Vues de presse 36
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Vues de presse 36
N° 36 - Mars 2002 Abonnement 11 n° : 46 €/an - Prix au numéro : 8 € - CNCC Edition - 8 rue de l’Amiral de Coligny - 75001 PARIS - Email : [email protected] Vues de Presse Internationale, éditée par la Compagnie nationale des commissaires aux comptes et l’Ordre des experts-comptables, est une compilation de traductions d’articles de presse étrangers intéressant la profession. Actualités des organisations professionnelles internationales IASB Réunion du Board à Londres du 22 au 25 janvier 2002 Principaux thèmes de discussion : - Propositions relatives au regroupement d’entreprises (Phase I) Le Board a discuté de la date d’évaluation des titres émis en contrepartie dans un regroupement d’entreprises, de la fiabilité des projections de cash flows, des acquisitions inversées et des informations à fournir sur le montant recouvrable du goodwill. les chapitres 4 à 6 seront examinés. Le Board a évoqué l’illustration des différentes approches de comptabilisation des contrats longue durée d’assurance-vie. Il a débattu des principes 4.3 à 4.11 du chapitre 4 (estimation du montant et du calendrier des cash flows futurs) et examiné l’ensemble du chapitre 5 (risque et incertitude). A l’issue de ces discussions, les principes énoncés dans les chapitres 4 et 5 ont été entérinés. Le Board poursuivra ses discussions lors de la réunion de février. - IAS 19 - Avantages du personnel Le Board devrait modifier l’IAS 19. Suite aux baisses enregistrées sur les marchés internatio- Amélioration des normes existantes naux, l’IASB avait constaté une erreur fortuite imputable à l’application de l’IAS 19 introduite Le Board a examiné les clauses des IAS pouvant en 1998. En conséquence, un projet d’amendeêtre améliorées ou faire l’objet de convergences ment sera mis en consultation fin février 2002 internationales, notamment dans les normes afin de la supprimer. Dans la foulée, il étudiera IAS 1 (Présentation des états financiers), IAS 16 une proposition de réexamen de l’ensemble de (Immobilisations corporelles), IAS 17 (Contrats la norme dans la perspective de la convergence de location), IAS 21 (Effets des variations des cours internationale des normes sur les pensions de des monnaies étrangères), IAS 23 (Coût d’emretraite. prunt), IAS 40 (Immeubles de placement), IAS IASB Update - Janvier 2002, 6 pages * Communiqué 32 et 39 (Instruments financiers/Informations à de presse de l’IASB - 25 janvier 2002, 2 pages fournir et présentation et Instruments financiers/ Comptabilisation et évaluation). - Présentation d’informations sur la performance Le Board prévoit la création d'un cadre conceptuel pour la présentation d’informations sur la performance. Huit principes lui ont été soumis sur lesquels il doit émettre un avis provisoire : ils serviront de fil conducteur à l'élaboration d'une série de guides de travail pour la présentation de la performance. Le Board propose également leur classification. - Contrats d’assurance Lors de sa précédente réunion, le Board avait examiné le chapitre 3 du projet de Déclaration de principes établi par l’ancien comité de pilotage Assurances (consacré aux objectifs de l’évaluation). La décision finale ne sera prise que lorsque Réunion avec les présidents des instances nationales les 21 et 22 janvier La rencontre de l’IASB avec les présidents des instances nationales de normalisation ayant un membre de liaison permanent a été suivie d’une session technique. Tous les normalisateurs étaient représentés. Les discussions ont porté sur les programmes de travaux de l’IASB et des instances nationales de normalisation, ainsi que sur la concrétisation de leur association prévue par le Groupe de travail stratégie et les statuts de l’IASB. IASB Update - Janvier 2002, page 1 Un IFRS sur la première adoption des normes internationales L’IASB va élaborer une nouvelle norme internationale IFRS pour remplacer l’interprétation SIC 8 (Première application des normes internationales IAS comme référentiel comptable). Cette décision de l’IASB est importante, car dans la proposition de la Commission européenne, l’ensemble des sociétés cotées de l’Union européenne, soit 7000 sociétés environ, doivent adopter les IFRS d’ici 2005. ABGWeb Contact Newsletter - 24 janvier 2001, pages 1 à 3 Déclaration officielle du président de l’IFAC Aki Fujinuma Suite à la défaillance du groupe Enron, le président de l’IFAC a fait une déclaration officielle dans laquelle il reconnaît l’impérieuse nécessité pour la profession comptable de travailler activement à la prévention des faillites, et de veiller à la qualité et l’uniformité des missions de comptabilité et d’audit. M. Fujinuma a également annoncé la création d’un groupe de travail inter- Dans ce numéro Actualités des organisations professionnelles 1-3 Nouveaux développements 3-4-8 Dossier 5-7 Vues de presses 8-11 Agenda mensuel 11 Publications du mois de mars 12 Actualités des organisations professionnelles internationales (suite) national réunissant investisseurs, dirigeants d’entreprises et auditeurs afin d’établir des recommandations sur le rôle et la composition des comités d’audit, et la façon dont ils doivent rendre compte aux actionnaires. Il a rappelé les récentes initiatives de l’IFAC concernant la protection de l’intérêt général, et notamment la révision de son code d’éthique, le renforcement des travaux de l’IAPC, la constitution du Forum of Firms, la mise en place d’un programme de conformité, les travaux de l’IFAD (voir le dossier central de Vues de presse N° 35). Le président de l’IFAC a reconnu qu’il n’y avait pas un seul responsable de la débâcle d’Enron, et qu’il faudrait rechercher des solutions sur tous les fronts. Il préconise notamment : - des normes comptables et d’audit non équivoques d’application internationale, basées sur des principes et non sur des règles détaillées ; - la prise en compte des dangers découlant de certains nouveaux instruments financiers actuellement sur le marché ; - la séparation des pouvoirs entre la direction et les préparateurs de l’information financière ; - l’honnêteté de la direction vis-à-vis des auditeurs ; - la nécessité d'appliquer les nouvelles règles sur l’indépendance. IFAC News and Events - 12 février 2002, 4 pages Ian Ball est nommé CEO (chief executive officer) de l’IFAC Le Board de l’IFAC a désigné Ian Ball aux fonctions de chief executive officer. M. Ball assurera la direction stratégique et administrative de l’IFAC. Cette nomination intervient alors que l’IFAC renforce ses initiatives visant l’intérêt général, notamment : - l’élargissement du champ de ses activités de normalisation internationale en matière d’audit et l’amélioration de leur transparence ; - la multiplication des initiatives axées sur l’amélioration du gouvernement d’entreprise ; - la mise en place d’un système de contrôle d’activité applicable aux cabinets effectuant des audits au niveau transational. IFAC News and Events - 19 février 2002, 2 pages Publications de textes de l’IAPC L’IAPC a publié 2 nouveaux textes : IAPS 1006 (Audits des états financiers des banques) et IAPS 1004 (Relations entre les commissions de contrôle des banques et leurs auditeurs indépendants). L’objectif est d’aider les auditeurs à s’acquitter des diligences propres aux audits bancaires, et à renforcer l’efficacité des audits de banques dans le monde. Etablis en collaboration avec le Comité de Bâle, ces 2 textes décrivent : teurs et commissions de contrôle des banques en appliquant notamment les principes de base d’une supervision bancaire efficace édictés par le Comité de Bâle. IFAC News and Events - 23 janvier 2002, 3 pages Comité secteur public Etude sur la fiscalité des retraites professionnelles dans l’Union européenne La FEE a réalisé une étude sur différents aspects de la fiscalité des pensions de retraite professionnelle dans l’Union européenne, afin d’identifier les obstacles fiscaux susceptibles d’entraver la liberté de l’emploi et de prestation de services. Elle se compose de deux parties : Lors de sa réunion de novembre 2001, le comité Secteur public a présenté les grandes orientations qu'il donnera à ses travaux pour les mois à venir. - la description de la diversité et la complexité Il a notamment confirmé son intention de réacdes systèmes en place et les recommandations tiver son groupe consultatif. A cette fin, il réfléqui en découlent pour l’harmonisation, chit aux termes de son mandat et aux personnes - l’analyse des réponses pays par pays. susceptibles d’y siéger. Il va également constituer La FEE se félicite de l’initiative de la Commission des comités de pilotage (steering committees) et visant à mettre fin à la discrimination en matière décider de leurs attributions et de leurs prode pensions de retraite. Elle approuve notamcédures opératoires (ils seront ouverts à des ment l’idée de création d’une institution de personnes non membres du CSP). Pour 2002, 3 retraite