Feuilleter
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� 6 économie 100% pur l’Aisne : LU � 11 tourisme Carnets 14-18 � 15 culture Les festivals musicaux d’automne � 24 ils font bouger l’Aisne Le phénomène zumba � 26-29 territoire Château-Thierry, la fabuleuse 192 Septembre/Octobre 2012/ le magazine du Département de l’Aisne www.aisne.com Objectif : réussite scolaire 2 sommaire l'Aisne 192 - Septembre/Octobre 2012 4-9 actualité > Création d‘une agence départementale d’ingénierie > Guise : enfin une piscine ! > Le salon international de la pomme de terre dans l’Aisne > LU dans l’Aisne : 3 usines, 474 employés > "Sentez-vous sport" à la rentrée > Un label "Handibat" pour le BTP 10 environnement > Cueillir les champignons en toute sécurité > Géodomia vous donne rendez-vous 11 tourisme 17-22 dossier - Priorité à l’éducation Amener la culture dans nos collèges, soutenir la création de regroupements scolaires intercommunaux, maintenir la gratuité des transports pour tous les élèves… Entre charges obligatoires et politiques volontaires, le Conseil général investit 75 millions d’euros chaque année pour proposer des conditions optimales d’apprentissage. > "Carnets 14-18" : le tourisme à la pointe de la technologie > Voyagez Futé 12 expression 13-16 culture > La Fête du Livre a 20 ans > Festival du Rire de Vervins > Votre automne en musique 17-22 dossier L’éducation : une priorité 23 histoire Soissons dans l’objectif des photographes Vergnol 24-25 ils font bouger l'Aisne > François Péry et sa "muse" > Fabien, ambassadeur du phénomène Zumba > Ferme de Moyembrie : préparer la sortie de prison 26-29 territoire Château-Thierry, la fabuleuse 30-31 rendez-vous Théâtre, expos, concerts... 32 l'image Fête du Livre de Merlieux : 20 ans le 30 septembre Le magazine du Conseil général de l’Aisne n° 192 de Septembre/Octobre 2012 / 240 000 exemplaires / Conseil général de l'Aisne - rue Paul Doumer 02013 Laon Cedex - Secrétariat Journal l'Aisne 03 23 24 86 99 - Fax : 03 23 24 62 84 / [email protected] / www.aisne.com Directeurs de la publication : Yves DAUDIGNY / Philippe MIGNOT - Responsable communication : Pascale CARTEGNIE - Rédacteur en chef : Laure MICHAUX - Rédaction : Pascale CARTEGNIE / Laure MICHAUX / Sabine ISRAEL / François-Xavier DESSIRIER - Webmaster : Marie GOURLIN - Photos : François-Xavier DESSIRIER - Réalisation graphique : Christian JOMARD / Service communication Conseil général de l’Aisne - Secrétariat : Annie BEAUVILLAIN - Imprimerie : Groupe MORAULT - Distribution : ADREXO Imprimé sur papier 100% recyclé édito 3 l'Aisne 192 - Septembre/Octobre 2012 La campagne à la ville En octobre, l’Aisne s’affiche à nouveau dans les couloirs du métro parisien, avec une nouvelle campagne qui fait la part belle à notre jeunesse et au talent 100% Pur l’Aisne. native de Sains-Richaumont, fille de boucherscharcutiers-traiteurs sur quatre générations, est une passionnée d’arts culinaires. Le BTS en poche, elle a travaillé dans de grands hôtels partout en France. Elle a par la suite rejoint l’entreprise familiale pour s’occuper de l’activité traiteur durant douze années. Avec son camion, elle sillonnait les routes du canton. Au départ à la retraite de son père, elle s’est tournée vers la fonction publique. Reçue au concours de chef de cuisine elle a rejoint le Collège de Sissonne, puis celui de Sains-Richaumont. Parallèlement, elle a décroché son brevet de maîtrise en cuisine. Il y a deux ans elle est nommée référente des restaurations collectives au sein du Conseil général. Sa mission : harmoniser le service de restauration des 57 collèges de l’Aisne (nutrition, réhabilitation de cuisine...). Elle avait accepté lors des dernières élections cantonales de devenir la suppléante de Michel Lefèvre, Conseiller général du canton de SainsRichaumont. Malheureusement, celui-ci a perdu la vie dans un accident de la route le 1er juin. Isabelle Ittelet, 40 ans, s’est mise en disponibilité pour lui succéder. Installée dans ses fonctions par l’assemblée départementale le 2 juillet, elle a intégré la commission Education, sport, culture, jeunesse. Pour son premier mandat, cette Sainsoise pure souche va pouvoir s’appuyer sur son excellente connaissance du terrain et de ses habitants. Maman de deux enfants, elle est depuis de longues années