Evaluation des masters de l`Ecole Normale Supérieure
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Evaluation des masters de l`Ecole Normale Supérieure
Section des Formations et des diplômes Evaluation des masters de l' Ecole Normale Supérieure Juillet 2009 Section des Formations et des diplômes Évaluation des masters de l' Ecole Normale Supérieure Juillet 2009 Evaluation des diplômes Masters – Vague D ACADÉMIE : PARIS Établissement : Ecole Normale Supérieure Domaine : Sciences, Technologies, Santé Avis Aeres L’offre de formation master de l’Ecole Normale Supérieure, dans le domaine Sciences, Technologies, Santé, est constituée clairement d’un ensemble de cursus d’excellence. Les 6 mentions proposées (Mathématiques, Physique, Géosciences, Chimie, Biologie et Informatique), en décalage par rapport au schéma LMD, car construites en trois ans du L3 au M2, sont toutes caractérisées par un adossement recherche exceptionnel, des étudiants brillants et un taux de poursuite d’études en thèse excellent. Le pilotage de ces cursus par l’ENS est jugé très bon, ainsi que la démarche pédagogique bien adaptée au public particulier. On est donc en présence d’un ensemble de formations de très haut niveau, qui correspondent bien à la place de l’ENS dans le panorama des écoles françaises de grande réputation. En termes de recommandations, l’évaluation a retenu les points suivants : z z z Les partenariats de l’ENS pour ces cursus avec les universités de l’Ile de France forment un aspect très positif d’ouverture au monde universitaire. Cependant le nombre d’étudiants en provenance de ces universités reste trop faible. Il y a là sûrement un manque d’information à destination de ce public qui ne doit pas être négligé. De la même manière, l’ouverture internationale, réelle, ne se concrétise pas par une présence significative d’étudiants étrangers. Il y a là aussi matière à réflexion et amélioration pour des formations d’excellence se devant d’être attractive internationalement. Dernier point, dans certains cursus, une professionnalisation plus poussée des étudiants, avec pour objectif les centres de recherche du secteur privé, pourrait être une piste de développement. Evaluation des diplômes Masters – Vague D ACADÉMIE : PARIS Établissement : Ecole Normale Supérieure Demande n°S3100015886 Domaine : Sciences technologie santé Mention : Sciences cognitives Avis Aeres Appréciation (A+, A, B ou C) : A+ Avis global : (sur la mention et l’offre de formation) Le master de sciences cognitives de l’ENS (Cogmaster), en co-habilitation avec Paris-Descartes et l’EHESS, a pour but de former par la recherche à l’étude scientifique et interdisciplinaire des grandes fonctions mentales, des étudiants provenant de disciplines diverses (psychologie, biologie/médecine, linguistique, philosophie/sciences sociales, mathématiques/informatique/physique, ou élève ingénieur de grandes écoles). Réaliser une formation équilibrée et de qualité, autour d’un programme interdisciplinaire et en y accueillant des étudiants de disciplines d’orignes diverses, constitue un vrai défi auquel ce master répond parfaitement bien. Les objectifs scientifiques et pédagogiques de la formation sont très clairement explicités dans un dossier de très bonne qualité, précis et comprenant tous les éléments nécessaires à son évaluation. La formation est très originale, voire unique, dans le paysage français et européen et s’articule autour du très riche vivier d’Ile de France en matière de laboratoires de recherche, avec une ouverture marquée à l’international (Royaume-Unis, Suisse, Espagne) grâce à des collaborations étroites avec certains laboratoires de recherche. Les objectifs pédagogiques visent autant l’approfondissement de connaissances fondamentales que l’acquisition d’outils et de techniques indispensables aux sciences cognitives, avec une formation pratique au métier de chercheur ou d’enseignantchercheur. L’offre de formation en M1 se décline en cinq parcours, que les étudiants choisissent en fonction de leur discipline d’origine, alors qu’en M2, ces parcours fusionnent en un seul parcours interdisciplinaire. Les contenus des enseignements sont excellents dans l’ensemble, grâce à une équipe pédagogique très compétente. Une progression évidente dans l’interdisciplinarité se note entre M1 et M2. Les choix d’enseignements offerts aux étudiants sont très larges et diversifiés, ce qui pourrait constituer un handicap si chaque étudiant ne disposait pas d’un tuteur qui l’aide à sélectionner les enseignements qui lui sont le plus appropriés. L’équilibre entre la formation pratique et la formation théorique est très adapté (60%/40% en M2), la place réservée aux stages en laboratoires étant plus ou moins importante selon les parcours suivis en majeure au niveau M1. Les modalités d’évaluation de ces stages, ainsi que des UE sont clairement précisées. Les directeurs de stage font l’objet d’une sélection par le conseil scientifique du master, garantissant ainsi l’excellence de la formation. Enfin, une évaluation des enseignements par les étudiants est mise en place, UE par UE. Elle est utilisée comme outil de régulation et d’évolution de la formation. Les modalités d’admission en M1, comme en M2 sont précisées et ont manifestement comme objectif une sélection des candidatures sur la base de l’excellence. Les effectifs ont quelque peu fluctués ces dernières années, mais sont autour de 70 étudiants inscrits, parmi lesquels un nombre d’étudiants étrangers non négligeable. La proportion d’échecs est faible, mais on note un certain nombre d’abandons. Une moitié environ d’étudiants de M2 poursuivent en thèse. Le seul point faible de la formation, d’ailleurs identifié par les responsables du master, est probablement relatif à la diversification des débouchés professionnels. Ces débouchés concernent très majoritairement les carrières de chercheur ou d’enseignant-chercheur. Le renforcement des liens avec les écoles d’ingénieurs pourrait permettre d’étendre ces débouchés vers le monde des entreprises. Enfin, l’adossement de la formation à des laboratoires de recherche relève de l’excellence. C’est très nettement le point fort de cette formation. 