pan-européenne, basée dans un Etat thèmes prioritaires ont été retenus : les revenus non commerciaux ; les obligations liées à la membre mais disposant de sections nationales prenant en compte les principes fiscaux de politique sociale ; l’information à fournir sur le chaque Etat membre. budget. D’autres projets sont également inscrits FEE - Aspects fiscaux des régimes de retraites profesau programme (dépréciation des actifs ; parties sionnelles dans l’Union européenne - Décembre 2001 liées ; provisions, actifs et passifs éventuels ; - 62 pages comptabilisation de l’aide au développement). A court terme, le CSP publiera une étude intitulée "Transition vers la comptabilité d’exercice Directives à l’intention des entités du secteur public". Elle devrait aider celles qui changent de Commission référentiel comptable et adoptent la comptabilité européenne d’exercice. Un nouveau nouveau directeur technique a été nommé : Jerry Gutu, ancien comptable général du Zimbabwe, succède à Simon Adoption d’une proposition de Lee (Nouvelle-Zélande) en fin de mandat. directive sur la responsabilité envi- Autres organisations internationales La prochaine réunion du CSP aura lieu à Pékin du 25 au 27 mars 2002. Public Sector Committee Update - N° 4 Décembre 2001, 4 pages Comité technologies de l’information ronnementale Cette proposition concerne la prévention et la réparation des dommages environnementaux : pollution des eaux, dommages à la biodiversité et contamination des sols. Le principe du pollueur-payeur sera à l'origine du régime de la responsabilité environnementale. L’Europe en Bref - N° 209 - 21 janvier 2002, page 2 Le Comité publie un nouvel exposé-sondage sur la maîtrise des risques liés aux activités intégrant les nouvelles technologies. Il donnera les grandes Déclaration de Romano Prodi, lignes et modalités de supervision de ces technoprésident de la Commission eurologies. L’exposé-sondage définit notamment le péenne champ de cette supervision, rappelle les princiLors de la séance plénière du Parlement europes de base ayant un impact sur les procédures péen, Romano Prodi a précisé l’état d’avancede contrôle et présente en annexe l’intérêt d’une ment de la législation sur les services financiers veille sur l’usage de ces technologies dans l’entredans le contexte du rapport Lamfalussy. Il a prise. Ce texte est destiné aux cadres dirigeants rappelé l’importance de l’intégration des marchés ainsi qu’à leurs conseillers (notamment les profinanciers pour renforcer l’économie européenne fessionnels comptables) et s’applique à l’ensemet la réalisation du Plan d’action sur les services ème ble des entreprises. C’est le 6 texte du comité financiers dans les délais fixés. M. Prodi a par technologies de l’information de l’IFAC (téléailleurs souligné la nécessité de définir plus préchargeable sur le site de l’IFAC www.ifac.org). Il cisément ses responsabilités exécutives avant la est mis en consultation jusqu’au 31 mars 2002. prochaine révision du traité. Intervention de Romano Prodi devant le Parlement européen - 5 février 2002, 4 pages - les différentes étapes de l’audit d’une banque, - les moyens de renforcer les liens entre audi- VUES DE PRESSE - N°36 - MARS 2002 PAGE 2 Actualités des organisations professionnelles internationales (suite) GAFI Réunion à Hong Kong du 30 janvier au 1er février 2002 1ère Le GAFI a tenu sa réunion plénière depuis l’adoption de son plan d’action contre le financement du terrorisme. Lors du Forum qui a suivi, il a annoncé la fin de la 1ère phase d’auto-évaluation des 8 recommandations adoptées le 30 octobre 2001. L’ensemble des résultats de cette évaluation sera publié en juin 2002, date à laquelle tous les pays membres devront se conformer aux recommandations. Le GAFI a d’ailleurs invité toutes les juridictions du monde à entreprendre cette auto-évaluation. La réunion plénière a été l’occasion d’examiner et d’actualiser la liste des pays et territoires non coopératifs. Le rapport annuel sur les typologies, qui rend compte des tendances et techniques du blanchiment, a été distribué aux participants. Une réunion plénière supplémentaire est prévue à Rome en mai prochain. Communiqué de presse du GAFI - 1er février 2002, 3 pages Fédération des Experts-comptables méditerranéens La FCM organise son deuxième congrès annuel le 22 février 2002 à Athènes sur le thème : Point de vue sur l’avenir de la profession Normalisation et mondialisation. Nouveaux développements Un bilan de la profession comptable dans le monde du Japon. L’étude indique également que certains que ce qui passe inaperçu dans un marché à pays comptent plusieurs organismes comptables la hausse (la publications d’informations pro (Royaume-Uni, Canada, Australie). En France forma, par exemple) est monté en épingle sans Il y a plus de 2 millions de professionnels comp- et en Allemagne, 2 organismes coexistent pour pitié en période de ralentissement économique. tables dans le monde. Le Royaume-Uni, qui des raisons liées aux diligences distinctes de leurs Du côté du chiffre d’affaires, l’enquête fait état représente moins d’1 % de la population mon- membres : l’Ordre des experts comptables et la d’une croissance moyenne de 9,2 % pour les Big diale, en réunit à lui seul plus de 13 %. Une Compagnie nationale des commissaires aux comp-Five et de 7,8 % pour les 10 premiers cabinets étude brosse le tableau de la profession mon- tes pour la France, l’institut des Wirstchaftsprüfer mondiaux, contre 14 % et 12 % respectivement diale, dont on retiendra les principaux enseigne- et la Wirstchaftsprüferkammer pour l’Allemagne. en 2000. Rien de très significatif, mais une S’agissant des perspectives d’avenir pour la pro- baisse quand même qui pourrait bien s’ampliments suivants : - les professionnels comptables sont nombreux, fession, l’étude rappelle que la comptabilité est fier en 2002. D’un point de vue structurel, on une profession relativement récente et que l’ac- a assisté à une vague de mouvements parmi - par rapport à leur population, il y a proportioncroissement du nombre de ses membres n’accuse les cabinets de taille moyenne, tandis que la pronellement plus de professionnels dans les pays gression des cabinets "consolidateurs" s’amplifiait aucun fléchissement. anglo-saxons ou sous influence anglo-saxonne, Accountancy - N° 1299 - Novembre 2001, pages 130 (voir Vues de presse N° 34). Les Big Five conti- plusieurs pays comptent plus d’un organisme et 131 nuent à chercher la meilleure façon d’exercer leurs comptable, activités de conseil : PricewaterhouseCoopers ne bouge plus depuis l’échec du rachat de son - les Etats-Unis ont la profession la plus nom- 2001, une année à oublier... breuse. L’AICPA compte plus de 335 000 pro- L’année 2001 a démenti la théorie selon laquelle, activité de conseil par Hewlett-Packard. KPMG fessionnels, soit 3 fois plus que l’institut anglais bon an mal an, la profession comptable se porte a réussi la cession d’une partie de son activité ICAEW, le second plus important organisme du bien. International Accounting Bulletin analyse de conseil, mais au détriment de sa position de monde industrialisé. la performance globale des cabinets au cours des numéro 2 des Big Five... Difficultés de restrucL’étude montre que certains pays comptent 12 derniers mois et passe en revue les principaux turation, baisse dans l’estime du public : l’avenir moins de professionnels comptables que d’autres développements. De façon générale, de l’implo- paraît bien sombre, surtout si l’on ajoute à cela pour des raisons législatives ou coutumières : sion des start-up aux attentats du 11 septembre, les problèmes liés aux normes, dont le moindre le rôle du professionnel comptable s’y limite l’année 2001 restera un sinistre millésime, sur n’est pas l’introduction des IAS en Europe. à des missions d’audit, lesquelles ne sont pas fond de récession généralisée. La situation n’est La façon dont les Big Five répondront à ces nombreuses compte tenu du petit nombre de pas non plus à l’euphorie du côté de la profession défis sera déterminante pour la solidité de la structures nécessitant un audit. Dans ces pays, comptable. La débâcle d'Enron est le point d’or- profession dans les années à venir. Une pléthore de professionnels comptables les missions fiscales, de gestion ou d’insolvabilitégue d’une année où les professionnels comptables sont assurées par des juristes ou des spécialistes ont souvent été montrés du doigt. Les Big Five en conseil fiscal. C’est le cas de l’Allemagne et sont dans la ligne de mire, la leçon évidente étant VUES DE PRESSE - N° 36 - MARS 2002 InternationalAccounting Bulletin - N° 300 - 14 décembre 2001, page 5 PAGE 3 Nouveaux Développements (suite) Ethique des affaires Livre vert de la Commission européenne sur la responsabilité sociale des entreprises La Commission européenne a publié en juillet dernier un Livre vert destiné à lancer un large débat sur la façon dont l’Union européenne pourrait promouvoir la responsabilité