, ce bonus défensif a tout de meme été apprécié. France - Galles des moins de 18 ans, prévue à Chartres le 15 mars, se prépare activement en Eure-et-Loir. Philippe Boher, l’entraîneur tricolore, sera d’ailleurs sur place le 18 février afin de prendre les premiers repaires. Une offre « package » (place parking, place en tribune présidentielle, apéritif d’après match à l’hôtel de ville, accès au cocktail dinatoire en compagnie des deux équipes) est disponible auprès du comité du Centre pour assister à la rencontre. Prix : 50 euros. ÉQUIPE DE FRANCE > Une initiative appréciée À l’occasion du match France — Italie, la FFR avait envoyé deux invitations à chaque club du comité du Centre. Une initiative fort appréciée, qui a permis à des bénévoles de découvrir un univers tellement différent de leur quotidien. ORLÉANS-LA-SOURCE > En sursis En triomphant de peu de Saint-Pierredes-Corps (18-16), sur un terrain très gras et à l’issue d’une rencontre de très faible qualité, Orléans-la-Source n’a pas gâché l’une de ses dernières cartouches en matière de maintien en division d’honneur. « Nous ne sommes pas sauvés, mais cela entretient l’espoir », confiait le troisième ligne orléanais Rouillon. Les Blanc et Noir devront encore réaliser quelques exploits pour s’en sortir, et notamment à Romorantin et à la Châtre, deux clubs avec lesquels les Orléanais sont à la lutte. fêtera ses 25 ans en septembre (l’association devrait marquer le coup le week-end des 13 et 14 septembre). En revanche, du côté de l’équipe, deux bonnes nouvelles viennent de tomber. L’ouvreur (ou arrière) Olivier Béghin est revenu aux affaires. Il devrait stabiliser la ligne d’attaque, alors que le paquet va bénéficier du renfort de Kata Tonga. Cet ancien international fidjien a beau avoir atteint la quarantaine, il jouait encore en Fédérale 1 avec Arras il y a quelques saisons. Actuellement huitième du classement, Duisans espère ainsi pouvoir regarder vers le haut. Même en ayant les pieds dans la boue… MOINS DE 18 ANS > Encore un effort La sélection des moins de 18 ans doit disputer deux rencontres importantes, à Blois contre les Pays-de-la-Loire, puis face à la sélection de PoitouCharente. En cas de victoires, elle sera qualifiée pour les phases finales nationales. Comme l’an passé. Hugues Lhomet a livré la sélection qui tentera de relever le challenge : Garance et Elvire Duplan, Farce, Andissac, Dechanet, Gagneux, Bellet, Pelletier (Joué-les-Tours), Noobo, Leger, Poivet, Fichera, Sicha, Roux, Mecchia (Gien), Deletang, Pialat, Simier (Romorantin), Goguet (Vouvray), Plouseau (Esvres). ABBEVILLE > Une première accession ? Club créé lors de la coupe du monde 2007, Abbeville (Quatrième Série) vit actuellement sa meilleure saison. « Les débuts avaient été difficiles, car les premières années, peu de gens avaient joué au rugby. Aujourd’hui, nous disposons d’un entraîneur attitré avec Cyril Machy, qui a joué au-dessus, et qui est présent la semaine. Les gars progressent, et des jeunes nous apportent des cannes », apprécie Nicolas Garbe, le président. Abbeville est invaincu et espère bien, au printemps, vivre sa première accession. Flandres Ile-de-France DUISANS > Le terrain spongieux et les recrues Tout le monde le sait dans les Flandres : le terrain de Duisans (Promotion Honneur), près d’Arras, est l’un des plus boueux lorsque les précipitations redoublent. En ce début d’année, la rencontre face à Saint-Quentin a été remise à deux reprises. Mal drainée, située sur un ancien marais, cette pelouse est un vrai souci pour ce club, qui MASSY > Loto de l’école de rugby L’école de rugby de Massy organisera un grand loto le vendredi 7 mars. Il se déroulera à l’espace liberté (1, avenue du général de Gaulle à Massy) à partir de 20 h 30. 5 000 euros de lots seront mis en jeu. LAKANAL > Cinq sélectionnés Cinq joueurs d’Ile-de-France ont été retenus pour participer au stage de l’équipe de France des moins de 18 ans, qui se déroulera du 17 au 22 février au CNR de Marcoussis. Il s’agit de Judicael Cancoriet (Massy), Karim Qadiri (Massy), Faraj Fartass (Stade français), Boris Palu (RacingMetro) et Matthieu Voisin (RacingMetro). Tous les cinq sont scolarisés au pôle espoirs de Lakanal. Normandie CARNET NOIR > Décès de Morgan Bonnamour Le COR Elbeuf et son président Régis Becherel ont perdu une de leurs belles âmes. Victime d’une implacable maladie, Morgan Bonnamour vient de les quitter. Joueur talentueux ayant fréquenté toutes les équipes de jeunes de son club, et aussi les sélections du comité, il était très apprécié. Une minute de silence ou d’applaudissements a été respectée ce week-end sur tous les terrains du comité en sa mémoire. À sa famille, à ses amis, au club d’Elbeuf, Midi Olympique adresse ses sincères condoléances. ÉVREUX > Journée portes ouvertes Une journée « portes ouvertes » a été organisée samedi par la section rugby du lycée Modeste-Leroy. Quelques dizaines de jeunes rugbymen s’y sont présentées pour allier à leurs études une pratique sportive plus intensive. Les responsables Annie et Paul Charrier les ont reçus avec leur famille pour répondre à toutes leurs interrogations. Cette section rugby, ouverte il y a huit ans, a déjà fourni quelques joueurs de divisions fédérales de qualité. Page coordonnée par Guillaume CYPRIEN [email protected] 06.03.01.16.94 28 Ovalie Sud-Est Roanne : président intérimaire Après la démission de François Piétri fin janvier, le comité directeur de Roanne a désigné un nouveau président le vendredi 7 février. Il s’agit de Germinal Brosed-Ponce. Il assurera la fonction jusqu’à l’assemblée générale du club qui devrait avoir lieu à la fin du mois de mai. « Plusieurs personnes commencent à proposer des projets intéressants, confie le dirigeant. Ma mission est temporaire. Mon rôle est d’assurer la transition et d’assurer le rôle d’interlocuteur avec les instances. » 39 LUNDI 17 FÉVRIER 2014 - MIDI OLYMPIQUE Montmélian : vers la fin d’une époque ? Selon toute vraisemblance, l’Union sportive montmélianaise (poule 3 de Fédérale 2), qui s’était maintenue la saison dernière lors du dernier match contre Villeurbanne, ne pourra éviter cette année la relégation en Fédérale 3. Triste record : cela faisait trente-neuf ans, depuis 1975, que l’USM n’était pas descendue aussi bas dans la hiérarchie du rugby hexagonal. Rappelons qu’en 2011, sous la direction sportive d’André Lozat, elle pointait dans les quatre-vingts meilleurs clubs de France. CHÂTEAURENARD - FÉDÉRALE 2 RELÉGUÉ DE FÉDÉRALE 1, LE RCC, QUI SOUFFRAIT À L’ÉTAGE SUPÉRIEUR, S’EST REFAIT UNE SANTÉ SPORTIVE ET MORALE. TROISIÈME DE LA POULE 4, LA QUALIFICATION LUI TEND LES BRAS. LE SOUFFLE DU RENOUVEAU L Par Francis LARRIBE [email protected] e Rugby Club de Châteaurenard, va bien, merci pour lui. Mais cela n’était pas le cas ces dernières saisons en Fédérale 1. On le sait, l’antichambre du rugby pro a considérablement évolué cette décennie. Les budgets ont explosé. Dans cette compétition à quarante clubs, il y a ceux qui peuvent suivre le train de l’inflation des salaires et des primes et ceux qui ne le peuvent pas. La FFR fait mine de ne pas voir cette réalité qui éclate aux yeux de tous. Aussi mêle-t-elle en Fédérale 1, dans un joyeux capharnaüm, une dizaine d’équipes semi-professionnelles à une trentaine de structures amateurs. Alors que la seule solution qui finira par s’imposer sera de créer une division intermédiaire entre Pro D2 et Fédérale 1. La Promotion Nationale, qui exista un temps, opérera le tri que la FFR se refuse de faire. Dans l’attente de ces décisions indispensables, certains clubs sont victimes de cette anarchie. Châteaurenard est du lot, lui qui, la saison dernière, a vécu la rétrogradation en Fédérale 2. Une rétrogradation sportive accompagnée de soucis financiers car à vouloir rester dans la course à l’armement, on finit par aller au-delà de ses possibilités économiques. « Sur ce plan-là, la situation est en train d’être assainie, même si tout est loin d’être réglé », admet honnêtement le coprésident, Thierry Bertrand, 52 ans, ; ancien trois-quarts du club. « Nous avons stoppé l’hémorragie des dépenses. Nous avons remis de l’ordre dans la maison. » Sous quelle forme ? « On refait confiance aux jeunes. Nous avons moins recours au recrutement extérieur. Nous avons remis la formation au centre du projet du club. » Et le coprésident d’évoquer la mise en place d’un plan qui consiste à regrouper tous les jeunes rugbymen de six communes autour de Châteauerenard dans une même structure Rugby féminin OVALIE NIVERNAISE L’ENTENTE CRÉÉE CETTE SAISON ENTRE POUGUES-LA-CHARITÉ ET NEVERS A POSÉ LE RUGBY FÉMININ DANS LA NIÈVRE SUR LES BONS RAILS OBJECTIF QUINZE Par Antoine DESCHAMPS D ans le vent froid qui balaye l’herbe synthétique du PréFleuri, une demi-douzaine de filles rigolent à l’exercice délicat de la touche, sous les yeux de leur mentor Gilles Pascaut. À l’opposé, une dizaine de trois-quarts travaillent une combinaison. Le cuir passe de main en main sans fausse note. L’autre entraîneur, Nicolas Gomez, apprécie. Retour en arrière : une section féminine est créée au sein du club de Pougues-les-Eaux-La Charité-sur-Loire (ASPC) en 2000. Elles jouent à VII sur les bords de la RN 7. Puis vient le passage à 12. « Au début, on a pris des tôles énormes mais sans jamais baisser les bras », se souvient Sonia Pascaut, femme de Gilles et cadre du groupe. Les Ligériennes progressent. Elles ont joué, la saison passée, un quart de Fédérale 3 à 12. Entre-temps, Nevers (Uson) se dote d’un groupe féminin. Les Lionnes se qualifient pour la finale Nord-Est à VII. PACS AVEC L’ASPC Daniel Saubier, Ladislas Durand et Philippe Gensana, les entraîneurs du RCC, montrent la voie à suivre à leurs protégés. Photo J.-L. Robin de formation. « Nous l’avons présenté au président de Provence, M. Buisson. Nous allons également le présenter à la FFR. Notre initiative semble leur plaire. » AU CENTRE DE LA VILLE Une autre initiative couronnée de succès, l’ouverture l’année dernière d’une classe rugby au collège public de Roquecoquille. Mais la réalisation récente la plus importante aux yeux du coprésident est l’installation au cœur de la cité provençale, rue de Marignan, du club-house du RCC. Une façon de revenir au centre de la vie locale. « Après la difficile saison écoulée, nous avions besoin d’un lieu à nous, d’un lieu de vie. Ce local, décoré aux couleurs du club et dans lequel est regroupé l’administration, a été inauguré fin 2013. Nous nous y sentons bien, c’est important pour l’ambiance du club qui a retrouvé de l’authenticité. » De l’authenticité et une dynamique sportive impulsée par Daniel Saubier, de retour aux affaires châteaurenardaise lui qui fut en 1992, le coach du titre de champion de France de Fédérale 1 aux dépens… d’Oyonnax. « Quand on voit aujourd’hui Oyonnax en Top 14, cela nous donne de l’espoir, dit le manager général du RCC. Mais il ne faut pas brûler les étapes. Il faut construire ou reconstruire sans précipitation. L’agglomération de 15 000 habitants a du potentiel. Il faut s’appuyer dessus. Sportivement, nous sommes dans les clous. Nous possédons la deuxième meilleure défense de la Fédérale 2, nous n’avons encaissé que neuf essais. Autour des cadres (Bagnol, Bastellica Dos Reyes, Moralés), nous intégrons des jeunes. La qualification est l’objectif. » Un objectif a minima tant on sent qu’à Châteaurenard, l’ambition souffle à nouveau. ■ À l’ASPC, le président Daniel Jeaunet émet le souhait qu’une équipe à XV voit le jour. Très vite germe l’idée Les filles de l’Ovalie nivernaise sont prêd’un rapprochement. Anne tes à poursuivre l’aventure. Photo Ades Plisson, Gilles Pascaut et Nicolas Gomez organisent des entraînements communs. L’Ovalie nivernaise est en train de naître. La fusion permet de franchir un cap. L’effectif s’étoffe de trente unités : d’anciennes athlètes, des agricultrices, de futures ingénieures élèves à l’Institut supérieur de l’automobile et des transports (ISAT), un pilier en Service civique dans la cité ducale, des mères de famille… Sur les pelouses du Pré-Fleuri (Nevers), des Chanternes (Pougues) et de Saint-Maurice (La Charité), la mayonnaise prend. Pour le compte de la poule 4 Nord-Est, elles affrontent les Franciliennes de Maisons-Laffitte-Saint-Germain-Poissy, du Scuf, de Paris 15 et de Montigny-le-Bretonneux-Limay. Début février, elles étaient en tête… L’union fait leur force et, parfois, la farce. D’où le rapport aux sources du rugby. À les côtoyer, on toucherait presque ces fameuses valeurs de l’Ovalie, querelles de clocher en moins. « En plus, elles pratiquent un vrai jeu de mouvement, d’évitement. Cela rend les matchs très agréables à suivre », souligne Nicolas Gomez. Désormais lancée, l’Ovalie nivernaise vise le jeu à XV. Pour cela, créer une filière durable va constituer « le » challenge. Elles le méritent tant comme le précise Gilles Pascaut : « Certaines enrôlent une baby-sitter pour prendre part aux entraînements. » Nicolas Gomez n’en pense pas moins : « Elles sont impressionnantes de courage. » ■ Tour d’ovalie Alpes COMITÉ > Le point en Fédérale En Fédérale 1, ils sont deux en poule 2 : Chambéry peut encore espérer accrocher la qualification, Annecy, dernier de poule, ne pourra pas éviter la descente mais jouera les trouble-fête jusqu’au bout. En Fédérale 2, les deux clubs en poule 3 ont un destin diamétralement opposé. Rumilly occupe la première place, alors que Montmélian aura bien du mal à se maintenir avec sa neuvième place. En Fédérale 3, poule 8, rien n’est fait pour Voiron qui rêve toujours de qualification, cela semble fini pour La Bièvre-Saint-Geoirs. Pour Thonon-les-Bains, neuvième, la relégation est quasi certaine. En poule 9 de cette même Fédérale 3, Izeaux est la grosse surprise puisque, promu, il caracole en tête devant l’ogre stéphanois. Les Guêpes de Vinay sont cinquièmes. Renage-Rives, neuvième, bataille pour le maintien avec Le Puy-en-Velay. Il est bon de rappeler qu’une place de premier de poule n’assure plus la montée automatique. Bourgogne FÉDÉRALE 1 > Des clubs aux objectifs différents Les quatre clubs de Fédérale 1 de Bourgogne, de la poule 1 et 2, suivent des trajectoires différentes. Deux sont dans les clous, Nevers et Mâcon, pour jouer la phase finale et les deux autres, Chalon-surSaône et plus particulièrement Dijon, sentent les affres de la relégation se dessiner. Nevers, après un solide travail de fond et un soutien inconditionnel de son président Régis Demange, devrait arriver à terme à franchir le Rubicon du rugby professionnel. Mâcon, avec son rugby pragmatique pourra jouer les trouble-fête lors des phases finales mais se heurtera au rigoureux cahier des charges de la FFR pour prétendre sortir du rugby amateur. Chalon-sur-Saône, qui change de philosophie de club, se tourne vers un dessein de rugby territorial en associant les clubs amis de Montchanin, Buxy, Givry, Couches, Verdun et Châtenoy dans un projet visant un bassin de même culture de 200 000 habitants. Quant à Dijon, il a tourné la page voilà deux saisons, en privilégiant l’intégration des joueurs issus de sa formation. DIJON > Création d’un centre de formation Le Stade dijonnais (dernier de la poule 1 de fédérale 1) va créer un centre de formation, le maillon manquant de sa filière de haut niveau jeunes. Philippe Verney, le président est formel : « Fédérale 1 ou 2 la saison prochaine, nous ouvrirons un centre de formation. Nous voulons donner la possibilité à nos jeunes, une fois passés par le Cref et le pôle espoirs, de continuer une formation de haut niveau. Ceci tout en poursuivant des études ou un apprentissage de qualité que peuvent offrir l’académie ou le milieu économique de Dijon. » Corse BASTIA > Pierantoni y croit dur comme fer Jean-Mathieu Pierantoni le pilier de Bastia XV (Fédérale 3), également référent régional au niveau des première ligne se veut confiant pour la fin de saison. Pour preuve, il affirme haut et fort que les Bastiais, malgré une saison en dents de scie, ont les moyens de décrocher leur ticket pour la phase finale. Un bel optimisme que le camp bleu partage unanimement. PORTO-VECCHIO > Bourdin fait le clown Le samedi 8 février, la ville de Porto-Vecchio a organisé son carnaval. Parmi les chars et les associations qui ont défilé, on a noté la présence des jeunes joueurs de Porto-Vecchio XV emmenés par Patrice Bourdin, dont les mauvaises langues ont affirmé que les ans passant, il n’avait pas perdu l’art de faire le clown. FÉMININES > Corse 7 dans la peau du leader À la faveur d’un nouveau parcours sans-faute dans la poule 2 du secteur Sud-Est en Fédérale 3, les féminines de Corse 7 se sont emparées de la première place. Il est vrai que ses quatre derniers succès, cette fois à Lucciana, face à Vidauban, La Valette, Val d’Issole et La Garde-Pradet ont laissé une forte impression. À l’évidence, les portes des phases finales du championnat de France ne vont plus tarder à s’ouvrir pour les protégées du duo Bonino-Sapet. Côte d’Azur HYÈRES-CARQUEIRANNE-LA CRAU > Difficultés d’entraînement On sait la violence des intempéries ayant frappé récemment la région de Hyères-La Londe-Le Lavandou. Du coup, le RCHCC (poule 4 de Fédérale 2) n’a plus joué depuis la mise à jour du calendrier du 2 février. Déjà reportée une première fois, la rencontre ne pouvait l’être à nouveau et le déroulement des deux matchs seniors a bien évidemment transformé la pelouse du stade André-Véran en cour de ferme. Le terrain a donc été logiquement mis au repos depuis ce 2 février et, depuis, le leader s’entraîne sur les synthétiques. Comme le soulignent les deux entraîneurs Philippe Vergéladi et Alain Oddo : « Les collectivités territoriales ont fait ce qu’elles pouvaient pour nous aider, nous mettant les installations de Costebelle et du Vallon du soleil à disposition mais ce n’est quand même pas l’idéal. » à venir. » L’équipe pointe à la première place, avec quatre points d’avance sur le deuxième, Unieux. Lyonnais SAINT-JEAN-EN-ROYANS > Qualification compromise Le club drômois (poule 4, Fédérale 2) est dirigé par trois présidents : Philippe Gueudjian, Christian Morin et Philippe Mussel. « La qualification, l’objectif de la saison, sera très difficile à obtenir compte tenu de la valeur des équipes de la poule, dit Philippe Mussel. Le maintien est acquis. Néanmoins, les entraîneurs Yannick et Nicolas Armand et Jean-Philippe Planet, qui disposent d’un bon collectif, viseront jusqu’au dernier match l’infime chance qualificative. » Côté installations, le terrain en pente qui devait être rectifié restera en