2 Points forts : Très bonne organisation et excellente complémentarité des parcours. Réunit de fortes compétences au sein de l’équipe pédagogique, grâce à l’excellence de l’environnement scientifique. Une équipe enseignante (tous domaines considérés) remarquable, à commencer par le responsable de la formation. Programmes bien construits, diversifiés, avec un bon équilibre entre enseignements méthodologiques, cours disciplinaires, formation interdisciplinaire et stages. Master qui évolue, en tenant compte de l’évolution des disciplines et de l’évaluation des enseignements. Un adossement recherche d’excellence, tout en étant diversifié. Un rayonnement national et international de la formation. Point faible : Seul point faible, identifié par les responsables mêmes du master, lié au manque de sortie de la formation vers la recherche industrielle. Commentaire et recommandations Formation d’excellence, à promouvoir. Les points à surveiller sont ceux que les responsables ont déjà identifiés. L’idée d’une ouverture en direction des sciences cognitives appliquées est une excellente idée, mais demande à être concrétisée. 3 Evaluation des diplômes Masters – Vague D ACADÉMIE : PARIS Établissement : Ecole Normale Supérieure Demande n° S3100016782 Domaine : Sciences, technologies, santé Mention : Physique Avis Aeres Appréciation (A+, A, B ou C) : A+ Avis global : (sur la mention et l’offre de formation) La Formation Interuniversitaire de Physique (FIP) a été mise en place à l’Ecole Normale Supérieure (ENS) suite au passage des universités françaises au système LMD. Elle est ouverte aux élèves de l’ENS et à des étudiants français et étrangers sélectionnés sur dossier. C’est la filière Physique du diplôme de l’ENS. Il s’agit d’une formation de très haut niveau en physique fondamentale qui s’appuie sur un environnement « recherche » d’excellence, offert par les équipes du département de physique de l’ENS et par les laboratoires des universités partenaires Paris 6, Paris 7 et Paris 11. Les étudiants de la FIP, en préparant le diplôme de l’ENS, bénéficient d’enseignements supplémentaires (au minimum 36 ECTS) qui favorisent l’ouverture à d’autres disciplines et à la recherche. L’objectif d’une formation doctorale est atteint par la grande majorité des étudiants de la FIP. Il est nécessaire de proposer une telle formation. Elle est moderne est se subdivise en deux composantes : z La spécialité « Concepts fondamentaux de la physique » du M2 propose une formation diversifiée qui couvre un très large spectre de la physique fondamentale en répondant aux exigences d’une formation théorique approfondie tout en offrant des débouchés vers une physique expérimentale ou appliquée en milieu académique ou industriel. z La spécialité « Sciences des matériaux et nano-objets » se positionne en très bonne adéquation avec les développements récents dans le domaine des nanosciences. Cette subdivision répond aux besoins de formation compte tenu du développement rapide des nanosciences et à la difficulté qu’on aurait à concevoir une formation universelle et de qualité en physique théorique, matière molle, et science et physique des matériaux aux nano-échelles sans tronquer le volume de chacun des enseignements. z Points forts : z z z La solidité de chacune des spécialités est à mettre en exergue. L’excellence de l’équipe pédagogique qui porte le projet. Points faibles : L’ENS pointe l’ouverture à l’international comme le point faible actuel de la FIP. Elle souhaite améliorer cette ouverture, limitée à environ trente-cinq étudiants par année, notamment à travers l’ouverture d’un parcours international dans la spécialité « CFP », et en ouvrant une section PSI au concours d’entrée de l'ENS. Cette proposition mériterait d’être soutenue. z L’attractivité des étudiants en provenance des universités est estimée trop faible et pourrait faire l’objet d’une amélioration. z Les propositions d’ouvertures thématiques et géographiques sont également à soutenir, notamment vers les sciences de l’ingénieur. z La FIP doit aussi être encouragée à mieux irriguer le tissu provincial en appuyant des préparations de thèses hors de la région parisienne. z 2 Avis par spécialité Concepts fondamentaux de la physique z Appréciation (A+, A, B ou C) : A+ z Points forts : La spécialité « CFP » du M2 propose une formation diversifiée qui couvre un très large spectre de la physique fondamentale (physique des hautes énergies, physique statistique, optique quantique, physique de la matière condensée, physique des liquides et physique de la matière molle). z Cette spécialité présente une grande attractivité qui se traduit par une forte sélectivité et un très haut niveau (la spécialité recrute environ 90 étudiants sélectionnés parmi 280 candidats). z Les quatre parcours-types (physique théorique, physique quantique, physique de la matière condensée et physique des liquides, matière molle) assurent une formation théorique de haut vol tout en offrant aussi des débouchés vers une physique expérimentale ou appliquée en milieu académique ou industriel. z 90 % des étudiants poursuivent par une thèse. z z Points faibles : Il n’y a pas d’analyse de flux entrant et sortant. Les quatre parcours semblent fonctionner de manière indépendante, sans tronc commun au premier semestre, et un recouvrement limité au second semestre sous la forme d’UE optionnelles. z Le poids du stage est un peu faible par rapport à celui des enseignements académiques. z z z Recommandations : z z Mettre en place un tronc commun aux différents parcours, ou afficher des spécialités indépendantes. L’ouverture d’un parcours international dans cette spécialité a été évoquée et doit être encouragée. Science des matériaux et nano-objets z Appréciation (A+, A, B ou