sociale des entreprises, au niveau européen et international. Le concept de responsabilité sociale se réfère principalement à la décision des entreprises de contribuer à l’amélioration de la société et à la protection de l’environnement. Il s’inscrit dans la stratégie de développement durable adoptée lors du Conseil européen de Göteborg en juin 2001 et est promu essentiellement par les grandes entreprises, même si des pratiques socialement responsables existent dans toutes les formes de sociétés, publiques ou privées. De façon générale, les pouvoirs publics encouragent de plus en plus les entreprises à présenter des rapports sur leurs résultats dans le domaine social et de la protection de l’environnement. Ainsi, en France, l’article 64 de la loi relative aux nouvelles régulations économiques oblige les entreprises à prendre en compte les conséquences sociales de leurs activités dans leur rapport annuel. Le contenu du rapport est précisé dans un décret d’application du 20 février 2002. Le Livre vert s’interroge sur le rôle de l’Union européenne dans ce domaine et sur l’opportunité d’élaborer un cadre européen global afin de promouvoir transparence, cohérence et bonnes pratiques en la matière. Commission des communautés européennes - Livre vert : Promouvoir un cadre européen pour la responsabilité sociale des entreprises - 18 juillet 2001, 35 pages L’ICAEW commente le Livre vert de la Commission européenne L’ICAEW a fait connaître son point de vue sur les propositions de la Commission Européenne concernant la promotion d’un cadre européen sur la responsabilité sociale des entreprises. Il met en évidence la corrélation étroite entre la responsabilité sociale des entreprises (RSE) et le développement durable, le risque, la réputation de l’entreprise, la transparence et en dernier lieu, la valeur pour l’actionnaire. L’ICAEW considère que la mise en place d’un cadre européen d’application librement consentie sera peut-être plus efficace que l’élaboration de règles détaillées. buées suivant la qualité de la communication financière concernant le développement durable, l’environnement et la présentation d’informations socialement responsables. Les entreprises primées seront connues au printemps 2003. The Accountant - N° 5977 - Décembre 2001, page 8 L’éthique des affaires, une notion élastique ? Il y a un monde entre ce que certaines sociétés disent faire en matière d'éthique et ce qu'elles font en réalité. Les rapports annuels fourmillent désormais de considérations éthiques, mais la notion d’éthique est bien différente selon les entreprises. Certaines la considèrent comme une pratique visant à mettre en place des procédures de conformité afin d’éviter des sanctions pénales. D’autres pratiquent une éthique sélective en s’affichant "socialement responsables" dans un secteur d’activité, en espérant que leur réputation dans ce secteur compensera les dommages éventuels dans un autre. Certaines initiatives nationales peuvent contribuer à améliorer cette situation. En Australie par exemple, d’importants progrès ont été accomplis depuis la création en 1987 du premier centre spécialisé en éthique des affaires et l’apparition des prises de position sur le gouvernement d’entreprise. Les consommateurs attendent cependant des mesures concrètes et un contrôle de la qualité. Exemple: L’Australian Institute of Company Directors (AICD) propose à ses membres d’élaborer leur propre code d’éthique, en bénéficiant de consultations avec un centre spécialisé en éthique, de réunions, séminaires, publications… CA Magazine - N° 10 - Décembre 2001, pages 33, 34 et 37 Ethiquement correct Un nouveau sondage sur l’éthique d’entreprise et le comportement des consommateurs place le secteur des services aux entreprises comme le plus susceptible d’être socialement responsable. Seules 7% des personnes interrogées estiment que les avocats, les professionnels comptables et les consultants peuvent porter préjudice à l’environnement ou mal traiter leur personnel. Les secteurs les plus incriminés sont l’énergie (15%), les groupes financiers et bancaires (15 %) et les fabricants (14 %). Les consommateurs, et plus particulièrement les femmes, pensent pouvoir faire changer le comportement d’une ICAEW Press Office - 14 janvier 2002, 6 pages entreprise en protestant ou boycottant ses produits. Le mauvais service aux clients (20 %), Un prix pour l’entreprise la plus les tests réalisés sur les animaux (18 %) et les socialement responsable activités illégales (15 %) sont, dans l’ordre, les L’Association of Chartered Certified Accountants 3 cas qui choquent le plus. En revanche, la (ACCA) a présélectionné les entreprises se disrémunération des dirigeants n’est pas une préoctinguant par la manière dont elles assument cupation majeure : seulement 4 % des personnes l’impact de leurs activités sur la communauté et interrogées ont déclaré qu’elles boycotteraient l’environnement. Les récompenses seront attri- VUES DE PRESSE - N°36 - MARS 2002 un produit si elles décelaient des abus en la matière. Accountancy - N° 1301 - Janvier 2002, page 14 La responsabilité sociale des entreprises, une mode malvenue.. Les entreprises sont de plus en plus évaluées sur leur gestion des ressources humaines, le respect de l’environnement, les relations clients/ fournisseurs, le gouvernement d’entreprise et leurs liens avec la société. La notion de responsabilité sociale de l’entreprise s’impose donc progressivement dans les esprits et recueille l’adhésion générale. Pourtant, des voix s’élèvent çà et là pour dénoncer cet engouement. David Henderson, ancien économiste en poste à l’OCDE a publié un ouvrage pour l’Institute of Economic Affairs* dans lequel il dénonce les effets pernicieux du "socialement correct". Selon lui, les partisans de la responsabilité sociale des entreprises ne maîtrisent pas totalement le fonctionnement du capitalisme. L’application des principes du " socialement responsable " promeut des politiques qui gênent la prospérité et favorisent la hausse des coûts et des prix : accroissement des régulations et imposition de normes internationales uniformes en matière de travail, de pollution… * Misguided virtue : false notions of corporate social responsibility - Hobart paper 142, Institute of economic affairs - Londres The Economist - 17 novembre 2001, page 84 Mise en place d’un nouvel indice éthique La Bourse de Londres et le Financial Times ont lancé le 10 juillet dernier un nouvel indice éthique : le FTSE4Good. Plus de 1 500 sociétés cotées ont été notées sur leur comportement environnemental, social et humanitaire, à partir de critères établis avec des organisations nongouvernementales et des experts dans le domaine des "investissements socialement responsables". Les 50 sociétés ayant la plus forte capitalisation boursière ont été sélectionnées, plus 100 autres faisant partie d’indices américains et internationaux. Les 50 premières entreprises britanniques sont absentes de cet indice puisqu’elles opèrent dans les secteurs vilipendés du tabac, de l’énergie nucléaire, et de la fabrications d’armes. Certains observateurs déplorent par contre la présence de sociétés engagées dans les OGM et redoutent les effets de l’exclusion de secteurs entiers d’activité. Le comité consultatif travaille d’ailleurs à de nouvelles mesures pour inclure les secteurs "parias" dans cet indice. The Economist - 14 juillet 2001, page 75 (Suite page 8) PAGE 4 LA GESTION DU RISQUE Les notions de risque et de gestion du risque recouvrent des réalités diverses, selon que l’on se place du point vue du cabinet comptable ou de l’entreprise. Vues de Presse Internationale vous propose un ensemble d’articl parus ces derniers mois sur le sujet, qui illustrent les différents volets de la notion de risque. L A G E S T ION DES RISQUES DANS L 'E NTREPR IS E Les Big Five et l’AICPA publient une liste des facteurs de risques Face à la récession actuelle et aux défaillances d’entreprises qui l’accompagnent, l’AICPA et les Big Five ont publié une liste des facteurs de risques que les entreprises doivent prendre en considération lors de l’établissement de leurs comptes 2001. Le document rappelle que si les dirigeants sociaux, les comités d’audit et les auditeurs ont des rôles et des responsabilités distincts, ils partagent un objectif commun : la production d’une information financière de haute qualité. Le document identifie 30 mesures auxquelles ils doivent se consacrer pour atteindre cet objectif : - liquidité et viabilité : certains facteurs risquent de remettre en cause la continuité de l’exploitation ; - modifications du contrôle interne : certains autres facteurs peuvent porter atteinte au contrôle interne exercé sur le système d’information financière ; - transactions inhabituelles : les ajustements ou opérations inhabituelles effectués en fin d’exercice doivent faire l’objet d’un examen scrupuleux ; prétexte qu’elles ne sont pas significatives ; - qualité des informations : la qualité des