Revue de presse_Légumes de France
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Revue de presse_Légumes de France
INTERVENTION DES PRODUCTEURS DE LEGUMES DE FRANCE Dimanche 29 mai 2011 France 2 : JT 13h intervention de la Sica Maraichère Bordelaise Mardi 31 mai 2011 France Info au matin : intervention d’Angélique Delahaye http://www.france-info.com/monde-europe-2011-05-30-concombres-contamines-un-vent-de-paniquesur-l-europe-540175-14-15.html?var_recherche=concombre France Inter au matin : intervention d’Angélique Delahaye RTL journal de 13 h : intervention d’Angélique Delahaye (37) TF1 à 13 h, Benjamin Devos (77) intervient sur le concombre RTL : intervention de Louis Vinet et Laurent Berger (44) France 2 : JT de 20h aller à 1’40 http://jt.france2.fr/20h/ : mise en avant des techniques de production françaises (prise de vue de marques françaises) Europe 1 : intervention de Louis Vinet et Laurent Berger BFM TV : intervention de Louis Vinet (44) France 3 Ouest : intervention de Louis Vinet à 19h-20h Nantes 7 : intervention de Louis Vinet et Laurent Berger (44) France 24 : Jean Claude Guehennec (78) : intervention pendant le débat I télé : Intervention de Jean Paul Douillard (85) Mercredi 1 juin LCI JT du 12-14h : intervention de Louis Vinet TF1 : JT de 13H : intervention de Louis Vinet M6 : JT de midi (et potentiellement de 20h) Télévendée : intervention de Jean Paul Douillard (participation d’un magasin détaillant) France info : Bastien Devos et Sylvie Pasquet (77) émission de 7h20 Europe 1 : intervention de Louis Vinet 7h – 7h30 France 2 : pour le journal de 20h intervention des maraichers girondins France 3 aquitaine : JT de 12 heures intervention des maraichers girondins I TELE : direct de Louis Vinet « L’édition en direct » http://www.itele.fr/video/les-producteurs-de-concombres-francais-en-crise Vendredi 3 juin TF1 : JT intervention de Jean Claude Guehennec (78) Samedi 4 juin TF1 : JT de 13h : intervention de AD http://videos.tf1.fr/jt-we/bacterie-tueuse-quel-impact-pour- les-maraichers-francais-6517854.html M6 : JT intervention de LV 1 Lundi 6 juin RMC : intervention d’Angelique Delahaye France info : lien intervention d’Angelique Delahaye TF1 : JT de 20h reportage sur les maraichers nantais (destruction de concombres) Mardi 7 juin France Info : émission de 7h45 intervention de Louis Vinet (44) France 2 : JT de 8h reportage « destruction de concombres par les maraichers nantais » Reportage des maraichers nantais : agriTV44 http://www.dailymotion.com/video/xj4y76_destruction-de-10-tonnes-de-concombres_news France 3 région : maraichers nantais lien TLM : 19h30 intervention de Christiane Riche (69) 2 AGRIAVIS Face au scandale des concombres bio espagnols contaminés, le Syndicat "Légumes de France" appelle les consommateurs à exiger l’origine France! Des concombres d’origine espagnole et provenant des entreprises Hort O Fruticola et Frunet Bio (produits issus de l’agriculture biologique) sont à l’origine d’une crise sanitaire en Allemagne. Pour le syndicat "Légumes de France", "il n’est pas surprenant que ces désordres sanitaires aient lieu en Allemagne, championne du hard discount, avec du concombre d’Espagne, championne du low cost!" Dans son communiqué de presse, le Syndicat Légumes de France s'insurge: "Pourquoi proposer aux Hambourgeois un concombre espagnol… …qui a voyagé sur plus de 3.000 km?" Réponse: "Parce qu’il était moins cher, toujours moins cher !" Et de rappeler que "la sécurité sanitaire, les respects des règles sociales et des normes environnementales ne sont pas compatibles avec la recherche du prix toujours plus bas. Les producteurs de concombres de France réaffirment qu’ils travaillent dans des conditions de production sanitaires, environnementales et sociales exigeantes qui n’ont rien à voir avec celles pratiquées en Espagne. C’est pour cela que nous sommes certains de proposer aux consommateurs français des concombres de qualité et respectant les règles de sécurité sanitaire". Et le syndicat d'inciter les consommateurs à consommer sur et local en achetant français. "C’est pourquoi nous en appelons aux consommateurs et citoyens de France: Exiger l’origine France dans vos supermarchés et chez vos détaillants ! La réglementation impose d’indiquer l’origine des produits et les prix avec des caractères de taille égale. Dans l’intérêt des consommateurs, nous en appelons donc aussi à la responsabilité des acteurs de la filière!". Mis en ligne le 30/05/2011. 3 LE TELEGRAMME.COM Concombres ou pas : 6 cas d'infections à STEC en France 30 mai 2011 Si l'épidémie d'infections à Escherichia coli producteurs de shiga-toxines (STEC) poursuit sa propagation à travers l'Europe, « les informations concernant la France sont à ce jour rassurantes », nous confirme le Dr Lisa King, épidémiologiste à l'Institut de Veille sanitaire (InVS). « Nous avons recensé actuellement 6 patients qui en France, présentent des diarrhées sanglantes après un séjour dans le nord de l'Allemagne », souligne-t-elle. Elle insiste sur le fait qu'aucun d'entre eux « n'a été contaminé sur le sol français. Et aucun malade n'a développé de syndrome hémolytique et urémique (SHU) ». Lequel rappelons-le, est une complication grave de ces infections à Escherichia coli. En Allemagne en revanche, la situation paraît évoluer d'heure en heure. « Outre-Rhin, les autorités signalent plusieurs centaines de personnes présentant une infection à STEC. Au moins 300 souffriraient d'un SHU ». Par ailleurs, des journaux allemands et français annoncent 10 décès, un chiffre qui n'est pas confirmé par les autorités sanitaires. « Pour l'heure, 3 décès sont officiellement attribués à cette infection mais d'autres cas sont en cours d'étude », enchaîne Lisa King. « A priori, le nombre de morts pourrait augmenter au cours des prochaines heures ». Le caractère « inhabituel » de l'épidémie Outre l'Allemagne et la France donc, le Royaume-Uni, l'Autriche, le Danemark, les Pays-Bas, la Suède et la Suisse, et rapportent des infections à STEC. « Tous les cas touchent des touristes qui sont passés par le nord de l'Allemagne, ou d'autres personnes qui ont des liens avec l'Allemagne ». Quant à la source de la contamination, elle reste pour l'heure mystérieuse. « Nous n'avons pas de confirmation sur la source de l'épidémie. Je lis partout que des concombres seraient à son origine. Nous n'avons cependant aucune certitude, et nous savons juste qu'il s'agit d'un produit d'origine végétale ». Lisa King insiste enfin sur le « caractère inhabituel de cette épidémie. D'une manière générale, les SHU frappent surtout les moins de 15 ans. Dans le cas présent, les victimes sont en majorité des adultes et plutôt des femmes ». Pourquoi ? C'est une autre question sur laquelle se penchent actuellement les scientifiques européens. En France, des consignes spécifiques ont été transmises aux médecins hospitaliers et libéraux. « Tous ceux qui ont diagnostiqué une diarrhée sanglante ou un SHU depuis le 20 avril 2011, chez des patients revenant d'Allemagne doivent faire remonter l'information », conclut Lisa King. Et si vous êtes dans ce cas, surtout, contactez votre médecin. Sans attendre. Rappelons enfin que la