C) : A+ z Points forts : La spécialité « SMNO » se positionne en très bonne adéquation avec les développements récents dans le domaine des nanosciences. Elle propose une formation de haut niveau orientée aussi bien vers la recherche fondamentale que vers les applications technologiques des matériaux et des nano-objets. Cette spécialité présente aussi un aspect pluridisciplinaire en s’adressant aux étudiants physiciens, physico-chimistes et chimistes. Son attractivité est forte (une centaine de candidatures par an) et son recrutement diversifié (30 % d’étudiants provenant de Paris 6, 15 % de Paris 7 et Paris 11, 40 % des grandes écoles d’Ingénieurs et le reste des universités de province (10 %) ou de l’étranger (5 %)). z Co-habilitée avec six grandes écoles et universités de la région parisienne, cette spécialité intègre le master international Nano-mat (International master in material and nanosciences, démarré en 2007) organisé en collaboration avec l’Université d’Uppsala en Suède. (Le semestre n°3 de « SMNO » correspond au S3 de Nano-mat). z L’équilibre des enseignements avec ceux dispensés par l’autre spécialité est bon et l’objectif est de préparer à une thèse (10 % des étudiants choisissent la vie active juste après le master). Le partenariat est clair avec les grands groupes industriels et les relations avec eux semblent pérennes. z z Points faibles : L’essaimage vers les laboratoires étrangers est substantiel ; ce qui valide positivement la formation et assèche de facto les canaux de l’irrigation des unités de recherche de la province. z Le taux de réussite est relativement faible. z z Recommandation : z La baisse du taux de réussite mériterait d’être analysée. 3 Evaluation des diplômes Masters – Vague D ACADÉMIE : PARIS Établissement : Ecole Normale Supérieure Demande n° S3100016785 Domaine : Sciences, technologies, santé Mention : Informatique Avis Aeres Appréciation (A+, A, B ou C) : A+ Avis global : (sur la mention et l’offre de formation) Les objectifs scientifiques sont donnés dans le cadre d’une formation interuniversitaire en informatique qui permet d’avoir un cursus pour les normaliens mais aussi pour d’autres étudiants. Les objectifs sont surtout dirigés vers la recherche. Le cadre est très propice à pousser vers le haut les étudiants qui ne seraient pas issus des grandes écoles. On notera aussi qu’il y a une réflexion amont sur la licence mais cela est assez naturel puisque les normaliens sont issus d’un cycle non standard au sens LMD. Les objectifs se déclinent en trois points : z Une intégration des normaliens, des étudiants internationaux et des étudiants choisis par le département dans un cursus de haut niveau de formation z Une formation à et par la recherche. z Un suivi personnalisé des étudiants. La formation se situe dans une sortie avec un doctorat et est donc assez singulière ; le choix est de privilégier une telle sortie et ce point n’est donc pas standard pour un master dont le seul débouché est prévu à bac+5. Il est vrai que c’est un projet que les universités classiques ne peuvent soutenir faute de moyens et de candidats. L’adossement « recherche » est de très haute volée : Le Laboratoire d’informatique de l’Ecole normale supérieure (LIENS), UMR 8548 commune à l’Ecole Normale Supérieure (ENS), au CNRS, et à l’INRIA. Le Département d’informatique (DI) et le LIENS partagent leurs locaux au sein de l'Ecole, où ils représentent les facettes enseignement et « recherche » de l'informatique. L’équipe pédagogique est forcément de très haut niveau, tant en interne (LIENS) que par ses intervenants extérieurs, locaux (Paris 6 ou Paris 7), nationaux (CNRS ou INRIA) ou internationaux. Aussi au vu de la qualité de cette formation, on ne peut que déplorer, les très faibles effectifs tant au niveau des boursiers internationaux (2 au plus) que des étudiants non élèves de l'ENS (2 au plus). C'est certainement le point le plus faible de cette formation : comment se fait-il qu'une formation d'un tel niveau n'attire pas d'avantage d'étudiants français (hors contingent des élèves normaliens) ou étrangers ? Cette faiblesse est mentionnée dans le dossier (partie 2.4.3), mais sans que les raisons invoquées ne semblent convaincantes. Par exemple, sur le site web de l'école, on peut voir les résultats d'admission (L3 et M1) du jury de 21 juillet 2008, aucun candidat admis pour le département d'informatique, alors qu'il y en a, par exemple, une vingtaine en biologie et une quarantaine en physique (et un seul en maths). N'y a-t-il pas eu de candidatures recevables ou fallait-il attendre le jury du 5 septembre 2008 ? Est-il vraiment impossible de recruter une dizaine d'excellents étudiants issus des CPGE (mais qui n'ont pas réussi le concours d'entrée à l'ENS) ou des universités françaises (L2 ou L3) ? L'absence d'une Agrégation d'informatique est-elle un handicap pour ce recrutement ? z Points forts : Une formation de et par la recherche, de très haut niveau scientifique, tant par la qualité de ses étudiants, la qualité de l'ensemble des intervenants (interne à l'école ou pas), la qualité et la richesse de l'environnement. z Un suivi personnalisé d’un effectif sélectionné. z Le très fort adossement à la recherche. z 2 z z L’ouverture à l’international pour ses étudiants, et l’attractivité pour des enseignants d'universités étrangères prestigieuses (mais déficit pour l'attractivité au niveau du recrutement international, cf. cidessous). Points faibles : Les effectifs, en particulier des étudiants non normaliens. Pour les étudiants boursiers de la section internationale et les étudiants du diplôme de l'ENS, les effectifs actuels sont dérisoires (2 au plus dans chaque catégorie). z L'objectif annoncé de doubler les effectifs doit pouvoir être atteint rapidement tout en gardant un excellent niveau des étudiants recrutés. z Sans doute que le diplôme de l'ENS, et en particulier la possibilité d'admission pour étudiants de Licence, gagnerait à être plus