tennis - Cybervulcans

Transcription

tennis - Cybervulcans
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
TENNIS
NADAL-MOYA,
DE MAJORQUE
À PARIS
RUGBY
1
AUTOMOBILE
FONTÈS
F 1,
A RECONSTRUIT LE RÊVE
CLERMONT
FOU DE
VERSAILLES
(Page 8)
(Pages 10 à 14)
(Page 18)
Le président René Fontès, aux commandes depuis
2004, a rebâti un club traumatisé par les échecs en
finale. Samedi, Clermont disposera d’une huitième
chance face au Stade Français. (Photo Patrick Boutroux)
ROLAND-GARROS. – Rafael Nadal (notre photo) affronte son « grand frère »
Carlos Moya en quarts de finale de Roland-Garros. Igor Andreev et Novak
Djokovic visent leur première demi-finale en Grand Chelem. (Photo Didier Fèvre)
*62 ANNÉE - N 19 333 0,85 e
o
France métropolitaine
www.lequipe.fr
Mercredi 6 juin 2007
T 00106 - 606 - F: 0,85 E
3:HIKKLA=[UU]ZY:?a@q@a@g@k;
LE QUOTIDIEN DU SPORT ET DE L’AUTOMOBILE
SPÉCIAL FOOT
SOUS LA GÉORGIE,
LA PLAGE
(Page 6)
(Photo Mikael Libert/L’Équipe)
POURQUOI
CANET
N’ATTEND
PLUS
MANAUDOU
(Page 15)
(Photo Patrick Gripe/L’Équipe)
BATEAUX
(Page 16)
SFR - S.A. au capital de 1 347 699 918 € - RCS Paris 403 106 537 - Photos © Corbis.
Très en forme en cette fin de saison, Franck Ribéry, qui a inscrit samedi dernier le premier but des Bleus contre l’Ukraine (2-0), aura marqué les esprits. Le Bayern Munich en a d’ailleurs fait l’une de
ses priorités pour les transferts de l’intersaison.
(Photo Fred Mons)
LES KIWIS
FONT CAP SUR
L’AMERICA
Dans la limite de 210 000 abonnements simultanés. Envoi de l’alerte quelques minutes après le but. Service gratuit hors coût de connexion au portail Vodafone Live, disponible sous couverture 3G-3G+ avec forfaits ou offres SFR et mobiles compatibles 3G/3G+
L’ÉQUIPE semaine : ALLEMAGNE, 2 ; ANTILLES, LA RÉUNION, 1,3 ; AUTRICHE, 2,10 ; BELGIQUE, 1,5 ; ESPAGNE, 1,90 ; GRÈCE, 2 ; ITALIE, 1,75 ; LUXEMBOURG, 1,5 ; PAYS-BAS, 2 ; PORTUGAL CONT., 1,8 .
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
PROLONGATIONS
Bleu
Rouge
(Page 7)
Jaune
Bleu
Jaune
RICARDO
EN PISTE
À MONACO
Noir
Noir
Les Bleus se doivent de l’emporter face
à la Géorgie, ce soir à Auxerre (21 heures),
en match qualificatif pour l’Euro 2008. Un dernier
effort avant les vacances et une signature, demain,
du Marseillais Franck Ribéry au Bayern Munich
pour 25 millions d’euros. (Pages 3 à 5)
GUY ROUX
RATTRAPÉ
PAR LE
DÉMON
2
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
LA PAGE DEUX
,
ON EN PARLE AUJOURD HUI DANS «
11
Les ambitions du Racing
CYCLISME. Après 11 saisons dans
le cyclisme, Cofidis pourrait mettre fin
à son sponsoring fin 2008. La société
de crédit par téléphone a autorisé
Éric Boyer, le manager de l’équipe de
Sylvain Chavanel (photo ci-contre), à
chercher, dès maintenant, un autre
partenaire. Un exemple symptomatique de l’état des équipes du Pro Tour.
Onze d’entre elles (sur 20) ne possèdent, en effet, de licence que jusqu’à la
fin de la saison prochaine. Rien ne dit
qu’elles en solliciteront le renouvellement, dans un climat toujours pollué
par les affaires de dopage.
(Page 14)
RUGBY. Le Stade Français n’est plus
seul à bousculer les habitudes du rugby
français. Avec, à sa tête, Jacky Lorenzetti, le voisin du Racing-Métro 92 voit
grand lui aussi. Très grand. Patron de
Foncia, leader de l’immobilier, Lorenzetti veut construire un stade d’une
capacité de 35 000 places à l’horizon
2010-2011, sur le site du vieux stade de
Colombes. Le recrutement du club francilien est à l’avenant des ambitions de
son président : Auradou, Dubois, Bobo
et peut-être Pichot. Pour mener cet
attelage de luxe, Pierre Berbizier (cicontre) est le grand favori, mais, selon
son président, il ne souhaite rien officialiser tant qu’il sera à la tête de
l’équipe d’Italie.
(Page 9)
Toulouse piste Burger
RUGBY. Schalk Burger, troisième-ligne des Stormers et des Springboks, a des envies
d’ailleurs. Toulouse, qui par ailleurs cherche toujours un ouvreur, est intéressé…
(Page 9)
L’ÉDITO
L’Italie mise
sur Inzaghi
Cévaër
à l’US Open
FOOTBALL. Tenue en échec au
match aller par la Lituanie (1-1),
l’Italie ne doit pas tomber dans le
même piège à Kaunas. Privée de
Gilardino et Toni, elle s’en remet à
Inzaghi, deux fois buteur, samedi,
contre les îles Féroé (2-1).
(Page 5)
GOLF. Lundi soir, à Surrey (ANG),
Christian Cévaër a décroché une des
neuf places qualificatives pour
l’US Open (14-17 juin). Pour l’instant
seul Français qualifié, il pourrait être
rejoint par Grégory Havret, si celui-ci
bénéficie d’un désistement.
(Page 7)
»
LES QUESTIONS
Forget :
« Un climat très, très malsain »
TENNIS. Après avoir appris l’offre, faite en avril, à Nicolas Escudé, de reprendre son
poste de capitaine de Coupe Davis, Guy Forget réagit. « Je trouve ce climat très, très
malsain, explique-t-il. J’ai demandé à Christian (Bîmes, le président de la Fédération
française de tennis) qu’on ait une discussion, sans tarder, pour parler de tout cela. »
Également mis en cause par certains joueurs qui contestent son mode de fonctionnement, Forget se montre conciliant.
(Page 14)
Tranquille comme Federer
TENNIS. Opposé hier à Tommy Robredo, en quarts de finale de Roland-Garros, Roger
Federer a souffert… un set. Le deuxième en l’occurrence, perdu 6-1. « Je n’étais pas
dans le match, je ne savais comment jouer, Tommy prenait confiance. Mon service m’a
également trahi », explique le numéro 1 mondial. Mais, le reste du temps, Federer a
été égal à lui-même, génial (7-5, 1-6, 6-1, 6-2). Avant de rencontrer Davydenko, en
demi-finales, le Suisse affiche, d’ailleurs, une inébranlable confiance : « Ce qui s’est
passé au deuxième set n’est pas trop un motif d’inquiétude pour moi. Mais pour vous
peut-être… »
(Page 11)
N est d’un club comme on
est de son enfance. On est
du Racing, d’Agen, de
Mont-de-Marsan, de Béziers, de
Toulon… Pour la couleur d’un
maillot, pour une chanson de
geste, qui était peut-être une
chanson à boire, pour la volupté
de prolonger une jeunesse en
culotte courte. L’an prochain,
OUI.................................................. 51 %
NON................................................ 47 %
Ne se prononcent pas ................... 2 %
(nombre de votants : 48 420)
(Photos Richard Martin et Christian Biville/L’Équipe)
FOOTBALL (Euro 2008,
qualifications)
23
16
24
17
Orléans
22
17
T
Tours
20
16
Stra
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Auxerre Foot
Auxerr
(Euro 2008,
(E
2008 éliliminat
i toires),
F nce-GGééorgie
Fran
g
25
Besannçon
Be
17
20
13
Bordeaux
Aurrillac
Au
20
16
19
16
Toulou
Toulouse
Tarbes
Emirates Team New Zealand 4
(NZL)
Luna Rossa Challenge 0
(ITA)
Cinquième course aujourd’hui, à 15 heures
(en direct sur Canal + Sport).
Le premier à cinq victoires remporte la Coupe
Louis-Vuitton et rencontrera Alinghi (SUI)
lors de la Coupe de l’America.
19
15
P i
Perpigna
Perpignan
23
16
20
16
12.00
Eurosport 375 min
Rediff. à 0 h 30
TENNIS
12.55
Roland-Garros 2007.
Quarts de finale H.
France 3 130 min
VOILE
14.50
Coupe de l’America 2007. Coupe Louis-Vuitton.
Canal + Sport 110 min
Finale. Team New Zealand - Luna Rossa. À Valence (ESP). Rediff. à 22 h 05
15.00
France 2 170 min
FOOTBALL
Maarseille
19
16
Nice
UN JOUR À ROLAND
TPS Foot 125 min
Ajaccio
France 3 3 min
20.30
Euro 2008. Éliminatoires. Groupe E.
Estonie-Angleterre.
FOOTBALL
À SUIVRE
Rediff. à 22 h 45
20.15
FOOTBALL
21
16
Eurosport 120 min
Rediff. vendredi à 10 h 15
20.42
Euro 2008. Éliminatoires. Groupe B.
Lituanie-Italie. À Kaunas.
FOOTBALL
TPS Foot 123 min
Rediff. demain à 14 h 30
20.50
Euro 2008. Éliminatoires. Groupe B.
France-Géorgie. À Auxerre.
À 18 h 30 : Jacques Villeneuve, invité de
La Grande Édition.
À 20 heures : Question de sport : « Le
boycott des Jeux Olympiques de Pékin 2008
aura-t-il un impact ? »
À 22 h 45 : Page Roland-Garros, l’actualité
du jour avec Arnaud Di Pasquale.
À partir de midi : les rencontres de
Roland-Garros en direct.
À partir de 15 heures : tous les matches
des éliminatoires de l’Euro 2008, en direct but
par but.
À 21 heures : France-Géorgie, match
qualificatif pour l’Euro 2008, en direct commenté.
3 tests match, 2 trophées
TENNIS
TF 1 130 min
22.15
Internationaux de France 2007.
Le match du jour.
HOCKEY SUR GLACE
France 4 120 min
INFOSPORT
6. La Matinale sport. Invité :
Daniel Bravo. 10. Le Journal en
continu. 17. La Grande Heure.
France Info. À .8 et à .38 de
chaque heure, chronique sportive. 5.35 et 6.45 RTL. Sports.
5.48 Europe 1. Journal des sports.
5.50 et 6.40 France Inter. Journal
des sports. 7.40 Europe 1. Sports.
16. RMC. DKP. Invitée : Clémentine Célarié. 18. RMC. Luis
Attaque. 18. Sud Radio. Rugby &
Compagnie. 18.53 RTL. Mégasports. 19.20 France Bleu. Journal
des sports. 19.30 RMC. Le 30’ de
RMC Sport. 20. Europe 1. Europe
Sport. 20. RMC. Intégrale Foot
spéciale Équipe de France. 20.
RTL. RTL Foot. 23. RMC. After
Foot.
À voir.
Intéressant.
À ne pas rater
02.10
NHL. Stanley Cup. Finale. 5e match.
Anaheim Mighty Ducks - Ottawa Senators.
3. Un jour avec... Sandra Laoura.
6.30 Édition du matin. 10. Édition
de la journée. 18.30 La Grande
Édition. Invité : Jacques Villeneuve. 20. Question de sport.
« Le boycott des Jeux Olympiques
de Pekin 2008 aura-t-il un
impact ? » (rediff. à 21., 22. et à
0.15). 21.30 Édition de la nuit.
22.45 Page Roland-Garros. Avec
Arnaud Di Pasquale.
LE COIN DES RADIOS
18.10
Euro 2008. Éliminatoires. Groupe B.
Îles Féroé - Écosse. À Toftir.
22
Montpe
M
onntpe
ntp llier 18
L’ÉQUIPE TV
France 4 110 min
Roland-Garros 2007.
Quarts de finale H.
Va ence
Vale
ncee
Classement du 5 juin
(Positions hier à 20 heures)
1.
2.
3.
4.
5.
6.
7.
8.
9.
10.
11.
PRB
VM-Matériaux
Temenos
Cheminées-Poujoulat
Artemis-Ocean-Racing
Aviva
Roxy
Delta-Dore
Akena-Verandas
Generali
Maisonneuve
V. Riou 1 292,50
J. Le Cam à 0,10
D. Wavre
à 0,40
B. Stamm à 37,40
J. Malbon à 73,30
D. Caffari à 73,30
S. Davies à 87,20
J. Beyou à 119,80
A. Boissières à 120,90
Y. Elies à 134,00
A. Toulorge à 152,50
L’AGENDA
11.00
TENNIS
17
BATEAUX (Calais Round
Britain Race 2007)
Distance arrivée (en milles)
Finale
Roland-Garros 2007.
Quarts de finale H.
La Rochhelle Ch
Chââteauro
t ooux Clermont-Ferrrandd
23
20
Lyon
on 23
17
17
22
16
BATEAUX
(Coupe Louis-Vuitton)
Canal + 395 min
Rediff. demain à 17 h 55 Canal + Sport
Les cases bleues
correspondent aux
retransmissions
en direct.
Aujourd’hui, Team New Zealand
peut gagner sa place à l’America
AUJOURD’HUI
CYCLISME
TOUR DU LUXEMBOURG, jusqu’au
10 juin.
FOOTBALL
CHAMPIONNAT D’EUROPE DES
NATIONS 2008 (qualifications). –
18 h 15 : Îles Féroé - Écosse ; 20 h 45 :
Lituanie - Italie ; 21 heures : France Géorgie (TF 1).
HOCKEY SUR GLACE
NHL. Coupe Stanley (5e match). –
2 heures (dans la nuit de mercredi à
jeudi): AnaheimMighty Ducks - Ottawa
Senators (Canal +).
TENNIS
TOURNOI DE ROLAND-GARROS,
jusqu’au 10 juin (France 2, France 3,
France 4, Eurosport).
VOILE
COUPE LOUIS-VUITTON. Finale
(5e course). – 15 heures : Luna Rossa
(ITA) - Team New Zealand (NZL)
(Canal + Sport).
DEMAIN
BASKET
NBA. Finale (match 1). – 3 heures
(dans la nuit de jeudi à vendredi) : San
Antonio Spurs - Cleveland Cavaliers
(Canal +).
GOLF
GRAND CHELEM FEMMES. LPGA
CHAMPIONSHIP,à Havre de Grace
(USA), jusqu’au 10 juin.
VENDREDI
ATHLÉTISME
RÉUNION DE VILLENEUVE-D’ASCQ
(Canal + Sport).
VOLLEY-BALL
LIGUE MONDIALE. – France - ÉtatsUnis.
VOILE
COUPE LOUIS-VUITTON. Finale
(6 e cours e, si néce ssair e). –
15 heures : Luna Rossa (ITA) - Team
New Zealand (NZL) (Canal + Sport).
SAMEDI
BOXE
CHAMPIONNAT WBA DES WELTERS, à New York (USA). Miguel Angel
Cotto (PRI) - Zab Judah (USA).
HOCKEY SUR GLACE.
NHL. Coupe Stanley (6e match, si
nécessaire). – 2 heures (dans la nuit de
samedi à dimanche): Ottawa Senators Anaheim Mighty Ducks (Canal +).
RUGBY
TOP 14 finale (au Stade de France). –
21 heures : Stade français - Clermont
(Canal +, France 2).
MATCHES INTERNATIONAUX. –
9 h 30 : Nouvelle-Zélande - France
(Canal +) ; 12 heures : Australie - Fidji
(Canal +) ; 15 heures : Afrique du
Sud - Samoa (Canal +) ; Argentine - Italie.
COUPE DES NATIONS DU PACIFIQUE. – Tonga - Nouvelle-Zélande
Junior, Australie A - Japon.
TENNIS
TOURNOI DE ROLAND-GARROS. –
15 heures : finale Femmes. (France 3,
Eurosport).
VOILE
COUPE LOUIS-VUITTON. Finale
(7 e cours e, si néce ssair e). –
15 heures : Luna Rossa (ITA) - Team
New Zealand (NZL) (Canal + Sport).
VOLLEY-BALL. LIGUE MONDIALE.
– France - États-Unis.
DIMANCHE
AUTO
FORMULE 1. GRAND PRIX DU
CANADA. – 19 heures : départ de la
course (Eurosport).
BASKET
NBA. Finale (match 2). – 3 heures
(dans la nuit de dimanche à lundi) : San
Antonio Spurs - Cleveland Cavaliers
(Canal +).
CYCLISME
CR ITÉRI UM D U « DA UPHI NÉ
LIBÉRÉ » – jusqu’au 17 juin. Prologue : Grenoble-Grenoble (4,2 km).
MOTO
GRAND PRIX DE CATALOGNE. –
11 heures : départ de la course
des 125 ; 12 h 15 : départ de la course
des 250 ; 14 heures : départ de la
course des MotoGP (Eurosport).
TENNIS
TOURNOI DE ROLAND-GARROS. –
15 heures : finale Hommes. (France 2,
Eurosport).
VOILE
COUPE LOUIS-VUITTON. Finale
(8 e cours e, si néce ssair e). –
15 heures : Luna Rossa (ITA) - Team
New Zealand (NZL) (Canal + Sport).
Nos valeurs se défendent sur le terrain.
STRALIS CUP, LE 2 JUIN ET 9 JUIN
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PAGE 2
MERCREDI 6 JUIN 2007
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
17
Nantes
tes
N.B. : programme en heure française,
programme complet en page 5.
Bleu
15
25
17
s filles - 3e tour.
Jaune
Rouge
Jaune
20
15
Pariss
s garç
garrç
rçons
çons - 3e tour.
ço
Groupe G Bulgarie - Biélorussie
19 heures, à Sofia.
Roumanie - Slovénie
20 heures, à Timisoara.
TENNIS
25
17
- Demi-finales.
- Demi-finales.
e
a es
TENNIS
Metz
utres courts
Noir
Bleu
Noir
Brest
24
16
16
Roland-Garrros
Tennisi (tournois
TTen
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i ATPP et WTA
WTA)
ennes
es 23 LLe Mans
23 Rennes
P)-MOYA
P)
-MOYA (ESP)
Groupe E Croatie - Russie,
20 h 30, à Zagreb.
Angleterre - Estonie
20 h 30, à Tallinn.
Roland-Garros 2007.
Quarts de finale H.
S
Sedan
lippe-Chatrier
es - Quarts de finale.
(SER)-Andreev
AAndreev
d
(RUS)
LA TÉLÉVISION
R n 25
Rouen
Les matches du jour
Groupe
p A Finlande - Belgique
gq
19 h 15, à Helsinki.
Groupe F Suède - Islande
20 h 15, à Solna.
Lettonie - Danemark
20 h 30, à Riga.
22
15
TENNIS
(Roland-Garros)
Les points chauds
l’affiche de la Pro D 2 sera un
appel puissant à la nostalgie.
Mais une nostalgie revue et
corrigée, modernisée au point
d’apparaître comme une valeur
d’avenir. Mettre la légende au
goût du jour a toujours été la
grande affaire du sport.
Particulièrement du rugby et de
sa tradition orale.
La saison prochaine, en Deuxième
Division donc (un million de
spectateurs cette année, quand
même), seize clubs vont
s’entrebattre, qui sont assez loin
de constituer une association de
seconds couteaux. Onze de
ceux-là ont déjà été champions
de France, plus nombreux qu’en
Top 14. Sport + et France 3
diffuseront régulièrement des
matches. Franchement, quel
amateur de rugby bouderait son
plaisir devant un
Béziers-Narbonne, un Pau-Agen,
un Grenoble - Mont-de-Marsan,
un Racing-Toulon ? On
s’inquiétait un peu de voir le
avec
Selon le résultat de vos votes
sur www.lequipe.fr et par SMS.
TABLEAU DE BORD
RUGBY
EN FRANCE
Lille
D’HIER
BASKET. Annoncée lundi, la présélection française pour l’Euro 2007 est loin d’être
anodine. En écartant des internationaux confirmés, tels que Mickaël Gelabale et Mike
Pietrus, le sélectionneur Claude Bergeaud s’expose à la controverse. D’autant qu’un
Américain naturalisé, Tarik Kirksay, fait partie des quatorze, alors que Bergeaud a
toujours plaidé pour la promotion des jeunes joueurs français.
(Page 16)
Groupe C Norvège - Hongrie
19 heures, à Oslo.
22
15
Pour voter, connectez-vous sur
www.lequipe.fr entre 6 heures et 22 heures
ou envoyez OUI ou NON par SMS au 61008
(0,34 euro + coût de 1 SMS).
Une liste controversée
Top 14 recroquevillé sur le SudOuest. C’est Serge Blanco qui
avait raison : dorénavant, l’élite
du rugby est constituée de trente
clubs qui, de La Rochelle à Oyonnax, dessinent un tout autre paysage.
On connaissait Mourad Boudjellal, président de Toulon, capable,
en maître de la BD, d’offrir un
héros nouveau à
chaque page, à
chaque épisode, à
tous ceux que passionne la lecture du
jeu : Umaga, Gregan,
Mehrtens, Oliver…
Voici Jacky Lorenzetti, président du Racing-Métro,
plus discret. Président-fondateur
de Foncia, leader de la transaction immobilière, il s’est mis en
tête de remettre le Racing dans
ses meubles. Son projet passionne. Des joueurs pour remonter vite : Pichot (sans doute),
Auradou, Bobo, Dubois… De
grandes idées pour bâtir sur le
long terme. Un centre de formation. Et un stade Yves-du-Manoir
tout neuf : 35 000 places, une
arène couverte afin d’accueillir
des spectacles, un centre commercial. Le premier stade
moderne en France, en somme.
Aux commandes du projet sportif,
probablement Pierre Berbizier,
même si ce n’est pas officiel. Une
riche concurrence pour Max Guazzini et le Stade Français. Il y a
vingt ans, le Racing et Toulon se
rencontraient en finale du Championnat de France. C’était hier.
Ce sera peut-être demain.
LA MÉTÉO
Est-il raisonnable de vouloir
organiser le Grand Prix de
France de F 1 à Versailles ?
À soixante-huit ans, Guy Roux
a-t-il raison de vouloir entraîner
à nouveau un club
professionnel ?
RUGBY
O
DU JOUR
3
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
FOOTBALL CHAMPIONNAT D’EUROPE DES NATIONS 2008 (qualifications)
FRANCE - GÉORGIE
Un dernier effort
Une indispensable victoire sur la Géorgie, ce soir à Auxerre, permettrait aux Bleus de traverser l’été sans souci.
DÉCIDÉMENT, Guy Roux et Auxerre,
ce n’est plus ce que c’était. Dans le
temps, on veut dire pendant à peu près
quarante-cinq des quarante-six dernières années, Guy Roux aurait profité
de ses bonnes œuvres, à la télé et à la
radio, pour rappeler qu’il restait des
places à vendre dans presque toutes
les catégories de prix pour le match
international France-Géorgie, ce soir
au stade de l’Abbé-Deschamps. Ce
n’est pas que la recette soit vouée à
rejoindre les caisses de l’AJA, mais,
enfin, Guy Roux aurait ardemment fait
la promo du deuxième match de l’histoire de l’équipe de France sur son
palier, à Auxerre, après France-Azerbaïdjan (10-0) en septembre 1995.
Car, si les Bleus sont à Auxerre ce soir,
c’est à Jean-Claude Hamel, à Guy Roux
et à quelques autres hommes de grand
talent et de bonne volonté que la préfecture de l’Yonne le doit. Pour cela, il a
fallu à ces bâtisseurs mettre beaucoup
d’argent là où est l’écureuil, rogner
chaque été sur la piste d’athlétisme,
armer des commandos nocturnes pour
abattre des arbres centenaires et
continuer de grandir en dessinant un
palmarès.
En guise de quoi, question promo, sur
un plan purement bourguignon, Guy
Roux a complètement torpillé l’affaire
du haut de sa conférence de presse de
l’éternel retour, hier à midi, à Lens. Il
change de ville, de club, de région. La
vieille carte de France longtemps affichée dans son bureau l’aidera, peutêtre, à ne pas se perdre en route.
Il a gagné, hier, le match des deux
conférences de presse. Il a battu un
record d’affluence à Lens, pendant
qu’à Migennes, en fin d’après-midi, la
salle Jacques-Brel accueillait un sélectionneur (Raymond Domenech), un
capitaine (Lilian Thuram), quelques
quarterons de gendarmes et des journalistes qui auront cuisiné en vain la
conscience de l’entraîneur Domenech
Une sixième victoire
en sept matches
qualificatifs ?
Tout n’est pas de la faute de Guy Roux,
mais c’est comme si France-Géorgie
était une affiche qui avait du mal à
décoller. Il y a un persistant et surprenant décalage entre les considérables
conséquences d’une qualification ou
d’ un e n o n- q u a l if i c a t i o n po u r
l’Euro 2008 et l’engouement relatif
pour ces matches de juin, même si
7,5 millions de téléspectateurs ont vu
Lituanie - Italie (à Kaunas, 20 h 45, TPS Foot)
Îles Féroé - Écosse (à Toftir, 18 h 15, TPS Foot)
Classement
1
2
3
4
5
6
7
France
Italie
Ukraine
Écosse
Lituanie
Géorgie
Îles Féroé
Points
15
13
12
12
7
6
0
Joués Gagnés
6
6
6
6
6
7
7
5
4
4
4
2
2
0
Nuls
Perdus
Buts
pour
Buts
contre Différence
0
1
0
0
1
0
0
1
1
2
2
3
5
7
14
11
8
11
4
13
2
2
6
6
6
5
13
25
+ 12
+5
+2
+5
—1
0
— 23
Les deux premiers sont qualifiés pour l’Euro 2008 (du 7 au 29 juin) en Autriche
et en Suisse (qualifiés d’office comme pays organisateurs).
Déjà joués
16 août 2006 : Îles Féroé - Géorgie, 0-6.
2 septembre : Géorgie - France, 0-3 ; Italie - Lituanie, 1-1 ; Écosse - Îles Féroé, 6-0.
6 septembre : France - Italie, 3-1 ; Ukraine - Géorgie, 3-2 ; Lituanie - Écosse, 1-2.
7 octobre : Écosse - France, 1-0 ; Italie - Ukraine, 2-0 ; Îles Féroé - Lituanie, 0-1.
11 octobre : France - Îles Féroé, 5-0 ; Ukraine - Écosse, 2-0 ; Géorgie - Italie, 1-3.
24 mars 2007 : Lituanie - France, 0-1 ; Écosse - Géorgie, 2-1 ; Îles Féroé - Ukraine, 0-2.
28 mars : Ukraine - Lituanie, 1-0 ; Italie - Écosse, 2-0 ; Géorgie - Îles Féroé, 3-1.
2 juin : France - Ukraine, 2-0 ; Îles Féroé - Italie, 1-2 ; Lituanie - Géorgie, 1-0.
Restent à jouer
8 septembre : Italie - France ; Géorgie - Ukraine ; Écosse - Lituanie.
12 septembre : France - Écosse ; Ukraine - Italie ; Lituanie - Îles Féroé.
13 octobre : Îles Féroé - France ; Écosse - Ukraine ; Italie - Géorgie.
17 octobre : France - Lituanie ; Géorgie - Écosse ; Ukraine - Îles Féroé.
17 novembre : Lituanie - Ukraine ; Écosse - Italie.
21 novembre : Ukraine - France ; Italie - Îles Féroé ; Géorgie - Lituanie.
MATCHES AMICAUX. – Mercredi 22 août : Slovaquie - France ; vendredi 16 novembre : France - Maroc, à Saint-Denis, Stade de France.
gné combien la victoire sur l’Ukraine
(2-0) était une performance mentale,
en premier lieu. Tactiquement, techniquement, l’équipe de France a su trouver des solutions, et sa supériorité physique de la seconde période a été
notable, mais l’équipe de France a
d’abord su étirer son désir de vaincre
jusqu’au bout du bout de la saison, et
c’est cette force mentale qui a le plus
impressionné, quand elle était soupçonnable d’avoir la tête ailleurs.
Hier, à Migennes, Lilian Thuram a
répété que les Bleus allaient aborder la
Géorgie dans l’élan même où ils
avaient abordé l’Ukraine. Il restera le
seul joueur de l’histoire qui aura disputé les deux matches de l’équipe de
France au stade de l’Abbé-Deschamps,
à près de douze ans de distance.
En septembre 1995, face à l’Azerbaïdjan (10-0), il était entré en cours de jeu
pour une raison qu’il n’a pas oubliée :
« Jocelyn Angloma m’avait laissé
entrer. J’étais plus jeune, et je ne touchais une prime que si je jouais. Alors,
Éric Di Méco était allé voir Jocelyn en
lui disant qu’il fallait que le jeune
puisse entrer… » Douze ans plus tard,
le capitaine des Bleus s’avance vers sa
130e sélection. Il a eu une vie à droite,
une vie dans l’axe avec Desailly, il en a
une troisième avec Gallas. En seize
matches, le duo a concédé un seul but
sur action de jeu, face à la Corée du Sud
(1-1), sur une action où tous les défenseurs français avaient fait un effort
pour que les Coréens marquent.
Ce n’est pas la priorité face à la Georgie ? C’est plutôt le genre de priorité
qui ne change jamais…
VINCENT DULUC
Raymond Domenech a travaillé deux schémas tactiques, hier soir, lors du dernier entraînement des Bleus.
de notre envoyé spécial
Aujourd’hui : France - Géorgie (à Auxerre, stade de l’Abbé-Deschamps, 21 heures, TF1)
s’attendre à ce que cela fasse quelque
différence.
Mais Kaladze ou non, l’équipe de
France ne peut pas se permettre de se
prendre les pieds dans le tapis ce soir.
Elle doit boucler sa saison internationale par une sixième victoire en sept
matches qualificatifs, qui lui offrirait
un été tranquille et quelque marge
avant d’attaquer une brûlante rentrée
de septembre qui la verra enchaîner
l’Italie, à San Siro le 8, puis l’Écosse, à
Paris le 12, pour son grand retour au
Parc. Rien, dans son attitude ni dans
son jeu, samedi dernier au Stade de
France, ne laisse craindre qu’elle
aborde cet ultime rendez-vous en songeant que les valises sont déjà dans le
coffre et que les moteurs chaufferont
dès le coup de sifflet final, derrière la
tribune, sur le parking.
On n’a probablement pas assez souli-
4-2-3-1 ou 4-4-2 ?
MIGENNES –
Groupe B
France-Ukraine samedi dernier.
L’attractivité de l’Ukraine sans Chevtchenko était moindre, sans doute, et
celle de la Géorgie est quasi nulle, il
faut le reconnaître.
Mais il se trouve que l’équipe géorgienne, elle, n’est pas nulle. Elle a perdu nettement face aux Bleus à l’aller, à
Tbilissi (0-3), elle ne peut pas espérer
mieux que la cinquième place du
groupe B, mais elle s’est inclinée de
peu en Ukraine (2-3) et en Écosse (1-2),
où elle n’a cédé qu’à la dernière
minute, et elle a remporté deux victoires amicales de prestige cette saison, face à l’Uruguay (2-0) et à la Turquie (1-0).
Par rapport au match aller, plié grâce à
deux buts dans les vingt premières
minutes, les Géorgiens ont récupéré
Kaladze, le Milanais, et il faut
sur le cas d’un confrère reprenant le
boulot à soixante-huit ans. C’était, il
est vrai, la meilleure manière de ne pas
s’écarter du sujet géorgien, au
moment même où il ne cesse de
demander à ses joueurs un ultime
effort de concentration avant de
s’éparpiller sur les plages du monde.
CE N’EST PAS dans les habitudes de Raymond Domenech.
Mais, pour une fois, le dernier entraînement de l’équipe de
France, effectué à huis clos hier soir à Migennes (à 25 kilomètres d’Auxerre), ne permet pas d’affirmer quelle sera la
composition d’équipe alignée par le sélectionneur des Bleus
ce soir face à la Géorgie. Optera-t-il pour un 4-2-3-1 similaire
à celui aligné face à l’Ukraine (2-0) samedi dernier ? S’orientera-t-il vers un 4-4-2, comme lors du match aller (3-0), à
Tbilissi l’été passé ? Hier soir, lors d’une opposition d’environ une demi-heure, Domenech a fait travailler ses joueurs
sur les deux organisations. Dans un premier temps, il a insis-
té sur une animation offensive absolument identique à celle
de samedi : Clerc et Abidal occupaient les deux couloirs, Toulalan et Makelele étaient positionnés en milieux défensifs, et
Ribéry, Nasri et Malouda formaient une ligne de trois éléments en soutien d’Anelka. Mais le coach des Bleus a ensuite
fait évoluer son équipe vers un 4-4-2, Anelka et Djibril Cissé
étant associés à la pointe de l’attaque française, Ribéry et
Malouda occupant toujours les côtés.
Domenech a aussi travaillé
l’option Makelele-Nasri
Dans ce schéma, Samir Nasri pourrait perdre son statut de
titulaire. Mais, là encore, Domenech a brouillé les cartes. À la
fin de la séance, Nasri a été associé durant plusieurs minutes
à Makelele au poste de milieu défensif, Toulalan glissant
avec les « remplaçants ». L’équipe alignée ce soir peut donc
être celle-ci : Landreau – Clerc, Thuram, Gallas, Abidal –
Makelele, Toulalan – Ribéry, Nasri, Malouda – Anelka. Ou
celle-ci : Landreau – Clerc, Thuram, Gallas, Abidal – Ribéry,
Makelele, Toulalan ou Nasri, Malouda – Anelka, Cissé.
Domenech conservera-t-il le système et les hommes qui ont
battu l’Ukraine avant de prendre davantage de risques en
cours de match avec Cissé, si le besoin s’en fait sentir ?
Réponse ce soir.
Au cours de l’entraînement d’hier soir, William Gallas a de
nouveau été ménagé. Comme à la veille du match face à
l’Ukraine, le défenseur d’Arsenal, victime d’une contracture
au psoas, s’est entraîné seul. Il a participé à l’échauffement
Franck est très attendu
FRANCK RIBÉRY joue ce soir à
Auxerre son dernier match en France
avant longtemps. Avant sans doute sa
prochaine sélection avec les Bleus.
Celui qui a ouvert le score samedi
contre l’Ukraine va prendre un autre
chemin dès jeudi. Un chemin qui
conduit au Bayern Munich, l’un des
meilleurs clubs au monde. Qui conduit
aussi à l’un des stades les plus extraordinaires qui soit, que Franck a découvert en demi-finales de la Coupe du
monde contre le Portugal (1-0) et qui
dorénavant sera son jardin.
Je me demande quelle sera sa plus
grande surprise en découvrant le
Bayern. Peut-être cette « animalité »
lors des oppositions très musclées la
veille d’un match. Peut-être cette paix
royale qui peut le stupéfier. Peut-être
cette relation forte mais sereine qui lie
les joueurs au club et aux spectateurs.
Franck a d’immenses émotions à vivre,
mais ce seront des émotions contrôlées. Marseille lui paraîtra vraiment
très loin.
J’ai parlé avec Uli Höness et je sais que
Franck est très attendu. C’est un joueur
d’espaces, toujours tourné vers
l’offensive. Il devrait
ravir le public allemand
dans un Championnat
qui présente la
moyenne de buts marqués la plus élevée en
Europe. Au Bayern,
avec le système Hitzfeld, on ai me les
joueurs de couloir.
C’est parce qu’il ne
possédait pas ce type
de joueur que le Bayern
a été éliminé par l’AC
Milan (2-2, 0-2) en
Ligue des champions.
S’il joue à droite, Bixente
Franck Ribéry pourra
compter sur Willy Sagnol pour le
mettre en valeur. Une aubaine. Sagnol
et Valérien Ismaël, les deux Français
du club, vont lui faire découvrir les
bons restos, les bons endroits, les bons
plans. Le reste lui appartient.
Le Bayern est une Rolls Royce. Je ne
suis pas inquiet, je suis même admiratif : il montre une telle envie, c’est un
joueur qui ne se cache
pas, c’est un bagarreur.
Je préfère en tout cas le
voir au Bayern qu’au
Real ou à Barcelone. Il a
vingt-quatre ans. Il est
jeune encore. Il n’est
pas prêt à affronter la
politique des vestiaires, des clans, des
antagonismes. Il n’est
pas encore armé pour
résister à ces guéguerres. À vingt-huit
ou vingt-neuf ans,
p e u t - ê t r e …
LIZARAZU Aujourd’hui, le vestiaire du Bayern est
assez sain.
Franck va découvrir beaucoup. Dans
un grand club, chaque match compte
pour le titre. On joue tous les trois
jours. Lui, si généreux, va devoir
apprendre à canaliser son énergie. À
son âge, on croit celle-ci infinie. Je
MERCREDI 6 JUIN 2007
peux en parler. Quand j’étais jeune,
aux Girondins, je me multipliais en
attaque, au point de me mettre en difficulté en défense. Jusqu’au jour où Rolland Courbis m’a canalisé par cette
simple expression : « Calme et tempête. » En somme, alterner les temps
faibles et les temps forts.
Ce soir, Franck Ribéry achève une trajectoire française dont le point d’orgue
fut sa Coupe du monde extraordinaire.
Partir au Bayern est la bonne solution.
Celle qui lui fera gagner des titres, qui
lui fera aussi gagner beaucoup mieux
sa vie. L’argent n’est pas un tabou en
Allemagne, surtout lorsque l’on crée
du rêve. Le plus dur commence, bien
sûr. Un footballeur français n’a pas
d’autre solution que partir à l’étranger
s’il veut progresser. Parce que les meilleurs clubs sont ailleurs. Je vais me
régaler à le regarder ce soir boucler
une année mouvementée et magnifique. Et, j’en suis sûr, je trouverai ça
très beau.
collectif, mais, par la suite, il s’est contenté d’effectuer un
travail de passes avant une longue séance d’étirements. Le
joueur et le staff des Bleus seraient toutefois très optimistes
sur les chances de voir Gallas débuter.
Si, par prudence, il devait renoncer, Julien Escudé serait
favori pour lui succéder. En concurrence avec Squillaci, il
possède l’avantage d’être gaucher. Sa qualité de relance est
naturellement supérieure lorsqu’il évolue sur le côté gauche
de l’axe central. Face à l’Ukraine, c’est lui qui s’était échauffé
pour pallier une éventuelle sortie de Gallas. La veille, c’est
pourtant Squillaci qui avait été associé à Thuram lors du dernier entraînement. Hier, ce fut encore le cas.
SÉBASTIEN TARRAGO
Domenech : « 3-0,
c’était flatteur »
« CE QUE LA GÉORGIE a montré
en Ukraine (2-3) et en Écosse
(1-2) était-il supérieur à ce
qu’elle avait montré contre
vous ?
– Au niveau du résultat, elle a fait
mieux que contre nous (0-3). Mais
ceux qui avaient vu notre match se
souviennent que 3-0, c’était flatteur.
Cela n’avait pas été aussi évident
que cela. En Ukraine, la Géorgie a
vraiment fait un bon match. La victoire ukrainienne était presque un
miracle. Et en Lituanie (0-1), le weekend dernier, les Géorgiens ont eu
beaucoup plus d’occasions de but.
– Contre ce genre d’adversaire, faut-il être patient ?
– Il faut être patient mais aussi
emballer les choses. Patient dans un
match, ce n’est pas forcément une
qualité. Du moins, j’ai toujours un
peu peur de ce mot. Je n’aime pas
quand il signifie qu’on attend et que
l’on fait tourner.
– Du Stade de France à l’AbbéDeschamps, le changement de
cadre peut-il avoir une
influence ?
– La pression sera la même. Vingtdeux mille spectateurs dans un petit
stade peuvent faire beaucoup de
bruit et ils seront beaucoup plus près
des joueurs.
– Avez-vous senti ces trois derniers jours la même envie
qu’avant l’Ukraine ?
– Je ne me pose pas cette question.
Je continue juste de pousser tout le
monde à être performant jusqu’au
bout avant de penser à autre chose.
Je continue à éviter les parasites
autour… » – V. D.
PAGE 3
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
de notre envoyé spécial
Bleu
Rouge
AUXERRE –
Jaune
Bleu
Jaune
Quatre jours après
sa victoire essentielle
face à l’Ukraine (2-0),
l’équipe de France
doit remporter sa sixième
victoire en sept matches
qualificatifs, ce soir
à Auxerre, face à
la Georgie, qu’elle avait
dominée en septembre
(3-0). Elle aurait alors
joliment fait le travail,
en ces premiers jours de
juin, et pourrait attendre
la rentrée de septembre
en position de force.
Noir
Noir
MIGENNES. – Sous le soleil de l’Yonne, hier après-midi, Franck Ribéry a pris la tête de l’échauffement de l’équipe de France. Le groupe des Bleus vêtus de rouge s’avance vers la Géorgie avec l’envie de conserver l’élan qui fut le
sien samedi soir contre l’Ukraine (2-0).
(Photo Pierre Lahalle)
4
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
FOOTBALL CHAMPIONNAT D’EUROPE DES NATIONS 2008 (qualifications) – FRANCE - GÉORGIE
Les « Anglais » d’attaque
Hier, lors du dernier entraî
aînement
în
à
huis clos, Raymond Domenech n’a
donné aucune indication sur le
système (4-2-3-1 ou 4-4-2) que
l’équipe de France adoptera contre la
Géorgie, ce soir à Auxerre. Malgré la
contracture au psoas qui l’a contraint
à se ménager à l’entraî
aînement,
în
ces
derniers jours, Gallas semble prêt à
tenir sa place. Si le Gunner devait
déclarer forfait, il serait sans doute
remplacé par le défenseur du
FC Séville Escudé, plus l’aise que le
Lyonnais Squillaci comme défenseur
axial gauche. Quel que soit le schéma
retenu par le sélectionneur, les deux
autres « Anglais » de l’équipe de
France, Anelka et Makelele, ne seront
pas économisés. L’attaquant de Bolton
pourrait même être associé à Cissé.
Et il n’est pas exclu que le milieu de
Chelsea fasse équipe avec Nasri
devant la défense.
Arveladze, c’est fini
rd’hui, à Auxerre, stade de l’Abbé-Deschamps, en direct s
FRANCE
Entraî
aîneur
în : Raymond Domenech
GÉORGIE
ÉO
21 : 00
3 Abidal
(Lyon,
on, 27/23/0)
27/23
3 Khizaneichvili
(Fribourg,
ribourg, D 2 ALL,
A
25/188/0)
7 Malouda
(Lyon,
n, 26/2
26/29/3)
9 Iachvili
((Fribbbourg, D 2 ALL
(F
ALL,
2 /12)
29/35/
29/35/12)
5 Gallas
8 Toulalan
(Arsenal,
(A
Ars nal, ANG, 229/55/2
5/2) ((Lyon, 23/3/0)
1 Landreau
ou
(Paris-SG,
G,, 28 ans/4
/4 sélections/0
ions/0
/0 but)
b t)
11 Nasri
21 Escudéé
(Marseille,
eille, 19/2/0)
19/2
(FC Séville,
e, ESP,
E
ou 9 D. Cissé
Ciss
27/3/0)
(Marseille,
rseille, 25/34/9)
25/
15 Thuram (cap.)
( p)
6
Makelele
(FC Barcelone, EESP, 35/1
5/129/2)
((Chelsea,
a, ANG, 34/57/0)
34/
7 Tskitichvili
(Panionios,
nionios, GRE,
G
30/
0/47/2)
39 Anelka
(Bolton
ton,
n, ANG,,
28/377/10)
4 Kaladze (cap.)
( p)
(ACC Milan, IT
ITA,
29/55
/55/0)
18 Mentechachvili
(Ventspilis,
Ventspilis, LLET,
27/26/1)
30 Demetradze
(Metalurg Donestsk, UKR,
30/53/12)
Entraî
aîneur
în : Klaus Toppmöller
13 Khizanichvili
(Blackburn,
(B
kburn, AN
ANG,
25/47/
47/0)
1 Lomaia
(CCarl Zeiss
(Car
iss
ss IIéna,
a, D 2 AALLL,
27 ans
ans/29 sélect
ans/2
lections/0
s/00 but
bbuut)
10 Kobiachvili
(Shalke
ke 04, ALL,
29/70/7)
5 Kvirkvelia
(Metalurg
talurg
alurg Zaporoije,
Zaporo
Zapor UK
UKR,
R,
26/25/0)
LES DIX DERNIERS MATCHES DE LA FRANCE
1 - 2 166 aoû
Bosnie-Herz. - France
août 2006,
006, à Sarajevo.
Sa aje o
0 - 3 2 septembre
Géorgie - France
p
2006, à Tbilis
France - Italie
(q CEN)) 3 - 1 6 septe
(qual.
septembre
b e 2006,
006, à Sain
Sa
Écosse - France ((qual. CEN)) 1 - 0 7 octobre 2006, à Glasgow
g
France - Îles Féroé (qual.
(q CEN)) 5 - 0 11 octobre
octob e 2006,
006, à Sochau
Soc au
France - Grèce
((qual. CEN)) 1 - 0 15 novembre 2006, à Sain
0 - 1 7 féévrier
France - Argentine
g
e 2007,
00 , à Saint-De
Sa t e
0 - 1 24 mars 2007, à Kaunas.
Lituanie - France
France - Autriche (qual.
(q CEN)) 1 - 0 288 mars
a s 2007,
00 , à Saint-Denis.
Sa t e s
France - Ukraine (qual. CEN) 2 - 0 2 juin 2007, à Saint-Denis.