impliquée dans la vie du canton. Michel Lefèvre lui avait témoigné toute sa confiance. C’est avec une grande volonté qu’elle poursuivra les travaux initiés par son prédécesseur et ami. Yves DAUDIGNY Sénateur de l’Aisne Président du Conseil général Pour lancer cette campagne auprès de la presse nationale, un événement culturel sera organisé dans la capitale, qui permettra de présenter la Symphonie des Siècles. Cet orchestre, composé pour moitié des musiciens de l’Orchestre Les Siècles, musiciens professionnels, et pour l’autre moitié, d’élèves des conservatoires et écoles de musique axonais, et dirigé par François- Xavier Roth, est unique en son genre. “ En mettant ainsi à l’honneur de jeunes La ruralité Axonais dont l’énergie, la passion et l’enest une idée thousiasme méritent d’être encouragés, en capitale. mettant en scène notre jeunesse sur les affiches et insertions presse, le Département entend bien conquérir les habitants de la capitale et les persuader que “la ruralité est une idée capitale”. Ce talent 100% Pur l’Aisne, dans ses différents domaines, la culture, la mise en valeur du patrimoine, la recherche, la gastronomie, est avant tout bien sûr affaire d’éducation. C’est tout l’objet des investissements réalisés en faveur de nos élèves, avec le Plan Collèges, la mise en œuvre de l’ENT (Environnement numérique de travail) et des dispositifs visant à faciliter l’accès de tous à l’éducation et à la culture présentés dans le dossier de ce nouveau numéro du magazine L’Aisne. Notre jeunesse est la plus sûre de nos richesses… Construisons-lui un bel avenir ! “ Isabelle Ittelet, Cette campagne s’inscrit dans la démarche initiée depuis 2005 avec L’Aisne, it’s open qui vise à accroître la notoriété du département. Faire connaître le territoire au-delà de ses frontières est une nécessité, à la fois pour son économie et ses emplois, son tourisme, son attractivité, mais aussi pour la fierté de ses habitants. 4 actualité l'Aisne 192 - Septembre/Octobre 2012 Ouverture le 1er janvier Les collectivités sont invitées à adhérer avant le 1er octobre pour participer à l’assemblée générale constitutive avant la fin de l’année. L’agence serait opérationnelle au 1er janvier 2013. Les collectivités adhérentes devront s’acquitter d’un droit d’entrée et d’une cotisation annuelle. Un barème par tranche d’opération a été retenu pour la tarification des prestations. L’agence sera soutenue financièrement par le Conseil général pendant trois ans, l’objectif étant, à terme, que l’agence s’autofinance à 50% sur les revenus tirés des prestations qu’elle effectue. Elle disposera de moyens humains et matériels mis à disposition par le Département. aménagement L’agence départementale d’ingénierie a été créée. Elle apportera conseils et expertise aux collectivités rurales trop souvent perdues dans les méandres de la commande publique. Au service des communes Le 4 juin, les élus du Conseil général ont officia- lisé la création de “l’Agence départementale d’ingénierie pour les collectivités de l’Aisne” en accord avec l’Union des Maires de l’Aisne. L’objectif : aider techniquement et administrativement les collectivités adhérentes à réaliser ou faire réaliser leurs projets dans les domaines du bâtiment et de la voirie. Les petites communes ont été impactées par la disparition de la DDE, interlocuteur de proximité en matière d’ingénierie publique. Les réglementations en matière de commande publique et de protec- loisirs tion de l’environnement étant de plus en plus complexes, certaines collectivités ont différé leurs projets d’aménagement, d’autres y ont même renoncé. Le champ d’intervention de l’agence est strictement délimité afin de ne pas entrer en concurrence avec les sociétés privées. Il s’agit de petits marchés sur lesquels ces dernières ne sont pas présentes. L’agence est ouverte aux communes de moins de 3 500 habitants, aux communautés de communes de toute taille et aux syndicats intercommunaux. Trois types de prestations payantes sont proposés : l’assistance à maîtrise d’ouvrage dans les domaines de la voirie et des bâtiments (pour des opérations ne dépassant pas 350 000 E) ; la maîtrise d’œuvre (uniquement pour la voirie avec un plafond de 90 000 E) ; l’assistance technique, juridique et juridico-financière facturée 600 E la