l’état. Pourvu d’un terrain synthétique homologué par la FFR, le SCR y a d’ailleurs disputé un match contre Monteux cette saison. FEURS > Montée espérée Feurs (Première Série) organisera la journée des finales du Lyonnais le 27 avril. C’est la première fois que l’événement sera organisé dans la Loire, dans cette configuration. Relégué de Promotion Honneur la saison dernière, le club espère être présent sur le terrain ce jour-là. « L’objectif est de remonter le plus vite possible, reconnaît le président Jean-Pierre Chanel. Mais nous sommes réalistes et un peu inquiets. Les matchs les plus importants restent NICE > La pression monte Installé en pole position de sa poule de Fédérale 3, le Stade niçois (neuf victoires, un nul et deux défaites) avec respectivement trois et quatre points d’avance sur ses deux principaux rivaux, Martigues-Portde-Bouc et Aubagne (qui compte un match de retard), a connu cette semaine une montée en pression. C’est que la fin de ce mois de février s’annonce délicate à négocier pour le club du président Tony Catoni avec la perspective d’aller à Martigues et d’accueillir Aubagne la semaine suivante. Comme le souligne le manager sportif Grégory Baldacchino : « Je suis impatient d’arriver à ces matchs. Les intempéries ne nous ont pas facilité la tâche mais nous nous sommes adaptés. Notre préparateur physique Clément Sanguinetti en a profité. Ce ne sera pas de trop pour aborder ces deux rencontres dont l’importance n’a pas échappé aux joueurs. À part Jean-Christophe Soler, en convalescence, et Thibaud Nègre en phase de reprise, tout le monde sera sur le pont. Dans peu de temps nous serons fixés sur notre véritable niveau. » Drôme-Ardèche COMITÉ > Le rugby à 5 en expansion C’est à la suite d’une réunion regroupant à Linas-Marcoussis les responsables régionaux du rugby à 5, notamment Claude Carpy et Manu Avila, que ces derniers ont appris que le comité était le premier de l’Hexagone en nombre de joueuses et joueurs et de clubs participants (Open, Mixte et plus de 35 ans). Franche-Comté SAINT-CLAUDE > Un nouveau siège Le siège du FC san-claudien (poule 7, Fédérale 3) a quitté la rue Mercière. Direction rue Carnot pour des locaux plus spacieux, plus pratiques et plus confortables. La nouvelle maison bleue réveillera-t-elle les ardeurs des joueurs de David Grenier qui n’ont plus gagné un match depuis le 17 novembre et restent sur une série de quatre défaites ? La qualification, objectif avoué du FCSC en début de saison, s’éloigne. PONTARLIER > La bonne école Avec environ trente-cinq dirigeants dont les tâches sont réparties entre de dirigeants, éducateurs, entraîneurs, l’école de rugby de Pontarlier compte un effectif de 170 licenciés. Michel Baverel est le patron de l’école de rugby, la responsabilité du sportif est confiée à Audrey Forestier, joueuse cadre du CA pontissalien féminin (Fédérale 2, comme les garçons). Provence ORANGE > Didier Cambérabéro en visite L’ouvreur international a été convié à prodiguer ses précieux conseils en tant qu’ancien buteur patenté. Le club a instauré depuis le mois de septembre deux séances mensuelles pour les buteurs des cadets aux seniors. Passant dans la ville vauclusienne, il a participé en tant « qu’observateur » aux exercices préparés pour les artilleurs. Les principaux intéressés ont bien évidemment apprécié sa présence. TARASCON > Le Tartaminot remporté par les Arlésiens Qu’il pleuve, vente ou neige, rien n’aurait pu empêcher la tenue de la 11e édition du Tartaminot, tournoi réservé aux écoles de rugby. En raison des mauvaises conditions climatiques, le club de Tarascon a organisé ce tournoi dans deux gymnases de la ville. Tournoi remporté par les jeunes pousses d’Arles. Page coordonnée par Francis LARRIBE [email protected] 06.11.19.50.81 LUNDI 17 FÉVRIER 2014 - MIDI OLYMPIQUE 10 Bompas : Alvarez Kairelis, l’Arlésienne Même si le président lui a fait signer une licence il y a peu, et que l’ancien deuxième ligne de l’Usap a effectué quelques entraînements, l’exPuma répond bien plus présent au sein de l’équipe corpo du club « les Carbassous » que chez les Bleu et Rouge engagés en Première Série. Leo Guiter compte toujours sur lui, et espère qu’il ne jouera plus l’Arlésienne. Ovalie Centre Sud 29 journées après et toujours invaincus En comité de Limousin, il n’y a pas que le club de Bagnac (Deuxième Série) qui est invaincu. À l’échelon en dessous, les Papillons de Lanzac trustent également les victoires. Après dix journées, ils ne comptent que des succès au total et ont accroché six bonus offensifs. Les Lotois ont un autre objectif, celui d’accrocher le titre régional de Troisième Série. SAINT-SULPICE-SUR-TARN - HONNEUR RELÉGUÉ LA SAISON PASSÉE DE FÉDÉRALE 3 EN CHAMPIONNAT TERRITORIAL, LE CLUB A RATÉ SA PREMIÈRE PARTIE DE SAISON. IL ESPÈRE DÉSORMAIS LE MAINTIEN. LA SAISON DE TRANSITION L L’interview MARIE-ALICE YAHÉ - CAPITAINE DU XV DE FRANCE ET DE L’USAP « Je revis » Par Didier NAVARRE e précédent exercice du championnat de Fédérale 3 n’a pas été particulièrement tendre avec les clubs midi- pyrénéens. Saint-Affrique, Sor-Agout, Beaumont-de-Lomagne, Montesquieu-Volvestre et Saint-Sulpicesur-Tarn sont ainsi passés à la trappe et ont rejoint la compétition régionale. Tous ont bien négocié cette première partie de saison sauf Saint-Sulpice-sur-Tarn quin’a pas été invité à la très appréciée table très des play off. Sixièmes de leur poule, les Tarnais ont été reversés dans la peu alléchante phase des play down en compagnie de Portet, Caussade et MontréjeauGourdan-Polignan. En six rencontres, ils vont tenter de conserver leur place au sein du plus haut niveau régional. Saint-Sulpicesur-Tarn, c’est l’histoire d’un club qui a grandi trop vite. LA FÉDÉRALE 3 EN 2015 Il y a moins de dix ans, il évoluait encore dans les derniers échelons régionaux. La saison 2006 fut le début d’une incroyable aventure sportive ponctuée par la conquête de quatre titres régionaux consécutifs de de la Troisième Série jusqu’à la Promotion Honneur. En 2011, à la faveur du désistement de la Principauté d’Andorre d’évoluer en Fédérale 3, les Tarnais furent intégrés pour la première fois de leur histoire au sein d’une compétition fédérale. Une expérience qui dura deux ans. « L’an dernier, nous pouvions nous maintenir, fait remarquer le secrétaire du club, Fabrice Hermen. Nous étions au coude à coude avec Coarraze-Nay. Le maintien s’est joué à deux ou trois points de bonus défensifs. » La déception de cette descente n’a pas été surmontée lors de la reprise du championnat. « Nous avons été trop gâtés pendant de nombreuses saisons, explique l’entraîneur Benoît Guillochon. Nous étions habitués à Il ne reste que quelques matchs aux Tarnais pour assurer leur maintien et, ainsi, mettre en place leur projet de remontée en Fédérale 3. Photo Richard Schittenhelm gérer les montées mais pas les descentes. Nous avons perdu des matchs en début de saison, nous n’avons pas non plus remplacé des joueurs titulaires. Malheureusement, nous nous sommes réveillés trop tard. Mais notre fin de championnat nous autorise à être optimistes. Nous restons sur deux belles victoires face à Laroque-Bélesta et SaintGirons. Je pense que nous pouvons nous maintenir. » Un maintien qui devient obligatoire puisque pour la saison à venir, le président Thierry Tonon a commencé à poser les bases pour 2015. « Je dirais que cette saison, c’est une année sabbatique. De mon côté, je prépare 2015. À Saint-Sulpice-sur-Tarn, les « Portes du Tarn », nous sommes dans une région en plein essor économique. Nous avons un bon réseau de partenaires et nous mettons en place un beau projet sportif pour 2015. Si tout va bien, j’ai l’assurance de recruter dix nouveaux joueurs. Nous engagerons également des juniors et des cadets. Des formations qui nous faisaient défaut jusqu’à maintenant. Nous ne nous sommes pas qualifiés pour les play off, mais cela va nous rendre plus forts. En 2015, nous jouerons l’accession en Fédérale 3. ». Un projet ambitieux qui passe aussi par le maintien à ce plus haut niveau régional. Pour cette seconde phase de l’épreuve, SaintSulpice n’a pas le droit à l’erreur. ■ Qu’est-ce qui vous a tenu éloignée si longtemps des terrains ? Un problème de santé. Après la tournée d’automne, je me suis sentie affaiblie. Physiquement, j’avais moins d’énergie, ma tension était basse. Après avoir fait des analyses médicales, les médecins avaient songé à une mononucléose. En fait, c’était un virus qui était certainement dû à un excès d’entraînement. J’ai pris mon mal en patience. J’ai suivi le traitement, lequel ne m’autorisait pas à avoir une activité physique, encore moins à jouer. J’aurais pu être dans le groupe pour les deux matchs du Tournoi. Cependant, j’ai fait le choix de me préparer individuellement avec un préparateur physique. Vous faites partie du groupe qui affrontera dimanche le pays de Galles. Quel est votre sentiment à l’annonce de cette sélection ? C’est une immense joie. Je revis. Le fait de retrouver le groupe, l’encadrement, ça annule les semaines de galère, de doutes que j’ai vécues lors de ma convalescence. J’ai la chance de retrouver un collectif qui reste sur deux excellentes performances face à l’Angleterre et l’Italie. Ce Tournoi 2014, c’est peut-être no- tre année. L’équipe de France féminine n’a plus gagné de compétition majeure depuis 2005. L’année de la Coupe du monde organisée en France, nous sommes conscientes que nous pouvons réaliser quelque chose d’extraordinaire. Que vous inspire la sélection du pays de Galles ? Beaucoup de respect, d’autant que cette équipe a bien résisté face à l’Irlande (défaite 6-14, N.D.L.R.). C’est une opposition à prendre très au sérieux, d’autant que nous allons rencontrer les Galloises en Coupe du monde. Avec l’Usap, vous allez disputer le maintien en Top 10. Comment vivez-vous cette période un peu délicate ? Personnellement, je n’ai jamais joué le maintien. C’est une expérience un peu bizarre. Mais au regard de notre saison, c’est normal. Nous avons eu des blessées. C’est un club qui est à la recherche d’un second souffle. Après le Tournoi, nous allons jouer un match capital face à La Valette. Pour le groupe de joueuses, j’espère que nous jouerons l’année prochaine en Top 8. Nous le devons à tous ceux qui œuvré pour ce club. Propos recueillis par D. N. ■ Tour d’ovalie Auvergne STADE CLERMONTOIS > Des blessés De 2011 à 2013, le Stade clermontois est passé, sans transition, de la Troisième Série à la Promotion Honneur. Au sein de ce deuxième niveau régional, les Stadistes peinent. Après le revers lors de la dernière journée face à Saint-Bonnet (13-20), la qualification pour la demi-finale semble compromise et c’est la même chose pour l’équipe réserve. Cette dernière, vaincue (8-0) par ce même adversaire, voit ses chances de disputer la finale se réduire. Une raison à ces résultats en baisse, le nombre important de blessés qui fragilise les deux équipes. MOINS DE 16 ANS > En demi-finale le 22 mars C’est le 22 mars que les moins de 16 ans disputeront les demifinales de la Coupe Roger-Taddéï. Une demi-finale qui se jouera en tournoi rectangulaire avec comme adversaires la Côte d’Azur, le Languedoc et la Côte basque-Landes. CHALLENGE ORANGE RUGBY > Les dates La commission a arrêté les dates du Challenge Orange Rugby (épreuve réservée aux moins de 15 ans) et dont la finale se déroulera à LinasMarcoussis le 31 mai. Mais les clubs doivent satisfaire aux qualifications départementales et régionales. Le 22 février, elles auront lieu à SaintPourçain pour l’Allier, Aurillac pour le Cantal et Langeac pour le Puy-deDôme. La finale régionale est prévue à Beaumont le 29 mars. Pour les féminines, un seul plateau qualificatif est prévu à Larche le 1er mars. Languedoc COUPE > Une finale Avenir bleu et blanc - Gruissan Le dernier carré de la Coupe du Languedoc a livré son verdict. L’Avenir bleu et blanc (le tenant du trophée) a pris le meilleur sur Sigean-Port-la-Nouvelle (31-8). L’autre opposition a été favorable à Gruissan large vainqueur des Plagesd’Orb (39-10). La finale va ainsi opposer les Bleu et Blanc à Gruissan certainement sur la pelouse de Sauclières selon la tradition. Une belle opposition entre deux formations candidates à la Fédérale 3. MAUREILHAN-MONTADY > Une finale Actuellement cinquième de la poule unique de Deuxième Série, les Héraultais vont tenter d’accéder aux phases éliminatoires. Ils ont toutefois déjà réussi leur saison en accédant à la finale du Challenge du Languedoc. À Leucate, ils ont pris le meilleur sur Caunes-Minervois (22-10). En finale, ils rencontreront le tenant du trophée Saint-Jean-de-Védas. Une bien belle opposition en perspective. SÉLECTIONS LANGUEDOC- PAYS CATALAN > Rattrapages Contraintes au chômage en raison des intempéries et des terrains impraticables, deux sélections jeunes ont remis l’ouvrage sur le métier, ce dimanche 16 février. Il s’agit des moins de 17 ans du Languedoc-Roussillon qui ont affronté leurs homologues de Rhône-Alpes à Monteux dans le cadre des demi-finales intersecteurs et des moins de 18 ans du Pays catalan opposés au Périgord-Agenais en quart de finale du Tournoi B de la Coupe Roger Taddéï, à Castelnaudary. Limousin TULLE > Deux bénévoles récompensés La ville de Tulle a organisé ses traditionnels trophées des sports lesquels récompensent les sportifs et BLAGNAC > Record battu La rencontre du Tournoi des 6 Nations féminin entre la France et l’Italie qu’a brillamment organisée le BSCR, a été celui d’un record. Les quatre mille cinq cents places ont toutes été prises par un public enthousiaste. À l’entrée, les organisateurs ont même refusé du monde. Pour trouver trace d’un tel événement en termes de spectateurs, il faut remonter à novembre 2007 où, cette année-là, les Blagnacais alors en Pro D2 avaient accueilli Toulon et s’étaient inclinés (16-5) devant une équipe varoise laquelle avait dans ses rangs George Gregan, Andrew Mehrtens et Victor Matfield. les acteurs du monde sportif de la cité. Deux bénévoles et fidèles du Sporting ont été honorés : Denise Cardy et Jean-Émile Ventejoux. AURENCE LIMOGES > 40 ans, le 31 mai Le RC Aurence de Limoges va fêter, le 31 mai, ses 40 années d’existence. Créé en 1974 sous l’impulsion d’André Durègne, la philosophie du club a été de promouvoir les valeurs de l’Ovalie. Le club a eu son heure de gloire au début des années 80 en accédant à la division Honneur. Ainsi, le 31 mai, le RCA va honorer les quatre décennies d’existence et souhaite retrouver les anciens qui ont fièrement arboré le maillot vert et rouge. Les festivités débuteront l’après-midi sur la pelouse du stade Jacky-Raimon et se poursuivront sur le complexe de Landouge autour d’une paella géante. Contacts : 06. 30. 58. 68. 51. Email : [email protected] LE 126e RÉGIMENT DE BRIVE > Toujours fidèle À Brive, le 126e régiment a contribué à l’essor du rugby dans la ville. La section rugby est toujours active. Récemment, les Brivistes dans le cadre du championnat de France militaire se sont imposés face au Rima d’Angoulême. Au sein de cette formation corrézienne, ils ont des supporters de Dampniat et de Causse-Vézère. Deux clubs qui ont dans leurs rangs des engagés du 126e. Midi-Pyrénées NÈGREPELISSE > Boun, l’électron libre Le promu se porte bien et tient honorablement son rang dans ce troisième échelon fédéral. À Miélan, les Diables rouges ont décroché un excellent point de bonus défensif (7-13). Un joueur est le garant de l’esprit de cette équipe, c’est le troisième ligne centre, Thomas Boun. Un joueur fidèle et fruit de la formation du club. CARNET NOIR > Le Cac en deuil Il vient de perdre un de ses fidèles serviteurs. À 75 ans, Bernard Castelnau ancien président du club de 1989 à 1994 est décédé dans les locaux du CHU de Montauban. Cet entrepreneur en électricité résidant à la Ville-DieuDu-Temple, était très impliqué dans la vie associative. Il fut membre fondateur du Lion’s Club de Castelsarrasin et président de l’Amicale du Tournoi des 6 Nations section Sud-Ouest dont il était une cheville ouvrière. À son épouse, Colette, ses enfants, la rédaction adresse ses plus sincères condoléances. LE BRULHOIS > le 2 mars, journée des sponsors Le RCB brille de mille feux dans son championnat de Troisième Série et se prépare pour les phases éliminatoires. Mais avant, le 2 mars, les dirigeants organisent la « journée sponsors » à l’occasion du grand derby qui l’opposera les locaux à Septfonds. Un derby au stade Roland-Domergue qui ne pas manquera pas de piquant. PUYLAURENS > Talent d’or Dans sa poule de Troisième Série, le Pac truste actuellement les victoires avec cinq succès consécutifs. Invaincus en cette année 2014, les Tarnais ambitionnent la qualification. Le club peut se flatter d’avoir déjà conquis un trophée, celui du Talent d’or Société Générale qui récompense le comportement des joueurs à l’encontre du club corps arbitral. Une distinction qu’a appréciée le président tarnais, André Laur. « Les dirigeants de Puylaurens font un gros travail. Ils mettent en avant l’esprit plus que les résultats. » COMITÉ DÉPARTEMENTAL 81 > Cinq Tarnaises dans la sélection midi-pyrénéenne Clara Cazottes (Alban), Margot Péyrussan (Gaillac), Ludivine Fardin (Lavaur), Mathilde Coutouli (Castres), Gaëlle Hermet (Carmaux), elles sont cinq Tarnaises à avoir participé à la victoire (20-10) de la sélection des Pyrénées féminines moins de 18 ans sur son homologue du Languedoc dans le cadre du challenge des comités. Une rencontre qui s’est disputée en lever de rideau du France - Italie à Blagnac. Au tour prochain, la sélection régionale en découdra face au Pays catalan. Pays catalan MOINS DE 17 ANS FÉMININES > Stage et soutien aux Tricolores Un rassemblement destiné à la cohésion et à la détection s’est déroulé le week-end dernier à Céret et a réuni une trentaine de joueuses issues des clubs de l’Usap, de Villelongue et de Rivesaltes. Encadrées sportivement par Jordi Selva, CRT, et les éducateurs des équipes cadettes concernées, les jeunes stagiaires ont participé à deux entraînements avec, en prime, un voyage à Blagnac pour assister à la victoire de l’équipe de France féminines dans le Tournoi des 6 Nations contre l’Italie. La relève catalane n’a pas ménagé ses encouragements à l’encontre de Christelle Le Duff. FOYER LAÏQUE HAUT-VERNET PERPIGNAN > Bouhlala en renfort Suite à une scoumoune qui a touché le poste de demi d’ouverture depuis le début de la saison, le staff du Foyer Laïque du Haut-Vernet a fait signer récemment Nasser Bouhlala pour lancer les offensives. Ancien joueur du club chez les jeunes, puis