lyon - nice, l`arbitre reconnaît son erreur

Transcription

lyon - nice, l`arbitre reconnaît son erreur
FOOTBALL
1
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
LYON - NICE,
L’ARBITRE RECONNAÎT
SON ERREUR
(Page 2)
LYON, STADE DE GERLAND, HIER – Sanctionnés d’un penalty à la dernière
minute, les Niçois Emerse Faé (à droite) et Lionel Letizi ont beau essayer,
ils ne feront pas changer d’avis l’arbitre Jean-Charles Cailleux
et son assistant Frédéric Haquette (à gauche). (Photo Didier Fèvre)
IDF
1,00 /
ON A
RETROUVÉ
LE PSG
(Page 3)
PARIS, PARC DES PRINCES, HIER. – Jérôme Rothen
prend de vitesse Frédéric Da Rocha, et le Paris-SG,
vainqueur étriqué de Nantes (1-0), se place
en troisième position après cinq journées
de Ligue 1. (Photo Bernard Papon)
www.lequipe.fr
Lundi 15 septembre 2008
T 00105 - 915 - F: 1,00 E
3:HIKKLA=ZUVUU\:?a@j@l@f@k;
LE QUOTIDIEN DU SPORT ET DE L’AUTOMOBILE
L’ENVOL DE VETTEL
TENNIS
L’Allemand Sebastian Vettel (21 ans) est devenu le plus jeune vainqueur d’un Grand Prix
dans l’histoire de la Formule 1, hier à Monza. Sébastien Bourdais, son coéquipier
chez Toro Rosso, a été beaucoup moins heureux. (Pages 22 à 24)
(Photo Daniel Mihailescu/AFP)
UN SIMON
TROIS
ÉTOILES
(Page 18)
Bleu
Jaune
Rouge
Rouge
(Photo Brent Smith/Reuters)
ROSSI,
UNE LEÇON
SOUS
LA PLUIE
(Page 21)
CYCLISME
(Page 19)
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MONZA (Italie), HIER. – Porté en triomphe après sa victoire dans le Grand Prix d’Italie, Sebastian Vettel jubile. Tandis que, près de trente secondes derrière lui, Felipe Massa en profitait pour
reprendre un point précieux à Lewis Hamilton, le jeune pilote allemand a donné une éclatante preuve de son talent et lancé un signal : il faudra désormais compter avec lui.
(Photo Stéphane Mantey)
CONTADOR
ENFONCE
LE CLOU
smiley®
Jaune
Noir
Bleu
Noir
MOTO
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(2) Dans un délai de 5 jours ouvrables et 1 000 km parcourus.
L’ÉQUIPE dimanche, lundi : ALLEMAGNE, 2,20 / ; ANDORRE, 1,25 / ; DOM, 1,6 / ; AUTRICHE, 2,50 / ; BELGIQUE, 1,6 / ; ESPAGNE, 2,1 / ; GRÈCE, 2,2 / ; ITALIE, 1,9 / ; IRLANDE, 2 / ; LUXEMBOURG, 1,6 / ; PAYS-BAS, 2,2 / ; PORTUGAL CONT., 2 /.
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Bleu
Rouge
Noir
Jaune
2
FOOTBALL
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
! LIGUE 1 (5e journée)
TOTAL
AUXERRE
SAMEDI
1-1
MONACO
2-0
Lejeune (55e)
Park Chu-Young (25e)
Nimani (71e)
LE MANS
Le Tallec (35e)
RENNES
Briand (27e)
LYON
Juninho (40e, 73e)
Benzema (90e+5 s.p.)
VALENCIENNES
Pujol (86e s.p.)
BORDEAUX
Chamakh (24e)
CAEN
Ben Khalfallah (28e)
Nivet (90e+2)
SOCHAUX
Privat
(46e)
PARIS-SG
Kezman (7e s.p.)
CLASSEMENT
1-2
c.
diff.
J.
G.
N.
P.
p.
c.
J.
G.
N.
P.
p.
c.
1. Benzema (+ 1) (Lyon), 5 buts. 2. Cavenaghi
(Bordeaux), Maïga, Helstad (Le Mans), Bastos
(+ 1) (Lille), B. Koné (notre photo, + 1) (Marseille),
Nimani (+ 1) (Monaco), Rémy (+ 1) (Nice), Erding
(Sochaux), 3 buts. 10. Jelen (Auxerre), Nivet (+ 1)
(Caen), Moreira, Akrour (Grenoble), Lesage (+ 1)
(Le Havre), Makoun, Juninho (+ 2) (Lyon), Grandin, Zenden, Niang (Marseille), Bamogo (+ 1)
(Nice), Hoarau (Paris-SG), Br. Cheyrou, Thomert
(Rennes), Pujol (+ 1) (Valenciennes), 2 buts.
Ont marqué contre leur camp : Grichting
(Auxerre, pour Marseille), Ben Frej (Le Mans, pour Toulouse), Mandanda (Marseille,
pour Rennes), Leko (Monaco, pour Caen).
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+7
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+6
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5
3. Paris-SG
10
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+2
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0
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1
2
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4. Grenoble
10
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+1
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0
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4
5. Le Mans
9
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3
0
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+4
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2
3
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2
0
0
7
2
6. Nice
9
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7
5
+2
2
2
0
0
4
1
3
1
0
2
3
4
7. Monaco
8
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2
2
1
5
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+2
3
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1
2
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1
1
2
8. Toulouse
8
5
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4
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-1
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2
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1
1
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4
9. Caen
7
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2
1
2
7
5
+2
3
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2
0
1
1
2
3
10. Bordeaux
7
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2
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+1
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2
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0
2
1
3
11. Valenciennes
7
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2
1
2
6
7
-1
3
2
1
0
5
2
2
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0
2
1
5
12. Auxerre
7
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2
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5
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3
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1
1
3
3
2
1
0
1
2
4
13. Rennes
6
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1
3
1
7
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6
2
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1
14. Nancy
6
5
1
3
1
4
4
0
3
1
2
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2
1
2
0
1
1
2
3
15. Lille
5
5
1
2
2
5
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-2
2
1
0
1
3
4
3
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1
2
3
16. Le Havre
4
5
1
1
3
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-2
2
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0
1
1
1
3
0
1
2
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5
17. Lorient
4
5
1
1
3
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7
-5
2
0
1
1
0
2
3
1
0
2
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5
18. Saint-Etienne
3
5
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0
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2
6
-4
2
1
0
1
2
2
3
0
0
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0
4
19. Sochaux
2
5
0
2
3
5
8
-3
3
0
2
1
3
4
2
0
0
2
2
4
PROCHAINES JOURNÉES
20. Nantes
1
5
0
1
4
3
10
-7
2
0
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1
2
5
3
0
0
3
1
5
6e JOURNÉE. - Samedi 20 septembre, 19 heures : Toulouse-Sochaux (Foot +) ;
Grenoble-Bordeaux (Foot +) ; Le Havre-Lyon (Foot +) ; Lorient-Caen (Foot +) ;
Nantes-Valenciennes (Foot +) ; Lille-Auxerre (Foot +) ; 21 heures : Nice-Le Mans
(Orange Foot) ; Dimanche 21 septembre, 17 heures : Nancy-Rennes (Foot +) ;
Saint-Étienne-Paris-SG (Foot +) ; 21 heures : Marseille-Monaco (Canal +).
7e JOURNÉE. - Samedi 27 septembre, 19 heures : Le Mans-Marseille (Foot +) ;
Lyon-Nancy (Foot +) ; Sochaux-Lorient (Foot +) ; Caen-Nantes (Foot +) ; Auxerre-Le
Havre (Foot +) ; Rennes-Nice (Foot +) ; 21 heures : Paris-SG-Grenoble (Orange
Foot) ; Dimanche 28 septembre, 17 heures : Valenciennes-Toulouse (Foot +) ;
Monaco-Lille (Foot +) ; 21 heures : Bordeaux-Saint-Étienne (Canal +).
Bamogo (3e)
Rémy (20e)
GRENOBLE
Courtois (89e)
MARSEILLE
B. Koné (2e)
SAINT-ÉTIENNE
LILLE
Bastos
1-0
p.
BUTS
13
NICE
1-1
P.
MATCHES
2. Marseille
Lesage (32e)
1-1
N.
BUTS
1. Lyon
LE HAVRE
1-1
G.
MATCHES
LORIENT
Mansaré (11e)
Ben Frej (18e c.s.c.)
3-2
HIER
2-0
J.
BUTS
BUTEURS
EXTERIEUR
Zerka (69e)
TOULOUSE
1-1
MATCHES
Pts
NANCY
DOMICILE
(63e)
NANTES
Les équipes à égalité parfaite sont départagées par leur place au classement du fair-play.
Le barème des notes
10, match parfait ; 9, match exceptionnel ; 8, très bon match ;
7, bon match ; 6, match satisfaisant ; 5, match moyen ; 4, match insuffisant ;
3, mauvais match ; 2, très mauvais match ; 1, match exécrable ;
0, match ponctué d’un comportement inadmissible.
Spectacle sans intérêt.
Spectacle médiocre.
Spectacle moyen.
Spectacle agréable.
Spectacle très agréable.
Spectacle exceptionnel.
Un joueur doit avoir joué au moins quarante-cinq minutes pour être noté.
PASSEURS
1. Stromstad (Le Mans), Niang (+ 1) (Marseille), Hellebuyck (+ 1) (Nice), Danic
(Valenciennes), 3 passes.
5. Chafni (Auxerre), Wendel (Bordeaux), Savidan (Caen), Aït Ben Idir (+ 1) (Le
Havre), Coutadeur (+ 1), A. Le Tallec (Le Mans), Juninho (Lyon), Pagis (+ 1) (Rennes),
2 passes.
13. Lejeune, Pedretti, Kahlenberg (+ 1) (Auxerre), Gourcuff, Gouffran (+ 1) (Bordeaux), Seube (Caen), Batlles, Akrour (+ 1) (Grenoble), Lesage, Tixier (Le Havre),
Gervinho (Le Mans), Cabaye, Bastos (Lille), Ayew (Lorient), Kallstrom, Govou, Ederson (Lyon), Taiwo, B. Koné (Marseille), Meriem, Gosso (+ 1), Leko, Simic, Park (+ 1)
(Monaco), Brison, Calvé (+ 1) (Nancy), De Freitas, Klasnic (Nantes), Ben Saada,
Rémy (Nice), Armand, Giuly, Rothen (Paris-SG), Hansson, Fanni (Rennes), Gomis
(Saint-Étienne), Erding (+ 1), Birsa, Maurice-Belay (Sochaux), Mathieu, Ebondo
(+ 1) (Toulouse), Sanchez (Valenciennes), 1 passe.
« Le penalty ne s’imposait pas »
JEAN-CHARLES CAILLEUX, arbitre de Lyon-Nice (3-2), reconnaît son erreur sur le troisième but inscrit par l’OL et éteint la polémique.
HIER SOIR SUR RTL, dans l’émission En direct de L’Équipe, Jean-Charles Cailleux
est sorti de son silence pour faire un mea culpa courageux. C’est assez rare et cela
mérite d’être salué : l’arbitre admet que le penalty qui a permis aux Lyonnais de
battre Nice dans le temps additionnel, samedi à Gerland, ne s’imposait pas. « Le
défenseur niçois, Hognon, explique-t-il, entre en contact de la main avec le ballon
dans sa surface de réparation face à l’arbitre assistant, contact que je ne vois pas.
L’arbitre assistant, dans son âme et conscience, estime que la main est volontaire,
et comme il est mieux placé que moi, je le suis dans sa décision et par conséquent
j’accorde le penalty. Quand on voit les images (voir ci-contre), il y a bel et bien un
contact de la main, certes, mais involontaire, par conséquent nous n’aurions pas
dû siffler cette faute et le penalty ne s’imposait pas. » Concernant les deux premiers buts lyonnais, il estime en revanche avoir pris la bonne décision. – R. R.
Trois motifs
de polémique
Avant le 1er but de Lyon
Bruno Derrien, ancien arbitre international, estime que la faute commise par Cyril Rool sur
le meneur lyonnais est « inexistante. À aucun moment le Lyonnais n’est retenu par le maillot
ni empêché de jouer. Le contact est licite. Juninho abuse clairement l’arbitre à l'approche de
la surface de réparation. Rool est peut-être victime de sa réputation. » (Documents Canal +)
Livrés à eux-mêmes, les arbitres, dont la
mission est tout sauf facile, peuvent se
retrouver en difficulté quand la machine
OL est lancée. En mars 2005, Aulas avait
dépêché un huissier au stade Micheld’Ornano, avant Caen-Lyon, car il estimait que la pelouse n’était pas praticable. Après les départs de la génération
Veissière-Colombo-Garibian-Sars, le
contingent des arbitres de L 1 compte
moins de fortes personnalités. Ceux qui
officient lors des matches de Lyon sontils armés pour tenir tête à Aulas ? Gilles
Veissière en doute : « Sans être vaniteux, à mon époque, M. Aulas ne nous
faisait absolument pas peur. On avait du
caractère et on savait l’exprimer. La
question qu’il faut se poser, c’est de
savoir si les arbitres actuels sont préparés pour diriger des grands matches. Au
niveau international, on a la réponse.
Elle est négative. Au niveau français, il
n’y a que les instances fédérales qui
répondent oui. » Frédéric Haquette,
l’assistant qui a incité M. Cailleux à désigner le point de penalty, a trente-trois
ans. En 2004, il arbitrait encore dans sa
Ligue du Nord. Un arbitre assistant – ils
choisissent soit de l’être, soit d’être
exclusivement arbitres centraux – peut
en effet passer de la Division d’Honneur
à la Ligue 1 en l’espace de trois ans.
M. Haquette n’officie que depuis deux
saisons en L 1. Il n’avait jamais mis les
pieds en Championnat à Gerland.
RAPHAËL RAYMOND
Avant le 2e but de Lyon
« L'image vient au secours de l’arbitre central, estime M. Derrien. Piquionne (2) influence
bien l’action et la réaction du gardien niçois, mais comme il n'est pas hors jeu au départ du
coup franc de Juninho (1), la morale est sauve. L'assistant aurait dû laisser levé son
drapeau qu'il a rabaissé quand M. Cailleux a validé le but. C'est un manque d'expérience. »
Avant le 3e but de Lyon
« Le tacle d’ Hognon (1) sur Piquionne (2) est parfaitement régulier, confirme M. Derrien.
Il n'y a aucun mouvement du bras vers le ballon. À ce moment de la partie, si on veut
signaler penalty, il faut que cette décision soit incontestable et prendre en compte le
contexte. Mais l'arbitre assistant est très jeune, c'est sa deuxième saison en L1. »
LYON, STADE DE GERLAND, SAMEDI. – Jean-Charles Cailleux (au centre avec l’oreillette) et l’un de ses assistants, Frédéric Haquette (à g.), sont assaillis par les joueurs niçois (Fae, suivi notamment de Rool, Hognon et
Bamogo) après avoir accordé le deuxième but égalisateur de Juninho.
(Photo Didier Fèvre)
FRÉDÉRIC ANTONETTI se dit définitivement frustré par les erreurs d’arbitrage,
notamment celles survenues à Lyon.
« Je n’y crois plus »
Samedi soir à Lyon, Frédéric Antonetti, l’entraîneur de Nice, resté
muet, avait refusé de polémiquer.
Hier, à l’issue du décrassage de
l’OGCN au Parc des Sports, il s’en
est expliqué.
NICE –
de notre envoyé spécial
« POURQUOI N’AVEZ-VOUS rien dit
samedi ?
– J’ai compris que ça ne sert à rien de protester et de palabrer. C’est clair que
l’arbitrage est ce qu’il est et on ne peut
rien y faire. Lors d’une réunion avec les
arbitres, on nous a dit que ceux-ci
avaient deux missions : préserver l’intégrité physique des joueurs et ne pas
influencer le résultat d’un match. Là, tout
le monde a vu que le résultat a été faussé.
– On vous a connu plus sanguin et
plus offensif…
– Disons que je suis devenu fataliste. J’en
ai tellement dit sans que ça fasse avancer
les choses que je suis un peu fatigué.
L’ouvrir une fois de plus ? Pour quoi
faire ? Pour m’énerver et pour être à nouveau traité de parano ? Ca va, j’ai donné.
J’en ai marre de tout ça. Ca ne sert à rien.
Je préfère me concentrer sur les prochains matches.
– A-t-il été facile de vous taire ?
– Je voulais prouver que je peux moi aussi me contrôler. À la limite, c’est plus
facile de la boucler que de dire la vérité. À
Lyon, ça m’a paru la meilleure solution.
– On vous sent désabusé…
– Désabusé, non, mais je suis frustré, oui.
Aujourd’hui, je ne crois plus à grandchose, c’est sûr. Je ne crois plus dans le
football reflet de la société ; je ne crois
plus dans la société non plus et surtout, je
ne crois plus dans les hommes. Alors je
me mets de côté. Le foot pro, ce n’est pas
mon milieu, définitivement.
« La vidéo ? Enfoncer
une porte ouverte ! »
– Si vous en êtes arrivé à ce point
là, pour quelles raisons continuezvous à entraîner ?
– C’est vrai que je me pose des questions.
Mais il faut bien gagner sa vie. Et puis il y
a quand même des bons côtés. Me
retrouver sur le terrain au milieu de mes
joueurs, j’aime. Revoir des joueurs que
j’ai contribué a faire progresser comme
Lloris ou Ederson, samedi soir, j’adore. »
– Quelle a été la nature de votre
2
1
Aulas reste sobre
LYON –
de notre envoyé spécial
discussion avec l’arbitre M. Cailleux, tard samedi soir ?
– J’ai fini par le voir dans son vestiaire
mais ses explications sur les trois buts
lyonnais ne m’ont pas convaincu. Sur le
premier, Juninho se laisse tomber. Il est
coutumier du fait. Le coup franc est
magnifique mais il n’existe pas. Sur le
deuxième, Piquionne n’est peut-être pas
hors-jeu mais l’assistant lève le drapeau
et comme Piquionne fait action de jeu, le
but doit être refusé. Quant au penalty, je
n’en parle même pas. Tout le monde a vu
les images.
– Comment faire avancer les
choses ?
– C’est enfoncer une porte ouverte de
réclamer la vidéo. On y arrivera un jour.
– La vidéo va justement permettre
de revoir, a posteriori, les images
du week-end et, éventuellement,
de sanctionner. Qu’en pensezvous ?
– C’est une solution que je préconise
depuis des années. C’est la preuve que je
ne dis pas que des conneries. Ceux qui
abusent les arbitres vont être rapidement démasqués. Quand ils auront pris
des matches de suspension pour tricheries répétées, le problème s’arrêtera tout
seul. »
JEAN-PIERRE RIVAIS
AUTREFOIS, c’est-à-dire depuis
toujours et jusqu’en mai dernier,
Jean-Michel Aulas débarquait en
conférence de presse juste après les
matches. Il s’invitait, et il faut reconnaître qu’il était plutôt attendu et
rarement décevant pour qui cherchait de bonnes phrases. Samedi
soir, juste après Lyon-Nice (3-2), le
président lyonnais n’est pas venu en
zone mixte. Depuis que Claude Puel
est arrivé, Jean-Michel Aulas et son
nouvel entraîneur ont redistribué les
rôles. Claude Puel aime contrôler la
communication sportive et il a
convaincu son président de ne plus
venir parler à chaud.
Hier, à la mi-journée, à froid, alors
que les Lyonnais venaient de satis-
faire à une séance photo pour l’UEFA
avec leurs nouveaux maillots jaunes,
puis de prendre possession de la voiture promise pour le doublé (une
Coccinelle décapotable), le président lyonnais n’est pas sorti des
clous. Bien sûr, les décisions d’arbitrage, la veille, lui avaient été favorables, mais on l’avait connu offensif
en ces circonstances. Pas cette fois,
pas vraiment, ou alors à peine :
« C’est dommage que cette polémique existe. On sent la volonté de
mettre l’OL en difficulté. Il y a eu des
faits de jeu qui prêtent à l’interprétation, mais ce sont des choses qui arrivent. Cela nous est arrivé à tous. Je
comprends la frustration des Niçois,
même s’il ne faut pas dépasser certaines limites. J’ai discuté avec Maurice Cohen. C’est malheureux pour
lui, mais sur le match, en même
2
temps, vu les occasions et la possession de balle (66 % de possession,
28 tirs à 4), on méritait de gagner. »
En général, Jean-Michel Aulas
monte au créneau juste derrière un
fait d’arbitrage qui lui a été favorable. Tout le monde prétend que ces
erreurs s’équilibrent sur une saison.
Lui craint toujours qu’elles s’équilibrent la semaine suivante. « C’est
une crainte justifiée, lance-t-il.
Quand vous créez la confusion dans
l’esprit des gens… Je serai attentif à
ce qui se passera au Havre samedi
prochain. Les arbitres lisent les journaux. » Et dans un monde idéal pour
le président lyonnais, l’arbitre du
match Le Havre-Lyon, samedi prochain, lira ce matin ce message qui
n’est pas innocent. Dans ces
affaires-là, d’ailleurs, les innocents
sont rares. – V. D.
Seul Puel boitille
LENDEMAIN DE MATCH tranquille pour les Lyonnais
qui, après une mini-séance pour ceux qui n’ont pas joué
face à Nice (3-2), avaient rendez-vous à midi au palais des
sports pour une dernière photo d’équipe, histoire
d’actualiser le groupe avec les dernières acquisitions de
l’été. Après que les acteurs du doublé eurent reçu leur
voiture (voir par ailleurs), les membres du staff concerné
ont hérité d’une montre que Perrin et Galtier recevront,
eux, par correspondance. Un blessé inattendu dans les
PAGE 2
rangs olympiens : Claude Puel, en délicatesse avec ses
ischio-jambiers, boitille. En revanche, si le Lyon-Nice de
samedi soir a fait polémique, aucune blessure n’est à
déplorer en vue du match de Ligue des champions, mercredi soir contre la Fiorentina.
À noter que vingt-six mille pass, valables pour les trois
matches à domicile de C 1 (face à la Fiorentina, au Bayern
Munich et au Steaua Bucarest) ont été vendus la semaine
dernière. – C. C.
1
Questions...
... DU JOUR
Sebastian Vettel sera-t-il
le principal rival de Lewis
Hamilton en Formule 1
dans les années à venir ?
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ou envoyez OUI ou NON par SMS au 61008 (0,34 euro + coût de 1 SMS).
... D’HIER
?
Nombre de votants :
129 874
Les arbitres de Ligue 1
favorisent-ils
l’Olympique Lyonnais ?
OUI
NON
NSP
73 %
25 %
2%
LUNDI 15 SEPTEMBRE 2008
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
Un problème
de formation
Bleu
Rouge
porter le flanc à la suspicion, les arbitres
auraient dû confier la défense de leurs
intérêts à leurs responsables. Sinon, à
quoi sert Philippe Leduc, l’ex-sifflet qui
les représente au CA de la Ligue ?
Jaune
Bleu
Jaune
QUAND UN COUP DE SIFFLET malheureux désavantage son club, JeanMichel Aulas le fait toujours savoir. Sans
forcément attendre les micros et les
caméras. « À Lyon, on est sous pression,
indique l’ancien arbitre international,
Bruno Derrien. D’abord, parce que c’est
le plus grand club de L 1, donc le plus
médiatisé. Nous savons bien qu’une
mauvaise appréciation sera décortiquée
sous une loupe grossissante. Maintenant, M. Aulas entretient aussi des rapports particuliers avec les arbitres. À la
mi-temps, quand il n’était pas satisfait
de ma prestation, il m’attendait à
l’entrée des vestiaires en haut de la
rampe pour commenter mes décisions. »
Comme les plus grands clubs européens,
l’OL a le souci du détail. Y compris dans
son suivi des arbitres. En fin de saison
dernière, avant Lyon-Nancy (1-0, 37e j.),
le club rhodanien, alors à la lutte avec
Bordeaux pour le titre, s’était plaint de la
désignation d’un assistant – Bruno
Faye – et d’un quatrième arbitre – Pascal Viléo – vivant en Gironde. La direction nationale de l’arbitrage valida la
requête lyonnaise et la touche fut couverte par deux natifs de Marseille…
alors que l’OM était au coude à coude
avec Nancy pour la troisième place. Pour
les instances, l’OL compterait-il plus que
le club lorrain ?
Jacques Rousselot, le président de
l’ASNL, ne siège pas au conseil d’administration de la Ligue. Aulas, lui, est un
des membres qui a le plus de poids. C’est
en tant que trésorier de la LFP qu’il a participé, en 2005, aux négociations sur le
statut des arbitres et de leurs indemnités. De l’autre côté de la table siégeaient
notamment deux arbitres de L 1 : Saïd
Ennjimi et Hervé Piccirillo. Pour ne pas
Noir
Noir
Lyon intimide-t-il
les arbitres ?
3
FOOTBALL
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
! LIGUE 1 (5e journée)
Paris remonte le temps
Après sa troisième victoire de la saison, le PSG se hisse sur le podium pour la première fois depuis janvier 2006.
SAMEDI 13 SEPTEMBRE
Auxerre
Monaco
Le Mans
Rennes
Lyon
Valenciennes
Bordeaux
1-1
2-0
1-2
1-1
3-2
1-1
1-1
Nancy
Lorient
Toulouse
Le Havre
Nice
Grenoble
Marseille
HIER
Caen 2-0 Saint-Étienne
Sochaux 1-1 Lille
Paris-SG 1-0 Nantes
Classement
Pts J. G. N.
— — — —
1. Lyon
13 5 4 1
2. Marseille
11 5 3 2
3. Paris-SG
10 5 3 1
4. Grenoble
10 5 3 1
5. Le Mans
9 5 3 0
6. Nice
9 5 3 0
7. Monaco
8 5 2 2
8. Toulouse
8 5 2 2
9. Caen
7 5 2 1
10. Bordeaux
7 5 2 1
11. Valenciennes
7 5 2 1
12. Auxerre
7 5 2 1
13. Rennes
6 5 1 3
14. Nancy
6 5 1 3
15. Lille
5 5 1 2
16. Le Havre
4 5 1 1
17. Lorient
4 5 1 1
18. Saint-Étienne
3 5 1 0
19. Sochaux
2 5 0 2
20. Nantes
1 5 0 1
P.
—
0
0
1
1
2
2
1
1
2
2
2
2
1
1
2
3
3
4
3
4
p.
—
9
12
4
5
9
7
5
4
7
6
6
5
7
4
5
4
2
2
5
3
c. Diff.
— —
2 +7
6 +6
2 +2
4 +1
5 +4
5 +2
3 +2
5 -1
5 +2
5 +1
7 -1
7 -2
7 0
4 0
7 -2
6 -2
7 -5
6 -4
8 -3
10 -7
BUTEURS
1. Benzema (+ 1) (Lyon), 5 buts.
2. Cavenaghi (Bordeaux), Maïga, Helstad
(Le Mans), B. Koné (+ 1) (Marseille),
Nimani (+ 1) (Monaco), Rémy (+ 1)
(Nice), Erding (Sochaux), 3 buts.
NANTES
Temps agréable. Pelouse en bon état. 43 005 spectateurs. Arbitre : M. Ennjimi.
1-0 : Kezman (7 s.p.)
LE BUT
-- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - e
Poss. duu
ballon
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Poss.
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ballon
Da Roccha
4
caap., 4
%
%
De FFreitaas
S. Traor
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Corners
Corners
Kesserü
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5
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GGravgaard
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Kezman
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man 3
6
7
6
6
Aloonzo
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Landreau
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6
Tirs
Tirs
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6
Sess on Hoarau
Sessegno
Bagayoko
Bagayo
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6
7
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4
R. Fatyy
5
6
4
Giuly
A. Capooue
Guilllon
Ceeara
5
3
5
6
Armand
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cap.,
ap., 6
49
Rothen
othen
7
5
51
6
4
9
1
13
Remplacements
9
Remplacements
70e : Kezman par CHANTÔME
46e : Keserü par DOSSEVI (note : 3)
84e : Giuly par PANCRATE
77e : Bagayoko par BEKAMENGA
Non utilisés : Edel (g.), Bourillon,
87e : A. Capoue par MARÉVAL
Luyindula, Mabiala, Y. Sankharé.
Non utilisés : Heurtebis (g.),
!Cela fait neuf
matches de suite que le
Entraîneur : P. Le Guen.
Moullec, Poulard, Vainqueur.
FC Nantes encaisse au
Entraîneur : É. Baup.
- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - moins un but. La dernière - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - Aucun carton
Le carton
équipe à ne pas avoir
réussi à marquer face
1 avertissement : N’Daw (55e, charge
aux Canaris est Angers,
irrégulière sur Sessegnon).
le 21 avril dernier (0-0,
e
34 journée de L 2).
tique pour conserver sa victoire au chaud. Il
faut dire que la pression nantaise, survenue seulement dans les dernières minutes,
n’a pas vraiment modifié le baromètre
d’une rencontre assez fade et dont on pourrait tirer la conclusion suivante : le PSG est
costaud, Nantes très inquiétant.
Le choc psychologique du changement
d’entraîneur est encore attendu à la Beaujoire. La nomination d’Élie Baup juste avant
un déplacement à Paris revêtait pourtant
un côté involontairement judicieux. Depuis
le début de la saison, le nouveau coach
nantais avait sans doute davantage regardé le PSG - dont il a commenté pour Canal
Plus les matches à Monaco (0-1) et contre
Bordeaux (1-0) lors des deux premières
journées - que sa nouvelle formation. S’il
connaissait les points faibles des Parisiens,
Baup, en place depuis à peine deux
semaines, ne se doutait sûrement pas que
ceux de Nantes étaient aussi nombreux.
Baup a du boulot
Passes imprécises, contrôles manqués,
aucune complicité : la première période du
promu a flirté avec la nullité. La seconde fut
plus cohérente - Paris a délibérément reculé -, mais tout aussi inefficace. Le successeur de Michel Der Zakarian n’avait pas
bouleversé la composition d’équipe des
Canaris au coup d’envoi. Klasnic blessé,
Bagayoko était titularisé alors que Heurtebis abandonnait sa place dans le but à
Alonzo. L’ancien Parisien, dont c’était la
première titularisation de la saison, aura
joué autant de fois au Parc en 2008 sous les
couleurs du PSG que sous celles de Nantes.
S’il était impuissant sur le penalty en force
de Kezman et sauvé par sa barre sur un
centre-tir de Giuly (9e), l’ex-doublure de
Landreau a au moins su se mettre en valeur
sur une reprise de Hoarau qu’il détourna du
bout des doigts (14e) et empêché que
l’écart ne se creuse trop vite. Faibles dans la
conservation du ballon, sans génie dans les
initiatives individuelles, ses coéquipiers se
sont créé deux petites occasions grâce à
une frappe de Bekamenga qui n’a pas
trompé la vigilance de Landreau (87e) puis
une volée de Tall non cadrée (90e). Seuls les
coups de pied arrêtés pouvaient leur offrir
une chance de marquer, mais ni N’Daw
(16e) ni De Freitas (59e) ne se sont révélés
très adroits dans l’exercice à vingt mètres.
En face, le PSG donnait le sentiment d’une
équipe sereine, limite facile. Pourtant, elle
ne s’était pas montrée beaucoup plus dangereuse à l’approche du but adverse. Un
penalty transformé et deux occasions dans
le premier quart d’heure puis plus grandchose. Comme à Caen (1-0) lors de la dernière journée, les Parisiens ont laissé venir,
maîtrisé et défendu un avantage acquis
très tôt dans la rencontre. Un contrôle un
peu long de Hoarau (76e) n’a pas permis à
l’ancien Havrais de marquer son troisième
but, mais son entraîneur ne lui en tiendra
pas rigueur. Ce Paris-là n’est pas génial
mais Le Guen doit se dire que la saison dernière, où il ne parvenait pas à gagner au
Parc lors des matches aller, est loin derrière. Élie Baup, lui, peut se gratter la casquette : il a du boulot.
DAMIEN DEGORRE
Kezman, mission accomplie
L’HOMME CLÉ : KEZMAN (Paris-SG), 6
IL AVAIT PERDU son premier ballon. Mais il a envoyé le deuxième sous la
transversale d’Alonzo, sur penalty (7e). Un premier but pour sa première titularisation : la mission est accomplie pour l’attaquant serbe, qui a montré une
vraie implication défensive. Offensivement, en revanche, il a connu du déchet.
Remplacé par CHANTÔME (70e).
PARIS-SG
LANDREAU (6) : presque rien à
faire. Mais il a été rassurant sur
chaque prise de balle.
CEARA (6) : un ballon perdu en
début de match, avant d’enchaîner
sur une prestation très solide. Le Brésilien a éteint Capoue.
Z. CAMARA (6) : le physique de
Bagayoko ne l’a pas vraiment indisposé.
S. TRAORÉ (6) : une entrée sans réel
souci pour le remplaçant de Sakho,
face à une attaque éteinte.
ARMAND (6) : il s’entend très bien
avec Rothen, dans un couloir gauche
qui était redevenu prioritaire hier.
GIULY (5) : il n’a pas beaucoup
influé sur le jeu et a été parfois imprécis. Relayé par PANCRATE (84e).
SESSEGNON (7) : dans cette position plus reculée, il a d’abord moins
pesé. Mais sa puissance et sa qualité
technique ont fini par émerger nettement. Comme d’habitude.
CLÉMENT (7) : comme à Caen, il a
excellemment débuté et n’a pas
franchement ralenti la cadence. Il
récupère et donne proprement.
ROTHEN (7) : il a bonifié à peu près
tous les ballons qu’il a reçus. C’est lui
qui centre pour Hoarau sur l’action
du penalty.
HOARAU (6) : utile défensivement.
Pas d’occasions, mais de la présence, et une vraie qualité de pivot.
KEZMAN (6) : voir par ailleurs.
NANTES
ALONZO (6) : auteur d’une belle
parade devant Hoarau (14e), il a été
peu sollicité.
TALL (4) : il a parfois manqué de
sûreté et a souffert devant Rothen.
N’DAW (5) : sévèrement sanctionné
sur le penalty. Il a abusé du jeu long
mais a montré sa puissance.
GRAVGAARD (6) : bon dans son
placement et correct dans ses interventions.
GUILLON (5) : après des débuts
hésitants, il a tenté d’apporter offensivement.
DA ROCHA (4) : précieux par son
travail défensif, il a eu trop de mal à
exister devant.
DE FREITAS (5) : effacé en première
période, il fut plus à l’aise ensuite,
offrant une touche technique à une
équipe qui en manque cruellement.
R. FATY (4) : s’il a sauvé quelques
coups derrière, il a perdu trop de ballons devant. Insuffisant.
A. CAPOUE (3) : il a accompli du
boulot défensif, mais a bien trop peu
pesé.
KESERÜ (3) : très peu servi et peu
mobile, remplacé à la pause par
T. DOSSEVI (note : 3), guère plus à
son aise.
BAGAYOKO (4) : peu trouvé également, il n’a pas assez gêné les Parisiens.
RÉGIS DUPONT et LUC HAGÈGE
Baup : « C’est un chantier »
L’entraîneur nantais dresse un constat sans concession de l’état du FCN.
DANS L’ÉCHELLE de la crise sportive, Nantes
est maintenant fixé. Il possède un point après cinq
journées. C’est son plus mauvais départ depuis la
terrible saison 2001-2002, celle de la fracture,
avec le fameux limogeage à Noël de Raynald
Denoueix dont le club ne s’est toujours pas remis.
Nantes est dans une difficulté extrême, et son
nouveau coach, Élie Baup, l’a parfaitement
appréhendé : « Vous savez, quand une équipe
vient d’encaisser quatre buts chez elle, qu’elle
souffre d’un tel déficit défensif, qu’elle n’a pas de
lignes resserrées, il faut d’abord qu’elle retrouve
des bases collectives. On part de loin, c’est un vrai
chantier. Il faut tout remettre en place. Car le foot,
c’est d’abord des réponses collectives : trouver
plus de joueurs lancés, chercher les solutions plus
indirectes. »
Nantes est une équipe très malade, que l’arbitre
n’a pas aidée en sifflant un pénalty discutable :
« On perd sur un penalty honteux. Pour l’arbitrage il y a juste un problème de talent », s’indignera Jérôme Alonzo, oubliant que le manque de
talent était assez bien partagé dans les rangs
canaris.
« De l’avis des deux camps, le penalty est litigieux » , notera simplement Baup, qui n’en rajoutera pas sur le sujet. Lui a déjà l’œil fixé sur l’agenda : au cours des trois prochaines journées,
Nantes va recevoir Valenciennes puis se déplacera à Grenoble et à Caen. Il devra montrer plus
qu’au Parc des Princes, où le FCN a ouvert les paupières en deuxième période. « Nous avons commencé avec une forme de fébrilité, dit Baup. Il faut
retrouver plus de sérénité. La deuxième a été intéressante, on a tenu le ballon un peu plus haut. »
Une analyse rigoureusement inverse de celle de
Paul Le Guen, ce qui semble assez normal :
« Notre première période a été correcte. Sans
avoir été très percutants, nous avons montré pas
mal de bonnes choses. Après, ça a été plus compliqué. On a manqué de maîtrise. Mais la satisfaction prédomine : on continue à faire des bonnes
choses. Pas que des bonnes choses, mais de
bonnes choses quand même. » L’entraîneur parisien prend le contre-pied de son homologue
jusque dans l’analyse du penalty : « La faute, elle
existe. Sur les images, ça m’apparaît assez net. Le
ballon échappe un peu à Guillaume, mais la faute
existe. » Si la manière a été aléatoire, Paris vient
d’aligner son deuxième succès en deux matches
au Parc, et son troisième 1-0 en cinq journées, ce
qui convient très bien à Ludovic Giuly : « Cette
saison, il n’y pas la manière, mais le résultat est là,
et vous n’êtes toujours pas contents ? (Sourires.)
La saison dernière, il n’y avait même pas le résultat… » – R. D. (avec L. Ha.)
LUNDI 15 SEPTEMBRE 2008
PAGE 3
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
1-0 (1-0)
######
plus sur les défenses, alors que celle du PSG
apparaît de plus en plus solide.
Son succès, Paris le doit cependant à un
penalty généreux accordé par M. Ennjimi,
au bout de cinq minutes de jeu. La poussée
de N’Daw dans le dos de Hoarau est indéniable mais l’attaquant parisien avait perdu le ballon sans l’aide du défenseur nantais. Même les Parisiens apparaissaient
surpris par la décision de l’arbitre, qui n’a
pas eu la même promptitude pour sanctionner une faute similaire de Traoré sur
Faty à l’entrée de la surface (34e).
Kezman, pour sa première apparition au
Parc, s’est donc précipité avec autorité sur
le ballon pour signer, en force, son premier
but avec Paris (7e) et offrir un avantage à sa
nouvelle équipe.
Paris a ensuite fait preuve de maîtrise tac-
Bleu
Rouge
PARIS-SG
CE MATIN, à l’heure de la photo officielle
du PSG, les sourires devraient être nombreux. Après cinq journées, Paris est sur le
podium de la L 1, ce qui ne lui était plus arrivé depuis le 4 janvier 2006. Une éternité
pour la capitale. Hier, en fin de soirée, la
seule contrariété de ses supporters résidait
dans le nom de l’actuel deuxième, Marseille, qu’ils aimeraient tant voir derrière
leur équipe au classement.
Ce que les Parisiens ont démontré contre
Nantes est tout de même porteur d’espoirs.
Même sans Makelele, le boss du vestiaire,
suspendu, Paris est capable de gagner.
Sessegnon, repositionné comme milieu
défensif, a confirmé sa polyvalence,
Rothen et Clément, qu’ils montaient en
puissance, Hoarau, qu’il pesait de plus en
Jaune
Bleu
Jaune
Troisième de L 1 ! Le PSG
attendait ça depuis plus
de deux ans et demi,
trente-deux mois
exactement. Après cette
victoire obtenue aux
dépens d’une trop faible
équipe nantaise, Paris se
mêle à la bagarre avec
les costauds. Nantes, de
son côté, continue de
plonger.
Noir
Noir
PARIS, PARC DES PRINCES,
HIER. – Sous le regard du
buteur, Mateja Kezman (en
arrière plan, au centre), et
la surveillance à distance de
Guirane N’Daw (à droite),
qui a par ailleurs provoqué
le penalty en faveur du
PSG, Guillaume Hoarau (au
premier plan) tente sa
chance au but en étirant sa
longue carcasse.
(Photo Bernard Papon)
4
FOOTBALL
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
! LIGUE 1 (5e journée)
Saint-Étienne se sent floué
Troisième défaite de suite pour les Verts, toujours relégables et très remontés après deux buts refusés à Bafétimbi Gomis.
CAEN –
CAEN
de notre envoyé spécial
TRÈS DISCRET depuis le début de la
saison, Roland Romeyer, le coprésident stéphanois, est sorti de son
mutisme en allant dire sa façon de
penser à M. Auriac, l’arbitre malheureux de ce Caen - Saint-Étienne (2-0)
marqué par la troisième défaite
d’affilée de l’équipe de Laurent
Roussey. Les Verts n’ont pas du tout
apprécié de voir deux buts inscrits
par B. Gomis (58e, 60e) refusés pour
hors-jeu alors que les ralentis prouvent le contraire. À ce moment du
match, Caen ne menait que d’un but,
après un coup franc excentré de 20
mètres tiré par Barzola et repoussé
par Viviani sur sa barre, ce dont profita de près Ben Khalfallah (1-0, 28e)
face à une apathique défense stéphanoise. Le mur de Viviani était lui
aussi suspect. « Je suis très fier de
mes garçons, affirma Roussey, on a
fait un match de grande qualité. Le
deuxième but caennais est anecdotique. » Racontons-le quand même :
dans le temps additionnel, lancé
côté droit, Toudic plaça une puissante frappe difficilement repoussée
par Viviani dans l’axe, et Nivet, au
point de penalty, reprit victorieusement le ballon (2-0, 90e + 2). Assez
cruel pour les Verts, qui furent les
plus dangereux en deuxième
période, dans un 4-4-2 plus convaincant que le 4-1-4-1 adopté en début
de match, en laissant Monsoreau,
Dernis et P. Feindouno sur le banc.
Roussey : « Je préfère
être l’entraîneur
de Saint-Étienne
que de Caen »
Temps doux. Pelouse en bon état. 19 547 spectateurs. Arbitre : M. Auriac.
LES BUTS 1-0 : BEN KHALFALLAH (28 ) ; 2-0 : NIVET (90 + 2).
-- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - e
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4
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6
10
14
BBarzoola
6
Remplacements
63e : Ben Khalfallah par R. GOMIS.
74e : Deroin par SEUBE.
90e + 1 : Florentin par TOUDIC.
Non utilisés : Thébaux (g.),
Svensson, Raineau, Adnane.
Entraîneur : F. Dumas.
-- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -
Aucun carton
Mattsui
4
Benn Kh
Khalfaallahh
6
3
!Saint-Étienne n’a
converti que 3 % de ses
frappes cette saison, soit
le plus faible ratio de la
L 1.
PPoss. du
ballon
56 %
5
Corners
3
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1
18
Mou. Dabo
M
Dab
5
Remplacements
46e : Matuidi par ILAN (note : 3).
67e : Payet par DERNIS
et Matsui par P. FEINDOUNO.
Non utilisés : Janot (g.), Sauget,
Gigliotti, Monsoreau.
-- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -
Les cartons
2 avertissements : LANDRIN
(81e, contestation), MACHADO
(84e, accrochage sur Sorbon).
Le souffle de Nivet
L’HOMME CLEF : NIVET (Caen) (7)
CAEN, STADE MICHEL-D’ORNANO, HIER. – Bafétimbi Gomis (qui prend le dessus sur le Caennais Sorbon) a été bien malheureux, hier soir.
Dans tous les sens du terme. L’attaquant international a vu deux de ses buts, valables, refusés en moins de trois minutes et il a raté deux
occasions nettes. À la fin, c’est Caen qui a gagné.
(Photo Thomas Bregardis/Icon Sport)
PAGE 4
des difficultés en deuxième période,
quand Saint-Étienne a beaucoup
poussé. Mais on a réussi à écarter le
jeu, à rester cohérents en ne s’obstinant pas à passer dans l’axe. » Pour
Grégory Proment, « il fallait se
méfier d’Ilan quand les Verts nous
ont fait reculer, et ce sont trois points
acquis dans la douleur ».
Si Dumas et les siens soufflent, les
Verts restent la tête sous l’eau, dans
une zone du classement qu’ils n’ont
jamais fréquentée la saison passée.
« Il faut se remettre en cause, se
regarder droit dans les yeux »,
affirme Benalouane. Roussey, lui,
regarde déjà en haut, avec l’aplomb
qui le caractérise souvent : « On
prend les paris ? On verra où on sera
à la fin de la saison. Je préfère être
l’entraîneur de Saint-Étienne que de
Caen, au niveau du jeu…» Sympa
pour Franck Dumas, qu’on a connu
plus bouillant, et qui eut cette
réponse apaisante : « C’est son problème. »
STÉPHANE KOHLER
(avec ÉRIC CHAMPEL)
SI LE JEU de Caen a retrouvé de
l’assise et de la cohérence, il le doit
aussi au retour de PROMENT, très
utile durant une heure. Avant que les
Caennais ne soient contraints de
reculer, FLORENTIN avait été très
percutant sur son côté gauche.
