Extreme Makeover - VIA Rail Canada
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culture culture Art Gallery of Ontario Extreme Makeover The Art Gallery of Ontario, in Toronto, hasn’t received a simple facelift: it’s more like a face transplant. And it’s finally time for the public’s first up-close look. By // Par Mathieu Chantelois 56 destinations Le Musée des beaux-arts de l’Ontario Transformation extrême Ce n’est pas seulement un lifting que s’offre le Musée des beauxarts de l’Ontario, à Toronto, mais un tout nouveau visage. Et le temps du premier face-à-face avec les visiteurs est (enfin !) arrivé. culture culture frank gehry photos © art gallery of ontario The city puts on an endless performance that we take in subconsciously. We walk around on autopilot, lost in our thoughts. But sometimes we come across something that jolts us out of our indifference. The renovated Art Gallery of Ontario is one such eye-opener. Located on Dundas Street, steps away from Toronto’s downtown Chinatown, the structure contrasts sharply with the neighbourhood’s row houses. Love it or hate it, there’s no way passers-by can fail to notice the imposing structure, 180 metres long by 21 metres high. Its immense wood and glass façade blurs the boundaries between sculpture and architecture. The architect’s visual signatures are immediately obvious: this is the work of none other than Toronto-born superstar Frank Gehry. “His work is simply spectacular. His first priority is to provide clear pathways, a fluidity that stops people from getting lost,” explains Linda Milrod, the Transformation AGO program director. “What I like about this architect is that he never loses sight of the basics. Frank Gehry knows that the soul of a museum resides, above all, in what’s inside—art. There’s also a sense of intimacy in all his buildings, no matter how big they are. But the most important thing is that he breaks the traditional mould.” You could say he’s made a career of shattering that mould into little bits. His buildings include the La ville offre un spectacle que l’on regarde distraitement. On s’y déplace souvent machinalement, perdu dans ses pensées. Il arrive toutefois que quelque chose nous tire de notre indifférence. C’est le cas de la nouvelle devanture du Musée des beaux-arts de l’Ontario. À quelques pas du quartier chinois de Toronto, rue Dundas, cette construction contraste avec les maisons jumelées du voisinage. Que l’on aime ou que l’on exècre, il est impossible pour les passants de ne pas remarquer cette façade de plus de 180 mètres de long et de 21 mètres de haut ! Un immense serpentin de bois et de vitre qui brouille la frontière entre la sculpture et l’architecture. Tout de suite, on reconnaît la signature de l’architecte-vedette, natif de Toronto, Frank Gehry : « Son travail est spectaculaire ! Ce créateur cherche d’abord à créer une navigation claire, une fluidité pour que les gens ne se perdent pas dans son architecture, explique Linda Milrod, directrice de la transformation du Musée des beaux-arts de l’Ontario. Ce que j’aime de cet architecte, c’est qu’il n’oublie jamais l’essentiel : Frank Gehry sait que l’âme d’un musée est d’abord et avant tout ce que l’on trouve à l’intérieur : ses œuvres d’art. Il y a aussi un sentiment d’intimité qui se dégage de toutes ses créations, peu importe leur taille. Mais le plus important dans son travail, c’est de casser le moule. » L’architecte a cassé le moule à maintes reprises. Et pas n’importe où : il est le concepteur du Musée Guggenheim de Bilbao, en Espagne, du Walt Disney Concert Hall de Los Angeles, de destinations 57 AGO milestones 1900 The Art Museum of Toronto is founded 1911 The museum finds a permanent home in Grange House 1921 The first expansion is completed, designed by Frank Darling 1974 Opening of the Moore Centre 1977 Canadian Wing 1993 Expansion by Barton Myers/KPMB Architects November Opening of the new Art Gallery 2008 of Ontario. Au fil du temps 1900 Le Musée des beaux-arts de l’Ontario voit le jour à Toronto 1911 Grange House : le Musée se trouve une résidence permanente 1921 Frank Darling : premier agrandissement du bâtiment 1974 Inauguration du Centre Moore 1977 Création des galeries canadiennes historiques 1993 Création de la salle Barton Myers/KPMB Novembre Dévoilement du nouveau Musée des 2008 beaux-arts de l’Ontario Guggenheim Museum in Bilbao, Spain; the