treiziste à l’UTC, Pia et Palau, Nasser retrouve à 39 printemps ainsi une nouvelle jeunesse. CARNET NOIR > Yvon Vilaceque n’est plus Cheville ouvrière de l’Usap durant près de quarante ans, Yvon Vilaceque, 82 ans, s’est éteint la semaine dernière, alors qu’il prenait un bain dans les eaux de SaintDomingue. À son fils, Éric, joueur à l’Entente de La Têt, ainsi qu’à toute sa famille, Midi Olympique présente ses sincères condoléances. Page coordonnée par Didier NAVARRE [email protected] 06.13.72.34.08 30 Ovalie Grand Ouest LUNDI 17 FÉVRIER 2014 - MIDI OLYMPIQUE Lannemezan : la perte d’un ancien Une grande figure vient de s’éteindre. Claude de Matos (69 ans) avait été dans les années 60 le leader naturel d’une équipe de Lannemezan qui tenait alors son rôle dans l’élite. Demi de mêlée, il avait porté le maillot de l’équipe de France juniors et, toujours fidèle à son club, il avait amené les cadets, commandés par Pierre Berbizier, au titre de champion de France (1974 contre Toulon). Comme entraîneur aussi, son sens du jeu et sa générosité avaient éclaté. À son frère Maurice, à tous ceux qui sont touchés par ce départ, l’ensemble de la rédaction de Midi Olympique présente ses profondes condoléances. Saint-Nazaire-Trellières : Serge Laïrle de passage L’ancien entraineur de Toulouse et de Brive était dans le comité des Pays-de-la-Loire les 5 et 6 février. Le deuxième jour, à la demande de son ami Flavien Bosi (entraîneur des avants nazairiens), il était au stade du Pré-Hembert pour prodiguer ses conseils aux pack du SNR. Plus surprenant, la veille, Serge Laïrle avait fait une halte à Trellières (Première Série), où Il a dirigé la séance d’entraînement aux côtés du coach Yves Ferbaud pour le plus grand bonheur du président Jacques-Henri Guillet. SOUVENIR - ALBERT-FERRASSE TROIS ANS APRÈS LA MORT DU GRAND DIRIGEANT AGENAIS, SA VILLE LUI A CONSACRÉ UNE STÈLE DEVANT LAQUELLE PASSERONT CEUX QUI SE RENDENT AU STADE ARMANDIE. MONUMENTAL ! L Par Gérard PIFFETEAU [email protected] a commune de Boé en banlieue agenaise a donné à l’une de ses rues le nom d’Albert Ferrasse. Le SUALG a baptisé de ce patronyme une tribune du stade Armandie en hommage au grand dirigeant que le CNOSF a inscrit au patrimoine du sport français. La ville d’Agen, qui ne pouvait être en reste, incitée par Robert Gimbert, l’ami d’Albert, aura désormais elle aussi son lieu de mémoire. La mairie d’Agen a voulu l’installer au carrefour stratégique du square Jean-Bru, à portée de drop d’Armandie. « Les gens qui viennent au stade doivent être accueillis par Albert Ferrasse, a expliqué le maire Jean Dionis d u S é j o u r. N o u s s o m m e s h e u r e u x de l’installer là comme un monument incontournable. » La stèle de marbre portant l’œuvre de bronze réalisée par le fondeur Daniel Rybacki était très entourée il y a quinze jours lors de son inauguration. Au côté du maire, Pierre Camou, Jacky Laurans, Pierre Chollet et Jean Arhancet, président de la Fondation éponyme, sont venus témoigner de l’œuvre immense acc o m p l i e p a r A l b e r t Fe r r a s s e : « U n humaniste, un géant avec un cœur énorme. » Étaient là aussi les amis et notamment Jean-Claude Baqué, Henri Gatineau, Jacques Mombet ; les représentants du SUA association derrière le président Yves Salesse ; les anciens autour de Pierrot Lacroix ; Fabien Pelous manager des moins de 20 ans qui rencontraient le soir même l’Italie. Mais les applaudissements sans doute les plus émouvants ont été adressés à Rachid Mehzoum. Souvenez-vous, le 2 décembre 2004, ce jeune Marocain n’avait pas hésité à plonger dans les eaux du canal à 4 °C pour extirper Albert Ferrasse de sa voiture accidentée. RESPECT ET HUMOUR D’autres souvenirs, d’autres anecdotes ont enrichi la cérémonie. Pierre Chollet, ancien président du SUA association : « Son côté visionnaire a rejailli sur son club d’Agen qu’il a sauvé avec un don de 150 000 €. » Rugby féminin NANTES EXCLUSIVEMENT RÉSERVÉ AU FOOTBALL, LE STADE MARCEL-SAUPIN NE S’OUVRE QU’À LA PRATIQUE FÉMININE UNE FOIS PAR AN. LE DERBY À SAUPIN A vant la Beaujoire, le stade Marcel-Saupin a été le théâtre des exploits des fameux Canaris mantais. Réaménagé depuis cinq ans, cette enceinte mythique est aujourd’hui exclusivement réservée au foot. À une exception près. Cela fera la troisième année que les filles de l’Association nantaise de rugby féminin (ANRF) obtiennent l’autorisation d’y organiser un match. Cette année, l’évènement exceptionnel aura lieu le 8 mars à l’occasion de la réception de La Rochelle, véritable derby de l’Ouest. Accueillir près d’un millier de spectateurs est une formidable opportunité pour le club présidé par Aurélie Arquier qui peut ainsi se faire connaître et assurer sa promotion. En charge de la communication, Lucile Le Fouler, joueuse comme la présidente, ne sous-estime pas l’intérêt de cette journée : « Pour nous, c’est considérable. Alors, nous y mettons les moyens avec fanfare et animations pour assurer l’ambiance. Nous avons de cet évènement des retombées positives et cette année, il correspond à la Journée internationale des droits des femmes. Nous avons donc l’intention d’organiser un plateau de cadettes pour montrer la pratique féminine et inciter les jeunes à rejoindre un club. Le nôtre, à Nantes, ou ceux des alentours. » Pierre Camou (hors champ), Jacky Laurans, Jean Dionis du Séjour, Pierre Chollet et Rachid Mehzoum (de gauche à droite) ont dévoilé la stèle érigée en hommage à Albert Ferrasse. Photo Christelle Garbino Jean Arhancet, grand blessé du rugby et président de la Fondation Albert-Ferrasse : « En homme de décision et de cœur, le président Albert Ferrasse a créé sa Fondation, la nôtre. Nous sommes fiers de la représenter aujourd’hui. » Brillant, Pierre Camou a pris de la hauteur : « Si je suis devenu président c’est grâce, ou à cause d’Albert Ferrasse. Je l’ai combattu, j’avais 30 ans et ces vieux cons m’emmerdaient. Aux jeunes d’aujourd’hui je leur dis : « J’ai donné. » Je garde de « Tonton » la vision d’une France et d’un rugby français non reconnu. Une volonté de le faire reconnaître, de ne pas reculer devant les Anglais ou Néo-Zélandais. Albert Ferrasse ce n’est pas un monde dépassé, ce sont les environnements qui changent. Il a laissé cette volonté de résistance et d’existence et c’est dans ces valeurs que je me reconnais en lui. » Les propos de Jacques Laurans ont été empreints de respect et d’humour. Ce dernier n’a-t-il pas déclaré devant les instances de l’IRB à l’occasion de sa présentation : « Je suis le dernier né de la « mafia » agenaise. » Le président du comité du Périgord-Agenais a salué l’extraordinaire parcours de celui qui fut président du SUA (1963), du comité (1966), de l’IRB (1980), de la Fira (1989-1997) mais aussi joueur champion de France (1945) et arbitre d’une finale Racing - Mont de Marsan en 1959. Le maire a eu beau dire malicieusement qu’« Albert Ferrasse était un Agenais normal, n’en faisons pas un sain, mais c’était une belle personne », le père Jean-Claude La Besne qui fut un excellent centre a béni la stèle, un ballon posé sur le bénitier… ■ DANS LE DUR Lucile ne cache pas qu’évoluer à Marcel-Saupin c’est aussi une récompense pour l’ANRF, club purement féminin à l’exception d’un trésorier et de deux autres dirigeants au bureau. Ne vous y trompez pas, les Nantaises ne sont pas sectaires mais pour avoir été membres de clubs masculins, certaines connaissent les difficultés à s’émanciper. Actuellement, le groupe des capitaines Aurélie Arquier et « ImpressioNantes » quand Gwénaëlle Burban est dans le la capitaine Gwenaëlle Burban dur en Fédérale 1. La perte de plaque Sara Jarny. nombreuses joueuses a transformé leur championnat en saison de reconstruction et de formation. Mais les Ligériennes se projettent déjà sur leur dixième anniversaire qu’elles célèbreront l’année prochaine. En même temps que la Coupe du monde des féminines qui se déroulera en région parisienne. Ainsi, elles espèrent qu’un peu de la lumière éclairera leur club. G. P. ■ Tour d’Ovalie Armagnac-Bigorre COMITÉ > Les Fédéraux en demifinale Se refusant toujours à la facilité, les responsables de la formation de la Coupe de la Fédération ont fait appel à huit clubs pour abonder la sélection, une dizaine de joueurs étant même issus des Fédérales 2 et 3. Cela n’a pas empêché l’équipe conduite par Marc Dantin et Stéphane Ducos de dominer sa rivale de Poitou-Charentes sur le terrain de Libourne. Seule fausse note dans cette performance, la blessure (épaule) d’Etienne Plo, le troisième ligne de Lannemezan, qui va être privé de rugby pendant quelques semaines. En demi-finale, l’Armagnac-Bigorre aura le Bourgogne comme rivale. COMITÉ (BIS) > Territoriaux en quart Dix clubs étaient représentés dans la sélection qui a largement pris la mesure des Catalans (39-7). Deux essais au bout de cinq minutes, trois autres plus tard, Jacque Decha et Pierre Gandarias n’ont pas eu à trembler pour leurs favoris, non plus que Pierre-Henry Broncan, le manager, revenu d’Albi dans la nuit du samedi. BÉARN-BIGORRE > Finales en vue Les intempéries sévissant dans le Béarn ont entraîné le report de quelques demi-finales. Dans le groupe 1, Vic-en-Bigorre, vainqueur de GerSéron-Bedeille (10-6) jouera la finale contre Masseube ou Barcus. En Groupe 2, Séméac attend Marquisat ou Josbaig pour le titre ; enfin, en Groupe 3, Bazet-Andrest a fait mieux que Pontacq (16-8) et aura Aureilhan (27-15 devant Rabastens) pour rival. Béarn CHALLENGE > Pontacq en finale du Béarn-Bigorre Il y aura au moins un Béarnais en finale du challenge intercomités organisé avec les voisins bigourdans. Le CA Pontacq disputera la finale du Groupe 3 face à Aureilhan après sa nette victoire sur BazetAndrest (16-8). Pontacq pourrait être rejoint par Barcus (Groupe 1) et Josbaig (Groupe 2), dont les demi-finales face à Masseube et Le Marquisat ont été reportées pour cause de terrains impraticables. En revanche, c’est fini pour l’Usep (Groupe 1), éliminé par Vic-en-Bigorre (10-6). MORLAÀS > Arthur Iturria fait honneur Même s’il n’est plus licencié à Morlaàs mais à Montferrand, c’est sur la pelouse des Cordeliers qu’Arthur Iturria a effectué ses premiers pas qui le conduisent, aujourd’hui, en équipe de France des moins de 20 ans. Face à l’Angleterre, il a inscrit deux des quatre essais français. L’USM n’a pas manqué de le souligner. ARAMITS-ASASP > Coup dur pour Lilian Oyhenart Un banal exercice de plaquage et crac ! Lilian Oyhenart ne s’est pas relevé. Le pilier gauche d’Aramits-Asasp souffre d’une fracture à un tibia, compliquée d’une grosse luxation à la cheville droite. Sans son taulier, l’EAA compte sur le jeune Alexandre Blanchard pour tenir l’édifice barétounais. Un jeune très prometteur. FÉMININES > Location ouverte Le Hameau, à Pau, accueillera le vendredi 4 mars, le dernier match du Tournoi féminin entre la France et l’Irlande. Les Tricolores pourraient jouer le grand chelem ce soir-là. Quatre Lonsoises espèrent être de la partie : Lise Arricastres, Christelle Chobet, Caroline Ladagnous et Laëtitia Grand. Pour être sûr de les voir, la location des places est ouverte au comité du Béarn à 12 et 8 €. Côte basque-Landes ORTHEZ > La course en tête Les béarnais du comité basco-landais caracolent en tête de leur poule de Fédérale 2. L’encadrement collégial porte ses fruits. Ils sont quatre entraîneurs à s’occuper à la fois de la première et de la réserve : sous l’autorité de Philippe Ebel, œuvrent dans la sérénité Pierre Serena, Dominique Guéraçague et l’Australien Ryan Parkin dont c’est la dernière saison. L’équipe, joueuse, qui recèle quelques talents, a pour but de terminer dans les deux premiers pour recevoir lors des phases éliminatoires. BIARRITZ > Création d’une équipe féminine de moins de 18 ans Le BO veut lancer une équipe de cadettes pour la prochaine saison. Il fait appel aux jeunes filles nées entre 1997 et 1999. Cette équipe sera inscrite au championnat Côte basque-Landes, à VII ou à 12 selon le nombre de joueuses. Renseignements auprès de Florian Mercader le futur entraîneur, par mail à [email protected], par téléphone au 06.35.56.78.51. ou sur la page Facebook « BO Rugby féminin ». Dans les années 90, une section féminine existait déjà à Biarritz. LITTÉRATURE > Un livre d’Alban David sur l’histoire du rugby basque C’est à un Luzien que l’on doit ce dernier ouvrage sur le rugby basque. Joueur de Saint-Jean-de-Luz, Alban David mêle dans son livre ses deux passions, le rugby et l’histoire, puisque l’auteur est professeur d’histoire et géographie. Le rugby, partie intégrante de l’identité du Pays basque, étapes, enjeux, rien n’a échappé à l’auteur. Côte d’Argent TOURNOI DE BISCARROSSE > Avis aux retardataires Le 23e tournoi des jeunes rugbymen (TJR) de Biscarrosse qui aurait lieu le 26 avril est entré dans sa phase terminale de préparation. Les retardataires seraient bien inspirés de s’inscrire dans les plus brefs délais. Soit par e-mail sur : [email protected] ; soit en appelant Ghislain Berthelemy au 06.70.74.39.01. Pays-de-la-Loire ARBITRAGE > Félicitations Le 2 février, Alain Ribaute tenait le sifflet à l’occasion de la rencontre de Troisième Série entre Segré-HautAnjou et La Ferté-Bernard. À la fin du match, Hugues Meillereux, le coach segréen a tenu à nous signaler son excellent arbitrage à la fois dans la règle et dans l’esprit. Un technicien qui CÔTE D’ARGENT > Le dopage et l’incivilité en débat À l’occasion du match Écosse - France du samedi 8 mars, le comité de Côte d’Argent et sa commission éthique et déontologie propose, autour d’un buffet dînatoire, une soirée débat sur les thèmes suivant : « Prévention et lutte contre le dopage », « L’incivilité en général et pilotage d’une équipe ». Avant la retransmission du match Écosse - France, à 16 h 45, Robert Antonin, président de la commission fédérale antidopage, animera un exposé suivi d’un débat. À 19 h 45, l’exposé et le débat sur « L’incivilité et le pilotage d’une équipe » seront présentés par Jean-Arnaud Elichabehere, maître de conférences à Bordeaux IV, et Laurent Palsky, titulaire d’un master en management. salut la prestation d’un arbitre, la chose est suffisamment rare pour être signalée. déplacements à bien gérer dès la reprise et le RCQ s’invitera avec ses valeurs aux joutes finales. REZÉ > Christophe Berdos dans le comité L’arbitre international Christophe Berdos sera à Rezé le 28 février. Il interviendra dans le cadre de la formation des arbitres du comité régional. Des arbitres dont les effectifs sont à la hausse. À la grande satisfaction du DTRA Jean-Yves Quintin, ils sont assez nombreux pour assurer la couverture de tous les matchs qui se déroulent sur le territoire des Pays-dela-Loire. Certains de ces arbitres passeront l’examen écrit le 28 mars pour décrocher le sésame fédéral. PÉRIGORD-AGENAIS > Beaucoup trop de reports et de dégâts Le calendrier n’est pas extensible. Avec les intempéries, l’allégement de la clause du règlement fédéral concernant les reports à cause d’arrêtés municipaux interdisant la pratique du rugby, a soulagé certains clubs dans la difficulté de n’avoir qu’un terrain sur leurs installations. Certains sont déjà saccagés par le match de trop. Le président Jacky Laurans redoutait l’application de la règle de la péréquation en cas de nouveaux reports. Périgord-Agenais Poitou-Charentes LACAPELLE-BIRON > La feuille de route du promu Finalistes du Périgord-Agenais au printemps dernier, les joueurs du tandem LafonChaigne vont rencontrer des difficultés pour se qualifier ayant perdu à Laroque-Timbaut où d’autres ont gagné. Un effectif tournant, un manque d’agressivité, rien de grave ! Le président Eric Marchoux est un sage et ne redoute pas une possible descente tout en restant confiant. Le rugby à Lacapelle est avant tout un plaisir partagé sans argent qui circule : « Ça va se jouer sur les deux matchs chez nous face au Passage et à Saint-Astier. » LE QUEYRAN > La persévérance devrait payer Les hommes du président Jean-Marc Garin se sont profilés qualifiables, en prenant confiance depuis le début de la saison au fil des matchs. La récente victoire acquise sur Villeneuve à Buzet pourrait permettre aux Rouge et Noir de terminer dans les qualifiables. Trois réceptions et deux SOYAUX-ANGOULÊME > Le SA XV dans la cible Largement en tête de leur poule de Fédérale 2, les Charentais effectuent une remarquable saison. Dominateurs sur le pré, ils se sont remis en question en s’essayant récemment au lasergame. Les protégés du duo Gourdon-Lairle s’en sont apparemment sortis sans encombre. ROCHEFORT > Grandclaude en visite Le tout nouveau club des partenaires du SA rochefortais ont reçu récemment la visite de Jean-Philippe Grandclaude. Aussi à l’aise derrière un micro que sur le pré (même s’il est blessé en ce moment), l’international a su captiver son auditoire lors d’une conférence baptisée « Quand le rugby et les affaires s’entremêlent ». Page coordonnée par Gérard PIFFETEAU [email protected] 06.03.01.17.21 31 LUNDI 17 FÉVRIER 2014 - MIDI OLYMPIQUE Treize Actualité Résultats & Classements Super League Poule B - 2e journée 1 journée (14-16 février) re Bradford - Castelford Hull FC - Dragons catalans Hull KR - Leeds Salford - Wakefield Warrington - St Helens Widnes - London Broncos Wigan - Huddersfield Classement 1. Widnes 2. St Helens 3. Leeds 4. Castelford 5. Huddersfield 6. Salford 7. Hull FC 8. Dragons catalans 9. Wakefield 10. Wigan 11. Bradford 12. Hull KR 13. Warrington 14. London Broncos Palau - Baho Réalmont - Villeneuve/Lot 18-36 36-34 6-34 18-14 8-38 64-10 8-24 Pts 2 2 2 2 2 2 2 0 0 0 0 0 0 0 J. 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 G. 1 1 1 1 1 1 1 0 0 0 0 0 0 0 N. 