Évolution de l`artificialisation des sols et impact sur la trame verte et

Transcription

Évolution de l`artificialisation des sols et impact sur la trame verte et
Juillet 2010
Territoires de SCoT Littoraux du Nord-Pas-de-Calais
Évolution de l'artificialisation des sols et impact
sur la trame verte et bleue
Bordereau Documentaire
Organisme Commanditaire
Informations du document
DREAL Nord-Pas-de-Calais
Titre : Territoire littoraux du Nord-Pas-de-Calais : Évolution de l'artificialisation des sols et
impact sur les espaces naturels et agricoles
Service Énergie, climat, habitat, logement, aménagement des territoires
Statut du rapport : version 2 – rapport final
Mots-clés : artificialisation des sols, trame verte et bleue,
Date du document : 15/07/2010
Auteurs
44, rue de Tournai
BP 259
59019 LILLE Cedex
Tél : 03 20 40 54 54
Fax : 03 20 13 48 78
Yolaine Bouteiller : Rédacteur
Boualem Ghoul : Cartographie et statistiques
Organisme Auteur
CETE Nord Picardie
Département Ville & Territoire / Groupe Environnement
2, rue de Bruxelles - B.P. 275
59000 Lille cedex
tel : 03 20 49 60 00
fax : 03 20 53 15 25
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Table des matières
1 Introduction ............................................................................................4
1.1 La mission........................................................................................4
1.2 Les enjeux liés à l'artificialisation des sols .....................................4
1.3 La dynamique urbaine en Nord-Pas-de-Calais ..............................5
1.4 Les territoires étudiés......................................................................7
2 Les évolutions des mutations d'occupation du sol : Bilan foncier..........8
2.1 Rappel méthodologique...................................................................8
2.2 L'occupation du sol en 2005 .........................................................10
2.3 L'évolution de l'artificialisation des sols........................................12
2.3.1 Période 1990-1998................................................................12
2.3.2 Période 1998-2005................................................................12
2.3.3 Évolution des densités...........................................................13
2.4 Les milieux agricoles : premiers espaces urbanisés .....................15
3 L'impact de l'évolution de la tâche urbaine sur les milieux naturels....16
3.1 Artificialisation des sols dans les espaces naturels ......................16
3.2 La Trame verte et bleue ...............................................................17
4 Analyse par territoire.............................................................................21
4.1 La région de Flandres-Dunkerque.................................................22
4.1.1 Les enjeux du territoire..........................................................22
4.1.2 L'occupation du sol................................................................25
4.1.3 L'évolution de l'occupation du sol..........................................26
4.1.4 Les mutations d'occupation du sol........................................28
4.2 La terre des 2 Caps .......................................................................32
4.2.1 Les enjeux du territoires........................................................32
4.2.2 L'occupation du sol................................................................32
4.2.3 L'évolution de l'occupation du sol..........................................34
4.2.5 Les mutations d'occupation du sol........................................36
4.3 Le Boulonnais................................................................................40
4.3.1 Les enjeux du territoire..........................................................40
4.3.2 L'occupation du sol...............................................................42
3/63
4.3.3 L'évolution de l'occupation du sol..........................................42
4.3.4 Les mutations d'occupation du sol.........................................46
4.4 Le Montreuillois.............................................................................50
4.4.1 Les enjeux du territoire..........................................................50
4.4.2 L'occupation du sol................................................................52
4.4.3 L'évolution de l'occupation du sol..........................................54
4.4.4 Les mutations d'occupation du sol.........................................56
5 Table des cartes.....................................................................................60
6 Tables des graphiques...........................................................................61
Résumé
Entre 1994 et 2004 en France métropolitaine, les espaces artificialisés ont
progressé de 15%, alors que dans le même temps, la population n'a
augmenté que de 5% (données IFEN). La présente étude, menée à la
demande de la Direction Régionale de l’Environnement, de
l’Aménagement et du Logement du Nord - Pas-de-Calais, a pour objectif
d'apporter des éléments de connaissance et d'anticipation sur le
développement urbain régional à l'échelle de territoire de projet (Parcs
Naturels Régionaux ou périmètre de ScoT). Elle fait suite à une première
étude-pilote sur le territoire du Calaisis. Ce rapport présente les résultats
obtenus pour les territoires de SCoT littoraux de la région Nord-pas-deCalais.
Le travail mené est basé sur l'exploitation des données géographiques
d'occupation du sol SIGALE issues de l'exploitation de photos aériennes
datant de 1990, 1998 et 2005. Cet outil, développé par le Conseil Régional
du Nord-Pas-de-Calais, permet une analyse fine du territoire.
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1 Introduction
1.1 La mission
La caractérisation de la tache urbaine 1 est un des thèmes prioritaires relatifs au
développement de l'information géographique du ministère de l'écologie, de l'énergie ,
du développement durable et de l'aménagement du territoire.
Cette étude est menée par le CETE Nord Picardie à la demande de la Direction
Régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement du Nord - Pas-deCalais. Elle a pour but d'apporter des éléments de connaissance et d'anticipation sur le
développement urbain à l'échelle de territoires de différents SCOTs littoraux de la
région. Elle fait suite à deux premières études sur le Calaisis et le territoire du PNR Cap
et Marais d'Opale qui ont permis de mettre au point la méthodologie utilisée et s'inscrit
dans une étude plus large à l'échelle de la région Nord-Pas-de-Calais.
Les questions suivantes auxquelles cette étude tente de répondre sont :
•
De quelle manière ont évolué les sols artificialisés sur le territoire, d'un
point de vue quantitatif et qualitatif (localisation, type d'artificialisation,
forme de cette progression...)?
•
Aux dépens de quels espaces s'est produite cette artificialisation ?
•
Comment ce phénomène peut-il impacter la trame verte et bleue ?
1.2 Les enjeux liés à l'artificialisation des sols
L'artificialisation des sols est lié au phénomène d''étalement urbain, processus
d'extension des aires urbaines sous des formes peu denses vers des territoires situés de
plus en plus loin du cœur de la ville. Ce phénomène est apparu au début des années 70
et a été rendu possible par la généralisation de l'usage de la voiture individuelle. Il est
lié, entre autre, au succès de la maison individuelle : un phénomène consommateur
d'espace pour le bâti mais également les espaces associés : pelouses, jardins, voiries,
parking, infrastructures de transport...
Au niveau national, l'IFEN a identifié les zones les plus touchées par ce phénomène : les
périphéries des grandes agglomérations, le littoral et les grands corridors fluviaux et
vallées où se concentrent activités économiques et population.
Ce phénomène a des conséquences sociales, économiques et environnementales. Les
impacts sur l'environnement sont de nature variée : destruction de milieux naturels et
fragmentation de l'espace représentant une menace pour la biodiversité, dégradation de
la qualité des paysages, perte de ressources naturelles et agricoles, imperméabilisation
des sols pouvant accentuer les risques naturels, consommation d'énergie et émission de
gaz à effet de serre accru par l'allongement des distances parcourues en voiture....
La maîtrise de ce phénomène constitue un enjeu fort de l’aménagement durable des
territoires. Les conclusions du "Grenelle de l'environnement" préconisent "de limiter au
maximum l’étalement urbain, de réduire la consommation d’espace, l’artificialisation des
terres, la destruction des pays" et affirment que "dans les cas d’intérêt national, l'État doit
être en mesure d’affirmer, plus efficacement qu’aujourd’hui, ses choix d’orientation ou
d’aménagement".
Connaître l'évolution de l'artificialisation des sols est donc essentiel à la planification
communale et intercommunale.
Entre 1994 et 2004 en France métropolitaine, les espaces artificialisés ont progressé de
15%, soit une surface équivalente à celle d’un département français.
Chaque année, 60 000 ha de terres agricoles et de milieux naturels son t artificialisés.
Dans le même temps, la population n'a augmenté que de 5% (données IFEN).
1
La tache urbaine représente l'espace occupé par les sols artificialisés sur un territoire donné.
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1.3 La dynamique urbaine en Nord-Pas-deCalais2
L’espace régional, composé d’une mosaïque de territoires, est fortement urbanisé,
périurbanisé et artificialisé (325 habitants au km2 pour une moyenne nationale de 111
h/km2). Avec plus de neuf habitants sur dix vivant dans un espace à dominante urbaine
(au sens de l’INSEE), le Nord - Pas-de-Calais est aussi la région française la plus
urbanisée et la plus artificialisée (près de 15 % du territoire en 2004) après l’Île-deFrance. Les zones urbaines diffuses où se mêlent habitat, activités économiques, friches
industrielles et terres agricoles forment un gigantesque espace à dominante urbaine. La
culture de l’habitat individuel, comme partout en France, a contribué à la très importante
périurbanisation : un tiers seulement des habitants vivent dans le centre des
agglomérations, alors que 51 % de la population régionale résident en périphérie, contre
35 % en moyenne en France. La pression urbaine est particulièrement forte sur le littoral
et en périphérie des grandes villes, où les terres agricoles et les espaces naturels sont
souvent menacés.