7 remplaçants à choisir parmi :
16 Frey (Fiorentina, ITA, 27ans/0 sél./0 b.) ;
21 Escudé (FC Séville, ESP, 27/3/0) ;
12 Sagna (Auxerre, 24/0/0) ; 17 Squillaci
(Lyon, 26/11/0) ; 2 Diaby (Arsenal, ANG,
21/2/0) ; 18 A. Diarra (Lyon, 25/12/0) ;
L. Diarra (Chelsea, ANG, 22/3/0) ;
10 Govou (Lyon, 27/27/5) ; 20 Benzema
(Lyon, 19/1/1) ; 14 Briand (Rennes,
21/0/0) ; 9 D. Cissé (Marseille, 25/34/9)
ou 11 Nasri (Marseille, 19/2/0).
X DERNIERS MATCHES DE LA GÉORGIE
é - Géorgie
g
(q CEN)) 0 - 6 166 aoû
(qual.
août 2006,
006, à Toftir.
ot
e - France ((qual. CEN)) 0 - 3 2 septembre
p
2006, à Tbilissi.
e - Géorgie
g
(q CEN)) 3 - 2 6 septembre
(qual.
septe b e 2006,
006, à Kiev.
e
2 - 0 7 octobre 2006, à Tbilissi.
e - Géorgie
e - Italie
(q CEN)) 1 - 3 11 octobre
(qual.
octob e 2006,
006, à Tbilissi.
b ss
2 - 0 15 novembre 2006, à Tbilissi.
e - Uruguay
1 - 0 7 féévrier
e - Turquie
q
e 2007,
00 , à Tbilissi.
b ss
e - Géorgie ((qual. CEN)) 2 - 1 24 mars 2007, à Glasgow.
g
Géorgie
g - Îles Féroé (qual.
(q CEN)) 3 - 1 288 mars
a s 2007,
00 , à Tbilissi.
b ss
Lituanie - Géorgie (qual. CEN) 1 - 0 2 juin 2007, à Kaunas.
Leur seule confrontation
Le 2 septembre 2006, à Tbilissi : Géorgie - France, 0-3 (qualif. CEN).
Bilan de la France : 1 victoire, 3 buts marqués, 0 but encaissé.
BILAN :
8 victoires, 2 défaites, 18 buts marqués, 4 buts encaissés.
qual. CM : qualification pour la Coupe du monde ;
phase finale de la Coupe du monde ;
CEN : qualification pour le Championnat d’Europe
’E
des
16 Assatiani
BILAN :
4 victoires, 6 défaites, 16 buts marqués, 15 buts encaissés.
Landreau l’invincible
Titulaire en l’absence de Coupet, le gardien du PSG tentera d’étirer sur six ans et cinq sélections
son invincibilité en équipe de France.
défaut d’être brillantes. Mais on a
connu des gardiens capables de
passer au travers de leurs premières
sélections, même en match amical.
Cette cinquième cape
comptera plus
que les quatre
précédentes réunies
Landreau a joué quatre matches en
équipe de France sans encaisser le
moindre but. La première fois,
c’était à la Coupe des Confédéra-
tions 2001. Barthez n’était pas là,
Ramé avait été promu leader, Coupet était sa doublure, Landreau faisait le nombre, mais rien n’avait été
dit de son match sans arrêt contre le
Mexique (4-0, le 3 juin 2001). La
dernière fois, c’était en octobre dernier, à Sochaux, contre les îles
Féroé : pareil, R.A.S. Entre les deux,
il y eut un France - NouvelleZélande (5-0, en Coupe des Confédérations 2003), dont plus grand
monde ne se souvient, sauf Ludovic
Giuly, héros du K.-O. des Kiwis, et
« Mika » Landreau, qui récolta
l’hommage suivant dans L’Équipe
après deux arrêts déterminants et
une « vigilance constante » : « Le
bilan de sa soirée s’avéra finalement plus intéressant que prévu. Il
démontra qu’il fallait définitivement compter avec lui. » Un an plus
tard, il y eut un obscur FrancePologne (0-0, le 17 novembre 2004)
mais un bon Landreau. Commentaire de l’époque : « Le gardien nantais a fait très proprement ce qu’il
avait à faire. Son jeu au pied fut intéressant, beaucoup plus avec le pied
droit qu’avec le pied gauche. » Le
décompte est simple, en quatre
matches, Landreau n’a rien raté,
même si ce n’était pas toujours la
finale de la Coupe du monde. Le cinquième est pour ce soir et comptera
sans doute plus que les quatre
autres réunis.
RÉGIS TESTELIN
Peut-être titulaire ce soir, l’attaquant
de l’OM retrouve avec nostalgie le stade
où se sont révélés ses talents de buteur.
AUXERRE –
de notre envoyé spécial
DJIBRIL CISSÉ sera-t-il titulaire ce
soir à Auxerre, dans le stade où il a
grandi et qui le consacra roi des
buteurs à deux reprises ? Si l’on en
croit le dernier entraînement des
Bleus (lire page 3), c’est du 50-50.
Une cohabitation avec Nicolas
Anelka est possible, elle offrirait à
Cissé un rare bonheur. L’attaquant
de l’OM disait, il y a quelques jours :
« J’ai hâte de retrouver le stade de
l’Abbé-Deschamps. Depuis mon
départ (en juillet 2004), je n’y suis
revenu qu’une fois, pour le jubilé de
Laurent Blanc. »
Cissé et l’AJA, c’est tout un roman.
Qui a commencé quand ? Le joueur
ne sait plus la date. C’était en 1996
et il devait faire chaud. Mais il se
souvient du jour de son arrivée au
centre de formation d’Auxerre avec
une belle précision : « Je me rappelle le stade de l’Abbé-Deschamps, qu’on a longé en arrivant,
j’étais content comme tout. C’est au
centre que tout s’est compliqué,
quand on m’a donné le programme.
Là, ça devenait un peu moins
joyeux. À peine posées les affaires,
on est partis courir le long de la
rivière. Je me suis demandé ce qui se
passait. »
C’était une grosse décennie plus
tôt. Djibril Cissé a quinze ans. Il
Les titulaires… du banc
MIGENNES. – La cinquième titularisation en bleu de Mickaël Landreau (au premier plan sous le regard du gardien numéro 3, Sébastien Frey,
mains sur les genoux), ce soir à Auxerre, tient à la fois à son statut de numéro 2 et à ses qualités de gardien, jusque-là jamais démenties en
équipe de France.
(Photo Pierre Lahalle)
KLAUS TOPPMÖLLER, sélectionneur de la Géorgie depuis février 2006
et ancien entraîneur du Bayer Leverkusen et d’Hambourg, regrette le manque
de sang-froid de ses joueurs.
de notre correspondant
« VOUS AVEZ REPRIS l’équipe de Géorgie
en février 2006. Quel est le bilan de ces
quinze premiers mois ?
– Nous sommes incontestablement sur la bonne
voie. Nous avons battu deux fois les îles Féroé (6-0
et 3-1) et atteint notre premier objectif. J'intègre
de plus en plus de jeunes talents. Le joueur géorgien est très fort techniquement. Sur le plan physique, il a une grosse marge de progression. Hélas,
il est impulsif et ne supporte pas la moindre critique. Nous sommes trop nerveux, nous prenons
trop de cartons à cause de réactions enfantines.
J’ai un autre problème : la plupart de mes joueurs
ne sont pas titulaires dans leurs clubs respectifs. En
plus, nous n’avons aucun terrain convenable pour
nous entraîner. Mais les dirigeants de la fédération
ont décidé de bâtir un nouveau centre d’entraînement qui sera fin prêt l’hiver prochain. Nous pourrons alors travailler là-bas et nous y mettre plus
souvent au vert. Actuellement, nous utilisons les
installations de l’Eintracht Francfort. C'est
l’endroit idéal pour retrouver tous mes joueurs, qui
sont aux quatre coins de l'Europe.
– Qu’attendez-vous du match contre la
France ?
- Je suis déjà soulagé de pouvoir compter sur
Kaladze (défenseur de l’AC Milan), qui a longtemps été absent. Nous disposons d’une équipe
intéressante qui va montrer un meilleur visage
qu’au match aller (0-3). Le fait de jouer à Auxerre
dans un petit stade plutôt qu’au Stade de France
devrait constituer un avantage pour mon équipe,
plus habituée à évoluer dans ce genre d’enceinte.
J’espère que mes joueurs auront retenu les leçons
du match aller. À Tbilissi, ils avaient été trop respectueux d’une équipe qui venait d’atteindre la
finale de la Coupe du monde. J’espère également
que certains joueurs français auront déjà la tête
aux vacances et qu’ils ne nous prendront pas au
sérieux.
– Quel est votre objectif dans ce groupe de
qualifications ?
– J’aimerais que nous terminions à la cinquième
place et que nous récoltions au final une quinzaine
de points. Ce serait magnifique. Nous allons rece-
JEAN-MARC BUTTERLIN
Avec Nasribéry
« Nous sommes trop nerveux »
FRANCFORT –
MICKAËL LANDREAU DISPUTERA ce soir son cinquième match en équipe
de France, six ans, presque jour pour jour, après sa première sélection (FranceMexique, 4-0 en Coupe des Confédérations, le 3 juin 2001). Rarement titulaire, il a en revanche été 48 fois sur le banc des remplaçants sans entrer en jeu.
À ce classement particulier, il occupe la deuxième place derrière Grégory Coupet (49 fois remplaçant sans jouer), et devant Bruno Martini (44). Les joueurs
de champ les plus assidus sur le banc ont été Frank Lebœuf et Jean-Alain
Boumsong avec 31 présences.
Plusieurs joueurs ont été de nombreuses fois remplaçants sans avoir jamais
joué en sélection. Ce sont notamment des joueurs qui ont évolué à une époque
où les remplacements en cours de jeu n’étaient pas autorisés. Ce sont là aussi
deux gardiens qui viennent en tête avec dix « sélections » sur le banc : Jacques
Favre et Johnny Schuth. Ils devancent un joueur de champ, le défenseur Lido
Albanesi, qui fut remplaçant neuf fois en équipe de France. – D. Br.
vient de passer six mois à Nîmes
après avoir commencé à taper dans
la balle à Arles, la ville où il est né. À
Auxerre, il découvre sa première
séance sans ballon, un footing austère comme il en connaîtra encore
beaucoup, plus tard, dans la forêt,
chaque mardi, selon une tradition à
laquelle les pros de l’AJA n’échapperont jamais sous le long règne de
Guy Roux, le grand revenant de la
semaine.
1996-2004, 118 matches et 70 buts
en L 1 : ce sont les repères de la vie
bourguignonne de Cissé, « des
années où il a fallu s’accrocher,
admet-il, mais surtout des années
où les bons souvenirs ont été nombreux ». Il égrène les titres : avec les
juniors, la Coupe Gambardella et le
titre de champion de France de CFA
la même année (1999), la Coupe de
France avec les pros en 2003. C’est à
Auxerre, fer de lance d’une génération en or, qu’il sera deux fois meilleur buteur de L 1, en 2002 (22 buts
à égalité avec Pauleta) et en 2004
(26 buts tout seul). Ses copains
s’appellent Mexès, Boumsong et
Kapo. Il ne les a pas oubliés : « Finalement, tout le monde a bien réussi.
On s’appelle de temps en temps. »
Ce soir, les autres seront devant la
télé. Cissé peut-être au coup
d’envoi ? La question amuse Domenech : « Si je devais faire l’équipe
selon les lieux ou les dates de naissance ou autres… Parfois, ce genre
de situation peut motiver ou créer
de la pression. Ce n’est pas parce
que Cissé a joué longtemps à
Auxerre que je le mettrai dans
l’équipe, ce n’est pas à cause de ça
non plus que je ne le mettrai pas. »
De Lens, où il renaît, Guy Roux
avoue : « Si ne suis pas parti
d’Auxerre avant, c’est beaucoup
parce que je voulais voir éclore la
génération Cissé. » « Avec
M. Roux, j’ai eu des rapports paternels, avec des engueulades, dit en
souriant le Marseillais. Si j’en suis là
aujourd’hui, c’est grâce à lui. »
voir l’Ukraine, l’Écosse et la Lituanie. L'objectif des
quinze points est donc réaliste. Cela nous permettrait d’effectuer un grand pas en avant. Pour les
deux places qualificatives, ça se jouera lors de la
dernière journée entre la France, l'Italie et
l'Ukraine. Mais je suis convaincu que la France et
l’Italie vont passer.
– Serez-vous encore le sélectionneur de la
Géorgie après les qualifications de
l’Euro 2008 ?
– J’ai failli jeter l’éponge voilà quelques semaines
lors des élections à la fédération. L'actuel président (Nodar Akhalkatsi) les avait perdues, mais
son successeur a démissionné deux heures après
son élection pour des raisons mystérieuses. Puis
Akhalkatsi a été réélu. Si cela n'avait pas été le cas,
j'aurais démissionné, car c’est le seul dirigeant en
qui j’ai confiance. J’étais même déjà en négociations avancées avec plusieurs clubs (notamment
Kaiserslautern et Wolfsburg), mais j’ai décidé de
rester jusqu’aux qualifications de la prochaine
Coupe du monde. Nous pouvons ainsi travailler
dans la continuité. »
TROUVER LA BONNE distance, par
rapport à l’attaquant le plus en pointe,
est un problème de réglage habituel
pour le ou les milieux chargés d’être
le(s) dernier(s) relayeur(s) ou de donner la dernière passe. Contre l’Ukraine,
Samir Nasri a rarement été en mesure
de jouer près de Nicolas Anelka. En
première période, sur une balle en profondeur à destination de l’attaquant
de Bolton, il a été assez près pour être
sollicité par un centre court (24e). En
seconde, ayant réussi pour une fois à
dribbler son garde du corps, Mikhalik,
il a pu se recentrer depuis l’aile droite
et offrir à Anelka la passe de sa première occasion (49e).
Hormis ces deux actions, les deux
joueurs ont été éloignés l’un de l’autre,
sans possibilité de combiner. Le mode
de marquage exercé sur le Marseillais
a évidemment contribué à l’éloigner
de l’avant-centre. Pris en individuelle
dans les quarante derniers mètres, il a
eu comme réflexe assez naturel de se
replier pour être hors de portée de son
adversaire direct et tenter de se mettre
dans le sens de l’attaque. Quand il était
en mesure de le faire, il était souvent
pris en tenaille par deux milieux ukrainiens.
Au bout d’une demi-heure de jeu,
Jean-Michel Larqué, dans son commentaire en direct, a fait remarquer
que c’était avec Makelele (six passes),
Ribéry (quatre) et Clerc (trois) que Nasri avait alors le plus joué. Souvent sollicité par des passes vers l’avant de
Makelele, il pouvait en effet enchaîner
sur le côté, avec
Ribéry et Clerc.
C’est dans des
situations excentrées qu’il a pu donner
des ballons devant le but. Et c’est plus
souvent Ribéry, en quittant souvent
l’aile droite, qui finalement s’est
retrouvé au plus près d’Anelka, comme
une sorte de second avant-centre. La
seule action au cours de laquelle Nasri
a eu assez de champ pour remonter le
ballon dans la course eut lieu après la
mi-temps. Dans son camp, il reçut une
passe de Makelele, parcourut une
trentaine de mètres balle au pied et
chercha le une-deux avec Ribéry, celuici étant alors en position d’avantcentre.
Dans cette période, le pressing et le
marquage des milieux ukrainiens commençaient à perdre de leur virulence.
En même temps, évidemment, les partenaires de Nasri disposaient aussi de
plus de liberté pour lui apporter plus de
solutions dans le jeu court. Mais le
jeune Marseillais était lui-même en
train de perdre de sa fraîcheur physique, peut-être usée
par les permanents
duels qu’il avait dû
livrer auparavant. Cela se sentait
chaque fois qu’il disposait d’un petit
temps d’avance qu’il reperdait aussitôt.
A mesure que Nasri disparaissait peu à
peu et qu’il était d’ailleurs de moins en
moins sollicité par les premières
passes de Makelele et de Toulalan,
Ribéry apparaissait de plus en plus
comme meneur de jeu, dans un autre
registre, moins passeur que dribbleur.
Les zones d’intervention du futur
CHRONIQUE DU JEU
joueur du Bayern étaient très différentes de celles de son jeune camarade
marseillais, très différentes aussi de
son propre rôle lors du match contre
l’Italie en septembre dernier, lorsqu’il
avait évolué en numéro 10 auprès de
Henry. En partant de l’aile, en permutant avec Malouda de l’autre côté, il
pouvait ainsi provoquer des mouvements de diversion et imposer son jeu
de percussion.
Avant que naisse, un jour prochain,
une pseudo-concurrence entre les
deux ex-équipiers de l’OM, comme
autrefois lorsqu’on se demandait si
Platini et Giresse, plus tard Zidane et
Djorkaeff, pouvaient jouer ensemble, il
n’est pas inintéressant de constater
que Nasri (plus en retrait, comme parfois à Marseille, dans un rôle rappelant
celui de Pirlo à Milan ?) et Ribéry peuvent additionner leurs qualités pour
enrichir la palette offensive des Bleus.
Au moins tant que ceux-ci joueront
avec une seule pointe.
DIDIER BRAUN
ALEXIS MENUGE
PAGE 4
MERCREDI 6 JUIN 2007
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
roche, n’a pas éveillé le moindre
soupçon. Comme en ce moment.
Après un début de saison délicat au
sein d’une équipe parisienne qu’il
découvrait, Landreau est bien revenu et a fini comme un avion. À l’arrivée, il fut probablement le meilleur
joueur du PSG cette saison, l’un de
ceux qui lui a sauvé sa place en L 1
et son seul international français.
Logique, donc. Et plutôt mérité si
l’on s’attarde sur ses précédentes
sorties en bleu, irréprochables à
Cissé
avait hâte
Bleu
Rouge
vie tricolore du remplaçant Landreau. Même comme doublure, il y
a des périodes où il a semblé curieusement à l’abri des poussées italiennes de Sébastien Frey, des multiples retours en grâce d’Ulrich
Ramé ou des frémissements de Teddy Richert et de Charles Itandje.
Comme si sa jeunesse le mettait
hors d’atteinte des ses aînés pour le
poste de numéro 3. Et puis il y a des
périodes où la hiérarchie du sélectionneur, claire comme de l’eau de
29 Revichvili (g., Rubin Kazan, RUS,
20 ans/7 sél./0 but) ; 34 Tchantouria
(g., Zestafoni, 33/5/0) ; 25 Eliava (Skonto
Riga, 22/3/0) ; 2 Gvinianidze (Munich 1860,
D 2 ALL, 20/0/0) ; 37 Tchachaniachvili
(Dynamo Tbilissi, 27/18/1) ; 23 Saluqvadze
(Rubin Kazan, RUS, 25/14/0) ; 41 Burduli
(Krivbas, UKR, 26/18/2) ; 22 Kankava
(Dniepropetrovsk, UKR, 21/17/2) ;
20 Moujiri (Samara, RUS, 29/22/0) ;
21 Martsvaladze (Dynamo Kiev, UKR,
22/6/1) ; 11 Mchedlidze (Empoli, ITA,
17/0/0).
Jaune
Bleu
Jaune
2. Landreau, 3. Frey », a dit Domenech.
Et ce statut de numéro 2, à quoi le
doit-il, au fait ? Aux 48 matches
qu’il a passés sur le banc des Bleus
depuis six ans à contempler Barthez, Letizi, Ramé ou Coupet et à
attendre fidèlement et discrètement son heure ? Ou tout simplement à son talent de gardien de
but ? Pernicieuses pour certains,
pertinentes pour d’autres, ces questions ont souvent accompagné la
7 remplaçants à choisir parmi :
Noir
Noir
SIX ANS après ses débuts en bleu,
Mikaël Landreau va fêter, à un
rythme d’escargot, sa cinquième
sélection (lire ci-dessous) ce soir
contre la Géorgie. Il la doit à
l’absence de Grégory Coupet, rentré à Lyon soigner une déchirure
d’environ deux centimètres à la
sangle abdominale, et à son statut
de numéro 2 au poste, réaffirmé
dimanche par le sélectionneur en
conférence de presse. « 1. Coupet,
L’équipe de Géorgie qui entrera sur la
pelouse de l’Abbé-Deschamps ce soir
ne ressemblera pas forcément à celle
que la France a battue en septembre à
Tbilissi (3-0). En défense centrale,
Kaladze, le capitaine, sera cette fois
titulaire. Le joueur de l’AC Milan était
blessé à un genou lors de la première
confrontation. En attaque, Iachvili et
Demetradze devraient être associés.
Car Toppmöller sera privé d’un cadre
important : l’attaquant Arveladze
(63 sélections, 16 buts). L’attaquant
de l’AZ Alkmaar, âgé de trente-quatre
ans, a mis un terme à sa carrière
internationale, lassé par les blessures à
répétition. L’attaquant géorgien
souhaite jouer un dernier match chez
lui à Tbilissi. Il n’était déj
éjà donc pas du
voyage en Lituanie samedi. La Géorgie
s’y est incliné (0-1) sans avoir
pourtant démérité. Avec ce résultat,
les Géorgiens sont passés avantderniers du groupe, avec seulement
deux victoires en sept matches, contre
les Îles Féroé (6-0 et 3-1).
5
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
FOOTBALL CHAMPIONNAT D’EUROPE DES NATIONS 2008 (qualifications)
Ribéry quatre ans
au Bayern
LITUANIE-ITALIE
L’Italie s’en remet à Inzaghi
Privés de Gilardino et de Toni, les Azzurri misent sur l’état de grâce
du Milanais.
AUJOURD’HUI, 21 H 45 (20 H 45, heure française),
À KAUNAS, STADE S. DARIUS ET S. GIRENAS
(TPS Foot)
LITUANIE : Karcemarskas – Klimavicius, Skerla, Zvirgzdauskas, Paulauskas –
M. Stankevicius, Semberas, Savenas, Morinas – Benuisis, Danilevicius (cap.).
Entraîneur : A. Liubinskas.
ITALIE : Buffon – Zambrotta, Cannavaro (cap.),Materazzi,Tonetto – Pirlo – Quagliarella (ou Diana), De Rossi, Perrotta, Di Natale – Inzaghi. Entraîneur : R. Donadoni.
Arbitre : M. Vink (HOL).
Les derniers détails de son transfert réglés aujourd’hui, l’international se rend
à Munich demain matin. L’OM récupèrera 25 millions d’euros.
et faire en sorte de nous comporter en
adultes, c’est-à-dire ne plus se reposer
sur notre actionnaire, Robert LouisDreyfus. Il est hors de question de
refaire les mêmes erreurs que celles
qui ont suivi le transfert de Drogba :
totalement bousculer l’effectif de fond
en comble. »
Il reste qu’en deux semaines et demie
Marseille s’est enrichi d’une manne de
plus de 40 M, avec les 16 M de
recettes prévisibles pour la première
phase de la Ligue des champions et les
25 M du transfert de Ribéry. Mais,
juré promis, l’OM ne fera pas de folies,
assure son président : « Nous allons
négocier en fin de semaine ou début de
semaine prochaine avec Liverpool en
GROUPE A
GROUPE D
GROUPE F
RÈGLEMENT
DÉJÀ JOUÉS. – 16 août : BelgiqueKazakhstan, 0-0. 2 septembre : SerbieAzerbaïdjan, 1-0 ; Pologne-Finlande, 1-3.
6 septembre : Azerbaïdjan-Kazakhstan,
1-1 ; Finlande-Portugal, 1-1 ; ArménieBelgique, 0-1 ; Pologne-Serbie, 1-1.
7 octobre : Arménie-Finlande, 0-0 ;
Kazakhstan-Pologne, 0-1 ; SerbieBelgique, 1-0 ; Portugal-Azerbaïdjan,3-0.
11 octobre : Belgique-Azerbaïdjan,3-0 ;
Kazakhstan-Finlande : 0-2 ; Serbie-Arménie : 3-0 ; Pologne-Portugal : 2-1.
15 novembre : Finlande-Arménie, 1-0 ;
Belgique-Pologne, 0-1 ; PortugalKazakhstan, 3-0. 24 mars : PologneAzerbaïdjan, 5-0 ; Portugal-Belgique,
4-0 ; Kazakhstan-Serbie, 2-1. 28 mars :
Azerbaïdjan-Finlande, 1-0 ; PologneArménie, 1-0 ; Serbie-Portugal, 1-1.
2 juin : Finlande-Serbie, 0-2 ; Kazakhstan-Arménie, 1-2 ; AzerbaïdjanPologne, 1-3 ; Belgique-Portugal, 1-2.
PROCHAINE JOURNÉE. – Mercredi 22 août : Finlande-Kazakhstan,
Arménie-Portugal, Belgique-Serbie.
GROUPE C
AUJOURD’HUI
Grèce - Moldavie
Bosnie-Herzégovine - Malte
Norvège - Hongrie
Classement
Pts J. G. N. P. p.
— — — — — —
1. Grèce
15 6 5 0 1 10
2. Turquie 13 6 4 1 1 16
3. Bosnie-H. 10 6 3 1 2 13
4. Norvège 10 6 3 1 2 13
5. Hongrie
6 6 2 0 4 7
6. Malte
4 6 1 1 4 5
7. Moldavie 2 6 0 2 4 3
c.
—
4
6
14
6
10
14
13
Diff.
—
+6
+10
-1
+7
-3
-9
-10
DÉJÀ JOUÉS. – 2 septembre : Moldavie-Grèce, 0-1 ; Hongrie-Norvège, 1-4 ;
Malt e - Bo snie -Herzégovine, 2-5.
6 septembre : Norvège-Moldavie, 2-0 ;
Bosnie-Herzégovine - Hongrie, 1-3 ; Turquie-Malte, 2-0. 7 octobre : Moldavie Bosnie-Herzégovine, 2-2 ; HongrieTurquie, 0-1 ; Grèce-Norvège, 1-0.
11 octobre : Bosnie-Herzégovine Grèce, 0-4 ; Malte-Hongrie, 2-1 ; TurquieMoldavie 5-0. 24 mars : Moldavie-Malte,
1-1 ; Grèce-Turquie, 1-4 ; Norvège - Bosnie-Herzégovine, 1-2. 28 mars : TurquieNorvège, 2-2 ; Malte-Grèce, 0-1 ;
Hongrie-Moldavie, 2-0. 2 juin : GrèceHongrie, 2-0 ; Norvège-Malte, 4-0 ; Bosnie-Herzégovine - Turquie, 3-2.
PROCHAINE JOURNÉE. – Samedi
8 septembre : Moldavie-Norvège,
Hongrie - Bosnie-Herzégovine, MalteTurquie.
APRÈS S’ÊTRE ACCORDÉ une année sabbatique au sortir de la finale de la
Coupe du monde, Francesco Totti (31 ans le 27 septembre) a laissé entrevoir, dans
le journal Il Messaggero, qu’il était prêt à revenir, sous certaines conditions, en
sélection. « Cette année, j’ai joué plus de cinquante matches et je dois m’arrêter,
penser à me reposer et à ma famille. En juillet, je téléphonerai à Gigi Riva (manager
de l’équipe d’Italie), je lui dirai comment je suis et ce que je pense faire. Je suis prêt
à disputer les matches importants de l’Italie », explique le capitaine de la Roma,
qui a finalement renoncé à se faire enlever une plaque dans une cheville durant
cette intersaison.
Donadoni, le sélectionneur italien, n’a pas commenté ces déclarations. Le nouveau président de la FIGC (la Fédération italienne) s’en est chargé pour lui. Giancarlo Abete, qui espère également parvenir à convaincre Nesta de revenir en sélection, a assuré que toute la clarté sur le cas de Totti serait faite après le match de ce
soir. Le défenseur de l’AC Milan et le Romain pourraient alors effectuer leur retour
lors du match décisif contre la France, le 8 septembre à Milan. Enfin, pour augmenter ses chances face aux Bleus, l’Italie envisage d’avancer la reprise du Calcio dès le
19 août. – B. Li.
Encore quelques heures et Franck Ribéry s’envolera pour l’Allemagne afin d’y parapher demain matin son
nouveau contrat avec le Bayern. Mais le premier buteur des Bleus contre l’Ukraine (notre photo) veut d’abord
terminer au mieux son travail ce soir face à la Géorgie.
(Photo Richard Martin)
AUJOURD’HUI
Classement
Pts J. G. N. P. p.
— — — — — —
1. Allemagne 16 6 5 1 0 27
2. Rép. tchèque 14 7 4 2 1 15
3. Eire
13 7 4 1 2 12
4. Slovaquie 9 6 3 0 3 15
5. Galles
7 6 2 1 3 8
6. Chypre
4 6 1 1 4 9
7. St-Marin 0 6 0 0 6 1
Suède-Islande
Liechtenstein-Espagne
Lettonie-Danemark
c.
—
3
4
8
11
9
16
36
Diff.
—
+24
+11
+4
+4
-1
-7
-35
DÉJÀ JOUÉS. – 2 septembre : République tchèque - Galles, 2-1 ; AllemagneEire, 1-0 ; Slovaquie-Chypre, 6-1. 6 septembre : Saint-Marin - Allemagne, 0-13 ;
Slovaquie - République tchèque, 0-3.
7 octobre : République tchèque - SaintMarin, 7-0 ; Pays de Galles - Slovaquie,
1-5 ; Chypre-Eire, 5-2. 11 octobre : Eire République tchèque, 1-1 ; Slovaquie-Allemagne, 1-4 ; Galles-Chypre, 3-1.
15 novembre : Eire - Saint-Marin, 5-0 ;
Chypre-Allemagne, 1-1. 7 février 2007 :
Saint-Marin - Eire, 1-2. 24 mars : République tchèque - Allemagne, 1-2 ; EireGalles : 1-0 ; Chypre-Slovaquie, 1-3.
28 mars : Galles - Saint-Marin, 3-0 ; EireSlovaquie, 1-0 ; République tchèque Chypre, 1-0. 2 juin : Allemagne - SaintMarin, 6-0 ; Galles - République tchèque,
0-0.
PROCHAINE JOURNÉE. – Mercredi
22 août : Saint-Marin - Chypre.
GROUPE E
AUJOURD’HUI
Croatie - Russie
Andorre - Israël
Estonie - Angleterre
Classement
Pts J. G. N. P. p.
— — — — — —
1. Croatie 16 6 5 1 0 16
2. Russie
14 6 4 2 0 11
3. Israël
14 7 4 2 1 15
4. Angleterre 11 6 3 2 1 9
5. Macédoine 7 7 2 1 4 6
6. Estonie
0 6 0 0 6 0
7. Andorre
0 6 0 0 6 1
c.
—
4
1
7
2
7
11
26
Diff.
—
+12
+10
+8
+7
-1
-11
-25
DÉJÀ JOUÉS. – 16 août : Estonie-Macédoine, 0-1. 2 septembre : AngleterreAndorre, 5-0 ; Estonie-Israël, 0-1. 6 septe m b re : R u ss i e- C r o at i e, 0- 0 ;
Israël-Andorre, 4-1 ; Macédoine-Angleterre, 0-1. 7 octobre : Angleterre-Macédoine, 0-0 ; Croatie-Andorre,7-0 ; RussieIsraël, 1-1. 11 octobre : Croatie Angleterre, 2-0 ; Russie-Estonie, 2-0 ;
Andorre-Macédoine, 0-3.
15 novembre : Israël-Croatie, 3-4 ;
Macédoine-Russie, 0-2. 24 mars : IsraëlAngleterre, 0-0 ; Estonie-Russie, 0-2 ;
Croatie-Macédoine, 2-1. 28 mars :
Andorre-Angleterre, 0-3 ; Israël-Estonie,
4-0. 2 juin : Estonie-Croatie, 0-1 ; Russie Andorre, 4-0 ; Macédoine-Israël, 1-2.
PROCHAINE JOURNÉE. – Mercredi
22 août : Estonie-Andorre.
Classement
Pts J. G. N. P. p.
— — — — — —
1. Irlande du N. 13 6 4 1 1 10
2. Suède
12 5 4 0 1 9
3. Espagne 12 6 4 0 2 11
4. Danemark 7 4 2 1 1 7
5. Islande
4 6 1 1 4 5
6. Liechtenstein 4 6 1 1 4 4
7. Lettonie
3 5 1 0 4 4
c.
—
7
4
6
2
10
16
5
Diff.
—
+3
+5
+5
+5
-5
-12
-1
DÉJÀ JOUÉS. – 2 septembre :
Espagne-Liechtenstein, 4-0 ; Irlande du
Nord - Islande, 0-3 ; Lettonie-Suède, 0-1.
6 septembre : Islande-Danemark, 0-2 ;
Irlande du Nord - Espagne, 3-2 ; SuèdeLiechtenstein, 3-1. 7 octobre : Danemark - Irlande du Nord, 0-0 ; LettonieIslande, 4-0 ; Suède-Espagne, 2-0.
11 octobre : Islande-Suède, 1-2 ; Liechtenstein-Danemark, 0-4 ; Irlande du
Nord - Lettonie, 1-0. 24 mars : EspagneDanemark, 2-1 ; Liechtenstein - Irlande du
Nord, 1-4. 28 mars : Irlande du Nord Suède, 2-1 ; Liechtenstein-Lettonie, 1-0 ;
Espagne-Islande, 1-0. 2 juin : DanemarkSuède, 3-3, arrêté (*) ; LettonieEspagne, 0-2 ; Islande-Liechtenstein, 1-1.
PROCHAINE JOURNÉE. – Mercredi
22 août : Irlande du Nord - Liechtenstein.
(*) Le résultat de ce matchn’est pas pris en
compte dans le classement ci-dessus car il
a été arrêté à la 89e minute par l’arbitre,
M. Fandel (ALL), agressé par un supporter
danois.
Ayant reçu les rapports de l’arbitre et du
délégué, la commission de discipline de
l’UEFAprocédera à des auditionsvendredi
et rendra une décision ensuite.
GROUPE G
AUJOURD’HUI
Roumanie - Slovénie
Bulgarie - Bélarus
Luxembourg - Albanie
Classement
Pts J. G. N. P. p.
— — — — — —
1. Roumanie 14 6 4 2 0 12
2. Pays-Bas 14 6 4 2 0 8
3. Bulgarie 12 6 3 3 0 9
4. Bélarus
7 6 2 1 3 9
5. Albanie
6 6 1 3 2 5
6. Slovénie 4 6 1 1 4 5
7. Luxembourg 0 6 0 0 6 1
c.
—
4
2
3
13
6
10
11
Diff.
—
+8
+6
+6
-4
-1
-5
-10
DÉJÀ JOUÉS. – 2 septembre : Roumanie-Bulgarie, 2-2 ; Bélarus-Albanie, 2-2 ;
Luxembourg - Pays-Bas, 0-1.
6 septembre : Pays-Bas - Bélarus, 3-0 ;
Albanie-Roumanie, 0-2 ; Bulgarie-Slovénie, 3-0. 7 octobre : Roumanie-Bélarus,
3-1 ; Bulgarie - Pays-Bas, 1-1 ; SlovénieLuxembourg, 2-0. 11 octobre : BélarusSlovénie, 4-2 ; Luxembourg-Bulgarie,
0-1 ; Pays-Bas - Albanie, 2-1. 24 mars :
Pays-Bas - Roumanie, 0-0 ; LuxembourgBélarus, 1-2 ; Albanie-Slovénie, 0-0.
28 mars : Roumanie-Luxembourg, 3-0 ;
Slovénie - Pays-Bas, 0-1 ; Bulgarie-Albanie, 0-0. 2 juin : Albanie-Luxembourg,
2-0 ; Bélarus-Bulgarie, 0-2 ; SlovénieRoumanie, 1-2.
PROCHAINE JOURNÉE. – Samedi
8 septembre : Bélarus-Roumanie, PaysBas - Bulgarie, Luxembourg-Slovénie.
Les deux premiers de chaque groupe sont
qualifiés pour l’Euro, du 7 au 29 juin 2008
en Autriche et en Suisse (qualifiés d’office
comme pays organisateurs). À l’issue des
matches de qualification, en cas d’égalité
de points entre deux ou plusieurs équipes
d’un groupe, les critères suivants seront
appliqués pour déterminer le classement :
1. nombre de points obtenus dans les rencontres directes ; 2. différence de buts lors
des rencontres directes ; 3. buts marqués
dans les rencontres directes ; 4. buts marqués à l’extérieur lors des rencontres
directes. Si, après l’application des critères 1 à 4 à plusieurs équipes, deux ou
plus sont toujours à égalité, les critères 1
à 4 seront à nouveau appliqués pour
déterminer leur classement. Si cette procédure ne permet toujourspas de les différencier, les critères suivants seront appliqués : 1. meilleure différence de but
générale, 2. meilleure attaque générale,
3. meilleure attaque générale à l’extérieur, 4. fair-play, 5. tirage au sort.
FESTIVAL INTERNATIONAL
ESPOIRS DE TOULON
France - Portugal
en demi-finales
GROUPE A, LUNDI, Allemagne-France :
1-4. Côte d’Ivoire - Japon : 1-0. Classement.
– 1. FRANCE, 9 pts (+ 9) ; 2. CÔTE
D’IVOIRE, 4 (– 1) ; Japon, 3 (- 4) ; 3. Allemagne, 1 (– 4). Déjà joués. – 31 mai : Côte
d’Ivoire - France, 0-2 ; Allemagne-Japon,
1-2. 2 juin : France-Japon : 5-1 ; Allemagne - Côte d’Ivoire : 0-0.
GROUPE B, HIER, Pays-Bas - Portugal :
0-0 ; Ghana-Chine : 1-2. Classement.
– 1. CHINE, 7 pts (+ 2) ; 2. PORTUGAL,
5 (+ 1) ; 3. Pays-Bas, 2 (– 1) ; 4. Ghana,
1 (– 2). Déjà joués. – 1er juin : Chine-Portugal : 1-1 ; Ghana - Pays-Bas : 1-1. 3 juin :
Ghana-Portugal : 0-1 ; Chine - Pays-Bas : 2-1.
Les matches se jouent en deux mi-temps de
quarante minutes.
DEMI-FINALES. – DEMAIN, à Toulon (stade
Mayol), 19 heures : Chine - Côte d’Ivoire
(Eurosport) ; 21 heures : France-Portugal
(Eurosport).
La finale (21 heures, Eurosport) et le match
pour la 3e place (19 heures) auront lieu samedi 9 juin à Toulon (stade Mayol).
CHAMPIONNAT D’EUROPE
ESPOIRS 2009 (qualifications,
groupe 10). – VENDREDI, à Brest,
France - Roumanie : 1-1. HIER, Malte Roumanie : 0-1. Classement. – 1. Roumanie, 4 pts (+ 1, 2 m.) ; 2. France, 1 (0,
1 m.) ; 3. Bosnie-Herzégovine, Galles, 0
(0, 0 m.) ; 5. Malte, 0 (– 1, 1 m.).
Le premier de chacun des 10 groupeset les
quatre meilleurs deuxièmes disputeront
les sept barrages qualificatifs pour la
phase finale, qui aura lieu en Suède (qualifiée d’office), en juin 2009.
MATCHES AMICAUX. – HIER,
Japon - Colombie : 0-0. À Dortmund (ALL),
Brésil - Turquie : 0-0. À Barcelone (ESP),
Algérie - Argentine : 3-4. Buts. – ALGÉRIE :
An. Yahia (13e), Belhadj (43e, 76e) ;
ARGENTINE : Tevez (2e s.p.), Messi (55e
s.p., 74e), Cambiasso (57e). Koweït - Portugal : 1-1. Buts. – KOWEÏT : Al-Shakire
(88e) ; PORTUGAL : Joao Tomas (73e).
Jamaïque - Chili : n.p. Mexique - Paraguay : n.p.
vue de conserver Djibril Cissé, dans le
but de préserver aussi nos intérêts. La
piste Giuly afin de remplacer Ribéry ?
Pour l’instant, il s’agit d’un appel du
pied du joueur de Barcelone. Il reste à
savoir dans quelles conditions cela
pourrait se faire. Je le dis tout net, nous
ne surpayerons personne. »
DOMINIQUE ROUSSEAU
AUJOURD’HUI, 17 H 15 (18 H 15, heure française),
À TOFTIR, SVANGASKARD STADIUM (TPS Foot)
ÎLES FÉROÉ : Mikkelsen – Danielsen, Johannensen, J. Jacobsen, Djurhuus – Borg,
Olsen, Thomassen, C. Jacobsen – R. Jacobsen, Holst. Entraîneur : J. M. Olsen.
ÉCOSSE : Gordon – G. Alexander, Weir, McManus, Naysmith – Hartley, Ferguson,
Fletcher, Maloney – O’Connor, Boyd. Entraîneur : A. McLeish.
Arbitre : M. Kasnaferis (GRE).
L’ÉCOSSE RETROUVE ce soir le
stade champêtre de Toftir. Et ne s’en
réjouit pas. Elle a déjà concédé ici deux
matches nuls. En 1999 (1-1) comme en
2002 (2-2, en étant menés 0-2 au bout
de 12 minutes), les Écossais s’étaient
fait éjecter de la course à l’Euro. Trois
joueurs actuels ont connu ces deux
bides : le capitaine, Barry Ferguson, et
les défenseurs David Weir et Graham
Alexander.
Et les cicatrices restent profondes.
Weir : « Si ce n’était pas pour le football, je n’irais jamais aux îles Féroé... Ils
essaient, en nous ramenant à Toftir,
d’exploiter tous les avantages imaginables. Mais il faut retenir le 6-0 à Celtic Park (à l’aller). Et depuis, on a battu
la France, la campagne avance bien,
donc on y va avec confiance. » Les
Écossais devront se passer au milieu de
l’enfant terrible du jeu écossais, Scott
Brown (passé pour 6 M des Hibernians au Celtic).
En l’absence de Miller et de McFadden,
eux aussi blessés, Garry O’Connor a
fêté son retour en inscrivant, vendredi,
le but vainqueur en Autriche (1-0) en
amical. Lui et Kris Boyd avaient marqué trois fois contre les Féroé en septembre. – R. Th.
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Équateur - Pérou (à Barcelone, ESP).
MERCREDI 6 JUIN 2007
PAGE 5
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Rouge
Noir
Jaune
Rouge
Diff.
—
+9
+10
+6
+2
-3
-6
-5
-13
Totti de retour contre la France ?
L’Écosse et sa bête noire
Allemagne-Slovaquie
c.
—
6
5
4
5
8
10
7
16
BERNARD LIONS
ÎLES FÉROÉ - ÉCOSSE
AUJOURD’HUI
Arménie-Pologne
Finlande-Belgique
Kazakhstan-Azerbaïdjan
Classement
Pts J. G. N. P. p.
— — — — — —
1. Pologne 19 8 6 1 1 15
2. Portugal 14 7 4 2 1 15
3. Serbie
14 7 4 2 1 10
4. Finlande 11 7 3 2 2 7
5. Belgique 7 7 2 1 4 5
6. Kazakhstan 5 7 1 2 4 4
7. Arménie 4 6 1 1 4 2
8. Azerbaïdjan 4 7 1 1 5 3
FILIPPO INZAGHI (33 ans) n’en finit
plus de soigner sa sortie, en cette fin de
saison à rallonge. Héros d’Athènes, le
23 mai dernier, il a encore été celui de
Thorshavn, samedi. Comme lors de la
finale de la Ligue des champions face à
Liverpool (2-1), le Milanais a réussi un
doublé aux Îles Féroé (2-1). « Je dois
remercier mes équipiers. Ils ont joué
pour me faire marquer, lance “SuperPippo”, désormais septième meilleur
buteur de l’histoire des Azzurri (avec
vingt-cinq buts en cinquante-quatre
sélections), et deuxième en activité, à
deux longueurs de Del Piero. L’ouverture de Pirlo (sur son premier but) est
un schéma travaillé au Milan. Mais le
plus important, ce sont ces trois
points. » Ils ont en effet permis aux
champions du monde de s’installer,
pour la première fois dans ces éliminatoires, à la deuxième place, synonyme
de qualification pour l’Euro 2008. De la
Lituanie à la Lituanie, le redressement
de l’Italie est spectaculaire. Elle avait
débuté ses éliminatoires en concédant
le nul à Naples, devant les Lituaniens
(1-1, le 2 septembre, but... d’Inzaghi).
Mais depuis son revers au Stade de
France (1-3, le 6 septembre), elle a
enchaîné quatre succès de rang.
Privée de Totti – meilleur buteur de la
Serie A (lire ci-dessous) –, de Gilardino et de Toni (convalescents), la Nazionale s’en remettra une nouvelle fois à
Inzaghi pour réussir la passe de cinq.
Après avoir aligné jusqu’à trois attaquants (contre l’Ukraine, 2-0 et la
Lituanie à l’aller), Donadoni pourrait
n’en faire débuter qu’un seul, ce soir. À
l’instar de Lippi (28 équipes différentes
en 29 parties), son successeur ne possède pas de schéma de jeu figé. Donadoni en a déjà testé quatre en huit sor-
Bleu
AUJOURD’HUI
de notre envoyé spécial
Jaune
Rouge
Jaune
ses nouvelles recrues : Luca Toni (Fiorentina) et Franck Ribéry. Marseille va
encaisser 25 M du Bayern Munich,
trois ans après avoir reçu 33 M de
Chelsea pour Didier Drogba. Une première expérience qui doit servir
d’exemple pour Pape Diouf : « La priorité, c’est de restaurer la place financière, assurer la stabilité des comptes
KAUNAS – (LIT)
Noir
Bleu
Noir
LES MOIS DE JUIN de Franck Ribéry
en équipe de France sont décidément
agités. Il y a deux ans, l’attaquant quittait Galatasaray pour l’OM. L’année
dernière, le feuilleton de son possible
transfert à Lyon escortait les premières
rencontres des Bleus en Coupe du
monde. Aujourd’hui, après avoir finalisé les dernières modalités de la transaction estimée à 25 M en faveur de
Marseille et sous réserve que le joueur
satisfasse à la traditionnelle visite
médicale demain, l’OM et le Bayern
Munich vont officialiser son départ de
la Canebière pour la Bavière.