transmission de l'infection peut être prévenue par des gestes simples. Comme le fait de laver soigneusement les légumes, les fruits et les herbes aromatiques, surtout s'ils sont 4 consommés crus. Conservez également les aliments crus, « séparément des aliments cuits ou prêts à être consommés ». Un dernier point (pourquoi pas), suggéré cette fois-ci par? Légumes de France, les producteurs de légumes de France, « exigez l'origine France dans vos supermarchés et chez vos détaillants »? http://www.letelegramme.com/partenaire/destinationsante/concombres-ou-pas-6-cas-d-infections-a-stec-enfrance-30-05-2011-1319731.php ACTUAGRI 31 mai Concombres contaminés en Allemagne - La crise du low cost et du hard discount ? (article version définitive) Pour les producteurs français de légumes, la grave crise sanitaire allemande autour de concombres bio importés d'Espagne et contaminés par une bactérie potentiellement mortelle, est celle de la recherche du prix toujours plus bas. L'Allemagne recense aujourd'hui 15 décès, la Suède un mort... 5 France INFO Le 31/05/06 La filière française du concombre dans la tourmente France Info - 05:17 La bactérie qui a tué 16 personnes en Allemagne a jeté la suspicion sur tous les concombres européens. Des cas de contamination ont été décelés dans plusieurs pays. En France aussi, les ventes se sont effondrées. La filière assure pourtant que les concombres français sont sans danger. Et les professionnels dénoncent les méthodes de production et de commercialisation en Espagne et en Allemagne. La filière concombre française dans la tourmente L’enquête de Cécilia Arbona (5'01") Moins 70%, moins 80%. Les courbes de ventes de concombres commencent à prendre des airs de krach boursier. Depuis que l’affaire des concombres contaminés à la bactérie Escherichia coli a éclaté en Allemagne, faisant à ce jour 16 morts, la psychose s’est répandue en Europe. Sur les marchés, la cucurbitacée est persona non grata dans les paniers, et elle finit dans les poubelles plus souvent qu’à son tour. Les maraîchers, impuissants, ne peuvent que contempler leurs serres en envisageant des mesures de chômage technique. Faire le gros dos pour laisser passer l’orage, en espérant qu’il ne subisse pas le sort des vaches et des poulets en leur temps. “C’est le concombre espagnol qui est montré du doigt mais ça va toucher tous les concombres en Europe”, se plaint un producteur nantais. A Rungis, les grossistes restent également pantois. Jamais depuis la création du marché en 1969 ils n’ont vu une crise pareille, aussi massive et aussi soudaine. Ils soulignent que la traçabilité de “leurs” concombres est totale. Des codes barres permettent de savoir quand et où ils ont été cueillis, et ce que le producteur a épandu. Michel Lemeunier, président de la chambre syndicale des grossistes en fruit et légumes, souligne que la France est le pays le plus strict quant aux conditions de production (2'23") La filière assure que les produits de proximité ne présentent pas de risque, et ne comprend pas la crise de confiance des consommateurs. Pourtant, certains avancent une explication : d’un côté, un marché qui fait fi des frontières, avec des productions transportées sur des milliers de kilomètres. D’un autre côté, des règlementations nationales très différentes, qui font qu’un concombre vendu dans un pays peut avoir été produit dans des conditions qu’il n’accepte pas pour ceux qui poussent sur son sol. 6 Et si la contamination en Espagne est très loin d’être avérée, des producteurs français pointent néanmoins du doigt les méthodes utilisées outre-Pyrénées : selon eux par exemple, les eaux d’arrosage ne seraient pas traitées, ils dénoncent aussi l’usage de pesticides. Et ces producteurs vont plus loin. Pour eux, il n’y a pas vraiment de hasard à voir l’affaire éclater en Allemagne, car le hard discount , qui tire les prix toujours plus bas, y serait roi, au détriment de la qualité. Les producteurs n’ont donc qu’une consigne à la bouche : consommez local. L’intérêt économique est évident, mais les maraîchers sont rejoints par des médecins nutritionnistes. Acheter local signifie la suppression d’un certain nombre d’intermédiaires, de manipulations, de trajets et de stockages dans des conditions difficiles à contrôler. Et ils répètent comme une incantation leur credo : se laver les mains avant de passer à table, nettoyer correctement son réfrigérateur et ses ustensiles de cuisine. Et bien vérifier les étiquettes. http://www.france-info.com/chroniques-le-plus-france-info-2011-06-01-la-filiere-concombre-francaise-dansla-tourmente-540437-22-23.html 7 DNA Sélestat / Consommation « Concombres à vendre » Des maraîchers sceptiques, des consommateurs méfiants et des cartons de concombres invendus : hier matin, le marché de Sélestat faisait les frais de l’inquiétude croissante face à la contamination du concombre espagnol par une bactérie mortelle, l’Eceh. Publié le 01/06/2011 http://www.dna.fr/fr/selestat/info/5183563-Selestat-Consommation-Concombres-a-vendre LA DEPECHE Les maraîchers désespérés «Nous n'avions pas besoin de ça», s'énerve un maraîcher du département. «Nous avions de grosses difficultés avec la sécheresse, notamment. Là nous ne sommes pas responsables et ça va nous retomber dessus. Le consommateur doit privilégier les produits locaux, et il n'y aura pas de problème.» http://www.ladepeche.fr/article/2011/05/31/1095185-concombres-quels-risques-a-toulouse.html 8 LA DEPECHE.FR Publié le 31/05/2011 19:13 - Modifié le 31/05/2011 à 19:19 | © 2011 AFP "90% de mes concombres invendus ce soir": le blues du maraîcher Louis Vinet, maraîcher de Loire-Atlantique, pose dans ses locaux, le 31 mai 2011 à Bouguenais Frank Perry AFP "D'après ma coopérative, 90% de nos concombres seront invendus ce soir", se désole mardi, au milieu de ses serres, Louis Vinet, maraîcher de Loire-Atlantique, touché de plein fouet par les conséquences des intoxications qui ont tué 16 personnes en Europe. "C'est le concombre espagnol qui est montré du doigt mais ça va toucher tous les concombres en Europe", ajoute M. Vinet, également président des Jeunes maraîchers de légumes de France. "Et pourtant je peux vous assurer que les consommateurs peuvent acheter nos fruits et légumes en toute confiance, une contamination bactérienne comme ça ne peut pas arriver chez nous", dit-il en désignant ses cultures hors sol, dans ce département qui est le premier producteur français de concombres. Des haies de pieds de concombres accrochées à des câbles tendus du sol au plafond se dressent verticalement à perte de vue dans ses grandes serres, plantées dans des blocs de fibre de roche et alimentées en eau et sels minéraux au goutte à goutte. "Nous recyclons les eaux de drainage, elles sont récupérées et traitées par UV pour être à 100% sans bactérie", explique M. Vinet, "et puis nous refusons dans nos cultures toute substance en provenance du monde animal". En outre, "cela fait longtemps que nous limitons au maximum les apports de substance chimique", ditil en désignant des petits sachets blancs accrochés à chaque pied de concombre. Ils contiennent un substrat avec des oeufs de petits insectes qui, une fois adultes, détruisent les parasites du concombre. 