informations fournies passe par le respect des règles de présentation et tient à leur degré de précision et à leur transparence ; - informations proforma : elles peuvent tromper les investisseurs en brouillant les résultats ; - parties liées : la pression croissante exercée sur les dirigeants pour la réalisation d’objectifs financiers augmente le risque d’irrégularités des opérations avec des parties liées ; - existence de risques spécifiques aux états financiers. - engagements hors-bilan : les opérations destinées à supprimer du bilan des éléments d’actif ou de passif doivent faire l’objet d’un examen attentif ; Accounting News and Insights - 14 janvier 2002 2 pages Le rapport peut être consulté à l’adresse ftp.aicpa.org/public/download/news/risk_factor.doc - importance relative : il n’est pas judicieux, de façon générale, de laisser figurer dans les états financiers certaines erreurs connues sous Itinéraire pour une bonne gestion des risques Les entreprises qui réussissent savent prendre des risques calculés pour atteindre leurs objectifs. Elles doivent mesurer ces risques, tenter de les réduire au maximum et, le cas échéant, les retourner à leur avantage. Le professionnel comptable, qu’il soit conseiller interne ou consultant externe, est le plus qualifié pour les aider dans cette démarche. Les meilleures pratiques reconnues actuellement en la matière font l’objet d’une brochure récemment publiée par l’AICPA : "Managing risk in the new economy". Le référentiel proposé énumère les étapes suivantes : - Etablir le contexte dans lequel opère l’entreprise La gestion du risque ne peut être efficace que si elle est adaptée au contexte d’exploitation de l’entreprise, à ses priorités de gestion, à ses objectifs et ses stratégies. Les entreprises n’ont pas toutes la même tolérance de risque, ni le même style de gestion. Il faut donc en tenir compte avant de faire des efforts dans la gestion du risque. A cet égard, le professionnel comptable peut jouer un rôle précieux. - Identifier les situations impliquant des risques potentiels Les entreprises ont besoin d’une approche systématique leur permettant de détecter et de traiter les risques. Le professionnel comp- VUES DE PRESSE - N° 36 - MARS 2002 table doit mettre en place un système d’identification à la fois souple et rigoureux pour les aider. - Procéder à l’analyse et à l’appréciation des risques place une infrastructure de gestion, communiquer des informations et une formation en ce domaine. - Mesurer et superviser l’efficience, la rentabilité et la vulnérabilité de l’entreprise. - Informer les dirigeants concernés des résulUne fois les risques identifiés, l’entreprise doit établir des priorités de décisions. Le professionnel tats obtenus. L’ensemble de la brochure de l’AICPA peut être concomptable peut l’y aider en effectuant des analysultée à l’adresse suivante : www.aicpa.org/assurance/ ses quantitatives pour classer les menaces par index.htm ordre d’importance et par risque d’occurrence. - Elaborer les stratégies permettant de gérer ces risques. Journal of Accountancy - N° 11 - Décembre 2001, 8 pages L’entreprise ayant identifié les risques potentiels a Votre entreprise sait-elle gérer ses 4 options de réaction : supprimer totalement une risques ? opération quand les risques qui l’accompagnent Toutes les entreprises doivent établir une procésont trop importants ; en atténuer les effets ; dure d’audit interne d’assistance à la gestion des accepter de courir certains risques ; transférer risques de l’entreprise. Les fraudes commises le risque à des tiers, par exemple en contractant intra muros ne doivent jamais être prises à la une assurance ou en externalisant certaines prolégère. L’Institut des auditeurs internes propose cédures. une série de questions auxquelles les entreprises - Mettre en œuvre et intégrer les processus de doivent pouvoir répondre positivement : gestion du risque. - votre entreprise dispose-t-elle d’une procédure L’entreprise doit ensuite s’assurer qu’elle a ou d’une fonction chargée de l’évaluation et de mis en place les bonnes stratégies de gestion la supervision du risque? du risque. Il lui faut pour cela établir des - votre entreprise a-t-elle l’assurance que les objectifs précis de gestion, constituer une contrôles fonctionnent comme prévu ? culture d’entreprise où les employés sont res- votre entreprise dispose-t-elle d’un système ponsables de la gestion du risque, mettre en exhaustif de communication pour la préven- PAGE 5 tion de la fraude et la gestion du risque ? - votre entreprise a-t-elle l’assurance que ses informations financières ou autres sont correctement communiquées ? - avez-vous une idée précise du risque propre à votre entreprise et des domaines les plus vulnérables ? - votre entreprise a-t-elle mis en place un dispositif opératoire pour gérer le risque ? - votre entreprise dispose-t-elle d’une procédure interne permettant d’ajouter de la valeur et d’améliorer l’efficacité de ses opérations ? - votre entreprise donne-t-elle des assurances fiables à ses partenaires sur la manière dont elle protège leurs investissements ? - si vous n’apparteniez pas à l’entreprise, feriezvous confiance aux assurances qui vous sont données en tant que partenaire ? les risques par ordre de priorité, puis d’y réagir. Selon le COSO, un bon nombre de sociétés ont déjà pris des initiatives sur certains aspects, mais cette étude leur permettra d’en envisager l’intégralité et de concevoir ainsi les moyens de les coordonner. Un projet de cadre conceptuel et de directives d’application va être mis en consultation. La validation du document se fera en 2003. Un conseil consultatif chargé de collaborer avec PricewaterhouseCoopers et d’administrer le projet a été nommé à cet effet. Communiqué de presse de l’Institute of Internal Auditors - 21 janvier 2002, 2 pages L’Allemagne innove avec la publication d’une norme sur la présentation d’informations sur le risque La gestion des risques et la présentation d’informations s’y rapportant sont au coeur du débat sur le gouvernement d’entreprise et la transparence. De nombreux organismes de normalisation s’y sont attelés mais la commission Journal of Accountancy - N° 1 - Janvier 2002, 1 page des normes comptables allemande (DRSC) est la première instance de normalisation dans le Le COSO lance une étude destinée monde à avoir publié une norme spécifique sur à aider les entreprises à gérer les la présentation d’informations sur les risques. risques Cette initiative est d’autant plus remarquable Le Committee of Sponsoring Organizations de la qu’elle s’inscrit dans une longue tradition de Commission Treadway (COSO) a lancé une gran- prudence et de confidentialité. En Allemagne, de étude destinée à aider les entreprises dans leur les défaillances d’entreprises et le besoin de gestion des risques. L’objectif est de proposer un financement sur les marchés internationaux sont cadre conceptuel pour la gestion du risque au sein à l’origine du débat sur le gouvernement d’ende l’entreprise. C’est PricewaterhouseCoopers qui treprise, qui a conduit à l’introduction de la loi doit conduire ce projet : il s’informera auprès de sur le contrôle et la transparence (KonTragG), l’AIPCA, de l’American Accounting Association en mai 1998. Désormais, les organes de direc(AAA), du Financial Executives International tion des sociétés faisant appel public à l’épargne (FEI), de l’institut des auditeurs internes (IAA) doivent mettre en place des contrôles pour et de l’institut des comptables de gestion (IMA). identifier les développements présentant un Le COSO a engagé cette étude dès janvier 2001, risque pour l’existence de leur société. après avoir constaté au niveau mondial qu’il était Dans le même temps, une nouvelle loi a nécessaire d’améliorer les procédures d’identifi- modifié la réglementation sur les rapports de cation et d’analyse du risque. Selon son prési- gestion (obligatoires en droit allemand) en dent, le moment est opportun pour cette réalisa- instituant une nouvelle obligation d’information : les attentats du 11 septembre et la faillite tion sur les risques affectant les évolutions du groupe Enron soulignent, si besoin était, futures. Enfin, en avril 2001, le DRSC a la nécessité d’un renforcement des systèmes de publié une norme GAS 5 (Présentation d’ingestion des risques. formations sur le risque), qui fixe les règles - avez-vous l’impression que tous les risques pesant sur votre entreprise ont été correctement abordés ? Le postulat de base de l’étude est que le risque et la gestion du risque font partie intégrante des activités organisationnelles de l’entreprise. Elle proposera aux entreprises des directives pratiques sur la mise en place de programmes permettant d’identifier, de mesurer, de classer applicables au contenu et à la structure des informations à publier sur le risque conformément à la nouvelle législation. L’objectif de cette norme est de fournir aux utilisateurs des états financiers, notamment