lyon - nice, l`arbitre reconnaît son erreur
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FOOTBALL 1 Bleu Rouge Noir Jaune LYON - NICE, L’ARBITRE RECONNAÎT SON ERREUR (Page 2) LYON, STADE DE GERLAND, HIER – Sanctionnés d’un penalty à la dernière minute, les Niçois Emerse Faé (à droite) et Lionel Letizi ont beau essayer, ils ne feront pas changer d’avis l’arbitre Jean-Charles Cailleux et son assistant Frédéric Haquette (à gauche). (Photo Didier Fèvre) IDF 1,00 / ON A RETROUVÉ LE PSG (Page 3) PARIS, PARC DES PRINCES, HIER. – Jérôme Rothen prend de vitesse Frédéric Da Rocha, et le Paris-SG, vainqueur étriqué de Nantes (1-0), se place en troisième position après cinq journées de Ligue 1. (Photo Bernard Papon) www.lequipe.fr Lundi 15 septembre 2008 T 00105 - 915 - F: 1,00 E 3:HIKKLA=ZUVUU\:?a@j@l@f@k; LE QUOTIDIEN DU SPORT ET DE L’AUTOMOBILE L’ENVOL DE VETTEL TENNIS L’Allemand Sebastian Vettel (21 ans) est devenu le plus jeune vainqueur d’un Grand Prix dans l’histoire de la Formule 1, hier à Monza. Sébastien Bourdais, son coéquipier chez Toro Rosso, a été beaucoup moins heureux. (Pages 22 à 24) (Photo Daniel Mihailescu/AFP) UN SIMON TROIS ÉTOILES (Page 18) Bleu Jaune Rouge Rouge (Photo Brent Smith/Reuters) ROSSI, UNE LEÇON SOUS LA PLUIE (Page 21) CYCLISME (Page 19) is a registered trademark licensed by SmileyWorld.com MONZA (Italie), HIER. – Porté en triomphe après sa victoire dans le Grand Prix d’Italie, Sebastian Vettel jubile. Tandis que, près de trente secondes derrière lui, Felipe Massa en profitait pour reprendre un point précieux à Lewis Hamilton, le jeune pilote allemand a donné une éclatante preuve de son talent et lancé un signal : il faudra désormais compter avec lui. (Photo Stéphane Mantey) CONTADOR ENFONCE LE CLOU smiley® Jaune Noir Bleu Noir MOTO Clients satisfaits de Renault Occasions * Source enquête interne Q.V.O. Renault réalisée auprès d’un échantillon de 31 035 clients de mai 2007 à avril 2008. www.occasions.renault.fr Vous aussi gardez le sourire avec les 5 engagements OR Renault Occasions. Acheter un véhicule Renault Occasions bénéficiant des engagements OR vous permet de profiter de 5 engagements : une garantie jusqu’à 24 mois pièces et main-d’œuvre avec une assistance 24 h/24 en France métropolitaine et dans 30 pays européens, l’essai du véhicule avant l’achat, un contrôle de 82 points essentiels du véhicule, un contrôle gratuit à 2 000 km ou 1 mois après l’achat (1) , mais aussi le remboursement de votre acquisition si vous n’êtes pas pleinement satisfait (2) . (1) Au 1er des 2 termes atteint. (2) Dans un délai de 5 jours ouvrables et 1 000 km parcourus. L’ÉQUIPE dimanche, lundi : ALLEMAGNE, 2,20 / ; ANDORRE, 1,25 / ; DOM, 1,6 / ; AUTRICHE, 2,50 / ; BELGIQUE, 1,6 / ; ESPAGNE, 2,1 / ; GRÈCE, 2,2 / ; ITALIE, 1,9 / ; IRLANDE, 2 / ; LUXEMBOURG, 1,6 / ; PAYS-BAS, 2,2 / ; PORTUGAL CONT., 2 /. 356_100_GENE96%_FU_64834.indd 1 28/08/08 14:45:06 Bleu Rouge Noir Jaune 2 FOOTBALL Bleu Rouge Noir Jaune ! LIGUE 1 (5e journée) TOTAL AUXERRE SAMEDI 1-1 MONACO 2-0 Lejeune (55e) Park Chu-Young (25e) Nimani (71e) LE MANS Le Tallec (35e) RENNES Briand (27e) LYON Juninho (40e, 73e) Benzema (90e+5 s.p.) VALENCIENNES Pujol (86e s.p.) BORDEAUX Chamakh (24e) CAEN Ben Khalfallah (28e) Nivet (90e+2) SOCHAUX Privat (46e) PARIS-SG Kezman (7e s.p.) CLASSEMENT 1-2 c. diff. J. G. N. P. p. c. J. G. N. P. p. c. 1. Benzema (+ 1) (Lyon), 5 buts. 2. Cavenaghi (Bordeaux), Maïga, Helstad (Le Mans), Bastos (+ 1) (Lille), B. Koné (notre photo, + 1) (Marseille), Nimani (+ 1) (Monaco), Rémy (+ 1) (Nice), Erding (Sochaux), 3 buts. 10. Jelen (Auxerre), Nivet (+ 1) (Caen), Moreira, Akrour (Grenoble), Lesage (+ 1) (Le Havre), Makoun, Juninho (+ 2) (Lyon), Grandin, Zenden, Niang (Marseille), Bamogo (+ 1) (Nice), Hoarau (Paris-SG), Br. Cheyrou, Thomert (Rennes), Pujol (+ 1) (Valenciennes), 2 buts. Ont marqué contre leur camp : Grichting (Auxerre, pour Marseille), Ben Frej (Le Mans, pour Toulouse), Mandanda (Marseille, pour Rennes), Leko (Monaco, pour Caen). 5 4 1 0 9 2 +7 3 3 0 0 8 2 2 1 1 0 1 0 11 5 3 2 0 12 6 +6 2 2 0 0 6 1 3 1 2 0 6 5 3. Paris-SG 10 5 3 1 1 4 2 +2 2 2 0 0 2 0 3 1 1 1 2 2 4. Grenoble 10 5 3 1 1 5 4 +1 2 2 0 0 2 0 3 1 1 1 3 4 5. Le Mans 9 5 3 0 2 9 5 +4 3 1 0 2 2 3 2 2 0 0 7 2 6. Nice 9 5 3 0 2 7 5 +2 2 2 0 0 4 1 3 1 0 2 3 4 7. Monaco 8 5 2 2 1 5 3 +2 3 2 1 0 4 1 2 0 1 1 1 2 8. Toulouse 8 5 2 2 1 4 5 -1 2 1 1 0 2 1 3 1 1 1 2 4 9. Caen 7 5 2 1 2 7 5 +2 3 2 0 1 5 2 2 0 1 1 2 3 10. Bordeaux 7 5 2 1 2 6 5 +1 3 2 1 0 5 2 2 0 0 2 1 3 11. Valenciennes 7 5 2 1 2 6 7 -1 3 2 1 0 5 2 2 0 0 2 1 5 12. Auxerre 7 5 2 1 2 5 7 -2 3 1 1 1 3 3 2 1 0 1 2 4 13. Rennes 6 5 1 3 1 7 7 0 3 1 2 0 7 6 2 0 1 1 0 1 14. Nancy 6 5 1 3 1 4 4 0 3 1 2 0 2 1 2 0 1 1 2 3 15. Lille 5 5 1 2 2 5 7 -2 2 1 0 1 3 4 3 0 2 1 2 3 16. Le Havre 4 5 1 1 3 4 6 -2 2 1 0 1 1 1 3 0 1 2 3 5 17. Lorient 4 5 1 1 3 2 7 -5 2 0 1 1 0 2 3 1 0 2 2 5 18. Saint-Etienne 3 5 1 0 4 2 6 -4 2 1 0 1 2 2 3 0 0 3 0 4 19. Sochaux 2 5 0 2 3 5 8 -3 3 0 2 1 3 4 2 0 0 2 2 4 PROCHAINES JOURNÉES 20. Nantes 1 5 0 1 4 3 10 -7 2 0 1 1 2 5 3 0 0 3 1 5 6e JOURNÉE. - Samedi 20 septembre, 19 heures : Toulouse-Sochaux (Foot +) ; Grenoble-Bordeaux (Foot +) ; Le Havre-Lyon (Foot +) ; Lorient-Caen (Foot +) ; Nantes-Valenciennes (Foot +) ; Lille-Auxerre (Foot +) ; 21 heures : Nice-Le Mans (Orange Foot) ; Dimanche 21 septembre, 17 heures : Nancy-Rennes (Foot +) ; Saint-Étienne-Paris-SG (Foot +) ; 21 heures : Marseille-Monaco (Canal +). 7e JOURNÉE. - Samedi 27 septembre, 19 heures : Le Mans-Marseille (Foot +) ; Lyon-Nancy (Foot +) ; Sochaux-Lorient (Foot +) ; Caen-Nantes (Foot +) ; Auxerre-Le Havre (Foot +) ; Rennes-Nice (Foot +) ; 21 heures : Paris-SG-Grenoble (Orange Foot) ; Dimanche 28 septembre, 17 heures : Valenciennes-Toulouse (Foot +) ; Monaco-Lille (Foot +) ; 21 heures : Bordeaux-Saint-Étienne (Canal +). Bamogo (3e) Rémy (20e) GRENOBLE Courtois (89e) MARSEILLE B. Koné (2e) SAINT-ÉTIENNE LILLE Bastos 1-0 p. BUTS 13 NICE 1-1 P. MATCHES 2. Marseille Lesage (32e) 1-1 N. BUTS 1. Lyon LE HAVRE 1-1 G. MATCHES LORIENT Mansaré (11e) Ben Frej (18e c.s.c.) 3-2 HIER 2-0 J. BUTS BUTEURS EXTERIEUR Zerka (69e) TOULOUSE 1-1 MATCHES Pts NANCY DOMICILE (63e) NANTES Les équipes à égalité parfaite sont départagées par leur place au classement du fair-play. Le barème des notes 10, match parfait ; 9, match exceptionnel ; 8, très bon match ; 7, bon match ; 6, match satisfaisant ; 5, match moyen ; 4, match insuffisant ; 3, mauvais match ; 2, très mauvais match ; 1, match exécrable ; 0, match ponctué d’un comportement inadmissible. Spectacle sans intérêt. Spectacle médiocre. Spectacle moyen. Spectacle agréable. Spectacle très agréable. Spectacle exceptionnel. Un joueur doit avoir joué au moins quarante-cinq minutes pour être noté. PASSEURS 1. Stromstad (Le Mans), Niang (+ 1) (Marseille), Hellebuyck (+ 1) (Nice), Danic (Valenciennes), 3 passes. 5. Chafni (Auxerre), Wendel (Bordeaux), Savidan (Caen), Aït Ben Idir (+ 1) (Le Havre), Coutadeur (+ 1), A. Le Tallec (Le Mans), Juninho (Lyon), Pagis (+ 1) (Rennes), 2 passes. 13. Lejeune, Pedretti, Kahlenberg (+ 1) (Auxerre), Gourcuff, Gouffran (+ 1) (Bordeaux), Seube (Caen), Batlles, Akrour (+ 1) (Grenoble), Lesage, Tixier (Le Havre), Gervinho (Le Mans), Cabaye, Bastos (Lille), Ayew (Lorient), Kallstrom, Govou, Ederson (Lyon), Taiwo, B. Koné (Marseille), Meriem, Gosso (+ 1), Leko, Simic, Park (+ 1) (Monaco), Brison, Calvé (+ 1) (Nancy), De Freitas, Klasnic (Nantes), Ben Saada, Rémy (Nice), Armand, Giuly, Rothen (Paris-SG), Hansson, Fanni (Rennes), Gomis (Saint-Étienne), Erding (+ 1), Birsa, Maurice-Belay (Sochaux), Mathieu, Ebondo (+ 1) (Toulouse), Sanchez (Valenciennes), 1 passe. « Le penalty ne s’imposait pas » JEAN-CHARLES CAILLEUX, arbitre de Lyon-Nice (3-2), reconnaît son erreur sur le troisième but inscrit par l’OL et éteint la polémique. HIER SOIR SUR RTL, dans l’émission En direct de L’Équipe, Jean-Charles Cailleux est sorti de son silence pour faire un mea culpa courageux. C’est assez rare et cela mérite d’être salué : l’arbitre admet que le penalty qui a permis aux Lyonnais de battre Nice dans le temps additionnel, samedi à Gerland, ne s’imposait pas. « Le défenseur niçois, Hognon, explique-t-il, entre en contact de la main avec le ballon dans sa surface de réparation face à l’arbitre assistant, contact que je ne vois pas. L’arbitre assistant, dans son âme et conscience, estime que la main est volontaire, et comme il est mieux placé que moi, je le suis dans sa décision et par conséquent j’accorde le penalty. Quand on voit les images (voir ci-contre), il y a bel et bien un contact de la main, certes, mais involontaire, par conséquent nous n’aurions pas dû siffler cette faute et le penalty ne s’imposait pas. » Concernant les deux premiers buts lyonnais, il estime en revanche avoir pris la bonne décision. – R. R. Trois motifs de polémique Avant le 1er but de Lyon Bruno Derrien, ancien arbitre international, estime que la faute commise par Cyril Rool sur le meneur lyonnais est « inexistante. À aucun moment le Lyonnais n’est retenu par le maillot ni empêché de jouer. Le contact est licite. Juninho abuse clairement l’arbitre à l'approche de la surface de réparation. Rool est peut-être victime de sa réputation. » (Documents Canal +) Livrés à eux-mêmes, les arbitres, dont la mission est tout sauf facile, peuvent se retrouver en difficulté quand la machine OL est lancée. En mars 2005, Aulas avait dépêché un huissier au stade Micheld’Ornano, avant Caen-Lyon, car il estimait que la pelouse n’était pas praticable. Après les départs de la génération Veissière-Colombo-Garibian-Sars, le contingent des arbitres de L 1 compte moins de fortes personnalités. Ceux qui officient lors des matches de Lyon sontils armés pour tenir tête à Aulas ? Gilles Veissière en doute : « Sans être vaniteux, à mon époque, M. Aulas ne nous faisait absolument pas peur. On avait du caractère et on savait l’exprimer. La question qu’il faut se poser, c’est de savoir si les arbitres actuels sont préparés pour diriger des grands matches. Au niveau international, on a la réponse. Elle est négative. Au niveau français, il n’y a que les instances fédérales qui répondent oui. » Frédéric Haquette, l’assistant qui a incité M. Cailleux à désigner le point de penalty, a trente-trois ans. En 2004, il arbitrait encore dans sa Ligue du Nord. Un arbitre assistant – ils choisissent soit de l’être, soit d’être exclusivement arbitres centraux – peut en effet passer de la Division d’Honneur à la Ligue 1 en l’espace de trois ans. M. Haquette n’officie que depuis deux saisons en L 1. Il n’avait jamais mis les pieds en Championnat à Gerland. RAPHAËL RAYMOND Avant le 2e but de Lyon « L'image vient au secours de l’arbitre central, estime M. Derrien. Piquionne (2) influence bien l’action et la réaction du gardien niçois, mais comme il n'est pas hors jeu au départ du coup franc de Juninho (1), la morale est sauve. L'assistant aurait dû laisser levé son drapeau qu'il a rabaissé quand M. Cailleux a validé le but. C'est un manque d'expérience. » Avant le 3e but de Lyon « Le tacle d’ Hognon (1) sur Piquionne (2) est parfaitement régulier, confirme M. Derrien. Il n'y a aucun mouvement du bras vers le ballon. À ce moment de la partie, si on veut signaler penalty, il faut que cette décision soit incontestable et prendre en compte le contexte. Mais l'arbitre assistant est très jeune, c'est sa deuxième saison en L1. » LYON, STADE DE GERLAND, SAMEDI. – Jean-Charles Cailleux (au centre avec l’oreillette) et l’un de ses assistants, Frédéric Haquette (à g.), sont assaillis par les joueurs niçois (Fae, suivi notamment de Rool, Hognon et Bamogo) après avoir accordé le deuxième but égalisateur de Juninho. (Photo Didier Fèvre) FRÉDÉRIC ANTONETTI se dit définitivement frustré par les erreurs d’arbitrage, notamment celles survenues à Lyon. « Je n’y crois plus » Samedi soir à Lyon, Frédéric Antonetti, l’entraîneur de Nice, resté muet, avait refusé de polémiquer. Hier, à l’issue du décrassage de l’OGCN au Parc des Sports, il s’en est expliqué. NICE – de notre envoyé spécial « POURQUOI N’AVEZ-VOUS rien dit samedi ? – J’ai compris que ça ne sert à rien de protester et de palabrer. C’est clair que l’arbitrage est ce qu’il est et on ne peut rien y faire. Lors d’une réunion avec les arbitres, on nous a dit que ceux-ci avaient deux missions : préserver l’intégrité physique des joueurs et ne pas influencer le résultat d’un match. Là, tout le monde a vu que le résultat a été faussé. – On vous a connu plus sanguin et plus offensif… – Disons que je suis devenu fataliste. J’en ai tellement dit sans que ça fasse avancer les choses que je suis un peu fatigué. L’ouvrir une fois de plus ? Pour quoi faire ? Pour m’énerver et pour être à nouveau traité de parano ? Ca va, j’ai donné. J’en ai marre de tout ça. Ca ne sert à rien. Je préfère me concentrer sur les prochains matches. – A-t-il été facile de vous taire ? – Je voulais prouver que je peux moi aussi me contrôler. À la limite, c’est plus facile de la boucler que de dire la vérité. À Lyon, ça m’a paru la meilleure solution. – On vous sent désabusé… – Désabusé, non, mais je suis frustré, oui. Aujourd’hui, je ne crois plus à grandchose, c’est sûr. Je ne crois plus dans le football reflet de la société ; je ne crois plus dans la société non plus et surtout, je ne crois plus dans les hommes. Alors je me mets de côté. Le foot pro, ce n’est pas mon milieu, définitivement. « La vidéo ? Enfoncer une porte ouverte ! » – Si vous en êtes arrivé à ce point là, pour quelles raisons continuezvous à entraîner ? – C’est vrai que je me pose des questions. Mais il faut bien gagner sa vie. Et puis il y a quand même des bons côtés. Me retrouver sur le terrain au milieu de mes joueurs, j’aime. Revoir des joueurs que j’ai contribué a faire progresser comme Lloris ou Ederson, samedi soir, j’adore. » – Quelle a été la nature de votre 2 1 Aulas reste sobre LYON – de notre envoyé spécial discussion avec l’arbitre M. Cailleux, tard samedi soir ? – J’ai fini par le voir dans son vestiaire mais ses explications sur les trois buts lyonnais ne m’ont pas convaincu. Sur le premier, Juninho se laisse tomber. Il est coutumier du fait. Le coup franc est magnifique mais il n’existe pas. Sur le deuxième, Piquionne n’est peut-être pas hors-jeu mais l’assistant lève le drapeau et comme Piquionne fait action de jeu, le but doit être refusé. Quant au penalty, je n’en parle même pas. Tout le monde a vu les images. – Comment faire avancer les choses ? – C’est enfoncer une porte ouverte de réclamer la vidéo. On y arrivera un jour. – La vidéo va justement permettre de revoir, a posteriori, les images du week-end et, éventuellement, de sanctionner. Qu’en pensezvous ? – C’est une solution que je préconise depuis des années. C’est la preuve que je ne dis pas que des conneries. Ceux qui abusent les arbitres vont être rapidement démasqués. Quand ils auront pris des matches de suspension pour tricheries répétées, le problème s’arrêtera tout seul. » JEAN-PIERRE RIVAIS AUTREFOIS, c’est-à-dire depuis toujours et jusqu’en mai dernier, Jean-Michel Aulas débarquait en conférence de presse juste après les matches. Il s’invitait, et il faut reconnaître qu’il était plutôt attendu et rarement décevant pour qui cherchait de bonnes phrases. Samedi soir, juste après Lyon-Nice (3-2), le président lyonnais n’est pas venu en zone mixte. Depuis que Claude Puel est arrivé, Jean-Michel Aulas et son nouvel entraîneur ont redistribué les rôles. Claude Puel aime contrôler la communication sportive et il a convaincu son président de ne plus venir parler à chaud. Hier, à la mi-journée, à froid, alors que les Lyonnais venaient de satis- faire à une séance photo pour l’UEFA avec leurs nouveaux maillots jaunes, puis de prendre possession de la voiture promise pour le doublé (une Coccinelle décapotable), le président lyonnais n’est pas sorti des clous. Bien sûr, les décisions d’arbitrage, la veille, lui avaient été favorables, mais on l’avait connu offensif en ces circonstances. Pas cette fois, pas vraiment, ou alors à peine : « C’est dommage que cette polémique existe. On sent la volonté de mettre l’OL en difficulté. Il y a eu des faits de jeu qui prêtent à l’interprétation, mais ce sont des choses qui arrivent. Cela nous est arrivé à tous. Je comprends la frustration des Niçois, même s’il ne faut pas dépasser certaines limites. J’ai discuté avec Maurice Cohen. C’est malheureux pour lui, mais sur le match, en même 2 temps, vu les occasions et la possession de balle (66 % de possession, 28 tirs à 4), on méritait de gagner. » En général, Jean-Michel Aulas monte au créneau juste derrière un fait d’arbitrage qui lui a été favorable. Tout le monde prétend que ces erreurs s’équilibrent sur une saison. Lui craint toujours qu’elles s’équilibrent la semaine suivante. « C’est une crainte justifiée, lance-t-il. Quand vous créez la confusion dans l’esprit des gens… Je serai attentif à ce qui se passera au Havre samedi prochain. Les arbitres lisent les journaux. » Et dans un monde idéal pour le président lyonnais, l’arbitre du match Le Havre-Lyon, samedi prochain, lira ce matin ce message qui n’est pas innocent. Dans ces affaires-là, d’ailleurs, les innocents sont rares. – V. D. Seul Puel boitille LENDEMAIN DE MATCH tranquille pour les Lyonnais qui, après une mini-séance pour ceux qui n’ont pas joué face à Nice (3-2), avaient rendez-vous à midi au palais des sports pour une dernière photo d’équipe, histoire d’actualiser le groupe avec les dernières acquisitions de l’été. Après que les acteurs du doublé eurent reçu leur voiture (voir par ailleurs), les membres du staff concerné ont hérité d’une montre que Perrin et Galtier recevront, eux, par correspondance. Un blessé inattendu dans les PAGE 2 rangs olympiens : Claude Puel, en délicatesse avec ses ischio-jambiers, boitille. En revanche, si le Lyon-Nice de samedi soir a fait polémique, aucune blessure n’est à déplorer en vue du match de Ligue des champions, mercredi soir contre la Fiorentina. À noter que vingt-six mille pass, valables pour les trois matches à domicile de C 1 (face à la Fiorentina, au Bayern Munich et au Steaua Bucarest) ont été vendus la semaine dernière. – C. C. 1 Questions... ... DU JOUR Sebastian Vettel sera-t-il le principal rival de Lewis Hamilton en Formule 1 dans les années à venir ? Pour voter, connectez-vous sur www.lequipe.fr entre 6 heures et 22 heures ou envoyez OUI ou NON par SMS au 61008 (0,34 euro + coût de 1 SMS). ... D’HIER ? Nombre de votants : 129 874 Les arbitres de Ligue 1 favorisent-ils l’Olympique Lyonnais ? OUI NON NSP 73 % 25 % 2% LUNDI 15 SEPTEMBRE 2008 Bleu Rouge Noir Jaune Rouge Un problème de formation Bleu Rouge porter le flanc à la suspicion, les arbitres auraient dû confier la défense de leurs intérêts à leurs responsables. Sinon, à quoi sert Philippe Leduc, l’ex-sifflet qui les représente au CA de la Ligue ? Jaune Bleu Jaune QUAND UN COUP DE SIFFLET malheureux désavantage son club, JeanMichel Aulas le fait toujours savoir. Sans forcément attendre les micros et les caméras. « À Lyon, on est sous pression, indique l’ancien arbitre international, Bruno Derrien. D’abord, parce que c’est le plus grand club de L 1, donc le plus médiatisé. Nous savons bien qu’une mauvaise appréciation sera décortiquée sous une loupe grossissante. Maintenant, M. Aulas entretient aussi des rapports particuliers avec les arbitres. À la mi-temps, quand il n’était pas satisfait de ma prestation, il m’attendait à l’entrée des vestiaires en haut de la rampe pour commenter mes décisions. » Comme les plus grands clubs européens, l’OL a le souci du détail. Y compris dans son suivi des arbitres. En fin de saison dernière, avant Lyon-Nancy (1-0, 37e j.), le club rhodanien, alors à la lutte avec Bordeaux pour le titre, s’était plaint de la désignation d’un assistant – Bruno Faye – et d’un quatrième arbitre – Pascal Viléo – vivant en Gironde. La direction nationale de l’arbitrage valida la requête lyonnaise et la touche fut couverte par deux natifs de Marseille… alors que l’OM était au coude à coude avec Nancy pour la troisième place. Pour les instances, l’OL compterait-il plus que le club lorrain ? Jacques Rousselot, le président de l’ASNL, ne siège pas au conseil d’administration de la Ligue. Aulas, lui, est un des membres qui a le plus de poids. C’est en tant que trésorier de la LFP qu’il a participé, en 2005, aux négociations sur le statut des arbitres et de leurs indemnités. De l’autre côté de la table siégeaient notamment deux arbitres de L 1 : Saïd Ennjimi et Hervé Piccirillo. Pour ne pas Noir Noir Lyon intimide-t-il les arbitres ? 3 FOOTBALL Bleu Rouge Noir Jaune ! LIGUE 1 (5e journée) Paris remonte le temps Après sa troisième victoire de la saison, le PSG se hisse sur le podium pour la première fois depuis janvier 2006. SAMEDI 13 SEPTEMBRE Auxerre Monaco Le Mans Rennes Lyon Valenciennes Bordeaux 1-1 2-0 1-2 1-1 3-2 1-1 1-1 Nancy Lorient Toulouse Le Havre Nice Grenoble Marseille HIER Caen 2-0 Saint-Étienne Sochaux 1-1 Lille Paris-SG 1-0 Nantes Classement Pts J. G. N. — — — — 1. Lyon 13 5 4 1 2. Marseille 11 5 3 2 3. Paris-SG 10 5 3 1 4. Grenoble 10 5 3 1 5. Le Mans 9 5 3 0 6. Nice 9 5 3 0 7. Monaco 8 5 2 2 8. Toulouse 8 5 2 2 9. Caen 7 5 2 1 10. Bordeaux 7 5 2 1 11. Valenciennes 7 5 2 1 12. Auxerre 7 5 2 1 13. Rennes 6 5 1 3 14. Nancy 6 5 1 3 15. Lille 5 5 1 2 16. Le Havre 4 5 1 1 17. Lorient 4 5 1 1 18. Saint-Étienne 3 5 1 0 19. Sochaux 2 5 0 2 20. Nantes 1 5 0 1 P. — 0 0 1 1 2 2 1 1 2 2 2 2 1 1 2 3 3 4 3 4 p. — 9 12 4 5 9 7 5 4 7 6 6 5 7 4 5 4 2 2 5 3 c. Diff. — — 2 +7 6 +6 2 +2 4 +1 5 +4 5 +2 3 +2 5 -1 5 +2 5 +1 7 -1 7 -2 7 0 4 0 7 -2 6 -2 7 -5 6 -4 8 -3 10 -7 BUTEURS 1. Benzema (+ 1) (Lyon), 5 buts. 2. Cavenaghi (Bordeaux), Maïga, Helstad (Le Mans), B. Koné (+ 1) (Marseille), Nimani (+ 1) (Monaco), Rémy (+ 1) (Nice), Erding (Sochaux), 3 buts. NANTES Temps agréable. Pelouse en bon état. 43 005 spectateurs. Arbitre : M. Ennjimi. 1-0 : Kezman (7 s.p.) LE BUT -- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - e Poss. duu ballon P du Poss. Taall ballon Da Roccha 4 caap., 4 % % De FFreitaas S. Traor raor ao é Clément Corners Corners Kesserü Kese 5 m GGravgaard ravgaard gaar Kezman Kezm man 3 6 7 6 6 Aloonzo onzo Landreau Landr and u 6 Tirs Tirs Ho 6 Sess on Hoarau Sessegno Bagayoko Bagayo ayok N’DDaw 6 7 ZZ. Camara ama m 4 R. Fatyy 5 6 4 Giuly A. Capooue Guilllon Ceeara 5 3 5 6 Armand mand cap., ap., 6 49 Rothen othen 7 5 51 6 4 9 1 13 Remplacements 9 Remplacements 70e : Kezman par CHANTÔME 46e : Keserü par DOSSEVI (note : 3) 84e : Giuly par PANCRATE 77e : Bagayoko par BEKAMENGA Non utilisés : Edel (g.), Bourillon, 87e : A. Capoue par MARÉVAL Luyindula, Mabiala, Y. Sankharé. Non utilisés : Heurtebis (g.), !Cela fait neuf matches de suite que le Entraîneur : P. Le Guen. Moullec, Poulard, Vainqueur. FC Nantes encaisse au Entraîneur : É. Baup. - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - moins un but. La dernière - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - Aucun carton Le carton équipe à ne pas avoir réussi à marquer face 1 avertissement : N’Daw (55e, charge aux Canaris est Angers, irrégulière sur Sessegnon). le 21 avril dernier (0-0, e 34 journée de L 2). tique pour conserver sa victoire au chaud. Il faut dire que la pression nantaise, survenue seulement dans les dernières minutes, n’a pas vraiment modifié le baromètre d’une rencontre assez fade et dont on pourrait tirer la conclusion suivante : le PSG est costaud, Nantes très inquiétant. Le choc psychologique du changement d’entraîneur est encore attendu à la Beaujoire. La nomination d’Élie Baup juste avant un déplacement à Paris revêtait pourtant un côté involontairement judicieux. Depuis le début de la saison, le nouveau coach nantais avait sans doute davantage regardé le PSG - dont il a commenté pour Canal Plus les matches à Monaco (0-1) et contre Bordeaux (1-0) lors des deux premières journées - que sa nouvelle formation. S’il connaissait les points faibles des Parisiens, Baup, en place depuis à peine deux semaines, ne se doutait sûrement pas que ceux de Nantes étaient aussi nombreux. Baup a du boulot Passes imprécises, contrôles manqués, aucune complicité : la première période du promu a flirté avec la nullité. La seconde fut plus cohérente - Paris a délibérément reculé -, mais tout aussi inefficace. Le successeur de Michel Der Zakarian n’avait pas bouleversé la composition d’équipe des Canaris au coup d’envoi. Klasnic blessé, Bagayoko était titularisé alors que Heurtebis abandonnait sa place dans le but à Alonzo. L’ancien Parisien, dont c’était la première titularisation de la saison, aura joué autant de fois au Parc en 2008 sous les couleurs du PSG que sous celles de Nantes. S’il était impuissant sur le penalty en force de Kezman et sauvé par sa barre sur un centre-tir de Giuly (9e), l’ex-doublure de Landreau a au moins su se mettre en valeur sur une reprise de Hoarau qu’il détourna du bout des doigts (14e) et empêché que l’écart ne se creuse trop vite. Faibles dans la conservation du ballon, sans génie dans les initiatives individuelles, ses coéquipiers se sont créé deux petites occasions grâce à une frappe de Bekamenga qui n’a pas trompé la vigilance de Landreau (87e) puis une volée de Tall non cadrée (90e). Seuls les coups de pied arrêtés pouvaient leur offrir une chance de marquer, mais ni N’Daw (16e) ni De Freitas (59e) ne se sont révélés très adroits dans l’exercice à vingt mètres. En face, le PSG donnait le sentiment d’une équipe sereine, limite facile. Pourtant, elle ne s’était pas montrée beaucoup plus dangereuse à l’approche du but adverse. Un penalty transformé et deux occasions dans le premier quart d’heure puis plus grandchose. Comme à Caen (1-0) lors de la dernière journée, les Parisiens ont laissé venir, maîtrisé et défendu un avantage acquis très tôt dans la rencontre. Un contrôle un peu long de Hoarau (76e) n’a pas permis à l’ancien Havrais de marquer son troisième but, mais son entraîneur ne lui en tiendra pas rigueur. Ce Paris-là n’est pas génial mais Le Guen doit se dire que la saison dernière, où il ne parvenait pas à gagner au Parc lors des matches aller, est loin derrière. Élie Baup, lui, peut se gratter la casquette : il a du boulot. DAMIEN DEGORRE Kezman, mission accomplie L’HOMME CLÉ : KEZMAN (Paris-SG), 6 IL AVAIT PERDU son premier ballon. Mais il a envoyé le deuxième sous la transversale d’Alonzo, sur penalty (7e). Un premier but pour sa première titularisation : la mission est accomplie pour l’attaquant serbe, qui a montré une vraie implication défensive. Offensivement, en revanche, il a connu du déchet. Remplacé par CHANTÔME (70e). PARIS-SG LANDREAU (6) : presque rien à faire. Mais il a été rassurant sur chaque prise de balle. CEARA (6) : un ballon perdu en début de match, avant d’enchaîner sur une prestation très solide. Le Brésilien a éteint Capoue. Z. CAMARA (6) : le physique de Bagayoko ne l’a pas vraiment indisposé. S. TRAORÉ (6) : une entrée sans réel souci pour le remplaçant de Sakho, face à une attaque éteinte. ARMAND (6) : il s’entend très bien avec Rothen, dans un couloir gauche qui était redevenu prioritaire hier. GIULY (5) : il n’a pas beaucoup influé sur le jeu et a été parfois imprécis. Relayé par PANCRATE (84e). SESSEGNON (7) : dans cette position plus reculée, il a d’abord moins pesé. Mais sa puissance et sa qualité technique ont fini par émerger nettement. Comme d’habitude. CLÉMENT (7) : comme à Caen, il a excellemment débuté et n’a pas franchement ralenti la cadence. Il récupère et donne proprement. ROTHEN (7) : il a bonifié à peu près tous les ballons qu’il a reçus. C’est lui qui centre pour Hoarau sur l’action du penalty. HOARAU (6) : utile défensivement. Pas d’occasions, mais de la présence, et une vraie qualité de pivot. KEZMAN (6) : voir par ailleurs. NANTES ALONZO (6) : auteur d’une belle parade devant Hoarau (14e), il a été peu sollicité. TALL (4) : il a parfois manqué de sûreté et a souffert devant Rothen. N’DAW (5) : sévèrement sanctionné sur le penalty. Il a abusé du jeu long mais a montré sa puissance. GRAVGAARD (6) : bon dans son placement et correct dans ses interventions. GUILLON (5) : après des débuts hésitants, il a tenté d’apporter offensivement. DA ROCHA (4) : précieux par son travail défensif, il a eu trop de mal à exister devant. DE FREITAS (5) : effacé en première période, il fut plus à l’aise ensuite, offrant une touche technique à une équipe qui en manque cruellement. R. FATY (4) : s’il a sauvé quelques coups derrière, il a perdu trop de ballons devant. Insuffisant. A. CAPOUE (3) : il a accompli du boulot défensif, mais a bien trop peu pesé. KESERÜ (3) : très peu servi et peu mobile, remplacé à la pause par T. DOSSEVI (note : 3), guère plus à son aise. BAGAYOKO (4) : peu trouvé également, il n’a pas assez gêné les Parisiens. RÉGIS DUPONT et LUC HAGÈGE Baup : « C’est un chantier » L’entraîneur nantais dresse un constat sans concession de l’état du FCN. DANS L’ÉCHELLE de la crise sportive, Nantes est maintenant fixé. Il possède un point après cinq journées. C’est son plus mauvais départ depuis la terrible saison 2001-2002, celle de la fracture, avec le fameux limogeage à Noël de Raynald Denoueix dont le club ne s’est toujours pas remis. Nantes est dans une difficulté extrême, et son nouveau coach, Élie Baup, l’a parfaitement appréhendé : « Vous savez, quand une équipe vient d’encaisser quatre buts chez elle, qu’elle souffre d’un tel déficit défensif, qu’elle n’a pas de lignes resserrées, il faut d’abord qu’elle retrouve des bases collectives. On part de loin, c’est un vrai chantier. Il faut tout remettre en place. Car le foot, c’est d’abord des réponses collectives : trouver plus de joueurs lancés, chercher les solutions plus indirectes. » Nantes est une équipe très malade, que l’arbitre n’a pas aidée en sifflant un pénalty discutable : « On perd sur un penalty honteux. Pour l’arbitrage il y a juste un problème de talent », s’indignera Jérôme Alonzo, oubliant que le manque de talent était assez bien partagé dans les rangs canaris. « De l’avis des deux camps, le penalty est litigieux » , notera simplement Baup, qui n’en rajoutera pas sur le sujet. Lui a déjà l’œil fixé sur l’agenda : au cours des trois prochaines journées, Nantes va recevoir Valenciennes puis se déplacera à Grenoble et à Caen. Il devra montrer plus qu’au Parc des Princes, où le FCN a ouvert les paupières en deuxième période. « Nous avons commencé avec une forme de fébrilité, dit Baup. Il faut retrouver plus de sérénité. La deuxième a été intéressante, on a tenu le ballon un peu plus haut. » Une analyse rigoureusement inverse de celle de Paul Le Guen, ce qui semble assez normal : « Notre première période a été correcte. Sans avoir été très percutants, nous avons montré pas mal de bonnes choses. Après, ça a été plus compliqué. On a manqué de maîtrise. Mais la satisfaction prédomine : on continue à faire des bonnes choses. Pas que des bonnes choses, mais de bonnes choses quand même. » L’entraîneur parisien prend le contre-pied de son homologue jusque dans l’analyse du penalty : « La faute, elle existe. Sur les images, ça m’apparaît assez net. Le ballon échappe un peu à Guillaume, mais la faute existe. » Si la manière a été aléatoire, Paris vient d’aligner son deuxième succès en deux matches au Parc, et son troisième 1-0 en cinq journées, ce qui convient très bien à Ludovic Giuly : « Cette saison, il n’y pas la manière, mais le résultat est là, et vous n’êtes toujours pas contents ? (Sourires.) La saison dernière, il n’y avait même pas le résultat… » – R. D. (avec L. Ha.) LUNDI 15 SEPTEMBRE 2008 PAGE 3 Bleu Rouge Noir Jaune Rouge 1-0 (1-0) ###### plus sur les défenses, alors que celle du PSG apparaît de plus en plus solide. Son succès, Paris le doit cependant à un penalty généreux accordé par M. Ennjimi, au bout de cinq minutes de jeu. La poussée de N’Daw dans le dos de Hoarau est indéniable mais l’attaquant parisien avait perdu le ballon sans l’aide du défenseur nantais. Même les Parisiens apparaissaient surpris par la décision de l’arbitre, qui n’a pas eu la même promptitude pour sanctionner une faute similaire de Traoré sur Faty à l’entrée de la surface (34e). Kezman, pour sa première apparition au Parc, s’est donc précipité avec autorité sur le ballon pour signer, en force, son premier but avec Paris (7e) et offrir un avantage à sa nouvelle équipe. Paris a ensuite fait preuve de maîtrise tac- Bleu Rouge PARIS-SG CE MATIN, à l’heure de la photo officielle du PSG, les sourires devraient être nombreux. Après cinq journées, Paris est sur le podium de la L 1, ce qui ne lui était plus arrivé depuis le 4 janvier 2006. Une éternité pour la capitale. Hier, en fin de soirée, la seule contrariété de ses supporters résidait dans le nom de l’actuel deuxième, Marseille, qu’ils aimeraient tant voir derrière leur équipe au classement. Ce que les Parisiens ont démontré contre Nantes est tout de même porteur d’espoirs. Même sans Makelele, le boss du vestiaire, suspendu, Paris est capable de gagner. Sessegnon, repositionné comme milieu défensif, a confirmé sa polyvalence, Rothen et Clément, qu’ils montaient en puissance, Hoarau, qu’il pesait de plus en Jaune Bleu Jaune Troisième de L 1 ! Le PSG attendait ça depuis plus de deux ans et demi, trente-deux mois exactement. Après cette victoire obtenue aux dépens d’une trop faible équipe nantaise, Paris se mêle à la bagarre avec les costauds. Nantes, de son côté, continue de plonger. Noir Noir PARIS, PARC DES PRINCES, HIER. – Sous le regard du buteur, Mateja Kezman (en arrière plan, au centre), et la surveillance à distance de Guirane N’Daw (à droite), qui a par ailleurs provoqué le penalty en faveur du PSG, Guillaume Hoarau (au premier plan) tente sa chance au but en étirant sa longue carcasse. (Photo Bernard Papon) 4 FOOTBALL Bleu Rouge Noir Jaune ! LIGUE 1 (5e journée) Saint-Étienne se sent floué Troisième défaite de suite pour les Verts, toujours relégables et très remontés après deux buts refusés à Bafétimbi Gomis. CAEN – CAEN de notre envoyé spécial TRÈS DISCRET depuis le début de la saison, Roland Romeyer, le coprésident stéphanois, est sorti de son mutisme en allant dire sa façon de penser à M. Auriac, l’arbitre malheureux de ce Caen - Saint-Étienne (2-0) marqué par la troisième défaite d’affilée de l’équipe de Laurent Roussey. Les Verts n’ont pas du tout apprécié de voir deux buts inscrits par B. Gomis (58e, 60e) refusés pour hors-jeu alors que les ralentis prouvent le contraire. À ce moment du match, Caen ne menait que d’un but, après un coup franc excentré de 20 mètres tiré par Barzola et repoussé par Viviani sur sa barre, ce dont profita de près Ben Khalfallah (1-0, 28e) face à une apathique défense stéphanoise. Le mur de Viviani était lui aussi suspect. « Je suis très fier de mes garçons, affirma Roussey, on a fait un match de grande qualité. Le deuxième but caennais est anecdotique. » Racontons-le quand même : dans le temps additionnel, lancé côté droit, Toudic plaça une puissante frappe difficilement repoussée par Viviani dans l’axe, et Nivet, au point de penalty, reprit victorieusement le ballon (2-0, 90e + 2). Assez cruel pour les Verts, qui furent les plus dangereux en deuxième période, dans un 4-4-2 plus convaincant que le 4-1-4-1 adopté en début de match, en laissant Monsoreau, Dernis et P. Feindouno sur le banc. Roussey : « Je préfère être l’entraîneur de Saint-Étienne que de Caen » Temps doux. Pelouse en bon état. 19 547 spectateurs. Arbitre : M. Auriac. LES BUTS 1-0 : BEN KHALFALLAH (28 ) ; 2-0 : NIVET (90 + 2). -- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - e e Poss. duu ballon 44 % Leemaaî aître ît 6 Florentinn Flore 6 Payyet 4 Perrrin capp., 4 NNiveet 7 Machado acha Tav avlaridis ridis Corners 6 4 B. Gomi Gomis m romeent iaani Matuidi atuid id Vivia Pl nté Prro Plan Sa dan Savid 5 6 5 4 6 6 Tirs Landrin andr GG. Leeca ca D in Dero Bena enalouane ouan 6 5 c 6 cap., 4 SSorbbonn 6 10 14 BBarzoola 6 Remplacements 63e : Ben Khalfallah par R. GOMIS. 74e : Deroin par SEUBE. 90e + 1 : Florentin par TOUDIC. Non utilisés : Thébaux (g.), Svensson, Raineau, Adnane. Entraîneur : F. Dumas. -- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - Aucun carton Mattsui 4 Benn Kh Khalfaallahh 6 3 !Saint-Étienne n’a converti que 3 % de ses frappes cette saison, soit le plus faible ratio de la L 1. PPoss. du ballon 56 % 5 Corners 3 Tirs 1 18 Mou. Dabo M Dab 5 Remplacements 46e : Matuidi par ILAN (note : 3). 