« Il ne reste plus que quelques détails à
régler, nous a confirmé hier Pape
Diouf, le président marseillais, mais la
transaction sera conclue vraisemblablement demain (aujourd’hui) et Ribéry partira jeudi à Munich afin de passer
la visite médicale et signer son
contrat. »
À vingt-quatre ans, le premier buteur
des Bleus contre l’Ukraine (2-0)
s’engagera donc demain pour quatre
saisons en faveur du club bavarois. Le
montant de la transaction constitue le
record dans l’histoire du club de Willy
Sagnol. Il égale celui de la Bundesliga
(25 M pour Amoroso de Parme au
Borussia Dortmund en 2001).
En Bavière, Ribéry percevra un salaire
annuel estimé à 4 M net. Ce soir, le
natif de Boulogne-sur-Mer sera donc
pour la dernière fois international alors
qu’il est encore contractuellement lié
pour quelques heures à l’Olympique de
Marseille.
Depuis l’annonce, samedi dernier dans
L’Équipe, du très probable transfert de
Ribéry en Bavière, aucun autre club ne
s’est manifesté. Et, si cela avait été le
cas, l’OM n’y aurait sans doute pas
donné suite. « Le Bayern s’est toujours
comporté de manière très correcte
depuis qu’il a manifesté son intérêt,
poursuit Pape Diouf. À partir du
moment où le joueur est d’accord pour
aller à Munich et que nos conditions
financières sont acceptées, il n’était
pas question d’envisager d’autres
pistes. »
Le club munichois accueillera donc
demain après-midi au moins deux de
ties : le 4-3-3, le 4-4-2, le 4-2-3-1 et le
4-1-4-1. Ce dernier système, performant en Géorgie (3-1), pourrait être
ressorti à Kaunas. Del Piero, titularisé
aux Féroé, ferait les frais de ce nouveau toilettage tactique. « Mais je
n’exclus pas d’utiliser aussi le
4-2-3-1 », a lâché Donadoni, pour
mieux brouiller les cartes.
L’Italie pourra compter sur Ambrosini
(mollet droit) et Zambrotta (genou
droit), dispensés du déplacement à
Thorshavn, et, surtout, sur la gagne de
l’insatiable Inzaghi. « Ces parties
contre la Lituanie sont les plus difficiles
à jouer, si tu les sous-estimes. Or, l’Italie ne peut se permettre d’impair. Pour
affronter au mieux la France et
l’Ukraine (en septembre), on doit
l’emporter. » Après, c’est promis :
« SuperPippo » s’accordera enfin des
vacances bien méritées.
6
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Jaune
FOOTBALL LIGUE 1
« C’est mon démon de midi »
GUY ROUX, nouvel entraîneur de Lens, explique pourquoi, à soixante-huit ans, il a été rattrapé par sa passion du banc.
La veille, dans une jubilation malicieuse, Guy Roux avait laissé
entendre que sa conférence de presse aurait lieu, ce mardi, à midi, à
Tours. « C’est équidistant de Lens et de Bordeaux… », glissait-il
comme pour protéger un secret pourtant éventé. Hier, comme tout le
laissait entendre, c’est à la Gaillette, le centre d’entraînement du
RC Lens, que l’ancien coach emblématique de l’AJ Auxerre s’est présenté face aux médias. Guy Roux s’est engagé pour deux ans comme
entraîneur de l’équipe professionnelle. Sur la route qui le ramenait à
Auxerre, il a accepté, pour L’Équipe, de revenir sur les raisons qui l’ont
conduit à se réinstaller dans le grand cirque de la L 1.
LENS –
de notre envoyé spécial
« POURQUOI REPLONGER, deux
ans après avoir quitté le banc
d’Auxerre ?
– Cela s’est fait rapidement. Ce
n’était pas dans mes projets. La
preuve, j’avais retenu une maison
pour partir en vacances en Corse, du
15 au 30 juillet, avec mes petitsenfants. En début de semaine dernière, un ami m’a “ allumé ” en
disant que je pouvais aller dans deux
clubs, Bordeaux et Lens. Mercredi,
Lens m’a appelé. J’ai décidé d’écouter. On a eu une première réunion de
travail. Ensuite, j’ai parlé avec JeanLouis Triaud (président de Bordeaux)
et Nicolas de Tavernost (président de
M 6, actionnaire des Girondins). Ils se
sont montrés très insistants. Il fallait
d’abord qu’ils libèrent Ricardo, ce
''
J’ai compris
que je devenais embêtant
''
Guy ROUX
une équipe de L 1, c’est beaucoup de
risques.
– Lorsque vous commentiez
des matches pour Canal +,
l’envie du banc vous démangeait-elle ?
– Pas vraiment. Je me disais plutôt,
e n p e n sa n t au x e n tr aî n e u rs
d’équipes menacées notamment,
comme Antonetti (Nice) ou Furlan
(Troyes) : “ Mais comment fontils ? ” Vous savez, quand les hommes
étaient vieux à cinquante ans et qu’ils
courtisaient des jeunes filles, on parlait du démon de midi. Ce qui
m’arrive là, c’est mon démon de midi
avec le ballon.
– La charte du football précise
qu’un entraîneur ne peut exercer au-delà de soixante-cinq
ans…
– (Il coupe.) Cette clause existe, oui.
Mais lorsque j’ai eu mon dernier
contrat à Auxerre, j’ai dû m’adresser
à la commission fédérale d’appel, qui
l’a homologué jusqu’à soixante-six
ans et demi. Cette commission s’est
appuyée sur un article du Code du
travail qui interdit à toute convention
collective d’imposer des restrictions
liées à l’âge. Dans le cas contraire, on
s’expose à des sanctions pénales. Il y
a donc une jurisprudence “ Guy
Roux ” en la matière… Mon contrat à
Lens a été envoyé à la FFF. J’espère
que, cette fois, il sera homologué du
premier coup.
– À Lens, il vous sera plus difficile de marteler que vous jouez
le maintien…
– Mais ça commence toujours par là.
Si on obtient le maintien de bonne
heure, on pourra faire mieux.
– Aurez-vous des attributions
d’entraîneur-manager, comme
à Auxerre jusqu’en 2005 ?
– Mes attributions seront moins
larges. Je m’occuperai de l’entraînement et du recrutement, en collaboration avec les dirigeants. Mais je ne
m’occuperai pas de la formation. Il y
a un personnel suffisant et de qualité
pour ça. À Auxerre, il y avait un personnel de qualité, mais insuffisant en
nombre.
– N’avoir connu qu’un seul
club, était-ce une idée qui vous
frustrait ?
– Non. J’aurais pu partir plusieurs
fois. À chaque fois, ce qui m’a retenu,
c’est qu’il y avait des jeunes formidables en train de se former et je voulais les voir jouer avec les pros. Avoir
attendu Philippe Mexès ou Djibril Cissé ne m’a pas trop gêné.
– Rêvez-vous d’atteindre la
barre des 1 000 matches sur un
banc en L 1 ?
– C’est un rêve, oui, parmi d’autres,
comme de gagner enfin une Coupe
de la Ligue ou une Coupe d’Europe.
J’en ai encore un autre : devenir le
premier entraîneur à gagner cinq fois
la Coupe de France. Pour l’instant, je
suis ex aequo avec M. Cheuva,
entraîneur de Lille (vainqueur en
1947, 1948, 1953 et 1955).
– À l’image de ces acteurs qui
aimeraient mourir sur les
planches, vous verriez-vous
mourir sur un banc ?
– Oh non… Ou alors à la fin du
match, si on l’a gagné. Si je mourais à
la 71e minute, j’aurais raté vingt
minutes de match. Plus le temps
additionnel… »
JÉRÔME TOUBOUL
Rouge
Rouge
Jaune
Bleu
68 ans, né le 18 octobre 1938
à Colmar (Haut-Rhin).
Carrière de joueur (milieu) :
Auxerre (1951-1957), Poitiers
(1957-1958), Limoges (1958-1961)
et Auxerre (1961-1968).
Palmarès de joueur. – Néant.
Carrière d’entraîneur : Auxerre
(entraîneur, 1961-2000 ; manager
général, 2000-2001 ; entraîneur,
2001-2005) ; Lens (à partir de
juillet 2007).
Palmarès. – Vainqueur : Coupe de
France 1994, 1996, 2003 et 2005 ;
champion : France 1996, France
D 2 1980.
Bilan en Coupe d’Europe : 14 (*)
participations (2 C 1, 1 C 2 et 12 C 3),
90 matches dirigés.
Pr em ie r ma t c h e n Cou p e
d’Europe: 19 septembre1984, Sporting Portugal - Auxerre (2-0).
Bi l a n e n L 1 : 2 4 s ais o n s ,
890 matches dirigés (1980-2005).
Premier match en L 1 : 24 juillet
1980, Bastia - Auxerre (2-0).
(*) En 2002-2003,Auxerre a commencé en C 1, puis a été reversé en C 3.
Jaune
Bleu
Noir
qu’ils ont fait. J’ai beaucoup hésité
entre Lens, Bordeaux et… aller nulle
part. Hier matin (lundi), j’ai travaillé
avec les Lensois, mais je devais
encore réfléchir par rapport à Bordeaux.
– Sur quels critères avez-vous
tranché ?
– J’ai trouvé que Lens était plus
conforme à mon tempérament
d’homme de l’Est, du froid. Bordeaux, c’est le Sud-Ouest. C’est une
équipe de Sud-Américains. Moi, je
n’en ai entraîné qu’un dans ma vie,
Pedro Reyes (défenseur chilien
d’Auxerre de 1999 à 2002). Au final,
j’ai pensé que je serais plus dans mon
milieu à Lens.
– Pe n s ez -v o us a vo i r f a i t
preuve d’ingérence dans le
domaine de l’entraîneur ?
– J’avais mis des garde-fous. Depuis
deux ans, je m’interdisais d’assister à
une seule minute d’un entraînement
ou d’entrer dans le vestiaire. Troisième précaution : je n’ai pas dit un
seul mot dans la presse sur l’équipe
pro de l’AJA. Je vivais avec le centre
de formation, mon bureau y était.
– À soixante-huit ans, que
représente cette sorte de deuxième carrière d’entraîneur ?
– Un grand événement dans ma vie.
Je me relance alors que j’étais douillettement installé dans ma vie de
consultant (Canal + et Europe 1) et
dans mon travail avec les jeunes
d’Auxerre. C’était un gros travail,
mais sans risque majeur. Entraîner
Noir
– Également pour son environnement populaire ?
– À Bordeaux, il y a un bon peuple
aussi. Pendant des années, avec
Auxerre, je suis parti en stage à Soullac-sur-Mer. Mais bon… C’est assez
cohérent qu’il y ait des Sud-Américains à Bordeaux. C’est la ville française la plus proche de l’Amérique du
Sud. Le Sud-Ouest, c’est hispanisant
(il sourit). Là-bas, ce sont des bruns. À
Lens, ce sont des blonds…
– Votre inimitié avec Michel
Pavon (recruteur des Girondins) compliquait-elle la piste
bordelaise ?
– C’est une inimitié passée. Sur un
stade, cette saison, on s’est serré la
main. Je suis coléreux, parfois, mais
pas rancunier du tout. Je peux supposer qu’il est comme ça. Bien sûr, j’ai
posé la question aux dirigeants bordelais. M. Triaud m’a dit qu’il n’y
aurait aucun
problème
avec Pavon.
Ce qui a plus
pesé, dans
mo n choix,
c’est ce qu’il s’était passé le jour de
mes soixante ans. On était venus
jouer avec Auxerre à Lens. Dans tout
Bollaert, il y avait des banderoles
“ Bon anniversaire, Guy ! ” avec des
lampes de mineur allumées dans le
public. Le club m’en a offert une.
C’est peut-être le plus beau soir de
ma carrière d’entraîneur en dehors
des finales gagnées avec l’AJA.
– Jeudi dernier, vous aviez
publié un communiqué indiquant que vous ne vous occupiez plus du recrutement de
l’AJ Auxerre. Fallait-il comprendre qu’une page allait se
tourner ?
– C’était sûrement dans mon sub-
conscient. Disons qu’Auxerre a eu de
bons résultats cette saison, avec les
pros comme avec les jeunes. Habitant ma coquille, je ne me rends pas
compte comment elle est perçue à
l’extérieur. Je sous-estime ma notoriété, je l’oublie facilement. Donc je
n’ai pas pensé un seul instant que je
pouvais gêner les autres gens du
club. Que je pouvais leur faire de
l’ombre, même en dormant…
– Que s’est-il passé avec Jean
Fernandez, visiblement agacé ?
– J’ai été surpris parce qu’il ne m’a
rien dit de l’année. À la fin, lui et les
dirigeants ont dit que (il interrompt
sa phrase)... J’ai compris que je devenais embêtant, que même si je mourais sur place, je leur faisais de
l’ombre. J’ai décidé de m’éloigner, de
ne pas gêner. D’abord en m’écartant
du recrutement. Ensuite, je me suis
dit que je pouvais peut-être les satisfaire totalement en disparaissant…
Partir, c’était le seul moyen de dissocier mon image de celle de l’AJA.
Maintenant, il faut qu’ils se fassent
une image tout seuls, avec des résultats.
JOËL MULLER, le président du syndicat des entraîneurs (UNECATEF),
dénonce le principe du retour de Guy Roux comme « entraîneur ».
« Un problème d’éthique »
« QUELLE A ÉTÉ VOTRE RÉACTION lorsque vous avez
appris que Guy Roux redevenait entraîneur ?
– J’ai d’abord cru à un canular, mais nous n’étions pas le
1er avril. Guy s’était arrêté une première fois. On pouvait
admettre qu’il soit revenu une fois aux affaires. Cette deuxième fois est beaucoup plus discutable. Lui qui a toujours
été à cheval sur les principes et les règles de notre métier agit
à l’encontre de nos principes. C’est un peu “faites ce que je
dis, ne faites pas ce que je fais”.
– Sur le problème du respect de la réglementation,
comment l’UNECATEF va-t-elle réagir ?
– Guy connaît les textes mieux que quiconque. Il sait naturellement que, s’il déposait un contrat d’entraîneur, il serait
refusé. Il pourra toujours avoir une licence de dirigeant, mais
il faudra néanmoins qu’un titulaire du DEPF soit sur le banc
et aux entraînements. Car il ne faut pas oublier que, vis-à-vis
du statut, celui qui n’a pas le contrat ne devrait pas être en
mesure de diriger les entraînements. Je serais curieux de
savoir lequel des trois DEPF lensois (Francis Gillot, Georges
Tournay et Marc Westerloppe) acceptera d’être le prêtenom.
– Allez-vous partir en guerre contre Roux ?
– Nous allons être prudents, évidemment. Nous allons
attendre que la situation se décante et voir comment Lens va
s’organiser. Après, nous aviserons. On peut être sûr qu’avec
un président de l’UCPF (Gervais Martel) et un ancien président du syndicat des éducateurs (Guy Roux) ils trouveront la
solution. Nous ne nous faisons pas d’illusions : dans le cas de
Caen, par exemple, nous n’avons rien pu faire face à Franck
Dumas puisque le club avait deux DEPF sur le banc, Patrice
Garande et Patrick Parizon.
– Sur le plan des principes, comment réagissezvous ?
– C’est sur le plan de l’éthique que cet événement est assez
consternant. Guy Roux a milité toute sa carrière pour
défendre la profession. Il y a de nombreux entraîneurs au
chômage qui ne retrouvent pas de poste, dont une quinzaine
de DEPF. C’est de plus en plus difficile de trouver un emploi et
Guy repique au truc pour la deuxième fois alors qu’il a dépassé l’âge. Enfin, il faut prendre les choses du bon côté. Il
démontre ainsi qu’on peut s’arrêter pendant deux ans et
retrouver ensuite un boulot d’entraîneur. » – D. B.
AVION. – Guy Roux précède son nouveau président, Gervais Martel, hier au centre d’entraînement de la Gaillette. Le RC Lens compte
sur l’entraîneur aux quatre Coupes de France pour atteindre un nouveau palier.
(Photo Mikaël Libert/L’Équipe)
Kalou et Akalé, premières cibles
Roux rêve d’associer à nouveau les deux Ivoiriens. Il a déjà avancé la reprise au 25 juin
et déplacé le stage d’avant saison en Suisse.
LENS –
de notre envoyé spécial
GUY ROUX PLANCHE DÉJÀ depuis
plusieurs jours sur les orientations qu’il
entend donner au RC Lens. Recrutement, préparation estivale, aménagements du centre d’entraînement : le
successeur de Francis Gillot a transmis
ses idées à ses dirigeants, notamment
à Gervais Martel. Hier, le président lensois, qui rêvait de Didier Deschamps,
ne tarissait pas d’éloges sur le
« peps » de son nouvel entraîneur.
POURQUOI MARTEL A CHOISI
ROUX. – Pour des raisons qui tiennent
autant aux qualités reconnues de Guy
Roux qu’à la difficulté, pour le dirigeant nordiste, de convaincre Didier
Deschamps de le rejoindre dès
aujourd’hui. « J’ai beaucoup de respect pour Guy et Auxerre, disait Martel, hier, à la Gaillette. Notre club a
déjà beaucoup progressé, mais Guy
peut lui donner un coup de collier avec
son expérience et son dynamisme. Et je
peux vous dire qu’il en a : quand on a
fini notre première réunion, jeudi, à
3 heures du matin, j’étais plus fatigué
que lui… »
Sur la question des soixante-huit ans
de son nouveau coach, Martel assure :
« Je ne me suis pas posé la question de
son âge. Raymond Goethals a été
champion d’Europe avec l’OM (en
1993) à soixante-quatorze ans.
Aujourd’hui, l’espérance de vie a évolué. » Le patron des Sang et Or ne nie
pas non plus qu’il a espéré jusqu’au
bout séduire Deschamps, qu’il a rencontré lundi soir à Paris pendant trois
heures. « Didier, je l’adore. C’est un
grand monsieur. Il sort d’une période
difficile, où il a eu le cran de quitter la
Juve, le club de son cœur. On ne perd
jamais son temps à parler avec Deschamps. On ne sait pas de quoi demain
sera fait… »
LES PREMIÈRES DÉCISIONS DE
ROUX. – Hier après-midi, Guy Roux
est retourné à Auxerre. Ce soir, comme
consultant d’Europe 1, il commentera
le match des Bleus contre la Géorgie.
D’ici à vendredi, date de sa prochaine
réunion à Lens, Roux honorera aussi
un engagement avec l’association
Chirurgie cardiaque-Enfants du
monde et avec France 3 Alsace, région
dont il est natif.
En parallèle, il va peaufiner son staff.
« J’aurai un staff à majorité lensoise,
expliquait Roux, hier, parce qu’il y a
des gens de qualité au Racing. Un seul
homme pourrait venir de l’extérieur. »
Cet homme devrait venir dans un rôle
d’adjoint. Il s’agira a priori d’Alain
Fiard, ex-assistant de Roux à l’AJA,
actuellement recruteur à Lille.
Le nouveau coach a aussi avancé la
date de la reprise et modifié le lieu de la
préparation foncière, initialement prévue à Vichy. « J’ai une bonne nouvelle
Auxerre perd
sa « Bonne Mère »
AUXERRE –
de notre envoyé spécial
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QUELQUES HEURES après son « ami de
quarante-deux ans », le président
d’Auxerre, Jean-Claude Hamel, a officialisé
hier à son tour le départ à Lens du consultant vedette de Canal + lors d’une conférence de presse organisée à la va-vite en fin
de matinée au stade de l’Abbé-Deschamps. Prévenus une petite heure avant,
seuls les médias locaux y ont assisté. Dans
l’après-midi, le président est revenu sur la
grande affaire : « Je juge son départ
comme un appel du terrain. Il a évoqué un
challenge pour lui-même. Pour moi, il
n’était pas question de s’opposer à sa
volonté. Trop de choses nous lient. »
Étrange climat, tout de même. Car la priorité était aux préparatifs du match entre la
France et la Géorgie. Mais personne,
excepté Jean Fernandez, n’a éludé le
départ d’un personnage historique de
l’AJA, qui se sentait à l’étroit, depuis plusieurs mois, dans son costume de dirigeant, trop éloigné du terrain à son goût.
« Marseille a la Bonne Mère, Auxerre a Guy
Roux », résume Jean-Philippe, un supporter. « Trois clubs (Lens, Bordeaux, Monaco) ont contacté Guy, précise Jean-Claude
Hamel. Et lui éprouvait une espèce de
manque. » Des proches du club évoquent
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un enthousiasme renaissant, voire envahissant pour Jean Fernandez. « Il lui arrivait encore d’aller engueuler les joueurs de
CFA 2 le dimanche matin », s’amuse un
observateur. L’ex-entraîneur de l’OM a
d’ailleurs refusé de commenter la décision
de Roux. « Il n’y avait pas de malaise particulier, assure Hamel. Les relations entre
eux étaient bonnes. »
Le nouvel entraîneur de Lens, visiblement
détendu et rentré à Auxerre en début de
soirée, a participé au dîner de préparation
de France-Géorgie. Après une interview
pour i-Télé, ce dernier est reparti au volant
de sa grosse cylindrée. Des « Allez Lens »
lancés par des ados ont escorté son départ.
Ce soir, il assistera au match des Bleus. Il ne
manquera pas d’y croiser Raymond Domenech, qui, hier à Migennes, a seulement
lâché : « Je suis sélectionneur, je m’occupe
de l’équipe de France, pas du reste. » Mais
qu’en pense-t-il en tant que membre de la
Direction technique nationale (DTN) ? « Je
suis sélectionneur. Je serai membre de la
DTN jeudi. » Près de lui, Lilian Thuram a
ajouté : « S’il veut retravailler et qu’il
trouve un président qui lui propose, c’est
une très bonne chose pour lui. » Et pour le
jardinier de l’Abbé-Deschamps. « Car, sur
ce plan-là, s’amuse un proche du club, Guy
était un vrai tyran. »
MICKAËL CARON (avec V. D.)
pour les joueurs qui s’ennuient en
vacances : ils rentreront deux jours
plus tôt, le 25 juin. Je préfère les
semaines qui commencent le lundi. Le
groupe partira en stage en altitude, en
Suisse, à Anzère. » Que Roux sabre
deux jours de vacances n’est pas forcément surprenant. Seul club français
engagé en Intertoto, Lens sera l’équipe
de L 1 dont la saison commencera le
plus tôt (le week-end du 21-22 juillet).
LE RECRUTEMENT VA S’ACCÉLÉRER. – Même si Martel ne l’a pas particulièrement clamé hier, il n’aspire qu’à
voir son club retourner en Ligue des
champions, objectif manqué d’un cheveu cette saison. « Guy plaisante lorsqu’il dit qu’il joue le maintien, glissaitil, hier, en sortant de la conférence de
presse. C’est son fonctionnement… »
Face à cette optique C 1, Roux va chercher d’abord à recruter des joueurs
qu’il connaît. Première cible : l’attaquant auxerrois Kanga Akalé. Une
lutte s’est engagée entre Lens et Toulouse pour recruter l’Ivoirien. Le transfert pourrait avoisiner les 4 millions
d’euros.
Autre ambition, même si elle est moins
avancée : Bonaventure Kalou, l’attaquant du PSG. Son nom a été évoqué
entre Martel et Roux. Il lui reste deux
ans de contrat au PSG, mais Paris veut
se délester du joueur et de son salaire
(180 000 par mois). Des discussions
semblent imminentes, laissant se profiler un secteur offensif très ivoirien,
Aruna Dindane étant parti pour rester
à Lens.
De son côté, Martel a parlé à Roux d’un
joueur qu’il apprécie beaucoup, le
Sochalien Karim Ziani. L’an passé, un
agent parisien avait proposé le joueur
à Gillot, qui n’en avait pas voulu. Roux
pourrait avoir une autre opinion. Côté
départs, les cas de Cousin, Itandje,
Barul, voire Monterrubio, devront être
tranchés. – J. T.
Angloma en Gold Cup !
L’ancien international Jocelyn Angloma
(37 sélections, 1 but), vainqueur de la Ligue des
champions avec l’OM en 1993, va disputer sa
première Gold Cup, équivalent de l’Euro pour la zone
CONCACAF, avec la sélection de la Guadeloupe. À
bientôt quarante-deux ans (il les fêtera le 7 août),
Angloma évoluait cette saison encore à
Morne-à-l’Eau (DH) et a été sacré champion de
Guadeloupe, mais il arrêtera définitivement après
cette compétition : « C’est super de terminer
là-dessus. On a un potentiel intéressant avec des
joueurs comme Socrier (Brest), Capoue (Nantes) ou
Sommeil (Sheffield United, ANG). Même si on n’a pas
eu beaucoup de temps pour se préparer, on va
essayer de créer la surprise en passant le premier
tour. » Celui-ci se jouera entièrement à Miami pour la
L’ÉGYPTE VEUT REJOUER. –
Tenue en échec en Mauritanie
dimanche (1-1), en éliminatoires
de la CAN 2008, la Fédération
égyptienne a demandé à la CAF
que le match soit rejoué. Le
terrain de Nouakchott a été
envahi par des supporters à la
mi-temps pendant plus de
quarante minutes. – A. B.
PLATINI VEUT RÉGLER LE
PROBLÈME DES SUPPORTERS
SANS BILLET. – En visite hier à
Bruxelles, Michel Platini,
président de l’UEFA, a annoncé
que l’UEFA « travaille à
solutionner le problème des
supporters qui se déplacent à
l’étranger sans posséder de billet
d’entrée pour un match ». La
polémique est née des incidents
Guadeloupe, placée dans le groupe A et qui
affrontera Haïti la nuit prochaine, puis le Canada,
samedi, et le Costa Rica, lundi. « Cela va être dur
physiquement, mais c’est une superbe occasion de
faire parler de la Guadeloupe », explique Angloma,
qui ne joue pas en défense, mais comme milieu
offensif dans cette sélection. « Je vais essayer de
marquer des buts », s’amuse-t-il. Le groupe B, lui,
débutera demain, avec États-Unis - Guatemala et
Salvador - Trinité-et-Tobago, à Los Angeles, et le
groupe C vendredi, avec Panama-Honduras et
Mexique-Cuba à New York. Les quarts de finale
auront lieu samedi 16 et dimanche 17 juin, les
demi-finales jeudi 21 juin et la finale, à Chicago,
dimanche 24 juin. – L. Ha.
survenus lors de la finale de la
Ligue des champions entre
Liverpool et l’AC Milan (1-2), le
23 mai à Athènes. Quarante mille
supporters de Liverpool avaient
fait le déplacement, alors que
17 000 tickets seulement étaient
disponibles pour les partisans des
Reds. Des supporters déçus
avaient causé quelques incidents
aux abords du stade.
SOPHIE DION CONSEILLER
AUPRÈS DE L’ÉLYSÉE. – Maître
Sophie Dion a été nommée
conseiller sports auprès de
l’Élysée. Un décret devrait
l’officialiser aujourd’hui ou
demain. Savoyarde, Sophie Dion,
maître de conférences, avocate
spécialisée dans le droit du travail
et du sport dans un grand cabinet
parisien, a créé il y a un an à la
Sorbonne le diplôme universitaire
de droit du sport, reconnu par le
ministère occupé à l’époque par
Jean-François Lamour. Elle
défendait aussi jusqu’à présent
les intérêts de l’UCPF (clubs pros),
notamment sur des dossiers liés à
la formation. – M. Ch.
SÉCURITÉ RENFORCÉE
AUTOUR DE CROATIE-RUSSIE. –
La Croatie, qui accueille la Russie
demain pour un match de
qualification à l’Euro 2008
comptant pour le groupe E, a
décidé de renforcer son dispositif
de sécurité. Alors que
4 000 supporters russes sont
attendus à Zagreb, 700 policiers
et autant d’agents de sécurité
seront déployés autour du stade.
MERCREDI 6 JUIN 2007
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FOOTBALL JOURNAL DES TRANSFERTS
Blanc à la place de Ricardo ?
Bordeaux a autorisé le départ pour la Principauté de Ricardo, qui pourrait être remplacé par Blanc ou Bölöni.
RICARDO GOMES, quarantedeux ans, signera très prochainement un contrat de deux ans avec
l’AS Monaco, où il succédera à Laurent Banide au poste d’entraîneur.
Actuellement en vacances au Brésil,
le futur ex-entraîneur des Girondins
a prévu de rentrer en France vendredi, mais l’officialisation de sa venue à
Monaco pourrait être faite dès
aujourd’hui. Patrick Colleter, qui
était son adjoint aux Girondins
depuis deux ans, devrait le suivre.
Hier, dans la matinée, les dirigeants
de l’AS Monaco ont trouvé un accord
avec leurs homologues pour libérer
Ricardo des deux années de contrat
qu’il doit à Bordeaux.
Le processus du départ de Ricardo
s’est enclenché mercredi dernier,
lorsque le Brésilien est allé faire part
de l’offre monégasque à Jean-Louis
Triaud, son président, qui a ouvert la
porte. Tout a été évoqué pour expliquer ce départ surprenant et notamment la nature des relations conflictuelles entre Ricardo et Michel
Pavon, chargé du recrutement des
Girondins. En privé, Ricardo assure
pourtant qu’il souhaite simplement
changer d’air et que Monaco a une
très belle équipe. Il y aurait aussi des
raisons plus personnelles. À Bordeaux, Ricardo vivait seul depuis dix-
huit mois, sa fille ne s’étant pas
adaptée à la région. À Monaco, il
espère un regroupement familial en
décembre, lorsque sa fille aura obtenu son bac au Brésil.
La mauvaise fin de saison des Girondins, 6es de L1 à l’arrivée, aurait incité
Triaud à laisser partir son entraîneur
sans regret.
Deschamps serait
trop exigeant
Après Bölöni, Deschamps, Furlan
(qui a donné sa parole aux dirigeants
strasbourgeois), Hadzibegic, Papin,
Santini et Tholot, dont les noms ont
été évoqués lundi, plusieurs entraîneurs sont sortis hier du chapeau.
Hector Cuper (ex-Inter Milan) et Eric
Gerets (ex-PSV Eindhoven) ont par
exemple proposé leurs services. Raynald Denoueix (ex-Nantes), contacté
par les dirigeants bordelais, a décliné
l’offre ; Jean Tigana, récemment
libéré par Besiktas, aussi. Guy
Lacombe a été cité. « On n’est pas
pressé mais si on se met d’accord sur
un nom, ça peut aller très vite. Dans
les deux jours », disait hier JeanLouis Triaud. Le profil de l’entraîneur, dicté par M6, serait toujours le
même : un technicien très « médiatique » mais pas exigeant. « Bordeaux n’est pas à reconstruire,
indique-t-on à M6. L’entraîneur ne
Saint-Étienne :
ça bloque pour Payet
DIMITRI PAYET devait s’engager hier avec Saint-Étienne. L’attaquant nantais,
qui s’était entretenu le week-end dernier avec Laurent Roussey, l’entraîneur des
Verts, pensait signer un contrat de quatre ans avant de s’envoler pour La Réunion.
Payet va rallier son île natale aujourd’hui sans avoir paraphé le moindre document. Selon son conseiller, Jacques-Olivier Auguste, quelques détails restent à
régler entre le joueur et l’ASSE. « Des points de détails seront finalisés au retour ou
pendant les vacances de Dimitri », indique Auguste. Il semble surtout que les dirigeants nantais aient été contraints de bloquer tous les transferts de leurs joueurs,
alors que le bilan financier de la saison devrait laisser apparaître un trou d’environ
10 millions d’euros. L’ordre vient de l’actionnaire, le groupe Dassault, qui négocie
actuellement la cession du club. Plusieurs noms ont été évoqués ces dernières
semaines pour le rachat du FCNA. Daniel Derichebourg, l’homme d’affaires qui
possède le club de rugby de Brive, en fait partie. – S. Ta. et R. R.
IL Y A QUELQUES mois, le FC Barcelone s’était intéressé à Ismaël Bangoura, le milieu offensif ou attaquant du
Mans. Mais le Guinéen n’ira pas en
Catalogne. En revanche, il pourrait
poursuivre sa jeune carrière en
Ukraine. En effet, les dirigeants du
Dynamo Kiev qui étaient présents le
week-end dernier à Paris pour assister
au match France-Ukraine (2-0)
auraient sérieusement avancé sur le
dossier. Âgé de vingt-deux ans, Bangoura a réalisé une excellente saison
avec 33 matches de L 1 et 12 buts inscrits. Il est sous contrat jusqu’en 2009.
– G. D.
C’était en novembre dernier, lors de la présentation des champions du monde et d’Europe 1998-2000 avant
France-Grèce (1-0). Laurent Blanc, joueur retraité, n’était toujours pas entraîneur. Cela changera-t-il dans les
jours qui viennent ?
(Photo Pascal Rondeau)
TOULOUSE SUIT TAMAS. – Élie
Baup a dû se rendre en Roumanie
aujourd’hui pour superviser Gabriel
Tamas, défenseur central (1,88 m) qui
sera opposé à la Slovénie avec sa sélection. Âgé de vingt-trois ans, il appartient toujours au Spartak Moscou qui
l’avait prêté au Celta Vigo. – E. C.
SUR
www. lequipe.fr
Transferts :
le point club par club
GOLF
« Claqué mais heureux ! »
CHRISTIAN CÉVAËR, qualifié depuis lundi soir pour l’US Open
(14-17 juin), n’ira pas à Oakmont en touriste.
Dans huit jours, le Français Christian Cévaër sera au départ de
l’US Open. Tard lundi soir, après la redoutable épreuve des 36 trous
disputés dans la même journée à Surrey (ANG), il a arraché une des
neuf places qualificatives pour le deuxième Majeur de l’année.
« VOUS VOILÀ QUALIFIÉ pour
l’US Open. Sentiez-vous venir
cette belle performance ?
– J’étais bien dans le ballon au PGA
Championship (20e). Ensuite, au pays
de Galles, j’étais bien parti et puis j’ai
eu un coup de mou au 3e tour. Cela fait
trois semaines que je me sentais bien.
Là, j’étais dans une bonne partie avec
Sôren Kjeldsen (21e à l’Ordre du
mérite) et j’ai terminé sur un putt de
3,5 m grâce à l’aide précieuse de mon
caddy Bertrand Cornut. Je suis claqué
mais heureux ! J’ai une semaine pour
bien récupérer et je partirai dimanche
avec mon coach Benoît Willemart.
J’aurai alors trois jours pour voir comment se présente la bête…
MOTO
– Connaissez-vous ce parcours
d’Oakmont de l’US Open ?
– Non, je ne l’ai vu que dans des
magazines. Je sais que sur le papier je
ne serai pas avantagé car je ne suis pas
un joueur très long. Mais à l’US Open, il
faut surtout être droit car les fairways
ne sont jamais larges. À moi de me
concentrer sur mes mises en jeu et de
miser sur mes qualités, au chipping et
au putting.
– Que représente pour vous
cette participation à votre deuxième Majeur après le British
Open 2004 ?
– Sur le papier, je sais qu’à trente-sept
ans je vais avoir du mal à en jouer
encore beaucoup même si je ne perds
pas espoir. Je suis ravi d’avoir cette
opportunité de disputer cet US Open. À
Troon en 2004, j’avais franchi le cut
(71e) puis j’avais explosé au dernier
tour (82). Je suis néanmoins lucide, je
n’ai que peu de chances de gagner ce
tournoi. Mon défi sera de bien scorer
sur ce parcours monstrueux à ce qui
paraît. Je n’y vais pas pour ramener
une carte postale. Mon circuit, c’est le
Tour européen. L’US Open compte
pour le Tour, j’ai donc bien l’intention
de marquer des points pour mon circuit. » – R. L.
HAVRET AUSSI ? – Dernier qualifié, Cévaër était talonné par Grégory
Havret (70 + 70) qui a hérité d’une
place de première réserve. Un problème de visa pour l’Argentin Miguel
Rodriguez pourrait bénéficier au néoAixois. Les scores des autres Français :
Jacquelin et Levet, – 3 ; Bourdy, – 2 ;
Van de Velde, + 2 ; Mörk + 11.
BAJA 500
Despres à la fête
CONTRAIREMENT à Jacques Dutronc, ce n’est pas dans
son lit que Cyril Despres a mis des cactus – leurs épines du
moins. C’est dans son biceps droit. De passage à Paris hier en
provenance de Californie, le double vainqueur du Dakar
exhibait un bras droit encore tout piqueté de points rouges,
conséquence d’une rencontre un peu trop rapprochée avec
un cactus sur le parcours de la Baja 500, disputée le weekend dernier à Ensenada, au Mexique. Mais Despres exhibait
aussi un large sourire. Le programme de Bajas et de courses
plus ou moins extrêmes que lui a proposé KTM cette saison
l’enchante visiblement. Loin des sempiternels rallyes-raids
au Maghreb et en attendant son septième Dakar, Despres
découvre un nouveau monde. « J’ai halluciné là-bas, dit-il,
les yeux brillants. À Ensenada, on vit pendant trois semaines
au rythme de la Baja. On ne parle que de ça. Il y avait
580 teams, autos et motos. Le nôtre, l’équipe KTM Red Bull,
comptait trente-cinq personnes. »
Avec ses deux coéquipiers, Chris Blais, un habitué du Dakar,
et David Pearson, « une bête de 125 kilos pour 1,85 m mais
d’une rapidité incroyable sur les bosses », Despres s’est tiré
avec les honneurs de sa première participation : deuxième
sur une KTM Baja 660 cm3 insuffisamment préparée parce
que bloquée dix jours en douane, 27’ derrière une équipe
Honda qui domine la spécialité. Sur neuf heures de course,
Despres a piloté pendant deux heures trente. « Comparé à
une étape du Dakar, c’est comme un marathon et un 110 m
haies sur des cailloux, car la piste est ravagée par le trafic »,
dit-il. Avec en plus un hélico propre à l’équipe (il y en avait
70 dans les airs), chargé de signaler les dangers invisibles
depuis le sol – sauf les cactus. En novembre, Cyril Despres
disputera la Baja 1 000 avec le même enthousiasme. En rallye-raid, il devrait se limiter au rallye du Brésil, le Sertoes
(5-18 août), « pour garder l’habitude du road book ». Dès ce
week-end, il sera en Hongrie pour un enduro de masse, l’Erzberg Rodeo. La moto mène partout. – A.-J. D.
TOURIST TROPHY : VICTOIRE RECORD POUR
McGUINNESS. – Repoussée de vingt-quatre heures
(mauvaise météo), l’édition du centenaire du Tourist
Trophy a été remportée, avant-hier, par John
McGuinness. Vainqueur pour la 12e fois, le Britannique
s’est imposé au guidon de sa Honda 1 000 à la moyenne
record de 202,009 km/h. Dans le grand livre du TT,
McGuinness n’est plus devancé au nombre des victoires
que par Joey Dunlop (34 succès) et Mike Hailwood (14).
MERCREDI 6 JUIN 2007
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Noir
Jaune
Rouge
ROZEHNAL PENCHE POUR
NEWCASTLE. – Longtemps pressenti
à Dortmund, David Rozehnal, le défenseur central du Paris-SG (26 ans),
devrait finalement rejoindre la Premier
League et Newcastle, désormais
entraîné par Sam Allardyce.
Bleu
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BENJANI DE RETOUR EN FRANCE ? – L’attaquant zimbabwéen Benjani
Mwaruwari, toujours sous contrat avec le club anglais de Portsmouth, aimerait
revenir jouer en France, et plus particulièrement à Marseille. Benjani a inscrit six
buts cette saison avec Portsmouth, où il évolue depuis janvier 2006. – A. B.
MANSARÉ EN PREMIER LEAGUE. – Au courant de l’éventuelle arrivée de
Gautier Akalé à Toulouse, Fodé Mansaré aimerait changer d’air. Les deux hommes
occupent en effet le même poste, le couloir gauche. Âgé de vingt-cinq ans, Mansaré intéresse plusieurs clubs anglais. Reading, Portsmouth et Bolton sont venus le
superviser à maintes reprises. – G. D.
Le Dynamo Kiev
veut Bangoura
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Bleu
Jaune
SIBIERSKI À WIGAN. – Antoine
Sibierski, le milieu offensif français
(33 ans), a quitté Newcastle mais reste
en Premier League. Il a signé à Wigan.
NIVET SERA CAENNAIS. – Hier,
Fred Deschamps, membre de la cellule
recrutement du SM Caen, laissait
entendre dans les colonnes de OuestFrance que l’arrivée de Benjamin
Nivet, trente ans, était loin d’être
acquise. En fait, de source proche du
club, un accord avec le milieu troyen a
été trouvé. Il reste désormais aux deux
clubs à s’entendre. Cette saison, Nivet,
qui aura donc passé plus de cinq saisons dans l’Aube, a débuté 30 rencontres de L 1, marqué 6 buts. Aussi, le
milieu de terrain de Laval (National)
Rémi Gomis (23 ans) a signé un contrat
de trois ans avec Caen. – D. D.
GUILLAUME DUFY
et RÉGIS TESTELIN
(avec E.M. et J.-P.R.)
Laurent Fournier a rencontré les dirigeants du Mans, hier après-midi, pour
évoquer la succession de Frédéric
Hantz, parti à Sochaux. Henri Legarda,
le président du MUC, a prévu de donner une réponse à l’ancien entraîneur
du PSG vendredi. Après avoir pensé à
Guy Lacombe, il hésite désormais
entre Fournier et Rudi Garcia, l’entraîneur de Dijon, qui n’est pas libre car il
lui reste deux années de contrat. Ce
dernier sera reçu aujourd’hui. Legarda,
qui a appelé le président de Dijon lundi
soir, a en tout cas déjà défini un critère :
il veut que son prochain entraîneur
vienne seul et travaille avec le staff
actuel. – S. Ta., G. D.
METZ : DE TADDEO A SIGNÉ.
– Comme prévu (voir L’Équiped’hier),
Francis De Taddeo a paraphé hier
après-midi une prolongation de
contrat de deux ans. Il est désormais lié
au club mosellan jusqu’en juin 2010.
Directeur du centre de formation messin pendant dix ans, De Taddeo vient
de vivre sa première saison sur le banc
de l’équipe professionnelle. – L. D.
RAVERA TRÈS PROCHE DE
GUEUGNON. – Victor Zvunka restera-t-il à Gueugnon ? En conflit avec le
directeur général, Michel Docquiert, il
pourrait être remplacé par Alain Ravera, l’ancien technicien de Guingamp.
Hier, le président des Forgerons a
appelé Noël Le Graët, son homologue
de l’En Avant, pour prendre des renseignements. Ravera est également pressenti pour devenir l’adjoint de Pierre
Dréossi, l’entraîneur de Rennes. – G. D.
BONNEVAY À NIORT. – Son nom
a été cité au Paris FC, à Rennes, à
Gueugnon et à Créteil. Mais c’est avec
les dirigeants de Niort, qui cherchaient
une solution depuis le départ de Faruk
Hadzibegic, que Jacky Bonnevay a
signé un contrat de deux ans. – G. D.
GR É G O I R E EN T RA Î N EU RJOUEUR D’ORLÉANS. – Stéphane
Grégoire, l’ancien défenseur central de
Dijon, entraînera Orléans la saison
prochaine. Il s’est mis d’accord avec les
dirigeants du club de CFA pour un
contrat de deux ans, avec option pour
une saison supplémentaire. Âgé de
trente-neuf ans, il a également accepté
de jouer encore une saison. – G. D.
Noir
Noir
L’AS ROME VA AGIR POUR FAUBERT. – Âgé de vingt-trois ans et sous
contrat jusqu’en 2001, Julien Faubert
n’a jamais été aussi proche de l’AS
Rome, vainqueur de la Coupe d’Italie.
Les dirigeants italiens ont en effet prévu dans les prochaines heures de
transmettre une offre, apparemment
insuffisante pour les Bordelais qui veulent récupérer 10 millions d’euros.
– G. D.
devra pas tout chambouler. Il faudra
que l’équipe soit confortée dans son
développement. » L’arrivée de
Didier Deschamps ravirait M6, qui
veut absolument faire un gros coup,
mais il serait cher et exigeant. Didier
Tholot ne serait pas assez « connu »
et Jean-Louis Triaud ne serait pas
favorable au retour de JPP, jugé un
peu juste.
Deux pistes semblaient hier soir privilégiées par les dirigeants bordelais : Laszlo Bölöni, juste derrière
Laurent Blanc assisté d’un ancien
Montpelliérain (Baills ou Bernardet ?). L’hypothèse Blanc, dont le
nom a été cité plusieurs fois depuis
des années, aurait été ramené à la
surface par Michel Pavon. Il a l’avantage de séduire M6 et de rassembler
la direction du club girondin autour
d’un nom. Laurent Blanc (41 ans)
aurait réservé sa réponse pour
aujourd’hui. Si Laurent Blanc hésitait
une nouvelle fois à franchir le pas, la
solution de rechange mènerait à
Laszlo Bölöni. L’ancien entraîneur de
Monaco avait failli entraîner Bordeaux en 2002, lorsque Elie Baup
avait failli s’engager avec l’Athletic
Bilbao. Il connaît bien Jean-Louis
Triaud.
Le Mans :
Fournier
ou Garcia ?
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RUGBY TOP 14 (finale)
« Plus vite que prévu »
RENÉ FONTÈS, président de Clermont, se réjouit de la montée en puissance de son club, en avance sur ce qui était programmé.
