PPrama 342 - La préfecture de Police
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PPrama 342 - La préfecture de Police
PPrama : le panorama hebdomadaire de la préfecture de police PPrama N°342 - 22 décembre 2014 Si vous ne visualisez pas correctement ce message, cliquez ici SÉCURISATION DE L’AGGLOMÉRATION PARISIENNE POUR LES FÊTES DE FIN D’ANNÉE Mercredi 12 novembre, le Préfet de police, Bernard BOUCAULT, a reçu les représentants des commerces parisiens et de la petite couronne. La finalité de cette réunion était de leur présenter le « dispositif de sécurisation spécifique », déployé par la préfecture de police à l’occasion des fêtes de fin d’année, et visant à prévenir les atteintes aux personnes et aux biens, lors de cette période d’intense activité touristique et commerciale. Il s’étend cette année du vendredi 31 octobre 2014 au jeudi 15 janvier 2015. • Activation du plan « anti hold-up » au niveau national décliné à la préfecture de police L’objectif est de mettre tout en œuvre pour : lutter contre les atteintes aux personnes et aux biens, grâce à un maillage des territoires et une présence policière accrue sur les secteurs sensibles ; renforcer la surveillance exercée dans le cadre du plan Vigipirate. L’ensemble des effectifs – en tenue et civil – de la direction de la sécurité de proximité de l’agglomération parisienne (DSPAP) opérant sur la voie publique participe de manière active à cette surveillance. Les maîtres mots qui animent leur action : surveillance dynamique des lieux exposés, réactivité, ajustement par rapport aux lieux et créneaux horaires de commission des infractions, présence renforcée et visible. Le but : rassurer la population et dissuader les auteurs potentiels d’infractions. brigade des réseaux ferrés. Cette année encore, 20 policiers roumains assureront des patrouilles pédestres mixtes avec les policiers locaux afin de lutter contre la délinquance de voie publique et assisteront la Le dispositif vise également à réguler le trafic automobile dans les zones les plus fréquentées et notamment les abords des grands magasins à Paris, en renforçant le dispositif de circulation et de secours mis en œuvre par la direction de l’ordre public et de la circulation (DOPC). • Dispositif PPrama-342.html[22/12/2014 15:00:31] PPrama : le panorama hebdomadaire de la préfecture de police Il s’inscrit dans le prolongement de l’activation, le 31 octobre dernier, par le ministère de l’Intérieur, du plan « anti hold-up » dont la préfecture de police assure la déclinaison sur son ressort, et du renforcement de la surveillance exercé dans le cadre du plan Vigipirate. Il se concrétise par une présence renforcée sur la voie publique et particulièrement visible des effectifs de police, au niveau des lieux touristiques et des commerces les plus exposés. Une attention toute particulière est portée aux bijoutiers, buralistes et pharmacies, ainsi qu’à la sécurisation des établissements bancaires et des distributeurs automatiques de billets. • Un premier bilan très positif Entre le 31 octobre et le 4 décembre 2014, 522 opérations ont été menées à Paris et 94 plans de dissuasion y ont été activés permettant la surveillance et le contrôle des abords de 6 883 établissements. Plus généralement, durant la même période, dans l’agglomération parisienne, ce dispositif spécifique de sécurisation a permis à la direction de la sécurité de proximité de l’agglomération parisiennes (DSPAP) d’entrer en contact avec 24 556 commerçants, de contrôler 20 544 véhicules et 33 669 personnes engendrant l’interpellation de 3 956 d’entre elles. Ce dispositif a pu témoigner de son efficacité lors du vol à main armée (VMA) perpétré le 25 novembre dernier contre la bijouterie Cartier dans le 8e arrondissement, notamment par la réactivité des effectifs de police, élément déterminant, permettant une prise en charge quasi immédiate des deux suspects. Pour le mois de novembre 2014, les VMA ont diminué de près de 20% à Paris par rapport au mois de novembre 2013, dont -79% pour les seuls VMA contre les établissements industriels et commerciaux. • Une volonté d’améliorer l’accueil des victimes • Nouveauté : 3 commissariats mobiles et polyglottes à disposition des victimes étrangères Cette année encore, un commissariat mobile est installé, depuis le vendredi 31 octobre, place Diaghilev (9e), aux abords des grands magasins du boulevard Haussmann. Mais cette année, 2 nouveaux points d’accueil mobile ont été mis en place, pour la première fois, sur les Champs-Elysées, au niveau de l’avenue Georges V (8e), et au niveau de la Tour Eiffel (7e). Ils sont destinés