67e : Payet par DERNIS et Matsui par P. FEINDOUNO. Non utilisés : Janot (g.), Sauget, Gigliotti, Monsoreau. -- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - Les cartons 2 avertissements : LANDRIN (81e, contestation), MACHADO (84e, accrochage sur Sorbon). Le souffle de Nivet L’HOMME CLEF : NIVET (Caen) (7) CAEN, STADE MICHEL-D’ORNANO, HIER. – Bafétimbi Gomis (qui prend le dessus sur le Caennais Sorbon) a été bien malheureux, hier soir. Dans tous les sens du terme. L’attaquant international a vu deux de ses buts, valables, refusés en moins de trois minutes et il a raté deux occasions nettes. À la fin, c’est Caen qui a gagné. (Photo Thomas Bregardis/Icon Sport) PAGE 4 des difficultés en deuxième période, quand Saint-Étienne a beaucoup poussé. Mais on a réussi à écarter le jeu, à rester cohérents en ne s’obstinant pas à passer dans l’axe. » Pour Grégory Proment, « il fallait se méfier d’Ilan quand les Verts nous ont fait reculer, et ce sont trois points acquis dans la douleur ». Si Dumas et les siens soufflent, les Verts restent la tête sous l’eau, dans une zone du classement qu’ils n’ont jamais fréquentée la saison passée. « Il faut se remettre en cause, se regarder droit dans les yeux », affirme Benalouane. Roussey, lui, regarde déjà en haut, avec l’aplomb qui le caractérise souvent : « On prend les paris ? On verra où on sera à la fin de la saison. Je préfère être l’entraîneur de Saint-Étienne que de Caen, au niveau du jeu…» Sympa pour Franck Dumas, qu’on a connu plus bouillant, et qui eut cette réponse apaisante : « C’est son problème. » STÉPHANE KOHLER (avec ÉRIC CHAMPEL) SI LE JEU de Caen a retrouvé de l’assise et de la cohérence, il le doit aussi au retour de PROMENT, très utile durant une heure. Avant que les Caennais ne soient contraints de reculer, FLORENTIN avait été très percutant sur son côté gauche. Quant à BARZOLA, c’est un maître artificier. Il l’a montré sur deux coups francs directs (28e et 82e) dont le premier a permis à Caen d’ouvrir la marque. Les Stéphanois ont évolué dans le flou tactique en première mi-temps. Le retour à un 4-4-2 un peu moins éparpillé sur le plan collectif a placé B. GOMIS sur le devant de la scène. Si deux buts ont été refusés à l’attaquant stéphanois (58 e et 60 e minutes), il a aussi été maladroit et a manqué de vivacité dans le dernier geste. Mieux positionnés après la pause, LANDRIN et MACHADO ont redonné de l’équilibre au milieu de terrain stéphanois. Reste le cas VIVIANI. Sur le premier but caennais, il positionne mal son mur et il porte sa part de responsabilité… – E. C. LUNDI 15 SEPTEMBRE 2008 Bleu Rouge Noir Jaune Rouge logique », assure Christophe Landrin, plus à l’aise en 4-4-2 comme beaucoup de ses coéquipiers. Côté caennais, l’analyse est évidemment différente, et les Bas-Normands ont le sentiment d’avoir fait ce qu’il fallait pour effacer la défaite subie il y a quinze jours ici même face au PSG (0-1). « Mais je comprends Laurent quand il parle de l’arbitrage, on avait subi la même chose contre Paris, lance Franck Dumas. On s’est rattrapés au plan comptable, donc mission accomplie même si on a eu Bleu seulement deux yeux pour voir, et pas dix-sept caméras à disposition. » Même très défavorisés par l’arbitrage, les Stéphanois ont aussi manqué d’adresse devant le but, notamment B. Gomis (47e, 68e) et Machado fut parfois bien seul pour ordonner le jeu. « Il y a eu un problème d’arbitrage, mais on ne peut pas se cacher derrière ça », estime Yohan Benalouane. « La chance nous fuit, Caen n’a pas été très dangereux avant son but et un nul aurait été plus Jaune Jaune Rouge regards noirs. « Gomis a eu deux buts refusés, il faut l’écrire aussi ! pesta son entraîneur. S’il faut en mettre quatre pour en valider un ! J’essaie de rester calme, mais tout le monde doit faire des efforts. On est abattus, révoltés et on se pose des questions. » Sur quoi ? « Sur l’arbitrage, on a déjà perdu à Valenciennes (0-1) sur un penalty qui n’existait pas. Mais il paraît que sur une saison, ça s’équilibre…» Réponse laconique de M. Auriac : « Je ne souhaite pas polémiquer. J’ai Face au Paris-SG, quinze jours plus tôt (0-1), Caen avait donné l’image d’une équipe coupée en deux et obnubilée par le jeu dans l’axe. Si les Caennais ont réussi à gommer ces déficiences, ils le doivent en grande partie à Benjamin Nivet. Il a été très utile dans la récupération et dans la mise en place d’un jeu vers l’avant. Caen s’est servi de ce point d’ancrage pour dominer la première mi-temps. Durant le temps additionnel, Nivet a même inscrit un but (90e+ 2) au bout d’une longue course, signe de l’intensité de son activité. Noir Bleu Noir « C’était un choix tactique qui me semblait être fait au bon moment, expliqua Roussey. Il y a le match de Tel-Aviv (face à l’Hapoël, jeudi, au 1er tour de la Coupe de l’UEFA), la volonté de rebooster quelques joueurs, et on avait déjà joué la saison dernière de cette manière à l’extérieur. On a eu des opportunités, on méritait beaucoup mieux. » L’analyse semble ultra positive, tant les mouvements furent quelconques en première période, et tant l’association Ilan - B. Gomis déçut en deuxième, le Brésilien et l’international français échangeant d’ailleurs quelques 2-0 (1-0) SAINT-ÉTIENNE ###### 5 Bleu Rouge Noir Jaune ! LIGUE 1 (5e journée) FOOTBALL Sochaux ne décolle pas De nouveau tenus en échec à domicile, les Doubistes attendent encore leur première victoire. Et Lille aurait pu l’emporter. SOCHAUX – de notre envoyé spécial TOUT CELA NE DIT RIEN de bon. Pour sa troisième sortie de la saison à Bonal, Sochaux n’a toujours pas gagné et, avec deux points, reste empêtré dans les mêmes difficultés que l’an passé à pareille époque. Même si, dans le temps additionnel, Erding faillit profiter d’une hésitation de Malicki à la réception d’un centre de Butin (90e + 3), l’impression que l’on garde de la fin de la rencontre n’est pas très encourageante pour l’équipe de Francis Gillot, qui profita de l’imprécision de De Melo (83e) et d’un très bon Richert, décisif devant Bastos (74e, 90e + 2), Debuchy (79e) et Cabaye (90e), pour s’en sortir avec un point. « En fin de match, Lille méritait sans doute plus la victoire, mais on n’a pas su tuer le match quand il le fallait, regrettait Gillot. On manque de maîtrise, nos jeunes n’ont pas l’expérience nécessaire pour tenir le ballon. » Après cinq journées, le message n’est pas très difficile à décrypter : la saison va encore être compliquée. Le collectif de supporters doubistes qui avait décrété un boycottage des dix premières minutes du match pour protester contre la politique sportive du club l’a déjà compris. Dans le jeu, en dehors de la qualité d’Erding et de l’activité de Pitau, Sochaux n’aura pas souvent illuminé les débats. Gillot : « Encore un but d’anthologie » On passera sur la première période, d’une insipidité d’un autre âge, pour en venir directement au premier but, fruit d’un une-deux Privat-Erding et d’un beau travail de l’international turc, qui, dos au but, fixa Béria avant de servir son coéquipier, dont la frappe croisée du droit trompait Malicki (1-0, 46e). D’une de ses rares SOCHAUX LILLE 1-1 (0-0) ##$$$$ Temps frais. Pelouse en bon état. 12 816 spectateurs. Arbitre : M. Turpin. LES BUTS 1-0 : PRIVAT (46 , passe d’Erding) ; 1-1 : BASTOS (63 ). -- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - e e Poss. duu ballon Daf 3 Maaurice-Belay ce-B y non notté BBalmont mont 5 DDebuchy uchy 6 49 % Corners 2 Tirs 15 PPoss. du ballon 51 % 5 Afollab abi Pitau cap., ap., 6 6 Riche Richert 7 J. Faty Perquis erqu q 6 4 Pichot 5 Remplacements Chedjou djou Caabayye Ch P vat Priva at De Me Corners Melo 6 5 6 4 Mallicki licki Vitt ittek 6 Tirs 5 M ba Béria Mavub Erdi rding ing cap., 5 6 5 2 1 16 Basstos 6 Birsa 5 Remplacements 11 25e : Maurice-Belay par NOGUEIRA (note : 4). 64e : Privat par BUTIN. 81e : Birsa par ISABEY. !C’est le nombre de Non utilisés : Dreyer (g.), Jokic, matches de suite sans victoire de Sochaux en Mézague, M. Martin. Championnat (six Entraîneur : F. Gillot. - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - défaites, cinq nuls). La Les cartons dernière victoire 2 avertissements : Birsa (23e, tirage franc-comtoise remonte de maillot sur Tafforeau), Perquis au 6 avril à Auxerre (1-0). (62e, tacle irrégulier sur Mavuba). inspirations, Birsa lançait ensuite Erding dans le dos de Chedjou pour un tir repoussé par le gardien lillois (61e). Un peu plus tard, Butin ne réussissait pas à exploiter une erreur du défenseur (71e). Ce fut à peu près tout car Lille domina l’essentiel de la seconde période. L’égalisation du LOSC, cependant, doit moins à son réveil collectif qu’au talent personnel de Michel Bastos, auteur d’une frappe puissante et précise sur coup franc, à trente mètres du but de Richert (1-1, 63e). « Encore un but d’anthologie, encore un but venu d’ailleurs », TTafforeau oreau 6 63e : Balmont par HAZARD. 77e : Tafforeau par EMERSON. 86e : De Melo par FAUVERGUE. Non utilisés : Butelle (g.), Vandam, Taravel, Dumont. Entraîneur : R. Garcia. -- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - Les cartons 2 avertissements : Chedjou (41e, jeu dur sur Pitau), Balmont (60e, tacle irrégulier sur Pitau). soufflait Gillot, qui gardait en tête l’égalisation du Parisien Sessegnon, trois semaines plus tôt (1-1). « Notre faculté de réaction est encourageante, notait Rudi Garcia, en colère contre ses joueurs à la pause. On a montré un visage plus conquérant. Mais, au vu des occasions qu’on a eues, je reste sur ma faim. Il faut arrêter de jouer des bouts de match ou des mi-temps. » Avec cinq points, le LOSC n’est pas encore lancé, mais la qualité de sa fin de match laisse entrevoir des jours meilleurs. SOCHAUX (Doubs), STADE BONAL, HIER. – Grégory Malicki est tout près de repousser involontairement le ballon dans son but après un rebond sur le poteau. C’était l’ultime tentative de l’attaquant sochalien Mevlut Erding, sous les yeux de Franck Béria et d’Emerson (à droite). (Photo Fred Mons) I TROIS SEMAINES D’ARRÊT POUR MAURICE-BELAY.– Sorti en première période, le Sochalien Nicolas Maurice-Belay souffre d’une élongation et devrait être absent pendant trois semaines. Blessé au visage, le Lillois Grégory Tafforeau a, lui, été pris de nausées mais son état n’inspirait pas d’inquiétude. Lille était privé hier de Ludovic Obraniak, touché à la hanche à l’entraînement. – L. D. LIONEL DANGOUMAU Bastos foudroyant Un Park en fleur L’attaquant coréen de Monaco a éclos pour son premier match en Ligue 1, samedi, validé par un but et une passe décisive. MONACO – de notre correspondant AVANT LORIENT, l’entraîneur monégasque Ricardo décrivait Park Chu-young comme « un attaquant très vif, toujours en mouvement. Après, je n’ai pas la certitude que ce soit un “tueur”. On verra au fur et à mesure si c’est vraiment un buteur ». L’attaquant international sud-coréen (17 sélections) n’a pas lambiné. Samedi soir, contre Lorient (2-0), il a été l’auteur d’une entrée tonitruante en Ligue 1, avec un but et une passe décisive. Ce n’est pas seulement pour cela que Ricardo a désigné « homme du match » celui avec lequel il peut échanger en portugais (Park a suivi un an d’études au Brésil, à seize ans). Le Coréen a été intéressant dans son replacement, par la qualité et la variété de ses appels ou comme point de fixation. « Je ne suis pas particulièrement ému par le fait d’avoir marqué, réagissait Park après la douche. Je suis surtout conscient du travail à accomplir pour parfaire les automatismes avec mes partenaires. » La première impression est bonne et peut-être de nature à rassurer Ricardo quant à son potentiel offensif, après les départs de Piquionne, Ménez et Nenê, cet été. Mais il faut voir quels en seront les rebonds dans la durée, et déjà dès dimanche prochain à Marseille, pour savoir si Park est un bon plan, un atout plus qu’un ajout dans l’effectif, s’il s’imposera là où ses compatriotes qui l’ont précédé en Ligue 1 – Seo Jung-won (Strasbourg), Ahn Jung-hwan, Kang Jin-ouk et Kyung Jun-ou (tous les trois à Metz) – ont échoué. De Bontin, Gucci et les sacs « On n’avait pas les moyens pour l’attaquant qu’on voulait, rappelait Ricardo jeudi. Park est celui qu’on pouvait faire venir. » « Ce n’est pas obligatoirement chez Gucci qu’on trouve les meilleurs sacs », nous glissait le président monégasque Jérôme de Bontin après la réception de Lorient et la prestation de Park. Monaco aurait déboursé un peu plus de 2 millions d’euros à la fin du mercato pour s’offrir ce pari de vingt-trois ans qui appartenait au FC Séoul et était pressenti à Wigan (Premier League). Il s’était révélé phénomène lors du Championnat juniors de la Confédération asiatique en 2004, en Malaisie, dont il fut meilleur buteur et meilleur joueur. Il fut désigné espoir de l’année en Asie, levant une légion de fans. En 2005, il gagnait les rangs pros du FC Séoul avec succès (12 buts en 19 matches de Championnat) et, avant ses vingt ans, il était appelé en sélection. Il contribua à la qualification pour la Coupe du monde 2006, où il disputa le troisième match du premier tour, contre la Suisse (0-2). La suite fut un peu plus chancelante pour ce joueur à l’aise des deux pieds, mais plutôt droitier et réputé bon tireur de coup franc. En 2007, il fut freiné par des blessures et on l’a moins vu en cette année 2008, qui l’a tout de même vu participer aux Jeux Olympiques de Pékin (un but, élimination au premier tour). « En Corée, quelque part, il stagnait », soulignait la semaine passée son agent, Dy Lee, chaperon et interprète, à ses côtés durant un mois. « Je ne suis pas certain de réussir mais je ne suis pas sûr d’échouer non plus », ajoutait Park. Sur ce qu’on a vu samedi, c’est vrai, ce n’est pas du tout certain. JOHAN RIGAUD Grenoble, version minimir À GRENOBLE, UN BUT vaut deux points depuis le début de la saison. Cinq réalisations pour dix points, cela signifie que le GF 38 n’a pas marqué un seul but superflu. Deux à Sochaux pour une première victoire (2-1), deux autres à domicile pour deux succès (Rennes et Monaco, 1-0) et un cinquième avant-hier à Valenciennes pour arracher le nul (1-1). Autre constat : dans un Championnat où le club qui mène chez lui possède un avantage important (d’autant que VA avait ouvert le score à la 86e), les Grenoblois ne se résignent pas. À Sochaux, ils avaient renversé la situation grâce à Akrour (87e) et Moreira (89e). À Valenciennes, c’est Courtois, servi par une déviation d’Akrour (90e), qui a confirmé les capacités de l’équipe iséroise à finir fort à l’extérieur. Y compris à dix contre onze, après l’expulsion de Laurent Batlles (85e). Preuve que les gènes de la combativité sont inscrites dans ce groupe qui ne se cache pas derrière son statut de promu pour lâcher l’affaire. Malheureusement, la contestation est également née à l’écart du jeu lorsque Batlles n’a pu contenir sa colère après le penalty sévère (main involontaire à l’entrée de la surface de réparation) que lui a infligé Freddy Fautrel. Le joueur ne s’en cachait pas. « Je lui ai dit : "Vous venez nous voir en début de saison pour échanger (en fait, c’est un arbitre de la Ligue Rhône-Alpes qui s’était déplacé) et vous nous enc…" » Rouge direct et gêne de Batlles, s’excusant auprès de ses partenaires : « J’aurais dû me taire, j’ai eu tort mais c’est mon tempérament. » Il aurait dû se taire car il possède assez d’expérience pour ne pas craquer. Au lieu de cela, le milieu de terrain ratera la venue de Bordeaux samedi prochain et peut-être le déplacement à Paris, le 27 septembre. Malgré les conséquences de l’incident, le bilan reste largement positif pour l’équipe de « Mecha » Bazda- revic, dont les joueurs commencent à attirer les convoitises. Samedi, des émissaires du FC Valence, d’Everton et de Wolfsburg sont venus juger sur pièce Sofiane Feghouli. – J.-L. G. TROPHÉE UNFP « L’ÉQUIPE »- RTL DU JOUEUR DU MOIS Le podium d’août ^^^WHYM\TZNP]LUJO`JVT Savidan Caen 28,6 % 3, 56<=,(< 7(9-<4 4(:*<305 Mandanda Benzema Marseille 54,7 % Lyon 16,7 % LUNDI 15 SEPTEMBRE 2008 PAGE 5 Bleu Rouge Noir Jaune Rouge tien de De Melo, VITTEK fut intéressant par instants, notamment quand il réussit à jouer face au but. Longtemps poussif, le milieu du LOSC est monté en puissance en seconde période, notamment CABAYE, tout près de tromper RICHERT après un raid solitaire (90e). Sur cette occasion et deux fois face à Bleu Rouge CHARGÉ D’ASSURER l’intérim en défense centrale, le jeune Lillois CHEDJOU a réussi une première période très satisfaisante avant de connaître plus de difficultés après la pause. Parfois hésitant, BÉRIA fut pris en défaut sur le but sochalien en laissant Erding servir Privat (46e). Au sou- Bastos (74e , 90e + 2), le gardien sochalien a sauvé son équipe d’une lourde désillusion. Sa défense, qui n’a pas trop souffert dans l’axe, où AFOLABI et FATY prirent souvent le meilleur sur DE MELO, a en revanche laissé beaucoup d’espaces dans le dos d’un DAF à la peine. Comme d’habitude, ERDING fut la principale arme offensive de son équipe. Il perdit tous ses face-à-face avec MALICKI (45e, 61e, 90e + 3), mais donna une passe décisive à PRIVAT, buteur pour sa première titularisation en L 1. – L. D. Jaune Bleu Jaune Quel but ! Le Brésilien de Lille, qui faillit donner une passe décisive à… Erding en voulant remettre en retrait à Malicki (45e), s’est bien rattrapé en réussissant un coup franc canon, à trente mètres du but, sans laisser aucune chance à Richert (63e). Le milieu lillois, très influent après la pause, donna ensuite un ballon de but à De Melo, qui croisa trop sa frappe (83e), puis sollicita Richert sur une belle frappe enroulée (90e + 2). Noir Noir L’HOMME CLÉ : BASTOS (Lille), 6 6 FOOTBALL Bleu Rouge Noir Jaune ! LIGUE DES CHAMPIONS – MARSEILLE - LIVERPOOL (demain) Né un 3 octobre Mathieu Valbuena retrouve Liverpool demain. Un an après avoir offert le premier succès français de l’histoire à Anfield. MARSEILLE – de notre envoyé spécial LE MAILLOT, encadré précieusement sur un mur de la chambre à coucher, projette ses souvenirs magiques. Un simple regard plonge Mathieu Valbuena dans sa belle histoire. Valbuena, le Marseillais, est né un 3 octobre 2007, à Anfield, d’une frappe sublime dans la lucarne de « Pepe » Reina. Première victoire (1-0) française de l’histoire sur ces terres rouges, première titularisation du « petit » en Ligue des champions. Retour sur une nuit qui a changé sa vie. LA VEILLE DU MATCH Dès son arrivée à la tête de l’OM, en remplacement d’Albert Émon, Éric Gerets remarque celui qu’il surnomme « Petit » ou « Gamin ». Il le suit, s’attache à ses dribbles ; lui parle durant les entraînements, le félicite. Lors de la mise en place, le Belge place Valbuena derrière Mamadou Niang. Surprise. « Sans être sûr, j’ai senti que j’avais une chance d’être titulaire. Même si j’ai bien dormi, j’ai pensé que demain, peut-être… » Pas question d’ébruiter cette nouvelle. Carlos, son père, l’appelle dans la soirée. Discussion passionnée d’amoureux de ballon. Carlos : « J’espère que tu seras au moins sur le banc. » Il craint de voir sa progéniture en tribune. Le fiston conclut sur cette phrase énigmatique : « Et pourquoi pas plus ? » LE MATIN DU MATCH La balade matinale confirme les impressions de la veille. Éric Gerets le prend à part. Ils entament leur première discussion, brève mais révélatrice. « Il m’a demandé où et comment j’avais joué avant. J’ai répondu 9 et demi ou 10. » Gerets le rassure : « Ce n’est qu’un match de foot, ne t’inquiète pas ! » Sa réponse : « Pas de problème, coach. Mon boulot, c’est d’être décisif ou de marquer des buts ! » Fin de cet aparté prémonitoire. Valbuena joint dans la foulée Christophe Hutteau, son agent, fidèle depuis ses débuts. « Il m’a dit : "J’ai intérêt à ne pas me rater, sinon je vais passer pour un rigolo…" » sourit Hutteau. Aurélie, la sœur aînée de quatre ans, la confidente, présente à Liverpool, a droit aussi à son appel. Il lui demande de ne surtout pas évoquer sa titularisation à ses parents restés à Blanquefort, près de Bordeaux. La Une de « L’Équipe » du 4 octobre 2007. BORDEAUX, STADE CHABAN-DELMAS, SAMEDI. – Remis de sa pubalgie, Mathieu Valbuena (à droite) a joué ses premières minutes (une dizaine) de la saison. Il prend ici à contre-pied le Bordelais Yoann Gourcuff lors du sommet de la Ligue 1 que l’OM peut regretter d’avoir laissé échapper (1-1). (Photo Bernard Papon) LE MATCH L’arrivée dans Anfield renvoie aux souvenirs d’enfance. La retransmission sur TF 1 débute. Choc familial. Les parents voient leur nom plein écran dans la composition d’équipe ! « On s’est regardés avec ma femme, il y a eu une émotion intense. On n’en croyait pas nos yeux, souligne Carlos. Nous sommes des gens modestes et voilà que notre enfant était à Anfield… » Une image tétanise le paternel. Crouch, avec ses deux mètres, toise Mathieu et son mètre soixante-trois dans le couloir. « J’ai eu l’impression qu’il était intimidé. » Il interpelle sa femme comme s’il s’adressait à son fils : « Ne le regarde pas ! » « Mais ce n’était pas le cas, même s’il est vraiment grand… », assure le L’APRÈS-MATCH LES VISAGES FATIGUÉS mais souriants, les Marseillais étaient tous présents, hier matin, lors du décrassage, avec au programme footing pour les titulaires et petits jeux avec ballon pour les autres. Ben Arfa a subi encore quelques soins sur son genou gauche, qui était un peu gonflé après le match. Gerets ne savait pas hier matin s’il pourrait l’utiliser demain contre Liverpool. Par ailleurs Cana, ménagé à Bordeaux, devrait rentrer. Tout comme Valbuena – qui a effectué son retour samedi à Bordeaux – qui pourrait débuter. – H. F. L’équipe probable : Mandanda – Bonnart, Zubar, Hilton, Taiwo – Cana, Mbami, Be. Cheyrou, Valbuena ou Ziani – Koné, Niang. LIVERPOOL Ngog va-t-il jouer ? À dix-neuf ans, l’ancien Parisien s’est engagé pour quatre ans avec Liverpool pour augmenter son temps de jeu. Illusion ou réalisme ? LIVERPOOL – de notre envoyé spécial TOUS LES MATCHS DE LA LIGUE 1 SONT SUR ¢ • 10 matchs sur 10 dont 9 en direct et en exclusivité sur ¢ et FOOT+ • Le Grand Match du dimanche soir en HD • JOUR DE FOOT et LES SPECIALISTES : les rendez-vous incontournables pour décrypter la Ligue 1 • Le CANAL FOOTBALL CLUB, la nouvelle émission foot le dimanche à 19H40 en clair PAGE 6 UN SONDAGE réalisé cet été auprès des supporters de Liverpool place David Ngog comme la meilleure recrue du club pour 49 % des sondés, devant l’attaquant et capitaine irlandais Robbie Keane (27 %) et le latéral gauche Andrea Dossena (17 %). Arrivé sur la pointe des pieds, l’ancien Parisien n’a pas tardé à trouver ses repères sous ses nouvelles couleurs, comme en témoignent ses deux buts inscrits en matches de préparation face aux Glasgow Rangers (4-0), puis devant les Norvégiens de Valerenga (4-1). Depuis, le jeune attaquant français a débuté en Championnat contre Aston Villa (0-0, 31 août), en remplaçant Fernando Torres au bout d’une demiheure de jeu. De quoi réjouir Rafael Benitez, tout heureux de renforcer son secteur offensif à moindre coût (*). « On suivait David depuis longtemps, raconte le technicien espagnol. C’est un joueur de qualité. En plus, sa situation, avec simplement une année de contrat à honorer, nous était très favorable. C’est une très bonne opération, pour maintenant comme pour le futur. » Boumsong : « Vas-y, fonce, prends tout » Le boss de Liverpool est plutôt élogieux sur sa dernière trouvaille. De là à supposer que le temps de jeu du Français sera supérieur à celui qu’il avait au Paris-Saint-Germain, il est sans doute trop tôt pour l’avancer. L’expérience récente des joueurs français qui ont cru pouvoir s’imposer sur la durée à Liverpool ne le laisse pas franchement supposer. Avant de se lancer dans le grand bain de la Premier League, David Ngog a bien réfléchi et sollicité quelques avis. « Lorsqu’il m’a parlé de Liverpool, je lui ai d’abord demandé s’il avait discuté avec l’entraîneur et si c’était bien lui qui le voulait, explique Jean-Alain Boumsong, son cousin. Ensuite, je lui ai dit : “Vas-y, fonce. Prends tout. Benitez est un très grand entraîneur. Quand il peut lancer un jeune, il le fait. Bosse bien et tu auras ta chance.” » Boumsong, qui avait failli s’engager à Liverpool en janvier 2004 pour, finalement, atterrir aux Glasgow Rangers, sait de quoi il parle. Pour lui, la réussite de son cousin passe forcément par son aptitude à répondre au défi physique : « Pour moi, le Championnat anglais est le plus difficile. David est arrivé dans l’anonymat, ce qui est une bonne chose. Il va falloir qu’il muscle son jeu. Il est jeune et possède une marge de progression phénoménale. Quand il va voir Gerrard tacler dans tous les sens ou Carragher lui mettre des coups à l’entraînement, il va se réveiller. » Depuis deux mois, Ngog vit un rêve éveillé. Il sait qu’être au contact des meilleurs, comme Fernando Torres, peut lui faire gagner un temps précieux. « Je sais que ça ne va pas être facile mais je suis encore jeune. Le Championnat de France est très bon. Mais, en Angleterre, ça va plus vite ; c’est plus intense et plus fort dans les impacts », disait-il à son arrivée au club. Timide et avare de mots, Ngog ne souhaite pas en dire plus pour le moment. Sur les conseils de son entourage, il préfère progressivement s’imposer avant de s’exposer médiatiquement. D’ailleurs, Benitez n’envisage pas de lui faire brûler les étapes. « Nous ne pensons pas à Ngog pour maintenant, explique l’Espagnol. Il a besoin de jouer des matches, de se familiariser avec l’approche physique de la Premier League. Il doit travailler dur. Après, nous verrons, car il a le talent et une très bonne mentalité. C’est un travailleur fantastique. » JÉRÔME LE FAUCONNIER (*) David Ngog a signé pour quatre ans avec Liverpool pour une indemnité de transfert estimée à 1,5 million d’euros. Gillett attendu au Vélodrome LES REDS S’ENVOLENT ce matin par un charter spécial, ralliant directement Liverpool à Marseille. Fait très rare, l’homme d’affaires américain George Gillett, copropriétaire du club (avec Tom Hicks), est attendu pour assister au match, au Stade-Vélodrome. Côté terrain, Steven Gerrard et Fernando Torres sont prévus dans le groupe qui s’entraînera ce soir (19 h 30) dans l’enceinte marseillaise. « Samedi, je ne pouvais pas jouer plus de 20 ou 25 minutes, a confié Steven Gerrard. Mais d’ici à mardi, j’aurai encore quelques séances pour revenir. Après, ce sera la décision du coach. » Fidèle à ses habitudes, Rafael Benitez n’a pas laissé paraître le moindre indice sur l’équipe qu’il compte aligner demain. Javier Mascherano, sorti en fin de match face à Manchester United (2-1), victime de crampes, est lui aussi opérationnel. – J. L. F. L’équipe probable : Reina – Arbeloa, Carragher, Skrtel, Aurelio – Babel, Gerrard (cap.), Alonso, Riera – Kuyt, Keane (ou Fernando Torres). LUNDI 15 SEPTEMBRE 2008 Bleu Rouge Noir Jaune Rouge Valbuena est prêt Bleu Rouge HERVÉ PENOT Jaune Bleu Jaune À Bordeaux, les larmes des parents inondent les visages, le champagne s’invite à la table. À Liverpool, le « Petit » pénètre un univers inconnu. À peine le temps de lancer le cri de ralliement dans le vestiaire et le voilà happé par les médias. TF 1, une radio italienne, la conférence de presse et retour sur le plateau télé. « Ça me rappelait les joueurs que je voyais après les matches, toujours en tenue. Là, c’était moi. J’étais fier et heureux. » Ronald Zubar n’oublie pas de lui glisser : « Tu vois, la roue tourne. » Zubar, le pote, qui le consolait quand les temps étaient durs, quand il se sentait rejeté par des cadres du groupe, comme pris en grippe. « Certains voyaient seulement qu’il pouvait leur faire de l’ombre car il était très fort », disait alors Salomon Olembe, l’équipier. « Je n’ai pas vécu que des moments faciles, avoue-t-il. Mais je devais prouver que ce but n’était pas du bluff, que c’était le début d’une belle histoire. » Il devient l’homme qu’on s’arrache, le petit qu’on salue dans la rue, il multiplie les signatures d’autographes. Valbuena est le buteur d’Anfield. Pour la vie. Il s’accroche à une phrase qu’il apprécie : « Celui qui renonce à devenir meilleur cesse déjà d’être bon. » Une place dans le onze type de la saison de l’avis de ses pairs et un appel en bleu malheureusement décliné sur blessure le confirment. Demain contre Liverpool, lors de sa possible première titularisation de la saison après son opération d’une pubalgie fin juillet, il veut prouver qu’il ne renonce jamais à rien... Noir Noir joueur. Vient le moment de l’hymne de la C 1. « Petit, quand j’entendais cette musique, je mettais le son à fond. Cette image est revenue d’un coup… » La première période se déroule sans pépin. Puis arrive cette récupération de Lorik Cana dans les pieds de « Momo » Sissoko, une passe de « Bolo » Zenden… « J’aurais pu lui remettre car il est seul mais je fais le crochet, je vois Carragher qui hésite et je frappe. Le ballon est dedans, je me dis : "Mais qu’est ce que c’est ?" » Valbuena glisse sur les genoux sur plusieurs mètres. Ses parents sautent, crient. « Je ne sais pas ce qu’ont pensé nos voisins », rigole Carlos. Et Aurélie s’écroule en pleurs dans la tribune. À Blanquefort, le bruit incessant des téléphones portables ou fixes hache la fin. Les appels proviennent notamment d’Espagne, pays d’origine de la famille Valbuena. À six minutes du coup de sifflet, il est remplacé. Félicitations de Gerets, qui échange un regard complice. Comme un rappel des mots du matin. Liverpool frappe encore sur le poteau, « mon plus grand moment de panique ». C’est terminé. Valbuena est un héros. José Anigo, son découvreur, s’arrête un instant : « En une frappe, il a validé notre choix de le prendre. » Oubliés les sarcasmes sur le gamin venu du National… 7 Bleu Rouge Noir Jaune ! LIGUE DES CHAMPIONS – CHELSEA - BORDEAUX (demain) FOOTBALL La défense tourne toujours Les suspensions de Matthieu Chalmé et Benoît Trémoulinas à Londres obligeront à nouveau Laurent Blanc à changer de défense. BORDEAUX – de notre envoyé spécial LAURENT BLANC a beau retourner sa touillette dans tous les sens, il n’arrive toujours pas à trouver la solution miracle qui lui permettrait de stabiliser sa défense. Depuis le début de la saison, son arrière-garde n’a jamais été la même. Seul Souleymane Diawara s’impose comme l’élément intangible. L’international sénégalais est le seul défenseur à avoir disputé l’intégralité des six matches officiels disputés à ce jour (le Trophée des champions plus cinq journées de Championnat). Jusque-là, cette instabilité arrière s’expliquait en grande partie par la concurrence exacerbée que se livrent Henrique et Planus. Dans l’esprit de Laurent Blanc, la hiérarchie des défenseurs centraux s’établit comme suit : 1. Diawara, 2. Henrique, 3. Planus. Le Brésilien a ainsi été titularisé quatre fois sur six pendant que le Français l’a été seulement lors des deux premiers matches de Ligue 1 à domicile. Planus n’a pas débuté le troisième, samedi, devant Marseille (1-1). Mais Henrique a été touché au niveau du nerf iliaque (aine droite) à la suite d’un coup de coude de Koné, ce qui l’a contraint à céder sa place dès la 37e minute. Du coup, les chances de Planus de commencer le match sur le terrain de Chelsea demain augmentent. À Stamford Bridge, Bordeaux devra donc composer sans lui et avec une défense new-look encore une fois. « Cela ne nous perturbe pas et ne constituera pas un gros handicap, rassure Diawara. Franck (Jurietti) possède l’expérience nécessaire pour jouer indifféremment sur un côté ou un autre. Nous avons aussi l’expérience de jouer ensemble. Seul Placente est nouveau. À nous de nous adapter. Même si, à titre personnel, ça me fera plaisir de revenir en Angleterre, nous n’irons pas à Londres en vacances ni pour voir jouer Chelsea, mais pour réussir quelque chose. » Si la défense tient. BERNARD LIONS BORDEAUX, STADE CHABAN-DELMAS, SAMEDI. – Bakari Koné, dont le but a permis à Marseille de repartir de Bordeaux avec le point du match nul samedi, en Championnat, s’est trop souvent infiltré entre Diego Placente (à gauche) et Marc Planus au goût de l’entraîneur girondin, Laurent Blanc. (Photo Bernard Papon) Diawara : « Cela ne nous perturbe pas » Du 1er septembre au 30 novembre 2008 3 500€ d’avantage client**, 4,5 l /100km. Ça ne doit pas rester TOP SECRET. L’équipe possible : Ramé (cap.) – Jurietti, Planus, So. Diawara, Placente – Ducasse, A. Diarra – Fernando, Cavenaghi, Wendel – Bellion. Blanc pas pressé de prolonger son contrat Jean-Louis Triaud aimerait bien conserver son entraîneur au-delà de deux saisons, terme initial de son contrat. Laurent Blanc étant en fin de contrat en juin 2009, le président des Girondins lui a déjà proposé de prolonger en mai. Il serait revenu à la charge, de façon plus informelle, depuis le début de saison. Mais le Cévenol ne serait pas pressé. « Patience, patience », glisse-t-il. Blanc préférerait se consacrer à sa saison actuelle avant d’aborder son avenir personnel. Les deux parties pourraient entrer dans le vif des négociations – ou pas – en janvier. – G. D. et B. Li. Un autre Chelsea Nouvel entraîneur, jeu plus ambitieux, effectif réduit, économies budgétaires : le club de Roman Abramovitch change. LONDRES – de notre envoyé spécial MINE DE RIEN, il y a du nouveau à Chelsea. Sur le terrain, d’abord, où Luiz Felipe Scolari, arrivé cet été, a entrepris de modifier le style d’une équipe désormais plus joueuse et plus spectaculaire, comme en témoigne son probant succès sur le terrain de Manchester City (3-1, en Championnat), samedi. « J’ai vu un Chelsea de très, très haut niveau, qui m’a vraiment impressionné. Certaines séquences, comme celle qui a abouti au deuxième but de Lampard, ont été superbes », appréciait Guy Stephan, consultant pour Canal +. « Actuellement, Chelsea est la meilleure équipe d’Angleterre et peut-être d’Europe », ajoute Mark Hughes, le manager gallois de « City ». Évidemment, pas de quoi rassurer les Bordelais. Plus fou dans le jeu, Chelsea l’est soudain un peu moins dans la coulisse. Après avoir investi 763 millions d’euros en cinq ans, Roman Abramovitch a fait savoir qu’il ne continuerait pas éternellement à mettre la main à la poche. Peter Kenyon, son directeur exécutif, a donc promis pour 2010 un retour à l’équilibre d’un club dont le déficit d’exploitation se montait encore à 98 M/ pour la saison 2006-2007, soit plus que le budget des Girondins de Bordeaux ! Pour la première fois sous l’ère Abramovitch, les ventes ont compensé les achats lors de la période des transferts. Les Blues n’ont en effet recruté que – si l’on peut écrire – les internationaux portugais Deco et Bosingwa, pour un total de 33,5 M/, et si Claude Makelele a été lâché gratuitement au ParisSG pour bons et loyaux services, ils ont capitalisé sur les départs de Chevtchenko (AC Milan), Wright-Phillips et Ben Haïm (tous deux à Manchester City) ainsi que Sidwell (Aston Villa), Boulahrouz (Stuttgart) et Pizarro (Werder Brême). Le malaise Clarke L’effectif s’est ainsi réduit… et la masse salariale avec ! L’économie faite avec Chevtchenko (7,3 M/ annuels) a néanmoins permis à Frank Lampard de négocier un nouveau contrat qui en fait le joueur le mieux rém unér é d’ Angl eter re (8,5 M/). Bien sûr, Chelsea s’est fait piquer au dernier moment Robinho, sur lequel il entendait investir 32 M/, mais qui a finalement été détourné vers Manchester City pour 8 M/ supplémentaires. Mais, naguère, Abramovitch aurait débauché à tout prix l’international brésilien. Cette fois, il n’a pas voulu s’aligner sur les pétrodollars d’Abu Dhabi. Le groupe pro se limite donc désormais à 24 joueurs (dont trois gardiens), moins Michael Essien (ligaments croi- sés du genou), absent pour six mois, ce qui n’empêche pas Scolari d’avoir à faire des choix de nantis. Il hésite par exemple entre Deco et Ballack pour le match de demain. Dernière manifestation du changement : Steve Clarke, l’entraîneur adjoint, absent du banc à Manchester, a présenté sa démission, pour l’instant refusée. L’Écossais a décidé de faire ses valises pour aller épauler Gianfranco Zola, son ancien coéquipier de Chelsea – où l’Italien a été élu « joueur du siècle » par les fans ! –, nouveau manager de West Ham. L’épisode souligne un malaise. Ancien latéral droit de devoir, Clarke a fait l’essentiel de sa carrière (419 matches de 1987 à 1998) avec les Blues. Successivement bras droit de Claudio Ranieri, José Mourinho, Avram Grant et Luiz Felipe Scolari, il symbolisait encore une certaine tradition et ses velléités de départ ont contrarié les supporters et encore plus les joueurs, dont il était très proche. C’est du reste vers lui qu’ils se tournaient régulièrement la saison dernière après le limogeage de Mourinho et l’impopulaire intronisation de Grant. « Steve était quelqu’un de très important, j’ai tout fait pour le retenir, mais il n’y a rien à faire », admet Scolari. C’est bien un autre Chelsea que va découvrir Bordeaux. JEAN-MICHEL ROUET ** 3 500 € d’avantage client dont 700€ de bonus écologique (1) (2) Bonjour agent Muller, votre nouvelle mission : respecter l’environnement en limitant votre consommation de carburant et les émissions de CO2. A cet effet, une nouvelle voiture vous attend. Avec son moteur équipé d’un filtre à particules, la SEAT Leon SPORT EDITION 1.9 TDI 105 FAP Ecomotive n’émet que 119g/km de CO2. De plus, vous disposez d’équipements de pointe : sièges et sellerie Sport, jantes alliage 16’’, air conditionné automatique «Climatronic» bi-zone, autoradio CD MP3 + prise auxiliaire, volant multifonction et régulateur de vitesse. Faites-en bon usage, agent Muller. Terminé. Yvan Muller, pilote SEAT du Championnat du Monde des Voitures de Tourisme WTCC. Le retour de Ballack Rétabli de sa blessure au pied droit, Michael Ballack retrouve le groupe pour la venue de Bordeaux. Il pourrait même être titulaire. Déjà tourné vers le choc de dimanche contre Manchester United en Championnat, Luiz Felipe Scolari va sans doute faire souffler deux ou trois joueurs (Bosingwa, Joe Cole, Deco ?), mais ses deux Français (Anelka et Malouda) seront probablement dans le onze de départ. À noter que Malouda a bénéficié hier dans le journal News of the World de la deu- SEAT LEON SPORT EDITION 1.9 TDI 105 FAP ECOMOTIVE xième note individuelle (8/10) de son équipe grâce à sa performance sur le terrain de Manchester City (3-1, en Championnat). Expulsé lors de la finale de la dernière Ligue des champions, Didier Drogba est suspendu. – J.-M. R. (1) Avantage client cumulé se composant d’un avantage équipements de 1 034 € TTC valorisé par rapport à une SEAT Leon REFERENCE neuve à motorisation et équipements équivalents au tarif du 01/06/08, et d’une remise exceptionnelle de 1 766 € TTC et (2) du bonus écologique gouvernemental de 700 € pour une SEAT Leon SPORT EDITION 1.9 TDI 105ch FAP Ecomotive émettant moins de 120g/km de CO2 (selon modalités du décret 2007/1873). Offre réservée aux particuliers, en France métropolitaine, valable dans le réseau SEAT participant, pour toute commande passée et livrée entre le 1er septembre et le 30 novembre 2008, d’une SEAT Leon SPORT EDITION 1.9 TDI 105ch FAP Ecomotive neuve au prix de 19 204 € TTC conseillé au tarif du 01/06/08, remise exceptionnelle déduite; offre non cumulable avec toute autre offre en cours. SEAT Leon SPORT EDITION 1.9 TDI 105ch FAP Ecomotive : consommation mixte (l/100km) : 4,5. Emissions de CO2 (g/km) : 119. *L’émotion automobile. RCS Soissons : B 602 025 538 – 02 600 Villers-Cotterêts. www.seat.fr SEAT recommande L’équipe probable : Cech – Bosingwa ou Paulo Ferreira, Ricardo Carvalho, Terry (cap), As. Cole – Obi Mikel ou Belletti – J. Cole ou S. Kalou, Lampard, Deco ou Ballack, Malouda – Anelka. LUNDI 15 SEPTEMBRE 2008 PAGE 7 Bleu Rouge Noir Jaune Rouge Marange, non retenu. Fernando, suspendu contre l’OM, réintègre le groupe, tout comme le jeune Sertic. Henrique montera dans l’avion malgré une douleur à la hanche gauche qui l’avait obligé à céder sa place à Planus samedi soir. Le Brésilien est incertain et le secteur défensif reste l’endroit de toutes les attentions pour l’entraîneur (voir par ailleurs). Blanc pourrait apporter des modifications de nature à donner un profil plus prudent à sa formation. Laissera-t-il souffler certains, comme Gourcuff ou Chamakh, en songeant également au match de Grenoble, samedi en Ligue 1 ? Les retours de Ducasse et Bellion ne sont pas à exclure. – J.