ETUDE CASA-AIRPOL Etude de la pollution atmosphérique

Transcription

ETUDE CASA-AIRPOL Etude de la pollution atmosphérique
ETUDE CASA-AIRPOL
Etude de la pollution atmosphérique et de son
impact sur la santé des populations à Casablanca.
1. Partenaires de l’étude
Le secrétariat, auprès du Ministre de l’Aménagement du territoire, de l’Urbanisme, de
l’Habitat et de l’Environnement, chargé de l’Environnement , dont le siège est à Rabat,
Le Ministère de la Santé, Rabat,
La Wilaya du Grand Casablanca,
La Communauté Urbaine de Casablanca,
Le Service de pneumo-phtisiologie du CHU Ibn Rochd de Casablanca,
La Direction de la Météorologie Nationale du Ministère de l’Equipement, Casablanca,
Direction Générale des relations culturelles, scientifiques et techniques du Ministère
des Affaires Etrangères, France
CREDES, Paris, France
1
2. Protocole de l’étude
2.1.
Objectifs
L’objectif général de l’étude éco-épidémiologique était d’évaluer l’impact de la pollution
atmosphérique sur la santé de la population de Casablanca.
Les objectifs spécifiques en étaient les suivants :
- mesurer les liens à court terme entre les polluants mesurés sur le site de mesure mis en place
et un certain nombre d’indicateurs de mortalité et morbidité recueillis auprès de la population
de Casablanca.
- créer une dynamique d’échange entre différents niveaux d’expertise : estimation de
l’exposition à la pollution atmosphérique, mesure d’indicateurs sanitaires, modélisation
statistique de la relation pollution-santé.
- tester la faisabilité d’un système de surveillance éco-épidémiologique au Maroc.
2.2.
Type d’étude
Il s’agit d’une étude écologique temporelle prospective, appelée aussi étude de séries
chronologiques. Le principe de ces études est d’étudier au sein d’une population donnée, la
relation à court terme existant entre deux séries d’observations recueillies de manière continue
dans le temps, à intervalle journalier. Ici, il s’agit d’étudier l’association entre les variations
journalières des polluants atmosphériques mesurés par la station de mesure de fond mise en
place pour les besoins de l’étude, et entre les variations journalières d’indicateurs de santé
définis ci-dessous.
2.3.
Durée de l’étude
L’étude éco-épidémiologique était prévue pour durer 18 mois (avec un minimum de 12 mois)
et a débuter dès l’installation du site de mesure métrologique.
2.4.
Population d’étude
Le site de mesure de la pollution urbaine de fond à Casablanca, choisi avec l’aide des experts
d’AIRPARIF est considéré comme représentatif des niveaux moyens de pollution auxquels
l’ensemble de la population est exposée. Seules les zones urbaines de Casablanca sont
2
concernées par l’étude. Dans ces études temporelles, la population est son propre témoin,
aucun groupe de référence n’est exigé.
2.5.
Indicateurs de pollution
Compte tenu du contexte à la fois urbain, industriel et portuaire de Casablanca et de la forte
diésélisation du parc automobile, les indicateurs mesurés ont été le dioxyde de souffre (SO2 ),
le dioxyde d’azote (NO2 ) et les particules fines en suspension dans l’air.
Sur le site retenu à l’école des Beaux Arts de Casablanca (centre ville), les indicateurs ont été
mesurés par les méthodes suivantes :
- SO2 par la méthode d'acidité forte, selon la norme ISO 4220
- NO2 par la méthode de chimioluminescence, selon la norme ISO 7996
- particules fines en suspension par la méthode des fumées noires, selon la norme FN 9835
Il a été choisi de retenir comme indicateurs journaliers d’exposition :
- les valeurs moyennes journalières calculées distinctement pour FN, NO2 et SO2
Le choix du site de la station de fond (Ecole des Beaux-Arts) a été validé par une double
campagne de mesures d'oxydes d'azote réalisée à l'aide de tubes d'absorption passive placés en
différents points (15 sites) de l'agglomération de Casablanca Le site de l'Ecole des Beaux-Arts
a effet montré des valeurs d'oxydes d'azote très proches de la moyenne des valeurs mesurées
sur l'ensemble des sites.