Ainsi le profil environnemental régional distingue 3 priorités :
1. Une gestion économe de l’espace : La consommation de l’espace par
l’étalement urbain a des impacts négatifs sur la qualité de l’environnement et le
cadre de vie : diminution et fragmentation des espaces naturels et des
paysages ruraux, banalisation des paysages, augmentation des déplacements
et donc des consommations d’énergie (contribution à l’effet de serre et
atteintes à la qualité de l’air), etc. La limitation de l’étalement urbain et une
gestion plus économe de l’espace sont donc des enjeux majeurs pour la
région.
2. Limiter l’étalement urbain en poursuivant le recyclage du foncier et le
renouvellement urbain : La maîtrise de l’étalement urbain et la lutte contre le
mitage du territoire passent notamment par le « recyclage » des espaces
dégradés ainsi que par la reconstruction « de la ville sur la ville ». En effet,
l’abandon ou le déplacement des activités économiques s’est traduit par la
présence de nombreuses friches dans la région, dont une partie a déjà été
requalifiée grâce à une politique volontariste.
3. Préserver l’agriculture périurbaine : Le Nord - Pas-de-Calais est une grande
région agricole, avec une surface agricole utilisée qui couvre environ 70 % du
territoire en 2004. En revanche, les zones naturelles ne représentent
aujourd’hui que 13 % du territoire, soit deux fois moins que la moyenne
nationale. Dans ce contexte, les zones agricoles, insérées au sein des zones
urbaines, constituent les espaces « de respiration » qui structurent et ouvrent
le paysage. Fortement imbriqués aux zones urbanisées, elles assurent des
fonctions diversifiées : production agricole, maintien de la diversité des
paysages, mais également usages récréatifs. La pression urbaine constitue
une menace pour ces espaces. Leur préservation passe par une gestion plus
économe de l’espace et le maintien de l’agriculture périurbaine.
4. Rechercher un aménagement équilibré de la zone littorale qui est soumise
à de fortes pressions : Le littoral du Nord - Pas-de-Calais est la deuxième
région côtière française la plus densément peuplée (près de 700 hab./km2)
après la région Provence - Alpes - Côte d’Azur. Deux zones de peuplement se
distinguent: la plaine littorale de Calais à Dunkerque et le sud de la Côte
d’Opale, de Boulogne-sur-Mer à Berck. Le littoral présente une proportion de
territoires artificialisés supérieure à la moyenne régionale, ceci jusqu’à 5 à 6
km de la côte et est marquée par la présence de grandes infrastructures
(tunnel sous la Manche, autoroute A16) et d’activités industrielles (notamment
la zone industrialo-portuaire de Dunkerque qui s’étale sur plus d’une dizaine
de kilomètres). Néanmoins, le littoral régional comprend également une forte
proportion d’espaces dits naturels, importants de par leur étendue et leur
intérêt écologique. Ce caractère encore préservé et naturel de certains
secteurs, ainsi qu’une accessibilité toujours plus grande, ont contribué au
développement du tourisme et de la villégiature, pression supplémentaire
s’exerçant sur la zone littorale. L’aménagement équilibré de cet espace littoral
est un enjeu régional qui doit être traité à l’occasion de l’élaboration des SCOT
et des PLU : ces documents de planification devront être à même de maîtriser
l’urbanisation et l’artificialisation, notamment dans la perspective du
changement climatique et d’assurer un équilibre entre les différents usages du
littoral.
2 Ce paragraphe est extrait du profil environnemental régional
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Carte 1: Les SCoTs en Nord-Pas-de-Calais
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1.4 Les territoires étudiés
Nous avons mené une analyse de l'artificialisation des sols sur l'ensemble des
territoires de SCOT du littoral du Nord-Pas-de-Calais (voir carte ci-contre), soit du
Nord au Sud :
•
la région de Flandres-Dunkerque
•
le Calaisis3
•
la terre des 2 caps
•
le Boulonnais
•
le Montreuillois
Le littoral du Nord - Pas-de-Calais est densément peuplé et caractérisé par une
concentration de la population et des activités économiques dans les communes
littorales : Dunkerque et sa zone industrialo-portuaire, Calais et le terminal eurotunnel,
Boulogne-sur-Mer... Néanmoins, le littoral régional comprend également une forte
proportion d’espaces naturels (grands massifs dunaires, Grand site des Caps Blanc Nez
et Gris Nez...) , importants de par leur étendue et leur intérêt écologique : Les deux tiers
des 147 kilomètres de côtes sont encore considérés comme des espaces naturels mais
les falaises, les marais arrière-littoraux et les quelques 9 600 hectares de dunes sont un
patrimoine fortement convoité. Le littoral est aussi un site touristique et de villégiature
très fréquenté.
Du nord au sud, les disparités sont importantes : le Nord est marqué par l'agglomération
de Dunkerque et son port et un littoral fortement urbanisé. Situé au cœur de la région
des Wateringues, l'arrière pays de la région de Flandres-Dunkerque, rural, est une zone
de polders où les grandes cultures sont dominantes.
3 Ce territoire a fait l'objet d'un premier rapport « Territoire du ScoT du Calaisis : Évolution
de l'artificialisation des sols et impact sur la trame verte » de décembre 2008. Seuls les
principaux résultats chiffrés seront rappelés ici pour permettre une comparaison des
différents territoires littoraux
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Calais marque la transition entre la Flandre maritime et les collines du Boulonnais,
Quelques zones humides encore préservées ponctuent un arrière pays rural entre
grandes cultures et élevage.
Le Boulonnais, organisé autour de l 'agglomération de Boulogne qui concentre les
emplois est un secteur vallonné, caractéristique par ses paysages de bocage encore
préservés. L'arrière pays et le littoral abritent une grande diversité de milieux naturels.
Cette diversité est reconnue par l'existence du Parc Naturel Régional des Caps et
Marais d'Opale. Le secteur de la terre des 2 Caps héberge lui le Grand Site des Caps
Gris-Nez et Blanc-Nez, l'arrière pays se distingue par la présence du grand bassin
carrier de Marquise.
Enfin, le Montreuillois, éloigné des grands centres économiques régionaux, est un
secteur touristique majeur : la population et les résidences secondaires se concentrent
dans les communes littorales tandis que l'arrière-pays reste très rural et peu densément
peuplé.
Carte d'identité des territoires de ScoT étudiés :
Superficie Habitants
(INSEE
2006)
Densité
Nombre
Nombre
de
d' EPCI
communes
Principales
agglomération
FlandresDunkerque
865 km²
266 639 ha 308 ha/km²
74
6+2
Dunkerque (78% de
communes
la population)
indépendantes
Calaisis
653 km²
158 455 ha 242 ha/km²
63
5
Calais
Terres des 2 183 km²
Caps
21 459 ha
117 ha/km²
21
1
Ambleuteuse
/Wissant/Marquise –
territoire sous
l'influence de Calais
et Boulogne
Boulonnais
453 km²
141 144 ha 313 ha/km²
53
2
Boulogne-sur-Mer
Montreuillois
641 km²
75 401 ha
70
4
Berck
117 ha/km²
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2 Les
évolutions
des
mutations d'occupation du
sol : Bilan foncier
Regroupement
niveau 1
Espaces
artificialisés
Regroupement
niveau 2
Zones urbanisées
2.1 Rappel méthodologique
Cette partie est détaillée en annexe 1 : note méthodologique
Ce travail est basé sur l'exploitation des données géographiques d'occupation du sol
SIGALE. Il s'agit d'un outil développé par le Conseil Régional du Nord-Pas-de-Calais à
partir de photos aériennes. Il permet une analyse fine des territoires (55 catégories
d'occupation du sol sont distinguées dont 25 pour les espaces artificialisés) à une
échelle précise (500m²). Il existe 3 versions datées respectivement de 1990, 1998 et
2005.
Les analyses cartographiques et statistiques ont été réalisées en regroupant certaines
catégories d'occupation du sol SIGALE (voir note méthodologique pour le détail des
regroupements). Cependant la base de 1990 ne distinguant pas exactement les mêmes
catégories d'occupation du sol que les bases de 1998 et 2005, il n'a pas été possible de
réaliser autant d'analyses sur la période 1990-1998 que sur la période 1998-2005.
Les résultats de notre étude sont présentés globalement puis par territoire de SCoT
étudié (2ème partie du rapport).
Les bases de données SIGALE ayant une couverture régionale, il a été possible
d'obtenir des références régionales et départementales fiables. Les données nationales
sont issues de l'IFEN (à partir des Bases de données Corine Land Cover ou Terruti).
La base de données d'occupation du sol SIGALE distingue 25 postes pour les espaces
artificialisés, sur lesquels nous avons réalisés des regroupements pour le besoin des
analyse : voir tableau ci-contre.