9 "Et puis les concombres espagnols incriminés en Allemagne, avant d'atteindre le consommateur, ils sont allés chez un distributeur en Hollande, ils ont fait 3.000 km avec toutes les incertitudes que cela implique", souligne le producteur. "Chez nous on sait exactement où va chaque lot, de la serre au consommateur, et en France, il ne fait pas plus de 1.000 km". "Du fait des modifications climatiques, nous avions déjà fait 50% de chiffre d'affaires en moins les trois premiers mois de l'année parce que nous étions en concurrence directe avec les Espagnols et les Hollandais qui d'habitude ne produisent plus à cette période-là", explique le maraicher, apparemment épuisé, qui fume cigarette sur cigarette. Il désigne un terrain défriché et aplani à côté de ses serres: "je comptais construire cette année un hectare en plus, mais tout s'est arrêté, je ne sais plus quand je le ferai, si je le ferai". Venu en renfort, Laurent Bergé, représentant de l'association des organisations de producteurs de tomates et de concombres de France, estime que "ce qui arrive en Espagne, devait arriver, ce qu'on n'avait pas imaginé, c'est que cela puisse entraîner la mort de consommateurs". "Là-bas il y a un vrai problème de qualité de production: les eaux d'arrosage et de lavage ne sont pas traitées, ils utilisent des boues de stations d'épuration, les conditions pour l'hygiène et la sécurité sont déplorables et ils emploient de grandes quantité de pesticides", affirme M. Bergé, ce qui selon lui explique les bas prix. "J'ai interrogé des +grand anciens+ du maraichage, sur des légumes, une crise sanitaire pareille, ils n'ont jamais connu", soupire Louis Vinet. http://www.ladepeche.fr/article/2011/05/31/1095327-90-de-mes-concombres-invendus-ce-soir-le-blues-dumaraicher.html 10 20 MINUTES Bactérie tueuse: «Une crise comme cela n'aurait jamais pu arriver en France», assure un producteur 19 commentaires Créé le 01/06/2011 à 15h21 -- Mis à jour le 01/06/2011 à 17h22 Des concombres sur un marché de Hambourg, le 26 mai 2011. Marius Roeer/SIPA ALIMENTATION - Les maraîchers français ont beaucoup de mal à vendre leurs légumes... Les amoureux de concombres peuvent se lécher les babines: ils n’auront aucun mal à en trouver en ce moment. Les étals sont pleins de ces cucurbitacées, délaissées par les Français depuis la vague d’intoxication alimentaire qui sévit en Europe. Origine inconnue En Allemagne, quinze personnes sont décédées à cause de l’Escherichia Coli enterohémorragique, une bactérie présente habituellement dans le tube digestif des ruminants. 11 Si les autorités allemandes ont au départ incriminé des concombres espagnols, elles ont depuis reconnu que l’origine exacte de cette bactérie était inconnue et pourrait n’avoir rien à faire avec le désormais fameux légume. Invendus Mais le mal est fait. Les Français boudent les concombres, au grand damne des producteurs hexagonaux. «Lundi, 70% de notre production était invendue. Nous sommes montés à 90% mardi et dépassons les 92% ce mercredi. A cette période de l’année, nous écoulons normalement sans problème nos légumes», a expliqué à 20Minutes Louis Vinet, maraîcher en Loire-Atlantique et président des Jeunes maraîchers de légumes de France. Et les craintes commencent aussi à se propager à d’autres produits, comme les tomates. Le secteur est donc en train de se mobiliser pour rappeler aux consommateurs que la France possède les mesures les plus strictes en Europe en matière de sécurité alimentaire. Sécurité alimentaire «Le système de traçabilité permet aux primeurs de pouvoir identifier à tout moment la provenance du produit. Tous les professionnels sont capables de dire qu’ils ont acheté tel légume et auprès de quel producteur le grossiste s’est fourni», affirme à 20Minutes l’Union nationale des syndicats de détaillants en fruits, légumes et primeurs. Selon Louis Vinet, «une telle situation n’aurait jamais pu arriver en France. La charte nationale nous interdit de mettre des substances d’origine animale en contact avec nos légumes». Crise des producteurs Pour éviter ce type d’alerte sanitaire, le maraîcher appelle ainsi à une harmonisation vers le haut des règles européennes de sécurité alimentaire. Mais pour l’instant, les producteurs craignent que la crise ne dure encore la semaine prochaine. «Les pouvoirs publics doivent rassurer les consommateurs et nous aider financièrement. Car nous ne tiendrons pas plus de quinze jours à ce rythme là», assure-t-il. Elsa Meyer http://www.20minutes.fr/economie/734460-bacterie-tueuse-une-crise-comme-cela-jamais-pu-arriver-franceassure-producteur 12 OUEST France Bactérie mortelle : les concombres hors de cause ? mercredi 01 juin 2011 Quelles sont les conséquences pour les producteurs ? En Espagne, premier producteur européen de concombres, les pertes sont évaluées à près de 200 millions d'euros par semaine. La ministre espagnole de l'Agriculture a accusé l'Allemagne d'avoir fait des déclarations « très malvenues ». Dans le bassin nantais, seconde région productrice de concombres en France, 70 % des légumes sont invendus. « En deux jours, j'ai 60 000 concombres qui n'ont pas trouvé preneur et qui me restent sur les bras », confirme Louis Vinet, producteur à Bouguenais. Faut-il avoir des craintes en France ? La contamination se fait par l'ingestion d'aliments infectés. La bactérie en cause est présente dans le tube digestif des bovins dont les déjections peuvent éventuellement contaminer l'eau d'irrigation des légumes. En France, des arrêtés préfectoraux (comme en Loire-Atlantique) interdisent pour les cultures maraîchères les produits issus des stations d'épuration, boues ou eau. Les maraîchers mettent en avant leur mode de production, différent de l'Espagne. « Les conditions d'hygiène sont bien plus strictes, et nous utilisons un minimum de pesticides », assure Laurent Bergé, représentant de l'association d'organisations de producteurs de tomates et concombres de France. Isabelle LÊ et Brice DUPONT. http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-Bacterie-mortelle-les-concombres-hors-de-cause-_36371817100_actu.Htm 13 LE PROGRES.FR Epidémie de colère chez les agriculteurs Publié le 01/06/2011 à 00:00 Alertes info « C’est comme s’il y avait une consigne dans toute l’Europe de ne pas acheter des produits espagnols », s’indigne Jorge Brotons, président de la Fédération espagnole des producteursexportateurs de fruits et légumes (Fepex). Inquiets, en colère, les producteurs espagnols relevaient hier que « presque toute l’Europe » a arrêté d’acheter leurs fruits et légumes en raison de la suspicion de présence d’une bactérie sur leurs concombres, dont l’Espagne est le premier producteur européen. En France aussi, les maraîchers connaissent des difficultés : « D’après ma coopérative, 90 % de nos concombres seront invendus ce soir », se désolait hier Louis Vinet, maraîcher de Loire-Atlantique et président des Jeunes maraîchers de légumes de France. Face à la crise de confiance qui touche l’ensemble des producteurs européens, confrontés à cette crise sanitaire sans précédent, Bruxelles a promis hier d’étudier les moyens de leur venir en aide tout en reconnaissant que les marges d’action étaient « limitées ». Aucune mesure précise n’a d’ailleurs été détaillée dans l’immédiat alors que les producteurs espagnols réclament déjà des compensations financières pour les pertes subies. http://www.leprogres.fr/france-monde/2011/06/01/epidemie-de-colere-chez-les-agriculteurs 14 VOSGES MATIN – L’EST REPUBLICAIN publié le 02/06/2011 La bactérie Eceh ruine les maraîchers européens Une bactérie mortelle qui a déjà fait 17 morts, dont 16 en Allemagne, a coupé net l’appétit des consommateurs pour les crudités, mettant en difficulté les producteurs agricoles de toute l’Europe. En Allemagne, épicentre de la contamination par la bactérie E. coli 0104, la fédération agricole Bauernverband évoque un manque à gagner de 4 millions d’euros par jour des maraîchers. « En début de semaine on parlait encore de 2 millions », explique son porte-parole Joachim Funke. 