CLERMONT-FERRAND –
de notre envoyé spécial
Capacité 133 850 places, 10 648 spectateurss
en moyennee cette saison.
Lorsque la quatrième tribune (côté entrée
principale) sera achevée en octobre, le stadee
comprendra 155 000 places dont 13 500 assises.
assises Le
club a investi 12 millions d’euros pour transformer
le Michelin en enceinte ultra-m
moderne avec la construction d’une
tribune nord et d’une sud. Cette dernière, outre 1 500 places
assises, abritera des loges pouur les partenaires. Le siège du club
s’installera au rez-de-chausséee de cette quatrième tribune, ainsi
que des salons. La tribune no
nord, achevée depuis plusieurs mois,
sera réservée aux joueurs, ave
vec notamment la salle de musculation.
LE CLUB Clermont-Auvergne
Fondé en 1911.
Budget : 12 millions d’euros.
● Budget 2007-2008 : 13,8 mill
(+ 15 %)
● Palmarès :
7 fois finaliste du Championn
(1936,1937, 1970, 1978, 1994, 1
Coupe de France (Challenge Yv
vainqueur en 1938, 1976, 1986.
Vainqueur du Bouclier europée
en 1999 et du challenge europée
●
●
René Fontès
t fait les gros yeux à chaque
fois qu’on lui dit qu’ASM = Michelin. « Le
jour oùù j’a
’aurai
a décroché
dé
é cette casserole,
j’aurai
’a réussi
réu ma mission », confiait-il à
L’Équipe
Équipee le 27 mars 2006
Éq
2006. L’ASM
ASM
(Association sportive montferrandaise)
(Associati
possède 95% des parts de la société
anonyme sportive professionnelle ASM
Clermont-Auvergne. Là où ça se
complique, c’est que la pelouse
appartient à Michelin – comme une
grande partie du quartier autour de
l’usine – mais… que les tribunes ont été
financées par l’ASM.
René Fontès
dent pas ou se marchent sur les pieds.
Là, on est arrivés à une synergie
remarquable.
– Cette semaine, comme souvent, vous n’étiez présent physiquement à Clermont que mardi. Comment faites-vous pour
gérer le club d’aussi loin ?
– Cette semaine, je leur laisse encore
plus de plus de liberté. Je ne vois pas
bien ce que je pourrai apporter, à part
des complications... On a un directeur
général, Jacques Pineau, qui représente l’autorité du club au quotidien.
On a trouvé un mode de fonctionnement basé sur une confiance incommensurable. Quand il parle, il le fait
en mon nom ; lorsque je parle, je le
fais également en son nom.
– Si vous remportiez le titre de
champion de France samedi,
seriez-vous capable d’arrêter ?
– (Il marque un temps d’arrêt, sourit.) C’est possible, possible. Ça fait
même partie des boutades que j’ai
lancées (il y a plusieurs semaines). Je
me poserais au moins la question.
C’est un événement qui nous obligerait à reconsidérer les choses…
Après, il faudrait que mon départ soit
utile au club. On ne fait pas ça comme
ça.
– Il y a un an, vous disiez découvrir encore tous les jours ce
monde du rugby et que ce qu’il y
a en vitrine ne correspond pas à
l’arrière-boutique…
– Je n’ai pas changé de jugement. Je
crois qu’il faut connaître l’arrièreboutique, je ne suis pas sûr d’en
connaître tous les recoins. Mais j’en
connais un de plus qu’il y a deux ans.
C’est comme dans une famille : il y a
les parents éloignés, les parents
proches. J’ai l’impression de m’être
rapproché, sans forcément encore
être complètement admis par la totalité de la famille.
– De l’extérieur, votre club
donne une image tranquille,
pas clinquante…
– (Piqué.) Le clinquant ne fait pas
partie de ce qui nous attire ; si nous
avons des supporters raisonnables,
nous ne pouvons que nous en féliciter. La piste que je voudrais continuer
à suivre est celle de la sérénité. Si le
fait d’apparaître serein constitue un
handicap, il faut me le dire. Nous ne
sommes pas un club qui fait des
coups, nous n’avons pas l’intention
d’en faire ; on veut rester rigoureux,
précis, pour être de plus en plus professionnels.
– Le club ressemble-t-il à sa
ville ?
– On reproche souvent aux Auvergnats de ne pas faire de bruit ou pas
suffisamment. Eh bien, il n’est pas
anormal que le club ressemble à sa
ville. Mais, quand il se déplace, ce
club est reconnu comme sérieux.
J’aimerais qu’on conserve cette
image, quitte à ce qu’elle apparaisse,
et je le regrette, comme passéiste et
pas suffisamment révolutionnaire.
J’attends qu’on parle de nous en qualité de jeu et résultats sportifs. »
ARNAUD REQUENNA
(*) Cogérant du groupe Michelin,
décédé accidentellement en mai 2006,
à quarante-trois ans.
Jean-Marc Lhermet
Vern Cotter
(manager, 39 ans)
Originaire de Vichy, l’ancien troisième ligne
international (3 sélections) et capitaine de
l’ASM a perdu deux finales (1994, 1999).
Ingénieur chez Michelin, il a traversé la rue
pour devenir responsable du centre de
formation puis manager.
(entraî
aîneur,
în 45 ans)
Ancien numéro 8, il a longtemps joué en France
(presque dix ans), mais jamais au plus haut niveau :
Rumilly, Lourdes, Saint-Pol-sur-Mer, Saint-Junien. En
Nouvelle-Zélande, il a entraî
aîn
îné Bay of Plenty (coach
de l’année en 2004) avant de devenir l’adjoint des
Crusaders (vainqueurs du Super 14 en 2005 et 2006).
STADE FRANÇAIS
(66e adjointe au maire, 55 ans)
Née Dulac, Marseillaise d’origine, elle fut une grande
basketteuse, trois fois championne de France avec le
Clermont Université Club. Elue adjointe au maire
Serge Godart (PS), elle siège depuis 1995 et s’occupe
des sports. Elle est l’épouse de Jacques Rougerie, expilier ou talonneur (1 sélection) et père d’Aurélien.
Le tableau final
Jeanjean enfin d’attaque
Six ans après son titre avec Toulouse, suivi par des années de galère, il espère
être sacré avec Paris.
ROSE. Voilà une couleur qui poursuit Nicolas Jeanjean. Tout d’abord
quand tout lui sourit. Avec Toulouse
en 2001, il décroche son unique titre
de champion de France remporté
aux dépens de Clermont (34-22).
Suit dans la foulée la première de ses
neuf sélections avec les Bleus, contre
l’Afrique du Sud, et la victoire à
Johannesburg (23-32). Samedi, sous
d’autres couleurs mais toujours avec
la même dominante, il disputera, à
26 ans, sa deuxième finale, avec le
Stade Français. Encore une fois
contre Clermont. Mais, entre les
deux, Jeanjean a broyé du noir.
« Aujourd’hui, je n’ai plus mal nulle
part », assure-t-il. Allusion à des
mois de galère, à des pépins musculaires en cascade à partir de 2003 et à
une fracture de la jambe gauche en
février 2005 qui a mis en pointillé sa
carrière pendant un an et demi. « On
s’entraînait beaucoup en opposition
à Toulouse, raconte-t-il. Et moi, avec
mon tempérament, je m’engageais.
D’où le risque de prendre des coups à
répétition, de me fatiguer. Généralement, je débutais très bien les saisons, mais j’avais du mal à les terminer. Je regardais les phases finales
des tribunes. » Pour la première fois
depuis 1998 et sa venue de Montpellier chez les juniors de Toulouse,
c’est plutôt le contraire qui se produit. Nicolas Jeanjean est arrivé blessé au Stade Français l’été dernier.
Une tendinite tenace au tendon
d’Achille droit. « Galthié m’a toujours conseillé de ne pas forcer, de
me préserver et de me soigner. J’ai
disputé les deux premiers matches
amicaux et je me suis soigné pendant trois mois. Je suis revenu pilepoil pour les tests de novembre,
quand le club avait besoin de moi.
J’ai enchaîné les matches. Et puis je
me suis donné une déchirure à une
cuisse au mois de janvier contre Calvisano en Coupe d’Europe. »
Mental
de triathlète
Un coup d’arrêt sans conséquence,
puisque le Top 14 faisait relâche sept
semaines pendant le Tournoi. « À la
reprise, en mars, je ne pouvais pas
prétendre à une place, puisque je
n’avais pas de temps de jeu depuis
longtemps. » Mais, sur les cinq derniers matches, il a été quatre fois
titulaire. « Enfin, je peux m’entraîner
normalement, jouer normalement,
finir les matches. C’est une formidable sensation. » Et, pour une fois,
disputer la phase finale. « Je ne veux
pas m’apitoyer sur mon sort. Quand
je pense à Benoît Baby, à Xavier Garbajosa ou à Jimmy Marlu. Eux aussi,
ils ont eu leur lot de soucis. »
Cette fois, c’est lui qui a bénéficié du
malheur des autres. Et ce n’est surtout pas un hasard si Fabien Galthié
lui a accordé sa pleine confiance,
tout d’abord en le positionnant à
l’aile, puis en le titularisant à
l’arrière, à la place d’Ignacio Corleto,
blessé. À le voir, il y a encore deux
semaines, écraser tous ses coéquipiers lors des monumentales
séances de physique d’Alex Marco,
ce n’était pas étonnant. Un héritage
de son mental de judoka et de triathlète. Il a apporté aussi à l’équipe sa
force de pénétration sur les relances
et, surtout, son jeu au pied très puissant. « Après notre grande saison, il
faut terminer en beauté. En 2001,
j’étais insouciant, c’était plus jubilatoire. » Clermont se prêtera-t-il une
nouvelle fois à ce plaisir ? Pas évident.
FRANCIS DELTÉRAL
Demi-finales
Finale
Vendredi 1er juin, à Bordeaux
Stade Jacques-Chaban-Delmas
q
STADE FRANÇAIS - Biarritz
18-6
Stade Français
Clermont
Samedi 2 juin, à Marseille,
Stade-Vélodrome
Toulouse - CLERMONT
Samedi 9 juin, à Saint-Denis,
Stade de France, 21 heures
(Canal + et France 2)
15-20
LE JOURNAL DE LA FINALE
STADE FRANÇAIS
Szarzewski
sans retenue
Le talonneur Dimitri Szarzewski, opéré de l’épaule gauche le
9 février dernier, s’est entraîné normalement, hier après-midi, avec
l’accord de son chirurgien. Il s’est engagé et a été rassuré sur la solidité de son
épaule. Pedro Ledesma (genou droit) est resté aux soins, Stéphane Glas (adducteurs) – forfait au dernier moment pour la demi-finale contre Biarritz –, et David
Skrela, touché à Bordeaux (béquille), se sont entraînés sans problème. – F. D.
CLERMONT
Dans la bonne humeur
Hier matin, sur le terrain d’honneur, les Clermontois soumis à une
météo capricieuse partagée entre bourrasques et rayons de soleil
piquant, se sont échauffés avant de se scinder en deux groupes
avants-trois-quarts. Les hommes forts ont surtout travaillé les
conquêtes aériennes tandis que les troupes légères ont répété les tactiques sur les
déplacements au large avant que tout le monde se retrouve pour une répétition
d’ensemble. La séance s’est terminée dans la bonne humeur par une étreinte collective. Les deux deuxième-ligne blessés, Jamie Cudmore (muscle pectiné cuisse
gauche) et Thibaut Privat (genou droit) sont restés aux soins. Si le second a des
chances de jouer, le premier en revanche est très incertain. En cas de forfait, Loïc
Jacquet débuterait la rencontre. Les Clermontois arrivent ce soir en région parisienne du côté de Roissy. – S. T.
CHAMPIONNATS NCAA
DOPAGE
Deux ans pour Dehiba
Moins de deux semaines après ses 19’’69 sur 200 m, le sprinteur de vingt et un ans est l’attraction
des Championnats universitaires américains.
19’’69, meilleure performance de
l’année, sixième chrono le plus rapide
de l’histoire : le 26 mai dernier, à Gainesville (Floride), Walter Dix n’a pas
seulement amélioré de 44 centièmes
son propre record du 200 m. Il est
entré avec fracas dans le grand
monde du sprint. Presque deux
semaines après son exploit des
finales régionales universitaires, il
sera, la nuit prochaine, au départ des
séries du 100 m des Championnats
NCCA (*), qui se déroulent jusqu’à
samedi à Sacramento.
Fils d’une coureuse de 800 m et d’un
spécialiste du 400, Dix a grandi au
bord des pistes floridiennes. « J’ai
toujours baigné dans ce sport,
raconte cet étudiant en communication. J’en suis tombé amoureux en le
regardant. J’allais souvent aux compétitions. » Incité par sa mère, qui
entraîne l’équipe féminine du collège,
il chausse ses premières pointes en
En plus de la boutique à l’entrée du stade, boulevard de la
République, le club en a ouvert une seconde, place de
Jaude. « On a battu tous nos records de merchandising »,
expliquait René Fontès, il y a quelques semaines, avant la
qualification
lifi ti pour les
l demies.
d i
LL’’ASM sera aussii
indirectement impliquée par la prochaine construction
d’une galerie commerciale (qui comprendrait notamment
un McDo et une pharmacie) juste devant le stade MarcelMichelin. En effet, les terrains, dont elle a la jouissance,
lui appartiennent jusqu’à la rue… Alors si le club
n’investira rien dans ce bâtiment ou le parking souterrain,
il en retirera inévitablement des retombées pour sa
boutique… et des loyers, en tant que propriétaire.
Christine Rougerie
Jacques Pineaau
(directeur gén
géénéér
éral, 633 ans)
Demi de mêlée des finalisstes de 1970
contre La Voulte (défaite 3-0), il est les
yeux et les oreilles de Fontès. Il a été
responsable de divers services financiers
pour Michelin dans différents pays
européens.
Dix en numéro un
de notre correspondant
LE BUSINESS
classe de cinquième. Puis son père
devient son entraîneur quand il entre
au lycée de Coral Springs (Floride).
Taillé comme un joueur de football
américain (1,82 m pour 85 kg), le
lycéen se voyait plus d’avenir avec un
ballon dans les mains. Parallèlement
à l’athlétisme, il occupe pendant trois
ans le poste de cornerback. « J’avais
prévu de jouer au football toute ma
vie, explique-t-il, mais quand je suis
arrivé au lycée, j’ai vu que tous les
bons postes nécessitaient de la
vitesse. Alors, je me suis mis à courir. » En terminale, ce fan de Jesse
Owens décide de se consacrer au
sprint plutôt qu’au football, même s’il
ne s’y trouvait pas mauvais : « Quand
je jouais (au football), personne
n’arrivait à m’approcher. » À dix-huit
ans, Dix court déjà très vite. Meilleur
lycéen du pays en 2004, il possède des
records à 10’’28 sur 100 m, 20’’54 sur
200 m et 7,39 m en longueur. « Au
lycée, il était déjà costaud physiquement », explique Cédric Nabe, sprin-
teur suisse (10’’29 au 100 m) qui court
avec lui depuis trois ans à l’université
de Florida State (FSU).
Convoité par les meilleures universités du pays, Dix signe à FSU pour rester près de sa famille. Dans cette fac
située à Tallahassee, au nord de la
Floride, il compte deux frères et un
cousin, et surtout il intègre une
équipe qui monte dans la hiérarchie
nationale (l’équipe masculine a remporté le titre NCAA en 2006).
Un départ
très perfectible
Dès sa première année à FSU, le
« Freshman » bat le record américain
junior sur 100 m (10’’06) et remporte
le titre NCAA sur la même distance.
L’année suivante, en 2006, il
s’impose sur 200 m en salle et en plein
air, titre qu’il a conservé cet hiver.
Doté d’un départ moyen, Dix
n’excelle sur un 100 m qu’après 20 à
30 m de course à partir desquels son
cycle de jambes ultrafréquent fait la
différence. Bien que son buste reste
incliné vers l’avant tout au long de la
course, l’Américain parvient à monter
les genoux haut et vite jusqu’à la ligne
d’arrivée, même sur 200 m.
« Son départ n’est pas très bon, mais
il a un “ turnover ” de dingue,
explique Nabe. Après 30-40 m,
“ Walt ” est capable de revenir sur
n’importe qui. Même sur 60 m en
salle, il arrive à faire des temps canons
(6’’59). »
D’après Nabe, Dix a travaillé ses
départs en starting-blocks quasiment
à chaque entraînement cette saison.
Les séances que lui concocte Bob Braman, son entraîneur, incluent notamment beaucoup de répétitions de
sprints allant jusqu’à 250 m. Leur
durée n’excède généralement pas
plus de deux heures par jour. « Cette
saison, il se donne à fond, estime
Nabe. Il ne compte plus seulement sur
son talent. »
S’il est difficile d’imaginer une défaite
de Dix sur 200 m, l’issue du 100 m est
PAGE 8
plus indécise. Auteur de 10’’05 à Gainesville juste avant son 200 m record,
Dix aura face à lui Trindon Holliday
(10’’07), un athlète de poche (1,68 m)
qu’on présente comme son principal
rival. Footballeur à Lousiana State,
comme l’était Xavier Carter, Holliday
possède un départ fulgurant. Assez
pour déstabiliser Dix ?
« Walt ne sera pas intimidé, assure
coach Braman. Il sait comment faire
bloc contre la pression. » « J’ai une
mentalité “ inhumaine ”, confiait Dix
l’an dernier à une télé locale. Je pense
que beaucoup de coureurs ne l’ont
pas sur la piste. » Un mental qu’il doit
certainement à l’une de ses passions,
la boxe, qu’il disait encore pratiquer à
l’occasion, l’an dernier.
CAMILLE VANDENDRIESSCHE
(*) Plus grande organisation sportive
universitaire au monde, la NCAA
(National Collegiate Athletic Association) organise les différents Championnats nationaux universitaires, très
populaires aux États-Unis.
La commission d’appel de la FFA s’était réunie le 22 mai dernier pour
examiner le cas de Hind Dehiba, suspendue deux ans pour dopage à l’EPO
après son passage en première instance, le 4 avril dernier. La recordwoman
de France du 1 500 m (4’0’’49) estimait avoir eu l’occasion de mieux détailler
les conditions de son contrôle inopiné, mais la commission d’appel n’est pas
revenue sur la première décision. Dehiba avait été contrôlée par l’Agence
française de lutte contre le dopage (AFLD) à l’issue de sa garde à vue, le
24 janvier dernier, après avoir été arrêtée à Roissy au retour d’un stage à
Albuquerque (États-Unis). Les douaniers avaient découvert hormones de
croissance et matériel de perfusion dans les bagages du couple Dehiba (Fodil
est le mari et l’entraîneur de Hind) et de Régis Bordier, un sparring-partner.
Fodil Dehiba ayant déclaré que ces produits étaient destinés à sa
consommation personnelle, son épouse avait été mise hors de cause. – D. R.
MEETING DE SOTTEVILLE
Sdiri et Lamalle en forme
Hier, en longueur, Sdiri avait sous les pointes bien plus que les 8,20 m
nécessaires pour les Mondiaux d’Osaka (25 août - 2 septembre), mais il
mordit 5 sauts à plus de 8,30 m. « Je suis très déçu, surtout qu’en réalisant
8,01 m au 1er essai sans prendre la planche je pensais pouvoir aller très très
loin, dit-il. Même si le vent était dur à gérer. » En réalisant deux fois 12’’91
sur 100 m haies, Adrianna Lamalle a elle aussi fait un pas vers les minima
(12’’80). « Il faut que j’améliore mon départ pour avoir une course plus fluide
et linéaire. Si je veux être finaliste aux Championnats du monde, il faut que je
sois régulière à 12’’80. » Lors des séries du 110 m haies, le vice-champion du
monde juniors Samuel Coco-Viloin s’est fracturé un bras en tombant une fois
la ligne franchie, après avoir porté son record personnel à 13’’73. – M. V.
HOMMES. 100 m (+ 1,1 m/s) : 1. Campbell (JAM), 10’’14 ; 2. Mbandjock, 10’’32 ; … 8. Alerte,
10’’80. 100 m B (+ 0,9 m/s) : 1. Nthepe, 10’’33 ; 2. Eyana, 10’’38. 200 m (+ 0,5 m/s) : 1. Campbell (JAM), 20’’62. 3 000 m : 1. L. Ndiwa Remmy (KEN), 7’46’’53 ; 2. L. Komon (KEN), 7’47’’18 ;
… 4. Belabbas, 7’50’’78. 110 m haies (+ 2,3 m/s) : 1. Demenyuk (UKR), 13’’50. Perche : 1.
Guigon et Chemov (RUS), 5,50 m. Longueur : 1. Allimond (USA), 8,17 m (+ 0,4 m/s) ; 2. Sdiri,
8,01 m (+ 1,8 m/s). Marteau : 1. Lingua (ITA), 76,95 m ; … 3. Figère, 73,67 m. FEMMES.
100 m haies (+ 1,2 m/s) : 1. Lamalle, 12’’91. En séries : Lamalle, 12’’91 (+ 1,4 m/s).
ARRON PROGRESSE MAIS PAS
ASSEZ VITE. – Un couloir avait été
réservé à Christine Arron au départ
du 200 m de Villeneuve-d’Ascq,
vendredi prochain. « Elle n’y sera
évidemment pas, a expliqué hier son
entraîneur, Stéphane Caristan. Elle
progresse doucement mais pas assez
vite, 5 % par mois. On est à 90 % de
ses capacités. On ne peut pas parler
de retard dans la mesure où on n’a
pas fixé de date pour son retour. Je
ne vais pas l’envoyer à l’abattoir. »
Caristan, qui entraîne la
Guadeloupéenne depuis février, ne
s’affole pas, « tant qu’on n’est pas
au scénario catastrophe », où la
détentrice du record d’Europe du
100 m (10’’73 en 1998) ne pourrait
pas effectuer son retour aux
Championnats de France à Niort
(3-5 août), trois semaines avant
Osaka.
IRM RASSURANTE POUR
POGNON. – Ronald Pognon a passé
hier une IRM du quadriceps de la
cuisse gauche qui a confirmé qu’« il
n’y a plus de déchirure », selon son
coach, Pierre-Jean Vazel. « Il reste
juste une petite trace, précise Vazel,
et le médecin nous a demandé de
rester prudents jusqu’à la fin de la
semaine. Jusqu’à samedi, Ronald
continuera donc à s’entraîner à 90 %
et il préparera ensuite sa rentrée à
Oslo (le 15 juin). » Soit un mois
après Doha, date initiale de sa
rentrée.
MERCREDI 6 JUIN 2007
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
(pré
résident,
és
65 ans)
Chez Michelin, il a été responsable du personneel du groupe,
patron de Michelin Europe et, sur la fin, a siégéé au conseilil
d’administration. Proche d’Edouard Michelin (décédé en mai
2006), qui lui a demandé de prendre le club en 2004. Il a su
gérer les crises (éviction des entraî
aîneurs
în
Alain Hyardet en 2004,
Philippe Agostini l’an dernier) sans débordement.
ATHLÉTISME
SACRAMENTO – (USA)
Michelin est partenaire principal (55 à
60%) du club, non actionnaire. L’ASM se
dit prête à ouvrir le capital à des
actionnaires « d’’oorigine locale ouu
auvergnate » (Font
(Fontèès)). « Mais encore
une fois faut-il les trouver
ouver et qu
qu’ils
’iils aient
une vraie attitude d’actionnaires »,
précise le président. A propos d’un retrait
définitif de Michelin, René Fontès affirme
: « Je ne serais plus l’homme de la
situation. Mais je n’ai jamais envisagé
une telle hypothèse ».
Bleu
– L’an dernier, vous déclariez :
“Derrière Toulouse, Biarritz et
Paris, il faudrait un quatrième
grand club qui tourne et, pour
l’instant, on en est loin.” Et
maintenant ?
– Là, on en est un peu plus proches.
La notion d’année blanche peut exister, mais, sur la durée, il est important
que Clermont se tienne dans les
quatre ou cinq premiers. Un titre est
fait de toutes petites choses, il faut se
donner les moyens de faire en sorte
que la conjonction des événements
fasse que l’“incident” se produise un
jour. Mais on s’est rapprochés de la
tête plus vite que prévu ; je voyais cela
plutôt la saison prochaine.
– Qu’est-ce que Vern Cotter a
changé au quotidien, qui fait
que vous gagnez les matches,
qu’il y a un style ?
– La caractéristique de Vern, c’est
son exigence. Et il joint les paroles aux
actes. Les joueurs l’ont compris,
admis. Mais je ne voudrais pas que
l’apport de Vern mette dans l’ombre
des progrès réalisés un peu dans tous
les domaines. Il y a ainsi le positionnement de Jean-Marc Lhermet (le
manager), sa complémentarité avec
Vern. Le risque, dans ce genre de
situation, est que les gens ne s’enten-
E
Jaune
Rouge
Jaune
« On est arrivés
à une synergie
remarquable »
LES RAAPPORTS AVEC MICHELIN
Noir
Bleu
Noir
« IL Y A TROIS ANS, auriez-vous
signé pour vivre ça : la queue
aux guichets, à la boutique ?
– Franchement, lorsque j’ai donné
une réponse positive, j’avais très largement sous-estimé cet engouement. Cela m’était complètement
inconnu dans l’industrie. Je pouvais
brasser des centaines de millions
d’euros, toute la presse s’en foutait ;
là on est sur un budget de 12 millions
d’euros et on fait la une des médias…
Je comprends un peu mieux maintenant qu’il y ait des gens qui perdent la
tête. Le seul souci que j’ai, c’est que
personne ne perde la tête, justement,
notamment les joueurs.
– On va vous rappeler toute la
semaine que le club a perdu
sept finales du Championnat…
– (Du tac au tac.) Je suis totalement
insensible à ces références. Si vous
conduisez votre voiture en regardant
le rétroviseur, vous êtes sûr d’aller
dans le mur. Il faut se projeter en
avant. Si un club ne le fait pas, il
n’existe plus.
– Chez Michelin, vous aviez une
étiquette de winner qui réussit
tout ce qu’il entreprend…
– (Amusé.) Ce n’est pas à moi de le
dire. (Une pause.) Mais si je n’étais
pas un winner, je ne serais pas à la
tête du club. Quand Édouard Michelin (*) m’a demandé de prendre
l’ASM, il m’a dit : “Fontès, faites ce
que vous voulez, mais la seule chose
que je vous demande est que si nous
allons en finale il faut la gagner.”
Pour les joueurs, c’est inscrit dans le
marbre. Cela fera l’objet d’une motivation, mais on est là dans l’intimité
du club.
À Clerm
mont,
le rugbby
c’est....
Photo : Fred Carol/l’Équipe, Prevost, Boutroux, De Martignac, Francotte, Fel.
Lundi, il aura soixante-six ans.
Il en paraît dixde moins et, hier,
seul jour de la semaine où il
était à Clermont-Ferrand, René
Fontès se trouvait partout :
dans son bureau, téléphone
collé à l’oreille, dans la tribune
principale du stade Michelin
pour répondre à la presse, dans
un restaurant à côté pour un
repas express avec des dirigeants... À la tête de l’ASM
Clermont-Auvergne depuis
trois ans, cet ancien très haut
dirigeant de Michelin, retiré à
Eygalières, dans les Bouchesdu-Rhône, mesure tout le chemin parcouru.
9
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
RUGBY PRO D 2
Le Racing voit grand
Le Racing-Métro 92, qui vise un retour rapide dans l’élite, travaille à un projet
de stade couvert de 35 000 places.
À L’HEURE où le Stade Français
s’apprête à vivre sa sixième finale de
l’ère Max Guazzini, le RacingMétro 92 fourbit ses armes pour
bientôt affronter ses rivaux. On
savait le Racing-Métro 92 très actif
sur le marché des transferts. De
David Auradou à Jeff Dubois en passant par Sireli Bobo, une escouade
de joueurs de haut niveau (*) vont
renforcer l’effectif du club francilien
(12e de Pro D 2 ; 5 millions de budget
cette année) la saison prochaine.
Lundi, Agustin Pichot, le demi de
mêlée des Pumas et du Stade Français, pourrait annoncer qu’il rejoint à
son tour les Ciel et Blanc, mais cette
politique de recrutement spectaculaire, qui doit permettre au club de
lutter avec les ténors de la Pro D 2, ne
constitue que le volet visible, à court
terme, du grand projet que nourrit le
doyen des c lubs professionnels (1882).
Au centre de ses ambitions se trouve
depuis des mois un projet de stade,
porté par Jacky Lorenzetti, président
du club, mais surtout patron de Foncia, numéro 1 français de la location
et de la transaction immobilières, et
par le département des Hauts-deSeine. Implanté sur les installations
du s tad e Y ves -du-Ma noir, à
Colombes, le projet, déjà voté, a
changé de format ces dernières
semaines. Il passerait de
20 000 places à 35 000 fermées, sur
le modèle de l’ArenA d’Amsterdam
ou de l’Allianz Stadium de Munich.
Conçu comme « un lieu de vie », il
offrirait au Racing-Métro 92, un outil
unique dans le paysage du rugby
français.
Berbizier comme
directeur général
Des contacts ont été noués avec la star des Springboks.
TOULOUSE a contacté Schalk Burger,
le troisième-ligne des Stormers et des
Springboks, a-t-on appris dans
l’entourage du joueur. Approché également par le club anglais des Harlequins, Burger songe, en effet, à quitter
son pays après la Coupe du monde.
D’autant que certains problèmes politiques agitent la sélection sud-africaine. Récemment, le troisième-ligne
Luke Watson, qui est son partenaire en
club, a été imposé en sélection à
l’entraîneur Jake White par les dirigeants de la Fédération.
Cette affaire a pris des proportions
conséquentes, car Luke Watson n’est
autre que le fils de l’ancien troisièmeligne des années 1970 Cheeky Watson, qui n’avait jamais été pris chez les
Springboks parce qu’il préférait jouer
avec les équipes de Noirs, démontrant
AUCKLAND –
de notre envoyé spécial
Philippe Benetton, l’entraîneur du Racing-Métro, sera encore aux commandes de l’équipe la saison prochaine.
Mais le squad qu’il aura à diriger, vraisemblablement sous les ordres de Pierre Berbizier, sera d’un tout autre
calibre.
(Photo Laurent Argueyrolles/L’Équipe)
tien : « Comme Guy Roux. Nous
ferons le point à la mi-saison… De
toute façon, ce club n’est pas pour
moi une danseuse. Je suis venu pour
construire sur la durée. »
ARNAUD DAVID
(*) Tournaire (Narbonne), Gérard
(Northampton), Laussucq (Mont-deMarsan), Russell (Saracens, ANG),
Die udé ( Cl erm ont ), W is niesk i
(Castres), Lo Cicero (Aquila/ITA), Festuccia (Parme/ITA), Raiwalui (Saracens), Leo (Crusaders, NZL), Govu (Fidji), Lombard (Worcester), Ward
(Crusaders/NZL).
LES BLACKS TOUJOURS À AUCKLAND. – Contrairement aux Français, qui sont partis dès dimanche pour Wellington, les Néo-Zélandais poursuivent leur préparation à
Auckland, et ne descendront dans la capitale que demain en
fin d’après-midi. Après avoir profité du lundi férié, les Blacks
ont eu hier le débriefing du match de samedi, suivi d’une
séance vidéo et d’un entraînement l’après-midi. – I. B.
LES BLEUS DANS LE FROID ET LE VENT. – Hier, au
cours des deux entraînements programmés (10 oC et fort
OTTAWA - ANAHEIM : 2-3
Les attentes
d’Onesta
Anaheim près du sacre
Les Bleus entament leur tournée en Chine contre
une sélection coréenne. L’occasion pour
le sélectionneur de faire le point.
AUJOURD’HUI 14 H 30 (6 H 30, heure française),
à Suzhou
FRANCE. – Gardiens : Karaboue, Ploquin, Annonay. Joueurs de champ : Roine, Joli,
Guilbert,Tuzolana,Abalo,Thomas,Dertrez,Ostertag,Kempe,Krantz,Junillon,Abati,
Sohraindo, Mongin, Bosquet.
Dans ces conditions, le sélectionneur
va opérer une large revue d’effectif
avec les meilleurs joueurs du Championnat de France. Il fallait, néanmoins, donner un sens à la tournée et
Claude Onesta a très rapidement tracé
les objectifs. « Dire qu’elle ne va servir
à rien n’a pas lieu d’être. En deuxième
rideau, nous disposons d’excellents
joueurs qui ont rarement l’occasion de
s’exprimer au plus haut niveau.
Sachant qu’une blessure peut à tout
moment, la saison prochaine, bouleverser notre organisation et perturber
l’équilibre de l’effectif, il n’est pas inutile de revoir certains joueurs. Je pense
à Guilbert, à nos deux gardiens remplaçants, Karaboue et Ploquin, qui
vont avoir du temps de jeu. À Cédric
Sohraindo, au poste de pivot, souvent
inhibé lors des stages qu’il a déjà effectués avec nous. » Dans l’esprit de
Claude Onesta, le moment est
d’autant plus idéal que dans les quinze
mois qui nous séparent des Jeux, il
n’aura plus – ou peu – l’occasion de
procéder à un aussi large balayage.
« À l’issue des Jeux de Pékin, on assistera à une recomposition assez significative de l’équipe de France. Ce rendez-vous en Chine est la seule
opportunité afin d’y voir un peu plus
clair et d’envisager la suite. » Des gar-
çons comme Joli, Detrez, Tuzolana,
Annonay et Roiné doivent donc considérer le rendez-vous comme un réel
test d’évaluation.
LA CARTE RICHARD
Depuis la victoire de l’Euro 2006 en
Suisse, Claude Onesta a toujours fait
confiance au même groupe lors des
grandes échéances et il ne cache pas
que pour le prochain Euro et pour
Pékin – si son équipe se qualifie, évidemment – il ne changera pas de stratégie. Il lui reste néanmoins à percer
une ultime zone d’ombre, celle qui
concerne le poste d’arrière droit. Seul
Joël Abati, lorsqu’il a été conforté dans
ce rôle, a été exempt de tout reproche.
Cédric Burdet, le Montpelliérain, et
Sébastien Bosquet, le Dunkerquois,
ont, en revanche, singulièrement manqué d’efficacité. « Le cas de Cédric est
particulier, explique Onesta. Il a été
blessé et on doit se parler à la rentrée.
En revanche, j’attends toujours confirmation avec Sébastien. Il doit me monter que j’ai raison de continuer à lui
faire confiance et de m’intéresser à
lui. » S’il va donc lui donner beaucoup
de temps de jeu, le sélectionneur va,
également, profiter de l’occasion pour
se faire une idée très précise de l’Ivryen
Thomas Richard. « Avant qu’il ne se
blesse en fin de saison, il s’était montré
très convaincant, très complet dans
son club. Thomas n’est donc pas là par
hasard et ce n’est pas un clin d’œil au
titre d’Ivry. Il a, je vous l’assure, une
vraie carte à jouer. »
LE CAS GIRAULT
Olivier Girault, le capitaine pendant le
Mondial, a disparu depuis et le brassard a été confié, en avril, à Joël Abati.
On s’est longtemps posé la question de
savoir si le Parisien n’en avait pas profité, finalement, pour se retirer. « Olivier était meurtri puis il a été blessé. Il a
ressenti la nécessité de prendre un peu
de recul. Il s’interrogeait réellement
sur la suite à donner à sa carrière internationale mais nous avons convenu
ensemble de nous revoir courant
octobre. » Avec le temps de la réflexion et la perspective d’un départ glorieux avec les JO de Pékin, on doute
que Girault n’envisage pas un ultime
coup d’éclat. Même s’il paraît délicat
qu’il puisse reprendre le brassard de
capitaine.
LAURENT MOISSET
COUPE STANLEY (match 4)
OTTAWA - ANAHEIM :
2-3 (1-0 ; 1-2 ; 0-1)
vent), certains joueurs ont ressorti les bonnets. Le matin, sur
la pelouse du Western Suburbs Rugby Football Club, les
Bleus ont travaillé l’organisation défensive collective.
L’après-midi, pendant que les avants effectuaient un travail
de réglages sur mêlées fermées, les trois-quarts se sont
concentrés sur les relances. Grégory Le Corvec (vertige) ne
s’est pas entraîné. Benjamin Thiery (cheville gauche) a trottiné. Au retour à l’hôtel, l’encadrement s’est rendu à une
réception à la résidence de l’ambassadeur de France. – H. I.
LANTA QUITTE LYON. – Le
directeur sportif du LOU, Christian
Lanta, a annoncé hier son départ en
raison d’un changement de sa
politique sportive sur le long terme.
Il avait déjà indiqué qu’il renonçait à
entraîner l’équipe première, 6e cette
saison. Le président Yvan Patet, de
son côté, lui avait proposé de rester
comme conseiller technique. « Le
projet qui consistait à faire monter
le LOU en Élite en deux ans n’est
plus d’actualité. J’ai donc demandé
au président de me libérer de ma
dernière année de contrat », a
expliqué Lanta, dans un entretien au
Progrès.
AGEN : M. STOLTZ ET BOUIC
ADJOINTS DE BRONCAN. – Le
seconde-ligne sud-africain Matthys
Stoltz, frère aîné de Conrad qui part
à Pau, qui entraînait cette saison
Massy (Fédérale 1), et l’ancien centre
international du club, Guillaume
Bouic, seront les adjoints de Henri
Broncan, la saison prochaine à Agen,
rétrogradé en Pro D 2. Koulemine,
Ostiglia, Som, Soucaze, Vainqueur,
Caucaunibuca, Ahotaeiloa et le
Buts. – Ottawa : 19’59, Alfredsson
(Schaeffer, Fisher), sup. num. ; 38’,
Heatley (Eaves, Spezza). Anaheim :
30’06, McDonald (Marchant, Perry) ;
31’06, McDonald (Niedermayer,
O’Donnell) ; 44’07, Penner (Selanne,
McDonald).
AUCUNE ÉQUIPE canadienne n’a
remporté la Coupe Stanley depuis
Montréal en 1993. Et la série pourrait
se prolonger. Lundi soir, les Ducks
d’Anaheim se sont imposés sur la glace
d’Ottawa et ne sont plus qu’à une victoire de leur premier titre. À l’issue
d’un match particulièrement physique,
ils ont dans un premier temps résisté à
la furia canadienne lors d’un premier
tiers à sens unique (13 lancers à 2) malgré l’absence de leur défenseur Chris
Pronger, suspendu. « Ce n’est pas la
première fois que l’on arrive à s’en sortir sans lui, notait Carlyle, l’entraîneur
d’Anaheim. C’est la preuve que mes
joueurs savent donner plus quand on
leur demande. » Ultra dominateurs en
début de match, les Senateurs n’ont
pas su concrétiser cette domination
territoriale. Ils ne pouvaient qu’avoir
une montagne de regrets après une
rencontre qui les placent devant un
challenge presque impossible : remporter les trois prochains matches,
dont deux à Anaheim (le prochain dans
la nuit de mercredi à jeudi). « On a
dominé, mais nous n’avons pas été
récompensés, regrettait Bryan Murray,
l’entraîneur d’Ottawa. Nous avons eu
l’occasion de faire un écart. Ensuite, on
s’est effondrés. Je ne vois pas d’explication pour le deuxième tiers, catastrophique. » Une fois l’orage passé, les
Ducks ont en effet repris les choses en
main. Derrière un McDonald super efficace (2 buts en 3 tentatives), à l’image
LES ÉQUIPES. – (Samedi, à Wellington, 9 h 30, heure française, en direct sur Canal +.)
NOUVELLE-ZÉLANDE : MacDonald – Rokocoko, Toeava, McAlister, Sivivatu – (o) Carter, (m) Kelleher – So’oialo, McCaw, Collins – Williams, Robinson – Hayman, Oliver,
Woodcock. Entraîneur : G. Henry. Remplaçants : Mealamu, Tialata, Jack, Masoe,
Leonard, Evans, Smith.
FRANCE : Castaignède – J. Laharrague, Mignardi, Mazars, Coux – (o) Boyet, (m) Durand
– Magne, Chabal, Chouly – Pierre, Papé (cap) – Sourgens, Bruno, Califano. Remplaçants : Ibañez, Mas, Olibeau, Ouedraogo, Forest, N. Laharrague, Thiéry.
nouvel international Mignardi,
seront toujours agenais le 16 juillet
à la reprise de l’entraînement. La
semaine dernière déjà, Gelez,
Elhorga, Mirande, Narjissi, Barrau et
Lafforgue notamment, avaient
confirmé ou prolongé leur contrat.
Enfin, sur les huit nouvelles recrues
qui avaient signé un pré-contrat
(avant la descente du club), seuls le
pilier Debaty (Perpignan) et le
numéro 8 Chavet (Auch) ont, pour
l’heure, validé leur engagement
initial. – Ch. D.
OUEDRAOGO, LA TÊTE À
L’USAP. – Hier à Auckland, Fulgence
Ouedraogo, le troisième-ligne de
Montpellier, champion du monde
des moins de 21 ans la saison
dernière, qui participe à la tournée
de l’équipe de France, a confirmé
qu’il aimerait rejoindre Perpignan à
son retour de tournée. « Il me reste
un contrat Espoirs de deux ans, mais
ça bloque un peu avec mon club. A
mon retour, je serai fixé mais mon
souhait c’est de rejoindre l’USAP.
J’espère ne pas arriver au bras de
fer. » – H. I.
BOXE
Un pointage à revoir
OTTAWA. – Corey Perry a pris le dessus sur Ray Emery, et Anaheim s’est envolé
pour mener 3-1 dans la série face à Ottawa.
(Photo Jim McIsaac/AP)
de son équipe. « Pour gagner un
match, il faut marquer des buts, chambrait tranquillement Scott Niedermayer, deux fois passeur lundi soir
pour une équipe qui a gagné cette saison douze matches de play-offs par un
seul but d’écart. Nous avons aussi mal
commencé que lors du match 3 et nous
avons eu de la chance. Mais nous
avons su rectifier le tir dans les deux
derniers tiers. » Pour Ottawa, l’heure
est grave et Bryan Murray en était déjà
à tirer les leçons d’un échec maintenant programmer. « Nous nous
sommes mis trop de pression, avoua
l’entraîneur des Senators. Nous voulons tellement bien faire que c’est
contre-productif pour nous. » Ils n’ont
plus qu’un match pour rectifier le tir.
– M. Ba.
VOLLEY-BALL
RYBACZEWSKI EST CANNOISE. – Le Racing
Club de Cannes a signé un joli coup hier aprèsmidi en s’attachant les services, pour deux
années, d’Anna Rybaczewski (1,85 m, 25 ans),
notamment courtisée par la Russie et l’Italie. La
capitaine des Bleues évoluait la saison dernière à
Muszyna, en Pologne, patrie de son père. « Je suis
ravie, explique l’explosive attaquante-réceptionneuse, qui a beaucoup appris de son année à
l’étranger. Cannes est le meilleur club de France et
l’un des plus prestigieux d’Europe. Je vais progresser aux côtés de grandes joueuses et d’un excellent entraîneur (Yan Fang, qui est aussi, désormais, son sélectionneur national). » – G. De.
KASIC ENTRAÎNERA LE CANNET. – L’exentraîneur de Nice Mladen Kasic, remercié en janvier dernier, est le nouveau coach des filles du
Résultats : Ottawa-Anaheim : 2-3.
Anaheim mène la série 3-1.
GUILLOT-DIAT RESTE À VILLARD. – L’équipe de Villard-de-Lans
de Stéphane Barin a fait resigner le
jeune attaquant Cédric Guillot-Diat,
vingt-deux ans, qui a déjà joué
104 matches sous les couleurs villardiennes, tant en Espoirs qu’avec
l’équipe première. – E. Fu.
AVIRON
Cannet, quatrièmes de Pro F et qualifiées pour la
Coupe d’Europe. – G. De.
PARIS : PAES RESTE CONFIANT. – Les soucis financiers de Paris, administrativement relégué en Pro B par la DNCG de la Ligue, n’ont pas
abattu le moral de son entraîneur, Mauricio Paes.
« Je fais confiance aux dirigeants pour régler ce
dossier avec la mairie. Moi, je continue à avancer
sur le recrutement,assure-t-il. Le dossier du centre
de formation avance bien et nous sommes déjà
engagés en Ligue des champions pour la saison
prochaine. Après, rien ne nous interdit de disputer
cette compétition, même si nous sommes en
Pro B… » Même la perspective de devoir réduire
l’effectif et les ambitions ne semblent pas l’inquiéter. « Bah, on ne pourra pas viser le Final Four de la
C 1, c’est tout. » Au moins, à Paris, on n’a pas perdu le sens de l’humour… – G. De.
MERCREDI 6 JUIN 2007
DIX-SEPT BATEAUX POUR AMSTERDAM. – Peu de changements sont à relever dans la composition de l’équipe de France qui
disputera la deuxième manche de Coupe du monde, du 22 au 24 juin à
Amsterdam. Tous les bateaux phares sont reconduits en l’état par rapport à Linz le week-end dernier. Absent en Autriche en raison d’une
fracture de fatigue à une cote, Cédric Berrest ne réintégrera le quatre
de couple qu’à Lucerne (13-15 juillet). En revanche, les deux sans barreuse n’ont pas été reconduits, leur résultat à Linz ne laissant pas bien
augurer de leurs possibilités pour la suite de la saison.
La sélection : HOMMES. Skiff : Peltier. Deux sans barreur : Peron-Cadot.
Deux de couple : Macquet-Hardy. Quatre sans barreur : Despres-RondeauChardin-Dor. Mortelette. Quatre de couple : Bernard-Blin-Coeffic-Bahain.