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Catégories SIGALE
1110
URBAIN CONTINU DENSE
1121
HABITAT RESIDENTIEL
1122
HABITAT COLLECTIF HAUT
1123
HABITAT RURAL
1124
HABITAT MINIER
1213
CIMETIERES
1214
EMPRISES SCOLAIRES ET/OU
UNIVERSITAIRES
1215
EMPRISES HOSPITALIERES
1216
AUTRES EMPRISES PUBLIQUES
Zones
Industrielles
et 1211
commerciales et infrastructures
1212
de transport
1217
EMPRISES COMMERCIALES
FRICHES INDUSTRIELLES
1221
AXES ROUTIERS PRINCIPAUX
ET ESPACES ASSOCIES
1222
AXES FERROVIAIRES PRINCIPAUX ET
ESPACES
ASSOCIES
1230
INFRASTRUCTURES PORTUAIRES
1240
AEROPORTS, AERODROMES
Zones de stockages, terrils, 1321
chantier
1330
1323
Espaces verts artificialisés non 1411
agricole
Carrières et terrils
EMPRISES INDUSTRIELLES
DECHARGES
CHANTIERS
ZONES DE STOCKAGE
ESPACES VERTS URBAINS ET
PERIURBAINS
1412
JARDINS OUVRIERS
1421
GOLFS
1422
STADES, EQUIPEMENTS SPORTIFS
1423
CAMPINGS, CARAVANINGS
1310
CARRIERES
1322
TERRILS
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Malgré la bonne précision de la base SIGALE, certains regroupements ont été réalisés
lors de la délimitation des différentes catégories du sol. Il est important de les connaître
pour une bonne interprétation des résultats et pour une utilisation opérationnelle des
chiffres issues de la base de données. Ainsi :
Concernant l'habitat : quel que soit la catégorie, la délimitation des secteurs
d'habitat comprend toujours, en plus du bâti proprement dit, les espaces attenants
: jardins et voiries pour l'habitat résidentiel (voir l'exemple de photo-interprétation
ci-dessous), l'ensemble de la parcelle pour l'habitat rural y compris des petits
boisements attenant lorsqu'ils sont présents.
Milieux naturels et agri : petit topo, sur agricole : tout ce qui est géré par l'agriculture,
inclus des milieux semi-naturel à haute valeur écologique comme certaines prairies
permanentes.
Dans le cadre de l'étude :
Les territoires artificialisés correspondent aux surfaces construites, aux zones
industrielles et commerciales, aux infrastructures de transport, aux chantiers,..et
aux espaces verts artificialisés ;
Les espaces agricoles représentent l'ensemble des espaces exploités par
l'agriculture y compris les prairies et les friches agricoles ;
Les espaces naturels incluent les forêts, zones humides, et espaces ouverts
autres qu'agricoles.
Concernant les infrastructures de transport : Seules les plus importantes sont prises
en compte : pour les routes, seules les autoroutes ou voies express à 2x2 voies ou dont
la largeur dépasse 25 m sont prises en compte, ainsi que les grands échangeurs, les
aires de repos et les grands rond-points. Les voies urbaines sont incluses dans l'habitat,
les petites voiries rurales dans l'espace agricole.
Concernant les zones industrielles et commerciales, seules les grandes emprises
isolées sont incluses dans ces postes, les activités commerciales ou industrielles
intégrées au tissu urbain sont comptabilisées dans le poste « habitat continu dense ».
De même, bâtiment, surface de parking, voiries et dépendances vertes associés sont
globalisés (voir l'exemple de photo interprétation ci-dessous).
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2.2 L'occupation du sol en 2005
L'occupation du sol des territoires des Scots littoraux n'échappe pas à cette spécificité
régionale du Nord-pas-de-Calais4 :
Le Nord-Pas-de-Calais est une région fortement urbanisée, périurbanisée et artificialisée
et une grande région agricole, ces deux grands modes d'occupation de l'espace
(espaces artificialisés et espaces agricoles) laissant peu de place aux espaces de
nature. Ainsi, comme le montre l'illustration n°1, les espaces artificialisés occupent 16%
du territoire régional, contre 5% en moyenne en France métropolitaine, l'agriculture 73%
du territoire et les milieux naturels 11%, contre respectivement 59% et 36% à l'échelle
métropolitaine.
•
les espaces artificialisés occupent des surfaces importantes : de 11 à 16%
du territoire total. La présence d'agglomérations importantes sur le littoral
(Dunkerque, Calais et Boulogne ) explique évidement cette donnée, mais aussi
la présence de pôles touristiques importants sur le littoral (Wissant,
Wimeureux, le Touquet-Paris-Plage, Berck ...) et la présence de nombreuses
infrastructures de transport.
•
les espaces agricoles occupent de 62% à 79% des superficies totales des
territoires étudiés : l'arrière-littoral est occupé par
des régions agricoles importantes, plutôt
dominées par les cultures au nord et dans le
Montreuillois et à dominante bocagère et
tournées vers l'élevage dans le boulonnais.
•
les espaces naturels occupent des surfaces
relativement modestes, sauf dans le Boulonnais.
Les territoires au nord de Boulogne sont
particulièrement pauvres en superficie d'espaces
naturels : entre 6% et 9% de la superficie totale
des territoires de SCoT. Ces territoires
hébergent malgré tout des espaces naturels de
grandes valeurs patrimoniales que ce soit les
complexes dunaires des Flandres ou les marais
et zones humides de l'intérieur des terres. Au
sud et en particulier dans le Boulonnais, les
milieux naturels sont quantitativement mieux
représentés : 24% pour le ScoT du Boulonnais
où les forêts occupent des surfaces importantes
et 15% pour le Montreuillois. Malgré tout, ces
valeurs restent largement inférieures à la
moyenne nationale de 36%.
Illustration 1: Occupation du sol sur le littoral du Nord-Pas-de-Calais en 2005
4
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Plus précisément, les cartes d’occupation du sol mettent en évidence ces éléments de
synthèse et révèlent les spécificités des différents territoires de SCot (voir fiches
territoires)
Superficie
Superficie
Population
totale
artificialisée (INSEE
(données ?) (SIGALE
2006)
2005)
Densité
Densité /
Surface artif
surface
/habitant
artificialisée
FlandresDunkerque
862 km²
134 km²
266 642 h
309 ha/km²
1989 ha/km² 502 m²
Calaisis
653 km²
81,5 km²
158 455 h
242 ha/km²
1944 ha/km² 520 m²
Terre des 2 185 km²
Caps
24,9 km²
21 459 h
116 ha/km²
862 ha/km²
Boulonnais
460 km²
65,7 km²
141 001 h
306 ha/km²
2146 ha/km² 465 m²
Montreuillois 636 km²
71,2 km²
75 401 h
118 ha/km²
1059 ha/km² 944 m²
Région
Nord-Pasde-Calais
12 490 km²
1984,5 km²
4 018 648 h 321 ha/km²
2025 ha/km² 494 m²
France
métropole
(SoeS
2008)
543 965 km² 49 960 km²
(terruti 2006)
61 399 719
h
1228 ha/km² 814 m²
Les densités :
Cette forte artificialisation des sols reflète les densités de populations importantes sur le
territoire du littoral du Nord-Pas-de-Calais.
Comme le montre le tableau ci-dessous, les territoires littoraux de la région présentent
des disparités importantes en terme de densité :
La région de Flandres-Dunkerque, de Calais et de Boulogne qui hébergent des
agglomérations importantes présentent des densités de population entre 250 et 300
habitants au km², assez proche de la moyenne régional de 321 habitants au km² et très
supérieure à la moyenne nationale de 113 habitant/km².
Au contraire, la terre des 2 Caps et le Montreuillois ont des densités de population bien
plus faibles, proches de la moyenne nationale (autour d e110 habitants/km²).
Nous avons ensuite rapporté cette densité à la superficie des zones artificialisées et
calculé la surface artificialisée par habitant sur chacun des territoires. Les 3 secteurs
présentant des densités de population importantes (Flandres-Dunkerque, Calais et
Boulonnais) sont ceux pour lesquels la superficie artificialisé par habitant est la plus
faible (autour de 500m²), de même ordre que la valeur régionale et bien en deçà des
valeurs françaises. Ces chiffres révèlent que ces territoires sont aujourd'hui plutôt
économes en espace au regard de la densité de population qu'ils hébergent et
comparativement à la moyenne nationale.
113 ha/km²
1 161 m²
En revanche, la surface artificialisée par habitant sur les territoires de la Terre des 2
Caps et du Montreuillois est très élevée, en particulier pour la Terre des 2 caps : + de
1100 m² artificialisés par habitant (950 m² pour le Montreuillois).
Ces valeurs élevées s'expliquent pour la Terre des 2 Caps par la présence du bassin
carrier de Marquise, cette activité économique entraînant l'artificialisation (temporaire)
de très grands espaces. Le Montreuillois est un secteur très touristique, hébergeant de
nombreuses résidences secondaire. Dans ce cas, c'est l'activité touristique qui peut
expliquer la forte artificialisation des sols.
