Séquence 8

Transcription

Séquence 8
Sommaire
Séquence 8
Séance 1
Lire et comprendre – Poisson d’avril !
page 47
Séance 2
Vocabulaire – La polysémie
page 49
Séance 3
Orthographe – Les homonymes grammaticaux :
ce / se et ou / où
page 50
Séance 4 Grammaire – Le groupe nominal et le groupe verbal
page 52
Séance 5
Conjugaison – Les verbes du troisième groupe
page 54
Séance 6
Expression écrite – L’humour
page 56
Séance 7
À la découverte d’une œuvre littéraire – Rêvons de mots,
Raymond Devos, 2007
page 59
Il faut te faire aider pour comprendre cette séquence.
Tu as reçu la liste des collèges d’accueil et des associations-relais avec
tes cours.
Tu peux aussi la trouver sur Internet :
http://www.cned.fr/GensDuVoyage/
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— © Cned, Mise à niveau 3
Français
séance 1 —
Séquence 8
Séance 1
Lire et comprendre
Poisson d’avril !
Aujourd’hui, c’est le premier avril. Comme le veut la tradition, les
élèves du collège Django Reinhardt n’ont qu’une idée en tête : faire des
poissons d’avril à leurs camarades et à leurs professeurs.
Sur le chemin du collège, Nino, Chico et Valdo se mettent d’accord sur
les blagues qu’ils ont prévues pour ce jour spécial. Nino a dessiné une
caricature de M. Charpon et compte pénétrer dans la salle de classe
avant le début du cours pour l’afficher au tableau. Chico et Valdo
ont décidé de jouer de leur gémellité : ils feront croire à tous qu’ils se
trompent sur leur identité. « On va bien se marrer », déclarent les trois
garçons, ravis de leurs trouvailles.
Quinze minutes plus tard, les voilà en salle de classe, où Nino a eu le
temps d’afficher son dessin sans être vu. M. Charpon se tord de rire
en apercevant sa caricature, qu’il trouve rigolote. Il demande alors aux
élèves lequel d’entre eux a fait preuve d’autant de talent : est-ce Chico
ou son jumeau Valdo ? Est-ce Nino ou Usha ? Nino se désigne et reçoit
les félicitations de son professeur.
Usha, qui veut prouver que les filles aussi peuvent faire rire M. Charpon,
réclame la parole : « Monsieur, que font les journalistes lorsque les
journaux ne paraissent pas ? C’est tout simple, ils paressent ! » À
nouveau, le professeur est plié de rire, à tel point qu’il ne peut s’arrêter !
Voilà un beau fou-rire que les élèves n’oublieront pas de si tôt !
1- Réponds aux questions.
a) Quelle est la tradition du premier avril ?
.........................................................................................................
.........................................................................................................
.........................................................................................................
b) Qui a prévu des blagues ?
.........................................................................................................
.........................................................................................................
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Séquence 8 — séance 1
Français
c) Pourquoi Nino reçoit-il les félicitations de son professeur ?
.........................................................................................................
.........................................................................................................
d) Quelle est la réaction de M. Charpon à la blague d’Usha ?
.........................................................................................................
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— © Cned, Mise à niveau 3
Français
séance 2 —
Séquence 8
Séance 2
Vocabulaire
La polysémie
Le terme polysémie est issu du grec : poly- signifie plusieurs, sème
signifie sens. Ainsi, étudier la polysémie, c’est étudier les différents sens
d’un mot.
Quand tu cherches un mot dans le dictionnaire, il est fréquent que
l’on t’indique plusieurs sens : le mot que tu as cherché est donc
polysémique, il possède plusieurs sens.
Prenons l’exemple du mot dur :
1- Ce pain est dur comme du béton. = rigide
2- Marc est dur avec ses enfants. = sévère
3- Gilles est dur d’oreille. = sourd
4- Cet exercice dur dur ! = difficile
Dans les quatre phrases proposées, dur n’a pas le même sens. Afin de
bien comprendre le sens d’un mot polysémique dans une phrase, il
faut s’aider du contexte. Par exemple, le pain ne peut pas être sévère, ni
sourd, ni difficile.