200 millions d’euros de perte par semaine Il évoque pour certains producteurs, notamment de concombres, des baisses de chiffre d’affaires « de 80 % à 90 % ». Les concombres qui ne trouvent pas preneur pourrissent et sont utilisés comme déchets organiques. 15 Les autorités sanitaires allemandes avaient déconseillé la semaine dernière la consommation de tomates, salade et concombres, et incriminé des cucurbitacées en provenance d’Espagne. Ce soupçon ne s’est pas confirmé : l’origine de la bactérie n’est toujours pas identifiée. Une incertitude qui ne contribue pas à redonner confiance aux consommateurs. Dans cette crise, les producteurs espagnols estiment qu’ils paient injustement les pots cassés. « Presque toute l’Europe » a arrêté d’acheter leurs fruits et légumes, a déploré mardi Jorge Brotons, président de la Fédération espagnole des producteurs-exportateurs de fruits et légumes (Fepex), évaluant les pertes à quelque 200 millions d’euros par semaine. L’Espagne, premier producteur européen de fruits et légumes, exporte en grande quantité en Allemagne. Les exportations de légumes des Pays-Bas vers son voisin, évaluées à 10 millions d’euros par semaine, ont, elles, cessé, tandis que les producteurs belges évoquent un impact de 3 à 3,5 millions d’euros par semaine. En Italie, le syndicat agricole Coldiretti estime à 3 millions d’euros le manque à gagner par jour et s’inquiète d’une « psychose qui risque d’être dévastatrice pour la santé et pour l’économie ». En France, « il y a clairement une panique sur le concombre », déclare Pierre Diot, qui représente les producteurs de tomates et concombres. Les ventes de ce légume ont chuté de 80 % en quelques jours, le cours de la tomate de 20 %. Tout cela « va mettre des entreprises en grande difficulté », prédit M. Diot. http://www.vosgesmatin.fr/fr/actu/monde/article/5191678/La-bacterie-Eceh-ruine-les-maraicherseuropeens.html 16 LE MONDE Les Espagnols défendent leur agriculture... et leurs concombres LEMONDE.FR | 01.06.11 | 19h06 • Mis à jour le 01.06.11 | 19h06 Sur un marché de Malaga, en Andalousie, lundi 30 mai.AP/Sergio Torres Le concombre, sujet phare du moment sur les réseaux sociaux. Pour venir en aide aux exploitants espagnols, incriminés la semaine dernière dans la crise sanitaire qui frappe l'Allemagne, un appel a été lancé sur Twitter pour acheter un kilogramme de concombres espagnols. L'enseigne allemande Lidl, qui compte 530 points de vente en Espagne, subit quant à elle les foudres des internautes, qui appellent à son boycott après qu'elle a entièrement retiré les concombres de ses étals. "Ce week-end, je vais acheter 1 kilo de concombres pour des salades, gazpachos et desserts. Soutien total à l'industrie."D. R. Maintenant que les productions de la péninsule ont été en partie dédouanées – les autorités allemandes ont reconnu, mardi 31 mai, qu'une bactérie entéro-hémorragique avait bien été retrouvée sur deux lots de concombres espagnols, mais il ne s'agissait pas de la souche O104-H4 responsable des contaminations en Allemagne –, de nombreux Espagnols en appellent au réflexe de solidarité nationale. Le quotidien conservateur ABC y va même de ses conseils de cuisine et de santé et propose dix façons de préparer et utiliser le concombre : en gazpacho, en rondelle dans un "gin-tonic", en sushi, en masque sur la peau ou sur les yeux... Cette cucurbitacée, riche en eau, en fibres et en vitamines, le vaut bien ! 20 minutos en détaille même toutes les propriétés nutritionnelles (diurétiques notamment), et cosmétiques (hydratantes). Chez les producteurs et grossistes espagnols, l'heure est aux comptes. El Pais s'est rendu dans les locaux d'Agroiris, l'un des principaux grossistes en fruits et légumes d'El Ejido, près d'Almeria. Le 17 directeur commercial d'Agroiris explique : "Depuis jeudi 26 mai, nous sommes passés de l'envoi quotidien de 1 300 tonnes de primeurs à 100 tonnes seulement lundi. Nous avons fait revenir une vingtaine de camions et un client italien a annulé une commande de melons et de pastèques qui se trouvait déjà à Perpignan !" La Fédération espagnole des producteurs-exportateurs de fruits et légumes a évalué les pertes au niveau national "à environ 200 millions d'euros par semaine". Récolte de concombres dans une serre d'Algarrobo, près de Malaga, mercredi 1er juin.AFP/Jorge Guerrero CONTRE-PUBLICITÉ Malgré la réhabilitation des légumes espagnols par les autorités allemandes, les effets tardent à se faire sentir pour les producteurs : El Pais a pu constater que le prix payé aux producteurs d'Almeria, mardi après-midi, était de seulement 8 centimes le kilo de concombres (contre 35 centimes habituellement) et de 8 centimes le kilo de courgettes (contre 40 centimes). Les dommages causés par l'accusation précipitée de l'Allemagne mettront du temps à se dissiper, anticipe en effet Publico. "L'ombre du doute planera des semaines, peut-être des mois, sur les horticulteurs espagnols." Cette mauvaise publicité donnée aux fruits et légumes espagnols aura un effet durable. ABC rapporte ainsi le communiqué (PDF) diffusé par l'association des Producteurs de légumes de France, accusant l'Espagne de produire une agriculture à bas-coût et appelant à acheter français. "Les producteurs de concombres de France réaffirment qu’ils travaillent dans des conditions de production sanitaires, environnementales et sociales exigeantes qui n’ont rien à voir avec celles pratiquées en Espagne", souligne le communiqué diffusé lundi 30 mai. De l'autre côté des Pyrénées, l'Association des jeunes agriculteurs espagnols (Asaja) répond en dénonçant l'"utilisation injuste" de la crise alimentaire et demande une déclaration plus franche des autorités allemandes et espagnoles pour rétablir la confiance dans les primeurs hispaniques. L'UNION EUROPÉENNE DÉFAILLANTE 18 Pour Publico, la crise sanitaire provoquée par la bactérie E. coli a surtout mis en avant la faiblesse de l'Union européenne, incapable "d'éviter que des affirmations infondées ne portent préjudice à tout un secteur économique d'un Etat membre". "L'union économique ne devrait pas se contenter de la libre circulation des marchandises et des capitaux, elle devrait aussi mettre en place des antidotes à la contamination des accusations irresponsables", argue Publico. Mardi, la