Ainsi, sur ces deux territoires, l'activité économique explique une consommation
d'espace importante.
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2.3 L'évolution de l'artificialisation des sols
le taux d'artificialisation des sols est globalement beaucoup plus rapide que
celui de la population (même si on ne compare pas exactement les mêmes
dates)
Nous avons étudié la manière dont les espaces artificialisés avaient progressé entre
1990 et 1998 puis 1998 et 2005.
Les questions étaient les suivantes :
•
Dans quelle proportion l'artificialisation des sols a-t-elle progressé ?
•
Sous quelle forme : habitat, commerce et industries, infrastructures, espaces
verts, carrières... ? et où ?
•
Aux dépends de quels types de milieu ?
Il apparaît que si tous les territoires étudiés sont concernés par l'artificialisation des sols,
les taux et les formes d'urbanisation sont variables d'un territoire et d'une période à
l'autre.
2.3.1 Période 1990-1998
Entre 1990 et 1998, on observe partout une progression des espaces artificialisés, entre
2,4 %et et 5% suivant les territoires sauf dans le Calaisis où la progression est presque
nulle. En parallèle, les espaces naturels progressent également de l'ordre de 3 à 4% de
leur superficie totale. Ces phénomènes se font aux dépens des terres agricoles qui
régressent partout dans des proportions proches de 1% (sauf dans le Boulonnais où on
atteint -2,1%).
Les cartes et l'analyse de l'évolution de l'artificialisation des sols présentés par territoire
de ScoT dans les chapitres suivant permettent de dégager les éléments suivants :
–
l'artificialisation du sol est principalement dûe à la construction d'infrastructures
de transport structurantes (A16, terminal euro-tunnel) et dans une moindre
mesure le développement du port de Dunkerque
–
les taux d'artificialisation des sols sont proportionnellement plus importants
pour les territoires littoraux du sud de la région
12/63
Illustration 2: Évolution de l'occupation du sol 1990-1998 – territoires littoraux du
Nord-Pas-de-Calais
2.3.2 Période 1998-2005
Entre 1998 et 2005, la progression des espaces artificialisés s'est fortement accentuée
au niveau régional et départemental et dans le nord de l'espace littoral et s'est en
revanche maintenu dans les territoires du sud. Ainsi, les taux d'artificialisation sont tous
supérieurs à 5% (4,7% pour la terre des 2 Caps), ils ont en moyenne doublé par rapport
à la période précédente et atteignent pour certains territoires des valeurs très élevées :
Juillet 2010
+7,4% pour le territoire de Flandres-Dunkerque, +7,4% pour le SCoT du Calaisis. Ces
phénomènes sont observés alors même que la population augmente peu. Cette
progression s'explique principalement par :
–
–
le développement de l'habitat, sur tous les territoires, en particulier dans
l'arrière-littoral; notamment un habitat dispersé hors ZAC et assez
consommateur d'espaces (grandes parcelles)
Le développement des zones d'activité et commerciale, en particulier le long de
l'autoroute A16. Il s'agit d'un mode de développement économique très
consommateur d'espace.
2.3.3 Évolution des densités
Pour tous les territoires ou presque, les superficies artificialisées augmentent plus
rapidement que la population, comme le montre l'indicateur « surface artificialisée
par habitant » :
Surface artificialisée par habitant
Évolution
entre 1990 et
2005
1990 (*)
1998 (*)
2005 (*)
Flandres
Dunkerques
449 m²
458m²
502m²
+53 m²
Calaisis
501 m²
486 m²
520 m²
+19 m²
Terre des 2 Caps
1166 m²
1157 m²
1161m²
-5m²
Boulonnais
426 m²
436 m²
465 m²
+39m²
Montreuillois
931 m²
959 m²
944 m²
+ 13m²
Région
462 m²
459 m²
494 m²
-32m²
France
métropolitaine
683 m² (**)
726 m² (**)
814 m² (**)
+ 131m²
(*) Données population INSEE 1990-1999-2006 + données SIGALE 90-98-05 / France
métropolitaine (**) : données AGRESTE/terruti-lucas – 93; 99 et 2006
Les secteurs qui se « dédensifient » le plus sont les territoires de SCoT abritant des
agglomérations (Dunkerque, Calais et Boulogne). Comme le montre la carte suivante
(densité et évolution des populations entre 1998 et 2006 par commune), les villes
« centre » perdent des habitants alors que les communes rurales de l'arrière-pays et les
communes littorales en gagnent.
Illustration 3: Évolution de l'occupation du sol 1998-2005 – territoires littoraux du
Nord-Pas-de-Calais
13/63
La courbe d'évolution de la population ne suit pas celle de l'évolution en besoin de
logement. En effet, sous l'effet du vieillissement de la population, de la baisse du
nombre moyen d'enfants par femme, de la multiplication de familles monoparentales et de la dé-cohabitation plus précoce des jeunes adultes, le nombre de
personnes par ménage diminue. Il est ainsi passé au plan national de 2,88 en 1975
à 2,31 trente ans plus tard. La taille des ménages diminuant, il faut de plus en plus
de résidences principales pour loger la même population.
Juillet 2010
Carte 2: Évolution de la population sur les communes du littoral du Nord-Pas-de-Calais
14/63
Juillet 2010
2.4 Les milieux agricoles : premiers espaces
urbanisés
Nous avons étudié plus finement aux dépens de quel type d'espaces s'est développée
l'urbanisation : il apparaît que l'artificialisation des sols se fait essentiellement aux
dépens des terres agricoles : les surfaces perdues sont importantes (près de 900ha
entre 1998 et 2005 dans le Calaisis par exemple) même si cela représente des
pourcentages relativement modestes de leur superficie.
Les « espaces naturels » qui regroupent ici l'ensemble des espaces semi-naturels non
agricoles (boisements, marais, espaces dunaires, plans d'eau, pelouses) sont
relativement bien protégés règlementairement et font plus rarement l'objet d'une
artificialisation. Une proportion assez faible de leur superficie est artificialisée entre 1998
et 2005 (entre 0,2% et 1,3%). En revanche, il peut s'agir de milieux présentant une forte
valeur écologique potentielle comme les milieux dunaires.
Globalement, les milieux naturels progressent sur tous les territoires et cette progression
s'explique principalement par le reboisement de terres agricoles, en partie en
peupleraies (mesures d’accompagnement de la réforme de la PAC adoptées en 1992).
Concernant les espaces agricoles, on constate que les prairies permanentes régressent
plus rapidement que les secteurs de culture : Pour le
Montreuillois : 1,5% des prairies sont artificialisées entre
1998 et 2005 contre 0,4% des surfaces en culture. Dans le
SCot de Flandres-Dunkerque, c'est 3,3% des prairies qui
ont disparues entre 1998 et 2005 contre seulement 0,9%
des cultures alors même que les prairies sont beaucoup
plus rares que les cultures sur ce territoire.
Il semble que les secteurs où les prairies résistent le mieux
sont le sud des territoires littoraux, où se maintient encore
une agriculture d'élevage liée à ces espaces. Ainsi, le
Calaisis et le territoire de la région de Flandres-Dunkerque
sont les secteurs où les prairies sont les plus vulnérables.
Rappelons que les prairies permanentes jouent un rôle
essentiel pour la qualité paysagère et écologique des
milieux. Au-delà de leur caractère identitaire et patrimonial
important, les systèmes de prairies et bocages ont une
fonction multiple de protection des sols contre l’érosion, de
rétention des eaux de ruissellement, de préservation contre
les pollutions diffuses et d’habitat propice à la diversité de la
faune et de la flore.
Illustration 4: Nature des espaces artificialisés entre 1998 et 2005 sur les territoires littoraux
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Juillet 2010
3 L'impact de l'évolution
de la tâche urbaine sur les
milieux naturels
par l'artificialisation; Au contraire, sur la période 1998-2005, les espaces artificialisés y
progressent même plus vite que sur le reste du territoire.
Il semble donc que les espaces inventoriés en ZNIEFF de type II, ces grands ensembles
naturels représentés ici principalement par des espaces ruraux d'une grande qualité
paysagère (secteurs bocager, de marais, boisés) exercent une attraction particulière et
que l'habitat s'y développe.
3.1 Artificialisation des sols dans les espaces
naturels
Pour évaluer l'impact de l' étalement urbain sur le patrimoine naturel, nous nous sommes
intéressé au périmètre des ZNIEFFs, Zones Naturelles d’Intérêt Ecologique Faunistique
et Floristique. En effet, celles-ci sont issues d'un inventaire national constituant un outil
de connaissance et non de protection. Seule une partie des ZNIEFF bénéficie d'une
autre protection juridique même si elles doivent cependant être pris en considération
dans tout projet d'aménagement. Ces zones correspondent à des secteurs du territoire
particulièrement intéressants sur le plan écologique, dont l'intérêt naturel est au moins
de niveau régional. A noter que l'inventaire ZNIEFF est en cours de réactualisation. On
distingue deux types de ZNIEFF :
✗
les ZNIEFF de type I, d’une superficie généralement limitée, définies par la
présence d’espèces, d’associations d’espèces ou de milieux rares,
remarquables ou caractéristiques du patrimoine naturel national ou régional ;
✗
les ZNIEFF de type II qui sont des grands ensembles naturels riches et peu
modifiés, ou qui offrent des potentialités biologiques importantes. Les zones de
type II peuvent inclure une ou plusieurs zones de type I.