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 P. 0 0 0 0 0 0 0 1 1 1 1 1 1 1 Classement 1. Villeneuve/Lot 2. Baho 3. Palau 4. Réalmont G.A. 54 30 28 18 16 4 2 -2 -4 -16 -18 -28 -30 -54 SUPER LEAGUE - HULL FC - DRAGONS CATALANS : 36-34 POUR LEUR PREMIER RENDEZ-VOUS DE LA SAISON, LES SANG ET OR ONT ÉTÉ BATTUS DE PEU ET ILS PEUVENT NOURRIR DES REGRETS. RÉVEILLÉS M ais que s’est-il passé dans les têtes et les guibolles des Perpignanais, entre la 40e et la 60e minute de jeu ? Réponse doublée : une incroyable baisse de régime et un étonnant strabisme, permettant aux locaux de combler leur retard, avant de dérouler à leur guise. Un coup de mou qui allait s’avérer fatal à des Catalans pourtant auteurs d’une première période sacrément autoritaire et bien léchée. Deux autres explications à leurs errements : un palpable manque de fraîcheur physique et surtout une organisation défensive encore en rodage. Pour la première cause, inutile d’aller chercher bien loin. Pris entre le marteau et l’enclume, le coach Laurent Frayssinous avait choisi lors du premier match préparatoire face à Londres d’aligner quasiment une équipe bis, histoire de conserver une jeunesse prometteuse sous cloche. Face à Widnes, c’est une formation type qui a eu enfin l’opportunité de répéter ses gammes. Alors, malgré des entraînements menés tambour battant depuis novembre, un seul match amical était-il réellement suffisant avant de se jeter dans le grand bain, pendant que Hull FC ferraillait contre Doncaster, Bradford, Hull KR et Featherstone ? La réponse est non ! Entre manque et de souffle, et par ricochet, de lucidité, Perpignan s’est tout bonnement fait hara-kiri. FAILLITE DES BUTEURS En effet, l’adversaire était incontestablement à portée de main. Mais pas de pied. Car s’il est vrai que Westerman, auteur d’un pathétique 2 sur 8 face aux perches n’a jamais été en mesure de ras- surer les siens, en face, Thomas Bosc n’a lui aussi guère brillé. Un petit 3 sur 7 et, surtout, cet incroyable raté à proximité des poteaux, qui aurait magnifié l’essai de Taia et surtout arraché un score d’équité (26-26, 69e). Après cet échec lourd de conséquences, « Bosco » aura encore la même opportunité au bout du crampon, après la dernière concrétisation visiteuse signé Escaré en bout de ligne. Une situation en tout cas plus délicate à négocier pour le buteur qui projettera finalement le cuir hors du cadre, délivrant ainsi définitivement les Black and White. Mais pas question de tirer à boulets rouges sur le demi de mêlée, auteur d’une prestation exemplaire dans la conduite du jeu, sur un plan défensif, et lors d’initiatives offensives au pied, avec notamment une 40-20 trouvée en tout début de rencontre et un amour de passe lobée pour Whithehead, plongeant victorieusement dans l’en-but. Classement 1. Carcassonne 2. Avignon 3. Lyon-Villeurbanne 4. Albi PAEA CONTRE PAEA Cela dit si les Dragons ont échoué au bord de la mer du Nord, là même ou ils avaient bouclé 2013 par un revers en phase finale (14-4), le public en a pris plein les mirettes avec quinze essais savamment construits. Et une confrontation aussi singulière que musclée avec notamment les frères samoans Paea, tous deux en tête de mêlée. Une configuration peu commune, avec Mickey coté local, transfuge de l’autre club de la ville, les Hull KR (28 ans, 1, 83 m pour 106 kg), et le visiteur Lopini, d’un an son aîné (1, 84 m pour 104 kg) taillé d’un même bois. Plus en vue, que le cadet, le pilier catalan s’est montré particulièrement percutant au ras du tenu, et son association avec l’expérimenté Jeff Lima aux avant-postes, laisse augurer de sacrés combats. Et celui qui attend les Dragons dimanche chez les Tigers de Castleford, ne devrait pas manquer de sauvagerie. ■ L’interview SYLVAIN HOULÈS - ENTRAÎNEUR DE TOULOUSE LE TO A BATTU LIMOUX (34-10) SAMEDI. AVEC DEUX VICTOIRES EN DEUX MATCHS, LES HAUT-GARONNAIS DOMINENT LA POULE DES AS ET ONT UN ŒIL SUR LA COUPE DE FRANCE. « Pas encore au maximum » Propos recueillis par Didier NAVARRE Votre formation a confirmé samedi face à Limoux sa précédente victoire aux dépens de l’entente Saint-Estève-XIII catalan. Que retenez-vous de cette performance ? Une satisfaction bien légitime puisqu’il y a moins de trois mois, Limoux était venu s’imposer au stade des Minimes. Cette fois, les cartes ont été redistribuées. C’est une nouvelle compétition. Le résultat de la précédente journée et la victoire à Saint-Estève nous ont mis en confiance pour préparer le match de ce week-end. Les Limouxins étaient de leur côté dans une période critique après leur revers face à Lézignan. Sur ce matchlà, nous avons dominé, marqué aux bons moments. Surtout, c’est une victoire qui nous met en confiance et en position favorable au classement de cette poule des As. Votre formation est invaincue depuis le 15 décembre, avec une série de sept matchs sans défaites soit cinq victoires et deux nuls. Comment l’expliquez-vous ? Il ne faut surtout pas s’emballer. Actuellement, nous sommes sur une série positive. Mais je ne cesse de le dire aux joueurs : nous n’avons rien gagné. Tout simplement, il y a l’effet du groupe. Ce dernier adhère aux projets de jeux proposés. Dans la victoire, des joueurs prennent confiance. C’est aussi une équipe qui vit bien hors et sur le terrain. C’est un groupe qui a également de la qualité et il n’est pas encore au maximum de ses qualités. Classement 1. Carpentras 2. Lescure-d'Albigeois 3. Saint-Gaudens 4. Tonneins Samedi, vous aurez la chance de recevoir Saint-Estève-XIII catalan en quart de finale de la Coupe de France. De bon augure ? La Coupe de France est une compétition qui nous intéresse. C’est un avantage de recevoir un adversaire de qualité. Nous avons eu la chance de nous imposer face à cette formation il y a moins d’une semaine (12-20). C’est un atout de préparer une rencontre après une série de victoires. Mais un match ne ressemble jamais à un autre. Samedi, les cartes vont être une nouvelle fois redistribuées. Saint-EstèveXIII catalan a également les arguments pour nous poser des problèmes. Cette semaine, nous devons nous remettre en question et oublier que nous avons vaincu cette équipe catalane il y a moins d’une semaine. Je fais confiance à son encadrement pour bien préparer ce quart de finale. ■ G. 2 1 1 0 N. 0 0 0 0 P. G.A. 0 56 1 28 1 -28 2 -56 Pts 4 3 3 3 J. 2 2 2 2 34-20 24-10 G. 1 1 1 1 N. 0 0 0 0 P. G.A. 1 2 1 7 1 -2 1 -7 Montpellier - Cavaillon 26-18 Toulouse Broncos - Villefranche-de-Rou. 36-12 Classement Pts 1. Cavaillon 4 2. Toulouse Broncos 4 3. Villefranche-de-Rou. 3 4. Montpellier 3 J. 2 2 2 2 G. 1 1 1 1 N. 0 0 0 0 P. G.A. 1 -3 1 19 1 -10 1 -6 PROCHAINE JOURNÉE (1er et 2 mars) > Villefranche-de-Rouergue - Cavaillon, Toulouse Broncos - Montpellier. En bref... COUPE DE FRANCE : LES QUARTS DE FINALE Ce week-end, le championnat se met entre parenthèses et fait place aux quarts de finale de la Coupe de France. Deux affiches mettront aux prises des clubs de l’Élite, celles opposant Toulouse à Saint-Estève-XIII catalan et Avignon à Limoux, pour ce qui sera la revanche de la dernière finale. Lyon Villeurbanne et Villegailhenc-Aragon tenteront l’exploit face à Carcassonne et Palau. Le programme > Samedi : Villegailhenc-Aragon - Palau, LyonVilleurbanne - Carcassonne (16 heures) ; Toulouse - Saint-Estève-XIII catalan (17 heures). Dimanche : Avignon Limoux (15 h 15). P. G.A. 0 32 0 29 2 -25 2 -36 PROCHAINE JOURNÉE (1er et 2 mars) > Lézignan - Toulouse, Limoux - Saint-EstèveXIII catalan. Toulouse Limoux J. 2 2 2 2 Poule E - 2e journée 35-18 34-10 N. 0 0 0 0 Pts 6 4 3 1 PROCHAINE JOURNÉE (1er et 2 mars) > Saint-Gaudens - Lescure, Carpentras Tonneins. Poule A - 2e journée G. 2 2 0 0 20-18 6-4 Carpentras - Lescure-d'Albigeois Tonneins - Saint-Gaudens ÉLite - 2e phase J. 2 2 2 2 P. G.A. 0 42 0 16 2 -26 2 -32 Poule D - 2e journée HULL FC Shaul ; Talanoa ; Crooks, Yeaman ; Lineham ; (o) Rankin, (m) Horne ; Westerman ; Ellis (cap), Whiting ; Carvell, Houghton, M. Paea. Entrés en jeu : Thompson, Bowden, Palea’aesina, Heremaia DRAGONS Escaré ; Oldfield ; Pomeroy, Millard ; Cardace ; (o) Pryce, (m) Bosc ; Mounis (cap) ; Taia, Whithehead ; Lima, Henderson, L. Paea Entrés en jeu : Fakir, Pelissier, Baitieri, Elima. Pts 6 6 1 1 N. 0 0 0 0 PROCHAINE JOURNÉE (1er et 2 mars) > Lyon-Villeurbanne - Carcassonne, Avignon Albi. À HULL - Vendredi 21 heures - Hull FC bat Dragons catalans 36-34 (12-16). Arbitre : M. Thaler. 7 000 spectateurs Classement 1. Toulouse XIII 2. Lézignan 3. Saint-Estève 4. Limoux G. 2 2 0 0 Carcassonne - Avignon Lyon-Villeurbanne - Albi 36 34 Lézignan - Saint-Estève Toulouse XIII - Limoux J. 2 2 2 2 Poule C - 2e journée Hull FC : 8E Whiting (24e), Yeaman (37e, 51e), Rankin (54e), Lineham (58e), Thompson (65 e ), Horne (66 e), Crooks (72 e) ; 2T Westerman (24e, 37e). Dragons catalans : 7E Cardace (12e, 29e, 75e), Whithehead (20e), Taia (69e, 79e), Escaré (78e) ; 3T Bosc (20e, 29e, 69e). DU PIED GAUCHE Par Alain BONNERIEZ Hull FC Dragons catalans Pts 6 6 1 1 PROCHAINE JOURNÉE (1er et 2 mars) > Baho - Villeneuve-sur-Lot, Réalmont - Palau. CE WEEK-END (2e journée) > Jeudi : Wakefield - Bradford (21 heures). Vendredi : Leeds - Warrington, St Helens Hull FC (21 heures). Samedi : LondresSalford (16 heures). Dimanche : Huddersfield - Hull KR (16 heures), Castleford - Dragons catalans (16 h 30). Il s’en est fallu de peu pour que les Dragons parviennent à accrocher les partenaires de Jordan Rankin. Mais les Anglais de Hull FC l’emportent de peu à l’arrivée, comme lors de la dernière phase finale. Photo DR 14-22 14-38 COUPE DU MONDE DES CLUBS : WIGAN A LA CONQUÊTE DU TITRE Samedi, à 8 heures locales, à l’Allianz Stadium de Sydney, Wigan (le vainqueur de la Super League) et les Roosters de Sydney vont disputer la finale de la Coupe du monde des clubs. Un trophée qui est pour l’heure propriété de Melbourne, vainqueur l’an dernier de Leeds (18-14). 34 10 À TOULOUSE - Samedi 17 heures Toulouse bat Limoux 34-10 (16-4). Arbitre : M. Ségura (Midi-Pyr.) - 2 206 spectateurs. Toulouse : 7E Vunakece (13e), Minga (24e, 27e), Moliner (48e), Kriouache (68e), White (76e, 79e) ; 3T Kheirallah (13e, 24e, 68e). Limoux : 2E Théresin (19e), Taylor (60e) ; 1T Murcia (60e). Carton jaune : Ferriol (65e). DRAGONS CATALANS : RACHID AHLALOU À HULL KR En désaccord avec le staff, le centre de l’équipe réserve des Dragons (23 ans), pourtant aux portes de l’équipe pro, devrait rejoindre les Robins de Hull KR cette semaine, où il retrouvera son excoéquipier, Kevin Larroyer. TOULOUSE Kheirallah ; Minga, Ader, Quintilla, White ; (o) Ford, (m) Gonzalez-Trique ; Goût ; Moliner, Planas (cap) ; Vunakece, K Bentley, Masselot. Entrés en jeu : Kriouache, Nies, Boyer, Couturier. LIMOUX Taylor ; Théresin, Peacok, Mayans, B Almarcha ; (o) Mc Guire, (m) Murcia (cap) ; Herold ; M Almarcha, Reffle ; Ferriol, Alberola, Temata. Entrés en jeu : Jewitt, Laurent, Teixido, Philippo. DRAGONS CATALANS (BIS) : UNE TRIBUNE PUIG-AUBERT Elle s’appellera Puig-Aubert. La nouvelle tribune qui devrait être érigée en 2015 à la place de la toute petite baptisée Guasch-Laborde portera le nom de Puig Aubert dit « Pipette », le meilleur arrière français de tous les temps. //" * * -70-17# $"2) "22)* * #!!!-1777 / * 1!-70-17# $"2) "22)* * #!!+-#!!% )) "**) /2) *2) * %) 0! ))2/ /) 2)"22) $"2) *" '2$ * ") )2 ) /" 2 & $"**/ /) 3 *2) ) "2 *2) 2**% 3"6) $)"**" / *$")/ /))6%" / /4 ""%) % 70%%00%7%71% ))2/ "22)* 3 2 1-0 $"2) $" /)/ )* "23* 2) 2 (/2* */ /" / 1 0 $"*/*% 7,%0%%#!%## / 3" )'%))2/ / %" ) 3 2 /25 / ") /2) ) $"2) * *" $)" /) 2)* * ")* 2 ")* /*% " / / 7,%#1%7%1%,!% 32 LUNDI 17 FÉVRIER 2014 - MIDI OLYMPIQUE Horizons Opinions Le Midol à la lettre Un rêve de grand chelem La chronique de la semaine Marcel RUFO - Denis LALANNE Jonathan BEST - Pierre VILLEPREUX Allez au stade, c’est bon pour le cœur ! S tade Mayol, le 15 février, 16 heures. Je suis aux populaires, ça va. Nous menons 9-0, c’est chaud, c’est bon. Je me sens décidément bien au stade ! D’autant que je pourrais presque vous le prescrire : une étude américaine (dans l’état de l’Ohio) a démontré que la solitude était un facteur aggravant pour la survenue de maladie cardio-vasculaire. Ils sont incroyables ces chercheurs, à prononcer de manière docte, scientifique, des évidences : il vaut mieux être entouré, aimé, soutenu que seul, abandonné, sans relations humaines. Au chaud, dans les tribunes, on se sent bien. On critiquera aussi le jeu stéréotypé de la majorité des numéros 8 du Top 14. Ils vont systématiquement rentrer droit dans le chou du malheureux trois-quarts centre adverse ; on est finalement surpris quand le troisième ligne centre fait une passe, tape à suivre ou évite l’adversaire. J’ai vu l’autre jour un troisième ligne vieillissant ne faire que ça, comme si la percussion remplaçait la pénétration. Rien à voir avec les capacités de pénétrabilité de Picamoles qui passe dans un trou de souris, se relève et recommence, qui passe et qui progresse… rappelezvous l’essai contre l’Italie. Je trouve ces propos décidément trop érotiques. Avec les grandes manifestations actuelles sur les valeurs et la crainte de la nudité, je ne voudrais pas être accusé de prosélytisme sur une thématique par certains aspects trop sexués. Tiens, je vais prendre ma tension artérielle, mais seulement à la fin du match car cette maladie due à la rouille de notre réseau vasculaire, due à l’âge et aux excès commis, était je crois déjà présente chez moi enfant comme si le précurseur était une tension affective. On sait aussi que le moral normalise les paramètres physiologiques de notre corps. Qu’est-ce qu’on se sent bien lorsque l’on se dirige vers le stade alors qu’apparaissent les souvenirs d’antan. Le pendant, le match, nous y sommes. Mais nous anticipons déjà sur la 3e mi-temps où l’on va discuter, s’opposer et s’enrichir des visions diverses de nos amis. Un vrai sentiment de temps vécus partagés. Il y a aussi les débats interminables, tel le conflit entre FFR et LNR. Qui est le patron ? Qui est le décideur ? Celui qui paie ou celui qui permet d’être présent au sein de la représentation nationale ? C’est vrai que dans un monde où l’argent, l’économie sont les moteurs on est un peu loin de la fierté de la première cape d’international. Croyez-vous qu’un jour prochain il faudra majorer le salaire pour chanter la Marseillaise ? Les patrons sont les clubs puisque 24 joueurs sur 30 ont été inscrits sur la feuille de match, contre l’avis de la Fédé et que, en outre, Jules Plisson et Pascal Papé ont dû poser des jours de congé pour ne pas y être. Pourquoi continue-t-on à faire semblant ? Mes collègues chroniqueurs protestent toutes les semaines contre la fin de la notion de famille du rugby. Exit notre sentiment de fraternité que, pourtant, je perçois si fort en ce moment, au cœur des populaires de Mayol. Mais sans doute suis-je « incompétent », sans que bien sûr cela ne soit une « insulte ». Pour en revenir un peu à notre entraîneur, il fait réapparaître très fort la notion d’argent. On serait donc plus compétent en étant plus payé. J’espère que les infirmières bénéficieront de ses propos, les enseignants, les fonctionnaires tiens ! Et tous les ouvriers, les paysans. Il nous propose, « Bernie », 15 000 euros par mois pour les arbitres, c’est sûr qu’ils sont maintenant tous ses amis. Je crois que je vais maintenant rencontrer des garçons et des filles qui, plutôt que de jouer au rugby, vont vouloir arbitrer. En effet, les parents les engageront vers ce métier où l’on gagnerait trois fois plus qu’un Préfet de la République, trois fois plus qu’un professeur des universités et même plus qu’un secrétaire d’État. Je vous quitte, la deuxième mi-temps commence et, pour l’instant, notre défense est une véritable ligne Maginot. Qu’est-ce que je raconte ! C’est pas moderne, la Grande Guerre. Incompétent, je vous dis ! ■ D’abord, bravo au XV de France deux matchs deux victoires dans le Tournoi des 6 Nations, peut-être peut-on rêver de grand chelem ? D’autre part, je pense qu’il ne faut pas changer la charnière PlissonDoussain qui me semble la bonne. De plus, la non participation des internationaux à la prochaine journée de Top 14 me semble juste. La saison de Super League de rugby à XIII va démarrer ce week-end. J’espère que les Dragons catalans vont faire une bonne saison et finir dans le top 4 et ainsi éviter la relégation puisque c’est le retour des montées et descentes dans ce championnat. Éric MOINE email Débriefing Décidément, on n’en a jamais fini avec nos arbitres du Top 14. Mon constat général est le suivant : premièrement, les arbitres sont tous des prétentieux. Ils parlent aux joueurs de façon puérile. Un maître d’école parle mieux à ses élèves dans la cour de récréation. Ensuite, les arbitres sont incohérents : la même action n’est pas sifflée suivant que l’on reçoit ou que l’on est visiteur. Les pénalités sont en général en faveur de l’équipe qui reçoit. C’est approximativement du 55 %-45 %. En face, on a les joueurs qui font des fautes, beaucoup de fautes, qui parlent, qui rouspètent, qui en viennent aux mains quelquefois. Sur le banc de touche, il y a les entraîneurs qui vocifèrent contre l’arbitre, alors qu’ils doivent déjà s’occuper de quinze joueurs. Et il y a de plus en plus souvent des excès qui sont réprimés par la Commission de discipline. En cas de grosse contestation, il vaudrait mieux désamorcer le conflit très rapidement. C’est pourquoi je fais la proposition suivante : après le match on fait débriefing avec l’arbitre du match, les deux arbitres de touche et le superviseur de la rencontre. Pour chaque équipe, un entraîneur, le capitaine, un avant et un arrière. On a le droit de se dire des choses sachant que l’on reste entre gentlemen. Ce débriefing dure quinze à vingt minutes maxi. Peut-être éviterait-on certaines déclarations tempétueuses. Mais qu’en pense le directeur des arbitres français ? J.