1- Dans chacune des phrases suivantes, le mot pièce a un sens différent :
trouve un synonyme à chaque fois.
a) Marie a donné une pièce au mendiant : ......................................
b) Cet appartement comprend trois pièces : . ..................................
c) J’ai perdu une pièce de mon puzzle : ...........................................
2- Parmi les sens proposés, encadre ceux qui se rapportent à
« sauvage ». N’hésite pas à consulter ton dictionnaire !
barbare – illégal – apprivoisé – doux – cruel – naturel – cultivé
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Séquence 8 — séance 3
Français
Séance 3
Orthographe
Les homophones grammaticaux : ce / se et ou / où
Pour rappel, les homophones grammaticaux sont des mots qui
se prononcent de la même manière mais qui n’ont ni la même
orthographe, ni la même nature grammaticale.
A ce / se
Ce peut avoir deux natures grammaticales :
1- Il peut être un déterminant démonstratif. Dans ce cas, il précède
toujours un nom masculin et peut être remplacé par un autre
déterminant (le).
Exemple : Ce chien est affectueux.
k Le chien est affectueux.
2- Il peut être un pronom démonstratif. On le trouve alors devant le
verbe être (souvent sous la forme c’) ou bien devant les pronoms
relatifs qui, que et dont. Dans la plupart des cas, on peut le
remplacer par ceci ou cela.
Exemples :Ce serait une joie de te voir demain.
k Cela serait une joie de te voir demain.
C’est ce que je veux !
k C’est ceci que je veux !
Se est un pronom personnel et précède toujours un verbe. On peut
le remplacer par me, te…
Exemple : Il se lave. k Je me lave.
1- Complète les phrases suivantes en choisissant entre ce ou se.
a) Maya ......... fait du souci : ......... qu’elle a entendu dans le
bureau du directeur est inquiétant.
b) ......... n’est pas parce que Jean ......... tait qu’il ne pense rien sur
le sujet.
c) ......... livre et ......... cahier ......... superposent sur la table.
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— © Cned, Mise à niveau 3
Français
séance 3 —
Séquence 8
B ou / où
Ou est une conjonction de coordination ; elle relie deux mots ou deux
groupes de mots de même nature et peut être remplacée par ou bien.
Exemple : Tu préfères le thé ou le café ?
k Tu préfères le thé ou bien le café ?
Où peut être un pronom relatif ou un adverbe de lieu. Lorsqu’il est
pronom relatif, il apparaît juste derrière un nom, qu’il reprend.
Exemples :L’endroit où je suis allé cet été est magnifique !
k pronom relatif qui reprend le nom endroit.
Il n’a pas à me dire où je dois aller. / Où te rends-tu ?
k adverbe de lieu.
2- Complète les phrases suivantes en choisissant entre ou et où.
a) Préfères-tu la mer ......... la montagne ?
b) Il partira demain ......... après-demain.
c) Lyon est la ville ......... je suis né.
d) ......... veux-tu aller pour les vacances ? En Italie ......... en
Espagne ?
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Séquence 8 — séance 4
Français
Séance 4
Grammaire
Le groupe nominal et le groupe verbal
Il existe essentiellement deux types de groupes de mots en français :
les groupes nominaux, qui ont pour noyau un nom, et les groupes
verbaux, qui ont pour noyau un verbe.
Si tu es face à une phrase non verbale, le ou les groupes de mots qu’elle
contient seront des groupes nominaux.
Exemple : Quelle jolie petite fille ! k Le mot le plus important (le noyau)
est fille, cette phrase est donc constituée d’un groupe
nominal.
Si tu es face à une phrase verbale, identifie d’abord le verbe : c’est lui qui
détermine le groupe verbal. Une fois ce petit travail effectué, ce n’est pas
compliqué : les groupes de mots situés avant le verbe sont souvent des
groupes nominaux, et ceux situés après appartiennent généralement au
groupe verbal, tout simplement parce qu’ils apportent des indications
sur le verbe.
La jolie petite fille mange des bonbons.
{
{
Groupe situé avant le verbe verbe conjugué
Groupe situé après le verbe
Mot noyau : fille
Apporte une indication sur le verbe
Groupe nominal
Groupe verbal
1- Identifie les différents groupes de mots qui composent les phrases
suivantes, puis classe-les dans le tableau.
Exemple 1 : Quelle belle journée !
Exemple 2 : Le jeune homme explique le problème.