connu ; ce qui pourrait contribuer à améliorer le point précédent. z z Commentaires et recommandations Une formation excellente qui, tout en gardant son caractère élitiste, pourrait et devrait accroitre ses effectifs. Le projet de master s’appuie en effet sur un cadre scientifique de tout premier plan et permet d’accueillir des étudiants dans une structure dont le potentiel n’est pas à mettre en doute. Quelques recommandations semblent toutefois importantes : Il y a un manque de projection à Bac+5 : pourquoi ne pas prévoir un stage professionnel en troisième année, et donc une sortie professionnelle à bac+5 ? z Il n’y a pas de parcours ou de spécialité. Pourtant, cela serait de nature à augmenter l’attractivité. z Les procédures d’admission et de recrutement ne sont-elles pas un handicap pour la formation ? z 3 Evaluation des diplômes Masters – Vague D ACADÉMIE : PARIS Établissement : Ecole Normale Supérieure Demande n° S3100016788 Domaine : Sciences, technologies, santé Mention : Mathématiques et applications Avis Aeres Appréciation (A+, A, B ou C) : A+ Avis global : (sur la mention et l’offre de formation) La formation interuniversitaire de mathématiques fondamentales et appliquées (FIMFA) n’est pas un master stricto sensu. Elle s’étale du L3 au M2 avec pour objectif de former les élèves de l’Ecole Normale Supérieure (ENS) à la recherche et/ou à l’enseignement via l’Agrégation de mathématiques. Elle bénéficie donc de flux stables d’étudiants brillants sélectionnés par le concours de recrutement avec, en plus, quelques étudiants étrangers sur dossier dont le nombre augmente petit à petit. Le département de mathématiques s’appuie sur l’excellent laboratoire associé au CNRS, le DMA, constitué en partie de professeurs d’université détachés pour une période limitée (la règle des 10 ans), ce qui permet d’avoir une équipe pédagogique de haut niveau et en constant renouvellement. De nombreux partenariats sont établis avec les universités : pour la Licence, avec Paris 6, 7, 11 et pour le Master, avec Paris 6, 7, 9, 11, 12, ce qui permet une offre très diversifiée et non standard par rapport à une offre classique. Les cours de M2 sont à choisir dans les universités partenaires avec des laboratoires concernés aussi d’excellent niveau, ouvrant de nombreuses possibilités de stages « recherche ». Le diplôme spécifique de l’Ecole requiert un certain nombre de cours et de séminaires supplémentaires. L’équilibre, dans la formation, entre ce qui est obligatoire et ce qui est optionnel, entre ce qui relève de l’ENS et ce qui relève des universités partenaires, paraît néanmoins parfaitement adapté au contexte. Les possibilités de stages longs à l’étranger sont aussi offertes en bénéficiant des nombreux contacts du DMA. Le bilan est excellent avec un taux d’échec dérisoire ou nul. Il s’agit plutôt de réorientations vers d’autres départements disciplinaires (physique, informatique, biologie) d’étudiants bénéficiant d’un solide bagage mathématique. Cette multidisciplinarité est encouragée à juste titre par le département de mathématiques. Une forte poursuite en thèse à l’issue de la FIMFA et le bilan à cinq ans présenté montre la réussite de cette formation ambitieuse délivrée à des étudiants brillants. La FIMFA ne peut être tenue pour responsable, mais le nombre d’ATER et de post-docs est un indicateur du faible (en nombre) recrutement académique à l’heure actuelle et des difficultés qui en découlent pour les candidats, même de haut niveau. Le budget évoqué pour cette offre non conventionnelle paraît raisonnable au regard de ce qu’il était en 2005. z Point fort : z z Une formation excellence à tous points de vue : équipe pédagogique, adossement « recherche », partenariats, contenus, ouverture internationale, flux garantis, bilan, présentation de l’offre. Point faible : z Il n’y en a pas vraiment. L’objectif par l’ENS (et aussi par le CNRS en mathématiques au niveau du DMA) d’irrigation sur tout le territoire national des normaliens pourrait passer par une incitation à pousser une proportion significative des normaliens à effectuer une thèse de mathématiques en province. 2 Commentaire et recommandation z Cette formation doit pouvoir continuer son excellent travail. La seule recommandation est celle liée à l’irrigation des normaliens sur le territoire national. Il faudrait pousser une proportion significative de normaliens à effectuer une thèse de mathématiques en province. 3 Evaluation des diplômes Masters – Vague D ACADÉMIE : PARIS Établissement : Ecole Normale Supérieure Demande n° S3100016791 Domaine : Sciences, technologies, santé Mention : Biologie Avis Aeres Appréciation (A+, A, B ou C) : A+ Avis global : (sur la mention et l’offre de formation) En relation étroite avec les Universités Pierre et Marie Curie (principalement), Diderot et Paris-Sud, l’Ecole Normale Supérieure (ENS) possède un positionnement unique en France grâce à ses dimensions historique et culturelle. Le dossier fourni est bien structuré, renseigné de manière exhaustive et les données fournies font toujours l’objet d’une analyse constructive. Les objectifs pédagogiques et scientifiques sont clairement définis. Très attractive, l’ENS assure une formation transdisciplinaire de haut niveau qui prépare des étudiants fortement présélectionnés aux métiers de la recherche avec des débouchés essentiellement tournés vers le secteur académique. Les relations avec des firmes industrielles permettent également une ouverture significative sur le secteur privé. Le responsable de la formation est épaulé par une équipe pédagogique dont les membres sont représentatifs des différents établissements partenaires. Il s’agit de chercheurs et d’enseignants-chercheurs, en partie issus de l’ENS, qui offrent toutes les compétences requises pour couvrir l’ensemble des champs disciplinaires de la formation. La cohérence pédagogique témoigne d’un effort patent pour s’intégrer au système LMD (semestrialisation, modularité…) et la