ministre de l'agriculture espagnole, Rosa Aguilar, a demandé à ses homologues européens la mise en place de "mesures extraordinaires d'appui aux producteurs", tandis que le ministre de l'intérieur, Alfredo Perez Rubalcaba, a souligné que des actions pourraient être entreprises contre les autorités de Hambourg. Mathilde Gérard http://www.lemonde.fr/planete/article/2011/06/01/les-espagnols-defendent-leur-agriculture-et-leursconcombres_1530654_3244.html 19 OUEST FRANCE Loire-Atlantique Mercredi 01 juin 2011 Concombre : l'inquiétude des maraîchers nantais Louis Vinet est producteur à Bouguenais. Depuis lundi, sur 100 000 de ses concombres cueillis, 60 000 n'ont pas trouvé preneurs. Avec 20 000 tonnes par an, les maraîchers du bassin nantais représentent le tiers de la production de concombres en France. Depuis lundi, 70 % de leurs légumes sont invendus. La présence éventuelle d'une bactérie mortelle sur des concombres espagnols a des conséquences directes en Loire-Atlantique. Le bassin nantais est en effet la seconde région productrice de ce légume en France : dix producteurs fournissent chaque année 20 000 tonnes de concombres, soit un tiers de la production nationale. Depuis l'affaire des concombres suspects en Allemagne, les maraîchers nantais se rongent les ongles. « Dès vendredi dernier, nos clients nous ont appelés pour nous poser une multitude de questions. Depuis lundi, ils annulent leurs commandes car ils savent qu'ils n'arriveront pas à vendre », explique Laurent Bergé, représentant de l'association d'organisations de producteurs de tomates et concombres de France. Depuis le début de la semaine, 70 % de la production nantaise est ainsi invendue. « En deux jours, j'ai 60 000 concombres qui n'ont pas trouvé preneurs et qui me restent sur les bras », confirme Louis Vinet, producteur à Bouguenais et propriétaire de quatre hectares de serres. « On peut éventuellement les conserver jusqu'à la fin de la semaine, après il faut les jeter, ajoute20 t-il. Dans quelques jours, on sera peut-être obligé de cueillir les concombres pour les détruire directement. » « Il n'y a aucun risque » Pour les maraîchers nantais, cette « psychose » grandissante chez les consommateurs est injustifiée. « Il y a un amalgame entre les concombres espagnols suspects et ceux produits ici, alors que les critères de qualité sont différents », assure Laurent Bergé. « Nos légumes sont cultivés hors-sol, les conditions d'hygiène sont bien plus strictes et nous utilisons un minimum de pesticides. Le consommateur peut avoir confiance. » Pour ramener cette confiance, les producteurs attendent une réaction de l'État. « Le ministère de la Santé doit rassurer la population en insistant sur le fait que le concombre français est sain, qu'il n'y a aucun risque », poursuit Laurent Bergé. Ce dernier craint que l'image du légume pâtisse de cette crise sanitaire pendant très longtemps. « Même si on apprend avec certitude que les concombres espagnols n'y sont pour rien, il faudra du temps pour que les consommateurs reviennent. Cela va mettre des exploitations en péril et les gens qui y travaillent en situation délicate ». Dans le bassin nantais, 200 emplois sont directement concernés par la production du concombre. Brice DUPONT. Ouest-France http://www.saint-nazaire.maville.com/actu/actudet_-Concombre-l-inquietude-des-maraichers-nantais_dep1816894_actu.Htm 21 TF1 NEWS Bactérie tueuse : l'appel de détresse des producteurs français Par F.L., le 04 juin 2011 à 08h13, mis à jour le 04 juin 2011 à 08:16 Dossier : Bactérie tueuse E.Coli Les agriculteurs espagnols ne sont pas seuls touchés, loin s'en faut, par l'onde de choc de l'épidémie d'infections provoquée par une nouvelle souche d'E. coli. Déjà fragilisés par la sécheresse, et voyant leurs ventes de légumes s'effondrer, les producteurs français réclament des aides publiques. Bactérie tueuse : l'appel de détresse des producteurs français Par F.L., le 04 juin 2011 à 08h13, mis à jour le 04 juin 2011 à 08:16 Dossier : Bactérie tueuse E.Coli Les agriculteurs espagnols ne sont pas seuls touchés, loin s'en faut, par l'onde de choc de l'épidémie d'infections provoquée par une nouvelle souche d'E. coli. Déjà fragilisés par la sécheresse, et voyant leurs ventes de légumes s'effondrer, les producteurs français réclament des aides publiques. Image d'archives © LCI Les concombres espagnols sont désormais hors de cause. Un temps incriminés par les autorités sanitaires allemandes et européennes, ils sont désormais lavés de tout soupçon (ce qui n'interdit pas, néanmoins, de les laver à grande eau avant de les consommer). Malheureusement, les scientifiques ignorent toujours quels sont le ou les légumes par lesquels se répand l'épidémie d'infections digestives provoquées par une nouvelle souche bactérienne. Du coup, c'est toute la filière des fruits et légumes qui est victime d'une crise de méfiance des consommateurs. D'abord en Espagne, premier pays frappé à tort, comme le clament ses responsables politiques qui exigent des indemnités de la part de l'Allemagne et de l'Europe. Mais aussi dans les pays voisins. C'est donc aussi le cas en France, où la filière agricole est déjà touchée par une sécheresse précoce qui inquiète fortement les agriculteurs. 22 Les producteurs français de concombres et de tomates, dont les ventes se sont écroulées, réclament la prise en charge de leurs pertes. Angélique Delahaye, présidente de Légumes de France, branche spécialisée de la FNSEA, attend un "soutien" du ministère de l'Agriculture et du gouvernement face à une situation "jamais vue". Et pour elle, "que ce soit Bruxelles qui doive payer ou l'Allemagne, le gouvernement est notre interlocuteur". Dans un communiqué au ton alarmiste, son syndicat clame par ailleurs : "Les producteurs n'en peuvent plus: il faut prendre en charge les pertes et les invendus". En attendant le 17 juin... La France compte quelque 2000 exploitations qui produisent du concombre, de la tomate ou également de la salade. Pour les seuls producteurs de concombres, les plus touchés par la crise de la bactérie, les pertes se sont élevées à 1,5 million d'euros cette semaine en raison d'une baisse des ventes de 95%, selon la responsable agricole. Les tomates également sont boudées par les consommateurs avec une baisse de 40% des ventes "qui s'accentue tous les jours", selon Angélique Delahaye, et à la clé une facture de 3,3 millions d'euros. Au total donc, pour l'ensemble de la filière, les pertes sont estimées à quelque 5 millions d'euros pour cette seule semaine. Bruno Le Maire a annoncé qu'il se rendrait à Bruxelles lundi pour demander des indemnisations pour les producteurs de fruits et légumes français pénalisés par la baisse d'achats des consommateurs paniqués. Les ministres européens de l'Agriculture seront aussi très probablement convoqués le 17 juin à Luxembourg pour une réunion extraordinaire au cours de laquelle la Commission européenne pourrait notamment soumettre aux ministres des propositions concrètes pour venir en aide au secteur. Par F.L. le 04 juin 2011 à 08:13 http://lci.tf1.fr/monde/europe/2011-06/bacterie-tueuse-l-appel-de-detresse-des-producteurs-francais6517773.html 23 AFP-LE