ceux qui interviennent sur les marchés de capitaux, des informations pertinentes et fiables sur les risques affectant l’avenir de l’entreprise. Le GAS adopte une conception dynamique de la notion de risque, défini comme l’éventualité d’un futur impact négatif sur la situation économique du groupe (par situation économique, on fait référence à l’ensemble des facteurs affectant l’aptitude du groupe à générer à l’avenir des cash flows positifs). Il précise que les informations fournies doivent porter sur les risques liés au secteur d’activité et au marché, mais aussi sur les risques individuels pesant sur le groupe. Il préconise la quantification de ces risques sous 3 conditions : - les méthodes disponibles pour les quantifier doivent être fiables et avoir été agréées, - les informations quantifiées doivent avoir une justification économique, - la quantification doit être pertinente par rapport aux objectifs décisionnels de l’utilisateur. Le GAS 5 préconise enfin que les informations sur le risque figurent dans une section particulière du rapport de gestion et présentent clairement le dispositif, les méthodes et les procédures. Accountancy - N° 1295 - Juillet 2001, page 156 Eléments pour un calcul du risque La gestion du risque apparaît de plus en plus comme un point clé de la stratégie d’entreprise et un élément moteur de sa survie. Ses avantages sont tels qu’elle possède maintenant son propre jeu d’instruments et de procédures. Les autorités de régulations s’y intéressent de plus en plus (le rapport Turnbull en Grande-Bretagne a dernièrement complété les recommandations sur le gouvernement d’entreprise). Malgré cela, certains observateurs considèrent que les entreprises n’attachent pas suffisamment d’importance aux stratégies de gestion des risques. Une recherche d’Arthur Andersen révèle que les dirigeants et administrateurs de sociétés sousestiment le rôle qu’ils peuvent jouer. Pourtant, si l’on se reporte aux défaillances d’entreprise enregistrées ces dernières années, un grand nombre sont imputables à une mauvaise gestion dans ce domaine. Les entreprises doivent donc apprendre à gérer l’ensemble des risques qu’elles encourent (stratégiques ou opérationnels). Plus encore, les entreprises disposant Quatre points doivent être bien assimilés : le risque d’accès non autorisé et de manipulation des données liées à Internet ; l’identification de la législation applicable aux opérations sur Internet ; les risques de crédit et la nécessité de contrôles d’authenticité et d’intégrité ; l’émergence de problèmes comptables inédits relatifs à la comptabilisation des résultats et des coûts et à l’immobilisation de certains types de dépenses. Le bulletin devrait être actualisé régulièrement. Accountancy - N° 1294 - Juin 2001, page 124 Documents accessibles via Internet sur le sujet : IFAC American Management Association Financial Executives Institute VUES DE PRESSE - N° 36 - MARS 2002 www.ifac www.amanet.org www.fei.org PAGE 6 déjà d’une culture de gestion du risque doivent sans cesse remettre en cause leurs procédures de gestion, les actualiser et acquérir une véritable méthodologie. LAccountancy A G- N°E1299 S - TNovembre I O 2001, N pages D 44E etS45 RISQUES LIÉS À L ’ AUDIT Facteurs de risque et pratique de l’audit Les assureurs des cabinets comptables sont unanimes : les poursuites contre les professionnels comptables se multiplient en période de ralentissement économique. Mais il est possible de limiter leur exposition à ce risque. Les compagnies d’assurance ont recensé 21 précautions à prendre : il s’agit en grande partie de recommandations sur les lettres de mission (les désaccords sur le champ de la mission engendrent encore près de 10 % des poursuites). Mais ces recommandations couvrent également la documentation et le contrôle de qualité des travaux exécutés, la sélection des clients et le choix de la couverture d’assurance. Ces conseils sont les suivants : une fois par an et à chaque modification de la mission, se fier à son jugement, - faire plus attention aux évolutions de la réglementation (notamment celle du Public Oversight Board), Concernant la qualité de la communication avec le client : Concernant la lettre de mission : Concernant la présélection des clients : - considérer la lettre de mission comme un contrat couvrant de façon exhaustive les responsabilités du client et du professionnel, - ne pas accepter de missions pour lesquelles le cabinet n’est pas assez compétent, - y intégrer le maximum d’informations sur les différents aspects de la mission, - ne pas pratiquer de rabais d’honoraires, - utiliser un langage précis et concis, - être son propre critique ; - consigner toutes les informations, - avoir recours à des conseillers extérieurs, - éviter les conflits d’intérêt, - demander régulièrement des informations et - actualiser le contenu des lettres au moins Concernant la couverture d’assurance : - chercher la meilleure couverture possible, - étudier attentivement la compagnie et la police proposée, - ne pas régler un différend sans l’assistance de votre assureur. Practical Accountant - Octobre 2001, 5 pages L’IFAC réfléchit sur un modèle de risque L’IFAC conduit actuellement différents projets sur le thème du risque en audit. Le modèle de risque d’audit (Audit Risk Model) sert de base à l’élaboration des normes internationales d’audit. L’IFAC va étudier cette question avec la Commission des normes d’audit américaine (Auditing Standards Board). L’IAPC et l’ASB américain vont publier une série d’exposés-sondages sur ce sujet. L’IFAC s’intéresse également aux risques spécifiques, notamment le risque lié au commerce électronique. En octobre 2001, il a publié un projet d’IAPS sur le commerce électronique afin d’aider les auditeurs à faire face aux risques particuliers dans ce domaine. Il étudie actuellement les commentaires sur son exposé-sondage et doit publier un nouvel IAPS au milieu de l’année 2002. IFAC News - Février 2002, page7 L’AICPA travaille sur l’analyse des risques liés à l’audit Un groupe de travail de l’AICPA (Risk Assessment Task force), en collaboration VUES DE PRESSE - N° 36 - MARS 2002 avec l’IAPC)de l’IFAC, va étudier la manière employée par l’auditeur pour évaluer les risques. Des études ont en effet montré une tendance des méthodologies d’audit suivant laquelle l’auditeur prend plus en considération les risques susceptibles de déboucher sur une erreur significative dans les états financiers. The CPA Letter- N° 2 - Janvier/Février 2002, 1 page Nouvelles considérations sur le risque inhérent En octobre 1998, le Public Oversight Board (POB) américain, chargé d’établir des recommandations sur l’audit indépendant des états financiers, a fait part de ses suggestions sur le modèle de risque d’audit et notamment sur le risque inhérent. Pour chaque mission, les auditeurs doivent en effet évaluer ce risque. Or, bien qu’il s’agisse d’un concept très simple, il est difficile à mettre en application. Les professionnels adoptent donc une approche conservatrice et l’évaluent au niveau maximum. Cette décision résulte du modèle de risque d’audit en vigueur qui définit le risque d’audit (AR) comme le risque pour l’auditeur de s’exprimer de manière favorable sur des états financiers inexacts, ceci à son insu. L’AICPA a retenu la formule mathématique suivante : le risque d’audit est le produit de 3 risques : IR (risque inhérent) x CR (risque de non-contrôle ) x DR, (risque de nondétection). L’auteur suggère de simplifier le rôle accordé au risque inhérent : au lieu d’être un facteur d’assurance pour les contrôles, le risque inhérent doit servir de base pour déterminer le risque d’audit approprié à la mission. L’efficacité de l’audit ne pourrait que s’en trouver améliorée. - instituer une inspection des associés. - identifier nommément les contacts chez le client et dans le cabinet, - énoncer précisément les diligences propres à chaque mission. Concernant la formation théorique et pratique : - s’assurer que le professionnel dispose de la compétence et de la formation théorique nécessaires à un domaine d’intervention avant d’accepter une mission, - veiller à informer ses clients des diligences effectuées, - exploiter la technologie comme moyen de recherche pour évaluer le risque. The CPA Journal - Juillet 2002, 4 pages L’APB britannique publie une recommandation sur les risques d’audit liés au commerce électronique Grâce à l’évolution et la généralisation des technologies d’Internet, de plus en plus d’entreprises utilisent les applications de commerce électronique: commerce inter-entreprises, transactions entre entreprises et particuliers, relations d’affaire et commerce avec l’administration. Les possibilités ne manquent pas, les intermédiaires pour aider les entreprises dans ces démarches non plus. Plusieurs question se posent alors pour l’auditeur et le dirigeant : même si les principes de base et procédures d’audit d’opérations commerciales électroniques restent les mêmes que pour