-M. B. et B. Li. Bleu Le décrassage des Bordelais, hier matin au Haillan, s’est déroulé devant le président Jean-Louis Triaud et sous un soleil radieux. Les titulaires du match contre Marseille (1-1, samedi, en Championnat), Henrique excepté, ont effectué quelques sprints avant de filer aux soins. Les remplaçants et ceux qui ont peu joué ont suivi une séance plus complète, qui s’est terminée par un petit match à cinq contre cinq avec petits buts. En fin de matinée, Laurent Blanc a communiqué une liste de dix-neuf joueurs qui s’envoleront ce matin pour Londres. Chalmé, Trémoulinas, tous deux suspendus, Jussiê, en phase de reprise, n’en font pas partie. Pas plus que Saivet (touché au pied gauche) et Jaune Rouge Jaune Blanc aurait également pu relancer Marange, en concurrence avec Jurietti pour une place de titulaire sur le flanc gauche jusqu’à la saison passée. Mais, désormais, le Cévenol ne compte plus sur lui. Marange semble payer son refus d’être prêté aux clubs espagnols de la Real Sociedad et d’Osasuna, voire à Auxerre, cet été. L’international Espoirs français n’a même pas été intégré au groupe de dix-neuf retenu pour la balade anglaise qui débutera ce matin. Avec Ducasse et Bellion ? Noir Bleu Noir C’est un moindre mal, quand on sait que Bordeaux sera déjà contraint de redessiner ses flancs demain soir. Les Girondins payeront le solde de leur match retour devant Anderlecht (1-1, le 21 février 2008, en 16es de finale retour de la Coupe de l’UEFA ; aller : 1-2). En plus de l’élimination, la sortie du terrain houleuse a coûté une suspension à Trémoulinas (joueur de couloir gauche) et, surtout, à Chalmé. Afin de pallier l’absence de ce dernier – son latéral droit habituel –, Blanc devrait demander à Jurietti de changer de côté. Cela libérera, par ricochet, une place à Placente, côté gauche. Dans cette perspective, l’Argentin, arrivé en cours de préparation, a déjà été titularisé lors des deux dernières sorties des Girondins. Sans grande réussite. Bordeaux s’est incliné à Lille (1-2, le 31 août), avant de concéder son premier nul de la saison sur sa pelouse devant Marseille (1-1). 8 FOOTBALL Bleu Rouge Noir Jaune ! LIGUE 2 (6e journée) « C’est trop stressant ! » VENDREDI 12 SEPTEMBRE GERVAIS MARTEL et CARLO MOLINARI, présidents de Lens et Metz, évoquent leurs imposantes responsabilités. APRÈS UNE RÉUNION de l’UCPF (Union des clubs professionnels de football), jeudi à Paris, L’Équipe a convié Gervais Martel, cinquante-trois ans, président de Lens depuis vingt ans, et Carlo Molinari, soixante-quinze ans, à la tête de Metz depuis 1967 (avec une interruption de 1978 à 1982), à confronter leurs sentiments sur la situation de leurs clubs, qui s’affrontent ce soir en L 2. Il y a dix ans, ils luttaient pour le titre en L 1… chain. » Ayant subi sa troisième relégation en six ans (le club lorrain étant remonté immédiatement les deux premières fois), Molinari déplore surtout « l’érosion du public à Saint-Symphorien. En revanche, notre projet de rénovation ou de construction d’un nou- veau stade à l’horizon 2010 n’est pas conditionné à une remontée. On pourra le faire en L 2 ». De son côté, Martel loue le fabuleux soutien de son public : « On a 20 000 abonnés et on fait 32 000 de moyenne. » « C’est phénoménal ! », admire le Lorrain. L’USURE Carlo Molinari, certes toujours président, n’est plus majoritaire : « C’est Bernard Serin, nanti de 57 % des parts, qui me succédera sans doute. Le fait qu’il soit président exécutif me permet d’avoir l’esprit un peu plus libre. Je ne sais pas si je vais rester encore une, deux ou trois saisons, mais ce fonctionnement est viable. » En attendant, sa lassitude, surtout née des problèmes de violence ayant marqué la saison dernière, est bien présente : « Ça me LENS opéré trois fois pour un problème au dos et, comme je ne voulais pas m’arrêter, je me suis " auto-médicalisé " et j’y ai laissé mes deux hanches. À cause du foot, qu’est-ce qu’on peut être con ! » 20 H 30 Class.. « Je me souviens surtout de notre victoire à Metz (2-0), le 29 mars 1998, qui nous a permis de passer devant et qui a fait la différence pour le sacre, à quatre journées de la fin, raconte Gervais Martel. Un an plus tard, on les battait (1-0) en finale de la Coupe de la Ligue. Lens et Metz étaient alors en vogue. » « Pour le sacre, ça s’était malheureusement joué à rien du tout, à cinq buts de différence (+ 20 contre + 25) », répond Carlo Molinari. Mais on avait fait plaisir à la France entière, nos deux clubs sortaient des sentiers battus. Ils étaient populaires en montrant qu’on pouvait réussir sans stars, avec du travail. » 3e 2 Ramos amos ou Vignal g (3) gnal 7 Bouukarii 6 Carddy 2 Ch. Guey G ye C Class. 7 12 2 REGARDS CROISÉS « Quand je suis devenu président en 1988, Carlo était déjà une institution. J’allais le voir pour lui demander des conseils. Vingt ans plus tard, je suis émerveillé de le voir encore tenir le coup ! Moi, c’est certain, je ne resterai pas président quarante ans. C’est trop stressant », estime Martel. Molinari acquiesce et reprend : « Gervais s’est énormément investi comme président de l’UCPF pendant quinze ans (il a passé la main à Jean-Pierre Louvel, président du Havre, en juin), un poste où il y a beaucoup plus à perdre qu’à gagner. Cela a sans doute été parfois au détriment de son club… » « Mais ça lui a aussi offert une grande notoriété », rétorque Martel, qui a « décidé de se concentrer sur Lens ». 1 10 Remplaçants : O. Sissoko (g.) (30) ou R. Ruffier (g.) (16), Chrysostome (25), P. Cissé (18) ou V. Mendy (20), L. Delgado (29), Farina (23). Entraîneur : Y. Pouliquen. Absents : Bessat, C. Chapuis, François, Johansen (reprise), Anastassowa (genou), Fallou Diagne, Gestede, Léoni, Renouard, Strasser (choix de l’entraîneur) Suspendus : aucun. Nicollin menace de virer Courbis MONTPELLIER – de notre correspondant LES AFFRES DE LA L 2 p. — 10 9 9 6 11 7 6 5 9 9 7 6 4 6 7 4 7 5 3 3 c. Diff. — — 4 +6 3 +6 5 +4 6 0 5 +6 5 +2 4 +2 5 0 7 +2 8 +1 5 +2 7 -1 5 -1 11 -5 7 0 6 -2 10 -3 13 -8 8 -5 9 -6 7e journée : Vendredi 19 septembre, 20 heures : Boulogne-sur-Mer - Bastia ; AC Ajaccio Clermont ; Angers - Nîmes ; Amiens - Brest ; Tours - Châteauroux - Guingamp - Dijon. 20 h 30 : Strasbourg - Vannes OC (Ligue 2 Multicanaux) ; Montpellier - Sedan (Ligue 2 Multicanaux) ; Metz - Reims (Ligue 2 Multicanaux). Lundi 22 septembre, 20 h 30 : Troyes - Lens (Eurosport). BUTEURS. – 1. J. Fanchone (+ 2) (Strasbourg), 6 buts. 2. C. Diabaté (+ 1) (AC Ajaccio), 5 buts. 3. André (+ 2) (Bastia), 4 buts. 4. Alo'o Efoulou (Angers), Scarpelli (+ 1) (Châteauroux), Yatabaré (+ 1) (Clermont), Maoulida, MonnetPaquet (Lens), 3 buts. I DIVISION 1 FEMMES. – SAMEDI. – Saint-Brieuc - Soyaux, 1-3. HIER. – ParisSG - Juvisy, 0-2 ; Lyon - Vendenheim,12-0 ; Montpellier - Condé, 6-1 ; Hénin-Beaumont - Saint-Etienne, 5-4 ; Toulouse Nord Allier, 1-0. Classement : 1. Lyon, 16 pts ; 2. Juvisy, 13 ; 3. Montpellier, 13 ; 4. Soyaux, 13 ; 5. Nord Allier, 11 ; 6. Hénin-Beaumont, 10 ; 7. Toulouse, 10 ; 8. Paris-SG, 8 ; 9. Saint-Brieuc, 8 ; 10. Saint-Étienne, 7 ; 11. Vendenheim, 5 ; 12. Condé, 4. CFA 2 (5e journée) GROUPE C GROUPE A GROUPE C GROUPE E GROUPE G VENDREDI SAMEDI SAMEDI SAMEDI SAMEDI SAMEDI Besançon - Montceau .............................................................. 1-2 SAMEDI Luzenac - Moulins .................................................................... 1-0 Colomiers - Anglet Genêts ...................................................... 0-0 Montluçon - Pau ...................................................................... 0-0 Yzeure - Fontenay-le-C............................................................. 1-1 Romorantin - Aurillac ............................................................... 2-1 Châtellerault - Stade Bordelais ................................................ 1-1 Albi - Bordeaux B ..................................................................... 0-1 Bergerac - Luçon ...................................................................... 1-1 HIER Amiens B - Créteil B .............................................. 2-2 Hazebrouck - Dieppe ............................................. 2-0 Poissy - Oissel ....................................................... 2-2 Gravelines - Dreux ................................................. 2-0 Wasquehal - Mantes ............................................. 1-1 Marck - Amiens AC ............................................... 1-0 HIER Amnéville- BesançonB.......................................... 1-0 Saint-Dié- Belfort .................................................. 0-2 Selongey- Haguenau ............................................. 2-1 Illzach Moden - Vauban Strasbourg....................... 2-0 St-Louis-Neuweg- Thaon ..................................... 0-1 Chaumont- Algrange ............................................ 3-0 Épinal- Saint-Dizier ........................................... arrêté HIER Nîmes B - Bastia B ................................................. 0-0 Le Pontet - Endoume Marseille ............................. 2-1 Saint-Raphaël - Corte ............................................ 1-1 La Valette - Marseille Consolat ............................. 1-0 Manosque - Uzès-Pont-Du-Gard .......................... 2-0 Le Cannet-Rocheville - Gardanne ......................... 1-1 Marseille B - Menton............................................. 2-4 HIER Niort B - Auxerre C ................................................ 1-0 Tours B - Les Herbiers ............................................ 3-1 Issy Arménienne - St-Pryvé-St-Hilaire .................. 1-1 Alençon - Cognac .................................................. 1-2 Le Poiré-S/Vie - Chartres........................................ 0-1 Thouars - Malesherbes.......................................... 1-0 Buxerolles - Saumur .............................................. 0-3 HIER Nancy B - Lille B ....................................................................... 5-1 Auxerre B - Colmar ................................................................... 0-1 Classement : 1. Sochaux B, 21 pts ; 2. Montceau, 20 ; 3. Colmar, 19 ; 4. Besançon, 18 ; 5. Lens B, 18 ; 6. Compiègne, 17 ; 7. Mulhouse ; Nancy B, 16 ; 9. Dunkerque, 16 ; 10. Metz B, 14 ; 11. Sénart-Moissy, 13 ; 12. Lille B, 13 ; 13. Auxerre B, 12 ; 14. Raon-l'Étape, 11 ; 15. Strasbourg B, 11 ; 16. Vesoul, 10 ; 17. Ste-Geneviève, 8 ; 18. Noisy-Le-Sec, 7. Vesoul B - Jarville ................................................... 0-1 Trinité Sport - Nice B ............................................. 1-1 Châteauroux B - Blois............................................ 0-1 Le Mans B - Balma ................................................................... 1-0 Classement : 1. Yzeure, 16 pts ; 2. Pau, 16 ; 3. Moulins, 16 ; 4. Romorantin, 16 ; 5. Bergerac, 16 ; 6. Bordeaux B, 15 ; 7. Le Mans B, 14 ; 8. Balma, 14 ; 9. Luzenac, 14 ; 10. Châtellerault, 14 ; 11. Stade Bordelais, 14 ; 12. Fontenay-le-C., 13 ; 13. Aurillac, 13 ; 14. Luçon, 13 ; 15. Anglet Genêts, 11 ; 16. Albi, 10 ; 17. Colomiers, 9 ; 18. Montluçon, 8. Classement : 1. Oissel, 18 pts ; 2. Mantes, 16 ; 3. Marck,15 ; 4. Amiens AC, 15 ; 5. Dreux, 14 ; 6. Poissy, 13 ; 7. Pacy-Sur-Eure B, 13 ; 8. Wasquehal, 12 ; 9. Deauville, 11 ; 10. Dieppe, 11 ; 11. Hazebrouck, 10 ; 12. Entente SSG B, 10 ; 13. Amiens B, 8 ; 14. Créteil B, 8 ; 15. Gravelines, 7 ; 16. Armentières, 6 ; 17. Ifs, 4. Classement : 1. Illzach Moden, 17 pts ; 2. Chaumont, 17 ; 3. St-Louis-Neuweg, 15 ; 4. Selongey, 15 ; 5. Belfort, 13 ; 6. Vesoul B, 13 ; 7. Amnéville, 12 ; 8. Haguenau, 12 ; 9. Epinal, 11 ; 10. Saint-Dié, 11 ; 11. Jarville, 11 ; 12. Thaon, 11 ; 13. Vauban Strasbourg, 10 ; 14. Besançon B, 9 ; 15. Saint-Dizier, 7 ; 16. Algrange, 5. Classement : 1. Le Pontet, 18 pts ; 2. Marseille B, 15 ; 3. Saint-Raphaël, 14 ; 4. Le Cannet-Roch., 14 ; 5. Nîmes B, 13 ; 6. Manosque, 13 ; 7. Endoume Marseille, 12 ; 8. Bastia B, 12 ; 9. Uzès-Pt-Du-G., 12 ; 10. Menton, 11 ; 11. Marseille Consolat, 11 ; 12. Corte, 10 ; 13. Gardanne, 9 ; 14. Nice B, 8 ; 15. La Valette, 8 ; 16. Trinité Sport, 7. Classement : 1. Saumur, 15 pts ; 2. Blois, 15 ; 3. Issy Arménienne, 14 ; 4. Le Poiré-S/Vie, 13 ; 5. Thouars, 13 ; 6. Niort B, 12 ; 7. Cognac, 12 ; 8. St-Pryvé-StHilaire, 12 ; 9. Tours B, 11 ; 10. Alençon, 11 ; 11. Châteauroux B, 10 ; 12. Auxerre C, 9 ; 13. Les Herbiers, 8 ; 14. Buxerolles, 8 ; 15. Malesherbes, 8 ; 16. Chartres, 8 ; 17. Choisy-le-Roi, 5. GROUPE B GROUPE D GROUPE B GROUPE D GROUPE F GROUPE H Strasbourg B - Sochaux B ........................................................ 0-6 Sainte-Geneviève-des-Bois - Dunkerque ................................ 1-2 Vesoul - Lens B ......................................................................... 2-3 Metz B - Mulhouse ................................................................... 3-1 Raon-l'Étape - Sénart-Moissy .................................................. 1-2 Noisy-Le-Sec - Compiègne ...................................................... 0-0 HIER Pacy-Sur-Eure B - Armentières ............................. 3-0 Entente SSG B - Deauville ..................................... 2-1 SAMEDI SAMEDI SAMEDI SAMEDI SAMEDI SAMEDI Gap - GFCO Ajaccio ................................................................. 1-1 Lyon B - Saint-Étienne B........................................................... 2-1 Hyères - Marignane.................................................................. 0-0 Toulon - Jura Sud ..................................................................... 2-1 Lyon Duchère - Martigues ....................................................... 1-2 Agde - Villefranche-S/Saône .................................................... 3-1 Fréjus - Andrézieux .................................................................. 3-3 Saint-Priest - CA Bastia ............................................................ 2-0 HIER UJA Alfortville - Vitré ............................................................... 0-0 Quevilly - Orléans ..................................................................... 3-1 La Vitréenne - Caen B............................................................... 3-2 Villemomble - Rouen................................................................ 1-3 Red Star 93 - Racing CF 92 ..................................................... 3-1 Pontivy - Guingamp B .............................................................. 2-1 Quimper - Rennes B ................................................................. 2-0 HIER Feignies - Avion .................................................... 1-1 Troyes B - Lesquin ................................................. 4-0 Levallois - Reims B ................................................ 1-2 Ivry - Valenciennes B ............................................. 0-1 Les Lilas - Arras ..................................................... 0-2 Reims Sainte-Anne - Roye .................................... 1-1 Chauny - Sens ....................................................... 0-1 HIER Chalon/Saône - Montceau B ................................. 0-1 Chasselay - Thiers ................................................. 0-0 Andrézieux B - Bourg-Péronnas............................ 3-0 Chambéry - Dijon B ............................................... 1-1 Imphy-Decize - Echirolles ..................................... 1-2 Vénissieux Minguettes - Pontarlier....................... 2-0 Gueugnon B - AC Ajaccio B .................................. 3-0 HIER Bassin d'Arcachon - Trélissac ............................... 0-2 Blagnac - Rodéo .................................................... 1-1 Saint-Alban - Bayonne B ....................................... 1-1 Tarbes - Agen ........................................................ 2-1 Brive - Sète Pointe Courte .................................... 0-2 Aurillac B - Mont-De-Marsan ............................... 0-0 HIER Angers B - Mondeville ........................................... 1-0 Carquefou - Avranches.......................................... 0-0 Concarneau - La Flèche ......................................... 2-1 Dives - US Montagnarde ....................................... 2-4 HIER Monaco B - Montpellier B ....................................................... 3-1 Classement : 1. Toulon, 20 pts ; 2. Marignane, 19 ; 3. Martigues, 16 ; 4. Hyères, 16 ; 5. Lyon Duchère, 16 ; 6. Andrézieux, 15 ; 7. Villefranche-S/Saône, 14 ; 8. Fréjus, 13 ; 9. Agde, 13 ; 10. Lyon B, 13 ; 11. Saint-Étienne B, 13 ; 12. Montpellier B, 13 ; 13. SaintPriest,12 ; 14. GFCOAjaccio, 12 ; 15. Monaco B, 12 ; 16. Gap, 11 ; 17. CA Bastia, 10 ; 18. Jura Sud, 5. Le Havre B - Plabennec............................................................. 2-2 Paris-SG B - Viry-Châtillon ....................................................... 0-1 Classement : 1. Rennes B, 19 pts ; 2. Viry-Châtillon, 18 ; 3. Quimper, 18 ; 4. Vitré, 17 ; 5. Paris-SG B, 16 ; 6. Plabennec, 15 ; 7. Quevilly, 15 ; 8. Rouen, 14 ; 9. Red Star 93, 14 ; 10. Pontivy, 14 ; 11. La Vitréenne,13 ; 12. Caen B, 13 ; 13. Racing CF 92, 13 ; 14. Le Havre B, 12 ; 15. Guingamp B, 11 ; 16. UJA Alfortville, 10 ; 17. Orléans ; Villemomble, 10. Drancy - Sedan B ................................................... 0-0 Classement : 1. Arras, 16 pts ; 2. Sens, 15 ; 3. Reims B, 14 ; 4. Drancy, 14 ; 5. Ivry, 13 ; 6. Feignies, 13 ; 7. Troyes B, 12 ; 8. Avion, 12 ; 9. Valenciennes B, 11 ; 10. Les Lilas, 11 ; 11. Lesquin, 11 ; 12. Roye, 10 ; 13. Sedan B, 10 ; 14. Reims Sainte-Anne, 9 ; 15. Levallois, 9 ; 16. Chauny, 6. Grenoble B - Clermont B........................................ 0-1 Classement : 1. Grenoble B, 15 pts ; 2. Vénissieux Minguettes, 15 ; 3. Gueugnon B, 14 ; 4. Andrézieux B, 13 ; 5. Clermont B, 13 ; 6. Echirolles, 13 ; 7. Chambéry, 13 ; 8. AC Ajaccio B, 12 ; 9. Dijon B, 11 ; 10. Pontarlier, 11 ; 11. Chalon/Saône, 10 ; 12. Thiers, 10 ; 13. Bourg-Péronnas, 10 ; 14. Imphy-Decize, 9 ; 15. Montceau B, 9 ; 16. Chasselay, 7. Sète B - Libourne-St-Seurin B ................................ 1-0 Toulouse B - Toulouse Fontaines .......................... 0-1 Classement : 1. Toulouse B, 17 pts ; 2. Saint-Alban, 16 ; 3. Toulouse Fontaines, 16 ; 4. Trélissac, 14 ; 5. Tarbes, 13 ; 6. Toulouse Rodéo, 13 ; 7. Sète B, 12 ; 8. Bayonne B, 12 ; 9. Bassin d'Arcachon, 12 ; 10. Blagnac, 11 ; 11. Sète Pointe Courte, 11 ; 12. Mont-DeMarsan, 10 ; 13. Agen, 8 ; 14. Libourne-St-Seurin B, 8 ; 15. Brive, 6 ; 16. Aurillac B, 6. Nantes B - Brest B ................................................. 2-0 Laval B - Changé ................................................... 3-1 Lorient B - Vertou .................................................. 1-1 Bonchamp - Rennes TA ......................................... 1-1 Classement : 1. Lorient B, 16 pts ; 2. Nantes B, 15 ; 3. Brest B, 15 ; 4. Laval B, 15 ; 5. Carquefou, 14 ; 6. Concarneau, 14 ; 7. US Montagnarde, 14 ; 8. Angers B, 13 ; 9. Vertou, 11 ; 10. Avranches, 11 ; 11. Rennes TA, 10 ; 12. Changé, 9 ; 13. Dives, 9 ; 14. La Flèche, 8 ; 15. Mondeville,7 ; 16. Bonchamp, 6. LENS METZ CHAQUE LUNDI, LA GRANDE AFFICHE DE LIGUE 2 EN DIRECT SUR EUROSPORT EUROSPORT EST DISPONIBLE SUR LE CÂBLE, CANALSAT, LA TNT & LES TELEPHONES MOBILES PAGE 8 Eurosport France (SAS) RCS TVA FR 27 342 965 712 CE SOIR À 20H45 LUNDI 15 SEPTEMBRE 2008 Bleu Rouge Noir Jaune Rouge JÉRÔME DIESNIS P. — 0 0 1 2 1 1 1 3 2 2 3 3 3 3 2 4 2 4 5 4 Bleu Rouge GROUPE A Candidat à l’accession en L 1, Montpellier est onzième avec trois défaites en six matches. « Loulou (Nicollin) n’est pas content, moi non plus après le match de Dijon, on est d’accord », a répondu le coach hier, avant de se justifier : « Je pense qu’être prudent, ce n’est pas être frileux ou stupide. Nous avons joué cent vingt minutes à Ajaccio trois jours plus tôt (en Coupe de la Ligue, 4-2 a.p.), pendant que Dijon n’a pas joué. Quand je sors Compan après soixante-cinq minutes à Ajaccio, il est cuit. On en a discuté, il me semblait cohérent qu’il entre en fin de match contre Dijon avant d’être titularisé face à Sedan. » Plus « surpris que touché après une première interview parue (dans ces colonnes) le jour du match contre Metz (1-2) et après la victoire 4-0 à Reims », Rolland Courbis ne veut pas polémiquer davantage. « Mon adversaire vendredi, ce n’est pas Loulou Nicollin, c’est Sedan. Et moi, je vais réfléchir à ce que je vais faire en cas de succès. » Classement Pts J. G. N. — — — — 1. Strasbourg 16 6 5 1 2. Boulogne 12 6 3 3 3. Lens 12 5 4 0 4. Vannes OC 12 6 4 0 5. AC Ajaccio 11 6 3 2 6. Bastia 11 6 3 2 7. Metz 10 5 3 1 8. Tours FC 9 6 3 0 9. Angers 8 6 2 2 10. Clermont 8 6 2 2 11. Montpellier 7 6 2 1 12. Brest 7 6 2 1 13. Châteauroux 7 6 2 1 14. Dijon 7 6 2 1 15. Amiens 6 6 1 3 16. Troyes 6 6 2 0 17. Sedan 6 6 1 3 18. Reims 4 6 1 1 19. Nîmes 3 6 1 0 20. Guingamp 2 6 0 2 Jaune Bleu Jaune CFA (6e journée) 20 H 30 Lens - Metz (Eurosport) Noir Noir CLERMONT-FERRAND, STADE GABRIEL-MONTPIED, 9 JUILLET 2004. – Carlo Molinari (à droite) et Gervais Martel règnent sur leurs clubs respectifs depuis des lustres. Et partagent le même sentiment : le métier de président est usant… (Photo Franck Nataf) TRÈS REMONTÉ après le début de saison médiocre de son équipe, Louis Nicollin a menacé, hier, de couper des têtes, celle de Rolland Courbis, l’entraîneur de Montpellier, et de Michel Mézy, son conseiller. « C’est clair, net et précis, ils (Courbis et Mézy) seront foutus à la porte s’ils continuent à me faire ch… et qu’il n’y a pas victoire contre Sedan », a-t-il prévenu sur les ondes de France Bleu Hérault. Entre autres griefs, le président de Montpellier reproche à l’entraîneur des choix tactiques frileux – notamment à Dijon (0-1), où il s’est privé de Lilian Compan, recruté quelques jours plus tôt – et à Michel Mézy de ne pas savoir gérer un entraîneur appelé pour sauver Montpellier de la relégation en fin de saison 2006-2007. « Je ne comprends pas pourquoi on joue avec un seul attaquant contre l’une des équipes les plus faibles du groupe. On me dit qu’il faut prendre un attaquant, et il ne joue pas. » AC Ajaccio Guingamp Amiens Montpellier Tours Boulogne/Mer Strasbourg Angers Troyes METZ e 10 10 19 20 Milovano Milov ovic Points Points Saartre tre V. Men Me Mendy Agoouazzi 15 Bre rege ege gerie ou P. Ciss Ci C é 20 9 1 1 8) HHermach mach M ulid (18) Maoulida Runje unj Marichez, aric cap c p. 27 11 24 ssokoo 4 ouu O. Sisso Ro cchi B. B Gueye Gue 8 Chhelle el ( Vivvian an (30) cap cap. Douumenng 22 26 15 17 BBarboosa Dem montt Laurenti urent Rippperrt Remplaçants : Brocard (g.) (16), Vignal (3) ou Ramos (2), Sablé (27), Monnet-Paquet (14), N. Roux (28). Entraîneur : J.-G. Wallemme. Absents : Dindane (rééducation), Roudet (pied), Al. Yahia (cuisse), Jemaa, Veselinovic, Kovacevic, Si. Keita (choix de l’entraîneur). Suspendus : aucun. 1-2 1-1 2-2 1-0 0-1 1-1 2-2 2-0 2-1 AUJOURD’HUI LUC HAGÈGE Stade Félix-Bollaert, en direct sur Eurosport. Arbitre : M. Bré. SOUVENIRS DE 1998 Le président lensois a vécu une douloureuse relégation en mai : « Je viens de connaître trois mois extrêmement difficiles. Il a fallu réduire le budget de plus de la moitié, de 59 à 27 M/, et suspendre le projet d’extension du stade Bollaert à 52 000 places, car ce n’est pas viable en L 2, alors que j’allais déposer le permis de construire le 26 juin. On a rebâti pour remonter tout de suite et même si le club y survivrait, je ne préfère pas penser à une « installation » en L 2. Mais, comme depuis le début de la saison, je m’attends à des matches durs chaque semaine et je ne me projette pas plus loin que sur le pro- fatigue. Le foot est victime de ce phénomène et je regrette que les jeunes supporters pensent parfois plus aux « fights » qu’à la fête et à l’amitié qui régnaient auparavant. » Martel ressent aussi durement l’usure de sa fonction : « Il y a deux ans, j’ai été Brest Châteauroux Bastia Dijon Nîmes Reims Sedan Vannes OC Clermont 9 Bleu Rouge Noir Jaune ! ITALIE (2e journée) FOOTBALL Quand la mafia infiltre le foot Supporters, clubs, joueurs : la Camorra, mafia de Naples, s’intéresse de près au Calcio et a déjà tissé des liens. de notre envoyé spécial YOANN RIOU AS ROME Julio Baptista (8e) 2-1 Quaresma (43e) Terlizzi (48e c.s.c.) CATANE Plasmati (42e) HIER SIENNE 2-0 CAGLIARI 2-1 FIORENTINA Calaio (10e) Ghezzal (90e + 5) NAPLES Hamsyk (48e) Maggio (73e) Mutu (40e) BOLOGNE 0-1 REGGINA 1-1 ATALANTA BERGAME Guarente (9e) Di Loreto (43e c.s.c.) LECCE TORINO Amoruso (13e) 2-0 CHIEVO VERONE 2-0 AC MILAN Caserta (47e) Castillo (83e) GENOA Sculli (30e) D. Milito (90e+ 1 s.p.) LAZIO ROME 2-0 SAMPDORIA GÊNES M. Zarate (6e) Pandev (72e) JUVENTUS TURIN 1-0 UDINESE Amauri (67e) PROCHAINE JOURNÉE. - Samedi, 18 heures : Catane-Atalanta Bergame ; 20 h 30: AS Rome-Reggina ; Dimanche 21 septembre, 15 heures : Torino-Inter Milan ; Fiorentina-Bologne ; Cagliari-Juventus Turin ; Udinese-Naples ; Palerme-Genoa ; Lecce-Sienne ; Sampdoria Gênes-Chievo Verone ; 20 h 30: AC Milan-Lazio Rome. Interrogé hier dans le cadre de l’émission Stade 2, l’international français du Bayern Munich, Franck Ribéry, a réaffirmé son soutien au sélectionneur des Bleus, Raymond Domenech : « C’est quelqu’un que j’estime beaucoup. J’aimerais bien qu’il soit là jusqu’à la fin de ma carrière, qu’il se passe beaucoup de choses avec lui. Ce serait bien de gagner la Coupe du monde. Le coach est toujours sur la sellette mais on fera tout pour qu’il reste. À commencer par gagner face à la Roumanie. » Actuellement en phase de reprise après son opération de la cheville gauche, le milieu a par ailleurs estimé, après avoir vu les deux matches face à l’Autriche (1-3) et la Serbie (2-1), que les Bleus « prenaient trop de buts sur coups de pied arrêtés » et que cette difficulté devait être résolue « par plus de caractère, de mental ». Blackburn, Paul Ince, annoncé comme le favori à la succession de Kevin Keegan comme entraîneur de Newcastle, a expliqué après la défaite concédée par sa formation face à Arsenal (0-4) qu’il n’était pas candidat : « Je suis totalement concentré sur le projet de Blackburn. Nous avons beaucoup de travail et c’est un projet à long terme. » I MONACO : RICARDO SUIT CESAR. – Les départs de Ménez et Nenê ont laissé un vide du côté gauche de l’attaque monégasque. Ricardo songe donc à recruter dans ce secteur. Il est en contact avec son compatriote Cesar Aparecido Rodrigues, trente-trois ans. « Il peut nous intéresser comme joker ou lors du mercato d’hiver, dit l’entraîneur brésilien. Il a le double avantage d’être libre et de bénéficier très 1. Lazio Rome 2. A. Bergame 3. Torino 4. Inter Milan Naples 6. J. Turin 7. Udinese 8. Catane 9. Lecce 10. Sienne 11. Bologne 12. Genoa 13. Palerme 14. Ch. Verone 15. Fiorentina Reggina 17. AS Rome 18. S. Gênes 19. AC Milan 20. Cagliari Classement Pts J. G. N. — — — — 6 2 2 0 6 2 2 0 4 2 1 1 4 2 1 1 4 2 1 1 4 2 1 1 3 2 1 0 3 2 1 0 3 2 1 0 3 2 1 0 3 2 1 0 3 2 1 0 3 2 1 0 3 2 1 0 1 2 0 1 1 2 0 1 1 2 0 1 1 2 0 1 0 2 0 0 0 2 0 0 P. — 0 0 0 0 0 0 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 2 2 p. — 6 2 4 3 3 2 3 2 2 2 2 2 4 2 2 2 2 1 1 1 c. Diff. — — 1 +5 0 +2 1 +3 2 +1 2 +1 1 +1 2 +1 2 0 3 -1 1 +1 2 0 1 +1 4 0 3 -1 3 -1 3 -1 4 -2 3 -2 4 -3 6 -5 BUTEURS : 1. M. Zarate (Lazio Rome), 3 buts. 2. Pandev (Lazio Rome), Hamsyk (Naples), Miccoli (Palerme), Di Natale (Udinese), 2 buts. 6. Julio Baptista, Aquilani (AS Rome),Padoin, Guarente (Atalanta Bergame), Di Vaio, Valiani (Bologne), Larrivey (Cagliari), Plasmati, Mascara (Catane), Marcolini, Italiano (Chievo Vérone), Mutu, Gilardino (Fiorentina), D. Milito, Sculli (Genoa), Quaresma, Ibrahimovic (Inter Milan), Nedved, Amauri (Juventus Turin), Foggia (Lazio Rome), Caserta, Castillo (Lecce), Ambrosini (AC Milan), Maggio (Naples), Cavani, Bresciano (Palerme), Corradi (Reggina), Delvecchio (Sampdoria Gênes), Ghezzal, Calaio (Sienne), Amoruso, Bianchi, Zanetti, Rosina (Torino), Inler (Udinese), 1 but. bientôt d’un passeport italien. » Cesar a joué 17 matches de Championnat la saison dernière avec l’Inter Milan. – J.-P. Riv. I ROUSSILLON TENTÉ PAR UN RETOUR. – L’ancien président du FC Nantes, Rudi Roussillon, n’exclut pas de retrouver un jour des fonctions de dirigeant dans un club. Parti de Nantes à la fin de la saison 2007 (qui a vu la relégation du club), il a confié à l’AFP avoir été « confidentiellement approché à deux reprises depuis un an par des clubs de L 1. La première fois, c’était trop tôt pour moi, la seconde, toutes les conditions n’étaient pas réunies. Mais tout peut aller très vite. Spécialement dans le foot... » I COUPE DE LA LIGUE : LE PROGRAMME. – La LFP a communiqué le programme des seizièmes de finale de la Coupe de la Ligue. Lyon et Bordeaux sont exemptés. Mardi 23 septembre, 20 heures : Vannes (L 2) - Valenciennes, Boulognesur-Mer (L 2) - Nice, Bastia (L 2) - Châteauroux, Créteil (N) - Nantes ; 21 heures : Auxerre - Toulouse ; mercredi 24 septembre, 17 heures : Monaco - ParisSG ; 19 heures : Montpellier (L 2) - Lille ; 20 heures : Metz (L 2) - Troyes (L 2) ; 21 heures : Sochaux - Marseille, Lorient Lens, Rennes - Le Mans, Grenoble- Nancy, Guingamp (L 2) - Saint-Etienne, Le Havre Caen. Du 10 au 21 septembre 2008(1), pendant la foire aux vins, il y en a qui ont vraiment de la chance ! Ce sont les heureux possesseurs de la carte (3) ou de la carte Cofinoga ! Tous les coups de cœurs de Bettane et Desseauve (célèbres critiques et auteurs de guides de références) sont à -10% ! Une sélection de vins exceptionnels à prix exceptionnels, ça c’est une foire aux vins... qui sait recevoir ! Retrouvez le catalogue interactif sur monoprix.fr et faites facilement votre sélection grâce au moteur de recherche et à la carte interactive des régions. monoprix.fr On fait quoi pour vous aujourd’hui ? (1) Pour les magasins ouverts le dimanche. (2) Offre valable du 10/09/08 au 21/09/08 sur présentation de votre carte ou en en réglant avec votre carte Monoprix Cofinoga dans les magasins Monoprix et Inno participant à l’opération et ayant les produits concernés. Sous réserve d’acceptation de l’opération par Laser Cofinoga dans le cadre d’un fonctionnement normal de votre compte. 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À CONSOMMER AVEC MODÉRATION LUNDI 15 SEPTEMBRE 2008 PAGE 9 Bleu Rouge Noir Jaune Rouge INTER MILAN Du 10 au 21 septembre 2008 (1) Bleu Miccoli (20e, 66e) Cavani (72e) FOIRE aux VINS Jaune Rouge Jaune 3-1 Ribéry soutient Raymond Domenech I NEWCASTLE : INCE N’EST PAS CANDIDAT. – Le manager de mots pendant de longues secondes : « Nous ne pouvons pas exclure que la Camorra ait mené des tentatives d’extorsion auprès de joueurs de Serie A. » Cette pratique pourrait encore exister aujourd’hui. « Le foot draine tellement d’argent. Et les joueurs sont des machines à faire de l’argent. Ça peut donc attirer ceux qui veulent en profiter. » Il ajoute : « Dans les années 1980, certains joueurs du Napoli ont été livrés en cocaïne par la Camorra. » SAMEDI PALERME ÉQUIPE DE FRANCE I GASCOIGNE VICTIME D’UNE OVERDOSE – L’ancienne gloire du football anglais Paul Gascoigne a été admis dans un hôpital portugais en état « semi-inconscient » après avoir été victime d’une overdose samedi, vingt-quatre heures seulement après s’être échappé d’un centre de désintoxication. Alors que son ex-femme, sa fille et son fils le suppliaient de revenir se faire soigner en Angleterre, Gascoigne aurait répondu : « Foutez-moi la paix et laissez-moi mourir en paix ! » Un nouveau chapitre dans la descente aux enfers de « Gazza », qui avait tenté de se suicider en mai dernier, deux mois après avoir effectué un séjour dans un établissement psychiatrique. – B. C. NAPLES (Italie), STADE SAN PAOLO, HIER. – Alors que les virages qui leur sont habituellement réservés dans l’enceinte du Napoli étaient fermés par décision judiciaire, des supporters ont défilé avec des tee-shirts portant l’inscription : « Moi, j’ai des antécédents pénaux. » (Photo Carlo Hermann/AFP) Noir Bleu Noir LE 31 AOÛT dernier, lors du match de Serie A AS Rome-Naples (1-1), des ultras napolitains ont commis des actes de violence (trains saccagés, jets de projectiles ayant fait plusieurs blessés) qui ont entraîné la fermeture de deux virages du stade de San Paolo de Naples (sur décision de la justice sportive) pour la réception de la Fiorentina, hier, et ceci jusqu’au 29 octobre, date de la venue de la Reggina. Environ un millier d’ultras étaient présents pendant le match, mais à l’extérieur du stade, au niveau même des virages qu’ils occupent d’ordinaire. Et la plupart d’entre eux étaient vêtus d’un tee-shirt portant l’inscription : « Moi, j’ai des antécédents pénaux. » Les associations de supporters du Napoli seront également privées de déplacement pendant toute la saison. Sur les 3 096 tifosi napolitains qui s’étaient rendus à Rome, 810 sont des repris de justice et 27 sont liés à la Camorra, la mafia napolitaine. Certains enquêteurs ont même déclaré que les incidents de Rome auraient été orchestrés par la Camorra. Franco Roberti, patron de la direction antimafia de Naples et procureur adjoint du parquet de cette ville, ne « pense pas qu’il s’agisse d’une stratégie en amont. Mais il y a bien un lien entre la Camorra et les ultras. Un lien implicite, subtil. Avant d’être un phénomène criminel, la mafia est un phénomène social. La Camorra gère la vie de certaines populations de Naples, l’une des villes les plus violentes du monde occidental. » Supporters, mais aussi clubs et joueurs : le « lien subtil » entre la mafia et le foot est une réalité. Souvent obscure. Le procureur Franco Roberti, soixante ans, qui vit sous escorte, a accepté de nous recevoir pendant plus d’une heure, dans son bureau de Naples, pour la décrypter et l’éclairer d’exemples frappants. LA GUERRE DES CLANS SE PROPAGE AU STADE. – La logique même des groupes de supporters ultras – fonctionner comme un clan en s’opposant à tous ceux qui n’en font pas partie – peut présenter un terrain favorable aux intrusions de la mafia. Au milieu des années 1990, le chef du groupe ultra napolitain Teste Matte (têtes folles), Gennaro Oliva, avait été arrêté parce qu’il était un des patrons de la Camorra. Récemment, un mafieux, Giuseppe Misso Junior, a décidé de collaborer avec la justice. « Dans les virages du stade de San Paolo, où se trouvent les ultras, règne la loi de la Camorra », a-t-il assuré. Franco Roberti nous en dit plus : « Il y a quelques années, il y avait une bataille, dans la ville, entre les clans camorristes de deux quartiers. Un des clans avait tué la femme de l’oncle de Giuseppe Misso Junior, qui appartenait à l’autre clan. Eh bien, cette lutte s’est propagée au stade. Un groupe de tifosi ultras émanant du quartier du premier clan a été contraint, par un autre groupe ultra venu du quartier des Misso, de quitter le virage A du stade. » La Camorra est aussi présente aux abords du stade par le trafic de cocaïne. Sur les 810 tifosi ultras impliqués dans les incidents du 31 août et ayant des antécédents pénaux, 260 ont été mis en examen ou le sont encore pour des délits liés à la loi sur les stupéfiants. QUAND LA CAMORRA UTILISE LES ULTRAS. – Ces derniers mois ont été marqués à Naples par ce qu’on a appelé la crise des déchets. L’État italien souhaitait rouvrir la décharge de Pianura, nom d’un quartier de la cité. La Camorra, qui gère une partie du traitement des déchets, s’y opposait. « La Camorra, mais pas seulement elle (d’autres mouvements aussi), a recruté des tifosi ultras du Napoli, comme ceux, réputés violents, du groupe NISS (Nienti Incontri, Solo Scontri : aucune rencontre, seulement des bagarres), révèle Franco Roberti. Leur mission : aller se battre avec les policiers, semer la pagaille et empêcher la réouverture de cette décharge, Ces jeunes ultras, qui adorent se battre, étaient payés 50 ou 100 euros par la Camorra, et ils y allaient. » LA LAZIO ROME A FAILLI APPARTENIR À LA MAFIA. – « Les Casalesi, un des clans camorristes les plus puissants de la région de Naples, a essayé de racheter la Lazio Rome afin de recycler de l’argent sale », avance Roberti. Le parquet de Naples et celui de Rome ont mené l’enquête et un procès aura bientôt lieu. Il y a trois ans, le clan des Casalesi aurait cherché à acheter le club romain pour une vingtaine de millions d’euros, en s’appuyant sur Giorgio Chinaglia, ancien joueur du club, et sur l’influence des Irriducibili, le plus célèbre et puissant groupe de supporters de la Lazio. « Dans les années 1980, un boss de la Camorra, Carmine Alfieri, avait voulu racheter le club de Naples, ajoute Roberti. Mais le plan avait échoué. Notamment parce qu’un autre clan avait tout fait pour l’en empêcher. » LE MARCHÉ NOIR, RESSOURCE DE LA MAFIA. – L’intérêt de la Camorra pour le foot est souvent financier. « Par le passé, des personnes liées à la Camorra ont exercé des pressions sur le club de Naples afin de récupérer des billets gratuits », affirme Roberti. Le mécanisme était le suivant : le Napoli offrait des billets à des groupes d’ultras sous l’influence de la Camorra, qui les revendaient ensuite à un prix largement supérieur. « Parfois, le prix était cinq fois plus élevé que celui prévu par le club », détaille le responsable antimafia. Cette vente, qui rapportait beaucoup d’argent à la Camorra, était en partie effectuée par les nombreux vendeurs à la sauvette présents aux abords du stade de San Paolo, avant les matches. « Depuis quelques mois, le Napoli n’offre plus de billets gratuits aux ultras, précise Roberti. C’est le signe que le président du club, Aurelio De Laurentiis, fait beaucoup pour enrayer le problème. » DES JOUEURS VICTIMES DE RACKET ? – Ce sujet est ultra sensible. Franco Roberti pèse ses MONOPRIX SA - SA au capital de 61 751 696 € - 14-16 rue Marc Bloch 92110 Clichy - 552 018 020 RCS Nanterre - NAPLES – (ITA) 10 FOOTBALL Bleu Rouge Noir Jaune ! ITALIE (2e journée) Milan s’enlise PAYS-BAS (2e journée) VENDREDI Heerenveen- HeraclesAlmelo ........... 