Quant à BARZOLA, c’est un maître
artificier. Il l’a montré sur deux coups
francs directs (28e et 82e) dont le premier a permis à Caen d’ouvrir la
marque.
Les Stéphanois ont évolué dans le
flou tactique en première mi-temps.
Le retour à un 4-4-2 un peu moins
éparpillé sur le plan collectif a placé
B. GOMIS sur le devant de la scène.
Si deux buts ont été refusés à l’attaquant stéphanois (58 e et 60 e
minutes), il a aussi été maladroit et a
manqué de vivacité dans le dernier
geste. Mieux positionnés après la
pause, LANDRIN et MACHADO
ont redonné de l’équilibre au milieu
de terrain stéphanois. Reste le cas
VIVIANI. Sur le premier but caennais, il positionne mal son mur et il
porte sa part de responsabilité… – E. C.
LUNDI 15 SEPTEMBRE 2008
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
logique », assure Christophe Landrin, plus à l’aise en 4-4-2 comme
beaucoup de ses coéquipiers.
Côté caennais, l’analyse est évidemment différente, et les Bas-Normands ont le sentiment d’avoir fait
ce qu’il fallait pour effacer la défaite
subie il y a quinze jours ici même face
au PSG (0-1). « Mais je comprends
Laurent quand il parle de l’arbitrage,
on avait subi la même chose contre
Paris, lance Franck Dumas. On s’est
rattrapés au plan comptable, donc
mission accomplie même si on a eu
Bleu
seulement deux yeux pour voir, et
pas dix-sept caméras à disposition. »
Même très défavorisés par l’arbitrage, les Stéphanois ont aussi manqué d’adresse devant le but, notamment B. Gomis (47e, 68e) et Machado
fut parfois bien seul pour ordonner le
jeu. « Il y a eu un problème d’arbitrage, mais on ne peut pas se cacher
derrière ça », estime Yohan Benalouane. « La chance nous fuit, Caen
n’a pas été très dangereux avant son
but et un nul aurait été plus
Jaune
Jaune
Rouge
regards noirs. « Gomis a eu deux
buts refusés, il faut l’écrire aussi !
pesta son entraîneur. S’il faut en
mettre quatre pour en valider un !
J’essaie de rester calme, mais tout le
monde doit faire des efforts. On est
abattus, révoltés et on se pose des
questions. » Sur quoi ? « Sur l’arbitrage, on a déjà perdu à Valenciennes (0-1) sur un penalty qui
n’existait pas. Mais il paraît que sur
une saison, ça s’équilibre…»
Réponse laconique de M. Auriac :
« Je ne souhaite pas polémiquer. J’ai
Face au Paris-SG, quinze jours plus tôt (0-1), Caen avait donné l’image d’une
équipe coupée en deux et obnubilée par le jeu dans l’axe. Si les Caennais ont
réussi à gommer ces déficiences, ils le doivent en grande partie à Benjamin
Nivet. Il a été très utile dans la récupération et dans la mise en place d’un jeu
vers l’avant. Caen s’est servi de ce point d’ancrage pour dominer la première
mi-temps. Durant le temps additionnel, Nivet a même inscrit un but (90e+ 2)
au bout d’une longue course, signe de l’intensité de son activité.
Noir
Bleu
Noir
« C’était un choix tactique qui me
semblait être fait au bon moment,
expliqua Roussey. Il y a le match de
Tel-Aviv (face à l’Hapoël, jeudi, au 1er
tour de la Coupe de l’UEFA), la volonté de rebooster quelques joueurs, et
on avait déjà joué la saison dernière
de cette manière à l’extérieur. On a
eu des opportunités, on méritait
beaucoup mieux. » L’analyse
semble ultra positive, tant les mouvements furent quelconques en première période, et tant l’association
Ilan - B. Gomis déçut en deuxième, le
Brésilien et l’international français
échangeant d’ailleurs quelques
2-0 (1-0) SAINT-ÉTIENNE
######
5
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
! LIGUE 1 (5e journée)
FOOTBALL
Sochaux ne décolle pas
De nouveau tenus en échec à domicile, les Doubistes attendent encore leur première victoire. Et Lille aurait pu l’emporter.
SOCHAUX –
de notre envoyé spécial
TOUT CELA NE DIT RIEN de bon.
Pour sa troisième sortie de la saison à
Bonal, Sochaux n’a toujours pas
gagné et, avec deux points, reste
empêtré dans les mêmes difficultés
que l’an passé à pareille époque.
Même si, dans le temps additionnel,
Erding faillit profiter d’une hésitation de Malicki à la réception d’un
centre de Butin (90e + 3), l’impression que l’on garde de la fin de la rencontre n’est pas très encourageante
pour l’équipe de Francis Gillot, qui
profita de l’imprécision de De Melo
(83e) et d’un très bon Richert, décisif
devant Bastos (74e, 90e + 2), Debuchy (79e) et Cabaye (90e), pour s’en
sortir avec un point.
« En fin de match, Lille méritait sans
doute plus la victoire, mais on n’a
pas su tuer le match quand il le fallait, regrettait Gillot. On manque de
maîtrise, nos jeunes n’ont pas
l’expérience nécessaire pour tenir le
ballon. » Après cinq journées, le
message n’est pas très difficile à
décrypter : la saison va encore être
compliquée. Le collectif de supporters doubistes qui avait décrété un
boycottage des dix premières
minutes du match pour protester
contre la politique sportive du club
l’a déjà compris. Dans le jeu, en
dehors de la qualité d’Erding et de
l’activité de Pitau, Sochaux n’aura
pas souvent illuminé les débats.
Gillot : « Encore
un but d’anthologie »
On passera sur la première période,
d’une insipidité d’un autre âge, pour
en venir directement au premier but,
fruit d’un une-deux Privat-Erding et
d’un beau travail de l’international
turc, qui, dos au but, fixa Béria avant
de servir son coéquipier, dont la
frappe croisée du droit trompait
Malicki (1-0, 46e). D’une de ses rares
SOCHAUX
LILLE
1-1 (0-0)
##$$$$
Temps frais. Pelouse en bon état. 12 816 spectateurs. Arbitre : M. Turpin.
LES BUTS 1-0 : PRIVAT (46 , passe d’Erding) ; 1-1 : BASTOS (63 ).
-- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - e
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16
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6
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5
Remplacements
11
25e : Maurice-Belay par NOGUEIRA
(note : 4).
64e : Privat par BUTIN.
81e : Birsa par ISABEY.
!C’est le nombre de
Non utilisés : Dreyer (g.), Jokic, matches de suite sans
victoire de Sochaux en
Mézague, M. Martin.
Championnat (six
Entraîneur : F. Gillot.
- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - défaites, cinq nuls). La
Les cartons
dernière victoire
2 avertissements : Birsa (23e, tirage franc-comtoise remonte
de maillot sur Tafforeau), Perquis au 6 avril à Auxerre
(1-0).
(62e, tacle irrégulier sur Mavuba).
inspirations, Birsa lançait ensuite
Erding dans le dos de Chedjou pour
un tir repoussé par le gardien lillois
(61e). Un peu plus tard, Butin ne
réussissait pas à exploiter une erreur
du défenseur (71e).
Ce fut à peu près tout car Lille domina l’essentiel de la seconde période.
L’égalisation du LOSC, cependant,
doit moins à son réveil collectif qu’au
talent personnel de Michel Bastos,
auteur d’une frappe puissante et
précise sur coup franc, à trente
mètres du but de Richert (1-1, 63e).
« Encore un but d’anthologie,
encore un but venu d’ailleurs »,
TTafforeau
oreau
6
63e : Balmont par HAZARD.
77e : Tafforeau par EMERSON.
86e : De Melo par FAUVERGUE.
Non utilisés : Butelle (g.), Vandam,
Taravel, Dumont.
Entraîneur : R. Garcia.
-- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -
Les cartons
2 avertissements : Chedjou (41e, jeu
dur sur Pitau), Balmont (60e, tacle
irrégulier sur Pitau).
soufflait Gillot, qui gardait en tête
l’égalisation du Parisien Sessegnon,
trois semaines plus tôt (1-1).
« Notre faculté de réaction est
encourageante, notait Rudi Garcia,
en colère contre ses joueurs à la
pause. On a montré un visage plus
conquérant. Mais, au vu des occasions qu’on a eues, je reste sur ma
faim. Il faut arrêter de jouer des
bouts de match ou des mi-temps. »
Avec cinq points, le LOSC n’est pas
encore lancé, mais la qualité de sa fin
de match laisse entrevoir des jours
meilleurs.
SOCHAUX (Doubs), STADE BONAL, HIER. – Grégory Malicki est tout près de
repousser involontairement le ballon dans son but après un rebond sur le
poteau. C’était l’ultime tentative de l’attaquant sochalien Mevlut Erding,
sous les yeux de Franck Béria et d’Emerson (à droite).
(Photo Fred Mons)
I TROIS SEMAINES D’ARRÊT POUR MAURICE-BELAY.– Sorti en première
période, le Sochalien Nicolas Maurice-Belay souffre d’une élongation et devrait
être absent pendant trois semaines. Blessé au visage, le Lillois Grégory Tafforeau
a, lui, été pris de nausées mais son état n’inspirait pas d’inquiétude. Lille était privé
hier de Ludovic Obraniak, touché à la hanche à l’entraînement. – L. D.
LIONEL DANGOUMAU
Bastos foudroyant
Un Park en fleur
L’attaquant coréen de Monaco a éclos pour son premier match
en Ligue 1, samedi, validé par un but et une passe décisive.
MONACO –
de notre correspondant
AVANT LORIENT, l’entraîneur
monégasque Ricardo décrivait Park
Chu-young comme « un attaquant
très vif, toujours en mouvement.
Après, je n’ai pas la certitude que ce
soit un “tueur”. On verra au fur et à
mesure si c’est vraiment un buteur ».
L’attaquant international sud-coréen
(17 sélections) n’a pas lambiné. Samedi soir, contre Lorient (2-0), il a été
l’auteur d’une entrée tonitruante en
Ligue 1, avec un but et une passe décisive. Ce n’est pas seulement pour cela
que Ricardo a désigné « homme du
match » celui avec lequel il peut
échanger en portugais (Park a suivi un
an d’études au Brésil, à seize ans). Le
Coréen a été intéressant dans son
replacement, par la qualité et la variété
de ses appels ou comme point de fixation. « Je ne suis pas particulièrement
ému par le fait d’avoir marqué, réagissait Park après la douche. Je suis surtout conscient du travail à accomplir
pour parfaire les automatismes avec
mes partenaires. »
La première impression est bonne et
peut-être de nature à rassurer Ricardo
quant à son potentiel offensif, après
les départs de Piquionne, Ménez et
Nenê, cet été. Mais il faut voir quels en
seront les rebonds dans la durée, et
déjà dès dimanche prochain à Marseille, pour savoir si Park est un bon
plan, un atout plus qu’un ajout dans
l’effectif, s’il s’imposera là où ses compatriotes qui l’ont précédé en Ligue 1
– Seo Jung-won (Strasbourg), Ahn
Jung-hwan, Kang Jin-ouk et Kyung
Jun-ou (tous les trois à Metz) – ont
échoué.
De Bontin,
Gucci et les sacs
« On n’avait pas les moyens pour
l’attaquant qu’on voulait, rappelait
Ricardo jeudi. Park est celui qu’on pouvait faire venir. » « Ce n’est pas obligatoirement chez Gucci qu’on trouve
les meilleurs sacs », nous glissait le
président monégasque Jérôme de
Bontin après la réception de Lorient et
la prestation de Park. Monaco aurait
déboursé un peu plus de 2 millions
d’euros à la fin du mercato pour s’offrir
ce pari de vingt-trois ans qui appartenait au FC Séoul et était pressenti à
Wigan (Premier League).
Il s’était révélé phénomène lors du
Championnat juniors de la Confédération asiatique en 2004, en Malaisie,
dont il fut meilleur buteur et meilleur
joueur. Il fut désigné espoir de l’année
en Asie, levant une légion de fans. En
2005, il gagnait les rangs pros du
FC Séoul avec succès (12 buts en
19 matches de Championnat) et, avant
ses vingt ans, il était appelé en sélection. Il contribua à la qualification pour
la Coupe du monde 2006, où il disputa
le troisième match du premier tour,
contre la Suisse (0-2). La suite fut un
peu plus chancelante pour ce joueur à
l’aise des deux pieds, mais plutôt droitier et réputé bon tireur de coup franc.
En 2007, il fut freiné par des blessures
et on l’a moins vu en cette année 2008,
qui l’a tout de même vu participer aux
Jeux Olympiques de Pékin (un but, élimination au premier tour). « En Corée,
quelque part, il stagnait », soulignait
la semaine passée son agent, Dy Lee,
chaperon et interprète, à ses côtés
durant un mois. « Je ne suis pas certain
de réussir mais je ne suis pas sûr
d’échouer non plus », ajoutait Park.
Sur ce qu’on a vu samedi, c’est vrai, ce
n’est pas du tout certain.
JOHAN RIGAUD
Grenoble, version minimir
À GRENOBLE, UN BUT vaut deux
points depuis le début de la saison.
Cinq réalisations pour dix points,
cela signifie que le GF 38 n’a pas
marqué un seul but superflu. Deux à
Sochaux pour une première victoire
(2-1), deux autres à domicile pour
deux succès (Rennes et Monaco, 1-0)
et un cinquième avant-hier à Valenciennes pour arracher le nul (1-1).
Autre constat : dans un Championnat où le club qui mène chez lui possède un avantage important
(d’autant que VA avait ouvert le
score à la 86e), les Grenoblois ne se
résignent pas. À Sochaux, ils avaient
renversé la situation grâce à Akrour
(87e) et Moreira (89e).
À Valenciennes, c’est Courtois, servi
par une déviation d’Akrour (90e), qui
a confirmé les capacités de l’équipe
iséroise à finir fort à l’extérieur. Y
compris à dix contre onze, après
l’expulsion de Laurent Batlles (85e).
Preuve que les gènes de la combativité sont inscrites dans ce groupe qui
ne se cache pas derrière son statut de
promu pour lâcher l’affaire. Malheureusement, la contestation est également née à l’écart du jeu lorsque
Batlles n’a pu contenir sa colère
après le penalty sévère (main involontaire à l’entrée de la surface de
réparation) que lui a infligé Freddy
Fautrel. Le joueur ne s’en cachait
pas. « Je lui ai dit : "Vous venez nous
voir en début de saison pour échanger (en fait, c’est un arbitre de la
Ligue Rhône-Alpes qui s’était déplacé) et vous nous enc…" » Rouge
direct et gêne de Batlles, s’excusant
auprès de ses partenaires : « J’aurais
dû me taire, j’ai eu tort mais c’est
mon tempérament. » Il aurait dû se
taire car il possède assez d’expérience pour ne pas craquer. Au lieu
de cela, le milieu de terrain ratera la
venue de Bordeaux samedi prochain
et peut-être le déplacement à Paris,
le 27 septembre.
Malgré les conséquences de l’incident, le bilan reste largement positif
pour l’équipe de « Mecha » Bazda-
revic, dont les joueurs commencent à
attirer les convoitises. Samedi, des
émissaires du FC Valence, d’Everton
et de Wolfsburg sont venus juger sur
pièce Sofiane Feghouli. – J.-L. G.
TROPHÉE UNFP « L’ÉQUIPE »- RTL
DU JOUEUR DU MOIS
Le podium d’août
^^^WHYM\TZNP]LUJO`JVT
Savidan
Caen
28,6 %
3, 56<=,(< 7(9-<4 4(:*<305
Mandanda Benzema
Marseille
54,7 %
Lyon
16,7 %
LUNDI 15 SEPTEMBRE 2008
PAGE 5
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
tien de De Melo, VITTEK fut intéressant par instants, notamment quand il
réussit à jouer face au but. Longtemps
poussif, le milieu du LOSC est monté en
puissance en seconde période, notamment CABAYE, tout près de tromper
RICHERT après un raid solitaire (90e).
Sur cette occasion et deux fois face à
Bleu
Rouge
CHARGÉ D’ASSURER l’intérim en
défense centrale, le jeune Lillois
CHEDJOU a réussi une première
période très satisfaisante avant de
connaître plus de difficultés après la
pause. Parfois hésitant, BÉRIA fut pris
en défaut sur le but sochalien en laissant Erding servir Privat (46e). Au sou-
Bastos (74e , 90e + 2), le gardien
sochalien a sauvé son équipe d’une
lourde désillusion. Sa défense, qui n’a
pas trop souffert dans l’axe, où AFOLABI et FATY prirent souvent le meilleur sur DE MELO, a en revanche laissé beaucoup d’espaces dans le dos
d’un DAF à la peine. Comme d’habitude, ERDING fut la principale arme
offensive de son équipe. Il perdit tous
ses face-à-face avec MALICKI (45e,
61e, 90e + 3), mais donna une passe
décisive à PRIVAT, buteur pour sa
première titularisation en L 1. – L. D.
Jaune
Bleu
Jaune
Quel but ! Le Brésilien de Lille, qui faillit donner une passe décisive à… Erding en
voulant remettre en retrait à Malicki (45e), s’est bien rattrapé en réussissant un
coup franc canon, à trente mètres du but, sans laisser aucune chance à Richert
(63e). Le milieu lillois, très influent après la pause, donna ensuite un ballon de but à
De Melo, qui croisa trop sa frappe (83e), puis sollicita Richert sur une belle frappe
enroulée (90e + 2).
Noir
Noir
L’HOMME CLÉ : BASTOS (Lille), 6
6
FOOTBALL
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
! LIGUE DES CHAMPIONS – MARSEILLE - LIVERPOOL (demain)
Né un 3 octobre
Mathieu Valbuena retrouve
Liverpool demain. Un an après
avoir offert le premier succès
français de l’histoire à Anfield.
MARSEILLE –
de notre envoyé spécial
LE MAILLOT, encadré précieusement sur un mur de la chambre à
coucher, projette ses souvenirs
magiques. Un simple regard plonge
Mathieu Valbuena dans sa belle histoire. Valbuena, le Marseillais, est né
un 3 octobre 2007, à Anfield, d’une
frappe sublime dans la lucarne de
« Pepe » Reina. Première victoire
(1-0) française de l’histoire sur ces
terres rouges, première titularisation
du « petit » en Ligue des champions.
Retour sur une nuit qui a changé sa
vie.
LA VEILLE DU MATCH
Dès son arrivée à la tête de l’OM, en
remplacement d’Albert Émon, Éric
Gerets remarque celui qu’il surnomme « Petit » ou « Gamin ». Il le
suit, s’attache à ses dribbles ; lui
parle durant les entraînements, le
félicite. Lors de la mise en place, le
Belge place Valbuena derrière
Mamadou Niang. Surprise. « Sans
être sûr, j’ai senti que j’avais une
chance d’être titulaire. Même si j’ai
bien dormi, j’ai pensé que demain,
peut-être… » Pas question d’ébruiter cette nouvelle. Carlos, son père,
l’appelle dans la soirée. Discussion
passionnée d’amoureux de ballon.
Carlos : « J’espère que tu seras au
moins sur le banc. » Il craint de voir
sa progéniture en tribune. Le fiston
conclut sur cette phrase énigmatique : « Et pourquoi pas plus ? »
LE MATIN DU MATCH
La balade matinale confirme les
impressions de la veille. Éric Gerets
le prend à part. Ils entament leur première discussion, brève mais révélatrice. « Il m’a demandé où et comment j’avais joué avant. J’ai répondu
9 et demi ou 10. » Gerets le rassure :
« Ce n’est qu’un match de foot, ne
t’inquiète pas ! » Sa réponse : « Pas
de problème, coach. Mon boulot,
c’est d’être décisif ou de marquer des
buts ! » Fin de cet aparté prémonitoire. Valbuena joint dans la foulée
Christophe Hutteau, son agent,
fidèle depuis ses débuts. « Il m’a dit :
"J’ai intérêt à ne pas me rater, sinon
je vais passer pour un rigolo…" »
sourit Hutteau. Aurélie, la sœur
aînée de quatre ans, la confidente,
présente à Liverpool, a droit aussi à
son appel. Il lui demande de ne surtout pas évoquer sa titularisation à
ses parents restés à Blanquefort,
près de Bordeaux.
La Une
de « L’Équipe »
du 4 octobre 2007.
BORDEAUX, STADE
CHABAN-DELMAS,
SAMEDI. – Remis
de sa pubalgie,
Mathieu Valbuena
(à droite) a joué
ses premières
minutes (une
dizaine) de la
saison. Il prend ici
à contre-pied
le Bordelais Yoann
Gourcuff lors du
sommet de la
Ligue 1 que l’OM
peut regretter
d’avoir laissé
échapper (1-1).
(Photo
Bernard Papon)
LE MATCH
L’arrivée dans Anfield renvoie aux
souvenirs d’enfance. La retransmission sur TF 1 débute. Choc familial.
Les parents voient leur nom plein
écran dans la composition
d’équipe ! « On s’est regardés avec
ma femme, il y a eu une émotion
intense. On n’en croyait pas nos
yeux, souligne Carlos. Nous sommes
des gens modestes et voilà que notre
enfant était à Anfield… » Une
image tétanise le paternel. Crouch,
avec ses deux mètres, toise Mathieu
et son mètre soixante-trois dans le
couloir. « J’ai eu l’impression qu’il
était intimidé. » Il interpelle sa
femme comme s’il s’adressait à son
fils : « Ne le regarde pas ! » « Mais
ce n’était pas le cas, même s’il est
vraiment grand… », assure le
L’APRÈS-MATCH
LES VISAGES FATIGUÉS mais souriants, les Marseillais étaient tous présents, hier matin, lors du décrassage, avec au programme footing pour les
titulaires et petits jeux avec ballon pour les autres. Ben Arfa a subi encore
quelques soins sur son genou gauche, qui était un peu gonflé après le match.
Gerets ne savait pas hier matin s’il pourrait l’utiliser demain contre Liverpool.
Par ailleurs Cana, ménagé à Bordeaux, devrait rentrer. Tout comme Valbuena
– qui a effectué son retour samedi à Bordeaux – qui pourrait débuter. – H. F.
L’équipe probable : Mandanda – Bonnart, Zubar, Hilton, Taiwo – Cana,
Mbami, Be. Cheyrou, Valbuena ou Ziani – Koné, Niang.
LIVERPOOL
Ngog va-t-il jouer ?
À dix-neuf ans, l’ancien Parisien s’est engagé pour quatre ans
avec Liverpool pour augmenter son temps de jeu. Illusion ou réalisme ?
LIVERPOOL –
de notre envoyé spécial
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PAGE 6
UN SONDAGE réalisé cet été auprès
des supporters de Liverpool place
David Ngog comme la meilleure recrue
du club pour 49 % des sondés, devant
l’attaquant et capitaine irlandais Robbie Keane (27 %) et le latéral gauche
Andrea Dossena (17 %).
Arrivé sur la pointe des pieds, l’ancien
Parisien n’a pas tardé à trouver ses
repères sous ses nouvelles couleurs,
comme en témoignent ses deux buts
inscrits en matches de préparation
face aux Glasgow Rangers (4-0), puis
devant les Norvégiens de Valerenga
(4-1).
Depuis, le jeune attaquant français a
débuté en Championnat contre Aston
Villa (0-0, 31 août), en remplaçant Fernando Torres au bout d’une demiheure de jeu. De quoi réjouir Rafael
Benitez, tout heureux de renforcer son
secteur offensif à moindre coût (*).
« On suivait David depuis longtemps,
raconte le technicien espagnol. C’est
un joueur de qualité. En plus, sa situation, avec simplement une année de
contrat à honorer, nous était très favorable. C’est une très bonne opération,
pour maintenant comme pour le
futur. »
Boumsong : « Vas-y,
fonce, prends tout »
Le boss de Liverpool est plutôt élogieux sur sa dernière trouvaille. De là à
supposer que le temps de jeu du Français sera supérieur à celui qu’il avait au
Paris-Saint-Germain, il est sans doute
trop tôt pour l’avancer.
L’expérience récente des joueurs français qui ont cru pouvoir s’imposer sur
la durée à Liverpool ne le laisse pas
franchement supposer. Avant de se
lancer dans le grand bain de la Premier
League, David Ngog a bien réfléchi et
sollicité quelques avis.
« Lorsqu’il m’a parlé de Liverpool, je
lui ai d’abord demandé s’il avait discuté avec l’entraîneur et si c’était bien lui
qui le voulait, explique Jean-Alain
Boumsong, son cousin. Ensuite, je lui
ai dit : “Vas-y, fonce. Prends tout. Benitez est un très grand entraîneur. Quand
il peut lancer un jeune, il le fait. Bosse
bien et tu auras ta chance.” »
Boumsong, qui avait failli s’engager à
Liverpool en janvier 2004 pour, finalement, atterrir aux Glasgow Rangers,
sait de quoi il parle. Pour lui, la réussite
de son cousin passe forcément par son
aptitude à répondre au défi physique :
« Pour moi, le Championnat anglais
est le plus difficile. David est arrivé
dans l’anonymat, ce qui est une bonne
chose. Il va falloir qu’il muscle son jeu.
Il est jeune et possède une marge de
progression phénoménale. Quand il va
voir Gerrard tacler dans tous les sens
ou Carragher lui mettre des coups à
l’entraînement, il va se réveiller. »
Depuis deux mois, Ngog vit un rêve
éveillé. Il sait qu’être au contact des
meilleurs, comme Fernando Torres,
peut lui faire gagner un temps précieux.
« Je sais que ça ne va pas être facile
mais je suis encore jeune. Le Championnat de France est très bon. Mais,
en Angleterre, ça va plus vite ; c’est
plus intense et plus fort dans les
impacts », disait-il à son arrivée au
club. Timide et avare de mots, Ngog ne
souhaite pas en dire plus pour le
moment.
Sur les conseils de son entourage, il
préfère progressivement s’imposer
avant de s’exposer médiatiquement.
D’ailleurs, Benitez n’envisage pas de
lui faire brûler les étapes. « Nous ne
pensons pas à Ngog pour maintenant,
explique l’Espagnol. Il a besoin de
jouer des matches, de se familiariser
avec l’approche physique de la Premier
League. Il doit travailler dur. Après,
nous verrons, car il a le talent et une
très bonne mentalité. C’est un travailleur fantastique. »
JÉRÔME LE FAUCONNIER
(*) David Ngog a signé pour quatre ans
avec Liverpool pour une indemnité de
transfert estimée à 1,5 million d’euros.
Gillett attendu au Vélodrome
LES REDS S’ENVOLENT ce matin par un charter spécial, ralliant directement
Liverpool à Marseille. Fait très rare, l’homme d’affaires américain George Gillett,
copropriétaire du club (avec Tom Hicks), est attendu pour assister au match, au
Stade-Vélodrome. Côté terrain, Steven Gerrard et Fernando Torres sont prévus
dans le groupe qui s’entraînera ce soir (19 h 30) dans l’enceinte marseillaise.
« Samedi, je ne pouvais pas jouer plus de 20 ou 25 minutes, a confié Steven Gerrard. Mais d’ici à mardi, j’aurai encore quelques séances pour revenir. Après, ce
sera la décision du coach. » Fidèle à ses habitudes, Rafael Benitez n’a pas laissé
paraître le moindre indice sur l’équipe qu’il compte aligner demain. Javier Mascherano, sorti en fin de match face à Manchester United (2-1), victime de crampes, est
lui aussi opérationnel. – J. L. F.
L’équipe probable : Reina – Arbeloa, Carragher, Skrtel, Aurelio – Babel,
Gerrard (cap.), Alonso, Riera – Kuyt, Keane (ou Fernando Torres).
LUNDI 15 SEPTEMBRE 2008
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
Valbuena est prêt
Bleu
Rouge
HERVÉ PENOT
Jaune
Bleu
Jaune
À Bordeaux, les larmes des parents
inondent les visages, le champagne
s’invite à la table. À Liverpool, le
« Petit » pénètre un univers inconnu. À peine le temps de lancer le cri
de ralliement dans le vestiaire et le
voilà happé par les médias. TF 1, une
radio italienne, la conférence de
presse et retour sur le plateau télé.
« Ça me rappelait les joueurs que je
voyais après les matches, toujours
en tenue. Là, c’était moi. J’étais fier
et heureux. » Ronald Zubar n’oublie
pas de lui glisser : « Tu vois, la roue
tourne. » Zubar, le pote, qui le
consolait quand les temps étaient
durs, quand il se sentait rejeté par
des cadres du groupe, comme pris en
grippe. « Certains voyaient seulement qu’il pouvait leur faire de
l’ombre car il était très fort », disait
alors Salomon Olembe, l’équipier.
« Je n’ai pas vécu que des moments
faciles, avoue-t-il. Mais je devais
prouver que ce but n’était pas du
bluff, que c’était le début d’une belle
histoire. » Il devient l’homme qu’on
s’arrache, le petit qu’on salue dans la
rue, il multiplie les signatures
d’autographes. Valbuena est le
buteur d’Anfield. Pour la vie. Il
s’accroche à une phrase qu’il apprécie : « Celui qui renonce à devenir
meilleur cesse déjà d’être bon. » Une
place dans le onze type de la saison
de l’avis de ses pairs et un appel en
bleu malheureusement décliné sur
blessure le confirment. Demain
contre Liverpool, lors de sa possible
première titularisation de la saison
après son opération d’une pubalgie
fin juillet, il veut prouver qu’il ne
renonce jamais à rien...
Noir
Noir
joueur. Vient le moment de l’hymne
de la C 1. « Petit, quand j’entendais
cette musique, je mettais le son à
fond. Cette image est revenue d’un
coup… » La première période se
déroule sans pépin. Puis arrive cette
récupération de Lorik Cana dans les
pieds de « Momo » Sissoko, une
passe de « Bolo » Zenden…
« J’aurais pu lui remettre car il est
seul mais je fais le crochet, je vois
Carragher qui hésite et je frappe. Le
ballon est dedans, je me dis : "Mais
qu’est ce que c’est ?" » Valbuena
glisse sur les genoux sur plusieurs
mètres. Ses parents sautent, crient.
« Je ne sais pas ce qu’ont pensé nos
voisins », rigole Carlos. Et Aurélie
s’écroule en pleurs dans la tribune. À
Blanquefort, le bruit incessant des
téléphones portables ou fixes hache
la fin. Les appels proviennent notamment d’Espagne, pays d’origine de la
famille Valbuena. À six minutes du
coup de sifflet, il est remplacé. Félicitations de Gerets, qui échange un
regard complice. Comme un rappel
des mots du matin. Liverpool frappe
encore sur le poteau, « mon plus
grand moment de panique ». C’est
terminé. Valbuena est un héros. José
Anigo, son découvreur, s’arrête un
instant : « En une frappe, il a validé
notre choix de le prendre. » Oubliés
les sarcasmes sur le gamin venu du
National…
7
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
! LIGUE DES CHAMPIONS – CHELSEA - BORDEAUX (demain)
FOOTBALL
La défense tourne toujours
Les suspensions de Matthieu Chalmé et Benoît Trémoulinas à Londres obligeront à nouveau Laurent Blanc à changer de défense.
BORDEAUX –
de notre envoyé spécial
LAURENT BLANC a beau retourner
sa touillette dans tous les sens, il
n’arrive toujours pas à trouver la
solution miracle qui lui permettrait
de stabiliser sa défense. Depuis le
début de la saison, son arrière-garde
n’a jamais été la même. Seul Souleymane Diawara s’impose comme
l’élément intangible. L’international
sénégalais est le seul défenseur à
avoir disputé l’intégralité des six
matches officiels disputés à ce jour
(le Trophée des champions plus cinq
journées de Championnat).
Jusque-là, cette instabilité arrière
s’expliquait en grande partie par la
concurrence exacerbée que se livrent
Henrique et Planus. Dans l’esprit de
Laurent Blanc, la hiérarchie des
défenseurs centraux s’établit
comme suit : 1. Diawara, 2. Henrique, 3. Planus. Le Brésilien a ainsi
été titularisé quatre fois sur six pendant que le Français l’a été seulement lors des deux premiers matches
de Ligue 1 à domicile. Planus n’a pas
débuté le troisième, samedi, devant
Marseille (1-1). Mais Henrique a été
touché au niveau du nerf iliaque
(aine droite) à la suite d’un coup de
coude de Koné, ce qui l’a contraint à
céder sa place dès la 37e minute. Du
coup, les chances de Planus de commencer le match sur le terrain de
Chelsea demain augmentent.
À Stamford Bridge, Bordeaux devra
donc composer sans lui et avec une
défense new-look encore une fois.
« Cela ne nous perturbe pas et ne
constituera pas un gros handicap,
rassure Diawara. Franck (Jurietti)
possède l’expérience nécessaire
pour jouer indifféremment sur un
côté ou un autre. Nous avons aussi
l’expérience de jouer ensemble. Seul
Placente est nouveau. À nous de
nous adapter. Même si, à titre personnel, ça me fera plaisir de revenir
en Angleterre, nous n’irons pas à
Londres en vacances ni pour voir
jouer Chelsea, mais pour réussir
quelque chose. » Si la défense tient.
BERNARD LIONS
BORDEAUX,
STADE
CHABAN-DELMAS,
SAMEDI. – Bakari
Koné, dont le but
a permis à
Marseille de
repartir de
Bordeaux avec le
point du match
nul samedi, en
Championnat,
s’est trop souvent
infiltré entre
Diego Placente (à
gauche) et Marc
Planus au goût de
l’entraîneur
girondin, Laurent
Blanc.
(Photo
Bernard Papon)
Diawara : « Cela ne
nous perturbe pas »
Du 1er septembre au 30 novembre 2008
3 500€ d’avantage client**, 4,5 l /100km.
Ça ne doit pas rester TOP SECRET.
L’équipe possible : Ramé (cap.) – Jurietti, Planus, So. Diawara, Placente – Ducasse,
A. Diarra – Fernando, Cavenaghi, Wendel – Bellion.
Blanc pas pressé
de prolonger son contrat
Jean-Louis Triaud aimerait bien conserver son entraîneur au-delà de deux saisons,
terme initial de son contrat. Laurent Blanc étant en fin de contrat en juin 2009, le
président des Girondins lui a déjà proposé de prolonger en mai. Il serait revenu à la
charge, de façon plus informelle, depuis le début de saison. Mais le Cévenol ne
serait pas pressé. « Patience, patience », glisse-t-il. Blanc préférerait se consacrer
à sa saison actuelle avant d’aborder son avenir personnel. Les deux parties pourraient entrer dans le vif des négociations – ou pas – en janvier. – G. D. et B. Li.
Un autre Chelsea
Nouvel entraîneur, jeu plus ambitieux, effectif réduit, économies
budgétaires : le club de Roman Abramovitch change.
LONDRES –
de notre envoyé spécial
MINE DE RIEN, il y a du nouveau à
Chelsea. Sur le terrain, d’abord, où Luiz
Felipe Scolari, arrivé cet été, a entrepris de modifier le style d’une équipe
désormais plus joueuse et plus spectaculaire, comme en témoigne son probant succès sur le terrain de Manchester City (3-1, en Championnat),
samedi. « J’ai vu un Chelsea de très,
très haut niveau, qui m’a vraiment
impressionné. Certaines séquences,
comme celle qui a abouti au deuxième
but de Lampard, ont été superbes »,
appréciait Guy Stephan, consultant
pour Canal +. « Actuellement, Chelsea
est la meilleure équipe d’Angleterre et
peut-être d’Europe », ajoute Mark
Hughes, le manager gallois de
« City ». Évidemment, pas de quoi rassurer les Bordelais.
Plus fou dans le jeu, Chelsea l’est soudain un peu moins dans la coulisse.
Après avoir investi 763 millions
d’euros en cinq ans, Roman Abramovitch a fait savoir qu’il ne continuerait
pas éternellement à mettre la main à la
poche. Peter Kenyon, son directeur
exécutif, a donc promis pour 2010 un
retour à l’équilibre d’un club dont le
déficit d’exploitation se montait
encore à 98 M/ pour la saison 2006-2007, soit plus que le budget
des Girondins de Bordeaux !
Pour la première fois sous l’ère Abramovitch, les ventes ont compensé les
achats lors de la période des transferts.
Les Blues n’ont en effet recruté que – si
l’on peut écrire – les internationaux
portugais Deco et Bosingwa, pour un
total de 33,5 M/, et si Claude Makelele a été lâché gratuitement au ParisSG pour bons et loyaux services, ils ont
capitalisé sur les départs de Chevtchenko (AC Milan), Wright-Phillips et
Ben Haïm (tous deux à Manchester
City) ainsi que Sidwell (Aston Villa),
Boulahrouz (Stuttgart) et Pizarro (Werder Brême).
Le malaise Clarke
L’effectif s’est ainsi réduit… et la
masse salariale avec ! L’économie
faite avec Chevtchenko
(7,3 M/ annuels) a néanmoins permis
à Frank Lampard de négocier un nouveau contrat qui en fait le joueur le
mieux rém unér é d’ Angl eter re
(8,5 M/). Bien sûr, Chelsea s’est fait
piquer au dernier moment Robinho,
sur lequel il entendait investir 32 M/,
mais qui a finalement été détourné
vers Manchester City pour 8 M/ supplémentaires. Mais, naguère, Abramovitch aurait débauché à tout prix
l’international brésilien. Cette fois, il
n’a pas voulu s’aligner sur les pétrodollars d’Abu Dhabi.
Le groupe pro se limite donc désormais
à 24 joueurs (dont trois gardiens),
moins Michael Essien (ligaments croi-
sés du genou), absent pour six mois, ce
qui n’empêche pas Scolari d’avoir à
faire des choix de nantis. Il hésite par
exemple entre Deco et Ballack pour le
match de demain.
Dernière manifestation du changement : Steve Clarke, l’entraîneur
adjoint, absent du banc à Manchester,
a présenté sa démission, pour l’instant
refusée. L’Écossais a décidé de faire
ses valises pour aller épauler Gianfranco Zola, son ancien coéquipier de Chelsea – où l’Italien a été élu « joueur du
siècle » par les fans ! –, nouveau
manager de West Ham.
L’épisode souligne un malaise. Ancien
latéral droit de devoir, Clarke a fait
l’essentiel de sa carrière (419 matches
de 1987 à 1998) avec les Blues. Successivement bras droit de Claudio Ranieri,
José Mourinho, Avram Grant et Luiz
Felipe Scolari, il symbolisait encore
une certaine tradition et ses velléités
de départ ont contrarié les supporters
et encore plus les joueurs, dont il était
très proche. C’est du reste vers lui
qu’ils se tournaient régulièrement la
saison dernière après le limogeage de
Mourinho et l’impopulaire intronisation de Grant. « Steve était quelqu’un
de très important, j’ai tout fait pour le
retenir, mais il n’y a rien à faire »,
admet Scolari. C’est bien un autre
Chelsea que va découvrir Bordeaux.
JEAN-MICHEL ROUET
** 3 500 € d’avantage client dont 700€ de bonus écologique
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Yvan Muller, pilote SEAT du Championnat du Monde des Voitures de Tourisme WTCC.
Le retour de Ballack
Rétabli de sa blessure au pied droit, Michael Ballack retrouve
le groupe pour la venue de Bordeaux. Il pourrait même être
titulaire.
Déjà tourné vers le choc de dimanche contre Manchester
United en Championnat, Luiz Felipe Scolari va sans doute
faire souffler deux ou trois joueurs (Bosingwa, Joe Cole,
Deco ?), mais ses deux Français (Anelka et Malouda) seront
probablement dans le onze de départ. À noter que Malouda
a bénéficié hier dans le journal News of the World de la deu-
SEAT LEON SPORT EDITION 1.9 TDI 105 FAP ECOMOTIVE
xième note individuelle (8/10) de son équipe grâce à sa performance sur le terrain de Manchester City (3-1, en Championnat).
Expulsé lors de la finale de la dernière Ligue des champions,
Didier Drogba est suspendu. – J.-M. R.
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www.seat.fr
SEAT recommande
L’équipe probable : Cech – Bosingwa ou Paulo Ferreira, Ricardo Carvalho, Terry (cap), As. Cole – Obi Mikel ou Belletti – J. Cole
ou S. Kalou, Lampard, Deco ou Ballack, Malouda – Anelka.
LUNDI 15 SEPTEMBRE 2008
PAGE 7
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
Marange, non retenu. Fernando, suspendu contre l’OM, réintègre le
groupe, tout comme le jeune Sertic.
Henrique montera dans l’avion malgré
une douleur à la hanche gauche qui
l’avait obligé à céder sa place à Planus
samedi soir. Le Brésilien est incertain
et le secteur défensif reste l’endroit de
toutes les attentions pour l’entraîneur
(voir par ailleurs).
Blanc pourrait apporter des modifications de nature à donner un profil plus
prudent à sa formation. Laissera-t-il
souffler certains, comme Gourcuff ou
Chamakh, en songeant également au
match de Grenoble, samedi en
Ligue 1 ? Les retours de Ducasse et Bellion ne sont pas à exclure. – J.-M. B. et
B. Li.
Bleu
Le décrassage des Bordelais, hier
matin au Haillan, s’est déroulé devant
le président Jean-Louis Triaud et sous
un soleil radieux. Les titulaires du
match contre Marseille (1-1, samedi,
en Championnat), Henrique excepté,
ont effectué quelques sprints avant de
filer aux soins. Les remplaçants et ceux
qui ont peu joué ont suivi une séance
plus complète, qui s’est terminée par
un petit match à cinq contre cinq avec
petits buts.
En fin de matinée, Laurent Blanc a
communiqué une liste de dix-neuf
joueurs qui s’envoleront ce matin pour
Londres. Chalmé, Trémoulinas, tous
deux suspendus, Jussiê, en phase de
reprise, n’en font pas partie. Pas plus
que Saivet (touché au pied gauche) et
Jaune
Rouge
Jaune
Blanc aurait également pu relancer
Marange, en concurrence avec
Jurietti pour une place de titulaire sur
le flanc gauche jusqu’à la saison passée. Mais, désormais, le Cévenol ne
compte plus sur lui. Marange semble
payer son refus d’être prêté aux clubs
espagnols de la Real Sociedad et
d’Osasuna, voire à Auxerre, cet été.
L’international Espoirs français n’a
même pas été intégré au groupe de
dix-neuf retenu pour la balade
anglaise qui débutera ce matin.
Avec Ducasse et Bellion ?
Noir
Bleu
Noir
C’est un moindre mal, quand on sait
que Bordeaux sera déjà contraint de
redessiner ses flancs demain soir. Les
Girondins payeront le solde de leur
match retour devant Anderlecht
(1-1, le 21 février 2008, en 16es de
finale retour de la Coupe de l’UEFA ;
aller : 1-2). En plus de l’élimination,
la sortie du terrain houleuse a coûté
une suspension à Trémoulinas
(joueur de couloir gauche) et, surtout, à Chalmé. Afin de pallier
l’absence de ce dernier – son latéral
droit habituel –, Blanc devrait
demander à Jurietti de changer de
côté. Cela libérera, par ricochet, une
place à Placente, côté gauche. Dans
cette perspective, l’Argentin, arrivé
en cours de préparation, a déjà été
titularisé lors des deux dernières sorties des Girondins. Sans grande réussite. Bordeaux s’est incliné à Lille
(1-2, le 31 août), avant de concéder
son premier nul de la saison sur sa
pelouse devant Marseille (1-1).
8
FOOTBALL
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
! LIGUE 2 (6e journée)
« C’est trop stressant ! »
VENDREDI 12 SEPTEMBRE
GERVAIS MARTEL et CARLO MOLINARI, présidents de Lens et Metz, évoquent leurs imposantes responsabilités.
APRÈS UNE RÉUNION de l’UCPF
(Union des clubs professionnels de
football), jeudi à Paris, L’Équipe a
convié Gervais Martel, cinquante-trois
ans, président de Lens depuis vingt
ans, et Carlo Molinari, soixante-quinze
ans, à la tête de Metz depuis 1967
(avec une interruption de 1978 à
1982), à confronter leurs sentiments
sur la situation de leurs clubs, qui
s’affrontent ce soir en L 2. Il y a dix ans,
ils luttaient pour le titre en L 1…
chain. » Ayant subi sa troisième relégation en six ans (le club lorrain étant
remonté immédiatement les deux premières fois), Molinari déplore surtout
« l’érosion du public à Saint-Symphorien. En revanche, notre projet de rénovation ou de construction d’un nou-
veau stade à l’horizon 2010 n’est pas
conditionné à une remontée. On pourra le faire en L 2 ». De son côté, Martel
loue le fabuleux soutien de son public :
« On a 20 000 abonnés et on fait
32 000 de moyenne. » « C’est phénoménal ! », admire le Lorrain.
L’USURE
Carlo Molinari, certes toujours président, n’est plus majoritaire : « C’est
Bernard Serin, nanti de 57 % des parts,
qui me succédera sans doute. Le fait
qu’il soit président exécutif me permet
d’avoir l’esprit un peu plus libre. Je ne
sais pas si je vais rester encore une,
deux ou trois saisons, mais ce fonctionnement est viable. » En attendant, sa
lassitude, surtout née des problèmes
de violence ayant marqué la saison
dernière, est bien présente : « Ça me
LENS
opéré trois fois pour un problème au
dos et, comme je ne voulais pas
m’arrêter, je me suis " auto-médicalisé " et j’y ai laissé mes deux hanches. À
cause du foot, qu’est-ce qu’on peut
être con ! »
20 H 30
Class..