les autres opérations, des risques inhérents à ces opérations existent. Pour répondre à ces questions, l’Auditing Practices Board a publié en avril dernier un bulletin 2001/3/. Il précise les risques particuliers pouvant jouer sur les états financiers dans les domaines concernant : - les systèmes comptables et de contrôle interne, - le volume, la célérité et la nature des transactions effectuées, - les obligations fiscales, juridiques et réglementaires auxquelles doit se conformer l’entreprise, - les méthodes comptables choisies, - la question de la continuité d’exploitation. Le Bulletin précise que la stratégie adoptée en matière de commerce électronique ainsi que la complexité des transactions effectuées par l’entreprise nécessitent l’acquisition par l’auditeur de connaissances particulières. PAGE 7 Nouveaux développements (suite) Quels principes pour les investissements éthiques ? Les investissements éthiques n’ont jamais été aussi à la mode et tous les fonds de pension, même les plus grands, y succombent. Ce qui n’était au début qu’une velléité de quelques idéalistes est désormais une préoccupation majeure des gestionnaires de fonds et de régimes de retraite et des dirigeants de société. Nombreux sont ceux, toutefois, qui restent sceptiques sur ce qu’il est désormais convenu d’appeler les "investissements socialement responsables" : le fait de mettre certaines sociétés au ban ne contribue en aucune façon à les réformer. Il est préférable de les faire évoluer de l’intérieur plutôt que de les condamner. The Economist - 14 juillet 2001, page 75 Vues de presses Pays de l’Union européenne Union européenne Les auditeurs imposent leur fonction au sein de l’Union européenne Accountancy - N° 1299 - Novembre 2001, pages 138 et 139 au Royaume-Uni, en France et en Allemagne. Après une description des initiatives d’harmonisation des réglementations, l’article rappelle que les divergences existantes sont liées à l’histoire, l’économie ou la politique, et qu’elles seront difficiles à surmonter dans le cadre d’une harmonisation. Les auteurs analysent plusieurs fonctions de la réglementation dans les trois pays (agrément, formation, discipline) et mettent en évidence les divergences d’organisation. Si l’harmonisation des normes d’audit paraît souhaitable afin de réduire les obstacles à la libre circulation des services professionnels et faciliter le développement de marchés financiers internationaux, elle ne conduit pas nécessairement à l’uniformisation des régimes de réglementation. Certains pays peuvent par ailleurs préférer conserver leur propre système de réglementation. Les différences persisteront donc tant que les directives européennes les autoriseront, et seules les pressions du marché pourront les réduire. question de la comptabilité des partis politiques ainsi que sur leur audit. Elles désirent que la transparence de ces comptes soit renforcée grâce à l’utilisation des principes comptables applicables aux transactions des entreprises commerciales (comptabilité en partie double, établissement d’un bilan, présentation de notes annexes au bilan, rapport complémentaire sur la situation économique des partis et évolution prévisible). Document consultable à l’adresse www.wpk.de Belgique Avec plus de 350 auditeurs, les institutions européennes ont recruté en l’espace de 3 ans plus d’auditeurs qu’elles ne l’avaient fait au cours des 30 dernières années. La somme des travaux d’audit externalisés par la Commission européenne est considérable : entre 1999 et 2000, leur nombre a augmenté de 63 % (principalement dans les départements Europe centrale et de l’Est, Elargissement, Aide européenne). Mais les audits internes constituent également une Allemagne part importante de la demande, notamment pour les programmes Recherche et développement et Education. La réforme de la structure de gestion Une nouvelle structure de direcfinancière au sein de la Commission constitue le tion pour l’IDW 3ème volet d’intervention des auditeurs. Outre IDW-Fachnachrichten - N° 1 - 21 janvier 2002, l’établissement d’un nouveau service d’audit inter- page 103 * Communiqué de presse de l’IDW - 8 janvier 2002, 2 pages ne, la nomination de Jules Muis, ancien viceprésident de la Banque mondiale, comme direcLes nouveaux statuts de l’IDW, applicables teur général des IAS est la bienvenue : il a d’ores depuis le 1er janvier 2002, élargissent sa strucet déjà introduit le concept d’auto-évaluation ture de direction. Le nouveau comité directeur, continue, qui oblige les différents gestionnaires qui s’inspire du Board anglo-saxon, comprend à réévaluer en permanence leurs méthodes de désormais 6 membres honoraires et 3 membres travail. Par ailleurs, à compter de mai 2002, tous professionnels. L’objectif de cette restructurales responsables de services devront faire une tion est double : renforcer la force de frappe déclaration d’assurance dans laquelle ils assumeet la réactivité de l’IDW face à des tâches de ront la responsabilité des dépenses engagées par plus en plus complexes ; asseoir l’IDW comme leur service. interlocuteur spécialisé privilégié au niveau Le professionnel comptable et le gouvernement d’entreprise Prospective sur la réglementation de la profession d’auditeur dans l’Union européenne Face à l’harmonisation des marchés financiers européens, l’Italie doit réformer son régime d’audit réputé archaïque. Deux aspects de sa réglementation la distinguent des propositions européennes : la rotation obligatoire des auditeurs après 3 mandats de 3 ans et l’interdiction d’effectuer des missions autres que d’audit. The European Accounting Review - N° 4 - 2001, pages 763 à 786 L’article compare la réglementation applicable à la profession de contrôleur légal des comptes VUES DE PRESSE - N°36 - MARS 2002 national et international. Plus de transparence dans les comptes des partis politiques... Communiqué de presse de l’IDW - 29 janvier 2002, 2 pages Les deux organisations professionnelles allemandes, WPK et IDW, ont pris position sur la Accountancy & Tax - N° 4 - Octobre/Novembre/ Décembre 2001, pages 17 à 27 Le gouvernement d’entreprise s’installe progressivement dans le monde des affaires. Plusieurs codes ont déjà vu le jour au Royaume-Uni, aux Etats-Unis, au Canada, en France, aux Pays-Bas et depuis peu, en Allemagne. Axé sur l’organisation et le fonctionnement du conseil d’administration, le gouvernement d'entreprise a considérablement évolué et implique un grand nombre de nouvelles diligences pour le professionnel comptable. L’article détaille le rôle de ce dernier dans ses relations avec les administrateurs indépendants et le comité d’audit, pour la publication de l’information financière, en qualité de représentant de l’actionnaire et dans le cadre de la dénonciation des cas de fraude. Italie L’Italie contrainte de rompre avec le passé ? The Accountant - N° 5977 - Décembre 2001, pages 6 et 7 PAGE 8 Vues de presses (suite) Un statut de LLP pour PwC ? Le directeur général de la CONSOB s’est dit ouvert aux réformes de l’Union européenne. Il a néanmoins réitéré la validité des règles de rotation des auditeurs, qui selon lui, sont les seules à pouvoir empêcher une trop grande familiarité entre l’auditeur et son client. Il semble un peu plus conciliant sur la question des missions autres que d’audit, dont il pourrait prochainement lever l’interdiction. La CONSOB espère, à l’occasion de cette harmonisation, faire cesser la pratique des rabais d’honoraires communément pratiqués par les cabinets italiens. Royaume-Uni Publication de l’Institut des Chartered Accountants of Scotland - ICAS ABGweb Contact Newsletter - 24 janvier 2002, page 1 Selon une recherche de l’ICAS intitulée "Communication des entreprises - Exploiter la puissance d’Internet au bénéfice des utilisateurs", Internet constitue une source d’innovations majeures en matière de communication financière. Utilisateurs et préparateurs voient son évolution sour des angles différents. L’étude traite notamment de la capacité d’Internet à fournir l’information aux utilisateurs sans risque de surinformation. Les catégories professionnelles interrogées (analystes financiers, gestionnaires de fonds, actionnaires particuliers et auditeurs) se sont déclarées en faveur de la généralisation de l’utilisation d’Internet pour la tenue d’assemblées générales. En revanche, l’idée d’un accès direct aux assemblées a été tièdement accueillie. Une approche holistique de l’audit Accountancy - N° 1299 - Décembre 2001, page 8 La protection de l’indépendance de l’auditeur passe par une réforme radicale du cadre de référence de l’indépendance et du modèle de risque. C’est ce qu’ont affirmé 3 Britanniques (Vivien Beattie, Stella Fearnley et Richard Brandt) lors d’un symposium européen en novembre 2001. Selon eux, l’audit est un métier au sein duquel les questions de compétence, d’indépendance en fait et de risque d’audit sont étroitement liées. Ils déplorent que dans le modèle en vigueur, l’indépendance et le