2-2 SAMEDI PSV Eindhoven- Sparta Rotterdam .... 1-0 ADO La Haye - AZ Alkmaar ................. 3-0 FC Twente- NEC Nimègue ................. 1-1 Feyenoord- FC Volendam ................... 5-0 Le club lombard a perdu ses deux premiers matches dans le Calcio, mais Ancelotti, a été confirmé dans ses fonctions. GENOA AC MILAN 2-0 (1-0) Beau temps. Pelouse en bon état. 30 000 spectateurs environ. Arbitre : M. Rocchi. Buts : Sculli (30e), D. Milito (90 + 1, s.p.). Avertissements. – Genoa : Juric (17e), Sculli (41e) ; AC Milan : Favalli (11e), Zambrotta (54e), Kaka (58e), Ambrosini (67e). GENOA : Rubinho – Biava, Ferrari, Criscito – Mesto (M. Rossi, 52e), Milanetto, Juric (Vanden Borre, 66e), Modesto – Sculli (cap.), D. Milito, Gasbarroni (Palladino, 85e). Entraîneur : G.P. Gasperini. AC MILAN : Abbiati – Zambrotta, Bonera, Maldini (cap.), Favalli – Flamini (Pato, 69e), Pirlo, Ambrosini – Kaka, Ronaldinho (Seedorf, 46e) – Chevtchenko (Borriello, 46e). Entraîneur : C. Ancelotti. TURIN – de notre correspondant permanent « CARLO, EXCUSE-MOI, mais estu encore l’entraîneur de l’AC Milan ? » Il était aux alentours de 17 h 50, hier, soit une heure environ après le coup de sifflet final de la rencontre face au Genoa, perdue 0-2 par les Rossoneri, lorsque cette question choc a été posée à Carlo Ancelotti dès le début de l’émission de télé Sky Calcio Show. « Pourquoi cette question ? », a répondu « Carletto », marqué. Il était là, devant les caméras de la chaîne Sky Sports 1 depuis moins de deux minutes, et on lui demandait s’il n’avait pas déjà été limogé. Il est vrai que le Milan est en crise : il a perdu ses deux premiers matches de Championnat, ce qui ne lui était pas arrivé depuis vingt-deux ans. Le 31 août, l’équipe lombarde s’était inclinée à San Siro contre un promu, Bologne (1-2), et elle a subi un nouveau revers, cette fois à l’extérieur. Une défaite méritée. Et dire que l’AC Milan avait présenté, d’entrée de jeu, trois Ballons d’Or France Football : Chevtchenko (2004), Ronaldinho (2005) et Kaka (2007). Mais les deux premiers cités, très décevants en première période, étaient remplacés à la pause. Voilà aujourd’hui le club de Silvio Berlusconi en queue de classement de la Serie A, avec Cagliari, la seule autre équipe n’ayant pas encore marqué le moindre point. L’entraîneur de l’AC Milan sous pression Encerclés par les journalistes à la sortie du stade Luigi-Ferraris de Gênes, Adriano Galliani, l’administrateur délégué du Milan, a levé, autour de 18 heures, le suspense quant au sort réservé à Ancelotti. Au moins de manière temporaire : « Est-ce que Carlo reste ? Oui, absolument oui. Il reste sur le banc du Milan. » Alors que la presse italienne évoquait, depuis quelques jours, la possible arrivée de Frank Rijkaard ou de Roberto Donadoni comme coach du Milan, Galliani s’était déjà exprimé quelques minutes avant la rencontre face au HIER De Graafschap Doetinchem - Vitesse Arnhem .................................................... 1-0 NAC Breda- Willem II ......................... 1-3 Ajax Amsterdam- Roda JC ................. 1-0 FC Groningue - Utrecht ....................... 2-0 Genoa : « Ancelotti ne risque rien même si nous perdons ce dimanche. Mais ce serait bien qu’il arrête de perdre. Sur huit matches joués depuis juillet, nous en avons perdu sept. » Ancelotti a dû penser, ces derniers jours, aux propos de Silvio Berlusconi, tenus le 1 er septembre dernier. « Ancelotti mangera-t-il le panettone ? », avait-il été demandé au patron du club milanais. Le panettone est un gâteau qui se mange surtout, en Italie, lors des fêtes de fin d’année, pour Noël. La question signifiait, en gros : « Passera-t-il l’hiver ? » Et Berlusconi avait répondu : « Ancelotti est déjà assez grassouillet comme ça. Il en a déjà mangé tellement, de panettone... » Classement : 1. ADO La Haye, 6 pts ; 2. FC Groningue, 6 ; 3. PSV Eindhoven, 6 ; 4. Willem II, 6 ; 5. Heracles Almelo, 4 ; 6. NEC Nimègue, 4 ; 7. Heerenveen, 4 ; 8. Feyenoord, 3 ; 9. Ajax Amsterdam, 3 ; 10. NAC Breda, 3 ; 11. De Graafschap Doetinchem, 3 ; 12. FC Twente, 2 ; 13. Roda JC, 1 ; 14. Sparta Rotterdam, 0 ; 15. AZ Alkmaar, 0 ; 16. Vitesse Arnhem, 0 ; 17. FC Volendam, 0 ; 18. Utrecht, 0. AGENDA DEMAIN YOANN RIOU I LIGUE DES CHAMPIONS (phase de groupes, 1re journée) 20 H 45 GÊNES (Italie), STADE LUIGI-FERRARIS, HIER. – Kaka, l’un des trois Ballons d’Or de l’AC Milan, est empêtré au milieu des Génois Milanetto (à gauche) et Juric (à droite). Le club lombard a rarement aussi mal démarré une saison. Mais Ancelotti n’est pas inquiété. Pour combien de temps ? (Photo Ricchiardi/ Presse Sports) Chelsea (ANG) - Bordeaux (Foot +) Marseille - Liverpool (ANG) (TF 1) MERCREDI 17 SEPTEMBRE I LIGUE DES CHAMPIONS (phase de groupes, 1re journée) 20 H 45 Lyon - Fiorentina (ITA) (Canal +) JEUDI 18 SEPTEMBRE I COUPE DE L’UEFA (1er tour aller) 18 H 30 Hapoël Tel-Aviv (ISR) - SaintÉtienne (W 9) 19 HEURES Nancy - Motherwell (ECO) 20 HEURES ANGLETERRE (4e journée) SAMEDI LIVERPOOL 2-1 MANCHESTER U. Brown (26e c.s.c.) Babel (77e) PORTSMOUTH Tevez (3e) 2-1 MIDDLESBROUGH Defoe (59e, 86e) Mido (24e) WEST BROMWICH WEST HAM 3-2 Noble (28e) Neill (35e) WIGAN SUNDERLAND 1-1 Rouge Jaune Zaki (78e) Bramble (14e c.s.c.) NEWCASTLE HULL CITY 1-2 Xisco (81e) King (34e s.p., 55e) BLACKBURN ARSENAL 0-4 (8e) Van Persie Adebayor (45e+1, 81e, 90e+2) MANCHESTER CITY 1-3 Robinho (13e) CHELSEA Ricardo Carvalho (17e) Lampard (53e) Anelka (70e) HIER STOKE CITY 2-3 e Olofinjana (54 ) Jagielka (63e c.s.c.) EVERTON e Yakubu (41 ) Anichebe (51e) Cahill (77e) AUJOURD'HUI Tottenham - Aston Villa (21 heures, Canal + Sport) P. — 0 0 1 1 2 1 2 2 2 2 2 1 2 1 2 2 2 2 3 2 p. — 9 5 8 5 9 4 8 6 5 7 7 6 4 3 4 3 3 5 7 3 c. Diff. — — 2 +7 2 +3 1 +7 8 -3 7 +2 3 +1 8 0 6 0 6 -1 9 -2 4 +3 5 +1 4 0 3 0 5 -1 6 -3 6 -3 11 -6 10 -3 5 -2 COLOGNE BAYERN MUNICH 0-3 Toni (53e, 59e) Podolski (90e) BOR. DORTMUND SCHALKE 04 3-3 Subotic (67e) Frei (70e, 89e s.p.) Farfan (20e s.p.) Rafinha (39e) Westermann (54e) HERTHA BERLIN WOLFSBURG 2-2 Kacar (57e) Cicero (85e) Ricardo Costa (1e) Riether (90e) HOFFENHEIM 0-0 VFB STUTTGART HAMBOURG 3-2 B. LEVERKUSEN (36e) (4e) Guerrero Olic (51e) Petric (72e) Barnetta Helmes (24e) WERDER BRÊME COTTBUS 3-0 Diego (75e) Frings (80e) Sanogo (83e) Classement Pts J. G. N. — — — — 1. Hambourg 10 4 3 1 2. Bayern Munich 8 4 2 2 3. Schalke 04 8 4 2 2 4. B. Dortmund 8 4 2 2 5. VfB Stuttgart 7 4 2 1 6. Hoffenheim 7 4 2 1 7. B. Leverkusen 6 4 2 0 8. Wolfsburg 6 4 1 3 9. Werder Brême 5 4 1 2 10. Herta Berlin 5 4 1 2 11. Bochum 4 4 1 1 12. Hanovre 4 4 1 1 13. Cologne 4 4 1 1 14. Karlsruhe 3 3 1 0 15. B. M'Gladbach 3 4 1 0 16. E. Francfort 2 3 0 2 17. Bielefeld 2 4 0 2 18. Cottbus 1 4 0 1 SAMEDI P. — 0 0 0 0 1 1 2 0 1 1 2 2 2 2 3 1 2 3 p. — 11 10 8 8 5 6 11 8 8 6 4 5 4 2 5 3 5 0 c. Diff. — — 7 +4 4 +6 4 +4 6 +2 3 +2 5 +1 8 +3 7 +1 6 +2 7 -1 4 0 6 -1 6 -2 4 -2 11 -6 5 -2 9 -4 7 -7 HIER BOCHUM BUTEURS : 1. Defoe (Portsmouth), Zaki (Wigan), 4 buts. Mieciel (22e) Pfertzel (26e) PROCHAINE JOURNÉE. – Samedi, 13 h 45 : Sunderland-Middlesbrough ; 16 heures : West Ham-Newcastle ; Liverpool-Stoke City ; Blackburn-Fulham ; 18 h 30 : Bolton-Arsenal ; Dimanche 21 septembre, 13 heures : West Bromwich-Aston Villa ; 15 heures : Chelsea-Manchester United ; 16 heures : Hull City-Everton ; Manchester City-Portsmouth ; Tottenham-Wigan. HANOVRE BIELEFELD 2-0 5-1 Friend (54e) VENDREDI E. FRANCFORT reporté KARLSRUHE FC BARCELONE VALLADOLID SANTANDER 1-1 Messi (72e s.p.) Pereira Rodriguez (77e) ATLETICO MADRID 2-1 Vivar Dorado (4e) Baraja (28e s.p.) FC SÉVILLE Agüero (56e) SPORTING GIJON 4-3 Chevanton (22e) Kanouté (36e, 59e) Maresca (37e) Bilic (18e, 20e, 45e s.p.) HIER GETAFE 0-0 BETIS SÉVILLE R. HUELVA 0-1 ESP. BARCELONE Luis Garcia (84e) MAJORQUE OSASUNA 1-1 Aduriz (15e) Portillo (84e) MALAGA 0-0 ATHLETIC BILBAO VILLARREAL 1-0 LA COROGNE 4-3 NUMANCIA Cazorla (27e) BUTEURS : 1. Wichniarek (Bielefeld), Ibisevic (Hoffenheim), 4 buts. REAL MADRID PROCHAINE JOURNÉE. - Vendredi, 20 h 30 : Bayer Leverkusen-Hanovre ; Samedi, 15 h 30 : Schalke 04-E. Francfort ; Bayern MunichWerder Brême ; Borussia M'Gladbach-Hertha Berlin ; Cottbus-Bochum ; Bielefeld-Cologne ; Dimanche 21 septembre, 17 heures : Hoffenheim-Borussia Dortmund ; WolfsburgHambourg ; VfB Stuttgart-Karlsruhe. ALMERIA BOR. M'GLADBACH Huszti (31e, 47e) Schlaudraff (44e , 67e) Forssell (86e s.p.) journée) (17e) (6e, Guti Higuain (25e) Van Der Vaart (32e) Domingo (40e c.s.c.) 55e) Moreno Barkero Saludes (22e) VALENCE CF 2-2 Piatti (20e) Negredo (39e) Alexis (35e) David Villa (68e) Classement Pts J. G. N. — — — — 1. E. Barcelone 6 2 2 0 2. Valence CF 4 2 1 1 3. Almeria 4 2 1 1 4. FC Séville 4 2 1 1 5. Getafe 4 2 1 1 Villarreal 4 2 1 1 7. La Corogne 3 2 1 0 Valladolid 3 2 1 0 9. Real Madrid 3 2 1 0 10. R. Huelva 3 2 1 0 11. A. Madrid 3 2 1 0 12. Numancia 3 2 1 0 13. Osasuna 2 2 0 2 Santander 2 2 0 2 15. A. Bilbao 1 2 0 1 16. Malaga 1 2 0 1 17. FC Barcelone 1 2 0 1 18. Betis Séville 1 2 0 1 19. Majorque 1 2 0 1 20. S. Gijon 0 2 0 0 P. — 0 0 0 0 0 0 1 1 1 1 1 1 0 0 1 1 1 1 1 2 p. — 2 5 5 5 2 2 2 2 5 1 5 4 2 2 1 0 1 0 1 4 c. Diff. — — 0 +2 2 +3 3 +2 4 +1 1 +1 1 +1 2 0 2 0 5 0 1 0 2 +3 4 0 2 0 2 0 3 -2 4 -4 2 -1 1 -1 4 -3 6 -2 BUTEURS : 1. Bilic (Sporting Gijon), 3 buts. 2. Negredo (Almeria), Forlan (Atletico Madrid), Luis Garcia (Espanyol Barcelone), Kanouté (FC Séville), Moreno (Numancia), David Villa (Valence CF), 2 buts. PROCHAINE JOURNÉE. – Samedi, 20 heures : Atletico Madrid-R. Huelva ; 22 heures : Espanyol Barcelone-Getafe ; Dimanche 21 septembre, 17 heures : Athletic Bilbao-Valladolid ; Numancia-Villarreal ; La Corogne-Majorque ; Almeria-Malaga ; Betis Séville-FC Séville ; Valence CF-Osasuna ; 19 heures : Santander-Real Madrid ; 21 heures : Sporting Gijon-FC Barcelone. SAMEDI Mons - Anderlecht .............................. 1-2 Lokeren- Westerlo ............................. 1-1 Mouscron- La Gantoise ...................... 4-2 Standardde Liège - Courtrai ............... 2-0 FC Bruges- Dender ............................. 1-1 Malines- Tubize ................................. 0-0 GB Anvers- Roulers ............................ 3-0 HIER Charleroi - Cercle Bruges .................... 3-2 ZulteWaregem - Genk ........................ 1-3 Classement : 1. Mouscron, 12 pts ; 2. Anderlecht, 10 ; 3. Standard de Liège, 10 ; 4. La Gantoise, 7 ; 5. Genk, 7 ; 6. Westerlo, 7 ; 7. Charleroi, 6 ; 8. GB Anvers ; Lokeren, 5 ; 10. FC Bruges, 4 ; 11. Zulte Waregem, 4 ; 12. Courtrai, 4 ; 13. Cercle Bruges, 3 ; 14. Mons, 3 ; 15. Dender, 2 ; 16. Roulers, 2 ; 17. Malines, 1 ; 18. Tubize, 1. SUISSE (9e journée) 20 H 50 Rennes - Twente (HOL) VENDREDI 19 SEPTEMBRE I LIGUE 2 (7e journée) 20 HEURES AC Ajaccio (5) - Clermont (10) Amiens (15) - Brest (12) Angers (9) - Nîmes (19) Boulogne-sur-Mer (2) - Bastia (6) Guingamp (20) - Dijon (14) Tours (8) - Châteauroux (13) 20 H 30 Metz (7) - Reims (18) (Ligue 2 multicanaux) Montpellier (11) - Sedan (17) (Ligue 2 multicanaux) Strasbourg (1) - Vannes OC (4) (Ligue 2 multicanaux) I NATIONAL (8e journée) SAMEDI 20 SEPTEMBRE SAMEDI Bâle - Lucerne ..................................... 2-0 GrasshopperZurich - Aarau ................ 0-0 NeuchâtelXamax - Sion ...................... 3-3 HIER Vaduz - FC Zurich ................................ 1-7 Bellinzone- YoungBoys Berne ........... 1-2 Classement : 1. Bâle, 24 pts ; 2. FC Zurich, 19 ; 3. Aarau, 16 ; 4. Grasshopper Zurich, 13 ; 5. Young Boys Berne, 11 ; 6. Sion, 11 ; 7. Neuchâtel Xamax, 10 ; 8. Vaduz, 7 ; 9. Bellinzone, 6 ; 10. Lucerne, 2. I LIGUE 1 (6e journée) Voir page 2. I NATIONAL (8e journée, suite) DIMANCHE 21 SEPTEMBRE I LIGUE 1 (6e journée, matches décalés) Voir page 2. I LIGUE 2 (7e journée) 18 H 30 Troyes (16) - Lens (3) (Eurosport). TÉLÉVISION Saccomano :« J’ai toujours aimé la polémique » RTL. 20 heures/L’Équipe TV. 22 h 45. Mag. On refait le match . 60 min. « On rôôôôôfait le maaatch ! ». Après sept saisons sur LCI, les exclamations gutturales d’Eugène Saccomano débarquent sur L’Équipe TV (à 22 h 45), après une diffusion à 20 heures sur RTL. Pour la première, « Sacco » sera entouré de sa troupe habituelle : Gilles Verdez (le Parisien), Hervé Penot (L’Équipe), Francesca Antoniotti (Ma Chaîne Sport) et Renaud Dély (Marianne). Vincent Machenaud (France Football) ou Guillaume Rebière (le Journal du dimanche) compléteront le plateau. À bientôt soixante-douze ans, la voix du foot sur RTL conserve un enthousiasme intact. « APRÈS SEPT SAISONS sur LCI, vous arrivez sur L’Équipe TV. Pourquoi ? – En juillet, Jean-Claude Dassier (directeur général de l’info du groupe TF1) m’a appelé pour me dire que LCI arrêtait les émissions de sport pour se recentrer sur la politique et l’économie. C’est vrai qu’on arrivait un peu comme un cheveu sur la soupe, avec nos bagarres, alors qu’eux sont clean, cravatés… RTL voulait qu’on trouve un autre diffuseur alors j’ai passé quelques coups de téléphone. Quand L’Équipe TV m’a contacté, je n’ai pas cherché plus loin : cette chaîne correspondait à la cible de l’émission. – Vous n’avez pas eu envie de passer à autre chose ? – J’ai toujours aimé la polémique, les gens qui allument ! Je ne citerai pas d’émissions mais il y en a qui invitent des « people » et ça dérègle tout, parce qu’ils ne connaissent pas grand-chose au football ; d’autre part, quand vous invitez des gens du foot, ils sont supérieurement langue de bois. Nous, en sept ans, on a fait venir deux dirigeants de club, Francis Graille, quand il était président du PSG, et Louis Acariès (homme de confiance de Robert-Louis Dreyfus à l’OM)... On avait beau les titiller, ils ne disaient rien ! Voilà pourquoi je ne veux que des gens de presse à mes côtés. Je veux qu’il y ait une liberté de ton qui est la marque de fabrique de l’émission... – ...à laquelle colle aussi une étiquette de café du commerce... – Le café du commerce, ça a un côté vulgaire, alors que les gens que j’ai dans l’émission sont capables d’exprimer des choses réfléchies. Au café, les types ne connaissent pas le football, c’est la tchatche absolue, du type : “Tous vendus, tous pourris !” Nous, on ne raconte pas ça quand même. – Beaucoup se plaignent du fait RUGBY 12.15 Tri Nations. Australie - Nouvelle-Zélande. À Brisbane (AUS). CYCLISME Tour de Pologne. 1re étape : Plock-Olsztyn. CYCLISME Tour d’Espagne. 15e étape : Cudillero-Ponferrada. MAGAZINE « L’Équipe du dimanche ». MAGAZINE « Eurogoals ». CYCLISME Tour de Nouvelle-Calédonie. Sport + 105 min qu’il n’y en ait que pour l’OM, le PSG, Lyon… – Quelquefois, des mecs m’écrivent : “Vous ne parlez jamais de Nancy, du Mans…” mais le jour où Le Mans sera l’OM, j’en parlerai ! Il faut tenir compte de la passion qu’entraînent certaines équipes et pas d’autres. Lyon, l’OM, Bordeaux ou le PSG font parler parce qu’il s’y passe toujours des choses. – Vous vous retrouvez face à Christophe Pacaud qui anime « Direct Sport » sur Direct 8. C’est embêtant ? – Ça ne me dérange pas. Il fera une émission tout à fait différente de la mienne. Je connais bien Christophe pour travailler avec lui à RTL, il ne fait pas beaucoup de polémiques. – Vous allez bientôt avoir soixante-douze ans. Vous êtes-vous fixé une date butoir pour arrêter ? – Non. J’ai un exemple fantastique à RTL, c’est Philippe Bouvard. À 78 ans, il continue d’enregistrer Les Grosses Têtes deux ou trois fois par semaine. J’ai aussi l’exemple de Roger Couderc : il s’arrête et huit mois après, il meurt. Ce sont les passions qui vous accrochent ; moi, c’est le foot et les livres. » JOCELYN LERMUSIEAUX Blanco brouillé avec Canal + MALAISE avant-hier soir, au parc des sports d’Aguiléra. Après la large victoire à domicile du Biarritz Olympique face à Brive (25-4) lors de la 4e journée du Top 14, le responsable de la sécurité du club basque autorise tous les médias à rentrer dans le vestiaire biarrot. Tous sauf Canal + Sport, qui retransmettait la rencontre en direct. « On ne peut pas rentrer dans les vestiaires, tant qu’on ne fera pas ce que Serge Blanco nous a demandé de faire. Je n’en sais pas plus », lâche à l’antenne Jérôme Riondet, l’homme de terrain de la chaîne. La raison de cette punition décidée par Serge Blanco, qui lâchera en novembre la présidence de la Ligue nationale de rugby pour reprendre celle du BO, son club de toujours ? Une remarque lâchée, le week-end dernier, par Bertrand Guillemin sur Canal + Sport, pendant le match Bayonne-Clermont : le journaliste avait osé émettre des réserves quant à la décision des dirigeants de Biarritz d’avoir laissé partir à l’intersaison le pilier Denis Avril, auteur ce jour-là d’une excellente performance, à l’Aviron Bayonnais, le frère ennemi. Connu pour ses réactions épidermiques dès que l’on se permet de critiquer « son » BO, Blanco aurait vu rouge. Selon nos informations, il exigerait que Guillemin fasse EN DIRECT DE L’ÉQUIPE SUR RTL G Jean-Charles CAILLEUX (football, arbitre du match Lyon-Nice, à propos du penalty litigieux sifflé à la 93e minute, donnant la victoire à l’OL, 3-2) : « Le défenseur niçois M. Hognon entre en contact de la main avec le ballon dans sa surface de réparation face à l’arbitre assistant, contact que je ne vois pasde par ma positionsur le terrain. L’arbitre assistant, en son âme et conscience, estime que la main est volontaire. Comme il est mieux placé que moi, je le suis dans sa décision.Par conséquent,j’accorde le penalty. Après, quand on voit les images, il y a bel et bien un contact de la main, mais MAGAZINE « Les Spécialistes football ». 19.40 des excuses officielles au club, comme condition préalable à l’accès des équipes de Canal au vestiaire biarrot. « Je ne fais pas de commentaire sur ce qui m’apparaît être un poisson d’avril », nous a indiqué hier Éric Bayle, responsable du rugby sur Canal +. Navré de cet incident, il n’a pas eu l’occasion d’en parler avec Blanco : « On le connaît suffisamment bien pour savoir qu’il vaut mieux essayer de traiter ce genre de dossier à froid. » Pas rancunière, Canal + Sport a maintenu, hier soir, la rediffusion de Serge Blanco l’insaisissable, un documentaire réalisé pour les cinquante ans de l’ex-arrière international. – J. L. TOUT LE SPORT Eurosport 2 120 min Rediff. à 17 h 30 sur Eurosport En direct de L’Équipe sur RTL, chaque dimanche, de 19 h 30 à 20 h 30. 22.15 Direct 8 52 min 16.00 Eurosport 90 min Rediff. à 1 h 45 18.20 Canal + Sport 65 min 19.30 Eurosport 45 min 19.35 France Ô 10 min HANDISPORT 22.15 Jeux Paralympiques. 9e jour. France 3 5 min France 4 5 min À Pékin (CHN). FOOTBALL Ligue 2. 6e journée. Lens-Metz. Coup d’envoi : 20 h 30. RUGBY Championnat d’Angleterre. 2e journée. Bath-Gloucester. 20.15 MAGAZINE Eurosport 150 min 22.45 L’Équipe TV 60 min « On refait le match ». 20.30 MAGAZINE Sport + 105 min 22.45 « Auto Critiques ». Retour sur le GP d’Italie de F 1. Rediff. demain à 13 heures Eurosport 60 min FOOTBALL 20.55 FOOT US 02.30 Championnat d’Angleterre. 4e journée. Tottenham - Aston Villa. Canal + Sport 120 min NFL. Dallas Cowboys - Philadelphia Eagles. NASN 180 min Rediff. demain à 21 h 30 TENNIS 22.15 Fed Cup. Finale. Espagne-Russie. Les meilleurs moments. À Madrid (ESP). Sport + 120 min Rediff. demain à 16 h 45 PAGE 10 P À voir Intéressant À ne pas rater Direction, administration, rédaction, ventes et publicité commerciale : 4, rue Rouget-de-Lisle, 92793 Issyles-Moulineaux Cedex 9. Tél. : 01-40-93-20-20 Directeur de la publication : Marie-Odile AMAURY G Joël ABATI (handball, champion olympique, joueur de Montpellier) : « On espère qu’il y aura un avant et un après-JO. Tous les acteurs doivent être présents et faire en sorte que ce sport se développe à tout prix. » « Direct Sport ». 20.10 Fondateur : Jacques GODDET S.N.C. L’EQUIPE Capital : 50 000 /. Durée : 99 ans du 26 juillet 1985. Siège social : 4, rue Rouget-de-Lisle, 92793 Issy-lesMoulineaux Cedex 9. Gérant : Marie-Odile AMAURY. Principal associé : SAS INTRA-PRESSE. involontaire. Nous n’aurions pas dû siffler cette faute et le penalty ne s’imposait pas [...]. Nous sommes les premiers meurtris quand de tels événements se produisent. » Rediff. à 22 h 50 14.30 I RECORD EN VUE POUR EUROSPORT. – Ce soir, à l’occasion de Lens-Metz, choc de la 6e journée de Ligue 2 entre deux prétendants à la (re)montée dans l’élite, Eurosport espère dépasser la barre des 336 000 téléspectateurs, sa meilleure audience de la saison dernière réalisée lors de Nantes-Reims (5-0) lors de la 1re journée. Depuis le début de la saison, la tendance de la chaîne thématique est à la hausse (186 000 téléspectateurs de moyenne contre 140 000 en 2007-2008), Vannes-Lens (2-1, 2e journée) caracolant en tête (260 000 téléspectateurs). SAS INTRA-PRESSE Capital : 2 167 240 /. Durée : 99 ans. Principal associé : S.A. Éditions P. AMAURY. Président : Marie-Odile AMAURY. MAGAZINE Canal + Sport 75 min I ARMSTRONG N’EST PAS LE BIENVENU SUR LA TÉLÉ ALLEMANDE. – Les velléités de retour de Lance Armstrong sur le Tour de France ne plaisent pas à la chaîne publique allemande ARD, qui diffuse l’épreuve en partenariat avec ZDF. « Armstrong fait partie d’un passé que nous ne voulons plus voir », a indiqué hier Rolf-Dieter Ganz, responsable de la communication d’ARD dans Die Welt. ARD et ZDF, qui avaient interrompu leur retransmission du Tour 2007 après le contrôle positif de l’Allemand Patrick Sinkewitz, avant de revenir sur la Grande Boucle cette année, sont en train de négocier la diffusion de la prochaine édition. « L’avenir, ce n’est certainement pas le retour de la génération Armstrong que nous espérions avoir vaincue », ajoute le responsable d’ARD pour qui « les paroles de la télévision allemande ont du poids car, pour les Français, le marché allemand est plus important que beaucoup d’autres ». REC À enregistrer Les cases bleues correspondent aux directs 6.30 L’Équipe du matin. 11. Le Tout Images. 18. La Grande Édition. 19. Total Foot à domicile, avec Emmanuel Petit et Angel Marcos. 22.45. On refait le match. INFOSPORT 6. Matinale Sport. 10. Le Journal. 18. Édition du soir. 22.30 Édition de la nuit. LE COIN DES RADIOS France Info Sport, à .10 et .40 de chaque heure. 6.43 Europe 1. Journal des sports. 16. RMC. Luis Attaque. 18. RMC. Moscato Show. 20. RMC. Intégrale Foot L 2 : Lens-Metz. 20. RTL. On refait le match. 20. Europe 1. Europe 1 Foot. 21. RTL. La Prolongation. 22. RTL. Les Tirs au but. 22.30 RMC. After Foot. 23.11 France Info. Vendée Globe 2008. www.rtl-lequipe.fr Directeur général : François MORINIERE Directeur de la rédaction du quotidien : Rémy DESSARTS Directeur délégué de la rédaction du quotidien : Fabrice JOUHAUD VENTE : Tél : 01-40-93-20-05 Allemagne, 2,20 / ; Andorre, 1,25 / ; Antilles, la Réunion, 1,60 / ; Autriche, 2,50 / ; Belgique, 1,60 / ; Canada, 3,75 $CA ; Côte d’Ivoire, 1 700 CFA ; Danemark, 23 DKK ; Espagne, 2,10 / ; États-Unis, 4,50 $ ; Gabon, 1 700 CFA ; Grande-Bretagne, 1,40 £ ; Grèce, 2,20 / ; Italie, 1,90 / ; Irlande, 2 / ; Luxembourg, 1,60 / ; Maroc, 15 MAD ; Pays-Bas, 2,2 / ; Portugal, 2 / ; Polynésie, 460 CFP ; Sénégal, 1 700 CFA ; Suisse, 2,40 FS ; Tunisie, 2,40 DIN. ABONNEMENTS : Tél. : 01-55-56-70-60. 22, rue René Boulanger, 75472 Paris Cedex 10. France métropolitaine, lundi à samedi, 6 mois : 154,50 / ; 1 an : 309 /. Lundi à dimanche, 6 mois : 179,10 / ; 1 an : 358,20 /. ÉTRANGER : nous consulter. Modifications : joindre dernière bande. Publicité commerciale : MANCHETTE SPORTS, Tél. : 01-40-93-24-99. Petites annonces : 25, av. Michelet, 93408 St-Ouen Cedex. Tél. : 01-40-10-52-15. Commission paritaire no 1212I82523 ISSN 0153-1069 LU Tirage du dimanche 14 septembre 2008 : 510 981 exemplaires LUNDI 15 SEPTEMBRE 2008 Bleu Rouge Noir Jaune Rouge K. Davies (82e) SAMEDI ESPAGNE Bleu BOLTON 2-1 Gera (15e) Zamora (41e) Classement Pts J. G. N. — — — — 1. Chelsea 10 4 3 1 2. Liverpool 10 4 3 1 3. Arsenal 9 4 3 0 4. Hull City 7 4 2 1 5. Manchester C. 6 4 2 0 6. Fulham 6 3 2 0 7. West Ham 6 4 2 0 8. Middlesbrough 6 4 2 0 9. Portsmouth 6 4 2 0 10. Everton 6 4 2 0 11. Wigan 4 4 1 1 12. Aston Villa 4 3 1 1 13. Bolton 4 4 1 1 14. Manchester U. 4 3 1 1 15. W. Bromwich 4 4 1 1 16. Newcastle 4 4 1 1 Sunderland 4 4 1 1 18. Blackburn 4 4 1 1 19. Stoke City 3 4 1 0 20. Tottenham 1 3 0 1 journée) Kayserispor (TUR) - Paris-SG (W 9) BELGIQUE (4e journée) Jaune FULHAM ALLEMAGNE (2e Noir Bleu Noir Morrison (3e) Bednar (37e s.p.) Brunt (83e) (4e 11 HANDBALL Bleu Rouge Noir Jaune ! DIVISION 1 HOMMES (1re journée) Montpellier, roi de la fête Nantes n’était pas armé pour rivaliser avec le tenant. Mais le promu et ses cinq mille spectateurs ont marqué les esprits. 17-29 (6-14) MONTPELLIER NANTES, PALAIS DES SPORTS DE BEAULIEU, HIER. – Heykel M’Gannem déborde le défenseur nantais Florent Ferreiro pour s’offrir un duel avec Marouene Maggaiz. Le demi-centre tunisien de Montpellier a fait un retour remarqué après onze mois de convalescence. (Photo Jean-Marc Pochat) 5 000 spectateurs. Arbitres : Mme C. et J. Bonaventura. NANTES. – Gardiens : Maggaiz (17 arrêts dt 1/3 pen.) ; Pagès (cap., 2 arrêts dt 0/1 pen.). Buteurs : Drobnjakovic (0/1), Ferreiro (1/2), Labarre (0/2), Marsal (0/2), Stephant (2/4), Lambert (1/7), Dole (2/8), Haraketi (4/8), Corbin (4/8), Gormit (1/2), Vergely (1/2), Karsenty (1/2). Entraîneur : S. Moualek. MONTPELLIER. – Gardiens : Andry (2 arrêts) ; Karaboué (22 arrêts). Buteurs : Tomas (2/5), Burdet (3/3), Tej (2/5), Accambray (4/7), François-Marie, Honrubia (4/4 dt 2/2 pen.), Juricek (9/9), Abati (0/1), Sobol (0/2), M’Gannem (4/6), L. Karabatic, Bojinovic (cap., 1/7 dt 1/2 pen.). Entraîneur : P. Canayer. NANTES – de notre envoyé spécial Arbitres : MM. Bounouara et Sami. CRÉTEIL. – Gardiens : Idrissi (7 arrêts dt 0/3 pen.) ; Lemonne (6 arrêts dt 0/2 pen.). Buteurs : Kervadec (2/5) ; Nikolic (3/3) ; Atajevas (2/9) ; Bakekolo (1/1) ; Desgrolard (1/3) ; Limer (3/6) ; Arive (7/9 dt 2/3 pen.) ; Portefaix ; Rigault (0/2) ; Waeghe (2/4 dt 1/2 pen.) ; Henry (2/6 dt 1/1 pen.). Entraîneur : D. Peneau. NÎMES. – Gardiens : Annotel (14 arrêts dt 2/6 pen.) ; Mansuy. Buteurs : Haon (2/3) ; Roby (3/5) ; Saurina (4/11) ; C. Kabengele (5/10) ; Derbier (0/1) ; Scaccianoce (2/4) ; Illes ; Ventre ; Boubaiou ; Perronneau (5/8 dt 4/4 pen.) ; Chevalier (1/3 dt 1/1 pen.) ; Rosier (1/1). Entraîneur : A. Portes. mais ils ont alors mal assuré la dernière transmission, mal évalué le duel avec Daouda Karaboué. « C’est clair que, quand on n’a déjà pas beaucoup d’occasions, il vaut mieux les mettre au fond, reprend Stéphane Moualek. L’élite ne tolère pas l’à-peu-près, le manque d’efficacité. » VENDREDI Canayer : « Il nous faudra du temps, je le répète » Dunkerque- Paris .................... 31-22 Istres - Ivry ............................... 28-33 SAMEDI Tremblay-en-F.- Toulouse ...... 29-30 Chambéry- Saint-Raphaël ...... 37-24 Sélestat - Aurillac, reporté HIER Créteil - Nîmes ........................ 23-23 Nantes - Montpellier .............. 17-29 1. Chambéry Dunkerque Ivry Montpellier Toulouse 6. Créteil Nîmes 8. Istres Nantes Paris Saint-Raphaël Tremblay-en-Fr. 13. Aurillac Sélestat Classement Pts J. G. N. P. — — — — — 3 1 1 0 0 3 1 1 0 0 3 1 1 0 0 3 1 1 0 0 3 1 1 0 0 2 1 0 1 0 2 1 0 1 0 1 1 0 0 1 1 1 0 0 1 1 1 0 0 1 1 1 0 0 1 1 1 0 0 1 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 p. — 37 31 33 29 30 23 23 28 17 22 24 29 0 0 c. — 24 22 28 17 29 23 23 33 29 31 37 30 0 0 Diff. — +13 +9 +5 +12 +1 0 0 -5 -12 -9 -13 -1 0 0 PROCHAINE JOURNÉE. – Vendredi 19 septembre : 20 heures, Toulouse - Sélestat ; 20 h 30, Montpellier - Istres (Eurosport) ; Paris - Tremblay-en-France. Samedi 20 septembre : 20 heures, Saint-Raphaël - Nantes ; 20 h 30, Aurillac - Créteil ; Ivry - Dunkerque. Dimanche 21 septembre : 17 heures, Nîmes - Chambéry (Orange). Frédéric Dole, qui avait rêvé de retrouvailles plus accrochées, a conclu l’épisode : « On sait, maintenant, le travail qui reste à produire pour exister face à ces équipes-là. » C’est effectivement l’autre enseignement de l’après-midi. PHILIPPE PAILHORIES I LE REPORT DE SÉLESTAT - AURILLAC ÉTUDIÉ DEMAIN. – La commission d’organisation des compétitions (COC) se prononcera demain sur la date de report du match de D1 masculine (1re journée), Sélestat-Aurillac, programmé initialement samedi dernier. Un fort écoulement d’eau dans le toit du COSEC EugèneGriesmar, pendant l’échauffement, est à l’origine de ce report. Le duel devrait se disputer début octobre. I TROPHÉE DES CHAMPIONS FEMMES. – À Tchekhov (RUS). SAMEDI. Demi-finales : Niederösterreich (AUT) - Larvik (NOR), 35-31 ; Zvenigorod (RUS) - Dinamo Volgograd (RUS), 23-21. HIER. 3e place : Larvik - D. Volgograd, 28-24. Finale : Zvenigorod - Niederösterreich, 28-27. I LIGUE DES CHAMPIONS FEMMES : METZ EST FIXÉ. – Metz connaît désormais ses trois adversaires du deuxième tour qualificatif de la Ligue des champions femmes (3-5 octobre, à Trondheim en Norvège) : Byasen (NOR), Dinamo Volgograd (RUS) et Milli Piyango (TUR), cette dernière équipe étant issue du premier tour des qualifications. Les révélations Kia Uniquement du 11 septembre au 25 octobre chez votre concessionnaire Kia cee’d Kia Rio Garantie 7 ans (1) À partir de 15 980 € Garantie 5 ans Bonus gouvernemental de 700 € déduit À partir de 10 190 €(3) Modèle présenté Kia cee’d Best 1,6 CRDi 90 ch à 15 980 € + option peinture métallisée à 340 € = 16 320 €(1) Modèle présenté Kia Rio Best 1,4 4 essence à 10190 € + option peinture métallisée à 340 40 € = 10530 €(3) • Climatisation • Jantes alliage 16’’ • Lecteur CD/MP3/USB/iPod®*** • Projecteurs antibrouillard • Vitres et rétroviseurs électriques • 6 airbags et système ISOFIX • Climatisation • Lecteur CD/MP3/USB • Projecteurs antibrouillard • Verrouillage centralisé • Vitres électriques avant Avantage client de 3 000€(4) Avantage client de 3 500€(2) Bonus gouvernemental de 700 € inclus La série est aussi disponible sur : Picanto, Carens et Carnival. www.kia.fr (1) Reprise ArgusTM déduite, soit 1500 € ajoutés à la valeur de reprise de votre ancien véhicule s’il a moins de 8 ans, d’une puissance réelle ou égale à celle du modèle neuf acheté, pour l’achat d’une Kia cee’d avant le 30/12/08. 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Les gens tiennent à féliciter les champions olympiques, et même si c’est le cas depuis le retour de Chine ça fait toujours chaud au cœur. Au-delà de ça, il y a ce public merveilleux. Nantes risque de vivre une saison compliquée et ce public sera un soutien évident. » Bleu Rouge suis loin du niveau adéquat. » Au-delà des impressions du parquet, tous ont tenu à saluer la qualité, la spontanéité de l’accueil. « Le Championnat de France a besoin de ces ambiances, de ces salles, note David Juricek. Nantes n’a jamais fermé le jeu et la partie a été très agréable à vivre. » Cédric Burdet, sans doute le plus ovationné, s’est dit impression- I DIVISION 1 FEMMES (1re journée). – VENDREDI : Dijon - Fleury-les-Aubrais, 25-21. SAMEDI : Issy-les-Moulineaux - Le Havre, 33-25 ; Besançon - Mios, 38-30 ; Angoulême - Metz, 25-27. HIER : Arvor 29 - Toulon/Saint-Cyr, 31-29. Exempt : Nîmes. Classement : 1. Arvor ; Besançon ; Dijon ; Issy-les-Moulineaux ; Metz, 3 pts ; 6. Angoulême ; Fleury-les-Aubrais ; Le Havre ; Mios ; Toulon, 1 ; 11. Nîmes, 0. PROCHAINE JOURNÉE. – Vendredi 19 septembre : 20 h 30, Fleury-les-Aubrais - Arvor 29. Samedi 20 septembre : 20 heures, Metz - Dijon ; 20 h 30, Mios - Issy-les-Moulineaux ; 20 h 45, Toulon/Saint-Cyr - Nîmes. Dimanche 21 septembre : 17 heures, Le Havre - Angoulême. Jaune Bleu Jaune Montpellier, sans jamais exagérer, a au moins assuré l’essentiel, avancé avec sérieux, application dans le sillage d’un impeccable David Juricek (9/9). « Ce type de défense étagée me convient mieux qu’une rugueuse 6-0, justifie le pivot tchèque, mais ça fait quand même plaisir de mettre au fond tous les bons ballons. » Tous ses partenaires n’étaient sans doute pas à l’unisson, certains ont pioché plus que d’autres, mais la note globale demeure correcte. « Il y a eu des performances individuelles bonnes, d’autres passables, d’autres médiocres, résume Patrice Canayer. Je ne suis pas inquiet sur le fonds de jeu, plutôt sur l’homogénéité des performances. Il nous faudra du temps, je le répète. » « On n’est pas encore au point, confirme Daouda Karaboué, il reste plein de trucs à régler, un rythme à trouver. Mais ça reste bien sûr une victoire, une entame réussie. » Savourée par Heykel M’Gannem, de retour après onze ronds mois de convalescence ; par Daouda Karaboué, heureux de retrouver le goût des joutes et des duels. Le premier, après deux échecs au tir, a réalisé un sans-faute et n’a pas caché son plaisir. Le second est resté ferme dans son espace. « Mais je dois absolument retrouver des sensations, je NÎMES 23-23 (9-10) Noir Noir NANTES, DANS SON SOUCI de marquer au fer rouge cette entrée dans l’élite, n’a pas oublié d’encenser les ducs de Pékin. On s’attendait à une fête, pas forcément à l’ampleur des acclamations réservées aux trois champions olympiques, ni même à Nikola Karabatic avec procuration donnée à Luka, le cadet. Cinq mille personnes, record LNH, cinq mille passionnés ravis d’un spectacle qu’on espère revoir aussi souvent que possible sur cette terre de fervents. Un spectacle qui a évidemment été goûté par les Montpelliérains, plus que par des promus logiquement inhibés. « Dans ce type de rencontre, souligne Patrice Canayer, l’entraîneur héraultais, soit l’équipe qui bénéficie du soutien se transcende et se libère, soit celui qui est favori met les choses en place dès le début et inverse la pression. » C’est la deuxième hypothèse qui a donc eu cours. Mladen Bojinovic et ses hommes sont restés fermes sur leurs bases, sur la défense notamment, et se sont retrouvés à 6-0 dès la 9e minute. Le match était plié… « Je me souviens que, lors de mes premiers pas avec Chambéry en D 1, j’avais encaissé trois revers d’affilée de treize, dix-neuf et vingt et un buts, soupire Stéphane Moualek, le coach nantais. Alors on va travailler d’arrache-pied pour se réaliser. Notre salut, on le sait, passera par la volonté. On va se bagarrer, ça c’est sûr. » Nantes devra aussi prendre la mesure d’un niveau rarement approché hier. Florent Corbin, sans doute le plus actif, et ses partenaires ont certes traversé des moments enlevés CRÉTEIL KIA MOTORS FRANCE -38391529500067 RCS Nanterre - Crédit photo : RPM Pictures/gettyimages® NANTES 12 RUGBY Bleu Rouge Noir Jaune ! TOP 14 Toulouse freine à la main Avec sa deuxième défaite à l’extérieur en deux déplacements, le champion sortant ne joue plus comme avant. CLERMONT-FERRAND – CLERMONT-FERRAND, STADE MARCEL-MICHELIN, SAMEDI. – À l’image de ce dégagement de Byron Kelleher, sous la menace du Clermontois Brock James, le jeu toulousain laisse une large place aux coups de pied en ce début de saison. (Photo Jean-Louis Fel) de notre envoyé spécial LES CHIFFRES DE LA 4e JOURNÉE L’équipe type G. Williams A Arias (Dax)) (D (Stade (S de Fran F çais) i) T t l (estimation) Total ( ti ti ) : 69 518 Clermont - Toulouse Toulon - Stade Français Perpignan - Bayonne Montpellier - Montauban Biarritz - Brive Castres - Dax Bourgoin - Mont-de-Marsan Total l’an passé 344 103 (avec un match au Stade de France) Moyenne par match 10 584 Moyenne l’an passé 12 289 I HEDEL VICE-CHAMPION D’EUROPE. – Le Dunkerquois Joanes Hedel a terminé à la deuxième place du 25 km des Championnats d’Europe, disputé en mer samedi à Dubrovnik (Croatie) et remporté par l’Italien Valerio Cleri. CHAMPIONNATS D’EUROPE (Dubrovnik, 9-14 septembre). – 25 km : 1. Cleri (ITA), 4 h 29’00 ; 2. Hedel, à 3’40’’ ; 3. Solovyev (RUS), à 5’02’’ ; …7. Venturi, à 10’17’’ ; 11. Gomez, à 14’20’’. ÉQUITATION I CSI**** DE CHANTILLY (14 septembre). – Grand Prix : 1. O’Connor (IRL), Rancorrado, 0, 41’’95 ; 2. Houtzager (HOL), Opium, 0, 42’’45 ; 3. Francart, Imam du Rozel, 0, 42’’72 ; 4. Frère, Dashville de Sèves, 0, 43’’69 ; … 11. Leprévost, Jubilée d’Ouilly, 12 ; 13. Doerr, Mister Davier, 12. I CSI**** DE PRAGUE (14 septembre). – Grand Prix : 1. Gaudiano (ITA), Uppercut, 0, 38’’57 ; 2. Sonnberger (AUT), Sign of the Time, 0 ; 3. Thiry (BEL), Lancaster, 1 ; … 5. Staut, Le Prestige St Lois, 1 ; 9. Delmotte, Lucianno HN, 4 ; 14. De Balanda, Kikuyu du Coty, 4. SQUASH I OPEN DE BORDEAUX (8-13 septembre). – Finale : Ghosal (IND, no 45 mondial) b. Bianchetti (ITA, no 30), 11-6 ; 11-6 ; 9-11 ; 11-9. STADE FRANÇAIS CASTRES 11-19 DAX MONTPELLIER 32-10 MONTAUBAN Bonus offensif CHRISTIAN JAURÉNA SNOWBOARD ! COUPE DU MONDE Vainqueur de la Coupe du monde 2007-2008 de snowboardcross, Pierre Vaultier a survolé, samedi en Argentine, la première étape de l’édition 2008-2009. week-end, ou de son pote Paul-Henri De Le Rue (onzième), tous sont venus féliciter le phénomène de Briançon à l’issue de la finale. Nombreux sont ceux qui l’ont accompagné, également, dans la nuit festive qui s’ensuivit. Autant de concurrents qui savent désormais qu’ils ne devraient plus faire figure de favoris nos 1 avant quelque temps. Avant Arosa (Suisse, du 19 au 21 décembre) et la deuxième manche de la Coupe du monde. Le prochain rendez-vous de Vaultier avec la compétition. Avant les Championnats du monde, à la mi-janvier 2009, en Corée du Sud, l’un des gros objectifs du Bleu phare (il s’était classé 41e des Mondiaux 2007). Peut-être même avant les Jeux de 2010, à Vancouver (en 2006, à Turin, il avait terminé 35e). « Son rêve, sourit Conte. Et, dans la course pour l’or olympique, je peux vous dire que Pierre a pris une belle avance sur tous ses concurrents. » – O. B. VOLLEY-BALL I TOURS ENLÈVE LE PROMASTER DU FINISTÈRE. – À trois semaines de l’ouverture du Championnat,Tours a battu, samedi à Quimper, le Paris Volley (sans Novak et Smrcka, blessés) en finale du Promaster du Finistère : 3-2 (20-25, 21-25, 25-20, 26-24, 23-21). Pendant la phase de poule de l’épreuve, le TVB, privé de son libero titulaire Nicolas Anot (genou), a même bénéficié de l’apport du deuxième libero rennais Jenia Grebennikov, prêté amicalement par le club breton. – B. B. I EURO JUNIORS : LES ITALIENNES SACRÉES. – L’Italie a remporté pour la troisième fois de suite le titre européen juniors filles en battant, hier à Foligno, la Russie (3-0 : 25-12, 25-20, 25-15). BOURGOIN 18-6 MONT-DE-MARSAN PERPIGNAN 38-10 BAYONNE Bonus offensif CLERMONT 16-6 TOULOUSE BIARRITZ 24-5 BRIVE 19 Classement Pts J. G. N. ———— 1. St. Français . 