tennis - Cybervulcans
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Bleu Rouge Noir Jaune TENNIS NADAL-MOYA, DE MAJORQUE À PARIS RUGBY 1 AUTOMOBILE FONTÈS F 1, A RECONSTRUIT LE RÊVE CLERMONT FOU DE VERSAILLES (Page 8) (Pages 10 à 14) (Page 18) Le président René Fontès, aux commandes depuis 2004, a rebâti un club traumatisé par les échecs en finale. Samedi, Clermont disposera d’une huitième chance face au Stade Français. (Photo Patrick Boutroux) ROLAND-GARROS. – Rafael Nadal (notre photo) affronte son « grand frère » Carlos Moya en quarts de finale de Roland-Garros. Igor Andreev et Novak Djokovic visent leur première demi-finale en Grand Chelem. (Photo Didier Fèvre) *62 ANNÉE - N 19 333 0,85 e o France métropolitaine www.lequipe.fr Mercredi 6 juin 2007 T 00106 - 606 - F: 0,85 E 3:HIKKLA=[UU]ZY:?a@q@a@g@k; LE QUOTIDIEN DU SPORT ET DE L’AUTOMOBILE SPÉCIAL FOOT SOUS LA GÉORGIE, LA PLAGE (Page 6) (Photo Mikael Libert/L’Équipe) POURQUOI CANET N’ATTEND PLUS MANAUDOU (Page 15) (Photo Patrick Gripe/L’Équipe) BATEAUX (Page 16) SFR - S.A. au capital de 1 347 699 918 € - RCS Paris 403 106 537 - Photos © Corbis. Très en forme en cette fin de saison, Franck Ribéry, qui a inscrit samedi dernier le premier but des Bleus contre l’Ukraine (2-0), aura marqué les esprits. Le Bayern Munich en a d’ailleurs fait l’une de ses priorités pour les transferts de l’intersaison. (Photo Fred Mons) LES KIWIS FONT CAP SUR L’AMERICA Dans la limite de 210 000 abonnements simultanés. Envoi de l’alerte quelques minutes après le but. Service gratuit hors coût de connexion au portail Vodafone Live, disponible sous couverture 3G-3G+ avec forfaits ou offres SFR et mobiles compatibles 3G/3G+ L’ÉQUIPE semaine : ALLEMAGNE, 2 ; ANTILLES, LA RÉUNION, 1,3 ; AUTRICHE, 2,10 ; BELGIQUE, 1,5 ; ESPAGNE, 1,90 ; GRÈCE, 2 ; ITALIE, 1,75 ; LUXEMBOURG, 1,5 ; PAYS-BAS, 2 ; PORTUGAL CONT., 1,8 . Bleu Rouge Noir Jaune Rouge PROLONGATIONS Bleu Rouge (Page 7) Jaune Bleu Jaune RICARDO EN PISTE À MONACO Noir Noir Les Bleus se doivent de l’emporter face à la Géorgie, ce soir à Auxerre (21 heures), en match qualificatif pour l’Euro 2008. Un dernier effort avant les vacances et une signature, demain, du Marseillais Franck Ribéry au Bayern Munich pour 25 millions d’euros. (Pages 3 à 5) GUY ROUX RATTRAPÉ PAR LE DÉMON 2 Bleu Rouge Noir Jaune LA PAGE DEUX , ON EN PARLE AUJOURD HUI DANS « 11 Les ambitions du Racing CYCLISME. Après 11 saisons dans le cyclisme, Cofidis pourrait mettre fin à son sponsoring fin 2008. La société de crédit par téléphone a autorisé Éric Boyer, le manager de l’équipe de Sylvain Chavanel (photo ci-contre), à chercher, dès maintenant, un autre partenaire. Un exemple symptomatique de l’état des équipes du Pro Tour. Onze d’entre elles (sur 20) ne possèdent, en effet, de licence que jusqu’à la fin de la saison prochaine. Rien ne dit qu’elles en solliciteront le renouvellement, dans un climat toujours pollué par les affaires de dopage. (Page 14) RUGBY. Le Stade Français n’est plus seul à bousculer les habitudes du rugby français. Avec, à sa tête, Jacky Lorenzetti, le voisin du Racing-Métro 92 voit grand lui aussi. Très grand. Patron de Foncia, leader de l’immobilier, Lorenzetti veut construire un stade d’une capacité de 35 000 places à l’horizon 2010-2011, sur le site du vieux stade de Colombes. Le recrutement du club francilien est à l’avenant des ambitions de son président : Auradou, Dubois, Bobo et peut-être Pichot. Pour mener cet attelage de luxe, Pierre Berbizier (cicontre) est le grand favori, mais, selon son président, il ne souhaite rien officialiser tant qu’il sera à la tête de l’équipe d’Italie. (Page 9) Toulouse piste Burger RUGBY. Schalk Burger, troisième-ligne des Stormers et des Springboks, a des envies d’ailleurs. Toulouse, qui par ailleurs cherche toujours un ouvreur, est intéressé… (Page 9) L’ÉDITO L’Italie mise sur Inzaghi Cévaër à l’US Open FOOTBALL. Tenue en échec au match aller par la Lituanie (1-1), l’Italie ne doit pas tomber dans le même piège à Kaunas. Privée de Gilardino et Toni, elle s’en remet à Inzaghi, deux fois buteur, samedi, contre les îles Féroé (2-1). (Page 5) GOLF. Lundi soir, à Surrey (ANG), Christian Cévaër a décroché une des neuf places qualificatives pour l’US Open (14-17 juin). Pour l’instant seul Français qualifié, il pourrait être rejoint par Grégory Havret, si celui-ci bénéficie d’un désistement. (Page 7) » LES QUESTIONS Forget : « Un climat très, très malsain » TENNIS. Après avoir appris l’offre, faite en avril, à Nicolas Escudé, de reprendre son poste de capitaine de Coupe Davis, Guy Forget réagit. « Je trouve ce climat très, très malsain, explique-t-il. J’ai demandé à Christian (Bîmes, le président de la Fédération française de tennis) qu’on ait une discussion, sans tarder, pour parler de tout cela. » Également mis en cause par certains joueurs qui contestent son mode de fonctionnement, Forget se montre conciliant. (Page 14) Tranquille comme Federer TENNIS. Opposé hier à Tommy Robredo, en quarts de finale de Roland-Garros, Roger Federer a souffert… un set. Le deuxième en l’occurrence, perdu 6-1. « Je n’étais pas dans le match, je ne savais comment jouer, Tommy prenait confiance. Mon service m’a également trahi », explique le numéro 1 mondial. Mais, le reste du temps, Federer a été égal à lui-même, génial (7-5, 1-6, 6-1, 6-2). Avant de rencontrer Davydenko, en demi-finales, le Suisse affiche, d’ailleurs, une inébranlable confiance : « Ce qui s’est passé au deuxième set n’est pas trop un motif d’inquiétude pour moi. Mais pour vous peut-être… » (Page 11) N est d’un club comme on est de son enfance. On est du Racing, d’Agen, de Mont-de-Marsan, de Béziers, de Toulon… Pour la couleur d’un maillot, pour une chanson de geste, qui était peut-être une chanson à boire, pour la volupté de prolonger une jeunesse en culotte courte. L’an prochain, OUI.................................................. 51 % NON................................................ 47 % Ne se prononcent pas ................... 2 % (nombre de votants : 48 420) (Photos Richard Martin et Christian Biville/L’Équipe) FOOTBALL (Euro 2008, qualifications) 23 16 24 17 Orléans 22 17 T Tours 20 16 Stra rasboourgg Auxerre Foot Auxerr (Euro 2008, (E 2008 éliliminat i toires), F nce-GGééorgie Fran g 25 Besannçon Be 17 20 13 Bordeaux Aurrillac Au 20 16 19 16 Toulou Toulouse Tarbes Emirates Team New Zealand 4 (NZL) Luna Rossa Challenge 0 (ITA) Cinquième course aujourd’hui, à 15 heures (en direct sur Canal + Sport). Le premier à cinq victoires remporte la Coupe Louis-Vuitton et rencontrera Alinghi (SUI) lors de la Coupe de l’America. 19 15 P i Perpigna Perpignan 23 16 20 16 12.00 Eurosport 375 min Rediff. à 0 h 30 TENNIS 12.55 Roland-Garros 2007. Quarts de finale H. France 3 130 min VOILE 14.50 Coupe de l’America 2007. Coupe Louis-Vuitton. Canal + Sport 110 min Finale. Team New Zealand - Luna Rossa. À Valence (ESP). Rediff. à 22 h 05 15.00 France 2 170 min FOOTBALL Maarseille 19 16 Nice UN JOUR À ROLAND TPS Foot 125 min Ajaccio France 3 3 min 20.30 Euro 2008. Éliminatoires. Groupe E. Estonie-Angleterre. FOOTBALL À SUIVRE Rediff. à 22 h 45 20.15 FOOTBALL 21 16 Eurosport 120 min Rediff. vendredi à 10 h 15 20.42 Euro 2008. Éliminatoires. Groupe B. Lituanie-Italie. À Kaunas. FOOTBALL TPS Foot 123 min Rediff. demain à 14 h 30 20.50 Euro 2008. Éliminatoires. Groupe B. France-Géorgie. À Auxerre. À 18 h 30 : Jacques Villeneuve, invité de La Grande Édition. À 20 heures : Question de sport : « Le boycott des Jeux Olympiques de Pékin 2008 aura-t-il un impact ? » À 22 h 45 : Page Roland-Garros, l’actualité du jour avec Arnaud Di Pasquale. À partir de midi : les rencontres de Roland-Garros en direct. À partir de 15 heures : tous les matches des éliminatoires de l’Euro 2008, en direct but par but. À 21 heures : France-Géorgie, match qualificatif pour l’Euro 2008, en direct commenté. 3 tests match, 2 trophées TENNIS TF 1 130 min 22.15 Internationaux de France 2007. Le match du jour. HOCKEY SUR GLACE France 4 120 min INFOSPORT 6. La Matinale sport. Invité : Daniel Bravo. 10. Le Journal en continu. 17. La Grande Heure. France Info. À .8 et à .38 de chaque heure, chronique sportive. 5.35 et 6.45 RTL. Sports. 5.48 Europe 1. Journal des sports. 5.50 et 6.40 France Inter. Journal des sports. 7.40 Europe 1. Sports. 16. RMC. DKP. Invitée : Clémentine Célarié. 18. RMC. Luis Attaque. 18. Sud Radio. Rugby & Compagnie. 18.53 RTL. Mégasports. 19.20 France Bleu. Journal des sports. 19.30 RMC. Le 30’ de RMC Sport. 20. Europe 1. Europe Sport. 20. RMC. Intégrale Foot spéciale Équipe de France. 20. RTL. RTL Foot. 23. RMC. After Foot. À voir. Intéressant. À ne pas rater 02.10 NHL. Stanley Cup. Finale. 5e match. Anaheim Mighty Ducks - Ottawa Senators. 3. Un jour avec... Sandra Laoura. 6.30 Édition du matin. 10. Édition de la journée. 18.30 La Grande Édition. Invité : Jacques Villeneuve. 20. Question de sport. « Le boycott des Jeux Olympiques de Pekin 2008 aura-t-il un impact ? » (rediff. à 21., 22. et à 0.15). 21.30 Édition de la nuit. 22.45 Page Roland-Garros. Avec Arnaud Di Pasquale. LE COIN DES RADIOS 18.10 Euro 2008. Éliminatoires. Groupe B. Îles Féroé - Écosse. À Toftir. 22 Montpe M onntpe ntp llier 18 L’ÉQUIPE TV France 4 110 min Roland-Garros 2007. Quarts de finale H. Va ence Vale ncee Classement du 5 juin (Positions hier à 20 heures) 1. 2. 3. 4. 5. 6. 7. 8. 9. 10. 11. PRB VM-Matériaux Temenos Cheminées-Poujoulat Artemis-Ocean-Racing Aviva Roxy Delta-Dore Akena-Verandas Generali Maisonneuve V. Riou 1 292,50 J. Le Cam à 0,10 D. Wavre à 0,40 B. Stamm à 37,40 J. Malbon à 73,30 D. Caffari à 73,30 S. Davies à 87,20 J. Beyou à 119,80 A. Boissières à 120,90 Y. Elies à 134,00 A. Toulorge à 152,50 L’AGENDA 11.00 TENNIS 17 BATEAUX (Calais Round Britain Race 2007) Distance arrivée (en milles) Finale Roland-Garros 2007. Quarts de finale H. La Rochhelle Ch Chââteauro t ooux Clermont-Ferrrandd 23 20 Lyon on 23 17 17 22 16 BATEAUX (Coupe Louis-Vuitton) Canal + 395 min Rediff. demain à 17 h 55 Canal + Sport Les cases bleues correspondent aux retransmissions en direct. Aujourd’hui, Team New Zealand peut gagner sa place à l’America AUJOURD’HUI CYCLISME TOUR DU LUXEMBOURG, jusqu’au 10 juin. FOOTBALL CHAMPIONNAT D’EUROPE DES NATIONS 2008 (qualifications). – 18 h 15 : Îles Féroé - Écosse ; 20 h 45 : Lituanie - Italie ; 21 heures : France Géorgie (TF 1). HOCKEY SUR GLACE NHL. Coupe Stanley (5e match). – 2 heures (dans la nuit de mercredi à jeudi): AnaheimMighty Ducks - Ottawa Senators (Canal +). TENNIS TOURNOI DE ROLAND-GARROS, jusqu’au 10 juin (France 2, France 3, France 4, Eurosport). VOILE COUPE LOUIS-VUITTON. Finale (5e course). – 15 heures : Luna Rossa (ITA) - Team New Zealand (NZL) (Canal + Sport). DEMAIN BASKET NBA. Finale (match 1). – 3 heures (dans la nuit de jeudi à vendredi) : San Antonio Spurs - Cleveland Cavaliers (Canal +). GOLF GRAND CHELEM FEMMES. LPGA CHAMPIONSHIP,à Havre de Grace (USA), jusqu’au 10 juin. VENDREDI ATHLÉTISME RÉUNION DE VILLENEUVE-D’ASCQ (Canal + Sport). VOLLEY-BALL LIGUE MONDIALE. – France - ÉtatsUnis. VOILE COUPE LOUIS-VUITTON. Finale (6 e cours e, si néce ssair e). – 15 heures : Luna Rossa (ITA) - Team New Zealand (NZL) (Canal + Sport). SAMEDI BOXE CHAMPIONNAT WBA DES WELTERS, à New York (USA). Miguel Angel Cotto (PRI) - Zab Judah (USA). HOCKEY SUR GLACE. NHL. Coupe Stanley (6e match, si nécessaire). – 2 heures (dans la nuit de samedi à dimanche): Ottawa Senators Anaheim Mighty Ducks (Canal +). RUGBY TOP 14 finale (au Stade de France). – 21 heures : Stade français - Clermont (Canal +, France 2). MATCHES INTERNATIONAUX. – 9 h 30 : Nouvelle-Zélande - France (Canal +) ; 12 heures : Australie - Fidji (Canal +) ; 15 heures : Afrique du Sud - Samoa (Canal +) ; Argentine - Italie. COUPE DES NATIONS DU PACIFIQUE. – Tonga - Nouvelle-Zélande Junior, Australie A - Japon. TENNIS TOURNOI DE ROLAND-GARROS. – 15 heures : finale Femmes. (France 3, Eurosport). VOILE COUPE LOUIS-VUITTON. Finale (7 e cours e, si néce ssair e). – 15 heures : Luna Rossa (ITA) - Team New Zealand (NZL) (Canal + Sport). VOLLEY-BALL. LIGUE MONDIALE. – France - États-Unis. DIMANCHE AUTO FORMULE 1. GRAND PRIX DU CANADA. – 19 heures : départ de la course (Eurosport). BASKET NBA. Finale (match 2). – 3 heures (dans la nuit de dimanche à lundi) : San Antonio Spurs - Cleveland Cavaliers (Canal +). CYCLISME CR ITÉRI UM D U « DA UPHI NÉ LIBÉRÉ » – jusqu’au 17 juin. Prologue : Grenoble-Grenoble (4,2 km). MOTO GRAND PRIX DE CATALOGNE. – 11 heures : départ de la course des 125 ; 12 h 15 : départ de la course des 250 ; 14 heures : départ de la course des MotoGP (Eurosport). TENNIS TOURNOI DE ROLAND-GARROS. – 15 heures : finale Hommes. (France 2, Eurosport). VOILE COUPE LOUIS-VUITTON. Finale (8 e cours e, si néce ssair e). – 15 heures : Luna Rossa (ITA) - Team New Zealand (NZL) (Canal + Sport). Nos valeurs se défendent sur le terrain. STRALIS CUP, LE 2 JUIN ET 9 JUIN All Blacks - France www.iveco.fr TRAKKER CUP, LE 16 JUIN All Blacks - Canada Pendant les IVECO Series, gagnez 1 Fiat Panda* en jouant sur * D'une valeur de 8 700 euros TTC. Toutes informations détaillées disponibles dans le réglement du jeu sur L’ÉQUIPE.FR PAGE 2 MERCREDI 6 JUIN 2007 Bleu Rouge Noir Jaune Rouge 17 Nantes tes N.B. : programme en heure française, programme complet en page 5. Bleu 15 25 17 s filles - 3e tour. Jaune Rouge Jaune 20 15 Pariss s garç garrç rçons çons - 3e tour. ço Groupe G Bulgarie - Biélorussie 19 heures, à Sofia. Roumanie - Slovénie 20 heures, à Timisoara. TENNIS 25 17 - Demi-finales. - Demi-finales. e a es TENNIS Metz utres courts Noir Bleu Noir Brest 24 16 16 Roland-Garrros Tennisi (tournois TTen (t i ATPP et WTA WTA) ennes es 23 LLe Mans 23 Rennes P)-MOYA P) -MOYA (ESP) Groupe E Croatie - Russie, 20 h 30, à Zagreb. Angleterre - Estonie 20 h 30, à Tallinn. Roland-Garros 2007. Quarts de finale H. S Sedan lippe-Chatrier es - Quarts de finale. (SER)-Andreev AAndreev d (RUS) LA TÉLÉVISION R n 25 Rouen Les matches du jour Groupe p A Finlande - Belgique gq 19 h 15, à Helsinki. Groupe F Suède - Islande 20 h 15, à Solna. Lettonie - Danemark 20 h 30, à Riga. 22 15 TENNIS (Roland-Garros) Les points chauds l’affiche de la Pro D 2 sera un appel puissant à la nostalgie. Mais une nostalgie revue et corrigée, modernisée au point d’apparaître comme une valeur d’avenir. Mettre la légende au goût du jour a toujours été la grande affaire du sport. Particulièrement du rugby et de sa tradition orale. La saison prochaine, en Deuxième Division donc (un million de spectateurs cette année, quand même), seize clubs vont s’entrebattre, qui sont assez loin de constituer une association de seconds couteaux. Onze de ceux-là ont déjà été champions de France, plus nombreux qu’en Top 14. Sport + et France 3 diffuseront régulièrement des matches. Franchement, quel amateur de rugby bouderait son plaisir devant un Béziers-Narbonne, un Pau-Agen, un Grenoble - Mont-de-Marsan, un Racing-Toulon ? On s’inquiétait un peu de voir le avec Selon le résultat de vos votes sur www.lequipe.fr et par SMS. TABLEAU DE BORD RUGBY EN FRANCE Lille D’HIER BASKET. Annoncée lundi, la présélection française pour l’Euro 2007 est loin d’être anodine. En écartant des internationaux confirmés, tels que Mickaël Gelabale et Mike Pietrus, le sélectionneur Claude Bergeaud s’expose à la controverse. D’autant qu’un Américain naturalisé, Tarik Kirksay, fait partie des quatorze, alors que Bergeaud a toujours plaidé pour la promotion des jeunes joueurs français. (Page 16) Groupe C Norvège - Hongrie 19 heures, à Oslo. 22 15 Pour voter, connectez-vous sur www.lequipe.fr entre 6 heures et 22 heures ou envoyez OUI ou NON par SMS au 61008 (0,34 euro + coût de 1 SMS). Une liste controversée Top 14 recroquevillé sur le SudOuest. C’est Serge Blanco qui avait raison : dorénavant, l’élite du rugby est constituée de trente clubs qui, de La Rochelle à Oyonnax, dessinent un tout autre paysage. On connaissait Mourad Boudjellal, président de Toulon, capable, en maître de la BD, d’offrir un héros nouveau à chaque page, à chaque épisode, à tous ceux que passionne la lecture du jeu : Umaga, Gregan, Mehrtens, Oliver… Voici Jacky Lorenzetti, président du Racing-Métro, plus discret. Président-fondateur de Foncia, leader de la transaction immobilière, il s’est mis en tête de remettre le Racing dans ses meubles. Son projet passionne. Des joueurs pour remonter vite : Pichot (sans doute), Auradou, Bobo, Dubois… De grandes idées pour bâtir sur le long terme. Un centre de formation. Et un stade Yves-du-Manoir tout neuf : 35 000 places, une arène couverte afin d’accueillir des spectacles, un centre commercial. Le premier stade moderne en France, en somme. Aux commandes du projet sportif, probablement Pierre Berbizier, même si ce n’est pas officiel. Une riche concurrence pour Max Guazzini et le Stade Français. Il y a vingt ans, le Racing et Toulon se rencontraient en finale du Championnat de France. C’était hier. Ce sera peut-être demain. LA MÉTÉO Est-il raisonnable de vouloir organiser le Grand Prix de France de F 1 à Versailles ? À soixante-huit ans, Guy Roux a-t-il raison de vouloir entraîner à nouveau un club professionnel ? RUGBY O DU JOUR 3 Bleu Rouge Noir Jaune FOOTBALL CHAMPIONNAT D’EUROPE DES NATIONS 2008 (qualifications) FRANCE - GÉORGIE Un dernier effort Une indispensable victoire sur la Géorgie, ce soir à Auxerre, permettrait aux Bleus de traverser l’été sans souci. DÉCIDÉMENT, Guy Roux et Auxerre, ce n’est plus ce que c’était. Dans le temps, on veut dire pendant à peu près quarante-cinq des quarante-six dernières années, Guy Roux aurait profité de ses bonnes œuvres, à la télé et à la radio, pour rappeler qu’il restait des places à vendre dans presque toutes les catégories de prix pour le match international France-Géorgie, ce soir au stade de l’Abbé-Deschamps. Ce n’est pas que la recette soit vouée à rejoindre les caisses de l’AJA, mais, enfin, Guy Roux aurait ardemment fait la promo du deuxième match de l’histoire de l’équipe de France sur son palier, à Auxerre, après France-Azerbaïdjan (10-0) en septembre 1995. Car, si les Bleus sont à Auxerre ce soir, c’est à Jean-Claude Hamel, à Guy Roux et à quelques autres hommes de grand talent et de bonne volonté que la préfecture de l’Yonne le doit. Pour cela, il a fallu à ces bâtisseurs mettre beaucoup d’argent là où est l’écureuil, rogner chaque été sur la piste d’athlétisme, armer des commandos nocturnes pour abattre des arbres centenaires et continuer de grandir en dessinant un palmarès. En guise de quoi, question promo, sur un plan purement bourguignon, Guy Roux a complètement torpillé l’affaire du haut de sa conférence de presse de l’éternel retour, hier à midi, à Lens. Il change de ville, de club, de région. La vieille carte de France longtemps affichée dans son bureau l’aidera, peutêtre, à ne pas se perdre en route. Il a gagné, hier, le match des deux conférences de presse. Il a battu un record d’affluence à Lens, pendant qu’à Migennes, en fin d’après-midi, la salle Jacques-Brel accueillait un sélectionneur (Raymond Domenech), un capitaine (Lilian Thuram), quelques quarterons de gendarmes et des journalistes qui auront cuisiné en vain la conscience de l’entraîneur Domenech Une sixième victoire en sept matches qualificatifs ? Tout n’est pas de la faute de Guy Roux, mais c’est comme si France-Géorgie était une affiche qui avait du mal à décoller. Il y a un persistant et surprenant décalage entre les considérables conséquences d’une qualification ou d’ un e n o n- q u a l if i c a t i o n po u r l’Euro 2008 et l’engouement relatif pour ces matches de juin, même si 7,5 millions de téléspectateurs ont vu Lituanie - Italie (à Kaunas, 20 h 45, TPS Foot) Îles Féroé - Écosse (à Toftir, 18 h 15, TPS Foot) Classement 1 2 3 4 5 6 7 France Italie Ukraine Écosse Lituanie Géorgie Îles Féroé Points 15 13 12 12 7 6 0 Joués Gagnés 6 6 6 6 6 7 7 5 4 4 4 2 2 0 Nuls Perdus Buts pour Buts contre Différence 0 1 0 0 1 0 0 1 1 2 2 3 5 7 14 11 8 11 4 13 2 2 6 6 6 5 13 25 + 12 +5 +2 +5 —1 0 — 23 Les deux premiers sont qualifiés pour l’Euro 2008 (du 7 au 29 juin) en Autriche et en Suisse (qualifiés d’office comme pays organisateurs). Déjà joués 16 août 2006 : Îles Féroé - Géorgie, 0-6. 2 septembre : Géorgie - France, 0-3 ; Italie - Lituanie, 1-1 ; Écosse - Îles Féroé, 6-0. 6 septembre : France - Italie, 3-1 ; Ukraine - Géorgie, 3-2 ; Lituanie - Écosse, 1-2. 7 octobre : Écosse - France, 1-0 ; Italie - Ukraine, 2-0 ; Îles Féroé - Lituanie, 0-1. 11 octobre : France - Îles Féroé, 5-0 ; Ukraine - Écosse, 2-0 ; Géorgie - Italie, 1-3. 24 mars 2007 : Lituanie - France, 0-1 ; Écosse - Géorgie, 2-1 ; Îles Féroé - Ukraine, 0-2. 28 mars : Ukraine - Lituanie, 1-0 ; Italie - Écosse, 2-0 ; Géorgie - Îles Féroé, 3-1. 2 juin : France - Ukraine, 2-0 ; Îles Féroé - Italie, 1-2 ; Lituanie - Géorgie, 1-0. Restent à jouer 8 septembre : Italie - France ; Géorgie - Ukraine ; Écosse - Lituanie. 12 septembre : France - Écosse ; Ukraine - Italie ; Lituanie - Îles Féroé. 13 octobre : Îles Féroé - France ; Écosse - Ukraine ; Italie - Géorgie. 17 octobre : France - Lituanie ; Géorgie - Écosse ; Ukraine - Îles Féroé. 17 novembre : Lituanie - Ukraine ; Écosse - Italie. 21 novembre : Ukraine - France ; Italie - Îles Féroé ; Géorgie - Lituanie. MATCHES AMICAUX. – Mercredi 22 août : Slovaquie - France ; vendredi 16 novembre : France - Maroc, à Saint-Denis, Stade de France. gné combien la victoire sur l’Ukraine (2-0) était une performance mentale, en premier lieu. Tactiquement, techniquement, l’équipe de France a su trouver des solutions, et sa supériorité physique de la seconde période a été notable, mais l’équipe de France a d’abord su étirer son désir de vaincre jusqu’au bout du bout de la saison, et c’est cette force mentale qui a le plus impressionné, quand elle était soupçonnable d’avoir la tête ailleurs. Hier, à Migennes, Lilian Thuram a répété que les Bleus allaient aborder la Géorgie dans l’élan même où ils avaient abordé l’Ukraine. Il restera le seul joueur de l’histoire qui aura disputé les deux matches de l’équipe de France au stade de l’Abbé-Deschamps, à près de douze ans de distance. En septembre 1995, face à l’Azerbaïdjan (10-0), il était entré en cours de jeu pour une raison qu’il n’a pas oubliée : « Jocelyn Angloma m’avait laissé entrer. J’étais plus jeune, et je ne touchais une prime que si je jouais. Alors, Éric Di Méco était allé voir Jocelyn en lui disant qu’il fallait que le jeune puisse entrer… » Douze ans plus tard, le capitaine des Bleus s’avance vers sa 130e sélection. Il a eu une vie à droite, une vie dans l’axe avec Desailly, il en a une troisième avec Gallas. En seize matches, le duo a concédé un seul but sur action de jeu, face à la Corée du Sud (1-1), sur une action où tous les défenseurs français avaient fait un effort pour que les Coréens marquent. Ce n’est pas la priorité face à la Georgie ? C’est plutôt le genre de priorité qui ne change jamais… VINCENT DULUC Raymond Domenech a travaillé deux schémas tactiques, hier soir, lors du dernier entraînement des Bleus. de notre envoyé spécial Aujourd’hui : France - Géorgie (à Auxerre, stade de l’Abbé-Deschamps, 21 heures, TF1) s’attendre à ce que cela fasse quelque différence. Mais Kaladze ou non, l’équipe de France ne peut pas se permettre de se prendre les pieds dans le tapis ce soir. Elle doit boucler sa saison internationale par une sixième victoire en sept matches qualificatifs, qui lui offrirait un été tranquille et quelque marge avant d’attaquer une brûlante rentrée de septembre qui la verra enchaîner l’Italie, à San Siro le 8, puis l’Écosse, à Paris le 12, pour son grand retour au Parc. Rien, dans son attitude ni dans son jeu, samedi dernier au Stade de France, ne laisse craindre qu’elle aborde cet ultime rendez-vous en songeant que les valises sont déjà dans le coffre et que les moteurs chaufferont dès le coup de sifflet final, derrière la tribune, sur le parking. On n’a probablement pas assez souli- 4-2-3-1 ou 4-4-2 ? MIGENNES – Groupe B France-Ukraine samedi dernier. L’attractivité de l’Ukraine sans Chevtchenko était moindre, sans doute, et celle de la Géorgie est quasi nulle, il faut le reconnaître. Mais il se trouve que l’équipe géorgienne, elle, n’est pas nulle. Elle a perdu nettement face aux Bleus à l’aller, à Tbilissi (0-3), elle ne peut pas espérer mieux que la cinquième place du groupe B, mais elle s’est inclinée de peu en Ukraine (2-3) et en Écosse (1-2), où elle n’a cédé qu’à la dernière minute, et elle a remporté deux victoires amicales de prestige cette saison, face à l’Uruguay (2-0) et à la Turquie (1-0). Par rapport au match aller, plié grâce à deux buts dans les vingt premières minutes, les Géorgiens ont récupéré Kaladze, le Milanais, et il faut sur le cas d’un confrère reprenant le boulot à soixante-huit ans. C’était, il est vrai, la meilleure manière de ne pas s’écarter du sujet géorgien, au moment même où il ne cesse de demander à ses joueurs un ultime effort de concentration avant de s’éparpiller sur les plages du monde. CE N’EST PAS dans les habitudes de Raymond Domenech. Mais, pour une fois, le dernier entraînement de l’équipe de France, effectué à huis clos hier soir à Migennes (à 25 kilomètres d’Auxerre), ne permet pas d’affirmer quelle sera la composition d’équipe alignée par le sélectionneur des Bleus ce soir face à la Géorgie. Optera-t-il pour un 4-2-3-1 similaire à celui aligné face à l’Ukraine (2-0) samedi dernier ? S’orientera-t-il vers un 4-4-2, comme lors du match aller (3-0), à Tbilissi l’été passé ? Hier soir, lors d’une opposition d’environ une demi-heure, Domenech a fait travailler ses joueurs sur les deux organisations. Dans un premier temps, il a insis- té sur une animation offensive absolument identique à celle de samedi : Clerc et Abidal occupaient les deux couloirs, Toulalan et Makelele étaient positionnés en milieux défensifs, et Ribéry, Nasri et Malouda formaient une ligne de trois éléments en soutien d’Anelka. Mais le coach des Bleus a ensuite fait évoluer son équipe vers un 4-4-2, Anelka et Djibril Cissé étant associés à la pointe de l’attaque française, Ribéry et Malouda occupant toujours les côtés. Domenech a aussi travaillé l’option Makelele-Nasri Dans ce schéma, Samir Nasri pourrait perdre son statut de titulaire. Mais, là encore, Domenech a brouillé les cartes. À la fin de la séance, Nasri a été associé durant plusieurs minutes à Makelele au poste de milieu défensif, Toulalan glissant avec les « remplaçants ». L’équipe alignée ce soir peut donc être celle-ci : Landreau – Clerc, Thuram, Gallas, Abidal – Makelele, Toulalan – Ribéry, Nasri, Malouda – Anelka. Ou celle-ci : Landreau – Clerc, Thuram, Gallas, Abidal – Ribéry, Makelele, Toulalan ou Nasri, Malouda – Anelka, Cissé. Domenech conservera-t-il le système et les hommes qui ont battu l’Ukraine avant de prendre davantage de risques en cours de match avec Cissé, si le besoin s’en fait sentir ? Réponse ce soir. Au cours de l’entraînement d’hier soir, William Gallas a de nouveau été ménagé. Comme à la veille du match face à l’Ukraine, le défenseur d’Arsenal, victime d’une contracture au psoas, s’est entraîné seul. Il a participé à l’échauffement Franck est très attendu FRANCK RIBÉRY joue ce soir à Auxerre son dernier match en France avant longtemps. Avant sans doute sa prochaine sélection avec les Bleus. Celui qui a ouvert le score samedi contre l’Ukraine va prendre un autre chemin dès jeudi. Un chemin qui conduit au Bayern Munich, l’un des meilleurs clubs au monde. Qui conduit aussi à l’un des stades les plus extraordinaires qui soit, que Franck a découvert en demi-finales de la Coupe du monde contre le Portugal (1-0) et qui dorénavant sera son jardin. Je me demande quelle sera sa plus grande surprise en découvrant le Bayern. Peut-être cette « animalité » lors des oppositions très musclées la veille d’un match. Peut-être cette paix royale qui peut le stupéfier. Peut-être cette relation forte mais sereine qui lie les joueurs au club et aux spectateurs. Franck a d’immenses émotions à vivre, mais ce seront des émotions contrôlées. Marseille lui paraîtra vraiment très loin. J’ai parlé avec Uli Höness et je sais que Franck est très attendu. C’est un joueur d’espaces, toujours tourné vers l’offensive. Il devrait ravir le public allemand dans un Championnat qui présente la moyenne de buts marqués la plus élevée en Europe. Au Bayern, avec le système Hitzfeld, on ai me les joueurs de couloir. C’est parce qu’il ne possédait pas ce type de joueur que le Bayern a été éliminé par l’AC Milan (2-2, 0-2) en Ligue des champions. S’il joue à droite, Bixente Franck Ribéry pourra compter sur Willy Sagnol pour le mettre en valeur. Une aubaine. Sagnol et Valérien Ismaël, les deux Français du club, vont lui faire découvrir les bons restos, les bons endroits, les bons plans. Le reste lui appartient. Le Bayern est une Rolls Royce. Je ne suis pas inquiet, je suis même admiratif : il montre une telle envie, c’est un joueur qui ne se cache pas, c’est un bagarreur. Je préfère en tout cas le voir au Bayern qu’au Real ou à Barcelone. Il a vingt-quatre ans. Il est jeune encore. Il n’est pas prêt à affronter la politique des vestiaires, des clans, des antagonismes. Il n’est pas encore armé pour résister à ces guéguerres. À vingt-huit ou vingt-neuf ans, p e u t - ê t r e … LIZARAZU Aujourd’hui, le vestiaire du Bayern est assez sain. Franck va découvrir beaucoup. Dans un grand club, chaque match compte pour le titre. On joue tous les trois jours. Lui, si généreux, va devoir apprendre à canaliser son énergie. À son âge, on croit celle-ci infinie. Je MERCREDI 6 JUIN 2007 peux en parler. Quand j’étais jeune, aux Girondins, je me multipliais en attaque, au point de me mettre en difficulté en défense. Jusqu’au jour où Rolland Courbis m’a canalisé par cette simple expression : « Calme et tempête. » En somme, alterner les temps faibles et les temps forts. Ce soir, Franck Ribéry achève une trajectoire française dont le point d’orgue fut sa Coupe du monde extraordinaire. Partir au Bayern est la bonne solution. Celle qui lui fera gagner des titres, qui lui fera aussi gagner beaucoup mieux sa vie. L’argent n’est pas un tabou en Allemagne, surtout lorsque l’on crée du rêve. Le plus dur commence, bien sûr. Un footballeur français n’a pas d’autre solution que partir à l’étranger s’il veut progresser. Parce que les meilleurs clubs sont ailleurs. Je vais me régaler à le regarder ce soir boucler une année mouvementée et magnifique. Et, j’en suis sûr, je trouverai ça très beau. collectif, mais, par la suite, il s’est contenté d’effectuer un travail de passes avant une longue séance d’étirements. Le joueur et le staff des Bleus seraient toutefois très optimistes sur les chances de voir Gallas débuter. Si, par prudence, il devait renoncer, Julien Escudé serait favori pour lui succéder. En concurrence avec Squillaci, il possède l’avantage d’être gaucher. Sa qualité de relance est naturellement supérieure lorsqu’il évolue sur le côté gauche de l’axe central. Face à l’Ukraine, c’est lui qui s’était échauffé pour pallier une éventuelle sortie de Gallas. La veille, c’est pourtant Squillaci qui avait été associé à Thuram lors du dernier entraînement. Hier, ce fut encore le cas. SÉBASTIEN TARRAGO Domenech : « 3-0, c’était flatteur » « CE QUE LA GÉORGIE a montré en Ukraine (2-3) et en Écosse (1-2) était-il supérieur à ce qu’elle avait montré contre vous ? – Au niveau du résultat, elle a fait mieux que contre nous (0-3). Mais ceux qui avaient vu notre match se souviennent que 3-0, c’était flatteur. Cela n’avait pas été aussi évident que cela. En Ukraine, la Géorgie a vraiment fait un bon match. La victoire ukrainienne était presque un miracle. Et en Lituanie (0-1), le weekend dernier, les Géorgiens ont eu beaucoup plus d’occasions de but. – Contre ce genre d’adversaire, faut-il être patient ? – Il faut être patient mais aussi emballer les choses. Patient dans un match, ce n’est pas forcément une qualité. Du moins, j’ai toujours un peu peur de ce mot. Je n’aime pas quand il signifie qu’on attend et que l’on fait tourner. – Du Stade de France à l’AbbéDeschamps, le changement de cadre peut-il avoir une influence ? – La pression sera la même. Vingtdeux mille spectateurs dans un petit stade peuvent faire beaucoup de bruit et ils seront beaucoup plus près des joueurs. – Avez-vous senti ces trois derniers jours la même envie qu’avant l’Ukraine ? – Je ne me pose pas cette question. Je continue juste de pousser tout le monde à être performant jusqu’au bout avant de penser à autre chose. Je continue à éviter les parasites autour… » – V. D. PAGE 3 Bleu Rouge Noir Jaune Rouge de notre envoyé spécial Bleu Rouge AUXERRE – Jaune Bleu Jaune Quatre jours après sa victoire essentielle face à l’Ukraine (2-0), l’équipe de France doit remporter sa sixième victoire en sept matches qualificatifs, ce soir à Auxerre, face à la Georgie, qu’elle avait dominée en septembre (3-0). Elle aurait alors joliment fait le travail, en ces premiers jours de juin, et pourrait attendre la rentrée de septembre en position de force. Noir Noir MIGENNES. – Sous le soleil de l’Yonne, hier après-midi, Franck Ribéry a pris la tête de l’échauffement de l’équipe de France. Le groupe des Bleus vêtus de rouge s’avance vers la Géorgie avec l’envie de conserver l’élan qui fut le sien samedi soir contre l’Ukraine (2-0). (Photo Pierre Lahalle) 4 Bleu Rouge Noir Jaune FOOTBALL CHAMPIONNAT D’EUROPE DES NATIONS 2008 (qualifications) – FRANCE - GÉORGIE Les « Anglais » d’attaque Hier, lors du dernier entraî aînement în à huis clos, Raymond Domenech n’a donné aucune indication sur le système (4-2-3-1 ou 4-4-2) que l’équipe de France adoptera contre la Géorgie, ce soir à Auxerre. Malgré la contracture au psoas qui l’a contraint à se ménager à l’entraî aînement, în ces derniers jours, Gallas semble prêt à tenir sa place. Si le Gunner devait déclarer forfait, il serait sans doute remplacé par le défenseur du FC Séville Escudé, plus l’aise que le Lyonnais Squillaci comme défenseur axial gauche. Quel que soit le schéma retenu par le sélectionneur, les deux autres « Anglais » de l’équipe de France, Anelka et Makelele, ne seront pas économisés. L’attaquant de Bolton pourrait même être associé à Cissé. Et il n’est pas exclu que le milieu de Chelsea fasse équipe avec Nasri devant la défense. Arveladze, c’est fini rd’hui, à Auxerre, stade de l’Abbé-Deschamps, en direct s FRANCE Entraî aîneur în : Raymond Domenech GÉORGIE ÉO 21 : 00 3 Abidal (Lyon, on, 27/23/0) 27/23 3 Khizaneichvili (Fribourg, ribourg, D 2 ALL, A 25/188/0) 7 Malouda (Lyon, n, 26/2 26/29/3) 9 Iachvili ((Fribbbourg, D 2 ALL (F ALL, 2 /12) 29/35/ 29/35/12) 5 Gallas 8 Toulalan (Arsenal, (A Ars nal, ANG, 229/55/2 5/2) ((Lyon, 23/3/0) 1 Landreau ou (Paris-SG, G,, 28 ans/4 /4 sélections/0 ions/0 /0 but) b t) 11 Nasri 21 Escudéé (Marseille, eille, 19/2/0) 19/2 (FC Séville, e, ESP, E ou 9 D. Cissé Ciss 27/3/0) (Marseille, rseille, 25/34/9) 25/ 15 Thuram (cap.) ( p) 6 Makelele (FC Barcelone, EESP, 35/1 5/129/2) ((Chelsea, a, ANG, 34/57/0) 34/ 7 Tskitichvili (Panionios, nionios, GRE, G 30/ 0/47/2) 39 Anelka (Bolton ton, n, ANG,, 28/377/10) 4 Kaladze (cap.) ( p) (ACC Milan, IT ITA, 29/55 /55/0) 18 Mentechachvili (Ventspilis, Ventspilis, LLET, 27/26/1) 30 Demetradze (Metalurg Donestsk, UKR, 30/53/12) Entraî aîneur în : Klaus Toppmöller 13 Khizanichvili (Blackburn, (B kburn, AN ANG, 25/47/ 47/0) 1 Lomaia (CCarl Zeiss (Car iss ss IIéna, a, D 2 AALLL, 27 ans ans/29 sélect ans/2 lections/0 s/00 but bbuut) 10 Kobiachvili (Shalke ke 04, ALL, 29/70/7) 5 Kvirkvelia (Metalurg talurg alurg Zaporoije, Zaporo Zapor UK UKR, R, 26/25/0) LES DIX DERNIERS MATCHES DE LA FRANCE 1 - 2 166 aoû Bosnie-Herz. - France août 2006, 006, à Sarajevo. Sa aje o 0 - 3 2 septembre Géorgie - France p 2006, à Tbilis France - Italie (q CEN)) 3 - 1 6 septe (qual. septembre b e 2006, 006, à Sain Sa Écosse - France ((qual. CEN)) 1 - 0 7 octobre 2006, à Glasgow g France - Îles Féroé (qual. (q CEN)) 5 - 0 11 octobre octob e 2006, 006, à Sochau Soc au France - Grèce ((qual. CEN)) 1 - 0 15 novembre 2006, à Sain 0 - 1 7 féévrier France - Argentine g e 2007, 00 , à Saint-De Sa t e 0 - 1 24 mars 2007, à Kaunas. Lituanie - France France - Autriche (qual. (q CEN)) 1 - 0 288 mars a s 2007, 00 , à Saint-Denis. Sa t e s France - Ukraine (qual. CEN) 2 - 0 2 juin 2007, à Saint-Denis. 7 remplaçants à choisir parmi : 16 Frey (Fiorentina, ITA, 27ans/0 sél./0 b.) ; 21 Escudé (FC Séville, ESP, 27/3/0) ; 12 Sagna (Auxerre, 24/0/0) ; 17 Squillaci (Lyon, 26/11/0) ; 2 Diaby (Arsenal, ANG, 21/2/0) ; 18 A. Diarra (Lyon, 25/12/0) ; L. Diarra (Chelsea, ANG, 22/3/0) ; 10 Govou (Lyon, 27/27/5) ; 20 Benzema (Lyon, 19/1/1) ; 14 Briand (Rennes, 21/0/0) ; 9 D. Cissé (Marseille, 25/34/9) ou 11 Nasri (Marseille, 19/2/0). X DERNIERS MATCHES DE LA GÉORGIE é - Géorgie g (q CEN)) 0 - 6 166 aoû (qual. août 2006, 006, à Toftir. ot e - France ((qual. CEN)) 0 - 3 2 septembre p 2006, à Tbilissi. e - Géorgie g (q CEN)) 3 - 2 6 septembre (qual. septe b e 2006, 006, à Kiev. e 2 - 0 7 octobre 2006, à Tbilissi. e - Géorgie e - Italie (q CEN)) 1 - 3 11 octobre (qual. octob e 2006, 006, à Tbilissi. b ss 2 - 0 15 novembre 2006, à Tbilissi. e - Uruguay 1 - 0 7 féévrier e - Turquie q e 2007, 00 , à Tbilissi. b ss e - Géorgie ((qual. CEN)) 2 - 1 24 mars 2007, à Glasgow. g Géorgie g - Îles Féroé (qual. (q CEN)) 3 - 1 288 mars a s 2007, 00 , à Tbilissi. b ss Lituanie - Géorgie (qual. CEN) 1 - 0 2 juin 2007, à Kaunas. Leur seule confrontation Le 2 septembre 2006, à Tbilissi : Géorgie - France, 0-3 (qualif. CEN). Bilan de la France : 1 victoire, 3 buts marqués, 0 but encaissé. BILAN : 8 victoires, 2 défaites, 18 buts marqués, 4 buts encaissés. qual. CM : qualification pour la Coupe du monde ; phase finale de la Coupe du monde ; CEN : qualification pour le Championnat d’Europe ’E des 16 Assatiani BILAN : 4 victoires, 6 défaites, 16 buts marqués, 15 buts encaissés. Landreau l’invincible Titulaire en l’absence de Coupet, le gardien du PSG tentera d’étirer sur six ans et cinq sélections son invincibilité en équipe de France. défaut d’être brillantes. Mais on a connu des gardiens capables de passer au travers de leurs premières sélections, même en match amical. Cette cinquième cape comptera plus que les quatre précédentes réunies Landreau a joué quatre matches en équipe de France sans encaisser le moindre but. La première fois, c’était à la Coupe des Confédéra- tions 2001. Barthez n’était pas là, Ramé avait été promu leader, Coupet était sa doublure, Landreau faisait le nombre, mais rien n’avait été dit de son match sans arrêt contre le Mexique (4-0, le 3 juin 2001). La dernière fois, c’était en octobre dernier, à Sochaux, contre les îles Féroé : pareil, R.A.S. Entre les deux, il y eut un France - NouvelleZélande (5-0, en Coupe des Confédérations 2003), dont plus grand monde ne se souvient, sauf Ludovic Giuly, héros du K.