à accueillir le public et à permettre la prise de plaintes. Ainsi, du 28 novembre au 5 décembre, 31 plaintes ont été prises et 603 personnes renseignées par les policiers en activité dans ces commissariats mobiles. • Lettres-plaintes Des lettres-plaintes, traduites en anglais, chinois, coréen et en japonais, sont mises en place dans tous les sites touristiques afin de permettre aux touristes victimes d'un vol simple (vol à la tire, d'objets posés à terre ou sur un banc, dos à dos) de déposer plainte plus facilement. • Logiciel SAVE Enfin, pour compléter ce dispositif, des formulaires d’aide à la prise de plainte (SAVE) en langues étrangères sont disponibles sur le site internet de la préfecture de police CESPPLUSSUR. Ils ont pour objectif de permettre aux professionnels du tourisme d'aider leurs clients étrangers victimes d'un fait délictuel à pouvoir PPrama-342.html[22/12/2014 15:00:31] PPrama : le panorama hebdomadaire de la préfecture de police déposer plainte plus facilement dans le commissariat le plus proche. Ce document existe en 17 langues : allemand, anglais, arabe, bulgare, chinois, coréen, espagnol, français, hollandais, italien, japonais, polonais, portugais, roumain, russe, serbocroate et turc. • Guide « PARIS EN TOUTE SECURITE » Le guide « Paris en toute sécurité » est maintenant disponible en 8 langues différentes (français, anglais, japonais, chinois, coréen, espagnol, russe et arabe) afin de renseigner les touristes et de mieux les assister lorsqu'ils sont victimes. • Sites touristiques Plusieurs autres secteurs touristiques font l’objet d’une surveillance renforcée, pendant cette période, parmi lesquels ont peut relever : les Champs-Elysées, la Butte Montmartre et les secteurs Champ de Mars/Tour Eiffel et Notre-Dame/St Germain. • Policiers européens déployés Durant les fêtes de fin d’année, les effectifs de la DSPAP seront renforcés par 22 policiers européens, dont 20 Roumains, un Espagnol et un Allemand ; des patrouilles mixtes pourront ainsi être déployées dans des secteurs ciblés de la capitale. Par ailleurs, 36 langues étrangères sont couramment parlées par plus de 143 policiers de tous grades affectés à des missions de patrouille ou d’accueil du public à la préfecture de police. Liens : Plus d’informations sur le dispositif de sécurité mis en place par la préfecture de police Consultez la plaquette « Paris en toute sécurité » ACHATS DE NOEL : NE SOYEZ PAS LE DINDON DE LA FARCE Noël approche. Période d’achats effrénée et de réjouissances que personne ne veut voir gâchées. « Protéger le consommateur des tromperies et garantir sa santé » est le leitmotiv des agents des directions départementales interministérielles de la protection des populations (DDIPP) tout au long de l’année, il résonne plus encore en ce moment. Qu’ils soient alimentaires ou non, vos achats pour les fêtes sont au cœur des contrôles de la DDIPP de Paris. Nous avons ainsi suivi Eva, Thierry et Marie-Line au cours de leurs inspections. Mercredi 10 décembre, il est 14h30, je rejoins Eva et Thierry à leur bureau de la rue Froissart (3e), au programme de l’après-midi, un traiteur du Marais. Dès les vitrines en vue, débordantes de victuailles, les radars de mes deux compagnons se déclenchent « Escargots de Bourgogne », vraiment bourguignons les gastéropodes ? « Boudin blanc fait maison », ou d’ailleurs ?.. Débute alors une visite complète des lieux, « de la cave au grenier » avec le gérant. Nous suivons PPrama-342.html[22/12/2014 15:00:31] PPrama : le panorama hebdomadaire de la préfecture de police le circuit de réception des marchandises, depuis la rue, à travers les parties communes de l’immeuble, nous franchissons la porte de service de l’établissement pour aboutir aux différents lieux de stockage - secs ou frais -. Plongeon au sous-sol. Les remarques fusent : présence de salpêtre (suite à un dégât des eaux), stockage à même le sol, absence de rangements hermétiques, non séparation d’aliments de produits d’entretien, présence de déjections de rongeurs… Le commerçant acquiesce, s’explique, prend note. Nous ouvrons les congélateurs pour y vérifier la température et l’origine des produits qui y sont entreposés. Retour en surface, dans l’espace de production. Sont en effet vendus des produits déjà cuisinés ainsi que d’autre confectionnés sur place. Eva, chargée de l’aspect hygiène du contrôle nous expose les règles à respecter : « La présence d’un équipement d’hygiène des mains, la chaîne du froid, le nettoyage des locaux et des équipements, la traçabilité des produits (via l’étiquetage, les factures, les bons de livraison, la date de