POINT.FR Les producteurs français de concombres et de tomates chiffrent leurs pertes à 5 millions d'euros Le Point.fr - Publié le 03/06/2011 à 13:49 - Modifié le 03/06/2011 à 20:21 La FNSEA demande le soutien du ministère de l'Agriculture et du gouvernement. Les ventes de concombres et de tomates se sont effondrées en France, comme dans d'autres pays d'Europe. © Fred Dufour / AFP Les producteurs français de concombres et de tomates, dont les ventes se sont écroulées en raison de la présence de la bactérie Eceh, réclament la prise en charge de leurs pertes estimées à quelque 5 millions d'euros cette semaine, selon le syndicat Légumes de France. Angélique Delahaye, présidente de Légumes de France, branche spécialisée de la FNSEA, réclame le "soutien" du ministère de l'Agriculture et du gouvernement face à une situation "jamais vue", a-t-elle dit vendredi. "Les producteurs n'en peuvent plus : il faut prendre en charge les pertes et les invendus", ajoute par ailleurs le syndicat dans un communiqué. "Que ce soit Bruxelles qui doive payer ou l'Allemagne, le gouvernement est notre interlocuteur", a souligné Angélique Delahaye. Pour les seuls producteurs de concombres, les plus touchés par la crise de la bactérie Eceh, les pertes se sont élevées à 1,5 million d'euros cette semaine en raison d'une baisse des ventes de 95 %, selon la responsable agricole. Les tomates également sont boudées par les consommateurs avec une baisse de 40 % des ventes "qui s'accentue tous les jours", selon Angélique Delahaye, et à la clé une facture de 3,3 millions d'euros. La France compte quelque 2 000 exploitations qui produisent du concombre, de la tomate ou également de la salade. 24 Selon l'OMS, douze pays ont déjà signalé des cas de contamination par cette bactérie qui a tué 19 personnes, essentiellement en Allemagne. La consommation de légumes est toujours en berne en Europe, même si depuis que les concombres espagnols ont été innocentés mardi, le vecteur de transmission reste inconnu. La Commission européenne a levé la mise en garde qui pesait sur les légumes espagnols, mais les dommages sont d'ores et déjà considérables. Les ministres européens de l'Agriculture seront très probablement convoqués le 17 juin à Luxembourg pour une réunion extraordinaire au cours de laquelle la Commission européenne pourrait notamment soumettre aux ministres des propositions concrètes pour venir en aide au secteur. 25 Nouvel Obs Bactérie tueuse : l'Etat doit prendre en charge les pertes des producteurs Publié le 04-06-11 à 08:02 Modifié à 08:16 Réagir Le syndicat Légumes de France réclame le "soutien" du ministère de l'Agriculture et du gouvernement face à une situation "jamais vue". Les producteurs français de crudités ressentent très nettement l'impact des craintes liées à l'apparition de l'épidémie provoquée par la bactérie Escherichia coli, selon les premiers éléments livrés par les professionnels de la filière. (c) Reuters Les producteurs français de concombres et de tomates, dont les ventes se sont écroulées en raison de la présence de la bactérie Eceh, réclament la prise en charge de leurs pertes estimées à quelque 5 millions d'euros cette semaine, selon le syndicat Légumes de France. Angélique Delahaye, présidente de Légumes de France, branche spécialisée de la FNSEA, réclame le "soutien" du ministère de l'Agriculture et du gouvernement face à une situation "jamais vue", a-t-elle dit vendredi 3 juin à l'AFP. "Les producteurs n'en peuvent plus: il faut prendre en charge les pertes et les invendus", ajoute par ailleurs le syndicat dans un communiqué. "Que ce soit Bruxelles qui doive payer ou l'Allemagne, le gouvernement est notre interlocuteur", a souligné Angélique Delahaye. 26 Baisse des ventes de concombre de 95% Pour les seuls producteurs de concombres, les plus touchés par la crise de la bactérie Eceh, les pertes se sont élevées à 1,5 million d'euros cette semaine en raison d'une baisse des ventes de 95%, selon la responsable agricole. Les tomates également sont boudées par les consommateurs avec une baisse de 40% des ventes "qui s'accentue tous les jours", selon Mme Delahaye, et à la clé une facture de 3,3 millions d'euros. La France compte quelque 2.000 exploitations qui produisent du concombre, de la tomate ou également de la salade. 12 pays touchés Selon l'OMS, 12 pays ont déjà signalé des cas de contamination par cette bactérie qui a tué 19 personnes, essentiellement en Allemagne. La consommation de légumes est toujours en berne en Europe, même si depuis que les concombres espagnols ont été innocentés mardi, le vecteur de transmission reste inconnu. La Commission européenne a levé la mise en garde qui pesait sur les légumes espagnols, mais les dommages sont d'ores et déjà considérables. Les ministres européens de l'Agriculture seront très probablement convoqués le 17 juin à Luxembourg pour une réunion extraordinaire au cours de laquelle la Commission européenne pourrait notamment soumettre aux ministres des propositions concrètes pour venir en aide au secteur. Le Nouvel Observateur - AFP http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/societe/20110604.OBS4494/bacterie-tueuse-l-etat-doitprendre-en-charge-les-pertes-des-producteurs.html 27 LE FIGARO Crise du concombre : 4,8 millions de pertes en France Par Bouesso Les premières estimations établies vendredi par Légumes de France chiffrent les pertes à 1,5 million d’euros pour les producteurs de concombres et à 3,3 millions d’euros pour les producteurs de tomates. Le mal est fait. Même si le concombre n’est plus accusé comme étant porteur de la bactérie tueuse E. coli (Eceh), la facture est très lourde pour les producteurs de légumes français. Les consommateurs boudent toujours ce produit ainsi que la tomate et la salade un temps incriminés par l’Allemagne. «Rien qu’en une semaine, nous estimons nos pertes à 3 millions d’euros», explique vendredi aprèsmidi au Figaro Angélique Delahaye, présidente de Légumes de France. Elle vient de finir la consolidation des pertes évaluées au niveau national par les quelque 3000 producteurs de concombres et tomates. «Nous allons faire remonter ces chiffres au service du ministère de l’Agriculture dans l’optique de la réunion des experts à Bruxelles mardi prochain», poursuit-elle. La moitié des pertes concerne la production de concombres et l’autre moitié celle de tomates. « Nous avons perdu en début de semaine un programme de livraison de 500 à 600 tonnes de tomates à 1,10 euro le kilo auprès des centrales d’achat allemandes soit 550.000 à 660.000 euros en moins », signale Pierre Diot, président de l’AOP (Association organisation de producteurs) concombres et tomates, producteur à Mordelles, à l’ouest de Rennes. La Bretagne produit la moitié des tomates de l’Hexagone, 30 % venant du grand sud et le reste de la région nantaise. «Après une semaine d’absence totale de commerce en légumes, nous sommes en colère car nous n’avons pas d’autre alternative que de détruire notre production», explique Louis Vinet représentant des maraîchers nantais, triplement affectés. Salades en baisse de 20% En revanche, il est trop tôt pour évaluer les dégâts sur les ventes de salade, légume dont les