-C. PERNETTE email Où va le rugby ? Je suis un simple fan de l’ASM et du beau jeu, et après le match (à Grenoble), pour une fois, je ne ressors pas frustré, du tout, tellement j’ai trouvé cet arbitrage risible à souhait ! Comment peut-on résoudre ce problème de l’arbitrage en France ? Le niveau de jeu de l’équipe de France n’est-il pas impacté par ces règles absurdes ou les équipes qui défendent sont moins pénalisées que celles qui créent du jeu ? Sans parler du problème de cet arbitre, je n’ose imaginer la réaction des publics à Hold-up à la Saint-Valentin Monsieur Cardona (aidé de son acolyte à la vidéo) a choisi l’élu de son cœur en ce jour de la Saint-Valentin : Grenoble. Alors incompétence ou malhonnêteté ? Un tel aveuglement relève-t-il de la partialité, d’un manque de courage ou de l’obligation de s’équiper d’une canne blanche ? Des « oublis » préjudiciables (fautes non sifflées au moment où Nalaga s’échappe amenant l’essai des locaux, essai refusé à Stanley et double bourdes avec l’exclusion de Lee, en-avant volontaires…) Que dire de la magnifique action finale des Jaune et Bleu non récompensée d’un quelconque avantage alors que les Rouge et Bleu accumulaient les fautes ? Honte, oui honte au corps arbitral qui a bafoué une fois de plus, de façon parfaite, non seulement les valeurs du rugby mais qui annihile le bon travail d’une ASM souveraine et distribue généreusement quatre points joliment immérités à Grenoble au détriment des ses poursuivants au classement. Je tiens à rendre hommage au club auvergnat pour son self-control et son fairplay, en totale adéquation avec les valeurs du rugby si chères à nos dirigeants français. Mais il serait grand temps que les arbitres n’en abusent plus comme l’a fait monsieur Cardona. « Qui ne dit mot consent » n’est pas la vérité et certainement pas celle de l’ASM. À méditer. Dominique LEONI - email son encontre sur ses prochaines prestations. Que dire de ses prochaines visites à Toulon et Clermont ? Que dire des clubs qui sont au contact de Grenoble au classement et qui […] ont tout simplement perdu de précieux points par la seule volonté d’un arbitre ? Je n’ose imaginer Toulouse privé d’une place dans les six, grâce ou à cause, c’est selon…. du classement de Grenoble ! Où va le rugby ? Philippe VIDAL email Formule magique La formule magique du championnat existe… Elle permet de privilégier l’équipe de France, de diminuer le nombre de matches joués, et donc les risques de blessure ; de mettre fin aux doublons qui faussent complètement la compétition, y compris pour ceux se battent pour la relégation ; d’augmenter le nombre de clubs participants et d’évangéliser rugbystiquement de nouvelles terres ; et d’introduire une nouveauté… Comment ? Un Top 12, avec deux poules de six, qui s’affrontent en dixhuit matchs aller-retour. Le premier de chaque poule serait qualifié directement pour les demies, le deuxième recevant le troisième de l’autre poule en barrages. Huit matchs à jouer en moins… Les trente joueurs seraient mis à disposition de l’équipe de France pour tout le Tournoi. Et pendant les 6 Nations ? Une nouveauté, une Coupe de France dont le vainqueur aura droit à une place européenne. Quatre poules de cinq, donc quatre matchs (deux à domicile, deux à l’extérieur), puis demie et finale. Cela permettrait de faire jouer les jeunes, sans enjeu paralysant, donc on peut l’espérer avec enfin du panache. Un inconvénient ? La fameuse « lisibilité » pour les sponsors ? Je pense que cette formule est plus lisible que le Top 14 actuel, pollué par les doublons… René SANZ DE ARENA email Fleuron de suffisance Honte au rugby français, à ses dirigeants immobiles et à la confrérie SU«OªYHPHQWWRXWHVOHVVHPDLQHV+RUVMDQYLHUMXLOOHWHWDR½W 9HUVLRQQXP«ULTXHGLVSRQLEOHVXU60$573+21(7$%/(77(HW25'Ζ1$7(85 /(1805Ζ48(&ȇ(67 TOUT MIDOL EN 3OXVGHSKRWRVHWYLG«RVH[FOXVLYHV NUMÉRIQUE /HMRXUQDOGLVSRQLEOHODYHLOOHDXVRLUGHVDVRUWLH Abonnements numérique ou papier, rendez-vous sur : http://abonnement.midi-olympique.fr Félix Mayol, les mains sur les hanches, écoute les clameurs qui montent au-dessus du stade. Le brin de muguet a légèrement fané à sa boutonnière. Il ne reconnaît plus son immortel. « Viens poupoule » soudainement mu dans un sonore « Pars Kockott ». D’ailleurs, il ne retrouve pas grand-chose de son enceinte fétiche. Les fils de Besagne, fadas et autres mordus ne chantent plus mais sifflent, châtiant ainsi l’impétrant qui a osé refuser l’offre d’achat de l’entreprise Moumou and Bernie. Les ultras sont libéraux, les percées boursières, les regroupements financiers, les tirs au but placés… Le tout légèrement mâtiné d’un vaporeux sarkoblues. Le rugby fait sa trouée capitalistique en déchirant l’enveloppe. Clermont surveille sa tenue de route, Castres s’auto-médicamente, Toulon se construit dans sa bulle pendant que le Racing-Metro travaille son placement. Le terroir est définitivement remisé au fond du tiroir. Le modèle économique fait les cent pas sur le podium à coups d’accessoires cinq étoiles. Le défilé traîne en longueur. Il faut accélérer la cadence, désintégrer le système. Alors Mourad invente le rugbuzz. Sorties médiatiques saillantes, mots distillés dans une chronicité calculée. Piqûres et rappels. Utilisation maîtrisée de tous les appareillages de la communication instantanée. Les questions sont souvent bonnes, mais l’emballage agaçant. L’encre élargissant sa tâche sur le buvard du pouvoir. Il faut certes dépoussiérer les conservatismes, faire sortir de la piste les vieux danseurs. Mais avec une certaine forme de délicatesse. Pas facile de passer du twist au tweet. Jean-Claude BARENS Fouquebrune (16) Les instances sont mal... Quel merdier ! Non, juste une honte pour le sport, les supporters et les gamins des clubs. On pouvait critiquer le monde du foot, les instances dirigeantes du rugby français sont pas mal non plus. Les doublons, la mise à disposition des internationaux, les blessures de ces mêmes personnes, un sélectionneur un peu, voire beaucoup, rêveur, la Coupe d’Europe, les droits TV, les fameuses ventes de billets de la FFR sous le manteau, ce n’est pas une nouveauté d’aujourd’hui. Les propos sur l’arbitrage (Monsieur Laporte et compagnie). C’est sûr, on n’entend pas Monsieur Camou, cet homme discret comme vous le dites si bien. C’est bien dommage… Des présidents de club qui tirent à boulet rouge sur le système archaïque du rugby français (ce sont quasiment tous aujourd’hui des chefs d’entreprise, heureusement). À propos du sélectionneur, je cite M. Saint-André : «nous prendrons les hommes en forme du moment». A-t-il la télévision, ce Monsieur ? Messieurs Parra et Trinh-Duc n’ont pas l’air trop mauvais depuis quelques week-ends, cela n’engage que moi... Et combien de sélections à leur actif ensemble ? Arnaud DERET email OFFRE D’ABONNEMENT ENTREZ DANS L’ÈRE NUMÉRIQUE 8QWDULIDYDQWDJHX[ de ses arbitres dont M. Cardona reste le plus beau fleuron. Fleuron de suffisance, de parti pris, d’incompétence au minimum ; qui au mieux, vendredi soir, a fait éclater de rire la France du rugby (je parle là des spectateurs avertis, des observateurs neutres, non des ayant-droits et des tartuffes…). Par l’accumulation de ses décisions et de ses non décisions orientées et partiales, il a prouvé qu’il était possible d’influer sur le déroulement d’une partie et d’en modifier l’issue. Il (lui et son staff touche vidéo) a vu ce qui n’était pas répréhensible, en enfonçant le clou (essai refusé à Stanley plus carton jaune de Lee…) et n’a pas vu ce qui a sauté aux yeux des spectateurs (balayage dangereux de l’ailier sur l’essai de Malzieu, multiples hors jeux non sifflés sur la percée de Nalaga et lors de la séquence finale face aux poteaux et devant ses yeux). Ces actes manqués ou délibérés sont une prime offerte au rugby minimaliste qui, conjugué à l’incompétence du directeur de jeu, valide ce non rugby en le faisant gagner. Ce type d’arbitre n’est pas au service du jeu, c’est le jeu qui est à son service. Dès lors, tout est acceptable, y compris cette parodie d’arbitrage dont le rugby tout entier ferait bien dénoncer les effets dévastateurs. Car enfin, demain, qui voudra pratiquer, regarder, développer un tel spectacle même gagnant ? Quel jeu en équipe de France si ces habitudes minimalistes mais victorieuses du Top 14 s’ancraient ? Pénaliser systématiquement l’équipe qui fait le jeu et donc prend des risques est destructeur en termes de morale et de lisibilité surtout si dans le même temps, on laisse tout faire à celle qui ne fait que défendre. Voilà le mal qui est fait par certains au jeu de rugby. Nos décideurs s’en rendent-ils seulement compte ? Rien de pire que l’indifférence de tous face à ce véritable scandale. Michel ROUSSEAU email Le rugbuzz… LUNDI + VENDREDI + MAGAZINE(1) Ȝ /HHU PRLV 38Ζ6Ȝ 3$502Ζ6 Horizons Portrait 33 LUNDI 17 FÉVRIER 2014 - MIDI OLYMPIQUE Digest... Photo Diarmid Courrège Né le : 2 juillet 1990 à Romans-sur-Isère (Drôme) Mensurations : 1,90 m, 99 kg Surnom : Mammouth Poste : arrière Clubs successifs : Romans (2006-2007), Bourgoin (2007-2011), RacingMetro (2011-2013), Brive (depuis 2013). Sélections nationales : équipes de France moins de 18 ans, moins de 19 ans, équipe de France à VII Palmarès : champion d’Europe moins de 18 ans. GAËTAN GERMAIN - ARRIÈRE DE BRIVE ACTUEL MEILLEUR RÉALISATEUR DU TOP 14, LE BUTEUR DU CABCL EST ARRIVÉ AU RUGBY SUR LE TARD. APRÈS ÊTRE PASSÉ PRÈS D’UNE CARRIÈRE PROFESSIONNELLE DANS LE FOOTBALL. SPORT AVEC LEQUEL IL N’A JAMAIS VRAIMENT DÉCROCHÉ… I SO FOOT Par Jérémy FADAT, envoyé spécial [email protected] l est Jiff, a 23 ans et s’est imposé buteur numéro un de son club alors qu’il ne comptait pas trente matchs de Top 14. Déjà un événement. Mais qu’il devance les James, Wilkinson, Hook, Sexton ou Kockott au classement des réalisateurs le propulse au rang d’exception. Gaëtan Germain, comble du paradoxe. Artilleur le plus efficace de France sept ans après avoir signé sa première licence ovale. À 15 ans, le Briviste poussait aux portes de centres de formation professionnels. Mais en football. « J’ai commencé à 6 ans et y ai joué jusqu’à 16 ans, explique-t-il. D’abord dans mon village à Mours-Saint-Eusèbe, dans la Drôme, avant d’aller à Valence où j’ai évolué au meilleur niveau, notamment en 14 ans nationaux. » Freiné par une fracture de la malléole au moment où son club réussit le « double-exploit » d’accéder à la Ligue 2 en même temps qu’il dépose le bilan, l’ado ne renonce pas à son rêve. « Je n’avais pas retrouvé toutes mes aptitudes mais j’ai passé les tests à Lyon, Nice et Grenoble. Ils n’ont pas donné suite. » Gaëtan GERMAIN Virage d’un destin hors du commun. Arrière de Brive Le tout en accéléré. « Je me suis rendu compte qu’il était difficile de percer. Quand j’étais petit, mon père jouait au rugby à Romans (où il a côtoyé Philippe Saint-André avec qui il est resté ami, N.D.L.R.) et j’ai baigné dans ce monde. Je me suis dit : pourquoi pas essayer ? Juste dans l’optique de changer d’air. Tout s’est enchaîné. Lors de ma première saison à Romans en cadets, je suis repéré par Bourgoin, où je m’engage, et à la fin de cette même saison, je pars en tournée avec l’équipe de France moins de 18 ans en Amérique du Sud. » Une poignée de mois et les Bleus au bout du chemin. La voie est tracée. « C’est marrant. Je voulais devenir footballeur pro et n’y suis pas arrivé. Je voulais faire du rugby pour le plaisir et je suis pro. » LES MATCHS DE LORIENT ET LES PARIS AVEC GODIGNON Pourtant, Germain n’en a jamais vraiment fini avec le ballon rond : « Je n’ai pas décroché. » Pas seulement car il « adore taper dans le ballon » comme il l’a soufflé lors de sa première interview en direct à la télévision, après un succès avec le Racing-Metro à Castres en octobre 2011. Son ex-coéquipier Jonathan Wisniewski se marre : « C’était l’une de ses premières titularisations et il avait «enquillé» alors que personne ne le connaissait. Les gens se disaient : « C’est qui cet arrière ? ». Il était un peu stressé quand la télé est venue le voir et à la question « À quoi pensez-vous quand vous posez le ballon ? », il a eu cette réponse restée mythique : « A rien. J’adore taper dans le ballon. » On en a rigolé pendant un moment. » Notamment lors des « soirées Ligue des Champions » dans la capitale, organisées avec Fall ou Dumoulin… Car Germain reste un mordu de foot. « Je suis l’équipe de France, la Champion’s league et la Ligue 1. Surtout les matchs de Lorient. » N’allez pas chercher d’improbables racines bretonnes. Son meilleur ami d’enfance, Baptiste Reynet, est juste le gardien remplaçant de cette équipe. Il retrace leur parcours commun : « Mon premier souvenir avec Gaëtan, c’est à l’âge de 5 ans lors d’une finale de Groupe B, quand nos pères jouaient à Romans. On était à l’école ensemble, puis on a commencé le foot et gagné plein de coupes avec Mours avant de partir en même temps à Valence à 12 ans. Lui était défenseur central et moi gardien. C’était mon soldat, un excellent joueur. Physiquement, il était au-dessus du lot, propre et possédait déjà une belle touche de balle. Il aurait pu réussir dans « Le foot m’a aidé dans les déplacements, l’anticipation et le jeu au pied. Un défenseur central se doit d’avoir une bonne vision du jeu, comme un arrière. le foot. » C’est en cela que Germain demeure l’archétype du « pousse-boulette » parmi les rugbymen. Ses forces y trouvent leur terreau. Sa tendance à brûler les étapes aussi. Il détaille : « Le foot m’a aidé dans les déplacements, l’anticipation et le jeu au pied. Un défenseur central se doit d’avoir une bonne vision du jeu, comme un arrière. Et ça m’a servi dans la technique de frappe. Je n’ai pas modifié mon geste. Je prends le ballon sur le côté, le fauche. Dès mon premier match de rugby, je butais. » L’entraîneur en chef de Brive, Nicolas Godignon, ressent encore cette aisance : « C’est un mec qui lève toujours la tête, qui a un pied phénoménal et surtout une frappe hyper naturelle, propre au footballeur. » Wisniewski confirme : « Cela lui permet de ne pas se poser de question. Son geste est fluide et comme un « footeux » qui peut enchaîner trente centres d’affilée, lui met le ballon sur le tee et s’exécute de manière détachée. Il n’a rien à voir avec Teulet ou Wilkinson qui sont très robotisés. » Conseillé au départ par Claude Mignacabal, aujourd’hui spécialiste des buteurs de Grenoble, puis suivi par Simon Mannix et Gonzalo Quesada au Racing, deux spécialistes du domaine, il n’a jamais vraiment eu à travailler sa méthode. « Gonzalo m’a observé et dit de rester sur mon geste. Il m’a davantage aidé sur la visualisation et le relâchement. » Il en tire à ce jour les bénéfices. « Être en tête du classement des réalisateurs n’était pas un objectif en début de saison. Maintenant, je l’apprécierais si on se maintient. » Une aubaine pour Godignon, qui a choisi de concilier les deux ambitions. D’abord en promettant un repas à son protégé s’il passait vingt pénalités d’affilée. Heureusement pour le portefeuille du manager, il s’est contenté d’un dix-huit sur dix-neuf. « Au départ, il a vite été au cinquième ou sixième rang du classement, puis est monté petit à petit, dévoile Godignon. C’est devenu un petit jeu entre nous. Je lui glissais des « Si ce weekend, tu mets tant de points, tu passes devant untel » ou « entrer dans les quatre premiers, c’est douze points samedi ». Jusqu’au jour où, avant la réception de Baptiste REYNET Montpellier (le 4 janvier), je lui Gardien de but de Lorient et ami ai dit : « avec neuf points, tu peux d’enfance de Gaëtan Germain passer premier. » » Il en mettra quinze pour déloger Pierre Bernard… alors ménagé avec l’UBB. Apogée de l’idylle entre le joueur et le club briviste. Arrivé de Bourgoin au Racing-Metro en 2011 - « J’ai profité du Mondial pour avoir pas mal de temps de jeu » -, il traverse une deuxième saison décevante avant, en juillet, de partir en Corrèze en prêt. Entre politique de recrutement démesurée en Ile-de-France et relance économique du CABCL, chacun y trouve son compte : Germain a été libéré de son contrat par Jacky Lorenzetti et s’est engagé pour les deux prochaines saisons à Brive. « On a toujours dit que ce serait cool de se retrouver à Mours. Mais moi, fini le poste de gardien. Je jouerai devant. » « LES LUNDIS, JE SUIS EN ATTAQUE » Deux prochaines années à mettre à profit pour changer de dimension. Germain, homme pressé, prêt pour le summum ? « Il a la qualité de pied du très haut niveau, en termes de longueur et d’alternance, pose Godignon. Ce serait une garantie pour la scène internationale mais il lui manque encore à progresser sur les attitudes au contact et la gestuelle. Ce sera le point déterminant pour lui afin de passer au-dessus. » Revers du passé footballistique. Germain lucide : « Au départ, les contacts étaient nouveaux pour moi. J’ai vite ressenti mes lacunes techniques et, depuis, j’essaye de les combler, aussi sur des choses comme le travail de passes ou la gestion des quatre contre trois. » Et de poursuivre dans une boutade : « Pendant seize ans, je n’avais pas le droit de toucher le ballon avec les mains. Il faut que je me rattrape. » Ceci pour sortir du carcan dans lequel certains l’enferment. Lui refuse : « Je suis conscient que le cliché de l’arrière buteur classique me poursuit. C’est une image. À moi de la faire évoluer. Je regarde les performances de Dulin et Bonneval, qui relancent beaucoup, et m’en inspire. Dès que j’ai l’opportunité, je remonte les ballons. Je veux étoffer mon jeu et pense en avoir le potentiel. » Ce dont Godignon ne doute pas : « On ne peut pas le restreindre au rôle de buteur. Il a une vraie envie de relancer. Comme au foot, il possède des petits appuis et cette capacité à démarrer d’un coup. C’est un faux-lent qui atteint les cent kilos. Il peut tout faire et transpercer les défenses. » Signe de l’évolution, ses deux premiers essais inscrits en Top 14 cette saison. « Je suis content que ce soit avec Brive », sourit son entraîneur. Tout comme il est content d’avoir le privilège de choisir la composition de son équipe lors du traditionnel « foot de récupération » organisé chaque lundi. « Je le prends toujours en premier », rigole le coach. « Je m’éclate à faire ces parties de foot », se contente Germain. Peut-être histoire de s’entretenir avant son dernier défi sportif : « À la fin de ma carrière, j’aimerais rejouer au foot avec tous mes potes dans notre village, en excellence (division départementale). » Reynet, le partenaire d’enfance, sera de la dernière virée : « On a toujours dit que ce serait cool de se retrouver à Mours. Mais moi, fini le poste de gardien. Je jouerai devant. » Et Germain de conclure : « Je serai aussi en attaque désormais. Les lundis, je suis à chaque fois en attaque. » Le métier de scoreur, on y prend goût. ■ 34 Horizons Technique 1 Bienvenue dans l’enfer d’un ruck de Coupe d’Europe… Arrivés à quelques mètres de la ligne d’en-but des Gallois des Scarlets, les Clermontois de Nathan Hines (ici avec le ballon) doivent encore accomplir le plus dur : franchir les derniers mètres gardés par un rideau défensif particulièrement serré et agressif. Photos M. O. - B. G. LUNDI 17 FÉVRIER 2014 - MIDI OLYMPIQUE 2 Dans ces conditions, la simple force ne suffit plus pour vaincre et une petite dose de vice est nécessaire pour gagner ces précieux mètres, ou empêcher l’adversaire de le faire. Jambes qui traînent, joueurs qui tardent à se dégager de la zone de ruck, empoignades furtives entre joueurs non porteurs de balle, sont autant d’outils utiles à fragiliser un rideau à première vue imperméable.. 