2.6.
Indicateurs de santé
2.6.1. Indicateurs
La difficulté majeure dans la définition des indicateurs d’effets à court terme en rapport avec
la pollution atmosphérique réside essentiellement dans leur caractère peu spécifique. Les
effets directs sont évidemment fonction du type de polluant(s) en cause. Il s’agit le plus
souvent d’effets respiratoires par irritation des voies respiratoires supérieures ou inférieures
ou d’effets cardio-vasculaires.
Trois types d’indicateurs ont été retenus pour l’étude :
1. la mortalité brute, hors décès accidentel, recueillie auprès des services de l’Etat Civil. Il
s’agit de la mortalité au lieu de décès, mais il est raisonnable de faire l’hypothèse que la
proportion de décès de personnes vivant à l’extérieur de la ville de Casablanca reste stable
au cours du temps.
3
2. les admissions pour crises d’asthme (morbidité diagnostiquée) aux urgences des hôpitaux
généraux provinciaux de la Wilaya de Casablanca
3. les consultations pour un certain nombre de motifs (morbidité diagnostiquée) dans les
centres de santé urbains (CSU) :
Chez les plus de 5 ans et les adultes :
Trois indicateurs de santé journaliers retenus ont déjà été testés lors de l’étude de
faisabilité. La “ définition des cas ” s’est faite lors de concertations poussées entre les
différents partenaires médicaux de l’étude :
- syndrome bronchique, il associe la toux à l’un des signes suivants :
expectoration muqueuse ou purulente ou muco-purulente
respiration sifflante et/ou râles sibilants
râles ronflants
depuis moins de 10 jours
- rhinite, elle associe rhinorrhée non purulente et obstruction nasale à un éternuement ou
un prurit nasal ou naso-pharyngé depuis moins de 10 jours
- crise d’asthme définie comme une dyspnée paroxystique (respiration sifflante et/ou
râles sibilants) depuis moins de 48 heures
Un indicateur supplémentaire sera ajouté : la conjonctivite, qui associe un œil rouge
avec ou sans écoulement, depuis moins de 5 jours.
Chez les moins de 5 ans
Le motif de consultation “ Affection Respiratoire Aiguë ”, selon la définition proposée
par l’Organisation Mondiale de la Santé et recueilli dans le cadre d’un programme
national (mis en place depuis 1992 au Maroc, et depuis 1 an à Casablanca) pourra être
utilisé dans le cadre de l’étude et analysé sur une base journalière.
Le recueil du nombre de décès a été faite sur la totalité de la population de la Wilaya de
Casablanca.
Chacun des hôpitaux généraux provinciaux sera concerné par le recueil de l’indicateur “ crise
d’asthme ” au niveau des salles d’urgence.
Un nombre restreint de CSU par préfecture (au minimum deux), volontaires a été identifié et a
participé au recueil pendant la totalité de la période d’étude. La répartition des CSU sur
4
l’ensemble des préfectures de la Wilaya de Casablanca assure une meilleure représentativité
de la population.
Au total, les informations sanitaires ont été récoltées au niveau de
-
21 centres de Santé Urbains (CSU) répartis dans 7 Préfectures Sanitaires de la Wilaya de
Casablanca
-
7 Centres de diagnostic et de Suivi de la Tuberculose (CDST)
-
5 Services des Urgences d'hôpitaux publics
-
7 Services SIAPP, qui assurent la récapitulation mensuelle des données de chaque
Préfecture Sanitaire
-
8 Divisions de l'Etat Civil qui assurent la collecte des données de mortalité
2.6.2. Recueil des données
Dans chaque centre de collecte (services d’urgence des hôpitaux et centres de santé), le
recueil de données a été organisé pour tous les malades répondant aux critères d’éligibilité
pour l’étude (c’est à dire correspondant aux définitions de cas). Des sessions de formation ont
été organisées pour standardiser le recueil et la compilation des données. Les données ont été
collectées sur un support standardisé comportant
chaque jour et au minimum : date,
diagnostic, et nombre total de consultations. Chaque centre de santé a envoyé ses données à la
fin de chaque mois au SIAAP de la préfecture.