La progression de l'artificialisation du sol au sein des ZNIEFFs constitue un indicateur de
la pression exercée par l'urbanisation sur les milieux naturels.
Illustration 5: Artificialisation dans les ZNIEFF de type 2entre 1998 et 2005 – territoires
littoraux du Nord-Pas-de-Calais
La figure suivante présente l'artificialisation au sein des ZNIEFF de type II entre 1998 et
2005 5. Il se dégage bien que ces territoires inventoriés ZNIEFFs ne sont pas épargnés
5 Il n'existe pas de ZNIEFF de type II dans le territoire de la terre des 2 Caps
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Juillet 2010
3.2 La Trame verte et bleue
✗
Les corridors biologiques : Il s'agit des voies de communication biologique
empruntées pas la faune et la flore qui relient les noyaux de biodiversité. Ils
prennent des formes très variables suivant l'espèce considérée. N'ont été
retenus pour l'instant que les axes constituants des corridors majeurs pour des
biotopes cibles (fluviaux, zones humides, forestier, pelouses, dunes...). A noter
qu'il n'est pas toujours nécessaire d'avoir une continuité parfaite pour assurer la
fonctionnalité du corridor.
✗
Les espaces relais sont constitutifs des corridors biologiques. Dans cette
catégorie, on retrouve : l'ensemble des zones humides non référencées en tant
que cœur de nature, tous les boisements de feuillus, hors peupleraies d'une
superficie de plus de 5 ha et tous les groupes de prairies de plus de 15 ha
contigus.
La fragmentation des territoires et des milieux naturels est aujourd'hui une des causes
majeures de la perte de biodiversité au niveau mondial. Un des enjeux de préservation
de la biodiversité des prochaines années est la constitution d'un trame écologique
garantissant la circulation et la dispersion des espèces, mais aussi la préservation des
paysages, du cadre de vie de qualité et des ressources naturelles.
La Région Nord-Pas-de-Calais a été novatrice dans ce domaine et fait de la trame verte
et bleue un axe prioritaire de sa politique environnementale. Elle définit les enjeux
suivants : Protéger et développer les espaces naturels, restaurer la biodiversité en
favorisant la circulation des espèces, offrir aux habitants du Nord-Pas-de-Calais des
lieux de détente et un cadre de vie de qualité.
Une première ébauche de trame verte et bleue a été élaborée pour l'ensemble de la
Région Nord-Pas-de-Calais et déclinée sur le territoire du Calaisis. Les espaces suivants
ont été distingués :
✗
Les cœurs de nature : il s'agit des noyaux de biodiversité, espaces
exceptionnels du point de vue des caractéristiques écologiques ou de la
diversité biologique. On y retrouve les ZNIEFF de type I et les sites Natura
2000. Ces territoires intègrent des espaces dont la richesse biologique est
parfois limitée mais qui sont des espaces utilisés par la faune ou dont les
fonctions écologiques sont nécessaires à l'intégrité de l'écosystème avec lequel
ils sont en contact. La seule protection de ces espaces ne permet pas de
garantir la conservation des espèces qui y vivent : des connexions permettant le
déplacement et les échanges entre individus des populations animales et
végétales sont indispensables.
✗
Les cœurs de nature à confirmer : il s'agit d'espace abritant des espèces
patrimoniales mais pour lesquels un travail d'affinage des connaissances est
nécessaire pour affiner le statut.
✗
Les espaces à renaturer : Ils sont localisés dans les secteurs fortement
anthropisés et artificialisés présentant une rareté de milieux naturels et une
absence ou rareté de corridors écologiques. Ces espaces connaissent
fréquemment de problèmes de pérennité des ressources naturelles que ce soit
l'eau ou le sol.
17/63
Le Schéma régional trame verte et bleue élaboré par la Conseil Régional du Nord-Pasde-Calais, dont les éléments principaux sont reproduits sur les cartes en deuxième
partie, met en évidence la densité de la trame dans le sud de la Région (Scot de
Boulogne et du Montreuillois). Au nord, cette trame est moins dense et devra sans doute
faire l'objet d'une reconstitution.
La figure suivante présente la progression de l'artificialisation entre 1998 et 2005 au sein
de la trame verte et bleue en comparaison avec la progression globale de ces espaces
sur le territoire considéré. Il se dégage que ces espaces ne sont pas épargnés par
l'artificialisation qui se fait donc aux dépends de la trame verte des territoires.
Juillet 2010
Dans la région de Flandres-Dunkerque et dans une moindre mesure dans la région de
Calais où la trame est la moins dense, les espaces à renaturer sont très vulnérables :
l'artificialisation y a progressé de 337ha ce qui représente 36% de la progression totale
des sols artificialisés sur cette période. Cela met en évidence l'urgence qu'il y a à mener
des actions de restauration de cette trame avant que la situation ne devienne
irréversible.
Ailleurs, les espaces naturels relais sont plus vulnérables : dans le Boulonnais et le
Montreuillois, la progression de l'artificialisation s'est faite pour 1/3 environ dans ces
espaces. Il s'agit principalement de secteurs bocagers ne bénéficiant pas de protection
ni de reconnaissance particulière.
Les cœurs de nature ne sont pas non plus épargnés par l'artificialisation des sols.
Illustration 6: Artificialisation des sols dans la TVB des territoires littoraux entre 1998 et 2005
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4 Analyse par territoire
Analyse par territoire
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4.1 La région de Flandres-Dunkerque
humides), mais le morcellement du territoire par les infrastructures et l’urbanisation, ainsi
que la dégradation du bocage, nuisent beaucoup à leur maintien.
De même, les pressions de l’urbanisation, du développement industriel et portuaire et de
l’agriculture intensive génèrent des modifications importantes dans les paysages.
4.1.1 Les enjeux du territoire
Flandres-Dunkerque
Superficie
865 km²
Population
266 639 habitants (INSEE 2006)
Densité moyenne
Nbre de
Communes
EPCI
Principales
agglomérations
308 habitats/Km²
74 communes
Le profil environnemental du Nord-Pas-Calais identifie (entre autres) les enjeux suivant
pour le territoire de Flandre-Dunkerque :
• le maintien des espaces naturels de grande qualité écologique, en gérant les zones de
tension entre urbanisation et milieux naturels, mais aussi entre industrie et habitat ;
• le développement de l’activité portuaire, un enjeu de rang national, tout en assurant la
préservation du patrimoine naturel du territoire ;
• l'enrayement de la régression du bocage en Flandre intérieure
6 + 2 communes indépendantes
Dunkerque (78% de la population)
Le territoire du SCoT de la région Flandres-Dunkerque se caractérise par la présence de
nombreux sites industriels et un important maillage d'infrastructures de transports. Le
port autonome de Dunkerque est le principal moteur de l’économie locale et
l'urbanisation est en extension sur tout le territoire, notamment du fait du développement
de l'activité industrielle.
L'agriculture y est aussi très présente et occupe plus de 70% de la superficie totale du
territoire. Elle est marquée par l'existence de grandes cultures (céréalières et
industrielles) et de cultures de légumes (en progression). Les superficies toujours en
herbes sont quant à elles peu représentées sur le territoire et en régression.
L’omniprésence de l’eau figure parmi les grandes caractéristiques géophysiques de la
région dunkerquoise. L’alimentation en eau potable, la maîtrise des écoulements et la
prévention des inondations sont des enjeux forts du territoire.
En dehors de l’espace maritime, les sites naturels sont peu nombreux et peu étendus et
la pression des activités humaines se fait sentir partout. Les milieux littoraux, dunes et
plages, présentent un intérêt écologique fort. Bien que faiblement boisé, l’intérieur des
terres est riche d’une multitude de petits espaces naturels (en particulier des zones
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Carte 3: Occupation du sol 2005 – région de Flandres-Dunkerque
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4.1.2 L'occupation du sol
Les territoires artificialisés occupent 16% du territoire. Ils sont principalement regroupés
dans l'agglomération de Dunkerque même si l'arrière-littoral est également dense avec à
la fois des bourgs secondaires assez importants (Bergues, Wormhout...) et un habitat
dispersé très présent. Les zones industrielles et commerciales occupent de très grands
espaces et représentent 30% de la superficie des espaces artificialisés. Elles sont
principalement concentrées au niveau du complexe portuaire de Dunkerque.
Les espaces naturels sont très peu représentés (seulement 6% de la surface total). Ils se
concentrent principalement au niveau des massifs dunaires du littoral. Les espaces
boisés sont quasiment absents.