mise en place d’UE transversales permet, avec l’aide d’un tuteur, de panacher les compétences des futurs diplômés. L’évaluation des enseignements, UE par UE, paraît culturelle et aboutit rapidement à de possibles réajustements, constructifs pour la qualité de la formation. Le taux de réussite est optimal avec une poursuite d’études majoritairement orientée vers un doctorat, à Paris ou en province, avec un large éventail de financements possibles. L’adossement à la recherche est d’excellente qualité avec une implication active des chercheurs (enseignements, stages). La formation des étudiants à la recherche et par la recherche est au cœur des préoccupations de l’équipe pédagogique avec en particulier des stages précoces et de longues durées en laboratoire. L’ouverture internationale, bilatérale, est une autre priorité de l’ENS. Une proportion importante des étudiants réalisent un stage à l’étranger et la mise en place de partenariats étroits avec notamment l’University College of London et l’Université Normale de Chine de l’Est localisée à Shanghai, s’inscrit dans une dynamique d’ouverture positive et ambitieuse. z Points forts : Les objectifs sont clairement fixés et les moyens mis en œuvre sont à la hauteur des ambitions affichées, comme l’attestent par exemple les taux de réussite et la poursuite d’études majoritairement tournée vers les métiers de la recherche. z L’adossement « recherche » est important avec un engagement très significatif des chercheurs dans l’encadrement des étudiants. La formation à et par la recherche est au cœur des objectifs de l’équipe pédagogique avec notamment des stages précoces en laboratoire. z L’organisation pédagogique offre un panel diversifié d’UE interdisciplinaires qui permet aux étudiants d’être acteurs de leur propre formation, et qui assure ainsi un panachage des compétences des futurs diplômés. 2 z Un effort important a été apporté pour adapter l’offre de formation au système LMD sans modifier les atouts et l’esprit de l’ENS. z L’ouverture vers d’autres établissements français ou étrangers s’inscrit dans une dynamique de projets et de réseaux transversaux. z z Point faible : z Les flux entrants d’étudiants étrangers sont encore en dessous des objectifs de l’équipe dirigeante. Les partenariats mis en place ou en cours de création devraient toutefois aboutir à court terme à une ouverture significative. Commentaires et recommandations L’Ecole Normale Supérieure propose une formation interdisciplinaire de haut niveau majoritairement tournée vers les métiers de la recherche. Pour y parvenir, l’ENS dispose en particulier d’un double atout avec un environnement de recherche exceptionnel et une forte présélection des étudiants. Le pilotage de la formation est très performant et s’inscrit dans un souci patent de qualité (stages précoces et de longues durées, choix importants d’UE…) et d’efficacité (analyse et prise en compte rapide des évaluations). z Les partenariats nationaux et internationaux, opérationnels ou en cours de création, permettent de renforcer l’attractivité de l’ENS et de l’ouvrir à l’international, assurant ainsi un rayonnement scientifique de l’ensemble des établissements partenaires. z 3 Evaluation des diplômes Masters – Vague D ACADÉMIE : PARIS Établissement : Ecole Normale Supérieure Demande n° S3100016794 Domaine : Sciences, technologies, santé Mention : Géosciences Avis Aeres Appréciation (A+, A, B ou C) : A Avis global : (sur la mention et l’offre de formation) La mention « Géosciences » de l’Ecole Normale Supérieure comprend une seule spécialité co-habilitée avec les Universités Paris 6, Paris 7 et Paris 11. L’objectif de ce master est de former les étudiants à la recherche et à l’enseignement des sciences de la terre. En ce qui concerne les objectifs scientifiques et pédagogiques, deux idées fortes sont mises en avant : z La construction de liens indispensables entre d’une part, une approche expérimentale et naturaliste et d’autre part, la quantification des processus impliqués dans le fonctionnement de la planète (physique, chimie, mécanique), les modélisations regroupant les deux aspects. z Une interdisciplinarité effective, notamment entre départements littéraires et scientifiques, tournée vers une approche intégrée de l’environnement. Les contenus permettent à la fois des acquis pointus sur tous les mécanismes de fonctionnement de la planète et une approche intégrée de l’ensemble des processus (terre interne, surface, enveloppes fluides), en insistant sur les interfaces et interactions. Un parent pauvre toutefois : la biosphère (et son évolution), excepté dans son intervention dans le cycle de l’eau. Les aspects professionnalisants concernent essentiellement la recherche (seule ou associée à l’enseignement supérieur). Néanmoins, même s’ils ne sont pas directement mentionnés, les liens avec le monde industriel, au sens le plus large, existent comme en atteste le pourcentage d’étudiants ayant intégré des entreprises. Par ailleurs, les orientations vers les problèmes environnementaux (aspects scientifiques et sociétaux) impliquent des liens avec les organismes qui en ont la charge. z Points forts : Le très bon adossement aux laboratoires de recherche. Les partenariats sont nombreux et de qualité. z La bonne articulation avec la licence sous-jacente. z L’excellente équipe pédagogique. z L’organisation pédagogique est de qualité, la progressivité des enseignements et le grand choix d’options, les stages. z L’insertion professionnelle : plus de la moitié des étudiants poursuivent en thèse et au moins 70 % ont une activité professionnelle dans le domaine des sciences de la terre. Le bilan du devenir des étudiants est très positif. z Le pilotage du master est efficace grâce notamment à l’évaluation des enseignements. z z z Points faibles : L’ouverture internationale se fait pour chaque étudiant par un stage de six mois à l’étranger, mais l’accueil d’étudiants étrangers reste limité. z Le flux d’étudiants est relativement faible. z 2 Commentaire et recommandation z On peut regretter qu’une formation d’excellence par la recherche et pour la recherche ne bénéficie que d’un petit nombre d’étudiants. Une plus grande ouverture de ce diplôme aux étudiants étrangers et une politique de communication plus incisive permettraient probablement de remédier simultanément à ces deux points faibles. 