Les franchises au Maroc

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Les franchises au Maroc
MIZANIA
Les franchises au Maroc
12-10-2008
Dernière mise à jour : 21-10-2008
Les franchises au Maroc :Source : l’économiste Le Maroc compte pas moins de 363 franchises et le secteur
semble avoir de beaux jours devant lui. Depuis 2000, leur nombre a quasiment triplé avec plus de 269 nouvelles
franchises installées.
L’habillement continue sa domination sur ce secteur avec 27% de l’ensemble des franchises implantées.
Hormis la restauration et l’ameublement, qui détiennent respectivement 7 et 6%, le reste est partagé entre les
autres branches, sans grands écarts. Ces dernières années ont connu l’apparition d’autres secteurs
d’activité, notamment les jouets, la lunetterie, les centres de mise en forme, la bijouterie ou encore les cafés.
Avec ses 29% des parts du marché national, Casablanca reste de loin la principale ville du Royaume qui attire des
franchises. Rabat vient en seconde position avec 13% suivie par Marrakech avec ses 7% de parts de marché. Les villes
comme Agadir, Fès et Tanger constituent de nouvelles destinations des franchises avec 5% pour les deux premières et
4% pour la troisième.
Plus de 67% des franchises implantées au Maroc sont d’origine européenne. La France surclasse en raflant
41% des enseignes (8% pour l’Espagne et 7% pour l’Italie), concentrées principalement dans les secteurs
de la confection, des cosmétiques et de la coiffure. Les franchises américaines, très présentes dans la restauration,
l’enseignement et la location de voitures, arrivent en seconde position avec 12%. L’année 2008 a été
marquée par l’arrivée de franchises venues des Pays-Bas, de la Belgique et de l’Australie.
Les investisseurs marocains ont développé leurs propres concepts. Ces derniers représentent 15% de
l’ensemble des franchises implantées au Royaume (14% en 2007). Actuellement, plus de 58 franchiseurs
marocains sont recensés. Ils sont surtout dynamiques dans les secteurs de l’habillement, l’ameublement
et la téléphonie.
Ces enseignes nationales sont très présentes au niveau des points de vente avec plus de 1.689 magasins sur 2.726.
Cette performance s’explique par le fait que le franchisé d’une enseigne nationale, s’approvisionne
directement de chez le franchiseur, et n’est pas confronté au paiement des droits de douane et au manque de
plateformes de distribution et de stockage qui constituent en général un lourd fardeau pour l’investisseur. Malgré
la bonne santé du secteur des franchises, certaines enseignes ont essuyé des revers. La restauration a enregistré le
taux d’échec le plus élevé avec la disparition de nombreuses enseignes (Subway, Dairy Queen, Dunkin Donuts,
Wimpy, Glup’s, Schlotzsky’s…). Ces échecs sont souvent le résultat d’un mauvais
emplacement dû principalement à l’insuffisance, voire l’inadaptation de l’offre foncière.
En effet, le foncier peut représenter jusqu’à 80% du coût de l’investissement. Il constitue une sérieuse
entrave au développement de la franchise au Maroc à la fois pour les nouveaux arrivants sur le marché, mais aussi pour
les enseignes déjà implantées qui désirent tisser leur toile.
L’assiette foncière est insuffisante et les opérateurs du secteur réclament plus de centres commerciaux. Les
promoteurs ont répliqué par la mise en place de réseaux de magasins, notamment dans la Marina de Casablanca,
Morocco’Mall, la vallée de Bouregreg et la Marina d’Agadir. Pour éviter la surenchère immobilière, les
villes nouvelles vont compter également des espaces commerciaux. La grande distribution participe également au
développement du secteur à travers la création de galeries marchandes. L’ONCF n’est pas en reste. Dans
les nouveaux projets de gare à Casablanca et à Marrakech, l’Office a prévu des locaux commerciaux.
La formule basée sur le droit au bail et la location est, de nos jours, privilégiée par la majorité des futurs candidats à la
franchise, parce qu’elle offre plus de souplesse au niveau de l’investissement de départ. Le locatif dans
sa formule simple et traditionnelle reste rare, mais prisé par les adeptes des malls et centres commerciaux.
Le ministère de l’Industrie et du Commerce mise également sur le plan Rawaj qui va permettre à terme
d’encourager les créations d’entreprises «franchisantes» marocaines. Ce département, qui entend
développer le commerce en réseaux à l’horizon 2020, entend atteindre 13.000 points de vente. Ce secteur devrait
employer plus de 45.000 personnes et générer une valeur ajoutée estimée à 12 milliards de DH.
Les opérateurs pensent que ces mesures réglementaires et foncières auront un impact assez positif sur
l’enveloppe budgétaire et sur la capacité d’endettement des opérateurs. Elles résoudraient également
le second problème lié au développement de la franchise, à savoir le financement des droits d’entrée, qui varient
selon le type de franchise. En effet, la principale difficulté pour l’entrepreneur en franchise est de se procurer
l’apport personnel (30 à 40% de l’investissement). En dépit des garanties nécessaires dont le chef
d’entreprise peut disposer, les établissements financiers se montrent encore réticents à soutenir cette forme
spécifique de distribution. La première franchise installée au Maroc remonte à 1962 et concerne le transport touristique.
En 1963, Hertz, franchise d’origine américaine, s’est installée au Maroc dans le même secteur
d’activité. 16 ans plus tard, l’expérience tentée par les premières franchises et le succès qu’elles
ont remporté attirent la franchise française EuropCar. En 1981, s’est installée la franchise Pigier, école
d’initiation à l’informatique. Elle est considérée actuellement comme l’un des réseaux les plus
importants au regard du nombre de ses unités. Le début des années 90 a constitué la phase de croissance du concept
de franchise. A partir de cette date, le Maroc assiste à l’émergence d’autres franchises couvrant un
éventail de secteurs de plus en plus large.
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