risque soient considérés comme des éléments distincts. Ayant identifié des pressions supplémentaires pesant sur l’auditeur (l’intimidation exercée par la direction et le respect des échéances du calendrier), ils préconisent un modèle prenant en compte la totalité des risques associés à un audit. VUES DE PRESSE - N° 35 - FÉVRIER 2002 ABGWeb Contact Newsletter - 24 janvier 2001, pages 1 à 3 PricewaterhouseCoopers a annoncé son intention de se constituer en association à responsabilité limitée, LLP, d’ici au 1er juillet prochain, sous réserve de l'accord des associés. Il sera ainsi le second des Big Five, après Ernst & Young le 6 avril dernier, à adopter ce statut. L’introduction des LLP en 2001 au Royaume-Uni est l’aboutissement d’une campagne de 5 années menée par PwC et Ernst & Young pour que le gouvernement britannique plafonne le montant des dommages pouvant être réclamés à une association. Idéalement, les deux grands cabinets souhaitaient l’abolition pure et simple de la responsabilité conjointe et solidaire en matière commerciale au profit de la responsabilité proportionnelle. Le gouvernement britannique a été difficile à convaincre et il a fallu que les 2 cabinets menacent de se constituer en association dans l’Ile de Jersey pour qu’il change d’avis... Autres pays Canada De nouvelles directives sur l’utilisation des comptes proforma The Accountant - N° 5978 - Janvier 2002, pages 16 et 17 Les administrateurs de valeurs mobilières du Canada (Canadian Securities Adminstrators, CSA) ont publié mi-janvier de nouvelles règles sanctionnant l’utilisation croissante des comptes proforma par les sociétés pour améliorer leurs bilans. L’objectif est d’éviter la confusion chez les investisseurs quand les émetteurs publient ces comptes sans suivre les principes établis par les GAAP. Le CSA n’a pas l’intention de les interdire car ils aident les investisseurs à comprendre les résultats financiers, mais il aimerait que les sociétés s’expliquent sur les méthodes de calcul, et qu’elles incluent les mesures établies en fonction des GAAP. Un forum annuel pour mieux faire connaître la profession CA Magazine - N° 1- Janvier/Février 2002, 2 pages Le Forum Impact CA, dont la dernière édition s’est tenue du 23 au 25 septembre 2001 à Ottawa, réunit chaque année une soixantaine de comptables agréés qui débattent des dossiers et questions importants pour la profession. A cette occasion, ils font part des rencontres qu’ils ont eues tout au long de l’année avec des interlocuteurs du gouvernement fédéral afin de les sensibiliser aux problèmes de la profession. Une étude effectuée il y a quelques mois auprès de décideurs du gouvernement fédéral a confirmé que l’ICCA était considéré comme un porte-parole de choix, et que ce type de contacts contribuait à renforcer la visibilité de la profession. Profession : juricomptable ! CGA Magazine - N° 1 - Janvier/Février 2002, pages 19 à 24 Un esprit curieux est un atout indispensable pour exercer la profession de juricomptable, spécialité qui demande des qualités comptables et d'investigations : les juricomptables peuvent être appelés à faire l’analyse, l’interprétation, la récapitulation ou la présentation de situations financières et commerciales complexes. Ils sont souvent conduits à rechercher des preuves financières, à mettre au point des applications informatiques pour faciliter la présentation de ces preuves, à témoigner comme experts devant les tribunaux. Ils peuvent travailler dans toutes sortes de milieux : assurance, banque, police... Mais le parcours professionnel reste difficile, et la multiplication d’expériences est capitale. L’auteur dresse un tableau des compétences nécessaires et des titres correspondant à cette discipline : le titre de Certified Fraud Examiner (CFE), décerné par l’Association of Certified Fraud Examiners et celui, plus récent, de Certified Fraud Investigator (CFI) décerné par l’Association of Certified Forensic Investigators du Canada. Une nouvelle loi sur la profession comptable dans l’Etat d’Alberta CGA Magazine - N° 1 - Janvier/Février 2002, pages 19 à 24 Une loi adoptée en septembre 2001 dans l’Etat d’Alberta ordonne des règles de gouvernance pour l’ensemble de la profession, et non plus pour chaque organisme comptable. Ce texte est le fruit de 5 années de collaboration entre les 3 organismes comptables représentant les CGA (comptables généraux accrédités), les CA (comptables agréés) et les CMA (comptables professionnels de la gestion), et le gouvernement de l’Alberta. Etats-Unis Comment traiter les opérations avec les parties liées ? The CPA Letter - N° 2 - Janvier/Février 2002, 1 page L’AICPA publie un "Tout-en-un" sur les opérations avec les parties liées. Elles constituent un des aspects les plus importants de l’audit des états financiers car elles sont soumises à des obligations très strictes : les GAAP imposent la présentation de toute opération significative conclue avec des parties liées. En l’absence d’informations suffisantes dans ce domaine, les états financiers peuvent être inexacts ou trompeurs. Sans mention de ces opérations, les fraudes ou détournements d’actifs sont facilités. Outre un récapitulatif des publications dans ce domaine, l’ouvrage dresse des listes de contrôle et autres instruments que les professionnels comptables pourront utiliser afin de se conformer aux normes comptables et d’audit relatives aux parties liées. PAGE 9 Vues de presses (suite) Communications avec la SEC - suivre des enseignements pour améliorer la compétence professionnelle, The CPA Letter - N° 2 - Practice Alert 2002-1 Janvier/Février 2002 - 7 pages - suivre l’ensemble des normes, règles et régulations applicables en matière de formation, L’AICPA publie le Practice Alert 2002-1 consacré aux communications avec la Securities and Exchange Commission. L’objectif est d’apporter aux sociétés sollicitant leur admission à la cote ainsi qu’à leurs auditeurs les informations récentes leur permettant de renforcer leurs communications avec la SEC. - ne comptabiliser en crédits FPC que les programmes de formation y donnant droit, Le PCPS Executive Committee publie un guide intitulé "Smarter Audits" The Practising CPA - Janvier 2002, 1 page Face à la multiplication et à la complexité grandissante des normes professionnelles, les professionnels comptables ont de plus en plus de difficultés à effectuer un bon audit sans déroger aux multiples exigences. Le PCPS, associé à l’Alliance de l’AICPA pour les cabinets professionnels, a publié un ouvrage (Smarter Audits) qui compile des informations sur les points suivants : - défis et opportunités exceptionnels : comment les détourner à son avantage ; - comment tirer le meilleur parti de vos logiciels et autres outils ; - les meilleures pratiques concernant la gestion des clients, la conservation du personnel, la planification et l’évaluation du risque. - rendre compte de ces crédits obtenus et en conserver les justificatifs. Les nouvelles règles introduisent par ailleurs le concept d’études indépendantes, habilitant les professionnels à suivre un enseignement individuel auprès d’un tuteur qualifié. Le Congrès américain enquête sur Enron The CPA Letter - N° 2 - Janvier/Février 2002, 1 page Les commissions de la Chambre des Représentants et du Sénat ont tenu une première série d’auditions sur la faillite du groupe Enron en décembre dernier. Ont été entendus le responsable des affaires comptables de la SEC, le président d’Andersen ainsi que plusieurs analystes financiers, investisseurs et salariés de l’entreprise. Le PDG d’Enron, qui avait refusé de se présenter, devrait se soumettre à une audition du Sénat en février. Une conférence via Internet sur la modernisation des règles d’indépendance The CPA Letter - N° 2 - Janvier/Février 2002, 1 page sections du Yellow Book relatives à l’indépendance seront exclues de cet exposé-sondage, puisqu’elles ont déjà fait l’objet d’un exposé-sondage distinct l’an passé (il connaîtra un règlement définitif au cours du premier trimestre 2002). Nouvelles stratégies de recrutement pour la profession comptable Accounting News and Insights - 18 décembre 2001, 1 page En réaction à l’image négative associée à la profession comptable, l’ensemble du secteur se mobilise pour innover en matière de stratégie de recrutement, afin d’enrayer la désaffection des étudiants pour cette filière. Les ordres professionnels régionaux sont particulièrement actifs et se lancent dans des actions de promotion par différents biais : jeux inter-actifs sur Internet (CPA Career Adventure), annonces publicitaires tous supports, conférences d’information dans les établissements scolaires, magazines d’information, prise en charge des bourses d’internat pour étudiants. L’Ordre des professionnels comptables de Pennsylvanie a participé à un programme pilote de l’AICPA au cours duquel des enseignants effectuent un internat rémunéré dans un cabinet de comptabilité. Toutes ces actions en sont encore à leurs balbutiements, et