3 Evaluation des diplômes Masters – Vague D ACADÉMIE : PARIS Établissement : Ecole Normale Supérieure Demande n° S3100022351 Domaine : Sciences, technologies, santé Mention : Chimie Avis Aeres Appréciation (A+, A, B ou C) : A Avis global : (sur la mention et l’offre de formation) La formation pré-doctorale de l'Ecole Normale Supérieure (ENS) a pris la suite du magistère interuniversitaire de chimie de la région parisienne depuis 2006. Cette formation, en partenariat avec l'Université Paris 6, s'effectue en trois ans à partir du L3 jusqu'au M2 et se propose de former principalement des enseignants-chercheurs et des chercheurs. A partir de la rentrée 2009, l'enseignement de M2 se fera au sein du master commun de chimie (Université Paris 6, ENS, ENSCP, ESPCI). Cette formation propose un parcours d'excellence en chimie aux étudiants de l'ENS avec une ouverture aux étudiants issus de classe préparatoire aux grandes écoles ainsi qu'aux étudiants issus de l'université. A terme, ces trois pôles de recrutement devraient produire des flux équivalents. Ce master s'adosse sur les laboratoires de l'ENS d'excellente qualité et offre une organisation pédagogique originale basée sur une réduction significative des heures présentielles. L'accent est mis sur des tutorats individualisés qui représentent un tiers du volume d'enseignements. L'ouverture internationale est garantie par un stage de recherche de quatre à six mois à l'étranger. La mise en place de nouveaux partenariats avec des universités étrangères devrait permettre à court terme le recrutement d'étudiants étrangers. z Points forts : Une formation d'excellence en chimie. Une orientation pédagogique originale qui laisse une large place au travail personnel et qui permet une ouverture vers les autres disciplines. z Un environnement scientifique de très haut niveau. z z z Points faibles : z z Le recrutement d'étudiants de l'université ou étrangers est faible. Le document est trop succinct, notamment concernant l'équipe enseignante. Commentaire et recommandation z Un effort d'information auprès des étudiants de l'université et des étudiants étrangers devrait être entrepris pour augmenter les flux. 2 Evaluation des diplômes Masters – Vague D ACADÉMIE : PARIS Établissement : Ecole Normale Supérieure Demande n° S3100033673 Domaine : Arts, lettres, langues Mention : Antiquité classique : textes, méthodes, contextes Avis Aeres Appréciation (A+, A, B ou C) : A Avis global : (sur la mention et l’offre de formation) L’Ecole Normale Supérieure demande l’habilitation d’un master mention “Sciences de l’Antiquité”, spécialité “Textes, Méthodes, Contextes”, qui représente une partie seulement de l’offre de formation nouvellement définie par l’ENS dans le domaine « Arts, Lettres, Langues » ; cette démarche est nouvelle pour l’ENS qui inscrit désormais ses formations dans le cadre LMD en partenariat avec des universités. La nature tout à fait particulière du public étudiant, reçu après un concours difficile, garantit un excellent niveau de formation ; l’inexpérience de l’ENS en matière d’habilitation peut, par contre, expliquer quelques faiblesses dans la constitution du dossier. Les Sciences de l’Antiquité représentent historiquement l’un des points forts de la formation à l’ENS de la rue d’ULM : elle possède une bibliothèque hors pair et des enseignants chercheurs de premier plan ; elle a par ailleurs l’habitude de travailler en partenariat avec les universités parisiennes. Ce master s’intègrera tout naturellement dans une plateforme pédagogique commune qui pourrait rassembler les universités Paris 1 et Paris 4, l’ENS et l’EPHE (4è et 5è section). La filière sera ouverte aux étudiants sur dossier avec pré-requis. La qualité particulière du contexte général de la formation apporte l’assurance que les étudiants pourront pour la plupart poursuivre un doctorat dans l’ensemble des voies de la recherche en Sciences de l’Antiquité et accéder ensuite aux métiers de la recherche et de l’enseignement, ou aux autres secteurs concernés : archives, fouilles, musées, etc. L’UMR 8546 “Archéologies d’Orient et d’Occident” apporte à elle seule la garantie d’un adossement convaincant à la recherche vivante. La nature du public étudiant explique par ailleurs le caractère très spécialisé des enseignements, dès le M1 avec deux parcours au choix et très peu d’enseignements communs : Textes, ou Histoire et Archéologie. De même, la formation est orientée entièrement vers la recherche, sans lien avec d’autres formes de professionnalisation, ce que traduit l’absence de stage ou de bifurcation vers d’autres sorties. On regrettera, par contre, l’absence de dimension internationale, ou de dispositif d’évaluation interne. L’inexpérience de l’ENS en matière de demande d’habilitation doit expliquer la minceur du dossier qui demanderait à être complété, car, par exemple, rien n’est précisé quant aux contours de l’équipe pédagogique qui ne saurait se réduire aux seuls membres du département de Sciences de l’Antiquité de l’ENS, faute de compétences dans certains domaines pointus. De même, le lien avec les universités parisiennes, notamment les écoles doctorales, n’est pas précisé. La dénomination même de la formation manque de clarté à cause de confusions terminologiques : spécialités et parcours sont remplacés par “mineures” et “spécialisations techniques”. L’habilitation de ce master s’impose, mais la présentation de la formation doit être revue. z Points forts : L’ENS a tous les atouts pour créer une filière d’excellence dans un secteur où son expérience n’est plus à démontrer. z