Un coordinateur dans chaque SIAPP a vérifié chaque mois les données mensuelles des centres
de sa sous-préfecture participants à l’étude et le cas échéant a relancé les centres concernés
pour compléter les informations manquantes.
La saisie des données a été réalisée sur le logiciel Epi-Info, par le Dr Ottmani au Ministère de
la Santé.
2.7. Données météorologiques
Les facteurs météorologiques ont tendance à être associés à la fois aux indicateurs de santé et
aux niveaux de polluants atmosphériq ues. Pour cette raison, il est essentiel d’en tenir compte
dans l’analyse. Ces informations météorologiques sur une base quotidienne ont été obtenues
auprès de Météo-Maroc.
2.8. Méthode d’analyse statistique
La méthode d’analyse statistique préconisée était celle utilisée par le réseau ERPURS à Paris
(Evaluation des Risques de la Pollution Urbaine pour la Santé) et élaborée dans le cadre du
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projet européen APHEA (Air Pollution and Health : a European Approach using
epidemiological time series data) par les chercheurs de 15 villes européennes et validée par
les travaux de J. Schwartz.
Les deux principaux aspects à prendre en considération pour étudier la relation à court terme
entre deux séries temporelles sont d’une part, la distribution de l’indicateur sanitaire et,
d’autre part, la modélisation de l’association. Les indicateurs sanitaires, tels que le nombre
journalier de décès sont des comptes. Les comptes sont classiquement distribués selon une loi
de Poisson, particulièrement adaptée à l’étude de larges populations dont la probabilité
d’événements un jour donné est faible. L’objectif de la modélisation de l’association existant
entre deux séries temporelles est d’identifier la forme et d’estimer la force de cette
association, tout en contrôlant adéquatement les facteurs de confusion. Dans ce type d’étude,
l’unité d’observation n’est pas l’individu, mais le jour. De ce fait, les facteurs dont la
distribution dans la population étudiée ne varie pas au jour le jour, comme la structure d’âge
ou le tabagisme ne peuvent influencer la relation étudiée. A contrario, toutes variations
temporelles systématiques dans les séries peuvent biaiser l’estimation de l’association existant
à court terme entre les deux séries. Le modèle de régression explicatif de l’indicateur sanitaire
sera construit pas à pas avec introduction successive de termes représentant :
- les variations temporelles telles que tendance “ à long terme ”, variations annuelles, cycles
saisonniers et hebdomadaires,
- les variations dues aux épidémies et événements particuliers,
Les termes sont ou non retenus dans le modèle selon des critères statistiques et/ou après
examen graphique des valeurs prédites et résiduelles du modèle avent et après introduction du
ou des termes considérés.
Les facteurs météorologiques, en particulier le température et l’humidité relative, constituent
des facteurs de confusion dans l’étude de la relation à court terme entre pollution et indicateur
sanitaire. La forme de la relation entre variables météorologiques et indicateur sanitaire peut
être étudiée par l’examen du graphe des résidus de la série sanitaire versus les résidus de la
séries facteurs
météorologiques modélisées avec les mêmes variables. Par ailleurs, le
décalage dans le temps de l’effet des conditions météorologiques sera étudié.
L’introduction de l’indicateur de pollution se fait en dernier de façon similaire à la prise en
compte des facteurs météorologiques, qu’il s’agisse de la forme de la relation et du délai entre
exposition et effet. La dernière étape de l’analyse consiste à prendre en compte
l’autocorrélation des données en introduisant dans le modèle un ou plusieurs termes
autorégresifs.
6
3. Résultats descriptifs des données brutes
3.1.