« Je me souviens surtout de notre victoire à Metz (2-0), le 29 mars 1998, qui
nous a permis de passer devant et qui a
fait la différence pour le sacre, à quatre
journées de la fin, raconte Gervais
Martel. Un an plus tard, on les battait
(1-0) en finale de la Coupe de la Ligue.
Lens et Metz étaient alors en vogue. »
« Pour le sacre, ça s’était malheureusement joué à rien du tout, à cinq buts
de différence (+ 20 contre + 25) »,
répond Carlo Molinari. Mais on avait
fait plaisir à la France entière, nos deux
clubs sortaient des sentiers battus. Ils
étaient populaires en montrant qu’on
pouvait réussir sans stars, avec du travail. »
3e
2
Ramos
amos
ou Vignal
g (3)
gnal
7
Bouukarii
6
Carddy
2
Ch. Guey
G ye
C
Class.
7
12
2
REGARDS CROISÉS
« Quand je suis devenu président en
1988, Carlo était déjà une institution.
J’allais le voir pour lui demander des
conseils. Vingt ans plus tard, je suis
émerveillé de le voir encore tenir le
coup ! Moi, c’est certain, je ne resterai
pas président quarante ans. C’est trop
stressant », estime Martel. Molinari
acquiesce et reprend : « Gervais s’est
énormément investi comme président
de l’UCPF pendant quinze ans (il a passé la main à Jean-Pierre Louvel, président du Havre, en juin), un poste où il y
a beaucoup plus à perdre qu’à gagner.
Cela a sans doute été parfois au détriment de son club… » « Mais ça lui a
aussi offert une grande notoriété »,
rétorque Martel, qui a « décidé de se
concentrer sur Lens ».
1
10
Remplaçants : O. Sissoko (g.) (30)
ou R. Ruffier (g.) (16), Chrysostome (25),
P. Cissé (18) ou V. Mendy (20),
L. Delgado (29), Farina (23).
Entraîneur : Y. Pouliquen.
Absents : Bessat, C. Chapuis, François,
Johansen (reprise), Anastassowa (genou),
Fallou Diagne, Gestede, Léoni, Renouard,
Strasser (choix de l’entraîneur)
Suspendus : aucun.
Nicollin menace
de virer Courbis
MONTPELLIER –
de notre correspondant
LES AFFRES DE LA L 2
p.
—
10
9
9
6
11
7
6
5
9
9
7
6
4
6
7
4
7
5
3
3
c. Diff.
— —
4 +6
3 +6
5 +4
6 0
5 +6
5 +2
4 +2
5 0
7 +2
8 +1
5 +2
7 -1
5 -1
11 -5
7 0
6 -2
10 -3
13 -8
8 -5
9 -6
7e journée :
Vendredi 19 septembre, 20 heures :
Boulogne-sur-Mer - Bastia ; AC Ajaccio Clermont ; Angers - Nîmes ; Amiens - Brest ;
Tours - Châteauroux - Guingamp - Dijon.
20 h 30 : Strasbourg - Vannes OC (Ligue
2 Multicanaux) ; Montpellier - Sedan
(Ligue 2 Multicanaux) ; Metz - Reims
(Ligue 2 Multicanaux).
Lundi 22 septembre, 20 h 30 :
Troyes - Lens (Eurosport).
BUTEURS. – 1. J. Fanchone (+ 2) (Strasbourg), 6 buts. 2. C. Diabaté (+ 1)
(AC Ajaccio), 5 buts. 3. André (+ 2) (Bastia), 4 buts. 4. Alo'o Efoulou (Angers),
Scarpelli (+ 1) (Châteauroux), Yatabaré
(+ 1) (Clermont), Maoulida, MonnetPaquet (Lens), 3 buts.
I DIVISION 1 FEMMES. – SAMEDI. –
Saint-Brieuc - Soyaux, 1-3. HIER. – ParisSG - Juvisy, 0-2 ; Lyon - Vendenheim,12-0 ;
Montpellier - Condé, 6-1 ; Hénin-Beaumont - Saint-Etienne, 5-4 ; Toulouse Nord Allier, 1-0.
Classement : 1. Lyon, 16 pts ; 2. Juvisy,
13 ; 3. Montpellier, 13 ; 4. Soyaux, 13 ;
5. Nord Allier, 11 ; 6. Hénin-Beaumont,
10 ; 7. Toulouse, 10 ; 8. Paris-SG, 8 ;
9. Saint-Brieuc, 8 ; 10. Saint-Étienne, 7 ;
11. Vendenheim, 5 ; 12. Condé, 4.
CFA 2 (5e journée)
GROUPE C
GROUPE A
GROUPE C
GROUPE E
GROUPE G
VENDREDI
SAMEDI
SAMEDI
SAMEDI
SAMEDI
SAMEDI
Besançon - Montceau .............................................................. 1-2
SAMEDI
Luzenac - Moulins .................................................................... 1-0
Colomiers - Anglet Genêts ...................................................... 0-0
Montluçon - Pau ...................................................................... 0-0
Yzeure - Fontenay-le-C............................................................. 1-1
Romorantin - Aurillac ............................................................... 2-1
Châtellerault - Stade Bordelais ................................................ 1-1
Albi - Bordeaux B ..................................................................... 0-1
Bergerac - Luçon ...................................................................... 1-1
HIER
Amiens B - Créteil B .............................................. 2-2
Hazebrouck - Dieppe ............................................. 2-0
Poissy - Oissel ....................................................... 2-2
Gravelines - Dreux ................................................. 2-0
Wasquehal - Mantes ............................................. 1-1
Marck - Amiens AC ............................................... 1-0
HIER
Amnéville- BesançonB.......................................... 1-0
Saint-Dié- Belfort .................................................. 0-2
Selongey- Haguenau ............................................. 2-1
Illzach Moden - Vauban Strasbourg....................... 2-0
St-Louis-Neuweg- Thaon ..................................... 0-1
Chaumont- Algrange ............................................ 3-0
Épinal- Saint-Dizier ........................................... arrêté
HIER
Nîmes B - Bastia B ................................................. 0-0
Le Pontet - Endoume Marseille ............................. 2-1
Saint-Raphaël - Corte ............................................ 1-1
La Valette - Marseille Consolat ............................. 1-0
Manosque - Uzès-Pont-Du-Gard .......................... 2-0
Le Cannet-Rocheville - Gardanne ......................... 1-1
Marseille B - Menton............................................. 2-4
HIER
Niort B - Auxerre C ................................................ 1-0
Tours B - Les Herbiers ............................................ 3-1
Issy Arménienne - St-Pryvé-St-Hilaire .................. 1-1
Alençon - Cognac .................................................. 1-2
Le Poiré-S/Vie - Chartres........................................ 0-1
Thouars - Malesherbes.......................................... 1-0
Buxerolles - Saumur .............................................. 0-3
HIER
Nancy B - Lille B ....................................................................... 5-1
Auxerre B - Colmar ................................................................... 0-1
Classement : 1. Sochaux B, 21 pts ; 2. Montceau, 20 ; 3. Colmar,
19 ; 4. Besançon, 18 ; 5. Lens B, 18 ; 6. Compiègne, 17 ; 7. Mulhouse ; Nancy B, 16 ; 9. Dunkerque, 16 ; 10. Metz B, 14 ;
11. Sénart-Moissy, 13 ; 12. Lille B, 13 ; 13. Auxerre B, 12 ;
14. Raon-l'Étape, 11 ; 15. Strasbourg B, 11 ; 16. Vesoul, 10 ;
17. Ste-Geneviève, 8 ; 18. Noisy-Le-Sec, 7.
Vesoul B - Jarville ................................................... 0-1
Trinité Sport - Nice B ............................................. 1-1
Châteauroux B - Blois............................................ 0-1
Le Mans B - Balma ................................................................... 1-0
Classement : 1. Yzeure, 16 pts ; 2. Pau, 16 ; 3. Moulins, 16 ;
4. Romorantin, 16 ; 5. Bergerac, 16 ; 6. Bordeaux B, 15 ; 7. Le
Mans B, 14 ; 8. Balma, 14 ; 9. Luzenac, 14 ; 10. Châtellerault, 14 ;
11. Stade Bordelais, 14 ; 12. Fontenay-le-C., 13 ; 13. Aurillac, 13 ;
14. Luçon, 13 ; 15. Anglet Genêts, 11 ; 16. Albi, 10 ; 17. Colomiers, 9 ; 18. Montluçon, 8.
Classement : 1. Oissel, 18 pts ; 2. Mantes, 16 ;
3. Marck,15 ; 4. Amiens AC, 15 ; 5. Dreux, 14 ; 6. Poissy, 13 ; 7. Pacy-Sur-Eure B, 13 ; 8. Wasquehal, 12 ;
9. Deauville, 11 ; 10. Dieppe, 11 ; 11. Hazebrouck,
10 ; 12. Entente SSG B, 10 ; 13. Amiens B, 8 ; 14. Créteil B, 8 ; 15. Gravelines, 7 ; 16. Armentières, 6 ;
17. Ifs, 4.
Classement : 1. Illzach Moden, 17 pts ; 2. Chaumont, 17 ; 3. St-Louis-Neuweg, 15 ; 4. Selongey, 15 ;
5. Belfort, 13 ; 6. Vesoul B, 13 ; 7. Amnéville, 12 ;
8. Haguenau, 12 ; 9. Epinal, 11 ; 10. Saint-Dié, 11 ;
11. Jarville, 11 ; 12. Thaon, 11 ; 13. Vauban Strasbourg, 10 ; 14. Besançon B, 9 ; 15. Saint-Dizier, 7 ;
16. Algrange, 5.
Classement : 1. Le Pontet, 18 pts ; 2. Marseille B,
15 ; 3. Saint-Raphaël, 14 ; 4. Le Cannet-Roch., 14 ;
5. Nîmes B, 13 ; 6. Manosque, 13 ; 7. Endoume Marseille, 12 ; 8. Bastia B, 12 ; 9. Uzès-Pt-Du-G., 12 ;
10. Menton, 11 ; 11. Marseille Consolat, 11 ;
12. Corte, 10 ; 13. Gardanne, 9 ; 14. Nice B, 8 ; 15. La
Valette, 8 ; 16. Trinité Sport, 7.
Classement : 1. Saumur, 15 pts ; 2. Blois, 15 ; 3. Issy
Arménienne, 14 ; 4. Le Poiré-S/Vie, 13 ; 5. Thouars,
13 ; 6. Niort B, 12 ; 7. Cognac, 12 ; 8. St-Pryvé-StHilaire, 12 ; 9. Tours B, 11 ; 10. Alençon, 11 ; 11. Châteauroux B, 10 ; 12. Auxerre C, 9 ; 13. Les Herbiers, 8 ;
14. Buxerolles, 8 ; 15. Malesherbes, 8 ; 16. Chartres,
8 ; 17. Choisy-le-Roi, 5.
GROUPE B
GROUPE D
GROUPE B
GROUPE D
GROUPE F
GROUPE H
Strasbourg B - Sochaux B ........................................................ 0-6
Sainte-Geneviève-des-Bois - Dunkerque ................................ 1-2
Vesoul - Lens B ......................................................................... 2-3
Metz B - Mulhouse ................................................................... 3-1
Raon-l'Étape - Sénart-Moissy .................................................. 1-2
Noisy-Le-Sec - Compiègne ...................................................... 0-0
HIER
Pacy-Sur-Eure B - Armentières ............................. 3-0
Entente SSG B - Deauville ..................................... 2-1
SAMEDI
SAMEDI
SAMEDI
SAMEDI
SAMEDI
SAMEDI
Gap - GFCO Ajaccio ................................................................. 1-1
Lyon B - Saint-Étienne B........................................................... 2-1
Hyères - Marignane.................................................................. 0-0
Toulon - Jura Sud ..................................................................... 2-1
Lyon Duchère - Martigues ....................................................... 1-2
Agde - Villefranche-S/Saône .................................................... 3-1
Fréjus - Andrézieux .................................................................. 3-3
Saint-Priest - CA Bastia ............................................................ 2-0
HIER
UJA Alfortville - Vitré ............................................................... 0-0
Quevilly - Orléans ..................................................................... 3-1
La Vitréenne - Caen B............................................................... 3-2
Villemomble - Rouen................................................................ 1-3
Red Star 93 - Racing CF 92 ..................................................... 3-1
Pontivy - Guingamp B .............................................................. 2-1
Quimper - Rennes B ................................................................. 2-0
HIER
Feignies - Avion .................................................... 1-1
Troyes B - Lesquin ................................................. 4-0
Levallois - Reims B ................................................ 1-2
Ivry - Valenciennes B ............................................. 0-1
Les Lilas - Arras ..................................................... 0-2
Reims Sainte-Anne - Roye .................................... 1-1
Chauny - Sens ....................................................... 0-1
HIER
Chalon/Saône - Montceau B ................................. 0-1
Chasselay - Thiers ................................................. 0-0
Andrézieux B - Bourg-Péronnas............................ 3-0
Chambéry - Dijon B ............................................... 1-1
Imphy-Decize - Echirolles ..................................... 1-2
Vénissieux Minguettes - Pontarlier....................... 2-0
Gueugnon B - AC Ajaccio B .................................. 3-0
HIER
Bassin d'Arcachon - Trélissac ............................... 0-2
Blagnac - Rodéo .................................................... 1-1
Saint-Alban - Bayonne B ....................................... 1-1
Tarbes - Agen ........................................................ 2-1
Brive - Sète Pointe Courte .................................... 0-2
Aurillac B - Mont-De-Marsan ............................... 0-0
HIER
Angers B - Mondeville ........................................... 1-0
Carquefou - Avranches.......................................... 0-0
Concarneau - La Flèche ......................................... 2-1
Dives - US Montagnarde ....................................... 2-4
HIER
Monaco B - Montpellier B ....................................................... 3-1
Classement : 1. Toulon, 20 pts ; 2. Marignane, 19 ; 3. Martigues, 16 ; 4. Hyères, 16 ; 5. Lyon Duchère, 16 ; 6. Andrézieux, 15 ;
7. Villefranche-S/Saône, 14 ; 8. Fréjus, 13 ; 9. Agde, 13 ; 10. Lyon
B, 13 ; 11. Saint-Étienne B, 13 ; 12. Montpellier B, 13 ; 13. SaintPriest,12 ; 14. GFCOAjaccio, 12 ; 15. Monaco B, 12 ; 16. Gap, 11 ;
17. CA Bastia, 10 ; 18. Jura Sud, 5.
Le Havre B - Plabennec............................................................. 2-2
Paris-SG B - Viry-Châtillon ....................................................... 0-1
Classement : 1. Rennes B, 19 pts ; 2. Viry-Châtillon, 18 ;
3. Quimper, 18 ; 4. Vitré, 17 ; 5. Paris-SG B, 16 ; 6. Plabennec, 15 ;
7. Quevilly, 15 ; 8. Rouen, 14 ; 9. Red Star 93, 14 ; 10. Pontivy, 14 ;
11. La Vitréenne,13 ; 12. Caen B, 13 ; 13. Racing CF 92, 13 ; 14. Le
Havre B, 12 ; 15. Guingamp B, 11 ; 16. UJA Alfortville, 10 ;
17. Orléans ; Villemomble, 10.
Drancy - Sedan B ................................................... 0-0
Classement : 1. Arras, 16 pts ; 2. Sens, 15 ; 3. Reims
B, 14 ; 4. Drancy, 14 ; 5. Ivry, 13 ; 6. Feignies, 13 ;
7. Troyes B, 12 ; 8. Avion, 12 ; 9. Valenciennes B, 11 ;
10. Les Lilas, 11 ; 11. Lesquin, 11 ; 12. Roye, 10 ;
13. Sedan B, 10 ; 14. Reims Sainte-Anne, 9 ; 15. Levallois, 9 ; 16. Chauny, 6.
Grenoble B - Clermont B........................................ 0-1
Classement : 1. Grenoble B, 15 pts ; 2. Vénissieux
Minguettes, 15 ; 3. Gueugnon B, 14 ; 4. Andrézieux B,
13 ; 5. Clermont B, 13 ; 6. Echirolles, 13 ; 7. Chambéry, 13 ; 8. AC Ajaccio B, 12 ; 9. Dijon B, 11 ; 10. Pontarlier, 11 ; 11. Chalon/Saône, 10 ; 12. Thiers, 10 ;
13. Bourg-Péronnas, 10 ; 14. Imphy-Decize, 9 ;
15. Montceau B, 9 ; 16. Chasselay, 7.
Sète B - Libourne-St-Seurin B ................................ 1-0
Toulouse B - Toulouse Fontaines .......................... 0-1
Classement : 1. Toulouse B, 17 pts ; 2. Saint-Alban,
16 ; 3. Toulouse Fontaines, 16 ; 4. Trélissac, 14 ;
5. Tarbes, 13 ; 6. Toulouse Rodéo, 13 ; 7. Sète B, 12 ;
8. Bayonne B, 12 ; 9. Bassin d'Arcachon, 12 ; 10. Blagnac, 11 ; 11. Sète Pointe Courte, 11 ; 12. Mont-DeMarsan, 10 ; 13. Agen, 8 ; 14. Libourne-St-Seurin B,
8 ; 15. Brive, 6 ; 16. Aurillac B, 6.
Nantes B - Brest B ................................................. 2-0
Laval B - Changé ................................................... 3-1
Lorient B - Vertou .................................................. 1-1
Bonchamp - Rennes TA ......................................... 1-1
Classement : 1. Lorient B, 16 pts ; 2. Nantes B, 15 ;
3. Brest B, 15 ; 4. Laval B, 15 ; 5. Carquefou, 14 ;
6. Concarneau, 14 ; 7. US Montagnarde, 14 ;
8. Angers B, 13 ; 9. Vertou, 11 ; 10. Avranches, 11 ;
11. Rennes TA, 10 ; 12. Changé, 9 ; 13. Dives, 9 ;
14. La Flèche, 8 ; 15. Mondeville,7 ; 16. Bonchamp, 6.
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CE SOIR À 20H45
LUNDI 15 SEPTEMBRE 2008
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
JÉRÔME DIESNIS
P.
—
0
0
1
2
1
1
1
3
2
2
3
3
3
3
2
4
2
4
5
4
Bleu
Rouge
GROUPE A
Candidat à l’accession en L 1, Montpellier est onzième avec trois défaites
en six matches. « Loulou (Nicollin)
n’est pas content, moi non plus après
le match de Dijon, on est d’accord », a
répondu le coach hier, avant de se justifier : « Je pense qu’être prudent, ce
n’est pas être frileux ou stupide. Nous
avons joué cent vingt minutes à Ajaccio trois jours plus tôt (en Coupe de la
Ligue, 4-2 a.p.), pendant que Dijon n’a
pas joué. Quand je sors Compan après
soixante-cinq minutes à Ajaccio, il est
cuit. On en a discuté, il me semblait
cohérent qu’il entre en fin de match
contre Dijon avant d’être titularisé face
à Sedan. »
Plus « surpris que touché après une
première interview parue (dans ces
colonnes) le jour du match contre Metz
(1-2) et après la victoire 4-0 à Reims »,
Rolland Courbis ne veut pas polémiquer davantage. « Mon adversaire
vendredi, ce n’est pas Loulou Nicollin,
c’est Sedan. Et moi, je vais réfléchir à ce
que je vais faire en cas de succès. »
Classement
Pts J. G. N.
— — — —
1. Strasbourg 16 6 5 1
2. Boulogne 12 6 3 3
3. Lens
12 5 4 0
4. Vannes OC 12 6 4 0
5. AC Ajaccio 11 6 3 2
6. Bastia
11 6 3 2
7. Metz
10 5 3 1
8. Tours FC
9 6 3 0
9. Angers
8 6 2 2
10. Clermont
8 6 2 2
11. Montpellier 7 6 2 1
12. Brest
7 6 2 1
13. Châteauroux 7 6 2 1
14. Dijon
7 6 2 1
15. Amiens
6 6 1 3
16. Troyes
6 6 2 0
17. Sedan
6 6 1 3
18. Reims
4 6 1 1
19. Nîmes
3 6 1 0
20. Guingamp
2 6 0 2
Jaune
Bleu
Jaune
CFA (6e journée)
20 H 30
Lens - Metz
(Eurosport)
Noir
Noir
CLERMONT-FERRAND, STADE GABRIEL-MONTPIED, 9 JUILLET 2004. – Carlo Molinari (à droite) et Gervais Martel
règnent sur leurs clubs respectifs depuis des lustres. Et partagent le même sentiment : le métier de président
est usant…
(Photo Franck Nataf)
TRÈS REMONTÉ après le début de
saison médiocre de son équipe, Louis
Nicollin a menacé, hier, de couper des
têtes, celle de Rolland Courbis,
l’entraîneur de Montpellier, et de
Michel Mézy, son conseiller. « C’est
clair, net et précis, ils (Courbis et Mézy)
seront foutus à la porte s’ils continuent
à me faire ch… et qu’il n’y a pas victoire contre Sedan », a-t-il prévenu sur
les ondes de France Bleu Hérault.
Entre autres griefs, le président de
Montpellier reproche à l’entraîneur
des choix tactiques frileux – notamment à Dijon (0-1), où il s’est privé de
Lilian Compan, recruté quelques jours
plus tôt – et à Michel Mézy de ne pas
savoir gérer un entraîneur appelé pour
sauver Montpellier de la relégation en
fin de saison 2006-2007. « Je ne comprends pas pourquoi on joue avec un
seul attaquant contre l’une des
équipes les plus faibles du groupe. On
me dit qu’il faut prendre un attaquant,
et il ne joue pas. »
AC Ajaccio
Guingamp
Amiens
Montpellier
Tours
Boulogne/Mer
Strasbourg
Angers
Troyes
METZ
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10
10
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22
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15
17
BBarboosa
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Remplaçants : Brocard (g.) (16), Vignal (3)
ou Ramos (2), Sablé (27),
Monnet-Paquet (14), N. Roux (28).
Entraîneur : J.-G. Wallemme.
Absents : Dindane (rééducation),
Roudet (pied), Al. Yahia (cuisse), Jemaa,
Veselinovic, Kovacevic, Si. Keita
(choix de l’entraîneur).
Suspendus : aucun.
1-2
1-1
2-2
1-0
0-1
1-1
2-2
2-0
2-1
AUJOURD’HUI
LUC HAGÈGE
Stade Félix-Bollaert, en direct sur Eurosport. Arbitre : M. Bré.
SOUVENIRS DE 1998
Le président lensois a vécu une douloureuse relégation en mai : « Je viens
de connaître trois mois extrêmement
difficiles. Il a fallu réduire le budget de
plus de la moitié, de 59 à 27 M/, et
suspendre le projet d’extension du
stade Bollaert à 52 000 places, car ce
n’est pas viable en L 2, alors que j’allais
déposer le permis de construire le 26
juin. On a rebâti pour remonter tout de
suite et même si le club y survivrait, je
ne préfère pas penser à une « installation » en L 2. Mais, comme depuis le
début de la saison, je m’attends à des
matches durs chaque semaine et je ne
me projette pas plus loin que sur le pro-
fatigue. Le foot est victime de ce phénomène et je regrette que les jeunes
supporters pensent parfois plus aux
« fights » qu’à la fête et à l’amitié qui
régnaient auparavant. »
Martel ressent aussi durement l’usure
de sa fonction : « Il y a deux ans, j’ai été
Brest
Châteauroux
Bastia
Dijon
Nîmes
Reims
Sedan
Vannes OC
Clermont
9
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
! ITALIE (2e journée)
FOOTBALL
Quand la mafia infiltre le foot
Supporters, clubs, joueurs : la Camorra, mafia de Naples, s’intéresse de près au Calcio et a déjà tissé des liens.
de notre envoyé spécial
YOANN RIOU
AS ROME
Julio Baptista (8e)
2-1
Quaresma (43e)
Terlizzi (48e c.s.c.)
CATANE
Plasmati (42e)
HIER
SIENNE
2-0
CAGLIARI
2-1
FIORENTINA
Calaio (10e)
Ghezzal (90e + 5)
NAPLES
Hamsyk (48e)
Maggio (73e)
Mutu (40e)
BOLOGNE
0-1
REGGINA
1-1
ATALANTA BERGAME
Guarente (9e)
Di Loreto (43e c.s.c.)
LECCE
TORINO
Amoruso (13e)
2-0
CHIEVO VERONE
2-0
AC MILAN
Caserta (47e)
Castillo (83e)
GENOA
Sculli (30e)
D. Milito (90e+ 1 s.p.)
LAZIO ROME
2-0 SAMPDORIA GÊNES
M. Zarate (6e)
Pandev (72e)
JUVENTUS TURIN
1-0
UDINESE
Amauri (67e)
PROCHAINE JOURNÉE. - Samedi,
18 heures : Catane-Atalanta Bergame ;
20 h 30: AS Rome-Reggina ; Dimanche
21 septembre, 15 heures : Torino-Inter
Milan ; Fiorentina-Bologne ; Cagliari-Juventus
Turin ; Udinese-Naples ; Palerme-Genoa ;
Lecce-Sienne ; Sampdoria Gênes-Chievo
Verone ; 20 h 30: AC Milan-Lazio Rome.
Interrogé hier dans le cadre de l’émission Stade 2, l’international français du
Bayern Munich, Franck Ribéry, a réaffirmé son soutien au sélectionneur des
Bleus, Raymond Domenech : « C’est quelqu’un que j’estime beaucoup.
J’aimerais bien qu’il soit là jusqu’à la fin de ma carrière, qu’il se passe
beaucoup de choses avec lui. Ce serait bien de gagner la Coupe du monde. Le
coach est toujours sur la sellette mais on fera tout pour qu’il reste. À
commencer par gagner face à la Roumanie. » Actuellement en phase de
reprise après son opération de la cheville gauche, le milieu a par ailleurs
estimé, après avoir vu les deux matches face à l’Autriche (1-3) et la Serbie
(2-1), que les Bleus « prenaient trop de buts sur coups de pied arrêtés » et
que cette difficulté devait être résolue « par plus de caractère, de mental ».
Blackburn, Paul Ince, annoncé
comme le favori à la succession de
Kevin Keegan comme entraîneur de
Newcastle, a expliqué après la
défaite concédée par sa formation
face à Arsenal (0-4) qu’il n’était pas
candidat : « Je suis totalement
concentré sur le projet de Blackburn.
Nous avons beaucoup de travail et
c’est un projet à long terme. »
I MONACO : RICARDO SUIT
CESAR. – Les départs de Ménez et
Nenê ont laissé un vide du côté
gauche de l’attaque monégasque.
Ricardo songe donc à recruter dans
ce secteur. Il est en contact avec son
compatriote Cesar Aparecido
Rodrigues, trente-trois ans. « Il peut
nous intéresser comme joker ou lors
du mercato d’hiver, dit l’entraîneur
brésilien. Il a le double avantage
d’être libre et de bénéficier très
1. Lazio Rome
2. A. Bergame
3. Torino
4. Inter Milan
Naples
6. J. Turin
7. Udinese
8. Catane
9. Lecce
10. Sienne
11. Bologne
12. Genoa
13. Palerme
14. Ch. Verone
15. Fiorentina
Reggina
17. AS Rome
18. S. Gênes
19. AC Milan
20. Cagliari
Classement
Pts J. G. N.
— — — —
6 2 2 0
6 2 2 0
4 2 1 1
4 2 1 1
4 2 1 1
4 2 1 1
3 2 1 0
3 2 1 0
3 2 1 0
3 2 1 0
3 2 1 0
3 2 1 0
3 2 1 0
3 2 1 0
1 2 0 1
1 2 0 1
1 2 0 1
1 2 0 1
0 2 0 0
0 2 0 0
P.
—
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0
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1
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1
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1
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1
1
1
1
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2
2
p.
—
6
2
4
3
3
2
3
2
2
2
2
2
4
2
2
2
2
1
1
1
c. Diff.
— —
1 +5
0 +2
1 +3
2 +1
2 +1
1 +1
2 +1
2 0
3 -1
1 +1
2 0
1 +1
4 0
3 -1
3 -1
3 -1
4 -2
3 -2
4 -3
6 -5
BUTEURS : 1. M. Zarate (Lazio Rome),
3 buts. 2. Pandev (Lazio Rome), Hamsyk
(Naples), Miccoli (Palerme), Di Natale
(Udinese), 2 buts. 6. Julio Baptista, Aquilani (AS Rome),Padoin, Guarente (Atalanta Bergame), Di Vaio, Valiani (Bologne),
Larrivey (Cagliari), Plasmati, Mascara
(Catane), Marcolini, Italiano (Chievo
Vérone), Mutu, Gilardino (Fiorentina),
D. Milito, Sculli (Genoa), Quaresma, Ibrahimovic (Inter Milan), Nedved, Amauri
(Juventus Turin), Foggia (Lazio Rome),
Caserta, Castillo (Lecce), Ambrosini
(AC Milan), Maggio (Naples), Cavani,
Bresciano (Palerme), Corradi (Reggina),
Delvecchio (Sampdoria Gênes), Ghezzal,
Calaio (Sienne), Amoruso, Bianchi, Zanetti, Rosina (Torino), Inler (Udinese), 1 but.
bientôt d’un passeport italien. »
Cesar a joué 17 matches de
Championnat la saison dernière avec
l’Inter Milan. – J.-P. Riv.
I ROUSSILLON TENTÉ PAR UN
RETOUR. – L’ancien président du
FC Nantes, Rudi Roussillon, n’exclut
pas de retrouver un jour des
fonctions de dirigeant dans un club.
Parti de Nantes à la fin de la saison
2007 (qui a vu la relégation du club),
il a confié à l’AFP avoir été
« confidentiellement approché à
deux reprises depuis un an par des
clubs de L 1. La première fois, c’était
trop tôt pour moi, la seconde, toutes
les conditions n’étaient pas réunies.
Mais tout peut aller très vite.
Spécialement dans le foot... »
I COUPE DE LA LIGUE :
LE PROGRAMME. – La LFP a
communiqué le programme des
seizièmes de finale de la Coupe de la
Ligue. Lyon et Bordeaux sont
exemptés.
Mardi 23 septembre, 20 heures :
Vannes (L 2) - Valenciennes, Boulognesur-Mer (L 2) - Nice, Bastia (L 2) - Châteauroux, Créteil (N) - Nantes ; 21 heures :
Auxerre - Toulouse ; mercredi 24 septembre, 17 heures : Monaco - ParisSG ; 19 heures : Montpellier (L 2) - Lille ;
20 heures : Metz (L 2) - Troyes (L 2) ; 21
heures : Sochaux - Marseille, Lorient Lens, Rennes - Le Mans, Grenoble- Nancy,
Guingamp (L 2) - Saint-Etienne, Le Havre Caen.
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L’ABUS D’ALCOOL EST DANGEREUX POUR LA SANTÉ. À CONSOMMER AVEC MODÉRATION
LUNDI 15 SEPTEMBRE 2008
PAGE 9
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
INTER MILAN
Du 10 au 21 septembre 2008 (1)
Bleu
Miccoli (20e, 66e)
Cavani (72e)
FOIRE aux VINS
Jaune
Rouge
Jaune
3-1
Ribéry soutient Raymond Domenech
I NEWCASTLE : INCE N’EST PAS
CANDIDAT. – Le manager de
mots pendant de longues secondes :
« Nous ne pouvons pas exclure que
la Camorra ait mené des tentatives
d’extorsion auprès de joueurs de
Serie A. » Cette pratique pourrait
encore exister aujourd’hui. « Le foot
draine tellement d’argent. Et les
joueurs sont des machines à faire de
l’argent. Ça peut donc attirer ceux
qui veulent en profiter. » Il ajoute :
« Dans les années 1980, certains
joueurs du Napoli ont été livrés en
cocaïne par la Camorra. »
SAMEDI
PALERME
ÉQUIPE DE FRANCE
I GASCOIGNE VICTIME D’UNE
OVERDOSE – L’ancienne gloire du
football anglais Paul Gascoigne a été
admis dans un hôpital portugais en
état « semi-inconscient » après avoir
été victime d’une overdose samedi,
vingt-quatre heures seulement après
s’être échappé d’un centre de
désintoxication. Alors que son
ex-femme, sa fille et son fils le
suppliaient de revenir se faire
soigner en Angleterre, Gascoigne
aurait répondu : « Foutez-moi la paix
et laissez-moi mourir en paix ! » Un
nouveau chapitre dans la descente
aux enfers de « Gazza », qui avait
tenté de se suicider en mai dernier,
deux mois après avoir effectué un
séjour dans un établissement
psychiatrique. – B. C.
NAPLES (Italie), STADE SAN PAOLO, HIER. – Alors que les virages qui leur sont habituellement réservés dans l’enceinte du Napoli étaient fermés par décision judiciaire,
des supporters ont défilé avec des tee-shirts portant l’inscription : « Moi, j’ai des antécédents pénaux. »
(Photo Carlo Hermann/AFP)
Noir
Bleu
Noir
LE 31 AOÛT dernier, lors du match
de Serie A AS Rome-Naples (1-1), des
ultras napolitains ont commis des
actes de violence (trains saccagés,
jets de projectiles ayant fait plusieurs
blessés) qui ont entraîné la fermeture de deux virages du stade de San
Paolo de Naples (sur décision de la
justice sportive) pour la réception de
la Fiorentina, hier, et ceci jusqu’au
29 octobre, date de la venue de la
Reggina. Environ un millier d’ultras
étaient présents pendant le match,
mais à l’extérieur du stade, au niveau
même des virages qu’ils occupent
d’ordinaire. Et la plupart d’entre eux
étaient vêtus d’un tee-shirt portant
l’inscription : « Moi, j’ai des antécédents pénaux. » Les associations de
supporters du Napoli seront également privées de déplacement pendant toute la saison. Sur les
3 096 tifosi napolitains qui s’étaient
rendus à Rome, 810 sont des repris
de justice et 27 sont liés à la Camorra, la mafia napolitaine.
Certains enquêteurs ont même
déclaré que les incidents de Rome
auraient été orchestrés par la
Camorra. Franco Roberti, patron de
la direction antimafia de Naples et
procureur adjoint du parquet de
cette ville, ne « pense pas qu’il
s’agisse d’une stratégie en amont.
Mais il y a bien un lien entre la
Camorra et les ultras. Un lien implicite, subtil. Avant d’être un phénomène criminel, la mafia est un phénomène social. La Camorra gère la
vie de certaines populations de
Naples, l’une des villes les plus violentes du monde occidental. » Supporters, mais aussi clubs et joueurs :
le « lien subtil » entre la mafia et le
foot est une réalité. Souvent obscure. Le procureur Franco Roberti,
soixante ans, qui vit sous escorte, a
accepté de nous recevoir pendant
plus d’une heure, dans son bureau de
Naples, pour la décrypter et l’éclairer
d’exemples frappants.
LA GUERRE DES CLANS SE PROPAGE AU STADE. – La logique
même des groupes de supporters
ultras – fonctionner comme un clan
en s’opposant à tous ceux qui n’en
font pas partie – peut présenter un
terrain favorable aux intrusions de la
mafia. Au milieu des années 1990, le
chef du groupe ultra napolitain Teste
Matte (têtes folles), Gennaro Oliva,
avait été arrêté parce qu’il était un
des patrons de la Camorra. Récemment, un mafieux, Giuseppe Misso
Junior, a décidé de collaborer avec la
justice. « Dans les virages du stade
de San Paolo, où se trouvent les
ultras, règne la loi de la Camorra »,
a-t-il assuré. Franco Roberti nous en
dit plus : « Il y a quelques années, il y
avait une bataille, dans la ville, entre
les clans camorristes de deux quartiers. Un des clans avait tué la femme
de l’oncle de Giuseppe Misso Junior,
qui appartenait à l’autre clan. Eh
bien, cette lutte s’est propagée au
stade. Un groupe de tifosi ultras
émanant du quartier du premier clan
a été contraint, par un autre groupe
ultra venu du quartier des Misso, de
quitter le virage A du stade. » La
Camorra est aussi présente aux
abords du stade par le trafic de
cocaïne. Sur les 810 tifosi ultras
impliqués dans les incidents du
31 août et ayant des antécédents
pénaux, 260 ont été mis en examen
ou le sont encore pour des délits liés
à la loi sur les stupéfiants.
QUAND LA CAMORRA UTILISE
LES ULTRAS. – Ces derniers mois
ont été marqués à Naples par ce
qu’on a appelé la crise des déchets.
L’État italien souhaitait rouvrir la
décharge de Pianura, nom d’un
quartier de la cité. La Camorra, qui
gère une partie du traitement des
déchets, s’y opposait. « La Camorra,
mais pas seulement elle (d’autres
mouvements aussi), a recruté des
tifosi ultras du Napoli, comme ceux,
réputés violents, du groupe NISS
(Nienti Incontri, Solo Scontri :
aucune rencontre, seulement des
bagarres), révèle Franco Roberti.
Leur mission : aller se battre avec les
policiers, semer la pagaille et empêcher la réouverture de cette
décharge, Ces jeunes ultras, qui adorent se battre, étaient payés 50 ou
100 euros par la Camorra, et ils y
allaient. »
LA LAZIO ROME A FAILLI
APPARTENIR À LA MAFIA. –
« Les Casalesi, un des clans camorristes les plus puissants de la région
de Naples, a essayé de racheter la
Lazio Rome afin de recycler de
l’argent sale », avance Roberti. Le
parquet de Naples et celui de Rome
ont mené l’enquête et un procès aura
bientôt lieu. Il y a trois ans, le clan des
Casalesi aurait cherché à acheter le
club romain pour une vingtaine de
millions d’euros, en s’appuyant sur
Giorgio Chinaglia, ancien joueur du
club, et sur l’influence des Irriducibili, le plus célèbre et puissant groupe
de supporters de la Lazio. « Dans les
années 1980, un boss de la Camorra,
Carmine Alfieri, avait voulu racheter
le club de Naples, ajoute Roberti.
Mais le plan avait échoué. Notamment parce qu’un autre clan avait
tout fait pour l’en empêcher. »
LE MARCHÉ NOIR, RESSOURCE
DE LA MAFIA. – L’intérêt de la
Camorra pour le foot est souvent
financier. « Par le passé, des personnes liées à la Camorra ont exercé
des pressions sur le club de Naples
afin de récupérer des billets gratuits », affirme Roberti. Le mécanisme était le suivant : le Napoli
offrait des billets à des groupes
d’ultras sous l’influence de la Camorra, qui les revendaient ensuite à un
prix largement supérieur. « Parfois,
le prix était cinq fois plus élevé que
celui prévu par le club », détaille le
responsable antimafia. Cette vente,
qui rapportait beaucoup d’argent à
la Camorra, était en partie effectuée
par les nombreux vendeurs à la sauvette présents aux abords du stade
de San Paolo, avant les matches.
« Depuis quelques mois, le Napoli
n’offre plus de billets gratuits aux
ultras, précise Roberti. C’est le signe
que le président du club, Aurelio De
Laurentiis, fait beaucoup pour
enrayer le problème. »
DES JOUEURS VICTIMES DE
RACKET ? – Ce sujet est ultra sensible. Franco Roberti pèse ses
MONOPRIX SA - SA au capital de 61 751 696 € - 14-16 rue Marc Bloch 92110 Clichy - 552 018 020 RCS Nanterre -
NAPLES – (ITA)
10
FOOTBALL
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
! ITALIE (2e journée)
Milan s’enlise
PAYS-BAS (2e journée)
VENDREDI
Heerenveen- HeraclesAlmelo ........... 2-2
SAMEDI
PSV Eindhoven- Sparta Rotterdam .... 1-0
ADO La Haye - AZ Alkmaar ................. 3-0
FC Twente- NEC Nimègue ................. 1-1
Feyenoord- FC Volendam ................... 5-0
Le club lombard a perdu ses deux premiers
matches dans le Calcio, mais Ancelotti, a été
confirmé dans ses fonctions.
GENOA
AC MILAN
2-0 (1-0)
Beau temps. Pelouse en bon état. 30 000 spectateurs environ. Arbitre : M. Rocchi.
Buts : Sculli (30e), D. Milito (90 + 1, s.p.). Avertissements. – Genoa : Juric (17e), Sculli
(41e) ; AC Milan : Favalli (11e), Zambrotta (54e), Kaka (58e), Ambrosini (67e).
GENOA : Rubinho – Biava, Ferrari, Criscito – Mesto (M. Rossi, 52e), Milanetto, Juric
(Vanden Borre, 66e), Modesto – Sculli (cap.), D. Milito, Gasbarroni (Palladino, 85e).
Entraîneur : G.P. Gasperini.
AC MILAN : Abbiati – Zambrotta, Bonera, Maldini (cap.), Favalli – Flamini (Pato, 69e),
Pirlo, Ambrosini – Kaka, Ronaldinho (Seedorf, 46e) – Chevtchenko (Borriello, 46e). Entraîneur : C. Ancelotti.
TURIN –
de notre correspondant
permanent
« CARLO, EXCUSE-MOI, mais estu encore l’entraîneur de l’AC
Milan ? » Il était aux alentours de
17 h 50, hier, soit une heure environ
après le coup de sifflet final de la rencontre face au Genoa, perdue 0-2 par
les Rossoneri, lorsque cette question
choc a été posée à Carlo Ancelotti dès
le début de l’émission de télé Sky Calcio Show. « Pourquoi cette question ? », a répondu « Carletto », marqué. Il était là, devant les caméras de
la chaîne Sky Sports 1 depuis moins de
deux minutes, et on lui demandait s’il
n’avait pas déjà été limogé.
Il est vrai que le Milan est en crise : il a
perdu ses deux premiers matches de
Championnat, ce qui ne lui était pas
arrivé depuis vingt-deux ans. Le 31
août, l’équipe lombarde s’était inclinée à San Siro contre un promu,
Bologne (1-2), et elle a subi un nouveau revers, cette fois à l’extérieur.
Une défaite méritée. Et dire que l’AC
Milan avait présenté, d’entrée de jeu,
trois Ballons d’Or France Football :
Chevtchenko (2004), Ronaldinho
(2005) et Kaka (2007). Mais les deux
premiers cités, très décevants en première période, étaient remplacés à la
pause. Voilà aujourd’hui le club de Silvio Berlusconi en queue de classement de la Serie A, avec Cagliari, la
seule autre équipe n’ayant pas encore
marqué le moindre point.
L’entraîneur
de l’AC Milan
sous pression
Encerclés par les journalistes à la sortie du stade Luigi-Ferraris de Gênes,
Adriano Galliani, l’administrateur
délégué du Milan, a levé, autour de
18 heures, le suspense quant au sort
réservé à Ancelotti. Au moins de
manière temporaire : « Est-ce que
Carlo reste ? Oui, absolument oui. Il
reste sur le banc du Milan. » Alors que
la presse italienne évoquait, depuis
quelques jours, la possible arrivée de
Frank Rijkaard ou de Roberto Donadoni comme coach du Milan, Galliani
s’était déjà exprimé quelques
minutes avant la rencontre face au
HIER
De Graafschap Doetinchem - Vitesse Arnhem .................................................... 1-0
NAC Breda- Willem II ......................... 1-3
Ajax Amsterdam- Roda JC ................. 1-0
FC Groningue - Utrecht ....................... 2-0
Genoa : « Ancelotti ne risque rien
même si nous perdons ce dimanche.
Mais ce serait bien qu’il arrête de
perdre. Sur huit matches joués depuis
juillet, nous en avons perdu sept. »
Ancelotti a dû penser, ces derniers
jours, aux propos de Silvio Berlusconi,
tenus le 1 er septembre dernier.
« Ancelotti mangera-t-il le panettone ? », avait-il été demandé au
patron du club milanais. Le panettone
est un gâteau qui se mange surtout,
en Italie, lors des fêtes de fin d’année,
pour Noël. La question signifiait, en
gros : « Passera-t-il l’hiver ? » Et Berlusconi avait répondu : « Ancelotti est
déjà assez grassouillet comme ça. Il
en a déjà mangé tellement, de panettone... »
Classement : 1. ADO La Haye, 6 pts ; 2. FC
Groningue, 6 ; 3. PSV Eindhoven, 6 ; 4. Willem II,
6 ; 5. Heracles Almelo, 4 ; 6. NEC Nimègue, 4 ;
7. Heerenveen, 4 ; 8. Feyenoord, 3 ; 9. Ajax
Amsterdam, 3 ; 10. NAC Breda, 3 ;
11. De Graafschap Doetinchem, 3 ;
12. FC Twente, 2 ; 13. Roda JC, 1 ; 14. Sparta
Rotterdam, 0 ; 15. AZ Alkmaar, 0 ; 16. Vitesse
Arnhem, 0 ; 17. FC Volendam, 0 ; 18. Utrecht, 0.
AGENDA
DEMAIN
YOANN RIOU
I LIGUE DES CHAMPIONS (phase
de groupes, 1re journée)
20 H 45
GÊNES (Italie), STADE
LUIGI-FERRARIS, HIER. –
Kaka, l’un des trois Ballons
d’Or de l’AC Milan, est
empêtré au milieu des
Génois Milanetto (à
gauche) et Juric (à droite).
Le club lombard a
rarement aussi mal
démarré une saison.
Mais Ancelotti n’est pas
inquiété. Pour combien
de temps ?