journée (pour la rédaction d‘un cahier des charges par exemple). contact 03 23 24 99 18 Voirie départementale Guise Bonne nouvelle : “Aquoisia”, complexe aquatique intercommunal a ouvert ses portes à Guise le 11 juillet. Visite guidée. Bardages de bois, roseaux, grandes baies vitrées, un esprit zen imprègne les lieux. Aquoisia se jette à l’eau Quelques chiffres Aquoisia a nécessité un investissement de 8,9 ME (dont 6,2 ME pour la construction). Le projet ayant bénéficié du soutien du Conseil général (1,15 ME), du Conseil régional (1 ME) et de l’Etat (1 ME), 3,7 ME restent à la charge de la CCRG. La gestion du centre a été confiée à “Espace Récréa” pour trois ans. Une quinzaine de postes ont été créés (coaching sportif, accueil, services techniques). Les travaux avaient débuté en janvier 2011. Trois espaces sont ouverts au public, dont 380 mètres carrés consacrés à la baignade. L’espace aquatique comprend trois bassins (sportif, ludique et pataugeoire) pour la pratique de la natation et la baignade de loisir (jets d’eau, fontaine). Un pentagliss de 4 pistes (toboggans) complète l’ensemble. Diverses activités sont proposées : cours de natation (dès 6 ans), activités “Kid’s Mania” (waterpolo, plongée, nage avec palmes), cours d’aquafitness. L’espace forme se dote d’une salle de cours collectifs fitness et d’une salle cardio-training. Les baigneurs s’essaieront à la balnéothérapie dans l’espace océane : hammam, saunas, jacuzzi, bassin avec jets d’eau et cours d’aquabiking (vélos immergés). Pour limiter l’impact de l’équipement sur l’environnement, un système de recyclage des eaux et de l’air a été installé. Une chaudière à copeaux de bois profitera à ce complexe ainsi qu’à la future Maison de l’Enfance. De quoi allier écologie et économies. Une attention particulière a été portée à l’hygiène. “Les visiteurs se déchaussent avant d’entrer en cabine. L’eau de la piscine est filtrée en permanence par des billes de verre, un processus efficace et économe” explique le directeur, Damien Veta. Grâce aux cartes magnétiques, les entrées sont comptabilisées pour accueillir au maximum 340 personnes. La Communauté de communes de la région de Guise (CCRG) espère atteindre la barre des 100 000 visiteurs la première année. contact 09 71 00 02 00 - www.aquoisia.fr ZAC de la Briqueterie Rue Jean Monnet 02120 Guise événement Potato Europe dans l’Aisne Depuis 1996, ce salon tournant (il était l’année dernière en Belgique) organisé par ARVALIS - Institut du végétal, avec le soutien des acteurs de la filière, rassemble les professionnels internationaux de la pomme de terre. Vitrine des innovations techniques, banc de démonstration des chantiers de récolte, de manutention et stockage ; cet événement est également le rendez-vous d’affaires des producteurs. Potato Europe s’adresse à tous les acteurs de la filière pomme de terre : semences et plants, marché du frais, pommes de terre transformées et fécules. Ce salon est l’occasion pour les agriculteurs de rencontrer les spécialistes de l’agroéquipement et de l’agrofourniture, ou les professionnels de la mise en marché des produits frais ou transformés. L’atout de ce salon pour les professionnels, ce sont les démonstrations de matériels proposées par les constructeurs. Sur 22 hectares, ils pourront entre autres découvrir les chaînes de tri optique, animation propre à l’événement français, illustrant parfaitement la recherche d’excellence en qualité de la filière française. Plus de 90 machines et matériels seront impliqués dans les différents chantiers dynamiques. Avec 250 exposants (constructeurs d’agroéquipement, fournisseurs de fertilisants, de produits de protection de la culture, de stockage et de conservation de pomme de terre…) sur près Les 12 et 13 septembre, Villers Saint Christophe deviendra la capitale mondiale de la pomme de terre avec l’installation du salon de plein champ “Potato Europe”. de 10 000 m² de surface couverte et 22 hectares de démonstration, Potato Europe est également un rendez-vous d’affaires. Le village du commerce réunira une quarantaine de négociants et de coopératives. Des stands et des pavillons internationaux permettront de nouer des contacts avec des opérateurs et des fournisseurs néerlandais, belges, allemands, anglais, espagnols, italiens et même cette