3 Au niveau international, où la vitesse de réorganisation défensive est fondamentale, le moindre déséquilibre créé par un adversaire peut s’avérer fatal. DANS LES ZONES PROCHES DE L’EN-BUT, LES ACTES D’ANTIJEU EFFECTUÉS AU-DELÀ DU BALLON SE MULTIPLIENT. AU POINT DE VOIR LES ARBITRES DU TOP 14 SENSIBILISÉS CETTE SEMAINE. PETITS TOURS DE VICES PRÈS DE L’EN-BUT I Par Nicolas ZANARDI [email protected] l est un sport, pratiqué par des joueurs surprotéinés, où se dispute un ballon de forme ovoïde. Un sport où il s’agit de franchir, ballon en main, une ligne blanche. Un sport où, lorsque ledit ballon se retrouve bloqué à un petit mètre de ladite ligne, les actions de jeu ressemblent à une foire d’empoigne. Un sport où le but consiste alors, pour le porteur du ballon, à se frayer un chemin grâce aux espaces créés devant lui par ses partenaires. Ce sport, c’est le football américain, n’est-ce pas ? En théorie oui, bien sûr. Le problème, c’est que saison après saison, semaine après semaine, le rugby ressemble de plus en plus à son ersatz. C’est d’ailleurs à ce sujet que les arbitres du Top 14 ont été sensibilisés la semaine dernière, après les nombreux clips vidéo reçus par leur patron Didier Mené ces derniers temps pour dénon- cer ces pratiques. Des attitudes qui font ressurgir, dans un coin de notre mémoire, le vieil aphorisme de Jean-Pierre Rives : « Mieux vaut être horsjeu que hors du jeu… » Et à ce titre, chaque équipe a son spécialiste : Bakkies Botha à Toulon, Nathan Hines à Clermont, Pascal Papé au Stade français et on en passe… EFFET D’ACCORDÉON De quoi s’agit-il, en pratique ? Oh, de pas grandchose. D’un joueur retenu par le pied ou par le maillot au détour d’un ruck, de façon à l’empêcher de monter au diapason de ses partenaires. D’un déblayage poussé largement au-delà du partenaire plaqué, afin de créer une « dépression » (cf. lexique ci dessous) dans l’axe et de permettre d’enchaîner le jeu via un pick and go. D’un plaquage sur joueur sans ballon, sous couvert de déblayage… Une litanie d’actions qui peut paraître des fautes énormes, racontées de la sorte mais passent en pratique à l’as sur un terrain, l’arbitre central concentrant son attention autour du ballon et non pas au-delà, quand les arbitres de touche répugnent à intervenir dans ces zones décisives. Voilà pourquoi, dans ces zones, certains joueurs se permettent tout, ou presque. Ce que ces derniers ne se gênent pas pour admettre, sous couvert d’anonymat… « Lorsque l’on se retrouve très près de la ligne, marquer devient très difficile. Parce que la défense n’est plus que sur un rideau et défend sur sa ligne, ce qui lui permet de gagner quelques centimètres par rapport à des phases de jeu qui se dérouleraient plus loin sur le terrain. C’est pourquoi, en attaque, on cherche à réduire cette inégalité en perturbant la ligne de défense. Retenir un maillot même une seconde peut suffire à créer un intervalle et même si on ne parvient pas à l’exploiter tout de suite, il peut se produire un « effet d’accordéon » qui provoque d’autres espaces plus loin… L’avantage, c’est que les arbitres regardent très peu ce genre de geste, hormis sur les arbitrages vidéo. Mais comme souvent ils peuvent paraître minimes, généralement, cela passe… » QUELLES SOLUTIONS ? Quelles solutions, alors, pour la défense ? La tactique du « bourre-pif » à l’ancienne expérimenté par Sébastien Chabal sur Marc Giraud voilà quelques semaines, bien qu’efficace, n’est évidemment pas à recommander. Alors, on fait comme on peut. « On se débat, on ressemble parfois à des sémaphores, sourit notre interlocuteur. Mais dès que l’on sent un bras ou une main se poser sur soi, il faut tout faire pour l’en détacher avant que le ballon ne soit sorti. D’où ce qui peut passer parfois pour des gestes d’humeur aux yeux du public mais qui sont nécessaires. Le rugby est un sport de combat, quand même. On dit souvent que le jeu sans ballon est essentiel en rugby et bien cela est une forme de jeu sans ballon, en défense comme en attaque. » À chacun ses gestes décisifs, fussent-ils légaux ou pas. Après tout, tant que l’on n’est pas sifflé, on n’est pas fautif… ■ L’œil de... Lexique DIDIER MÉNÉ - PRÉSIDENT DE LA COMMISSION CENTRALE DES ARBITRES « La vidéo est dissuasive » Propos recueillis par Simon VALZER [email protected] Les arbitres étaient réunis mardi et mercredi dernier à Marcoussis. Ces gestes d’antijeu ont-ils été évoqués ? Oui, au même titre que bien d’autres sujets. Cette partie de l’échange a notamment porté sur le déblayage, en posant cette question : jusqu’où doit-il aller ? Aujourd’hui, on voit des joueurs attraper un adversaire trois à quatre mètres au-delà du ruck, ce qui est inacceptable. Nous avons toujours dit la même chose : un soutien est autorisé à faire deux pas : un pour enjamber et un autre pour aller au contact. Au-delà, c’est pénalisable. Ça, c’est le premier critère. Le deuxième, c’est la convergence des soutiens. Les joueurs qui déblayent doivent le faire en pas- sant par l’axe du ruck et non par le côté. Il y a une dizaine d’années, ce deuxième critère n’était jamais respecté, ce qui donnait lieu à une véritable « guerre des étoiles », à laquelle nous avons mis un terme. L’évocation du sujet la semaine dernière à la réunion des arbitres signifie-t-elle qu’on assiste à une recrudescence de ces gestes d’antijeu ? Non… Vous savez, le jeu sans ballon a toujours existé. Je pense tout simplement qu’avec l’utilisation massive de la vidéo, tant par les équipes que par les arbitres, ces gestes deviennent plus visibles. Il faut donc y apporter une vigilance particulière. Mais je ne pense pas que l’on puisse aller plus loin dans la règle : pour le faire, il faudrait ajouter une mesure, ou un métrage pour chaque déblayage. Mais cela deviendrait inarbitrable. Certaines équipes du Top 14 sont stigmatisées. Pensez-vous que ces gestes sont le fruit d’une stratégie délibérément mise en place ? Aujourd’hui, plus rien n’est le fruit du hasard. Toutes les équipes travaillent avec la vidéo et vont jusqu’à la limite de la règle. Mais c’est aussi le charme du rugby et le charme de l’arbitrage de ce jeu : c’est qu’il laisse une part à l’interprétation. À la différence du football par exemple, où tout est blanc ou noir. Selon vous, à qui incombe la responsabilité de siffler ce genre de fautes : à l’arbitre central ou aux juges de touche ? Indiscutablement à l’arbitre central. C’est lui qui est dans la fournaise et qui est le plus à même de siffler ces fautes. L’arbitre vidéo peut également, s’il a un doute, le signifier à l’arbitre central. En ce sens, l’outil vidéo est dissuasif. ■ DÉPRESSION : Le rugby ressemble bien souvent à une leçon de physique. Pour s’en convaincre, il suffit d’observer à quel point le vocabulaire utilisé pour évoquer un système défensif emprunte au champ lexical de la mécanique des fluides ou à celui de l’aéronautique : il y est question de « pression », « d’équilibre », de « glissement » et même de « dépression ». Alors, qu’est ce qu’une dépression dans une défense ? Tout simplement un trou, comme l’est une dépression d’air. Au près, celle-ci peut s’avérer fatale pour l’équipe qui défend, puisqu’il est bien connu que la zone autour du ruck est celle qu’il faut reconstituer en priorité, du fait de sa proximité avec le ballon. Mais par un déblayage appuyé, un replacement défensif tardif, une jambe qui traîne, une faille a vite fait d’être créée… S. V. ■ Horizons Rencontre 35 LUNDI 17 FÉVRIER 2014 - MIDI OLYMPIQUE Digest... Né le : 13 janvier 1990 à Auch (32) Surnom : Gwen Poste : pilier Sélections: Armagnac-Bigorre (Minime) Clubs successifs : Trie-sur-Baïse (2000-2006), Lannemezan (2006-2010) tiennent ses cervicales également. Désormais indissociables de son corps, il les a comme apprivoisées. « J’arrive un peu à bouger les jambes mais je sais que je ne remarcherai jamais. » Son jugement est fait, définitif. Il n’a plus d’illusions en ce qui concerne son devenir rugbystique. Mais comment ne plus espérer ? Comment ne pas être nostalgique de son ancien corps ? Gwen voit les choses autrement. Fataliste. « Mon grand-père est paraplégique depuis maintenant 24 ans », avoue-t-il comme pour montrer un signe du destin à travers son histoire. Déterminé il lance. « Après tout ce qui s’est passé, je considère qu’il y a toujours des solutions pour se débrouiller. » Cette petite phrase anodine est en réalité la représentation parfaite de ce qu’est aujourd’hui Gwenaël Faulong : quelqu’un de simple, de vrai, prenant les épreuves de la vie comme des « étapes-relais » qu’il faut traverser à un moment ou à un autre de son existence. Son accident était une étape, qui fait désormais partie de lui et de sa vie. Un relais qui l’a transformé, même si le jeune homme n’a rien perdu de la force qu’il dégage. Plus protecteur et rassurant que jamais auparavant. Celui qui le croise a l’impression qu’à ses côtés rien ne peut arriver. À 24 ans, Gwen est un bon vivant. Il fait la fête, continue d’aller voir des matchs de rugby tous les dimanches, à sortir au restaurant avec ses amis. Il vit. Pour rester dans le milieu, et surtout par passion, il a passé son brevet d’entraîneur. Il s’occupe même de l’analyse vidéo pour l’équipe première de Lannemezan, qui évolue en Fédérale 1. Il poursuit ses études, espère un jour avoir un métier dans la vente, et puis il conduit comme au bon vieux temps, dans une voiture tout aussi équipée que la « batmobile » d’un héros tout droit sorti des bandes-dessinées. Photo DR ÊTRE COMME TOUT LE MONDE GWENAËL FAULONG VICTIME D’UNE MÊLÉE ÉCROULÉE EN 2010, LE JUNIOR REICHEL DU CA LANNEMEZAN FAIT DÉSORMAIS PARTIE DES GRANDS BLESSÉS DU RUGBY FRANÇAIS. QUATRE ANS PLUS TARD, LE HAUT-PYRÉNÉEN N’A RIEN OUBLIÉ DE SON ACCIDENT, DE SA DOULEUR ET DE SA RECONSTRUCTION. RENCONTRE AVEC UN SURVIVANT. LE PREMIER JOUR DU RESTE DE SA VIE U Par Romane PAULIN par l’arbitre. « On était encore aux vieux commandements, à quatre temps : « Flexion… Touchez… Stop… Entrez ! » Sauf qu’au moment du recul, on est rentrés trop tôt, et j’ai basculé en avant au moment du choc. » Ce fameux choc, dont il a été témoin direct, apparaît telle une explosion parmi une foule d’hommes qui, pourtant, n’en atteint qu’un seul. Gwen se souvient et décrit cette douleur d’alors qui semble insoutenable rien qu’à l’idée de l’imaginer en soi. « Ça fait comme quand tu te tapes le coude sur une table… Ça fait une sensation d’électricité. Je me souviens avoir ressenti cette décharge électrique dans tout le corps, mais surtout aux extrémités. » n pendentif en forme de ballon de rugby se balance de gauche à droite au-dessus de sa cicatrice. Résultat d’une trachéotomie subie il y a quatre ans, cette cicatrice lui rappelle chaque jour un peu plus le sens de sa vie. Tous les aménagements réalisés dans la dépendance, mitoyenne à la maison de ses parents, ne sont donc pas là par hasard. Des meubles à sa hauteur, un plan de travail réglable, une porte d’entrée automatique, un plan incliné… Ces détails que l’on pourrait considérer futiles ne le sont en aucun cas pour lui. C’est un fait, Gwen vient d’avoir 24 ans, et il vit en fauteuil roulant. SE DÉBROUILLER « C’était le 3. Le 3 avril 2010, il y a bientôt quaGwen est au sol. Tout le monde s’inquiète sur tre ans. » Ce jour-là, l’équipe Reichel de le bord du terrain, le jeu est arrêté. Dans le Lannemezan, où il évolue, joue contre Biarritz, public, on lance à la hâte des jugements mésur un terrain neutre à Castelnau-Magnoac, dicaux déjà tout faits. Sans savoir. On essaye Gwenaël FAULONG département des Hautes-Pyrénées. Grand sode comprendre. « Contrairement à ce que tout Ancien pilier de Lannemezan leil, pas un nuage à l’horizon, le match débute. le monde pense, j’avais des sensations. Faibles, Le public habituel est là, tout comme les parents mais présentes. » Et puis, il y a eu le voyage de Gwen qui sont soigneurs au club. C’est d’ailleurs Maïté, sa en ambulance jusqu’à l’hôpital de Lannemezan avant l’ultime maman, qui s’occupe des blessés durant cette rencontre. Tout transfert vers le CHU Toulouse-Rangueil. Et enfin le coma artiva pour le mieux, les actions s’enchaînent et à presque vingt ficiel, durant trois jours. minutes du coup de sifflet final, une mêlée fermée est ordonnée Quatre ans après, Gwen est parmi nous. Et les plaques qui sou- « Je me souviens avoir ressenti cette décharge électrique dans tout le corps, surtout aux extrémités » « Les petits vieux qui te tapent sur l’épaule avec de la pitié dans les yeux, ça va un moment… Mais bon, ça permet d’avoir un verre gratuit ! » » Au fond, il souhaite être comme tout le monde. Mais il ne l’est pas. Non parce qu’il se trouve aujourd’hui en fauteuil, mais bel et bien parce que cet accident Gwenaël FAULONG a fait de Gwen un « titan » : un Ancien pilier de Lannemezan sage à sa façon, un surhomme capable de se jouer du quotidien. « Je ne fais pas attention au regard des autres, ou peut-être que j’en joue, parfois ! Les petits vieux qui te tapent sur l’épaule avec de la pitié dans les yeux, ça va un moment… Mais bon, ça permet d’avoir un verre gratuit ! » Gwen était présent à Lannemezan durant le match où Alexandre Barozzi, pilier du CAL, est lui aussi tombé pendant une mêlée fermée. Resté à terre avant d’être transporté en urgence par hélicoptère à Toulouse. On pourrait supposer que ce moment fut insupportable pour Gwen, notamment lorsqu’au stade tout le monde s’est tourné vers lui, comme si l’on était revenu quatre ans en arrière. Mais il rétorque, pudique : « Ce n’était pas moi, ce n’était pas mon accident. Le mien a eu lieu et voilà où j’en suis aujourd’hui. C’est du passé. Je n’ai pas pensé à moi ce jourlà, j’étais triste pour « Baro », pour son équipe, ses proches et sa femme. Non, je n’étais pas triste pour moi. » Prendre du recul pour mieux repartir. Voilà sa façon toute personnelle de trouver les moyens de se relever jour après jour de sa dernière mêlée. Un combat permanent. Retour au jeu, sur le terrain. Dans l’univers des piliers, Gwen reste des leurs, témoin privilégié de l’évolution du poste et des nouveaux commandements de la mêlée. Décryptage : « Ces nouvelles règles me semblent bien en termes de sécurité. Sauf peut-être à petit niveau… Avant, on n’avait pas d’équilibre au moment de l’impact et de la poussée qui suivait. On basculait brutalement vers l’adversaire. Aujourd’hui, c’est largement mieux, l’écart est réduit entre les premières lignes. C’est plus sûr même si un accident peut toujours arriver. » Et d’avouer : « Le réel problème ce sont les tricheurs. Eux sont dangereux et devraient être plus sanctionnés ! » Il n’y a pas de morale particulière attachée à l’histoire de Gwenaël Faulong. Juste un constat, une évidence : lui n’est pas un tricheur. Il vit avec ses doutes et ses convictions. Entre ses souvenirs, son présent et le futur qu’il est bien décidé à se construire. Quoi qu’il puisse désormais lui arriver. ■ Paroles d’entraîneur Bernard Sigogna est entraîneur au CAL, il était en charge des Reichel lannemezanais en 2010, quand Gwenaël est tombé. Il se souvient et témoigne du parcours de son ancien pilier. « L’accident de Gwen a été un coup de massue : on venait de vivre une saison difficile, beaucoup de joueurs avaient quitté le navire… On était en train de se relever, et puis il y a eu ce match qui a tout fait basculer. J’ai dû arrêter d’entraîner pendant un moment. Il fallait que je me remette en questions : est-ce que j’avais fait du bon travail ? est-ce qu’on était dans la bonne dynamique ? Je ne savais plus… Plus tard, j’ai eu du mal à m’y remettre mais il a bien fallu car mes fonctions m’y obligent. Aujourd’hui, je vois que Gwen respire la joie de vivre, il ne se pose pas de question ou du moins c’est ce qu’il fait paraître. Il a bien rebondi après cet accident et il avance toujours. Pour moi, c’était important de le laisser s’intégrer à l’équipe première : avec Laurent Dossat, l’entraîneur de la une, on a reçu un nouveau logiciel pour l’analyse vidéo, et on a tout de suite su que ce poste à pourvoir était fait pour Gwen. Je suis touché depuis cette histoire et sans doute encore plus après l’accident d’Alex Barozzi qui a ravivé des souvenirs douloureux. Ce jour-là, en me retournant vers le tunnel des vestiaires, j’ai vu Gwen, assis sur son fauteuil, qui faisait face à « Baro » allongé au sol, sur le terrain… » R. P. ■ 36 LUNDI 17 FÉVRIER 2014 - MIDI OLYMPIQUE Oscar Hugo Bonneval Remise de l’Oscar Midi Olympique. Jean-Nicolas Baylet, directeur général adjoint du groupe La Dépêche du Midi et Jacques Verdier, directeur délégué de Midi Olympique remettent l’Oscar à Hugo Bonneval, le nouvel international. Photo présidentielle autour d’Hugo Bonneval et des partenaires des Oscars Midi Olympique : en bas, Gonzalo Quesada, Jean Gachassin, Jean Willermoz, Christophe de Metz-Noblat, Jean-Louis Boujon ; en haut, Jean-Nicolas Baylet, Pierre Jeglinski, Thomas Savare, Laurent Tollié, Stéphane Tardivel, Laurent Janel, Bernard Maffre, Christian Fiatte et Jacques Verdier. L’interview HUGO BONNEVAL - ARRIÈRE DU STADE FRANÇAIS APRÈS AVOIR FÊTÉ, FACE À L’ITALIE, SA PREMIÈRE CAPE, IL S’EST VU DÉCERNER, MERCREDI DANS LE SALON D’HONNEUR DE JEAN-BOUIN, L’OSCAR MIDI OLYMPIQUE. « Je ne m’enflamme pas » Propos recueillis par Arnaud BEURDELEY [email protected] Qu’est-ce que représente pour vous cet Oscar Midi Olympique ? C’est une grande fierté. Je suis vraiment très heureux de recevoir une telle distinction. Évidemment, à travers cette récompense individuelle, c’est aussi le club qui est récompensé. J’ai la chance d’être honoré par cet oscar mais c’est le résultat du travail de tout un club. Des entraîneurs à mes partenaires, des dirigeants au staff médical. Je le répète, Paris, c’est ma ville ; le Stade français, c’est mon club. Je suis donc ravi de le voir retrouver la place qui était la sienne il y a quelques années. Avez-vous conscience que des joueurs très prestigieux vous ont précédé ? Oui, j’ai lu que Julien Bonnaire n’avait reçu cet Oscar pour la première fois que très récemment (en décembre 2013, N.D.L.R.). Quand on sait combien ce joueur a réalisé une immense carrière, qu’il a participé à plusieurs Coupe du monde, je me rends compte de la chance que j’ai d’être, à seulement, 22 ans, déjà récompensé. C’est assez incroyable. Mais j’insiste, sans le Stade français, sans mes partenaires ou mes entraîneurs, rien n’aurait été possible. Ressentez-vous, depuis votre première sélection face à l’Italie, beaucoup plus d’attente autour de vous ? J’essaie vraiment de me détacher de toute forme de pression, de faire mon petit bout de chemin sans me prendre la tête. Aujourd’hui, tout se passe bien mais je sais qu’il y aura des jours plus difficiles, où j’aurais moins de réussite. Cela fait partie des aléas d’une carrière de sportif de haut niveau. Mais, très franchement, jusqu’à présent, la pression n’est pas un sentiment qui me perturbe. Qu’est-ce qui vous permet d’apparaître aussi détaché ? Le fait de savoir que ça peut aller aussi