Huit : Gallet-Lang-De Lagarde-Don. Mortelette-Valla-Pierson-Lente-Jacquiot ;
barreur : Lattaignant. Poids léger. Skiff : Pollez, Pornin. Deux de couple :
Moreau-Dufour ; Menet-Di Girolamo, Fa. Dufour-Goisset. Quatre sans barreur : Solforosi-Pouge-Bette-Tilliet, De Wilde-Raineau-Margat-Faucheux.
FEMMES. Skiff : Balmary. Quatre de couple : Delas-Dechand-Buniet-Pascal.
Poids léger. Skiff : Ribeil. Deux de couple : Simon-Dorfman.
LE NUL DÉCRÉTÉ à l’issue du Championnat d’Europe des mouche entre l’Italien
AndreaSarritzu et BernardInom, vendredi
dernier à Ajaccio, confirme qu’il est temps
pour les juges de modifier leur manière de
noter. En effet, un boxeur qui remporte
d’extrême justesse un round, comme cela
a été le cas de Sarritzu, se voit récompensé
d’un 10-9. Or lorsqu’un boxeur s’adjuge
nettement le round, tel Inom au onzième
round, quand l’Italien était au bord du
K.-O., il n’obtient, lui aussi, qu’un 10-9. Il
faut généralement qu’un homme aille à
terre pour qu’un juge choisisse un 10-8.
Résultat, Inom, qui méritait la victoire, a
dû se contenter du nul. « Pourtant, souligne le Belge Bob Logist, président de la
Fédération européenne, je n’arrête pas de
répéter aux juges qu’ils ne doivent pas
hésiter à mettre un 10-8, même si un
boxeur n’est pas tombé. » Si le juge belge
Daniel Van de Wiele, qui est arrivé à
114-114 (en revanche, l’Espagnol Vilas
avait Inom vainqueur et le Suisse Hausamann s’est prononcé pour Sarritzu), avait
noté le onzième round 10-8 (il l’a jugé
10-9, comme ses deux collègues), il serait
arrivé à une victoire finale pour Inom et le
Français se serait imposé aux points, deux
juges à un. « Je reconnais que j’ai hésité à
mettre 10-8, avoue Van de Wiele, mais
comme Sarritzu a bien fini le round, j’ai
préféré 10-9. » Il est également temps que
les juges notent de nouveau les rounds
très équilibrés 10-10, alors qu’ils s’obstinent à y trouver un vainqueur depuis une
dizaine d’années, à la suite des ridicules
recommandations de la Commission de
boxe du Nevada. – A.-A. F.
TOUS SPORTS
AG au Racing Club de France
ILS SONT 61 candidats pour 30 postes.
Le Racing Club de France tente ce soir de
se réinventer un avenir, en renouvelant
l’intégralité de son comité directeur. À
l’issue d’un appel à candidatures, la mairie de Paris avait attribuéau groupe Lagardère, en juillet dernier, la concession du
centre sportif de la Croix-Catelan au détriment du RCF, qui jusque-là en tirait
l’essentiel de ses revenus.
En novembre, le Racing, en grande difficulté financière, était placé sous administration judiciaire et, en décembre, son
assemblée générale actait la partition du
club, 14 de ses 18 sections passant dans le
giron du groupe Lagardère.
L’assemblée générale organisée ce soir à
la Maison de la chimie, à Paris, doit donc
désigner une nouvelle équipe dont les
anciens dirigeantsseront absents. Le futur
président devrait être désigné le lundi
11 juin. Un terme devrait sans doute être
mis, dans la foulée, à la mission de l’administrateur judiciaire.
Scrutin uninominaloblige, il est difficile de
savoir avec certitude sur qui se porteront
les suffrages des 7 000 membres appelés
à voter. Toutefois, Jean-Claude Fauvet,
directeur général du groupe Lacoste et
notamment soutenu par l’ancien international de rugby Franck Mesnel et Étienne
Thobois, directeur général du comité
d’organisationdu Mondial de rugby 2007,
semblerait le mieux placé pour incarner ce
Racing de l’après « big bang ». – P. I.
NATATION
BEY BLESSÉE. – Sarah Bey est maudite. Depuis son arrivée à Antibes en provenance
de Canet, l’ancienne recordwoman de France du 200 m papillon accumule les pépins.
Après s’être fracturé un doigt fin septembre, ce qui avait eu pour effet de la priver de la
saison en petit bassin, voilà qu’elle s’est abîmée la main gauche en chutant dans un
escalier ! Pour le moment, la main est trop enflée pour savoir s’il y a une fracture, mais
Bey, qui a d’ores et déjà manqué une semaine d’entraînement,est quasiment forfait pour
les Championnats de France à Saint-Raphaël (24-28 juin).
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Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
on est obligés de passer par un recrutement qui peut brouiller les pistes
sur ce qu’on veut faire, l’idée c’est de
renouer avec l’image des plus belles
années du Racing CF : promouvoir
les valeurs du jeu, du sportif. »
Pour mener ce projet, Lorenzetti a un
nom en tête. Celui de Pierre Berbizier, comme directeur général sportif. Entre les deux hommes, le pacte
semble scellé. « Mais tant qu’il sera
à la tête de l’Italie, Pierre ne souhaite
pas officialiser sa venue. » Échaudé
par les tribulations de son équipe cet
hiver, Lorenzetti ne souhaite pas lui
fixer d’autres objectifs que le main-
McCaw (hanche) et Carter (cheville) ne
se sont toujours pas entraînés hier,
tandis que Collins (douleur au talon)
bénéficiait de deux entraînements,
hier et aujourd’hui, pour montrer qu’il
est bon pour le service.
Le coach des Blacks n’a pas manqué de
manifester son agacement concernant
la tactique en mêlée des Français.
« Onze de nos seize mêlées ont été
écroulées, et il a fallu les refaire, parfois même plusieurs fois. Les Français
ne poussaient pas droit, ils faisaient
exprès de les effondrer. Nous devrions
être vigilants par rapport à tout ce qui
est négatif pour notre sport. » – I. B.
Bleu
en entreprises. J’ai toutes les cartes
en main pour réussir. »
Et si sa vision du développement du
rugby risque de faire grincer des
dents – « Certains clubs du SudOuest ont du mal à accepter la mutation de ce sport et l’arrivée de
l’argent. Soit on veut qu’il reste un
sport de villages, soit on veut en faire
un sport national et mondial » –, la
philosophie qui guide son projet se
démarque du « tout-spectacle » qui
anime quelques-uns des nouveaux
entrepreneurs de la Pro D 2 et du
Top 14.
« Même si, pour gagner du temps,
lorsque les All Blacks avaient infligé
aux Bleus un sévère 47-3.
Pour Henry, il s’agit de respecter le
principe de la rotation des effectifs, et
son engagement d’utiliser les trois premiers matches de la saison afin de faire
une revue d’effectifs. Côté blessés,
seul Mils Muliaina (ischios) est définitivement forfait. En revanche, trois
joueurs emblématiques des All Blacks,
le capitaine Richie McCaw, l’ouvreur
Dan Carter et le troisième-ligne aile
Jerry Collins, sont toujours incertains
et l’encadrement néo-zélandais attendra jeudi avant de prendre une décision définitive. Ménagés depuis leur
sortie en cours de match samedi,
Jaune
Rouge
Jaune
le précédent : saison 2010-2011.
« C’est notre dernier challenge,
affirme Lorenzetti. Ce nouveau projet fera l’objet d’une concertation
avec les pouvoirs publics. Il faudra
aussi avancer sur la question des
transports. Le chiffrage est encore
confidentiel, mais j’espère boucler le
dossier d’ici à la fin du troisième trimestre 2007. »
S’il parvient à ses fins, le nouveau
patron du Racing-Métro va donc
doter son club de structures qui vont
faire des envieux. « Paris est une
chance énorme. C’est la région la
plus riche en licenciés, la plus riche
MÊME SI TROIS JOUEURS restent
toujours incertains, hier à Auckland
Graham Henry, le coach néo-zélandais, a tenu à annoncer son équipe
pour le deuxième test contre la France
et les six changements par rapport à la
première rencontre. Anton Oliver est
titularisé au talonnage, Byron Kelleher
à la mêlée, tandis que le rugueux Keith
Robinson remplace Chris Jack en deuxième ligne et Luke McAlister prend le
relais d’Aaron Mauger au poste de
deuxième cinq-huitième (premier
centre). En troisième ligne, les NéoZélandais retrouvent leur trio de titulaires infernaux, Richie McCaw étant
rejoint par Rodney So’oialo en 8, et Jerry Collins à la place de Reuben Thorne
sur le côté fermé. On retrouve ainsi
dans l’équipe de départ douze des
quinze titulaires qui avaient été alignés le 11 novembre dernier à Lyon
ÉQUIPE DE FRANCE HOMMES
VOIR PLUS LOIN QUE PÉKIN
Quant aux entraîneurs, si Guy Novès
repartira pour une quinzième saison de
rang, la huitième en qualité de manager général, rien n’est certain pour
Serge Laïrle et Philippe Rougé-Thomas. La piste Lacroix-Ntamack, responsables des Espoirs depuis deux
ans, n’a rien de sûre. Rougé-Thomas
pourrait être reconduit pour les
arrières et Yannick Bru, néoretraité,
qui est en train de passer ses diplômes
d’entraîneur, pourrait prendre en
charge les avants à la place de Serge
Laïrle, qui se verrait alors confier une
autre mission au club. – J. L et F. D.
Un faux air de Lyon
HOCKEY SUR GLACE
Seulement cinq des seize joueurs
appelés à disputer le dernier Mondial
en début d’année en Allemagne ont
été convoqués en Chine. Abati – le
capitaine, qui ne jouera pas en raison
d’un problème au pouce –, Karaboue,
Ploquin, Kempe et Bosquet, les quatre
derniers n’ayant d’ailleurs tenu qu’un
rôle mineur dans l’aventure. C’est dire
si ce premier contact sur les terres
olympiques de 2008 a singulièrement
perdu de son impact. « Au départ,
argumente le sélectionneur, l’idée
était pourtant de partir avec le groupe
habituel. Fernandez, dont la compagne attend un enfant, a été le premier à demander une dérogation.
Nous en avons ensuite parlé lors du
tournoi de Bercy et il n’y avait pas
adhésion. La plupart de nos joueurs
ont été énormément sollicités cette
saison, notamment les étrangers. Il
était donc plus sage de revenir en
arrière, de laisser les gars se reposer. »
Beauxis pour pallier les départs de
Michalak et Dubois. Il n’a toujours rien
proposé à Hasan, en fin de contrat, et
s’intéresse toujours à Valbon.
NOUVELLE-ZÉLANDE
HANDBALL
POURQUOI L’ÉQUIPE B ?
là son opposition à la politique de
l’apartheid. Si Burger est aujourd’hui
protégé par White, qu’en sera-t-il
après la Coupe du monde ?
Le blond flanker des Springboks est
une star, mais les sommes évoquées
en Afrique du Sud – 660 000 euros par
saison – sidèrent. D’autant qu’on peut
franchement se demander si sa venue
est une priorité dans une équipe qui
compte déjà Maka, Dusautoir, Bouilhou, Nyanga, Lamboley, voire Montauriol et Ledevedec.
De la même façon, la venue possible du
demi de mêlée des All Blacks Byron
Kelleher n’a pas manqué d’interpeller.
Peut-on penser que c’est une nécessité, lorsque l’on a Jean-Baptiste Élissalde à ce poste ?
En tout cas, Toulouse cherche toujours
un ouvreur et a contacté Skrela et
Noir
Bleu
Noir
« Nous avons décidé de redimensionner notre projet, nous a confié
hier Jacky Lorenzetti. C’est une
volonté de ma part, mais j’ai l’écoute
des politiques. Quand on voit comment Max Guazzini s’est battu pour
avoir un nouveau Jean-Bouin, on
comprend que le stade est un outil
capital. Je veux que ce stade puisse
aussi accueillir des spectacles. Une
telle enceinte ne peut pas servir
qu’une fois tous les quinze jours. On
peut aussi faire du naming pour le
financer. »
Date de livraison du projet ? Comme
Toulouse piste Burger
10
Bleu
Rouge
Noir
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TENNIS ROLAND-GARROS (Grand Chelem, terre battue)
Qui peut le plus…
Serena Williams et Roger Federer ont connu hier des pannes. L’Américaine ne s’en est pas remise. Le Suisse, si. Et comment !
Justine Henin n’a fait
qu’une bouchée de
Serena Williams (6-4,
6-3). Elle retrouvera
demain Jelena Jankovic,
l’une des deux Serbes,
avec Ana Ivanovic,
qualifiées pour les
demi-finales. Cette
dernière sera opposée à
Maria Sharapova. La
première demi-finale
masculine mettra aux
prises Roger Federer et
Nikolay Davydenko, qui a
sorti le dernier Argentin,
bête noire du Suisse,
Guillermo Cañas (7-5,
6-4, 6-4).
RIEN N’EST PLUS RASSURANT
pour un clampin du tennis que de
constater que les meilleurs, les as, les
cadors, les stars peuvent aussi rater
les mêmes coups que lui. Tout
manieur de raquette spectateur de la
dixième journée du Roland-Garros 2007 a pu hier se rassurer : oui,
des monstres tels Serena Williams et
Roger Federer ont eux aussi leurs
moments « sans », oui, eux aussi
font des doubles fautes honteuses,
des bois calamiteux, des amorties
« bas duf’ ».
La différence entre ces deux
démonstrateurs du pire tint à la
durée et aux conséquences du phénomène. Pour Federer, il ne dura
qu’un set, le deuxième du match qui
l’opposait à Tommy Robredo (7-5,
1-6, 6-1, 6-2). Comme s’il ne voulait
nous faire sentir à tous combien son
art était difficile que pour immédiatement mieux démontrer sa maîtrise
dans deux derniers sets ahurissants.
Le cas de Serena Williams se révéla
plus grave.
Atone, apathique, cueillie par un
break d’entrée, elle subit pendant
deux sets la loi d’une Justine Henin
qui la dominait, mais oui, en puissance. Dirigeant le jeu avec son coup
droit remodelé l’an passé, la Belge
effaça sa défaite du tournoi de Miami en un tournemain. Presque sans
lutte.
Sharapova est là
À peine si la robuste Miss Williams fit
saillir ses muscles un ou deux jeux,
après avoir frappé sa raquette au sol
de rage, pour effacer un autre break
d’entrée au second set. Ce sursaut ne
fut qu’un haussement d’épaules.
L’Américaine se laissa ensuite pousser vers la sortie, sans même opposer
l’inertie de sa masse. Quasi consentante. La chaleureuse poignée de
main entre les deux championnes fut
le meilleur moment du match.
Même à ses pires moments d’hypertrophie lipidique, jamais Serena Williams n’avait semblé accepter de la
sorte une défaite. Elle-même n’en
revenait pas. La seule explication
plausible de son comportement
serait quasi psychanalytique : une
inhibition inconsciente par l’écho
dans sa mémoire des huées du public
parisien au terme de son dernier
rendez-vous avec la Belge sur le Philippe-Chatrier dans leur demi-finale
de 2003. Peut-être. Ou alors s’agit-il
de ces fameuses journées « sans »
qui guettent de plus en plus fréquemment les athlètes au fur et à
mesure que l’âge avance.
Serena Williams était en effet, à
vingt-cinq ans et huit mois, la plus
âgée des quart-finalistes. La plus
jeune, Nicole Vaidisova, dix-huit
ans, a disparu elle aussi, victime de la
polyvalence de Jelena Jankovic, malgré un très beau sursaut en fin de
match (6-3, 7-5).
À la frappe destructrice de la
Tchèque, la Serbe opposa sa souplesse et, si elle ploya la première
fois qu’elle servit pour le match, elle
ne céda point. Demain, face à Justine
Henin, qui l’a battue cinq fois sur
cinq mais toujours en trois sets,
défendre ne suffira pas.
L’autre demi-finale opposera les
deux plus belles plantes du jeu, la
blonde Maria Sharapova (trop
volontaire pour sa jeune compatriote Anna Chakvetadze) à l’autre
Serbe, Ana Ivanovic (bien aidée par
une blessure aux abdominaux de
Svetlana Kuznetsova, la finaliste
2006). À dix-sept ans, Ivanovic
s’était fait un nom en battant Amélie
Mauresmo en 2005 à Roland-Garros, où elle avait atteint les quarts.
Deux ans plus tard, elle frappe toujours aussi fort, mais avec plus de
méthode. La confrontation ne manquera pas de grandeur.
L’Argentine a disparu
Dans le simple messieurs, dans
l’attente aujourd’hui des deux derniers quarts de finale, DjokovicAndreev et Nadal-Moya, on connaît
déjà deux demi-finalistes. Le premier
est l’invité permanent de ces festivités, Sa Majesté Roger Federer, présent pour la douzième fois de suite
en demi-finales d’un tournoi du
Grand Chelem (record absolu).
L’autre, Nikolay Davydenko, n’est
plus un intrus, puisqu’il atteint ce
niveau pour la troisième fois de sa
carrière.
Mais la victoire du Russe sur Guillermo Cañas n’était pas tout à fait
attendue, car l’Argentin menait 3-1
dans leurs face-à-face et faisait
figure d’épouvantail en début de saison après ses deux victoires sur
Federer à Indian Wells et Miami.
Mais, pour la première fois depuis
2002, aucun joueur argentin ne disputera les demi-finales du tournoi
car, après avoir usé David Nalbandian, Davydenko a su bousculer
l’inépuisable « Willy ». Jouant
classe tous risques, il récolta le score
en apparence hideux de soixantequatre fautes directes en trois sets.
Comparées sur le papier aux quinze
de Guillermo Cañas, elles sembleraient rédhibitoires. Sur le court, il
n’en fut rien. Il avait su faire sortir le
marathonien de son parcours.
Son succès évite à Federer d’avoir à
affronter sa bête noire. À l’inverse, il
va retrouver un garçon qu’il a battu
huit fois sur huit. En apparence, le
Suisse aurait donc fait une excellente
opération. Pas sûr. Hier, contre
Davydenko, Cañas, incapable de
générer de la puissance, a montré
ses limites sur terre battue. D’autre
part, Davydenko a remarquablement résisté à Federer dans leurs
deux confrontations de 2006.
On pourrait aussi se demander si, par
hasard, la panne totale du Suisse,
hier, dans le deuxième set contre
Robredo, ne serait pas un peu due à
un embryon de « cigare », inconscient sans doute, mais humain.
Federer affrontait un joueur qu’il
avait battu sept fois de suite depuis
une « demi-défaite » en Hopman
Cup, compétition mixte quasi amicale. Depuis le début du tournoi, il
n’avait rencontré aucun joueur
l’ayant précédemment battu. Il
menait une manche à rien à sa main
contre un garçon qui ne lui avait pris
qu’un set en sept rencontres. Dans
ces conditions, garder la tête froidement braquée sur le cap ultime n’est
sans doute pas aisé.
Avec Davydenko, c’est une autre de
ses victimes préférées que le
numéro 1 mondial va affronter.
Mais, depuis qu’il a gagné à Bercy, le
Russe n’est plus le même. Il a goûté
aux grands titres. Il est né à l’ambition. Lui refaire le coup de la panne
ne serait sans doute pas une bonne
idée.
« Si j’avais gagné, je n’aurais pas
eu à endurer l’entraînement
sous 90 degrés… »
De Serena Williams, évoquant, après
sa défaite devant Justine Henin, les
conditions d’entraînement qui l’attendent en Floride.
ffre
i
Le ch
Depuis Wimbledon 2004 jusqu’à ce
Roland-Garros 2007, Roger Federer a
systématiquement atteint (au moins)
les demi-finales en Grand Chelem, soit
une série de 12 tournois de rang.
PHILIPPE BOUIN
JUSTINE HENIN a remporté une victoire facile
face à une Serena Williams trop irrégulière.
« PARFOIS, vous aviez l’air dans le
match. Et puis vous multipliiez les
fautes. Que se passait-il ?
– Je ne sais pas. Rien n’allait. D’habitude, je
ne mets pas autant de balles dans le filet.
C’était frustrant… À la fin du premier set, j’ai
vu qu’elle (Henin) avait gagné 30 points et
moi 29. Mais je n’avais pas gagné ceux qui
étaient importants. Je faisais toutes les
fautes, je jouais n’importe comment.
– La Serena flamboyante et accrocheuse n’était pas là…
– La Serena qui était là a passé son temps à
faire des erreurs… Je me disais essaye ci,
essaye ça, passe au plan B. Mais, apparemment, mon plan B, c’était de faire des erreurs
ON ATTENDAIT une finale avant la
lettre entre deux grandes championnes, une belle revanche de la
finale de Miami où l’Américaine avait
battu la Belge au finish en sauvant
deux balles de match. Mais c’est finalement une rencontre très ordinaire à
laquelle on a assisté : « J’ai eu un peu
peur au début du deuxième set »,
confia Carlos Rodriguez, le coach
argentin de Justine Henin, qui, depuis
quarante-huit heures, essayait de faire
entrer dans la caboche de sa joueuse
qu’elle n’avait qu’une chose à faire :
« Se positionner émotionnellement
par rapport à son adversaire. »
Le reste tombait sous le sens. À partir
du moment où elle avait « presque »
battu Serena chez elle, sur sa surface
préférée, il n’y avait pas de raison que
sa Justine n’en fasse pas autant dans
un tournoi qu’elle domine depuis trois
ans.
Pourtant, le début du deuxième set fut
assez chaud : « J’ai très bien joué le
premier jeu pour la breaker, se souvint
Henin. Ensuite, il y a eu un peu de crispation. C’est le seul moment du match
où je l’ai ressenti. Puis, elle a gagné son
service et, une fois à 0-30 sur mon service, j’ai senti qu’il ne fallait pas laisser
filer les choses, qu’il était temps que je
m’accroche. Après, je ne me suis plus
vraiment sentie en danger… J’ai fait
mon boulot, c’est tout ! » Rodriguez,
dont le cœur bat au rythme de sa
joueuse, ne disait pas autre chose :
« Tactiquement, Serena ne savait plus
comment s’y prendre mais, pour
enfoncer le clou, Justine a eu un peu de
faiblesse. Heureusement, cela n’a duré
que deux jeux. Face à Jankovic, si Justine se relâche comme ça, elle passera
à la trappe. »
Invitée à parler de sa prochaine adversaire, une joueuse qui ne l’a jamais
battue mais qui lui a déjà posé problème, Justine Henin, retranchée derrière une haie de clichés, expliqua que
Jankovic était « une de ces filles de la
nouvelle génération qui ne se posent
pas de questions ». La double tenante
du titre reconnut qu’elle espérait
gagner… Mais qu’elle pouvait « tout
aussi bien perdre » : « Je ne suis pas
intouchable ! Je ne ressens pas ça et je
veux l’éviter car ce serait le début de la
fin. Le sport est un éternel recommencement… Un jour n’est pas l’autre…
Ce sont les petits détails qui font la différence… Il faut savoir garder son
calme… Rester focalisée sur les bons
objectifs… »
Rien que du très banal, mais c’est sa
façon d’atteindre son plus haut degré
de concentration, elle qui est – ça, elle
ne l’a jamais caché – la reine des
anxieuses. Elle gagnerait dix Grands
Chelems d’affilée qu’elle douterait
encore de sa capacité à imposer un
niveau de jeu qui, pourtant, ne doit pas
être loin de son zénith.
SERENA WILLIAMS, défaite 6-4, 6-3 en seulement 1 h 18’, était déçue et frustrée par son faible niveau de jeu.
(rires). Et évidemment, c’est un plan qui ne
marche jamais. Je n’ai pas saisi les occasions,
je n’ai rien fait de ce que j’aurais dû faire.
Tout ce que j’ai fait, c’est de rester là. Je l’ai
laissée profiter de moi. Et je me suis sentie
outragée.
j’ai oublié mon carnet de notes dans les vestiaires…
– Vous pensez que Justine y a jeté un
coup d’œil ?
– Non… De toute façon, il n’y a rien làdedans qui l’aiderait…
– Avant d’entrer sur le court, vous
aviez déjà l’impression que ça n’allait
pas bien se passer ?
« Je n’ai jamais aussi
mal joué un quart de finale
de Grand Chelem »
– Je n’ai pas fait un très bon échauffement,
je n’étais pas dans ma routine habituelle. Je
suis très superstitieuse et ça ne se passait pas
comme je le voulais, même si ce n’est pas
pour ça que j’ai perdu. Rien n’allait ce matin
et ça a continué pendant le match. Et puis,
– Au début du deuxième set, elle
frappe un retour qui tape la bande du
filet et vous finissez par perdre le
point. Vous vous êtes dit à ce momentlà que, décidément, rien n’était de
votre côté ?
– À ce moment-là, je ne m’étais pas encore
rendu compte que je faisais autant de fautes.
Je me suis battue jusqu’au bout, mais je crois
que je n’ai jamais aussi mal joué un quart de
finale de Grand Chelem. Je n’ai jamais joué
de manière aussi laide, aussi affreuse… et
tous ces autres qualificatifs que je pourrais
utiliser pour décrire mon jeu.
– Qu’avez-vous pensé de la manière
dont Justine a joué ?
– Je crois que tout ce qu’elle avait à faire
aujourd’hui, c’était de venir. Elle a bien joué
mais je l’ai affrontée dans des matches où
elle jouait encore mieux.
– Ces derniers mois, vous aviez dit
qu’un Grand Chelem pouvait être
envisageable. Vous êtes déçue ?
– Oui, bien sûr, même si je ne pensais pas ici
au Grand Chelem mais à gagner Roland-Garros.
– Qu’allez-vous faire d’ici à
Wimbledon ?
– Puisque j’ai perdu, je dois retourner à la
maison, en Floride, où il fait très, très chaud.
C’est ma punition. Si j’avais gagné, je
n’aurais pas eu à endurer l’entraînement
sous 90 degrés… Ça va être horrible mais,
malheureusement, c’est ce que je vais
faire. »
CLÉMENTINE BLONDET
Attention, Roger, Nadal n’est pas Robredo !
« CE QU’ON A PU VOIR HIER de
Roger Federer est époustouflant et
inquiétant à la fois. Paradoxal ? Je
m’explique. Époustouflant en effet,
car sa fin de match a carrément tourné à l’exhibition. J’ai eu l’impression
de n’avoir jamais vu Roger évoluer à
un niveau aussi élevé que lors des
deux derniers sets contre Tommy
Robredo. Il a rebondi de manière
incroyable après la perte de concentration qui lui a coûté la deuxième
manche. Cela montre sa force mentale. Cela prouve qu’il est un bien
meilleur joueur aujourd’hui qu’il ne
l’était en Australie en début d’année
ou ici l’an dernier. Qu’il est désormais capable, après un passage à
vide – et quelle que soit la longueur
de celui-ci – de décider de se concentrer de nouveau, de rejouer son meilleur tennis et de donner le coup de
poignard fatal à son adversaire sur
un simple claquement de doigts.
Mais au-delà de toute l’admiration
que j’ai pu éprouver pour sa brillante
démonstration d’hier en fin de rencontre, je nourris tout de même
quelques inquiétudes pour lui. Je n’ai
pas pu m’empêcher, notamment, en
voyant son éclipse d’hier contre
Robredo dans le deuxième set, de
penser à celle qu’il avait connue l’an
passé en finale face à Nadal et qui lui
avait finalement coûté le titre. Après
un premier set de pure folie et quasiment magique, Roger avait vu, en
quelques points pourris, son jeu se
déliter totalement. Il n’avait jamais
été en mesure, comme hier, de revenir dans le match et de nous gratifier
d’un tel festival. Pourquoi ? Parce
que Nadal n’est pas Robredo, tout
simplement ! Parce que, entre Rafa
et Tommy, il y a précisément tout ce
qui sépare un super champion d’un
excellent joueur, autant dire un
monde.
Hier, après le moment d’égarement
de Federer dans le deuxième set,
Robredo a été dans l’incapacité
d’élever son jeu comme cela lui
aurait été nécessaire pour enfoncer
le clou et s’engouffrer dans la brèche
ainsi ouverte. Quand il est revenu à
un set partout, on aurait dit qu’il
venait d’obtenir son bâton de maréchal et que ce qui venait de lui arriver
suffisait amplement à son bonheur.
Federer l’a très bien senti et s’en est
servi comme d’un tremplin pour
éclabousser le central de tout son
talent et nous régaler d’un spectacle
inouï.
Mais je crains que, si une situation
similaire se passait de nouveau face
à Nadal cette année, la sanction
serait la même que l’an dernier pour
Roger. Car Nadal, à l’inverse d’un
Robredo, est typiquement le genre
de joueur qui se nourrit plus que tout
autre du moindre relâchement de
son adversaire. C’est son carburant,
c’est là qu’il puise l’essentiel de son
énergie. Et c’est même à partir de ces
moments-là qu’il se met à jouer de
mieux en mieux. Contre lui, tout
moment d’absence risque d’être
fatal. »
DOMINIQUE BONNOT
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MERCREDI 6 JUIN 2007
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« Je me suis sentie outragée »
Bleu
Rouge
« J’ai fait
mon boulot »
Jaune
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(Photo Nicolas Luttiau)
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ROLAND-GARROS. – Serena Williams a eu beau chercher au fin fond d’elle-même, il lui faudra encore méditer sur ce qui lui est arrivé hier face à Justine Henin : le jour sans.
Henin 6 6
S. Williams 4 3
1122
11
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
TENNIS ROLAND-GARROS (Grand Chelem, terre battue)
Une simple éclipse
Roger Federer a déconnecté un seul set avant de battre avec autorité Tommy Robredo. Il affrontera Davydenko en demi-finales.
Federer 7 1 6 6
Robredo 5 6 1 2
UNE DEMI-HEURE à l’ombre.
Même le génie s’éclipse parfois et le
court Philippe-Chatrier en fut
l’attentif témoin hier quand Roger
Federer s’absenta des sommets du
jeu pour redevenir très ordinaire au
ras de la terre, perdant le deuxième
set de sa victoire en quatre manches
face à Tommy Robredo (7-5, 1-6, 6-1,
6-2). Avant, puis après sa descente
chez les sim ples mortels, le
numéro 1 mondial fut souvent
remarquable, parfois écœurant pour
l’Espagnol, relégué au rang de fairevaloir en fin de rencontre, bouclée en
deux heures. Mais pendant exactement trente-quatre minutes, Federer
perdit le fil et accessoirement son
premier set en Grand Chelem après
une série record de 36 manches remportées consécutivement depuis la
finale du dernier US Open (victoire
face à Roddick 6-2, 4-6, 7-5, 6-1).
Le Suisse fut breaké rapidement par
Robredo et commit d’inhabituelles
erreurs, comme ces plusieurs coups
grossièrement décentrés offerts aux
couloirs.
Ne pouvant pas davantage
s’appuyer sur son service (seulement
27 % de premières balles durant
cette manche), il vit défiler les jeux,
même s’il sauva quatre balles de set
avant de laisser Robredo égaliser à
une manche partout d’un coup droit
court croisé. Agacé, l’air ronchon, le
numér o 1 mond ia l prov oqua
quelques murmures d’interrogation
dans les tribunes, d’autant que
Robredo martelait avec une belle
obstination le revers du Suisse, lui
aussi en souffrance. Qu’arrivait-il
donc à Federer, pas forcément sou-
verain lors de la première manche
mais qui parut accélérer exactement
quand il le voulut pour breaker
Robredo en fin de set ?
« Pas trop envie
de me prendre
une tôle »
« Je ne vais pas chercher d’excuse,
mais le vent était capricieux, analysa
ensuite le Bâlois d’un ton tranquille.
Je n’ai pas bien joué, c’est évident,
mais Tommy a fait preuve de solidité.
Il utilisait bien son coup droit alors
que je frappais trop à plat au lieu de
lifter. Ce n’était pas la bonne tactique. Je n’étais pas dans le match, je
ne savais comment jouer, Tommy
prenait confiance. Mon service m’a
également trahi. » Sorti du match
par la double action de l’agressivité
de Robredo et de sa propre déconcentration, Federer reprit le commandement de ce quart dès le début
de la troisième manche, soucieux de
ne pas laisser trop de place au doute.
Il sauva une balle de break sur son
premier jeu de service, puis ravit
deux fois d’affilée l’engagement de
Robredo avec une facilité inouïe.
L’éclipse était terminée. « Je ne
perds pas souvent un set 6-1 (*),
j’étais un peu nerveux en attaquant
la manche suivante. Je me suis dit :
réveille-toi, reste positif autant que
possible, réagis !... Et j’ai été mené
15-40 sur mon service… Si je continuais à jouer comme au deuxième
set, je me prenais une tôle ! Je n’en
avais pas trop envie. » Doux euphémisme et belle maîtrise de l’argot des
bords de court.
Redevenu efficace au service et très
solide au filet où il réussit plusieurs
superbes volées dans les deux derniers sets, l’express Federer repartit
si fort que Robredo ne put jamais
compter sur une nouvelle erreur
d’aiguillage. « Je suis revenu dans le
match, je jouais avec le vent et
j’avais davantage de chances et
d’occasions de lui prendre son service, poursuit le numéro 1 mondial.
Ce qui s’est passé au deuxième set
n’est pas trop un motif d’inquiétude
pour moi. Mais pour vous peutêtre… »
Franchement ? Non. Même si Federer sait parfaitement que la quête
d’un premier titre à Roland-Garros
ne tolérera pas d’autre absence de ce
type face à des adversaires bien plus
expérimentés que Robredo.
Le Suisse, qui jouera vendredi face à
Nikolay Davydenko sa douzième
demi-finale de rang d’un tournoi du
Grand Chelem, repoussant encore
les limites de son propre record,
admet qu’il n’a pour l’instant fait que
son travail. « Je n’ai pas le temps de
penser à ce record, mais je suis
content que cela se passe bien pour
moi dans ces tournois du Grand Chelem. Si tu y perds tôt, c’est toujours le
désastre. » Un échec face à Davydenko, qu’il a toujours battu en huit
confrontations et qui lui évite des
retrouvailles avec Cañas, sa bête
noire en 2007 (deux défaites à Indian
Wells et Miami), serait-il à classer
dans cette catégorie ? Sans doute, si
près de retrouvailles déjà programmées avec Nadal, même si Federer
dresse un portrait très flatteur du
puncheur russe au sourire rare :
« Auparavant, il était bon, mais pas
incroyable, parce qu’il avait quand
même des défauts dans son jeu : il ne
pouvait pas volleyer, son service
était moyen. Nikolay s’est amélioré
au fil des années, il est plus régulier,
plus constant du fond de court et
c’est un joueur très coriace. Mais je
suis prêt. » Qui en doutait ?
STÉPHANE KOHLER
(*) C’était seulement la septième fois
en Grand Chelem, sur 145 matches.
Le Suisse a aussi perdu un set 6-0,
contre Patrick Rafter à Roland-Garros
en 1999.
Davydenko par K.-O.
Le Russe a étouffé un Cañas dépassé par la faculté d’accélération
de son adversaire.
Davydenko 7 6 6
Cañas 5 4 4
UNE PRÉPARATION
IDÉALE
Si l’on devait établir aujourd’hui un
podium de la saison sur terre battue, la
Serbe, avec quinze victoires pour seulement deux défaites, arriverait sans
aucun doute en troisième position derrière Justine Henin (12 victoires,
1 défaite) et Jelena Jankovic (23 victoires, 4 défaites, dont une par forfait).
Après une demi-finale à Amelia Island,
son seul accroc est en fait intervenu à
Charleston (échec au deuxième tour
contre Zvonareva). Depuis, elle reste
sur onze victoires d’affilée, avec en
prime un titre dans un tournoi Tier I
(l’équivalent des Masters Series masculins), à Berlin. « En arrivant à
Roland-Garros, je ne m’étais pas vraiment fixé d’objectif précis, expliquaitelle hier. Mais j’avais confiance, car je
sentais bien mon jeu. Je me savais
prête physiquement à affronter les
meilleures. Ça s’est confirmé. Et,
depuis dix jours, j’ai le sentiment
d’avoir encore progressé énormément. »
UN COACHING
SUR MESURE
Actuellement sans coach attitré, Ivanovic est conseillée depuis le début de
la saison sur terre battue par Sven
Groeneveld, ancien entraîneur notamment de Mary Pierce et de Nathalie
Dechy, désormais « consultant en coaching » pour Adidas. Leur collaboration fonctionne à merveille. « C’est un
Ana IVANOVIC
Jankovic à toutes jambes
Serbie.
19 ans ; née 6 novembre 1987
à Belgrade.
1,83 m ; 73 kg.
Droitière, revers à deux mains.
Classement WTA : 7e (meilleur
classement).
Palmarès : 3 titres (Canberra 2005 ;
Montréal 2006 ; Berlin 2007).
Sa saison 2007 : victoire à Berlin ;
finale à Tokyo ; demi-finale à Amelia
Island ; quart de finale à Gold Coast,
Sydney et Anvers ; troisième tour à
l’Open d’Australie.
grand coach et j’apprends beaucoup
de lui, n’hésite pas à déclarer la Serbe.
Il a été sur le circuit pendant très longtemps et a donc beaucoup d’expérience. Il sait comment jouer les filles
du top 10 et me conseille tactiquement. L’avoir à mes côtés est un vrai
privilège. Il m’a notamment beaucoup
fait travailler mon service en me forçant à varier davantage. Et les progrès
sont là. » Le Néerlandais, lui, a le sentiment d’avoir découvert un diamant
brut : « C’est sans doute la plus douée
des joueuses que j’ai entraînées. Elle
est très à l’écoute et a le potentiel pour
devenir un jour numéro 1 mondiale. »
LES ARMES DU JEU
DE TERRE BATTUE
Ivanovic peut avant tout compter sur
un coup droit dévastateur. Même s’il
est davantage frappé à plat que celui
d’un Nadal ou d’un Andreev chez les
hommes, il constitue une arme idéale
sur terre battue afin de prendre le jeu à
son compte. D’autre part, si la grande
Serbe (1,83 m) éprouvait jusque-là des
difficultés à se déplacer sur terre, elle a
Jankovic 6 7
Vaidisova 3 5
SANS SURPRISE, Jelena Jankovic
s’est qualifiée hier pour les demifinales en faisant prévaloir son jeu de
défense sur les attaques incessantes
de Nicole Vaidisova. Cette dernière
avait décidé de tenter le tout pour le
tout et, surtout, d’exploiter la seule
faille dans le jeu de Jankovic en attaquant au maximum sur ses deuxièmes
services, toujours un peu faiblards. Le
ROLAND-GARROS. – Ana Ivanovic attribue une grande part de ses récents progrès aux
conseils avisés de Sven Groeneveld, ex-entraîneur de Mary Pierce.
(Photo Pierre Lahalle)
énormément progressé dans ce
domaine, grâce à un intense travail
physique. Juste avant sa victoire à Berlin, elle a ainsi passé deux semaines
dans l’académie d’Emilio Sanchez à
Barcelone. « Par rapport à 2005,
quand j’ai atteint les quarts ici pour la
première fois, mon jeu a vraiment progressé, estime-t-elle. Physiquement, la
différence est énorme. J’ai beaucoup
amélioré mon déplacement et désormais je me sens beaucoup plus à l’aise
sur terre battue, où vous devez courir
da va nt ag e. » Ma lg ré son je u
d’attaque, la terre est peut-être sa
meilleure surface. « En tout cas, j’ai
l’impression que ça le devient ! »
LE MEILLEUR TENNIS
DE SA VIE
Pour arriver jusqu’en quarts, elle
n’avait perdu qu’un seul set, en huitièmes face à Medina Garrigues (6-3,
3-6, 6-3). Hier, la première manche de
son quart contre Svetlana Kuznetsova,
pourtant troisième mondiale, fut bouclée en seulement vingt et une minutes
sur le score de 6-0, avec un bilan de
deux (!) fautes directes. Une sorte
d’état de grâce. « Tout est allé tellement vite que je ne me suis même pas
rendu compte de mon niveau de jeu.
En tout cas, je n’ai pas commis beaucoup de fautes ; donc, à mon avis, je
jouais plutôt pas mal. (Sourires.) »
Même si elle se relâcha dans le deuxième set – « J’ai baissé en intensité
dans mes coups et elle en a tout de
suite profité » –, elle remit ça dans le
troisième, un peu aidée il est vrai par
une Kuznetsova diminuée par des douleurs aux abdominaux. « J’ai surtout
réussi à redevenir très agressive et à lui
remettre la pression. Maintenant, le
tournoi n’est pas fini. Il me faudra bien
gérer mes émotions, faire abstraction
du fait que je vais disputer une demifinale de Grand Chelem et uniquement
penser à ce que je dois faire pour
gagner. »
ARTHUR PRALON
Puerta : la pluie s’en mêle
SASSUOLO – (ITA)
de notre envoyé spécial
C’EST CE QUI S’APPELLE jouer avec
le feu. La pluie exactement. Le ciel
d’Émilie-Romagne avait déjà manifesté sa mauvaise humeur en milieu de
journée en noyant la région avec un
gros orage, ce qui avait obligé les organisateurs du Challenger de Sassuolo à
bouleverser leur programme. En saupoudrant leurs terrains avec force terre
battue, comme sur un gigantesque
tiramisu, ils avaient réussi à remettre
leurs courts en état. Mais un certain
nombre de matches avait dû être
reprogrammés et d’autres reportés au
lendemain. Un seul conserva son
horaire initial : celui de l’affiche du jour
Deuxième mondiale, la Russe a connu un début de saison en dents de scie et une préparation écourtée par une douleur
récurrente à une épaule.
C’EST L’UNE DES IRONIES de l’histoire. Il était 15 h 9 hier quand Maria
Sharapova leva les mains au ciel pour
saluer le public du Suzanne-Lenglen.
Libérée, presque ressuscitée, la
Russe venait d’étouffer sa compatriote Anna Chakvetadze en deux
petits sets (6-3, 6-4). Moins de dix
minutes plus tard, sur le central, Serena Williams pliait sous les coups de
boutoir de Justine Henin. Exit l’Américaine que Youri Sharapov soupçon-
nait d’avoir marabouté sa fille Maria.
En gagnant son ticket pour les demifinales, un stade qu’elle n’avait
jamais atteint à Roland-Garros, la
numéro 2 mondiale venait de conjurer le sort.
Sa douleur à une épaule, qu’elle traînait depuis le tournoi de Miami à la
mi-avril, où elle fut balayée par Serena Williams en huitièmes (6-1, 6-1),
semblait d’ailleurs avoir disparu.
Miraculeusement. Encore gênée lors
des tours précédents, Sharapova ne
connut hier aucune défaillance :
constante, elle réussit 75 % de premiers services dans le premier set et
72 % dans le deuxième. On la vit
pourtant faire quelques rotations des
balles de break au deuxième set
(1 réussie sur 5 occasions), mais, à
chaque fois, elle a passé sa première
balle et je n’ai pas pu attaquer. »
Jelena Jankovic se montrait heureuse
de sa qualification pour les demifinales et avouait qu’il lui avait fallu
une sacré condition physique pour
résister aux attaques adverses : « Je
crois que j’ai fait un grand match en
défense. Heureusement, je bougeais
très bien. Si cela n’avait pas été le cas,
elle ne m’aurait laissé aucune chance.
Elle met énormément de poids dans sa
balle, que ce soit au service ou en fond
de court. » – A. D.
SASSUOLO (ATP Challenger, terre battue)
Sharapova l’inattendue
Sharapova 6 6
Chakvetadze 3 4
système aurait pu fonctionner si Jankovic avait servi beaucoup de deuxièmes balles. Malheureusement pour
Vaidisova, la Serbe passa 77 % de premières balles sur l’ensemble du match.
« Il n’y avait pas de solution, admettait
Vaidisova. Ou j’entrais dans son jeu en
acceptant les longs échanges et je
n’avais aucune chance, ou je l’attaquais sur chaque balle. J’ai choisi
l’attaque, mais, à ce jeu, on fait forcément des erreurs. Dans l’ensemble,
j’estime avoir plutôt bien joué, mais
elle était vraiment forte et c’est vrai
qu’elle n’a pas servi beaucoup de
secondes balles. J’ai eu pas mal de
épaules. « Je veux juste que les
muscles restent chauds, expliquat-elle. J’essaie de faire cela avant chacun de mes services. J’ai débuté dans
ce tournoi avec un bon rendement,
mais je n’étais pas en mesure de
balancer des bombes. Maintenant, je
peux frapper davantage, même si,
parfois, je sens encore mon bras. »
« J’ai connu des hauts
et des bas »
En recouvrant ses moyens physiques,
la jeune Russe a retrouvé son jeu. Et
le rythme des matches. Car, depuis sa
finale à l’Open d’Australie, où elle
avait fait pâle figure face à Serena
Williams (6-1, 6-2), elle avait alterné
le quelconque et le mauvais. Un
abandon en demi-finales à Tokyo
(blessée à la cuisse gauche), deux
défaites consécutives en huitièmes
de finale, à Indian Wells et Miami,
forfait à Charleston et Rome et une
demi-finale à Istanbul, où elle fut
stoppée par Aravane Rezaï. Une préparation écourtée et un bien maigre
bilan qui ne laissaient pas augurer
d’une telle réussite sur la terre battue
parisienne. « C’est vrai qu’il m’est
arrivé plein de choses au cours des
deux derniers mois, confia Sharapova. J’ai connu des hauts et des bas.