17 4 4 0 2. Perpignan. 13 4 3 0 3. Montpellier . 13 4 3 0 4. Biarritz..... 12 4 3 0 5. Bayonne.. 12 4 3 0 6. Clermont . 10 4 2 0 7. Toulouse . 10 4 2 0 8. Montauban. 10 4 2 0 9. Toulon ..... 8 4 1 1 10. Bourgoin.. 7 4 1 0 11. Dax.......... 6 4 1 0 12. Mt-de-Marsan. 5 4 1 0 13. Brive........ 4 4 0 2 14. Castres.... 3 4 0 1 P. — 0 1 1 1 1 2 2 2 2 3 3 3 2 3 p. — 103 105 77 91 76 81 69 85 56 70 59 72 42 70 c. — 55 70 70 64 90 65 63 87 63 75 83 100 77 94 B. — 1 1 1 0 0 2 2 2 2 3 2 1 0 1 RÉSULTATS PROCHAINES JOURNÉES : 5e JOURNÉE. – Vendredi 19 septembre, 20 h 30 : Dax-Biarritz (Canal + Sport). Samedi 20 septembre, 14 h 30 : Castres-Clermont ; Stade Français - Brive ; Toulon-Bourgoin ; Bayonne - Mont-de-Marsan (ces quatre matches sur Rugby +). 16 h 30 : Montauban-Toulouse (Canal +). 20 h 30 : MontpellierPerpignan (Canal + Sport). 6e JOURNÉE. – Vendredi26 septembre,20 h 30 : Bourgoin-StadeFrançais (Canal + Sport). Samedi 27 septembre, 14 h 30 : Mont-de-Marsan - Montpellier ; Brive-Dax ; Montauban-Castres ; Clermont-Biarritz (ces quatre matches sur Rugby +). 16 h 30 : Toulouse-Perpignan (Canal +). 20 h 30 : Bayonne-Toulon (Canal + Sport). I ERRATUM. – À la suite à un problème technique, des paragraphes du match Clermont-Toulouse de notre édition d’hier ont été mélangés, rendant le texte incompréhensible. Nous présentons toutes nos excuses à nos lecteurs. CHAMPION OLYMPIQUE des coq 1992 (il avait été le premier champion olympique cubain à fuir son pays) et ex-champion WBA des super-plume et WBC des légers, Joel Casamayor (37 ans, 36 victoires, 1 nul, 4 défaites) a été battu par arrêt de l’arbitre au onzième round, après avoir été envoyé deux fois au tapis dans cette reprise, par le Mexicain Juan Manuel Marquez (35 ans, 49 victoires, 1 nul, 4 défaites), ex-championWBA-IBF des plume et WBC des super-plume, devant près de 8 000 spectateurs, samedi à Las Vegas. Casamayor défendait la ceinture de champion du monde des légers décernée par le mensuel américain The Ring. Au même programme, l’Américain Vernon Forrest (37 ans, 41 victoires, 3 défaites) a récupéré le titre WBC des super-welters en battant son compatriote Sergio Mora (27 ans, 21 victoires, 1 nul, 1 défaite) aux points (117-110, 119-108, 118-109). En juin dernier, Mora l’avait détrôné aux points. n’ayant pas fait le poids. Campbell était d’accord pour l’affronter sans titre en jeu, mais Guzman a estimé qu’il était trop affaibli par son régime. I SOLIS TOUJOURS INVAINCU. – Pour sa onzième victoire d’affilée (dont sept avant la limite), le Cubain Odlanier Solis a battu l’Américain Chad Van Sickle (31 ans, 22 victoires, 3 nuls, 9 défaites) par arrêt de l’arbitre au premier round, vendredi à Cuxhaven (Allemagne). Pour son prochain combat pro, le champion olympique des lourds 2004 affrontera un adversaire restant à déterminer, le 11 octobre à Berlin, au programme du Championnat WBC des lourds entre le NigérianSamuel Peter et l’Ukrainien Vitali Klitschko. TENNIS DE TABLE BORMIO (Italie), 13 MARS 2008. – Samedi, à Chapelco, en Argentine, Pierre Vaultier a signé la cinquième victoire de sa carrière en Coupe du monde. (Photo Zoom) SAUT À SKIS I GRAND PRIX D’ÉTÉ (Hakuba [JAP], 13-14 septembre). – HS 131. SAMEDI : 1. Ammann (SUI), 262,5 pts (135,5 m ; 124,5 m) ; 2. Ito (JAP), 237,6 (126,5 ; 118) ; 3. Kuettel (SUI), 236,2 (127 ; 117) ; 4. Neumayer (ALL), 226,4 (123 ; 117,5) et Sakuyama (JAP), 226,4 (116 ; 124,5). HIER : 1. Ammann, 262,6(130 ; 129,5) ; 2. Ito, 255,3 (124,5 ; 129) ; 3. Ljoekelsoey (NOR), 248,1 (129 ; 120,5) ; 4. Kuettel, 243,9 (124,5 ; 123,5) ; 5. Kasai (JAP), 235,8 (123 ; 120,5). Classement général (après 8 étapes sur 10) : 1. Ammann, 487 pts ; 2. Schlierenzauer (AUT), 470 ; 3. Kofler (AUT), 315 ; 4. Uhrmann (ALL), 287 ; 5. Kuettel, 254 ;… 17. Chedal, 97 ; 25. Lazzaroni, 70 ; 64. Descombes Sevoie, 8. Prochaine étape : Klingenthal (ALL), le 3 octobre. PAGE 12 I ANGLETERRE (2 e journée). – VENDREDI : Sale-Saracens, 18-15. SAMEDI : Bath-Gloucester, 17-21 ; Leicester - London Irish, 24-22 ; Harlequins-Bristol, 31-13. HIER : Wasps-Worcester, 10-11 ; Newcastle-Northampton, 32-22. Classement : 1. Harlequins, 9 points ; 2. Leicester, Sale, 8 ; 4. London Irish, Bath, Newcastle, 5 ; 7. Northampton, Worcester, Gloucester, 4 ; 10. Saracens, 2 ; 11. Wasps, 1 ; 12. Bristol, 0. I LIGUE CELTE (2ejournée). – VENDREDI : Cardiff-Ulster, 16-15 ; Leinster-Édimbourg, 52-6 ; Glasgow-Ospreys, 18-21. SAMEDI : Llanelli-Connacht, 45-3. HIER : Munster-Dragons, 50-6. Classement : 1. Llanelli, 13 points ; 2. Ospreys, 13 ; 3. Munster, 9 ; 4. Leinster, 7 ; 5. Cardiff, 6 ; 6. Glasgow, 5 ; 7. Dragons, 2 ; 8. Ulster, 2 ; 9. Edimbourg, 1 ; 10. Connacht, 0. GOLF Casamayor battu I BRADLEY AUX POINTS. – Champion WBC des super-légers, l’invaincu Américain Timothy Bradley (25 ans, 23 victoires, dont 11 avant la limite) a conservé son titre en battant le Bahaméen Edner Cherry (26 ans, 24 victoires, 2 nuls, 6 défaites), envoyé au tapis au huitième round, aux points (118-109, 117-110, 119-109), samedi à Biloxi (Mississippi). Au même programme, l’invaincu welter vénézuélien Nelson Linares (26 ans, 16 victoires, 1 nul), qui avait évolué en France de 2003 à 2005, a battu l’Américain Thomas Davis (36 ans, 12 victoires, 2 nuls, 9 défaites) par arrêt de l’arbitre au neuvième round. Quant à l’Américain Nate Campbell, il n’a pas défendu ses titres WBA, IBF et WBO des légers, le Dominicain Joan Guzman RÉSULTATS COUPE DU MONDE DE SNOWBOARDCROSS (Chapelco [ARG], 11-13 septembre). – HOMMES. 1. Vaultier, 1 000 pts ; 2. Sivertzen (NOR), 800 ; 3. Ligocki (POL), 600 ; … 11. P-H. De Le Rue, 240 ; 41. Valéry, 18 (non-qualifié). FEMMES. 1. Jacobellis (USA), 1 000 pts ; 2. Francon (SUI), 800 ; 3. Ricker (CAN), 600 ; … 10. Anthonioz, 260 ; 19. Thermoz-Liaudy, 120 (non-qualifiée) ; 25. Pozzo, 0 (non-qualifiée). 4 3 3 BOXE Vaultier et les autres INTOUCHABLE, Pierre Vaultier samedi soir en Patagonie, à l’occasion de l’ouverture de la Coupe du monde de snowboardcross 2008-2009. « Impressionnant et au-dessus de tous, résume l’entraîneur national, Nicolas Conte. Sur les parties techniques ou aériennes du parcours, il a dominé tout le monde. Même en glisse pure, il y avait lui et les autres. Détonant. » Une demi-surprise que cet épatant cavalier seul réalisé par ce garçon de vingt et un ans. Un longiligne (1,86 m) au talent rare et à la progression métronomique. Treizième de la Coupe du monde 2006, troisième de l’exercice 2007, Vaultier s’est offert le globe de cristal de la spécialité l’an passé. « À force de beaucoup de travail, reprend un Conte admiratif. Pierre est un gros bosseur. Cet été, par exemple, il s’est préparé en faisant beaucoup de vélo et de cardio. Et quand je dis beaucoup, c’est vraiment beaucoup. Et ç’a payé d’entrée ici, en Argentine. Sa lucidité et sa technique étaient impeccables, mais son physique l’était tout autant. » Un gros plus pour espérer s’imposer sur les runs particuliers du rendez-vous sud-américain. Un tracé géant (quelque quatre-vingt-dix secondes de descente) « avec des volumes de neige et des sauts rarement vus », souligne Nicolas Conte. Qu’il s’agisse du Norvégien Stian Sivertzen, son dauphin du Ngwenya g y (Biarritz) ( ) Delasau (Montauban) ( ) Parisse ((Stade Franççais)) Total l’an passé 56 Moyenne par match 3,63 Moyenne l’an passé 2,33 HIER neur, Bru dit : « J’ai trop souffert de l’équation touche perdue égale mauvais lanceur pour jeter la pierre à notre numéro 2 (Vernet-Basualdo). La touche, c’est un ensemble de détails et, donc, beaucoup de travail... » Mais si le Stade Toulousain ne met plus le feu sur le terrain, il n’y a pas plus le feu dans son vestiaire. « C’est dommage de rentrer bredouilles, tempère Jauzion, mais nous savions que notre début de saison serait difficile. Nous gagnerons d’autres matches à l’extérieur. » Dès samedi à Montauban ? « On va cravacher pour ça », promet le co-capitaine (avec Jean Bouilhou). Meilleurs marqueurs (essais) Total cette saison : 87 Bonus défensif de l’essai de Nalaga part d’un renvoi aux vingt-deux mètres joué vite pour lui-même par Ledesma. Il n’y a personne pour le regarder à ce momentlà. » Le coach toulousain est amer : « À la mi-temps (6-3, pour Clermont), nous faisons rentrer des joueurs cadres mais nous sommes restés sur un petit rythme et nous avons fait un match moyen où il ne s’est rien passé ! » La semaine qui s’annonce, pour préparer le déplacement à Montauban, sera plus musclée que la précédente. « Nous avions fait le choix de laisser deux jours de repos, lundi et mardi, après avoir joué dimanche soir, rappelle Bru. On l’a payé en touche, où il nous a manqué quelques séances de réglage. » En tant qu’ancien talon- 53 53 51 34 34 I ÉQUIPE DE FRANCE : HUCLIEZ REMPLACE DECRET. – À l’occasion du tournoi de sélection féminin pour les Championnats d’Europe (à Saint-Pétersbourg, du 4 au 12 octobre), conclu hier à l’INSEP, le DTN, Michel Gadal, a communiqué la composition des équipes de France qui se rendront en Russie et a annoncé la nomination de Stéphane Hucliez au poste d’entraîneur national de l’équipe masculine, en remplacement de JeanClaude Decret, en fin de contrat. Les sélections pour les Championnats d’Europe. – HOMMES : Christophe Legoût (no 57 mondial) ; Emmanuel Lebesson (no 136) ; Adrien Mattenet (no 189) ; Abdel-Kader Salifou (no 256). FEMMES : Yi Fang Xian (no 59) ; Audrey Mattenet (no 276) ; Aurore Dessaint (no 294) ; Christelle Durand (n.c.). I HAO SHUAI ENLÈVE L’OPEN DE CHINE. – Hao Shuai (no 20 mondial) a remporté hier l’Open de Chine, à Shangai, battant successivement les stars Ma Long (no 3), Ma Lin (no 2) puis Wang Hao (no 1) en finale, tandis que sa compatriote Li Xiaoxia (no 3 mondiale) s’est imposée face à Guo Yue (no 2). GYMNASTIQUE I RAYEPIN AU BEAU FIXE. – À l’occasion des finales du tournoi du Bosphore, hier à Istanbul, Yann Rayepin a confirmé sa victoire dans le concours général en remportant la barre fixe (14,30 pts). En revanche, à cause d’un arrêt sur la sortie, son très beau mouvement aux arçons a perdu de sa valeur (13,10). Même chose aux parallèles (13,60), où il a sauté sur un élément (tippelt) mais préserve la troisième place. Enfin, dommage que Rayepinse soit emmêlé dans sa course d’élan sur son premier saut : il a troqué le tsukahara annoncé pour une lune double avant et récolté un 0 pt fatal. I MERCEDES-BENZ CHAMPIONSHIP (ALL, Cologne, Gut Lärchenhof, circuit européen hommes, 2 000 000 /, 11-14 septembre). – Classement final (par 288) : 1. Karlsson (SUE), 275 (67 + 69 + 68 + 71) ; 2. Molinari (ITA), 277 (71 + 71 + 65 + 70) ; 3. Campbell (ANG), 279 (71 + 70 + 68 + 70), Fisher (ANG) (68 + 73 + 68 + 70) et Jiménez (ESP) (72 + 73 + 68 + 66) ;… 16. Havret, 286 (73 + 74 + 67 + 72) et Lucquin, 287 (66 + 71 + 70 + 79) ; 25. Bourdy, 288 (76 + 72 + 71 + 69) ; 37. Levet, 292 (75 + 75 + 70 + 72) ; 44. Jacquelin, 294 (74 + 71 + 75 + 74). I LPGA CLASSIC (Alabama, Mobile, Robert Trent Jones Golf Trail, 985 600 /, 11-14 septembre). – Troisième tour (par 216) : 1. Stanford (USA), 204 (70 + 67 + 67) ; 2. Hull (AUS), 208 (71 + 69 + 68) ; 3. Park (BRE), 210 (70 + 73 + 69) et Feng Shanshan (CHN) (67 + 73 + 70) ; 5. Kerr (USA), 211 (69 + 66 + 76) ;… 73. Giquel, 226 (71 + 75 + 80). I OPEN D’AUTRICHE (Golfclub Fohrenwald-Wiener Neustadt, circuit européen femmes, 250 000 /, 11-14 septembre). – Classement final (par 288) : 1. Davies (ANG), 273 (71 + 67 + 67 + 68) ; 2. Hall (ANG), 276 (69 + 69 + 70 + 68) ; 3. Luna (ITA), 277 (68 + 70 + 70 + 69) ; … 8. Afonso, 280 (68 + 71 + 71 + 70) et Caudal (70 + 69 + 69 + 72) ; 11. Nocera, 281 (71 + 69 + 71 + 70) ; 14. Lagoutte-Clément, 282 (72 + 68 + 82 + 70) ; 30. Greciet, 287 (73 + 72 + 71 + 71) ; 37. Giraud, 288 (70 + 7 0 + 74 + 74 ) et Kirkland (73 + 68 + 72 + 75) ; 51. Fallay, 293 (72 + 71 + 76 + 74). SURF I WQS : BOAL ET DURU CARTONNENT AU PAYS BASQUE. – L’été se termine au mieux pour Tim Boal, vainqueur hier en Espagne de l’épreuve WQS 5 étoiles de Zarautz. Après avoir éliminé en demi-finales le Polynésien Michel Bourez, le Franco-Irlandais a dominé, en finale, le remarquable Landais Joan Duru (16,34 contre 10,87). Cette performance lui permet de conforter sa très enviable position dans le top 15 WQS, synonyme d’accession en fin d’année au circuit WCT. – D. Mi. LUNDI 15 SEPTEMBRE 2008 Bleu Rouge Noir Jaune Rouge NATATION EAU LIBRE 13-19 Courrent (Biarritz) ( ) Fortassin (Montauban) ( ) Arrayet (Mont-de-Marsan) Porical (Perpignan) Beauxis ((Stade Franççais)) Essais VENDREDI en conséquence d’une poussée collective du camp attaquant. La nuance est de taille et pourrait amener les Rouge et Noir à retrouver leurs ambitions dans le jeu si cette façon d’arbitrer est confirmée dans les journées à venir et, surtout, lors des premières joutes de Coupe d’Europe, le mois prochain. En attendant, samedi, à Clermont, si les Toulousains ont fini par enfreindre les consignes de restriction, c’est par frustration. À force de perdre tant de ballons en touche, ils ont voulu tenter le diable. « Sans les ballons sur lesquels nous comptions en touche, nous avons joué les autres », regrettait Guy Novès, surtout désolé par le comportement « laxiste » de ses joueurs : « L’action Hoeft e (Castres) Bleu I LES FRANÇAIS BRILLENT. – Débutés vendredi avec les médailles d’or de Pierre Duprat (– 60 kg) et d’Ugo Legrand (– 66 kg), les Championnats d’Europe juniors se sont achevés hier de très belle manière pour le clan tricolore. Si Aurore Quintin (+ 78 kg) s’est parée du bronze, la très prometteuse Audrey Tcheumeo est montée sur la plus haute marche du podium des – 78 kg. Avec six médailles (dont trois en or et deux en argent), la France repart de Varsovie avec le titre honorifique de première nation continentale junior. La Pologne (trois médailles d’or également) se classe étonnamment deuxième. 14 703 13 000 11 852 10 263 8 000 7 200 4 500 Total cette saison : 296 355 Est-ce sans espoir ? Pas sûr. Samedi soir, une chaleureuse discussion entre Yannick Bru, l’entraîneur des avants toulousains, et Christophe Berdos, l’arbitre de la rencontre Clermont-Toulouse éclaire, peut-être, l’avenir d’un autre jour. C’est Bru, le premier, qui arrête Berdos pour le féliciter de son arbitrage. Ce n’est pas du second degré. Pour la première fois en quatre journées, le Toulousain n’a pas vu l’équipe en possession du ballon systématiquement sanctionnée au moindre passage par le sol. Berdos avait prévenu, avant la rencontre, qu’il ferait la distinction entre le plongeon individuel, sans aucune intention de rester sur ses pieds, et la perte des appuis du premier soutien Ouedraogo (Montpellier) Meilleurs réalisateurs (points) Affluences TOULON Gobelet e (Bi rii ) (Biarritz) Jaune Rouge Jaune JUDO Mermoz (Perpignan) (P i ) Mignoni Trinh-Duc (Clermont) (Montpellier) Picamoles Deniau (Montpellier) (Dax) Oilbeau Basson (Perpignan) (Bourgoin) Szarzewski Mas as (Stade Français) (Perpignan) Quand Bru félicite l’arbitre Absent à Clermont, le demi (de mêlée ou d’ouverture) reste toutefois persuadé que « pour marquer, il faudra toujours se faire des passes, mais il faudra le faire en prenant moins de risques. Pour éviter les pénalités, il faudra raccourcir les intervalles entre le porteur du ballon et ses soutiens et être plus forts dans le jeu debout ». Mais, avant de voir jaillir l’attaque, Élissalde estime qu’il faudra d’abord en passer par « du jeu au pied long. Le premier qui tapera trop court donnera à son adversaire la possibilité de relancer ou de contrer ». Triste. « Non, réaliste, assure-t-il avant de regretter : au moins, dans l’hémisphère Sud, les arbitres donnent coup franc pour une faute au sol, ça permet de dynamiser le jeu. Alors que, dans le Nord, c’est pénalité... » Baby (Clermont)t) (Cl Noir Bleu Noir « ON RESTE FRILEUX. » Yannick Jauzion, habituel capitaine de Toulouse, entré en début de seconde période, samedi face à Clermont, qualifie ainsi le manque d’engagement de son équipe. Pas par peur des Clermontois, plus saignants et agressifs que les Toulousains, mais du coup de sifflet arbitral : « À cause du risque d’être pénalisés, on n’ose pas s’engager franchement dans le soutien offensif. » Le paradoxe continue donc. L’adoption des nouvelles règles (censées favoriser globalement attaquants et relanceurs) et le plus strict arbitrage des rucks (censé favoriser le jeu debout) désignaient le Stade Toulousain comme le principal bénéficiaire, dans le Top 14, de ces changements. Or, c’est le contraire qui s’est produit. Lassé d’être pénalisé au sol (18 fois à Montpellier, 14 fois contre Dax), le staff toulousain a trouvé la réplique, qui, on l’espère, sera provisoire : faire des Heymans, Poitrenaud, Médard, Jauzion ou autres Skrela et Élissalde de besogneux artilleurs ne recherchant, par du jeu au pied systématisé, qu’à occuper le terrain de son adversaire et à en attendre la faute... S’agit-il d’un temps de double adaptation – des joueurs à la nouvelle façon d’arbitrer et des arbitres aux nouvelles consignes qu’ils ont reçues – ou d’une tendance à plus long terme ? Jean-Baptiste Élissalde est du second avis, celui des pessimistes : « Les Anglo-Saxons appellent ça le ping-pong et on l’a vu pendant toutes les compétitions de l’hémisphère Sud cet été. Les nouvelles règles ont eu pour conséquence de faire jouer beaucoup au pied. Les deux équipes se renvoient le ballon en attendant une faute. C’est triste, mais c’est comme ça ! » Lui pense que ça va durer et qu’il faudra attendre les fins de match, quand la fatigue crée des espaces, pour assister à de nouvelles envolées toulousaines, comme lors des dix dernières minutes face à Biarritz, la semaine passée. I TOULON - STADE FRANÇAIS : QUIPROQUO POUR UN BONUS. – La pénalité non tentée, de 40 mètres en face, par Lionel Beauxis à la dernière minute de Toulon - Stade Français (13-19), permettant aux Varois d’empocher le point de bonus défensif, a fait jaser ce week-end. On a parlé de « cadeau » fait par Christophe Dominici, l’entraîneur adjoint parisien, à son ancien club. Mais les images de Canal +, diffusées le lendemain, sont sans équivoque. À la fin du match, furieux, Dominici s’est tourné vers les caméras, hurlant : « Tu leur diras : c’est cadeau » à deux reprises. Où on comprend qu’il n’a pas digéré, notamment, la bagarre générale avant la mi-temps. Le coach parisien souhaitait que Beauxis tente ce but et n’a pas entendu Mourad Boudjellal lui demander : « Ne la tente pas, Christophe. » Et Boudjellal, persuadé – il nous l’a confirmé hier – que Dominici l’a entendu, de lui dire : « Merci. » Mais il ne s’agissait pas d’un « cadeau » de « Domi » qui, calmé, confiera plus tard : « La décision leur appartient (aux joueurs). Après le match qu’ils ont sorti, ils (les Toulonnais) méritaient le point de bonus défensif. » – A. R. I ÉQUIPE DE FRANCE : LES DEUX TESTS EN NOUVELLE-ZÉLANDE LOCALISÉS. – La France disputera ses ses deux tests contre les All Blacks en juin 2009 à Dunedin (le 13) et Wellington (le 20). Les Bleus joueront le premier test de leur histoire à Dunedin. Ces choix sont guidés par les travaux à l’Eden Park et à Christchurch, en vue de la Coupe du monde 2011. I ANGLETERRE : RETOUR GAGNANT POUR WILKINSON, BETSEN TOUJOURS AVEC LA RÉSERVE DES WASPS. – Jonny Wilkinson, de retour hier à la compétition avec Newcastle, a inscrit vingt-deux des trente-deux points (100 % de réussite pour deux transformations, cinq buts et aussi un drop) de son équipe, victorieuse de Northampton. De son côté, Serge Betsen, remis d’une blessure au genou droit, est annoncé dans le groupe de la réserve des Wasps qui joue aujourd’hui contre Worcester. I LA NOUVELLE-ZÉLANDE ACCUSE L’AUSTRALIE D’ESPIONNAGE. – Au lendemain de sa victoire sur l’Australie (28-24) samedi, la Nouvelle-Zélande, vainqueur du Tri Nations, a accusé les Wallabies de l’avoir espionnée la veille du match. Selon l’entraîneur adjoint des All Blacks, Steve Hansen, une chaîne de télévision australienne, Channel Seven, est parvenue vendredi à filmer l’entraînement du capitaine, pour lequel le huis clos avait été décrété. Selon Hansen, un membre de l’encadrement australien a admis auprès d’un homologue néo-zélandais avoir eu accès à ces images pour étudier le jeu des All Blacks. L’équipe australienne ainsi que la chaîne de télévision ont, de leur côté, démenti ces accusations. 13 Bleu Rouge Noir Jaune ! TOP 14 RUGBY « Ça fait du bien » LAURENT MAZAS, co-entraîneur de Dax, est soulagé par la première victoire de la saison de son équipe. C’est un plus dans la relation parce que nous savons que quand il y aura des difficultés, nous pourrons compter les uns sur les autres. Le fait d’avoir joué ensemble nous facilite aussi les choses. On s’inspire parfois de coaches que nous avons côtoyés mais, surtout, nous partageons les mêmes certitudes sur le jeu. – Justement, quels sont les grands principes du jeu dacquois cette saison ? – D’abord que les joueurs prennent du plaisir sur le terrain. On a gagné grâce à notre enthousiasme et notre envie de jouer. Nous allons donc poursuivre dans cette voie. Après ce que l’on a vu face à Castres, notre acharnement à défendre, la gestion du match et des éléments, tout ceci fut très positif et encourageant. – Vous recevez Biarritz vendredi soir. C’est un match particulier pour vous, le staff. Allezvous mobiliser les joueurs sur ce thème ? – Je crois qu’ils ne sont pas trop concernés. Peut-être qu’entre nous, il y aura une petite arrière-pensée avant le coup d’envoi. Sinon, l’objectif pour les joueurs sera de gagner face à une équipe qui joue le haut du tableau. On connaît le jeu du BO, qui semble avoir évolué et joue davantage. Il est peut-être plus dangereux que les saisons passées, mais aussi plus friable en défense. » Au lendemain de la victoire de l’US Dax à Castres (19-11), Laurent Mazas a passé hier une journée de repos en famille. Le co-entraîneur landais, heureux d’avoir enfin gagné, revient sur l’exploit de la 4e journée de Top 14, qui éloigne son équipe, 11e, de la zone de relégation. « QUEL REGARD portez-vous sur votre victoire, samedi à Castres (19-11) ? – Ça fait du bien parce que, jusquelà, nos bonnes prestations n’avaient pas été récompensées. Samedi, dans le vestiaire, il y avait un mélange de joie et de soulagement. Contre Paris, nous perdons largement (31-9), mais il y avait les prémices de quelque chose. À Toulouse, c’était déjà beaucoup mieux (32-25). Et contre Montpellier (9-6), on doit carrément gagner. – Quel a été le discours du staff pour enrayer cette spirale et convaincre les joueurs qu’il y avait un coup à faire à Castres ? – Les joueurs devaient d’abord être sûrs de leur force. On avait montré de belles choses dans la défaite les journées précédentes, il fallait simplement que le travail commence à payer. Nous, entraîneurs, en étions persuadés. – D’où votre joie mesurée ? – Pour le moment, nous n’avons gagné qu’un match, donc rien n’est acquis. C’est bon de sortir de la zone rouge quand on regarde le classement, mais ça n’est que symbolique, surtout après quatre journées. Il aurait été déplacé de sauter de joie si tôt dans la saison. – Quelles ont été les clés de ce succès ? – On a fait une grosse première demi-heure où on a réussi à contrer leur puissance physique. On a su mettre du rythme et on vire à la pause avec seulement quatre points de retard. Avec le vent pour nous en seconde mi-temps, on a bien su gérer le match et fini par l’emporter. « Notre acharnement à défendre » – Surtout votre buteur, Antoine Vignau-Tuquet, a trouvé sa cible, contrairement à ses prédécesseurs. – Ça peut arriver à tout le monde d’avoir un jour sans, même à de très bons buteurs comme David Bortolussi ou Maxime Petitjean. Alors c’est vrai que nous avons eu plus de réussite, samedi dernier, même si au niveau des rebonds favorables, on n’a toujours pas plus de bol (rires). – Lièvremont-MilhèresMazas, c’est un trio de vieux copains mais qui est tout neuf en entraînement. Comment se passe la collaboration ? – Tous les matins, on fait du covoiturage pour venir de Biarritz. Il y a aussi Olivier Rieg (le préparateur physique qui vient lui aussi du BO). On en profite pour parler de rugby et parfois d’autre chose. Ça permet d’évacuer un peu la pression. Déjà du temps où nous portions les couleurs de Biarritz, nous avions des affinités. RENAUD BOUREL CASTRES, STADE PIERRE-ANTOINE, SAMEDI. – Insaisissable, le centre dacquois Gavin Williams, auteur d’un essai, a été le bourreau des Castrais de Ludovic Michaud qui tente ici de le stopper. (Photo Laurent Frezouls/Iconsport) PRO D 2 (2e journée) Le Racing se rassure dans l’attitude, on s’est rattrapés. Sans abnégation, tu ne peux pas t’en sortir en Pro D 2 et 90 % des équipes jouent là-dessus. Le jeu viendra après. » Ces vertus, le Racing les a démontrées en fin de match. Juste après avoir perdu une mêlée sur son introduction dans ses 22 mètres, le pack a su bousculer les Rochelais lors de la mêlée suivante et Jérôme Fillol put perturber la sortie de balle de Benjamin Ferrou (77e). La charnière parisienne a d’ailleurs pleinement donné satisfaction, Andrew Mehrtens ne ratant qu’un but et Fillol se montrant tranchant. « L’important dans ce match, c’était les qualités mentales. On s’est reconcentrés sur l’engagement. Je suis satisfait, on peut construire là-dessus. Il y a eu une bonne gestion de notre charnière. Mais difficile de dire qu’on Stade Charles-Mathon. Temps gris. Pelouse souple. 6 000 spectateurs environ. Arbitre : M. Raynal (Roussillon). OYONNAX : 4 E, Naves (27e), Charrier (46e), Montagnat (58e), Tian (80e) ; 4 B (19e, 33e, 39e, 53e), 3 T (46e, 58e, 80e), Montagnat. BOURG-EN-BRESSE : 1 E, Rokodiva (22e) ; 1 B, J.-B. Dambielle (12e). Cartonsjaunes. – Bourg-en-Bresse : Frenet (39e, faute technique), Hourcade (68e, antijeu). Évolution du score : 0-3, 3-3, 8-3, 8-8, 11-8, 14-8 (mi-temps), 19-8, 21-8, 24-8, 29-8, 31-8, 36-8, 38-8. OYONNAX : Tian–Montagnat, Charrier (cap.) (Aït-Issad, 75e), Dumitru (N’Goma, 50e), Naves–(o) Bouillot, (m) Authier (Campeggia, 59e)–Adamou, Brignoni (Marth, 72e), Baradat–Naufahu (Baclet, 65e), Nemecek–Menotti (Ashvetia, 46e), Tébani, Minassian (Rapant, 46e). Entraîneurs : Ch. Urios, O. Nier. BOURG-EN-BRESSE : Staniforth–Bailey, Truelove (Boulanger, 53e), Frenet, Rokodiva –(o) J.-B. Dambielle (Manguelin, 61e), (m) Ducrozet (Cowley, 61e)–Ch. Laffitte, Vacheret (Maignien, 71e), Zouhair–Aurignac (cap.) (Flanquart, 65e), Carpentier (P. Laffite, 45e)–Zimmerman, Maignien (Hourcade, 48e), Mutapcic (Magnan, 61e). Entraîneurs : J. Anturville, J.-P. Boisson. AGENDA MERCREDI 17 SEPTEMBRE I TOP 14 (5e journée). I ANGLETERRE (3e journée). – Bristol-Sale. I LIGUE CELTE (3 e journée). – Connacht-Glasgow, Édimbourg, Scarlets, Ulster-Newport, Leinster-Ospreys. I CURRIE CUP (12e journée). – Western Province-Griquas. SAMEDI 20 SEPTEMBRE I TOP 14 (5e journée). I PRO D 2 (3e journée). – La RochelleAuch, Lyon-Tarbes, Narbonne - RacingMétro, Agen-Oyonnax, Aurillac - Bordeaux-Bègles (18 h 30). I ANGLETERRE (3e journée). – Gloucester-Harlequins, London Irish-Bath, Northampton-Wasps, Worcester-Leicester. I LIGUE CELTE (3e journée). – Munster-Cardiff. I CURRIE CUP (12e journée). – ValkeSharks, Boland-Lions, Cheetahs-Blue Bulls. DIMANCHE 21 SEPTEMBRE I PRO D 2 (3e journée). – Bourg-enBresse - Albi, Grenoble-Pau (15 heures) ; Colomiers-Béziers (15 h 15, en direct sur Sport +). I ANGLETERRE (3e journée). – Saracens - Newcastle. I LIGUE CELTE (2e journée). – Munster-Dragons. Photo Lahalle Pierre / L’Équipe TV monte en puissance après seulement deux journées », avançait prudemment Pierre Berbizier. Ses joueurs ne grillent pas les étapes. « Avec la défaite à Lyon, on est tombés de haut. Là, on repart d’en bas et on monte les marches une à une, compare Fillol. On a besoin de travailler les liaisons entre avants et troisquarts, mais il y a déjà l’exigence de marquer des points au classement, alors on se précipite. On va aller à Narbonne grappiller quelque chose mais on a besoin de matches, de matches, de matches… » C’est par le rabâchage et la patience que semblent passer la fin des tourments matinaux de David Gérard et des troubles identitaires de l’autre club de la capitale. AURÉLIEN BOUISSET SAMEDI Auch- Narbonne ......................... 21-16 Tarbes- Aurillac .......................... 15-16 Albi- Grenoble ............................ 26-19 Pau - Agen .................................. 27-15 Bordeaux-Bègles- Béziers .......... 24-12 Colomiers- Lyon ............................ 20-6 HIER Racing-Métro- La Rochelle ........... 12-9 Oyonnax- Bourg-en-Bresse .......... 38-8 Bonus : Tarbes (1), Narbonne (1), Grenoble (1), La Rochelle (1), Oyonnax (1). Classement Pts J. G. N. — ——— 1. Bord. Bègles .. 8 2 2 0 2. Aurillac......... 8 2 2 0 3. Grenoble...... 6 2 1 0 4. Pau .............. 6 2 1 1 5. La Rochelle. 5 2 1 0 6. Albi .............. 5 2 1 0 7. Oyonnax ...... 5 2 1 0 8. Agen ............ 4 2 1 0 9. Colomiers .... 4 2 1 0 10. Lyon............. 4 2 1 0 11. Racing-M. 92.. 4 2 1 0 12. Auch ............ 4 2 1 0 13. Tarbes ......... 3 2 0 1 14. Narbonne..... 3 2 0 1 15. Béziers ........ 2 2 0 1 16. Bourg-en-Bresse . 1 2 0 0 P. — 0 0 1 0 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 2 p. — 49 27 50 42 39 32 50 45 26 24 21 37 21 22 27 26 c. — 30 21 32 30 24 30 38 43 37 29 27 46 22 27 39 63 B. — 0 0 2 0 1 1 1 0 0 0 0 0 1 1 0 1 Ce soir, Eugène Saccomano et ses chroniqueurs vous accueillent sur L’Équipe TV. Les experts du foot sont sur PROCHAINE JOURNÉE. – Samedi 20 septembre, 18 h 30 : La RochelleAuch ; Lyon-Tarbes ; Narbonne Racing-Métro ; Agen-Oyonnax ; Aurillac - Bordeaux-Bègles. Dimanche 21 septembre, 15 heures : Bourgen-Bresse - Albi ; Grenoble-Pau. 15 h 15 : Colomiers-Béziers (Sport +). Disponible sur LUNDI 15 SEPTEMBRE 2008 , le câble, par ADSL et sur www.lequipe.fr PAGE 13 Bleu Rouge Noir Jaune Rouge Stade Yves-du-Manoir. Temps magnifique. Pelouse excellente. 3 000 spectateurs environ. Arbitre : M. Bessot (Limousin). RACING-MÉTRO 92 : 4 B, Mehrtens (11e, 14e, 32e, 59e). LA ROCHELLE : 3 B, B. Dambielle (38e, 48e, 71e). Remplacements temporaires. – Racing-Métro 92 : Mehrtens par Dubois (41e-48e) ; Héhéa par Chkaidze (74e-80e). Évolution du score : 3-0, 6-0, 9-0, 9-3 (mi-temps) ; 9-6, 12-6, 12-9. RACING-MÉTRO 92 : Ward – Gaugau, Chavancy (Valbon, 59e), Goosen, Vakaola – (o) Mehrtens (Dubois, 79e), (m) Fillol – Russell, Chkaidze (Héhéa, 50e), Leo'o – Raiwalui (cap.), Gérard (Van Der Merwe, 59e) – M. Coetzee (C. Smith, 69e), Festuccia (Diomandé, 65e), Tuugahala. Entraîneurs : P. Berbizier, S. Manix. LA ROCHELLE : B. Dambielle – Morel (Boboul, 74e), Fior (Devade, 59e), Roux, Ninard – (o) Tales, (m) Ferrou – Jacob, De Pauw (cap.) (Carmignani, 62e), Vaquin – Grobler, McGowan – Leupolu (J. Garcia, 74e), Pani (Bares, 59e), Bordoy (Humbert, 26e). Entraîneurs : S. Milhas, D. Daricarrere. 38-8 (14-8) BOURG-EN-BRESSE I LIGUE. – Séminaire, à Biarritz. VENDREDI 19 SEPTEMBRE LA ROCHELLE Bleu Rouge OYONNAX RACING-MÉTRO 92 12-9 (9-3) Jaune Bleu Jaune LE RÉVEIL de David Gérard sera plus doux ce matin. Le deuxièmeligne parisien n’aura pas à revivre le moment de panique qui l’a saisi hier à la lecture du classement de Pro D 2. Il y découvrait avec effroi le Racing avant-dernier et s’alarmait déjà : « Imagine qu’on reste à cette place ! » Aujourd’hui, le club des Hauts-de-Seine, fort d’une première victoire dominicale sur La Rochelle, s’est hissé au 11e rang. Loin de ses ambitions de montée immédiate. Mais assez haut pour s’éviter une crise, déjà. Car la défaite à Lyon (9-18), pour l’ouverture de la saison, avait créé l’urgence. Palpable hier dès la présentation des équipes pour la première apparition des hommes de Pierre Berbizier au stade Yves-duManoir : « Et maintenant, la composition d’équipe du… Stade Français ! », s’est écrié le speaker, au grand étonnement de tout le stade. Le Racing a fait preuve des mêmes approximations dans le jeu, gâchant ses rares occasions d’essai par un plongeon pénalisé de son pilier Tuugahala (29e) ou par un passage en touche en bout de ligne (56e). « On connaît La Rochelle et son jeu de relance. On ne voulait pas s’exposer à leurs contres », expliquait Jérôme Fillol. Les banlieusards ont cherché leur terrain d’expression dans un autre domaine : l’engagement physique et la cohésion collective. « Il y a plein de choses à redire au niveau du jeu, convenait David Gérard, mais Tous les lundis à 22 h 45 sur L’Équipe TV Noir Noir Encore brouillons dans le jeu, les Parisiens ont puisé leur premier succès dans l’engagement. 16 BASKET Bleu Rouge Noir Jaune ! CHAMPIONNAT D’EUROPE 2009 HOMMES (qualifications) On refait l’intérieur Des grands plus au point Pour la première fois, l’équipe de France a présenté un scoring plus équilibré face aux Belges, samedi à Charleroi. Les intérieurs (ailiers-forts et pivots), qui occupent 40% du temps de jeu (2 postes sur 5), ont eu cette fois un gros impact en attaque (31 points, Brun 14, Turiaf 8, Giffa 6, Marquis 3, Issa 0). Pour hausser son niveau, l’équipe de France doit aussi valoriser le jeu offensif de ses grands. CHARLEROI – (BEL) de notre envoyée spéciale ON VERRA LÀ les suites de l’invitation faite aux joueurs : le discours libertaire de Michel Gomez sur les vertus de la responsabilisation, de l’autogestion et du dialogue suscite de louables efforts. On ne s’est jamais autant parlé dans cette équipe de France, et la parole ainsi libérée donne des idées à tout le monde. Celle qui courait samedi soir, après une laborieuse victoire en Belgique (65-71), surfait sur la performance remarquée de Stephen Brun (14 points suivant les stats officielles, 16 selon d’autres observateurs), qui, en recouvrant confiance et réussite, avait redonné à la France un impact offensif intérieur : des points marqués par un joueur intérieur, ayant leur origine dans la raquette. Ce qui, hormis un remarquable passage de Ronny Turiaf en Ukraine (19 pts), n’est pas arrivé souvent. De manière générale, les intérieurs français ne brillent pas par leur prise de responsabilité aux tirs dans leur zone d’exercice. Sur les trois premiers matches, sur les soixante tirs pris en moyenne par les Bleus, dix-huit seulement sortaient de leurs mains, dont 30 % pris derrière la ligne des 6,25 m ! Et comme tous les postes 4 (ailiersforts) ne sont pas aussi talentueux dans ce jardin que ne l’était Marc Salyers – une référence –, le jeu des intérieurs bleus ne constituait pas franchement une lourde menace. Face aux Belges, la proportion de tirs venus des intérieurs n’a que peu varié (15 tirs sur 48), mais seuls trois de ces tirs sont partis derrière l’arc. Et des intérieurs qui jouent quand même un peu dans la peinture, finalement, ça change la vie. Bien sûr, l’arrivée de Sacha Giffa est, de l’aveu même des deux joueurs et de certains observateurs, une source de bienfait pour Stephen Brun. Qui y trouve une réelle compétition à l’entraînement, une stimulation et matière à discussion. « Avec Sacha, on a beaucoup discuté. C’est vrai qu’on a un problème à bien faire vivre l’alternance et à trouver un équilibre de jeu. Il m’a dit qu’il fallait que j’arrête de camper derrière la ligne à trois points, que j’aille plus chercher des balles à l’intérieur », confiait Stephen Brun. On a vu, avec Ronny en première mi-temps contre l’Ukraine, que ça pouvait bien fonctionner. Mais après, on l’oublie. Ce sont des choses qu’il faut améliorer. » Les intérieurs Total points Leurs points 1. France - Belgique 82 24 29,3 % Turiaf (11) 2. Ukraine - France 77 28 36,6 % Turiaf (19) 3. Turquie - France 65 14 21,5 % Turiaf (7) 4. Belgique - France 71 31 43,6 % Brun (14) Part des points marqués Meilleur scoreur Giffa : « Ouvrir le jeu » Quant à Giffa, il ne démord pas de la nécessité de mettre plus souvent la balle à l’intérieur. « J’ai demandé à Tony (Parker) qu’on fasse ça. Comment les Turcs nous ont battus ? En donnant la balle à l’intérieur », affirme l’ailier-fort de Strasbourg. Ronny est un grand joueur de devoir en NBA, mais quand il joue avec nous, il faut qu’il apporte toutes ses qualités athlétiques. Je lui ai dit : “si tu ne prends pas quinze shoots, ce n’est pas bon pour nous. Il faut que tu les prennes, que tu provoques des fautes” et, après, ça va ouvrir le jeu pour tout le monde. » L’exercice d’équilibre est évidemment délicat, avec la présence d’un duo de scoreurs extérieurs affolant, aimant avoir le ballon dans les mains : Tony Parker et Nando De Colo. « On est dans un contexte où on a deux forts attaquants, donc moi, j’ai un rôle précis : d’abord prendre des rebonds, et si je peux avoir quelques ballons, j’essaye de les exploiter. Faut produire vite, c’est pas facile, on n’a pas beaucoup de temps », avoue le pivot Claude Marquis (4 pts en 14 min de moyenne), qui était le deuxième marqueur de Cholet en Pro A (13,7 pts) derrière De Colo. « À l’intérieur, on est sans doute moins grands que nos adversaires, mais on peut exploiter notre vitesse d’exécution », avance-til encore. Tout ça mériterait sans doute une autre discussion avant de refaire l’intérieur. LILIANE TRÉVISAN Retour au calme CHARLEROI (Belgique), SPIROUDÔME, SAMEDI. – Présent à l’Euro 2007 mais blessé en début de préparation cette année, le volontaire ailier-fort Sacha Giffa, qui tente de déborder le Belge Sébastien Bellin, a retrouvé les Bleus pour les matches retour des qualifications. (Photo Marc Francotte) L’ÉQUIPE DE FRANCE est arrivée au Mans à la fine pointe de l’aube, hier, après un repas au Spiroudôme de Charleroi et un voyage nocturne en autocar entre le Hainaut et la Sarthe. Sa sortie de scène samedi soir, à la suite du succès arraché à la Belgique (71-65), ne fut cependant pas de tout repos. Car la présence conjointe de Tony Parker et de son épouse Eva Longoria provoqua l’hystérie des Carolos tout au long de la soirée et connut son pic après la partie, lorsque le terrain fut envahi au gong final par des centaines d’enfants, papiers et stylos en main, avides d’obtenir l’autographe du capitaine des Bleus. Littéralement assailli, celui-ci dut être évacué tant bien que mal par la voie des gradins et sous escorte vers les vestiaires, tandis qu’une foule plus féminine guettait dans les coulisses la silhouette de l’actrice, ce qui forma un embouteillage monstre dans une partie de la salle, le tout dans une parfaite anarchie. Finalement, le couple et l’équipe de France au grand complet purent tout de même dîner au calme dans un salon du Spiroudôme avant une dispersion qui sema de nouveau quelque désordre… Les Bleus, au grand complet, ont donc goûté le calme du décrassage programmé hier dans un parc et dans un centre de remise en forme. Après le match samedi, Michel Gomez avait indiqué que Tony Parker « avait été gêné à l’échauffement par un petit souci aux cervicales ». Mais hier le meneur des Spurs avait, selon le staff de l’équipe de France, retrouvé toutes ses sensations. Il rejoindra les cercles aujourd’hui avec ses coéquipiers lors des deux séances au programme. Eva, elle, doit revenir mercredi à Antarès. – Ar. L. RÉSULTATS POULE C (4e journée). SAMEDI. – Ukraine-Turquie, 64-86 ; BelgiqueFrance, 65-71. Classement : 1. Turquie, 8 pts ; 2. France, 6 ; 3. Belgique (+ 11), 5 ; 4. Ukraine (– 11), 5. PROCHAINES JOURNÉES. – Mercredi 17 septembre : France-Ukraine, au Mans (19 h, Sport +) ; Turquie-Belgique. Samedi 20 septembre : France-Turquie, à Limoges (20 h, Sport +) ; Ukraine Belgique. NBA « À moi de faire mes preuves » in s d - Photo : FURAX mo e1 10 r les 6 a n s. A partir de NICOLAS ROUÉ I BESANÇON CONFIRME HAWKINS. – Après une semaine de mise à l’essai en concurrence avec Keena Young, le club du Doubs a finalement choisi d’engager l’ailier Justin Hawkins (1,98 m, 23 ans), qui sort juste de l’université de New Mexico State (18,1 pts en seniors) et a participé à la Ligue d’été de Las Vegas avec la sélection des Sacramento Kings. I NANCY : AMAGOU DONNE UN COUP DE MAIN. – Toujours à la recherche d’un club, le meneur de jeu Pape-Philippe Amagou a participé durant le week-end au tournoi de Bamberg sous les couleurs du SLUC, avec qui il est devenu champion de France en juin. Le club lorrain a dû en effet faire face à un problème d’effectif compte tenu des blessures de Cyril Julian, Victor Samnick (tous deux touchés aux ischio-jambiers), Jeff Greer (orteil), et de l’absence de Steed Tchicamboud, en campagne avec l’équipe de France. I LA HONGRIE À L’EURO. – C’est la Hongrie qui a finalement terminé meilleur troisième des qualifications pour l’Euro féminin 2009 (7-20 juin en Lettonie) en devançant l’Ukraine au quotient. La première phase se déroulera à Liepaja et à Valmiera, la deuxième et la phase finale à Riga. HOCKEY SUR GLACE ! LIGUE MAGNUS Les Dragons crachent le feu Rouen a confirmé son potentiel offensif avec en plus la révélation du Finlandais Peltola. ROUEN – de notre correspondant 12998-;86. -. -.