-O. des Kiwis, et « Mika » Landreau, qui récolta l’hommage suivant dans L’Équipe après deux arrêts déterminants et une « vigilance constante » : « Le bilan de sa soirée s’avéra finalement plus intéressant que prévu. Il démontra qu’il fallait définitivement compter avec lui. » Un an plus tard, il y eut un obscur FrancePologne (0-0, le 17 novembre 2004) mais un bon Landreau. Commentaire de l’époque : « Le gardien nantais a fait très proprement ce qu’il avait à faire. Son jeu au pied fut intéressant, beaucoup plus avec le pied droit qu’avec le pied gauche. » Le décompte est simple, en quatre matches, Landreau n’a rien raté, même si ce n’était pas toujours la finale de la Coupe du monde. Le cinquième est pour ce soir et comptera sans doute plus que les quatre autres réunis. RÉGIS TESTELIN Peut-être titulaire ce soir, l’attaquant de l’OM retrouve avec nostalgie le stade où se sont révélés ses talents de buteur. AUXERRE – de notre envoyé spécial DJIBRIL CISSÉ sera-t-il titulaire ce soir à Auxerre, dans le stade où il a grandi et qui le consacra roi des buteurs à deux reprises ? Si l’on en croit le dernier entraînement des Bleus (lire page 3), c’est du 50-50. Une cohabitation avec Nicolas Anelka est possible, elle offrirait à Cissé un rare bonheur. L’attaquant de l’OM disait, il y a quelques jours : « J’ai hâte de retrouver le stade de l’Abbé-Deschamps. Depuis mon départ (en juillet 2004), je n’y suis revenu qu’une fois, pour le jubilé de Laurent Blanc. » Cissé et l’AJA, c’est tout un roman. Qui a commencé quand ? Le joueur ne sait plus la date. C’était en 1996 et il devait faire chaud. Mais il se souvient du jour de son arrivée au centre de formation d’Auxerre avec une belle précision : « Je me rappelle le stade de l’Abbé-Deschamps, qu’on a longé en arrivant, j’étais content comme tout. C’est au centre que tout s’est compliqué, quand on m’a donné le programme. Là, ça devenait un peu moins joyeux. À peine posées les affaires, on est partis courir le long de la rivière. Je me suis demandé ce qui se passait. » C’était une grosse décennie plus tôt. Djibril Cissé a quinze ans. Il Les titulaires… du banc MIGENNES. – La cinquième titularisation en bleu de Mickaël Landreau (au premier plan sous le regard du gardien numéro 3, Sébastien Frey, mains sur les genoux), ce soir à Auxerre, tient à la fois à son statut de numéro 2 et à ses qualités de gardien, jusque-là jamais démenties en équipe de France. (Photo Pierre Lahalle) KLAUS TOPPMÖLLER, sélectionneur de la Géorgie depuis février 2006 et ancien entraîneur du Bayer Leverkusen et d’Hambourg, regrette le manque de sang-froid de ses joueurs. de notre correspondant « VOUS AVEZ REPRIS l’équipe de Géorgie en février 2006. Quel est le bilan de ces quinze premiers mois ? – Nous sommes incontestablement sur la bonne voie. Nous avons battu deux fois les îles Féroé (6-0 et 3-1) et atteint notre premier objectif. J'intègre de plus en plus de jeunes talents. Le joueur géorgien est très fort techniquement. Sur le plan physique, il a une grosse marge de progression. Hélas, il est impulsif et ne supporte pas la moindre critique. Nous sommes trop nerveux, nous prenons trop de cartons à cause de réactions enfantines. J’ai un autre problème : la plupart de mes joueurs ne sont pas titulaires dans leurs clubs respectifs. En plus, nous n’avons aucun terrain convenable pour nous entraîner. Mais les dirigeants de la fédération ont décidé de bâtir un nouveau centre d’entraînement qui sera fin prêt l’hiver prochain. Nous pourrons alors travailler là-bas et nous y mettre plus souvent au vert. Actuellement, nous utilisons les installations de l’Eintracht Francfort. C'est l’endroit idéal pour retrouver tous mes joueurs, qui sont aux quatre coins de l'Europe. – Qu’attendez-vous du match contre la France ? - Je suis déjà soulagé de pouvoir compter sur Kaladze (défenseur de l’AC Milan), qui a longtemps été absent. Nous disposons d’une équipe intéressante qui va montrer un meilleur visage qu’au match aller (0-3). Le fait de jouer à Auxerre dans un petit stade plutôt qu’au Stade de France devrait constituer un avantage pour mon équipe, plus habituée à évoluer dans ce genre d’enceinte. J’espère que mes joueurs auront retenu les leçons du match aller. À Tbilissi, ils avaient été trop respectueux d’une équipe qui venait d’atteindre la finale de la Coupe du monde. J’espère également que certains joueurs français auront déjà la tête aux vacances et qu’ils ne nous prendront pas au sérieux. – Quel est votre objectif dans ce groupe de qualifications ? – J’aimerais que nous terminions à la cinquième place et que nous récoltions au final une quinzaine de points. Ce serait magnifique. Nous allons rece- JEAN-MARC BUTTERLIN Avec Nasribéry « Nous sommes trop nerveux » FRANCFORT – MICKAËL LANDREAU DISPUTERA ce soir son cinquième match en équipe de France, six ans, presque jour pour jour, après sa première sélection (FranceMexique, 4-0 en Coupe des Confédérations, le 3 juin 2001). Rarement titulaire, il a en revanche été 48 fois sur le banc des remplaçants sans entrer en jeu. À ce classement particulier, il occupe la deuxième place derrière Grégory Coupet (49 fois remplaçant sans jouer), et devant Bruno Martini (44). Les joueurs de champ les plus assidus sur le banc ont été Frank Lebœuf et Jean-Alain Boumsong avec 31 présences. Plusieurs joueurs ont été de nombreuses fois remplaçants sans avoir jamais joué en sélection. Ce sont notamment des joueurs qui ont évolué à une époque où les remplacements en cours de jeu n’étaient pas autorisés. Ce sont là aussi deux gardiens qui viennent en tête avec dix « sélections » sur le banc : Jacques Favre et Johnny Schuth. Ils devancent un joueur de champ, le défenseur Lido Albanesi, qui fut remplaçant neuf fois en équipe de France. – D. Br. vient de passer six mois à Nîmes après avoir commencé à taper dans la balle à Arles, la ville où il est né. À Auxerre, il découvre sa première séance sans ballon, un footing austère comme il en connaîtra encore beaucoup, plus tard, dans la forêt, chaque mardi, selon une tradition à laquelle les pros de l’AJA n’échapperont jamais sous le long règne de Guy Roux, le grand revenant de la semaine. 1996-2004, 118 matches et 70 buts en L 1 : ce sont les repères de la vie bourguignonne de Cissé, « des années où il a fallu s’accrocher, admet-il, mais surtout des années où les bons souvenirs ont été nombreux ». Il égrène les titres : avec les juniors, la Coupe Gambardella et le titre de champion de France de CFA la même année (1999), la Coupe de France avec les pros en 2003. C’est à Auxerre, fer de lance d’une génération en or, qu’il sera deux fois meilleur buteur de L 1, en 2002 (22 buts à égalité avec Pauleta) et en 2004 (26 buts tout seul). Ses copains s’appellent Mexès, Boumsong et Kapo. Il ne les a pas oubliés : « Finalement, tout le monde a bien réussi. On s’appelle de temps en temps. » Ce soir, les autres seront devant la télé. Cissé peut-être au coup d’envoi ? La question amuse Domenech : « Si je devais faire l’équipe selon les lieux ou les dates de naissance ou autres… Parfois, ce genre de situation peut motiver ou créer de la pression. Ce n’est pas parce que Cissé a joué longtemps à Auxerre que je le mettrai dans l’équipe, ce n’est pas à cause de ça non plus que je ne le mettrai pas. » De Lens, où il renaît, Guy Roux avoue : « Si ne suis pas parti d’Auxerre avant, c’est beaucoup parce que je voulais voir éclore la génération Cissé. » « Avec M. Roux, j’ai eu des rapports paternels, avec des engueulades, dit en souriant le Marseillais. Si j’en suis là aujourd’hui, c’est grâce à lui. » voir l’Ukraine, l’Écosse et la Lituanie. L'objectif des quinze points est donc réaliste. Cela nous permettrait d’effectuer un grand pas en avant. Pour les deux places qualificatives, ça se jouera lors de la dernière journée entre la France, l'Italie et l'Ukraine. Mais je suis convaincu que la France et l’Italie vont passer. – Serez-vous encore le sélectionneur de la Géorgie après les qualifications de l’Euro 2008 ? – J’ai failli jeter l’éponge voilà quelques semaines lors des élections à la fédération. L'actuel président (Nodar Akhalkatsi) les avait perdues, mais son successeur a démissionné deux heures après son élection pour des raisons mystérieuses. Puis Akhalkatsi a été réélu. Si cela n'avait pas été le cas, j'aurais démissionné, car c’est le seul dirigeant en qui j’ai confiance. J’étais même déjà en négociations avancées avec plusieurs clubs (notamment Kaiserslautern et Wolfsburg), mais j’ai décidé de rester jusqu’aux qualifications de la prochaine Coupe du monde. Nous pouvons ainsi travailler dans la continuité. » TROUVER LA BONNE distance, par rapport à l’attaquant le plus en pointe, est un problème de réglage habituel pour le ou les milieux chargés d’être le(s) dernier(s) relayeur(s) ou de donner la dernière passe. Contre l’Ukraine, Samir Nasri a rarement été en mesure de jouer près de Nicolas Anelka. En première période, sur une balle en profondeur à destination de l’attaquant de Bolton, il a été assez près pour être sollicité par un centre court (24e). En seconde, ayant réussi pour une fois à dribbler son garde du corps, Mikhalik, il a pu se recentrer depuis l’aile droite et offrir à Anelka la passe de sa première occasion (49e). Hormis ces deux actions, les deux joueurs ont été éloignés l’un de l’autre, sans possibilité de combiner. Le mode de marquage exercé sur le Marseillais a évidemment contribué à l’éloigner de l’avant-centre. Pris en individuelle dans les quarante derniers mètres, il a eu comme réflexe assez naturel de se replier pour être hors de portée de son adversaire direct et tenter de se mettre dans le sens de l’attaque. Quand il était en mesure de le faire, il était souvent pris en tenaille par deux milieux ukrainiens. Au bout d’une demi-heure de jeu, Jean-Michel Larqué, dans son commentaire en direct, a fait remarquer que c’était avec Makelele (six passes), Ribéry (quatre) et Clerc (trois) que Nasri avait alors le plus joué. Souvent sollicité par des passes vers l’avant de Makelele, il pouvait en effet enchaîner sur le côté, avec Ribéry et Clerc. C’est dans des situations excentrées qu’il a pu donner des ballons devant le but. Et c’est plus souvent Ribéry, en quittant souvent l’aile droite, qui finalement s’est retrouvé au plus près d’Anelka, comme une sorte de second avant-centre. La seule action au cours de laquelle Nasri a eu assez de champ pour remonter le ballon dans la course eut lieu après la mi-temps. Dans son camp, il reçut une passe de Makelele, parcourut une trentaine de mètres balle au pied et chercha le une-deux avec Ribéry, celuici étant alors en position d’avantcentre. Dans cette période, le pressing et le marquage des milieux ukrainiens commençaient à perdre de leur virulence. En même temps, évidemment, les partenaires de Nasri disposaient aussi de plus de liberté pour lui apporter plus de solutions dans le jeu court. Mais le jeune Marseillais était lui-même en train de perdre de sa fraîcheur physique, peut-être usée par les permanents duels qu’il avait dû livrer auparavant. Cela se sentait chaque fois qu’il disposait d’un petit temps d’avance qu’il reperdait aussitôt. A mesure que Nasri disparaissait peu à peu et qu’il était d’ailleurs de moins en moins sollicité par les premières passes de Makelele et de Toulalan, Ribéry apparaissait de plus en plus comme meneur de jeu, dans un autre registre, moins passeur que dribbleur. Les zones d’intervention du futur CHRONIQUE DU JEU joueur du Bayern étaient très différentes de celles de son jeune camarade marseillais, très différentes aussi de son propre rôle lors du match contre l’Italie en septembre dernier, lorsqu’il avait évolué en numéro 10 auprès de Henry. En partant de l’aile, en permutant avec Malouda de l’autre côté, il pouvait ainsi provoquer des mouvements de diversion et imposer son jeu de percussion. Avant que naisse, un jour prochain, une pseudo-concurrence entre les deux ex-équipiers de l’OM, comme autrefois lorsqu’on se demandait si Platini et Giresse, plus tard Zidane et Djorkaeff, pouvaient jouer ensemble, il n’est pas inintéressant de constater que Nasri (plus en retrait, comme parfois à Marseille, dans un rôle rappelant celui de Pirlo à Milan ?) et Ribéry peuvent additionner leurs qualités pour enrichir la palette offensive des Bleus. Au moins tant que ceux-ci joueront avec une seule pointe. DIDIER BRAUN ALEXIS MENUGE PAGE 4 MERCREDI 6 JUIN 2007 Bleu Rouge Noir Jaune Rouge roche, n’a pas éveillé le moindre soupçon. Comme en ce moment. Après un début de saison délicat au sein d’une équipe parisienne qu’il découvrait, Landreau est bien revenu et a fini comme un avion. À l’arrivée, il fut probablement le meilleur joueur du PSG cette saison, l’un de ceux qui lui a sauvé sa place en L 1 et son seul international français. Logique, donc. Et plutôt mérité si l’on s’attarde sur ses précédentes sorties en bleu, irréprochables à Cissé avait hâte Bleu Rouge vie tricolore du remplaçant Landreau. Même comme doublure, il y a des périodes où il a semblé curieusement à l’abri des poussées italiennes de Sébastien Frey, des multiples retours en grâce d’Ulrich Ramé ou des frémissements de Teddy Richert et de Charles Itandje. Comme si sa jeunesse le mettait hors d’atteinte des ses aînés pour le poste de numéro 3. Et puis il y a des périodes où la hiérarchie du sélectionneur, claire comme de l’eau de 29 Revichvili (g., Rubin Kazan, RUS, 20 ans/7 sél./0 but) ; 34 Tchantouria (g., Zestafoni, 33/5/0) ; 25 Eliava (Skonto Riga, 22/3/0) ; 2 Gvinianidze (Munich 1860, D 2 ALL, 20/0/0) ; 37 Tchachaniachvili (Dynamo Tbilissi, 27/18/1) ; 23 Saluqvadze (Rubin Kazan, RUS, 25/14/0) ; 41 Burduli (Krivbas, UKR, 26/18/2) ; 22 Kankava (Dniepropetrovsk, UKR, 21/17/2) ; 20 Moujiri (Samara, RUS, 29/22/0) ; 21 Martsvaladze (Dynamo Kiev, UKR, 22/6/1) ; 11 Mchedlidze (Empoli, ITA, 17/0/0). Jaune Bleu Jaune 2. Landreau, 3. Frey », a dit Domenech. Et ce statut de numéro 2, à quoi le doit-il, au fait ? Aux 48 matches qu’il a passés sur le banc des Bleus depuis six ans à contempler Barthez, Letizi, Ramé ou Coupet et à attendre fidèlement et discrètement son heure ? Ou tout simplement à son talent de gardien de but ? Pernicieuses pour certains, pertinentes pour d’autres, ces questions ont souvent accompagné la 7 remplaçants à choisir parmi : Noir Noir SIX ANS après ses débuts en bleu, Mikaël Landreau va fêter, à un rythme d’escargot, sa cinquième sélection (lire ci-dessous) ce soir contre la Géorgie. Il la doit à l’absence de Grégory Coupet, rentré à Lyon soigner une déchirure d’environ deux centimètres à la sangle abdominale, et à son statut de numéro 2 au poste, réaffirmé dimanche par le sélectionneur en conférence de presse. « 1. Coupet, L’équipe de Géorgie qui entrera sur la pelouse de l’Abbé-Deschamps ce soir ne ressemblera pas forcément à celle que la France a battue en septembre à Tbilissi (3-0). En défense centrale, Kaladze, le capitaine, sera cette fois titulaire. Le joueur de l’AC Milan était blessé à un genou lors de la première confrontation. En attaque, Iachvili et Demetradze devraient être associés. Car Toppmöller sera privé d’un cadre important : l’attaquant Arveladze (63 sélections, 16 buts). L’attaquant de l’AZ Alkmaar, âgé de trente-quatre ans, a mis un terme à sa carrière internationale, lassé par les blessures à répétition. L’attaquant géorgien souhaite jouer un dernier match chez lui à Tbilissi. Il n’était déj éjà donc pas du voyage en Lituanie samedi. La Géorgie s’y est incliné (0-1) sans avoir pourtant démérité. Avec ce résultat, les Géorgiens sont passés avantderniers du groupe, avec seulement deux victoires en sept matches, contre les Îles Féroé (6-0 et 3-1). 5 Bleu Rouge Noir Jaune FOOTBALL CHAMPIONNAT D’EUROPE DES NATIONS 2008 (qualifications) Ribéry quatre ans au Bayern LITUANIE-ITALIE L’Italie s’en remet à Inzaghi Privés de Gilardino et de Toni, les Azzurri misent sur l’état de grâce du Milanais. AUJOURD’HUI, 21 H 45 (20 H 45, heure française), À KAUNAS, STADE S. DARIUS ET S. GIRENAS (TPS Foot) LITUANIE : Karcemarskas – Klimavicius, Skerla, Zvirgzdauskas, Paulauskas – M. Stankevicius, Semberas, Savenas, Morinas – Benuisis, Danilevicius (cap.). Entraîneur : A. Liubinskas. ITALIE : Buffon – Zambrotta, Cannavaro (cap.),Materazzi,Tonetto – Pirlo – Quagliarella (ou Diana), De Rossi, Perrotta, Di Natale – Inzaghi. Entraîneur : R. Donadoni. Arbitre : M. Vink (HOL). Les derniers détails de son transfert réglés aujourd’hui, l’international se rend à Munich demain matin. L’OM récupèrera 25 millions d’euros. et faire en sorte de nous comporter en adultes, c’est-à-dire ne plus se reposer sur notre actionnaire, Robert LouisDreyfus. Il est hors de question de refaire les mêmes erreurs que celles qui ont suivi le transfert de Drogba : totalement bousculer l’effectif de fond en comble. » Il reste qu’en deux semaines et demie Marseille s’est enrichi d’une manne de plus de 40 M, avec les 16 M de recettes prévisibles pour la première phase de la Ligue des champions et les 25 M du transfert de Ribéry. Mais, juré promis, l’OM ne fera pas de folies, assure son président : « Nous allons négocier en fin de semaine ou début de semaine prochaine avec Liverpool en GROUPE A GROUPE D GROUPE F RÈGLEMENT DÉJÀ JOUÉS. – 16 août : BelgiqueKazakhstan, 0-0. 2 septembre : SerbieAzerbaïdjan, 1-0 ; Pologne-Finlande, 1-3. 6 septembre : Azerbaïdjan-Kazakhstan, 1-1 ; Finlande-Portugal, 1-1 ; ArménieBelgique, 0-1 ; Pologne-Serbie, 1-1. 7 octobre : Arménie-Finlande, 0-0 ; Kazakhstan-Pologne, 0-1 ; SerbieBelgique, 1-0 ; Portugal-Azerbaïdjan,3-0. 11 octobre : Belgique-Azerbaïdjan,3-0 ; Kazakhstan-Finlande : 0-2 ; Serbie-Arménie : 3-0 ; Pologne-Portugal : 2-1. 15 novembre : Finlande-Arménie, 1-0 ; Belgique-Pologne, 0-1 ; PortugalKazakhstan, 3-0. 24 mars : PologneAzerbaïdjan, 5-0 ; Portugal-Belgique, 4-0 ; Kazakhstan-Serbie, 2-1. 28 mars : Azerbaïdjan-Finlande, 1-0 ; PologneArménie, 1-0 ; Serbie-Portugal, 1-1. 2 juin : Finlande-Serbie, 0-2 ; Kazakhstan-Arménie, 1-2 ; AzerbaïdjanPologne, 1-3 ; Belgique-Portugal, 1-2. PROCHAINE JOURNÉE. – Mercredi 22 août : Finlande-Kazakhstan, Arménie-Portugal, Belgique-Serbie. GROUPE C AUJOURD’HUI Grèce - Moldavie Bosnie-Herzégovine - Malte Norvège - Hongrie Classement Pts J. G. N. P. p. — — — — — — 1. Grèce 15 6 5 0 1 10 2. Turquie 13 6 4 1 1 16 3. Bosnie-H. 10 6 3 1 2 13 4. Norvège 10 6 3 1 2 13 5. Hongrie 6 6 2 0 4 7 6. Malte 4 6 1 1 4 5 7. Moldavie 2 6 0 2 4 3 c. — 4 6 14 6 10 14 13 Diff. — +6 +10 -1 +7 -3 -9 -10 DÉJÀ JOUÉS. – 2 septembre : Moldavie-Grèce, 0-1 ; Hongrie-Norvège, 1-4 ; Malt e - Bo snie -Herzégovine, 2-5. 6 septembre : Norvège-Moldavie, 2-0 ; Bosnie-Herzégovine - Hongrie, 1-3 ; Turquie-Malte, 2-0. 7 octobre : Moldavie Bosnie-Herzégovine, 2-2 ; HongrieTurquie, 0-1 ; Grèce-Norvège, 1-0. 11 octobre : Bosnie-Herzégovine Grèce, 0-4 ; Malte-Hongrie, 2-1 ; TurquieMoldavie 5-0. 24 mars : Moldavie-Malte, 1-1 ; Grèce-Turquie, 1-4 ; Norvège - Bosnie-Herzégovine, 1-2. 28 mars : TurquieNorvège, 2-2 ; Malte-Grèce, 0-1 ; Hongrie-Moldavie, 2-0. 2 juin : GrèceHongrie, 2-0 ; Norvège-Malte, 4-0 ; Bosnie-Herzégovine - Turquie, 3-2. PROCHAINE JOURNÉE. – Samedi 8 septembre : Moldavie-Norvège, Hongrie - Bosnie-Herzégovine, MalteTurquie. APRÈS S’ÊTRE ACCORDÉ une année sabbatique au sortir de la finale de la Coupe du monde, Francesco Totti (31 ans le 27 septembre) a laissé entrevoir, dans le journal Il Messaggero, qu’il était prêt à revenir, sous certaines conditions, en sélection. « Cette année, j’ai joué plus de cinquante matches et je dois m’arrêter, penser à me reposer et à ma famille. En juillet, je téléphonerai à Gigi Riva (manager de l’équipe d’Italie), je lui dirai comment je suis et ce que je pense faire. Je suis prêt à disputer les matches importants de l’Italie », explique le capitaine de la Roma, qui a finalement renoncé à se faire enlever une plaque dans une cheville durant cette intersaison. Donadoni, le sélectionneur italien, n’a pas commenté ces déclarations. Le nouveau président de la FIGC (la Fédération italienne) s’en est chargé pour lui. Giancarlo Abete, qui espère également parvenir à convaincre Nesta de revenir en sélection, a assuré que toute la clarté sur le cas de Totti serait faite après le match de ce soir. Le défenseur de l’AC Milan et le Romain pourraient alors effectuer leur retour lors du match décisif contre la France, le 8 septembre à Milan. Enfin, pour augmenter ses chances face aux Bleus, l’Italie envisage d’avancer la reprise du Calcio dès le 19 août. – B. Li. Encore quelques heures et Franck Ribéry s’envolera pour l’Allemagne afin d’y parapher demain matin son nouveau contrat avec le Bayern. Mais le premier buteur des Bleus contre l’Ukraine (notre photo) veut d’abord terminer au mieux son travail ce soir face à la Géorgie. (Photo Richard Martin) AUJOURD’HUI Classement Pts J. G. N. P. p. — — — — — — 1. Allemagne 16 6 5 1 0 27 2. Rép. tchèque 14 7 4 2 1 15 3. Eire 13 7 4 1 2 12 4. Slovaquie 9 6 3 0 3 15 5. Galles 7 6 2 1 3 8 6. Chypre 4 6 1 1 4 9 7. St-Marin 0 6 0 0 6 1 Suède-Islande Liechtenstein-Espagne Lettonie-Danemark c. — 3 4 8 11 9 16 36 Diff. — +24 +11 +4 +4 -1 -7 -35 DÉJÀ JOUÉS. – 2 septembre : République tchèque - Galles, 2-1 ; AllemagneEire, 1-0 ; Slovaquie-Chypre, 6-1. 6 septembre : Saint-Marin - Allemagne, 0-13 ; Slovaquie - République tchèque, 0-3. 7 octobre : République tchèque - SaintMarin, 7-0 ; Pays de Galles - Slovaquie, 1-5 ; Chypre-Eire, 5-2. 11 octobre : Eire République tchèque, 1-1 ; Slovaquie-Allemagne, 1-4 ; Galles-Chypre, 3-1. 15 novembre : Eire - Saint-Marin, 5-0 ; Chypre-Allemagne, 1-1. 7 février 2007 : Saint-Marin - Eire, 1-2. 24 mars : République tchèque - Allemagne, 1-2 ; EireGalles : 1-0 ; Chypre-Slovaquie, 1-3. 28 mars : Galles - Saint-Marin, 3-0 ; EireSlovaquie, 1-0 ; République tchèque Chypre, 1-0. 2 juin : Allemagne - SaintMarin, 6-0 ; Galles - République tchèque, 0-0. PROCHAINE JOURNÉE. – Mercredi 22 août : Saint-Marin - Chypre. GROUPE E AUJOURD’HUI Croatie - Russie Andorre - Israël Estonie - Angleterre Classement Pts J. G. N. P. p. — — — — — — 1. Croatie 16 6 5 1 0 16 2. Russie 14 6 4 2 0 11 3. Israël 14 7 4 2 1 15 4. Angleterre 11 6 3 2 1 9 5. Macédoine 7 7 2 1 4 6 6. Estonie 0 6 0 0 6 0 7. Andorre 0 6 0 0 6 1 c. — 4 1 7 2 7 11 26 Diff. — +12 +10 +8 +7 -1 -11 -25 DÉJÀ JOUÉS. – 16 août : Estonie-Macédoine, 0-1. 2 septembre : AngleterreAndorre, 5-0 ; Estonie-Israël, 0-1. 6 septe m b re : R u ss i e- C r o at i e, 0- 0 ; Israël-Andorre, 4-1 ; Macédoine-Angleterre, 0-1. 7 octobre : Angleterre-Macédoine, 0-0 ; Croatie-Andorre,7-0 ; RussieIsraël, 1-1. 11 octobre : Croatie Angleterre, 2-0 ; Russie-Estonie, 2-0 ; Andorre-Macédoine, 0-3. 15 novembre : Israël-Croatie, 3-4 ; Macédoine-Russie, 0-2. 24 mars : IsraëlAngleterre, 0-0 ; Estonie-Russie, 0-2 ; Croatie-Macédoine, 2-1. 28 mars : Andorre-Angleterre, 0-3 ; Israël-Estonie, 4-0. 2 juin : Estonie-Croatie, 0-1 ; Russie Andorre, 4-0 ; Macédoine-Israël, 1-2. PROCHAINE JOURNÉE. – Mercredi 22 août : Estonie-Andorre. Classement Pts J. G. N. P. p. — — — — — — 1. Irlande du N. 13 6 4 1 1 10 2. Suède 12 5 4 0 1 9 3. Espagne 12 6 4 0 2 11 4. Danemark 7 4 2 1 1 7 5. Islande 4 6 1 1 4 5 6. Liechtenstein 4 6 1 1 4 4 7. Lettonie 3 5 1 0 4 4 c. — 7 4 6 2 10 16 5 Diff. — +3 +5 +5 +5 -5 -12 -1 DÉJÀ JOUÉS. – 2 septembre : Espagne-Liechtenstein, 4-0 ; Irlande du Nord - Islande, 0-3 ; Lettonie-Suède, 0-1. 6 septembre : Islande-Danemark, 0-2 ; Irlande du Nord - Espagne, 3-2 ; SuèdeLiechtenstein, 3-1. 7 octobre : Danemark - Irlande du Nord, 0-0 ; LettonieIslande, 4-0 ; Suède-Espagne, 2-0. 11 octobre : Islande-Suède, 1-2 ; Liechtenstein-Danemark, 0-4 ; Irlande du Nord - Lettonie, 1-0. 24 mars : EspagneDanemark, 2-1 ; Liechtenstein - Irlande du Nord, 1-4. 28 mars : Irlande du Nord Suède, 2-1 ; Liechtenstein-Lettonie, 1-0 ; Espagne-Islande, 1-0. 2 juin : DanemarkSuède, 3-3, arrêté (*) ; LettonieEspagne, 0-2 ; Islande-Liechtenstein, 1-1. PROCHAINE JOURNÉE. – Mercredi 22 août : Irlande du Nord - Liechtenstein. (*) Le résultat de ce matchn’est pas pris en compte dans le classement ci-dessus car il a été arrêté à la 89e minute par l’arbitre, M. Fandel (ALL), agressé par un supporter danois. Ayant reçu les rapports de l’arbitre et du délégué, la commission de discipline de l’UEFAprocédera à des auditionsvendredi et rendra une décision ensuite. GROUPE G AUJOURD’HUI Roumanie - Slovénie Bulgarie - Bélarus Luxembourg - Albanie Classement Pts J. G. N. P. p. — — — — — — 1. Roumanie 14 6 4 2 0 12 2. Pays-Bas 14 6 4 2 0 8 3. Bulgarie 12 6 3 3 0 9 4. Bélarus 7 6 2 1 3 9 5. Albanie 6 6 1 3 2 5 6. Slovénie 4 6 1 1 4 5 7. Luxembourg 0 6 0 0 6 1 c. — 4 2 3 13 6 10 11 Diff. — +8 +6 +6 -4 -1 -5 -10 DÉJÀ JOUÉS. – 2 septembre : Roumanie-Bulgarie, 2-2 ; Bélarus-Albanie, 2-2 ; Luxembourg - Pays-Bas, 0-1. 6 septembre : Pays-Bas - Bélarus, 3-0 ; Albanie-Roumanie, 0-2 ; Bulgarie-Slovénie, 3-0. 7 octobre : Roumanie-Bélarus, 3-1 ; Bulgarie - Pays-Bas, 1-1 ; SlovénieLuxembourg, 2-0. 11 octobre : BélarusSlovénie, 4-2 ; Luxembourg-Bulgarie, 0-1 ; Pays-Bas - Albanie, 2-1. 24 mars : Pays-Bas - Roumanie, 0-0 ; LuxembourgBélarus, 1-2 ; Albanie-Slovénie, 0-0. 28 mars : Roumanie-Luxembourg, 3-0 ; Slovénie - Pays-Bas, 0-1 ; Bulgarie-Albanie, 0-0. 2 juin : Albanie-Luxembourg, 2-0 ; Bélarus-Bulgarie, 0-2 ; SlovénieRoumanie, 1-2. PROCHAINE JOURNÉE. – Samedi 8 septembre : Bélarus-Roumanie, PaysBas - Bulgarie, Luxembourg-Slovénie. Les deux premiers de chaque groupe sont qualifiés pour l’Euro, du 7 au 29 juin 2008 en Autriche et en Suisse (qualifiés d’office comme pays organisateurs). À l’issue des matches de qualification, en cas d’égalité de points entre deux ou plusieurs équipes d’un groupe, les critères suivants seront appliqués pour déterminer le classement : 1. nombre de points obtenus dans les rencontres directes ; 2. différence de buts lors des rencontres directes ; 3. buts marqués dans les rencontres directes ; 4. buts marqués à l’extérieur lors des rencontres directes. Si, après l’application des critères 1 à 4 à plusieurs équipes, deux ou plus sont toujours à égalité, les critères 1 à 4 seront à nouveau appliqués pour déterminer leur classement. Si cette procédure ne permet toujourspas de les différencier, les critères suivants seront appliqués : 1. meilleure différence de but générale, 2. meilleure attaque générale, 3. meilleure attaque générale à l’extérieur, 4. fair-play, 5. tirage au sort. FESTIVAL INTERNATIONAL ESPOIRS DE TOULON France - Portugal en demi-finales GROUPE A, LUNDI, Allemagne-France : 1-4. Côte d’Ivoire - Japon : 1-0. Classement. – 1. FRANCE, 9 pts (+ 9) ; 2. CÔTE D’IVOIRE, 4 (– 1) ; Japon, 3 (- 4) ; 3. Allemagne, 1 (– 4). Déjà joués. – 31 mai : Côte d’Ivoire - France, 0-2 ; Allemagne-Japon, 1-2. 2 juin : France-Japon : 5-1 ; Allemagne - Côte d’Ivoire : 0-0. GROUPE B, HIER, Pays-Bas - Portugal : 0-0 ; Ghana-Chine : 1-2. Classement. – 1. CHINE, 7 pts (+ 2) ; 2. PORTUGAL, 5 (+ 1) ; 3. Pays-Bas, 2 (– 1) ; 4. Ghana, 1 (– 2). Déjà joués. – 1er juin : Chine-Portugal : 1-1 ; Ghana - Pays-Bas : 1-1. 3 juin : Ghana-Portugal : 0-1 ; Chine - Pays-Bas : 2-1. Les matches se jouent en deux mi-temps de quarante minutes. DEMI-FINALES. – DEMAIN, à Toulon (stade Mayol), 19 heures : Chine - Côte d’Ivoire (Eurosport) ; 21 heures : France-Portugal (Eurosport). La finale (21 heures, Eurosport) et le match pour la 3e place (19 heures) auront lieu samedi 9 juin à Toulon (stade Mayol). CHAMPIONNAT D’EUROPE ESPOIRS 2009 (qualifications, groupe 10). – VENDREDI, à Brest, France - Roumanie : 1-1. HIER, Malte Roumanie : 0-1. Classement. – 1. Roumanie, 4 pts (+ 1, 2 m.) ; 2. France, 1 (0, 1 m.) ; 3. Bosnie-Herzégovine, Galles, 0 (0, 0 m.) ; 5. Malte, 0 (– 1, 1 m.). Le premier de chacun des 10 groupeset les quatre meilleurs deuxièmes disputeront les sept barrages qualificatifs pour la phase finale, qui aura lieu en Suède (qualifiée d’office), en juin 2009. MATCHES AMICAUX. – HIER, Japon - Colombie : 0-0. À Dortmund (ALL), Brésil - Turquie : 0-0. À Barcelone (ESP), Algérie - Argentine : 3-4. Buts. – ALGÉRIE : An. Yahia (13e), Belhadj (43e, 76e) ; ARGENTINE : Tevez (2e s.p.), Messi (55e s.p., 74e), Cambiasso (57e). Koweït - Portugal : 1-1. Buts. – KOWEÏT : Al-Shakire (88e) ; PORTUGAL : Joao Tomas (73e). Jamaïque - Chili : n.p. Mexique - Paraguay : n.p. vue de conserver Djibril Cissé, dans le but de préserver aussi nos intérêts. La piste Giuly afin de remplacer Ribéry ? Pour l’instant, il s’agit d’un appel du pied du joueur de Barcelone. Il reste à savoir dans quelles conditions cela pourrait se faire. Je le dis tout net, nous ne surpayerons personne. » DOMINIQUE ROUSSEAU AUJOURD’HUI, 17 H 15 (18 H 15, heure française), À TOFTIR, SVANGASKARD STADIUM (TPS Foot) ÎLES FÉROÉ : Mikkelsen – Danielsen, Johannensen, J. Jacobsen, Djurhuus – Borg, Olsen, Thomassen, C. Jacobsen – R. Jacobsen, Holst. Entraîneur : J. M. Olsen. ÉCOSSE : Gordon – G. Alexander, Weir, McManus, Naysmith – Hartley, Ferguson, Fletcher, Maloney – O’Connor, Boyd. Entraîneur : A. McLeish. Arbitre : M. Kasnaferis (GRE). L’ÉCOSSE RETROUVE ce soir le stade champêtre de Toftir. Et ne s’en réjouit pas. Elle a déjà concédé ici deux matches nuls. En 1999 (1-1) comme en 2002 (2-2, en étant menés 0-2 au bout de 12 minutes), les Écossais s’étaient fait éjecter de la course à l’Euro. Trois joueurs actuels ont connu ces deux bides : le capitaine, Barry Ferguson, et les défenseurs David Weir et Graham Alexander. Et les cicatrices restent profondes. Weir : « Si ce n’était pas pour le football, je n’irais jamais aux îles Féroé... Ils essaient, en nous ramenant à Toftir, d’exploiter tous les avantages imaginables. Mais il faut retenir le 6-0 à Celtic Park (à l’aller). Et depuis, on a battu la France, la campagne avance bien, donc on y va avec confiance. » Les Écossais devront se passer au milieu de l’enfant terrible du jeu écossais, Scott Brown (passé pour 6 M des Hibernians au Celtic). En l’absence de Miller et de McFadden, eux aussi blessés, Garry O’Connor a fêté son retour en inscrivant, vendredi, le but vainqueur en Autriche (1-0) en amical. Lui et Kris Boyd avaient marqué trois fois contre les Féroé en septembre. – R. Th. ÉLU REFLEX EUROPÉEN DE L’ANNÉE catégorie Expert • 10 MEGAPIXELS • STABILISATION INTÉGRÉE • CAPTEUR ANTI-POUSSIÈRES • BOÎTIER TROPICALISÉ www.pentax.fr AUJOURD’HUI, Thaïlande - Pays-Bas, Équateur - Pérou (à Barcelone, ESP). MERCREDI 6 JUIN 2007 PAGE 5 Bleu Rouge Noir Jaune Rouge Diff. — +9 +10 +6 +2 -3 -6 -5 -13 Totti de retour contre la France ? L’Écosse et sa bête noire Allemagne-Slovaquie c. — 6 5 4 5 8 10 7 16 BERNARD LIONS ÎLES FÉROÉ - ÉCOSSE AUJOURD’HUI Arménie-Pologne Finlande-Belgique Kazakhstan-Azerbaïdjan Classement Pts J. G. N. P. p. — — — — — — 1. Pologne 19 8 6 1 1 15 2. Portugal 14 7 4 2 1 15 3. Serbie 14 7 4 2 1 10 4. Finlande 11 7 3 2 2 7 5. Belgique 7 7 2 1 4 5 6. Kazakhstan 5 7 1 2 4 4 7. Arménie 4 6 1 1 4 2 8. Azerbaïdjan 4 7 1 1 5 3 FILIPPO INZAGHI (33 ans) n’en finit plus de soigner sa sortie, en cette fin de saison à rallonge. Héros d’Athènes, le 23 mai dernier, il a encore été celui de Thorshavn, samedi. Comme lors de la finale de la Ligue des champions face à Liverpool (2-1), le Milanais a réussi un doublé aux Îles Féroé (2-1). « Je dois remercier mes équipiers. Ils ont joué pour me faire marquer, lance “SuperPippo”, désormais septième meilleur buteur de l’histoire des Azzurri (avec vingt-cinq buts en cinquante-quatre sélections), et deuxième en activité, à deux longueurs de Del Piero. L’ouverture de Pirlo (sur son premier but) est un schéma travaillé au Milan. Mais le plus important, ce sont ces trois points. » Ils ont en effet permis aux champions du monde de s’installer, pour la première fois dans ces éliminatoires, à la deuxième place, synonyme de qualification pour l’Euro 2008. De la Lituanie à la Lituanie, le redressement de l’Italie est spectaculaire. Elle avait débuté ses éliminatoires en concédant le nul à Naples, devant les Lituaniens (1-1, le 2 septembre, but... d’Inzaghi). Mais depuis son revers au Stade de France (1-3, le 6 septembre), elle a enchaîné quatre succès de rang. Privée de Totti – meilleur buteur de la Serie A (lire ci-dessous) –, de Gilardino et de Toni (convalescents), la Nazionale s’en remettra une nouvelle fois à Inzaghi pour réussir la passe de cinq. Après avoir aligné jusqu’à trois attaquants (contre l’Ukraine, 2-0 et la Lituanie à l’aller), Donadoni pourrait n’en faire débuter qu’un seul, ce soir. À l’instar de Lippi (28 équipes différentes en 29 parties), son successeur ne possède pas de schéma de jeu figé. Donadoni en a déjà testé quatre en huit sor- Bleu AUJOURD’HUI de notre envoyé spécial Jaune Rouge Jaune ses nouvelles recrues : Luca Toni (Fiorentina) et Franck Ribéry. Marseille va encaisser 25 M du Bayern Munich, trois ans après avoir reçu 33 M de Chelsea pour Didier Drogba. Une première expérience qui doit servir d’exemple pour Pape Diouf : « La priorité, c’est de restaurer la place financière, assurer la stabilité des comptes KAUNAS – (LIT) Noir Bleu Noir LES MOIS DE JUIN de Franck Ribéry en équipe de France sont décidément agités. Il y a deux ans, l’attaquant quittait Galatasaray pour l’OM. L’année dernière, le feuilleton de son possible transfert à Lyon escortait les premières rencontres des Bleus en Coupe du monde. Aujourd’hui, après avoir finalisé les dernières modalités de la transaction estimée à 25 M en faveur de Marseille et sous réserve que le joueur satisfasse à la traditionnelle visite médicale demain, l’OM et le Bayern Munich vont officialiser son départ de la Canebière pour la Bavière. « Il ne reste plus que quelques détails à régler, nous a confirmé hier Pape Diouf, le président marseillais, mais la transaction sera conclue vraisemblablement demain (aujourd’hui) et Ribéry partira jeudi à Munich afin de passer la visite médicale et signer son contrat. » À vingt-quatre ans, le premier buteur des Bleus contre l’Ukraine (2-0) s’engagera donc demain pour quatre saisons en faveur du club bavarois. Le montant de la transaction constitue le record dans l’histoire du club de Willy Sagnol. Il égale celui de la Bundesliga (25 M pour Amoroso de Parme au Borussia Dortmund en 2001). En Bavière, Ribéry percevra un salaire annuel estimé à 4 M net. Ce soir, le natif de Boulogne-sur-Mer sera donc pour la dernière fois international alors qu’il est encore contractuellement lié pour quelques heures à l’Olympique de Marseille. Depuis l’annonce, samedi dernier dans L’Équipe, du très probable transfert de Ribéry en Bavière, aucun autre club ne s’est manifesté. Et, si cela avait été le cas, l’OM n’y aurait sans doute pas donné suite. « Le Bayern s’est toujours comporté de manière très correcte depuis qu’il a manifesté son intérêt, poursuit Pape Diouf. À partir du moment où le joueur est d’accord pour aller à Munich et que nos conditions financières sont acceptées, il n’était pas question d’envisager d’autres pistes. » Le club munichois accueillera donc demain après-midi au moins deux de ties : le 4-3-3, le 4-4-2, le 4-2-3-1 et le 4-1-4-1. Ce dernier système, performant en Géorgie (3-1), pourrait être ressorti à Kaunas. Del Piero, titularisé aux Féroé, ferait les frais de ce nouveau toilettage tactique. « Mais je n’exclus pas d’utiliser aussi le 4-2-3-1 », a lâché Donadoni, pour mieux brouiller les cartes. L’Italie pourra compter sur Ambrosini (mollet droit) et Zambrotta (genou droit), dispensés du déplacement à Thorshavn, et, surtout, sur la gagne de l’insatiable Inzaghi. « Ces parties contre la Lituanie sont les plus difficiles à jouer, si tu les sous-estimes. Or, l’Italie ne peut se permettre d’impair. Pour affronter au mieux la France et l’Ukraine (en septembre), on doit l’emporter. » Après, c’est promis : « SuperPippo » s’accordera enfin des vacances bien méritées. 