Depuis le début de l’année, j’essaie
d’être positive. Je me dis : “O.K., tu as
des petits bobos ici et là comme
MERCREDI 6 JUIN 2007
d’habitude, c’est pas grave.” Mais
quand j’ai réalisé à quel point c’était
sérieux cette fois… C’était frustrant
de ne pas pouvoir tenir une raquette
et jouer. On ne sait jamais comment
on va reprendre après une interruption. Alors je suis vraiment heureuse
de me sentir bien ici. »
Au fil des tours, elle retrouve
confiance et monte en régime. Accrochée par Patty Schnyder en huitièmes, Sharapova dut effacer deux
balles de match pour finalement
s’imposer au mental dans le troisième set, au terme d’un marathon
de deux heures et demie. Depuis,
celle qui répétait ne pas savoir
qu’attendre de ce tournoi a infléchi
son discours. Quand on lui demande
si elle serait surprise de s’imposer ici,
la réponse fuse : « Non. » Ferme et
définitive. Elle sonne déjà comme
une menace à l’adresse d’Ana Ivanovic, son adversaire en demies.
GAËTANE MORIN
LE NUMÉRO 1 EN POINT DE MIRE. – Pour Maria Sharapova, le tournoi de
Roland-Garros comporte un double enjeu. Il lui suffirait de passer un tour de plus
que Justine Henin pour reprendre le numéro 1 mondial. Une finale entre les deux
jeunes femmes constituerait un vrai combat au sommet.
opposant Mariano Puerta, qui devait
effectuer son grand retour après un an
et demi sans match pour cause de suspension pour dopage, à l’Australien
Joseph Sirianni (250e mondial). C’était
un risque bien mal calculé pour cette
rencontre maintenue à 20 heures alors
que la soirée s’annonçait menaçante
avec des nuages d’orage couvrant
l’horizon. La catastrophe se précisa
quand la luminosité insuffisante obligea à déplacer le match opposant le
Français Guez à l’Espagnol Lopez d’un
court annexe non éclairé au central,
repoussant ainsi les débuts de Puerta à
un horaire indéterminé. Comme Lopez
et Guez s’en donnèrent à cœur joie, il
était 20 h 45, la partie en était à 6-5
pour l’Espagnol dans le tie-break du
troisième set quand le ciel ouvrit ses
vannes. Il était dit que le purgatoire du
finaliste de Roland-Garros 2005
devrait durer un jour de plus. Si le
temps le permet, c’est à 11 heures ce
matin que Puerta devrait reprendre la
compétition. – P. Co.
JUNIORS : LES GARÇONS EN NOMBRE. – Deux garçons et deux filles
disputaient hier le deuxième tour du tournoi juniors. Jonathan Eysseric,
vainqueur de Fabbiano (7-5, 6-1) et Benoît Paire, qui a battu Mirtea (3-6, 6-0,
6-2) ont rejoint Stéphane Piro et Jérôme Inzerillo, qualifiés la veille. Cindy
Chala et Sherazad Benamar ont en revanche perdu, respectivement face à la
Croate Martic (6-2, 6-1) et l’Autrichienne Hofmanova (6-4, 6-3), laissant Alizé
Cornet bien seule chez les filles. Les cinq rescapés disputent aujourd’hui le
troisième tour.
LES SERBES EN FORCE. – Lundi,
après la victoire de Novak Djokovic
sur Fernando Verdasco en huitièmes
de finale, un groupe de Serbes
arrosait ça dans le salon des joueurs.
La bière et le champagne coulèrent à
flots pendant plus d’une heure. Hier,
Jelena Jankovic donnait des
précisions sur ce groupe de
supporters. « Plus les jours passent,
plus il y a de monde qui vient de
Serbie. On a vu arriver la chanteuse
qui a gagné le prix de l’Eurovision, il
y avait aussi “Piksi” (le footballeur
Dragan Stojkovic) et pas mal
d’autres personnes connues.
Désolée, mais il va falloir vous y
habituer, la force serbe est partout
désormais. Où que vous alliez, vous
trouverez des Serbes partout, qui
gagneront partout ! » – A. D.
LE TENNIS EN FAUTEUIL À
ROLAND-GARROS. – Après avoir
été accueilli sous forme d’exhibition,
le tennis en fauteuil fait son entrée
cette année officiellement à
Roland-Garros sous la forme d’un
tournoi doté de 26 900 .
Il commence aujourd’hui et se
terminera vendredi. Huit « top 10 »
masculins seront présents, parmi
lesquels les deux Français Michel
Jeremiasz (3e mondial) et Stéphane
Houet (5e). Dans le tournoi féminin
figureront trois des quatre
meilleures mondiales dont la
française Florence Gravelier (4e).
HENIN BATTUE PAR HELEN
WILLS. – Le record du nombre de
sets consécutifs gagnés à
Roland-Garros dans le simple dames
depuis l’ère Open a été porté hier
par Justine Henin à 31. Dans toute
l’histoire du tournoi, une joueuse a
cependant fait mieux : l’Américaine
Helen-Wills Moody qui avait
remporté 40 sets sans en perdre un
seul entre 1926 et 1932, si l’on
excepte un match perdu par forfait,
en 1926, lors des huitièmes de
finale.
PAGE 11
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
Ivanovic 6 3 6
Kuznetsova 0 6 1
FRANCK RAMELLA
Bleu
La Serbe de dix-neuf ans s’est qualifiée pour sa première demi-finale en Grand Chelem.
Une récompense logique qui résulte de plusieurs facteurs.
Jaune
Rouge
Jaune
Ivanovic à l’abordage
points à défendre et toutes les autres
scories inhérentes à l’univers mental
du joueur de tennis. Il aime s’amuser.
Dans son cas, le plaisir sadique
d’excentrer l’adversaire d’un bord à
l’autre du court semble être le vecteur
essentiel de sa marche en avant. Un
seul résiste régulièrement à ces salves
de maniaque de l’accélération : son
prochain adversaire Federer. Davydenko reconnaissait même aisément
avoir simplifié la tâche du divin
Suisse. « Si Cañas m’avait battu,
Federer aurait eu des problèmes
contre quelqu’un qui l’a déjà battu
deux fois cette saison, ironisait-il. Et
contre moi, sa confiance n’a pas été
entamée parce qu’il m’a toujours battu ! En quarts de finale à l’Open
d’Australie en 2005, j’ai eu la possibilité de le mettre en difficulté. Mais l’an
passé en demi-finales de l’US Open,
alors que je me sentais pourtant bien,
j’avais été surpris de ne pas bien
jouer. Il m’avait battu à plate couture… Pour vendredi, tout dépendra
de la tactique à trouver pour le
battre. »
Noir
Bleu
Noir
ROLAND-GARROS. – Décontenancé par un set raté, Federer ? Pas du tout, retrouvant tout son équilibre et toute sa force, le numéro 1
mondial a ébloui les spectateurs du court Philippe-Chatrier pendant ses deux derniers sets, hier.
(Photo Nicolas Luttiau)
DÉCORTIQUER les statistiques ne
suffit pas toujours pour extraire la
substantifique moelle d’un match.
Prenons les fautes directes : Davydenko, 64 ; Cañas, 15. Déchéance totale
du Russe face au métronome barbichu ? Bien au contraire. Il faut comprendre que si la prise de risques
maximale de Davydenko pour écarteler l’Argentin avait eu quelques ratés,
l’effet escompté avait fonctionné à
merveille. Fourbu d’avoir tant couru,
incapable de diversifier un jeu dévoué
à l’inlassable relance, Cañas a été
dépassé par un numéro 4 mondial
brillant dans son impatience à placer
l’accélération fatale. « Il ne te laisse
pas respirer, soupirait le gringo réduit
à l’état de sparring-partner face au
lance-balle humain. Je ne suis pas
frustré, c’est juste logique. Ma seule
erreur, c’est de ne pas avoir su changer de tactique. »
Après une heure et quinze minutes
pour conclure un premier set où la
ténacité de l’Argentin lui avait offert
une balle de set (31 fautes directes
pour Davydenko, quatre pour Cañas,
on insiste…), les débats menaçaient
d’être longs et serrés. Mais Davydenko breakait à chaque entame de set
pour impitoyablement mener les
débats au score et dans l’échange.
Une enfilade de couacs offrirent à
Cañas un retour inespéré de 2-4 à 4-4
dans le troisième set. C’était sans
compter sur les super pouvoirs de
l’agent Nikolay pour décoller sur commande. Trop facile ? « Trois heures
pour trois sets, ce n’est pas si rapide,
temporisait le Russe en souriant. Mais
c’est vrai que j’ai été surpris de voir
que je n’étais pas aussi fatigué que
Cañas. Sans que je ne sache pourquoi,
je me sentais d’ailleurs bien mieux
physiquement que lors de mon match
contre Nalbandian au tour précédent.
Là, Cañas perdait de sa puissance en
courant de droite à gauche. Et moi, je
restais très frais en sentant très bien la
balle… »
Pour expliquer sa régularité lors des
grands événements, le Russe
explique souvent qu’il se concentre
sur le seul plaisir de frapper le coup
gagnant en oubliant la pression des
12
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
TENNIS ROLAND-GARROS (Grand Chelem, terre battue)
Programme
À PARTIR DE 12 HEURES
COURT
PHILIPPE-CHATRIER
DJOKOVIC (SER) - Andreev (RUS)
NADAL (ESP) - MOYA (ESP)
Dechy-Ram (ISR) - Sun TiantianKnowle (CHN-AUT)
À PARTIR DE 11 HEURES
COURT
SUZANNE-LENGLEN
Leconte-Pioline - Champion-Cash
(AUS)
Ra y m on d- S to s ur (U S A- AU S ) Srebotnik-Sugiyama (SLV-JAP)
G o m e z - N a st a s e ( E Q U - R O U ) McNamara-Pecci (AUS-PAR)
Srebotnik-Zimonjic (SLV-SER) - Yan ZiKnowles (CHN-BAH)
Gottfried-Ramirez (USA-MEX) Bahrami-Mayer (IRN-USA)
COURT 1
Eysseric - Berankis (LIT)
Molik-Santangelo (AUS-ITA) - BlackHuber (ZIM-AFS)
Inzerillo-Ignatic (BLR)
Bruggeling-Schoorel (HOL) - PaireSlilam
COURT 2
COURT 7
COURT 17
Paire-Romboli (BRE)
Pavlyuchenkova (RUS) - Moore (USA)
Cornet - Zsilinszka (USA)
Arsenov-Kecki (RUS-USA) - EyssericDamico (USA)
Houdet - Ammerlaan (HOL)
Hong Young-suk (CDS) - Walraven
(HOL)
Gravellier - Yaosa (JAP)
Jeremiasz - Kruszelnicki (POL)
Gravellier-Yaosa (JAP) - ShukerWalraven (GBR-HOL)
Ramirez (MEX) - Toth (HON)
Cirstea (ROU) - Larcher De Brito (POR)
Trevisan (ITA) - Thomas (AUS)
Cirstea-Glatch ( ROU-USA) Antoniychuk-Pervak (UKR-RUS)
Alvarado-Romboli (EQU-BRE) Donskoy-Karusevich (RUS)
COURT 3
Martic (CRO) - Halep (ROU)
Piro - Karusevich (RUS)
Ripoll (ALL) - Hofmanova (AUT)
Chernyakova-Moore (RUS-AUS) - Han
Sung-hee - Zhou Yi-miao (CDS-CHN)
COURT 9
vision
Saida (JAP) - Kunieda (JAP)
Smit (HOL) - Shuker (GBR)
Weekes (AUS) - Legner (AUT)
Vergeer (HOL) - Suter-Erath (SUI)
Kunieda-Saida (JAP) - AmmerlaanLegner (HOL-AUT)
COURT 6
Rodina (RUS) - Hercog (SLV)
Duque Marino (COL) - Zhou Yi-miao
(CHN)
Dulgheru-Ivan (ROU) - Akita-Nata
(JAP)
Hercog-Tabakova (SLV-SLQ) - VogeleLertcheewakarn (SUI-THA)
FRANCE 2
15 heures (direct, 170 min)
FRANCE 3
COURT 16
12 h 55 (direct, 130 min)
Milecontreaya (BLR) - Brengle (USA)
Klein (AUS) - Damico (USA)
Luncanu (ROU) - Jones (AUS)
Donald-Smith (AUS) - RamirezSaavedra-Corvalan (MEX-CHL)
FRANCE 4
11 heures (direct, 110 min)
EUROSPORT
12 heures (direct, 375 min)
Résultats
DOUBLE HOMM E S. – Qu art s de finale :
Santoro-Zimonjic (SER) b. Kunitsyn-Tursunov (RUS), 6-4,
7-5 ; Dlouhy-Vizner (RTC) b. B. Bryan-M. Bryan (USA), 5-7,
6-4, 6-4 ; Bhupathi-Stepanek (IND-RTC) b. Björkman-Mirnyi
(SUE-BLR), 3-6, 6-1, 7-6 (8-6) ; Knowles-Nestor (BAH-CAN) b.
Kohlmann-Schüttler (ALL), 6-4, 6-4.
DOUBLE FEMMES. – Quarts de finale : MolikSantangelo (AUS-ITA) b. Chan Yung-jan - Chuang Chia-jung
(TAI), 6-3, 4-6, 6-1 ; Raymond-Stosur (USA-AUS) b. Medina
Garrigues-Ruano Pascual (ESP), 6-1, 6-2 ; Black-Huber (ZIMAFS) b. Husarova-Shaughnessy (SLQ-USA), 4-6, 6-1, 6-1 ;
Srebotnik-Sugiyama (SLV-JAP) b. Camerin-Dulko (ITA-ARG),
4-6, 7-5, 6-3.
DOUBLE MIXTE. – Quarts de finale : Dechy-Ram (ISR)
b. Huber-Ullyett (AFS-ZIM), 7-6 (7-5), 6-2.
SIMPLE JUNIORS GARÇONS. –
Deuxième tour : Eysseric b. Fabbiano (ITA), 7-5,
6-1 ; Paire b. Mirtea (ROU), 3-6, 6-0, 6-2.
SIMPLE JUNIORS FILLES. – Deuxième tour :
Martic (CRO) b. Chala, 6-2, 6-1 ; Hofmanova (AUT)
b. Benamar, 6-4, 6-3.
DOUBLE JUNIORS GARÇONS. – Premier
tour : Donskoy-Karusevich (RUS) b. Klegou-Tan,
6-3, 6-3 ; Paire-Slilam b. Albot-Mirtea (MCD-ROU),
1-6, 6-2, 10-8 ; Eysseric-Damico (USA) b. ObryPuget, 7-6 (7-3) 7-6 (7-2).
DOUBLE JUNIORS FILLES. – Premier tour :
Cirstea-Glatch (ROU-USA) b. Babet-Goncalves,
6-4, 6-0 ; Akita-Nara (JAP) b. RadovanovicRodier, 6-4, 6-1.
ATTITUDE
Mon
Mon
Sur les courts,
dans les tribunes, à travers
les allées ou dans
les coulisses du stade
Roland-Garros,
les photographes
de L’Équipe captent sur
le vif l’instantané original
de l’un des acteurs
du tournoi.
Chaque jour, un acteur du tournoi (joueur
ou entrraîaîneur)
în propose son classement par
rapportt à un coupp ou à une qualité
q
spécifiques sur le circuit.
Aujourd’hui...
Du mental
Par Laurent
RAYMOND (*)
1. Roger FEDERER
« Pour son extraordinaire capacité
de relâchement et donc de lucidité
en toutes circonstances.
C’est-à-dire, bien sûr, sur toutes les
surfaces. Il s’est sorti si souvent de
situations très délicates. Comme au
tournoi de Halle, où il a été très souvent menacé ces quatre dernières
années sans jamais être battu. »
2. Rafael NADAL
« Il est très fort mentalement pour
des raisons contraires à celle de
Federer : lui, ce n’est pas la lucidité,
mais la rage de vaincre qui le blinde.
Il n’a pas son pareil pour enfoncer
son adversaire. »
3. David NALBANDIAN
Dimanche 27 mai
La pluie perturbe la majorité de la
journée, seuls sept matches arrivannt
à leur terme. Malgré la perte du
premier set
set, Serena Williams do
domin
omine
Pironkova. Henin et Safin passsent
également entre les gouttes.
SIMPLE
HOMMES
1er tour
t
2e tour
t
FEDERER 6-4,
6-4 6-2,
6-2 6-4
Ascione 6-2, 6-2, 6-1
Starace 4-6, 6-1, 6-4, 7-6 (7-5)
Berlocq 6-7 (5-7), 7-5, 6-2, 6-3
FERRERO 6-7 (2-7), 6-3, 6-3, 6-4
Koubek 6-7 (7-9), 7-6 (7-1), 6-4, 1-2 ab.
N. Lapentti 6-1, 6-4, 2-1 ab.
YOUZHNY 0-0 ab.
ROBREDO 6-3, 6-4, 6-2
Economidis 6-7 (6-8), 6-4, 6-4, 6-1
Tipsarevic 7-6 (7-3), 6-4, 4-6, 6-3
SAFIN 6-1, 6-3, 6-1
VOLANDRI 6-3, 7-5, 6-3
Vassallo Argüello 6-3, 6-3, 6-7 (3-7), 7-6 (7-4)
Wawrinka 0-6, 5-7, 6-2, 7-5, 6-4
LJUBICIC 6-1, 7-5, 7-6 (7-2)
DAVYDENKO 6-3, 6-1, 6-1
Eschauer 6-3, 3-6, 6-3, 5-4 ab.
Llodra 6-4, 6-3, 6-3
ALMAGRO 6-4, 6-4, 6-4
CHELA 6-7 (5-7), 6-0, 6-3, 6-3
Monfils 4-6, 6-4, 6-2, 3-6, 6-1
Navarro Pastor 7-6 (7-1), 6-4, 6-4
NALBANDIAN 6-2, 6-1, 3-6, 6-3
GASQUET 6-3, 6-2, 6-2
Vliegen 6-2, 6-4, 6-3
Bolelli 6-1, 6-4, 6-4
CAÑAS 6-3, 6-1, 6-4
MELZER 6-4, 7-5, 6-4
Monaco 3-6, 2-6, 6-1, 6-2, 6-4
Roger-Vasselin 6-1, 4-1 ab.
Stepanek (RTC) 6-2, 6-2, 6-4
DJOKOVIC 6-3, 7-6 (7-3), 6-4
Recouderc 7-6 (7-4), 2-6, 6-0, 6-7 (5-7), 6-3
Patience 6-1, 3-6, 6-2, 6-4
Zabaleta 6-4, 6-7 (5-7), 7-6 (7-5), 7-5
TURSUNOV 6-3, 6-4, 3-6, 6-3
Verdasco 4-6, 6-2, 6-2, 6-0
Hartfield 6-4, 1-6, 5-7, 6-4, 6-2
FERRER 6-1, 6-1, 6-2
BAGHDATIS 6-3, 6-2, 6-4
Pless 6-3, 6-2, 7-6 (7-1)
Hajek 7-5, 7-6 (7-3), 7-6 (7-3)
Ulihrach 6-2, 5-7, 6-7 (3-7), 6-4, 6-3
Mathieu 6-3, 6-4, 6-2
Simon 2-6, 6-4, 6-4, 6-3
Massu 6-4, 7-5, 3-6, 6-7 (1-7), 6-2
Andreev 3-6, 6-4, 6-3, 6-4
Karlovic 4-6, 6-4, 7-5, 7-5
Björkman 6-7 (4-7), 5-7, 6-3, 6-3, 6-1
Hernandez 7-6 (7-4), 6-0, 6-2
KOHLSCHREIBER 6-2, 3-6, 7-5, 4-6, 17-15
MOYA 6-1, 3-6, 6-3, 2-6, 6-0
Serra 6-3, 6-0, 6-2
Brzezicki 6-1, 3-6, 6-2, 6-1
Garcia-Lopez 7-5, 6-4, 6-4
HEWITT 6-3, 6-1, 6-3
Gaudio 3-6, 6-3, 3-6, 6-4, 6-3
Montcourt 6-3, 6-1, 6-3
NIEMINEN 6-2, 6-4, 7-6 (7-2)
Montanes 7-6 (7-4), 4-1 ab.
Gulbis 6-4,, 6-3,, 6-2
Cipolla 7-6 (8-6
(8-6),
6), 6-3, 5-2
5--2 ab.
NADAL 7-5, 6-3
6-3,
3, 6-2
1/16
1/8
1/4
1/2
Finn.
SIMPLE
FEMMES
1er tour
t
2e tour
t
1/16
Tous les Français en lice ont pperdu.
Mauresmo a buté sur Safaarova,
M thi sur Andreev
Mathieu
Ad
ett Patienc
P ti ncce su
sur
ur
Djokovic, qu’il
Djokovic
qu il poussa au 5e
5 seet.
Nadal retrouvera Hewitt en quaarts.
1 FEDERER (SUI, 1)
Ascione (168, w.c.)
Starace (ITA, 56)
30 BENNETEAU (36)
17 FERRERO (ESP, 20)
Koubek (AUT, 70)
N. Lapentti (EQU, 65)
13 YOUZHNY (RUS,15)
9 ROBREDO (ESP, 9)
Guccione (AUS, 99)
Tipsarevic (SER, 80)
22 SAFIN (RUS, 25)
29 VOLANDRI (ITA, 34)
Vassallo Argüello (ARG, 60) Wawrinka (SUI, 44)
7 LJUBICIC (CRO, 7)
4 DAVYDENKO (RUS, 4)
Eschauer (AUT, 93)
Llodra (87)
32 ALMAGRO (ESP, 38)
18 CHELA (ARG, 21)
O. Rochus (BEL, 47)
Navarro Pastor (ESP, 102, q.)15 NALBANDIAN (ARG, 18) 11 GASQUET (13)
Vliegen (BEL, 74)
Bolelli (ITA, 75)
19 CAÑAS (ARG, 22)
27 MELZER (AUT, 30)
Monaco (ARG, 35)
Roger-Vasselin (144, w.c.)5 GONZALEZ (CHL, 5)
6 DJOKOVIC (SER, 6)
Querrey (USA, 67)
Patience (129, w.c.)
26 CALLERI (ARG, 29)
21 TURSUNOV (RUS, 24)
Verdasco (ESP, 50)
Ginepri (USA, 48)
(ESP, 14)
12 FERRER (ESP
(CHY, 19)
16 BAGHDATIS (CHY
Pless (DAN
(DAN, 81)
TT. Johansson (SUE
(SUE, 79) (SLQ 27)
24 HRBATY (SLQ,
(ALL, 37)
31 MAYER (ALL
Simon (56)
Massu (CHL,
(CHL 49)
(USA, 3)
3 RODDICK (USA
(USA, 8)
8 BLAKE (USA
Björkman (SUE, 39)
Bj
Hernandez (ESP
(ESP, 61)
(ALL, 32) 28 KOHLSCHREIBER (ALL
(ESP 26)
23 MOYA (ESP,
Serra (77)
Kendrick (USA
(USA, 86)
(RTC, 12)
10 BERDYCH (RTC
14 HEWITT (AUS, 16)
Gicquel (41)
Becker (ALL, 43)
20 NIEMINEN (FIN, 23)
(SUE 28)
25 SÖDERLING (SUE,
Henman (GBR
(GBR, 53)
Gabashvili (RUS
(RUS, 76)
(ESP, 2)
2 NADAL (ESP
Dimanche 3 juin
Lundi 4 juin
Hier
Aujourd’hui
Demain
Vendredi 8 juin
Samedi 9 juin
Dimanche 10 juin
Il n’y a plus aucun Français dans
d lees
tableaux de simple. Marion Bartoli,
dernière rescapée, est corriggée paar
Jelena Jankovic. Henin et Serenna
Williams se ddonnent rendez-vous
Willi
d vous en
quarts. Sharapova passe in extremis
après avoir sauvé deux balles de match
contre Schnyder. Chez les hommes,
Federer continue son chemin.
Pas de grande surprise lors dess quatre
derniers huitièmes de finale maasculins.
Les quarts proposeront les affiches
Federer-Robredo,, Davydenko-Cañ
y
ñas,,
Djokovic-Andreev et Moya-Nadal. Seul
Andreev, tombeur de Baghdatis, n’est
pas tête de série.
Le choc annoncé enttre Henin et S.
Williams s’est dégonfléé, la Belge ayant
nettement dominé l’Amééricaine.
Sharapova et les deux Serbes Ivanovic
et Jankovic complètent le dernier carré.
Chez les hommes, Federer s’est qualifié
aux dépens de Robredo et Davydenko
a surclassé Cañas.
. 1/4 simple hommes
. 1/2 double femmes
. 1/2 double mixte
. 3e tour simple
p juniors
j
garççons
. 3e tour simple juniors filles
. 2e tour double juniors garçons
. 2e tour double juniors filles
. 1/2 simple femmes
. 1/2 double hommes
. Finale double mixte
. 1/4 simple
p juniors
j
ggaarççons
. 1/4 simple juniors filles
. 1/4 double juniors garçons
. 1/4 double juniors filles
. 11/2 simple hommes
. FFinale double femmees
. 11/2 simple juniors garçons
. 11/2 simple
p jjuniors filles
. 1/2 double juniors garçons
. 1/2 double juniors filles
. FFinale simple femmess
. FFinale double hommess
. FFinale double juniors garçons
g
. FFinale double jjuniors filles
f
. Finale simple hommes
. Finale juniors garçons
. Finale juniors filles
Lundi 28 mai
Comme la veille, la pluie gâchhe la
fête. Parmi les sept mattches
di tés, Alizé
disputé
Ali é Cornet
C t s’’incline
i li faace à
Venus Williams.
Williams Federer mè
mène un
un set
et 4-1 face à l’Américain Russell.
Mardi 29 mai
82 matches sont au programme pour
rattraper le retard dû à la ppluie.
Federer et Nadal passent ssans
problèème
probl
me, Gasquet et Mathieu aus
aussi.
a
Grosjean est sorti par Baghdattis.
Monfils s’en sort en cinq sets.
Mercredi 30 mai
Grosse désillusion pour Gasqueet,
éliminé dès le deuxième tour par le
Belge Vliegen. Monfils, Llodra et
Roger Vasselin cr
Roger-Vasselin
crééent la surpris
surprise
se face
fa
à Chela, Almagro et Stepanek. Entrée
en lice réussie pour Mauresmo.
Jeudi 31 mai
Mauresmo remporte le duel francofrançais qui l’opposait à Dechy.
D
Patience s’impose en cinq sets.
Nadal Serena Williams et Shar
Nadal,
Sharapova
rapova
passent. Gaudio, vainqueur en 20044,
trépasse face à Hewitt.
Vendredi 1er juin
Bartoli bat Dementieva et retrouveraa
en huitièmes Jankovic, tombeuse dee
Venus Williams. Cohen-Aloro trébuchee
au 3e tour
tour, comme Monfils
Monfils, Llod
Llodra
dra eet
Roger-Vasselin. Au 2e tour, aveec un
jour de retard, Mathieu efface Simon.
Samedi 2 juin
Russell (USA, 68)
Cilic (CRO, 113, q.)
Minar (RTC, 211 q.)
Berlocq (ARG, 98)
Delic (USA, 69)
C. Rochus (BEL, 179, q.)
Peya (AUT, 98)
Hernych (RTC, 92)
Roitman (ARG, 83)
Economidis (GRE, 146, q.)
Vemic (SER, 239, q.)
Vicente (ESP, 133, l.l.)
Capdeville (CHL, 115, q.)
Falla (COL, 111)
Ramirez Hidalgo (ESP, 63)
Clément (45)
Galvani (ITA, 117)
Sidorenko (304, w.c.)
Devilder (91)
Gimelstob (USA, 150)
Santoro (55)
Monfils (52)
Pashanski (SER, 178, q.)
Lee Hyung-taik (CDS, 41)
Mahut (107)
Udomchoke (THA, 103)
Verkerk (HOL, 717, c.p.)
Hanescu (ROU, 425, c.p.)
Acasuso (ARG, 46)
Fognini (ITA, 191, q.)
Daniel (BRE, 174, q.)
Stepanek (RTC, 58)
Giraldo (COL, 123, l.l.)
Recouderc (306, q.)
Eysseric (820, w.c.)
Zabaleta (ARG, 88, l.l.)
Di Mauro (ITA, 135)
Haehnel (186, q.)
Hartfield (ARG, 89)
Bracciali (ITA, 110)
Grosjean (62)
Lu Yen-hsun (TAI, 104)
Hajek (RTC, 100)
Ulihrach (RTC, 199, l.l.)
Mathieu (40)
Spadea (USA, 66)
Horna (PER, 82)
Andreev (RUS, 125, c.p.)
Karlovic (CRO, 85)
Luczak (AUS, 127, w.c.)
Guzman (ARG, 106, l.l.)
Dlouhy (RTC, 96, q.)
Seppi (ITA, 95)
Kunitsyn (RUS, 90)
Brzezicki (ARG, 134, q.)
Garcia-Lopez (ESP, 64)
Mirnyi (BLR, 54)
Gaudio (ARG, 72)
Montcourt (130, w.c.)
F. Lopez (ESP, 73)
Montanes (ESP,
(ESP 50)
Gulbis (LET
(LET, 84)
Cipoolla (ITA
Cipolla
(ITA, 227
227, qq.))
Del Potro (ARG
(ARG, 59)
FEDERER
6-1, 6-2, 7-6 (10-8) FEDERER
Starace
6-2, 6-3, 6-0
FEDERER
6-2, 6-4, 6-2
7-6 (7-3),
FERRERO
6-4, 6-4
YOUZHNY
6-4, 7-5, 6-3
YOUZHNY
6-7 (3-7),
FEDERER
6-3, 6-0, 6-4
7-6 (7-3), 6-2, 6-2
7-5, 1-6, 6-1, 6-2
ROBREDO
ROBREDO
6-4, 7-5, 6-4
Tipsarevic
6-3, 6-4, 6-0
ROBREDO
6-4, 6-4, 7-5
6-2, 7-5, 6-1
VOLANDRI
7-6 (7-2), 7-5, 6-2 VOLANDRI
LJUBICIC
6-4, 6-7 (4-7),
6-4, 6-3, 6-7 (3-7), 6-3 4-6, 6-3, 6-4
DAVYDENKO
DAVYDENKO
7-5, 6-3, 6-1
Llodra
6-4, 6-2, 6-4
DAVYDENKO
2-6, 6-2, 6-7 (7-9), 6-4, 6-4
6-3, 7-6 (7-1),
Monfils
NALBANDIAN 3-6, 7-6 (7-2)
3-6, 6-3, 6-3, 6-1
NALBANDIAN
7-6 (7-5), 5-7,
DAVYDENKO
7-5, 6-4, 6-4
6-4, 7-6 (7-5)
7-5, 6-4, 6-4
Vliegen
7-6 (7-4), 6-3, 6-1 CAÑAS
CAÑAS
6-2, 6-2,
6-4, 6-3, 6-3
CAÑAS
2-6, 6-3
Monaco
6-0, 6-4, 6-2
Monaco
6-2, 6-3, 6-2
Roger-Vasselin
6-4, 6-2, 6-4
3-6, 6-1, 0-6, 6-4, 6-4
Dimanche 10 juin
DJOKOVIC
15 heures
DJOKOVIC
6-3, 3-6, 6-3, 6-1
7-6 (7-2), 2-6,
Patience
7-5, 6-3, 3-6, 2-6, 6-4 3-6, 7-6 (7-4), DJOKOVIC
6-3, 6-3,
6-3
Verdasco
7-6 (7-1)
Verdasco
6-4, 6-4, 6-4
4-6, 7-6 (7-2),
FERRER
6-4, 6-3, 7-6 (7-4) 6-3, 6-3
BAGHDATIS
BAGHDATIS
7-5, 6-3, 6-4
6-2, 6-2, ab.
Hajek
Andreev
1-6, 6-2, 7-6 (8-6), 3-6, 6-2
2-6, 6-1,
Mathieu
6-3, 6-4
3-6, 6-4, 6-1, 7-6 (7-2) Andreev
7-6 (7-4),
Andreev
6-0, 6-3
6-3, 3-6, 6-3, 7-5
Björkman
3-6, 3-6, 6-4, 7-6 (7-2), 6-3 Björkman
6-7 (3-7), 6-3,
Hernandez
MOYA
7-6 (10-8), 6-1, 6-1 6-0, 6-1
7-6 (7-5),
MOYA
6-2, 7-5
MOYA
6-4, 6-2, 6-4
6-1, 6-3, 7-5
Brzezicki
7-6 (7-4), 6-2, 6-0
HEWITT
4-6, 3-6, 6-2, 6-4, 6-2 HEWITT
1-6, 6-3, 7-5,
NIEMINEN
6-2
NADAL
6-1, 6-1, 6-4
6-3, 6-1, 7-6 (7-5)
Montanes
66-11, 66-22, 11-66, 77-66 (7
(7-333)) NADAL
6-1,
6
6-3,
6
3
6-2
6
2
NADAL
6-2, 6-1, 6-4
(entre parenthèses,
ès la nationalittéé et le claassement ATP ; w.c. : wild card ; q. : qualifiiéé ; l.l. : luckky loser ; c.pp. : classement prottég
égé)
égé
é)
- Vesnina (RUS, 65)
1 HENIN (BEL, 1)
- Nakamura (JAP, 78)
Paszek (AUT, 72)
- Dellacqua (AUS, 119, w.c.)
Tanasugarn (THA, 68)
- A. Radwanska (POL, 43)
28 SANTANGELO (ITA, 31)
- Vinci (ITA, 54)
20 BAMMER (AUT, 25)
- Savchuk (UKR, 136, q.)
Shvedova (RUS, 77)
- Koryttseva (UKR, 257, q.)
Parmentier (155, w.c.)
- Klösel (ALL, 88)
16 LI NA (CHN, 18)
- Fedak (UKR, 138)
10 SAFINA (RUS, 11)
- Czink (HON, 123)
Obziler (ISR, 95)
- Bacsinzky (SUI, 125, q.)
Zheng Jie (CHN, 52)
- Meusburger (AUT, 96)
23 SCHIAVONE (ITA, 28)
- Krajicek (HOL, 40)
31 BRÉMOND (34)
- Sanchez (178, w.c.)
Perry (USA, 71)
- Sequera (VEN, 69)
Razzano (62)
- Pironkova (BUL, 91)
8 S. WILLIAMS (USA, 8)
- Foretz (143, w.c.)
4 JANKOVIC (SER, 5)
- Laine (FIN, 141, l.l.)
Castaño (COL, 99)
- Wozniak (CAN, 84)
Harkleroad (USA, 80)
- Cornet (118, w.c.)
26 V. WILLIAMS (USA, 27)
- Rezaï (43)
18 BARTOLI (21)
- Petkovic (ALL, 150, q.)
Gajdosova (SLQ, 86)
- Johansson (126, w.c.)
Grönefeld (ALL, 57)
- Kerber (ALL, 93)
13 DEMENTIEVA (RUS, 14)
- Peschke (RTC, 182, q.)
11 PETROVA (RUS, 12)
- Cohen-Aloro (138, w.c.)
Yakimova (BLR, 112)
- Llagostera Vives (ESP, 267, c.p.)
Smashnova (ISR, 135)
- Morigami (JAP, 49)
19 GARBIN (ITA, 22)
- Jackson (USA, 98)
27 STOSUR (AUS, 30)
- Camerin (ITA, 64)
Kirilenko (RUS, 44)
- Amanmuradova (OUZ, 210, q.)
King (USA, 74)
- Gagliardi (SUI, 110)
6 VAIDISOVA (RTC, 10)
- Arvidsson (SUE, 121, l.l.)
7 IVANOVIC (SER, 7)
- Brianti (ITA, 87)
Mirza (IND, 50)
- Fedossova (115, w.c.)
Poutchek (BLR, 101)
- Olaru (ROU, 122, q.)
30 VAKULENKO (UKR, 33)
24 MEDINA GARRIGUES (ESP, 23) - Lepchenko (OUZ, 97)
- Likhovtseva (RUS, 56)
Chan Yung-jan (TAI, 53)
- Daniilidou (GRE, 42)
Poutchkova (RUS, 35)
- Kostanic (CRO, 76)
12 HANTUCHOVA (SLQ, 13)
- Kanepi (EST, 55)
15 PEER (ISR, 17)
- Gallovits (ROU, 104)
Bardina (RUS, 60)
- Douchevina (RUS, 81)
Pin (75)
- Rodionova (RUS, 66)
17 SREBOTNIK (SLV, 20)
- De Los Rios (PAR, 199, q.)
32 MÜLLER (ALL, 36)
- Cibulkova (SLQ, 131, q.)
Sun Tiantian (CHN, 92)
- Shaughnessy (USA, 61)
Myskina (RUS, 51)
- Bychkova (RUS, 79)
3 KUZNETSOVA (RUS, 3)
- Granville (USA, 70)
5 MAURESMO (4)
- Wozniacki (DAN, 106)
Dechy (46)
- Pennetta (ITA, 67)
Pratt (AUS, 45)
- Beygelzimer (UKR, 120)
25 SAFAROVA (RTC, 29)
- Birnerova (RTC, 83)
21 SUGIYAMA (JAP, 26)
- Oprandi (ITA, 94)
Tu (USA, 39)
- Szavay (HON, 102, q.)
Kremer (LUX, 111)
- Molik (AUS, 58)
9 CHAKVETADZE (RUS, 9)
- Sucha (SLQ, 133)
14 SCHNYDER (SUI, 15)
- Ondraskova (RTC, 100)
K. Bondarenko (UKR, 47)
- Knapp (ITA, 85)
Azarenka (BLR, 48)
22 A. BONDARENKO (UKR, 24) - Benesova (RTC, 82)
(ARG 32)
Hsieh Su
Su-Wei
Wei (TAI,
(TAI 124,
124 qq.))
29 DULKO (ARG,
Schruff (ALL
(ALL, 114)
4)
- Kudr
Kudryavtseva
ryavtseva (RUS,
(RUS 103,
103 q.)
q)
Dominguez Lino (ESP,
(ESP 59)
- Cray
Craybas
ybas (USA
(USA, 73)
2 SHARAPOVA (RU
(RUS
US, 2)
- Loit (41)
HENIN 6-4,
6 4 66-33
Paszek 6-4, 6-0
Tanasugarn 6-3, 4-6, 6-4
SANTANGELO 6-1, 6-4
BAMMER 6-4, 6-4
Savchuk 7-5, 7-5
Parmentier 6-4, 3-6, 7-5
LI NA 7-6 (7-4), 6-0
SAFINA 7-5, 6-4
Obziler 6-3, 6-4
Bacsinzky 7-6 (7-3), 6-0
SCHIAVONE 6-2, 6-4
Krajicek 6-3, 6-3
Perry 3-6, 6-4, 6-3
Sequera 5-7, 6-3, 9-7
S. WILLIAMS 5-7, 6-1, 6-1
JANKOVIC 6-2, 6-2
Castaño 1-6, 7-5, 6-4
Harkleroad 6-2, 7-6 (7-1)
V. WILLIAMS 6-4, 6-3
BARTOLI 6-2, 6-4
Petkovic 4-6, 6-3, 6-3
Johansson 7-5, 6-4
DEMENTIEVA 6-3, 6-2
Peschke 7-5, 5-7, 6-0
Cohen-Aloro 7-6 (7-3), 6-1
Llagostera Vives 6-2, 7-5
GARBIN 7-6 (7-2), 6-4
STOSUR 6-1, 6-2
Kirilenko 6-3, 6-0
Amanmuradova 7-6 (7-5), 4-6, 6-3
VAIDISOVA 6-4, 6-3
IVANOVIC 6-2, 6-0
Mirza 6-1, 6-1
Poutchek 6-3, 6-2
Olaru 6-4, 6-1
MEDINA GARRIGUES 6-1, 2-6, 6-2
Lilhovtseva 4-6, 7-5, 6-3
Poutchkova 7-5, 0-6, 6-3
HANTUCHOVA 6-3, 6-1
PEER 6-1, 6-3
Gallovits 6-0, 4-0 ab.
Douchevina 6-4, 6-4
SREBOTNIK 6-1, 6-3
MÜLLER 6-4, 6-4
Cibulkova 6-4, 6-4
Shaughnessy 6-1, 6-0
KUZNETSOVA 6-0, 6-3
MAURESMO 6-0, 7-5
Dechy 6-2, 6-7 (3-7), 6-0
Pratt 7-6 (7-3), 6-2
SAFAROVA 6-4, 6-3
SUGIYAMA 6-3, 6-4
Tu 6-3, 6-4
Szavay 7-5, 6-2
CHAKVETADZE 6-2, 6-3
SCHNYDER 2-6, 6-1, 6-2
K. Bondarenko 6-0, 6-1
Knapp 6-1, 6-1
A. BONDARENKO 6-0, 6-1
Dulko 6-4
6-4, 6-3
Kd
Kudryavtseva
66-111,, 66-44
C b 66-11,
Craybas
1 2-6
2 66,, 6-4
64
SHARAPOVA 66-33,
3 7-6
7 6 (7
(7-4)
4)
HENIN
7-5, 6-1
SANTANGELO
6-3, 6-2
BAMMER
6-0, 6-3
LI NA
6-3, 3-6, 6-4
SAFINA
6-1, 6-0
SCHIAVONE
6-3, 7-6 (7-5)
Krajicek
6-4, 5-7, 6-1
S. WILLIAMS
6-0, 7-6 (7-3)
JANKOVIC
6-3, 6-3
V. WILLIAMS
6-1, 7-6 (10-8)
BARTOLI
0-6, 6-2, 6-3
DEMENTIEVA
7-5, 7-5
Cohen-Aloro
6-1, 6-1
GARBIN
6-4, 6-3
STOSUR
6-1, 3-6, 7-5
VAIDISOVA
6-2, 6-4
IVANOVIC
6-1, 6-4
Olaru
6-3, 6-0
MEDINA GARRIGUES
7-5, 6-4
HANTUCHOVA
7-6 (8-6), 6-3
PEER
6-4, 6-1
SREBOTNIK
6-4, 6-2
Cibulkova
6-3, 6-2
KUZNETSOVA
7-6 (7-4), 6-3
MAURESMO
6-3, 6-7 (3-7), 6-1
SAFAROVA
6-0, 6-1
SUGIYAMA
6-3, 1-6, 6-1
CHAKVETADZE
6-4, 6-7 (1-7), 6-4
SCHNYDER
6-3, 6-2
Knapp
6-4, 2-6, 6-3
Kudryavtseva
77-55, 1-6
1 6, 88-66
SHARAPOVA
6-2, 6-1
1/8
1/4
1/2
Fin
Fin.
HENIN
6-2, 6-3
HENIN
6-2, 6-4
BAMMER
6-4, 6-3
HENIN
6-4, 6-3
SAFINA
3-6, 6-3, 6-1
S.WILLIAMS
6-2, 6-3
S. WILLIAMS
6-3, 6-4
JANKOVIC
6-4, 4-6, 6-1
JANKOVIC
6-1, 6-1
BARTOLI
6-2, 6-4
GARBIN
6-3, 6-0
JANKOVIC
6-3, 7-5
VAIDISOVA
6-3, 6-1
VAIDISOVA
6-4, 6-4
Samedi 9 juin
15 heures
IVANOVIC
6-2, 6-0
IVANOVIC
6-3, 3-6, 6-3
MEDINA GARRIGUES
4-6, 7-6 (7-2), 7-5
IVANOVIC
6-0, 3-6, 6-1
PEER
6-1, 4-6, 6-3
KUZNETSOVA
6-2, 6-3
SAFAROVA
6-3, 7-6 (7-3)
KUZNETSOVA
6-4, 6-3
CHAKVETADZE
6-4, 0-6, 6-2
CHAKVETADZE
6-4, 6-4
SHARAPOVA
6-3, 6-4
SCHNYDER
6-1, 4-6, 7-5
SHARAPOVA
3-6, 6-4, 9-7
SHARAPOVA
6-1, 6-4
66
(entre parenthèses,
ès laa nationalittéé et le classem
ment WTA ; w.c. : wild card ; q.
q : qualifiiéée ; l.l. : lucky
ky loser ; c.p. : classement prottég
égé)
égé
é)
PAGE 12
MERCREDI 6 JUIN 2007
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
D e u x s e m a i n e s s u r te r r e
Bleu
Rouge
(*) Entraîneur fédéral, coach de
Fabrice Santoro.
Jaune
Bleu
Jaune
« Depuis un an et demi, l’Argentin se
maintient à flot uniquement sur son
mental. Tennistiquement, il a beaucoup baissé. Combien de fois on le
voit à la ramasse dans un début de
match... Ça saute aux yeux qu’il est
mal préparé.
Mais, après un ou deux sets, il arrive
à rentrer dans la partie uniquement
sur des qualités mentales. »
Noir
Noir
ROLAND-GARROS. – Richard
Williams n’est décidément
pas un entraîneur comme les
autres. Tandis que sa fille
Serena se laissait submerger
par Justine Henin hier sur le
court Philippe-Chatrier, le
plus loufoque des pères du
circuit féminin feignait, dans
la tribune, un détachement
absolu en se concentrant sur
la coupe de ses ongles. Il
avait rangé l’appareil photo
avec lequel il mitraille ses
filles lorsqu’elles gagnent.
Puis, pressentant que Henin
ne laisserait pas revenir sa
progéniture dans la partie,
M. Williams déploya sa
grande carcasse pour quitter
discrètement le central, au
milieu du deuxième set.
Pas sûr que ce quart de finale
constitue un chapitre du livre
qu’il s’apprête à publier
sous le titre Serena, le cœur
d’une championne…
(Photo Nicolas Luttiau)
13
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
TENNIS ROLAND-GARROS (Grand Chelem, terre battue)
Petite bataille
entre amis
Ils ont grandi sur la même île de Majorque. Leur relation
est presque fraternelle. Pourtant, ils l’assurent : pour leur
match d’aujourd’hui, ce sera à la vie, à la mort.