Phrase
1
2
Groupe nominal
Groupe verbal
Verbe conjugué Indications sur le verbe
Quelle belle journée
Le jeune homme
explique
a) Quelle incroyable histoire !
b) Le jeune chien ronge un os.
c) Ma petite sœur lit un livre.
d) La belle vie !
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— © Cned, Mise à niveau 3
le problème
Français
Phrase
séance 4 —
Groupe nominal
Séquence 8
Groupe verbal
Verbe conjugué Indications sur le verbe
a
b
c
d
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Séquence 8 — séance 5
Français
Séance 5
Conjugaison
Les verbes du troisième groupe
A Description générale
Nous avons étudié les verbes des premier et deuxième groupes, que tu
es désormais capable de reconnaître : ceux qui ont un infinitif en –ER
appartiennent au premier groupe tandis que ceux qui ont un infinitif
en –IR ainsi qu’un participe présent en –ISSANT appartiennent au
deuxième groupe. Tous les verbes ne correspondant pas à ces critères
appartiennent donc au troisième groupe, qui est celui des verbes que
l’on appelle irréguliers.
Le troisième groupe comporte essentiellement trois types de verbes :
1- Les verbes en –IR dont le participe présent ne se termine pas par
–ISSANT, comme partir ou encore venir (part-ant, ven-ant).
2- Les verbes en –OIR ou –OIRE comme vouloir, valoir, croire.
3- Les verbes en –RE comme prendre et mettre.
1- Parmi les verbes suivants, entoure ceux qui appartiennent au
troisième groupe.
partir – gémir – donner – recevoir – sentir – manger – croire – tenir
B Conjugaison
La conjugaison des verbes du troisième groupe est assez complexe
puisque la plupart d’entre eux sont irréguliers.
Pour le présent et autres temps couramment utilisés, nous t’invitons à consulter ton
livret Les Essentiels de Français, pages 19 à 22. Tu seras ainsi capable de faire
les exercices qui suivent.
2- Conjugue le verbe pouvoir au présent de l’indicatif.
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je
nous
tu
vous
il
ils
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Français
séance 5 —
Séquence 8
3- Conjugue le verbe faire au présent de l’indicatif.
je
nous
tu
vous
il
ils
4- Complète les phrases suivantes en conjuguant chacun des verbes à la
personne et au temps indiqués entre parenthèses.
Johvanna ............................ (vouloir, 3e personne du singulier,
indicatif présent) acheter une cage plus grande pour son oiseau. Elle
se ............................ (rendre, 3e personne du singulier, indicatif
présent) donc dans une animalerie. Le vendeur vient vers elle :
« Est-ce que je ............................ (pouvoir, 1re personne du
singulier, indicatif présent) vous aider ?
— Oui, je ............................ (vouloir, 1re personne du singulier,
indicatif présent) une belle cage pour mon oiseau. J’.......................
............................ (lire, 1re personne du singulier, passé
composé) dans un livre que plus la cage .......................... (être,
3e personne du singulier, indicatif imparfait) grande, plus l’oiseau
se ........................ (sentir, 3e personne du singulier, indicatif
imparfait) bien.
— Vous ............................ (avoir, 2e personne du pluriel, indicatif
présent) raison ! .......................... (vouloir, 2e personne du
singulier, impératif présent) me suivre s’il vous plaît. », ....................
....... (dire, 3e personne du singulier, indicatif présent) le vendeur.
Le vendeur et Johvanna ............................ (faire, 3e personne du
pluriel, indicatif présent) quelques pas et de nombreuses cages
apparaissent alors.
« Je ............................ (prendre, 1re personne du singulier, indicatif
futur) celle-là ! » s’exclame Johvanna sans hésiter une seconde.
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Séquence 8 — séance 6
Français
Séance 6
Expression écrite
L’humour
« Le rire est le propre de l’homme » déclarait Rabelais dans l’avis au
lecteur de son œuvre Gargantua en 1534. Depuis toujours, le rire a en
effet un rôle essentiel pour l’homme, auquel il permet avant tout de se
détendre.
Pour susciter le rire, on pratique ce que l’on appelle l’humour, qui
est, d’après le dictionnaire Larousse, une forme d’esprit railleuse qui
s’attache à souligner le caractère comique, ridicule, absurde ou insolite
de certains aspects de la réalité.