Données sanitaires
3.1.1.
Mortalité
La mortalité étudiée correspond à la mortalité toutes causes hors causes accidentelles
observées au niveau de la ville de Casablanca. La période de recueil des données disponible
s’étend du 01/04/98 au 31/08/99 ; remarque : il n’y a pas eu au niveau de cette variable un
apport complémentaire de données jusqu’au 30/11/99, ce qui a été fait pour les variables
symptômes. On trouvera dans le tableau ci-dessous (tableau 1 les paramètres statistiques de la
mortalité.
Tableau 1 : paramètres statistiques de la mortalité (nombre quotidien)
toutes dates
518
31,14
11
51
50,84
7,13
nb jours
moyenne
minimum
maximum
variance
écart type
été
hiver
367
29,19
11
48
39,56
6,29
151
35,87
19
51
46,89
6,85
En ce qui concerne l’évolution temporelle de la mortalité, on se reportera à la figure 3.
figure 3 : nombre quotidien de cas de décès du 01/04/98 au 30/08/99
60
50
40
30
20
22/11/1999
02/11/1999
13/10/1999
23/09/1999
03/09/1999
14/08/1999
25/07/1999
05/07/1999
15/06/1999
26/05/1999
06/05/1999
16/04/1999
27/03/1999
07/03/1999
15/02/1999
26/01/1999
06/01/1999
17/12/1998
27/11/1998
07/11/1998
18/10/1998
28/09/1998
08/09/1998
19/08/1998
30/07/1998
10/07/1998
20/06/1998
31/05/1998
11/05/1998
21/04/1998
0
01/04/1998
10
7
3.1.2.
Symptômes
Les symptômes étudiés sont : asthme, syndrome bronchique, rhinite allergique, conjonctivite
chez l’adulte et infections respiratoires hautes, infections respiratoires basses chez l’enfant de
moins de 5 ans selon les définitions du protocole de l’étude. La collecte de ces données
sanitaires s’est déroulée du 01/04/98 au 30/11/99. Remarque : pour la préfecture de
Mohammedia, nous n’avons pas de données symptômes (car les données compilées par
préfecture n’ont pas été transmises à temps au Ministère de la Santé, pour saisie).
On trouvera dans le tableau ci-dessous (tableau 2 les paramètres statistiques des différents
symptômes. Il est à noter que les dispensaires étaient fermés les week-end et un certain
nombre de jours fermés, et donc les jours de fermeture sont exclus du tableau suivant.
Tableau 2 : paramètres statistiques des différents symptômes (nombre quotidien de cas)
IRA hautes
moyenne
minimum
maximum
variance
écart type
41,31
0
93
106,00
5,81
IRA basses
16,63
1
50
57,23
7,57
Asthme
37,76
12
81
97,97
9,90
Syndrome
bronchique
45,00
2
99
219,76
14,82
Rhinite
Conjonctivite
allergique
4,65
11,83
0
0
20
55
17,38
126,02
4,17
11,23
Parmi les symptômes les plus fréquents, on note l’asthme, et les cas de syndrome bronchique
chez l’adulte et les infections respiratoires hautes chez l’enfant.
En ce qui concerne les variations des symptômes en fonction du temps, on se reportera au
figures 4 à 10. (attention les graphiques ne permettent pas de distinguer les week-end des
jours ou l’on observe zéro consultation).
Les infections respiratoires hautes présentes bien sur, un maximum marqué en hiver (le pic
hivernal de 1999 est faiblement marqué car la fin d’étude se situe le 30/11/99), mais aussi en
juin (visible surtout en 1998), en rapport vraisemblablement, avec les épisodes polliniques.
Les infections respiratoires basses et le cas de syndromes bronchiques présentent des
variations similaires avec un maximum en hiver (même remarque que précédemment), et une
augmentation plus importante en juin (visible surtout en 1998).
Les consultations pour crise d’asthme présentent un cycle saisonnier et annuel plus marqué
avec des maximum au mois d’avril, et au mois de novembre.