vite dans un sens que dans un autre. On me l’a souvent répété. Et on me le répète encore. J’ai les « papis » du Stade français comme Pascal Papé qui savent me rappeler à l’ordre. C’est pourquoi je ne m’enflamme pas. Aujourd’hui, tout va bien, alors je profite. Mais surtout, je travaille pour que ça dure. À mon sens, un grand joueur, c’est quelqu’un qui montre ses qualités dans la durée. Ce n’est pas un joueur qui réalise un, deux ou trois coups d’éclat, comme ça, juste de temps en temps. Cet Oscar est un premier trophée dans la saison. Peut-on imaginer vous voir décrocher un autre trophée avec le Stade français, cette fois-ci ? L’objectif principal demeure de terminer le championnat dans les six premiers. Nous sommes actuellement deuxième (l’interview a été réalisée jeudi), mais tout peut aller très vite. Je suis sûr que la fin du Top 14 sera rude et acharnée. Toutes les grosses armadas comme Toulouse ou Toulon, peut-être un peu moins bien en ce moment, vont se reprendre. Il faut qu’on s’attende à une fin de saison acharnée. Après, si on parvient à se qualifier pour les phases finales, tout est possible sur un match. Par le passé, un de vos entraîneurs, Michael Cheika, avait dit que vous n’auriez jamais le niveau pour évoluer en Top 14. Ressentezvous aujourd’hui comme un sentiment de revanche ? Non, absolument pas. Ces moments furent difficiles à vivre. J’en ai bavé et j’ai même failli quitter le Stade français (il avait signé un précontrat avec Agen). Heureusement, Michael Cheika n’est pas resté au club. Mais finalement, avec le recul, c’est peut-être aussi grâce à ces moments difficiles que j’ai compris combien il était impératif de travailler encore plus. J’ai appris à être patient. Tout n’arrive pas simplement en claquant des doigts. ■ Les Oscars Midi Olympique traversent des générations de joueurs exceptionnels. Jean Gachassin, Oscar d’argent Midi Olympique en 1966 est venu avec Jules Plisson pour féliciter Hugo Bonneval. Ambiance L’ARRIÈRE A ÉTÉ HONORÉ, MERCREDI SOIR À PARIS. PLUS DE 500 INVITÉS SE SONT PRESSÉS AUTOUR DU PRÉSIDENT THOMAS SAVARE ET DE NOMBREUSES PERSONNALITÉS POUR ASSISTER À LA REMISE DE L’OSCAR. À GRANDE VITESSE I l n’en menait pas large, Hugo Bonneval, à l’instant de monter, mercredi soir, sur la scène improvisée du salon d’honneur du stade Jean-Bouin. À ce moment précis, tous les projecteurs étaient allumés, tous les regards tournés vers lui. L’arrière du Stade français recevait des mains du Directeur général adjoint du groupe La Dépêche du Midi, Jean-Nicolas Baylet et de Jacques Verdier, directeur délégué de Midi Olympique, un Oscar récompensant son excellent début de saison. Plus de 500 personnes s’étaient pressées pour assister à cette cérémonie. Évidemment, le président du Stade français, Thomas Savare et son directeur général délégué, Pierre Arnald, étaient présents. Tout comme Bernard Maffre, président d’Ovalie Communication et vice-président-directeur général du groupe La Dépêche du Midi, ou encore JeanLaurent Granier, président-directeur général d’Axa Global. L’ancien président du club de la capitale, Max Guazzini, très ému de voir briller un de ses anciens pensionnaires du centre de formation, avait effectué le déplacement. THOMAS SAVARE : « IL S’EST CONSTRUIT DANS LA DIFFICULTÉ » Par-delà les partenaires de la soirée (GMF, Heineken, Renault, Société Générale, Orange, PMU, Pernod), de nombreuses personnalités du monde économique et politique peuplaient les rangs de l’assemblée. Forcément, se retrouver au milieu de toutes les attentions à seulement 23 ans, ça intimide. Et c’est désormais une évidence : Hugo Bonneval est plus à l’aise dans les grands espaces des terrains de rugby où il peut laisser libre cours à ses coups de génie que sur une scène, engoncé dans un beau costume, à faire des discours. Pour autant, il s’est déclaré « heureux et très fier » de recevoir une telle distinction. Il n’a pas manqué non plus de remercier ses partenaires, ses entraîneurs et ses dirigeants. Le président du Stade français Thomas Savare lui a rendu un bel hommage, rappelant que « Hugo s’est aussi construit dans la difficulté. » Un rappel à la période où Michael Cheika, alors manager du Stade français, assurait que le jeune arrière n’aurait jamais les qualités pour le haut niveau. Cette année-là, le président Savare a eu la bonne idée de retenir de justesse le jeune Bonneval pour mieux se séparer du technicien australien. Plus tard, au cours d’une cérémonie magnifiquement orchestrée par Ovalie communication, les hommages se sont succédé. En vrac, Jules Plisson, Gonzalo Quesada ou encore Christophe Dominici, dans un clip vidéo, ont tenu à féliciter le nouvel international français. Les partenaires de la soirée n’ont pas manqué non plus de saluer ses performances et l’ont bombardé de cadeaux. À commencer par Orange dont le directeur sponsoring, partenariat et événementiel Stéphane Tardivel est venu lui remettre le dernier né des Iphone avec un forfait 4G. Et de conclure son intervention par un commentaire révélateur de l’immense talent de l’arrière parisien : « J’espère que la 4G sera aussi rapide que toi. » ■ Rubrique 37 OscarOscars Hugo Bonneval LUNDI 17 FÉVRIER 2014 - MIDI OLYMPIQUE DIGEST Né le 19 novembre 1980 à Toulouse (31) Poste : arrière ou ailier 1,85 cm et 82 kg PARCOURS Depuis 2009 : Stade français PALMARÈS 1 sélection Un humour décapant. Romain Magellan maîtrise bien la recette des vidéos humours Oscar Midol ! Un grand merci à Ovalie communication et à toute l’équipe d’organisation du Stade français Paris. Photo présidentielle. Assis de gauche à droite, Gilbert Ysern, directeur général de la Fédération française de tennis, Bernard Maffre, président Ovalie Communication et vice-président directeur général du groupe La Dépêche du Midi, Thomas Savare, président du Stade français Paris, Jean Gachassin, président Fédération française de Tennis et ancien international français. Debout de gauche à droite, Jacques Verdier, directeur délégué de Midi Olympique, Hugo Bonneval et Philippe Oustric, groupe La Dépêche du Midi. L’esprit Stade français Paris. Le Président Thomas Savare a rendu un bel hommage à Hugo Bonneval tandis que son directeur sportif, Gonzalo Quesada le félicitait chaleureusement. DĞƌĐŝ ĂƵdž ƉĂƌƚĞŶĂŝƌĞƐ ĚĞƐ KƐĐĂƌƐ DŝĚŝ KůLJŵƉŝƋƵĞ ͗ Artphotoby.com, la nouvelle galerie d’art photo en ligne. Sophie Leiser, fondatrice de la galerie, Philippe Glaser et Jean-François Gallois, PDGS du laboratoire central ont exposé onze clichés au cœur du salon officiel. Pernod sur le ton de la convivialité responsable. Christian Fiatte, directeur commercial Pernod avec Hugo Bonneval au cours du cocktail. Le PMU, grand supporter de rugby et partenaire de la LNR. Pierre Jeglinski, directeur de l’Agence PMU de Paris parie sur Hugo Bonneval, oscar Midi Olympique. Société Générale, partenaire officiel de la Fédération française de rugby, accompagne le XV de France sur tous les terrains de rugby. Christophe de MetzNoblat, directeur groupe des agences de Paris XVIe remet la camera GO PRO HD2, arme ultime des amateurs de sport extrême à Hugo Bonneval. Renault montre sa grande implication dans le rugby avec les 400 clubs qu’il soutient. Laurent Janel, directeur de Renault Paris Entreprises offre un stage de pilotage à Hugo Bonneval. Orange et www.ensembleavecleXV.com, partenaires de l’équipe de France, de la LNR et d’une vingtaine de clubs professionnels. Stéphane Tardivel, directeur sponsoring, partenariats et événementiel Orange remet le dernier né des IPhone à Hugo Bonneval et le forfait qui va avec ! Heineken continue de désaltérer les supporters de la Coupe du monde et de la Coupe d’Europe. Hugo Bonneval reçoit le beertender Heineken. GMF, partenaire de l’équipe de France depuis plus de vingt-cinq ans et, surtout, premier supporter des Bleus avec www.assurement-rugby.com. Laurent Tollié, directeur général GMF, bien accompagné par les fameuses mascottes GMF offre un week-end dans un hôtel Relais & Châteaux à Hugo Bonneval. Des vins d’exception pour un dîner VIP. Jean-Louis Croquet, propriétaire du Château Thuerry et ses invités : Philippe Boé (journaliste VSD), Julien Duboué (chef du restaurant « Dans les Landes »), David Cobbold (expert journaliste en vin), Patrick Widloecher (conseiller du président de La Poste), David Dahan Croquet et Bruno Lecoq (Lecoq Gourmand). En présence de Léo Huisman et Arnaud Beurdeley (journalistes Midi Olympique). 38 LUNDI 17 FÉVRIER 2014 - MIDI OLYMPIQUE Cris & chuchotements Castres Sur le gril LE SUD-AFRICAIN A CONFIRMÉ SON CHOIX DE RESTER AU CO. SELON NOS INFORMATIONS, IL VA PROLONGER SON CONTRAT DE TROIS ANS AVEC LE CLUB TARNAIS. DIDIER MÉNÉ - PRÉSIDENT DE LA COMMISSION DES ARBITRES JUSQU’EN 2017 une virginité » « Laporte veut se refaire KOCKOTT Par Vincent BISSONNET [email protected] F « inalement, j’ai décidé de rester à Castres. » Après des mois de mutisme, de revirements de situation et de spéculations, Rory Kockott a enfin clarifié sa situation dans le cadre du magazine Intérieur Sport diffusé, samedi, sur Canal +. Début octobre, le meilleur joueur de la saison 2012-2013 avait paraphé un précontrat avec le RCT. La volte-face du demi de mêlée, finalement réticent à l’idée de rejoindre Mayol, était fortement pressentie depuis plus de deux mois (lire notre édition du 6 décembre). Elle va enfin devenir effective sur le papier. Le CO et le club varois viennent de trouver un accord sur les conditions de libération du joueur. La lettre officialisant son désengagement du RCT devrait arriver cette semaine dans le Tarn. Le Sud-Africain de 27 ans paraphera ensuite sa pro- longation de contrat avec le club champion de France, dont les termes sont d’ores et déjà arrêtés, après négociations. Comme indiqué lundi dernier dans nos colonnes, le Sud-Africain va voir son bail renouvelé pour trois saisons supplémentaires, soit jusqu’en juin 2017. Sans clause ni porte de sortie contractuelle, le CO voulant se prévaloir de nouvelles mésaventures. LE CO COMPTE ENCORE SUR TOMAS ET GARCIA Le demi de mêlée, éligible à partir de juillet pour le XV de France, a de plus consenti un effort financier pour prolonger l’aventure tarnaise, entamée à l’été 2011. Le joueur s’est exprimé face à tous ses partenaires, au cours du week-end, pour s’expliquer sur son revirement, tout en livrant son mea culpa. L’initiative aurait été appréciée et applaudie par le vestiaire. Le maintien de Rory Kockott au sein de l’effectif castrais maintient à trois le nombre de demis de mêlée pour la prochaine sai- Bizarre BORDEAUX-BÈGLES : PÉTRUS + IBAÑEZ POUR 19 500 € Jeudi dernier, en matière d’événements bordelais, c’est au Palais de la Bourse de Bordeaux qu’il fallait être. Dans le décor majestueux de l’Atrium de la Chambre de commerce et d’industrie, 550 convives ont participé au premier dîner de gala de l’association UBB Grands Crus que préside Laurent Dufau le directeur du Château Calon-Ségur à Saint-Estèphe. Menu signé Philippe Etchebest, nectars prestigieux, présence massive des grands acteurs de la viticulture et de l’économie régionale, du collectif joueurs de l’Union au grand complet, Le président Laurent Marti a pu se réjouir d’un succès qui a dépassé toutes les espérances. Confirmant l’extraordinaire engouement que suscite aujourd’hui l’Union Bordeaux-Bègles. Cette très forte dynamique a semblet-il boosté la vente aux enchères de cinquante-six lots de grands vins au profit du Centre de formation de l’UBB. Les six dernières ventes associant de précieuses bouteilles à un maillot de joueur : Talebula 3000 €, Adams 4200, Clarkin 5000, Avei 5400, Brouzet + 2 magnum de Château Latour et 1 impériale de Château Haut Francarney (Canon-Fronsac) 7900, ont fait s’envoler les enchères. Et pour finir en apothéose dans un tonnerre d’applaudissements, trois magnum de Château Pétrus (1996, 1997et 1998) et le maillot que portait Raphaël Ibañez lors du France - Italie 2007 ont été adjugés par les deux commissaires priseurs pour une somme de... 19 500 €. À l’issue de cet événement unique dans les annales du sport girondin, le président Laurent Marti a reçu un chèque de 106 000 €. Et les convives enchantés se sont donné rendez-vous pour l’édition 2015 d’UBB Grands Crus. LAVILLENIE S’ENVOLE ! Il y a trois ans et demi, Renaud Lavillenie avait profité de la mi-temps du match de H Cup face aux Saracens Fritz Lee, frustré par l’arbitrage vendredi Ce soir, il aurait carrément pu mettre le maillot de l’équipe adverse, comme ça j’aurais pu lui montrer quelques techniques du rugby. Estce si dur d’être impartial ? #YellowArmy Benjamin Kayser, optimiste samedi Merci à tous pour vos messages, vraiment dégoûté de ne pas continuer ce Tournoi des 6 Nations qui va finir en apothéose ! #allezbleus Damien Lagrange, Oyonnaxien au chômage technique samedi Il va falloir que j’annule mes vacances de juin si ça continue comme ça. Match reporté. #JespèreQuonTermineraAvantLeDebutDeLaSaisonProchaine Julien Tomas, évasif samedi Certains connaissent la sodomie arbitrale et d’autres… #abonentendeur Julien Pierre, aérien samedi BOUM BOUM BOUM @airlavillenie n’a plus que le ciel comme limite ! #6m16 #ENORME #TropContentPourToi C’est-à-dire ? Berdos, Poite, Péchambert, Garcès et Cardona. Cinq noms, cinq arbitres que Bernard Laporte a traînés dans la boue. Trois de ces affaires ont été portées en commission de discipline. C’est inacceptable. Et maintenant qu’il est conseillé par un avocat, Bernard Laporte fait profil bas et minimise les choses pour se refaire une virginité. Mais c’est trop tard, le mal est fait. Quelques jours après la rencontre Toulon — Grenoble, j’ai adressé une lettre à Bernard Laporte et à Mourad Boudjellal qui se voulait apaisante, conciliante, et qui expliquait cette décision tant sur le fond que sur la forme. Au passage, la situation d’avantage du match contre Grenoble est nettement moins contestable que celle qui leur a profité en finale de Coupe d’Europe. Bizarrement, ils ne se sont pas plaints pour l’application de celle-ci. L’ARGENT DE KOCKOTT POUR PAYER BRUNI ? La somme versée par le Castres olympique pour le désengagement de Rory Kockott devrait être utilisée par le club toulonnais pour payer la clause de dédit de Virgile Bruni. Le troisième ligne varois de 24 ans, préconvoqué avec le XV de France, s’était engagé pour trois saisons avec le club catalan mais a depuis choisi de prolonger son bail, pour la même durée, avec le RCT. Le club varois avait envisagé de miser sur une éventuelle relégation des Sang et Or pour récupérer Bruni sans frais. Il devrait finalement choisir de dédommager l’Usap. Un montant avoisinant les 150 000 € est, pour l’heure, évoqué. on... Fin de saison pour Sam Gerber… Le manager de Bayonne Christian Lanta s’est montré pessimiste concernant un retour à la compétition du Sud-Africain Sam Gerber d’ici la fin de la saison en raison de « problèmes chroniques aux lombaires » alors que celui-ci sera en fin de contrat en juin prochain. … qui pourrait accepter un dernier défi à Biarritz Best-of twitter Que vous inspirent les propos que Bernard Laporte a tenus dans la semaine ? Ils m’inspirent que nous n’avons pas appris à calculer de la même façon. Quand il dit qu’il n’a pas de problème avec 99 % des arbitres français, il se trompe d’une décimale, il voulait dire 9,9 %. En bref... off... pour franchir les trois mètres des poteaux de Marcel-Michelin. Samedi, c’est plus du double qu’il a avalé en Ukraine (6,16 mètres). Fidèle supporter de l’ASMCA et proche de plusieurs joueurs clermontois, le perchiste français a battu le record du monde de sa spécialité. Félicitations à lui ! Propos recueillis par Simon VALZER [email protected] son, Julien Tomas et Cédric Garcia étant encore sous contrat. Le club compte sur les deux joueurs en question mais ne devrait pas s’opposer à un départ anticipé si l’un des deux éléments en question venait à le réclamer. ■ Âgé de 33 ans, le meilleur marqueur du Top 14 en 2010 pourrait décider de relever un dernier défi avant de prendre sa retraite. Contacté par Biarritz, Sam Gerber, qui avait dans un premier temps émis l’envie de rentrer en Afrique du Sud, serait sur le point de répondre favorablement aux avances biarrotes. Quelles suites ont donné les dirigeants varois à votre lettre ? Ils n’ont jamais répondu à ce courrier. Cette lettre, ils se sont assis dessus. Et le pire, c’est que Bernard Laporte s’en est servi au cours de son audition devant la commission de discipline en disant : « Vous voyez, même M. Méné, le président de la CCA, trouve que cette affaire n’est pas grave. » C’est incroyable. Laporte dénonçait l’incompétence des arbitres français. Que répondez-vous ? Cette année, pas moins de trois arbitres français ont été sélectionnés pour arbitrer le Tournoi des 6 Nations. C’est historique. L’arbitrage français n’a jamais été aussi reconnu. Il dénonçait également le faible nombre des arbitres professionnels… Qu’il se rassure. Il y a déjà quatre arbitres pros, et dix autres vont devenir semi-pros d’ici à la mi-avril. De toute façon, il se trompe de problème, puisque trois des cinq arbitres qu’il a vilipendés sont des pros. Et ce n’est pas l’argent qui va rendre les arbitres meilleurs. Un arbitre, ça se construit sur une carrière de vingt ans. Et puis s’il réclame plus de professionnalisme, qu’il l’applique déjà à lui-même : si être pro c’est stigmatiser l’arbitrage, alors on n’a pas la même vision du professionnalisme. ■ Infos TOULON DE MARCHI EN JOKER ET MÊME PLUS… À la recherche d’un joker médical depuis la blessure d’Andrew Sheridan (cervicales), Toulon a engagé le pilier international italien Alberto De Marchi (27 ans, 1,83 m, 110 kg). International depuis 2012 (14 sélections), le joueur, qui évoluait jusqu’à maintenant à Trévise, est actuellement retenu avec sa sélection nationale pour participer au Tournoi des 6 Nations. Alberto De Marchi, à la fin de sa pige en tant que joker, devrait parapher un contrat de deux ans avec le RCT. dans un club français. Car c’est à cette solution que va sa préférence, et le dossier Treloar est sur le bureau de plusieurs clubs dont Béziers et Narbonne. BIARRITZ LAKAFIA CHOISIT LE STADE FRANÇAIS Raphaël Lakafia (25 ans, 1,91 m, 114 kg, 3 sélections) portera les couleurs du Stade français la saison prochaine. L’actuel troisième ligne du Biarritz olympique, aussi convoité par Toulon, a donné sa préférence à la formation parisienne. Le club de Thomas Savare devra racheter la dernière année de contrat du joueur. RACING-METRO UN MATCH AMICAL CONTRE L’UBB DÉJÀ PRÉVU Du 28 juillet