Le master s’inscrit dans le cadre d’une collaboration entre ENS, universités et EPHE. z La formation croise toutes les disciplines participant des Sciences de l’Antiquité. z L’équipe enseignante de l’ENS est réputée et sera complétée par des professeurs extérieurs venant notamment des universités parisiennes. z La recherche à l’ENS est dynamique, en particulier dans l’UMR “Archéologie d’Orient et d’Occident ». z 2 z Points faibles : Le dossier est mince et incomplet sur certains points. Le vocabulaire employé pour décrire la formation n’est pas toujours conforme aux normes LMD. z Le projet ne tient pas compte de l’échec éventuel de certains étudiants, auxquels aucune voie professionnalisante alternative n’est proposée. z La formation n’envisage aucune mobilité et aucun échange avec des universités étrangères. z Le lien avec les universités partenaires manque de clarté. z z Avis par spécialité Antiquité Classique : Textes, méthodes, contextes Ce master ne possède qu’une spécialité identifiée à la mention. Commentaire et recommandations Le dossier est à n’en pas douter de grande qualité, mais le peu d’expérience de l’équipe qui l’a conçu explique quelques réticences : la présentation pourra aisément être revue, mais certains manques impliquent une réponse plus précise. z Il faut rendre la formation plus lisible dans le cadre des normes habituelles du LMD. z La configuration de l’équipe pédagogique reste à définir. z La question de la circulation des étudiants dans le cadre du LMD doit être envisagée, y compris des bifurcations professionnelles. z Une formation de ce niveau ne peut être fermée aux échanges internationaux, notamment en Europe. 3 Evaluation des diplômes Masters – Vague D ACADÉMIE : PARIS Établissement : Ecole Normale Supérieure Demande n°S3100033675 Domaine : Arts, lettres, langues Mention : Sciences du langage Avis Aeres Appréciation (A+, A, B ou C) : C Avis global : (sur la mention et l’offre de formation) Ce projet de master repose sur des objectifs pédagogiques précis : il s’agit de mettre en place un schéma original de formation à la pratique de la traduction, afin d’assurer une plus grande ouverture culturelle et une meilleure articulation avec la recherche. En outre, il s’agit d’intégrer la formation spécifique à l’École, dans le cadre d’une diplomation européenne. Enfin, le projet vise à structurer le parcours des élèves linguistes en amont de l’agrégation et du doctorat et à optimiser le rendement des exercices de traduction de l’agrégation et du concours de l’ENS. Il faut toutefois noter que l’argumentation scientifique est parfaitement inexistante dans ce dossier. La distinction entre traduction (formation professionnalisante) et traductologie (formation susceptible de se prêter à un travail de recherche doctorale) n’est pas abordée. Le dossier reste imprécis également sur les objectifs professionnels, les débouchés et le positionnement dans l’environnement n’est pas clair. En ce qui concerne l’adossement à la recherche, le dossier demeure toujours aussi muet se contentant de préciser que plusieurs équipes rattachées à l’Ecole littéraire sont concernées par la traduction (notamment l’UMR 8547 « Archives Husserl », l’UMR 8132, « ITEM », le Centre Léon Robin). L’articulation de la formation demandée avec les activités de recherche développées par l’ENS n’est pas traitée. L’équipe pédagogique est composée d’enseignants chercheurs venus des différents horizons des Sciences Humaines et Sociales. A ce titre elle est hétérogène. Cela permet de noter que tout et tout le monde a vocation à intégrer le master de traduction, ce qui ne plaide pas non plus en faveur de la rigueur du dossier. Enfin, les contenus ne sont pas réellement explicités ; il est fait allusion à des descriptifs très généraux tels que « séminaire de littérature comparée » ou traduction vers langue 1 ou 2. Plus globalement, ce dossier ne répond pas vraiment aux normes. Les informations données sont trop généralistes, il y a même de grands manques comme l’absence d’indications d’horaires, l’explicitation du contenu entre autres, la définition des métiers envisagés après la formation. Points forts : Objectifs pédagogiques de la formation assez précis : mettre en place un schéma original de formation à la pratique de la traduction, afin d’assurer une plus grande ouverture culturelle et une meilleure articulation avec la recherche. Structurer le parcours des élèves linguistes en amont de l’agrégation et du doctorat. Optimiser le rendement des exercices de traduction de l’agrégation et du concours de l’ENS. Les objectifs professionnels sont très clairs (ciblés vers l’enseignement et la recherche). Environnement de l’ENS favorable à l’étude des langues et au développement de la traduction. Qualité scientifique des membres de l’équipe pédagogique et du responsable. Programme d’enseignements cohérent et adapté aux finalités de la formation. Bon équilibre entre la part linguistique de la formation et la part littéraire, historique et philosophique. 2 Points faibles : L’argumentation scientifique est trop peu visible dans le dossier. La distinction entre traduction (formation professionnalisante) et traductologie (formation susceptible de se prêter à un travail de recherche doctorale) n’est pas abordée. L’interface master/recherche n’est pas développée. La formation demandée s’inscrit dans une couverture disciplinaire très large, puisque toute discipline relevant des Sciences Humaines et Sociales est susceptible d’y trouver sa place. On peut déplorer que des liens n’aient pas été établis dans l’offre de formation entre traduction et cognition et que la problématique du traitement automatique soit ignorée. Le dossier est très indigent. Peu d’informations sont vraiment développées. Il s’agit davantage d’une déclaration de politique pédagogique que d’un dossier de demande d’habilitation. On voit mal le devenir d’une telle formation à Paris, où la concurrence dans les domaines de