seul le temps dira si elles ont un réel impact sur le nombre d’étudiants s’engageant dans la profession... Audit pratique : attention aux graphiques trompeurs ! Journal of Accountancy - N° 2 - Février 2002, 11 pages Certains graphiques figurant dans les rapports annuels (environ 1 sur 10) comportent une échelle Le comité Ethique professionnelle de l’AICPA CPA2Biz constitue un centre de falsifiée. L’image ainsi véhiculée ne rend pas comp(PEEC) a organisé le 4 décembre dernier une données sur les évaluations d’ente de la situation décrite dans les états financiers, conférence interactive sur Internet intitulée treprise et la rend plus positive qu’elle ne l’est vraiment. "Modernisation des règles d’indépendance Journal of Accountancy - N° 2 - Février 2002, 6 pages Ces modifications d’échelle peuvent modifier l’apde la profession". Un panel de responsables * The CPA Letter - Supplément N° 2- Février/Mars préciation et l’interprétation du lecteur : une trop des instances de l’AICPA ont répondu en 2002, 1 page grande amplification de ces données peut égaledirect aux questions sur les nouvelles règles Les professionnels comptables chargés de misment être jugée intentionnelle par les régulateurs. d’indépendance de l’AICPA et leur impact sions d’évaluation d’entreprise doivent désorLes auditeurs doivent alerter leurs clients sur les sur les praticiens et le public. Le PEEC a mais fournir à leurs clients bien plus qu’un inexactitudes graphiques de leurs états financiers. également publié un Livre blanc expliquant simple chiffre d’estimation finale. Le marché L’auteur examine les diligences des auditeurs en les principes de base des règles nouvellement les pousse progressivement vers une démarche la matière, et décrit les solutions technologiques publiées par l’AICPA concernant les liens plus générale appelant de nouvelles pratiques permettant de mettre en évidence ces distorsions. financiers et les relations familiales (voir Vues axées sur la théorie des options réelles. La base de presse N° 33, page 3). Ce Livre donne des de données mise en place par CPA2Biz réunit De l’importance de la réputation... informations sur l’adoption de règles élargies les informations et compétences permettant de Journal of Accountancy - N° 1- Janvier 2002, 2 pages à l’équipe chargée de la mission. satisfaire aux exigences accrues des missions Selon une recherche récente, le jugement porté d’évaluation. A consulter à l’adresse www.aicpa.org/members/ par un auditeur sur l’intégrité de son client influe div/ethics/whitepaper.htm sur ses décisions d’audit, en premier lieu sur l’évaFormation continue : les nouvelles luation du risque, puis sur l’étendue des éléments Le GAO propose la refonte des normes entrent en vigueur probants collectés. S’il pense que la réputation de normes d’audit pour le secteur The CPA Letter - N° 1 - Janvier 2002, 1 page son client n’est pas claire, l’auditeur aura tendance public Trois années auront été nécessaires pour paraà collecter plus d’éléments probants que d’habiThe CPA Letter - N° 1 - Janvier 2002, 1 page chever l’initiative de l’AICPA et du NASBA tude, tentant ainsi de protéger son intégrité (cette (National Association of State Boards of Le Conseil consultatif du General Accounting recherche a été publiée dans Auditing : a Journal Accountancy) afin de réformer les procédures Office va publier un exposé-sondage révisant of practice & theory - N° 2 -Septembre 2001). d’appréciation et d’évaluation de la formation l’ensemble des normes d’audit du secteur professionnelle continue (FPC) suivie par les public : le Yellow Book. L’objectif est de claprofessionnels. Selon les nouvelles normes (appli-rifier ces types de missions effectuées, de rencables depuis le 1er janvier 2002), 4 obligations forcer et d’alléger certaines dispositions et existent désormais : d’améliorer la compréhension des normes. Les VUES DE PRESSE - N°36 - MARS 2002 PAGE 10 Vues de presses (suite) Un seul auditeur pour l’audit interne et externe Journal of Accountancy - N° 1- Janvier 2002, 2 pages Quelle peut être l’objectivité d’un auditeur qui effectue des audits internes et externes chez un même client ? Beaucoup se demandent quel peut être sur l’impact de cette situation sur l’indépendance de l’auditeur et la fiabilité des états financiers. Une recherche effectuée auprès de 250 analystes financiers montre qu’ils s’inquiètent surtout de l’indépendance de l’auditeur lorsque les deux équipes d’audit ne sont pas bien distinctes. La différence entre une externalisation partielle ou totale leur semble par contre peu significative, ce qui va à l’encontre de la SEC qui déclare que les sociétés ne doivent pas externaliser plus de 40 % de leur audit interne à leurs auditeurs externes (cette recherche a été publiée dans Auditing : a Journal of practice & theory - N° 2 -Septembre 2001). Japon professionnels et des cabinets d’audit japonais par l’Agence des services financiers (FSA) en matière d’audit indépendant des systèmes de gestion du risque. Premier bilan d’activité de la Fondation sur les normes comptables Nouvelles du JICPA - 31 décembre 2001, page 1 C’est l’heure d’un premier bilan pour la Financial Accounting Standards Foundation créée en juillet 2001. La Fondation avait pour mission de contribuer à l’élaboration de pratiques financières solides au Japon et de mettre en place des marchés de capitaux fiables. Au cours de ses 4 premiers mois d’existence, le FASF s'est essentiellement consacré à la mise en place de diverses structures organisationnelles aidant la commission des normes comptables (notamment le Conseil de tutelle (trustees), un Conseil d’administration et un Conseil consultatif). Le JICPA publie de nouvelles normes d’audit Accountancy - N° 1298 - Octobre 2001, pages 138 et 139 Le rapport N° 18 du Comité des normes d’audit de l’Institut japonais émet des recommandations sur les procédures de confirmation selon une approche par le risque. Une autre norme donne des indications pratiques sur les audits indépendants des systèmes de gestion internes des établissements financiers. Elle précise les diligences attendues des Agenda International IASB Réunion des Trustees Board 5 mars 2002 20 au 22 mars 2002 Londres Londres IFAC Forum of Firms IAPC FMAC Comité Education Board Comité Ethique Comité Secteur public 1er mars 2002 4 au 8 mars 2002 10 au 13 mars 2002 17 au 21 mars 2002 18 au 20 mars 2002 21 et 22 mars 2002 25 au 28 mars 2002 New York/Londres Kuala Lumpur Sydney Buenos Aires Tunisie Bruxelles Pékin FIDEF XIIèmes Assises - Rôles et responsabilités du commissaire aux comptes 24 au 26 février 2002 Bamako Fédération des Experts-comptables méditerranéens - FCM 2ème congrès annuel 22 février 2002 Athènes Conseil de l’Europe Réunion sur les typologies du blanchiment 9 au 11 avril 2002 Vaduz Liechtenstein Groupe anti-blanchiment d’Afrique orientale et australe (GABAUA) Réunion du Groupe d’action 12 et 13 mars 2002 Dar es Salam VUES DE PRESSE - N° 36 - MARS 2002 PAGE 11 Publications du mois de mars 2002 N.B. Les publications suivies d’un astérisque font l’objet d’un développement dans la revue ORGANISATIONS INTERNATIONALES IASC Exposé-sondage - Proposition d’amendement de l’IAS 19 - Avantages du personnel * IFAC IAPC Comité techno. de l’information PAYS IAPS 1006 - Les audits des états financiers des banques * IAPS 1004 - Relations entre les superviseurs des banques et leurs auditeurs indépendants* Exposé-sondage - Gérer la surveillance des technologies de l’information * D E L ’U N I O N E U R O P É E N N E Allemagne IDW Norme d’audit - IDW PS 140 - Mise en œuvre contrôles de qualité dans la pratique professionnelle Avis d’audit - PH 9.140 - Listes de contrôles pour la mise en œuvre des contrôles de qualité Projet de norme d’audit - IDW EPSs 250 - L’importance relative dans le cadre des contrôles annuels des comptes Projet - IDW ERS HFA9 - Quelques questions particulières sur l’application de l’IAS 39 Prise de position : - Comptabilisation des produits dérivés (kreditderivaten) - Sur la loi sur la transparence et la publicité - Sur le projet de discussion conernant le code allemand sur le gouvernement d’entreprise. Royaume-Uni ICAEW/ASB Avis technique 1/2 - Mise en application du FRS 17 sur les prestations de retraite et les régimes à prestations définies ICAS Recherche - Communication des entreprises : Exploiter la puissance d’Internet au bénéfice des utilisateurs* AUTRES PAYS Australie AASB Urgent Issues Group Exposé-sondage - ED 103- Immobilier de placement Abstract 37 - Comptabilisation des frais de site Internet Etats-Unis AICPA PCPS Executive Committee CGFS Guide - "Tout en un" sur les opérations avec les parties liées - Guide à l’attention des auditeurs et des professionnels comptables * Practice Alert 2002-1 - Communications avec la SEC * Guide - Smarter Audits * Rapport - Les innovations technologiques et tendances du financement : implications pour le système financier VUES DE PRESSE - N°36 - MARS 2002 PAGE 12