au 1er août, le RacingMetro 92 sera en stage à Hagetmau. Les Franciliens de Labit et de Travers en profiteront pour jouer un match de préparation contre l’UBB le vendredi 1er août à 18h30. BRIVE MAFI, ASIESHVILI ET BARNARD PROLONGENT Trois nouveaux Brivistes ont prolongé leur contrat en fin de semaine dernière. L’ailier ou arrière australo-tonguien Alfie Mafi (25 ans, 1,86 m, 97 kg) s’est engagé pour une saison jusqu’en juin 2015, avec une autre en option. Le pilier sud-africain Pat Barnard (32 ans, 1,83 m, 119 kg) a aussi signé jusqu’en juin 2015, avec une année optionnelle jusqu’en 2016. Enfin, le pilier géorgien Karlen Asieshvili (26 ans, 1,80 m, 118 kg), encore sous contrat, a prolongé son engagement jusqu’en 2015-2016, avec une saison en option jusqu’en 2017. BORDEAUX-BÈGLES CAMPAGNARO COURTISÉ Selon la presse transalpine, la révélation italienne du début de Tournoi, le centre Michele Campagnaro (20 ans, 1,84 m, 88 kg, 4 sélections) intéresserait l’Union Bodeaux-Bègles, en quête de renfort pour sa ligne d’attaque. Le joueur de Trévise, auteur d’un doublé face aux Gallois, serait aussi dans le viseur des Anglais de Leicester. BORDEAUX-BÈGLES (2) TRELOAR VEUT RESTER EN FRANCE Libéré par l’UBB en fin de saison, le deuxième ligne gauche Cameron Treloar vient de recevoir une proposition du club australien des Waratahs. Mais le joueur, qui a participé cette saison à onze matchs du Top 14 dont cinq fois comme titulaire, a décliné l’offre qui l’empêcherait de signer un contrat GRENOBLE UN CONTRAT PRO POUR REY Le jeune deuxième ligne de Grenoble Thibaud Rey (21 ans) a signé un contrat de deux ans (un an espoirs et un an professionnel) avec le FCG. Surtout utilisé cette saison en Challenge européen, il a néanmoins participé à une rencontre de Top 14 lors du déplacement à Perpignan (4e journée). LA ROCHELLE DJEBAÏLI PROLONGE Nicolas Djebaïli, troisième ligne aile de La Rochelle, s’est engagé pour une sai- gé l’Australien Christopher Seuteni (22 ans), sous convention à Brive et qui évoluait à Tulle (Fédérale 1) depuis le début de la saison. Une arrivée qui pourrait se prolonger, le joueur étant dans le viseur du club cantalien pour un prêt la saison prochaine. BOURGOIN UN JUBILÉ POUR COUTURAS Le 24 mai, Michel Couturas (68 ans) sera à l’honneur sur la pelouse du stade Pierre-Rajon à Bourgoin. Champion de France avec Agen en 1988, homme fort de Bourgoin qu’il a contribué à hisser durablement au plus haut niveau, il souhaite « retrouver les joueurs, dirigeants, entraîneurs qui ont jalonné mon (son) parcours ». Comme entraîneur, il a côtoyé plus de vingt internationaux, certains retirés depuis longtemps comme Philippe Sella et d’autres sur le point de tirer leur révérence, tels Sébastien Chabal et Lionel Nallet. PROVALE RÉUNION À MARCOUSSIS MARDI Après une semaine de polémique eu égard à la situation des joueurs internationaux, Provale, l’Union des joueurs professionnels, se rendra ce mardi à Marcoussis pour rencontrer les Bleus afin de « faire le point et de décider de la suite à donner à cette situation ». LONDON WASPS FIN DE CARRIÈRE POUR SOUTHWELL L’arrière écossais Hugo Southwell (59 sélections) est contraint à 33 ans de mettre un terme à sa carrière en raison d’une récurrente blessure à un genou. Southwell, qui défendait les couleurs des Wasps depuis 2011, avait notamment évolué du Stade français de 2009 à 2011. son supplémentaire. Âgé de 34 ans, il est arrivé au club en 1999. Il a disputé 18 rencontres de Pro D2 cette saison (14 titularisations). PAU BOUNDJEMA CONSERVÉ Le jeune talonneur de Pau Mehdi Boundjema (23 ans) a prolongé ce vendredi son contrat avec le club béarnais. Il a paraphé un contrat d’un an, assorti d’une saison supplémentaire. Cette saison, il a disputé cinq rencontres de championnat. AURILLAC SEUTENI EN JOKER MÉDICAL A la recherche d’un joker médical pour pallier l’absence de leur pilier Giorgi Natsarashvili, les Aurillacois ont enga- NOUVELLE-ZÉLANDE JANE, DAGG ET ROMANO AVEC LA FÉDÉRATION La Fédération néo-zélandaise a annoncé la prolongation des contrats de trois cadres des All Blacks. Le deuxième ligne Luke Romano (28 ans, 1,99m, 119 kg) a signé jusqu’en 2016 et les ailiers Israel Dagg (25 ans, 1,86 m, 96 kg) et Cory Jane (31 ans, 1,83 m, 91 kg) se sont, eux, engagés jusqu’en 2017. Une année importante pour les Blacks qui seront les hôtes de la prochaine tournée des Lions britanniques et irlandais. FRANCE VII AVEC LES FIDJI À TOKYO L’équipe de France à VII connaît déjà ses adversaires pour l’étape de Tokyo qui se déroulera les 22 et 23 mars. Elle figurera dans la poule C en compagnie des Fidji, des Samoa et des Etats-Unis. Cris & Chuchotements 39 LUNDI 17 FÉVRIER 2014 - MIDI OLYMPIQUE « Dans votre sondage de début de saison, treize des quatorze entraîneurs interrogés ont placé Brive parmi les deux relégables. Je me demande bien qui était le quatorzième… » Nicolas GODIGNON, entraîneur en chef de Brive, après la victoire bonifiée face au Stade français (28-12), samedi soir Exclusif BÉZIERS VALENTINE VA S’ENGAGER ALTRAD I « l est toujours question de partir, bien sûr. Il faut absolument un engagement fort des uns et des autres. Mais je ne demande pas que de l’argent. C’est aussi une question de soutien dans le sens le plus large et je souhaite un peu de respect pour ce que je fais. Le respect n’y est pas. C’est probabement la chose qui me blesse le plus. Je suis un homme blessé. » Une semaine après la parution dans la presse de son courrier à Jean-Pierre Moure, président de l’agglomération montpelliéraine et candidat PS aux élections municipales, Mohed Altrad envisage toujours un départ qui conduirait à « un dépôt de bilan du MHR courant mars ». La polémique enfle depuis la publication de cette lettre dans la presse lundi. Le président du MHR y demande notamment une subvention de 200 000 € à la société Galthié communication pour les trois saisons à venir. Il réclame également qu’un apport de 300 000 € sur cinq ans de la part de l’agglomération, ainsi que l’utilisation totale du stade, notamment son « exploitation commerciale » comme le « naming ». « Je ne voudrais pas venir perturber les échéances qui sont les vôtres par des révélations de nature fortement préjudiciables à vos ambitions politiques », ajoute-t-il dans cette missive. « JE NE ROULE POUR PERSONNE » Des propos qui ont marqué. Le président s’en est expliqué à l’issue de la victoire de son équipe sur Perpignan samedi soir : « C’était un courrier privé, que j’ai envoyé par huissier justement pour qu’il le reste. Comment est-il sorti dans la presse ? Demandez à l’agglomération, demandez aux amis, aux prétendus amis des uns et des autres. […] Je ne roule pour personne et je tiens à mon indépendance. […] J’ai envoyé des lettres à M. Vezinhet (président du Conseil général, N.D.L.R.), à M. Moure, à Mme Mandroux (maire de Montpellier), autant vous dire toutes collectivités. Ces lettres étaient dures parce que mon discours est très dur. J’explique aux gens autour de moi ce que signifie l’exemplarité en économie. » Mohed Altrad, qui affirme avoir injecté « douze millions d’euros » dans le club depuis son arrivée, en 2011, assure que le dialogue avec M. Moure est « positif pour le moment ». Mais il attend « que les mots soient suivis d’actions et de faits. Sinon, ils restent vains. Je ne pose pas d’ultimatum. Je suis juste quelqu’un qui nourrit un projet et qui se demande s’il doit l’arrêter ou pas ». À suivre… ■ Transfert Lyon en pole position pour George Smith Dans notre édition de lundi dernier, nous vous révélions la probable arrivée de George Smith en France pour la saison prochaine. Parmi les clubs candidats à sa venue, le Lou semble bien placé au détriment de Toulon et du Stade français qui restent en lice au contraire de Bordeaux-Bègles qui a jeté l’éponge. Le polyvalent troisième ligne australien aux 111 sélections (33 ans, 1,80 m, 104 kg) serait sur le point d’obtenir un contrat pour les deux saisons à venir avec l’actuel leader de Pro D2, candidat numéro un à la montée. Le Wallaby, fraîchement sacré champion du Japon avec les Suntory Sungoliaths, remplacerait ainsi Sébastien Chabal. Il a déjà évolué à deux reprises en Top 14, sous les couleurs de Toulon et du Stade français. Par ailleurs, le demi de mêlée sud-africain Ricky Januarie (32 ans, 47 sélections), devrait, comme attendu, prolonger prochainement son contrat pour deux saisons supplémentaires. Super Rugby Un nouveau format à dix-huit équipes ? Le Super Rugby pourrait à nouveau changer de formule après 2015. La fédération sud-africaine a proposé une nouvelle formule à dixhuit équipes. Cela permettrait de diviser la compétition en deux conférences et quatre poules distinctes. L’Afrique du Sud aurait deux poules de huit (première conférence), l’Australie et la Nouvelle-Zélande joueraient chacune dans une poule de cinq franchises (deuxième conférence). L’Afrique du Sud conserverait ses cinq équipes actuelles mais ajouterait les Southern Kings, une franchise argentine, plus une autre équipe à déterminer. Elle pourrait être encore sud-africaine, ou d’Asie (Japon, Hong Kong, Singapour). On parle même du reste de l’Afrique ou même de l’Europe (Italie ?). Ce projet doit être examiné par les trois fédérations majeures. S’il est accepté, la Sanzar recevra un mandat pour discuter d’un nouveau contrat de diffusion avec les télévisions. L’avantage de cette formule serait de limiter les déplacements et d’éviter de trop gros décalages horaires durant la phase de poules. Elle gagnerait aussi en lisibilité puisqu’elle déboucherait directement sur des quarts de finale. Petit hic, l’Afrique du Sud serait forcément avantagée en qualifiant potentiellement quatre équipes. Coupe d’Europe Vers une Champion’s Cup basée à Genève Après un an et demi de blocage, il semblerait que le dossier de la Coupe d’Europe touche à sa fin. Depuis la réunion de mercredi dernier dans un hôtel de Roissy, l’optimisme est de rigueur. Un accord pourrait être signé ce mercredi à Londres entre les fédérations et les représentants de la position défendue par les clubs anglais et les régions galloises. Selon l’hebdomadaire anglais The Rugby Paper, une nouvelle structure organisatrice devrait voir le jour et remplacer l’ERC. Placée sous l’égide du comité des 6 Nations, la Rugby Champion’s Cup serait basée en Suisse à Genève. Ce nouveau comité d’organisation serait composé d’un représentant de chaque championnat (Top 14, Aviva Premiership, Rabodirect 12) et de chacune des six fédérations. La situation s’était enlisée en raison de la question des droits télés. L’ERC avait trouvé un accord la chaîne Sky tandis que les clubs anglais avaient passé un contrat d’exclusivité avec BT Sport. Nommé médiateur en charge de ce dossier épineux, le président de la RFU Ian Ritchie aurait permis aux deux chaînes de trouver un compromis. Les équipes anglaises et galloises devraient voir leur desiderata satisfait. Dans cette nouvelle mouture, les clubs devraient voir leurs pouvoirs sensiblement accrus dans la gestion des futurs droits commerciaux. Enfin, la Champion’s Cup serait basée sur un format de vingt participants : six équipes françaises, six formations anglaises, sept escouades celtes et une vingtième place attribuée à une équipe supplémentaire issue du pays du vainqueur de la H Cup cette année. PRESSION SUR LES PUMAS PERSISTE Par Émilie DUDON [email protected] Négociations Béziers est sur le point de chiper à son voisin narbonnais, le demi de mêlée international australien Josh Valentine (30 ans ; 6 sélections), auteur dimanche d’une très bonne partie face à Agen. Béziers lui offrirait un contrat de deux ans avec à la clef une belle revalorisation salariale. GRENOBLE CAMPO PART À PAU Arrivé à Grenoble il y a trois saisons après avoir effectué l’ensemble de sa carrière à Auch, le talonneur Vincent Campo (28 ans, 1,81 m, 105 kg) quitte l’Isère. Le joueur, qui a disputé quinze matchs de Top 14 cette saison, n’a pas activé son année de contrat optionnelle avec le FCG pour rejoindre Pau, où il s’est engagé pour deux ans. RACING-METRO AUDRIN POUR UN AN En fin de contrat avec le MHR, l’ailier Yoan Audrin (32 ans, 1,79 m, 80 kg) poursuivra sa carrière sous les couleurs du Racing-Metro. Le joueur s’est engagé pour une saison avec le club ciel et blanc, où il retrouvera Laurent Travers et Laurent Labit, qui l’avaient déjà entraîné à Montauban puis à Castres. RACING-METRO (2) LACOMBE VERS LA PROLONGATION Arrivé cette saison au Racing-Metro, le talonneur Virgile Lacombe (29 ans), qui a donné satisfaction dans le rôle de doublure de Dimitri Szarzewski, serait sur le point de prolonger son contrat avec le club francilien. LA ROCHELLE QOVU POUR TROIS SAISONS Le troisième ligne du Racing-Metro Jone Qovu, qui évoluait au sein du club francilien depuis sept saisons, jouera à La Rochelle l’an prochain. L’international fidjien (28 ans, 13 sélections) devrait très rapidement s’engager pour trois ans avec le Stade rochelais. LA ROCHELLE (2) SUR LES RANGS POUR LUAFUTU Le troisième ligne de l’Union BordeauxBègles, Putasi Luafutu (26 ans), encore sous contrat avec le club girondin pour une saison mais peu utilisé, est très courtisé. Après Brive, qui tenait la corde pour le récupérer, et Lyon, La Rochelle s’est aussi mis sur les rangs et aurait accéléré sur ce dossier ces derniers jours. Les dirigeants de l’UBB seraient prêts à le libérer. DAX PEYRELONGUE S’ENGAGE DEUX ANS Envisagé comme joker médical de Jacques-Louis Potgieter mais bloqué par le refus de libération des dirigeants biarrots, le demi d’ouverture Julien Peyrelongue (32 ans, 6 sélections) jouera tout de même à Dax. Il arrivera la saison prochaine et s’est engagé pour deux ans, plus un an optionnel. Par ailleurs, le club landais a sécurisé la prolongation de l’arrière polyvalent Pierre Justes, qui est apparu sur sept feuilles de match cette saison. Il a signé un contrat espoirs pour la saison prochaine et un premier contrat professionnel pour 2015-2016. TARBES LE CLUB PROSPECTE POUR REMPLACER BRONCAN En quête d’un remplaçant à PierreHenry Broncan, qui rejoindra le staff de l’Union Bordeaux-Bègles la saison prochaine, les dirigeants du TPR ont reçu plusieurs candidats. Parmi eux, l’ancien talonneur de Biarritz Benoît August, l’ancien coach de Périgueux, de Mont-de-Marsan et de Lannemezan Marc Dantin ou encore l’ex entraîneur de Dax, Frédéric Garcia, qui officie actuellement à Tyrosse. Ce dernier ferait figure de favori à l’heure actuelle. Le Racing-Metro pourrait ne pas prolonger Juan Imhoff à la fin de la saison. Problème : la collision des calendriers entre le Top 14 et les Four-Nations. Photo Icon Sport Par Nicolas AUGOT (avec P.-L. G.) [email protected] C e n’est un secret pour personne. Les Argentins ont perdu du crédit auprès des présidents de clubs français depuis l’entrée de l’Argentine au sein des Four-Nations, compétition organisée de mi-août à début octobre. Non pas en raison d’un manque de talent mais parce qu’ils sont absents pendant la préparation estivale et pendant le premier tiers du championnat (neuf journées cette saison). C’est d’ailleurs ce qui a conduit Laurent Marti, le patron de Bègles-Bordeaux, a ne pas renouveler le contrat de son ouvreur Nicolas Sanchez en affirmant qu’il serait, à l’avenir, très frileux pour recruter de nouveau des internationaux argentins. Trois autres Pumas, et pas des moindres, seront en fin de contrat en juin prochain et les propositions de prolongation tardent à leur être transmises. CRUEL DILEMME Il s’agit de l’ailier du Racing-Metro Juan Imhoff qui avait prolongé en 2012 avec le club francilien, de l’ailier d’Oyonnax Lucas Gonzalez Amorosino, recruté comme joker médical début octobre, et enfin de l’ouvreur ou troisquarts centre Santiago Fernandez, lui aussi débarqué en octobre à Bayonne, en tant que joker médical. La collision des calendriers ne leur est pas favorable et place les joueurs argentins dans l’embarras, contraints de répondre à l’appel de leur sélection nationale en raison de l’article 9 de l’IRB sur la mise à disposition des internationaux. Le tout en étant conscients que leur participation aux Four-Nations est devenue un véritable frein à leur carrière en Europe. En effet, le Racing-Metro, Oyonnax et Bayonne sont aujourd’hui très satisfaits de l’apport de leurs joueurs respectifs et ne seraient pas opposés à une prolongation de contrat. Le Racing aimerait même s’attacher les services de Juan Imhoff pour trois saisons supplémentaires. Bayonne et Oyonnax ne seraient pas contre conserver leurs Pumas encore deux ans. À condition que ces derniers acceptent un salaire en corrélation avec leur participation au Top 14. La baisse de rémunération pourrait donc être conséquente. Les principaux intéressés se posent donc des questions quant à l’intérêt de poursuivre leur carrière internationale. Un choix cornélien parce que Juan Imhoff n’a que 25 ans alors que Lucas Gonzalez Amorosino et Santiago Fernandez ont fêté leurs 28 ans en novembre dernier. Tous les trois peuvent logiquement postuler à la prochaine Coupe du monde. Face à la nouvelle réalité du marché français, ils pourraient entamer des discussions avec leur fédération pour trouver une solution qui convienne aux trois parties. ■ Pays de Galles : Matthew Rees guéri de son cancer Bonne nouvelle pour Matthew Rees, le talonneur du pays de Galles et des Lions. Il est a priori guéri du cancer des testicules qui s’était déclaré en début de saison et qui l’avait empêché de jouer depuis le mois d’octobre. Il a reçu le feu vert des médecins et n’a plus besoin de traitement médical pour poursuivre le cours de sa vie. « C’est un poids en moins sur mes épaules même si j’ai toujours vu de la lumière au bout du tunnel. Je vais pouvoir me concentrer sur la fin de la saison avec les Blues. » Matthew Rees compte cinquante-huit sélections avec le pays de Galles depuis 2005 et trois avec les Lions. Il a quitté les Scarlets l’été dernier pour rejoindre les Blues de Cardiff. Il était passé sur la table d’opération début novembre. « Je voudrais remercier le personnel de l’Hôpital Velindre pour tout ce qu’ils ont fait pour moi. » À noter que trente joueurs et membres du staff des Blues se sont fait raser la tête au cours d’une opération de sensibilisation à la lutte contre le cancer. Ils ont levé 12 500 livres. Photo Icon Sport MONTPELLIER LE PRÉSIDENT DU MHR S’EST EXPLIQUÉ À PROPOS DE LA LETTRE ENVOYÉE À JEAN-PIERRE MOURE, PARUE EN DÉBUT DE SEMAINE DERNIÈRE. ET IL RÉITÈRE SES MENACES DE QUITTER LE CLUB. ! $ % $ " " &" '' # $ %" " " %% % % %