(Photo Ricchiardi/
Presse Sports)
Chelsea (ANG) - Bordeaux (Foot +)
Marseille - Liverpool (ANG) (TF 1)
MERCREDI 17 SEPTEMBRE
I LIGUE DES CHAMPIONS (phase
de groupes, 1re journée)
20 H 45
Lyon - Fiorentina (ITA) (Canal +)
JEUDI 18 SEPTEMBRE
I COUPE DE L’UEFA (1er tour
aller)
18 H 30
Hapoël Tel-Aviv (ISR) - SaintÉtienne (W 9)
19 HEURES
Nancy - Motherwell (ECO)
20 HEURES
ANGLETERRE
(4e
journée)
SAMEDI
LIVERPOOL
2-1
MANCHESTER U.
Brown (26e c.s.c.)
Babel (77e)
PORTSMOUTH
Tevez (3e)
2-1
MIDDLESBROUGH
Defoe (59e, 86e)
Mido (24e)
WEST BROMWICH
WEST HAM
3-2
Noble (28e)
Neill (35e)
WIGAN
SUNDERLAND
1-1
Rouge
Jaune
Zaki (78e)
Bramble (14e c.s.c.)
NEWCASTLE
HULL CITY
1-2
Xisco (81e)
King (34e s.p., 55e)
BLACKBURN
ARSENAL
0-4
(8e)
Van Persie
Adebayor (45e+1, 81e, 90e+2)
MANCHESTER CITY 1-3
Robinho (13e)
CHELSEA
Ricardo Carvalho (17e)
Lampard (53e)
Anelka (70e)
HIER
STOKE CITY
2-3
e
Olofinjana (54 )
Jagielka (63e c.s.c.)
EVERTON
e
Yakubu (41 )
Anichebe (51e)
Cahill (77e)
AUJOURD'HUI
Tottenham - Aston Villa
(21 heures, Canal + Sport)
P.
—
0
0
1
1
2
1
2
2
2
2
2
1
2
1
2
2
2
2
3
2
p.
—
9
5
8
5
9
4
8
6
5
7
7
6
4
3
4
3
3
5
7
3
c. Diff.
— —
2 +7
2 +3
1 +7
8 -3
7 +2
3 +1
8 0
6 0
6 -1
9 -2
4 +3
5 +1
4 0
3 0
5 -1
6 -3
6 -3
11 -6
10 -3
5 -2
COLOGNE
BAYERN MUNICH
0-3
Toni (53e, 59e)
Podolski (90e)
BOR. DORTMUND
SCHALKE 04
3-3
Subotic (67e)
Frei (70e, 89e s.p.)
Farfan (20e s.p.)
Rafinha (39e)
Westermann (54e)
HERTHA BERLIN
WOLFSBURG
2-2
Kacar (57e)
Cicero (85e)
Ricardo Costa (1e)
Riether (90e)
HOFFENHEIM
0-0
VFB STUTTGART
HAMBOURG
3-2
B. LEVERKUSEN
(36e)
(4e)
Guerrero
Olic (51e)
Petric (72e)
Barnetta
Helmes (24e)
WERDER BRÊME
COTTBUS
3-0
Diego (75e)
Frings (80e)
Sanogo (83e)
Classement
Pts J. G. N.
— — — —
1. Hambourg 10 4 3 1
2. Bayern Munich 8 4 2 2
3. Schalke 04 8 4 2 2
4. B. Dortmund 8 4 2 2
5. VfB Stuttgart 7 4 2 1
6. Hoffenheim 7 4 2 1
7. B. Leverkusen 6 4 2 0
8. Wolfsburg
6 4 1 3
9. Werder Brême 5 4 1 2
10. Herta Berlin 5 4 1 2
11. Bochum
4 4 1 1
12. Hanovre
4 4 1 1
13. Cologne
4 4 1 1
14. Karlsruhe
3 3 1 0
15. B. M'Gladbach 3 4 1 0
16. E. Francfort 2 3 0 2
17. Bielefeld
2 4 0 2
18. Cottbus
1 4 0 1
SAMEDI
P.
—
0
0
0
0
1
1
2
0
1
1
2
2
2
2
3
1
2
3
p.
—
11
10
8
8
5
6
11
8
8
6
4
5
4
2
5
3
5
0
c. Diff.
— —
7 +4
4 +6
4 +4
6 +2
3 +2
5 +1
8 +3
7 +1
6 +2
7 -1
4 0
6 -1
6 -2
4 -2
11 -6
5 -2
9 -4
7 -7
HIER
BOCHUM
BUTEURS : 1. Defoe (Portsmouth), Zaki
(Wigan), 4 buts.
Mieciel (22e)
Pfertzel (26e)
PROCHAINE JOURNÉE. – Samedi, 13 h 45 :
Sunderland-Middlesbrough ; 16 heures :
West Ham-Newcastle ; Liverpool-Stoke City ;
Blackburn-Fulham ; 18 h 30 : Bolton-Arsenal ; Dimanche 21 septembre, 13 heures :
West Bromwich-Aston Villa ; 15 heures :
Chelsea-Manchester United ; 16 heures : Hull
City-Everton ; Manchester City-Portsmouth ;
Tottenham-Wigan.
HANOVRE
BIELEFELD
2-0
5-1
Friend (54e)
VENDREDI
E. FRANCFORT
reporté
KARLSRUHE
FC BARCELONE
VALLADOLID
SANTANDER
1-1
Messi (72e s.p.)
Pereira Rodriguez (77e)
ATLETICO MADRID
2-1
Vivar Dorado (4e)
Baraja (28e s.p.)
FC SÉVILLE
Agüero (56e)
SPORTING GIJON
4-3
Chevanton (22e)
Kanouté (36e, 59e)
Maresca (37e)
Bilic (18e, 20e, 45e s.p.)
HIER
GETAFE
0-0
BETIS SÉVILLE
R. HUELVA
0-1
ESP. BARCELONE
Luis Garcia (84e)
MAJORQUE
OSASUNA
1-1
Aduriz (15e)
Portillo (84e)
MALAGA
0-0
ATHLETIC BILBAO
VILLARREAL
1-0
LA COROGNE
4-3
NUMANCIA
Cazorla (27e)
BUTEURS : 1. Wichniarek (Bielefeld),
Ibisevic (Hoffenheim), 4 buts.
REAL MADRID
PROCHAINE JOURNÉE. - Vendredi, 20 h 30
: Bayer Leverkusen-Hanovre ; Samedi, 15 h
30 : Schalke 04-E. Francfort ; Bayern MunichWerder Brême ; Borussia M'Gladbach-Hertha
Berlin ; Cottbus-Bochum ; Bielefeld-Cologne ;
Dimanche 21 septembre, 17 heures : Hoffenheim-Borussia Dortmund ; WolfsburgHambourg ; VfB Stuttgart-Karlsruhe.
ALMERIA
BOR. M'GLADBACH
Huszti (31e, 47e)
Schlaudraff (44e ,
67e)
Forssell (86e s.p.)
journée)
(17e)
(6e,
Guti
Higuain (25e)
Van Der Vaart (32e)
Domingo (40e c.s.c.)
55e)
Moreno
Barkero Saludes (22e)
VALENCE CF
2-2
Piatti (20e)
Negredo (39e)
Alexis (35e)
David Villa (68e)
Classement
Pts J. G. N.
— — — —
1. E. Barcelone 6 2 2 0
2. Valence CF 4 2 1 1
3. Almeria
4 2 1 1
4. FC Séville
4 2 1 1
5. Getafe
4 2 1 1
Villarreal
4 2 1 1
7. La Corogne 3 2 1 0
Valladolid
3 2 1 0
9. Real Madrid 3 2 1 0
10. R. Huelva
3 2 1 0
11. A. Madrid
3 2 1 0
12. Numancia
3 2 1 0
13. Osasuna
2 2 0 2
Santander
2 2 0 2
15. A. Bilbao
1 2 0 1
16. Malaga
1 2 0 1
17. FC Barcelone 1 2 0 1
18. Betis Séville 1 2 0 1
19. Majorque
1 2 0 1
20. S. Gijon
0 2 0 0
P.
—
0
0
0
0
0
0
1
1
1
1
1
1
0
0
1
1
1
1
1
2
p.
—
2
5
5
5
2
2
2
2
5
1
5
4
2
2
1
0
1
0
1
4
c. Diff.
— —
0 +2
2 +3
3 +2
4 +1
1 +1
1 +1
2 0
2 0
5 0
1 0
2 +3
4 0
2 0
2 0
3 -2
4 -4
2 -1
1 -1
4 -3
6 -2
BUTEURS : 1. Bilic (Sporting Gijon),
3 buts. 2. Negredo (Almeria), Forlan
(Atletico Madrid), Luis Garcia (Espanyol
Barcelone), Kanouté (FC Séville), Moreno
(Numancia), David Villa (Valence CF),
2 buts.
PROCHAINE JOURNÉE. – Samedi, 20 heures : Atletico Madrid-R. Huelva ; 22 heures : Espanyol Barcelone-Getafe ; Dimanche 21 septembre, 17 heures : Athletic Bilbao-Valladolid ;
Numancia-Villarreal ; La Corogne-Majorque ; Almeria-Malaga ; Betis Séville-FC Séville ; Valence
CF-Osasuna ; 19 heures : Santander-Real Madrid ; 21 heures : Sporting Gijon-FC Barcelone.
SAMEDI
Mons - Anderlecht .............................. 1-2
Lokeren- Westerlo ............................. 1-1
Mouscron- La Gantoise ...................... 4-2
Standardde Liège - Courtrai ............... 2-0
FC Bruges- Dender ............................. 1-1
Malines- Tubize ................................. 0-0
GB Anvers- Roulers ............................ 3-0
HIER
Charleroi - Cercle Bruges .................... 3-2
ZulteWaregem - Genk ........................ 1-3
Classement : 1. Mouscron, 12 pts ; 2. Anderlecht, 10 ; 3. Standard de Liège, 10 ; 4. La Gantoise, 7 ; 5. Genk, 7 ; 6. Westerlo, 7 ; 7. Charleroi, 6 ; 8. GB Anvers ; Lokeren, 5 ;
10. FC Bruges, 4 ; 11. Zulte Waregem, 4 ;
12. Courtrai, 4 ; 13. Cercle Bruges, 3 ; 14. Mons,
3 ; 15. Dender, 2 ; 16. Roulers, 2 ; 17. Malines,
1 ; 18. Tubize, 1.
SUISSE (9e journée)
20 H 50
Rennes - Twente (HOL)
VENDREDI 19 SEPTEMBRE
I LIGUE 2 (7e journée)
20 HEURES
AC Ajaccio (5) - Clermont (10)
Amiens (15) - Brest (12)
Angers (9) - Nîmes (19)
Boulogne-sur-Mer (2) - Bastia (6)
Guingamp (20) - Dijon (14)
Tours (8) - Châteauroux (13)
20 H 30
Metz (7) - Reims (18)
(Ligue 2 multicanaux)
Montpellier (11) - Sedan (17)
(Ligue 2 multicanaux)
Strasbourg (1) - Vannes OC (4)
(Ligue 2 multicanaux)
I NATIONAL (8e journée)
SAMEDI 20 SEPTEMBRE
SAMEDI
Bâle - Lucerne ..................................... 2-0
GrasshopperZurich - Aarau ................ 0-0
NeuchâtelXamax - Sion ...................... 3-3
HIER
Vaduz - FC Zurich ................................ 1-7
Bellinzone- YoungBoys Berne ........... 1-2
Classement : 1. Bâle, 24 pts ; 2. FC Zurich, 19 ;
3. Aarau, 16 ; 4. Grasshopper Zurich, 13 ;
5. Young Boys Berne, 11 ; 6. Sion, 11 ; 7. Neuchâtel Xamax, 10 ; 8. Vaduz, 7 ; 9. Bellinzone,
6 ; 10. Lucerne, 2.
I LIGUE 1 (6e journée)
Voir page 2.
I NATIONAL (8e journée, suite)
DIMANCHE 21 SEPTEMBRE
I LIGUE 1 (6e journée,
matches décalés)
Voir page 2.
I LIGUE 2 (7e journée)
18 H 30
Troyes (16) - Lens (3) (Eurosport).
TÉLÉVISION
Saccomano :« J’ai toujours aimé
la polémique »
RTL. 20 heures/L’Équipe TV. 22 h 45. Mag. On refait le match . 60 min.
« On rôôôôôfait le maaatch ! ». Après sept saisons sur LCI, les exclamations
gutturales d’Eugène Saccomano débarquent sur L’Équipe TV (à 22 h 45), après
une diffusion à 20 heures sur RTL. Pour la première, « Sacco » sera entouré de
sa troupe habituelle : Gilles Verdez (le Parisien), Hervé Penot (L’Équipe), Francesca Antoniotti (Ma Chaîne Sport) et Renaud Dély (Marianne). Vincent
Machenaud (France Football) ou Guillaume Rebière (le Journal du dimanche)
compléteront le plateau. À bientôt soixante-douze ans, la voix du foot sur RTL
conserve un enthousiasme intact.
« APRÈS SEPT SAISONS sur LCI,
vous arrivez sur L’Équipe TV.
Pourquoi ?
– En juillet, Jean-Claude Dassier (directeur général de l’info du groupe TF1)
m’a appelé pour me dire que LCI arrêtait
les émissions de sport pour se recentrer
sur la politique et l’économie. C’est vrai
qu’on arrivait un peu comme un cheveu
sur la soupe, avec nos bagarres, alors
qu’eux sont clean, cravatés… RTL voulait qu’on trouve un autre diffuseur
alors j’ai passé quelques coups de téléphone. Quand L’Équipe TV m’a contacté, je n’ai pas cherché plus loin : cette
chaîne correspondait à la cible de
l’émission.
– Vous n’avez pas eu envie de passer à autre chose ?
– J’ai toujours aimé la polémique, les
gens qui allument ! Je ne citerai pas
d’émissions mais il y en a qui invitent
des « people » et ça dérègle tout, parce
qu’ils ne connaissent pas grand-chose
au football ; d’autre part, quand vous
invitez des gens du foot, ils sont supérieurement langue de bois. Nous, en
sept ans, on a fait venir deux dirigeants
de club, Francis Graille, quand il était
président du PSG, et Louis Acariès
(homme de confiance de Robert-Louis
Dreyfus à l’OM)... On avait beau les titiller, ils ne disaient rien ! Voilà pourquoi
je ne veux que des gens de presse à mes
côtés. Je veux qu’il y ait une liberté de
ton qui est la marque de fabrique de
l’émission...
– ...à laquelle colle aussi une étiquette de café du commerce...
– Le café du commerce, ça a un côté vulgaire, alors que les gens que j’ai dans
l’émission sont capables d’exprimer des
choses réfléchies. Au café, les types ne
connaissent pas le football, c’est la
tchatche absolue, du type : “Tous vendus, tous pourris !” Nous, on ne raconte
pas ça quand même.
– Beaucoup se plaignent du fait
RUGBY
12.15
Tri Nations. Australie - Nouvelle-Zélande.
À Brisbane (AUS).
CYCLISME
Tour de Pologne.
1re étape : Plock-Olsztyn.
CYCLISME
Tour d’Espagne.
15e étape : Cudillero-Ponferrada.
MAGAZINE
« L’Équipe du dimanche ».
MAGAZINE
« Eurogoals ».
CYCLISME
Tour de Nouvelle-Calédonie.
Sport + 105 min
qu’il n’y en ait que pour l’OM, le
PSG, Lyon…
– Quelquefois, des mecs m’écrivent :
“Vous ne parlez jamais de Nancy, du
Mans…” mais le jour où Le Mans sera
l’OM, j’en parlerai ! Il faut tenir compte
de la passion qu’entraînent certaines
équipes et pas d’autres. Lyon, l’OM,
Bordeaux ou le PSG font parler parce
qu’il s’y passe toujours des choses.
– Vous vous retrouvez face à
Christophe Pacaud qui anime
« Direct Sport » sur Direct 8. C’est
embêtant ?
– Ça ne me dérange pas. Il fera une
émission tout à fait différente de la
mienne. Je connais bien Christophe
pour travailler avec lui à RTL, il ne fait
pas beaucoup de polémiques.
– Vous allez bientôt avoir soixante-douze ans. Vous êtes-vous
fixé une date butoir pour arrêter ?
– Non. J’ai un exemple fantastique à
RTL, c’est Philippe Bouvard. À 78 ans, il
continue d’enregistrer Les Grosses
Têtes deux ou trois fois par semaine. J’ai
aussi l’exemple de Roger Couderc : il
s’arrête et huit mois après, il meurt. Ce
sont les passions qui vous accrochent ;
moi, c’est le foot et les livres. »
JOCELYN LERMUSIEAUX
Blanco brouillé
avec Canal +
MALAISE avant-hier soir, au parc des
sports d’Aguiléra. Après la large victoire à domicile du Biarritz Olympique
face à Brive (25-4) lors de la 4e journée
du Top 14, le responsable de la sécurité
du club basque autorise tous les
médias à rentrer dans le vestiaire biarrot. Tous sauf Canal + Sport, qui
retransmettait la rencontre en direct.
« On ne peut pas rentrer dans les vestiaires, tant qu’on ne fera pas ce que
Serge Blanco nous a demandé de faire.
Je n’en sais pas plus », lâche à
l’antenne Jérôme Riondet, l’homme de
terrain de la chaîne.
La raison de cette punition décidée par
Serge Blanco, qui lâchera en novembre
la présidence de la Ligue nationale de
rugby pour reprendre celle du BO, son
club de toujours ? Une remarque
lâchée, le week-end dernier, par Bertrand Guillemin sur Canal + Sport,
pendant le match Bayonne-Clermont :
le journaliste avait osé émettre des
réserves quant à la décision des dirigeants de Biarritz d’avoir laissé partir à
l’intersaison le pilier Denis Avril,
auteur ce jour-là d’une excellente performance, à l’Aviron Bayonnais, le
frère ennemi. Connu pour ses réactions épidermiques dès que l’on se permet de critiquer « son » BO, Blanco
aurait vu rouge. Selon nos informations, il exigerait que Guillemin fasse
EN DIRECT DE L’ÉQUIPE SUR
RTL
G Jean-Charles CAILLEUX (football, arbitre du match Lyon-Nice, à propos du
penalty litigieux sifflé à la 93e minute, donnant la victoire à l’OL, 3-2) : « Le défenseur
niçois M. Hognon entre en contact de la main avec le ballon dans sa surface de réparation face à l’arbitre assistant, contact que je ne vois pasde par ma positionsur le terrain.
L’arbitre assistant, en son âme et conscience, estime que la main est volontaire.
Comme il est mieux placé que moi, je le suis dans sa décision.Par conséquent,j’accorde
le penalty. Après, quand on voit les images, il y a bel et bien un contact de la main, mais
MAGAZINE
« Les Spécialistes football ».
19.40
des excuses officielles au club, comme
condition préalable à l’accès des
équipes de Canal au vestiaire biarrot.
« Je ne fais pas de commentaire sur ce
qui m’apparaît être un poisson
d’avril », nous a indiqué hier Éric
Bayle, responsable du rugby sur
Canal +. Navré de cet incident, il n’a
pas eu l’occasion d’en parler avec
Blanco : « On le connaît suffisamment
bien pour savoir qu’il vaut mieux
essayer de traiter ce genre de dossier à
froid. » Pas rancunière, Canal + Sport
a maintenu, hier soir, la rediffusion de
Serge Blanco l’insaisissable, un documentaire réalisé pour les cinquante
ans de l’ex-arrière international. – J. L.
TOUT LE SPORT
Eurosport 2 120 min
Rediff. à 17 h 30 sur Eurosport
En direct de L’Équipe sur RTL, chaque dimanche, de 19 h 30 à 20 h 30.
22.15
Direct 8 52 min
16.00
Eurosport 90 min
Rediff. à 1 h 45
18.20
Canal + Sport 65 min
19.30
Eurosport 45 min
19.35
France Ô 10 min
HANDISPORT
22.15
Jeux Paralympiques. 9e jour.
France 3 5 min
France 4 5 min
À Pékin (CHN).
FOOTBALL
Ligue 2. 6e journée.
Lens-Metz. Coup d’envoi : 20 h 30.
RUGBY
Championnat d’Angleterre. 2e journée.
Bath-Gloucester.
20.15
MAGAZINE
Eurosport 150 min
22.45
L’Équipe TV 60 min
« On refait le match ».
20.30
MAGAZINE
Sport + 105 min
22.45
« Auto Critiques ».
Retour sur le GP d’Italie de F 1.
Rediff. demain à 13 heures
Eurosport 60 min
FOOTBALL
20.55
FOOT US
02.30
Championnat d’Angleterre. 4e journée.
Tottenham - Aston Villa.
Canal + Sport 120 min
NFL.
Dallas Cowboys - Philadelphia Eagles.
NASN 180 min
Rediff. demain à 21 h 30
TENNIS
22.15
Fed Cup. Finale. Espagne-Russie.
Les meilleurs moments. À Madrid (ESP).
Sport + 120 min
Rediff. demain à 16 h 45
PAGE 10 P
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Direction, administration, rédaction, ventes et publicité commerciale : 4, rue Rouget-de-Lisle, 92793 Issyles-Moulineaux Cedex 9.
Tél. : 01-40-93-20-20
Directeur de la publication : Marie-Odile AMAURY
G Joël ABATI (handball, champion olympique, joueur de Montpellier) : « On espère
qu’il y aura un avant et un après-JO. Tous les acteurs doivent être présents et faire en
sorte que ce sport se développe à tout prix. »
« Direct Sport ».
20.10
Fondateur : Jacques GODDET
S.N.C. L’EQUIPE
Capital : 50 000 /. Durée : 99 ans du 26 juillet 1985.
Siège social : 4, rue Rouget-de-Lisle, 92793 Issy-lesMoulineaux Cedex 9. Gérant : Marie-Odile AMAURY.
Principal associé : SAS INTRA-PRESSE.
involontaire. Nous n’aurions pas dû siffler cette faute et le penalty ne s’imposait pas
[...]. Nous sommes les premiers meurtris quand de tels événements se produisent. »
Rediff. à 22 h 50
14.30
I RECORD EN VUE POUR
EUROSPORT. – Ce soir, à l’occasion
de Lens-Metz, choc de la 6e journée
de Ligue 2 entre deux prétendants à
la (re)montée dans l’élite, Eurosport
espère dépasser la barre des
336 000 téléspectateurs, sa
meilleure audience de la saison
dernière réalisée lors de
Nantes-Reims (5-0) lors de la 1re
journée. Depuis le début de la
saison, la tendance de la chaîne
thématique est à la hausse (186 000
téléspectateurs de moyenne contre
140 000 en 2007-2008), Vannes-Lens
(2-1, 2e journée) caracolant en tête
(260 000 téléspectateurs).
SAS INTRA-PRESSE
Capital : 2 167 240 /. Durée : 99 ans.
Principal associé : S.A. Éditions P. AMAURY.
Président : Marie-Odile AMAURY.
MAGAZINE
Canal + Sport 75 min
I ARMSTRONG N’EST PAS LE
BIENVENU SUR LA TÉLÉ
ALLEMANDE. – Les velléités de
retour de Lance Armstrong sur le
Tour de France ne plaisent pas à la
chaîne publique allemande ARD, qui
diffuse l’épreuve en partenariat avec
ZDF. « Armstrong fait partie d’un
passé que nous ne voulons plus
voir », a indiqué hier Rolf-Dieter
Ganz, responsable de la
communication d’ARD dans Die Welt.
ARD et ZDF, qui avaient interrompu
leur retransmission du Tour 2007
après le contrôle positif de
l’Allemand Patrick Sinkewitz, avant
de revenir sur la Grande Boucle
cette année, sont en train de
négocier la diffusion de la prochaine
édition. « L’avenir, ce n’est
certainement pas le retour de la
génération Armstrong que nous
espérions avoir vaincue », ajoute le
responsable d’ARD pour qui « les
paroles de la télévision allemande
ont du poids car, pour les Français,
le marché allemand est plus
important que beaucoup d’autres ».
REC
À enregistrer
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correspondent
aux directs
6.30 L’Équipe du matin. 11. Le Tout
Images. 18. La Grande Édition. 19. Total
Foot à domicile, avec Emmanuel Petit et
Angel Marcos. 22.45. On refait le match.
INFOSPORT
6. Matinale Sport. 10. Le Journal. 18. Édition du soir. 22.30 Édition de la nuit.
LE COIN DES RADIOS
France Info Sport, à .10 et .40 de chaque
heure. 6.43 Europe 1. Journal des sports.
16. RMC. Luis Attaque. 18. RMC. Moscato Show. 20. RMC. Intégrale Foot L 2 :
Lens-Metz. 20. RTL. On refait le match.
20. Europe 1. Europe 1 Foot. 21. RTL.
La Prolongation. 22. RTL. Les Tirs au but.
22.30 RMC. After Foot. 23.11 France
Info. Vendée Globe 2008.
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1,60 / ; Maroc, 15 MAD ; Pays-Bas, 2,2 / ; Portugal,
2 / ; Polynésie, 460 CFP ; Sénégal, 1 700 CFA ; Suisse,
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ÉTRANGER : nous consulter.
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Commission paritaire
no 1212I82523 ISSN 0153-1069
LU
Tirage du dimanche 14 septembre 2008 : 510 981 exemplaires
LUNDI 15 SEPTEMBRE 2008
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
K. Davies (82e)
SAMEDI
ESPAGNE
Bleu
BOLTON
2-1
Gera (15e)
Zamora (41e)
Classement
Pts J. G. N.
— — — —
1. Chelsea
10 4 3 1
2. Liverpool
10 4 3 1
3. Arsenal
9 4 3 0
4. Hull City
7 4 2 1
5. Manchester C. 6 4 2 0
6. Fulham
6 3 2 0
7. West Ham 6 4 2 0
8. Middlesbrough 6 4 2 0
9. Portsmouth 6 4 2 0
10. Everton
6 4 2 0
11. Wigan
4 4 1 1
12. Aston Villa 4 3 1 1
13. Bolton
4 4 1 1
14. Manchester U. 4 3 1 1
15. W. Bromwich 4 4 1 1
16. Newcastle
4 4 1 1
Sunderland 4 4 1 1
18. Blackburn
4 4 1 1
19. Stoke City 3 4 1 0
20. Tottenham 1 3 0 1
journée)
Kayserispor (TUR) - Paris-SG (W 9)
BELGIQUE (4e journée)
Jaune
FULHAM
ALLEMAGNE
(2e
Noir
Bleu
Noir
Morrison (3e)
Bednar (37e s.p.)
Brunt (83e)
(4e
11
HANDBALL
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
! DIVISION 1 HOMMES (1re journée)
Montpellier, roi de la fête
Nantes n’était pas armé pour rivaliser avec le tenant. Mais le promu et ses cinq mille spectateurs ont marqué les esprits.
17-29 (6-14)
MONTPELLIER
NANTES, PALAIS DES SPORTS DE BEAULIEU, HIER. – Heykel
M’Gannem déborde le défenseur nantais Florent Ferreiro
pour s’offrir un duel avec Marouene Maggaiz. Le
demi-centre tunisien de Montpellier a fait un retour
remarqué après onze mois de convalescence.
(Photo Jean-Marc Pochat)
5 000 spectateurs. Arbitres : Mme C. et J. Bonaventura.
NANTES. – Gardiens : Maggaiz (17 arrêts dt 1/3 pen.) ; Pagès (cap., 2 arrêts dt 0/1
pen.). Buteurs : Drobnjakovic (0/1), Ferreiro (1/2), Labarre (0/2), Marsal (0/2), Stephant (2/4), Lambert (1/7), Dole (2/8), Haraketi (4/8), Corbin (4/8), Gormit (1/2),
Vergely (1/2), Karsenty (1/2). Entraîneur : S. Moualek.
MONTPELLIER. – Gardiens : Andry (2 arrêts) ; Karaboué (22 arrêts). Buteurs :
Tomas (2/5), Burdet (3/3), Tej (2/5), Accambray (4/7), François-Marie, Honrubia
(4/4 dt 2/2 pen.), Juricek (9/9), Abati (0/1), Sobol (0/2), M’Gannem (4/6), L. Karabatic, Bojinovic (cap., 1/7 dt 1/2 pen.). Entraîneur : P. Canayer.
NANTES –
de notre envoyé spécial
Arbitres : MM. Bounouara et Sami.
CRÉTEIL. – Gardiens : Idrissi (7 arrêts dt 0/3 pen.) ; Lemonne (6 arrêts dt 0/2 pen.).
Buteurs : Kervadec (2/5) ; Nikolic (3/3) ; Atajevas (2/9) ; Bakekolo (1/1) ; Desgrolard (1/3) ; Limer (3/6) ; Arive (7/9 dt 2/3 pen.) ; Portefaix ; Rigault (0/2) ; Waeghe
(2/4 dt 1/2 pen.) ; Henry (2/6 dt 1/1 pen.). Entraîneur : D. Peneau.
NÎMES. – Gardiens : Annotel (14 arrêts dt 2/6 pen.) ; Mansuy. Buteurs : Haon
(2/3) ; Roby (3/5) ; Saurina (4/11) ; C. Kabengele (5/10) ; Derbier (0/1) ; Scaccianoce (2/4) ; Illes ; Ventre ; Boubaiou ; Perronneau (5/8 dt 4/4 pen.) ; Chevalier (1/3
dt 1/1 pen.) ; Rosier (1/1). Entraîneur : A. Portes.
mais ils ont alors mal assuré la dernière transmission, mal évalué le
duel avec Daouda Karaboué. « C’est
clair que, quand on n’a déjà pas
beaucoup d’occasions, il vaut mieux
les mettre au fond, reprend
Stéphane Moualek. L’élite ne tolère
pas l’à-peu-près, le manque d’efficacité. »
VENDREDI
Canayer : « Il nous
faudra du temps,
je le répète »
Dunkerque- Paris .................... 31-22
Istres - Ivry ............................... 28-33
SAMEDI
Tremblay-en-F.- Toulouse ...... 29-30
Chambéry- Saint-Raphaël ...... 37-24
Sélestat - Aurillac, reporté
HIER
Créteil - Nîmes ........................ 23-23
Nantes - Montpellier .............. 17-29
1. Chambéry
Dunkerque
Ivry
Montpellier
Toulouse
6. Créteil
Nîmes
8. Istres
Nantes
Paris
Saint-Raphaël
Tremblay-en-Fr.
13. Aurillac
Sélestat
Classement
Pts J. G. N. P.
— — — — —
3 1 1 0 0
3 1 1 0 0
3 1 1 0 0
3 1 1 0 0
3 1 1 0 0
2 1 0 1 0
2 1 0 1 0
1 1 0 0 1
1 1 0 0 1
1 1 0 0 1
1 1 0 0 1
1 1 0 0 1
0 0 0 0 0
0 0 0 0 0
p.
—
37
31
33
29
30
23
23
28
17
22
24
29
0
0
c.
—
24
22
28
17
29
23
23
33
29
31
37
30
0
0
Diff.
—
+13
+9
+5
+12
+1
0
0
-5
-12
-9
-13
-1
0
0
PROCHAINE JOURNÉE. – Vendredi 19 septembre : 20 heures, Toulouse - Sélestat ;
20 h 30, Montpellier - Istres (Eurosport) ; Paris - Tremblay-en-France. Samedi 20 septembre : 20 heures, Saint-Raphaël - Nantes ; 20 h 30, Aurillac - Créteil ; Ivry - Dunkerque.
Dimanche 21 septembre : 17 heures, Nîmes - Chambéry (Orange).
Frédéric Dole, qui avait rêvé de
retrouvailles plus accrochées, a
conclu l’épisode : « On sait, maintenant, le travail qui reste à produire
pour exister face à ces équipes-là. »
C’est effectivement l’autre enseignement de l’après-midi.
PHILIPPE PAILHORIES
I LE REPORT DE SÉLESTAT - AURILLAC ÉTUDIÉ DEMAIN. – La commission
d’organisation des compétitions (COC) se prononcera demain sur la date de report
du match de D1 masculine (1re journée), Sélestat-Aurillac, programmé initialement samedi dernier. Un fort écoulement d’eau dans le toit du COSEC EugèneGriesmar, pendant l’échauffement, est à l’origine de ce report. Le duel devrait se
disputer début octobre.
I TROPHÉE DES CHAMPIONS FEMMES. – À Tchekhov (RUS). SAMEDI.
Demi-finales : Niederösterreich (AUT) - Larvik (NOR), 35-31 ; Zvenigorod (RUS)
- Dinamo Volgograd (RUS), 23-21. HIER. 3e place : Larvik - D. Volgograd,
28-24. Finale : Zvenigorod - Niederösterreich, 28-27.
I LIGUE DES CHAMPIONS FEMMES : METZ EST FIXÉ. – Metz connaît
désormais ses trois adversaires du deuxième tour qualificatif de la Ligue des
champions femmes (3-5 octobre, à Trondheim en Norvège) : Byasen (NOR),
Dinamo Volgograd (RUS) et Milli Piyango (TUR), cette dernière équipe étant
issue du premier tour des qualifications.
Les révélations Kia
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client incluant 1500 € de reprise, 700 € de bonus gouvernemental et 1300 € d’équipements additionnels offerts. (3) Offre de remise de 2000 € déduite valable jusqu’au 30/12/08. (4) Avantage client incluant 2000 € de remise et 1000 € d’équipements additionnels offerts. *Garantie 7 ans ou 150 000 km (1er des 2 termes échu) valable pour
les Kia cee’d dans tous les Etats membres de l’UE ainsi qu’en Norvège, Suisse, Islande et Gibraltar. **Garantie 3 ans kilométrage illimité + garantie 2 ans non cessible offerte au premier titulaire de la carte grise d’une Kia Rio neuve, commandé avant le 30/12/08 valable dans tous les Etats membres de l’UE ainsi qu’en Norvège, Suisse, Islande
et Gibraltar. Consommations mixtes de la Kia cee’d : de 4,5 à 7,6 l/100 km. Emissions de CO2 : de 119 à 182 g/km. Consommations mixtes de la Kia Rio : de 4,5 à 6,9 l/100km. Emissions de CO2 : de 119 à 171 g /km. *** iPod est une marque commerciale de Apple Computers, Inc, déposée aux Etats-Unis et dans d’autres pays.
[15
FHHGBULR
EHVWLQGG LUNDI
SEPTEMBRE
2008
PAGE 11
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
né, tout simplement : « C’est bien
pour le handball, évidemment. Les
gens tiennent à féliciter les champions olympiques, et même si c’est le
cas depuis le retour de Chine ça fait
toujours chaud au cœur. Au-delà de
ça, il y a ce public merveilleux.
Nantes risque de vivre une saison
compliquée et ce public sera un soutien évident. »
Bleu
Rouge
suis loin du niveau adéquat. »
Au-delà des impressions du parquet,
tous ont tenu à saluer la qualité, la
spontanéité de l’accueil. « Le Championnat de France a besoin de ces
ambiances, de ces salles, note David
Juricek. Nantes n’a jamais fermé le
jeu et la partie a été très agréable à
vivre. » Cédric Burdet, sans doute le
plus ovationné, s’est dit impression-
I DIVISION 1 FEMMES (1re journée). – VENDREDI : Dijon - Fleury-les-Aubrais, 25-21.
SAMEDI : Issy-les-Moulineaux - Le Havre, 33-25 ; Besançon - Mios, 38-30 ; Angoulême - Metz,
25-27. HIER : Arvor 29 - Toulon/Saint-Cyr, 31-29. Exempt : Nîmes.
Classement : 1. Arvor ; Besançon ; Dijon ; Issy-les-Moulineaux ; Metz, 3 pts ; 6. Angoulême ;
Fleury-les-Aubrais ; Le Havre ; Mios ; Toulon, 1 ; 11. Nîmes, 0.
PROCHAINE JOURNÉE. – Vendredi 19 septembre : 20 h 30, Fleury-les-Aubrais - Arvor 29. Samedi 20 septembre : 20 heures, Metz - Dijon ; 20 h 30, Mios - Issy-les-Moulineaux ; 20 h 45, Toulon/Saint-Cyr - Nîmes. Dimanche 21 septembre : 17 heures, Le Havre - Angoulême.
Jaune
Bleu
Jaune
Montpellier, sans jamais exagérer, a
au moins assuré l’essentiel, avancé
avec sérieux, application dans le sillage d’un impeccable David Juricek
(9/9). « Ce type de défense étagée
me convient mieux qu’une rugueuse
6-0, justifie le pivot tchèque, mais ça
fait quand même plaisir de mettre au
fond tous les bons ballons. »
Tous ses partenaires n’étaient sans
doute pas à l’unisson, certains ont
pioché plus que d’autres, mais la
note globale demeure correcte. « Il y
a eu des performances individuelles
bonnes, d’autres passables, d’autres
médiocres, résume Patrice Canayer.
Je ne suis pas inquiet sur le fonds de
jeu, plutôt sur l’homogénéité des
performances. Il nous faudra du
temps, je le répète. » « On n’est pas
encore au point, confirme Daouda
Karaboué, il reste plein de trucs à
régler, un rythme à trouver. Mais ça
reste bien sûr une victoire, une
entame réussie. »
Savourée par Heykel M’Gannem, de
retour après onze ronds mois de
convalescence ; par Daouda Karaboué, heureux de retrouver le goût
des joutes et des duels. Le premier,
après deux échecs au tir, a réalisé un
sans-faute et n’a pas caché son plaisir. Le second est resté ferme dans
son espace. « Mais je dois absolument retrouver des sensations, je
NÎMES
23-23 (9-10)
Noir
Noir
NANTES, DANS SON SOUCI de
marquer au fer rouge cette entrée
dans l’élite, n’a pas oublié d’encenser les ducs de Pékin. On s’attendait
à une fête, pas forcément à l’ampleur
des acclamations réservées aux trois
champions olympiques, ni même à
Nikola Karabatic avec procuration
donnée à Luka, le cadet. Cinq mille
personnes, record LNH, cinq mille
passionnés ravis d’un spectacle
qu’on espère revoir aussi souvent
que possible sur cette terre de
fervents.
Un spectacle qui a évidemment été
goûté par les Montpelliérains, plus
que par des promus logiquement
inhibés. « Dans ce type de rencontre,
souligne Patrice Canayer, l’entraîneur héraultais, soit l’équipe qui
bénéficie du soutien se transcende et
se libère, soit celui qui est favori met
les choses en place dès le début et
inverse la pression. »
C’est la deuxième hypothèse qui a
donc eu cours. Mladen Bojinovic et
ses hommes sont restés fermes sur
leurs bases, sur la défense notamment, et se sont retrouvés à 6-0 dès
la 9e minute. Le match était plié…
« Je me souviens que, lors de mes
premiers pas avec Chambéry en D 1,
j’avais encaissé trois revers d’affilée
de treize, dix-neuf et vingt et un buts,
soupire Stéphane Moualek, le coach
nantais. Alors on va travailler
d’arrache-pied pour se réaliser.
Notre salut, on le sait, passera par la
volonté. On va se bagarrer, ça c’est
sûr. »
Nantes devra aussi prendre la
mesure d’un niveau rarement approché hier. Florent Corbin, sans doute
le plus actif, et ses partenaires ont
certes traversé des moments enlevés
CRÉTEIL
KIA MOTORS FRANCE -38391529500067 RCS Nanterre - Crédit photo : RPM Pictures/gettyimages®
NANTES
12
RUGBY
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
! TOP 14
Toulouse freine à la main
Avec sa deuxième défaite à l’extérieur en deux déplacements, le champion sortant ne joue plus comme avant.
CLERMONT-FERRAND –
CLERMONT-FERRAND,
STADE MARCEL-MICHELIN, SAMEDI. –
À l’image de ce dégagement de Byron
Kelleher, sous la menace du Clermontois
Brock James, le jeu toulousain laisse
une large place aux coups de pied
en ce début de saison.
(Photo Jean-Louis Fel)
de notre envoyé spécial
LES CHIFFRES DE LA 4e JOURNÉE
L’équipe type
G. Williams
A
Arias
(Dax))
(D
(Stade
(S
de Fran
F çais)
i)
T t l (estimation)
Total
( ti ti ) : 69 518
Clermont - Toulouse
Toulon - Stade Français
Perpignan - Bayonne
Montpellier - Montauban
Biarritz - Brive
Castres - Dax
Bourgoin - Mont-de-Marsan
Total l’an passé 344 103
(avec un match au Stade de France)
Moyenne par match 10 584
Moyenne l’an passé 12 289
I HEDEL VICE-CHAMPION
D’EUROPE. – Le Dunkerquois Joanes
Hedel a terminé à la deuxième place du
25 km des Championnats d’Europe, disputé en mer samedi à Dubrovnik (Croatie) et remporté par l’Italien Valerio Cleri.
CHAMPIONNATS D’EUROPE (Dubrovnik,
9-14 septembre). – 25 km : 1. Cleri (ITA),
4 h 29’00 ; 2. Hedel, à 3’40’’ ; 3. Solovyev
(RUS), à 5’02’’ ; …7. Venturi, à 10’17’’ ; 11.
Gomez, à 14’20’’.
ÉQUITATION
I CSI**** DE CHANTILLY (14 septembre).
– Grand Prix : 1. O’Connor (IRL), Rancorrado, 0, 41’’95 ; 2. Houtzager (HOL), Opium, 0,
42’’45 ; 3. Francart, Imam du Rozel, 0,
42’’72 ; 4. Frère, Dashville de Sèves, 0,
43’’69 ; … 11. Leprévost, Jubilée d’Ouilly,
12 ; 13. Doerr, Mister Davier, 12.
I CSI**** DE PRAGUE (14 septembre). –
Grand Prix : 1. Gaudiano (ITA), Uppercut,
0, 38’’57 ; 2. Sonnberger (AUT), Sign of the
Time, 0 ; 3. Thiry (BEL), Lancaster, 1 ; …
5. Staut, Le Prestige St Lois, 1 ; 9. Delmotte, Lucianno HN, 4 ; 14. De Balanda,
Kikuyu du Coty, 4.
SQUASH
I OPEN DE BORDEAUX (8-13 septembre). – Finale : Ghosal (IND, no 45 mondial) b. Bianchetti (ITA, no 30), 11-6 ; 11-6 ;
9-11 ; 11-9.
STADE FRANÇAIS
CASTRES
11-19
DAX
MONTPELLIER
32-10
MONTAUBAN
Bonus offensif
CHRISTIAN JAURÉNA
SNOWBOARD ! COUPE DU MONDE
Vainqueur de la Coupe du monde 2007-2008 de snowboardcross, Pierre Vaultier a survolé,
samedi en Argentine, la première étape de l’édition 2008-2009.
week-end, ou de son pote Paul-Henri
De Le Rue (onzième), tous sont venus
féliciter le phénomène de Briançon à
l’issue de la finale. Nombreux sont ceux
qui l’ont accompagné, également,
dans la nuit festive qui s’ensuivit.
Autant de concurrents qui savent
désormais qu’ils ne devraient plus faire
figure de favoris nos 1 avant quelque
temps. Avant Arosa (Suisse, du 19 au
21 décembre) et la deuxième manche
de la Coupe du monde. Le prochain rendez-vous de Vaultier avec la compétition. Avant les Championnats du
monde, à la mi-janvier 2009, en Corée
du Sud, l’un des gros objectifs du Bleu
phare (il s’était classé 41e des Mondiaux 2007). Peut-être même avant les
Jeux de 2010, à Vancouver (en 2006, à
Turin, il avait terminé 35e). « Son rêve,
sourit Conte. Et, dans la course pour l’or
olympique, je peux vous dire que Pierre
a pris une belle avance sur tous ses
concurrents. » – O. B.
VOLLEY-BALL
I TOURS ENLÈVE LE PROMASTER DU FINISTÈRE. – À trois semaines de l’ouverture
du Championnat,Tours a battu, samedi à Quimper, le Paris Volley (sans Novak et Smrcka,
blessés) en finale du Promaster du Finistère : 3-2 (20-25, 21-25, 25-20, 26-24, 23-21).
Pendant la phase de poule de l’épreuve, le TVB, privé de son libero titulaire Nicolas Anot
(genou), a même bénéficié de l’apport du deuxième libero rennais Jenia Grebennikov,
prêté amicalement par le club breton. – B. B.
I EURO JUNIORS : LES ITALIENNES SACRÉES. – L’Italie a remporté pour la troisième fois de suite le titre européen juniors filles en battant, hier à Foligno, la Russie (3-0 :
25-12, 25-20, 25-15).
BOURGOIN
18-6 MONT-DE-MARSAN
PERPIGNAN
38-10
BAYONNE
Bonus offensif
CLERMONT
16-6
TOULOUSE
BIARRITZ
24-5
BRIVE
19
Classement
Pts J. G. N.
————
1. St. Français . 17 4 4 0
2. Perpignan. 13 4 3 0
3. Montpellier . 13 4 3 0
4. Biarritz..... 12 4 3 0
5. Bayonne.. 12 4 3 0
6. Clermont . 10 4 2 0
7. Toulouse . 10 4 2 0
8. Montauban. 10 4 2 0
9. Toulon ..... 8 4 1 1
10. Bourgoin.. 7 4 1 0
11. Dax.......... 6 4 1 0
12. Mt-de-Marsan. 5 4 1 0
13. Brive........ 4 4 0 2
14. Castres.... 3 4 0 1
P.
—
0
1
1
1
1
2
2
2
2
3
3
3
2
3
p.
—
103
105
77
91
76
81
69
85
56
70
59
72
42
70
c.
—
55
70
70
64
90
65
63
87
63
75
83
100
77
94
B.