Les espaces agricoles occupent 78% du territoire, principalement sous forme de culture.
Les prairies occupent moins de 10% de l'espaces agricoles et sont très dispersées en
périphérie de l'habitat diffus de la campagne flamande.
9%
1%2%2%
3%
4%
1%
0%
1%
7%
Zones urbanisées
Zones industrielles et
commerciales et
infrastructures de transports
Mines, décharges et chantiers
Carrières et Terrils
Espaces verts artificialisés non
agricoles
Milieux cultivés
Prairies
Espaces en Friches
Milieux boisés
Milieux humides et en eau
Milieux naturels ouverts
69%
Illustration 7: occupation du sol en 2005 - Scot FlandresDunkerque
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4.1.3 L'évolution de l'occupation du sol
Entre 1990 et 1998, les espaces artificialisés ont progressé de 2,4% sur le territoire de
la région de Flandre-Dunkerque, une valeur légèrement inférieure aux moyennes
régionales et départementales (2,7% chacune).
Dans la même période, la population ne progressait que de 0,3%, soit moins que les
moyennes régionales et départementales (1,6% et 0,9% respectivement).
Au cours de cette première période, la progression de l'artificialisation des sols est dûe
à:
•
l'aménagement du complexe portuaire de Dunkerque
•
la réalisation d'infrastructure de transport : A16 entre Dunkerque et la frontière
belge, la LGV entre Lille et Calais, la réalisation en 1998 d'une canalisation de
gaz entre le port de Dunkerque et Pitgam par RTF (ces terrains sont restitués
dans la période suivante à l'agriculture puisque les canalisations sont
enterrées)
•
l'urbanisation de quelques secteurs à proximité de Dunkerque
chantiers, 20% à des zones industrielles et commerciales et 19% à de nouveaux
espaces verts.
L'ensemble du territoire est concerné par cette progression de l'artificialisation. Le
développement de l'agglomération de Dunkerque est important avec le développement
des secteurs commerciaux et industriels. L'habitat se développe partout et notamment
dans les communes éloignées de Dunkerque. Ce développement de l'habitat se fait
essentiellement à proximité des bourgs.
Le diagnostic du SCoT met en évidence le phénomène de perte de population dans le
pôle urbain de Dunkerque entre 1999 et 2006 au profit des communes de deuxième et
troisième couronne, ce que reflète l'évolution de l'artificialisation des sols entre 1998 et
2005.
Cette artificialisation concerne principalement la frange littoral du territoire. L'arrièrepays, en dehors des aménagements d'infrastructure, est épargné par la progression de
l'urbanisation.
Cette artificialisation des sols se fait principalement au dépends de l'agriculture en recul
sur cette période.
L'artificialisation entre 1998 et 2005 sur le territoire du SCoT de la région de FlandreDunkerque a été beaucoup plus importante qu'entre 1990 et 1998. En effet, les espaces
artificialisés ont progressé de 7,4% (contre 2,4% pendant la première période). Ce
chiffre est bien supérieur aux moyennes régionales et départementales (5,4% et 5,1%
respectivement) et ne reflète absolument pas l'évolution de la population entre 1998 et
2005 qui diminue (-2%).
35% des espaces nouvellement artificialisés entre 1998 et 2005 sont devenus des zones
urbanisées (habitats et bâtiments publiques), 26% correspondent à des mises en
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Carte 4: artificialisation du sol entre 1990 et 1998 -Région de Flandres-Dunkerque
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4.1.4 Les mutations d'occupation du sol
Entre 1998 et 2005, l'artificialisation des sols a concerné 1080 ha. Elle se fait
principalement aux dépens des territoires agricoles : 1020 ha d'espaces agricoles
agricoles (1,5% de leur surface) contre 61,8 ha d'espaces naturels détruits (soir 1,3% de
leur surface). Cependant, étant donnée la faible proportion d'espaces naturels sur ce
territoire, ce modeste prélèvement peut être jugé important.
Les prairies sont proportionnellement plus vulnérables que les grandes cultures. En
effet, 3,3% des prairies présentes sur le territoire en 1998 ont été artificialisées entre
1998 et 2005 contre seulement 0,9 % pour les grandes cultures.
A noter que 165 ha d'espaces déjà artificialisés, principalement des secteurs en
chantier en 1998, ont été « recyclés » (0,5% de leur surface), c'est à dire ont muté vers
un autre type d'espaces artificialisés.
Illustration 9: Matrice de mutation 1998-2005 - Flandres-Dunkerque
Illustration 8: Nature des espaces artificialisés entre 1998 et 2005 - Flandres-Dunkerque
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Carte 5: artificialisation du sol entre 1998 et 2005 -Région de Flandres-Dunkerque
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Carte 6: artificialisation du sol entre 1998 et 2005 et zonages d'inventaire et de protection des milieux naturels -Région de Flandres-Dunkerque
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Carte 7: artificialisation du sol entre 1998 et 2005 et TVB -Région de Flandres-Dunkerque
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4.2.2 L'occupation du sol
4.2 La terre des 2 Caps
4.2.1 Les enjeux du territoires
Terre des 2 Caps
Superficie
183 Km²
Population
21 459 habitants (INSEE 2006)
Densité moyenne
Nbre de
Communes
EPCI
117 habitants/Km²
Principales
agglomérations
21 communes
1
Ambleteuse / Wissant / Marquise
mais le territoire est sous l'influence de
Boulogne et Calais
La terre des 2 Caps se situe entre les agglomérations de Calais et Boulogne-sur-mer au
cœur du Parc Naturel Régional des Caps et Marais d'Opale. Sous l’influence de des
deux agglomérations, le territoire est soumis à la périurbanisation.
Malgré l'absence de ville importante sur son territoire, les espaces artificialisés occupent
13% du territoire. Cela s'explique par le très important bassin carrier de Marquise qui
occupait environ 700ha en 2005, représentant 28% des superficies urbanisées de la
Terre des 2 Caps. L'urbanisation se concentre sur 3 pôles secondaires : Wissant et
Ambleuteuse sur le littoral et Marquise dans les terres. Le territoire est également
marqué par un habitat dispersé important.
Les espaces naturels occupent des superficies modestes (9% du territoire). Ils sont
représentés par les massifs dunaires du littoral et quelques bois de petite taille.
L'agriculture occupe 78% du territoire, principalement sous forme de grande culture mais
les prairies sont tout de même bien représentées et occupent 30% des surfaces
agricoles.
8%
1%
0%
4%
1%
3%1%
5%
1%
23%
La principale commune du territoire est Marquise dans l'arrière-pays qui abrite
également le bassin carrier de Marquise.
Il abrite les sites du Cap Blanc nez et du Cap gris nez, très touristique et de grande
valeur paysagère et écologique.
La terre des 2 Caps est inclus dans le Boulonnais dans le profil environnementale
régional dont les enjeux sont présentés dans la partie suivante.
53%
Zones urbanisées
Zones industrielles et
commerciales et
infrastructures de transports
Mines, décharges et chantiers
Carrières et Terrils
Espaces verts artificialisés non
agricoles
Milieux cultivés
Prairies
Espaces en Friches
Milieux boisés
Milieux humides et en eau
Milieux naturels ouverts
Illustration 10: Occupation du sol 2005 - Terre des 2 Caps
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Carte 8: Occupation du sol 2005 – Terre des 2 Caps
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4.2.3 L'évolution de l'occupation du sol
Les territoires littoraux sont moins touchés par cette progression de l'artificialisation des
sols et l'essentiel de ce phénomène est localisé à proximité ou à l'est de l'A16.
Entre 1990 et 1998, 137ha de terres agricoles ou naturelles ont été consommées pour
l'urbanisation, la construction d'infrastructures ou l'exploitation des carrières et les
secteurs artificialisés ont progressé de 3,5%, un chiffre légèrement supérieur aux
moyennes régionales et départementales (2,7% chacune), mais inférieure à la
progression de la population qui était de +4,3% sur cette période.
Ces mutations sont principalement le fait de la création d'infrastructure avec la
construction de l'A16 qui traverse le territoire (93ha d'axes routiers créés entre 1990 et
1998) et des carrières (37ha de carrières nouvellement ouverte entre 90 et 98). Durant
la même période 56,46ha de carrière ont été reconvertis en plan d'eau (pour 7,9ha) et
en friches agricoles (pour 48,5ha)
Comme sur le reste du territoire, cette artificialisation se fait aux dépens de l'agriculture :
96ha de culture sont artificialisés et 40ha de prairies.
Entre 1998 et 2005, Les espaces artificialisés progressent de 4,7%, une valeur
légèrement supérieure à la première période mais un peu moins que les moyennes
régionales et départementales et nettement moins que les territoires voisins de Calais et
Dunkerque.
Cette valeur reflète bien la progression de la population qui est de 4,4% entre 1999 et
2006.