fabrication…) et le suivi de leur température à la réception puis tout au long de leur conservation ». Le point de lavage des mains ne satisfait pas Eva, difficilement accessible et trop loin de l’espace de production. Une poubelle retient également son attention, la commande d’ouverture au pied ne fonctionne pas… Nous remontons ensuite le col de nos blouses de protection et faisons le tour des trois chambres froides. Bonne température (!!!) mais carence quant à la mention des dates de fabrication des produits faits sur place et de leur date limite de consommation. Tout est examiné, pâtés, terrines, galantines, foies gras, moussaka, lasagnes, langue en sauce, bouchées à la reine… De même que les ingrédients qui entrent dans leur composition œufs, lardons, fromage, fruits, légumes, champignons, gruyère, fonds de sauce,…Thierry, « Monsieur Loyauté » épluche toutes les origines de ces produits, il poursuit son décryptage dans la boutique, demande les factures - toujours afin de s’assurer de la traçabilité des produits - . Pas d’incohérences. Les produits faits maison le sont bien. L’andouille est bien de Vire, le salami danois, le poulet fermier. Carton jaune pour l’étiquetage du fromage, le pourcentage de matière grasse n’y figure pas, de même que les éventuelles appellations. Les prix sont affichés ou mentionnés, les barquettes bien pesées à vide par le vendeur avant de les remplir. Eva sort son arme, le thermomètre, pas de surchauffe en vue. Nous finissons par le premier étage, où sont installés les vestiaires du personnel. Les certificats médicaux d’aptitude sont demandés, la formation continue évoquée. Après plus de deux heures de contrôle, Eva et Thierry dressent un bilan avec le propriétaire. Rien de grave mais des efforts certains à faire. Une contre-visite est prévue à la fin de l’hiver… Le lendemain, je retrouve Marie-Line, notamment en charge de la sécurité des jouets à la DDIPP 75. Direction le quartier des Halles dans le 1er arrondissement. Figurines en plastique, en bois et tissus, porte-clefs peluche, puzzles, jeux d’éveil, yoyos, dinettes en métal, petites voitures en gomme… Marie-Line examine chaque jouet susceptible d’être dangereux. Celui-ci doit comporter le marquage « CE », qui atteste de la conformité du produit à la réglementation communautaire. Doit également figurer une adresse en Europe afin de pourvoir contrôler si les vérifications ont été bien été effectuées avant la mise sur le marché elle nous explique qu’il doit être apposé de façon, lisible, visible et indélébile sur le produit, son étiquette ou son emballage. Le jeune consommateur est en effet plus vulnérable que l’adulte et imprévisible quant à l’utilisation qu’il peut faire d’un jouet, il appartient donc au professionnel d’anticiper le comportement de celui-ci à l’égard du jeu et de donner toutes les informations utiles PPrama-342.html[22/12/2014 15:00:31] PPrama : le panorama hebdomadaire de la préfecture de police aux adultes pour qu’ils ne mettent pas entre ses mains un produit inadapté. Quels sont les risques ? Qu’un élément se détache, soit ingéré ou inhalé et provoque suffocation ou étouffement. Qu’un jouet renferme des métaux lourds, donc toxiques. Que des tissus ou peluches s’enflamment facilement… Marie-Line semble satisfaite, un ensemble de petites assiettes et fourchettes en bois peint attire malgré tout son attention. L’étiquetage est parfait, marquage CE, il précise - en français - que le jouet est conseillé aux enfants de 3 à 6 ans, et donc par extension, n’est pas interdit aux enfants de moins de 3 ans. Si entier il semble inoffensif, qu’en est-il de sa solidité ? Risque-t-il de se fragmenter et dès lors de présenter des risques pour des utilisateurs de moins de 36 mois ? Seule une analyse en laboratoire va permettre de répondre à ces questions. Marie-Line prélève 3 de ces ensembles et se présente à un membre du personnel. L’adjointe de la directrice nous rejoint et nous gagnons la partie administrative de l’établissement pour rédiger la procédure et mettre les jouets sous scellés en vue de leur expertise. C’est au labo que reviendra le mot de la fin. Nous quittons le magasin, l’esprit tranquille… Les enfants auront des jouets au pied des sapins pour Noël. L'infolettre PPrama est réalisée et diffusée par le service communication de la préfecture de police. Directeur de la publication : Xavier Castaing, Chef du service de la communication, Cabinet du préfet de police. Vous recevez cette lettre parce qu'un lecteur a souhaité vous la faire parvenir, ou que vous vous êtes abonné. 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