—
1
1
1
0
0
2
2
2
2
3
2
1
0
1
RÉSULTATS
PROCHAINES JOURNÉES : 5e JOURNÉE. – Vendredi 19 septembre, 20 h 30 :
Dax-Biarritz (Canal + Sport). Samedi 20 septembre, 14 h 30 : Castres-Clermont ;
Stade Français - Brive ; Toulon-Bourgoin ; Bayonne - Mont-de-Marsan (ces quatre
matches sur Rugby +). 16 h 30 : Montauban-Toulouse (Canal +). 20 h 30 : MontpellierPerpignan (Canal + Sport).
6e JOURNÉE. – Vendredi26 septembre,20 h 30 : Bourgoin-StadeFrançais (Canal +
Sport). Samedi 27 septembre, 14 h 30 : Mont-de-Marsan - Montpellier ; Brive-Dax ;
Montauban-Castres ; Clermont-Biarritz (ces quatre matches sur Rugby +). 16 h 30 :
Toulouse-Perpignan (Canal +). 20 h 30 : Bayonne-Toulon (Canal + Sport).
I ERRATUM. – À la suite à un problème technique, des paragraphes du match
Clermont-Toulouse de notre édition d’hier ont été mélangés, rendant le texte
incompréhensible. Nous présentons toutes nos excuses à nos lecteurs.
CHAMPION OLYMPIQUE des coq 1992 (il avait été le premier champion olympique
cubain à fuir son pays) et ex-champion WBA des super-plume et WBC des légers, Joel
Casamayor (37 ans, 36 victoires, 1 nul, 4 défaites) a été battu par arrêt de l’arbitre au
onzième round, après avoir été envoyé deux fois au tapis dans cette reprise, par le Mexicain Juan Manuel Marquez (35 ans, 49 victoires, 1 nul, 4 défaites), ex-championWBA-IBF
des plume et WBC des super-plume, devant près de 8 000 spectateurs, samedi à Las
Vegas. Casamayor défendait la ceinture de champion du monde des légers décernée par
le mensuel américain The Ring. Au même programme, l’Américain Vernon Forrest
(37 ans, 41 victoires, 3 défaites) a récupéré le titre WBC des super-welters en battant son
compatriote Sergio Mora (27 ans, 21 victoires, 1 nul, 1 défaite) aux points (117-110,
119-108, 118-109). En juin dernier, Mora l’avait détrôné aux points.
n’ayant pas fait le poids. Campbell était
d’accord pour l’affronter sans titre en jeu,
mais Guzman a estimé qu’il était trop
affaibli par son régime.
I SOLIS TOUJOURS INVAINCU. –
Pour sa onzième victoire d’affilée (dont
sept avant la limite), le Cubain Odlanier
Solis a battu l’Américain Chad Van Sickle
(31 ans, 22 victoires, 3 nuls, 9 défaites) par
arrêt de l’arbitre au premier round, vendredi à Cuxhaven (Allemagne). Pour son
prochain combat pro, le champion olympique des lourds 2004 affrontera un
adversaire restant à déterminer, le
11 octobre à Berlin, au programme du
Championnat WBC des lourds entre le
NigérianSamuel Peter et l’Ukrainien Vitali
Klitschko.
TENNIS DE TABLE
BORMIO (Italie), 13 MARS 2008. – Samedi, à Chapelco, en
Argentine, Pierre Vaultier a signé la cinquième victoire de sa
carrière en Coupe du monde.
(Photo Zoom)
SAUT À SKIS
I GRAND PRIX D’ÉTÉ (Hakuba [JAP], 13-14 septembre). – HS 131. SAMEDI : 1. Ammann
(SUI), 262,5 pts (135,5 m ; 124,5 m) ; 2. Ito (JAP), 237,6 (126,5 ; 118) ; 3. Kuettel (SUI), 236,2
(127 ; 117) ; 4. Neumayer (ALL), 226,4 (123 ; 117,5) et Sakuyama (JAP), 226,4 (116 ; 124,5).
HIER : 1. Ammann, 262,6(130 ; 129,5) ; 2. Ito, 255,3 (124,5 ; 129) ; 3. Ljoekelsoey (NOR), 248,1
(129 ; 120,5) ; 4. Kuettel, 243,9 (124,5 ; 123,5) ; 5. Kasai (JAP), 235,8 (123 ; 120,5). Classement général (après 8 étapes sur 10) : 1. Ammann, 487 pts ; 2. Schlierenzauer (AUT), 470 ; 3.
Kofler (AUT), 315 ; 4. Uhrmann (ALL), 287 ; 5. Kuettel, 254 ;… 17. Chedal, 97 ; 25. Lazzaroni,
70 ; 64. Descombes Sevoie, 8.
Prochaine étape : Klingenthal (ALL), le 3 octobre.
PAGE 12
I ANGLETERRE (2 e journée). – VENDREDI : Sale-Saracens, 18-15. SAMEDI :
Bath-Gloucester, 17-21 ; Leicester - London
Irish, 24-22 ; Harlequins-Bristol, 31-13. HIER :
Wasps-Worcester, 10-11 ; Newcastle-Northampton, 32-22.
Classement : 1. Harlequins, 9 points ; 2. Leicester, Sale, 8 ; 4. London Irish, Bath, Newcastle, 5 ; 7. Northampton, Worcester, Gloucester, 4 ; 10. Saracens, 2 ; 11. Wasps, 1 ; 12.
Bristol, 0.
I LIGUE CELTE (2ejournée). – VENDREDI :
Cardiff-Ulster, 16-15 ; Leinster-Édimbourg,
52-6 ; Glasgow-Ospreys, 18-21. SAMEDI : Llanelli-Connacht, 45-3. HIER : Munster-Dragons,
50-6.
Classement : 1. Llanelli, 13 points ; 2.
Ospreys, 13 ; 3. Munster, 9 ; 4. Leinster, 7 ; 5.
Cardiff, 6 ; 6. Glasgow, 5 ; 7. Dragons, 2 ; 8.
Ulster, 2 ; 9. Edimbourg, 1 ; 10. Connacht, 0.
GOLF
Casamayor battu
I BRADLEY AUX POINTS. – Champion
WBC des super-légers, l’invaincu Américain Timothy Bradley (25 ans, 23 victoires,
dont 11 avant la limite) a conservé son
titre en battant le Bahaméen Edner Cherry
(26 ans, 24 victoires, 2 nuls, 6 défaites),
envoyé au tapis au huitième round, aux
points (118-109, 117-110, 119-109),
samedi à Biloxi (Mississippi). Au même
programme, l’invaincu welter vénézuélien Nelson Linares (26 ans, 16 victoires,
1 nul), qui avait évolué en France de 2003
à 2005, a battu l’Américain Thomas Davis
(36 ans, 12 victoires, 2 nuls, 9 défaites) par
arrêt de l’arbitre au neuvième round.
Quant à l’Américain Nate Campbell, il n’a
pas défendu ses titres WBA, IBF et WBO
des légers, le Dominicain Joan Guzman
RÉSULTATS
COUPE DU MONDE DE SNOWBOARDCROSS (Chapelco [ARG], 11-13 septembre).
– HOMMES. 1. Vaultier, 1 000 pts ; 2. Sivertzen (NOR), 800 ; 3. Ligocki (POL), 600 ; …
11. P-H. De Le Rue, 240 ; 41. Valéry, 18
(non-qualifié). FEMMES. 1. Jacobellis (USA),
1 000 pts ; 2. Francon (SUI), 800 ; 3. Ricker
(CAN), 600 ; … 10. Anthonioz, 260 ; 19.
Thermoz-Liaudy, 120 (non-qualifiée) ; 25.
Pozzo, 0 (non-qualifiée).
4
3
3
BOXE
Vaultier et les autres
INTOUCHABLE, Pierre Vaultier samedi soir en Patagonie, à l’occasion de
l’ouverture de la Coupe du monde de
snowboardcross 2008-2009. « Impressionnant et au-dessus de tous, résume
l’entraîneur national, Nicolas Conte.
Sur les parties techniques ou aériennes
du parcours, il a dominé tout le monde.
Même en glisse pure, il y avait lui et les
autres. Détonant. » Une demi-surprise
que cet épatant cavalier seul réalisé par
ce garçon de vingt et un ans. Un longiligne (1,86 m) au talent rare et à la progression métronomique. Treizième de
la Coupe du monde 2006, troisième de
l’exercice 2007, Vaultier s’est offert le
globe de cristal de la spécialité l’an passé. « À force de beaucoup de travail,
reprend un Conte admiratif. Pierre est
un gros bosseur. Cet été, par exemple,
il s’est préparé en faisant beaucoup de
vélo et de cardio. Et quand je dis beaucoup, c’est vraiment beaucoup. Et ç’a
payé d’entrée ici, en Argentine. Sa lucidité et sa technique étaient impeccables, mais son physique l’était tout
autant. »
Un gros plus pour espérer s’imposer sur
les runs particuliers du rendez-vous
sud-américain. Un tracé géant
(quelque quatre-vingt-dix secondes de
descente) « avec des volumes de neige
et des sauts rarement vus », souligne
Nicolas Conte. Qu’il s’agisse du Norvégien Stian Sivertzen, son dauphin du
Ngwenya
g y (Biarritz)
(
)
Delasau (Montauban)
(
)
Parisse ((Stade Franççais))
Total l’an passé 56
Moyenne par match 3,63
Moyenne l’an passé 2,33
HIER
neur, Bru dit : « J’ai trop souffert de
l’équation touche perdue égale
mauvais lanceur pour jeter la pierre à
notre numéro 2 (Vernet-Basualdo).
La touche, c’est un ensemble de
détails et, donc, beaucoup de travail... » Mais si le Stade Toulousain
ne met plus le feu sur le terrain, il n’y
a pas plus le feu dans son vestiaire.
« C’est dommage de rentrer bredouilles, tempère Jauzion, mais nous
savions que notre début de saison
serait difficile. Nous gagnerons
d’autres matches à l’extérieur. » Dès
samedi à Montauban ? « On va cravacher pour ça », promet le co-capitaine (avec Jean Bouilhou).
Meilleurs marqueurs (essais)
Total cette saison : 87
Bonus défensif
de l’essai de Nalaga part d’un renvoi
aux vingt-deux mètres joué vite pour
lui-même par Ledesma. Il n’y a personne pour le regarder à ce momentlà. »
Le coach toulousain est amer : « À la
mi-temps (6-3, pour Clermont), nous
faisons rentrer des joueurs cadres
mais nous sommes restés sur un petit
rythme et nous avons fait un match
moyen où il ne s’est rien passé ! »
La semaine qui s’annonce, pour préparer le déplacement à Montauban,
sera plus musclée que la précédente.
« Nous avions fait le choix de laisser
deux jours de repos, lundi et mardi,
après avoir joué dimanche soir, rappelle Bru. On l’a payé en touche, où il
nous a manqué quelques séances de
réglage. » En tant qu’ancien talon-
53
53
51
34
34
I ÉQUIPE DE FRANCE : HUCLIEZ REMPLACE DECRET. – À l’occasion du tournoi de
sélection féminin pour les Championnats d’Europe (à Saint-Pétersbourg, du 4 au
12 octobre), conclu hier à l’INSEP, le DTN, Michel Gadal, a communiqué la composition
des équipes de France qui se rendront en Russie et a annoncé la nomination de Stéphane
Hucliez au poste d’entraîneur national de l’équipe masculine, en remplacement de JeanClaude Decret, en fin de contrat.
Les sélections pour les Championnats d’Europe. – HOMMES : Christophe Legoût
(no 57 mondial) ; Emmanuel Lebesson (no 136) ; Adrien Mattenet (no 189) ; Abdel-Kader
Salifou (no 256). FEMMES : Yi Fang Xian (no 59) ; Audrey Mattenet (no 276) ; Aurore Dessaint (no 294) ; Christelle Durand (n.c.).
I HAO SHUAI ENLÈVE L’OPEN DE CHINE. – Hao Shuai (no 20 mondial) a remporté
hier l’Open de Chine, à Shangai, battant successivement les stars Ma Long (no 3), Ma Lin
(no 2) puis Wang Hao (no 1) en finale, tandis que sa compatriote Li Xiaoxia (no 3 mondiale)
s’est imposée face à Guo Yue (no 2).
GYMNASTIQUE
I RAYEPIN AU BEAU FIXE. – À l’occasion des finales du tournoi du Bosphore, hier à
Istanbul, Yann Rayepin a confirmé sa victoire dans le concours général en remportant la
barre fixe (14,30 pts). En revanche, à cause d’un arrêt sur la sortie, son très beau mouvement aux arçons a perdu de sa valeur (13,10). Même chose aux parallèles (13,60), où il a
sauté sur un élément (tippelt) mais préserve la troisième place. Enfin, dommage que
Rayepinse soit emmêlé dans sa course d’élan sur son premier saut : il a troqué le tsukahara annoncé pour une lune double avant et récolté un 0 pt fatal.
I MERCEDES-BENZ CHAMPIONSHIP
(ALL, Cologne, Gut Lärchenhof, circuit européen hommes, 2 000 000 /, 11-14 septembre). – Classement final (par 288) :
1. Karlsson (SUE), 275
(67 + 69 + 68 + 71) ; 2. Molinari (ITA),
277 (71 + 71 + 65 + 70) ; 3. Campbell
(ANG), 279 (71 + 70 + 68 + 70), Fisher
(ANG) (68 + 73 + 68 + 70) et Jiménez
(ESP) (72 + 73 + 68 + 66) ;…
16. Havret, 286 (73 + 74 + 67 + 72) et
Lucquin, 287 (66 + 71 + 70 + 79) ;
25. Bourdy, 288 (76 + 72 + 71 + 69) ;
37. Levet, 292 (75 + 75 + 70 + 72) ; 44.
Jacquelin, 294 (74 + 71 + 75 + 74).
I LPGA CLASSIC (Alabama, Mobile,
Robert Trent Jones Golf Trail, 985 600 /,
11-14 septembre). – Troisième tour
(par 216) : 1. Stanford (USA), 204
(70 + 67 + 67) ; 2. Hull (AUS), 208
(71 + 69 + 68) ; 3. Park (BRE), 210
(70 + 73 + 69) et Feng Shanshan (CHN)
(67 + 73 + 70) ; 5. Kerr (USA), 211
(69 + 66 + 76) ;… 73. Giquel, 226
(71 + 75 + 80).
I OPEN D’AUTRICHE (Golfclub Fohrenwald-Wiener Neustadt, circuit européen
femmes, 250 000 /, 11-14 septembre).
– Classement final (par 288) : 1. Davies
(ANG), 273 (71 + 67 + 67 + 68) ; 2. Hall
(ANG), 276 (69 + 69 + 70 + 68) ; 3. Luna
(ITA), 277 (68 + 70 + 70 + 69) ; …
8. Afonso, 280 (68 + 71 + 71 + 70) et
Caudal (70 + 69 + 69 + 72) ; 11. Nocera, 281 (71 + 69 + 71 + 70) ;
14. Lagoutte-Clément, 282
(72 + 68 + 82 + 70) ; 30. Greciet, 287
(73 + 72 + 71 + 71) ; 37. Giraud, 288
(70 + 7 0 + 74 + 74 ) et Kirkland
(73 + 68 + 72 + 75) ; 51. Fallay, 293
(72 + 71 + 76 + 74).
SURF
I WQS : BOAL ET DURU CARTONNENT AU PAYS BASQUE. – L’été se
termine au mieux pour Tim Boal, vainqueur hier en Espagne de l’épreuve
WQS 5 étoiles de Zarautz. Après avoir
éliminé en demi-finales le Polynésien
Michel Bourez, le Franco-Irlandais a
dominé, en finale, le remarquable Landais Joan Duru (16,34 contre 10,87).
Cette performance lui permet de
conforter sa très enviable position dans
le top 15 WQS, synonyme d’accession
en fin d’année au circuit WCT. – D. Mi.
LUNDI 15 SEPTEMBRE 2008
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
NATATION
EAU LIBRE
13-19
Courrent (Biarritz)
(
)
Fortassin (Montauban)
(
)
Arrayet (Mont-de-Marsan)
Porical (Perpignan)
Beauxis ((Stade Franççais))
Essais
VENDREDI
en conséquence d’une poussée collective du camp attaquant. La
nuance est de taille et pourrait amener les Rouge et Noir à retrouver
leurs ambitions dans le jeu si cette
façon d’arbitrer est confirmée dans
les journées à venir et, surtout, lors
des premières joutes de Coupe
d’Europe, le mois prochain.
En attendant, samedi, à Clermont, si
les Toulousains ont fini par
enfreindre les consignes de restriction, c’est par frustration. À force de
perdre tant de ballons en touche, ils
ont voulu tenter le diable. « Sans les
ballons sur lesquels nous comptions
en touche, nous avons joué les
autres », regrettait Guy Novès, surtout désolé par le comportement
« laxiste » de ses joueurs : « L’action
Hoeft
e
(Castres)
Bleu
I LES FRANÇAIS BRILLENT. –
Débutés vendredi avec les médailles
d’or de Pierre Duprat (– 60 kg) et d’Ugo
Legrand (– 66 kg), les Championnats
d’Europe juniors se sont achevés hier de
très belle manière pour le clan tricolore.
Si Aurore Quintin (+ 78 kg) s’est parée
du bronze, la très prometteuse Audrey
Tcheumeo est montée sur la plus haute
marche du podium des – 78 kg. Avec six
médailles (dont trois en or et deux en
argent), la France repart de Varsovie
avec le titre honorifique de première
nation continentale junior. La Pologne
(trois médailles d’or également) se
classe étonnamment deuxième.
14 703
13 000
11 852
10 263
8 000
7 200
4 500
Total cette saison : 296 355
Est-ce sans espoir ? Pas sûr. Samedi
soir, une chaleureuse discussion
entre Yannick Bru, l’entraîneur des
avants toulousains, et Christophe
Berdos, l’arbitre de la rencontre Clermont-Toulouse éclaire, peut-être,
l’avenir d’un autre jour. C’est Bru, le
premier, qui arrête Berdos pour le
féliciter de son arbitrage. Ce n’est
pas du second degré.
Pour la première fois en quatre journées, le Toulousain n’a pas vu
l’équipe en possession du ballon systématiquement sanctionnée au
moindre passage par le sol. Berdos
avait prévenu, avant la rencontre,
qu’il ferait la distinction entre le
plongeon individuel, sans aucune
intention de rester sur ses pieds, et la
perte des appuis du premier soutien
Ouedraogo
(Montpellier)
Meilleurs réalisateurs (points)
Affluences
TOULON
Gobelet
e
(Bi rii )
(Biarritz)
Jaune
Rouge
Jaune
JUDO
Mermoz
(Perpignan)
(P
i
)
Mignoni
Trinh-Duc
(Clermont)
(Montpellier)
Picamoles
Deniau
(Montpellier)
(Dax)
Oilbeau
Basson
(Perpignan)
(Bourgoin)
Szarzewski
Mas
as
(Stade Français)
(Perpignan)
Quand Bru félicite
l’arbitre
Absent à Clermont, le demi (de
mêlée ou d’ouverture) reste toutefois persuadé que « pour marquer, il
faudra toujours se faire des passes,
mais il faudra le faire en prenant
moins de risques. Pour éviter les
pénalités, il faudra raccourcir les
intervalles entre le porteur du ballon
et ses soutiens et être plus forts dans
le jeu debout ». Mais, avant de voir
jaillir l’attaque, Élissalde estime qu’il
faudra d’abord en passer par « du
jeu au pied long. Le premier qui tapera trop court donnera à son adversaire la possibilité de relancer ou de
contrer ». Triste. « Non, réaliste,
assure-t-il avant de regretter : au
moins, dans l’hémisphère Sud, les
arbitres donnent coup franc pour
une faute au sol, ça permet de dynamiser le jeu. Alors que, dans le Nord,
c’est pénalité... »
Baby
(Clermont)t)
(Cl
Noir
Bleu
Noir
« ON RESTE FRILEUX. » Yannick
Jauzion, habituel capitaine de Toulouse, entré en début de seconde
période, samedi face à Clermont,
qualifie ainsi le manque d’engagement de son équipe. Pas par peur des
Clermontois, plus saignants et
agressifs que les Toulousains, mais
du coup de sifflet arbitral : « À cause
du risque d’être pénalisés, on n’ose
pas s’engager franchement dans le
soutien offensif. » Le paradoxe
continue donc. L’adoption des nouvelles règles (censées favoriser globalement attaquants et relanceurs)
et le plus strict arbitrage des rucks
(censé favoriser le jeu debout) désignaient le Stade Toulousain comme
le principal bénéficiaire, dans le
Top 14, de ces changements.
Or, c’est le contraire qui s’est produit. Lassé d’être pénalisé au sol
(18 fois à Montpellier, 14 fois contre
Dax), le staff toulousain a trouvé la
réplique, qui, on l’espère, sera provisoire : faire des Heymans, Poitrenaud, Médard, Jauzion ou autres
Skrela et Élissalde de besogneux
artilleurs ne recherchant, par du jeu
au pied systématisé, qu’à occuper le
terrain de son adversaire et à en
attendre la faute...
S’agit-il d’un temps de double adaptation – des joueurs à la nouvelle
façon d’arbitrer et des arbitres aux
nouvelles consignes qu’ils ont
reçues – ou d’une tendance à plus
long terme ? Jean-Baptiste Élissalde
est du second avis, celui des pessimistes : « Les Anglo-Saxons appellent ça le ping-pong et on l’a vu pendant toutes les compétitions de
l’hémisphère Sud cet été. Les nouvelles règles ont eu pour conséquence de faire jouer beaucoup au
pied. Les deux équipes se renvoient
le ballon en attendant une faute.
C’est triste, mais c’est comme ça ! »
Lui pense que ça va durer et qu’il faudra attendre les fins de match, quand
la fatigue crée des espaces, pour
assister à de nouvelles envolées toulousaines, comme lors des dix dernières minutes face à Biarritz, la
semaine passée.
I TOULON - STADE FRANÇAIS :
QUIPROQUO POUR UN BONUS. – La
pénalité non tentée, de 40 mètres en
face, par Lionel Beauxis à la dernière
minute de Toulon - Stade Français
(13-19), permettant aux Varois
d’empocher le point de bonus
défensif, a fait jaser ce week-end.
On a parlé de « cadeau » fait par
Christophe Dominici, l’entraîneur
adjoint parisien, à son ancien club.
Mais les images de Canal +, diffusées
le lendemain, sont sans équivoque.
À la fin du match, furieux, Dominici
s’est tourné vers les caméras,
hurlant : « Tu leur diras : c’est
cadeau » à deux reprises. Où on
comprend qu’il n’a pas digéré,
notamment, la bagarre générale
avant la mi-temps. Le coach parisien
souhaitait que Beauxis tente ce but
et n’a pas entendu Mourad Boudjellal
lui demander : « Ne la tente pas,
Christophe. » Et Boudjellal, persuadé
– il nous l’a confirmé hier – que
Dominici l’a entendu, de lui dire :
« Merci. » Mais il ne s’agissait pas
d’un « cadeau » de « Domi » qui,
calmé, confiera plus tard : « La
décision leur appartient (aux
joueurs). Après le match qu’ils ont
sorti, ils (les Toulonnais) méritaient le
point de bonus défensif. » – A. R.
I ÉQUIPE DE FRANCE : LES DEUX
TESTS EN NOUVELLE-ZÉLANDE
LOCALISÉS. – La France disputera
ses ses deux tests contre
les All Blacks en juin 2009 à Dunedin
(le 13) et Wellington (le 20). Les
Bleus joueront le premier test de leur
histoire à Dunedin. Ces choix sont
guidés par les travaux à l’Eden Park
et à Christchurch, en vue de la Coupe
du monde 2011.
I ANGLETERRE : RETOUR
GAGNANT POUR WILKINSON,
BETSEN TOUJOURS AVEC LA
RÉSERVE DES WASPS. – Jonny
Wilkinson, de retour hier à la
compétition avec Newcastle, a inscrit
vingt-deux des trente-deux points
(100 % de réussite pour deux
transformations, cinq buts et aussi un
drop) de son équipe, victorieuse de
Northampton. De son côté, Serge
Betsen, remis d’une blessure au
genou droit, est annoncé dans le
groupe de la réserve des Wasps qui
joue aujourd’hui contre Worcester.
I LA NOUVELLE-ZÉLANDE ACCUSE
L’AUSTRALIE D’ESPIONNAGE. –
Au lendemain de sa victoire sur
l’Australie (28-24) samedi, la
Nouvelle-Zélande, vainqueur du
Tri Nations, a accusé les Wallabies de
l’avoir espionnée la veille du match.
Selon l’entraîneur adjoint des All
Blacks, Steve Hansen, une chaîne de
télévision australienne, Channel
Seven, est parvenue vendredi à
filmer l’entraînement du capitaine,
pour lequel le huis clos avait été
décrété. Selon Hansen, un membre
de l’encadrement australien a admis
auprès d’un homologue néo-zélandais
avoir eu accès à ces images pour
étudier le jeu des All Blacks. L’équipe
australienne ainsi que la chaîne de
télévision ont, de leur côté, démenti
ces accusations.
13
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
! TOP 14
RUGBY
« Ça fait du bien »
LAURENT MAZAS,
co-entraîneur de Dax, est
soulagé par la première victoire
de la saison de son équipe.
C’est un plus dans la relation parce
que nous savons que quand il y aura
des difficultés, nous pourrons compter les uns sur les autres. Le fait
d’avoir joué ensemble nous facilite
aussi les choses. On s’inspire parfois
de coaches que nous avons côtoyés
mais, surtout, nous partageons les
mêmes certitudes sur le jeu.
– Justement, quels sont les
grands principes du jeu dacquois cette saison ?
– D’abord que les joueurs prennent
du plaisir sur le terrain. On a gagné
grâce à notre enthousiasme et notre
envie de jouer. Nous allons donc
poursuivre dans cette voie. Après ce
que l’on a vu face à Castres, notre
acharnement à défendre, la gestion
du match et des éléments, tout ceci
fut très positif et encourageant.
– Vous recevez Biarritz vendredi soir. C’est un match particulier pour vous, le staff. Allezvous mobiliser les joueurs sur
ce thème ?
– Je crois qu’ils ne sont pas trop
concernés. Peut-être qu’entre nous,
il y aura une petite arrière-pensée
avant le coup d’envoi. Sinon, l’objectif pour les joueurs sera de gagner
face à une équipe qui joue le haut du
tableau. On connaît le jeu du BO, qui
semble avoir évolué et joue davantage. Il est peut-être plus dangereux
que les saisons passées, mais aussi
plus friable en défense. »
Au lendemain de la victoire de l’US Dax à Castres (19-11), Laurent
Mazas a passé hier une journée de repos en famille. Le co-entraîneur
landais, heureux d’avoir enfin gagné, revient sur l’exploit de la 4e journée de Top 14, qui éloigne son équipe, 11e, de la zone de relégation.
« QUEL REGARD portez-vous
sur votre victoire, samedi à
Castres (19-11) ?
– Ça fait du bien parce que, jusquelà, nos bonnes prestations n’avaient
pas été récompensées. Samedi, dans
le vestiaire, il y avait un mélange de
joie et de soulagement. Contre Paris,
nous perdons largement (31-9), mais
il y avait les prémices de quelque
chose. À Toulouse, c’était déjà beaucoup mieux (32-25). Et contre Montpellier (9-6), on doit carrément
gagner.
– Quel a été le discours du staff
pour enrayer cette spirale et
convaincre les joueurs qu’il y
avait un coup à faire à Castres ?
– Les joueurs devaient d’abord être
sûrs de leur force. On avait montré de
belles choses dans la défaite les journées précédentes, il fallait simplement que le travail commence à
payer. Nous, entraîneurs, en étions
persuadés.
– D’où votre joie mesurée ?
– Pour le moment, nous n’avons
gagné qu’un match, donc rien n’est
acquis. C’est bon de sortir de la zone
rouge quand on regarde le classement, mais ça n’est que symbolique,
surtout après quatre journées. Il
aurait été déplacé de sauter de joie si
tôt dans la saison.
– Quelles ont été les clés de ce
succès ?
– On a fait une grosse première
demi-heure où on a réussi à contrer
leur puissance physique. On a su
mettre du rythme et on vire à la
pause avec seulement quatre points
de retard. Avec le vent pour nous en
seconde mi-temps, on a bien su gérer
le match et fini par l’emporter.
« Notre acharnement
à défendre »
– Surtout votre buteur,
Antoine Vignau-Tuquet, a trouvé sa cible, contrairement à ses
prédécesseurs.
– Ça peut arriver à tout le monde
d’avoir un jour sans, même à de très
bons buteurs comme David Bortolussi ou Maxime Petitjean. Alors
c’est vrai que nous avons eu plus de
réussite, samedi dernier, même si au
niveau des rebonds favorables, on
n’a toujours pas plus de bol (rires).
– Lièvremont-MilhèresMazas, c’est un trio de vieux
copains mais qui est tout neuf
en entraînement. Comment se
passe la collaboration ?
– Tous les matins, on fait du covoiturage pour venir de Biarritz. Il y a
aussi Olivier Rieg (le préparateur
physique qui vient lui aussi du BO).
On en profite pour parler de rugby et
parfois d’autre chose. Ça permet
d’évacuer un peu la pression. Déjà du
temps où nous portions les couleurs
de Biarritz, nous avions des affinités.
RENAUD BOUREL
CASTRES, STADE
PIERRE-ANTOINE, SAMEDI. –
Insaisissable, le centre
dacquois Gavin Williams,
auteur d’un essai, a été le
bourreau des Castrais de
Ludovic Michaud qui tente
ici de le stopper.
(Photo Laurent Frezouls/Iconsport)
PRO D 2 (2e journée)
Le Racing se rassure
dans l’attitude, on s’est rattrapés.
Sans abnégation, tu ne peux pas t’en
sortir en Pro D 2 et 90 % des équipes
jouent là-dessus. Le jeu viendra
après. » Ces vertus, le Racing les a
démontrées en fin de match. Juste
après avoir perdu une mêlée sur son
introduction dans ses 22 mètres, le
pack a su bousculer les Rochelais lors
de la mêlée suivante et Jérôme Fillol
put perturber la sortie de balle de
Benjamin Ferrou (77e). La charnière
parisienne a d’ailleurs pleinement
donné satisfaction, Andrew Mehrtens ne ratant qu’un but et Fillol se
montrant tranchant. « L’important
dans ce match, c’était les qualités
mentales. On s’est reconcentrés sur
l’engagement. Je suis satisfait, on
peut construire là-dessus. Il y a eu
une bonne gestion de notre charnière. Mais difficile de dire qu’on
Stade Charles-Mathon. Temps gris. Pelouse souple. 6 000 spectateurs environ. Arbitre :
M. Raynal (Roussillon).
OYONNAX : 4 E, Naves (27e), Charrier (46e), Montagnat (58e), Tian (80e) ; 4 B (19e, 33e,
39e, 53e), 3 T (46e, 58e, 80e), Montagnat.
BOURG-EN-BRESSE : 1 E, Rokodiva (22e) ; 1 B, J.-B. Dambielle (12e).
Cartonsjaunes. – Bourg-en-Bresse : Frenet (39e, faute technique), Hourcade (68e, antijeu).
Évolution du score : 0-3, 3-3, 8-3, 8-8, 11-8, 14-8 (mi-temps), 19-8, 21-8, 24-8, 29-8,
31-8, 36-8, 38-8.
OYONNAX : Tian–Montagnat, Charrier (cap.) (Aït-Issad, 75e), Dumitru (N’Goma, 50e),
Naves–(o) Bouillot, (m) Authier (Campeggia, 59e)–Adamou, Brignoni (Marth, 72e), Baradat–Naufahu (Baclet, 65e), Nemecek–Menotti (Ashvetia, 46e), Tébani, Minassian
(Rapant, 46e). Entraîneurs : Ch. Urios, O. Nier.
BOURG-EN-BRESSE : Staniforth–Bailey, Truelove (Boulanger, 53e), Frenet, Rokodiva
–(o) J.-B. Dambielle (Manguelin, 61e), (m) Ducrozet (Cowley, 61e)–Ch. Laffitte, Vacheret
(Maignien, 71e), Zouhair–Aurignac (cap.) (Flanquart, 65e), Carpentier (P. Laffite,
45e)–Zimmerman, Maignien (Hourcade, 48e), Mutapcic (Magnan, 61e). Entraîneurs :
J. Anturville, J.-P. Boisson.
AGENDA
MERCREDI 17 SEPTEMBRE
I TOP 14 (5e journée).
I ANGLETERRE (3e journée). – Bristol-Sale.
I LIGUE CELTE (3 e journée). –
Connacht-Glasgow, Édimbourg, Scarlets,
Ulster-Newport, Leinster-Ospreys.
I CURRIE CUP (12e journée). – Western Province-Griquas.
SAMEDI 20 SEPTEMBRE
I TOP 14 (5e journée).
I PRO D 2 (3e journée). – La RochelleAuch, Lyon-Tarbes, Narbonne - RacingMétro, Agen-Oyonnax, Aurillac - Bordeaux-Bègles (18 h 30).
I ANGLETERRE (3e journée). – Gloucester-Harlequins, London Irish-Bath,
Northampton-Wasps, Worcester-Leicester.
I LIGUE CELTE (3e journée). – Munster-Cardiff.
I CURRIE CUP (12e journée). – ValkeSharks, Boland-Lions, Cheetahs-Blue
Bulls.
DIMANCHE 21 SEPTEMBRE
I PRO D 2 (3e journée). – Bourg-enBresse - Albi, Grenoble-Pau (15 heures) ;
Colomiers-Béziers (15 h 15, en direct sur
Sport +).
I ANGLETERRE (3e journée). – Saracens - Newcastle.
I LIGUE CELTE (2e journée). – Munster-Dragons.
Photo Lahalle Pierre / L’Équipe TV
monte en puissance après seulement
deux journées », avançait prudemment Pierre Berbizier. Ses joueurs ne
grillent pas les étapes. « Avec la
défaite à Lyon, on est tombés de
haut. Là, on repart d’en bas et on
monte les marches une à une, compare Fillol. On a besoin de travailler
les liaisons entre avants et troisquarts, mais il y a déjà l’exigence de
marquer des points au classement,
alors on se précipite. On va aller à
Narbonne grappiller quelque chose
mais on a besoin de matches, de
matches, de matches… » C’est par
le rabâchage et la patience que semblent passer la fin des tourments
matinaux de David Gérard et des
troubles identitaires de l’autre club
de la capitale.
AURÉLIEN BOUISSET
SAMEDI
Auch- Narbonne ......................... 21-16
Tarbes- Aurillac .......................... 15-16
Albi- Grenoble ............................ 26-19
Pau - Agen .................................. 27-15
Bordeaux-Bègles- Béziers .......... 24-12
Colomiers- Lyon ............................ 20-6
HIER
Racing-Métro- La Rochelle ........... 12-9
Oyonnax- Bourg-en-Bresse .......... 38-8
Bonus : Tarbes (1), Narbonne (1), Grenoble (1), La Rochelle (1), Oyonnax (1).
Classement
Pts J. G. N.
— ———
1. Bord. Bègles .. 8 2 2 0
2. Aurillac......... 8 2 2 0
3. Grenoble...... 6 2 1 0
4. Pau .............. 6 2 1 1
5. La Rochelle. 5 2 1 0
6. Albi .............. 5 2 1 0
7. Oyonnax ...... 5 2 1 0
8. Agen ............ 4 2 1 0
9. Colomiers .... 4 2 1 0
10. Lyon............. 4 2 1 0
11. Racing-M. 92.. 4 2 1 0
12. Auch ............ 4 2 1 0
13. Tarbes ......... 3 2 0 1
14. Narbonne..... 3 2 0 1
15. Béziers ........ 2 2 0 1
16. Bourg-en-Bresse . 1 2 0 0
P.
—
0
0
1
0
1
1
1
1
1
1
1
1
1
1
1
2
p.
—
49
27
50
42
39
32
50
45
26
24
21
37
21
22
27
26
c.
—
30
21
32
30
24
30
38
43
37
29
27
46
22
27
39
63
B.
—
0
0
2
0
1
1
1
0
0
0
0
0
1
1
0
1
Ce soir, Eugène Saccomano et ses chroniqueurs
vous accueillent sur L’Équipe TV.
Les experts du foot sont sur
PROCHAINE JOURNÉE. – Samedi
20 septembre, 18 h 30 : La RochelleAuch ; Lyon-Tarbes ; Narbonne Racing-Métro ; Agen-Oyonnax ; Aurillac - Bordeaux-Bègles. Dimanche
21 septembre, 15 heures : Bourgen-Bresse - Albi ; Grenoble-Pau.
15 h 15 : Colomiers-Béziers (Sport +).
Disponible sur
LUNDI 15 SEPTEMBRE 2008
, le câble, par ADSL et sur www.lequipe.fr
PAGE 13
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
Stade Yves-du-Manoir. Temps magnifique. Pelouse excellente. 3 000 spectateurs environ. Arbitre : M. Bessot (Limousin).
RACING-MÉTRO 92 : 4 B, Mehrtens (11e, 14e, 32e, 59e).
LA ROCHELLE : 3 B, B. Dambielle (38e, 48e, 71e).
Remplacements temporaires. – Racing-Métro 92 : Mehrtens par Dubois (41e-48e) ;
Héhéa par Chkaidze (74e-80e).
Évolution du score : 3-0, 6-0, 9-0, 9-3 (mi-temps) ; 9-6, 12-6, 12-9.
RACING-MÉTRO 92 : Ward – Gaugau, Chavancy (Valbon, 59e), Goosen, Vakaola –
(o) Mehrtens (Dubois, 79e), (m) Fillol – Russell, Chkaidze (Héhéa, 50e), Leo'o – Raiwalui
(cap.), Gérard (Van Der Merwe, 59e) – M. Coetzee (C. Smith, 69e), Festuccia (Diomandé,
65e), Tuugahala. Entraîneurs : P. Berbizier, S. Manix.
LA ROCHELLE : B. Dambielle – Morel (Boboul, 74e), Fior (Devade, 59e), Roux, Ninard –
(o) Tales, (m) Ferrou – Jacob, De Pauw (cap.) (Carmignani, 62e), Vaquin – Grobler, McGowan – Leupolu (J. Garcia, 74e), Pani (Bares, 59e), Bordoy (Humbert, 26e). Entraîneurs :
S. Milhas, D. Daricarrere.
38-8 (14-8) BOURG-EN-BRESSE
I LIGUE. – Séminaire, à Biarritz.
VENDREDI 19 SEPTEMBRE
LA ROCHELLE
Bleu
Rouge
OYONNAX
RACING-MÉTRO 92 12-9 (9-3)
Jaune
Bleu
Jaune
LE RÉVEIL de David Gérard sera
plus doux ce matin. Le deuxièmeligne parisien n’aura pas à revivre le
moment de panique qui l’a saisi hier
à la lecture du classement de Pro D 2.
Il y découvrait avec effroi le Racing
avant-dernier et s’alarmait déjà :
« Imagine qu’on reste à cette
place ! » Aujourd’hui, le club des
Hauts-de-Seine, fort d’une première
victoire dominicale sur La Rochelle,
s’est hissé au 11e rang. Loin de ses
ambitions de montée immédiate.
Mais assez haut pour s’éviter une
crise, déjà. Car la défaite à Lyon
(9-18), pour l’ouverture de la saison,
avait créé l’urgence. Palpable hier
dès la présentation des équipes pour
la première apparition des hommes
de Pierre Berbizier au stade Yves-duManoir : « Et maintenant, la composition d’équipe du… Stade Français ! », s’est écrié le speaker, au
grand étonnement de tout le stade.
Le Racing a fait preuve des mêmes
approximations dans le jeu, gâchant
ses rares occasions d’essai par un
plongeon pénalisé de son pilier Tuugahala (29e) ou par un passage en
touche en bout de ligne (56e). « On
connaît La Rochelle et son jeu de
relance. On ne voulait pas s’exposer
à leurs contres », expliquait Jérôme
Fillol. Les banlieusards ont cherché
leur terrain d’expression dans un
autre domaine : l’engagement physique et la cohésion collective. « Il y a
plein de choses à redire au niveau du
jeu, convenait David Gérard, mais
Tous les lundis à 22 h 45 sur L’Équipe TV
Noir
Noir
Encore brouillons dans le jeu, les Parisiens ont puisé
leur premier succès dans l’engagement.
16
BASKET
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
! CHAMPIONNAT D’EUROPE 2009 HOMMES (qualifications)
On refait l’intérieur
Des grands plus au point
Pour la première fois, l’équipe de France a présenté un scoring plus équilibré
face aux Belges, samedi à Charleroi. Les intérieurs (ailiers-forts et pivots), qui
occupent 40% du temps de jeu (2 postes sur 5), ont eu cette fois un gros
impact en attaque (31 points, Brun 14, Turiaf 8, Giffa 6, Marquis 3, Issa 0).
Pour hausser son niveau, l’équipe de France doit aussi valoriser le jeu offensif de ses grands.
CHARLEROI – (BEL)
de notre envoyée spéciale
ON VERRA LÀ les suites de l’invitation faite aux joueurs : le discours libertaire de Michel Gomez sur les vertus de
la responsabilisation, de l’autogestion
et du dialogue suscite de louables
efforts. On ne s’est jamais autant parlé
dans cette équipe de France, et la
parole ainsi libérée donne des idées à
tout le monde. Celle qui courait samedi
soir, après une laborieuse victoire en
Belgique (65-71), surfait sur la performance remarquée de Stephen Brun
(14 points suivant les stats officielles,
16 selon d’autres observateurs), qui,
en recouvrant confiance et réussite,
avait redonné à la France un impact
offensif intérieur : des points marqués
par un joueur intérieur, ayant leur origine dans la raquette. Ce qui, hormis
un remarquable passage de Ronny
Turiaf en Ukraine (19 pts), n’est pas
arrivé souvent.
De manière générale, les intérieurs
français ne brillent pas par leur prise de
responsabilité aux tirs dans leur zone
d’exercice. Sur les trois premiers
matches, sur les soixante tirs pris en
moyenne par les Bleus, dix-huit seulement sortaient de leurs mains, dont
30 % pris derrière la ligne des 6,25 m !
Et comme tous les postes 4 (ailiersforts) ne sont pas aussi talentueux
dans ce jardin que ne l’était Marc
Salyers – une référence –, le jeu des
intérieurs bleus ne constituait pas franchement une lourde menace. Face aux
Belges, la proportion de tirs venus des
intérieurs n’a que peu varié (15 tirs sur
48), mais seuls trois de ces tirs sont
partis derrière l’arc.
Et des intérieurs qui jouent quand
même un peu dans la peinture, finalement, ça change la vie. Bien sûr, l’arrivée de Sacha Giffa est, de l’aveu même
des deux joueurs et de certains observateurs, une source de bienfait pour
Stephen Brun. Qui y trouve une réelle
compétition à l’entraînement, une stimulation et matière à discussion.
« Avec Sacha, on a beaucoup discuté.
C’est vrai qu’on a un problème à bien
faire vivre l’alternance et à trouver un
équilibre de jeu. Il m’a dit qu’il fallait
que j’arrête de camper derrière la ligne
à trois points, que j’aille plus chercher
des balles à l’intérieur », confiait Stephen Brun. On a vu, avec Ronny en première mi-temps contre l’Ukraine, que
ça pouvait bien fonctionner. Mais
après, on l’oublie. Ce sont des choses
qu’il faut améliorer. »
Les intérieurs
Total
points
Leurs
points
1. France - Belgique
82
24
29,3 %
Turiaf (11)
2. Ukraine - France
77
28
36,6 %
Turiaf (19)
3. Turquie - France
65
14
21,5 %
Turiaf (7)
4. Belgique - France
71
31
43,6 %
Brun (14)
Part des
points marqués
Meilleur
scoreur
Giffa : « Ouvrir le jeu »
Quant à Giffa, il ne démord pas de la
nécessité de mettre plus souvent la
balle à l’intérieur. « J’ai demandé à
Tony (Parker) qu’on fasse ça. Comment les Turcs nous ont battus ? En
donnant la balle à l’intérieur », affirme
l’ailier-fort de Strasbourg. Ronny est
un grand joueur de devoir en NBA,
mais quand il joue avec nous, il faut
qu’il apporte toutes ses qualités athlétiques. Je lui ai dit : “si tu ne prends pas
quinze shoots, ce n’est pas bon pour
nous. Il faut que tu les prennes, que tu
provoques des fautes” et, après, ça va
ouvrir le jeu pour tout le monde. »
L’exercice d’équilibre est évidemment
délicat, avec la présence d’un duo de
scoreurs extérieurs affolant, aimant
avoir le ballon dans les mains : Tony
Parker et Nando De Colo. « On est
dans un contexte où on a deux forts
attaquants, donc moi, j’ai un rôle précis : d’abord prendre des rebonds, et si
je peux avoir quelques ballons,
j’essaye de les exploiter. Faut produire
vite, c’est pas facile, on n’a pas beaucoup de temps », avoue le pivot
Claude Marquis (4 pts en 14 min de
moyenne), qui était le deuxième marqueur de Cholet en Pro A (13,7 pts) derrière De Colo. « À l’intérieur, on est
sans doute moins grands que nos
adversaires, mais on peut exploiter
notre vitesse d’exécution », avance-til encore. Tout ça mériterait sans doute
une autre discussion avant de refaire
l’intérieur.