Les comiques, dans leurs sketches, pratiquent l’humour : tu connais
sans doute Gad Elmaleh, Franck Dubosc ou encore Florence Foresti.
Ce sont des humoristes. Avant eux, il y avait Fernand Raynaud, Pierre
Desproges, Coluche ou encore Raymond Devos.
Il faut savoir qu’il y a autant de formes d’humour possibles que d’êtres
humains : en fonction de notre âge, de notre origine, de notre culture et
de notre personnalité, nous ne rions pas tous des mêmes choses.
Nous évoquerons donc ici les formes les plus courantes de l’humour.
A L’humour dans la vie quotidienne
Chacun de nous pratique, dans la vie de tous les jours, l’humour. N’astu pas déjà raconté des blagues à tes amis ? Ne leur as-tu pas joué des
tours afin que tout le monde se mette à rire ? L’humour peut même se
pratiquer en savourant des friandises : les fameux carambars offrent
ainsi, dès que l’on en mange un, une ou deux histoires drôles inscrites
sur l’emballage.
Au cirque, ce sont surtout les clowns qui font rire.
De même, nous regardons tous la télévision, et elle propose de
nombreux divertissements destinés à faire rire : les comédies
(Camping, Bienvenue chez les Ch’tis), les spectacles d’humoristes, les
séries humoristiques (Samantha Oups !, Un gars, une fille), les émissions
humoristiques (Vidéo gag) ou bien des journaux télévisés humoristiques
(Les Guignols de l’info).
Ces différentes formes d’humour reposent sur des ressorts (ce qui va
déclencher le rire) bien précis, que nous allons évoquer.
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Français
séance 6 —
Séquence 8
B Les ressorts de l’humour
Pour faire rire, nous disposons de divers ressorts, qui reposent
essentiellement sur les mots et les gestes.
Les humoristes, par exemple, jouent fréquemment avec les mots et leurs
nombreux sens : Raymond Devos était un expert en la matière, ce que
nous verrons lors de la séance suivante.
De même, la gestuelle est importante et peut faire rire : Michel
Courtemanche, comique québécois, utilise de nombreuses mimiques sur
scène et se livre à des grimaces variées qui ne peuvent que faire rire. Il est
également adepte des bruitages.
Au théâtre, les dramaturges disposent de quatre ressorts comiques : les
mots et les gestes, que nous venons d’évoquer, mais aussi la situation
ou encore le caractère.
Le comique de situation repose, par exemple, sur un quiproquo
(un malentendu) : les personnages dialoguent sans parvenir à se
comprendre. De même, un personnage peut être caché (derrière un
rideau, sous une table) sans que les autres personnages ne le sachent :
de ce fait, ces derniers n’hésiteront pas à parler de celui qui est caché,
généralement en termes peu flatteurs. Le public rira alors car il sait que
le destinataire des propos est caché sur scène et entend tout.
Le comique de caractère, enfin, tient à la caricature d’un défaut,
c’est-à-dire à une représentation exagérée de ce défaut : Molière
utilisait beaucoup ce type de comique dans ses pièces (L’Avare, Le
Malade imaginaire). Dans Les Guignols de l’info, la caricature est également
mise en avant : d’une part, les personnages sont représentés par
des marionnettes, d’autre part, ce sont les aspects risibles de leur
personnalité qui sont soulignés au travers de leurs paroles et de leurs
gestes.
C Le vocabulaire de l’humour
La langue française comprend de nombreux mots et expressions pour
exprimer le rire et ses effets.
Pour qualifier quelqu’un qui nous fait rire, on peut ainsi dire qu’il est
drôle, comique, amusant, marrant, tordant ou encore rigolo.
Pour signifier que ce que l’on voit ou entend suscite le rire, on peut
employer des expressions comme se marrer, se bidonner, se poiler, être
plié de rire, être pété de rire, se tordre de rire, être mort de rire, qui
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Séquence 8 — séance 6
Français
appartiennent au langage familier (c’est-à-dire au langage parlé entre
amis ou en famille), ou encore rire à en pleurer et avoir un fou-rire,
qui correspondent au langage courant (employé dans la vie de tous les
jours).