6 Bleu Rouge Noir Jaune FOOTBALL LIGUE 1 « C’est mon démon de midi » GUY ROUX, nouvel entraîneur de Lens, explique pourquoi, à soixante-huit ans, il a été rattrapé par sa passion du banc. La veille, dans une jubilation malicieuse, Guy Roux avait laissé entendre que sa conférence de presse aurait lieu, ce mardi, à midi, à Tours. « C’est équidistant de Lens et de Bordeaux… », glissait-il comme pour protéger un secret pourtant éventé. Hier, comme tout le laissait entendre, c’est à la Gaillette, le centre d’entraînement du RC Lens, que l’ancien coach emblématique de l’AJ Auxerre s’est présenté face aux médias. Guy Roux s’est engagé pour deux ans comme entraîneur de l’équipe professionnelle. Sur la route qui le ramenait à Auxerre, il a accepté, pour L’Équipe, de revenir sur les raisons qui l’ont conduit à se réinstaller dans le grand cirque de la L 1. LENS – de notre envoyé spécial « POURQUOI REPLONGER, deux ans après avoir quitté le banc d’Auxerre ? – Cela s’est fait rapidement. Ce n’était pas dans mes projets. La preuve, j’avais retenu une maison pour partir en vacances en Corse, du 15 au 30 juillet, avec mes petitsenfants. En début de semaine dernière, un ami m’a “ allumé ” en disant que je pouvais aller dans deux clubs, Bordeaux et Lens. Mercredi, Lens m’a appelé. J’ai décidé d’écouter. On a eu une première réunion de travail. Ensuite, j’ai parlé avec JeanLouis Triaud (président de Bordeaux) et Nicolas de Tavernost (président de M 6, actionnaire des Girondins). Ils se sont montrés très insistants. Il fallait d’abord qu’ils libèrent Ricardo, ce '' J’ai compris que je devenais embêtant '' Guy ROUX une équipe de L 1, c’est beaucoup de risques. – Lorsque vous commentiez des matches pour Canal +, l’envie du banc vous démangeait-elle ? – Pas vraiment. Je me disais plutôt, e n p e n sa n t au x e n tr aî n e u rs d’équipes menacées notamment, comme Antonetti (Nice) ou Furlan (Troyes) : “ Mais comment fontils ? ” Vous savez, quand les hommes étaient vieux à cinquante ans et qu’ils courtisaient des jeunes filles, on parlait du démon de midi. Ce qui m’arrive là, c’est mon démon de midi avec le ballon. – La charte du football précise qu’un entraîneur ne peut exercer au-delà de soixante-cinq ans… – (Il coupe.) Cette clause existe, oui. Mais lorsque j’ai eu mon dernier contrat à Auxerre, j’ai dû m’adresser à la commission fédérale d’appel, qui l’a homologué jusqu’à soixante-six ans et demi. Cette commission s’est appuyée sur un article du Code du travail qui interdit à toute convention collective d’imposer des restrictions liées à l’âge. Dans le cas contraire, on s’expose à des sanctions pénales. Il y a donc une jurisprudence “ Guy Roux ” en la matière… Mon contrat à Lens a été envoyé à la FFF. J’espère que, cette fois, il sera homologué du premier coup. – À Lens, il vous sera plus difficile de marteler que vous jouez le maintien… – Mais ça commence toujours par là. Si on obtient le maintien de bonne heure, on pourra faire mieux. – Aurez-vous des attributions d’entraîneur-manager, comme à Auxerre jusqu’en 2005 ? – Mes attributions seront moins larges. Je m’occuperai de l’entraînement et du recrutement, en collaboration avec les dirigeants. Mais je ne m’occuperai pas de la formation. Il y a un personnel suffisant et de qualité pour ça. À Auxerre, il y avait un personnel de qualité, mais insuffisant en nombre. – N’avoir connu qu’un seul club, était-ce une idée qui vous frustrait ? – Non. J’aurais pu partir plusieurs fois. À chaque fois, ce qui m’a retenu, c’est qu’il y avait des jeunes formidables en train de se former et je voulais les voir jouer avec les pros. Avoir attendu Philippe Mexès ou Djibril Cissé ne m’a pas trop gêné. – Rêvez-vous d’atteindre la barre des 1 000 matches sur un banc en L 1 ? – C’est un rêve, oui, parmi d’autres, comme de gagner enfin une Coupe de la Ligue ou une Coupe d’Europe. J’en ai encore un autre : devenir le premier entraîneur à gagner cinq fois la Coupe de France. Pour l’instant, je suis ex aequo avec M. Cheuva, entraîneur de Lille (vainqueur en 1947, 1948, 1953 et 1955). – À l’image de ces acteurs qui aimeraient mourir sur les planches, vous verriez-vous mourir sur un banc ? – Oh non… Ou alors à la fin du match, si on l’a gagné. Si je mourais à la 71e minute, j’aurais raté vingt minutes de match. Plus le temps additionnel… » JÉRÔME TOUBOUL Rouge Rouge Jaune Bleu 68 ans, né le 18 octobre 1938 à Colmar (Haut-Rhin). Carrière de joueur (milieu) : Auxerre (1951-1957), Poitiers (1957-1958), Limoges (1958-1961) et Auxerre (1961-1968). Palmarès de joueur. – Néant. Carrière d’entraîneur : Auxerre (entraîneur, 1961-2000 ; manager général, 2000-2001 ; entraîneur, 2001-2005) ; Lens (à partir de juillet 2007). Palmarès. – Vainqueur : Coupe de France 1994, 1996, 2003 et 2005 ; champion : France 1996, France D 2 1980. Bilan en Coupe d’Europe : 14 (*) participations (2 C 1, 1 C 2 et 12 C 3), 90 matches dirigés. Pr em ie r ma t c h e n Cou p e d’Europe: 19 septembre1984, Sporting Portugal - Auxerre (2-0). Bi l a n e n L 1 : 2 4 s ais o n s , 890 matches dirigés (1980-2005). Premier match en L 1 : 24 juillet 1980, Bastia - Auxerre (2-0). (*) En 2002-2003,Auxerre a commencé en C 1, puis a été reversé en C 3. Jaune Bleu Noir qu’ils ont fait. J’ai beaucoup hésité entre Lens, Bordeaux et… aller nulle part. Hier matin (lundi), j’ai travaillé avec les Lensois, mais je devais encore réfléchir par rapport à Bordeaux. – Sur quels critères avez-vous tranché ? – J’ai trouvé que Lens était plus conforme à mon tempérament d’homme de l’Est, du froid. Bordeaux, c’est le Sud-Ouest. C’est une équipe de Sud-Américains. Moi, je n’en ai entraîné qu’un dans ma vie, Pedro Reyes (défenseur chilien d’Auxerre de 1999 à 2002). Au final, j’ai pensé que je serais plus dans mon milieu à Lens. – Pe n s ez -v o us a vo i r f a i t preuve d’ingérence dans le domaine de l’entraîneur ? – J’avais mis des garde-fous. Depuis deux ans, je m’interdisais d’assister à une seule minute d’un entraînement ou d’entrer dans le vestiaire. Troisième précaution : je n’ai pas dit un seul mot dans la presse sur l’équipe pro de l’AJA. Je vivais avec le centre de formation, mon bureau y était. – À soixante-huit ans, que représente cette sorte de deuxième carrière d’entraîneur ? – Un grand événement dans ma vie. Je me relance alors que j’étais douillettement installé dans ma vie de consultant (Canal + et Europe 1) et dans mon travail avec les jeunes d’Auxerre. C’était un gros travail, mais sans risque majeur. Entraîner Noir – Également pour son environnement populaire ? – À Bordeaux, il y a un bon peuple aussi. Pendant des années, avec Auxerre, je suis parti en stage à Soullac-sur-Mer. Mais bon… C’est assez cohérent qu’il y ait des Sud-Américains à Bordeaux. C’est la ville française la plus proche de l’Amérique du Sud. Le Sud-Ouest, c’est hispanisant (il sourit). Là-bas, ce sont des bruns. À Lens, ce sont des blonds… – Votre inimitié avec Michel Pavon (recruteur des Girondins) compliquait-elle la piste bordelaise ? – C’est une inimitié passée. Sur un stade, cette saison, on s’est serré la main. Je suis coléreux, parfois, mais pas rancunier du tout. Je peux supposer qu’il est comme ça. Bien sûr, j’ai posé la question aux dirigeants bordelais. M. Triaud m’a dit qu’il n’y aurait aucun problème avec Pavon. Ce qui a plus pesé, dans mo n choix, c’est ce qu’il s’était passé le jour de mes soixante ans. On était venus jouer avec Auxerre à Lens. Dans tout Bollaert, il y avait des banderoles “ Bon anniversaire, Guy ! ” avec des lampes de mineur allumées dans le public. Le club m’en a offert une. C’est peut-être le plus beau soir de ma carrière d’entraîneur en dehors des finales gagnées avec l’AJA. – Jeudi dernier, vous aviez publié un communiqué indiquant que vous ne vous occupiez plus du recrutement de l’AJ Auxerre. Fallait-il comprendre qu’une page allait se tourner ? – C’était sûrement dans mon sub- conscient. Disons qu’Auxerre a eu de bons résultats cette saison, avec les pros comme avec les jeunes. Habitant ma coquille, je ne me rends pas compte comment elle est perçue à l’extérieur. Je sous-estime ma notoriété, je l’oublie facilement. Donc je n’ai pas pensé un seul instant que je pouvais gêner les autres gens du club. Que je pouvais leur faire de l’ombre, même en dormant… – Que s’est-il passé avec Jean Fernandez, visiblement agacé ? – J’ai été surpris parce qu’il ne m’a rien dit de l’année. À la fin, lui et les dirigeants ont dit que (il interrompt sa phrase)... J’ai compris que je devenais embêtant, que même si je mourais sur place, je leur faisais de l’ombre. J’ai décidé de m’éloigner, de ne pas gêner. D’abord en m’écartant du recrutement. Ensuite, je me suis dit que je pouvais peut-être les satisfaire totalement en disparaissant… Partir, c’était le seul moyen de dissocier mon image de celle de l’AJA. Maintenant, il faut qu’ils se fassent une image tout seuls, avec des résultats. JOËL MULLER, le président du syndicat des entraîneurs (UNECATEF), dénonce le principe du retour de Guy Roux comme « entraîneur ». « Un problème d’éthique » « QUELLE A ÉTÉ VOTRE RÉACTION lorsque vous avez appris que Guy Roux redevenait entraîneur ? – J’ai d’abord cru à un canular, mais nous n’étions pas le 1er avril. Guy s’était arrêté une première fois. On pouvait admettre qu’il soit revenu une fois aux affaires. Cette deuxième fois est beaucoup plus discutable. Lui qui a toujours été à cheval sur les principes et les règles de notre métier agit à l’encontre de nos principes. C’est un peu “faites ce que je dis, ne faites pas ce que je fais”. – Sur le problème du respect de la réglementation, comment l’UNECATEF va-t-elle réagir ? – Guy connaît les textes mieux que quiconque. Il sait naturellement que, s’il déposait un contrat d’entraîneur, il serait refusé. Il pourra toujours avoir une licence de dirigeant, mais il faudra néanmoins qu’un titulaire du DEPF soit sur le banc et aux entraînements. Car il ne faut pas oublier que, vis-à-vis du statut, celui qui n’a pas le contrat ne devrait pas être en mesure de diriger les entraînements. Je serais curieux de savoir lequel des trois DEPF lensois (Francis Gillot, Georges Tournay et Marc Westerloppe) acceptera d’être le prêtenom. – Allez-vous partir en guerre contre Roux ? – Nous allons être prudents, évidemment. Nous allons attendre que la situation se décante et voir comment Lens va s’organiser. Après, nous aviserons. On peut être sûr qu’avec un président de l’UCPF (Gervais Martel) et un ancien président du syndicat des éducateurs (Guy Roux) ils trouveront la solution. Nous ne nous faisons pas d’illusions : dans le cas de Caen, par exemple, nous n’avons rien pu faire face à Franck Dumas puisque le club avait deux DEPF sur le banc, Patrice Garande et Patrick Parizon. – Sur le plan des principes, comment réagissezvous ? – C’est sur le plan de l’éthique que cet événement est assez consternant. Guy Roux a milité toute sa carrière pour défendre la profession. Il y a de nombreux entraîneurs au chômage qui ne retrouvent pas de poste, dont une quinzaine de DEPF. C’est de plus en plus difficile de trouver un emploi et Guy repique au truc pour la deuxième fois alors qu’il a dépassé l’âge. Enfin, il faut prendre les choses du bon côté. Il démontre ainsi qu’on peut s’arrêter pendant deux ans et retrouver ensuite un boulot d’entraîneur. » – D. B. AVION. – Guy Roux précède son nouveau président, Gervais Martel, hier au centre d’entraînement de la Gaillette. Le RC Lens compte sur l’entraîneur aux quatre Coupes de France pour atteindre un nouveau palier. (Photo Mikaël Libert/L’Équipe) Kalou et Akalé, premières cibles Roux rêve d’associer à nouveau les deux Ivoiriens. Il a déjà avancé la reprise au 25 juin et déplacé le stage d’avant saison en Suisse. LENS – de notre envoyé spécial GUY ROUX PLANCHE DÉJÀ depuis plusieurs jours sur les orientations qu’il entend donner au RC Lens. Recrutement, préparation estivale, aménagements du centre d’entraînement : le successeur de Francis Gillot a transmis ses idées à ses dirigeants, notamment à Gervais Martel. Hier, le président lensois, qui rêvait de Didier Deschamps, ne tarissait pas d’éloges sur le « peps » de son nouvel entraîneur. POURQUOI MARTEL A CHOISI ROUX. – Pour des raisons qui tiennent autant aux qualités reconnues de Guy Roux qu’à la difficulté, pour le dirigeant nordiste, de convaincre Didier Deschamps de le rejoindre dès aujourd’hui. « J’ai beaucoup de respect pour Guy et Auxerre, disait Martel, hier, à la Gaillette. Notre club a déjà beaucoup progressé, mais Guy peut lui donner un coup de collier avec son expérience et son dynamisme. Et je peux vous dire qu’il en a : quand on a fini notre première réunion, jeudi, à 3 heures du matin, j’étais plus fatigué que lui… » Sur la question des soixante-huit ans de son nouveau coach, Martel assure : « Je ne me suis pas posé la question de son âge. Raymond Goethals a été champion d’Europe avec l’OM (en 1993) à soixante-quatorze ans. Aujourd’hui, l’espérance de vie a évolué. » Le patron des Sang et Or ne nie pas non plus qu’il a espéré jusqu’au bout séduire Deschamps, qu’il a rencontré lundi soir à Paris pendant trois heures. « Didier, je l’adore. C’est un grand monsieur. Il sort d’une période difficile, où il a eu le cran de quitter la Juve, le club de son cœur. On ne perd jamais son temps à parler avec Deschamps. On ne sait pas de quoi demain sera fait… » LES PREMIÈRES DÉCISIONS DE ROUX. – Hier après-midi, Guy Roux est retourné à Auxerre. Ce soir, comme consultant d’Europe 1, il commentera le match des Bleus contre la Géorgie. D’ici à vendredi, date de sa prochaine réunion à Lens, Roux honorera aussi un engagement avec l’association Chirurgie cardiaque-Enfants du monde et avec France 3 Alsace, région dont il est natif. En parallèle, il va peaufiner son staff. « J’aurai un staff à majorité lensoise, expliquait Roux, hier, parce qu’il y a des gens de qualité au Racing. Un seul homme pourrait venir de l’extérieur. » Cet homme devrait venir dans un rôle d’adjoint. Il s’agira a priori d’Alain Fiard, ex-assistant de Roux à l’AJA, actuellement recruteur à Lille. Le nouveau coach a aussi avancé la date de la reprise et modifié le lieu de la préparation foncière, initialement prévue à Vichy. « J’ai une bonne nouvelle Auxerre perd sa « Bonne Mère » AUXERRE – de notre envoyé spécial Ecoutez aussi Rire & Chansons sur : www.rireetchansons.fr Liste des fréquences au 08 92 68 52 52 (0,34e la minute) QUELQUES HEURES après son « ami de quarante-deux ans », le président d’Auxerre, Jean-Claude Hamel, a officialisé hier à son tour le départ à Lens du consultant vedette de Canal + lors d’une conférence de presse organisée à la va-vite en fin de matinée au stade de l’Abbé-Deschamps. Prévenus une petite heure avant, seuls les médias locaux y ont assisté. Dans l’après-midi, le président est revenu sur la grande affaire : « Je juge son départ comme un appel du terrain. Il a évoqué un challenge pour lui-même. Pour moi, il n’était pas question de s’opposer à sa volonté. Trop de choses nous lient. » Étrange climat, tout de même. Car la priorité était aux préparatifs du match entre la France et la Géorgie. Mais personne, excepté Jean Fernandez, n’a éludé le départ d’un personnage historique de l’AJA, qui se sentait à l’étroit, depuis plusieurs mois, dans son costume de dirigeant, trop éloigné du terrain à son goût. « Marseille a la Bonne Mère, Auxerre a Guy Roux », résume Jean-Philippe, un supporter. « Trois clubs (Lens, Bordeaux, Monaco) ont contacté Guy, précise Jean-Claude Hamel. Et lui éprouvait une espèce de manque. » Des proches du club évoquent PAGE 6 un enthousiasme renaissant, voire envahissant pour Jean Fernandez. « Il lui arrivait encore d’aller engueuler les joueurs de CFA 2 le dimanche matin », s’amuse un observateur. L’ex-entraîneur de l’OM a d’ailleurs refusé de commenter la décision de Roux. « Il n’y avait pas de malaise particulier, assure Hamel. Les relations entre eux étaient bonnes. » Le nouvel entraîneur de Lens, visiblement détendu et rentré à Auxerre en début de soirée, a participé au dîner de préparation de France-Géorgie. Après une interview pour i-Télé, ce dernier est reparti au volant de sa grosse cylindrée. Des « Allez Lens » lancés par des ados ont escorté son départ. Ce soir, il assistera au match des Bleus. Il ne manquera pas d’y croiser Raymond Domenech, qui, hier à Migennes, a seulement lâché : « Je suis sélectionneur, je m’occupe de l’équipe de France, pas du reste. » Mais qu’en pense-t-il en tant que membre de la Direction technique nationale (DTN) ? « Je suis sélectionneur. Je serai membre de la DTN jeudi. » Près de lui, Lilian Thuram a ajouté : « S’il veut retravailler et qu’il trouve un président qui lui propose, c’est une très bonne chose pour lui. » Et pour le jardinier de l’Abbé-Deschamps. « Car, sur ce plan-là, s’amuse un proche du club, Guy était un vrai tyran. » MICKAËL CARON (avec V. D.) pour les joueurs qui s’ennuient en vacances : ils rentreront deux jours plus tôt, le 25 juin. Je préfère les semaines qui commencent le lundi. Le groupe partira en stage en altitude, en Suisse, à Anzère. » Que Roux sabre deux jours de vacances n’est pas forcément surprenant. Seul club français engagé en Intertoto, Lens sera l’équipe de L 1 dont la saison commencera le plus tôt (le week-end du 21-22 juillet). LE RECRUTEMENT VA S’ACCÉLÉRER. – Même si Martel ne l’a pas particulièrement clamé hier, il n’aspire qu’à voir son club retourner en Ligue des champions, objectif manqué d’un cheveu cette saison. « Guy plaisante lorsqu’il dit qu’il joue le maintien, glissaitil, hier, en sortant de la conférence de presse. C’est son fonctionnement… » Face à cette optique C 1, Roux va chercher d’abord à recruter des joueurs qu’il connaît. Première cible : l’attaquant auxerrois Kanga Akalé. Une lutte s’est engagée entre Lens et Toulouse pour recruter l’Ivoirien. Le transfert pourrait avoisiner les 4 millions d’euros. Autre ambition, même si elle est moins avancée : Bonaventure Kalou, l’attaquant du PSG. Son nom a été évoqué entre Martel et Roux. Il lui reste deux ans de contrat au PSG, mais Paris veut se délester du joueur et de son salaire (180 000 par mois). Des discussions semblent imminentes, laissant se profiler un secteur offensif très ivoirien, Aruna Dindane étant parti pour rester à Lens. De son côté, Martel a parlé à Roux d’un joueur qu’il apprécie beaucoup, le Sochalien Karim Ziani. L’an passé, un agent parisien avait proposé le joueur à Gillot, qui n’en avait pas voulu. Roux pourrait avoir une autre opinion. Côté départs, les cas de Cousin, Itandje, Barul, voire Monterrubio, devront être tranchés. – J. T. Angloma en Gold Cup ! L’ancien international Jocelyn Angloma (37 sélections, 1 but), vainqueur de la Ligue des champions avec l’OM en 1993, va disputer sa première Gold Cup, équivalent de l’Euro pour la zone CONCACAF, avec la sélection de la Guadeloupe. À bientôt quarante-deux ans (il les fêtera le 7 août), Angloma évoluait cette saison encore à Morne-à-l’Eau (DH) et a été sacré champion de Guadeloupe, mais il arrêtera définitivement après cette compétition : « C’est super de terminer là-dessus. On a un potentiel intéressant avec des joueurs comme Socrier (Brest), Capoue (Nantes) ou Sommeil (Sheffield United, ANG). Même si on n’a pas eu beaucoup de temps pour se préparer, on va essayer de créer la surprise en passant le premier tour. » Celui-ci se jouera entièrement à Miami pour la L’ÉGYPTE VEUT REJOUER. – Tenue en échec en Mauritanie dimanche (1-1), en éliminatoires de la CAN 2008, la Fédération égyptienne a demandé à la CAF que le match soit rejoué. Le terrain de Nouakchott a été envahi par des supporters à la mi-temps pendant plus de quarante minutes. – A. B. PLATINI VEUT RÉGLER LE PROBLÈME DES SUPPORTERS SANS BILLET. – En visite hier à Bruxelles, Michel Platini, président de l’UEFA, a annoncé que l’UEFA « travaille à solutionner le problème des supporters qui se déplacent à l’étranger sans posséder de billet d’entrée pour un match ». La polémique est née des incidents Guadeloupe, placée dans le groupe A et qui affrontera Haïti la nuit prochaine, puis le Canada, samedi, et le Costa Rica, lundi. « Cela va être dur physiquement, mais c’est une superbe occasion de faire parler de la Guadeloupe », explique Angloma, qui ne joue pas en défense, mais comme milieu offensif dans cette sélection. « Je vais essayer de marquer des buts », s’amuse-t-il. Le groupe B, lui, débutera demain, avec États-Unis - Guatemala et Salvador - Trinité-et-Tobago, à Los Angeles, et le groupe C vendredi, avec Panama-Honduras et Mexique-Cuba à New York. Les quarts de finale auront lieu samedi 16 et dimanche 17 juin, les demi-finales jeudi 21 juin et la finale, à Chicago, dimanche 24 juin. – L. Ha. survenus lors de la finale de la Ligue des champions entre Liverpool et l’AC Milan (1-2), le 23 mai à Athènes. Quarante mille supporters de Liverpool avaient fait le déplacement, alors que 17 000 tickets seulement étaient disponibles pour les partisans des Reds. Des supporters déçus avaient causé quelques incidents aux abords du stade. SOPHIE DION CONSEILLER AUPRÈS DE L’ÉLYSÉE. – Maître Sophie Dion a été nommée conseiller sports auprès de l’Élysée. Un décret devrait l’officialiser aujourd’hui ou demain. Savoyarde, Sophie Dion, maître de conférences, avocate spécialisée dans le droit du travail et du sport dans un grand cabinet parisien, a créé il y a un an à la Sorbonne le diplôme universitaire de droit du sport, reconnu par le ministère occupé à l’époque par Jean-François Lamour. Elle défendait aussi jusqu’à présent les intérêts de l’UCPF (clubs pros), notamment sur des dossiers liés à la formation. – M. Ch. SÉCURITÉ RENFORCÉE AUTOUR DE CROATIE-RUSSIE. – La Croatie, qui accueille la Russie demain pour un match de qualification à l’Euro 2008 comptant pour le groupe E, a décidé de renforcer son dispositif de sécurité. Alors que 4 000 supporters russes sont attendus à Zagreb, 700 policiers et autant d’agents de sécurité seront déployés autour du stade. MERCREDI 6 JUIN 2007 Bleu Rouge Noir Jaune 7 Bleu Rouge Noir Jaune FOOTBALL JOURNAL DES TRANSFERTS Blanc à la place de Ricardo ? Bordeaux a autorisé le départ pour la Principauté de Ricardo, qui pourrait être remplacé par Blanc ou Bölöni. RICARDO GOMES, quarantedeux ans, signera très prochainement un contrat de deux ans avec l’AS Monaco, où il succédera à Laurent Banide au poste d’entraîneur. Actuellement en vacances au Brésil, le futur ex-entraîneur des Girondins a prévu de rentrer en France vendredi, mais l’officialisation de sa venue à Monaco pourrait être faite dès aujourd’hui. Patrick Colleter, qui était son adjoint aux Girondins depuis deux ans, devrait le suivre. Hier, dans la matinée, les dirigeants de l’AS Monaco ont trouvé un accord avec leurs homologues pour libérer Ricardo des deux années de contrat qu’il doit à Bordeaux. Le processus du départ de Ricardo s’est enclenché mercredi dernier, lorsque le Brésilien est allé faire part de l’offre monégasque à Jean-Louis Triaud, son président, qui a ouvert la porte. Tout a été évoqué pour expliquer ce départ surprenant et notamment la nature des relations conflictuelles entre Ricardo et Michel Pavon, chargé du recrutement des Girondins. En privé, Ricardo assure pourtant qu’il souhaite simplement changer d’air et que Monaco a une très belle équipe. Il y aurait aussi des raisons plus personnelles. À Bordeaux, Ricardo vivait seul depuis dix- huit mois, sa fille ne s’étant pas adaptée à la région. À Monaco, il espère un regroupement familial en décembre, lorsque sa fille aura obtenu son bac au Brésil. La mauvaise fin de saison des Girondins, 6es de L1 à l’arrivée, aurait incité Triaud à laisser partir son entraîneur sans regret. Deschamps serait trop exigeant Après Bölöni, Deschamps, Furlan (qui a donné sa parole aux dirigeants strasbourgeois), Hadzibegic, Papin, Santini et Tholot, dont les noms ont été évoqués lundi, plusieurs entraîneurs sont sortis hier du chapeau. Hector Cuper (ex-Inter Milan) et Eric Gerets (ex-PSV Eindhoven) ont par exemple proposé leurs services. Raynald Denoueix (ex-Nantes), contacté par les dirigeants bordelais, a décliné l’offre ; Jean Tigana, récemment libéré par Besiktas, aussi. Guy Lacombe a été cité. « On n’est pas pressé mais si on se met d’accord sur un nom, ça peut aller très vite. Dans les deux jours », disait hier JeanLouis Triaud. Le profil de l’entraîneur, dicté par M6, serait toujours le même : un technicien très « médiatique » mais pas exigeant. « Bordeaux n’est pas à reconstruire, indique-t-on à M6. L’entraîneur ne Saint-Étienne : ça bloque pour Payet DIMITRI PAYET devait s’engager hier avec Saint-Étienne. L’attaquant nantais, qui s’était entretenu le week-end dernier avec Laurent Roussey, l’entraîneur des Verts, pensait signer un contrat de quatre ans avant de s’envoler pour La Réunion. Payet va rallier son île natale aujourd’hui sans avoir paraphé le moindre document. Selon son conseiller, Jacques-Olivier Auguste, quelques détails restent à régler entre le joueur et l’ASSE. « Des points de détails seront finalisés au retour ou pendant les vacances de Dimitri », indique Auguste. Il semble surtout que les dirigeants nantais aient été contraints de bloquer tous les transferts de leurs joueurs, alors que le bilan financier de la saison devrait laisser apparaître un trou d’environ 10 millions d’euros. L’ordre vient de l’actionnaire, le groupe Dassault, qui négocie actuellement la cession du club. Plusieurs noms ont été évoqués ces dernières semaines pour le rachat du FCNA. Daniel Derichebourg, l’homme d’affaires qui possède le club de rugby de Brive, en fait partie. – S. Ta. et R. R. IL Y A QUELQUES mois, le FC Barcelone s’était intéressé à Ismaël Bangoura, le milieu offensif ou attaquant du Mans. Mais le Guinéen n’ira pas en Catalogne. En revanche, il pourrait poursuivre sa jeune carrière en Ukraine. En effet, les dirigeants du Dynamo Kiev qui étaient présents le week-end dernier à Paris pour assister au match France-Ukraine (2-0) auraient sérieusement avancé sur le dossier. Âgé de vingt-deux ans, Bangoura a réalisé une excellente saison avec 33 matches de L 1 et 12 buts inscrits. Il est sous contrat jusqu’en 2009. – G. D. C’était en novembre dernier, lors de la présentation des champions du monde et d’Europe 1998-2000 avant France-Grèce (1-0). Laurent Blanc, joueur retraité, n’était toujours pas entraîneur. Cela changera-t-il dans les jours qui viennent ? (Photo Pascal Rondeau) TOULOUSE SUIT TAMAS. – Élie Baup a dû se rendre en Roumanie aujourd’hui pour superviser Gabriel Tamas, défenseur central (1,88 m) qui sera opposé à la Slovénie avec sa sélection. Âgé de vingt-trois ans, il appartient toujours au Spartak Moscou qui l’avait prêté au Celta Vigo. – E. C. SUR www. lequipe.fr Transferts : le point club par club GOLF « Claqué mais heureux ! » CHRISTIAN CÉVAËR, qualifié depuis lundi soir pour l’US Open (14-17 juin), n’ira pas à Oakmont en touriste. Dans huit jours, le Français Christian Cévaër sera au départ de l’US Open. Tard lundi soir, après la redoutable épreuve des 36 trous disputés dans la même journée à Surrey (ANG), il a arraché une des neuf places qualificatives pour le deuxième Majeur de l’année. « VOUS VOILÀ QUALIFIÉ pour l’US Open. Sentiez-vous venir cette belle performance ? – J’étais bien dans le ballon au PGA Championship (20e). Ensuite, au pays de Galles, j’étais bien parti et puis j’ai eu un coup de mou au 3e tour. Cela fait trois semaines que je me sentais bien. Là, j’étais dans une bonne partie avec Sôren Kjeldsen (21e à l’Ordre du mérite) et j’ai terminé sur un putt de 3,5 m grâce à l’aide précieuse de mon caddy Bertrand Cornut. Je suis claqué mais heureux ! J’ai une semaine pour bien récupérer et je partirai dimanche avec mon coach Benoît Willemart. J’aurai alors trois jours pour voir comment se présente la bête… MOTO – Connaissez-vous ce parcours d’Oakmont de l’US Open ? – Non, je ne l’ai vu que dans des magazines. Je sais que sur le papier je ne serai pas avantagé car je ne suis pas un joueur très long. Mais à l’US Open, il faut surtout être droit car les fairways ne sont jamais larges. À moi de me concentrer sur mes mises en jeu et de miser sur mes qualités, au chipping et au putting. – Que représente pour vous cette participation à votre deuxième Majeur après le British Open 2004 ? – Sur le papier, je sais qu’à trente-sept ans je vais avoir du mal à en jouer encore beaucoup même si je ne perds pas espoir. Je suis ravi d’avoir cette opportunité de disputer cet US Open. À Troon en 2004, j’avais franchi le cut (71e) puis j’avais explosé au dernier tour (82). Je suis néanmoins lucide, je n’ai que peu de chances de gagner ce tournoi. Mon défi sera de bien scorer sur ce parcours monstrueux à ce qui paraît. Je n’y vais pas pour ramener une carte postale. Mon circuit, c’est le Tour européen. L’US Open compte pour le Tour, j’ai donc bien l’intention de marquer des points pour mon circuit. » – R. L. HAVRET AUSSI ? – Dernier qualifié, Cévaër était talonné par Grégory Havret (70 + 70) qui a hérité d’une place de première réserve. Un problème de visa pour l’Argentin Miguel Rodriguez pourrait bénéficier au néoAixois. Les scores des autres Français : Jacquelin et Levet, – 3 ; Bourdy, – 2 ; Van de Velde, + 2 ; Mörk + 11. BAJA 500 Despres à la fête CONTRAIREMENT à Jacques Dutronc, ce n’est pas dans son lit que Cyril Despres a mis des cactus – leurs épines du moins. C’est dans son biceps droit. De passage à Paris hier en provenance de Californie, le double vainqueur du Dakar exhibait un bras droit encore tout piqueté de points rouges, conséquence d’une rencontre un peu trop rapprochée avec un cactus sur le parcours de la Baja 500, disputée le weekend dernier à Ensenada, au Mexique. Mais Despres exhibait aussi un large sourire. Le programme de Bajas et de courses plus ou moins extrêmes que lui a proposé KTM cette saison l’enchante visiblement. Loin des sempiternels rallyes-raids au Maghreb et en attendant son septième Dakar, Despres découvre un nouveau monde. « J’ai halluciné là-bas, dit-il, les yeux brillants. À Ensenada, on vit pendant trois semaines au rythme de la Baja. On ne parle que de ça. Il y avait 580 teams, autos et motos. Le nôtre, l’équipe KTM Red Bull, comptait trente-cinq personnes. » Avec ses deux coéquipiers, Chris Blais, un habitué du Dakar, et David Pearson, « une bête de 125 kilos pour 1,85 m mais d’une rapidité incroyable sur les bosses », Despres s’est tiré avec les honneurs de sa première participation : deuxième sur une KTM Baja 660 cm3 insuffisamment préparée parce que bloquée dix jours en douane, 27’ derrière une équipe Honda qui domine la spécialité. Sur neuf heures de course, Despres a piloté pendant deux heures trente. « Comparé à une étape du Dakar, c’est comme un marathon et un 110 m haies sur des cailloux, car la piste est ravagée par le trafic », dit-il. Avec en plus un hélico propre à l’équipe (il y en avait 70 dans les airs), chargé de signaler les dangers invisibles depuis le sol – sauf les cactus. En novembre, Cyril Despres disputera la Baja 1 000 avec le même enthousiasme. En rallye-raid, il devrait se limiter au rallye du Brésil, le Sertoes (5-18 août), « pour garder l’habitude du road book ». Dès ce week-end, il sera en Hongrie pour un enduro de masse, l’Erzberg Rodeo. La moto mène partout. – A.-J. D. TOURIST TROPHY : VICTOIRE RECORD POUR McGUINNESS. – Repoussée de vingt-quatre heures (mauvaise météo), l’édition du centenaire du Tourist Trophy a été remportée, avant-hier, par John McGuinness. Vainqueur pour la 12e fois, le Britannique s’est imposé au guidon de sa Honda 1 000 à la moyenne record de 202,009 km/h. Dans le grand livre du TT, McGuinness n’est plus devancé au nombre des victoires que par Joey Dunlop (34 succès) et Mike Hailwood (14). MERCREDI 6 JUIN 2007 PAGE 7 Bleu Rouge Noir Jaune Rouge ROZEHNAL PENCHE POUR NEWCASTLE. – Longtemps pressenti à Dortmund, David Rozehnal, le défenseur central du Paris-SG (26 ans), devrait finalement rejoindre la Premier League et Newcastle, désormais entraîné par Sam Allardyce. Bleu Rouge BENJANI DE RETOUR EN FRANCE ? – L’attaquant zimbabwéen Benjani Mwaruwari, toujours sous contrat avec le club anglais de Portsmouth, aimerait revenir jouer en France, et plus particulièrement à Marseille. Benjani a inscrit six buts cette saison avec Portsmouth, où il évolue depuis janvier 2006. – A. B. MANSARÉ EN PREMIER LEAGUE. – Au courant de l’éventuelle arrivée de Gautier Akalé à Toulouse, Fodé Mansaré aimerait changer d’air. Les deux hommes occupent en effet le même poste, le couloir gauche. Âgé de vingt-cinq ans, Mansaré intéresse plusieurs clubs anglais. Reading, Portsmouth et Bolton sont venus le superviser à maintes reprises. – G. D. Le Dynamo Kiev veut Bangoura Jaune Bleu Jaune SIBIERSKI À WIGAN. – Antoine Sibierski, le milieu offensif français (33 ans), a quitté Newcastle mais reste en Premier League. Il a signé à Wigan. NIVET SERA CAENNAIS. – Hier, Fred Deschamps, membre de la cellule recrutement du SM Caen, laissait entendre dans les colonnes de OuestFrance que l’arrivée de Benjamin Nivet, trente ans, était loin d’être acquise. En fait, de source proche du club, un accord avec le milieu troyen a été trouvé. Il reste désormais aux deux clubs à s’entendre. Cette saison, Nivet, qui aura donc passé plus de cinq saisons dans l’Aube, a débuté 30 rencontres de L 1, marqué 6 buts. Aussi, le milieu de terrain de Laval (National) Rémi Gomis (23 ans) a signé un contrat de trois ans avec Caen. – D. D. GUILLAUME DUFY et RÉGIS TESTELIN (avec E.M. et J.-P.R.) Laurent Fournier a rencontré les dirigeants du Mans, hier après-midi, pour évoquer la succession de Frédéric Hantz, parti à Sochaux. Henri Legarda, le président du MUC, a prévu de donner une réponse à l’ancien entraîneur du PSG vendredi. Après avoir pensé à Guy Lacombe, il hésite désormais entre Fournier et Rudi Garcia, l’entraîneur de Dijon, qui n’est pas libre car il lui reste deux années de contrat. Ce dernier sera reçu aujourd’hui. Legarda, qui a appelé le président de Dijon lundi soir, a en tout cas déjà défini un critère : il veut que son prochain entraîneur vienne seul et travaille avec le staff actuel. – S. Ta., G. D. METZ : DE TADDEO A SIGNÉ. – Comme prévu (voir L’Équiped’hier), Francis De Taddeo a paraphé hier après-midi une prolongation de contrat de deux ans. Il est désormais lié au club mosellan jusqu’en juin 2010. Directeur du centre de formation messin pendant dix ans, De Taddeo vient de vivre sa première saison sur le banc de l’équipe professionnelle. – L. D. RAVERA TRÈS PROCHE DE GUEUGNON. – Victor Zvunka restera-t-il à Gueugnon ? En conflit avec le directeur général, Michel Docquiert, il pourrait être remplacé par Alain Ravera, l’ancien technicien de Guingamp. Hier, le président des Forgerons a appelé Noël Le Graët, son homologue de l’En Avant, pour prendre des renseignements. Ravera est également pressenti pour devenir l’adjoint de Pierre Dréossi, l’entraîneur de Rennes. – G. D. BONNEVAY À NIORT. – Son nom a été cité au Paris FC, à Rennes, à Gueugnon et à Créteil. Mais c’est avec les dirigeants de Niort, qui cherchaient une solution depuis le départ de Faruk Hadzibegic, que Jacky Bonnevay a signé un contrat de deux ans. – G. D. GR É G O I R E EN T RA Î N EU RJOUEUR D’ORLÉANS. – Stéphane Grégoire, l’ancien défenseur central de Dijon, entraînera Orléans la saison prochaine. Il s’est mis d’accord avec les dirigeants du club de CFA pour un contrat de deux ans, avec option pour une saison supplémentaire. Âgé de trente-neuf ans, il a également accepté de jouer encore une saison. – G. D. Noir Noir L’AS ROME VA AGIR POUR FAUBERT. – Âgé de vingt-trois ans et sous contrat jusqu’en 2001, Julien Faubert n’a jamais été aussi proche de l’AS Rome, vainqueur de la Coupe d’Italie. Les dirigeants italiens ont en effet prévu dans les prochaines heures de transmettre une offre, apparemment insuffisante pour les Bordelais qui veulent récupérer 10 millions d’euros. – G. D. devra pas tout chambouler. Il faudra que l’équipe soit confortée dans son développement. » L’arrivée de Didier Deschamps ravirait M6, qui veut absolument faire un gros coup, mais il serait cher et exigeant. Didier Tholot ne serait pas assez « connu » et Jean-Louis Triaud ne serait pas favorable au retour de JPP, jugé un peu juste. Deux pistes semblaient hier soir privilégiées par les dirigeants bordelais : Laszlo Bölöni, juste derrière Laurent Blanc assisté d’un ancien Montpelliérain (Baills ou Bernardet ?). L’hypothèse Blanc, dont le nom a été cité plusieurs fois depuis des années, aurait été ramené à la surface par Michel Pavon. Il a l’avantage de séduire M6 et de rassembler la direction du club girondin autour d’un nom. Laurent Blanc (41 ans) aurait réservé sa réponse pour aujourd’hui. Si Laurent Blanc hésitait une nouvelle fois à franchir le pas, la solution de rechange mènerait à Laszlo Bölöni. L’ancien entraîneur de Monaco avait failli entraîner Bordeaux en 2002, lorsque Elie Baup avait failli s’engager avec l’Athletic Bilbao. Il connaît bien Jean-Louis Triaud. Le Mans : Fournier ou Garcia ? 