Walt Disney Concert Hall in Los Angeles; the Cinémathèque de Paris; and the Dancing House (a.k.a. “Fred and Ginger”) in Prague, which calls to mind the famous dancing duo. While a Gehry building has a distinctive look, he never repeats himself. Each new work is an attempt to improve and to overcome technical difficulties, while raising new questions about the interplay of volume, space, and light. But don’t go looking for his other Toronto landmarks: this is the first Toronto project for Los Angeles-based Gehry, 80. “A lot of people thought it was odd that Frank Gehry had never done a major project in his hometown, nor anywhere in Canada, for that matter,” notes Ms. Milrod. “We are very proud to help his work find a niche here at last.” And it’s some niche: the transformation is a $276-million project. “It all started in 2003, when city council released a plan to make Toronto a cultural metropolis. We took advantage of the millions invested by all levels of government to undertake a massive transformation.” 58 destinations la Cinémathèque de Paris, du Ginger and Fred Building de Prague, surnommé ainsi en raison de sa silhouette qui évoque le célèbre couple de danseurs. À tout coup, Gehry renouvelle cette même recherche plastique sans jamais se répéter, cherchant toujours à faire mieux, à surmonter les difficultés techniques pour poser de nouvelles questions sur l’agencement des volumes et des espaces avec la lumière. Mais ne cherchez pas ses créations majeures dans la Ville reine : la star américano-canadienne signe ici, à 80 ans, sa première réalisation à Toronto. « Beaucoup de gens trouvent étrange que Frank Gehry n’ait toujours pas fait de projet majeur dans sa ville natale… ni ailleurs au Canada, poursuit Linda Milrod. Nous sommes très fiers que son travail trouve enfin une niche ici. » Une niche de taille : le projet est évalué à 276 millions de dollars. « Tout a débuté en 2003, avec un plan du conseil municipal visant à faire de Toronto une métropole culturelle. Nous avons profité de ces millions investis par les trois ordres de gouvernement pour entamer une immense transformation. » Grâce au mécénat de grandes banques canadiennes et de riches particuliers, la campagne de financement pour le Musée a su culture culture Thanks to the contributions of the major Canadian banks and wealthy donors, the AGO’s fundraising campaign met its goals, as did the Royal Ontario Museum for its major revamping, designed by architect Daniel Libeskind. Over the years, the AGO built a stellar reputation in the world of North American museums. With a steady stream of in-house and travelling exhibitions, it was already a prime destination for art lovers. Many will remember Turner, Whistler, Monet: Impressionist Visions (2004) and Andy Warhol/Supernova: Stars, Deaths and Disasters (2006), to name just two. These and other shows have earned the AGO plaudits from around the world. “With the transformation of the AGO, we’re aiming at nothing less than becoming a top-tier North American museum,” says Ms. Milrod. “We finally have the means to do justice to our collection of 73,000 works that provide unique new insights into over 1,000 years of art history.” All that’s left is for us to do our part and pay a visit. www.ago.net atteindre ses objectifs, au même titre que le Musée royal de l’Ontario qui a fait peau neuve grâce au design de l’architecte Daniel Libeskind. Au fil des ans, le Musée des beaux-arts de l’Ontario s’était créé une place de choix dans l’univers muséologique nordaméricain. Avec une myriade d’expositions maison ou d’ailleurs dans le monde, il s’agissait déjà d’un incontournable pour les passionnés d’art. De ce nombre, les visiteurs se souviendront de Visions impressionnistes : Turner, Whistler, Monet (2004) et d’Andy Warhol/Supernova : stars, morts et désastres (2006). Des expositions qui ont déjà valu au Musée des critiques très favorables du monde entier. « Avec la transformation du Musée des beaux-arts de l’Ontario, nous ne visons rien de moins que de nous retrouver au sommet des plus grandes institutions muséales d’Amérique du Nord, lance sans ambages Linda Milrod. Nous aurons enfin les moyens de mettre en valeur notre collection de plus de 73 000 œuvres qui jettent un regard neuf et unique sur plus de 1000 ans d’histoire de l’art ! » Il ne nous reste plus qu’à accourir au Musée ! www.ago.net destinations 59