1- Mots croisés
Horizontalement
a. Titre d’un film comique.
b. Ressort comique visuel.
c. Exagération d’un défaut.
d. Un carambar en contient au moins
une.
e. Synonyme de drôle.
f. Comique adepte des jeux de mots.
g. Synonyme de marrant.
h. Ressort comique basé sur ce que
l’on dit.
Verticalement
1. Rire, c’est se …
2. Synonyme de film comique.
3. Ressort comique reposant sur la
caricature.
4. Ressort comique reposant sur un
malentendu.
5. Michel Courtemanche en fait
beaucoup.
6. Malentendu.
6
2
5
a
b
1
3
c
d
4
e
f
g
h
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Français
séance 7 —
Séquence 8
Séance 7
À la découverte d’une œuvre littéraire
Rêvons de mots, Raymond Devos, 2007
Écoute et lis en même temps.
Ça patine
Il ne faut pas confondre. Il y a patin, patin et patin.
Il y a le patin, pièce de tissu sur laquelle on pose le pied pour
préserver un parquet.
- Prends les patins !
Il y a le patin à glace ou à roulettes qui amène la bûche, et le patin
que l’on roule qui amène le bouche-à-bouche.
Quoique... Le patin à glace, après quelques bûches, puisse nécessiter
le bouche-à-bouche.
On ne peut rouler qu’un patin à quelqu’un alors que pour rouler en
patins, il en faut deux !
Par contre, on peut filer un patin et rouler en patins !
On peut filer un patin à une patineuse qui en voudrait un deuxième
pour patiner.
Autre similitude : on dit aussi, au lieu de rouler un patin, rouler une
pelle.
On peut la prendre, la pelle, en chaussant des patins !
A Raymond Devos
Né le 9 novembre 1922 à Mouscron, en Belgique, Raymond Devos
a toujours voulu devenir artiste et maîtriser la langue française et la
musique. Il suivit rapidement des cours de théâtre, interrompus par
sa déportation en Allemagne au cours de la seconde guerre mondiale.
À son retour en France, il intègre l’École de Mime d’Etienne Ducroux.
Il fait ses débuts en 1948 dans Les Trois Cousins, avec André Gille et
Georges Denis. En discutant avec un maître d’hôtel lui vient l’idée de
son premier sketch, La mer. Il se lance donc dans l’écriture et le one
man show, spectacle au cours duquel, accompagné du pianiste Hervé
Guido, il utilise tous les ressorts de la langue française (jeux de mots, de
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Séquence 8 — séance 7
Français
sonorités…) et du mime. Raymond Devos triomphera par la suite sur le
petit écran, régulièrement invité par Jacques Chancel dans l’émission Le
Grand Échiquier. Il meurt de maladie le 15 juin 2006.
1- Réponds aux questions.
a) Quelle est la nationalité de Raymond Devos ?
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b) Pourquoi dut-il arrêter les cours de théâtre ?
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c) Comment lui est venue l’idée de son premier sketch ?
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.........................................................................................................
d) Qu’est-ce qui caractérise ses one man show ?
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B Ça patine
Ce sketch est un exemple parfait des jeux de mots auxquels se livrait
Raymond Devos en jouant sur leur polysémie (voir séance 2). Ici, il
s’intéresse au mot « patin », qui désigne le bout de tissu sur lequel on
pose ses pieds pour marcher dans une demeure sans la salir, mais aussi
un objet servant à faire du sport (patin à roulettes, à glace…) ou encore
un baiser passionné. Il joue également sur les sons bûche et bouche, une
bûche signifiant ici une chute. De même, il s’amuse de la ressemblance
entre deux expressions quasi-similaires mais de sens différent : rouler un
patin ou une pelle (= embrasser) et rouler en patins (à roulettes). Enfin,
il souligne le double sens de filer un patin : embrasser ou bien donner
un patin à glace ou à roulettes. Dans les deux cas, la pelle intervient :
embrasser est synonyme de rouler une pelle et pratiquer le patin à glace
ou à roulettes peut entraîner une pelle, c’est-à-dire une chute.
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Français
séance 7 —
Séquence 8
2- Réponds aux questions.
a) Quels sont les trois sens du mot patin ?
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b) Que signifie, dans le sketch, le mot bûche ?
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c) Quel mot désigne à la fois un baiser et une chute ?
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