Français sont friands surtout par cette chaleur – ils en consomment près de 7 kilos par an -. «La production est disséminée parmi une multitude de maraîchers et il est plus difficile de rassembler les chiffres», constate Angélique Delahaye. Seule certitude : à Rungis, en Ile de France, deuxième région productrice de salades de l’Hexagone, «les volumes de salades vendues ont baissé de 20 % dans un marché pourtant dynamique excepté bien sûr les concombres en chute de 80 %», remarque Michel Lemeunier, président du syndicat des grossistes en fruits et légumes du marché de Rungis. Dans ce contexte difficile, les producteurs français peuvent toujours relativiser leur malheur en se disant que la situation est pire ailleurs. Notamment dans la péninsule ibérique. La Fédération espagnole des producteurs exportateurs de fruits et légumes (Fepex) a évalué mardi les pertes «à environ 200 millions d’euros par semaine» pour l’ensemble du secteur, évoquant un «effet domino» affectant les autres produits espagnols. «Tous les fruits et légumes sont impactés en Espagne. Heureusement en France la fraise, la courgette, et l’aubergine continuent de se vendre», relativise Angélique Delahaye. 28 Pour enrayer cette spirale, les ministres européens de l’Agriculture doivent se réunir autour du 17 juin à Luxembourg pour une réunion extraordinaire sur le sujet. Lefigaro par Eric De La Chesnais http://n3k6.wordpress.com/2011/06/04/crise-du-concombre-48-millions-de-pertes-en-france/ 29 20 MINUTES Des milliers de concombres invendus détruits à Nantes 5 commentaires Créé le 06/06/2011 à 17h46 -- Mis à jour le 06/06/2011 à 18h04 Des maraîchers détruisent une partie de leur récolte de concombres invendus, le 6 juin 2011 à Carquefou. F. ELSNER / 20 MINUTES AGRICULTURE - L'opprobre a été injustement jeté sur la plante potagère, accusée de l'épidémie allemande causée par l'E. Coli... La fédération des maraîchers nantais, qui emploie près de 4.000 personnes dans l’agglomération nantaise, a détruit ce lundi après-midi 10 tonnes de concombres invendus. Broyés, les légumes ont ensuite été épandus dans un champ. Une action qui sera désormais répétée chaque jour, assure-t-elle. Les maraîchers nantais, qui produisent environ un tiers de la production nationale de concombres accusent des pertes de 80% depuis la médiatisation de l’affaire de la bactérie tueuse. 30 «Nos concombres sont sains, les dernières analyses l’ont prouvé» D’autres légumes comme la tomate, la salade, le radis ou l’endive se vendent également avec difficulté. «Ça fait mal au cœur de voir ça, commente Laurent Cheminant, producteur à Carquefou, devant les milliers de concombres jetés à la benne. Il faut rassurer les consommateurs pour arrêter cette psychose.» «Nos concombres sont sains, les dernières analyses l’ont prouvé. On met à mal toute une profession à cause d’un amalgame», a poursuivi Laurent Cheminant. Les maraîchers nantais réclament un «message clair du gouvernement sur la sûreté de la production légumière française». Ils espèrent aussi «la prise en charge des destructions au niveau du coût de production» et la «mise en place de mesures fiscales de soutien à la profession». A Nantes, F.B. http://www.20minutes.fr/article/736623/milliers-concombres-invendus-detruits-nantes 31 LA DEPECHE.FR Publié le 07/06/2011 08:53 | Recueilli par J.-M.D. Angélique Delahaye est présidente nationale des Producteurs de fruits et légumes de France. A-t-on une idée précise du préjudice subi par les producteurs de concombres et de tomates ? Ce sont les deux productions les plus impactées. Le marché du concombre a vu ses volumes de vente se réduire de 40 % et celui de la tomate de 20 %. Pour ces deux légumes, on peut chiffrer les pertes à 5 millions d'euros, dont 3,3 millions pour les seules tomates. Depuis mercredi, la situation s'est encore aggravée, après que les collectivités territoriales ont retiré concombres et tomates des menus des cantines. ça ne pouvait tomber plus mal puisque nous sommes en pleine production. Qu'attendez-vous du gouvernement ? Certes, il manifeste son soutien à notre égard, mais ça nous fait une belle jambe. Nous n'avons pas eu le sentiment qu'il se soit beaucoup exprimé pour, déjà, rassurer la population. La démarche citoyenne consisterait à consommer ces légumes. Nous avons le système de surveillance sanitaire le plus drastique qui soit. Les consommateurs n'ont strictement rien à craindre. J'appelle donc nos concitoyens à consommer des légumes, ceux qui sont cultivés au plus près des chez eux pour limiter les risques exogènes liés déjà au transport. Avez-vous fixé le montant des indemnités auxquelles vous avez droit et qui doit les verser ? Il faut tout de même rappeler que cette crise est partie d'une simple rumeur, démentie depuis puisque rien n'a été établi. C'est l'Allemagne qui a semé cette zizanie dont nous supportons aujourd'hui les frais. Je ne sais si c'est aujourd'hui à elle de payer ou à l'Europe selon le principe de solidarité. Dans tous les cas, nous avons porté notre demande auprès des services du ministre de Bruno Le Maire qui la transmettra aujourd'hui mardi à l'occasion de la réunion extraordinaire des ministres de l'Agriculture de l'UE. http://www.ladepeche.fr/article/2011/06/07/1100534-tout-ca-a-cause-d-une-rumeur.html 32 LA TRIBUNE Les maraîchers en colère après la "crise du concombre" Source : La Tribune.fr - 06/06/2011 | 12:56 - 191 mots Des maraîchers nantais manifestent leur irritation ce lundi en détruisant une partie de leur production de concombres. Comme d'autres producteurs de crudités, ils réclament plus de fermeté de la part de la France et des aides pour compenser leurs pertes. Bouillie de concombres prévue ce lundi à Carquefou. Une trentaine de producteurs doit se réunir lundi 6 juin dans l'après-midi pour exprimer leur colère en détruisant publiquement des tonnes de concombre. Depuis plusieurs semaines, les ventes de concombres ont été réduites à néant. Les pertes seraient estimées à plus de 1,5 million d'euros pour la production de concombres et de 3,3 millions pour la tomate, selon "Légumes de France". En cause : la crainte d'une infection mortelle alors que 22 personnes sont mortes en Europe, principalement en Allemagne, à cause de la bactérie Eceh. Les concombres ont certes été innocentés, mais les pertes sont toujours là. "Nous voulons montrer la gravité de la situation", affirme Louis Vinet, exploitant à Bougenais près de Nantes. Aider les agriculteurs, rassurer les consommateurs Ces maraîchers partagent leurs revendications avec d'autres producteurs en France où des manifestations du même type ont eu lieu. Ils demandent une prise en charge des coûts de production pour les légumes perdus, des exonérations de charge patronales et des prêts bonifiés. Ces agriculteurs exigent aussi "un message clair de la part du gouvernement pour rassurer les consommateurs", a expliqué le porte-parole des Maraîchers nantais. Marina Torre - 06/06/2011, 12:56 http://www.latribune.fr/actualites/economie/france/20110606trib000627103/les-maraichers-en-colereapres-la-crise-du-concombre.html 33 France info Bactérie tueuse : ce qui est sûr, ce qui l’est moins Jean Leymarie – mardi 7 juin, 