8 Bleu Rouge Noir Jaune RUGBY TOP 14 (finale) « Plus vite que prévu » RENÉ FONTÈS, président de Clermont, se réjouit de la montée en puissance de son club, en avance sur ce qui était programmé. CLERMONT-FERRAND – de notre envoyé spécial Capacité 133 850 places, 10 648 spectateurss en moyennee cette saison. Lorsque la quatrième tribune (côté entrée principale) sera achevée en octobre, le stadee comprendra 155 000 places dont 13 500 assises. assises Le club a investi 12 millions d’euros pour transformer le Michelin en enceinte ultra-m moderne avec la construction d’une tribune nord et d’une sud. Cette dernière, outre 1 500 places assises, abritera des loges pouur les partenaires. Le siège du club s’installera au rez-de-chausséee de cette quatrième tribune, ainsi que des salons. La tribune no nord, achevée depuis plusieurs mois, sera réservée aux joueurs, ave vec notamment la salle de musculation. LE CLUB Clermont-Auvergne Fondé en 1911. Budget : 12 millions d’euros. ● Budget 2007-2008 : 13,8 mill (+ 15 %) ● Palmarès : 7 fois finaliste du Championn (1936,1937, 1970, 1978, 1994, 1 Coupe de France (Challenge Yv vainqueur en 1938, 1976, 1986. Vainqueur du Bouclier europée en 1999 et du challenge europée ● ● René Fontès t fait les gros yeux à chaque fois qu’on lui dit qu’ASM = Michelin. « Le jour oùù j’a ’aurai a décroché dé é cette casserole, j’aurai ’a réussi réu ma mission », confiait-il à L’Équipe Équipee le 27 mars 2006 Éq 2006. L’ASM ASM (Association sportive montferrandaise) (Associati possède 95% des parts de la société anonyme sportive professionnelle ASM Clermont-Auvergne. Là où ça se complique, c’est que la pelouse appartient à Michelin – comme une grande partie du quartier autour de l’usine – mais… que les tribunes ont été financées par l’ASM. René Fontès dent pas ou se marchent sur les pieds. Là, on est arrivés à une synergie remarquable. – Cette semaine, comme souvent, vous n’étiez présent physiquement à Clermont que mardi. Comment faites-vous pour gérer le club d’aussi loin ? – Cette semaine, je leur laisse encore plus de plus de liberté. Je ne vois pas bien ce que je pourrai apporter, à part des complications... On a un directeur général, Jacques Pineau, qui représente l’autorité du club au quotidien. On a trouvé un mode de fonctionnement basé sur une confiance incommensurable. Quand il parle, il le fait en mon nom ; lorsque je parle, je le fais également en son nom. – Si vous remportiez le titre de champion de France samedi, seriez-vous capable d’arrêter ? – (Il marque un temps d’arrêt, sourit.) C’est possible, possible. Ça fait même partie des boutades que j’ai lancées (il y a plusieurs semaines). Je me poserais au moins la question. C’est un événement qui nous obligerait à reconsidérer les choses… Après, il faudrait que mon départ soit utile au club. On ne fait pas ça comme ça. – Il y a un an, vous disiez découvrir encore tous les jours ce monde du rugby et que ce qu’il y a en vitrine ne correspond pas à l’arrière-boutique… – Je n’ai pas changé de jugement. Je crois qu’il faut connaître l’arrièreboutique, je ne suis pas sûr d’en connaître tous les recoins. Mais j’en connais un de plus qu’il y a deux ans. C’est comme dans une famille : il y a les parents éloignés, les parents proches. J’ai l’impression de m’être rapproché, sans forcément encore être complètement admis par la totalité de la famille. – De l’extérieur, votre club donne une image tranquille, pas clinquante… – (Piqué.) Le clinquant ne fait pas partie de ce qui nous attire ; si nous avons des supporters raisonnables, nous ne pouvons que nous en féliciter. La piste que je voudrais continuer à suivre est celle de la sérénité. Si le fait d’apparaître serein constitue un handicap, il faut me le dire. Nous ne sommes pas un club qui fait des coups, nous n’avons pas l’intention d’en faire ; on veut rester rigoureux, précis, pour être de plus en plus professionnels. – Le club ressemble-t-il à sa ville ? – On reproche souvent aux Auvergnats de ne pas faire de bruit ou pas suffisamment. Eh bien, il n’est pas anormal que le club ressemble à sa ville. Mais, quand il se déplace, ce club est reconnu comme sérieux. J’aimerais qu’on conserve cette image, quitte à ce qu’elle apparaisse, et je le regrette, comme passéiste et pas suffisamment révolutionnaire. J’attends qu’on parle de nous en qualité de jeu et résultats sportifs. » ARNAUD REQUENNA (*) Cogérant du groupe Michelin, décédé accidentellement en mai 2006, à quarante-trois ans. Jean-Marc Lhermet Vern Cotter (manager, 39 ans) Originaire de Vichy, l’ancien troisième ligne international (3 sélections) et capitaine de l’ASM a perdu deux finales (1994, 1999). Ingénieur chez Michelin, il a traversé la rue pour devenir responsable du centre de formation puis manager. (entraî aîneur, în 45 ans) Ancien numéro 8, il a longtemps joué en France (presque dix ans), mais jamais au plus haut niveau : Rumilly, Lourdes, Saint-Pol-sur-Mer, Saint-Junien. En Nouvelle-Zélande, il a entraî aîn îné Bay of Plenty (coach de l’année en 2004) avant de devenir l’adjoint des Crusaders (vainqueurs du Super 14 en 2005 et 2006). STADE FRANÇAIS (66e adjointe au maire, 55 ans) Née Dulac, Marseillaise d’origine, elle fut une grande basketteuse, trois fois championne de France avec le Clermont Université Club. Elue adjointe au maire Serge Godart (PS), elle siège depuis 1995 et s’occupe des sports. Elle est l’épouse de Jacques Rougerie, expilier ou talonneur (1 sélection) et père d’Aurélien. Le tableau final Jeanjean enfin d’attaque Six ans après son titre avec Toulouse, suivi par des années de galère, il espère être sacré avec Paris. ROSE. Voilà une couleur qui poursuit Nicolas Jeanjean. Tout d’abord quand tout lui sourit. Avec Toulouse en 2001, il décroche son unique titre de champion de France remporté aux dépens de Clermont (34-22). Suit dans la foulée la première de ses neuf sélections avec les Bleus, contre l’Afrique du Sud, et la victoire à Johannesburg (23-32). Samedi, sous d’autres couleurs mais toujours avec la même dominante, il disputera, à 26 ans, sa deuxième finale, avec le Stade Français. Encore une fois contre Clermont. Mais, entre les deux, Jeanjean a broyé du noir. « Aujourd’hui, je n’ai plus mal nulle part », assure-t-il. Allusion à des mois de galère, à des pépins musculaires en cascade à partir de 2003 et à une fracture de la jambe gauche en février 2005 qui a mis en pointillé sa carrière pendant un an et demi. « On s’entraînait beaucoup en opposition à Toulouse, raconte-t-il. Et moi, avec mon tempérament, je m’engageais. D’où le risque de prendre des coups à répétition, de me fatiguer. Généralement, je débutais très bien les saisons, mais j’avais du mal à les terminer. Je regardais les phases finales des tribunes. » Pour la première fois depuis 1998 et sa venue de Montpellier chez les juniors de Toulouse, c’est plutôt le contraire qui se produit. Nicolas Jeanjean est arrivé blessé au Stade Français l’été dernier. Une tendinite tenace au tendon d’Achille droit. « Galthié m’a toujours conseillé de ne pas forcer, de me préserver et de me soigner. J’ai disputé les deux premiers matches amicaux et je me suis soigné pendant trois mois. Je suis revenu pilepoil pour les tests de novembre, quand le club avait besoin de moi. J’ai enchaîné les matches. Et puis je me suis donné une déchirure à une cuisse au mois de janvier contre Calvisano en Coupe d’Europe. » Mental de triathlète Un coup d’arrêt sans conséquence, puisque le Top 14 faisait relâche sept semaines pendant le Tournoi. « À la reprise, en mars, je ne pouvais pas prétendre à une place, puisque je n’avais pas de temps de jeu depuis longtemps. » Mais, sur les cinq derniers matches, il a été quatre fois titulaire. « Enfin, je peux m’entraîner normalement, jouer normalement, finir les matches. C’est une formidable sensation. » Et, pour une fois, disputer la phase finale. « Je ne veux pas m’apitoyer sur mon sort. Quand je pense à Benoît Baby, à Xavier Garbajosa ou à Jimmy Marlu. Eux aussi, ils ont eu leur lot de soucis. » Cette fois, c’est lui qui a bénéficié du malheur des autres. Et ce n’est surtout pas un hasard si Fabien Galthié lui a accordé sa pleine confiance, tout d’abord en le positionnant à l’aile, puis en le titularisant à l’arrière, à la place d’Ignacio Corleto, blessé. À le voir, il y a encore deux semaines, écraser tous ses coéquipiers lors des monumentales séances de physique d’Alex Marco, ce n’était pas étonnant. Un héritage de son mental de judoka et de triathlète. Il a apporté aussi à l’équipe sa force de pénétration sur les relances et, surtout, son jeu au pied très puissant. « Après notre grande saison, il faut terminer en beauté. En 2001, j’étais insouciant, c’était plus jubilatoire. » Clermont se prêtera-t-il une nouvelle fois à ce plaisir ? Pas évident. FRANCIS DELTÉRAL Demi-finales Finale Vendredi 1er juin, à Bordeaux Stade Jacques-Chaban-Delmas q STADE FRANÇAIS - Biarritz 18-6 Stade Français Clermont Samedi 2 juin, à Marseille, Stade-Vélodrome Toulouse - CLERMONT Samedi 9 juin, à Saint-Denis, Stade de France, 21 heures (Canal + et France 2) 15-20 LE JOURNAL DE LA FINALE STADE FRANÇAIS Szarzewski sans retenue Le talonneur Dimitri Szarzewski, opéré de l’épaule gauche le 9 février dernier, s’est entraîné normalement, hier après-midi, avec l’accord de son chirurgien. Il s’est engagé et a été rassuré sur la solidité de son épaule. Pedro Ledesma (genou droit) est resté aux soins, Stéphane Glas (adducteurs) – forfait au dernier moment pour la demi-finale contre Biarritz –, et David Skrela, touché à Bordeaux (béquille), se sont entraînés sans problème. – F. D. CLERMONT Dans la bonne humeur Hier matin, sur le terrain d’honneur, les Clermontois soumis à une météo capricieuse partagée entre bourrasques et rayons de soleil piquant, se sont échauffés avant de se scinder en deux groupes avants-trois-quarts. Les hommes forts ont surtout travaillé les conquêtes aériennes tandis que les troupes légères ont répété les tactiques sur les déplacements au large avant que tout le monde se retrouve pour une répétition d’ensemble. La séance s’est terminée dans la bonne humeur par une étreinte collective. Les deux deuxième-ligne blessés, Jamie Cudmore (muscle pectiné cuisse gauche) et Thibaut Privat (genou droit) sont restés aux soins. Si le second a des chances de jouer, le premier en revanche est très incertain. En cas de forfait, Loïc Jacquet débuterait la rencontre. Les Clermontois arrivent ce soir en région parisienne du côté de Roissy. – S. T. CHAMPIONNATS NCAA DOPAGE Deux ans pour Dehiba Moins de deux semaines après ses 19’’69 sur 200 m, le sprinteur de vingt et un ans est l’attraction des Championnats universitaires américains. 19’’69, meilleure performance de l’année, sixième chrono le plus rapide de l’histoire : le 26 mai dernier, à Gainesville (Floride), Walter Dix n’a pas seulement amélioré de 44 centièmes son propre record du 200 m. Il est entré avec fracas dans le grand monde du sprint. Presque deux semaines après son exploit des finales régionales universitaires, il sera, la nuit prochaine, au départ des séries du 100 m des Championnats NCCA (*), qui se déroulent jusqu’à samedi à Sacramento. Fils d’une coureuse de 800 m et d’un spécialiste du 400, Dix a grandi au bord des pistes floridiennes. « J’ai toujours baigné dans ce sport, raconte cet étudiant en communication. J’en suis tombé amoureux en le regardant. J’allais souvent aux compétitions. » Incité par sa mère, qui entraîne l’équipe féminine du collège, il chausse ses premières pointes en En plus de la boutique à l’entrée du stade, boulevard de la République, le club en a ouvert une seconde, place de Jaude. « On a battu tous nos records de merchandising », expliquait René Fontès, il y a quelques semaines, avant la qualification lifi ti pour les l demies. d i LL’’ASM sera aussii indirectement impliquée par la prochaine construction d’une galerie commerciale (qui comprendrait notamment un McDo et une pharmacie) juste devant le stade MarcelMichelin. En effet, les terrains, dont elle a la jouissance, lui appartiennent jusqu’à la rue… Alors si le club n’investira rien dans ce bâtiment ou le parking souterrain, il en retirera inévitablement des retombées pour sa boutique… et des loyers, en tant que propriétaire. Christine Rougerie Jacques Pineaau (directeur gén géénéér éral, 633 ans) Demi de mêlée des finalisstes de 1970 contre La Voulte (défaite 3-0), il est les yeux et les oreilles de Fontès. Il a été responsable de divers services financiers pour Michelin dans différents pays européens. Dix en numéro un de notre correspondant LE BUSINESS classe de cinquième. Puis son père devient son entraîneur quand il entre au lycée de Coral Springs (Floride). Taillé comme un joueur de football américain (1,82 m pour 85 kg), le lycéen se voyait plus d’avenir avec un ballon dans les mains. Parallèlement à l’athlétisme, il occupe pendant trois ans le poste de cornerback. « J’avais prévu de jouer au football toute ma vie, explique-t-il, mais quand je suis arrivé au lycée, j’ai vu que tous les bons postes nécessitaient de la vitesse. Alors, je me suis mis à courir. » En terminale, ce fan de Jesse Owens décide de se consacrer au sprint plutôt qu’au football, même s’il ne s’y trouvait pas mauvais : « Quand je jouais (au football), personne n’arrivait à m’approcher. » À dix-huit ans, Dix court déjà très vite. Meilleur lycéen du pays en 2004, il possède des records à 10’’28 sur 100 m, 20’’54 sur 200 m et 7,39 m en longueur. « Au lycée, il était déjà costaud physiquement », explique Cédric Nabe, sprin- teur suisse (10’’29 au 100 m) qui court avec lui depuis trois ans à l’université de Florida State (FSU). Convoité par les meilleures universités du pays, Dix signe à FSU pour rester près de sa famille. Dans cette fac située à Tallahassee, au nord de la Floride, il compte deux frères et un cousin, et surtout il intègre une équipe qui monte dans la hiérarchie nationale (l’équipe masculine a remporté le titre NCAA en 2006). Un départ très perfectible Dès sa première année à FSU, le « Freshman » bat le record américain junior sur 100 m (10’’06) et remporte le titre NCAA sur la même distance. L’année suivante, en 2006, il s’impose sur 200 m en salle et en plein air, titre qu’il a conservé cet hiver. Doté d’un départ moyen, Dix n’excelle sur un 100 m qu’après 20 à 30 m de course à partir desquels son cycle de jambes ultrafréquent fait la différence. Bien que son buste reste incliné vers l’avant tout au long de la course, l’Américain parvient à monter les genoux haut et vite jusqu’à la ligne d’arrivée, même sur 200 m. « Son départ n’est pas très bon, mais il a un “ turnover ” de dingue, explique Nabe. Après 30-40 m, “ Walt ” est capable de revenir sur n’importe qui. Même sur 60 m en salle, il arrive à faire des temps canons (6’’59). » D’après Nabe, Dix a travaillé ses départs en starting-blocks quasiment à chaque entraînement cette saison. Les séances que lui concocte Bob Braman, son entraîneur, incluent notamment beaucoup de répétitions de sprints allant jusqu’à 250 m. Leur durée n’excède généralement pas plus de deux heures par jour. « Cette saison, il se donne à fond, estime Nabe. Il ne compte plus seulement sur son talent. » S’il est difficile d’imaginer une défaite de Dix sur 200 m, l’issue du 100 m est PAGE 8 plus indécise. Auteur de 10’’05 à Gainesville juste avant son 200 m record, Dix aura face à lui Trindon Holliday (10’’07), un athlète de poche (1,68 m) qu’on présente comme son principal rival. Footballeur à Lousiana State, comme l’était Xavier Carter, Holliday possède un départ fulgurant. Assez pour déstabiliser Dix ? « Walt ne sera pas intimidé, assure coach Braman. Il sait comment faire bloc contre la pression. » « J’ai une mentalité “ inhumaine ”, confiait Dix l’an dernier à une télé locale. Je pense que beaucoup de coureurs ne l’ont pas sur la piste. » Un mental qu’il doit certainement à l’une de ses passions, la boxe, qu’il disait encore pratiquer à l’occasion, l’an dernier. CAMILLE VANDENDRIESSCHE (*) Plus grande organisation sportive universitaire au monde, la NCAA (National Collegiate Athletic Association) organise les différents Championnats nationaux universitaires, très populaires aux États-Unis. La commission d’appel de la FFA s’était réunie le 22 mai dernier pour examiner le cas de Hind Dehiba, suspendue deux ans pour dopage à l’EPO après son passage en première instance, le 4 avril dernier. La recordwoman de France du 1 500 m (4’0’’49) estimait avoir eu l’occasion de mieux détailler les conditions de son contrôle inopiné, mais la commission d’appel n’est pas revenue sur la première décision. Dehiba avait été contrôlée par l’Agence française de lutte contre le dopage (AFLD) à l’issue de sa garde à vue, le 24 janvier dernier, après avoir été arrêtée à Roissy au retour d’un stage à Albuquerque (États-Unis). Les douaniers avaient découvert hormones de croissance et matériel de perfusion dans les bagages du couple Dehiba (Fodil est le mari et l’entraîneur de Hind) et de Régis Bordier, un sparring-partner. Fodil Dehiba ayant déclaré que ces produits étaient destinés à sa consommation personnelle, son épouse avait été mise hors de cause. – D. R. MEETING DE SOTTEVILLE Sdiri et Lamalle en forme Hier, en longueur, Sdiri avait sous les pointes bien plus que les 8,20 m nécessaires pour les Mondiaux d’Osaka (25 août - 2 septembre), mais il mordit 5 sauts à plus de 8,30 m. « Je suis très déçu, surtout qu’en réalisant 8,01 m au 1er essai sans prendre la planche je pensais pouvoir aller très très loin, dit-il. Même si le vent était dur à gérer. » En réalisant deux fois 12’’91 sur 100 m haies, Adrianna Lamalle a elle aussi fait un pas vers les minima (12’’80). « Il faut que j’améliore mon départ pour avoir une course plus fluide et linéaire. Si je veux être finaliste aux Championnats du monde, il faut que je sois régulière à 12’’80. » Lors des séries du 110 m haies, le vice-champion du monde juniors Samuel Coco-Viloin s’est fracturé un bras en tombant une fois la ligne franchie, après avoir porté son record personnel à 13’’73. – M. V. HOMMES. 100 m (+ 1,1 m/s) : 1. Campbell (JAM), 10’’14 ; 2. Mbandjock, 10’’32 ; … 8. Alerte, 10’’80. 100 m B (+ 0,9 m/s) : 1. Nthepe, 10’’33 ; 2. Eyana, 10’’38. 200 m (+ 0,5 m/s) : 1. Campbell (JAM), 20’’62. 3 000 m : 1. L. Ndiwa Remmy (KEN), 7’46’’53 ; 2. L. Komon (KEN), 7’47’’18 ; … 4. Belabbas, 7’50’’78. 110 m haies (+ 2,3 m/s) : 1. Demenyuk (UKR), 13’’50. Perche : 1. Guigon et Chemov (RUS), 5,50 m. Longueur : 1. Allimond (USA), 8,17 m (+ 0,4 m/s) ; 2. Sdiri, 8,01 m (+ 1,8 m/s). Marteau : 1. Lingua (ITA), 76,95 m ; … 3. Figère, 73,67 m. FEMMES. 100 m haies (+ 1,2 m/s) : 1. Lamalle, 12’’91. En séries : Lamalle, 12’’91 (+ 1,4 m/s). ARRON PROGRESSE MAIS PAS ASSEZ VITE. – Un couloir avait été réservé à Christine Arron au départ du 200 m de Villeneuve-d’Ascq, vendredi prochain. « Elle n’y sera évidemment pas, a expliqué hier son entraîneur, Stéphane Caristan. Elle progresse doucement mais pas assez vite, 5 % par mois. On est à 90 % de ses capacités. On ne peut pas parler de retard dans la mesure où on n’a pas fixé de date pour son retour. Je ne vais pas l’envoyer à l’abattoir. » Caristan, qui entraîne la Guadeloupéenne depuis février, ne s’affole pas, « tant qu’on n’est pas au scénario catastrophe », où la détentrice du record d’Europe du 100 m (10’’73 en 1998) ne pourrait pas effectuer son retour aux Championnats de France à Niort (3-5 août), trois semaines avant Osaka. IRM RASSURANTE POUR POGNON. – Ronald Pognon a passé hier une IRM du quadriceps de la cuisse gauche qui a confirmé qu’« il n’y a plus de déchirure », selon son coach, Pierre-Jean Vazel. « Il reste juste une petite trace, précise Vazel, et le médecin nous a demandé de rester prudents jusqu’à la fin de la semaine. Jusqu’à samedi, Ronald continuera donc à s’entraîner à 90 % et il préparera ensuite sa rentrée à Oslo (le 15 juin). » Soit un mois après Doha, date initiale de sa rentrée. MERCREDI 6 JUIN 2007 Bleu Rouge Noir Jaune Rouge (pré résident, és 65 ans) Chez Michelin, il a été responsable du personneel du groupe, patron de Michelin Europe et, sur la fin, a siégéé au conseilil d’administration. Proche d’Edouard Michelin (décédé en mai 2006), qui lui a demandé de prendre le club en 2004. Il a su gérer les crises (éviction des entraî aîneurs în Alain Hyardet en 2004, Philippe Agostini l’an dernier) sans débordement. ATHLÉTISME SACRAMENTO – (USA) Michelin est partenaire principal (55 à 60%) du club, non actionnaire. L’ASM se dit prête à ouvrir le capital à des actionnaires « d’’oorigine locale ouu auvergnate » (Font (Fontèès)). « Mais encore une fois faut-il les trouver ouver et qu qu’ils ’iils aient une vraie attitude d’actionnaires », précise le président. A propos d’un retrait définitif de Michelin, René Fontès affirme : « Je ne serais plus l’homme de la situation. Mais je n’ai jamais envisagé une telle hypothèse ». Bleu – L’an dernier, vous déclariez : “Derrière Toulouse, Biarritz et Paris, il faudrait un quatrième grand club qui tourne et, pour l’instant, on en est loin.” Et maintenant ? – Là, on en est un peu plus proches. La notion d’année blanche peut exister, mais, sur la durée, il est important que Clermont se tienne dans les quatre ou cinq premiers. Un titre est fait de toutes petites choses, il faut se donner les moyens de faire en sorte que la conjonction des événements fasse que l’“incident” se produise un jour. Mais on s’est rapprochés de la tête plus vite que prévu ; je voyais cela plutôt la saison prochaine. – Qu’est-ce que Vern Cotter a changé au quotidien, qui fait que vous gagnez les matches, qu’il y a un style ? – La caractéristique de Vern, c’est son exigence. Et il joint les paroles aux actes. Les joueurs l’ont compris, admis. Mais je ne voudrais pas que l’apport de Vern mette dans l’ombre des progrès réalisés un peu dans tous les domaines. Il y a ainsi le positionnement de Jean-Marc Lhermet (le manager), sa complémentarité avec Vern. Le risque, dans ce genre de situation, est que les gens ne s’enten- E Jaune Rouge Jaune « On est arrivés à une synergie remarquable » LES RAAPPORTS AVEC MICHELIN Noir Bleu Noir « IL Y A TROIS ANS, auriez-vous signé pour vivre ça : la queue aux guichets, à la boutique ? – Franchement, lorsque j’ai donné une réponse positive, j’avais très largement sous-estimé cet engouement. Cela m’était complètement inconnu dans l’industrie. Je pouvais brasser des centaines de millions d’euros, toute la presse s’en foutait ; là on est sur un budget de 12 millions d’euros et on fait la une des médias… Je comprends un peu mieux maintenant qu’il y ait des gens qui perdent la tête. Le seul souci que j’ai, c’est que personne ne perde la tête, justement, notamment les joueurs. – On va vous rappeler toute la semaine que le club a perdu sept finales du Championnat… – (Du tac au tac.) Je suis totalement insensible à ces références. Si vous conduisez votre voiture en regardant le rétroviseur, vous êtes sûr d’aller dans le mur. Il faut se projeter en avant. Si un club ne le fait pas, il n’existe plus. – Chez Michelin, vous aviez une étiquette de winner qui réussit tout ce qu’il entreprend… – (Amusé.) Ce n’est pas à moi de le dire. (Une pause.) Mais si je n’étais pas un winner, je ne serais pas à la tête du club. Quand Édouard Michelin (*) m’a demandé de prendre l’ASM, il m’a dit : “Fontès, faites ce que vous voulez, mais la seule chose que je vous demande est que si nous allons en finale il faut la gagner.” Pour les joueurs, c’est inscrit dans le marbre. Cela fera l’objet d’une motivation, mais on est là dans l’intimité du club. À Clerm mont, le rugbby c’est.... Photo : Fred Carol/l’Équipe, Prevost, Boutroux, De Martignac, Francotte, Fel. Lundi, il aura soixante-six ans. Il en paraît dixde moins et, hier, seul jour de la semaine où il était à Clermont-Ferrand, René Fontès se trouvait partout : dans son bureau, téléphone collé à l’oreille, dans la tribune principale du stade Michelin pour répondre à la presse, dans un restaurant à côté pour un repas express avec des dirigeants... À la tête de l’ASM Clermont-Auvergne depuis trois ans, cet ancien très haut dirigeant de Michelin, retiré à Eygalières, dans les Bouchesdu-Rhône, mesure tout le chemin parcouru. 9 Bleu Rouge Noir Jaune RUGBY PRO D 2 Le Racing voit grand Le Racing-Métro 92, qui vise un retour rapide dans l’élite, travaille à un projet de stade couvert de 35 000 places. À L’HEURE où le Stade Français s’apprête à vivre sa sixième finale de l’ère Max Guazzini, le RacingMétro 92 fourbit ses armes pour bientôt affronter ses rivaux. On savait le Racing-Métro 92 très actif sur le marché des transferts. De David Auradou à Jeff Dubois en passant par Sireli Bobo, une escouade de joueurs de haut niveau (*) vont renforcer l’effectif du club francilien (12e de Pro D 2 ; 5 millions de budget cette année) la saison prochaine. Lundi, Agustin Pichot, le demi de mêlée des Pumas et du Stade Français, pourrait annoncer qu’il rejoint à son tour les Ciel et Blanc, mais cette politique de recrutement spectaculaire, qui doit permettre au club de lutter avec les ténors de la Pro D 2, ne constitue que le volet visible, à court terme, du grand projet que nourrit le doyen des c lubs professionnels (1882). Au centre de ses ambitions se trouve depuis des mois un projet de stade, porté par Jacky Lorenzetti, président du club, mais surtout patron de Foncia, numéro 1 français de la location et de la transaction immobilières, et par le département des Hauts-deSeine. Implanté sur les installations du s tad e Y ves -du-Ma noir, à Colombes, le projet, déjà voté, a changé de format ces dernières semaines. Il passerait de 20 000 places à 35 000 fermées, sur le modèle de l’ArenA d’Amsterdam ou de l’Allianz Stadium de Munich. Conçu comme « un lieu de vie », il offrirait au Racing-Métro 92, un outil unique dans le paysage du rugby français. Berbizier comme directeur général Des contacts ont été noués avec la star des Springboks. TOULOUSE a contacté Schalk Burger, le troisième-ligne des Stormers et des Springboks, a-t-on appris dans l’entourage du joueur. Approché également par le club anglais des Harlequins, Burger songe, en effet, à quitter son pays après la Coupe du monde. D’autant que certains problèmes politiques agitent la sélection sud-africaine. Récemment, le troisième-ligne Luke Watson, qui est son partenaire en club, a été imposé en sélection à l’entraîneur Jake White par les dirigeants de la Fédération. Cette affaire a pris des proportions conséquentes, car Luke Watson n’est autre que le fils de l’ancien troisièmeligne des années 1970 Cheeky Watson, qui n’avait jamais été pris chez les Springboks parce qu’il préférait jouer avec les équipes de Noirs, démontrant AUCKLAND – de notre envoyé spécial Philippe Benetton, l’entraîneur du Racing-Métro, sera encore aux commandes de l’équipe la saison prochaine. Mais le squad qu’il aura à diriger, vraisemblablement sous les ordres de Pierre Berbizier, sera d’un tout autre calibre. (Photo Laurent Argueyrolles/L’Équipe) tien : « Comme Guy Roux. Nous ferons le point à la mi-saison… De toute façon, ce club n’est pas pour moi une danseuse. Je suis venu pour construire sur la durée. » ARNAUD DAVID (*) Tournaire (Narbonne), Gérard (Northampton), Laussucq (Mont-deMarsan), Russell (Saracens, ANG), Die udé ( Cl erm ont ), W is niesk i (Castres), Lo Cicero (Aquila/ITA), Festuccia (Parme/ITA), Raiwalui (Saracens), Leo (Crusaders, NZL), Govu (Fidji), Lombard (Worcester), Ward (Crusaders/NZL). LES BLACKS TOUJOURS À AUCKLAND. – Contrairement aux Français, qui sont partis dès dimanche pour Wellington, les Néo-Zélandais poursuivent leur préparation à Auckland, et ne descendront dans la capitale que demain en fin d’après-midi. Après avoir profité du lundi férié, les Blacks ont eu hier le débriefing du match de samedi, suivi d’une séance vidéo et d’un entraînement l’après-midi. – I. B. LES BLEUS DANS LE FROID ET LE VENT. – Hier, au cours des deux entraînements programmés (10 oC et fort OTTAWA - ANAHEIM : 2-3 Les attentes d’Onesta Anaheim près du sacre Les Bleus entament leur tournée en Chine contre une sélection coréenne. L’occasion pour le sélectionneur de faire le point. AUJOURD’HUI 14 H 30 (6 H 30, heure française), à Suzhou FRANCE. – Gardiens : Karaboue, Ploquin, Annonay. Joueurs de champ : Roine, Joli, Guilbert,Tuzolana,Abalo,Thomas,Dertrez,Ostertag,Kempe,Krantz,Junillon,Abati, Sohraindo, Mongin, Bosquet. Dans ces conditions, le sélectionneur va opérer une large revue d’effectif avec les meilleurs joueurs du Championnat de France. Il fallait, néanmoins, donner un sens à la tournée et Claude Onesta a très rapidement tracé les objectifs. « Dire qu’elle ne va servir à rien n’a pas lieu d’être. En deuxième rideau, nous disposons d’excellents joueurs qui ont rarement l’occasion de s’exprimer au plus haut niveau. Sachant qu’une blessure peut à tout moment, la saison prochaine, bouleverser notre organisation et perturber l’équilibre de l’effectif, il n’est pas inutile de revoir certains joueurs. Je pense à Guilbert, à nos deux gardiens remplaçants, Karaboue et Ploquin, qui vont avoir du temps de jeu. À Cédric Sohraindo, au poste de pivot, souvent inhibé lors des stages qu’il a déjà effectués avec nous. » Dans l’esprit de Claude Onesta, le moment est d’autant plus idéal que dans les quinze mois qui nous séparent des Jeux, il n’aura plus – ou peu – l’occasion de procéder à un aussi large balayage. « À l’issue des Jeux de Pékin, on assistera à une recomposition assez significative de l’équipe de France. Ce rendez-vous en Chine est la seule opportunité afin d’y voir un peu plus clair et d’envisager la suite. » Des gar- çons comme Joli, Detrez, Tuzolana, Annonay et Roiné doivent donc considérer le rendez-vous comme un réel test d’évaluation. LA CARTE RICHARD Depuis la victoire de l’Euro 2006 en Suisse, Claude Onesta a toujours fait confiance au même groupe lors des grandes échéances et il ne cache pas que pour le prochain Euro et pour Pékin – si son équipe se qualifie, évidemment – il ne changera pas de stratégie. Il lui reste néanmoins à percer une ultime zone d’ombre, celle qui concerne le poste d’arrière droit. Seul Joël Abati, lorsqu’il a été conforté dans ce rôle, a été exempt de tout reproche. Cédric Burdet, le Montpelliérain, et Sébastien Bosquet, le Dunkerquois, ont, en revanche, singulièrement manqué d’efficacité. « Le cas de Cédric est particulier, explique Onesta. Il a été blessé et on doit se parler à la rentrée. En revanche, j’attends toujours confirmation avec Sébastien. Il doit me monter que j’ai raison de continuer à lui faire confiance et de m’intéresser à lui. » S’il va donc lui donner beaucoup de temps de jeu, le sélectionneur va, également, profiter de l’occasion pour se faire une idée très précise de l’Ivryen Thomas Richard. « Avant qu’il ne se blesse en fin de saison, il s’était montré très convaincant, très complet dans son club. Thomas n’est donc pas là par hasard et ce n’est pas un clin d’œil au titre d’Ivry. Il a, je vous l’assure, une vraie carte à jouer. » LE CAS GIRAULT Olivier Girault, le capitaine pendant le Mondial, a disparu depuis et le brassard a été confié, en avril, à Joël Abati. On s’est longtemps posé la question de savoir si le Parisien n’en avait pas profité, finalement, pour se retirer. « Olivier était meurtri puis il a été blessé. Il a ressenti la nécessité de prendre un peu de recul. Il s’interrogeait réellement sur la suite à donner à sa carrière internationale mais nous avons convenu ensemble de nous revoir courant octobre. » Avec le temps de la réflexion et la perspective d’un départ glorieux avec les JO de Pékin, on doute que Girault n’envisage pas un ultime coup d’éclat. Même s’il paraît délicat qu’il puisse reprendre le brassard de capitaine. LAURENT MOISSET COUPE STANLEY (match 4) OTTAWA - ANAHEIM : 2-3 (1-0 ; 1-2 ; 0-1) vent), certains joueurs ont ressorti les bonnets. Le matin, sur la pelouse du Western Suburbs Rugby Football Club, les Bleus ont travaillé l’organisation défensive collective. L’après-midi, pendant que les avants effectuaient un travail de réglages sur mêlées fermées, les trois-quarts se sont concentrés sur les relances. Grégory Le Corvec (vertige) ne s’est pas entraîné. Benjamin Thiery (cheville gauche) a trottiné. Au retour à l’hôtel, l’encadrement s’est rendu à une réception à la résidence de l’ambassadeur de France. – H. I. LANTA QUITTE LYON. – Le directeur sportif du LOU, Christian Lanta, a annoncé hier son départ en raison d’un changement de sa politique sportive sur le long terme. Il avait déjà indiqué qu’il renonçait à entraîner l’équipe première, 6e cette saison. Le président Yvan Patet, de son côté, lui avait proposé de rester comme conseiller technique. « Le projet qui consistait à faire monter le LOU en Élite en deux ans n’est plus d’actualité. J’ai donc demandé au président de me libérer de ma dernière année de contrat », a expliqué Lanta, dans un entretien au Progrès. AGEN : M. STOLTZ ET BOUIC ADJOINTS DE BRONCAN. – Le seconde-ligne sud-africain Matthys Stoltz, frère aîné de Conrad qui part à Pau, qui entraînait cette saison Massy (Fédérale 1), et l’ancien centre international du club, Guillaume Bouic, seront les adjoints de Henri Broncan, la saison prochaine à Agen, rétrogradé en Pro D 2. Koulemine, Ostiglia, Som, Soucaze, Vainqueur, Caucaunibuca, Ahotaeiloa et le Buts. – Ottawa : 19’59, Alfredsson (Schaeffer, Fisher), sup. num. ; 38’, Heatley (Eaves, Spezza). Anaheim : 30’06, McDonald (Marchant, Perry) ; 31’06, McDonald (Niedermayer, O’Donnell) ; 44’07, Penner (Selanne, McDonald). AUCUNE ÉQUIPE canadienne n’a remporté la Coupe Stanley depuis Montréal en 1993. Et la série pourrait se prolonger. Lundi soir, les Ducks d’Anaheim se sont imposés sur la glace d’Ottawa et ne sont plus qu’à une victoire de leur premier titre. À l’issue d’un match particulièrement physique, ils ont dans un premier temps résisté à la furia canadienne lors d’un premier tiers à sens unique (13 lancers à 2) malgré l’absence de leur défenseur Chris Pronger, suspendu. « Ce n’est pas la première fois que l’on arrive à s’en sortir sans lui, notait Carlyle, l’entraîneur d’Anaheim. C’est la preuve que mes joueurs savent donner plus quand on leur demande. » Ultra dominateurs en début de match, les Senateurs n’ont pas su concrétiser cette domination territoriale. Ils ne pouvaient qu’avoir une montagne de regrets après une rencontre qui les placent devant un challenge presque impossible : remporter les trois prochains matches, dont deux à Anaheim (le prochain dans la nuit de mercredi à jeudi). « On a dominé, mais nous n’avons pas été récompensés, regrettait Bryan Murray, l’entraîneur d’Ottawa. Nous avons eu l’occasion de faire un écart. Ensuite, on s’est effondrés. Je ne vois pas d’explication pour le deuxième tiers, catastrophique. » Une fois l’orage passé, les Ducks ont en effet repris les choses en main. Derrière un McDonald super efficace (2 buts en 3 tentatives), à l’image LES ÉQUIPES. – (Samedi, à Wellington, 9 h 30, heure française, en direct sur Canal +.) NOUVELLE-ZÉLANDE : MacDonald – Rokocoko, Toeava, McAlister, Sivivatu – (o) Carter, (m) Kelleher – So’oialo, McCaw, Collins – Williams, Robinson – Hayman, Oliver, Woodcock. Entraîneur : G. Henry. Remplaçants : Mealamu, Tialata, Jack, Masoe, Leonard, Evans, Smith. FRANCE : Castaignède – J. Laharrague, Mignardi, Mazars, Coux – (o) Boyet, (m) Durand – Magne, Chabal, Chouly – Pierre, Papé (cap) – Sourgens, Bruno, Califano. Remplaçants : Ibañez, Mas, Olibeau, Ouedraogo, Forest, N. Laharrague, Thiéry. nouvel international Mignardi, seront toujours agenais le 16 juillet à la reprise de l’entraînement. La semaine dernière déjà, Gelez, Elhorga, Mirande, Narjissi, Barrau et Lafforgue notamment, avaient confirmé ou prolongé leur contrat. Enfin, sur les huit nouvelles recrues qui avaient signé un pré-contrat (avant la descente du club), seuls le pilier Debaty (Perpignan) et le numéro 8 Chavet (Auch) ont, pour l’heure, validé leur engagement initial. – Ch. D. OUEDRAOGO, LA TÊTE À L’USAP. – Hier à Auckland, Fulgence Ouedraogo, le troisième-ligne de Montpellier, champion du monde des moins de 21 ans la saison dernière, qui participe à la tournée de l’équipe de France, a confirmé qu’il aimerait rejoindre Perpignan à son retour de tournée. « Il me reste un contrat Espoirs de deux ans, mais ça bloque un peu avec mon club. A mon retour, je serai fixé mais mon souhait c’est de rejoindre l’USAP. J’espère ne pas arriver au bras de fer. » – H. I. BOXE Un pointage à revoir OTTAWA. – Corey Perry a pris le dessus sur Ray Emery, et Anaheim s’est envolé pour mener 3-1 dans la série face à Ottawa. (Photo Jim McIsaac/AP) de son équipe. « Pour gagner un match, il faut marquer des buts, chambrait tranquillement Scott Niedermayer, deux fois passeur lundi soir pour une équipe qui a gagné cette saison douze matches de play-offs par un seul but d’écart. Nous avons aussi mal commencé que lors du match 3 et nous avons eu de la chance. Mais nous avons su rectifier le tir dans les deux derniers tiers. » Pour Ottawa, l’heure est grave et Bryan Murray en était déjà à tirer les leçons d’un échec maintenant programmer. « Nous nous sommes mis trop de pression, avoua l’entraîneur des Senators. Nous voulons tellement bien faire que c’est contre-productif pour nous. » Ils n’ont plus qu’un match pour rectifier le tir. – M. Ba. VOLLEY-BALL RYBACZEWSKI EST CANNOISE. – Le Racing Club de Cannes a signé un joli coup hier aprèsmidi en s’attachant les services, pour deux années, d’Anna Rybaczewski (1,85 m, 25 ans), notamment courtisée par la Russie et l’Italie. La capitaine des Bleues évoluait la saison dernière à Muszyna, en Pologne, patrie de son père. « Je suis ravie, explique l’explosive attaquante-réceptionneuse, qui a beaucoup appris de son année à l’étranger. Cannes est le meilleur club de France et l’un des plus prestigieux d’Europe. Je vais progresser aux côtés de grandes joueuses et d’un excellent entraîneur (Yan Fang, qui est aussi, désormais, son sélectionneur national). » – G. De. KASIC ENTRAÎNERA LE CANNET. – L’exentraîneur de Nice Mladen Kasic, remercié en janvier dernier, est le nouveau coach des filles du Résultats : Ottawa-Anaheim : 2-3. Anaheim mène la série 3-1. GUILLOT-DIAT RESTE À VILLARD. – L’équipe de Villard-de-Lans de Stéphane Barin a fait resigner le jeune attaquant Cédric Guillot-Diat, vingt-deux ans, qui a déjà joué 104 matches sous les couleurs villardiennes, tant en Espoirs qu’avec l’équipe première. – E. Fu. AVIRON Cannet, quatrièmes de Pro F et qualifiées pour la Coupe d’Europe. – G. De. PARIS : PAES RESTE CONFIANT. – Les soucis financiers de Paris, administrativement relégué en Pro B par la DNCG de la Ligue, n’ont pas abattu le moral de son entraîneur, Mauricio Paes. « Je fais confiance aux dirigeants pour régler ce dossier avec la mairie. Moi, je continue à avancer sur le recrutement,assure-t-il. Le dossier du centre de formation avance bien et nous sommes déjà engagés en Ligue des champions pour la saison prochaine. Après, rien ne nous interdit de disputer cette compétition, même si nous sommes en Pro B… » Même la perspective de devoir réduire l’effectif et les ambitions ne semblent pas l’inquiéter. « Bah, on ne pourra pas viser le Final Four de la C 1, c’est tout. » Au moins, à Paris, on n’a pas perdu le sens de l’humour… – G. De. MERCREDI 6 JUIN 2007 DIX-SEPT BATEAUX POUR AMSTERDAM. – Peu de changements sont à relever dans la composition de l’équipe de France qui disputera la deuxième manche de Coupe du monde, du 22 au 24 juin à Amsterdam. Tous les bateaux phares sont reconduits en l’état par rapport à Linz le week-end dernier. Absent en Autriche en raison d’une fracture de fatigue à une cote, Cédric Berrest ne réintégrera le quatre de couple qu’à Lucerne (13-15 juillet). En revanche, les deux sans barreuse n’ont pas été reconduits, leur résultat à Linz ne laissant pas bien augurer de leurs possibilités pour la suite de la saison. La sélection : HOMMES. Skiff : Peltier. Deux sans barreur : Peron-Cadot. Deux de couple : Macquet-Hardy. Quatre sans barreur : Despres-RondeauChardin-Dor. Mortelette. Quatre de couple : Bernard-Blin-Coeffic-Bahain. Huit : Gallet-Lang-De Lagarde-Don. Mortelette-Valla-Pierson-Lente-Jacquiot ; barreur : Lattaignant. Poids léger. Skiff : Pollez, Pornin. Deux de couple : Moreau-Dufour ; Menet-Di Girolamo, Fa. Dufour-Goisset. Quatre sans barreur : Solforosi-Pouge-Bette-Tilliet, De Wilde-Raineau-Margat-Faucheux. FEMMES. Skiff : Balmary. Quatre de couple : Delas-Dechand-Buniet-Pascal. Poids léger. Skiff : Ribeil. Deux de couple : Simon-Dorfman. LE NUL DÉCRÉTÉ à l’issue du Championnat d’Europe des mouche entre l’Italien AndreaSarritzu et BernardInom, vendredi dernier à Ajaccio, confirme qu’il est temps pour les juges de modifier leur manière de noter. En effet, un boxeur qui remporte d’extrême justesse un round, comme cela a été le cas de Sarritzu, se voit récompensé d’un 10-9. Or lorsqu’un boxeur s’adjuge nettement le round, tel Inom au onzième round, quand l’Italien était au bord du K.