L'artificialisation se fait essentiellement au profit de l'habitat (57% des espaces
nouvellement artificialisés le sont pour l'urbanisation) et, spécificité de ce territoire, au
profit de l'activité d'extraction de matériaux : 35% des espaces nouvellement artificialisés
entre 1998 et 2005 sont des carrières même si la surface totale de celles-ci ne
progresse que de 2,6% entre ces deux dates, car une partie des surfaces exploitées
sont converties en plans d'eau ou rétrocédées à l'agriculture.
Entre 1998 et 2005, 154ha sont artificialisés au profit principalement de l'habitat
résidentiel et rural (90ha) et les carrières (54ha). Sur la même période, 36ha de
carrières sont reconvertis en friches agricoles (pour 26,5ha) ou en plan d'eau (9,6ha).
34/63
Illustration 11: Nature des espaces artificialisés entre 1998 et 2005 - Terre des 2 Caps
Juillet 2010
Carte 9: Artificialisation des sols entre 1990 et 1998 – Terre des 2 Caps
35/63
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4.2.5 Les mutations d'occupation du sol
Entre 1998 et 2005, l'artificialisation des sols a concerné 153 ha. Elle se fait
principalement aux dépens des territoires agricoles : 146 ha d'espaces agricoles
agricoles (1% de leur surface) contre 7,1 ha d'espaces naturels détruits (soir 0,4% de
leur surface).
Illustration 12: Matrice des mutations 1998-2005 - Terre des 2 Caps
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Carte 10:: Artificialisation des sols entre 1998 et 2005 – Terre des 2 Caps
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Carte 11: Artificialisation des sols entre 1998 et 2005 Inventaire et protection– Terre des 2 Caps
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Carte 12: L Artificialisation des sols entre 1990 et 2005 TVB – terre des 2 Caps
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4.3 Le Boulonnais
4.3.1 Les enjeux du territoire
Le Boulonnais
Superficie
453 km²
Population
141 144 h (INSEE 2006)
Densité moyenne
Nbre de
Communes
EPCI
Principales
agglomérations
313 habitants/km²
53
2
Boulogne-sur-Mer (44 273 habitants en
2006)
Le territoire est structuré de façon concentrique autour de l’agglomération de Boulognesur-Mer, dont l’activité (portuaire, industrielle et de services) draine près de 70 % des
actifs du territoire. On distingue par ailleurs un pôle secondaire, Desvres, qui joue un
rôle structurant pour les communes rurales alentours.
La population se concentre principalement le long du littoral. La périurbanisation se
développe autour de Boulogne et sur la basse vallée de la Liane, le long de l’autoroute
A16. La pression touristique est forte : dans une région pauvre en espaces naturels, le
littoral est en effet la destination privilégiée de nombreux habitants du Nord - Pas-deCalais.
Le Boulonnais est reconnu pour la grande diversité de milieux naturels qu'il abrite :
espaces dunaires, falaise, foret, bocage, coteau calcaire.
Le territoire se distingue également par une activité agricole dynamique qui recouvre les
deux tiers du territoire, tournée principalement vers l’élevage bovin. Cependant, les
surfaces de prairies diminuent au profit des cultures fourragères, et notamment du maïs.
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Carte 13: Occupation du sol 2005 - Boulonnais
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4.3.3 L'évolution de l'occupation du sol
4.3.2 L'occupation du sol
Principalement du fait de l'agglomération de Boulogne, les espaces artificialisés
occupent 14% du territoire du Boulonnais. L'urbanisation se concentre donc
principalement au niveau de la frange littorale, l'arrière-pays étant beaucoup plus rural,
avec deux petits pôles urbains secondaires : Devres et Samer et la présence d'un
habitat linéaire assez marqué.
Les espaces naturels sont beaucoup plus présents que dans les territoires littoraux du
nord de la région. Ils occupent 24% de l'espace et sont représentés par de grands
espaces boisés dans l'arrière-pays et de grands massifs dunaires bien préservés.
Les espaces agricoles occupent quand à eux 62% de la superficie totale du territoire et
les prairies représentent plus de 40% de ces espaces.
10%
3%
0%
1%
4%0%
20%
1%
33%
27%
Zones urbanisées
Zones industrielles et
commerciales et
infrastructures de transports
Mines, décharges et chantiers
Carrières et Terrils
Espaces verts artificialisés non
agricoles
Milieux cultivés
Prairies
Espaces en Friches
Milieux boisés
Milieux humides et en eau
Milieux naturels ouverts
Entre 1990 et 1998, les espaces artificialisés ont progressé de 5,1% sur le territoire du
SCoT de Boulogne , soit une valeur très supérieure aux moyennes régionales et
départementales (2,7% chacune) et très supérieure à la croissance de la population sur
ce territoire (+2,6%).
Cette artificialisation est le fait principale de la création d'infrastructures de transport,
notamment la construction de l'A16 qui traverse le territoire. L'habitat progresse de
manière plus modeste, principalement sur la commune de Wimereux.
Comme sur les autres territoires étudiés, cette artificialisation se fait aux dépens de
l'agriculture principalement.
Commune de Wimereux : lotissement créé entre 1998 et 2005 : extension
d'urbanisation en fonction de l'opportunité foncière. Lotissement « en boucle » sans
connexion au reste de l'urbanisation (photo : google earth)
Illustration 13: Occupation du sol 2005 - Boulonnais
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Carte 14: Artificialisation des sols entre 1990 et 1998 - Boulonnais
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Entre 1998 et 2005, les espaces artificialisés progressent de 5,5%, une valeur stable par
rapport à la première période (5,1%) et proche des moyennes régionales et
départementales.
La nature de cette artificialisation est en revanche très différente : alors que la première
période était marquée par la création de l'A16, cette période voit se développer de façon
très marquée l'urbanisation liée à l'habitat qui représente 57% de la consommation
d'espaces naturels et agricoles entre 1998 et 2005, et des zones industrielles et
commerciales (24% des surfaces).
L'urbanisation se développe sur tout le territoire. Aucun secteur n'est épargné et même
les zones les plus éloignées des bassins d'emplois de Calais, Boulogne et de Saint
Omer sont concernées. Il s'agit majoritairement d'opérations de petite taille. Les
opérations de plus grande taille se concentrent autour des pôles urbains (Samer,
Wimereux, Hardelot)
Les secteurs industriels et commerciaux se développe à proximité de l' autoroute A16.
Développement d'une zone
commerciale et industrielle à
proximité de l'autoroute A16
Illustration 14: Nature des espaces artificialisés entre 1998 et 2005 - Boulonnais
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Carte 15: Artificialisation des sols entre 1998 et 2005 - Boulonnais
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4.3.4 Les mutations d'occupation du sol
Entre 1998 et 2005, l'artificialisation des sols a concerné 387ha. Elle se fait
principalement aux dépens des territoires agricoles : 363 ha d'espaces agricoles
agricoles (1,2% de leur surface) contre 24 ha d'espaces naturels détruits (soir 0,2% de
leur surface).
Illustration 15: Matrice des mutations 1998-2005 - Boulonnais
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Carte 16: Artificialisation des sols et Trame verte et bleue : Boulonnais
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Carte 17: Artificialisation des sols et zonage et protection des milieux naturels: Boulonnais
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Le territoire se répartit entre deux régions agricoles : le pays de Montreuil et les BasChamps. On y distingue trois systèmes : les zones de grandes cultures intensives du
plateau compris entre la Canche et l’Authie; les versants et fonds de vallées et la
périphérie des zones habitées, traditionnellement occupées par des pâtures
accompagnées d’une trame bocagère dense, et les sols des Bas-Champs picards voués
à la polyculture - élevage.
4.4 Le Montreuillois
4.4.1 Les enjeux du territoire
Le pays du Montreuillois recèle un patrimoine na turel d’une grande richesse. Du
Le Montreuillois
Superficie
641 km²
Population
75 401 h (INSEE 2006)
Densité moyenne
Nbre de
Communes
EPCI
Principales
agglomérations
117 habitants/km²
70
4
Berck (44 273 habitants en 2006)
Situé à l’écart des grandes agglomérations du Nord-Pas-de-Calais, le Pays du
Montreuillois présente à la fois des caractéristiques d’un territoire rural, par sa densité de
population, son maillage de petites communes, et des caractéristiques d’un territoire à
dominante urbaine sur le littoral où la moitié de la population se concentre.
Trois grands espaces se dessinent :
•
le littoral qui s’organise autour des deux aires urbaines mitoyennes de Berck et
d’Étaples ;
•
un espace résidentiel comportant un pôle de services et d’emplois autour de la
ville de Montreuil ;
•
un territoire essentiellement rural autour du pôle de services d’Hucqueliers.
littoral à l’arrière pays rural, on y distingue de nombreux systèmes originaux : le
complexe dunaire picard, les estuaires de la Canche et de l’Authie, les milieux
humides arrière-littoraux, le plateau de Sorrus et Saint-Josse, l’ensemble valléeversants de la Course, les basses vallées de la Canche et de l’Authie.