*>?255. ,5*2;./87=*27. INFOS / 0.825.315.827 - www.aso-equitation.com (prix d’un appel local) SUS ! À L’ATTAQUE ! C’est encore le mot d’ordre des Dragons de Rouen cette saison. La première journée de la Ligue Magnus l’a montré. Les champions de France en titre, qui avaient tourné à une moyenne de six buts par match l’an dernier en phase régulière, ont battu en Normandie Briançon, le vice-champion (7-4). « Nous voulons toujours présenter à notre public des équipes spectaculaires, qui vont vers l’avant », dit Guy Fournier, le manager des Dragons. À l’intersaison, il n’a pas eu à chercher bien loin pour dénicher des artilleurs. Ils étaient déjà là avec le quatuor formé de Marc-André Thinel, Éric Doucet, Julien Desrosiers et Carl Mallette. Les quatre meilleurs compteurs de la saison précédente. Les deux premiers nommés sont désormais associés au Finlandais Mikko Peltola, trente-neuf ans en décembre, mais technicien hors pair « avec une très bonne vision du jeu », selon Alain Vogin, l’entraîneur rouennais. Et ça provoque des étincelles. Le trio a fait éclater le verrou haut-alpin samedi : cinq points pour Thinel dont deux buts, quatre pour Peltola dont deux buts, quatre pour Doucet dont un but. « Notre grande force cette année sera encore notre capacité à marquer », en déduit Alain Vogin, l’entraîneur rouennais. « Samedi, la première ligne a été très bonne, mais c’est parce RÉSULTATS 1re journée. – SAMEDI : StrasbourgAmiens, 4-3 t.a.b. ; Neuilly-sur-Marne Tours, 2-4 ; Rouen-Briançon 7-4 ; Grenoble-Chamonix 6-4 ; Épinal-Dijon, 5-2 ; Morzine-Avoriaz - Angers, 1-2 ; MontBlanc - Villard, 1-3. Classement : 1. Angers, Grenoble, Épinal, Rouen, Tours, Strasbourg, Villard, 2 ; 7. Amiens 1, 8. Briançon, Chamonix, Dijon, Mont-Blanc, Morzine-Avoriaz, Neuilly-sur-Marne, 0 PROCHAINE JOURNÉE. – Samedi 20 septembre : Angers - Neuilly-surMarne (18 h), Amiens-Rouen, Tours Grenoble (20 h), Villard-de-Lans - Strasbourg, Briançon - Épinal, Chamonix - Mont-Blanc, Dijon - Morzine-Avoriaz (20 h 30). France - Normandie candidate officielle aux Jeux Équestres Mondiaux FEI 2014 PAGE 16 qu’elle est déjà dans un bon rythme, alors que sur la deuxième ligne Desrosiers et Mallette relèvent de blessure. » Néanmoins, la puissance de feu rouennaise s’est longtemps heurtée à un adversaire qui a mené trois fois au score (0-1, 2-3, 3-4) et n’a cédé qu’après la mi-match. Briançon n’a pas pu développer son jeu habituel, comme le reconnaît son coach, Luciano Basile : « Nous avons eu jusqu’à dix blessés durant le mois d’août. On commence à récupérer les gars, mais nous sommes très en retard dans notre travail. Ainsi, nous n’avons pas pu travailler le power-play car quatre joueurs clés étaient absents. » Briançon n’a pas marqué samedi en supériorité numérique contrairement à Rouen (3 buts). Basile regrette aussi de n’avoir pu tourner avec quatre lignes après le renvoi au vestiaire de Damien Raux (pénalité de match) dès la 6e minute. « Nous n’avons pas pu mettre de rythme », poursuit-il en affirmant que son équipe « a une grande marge de progression ». « Nous aussi avons des blessés », renchérit Vogin, qui attend beaucoup du retour, d’ici à quinze jours, du défenseur canadien Jean-François David. Car les Rouennais doivent encore améliorer la protection de leur gardien Ramon Sopko. Seul souci des Dragons, qui ont désormais « beaucoup de confiance », selon Thinel. JEAN-FRANCOIS CARS I MIHALIK CRUCIFIE LES PINGOUINS. – Les Morzinois sont passés tout près de remporter leur première rencontre à domicile. Face aux Angevins, les hommes de Stéphane Gros tenaient bien leur court avantage, obtenu à la demi-heure de jeu avec le but de Laurent Gras. Jusqu’à ce que Pavol Mihalik sorte de sa boîte, à cinq minutes du terme. Profitant de cinq minutes de supériorité, le défenseur slovaque débarqué d’Angleterre signait son arrivée en Ligue Magnus en offrant deux buts décisifs inscrits en quatre minutes à Florian Hardy, arrivé durant l’intersaison… d’Angers ! – E. Fu. I SYKKÖ SIGNE SON ARRIVÉE. – Entame réussie des Ours de Villard, avec une victoire en poche (3-1) sur la glace de Mont-Blanc. Le Finlandais Tomi Sykkö, arrivé de SM-Liiga et tout juste intégré au groupe, n’a pas chômé en inscrivant les deux derniers buts isérois. – E. Fu. I TQO : LES BLEUS À OSLO. – La capitale norvégienne, Oslo, accueillera le tournoi de qualification olympique où figure l’équipe de France. Les Bleus y affronteront du 5 au 8 février 2009 la Norvège, le Danemark et un qualifié connu à l’issue des tournois de pré-qualifications disputés du 6 au 9 novembre. LUNDI 15 SEPTEMBRE 2008 Bleu Rouge Noir Jaune Rouge pou t G ra uit heures minimum, il voit que je travaille. Ça, c’est un bon point pour moi. Je suis là deux heures avant l’entraînement, je pars une heure après. – Pouvez-vous déjà être assuré d’un temps de jeu dans cette équipe ? – Ils savent qu’ils peuvent avoir besoin de moi, mais c’est aussi à moi de faire mes preuves. Si je vais en DLeague (Ligue de développement de la NBA), ça ne sera que par ma faute, c’est à moi de tout faire pour ne pas y Bleu Rouge -> " *> <.9=.6+;. ! « QUE RETIREZ-VOUS de votre Ligue d’été à Las Vegas et de votre premier contact avec la NBA ? – Les deux premiers matches ont vraiment été pour moi ; la découverte de ce monde, ça a été assez difficile. Le reste a été bénéfique, j’ai commencé à intégrer le jeu, à le comprendre. Ça va venir petit à petit, je ne m’inquiète pas. – Quelles ont été les consignes de Portland à votre égard ? – Pour le moment, on me demande de donner tout ce que j’ai, à fond, comme un première année doit le faire et surtout en défense. Ils m’attendent beaucoup sur cet aspect parce que dans cette équipe-là, il n’y a pas beaucoup de joueurs qui veulent vraiment avoir ce rôle-là. – Quel est le premier bilan tiré par votre staff depuis votre signature à Portland ? – Mon coach (Nate McMillan) est arrivé assez tard parce qu’il était aux Jeux Olympiques avec la sélection américaine. Mais Kevin Pritchard (le General Manager) adore mon travail parce que je suis peut-être le seul à venir deux fois à la salle par jour, je suis là six aller. Cela ne serait forcément pas une punition, beaucoup de très bons joueurs y sont passés. Et si je dois le faire, je le ferai. – En suivant le début des qualifications de l’équipe de France, ne regrettez-vous pas votre choix d’avoir fait l’impasse ? – Bien sûr que si, je regrette. Depuis le jour où j’ai dit à Michel Gomez que je ne pouvais pas, je regrette. Moi, je voulais y être mais je ne pouvais pas, c’était impossible, Portland ne voulait pas. Après la draft, j’ai bien demandé à Portland, ce n’était pas possible. » Jaune Bleu Jaune Ayant commencé son apprentissage de la NBA cet été, Nicolas Batum (2,04 m, 19 ans) était ce week-end l’un des parrains du tournoi Adidas 5ive sur le parvis du Stade de France. Le point avec l’ex-Manceau. Noir Noir NICOLAS BATUM, rookie à Portland, multiplie les heures d’entraînement pour se faire une place dans un effectif déjà très riche. 18 TENNIS Bleu Rouge Noir Jaune ! BUCAREST (ATP, terre battue) Hat-trick pour Simon FED CUP (finale, terre battue) Le Français a conservé son titre hier face à Moya (6-3, 6-4) pour sa troisième couronne de l’année. MADRID – DANS SA BOUCHE, ça paraît simple : « J’étais serein, solide. Je maîtrisais. Un break dans chaque set. » Quand même, Moya, ancien numéro 1 mondial, ancien vainqueur de Roland-Garros, avec sa grosse patate en coup droit… « Justement, je l’ai défié dans la filière coup droit. Et quand il en sortait long de ligne, je contre-attaquais en revers. » Comme un symbole, c’est sur un revers gagnant que Simon a remporté son quarantième match de l’année (20 défaites) et son troisième titre après ceux de Casablanca (terre) et Indianapolis (dur). En deux ans, le Niçois de naissance, grandi en Île-deFrance et désormais exilé en Suisse, a porté son total de titres à cinq. Cinq, c’est aussi son rang dans le classement des Français les plus titrés de l’ère open. « Cinq, ajoute son entraîneur Thierry Tulasne, c’est aussi le nombre de finales consécutives qu’il vient de remporter. » Il avait perdu la première face à Almagro à Valence en 2006 mais, depuis ce loupé initial, il est infernal en finale. « Et ça, c’est important », reprend « Tutu ». Même si, tête de série no 2, il n’a fait que rester à sa place dès lors que le numéro 1 – Richard Gasquet – avait coincé en demi-finales (battu par Moya). « Je n’ai fait que tenir mon rang », dit-il spontanément. Mais il y a eu la manière : « J’ai fait beaucoup de coups gagnants. Je ne suis pas resté derrière ma ligne. Je suis allé vers l’avant. » Moya n’a pu que constater les dégâts : « Les conditions avaient changé, rendant les balles plus lourdes. J’avais du mal à le bouger, mais c’est un type dur à battre. » Revenait en mémoire cette remarque faite à Toronto par Federer, sorti par le Français à la surprise générale : « On a l’impression qu’il ne se déplace pas vite, mais ce n’est qu’une impression. » MARIA SHARAPOVA a remporté l’Open d’Australie, Elena Dementieva l’or olympique, Dinara Safina l’argent et Vera Zvonareva le bronze. Seule Russe du top 10 privée de titre majeur cette saison : Svetlana Kuznetsova. C’est désormais chose faite ! En remportant deux des trois points nécessaires pour remporter la Fed Cup, la septième joueuse mondiale peut désormais voir la vie en rose. Quand elle mena 4-0 hier dans le premier set de la troisième rencontre (la première de la journée) de cette finale face à Medina Garrigues, on crut d’ailleurs bien que Kuznetsova allait infliger à l’Espagnole une terrible punition et donner à la Russie le dernier point qui lui manquait pour triompher. Mais Medina Garrigues, beaucoup plus accrocheuse que face à Zvonareva le premier jour, aligna cinq jeux de suite et finit par empocher la première manche, 7-5. L’espoir, revenu alors dans le camp des supporters espagnols, fit pourtant long feu. Kuznetsova, digne de son statut de top 10, ne laissa pas ce changement de scénario l’affecter. Comme l’an dernier à Moscou face à l’Italienne Schiavone dans le troisième simple, où elle avait perdu déjà le premier set pour rafler les deux suivants, Kuznetsova reprit le Tulasne : « Deux chances sur dix pour le Masters » En remportant hier à Bucarest le 5 e tournoi de sa carrière (après Marseille et Bucarest en 2007, Casablanca et Indianapolis en 2008), Gilles Simon est devenu le 5 e joueur français le plus titré, derrière Yannick Noah ( 2 3 t i t r e s ) , G u y Fo r g e t ( 1 1 ) , H e n r i L e c o n t e ( 9 ) e t Fa b r i c e Santoro (6), ex-aequo avec Cédric Pioline, Thierry Tulasne et Richard Gasquet. Par ailleurs, il est également le 5 e Français à remporter au moins trois titres la même année, après Yanick Noah, Guy F o r g e t , T h i e r r y Tu l a s n e e t Richard Gasquet. BUCAREST (Roumanie), BNR ARENAS, HIER. – Gilles Simon, qui a remporté hier sa cinquième finale – sur six disputées – peut jubiler. Il est, et de loin, le Français le plus constant et le plus solide de cette saison 2008. (Photo Vadim Ghirola/AP) né tous les moyens pour son épanouissement. Dans presque tous les tournois, Gilles peut bénéficier d’un kiné ou d’un préparateur physique. » Cette machine bien entretenue peut encore surprendre. « Il a deux chances sur dix d’accrocher le Masters, estime “Tutu”, mais il faudra qu’il fasse un exploit dans l’un des deux derniers Masters Series. » Pour l’heure, il pointe à la 12e place du classement de l’année à 48 points de la huitième. Et on jurerait que la saga Simon n’est pas close pour cette année. PASCAL COVILLE RÉSULTATS 23 ans, né le 27 décembre 1984 à Nice. 1,80 m ; 65 kg. Droitier, revers à deux mains. 1 340 000 $, 16-21 septembre). – Jankovic (1), Ivanovic (2), Dementieva (3), Safina (4), Kuznetsova (5), Radwanska (6), Hantuchova (7), Chakvetadze (8) … Cornet, Razzano, Mauresmo, Bartoli. Tenante du titre : Hingis (SUI). I GUANGZHOU (CHN, WTA, dur, 175 000 $, 15-21 septembre). – Zvonareva (1), Schnyder (2), Zeng Jie (3), Peng Shuai (4), Dulko (5), Govortsova (6), Parmentier (7), Koryttseva (8) … Pin. Tenante du titre : Razzano. I ÉLECTIONS FFT : GACHASSIN TÊTE DE LISTE. – Comme nous l’avions laissé entendre dans notre précédente édition, Jean Gachassin, vice-président de la FFT, a été désigné par 25 présidentes et présidents de ligues régionales ou comités départementaux comme tête de liste du projet FFT 2012 pour l’élection à la présidence de la FFT, en février. Cette désignation fait suite à la décision exprimée vendredi par l’actuel président, Christian Bîmes, de ne pas solliciter un cinquième mandat à la tête de la FFT. 1ÈRE PARTIE : Changement de carrière Dans la dernière manche, la numéro 1 russe s’empara d’entrée du service de l’Espagnole et s’échappa 2-0, mais elle vit son avantage annulé par une Medina Garrigues refusant la défaite. À 4-3, Kuznetsova ravit une fois de plus le service de son adversaire et, cette fois, ne fut plus rejointe. « La Fed Cup est une compétition très importante à mes yeux et je suis très contente de pouvoir ramener un titre de plus à mon pays, souligna après coup la Russe. Sur un plan personnel, je suis évidemment ravie. En plus, cette victoire en Espagne (son deuxième pays) marque le début d’un changement dans ma carrière. Après de nombreuses années ici, je vais retourner m’installer en Russie, à Moscou, et m’entraîner avec Olga Morosova (finaliste à RolandGarros en 1975). » Svetlana Kuznetsova quitte donc l’Espagne pour de bon, tout en empêchant son pays adoptif de toucher ce trophée qu’il a tout juste eu le droit d’observer pendant quelques jours. Sacrés adios ! ELI WEINSTEIN RÉSULTATS RUSSIE b. ESPAGNE : 4-0 Samedi : Zvonareva (RUS) b. Medina Garrigues (ESP) 6-3, 6-4 ; Kuznetsova (RUS) b. Suarez Navarro (ESP) 6-3, 6-1. Hier : Kuznetsova (RUS) b. Medina Garrigues (ESP) 5-7, 6-3, 6-4 ; Vesnina-Makarova (RUS) b. Llagostera Vives - Suarez Navarro (ESP) 6-2, 6-1. (NB : le dernier simple a été annulé après le troisième match décisif pour les Russes.) Tableau de la Fed Cup 2008 Quarts de finale Les 2 et 3 février Israël* Russie États-Unis* Allemagne Demi-finales Les 26 et 27 avril 1 4 4 1 Russie* États-Unis Chine* France Italie* Espagne 3 2 2 3 Chine* Espagne Finale Les 13 et 14 septembre 3 2 Espagne* Russie 1 4 0 4 *L’équipe suivie d’un astérisque a reçu. En gras, les têtes de série. RÉSULTATS I BALI (IDN, WTA, dur, 157 000 /, 8-14 septembre). – Finale : Schnyder (SUI) b. Paszek (AUT) 6-3, 6-0. I ORLÉANS (Challenger ATP, indoor, 106 500 /, 8-14 septembre). – Finale : Mahut b. C. Rochus (BEL) 5-7, 6-1, 7-6. BOB SINCLAR Produit par Live Nation Global Touring *(0,34/mn) >>> le meilleur reste a venir >>> FNAC - CARREFOUR - AUCHAN - VIRGIN - E-LECLERC - GÉANT PAGE 18 LUNDI 15 SEPTEMBRE 2008 Bleu Rouge Noir Jaune Rouge Classement ATP : 17e. Meilleur classement : 13e (août 2008). Palmarès : 5 titres (Marseille et Bucarest 2007 ; Indianapolis, Casablanca et Bucarest 2008) ; 1 finale (Valence 2006). Saison 2008 (40 victoires-20 défaites) : vainqueur à Indianapolis, à Casablanca et à Bucarest ; demi-finaliste à Rotterdam et à Toronto, quart-finaliste à Marseille et à Nottingham ; 3e tour à l’Open d’Australie, à Wimbledon et à l’US Open ; 1er tour à Roland-Garros. Les têtes de série et les Français(es) engagé(e)s cette semaine. I COUPE DAVIS (FIT, demi-finales, 19-21 septembre). – ArgentineRussie (Buenos Aires, terre battue). ARGENTINE : Nalbandian, Del Potro, Calleri, Cañas ; RUSSIE : Davydenko, An dree v, Turs unov , Kunits yn. Espagne - États-Unis (Madrid, terre battue). ESPAGNE : Nadal, Ferrer, Verdasco, Lopez. ÉTATS-UNIS : Roddick, Querrey, M. et B. Bryan. I TOKYO (JAP, WTA, dur, contrôle de la situation. Un premier break obtenu à 2-1, tout de suite effacé par l’Espagnole, fut suivi d’un deuxième, décisif celui-là, à 3-3. Elle boucla cette manche 6-3 sur deux aces. Bleu Rouge Dotation : 370 000 euros Simple. Finale : Simon b. Moya (ESP) 6-3, 6-4 Double. Finale : Devilder-Mathieu b. Fyrstenberg-Matkowski (POL) 7-6 (7-4), 6-7 (9-11), 22-20. AGENDA Gilles SIMON correspondance spéciale Jaune Bleu Jaune sion. » C’est la décompression qui est à l’ordre du jour avec cette coupure de deux semaines (reprise à Metz le 29 septembre). « Ne rien faire pendant une bonne semaine et reprendre ensuite en douceur, confirme-t-il. J’en ai besoin. Même si je suis rarement blessé, j’ai quand même, comme tout le monde, pas mal de douleurs à gérer. » Il attribue cette immunité aux grandes blessures à « un ensemble de choses dont la façon de jouer, l’entretien physique et bien sûr la chance. » Il est loin le temps du Gillou qui fuyait le kiné après les matches. « Trois titres en une année, c’est exceptionnel pour un Français, note Thierry Tulasne qui est l’un des quatre autres Tricolores à avoir réussi cet exploit. C’est le fruit de beaucoup d’investissement. Et notamment de la FFT qui m’a détaché auprès de Gilles. Merci au DTN Patrice Dominguez d’y avoir cru et de nous avoir don- Pour la quatrième fois en cinq ans, la Russie remporte la Fed Cup. Noir Noir Adoubé par le maître, alors numéro 1 mondial, Simon avait fait définitivement sa rentrée dans le gotha des potentiels tops 10. Un statut que son élimination par Del Potro au troisième tour à Flushing Meadows n’avait pas remis en question. Avec ce revers relatif, le Masters s’éloignait. « Je ne vais pas me polariser là-dessus, reprend l’intéressé quand on l’amène sur le chemin de Shanghai. Ce n’était pas un objectif du début de saison. Je n’ai aucune raison de me mettre la pres- 5 Kuznetsova fait le métier 19 CYCLISME Bleu Rouge Noir Jaune ! TOUR D’ESPAGNE (14e étape) Contador ne laisse rien RÉSULTATS Le maillot amarillo s’est de nouveau imposé. En deux étapes dans les Asturies, il a fait basculer la Vuelta. FUENTES DE INVIERNO – de notre envoyé spécial IL N’A PAS PU S’EN EMPÊCHER. Au lendemain de sa démonstration sur les vilaines pentes de l’Angliru, Alberto Contador a remis ça pour transformer sa traversée des Asturies en triomphe impérial. Mais, autant samedi l’Espagnol avait prémédité son coup pour édifier un succès de prestige dans un lieu mythique, qui le classait parmi les grimpeurs racés au sein desquels il aime à se ranger, autant hier il n’avait pas prévu son coup. « Vu les écarts déjà faits au classement général, on n’avait pas besoin d’attaquer, l’objectif était de gérer la journée sans faire d’efforts, c’est pourquoi on a laissé partir l’échappée », racontait Alain Gallopin, le directeur sportif d’Astana. Oui, mais voilà. Les hommes de Caisse d’Épargne avaient cravaché dur pour préparer le terrain à Alejandro Valverde, à la recherche lui aussi d’un succès d’estime montagneux après sa belle prestation de la veille. Sous leur action, la fugue de onze hommes sortis dès les premières bornes, où s’étaient faufilés Sylvain Chavanel et Damiano Cunego, expirait dans les premières rampes de la montée finale. Et c’est en peloton groupé que les « favoris » (ou plutôt Contador et les prétendants à la deuxième place) entamaient les treize kilomètres qui menaient à Fuentes de Invierno, une station de ski la première fois visitée par la Vuelta. Contador, qui avaient tenu bon. Les deux coureurs d’Astana ne prenaient pas un relais et juste avant la flamme rouge, après avoir demandé la permission à ses directeurs sportifs, Contador plaçait une accélération terrible qui manquait d’enrhumer Mosquera. Comme la veille, il franchissait la ligne en héros solitaire, bras levés, mimant un pistolero sans peur mais pas sans reproche. Car dans un coin de l’aire d’arrivée, le directeur sportif de Xacobeo ne décolérait pas sur l’attitude guère élégante du leader d’Astana. « Ici, les petits ne peuvent pas gagner, fulminait-il. Ezequiel a attaqué, roulé, puis Contador vient lui prendre (sic) la victoire. » Quelques minutes plus tard, Mosquera avouait : « J’aurais espéré un peu de compassion de la part des deux coureurs d’Astana et qu’ils m’auraient laissé gagner l’étape ». Gallopin défendait son coureur : « On n’avait aucune raison de faire un cadeau à Mosquera. Il reste une semaine de course, tout ce qu’Alberto peut prendre pour distancer ses rivaux est bon à prendre. » À l’issue de cette seconde étape dans les Asturies, il venait en effet d’ajouter deux secondes d’écart sur Leipheimer, quatre sur Mosquera et vingt sur Sastre – sans compter les bonifications – à son crédit général et son maillot amarillo brillait plus fort que jamais. « Je comprends qu’Ezequiel soit un peu déçu mais j’étais très bien dans la dernière partie de l’étape, alors j’ai décidé de saisir l’opportunité. J’avais envie de faire plaisir à tous ces fans », insistait Contador à sa descente du podium, sous les vivats impressionnants d’un fan club déchaîné. Non loin de là, David Moncoutié s’apprêtait à enfiler un nouveau mail- lot grenat de meilleur grimpeur. Déjà vainqueur d’étape dans les Pyrénées, à Pla de Beret, le coureur de Cofidis avait franchi la ligne en cinquième position, devant Sastre (tandis que Gadret terminait 10e) et voyait la vie en rose. « Les jambes étaient un peu dures après la journée d’hier, souriait-il, mais j’avais de bonnes sensations. Je me suis donné à fond dans la montée finale pour le maillot. » Il va pouvoir penser à autre chose. Après le retrait de Davide Rebellin (en prévision des Mondiaux de Varèse), le voilà catapulté au neuvième rang au classement général. JOSÉ BARROSO CLASSEMENTS Moncoutié dans le top 10 Le premier, Carlos Sastre défiait les intentions pacifistes des Astana : le leader de CSC tentait une timide attaque à six kilomètres du but. Une chiquenaude inoffensive qu’exploitait aussitôt Ezequiel Mosquera. Le grimpeur de Xacobeo rappelait comment il avait pu terminer cinquième de la Vuelta l’an dernier : à cheval sur son guidon, gueule ouverte, il s’arrachait et provoquait la rupture. Juste après la banderole des quatre kilomètres, il décrochait Valverde, épaules rentrées, puis deux cents mètres plus loin Sastre, qui paraissait s’enfoncer dans sa selle. Mosquera croyait filer vers la victoire. C’était sans compter sur Leipheimer et de notre envoyé spécial DE RETOUR VERS LE PODIUM, Stéphane Goubert croise Christophe Moreau, qui lui glisse au passage un petit mot gentil : « Ça s’approche... » Oui, mais à trente-huit ans et après quinze ans de métier, Stéphane Goubert se doutait bien que la partie serait hier un peu trop difficile. « Je m’étais déjà mis à 300 % pour revenir sur Sacchi, avouait-il pour commenter ce final très serré. Et quand j’ai vu Visconti rentrer sur moi, je me suis dit : “dommage”. » Ce n’est donc pas encore cette fois-ci que Goubert a levé les bras, lui dont le niveau n’est pas du tout reflété par son palmarès, qui reste obstinément vierge. La faute à un petit manque de percussion. Deuxième, mais le grimpeur de Montpellier ne désarme pas : « C’était un peu dur en août après le Tour de l’Ain (3e) parce que j’avais beaucoup enchaîné depuis les Quatre Jours de Dunkerque (début mai). J’étais fatigué et je me suis un peu étonné aujourd’hui. » Du coup, il serait bien partant pour une sélection pour le Mondial (28 septembre à Varèse), mais il n’y croit pas tellement. « Je n’ai pas de nouvelles, donc je suppose que ce n’est pas d’actualité, dit-il, alors qu’il s’était classé 8e de la Clasica San Sebastian. Frédéric Moncassin (le sélectionneur) a peut-être cru que je ne n’étais pas motivé parce que je n’allais pas à la Vuelta mais je ne peux pas faire deux grands Tours tous les ans. » Sous le soleil du Nord, il n’est pas passé loin, hier, mais c’était difficilement jouable au sprint face à Visconti. Avec un autre Italien, Fabio Sacchi, ils avaient tous les trois résisté de justesse au retour de quelques-uns de leurs anciens compagnons au sein d’un groupe d’une trentaine qui s’était dégagé à 70 kilomètres de l’arrivée. Parmi eux, plusieurs jeunes Français des équipes continentales comme Jérémy Galland (4e) et Morgan Chedhomme (7e) à Auber 93, Jean-Marc Bideau et Bastien Delrot dans l’équipe de Roubaix, très motivée alors que Florian Vachon (20e) réglait le gros peloton pour confirmer sa victoire de jeudi dans la kermesse belge d’Izegem. À la sortie, Visconti a logiquement concrétisé la supériorité des Quick Step pour remporter sa première victoire de l’année et sa première aussi à l’étranger. Pour autant, le champion d’Italie 2007 (2e cette année), maillot rose pendant huit jours sur le Giro, ne s’attend guère à être appelé pour Varèse. « Dans un pays comme l’Italie, c’est très difficile d’être parmi les neuf CLASSEMENT TOUR DE GRANDE-BRETAGNE Lequatre, enfin Bakelants, pari réussi Le Belge n’a pas tremblé hier pour ramener la première victoire à son pays depuis… Johan Bruyneel en 1990. de notre envoyé spécial LA B ELGIQUE, toujours à la recherche d’un nouveau champion pour les courses à étapes, va passer l’hiver à méditer. La « faute » à Jan Bakelants, vainqueur hier du Tour de l’Avenir après avoir défendu son Maillot Jaune pendant quatre jours. Sa chevauchée victorieuse mercredi vers Carmaux n’était donc pas un feu de paille, car ce coureur de vingt-deux ans originaire de la région d’Anvers n’a jamais tremblé par la suite. Et ce, malgré le contre-la-montre de 21 kilomètres le lendemain (9e à 34’’ du vainqueur Taaramae) et l’étape de montagne avanthier dans les Pyrénées où malgré les séquelles d’une chute, il a fait mieux que se défendre. « Je ne faisais pas partie des favoris, résumait-il hier après-midi, mais je me situais tout de même au niveau des outsiders. Cette victoire est un soulagement et une énorme récompense car le Tour de l’Avenir est un vrai symbole à mes yeux. » S’exprimant dans un français presque parfait, le Flamand savait qu’il avait tout à prouver. Sa victoire dans LiègeBastogne-Liège espoirs au printemps avait été un déclic après des débuts plutôt timides dans la carrière où il n’avait jamais pu vraiment exprimer son talent. « J’avais souvent été blessé jusqu’à cette année, raconte-t-il. Mes deux premières saisons ont été difficiles à cause d’une toxoplasmose et d’un poignet cassé. J’avais même décidé de reprendre mes études car je ne PHILIPPE BOUVET GRAND PRIX DE FOURMIES (1.HC, 14 septembre). – 1. Visconti (ITA, Quick Step), les 205 km en 4 h 26’54’’ (moy. : 46,085 km/h) ; 2. Goubert (AG2R-La Mondiale) ; 3. Sacchi (ITA, Preti Mangimi) ; 4. Galland (Auber 93) ; 5. Pineau (Bouygues Telecom) ; 6. Wynants (BEL, Qst) ; 7. Chedhomme (Aub) ; 8. Hondo (ALL, Serramenti PVC) ; 9. Coutouly (Agritubel) ; 10. Dumoulin (Cofidis) ; … 12. Bideau (Roubaix-Lille Métropole) ; 15. Edaleine (Alm) ; 17. Delrot (Rlm), t.m.t. ; 18. Brard (Cof), à 18’’ ; 19. Guesdon (Française des Jeux), à 11’’ ; 20. Vachon (Rlm), à 23’’ ; 21. Chainel (Aub) ; 23. C. Pineau (Alm) ; 25. Bonsergent (Bretagne Armor Lux) ; et le peloton, m.t.. – 150 partants, 112 classés. Principaux abandons : Voeckler (Btl) ; McEwen (AUS, Silence-Lotto). TOUR DE L’AVENIR (9e et dernière étape) MIREPOIX – (Ariège) meilleurs et cette victoire arrive peutêtre un peu tard », pense-t-il. À vingtcinq ans, il revendiquerait plutôt des prérogatives renforcées sur certaines épreuves où il pourrait exprimer son punch dans les côtes. « Il y a de bonnes chances pour que je reste chez Quick Step », prévient-il alors qu’il a eu des envies de départ pour devenir un leader à part entière. Mais c’est Paolo Bettini qui s’en irait, et ça change probablement la donne, même si Visconti ne joue pas encore tout à fait dans la même cour. voyais pas d’issue dans le cyclisme. » Beaucoup dans son pays l’ont même ignoré, sa progression étant jugée bien trop lente. Le club de Beveren 2000, l’un des viviers du cyclisme amateur en Belgique, ne l’a pourtant jamais lâché et sa saison ne peut que donner raison à ses dirigeants. Ses performances au Tour des Régions Italiennes (9e), au Tour des Pyrénées (4e), au GP de Waregem (1er) et sa victoire au très difficile Circuit des Ardennes ont confirmé qu’ils tenaient là un bon numéro. « C’est seulement cette année que j’ai vraiment appris à gagner des courses et pris confiance », ajoute-t-il conscient que ce Tour de l’Avenir est le tournant de sa jeune carrière. « Je sais que le dernier Belge à l’avoir gagné, c’est Johan Bruyneel. Ça me fait bizarre. » C’était en 1990 ! Ce qu’il sait moins en revanche, c’est que depuis le Colombien Martin Ramirez en 1985, aucun coureur non lié par contrat à un groupe sportif ne s’était imposé sur cette épreuve qui fut pourtant longtemps réservée aux amateurs, avant de connaître des changements de formule permettant aux jeunes professionnels d’y avoir accès. La saison prochaine, Bakelants devrait découvrir le monde pro sous les couleurs de Topsport Vlaanderen, « à moins qu’une équipe me propose un meilleur contrat », tient-il à préciser. Hier après-midi, sur les routes ariégeoises, il a réussi à contenir ses principaux rivaux, le Portugais Costa ou encore Arnold Jeannesson, le grimpeur français, auteur samedi d’une grande performance à Guzet, et à qui il a manqué 42 secondes pour se parer de jaune. L’Américain Tejay Vangaderen, qui porte le reste de la saison les couleurs de Rabobank Continental, a profité de ce marquage pour s’imposer en solitaire. Bakelants avait déjà assuré l’essentiel avec une maîtrise digne d’un Flandrien. PHILIPPE LE GARS CLASSEMENTS e TOUR DE L’AVENIR (CN Espoirs, 5-14 septembre). – 9 et dernière étape, Seix-Mirepoix : 1. Vangaderen (USA), les 151,5 km en 3 h 25’14’’ ; 2. Kreder (HOL), à 12’’ ; 3. Caruso (ITA) ; 4. Geschke (ALL) ; 5. Busato (ITA) ; 6. Gautier (France A) ; 7. Paterski (POL) ; 8. Amador (CRC, Équipe mixte) ; 9. Docker (AUS, Mix) ; 10. Kibur (EST) ; … 16. Costa (POR) ; 17. Bakelants (BEL) ; 20. Gallopin (Fra. A) ; 32. Coppel (Fra. A) ; 34. Roux (Fra. A) ; 36. Bouet (France B) ; 42. Jeannesson (Fra. A), t.m.t. ; 53. Kadri (Fra. A), à 28’’ ; 54. Cusin (Fra. B), m.t. – 60 classés. Classement final : 1. Bakelants (BEL), en 36 h 44’59’’ ; 2. Costa (POR), à 36’’ ; 3. Jeannesson (Fra. A), à 42’’ ; 4. Coppel (Fra. A), à 1’36’’ ; 5. Amador (CRC, Mix), à 1’57’’ ; 6. Wyss (SUI), à 2’6’’ ; 7. Pantano (COL, Mix), à 2’25’’ ; 8. Vangaderen (USA), à 3’13’’ ; 9. Caruso (ITA), à 3’59’’ ; 10. Stetina (USA), à 4’22’’ ; 11. Koren (SLV), à 5’14’’ ; 14. Roux (Fra. A), à 6’31’’ ; 17. Taaramae (EST), à 8’5’’ ; 19. Gautier (Fra. A), à 9’32’’ ; 24. Bouet (Fra. B), à 15’9’’ ; 29. Kadri (Fra. A), à 25’24’’ ; 36. Gallopin (Fra. A), à 34’29’’ ; 50. Cusin (Fra. B), à 57’30’’. Coupe des Nations Espoirs (classement final) : 1. Portugal, 120 points ; 2. Italie, 94 ; 3. France, 80. GEOFFROY LEQUATRE a débloqué son compteur. Passé professionnel en 2002 au Crédit Agricole Espoirs (il a ensuite couru au Crédit Agricole, puis chez Cofidis, avant de rejoindre cette saison Agritubel), l’Orléanais, qui possède une jolie petite pointe de vitesse, avait jusque-là toujours échoué, même si une décision de l’UCI devrait lui attribuer la quatrième étape du Circuit de la Sarthe 2008, le vainqueur Richeze ayant subi ce jour-là un contrôle positif. Souvent stoppé par des chutes, dont la principale en 2005 à Hambourg, qui l’avait laissé avec de multiples fractures faciales, Lequatre, vingt-sept ans, a défendu son maillot pendant trois jours. Tenante du titre avec Romain Feillu, l’équipe Agritubel a bien contrôlé, remportant une étape avec Émilien-Benoît Bergès, lequel s’emparait du maillot de leader avant de le céder à Lequatre. « Les gars ont été à la guerre tous les jours, expliquait le directeur sportif Emmanuel Hubert. Ça s’est joué à la pédale et je suis heureux que ça tombe sur “Geo”. Il a changé sa façon de courir, il est plus patient et il a pris conscience de ses qualités. » Lequatre devrait être ré co m p en sé d e s a ré g u la ri t é aujourd’hui puisqu’il doit figurer dans la liste des neuf sélectionnés pour le Mondial de Varèse. CLASSEMENTS TOUR DE GRANDE-BRETAGNE (2.1, 7-14 septembre). – 8e et dernière étape, Blackpool-Liverpool : 1. Petacchi (ITA, LPR), les 110 km en 2 h 19’25’’ ; 2. Dean (NZL, Garmin) ; 3. Hunter (AFS, Barloworld) ; ... 11. Feillu (Agritubel) ; 22. Lequatre (Agr), t.m.t. Classement final : 1. Lequatre (Agritubel), en 27 h 21’49’’; 2. Cummings (GBR, Barloworld), à 5’’ ; 3. Stannard (GBR, équipe nationale), à 14’’; … 9. Bergès (Agr), à 40’’ ; 34. Feillu (Agr), à 16’21’’ ; 45. Bichot (Agr), à 21’49’’ ; 69. Vogondy (Agr), à 35’3’’. LUNDI 15 SEPTEMBRE 2008 L’Académie Albatros du Paris Golf & Country Club Un exemple à suivre. Des résultats exceptionnels en équipe et en individuel. Venez découvrir au Paris Golf & Country Club cette école exceptionnelle par son enseignement et son encadrement. Ses installations 200 tapis dont 22 couverts et éclairés - 2800 m2 de putting green - 4.500 m2 d’approche. Un parcours de neuf trous, 2.713 m Par 35 - Trois trous d’école - Pitch and Putt de neuf trous. Son école Une pédagogie très adaptée à tous les niveaux permet aux individus et aux groupes de progresser rapidement. 