-O., il n’obtient, lui aussi, qu’un 10-9. Il faut généralement qu’un homme aille à terre pour qu’un juge choisisse un 10-8. Résultat, Inom, qui méritait la victoire, a dû se contenter du nul. « Pourtant, souligne le Belge Bob Logist, président de la Fédération européenne, je n’arrête pas de répéter aux juges qu’ils ne doivent pas hésiter à mettre un 10-8, même si un boxeur n’est pas tombé. » Si le juge belge Daniel Van de Wiele, qui est arrivé à 114-114 (en revanche, l’Espagnol Vilas avait Inom vainqueur et le Suisse Hausamann s’est prononcé pour Sarritzu), avait noté le onzième round 10-8 (il l’a jugé 10-9, comme ses deux collègues), il serait arrivé à une victoire finale pour Inom et le Français se serait imposé aux points, deux juges à un. « Je reconnais que j’ai hésité à mettre 10-8, avoue Van de Wiele, mais comme Sarritzu a bien fini le round, j’ai préféré 10-9. » Il est également temps que les juges notent de nouveau les rounds très équilibrés 10-10, alors qu’ils s’obstinent à y trouver un vainqueur depuis une dizaine d’années, à la suite des ridicules recommandations de la Commission de boxe du Nevada. – A.-A. F. TOUS SPORTS AG au Racing Club de France ILS SONT 61 candidats pour 30 postes. Le Racing Club de France tente ce soir de se réinventer un avenir, en renouvelant l’intégralité de son comité directeur. À l’issue d’un appel à candidatures, la mairie de Paris avait attribuéau groupe Lagardère, en juillet dernier, la concession du centre sportif de la Croix-Catelan au détriment du RCF, qui jusque-là en tirait l’essentiel de ses revenus. En novembre, le Racing, en grande difficulté financière, était placé sous administration judiciaire et, en décembre, son assemblée générale actait la partition du club, 14 de ses 18 sections passant dans le giron du groupe Lagardère. L’assemblée générale organisée ce soir à la Maison de la chimie, à Paris, doit donc désigner une nouvelle équipe dont les anciens dirigeantsseront absents. Le futur président devrait être désigné le lundi 11 juin. Un terme devrait sans doute être mis, dans la foulée, à la mission de l’administrateur judiciaire. Scrutin uninominaloblige, il est difficile de savoir avec certitude sur qui se porteront les suffrages des 7 000 membres appelés à voter. Toutefois, Jean-Claude Fauvet, directeur général du groupe Lacoste et notamment soutenu par l’ancien international de rugby Franck Mesnel et Étienne Thobois, directeur général du comité d’organisationdu Mondial de rugby 2007, semblerait le mieux placé pour incarner ce Racing de l’après « big bang ». – P. I. NATATION BEY BLESSÉE. – Sarah Bey est maudite. Depuis son arrivée à Antibes en provenance de Canet, l’ancienne recordwoman de France du 200 m papillon accumule les pépins. Après s’être fracturé un doigt fin septembre, ce qui avait eu pour effet de la priver de la saison en petit bassin, voilà qu’elle s’est abîmée la main gauche en chutant dans un escalier ! Pour le moment, la main est trop enflée pour savoir s’il y a une fracture, mais Bey, qui a d’ores et déjà manqué une semaine d’entraînement,est quasiment forfait pour les Championnats de France à Saint-Raphaël (24-28 juin). PAGE 9 Bleu Rouge Noir Jaune Rouge on est obligés de passer par un recrutement qui peut brouiller les pistes sur ce qu’on veut faire, l’idée c’est de renouer avec l’image des plus belles années du Racing CF : promouvoir les valeurs du jeu, du sportif. » Pour mener ce projet, Lorenzetti a un nom en tête. Celui de Pierre Berbizier, comme directeur général sportif. Entre les deux hommes, le pacte semble scellé. « Mais tant qu’il sera à la tête de l’Italie, Pierre ne souhaite pas officialiser sa venue. » Échaudé par les tribulations de son équipe cet hiver, Lorenzetti ne souhaite pas lui fixer d’autres objectifs que le main- McCaw (hanche) et Carter (cheville) ne se sont toujours pas entraînés hier, tandis que Collins (douleur au talon) bénéficiait de deux entraînements, hier et aujourd’hui, pour montrer qu’il est bon pour le service. Le coach des Blacks n’a pas manqué de manifester son agacement concernant la tactique en mêlée des Français. « Onze de nos seize mêlées ont été écroulées, et il a fallu les refaire, parfois même plusieurs fois. Les Français ne poussaient pas droit, ils faisaient exprès de les effondrer. Nous devrions être vigilants par rapport à tout ce qui est négatif pour notre sport. » – I. B. Bleu en entreprises. J’ai toutes les cartes en main pour réussir. » Et si sa vision du développement du rugby risque de faire grincer des dents – « Certains clubs du SudOuest ont du mal à accepter la mutation de ce sport et l’arrivée de l’argent. Soit on veut qu’il reste un sport de villages, soit on veut en faire un sport national et mondial » –, la philosophie qui guide son projet se démarque du « tout-spectacle » qui anime quelques-uns des nouveaux entrepreneurs de la Pro D 2 et du Top 14. « Même si, pour gagner du temps, lorsque les All Blacks avaient infligé aux Bleus un sévère 47-3. Pour Henry, il s’agit de respecter le principe de la rotation des effectifs, et son engagement d’utiliser les trois premiers matches de la saison afin de faire une revue d’effectifs. Côté blessés, seul Mils Muliaina (ischios) est définitivement forfait. En revanche, trois joueurs emblématiques des All Blacks, le capitaine Richie McCaw, l’ouvreur Dan Carter et le troisième-ligne aile Jerry Collins, sont toujours incertains et l’encadrement néo-zélandais attendra jeudi avant de prendre une décision définitive. Ménagés depuis leur sortie en cours de match samedi, Jaune Rouge Jaune le précédent : saison 2010-2011. « C’est notre dernier challenge, affirme Lorenzetti. Ce nouveau projet fera l’objet d’une concertation avec les pouvoirs publics. Il faudra aussi avancer sur la question des transports. Le chiffrage est encore confidentiel, mais j’espère boucler le dossier d’ici à la fin du troisième trimestre 2007. » S’il parvient à ses fins, le nouveau patron du Racing-Métro va donc doter son club de structures qui vont faire des envieux. « Paris est une chance énorme. C’est la région la plus riche en licenciés, la plus riche MÊME SI TROIS JOUEURS restent toujours incertains, hier à Auckland Graham Henry, le coach néo-zélandais, a tenu à annoncer son équipe pour le deuxième test contre la France et les six changements par rapport à la première rencontre. Anton Oliver est titularisé au talonnage, Byron Kelleher à la mêlée, tandis que le rugueux Keith Robinson remplace Chris Jack en deuxième ligne et Luke McAlister prend le relais d’Aaron Mauger au poste de deuxième cinq-huitième (premier centre). En troisième ligne, les NéoZélandais retrouvent leur trio de titulaires infernaux, Richie McCaw étant rejoint par Rodney So’oialo en 8, et Jerry Collins à la place de Reuben Thorne sur le côté fermé. On retrouve ainsi dans l’équipe de départ douze des quinze titulaires qui avaient été alignés le 11 novembre dernier à Lyon ÉQUIPE DE FRANCE HOMMES VOIR PLUS LOIN QUE PÉKIN Quant aux entraîneurs, si Guy Novès repartira pour une quinzième saison de rang, la huitième en qualité de manager général, rien n’est certain pour Serge Laïrle et Philippe Rougé-Thomas. La piste Lacroix-Ntamack, responsables des Espoirs depuis deux ans, n’a rien de sûre. Rougé-Thomas pourrait être reconduit pour les arrières et Yannick Bru, néoretraité, qui est en train de passer ses diplômes d’entraîneur, pourrait prendre en charge les avants à la place de Serge Laïrle, qui se verrait alors confier une autre mission au club. – J. L et F. D. Un faux air de Lyon HOCKEY SUR GLACE Seulement cinq des seize joueurs appelés à disputer le dernier Mondial en début d’année en Allemagne ont été convoqués en Chine. Abati – le capitaine, qui ne jouera pas en raison d’un problème au pouce –, Karaboue, Ploquin, Kempe et Bosquet, les quatre derniers n’ayant d’ailleurs tenu qu’un rôle mineur dans l’aventure. C’est dire si ce premier contact sur les terres olympiques de 2008 a singulièrement perdu de son impact. « Au départ, argumente le sélectionneur, l’idée était pourtant de partir avec le groupe habituel. Fernandez, dont la compagne attend un enfant, a été le premier à demander une dérogation. Nous en avons ensuite parlé lors du tournoi de Bercy et il n’y avait pas adhésion. La plupart de nos joueurs ont été énormément sollicités cette saison, notamment les étrangers. Il était donc plus sage de revenir en arrière, de laisser les gars se reposer. » Beauxis pour pallier les départs de Michalak et Dubois. Il n’a toujours rien proposé à Hasan, en fin de contrat, et s’intéresse toujours à Valbon. NOUVELLE-ZÉLANDE HANDBALL POURQUOI L’ÉQUIPE B ? là son opposition à la politique de l’apartheid. Si Burger est aujourd’hui protégé par White, qu’en sera-t-il après la Coupe du monde ? Le blond flanker des Springboks est une star, mais les sommes évoquées en Afrique du Sud – 660 000 euros par saison – sidèrent. D’autant qu’on peut franchement se demander si sa venue est une priorité dans une équipe qui compte déjà Maka, Dusautoir, Bouilhou, Nyanga, Lamboley, voire Montauriol et Ledevedec. De la même façon, la venue possible du demi de mêlée des All Blacks Byron Kelleher n’a pas manqué d’interpeller. Peut-on penser que c’est une nécessité, lorsque l’on a Jean-Baptiste Élissalde à ce poste ? En tout cas, Toulouse cherche toujours un ouvreur et a contacté Skrela et Noir Bleu Noir « Nous avons décidé de redimensionner notre projet, nous a confié hier Jacky Lorenzetti. C’est une volonté de ma part, mais j’ai l’écoute des politiques. Quand on voit comment Max Guazzini s’est battu pour avoir un nouveau Jean-Bouin, on comprend que le stade est un outil capital. Je veux que ce stade puisse aussi accueillir des spectacles. Une telle enceinte ne peut pas servir qu’une fois tous les quinze jours. On peut aussi faire du naming pour le financer. » Date de livraison du projet ? Comme Toulouse piste Burger 10 Bleu Rouge Noir Jaune TENNIS ROLAND-GARROS (Grand Chelem, terre battue) Qui peut le plus… Serena Williams et Roger Federer ont connu hier des pannes. L’Américaine ne s’en est pas remise. Le Suisse, si. Et comment ! Justine Henin n’a fait qu’une bouchée de Serena Williams (6-4, 6-3). Elle retrouvera demain Jelena Jankovic, l’une des deux Serbes, avec Ana Ivanovic, qualifiées pour les demi-finales. Cette dernière sera opposée à Maria Sharapova. La première demi-finale masculine mettra aux prises Roger Federer et Nikolay Davydenko, qui a sorti le dernier Argentin, bête noire du Suisse, Guillermo Cañas (7-5, 6-4, 6-4). RIEN N’EST PLUS RASSURANT pour un clampin du tennis que de constater que les meilleurs, les as, les cadors, les stars peuvent aussi rater les mêmes coups que lui. Tout manieur de raquette spectateur de la dixième journée du Roland-Garros 2007 a pu hier se rassurer : oui, des monstres tels Serena Williams et Roger Federer ont eux aussi leurs moments « sans », oui, eux aussi font des doubles fautes honteuses, des bois calamiteux, des amorties « bas duf’ ». La différence entre ces deux démonstrateurs du pire tint à la durée et aux conséquences du phénomène. Pour Federer, il ne dura qu’un set, le deuxième du match qui l’opposait à Tommy Robredo (7-5, 1-6, 6-1, 6-2). Comme s’il ne voulait nous faire sentir à tous combien son art était difficile que pour immédiatement mieux démontrer sa maîtrise dans deux derniers sets ahurissants. Le cas de Serena Williams se révéla plus grave. Atone, apathique, cueillie par un break d’entrée, elle subit pendant deux sets la loi d’une Justine Henin qui la dominait, mais oui, en puissance. Dirigeant le jeu avec son coup droit remodelé l’an passé, la Belge effaça sa défaite du tournoi de Miami en un tournemain. Presque sans lutte. Sharapova est là À peine si la robuste Miss Williams fit saillir ses muscles un ou deux jeux, après avoir frappé sa raquette au sol de rage, pour effacer un autre break d’entrée au second set. Ce sursaut ne fut qu’un haussement d’épaules. L’Américaine se laissa ensuite pousser vers la sortie, sans même opposer l’inertie de sa masse. Quasi consentante. La chaleureuse poignée de main entre les deux championnes fut le meilleur moment du match. Même à ses pires moments d’hypertrophie lipidique, jamais Serena Williams n’avait semblé accepter de la sorte une défaite. Elle-même n’en revenait pas. La seule explication plausible de son comportement serait quasi psychanalytique : une inhibition inconsciente par l’écho dans sa mémoire des huées du public parisien au terme de son dernier rendez-vous avec la Belge sur le Philippe-Chatrier dans leur demi-finale de 2003. Peut-être. Ou alors s’agit-il de ces fameuses journées « sans » qui guettent de plus en plus fréquemment les athlètes au fur et à mesure que l’âge avance. Serena Williams était en effet, à vingt-cinq ans et huit mois, la plus âgée des quart-finalistes. La plus jeune, Nicole Vaidisova, dix-huit ans, a disparu elle aussi, victime de la polyvalence de Jelena Jankovic, malgré un très beau sursaut en fin de match (6-3, 7-5). À la frappe destructrice de la Tchèque, la Serbe opposa sa souplesse et, si elle ploya la première fois qu’elle servit pour le match, elle ne céda point. Demain, face à Justine Henin, qui l’a battue cinq fois sur cinq mais toujours en trois sets, défendre ne suffira pas. L’autre demi-finale opposera les deux plus belles plantes du jeu, la blonde Maria Sharapova (trop volontaire pour sa jeune compatriote Anna Chakvetadze) à l’autre Serbe, Ana Ivanovic (bien aidée par une blessure aux abdominaux de Svetlana Kuznetsova, la finaliste 2006). À dix-sept ans, Ivanovic s’était fait un nom en battant Amélie Mauresmo en 2005 à Roland-Garros, où elle avait atteint les quarts. Deux ans plus tard, elle frappe toujours aussi fort, mais avec plus de méthode. La confrontation ne manquera pas de grandeur. L’Argentine a disparu Dans le simple messieurs, dans l’attente aujourd’hui des deux derniers quarts de finale, DjokovicAndreev et Nadal-Moya, on connaît déjà deux demi-finalistes. Le premier est l’invité permanent de ces festivités, Sa Majesté Roger Federer, présent pour la douzième fois de suite en demi-finales d’un tournoi du Grand Chelem (record absolu). L’autre, Nikolay Davydenko, n’est plus un intrus, puisqu’il atteint ce niveau pour la troisième fois de sa carrière. Mais la victoire du Russe sur Guillermo Cañas n’était pas tout à fait attendue, car l’Argentin menait 3-1 dans leurs face-à-face et faisait figure d’épouvantail en début de saison après ses deux victoires sur Federer à Indian Wells et Miami. Mais, pour la première fois depuis 2002, aucun joueur argentin ne disputera les demi-finales du tournoi car, après avoir usé David Nalbandian, Davydenko a su bousculer l’inépuisable « Willy ». Jouant classe tous risques, il récolta le score en apparence hideux de soixantequatre fautes directes en trois sets. Comparées sur le papier aux quinze de Guillermo Cañas, elles sembleraient rédhibitoires. Sur le court, il n’en fut rien. Il avait su faire sortir le marathonien de son parcours. Son succès évite à Federer d’avoir à affronter sa bête noire. À l’inverse, il va retrouver un garçon qu’il a battu huit fois sur huit. En apparence, le Suisse aurait donc fait une excellente opération. Pas sûr. Hier, contre Davydenko, Cañas, incapable de générer de la puissance, a montré ses limites sur terre battue. D’autre part, Davydenko a remarquablement résisté à Federer dans leurs deux confrontations de 2006. On pourrait aussi se demander si, par hasard, la panne totale du Suisse, hier, dans le deuxième set contre Robredo, ne serait pas un peu due à un embryon de « cigare », inconscient sans doute, mais humain. Federer affrontait un joueur qu’il avait battu sept fois de suite depuis une « demi-défaite » en Hopman Cup, compétition mixte quasi amicale. Depuis le début du tournoi, il n’avait rencontré aucun joueur l’ayant précédemment battu. Il menait une manche à rien à sa main contre un garçon qui ne lui avait pris qu’un set en sept rencontres. Dans ces conditions, garder la tête froidement braquée sur le cap ultime n’est sans doute pas aisé. Avec Davydenko, c’est une autre de ses victimes préférées que le numéro 1 mondial va affronter. Mais, depuis qu’il a gagné à Bercy, le Russe n’est plus le même. Il a goûté aux grands titres. Il est né à l’ambition. Lui refaire le coup de la panne ne serait sans doute pas une bonne idée. « Si j’avais gagné, je n’aurais pas eu à endurer l’entraînement sous 90 degrés… » De Serena Williams, évoquant, après sa défaite devant Justine Henin, les conditions d’entraînement qui l’attendent en Floride. ffre i Le ch Depuis Wimbledon 2004 jusqu’à ce Roland-Garros 2007, Roger Federer a systématiquement atteint (au moins) les demi-finales en Grand Chelem, soit une série de 12 tournois de rang. PHILIPPE BOUIN JUSTINE HENIN a remporté une victoire facile face à une Serena Williams trop irrégulière. « PARFOIS, vous aviez l’air dans le match. Et puis vous multipliiez les fautes. Que se passait-il ? – Je ne sais pas. Rien n’allait. D’habitude, je ne mets pas autant de balles dans le filet. C’était frustrant… À la fin du premier set, j’ai vu qu’elle (Henin) avait gagné 30 points et moi 29. Mais je n’avais pas gagné ceux qui étaient importants. Je faisais toutes les fautes, je jouais n’importe comment. – La Serena flamboyante et accrocheuse n’était pas là… – La Serena qui était là a passé son temps à faire des erreurs… Je me disais essaye ci, essaye ça, passe au plan B. Mais, apparemment, mon plan B, c’était de faire des erreurs ON ATTENDAIT une finale avant la lettre entre deux grandes championnes, une belle revanche de la finale de Miami où l’Américaine avait battu la Belge au finish en sauvant deux balles de match. Mais c’est finalement une rencontre très ordinaire à laquelle on a assisté : « J’ai eu un peu peur au début du deuxième set », confia Carlos Rodriguez, le coach argentin de Justine Henin, qui, depuis quarante-huit heures, essayait de faire entrer dans la caboche de sa joueuse qu’elle n’avait qu’une chose à faire : « Se positionner émotionnellement par rapport à son adversaire. » Le reste tombait sous le sens. À partir du moment où elle avait « presque » battu Serena chez elle, sur sa surface préférée, il n’y avait pas de raison que sa Justine n’en fasse pas autant dans un tournoi qu’elle domine depuis trois ans. Pourtant, le début du deuxième set fut assez chaud : « J’ai très bien joué le premier jeu pour la breaker, se souvint Henin. Ensuite, il y a eu un peu de crispation. C’est le seul moment du match où je l’ai ressenti. Puis, elle a gagné son service et, une fois à 0-30 sur mon service, j’ai senti qu’il ne fallait pas laisser filer les choses, qu’il était temps que je m’accroche. Après, je ne me suis plus vraiment sentie en danger… J’ai fait mon boulot, c’est tout ! » Rodriguez, dont le cœur bat au rythme de sa joueuse, ne disait pas autre chose : « Tactiquement, Serena ne savait plus comment s’y prendre mais, pour enfoncer le clou, Justine a eu un peu de faiblesse. Heureusement, cela n’a duré que deux jeux. Face à Jankovic, si Justine se relâche comme ça, elle passera à la trappe. » Invitée à parler de sa prochaine adversaire, une joueuse qui ne l’a jamais battue mais qui lui a déjà posé problème, Justine Henin, retranchée derrière une haie de clichés, expliqua que Jankovic était « une de ces filles de la nouvelle génération qui ne se posent pas de questions ». La double tenante du titre reconnut qu’elle espérait gagner… Mais qu’elle pouvait « tout aussi bien perdre » : « Je ne suis pas intouchable ! Je ne ressens pas ça et je veux l’éviter car ce serait le début de la fin. Le sport est un éternel recommencement… Un jour n’est pas l’autre… Ce sont les petits détails qui font la différence… Il faut savoir garder son calme… Rester focalisée sur les bons objectifs… » Rien que du très banal, mais c’est sa façon d’atteindre son plus haut degré de concentration, elle qui est – ça, elle ne l’a jamais caché – la reine des anxieuses. Elle gagnerait dix Grands Chelems d’affilée qu’elle douterait encore de sa capacité à imposer un niveau de jeu qui, pourtant, ne doit pas être loin de son zénith. SERENA WILLIAMS, défaite 6-4, 6-3 en seulement 1 h 18’, était déçue et frustrée par son faible niveau de jeu. (rires). Et évidemment, c’est un plan qui ne marche jamais. Je n’ai pas saisi les occasions, je n’ai rien fait de ce que j’aurais dû faire. Tout ce que j’ai fait, c’est de rester là. Je l’ai laissée profiter de moi. Et je me suis sentie outragée. j’ai oublié mon carnet de notes dans les vestiaires… – Vous pensez que Justine y a jeté un coup d’œil ? – Non… De toute façon, il n’y a rien làdedans qui l’aiderait… – Avant d’entrer sur le court, vous aviez déjà l’impression que ça n’allait pas bien se passer ? « Je n’ai jamais aussi mal joué un quart de finale de Grand Chelem » – Je n’ai pas fait un très bon échauffement, je n’étais pas dans ma routine habituelle. Je suis très superstitieuse et ça ne se passait pas comme je le voulais, même si ce n’est pas pour ça que j’ai perdu. Rien n’allait ce matin et ça a continué pendant le match. Et puis, – Au début du deuxième set, elle frappe un retour qui tape la bande du filet et vous finissez par perdre le point. Vous vous êtes dit à ce momentlà que, décidément, rien n’était de votre côté ? – À ce moment-là, je ne m’étais pas encore rendu compte que je faisais autant de fautes. Je me suis battue jusqu’au bout, mais je crois que je n’ai jamais aussi mal joué un quart de finale de Grand Chelem. Je n’ai jamais joué de manière aussi laide, aussi affreuse… et tous ces autres qualificatifs que je pourrais utiliser pour décrire mon jeu. – Qu’avez-vous pensé de la manière dont Justine a joué ? – Je crois que tout ce qu’elle avait à faire aujourd’hui, c’était de venir. Elle a bien joué mais je l’ai affrontée dans des matches où elle jouait encore mieux. – Ces derniers mois, vous aviez dit qu’un Grand Chelem pouvait être envisageable. Vous êtes déçue ? – Oui, bien sûr, même si je ne pensais pas ici au Grand Chelem mais à gagner Roland-Garros. – Qu’allez-vous faire d’ici à Wimbledon ? – Puisque j’ai perdu, je dois retourner à la maison, en Floride, où il fait très, très chaud. C’est ma punition. Si j’avais gagné, je n’aurais pas eu à endurer l’entraînement sous 90 degrés… Ça va être horrible mais, malheureusement, c’est ce que je vais faire. » CLÉMENTINE BLONDET Attention, Roger, Nadal n’est pas Robredo ! « CE QU’ON A PU VOIR HIER de Roger Federer est époustouflant et inquiétant à la fois. Paradoxal ? Je m’explique. Époustouflant en effet, car sa fin de match a carrément tourné à l’exhibition. J’ai eu l’impression de n’avoir jamais vu Roger évoluer à un niveau aussi élevé que lors des deux derniers sets contre Tommy Robredo. Il a rebondi de manière incroyable après la perte de concentration qui lui a coûté la deuxième manche. Cela montre sa force mentale. Cela prouve qu’il est un bien meilleur joueur aujourd’hui qu’il ne l’était en Australie en début d’année ou ici l’an dernier. Qu’il est désormais capable, après un passage à vide – et quelle que soit la longueur de celui-ci – de décider de se concentrer de nouveau, de rejouer son meilleur tennis et de donner le coup de poignard fatal à son adversaire sur un simple claquement de doigts. Mais au-delà de toute l’admiration que j’ai pu éprouver pour sa brillante démonstration d’hier en fin de rencontre, je nourris tout de même quelques inquiétudes pour lui. Je n’ai pas pu m’empêcher, notamment, en voyant son éclipse d’hier contre Robredo dans le deuxième set, de penser à celle qu’il avait connue l’an passé en finale face à Nadal et qui lui avait finalement coûté le titre. Après un premier set de pure folie et quasiment magique, Roger avait vu, en quelques points pourris, son jeu se déliter totalement. Il n’avait jamais été en mesure, comme hier, de revenir dans le match et de nous gratifier d’un tel festival. Pourquoi ? Parce que Nadal n’est pas Robredo, tout simplement ! Parce que, entre Rafa et Tommy, il y a précisément tout ce qui sépare un super champion d’un excellent joueur, autant dire un monde. Hier, après le moment d’égarement de Federer dans le deuxième set, Robredo a été dans l’incapacité d’élever son jeu comme cela lui aurait été nécessaire pour enfoncer le clou et s’engouffrer dans la brèche ainsi ouverte. Quand il est revenu à un set partout, on aurait dit qu’il venait d’obtenir son bâton de maréchal et que ce qui venait de lui arriver suffisait amplement à son bonheur. Federer l’a très bien senti et s’en est servi comme d’un tremplin pour éclabousser le central de tout son talent et nous régaler d’un spectacle inouï. Mais je crains que, si une situation similaire se passait de nouveau face à Nadal cette année, la sanction serait la même que l’an dernier pour Roger. Car Nadal, à l’inverse d’un Robredo, est typiquement le genre de joueur qui se nourrit plus que tout autre du moindre relâchement de son adversaire. C’est son carburant, c’est là qu’il puise l’essentiel de son énergie. Et c’est même à partir de ces moments-là qu’il se met à jouer de mieux en mieux. Contre lui, tout moment d’absence risque d’être fatal. » DOMINIQUE BONNOT PAGE 10 MERCREDI 6 JUIN 2007 Bleu Rouge Noir Jaune Rouge « Je me suis sentie outragée » Bleu Rouge « J’ai fait mon boulot » Jaune Bleu Jaune (Photo Nicolas Luttiau) Noir Noir ROLAND-GARROS. – Serena Williams a eu beau chercher au fin fond d’elle-même, il lui faudra encore méditer sur ce qui lui est arrivé hier face à Justine Henin : le jour sans. Henin 6 6 S. Williams 4 3 1122 11 Bleu Rouge Noir Jaune TENNIS ROLAND-GARROS (Grand Chelem, terre battue) Une simple éclipse Roger Federer a déconnecté un seul set avant de battre avec autorité Tommy Robredo. Il affrontera Davydenko en demi-finales. Federer 7 1 6 6 Robredo 5 6 1 2 UNE DEMI-HEURE à l’ombre. Même le génie s’éclipse parfois et le court Philippe-Chatrier en fut l’attentif témoin hier quand Roger Federer s’absenta des sommets du jeu pour redevenir très ordinaire au ras de la terre, perdant le deuxième set de sa victoire en quatre manches face à Tommy Robredo (7-5, 1-6, 6-1, 6-2). Avant, puis après sa descente chez les sim ples mortels, le numéro 1 mondial fut souvent remarquable, parfois écœurant pour l’Espagnol, relégué au rang de fairevaloir en fin de rencontre, bouclée en deux heures. Mais pendant exactement trente-quatre minutes, Federer perdit le fil et accessoirement son premier set en Grand Chelem après une série record de 36 manches remportées consécutivement depuis la finale du dernier US Open (victoire face à Roddick 6-2, 4-6, 7-5, 6-1). Le Suisse fut breaké rapidement par Robredo et commit d’inhabituelles erreurs, comme ces plusieurs coups grossièrement décentrés offerts aux couloirs. Ne pouvant pas davantage s’appuyer sur son service (seulement 27 % de premières balles durant cette manche), il vit défiler les jeux, même s’il sauva quatre balles de set avant de laisser Robredo égaliser à une manche partout d’un coup droit court croisé. Agacé, l’air ronchon, le numér o 1 mond ia l prov oqua quelques murmures d’interrogation dans les tribunes, d’autant que Robredo martelait avec une belle obstination le revers du Suisse, lui aussi en souffrance. Qu’arrivait-il donc à Federer, pas forcément sou- verain lors de la première manche mais qui parut accélérer exactement quand il le voulut pour breaker Robredo en fin de set ? « Pas trop envie de me prendre une tôle » « Je ne vais pas chercher d’excuse, mais le vent était capricieux, analysa ensuite le Bâlois d’un ton tranquille. Je n’ai pas bien joué, c’est évident, mais Tommy a fait preuve de solidité. Il utilisait bien son coup droit alors que je frappais trop à plat au lieu de lifter. Ce n’était pas la bonne tactique. Je n’étais pas dans le match, je ne savais comment jouer, Tommy prenait confiance. Mon service m’a également trahi. » Sorti du match par la double action de l’agressivité de Robredo et de sa propre déconcentration, Federer reprit le commandement de ce quart dès le début de la troisième manche, soucieux de ne pas laisser trop de place au doute. Il sauva une balle de break sur son premier jeu de service, puis ravit deux fois d’affilée l’engagement de Robredo avec une facilité inouïe. L’éclipse était terminée. « Je ne perds pas souvent un set 6-1 (*), j’étais un peu nerveux en attaquant la manche suivante. Je me suis dit : réveille-toi, reste positif autant que possible, réagis !... Et j’ai été mené 15-40 sur mon service… Si je continuais à jouer comme au deuxième set, je me prenais une tôle ! Je n’en avais pas trop envie. » Doux euphémisme et belle maîtrise de l’argot des bords de court. Redevenu efficace au service et très solide au filet où il réussit plusieurs superbes volées dans les deux derniers sets, l’express Federer repartit si fort que Robredo ne put jamais compter sur une nouvelle erreur d’aiguillage. « Je suis revenu dans le match, je jouais avec le vent et j’avais davantage de chances et d’occasions de lui prendre son service, poursuit le numéro 1 mondial. Ce qui s’est passé au deuxième set n’est pas trop un motif d’inquiétude pour moi. Mais pour vous peutêtre… » Franchement ? Non. Même si Federer sait parfaitement que la quête d’un premier titre à Roland-Garros ne tolérera pas d’autre absence de ce type face à des adversaires bien plus expérimentés que Robredo. Le Suisse, qui jouera vendredi face à Nikolay Davydenko sa douzième demi-finale de rang d’un tournoi du Grand Chelem, repoussant encore les limites de son propre record, admet qu’il n’a pour l’instant fait que son travail. « Je n’ai pas le temps de penser à ce record, mais je suis content que cela se passe bien pour moi dans ces tournois du Grand Chelem. Si tu y perds tôt, c’est toujours le désastre. » Un échec face à Davydenko, qu’il a toujours battu en huit confrontations et qui lui évite des retrouvailles avec Cañas, sa bête noire en 2007 (deux défaites à Indian Wells et Miami), serait-il à classer dans cette catégorie ? Sans doute, si près de retrouvailles déjà programmées avec Nadal, même si Federer dresse un portrait très flatteur du puncheur russe au sourire rare : « Auparavant, il était bon, mais pas incroyable, parce qu’il avait quand même des défauts dans son jeu : il ne pouvait pas volleyer, son service était moyen. Nikolay s’est amélioré au fil des années, il est plus régulier, plus constant du fond de court et c’est un joueur très coriace. Mais je suis prêt. » Qui en doutait ? STÉPHANE KOHLER (*) C’était seulement la septième fois en Grand Chelem, sur 145 matches. Le Suisse a aussi perdu un set 6-0, contre Patrick Rafter à Roland-Garros en 1999. Davydenko par K.-O. Le Russe a étouffé un Cañas dépassé par la faculté d’accélération de son adversaire. Davydenko 7 6 6 Cañas 5 4 4 UNE PRÉPARATION IDÉALE Si l’on devait établir aujourd’hui un podium de la saison sur terre battue, la Serbe, avec quinze victoires pour seulement deux défaites, arriverait sans aucun doute en troisième position derrière Justine Henin (12 victoires, 1 défaite) et Jelena Jankovic (23 victoires, 4 défaites, dont une par forfait). Après une demi-finale à Amelia Island, son seul accroc est en fait intervenu à Charleston (échec au deuxième tour contre Zvonareva). Depuis, elle reste sur onze victoires d’affilée, avec en prime un titre dans un tournoi Tier I (l’équivalent des Masters Series masculins), à Berlin. « En arrivant à Roland-Garros, je ne m’étais pas vraiment fixé d’objectif précis, expliquaitelle hier. Mais j’avais confiance, car je sentais bien mon jeu. Je me savais prête physiquement à affronter les meilleures. Ça s’est confirmé. Et, depuis dix jours, j’ai le sentiment d’avoir encore progressé énormément. » UN COACHING SUR MESURE Actuellement sans coach attitré, Ivanovic est conseillée depuis le début de la saison sur terre battue par Sven Groeneveld, ancien entraîneur notamment de Mary Pierce et de Nathalie Dechy, désormais « consultant en coaching » pour Adidas. Leur collaboration fonctionne à merveille. « C’est un Ana IVANOVIC Jankovic à toutes jambes Serbie. 19 ans ; née 6 novembre 1987 à Belgrade. 1,83 m ; 73 kg. Droitière, revers à deux mains. Classement WTA : 7e (meilleur classement). Palmarès : 3 titres (Canberra 2005 ; Montréal 2006 ; Berlin 2007). Sa saison 2007 : victoire à Berlin ; finale à Tokyo ; demi-finale à Amelia Island ; quart de finale à Gold Coast, Sydney et Anvers ; troisième tour à l’Open d’Australie. grand coach et j’apprends beaucoup de lui, n’hésite pas à déclarer la Serbe. Il a été sur le circuit pendant très longtemps et a donc beaucoup d’expérience. Il sait comment jouer les filles du top 10 et me conseille tactiquement. L’avoir à mes côtés est un vrai privilège. Il m’a notamment beaucoup fait travailler mon service en me forçant à varier davantage. Et les progrès sont là. » Le Néerlandais, lui, a le sentiment d’avoir découvert un diamant brut : « C’est sans doute la plus douée des joueuses que j’ai entraînées. Elle est très à l’écoute et a le potentiel pour devenir un jour numéro 1 mondiale. » LES ARMES DU JEU DE TERRE BATTUE Ivanovic peut avant tout compter sur un coup droit dévastateur. Même s’il est davantage frappé à plat que celui d’un Nadal ou d’un Andreev chez les hommes, il constitue une arme idéale sur terre battue afin de prendre le jeu à son compte. D’autre part, si la grande Serbe (1,83 m) éprouvait jusque-là des difficultés à se déplacer sur terre, elle a Jankovic 6 7 Vaidisova 3 5 SANS SURPRISE, Jelena Jankovic s’est qualifiée hier pour les demifinales en faisant prévaloir son jeu de défense sur les attaques incessantes de Nicole Vaidisova. Cette dernière avait décidé de tenter le tout pour le tout et, surtout, d’exploiter la seule faille dans le jeu de Jankovic en attaquant au maximum sur ses deuxièmes services, toujours un peu faiblards. Le ROLAND-GARROS. – Ana Ivanovic attribue une grande part de ses récents progrès aux conseils avisés de Sven Groeneveld, ex-entraîneur de Mary Pierce. (Photo Pierre Lahalle) énormément progressé dans ce domaine, grâce à un intense travail physique. Juste avant sa victoire à Berlin, elle a ainsi passé deux semaines dans l’académie d’Emilio Sanchez à Barcelone. « Par rapport à 2005, quand j’ai atteint les quarts ici pour la première fois, mon jeu a vraiment progressé, estime-t-elle. Physiquement, la différence est énorme. J’ai beaucoup amélioré mon déplacement et désormais je me sens beaucoup plus à l’aise sur terre battue, où vous devez courir da va nt ag e. » Ma lg ré son je u d’attaque, la terre est peut-être sa meilleure surface. « En tout cas, j’ai l’impression que ça le devient ! » LE MEILLEUR TENNIS DE SA VIE Pour arriver jusqu’en quarts, elle n’avait perdu qu’un seul set, en huitièmes face à Medina Garrigues (6-3, 3-6, 6-3). Hier, la première manche de son quart contre Svetlana Kuznetsova, pourtant troisième mondiale, fut bouclée en seulement vingt et une minutes sur le score de 6-0, avec un bilan de deux (!) fautes directes. Une sorte d’état de grâce. « Tout est allé tellement vite que je ne me suis même pas rendu compte de mon niveau de jeu. En tout cas, je n’ai pas commis beaucoup de fautes ; donc, à mon avis, je jouais plutôt pas mal. (Sourires.) » Même si elle se relâcha dans le deuxième set – « J’ai baissé en intensité dans mes coups et elle en a tout de suite profité » –, elle remit ça dans le troisième, un peu aidée il est vrai par une Kuznetsova diminuée par des douleurs aux abdominaux. « J’ai surtout réussi à redevenir très agressive et à lui remettre la pression. Maintenant, le tournoi n’est pas fini. Il me faudra bien gérer mes émotions, faire abstraction du fait que je vais disputer une demifinale de Grand Chelem et uniquement penser à ce que je dois faire pour gagner. » ARTHUR PRALON Puerta : la pluie s’en mêle SASSUOLO – (ITA) de notre envoyé spécial C’EST CE QUI S’APPELLE jouer avec le feu. La pluie exactement. Le ciel d’Émilie-Romagne avait déjà manifesté sa mauvaise humeur en milieu de journée en noyant la région avec un gros orage, ce qui avait obligé les organisateurs du Challenger de Sassuolo à bouleverser leur programme. En saupoudrant leurs terrains avec force terre battue, comme sur un gigantesque tiramisu, ils avaient réussi à remettre leurs courts en état. Mais un certain nombre de matches avait dû être reprogrammés et d’autres reportés au lendemain. Un seul conserva son horaire initial : celui de l’affiche du jour Deuxième mondiale, la Russe a connu un début de saison en dents de scie et une préparation écourtée par une douleur récurrente à une épaule. C’EST L’UNE DES IRONIES de l’histoire. Il était 15 h 9 hier quand Maria Sharapova leva les mains au ciel pour saluer le public du Suzanne-Lenglen. Libérée, presque ressuscitée, la Russe venait d’étouffer sa compatriote Anna Chakvetadze en deux petits sets (6-3, 6-4). Moins de dix minutes plus tard, sur le central, Serena Williams pliait sous les coups de boutoir de Justine Henin. Exit l’Américaine que Youri Sharapov soupçon- nait d’avoir marabouté sa fille Maria. En gagnant son ticket pour les demifinales, un stade qu’elle n’avait jamais atteint à Roland-Garros, la numéro 2 mondiale venait de conjurer le sort. Sa douleur à une épaule, qu’elle traînait depuis le tournoi de Miami à la mi-avril, où elle fut balayée par Serena Williams en huitièmes (6-1, 6-1), semblait d’ailleurs avoir disparu. Miraculeusement. Encore gênée lors des tours précédents, Sharapova ne connut hier aucune défaillance : constante, elle réussit 75 % de premiers services dans le premier set et 72 % dans le deuxième. On la vit pourtant faire quelques rotations des balles de break au deuxième set (1 réussie sur 5 occasions), mais, à chaque fois, elle a passé sa première balle et je n’ai pas pu attaquer. » Jelena Jankovic se montrait heureuse de sa qualification pour les demifinales et avouait qu’il lui avait fallu une sacré condition physique pour résister aux attaques adverses : « Je crois que j’ai fait un grand match en défense. Heureusement, je bougeais très bien. Si cela n’avait pas été le cas, elle ne m’aurait laissé aucune chance. Elle met énormément de poids dans sa balle, que ce soit au service ou en fond de court. » – A. D. SASSUOLO (ATP Challenger, terre battue) Sharapova l’inattendue Sharapova 6 6 Chakvetadze 3 4 système aurait pu fonctionner si Jankovic avait servi beaucoup de deuxièmes balles. Malheureusement pour