LILIANE TRÉVISAN
Retour
au calme
CHARLEROI (Belgique), SPIROUDÔME, SAMEDI. – Présent à l’Euro 2007 mais blessé en début de préparation
cette année, le volontaire ailier-fort Sacha Giffa, qui tente de déborder le Belge Sébastien Bellin, a retrouvé
les Bleus pour les matches retour des qualifications.
(Photo Marc Francotte)
L’ÉQUIPE DE FRANCE est arrivée au
Mans à la fine pointe de l’aube, hier,
après un repas au Spiroudôme de
Charleroi et un voyage nocturne en
autocar entre le Hainaut et la Sarthe.
Sa sortie de scène samedi soir, à la
suite du succès arraché à la Belgique
(71-65), ne fut cependant pas de tout
repos. Car la présence conjointe de
Tony Parker et de son épouse Eva Longoria provoqua l’hystérie des Carolos
tout au long de la soirée et connut son
pic après la partie, lorsque le terrain fut
envahi au gong final par des centaines
d’enfants, papiers et stylos en main,
avides d’obtenir l’autographe du capitaine des Bleus.
Littéralement assailli, celui-ci dut être
évacué tant bien que mal par la voie
des gradins et sous escorte vers les vestiaires, tandis qu’une foule plus féminine guettait dans les coulisses la silhouette de l’actrice, ce qui forma un
embouteillage monstre dans une partie de la salle, le tout dans une parfaite
anarchie.
Finalement, le couple et l’équipe de
France au grand complet purent tout
de même dîner au calme dans un salon
du Spiroudôme avant une dispersion
qui sema de nouveau quelque
désordre…
Les Bleus, au grand complet, ont donc
goûté le calme du décrassage programmé hier dans un parc et dans un
centre de remise en forme. Après le
match samedi, Michel Gomez avait
indiqué que Tony Parker « avait été
gêné à l’échauffement par un petit
souci aux cervicales ». Mais hier le
meneur des Spurs avait, selon le staff
de l’équipe de France, retrouvé toutes
ses sensations. Il rejoindra les cercles
aujourd’hui avec ses coéquipiers lors
des deux séances au programme. Eva,
elle, doit revenir mercredi à Antarès.
– Ar. L.
RÉSULTATS
POULE C (4e journée). SAMEDI.
– Ukraine-Turquie, 64-86 ; BelgiqueFrance, 65-71. Classement : 1. Turquie,
8 pts ; 2. France, 6 ; 3. Belgique (+ 11),
5 ; 4. Ukraine (– 11), 5.
PROCHAINES JOURNÉES. – Mercredi
17 septembre : France-Ukraine, au Mans
(19 h, Sport +) ; Turquie-Belgique.
Samedi 20 septembre : France-Turquie,
à Limoges (20 h, Sport +) ; Ukraine Belgique.
NBA
« À moi de faire mes preuves »
in s d
- Photo : FURAX
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6 a n s.
A partir de
NICOLAS ROUÉ
I BESANÇON CONFIRME HAWKINS. – Après une semaine de mise à l’essai
en concurrence avec Keena Young, le club du Doubs a finalement choisi
d’engager l’ailier Justin Hawkins (1,98 m, 23 ans), qui sort juste de l’université
de New Mexico State (18,1 pts en seniors) et a participé à la Ligue d’été de
Las Vegas avec la sélection des Sacramento Kings.
I NANCY : AMAGOU DONNE UN COUP DE MAIN. – Toujours à la recherche
d’un club, le meneur de jeu Pape-Philippe Amagou a participé durant le
week-end au tournoi de Bamberg sous les couleurs du SLUC, avec qui il est
devenu champion de France en juin. Le club lorrain a dû en effet faire face à
un problème d’effectif compte tenu des blessures de Cyril Julian, Victor
Samnick (tous deux touchés aux ischio-jambiers), Jeff Greer (orteil), et de
l’absence de Steed Tchicamboud, en campagne avec l’équipe de France.
I LA HONGRIE À L’EURO. – C’est la Hongrie qui a finalement terminé
meilleur troisième des qualifications pour l’Euro féminin 2009 (7-20 juin en
Lettonie) en devançant l’Ukraine au quotient. La première phase se déroulera
à Liepaja et à Valmiera, la deuxième et la phase finale à Riga.
HOCKEY SUR GLACE ! LIGUE MAGNUS
Les Dragons crachent le feu
Rouen a confirmé son potentiel offensif avec en plus la révélation
du Finlandais Peltola.
ROUEN –
de notre correspondant
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SUS ! À L’ATTAQUE ! C’est encore le mot d’ordre des Dragons de Rouen cette saison. La première journée de la Ligue
Magnus l’a montré. Les champions de France en titre, qui
avaient tourné à une moyenne de six buts par match l’an
dernier en phase régulière, ont battu en Normandie Briançon, le vice-champion (7-4). « Nous voulons toujours présenter à notre public des équipes spectaculaires, qui vont
vers l’avant », dit Guy Fournier, le manager des Dragons.
À l’intersaison, il n’a pas eu à chercher bien loin pour dénicher des artilleurs. Ils étaient déjà là avec le quatuor formé de
Marc-André Thinel, Éric Doucet, Julien Desrosiers et Carl
Mallette. Les quatre meilleurs compteurs de la saison précédente. Les deux premiers nommés sont désormais associés
au Finlandais Mikko Peltola, trente-neuf ans en décembre,
mais technicien hors pair « avec une très bonne vision du
jeu », selon Alain Vogin, l’entraîneur rouennais. Et ça provoque des étincelles. Le trio a fait éclater le verrou haut-alpin
samedi : cinq points pour Thinel dont deux buts, quatre pour
Peltola dont deux buts, quatre pour Doucet dont un but.
« Notre grande force cette année sera encore notre capacité
à marquer », en déduit Alain Vogin, l’entraîneur rouennais.
« Samedi, la première ligne a été très bonne, mais c’est parce
RÉSULTATS
1re journée. – SAMEDI : StrasbourgAmiens, 4-3 t.a.b. ; Neuilly-sur-Marne Tours, 2-4 ; Rouen-Briançon 7-4 ; Grenoble-Chamonix 6-4 ; Épinal-Dijon, 5-2 ;
Morzine-Avoriaz - Angers, 1-2 ; MontBlanc - Villard, 1-3.
Classement : 1. Angers, Grenoble, Épinal, Rouen, Tours, Strasbourg, Villard, 2 ;
7. Amiens 1, 8. Briançon, Chamonix,
Dijon, Mont-Blanc, Morzine-Avoriaz,
Neuilly-sur-Marne, 0
PROCHAINE JOURNÉE. – Samedi 20
septembre : Angers - Neuilly-surMarne (18 h), Amiens-Rouen, Tours Grenoble (20 h), Villard-de-Lans - Strasbourg, Briançon - Épinal,
Chamonix - Mont-Blanc, Dijon - Morzine-Avoriaz (20 h 30).
France - Normandie candidate officielle
aux Jeux Équestres Mondiaux FEI 2014
PAGE 16
qu’elle est déjà dans un bon rythme, alors que sur la deuxième ligne Desrosiers et Mallette relèvent de blessure. »
Néanmoins, la puissance de feu rouennaise s’est longtemps
heurtée à un adversaire qui a mené trois fois au score (0-1,
2-3, 3-4) et n’a cédé qu’après la mi-match. Briançon n’a pas
pu développer son jeu habituel, comme le reconnaît son
coach, Luciano Basile : « Nous avons eu jusqu’à dix blessés
durant le mois d’août. On commence à récupérer les gars,
mais nous sommes très en retard dans notre travail. Ainsi,
nous n’avons pas pu travailler le power-play car quatre
joueurs clés étaient absents. » Briançon n’a pas marqué
samedi en supériorité numérique contrairement à Rouen
(3 buts).
Basile regrette aussi de n’avoir pu tourner avec quatre lignes
après le renvoi au vestiaire de Damien Raux (pénalité de
match) dès la 6e minute. « Nous n’avons pas pu mettre de
rythme », poursuit-il en affirmant que son équipe « a une
grande marge de progression ».
« Nous aussi avons des blessés », renchérit Vogin, qui
attend beaucoup du retour, d’ici à quinze jours, du défenseur
canadien Jean-François David. Car les Rouennais doivent
encore améliorer la protection de leur gardien Ramon Sopko. Seul souci des Dragons, qui ont désormais « beaucoup
de confiance », selon Thinel.
JEAN-FRANCOIS CARS
I MIHALIK CRUCIFIE LES PINGOUINS. – Les Morzinois sont passés tout près
de remporter leur première rencontre à domicile. Face aux Angevins, les
hommes de Stéphane Gros tenaient bien leur court avantage, obtenu à la
demi-heure de jeu avec le but de Laurent Gras. Jusqu’à ce que Pavol Mihalik
sorte de sa boîte, à cinq minutes du terme. Profitant de cinq minutes de
supériorité, le défenseur slovaque débarqué d’Angleterre signait son arrivée
en Ligue Magnus en offrant deux buts décisifs inscrits en quatre minutes à
Florian Hardy, arrivé durant l’intersaison… d’Angers ! – E. Fu.
I SYKKÖ SIGNE SON ARRIVÉE. – Entame réussie des Ours de Villard, avec
une victoire en poche (3-1) sur la glace de Mont-Blanc. Le Finlandais Tomi
Sykkö, arrivé de SM-Liiga et tout juste intégré au groupe, n’a pas chômé en
inscrivant les deux derniers buts isérois. – E. Fu.
I TQO : LES BLEUS À OSLO. – La capitale norvégienne, Oslo, accueillera le
tournoi de qualification olympique où figure l’équipe de France. Les Bleus y
affronteront du 5 au 8 février 2009 la Norvège, le Danemark et un qualifié
connu à l’issue des tournois de pré-qualifications disputés du 6 au
9 novembre.
LUNDI 15 SEPTEMBRE 2008
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
pou
t
G ra uit
heures minimum, il voit que je travaille. Ça, c’est un bon point pour moi.
Je suis là deux heures avant l’entraînement, je pars une heure après.
– Pouvez-vous déjà être assuré
d’un temps de jeu dans cette
équipe ?
– Ils savent qu’ils peuvent avoir
besoin de moi, mais c’est aussi à moi
de faire mes preuves. Si je vais en DLeague (Ligue de développement de la
NBA), ça ne sera que par ma faute,
c’est à moi de tout faire pour ne pas y
Bleu
Rouge
-> " *> <.9=.6+;. !
« QUE RETIREZ-VOUS de votre
Ligue d’été à Las Vegas et de
votre premier contact avec la
NBA ?
– Les deux premiers matches ont vraiment été pour moi ; la découverte de
ce monde, ça a été assez difficile. Le
reste a été bénéfique, j’ai commencé à
intégrer le jeu, à le comprendre. Ça va
venir petit à petit, je ne m’inquiète pas.
– Quelles ont été les consignes
de Portland à votre égard ?
– Pour le moment, on me demande de
donner tout ce que j’ai, à fond, comme
un première année doit le faire et surtout en défense. Ils m’attendent beaucoup sur cet aspect parce que dans
cette équipe-là, il n’y a pas beaucoup
de joueurs qui veulent vraiment avoir
ce rôle-là.
– Quel est le premier bilan tiré
par votre staff depuis votre
signature à Portland ?
– Mon coach (Nate McMillan) est arrivé assez tard parce qu’il était aux Jeux
Olympiques avec la sélection américaine. Mais Kevin Pritchard (le General
Manager) adore mon travail parce que
je suis peut-être le seul à venir deux
fois à la salle par jour, je suis là six
aller. Cela ne serait forcément pas une
punition, beaucoup de très bons
joueurs y sont passés. Et si je dois le
faire, je le ferai.
– En suivant le début des qualifications de l’équipe de France, ne
regrettez-vous pas votre choix
d’avoir fait l’impasse ?
– Bien sûr que si, je regrette. Depuis le
jour où j’ai dit à Michel Gomez que je
ne pouvais pas, je regrette. Moi, je
voulais y être mais je ne pouvais pas,
c’était impossible, Portland ne voulait
pas. Après la draft, j’ai bien demandé à
Portland, ce n’était pas possible. »
Jaune
Bleu
Jaune
Ayant commencé son apprentissage de la NBA cet été, Nicolas Batum
(2,04 m, 19 ans) était ce week-end l’un des parrains du tournoi Adidas
5ive sur le parvis du Stade de France. Le point avec l’ex-Manceau.
Noir
Noir
NICOLAS BATUM, rookie à Portland, multiplie les heures d’entraînement pour
se faire une place dans un effectif déjà très riche.
18
TENNIS
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
! BUCAREST (ATP, terre battue)
Hat-trick pour Simon
FED CUP (finale, terre battue)
Le Français a conservé son titre hier face à Moya (6-3, 6-4) pour sa troisième couronne de l’année.
MADRID –
DANS SA BOUCHE, ça paraît simple :
« J’étais serein, solide. Je maîtrisais.
Un break dans chaque set. » Quand
même, Moya, ancien numéro 1 mondial, ancien vainqueur de Roland-Garros, avec sa grosse patate en coup
droit… « Justement, je l’ai défié dans
la filière coup droit. Et quand il en sortait long de ligne, je contre-attaquais
en revers. » Comme un symbole, c’est
sur un revers gagnant que Simon a
remporté son quarantième match de
l’année (20 défaites) et son troisième
titre après ceux de Casablanca (terre)
et Indianapolis (dur). En deux ans, le
Niçois de naissance, grandi en Île-deFrance et désormais exilé en Suisse, a
porté son total de titres à cinq. Cinq,
c’est aussi son rang dans le classement
des Français les plus titrés de l’ère
open. « Cinq, ajoute son entraîneur
Thierry Tulasne, c’est aussi le nombre
de finales consécutives qu’il vient de
remporter. » Il avait perdu la première
face à Almagro à Valence en 2006
mais, depuis ce loupé initial, il est
infernal en finale. « Et ça, c’est important », reprend « Tutu ». Même si, tête
de série no 2, il n’a fait que rester à sa
place dès lors que le numéro 1
– Richard Gasquet – avait coincé en
demi-finales (battu par Moya). « Je
n’ai fait que tenir mon rang », dit-il
spontanément. Mais il y a eu la
manière : « J’ai fait beaucoup de coups
gagnants. Je ne suis pas resté derrière
ma ligne. Je suis allé vers l’avant. »
Moya n’a pu que constater les dégâts :
« Les conditions avaient changé, rendant les balles plus lourdes. J’avais du
mal à le bouger, mais c’est un type dur
à battre. » Revenait en mémoire cette
remarque faite à Toronto par Federer,
sorti par le Français à la surprise générale : « On a l’impression qu’il ne se
déplace pas vite, mais ce n’est qu’une
impression. »
MARIA SHARAPOVA a remporté
l’Open d’Australie, Elena Dementieva
l’or olympique, Dinara Safina l’argent
et Vera Zvonareva le bronze. Seule
Russe du top 10 privée de titre majeur
cette saison : Svetlana Kuznetsova.
C’est désormais chose faite ! En remportant deux des trois points nécessaires pour remporter la Fed Cup, la
septième joueuse mondiale peut
désormais voir la vie en rose.
Quand elle mena 4-0 hier dans le premier set de la troisième rencontre (la
première de la journée) de cette finale
face à Medina Garrigues, on crut d’ailleurs bien que Kuznetsova allait infliger à l’Espagnole une terrible punition
et donner à la Russie le dernier point
qui lui manquait pour triompher. Mais
Medina Garrigues, beaucoup plus
accrocheuse que face à Zvonareva le
premier jour, aligna cinq jeux de suite
et finit par empocher la première
manche, 7-5. L’espoir, revenu alors
dans le camp des supporters espagnols, fit pourtant long feu. Kuznetsova, digne de son statut de top 10, ne
laissa pas ce changement de scénario
l’affecter. Comme l’an dernier à
Moscou face à l’Italienne Schiavone
dans le troisième simple, où elle avait
perdu déjà le premier set pour rafler les
deux suivants, Kuznetsova reprit le
Tulasne :
« Deux chances sur dix
pour le Masters »
En remportant hier à
Bucarest le 5 e tournoi de sa
carrière (après Marseille et
Bucarest en 2007, Casablanca
et Indianapolis en 2008),
Gilles Simon est devenu le
5 e joueur français le plus
titré, derrière Yannick Noah
( 2 3 t i t r e s ) , G u y Fo r g e t ( 1 1 ) ,
H e n r i L e c o n t e ( 9 ) e t Fa b r i c e
Santoro (6), ex-aequo avec
Cédric Pioline, Thierry Tulasne
et Richard Gasquet.
Par ailleurs, il est également le
5 e Français à remporter au
moins trois titres la même
année, après Yanick Noah, Guy
F o r g e t , T h i e r r y Tu l a s n e e t
Richard Gasquet.
BUCAREST (Roumanie), BNR
ARENAS, HIER. – Gilles
Simon, qui a remporté hier
sa cinquième finale – sur six
disputées – peut jubiler. Il
est, et de loin, le Français le
plus constant et le plus
solide de cette saison 2008.
(Photo Vadim Ghirola/AP)
né tous les moyens pour son épanouissement. Dans presque tous les
tournois, Gilles peut bénéficier d’un
kiné ou d’un préparateur physique. »
Cette machine bien entretenue peut
encore surprendre. « Il a deux chances
sur dix d’accrocher le Masters, estime
“Tutu”, mais il faudra qu’il fasse un
exploit dans l’un des deux derniers
Masters Series. » Pour l’heure, il
pointe à la 12e place du classement de
l’année à 48 points de la huitième. Et
on jurerait que la saga Simon n’est pas
close pour cette année.
PASCAL COVILLE
RÉSULTATS
23 ans, né le 27 décembre 1984 à Nice.
1,80 m ; 65 kg.
Droitier, revers à deux mains.
1 340 000 $, 16-21 septembre). – Jankovic (1), Ivanovic (2), Dementieva (3),
Safina (4), Kuznetsova (5), Radwanska
(6), Hantuchova (7), Chakvetadze (8)
… Cornet, Razzano, Mauresmo,
Bartoli. Tenante du titre : Hingis
(SUI).
I GUANGZHOU (CHN, WTA, dur,
175 000 $, 15-21 septembre). – Zvonareva (1), Schnyder (2), Zeng Jie (3),
Peng Shuai (4), Dulko (5), Govortsova
(6), Parmentier (7), Koryttseva (8) …
Pin. Tenante du titre : Razzano.
I ÉLECTIONS FFT : GACHASSIN TÊTE DE LISTE. – Comme nous l’avions
laissé entendre dans notre précédente édition, Jean Gachassin, vice-président
de la FFT, a été désigné par 25 présidentes et présidents de ligues régionales
ou comités départementaux comme tête de liste du projet FFT 2012 pour
l’élection à la présidence de la FFT, en février. Cette désignation fait suite à la
décision exprimée vendredi par l’actuel président, Christian Bîmes, de ne pas
solliciter un cinquième mandat à la tête de la FFT.
1ÈRE PARTIE :
Changement
de carrière
Dans la dernière manche, la numéro 1
russe s’empara d’entrée du service de
l’Espagnole et s’échappa 2-0, mais elle
vit son avantage annulé par une Medina Garrigues refusant la défaite. À 4-3,
Kuznetsova ravit une fois de plus le service de son adversaire et, cette fois, ne
fut plus rejointe. « La Fed Cup est une
compétition très importante à mes
yeux et je suis très contente de pouvoir
ramener un titre de plus à mon pays,
souligna après coup la Russe. Sur un
plan personnel, je suis évidemment
ravie. En plus, cette victoire en
Espagne (son deuxième pays) marque
le début d’un changement dans ma
carrière. Après de nombreuses années
ici, je vais retourner m’installer en
Russie, à Moscou, et m’entraîner avec
Olga Morosova (finaliste à RolandGarros en 1975). »
Svetlana Kuznetsova quitte donc
l’Espagne pour de bon, tout en empêchant son pays adoptif de toucher ce
trophée qu’il a tout juste eu le droit
d’observer pendant quelques jours.
Sacrés adios !
ELI WEINSTEIN
RÉSULTATS
RUSSIE b. ESPAGNE : 4-0
Samedi : Zvonareva (RUS) b. Medina Garrigues (ESP) 6-3, 6-4 ; Kuznetsova (RUS) b.
Suarez Navarro (ESP) 6-3, 6-1.
Hier : Kuznetsova (RUS) b. Medina Garrigues (ESP) 5-7, 6-3, 6-4 ; Vesnina-Makarova
(RUS) b. Llagostera Vives - Suarez Navarro (ESP) 6-2, 6-1.
(NB : le dernier simple a été annulé après le troisième match décisif pour les Russes.)
Tableau de la Fed Cup 2008
Quarts de finale
Les 2 et 3 février
Israël*
Russie
États-Unis*
Allemagne
Demi-finales
Les 26 et 27 avril
1
4
4
1
Russie*
États-Unis
Chine*
France
Italie*
Espagne
3
2
2
3
Chine*
Espagne
Finale
Les 13 et 14 septembre
3
2
Espagne*
Russie
1
4
0
4
*L’équipe suivie d’un astérisque a reçu.
En gras, les têtes de série.
RÉSULTATS
I BALI (IDN, WTA, dur, 157 000 /, 8-14 septembre). – Finale : Schnyder (SUI) b. Paszek
(AUT) 6-3, 6-0.
I ORLÉANS (Challenger ATP, indoor, 106 500 /, 8-14 septembre). – Finale : Mahut b. C.
Rochus (BEL) 5-7, 6-1, 7-6.
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PAGE 18
LUNDI 15 SEPTEMBRE 2008
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
Classement ATP : 17e.
Meilleur classement : 13e (août 2008).
Palmarès : 5 titres (Marseille
et Bucarest 2007 ; Indianapolis,
Casablanca et Bucarest 2008) ;
1 finale (Valence 2006).
Saison 2008 (40 victoires-20 défaites) :
vainqueur à Indianapolis, à Casablanca
et à Bucarest ; demi-finaliste à Rotterdam
et à Toronto, quart-finaliste à Marseille
et à Nottingham ; 3e tour à l’Open
d’Australie, à Wimbledon et à l’US Open ;
1er tour à Roland-Garros.
Les têtes de série et les Français(es)
engagé(e)s cette semaine.
I COUPE DAVIS (FIT, demi-finales,
19-21 septembre). – ArgentineRussie (Buenos Aires, terre battue).
ARGENTINE : Nalbandian, Del Potro,
Calleri, Cañas ; RUSSIE : Davydenko,
An dree v, Turs unov , Kunits yn.
Espagne - États-Unis (Madrid, terre
battue). ESPAGNE : Nadal, Ferrer,
Verdasco, Lopez. ÉTATS-UNIS : Roddick, Querrey, M. et B. Bryan.
I TOKYO (JAP, WTA, dur,
contrôle de la situation. Un premier
break obtenu à 2-1, tout de suite effacé
par l’Espagnole, fut suivi d’un deuxième, décisif celui-là, à 3-3. Elle boucla cette manche 6-3 sur deux aces.
Bleu
Rouge
Dotation : 370 000 euros
Simple. Finale : Simon b. Moya (ESP) 6-3,
6-4
Double. Finale : Devilder-Mathieu b. Fyrstenberg-Matkowski (POL) 7-6 (7-4), 6-7
(9-11), 22-20.
AGENDA
Gilles SIMON
correspondance spéciale
Jaune
Bleu
Jaune
sion. » C’est la décompression qui est
à l’ordre du jour avec cette coupure de
deux semaines (reprise à Metz le
29 septembre). « Ne rien faire pendant
une bonne semaine et reprendre
ensuite en douceur, confirme-t-il. J’en
ai besoin. Même si je suis rarement
blessé, j’ai quand même, comme tout
le monde, pas mal de douleurs à
gérer. » Il attribue cette immunité aux
grandes blessures à « un ensemble de
choses dont la façon de jouer, l’entretien physique et bien sûr la chance. » Il
est loin le temps du Gillou qui fuyait le
kiné après les matches. « Trois titres
en une année, c’est exceptionnel pour
un Français, note Thierry Tulasne qui
est l’un des quatre autres Tricolores à
avoir réussi cet exploit. C’est le fruit de
beaucoup d’investissement. Et notamment de la FFT qui m’a détaché auprès
de Gilles. Merci au DTN Patrice Dominguez d’y avoir cru et de nous avoir don-
Pour la quatrième fois en cinq ans, la Russie
remporte la Fed Cup.
Noir
Noir
Adoubé par le maître, alors numéro 1
mondial, Simon avait fait définitivement sa rentrée dans le gotha des
potentiels tops 10. Un statut que son
élimination par Del Potro au troisième
tour à Flushing Meadows n’avait pas
remis en question. Avec ce revers relatif, le Masters s’éloignait. « Je ne vais
pas me polariser là-dessus, reprend
l’intéressé quand on l’amène sur le
chemin de Shanghai. Ce n’était pas un
objectif du début de saison. Je n’ai
aucune raison de me mettre la pres-
5
Kuznetsova fait le métier
19
CYCLISME
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
! TOUR D’ESPAGNE (14e étape)
Contador ne laisse rien
RÉSULTATS
Le maillot amarillo s’est de nouveau imposé. En deux étapes dans les Asturies, il a fait basculer la Vuelta.
FUENTES DE INVIERNO –
de notre envoyé spécial
IL N’A PAS PU S’EN EMPÊCHER. Au
lendemain de sa démonstration sur les
vilaines pentes de l’Angliru, Alberto
Contador a remis ça pour transformer
sa traversée des Asturies en triomphe
impérial. Mais, autant samedi l’Espagnol avait prémédité son coup pour
édifier un succès de prestige dans un
lieu mythique, qui le classait parmi les
grimpeurs racés au sein desquels il
aime à se ranger, autant hier il n’avait
pas prévu son coup. « Vu les écarts
déjà faits au classement général, on
n’avait pas besoin d’attaquer, l’objectif était de gérer la journée sans faire
d’efforts, c’est pourquoi on a laissé
partir l’échappée », racontait Alain
Gallopin, le directeur sportif d’Astana.
Oui, mais voilà. Les hommes de Caisse
d’Épargne avaient cravaché dur pour
préparer le terrain à Alejandro Valverde, à la recherche lui aussi d’un succès d’estime montagneux après sa
belle prestation de la veille. Sous leur
action, la fugue de onze hommes sortis
dès les premières bornes, où s’étaient
faufilés Sylvain Chavanel et Damiano
Cunego, expirait dans les premières
rampes de la montée finale. Et c’est en
peloton groupé que les « favoris » (ou
plutôt Contador et les prétendants à la
deuxième place) entamaient les treize
kilomètres qui menaient à Fuentes de
Invierno, une station de ski la première
fois visitée par la Vuelta.
Contador, qui avaient tenu bon. Les
deux coureurs d’Astana ne prenaient
pas un relais et juste avant la flamme
rouge, après avoir demandé la permission à ses directeurs sportifs, Contador
plaçait une accélération terrible qui
manquait d’enrhumer Mosquera.
Comme la veille, il franchissait la ligne
en héros solitaire, bras levés, mimant
un pistolero sans peur mais pas sans
reproche. Car dans un coin de l’aire
d’arrivée, le directeur sportif de Xacobeo ne décolérait pas sur l’attitude
guère élégante du leader d’Astana.
« Ici, les petits ne peuvent pas gagner,
fulminait-il. Ezequiel a attaqué, roulé,
puis Contador vient lui prendre (sic) la
victoire. » Quelques minutes plus tard,
Mosquera avouait : « J’aurais espéré
un peu de compassion de la part des
deux coureurs d’Astana et qu’ils
m’auraient laissé gagner l’étape ».
Gallopin défendait son coureur : « On
n’avait aucune raison de faire un
cadeau à Mosquera. Il reste une
semaine de course, tout ce qu’Alberto
peut prendre pour distancer ses rivaux
est bon à prendre. » À l’issue de cette
seconde étape dans les Asturies, il
venait en effet d’ajouter deux
secondes d’écart sur Leipheimer,
quatre sur Mosquera et vingt sur
Sastre – sans compter les bonifications – à son crédit général et son maillot amarillo brillait plus fort que
jamais. « Je comprends qu’Ezequiel
soit un peu déçu mais j’étais très bien
dans la dernière partie de l’étape, alors
j’ai décidé de saisir l’opportunité.
J’avais envie de faire plaisir à tous ces
fans », insistait Contador à sa descente du podium, sous les vivats
impressionnants d’un fan club déchaîné. Non loin de là, David Moncoutié
s’apprêtait à enfiler un nouveau mail-
lot grenat de meilleur grimpeur. Déjà
vainqueur d’étape dans les Pyrénées, à
Pla de Beret, le coureur de Cofidis avait
franchi la ligne en cinquième position,
devant Sastre (tandis que Gadret terminait 10e) et voyait la vie en rose.
« Les jambes étaient un peu dures
après la journée d’hier, souriait-il, mais
j’avais de bonnes sensations. Je me
suis donné à fond dans la montée
finale pour le maillot. » Il va pouvoir
penser à autre chose. Après le retrait
de Davide Rebellin (en prévision des
Mondiaux de Varèse), le voilà catapulté au neuvième rang au classement
général.
JOSÉ BARROSO
CLASSEMENTS
Moncoutié
dans le top 10
Le premier, Carlos Sastre défiait les
intentions pacifistes des Astana : le
leader de CSC tentait une timide
attaque à six kilomètres du but. Une
chiquenaude inoffensive qu’exploitait
aussitôt Ezequiel Mosquera. Le grimpeur de Xacobeo rappelait comment il
avait pu terminer cinquième de la
Vuelta l’an dernier : à cheval sur son
guidon, gueule ouverte, il s’arrachait
et provoquait la rupture. Juste après la
banderole des quatre kilomètres, il
décrochait Valverde, épaules rentrées,
puis deux cents mètres plus loin Sastre,
qui paraissait s’enfoncer dans sa selle.
Mosquera croyait filer vers la victoire.
C’était sans compter sur Leipheimer et
de notre envoyé spécial
DE RETOUR VERS LE PODIUM, Stéphane Goubert croise Christophe
Moreau, qui lui glisse au passage un
petit mot gentil : « Ça s’approche... »
Oui, mais à trente-huit ans et après
quinze ans de métier, Stéphane Goubert se doutait bien que la partie serait
hier un peu trop difficile. « Je m’étais
déjà mis à 300 % pour revenir sur Sacchi, avouait-il pour commenter ce final
très serré. Et quand j’ai vu Visconti rentrer sur moi, je me suis dit : “dommage”. »
Ce n’est donc pas encore cette fois-ci
que Goubert a levé les bras, lui dont le
niveau n’est pas du tout reflété par son
palmarès, qui reste obstinément
vierge. La faute à un petit manque de
percussion. Deuxième, mais le grimpeur de Montpellier ne désarme pas :
« C’était un peu dur en août après le
Tour de l’Ain (3e) parce que j’avais
beaucoup enchaîné depuis les Quatre
Jours de Dunkerque (début mai).
J’étais fatigué et je me suis un peu
étonné aujourd’hui. » Du coup, il
serait bien partant pour une sélection
pour le Mondial (28 septembre à
Varèse), mais il n’y croit pas tellement.
« Je n’ai pas de nouvelles, donc je suppose que ce n’est pas d’actualité, dit-il,
alors qu’il s’était classé 8e de la Clasica
San Sebastian. Frédéric Moncassin (le
sélectionneur) a peut-être cru que je ne
n’étais pas motivé parce que je n’allais
pas à la Vuelta mais je ne peux pas faire
deux grands Tours tous les ans. »
Sous le soleil du Nord, il n’est pas passé
loin, hier, mais c’était difficilement
jouable au sprint face à Visconti. Avec
un autre Italien, Fabio Sacchi, ils
avaient tous les trois résisté de justesse au retour de quelques-uns de
leurs anciens compagnons au sein
d’un groupe d’une trentaine qui s’était
dégagé à 70 kilomètres de l’arrivée.
Parmi eux, plusieurs jeunes Français
des équipes continentales comme
Jérémy Galland (4e) et Morgan Chedhomme (7e) à Auber 93, Jean-Marc
Bideau et Bastien Delrot dans l’équipe
de Roubaix, très motivée alors que Florian Vachon (20e) réglait le gros peloton pour confirmer sa victoire de jeudi
dans la kermesse belge d’Izegem.
À la sortie, Visconti a logiquement
concrétisé la supériorité des Quick
Step pour remporter sa première victoire de l’année et sa première aussi à
l’étranger. Pour autant, le champion
d’Italie 2007 (2e cette année), maillot
rose pendant huit jours sur le Giro, ne
s’attend guère à être appelé pour
Varèse. « Dans un pays comme l’Italie,
c’est très difficile d’être parmi les neuf
CLASSEMENT
TOUR DE GRANDE-BRETAGNE
Lequatre, enfin
Bakelants, pari réussi
Le Belge n’a pas tremblé hier pour ramener la première
victoire à son pays depuis… Johan Bruyneel en 1990.
de notre envoyé spécial
LA B ELGIQUE, toujours à la
recherche d’un nouveau champion
pour les courses à étapes, va passer
l’hiver à méditer. La « faute » à Jan
Bakelants, vainqueur hier du Tour de
l’Avenir après avoir défendu son Maillot Jaune pendant quatre jours. Sa chevauchée victorieuse mercredi vers Carmaux n’était donc pas un feu de paille,
car ce coureur de vingt-deux ans originaire de la région d’Anvers n’a jamais
tremblé par la suite. Et ce, malgré le
contre-la-montre de 21 kilomètres le
lendemain (9e à 34’’ du vainqueur Taaramae) et l’étape de montagne avanthier dans les Pyrénées où malgré les
séquelles d’une chute, il a fait mieux
que se défendre. « Je ne faisais pas
partie des favoris, résumait-il hier
après-midi, mais je me situais tout de
même au niveau des outsiders. Cette
victoire est un soulagement et une
énorme récompense car le Tour de
l’Avenir est un vrai symbole à mes
yeux. »
S’exprimant dans un français presque
parfait, le Flamand savait qu’il avait
tout à prouver. Sa victoire dans LiègeBastogne-Liège espoirs au printemps
avait été un déclic après des débuts
plutôt timides dans la carrière où il
n’avait jamais pu vraiment exprimer
son talent. « J’avais souvent été blessé
jusqu’à cette année, raconte-t-il. Mes
deux premières saisons ont été difficiles à cause d’une toxoplasmose et
d’un poignet cassé. J’avais même décidé de reprendre mes études car je ne
PHILIPPE BOUVET
GRAND PRIX DE FOURMIES (1.HC, 14 septembre). – 1. Visconti (ITA, Quick Step), les 205 km
en 4 h 26’54’’ (moy. : 46,085 km/h) ; 2. Goubert (AG2R-La Mondiale) ; 3. Sacchi (ITA, Preti Mangimi) ; 4. Galland (Auber 93) ; 5. Pineau (Bouygues Telecom) ; 6. Wynants (BEL, Qst) ; 7. Chedhomme (Aub) ; 8. Hondo (ALL, Serramenti PVC) ; 9. Coutouly (Agritubel) ; 10. Dumoulin
(Cofidis) ; … 12. Bideau (Roubaix-Lille Métropole) ; 15. Edaleine (Alm) ; 17. Delrot (Rlm),
t.m.t. ; 18. Brard (Cof), à 18’’ ; 19. Guesdon (Française des Jeux), à 11’’ ; 20. Vachon (Rlm), à
23’’ ; 21. Chainel (Aub) ; 23. C. Pineau (Alm) ; 25. Bonsergent (Bretagne Armor Lux) ; et le
peloton, m.t.. – 150 partants, 112 classés.
Principaux abandons : Voeckler (Btl) ; McEwen (AUS, Silence-Lotto).
TOUR DE L’AVENIR (9e et dernière étape)
MIREPOIX – (Ariège)
meilleurs et cette victoire arrive peutêtre un peu tard », pense-t-il. À vingtcinq ans, il revendiquerait plutôt des
prérogatives renforcées sur certaines
épreuves où il pourrait exprimer son
punch dans les côtes. « Il y a de bonnes
chances pour que je reste chez Quick
Step », prévient-il alors qu’il a eu des
envies de départ pour devenir un leader à part entière. Mais c’est Paolo Bettini qui s’en irait, et ça change probablement la donne, même si Visconti ne
joue pas encore tout à fait dans la
même cour.
voyais pas d’issue dans le cyclisme. »
Beaucoup dans son pays l’ont même
ignoré, sa progression étant jugée bien
trop lente. Le club de Beveren 2000,
l’un des viviers du cyclisme amateur en
Belgique, ne l’a pourtant jamais lâché
et sa saison ne peut que donner raison
à ses dirigeants. Ses performances au
Tour des Régions Italiennes (9e), au
Tour des Pyrénées (4e), au GP de Waregem (1er) et sa victoire au très difficile
Circuit des Ardennes ont confirmé
qu’ils tenaient là un bon numéro.
« C’est seulement cette année que j’ai
vraiment appris à gagner des courses
et pris confiance », ajoute-t-il
conscient que ce Tour de l’Avenir est le
tournant de sa jeune carrière. « Je sais
que le dernier Belge à l’avoir gagné,
c’est Johan Bruyneel. Ça me fait
bizarre. » C’était en 1990 ! Ce qu’il
sait moins en revanche, c’est que
depuis le Colombien Martin Ramirez
en 1985, aucun coureur non lié par
contrat à un groupe sportif ne s’était
imposé sur cette épreuve qui fut pourtant longtemps réservée aux amateurs, avant de connaître des changements de formule permettant aux
jeunes professionnels d’y avoir accès.
La saison prochaine, Bakelants devrait
découvrir le monde pro sous les couleurs de Topsport Vlaanderen, « à
moins qu’une équipe me propose un
meilleur contrat », tient-il à préciser.
Hier après-midi, sur les routes ariégeoises, il a réussi à contenir ses principaux rivaux, le Portugais Costa ou
encore Arnold Jeannesson, le grimpeur français, auteur samedi d’une
grande performance à Guzet, et à qui il
a manqué 42 secondes pour se parer
de jaune. L’Américain Tejay Vangaderen, qui porte le reste de la saison les
couleurs de Rabobank Continental, a
profité de ce marquage pour s’imposer
en solitaire. Bakelants avait déjà assuré l’essentiel avec une maîtrise digne
d’un Flandrien.
PHILIPPE LE GARS
CLASSEMENTS
e
TOUR DE L’AVENIR (CN Espoirs, 5-14 septembre). – 9 et dernière étape, Seix-Mirepoix : 1.
Vangaderen (USA), les 151,5 km en 3 h 25’14’’ ; 2. Kreder (HOL), à 12’’ ; 3. Caruso (ITA) ; 4.
Geschke (ALL) ; 5. Busato (ITA) ; 6. Gautier (France A) ; 7. Paterski (POL) ; 8. Amador (CRC,
Équipe mixte) ; 9. Docker (AUS, Mix) ; 10. Kibur (EST) ; … 16. Costa (POR) ; 17. Bakelants
(BEL) ; 20. Gallopin (Fra. A) ; 32. Coppel (Fra. A) ; 34. Roux (Fra. A) ; 36. Bouet (France B) ;
42. Jeannesson (Fra. A), t.m.t. ; 53. Kadri (Fra. A), à 28’’ ; 54. Cusin (Fra. B), m.t. – 60 classés.
Classement final : 1. Bakelants (BEL), en 36 h 44’59’’ ; 2. Costa (POR), à 36’’ ; 3. Jeannesson
(Fra. A), à 42’’ ; 4. Coppel (Fra. A), à 1’36’’ ; 5. Amador (CRC, Mix), à 1’57’’ ; 6. Wyss (SUI), à
2’6’’ ; 7. Pantano (COL, Mix), à 2’25’’ ; 8. Vangaderen (USA), à 3’13’’ ; 9. Caruso (ITA), à 3’59’’ ;
10. Stetina (USA), à 4’22’’ ; 11. Koren (SLV), à 5’14’’ ; 14. Roux (Fra. A), à 6’31’’ ; 17. Taaramae
(EST), à 8’5’’ ; 19. Gautier (Fra. A), à 9’32’’ ; 24. Bouet (Fra. B), à 15’9’’ ; 29. Kadri (Fra. A), à
25’24’’ ; 36. Gallopin (Fra. A), à 34’29’’ ; 50. Cusin (Fra. B), à 57’30’’.
Coupe des Nations Espoirs (classement final) : 1. Portugal, 120 points ; 2. Italie, 94 ; 3.
France, 80.
GEOFFROY LEQUATRE a débloqué
son compteur. Passé professionnel en
2002 au Crédit Agricole Espoirs (il a
ensuite couru au Crédit Agricole, puis
chez Cofidis, avant de rejoindre cette
saison Agritubel), l’Orléanais, qui possède une jolie petite pointe de vitesse,
avait jusque-là toujours échoué,
même si une décision de l’UCI devrait
lui attribuer la quatrième étape du Circuit de la Sarthe 2008, le vainqueur
Richeze ayant subi ce jour-là un
contrôle positif. Souvent stoppé par
des chutes, dont la principale en 2005
à Hambourg, qui l’avait laissé avec de
multiples fractures faciales, Lequatre,
vingt-sept ans, a défendu son maillot
pendant trois jours. Tenante du titre
avec Romain Feillu, l’équipe Agritubel
a bien contrôlé, remportant une étape
avec Émilien-Benoît Bergès, lequel
s’emparait du maillot de leader avant
de le céder à Lequatre. « Les gars ont
été à la guerre tous les jours, expliquait
le directeur sportif Emmanuel Hubert.
Ça s’est joué à la pédale et je suis heureux que ça tombe sur “Geo”. Il a
changé sa façon de courir, il est plus
patient et il a pris conscience de ses
qualités. » Lequatre devrait être
ré co m p en sé d e s a ré g u la ri t é
aujourd’hui puisqu’il doit figurer dans
la liste des neuf sélectionnés pour le
Mondial de Varèse.
CLASSEMENTS
TOUR DE GRANDE-BRETAGNE (2.1,
7-14 septembre). – 8e et dernière étape,
Blackpool-Liverpool : 1. Petacchi (ITA,
LPR), les 110 km en 2 h 19’25’’ ; 2. Dean
(NZL, Garmin) ; 3. Hunter (AFS, Barloworld) ;
... 11. Feillu (Agritubel) ; 22. Lequatre (Agr),
t.m.t.
Classement final : 1. Lequatre (Agritubel),
en 27 h 21’49’’; 2. Cummings (GBR, Barloworld), à 5’’ ; 3. Stannard (GBR, équipe nationale), à 14’’; … 9. Bergès (Agr), à 40’’ ;
34. Feillu (Agr), à 16’21’’ ; 45. Bichot (Agr),
à 21’49’’ ; 69. Vogondy (Agr), à 35’3’’.
LUNDI 15 SEPTEMBRE 2008
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Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
FOURMIES – (Nord)
Bleu
Le doyen du peloton français, trente-huit ans, est passé près de sa première
victoire mais l’Italien a été plus rapide.
Jaune
Rouge
Jaune
Goubert tombe sur Visconti
I TOURNANT DIRECTEUR SPORTIF
DE COFIDIS. – Arnaud Tournant, qui
effectue en ce moment sa tournée
d’adieux après sa fin de carrière aux
JO (il a remporté samedi le keirin sur
le vélodrome d’Issoudun face à
Mickael Bourgain et au régional
Kevin Sireau), a annoncé qu’il
devenait directeur sportif du groupe
piste de Cofidis. Benoît Vêtu en
demeure l’entraîneur. Baptême pour
le Nordiste, la première manche de
la Coupe du monde à Manchester
(31 octobre-2 novembre).
I STEEGMANS À HELLEMMES.
– Le Belge Gert Steegmans
(Quick-Step) est la tête d’affiche, ce
soir, du critérium d’Hellemmes, dans
la banlieue de Lille (départ à
18 h 45). Le dernier vainqueur
d’étape sur les Champs-Élysées y
retrouve le champion de France
Nicolas Vogondy, Florent Brard,
Christophe Moreau et Stéphane
Augé. – A. R.
Noir
Bleu
Noir
FUENTES DE INVIERNO (Espagne), HIER. – Alberto Contador
est bien l’homme fort de la Vuelta. Et il n’y a désormais
plus guère que son coéquipier américain Levi Leipheimer
pour lui contester la victoire, dimanche prochain à Madrid.
(Photo Felix Ordonez/Reuters)
GP DE FOURMIES
TOUR D’ESPAGNE (30 août-21 septembre).
– 14e étape, Oviedo-Fuentes de Invierno :
1. Contador (ESP, Astana), les 158 km en
4 h 16’1’’ ; 2. Leipheimer (USA, Ast), à 2’’ ; 3.
Mosquera (ESP, Xacobeao Galicia), à 4’’ ; 4.
Gesink (HOL, Rabobank), à 20’’ ; 5. Moncoutié (Cofidis) ; 6. Sastre (ESP, CSC-Saxo
Bank), t.m.t. ; 7. Bruseghin (ITA, Lampre), à
1’ ; 8. Zaugg (SUI, Gerolsteiner) ; 9. J. Rodriguez (ESP, Caisse d’Épargne) ; 10. Gadret
(AG2R-La Mondiale) ; 11. Valverde (ESP,
Gce), t.m.t…; 15. E. Martinez (ESP, Euskaltel), à 1’40’’; 18. Casar (Française des Jeux),
à 1’59’’ ; 22. Joly (Fdj), à 2’15’’ ; 26. Klöden
(ALL, Ast), à 3’10’’ ; 29. Talabardon (Crédit
Agricole), à 3’32’’ ; 31. Jérôme (Bouygues
Telecom), à 3’58’’ ; 41. Bonnaire (Btl), à
5’38’’ ; 44. Cunego (ITA, Lam), à 6’1’’ ; 48.