CHAQUE SOIR, depuis le début de la quinzaine,
les deux Espagnols ont un rituel : ils s’affrontent
virtuellement sur PlayStation. Là, il n’est pas question de petite balle jaune, mais plutôt d’un match
de football entre hombres. Ils ont demandé à
David Nalbandian (avec Moya) et David Ferrer
(avec Nadal) de partager leurs commandes. Les
règles sont simples : les perdants ont toujours un
gage. Faire souffrir l’autre en cas de défaite est
devenu une habitude chez les deux hommes. Lorsqu’ils tapent la balle ensemble, ce n’est jamais
pour du beurre non plus. Même lors de leurs
séances d’entraînement. Elles se terminent toujours par le jeu en 11 points. « Celui qui perd peut
avoir à faire des pompes, des sauts de kangourou.
Mais, que Carlos se rassure, si je le bats à la PlayStation je ne lui demanderai pas de faire dix pompes
avant d’entrer sur le court pour notre quart de
finale », a annoncé dans un éclat de rire le plus
jeune des deux Majorquins.
UNE ÎLE, DEUX HOMMES
L’UN VU PAR L’AUTRE
« Ils se sont rencontrés pour la première fois à
Stuttgart, se souvient Toni Nadal. Carlos était
7e mondial, il jouait le Masters Series de Stuttgart.
Rafa participait au Masters Nike. Il avait douze
ans. Moya cherchait un sparring. Rafa m’a dit :
“Pourquoi pas ?” mais il n’a pas sauté au plafond
non plus. Il est comme ça. Ils se sont donc rencontrés une raquette à la main. » Les deux hommes se
sont connus loin de leur île natale il y a maintenant
huit ans. Depuis, un mélange de respect et d’admiration unit les deux Majorquins. Entre eux, il n’y a
qu’échange d’amabilités. Carlos Moya : « Rafa a
brûlé les étapes. Au début de sa carrière, ses blessures lui ont un peu coupé les ailes. Le tournant de
sa jeune carrière : son match contre Roddick en
finale de la Coupe Davis 2004. Ce jour-là, il a sorti
la bête qui est en lui. Tout a changé à partir de là.
Une nouvelle carrière a débuté pour lui. » L’histoire donne raison à Carlos, puisque, quelques
mois plus tard, Rafa remportait son premier
Roland-Garros (2005). Les souvenirs du natif de
Manacor, de dix ans le cadet de Moya, semblent
plus flous : « La victoire de Carlos à Roland-Garros
en 1998 ? Je ne m’en souviens pas bien. Je ne sais
même plus si j’étais devant mon petit écran.
N’empêche, Carlos est un modèle plus qu’une
idole pour moi. C’est un vrai gentleman. Remporter la Coupe Davis ensemble, ça nous a encore plus
rapprochés. Lorsqu’il s’en ira, ça ne sera plus
pareil. C’est un ami avec qui je peux aller dîner le
soir, jouer à la PlayStation… Mais bon, tout ça, on
va tous les deux l’oublier à l’heure de rentrer sur le
court. »
En 1999, Nadal avait
treize ans et Moya, alors dans
le top 10 mondial, lui
remettait un trophée juniors.
Aujourd’hui, Moya va surtout
tenter de lui remettre un
maximum de balles dans le
court. Le trophée, ça ne peut
pas être avant dimanche.
(Photo Jordi Cotrina)
Le coup droit d’Andreev
Par Arnaud Di Pasquale, consultant à L’Equipe 24/24
« Énorm
Én ément
ém de face, il joue son coup droit en appui
ouvert tout le temps. Je me doutais évidemment
év
que sa
prise était
ét fermée
ée pour donner un maximum de lift à la
balle. Mais à ce point, à la vue des images, je suis surpris.
La principale caractétéristique
ér
réside
ré
és dans la lourdeur de la
frappe et le poids monstrueux donné dans une balle qui
passe avec sé
sécurit
éc téé à un mètre
èt au-dessus du filet avant de
replonger. »
« À la fin, il imprime un coup de poignet à la Nadal,
puisqu’on
’o voit bien la têtête
êt de raquette en bas aprè
rès
ès la
frappe. Sa ré
réussite
éu dé
dépend
ép de la vitesse à laquelle il arrive
à ré
réaliser
éa tout ça dans un timing parfait. Pour accentuer le
trait, il joue avec une raquette profilélée
ée avec un cordage
raide de spécialiste
éc
de la terre battue qui permet de faire
én ém
énorm
ément tourner la balle. »
« Je me demande si son coup droit
n’est
’e pas plus lourd que celui de Nadal.
Le seul problèlème
èm pour lui, c’e’est son
taux de dé
déchet.
éc Mais quand il prend le
jeu à son compte, il est capable de
faire la difféférence
ér en deux ou trois
frappes contre n’importe
’i
quel
adversaire. On a le sentiment que dès
dèès
que l’échange
éc
est lanccéé la diffférence
é
ér
de
qualitétéé de frappe entre la sienne et les
autres est én
énorme. Pourquoi ?
À cause de la vitesse de bras (quel
avant-bras…) ! Il y a chez lui une
espèce
èc de compromis puissancee-ee
vitesse de bras étonnante.
ét
»
12 juin 2007
(Photo Didier Fèvre)
C’est arrivé
arrivé pr
prèès de chez vous
UNE JOURNÉE PAS ORDINAIRE
POUR DES ENFANTS EXTRAORDINAIRES
Le vaste monde
de du tennis amateur franç
français fourmille de personnages et de ppéérip
ripééties insolites
ou drôles. Chaque jour, durant le tournoi, Franck Ramella, journaliste à la rubrique tennis, vous
raconte une de ces histoires peu ordinaires.
Devine qui vient jouer
ce matin ?
MICHEL LARROUTUROU, cinquante-quatre ans, 30/1 sorti du
tableau des quatrièmes séries, arrive
« en vrac » le matin au tournoi de Gap
de l’année 2003. La veille au soir, il
était encore à Marseille pour apprécier
le match de Federer en nocturne du
tournoi Open 13. Dans le club, il aperçoit des caméras de France 2 filmant
les coulisses de ce tournoi amateur.
« Tiens, ils s’occupent d’un tournoi de
province maintenant, c’est bien », se
dit-il. Un reporter l’accoste. « Content
de participer ? » « Sympa, ce journaliste », se murmure-t-il à lui-même.
Petit bonheur fugace : il est programmé sur le central. Mais l’adversaire
n’est toujours pas là et de nombreux
spectateurs garnissent les deux rangées de l’estrade. Curieux, son tennis
plutôt attentiste n’avait jusque-là
jamais éveillé l’intérêt général. Et voilà
que le président organisateur du comité 05, complice avec toute la famille
d’un secret bien gardé, s’avance le
micro en main. « Mesdames, messieurs, j’ai le plaisir de vous annoncer
le match entre monsieur Larrouturou
du TC les Embruns et monsieur (roule-
ment de tambour) Arnaud Clément ! » ? !
Et déboule Arnaud Clément du TC ATP,
le vrai, hilare et malicieux, inscrit dans
ce tournoi qu’il avait jadis disputé en
modeste 15/2. Mettons-nous une
seconde à la place de Michel Larrouturou, veinard suprême extirpé d’une
cohorte de joueurs du dimanche ayant
tous fantasmé de taper deux balles
avec un pro. Certes désarçonné, il avait
au moins une heure devant lui pour
l’expérience ultime...
Au fait, pourquoi lui ? Sûrement parce
qu’il était le plus ancien inscrit du tournoi, d’une sagesse certifiée conforme
pour ne pas gâcher ce scénario un brin
irréel. Car, s’il était en chair et en os,
Arnaud Clément, blessé au poignet,
jouait le tournoi de la main gauche
pour maintenir l’organisme en éveil.
Comme aux Jeux du cirque, le professionnel amoindri défiait l’amateur
ébahi ? Qu’advint-il ? 6-1, 6-1 pour le
premier. Et des sensations contradictoires gravées à vie pour le second.
« Bien sûr, c’est la clef de voûte de ma
carrière. Mais j’étais perturbé, quand
même ! Si au moins on m’avait préve-
Bulletin de participation
Participation : 200 euros par personne à retourner avec votre réglement par
chèque à l’ordre de Hôpitaux de Paris - Hôpitaux de France
nu… Je me répétais : t’as une sacrée
chance, t’as une sacrée chance, mais je
le regardais jouer. Et il se débrouillait
pas mal du tout, même au service.
J’avais l’impression de jouer contre un
mur, il anticipait sur tout, il se déplaçait partout. Quelle vélocité… »
Après le match, Michel déjeuna avec
son « collègue », comme il peut se permettre de l’appeler désormais. Puis il le
revit une fois ou deux au tournoi de
Marseille, toujours aussi « convivial ».
Médiatisé par cette joute insolite, il fut
reconnu deux ans plus tard lors d’un
tournoi dans un village de vacances,
référencé à jamais comme le plus verni
des amateurs. Converti désormais au
vélo qu’il lance à la conquête des
Hautes-Alpes, il fut doublé un jour
dans le col de l’Izoard par Lance
Armstrong en reconnaissance. Jamais
avare d’une confrontation avec les
meilleurs, il tenta de prendre le sillage
de l’Américain, moins partageur que la
« Clé » dans l’expérience du « proam ».
Vous aussi vous avez été témoin ou acteur d’une histoire extraordinaire du tennis
amateur ? Racontez-la par mail à l’adresse suivante :
presdechezvouslequipe.fr
Les deux récits qui auront été retenus par les journalistes de la rubrique Tennis seront
publiés dans nos éditions des 9 et 10 juin, jours des finales féminine et masculine.
MERCREDI 6 JUIN 2007
Opération Balles Blanches : 9, avenue Robert Surcouf - 78960 Voisins-le-Bretonneux
www.operationballesblanches.org
Renseignements : Eric Duquenne : 06 16 13 39 74 - Golf du Prieuré : 01 34 76 65 65
Nom
Prénom
Société
Code postal
Ville
Tél
Mobile
Email
@
Licence
Film DVD de la journée : 10 euros
Index
Oui J
Non J
A rajouter au réglement
PAGE 13
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
FACE-À-FACE
NADAL - MOYA : 3-2, dont 2-1 sur terre battue.
DJOKOVIC - ANDREEV : 1-0, dont 1-0 sur terre
battue.
Bleu
Rouge
Les émotions de l’un et de l’autre vont-elles planer au-dessus du court central cet après-midi ?
« La seule émotion, c’est se qualifier pour les
ALEXANDRE JUILLARD
Jaune
Bleu
Jaune
UN MATCH PARTICULIER
demies », avance Toni Nadal. « Ils ne perdront
pas leur instinct. Ce sont deux grands compétiteurs qui apprécient par-dessus tout la victoire. Et
puis Moya est un peu comme Agassi, il est encore
plus motivé contre les joueurs qui ont dix ans de
moins que lui », ajoute Lui Lobo, l’entraîneur de
l’aîné des deux amis. Et pourtant, ce match sera
différent. Comme les cinq précédents (Nadal
mène trois victoires à deux). D’habitude, Rafa
entre sur un court avec la grinta d’un torero. C’est
pour mieux mettre la pression sur son adversaire.
Elle n’atteindra pas Moya : « Je lui ai toujours
donné du fil à retordre. Les matches entre Rafa et
moi sont différents, l’écart n’est pas aussi grand
que nos classements respectifs. Je le connais
bien ; donc il m’impressionne moins que Federer
par exemple. 99 % de ses adversaires peuvent
être impressionnés par son saut de kangourou à
son entrée sur le court. Pas moi. Je n’arriverai pas
sur le court dans la peau d’un perdant, c’est une
certitude. » L’appétit de la victoire est plus fort
que l’amitié. C’est en tout cas une devise que partage Rafa : « Jeune, j’ai déjà joué contre des bons
copains à Majorque. J’ai toujours disputé ces
matches pour la gagne. C’est le jeu. Contre un
ami, c’est vrai qu’il y a une petite différence : si
une balle est litigieuse et qu’il me dit que la balle
est dehors, je ne demanderai pas à l’arbitre de
descendre de sa chaise pour vérifier. »
Noir
Noir
Si les deux hommes sont aujourd’hui si proches,
c’est bien évidemment parce qu’ils ont un point
commun gros comme une île de 750 000 habitants : Majorque. « Ils parlent donc la même langue et, surtout, partagent une tranquillité typique
de Majorquins. C’est important pour eux de pouvoir compter l’un sur l’autre sur le circuit », ajoute
oncle Toni (Nadal). Les deux hommes sont fiers de
leurs origines. C’est une certitude. « Mais ils ont
deux caractères bien différents, affirme Ricard
Tabot, journaliste au Diario de Mallorca. Moya est
introverti, un peu sauvage, comme beaucoup
d’insulaires. En même temps, il lui est déjà arrivé
de vivre ailleurs, comme à Barcelone. Rafa est
beaucoup plus spontané, plus ouvert. Mais lui ne
vivra jamais ailleurs que sur notre île. » En tout cas,
cette proximité a permis aux deux hommes de souvent se croiser. La plupart du temps sur un court de
tennis, car leurs vies, lorsqu’ils sont à la maison,
n’ont pas grand-chose à voir. Carlos Moya est originaire de la capitale, Palma, avec toute son agitation, alors que la maison familiale des Nadal est
située à Manacor, à quelque 50 kilomètres de là,
dans les terres. L’un est citadin, alors que l’autre
aime la pêche et passer du temps avec ses amis. En
tout cas, tout le monde les connaît au pays.
« Même si aujourd’hui Rafa a éclipsé Carlos. Et
pourtant, lorsque Moya a remporté Roland-Garros
en 1998, il y a eu un véritable boom du tennis,
remarque Ricard Tabot. Il était alors LA star sportive de l’île. » Avant son arrivée, Majorque était en
effet connue sur la planète sport pour avoir enfanté Joan Llaneras (sept fois champion du monde de
cyclisme sur piste) et Miguel Angel Nadal, le tonton footballeur du flingueur du circuit.
14
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
TENNIS
« Très malsain »
GUY FORGET, choqué par la proposition faite à Nicolas Escudé,
s’insurge contre le climat actuel qui rejaillit sur l’équipe
de Coupe Davis.
Quelques heures après la révélation d’un coup de fil datant du mois
d’avril proposant le capitanat de Coupe Davis à Nicolas Escudé (voir
L’Équipe d’hier), Guy Forget a longuement exprimé son sentiment.
« Franchement, ça me fait du bien de pouvoir parler de tout ça », a-t-il
lancé avant la première question. Heurté par ce procédé, il défend ses
valeurs et appelle à l’apaisement. Il répond également aux doléances
exprimées par certains joueurs dans nos colonnes. Du côté de la FFT,
le président Christian Bîmes et le DTN Patrice Dominguez, sollicités
par la presse, n’ont pas souhaité s’exprimer.
« NICOLAS ESCUDÉ se voit proposer votre poste sans que ni
vous ni aucun joueur n’en ayez
été informés préalablement.
Comment vivez-vous cela ?
– Je ne sais comment je dois le
prendre. En ce moment, les polémiques touchent l’ensemble du tennis
français et le poste de capitaine n’est
pas épargné. Je ne dis pas que tout a
toujours été rose. Mais, là, on est dans
l’opérette ! Des gens ont envie de faire
naître des polémiques à deux balles. Et
ça vient davantage de l’entourage que
des joueurs eux-mêmes.
– Êtes-vous touché par ce qui
vient d’arriver ?
– Non, car je suis en accord avec moimême. J’ai toujours œuvré dans l’intérêt de l’équipe. Cela dit, je trouve ce climat très malsain. Désagréable. Tous
ces chuchotements, ces rumeurs, en
définitive ce n’est qu’un pétard qu’on
transforme en bombe atomique. Ces
pseudo-règlements de compte, ces
commérages me fatiguent à un
point…
– Mais ne pensez-vous pas que
le coup de fil à Escudé puisse être
une manœuvre destinée à faire
tomber votre tête ?
– Écoutez, certains me disent que tout
ça est téléguidé par la présidence de la
Fédération. Moi, je n’en sais rien. Pour
le moment, j’en reste à la thèse de l’initiative individuelle (celle que JeanFrançois Bachelot a lui-même confirmée). Ce serait trop gros si Christian
(Bîmes) était l’instigateur de tout cela.
Quand on veut mandater quelqu’un,
on le fait intelligemment. Mais ça
prouve que quelque chose ne tourne
pas rond. Voilà quelqu’un, Jean-François Bachelot (ancien joueur français),
qui n’est pas salarié de la Fédé (il l’est
devenu depuis et occupe un poste de
relais entre les joueurs et la Fédération) et qui appelle Escudé pour lui
demander s’il est intéressé par le capitanat. Bachelot est un gars sympa mais
il n’a jamais joué à ce niveau, il ne sait
pas comment fonctionne la Coupe
Davis. Escudé a halluciné. Il lui a répondu : “Mais de quoi tu me parles ?”
“Jeff” a dû faire une bourde, je trouve
ça désolant… C’est un agneau.
– Vous sentez-vous soutenu par
la Fédération et la direction
technique nationale ?
– Pff… À des moments oui, à d’autres
moyennement. De toute façon, j’ai
demandé à Christian (Bîmes) qu’on ait
une discussion sans tarder.
– Qu’est-ce qui pourrait vous
faire quitter votre poste ?
– Si des joueurs viennent à reculons,
Dominguez : « On
tombe des nues »
« Le seul pour qui
j’ai vraiment hésité,
c’est Fabrice. »
– Finalement, n’est-ce pas simplement un problème de transition entre une génération et une
autre ?
– La transition ne sera pas facile.
Mon boulot, c’est de gérer des ego et
des petites crises. Je me souviens de
l’époque où Cédric (Pioline) et Fabrice
(Santoro) ne se supportaient pas.
Combien d’heures j’ai passé à discuter !… Vous savez, des problèmes en
Coupe Davis, il y en a tous les deux
ans…
– Êtes-vous prêt à transiger
avec vos valeurs ?
– Si c’est chacun pour sa pomme, qu’il
y a un gars qui fait room service, l’autre
qui va dîner dehors, ça ne m’intéresse
pas. Je ne veux pas être là le jour où ça
arrive. Parce que je garantis qu’on va
droit dans le mur. On n’a ni l’équipe
des Russes ni celle des Américains du
temps de Sampras et Agassi. Eux, ils ne
se voyaient pas du week-end, ils
venaient au stade jouer leurs matches,
ils prenaient la Coupe et s’en allaient.
Nous, on ne peut pas fonctionner
comme ça.
– Vous comprenez la frustration
des Benneteau, Simon, etc. ?
– Les portes sont ouvertes. S’ils ont
des résultats indiscutables, je serai le
premier à les prendre. C’est normal
que les jeunes trouvent ça injuste,
qu’ils se sentent lésés. C’est comme
Mai 68 ! Les jeunes ont besoin d’être
en colère contre le système. Je dis juste
qu’en se plaignant dans la presse, ils
vont créer des tensions entre eux.
Franchement, la sélection de Moscou
n’était pas absurde. Ce n’était pas un
scandale de n’avoir pas pris Simon et
Benneteau. Désolé de les décevoir
mais le seul pour qui j’ai vraiment hésité, c’est Fabrice (Santoro). S’il avait
passé un tour de plus à Miami, je le prenais. Mais, là, j’avais besoin d’un troisième joueur de simple. D’ailleurs,
l’avenir en Coupe Davis passe par la
sélection de trois joueurs de simple.
– Ils vous reprochent de ne pas
être assez proches d’eux…
– Neuf fois sur dix, quand il y a un
contact ou un coup de fil, c’est à mon
initiative. Ils peuvent m’appeler quand
ils veulent ! J’ai signé un contrat début
février avec la Fédé qui comprend six à
huit semaines de déplacements sur les
tournois cette saison. Avant, c’était
quinze. La Fédération a jugé qu’on
pouvait très bien faire avec moins de
semaines. Mais si c’est nécessaire de
bouger davantage, ni Christian ni moi
ne serons contre.
– Si le poste de capitaine était
mis aux voix, seriez-vous certain
aujourd’hui d’avoir celle de Gasquet ?
– Je pense. Mais je ne suis pas sûr à
cent pour cent. Ce que je peux dire,
c’est que je n’ai strictement aucun différend avec Richard et son entourage. »
FRÉDÉRIC BERNÈS
et VINCENT COGNET
Le choix des joueurs
CYCLISME
Les interrogations de Cofidis
Godefroot se défend
Le sponsor a autorisé Éric Boyer à démarcher d’autres partenaires pour 2009. En vue d’un arrêt ?
WALTER GODEFROOT n’avait pas
prévu de convoquer la presse. Mais les
accusations de Jeff D’Hont, soigneur
chez Telekom dans les années 90, l’ont
convaincu de sortir du silence. D’un
naturel calme, l’ancien manager de
l’équipe allemande s’est montré particulièrement incisif hier matin face à la
centaine de journalistes réunis dans
un salon de l’hôtel Holiday Inn, dans la
banlieue de Gand. « Je n’ai jamais
financé un quelconque système de
dopage au sein de Telekom, a-t-il martelé. Jamais je n’ai évoqué ce sujet
avec les coureurs, je laissais le soin de
les suivre médicalement aux médecins
de l’équipe, en qui j’avais confiance
à cent pour cent. » Mais les récents
aveux de Zabel, Aldag, Dietz, Henn et
surtout Bjarne Riis, ajoutés à ceux des
deux médecins de l’époque, Andreas
Schmid et Lothar Heinrich, ont placé
Godefroot dans une situation inconfortable. « J’ai sans doute été naïf à
cette époque, a-t-il admis, mais je
n’étais pas aveugle à ce point-là. C’est
moi qui suis allé voir Hein Verbruggen
à Genève, fin 1996, pour lui faire part
de mes doutes sur ce qui se passait
dans le peloton. Certains coureurs, et
pas seulement chez Telekom, me sem-
TOUS LES COUREURS et le personnel d’encadrement ont été prévenus samedi soir : Cofidis pourrait
mettre un terme, fin 2008, à son
sponsoring dans le cyclisme. La
société de crédit par téléphone, présente depuis 1997, a donc autorisé
son manager, Éric Boyer, à contacter d’autres chefs d’entreprise. Les
arguments en faveur d’un départ ne
sont pas minces, selon François
Migraine, l’ancien président de
Cofidis (1), longtemps amoureux
transi du cyclisme. « Ce sponsoring
est hyper puissant, reconnaît-il. Il a
dépassé tout ce qu’on pouvait
attendre (15 % de notoriété assistée en 1997 à 85 % aujourd’hui).
Mais là, ça n’a jamais été autant la
pagaille. Je suis un peu fatigué. »
Migraine a aussi fait ses comptes.
« En onze ans, j’ai multiplié mon
budget pour l’équipe par deux
(11,5 millions d’euros en 2007),
c’est allé plus vite que l’inflation. Le
Pro Tour m’a coûté au minimum
3 millions d’euros annuels en plus.
C’est un truc de riche qu’on a accepté de faire bien, pour avoir de moins
bons résultats qu’avant. J’attends
de savoir ce qui va se passer en septembre, quand sera connu l’accord
UCI-grands Tours sur le sujet.
Quelle visage aura le cyclisme dans
les années à venir ? Pour moi, un
Pro Tour sans grand Tour, ça ne vaut
rien. Je ne vais pas repayer pour un
truc pas solide ! Dans ce cas-là,
monter une équipe de Continental
Pro, invitée au Tour et à toutes ses
courses, ça pourrait aussi m’aller
très bien. »
Les affaires de dopage à répétition
ont aussi alimenté largement sa
réflexion. « On ne parle plus de
sport, de coureurs, on ne parle que
de dopage. Et je ne veux pas payer
pour les dopés ! Comme, en plus,
on se fait battre sur le plan sportif,
on parle encore moins de moi. Je ne
reproche rien du tout à mes coureurs, ils font ce qu’ils peuvent, mais
j’ai besoin de victoires. Alors, bien
sûr, on me renverra celles qui ne me
plaisent pas, d’une autre époque, et
que je ne citerai jamais à l’heure
d’un bilan. Mais, aujourd’hui, y a-til un sens à participer à une course si
la chance de la gagner au départ est
proche de zéro ? Nous avons passé
du temps pour aider à la rédaction
d’un code éthique ; finalement, les
managers en ont arrêté un très
amoindri. Et puis j’avoue aussi que
le résultat du procès de novembre
dernier (2) m’a sérieusement refroidi : le sponsor était responsable et
les coureurs de pauvres petits !
C’est un peu difficile à accepter. »
Alors aujourd’hui François Migraine
se donne du temps. « Je ne dis pas
qu’on s’en va, mais je ne vais pas
non plus rester trente-cinq ans. Et je
ne veux pas qu’Éric soit pris de
court. Je comprends sa peur du lendemain et je veux l’aider. Je ne suis
pas inquiet pour les coureurs, ils
trouveront toujours du boulot, mais
je suis plus soucieux pour le personnel (3). Et le marché des repreneurs
sera-t-il aussi plein qu’à une
époque ? Pas sûr. »
Boyer : « Construire
quelque chose
de solide »
Éric Boyer, persuadé que « Cofidis a
montré, dans la difficulté, qu’on
pouvait faire du cyclisme sans ambiguïté et en toute transparence », a
d’ores et déjà quelques rendezvous. Il milite pour « un copartenariat dès 2008 qui permettrait à un
annonceur de mettre un premier
pied dans le cyclisme, pour comprendre comment ça marche. J’inviterai d’ailleurs quelques personnes
sur le Tour pour qu’elles jugent de
près. Pour convaincre, il faut aussi
expliquer que ce qui fait la mauvaise actualité du vélo n’est pas
représentatif du cyclisme, qu’on a la
volonté de faire ce sport dans les
meilleures conditions en respectant
les règles. On est les premiers combattants de ceux qui ont une vision
archaïque du cyclisme. Une majorité se dégage maintenant pour agir
autrement. Il faut le faire savoir. »
Sur le Tour, et pendant l’automne,
Boyer, très enthousiaste, compte
présenter sans relâche le fond de
son projet qui, au-delà d’une équipe
professionnelle, repose sur la
constitution « d’un centre de formation, d’une véritable équipe
réserve, des juniors aux Espoirs,
susceptibles de passer un jour professionnels et qu’on éduque au
cyclisme. Ce projet, je l’ai présenté à
Cofidis il y a un an et demi. Ils ont
regretté ne pas en avoir eu l’idée dès
le début, mais ils n’ont pas donné
suite. Pour en récolter les fruits
désormais, il faut au minimum
quatre ans. Mais, avec un budget
identique à celui d’aujourd’hui, on
peut en consacrer facilement une
petite partie (500 000 euros) aux
jeunes. Aujourd’hui, de toute façon,
il n’est plus question de recruter les
meilleurs coureurs et de se frotter
les mains le jour où ils gagnent. Je
veux construire quelque chose de
solide, une équipe propre qui ait sa
place au niveau international, où
quelques coureurs puissent rivaliser
avec les meilleurs. Mais les résultats
doivent aussi, désormais, être le
fruit d’un travail collectif, pas seulement celui d’un chèque à un coureur
au potentiel énorme. »
FRÉDÉRIQUE GALAMETZ
(1) À la retraite depuis juin 2006, il a
repris entre-temps le poste de président du groupe Trois Suisses International.
(2) La société Cofidis a été déboutée
de sa demande de dommages et intérêts et sévèrement critiquée dans les
attendus du jugement.
(3) L’équipe compte 63 employés
dont 33 coureurs (30 routiers, 3 pistards).
PAGE 14
À la tête de l’équipe Cofidis depuis mai 2005,
Éric Boyer (ici en conversation avec son coureur
belge Staf Scheirlinckx) est désormais en chasse
d’un nouveau sponsor pour 2009.
(Photo Laurent Argueyrolles/L’Équipe)
2008, année charnière
NOMBRE D’ÉQUIPES réfléchissent en ce moment, vu le contexte tourmenté du
cyclisme, à la poursuite de leur sponsoring. Voici, à ce jour, le terme des contrats
des vingt équipes du Pro Tour :
Saunier Duval : 2010, avec un partenariat commercial d’ores et déjà signé jusqu’en 2013.
Rabobank : 2012.
T-Mobile, Caisse d’Épargne, Unibet, Astana : 2010.
Milram, AG2R Prévoyance : 2009.
Cofidis, Française des Jeux, Crédit Agricole, Bouygues Télécom, Quick Step,
Lampre, Liquigas, Predictor-Lotto, CSC, Euskaltel, Gerolsteiner : 2008.
Discovery Channel : 2007.
GAND –
de notre envoyé spécial
blaient courir au-dessus de leurs
moyens. C’est alors que j’ai entendu
parler pour la première fois d’EPO et
d’hématocrite. » Il avoua même un
peu plus tard n’avoir « jamais été vraiment fier de la victoire de Riis sur le
Tour 1996. J’étais content, pas fier…
Ce qui ne m’empêche pas d’avoir toujours eu du respect pour Bjarne. » Il
botta également en touche lorsque le
sujet Ullrich fut abordé. « Je ne peux
pas me mettre à la place des coureurs.
S’ils ont quelque chose à raconter,
c’est à eux de le faire. Ça vaut aussi
pour Jan. »
Mais c’est surtout contre D’Hont que
les attaques de Godefroot ont été les
plus virulentes : « Son livre n’est qu’un
tissu de mensonges. Il sait que je n’ai
jamais demandé à mes coureurs de se
doper, lui-même avait supplié à
l’époque un collègue de l’équipe de ne
jamais me parler des médicaments
qu’il utilisait de peur d’être viré. J’ai
toujours pensé qu’il était un excellent
soigneur, mais son passé de coureur
dépendant aux amphétamines lui
interdit de donner la moindre leçon sur
le dopage. » Godefroot a annoncé
qu’il allait porter plainte contre lui et a
aussi confirmé qu’il resterait chez
Astana comme conseiller technique
jusqu’à la fin du Tour. Avant de tirer
définitivement sa révérence. – P. L. G.
ALDAG ENTENDU PAR LA POLICE. – La police criminelle de Wiesbaden a
auditionné lundi, durant cinq heures, Rolf Aldag dans le cadre d’une procédure
pour « infraction à la loi sur les médicaments » contre les deux anciens médecins
de Telekom. Aldag a précisé qu’il n’avait cité aucun nom et indiqué qu’il allait
réduire ses « apparitions publiques » en tant que manager général de T-Mobile.
ZABEL RENONCE À PÉKIN. – Douze jours après avoir admis s’être dopé à
l’EPO en 1996, Erik Zabel a annoncé qu’il renonçait à s’aligner au départ de
l’épreuve en ligne des Jeux Olympiques de Pékin. Le coureur de Milram a pris cette
décision après avoir rencontré le président et le secrétaire général du Comité olympique allemand. Quant à sa participation en septembre au Mondial de Stuttgart,
le grand objectif de sa fin de carrière, la Fédération allemande doit se prononcer
dans les jours à venir. Elle a pour politique de ne pas sélectionner les athlètes
convaincus ou soupçonnés de dopage.
MANZANO FAIT PARLER. – Les révélations de Jésus Manzano (voir
L’Équipe du 5 juin) quant aux pratiques dopantes qui subsisteraient en
Espagne ont suscité des réactions diverses. Pat McQuaid, le président de
l’Union cycliste internationale, a appelé à une recherche sans limites de la
vérité : « D’après lui, la police espagnole est au courant d’éventuels
agissements condamnables d’une clinique disposant de notre agrément.
Encore une fois, nous faisons appel au système judiciaire pour nous aider à
découvrir la vérité. Nous souhaitons enquêter dans la mesure de nos moyens,
car, si ce qu’a dit Manzano (à savoir que “le patron d’une des cliniques
accréditées par l’UCI pour assurer le suivi longitudinal des coureurs et les
prélèvements antidopage prévenait les médecins des équipes Kelme et
US Postal de la visite des médecins préleveurs ») était avéré, ce serait
quelque chose d’intolérable. » Mis en cause par Manzano, José Miguel
Echavarri, le manager de l’équipe Caisse d’Épargne, a, lui, préféré, dans un
entretien au quotidien As, ne pas faire de vagues. « Je n’ai pas envie de
répondre aujourd’hui à cela et je le ferai en temps utile. Je connais à peine
Manzano et je ne sais pas pourquoi il aurait dit cela. Ou alors quelqu’un lui a
peut-être soufflé. J’aimerais m’entretenir avec lui pour éclaircir la situation. Je
veux savoir s’il n’y a pas une manipulation derrière tout ça. Si le problème est
de voir s’en aller Echavarri, la solution, ce n’est pas Manzano. »
MERCREDI 6 JUIN 2007
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Pour Guy Forget, les remous actuels autour de la Coupe Davis prouvent que « quelque chose ne tourne
pas rond ».
(Photo Pierre Lablatinière)
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capitaine, Noah voulait rendre le pouvoir aux
hommes de terrain. Depuis, cette règle (non
écrite) perdure. « Les joueurs se réunissent, se
mettent d’accord sur un nom, annoncent leur
choix au capitaine qui le fait remonter au président et au DTN », résume Cédric Pioline, qui a
toujours connu ce mode de « sélection » en
équipe de France.
Reste une question : quels joueurs sont décisionnaires ? Ceux qui ont participé aux dernières campagnes de Coupe Davis. Ce qui ne
manque pas de créer un schisme entre les élus
et les exclus. A fortiori sous le capitanat de Guy
Forget qui aime s’appuyer sur le même noyau
dur. La coutume fausse-t-elle l’équité ? « Pas
du tout, réplique Arnaud Clément. Pour se permettre de juger un capitaine, la moindre des
choses est d’avoir été placé au moins une fois
sous son commandement. Non ?… » – V. C.
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EN THÉORIE, LA DÉSIGNATION du capitaine de Coupe Davis relève exclusivement des
instances fédérales. Selon l’article 4 du règlement administratif de la FFT, « le bureau fédéral statue sur les propositions du DTN concernant la désignation des capitaines et des
sélections des membres de l’équipe de France.
Ces désignations ne sont susceptibles d’aucun
recours ». L’article 6 précise que « le DTN propose au bureau fédéral la nomination des
entraîneurs et des cadres techniques. Il est responsable des équipes de France seniors et
jeunes, féminines et masculines. Il en propose
les sélections et les capitaines au bureau fédéral ».
La réalité est autre. Depuis la première époque
Noah (1991), les joueurs désignent eux-mêmes
leur capitaine. Échaudé en tant que joueur par
ses relations tendues avec Jean-Paul Loth alors
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PATRICE DOMINGUEZ, directeur technique national, s’est dit
stupéfait par le micmac autour de l’initiative de Bachelot.
Hier, en début de soirée, Patrice Dominguez s’est exprimé sur les
ondes de RMC Info, qui le rémunère comme consultant tennis :
« C’est une initiative personnelle. À aucun moment il n’y a eu de
réunion à la DTN ou au bureau fédéral pour discuter du remplacement de Guy Forget. On tombe des nues, moi le premier. Je ne
sais pas pourquoi Bachelot a fait ça, je n’ai pas encore pu lui parler, mais j’attends une explication. Ce qu’il a fait déstabilise une
équipe à un moment où elle n’a pas besoin de ça. (…) On a bien
senti que Richard (Gasquet) n’était pas très heureux du fonctionnement de l’équipe à Moscou. On a pu lire il n’y a pas longtemps
que Monfils était contre l’entraîneur actuel de l’équipe (Patrice
Hagelauer). Peut-être que ce système, le système Noah, a besoin
d’être modifié. L’ancienne génération (Grosjean, Clément, Llodra) ne tiendra plus les commandes dans quelque temps. Donc, il
faudra peut-être changer quelque chose. »
me regardent de travers, si j’ai des
doutes sur l’investissement, j’arrête.
S’ils sont convaincus que le problème
du tennis français, c’est moi, il faut vite
me changer. Demain, je laisse ma
place. Si on bourre le mou des joueurs
en leur disant que je place mes copains
(comprenez les anciens, Clément ou
Grosjean), je n’ai pas envie de rester.
Et bon courage à ceux qui prendront la
suite.
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PROLONGATIONS
LE CANET DE SES SOUCIS
RÉCIT
Laure Manaudou sera la grande absente du meeting de Canet, ce week-end. Retour sur ses dernières semaines catalanes.
Dans le hall de la piscine Europa de Canet-en-Roussillon,
l’affiche « Bravo et merci », célébrant les performances des
nageurs maison aux derniers Mondiaux de Melbourne, a été
remplacée par celle du meeting Mare Nostrum. Exit Laure
Manaudou, la grande absente de l’épreuve, samedi et
dimanche. La faute à un chahut en bord de bassin à Rome et à
un orteil réfractaire. Un mois après le choc de son départ pour
l’Italie, la nageuse de Canet 66 ne participera pas à ce rendezvous dont elle était une habituée depuis 2002. Un paradoxe
pour celle dont les dernières semaines catalanes, de sa reprise
d’entraînement après Melbourne, à la fin de mars, jusqu’à sa
dernière rencontre avec Philippe Lucas, au début de mai, ont
été agitées.
CANET-EN-ROUSSILLON –
de notre envoyé spécial
LUNDI 16 AVRIL
On refait
le masque
« DÉJÀ AVANT MELBOURNE, j’y pensais. » Pendant les Mondiaux de mars
encore, dans la chambre 413 du Pacific
International qu’elle partageait avec
Esther Baron, Laure Manaudou avait des
envies d’ailleurs : « Si, l’année prochaine, on nage autant que cette année,
je pense que je vais craquer. » Le tout sur
fond de romance italienne avec Luca
Marin, rencontré l’été précédent à Budapest. Quinze jours plus tard, elle reprend
l’entraînement à Canet avec le sourire.
Philippe Lucas, lui, n’a pas pris de
vacances. Il a retrouvé le reste de son
groupe après cinq semaines d’absence.
Ce jour-là, il n’est « pas trop sur elle,
j’avais le temps de la reprendre en
main ». Les autres nageurs sentent tout
de même une différence. « Quand Laure
est revenue, Philippe a changé de comportement, observe Nicolas Rostoucher.
On l’a senti plus tendu. » La pression est
de retour. Le coach sent déjà que les
bonnes résolutions australiennes de sa
protégée sont restées dans l’hémisphère
Sud : « Quand vous avez une fille qui doit
rester la meilleure au monde et qui n’a
pas envie de bosser… »
JEUDI 19 AVRIL
SUR LE PLAN DES LOGES du studio
Gabriel, Luca Marin a sa place réservée
au rang des invités de Michel Drucker. Le
clan Manaudou est monté à Paris pour
CINQ JOURS APRÈS sa sortie de l’eau,
Manaudou n’est pas revenue. Mais elle
ne s’est pas cachée pour autant.
Dimanche, elle et Luca Marin ont assisté
au match Perpignan-Biarritz. Dans les
tribunes d’Aimé-Giral, après avoir décliné l’invitation à donner le coup d’envoi,
les discussions étaient animées entre les
deux nageurs. « C’est souvent “Je
t’aime, moi non plus” entre les deux »,
s’amuse un observateur. Aujourd’hui,
c’est désormais « je suis venue te dire
que je m’en vais ». Avant de prendre la
route à bord de l’Audi TT de Marin, le
couple passe dire au revoir à quelques
proches, au premier rang desquels
Esther Baron. Puis, avec Armony, le chartreux gris de la jeune femme, ils mettent
le cap sur Villieu-Loyes-Mollon (Ain), où
vivent les parents de Manaudou. En chemin (510 km), Philippe Lucas tente de la
joindre. En vain. Elle n’a pourtant pas
encore changé de numéro. Dominique
Camus, responsable de l’élite, aura plus
de chance : « Elle m’a dit qu’elle restait
licenciée au club et qu’elle viendrait pour
n’était pas la tête baissée. » Lucas corrige : « J’aime bien la regarder dans les
yeux et, là, elle a baissé la tête… »
Avec son débardeur estampillé « Idols »,
il n’est pas venu la récupérer : « Son avocat m’avait dit : “ Il n’y a que toi qui peux
la faire changer d’avis”, mais je ne voulais plus l’entraîner par rapport à son
comportement. Et elle n’avait plus envie
de s’entraîner avec moi. » Plus trop le
physique non plus, selon lui : « À Melbourne elle était sèche, taillée, avec les
fibres et les veines qui ressortent. Là, j’ai
l’impression qu’elle a fait une croisière
de six mois ! » C’est calmement qu’il
s’adresse à elle : « Je ne dirai jamais de
mal de toi. Fais attention aux gens qui
vont t’entourer. Il faut qu’ils soient compétents. Qu’ils n’aient pas peur de te rentrer dans la gueule quand ça va pas. Fais
attention en équipe de France, qui va
s’occuper de toi ? Fais attention à fermer
tes bouteilles comme d’habitude. Fais
gaffe qu’on ne t’impose pas des choses,
des vitamines… Si j’ai une fille qui nage
le 400, je te niquerai. » Un quart d’heure
après une fraîche entrée en matière, il y a
une dernière bise… mais pas de merci.
« Déjà qu’elle ne dit pas bonjour », commente Lucas. Portes le sent « affecté,
blessé ».
l’enregistrement de Vivement
Dimanche. Pas Marin. Lui et son entourage – la société LaPresse habituée à
faire fructifier l’image de ses ouailles –
ont appris, dépités, que l’on n’était pas
payé pour se poser sur les canapés
rouges. Alors, dans l’ambiance complexe
que l’on devine, la star laisse son amoureux à Canet où il est venu passer la
semaine. Face aux caméras, elle joue le
jeu : « Je n’allais pas très bien à ce
moment-là. Beaucoup de choses se passaient dans ma tête. Et il fallait surtout ne
montrer à personne que ça n’allait pas. »
« Elle était perdue ce jour-là, il a fallu que
je la console », confirme son entraîneur.
Ce qui ne va pas, c’est qu’elle a déjà pris
sa décision… prenant
de c o u r t t o u t l e
monde, y compris son
ami italien : « Je
pense qu’il ne s’y
attendait pas. Lui,
m’avait dit : “ Tu
r e s t e s a v e c P h ilippe .” » En plein
flou, Marin appelle
(Une habituée de la cafétéria de la piscine)
son mentor Marco
le meeting. » Dans le pavillon familial,
Durante. Le président de LaPresse, son
où Manaudou reste deux jours avant de
club, rapplique depuis Turin au volant de
rejoindre l’Italie, Olga, sa mère, voit parsa Porsche. On comprend alors la stupeur
tir Laure une seconde fois : « Elle m’a dit
de Lucas le découvrant en raccompaque c’était plus difficile de me voir partir
gnant Manaudou à son domicile tard le
maintenant que quand je suis partie à
soir : « Il a fallu que je le vire de chez
quatorze ans. »
elle… Pas le mec qui fait des gravures de
mode (Paolo Penso), non, le petit. » Il
MERCREDI 9 MAI (10 H 30)
oublie son nom… « Il l’attendait dans le
noir. Il n’a pas eu le temps de faire les présentations. Je lui ai dit de partir une fois,
deux fois ; la troisième, on s’est frictionnés un petit peu… » Appelée en renfort
À BORD du Falcon blanc à liseré vert
boulevard Llobère, la police municipale
affrété par LaPresse depuis Turin,
vient mettre fin à l’altercation. Marco
Manaudou survole les appareils d’Air
Durante, un doigt tordu, reviendra vers
Turkménistan et Air Mauritanie cloués
4 heures du matin sur le paillasson ethau sol dans les ateliers perpignanais. La
nique du pavillon crème.
Française, en Italie depuis le week-end
JEUDI 26 AVRIL
dernier et le meeting de Mondovi, vient
officialiser son départ de Canet. Son avocat, Didier Poulmaire, tente de soigner la
sortie de sa cliente, histoire d’éviter
APRÈS UNE SÉANCE matinale ordil’image d’une championne qui fuit.
naire, celle de l’après-midi tourne au
Alors, après avoir insisté auprès du
vinaigre. Lucas n’a pas besoin de chrono
coach, il a réussi à monter une rencontre
Manaudou-Lucas en milieu de matinée,
pour repérer « deux, trois branleurs qui
puis une conférence de presse. Lucas a
ne foutaient rien ». Bien souvent, avec
accepté parce qu’il sait que, sinon, « il
son collègue Raphaël Raymond, il s’est
n’y aurait jamais eu de rencontre, ni de
fait la réflexion en voyant sa championne
coup de téléphone. Pas d’au revoir ».
olympique travailler : « C’est pas possible, c’est pas Manaudou ! » Cette fois,
C’est au troisième étage du centre de
en découvrant son temps (1’23’’) sur un
thalasso des Flamants roses, en bord de
100 m crawl, sa conviction est faite :
mer, que la rencontre a lieu. L’ambiance
« Elle le faisait exprès pour se faire virer.
de l’espace zen voisin ne franchit pas la
C’était un prétexte. » Au même titre que
porte de l’étroit salon Mistral. En
les deux Pierre (Henri et Roger), Aurélia
conviant son ami Jean-Marie Portes,
ou Teddy, Manaudou est priée de sortir
directeur de l’office de tourisme et artide l’eau. Sans éclats de voix, mais avec
san de sa venue à Canet, Lucas annonce
un message clair : « Écoute, quand tu
la couleur. Dans l’esprit, ce rendez-vous
en présence de maître Poulmaire tient
auras réglé tes problèmes avec ton mec,
plus du constat d’échec devant témoins
quand ça ira mieux dans ta tête, je te rapque de la confession intime.
pellerai. » Un des exclus du jour, Pierre
Roger, décrypte : « Ce qu’il lui a dit, il le
Impossible de solder six ans d’une hisdit dix fois par mois pour tester notre
toire aussi intense en si peu de temps et
motivation. Et pas uniquement parce
sous la contrainte. Alors, les mots échanqu’on nage mal, mais parce que ça ne va
gés autour d’une petite table carrée ne
pas dans la tête. Mais c’est quand même
sont pas différents que ceux adressés par
rare qu’il en sorte autant. » Et ce climat
voie de presse. « C’était organisé, pas
particulier conduit certains, dont Esther
naturel, ni d’un côté ni de l’autre, déplore
Baron, à imaginer un temps un avenir ailPortes, c’était un peu gênant. » Après
leurs. Sans passage à l’acte. Pour
une courte introduction de l’homme de
Manaudou en revanche, ce sera le derloi, Manaudou se lance : « Je lui ai dit
nier bain de l’ère Lucas. Personne ne veut
pourquoi je suis partie. C’est normal
le croire. Lucas : « Je n’y ai pas pensé. »
qu’on ait une dernière explication. On
''
Je ne pardonnerai jamais
ce qu’elle a fait à Philippe
Lucas. Il ne faut pas tout
pardonner à la jeunesse
''
MERCREDI 9 MAI (12 heures)
Mots
de départ
À L’HEURE DU DÉJEUNER, Manaudou
s’éclipse par une porte de service de la
thalasso. Ses amis nageurs (Esther
Baron, Gabriella Fagundez et Pierre
Roger) sont passés la prendre pour un
dernier déjeuner face à la Méditerranée
sous les luminaires tentaculaires du Café
de la plage. Eux, pas plus que les autres,
n’ont tenté de la retenir : « Quand je
prends une décision, je ne reviens jamais
dessus. Les gens qui m’entourent le
savent. » C’est cette détermination
qu’elle veut afficher pour l’annonce officielle de son départ face aux caméras. Au
côté de l’élégant Paolo Penso, qui exhibe
le calcium éclatant de sa dentition, elle
met en avant un choix sportif et l’envie
de s’entraîner autrement. Un discours
bien maîtrisé, mais qui ne peut faire
oublier l’élan du cœur. Philippe Lucas est
encore l’un de ceux qui la connaissent le
mieux : « C’est de la communication. Ce
n’est pas elle qui parlait… C’est une
gamine qui a eu un manque d’affection.