Vaidisova, la Serbe passa 77 % de premières balles sur l’ensemble du match. « Il n’y avait pas de solution, admettait Vaidisova. Ou j’entrais dans son jeu en acceptant les longs échanges et je n’avais aucune chance, ou je l’attaquais sur chaque balle. J’ai choisi l’attaque, mais, à ce jeu, on fait forcément des erreurs. Dans l’ensemble, j’estime avoir plutôt bien joué, mais elle était vraiment forte et c’est vrai qu’elle n’a pas servi beaucoup de secondes balles. J’ai eu pas mal de épaules. « Je veux juste que les muscles restent chauds, expliquat-elle. J’essaie de faire cela avant chacun de mes services. J’ai débuté dans ce tournoi avec un bon rendement, mais je n’étais pas en mesure de balancer des bombes. Maintenant, je peux frapper davantage, même si, parfois, je sens encore mon bras. » « J’ai connu des hauts et des bas » En recouvrant ses moyens physiques, la jeune Russe a retrouvé son jeu. Et le rythme des matches. Car, depuis sa finale à l’Open d’Australie, où elle avait fait pâle figure face à Serena Williams (6-1, 6-2), elle avait alterné le quelconque et le mauvais. Un abandon en demi-finales à Tokyo (blessée à la cuisse gauche), deux défaites consécutives en huitièmes de finale, à Indian Wells et Miami, forfait à Charleston et Rome et une demi-finale à Istanbul, où elle fut stoppée par Aravane Rezaï. Une préparation écourtée et un bien maigre bilan qui ne laissaient pas augurer d’une telle réussite sur la terre battue parisienne. « C’est vrai qu’il m’est arrivé plein de choses au cours des deux derniers mois, confia Sharapova. J’ai connu des hauts et des bas. Depuis le début de l’année, j’essaie d’être positive. Je me dis : “O.K., tu as des petits bobos ici et là comme MERCREDI 6 JUIN 2007 d’habitude, c’est pas grave.” Mais quand j’ai réalisé à quel point c’était sérieux cette fois… C’était frustrant de ne pas pouvoir tenir une raquette et jouer. On ne sait jamais comment on va reprendre après une interruption. Alors je suis vraiment heureuse de me sentir bien ici. » Au fil des tours, elle retrouve confiance et monte en régime. Accrochée par Patty Schnyder en huitièmes, Sharapova dut effacer deux balles de match pour finalement s’imposer au mental dans le troisième set, au terme d’un marathon de deux heures et demie. Depuis, celle qui répétait ne pas savoir qu’attendre de ce tournoi a infléchi son discours. Quand on lui demande si elle serait surprise de s’imposer ici, la réponse fuse : « Non. » Ferme et définitive. Elle sonne déjà comme une menace à l’adresse d’Ana Ivanovic, son adversaire en demies. GAËTANE MORIN LE NUMÉRO 1 EN POINT DE MIRE. – Pour Maria Sharapova, le tournoi de Roland-Garros comporte un double enjeu. Il lui suffirait de passer un tour de plus que Justine Henin pour reprendre le numéro 1 mondial. Une finale entre les deux jeunes femmes constituerait un vrai combat au sommet. opposant Mariano Puerta, qui devait effectuer son grand retour après un an et demi sans match pour cause de suspension pour dopage, à l’Australien Joseph Sirianni (250e mondial). C’était un risque bien mal calculé pour cette rencontre maintenue à 20 heures alors que la soirée s’annonçait menaçante avec des nuages d’orage couvrant l’horizon. La catastrophe se précisa quand la luminosité insuffisante obligea à déplacer le match opposant le Français Guez à l’Espagnol Lopez d’un court annexe non éclairé au central, repoussant ainsi les débuts de Puerta à un horaire indéterminé. Comme Lopez et Guez s’en donnèrent à cœur joie, il était 20 h 45, la partie en était à 6-5 pour l’Espagnol dans le tie-break du troisième set quand le ciel ouvrit ses vannes. Il était dit que le purgatoire du finaliste de Roland-Garros 2005 devrait durer un jour de plus. Si le temps le permet, c’est à 11 heures ce matin que Puerta devrait reprendre la compétition. – P. Co. JUNIORS : LES GARÇONS EN NOMBRE. – Deux garçons et deux filles disputaient hier le deuxième tour du tournoi juniors. Jonathan Eysseric, vainqueur de Fabbiano (7-5, 6-1) et Benoît Paire, qui a battu Mirtea (3-6, 6-0, 6-2) ont rejoint Stéphane Piro et Jérôme Inzerillo, qualifiés la veille. Cindy Chala et Sherazad Benamar ont en revanche perdu, respectivement face à la Croate Martic (6-2, 6-1) et l’Autrichienne Hofmanova (6-4, 6-3), laissant Alizé Cornet bien seule chez les filles. Les cinq rescapés disputent aujourd’hui le troisième tour. LES SERBES EN FORCE. – Lundi, après la victoire de Novak Djokovic sur Fernando Verdasco en huitièmes de finale, un groupe de Serbes arrosait ça dans le salon des joueurs. La bière et le champagne coulèrent à flots pendant plus d’une heure. Hier, Jelena Jankovic donnait des précisions sur ce groupe de supporters. « Plus les jours passent, plus il y a de monde qui vient de Serbie. On a vu arriver la chanteuse qui a gagné le prix de l’Eurovision, il y avait aussi “Piksi” (le footballeur Dragan Stojkovic) et pas mal d’autres personnes connues. Désolée, mais il va falloir vous y habituer, la force serbe est partout désormais. Où que vous alliez, vous trouverez des Serbes partout, qui gagneront partout ! » – A. D. LE TENNIS EN FAUTEUIL À ROLAND-GARROS. – Après avoir été accueilli sous forme d’exhibition, le tennis en fauteuil fait son entrée cette année officiellement à Roland-Garros sous la forme d’un tournoi doté de 26 900 . Il commence aujourd’hui et se terminera vendredi. Huit « top 10 » masculins seront présents, parmi lesquels les deux Français Michel Jeremiasz (3e mondial) et Stéphane Houet (5e). Dans le tournoi féminin figureront trois des quatre meilleures mondiales dont la française Florence Gravelier (4e). HENIN BATTUE PAR HELEN WILLS. – Le record du nombre de sets consécutifs gagnés à Roland-Garros dans le simple dames depuis l’ère Open a été porté hier par Justine Henin à 31. Dans toute l’histoire du tournoi, une joueuse a cependant fait mieux : l’Américaine Helen-Wills Moody qui avait remporté 40 sets sans en perdre un seul entre 1926 et 1932, si l’on excepte un match perdu par forfait, en 1926, lors des huitièmes de finale. PAGE 11 Bleu Rouge Noir Jaune Rouge Ivanovic 6 3 6 Kuznetsova 0 6 1 FRANCK RAMELLA Bleu La Serbe de dix-neuf ans s’est qualifiée pour sa première demi-finale en Grand Chelem. Une récompense logique qui résulte de plusieurs facteurs. Jaune Rouge Jaune Ivanovic à l’abordage points à défendre et toutes les autres scories inhérentes à l’univers mental du joueur de tennis. Il aime s’amuser. Dans son cas, le plaisir sadique d’excentrer l’adversaire d’un bord à l’autre du court semble être le vecteur essentiel de sa marche en avant. Un seul résiste régulièrement à ces salves de maniaque de l’accélération : son prochain adversaire Federer. Davydenko reconnaissait même aisément avoir simplifié la tâche du divin Suisse. « Si Cañas m’avait battu, Federer aurait eu des problèmes contre quelqu’un qui l’a déjà battu deux fois cette saison, ironisait-il. Et contre moi, sa confiance n’a pas été entamée parce qu’il m’a toujours battu ! En quarts de finale à l’Open d’Australie en 2005, j’ai eu la possibilité de le mettre en difficulté. Mais l’an passé en demi-finales de l’US Open, alors que je me sentais pourtant bien, j’avais été surpris de ne pas bien jouer. Il m’avait battu à plate couture… Pour vendredi, tout dépendra de la tactique à trouver pour le battre. » Noir Bleu Noir ROLAND-GARROS. – Décontenancé par un set raté, Federer ? Pas du tout, retrouvant tout son équilibre et toute sa force, le numéro 1 mondial a ébloui les spectateurs du court Philippe-Chatrier pendant ses deux derniers sets, hier. (Photo Nicolas Luttiau) DÉCORTIQUER les statistiques ne suffit pas toujours pour extraire la substantifique moelle d’un match. Prenons les fautes directes : Davydenko, 64 ; Cañas, 15. Déchéance totale du Russe face au métronome barbichu ? Bien au contraire. Il faut comprendre que si la prise de risques maximale de Davydenko pour écarteler l’Argentin avait eu quelques ratés, l’effet escompté avait fonctionné à merveille. Fourbu d’avoir tant couru, incapable de diversifier un jeu dévoué à l’inlassable relance, Cañas a été dépassé par un numéro 4 mondial brillant dans son impatience à placer l’accélération fatale. « Il ne te laisse pas respirer, soupirait le gringo réduit à l’état de sparring-partner face au lance-balle humain. Je ne suis pas frustré, c’est juste logique. Ma seule erreur, c’est de ne pas avoir su changer de tactique. » Après une heure et quinze minutes pour conclure un premier set où la ténacité de l’Argentin lui avait offert une balle de set (31 fautes directes pour Davydenko, quatre pour Cañas, on insiste…), les débats menaçaient d’être longs et serrés. Mais Davydenko breakait à chaque entame de set pour impitoyablement mener les débats au score et dans l’échange. Une enfilade de couacs offrirent à Cañas un retour inespéré de 2-4 à 4-4 dans le troisième set. C’était sans compter sur les super pouvoirs de l’agent Nikolay pour décoller sur commande. Trop facile ? « Trois heures pour trois sets, ce n’est pas si rapide, temporisait le Russe en souriant. Mais c’est vrai que j’ai été surpris de voir que je n’étais pas aussi fatigué que Cañas. Sans que je ne sache pourquoi, je me sentais d’ailleurs bien mieux physiquement que lors de mon match contre Nalbandian au tour précédent. Là, Cañas perdait de sa puissance en courant de droite à gauche. Et moi, je restais très frais en sentant très bien la balle… » Pour expliquer sa régularité lors des grands événements, le Russe explique souvent qu’il se concentre sur le seul plaisir de frapper le coup gagnant en oubliant la pression des 12 Bleu Rouge Noir Jaune TENNIS ROLAND-GARROS (Grand Chelem, terre battue) Programme À PARTIR DE 12 HEURES COURT PHILIPPE-CHATRIER DJOKOVIC (SER) - Andreev (RUS) NADAL (ESP) - MOYA (ESP) Dechy-Ram (ISR) - Sun TiantianKnowle (CHN-AUT) À PARTIR DE 11 HEURES COURT SUZANNE-LENGLEN Leconte-Pioline - Champion-Cash (AUS) Ra y m on d- S to s ur (U S A- AU S ) Srebotnik-Sugiyama (SLV-JAP) G o m e z - N a st a s e ( E Q U - R O U ) McNamara-Pecci (AUS-PAR) Srebotnik-Zimonjic (SLV-SER) - Yan ZiKnowles (CHN-BAH) Gottfried-Ramirez (USA-MEX) Bahrami-Mayer (IRN-USA) COURT 1 Eysseric - Berankis (LIT) Molik-Santangelo (AUS-ITA) - BlackHuber (ZIM-AFS) Inzerillo-Ignatic (BLR) Bruggeling-Schoorel (HOL) - PaireSlilam COURT 2 COURT 7 COURT 17 Paire-Romboli (BRE) Pavlyuchenkova (RUS) - Moore (USA) Cornet - Zsilinszka (USA) Arsenov-Kecki (RUS-USA) - EyssericDamico (USA) Houdet - Ammerlaan (HOL) Hong Young-suk (CDS) - Walraven (HOL) Gravellier - Yaosa (JAP) Jeremiasz - Kruszelnicki (POL) Gravellier-Yaosa (JAP) - ShukerWalraven (GBR-HOL) Ramirez (MEX) - Toth (HON) Cirstea (ROU) - Larcher De Brito (POR) Trevisan (ITA) - Thomas (AUS) Cirstea-Glatch ( ROU-USA) Antoniychuk-Pervak (UKR-RUS) Alvarado-Romboli (EQU-BRE) Donskoy-Karusevich (RUS) COURT 3 Martic (CRO) - Halep (ROU) Piro - Karusevich (RUS) Ripoll (ALL) - Hofmanova (AUT) Chernyakova-Moore (RUS-AUS) - Han Sung-hee - Zhou Yi-miao (CDS-CHN) COURT 9 vision Saida (JAP) - Kunieda (JAP) Smit (HOL) - Shuker (GBR) Weekes (AUS) - Legner (AUT) Vergeer (HOL) - Suter-Erath (SUI) Kunieda-Saida (JAP) - AmmerlaanLegner (HOL-AUT) COURT 6 Rodina (RUS) - Hercog (SLV) Duque Marino (COL) - Zhou Yi-miao (CHN) Dulgheru-Ivan (ROU) - Akita-Nata (JAP) Hercog-Tabakova (SLV-SLQ) - VogeleLertcheewakarn (SUI-THA) FRANCE 2 15 heures (direct, 170 min) FRANCE 3 COURT 16 12 h 55 (direct, 130 min) Milecontreaya (BLR) - Brengle (USA) Klein (AUS) - Damico (USA) Luncanu (ROU) - Jones (AUS) Donald-Smith (AUS) - RamirezSaavedra-Corvalan (MEX-CHL) FRANCE 4 11 heures (direct, 110 min) EUROSPORT 12 heures (direct, 375 min) Résultats DOUBLE HOMM E S. – Qu art s de finale : Santoro-Zimonjic (SER) b. Kunitsyn-Tursunov (RUS), 6-4, 7-5 ; Dlouhy-Vizner (RTC) b. B. Bryan-M. Bryan (USA), 5-7, 6-4, 6-4 ; Bhupathi-Stepanek (IND-RTC) b. Björkman-Mirnyi (SUE-BLR), 3-6, 6-1, 7-6 (8-6) ; Knowles-Nestor (BAH-CAN) b. Kohlmann-Schüttler (ALL), 6-4, 6-4. DOUBLE FEMMES. – Quarts de finale : MolikSantangelo (AUS-ITA) b. Chan Yung-jan - Chuang Chia-jung (TAI), 6-3, 4-6, 6-1 ; Raymond-Stosur (USA-AUS) b. Medina Garrigues-Ruano Pascual (ESP), 6-1, 6-2 ; Black-Huber (ZIMAFS) b. Husarova-Shaughnessy (SLQ-USA), 4-6, 6-1, 6-1 ; Srebotnik-Sugiyama (SLV-JAP) b. Camerin-Dulko (ITA-ARG), 4-6, 7-5, 6-3. DOUBLE MIXTE. – Quarts de finale : Dechy-Ram (ISR) b. Huber-Ullyett (AFS-ZIM), 7-6 (7-5), 6-2. SIMPLE JUNIORS GARÇONS. – Deuxième tour : Eysseric b. Fabbiano (ITA), 7-5, 6-1 ; Paire b. Mirtea (ROU), 3-6, 6-0, 6-2. SIMPLE JUNIORS FILLES. – Deuxième tour : Martic (CRO) b. Chala, 6-2, 6-1 ; Hofmanova (AUT) b. Benamar, 6-4, 6-3. DOUBLE JUNIORS GARÇONS. – Premier tour : Donskoy-Karusevich (RUS) b. Klegou-Tan, 6-3, 6-3 ; Paire-Slilam b. Albot-Mirtea (MCD-ROU), 1-6, 6-2, 10-8 ; Eysseric-Damico (USA) b. ObryPuget, 7-6 (7-3) 7-6 (7-2). DOUBLE JUNIORS FILLES. – Premier tour : Cirstea-Glatch (ROU-USA) b. Babet-Goncalves, 6-4, 6-0 ; Akita-Nara (JAP) b. RadovanovicRodier, 6-4, 6-1. ATTITUDE Mon Mon Sur les courts, dans les tribunes, à travers les allées ou dans les coulisses du stade Roland-Garros, les photographes de L’Équipe captent sur le vif l’instantané original de l’un des acteurs du tournoi. Chaque jour, un acteur du tournoi (joueur ou entrraîaîneur) în propose son classement par rapportt à un coupp ou à une qualité q spécifiques sur le circuit. Aujourd’hui... Du mental Par Laurent RAYMOND (*) 1. Roger FEDERER « Pour son extraordinaire capacité de relâchement et donc de lucidité en toutes circonstances. C’est-à-dire, bien sûr, sur toutes les surfaces. Il s’est sorti si souvent de situations très délicates. Comme au tournoi de Halle, où il a été très souvent menacé ces quatre dernières années sans jamais être battu. » 2. Rafael NADAL « Il est très fort mentalement pour des raisons contraires à celle de Federer : lui, ce n’est pas la lucidité, mais la rage de vaincre qui le blinde. Il n’a pas son pareil pour enfoncer son adversaire. » 3. David NALBANDIAN Dimanche 27 mai La pluie perturbe la majorité de la journée, seuls sept matches arrivannt à leur terme. Malgré la perte du premier set set, Serena Williams do domin omine Pironkova. Henin et Safin passsent également entre les gouttes. SIMPLE HOMMES 1er tour t 2e tour t FEDERER 6-4, 6-4 6-2, 6-2 6-4 Ascione 6-2, 6-2, 6-1 Starace 4-6, 6-1, 6-4, 7-6 (7-5) Berlocq 6-7 (5-7), 7-5, 6-2, 6-3 FERRERO 6-7 (2-7), 6-3, 6-3, 6-4 Koubek 6-7 (7-9), 7-6 (7-1), 6-4, 1-2 ab. N. Lapentti 6-1, 6-4, 2-1 ab. YOUZHNY 0-0 ab. ROBREDO 6-3, 6-4, 6-2 Economidis 6-7 (6-8), 6-4, 6-4, 6-1 Tipsarevic 7-6 (7-3), 6-4, 4-6, 6-3 SAFIN 6-1, 6-3, 6-1 VOLANDRI 6-3, 7-5, 6-3 Vassallo Argüello 6-3, 6-3, 6-7 (3-7), 7-6 (7-4) Wawrinka 0-6, 5-7, 6-2, 7-5, 6-4 LJUBICIC 6-1, 7-5, 7-6 (7-2) DAVYDENKO 6-3, 6-1, 6-1 Eschauer 6-3, 3-6, 6-3, 5-4 ab. Llodra 6-4, 6-3, 6-3 ALMAGRO 6-4, 6-4, 6-4 CHELA 6-7 (5-7), 6-0, 6-3, 6-3 Monfils 4-6, 6-4, 6-2, 3-6, 6-1 Navarro Pastor 7-6 (7-1), 6-4, 6-4 NALBANDIAN 6-2, 6-1, 3-6, 6-3 GASQUET 6-3, 6-2, 6-2 Vliegen 6-2, 6-4, 6-3 Bolelli 6-1, 6-4, 6-4 CAÑAS 6-3, 6-1, 6-4 MELZER 6-4, 7-5, 6-4 Monaco 3-6, 2-6, 6-1, 6-2, 6-4 Roger-Vasselin 6-1, 4-1 ab. Stepanek (RTC) 6-2, 6-2, 6-4 DJOKOVIC 6-3, 7-6 (7-3), 6-4 Recouderc 7-6 (7-4), 2-6, 6-0, 6-7 (5-7), 6-3 Patience 6-1, 3-6, 6-2, 6-4 Zabaleta 6-4, 6-7 (5-7), 7-6 (7-5), 7-5 TURSUNOV 6-3, 6-4, 3-6, 6-3 Verdasco 4-6, 6-2, 6-2, 6-0 Hartfield 6-4, 1-6, 5-7, 6-4, 6-2 FERRER 6-1, 6-1, 6-2 BAGHDATIS 6-3, 6-2, 6-4 Pless 6-3, 6-2, 7-6 (7-1) Hajek 7-5, 7-6 (7-3), 7-6 (7-3) Ulihrach 6-2, 5-7, 6-7 (3-7), 6-4, 6-3 Mathieu 6-3, 6-4, 6-2 Simon 2-6, 6-4, 6-4, 6-3 Massu 6-4, 7-5, 3-6, 6-7 (1-7), 6-2 Andreev 3-6, 6-4, 6-3, 6-4 Karlovic 4-6, 6-4, 7-5, 7-5 Björkman 6-7 (4-7), 5-7, 6-3, 6-3, 6-1 Hernandez 7-6 (7-4), 6-0, 6-2 KOHLSCHREIBER 6-2, 3-6, 7-5, 4-6, 17-15 MOYA 6-1, 3-6, 6-3, 2-6, 6-0 Serra 6-3, 6-0, 6-2 Brzezicki 6-1, 3-6, 6-2, 6-1 Garcia-Lopez 7-5, 6-4, 6-4 HEWITT 6-3, 6-1, 6-3 Gaudio 3-6, 6-3, 3-6, 6-4, 6-3 Montcourt 6-3, 6-1, 6-3 NIEMINEN 6-2, 6-4, 7-6 (7-2) Montanes 7-6 (7-4), 4-1 ab. Gulbis 6-4,, 6-3,, 6-2 Cipolla 7-6 (8-6 (8-6), 6), 6-3, 5-2 5--2 ab. NADAL 7-5, 6-3 6-3, 3, 6-2 1/16 1/8 1/4 1/2 Finn. SIMPLE FEMMES 1er tour t 2e tour t 1/16 Tous les Français en lice ont pperdu. Mauresmo a buté sur Safaarova, M thi sur Andreev Mathieu Ad ett Patienc P ti ncce su sur ur Djokovic, qu’il Djokovic qu il poussa au 5e 5 seet. Nadal retrouvera Hewitt en quaarts. 1 FEDERER (SUI, 1) Ascione (168, w.c.) Starace (ITA, 56) 30 BENNETEAU (36) 17 FERRERO (ESP, 20) Koubek (AUT, 70) N. Lapentti (EQU, 65) 13 YOUZHNY (RUS,15) 9 ROBREDO (ESP, 9) Guccione (AUS, 99) Tipsarevic (SER, 80) 22 SAFIN (RUS, 25) 29 VOLANDRI (ITA, 34) Vassallo Argüello (ARG, 60) Wawrinka (SUI, 44) 7 LJUBICIC (CRO, 7) 4 DAVYDENKO (RUS, 4) Eschauer (AUT, 93) Llodra (87) 32 ALMAGRO (ESP, 38) 18 CHELA (ARG, 21) O. Rochus (BEL, 47) Navarro Pastor (ESP, 102, q.)15 NALBANDIAN (ARG, 18) 11 GASQUET (13) Vliegen (BEL, 74) Bolelli (ITA, 75) 19 CAÑAS (ARG, 22) 27 MELZER (AUT, 30) Monaco (ARG, 35) Roger-Vasselin (144, w.c.)5 GONZALEZ (CHL, 5) 6 DJOKOVIC (SER, 6) Querrey (USA, 67) Patience (129, w.c.) 26 CALLERI (ARG, 29) 21 TURSUNOV (RUS, 24) Verdasco (ESP, 50) Ginepri (USA, 48) (ESP, 14) 12 FERRER (ESP (CHY, 19) 16 BAGHDATIS (CHY Pless (DAN (DAN, 81) TT. Johansson (SUE (SUE, 79) (SLQ 27) 24 HRBATY (SLQ, (ALL, 37) 31 MAYER (ALL Simon (56) Massu (CHL, (CHL 49) (USA, 3) 3 RODDICK (USA (USA, 8) 8 BLAKE (USA Björkman (SUE, 39) Bj Hernandez (ESP (ESP, 61) (ALL, 32) 28 KOHLSCHREIBER (ALL (ESP 26) 23 MOYA (ESP, Serra (77) Kendrick (USA (USA, 86) (RTC, 12) 10 BERDYCH (RTC 14 HEWITT (AUS, 16) Gicquel (41) Becker (ALL, 43) 20 NIEMINEN (FIN, 23) (SUE 28) 25 SÖDERLING (SUE, Henman (GBR (GBR, 53) Gabashvili (RUS (RUS, 76) (ESP, 2) 2 NADAL (ESP Dimanche 3 juin Lundi 4 juin Hier Aujourd’hui Demain Vendredi 8 juin Samedi 9 juin Dimanche 10 juin Il n’y a plus aucun Français dans d lees tableaux de simple. Marion Bartoli, dernière rescapée, est corriggée paar Jelena Jankovic. Henin et Serenna Williams se ddonnent rendez-vous Willi d vous en quarts. Sharapova passe in extremis après avoir sauvé deux balles de match contre Schnyder. Chez les hommes, Federer continue son chemin. Pas de grande surprise lors dess quatre derniers huitièmes de finale maasculins. Les quarts proposeront les affiches Federer-Robredo,, Davydenko-Cañ y ñas,, Djokovic-Andreev et Moya-Nadal. Seul Andreev, tombeur de Baghdatis, n’est pas tête de série. Le choc annoncé enttre Henin et S. Williams s’est dégonfléé, la Belge ayant nettement dominé l’Amééricaine. Sharapova et les deux Serbes Ivanovic et Jankovic complètent le dernier carré. Chez les hommes, Federer s’est qualifié aux dépens de Robredo et Davydenko a surclassé Cañas. . 1/4 simple hommes . 1/2 double femmes . 1/2 double mixte . 3e tour simple p juniors j garççons . 3e tour simple juniors filles . 2e tour double juniors garçons . 2e tour double juniors filles . 1/2 simple femmes . 1/2 double hommes . Finale double mixte . 1/4 simple p juniors j ggaarççons . 1/4 simple juniors filles . 1/4 double juniors garçons . 1/4 double juniors filles . 11/2 simple hommes . FFinale double femmees . 11/2 simple juniors garçons . 11/2 simple p jjuniors filles . 1/2 double juniors garçons . 1/2 double juniors filles . FFinale simple femmess . FFinale double hommess . FFinale double juniors garçons g . FFinale double jjuniors filles f . Finale simple hommes . Finale juniors garçons . Finale juniors filles Lundi 28 mai Comme la veille, la pluie gâchhe la fête. Parmi les sept mattches di tés, Alizé disputé Ali é Cornet C t s’’incline i li faace à Venus Williams. Williams Federer mè mène un un set et 4-1 face à l’Américain Russell. Mardi 29 mai 82 matches sont au programme pour rattraper le retard dû à la ppluie. Federer et Nadal passent ssans problèème probl me, Gasquet et Mathieu aus aussi. a Grosjean est sorti par Baghdattis. Monfils s’en sort en cinq sets. Mercredi 30 mai Grosse désillusion pour Gasqueet, éliminé dès le deuxième tour par le Belge Vliegen. Monfils, Llodra et Roger Vasselin cr Roger-Vasselin crééent la surpris surprise se face fa à Chela, Almagro et Stepanek. Entrée en lice réussie pour Mauresmo. Jeudi 31 mai Mauresmo remporte le duel francofrançais qui l’opposait à Dechy. D Patience s’impose en cinq sets. Nadal Serena Williams et Shar Nadal, Sharapova rapova passent. Gaudio, vainqueur en 20044, trépasse face à Hewitt. Vendredi 1er juin Bartoli bat Dementieva et retrouveraa en huitièmes Jankovic, tombeuse dee Venus Williams. Cohen-Aloro trébuchee au 3e tour tour, comme Monfils Monfils, Llod Llodra dra eet Roger-Vasselin. Au 2e tour, aveec un jour de retard, Mathieu efface Simon. Samedi 2 juin Russell (USA, 68) Cilic (CRO, 113, q.) Minar (RTC, 211 q.) Berlocq (ARG, 98) Delic (USA, 69) C. Rochus (BEL, 179, q.) Peya (AUT, 98) Hernych (RTC, 92) Roitman (ARG, 83) Economidis (GRE, 146, q.) Vemic (SER, 239, q.) Vicente (ESP, 133, l.l.) Capdeville (CHL, 115, q.) Falla (COL, 111) Ramirez Hidalgo (ESP, 63) Clément (45) Galvani (ITA, 117) Sidorenko (304, w.c.) Devilder (91) Gimelstob (USA, 150) Santoro (55) Monfils (52) Pashanski (SER, 178, q.) Lee Hyung-taik (CDS, 41) Mahut (107) Udomchoke (THA, 103) Verkerk (HOL, 717, c.p.) Hanescu (ROU, 425, c.p.) Acasuso (ARG, 46) Fognini (ITA, 191, q.) Daniel (BRE, 174, q.) Stepanek (RTC, 58) Giraldo (COL, 123, l.l.) Recouderc (306, q.) Eysseric (820, w.c.) Zabaleta (ARG, 88, l.l.) Di Mauro (ITA, 135) Haehnel (186, q.) Hartfield (ARG, 89) Bracciali (ITA, 110) Grosjean (62) Lu Yen-hsun (TAI, 104) Hajek (RTC, 100) Ulihrach (RTC, 199, l.l.) Mathieu (40) Spadea (USA, 66) Horna (PER, 82) Andreev (RUS, 125, c.p.) Karlovic (CRO, 85) Luczak (AUS, 127, w.c.) Guzman (ARG, 106, l.l.) Dlouhy (RTC, 96, q.) Seppi (ITA, 95) Kunitsyn (RUS, 90) Brzezicki (ARG, 134, q.) Garcia-Lopez (ESP, 64) Mirnyi (BLR, 54) Gaudio (ARG, 72) Montcourt (130, w.c.) F. Lopez (ESP, 73) Montanes (ESP, (ESP 50) Gulbis (LET (LET, 84) Cipoolla (ITA Cipolla (ITA, 227 227, qq.)) Del Potro (ARG (ARG, 59) FEDERER 6-1, 6-2, 7-6 (10-8) FEDERER Starace 6-2, 6-3, 6-0 FEDERER 6-2, 6-4, 6-2 7-6 (7-3), FERRERO 6-4, 6-4 YOUZHNY 6-4, 7-5, 6-3 YOUZHNY 6-7 (3-7), FEDERER 6-3, 6-0, 6-4 7-6 (7-3), 6-2, 6-2 7-5, 1-6, 6-1, 6-2 ROBREDO ROBREDO 6-4, 7-5, 6-4 Tipsarevic 6-3, 6-4, 6-0 ROBREDO 6-4, 6-4, 7-5 6-2, 7-5, 6-1 VOLANDRI 7-6 (7-2), 7-5, 6-2 VOLANDRI LJUBICIC 6-4, 6-7 (4-7), 6-4, 6-3, 6-7 (3-7), 6-3 4-6, 6-3, 6-4 DAVYDENKO DAVYDENKO 7-5, 6-3, 6-1 Llodra 6-4, 6-2, 6-4 DAVYDENKO 2-6, 6-2, 6-7 (7-9), 6-4, 6-4 6-3, 7-6 (7-1), Monfils NALBANDIAN 3-6, 7-6 (7-2) 3-6, 6-3, 6-3, 6-1 NALBANDIAN 7-6 (7-5), 5-7, DAVYDENKO 7-5, 6-4, 6-4 6-4, 7-6 (7-5) 7-5, 6-4, 6-4 Vliegen 7-6 (7-4), 6-3, 6-1 CAÑAS CAÑAS 6-2, 6-2, 6-4, 6-3, 6-3 CAÑAS 2-6, 6-3 Monaco 6-0, 6-4, 6-2 Monaco 6-2, 6-3, 6-2 Roger-Vasselin 6-4, 6-2, 6-4 3-6, 6-1, 0-6, 6-4, 6-4 Dimanche 10 juin DJOKOVIC 15 heures DJOKOVIC 6-3, 3-6, 6-3, 6-1 7-6 (7-2), 2-6, Patience 7-5, 6-3, 3-6, 2-6, 6-4 3-6, 7-6 (7-4), DJOKOVIC 6-3, 6-3, 6-3 Verdasco 7-6 (7-1) Verdasco 6-4, 6-4, 6-4 4-6, 7-6 (7-2), FERRER 6-4, 6-3, 7-6 (7-4) 6-3, 6-3 BAGHDATIS BAGHDATIS 7-5, 6-3, 6-4 6-2, 6-2, ab. Hajek Andreev 1-6, 6-2, 7-6 (8-6), 3-6, 6-2 2-6, 6-1, Mathieu 6-3, 6-4 3-6, 6-4, 6-1, 7-6 (7-2) Andreev 7-6 (7-4), Andreev 6-0, 6-3 6-3, 3-6, 6-3, 7-5 Björkman 3-6, 3-6, 6-4, 7-6 (7-2), 6-3 Björkman 6-7 (3-7), 6-3, Hernandez MOYA 7-6 (10-8), 6-1, 6-1 6-0, 6-1 7-6 (7-5), MOYA 6-2, 7-5 MOYA 6-4, 6-2, 6-4 6-1, 6-3, 7-5 Brzezicki 7-6 (7-4), 6-2, 6-0 HEWITT 4-6, 3-6, 6-2, 6-4, 6-2 HEWITT 1-6, 6-3, 7-5, NIEMINEN 6-2 NADAL 6-1, 6-1, 6-4 6-3, 6-1, 7-6 (7-5) Montanes 66-11, 66-22, 11-66, 77-66 (7 (7-333)) NADAL 6-1, 6 6-3, 6 3 6-2 6 2 NADAL 6-2, 6-1, 6-4 (entre parenthèses, ès la nationalittéé et le claassement ATP ; w.c. : wild card ; q. : qualifiiéé ; l.l. : luckky loser ; c.pp. : classement prottég égé) égé é) - Vesnina (RUS, 65) 1 HENIN (BEL, 1) - Nakamura (JAP, 78) Paszek (AUT, 72) - Dellacqua (AUS, 119, w.c.) Tanasugarn (THA, 68) - A. Radwanska (POL, 43) 28 SANTANGELO (ITA, 31) - Vinci (ITA, 54) 20 BAMMER (AUT, 25) - Savchuk (UKR, 136, q.) Shvedova (RUS, 77) - Koryttseva (UKR, 257, q.) Parmentier (155, w.c.) - Klösel (ALL, 88) 16 LI NA (CHN, 18) - Fedak (UKR, 138) 10 SAFINA (RUS, 11) - Czink (HON, 123) Obziler (ISR, 95) - Bacsinzky (SUI, 125, q.) Zheng Jie (CHN, 52) - Meusburger (AUT, 96) 23 SCHIAVONE (ITA, 28) - Krajicek (HOL, 40) 31 BRÉMOND (34) - Sanchez (178, w.c.) Perry (USA, 71) - Sequera (VEN, 69) Razzano (62) - Pironkova (BUL, 91) 8 S. WILLIAMS (USA, 8) - Foretz (143, w.c.) 4 JANKOVIC (SER, 5) - Laine (FIN, 141, l.l.) Castaño (COL, 99) - Wozniak (CAN, 84) Harkleroad (USA, 80) - Cornet (118, w.c.) 26 V. WILLIAMS (USA, 27) - Rezaï (43) 18 BARTOLI (21) - Petkovic (ALL, 150, q.) Gajdosova (SLQ, 86) - Johansson (126, w.c.) Grönefeld (ALL, 57) - Kerber (ALL, 93) 13 DEMENTIEVA (RUS, 14) - Peschke (RTC, 182, q.) 11 PETROVA (RUS, 12) - Cohen-Aloro (138, w.c.) Yakimova (BLR, 112) - Llagostera Vives (ESP, 267, c.p.) Smashnova (ISR, 135) - Morigami (JAP, 49) 19 GARBIN (ITA, 22) - Jackson (USA, 98) 27 STOSUR (AUS, 30) - Camerin (ITA, 64) Kirilenko (RUS, 44) - Amanmuradova (OUZ, 210, q.) King (USA, 74) - Gagliardi (SUI, 110) 6 VAIDISOVA (RTC, 10) - Arvidsson (SUE, 121, l.l.) 7 IVANOVIC (SER, 7) - Brianti (ITA, 87) Mirza (IND, 50) - Fedossova (115, w.c.) Poutchek (BLR, 101) - Olaru (ROU, 122, q.) 30 VAKULENKO (UKR, 33) 24 MEDINA GARRIGUES (ESP, 23) - Lepchenko (OUZ, 97) - Likhovtseva (RUS, 56) Chan Yung-jan (TAI, 53) - Daniilidou (GRE, 42) Poutchkova (RUS, 35) - Kostanic (CRO, 76) 12 HANTUCHOVA (SLQ, 13) - Kanepi (EST, 55) 15 PEER (ISR, 17) - Gallovits (ROU, 104) Bardina (RUS, 60) - Douchevina (RUS, 81) Pin (75) - Rodionova (RUS, 66) 17 SREBOTNIK (SLV, 20) - De Los Rios (PAR, 199, q.) 32 MÜLLER (ALL, 36) - Cibulkova (SLQ, 131, q.) Sun Tiantian (CHN, 92) - Shaughnessy (USA, 61) Myskina (RUS, 51) - Bychkova (RUS, 79) 3 KUZNETSOVA (RUS, 3) - Granville (USA, 70) 5 MAURESMO (4) - Wozniacki (DAN, 106) Dechy (46) - Pennetta (ITA, 67) Pratt (AUS, 45) - Beygelzimer (UKR, 120) 25 SAFAROVA (RTC, 29) - Birnerova (RTC, 83) 21 SUGIYAMA (JAP, 26) - Oprandi (ITA, 94) Tu (USA, 39) - Szavay (HON, 102, q.) Kremer (LUX, 111) - Molik (AUS, 58) 9 CHAKVETADZE (RUS, 9) - Sucha (SLQ, 133) 14 SCHNYDER (SUI, 15) - Ondraskova (RTC, 100) K. Bondarenko (UKR, 47) - Knapp (ITA, 85) Azarenka (BLR, 48) 22 A. BONDARENKO (UKR, 24) - Benesova (RTC, 82) (ARG 32) Hsieh Su Su-Wei Wei (TAI, (TAI 124, 124 qq.)) 29 DULKO (ARG, Schruff (ALL (ALL, 114) 4) - Kudr Kudryavtseva ryavtseva (RUS, (RUS 103, 103 q.) q) Dominguez Lino (ESP, (ESP 59) - Cray Craybas ybas (USA (USA, 73) 2 SHARAPOVA (RU (RUS US, 2) - Loit (41) HENIN 6-4, 6 4 66-33 Paszek 6-4, 6-0 Tanasugarn 6-3, 4-6, 6-4 SANTANGELO 6-1, 6-4 BAMMER 6-4, 6-4 Savchuk 7-5, 7-5 Parmentier 6-4, 3-6, 7-5 LI NA 7-6 (7-4), 6-0 SAFINA 7-5, 6-4 Obziler 6-3, 6-4 Bacsinzky 7-6 (7-3), 6-0 SCHIAVONE 6-2, 6-4 Krajicek 6-3, 6-3 Perry 3-6, 6-4, 6-3 Sequera 5-7, 6-3, 9-7 S. WILLIAMS 5-7, 6-1, 6-1 JANKOVIC 6-2, 6-2 Castaño 1-6, 7-5, 6-4 Harkleroad 6-2, 7-6 (7-1) V. WILLIAMS 6-4, 6-3 BARTOLI 6-2, 6-4 Petkovic 4-6, 6-3, 6-3 Johansson 7-5, 6-4 DEMENTIEVA 6-3, 6-2 Peschke 7-5, 5-7, 6-0 Cohen-Aloro 7-6 (7-3), 6-1 Llagostera Vives 6-2, 7-5 GARBIN 7-6 (7-2), 6-4 STOSUR 6-1, 6-2 Kirilenko 6-3, 6-0 Amanmuradova 7-6 (7-5), 4-6, 6-3 VAIDISOVA 6-4, 6-3 IVANOVIC 6-2, 6-0 Mirza 6-1, 6-1 Poutchek 6-3, 6-2 Olaru 6-4, 6-1 MEDINA GARRIGUES 6-1, 2-6, 6-2 Lilhovtseva 4-6, 7-5, 6-3 Poutchkova 7-5, 0-6, 6-3 HANTUCHOVA 6-3, 6-1 PEER 6-1, 6-3 Gallovits 6-0, 4-0 ab. Douchevina 6-4, 6-4 SREBOTNIK 6-1, 6-3 MÜLLER 6-4, 6-4 Cibulkova 6-4, 6-4 Shaughnessy 6-1, 6-0 KUZNETSOVA 6-0, 6-3 MAURESMO 6-0, 7-5 Dechy 6-2, 6-7 (3-7), 6-0 Pratt 7-6 (7-3), 6-2 SAFAROVA 6-4, 6-3 SUGIYAMA 6-3, 6-4 Tu 6-3, 6-4 Szavay 7-5, 6-2 CHAKVETADZE 6-2, 6-3 SCHNYDER 2-6, 6-1, 6-2 K. Bondarenko 6-0, 6-1 Knapp 6-1, 6-1 A. BONDARENKO 6-0, 6-1 Dulko 6-4 6-4, 6-3 Kd Kudryavtseva 66-111,, 66-44 C b 66-11, Craybas 1 2-6 2 66,, 6-4 64 SHARAPOVA 66-33, 3 7-6 7 6 (7 (7-4) 4) HENIN 7-5, 6-1 SANTANGELO 6-3, 6-2 BAMMER 6-0, 6-3 LI NA 6-3, 3-6, 6-4 SAFINA 6-1, 6-0 SCHIAVONE 6-3, 7-6 (7-5) Krajicek 6-4, 5-7, 6-1 S. WILLIAMS 6-0, 7-6 (7-3) JANKOVIC 6-3, 6-3 V. WILLIAMS 6-1, 7-6 (10-8) BARTOLI 0-6, 6-2, 6-3 DEMENTIEVA 7-5, 7-5 Cohen-Aloro 6-1, 6-1 GARBIN 6-4, 6-3 STOSUR 6-1, 3-6, 7-5 VAIDISOVA 6-2, 6-4 IVANOVIC 6-1, 6-4 Olaru 6-3, 6-0 MEDINA GARRIGUES 7-5, 6-4 HANTUCHOVA 7-6 (8-6), 6-3 PEER 6-4, 6-1 SREBOTNIK 6-4, 6-2 Cibulkova 6-3, 6-2 KUZNETSOVA 7-6 (7-4), 6-3 MAURESMO 6-3, 6-7 (3-7), 6-1 SAFAROVA 6-0, 6-1 SUGIYAMA 6-3, 1-6, 6-1 CHAKVETADZE 6-4, 6-7 (1-7), 6-4 SCHNYDER 6-3, 6-2 Knapp 6-4, 2-6, 6-3 Kudryavtseva 77-55, 1-6 1 6, 88-66 SHARAPOVA 6-2, 6-1 1/8 1/4 1/2 Fin Fin. HENIN 6-2, 6-3 HENIN 6-2, 6-4 BAMMER 6-4, 6-3 HENIN 6-4, 6-3 SAFINA 3-6, 6-3, 6-1 S.WILLIAMS 6-2, 6-3 S. WILLIAMS 6-3, 6-4 JANKOVIC 6-4, 4-6, 6-1 JANKOVIC 6-1, 6-1 BARTOLI 6-2, 6-4 GARBIN 6-3, 6-0 JANKOVIC 6-3, 7-5 VAIDISOVA 6-3, 6-1 VAIDISOVA 6-4, 6-4 Samedi 9 juin 15 heures IVANOVIC 6-2, 6-0 IVANOVIC 6-3, 3-6, 6-3 MEDINA GARRIGUES 4-6, 7-6 (7-2), 7-5 IVANOVIC 6-0, 3-6, 6-1 PEER 6-1, 4-6, 6-3 KUZNETSOVA 6-2, 6-3 SAFAROVA 6-3, 7-6 (7-3) KUZNETSOVA 6-4, 6-3 CHAKVETADZE 6-4, 0-6, 6-2 CHAKVETADZE 6-4, 6-4 SHARAPOVA 6-3, 6-4 SCHNYDER 6-1, 4-6, 7-5 SHARAPOVA 3-6, 6-4, 9-7 SHARAPOVA 6-1, 6-4 66 (entre parenthèses, ès laa nationalittéé et le classem ment WTA ; w.c. : wild card ; q. q : qualifiiéée ; l.l. : lucky ky loser ; c.p. : classement prottég égé) égé é) PAGE 12 MERCREDI 6 JUIN 2007 Bleu Rouge Noir Jaune Rouge D e u x s e m a i n e s s u r te r r e Bleu Rouge (*) Entraîneur fédéral, coach de Fabrice Santoro. Jaune Bleu Jaune « Depuis un an et demi, l’Argentin se maintient à flot uniquement sur son mental. Tennistiquement, il a beaucoup baissé. Combien de fois on le voit à la ramasse dans un début de match... Ça saute aux yeux qu’il est mal préparé. Mais, après un ou deux sets, il arrive à rentrer dans la partie uniquement sur des qualités mentales. » Noir Noir ROLAND-GARROS. – Richard Williams n’est décidément pas un entraîneur comme les autres. Tandis que sa fille Serena se laissait submerger par Justine Henin hier sur le court Philippe-Chatrier, le plus loufoque des pères du circuit féminin feignait, dans la tribune, un détachement absolu en se concentrant sur la coupe de ses ongles. Il avait rangé l’appareil photo avec lequel il mitraille ses filles lorsqu’elles gagnent. Puis, pressentant que Henin ne laisserait pas revenir sa progéniture dans la partie, M. Williams déploya sa grande carcasse pour quitter discrètement le central, au milieu du deuxième set. Pas sûr que ce quart de finale constitue un chapitre du livre qu’il s’apprête à publier sous le titre Serena, le cœur d’une championne… (Photo Nicolas Luttiau) 13 Bleu Rouge Noir Jaune TENNIS ROLAND-GARROS (Grand Chelem, terre battue) Petite bataille entre amis Ils ont grandi sur la même île de Majorque. Leur relation est presque fraternelle. Pourtant, ils l’assurent : pour leur match d’aujourd’hui, ce sera à la vie, à la mort. CHAQUE SOIR, depuis le début de la quinzaine, les deux Espagnols ont un rituel : ils s’affrontent virtuellement sur PlayStation. Là, il n’est pas question de petite balle jaune, mais plutôt d’un match de football entre hombres. Ils ont demandé à David Nalbandian (avec Moya) et David Ferrer (avec Nadal) de partager leurs commandes. Les règles sont simples : les perdants ont toujours un gage. Faire souffrir l’autre en cas de défaite est devenu une habitude chez les deux hommes. Lorsqu’ils tapent la balle ensemble, ce n’est jamais pour du beurre non plus. Même lors de leurs séances d’entraînement. Elles se terminent toujours par le jeu en 11 points. « Celui qui perd peut avoir à faire des pompes, des sauts de kangourou. Mais, que Carlos se rassure, si je le bats à la PlayStation je ne lui demanderai pas de faire dix pompes avant d’entrer sur le court pour notre quart de finale », a annoncé dans un éclat de rire le plus jeune des deux Majorquins. UNE ÎLE, DEUX HOMMES L’UN VU PAR L’AUTRE « Ils se sont rencontrés pour la première fois à Stuttgart, se souvient Toni Nadal. Carlos était 7e mondial, il jouait le Masters Series de Stuttgart. Rafa participait au Masters Nike. Il avait douze ans. Moya cherchait un sparring. Rafa m’a dit : “Pourquoi pas ?” mais il n’a pas sauté au plafond non plus. Il est comme ça. Ils se sont donc rencontrés une raquette à la main. » Les deux hommes se sont connus loin de leur île natale il y a maintenant huit ans. Depuis, un mélange de respect et d’admiration unit les deux Majorquins. Entre eux, il n’y a qu’échange d’amabilités. Carlos Moya : « Rafa a brûlé les étapes. Au début de sa carrière, ses blessures lui ont un peu coupé les ailes. Le tournant de sa jeune carrière : son match contre Roddick en finale de la Coupe Davis 2004. Ce jour-là, il a sorti la bête qui est en lui. Tout a changé à partir de là. Une nouvelle carrière a débuté pour lui. » L’histoire donne raison à Carlos, puisque, quelques mois plus tard, Rafa remportait son premier Roland-Garros (2005). Les souvenirs du natif de Manacor, de dix ans le cadet de Moya, semblent plus flous : « La victoire de Carlos à Roland-Garros en 1998 ? Je ne m’en souviens pas bien. Je ne sais même plus si j’étais devant mon petit écran. N’empêche, Carlos est un modèle plus qu’une idole pour moi. C’est un vrai gentleman. Remporter la Coupe Davis ensemble, ça nous a encore plus rapprochés. Lorsqu’il s’en ira, ça ne sera plus pareil. C’est un ami avec qui je peux aller dîner le soir, jouer à la PlayStation… Mais bon, tout ça, on va tous les deux l’oublier à l’heure de rentrer sur le court. » En 1999, Nadal avait treize ans et Moya, alors dans le top 10 mondial, lui remettait un trophée juniors. Aujourd’hui, Moya va surtout tenter de lui remettre un maximum de balles dans le court. Le trophée, ça ne peut pas être avant dimanche. (Photo Jordi Cotrina) Le coup droit d’Andreev Par Arnaud Di Pasquale, consultant à L’Equipe 24/24 « Énorm Én ément ém de face, il joue son coup droit en appui ouvert tout le temps. Je me doutais évidemment év que sa prise était ét fermée ée pour donner un maximum de lift à la balle. Mais à ce point, à la vue des images, je suis surpris. La principale caractétéristique ér réside ré és dans la lourdeur de la frappe et le poids monstrueux donné dans une balle qui passe avec sé sécurit éc téé à un mètre èt au-dessus du filet avant de replonger. » « À la fin, il imprime un coup de poignet à la Nadal, puisqu’on ’o voit bien la têtête êt de raquette en bas aprè rès ès la frappe. Sa ré réussite éu dé dépend ép de la vitesse à laquelle il arrive à ré réaliser éa tout ça dans un timing parfait. Pour accentuer le trait, il joue avec une raquette profilélée ée avec un cordage raide de spécialiste éc de la terre battue qui permet de faire én ém énorm ément tourner la balle. » « Je me demande si son coup droit n’est ’e pas plus lourd que celui de Nadal. Le seul problèlème èm pour lui, c’e’est son taux de dé déchet. éc Mais quand il prend le jeu à son compte, il est capable de faire la difféférence ér en deux ou trois frappes contre n’importe ’i quel adversaire. On a le sentiment que dès dèès que l’échange éc est lanccéé la diffférence é ér de qualitétéé de frappe entre la sienne et les autres est én énorme. Pourquoi ? À cause de la vitesse de bras (quel avant-bras…) ! Il y a chez lui une espèce èc de compromis puissancee-ee vitesse de bras étonnante. ét » 12 juin 2007 (Photo Didier Fèvre) C’est arrivé arrivé pr prèès de chez vous UNE JOURNÉE PAS ORDINAIRE POUR DES ENFANTS EXTRAORDINAIRES Le vaste monde de du tennis amateur franç français fourmille de personnages et de ppéérip ripééties insolites ou drôles. Chaque jour, durant le tournoi, Franck Ramella, journaliste à la rubrique tennis, vous raconte une de ces histoires peu ordinaires. Devine qui vient jouer ce matin ? MICHEL LARROUTUROU, cinquante-quatre ans, 30/1 sorti du tableau des quatrièmes séries, arrive « en vrac » le matin au tournoi de Gap de l’année 2003. La veille au soir, il était encore à Marseille pour apprécier le match de Federer en nocturne du tournoi Open 13. Dans le club, il aperçoit des caméras de France 2 filmant les coulisses de ce tournoi amateur. « Tiens, ils s’occupent d’un tournoi de province maintenant, c’est bien », se dit-il. Un reporter l’accoste. « Content de participer ? » « Sympa, ce journaliste », se murmure-t-il à lui-même. Petit bonheur fugace : il est programmé sur le central. Mais l’adversaire n’est toujours pas là et de nombreux spectateurs garnissent les deux rangées de l’estrade. Curieux, son tennis plutôt attentiste n’avait jusque-là jamais éveillé l’intérêt général. Et voilà que le président organisateur du comité 05, complice avec toute la famille d’un secret bien gardé, s’avance le micro en main. « Mesdames, messieurs, j’ai le plaisir de vous annoncer le match entre monsieur Larrouturou du TC les Embruns et monsieur (roule- ment de tambour) Arnaud Clément ! » ? ! Et déboule Arnaud Clément du TC ATP, le vrai, hilare et malicieux, inscrit dans ce tournoi qu’il avait jadis disputé en modeste 15/2. Mettons-nous une seconde à la place de Michel Larrouturou, veinard suprême extirpé d’une cohorte de joueurs du dimanche ayant tous fantasmé de taper deux balles avec un pro. Certes désarçonné, il avait au moins une heure devant lui pour l’expérience ultime... Au fait, pourquoi lui ? Sûrement parce qu’il était le plus ancien inscrit du tournoi, d’une sagesse certifiée conforme pour ne pas gâcher ce scénario un brin irréel. Car, s’il était en chair et en os, Arnaud Clément, blessé au poignet, jouait le tournoi de la main gauche pour maintenir l’organisme en éveil. Comme aux Jeux du cirque, le professionnel amoindri défiait l’amateur ébahi ? Qu’advint-il ? 