Dupont (Alm), à 7’8’’ ; 49. Hinault (CA), à
7’30’’ ; 61. Sy. Chavanel (Cofidis), à 10’49’’.
– 150 partants, 150 classés.
Non partant : Rebellin (ITA, Gst).
Classement général : 1. Contador (ESP,
Astana), en 55 h 56’58’’ ; 2. Leipheimer (USA,
Ast), à 1’17’’ ; 3. Sastre (ESP, CSC-Saxo
Bank), à 3’41’’ ; 4. Mosquera (ESP, Xacobeo
Galicia), à 4’35’’ ; 5. Gesink (HOL, Rabobank),
à 5’49’’ ; 6. Valverde (ESP, Caisse d’Épargne),
à 6’’ ; 7. J. Rodriguez (ESP, Gce), à 6’11’’ ;
8. E. Martinez (ESP, Euskaltel), à 8’56’’ ;
9. Moncoutié (Cofidis), à 9’32’’ ; 10. Zaugg
(SUI, Gerolsteiner), à 10’1’’ ; 11. D. Moreno
(ESP, Gce), à 10’36’’ ; 12. Bruseghin (ITA,
Lampre), à 10’56’’ ; 13. Van Goolen (BEL,
CSC), à 16’8’’ ; 14. Roche (IRL, Crédit Agricole), à 19’31’’ ; 15. Gadret (AG2R-La Mondiale), à 20’8’’ ;... 20. Casar (Française des
Jeux), à 23’17’’ ; 21. Klöden (ALL, Ast), à
23’47’’; 24. Sy. Chavanel (Cof), à 27’55’’ ;
25. Cunego (ITA, Lam), à 28’12’’ ; 32. Talabardon (Crédit Agricole), à 42’20’’ ;
36. Dupont (Alm), à 46’24’’ ; 51. Joly (Fdj), à
56’54’’.
AUJOURD’HUI. – 15e étape : Cudillero-Ponferrada (194 km).
I TOUR DE POLOGNE (PT, 14-20 septembre). – 1re étape, c.l.m. par équipes à
Varsovie : 1. CSC-Saxo Bank (DAN), les 4 km
en 4’6’’ ; 2. Liquigas (ITA), à 3’’ ; 3. Caisse
d’Épargne (ESP), à 4’’ ; 4. Rabobank (HOL), à
6’’ ; 5. Lampre (ITA), m.t. ; ... 9. Française
des Jeux, à 8’’ ; 11. Cofidis, à 10’’ ; 13. Crédit Agricole, à 12’’ ; 15. Bouygues Telecom, à 13’’ ; 18. AG2R-La Mondiale, à 21’’.
Classement général : 1. Bak (DAN, CSCSaxo Bank), en 4’6’’ ; 2. F. Schleck (LUX,
CSC) ; 3. Cancellara (SUI, CSC) ; 4. A. Schleck
(LUX, CSC) ; 5. Larsson (SUE, CSC), t.m.t.
AUJOURD’HUI. – 2e étape : Plock-Olsztyn
(232 km).
I TOUR DU MISSOURI (2.1 [USA],
8-14 septembre). – 6e étape, Hermann St Charles : 1. Cavendish (GBR, Columbia),
les 155 km en 3 h 32’25’’ ; 2. Dominguez
(CUB, Toyota) ; 3. Huff (UDA, Jelly Belly) ; ...
10. Vandevelde (USA, Garmin), t.m.t.
Classement général : 1. Vandevelde (USA,
Garmin), en 19 h 26’20’’ ; 2. Rogers (AUS,
Columbia), à 18’’ ; 3. Tuft (CAN, Symmetrics),
à 48’’.
AUJOURD’HUI. – 7e et dernière étape : circuit à Saint Louis (120 km).
I TOUR DE NUREMBERG (1.1 [ALL],
14 septembre). – 1. Greipel (ALL, Columbia),
les 143 km en 3 h 6’41’’ ; 2. Kocjan (SLV,
Perutnina) ; 3. Radochla (ALL, Els Haus),
t.m.t.
I VTT – COUPE DU MONDE (9e et dernière
manche, Schladming [AUT], 14 septembre). –
HOMMES : 1. Sauser (SUI), en 1 h 57’56’’ ;
2. Hermida (ESP), à 19’’ ; 3. Alvarez (ESP), à
1’9’’ ; ... 19. Tempier, à 5’49’’ ; 25. Péraud, à
7’33’’ ; 49. Ravanel, à 12’7. Abandon :
Absalon. FEMMES : 1. Wloszczowska (POL),
en 1 h 26’42’’ ; 2. Kalentieva (RUS), à 37’’ ;
3. Premont (CAN), à 1’5’’ ; ... 12. Rode, à
4’58’’ ; 17. Enaux, à 8’42’’ ; 26. Krasniak, à
10’37’’.
Coupe du monde 2008 (classement final) :
HOMMES. 1. Absalon, 1 340 pts ; 2. Sauser
(SUI), 1 195 ; 3. Hermida (ESP), 1 064 ; ...
12. Ravanel, 682 ; 13. Péraud, 576.
FEMMES. 1. Premont (CAN), 1 580 pts ;
2. Pendrel (CAN), 1 243 ; 3. Fullana (ESP),
1 060 ; ... 18. Rode, 550 ; 20. Enaux, 493 ;
23. Leboucher, 405.
20
ATHLÉTISME
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
! FINALE MONDIALE
Des femmes d’honneur
Par une température hivernale, ces dames ont magnifiquement bouclé l’été, à l’image de Vlasic et de Jelimo, impériales.
STUTTGART –
de notre envoyé spécial
Nicolas HERBELOT
[email protected]
L’ENVERGURE ET LE CHARISME
du géant jaune et vert Usain Bolt ont
vampirisé la scène athlétique depuis
le printemps. Mais, alors que la Fédération internationale fête les quatrevingts ans de présence des femmes au
plus haut niveau (depuis les JO de
1928), ces dames ont profité de
l’absence du Jamaïquain pour se faire
justice, hier, lors de la deuxième journée de la Finale mondiale et donc la
dernière de l’été des synthétiques.
Elles ont eu d’autant plus de mérite à
sortir de l’ombre qu’il leur a d’abord
fallu s’extirper de conditions climatiques improbables en cette saison,
par 11 oC après le glaçant crachin de la
veille. Tout en huant copieusement
leur maire pour la disparition très prochaine de la piste de la Mercedes-Benz
Arena au profit du seul football, les
vingt mille courageux fans d’athlétisme présents hier à Stuttgart lorgnaient d’ailleurs avec envie la HansSchleyer Halle, toute proche.
La palme du jour revient à Blanka Vlasic, s’enveloppant dans une couverture entre deux sauts et ne retirant son
bas de survêtement que pour son troisième essai à 2,01 m, franchis avec
l’orgueil d’une championne hors du
commun. Stuttgart lui permet de boucler une année 2008 chargée de vingtquatre concours, tous à 2 mètres ou
plus, pour vingt-deux victoires et deux
terribles échecs, pour l’or olympique à
Pékin et pour le jackpot de la Golden
League à Bruxelles. Cruel.
Deux autres drôles de dames ont
dégusté leur plat de vengeance très
froid ce week-end. Déjà lauréates respectives des 200 m (en 22’’50) et
5 000 m samedi, Sanya Richards
(athlète féminine de l’année en 2006)
et Meseret Defar (qui lui avait succédé
l’an passé) en ont repris une ration sur
400 m et 3 000 m hier. L’Éthiopienne
(3e du 5 000 m à Pékin) a profité de
l’absence de sa compatriote et rivale
la plus intime la double médaillée d’or
olympique Tirunesh Dibaba pour
mettre un peu de baume sur ses plaies
à l’âme. L’Américaine (également 3e
du 400 m en Chine) s’est, elle, fait une
joie de régler la Britannique Christine
Ohuruogu sans coup fléchir sur le tour
de piste.
En 10’’94, Fraser
défie le freezer
« C’était beaucoup plus important
pour moi de remporter le 400 m que
le 200 m, convenait Richards. Mais
bon, tout est relatif, la course qu’il
fallait remporter cet été, c’était à
Pékin, et c’est Christine, qui répond
toujours présent lors des grands
Championnats, qui l’a gagnée. Moi,
je la voulais tellement que j’ai voulu
trop bien faire. C’est très dur à digérer mais, maintenant, je pense déjà à
Berlin l’an prochain. » De fait, il est
plus facile de se projeter vers demain
quand on veut oublier hier.
Pamela Jelimo n’en est pas là.
L’athlète de Kapsabet (ville d’origine
entre autres de Wilson Kipketer
jadis), inconnue au début de l’année,
a écrasé le 800 m féminin cet été
alors qu’elle découvrait à peine la
distance. Invaincue en quinze
courses en 2008, séries comprises,
elle a couru hier à sa main dans un
remarquable chrono, 1’56’’23, qui
demeurera pourtant son moins bon
en Europe cette saison. Une semaine
après avoir empoché le million de
dollars de la Golden League, Jelimo
doit maintenant réfléchir à la suite.
On lui promet le plus vieux record du
monde de l’athlétisme, celui de Jarmila Kratochvilova (1’53’’28 en
1983), elle s’interroge sur sa fortune.
« Elle a beaucoup d’idées, mais elle
n’a pris encore aucune décision car il
faut qu’elle soit très précautionneuse dans ses investissements »,
explique son manager, Marc Corstjens. Nul doute qu’au pays, où le
champion olympique du marathon
Samuel Wanjiru vient d’être cambriolé, les vautours tournent.
En l’absence de lièvres sur le demifond, Jelimo a dû abandonner, hier,
la performance du jour à une sprinteuse, une autre inconnue il y a
encore un an. En 2007, Shelly-Ann
Fraser avait plafonné à 11’’31 sur
100 m. Cet été, le petit bolide au
gabarit insignifiant (1,60 m pour
52 kg) a apporté l’une des pierres les
plus étranges à l’édifice doré de la
DÉCASTAR
Kravchenko et
Fountain s’imposent
MALGRÉ UNE MÉTÉO CLÉMENTE, le Décastar de
Talence n’a pas donné lieu à des performances record.
Sans doute que les corps des spécialistes des épreuves
combinées sont aussi au bout du rouleau, comme celui
de Natalya Dobrynska, la championne olympique de
l’heptathlon, seulement troisième. En tête à l’issue de la
première journée, le Jamaïquain Maurice Smith et la Britannique Kelly Sotherton n’ont pu contrer les retours du
Biélorusse Andreï Kravtchenko, déjà vainqueur l’an passé, et de l’Américaine Hyleas Fountain, médaillée
d’argent à Pékin.
Côté français, Romain Barras termine troisième après
avoir frôlé la catastrophe au disque avec ses deux premiers essais nuls. Pour se remettre dans le sens de la
marche, l’athlète entraîné par Jean-Yves Cochand a
ensuite égalé son record personnel à la perche (5,05 m).
Présent à Talence, Ladji Doucouré, qui fut champion
d’Europe juniors du décathlon en 2001, a évoqué une
participation à ce rendez-vous en « 2009 ou 2010 ».
« Cela me démange toujours de ne pas pouvoir le faire,
a-t-il déclaré. Cela fait plus de trente ans que le Décastar
existe, tous les grands champions sont passés par là,
même ceux qui ne faisaient pas du décathlon, comme
Jean Galfione (en 1996). J’espère faire partie de ces personnes-là. »
RÉSULTATS
RÉSULTATS
HOMMES. Décathlon : 1. Kravchenko (BLR), 8 312 pts ; 2. Smith
(JAM), 8 220 ; 3. R. Barras, 8 172. FEMMES. Heptathlon :
1. Fountain (USA), 6 473 pts ; 2. Sotherton (GBR), 6 439 ;
3. Dobrynska (UKR), 6 429 ; ... 8. Collonvillé.
Des amis pour la vue
L’APRÈS
Sur la piste, les athlètes déficients visuels et leur guide ne forment plus qu’un.
La réussite passe par cette osmose.
MATCH
ILS COURENT PRESQUE comme des
frères siamois. Quand l’un attaque du
pied droit, l’autre pose son pied
gauche. Mêmes appuis, même foulée,
même rythme. Comme si l’image d’un
athlète en pleine course se reflétait
dans un miroir d’un bout à l’autre de la
piste. Les sportifs déficients visuels et
leur guide forment des couples étonnants, liés par une fine corde, parfaitement synchronisés. « On se connaît
depuis dix ans », explique Aladji Ba,
totalement aveugle depuis l’âge de
cinq ans suite à un cancer de la rétine.
Son guide, Denis Augé, s’entraîne avec
lui de six à huit fois par semaine, peaufinant les moindres détails de leur
coordination. « Le plus difficile, c’est la
synchronisation. Quand j’ai rencontré
Denis, je n’étais pas encore très fort
techniquement, il a fallu travailler
environ un an pour être bien en
phase. »
« Il faut s’adapter à la foulée de
l’athlète, précise Denis Augé, agent de
la RATP de profession, guide d’Aladji
par passion. Il faut avoir les mêmes
appuis au même moment, côte à côte.
Au début, c’était pas évident, car on a
une grande différence de taille. Ça m’a
obligé à réduire ma foulée, et lui a dû
MARDI
augmenter la sienne. Et le guide doit
aussi donner la meilleure trajectoire
possible, c’est très important. »
« L’athlète est maître du bateau, mais
c’est le guide qui peut choisir de relancer ou pas. C’est comme si chacun faisait sa course de son côté, et que les
deux courses individuelles se croisaient », explique Aladji Ba.
Entre les deux hommes, une cordelette
sert de courroie de transmission. Ba
décode : « C’est la position du bras et
de la corde qui fait tout. Si la corde se
tend, je me rapproche de Denis. Pour
les virages, je sens son épaule contre la
mienne, et je sais qu’il faut virer. Les
seules informations qui passent par la
voix, c’est lorsqu’on peut rattraper
quelqu’un, ou qu’on risque de se faire
dépasser. » Dans ces cas-là, un
« allez » bien senti, voire un petit coup
de bras vers l’avant suffisent à faire
passer le message. « Il doit franchir la
ligne avant moi, avec au moins trois
centièmes d’avance. Aux Championnats d’Europe 2005, je le jette sur la
ligne, et on gagne grâce à ça ! », se
souvient Augé.
Parfois, la machine s’enraye : athlète
pas en forme, guide sur les rotules, le
moindre grain de sable peut perturber
cette harmonie. « À Paris en 2003, au
Stade de France, devant 70 000 spectateurs... », commence Denis Augé.
« C’était drôle et pathétique à la fois !,
s’exclame Aladji Ba, sans laisser à son
guide le temps de raconter l’histoire. Je
n’étais pas bien du tout, ce jour-là. On
prend un départ correct, mais les
120 derniers mètres furent probablement les plus longs de ma vie. On était
tellement mal qu’on a fini complètement désynchronisés. Franchement,
on ne pouvait pas faire pire. » « En
2005, je sortais de blessure, parvient à
raconter Denis Augé. Au premier tour,
ça allait, mais en demi-finales, je n’en
pouvais plus ! Pour moi, ça a été très
dur. Ça peut arriver malgré notre différence de niveau. »
Deux athlètes
de haut niveau
Car être guide signifie aussi se plier aux
contraintes du haut niveau. Quand
l’athlète progresse, le guide doit
s’améliorer aussi, pour garder une
meilleure performance. Dans le cas
d’Aladji et de Denis, l’écart entre leur
meilleur chrono respectif sur 400 m est
de deux secondes. Denis Augé a un
niveau national, et le statut d’athlète
de haut niveau grâce à son rôle dans
les courses de Ba. « Quand on gagne,
pour moi, c’est “on” gagne. Les gens
oublient un peu que pour en arriver là,
je n’ai pas couru tout seul. Mais pour
les statistiques, c’est moi qui ai gagné.
Ils considèrent qu’on peut courir avec
n’importe qui », regrette Aladji Ba.
« S’il y a des problèmes de dernière
minute, l’organisateur d’une course
peut effectivement fournir un guide,
précise Augé. Mais c’est un peu limite,
une heure d’échauffement avant la
course ne suffit pas pour s’adapter l’un
à l’autre. »
Dans le cas d’Aladji Ba et de Denis
Augé, qui sillonnent les pistes internationales ensemble depuis 2002, la
communion va bien au-delà des
stades. « On partage plein de choses
en dehors de l’athlétisme », affirme
Aladji. Des moments de vie en compétition, mais aussi en vacances pour les
deux compères dont la complicité va
bien au-delà du sport. Et pour le guide,
le lien est devenu tellement fort que
c’est presque lui qui se sentirait un peu
perdu sans Aladji. « Maintenant, j’ai
du mal à courir seul. Quand je le fais,
j’ai l’impression qu’il me manque
quelque chose. »
SÉVERINE BARDON
Le Fur en argent contente
PAS ENCORE VINGT ANS, et
deux médailles d’argent pour les
premiers Jeux de Marie-Amélie Le
Fur. Après le saut en longueur,
c’est sur 100 m que l’étudiante en
STAPS a décroché son deuxième
podium, à un tout petit centième
de la plus haute marche (13’’73
contre 13’’72 à l’Américaine
Holmes). La jeune femme, amputée d’un tibia suite à un accident
de scooter en 2004, confirme son
début de carrière prometteur chez
les seniors. Championne du
monde juniors de sprint sur 100 et
200 m, elle avait déjà réalisé de
belles performances aux Mondiaux 2006, décrochant un triplé
argenté sur 100 m, 200 m et longueur. – Sév. B.
DEMAIN
EN VENTE
Et retrouvez chaque vendredi,
L’AVANT-MATCH, avec la présentation de
tous les matches du week-end.
PÉKIN, STADE
OLYMPIQUE, HIER. –
Licenciée à Tours,
Marie-Amélie Le Fur
(à gauche), qui fêtera ses
vingt ans le
26 septembre, a
remporté hier sur 100 m,
sa deuxième médaille
d’argent pékinoise.
(Photo Eugene Hoshiko/AP)
PAGE 20
LES MÉDAILLES FRANÇAISES
D’HIER
Florence Gravellier et Arlette
Racineux, bronze en tennis, double
(la finale du double hommes a été
interrompue puis reportée d’une journée en raison d’un orage).
Julien Casoli, Pierre Fairbank,
Alain Fuss et Denis Lemeunier,
bronze en athlétisme, 4 × 400 m
(fauteuil).
Marie-Amélie Le Fur, argent en
athlétisme, 100 m.
Assia el-Hannouni, argent en athlétisme, 1 500 m.
Laurent François, argent en
escrime, fleuret.
Olivier Donval et John Saccomandi, bronze en cyclisme, tandem sur
route.
Fabrice Meunier, argent en tir à
l’arc, tir classique debout.
13 France
7
20
12
39
LUNDI 15 SEPTEMBRE 2008
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
JEUX PARALYMPIQUES
Bleu
STUTTGART (Allemagne), MERCEDES-BENZ ARENA, HIER. – Blanka Vlasic a bravé la fraîcheur souabe pour terminer la saison sur
une victoire, une nouvelle fois à plus de 2 m.
(Photo Jean-Pierre Durand)
I TAHRI RESPECTE MEKHISSI. – Bouabdellah Tahri,
critiqué pour son mutisme par Mahiedine
Mekhissi-Benabbad, a précisé hier qu’il « respectait »
le vice-champion olympique surprise du 3 000 m
steeple. « C’est un athlète de volonté et de talent.
C’est le leader du demi-fond français. Je n’ai rien
à lui reprocher, mais je n’ai pas d’atomes crochus
avec lui. Il apporte quelque chose de nouveau dans
la discipline. C’est dommage qu’on lui salisse sa
médaille olympique. » Tahri, cinquième aux Jeux, fait
référence aux doutes qui ont accompagné
la deuxième place de son cadet à Pékin.
Jaune
Jaune
Rouge
FEMMES
J 100 m (+ 0,3 m/s) : 1. Fraser (JAM),
10’’94 ; 2. K. Stewart (JAM), 11’’06 ; 3. Hooker (USA), 11’’06.
J 400 m : 1. S. Richards (USA), 50’’41 ;
2. Ohuruogu (GBR), 50’’83 ; 3. N. Williams
(JAM), 51’’30.
J 800 m : 1. P. Jelimo (KEN), 1’56’’23 ;
2. J. Jepkosgei (KEN), 1’58’’41 ; 3. Okoro
(GBR), 1’58’’64.
J 3 000 m : 1. Defar (ETH), 8’43’’60 ;
2. V. Cheruiyot (KEN), 8’44’’64 ; 3. J. Kiptoo
(KEN), 8’47’’65.
J 400 m haies : 1. M. Walker (JAM),
54’’06 ; 2. Rabtcheniouk (UKR), 54’’92 ;
3. T. Williams (USA), 55’’16.
J Hauteur : 1. Vlasic (CRO), 2,01 m ;
2. Chicherova (RUS), 1,99 m ; 3. Hellebaut
(BEL), 1,97 m.
J Triple saut : 1. Pyatykh (RUS), 14,78 m
(+ 0,6 m/s) ; 2. Lebedeva (RUS), 14,63 m
(+ 0,6 m/s) ; 3. Sestak (SLO), 14,63 m
(+ 0,4 m/s).
J Poids : 1. Vili (NZL), 19,69 m ; 2. Kleinert
(ALL), 19,42 m ; 3. Gonzales (CUB), 18,55 m.
J Disque : J 1. Barrios (CUB), 64,88 m ;
2. Grasu (ROU), 62,48 m ; 3. Brown-Trafton
(USA), 62,23 m.
Noir
Bleu
Noir
HOMMES
J 200 m (– 0,1 m/s) : 1. Buckland (MAE),
20’’57 ; 2. Hession (IRL), 20’’58 ; 3. Christian
(ANT), 20’’61.
J 1 500 m : 1. H. Keitany (KEN), 3’37’’92 ;
2. A. Kiprop (KEN), 3’37’’93 ; 3. Willis (NZL),
3’38’’22.
J 5 000 m : 1. E. Soi (KEN), 13’22’’81 ;
2. M. Kipsiro (OUG), 13’23’’02 ; 3. M. Kogo
(KEN), 13’23’’37.
J 110 m haies (– 1,3 m/s) : 1. Oliver (USA),
13’’22 ; 2. Svoboda (RTC), 13’’33 ; 3. R. Wilson (USA), 13’’54.
J 3 000 m steeple : 1. P.K. Koech (KEN),
8’5’’35 ; 2. E. Kemboi (KEN), 8’15’’32 ;
3. R. Mateelong (KEN), 8’16’’05 ; … 7. Tahri,
8’18’’28.
J Longueur : 1. Lapierre (AUS), 8,14 m
(+ 0,6 m/s) ; 2. Al-Sabee (ARS), 8,13 m
(+ 1 m/s) ; 3. Al-Khuwalidi (ARS), 8,04 m
(+ 0,7 m/s).
J Perche : 1. Miles (USA), 5,80 m ; 2. Walker (USA), 5,70 m ; 3. Mazuryk (UKR), 5,60 m.
J Javelot : 1. Vasilevskis (LET), 86,65 m ;
2. Thorkildsen (NOR), 83,77 m ; 3. Pitkämäki
(FIN), 81,64 m.
J Marteau : 1. Kosmus (SLO), 79,99 m ;
2. Pars (HON), 79,37 m ; 3. Murofushi (JAP),
78,99 m.
Jamaïque, portant son record à
10’’78 en finale des Jeux. Hier, Fraser
a confirmé dans le freezer, en 10’’94
par 11 oC ! On se demande, vingtquatre heures après les 9’’87 mouillées de Powell, quelques minutes
après la victoire de son autre partenaire d’entraînement, la championne olympique Melaine Walker
sur 400 m haies, ce qui coule de si
chaud dans les veines des élèves du
coach Stephen Francis. – N. H.
21
MOTO
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
! MOTOGP – GRAND PRIX D’INDIANAPOLIS
Un ouragan nommé Rossi
Dans des conditions dantesques, le pilote Yamaha a signé une victoire qui le rapproche de son huitième sacre mondial.
INDIANAPOLIS – (USA)
de notre envoyé spécial
POLE-POSITION, meilleur tour en
course et victoire, Valentino Rossi n’a
laissé aucune miette à ses adversaires
hier, dans un Grand Prix d’Indianapolis de folie qui restera dans toutes les
mémoires. Jusqu’à la dernière
minute, la course fut d’ailleurs tout
près d’être annulée tant les conditions de piste étaient devenues épouvantables. Un déluge s’abattit sur
l’ovale d’Indy peu avant le départ,
mais il en aurait fallu plus pour décourager les dix-neuf héros du MotoGP.
Et ce n’était rien en comparaison de
ce qu’ils allaient essuyer peu après la
mi-course. À ce moment-là, Valentino
Rossi avait déjà raflé les commandes
de la course à Nicky Hayden, le local
hero.
Derrière eux, c’était la débandade,
Casey Stoner avait rendu les armes
peu après le feu vert, n’offrant qu’une
faible résistance à Rossi. Dans un
brouillard d’eau, le champion du
monde en titre, qui allait finalement
se classer quatrième, vit s’éloigner
devant lui ses derniers et minces
espoirs de conserver sa couronne.
Mais pour Rossi, devancer le pilote
Ducati ne suffisait pas car il voulait
mettre du panache à son succès.
Agostini effacé
des tablettes
Sans relâcher son effort et dans un
grand numéro de funambule, il fondit
sur son compatriote Andrea Dovizioso, puis s’attacha ensuite à régler son
compte à Nicky Hayden. Prenant le
temps d’étudier son rival tout en
maintenant sur lui la pression, il n’eut
besoin que d’une seule attaque pour
prendre le meilleur sur l’ancien champion du monde. Elle fut tranchante,
imparable et l’Américain, soutenu par
son public, tenta de résister pour la
forme, mais il ne put rien faire face à
l’ouragan Rossi imperméable aux
conditions météo devenues dantesques. Une véritable tempête
s’abattit en effet sur le circuit, des
bourrasques de vent commencèrent à
tout emporter, tentes, parapluies,
chapeaux, panneaux, la pluie redoubla de violence au point que la direction de course prit la sage décision
d’arrêter les frais à huit tours de la fin.
« Je suis très heureux, car cette victoire je la voulais et je suis vraiment
allé la chercher. Les conditions de
course étaient très difficiles et la moto
fut très dure à contrôler, je me suis
d’ailleurs fait deux ou trois chaleurs.
Dans ces conditions, ce fut une
grande victoire et elle est surtout très
importante dans l’optique du titre
mondial », confia le prodige italien
juste après sa descente du podium où
il était monté entouré de Nicky Hayden, son dauphin, et de Jorge Lorenzo, troisième, qui conclut sa saison en
trombe.
Avec ce soixante-neuvième succès
dans la catégorie phare, Valentino
Rossi entre définitivement dans la
légende puisqu’il efface des tablettes
son prestigieux compatriote Giacomo
Agostini. Et cette septième victoire de
la saison lui offre quasiment son huitième titre mondial, un sacre qui
devrait avoir lieu dès le prochain
Grand Prix du Japon, le 28 septembre
à Motegi.
RÉSULTATS
J MOTOGP. – 1. Rossi (ITA, Yamaha), les
20 tours en 37’20’’095 (moy. :
135,508 km/h) ; 2. Hayden (USA, Honda), à
5’’972 ; 3. Lorenzo (ESP, Yamaha), à 7’’858 ;
4. Stoner (AUS, Ducati), à 28’’162 ; 5. Dovizioso (ITA, Honda), à 28’’824 ; 6. Spies (USA,
Suzuki), à 29’’645 ; 7. Guintoli (Ducati), à
36’’223 ; 8. Pedrosa (ESP, Honda), à 37’’258 ;
9. Vermeulen (AUS, Suzuki), à 38’’442 ; 10. De
Angelis (SAN, Honda), à 42’’437 ; 11. West
(AUS, Kawasaki), à 47’’179 ; 12. Elias (ESP,
Ducati), à 55’’962 ; 13. De Puniet (Honda), à
57’’366 ; 14. Hopkins (USA, Kawasaki), à
58’’353 ; 15. Edwards (USA, Yamaha), à
1’00’’613 ; 16. Capirossi (ITA, Suzuki), à
1’5’’620 ; 17. Nakano (JAP, Honda), à
1’5’’854 ; 18. Toseland (GBR, Yamaha), à
1’7’’968 ; 19. Melandri (ITA, Ducati), à
1’21’’023.
Championnat du monde (après 14 GP) :
1. Rossi, 287 pts ; 2. Stoner, 200 ; 3. Pedrosa,
193 ; 4. Lorenzo, 156 ; 5. Dovizioso, 129 ; 6.
Vermeulen, 117 ; 7. Edwards, 109 ; 8. Hayden,
104 ; 9. Nakano, 87 ; 10. Elias, 86 ; 11. Capi-
rossi, 86 ; 12. Toseland, 85 ; 13. Guintoli,
56 ; 14. De Angelis, 55 ; 15. Melandri, 48 ; 16.
De Puniet, 43 ; 17. Hopkins, 41 ; 18. West,
41 ; 19. Spies, 20 ; 20. Hacking, 5 ; 21. Okada,
2.
J 250 CM3. – Course annulée en raison
d’une pluie trop abondante.
J 125 CM3. – 1. Terol (ESP, Aprilia), les
16 tours en 29’51’’350 (moy. :
135,563 km/h) ; 2. Espargaro (ESP, Derbi), à
1’’708 ; 3. Bradl (ALL, Aprilia), à 3’’984 ; 4.
Redding (GBR, Aprilia), à 4’’277 ; 5. Cortese
(ALL, Aprilia), à 4’’413 ; 6. Marquez (ESP,
KTM), à 4’’454 ; 7. Corsi (ITA, Aprilia), à
6’’261 ; … 10. Di Meglio (Derbi), à 12’’251 ;
14. Talmacsi (HON, Aprilia), à 24’’651 ; 16.
Cluzel (Loncin), à 35’’432 ; 26. Masbou
(Loncin), à 1’21’’880 ; 28. Carrillo (Honda), à
1’22’’159, etc.
Championnat du monde (après 13 GP). –
1. Di Meglio, 192 pts ; 2. Corsi, 167 ; 3. Talmacsi, 149 ; … 32. Masbou, 1.
Prochaine épreuve : Japon (Motegi), le
28 septembre.
I GP 125 : DI MEGLIO DÉÇU. – Dixième hier, Mike Di Meglio était déçu de sa
course. Après son prometteur deuxième temps des essais, le leader du Championnat 125 visait au moins le podium à Indianapolis. Mais, alors qu’il figurait dans le
groupe de tête, le moteur de son Aprilia donna des signes inquiétants de faiblesse.
Pour corser le tout, un gros souci avec sa poignée de gaz l’obligea à couper son
effort. « Dommage, c’est une course ratée alors que je pouvais prendre de gros
points, confia-t-il. Mon moteur ne fonctionnait pas et alors que je figurais dans la
paquet de tête, ma poignée de gaz est restée bloquée à fond dans un virage. J’ai
pris tout de suite l’embrayage pour éviter de chuter et j’ai tapé sur la poignée pour
la débloquer. Dans l’affaire, j’ai perdu une bonne poignée de secondes et le
contact avec le groupe. Mais bon, il reste encore quatre courses et je suis toujours
en tête du Championnat. » Mike compte en effet encore 25 points d’avance sur
son principal rival pour le titre, l’Italien Simone Corsi, septième d’un Grand Prix
stoppé avant son terme en raison de la pluie.
PIERRE-HENRI POTHERAT
I ROSSI A DIT NON. – Quand la
direction de course sortit le drapeau
rouge pour interrompre la course à huit
tours du but, Rossi fut encore le premier à monter au créneau pour empêcher le GP de reprendre pour accomplir
les derniers tours réglementaires. Il fut
soutenu dans sa démarche auprès de
Carmelo Ezpeleta, le patron de la Dorna, par Casey Stoner son grand rival au
titre mondial.
INDIANAPOLIS (États-Unis), HIER. – En s’imposant sous le déluge dans le premier Grand Prix d’Indianapolis de
l’histoire, Valentino Rossi est quasiment assuré de coiffer une huitième couronne mondiale. (Photo A.J. Mast/AP)
I CROSS : CHAMPIONS SANS SURPRISE. – Tyla Rattray (KTM 250) et David
Philippaerts (Yamaha 450) ont logiquement décroché à Faenza (Italie) leur
premier titre mondial. Désireux néanmoins d’assurer leur sacre, les deux
pilotes ont respectivement laissé la victoire du jour à Tommy Searle en MX 2
et Max Nagl en MX 1. Retardé par une chute en première manche et un
départ exécrable en seconde, Nicolas Aubin (Yamaha 250) a, de son côté,
assuré sa troisième place au mondial MX 2, tandis qu’en MX 1 Sébastien
Pourcel a abandonné dans les deux manches alors qu’il avait été une fois
encore le plus rapide aux essais. – P. H.
ENDURANCE – BOL D’OR
Suzuki intouchable
Kawasaki et Yamaha
au tapis
On a pourtant cru qu’un beau duel
entre la « Suz » no 1 et la Kawasaki
allait contenter les insomniaques.
Rapides, dans le bon rythme, les Verts
sont restés longtemps au contact, à
moins d’un tour. Avant trente minutes
fatales de 23 h 30 à minuit. Les trois
pilotes Nigon, Silva et Mazuecos
allaient chuter chacun leur tour, laissant les deux Suzuki s’installer définitivement aux commandes. « C’est un
problème récurrent, constatait le boss
Christian Bourgeois, stigmatisant le
pilotage. Le matériel est performant, la
moto tourne comme une horloge, ça
ne peut pas continuer comme ça. Il faudra prendre des mesures au niveau des
BFGoodrich
Rallye IRC des Asturies
pilotes. » Pour l’instant, seul le Français Erwan Nigon semble intouchable.
Mais si la « Kawa » est tombée la première fois, ce n’était pas dû à une
erreur de pilotage mais bien à une
confusion au niveau des pneus pluie et
intermédiaires avant et arrière, donc à
une erreur technique…
Le tenant du titre, la Yamaha du GMT
94 (Gimbert-Checa-Plater), autre prétendant sérieux à la victoire, ne pourra,
lui, même pas accuser le ciel pour
expliquer sa 6e place. Enfin, pas tout à
fait. Ce fut d’abord une question de
malchance (radiateur percé par un
petit caillou) avant d’être une histoire
de météo (deux chutes sur piste
humide en fin de nuit). On ne peut pas
dire que ces incidents aient attristé
Matthieu Lagrive. « J’ai entendu que
le GMT allait nous casser les c… parce
qu’il est en Superbike, balançait-il
assez énervé. Les gens parlent trop et
feraient mieux de bosser dans leur
coin. » Un vainqueur n’est pas toujours content.
VINCENT GARCIA
RÉSULTATS
1. Philippe-Lagrive-Da Costa (Suzuki-SERT no 1), 747 tours en 24 heures ; 2. Costes-Dietrich-Four (Suzuki-SERT no 2), à 6 tours ; 3. Jerman-Martin-Giabbani (SLV, AUS, Yamaha-Austria Racing Team), à 9 tr ; 4. Silva-Mazuecos-Nigon (ESP, ESP, Kawasaki-Team France), à 14 tr ;
5. Gowland-Teuchert-Cudlin (GBR, ALL, AUS, Yamaha-Phase One Endurance), à 15 tr ; 6. Gimbert-Checa-Plater (ESP, GBR, Yamaha-GMT 94), à 16 tr, etc. – 36 classés.
Championnat du monde d’Endurance (après 5 épreuves) : 1. Philippe-Lagrive-Da Costa,
109 points ; 2. Jerman-Martin-Giabbani, 65 ; 3. Costes-Dietrich-Four, 63 ; 4. Silva-MazuecosNigon, 57, etc.
Victoire
en Espagne
BATEAUX ! TROPHÉE CLAIREFONTAINE
Valence est bien en Suisse
pour les pneumatiques
BFGoodrich !
L’Helvète Luc Dubois a remporté le Trophée des champions devant
un Charbonnier percutant et un Peyron inconstant.
de notre envoyé spécial
C’EST UN FAIT AVÉRÉ : sur le plan
d’eau de Valence, il y a de fortes
chances que ce soit un bateau flanqué
du pavillon rouge à croix blanche qui
s’impose. Ce fut le cas par le passé en
Class America, avec en particulier la
victoire d’Alinghi sur Team-New-Zealand lors de la Coupe de l’America
2007 ; ce le fut de nouveau hier avec
celle du Suisse Luc Dubois et de ses
deux équipiers-compatriotes (PierreYves Jorand et Yves Detrey) au terme
du Trophée des champions.
Deuxièmes samedi à 3 points du leader
d’alors, Loïck Peyron, les Helvètes ont
été de loin les plus brillants au cours
des trois ultimes régates. Comme à
l’accoutumée dans cette compétition,
la victoire finale s’est jouée lors de la
dernière manche. Inconstant dès le
début de journée, Peyron s’était fait
rattraper au général, non seulement
par Dubois mais aussi par le médaillé
olympique de Pékin, Nicolas Charbonnier, ces trois skippers pouvant du
coup rafler le gros lot. Le départ de
l’ultime run fut déterminant. Peyron,
enfermé en milieu de peloton, ne parvenait pas à s’en extraire alors que
Dubois jaillissait en tête avec Charbonnier derrière. Et si les Suisses réussissaient une manche impeccable, coupant la ligne en faciles vainqueurs, les
Français se faisaient peu à peu remonter, perdant toute chance de gagner
l’épreuve dès leur première participation. « Cela a été serré jusqu’au bout et
c’est une vraie délivrance de gagner
ainsi, s’exclamait Dubois aux anges. Et
finalement le plus dangereux a été
Charbonnier, très régulier. S’il revient
un jour dans ce Trophée, il sera dur à
battre ! » « On a bien régaté, c’est
l’essentiel, répondait le jeune médaillé
de bronze en 470. On s’est appliqués à
naviguer simplement et cela a payé
même en ayant découvert la régate sur
I CAP ISTANBUL : EN ROUTE VERS LA SARDAIGNE. – Les
vingt-neuf solitaires ont pris le départ hier à la mi-journée de
la première étape de la Cap Istanbul, entre Nice et Cagliari,
en Sardaigne (370 milles). Gildas Mahé
(Le Comptoir-Immobilier), en tête à l’issue du parcours côtier,
fut le plus prompt à quitter les Alpes-Maritimes. La flotte des
Figaro Bénéteau se préparait à vivre une étape technique le
long des côtes de la Corse. Route directe ou option ouest, les
jeux étaient ouverts. Un schéma tactique compliqué qui ne
devrait pas déplaire à Nicolas Troussel (Financo), vainqueur
de la Solitaire du Figaro 2008. – D. P.
cata à cette occasion. » Fataliste, Peyron accusait le coup sans rancune, plus
heureux de s’être bien amusé que déçu
de ne pas avoir ajouté une huitième
victoire au Clairefontaine. Plus malchanceuse était Claire Leroy. Victime
d’un chavirage lors de la première
régate dominicale, la double championne du monde de match-racing
était transportée à l’hôpital, son tibia
ayant violemment percuté la bôme lors
de la cabriole. Heureusement, la fracture suspectée n’était qu’un énorme
hématome qui ne devrait pas éloigner
longtemps des bateaux la jeune
femme.
*Prenez le contrôle - MRM Worldwide - Crédit photos Dppi
VALENCE – (ESP)
PHILIPPE JOUBIN
CLASSEMENT
Classement général : 1. Dubois (SUI), 60
pts ; 2. Charbonnier, 55 ; 3. Peyron, 55 ; 4.
Dick, 46 ; 5. Baird (USA), 40 ; 6. Desjoyeaux, 39 ; 7. León (ESP), 36 ; 8. Leroy,
17.
I ROUTE DES ÎLES : DERUELLE ET SOUBEN
COURONNÉS. – Ultime manche de la saison
comptant pour le Championnat de France des
équipages, la Route des Îles a été remportée samedi
à Porquerolles par Dimitri Deruelle. Le skipper
d’Elcimaï - Ville-de-Marseille a devancé Ronan Dréano
(Nouvelle-Calédonie) et Daniel Souben
(Courrier-Dunkerque). Le titre de champion de France
est toutefois revenu à l’équipage dunkerquois de
Souben, lauréat du Tour de France à la voile en juillet
dernier devant... Deruelle et Dréano.
LUNDI 15 SEPTEMBRE 2008
PAGE 21
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
POUR LE SUSPENSE, on repassera.
Ce 72e Bol d’Or n’aura duré « que »
huit heures et demie. Le temps pour
Suzuki, sept victoires depuis huit ans,
de s’installer en tête pour ne plus être
rejoint. Si on était méchants, on dirait
même qu’il n’a duré qu’une heure jusqu’à ce que la SERT no 1 de PhilippeLagrive-Da Costa prenne les commandes. Ça ne serait pas tout à fait
juste pour la concurrence. Mais ça ne
serait pas non plus rendre hommage
au travail du Suzuki Endurance Racing
Team qui, après les 24 Heures du
Mans, s’est offert un nouveau doublé
dans la Nièvre pour coiffer un quatrième titre mondial avant même le
dernier rendez-vous de Doha en
novembre prochain.
« Vous croyez que c’est facile ?,
s’emportait gentiment Dominique
Méliand, le patron du team, après
avoir célébré la victoire comme si
c’était la première. Je claque des
doigts et on gagne ? Non, c’est une
somme de boulot considérable avec
une équipe motivée et compétente. Il
ne faut jamais rien laissé passer. » Au
terme d’un week-end sans accroc, ce
fut le soulagement. Surtout pour Julien
Da Costa, victime de chutes ici l’année
dernière et également au Mans :
« J’avais envie de tout arrêter. Là, je
suis heureux. On a bien géré en pre-
nant zéro risque. » D’autres, sous la
pluie, en ont trop pris. Dans la Nièvre,
elle a joué son rôle d’arbitre. Entre les
premières gouttes vers 20 heures
samedi et la franche averse jusqu’au
milieu de la nuit, l’hécatombe a bien eu
lieu.
Bleu
Rouge
Jaune
de notre envoyé spécial
Jaune
MAGNY-COURS –
Noir
Bleu
Noir
Comme aux 24 Heures du Mans, l’écurie nippone a réalisé le doublé
à Magny-Cours. Sans être inquiétée.
22
AUTOMOBILE
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
! FORMULE 1 – GRAND PRIX D’ITALIE
Eclipse de stars
Les quatre prétendants au titre mondial n’ont guère eu l’occasion de briller lors de ce Grand Prix.
Hamilton :
« Limiter les dégâts »
« J’AI FAIT UNE BONNE COURSE
et je remontais le peloton à vitesse
grand V lorsque la piste était trempée. Si la pluie avait continué, je suis à
GP d’Italie
7e
peu près certain que j’aurais pu
Championnat
gagner en étant parti de la quinzième
points position. Mais dès que le tracé a
Avant Monza : 1
séché, mes pneus ont surchauffé et je
pts
t
Après Monza
me suis retrouvé sous la menace de
Webber. Mais bon… Aujourd’hui
Tendan
(hier), il s’agissait avant tout de limiStable
ter les dégâts et je quitte Monza avec
deux points, tout en conservant la
première place du Championnat. Enfin, je tiens à féliciter Sebastian Vettel
pour sa première victoire. Je sais quelle saveur cela a ! »
Lewis
HAMILTON
Massa :
« Content malgré tout »
« JE PARS 6e, JE FINIS 6e… et pourtant je dois m’avouer content malgré
tout car le résultat aurait pu être pire. Je
finis devant Hamilton et Kimi (RäikköGP d’Italie
6e
nen). J’arrive même à prendre un point
Championnat
sur mon concurrent direct au Championpoints nat. Dans des conditions normales, je
Avant Monza : 2
pense que j’aurais pu être sur le podium.
Lors de mon premier relais, j’étais vraipts
t
Après Monza :
ment gêné parce que je n’avais pas
Tendan
d’adhérence. Et puis il y a eu cet incident
avec Rosberg, dans lequel je perds
Stable
quelques secondes car l’équipe m’a dit
de lui rendre sa position après que je l’ai
dépassé. C’est probablement le moment décisif de la course car à la suite de mon
premier arrêt, je me suis retrouvé dans le trafic. Ensuite, lorsque Hamilton est revenu derrière moi, je ne voyais rien. Mes rétroviseurs étaient recouverts de buée, de
saleté. C’est mon ingénieur qui, par la radio, me tenait informé en temps réel des
écarts. Finalement, Hamilton a lâché un peu. J’ai alors essayé d’attaquer Heidfeld
mais, plutôt que de prendre des risques inutiles, j’ai préféré ramener sagement la
voiture jusqu’à l’arrivée. Pour la suite du Championnat, tout reste ouvert, nous
verrons à Singapour, la prochaine course, sur un nouveau circuit. »
Felipe
MASSA
MONZA (Italie), HIER. – Avec des pneus pluie en piteux état mais sur une piste qui s’asséchait en fin de course, Felipe Massa a pu contenir derrière lui Lewis Hamilton
pour lui reprendre un point au classement du Championnat des pilotes.