25 enseignants animent cette école, qui est actuellement la 1er de France (classement FFG). Elle regroupe aujourd’hui plus de 750 enfants de 5 à 15 ans avec une section élite comprenant un sport étude. CONTACTS : 01 47 71 39 22 [email protected] PAGE 19 Bleu Rouge Noir Jaune Rouge FOURMIES – (Nord) Bleu Le doyen du peloton français, trente-huit ans, est passé près de sa première victoire mais l’Italien a été plus rapide. Jaune Rouge Jaune Goubert tombe sur Visconti I TOURNANT DIRECTEUR SPORTIF DE COFIDIS. – Arnaud Tournant, qui effectue en ce moment sa tournée d’adieux après sa fin de carrière aux JO (il a remporté samedi le keirin sur le vélodrome d’Issoudun face à Mickael Bourgain et au régional Kevin Sireau), a annoncé qu’il devenait directeur sportif du groupe piste de Cofidis. Benoît Vêtu en demeure l’entraîneur. Baptême pour le Nordiste, la première manche de la Coupe du monde à Manchester (31 octobre-2 novembre). I STEEGMANS À HELLEMMES. – Le Belge Gert Steegmans (Quick-Step) est la tête d’affiche, ce soir, du critérium d’Hellemmes, dans la banlieue de Lille (départ à 18 h 45). Le dernier vainqueur d’étape sur les Champs-Élysées y retrouve le champion de France Nicolas Vogondy, Florent Brard, Christophe Moreau et Stéphane Augé. – A. R. Noir Bleu Noir FUENTES DE INVIERNO (Espagne), HIER. – Alberto Contador est bien l’homme fort de la Vuelta. Et il n’y a désormais plus guère que son coéquipier américain Levi Leipheimer pour lui contester la victoire, dimanche prochain à Madrid. (Photo Felix Ordonez/Reuters) GP DE FOURMIES TOUR D’ESPAGNE (30 août-21 septembre). – 14e étape, Oviedo-Fuentes de Invierno : 1. Contador (ESP, Astana), les 158 km en 4 h 16’1’’ ; 2. Leipheimer (USA, Ast), à 2’’ ; 3. Mosquera (ESP, Xacobeao Galicia), à 4’’ ; 4. Gesink (HOL, Rabobank), à 20’’ ; 5. Moncoutié (Cofidis) ; 6. Sastre (ESP, CSC-Saxo Bank), t.m.t. ; 7. Bruseghin (ITA, Lampre), à 1’ ; 8. Zaugg (SUI, Gerolsteiner) ; 9. J. Rodriguez (ESP, Caisse d’Épargne) ; 10. Gadret (AG2R-La Mondiale) ; 11. Valverde (ESP, Gce), t.m.t…; 15. E. Martinez (ESP, Euskaltel), à 1’40’’; 18. Casar (Française des Jeux), à 1’59’’ ; 22. Joly (Fdj), à 2’15’’ ; 26. Klöden (ALL, Ast), à 3’10’’ ; 29. Talabardon (Crédit Agricole), à 3’32’’ ; 31. Jérôme (Bouygues Telecom), à 3’58’’ ; 41. Bonnaire (Btl), à 5’38’’ ; 44. Cunego (ITA, Lam), à 6’1’’ ; 48. Dupont (Alm), à 7’8’’ ; 49. Hinault (CA), à 7’30’’ ; 61. Sy. Chavanel (Cofidis), à 10’49’’. – 150 partants, 150 classés. Non partant : Rebellin (ITA, Gst). Classement général : 1. Contador (ESP, Astana), en 55 h 56’58’’ ; 2. Leipheimer (USA, Ast), à 1’17’’ ; 3. Sastre (ESP, CSC-Saxo Bank), à 3’41’’ ; 4. Mosquera (ESP, Xacobeo Galicia), à 4’35’’ ; 5. Gesink (HOL, Rabobank), à 5’49’’ ; 6. Valverde (ESP, Caisse d’Épargne), à 6’’ ; 7. J. Rodriguez (ESP, Gce), à 6’11’’ ; 8. E. Martinez (ESP, Euskaltel), à 8’56’’ ; 9. Moncoutié (Cofidis), à 9’32’’ ; 10. Zaugg (SUI, Gerolsteiner), à 10’1’’ ; 11. D. Moreno (ESP, Gce), à 10’36’’ ; 12. Bruseghin (ITA, Lampre), à 10’56’’ ; 13. Van Goolen (BEL, CSC), à 16’8’’ ; 14. Roche (IRL, Crédit Agricole), à 19’31’’ ; 15. Gadret (AG2R-La Mondiale), à 20’8’’ ;... 20. Casar (Française des Jeux), à 23’17’’ ; 21. Klöden (ALL, Ast), à 23’47’’; 24. Sy. Chavanel (Cof), à 27’55’’ ; 25. Cunego (ITA, Lam), à 28’12’’ ; 32. Talabardon (Crédit Agricole), à 42’20’’ ; 36. Dupont (Alm), à 46’24’’ ; 51. Joly (Fdj), à 56’54’’. AUJOURD’HUI. – 15e étape : Cudillero-Ponferrada (194 km). I TOUR DE POLOGNE (PT, 14-20 septembre). – 1re étape, c.l.m. par équipes à Varsovie : 1. CSC-Saxo Bank (DAN), les 4 km en 4’6’’ ; 2. Liquigas (ITA), à 3’’ ; 3. Caisse d’Épargne (ESP), à 4’’ ; 4. Rabobank (HOL), à 6’’ ; 5. Lampre (ITA), m.t. ; ... 9. Française des Jeux, à 8’’ ; 11. Cofidis, à 10’’ ; 13. Crédit Agricole, à 12’’ ; 15. Bouygues Telecom, à 13’’ ; 18. AG2R-La Mondiale, à 21’’. Classement général : 1. Bak (DAN, CSCSaxo Bank), en 4’6’’ ; 2. F. Schleck (LUX, CSC) ; 3. Cancellara (SUI, CSC) ; 4. A. Schleck (LUX, CSC) ; 5. Larsson (SUE, CSC), t.m.t. AUJOURD’HUI. – 2e étape : Plock-Olsztyn (232 km). I TOUR DU MISSOURI (2.1 [USA], 8-14 septembre). – 6e étape, Hermann St Charles : 1. Cavendish (GBR, Columbia), les 155 km en 3 h 32’25’’ ; 2. Dominguez (CUB, Toyota) ; 3. Huff (UDA, Jelly Belly) ; ... 10. Vandevelde (USA, Garmin), t.m.t. Classement général : 1. Vandevelde (USA, Garmin), en 19 h 26’20’’ ; 2. Rogers (AUS, Columbia), à 18’’ ; 3. Tuft (CAN, Symmetrics), à 48’’. AUJOURD’HUI. – 7e et dernière étape : circuit à Saint Louis (120 km). I TOUR DE NUREMBERG (1.1 [ALL], 14 septembre). – 1. Greipel (ALL, Columbia), les 143 km en 3 h 6’41’’ ; 2. Kocjan (SLV, Perutnina) ; 3. Radochla (ALL, Els Haus), t.m.t. I VTT – COUPE DU MONDE (9e et dernière manche, Schladming [AUT], 14 septembre). – HOMMES : 1. Sauser (SUI), en 1 h 57’56’’ ; 2. Hermida (ESP), à 19’’ ; 3. Alvarez (ESP), à 1’9’’ ; ... 19. Tempier, à 5’49’’ ; 25. Péraud, à 7’33’’ ; 49. Ravanel, à 12’7. Abandon : Absalon. FEMMES : 1. Wloszczowska (POL), en 1 h 26’42’’ ; 2. Kalentieva (RUS), à 37’’ ; 3. Premont (CAN), à 1’5’’ ; ... 12. Rode, à 4’58’’ ; 17. Enaux, à 8’42’’ ; 26. Krasniak, à 10’37’’. Coupe du monde 2008 (classement final) : HOMMES. 1. Absalon, 1 340 pts ; 2. Sauser (SUI), 1 195 ; 3. Hermida (ESP), 1 064 ; ... 12. Ravanel, 682 ; 13. Péraud, 576. FEMMES. 1. Premont (CAN), 1 580 pts ; 2. Pendrel (CAN), 1 243 ; 3. Fullana (ESP), 1 060 ; ... 18. Rode, 550 ; 20. Enaux, 493 ; 23. Leboucher, 405. 20 ATHLÉTISME Bleu Rouge Noir Jaune ! FINALE MONDIALE Des femmes d’honneur Par une température hivernale, ces dames ont magnifiquement bouclé l’été, à l’image de Vlasic et de Jelimo, impériales. STUTTGART – de notre envoyé spécial Nicolas HERBELOT [email protected] L’ENVERGURE ET LE CHARISME du géant jaune et vert Usain Bolt ont vampirisé la scène athlétique depuis le printemps. Mais, alors que la Fédération internationale fête les quatrevingts ans de présence des femmes au plus haut niveau (depuis les JO de 1928), ces dames ont profité de l’absence du Jamaïquain pour se faire justice, hier, lors de la deuxième journée de la Finale mondiale et donc la dernière de l’été des synthétiques. Elles ont eu d’autant plus de mérite à sortir de l’ombre qu’il leur a d’abord fallu s’extirper de conditions climatiques improbables en cette saison, par 11 oC après le glaçant crachin de la veille. Tout en huant copieusement leur maire pour la disparition très prochaine de la piste de la Mercedes-Benz Arena au profit du seul football, les vingt mille courageux fans d’athlétisme présents hier à Stuttgart lorgnaient d’ailleurs avec envie la HansSchleyer Halle, toute proche. La palme du jour revient à Blanka Vlasic, s’enveloppant dans une couverture entre deux sauts et ne retirant son bas de survêtement que pour son troisième essai à 2,01 m, franchis avec l’orgueil d’une championne hors du commun. Stuttgart lui permet de boucler une année 2008 chargée de vingtquatre concours, tous à 2 mètres ou plus, pour vingt-deux victoires et deux terribles échecs, pour l’or olympique à Pékin et pour le jackpot de la Golden League à Bruxelles. Cruel. Deux autres drôles de dames ont dégusté leur plat de vengeance très froid ce week-end. Déjà lauréates respectives des 200 m (en 22’’50) et 5 000 m samedi, Sanya Richards (athlète féminine de l’année en 2006) et Meseret Defar (qui lui avait succédé l’an passé) en ont repris une ration sur 400 m et 3 000 m hier. L’Éthiopienne (3e du 5 000 m à Pékin) a profité de l’absence de sa compatriote et rivale la plus intime la double médaillée d’or olympique Tirunesh Dibaba pour mettre un peu de baume sur ses plaies à l’âme. L’Américaine (également 3e du 400 m en Chine) s’est, elle, fait une joie de régler la Britannique Christine Ohuruogu sans coup fléchir sur le tour de piste. En 10’’94, Fraser défie le freezer « C’était beaucoup plus important pour moi de remporter le 400 m que le 200 m, convenait Richards. Mais bon, tout est relatif, la course qu’il fallait remporter cet été, c’était à Pékin, et c’est Christine, qui répond toujours présent lors des grands Championnats, qui l’a gagnée. Moi, je la voulais tellement que j’ai voulu trop bien faire. C’est très dur à digérer mais, maintenant, je pense déjà à Berlin l’an prochain. » De fait, il est plus facile de se projeter vers demain quand on veut oublier hier. Pamela Jelimo n’en est pas là. L’athlète de Kapsabet (ville d’origine entre autres de Wilson Kipketer jadis), inconnue au début de l’année, a écrasé le 800 m féminin cet été alors qu’elle découvrait à peine la distance. Invaincue en quinze courses en 2008, séries comprises, elle a couru hier à sa main dans un remarquable chrono, 1’56’’23, qui demeurera pourtant son moins bon en Europe cette saison. Une semaine après avoir empoché le million de dollars de la Golden League, Jelimo doit maintenant réfléchir à la suite. On lui promet le plus vieux record du monde de l’athlétisme, celui de Jarmila Kratochvilova (1’53’’28 en 1983), elle s’interroge sur sa fortune. « Elle a beaucoup d’idées, mais elle n’a pris encore aucune décision car il faut qu’elle soit très précautionneuse dans ses investissements », explique son manager, Marc Corstjens. Nul doute qu’au pays, où le champion olympique du marathon Samuel Wanjiru vient d’être cambriolé, les vautours tournent. En l’absence de lièvres sur le demifond, Jelimo a dû abandonner, hier, la performance du jour à une sprinteuse, une autre inconnue il y a encore un an. En 2007, Shelly-Ann Fraser avait plafonné à 11’’31 sur 100 m. Cet été, le petit bolide au gabarit insignifiant (1,60 m pour 52 kg) a apporté l’une des pierres les plus étranges à l’édifice doré de la DÉCASTAR Kravchenko et Fountain s’imposent MALGRÉ UNE MÉTÉO CLÉMENTE, le Décastar de Talence n’a pas donné lieu à des performances record. Sans doute que les corps des spécialistes des épreuves combinées sont aussi au bout du rouleau, comme celui de Natalya Dobrynska, la championne olympique de l’heptathlon, seulement troisième. En tête à l’issue de la première journée, le Jamaïquain Maurice Smith et la Britannique Kelly Sotherton n’ont pu contrer les retours du Biélorusse Andreï Kravtchenko, déjà vainqueur l’an passé, et de l’Américaine Hyleas Fountain, médaillée d’argent à Pékin. Côté français, Romain Barras termine troisième après avoir frôlé la catastrophe au disque avec ses deux premiers essais nuls. Pour se remettre dans le sens de la marche, l’athlète entraîné par Jean-Yves Cochand a ensuite égalé son record personnel à la perche (5,05 m). Présent à Talence, Ladji Doucouré, qui fut champion d’Europe juniors du décathlon en 2001, a évoqué une participation à ce rendez-vous en « 2009 ou 2010 ». « Cela me démange toujours de ne pas pouvoir le faire, a-t-il déclaré. Cela fait plus de trente ans que le Décastar existe, tous les grands champions sont passés par là, même ceux qui ne faisaient pas du décathlon, comme Jean Galfione (en 1996). J’espère faire partie de ces personnes-là. » RÉSULTATS RÉSULTATS HOMMES. Décathlon : 1. Kravchenko (BLR), 8 312 pts ; 2. Smith (JAM), 8 220 ; 3. R. Barras, 8 172. FEMMES. Heptathlon : 1. Fountain (USA), 6 473 pts ; 2. Sotherton (GBR), 6 439 ; 3. Dobrynska (UKR), 6 429 ; ... 8. Collonvillé. Des amis pour la vue L’APRÈS Sur la piste, les athlètes déficients visuels et leur guide ne forment plus qu’un. La réussite passe par cette osmose. MATCH ILS COURENT PRESQUE comme des frères siamois. Quand l’un attaque du pied droit, l’autre pose son pied gauche. Mêmes appuis, même foulée, même rythme. Comme si l’image d’un athlète en pleine course se reflétait dans un miroir d’un bout à l’autre de la piste. Les sportifs déficients visuels et leur guide forment des couples étonnants, liés par une fine corde, parfaitement synchronisés. « On se connaît depuis dix ans », explique Aladji Ba, totalement aveugle depuis l’âge de cinq ans suite à un cancer de la rétine. Son guide, Denis Augé, s’entraîne avec lui de six à huit fois par semaine, peaufinant les moindres détails de leur coordination. « Le plus difficile, c’est la synchronisation. Quand j’ai rencontré Denis, je n’étais pas encore très fort techniquement, il a fallu travailler environ un an pour être bien en phase. » « Il faut s’adapter à la foulée de l’athlète, précise Denis Augé, agent de la RATP de profession, guide d’Aladji par passion. Il faut avoir les mêmes appuis au même moment, côte à côte. Au début, c’était pas évident, car on a une grande différence de taille. Ça m’a obligé à réduire ma foulée, et lui a dû MARDI augmenter la sienne. Et le guide doit aussi donner la meilleure trajectoire possible, c’est très important. » « L’athlète est maître du bateau, mais c’est le guide qui peut choisir de relancer ou pas. C’est comme si chacun faisait sa course de son côté, et que les deux courses individuelles se croisaient », explique Aladji Ba. Entre les deux hommes, une cordelette sert de courroie de transmission. Ba décode : « C’est la position du bras et de la corde qui fait tout. Si la corde se tend, je me rapproche de Denis. Pour les virages, je sens son épaule contre la mienne, et je sais qu’il faut virer. Les seules informations qui passent par la voix, c’est lorsqu’on peut rattraper quelqu’un, ou qu’on risque de se faire dépasser. » Dans ces cas-là, un « allez » bien senti, voire un petit coup de bras vers l’avant suffisent à faire passer le message. « Il doit franchir la ligne avant moi, avec au moins trois centièmes d’avance. Aux Championnats d’Europe 2005, je le jette sur la ligne, et on gagne grâce à ça ! », se souvient Augé. Parfois, la machine s’enraye : athlète pas en forme, guide sur les rotules, le moindre grain de sable peut perturber cette harmonie. « À Paris en 2003, au Stade de France, devant 70 000 spectateurs... », commence Denis Augé. « C’était drôle et pathétique à la fois !, s’exclame Aladji Ba, sans laisser à son guide le temps de raconter l’histoire. Je n’étais pas bien du tout, ce jour-là. On prend un départ correct, mais les 120 derniers mètres furent probablement les plus longs de ma vie. On était tellement mal qu’on a fini complètement désynchronisés. Franchement, on ne pouvait pas faire pire. » « En 2005, je sortais de blessure, parvient à raconter Denis Augé. Au premier tour, ça allait, mais en demi-finales, je n’en pouvais plus ! Pour moi, ça a été très dur. Ça peut arriver malgré notre différence de niveau. » Deux athlètes de haut niveau Car être guide signifie aussi se plier aux contraintes du haut niveau. Quand l’athlète progresse, le guide doit s’améliorer aussi, pour garder une meilleure performance. Dans le cas d’Aladji et de Denis, l’écart entre leur meilleur chrono respectif sur 400 m est de deux secondes. Denis Augé a un niveau national, et le statut d’athlète de haut niveau grâce à son rôle dans les courses de Ba. « Quand on gagne, pour moi, c’est “on” gagne. Les gens oublient un peu que pour en arriver là, je n’ai pas couru tout seul. Mais pour les statistiques, c’est moi qui ai gagné. Ils considèrent qu’on peut courir avec n’importe qui », regrette Aladji Ba. « S’il y a des problèmes de dernière minute, l’organisateur d’une course peut effectivement fournir un guide, précise Augé. Mais c’est un peu limite, une heure d’échauffement avant la course ne suffit pas pour s’adapter l’un à l’autre. » Dans le cas d’Aladji Ba et de Denis Augé, qui sillonnent les pistes internationales ensemble depuis 2002, la communion va bien au-delà des stades. « On partage plein de choses en dehors de l’athlétisme », affirme Aladji. Des moments de vie en compétition, mais aussi en vacances pour les deux compères dont la complicité va bien au-delà du sport. Et pour le guide, le lien est devenu tellement fort que c’est presque lui qui se sentirait un peu perdu sans Aladji. « Maintenant, j’ai du mal à courir seul. Quand je le fais, j’ai l’impression qu’il me manque quelque chose. » SÉVERINE BARDON Le Fur en argent contente PAS ENCORE VINGT ANS, et deux médailles d’argent pour les premiers Jeux de Marie-Amélie Le Fur. Après le saut en longueur, c’est sur 100 m que l’étudiante en STAPS a décroché son deuxième podium, à un tout petit centième de la plus haute marche (13’’73 contre 13’’72 à l’Américaine Holmes). La jeune femme, amputée d’un tibia suite à un accident de scooter en 2004, confirme son début de carrière prometteur chez les seniors. Championne du monde juniors de sprint sur 100 et 200 m, elle avait déjà réalisé de belles performances aux Mondiaux 2006, décrochant un triplé argenté sur 100 m, 200 m et longueur. – Sév. B. DEMAIN EN VENTE Et retrouvez chaque vendredi, L’AVANT-MATCH, avec la présentation de tous les matches du week-end. PÉKIN, STADE OLYMPIQUE, HIER. – Licenciée à Tours, Marie-Amélie Le Fur (à gauche), qui fêtera ses vingt ans le 26 septembre, a remporté hier sur 100 m, sa deuxième médaille d’argent pékinoise. (Photo Eugene Hoshiko/AP) PAGE 20 LES MÉDAILLES FRANÇAISES D’HIER Florence Gravellier et Arlette Racineux, bronze en tennis, double (la finale du double hommes a été interrompue puis reportée d’une journée en raison d’un orage). Julien Casoli, Pierre Fairbank, Alain Fuss et Denis Lemeunier, bronze en athlétisme, 4 × 400 m (fauteuil). Marie-Amélie Le Fur, argent en athlétisme, 100 m. Assia el-Hannouni, argent en athlétisme, 1 500 m. Laurent François, argent en escrime, fleuret. Olivier Donval et John Saccomandi, bronze en cyclisme, tandem sur route. Fabrice Meunier, argent en tir à l’arc, tir classique debout. 13 France 7 20 12 39 LUNDI 15 SEPTEMBRE 2008 Bleu Rouge Noir Jaune Rouge JEUX PARALYMPIQUES Bleu STUTTGART (Allemagne), MERCEDES-BENZ ARENA, HIER. – Blanka Vlasic a bravé la fraîcheur souabe pour terminer la saison sur une victoire, une nouvelle fois à plus de 2 m. (Photo Jean-Pierre Durand) I TAHRI RESPECTE MEKHISSI. – Bouabdellah Tahri, critiqué pour son mutisme par Mahiedine Mekhissi-Benabbad, a précisé hier qu’il « respectait » le vice-champion olympique surprise du 3 000 m steeple. « C’est un athlète de volonté et de talent. C’est le leader du demi-fond français. Je n’ai rien à lui reprocher, mais je n’ai pas d’atomes crochus avec lui. Il apporte quelque chose de nouveau dans la discipline. C’est dommage qu’on lui salisse sa médaille olympique. » Tahri, cinquième aux Jeux, fait référence aux doutes qui ont accompagné la deuxième place de son cadet à Pékin. Jaune Jaune Rouge FEMMES J 100 m (+ 0,3 m/s) : 1. Fraser (JAM), 10’’94 ; 2. K. Stewart (JAM), 11’’06 ; 3. Hooker (USA), 11’’06. J 400 m : 1. S. Richards (USA), 50’’41 ; 2. Ohuruogu (GBR), 50’’83 ; 3. N. Williams (JAM), 51’’30. J 800 m : 1. P. Jelimo (KEN), 1’56’’23 ; 2. J. Jepkosgei (KEN), 1’58’’41 ; 3. Okoro (GBR), 1’58’’64. J 3 000 m : 1. Defar (ETH), 8’43’’60 ; 2. V. Cheruiyot (KEN), 8’44’’64 ; 3. J. Kiptoo (KEN), 8’47’’65. J 400 m haies : 1. M. Walker (JAM), 54’’06 ; 2. Rabtcheniouk (UKR), 54’’92 ; 3. T. Williams (USA), 55’’16. J Hauteur : 1. Vlasic (CRO), 2,01 m ; 2. Chicherova (RUS), 1,99 m ; 3. Hellebaut (BEL), 1,97 m. J Triple saut : 1. Pyatykh (RUS), 14,78 m (+ 0,6 m/s) ; 2. Lebedeva (RUS), 14,63 m (+ 0,6 m/s) ; 3. Sestak (SLO), 14,63 m (+ 0,4 m/s). J Poids : 1. Vili (NZL), 19,69 m ; 2. Kleinert (ALL), 19,42 m ; 3. Gonzales (CUB), 18,55 m. J Disque : J 1. Barrios (CUB), 64,88 m ; 2. Grasu (ROU), 62,48 m ; 3. Brown-Trafton (USA), 62,23 m. Noir Bleu Noir HOMMES J 200 m (– 0,1 m/s) : 1. Buckland (MAE), 20’’57 ; 2. Hession (IRL), 20’’58 ; 3. Christian (ANT), 20’’61. J 1 500 m : 1. H. Keitany (KEN), 3’37’’92 ; 2. A. Kiprop (KEN), 3’37’’93 ; 3. Willis (NZL), 3’38’’22. J 5 000 m : 1. E. Soi (KEN), 13’22’’81 ; 2. M. Kipsiro (OUG), 13’23’’02 ; 3. M. Kogo (KEN), 13’23’’37. J 110 m haies (– 1,3 m/s) : 1. Oliver (USA), 13’’22 ; 2. Svoboda (RTC), 13’’33 ; 3. R. Wilson (USA), 13’’54. J 3 000 m steeple : 1. P.K. Koech (KEN), 8’5’’35 ; 2. E. Kemboi (KEN), 8’15’’32 ; 3. R. Mateelong (KEN), 8’16’’05 ; … 7. Tahri, 8’18’’28. J Longueur : 1. Lapierre (AUS), 8,14 m (+ 0,6 m/s) ; 2. Al-Sabee (ARS), 8,13 m (+ 1 m/s) ; 3. Al-Khuwalidi (ARS), 8,04 m (+ 0,7 m/s). J Perche : 1. Miles (USA), 5,80 m ; 2. Walker (USA), 5,70 m ; 3. Mazuryk (UKR), 5,60 m. J Javelot : 1. Vasilevskis (LET), 86,65 m ; 2. Thorkildsen (NOR), 83,77 m ; 3. Pitkämäki (FIN), 81,64 m. J Marteau : 1. Kosmus (SLO), 79,99 m ; 2. Pars (HON), 79,37 m ; 3. Murofushi (JAP), 78,99 m. Jamaïque, portant son record à 10’’78 en finale des Jeux. Hier, Fraser a confirmé dans le freezer, en 10’’94 par 11 oC ! On se demande, vingtquatre heures après les 9’’87 mouillées de Powell, quelques minutes après la victoire de son autre partenaire d’entraînement, la championne olympique Melaine Walker sur 400 m haies, ce qui coule de si chaud dans les veines des élèves du coach Stephen Francis. – N. H. 21 MOTO Bleu Rouge Noir Jaune ! MOTOGP – GRAND PRIX D’INDIANAPOLIS Un ouragan nommé Rossi Dans des conditions dantesques, le pilote Yamaha a signé une victoire qui le rapproche de son huitième sacre mondial. INDIANAPOLIS – (USA) de notre envoyé spécial POLE-POSITION, meilleur tour en course et victoire, Valentino Rossi n’a laissé aucune miette à ses adversaires hier, dans un Grand Prix d’Indianapolis de folie qui restera dans toutes les mémoires. Jusqu’à la dernière minute, la course fut d’ailleurs tout près d’être annulée tant les conditions de piste étaient devenues épouvantables. Un déluge s’abattit sur l’ovale d’Indy peu avant le départ, mais il en aurait fallu plus pour décourager les dix-neuf héros du MotoGP. Et ce n’était rien en comparaison de ce qu’ils allaient essuyer peu après la mi-course. À ce moment-là, Valentino Rossi avait déjà raflé les commandes de la course à Nicky Hayden, le local hero. Derrière eux, c’était la débandade, Casey Stoner avait rendu les armes peu après le feu vert, n’offrant qu’une faible résistance à Rossi. Dans un brouillard d’eau, le champion du monde en titre, qui allait finalement se classer quatrième, vit s’éloigner devant lui ses derniers et minces espoirs de conserver sa couronne. Mais pour Rossi, devancer le pilote Ducati ne suffisait pas car il voulait mettre du panache à son succès. Agostini effacé des tablettes Sans relâcher son effort et dans un grand numéro de funambule, il fondit sur son compatriote Andrea Dovizioso, puis s’attacha ensuite à régler son compte à Nicky Hayden. Prenant le temps d’étudier son rival tout en maintenant sur lui la pression, il n’eut besoin que d’une seule attaque pour prendre le meilleur sur l’ancien champion du monde. Elle fut tranchante, imparable et l’Américain, soutenu par son public, tenta de résister pour la forme, mais il ne put rien faire face à l’ouragan Rossi imperméable aux conditions météo devenues dantesques. Une véritable tempête s’abattit en effet sur le circuit, des bourrasques de vent commencèrent à tout emporter, tentes, parapluies, chapeaux, panneaux, la pluie redoubla de violence au point que la direction de course prit la sage décision d’arrêter les frais à huit tours de la fin. « Je suis très heureux, car cette victoire je la voulais et je suis vraiment allé la chercher. Les conditions de course étaient très difficiles et la moto fut très dure à contrôler, je me suis d’ailleurs fait deux ou trois chaleurs. Dans ces conditions, ce fut une grande victoire et elle est surtout très importante dans l’optique du titre mondial », confia le prodige italien juste après sa descente du podium où il était monté entouré de Nicky Hayden, son dauphin, et de Jorge Lorenzo, troisième, qui conclut sa saison en trombe. Avec ce soixante-neuvième succès dans la catégorie phare, Valentino Rossi entre définitivement dans la légende puisqu’il efface des tablettes son prestigieux compatriote Giacomo Agostini. Et cette septième victoire de la saison lui offre quasiment son huitième titre mondial, un sacre qui devrait avoir lieu dès le prochain Grand Prix du Japon, le 28 septembre à Motegi. RÉSULTATS J MOTOGP. – 1. Rossi (ITA, Yamaha), les 20 tours en 37’20’’095 (moy. : 135,508 km/h) ; 2. Hayden (USA, Honda), à 5’’972 ; 3. Lorenzo (ESP, Yamaha), à 7’’858 ; 4. Stoner (AUS, Ducati), à 28’’162 ; 5. Dovizioso (ITA, Honda), à 28’’824 ; 6. Spies (USA, Suzuki), à 29’’645 ; 7. Guintoli (Ducati), à 36’’223 ; 8. Pedrosa (ESP, Honda), à 37’’258 ; 9. Vermeulen (AUS, Suzuki), à 38’’442 ; 10. De Angelis (SAN, Honda), à 42’’437 ; 11. West (AUS, Kawasaki), à 47’’179 ; 12. Elias (ESP, Ducati), à 55’’962 ; 13. De Puniet (Honda), à 57’’366 ; 14. Hopkins (USA, Kawasaki), à 58’’353 ; 15. Edwards (USA, Yamaha), à 1’00’’613 ; 16. Capirossi (ITA, Suzuki), à 1’5’’620 ; 17. Nakano (JAP, Honda), à 1’5’’854 ; 18. Toseland (GBR, Yamaha), à 1’7’’968 ; 19. Melandri (ITA, Ducati), à 1’21’’023. Championnat du monde (après 14 GP) : 1. Rossi, 287 pts ; 2. Stoner, 200 ; 3. Pedrosa, 193 ; 4. Lorenzo, 156 ; 5. Dovizioso, 129 ; 6. Vermeulen, 117 ; 7. Edwards, 109 ; 8. Hayden, 104 ; 9. Nakano, 87 ; 10. Elias, 86 ; 11. Capi- rossi, 86 ; 12. Toseland, 85 ; 13. Guintoli, 56 ; 14. De Angelis, 55 ; 15. Melandri, 48 ; 16. De Puniet, 43 ; 17. Hopkins, 41 ; 18. West, 41 ; 19. Spies, 20 ; 20. Hacking, 5 ; 21. Okada, 2. J 250 CM3. – Course annulée en raison d’une pluie trop abondante. J 125 CM3. – 1. Terol (ESP, Aprilia), les 16 tours en 29’51’’350 (moy. : 135,563 km/h) ; 2. Espargaro (ESP, Derbi), à 1’’708 ; 3. Bradl (ALL, Aprilia), à 3’’984 ; 4. Redding (GBR, Aprilia), à 4’’277 ; 5. Cortese (ALL, Aprilia), à 4’’413 ; 6. Marquez (ESP, KTM), à 4’’454 ; 7. Corsi (ITA, Aprilia), à 6’’261 ; … 10. Di Meglio (Derbi), à 12’’251 ; 14. Talmacsi (HON, Aprilia), à 24’’651 ; 16. Cluzel (Loncin), à 35’’432 ; 26. Masbou (Loncin), à 1’21’’880 ; 28. Carrillo (Honda), à 1’22’’159, etc. Championnat du monde (après 13 GP). – 1. Di Meglio, 192 pts ; 2. Corsi, 167 ; 3. Talmacsi, 149 ; … 32. Masbou, 1. Prochaine épreuve : Japon (Motegi), le 28 septembre. I GP 125 : DI MEGLIO DÉÇU. – Dixième hier, Mike Di Meglio était déçu de sa course. Après son prometteur deuxième temps des essais, le leader du Championnat 125 visait au moins le podium à Indianapolis. Mais, alors qu’il figurait dans le groupe de tête, le moteur de son Aprilia donna des signes inquiétants de faiblesse. Pour corser le tout, un gros souci avec sa poignée de gaz l’obligea à couper son effort. « Dommage, c’est une course ratée alors que je pouvais prendre de gros points, confia-t-il. Mon moteur ne fonctionnait pas et alors que je figurais dans la paquet de tête, ma poignée de gaz est restée bloquée à fond dans un virage. J’ai pris tout de suite l’embrayage pour éviter de chuter et j’ai tapé sur la poignée pour la débloquer. Dans l’affaire, j’ai perdu une bonne poignée de secondes et le contact avec le groupe. Mais bon, il reste encore quatre courses et je suis toujours en tête du Championnat. » Mike compte en effet encore 25 points d’avance sur son principal rival pour le titre, l’Italien Simone Corsi, septième d’un Grand Prix stoppé avant son terme en raison de la pluie. PIERRE-HENRI POTHERAT I ROSSI A DIT NON. – Quand la direction de course sortit le drapeau rouge pour interrompre la course à huit tours du but, Rossi fut encore le premier à monter au créneau pour empêcher le GP de reprendre pour accomplir les derniers tours réglementaires. Il fut soutenu dans sa démarche auprès de Carmelo Ezpeleta, le patron de la Dorna, par Casey Stoner son grand rival au titre mondial. INDIANAPOLIS (États-Unis), HIER. – En s’imposant sous le déluge dans le premier Grand Prix d’Indianapolis de l’histoire, Valentino Rossi est quasiment assuré de coiffer une huitième couronne mondiale. (Photo A.J. Mast/AP) I CROSS : CHAMPIONS SANS SURPRISE. – Tyla Rattray (KTM 250) et David Philippaerts (Yamaha 450) ont logiquement décroché à Faenza (Italie) leur premier titre mondial. Désireux néanmoins d’assurer leur sacre, les deux pilotes ont respectivement laissé la victoire du jour à Tommy Searle en MX 2 et Max Nagl en MX 1. Retardé par une chute en première manche et un départ exécrable en seconde, Nicolas Aubin (Yamaha 250) a, de son côté, assuré sa troisième place au mondial MX 2, tandis qu’en MX 1 Sébastien Pourcel a abandonné dans les deux manches alors qu’il avait été une fois encore le plus rapide aux essais. – P. H. ENDURANCE – BOL D’OR Suzuki intouchable Kawasaki et Yamaha au tapis On a pourtant cru qu’un beau duel entre la « Suz » no 1 et la Kawasaki allait contenter les insomniaques. Rapides, dans le bon rythme, les Verts sont restés longtemps au contact, à moins d’un tour. Avant trente minutes fatales de 23 h 30 à minuit. Les trois pilotes Nigon, Silva et Mazuecos allaient chuter chacun leur tour, laissant les deux Suzuki s’installer définitivement aux commandes. « C’est un problème récurrent, constatait le boss Christian Bourgeois, stigmatisant le pilotage. Le matériel est performant, la moto tourne comme une horloge, ça ne peut pas continuer comme ça. Il faudra prendre des mesures au niveau des BFGoodrich Rallye IRC des Asturies pilotes. » Pour l’instant, seul le Français Erwan Nigon semble intouchable. Mais si la « Kawa » est tombée la première fois, ce n’était pas dû à une erreur de pilotage mais bien à une confusion au niveau des pneus pluie et intermédiaires avant et arrière, donc à une erreur technique… Le tenant du titre, la Yamaha du GMT 94 (Gimbert-Checa-Plater), autre prétendant sérieux à la victoire, ne pourra, lui, même pas accuser le ciel pour expliquer sa 6e place. Enfin, pas tout à fait. Ce fut d’abord une question de malchance (radiateur percé par un petit caillou) avant d’être une histoire de météo (deux chutes sur piste humide en fin de nuit). On ne peut pas dire que ces incidents aient attristé Matthieu Lagrive. « J’ai entendu que le GMT allait nous casser les c… parce qu’il est en Superbike, balançait-il assez énervé. Les gens parlent trop et feraient mieux de bosser dans leur coin. » Un vainqueur n’est pas toujours content. VINCENT GARCIA RÉSULTATS 1. Philippe-Lagrive-Da Costa (Suzuki-SERT no 1), 747 tours en 24 heures ; 2. Costes-Dietrich-Four (Suzuki-SERT no 2), à 6 tours ; 3. Jerman-Martin-Giabbani (SLV, AUS, Yamaha-Austria Racing Team), à 9 tr ; 4. Silva-Mazuecos-Nigon (ESP, ESP, Kawasaki-Team France), à 14 tr ; 5. Gowland-Teuchert-Cudlin (GBR, ALL, AUS, Yamaha-Phase One Endurance), à 15 tr ; 6. Gimbert-Checa-Plater (ESP, GBR, Yamaha-GMT 94), à 16 tr, etc. – 36 classés. Championnat du monde d’Endurance (après 5 épreuves) : 1. Philippe-Lagrive-Da Costa, 109 points ; 2. Jerman-Martin-Giabbani, 65 ; 3. Costes-Dietrich-Four, 63 ; 4. Silva-MazuecosNigon, 57, etc. Victoire en Espagne BATEAUX ! TROPHÉE CLAIREFONTAINE Valence est bien en Suisse pour les pneumatiques BFGoodrich ! L’Helvète Luc Dubois a remporté le Trophée des champions devant un Charbonnier percutant et un Peyron inconstant. de notre envoyé spécial C’EST UN FAIT AVÉRÉ : sur le plan d’eau de Valence, il y a de fortes chances que ce soit un bateau flanqué du pavillon rouge à croix blanche qui s’impose. Ce fut le cas par le passé en Class America, avec en particulier la victoire d’Alinghi sur Team-New-Zealand lors de la Coupe de l’America 2007 ; ce le fut de nouveau hier avec celle du Suisse Luc Dubois et de ses deux équipiers-compatriotes (PierreYves Jorand et Yves Detrey) au terme du Trophée des champions. Deuxièmes samedi à 3 points du leader d’alors, Loïck Peyron, les Helvètes ont été de loin les plus brillants au cours des trois ultimes régates. Comme à l’accoutumée dans cette compétition, la victoire finale s’est jouée lors de la dernière manche. Inconstant dès le début de journée, Peyron s’était fait rattraper au général, non seulement par Dubois mais aussi par le médaillé olympique de Pékin, Nicolas Charbonnier, ces trois skippers pouvant du coup rafler le gros lot. Le départ de l’ultime run fut déterminant. Peyron, enfermé en milieu de peloton, ne parvenait pas à s’en extraire alors que Dubois jaillissait en tête avec Charbonnier derrière. Et si les Suisses réussissaient une manche impeccable, coupant la ligne en faciles vainqueurs, les Français se faisaient peu à peu remonter, perdant toute chance de gagner l’épreuve dès leur première participation. « Cela a été serré jusqu’au bout et c’est une vraie délivrance de gagner ainsi, s’exclamait Dubois aux anges. Et finalement le plus dangereux a été Charbonnier, très régulier. S’il revient un jour dans ce Trophée, il sera dur à battre ! » « On a bien régaté, c’est l’essentiel, répondait le jeune médaillé de bronze en 470. On s’est appliqués à naviguer simplement et cela a payé même en ayant découvert la régate sur I CAP ISTANBUL : EN ROUTE VERS LA SARDAIGNE. – Les vingt-neuf solitaires ont pris le départ hier à la mi-journée de la première étape de la Cap Istanbul, entre Nice et Cagliari, en Sardaigne (370 milles). Gildas Mahé (Le Comptoir-Immobilier), en tête à l’issue du parcours côtier, fut le plus prompt à quitter les Alpes-Maritimes. La flotte des Figaro Bénéteau se préparait à vivre une étape technique le long des côtes de la Corse. Route directe ou option ouest, les jeux étaient ouverts. Un schéma tactique compliqué qui ne devrait pas déplaire à Nicolas Troussel (Financo), vainqueur de la Solitaire du Figaro 2008. – D. P. cata à cette occasion. » Fataliste, Peyron accusait le coup sans rancune, plus heureux de s’être bien amusé que déçu de ne pas avoir ajouté une huitième victoire au Clairefontaine. Plus malchanceuse était Claire Leroy. Victime d’un chavirage lors de la première régate dominicale, la double championne du monde de match-racing était transportée à l’hôpital, son tibia ayant violemment percuté la bôme lors de la cabriole. Heureusement, la fracture suspectée n’était qu’un énorme hématome qui ne devrait pas éloigner longtemps des bateaux la jeune femme. *Prenez le contrôle - MRM Worldwide - Crédit photos Dppi VALENCE – (ESP) PHILIPPE JOUBIN CLASSEMENT Classement général : 1. Dubois (SUI), 60 pts ; 2. Charbonnier, 55 ; 3. Peyron, 55 ; 4. Dick, 46 ; 5. Baird (USA), 40 ; 6. Desjoyeaux, 39 ; 7. León (ESP), 36 ; 8. Leroy, 17. I ROUTE DES ÎLES : DERUELLE ET SOUBEN COURONNÉS. – Ultime manche de la saison comptant pour le Championnat de France des équipages, la Route des Îles a été remportée samedi à Porquerolles par Dimitri Deruelle. Le skipper d’Elcimaï - Ville-de-Marseille a devancé Ronan Dréano (Nouvelle-Calédonie) et Daniel Souben (Courrier-Dunkerque). Le titre de champion de France est toutefois revenu à l’équipage dunkerquois de Souben, lauréat du Tour de France à la voile en juillet dernier devant... Deruelle et Dréano. LUNDI 15 SEPTEMBRE 2008 PAGE 21 Bleu Rouge Noir Jaune Rouge POUR LE SUSPENSE, on repassera. Ce 72e Bol d’Or n’aura duré « que » huit heures et demie. Le temps pour Suzuki, sept victoires depuis huit ans, de s’installer en tête pour ne plus être rejoint. Si on était méchants, on dirait même qu’il n’a duré qu’une heure jusqu’à ce que la SERT no 1 de PhilippeLagrive-Da Costa prenne les commandes. Ça ne serait pas tout à fait juste pour la concurrence. Mais ça ne serait pas non plus rendre hommage au travail du Suzuki Endurance Racing Team qui, après les 24 Heures du Mans, s’est offert un nouveau doublé dans la Nièvre pour coiffer un quatrième titre mondial avant même le dernier rendez-vous de Doha en novembre prochain. « Vous croyez que c’est facile ?, s’emportait gentiment Dominique Méliand, le patron du team, après avoir célébré la victoire comme si c’était la première. Je claque des doigts et on gagne ? Non, c’est une somme de boulot considérable avec une équipe motivée et compétente. Il ne faut jamais rien laissé passer. » Au terme d’un week-end sans accroc, ce fut le soulagement. Surtout pour Julien Da Costa, victime de chutes ici l’année dernière et également au Mans : « J’avais envie de tout arrêter. Là, je suis heureux. On a bien géré en pre- nant zéro risque. » D’autres, sous la pluie, en ont trop pris. Dans la Nièvre, elle a joué son rôle d’arbitre. Entre les premières gouttes vers 20 heures samedi et la franche averse jusqu’au milieu de la nuit, l’hécatombe a bien eu lieu. Bleu Rouge Jaune de notre envoyé spécial Jaune MAGNY-COURS – Noir Bleu Noir Comme aux 24 Heures du Mans, l’écurie nippone a réalisé le doublé à Magny-Cours. Sans être inquiétée. 22 AUTOMOBILE Bleu Rouge Noir Jaune ! FORMULE 1 – GRAND PRIX D’ITALIE Eclipse de stars Les quatre prétendants au titre mondial n’ont guère eu l’occasion de briller lors de ce Grand Prix. Hamilton : « Limiter les dégâts » « J’AI FAIT UNE BONNE COURSE et je remontais le peloton à vitesse grand V lorsque la piste était trempée. Si la pluie avait continué, je suis à GP d’Italie 7e peu près certain que j’aurais pu Championnat gagner en étant parti de la quinzième points position. Mais dès que le tracé a Avant Monza : 1 séché, mes pneus ont surchauffé et je pts t Après Monza me suis retrouvé sous la menace de Webber. Mais bon… Aujourd’hui Tendan (hier), il s’agissait avant tout de limiStable ter les dégâts et je quitte Monza avec deux points, tout en conservant la première place du Championnat. Enfin, je tiens à féliciter Sebastian Vettel pour sa première victoire. Je sais quelle saveur cela a ! » Lewis HAMILTON Massa : « Content malgré tout » « JE PARS 6e, JE FINIS 6e… et pourtant je dois m’avouer content malgré tout car le résultat aurait pu être pire. Je finis devant Hamilton et Kimi (RäikköGP d’Italie 6e nen). J’arrive même à prendre un point Championnat sur mon concurrent direct au Championpoints nat. Dans des conditions normales, je Avant Monza : 2 pense que j’aurais pu être sur le podium. Lors de mon premier relais, j’étais vraipts t Après Monza : ment gêné parce que je n’avais pas Tendan d’adhérence. Et puis il y a eu cet incident avec Rosberg, dans lequel je perds Stable quelques secondes car l’équipe m’a dit de lui rendre sa position après que je l’ai dépassé. C’est probablement le moment décisif de la course car à la suite de mon premier arrêt, je me suis retrouvé dans le trafic. Ensuite, lorsque Hamilton est revenu derrière moi, je ne voyais rien. Mes rétroviseurs étaient recouverts de buée, de saleté. C’est mon ingénieur qui, par la radio, me tenait informé en temps réel des écarts. Finalement, Hamilton a lâché un peu. J’ai alors essayé d’attaquer Heidfeld mais, plutôt que de prendre des risques inutiles, j’ai préféré ramener sagement la voiture jusqu’à l’arrivée. Pour la suite du Championnat, tout reste ouvert, nous verrons à Singapour, la prochaine course, sur un nouveau circuit. » Felipe MASSA MONZA (Italie), HIER. – Avec des pneus pluie en piteux état mais sur une piste qui s’asséchait en fin de course, Felipe Massa a pu contenir derrière lui Lewis Hamilton pour lui reprendre un point au classement du Championnat des pilotes. (Photo Stéphane Mantey) 3+272 &25%,6 RÉACTION G Fernando ALONSO (Renault, 4e) : « Je suis très content, c’est un très bon résultat pour nous alors que, sur le papier, Monza était sans nul doute l’épreuve que nous redoutions le plus ! Nous marquons les cinq points qui nous manquaient au Championnat (pour revenir à égalité avec Toyota au classement des constructeurs), ce qui est une réelle satisfaction et une véritable source de motivation pour la fin de saison. Je suis maintenant curieux de voir ce qui nous attend à Singapour. » I GP 2 : LA DER POUR VALSECCHI. – L’Italien Valsecchi a conclu sa saison en beauté, sur une victoire. Victime d’un spectaculaire accident en Turquie et plus récemment en Belgique, le pilote Durango a signé hier son seul succès de l’année, devant Rodriguez et Grosjean. Pantano, le champion 2008, s’est classé cinquième. LE MANS SERIES – 1 000 M DE SILVERSTONE Audi rafle tout ! Une victoire et les deux titres : les R 10 TDI ont profité des égarements de Peugeot lors de la dernière course de la saison. 