6-1, 6-1 pour le premier. Et des sensations contradictoires gravées à vie pour le second. « Bien sûr, c’est la clef de voûte de ma carrière. Mais j’étais perturbé, quand même ! Si au moins on m’avait préve- Bulletin de participation Participation : 200 euros par personne à retourner avec votre réglement par chèque à l’ordre de Hôpitaux de Paris - Hôpitaux de France nu… Je me répétais : t’as une sacrée chance, t’as une sacrée chance, mais je le regardais jouer. Et il se débrouillait pas mal du tout, même au service. J’avais l’impression de jouer contre un mur, il anticipait sur tout, il se déplaçait partout. Quelle vélocité… » Après le match, Michel déjeuna avec son « collègue », comme il peut se permettre de l’appeler désormais. Puis il le revit une fois ou deux au tournoi de Marseille, toujours aussi « convivial ». Médiatisé par cette joute insolite, il fut reconnu deux ans plus tard lors d’un tournoi dans un village de vacances, référencé à jamais comme le plus verni des amateurs. Converti désormais au vélo qu’il lance à la conquête des Hautes-Alpes, il fut doublé un jour dans le col de l’Izoard par Lance Armstrong en reconnaissance. Jamais avare d’une confrontation avec les meilleurs, il tenta de prendre le sillage de l’Américain, moins partageur que la « Clé » dans l’expérience du « proam ». Vous aussi vous avez été témoin ou acteur d’une histoire extraordinaire du tennis amateur ? Racontez-la par mail à l’adresse suivante : presdechezvouslequipe.fr Les deux récits qui auront été retenus par les journalistes de la rubrique Tennis seront publiés dans nos éditions des 9 et 10 juin, jours des finales féminine et masculine. MERCREDI 6 JUIN 2007 Opération Balles Blanches : 9, avenue Robert Surcouf - 78960 Voisins-le-Bretonneux www.operationballesblanches.org Renseignements : Eric Duquenne : 06 16 13 39 74 - Golf du Prieuré : 01 34 76 65 65 Nom Prénom Société Code postal Ville Tél Mobile Email @ Licence Film DVD de la journée : 10 euros Index Oui J Non J A rajouter au réglement PAGE 13 Bleu Rouge Noir Jaune Rouge FACE-À-FACE NADAL - MOYA : 3-2, dont 2-1 sur terre battue. DJOKOVIC - ANDREEV : 1-0, dont 1-0 sur terre battue. Bleu Rouge Les émotions de l’un et de l’autre vont-elles planer au-dessus du court central cet après-midi ? « La seule émotion, c’est se qualifier pour les ALEXANDRE JUILLARD Jaune Bleu Jaune UN MATCH PARTICULIER demies », avance Toni Nadal. « Ils ne perdront pas leur instinct. Ce sont deux grands compétiteurs qui apprécient par-dessus tout la victoire. Et puis Moya est un peu comme Agassi, il est encore plus motivé contre les joueurs qui ont dix ans de moins que lui », ajoute Lui Lobo, l’entraîneur de l’aîné des deux amis. Et pourtant, ce match sera différent. Comme les cinq précédents (Nadal mène trois victoires à deux). D’habitude, Rafa entre sur un court avec la grinta d’un torero. C’est pour mieux mettre la pression sur son adversaire. Elle n’atteindra pas Moya : « Je lui ai toujours donné du fil à retordre. Les matches entre Rafa et moi sont différents, l’écart n’est pas aussi grand que nos classements respectifs. Je le connais bien ; donc il m’impressionne moins que Federer par exemple. 99 % de ses adversaires peuvent être impressionnés par son saut de kangourou à son entrée sur le court. Pas moi. Je n’arriverai pas sur le court dans la peau d’un perdant, c’est une certitude. » L’appétit de la victoire est plus fort que l’amitié. C’est en tout cas une devise que partage Rafa : « Jeune, j’ai déjà joué contre des bons copains à Majorque. J’ai toujours disputé ces matches pour la gagne. C’est le jeu. Contre un ami, c’est vrai qu’il y a une petite différence : si une balle est litigieuse et qu’il me dit que la balle est dehors, je ne demanderai pas à l’arbitre de descendre de sa chaise pour vérifier. » Noir Noir Si les deux hommes sont aujourd’hui si proches, c’est bien évidemment parce qu’ils ont un point commun gros comme une île de 750 000 habitants : Majorque. « Ils parlent donc la même langue et, surtout, partagent une tranquillité typique de Majorquins. C’est important pour eux de pouvoir compter l’un sur l’autre sur le circuit », ajoute oncle Toni (Nadal). Les deux hommes sont fiers de leurs origines. C’est une certitude. « Mais ils ont deux caractères bien différents, affirme Ricard Tabot, journaliste au Diario de Mallorca. Moya est introverti, un peu sauvage, comme beaucoup d’insulaires. En même temps, il lui est déjà arrivé de vivre ailleurs, comme à Barcelone. Rafa est beaucoup plus spontané, plus ouvert. Mais lui ne vivra jamais ailleurs que sur notre île. » En tout cas, cette proximité a permis aux deux hommes de souvent se croiser. La plupart du temps sur un court de tennis, car leurs vies, lorsqu’ils sont à la maison, n’ont pas grand-chose à voir. Carlos Moya est originaire de la capitale, Palma, avec toute son agitation, alors que la maison familiale des Nadal est située à Manacor, à quelque 50 kilomètres de là, dans les terres. L’un est citadin, alors que l’autre aime la pêche et passer du temps avec ses amis. En tout cas, tout le monde les connaît au pays. « Même si aujourd’hui Rafa a éclipsé Carlos. Et pourtant, lorsque Moya a remporté Roland-Garros en 1998, il y a eu un véritable boom du tennis, remarque Ricard Tabot. Il était alors LA star sportive de l’île. » Avant son arrivée, Majorque était en effet connue sur la planète sport pour avoir enfanté Joan Llaneras (sept fois champion du monde de cyclisme sur piste) et Miguel Angel Nadal, le tonton footballeur du flingueur du circuit. 14 Bleu Rouge Noir Jaune TENNIS « Très malsain » GUY FORGET, choqué par la proposition faite à Nicolas Escudé, s’insurge contre le climat actuel qui rejaillit sur l’équipe de Coupe Davis. Quelques heures après la révélation d’un coup de fil datant du mois d’avril proposant le capitanat de Coupe Davis à Nicolas Escudé (voir L’Équipe d’hier), Guy Forget a longuement exprimé son sentiment. « Franchement, ça me fait du bien de pouvoir parler de tout ça », a-t-il lancé avant la première question. Heurté par ce procédé, il défend ses valeurs et appelle à l’apaisement. Il répond également aux doléances exprimées par certains joueurs dans nos colonnes. Du côté de la FFT, le président Christian Bîmes et le DTN Patrice Dominguez, sollicités par la presse, n’ont pas souhaité s’exprimer. « NICOLAS ESCUDÉ se voit proposer votre poste sans que ni vous ni aucun joueur n’en ayez été informés préalablement. Comment vivez-vous cela ? – Je ne sais comment je dois le prendre. En ce moment, les polémiques touchent l’ensemble du tennis français et le poste de capitaine n’est pas épargné. Je ne dis pas que tout a toujours été rose. Mais, là, on est dans l’opérette ! Des gens ont envie de faire naître des polémiques à deux balles. Et ça vient davantage de l’entourage que des joueurs eux-mêmes. – Êtes-vous touché par ce qui vient d’arriver ? – Non, car je suis en accord avec moimême. J’ai toujours œuvré dans l’intérêt de l’équipe. Cela dit, je trouve ce climat très malsain. Désagréable. Tous ces chuchotements, ces rumeurs, en définitive ce n’est qu’un pétard qu’on transforme en bombe atomique. Ces pseudo-règlements de compte, ces commérages me fatiguent à un point… – Mais ne pensez-vous pas que le coup de fil à Escudé puisse être une manœuvre destinée à faire tomber votre tête ? – Écoutez, certains me disent que tout ça est téléguidé par la présidence de la Fédération. Moi, je n’en sais rien. Pour le moment, j’en reste à la thèse de l’initiative individuelle (celle que JeanFrançois Bachelot a lui-même confirmée). Ce serait trop gros si Christian (Bîmes) était l’instigateur de tout cela. Quand on veut mandater quelqu’un, on le fait intelligemment. Mais ça prouve que quelque chose ne tourne pas rond. Voilà quelqu’un, Jean-François Bachelot (ancien joueur français), qui n’est pas salarié de la Fédé (il l’est devenu depuis et occupe un poste de relais entre les joueurs et la Fédération) et qui appelle Escudé pour lui demander s’il est intéressé par le capitanat. Bachelot est un gars sympa mais il n’a jamais joué à ce niveau, il ne sait pas comment fonctionne la Coupe Davis. Escudé a halluciné. Il lui a répondu : “Mais de quoi tu me parles ?” “Jeff” a dû faire une bourde, je trouve ça désolant… C’est un agneau. – Vous sentez-vous soutenu par la Fédération et la direction technique nationale ? – Pff… À des moments oui, à d’autres moyennement. De toute façon, j’ai demandé à Christian (Bîmes) qu’on ait une discussion sans tarder. – Qu’est-ce qui pourrait vous faire quitter votre poste ? – Si des joueurs viennent à reculons, Dominguez : « On tombe des nues » « Le seul pour qui j’ai vraiment hésité, c’est Fabrice. » – Finalement, n’est-ce pas simplement un problème de transition entre une génération et une autre ? – La transition ne sera pas facile. Mon boulot, c’est de gérer des ego et des petites crises. Je me souviens de l’époque où Cédric (Pioline) et Fabrice (Santoro) ne se supportaient pas. Combien d’heures j’ai passé à discuter !… Vous savez, des problèmes en Coupe Davis, il y en a tous les deux ans… – Êtes-vous prêt à transiger avec vos valeurs ? – Si c’est chacun pour sa pomme, qu’il y a un gars qui fait room service, l’autre qui va dîner dehors, ça ne m’intéresse pas. Je ne veux pas être là le jour où ça arrive. Parce que je garantis qu’on va droit dans le mur. On n’a ni l’équipe des Russes ni celle des Américains du temps de Sampras et Agassi. Eux, ils ne se voyaient pas du week-end, ils venaient au stade jouer leurs matches, ils prenaient la Coupe et s’en allaient. Nous, on ne peut pas fonctionner comme ça. – Vous comprenez la frustration des Benneteau, Simon, etc. ? – Les portes sont ouvertes. S’ils ont des résultats indiscutables, je serai le premier à les prendre. C’est normal que les jeunes trouvent ça injuste, qu’ils se sentent lésés. C’est comme Mai 68 ! Les jeunes ont besoin d’être en colère contre le système. Je dis juste qu’en se plaignant dans la presse, ils vont créer des tensions entre eux. Franchement, la sélection de Moscou n’était pas absurde. Ce n’était pas un scandale de n’avoir pas pris Simon et Benneteau. Désolé de les décevoir mais le seul pour qui j’ai vraiment hésité, c’est Fabrice (Santoro). S’il avait passé un tour de plus à Miami, je le prenais. Mais, là, j’avais besoin d’un troisième joueur de simple. D’ailleurs, l’avenir en Coupe Davis passe par la sélection de trois joueurs de simple. – Ils vous reprochent de ne pas être assez proches d’eux… – Neuf fois sur dix, quand il y a un contact ou un coup de fil, c’est à mon initiative. Ils peuvent m’appeler quand ils veulent ! J’ai signé un contrat début février avec la Fédé qui comprend six à huit semaines de déplacements sur les tournois cette saison. Avant, c’était quinze. La Fédération a jugé qu’on pouvait très bien faire avec moins de semaines. Mais si c’est nécessaire de bouger davantage, ni Christian ni moi ne serons contre. – Si le poste de capitaine était mis aux voix, seriez-vous certain aujourd’hui d’avoir celle de Gasquet ? – Je pense. Mais je ne suis pas sûr à cent pour cent. Ce que je peux dire, c’est que je n’ai strictement aucun différend avec Richard et son entourage. » FRÉDÉRIC BERNÈS et VINCENT COGNET Le choix des joueurs CYCLISME Les interrogations de Cofidis Godefroot se défend Le sponsor a autorisé Éric Boyer à démarcher d’autres partenaires pour 2009. En vue d’un arrêt ? WALTER GODEFROOT n’avait pas prévu de convoquer la presse. Mais les accusations de Jeff D’Hont, soigneur chez Telekom dans les années 90, l’ont convaincu de sortir du silence. D’un naturel calme, l’ancien manager de l’équipe allemande s’est montré particulièrement incisif hier matin face à la centaine de journalistes réunis dans un salon de l’hôtel Holiday Inn, dans la banlieue de Gand. « Je n’ai jamais financé un quelconque système de dopage au sein de Telekom, a-t-il martelé. Jamais je n’ai évoqué ce sujet avec les coureurs, je laissais le soin de les suivre médicalement aux médecins de l’équipe, en qui j’avais confiance à cent pour cent. » Mais les récents aveux de Zabel, Aldag, Dietz, Henn et surtout Bjarne Riis, ajoutés à ceux des deux médecins de l’époque, Andreas Schmid et Lothar Heinrich, ont placé Godefroot dans une situation inconfortable. « J’ai sans doute été naïf à cette époque, a-t-il admis, mais je n’étais pas aveugle à ce point-là. C’est moi qui suis allé voir Hein Verbruggen à Genève, fin 1996, pour lui faire part de mes doutes sur ce qui se passait dans le peloton. Certains coureurs, et pas seulement chez Telekom, me sem- TOUS LES COUREURS et le personnel d’encadrement ont été prévenus samedi soir : Cofidis pourrait mettre un terme, fin 2008, à son sponsoring dans le cyclisme. La société de crédit par téléphone, présente depuis 1997, a donc autorisé son manager, Éric Boyer, à contacter d’autres chefs d’entreprise. Les arguments en faveur d’un départ ne sont pas minces, selon François Migraine, l’ancien président de Cofidis (1), longtemps amoureux transi du cyclisme. « Ce sponsoring est hyper puissant, reconnaît-il. Il a dépassé tout ce qu’on pouvait attendre (15 % de notoriété assistée en 1997 à 85 % aujourd’hui). Mais là, ça n’a jamais été autant la pagaille. Je suis un peu fatigué. » Migraine a aussi fait ses comptes. « En onze ans, j’ai multiplié mon budget pour l’équipe par deux (11,5 millions d’euros en 2007), c’est allé plus vite que l’inflation. Le Pro Tour m’a coûté au minimum 3 millions d’euros annuels en plus. C’est un truc de riche qu’on a accepté de faire bien, pour avoir de moins bons résultats qu’avant. J’attends de savoir ce qui va se passer en septembre, quand sera connu l’accord UCI-grands Tours sur le sujet. Quelle visage aura le cyclisme dans les années à venir ? Pour moi, un Pro Tour sans grand Tour, ça ne vaut rien. Je ne vais pas repayer pour un truc pas solide ! Dans ce cas-là, monter une équipe de Continental Pro, invitée au Tour et à toutes ses courses, ça pourrait aussi m’aller très bien. » Les affaires de dopage à répétition ont aussi alimenté largement sa réflexion. « On ne parle plus de sport, de coureurs, on ne parle que de dopage. Et je ne veux pas payer pour les dopés ! Comme, en plus, on se fait battre sur le plan sportif, on parle encore moins de moi. Je ne reproche rien du tout à mes coureurs, ils font ce qu’ils peuvent, mais j’ai besoin de victoires. Alors, bien sûr, on me renverra celles qui ne me plaisent pas, d’une autre époque, et que je ne citerai jamais à l’heure d’un bilan. Mais, aujourd’hui, y a-til un sens à participer à une course si la chance de la gagner au départ est proche de zéro ? Nous avons passé du temps pour aider à la rédaction d’un code éthique ; finalement, les managers en ont arrêté un très amoindri. Et puis j’avoue aussi que le résultat du procès de novembre dernier (2) m’a sérieusement refroidi : le sponsor était responsable et les coureurs de pauvres petits ! C’est un peu difficile à accepter. » Alors aujourd’hui François Migraine se donne du temps. « Je ne dis pas qu’on s’en va, mais je ne vais pas non plus rester trente-cinq ans. Et je ne veux pas qu’Éric soit pris de court. Je comprends sa peur du lendemain et je veux l’aider. Je ne suis pas inquiet pour les coureurs, ils trouveront toujours du boulot, mais je suis plus soucieux pour le personnel (3). Et le marché des repreneurs sera-t-il aussi plein qu’à une époque ? Pas sûr. » Boyer : « Construire quelque chose de solide » Éric Boyer, persuadé que « Cofidis a montré, dans la difficulté, qu’on pouvait faire du cyclisme sans ambiguïté et en toute transparence », a d’ores et déjà quelques rendezvous. Il milite pour « un copartenariat dès 2008 qui permettrait à un annonceur de mettre un premier pied dans le cyclisme, pour comprendre comment ça marche. J’inviterai d’ailleurs quelques personnes sur le Tour pour qu’elles jugent de près. Pour convaincre, il faut aussi expliquer que ce qui fait la mauvaise actualité du vélo n’est pas représentatif du cyclisme, qu’on a la volonté de faire ce sport dans les meilleures conditions en respectant les règles. On est les premiers combattants de ceux qui ont une vision archaïque du cyclisme. Une majorité se dégage maintenant pour agir autrement. Il faut le faire savoir. » Sur le Tour, et pendant l’automne, Boyer, très enthousiaste, compte présenter sans relâche le fond de son projet qui, au-delà d’une équipe professionnelle, repose sur la constitution « d’un centre de formation, d’une véritable équipe réserve, des juniors aux Espoirs, susceptibles de passer un jour professionnels et qu’on éduque au cyclisme. Ce projet, je l’ai présenté à Cofidis il y a un an et demi. Ils ont regretté ne pas en avoir eu l’idée dès le début, mais ils n’ont pas donné suite. Pour en récolter les fruits désormais, il faut au minimum quatre ans. Mais, avec un budget identique à celui d’aujourd’hui, on peut en consacrer facilement une petite partie (500 000 euros) aux jeunes. Aujourd’hui, de toute façon, il n’est plus question de recruter les meilleurs coureurs et de se frotter les mains le jour où ils gagnent. Je veux construire quelque chose de solide, une équipe propre qui ait sa place au niveau international, où quelques coureurs puissent rivaliser avec les meilleurs. Mais les résultats doivent aussi, désormais, être le fruit d’un travail collectif, pas seulement celui d’un chèque à un coureur au potentiel énorme. » FRÉDÉRIQUE GALAMETZ (1) À la retraite depuis juin 2006, il a repris entre-temps le poste de président du groupe Trois Suisses International. (2) La société Cofidis a été déboutée de sa demande de dommages et intérêts et sévèrement critiquée dans les attendus du jugement. (3) L’équipe compte 63 employés dont 33 coureurs (30 routiers, 3 pistards). PAGE 14 À la tête de l’équipe Cofidis depuis mai 2005, Éric Boyer (ici en conversation avec son coureur belge Staf Scheirlinckx) est désormais en chasse d’un nouveau sponsor pour 2009. (Photo Laurent Argueyrolles/L’Équipe) 2008, année charnière NOMBRE D’ÉQUIPES réfléchissent en ce moment, vu le contexte tourmenté du cyclisme, à la poursuite de leur sponsoring. Voici, à ce jour, le terme des contrats des vingt équipes du Pro Tour : Saunier Duval : 2010, avec un partenariat commercial d’ores et déjà signé jusqu’en 2013. Rabobank : 2012. T-Mobile, Caisse d’Épargne, Unibet, Astana : 2010. Milram, AG2R Prévoyance : 2009. Cofidis, Française des Jeux, Crédit Agricole, Bouygues Télécom, Quick Step, Lampre, Liquigas, Predictor-Lotto, CSC, Euskaltel, Gerolsteiner : 2008. Discovery Channel : 2007. GAND – de notre envoyé spécial blaient courir au-dessus de leurs moyens. C’est alors que j’ai entendu parler pour la première fois d’EPO et d’hématocrite. » Il avoua même un peu plus tard n’avoir « jamais été vraiment fier de la victoire de Riis sur le Tour 1996. J’étais content, pas fier… Ce qui ne m’empêche pas d’avoir toujours eu du respect pour Bjarne. » Il botta également en touche lorsque le sujet Ullrich fut abordé. « Je ne peux pas me mettre à la place des coureurs. S’ils ont quelque chose à raconter, c’est à eux de le faire. Ça vaut aussi pour Jan. » Mais c’est surtout contre D’Hont que les attaques de Godefroot ont été les plus virulentes : « Son livre n’est qu’un tissu de mensonges. Il sait que je n’ai jamais demandé à mes coureurs de se doper, lui-même avait supplié à l’époque un collègue de l’équipe de ne jamais me parler des médicaments qu’il utilisait de peur d’être viré. J’ai toujours pensé qu’il était un excellent soigneur, mais son passé de coureur dépendant aux amphétamines lui interdit de donner la moindre leçon sur le dopage. » Godefroot a annoncé qu’il allait porter plainte contre lui et a aussi confirmé qu’il resterait chez Astana comme conseiller technique jusqu’à la fin du Tour. Avant de tirer définitivement sa révérence. – P. L. G. ALDAG ENTENDU PAR LA POLICE. – La police criminelle de Wiesbaden a auditionné lundi, durant cinq heures, Rolf Aldag dans le cadre d’une procédure pour « infraction à la loi sur les médicaments » contre les deux anciens médecins de Telekom. Aldag a précisé qu’il n’avait cité aucun nom et indiqué qu’il allait réduire ses « apparitions publiques » en tant que manager général de T-Mobile. ZABEL RENONCE À PÉKIN. – Douze jours après avoir admis s’être dopé à l’EPO en 1996, Erik Zabel a annoncé qu’il renonçait à s’aligner au départ de l’épreuve en ligne des Jeux Olympiques de Pékin. Le coureur de Milram a pris cette décision après avoir rencontré le président et le secrétaire général du Comité olympique allemand. Quant à sa participation en septembre au Mondial de Stuttgart, le grand objectif de sa fin de carrière, la Fédération allemande doit se prononcer dans les jours à venir. Elle a pour politique de ne pas sélectionner les athlètes convaincus ou soupçonnés de dopage. MANZANO FAIT PARLER. – Les révélations de Jésus Manzano (voir L’Équipe du 5 juin) quant aux pratiques dopantes qui subsisteraient en Espagne ont suscité des réactions diverses. Pat McQuaid, le président de l’Union cycliste internationale, a appelé à une recherche sans limites de la vérité : « D’après lui, la police espagnole est au courant d’éventuels agissements condamnables d’une clinique disposant de notre agrément. Encore une fois, nous faisons appel au système judiciaire pour nous aider à découvrir la vérité. Nous souhaitons enquêter dans la mesure de nos moyens, car, si ce qu’a dit Manzano (à savoir que “le patron d’une des cliniques accréditées par l’UCI pour assurer le suivi longitudinal des coureurs et les prélèvements antidopage prévenait les médecins des équipes Kelme et US Postal de la visite des médecins préleveurs ») était avéré, ce serait quelque chose d’intolérable. » Mis en cause par Manzano, José Miguel Echavarri, le manager de l’équipe Caisse d’Épargne, a, lui, préféré, dans un entretien au quotidien As, ne pas faire de vagues. « Je n’ai pas envie de répondre aujourd’hui à cela et je le ferai en temps utile. Je connais à peine Manzano et je ne sais pas pourquoi il aurait dit cela. Ou alors quelqu’un lui a peut-être soufflé. J’aimerais m’entretenir avec lui pour éclaircir la situation. Je veux savoir s’il n’y a pas une manipulation derrière tout ça. Si le problème est de voir s’en aller Echavarri, la solution, ce n’est pas Manzano. » MERCREDI 6 JUIN 2007 Bleu Rouge Noir Jaune Rouge Pour Guy Forget, les remous actuels autour de la Coupe Davis prouvent que « quelque chose ne tourne pas rond ». (Photo Pierre Lablatinière) Bleu Rouge capitaine, Noah voulait rendre le pouvoir aux hommes de terrain. Depuis, cette règle (non écrite) perdure. « Les joueurs se réunissent, se mettent d’accord sur un nom, annoncent leur choix au capitaine qui le fait remonter au président et au DTN », résume Cédric Pioline, qui a toujours connu ce mode de « sélection » en équipe de France. Reste une question : quels joueurs sont décisionnaires ? Ceux qui ont participé aux dernières campagnes de Coupe Davis. Ce qui ne manque pas de créer un schisme entre les élus et les exclus. A fortiori sous le capitanat de Guy Forget qui aime s’appuyer sur le même noyau dur. La coutume fausse-t-elle l’équité ? « Pas du tout, réplique Arnaud Clément. Pour se permettre de juger un capitaine, la moindre des choses est d’avoir été placé au moins une fois sous son commandement. Non ?… » – V. C. Jaune Bleu Jaune EN THÉORIE, LA DÉSIGNATION du capitaine de Coupe Davis relève exclusivement des instances fédérales. Selon l’article 4 du règlement administratif de la FFT, « le bureau fédéral statue sur les propositions du DTN concernant la désignation des capitaines et des sélections des membres de l’équipe de France. Ces désignations ne sont susceptibles d’aucun recours ». L’article 6 précise que « le DTN propose au bureau fédéral la nomination des entraîneurs et des cadres techniques. Il est responsable des équipes de France seniors et jeunes, féminines et masculines. Il en propose les sélections et les capitaines au bureau fédéral ». La réalité est autre. Depuis la première époque Noah (1991), les joueurs désignent eux-mêmes leur capitaine. Échaudé en tant que joueur par ses relations tendues avec Jean-Paul Loth alors Noir Noir PATRICE DOMINGUEZ, directeur technique national, s’est dit stupéfait par le micmac autour de l’initiative de Bachelot. Hier, en début de soirée, Patrice Dominguez s’est exprimé sur les ondes de RMC Info, qui le rémunère comme consultant tennis : « C’est une initiative personnelle. À aucun moment il n’y a eu de réunion à la DTN ou au bureau fédéral pour discuter du remplacement de Guy Forget. On tombe des nues, moi le premier. Je ne sais pas pourquoi Bachelot a fait ça, je n’ai pas encore pu lui parler, mais j’attends une explication. Ce qu’il a fait déstabilise une équipe à un moment où elle n’a pas besoin de ça. (…) On a bien senti que Richard (Gasquet) n’était pas très heureux du fonctionnement de l’équipe à Moscou. On a pu lire il n’y a pas longtemps que Monfils était contre l’entraîneur actuel de l’équipe (Patrice Hagelauer). Peut-être que ce système, le système Noah, a besoin d’être modifié. L’ancienne génération (Grosjean, Clément, Llodra) ne tiendra plus les commandes dans quelque temps. Donc, il faudra peut-être changer quelque chose. » me regardent de travers, si j’ai des doutes sur l’investissement, j’arrête. S’ils sont convaincus que le problème du tennis français, c’est moi, il faut vite me changer. Demain, je laisse ma place. Si on bourre le mou des joueurs en leur disant que je place mes copains (comprenez les anciens, Clément ou Grosjean), je n’ai pas envie de rester. Et bon courage à ceux qui prendront la suite. 15 Bleu Rouge Noir Jaune PROLONGATIONS LE CANET DE SES SOUCIS RÉCIT Laure Manaudou sera la grande absente du meeting de Canet, ce week-end. Retour sur ses dernières semaines catalanes. Dans le hall de la piscine Europa de Canet-en-Roussillon, l’affiche « Bravo et merci », célébrant les performances des nageurs maison aux derniers Mondiaux de Melbourne, a été remplacée par celle du meeting Mare Nostrum. Exit Laure Manaudou, la grande absente de l’épreuve, samedi et dimanche. La faute à un chahut en bord de bassin à Rome et à un orteil réfractaire. Un mois après le choc de son départ pour l’Italie, la nageuse de Canet 66 ne participera pas à ce rendezvous dont elle était une habituée depuis 2002. Un paradoxe pour celle dont les dernières semaines catalanes, de sa reprise d’entraînement après Melbourne, à la fin de mars, jusqu’à sa dernière rencontre avec Philippe Lucas, au début de mai, ont été agitées. CANET-EN-ROUSSILLON – de notre envoyé spécial LUNDI 16 AVRIL On refait le masque « DÉJÀ AVANT MELBOURNE, j’y pensais. » Pendant les Mondiaux de mars encore, dans la chambre 413 du Pacific International qu’elle partageait avec Esther Baron, Laure Manaudou avait des envies d’ailleurs : « Si, l’année prochaine, on nage autant que cette année, je pense que je vais craquer. » Le tout sur fond de romance italienne avec Luca Marin, rencontré l’été précédent à Budapest. Quinze jours plus tard, elle reprend l’entraînement à Canet avec le sourire. Philippe Lucas, lui, n’a pas pris de vacances. Il a retrouvé le reste de son groupe après cinq semaines d’absence. Ce jour-là, il n’est « pas trop sur elle, j’avais le temps de la reprendre en main ». Les autres nageurs sentent tout de même une différence. « Quand Laure est revenue, Philippe a changé de comportement, observe Nicolas Rostoucher. On l’a senti plus tendu. » La pression est de retour. Le coach sent déjà que les bonnes résolutions australiennes de sa protégée sont restées dans l’hémisphère Sud : « Quand vous avez une fille qui doit rester la meilleure au monde et qui n’a pas envie de bosser… » JEUDI 19 AVRIL SUR LE PLAN DES LOGES du studio Gabriel, Luca Marin a sa place réservée au rang des invités de Michel Drucker. Le clan Manaudou est monté à Paris pour CINQ JOURS APRÈS sa sortie de l’eau, Manaudou n’est pas revenue. Mais elle ne s’est pas cachée pour autant. Dimanche, elle et Luca Marin ont assisté au match Perpignan-Biarritz. Dans les tribunes d’Aimé-Giral, après avoir décliné l’invitation à donner le coup d’envoi, les discussions étaient animées entre les deux nageurs. « C’est souvent “Je t’aime, moi non plus” entre les deux », s’amuse un observateur. Aujourd’hui, c’est désormais « je suis venue te dire que je m’en vais ». Avant de prendre la route à bord de l’Audi TT de Marin, le couple passe dire au revoir à quelques proches, au premier rang desquels Esther Baron. Puis, avec Armony, le chartreux gris de la jeune femme, ils mettent le cap sur Villieu-Loyes-Mollon (Ain), où vivent les parents de Manaudou. En chemin (510 km), Philippe Lucas tente de la joindre. En vain. Elle n’a pourtant pas encore changé de numéro. Dominique Camus, responsable de l’élite, aura plus de chance : « Elle m’a dit qu’elle restait licenciée au club et qu’elle viendrait pour n’était pas la tête baissée. » Lucas corrige : « J’aime bien la regarder dans les yeux et, là, elle a baissé la tête… » Avec son débardeur estampillé « Idols », il n’est pas venu la récupérer : « Son avocat m’avait dit : “ Il n’y a que toi qui peux la faire changer d’avis”, mais je ne voulais plus l’entraîner par rapport à son comportement. Et elle n’avait plus envie de s’entraîner avec moi. » Plus trop le physique non plus, selon lui : « À Melbourne elle était sèche, taillée, avec les fibres et les veines qui ressortent. Là, j’ai l’impression qu’elle a fait une croisière de six mois ! » C’est calmement qu’il s’adresse à elle : « Je ne dirai jamais de mal de toi. Fais attention aux gens qui vont t’entourer. Il faut qu’ils soient compétents. Qu’ils n’aient pas peur de te rentrer dans la gueule quand ça va pas. Fais attention en équipe de France, qui va s’occuper de toi ? Fais attention à fermer tes bouteilles comme d’habitude. Fais gaffe qu’on ne t’impose pas des choses, des vitamines… Si j’ai une fille qui nage le 400, je te niquerai. » Un quart d’heure après une fraîche entrée en matière, il y a une dernière bise… mais pas de merci. « Déjà qu’elle ne dit pas bonjour », commente Lucas. Portes le sent « affecté, blessé ». l’enregistrement de Vivement Dimanche. Pas Marin. Lui et son entourage – la société LaPresse habituée à faire fructifier l’image de ses ouailles – ont appris, dépités, que l’on n’était pas payé pour se poser sur les canapés rouges. Alors, dans l’ambiance complexe que l’on devine, la star laisse son amoureux à Canet où il est venu passer la semaine. Face aux caméras, elle joue le jeu : « Je n’allais pas très bien à ce moment-là. Beaucoup de choses se passaient dans ma tête. Et il fallait surtout ne montrer à personne que ça n’allait pas. » « Elle était perdue ce jour-là, il a fallu que je la console », confirme son entraîneur. Ce qui ne va pas, c’est qu’elle a déjà pris sa décision… prenant de c o u r t t o u t l e monde, y compris son ami italien : « Je pense qu’il ne s’y attendait pas. Lui, m’avait dit : “ Tu r e s t e s a v e c P h ilippe .” » En plein flou, Marin appelle (Une habituée de la cafétéria de la piscine) son mentor Marco le meeting. » Dans le pavillon familial, Durante. Le président de LaPresse, son où Manaudou reste deux jours avant de club, rapplique depuis Turin au volant de rejoindre l’Italie, Olga, sa mère, voit parsa Porsche. On comprend alors la stupeur tir Laure une seconde fois : « Elle m’a dit de Lucas le découvrant en raccompaque c’était plus difficile de me voir partir gnant Manaudou à son domicile tard le maintenant que quand je suis partie à soir : « Il a fallu que je le vire de chez quatorze ans. » elle… Pas le mec qui fait des gravures de mode (Paolo Penso), non, le petit. » Il MERCREDI 9 MAI (10 H 30) oublie son nom… « Il l’attendait dans le noir. Il n’a pas eu le temps de faire les présentations. Je lui ai dit de partir une fois, deux fois ; la troisième, on s’est frictionnés un petit peu… » Appelée en renfort À BORD du Falcon blanc à liseré vert boulevard Llobère, la police municipale affrété par LaPresse depuis Turin, vient mettre fin à l’altercation. Marco Manaudou survole les appareils d’Air Durante, un doigt tordu, reviendra vers Turkménistan et Air Mauritanie cloués 4 heures du matin sur le paillasson ethau sol dans les ateliers perpignanais. La nique du pavillon crème. Française, en Italie depuis le week-end JEUDI 26 AVRIL dernier et le meeting de Mondovi, vient officialiser son départ de Canet. Son avocat, Didier Poulmaire, tente de soigner la sortie de sa cliente, histoire d’éviter APRÈS UNE SÉANCE matinale ordil’image d’une championne qui fuit. naire, celle de l’après-midi tourne au Alors, après avoir insisté auprès du vinaigre. Lucas n’a pas besoin de chrono coach, il a réussi à monter une rencontre Manaudou-Lucas en milieu de matinée, pour repérer « deux, trois branleurs qui puis une conférence de presse. Lucas a ne foutaient rien ». Bien souvent, avec accepté parce qu’il sait que, sinon, « il son collègue Raphaël Raymond, il s’est n’y aurait jamais eu de rencontre, ni de fait la réflexion en voyant sa championne coup de téléphone. Pas d’au revoir ». olympique travailler : « C’est pas possible, c’est pas Manaudou ! » Cette fois, C’est au troisième étage du centre de en découvrant son temps (1’23’’) sur un thalasso des Flamants roses, en bord de 100 m crawl, sa conviction est faite : mer, que la rencontre a lieu. L’ambiance « Elle le faisait exprès pour se faire virer. de l’espace zen voisin ne franchit pas la C’était un prétexte. » Au même titre que porte de l’étroit salon Mistral. En les deux Pierre (Henri et Roger), Aurélia conviant son ami Jean-Marie Portes, ou Teddy, Manaudou est priée de sortir directeur de l’office de tourisme et artide l’eau. Sans éclats de voix, mais avec san de sa venue à Canet, Lucas annonce un message clair : « Écoute, quand tu la couleur. Dans l’esprit, ce rendez-vous en présence de maître Poulmaire tient auras réglé tes problèmes avec ton mec, plus du constat d’échec devant témoins quand ça ira mieux dans ta tête, je te rapque de la confession intime. pellerai. » Un des exclus du jour, Pierre Roger, décrypte : « Ce qu’il lui a dit, il le Impossible de solder six ans d’une hisdit dix fois par mois pour tester notre toire aussi intense en si peu de temps et motivation. Et pas uniquement parce sous la contrainte. Alors, les mots échanqu’on nage mal, mais parce que ça ne va gés autour d’une petite table carrée ne pas dans la tête. Mais c’est quand même sont pas différents que ceux adressés par rare qu’il en sorte autant. » Et ce climat voie de presse. « C’était organisé, pas particulier conduit certains, dont Esther naturel, ni d’un côté ni de l’autre, déplore Baron, à imaginer un temps un avenir ailPortes, c’était un peu gênant. » Après leurs. Sans passage à l’acte. Pour une courte introduction de l’homme de Manaudou en revanche, ce sera le derloi, Manaudou se lance : « Je lui ai dit nier bain de l’ère Lucas. Personne ne veut pourquoi je suis partie. C’est normal le croire. Lucas : « Je n’y ai pas pensé. » qu’on ait une dernière explication. On '' Je ne pardonnerai jamais ce qu’elle a fait à Philippe Lucas. Il ne faut pas tout pardonner à la jeunesse '' MERCREDI 9 MAI (12 heures) Mots de départ À L’HEURE DU DÉJEUNER, Manaudou s’éclipse par une porte de service de la thalasso. Ses amis nageurs (Esther Baron, Gabriella Fagundez et Pierre Roger) sont passés la prendre pour un dernier déjeuner face à la Méditerranée sous les luminaires tentaculaires du Café de la plage. Eux, pas plus que les autres, n’ont tenté de la retenir : « Quand je prends une décision, je ne reviens jamais dessus. Les gens qui m’entourent le savent. » C’est cette détermination qu’elle veut afficher pour l’annonce officielle de son départ face aux caméras. Au côté de l’élégant Paolo Penso, qui exhibe le calcium éclatant de sa dentition, elle met en avant un choix sportif et l’envie de s’entraîner autrement. Un discours bien maîtrisé, mais qui ne peut faire oublier l’élan du cœur. Philippe Lucas est encore l’un de ceux qui la connaissent le mieux : « C’est de la communication. Ce n’est pas elle qui parlait… C’est une gamine qui a eu un manque d’affection. Dès qu’elle a quelqu’un, elle s’accroche comme à une branche de survie. Elle ne peut pas vivre toute seule… » À 17 h 50, Laure Manaudou quitte Canet-en-Roussillon, deux cent quarante-cinq jours après s’y être installée. Rencontre au bord de l’amer Eau de boudin MARDI 29 MAI Faute de pied MANAUDOU FORFAIT pour le meeting ! À vrai dire, beaucoup à Canet sentaient le coup venir, imaginant qu’elle ne voudrait pas revenir si tôt. D’autres lui prédisaient même un accueil frisquet : « Je ne pardonnerai jamais ce qu’elle a fait à Philippe Lucas, lâche une habituée de la cafétéria en bord de bassin. Il ne faut pas tout pardonner à la jeunesse. » Alors, l’annonce d’un doigt de pied abîmé dans un chahut laisse sceptique. En se rendant sur le site de La Gazzetta dello Sport, les organisateurs et Lucas commencent à se rendre à l’évidence, même si le coach ne reconnaît pas la championne sur l’image. Comment lui en vouloir de douter face à la toile lorsque, sur le site de Laure Manaudou, il figure encore, souriant, au titre d’entraîneur. PASCAL GLO L’HISTOIRE Un Français chez les pros ? Joris Bert, vingt ans, pourrait devenir le premier joueur de baseball français drafté par une équipe de Major League. « IL Y A PEU DE JOUEURS comme lui en Europe. À vingt ans, ce serait du gâchis qu’il ne joue pas au meilleur niveau. » Jeff Zeilstra, manager de l’équipe de France, sait de quoi il parle : il a été scout, recruteur pour les équipes pros. Pour lui, Joris Bert, international, sera le premier Français sélectionné par un club de Major League Baseball (MLB) lors du draft 2007, le grand marché aux joueurs amateurs, qui se tient jeudi et vendredi à Orlando, en Floride. Un Français en Major League, le tableau serait parfait pour la sixième nation européenne (Championnat Même s’il est drafté, Joris Bert disputera la Coupe d’Europe des clubs champions avec Rouen, la semaine prochaine. (Photo Rouen Baseball 76) d’Europe 2005), qui joue à des années-lumière des pros américains. Ses jambes de lapin et le bazooka qu’il a dans le bras gauche ont titillé deux scouts des Seattle Mariners et des Los Angeles Dodgers. Si l’un d’eux le sélectionne – il est annoncé entre les 15e et 20e tours (1) –, il intégrerait comme apprenti une de leurs équipes de Ligue mineure. Depuis janvier, il jouait en champ extérieur au Frank Philipps College de Borger, au Texas. « J’y allais pour apprendre l’anglais, raconte-t-il. Et, six mois plus tard, je suis en position d’être drafté ! » Ses 49 matches d’université, il les a mis à profit pour fourbir son jeu et se frotter à la concurrence. « Au début, mes coéquipiers m’ont pris de haut. Un Français qui joue au baseball !