Le profil environnemental du Nord-Pas-Calais identifie (entre autres) les enjeux
suivant pour le Montreuillois:
• la maîtrise de l’urbanisation et de la pression foncière, qui se développe en
retrait du massif dunaire au détriment des milieux naturels sensibles (prairies
humides plus ou moins tourbeuses des « bas champs », prairies, bosquets, etc.),
en cohérence avec les réseaux de transport et en lien avec les territoires voisins
(pays des Sept Vallées notamment);
• la préservation de l’abondante ressource en eau du secteur et la reconquête de
la qualité des eaux souterraines ;
• la protection, la mise en valeur et la valorisation des atouts environnementaux
du territoire et, notamment, de ses différentes entités naturelles ;
Le pays du Montreuillois constitue un pôle touristique majeur pour la région, puisqu’il
représente près de 25 % de l’emploi salarié touristique régional et plus de 45 % de
l’ensemble des résidences secondaires du Nord - Pas-de-Calais. La part de résidences
secondaires atteint plus de 70 % dans les communes du Touquet, de Merlimont et de
Camiers.
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Carte 18: Occupation du sol 2005 - Montreuillois
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4.4.2 L'occupation du sol
Les espaces artificialisés occupent 11% de ce territoire. Ils se concentrent le long du
littoral sur les communes d'Etaples, de Berck, du Touquet et dans l'arrière pays dans les
fonds de vallée avec des formes urbaines très linéaires.
Les espaces naturels occupent 15% du territoire. Ils sont représentés par de grands
massifs dunaires sur le littoral et des zones humides en arrière-littoral. Les boisements
sont très peu représentés.
L'agriculture occupe 74% du territoire du ScoT et est caractérisée principalement par la
grande culture. Les prairies occupent 27% de l'espace agricole et sont situées dans les
fonds de vallées ou elles sont concurrencées par l'urbanisation.
8%
5%
1%
0%
1%
Zones urbanisées
Zones industrielles et
commerciales et
infrastructures de transports
Mines, décharges et chantiers
Carrières et Terrils
Espaces verts artificialisés non
agricoles
Milieux cultivés
Prairies
Espaces en Friches
Milieux boisés
Milieux humides et en eau
Milieux naturels ouverts
2%
9%
0%
20%
53%
Illustration 16:
Montreuillois
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Occupation
du
sol
2005
-
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Carte 19: Artificialisation des sols dans le Montreuillois entre 1990 et 1998
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4.4.3 L'évolution de l'occupation du sol
Comme sur le territoire du SCoT de Boulogne, entre 1990 et 1998, les espaces
artificialisés y ont progressé de 5,1%, soit une valeur très supérieure aux moyennes
régionales et départementales (2,7% chacune) et très supérieure à la croissance de la
population sur ce territoire (+2%).
Ici encore, cette artificialisation est le fait principale de la construction de l'A16 qui
traverse le territoire du Nord au Sud. L'habitat progresse de manière plus modeste,
principalement sur la commune de Stella-Plage ou un grand secteur de milieux dunaire
a été loti.
Entre 1998 et 2006, comme dans le Boulonnais, la progression des espaces
artificialisés se stabilise au même niveau que la période précédente, soit 5,2%, une
valeur proche des moyennes régionales et départementales.
En revanche, la population croit de manière plus importante puisqu'elle augmente de
6,9% entre 1999 et 2006.
La consommation d'espace est principalement dû à la création de nouvelles zones
d'habitats. Cet habitat se développe principalement sur la frange côtière (communes
d'Etaples, de Berck, de Rang-du-Fliers).
Dans l'arrière-pays, l'habitat se développe en continuité de l'existant dans les fonds de
vallée, accentuant les forme linéaire de l'urbanisation.
Illustration 17: Nature des espaces artificialisés entre 1998 et 2005 - Montreuillois
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Carte 20: Artificialisation des sols dans le Montreuillois entre 1998 et 2005
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4.4.4 Les mutations d'occupation du sol
Entre 1998 et 2005, l'artificialisation des sols a concerné 400 ha. Elle se fait
principalement aux dépens des territoires agricoles : 363 ha d'espaces agricoles
agricoles (,21% de leur surface) contre 50 ha d'espaces naturels détruits (soir 0,2% de
leur surface), dont 30ha d'espaces dunaires pour l'extension de zones d'habitation.
Illustration 18: les mutations d'occupation du sol sur le Montreuillois entre 1998 et 2005
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Carte 21: Artificialisation des sols dans le Montreuillois entre 1998 et 2005 – inventaire et protection
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Carte 22: Artificialisation des sols dans le Montreuillois entre 1998 et 2005 - TVB
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5 Table des cartes
Index des illustrations
Carte 1: Les SCoTs en Nord-Pas-de-Calais................................................6
Carte 2: Évolution de la population sur les communes du littoral du NordPas-de-Calais.............................................................................................14
Carte 3: Occupation du sol 2005 – région de Flandres-Dunkerque.........24
Carte 4: artificialisation du sol entre 1990 et 1998 -Région de FlandresDunkerque..................................................................................................27
Carte 5: artificialisation du sol entre 1998 et 2005 -Région de FlandresDunkerque..................................................................................................29
Carte 6: artificialisation du sol entre 1998 et 2005 et zonages d'inventaire
et de protection des milieux naturels -Région de Flandres-Dunkerque....30
Carte 7: artificialisation du sol entre 1998 et 2005 et TVB -Région de
Flandres-Dunkerque..................................................................................31
Carte 8: Occupation du sol 2005 – Terre des 2 Caps...............................33
Carte 9: Artificialisation des sols entre 1990 et 1998 – Terre des 2 Caps
....................................................................................................................35
Carte 10:: Artificialisation des sols entre 1998 et 2005 – Terre des 2
Caps...........................................................................................................37
Carte 11: Artificialisation des sols entre 1998 et 2005 Inventaire et
protection– Terre des 2 Caps.....................................................................38
Carte 12: L Artificialisation des sols entre 1990 et 2005 TVB – terre des
2 Caps........................................................................................................39
Carte 13: Occupation du sol 2005 - Boulonnais.......................................41
Carte 14: Artificialisation des sols entre 1990 et 1998 - Boulonnais.......43
Carte 15: Artificialisation des sols entre 1998 et 2005 - Boulonnais......45
Carte 16: Artificialisation des sols et Trame verte et bleue : Boulonnais. 48
Carte 17: Artificialisation des sols et zonage et protection des milieux
naturels: Boulonnais..................................................................................49
Carte 18: Occupation du sol 2005 - Montreuillois...................................51
60/63
Carte 19: Artificialisation des sols dans le Montreuillois entre 1990 et
1998...........................................................................................................53
Carte 20: Artificialisation des sols dans le Montreuillois entre 1998 et
2005...........................................................................................................55
Carte 21: Artificialisation des sols dans le Montreuillois entre 1998 et
2005 – inventaire et protection .................................................................58
Carte 22: Artificialisation des sols dans le Montreuillois entre 1998 et
2005 - TVB................................................................................................59
Juillet 2010
6 Tables des graphiques
Illustration 18: les mutations d'occupation du sol sur le Montreuillois
entre 1998 et 2005.....................................................................................56
Index des illustrations
Illustration 1: Occupation du sol sur le littoral du Nord-Pas-de-Calais en
2005...........................................................................................................10
Illustration 2: Évolution de l'occupation du sol 1990-1998 – territoires
littoraux du Nord-Pas-de-Calais................................................................12
Illustration 3: Évolution de l'occupation du sol 1998-2005 – territoires
littoraux du Nord-Pas-de-Calais................................................................13
Illustration 4: Nature des espaces artificialisés entre 1998 et 2005 sur les
territoires littoraux.....................................................................................15
Illustration 5: Artificialisation dans les ZNIEFF de type 2entre 1998 et
2005 – territoires littoraux du Nord-Pas-de-Calais...................................16
Illustration 6: Artificialisation des sols dans la TVB des territoires
littoraux entre 1998 et 2005......................................................................18
Illustration 7: occupation du sol en 2005 - Scot Flandres-Dunkerque....25
Illustration 8: Nature des espaces artificialisés entre 1998 et 2005 Flandres-Dunkerque..................................................................................28
Illustration 9: Matrice de mutation 1998-2005 - Flandres-Dunkerque....28
Illustration 10: Occupation du sol 2005 - Terre des 2 Caps.....................32
Illustration 11: Nature des espaces artificialisés entre 1998 et 2005 Terre des 2 Caps........................................................................................34
Illustration 12: Matrice des mutations 1998-2005 - Terre des 2 Caps....36
Illustration 13: Occupation du sol 2005 - Boulonnais..............................42
Illustration 14: Nature des espaces artificialisés entre 1998 et 2005 Boulonnais.................................................................................................44
Illustration 15: Matrice des mutations 1998-2005 - Boulonnais..............46
Illustration 16: Occupation du sol 2005 - Montreuillois..........................52
Illustration 17: Nature des espaces artificialisés entre 1998 et 2005 Montreuillois..............................................................................................54
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