Dès qu’elle a quelqu’un, elle s’accroche
comme à une branche de survie. Elle ne
peut pas vivre toute seule… » À 17 h 50,
Laure Manaudou quitte Canet-en-Roussillon, deux cent quarante-cinq jours
après s’y être installée.
Rencontre
au bord
de l’amer
Eau
de boudin
MARDI 29 MAI
Faute
de pied
MANAUDOU FORFAIT pour le meeting ! À vrai dire, beaucoup à Canet sentaient le coup venir, imaginant qu’elle ne
voudrait pas revenir si tôt. D’autres lui
prédisaient même un accueil frisquet :
« Je ne pardonnerai jamais ce qu’elle a
fait à Philippe Lucas, lâche une habituée
de la cafétéria en bord de bassin. Il ne
faut pas tout pardonner à la jeunesse. »
Alors, l’annonce d’un doigt de pied abîmé dans un chahut laisse sceptique. En
se rendant sur le site de La Gazzetta dello
Sport, les organisateurs et Lucas commencent à se rendre à l’évidence, même
si le coach ne reconnaît pas la championne sur l’image. Comment lui en vouloir de douter face à la toile lorsque, sur le
site de Laure Manaudou, il figure encore,
souriant, au titre d’entraîneur.
PASCAL GLO
L’HISTOIRE
Un Français chez les pros ?
Joris Bert, vingt ans, pourrait devenir le premier joueur de baseball français drafté par une équipe de Major League.
« IL Y A PEU DE JOUEURS comme
lui en Europe. À vingt ans, ce serait
du gâchis qu’il ne joue pas au meilleur niveau. » Jeff Zeilstra, manager
de l’équipe de France, sait de quoi il
parle : il a été scout, recruteur pour
les équipes pros. Pour lui, Joris Bert,
international, sera le premier Français sélectionné par un club de Major
League Baseball (MLB) lors du
draft 2007, le grand marché aux
joueurs amateurs, qui se tient jeudi
et vendredi à Orlando, en Floride.
Un Français en Major League, le
tableau serait parfait pour la sixième
nation européenne (Championnat
Même s’il est
drafté, Joris Bert
disputera la Coupe
d’Europe des clubs
champions avec
Rouen, la semaine
prochaine.
(Photo
Rouen Baseball 76)
d’Europe 2005), qui joue à des
années-lumière des pros américains.
Ses jambes de lapin et le bazooka
qu’il a dans le bras gauche ont titillé
deux scouts des Seattle Mariners et
des Los Angeles Dodgers. Si l’un
d’eux le sélectionne – il est annoncé
entre les 15e et 20e tours (1) –, il intégrerait comme apprenti une de leurs
équipes de Ligue mineure.
Depuis janvier, il jouait en champ
extérieur au Frank Philipps College
de Borger, au Texas. « J’y allais pour
apprendre l’anglais, raconte-t-il. Et,
six mois plus tard, je suis en position
d’être drafté ! » Ses 49 matches
d’université, il les a mis à profit pour
fourbir son jeu et se frotter à la
concurrence. « Au début, mes coéquipiers m’ont pris de haut. Un Français qui joue au baseball !… J’ai
réussi à me faire respecter et ils se
sont calmés. » Les jours où les scouts
l’ont décortiqué, il n’a fait aucun
complexe et a joué ses meilleurs
matches. « En France, on nous
inculque une bonne technique. Làbas, on fait moins de tactique, on y
MERCREDI 6 JUIN 2007
va juste pour cogner dans la balle. »
Quelle idée de recruter un Français ?
Les velléités commerciales du MLB
en Europe sont encore faibles
(quelques images télé, beaucoup de
casquettes), mais ses rabatteurs tissent de vrais liens sportifs avec
l’étranger (2). « Ce n’est pas un Français qui intéresse les Américains,
explique Sylvain Virey, son ex-coach
au pôle Espoirs de Rouen. C’est
d’abord un athlète. À treize ans, il
avait déjà des qualités de vitesse
hors norme. Il vaut 3’’70 entre deux
bases (27 m), c’est le niveau de
Joris BERT
(France)
Champ extérieur.
20 ans.
Né le 16 mai 1987, à Louviers (Eure).
1,80 m ; 76 kg.
Club : Rouen.
Palmarès :
Champion de France 2006.
2e, Championnat d’Europe Espoirs
2006.
joueurs rapides comme Ichiro Suzuki, de Seattle. »
Joris Bert a enfilé son premier gant à
dix ans, à Louviers, dans l’Eure. « Je
jouais au foot. Un jour, le car qui
devait m’emmener à un match ne
m’a pas attendu. Je suis allé jouer au
baseball avec mon frère, et j’y suis
resté. » Bois-Guillaume puis Rouen
l’ont accueilli en club. Mais Bert est
un pur produit des filières fédérales.
Interne au pôle Espoirs à treize ans, il
a passé trois ans à l’INSEP puis ponctué sa formation en France par une
deuxième place au Championnat
d’Europe Espoirs en 2006.
37 000 dollars
à la signature
Joris Bert se sent prêt à plonger dans
l’industrie du sport américain. Il
devrait toucher environ 37 000 dollars (27 000 euros) à la signature et
s’assurer un salaire minimum de
1 100 dollars (817 euros) par mois.
Xavier Roland, le président de son
club de Rouen, l’a flanqué d’un avocat d’affaires, ancien pro et ancien
agent. Le rythme (jusqu’à
200 matches par an) et la concurrence qui règne en ligues mineures
pour entrer en Major League soulèveront des questions sur les tentations de dopage, que le MLB traite
avec un laxisme parfois aveugle.
« Nous sommes conscients des
risques, assure Éric-Pierre Dufour,
président de la Fédération. Nous
serons vigilants. Si Joris passe pro, il
devra rester un exemple pour les
jeunes joueurs français. »
Et s’il ne sort pas du chapeau
en 2007 ? Il a au programme la
Coupe d’Europe avec Rouen à SaintMarin la semaine prochaine, un tournoi à Pékin avec l’équipe de France
en août, puis le Championnat
d’Europe à Barcelone au début de
septembre. « Et j’attendrai la
draft 2008. »
Fondateur : Jacques GODDET
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16 DKK ; Espagne, 1,90 ; États-Unis, 2,80 $ ; Gabon,
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Commission paritaire
no 1207I82523 ISSN 0153-1069
SE
PIERRE CALLEWAERT
(1) À chacun des 50 tours, chacune des
30 équipes choisit au moins un joueur.
(2) 46 % des draftés en 2006 sont nés
hors des États-Unis, dans 35 pays différents.
Tirage du mardi 5 juin 2007 : 410 573 exemplaires
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Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
Vivement
dehors
Le chat
du départ
Bleu
Rouge
MERCREDI 25 AVRIL
MARDI 1er MAI
Jaune
Bleu
Jaune
LE PARKING et la pelouse de la piscine
Europa affichent complet. La ville de
Canet-en-Roussillon a décidé de faire la
fête à ses cinq nageurs mondialistes,
Manaudou en tête. La fanfare ne relâche
le tempo que le temps des discours.
« Depuis ce matin, j’ai envie de pleurer… et c’est bien la première fois »,
confie le maire Arlette Franco dans son
tailleur vert. Pendant les Championnats
du monde, sur son blog, elle savourait
déjà : « Je sais que le “love” écrit dans sa
main ou le cœur affiché étaient aussi un
peu pour Canet. » Touché par ce soutien,
à travers la saharienne et le treillis, Lucas
remercie sincèrement. Radieuse, de ses
cheveux lâchés à ses tongs rose bonbon,
la star du jour ne pipe mot. Pas un merci
au micro. Trop occupée sans doute à
rédiger des SMS. Mais quand il s’agit de
signer des autographes à la chaîne, elle
répond présent. Les mines réjouies des
gamins virent aussitôt au rouge des jours
fériés d’un calendrier.
Il y a peu, le club a reçu une demande particulière en provenance de Nantes. Une
maman veut offrir à sa fille un séjour pour
voir son idole nager. La championne fait
savoir qu’elle sera présente les 10 et
11 mai. Au lendemain de cette communion de la championne avec plusieurs
centaines de fans, le quotidien l’Indépendant s’enflamme : « Ça y est ! Depuis
hier soir, on peut dire que Laure Manaudou est catalane ! »
Laure Manaudou à Turin,
le 1er juin, après une séance
d’entraînement. Blessée
au quatrième métatarse
du pied gauche, elle est forfait
pour le meeting de Canet,
ce week-end.
(Photo DR)
Noir
Noir
Garden…
pas encore partie
Pas même le lendemain en ne la voyant
pas. Roger comprend : « À Melun, c’était
arrivé à d’autres de ne pas revenir dès la
séance suivante. »
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BASKET ÉQUIPE DE FRANCE HOMMES
Les Bleus font débat
Cousin
vers Pau
La refonte de l’équipe de France et les mises à l’écart de Mike Pietrus et Mickaël Gelabale soulèvent des interrogations.
suis accepté comme un vrai Français,
apprécie-t-il. Je voulais vraiment
être intégré à cette culture et je suis
fier d’être français. Cela a un vrai
sens pour moi d’être dans cette
équipe. »
2. – POURQUOI PAS MIKE
PIETRUS ? Comme Mickaël Gelabale, Mike Pietrus fait partie des gros
défenseurs du groupe France. On
peut toujours compter sur son
volume de jeu défensif et il était
depuis deux saisons l’indiscutable
sixième homme des Bleus. De plus,
même si les standards du jeu américain sont différents, le benjamin des
Pietrus sort d’une bonne saison NBA
à Golden State où le coach Don Nelson l’avait remis en confiance
(27 min de jeu , 11,1 pts à 49 % et
4,5 rbds de moyenne cette saison).
De plus, par rapport à son frère Flo
Pietrus, dont il est très proche, son
départ est un peu une remise en
question des affinités humaines qui
fonctionnaient dans ce groupe-là. Il
a contre lui d’avoir réalisé un Mondial 2006 médiocre, avec une rentabilité offensive décevante notamment dans son rôle de shooteur
extérieur (5,4 pts à 24,2 % et 19,4 %
à trois points).
Il n’est pas en phase avec les systèmes de jeu à l’européenne. Et avait
exprimé ouvertement son malaise de
ne pas être mieux pris en compte
dans le jeu de l’équipe de France. De
plus, Michel Morandais, à Naples
(Euroligue), a fait une bonne saison.
Et, malgré une saison tiède à Pau,
Cédric Ferchaud acceptera de toute
façon d’être un joueur d’appoint.
« Quand Foirest a annoncé qu’il
arrêtait sa carrière, je me suis dit que
j’avais ma chance. Je sais ce qu’on
attend de moi, d’abord du tir à trois
points. Je ne pense pas prendre la
place de quelqu’un », a réagi le
shooteur palois.
3. – POURQUOI PAS PETRO ? Le
jeune pivot français, coéquipier de
Gelabale à Seattle, est doté d’un
potentiel qui représente l’avenir. Et
sa taille (2,14 m) reste un atout rare
sur la scène européenne.
On sait qu’il est un vrai talent en
devenir même s’il ne l’a pas encore
exprimé aussi efficacement qu’on
attendait. Il a contre lui une estime
surdimensionnée de ce qu’il représente. Il avait demandé un rôle de
numéro 1 qu’il ne pouvait pas tenir,
et son attitude rebelle et marginale
lors du Mondial l’avait sans doute
déjà condamné, tout comme une saison moyenne à Seattle (18 min,
6,2 pts à 51,6 % et 4,1 rbds de
moyenne). À l’inverse, l’attitude de
LILIANE TRÉVISAN
(avec M. Ba. et O. Ph.)
WEISZ OK AVEC HYÈRESTOULON. – Comme nous le laissions
entendre la semaine dernière,
l’ancien entraîneur de l’équipe de
France Alain Weisz (54 ans) retrouve
la Pro A, trois ans après son départ
de Strasbourg. Le Marseillais, coach
des féminines d’Aix-en-Provence
depuis deux saisons, s’est engagé
pour Hyères-Toulon pour une année
avec option pour deux années
supplémentaires. « J’avais encore un
an de contrat à Aix mais le président
m’a laissé partir en bonne
intelligence. Je souhaite bousculer la
hiérarchie, même avec un budget
moyen. On ne jouera pas la Semaine
des As (que le club organise en
février 2008) petit bras. J’aimerais
d’ailleurs être le plus près possible
des huit premiers au moment de
l’épreuve. Le basket féminin mérite
le respect, mais c’est vrai que j’ai
une envie colossale de coacher des
hommes en Pro A », a déclaré
l’ancien coach du Mans. Il succède à
Frédéric Wiscart-Goetz qui avait
assuré le maintien du HTV en fin de
saison. – P. Sav.
Un grand chambardement
Si l’on excepte les cas de Tony Parker,
blessé avant le Mondial, et de Laurent
Foirest qui a annoncé sa retraite
internationale, quatre joueurs présents au
Mondial 2006 ne figurent pas dans la liste
communiquée par Claude Bergeaud lundi
pour l’l’Euro 2007.
2007 Les six remplacants (la
liste de 14 doit encore être ramené à 12)
ont nettement moins d’expérience
internationale.
PARIS-LEVALLOIS PRESQUE
FAIT. – L’officialisation de l’alliance
des sections professionnelles du
Paris BR et du Levallois SCB (Pro B)
devrait être annoncée dans les
heures qui viennent. Selon nos
sources, seule une pièce
administrative est encore portée
manquante pour finaliser le
protocole d’accord d’une union qui
porterait le budget du nouveau club
à 4,5 millions d’euro. Cette union
permettrait à l’Hermine de Nantes,
qui caresse le projet de monter en
Pro A dans les trois ans à venir, de
conserver sa place en Pro B. – Ar. L.
Ils sortent
Gelabale
M. Pietrus
Petro
Diarra
159
sélections pour 934 pts
Le Nancéien Tariq Kirskay (à droite), ici face à Marc Salyers lors de la finale du Championnat de France samedi dernier à Bercy, fait partie
des cinq joueurs sans aucune sélection appelés par Claude Bergeaud pour préparer l’Euro 2007.
(Photo Marc Francotte)
NBA FINALE (demain)
Roanne et l’Euroligue :
verdict avant le 20 juin
LeBron est attendu
NOUVEAU CHAMPION de France, le « petit » club de la
Loire s’affaire depuis samedi dernier à débrouiller des problèmes de grands, à savoir jouer ou non l’Euroligue
2007-2008. Actuellement, Roanne ne semble pas avoir
encore pris de décision définitive, étudiant activement
toutes les possibilités de délocalisation (Villeurbanne, Clermont-Ferrand, Chalon notamment). Mais le temps presse.
De passage hier à Roland-Garros, Jordi Bertomeu, le directeur exécutif de l’ULEB, l’a rappelé à notre confrère de
L’Équipe TV, Stéphane Garabed. « On félicite Roanne pour
son titre de champion, mais on sait qu’en raison de nos règlements, ils n’ont pas la salle pour accueillir l’Euroligue. Il y a
deux options : jouer ailleurs ou laisser le ticket à quelqu’un
d’autre. J’espère que, dans quelques jours, on connaîtra leur
position. En tout cas, ils doivent prendre une décision avant
le 20 juin », a commenté le chef de l’exécutif, qui ne s’opposerait pas à une délocalisation du côté de Lyon. « Si Roanne
décide de jouer à Lyon, il n’y a pas de problème car on sait
qu’il y a les structures », précisait-il.
En cas de désistement roannais, Bertomeu a aussi rappelé
que le ticket échoirait naturellement à Nancy, « champion
de la saison régulière et finaliste, équipe la mieux placée
pour le récupérer », assurait-il. Dans ce cas, Roanne pourrait
cependant être engagé en Coupe ULEB, dans son antre
d’André-Vacheresse, qui avec 3 200 places répond au critère
de la salle, le seul valant à ce niveau de Coupe d’Europe, qui
exige une capacité minimale de 3 000 places. – D. L.
APRÈS DEUX JOURS de repos, les
Spurs ont retrouvé le terrain de basket
pour préparer leur quatrième finale
NBA en neuf ans. Avec une obsédante
question pour tous les observateurs :
comment arrêter LeBron James. Une
interrogation largement ignorée par
les intéressés, les Spurs. « Non, merci,
je passe », précisait Tony Parker avec
l’humour comme seul moyen de
défense devant l’hypothèse de le voir
en défense devant le phénoménal King
James. Un honneur clairement réservé
à Bruce Bowen, le spécialiste défensif
des Spurs, habitué à tous les défis, peu
importent leur taille et leur réputation.
En huit matches contre les Spurs
depuis le début de sa carrière NBA,
James a su hausser son niveau avec
26,4 points à 48,9 % aux tirs. San
Antonio ne laissant peu d’espaces aux
autres joueurs.
Gregg Popovich :
« C’est collectivement
qu’il faudra être bon »
Seulement, arrêter James est impossible, Detroit s’en est rendu compte en
finale de l’Est. San Antonio le sait bien
et ne commettra pas la même erreur de
se focaliser sur le numéro 23 des Cavs.
« Pour le ralentir, il faudrait ajouter
15 kilos et de la vitesse à tous nos
joueurs, ironisait Gregg Popovich, lui
aussi conscient de l’impossibilité de la
tâche. Si on demande à Bruce d’arrêter
LeBron et les Cleveland Cavaliers, on
va avoir des problèmes. Bruce est un
formidable défenseur. Il nous donne le
ton en défense, mais c’est collectivement qu’il faudra être bon dans ce secteur, sinon on va souffrir. » – O. Ph.
LE PROGRAMME
Match 1 : San Antonio - Cleveland (jeudi 7 juin)
Match 2 : San Antonio - Cleveland (dimanche 10 juin)
Match 3 : Cleveland - San Antonio (mardi 12 juin)
Match 4 : Cleveland - San Antonio (jeudi 14 juin)
Match 5 : Cleveland - San Antonio (dimanche 17 juin, si nécessaire)
Match 6 : San Antonio - Cleveland (mardi 19 juin, si nécessaire)
Match 7 : San Antonio - Cleveland (jeudi 21 juin, si nécessaire)
Tous les matches sont à 20 heures à San Antonio et 21 heures à Cleveland, soit
3 heures du matin en France et sont diffusés en direct sur Canal +.
KATASH COACH DU MACCABI
TEL-AVIV. – Oded Katash (33 ans),
ancien arrière international et
vedette du Maccabi ayant dû
interrompre sa carrière
prématurément (blessure), succède
au Croate Neven Spahija à la tête du
Maccabi Tel-Aviv. Katash entraînait
deux saisons l’Hapoël Galil Elyon.
L’entraîneur national Zvi Sherf
devient également manager général
du club israélien.
AUDREY SAURET À TARENTE. –
L’arrière internationale Audrey
Sauret (31 ans), qui évoluait sous le
maillot d’Ekaterinbourg en Russie,
jouera la saison prochaine dans le
Championnat italien à Tarente.
COUPE LOUIS-VUITTON (finale)
Ça sent le roussi
pour Luna
TORBEN GRAEL, tacticien de Luna Rossa, accusait le coup après une nouvelle défaite.
Mais ne fuyait pas sa part de responsabilité.
Une erreur tactique des Italiens a offert hier un quatrième succès aux Kiwis.
Encore un point, et Team New Zealand gagnera la finale des challengers.
de notre envoyé spécial
n’étaient pas bonnes, tout
comme les jours précédents ?
« AVEZ-VOUS OU NON commis
une erreur après le deuxième
croisement sur le premier bord ?
– C’est facile à dire a posteriori. Le
premier croisement s’est bien passé et
nous a été favorable. Nous avons décidé de continuer à protéger la droite
après le second. C’est ce que toute la
cellule arrière voulait, mais cela ne
s’est pas révélé payant. Forcément,
c’est frustrant. Compte tenu des informations qui étaient les miennes à ce
moment bien précis, j’estime avoir pris
la bonne décision.
– C’est donc vos informations
météo d’avant le départ qui
– Je travaille avec notre équipe météo
depuis de très nombreuses années.
C’est notre troisième campagne de
Coupe ensemble. Nos relations sont
très bonnes. Je ne vais pas tout
remettre en cause du jour au lendemain. Contre Oracle, tout le monde
nous trouvait géniaux et aujourd’hui
nous sommes, paraît-il, complètement
nuls. Les situations sont différentes.
Chris Dickson appelait le contact dans
la phase de pré départ. Du coup, James
Spithill, notre barreur, était beaucoup
plus agressif. Avec les Néo-Zélandais,
tout se passe beaucoup plus à distance. Avec eux, nous ne pouvons pas
VALENCE – (ESP)
de notre envoyé spécial
ARRIVERONT-ILS à sauver l’honneur ou vont-ils embrasser Fanny laissant aux Kiwis le soin de biser dès ce
soir la coupe Louis-Vuitton ? Le jour de
repos, lundi, n’aura pas plus permis
aux Italiens d’ébaucher de nouveaux
plans que d’affûter Luna Rossa et la
nouvelle défaite encaissée hier, la quatrième en autant de manches disputées, ne fait qu’anticiper l’inexorable.
Désormais à une manche de la victoire,
les hommes de Team New Zealand
naviguent tellement bien, leur bateau
noir est si dominateur qu’il est devenu
inimaginable ne serait-ce que d’oser
songer qu’ils pourraient perdre cette
finale !
Certes, ceux de Francesco de Angelis
ne sont pas encore éliminés mais
vaincre la bête noire une fois serait un
exploit ; l’écraser à cinq reprises de
suite tendrait au miracle. Et si les
conditions pour y parvenir sont désormais presque inaccessibles, il y en a
une impérative : ne plus commettre
d’erreur. Hier, Torben Grael, le tacticien brésilien de Luna Rossa, en fit une
aussi grosse que le pain de sucre de
Rio !
Car tout avait démarré au mieux pour
les Transalpins. Un bon envol (1’’
d’avance) en coupant la ligne près du
bateau comité pendant que Team New
Zealand l’imitait mais à l’autre extré-
mité. Cette incroyable séparation, peu
commune en match racing, démontrait que les équipages avaient décidé
de suivre des options radicalement différentes. « Les informations dont nous
disposions à bord démontraient qu’il
n’y avait pas alors un côté plus avantageux que l’autre, expliquait Adam
Beashel, l’observateur météo. Nous
voulions du coup prendre un départ
lancé, ce que nous avons fait. »
L’analyse n’est pas aussi simple : les
Italiens avaient mieux déchiffré le terrain de jeu. Et, pour une fois en cette
finale, en choisissant de naviguer sur la
partie droite, ils avaient raison !
Lorsque les deux bateaux se croisaient,
Luna Rossa occupait le commandement portant même son avantage à
une centaine de mètres.
La toile de Grael
Mais c’est au deuxième croisement
que tout basculait. Au lieu de virer de
bord de manière gênante pour Team
New Zealand afin de le renvoyer d’où il
venait et de conforter l’avance que
possédait alors son bateau, Torben
Grael demandait au barreur, James
Spithill, de retourner prématurément
vers la droite du plan d’eau. Dean Barker et les siens n’en demandaient pas
tant. Ils se portaient à la hauteur du
leader et, bénéficiant du coup de
pouce fourni par une légère rotation du
vent vers la gauche, dépassaient
inexorablement leurs adversaires. Les
Italiens avaient entrouvert la porte ;
les Néo-Zélandais leur claquaient violemment dans la figure.
La conséquence de ce soufflet était
certainement le masque que Grael
tirait après la régate. « On voulait protéger la partie que l’on estimait favorable. On a voulu rester en phase avec
ce que nous croyions. Parmi toutes les
oscillations du vent vers la droite, il y
en eut une inverse dont ils ont profité.
C’est décevant car nous nous étions
ménagé un petit avantage. (…) On
aurait pu les contraindre à repartir
d’où ils venaient. C’est très facile à dire
maintenant ; c’était moins évident
pendant la course. »
Team New Zealand cinglant en tête,
une Méditerranée royale lui était
d’autant plus ouverte jusqu’à l’arrivée
que Luna Rossa peine toujours dans la
légère brise, ce qui était le cas hier.
« Le bateau n’est pas lent, concédait le
tacticien. Mais ce n’est pas une fusée
non plus. » Souriants et détendus, les
vainqueurs en noir n’enfonçaient pas
« C’est frustrant »
VALENCE –
plus pour autant au fond des eaux
valenciennes des vaincus déjà bien
abattus. « Dans ces conditions légères
et oscillantes, soulignait Grant Dalton,
le patron du défi all black, nous avons
par chance tiré un meilleur profit des
rotations du vent que Luna Rossa.
Notre avance à la fin (52’’ soit 250 m)
peut sembler impressionnante mais ce
genre de météo est souvent flatteuse
pour le vainqueur. »
Un point, soit une victoire : voilà ce qui
sépare désormais le rugueux kiwi et
son commando d’une deuxième victoire dans la Coupe Louis-Vuitton
après celle de 1995. Elle pourrait être
acquise dès ce soir avec, en corollaire,
l’honneur d’affronter Alinghi lors de la
Coupe de l’America elle-même. Depuis
que l’équipe suisse est venue chercher
l’aiguière à Auckland, la martiale
troupe noire ne pense qu’à se venger.
Face à tant de volonté, Luna Rossa ne
pesait plus bien lourd hier soir.
PHILIPPE JOUBIN
LA RÉGATE
MATCH 4
Emirates Team New Zealand (NZL 92) b. Luna Rossa Challenge (ITA 94) de 52’’.
Conditions. – Vent de 9 puis 8 nœuds de secteur ENE (60 o au départ ; 75 o à l’arrivée). Mer
belle.
Écarts. – Départ : 1’’ (LR) ; 1re bouée : 19’’ (TNZ) ; 2e bouée : 54’’(TNZ) ; 3e bouée : 1’ (TNZ) ;
arrivée : 52’’(TNZ).
Emirates Team New Zealand mène la série 4-0. Le premier à cinq victoires remporte la Coupe
Louis-Vuitton et rencontrera Alinghi lors de la Coupe de l’America, à partir du 23 juin.
PROGRAMME. – Aujourd’hui, 5e manche à partir de 15 heures (en direct sur Canal + Sport).
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CALAIS ROUND BRITAIN RACE : LA BULLE
QUI COINCE. – Les leaders faisaient la grimace
hier après-midi alors que les attardés esquissaient
un sourire : une bulle anticyclonique barrait en
effet la route de la flotte, laissant présager un
lent contournement de l’Irlande et un retour des
tortues sur les lièvres. Hier soir, Vincent Riou et
Jean Le Cam naviguaient toujours à vue, occupant
la place de leader à tour de rôle en gardant un œil
sur Dominique Wavre, à faible distance d’eux.
Positions hier à 20 heures : 1. Riou (PRB), à
1 290,5 milles de l’arrivée ; 2. Le Cam (VM-Matériaux), à
0,1 mille du leader ; 3. Wavre (SUI, Temenos), à 4,4 m. ;
4. Stamm (SUI, Cheminées-Poujoulat), à 37,4 m. ; 5. Malbon (GBR, Artemis Ocean Racing) et Caffari (GBR, Aviva),
à 73,3 m. ; 7. Davies (GBR, Roxy), à 87,2 m. ; 8. Beyou
(GBR, Delta-Dore), à 119,8 m. ; 9. Boissières (AkenaVérandas), à 120,9 m. ; 10. Eliès (Generali), à 134 m. ;
11. Toulorge (Maisonneuve), à 152,5 m.
NOUVEAU RECORD POUR
« GROUPAMA 3 ». – À bord de leur
maxi-trimaran, Franck Cammas et son équipage
appliquer les mêmes recettes. Il y a
mille manières de prendre un départ et
d’entamer une course.
– La vitesse de votre bateau
n’est-elle pas en cause ?
– ITA-94 est un bon bateau. Mais,
c’est vrai, il préfère naviguer dans un
peu plus d’air. Une journée comme
aujourd’hui (hier) limite les opportunités. Le vent venait de la mer et ne changeait pratiquement pas de direction.
Au portant, nous ne pouvions absolument rien tenter. Le thermique est plus
favorable à l’improvisation.
– Vous êtes un expert de la
régate en flotte comme aux Jeux
Olympiques (2 médailles d’or,
1 en argent, 2 en bronze en Star
et Soling). Avez-vous l’impres-
ont établi un nouveau temps de référence entre
Miami et New York, bouclant les 950 milles du
parcours en 1 j 11 h 5’20’’ (contre 2 j 5 h 54’42’’
pour Fossett en mai 2001). Après la Route de la
Découverte en mai dernier, il s’agit du deuxième
record établi par Groupama 3, qui va rester à New
York, dans l’attente de la fenêtre météo idéale
pour s’élancer à l’assaut du chrono express de
Bruno Peyron sur l’Atlantique Nord
(4 j 8 h 23’54’’). – Ph. Mo.
CAP ISTANBUL : MER ÉGÉE AGITÉE. – Quatre
équipages avaient franchi hier en milieu de
journée la porte installée à Cythère, au sud du
Péloponnèse : Béranger-Chabagny
(Koné-Elevators), à 190 milles de l’arrivée à Foça,
précédaient Pellecuer-Gabart (Dr Valnet) de
4 milles, Bos-Jacq (Capitol) de 19 et
Bestaven-Guérin (Aquarelle) de 26. Les éléments
se dégradant (rafales à 45 nœuds), la porte fut
ensuite neutralisée, les concurrents suivants ayant
le choix du parcours.
sion d’utiliser vos qualités de la
mê m e ma niè re e n m a tchracing ?
– Cela n’a rien à voir. En flotte, vous
inventez un scénario en fonction du
vent et vous ne vous préoccupez de vos
adversaires que dans un deuxième
temps. En match-racing, vous êtes
obsédé par l’autre bateau. On invente
moins et on subit davantage. Mais
c’est en match-racing que se dispute la
Coupe, et j’aime aussi ce jeu-là. Dans
l’idéal, je préférerais n’avoir aucune
information météo ni avant ni pendant. J’aimerais me fier à mon seul instinct. Malheureusement, ce type de
situation n’existe pas. »
BENOÎT HEIMERMANN
VOILE OLYMPIQUE : SUR TOUS LES FRONTS.
– Quatre Championnats d’Europe se déroulent
cette semaine. À Hyères, les Laser sont à l’affiche
jusqu’à vendredi, avec en jeu une place pour un
représentant français à la préolympique de
Qingdao. À Thessalonique, en Grèce, ce sont les
470 hommes (avec les champions d’Europe en
titre, Benjamin et Romain Bonnaud) et femmes
(avec notamment Ingrid Petitjean et Nadège
Douroux) qui évoluent jusqu’à dimanche. En
Hongrie, place aux Finn jusqu’à samedi.
TRANSAT 6.50 : DÉJÀ TRENTE ANS ! – Créée
en 1977 et disputée tous les deux ans, la
Mini-Transat 6,50 s’élancera cette année de Fort
Boyard le 19 septembre. 84 solitaires
(140 candidatures !) seront au départ, record de
l’épreuve battue. La première étape aura Madère
pour but, les premiers bateaux étant attendus à
Salvador de Bahia à partir du 25 octobre. Pour
célébrer les trente ans de la course, une fête
géante réunira le 17 septembre tous ceux qui ont
été impliqués dans l’aventure depuis ses débuts.
MERCREDI 6 JUIN 2007
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
sélections pour 12 pts
Bleu
Rouge
3
ADOMAÏTIS, TURNER ET
NSONWU QUITTENT GRAVELINES.
– Dainius Adomaïtis, dont le contrat
arrivait à échéance, ne sera plus
Gravelinois la saison prochaine.
Rahshon Turner et Uche Nsonwu
sont également partants, alors que
le club nordiste aura beaucoup de
difficultés à garder Rickey Paulding
face à la concurrence des clubs
étrangers. L’effectif français, par
contre, ne devrait pas bouger
beaucoup. L’idée est de recruter un
meneur américain pour soulager
Steeve Essart, Morlende passant sur
le poste d’arrière. L’ailier David
Gautier, arrêté depuis plusieurs
semaines, attend de son côté une
visite auprès de la médecine du
travail pour envisager son avenir.
Côté recrutement, Gravelines
s’intéresse à l’ailier nigérian
d’Hyères-Toulon, Derrick Obasohan
(1,99 m, 26 ans). – H. L.
Jaune
Bleu
Jaune
Ils entrent
Kirksay
Ferchaud
Morandais
Sangaréé
Sangar
Diawara
Mahinmi
PRO A
BATEAUX
Ian Mahinmi, qui selon Bergeaud
réalise « une saison intéressante »,
bien que desservie par le pesant
contexte palois, a connu le plus difficile et su trouver les solutions pour
s’en sortir. « Il ne se met plus autant
de pression. Il est plus serein
aujourd’hui », juge le sélectionneur.
Noir
Noir
BIEN SÛR, il y a eu l’amertume fort
compréhensible de Mickaël Gelabale, ouvertement exprimée (voir
L’Équipe d’hier) et qui mettait le
sélectionneur Claude Bergeaud face
aux contradictions de son discours,
revendiqué, d’intégration des jeunes
joueurs français. Il y a l’inexpérience
des nouveaux venus, symbolisée par
cette réaction de Tony Parker :
« Claude m’a dit que les nouveaux
étaient bons, qu’il avait confiance en
eux. Après, on verra sur le terrain. Je
ne connais pas Kirksay, je ne l’ai
jamais vu jouer, reconnaît le meneur
des Spurs, mais j’entends dire plein
de bonnes choses sur lui. Sangaré, je
connais un peu. Ferchaud et Mahinmi, je connais, mais je les ai rarement
vus jouer. Et puis, j’aime bien Morandais. » Autant dire qu’il y aura de la
découverte dans l’air pour ce groupe
France qui intègre pas moins de cinq
nouveaux joueurs. Et que l’éloignement de piliers du groupe – et de la
vie – comme Mike Pietrus et Mickaël
Gelabale ne va pas sans faire débat.
1. – POURQUOI PAS GELABALE ? En se privant de Mickaël
Gelabale, et de son potentiel athlétique, l’équipe de France perd de
l’intensité défensive sur les postes
extérieurs – cela vaut aussi pour
Mike Pietrus – et un de ses rares
joueurs capables d’arrêter un scoreur adverse. D’autant que Gelabale
a toujours été un joueur à l’attitude
irréprochable dans le collectif bleu
depuis deux ans, toujours dans le
cinq majeur qui a terminé troisième
scoreur français du Mondial (8,5 pts
à 43,5 % et 36 % à trois points). En
choisissant un Américain naturalisé,
Clause Bergeaud va à contre-courant du discours qu’il a toujours tenu
en matière de promotion des jeunes
joueurs français. « C’est Claude Bergeaud contre le sélectionneur national », disait-il pour exposer son
dilemme. Il reste aussi que Kirksay
n’a jamais joué de compétition internationale de ce niveau, lui qui a
découvert la Coupe ULEB cette saison avec Nancy.
Bien sûr, Tariq Kirksay, que le SLUC a
choisi comme capitaine, a des arguments à faire valoir. C’est un joueur
très polyvalent, intelligent et qui fait
montre d’un volume de création de
jeu dont ne dispose pas Gelabale. Il
peut scorer et faire jouer les autres.
Enfin, il a un mental qui plaît. C’est
un garçon bien intégré dans un
groupe, qui parle bien français et respecte son pays d’accueil. « Pour moi
cette sélection cela signifie que je
Même si rien n’est encore officialisé,
l’arrivée à Pau du coach de l’année
en Pro B, Olivier Cousin (36 ans),
paraît acquise selon nos
informations. Le club béarnais qui,
par le biais de son directeur
exécutif, Pierre Seillant, doit
rencontrer demain Gordon Herbert,
pour lui signifier vraisemblablement
son licenciement (l’entraîneur
canadien est en contrat avec Pau
jusqu’en juin 2008), et le coach de
Quimper, finaliste de Pro B à Bercy
samedi dernier, ont apparemment
trouvé un accord et travailleront
donc ensemble la saison prochaine.
– D. L.
17
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MERCREDI 6 JUIN 2007
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Mercredi 6 juin 2007
Versailles songe à la F 1
Une petite équipe municipale réfléchit à un Grand Prix de France de F 1 dans les rues de la ville, en 2009. Incroyable, mais séduisant.
Magny-Cours qui se bat
pour conserver son
épreuve, Bernie
Ecclestone qui rêve d’une
course à Paris et
Versailles qui révèle à
L’Équipe un projet pour
accueillir les F 1 au pied
du château :
l’organisation du Grand
Prix de France, à
l’horizon 2009, suscite les
envies.
Gare Versailles
Rive Droite
la Pa
roisse
Clem
e
loud
Avenue de Saint-C
Avenu
Bibliothhèque
nue
de
R ue
0
Photomontage Renaud Didierjean
Des F 1 devant le château de Versailles ? Pour l’instant, ce n’est encore qu’un photo-montage. Mais la ville du Roi-Soleil ne cache pas son
intérêt pour la formule reine du sport auto et l’organisation du GP de France 2009 dont le périmètre d’accueil (notre carte) a déjà été balisé.
Rouge
Noir
Jaune
ment étudier le problème : c’est quoi
un Grand Prix ? Cela se finance comment ? Quelles sont les contraintes ?
Dès la semaine prochaine, j’organise
une première réunion avec les partenaires concernés. Nous allons nous
mettre autour d’une table pour étudier
sérieusement, et jusqu’au bout, la faisabilité du projet afin de présenter un
dossier solide. »
Quatre à cinq sites potentiels sont déjà
ciblés, y compris à l’intérieur du parc
du château ! « Il faudrait éviter les
allées aux secteurs pavés, classés
monuments historiques… c’est un
tracé de circuit, jure toutefois JeanBaptiste Marvaud. Le bon développement, c’est sans doute autour de
quatre kilomètres et demi. Quelques
endroits obligeraient à trop rallonger
le circuit, d’autres ne nous permettraient pas
de monter
d e s t r ibunes… Or,
nous ne
voulons pas
non plus
faire de Versailles un Grand Prix de Monaco avec
seulement 20 000 spectateurs. »
« Versailles, ce sont cinq gares, reliées
à Paris. Nos avenues sont suffisamment grandes pour faire quelque chose
de bien. L’avenue de Paris (face au château) est plus large que les ChampsÉlysées ! », insiste l’adjoint au maire.
Le paddock aurait
de l’allure, installé
sur la place d’Armes,
l’esplanade du château
STÉPHANE BARBÉ
NASCAR : DÉCÈS DE BILL FRANCE. – Fondateur du NASCAR moderne,
dont il fut le président entre 1972 et 2000, Bill France est décédé avant-hier à
Daytona à l’âge de soixante-quatorze ans. C’est sous son impulsion que la
série nord-américaine, créée par son père en 1947, est devenue la discipline
no 1 du sport auto aux États-Unis.
Rouge
Bleu
la tour Eiffel, on lui propose la ville du
Roi-Soleil !
Doux rêveur monsieur Marvaud ? Les
plans et les décamètres sont déjà de
sortie… « C’est une idée que je
caresse depuis des années, précise-t-il,
je ne m’interdis rien. Je travaille avec
Arnaud de la Villebrune qui a organisé
tous les concerts de Jean-Michel Jarre
à travers le monde et a fait venir les
Pink Floyd à Versailles. La ville n’est
pas seulement tournée vers son passé.
C’est aujourd’hui entré dans les
mœurs : on peut avoir ce genre d’événement chez nous. Nous allons vrai-
peu plus compliqué », admet toutefois
Jean-Baptiste Marvaud. Un autre
« “tourne” autour de l’hôtel de ville, la
préfecture, les grandes et petites écuries : c’est le périmètre administratif de
Versailles qui permettrait de ne pas
enfermer tout
un qu arti er
habité, le
week-end du
Grand Prix ».
Les stands
démontables
et modernes
peuvent être empruntés au Grand Prix
de Monaco (des contacts ont déjà été
noués pour d’autres sites non permanents…). Le paddock aurait de
l’allure, installé sur la place d’Armes,
l’esplanade du château, Christine
Albanel, aujourd’hui ministre de la
Culture, ayant été la présidente de
l’établissement public du musée et du
domaine national de Versailles.
« Nous n’avons encore dessiné aucun
Bleu
Versailles ne s’opposera pas à l’idée
d’un Grand Prix si le dossier qu’on lui
présente se révèle solide. « On y travaille ! », assure Jean-Baptiste Marvaud, adjoint au maire délégué aux
sports et persuadé que la chose, de
prime abord impensable, est possible.
Impensable car, ce qu’imagine JeanBaptiste Marvaud, c’est faire rouler les
F 1 dans les rues de l’ex-cité royale !
« Soyons sérieux, explique-t-il, si à
aucun moment nous n’avons une F 1
sur fond de château, ce n’est pas la
peine d’appeler cela le Grand Prix de
Versailles. » Bernie Ecclestone voulait
200 m
Jaune
Rouge
toute petite équipe municipale y travaille déjà. Étienne Pinte, députémaire UMP de la ville et ancien séguiniste proche, aujourd’hui, du Premier
ministre François Fillon, ne l’a pas freinée dans ses élans lorsque l’idée lui a
été présentée, le mois dernier. Étienne
Pinte n’a pas d’a-priori contre le sport
automobile. Il était même tout près
d’accueillir l’usine Prost Grand Prix, à
sa création en 1997, mais une rivalité
entre les ministères de la Culture et de
la Défense sur la paternité des terrains
militaires du GIAT, dans le quartier de
Satory, fit capoter le projet. Le maire de
Gare VersaillesChantiers
Noir
Bleu
Jaune
plus grandioses comme Singapour ou
Abu Dhabi, un endroit plus proche d’un
bassin de population important pour
que le potentiel de spectateurs garantisse l’équilibre financier, car le système de la F 1 ne laisse à l’organisateur que le bénéfice de sa billetterie.
« Paris », suggère Bernie Ecclestone.
Ou ses proches environs. L’Est parisien
off rirait quelques possibilités
(L’Équipe du 16 mai). L’Ouest s’y intéresse aussi, désormais. C’est plus
qu’une idée, un dossier qui est en train
de prendre corps : le Grand Prix de
France de F 1 2009 à Versailles. Une
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LA QUESTION n’est plus de savoir si
le Grand Prix de France de F 1 2009
aura bien lieu mais où aura-t-il lieu ?
Le circuit de Nevers-Magny Cours, qui
l’accueille depuis 1991, n’a pas renoncé à le conserver malgré la volonté
déclarée de Bernie Ecclestone, le
patron de la F 1, d’aller voir ailleurs
(L’Équipe du 30 mai). Pour l’édition
2007, du 29 juin au 1er juillet, un nouvel aménagement des parkings et un
plan de circulation repensé doivent
permettre d’accueillir plus facilement
le flot des 80 000 spectateurs espérés.
Pour la suite, un projet de rénovation
approchant les 40 millions d’euros
prévoit la reconstruction totale du
bâtiment des stands, mis aux normes
des standards actuels de la F 1. Marcel
Charmant, le président PS du conseil
général de la Nièvre, promet un hébergement « de qualité et en nombre », à
proximité du circuit, en appelle « au
président de la République » pour que
l’État consente un effort financier afin
« d’accompagner » l’organisation de
l’épreuve. Le Grand Prix 2007 pourrait
s’achever sur un déficit minimal de un
million d’euros. C’est aussi cet aspect
financier qui a incité la Fédération
française du sport automobile (FFSA),
promotrice de l’épreuve depuis 2004,
à envisager « une pause financière »
en 2008, en ne demandant pas l’inscription du Grand Prix de France au
calendrier de la F 1, l’an prochain.
Mais quoi qu’il en soit, Magny-Cours
paraît condamné à court terme, au
moins dans l’esprit de Bernie Ecclestone. Il faudra donc trouver un autre
site pour sauver le Grand Prix, un lieu
qui lui garantisse une identité suffisamment forte face à des rendez-vous
Un circuit à inventer