Les rhinites allergiques présentent un maximum au mois d’avril en relation probable avec
l’épisode pollinique, et une augmentation en hiver.
Les conjonctivites présentent un maximum marqué en hiver , en rapport vraisemblablement
avec une origine virale, mais aussi en mai juin.
8
0
22/11/1999
25/07/1999
05/07/1999
15/06/1999
26/05/1999
06/05/1999
16/04/1999
27/03/1999
07/03/1999
15/02/1999
26/01/1999
06/01/1999
17/12/1998
27/11/1998
07/11/1998
18/10/1998
28/09/1998
08/09/1998
19/08/1998
30/07/1998
10/07/1998
20/06/1998
31/05/1998
11/05/1998
22/11/1999
10
02/11/1999
20
02/11/1999
30
13/10/1999
40
13/10/1999
50
23/09/1999
60
23/09/1999
70
03/09/1999
80
03/09/1999
90
14/08/1999
figure 6 : nombre quotidien de cas d'asthme du 01/04/98 au 30/11/99
14/08/1999
25/07/1999
05/07/1999
15/06/1999
26/05/1999
06/05/1999
16/04/1999
27/03/1999
07/03/1999
15/02/1999
26/01/1999
06/01/1999
17/12/1998
27/11/1998
07/11/1998
18/10/1998
28/09/1998
08/09/1998
19/08/1998
30/07/1998
10/07/1998
20/06/1998
31/05/1998
11/05/1998
21/04/1998
01/04/1998
22/11/1999
02/11/1999
13/10/1999
23/09/1999
03/09/1999
14/08/1999
25/07/1999
05/07/1999
15/06/1999
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26/01/1999
06/01/1999
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18/10/1998
28/09/1998
08/09/1998
19/08/1998
30/07/1998
10/07/1998
20/06/1998
31/05/1998
11/05/1998
21/04/1998
01/04/1998
0
21/04/1998
0
01/04/1998
figure 4 : nombre quotidien d'infection respiratoire haute du 01/04/98 au 30/11/99
100
90
80
70
60
50
40
30
20
10
figure 5 : nombre quotidien d'infection respiratoire basse du 01/04/98 au 30/11/99
60
50
40
30
20
10
9
0
13/10/1999
02/11/1999
22/11/1999
22/11/1999
25/07/1999
05/07/1999
15/06/1999
26/05/1999
06/05/1999
16/04/1999
27/03/1999
07/03/1999
15/02/1999
26/01/1999
06/01/1999
17/12/1998
27/11/1998
07/11/1998
18/10/1998
28/09/1998
08/09/1998
19/08/1998
30/07/1998
10/07/1998
20/06/1998
31/05/1998
11/05/1998
02/11/1999
10
13/10/1999
20
23/09/1999
30
23/09/1999
40
03/09/1999
50
03/09/1999
60
14/08/1999
figure 9 : nombre quotidien de conjonctivites du 01/04/98 au 30/11/99
14/08/1999
25/07/1999
05/07/1999
15/06/1999
26/05/1999
06/05/1999
16/04/1999
27/03/1999
07/03/1999
15/02/1999
26/01/1999
06/01/1999
17/12/1998
27/11/1998
07/11/1998
18/10/1998
28/09/1998
08/09/1998
19/08/1998
30/07/1998
10/07/1998
20/06/1998
31/05/1998
11/05/1998
21/04/1998
01/04/1998
22/11/1999
02/11/1999
13/10/1999
23/09/1999
03/09/1999
14/08/1999
25/07/1999
05/07/1999
15/06/1999
26/05/1999
06/05/1999
16/04/1999
27/03/1999
07/03/1999
15/02/1999
26/01/1999
06/01/1999
17/12/1998
27/11/1998
07/11/1998
18/10/1998
28/09/1998
08/09/1998
19/08/1998
30/07/1998
10/07/1998
20/06/1998
31/05/1998
11/05/1998
21/04/1998
01/04/1998
0
21/04/1998
0
01/04/1998
figure 7 : nombre quotidien de syndrome bronchique du 01/04/98 au 30/11/99
120
100
80
60
40
20
figure 8 : nombre quotidien de rhinites allergiques du 01/04/98 au 30/11/99
25
20
15
10
5
10
3.2.