13:05 Après plus d’une semaine de recherches intenses, les autorités allemandes croient avoir identifié l’origine de la bactérie qui a tué vingt-deux personnes en Europe. Il s’agirait de germes de soja produits dans une ferme de Basse-Saxe. Mais la prudence reste de mise. La correspondante de France Info à Berlin, Lise Jolly, rappelle que des analyses sont toujours en cours. Les résultats devraient en être connus demain, mardi. Le professeur François Bricaire, chef du service des maladies infectieuses à l’hôpital de la PitiéSalpetrière, à Paris, explique de son côté qu’il y voit "un peu plus clair" ce matin. Mais "il faut encore remonter d’un cran pour savoir d’où vient cette bactérie" : l’origine animale est probable mais non encore prouvée. Faut-il se méfier des légumes ? "Clairement non", selon le professeur Bricaire. Dans la région de Hambourg, en Allemagne, il convient d’être prudent - d’autres végétaux ont peutêtre été infectés - mais en France, "les suspicions n’ont pas de raison d’être". François Bricaire et Angélique Delahaye : la crise liée à la bactérie n’est pas terminée (12'15") Angélique Delahaye, présidente de Légumes de France (qui représente les producteurs de légumes au sein de la FNSEA) réagit aux déclarations du professeur Bricaire : "Je suis rassurée", dit-elle. En revanche, cette productrice s’inquiète de la réaction des consommateurs : "nos concitoyens ont toujours peur de consommer concombres, tomates et salades qui ont été incriminés dans cette épidémie". Ce matin, encore, le marché était atone. La Commission européenne promet des "compensations" aux agriculteurs. Mais combien ? Les producteurs français estiment qu’ils ont perdu cinq millions d’euros à cause de la crise et souhaitent être indemnisés au même niveau . Ils demandent aussi au gouvernement de communiquer auprès des Français pour expliquer "qu’il n’y a rien à craindre". http://www.france-info.com/chroniques-zoom-france-info-2011-06-06-bacterie-tueuse-ce-qui-est-surce-qui-l-est-moins-541522-81-503.html 34 FRANCE 3 Des maraîchers détruisent leurs concombres Par FTV Un maraîcher jette des concombres dans une benne avant de les détruire, le 06 juin 2011 à Carquefou AFP PHOTO FRANK PERRY Des maraîchers de la région nantaise ont détruit lundi dix tonnes de concombres invendus depuis le début de l'épidémie L'épidémie, dont la source avait été attribuée à tort par les autorités sanitaires allemandes à des concombres espagnols et dont l'origine n'a pas encore été formellement établie, a fait 23 morts et plus de 2.200 malades en Europe. Les maraîchers du bassin nantais, première région productrice de France avec 50 millions de concombres récoltés par an, ont décidé de broyer trente tonnes de marchandise par jour jusqu'à ce que la situation s'améliore, faute de débouchés et de place dans leurs frigos. Lundi, c'est à Carquefou (Loire-Atlantique) qu'ils ont notamment mené leur action. "Le gouvernement ne s'est pas mouillé pendant la crise pour dédouaner les produits français", a dit aux journalistes Louis Vinet, maraîcher à Bouguenais (Loire-Atlantique) et président de la section jeunes du syndicat professionnel Légumes de France. "Maintenant que le mal est fait, on demande un coup de main de notre ministère de tutelle, pour avoir des exonérations de charges patronales ou des prêts bonifiés", a-t-il ajouté. Il a également demandé à l'Etat d'organiser une campagne de communication pour rassurer les consommateurs. 35 Cette crise sanitaire survient alors que le marché du concombre était déjà affecté par une crise conjoncturelle. "Depuis le début de l'épidémie, le concombre se vend à 20 centimes la pièce, contre 32 auparavant", explique Louis Vinet, selon qui le coût de production est de 38 centimes. "On est au bord du gouffre, c'est la survie de la production maraîchère française qui est en jeu." http://info.france3.fr/france/des-maraichers-detruisent-leurs-concombres-69094252.html 36 LE TELEGRAMME Bactérie tueuse. Graines germées : les premiers tests sont négatifs 6 juin 2011 à 18h55 16H10. Nantes : des maraîchers détruisent 10 tonnes de concombres invendus Dans une exploitation à Carquefou (Loire-Atlantique), plusieurs dizaines de maraîchers nantais en colère ont détruit dix tonnes de concombres invendus. "On n'a jamais vu ça dans notre histoire : rien que sur la région nantaise, les producteurs perdent trois millions d'euros par jour", a expliqué Louis Vinet, président des jeunes maraîchers de légumes de France. La Loire-Atlantique est le premier département producteur de France, où les 4/5 de la production sont en passe d'être détruits cette semaine. "Sur tomates, concombres, salades, 90% de nos ventes ont été annulées la semaine dernière", a expliqué le président de la coopérative Océane, qui revend 80% des légumes produits sur la région nantaise. Les maraîchers espèrent des aides conséquentes de Bruxelles, mais souhaitent aussi que les pouvoirs publics, en France, rassurent la population sur la consommation des légumes. http://www.letelegramme.com/ig/generales/france-monde/monde/bacterie-tueuse-graines-germees-lespremiers-tests-sont-negatifs-06-06-2011-1326322.php 37 LE NOUVEL OBS Des maraîchers en colère détruisent leurs concombres Publié le 06-06-11 à 19:01 Modifié à 17:42 CARQUEFOU, Loire-Atlantique (Reuters) - Des maraîchers de la région nantaise ont détruit lundi dix tonnes de concombres invendus depuis le début de l'épidémie provoquée il y a une semaine par la bactérie E. coli en Allemagne. L'épidémie, dont la source avait été attribuée à tort par les autorités sanitaires allemandes à des concombres espagnols et dont l'origine n'a pas encore été formellement établie, a fait 22 morts et plus de 2.200 malades en Europe. Les maraîchers du bassin nantais, première région productrice de France avec 50 millions de concombres récoltés par an, ont décidé de broyer trente tonnes de marchandise par jour jusqu'à ce que la situation s'améliore, faute de débouchés et de place dans leurs frigos. Lundi, c'est à Carquefou (Loire-Atlantique) qu'ils ont notamment mené leur action. "Le gouvernement ne s'est pas mouillé pendant la crise pour dédouaner les produits français", a dit aux journalistes Louis Vinet, maraîcher à Bouguenais (Loire-Atlantique) et président de la section jeunes du syndicat professionnel Légumes de France. "Maintenant que le mal est fait, on demande un coup de main de notre ministère de tutelle, pour avoir des exonérations de charges patronales ou des prêts bonifiés", a-t-il ajouté. Il a également demandé à l'Etat d'organiser une campagne de communication pour rassurer les consommateurs. Cette crise sanitaire survient alors que le marché du concombre était déjà affecté par une crise conjoncturelle. "Depuis le début de l'épidémie, le concombre se vend à 20 centimes la pièce, contre 32 auparavant", explique Louis Vinet, selon qui le coût de production est de 38 centimes. "On est au bord du gouffre, c'est la survie de la production maraîchère française qui est en jeu." Guillaume Frouin, édité par Yves Clarisse http://tempsreel.nouvelobs.com/depeche/top-news/20110606.REU1605/des-maraichers-en-coleredetruisent-leurs-concombres.html 38 LE MONDE JEUDI 2 JUIN 39