80% SILVERSTONE – (ANG) de notre envoyé spécial DU CARACTÈRE LE COMPTEUR s’est arrêté sur dix. Dix victoires en dix courses LMS pour les 908 HDi depuis le début de 2007, dont quatre cette saison face à Audi. Car, hier, Peugeot s’est pris les pieds dans le tapis. Arrivés en Angleterre avec deux points d’avance au Championnat des pilotes, Minassian-Gené l’ont perdu au profit de PrématRockenfeller. Les deux jeunes d’Audi n’ont pas remporté la moindre épreuve mais marqué partout. À celui des constructeurs, en dépit d’une marge de six points, Peugeot a sombré aussi. « En arrivant ici, on n’espérait pas que tout ça se réaliserait, admettait Wolfgang Ullrich, directeur d’Audi Sport. Mais nos voitures étaient plus proches de Peugeot que d’habitude et je n’ai rien vu d’antisportif dans les incidents qui ont impliqué nos pilotes. » McNish-Capello, les futurs vainqueurs, s’étaient tous deux frottés aux 908 HDi : juste après le départ pour McNish, ce qui provoquait une sortie de piste retardant Minassian ; au 54e tour pour Capello, Sarrazin entreprenant de le doubler pour reprendre la tête. Ce contact à haute vitesse les lançait en tête à queue jusqu’à heurter le mur. Ils purent repartir mais si l’Audi s’en tira avec une crevaison et 45’’ au stand, la Peugeot, suspension et hydraulique touchées, perdit 26’36’’ dans son garage et se classa à la 19e place. « J’allais plus vite que 20% BON CARACTÈRE PAGE 22 Capello, je l’ai passé, j’avais une petite longueur d’avance mais quand j’ai braqué, il m’a tapé, affirmait Sarrazin. Il l’a fait exprès, ce n’est pas possible autrement. On pourra dire que j’aurais dû attendre mais c’était une manœuvre facile, pas “banzaï” du tout. » Malheureusement pour Peugeot, quand la numéro 8 fut ainsi frappée, la numéro 7 n’était déjà plus là. Car si Sarrazin s’était fait embarquer au restart après une neutralisation, celle-ci avait justement été provoquée par le gros accident de Minassian, dû à un contact avec une Porsche GT 2. « Il y avait un trou entre deux voitures, je me suis engouffré mais ça s’est rétréci au dernier moment et je me suis mis la faute sur le dos, avouait celui, qui, avec Gené, allait laisser filer le titre des pilotes. Le résultat final risque d’être difficile à vivre... » Il le fut car si l’Audi de PrématRockenfeller connut au 174e tour un problème de suspension arrière, les 7’43’’ alors passées au stand ne les firent chuter qu’à une 4e place amplement suffisante pour être titrés. « On a bien appris cette année et on finit premiers au Championnat. Avec ça, rigolait Prémat, même si on n’a pas gagné de course, comment ne pas être contents ? » DIDIER BRAILLON CLASSEMENT 1. McNish-Capello (GBR-ITA, Audi R 10 TDI), les 195 tours en 5 h 40’24’’862 (moy. : 176,696 km/h) ; 2. Mücke-Charouz (ALL-RTC, Charouz Lola-Aston Martin), à 2 trs ; 3. Boullion-Dumas (Pescarolo-Judd), à 4 trs ; 4. Prémat-Rockenfeller (ALL, Audi R 10 TDI), à 4 trs ; 5. Verstappen-Van Merksteijn (HOL, Porsche RS Spyder), à 4 trs (1er LM P 2) ; etc. Championnats. – Pilotes : 1. PrématRockenfeller, 35 pts ; 2. Minassian-Gené, 32 ; 3. McNish-Capello, 27 ; 4. SarrazinLamy, 21 ; etc. Constructeurs : 1. Audi, 62 pts ; 2. Peugeot, 53 ; etc. I RALLYE-RAID : LE PAX RALLY POUR PETERHANSEL. – Si Al-Attiyah a remporté la cinquième et dernière étape du Pax Rally, Peterhansel a été le grand vainqueur du jour. Sixième de cette ultime journée, le pilote Mitsubishi a profité de l’annulation du premier tronçon de la dernière spéciale puis d’une erreur de Sainz pour combler l’écart le séparant de l’Espagnol (31’’) et le devancer finalement au général de 16’’. Luc Alphand complétait le podium. En moto, le Portugais Faria s’est à nouveau imposé et a gagné haut la main l’épreuve devant Despres. AUTOS. – Classement final : 1. Peterhansel-Cottret (Mitsubishi), 10 h 54’14’’ ; 2. Sainz-Périn (ESP, VW), à 16’’ ; 3. Alphand-Picard (Mitsubishi), à 1’21’’ ; 4. De Villiers-Von Zitzewitz (AFS, ALL, VW), à 2’42’’ ; 5. Al-Attiyah - Thorner (QAT, SUE, BMW), à 5’41’’ ; MOTOS. – Classement final : 1. Faria (POR, Honda), 12 h 16’39’’ ; 2. Despres (KTM), à 6’5’’ ; 3. Coma (ESP, KTM), à 7’52’’ ; … 6. Casteu (KTM) ; etc. LUNDI 15 SEPTEMBRE 2008 Bleu Rouge Noir Jaune Rouge « CE FUT un Grand Prix vraiment frustrant, après des qualifiGP d’Italie 9e cations déjà frusChampionnat trantes. Ma voipoints t u r e é t a i t Avant Monza : 4e avec vraiment très difpts t Après Mo ficile à conduire en début de Tendan course, j’avais A la ba beaucoup de difficulté à monter mes pneumatiques en température. Je manquais totalement d’adhérence. Je ne pouvais rien faire, juste rester sur la piste en espérant que cela allait s’arranger. Et, miraculeusement, sur la fin, quand la piste a commencé à s’assécher, cela s’est amélioré et ma monoplace est même devenue très facile et très efficace. C’est dommage car il était trop tard pour espérer marquer des points. Il va falloir comprendre ce qu’il se passe afin que, pour le futur, nous sachions avoir une voiture compétitive dans ces conditions durant toute la course. Concernant le Championnat, la situation est encore plus difficile maintenant, mais je vais continuer à faire de mon mieux, comme d’habitude. » Kimi RÄIKKÖNEN Bleu Rouge « C’EST UN RÉSULTAT positif vu ce qui s’était passé pendant les GP d’Italie 3e qualifications. Championnat L’avantage de partir onzième, c’est e points q u e l ’ o n p e u t Avant Monza : 3 avec adapter la stratépts t Après Monza : gie aux conditions Tenda de course. Je crois que nous avons À la ha adopté la bonne. Au départ, la visibilité était vraiment très mauvaise. Lorsque la voiture de sécurité a libéré la piste, j’ai passé Nick (Heidfeld) à la première chicane sans même le voir ! C’est seulement quand j’ai freiné que je me suis aperçu que j’étais devant lui et non plus derrière. C’était très dangereux. Ensuite, j’ai pris un bon rythme, mais au bout d’un moment je me suis retrouvé en difficulté avec mes pneus qui avaient souffert, tellement la voiture était chargée en essence. J’ai malgré tout prolongé au maximum ce relais et nous avons eu un peu de chance car je me suis arrêté au moment idéal pour chausser des pneus intermédiaires. Puis j’ai tranquillement géré ma position et je suis très heureux de finir une nouvelle fois sur le podium ici. Je suis aussi très content pour l’équipe Toro Rosso. Ils ont fait du bon boulot et ils méritent cette victoire. » Robert KUBICA Jaune Bleu Jaune Räikkönen :« Encore plus difficile » Noir Noir 100% Kubica :« Je suis très heureux » 23 AUTOMOBILE Bleu Rouge Noir Jaune ! FORMULE 1 – GRAND PRIX D’ITALIE « Nous pouvons être fiers » SEBASTIAN VETTEL a connu un week-end extraordinaire et n’a pas manqué de saluer le travail de sa petite équipe. Devenu le plus jeune poleman de la F 1 la veille, Sebastian Vettel est depuis hier le plus jeune vainqueur deGrand Prixdans l’histoire. Àvingt et un ans et soixante-quatorze jours ! Le pilote allemand était d’autant plus heureux qu’il offrait son premier succès à l’autre Scuderia, pas Ferrari mais Toro Rosso, anciennement Minardi. MONZA – de notre envoyée spéciale « APRÈS VOTRE PREMIÈRE pole, vous gagnez votre premier Grand Prix. Que ressentez-vous ? – C’est incroyable. Je n’ai eu aucun problème de toute la course : la voiture, la stratégie, tout a fonctionné. Nous avons tout contrôlé du début à la fin. Et puis, il y a eu ce tour, le dernier, pour rejoindre le parc fermé et le podium… C’est inoubliable. Bien mieux que ce que je ne pouvais imaginer. Encore une fois, je tiens à remercier tous les gens de cette équipe. Ils ont fait un boulot remarquable. Qui aurait pu penser cela au début de la saison ? Nous partions de si loin. C’est super, fantastique. Les mots me manquent. – À quoi pensiez-vous lors des derniers tours ? Était-ce facile de rester concentré, de ne pas penser à cette victoire ? – Parfois, j’y pensais. Je voyais ce “P 1” sur mon tableau de bord. Et je me disais : “Merde ! Si je vais jusqu’à l’arrivée, je peux gagner.” Et puis, parfois, je faisais tout pour rester concentré. Je pensais à préserver ma voiture mais surtout à ne pas sortir de la route. C’était extrêmement glissant. Une trajectoire, sur le sec, s’était dessinée et si tu en sortais d’un demi mètre, tu pouvais sortir. J’essayais d’oublier. – Décrivez-nous votre dernier tour. – Cela restera mon plus beau tour à Monza, certainement pas le plus rapide, le plus lent même, mais le plus fantastique. Je ne l’oublierai jamais. Je voyais les gens crier, les commissaires de piste applaudir, et puis mon équipe. Là, j’étais vraiment content. Mais comme durant toute la course, j’avais discuté par radio avec mon ingénieur pour me tenir informé sur les écarts avec Heikki (Kovalainen), avec Hamilton, sur les débris dans le dernier tour… je ne savais plus quoi dire. J’ai attendu qu’il m’appelle. Et là, j’étais très calme, j’ai remercié chacun. « Nous sommes une grande équipe – C’est une journée historique : depuis 1957, l’hymne italien n’avait jusqu’alors retenti que pour des victoires de Ferrari ! – Je pense que cela dit tout. C’est une journée unique pour l’équipe. C’est tellement amusant de travailler dans cette écurie. Même si cela a été difficile l’an passé. Mais je remercie Franz Tost, Gerhard Berger et toute l’équipe. Ils m’ont fait confiance en me donnant un volant. Depuis, j’ai vu la grille de départ sous tous ses angles, et je peux vous dire : c’est difficile quand on part de loin de se battre. Parce que tu peux finir quinzième sans que personne ne le remarque, alors que tu as fait un super job. Mais tu peux être content et marcher dans le paddock en étant fier de toi et de ton équipe. Maintenant, nous pouvons être fiers de nous et célébrer notre victoire. Ce matin (hier), tout le monde était très motivé. Quand je suis monté dans la voiture, ils m’ont dit : “Tu les détruis, tu fonces comme un diable.” On a montré ce qu’on peut faire. Sûr que comparé à McLaren, Ferrari ou BMW, nous n’avons pas la même puissance. Nous sommes cent soixante à Faenza et je suis l’un d’eux. Nous sommes une grande équipe et j’en suis content. Et certains vont se coucher très tard ou très tôt, mais ils pourront s’endormir en pensant qu’ils sont des vainqueurs. – Êtes-vous sûr finalement de vouloir les quitter pour Red Bull l’an prochain ? Et comment allez-vous vivre avec la pression maintenant, notamment lorsque l’on vous compare avec Michael Schumacher ? – Premièrement, il faut que vous réalisiez ce que Schumacher a fait. Essayer une comparaison est un peu ridicule… Parmi nous, seul Fernando Alonso s’en rapproche. Je suis au début de ma carrière, inutile de comparer. C’est probablement l’un des meilleurs pilotes de l’histoire, et je suis fier car je le connais. C’est un homme bien. Quant à mon futur, pas d’inquiétude, je serai chez Red Bull, ce qui est loin d’être une régression. La pression, je l’ai déjà connue dans le passé. Et je ne vais pas arriver à Singapour en superstar ou en héros, en pensant que je vais rééditer ce résultat. D’où je viens, j’ai suffisamment de bon sens pour réaliser ce qu’il s’est passé aujourd’hui. Si on peut se battre encore pour des points, ce sera bien. » CAROLE CAPITAINE La folle journée de Toro Rosso De la grille de départ jusqu’à la fiesta de l’arrivée, la « petite Scuderia » a vécu un dimanche de gloire. MONZA – de notre envoyé spécial de notre envoyé spécial 35% 35 % Avant le Grand Pri Prixx d'Italie d Ita 55% 55 % Aprés le Grand Prix d'Itaalie << Comme à Valence et à Spa, Sébastien a été ici extrêmement rapide et doué. Ses performances ont été presque aussi impressionnantes que celles de Vettel. Aujourd'hui, ça se présente bien. >> (Dieter Mateschitz, grand patron de Red Bull). Une écurie en progrès FERNANDO ALONSO (Renault) comme Robert Kubica (BMW) n’hésitent pas : pour eux, Toro Rosso est actuellement la troisième équipe la plus rapide du plateau. Sixième au classement du Championnat des constructeurs, la petite écurie de Faenza – 160 personnes – devance d’ailleurs sa grande sœur Red Bull, et c’est elle qui vient d’apporter à Dietrich Mateschitz, le propriétaire de la maison mère, son premier succès en F 1. Comment en est-on arrivé là ? Fondée sur les bases de l’ex-Scuderia Minardi, l’écurie de Vettel et Bourdais, qui court toujours sous licence italienne, a bien évolué. Renforcée notamment par l’arrivée de Franz Tost et Gerhard Berger à la direction sportive ou, plus récemment, de l’ingénieur Giorgio Ascanelli, ex-Ferrari, McLaren et Benetton, Toro Rosso bénéficie du soutien de Red Bull Technology. Elle reçoit ainsi les plans des monoplaces qu’Adrian Newey, autre référence dans la discipline, a conçu pour « l’équipe première » Red Bull. À elle ensuite de fabriquer et de régler ses machines, dotées non pas d’un bloc Renault comme les Red Bull mais d’un Ferrari, probablement plus puissant que le moteur français. Autant dire que la Toro Rosso n’a rien d’une ex-Minardi ou d’une Force India ! L’équipe n’a reçu sa monoplace 2008, la STR 3, qu’au GP de Monaco. Pas facile de partir avec un tel retard sur les autres mais, depuis, aux mains de Vettel puis de Bourdais, la Toro Rosso n’a cessé de progresser. – C. Cap. (ALL) 21 ans, né le 3 juillet 1987 à Heppenheim (Allemagne). Débuts en F 1 : GP des États-Unis 2007 (BMW Sauber). Grands Prix disputés : 22. Écuries : BMW Sauber (États-Unis 2007) ; Toro Rosso (depuis Hongrie 2007). 1 victoire : Italie 2008. 1 pole-position : Italie 2008. Championnat 2008 (après Monza) : 9e avec 23 points. 1995-2002 : karting. 2003 : 2e Formule BMW-Adac. 2004 : 1er Formule BMW-Adac. 2005 : 5e en F 3 Euro Series (meilleur débutant). 2006 : 2e en F 3 Euro Series. 2007 : pilote essayeur BMW Sauber. Titularisé pour le GP des États-Unis. Engagé par Toro Rosso à partir du GP de Hongrie. 2008 : F 1 avec Toro Rosso. EN DIRECT DU PADDOCK FERRARI Sixième sur la grille quand Hamilton occupait la uinzième place, Massa n’a pas su profiter de l’occasion qui se présentait. Au Championnat, il n’a repris qu’un seul point au pilote McLaren, toujours leader. Räikkönen, assez transparent, termine neuvième. « Dans des conditions comme celleslà, notre voiture n’est pas assez rapide », commentait la Scuderia. Inquiétant pour Ferrari, car ce n’était sans doute pas la dernière course sous la pluie de la saison. McLAREN-MERCEDES Certes, Hamilton aurait pu gagner. Mais grâce à la deuxième place de Kovalainen et à la septième de l’Anglais, l’écurie anglo-germanique revient à cinq points de Ferrari. Hamilton, lui, conserve la tête du Championnat, pour un point, en attendant le ver- dict du tribunal d’appel de la FIA du 22 septembre. BMW SAUBER Comme à Spa, les deux BMW, qui aiment décidément l’eau, terminent dans les points. La palme à Kubica, onzième sur la grille, troisième à l’arrivée. Cinquième, Heidfeld fait une course solide mais termine derrière Alonso, qui pourrait lui prendre son baquet l’an prochain. RENAULT Sur le sec, Alonso craignait une déroute à la Bérézina. Sa quatrième place, décrochée grâce à une stratégie à un arrêt, est donc un cadeau tombé du ciel. Même si Piquet, dixième, ne marque pas, Renault revient à la hauteur de Toyota. WILLIAMS-TOYOTA Parti très chargé en essence, ce qui met en valeur sa qualification, Rosberg méritait le top 5. Il finit quatorzième, la faute à un mauvais choix de pneus (extrême pluie) au moment où la piste s’asséchait. Parti des stands pour avoir effectué des changements aérodynamiques, Nakajima termine douzième. Seb qui rit, Seb qui pleure. Vettel offre à l’écurie italienne, ex-Minardi, sa première victoire, décrochée à la régulière. Bourdais aurait pu le rejoindre sur le podium s’il n’avait calé sur la grille de départ. Il termine dix-huitième. RED BULL-RENAULT HONDA Troisième sur la grille, Webber se classe huitième et met en cause le trafic. Coulthard, seizième, fut en difficulté avec ses pneus et s’accrocha avec Nakajima. Et voilà Red Bull derrière Toro Rosso au Championnat ! Même la pluie n’arrange pas les affaires de Honda. Barrichello (17e) aurait peut-être pu faire mieux que Button (15e) si le pari de son équipe de lui mettre des pneus slick en fin de course avait été le bon. TOYOTA FORCE INDIA-FERRARI Obligés de passer deux fois par les stands pour adapter leurs montes pneumatiques aux conditions de course, Glock (11e) et Trulli (13e) ont raté les points espérés à la mi-course. Fisichella résista un temps à Hamilton et Räikkönen en début de course, avant de s’accrocher avec Coulthard. Aileron avant cassé, il sortait de la piste dans la ligne droite suivante. Sutil a eu tout faux dans le choix des pneus et termine dernier. TORO ROSSO-FERRARI Silence *IMS, Sell in, France, 2005/2008 COMME LA SEMAINE dernière à Spa, Sébastien Bourdais était hier soir inconsolable. Pendant que son équipe faisait la fête, le Manceau faisait la tête. Celle des mauvais jours, ceux où rien ne va. Comme en Belgique, son week-end s’est mal fini. Sa course, elle, n’a presque jamais commencé puisque, au moment où le peloton s’élançait derrière la voiture de sécurité pour le départ, la Toro Rosso no 14 restait scotchée sur le quatrième emplacement de la grille. « Je n’arrivais pas à enclencher la première, j’ai un peu paniqué et le moteur a calé, expliqua-t-il. J’ai ouvert l’embrayage pour qu’on puisse me pousser jusque dans la voie des stands, mais le bouton est resté coincé. L’équipe a un peu tergiversé et ç’a pris du temps. Quand je suis revenu en piste, je me suis rendu compte que j’avais un tour de retard. C’était pire que tout. Vu le rythme de course, la troisième place me tendait les bras. C’est douloureux, très douloureux… » Isolé dans l’hospitalité de Red Bull, le Français préférait se tenir à l’écart de la liesse qui régnait aux alentours pour fêter la victoire de son équipier. Le réconfort allait venir de ses patrons et de Vettel, venu lui donner une chaleureuse accolade, sans fanfaronner. « Ton jour viendra, nous sommes désolés pour toi mais ne t’inquiète pas, nous avons vu ce que tu étais capable de faire », lui disaient en substance Dieter Mateschitz, le grand patron de Red Bull, et Franz Tost, le directeur sportif de Toro Rosso. Dans cette période où son avenir en F 1 est en jeu, Bourdais a sûrement apprécié. « Comme à Valence et à Spa, Sébastien s’est montré extrêmement rapide et très doué. Il a été presque aussi impressionnant que Vettel et je ne vous dis pas ça parce que vous écrivez pour un journal français ! nous confiait Mateschitz. Il n’a pas eu de réussite aujourd’hui mais ça n’enlève pas le super travail qu’il fait depuis trois week-ends. » Hier encore, Bourdais signa le deuxième meilleur temps en course. Suffisant pour conserver sa place en 2009 ? « À l’heure où je vous parle, ça se présente bien pour lui car il y a un changement significatif depuis plusieurs courses, ajoutait le patron de Red Bull. S’il avait piloté comme cela depuis le début de la saison, la question de son avenir chez nous ne se poserait même pas car le fait qu’il se hisse au niveau de Vettel en qualifications parle de lui-même. » Des propos encourageants envers Sébastien Bourdais, qui dispose encore d’un Grand Prix, à Singapour, pour prouver à ses employeurs qu’il mérite de conserver sa place en 2009. – J. B. Au vu du week-end que Sébastien Bourdais a vécu à Monza, L'Equipe jauge les chances du Français de rester en F 1 en 2009 JÉRÔME BOURRET Sebastian VETTEL N°1 des Anti Ronflements Déjà plus 1,5 million d'unités vendues* Silence sponsor officiel de l'équipe de cyclisme Silence-Lotto ACL 449 146 6 Demandez conseil à votre pharmacien _SILENCE_annonce presse 5-6_v01.indd 2 LUNDI 15 SEPTEMBRE 2008 PAGE 23 29/08/08 16:53:22 Bleu Rouge Noir Jaune Rouge MONZA – Quelles sont ses chances de rester en F1? Retour à l’extérieur, pour la photo de famille, comme la veille. Certains ébauchent les festivités à venir. « On va sûrement aller à l’usine demain (aujourd’hui) sans avoir trop dormi, raconte le trublion de l’équipe. Ce ne sera pas notre première nuit blanche, sauf que, d’habitude, c’est pour bosser qu’on ne dort pas ! » Vettel, porté en triomphe par les siens, vole. Histoire que le gamin reste encore un peu sur son nuage. Bleu En panne sur la grille de départ, le Français a terminé avant-dernier. Mais ses patrons voulaient retenir le positif. À l’étage, sur la terrasse des bureaux des ingénieurs, l’équipe technique de Vettel se fait prendre en photo avec le trophée du vainqueur. « Comment on a réussi ça ? On était les meilleurs, c’est tout ! On ne sera peut-être pas les plus forts demain, mais nous l’étions aujourd’hui grâce à Vettel, encore rien vu ! » Vettel fonce dans les bureaux des ingénieurs. Embrasse tout le monde. Puis, dans une cohue indescriptible, toute l’équipe se rue vers l’Energy Station. Heike, la maman du pilote, fond en larmes à la vue de son fils et entraîne avec elle tous ceux qui jusque-là avaient contenu leur émotion. Le papa, les hôtesses et même les plus gaillards des mécanos craquent. Sans retenue. Derrière eux, le reste de l’équipe chante, encore et toujours. Jaune Rouge Jaune Bourdais touché mais pas coulé Theissen : « On n’a encore rien vu ! » notre Schumacher, analyse un mécanicien. Jamais je n’aurais cru vivre cela dans une si petite équipe. Moi, si je me lève le matin pour aller à l’usine, c’est par passion, pas pour la gloire. » Fernando Alonso arrive. Il vient féliciter ceux qui étaient ses mécaniciens du temps de Minardi et reçoit en échange une chanson. Gerhard Berger, aspergé par le vainqueur sur le podium, empeste le champagne. « Vettel est hallucinant ! Il en gagnera d’autres. Et des titres aussi ! » Giorgio Ascanelli, le directeur technique, un ancien de Ferrari et McLaren, savoure. « Nous avons montré qu’un des plus petits budgets de la F 1 pouvait s’imposer sur le circuit le plus rapide du monde ! » Sébastien Bourdais fait une apparition. Furtive et discrète. « Je suis content pour eux mais, là, je suis incapable de partager leur joie », glisse-til avant d’aller se réfugier dans l’hospitalité Red Bull, l’Energy Station. À l’étage, l’état-major de la marque autrichienne est attablé autour du grand patron, Dieter Mateschitz, et d’une coupe de champagne. À 16 h 50, après plus d’une heure d’interviews, Sebastian Vettel fait enfin son retour parmi les siens. Sur ses talons, Mario Theissen, celui qui l’a laissé partir de BMW en fin de saison dernière : « C’est incroyable ce qu’il a fait ! Et je crois qu’on n’a Noir Bleu Noir HEUREUX COMME un gamin. Normal, c’en est un. Alors, sur le promontoire qui accueille le podium, le désormais plus jeune vainqueur d’un Grand Prix se lâche. Hilare, le poing rageur, Sebastian Vettel a le monde à ses pieds. Son monde, celui de la F 1, unanimement enthousiaste. Sa famille, celle de Toro Rosso, incrédule. En contrebas, ses mécaniciens échangent des regards, des sourires, des éclats de rire mais peu de mots. Jusqu’à l’hymne italien, que les membres de la « petite Scuderia » entonnent avec fierté. Sur la grille de départ, une heure et demie plus tôt, ils n’avaient pas osé le faire. Ce n’était pourtant pas l’envie qui manquait. Ni l’occasion d’ailleurs, puisqu’ils étaient en pole de leur Grand Prix national, sous les yeux de leurs familles et amis. Certains, au moment de l’installation, avaient fait mine de se diriger vers le fond de grille. Par habitude. Alors, en attendant les notes du Fratelli d’Italia, la petite troupe de Toro Rosso trépi- gnait. « Samedi soir, pour me changer les idées, je suis allé voir un match de football à Milan, racontera plus tard Gabriele Vergagna, le chef mécanicien de Vettel. Mais, dès qu’on a mis le moteur en marche, ce matin dans le garage, on était tous en transe. » Alors que dire de leur état à l’arrivée ? Un joyeux bordel. Champagne sabré, bouteilles d’eau versées sur les plus excités, cris, chansons. Puis Norbert Vettel, le père du héros, accourt en brandissant une affiche de son fils arrachée dans le stand. La pose, se tape sur la tête d’incrédulité. Hilarité générale. « C’est un peu le bazar, désolé, mais nous n’avons pas l’habitude », s’excuse Franz Tost, le directeur technique. MONZA (Italie), HIER. – Le podium de Monza en vainqueur, le pilote Gerhard Berger (à gauche) connaissait. Mais ce fut, hier, la première fois qu’il y laissait éclater sa joie en tant que patron de Toro Rosso, à côté de Sébastian Vettel. (Photo Stéphane Mantey) 24 AUTOMOBILE Bleu Rouge Noir Jaune ! FORMULE 1 – GRAND PRIX D’ITALIE Lundi 15 septembre 2008 Vettel avait des ailes Plus jeune vainqueur de l’histoire, le pilote allemand a offert à Toro Rosso son premier succès en F 1. de notre envoyée spéciale Anne GIUNTINI [email protected] DÉJÀ ENTENDU. Mais jamais vu. Déjà entendu, l’enchaînement des deux hymnes nationaux, l’allemand d’abord, l’italien ensuite. Du temps de Schumi et Ferrari, on connaissait la musique. C’était si souvent la même, à l’heure du podium… Comment imaginer que la F 1 nous servirait à nouveau ces morceaux de solennité… sans Schumacher ni la Scuderia ? Et pourtant, Sebastian Vettel et Toro Rosso l’ont fait. Hier, et pas n’importe où : à Monza. Leur premier exploit commun, ils l’ont écrit et signé dans le temple de Classements GP D’ITALIE 1 Vettel (ALL, Toro Rosso-Ferrari), les 53 tours en 1 h 26’47’’494 2 Kovalainen (FIN, McLaren-Mercedes), à 12”512 3 Kubica (POL, BMW Sauber), à 20”471 4 Alonso (ESP, Renault), à 23”903 5 Heidfeld (ALL, BMW Sauber), à 27”748 6 Massa (BRE, Ferrari), à 28”816 7 Hamilton (GBR, McLaren-Mercedes), à 29”912 8 Webber (AUS, Red Bull-Renault), à 32’’048 … 18 Bourdais (Toro Rosso-Ferari), à 1 tour Le plus jeune vainqueur en GP S. Vettel 21 ans, 2 mois et 11 jours (ITA 2008) F Alonso 22 ans, F. ans et 26 j. (HON 2003) B. McLaren 22 ans, 3 m. et 12 j. (USA 1959) L Hamilton 22 ans L. ans, 5 m m. et 3 j. (CAN 2007) K. Räikkönen 23 ans, 5 m. et 6 j. (MLS 2003) MONZA (Italie), HIER. – Parti de la pole-position devant Heikki Kovalainen, Sebastian Vettel a presque mené ce Grand Prix d’Italie de bout en bout pour devenir, à vingt et un ans deux mois et onze jours, le plus jeune vainqueur de toute l’histoire de la F 1. (Photo Stéphane Mantey) Je ne pouvais rien faire, rien tenter '' LES CHIFFRES DE LA COURSE 14/ 18 GP D’ITALIE Circuit de Monza (5,793 km) Conditions météo : Pluie ppuis temps restant menaçant. Températures : (air) + 16˚ C (piste). CLASSEMENT L’engagement durable par Groupama : S'engager auprès de ses collaborateurs, clients et partenaires… s'engager vraiment et pour longtemps, c'est l'action quotidienne de Groupama. C'est aussi un état d'esprit partagé par les 37 500 collaborateurs du groupe. Si comme nous, vous pensez que l'engagement doit être durable et réciproque… rendez-vous sur : www.groupama-gan-recrute.com 1. VETTEL (ALL, Toro Rosso-Ferrari), les 53 tours en 1 h 26’47’’494 (moy. : 212,039 km/h) ; 2. Kovalainen (FIN, McLaren-Mercedes),à 12’’512 ; 3. Kubica (POL, BMW Sauber), à 20’’471 ; 4. Alonso (ESP, Renault), à 23’’903 ; 5. Heidfeld (ALL, BMW Sauber), à 27’’748 ; 6. Massa (BRE, Ferrari), à 28’’816 ; 7. Hamilton (GBR, McLaren-Mercedes), à 29’’912 ; 8. Webber (AUS, Red Bull-Renault), à 32’’048 ; 9. Räikkönen (FIN, Ferrari), à 39’’468 ; 10. Piquet (BRE, Renault), à 54’’445 ; 11. Glock (ALL, Toyota), à 58’’888 ; 12. Nakajima (JAP, WilliamsToyota), à 1’2’’015 ; 13. Trulli (ITA, Toyota), à 1’5’’954 ; 14. Rosberg (ALL, Williams-Toyota), à 1’8’’635 ; 15. Button (GBR, Honda), à 1’13’’370 ; 16. Coulthard (GBR, Red Bull-Renault),à 1 tour ; 17. Barrichello (BRE, Honda), à 1 tr ; 18. Bourdais (Toro Rosso-Ferrari), à 1 tr ; 19. Sutil (ALL, Force India-Ferrari), à 2 tr. Non classé : Fisichella (ITA, Force IndiaFerrari). LE FILM DE LA COURSE GRILLE DE DÉPART 1re ligne : VETTEL, 1’37’’555 ; Kovalainen, 1’37’’631. 2e ligne : Webber, 1’38’’117 ; Bourdais, 1’38’’445. 3e ligne : Rosberg, 1’38’’767 ; Massa, 1’38’’894. 4e ligne : Trulli, 1’39’’152 ; Alonso, 1’39’’751. 5e ligne : Glock, 1’39’’787 ; Heidfeld, 1’39’’906. 6e ligne : Kubica, 1’36’’697 ; Fisichella, 1’36’’698. 7e ligne : Coulthard, 1’37’’284 ; Räikkönen, 1’37’’522. 8e ligne : Hamilton, 1’39’’265 ; Barrichello, 1’36’’510. Bleu Rouge Noir Jaune Championnat du monde de Formule 1 Barème des points 10 au 1er ; 8 au 2e ; 6 au 3e ; 5 au 4e ; 4 au 5e ; 3 au 6e ; 2 au 7e ; 1 au 8e. Pilotes (après 14 GP) 1. Hamilton (GBR) 78 10 4 - 6 8 10 - - 10 10 4 8 6 2 - 2. Massa (BRE) 77 - - 10 8 10 6 4 10 - 6 - 10 10 3 - 3. Kubica (POL) 64 - 8 6 5 5 8 10 4 - 2 1 6 3 6 - 4. Räikkönen (FIN) 57 1 10 8 10 6 - - 8 5 3 6 - - - - 5. Heidfeld (ALL) 53 8 3 5 - 4 - 8 - 8 5 - - 8 4 - 4 6 4 - - 1 - 5 4 4 10 5 - 8 - 6. Kovalainen (FIN) 51 28 5 1 - - 3 - - 1 3 - 5 - 5 5 - 7. Alonso (ESP) 26 - 5 3 1 - - 3 6 2 - 2 4 - - - 8. Trulli (ITA) 9. Vettel (ALL) 23 - - - - - 4 1 - - 1 - 3 4 10 - - 2 2 4 2 5 - 3 - - - - 1 1 - 10. Webber (AUS) 20 11. Glock (ALL), 15 ; 12. Piquet (BRE), 13 ; 13. Barrichello (BRE), 11 ; 14. Rosberg (ALL), 9 ; 15. Nakajima (JAP), 8 ; 16. Coulthard (GBR), 6 ; 17. Bourdais, 4 ; 18. Button (GBR), 3. - - Constructeurs 1. Ferrari, 134 ; 2. McLaren-Mercedes, 129 ; 3. BMW Sauber, 117 ; 4. Toyota, 41 ; 5. Renault, 41 ; 6. Toro Rosso-Ferrari, 27 ; 7. Red Bull-Renault, 26 ; 8. Williams-Toyota, 17 ; 9. Honda, 14. 9e ligne : Piquet, 1’36’’630 ; Nakajima, 1’36’’653. 10e ligne : Button, 1’37’’006 ; Sutil, 1’37’’417. LEADERS SUCCESSIFS VETTEL, du 1er au 18e tour ; Kovalainen, du 19e au 22etour ; VETTEL, du 23e au 53e tour. PASSAGE AU PREMIER TOUR 1. VETTEL ; 2. Kovalainen ; 3. Webber ; 4. Rosberg ; 5. Massa ; 6. Trulli ; 7. Alonso ; 8. Glock ; 9. Heidfeld ; 10. Kubica ; 11. Fisichella ; 12. Coulthard ; 13. Räikkönen ; 14. Hamilton ; 15. Barrichello ; 16. Piquet ; 17. Sutil ; 18. Button ; 19. Nakajima ; 20. Bourdais. PRINCIPAUX INCIDENTS ET ABANDONS Procédure de départ : en raison de la pluie, le départ est donné derrière la voi- ture de sécurité. Button et Nakajima partent des stands, tout comme Bourdais (4e), qui a calé au départ du tour de chauffe. Le Français réussira à s’élancer, avec un tour de retard. 12e tour : à la suite d’un contact avec Coulthard (14e), FISICHELLA (13e) perd son aileron avant et sort de la piste quelques mètres plus loin. 50e tour : accrochage entre Nakajima (13e) et Coulthard (12e), qui regagne les stands. En capitales, les pilotes ayant abandonné ; entre parenthèses, leur classement au moment de l’incident. MEILLEUR TOUR EN COURSE Räikkönen, 1’28’’047 (236,859 km/h), au 53e et dernier tour. Prochaine épreuve : Grand Prix de Singapour (28 septembre). LA RUBRIQUE AUTOMOBILE CONTINUE EN PAGES 22 ET 23 Rouge soutenu par le groupe dans ses nombreuses victoires comme dans les coups durs. Mais Hamilton dut se contenter en définitive de la 7e place, juste derrière Massa. « Cela me permet de conserver la tête au Championnat », observait-il, pas mécontent du résultat. Un point seulement – 78 à 77 – mais un point psychologiqueKimi Räikkönen ment important, ainsi qu’on pouvait l’imaginer en voyant chez Ferrari les mines graves. Avec 21 points de retard à présent, Kimi Räikkönen peut tirer un trait sur le titre, alors que Robert Kubica, avec un déficit de 14 points, peut se laisser aller aux rêves arithmétiques. Pour les quatre dernières manches du Championnat 2008, Kimi Räikkönen se mettra au service de son équipier. Il doit bien cela à Massa qui, l’an dernier, en renonçant à une victoire au Brésil, avait assuré au Finlandais sa première couronne. « Nos pilotes savent parfaitement ce qu’ils ont à faire, dans l’intérêt de l’équipe, précisait, hier soir, Stefano Domenicali. Kimi aura cela en tête lors des prochaines courses, sans rien perdre de son agressivité habituelle. » – A. G. Bleu Franck Cammas Collaborateur Groupama depuis 1998 '' diaires ». Hamilton, qui avait conservé la version « pluie extrême », dut repasser par le stand au 36e tour pour changer encore. Sans ce contretemps, la victoire était à sa portée. Avant ce ravitaillement qui devait en principe être le seul, il était revenu à une seconde du leader, Sebastian Vettel. Jaune Rouge Jaune dans les métiers de l’Assurance et de la Banque du 14e rang sur la grille. Pour espérer gommer un tel handicap, il eût fallu une Ferrari plus docile, plus compétitive. « Nous ne sommes pas assez rapides dans ce contexte de pluie, et dans cette fourchette de températures, constatait de son côté Stefano Domenicali, patron de la Scuderia. Clairement, nous devons réagir sans tarder, car il pourrait pleuvoir encore sur les Grands Prix à venir. » Singapour, Japon, Chine, Brésil peuvent en effet réserver de mauvaises surprises… Felipe Massa fit tout ce qui était en son pouvoir pour ne pas sombrer, et réussit bravement à surnager. À la demande de son écurie, il rendit à Rosberg la quatrième place qu’il lui avait prise dans une passe d’armes sévère. Avait-il vraiment coupé la chicane, ou seulement mordu généreusement le vibreur ? Dans le doute, la Scuderia invita son pilote à laisser repasser Rosberg. Massa ne s’amusa guère dans cette course où la stratégie retenue – deux ravitaillements – se révéla en outre infructueuse. « Ceux qui avaient opté pour un seul arrêt ont eu l’avantage au bout du compte. » Pas tous, car Lewis Hamilton, en s’arrêtant au 27e tour, se trouva toutefois piégé par les caprices du ciel. Un peu plus tard, et ça passait… Fernando Alonso observa son « pitstop » au 30e tour, alors que la piste commençait à sécher, et prit le risque de chausser des pneus « intermé- Noir Bleu Noir Le groupe Groupama recrute 2000 nouveaux collaborateurs en 2008 Kovalainen, Webber, Rosberg, Massa, Trulli et Alonso. Un peu plus loin derrière, Robert Kubica expérimentait le pilotage en aveugle : « la visibilité était si mauvaise que j’ai passé Heidfeld sans m’en apercevoir », résumaitil. Une Toro Rosso en tête… et l’autre fermant la marche. Sébastien Bourdais, bien malheureux avec sa boîte de vitesses, ne parvint pas à enclencher la première et se trouva vissé sur la grille. Le temps pour ses mécaniciens d’amener l’auto dans la voie des stands, trouver la faille et réparer, un tour s’était écoulé… Quand Bourdais reprit la piste, c’était forcément sans illusion, sans espoir de bagarre aux avantpostes, lui qui s’était qualifié 4e avec des réservoirs plus lourds que ceux de son équipier. Une Toro Rosso en verve, l’autre en berne. Entre les deux, une kyrielle de dépassements épiques. Du beau spectacle. Lewis Hamilton, à lui seul, en assura une bonne tranche ! Parti 15e, il entreprit de remonter le peloton, à la manière d’un Michael Schumacher, précis, incisif, opiniâtre. Sous la pluie, sa McLaren-Mercedes montrait peutêtre des qualités inestimables, mais aussi quel talent déployait-il à la piloter ! Devant, Heikki Kovalainen n’affichait pas la même aisance, gêné, justifia-t-il après coup, par la difficulté à chauffer correctement ses freins. Quant aux Ferrari, l’état de la piste, manifestement, ne leur convenait pas du tout. « Je ne pouvais rien faire, rien tenter », commentait Räikkönen à l’arrivée. Comme Hamilton, il avait manqué sa qualification, et s’élançait Total MONZA – la vitesse. Vettel l’Allemand et Toro Rosso l’italienne, ensemble les deux « petits » se sont magistralement imposés aux grands. Une écurie au budget des plus serrés, portée par son coureur de vingt et un ans. Portée, hissée, transcendée. « Tu vas rejoindre une équipe modeste, mais tu peux lui apporter beaucoup », lui avait dit l’an dernier Josef Leberer, préparateur physique chez BMW. « Tu vas lui donner ta fraîcheur, ton enthousiasme ; ils vont t’aimer et tu vas les faire grandir. » Josef a déjà veillé sur pas mal de champions dans sa carrière, Prost, Senna, Räikkönen entre autres. Il les observe, les écoute, les soigne, les apaise et les devine. Il a « couvé » Vettel quand le gosse officiait comme troisième pilote chez BMW jusqu’au milieu de la saison dernière. Josef tremblait d’émotion au pied de ce podium où s’agitaient ses deux « poulains », Kubica au côté de Sebastian. Cette victoire inédite et rafraîchissante couronnait un week-end parfait pour Vettel et Toro Rosso. C’était un succès construit, et si les circonstances climatiques ont tenu leur rôle dans l’histoire, elles n’ont pas pour autant faussé le jeu. Elles l’ont au contraire corsé. Vettel en avait-il profité samedi pour signer la pole-position, tandis que la pluie envoyait au tapis les Räikkönen et Hamilton ? Le plus dur restait cependant à faire : confirmer. Ne pas gâcher l’occasion sublime de conduire toute l’équipe au comble du bonheur. Le crachin persistant à tomber hier sur le circuit, le départ du Grand Prix d’Italie fut donné derrière la voiture de sécurité. Pas question pour la direction de course de lâcher les vingt voitures à la manière habituelle, pour les voir caramboler dans la première chicane. Lorsque la « Safety Car » lâcha le peloton à la fin du deuxième tour, Sebastian Vettel conserva « tranquillement » sa première place, devant Australie (16 mars) Malaisie (23 mars) Bahreïn (6 avril) Espagne (27 avril) Turquie (11 mai) Monaco (25 mai) Canada (8 juin) France (22 juin) Grande-Bretagne (6 juillet) Allemagne (20 juillet) Hongrie (3 août) Europe (24 août) Belgique (7 septembre) Italie (14 septembre) Singapour (28 septembre) Japon (12 octobre) Chine (19 octobre) Brésil (2 novembre) Ils sont trois cette saison à avoir remporté leur premier Grand Prix : Vettel, Kovalainen et Kubica. Le podium de Monza les a réunis hier, dans cet ordre. Si Hamilton préserve sa position au Championnat, 1 point devant Massa, Kimi Räikkönen, en revanche, a tiré un trait sur le titre 2008.