Données de pollution atmosphérique
Les principaux paramètres des indicateurs de pollution atmosphériques fumées noires, SO2 , NO et
NO2 (données validées par AIRPARIF) sont rassemblées dans les tableaux 3 et 4. Ce sont la moyenne,
la variance, l’écart-type, le minimum, le maximum, les percentiles 5, 25, 50, 75 et 95, le pourcentage
de valeurs manquantes, le coefficient de variation (rapport de l’écart-type à la moyenne). Ils sont
calculés pour toute la période 01/02/98 au 30/09/99, pour l’ensemble des périodes hivernales (octobre
à mars) et pour l’ensemble des période estivale (avril à septembre).
Les fumées noires représentent les particules en suspension dans l'air de très petite taille : moins de 3µ
(3 millièmes de mm), susceptibles de pénétrer le système pulmonaire sans être arrêtées par le tractus
respiratoires Elles ne sont en fait qu'un reflet partiel de la complexité de la pollution atmosphérique
urbaine, composée de centaines d'espèces chimiques qui réagissent entre elles. Cet indicateur
représente donc ses effets propres mais aussi ceux des polluants émis ou formés avec lui.
Les valeurs de fumées noires mesurées à Casablanca pendant la période d'étude s'avèrent donc
supérieures d'environ 50% à celle mesurées à Paris entre 1991 et 1995. La teneur moyenne (33µg/m3 )
est cependant légèrement inférieure à la valeur guide préconisée par l'Organisation Mondiale de la
Santé (50µg/m3 ).
Tableau 3 : paramètres statistiques de la concentration atmosphérique en
fumées noires (µg/m3) au niveau de Casablanca du 01/02/98 au 30/09/99
été
nb observation
moyenne
variance
écart-type
minimum
maximun
percentile 5
percentile 25
percentile 50
percentile 75
percentile 95
% VM
coef. Var.
hiver
366
16,01
78,04
8,83
3
75
7
10
14
19
33
13,11
0,55
toutes dates
241
51,74
824,21
28,71
3
172
17
32,50
46
64
106
5,81
0,55
607
30,89
698,80
26,43
3
172
8
12
20
42
87,80
10,21
0,86
Tableau 4 : paramètres statistiques de la concentration atmosphérique en
SO2 (µg/m3) au niveau de Casablanca du 28/01/98 au 17/01/99
11
été
hiver
nb observation
moyenne
variance
écart-type
minimum
maximun
percentile 5
percentile 25
percentile 50
percentile 75
percentile 95
% VM
coef. Var.
toutes dates
183
12,04
103,75
10,19
1
61
3
5
10
14
32
6,01
0,85
172
26,15
394,13
19,85
1
169
3
12,00
24
34
59
5,23
0,76
355
18,90
294,14
17,15
1
169
3
7
13
27,5
51,6
5,63
0,91
% VM : pourcentage de valeurs manquantes; coef.var. coefficient de variation
Tableau 4.1 : paramètres statistiques de la concentration atmosphérique
en NO (µg/m3) au niveau de Casablanca du 07/02/98 au 03/11/98
été
hiver
nb observation
moyenne
variance
écart type
minimum
maximum
percentile 5
percentile 25
percentile 50
percentile 75
percentile 95
% VM
coef. Var.
toutes date
104
4,87
15,18
3,90
1
30
2
3
4
5
9
36,54
0,80
87
26,99
516,14
22,72
2
112
4
12
21
36
61
16,09
0,84
191
16,48
399,34
19,98
1,42
111,56
2
4
7
23
57
27,23
1,21
Tableau 4.2 : paramètres statistiques de la concentration atmosphérique
en NO2 (µg/m3) au niveau de Casablanca du 07/02/98 au 03/11/98
été
hiver
toutes date
12
nb observation
moyenne
variance
écart type
minimum
maximum
percentile 5
percentile 25
percentile 50
percentile 75
percentile 95
% VM
coef. Var.