la traductologie, de la formation professionnelle à la traduction et à l’interprétariat est très forte, en raison d’une offre de très grande qualité proposée par quelques grandes universités parisiennes (certaines de ces formations étant reconnues comme des formations professionnalisantes de niveau international). Aucune préparation à la recherche n’est explicitée. Aucun montant horaire n’est proposé pour les différentes UE. Aucune information n’est donnée sur le flux étudiants et le devenir professionnel. Aucun partenariat, ni professionnel, national ou international n’est proposé. Avis par spécialité Traduction Ce master ne possède qu’une spécialité identifiée à la mention. Commentaire et recommandations On peut comprendre l’intérêt d’une telle formation, mais il en résulte une très faible homogénéité de l’offre d’enseignement, d’où le faible impact de cette offre sur la formation doctorale ultérieure. La traduction n’est ni une discipline, ni une méthodologie. Le dossier gagnerait à être révisé sur la question de l’interface formation/recherche et sur celle de son orientation thématique, voire sur sa dénomination. Le projet ne semble pas mûr. Il gagnerait à s’étoffer notablement. La formation apparaît davantage comme un module qu’il faudrait inclure dans les autres masters de l’établissement que comme une formation à part entière. Il conviendrait de mieux caractériser les différents aspects linguistiques et socio-pragmatiques de la traduction et d’en expliciter les contenus. Il aurait été pertinent d’avoir une description précise des UE, afin de comprendre les compétences visées par la formation. L’organisation pédagogique ne présente aucune cohérence. L’articulation entre les contenus généralistes et les options n’est pas explicitée. Il conviendrait de définir plus précisément les séjours à l’étranger possibles en S3, S4 et ce qui est appelé « méthodologie ». Il aurait été utile de connaître le nombre d’heures dispensées dans la formation et le rôle des différents membres de l’équipe pédagogique. Enfin, il aurait été intéressant de connaître l’apport des équipes de recherche à cette formation. 3 Evaluation des diplômes Masters – Vague D ACADÉMIE : PARIS Établissement : Ecole Normale Supérieure Demande n°S3100033677 Domaine : Sciences humaines et sociales Mention : Logique, philosophie, histoire et sociologie des sciences / Science de la cognition et des systèmes complexes. Avis Aeres Appréciation (A+, A, B ou C) : A+ Avis global : (sur la mention et l’offre de formation) Ce projet est une demande de renouvellement avec modification du master cohabilité LoPHiSS (ENS, Paris I, Paris IV, Paris VII) qui a fonctionné pendant trois ans et va fonctionner une année encore (2008-2009), dans le cadre de la cohabilitation précédente à la satisfaction générale des étudiants. Les établissements de Paris I et de Paris IV ont préféré présenter un projet resserré sur les deux universités pour des raisons techniques et Paris 7 s’est associé avec l’Ecole Polytechnique et l’ENS pour un nouveau projet plus ambitieux, centré sur la logique et la philosophie des sciences dans la perspective d’une interdisciplinarité véritable sciences/sciences humaines. Les établissements réunis ont en commun une même approche du domaine des études sur les sciences, en raison des fortes composantes scientifiques qui sont les leurs, ainsi que de la présence des sciences humaines en leur sein. La philosophie des sciences (et des techniques) qui y est enseignée et pratiquée est ouverte sur et entraînée par l’innovation scientifique rapide, tant en sciences exactes qu’en sciences humaines. Cette unité d’inspiration se traduit par une intégration réelle des enseignements sous la forme d’une maquette unique. Le résultat est une formation de pointe, originale et innovante, avec une équipe enseignante de qualité exceptionnelle. z Points forts : Les établissements impliqués sont des lieux d’articulation des études scientifiques et des sciences humaines. z Autour du noyau de compétences présentes dans les établissements (sciences exactes, naturelles et sociales, logique, histoire et philosophie des sciences et de la médecine, histoire, sociologie, philosophie, sciences de la cognition et des systèmes complexes), on peut former des étudiants de provenances différentes, venant de philosophie, lettres, sciences exactes, sciences humaines et sociales, sciences biomédicales, sciences de l’ingénieur et leur permettre d’acquérir en deux années une formation qui intègre philosophie et histoire des sciences, sciences de la cognition et des systèmes complexes. z L’aspect pluridisciplinaire de la formation se traduit aussi par le haut degré d’intégration d’un cursus qui associe trois établissements : Ecole Polytechnique, Paris 7, École Normale Supérieure. Le partenariat des trois établissements permet d’offrir un spectre d’enseignements unique en France et constitue de ce fait un pôle d’attraction de niveau international. z La maquette est précise et bien organisée avec quatre parcours. z Les équipes d’appui du master sont des unités de recherche d’excellence. z L’équipe pédagogique est d’excellent niveau. z 2 z Points faibles : L’équipe pédagogique comporte beaucoup de purs chercheurs et doit se renforcer en enseignants expérimentés. z La structure d’ensemble de la formation, dans laquelle la mention est intégrée n’apparaît pas clairement. z Le conseil scientifique est pléthorique et le master devrait fonctionner sur une équipe réduite et efficace. z Avis par spécialité Logique, Philosophie, Histoire et Sociologie des sciences / Science de la cognition et des systèmes complexes (LOPHISS-SC2) L’avis concernant cette spécialité a été communiqué à l’établissement support. Commentaire et recommandations z Il conviendrait d’élargir l’équipe pédagogique et de repenser la structure d’ensemble de la formation de manière plus lisible. 3 Observations de la directrice Pas d’observations transmises par l’établissement.