(Photo Stéphane Mantey)
3+272 &25%,6 RÉACTION
G Fernando ALONSO (Renault, 4e) : « Je suis très content, c’est un très bon
résultat pour nous alors que, sur le papier, Monza était sans nul doute l’épreuve
que nous redoutions le plus ! Nous marquons les cinq points qui nous manquaient
au Championnat (pour revenir à égalité avec Toyota au classement des constructeurs), ce qui est une réelle satisfaction et une véritable source de motivation pour
la fin de saison. Je suis maintenant curieux de voir ce qui nous attend à Singapour. »
I GP 2 : LA DER POUR VALSECCHI.
– L’Italien Valsecchi a conclu sa saison
en beauté, sur une victoire. Victime d’un
spectaculaire accident en Turquie et
plus récemment en Belgique, le pilote
Durango a signé hier son seul succès de
l’année, devant Rodriguez et Grosjean.
Pantano, le champion 2008, s’est classé
cinquième.
LE MANS SERIES – 1 000 M DE SILVERSTONE
Audi rafle tout !
Une victoire et les deux titres : les R 10 TDI ont profité
des égarements de Peugeot lors de la dernière course de la saison.
80%
SILVERSTONE – (ANG)
de notre envoyé spécial
DU CARACTÈRE
LE COMPTEUR s’est arrêté sur dix.
Dix victoires en dix courses LMS pour
les 908 HDi depuis le début de 2007,
dont quatre cette saison face à Audi.
Car, hier, Peugeot s’est pris les pieds
dans le tapis. Arrivés en Angleterre
avec deux points d’avance au Championnat des pilotes, Minassian-Gené
l’ont perdu au profit de PrématRockenfeller. Les deux jeunes d’Audi
n’ont pas remporté la moindre
épreuve mais marqué partout. À celui
des constructeurs, en dépit d’une
marge de six points, Peugeot a sombré aussi.
« En arrivant ici, on n’espérait pas
que tout ça se réaliserait, admettait
Wolfgang Ullrich, directeur d’Audi
Sport. Mais nos voitures étaient plus
proches de Peugeot que d’habitude et
je n’ai rien vu d’antisportif dans les
incidents qui ont impliqué nos
pilotes. » McNish-Capello, les futurs
vainqueurs, s’étaient tous deux frottés aux 908 HDi : juste après le départ
pour McNish, ce qui provoquait une
sortie de piste retardant Minassian ;
au 54e tour pour Capello, Sarrazin
entreprenant de le doubler pour
reprendre la tête. Ce contact à haute
vitesse les lançait en tête à queue jusqu’à heurter le mur.
Ils purent repartir mais si l’Audi s’en
tira avec une crevaison et 45’’ au
stand, la Peugeot, suspension et
hydraulique touchées, perdit 26’36’’
dans son garage et se classa à la
19e place. « J’allais plus vite que
20%
BON CARACTÈRE
PAGE 22
Capello, je l’ai passé, j’avais une
petite longueur d’avance mais quand
j’ai braqué, il m’a tapé, affirmait Sarrazin. Il l’a fait exprès, ce n’est pas
possible autrement. On pourra dire
que j’aurais dû attendre mais c’était
une manœuvre facile, pas “banzaï”
du tout. »
Malheureusement pour Peugeot,
quand la numéro 8 fut ainsi frappée,
la numéro 7 n’était déjà plus là. Car si
Sarrazin s’était fait embarquer au restart après une neutralisation, celle-ci
avait justement été provoquée par le
gros accident de Minassian, dû à un
contact avec une Porsche GT 2. « Il y
avait un trou entre deux voitures, je
me suis engouffré mais ça s’est rétréci
au dernier moment et je me suis mis la
faute sur le dos, avouait celui, qui,
avec Gené, allait laisser filer le titre
des pilotes. Le résultat final risque
d’être difficile à vivre... »
Il le fut car si l’Audi de PrématRockenfeller connut au 174e tour un
problème de suspension arrière, les
7’43’’ alors passées au stand ne les
firent chuter qu’à une 4e place amplement suffisante pour être titrés. « On
a bien appris cette année et on finit
premiers au Championnat. Avec ça,
rigolait Prémat, même si on n’a pas
gagné de course, comment ne pas
être contents ? »
DIDIER BRAILLON
CLASSEMENT
1. McNish-Capello (GBR-ITA, Audi R 10 TDI),
les 195 tours en 5 h 40’24’’862 (moy. :
176,696 km/h) ; 2. Mücke-Charouz (ALL-RTC,
Charouz Lola-Aston Martin), à 2 trs ; 3. Boullion-Dumas (Pescarolo-Judd), à 4 trs ;
4. Prémat-Rockenfeller (ALL, Audi R 10 TDI),
à 4 trs ; 5. Verstappen-Van Merksteijn (HOL,
Porsche RS Spyder), à 4 trs (1er LM P 2) ; etc.
Championnats. – Pilotes : 1. PrématRockenfeller, 35 pts ; 2. Minassian-Gené,
32 ; 3. McNish-Capello, 27 ; 4. SarrazinLamy, 21 ; etc. Constructeurs : 1. Audi,
62 pts ; 2. Peugeot, 53 ; etc.
I RALLYE-RAID : LE PAX RALLY POUR PETERHANSEL. – Si Al-Attiyah a
remporté la cinquième et dernière étape du Pax Rally, Peterhansel a été le
grand vainqueur du jour. Sixième de cette ultime journée, le pilote Mitsubishi
a profité de l’annulation du premier tronçon de la dernière spéciale puis d’une
erreur de Sainz pour combler l’écart le séparant de l’Espagnol (31’’) et le
devancer finalement au général de 16’’. Luc Alphand complétait le podium. En
moto, le Portugais Faria s’est à nouveau imposé et a gagné haut la main
l’épreuve devant Despres.
AUTOS. – Classement final : 1. Peterhansel-Cottret (Mitsubishi),
10 h 54’14’’ ; 2. Sainz-Périn (ESP, VW), à 16’’ ; 3. Alphand-Picard
(Mitsubishi), à 1’21’’ ; 4. De Villiers-Von Zitzewitz (AFS, ALL, VW), à 2’42’’ ;
5. Al-Attiyah - Thorner (QAT, SUE, BMW), à 5’41’’ ; MOTOS. – Classement
final : 1. Faria (POR, Honda), 12 h 16’39’’ ; 2. Despres (KTM), à 6’5’’ ; 3. Coma
(ESP, KTM), à 7’52’’ ; … 6. Casteu (KTM) ; etc.
LUNDI 15 SEPTEMBRE 2008
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
« CE FUT un
Grand Prix vraiment frustrant,
après des qualifiGP d’Italie
9e
cations déjà frusChampionnat
trantes. Ma voipoints t u r e é t a i t
Avant Monza : 4e avec
vraiment très difpts
t
Après Mo
ficile à conduire
en début de
Tendan
course, j’avais
A la ba
beaucoup de difficulté à monter
mes pneumatiques en température. Je manquais totalement d’adhérence. Je ne pouvais rien faire, juste rester
sur la piste en espérant que cela allait s’arranger. Et,
miraculeusement, sur la fin, quand la piste a commencé
à s’assécher, cela s’est amélioré et ma monoplace est
même devenue très facile et très efficace. C’est dommage car il était trop tard pour espérer marquer des
points. Il va falloir comprendre ce qu’il se passe afin que,
pour le futur, nous sachions avoir une voiture compétitive dans ces conditions durant toute la course. Concernant le Championnat, la situation est encore plus difficile maintenant, mais je vais continuer à faire de mon
mieux, comme d’habitude. »
Kimi
RÄIKKÖNEN
Bleu
Rouge
« C’EST UN
RÉSULTAT positif
vu ce qui s’était
passé pendant les
GP d’Italie
3e
qualifications.
Championnat
L’avantage de partir onzième, c’est
e
points q u e l ’ o n p e u t
Avant Monza : 3 avec
adapter la stratépts
t
Après Monza :
gie aux conditions
Tenda
de course. Je crois
que nous avons
À la ha
adopté la bonne.
Au départ, la visibilité était vraiment très mauvaise. Lorsque la voiture de
sécurité a libéré la piste, j’ai passé Nick (Heidfeld) à la première chicane sans même le voir ! C’est seulement quand
j’ai freiné que je me suis aperçu que j’étais devant lui et non
plus derrière. C’était très dangereux. Ensuite, j’ai pris un bon
rythme, mais au bout d’un moment je me suis retrouvé en
difficulté avec mes pneus qui avaient souffert, tellement la
voiture était chargée en essence. J’ai malgré tout prolongé
au maximum ce relais et nous avons eu un peu de chance car
je me suis arrêté au moment idéal pour chausser des pneus
intermédiaires. Puis j’ai tranquillement géré ma position et
je suis très heureux de finir une nouvelle fois sur le podium
ici. Je suis aussi très content pour l’équipe Toro Rosso. Ils ont
fait du bon boulot et ils méritent cette victoire. »
Robert
KUBICA
Jaune
Bleu
Jaune
Räikkönen :« Encore
plus difficile »
Noir
Noir
100%
Kubica :« Je suis
très heureux »
23
AUTOMOBILE
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
! FORMULE 1 – GRAND PRIX D’ITALIE
« Nous pouvons être fiers »
SEBASTIAN VETTEL a connu un week-end extraordinaire et n’a pas manqué de saluer le travail de sa petite équipe.
Devenu le plus jeune poleman de la F 1 la veille, Sebastian Vettel est
depuis hier le plus jeune vainqueur deGrand Prixdans l’histoire. Àvingt et
un ans et soixante-quatorze jours ! Le pilote allemand était d’autant plus
heureux qu’il offrait son premier succès à l’autre Scuderia, pas Ferrari
mais Toro Rosso, anciennement Minardi.
MONZA –
de notre envoyée spéciale
« APRÈS VOTRE PREMIÈRE pole, vous
gagnez votre premier Grand Prix.
Que ressentez-vous ?
– C’est incroyable. Je n’ai eu aucun problème de toute la course : la voiture, la stratégie, tout a fonctionné. Nous avons tout
contrôlé du début à la fin. Et puis, il y a eu ce
tour, le dernier, pour rejoindre le parc fermé et le podium… C’est inoubliable. Bien
mieux que ce que je ne pouvais imaginer.
Encore une fois, je tiens à remercier tous les
gens de cette équipe. Ils ont fait un boulot
remarquable. Qui aurait pu penser cela au
début de la saison ? Nous partions de si
loin. C’est super, fantastique. Les mots me
manquent.
– À quoi pensiez-vous lors des derniers tours ? Était-ce facile de rester
concentré, de ne pas penser à cette
victoire ?
– Parfois, j’y pensais. Je voyais ce “P 1”
sur mon tableau de bord. Et je me disais :
“Merde ! Si je vais jusqu’à l’arrivée, je peux
gagner.” Et puis, parfois, je faisais tout
pour rester concentré. Je pensais à préserver ma voiture mais surtout à ne pas sortir
de la route. C’était extrêmement glissant.
Une trajectoire, sur le sec, s’était dessinée
et si tu en sortais d’un demi mètre, tu pouvais sortir. J’essayais d’oublier.
– Décrivez-nous votre dernier tour.
– Cela restera mon plus beau tour à Monza, certainement pas le plus rapide, le plus
lent même, mais le plus fantastique. Je ne
l’oublierai jamais. Je voyais les gens crier,
les commissaires de piste applaudir, et puis
mon équipe. Là, j’étais vraiment content.
Mais comme durant toute la course, j’avais
discuté par radio avec mon ingénieur pour
me tenir informé sur les écarts avec Heikki
(Kovalainen), avec Hamilton, sur les débris
dans le dernier tour… je ne savais plus quoi
dire. J’ai attendu qu’il m’appelle. Et là,
j’étais très calme, j’ai remercié chacun.
« Nous sommes
une grande équipe
– C’est une journée historique :
depuis 1957, l’hymne italien n’avait
jusqu’alors retenti que pour des victoires de Ferrari !
– Je pense que cela dit tout. C’est une journée unique pour l’équipe. C’est tellement
amusant de travailler dans cette écurie.
Même si cela a été difficile l’an passé. Mais
je remercie Franz Tost, Gerhard Berger et
toute l’équipe. Ils m’ont fait confiance en
me donnant un volant. Depuis, j’ai vu la
grille de départ sous tous ses angles, et je
peux vous dire : c’est difficile quand on part
de loin de se battre. Parce que tu peux finir
quinzième sans que personne ne le
remarque, alors que tu as fait un super job.
Mais tu peux être content et marcher dans
le paddock en étant fier de toi et de ton
équipe. Maintenant, nous pouvons être
fiers de nous et célébrer notre victoire. Ce
matin (hier), tout le monde était très motivé. Quand je suis monté dans la voiture, ils
m’ont dit : “Tu les détruis, tu fonces comme
un diable.” On a montré ce qu’on peut
faire. Sûr que comparé à McLaren, Ferrari
ou BMW, nous n’avons pas la même puissance. Nous sommes cent soixante à Faenza et je suis l’un d’eux. Nous sommes une
grande équipe et j’en suis content. Et certains vont se coucher très tard ou très tôt,
mais ils pourront s’endormir en pensant
qu’ils sont des vainqueurs.
– Êtes-vous sûr finalement de vouloir les quitter pour Red Bull l’an prochain ? Et comment allez-vous vivre
avec la pression maintenant, notamment lorsque l’on vous compare
avec Michael Schumacher ?
– Premièrement, il faut que vous réalisiez
ce que Schumacher a fait. Essayer une comparaison est un peu ridicule… Parmi nous,
seul Fernando Alonso s’en rapproche. Je
suis au début de ma carrière, inutile de
comparer. C’est probablement l’un des
meilleurs pilotes de l’histoire, et je suis fier
car je le connais. C’est un homme bien.
Quant à mon futur, pas d’inquiétude, je
serai chez Red Bull, ce qui est loin d’être
une régression. La pression, je l’ai déjà
connue dans le passé. Et je ne vais pas arriver à Singapour en superstar ou en héros,
en pensant que je vais rééditer ce résultat.
D’où je viens, j’ai suffisamment de bon sens
pour réaliser ce qu’il s’est passé
aujourd’hui. Si on peut se battre encore
pour des points, ce sera bien. »
CAROLE CAPITAINE
La folle journée de Toro Rosso
De la grille de départ jusqu’à la fiesta de l’arrivée, la « petite Scuderia » a vécu un dimanche de gloire.
MONZA –
de notre envoyé spécial
de notre envoyé spécial
35%
35
%
Avant le Grand Pri
Prixx d'Italie
d Ita
55%
55
%
Aprés le Grand Prix d'Itaalie
<< Comme à Valence et à Spa, Sébastien
a été ici extrêmement rapide et doué.
Ses performances ont été presque aussi
impressionnantes que celles de Vettel.
Aujourd'hui, ça se présente bien. >>
(Dieter Mateschitz, grand patron de
Red Bull).
Une écurie en progrès
FERNANDO ALONSO (Renault) comme Robert Kubica (BMW) n’hésitent pas :
pour eux, Toro Rosso est actuellement la troisième équipe la plus rapide du plateau. Sixième au classement du Championnat des constructeurs, la petite écurie
de Faenza – 160 personnes – devance d’ailleurs sa grande sœur Red Bull, et c’est
elle qui vient d’apporter à Dietrich Mateschitz, le propriétaire de la maison mère,
son premier succès en F 1.
Comment en est-on arrivé là ? Fondée sur les bases de l’ex-Scuderia Minardi,
l’écurie de Vettel et Bourdais, qui court toujours sous licence italienne, a bien évolué. Renforcée notamment par l’arrivée de Franz Tost et Gerhard Berger à la direction sportive ou, plus récemment, de l’ingénieur Giorgio Ascanelli, ex-Ferrari,
McLaren et Benetton, Toro Rosso bénéficie du soutien de Red Bull Technology. Elle
reçoit ainsi les plans des monoplaces qu’Adrian Newey, autre référence dans la
discipline, a conçu pour « l’équipe première » Red Bull. À elle ensuite de fabriquer
et de régler ses machines, dotées non pas d’un bloc Renault comme les Red Bull
mais d’un Ferrari, probablement plus puissant que le moteur français. Autant dire
que la Toro Rosso n’a rien d’une ex-Minardi ou d’une Force India ! L’équipe n’a
reçu sa monoplace 2008, la STR 3, qu’au GP de Monaco. Pas facile de partir avec
un tel retard sur les autres mais, depuis, aux mains de Vettel puis de Bourdais, la
Toro Rosso n’a cessé de progresser. – C. Cap.
(ALL)
21 ans, né le 3 juillet 1987
à Heppenheim (Allemagne).
Débuts en F 1 : GP des États-Unis 2007
(BMW Sauber).
Grands Prix disputés : 22.
Écuries : BMW Sauber (États-Unis 2007) ;
Toro Rosso (depuis Hongrie 2007).
1 victoire : Italie 2008.
1 pole-position : Italie 2008.
Championnat 2008 (après Monza) :
9e avec 23 points.
1995-2002 : karting.
2003 : 2e Formule BMW-Adac.
2004 : 1er Formule BMW-Adac.
2005 : 5e en F 3 Euro Series
(meilleur débutant).
2006 : 2e en F 3 Euro Series.
2007 : pilote essayeur BMW Sauber.
Titularisé pour le GP des États-Unis.
Engagé par Toro Rosso à partir du GP
de Hongrie.
2008 : F 1 avec Toro Rosso.
EN DIRECT DU PADDOCK
FERRARI
Sixième sur la grille quand Hamilton
occupait la uinzième place, Massa n’a
pas su profiter de l’occasion qui se présentait. Au Championnat, il n’a repris
qu’un seul point au pilote McLaren,
toujours leader. Räikkönen, assez
transparent, termine neuvième.
« Dans des conditions comme celleslà, notre voiture n’est pas assez
rapide », commentait la Scuderia.
Inquiétant pour Ferrari, car ce n’était
sans doute pas la dernière course sous
la pluie de la saison.
McLAREN-MERCEDES
Certes, Hamilton aurait pu gagner.
Mais grâce à la deuxième place de
Kovalainen et à la septième de
l’Anglais, l’écurie anglo-germanique
revient à cinq points de Ferrari. Hamilton, lui, conserve la tête du Championnat, pour un point, en attendant le ver-
dict du tribunal d’appel de la FIA du
22 septembre.
BMW SAUBER
Comme à Spa, les deux BMW, qui
aiment décidément l’eau, terminent
dans les points. La palme à Kubica,
onzième sur la grille, troisième à l’arrivée. Cinquième, Heidfeld fait une
course solide mais termine derrière
Alonso, qui pourrait lui prendre son
baquet l’an prochain.
RENAULT
Sur le sec, Alonso craignait une
déroute à la Bérézina. Sa quatrième
place, décrochée grâce à une stratégie
à un arrêt, est donc un cadeau tombé
du ciel. Même si Piquet, dixième, ne
marque pas, Renault revient à la hauteur de Toyota.
WILLIAMS-TOYOTA
Parti très chargé en essence, ce qui met
en valeur sa qualification, Rosberg
méritait le top 5. Il finit quatorzième, la
faute à un mauvais choix de pneus
(extrême pluie) au moment où la piste
s’asséchait. Parti des stands pour avoir
effectué des changements aérodynamiques, Nakajima termine douzième.
Seb qui rit, Seb qui pleure. Vettel offre
à l’écurie italienne, ex-Minardi, sa première victoire, décrochée à la régulière. Bourdais aurait pu le rejoindre
sur le podium s’il n’avait calé sur la
grille de départ. Il termine dix-huitième.
RED BULL-RENAULT
HONDA
Troisième sur la grille, Webber se
classe huitième et met en cause le trafic. Coulthard, seizième, fut en difficulté avec ses pneus et s’accrocha avec
Nakajima. Et voilà Red Bull derrière
Toro Rosso au Championnat !
Même la pluie n’arrange pas les
affaires de Honda. Barrichello (17e)
aurait peut-être pu faire mieux que
Button (15e) si le pari de son équipe de
lui mettre des pneus slick en fin de
course avait été le bon.
TOYOTA
FORCE INDIA-FERRARI
Obligés de passer deux fois par les
stands pour adapter leurs montes
pneumatiques aux conditions de
course, Glock (11e) et Trulli (13e) ont
raté les points espérés à la mi-course.
Fisichella résista un temps à Hamilton
et Räikkönen en début de course,
avant de s’accrocher avec Coulthard.
Aileron avant cassé, il sortait de la
piste dans la ligne droite suivante. Sutil
a eu tout faux dans le choix des pneus
et termine dernier.
TORO ROSSO-FERRARI
Silence
*IMS, Sell in, France, 2005/2008
COMME LA SEMAINE dernière à Spa, Sébastien Bourdais
était hier soir inconsolable. Pendant que son équipe faisait la
fête, le Manceau faisait la tête. Celle des mauvais jours, ceux
où rien ne va. Comme en Belgique, son week-end s’est mal
fini. Sa course, elle, n’a presque jamais commencé puisque,
au moment où le peloton s’élançait derrière la voiture de
sécurité pour le départ, la Toro Rosso no 14 restait scotchée
sur le quatrième emplacement de la grille. « Je n’arrivais pas
à enclencher la première, j’ai un peu paniqué et le moteur a
calé, expliqua-t-il. J’ai ouvert l’embrayage pour qu’on puisse
me pousser jusque dans la voie des stands, mais le bouton
est resté coincé. L’équipe a un peu tergiversé et ç’a pris du
temps. Quand je suis revenu en piste, je me suis rendu
compte que j’avais un tour de retard. C’était pire que tout. Vu
le rythme de course, la troisième place me tendait les bras.
C’est douloureux, très douloureux… »
Isolé dans l’hospitalité de Red Bull, le Français préférait se
tenir à l’écart de la liesse qui régnait aux alentours pour fêter
la victoire de son équipier. Le réconfort allait venir de ses
patrons et de Vettel, venu lui donner une chaleureuse accolade, sans fanfaronner. « Ton jour viendra, nous sommes
désolés pour toi mais ne t’inquiète pas, nous avons vu ce que
tu étais capable de faire », lui disaient en substance Dieter
Mateschitz, le grand patron de Red Bull, et Franz Tost, le
directeur sportif de Toro Rosso. Dans cette période où son
avenir en F 1 est en jeu, Bourdais a sûrement apprécié.
« Comme à Valence et à Spa, Sébastien s’est montré extrêmement rapide et très doué. Il a été presque aussi impressionnant que Vettel et je ne vous dis pas ça parce que vous
écrivez pour un journal français ! nous confiait Mateschitz. Il
n’a pas eu de réussite aujourd’hui mais ça n’enlève pas le
super travail qu’il fait depuis trois week-ends. » Hier encore,
Bourdais signa le deuxième meilleur temps en course. Suffisant pour conserver sa place en 2009 ? « À l’heure où je vous
parle, ça se présente bien pour lui car il y a un changement
significatif depuis plusieurs courses, ajoutait le patron de
Red Bull. S’il avait piloté comme cela depuis le début de la
saison, la question de son avenir chez nous ne se poserait
même pas car le fait qu’il se hisse au niveau de Vettel en
qualifications parle de lui-même. »
Des propos encourageants envers Sébastien Bourdais, qui
dispose encore d’un Grand Prix, à Singapour, pour prouver à
ses employeurs qu’il mérite de conserver sa place en 2009.
– J. B.
Au vu du week-end que Sébastien
Bourdais a vécu à Monza, L'Equipe
jauge les chances du Français de
rester en F 1 en 2009
JÉRÔME BOURRET
Sebastian VETTEL
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LUNDI
15 SEPTEMBRE 2008
PAGE 23
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Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
MONZA –
Quelles sont ses
chances de rester
en F1?
Retour à l’extérieur, pour la photo de
famille, comme la veille. Certains
ébauchent les festivités à venir. « On
va sûrement aller à l’usine demain
(aujourd’hui) sans avoir trop dormi,
raconte le trublion de l’équipe. Ce ne
sera pas notre première nuit blanche,
sauf que, d’habitude, c’est pour bosser qu’on ne dort pas ! » Vettel, porté
en triomphe par les siens, vole. Histoire que le gamin reste encore un peu
sur son nuage.
Bleu
En panne sur la grille de départ, le Français a terminé avant-dernier.
Mais ses patrons voulaient retenir le positif.
À l’étage, sur la terrasse des bureaux
des ingénieurs, l’équipe technique de
Vettel se fait prendre en photo avec le
trophée du vainqueur. « Comment on
a réussi ça ? On était les meilleurs,
c’est tout ! On ne sera peut-être pas
les plus forts demain, mais nous
l’étions aujourd’hui grâce à Vettel,
encore rien vu ! » Vettel fonce dans
les bureaux des ingénieurs. Embrasse
tout le monde. Puis, dans une cohue
indescriptible, toute l’équipe se rue
vers l’Energy Station.
Heike, la maman du pilote, fond en
larmes à la vue de son fils et entraîne
avec elle tous ceux qui jusque-là
avaient contenu leur émotion. Le
papa, les hôtesses et même les plus
gaillards des mécanos craquent. Sans
retenue. Derrière eux, le reste de
l’équipe chante, encore et toujours.
Jaune
Rouge
Jaune
Bourdais touché mais pas coulé
Theissen : « On n’a
encore rien vu ! »
notre Schumacher, analyse un mécanicien. Jamais je n’aurais cru vivre
cela dans une si petite équipe. Moi, si
je me lève le matin pour aller à l’usine,
c’est par passion, pas pour la gloire. »
Fernando Alonso arrive. Il vient féliciter ceux qui étaient ses mécaniciens
du temps de Minardi et reçoit en
échange une chanson. Gerhard Berger, aspergé par le vainqueur sur le
podium, empeste le champagne.
« Vettel est hallucinant ! Il en gagnera d’autres. Et des titres aussi ! »
Giorgio Ascanelli, le directeur technique, un ancien de Ferrari et McLaren, savoure. « Nous avons montré
qu’un des plus petits budgets de la F 1
pouvait s’imposer sur le circuit le plus
rapide du monde ! »
Sébastien Bourdais fait une apparition. Furtive et discrète. « Je suis
content pour eux mais, là, je suis incapable de partager leur joie », glisse-til avant d’aller se réfugier dans l’hospitalité Red Bull, l’Energy Station. À
l’étage, l’état-major de la marque
autrichienne est attablé autour du
grand patron, Dieter Mateschitz, et
d’une coupe de champagne.
À 16 h 50, après plus d’une heure
d’interviews, Sebastian Vettel fait
enfin son retour parmi les siens. Sur
ses talons, Mario Theissen, celui qui
l’a laissé partir de BMW en fin de saison dernière : « C’est incroyable ce
qu’il a fait ! Et je crois qu’on n’a
Noir
Bleu
Noir
HEUREUX COMME un gamin. Normal, c’en est un. Alors, sur le promontoire qui accueille le podium, le désormais plus jeune vainqueur d’un Grand
Prix se lâche. Hilare, le poing rageur,
Sebastian Vettel a le monde à ses
pieds. Son monde, celui de la F 1, unanimement enthousiaste. Sa famille,
celle de Toro Rosso, incrédule. En
contrebas, ses mécaniciens échangent des regards, des sourires, des
éclats de rire mais peu de mots. Jusqu’à l’hymne italien, que les membres
de la « petite Scuderia » entonnent
avec fierté.
Sur la grille de départ, une heure et
demie plus tôt, ils n’avaient pas osé le
faire. Ce n’était pourtant pas l’envie
qui manquait. Ni l’occasion d’ailleurs,
puisqu’ils étaient en pole de leur
Grand Prix national, sous les yeux de
leurs familles et amis. Certains, au
moment de l’installation, avaient fait
mine de se diriger vers le fond de
grille. Par habitude. Alors, en attendant les notes du Fratelli d’Italia, la
petite troupe de Toro Rosso trépi-
gnait. « Samedi soir, pour me changer les idées, je suis allé voir un match
de football à Milan, racontera plus
tard Gabriele Vergagna, le chef mécanicien de Vettel. Mais, dès qu’on a mis
le moteur en marche, ce matin dans le
garage, on était tous en transe. »
Alors que dire de leur état à l’arrivée ?
Un joyeux bordel. Champagne sabré,
bouteilles d’eau versées sur les plus
excités, cris, chansons. Puis Norbert
Vettel, le père du héros, accourt en
brandissant une affiche de son fils
arrachée dans le stand. La pose, se
tape sur la tête d’incrédulité. Hilarité
générale. « C’est un peu le bazar,
désolé, mais nous n’avons pas l’habitude », s’excuse Franz Tost, le directeur technique.
MONZA (Italie), HIER. – Le
podium de Monza en
vainqueur, le pilote Gerhard
Berger (à gauche)
connaissait. Mais ce fut,
hier, la première fois qu’il y
laissait éclater sa joie en
tant que patron de Toro
Rosso, à côté de Sébastian
Vettel. (Photo Stéphane Mantey)
24
AUTOMOBILE
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
! FORMULE 1 – GRAND PRIX D’ITALIE
Lundi 15 septembre 2008
Vettel avait des ailes
Plus jeune vainqueur de l’histoire, le pilote allemand a offert à Toro Rosso son premier succès en F 1.
de notre envoyée spéciale
Anne GIUNTINI
[email protected]
DÉJÀ ENTENDU. Mais jamais vu.
Déjà entendu, l’enchaînement des
deux hymnes nationaux, l’allemand
d’abord, l’italien ensuite. Du temps de
Schumi et Ferrari, on connaissait la
musique. C’était si souvent la même, à
l’heure du podium… Comment imaginer que la F 1 nous servirait à nouveau
ces morceaux de solennité… sans
Schumacher ni la Scuderia ? Et pourtant, Sebastian Vettel et Toro Rosso
l’ont fait. Hier, et pas n’importe où : à
Monza. Leur premier exploit commun,
ils l’ont écrit et signé dans le temple de
Classements
GP D’ITALIE
1 Vettel (ALL, Toro Rosso-Ferrari),
les 53 tours en 1 h 26’47’’494
2 Kovalainen (FIN, McLaren-Mercedes), à 12”512
3 Kubica (POL, BMW Sauber), à 20”471
4 Alonso (ESP, Renault), à 23”903
5 Heidfeld (ALL, BMW Sauber), à 27”748
6 Massa (BRE, Ferrari), à 28”816
7 Hamilton (GBR, McLaren-Mercedes), à 29”912
8 Webber (AUS, Red Bull-Renault), à 32’’048
…
18 Bourdais (Toro Rosso-Ferari), à 1 tour
Le plus jeune
vainqueur en GP
S. Vettel 21 ans, 2 mois
et 11 jours (ITA 2008)
F Alonso 22 ans,
F.
ans
et 26 j. (HON 2003)
B. McLaren 22 ans, 3 m.
et 12 j. (USA 1959)
L Hamilton 22 ans
L.
ans, 5 m
m.
et 3 j. (CAN 2007)
K. Räikkönen 23 ans, 5 m.
et 6 j. (MLS 2003)
MONZA (Italie), HIER. – Parti de la pole-position devant Heikki Kovalainen, Sebastian Vettel a presque mené ce Grand Prix d’Italie de bout
en bout pour devenir, à vingt et un ans deux mois et onze jours, le plus jeune vainqueur de toute l’histoire de la F 1. (Photo Stéphane Mantey)
Je ne pouvais rien
faire, rien tenter
''
LES CHIFFRES DE LA COURSE
14/
18
GP D’ITALIE
Circuit de Monza
(5,793 km)
Conditions météo :
Pluie ppuis temps restant menaçant.
Températures :
(air) + 16˚ C (piste).
CLASSEMENT
L’engagement durable par Groupama :
S'engager auprès de ses collaborateurs, clients et partenaires… s'engager vraiment
et pour longtemps, c'est l'action quotidienne de Groupama. C'est aussi un état
d'esprit partagé par les 37 500 collaborateurs du groupe. Si comme nous, vous
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1. VETTEL (ALL, Toro Rosso-Ferrari), les
53 tours en 1 h 26’47’’494 (moy. :
212,039 km/h) ; 2. Kovalainen (FIN,
McLaren-Mercedes),à 12’’512 ; 3. Kubica
(POL, BMW Sauber), à 20’’471 ; 4. Alonso
(ESP, Renault), à 23’’903 ; 5. Heidfeld
(ALL, BMW Sauber), à 27’’748 ; 6. Massa
(BRE, Ferrari), à 28’’816 ; 7. Hamilton
(GBR, McLaren-Mercedes), à 29’’912 ;
8. Webber (AUS, Red Bull-Renault),
à 32’’048 ; 9. Räikkönen (FIN, Ferrari),
à 39’’468 ; 10. Piquet (BRE, Renault),
à 54’’445 ; 11. Glock (ALL, Toyota),
à 58’’888 ; 12. Nakajima (JAP, WilliamsToyota), à 1’2’’015 ; 13. Trulli (ITA, Toyota), à 1’5’’954 ; 14. Rosberg (ALL, Williams-Toyota), à 1’8’’635 ; 15. Button
(GBR, Honda), à 1’13’’370 ; 16. Coulthard
(GBR, Red Bull-Renault),à 1 tour ; 17. Barrichello (BRE, Honda), à 1 tr ; 18. Bourdais (Toro Rosso-Ferrari), à 1 tr ; 19. Sutil
(ALL, Force India-Ferrari), à 2 tr.
Non classé : Fisichella (ITA, Force IndiaFerrari).
LE FILM DE LA COURSE
GRILLE DE DÉPART
1re ligne : VETTEL, 1’37’’555 ; Kovalainen, 1’37’’631. 2e ligne : Webber,
1’38’’117 ; Bourdais, 1’38’’445.
3e ligne : Rosberg, 1’38’’767 ; Massa,
1’38’’894. 4e ligne : Trulli, 1’39’’152 ;
Alonso, 1’39’’751. 5e ligne : Glock,
1’39’’787 ; Heidfeld, 1’39’’906. 6e ligne :
Kubica, 1’36’’697 ; Fisichella, 1’36’’698.
7e ligne : Coulthard, 1’37’’284 ; Räikkönen, 1’37’’522. 8e ligne : Hamilton,
1’39’’265 ; Barrichello, 1’36’’510.
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Championnat du monde de Formule 1
Barème des points
10 au 1er ; 8 au 2e ;
6 au 3e ; 5 au 4e ;
4 au 5e ; 3 au 6e ;
2 au 7e ; 1 au 8e.
Pilotes
(après 14 GP)
1. Hamilton (GBR) 78 10 4 - 6 8 10 - - 10 10 4 8 6 2 - 2. Massa (BRE)
77
- - 10 8 10 6 4 10 - 6 - 10 10 3 - 3. Kubica (POL) 64
- 8 6 5 5 8 10 4 - 2 1 6 3 6 - 4. Räikkönen (FIN) 57
1 10 8 10 6 - - 8 5 3 6 - - - - 5. Heidfeld (ALL) 53
8 3 5 - 4 - 8 - 8 5 - - 8 4 - 4 6 4 - - 1 - 5 4 4 10 5 - 8 - 6. Kovalainen (FIN) 51
28
5 1 - - 3 - - 1 3 - 5 - 5 5 - 7. Alonso (ESP)
26
- 5 3 1 - - 3 6 2 - 2 4 - - - 8. Trulli (ITA)
9. Vettel (ALL)
23
- - - - - 4 1 - - 1 - 3 4 10 - - 2 2 4 2 5 - 3 - - - - 1 1 - 10. Webber (AUS) 20
11. Glock (ALL), 15 ; 12. Piquet (BRE), 13 ; 13. Barrichello (BRE), 11 ; 14. Rosberg (ALL), 9 ;
15. Nakajima (JAP), 8 ; 16. Coulthard (GBR), 6 ; 17. Bourdais, 4 ; 18. Button (GBR), 3.
-
-
Constructeurs
1. Ferrari, 134 ; 2. McLaren-Mercedes, 129 ; 3. BMW Sauber, 117 ; 4. Toyota, 41 ; 5. Renault, 41 ;
6. Toro Rosso-Ferrari, 27 ; 7. Red Bull-Renault, 26 ; 8. Williams-Toyota, 17 ; 9. Honda, 14.
9e ligne : Piquet, 1’36’’630 ; Nakajima,
1’36’’653. 10e ligne : Button, 1’37’’006 ;
Sutil, 1’37’’417.
LEADERS SUCCESSIFS
VETTEL, du 1er au 18e tour ; Kovalainen,
du 19e au 22etour ; VETTEL, du 23e au
53e tour.
PASSAGE AU PREMIER TOUR
1. VETTEL ; 2. Kovalainen ; 3. Webber ;
4. Rosberg ; 5. Massa ; 6. Trulli ; 7. Alonso ; 8. Glock ; 9. Heidfeld ; 10. Kubica ;
11. Fisichella ; 12. Coulthard ; 13. Räikkönen ; 14. Hamilton ; 15. Barrichello ;
16. Piquet ; 17. Sutil ; 18. Button ;
19. Nakajima ; 20. Bourdais.
PRINCIPAUX INCIDENTS
ET ABANDONS
Procédure de départ : en raison de la
pluie, le départ est donné derrière la voi-
ture de sécurité. Button et Nakajima partent des stands, tout comme Bourdais
(4e), qui a calé au départ du tour de
chauffe. Le Français réussira à s’élancer,
avec un tour de retard.
12e tour : à la suite d’un contact avec
Coulthard (14e), FISICHELLA (13e) perd
son aileron avant et sort de la piste
quelques mètres plus loin.
50e tour : accrochage entre Nakajima
(13e) et Coulthard (12e), qui regagne les
stands.
En capitales, les pilotes ayant abandonné ;
entre parenthèses, leur classement au moment
de l’incident.
MEILLEUR TOUR EN COURSE
Räikkönen, 1’28’’047 (236,859 km/h), au
53e et dernier tour.
Prochaine épreuve : Grand Prix de Singapour (28 septembre).
LA RUBRIQUE AUTOMOBILE CONTINUE EN PAGES 22 ET 23
Rouge
soutenu par le groupe
dans ses nombreuses
victoires comme
dans les coups durs.
Mais Hamilton dut se contenter en
définitive de la 7e place, juste derrière
Massa. « Cela me permet de conserver
la tête au Championnat », observait-il,
pas mécontent du résultat. Un point
seulement
– 78 à 77 –
mais un
point psychologiqueKimi Räikkönen
ment important, ainsi
qu’on pouvait l’imaginer en voyant
chez Ferrari les mines graves. Avec
21 points de retard à présent, Kimi
Räikkönen peut tirer un trait sur le
titre, alors que Robert Kubica, avec un
déficit de 14 points, peut se laisser aller
aux rêves arithmétiques. Pour les
quatre dernières manches du Championnat 2008, Kimi Räikkönen se mettra au service de son équipier. Il doit
bien cela à Massa qui, l’an dernier, en
renonçant à une victoire au Brésil,
avait assuré au Finlandais sa première
couronne. « Nos pilotes savent parfaitement ce qu’ils ont à faire, dans l’intérêt de l’équipe, précisait, hier soir, Stefano Domenicali. Kimi aura cela en tête
lors des prochaines courses, sans rien
perdre de son agressivité habituelle. »
– A. G.
Bleu
Franck Cammas
Collaborateur Groupama
depuis 1998
''
diaires ». Hamilton, qui avait conservé
la version « pluie extrême », dut
repasser par le stand au 36e tour pour
changer encore. Sans ce contretemps,
la victoire était à sa portée. Avant ce
ravitaillement qui devait en principe
être le seul, il était revenu à une
seconde du leader, Sebastian Vettel.
Jaune
Rouge
Jaune
dans les métiers de l’Assurance et de la Banque
du 14e rang sur la grille. Pour espérer
gommer un tel handicap, il eût fallu
une Ferrari plus docile, plus compétitive. « Nous ne sommes pas assez
rapides dans ce contexte de pluie, et
dans cette fourchette de températures, constatait de son côté Stefano
Domenicali, patron de la Scuderia.
Clairement, nous devons réagir sans
tarder, car il pourrait pleuvoir encore
sur les Grands Prix à venir. » Singapour, Japon, Chine, Brésil peuvent en
effet réserver de mauvaises surprises…
Felipe Massa fit tout ce
qui était en
son pouvoir
pour ne pas
sombrer, et
réussit bravement à surnager. À la
demande de son écurie, il rendit à Rosberg la quatrième place qu’il lui avait
prise dans une passe d’armes sévère.
Avait-il vraiment coupé la chicane, ou
seulement mordu généreusement le
vibreur ? Dans le doute, la Scuderia
invita son pilote à laisser repasser Rosberg. Massa ne s’amusa guère dans
cette course où la stratégie retenue
– deux ravitaillements – se révéla en
outre infructueuse. « Ceux qui avaient
opté pour un seul arrêt ont eu l’avantage au bout du compte. » Pas tous,
car Lewis Hamilton, en s’arrêtant au
27e tour, se trouva toutefois piégé par
les caprices du ciel. Un peu plus tard, et
ça passait…
Fernando Alonso observa son « pitstop » au 30e tour, alors que la piste
commençait à sécher, et prit le risque
de chausser des pneus « intermé-
Noir
Bleu
Noir
Le groupe Groupama
recrute 2000 nouveaux collaborateurs en 2008
Kovalainen, Webber, Rosberg, Massa,
Trulli et Alonso. Un peu plus loin derrière, Robert Kubica expérimentait le
pilotage en aveugle : « la visibilité
était si mauvaise que j’ai passé Heidfeld sans m’en apercevoir », résumaitil.
Une Toro Rosso en tête… et l’autre fermant la marche. Sébastien Bourdais,
bien malheureux avec sa boîte de
vitesses, ne parvint pas à enclencher la
première et se trouva vissé sur la grille.
Le temps pour ses mécaniciens d’amener l’auto dans la voie des stands, trouver la faille et réparer, un tour s’était
écoulé… Quand Bourdais reprit la
piste, c’était forcément sans illusion,
sans espoir de bagarre aux avantpostes, lui qui s’était qualifié 4e avec
des réservoirs plus lourds que ceux de
son équipier.
Une Toro Rosso en verve, l’autre en
berne. Entre les deux, une kyrielle de
dépassements épiques. Du beau spectacle. Lewis Hamilton, à lui seul, en
assura une bonne tranche ! Parti 15e, il
entreprit de remonter le peloton, à la
manière d’un Michael Schumacher,
précis, incisif, opiniâtre. Sous la pluie,
sa McLaren-Mercedes montrait peutêtre des qualités inestimables, mais
aussi quel talent déployait-il à la piloter ! Devant, Heikki Kovalainen n’affichait pas la même aisance, gêné, justifia-t-il après coup, par la difficulté à
chauffer correctement ses freins.
Quant aux Ferrari, l’état de la piste,
manifestement, ne leur convenait pas
du tout. « Je ne pouvais rien faire, rien
tenter », commentait Räikkönen à
l’arrivée. Comme Hamilton, il avait
manqué sa qualification, et s’élançait
Total
MONZA –
la vitesse. Vettel l’Allemand et Toro
Rosso l’italienne, ensemble les deux
« petits » se sont magistralement
imposés aux grands. Une écurie au
budget des plus serrés, portée par son
coureur de vingt et un ans. Portée, hissée, transcendée.
« Tu vas rejoindre une équipe
modeste, mais tu peux lui apporter
beaucoup », lui avait dit l’an dernier
Josef Leberer, préparateur physique
chez BMW. « Tu vas lui donner ta fraîcheur, ton enthousiasme ; ils vont
t’aimer et tu vas les faire grandir. »
Josef a déjà veillé sur pas mal de champions dans sa carrière, Prost, Senna,
Räikkönen entre autres. Il les observe,
les écoute, les soigne, les apaise et les
devine. Il a « couvé » Vettel quand le
gosse officiait comme troisième pilote
chez BMW jusqu’au milieu de la saison
dernière. Josef tremblait d’émotion au
pied de ce podium où s’agitaient ses
deux « poulains », Kubica au côté de
Sebastian.
Cette victoire inédite et rafraîchissante
couronnait un week-end parfait pour
Vettel et Toro Rosso. C’était un succès
construit, et si les circonstances climatiques ont tenu leur rôle dans l’histoire,
elles n’ont pas pour autant faussé le
jeu. Elles l’ont au contraire corsé. Vettel en avait-il profité samedi pour
signer la pole-position, tandis que la
pluie envoyait au tapis les Räikkönen
et Hamilton ? Le plus dur restait cependant à faire : confirmer. Ne pas gâcher
l’occasion sublime de conduire toute
l’équipe au comble du bonheur.
Le crachin persistant à tomber hier sur
le circuit, le départ du Grand Prix d’Italie fut donné derrière la voiture de
sécurité. Pas question pour la direction
de course de lâcher les vingt voitures à
la manière habituelle, pour les voir
caramboler dans la première chicane.
Lorsque la « Safety Car » lâcha le peloton à la fin du deuxième tour, Sebastian Vettel conserva « tranquillement » sa première place, devant
Australie (16 mars)
Malaisie (23 mars)
Bahreïn (6 avril)
Espagne (27 avril)
Turquie (11 mai)
Monaco (25 mai)
Canada (8 juin)
France (22 juin)
Grande-Bretagne (6 juillet)
Allemagne (20 juillet)
Hongrie (3 août)
Europe (24 août)
Belgique (7 septembre)
Italie (14 septembre)
Singapour (28 septembre)
Japon (12 octobre)
Chine (19 octobre)
Brésil (2 novembre)
Ils sont trois cette saison
à avoir remporté leur
premier Grand Prix :
Vettel, Kovalainen et
Kubica. Le podium de
Monza les a réunis hier,
dans cet ordre. Si
Hamilton préserve sa
position au Championnat,
1 point devant Massa,
Kimi Räikkönen, en
revanche, a tiré un trait
sur le titre 2008.