104
18,99
59,15
7,69
8
45
10
14
17
22
32
36,54
0,40
87
39,31
229,33
15,14
9
88
14
30
39
48
63
16,09
0,39
191
29,66
251,17
15,85
8,31
87,77
11
16
27
40
59
27,23
0,53
% VM : pourcentage de valeurs manquantes; coef. Var. : coefficient de variation
Les variations des concentration en fumées noires, SO2 , NO et NO2 sont représentées par les graphes
des pages suivantes ( figure 10 et 11).
Les fumées noires présentent un cycle saisonnier marqué, avec un maximum hivernal très net et un
niveau moyen en augmentation durant cette période (hiver 1999). Les niveaux observés hors période
hivernale sont comparativement faibles. On remarque (tableau 3 pour les fumées noires un
pourcentage de valeurs manquantes élevé (10,21% sur toute la période soit 62 jours). Fait plus
marquant, on observe 21 jours consécutifs sans données (29/06/99-19/07/99), ainsi que deux périodes
de 7 jours consécutifs. Etant donné que le réseau de surveillance était composé d’un seul site de
mesure nous ne pouvons pas remplacer les valeurs manquantes selon la méthode des moyennes
saisonnière ou par la méthode de régression linéaire (si manquant > 15 jours consécutifs).
Notons également que l’utilisation de plusieurs stations de mesure dans l’enquête Erpurs, avait permis
d’améliorer la représentativité des indicateurs “d’exposition ambiante ”.
Le SO2 présente un maximum hivernal (hiver 98 et 99) moyennement marqué, avec un percentile 75
égal à 24 µg/m3 en hiver, ce qui peut apparaître faible compte tenu du caractère industriel de la ville.
Comparativement aux fumées noires, on remarque que la période d’étude est plus courte.
Les concentrations en NO et NO2 se caractérisent par une période de suivi très courte et par la
présence d’importantes périodes de valeurs manquantes. Dans ces conditions, il est difficile
d’identifier la saisonnalité en particulier celle du NO2 . L’On peut malgré tout remarquer que le NO se
caractérisent par un maximal hivernal très net.
13
0
19/11/1999
30/10/1999
10/10/1999
20/09/1999
31/08/1999
11/08/1999
22/07/1999
02/07/1999
12/06/1999
23/05/1999
03/05/1999
13/04/1999
24/03/1999
04/03/1999
12/02/1999
23/01/1999
03/01/1999
14/12/1998
24/11/1998
04/11/1998
15/10/1998
25/09/1998
05/09/1998
16/08/1998
27/07/1998
07/07/1998
17/06/1998
28/05/1998
08/05/1998
18/04/1998
29/03/1998
09/03/1998
17/02/1998
23/11/1999
03/11/1999
14/10/1999
24/09/1999
04/09/1999
15/08/1999
26/07/1999
06/07/1999
16/06/1999
27/05/1999
07/05/1999
17/04/1999
28/03/1999
08/03/1999
16/02/1999
27/01/1999
07/01/1999
18/12/1998
28/11/1998
08/11/1998
19/10/1998
29/09/1998
09/09/1998
20/08/1998
31/07/1998
11/07/1998
21/06/1998
01/06/1998
12/05/1998
22/04/1998
02/04/1998
13/03/1998
21/02/1998
01/02/1998
0
28/01/1998
moyenne journalière (µg/m 3)
moyenne journalière (µg/m 3)
figure 10 : moyenne journalière de fumées noires observée à Casablanca du 01/02/98 au 30/11/99
200
180
160
140
120
100
80
60
40
20
figure 11 : moyenne journalière de SO2 observée à Casablanca du 28/01/98 au 17/01/99
180
160
140
120
100
80
60
40
20
14