… J’ai réussi à me faire respecter et ils se sont calmés. » Les jours où les scouts l’ont décortiqué, il n’a fait aucun complexe et a joué ses meilleurs matches. « En France, on nous inculque une bonne technique. Làbas, on fait moins de tactique, on y MERCREDI 6 JUIN 2007 va juste pour cogner dans la balle. » Quelle idée de recruter un Français ? Les velléités commerciales du MLB en Europe sont encore faibles (quelques images télé, beaucoup de casquettes), mais ses rabatteurs tissent de vrais liens sportifs avec l’étranger (2). « Ce n’est pas un Français qui intéresse les Américains, explique Sylvain Virey, son ex-coach au pôle Espoirs de Rouen. C’est d’abord un athlète. À treize ans, il avait déjà des qualités de vitesse hors norme. Il vaut 3’’70 entre deux bases (27 m), c’est le niveau de Joris BERT (France) Champ extérieur. 20 ans. Né le 16 mai 1987, à Louviers (Eure). 1,80 m ; 76 kg. Club : Rouen. Palmarès : Champion de France 2006. 2e, Championnat d’Europe Espoirs 2006. joueurs rapides comme Ichiro Suzuki, de Seattle. » Joris Bert a enfilé son premier gant à dix ans, à Louviers, dans l’Eure. « Je jouais au foot. Un jour, le car qui devait m’emmener à un match ne m’a pas attendu. Je suis allé jouer au baseball avec mon frère, et j’y suis resté. » Bois-Guillaume puis Rouen l’ont accueilli en club. Mais Bert est un pur produit des filières fédérales. Interne au pôle Espoirs à treize ans, il a passé trois ans à l’INSEP puis ponctué sa formation en France par une deuxième place au Championnat d’Europe Espoirs en 2006. 37 000 dollars à la signature Joris Bert se sent prêt à plonger dans l’industrie du sport américain. Il devrait toucher environ 37 000 dollars (27 000 euros) à la signature et s’assurer un salaire minimum de 1 100 dollars (817 euros) par mois. Xavier Roland, le président de son club de Rouen, l’a flanqué d’un avocat d’affaires, ancien pro et ancien agent. Le rythme (jusqu’à 200 matches par an) et la concurrence qui règne en ligues mineures pour entrer en Major League soulèveront des questions sur les tentations de dopage, que le MLB traite avec un laxisme parfois aveugle. « Nous sommes conscients des risques, assure Éric-Pierre Dufour, président de la Fédération. Nous serons vigilants. Si Joris passe pro, il devra rester un exemple pour les jeunes joueurs français. » Et s’il ne sort pas du chapeau en 2007 ? Il a au programme la Coupe d’Europe avec Rouen à SaintMarin la semaine prochaine, un tournoi à Pékin avec l’équipe de France en août, puis le Championnat d’Europe à Barcelone au début de septembre. « Et j’attendrai la draft 2008. » Fondateur : Jacques GODDET Direction, administration, rédaction, ventes et publicité commerciale : 4, rue Rouget-de-Lisle, 92793 Issy-lesMoulineaux Cedex 9. Tél. : 01-40-93-20-20 SAS INTRA-PRESSE Capital : 2.167.240 . Durée : 99 ans. Principal associé : S.A. Éditions P. AMAURY. Président : Marie-Odile AMAURY. S.N.C. L’EQUIPE Capital : 50 000 . Durée : 99 ans du 26 juillet 1985. Siège social : 4, rue Rouget-de-Lisle, 92793 Issy-lesMoulineaux Cedex 9. Gérant : Christophe CHENUT. Principal associé : SAS INTRA-PRESSE. Directeur général, Directeur de la publication : Christophe CHENUT Directeur des rédactions : Claude DROUSSENT Directeur de la rédaction du quotidien : Michel DALLONI VENTE : Tél : 01-40-93-20-05 Allemagne, 2 ; Andorre, 1,05 ; Antilles, la Réunion, 1,30 ; Autriche, 2,10 ; Belgique, 1,50 ; Canada, 2,95 CAD ; Côte d’Ivoire, 1 600 CFA ; Danemark, 16 DKK ; Espagne, 1,90 ; États-Unis, 2,80 $ ; Gabon, 1 600 CFA ; Grande-Bretagne, 1,40 £ ; Grèce, 2 ; Italie, 1,75 ; Luxembourg, 1,50 ; Maroc, 10 MAD ; Pays-Bas, 2 ; Portugal, 1,80 ; USA, 2,80 $, Polynésie, 390 CFP ; Sénégal, 1 600 CFA ; Suisse, 2,30 FS ; Tunisie, 1,50 DIN. ABONNEMENTS : Tél. : 01-55-56-70-60. 22, rue René Boulanger, 75472 Paris Cedex 10. France Métropolitaine, lundi à samedi, 6 mois : 154,5 ; 1 an : 309 . Lundi à dimanche, 6 mois : 179,10 ; 1 an : 358,20 . ÉTRANGER : nous consulter. Modifications : joindre dernière bande. Publicité commerciale : MANCHETTE SPORTS, Tél. : 01-40-93-24-99. Petites annonces : 25, av. Michelet, 93408 St-Ouen Cedex. Tél. : 01-40-10-52-15. Commission paritaire no 1207I82523 ISSN 0153-1069 SE PIERRE CALLEWAERT (1) À chacun des 50 tours, chacune des 30 équipes choisit au moins un joueur. (2) 46 % des draftés en 2006 sont nés hors des États-Unis, dans 35 pays différents. Tirage du mardi 5 juin 2007 : 410 573 exemplaires PAGE 15 Bleu Rouge Noir Jaune Rouge Vivement dehors Le chat du départ Bleu Rouge MERCREDI 25 AVRIL MARDI 1er MAI Jaune Bleu Jaune LE PARKING et la pelouse de la piscine Europa affichent complet. La ville de Canet-en-Roussillon a décidé de faire la fête à ses cinq nageurs mondialistes, Manaudou en tête. La fanfare ne relâche le tempo que le temps des discours. « Depuis ce matin, j’ai envie de pleurer… et c’est bien la première fois », confie le maire Arlette Franco dans son tailleur vert. Pendant les Championnats du monde, sur son blog, elle savourait déjà : « Je sais que le “love” écrit dans sa main ou le cœur affiché étaient aussi un peu pour Canet. » Touché par ce soutien, à travers la saharienne et le treillis, Lucas remercie sincèrement. Radieuse, de ses cheveux lâchés à ses tongs rose bonbon, la star du jour ne pipe mot. Pas un merci au micro. Trop occupée sans doute à rédiger des SMS. Mais quand il s’agit de signer des autographes à la chaîne, elle répond présent. Les mines réjouies des gamins virent aussitôt au rouge des jours fériés d’un calendrier. Il y a peu, le club a reçu une demande particulière en provenance de Nantes. Une maman veut offrir à sa fille un séjour pour voir son idole nager. La championne fait savoir qu’elle sera présente les 10 et 11 mai. Au lendemain de cette communion de la championne avec plusieurs centaines de fans, le quotidien l’Indépendant s’enflamme : « Ça y est ! Depuis hier soir, on peut dire que Laure Manaudou est catalane ! » Laure Manaudou à Turin, le 1er juin, après une séance d’entraînement. Blessée au quatrième métatarse du pied gauche, elle est forfait pour le meeting de Canet, ce week-end. (Photo DR) Noir Noir Garden… pas encore partie Pas même le lendemain en ne la voyant pas. Roger comprend : « À Melun, c’était arrivé à d’autres de ne pas revenir dès la séance suivante. » 16 Bleu Rouge Noir Jaune BASKET ÉQUIPE DE FRANCE HOMMES Les Bleus font débat Cousin vers Pau La refonte de l’équipe de France et les mises à l’écart de Mike Pietrus et Mickaël Gelabale soulèvent des interrogations. suis accepté comme un vrai Français, apprécie-t-il. Je voulais vraiment être intégré à cette culture et je suis fier d’être français. Cela a un vrai sens pour moi d’être dans cette équipe. » 2. – POURQUOI PAS MIKE PIETRUS ? Comme Mickaël Gelabale, Mike Pietrus fait partie des gros défenseurs du groupe France. On peut toujours compter sur son volume de jeu défensif et il était depuis deux saisons l’indiscutable sixième homme des Bleus. De plus, même si les standards du jeu américain sont différents, le benjamin des Pietrus sort d’une bonne saison NBA à Golden State où le coach Don Nelson l’avait remis en confiance (27 min de jeu , 11,1 pts à 49 % et 4,5 rbds de moyenne cette saison). De plus, par rapport à son frère Flo Pietrus, dont il est très proche, son départ est un peu une remise en question des affinités humaines qui fonctionnaient dans ce groupe-là. Il a contre lui d’avoir réalisé un Mondial 2006 médiocre, avec une rentabilité offensive décevante notamment dans son rôle de shooteur extérieur (5,4 pts à 24,2 % et 19,4 % à trois points). Il n’est pas en phase avec les systèmes de jeu à l’européenne. Et avait exprimé ouvertement son malaise de ne pas être mieux pris en compte dans le jeu de l’équipe de France. De plus, Michel Morandais, à Naples (Euroligue), a fait une bonne saison. Et, malgré une saison tiède à Pau, Cédric Ferchaud acceptera de toute façon d’être un joueur d’appoint. « Quand Foirest a annoncé qu’il arrêtait sa carrière, je me suis dit que j’avais ma chance. Je sais ce qu’on attend de moi, d’abord du tir à trois points. Je ne pense pas prendre la place de quelqu’un », a réagi le shooteur palois. 3. – POURQUOI PAS PETRO ? Le jeune pivot français, coéquipier de Gelabale à Seattle, est doté d’un potentiel qui représente l’avenir. Et sa taille (2,14 m) reste un atout rare sur la scène européenne. On sait qu’il est un vrai talent en devenir même s’il ne l’a pas encore exprimé aussi efficacement qu’on attendait. Il a contre lui une estime surdimensionnée de ce qu’il représente. Il avait demandé un rôle de numéro 1 qu’il ne pouvait pas tenir, et son attitude rebelle et marginale lors du Mondial l’avait sans doute déjà condamné, tout comme une saison moyenne à Seattle (18 min, 6,2 pts à 51,6 % et 4,1 rbds de moyenne). À l’inverse, l’attitude de LILIANE TRÉVISAN (avec M. Ba. et O. Ph.) WEISZ OK AVEC HYÈRESTOULON. – Comme nous le laissions entendre la semaine dernière, l’ancien entraîneur de l’équipe de France Alain Weisz (54 ans) retrouve la Pro A, trois ans après son départ de Strasbourg. Le Marseillais, coach des féminines d’Aix-en-Provence depuis deux saisons, s’est engagé pour Hyères-Toulon pour une année avec option pour deux années supplémentaires. « J’avais encore un an de contrat à Aix mais le président m’a laissé partir en bonne intelligence. Je souhaite bousculer la hiérarchie, même avec un budget moyen. On ne jouera pas la Semaine des As (que le club organise en février 2008) petit bras. J’aimerais d’ailleurs être le plus près possible des huit premiers au moment de l’épreuve. Le basket féminin mérite le respect, mais c’est vrai que j’ai une envie colossale de coacher des hommes en Pro A », a déclaré l’ancien coach du Mans. Il succède à Frédéric Wiscart-Goetz qui avait assuré le maintien du HTV en fin de saison. – P. Sav. Un grand chambardement Si l’on excepte les cas de Tony Parker, blessé avant le Mondial, et de Laurent Foirest qui a annoncé sa retraite internationale, quatre joueurs présents au Mondial 2006 ne figurent pas dans la liste communiquée par Claude Bergeaud lundi pour l’l’Euro 2007. 2007 Les six remplacants (la liste de 14 doit encore être ramené à 12) ont nettement moins d’expérience internationale. PARIS-LEVALLOIS PRESQUE FAIT. – L’officialisation de l’alliance des sections professionnelles du Paris BR et du Levallois SCB (Pro B) devrait être annoncée dans les heures qui viennent. Selon nos sources, seule une pièce administrative est encore portée manquante pour finaliser le protocole d’accord d’une union qui porterait le budget du nouveau club à 4,5 millions d’euro. Cette union permettrait à l’Hermine de Nantes, qui caresse le projet de monter en Pro A dans les trois ans à venir, de conserver sa place en Pro B. – Ar. L. Ils sortent Gelabale M. Pietrus Petro Diarra 159 sélections pour 934 pts Le Nancéien Tariq Kirskay (à droite), ici face à Marc Salyers lors de la finale du Championnat de France samedi dernier à Bercy, fait partie des cinq joueurs sans aucune sélection appelés par Claude Bergeaud pour préparer l’Euro 2007. (Photo Marc Francotte) NBA FINALE (demain) Roanne et l’Euroligue : verdict avant le 20 juin LeBron est attendu NOUVEAU CHAMPION de France, le « petit » club de la Loire s’affaire depuis samedi dernier à débrouiller des problèmes de grands, à savoir jouer ou non l’Euroligue 2007-2008. Actuellement, Roanne ne semble pas avoir encore pris de décision définitive, étudiant activement toutes les possibilités de délocalisation (Villeurbanne, Clermont-Ferrand, Chalon notamment). Mais le temps presse. De passage hier à Roland-Garros, Jordi Bertomeu, le directeur exécutif de l’ULEB, l’a rappelé à notre confrère de L’Équipe TV, Stéphane Garabed. « On félicite Roanne pour son titre de champion, mais on sait qu’en raison de nos règlements, ils n’ont pas la salle pour accueillir l’Euroligue. Il y a deux options : jouer ailleurs ou laisser le ticket à quelqu’un d’autre. J’espère que, dans quelques jours, on connaîtra leur position. En tout cas, ils doivent prendre une décision avant le 20 juin », a commenté le chef de l’exécutif, qui ne s’opposerait pas à une délocalisation du côté de Lyon. « Si Roanne décide de jouer à Lyon, il n’y a pas de problème car on sait qu’il y a les structures », précisait-il. En cas de désistement roannais, Bertomeu a aussi rappelé que le ticket échoirait naturellement à Nancy, « champion de la saison régulière et finaliste, équipe la mieux placée pour le récupérer », assurait-il. Dans ce cas, Roanne pourrait cependant être engagé en Coupe ULEB, dans son antre d’André-Vacheresse, qui avec 3 200 places répond au critère de la salle, le seul valant à ce niveau de Coupe d’Europe, qui exige une capacité minimale de 3 000 places. – D. L. APRÈS DEUX JOURS de repos, les Spurs ont retrouvé le terrain de basket pour préparer leur quatrième finale NBA en neuf ans. Avec une obsédante question pour tous les observateurs : comment arrêter LeBron James. Une interrogation largement ignorée par les intéressés, les Spurs. « Non, merci, je passe », précisait Tony Parker avec l’humour comme seul moyen de défense devant l’hypothèse de le voir en défense devant le phénoménal King James. Un honneur clairement réservé à Bruce Bowen, le spécialiste défensif des Spurs, habitué à tous les défis, peu importent leur taille et leur réputation. En huit matches contre les Spurs depuis le début de sa carrière NBA, James a su hausser son niveau avec 26,4 points à 48,9 % aux tirs. San Antonio ne laissant peu d’espaces aux autres joueurs. Gregg Popovich : « C’est collectivement qu’il faudra être bon » Seulement, arrêter James est impossible, Detroit s’en est rendu compte en finale de l’Est. San Antonio le sait bien et ne commettra pas la même erreur de se focaliser sur le numéro 23 des Cavs. « Pour le ralentir, il faudrait ajouter 15 kilos et de la vitesse à tous nos joueurs, ironisait Gregg Popovich, lui aussi conscient de l’impossibilité de la tâche. Si on demande à Bruce d’arrêter LeBron et les Cleveland Cavaliers, on va avoir des problèmes. Bruce est un formidable défenseur. Il nous donne le ton en défense, mais c’est collectivement qu’il faudra être bon dans ce secteur, sinon on va souffrir. » – O. Ph. LE PROGRAMME Match 1 : San Antonio - Cleveland (jeudi 7 juin) Match 2 : San Antonio - Cleveland (dimanche 10 juin) Match 3 : Cleveland - San Antonio (mardi 12 juin) Match 4 : Cleveland - San Antonio (jeudi 14 juin) Match 5 : Cleveland - San Antonio (dimanche 17 juin, si nécessaire) Match 6 : San Antonio - Cleveland (mardi 19 juin, si nécessaire) Match 7 : San Antonio - Cleveland (jeudi 21 juin, si nécessaire) Tous les matches sont à 20 heures à San Antonio et 21 heures à Cleveland, soit 3 heures du matin en France et sont diffusés en direct sur Canal +. KATASH COACH DU MACCABI TEL-AVIV. – Oded Katash (33 ans), ancien arrière international et vedette du Maccabi ayant dû interrompre sa carrière prématurément (blessure), succède au Croate Neven Spahija à la tête du Maccabi Tel-Aviv. Katash entraînait deux saisons l’Hapoël Galil Elyon. L’entraîneur national Zvi Sherf devient également manager général du club israélien. AUDREY SAURET À TARENTE. – L’arrière internationale Audrey Sauret (31 ans), qui évoluait sous le maillot d’Ekaterinbourg en Russie, jouera la saison prochaine dans le Championnat italien à Tarente. COUPE LOUIS-VUITTON (finale) Ça sent le roussi pour Luna TORBEN GRAEL, tacticien de Luna Rossa, accusait le coup après une nouvelle défaite. Mais ne fuyait pas sa part de responsabilité. Une erreur tactique des Italiens a offert hier un quatrième succès aux Kiwis. Encore un point, et Team New Zealand gagnera la finale des challengers. de notre envoyé spécial n’étaient pas bonnes, tout comme les jours précédents ? « AVEZ-VOUS OU NON commis une erreur après le deuxième croisement sur le premier bord ? – C’est facile à dire a posteriori. Le premier croisement s’est bien passé et nous a été favorable. Nous avons décidé de continuer à protéger la droite après le second. C’est ce que toute la cellule arrière voulait, mais cela ne s’est pas révélé payant. Forcément, c’est frustrant. Compte tenu des informations qui étaient les miennes à ce moment bien précis, j’estime avoir pris la bonne décision. – C’est donc vos informations météo d’avant le départ qui – Je travaille avec notre équipe météo depuis de très nombreuses années. C’est notre troisième campagne de Coupe ensemble. Nos relations sont très bonnes. Je ne vais pas tout remettre en cause du jour au lendemain. Contre Oracle, tout le monde nous trouvait géniaux et aujourd’hui nous sommes, paraît-il, complètement nuls. Les situations sont différentes. Chris Dickson appelait le contact dans la phase de pré départ. Du coup, James Spithill, notre barreur, était beaucoup plus agressif. Avec les Néo-Zélandais, tout se passe beaucoup plus à distance. Avec eux, nous ne pouvons pas VALENCE – (ESP) de notre envoyé spécial ARRIVERONT-ILS à sauver l’honneur ou vont-ils embrasser Fanny laissant aux Kiwis le soin de biser dès ce soir la coupe Louis-Vuitton ? Le jour de repos, lundi, n’aura pas plus permis aux Italiens d’ébaucher de nouveaux plans que d’affûter Luna Rossa et la nouvelle défaite encaissée hier, la quatrième en autant de manches disputées, ne fait qu’anticiper l’inexorable. Désormais à une manche de la victoire, les hommes de Team New Zealand naviguent tellement bien, leur bateau noir est si dominateur qu’il est devenu inimaginable ne serait-ce que d’oser songer qu’ils pourraient perdre cette finale ! Certes, ceux de Francesco de Angelis ne sont pas encore éliminés mais vaincre la bête noire une fois serait un exploit ; l’écraser à cinq reprises de suite tendrait au miracle. Et si les conditions pour y parvenir sont désormais presque inaccessibles, il y en a une impérative : ne plus commettre d’erreur. Hier, Torben Grael, le tacticien brésilien de Luna Rossa, en fit une aussi grosse que le pain de sucre de Rio ! Car tout avait démarré au mieux pour les Transalpins. Un bon envol (1’’ d’avance) en coupant la ligne près du bateau comité pendant que Team New Zealand l’imitait mais à l’autre extré- mité. Cette incroyable séparation, peu commune en match racing, démontrait que les équipages avaient décidé de suivre des options radicalement différentes. « Les informations dont nous disposions à bord démontraient qu’il n’y avait pas alors un côté plus avantageux que l’autre, expliquait Adam Beashel, l’observateur météo. Nous voulions du coup prendre un départ lancé, ce que nous avons fait. » L’analyse n’est pas aussi simple : les Italiens avaient mieux déchiffré le terrain de jeu. Et, pour une fois en cette finale, en choisissant de naviguer sur la partie droite, ils avaient raison ! Lorsque les deux bateaux se croisaient, Luna Rossa occupait le commandement portant même son avantage à une centaine de mètres. La toile de Grael Mais c’est au deuxième croisement que tout basculait. Au lieu de virer de bord de manière gênante pour Team New Zealand afin de le renvoyer d’où il venait et de conforter l’avance que possédait alors son bateau, Torben Grael demandait au barreur, James Spithill, de retourner prématurément vers la droite du plan d’eau. Dean Barker et les siens n’en demandaient pas tant. Ils se portaient à la hauteur du leader et, bénéficiant du coup de pouce fourni par une légère rotation du vent vers la gauche, dépassaient inexorablement leurs adversaires. Les Italiens avaient entrouvert la porte ; les Néo-Zélandais leur claquaient violemment dans la figure. La conséquence de ce soufflet était certainement le masque que Grael tirait après la régate. « On voulait protéger la partie que l’on estimait favorable. On a voulu rester en phase avec ce que nous croyions. Parmi toutes les oscillations du vent vers la droite, il y en eut une inverse dont ils ont profité. C’est décevant car nous nous étions ménagé un petit avantage. (…) On aurait pu les contraindre à repartir d’où ils venaient. C’est très facile à dire maintenant ; c’était moins évident pendant la course. » Team New Zealand cinglant en tête, une Méditerranée royale lui était d’autant plus ouverte jusqu’à l’arrivée que Luna Rossa peine toujours dans la légère brise, ce qui était le cas hier. « Le bateau n’est pas lent, concédait le tacticien. Mais ce n’est pas une fusée non plus. » Souriants et détendus, les vainqueurs en noir n’enfonçaient pas « C’est frustrant » VALENCE – plus pour autant au fond des eaux valenciennes des vaincus déjà bien abattus. « Dans ces conditions légères et oscillantes, soulignait Grant Dalton, le patron du défi all black, nous avons par chance tiré un meilleur profit des rotations du vent que Luna Rossa. Notre avance à la fin (52’’ soit 250 m) peut sembler impressionnante mais ce genre de météo est souvent flatteuse pour le vainqueur. » Un point, soit une victoire : voilà ce qui sépare désormais le rugueux kiwi et son commando d’une deuxième victoire dans la Coupe Louis-Vuitton après celle de 1995. Elle pourrait être acquise dès ce soir avec, en corollaire, l’honneur d’affronter Alinghi lors de la Coupe de l’America elle-même. Depuis que l’équipe suisse est venue chercher l’aiguière à Auckland, la martiale troupe noire ne pense qu’à se venger. Face à tant de volonté, Luna Rossa ne pesait plus bien lourd hier soir. PHILIPPE JOUBIN LA RÉGATE MATCH 4 Emirates Team New Zealand (NZL 92) b. Luna Rossa Challenge (ITA 94) de 52’’. Conditions. – Vent de 9 puis 8 nœuds de secteur ENE (60 o au départ ; 75 o à l’arrivée). Mer belle. Écarts. – Départ : 1’’ (LR) ; 1re bouée : 19’’ (TNZ) ; 2e bouée : 54’’(TNZ) ; 3e bouée : 1’ (TNZ) ; arrivée : 52’’(TNZ). Emirates Team New Zealand mène la série 4-0. Le premier à cinq victoires remporte la Coupe Louis-Vuitton et rencontrera Alinghi lors de la Coupe de l’America, à partir du 23 juin. PROGRAMME. – Aujourd’hui, 5e manche à partir de 15 heures (en direct sur Canal + Sport). PAGE 16 CALAIS ROUND BRITAIN RACE : LA BULLE QUI COINCE. – Les leaders faisaient la grimace hier après-midi alors que les attardés esquissaient un sourire : une bulle anticyclonique barrait en effet la route de la flotte, laissant présager un lent contournement de l’Irlande et un retour des tortues sur les lièvres. Hier soir, Vincent Riou et Jean Le Cam naviguaient toujours à vue, occupant la place de leader à tour de rôle en gardant un œil sur Dominique Wavre, à faible distance d’eux. Positions hier à 20 heures : 1. Riou (PRB), à 1 290,5 milles de l’arrivée ; 2. Le Cam (VM-Matériaux), à 0,1 mille du leader ; 3. Wavre (SUI, Temenos), à 4,4 m. ; 4. Stamm (SUI, Cheminées-Poujoulat), à 37,4 m. ; 5. Malbon (GBR, Artemis Ocean Racing) et Caffari (GBR, Aviva), à 73,3 m. ; 7. Davies (GBR, Roxy), à 87,2 m. ; 8. Beyou (GBR, Delta-Dore), à 119,8 m. ; 9. Boissières (AkenaVérandas), à 120,9 m. ; 10. Eliès (Generali), à 134 m. ; 11. Toulorge (Maisonneuve), à 152,5 m. NOUVEAU RECORD POUR « GROUPAMA 3 ». – À bord de leur maxi-trimaran, Franck Cammas et son équipage appliquer les mêmes recettes. Il y a mille manières de prendre un départ et d’entamer une course. – La vitesse de votre bateau n’est-elle pas en cause ? – ITA-94 est un bon bateau. Mais, c’est vrai, il préfère naviguer dans un peu plus d’air. Une journée comme aujourd’hui (hier) limite les opportunités. Le vent venait de la mer et ne changeait pratiquement pas de direction. Au portant, nous ne pouvions absolument rien tenter. Le thermique est plus favorable à l’improvisation. – Vous êtes un expert de la régate en flotte comme aux Jeux Olympiques (2 médailles d’or, 1 en argent, 2 en bronze en Star et Soling). Avez-vous l’impres- ont établi un nouveau temps de référence entre Miami et New York, bouclant les 950 milles du parcours en 1 j 11 h 5’20’’ (contre 2 j 5 h 54’42’’ pour Fossett en mai 2001). Après la Route de la Découverte en mai dernier, il s’agit du deuxième record établi par Groupama 3, qui va rester à New York, dans l’attente de la fenêtre météo idéale pour s’élancer à l’assaut du chrono express de Bruno Peyron sur l’Atlantique Nord (4 j 8 h 23’54’’). – Ph. Mo. CAP ISTANBUL : MER ÉGÉE AGITÉE. – Quatre équipages avaient franchi hier en milieu de journée la porte installée à Cythère, au sud du Péloponnèse : Béranger-Chabagny (Koné-Elevators), à 190 milles de l’arrivée à Foça, précédaient Pellecuer-Gabart (Dr Valnet) de 4 milles, Bos-Jacq (Capitol) de 19 et Bestaven-Guérin (Aquarelle) de 26. Les éléments se dégradant (rafales à 45 nœuds), la porte fut ensuite neutralisée, les concurrents suivants ayant le choix du parcours. sion d’utiliser vos qualités de la mê m e ma niè re e n m a tchracing ? – Cela n’a rien à voir. En flotte, vous inventez un scénario en fonction du vent et vous ne vous préoccupez de vos adversaires que dans un deuxième temps. En match-racing, vous êtes obsédé par l’autre bateau. On invente moins et on subit davantage. Mais c’est en match-racing que se dispute la Coupe, et j’aime aussi ce jeu-là. Dans l’idéal, je préférerais n’avoir aucune information météo ni avant ni pendant. J’aimerais me fier à mon seul instinct. Malheureusement, ce type de situation n’existe pas. » BENOÎT HEIMERMANN VOILE OLYMPIQUE : SUR TOUS LES FRONTS. – Quatre Championnats d’Europe se déroulent cette semaine. À Hyères, les Laser sont à l’affiche jusqu’à vendredi, avec en jeu une place pour un représentant français à la préolympique de Qingdao. À Thessalonique, en Grèce, ce sont les 470 hommes (avec les champions d’Europe en titre, Benjamin et Romain Bonnaud) et femmes (avec notamment Ingrid Petitjean et Nadège Douroux) qui évoluent jusqu’à dimanche. En Hongrie, place aux Finn jusqu’à samedi. TRANSAT 6.50 : DÉJÀ TRENTE ANS ! – Créée en 1977 et disputée tous les deux ans, la Mini-Transat 6,50 s’élancera cette année de Fort Boyard le 19 septembre. 84 solitaires (140 candidatures !) seront au départ, record de l’épreuve battue. La première étape aura Madère pour but, les premiers bateaux étant attendus à Salvador de Bahia à partir du 25 octobre. Pour célébrer les trente ans de la course, une fête géante réunira le 17 septembre tous ceux qui ont été impliqués dans l’aventure depuis ses débuts. MERCREDI 6 JUIN 2007 Bleu Rouge Noir Jaune Rouge sélections pour 12 pts Bleu Rouge 3 ADOMAÏTIS, TURNER ET NSONWU QUITTENT GRAVELINES. – Dainius Adomaïtis, dont le contrat arrivait à échéance, ne sera plus Gravelinois la saison prochaine. Rahshon Turner et Uche Nsonwu sont également partants, alors que le club nordiste aura beaucoup de difficultés à garder Rickey Paulding face à la concurrence des clubs étrangers. L’effectif français, par contre, ne devrait pas bouger beaucoup. L’idée est de recruter un meneur américain pour soulager Steeve Essart, Morlende passant sur le poste d’arrière. L’ailier David Gautier, arrêté depuis plusieurs semaines, attend de son côté une visite auprès de la médecine du travail pour envisager son avenir. Côté recrutement, Gravelines s’intéresse à l’ailier nigérian d’Hyères-Toulon, Derrick Obasohan (1,99 m, 26 ans). – H. L. Jaune Bleu Jaune Ils entrent Kirksay Ferchaud Morandais Sangaréé Sangar Diawara Mahinmi PRO A BATEAUX Ian Mahinmi, qui selon Bergeaud réalise « une saison intéressante », bien que desservie par le pesant contexte palois, a connu le plus difficile et su trouver les solutions pour s’en sortir. « Il ne se met plus autant de pression. Il est plus serein aujourd’hui », juge le sélectionneur. Noir Noir BIEN SÛR, il y a eu l’amertume fort compréhensible de Mickaël Gelabale, ouvertement exprimée (voir L’Équipe d’hier) et qui mettait le sélectionneur Claude Bergeaud face aux contradictions de son discours, revendiqué, d’intégration des jeunes joueurs français. Il y a l’inexpérience des nouveaux venus, symbolisée par cette réaction de Tony Parker : « Claude m’a dit que les nouveaux étaient bons, qu’il avait confiance en eux. Après, on verra sur le terrain. Je ne connais pas Kirksay, je ne l’ai jamais vu jouer, reconnaît le meneur des Spurs, mais j’entends dire plein de bonnes choses sur lui. Sangaré, je connais un peu. Ferchaud et Mahinmi, je connais, mais je les ai rarement vus jouer. Et puis, j’aime bien Morandais. » Autant dire qu’il y aura de la découverte dans l’air pour ce groupe France qui intègre pas moins de cinq nouveaux joueurs. Et que l’éloignement de piliers du groupe – et de la vie – comme Mike Pietrus et Mickaël Gelabale ne va pas sans faire débat. 1. – POURQUOI PAS GELABALE ? En se privant de Mickaël Gelabale, et de son potentiel athlétique, l’équipe de France perd de l’intensité défensive sur les postes extérieurs – cela vaut aussi pour Mike Pietrus – et un de ses rares joueurs capables d’arrêter un scoreur adverse. D’autant que Gelabale a toujours été un joueur à l’attitude irréprochable dans le collectif bleu depuis deux ans, toujours dans le cinq majeur qui a terminé troisième scoreur français du Mondial (8,5 pts à 43,5 % et 36 % à trois points). En choisissant un Américain naturalisé, Clause Bergeaud va à contre-courant du discours qu’il a toujours tenu en matière de promotion des jeunes joueurs français. « C’est Claude Bergeaud contre le sélectionneur national », disait-il pour exposer son dilemme. Il reste aussi que Kirksay n’a jamais joué de compétition internationale de ce niveau, lui qui a découvert la Coupe ULEB cette saison avec Nancy. Bien sûr, Tariq Kirksay, que le SLUC a choisi comme capitaine, a des arguments à faire valoir. C’est un joueur très polyvalent, intelligent et qui fait montre d’un volume de création de jeu dont ne dispose pas Gelabale. Il peut scorer et faire jouer les autres. Enfin, il a un mental qui plaît. C’est un garçon bien intégré dans un groupe, qui parle bien français et respecte son pays d’accueil. « Pour moi cette sélection cela signifie que je Même si rien n’est encore officialisé, l’arrivée à Pau du coach de l’année en Pro B, Olivier Cousin (36 ans), paraît acquise selon nos informations. Le club béarnais qui, par le biais de son directeur exécutif, Pierre Seillant, doit rencontrer demain Gordon Herbert, pour lui signifier vraisemblablement son licenciement (l’entraîneur canadien est en contrat avec Pau jusqu’en juin 2008), et le coach de Quimper, finaliste de Pro B à Bercy samedi dernier, ont apparemment trouvé un accord et travailleront donc ensemble la saison prochaine. – D. L. 17 Bleu Rouge Noir Jaune LE MEILLEUR DE CHAQUE JOURNÉE + LES PLUS BEAUX BUTS PAR CLUB + LES PLUS BEAUX ARRÊTS LE HORS-SÉRIE + LE DVD = 9,90€ DEMAIN CHEZ VOTRE MARCHAND DE JOURNAUX MERCREDI 6 JUIN 2007 PAGE 17 Bleu Rouge Noir Jaune Rouge Retrouvez les stars, les plus belles actions, les faits marquants journée par journée... Replongez dans l'ambiance fervente du Championnat ! Bleu Rouge BILAN SAISON Jaune Bleu Jaune LIGUE 1/2006-2007 Noir Noir NUMÉRO HORS SÉRIE + DVD: 3 HEURES D’IMAGES 18 Bleu Rouge Noir Jaune AUTOMOBILE FORMULE 1 Mercredi 6 juin 2007 Versailles songe à la F 1 Une petite équipe municipale réfléchit à un Grand Prix de France de F 1 dans les rues de la ville, en 2009. Incroyable, mais séduisant. Magny-Cours qui se bat pour conserver son épreuve, Bernie Ecclestone qui rêve d’une course à Paris et Versailles qui révèle à L’Équipe un projet pour accueillir les F 1 au pied du château : l’organisation du Grand Prix de France, à l’horizon 2009, suscite les envies. Gare Versailles Rive Droite la Pa roisse Clem e loud Avenue de Saint-C Avenu Bibliothhèque nue de R ue 0 Photomontage Renaud Didierjean Des F 1 devant le château de Versailles ? Pour l’instant, ce n’est encore qu’un photo-montage. Mais la ville du Roi-Soleil ne cache pas son intérêt pour la formule reine du sport auto et l’organisation du GP de France 2009 dont le périmètre d’accueil (notre carte) a déjà été balisé. Rouge Noir Jaune ment étudier le problème : c’est quoi un Grand Prix ? Cela se finance comment ? Quelles sont les contraintes ? Dès la semaine prochaine, j’organise une première réunion avec les partenaires concernés. Nous allons nous mettre autour d’une table pour étudier sérieusement, et jusqu’au bout, la faisabilité du projet afin de présenter un dossier solide. » Quatre à cinq sites potentiels sont déjà ciblés, y compris à l’intérieur du parc du château ! « Il faudrait éviter les allées aux secteurs pavés, classés monuments historiques… c’est un tracé de circuit, jure toutefois JeanBaptiste Marvaud. Le bon développement, c’est sans doute autour de quatre kilomètres et demi. Quelques endroits obligeraient à trop rallonger le circuit, d’autres ne nous permettraient pas de monter d e s t r ibunes… Or, nous ne voulons pas non plus faire de Versailles un Grand Prix de Monaco avec seulement 20 000 spectateurs. » « Versailles, ce sont cinq gares, reliées à Paris. Nos avenues sont suffisamment grandes pour faire quelque chose de bien. L’avenue de Paris (face au château) est plus large que les ChampsÉlysées ! », insiste l’adjoint au maire. Le paddock aurait de l’allure, installé sur la place d’Armes, l’esplanade du château STÉPHANE BARBÉ NASCAR : DÉCÈS DE BILL FRANCE. – Fondateur du NASCAR moderne, dont il fut le président entre 1972 et 2000, Bill France est décédé avant-hier à Daytona à l’âge de soixante-quatorze ans. C’est sous son impulsion que la série nord-américaine, créée par son père en 1947, est devenue la discipline no 1 du sport auto aux États-Unis. Rouge Bleu la tour Eiffel, on lui propose la ville du Roi-Soleil ! Doux rêveur monsieur Marvaud ? Les plans et les décamètres sont déjà de sortie… « C’est une idée que je caresse depuis des années, précise-t-il, je ne m’interdis rien. Je travaille avec Arnaud de la Villebrune qui a organisé tous les concerts de Jean-Michel Jarre à travers le monde et a fait venir les Pink Floyd à Versailles. La ville n’est pas seulement tournée vers son passé. C’est aujourd’hui entré dans les mœurs : on peut avoir ce genre d’événement chez nous. Nous allons vrai- peu plus compliqué », admet toutefois Jean-Baptiste Marvaud. Un autre « “tourne” autour de l’hôtel de ville, la préfecture, les grandes et petites écuries : c’est le périmètre administratif de Versailles qui permettrait de ne pas enfermer tout un qu arti er habité, le week-end du Grand Prix ». Les stands démontables et modernes peuvent être empruntés au Grand Prix de Monaco (des contacts ont déjà été noués pour d’autres sites non permanents…). Le paddock aurait de l’allure, installé sur la place d’Armes, l’esplanade du château, Christine Albanel, aujourd’hui ministre de la Culture, ayant été la présidente de l’établissement public du musée et du domaine national de Versailles. « Nous n’avons encore dessiné aucun Bleu Versailles ne s’opposera pas à l’idée d’un Grand Prix si le dossier qu’on lui présente se révèle solide. « On y travaille ! », assure Jean-Baptiste Marvaud, adjoint au maire délégué aux sports et persuadé que la chose, de prime abord impensable, est possible. Impensable car, ce qu’imagine JeanBaptiste Marvaud, c’est faire rouler les F 1 dans les rues de l’ex-cité royale ! « Soyons sérieux, explique-t-il, si à aucun moment nous n’avons une F 1 sur fond de château, ce n’est pas la peine d’appeler cela le Grand Prix de Versailles. » Bernie Ecclestone voulait 200 m Jaune Rouge toute petite équipe municipale y travaille déjà. Étienne Pinte, députémaire UMP de la ville et ancien séguiniste proche, aujourd’hui, du Premier ministre François Fillon, ne l’a pas freinée dans ses élans lorsque l’idée lui a été présentée, le mois dernier. Étienne Pinte n’a pas d’a-priori contre le sport automobile. Il était même tout près d’accueillir l’usine Prost Grand Prix, à sa création en 1997, mais une rivalité entre les ministères de la Culture et de la Défense sur la paternité des terrains militaires du GIAT, dans le quartier de Satory, fit capoter le projet. Le maire de Gare VersaillesChantiers Noir Bleu Jaune plus grandioses comme Singapour ou Abu Dhabi, un endroit plus proche d’un bassin de population important pour que le potentiel de spectateurs garantisse l’équilibre financier, car le système de la F 1 ne laisse à l’organisateur que le bénéfice de sa billetterie. « Paris », suggère Bernie Ecclestone. Ou ses proches environs. L’Est parisien off rirait quelques possibilités (L’Équipe du 16 mai). L’Ouest s’y intéresse aussi, désormais. C’est plus qu’une idée, un dossier qui est en train de prendre corps : le Grand Prix de France de F 1 2009 à Versailles. Une d’AAnjo u aux Sce Versailles aux nér -Gé tats es É gerie Prréfecture fecture Paris Hôte tel de ville Gare VersaillesRive Gauche ll’’Ora n e de R. d R. de R. G.- Écuries R. É. Lefe bvre Chââteau teau de Versailles ncea u R. Ho che R. de Ave Noir LA QUESTION n’est plus de savoir si le Grand Prix de France de F 1 2009 aura bien lieu mais où aura-t-il lieu ? Le circuit de Nevers-Magny Cours, qui l’accueille depuis 1991, n’a pas renoncé à le conserver malgré la volonté déclarée de Bernie Ecclestone, le patron de la F 1, d’aller voir ailleurs (L’Équipe du 30 mai). Pour l’édition 2007, du 29 juin au 1er juillet, un nouvel aménagement des parkings et un plan de circulation repensé doivent permettre d’accueillir plus facilement le flot des 80 000 spectateurs espérés. Pour la suite, un projet de rénovation approchant les 40 millions d’euros prévoit la reconstruction totale du bâtiment des stands, mis aux normes des standards actuels de la F 1. Marcel Charmant, le président PS du conseil général de la Nièvre, promet un hébergement « de qualité et en nombre », à proximité du circuit, en appelle « au président de la République » pour que l’État consente un effort financier afin « d’accompagner » l’organisation de l’épreuve. Le Grand Prix 2007 pourrait s’achever sur un déficit minimal de un million d’euros. C’est aussi cet aspect financier qui a incité la Fédération française du sport automobile (FFSA), promotrice de l’épreuve depuis 2004, à envisager « une pause financière » en 2008, en ne demandant pas l’inscription du Grand Prix de France au calendrier de la F 1, l’an prochain. Mais quoi qu’il en soit, Magny-Cours paraît condamné à court terme, au moins dans l’esprit de Bernie Ecclestone. Il faudra donc trouver un autre site pour sauver le Grand Prix, un lieu qui lui garantisse une identité suffisamment forte face à des rendez-vous Un circuit à inventer