année américains, néozélandais et chinois. actualité 5 l'Aisne 192 - Septembre/Octobre 2012 Retour en images La première pierre de la Cité de la musique et de la danse a été posée au Parc Gouraud de Soissons à l’occasion de la Fête de la musique. Ce conservatoire sera doté d’un auditorium de 500 places destiné à l’accueil de spectacles. Le projet est financé par le Département (2,6 ME). Le grand public est le bienvenu, il pourra découvrir toutes les étapes de la production du tubercule et se restaurer sur place. rens. www.potatoeurope.com en chiffres Le Conseil général de l’Aisne soutient le salon Potato Europe à hauteur de 40 000 E. La production axonaise de pommes de terre se répartit entre 360 exploitations qui cultivent 7 188 hectares dont 3 761 hectares destinés à la consommation, 2 622 à la féculerie (amidon, alimentation bétail, industrie agro-chimique) et 804 aux plants. L’Aisne est le 3e département français pour la production de fécules de pomme de terre. (Chiffre du recensement agricole de 2010). La caravane des “Romain-Michel” a fait halte dans l’Aisne lors de l’Eté du Conseil général. Instruments en bandoulière, les trois frères ont séduit le public à Monampteuil, Pontavert, Laon, Fresnoy le Grand, Sissonne et Ugny le Gay, avec leur humour détonnant. © Potato Europe Les démonstrations de matériels sont le point fort du salon. Soleil et bonne humeur avec l’ONB (Orchestre national de Barbès) pour contrecarrer une météo maussade. Rythmes festifs et joie communicative, cette “petite” bande de musicos a fait bouger les spectateurs du Parc Foch de Laon. 6 actualité l'Aisne 192 - Septembre/Octobre 2012 économie Votre magazine vous propose de découvrir les entreprises du cru, d’horizons variés, qui façonnent le paysage économique axonais. LU : un leader Les gâteaux produits dans l’Aisne sont exportés partout en Europe. Kraft Foods ? Ce groupe, dont le nom est peu connu des consommateurs, est leader du secteur de l’épicerie en France avec 9,4 % de part de marché en 2011. Ses marques sont numéro un dans le domaine des biscuits (LU, Oréo), du café (Carte Noire, Tassimo), du chewinggum (Hollywood) et de la confiserie (Carambar). Les produits Kraft Foods sont consommés dans plus de 97% des foyers, avec une dépense de 85 euros en moyenne par an par foyer. Le groupe est bien ancré sur le territoire français avec 4 900 collaborateurs, 16 sites de production et un centre de recherche et développement en biscuits. Le marché du biscuit Le secteur “biscuits” représente 44 % du chiffre d’affaires du groupe, le plaçant en tête de ce marché (28 % de part de marché). Neuf sites de production sont implantés en France dont trois dans l’Aisne (Château-Thierry, Jussy et Vervins) mariant des savoir-faire divers (biscuits céréaliers, gâteaux moelleux, panification croustillante, biscuits salés, etc.). Les gâteaux appréciés des enfants sont fabriqués en terres axonaises : Cracotte, Pépito, Prince, Napolitain, etc. Depuis 80 ans à Château-Thierry L’usine LU de Château-Thierry a ouvert ses portes en 1931. Spécialisée dans les biscuits secs et les biscuits chocolatés elle produit notamment 13 recettes pâtissières spécialement conçues pour l’assortiment Calèche ainsi que les tuiles amandes, la Galette Saint Sauveur, trois références de la marque Pépito, etc. 3 000 tonnes de biscuits sont produites à Avec trois sites de production et 474 employés, LU, marque appartenant au groupe américain Kraft Foods, est un acteur clé de la vie économique du département. Depuis 2008, ses usines mettent un point d’honneur à utiliser davantage de matières premières produites localement. l’année, dont 10% partant à l’exportation en Europe. Jusqu’à cinq technologies de pâtes différentes peuvent être simultanément à l’œuvre grâce au concours de 140 collaborateurs. loppe son savoir-faire autour de deux expertises : le procédé multicouches (utilisé pour la fabrication du Napolitain) et le procédé emmoulé (gâteaux cuits dans des moules en forme de cakes par exemple). En mai 2012, pour célébrer ses 80 ans, la direction du LU a fait réaliser une grande fresque par l’association « Street Colors ». Des dates, des marques, du blé, des œufs, des biscuits… pour résumer toute l’histoire de ce site industriel en couleurs. Forte de 143 collaborateurs, l’usine LU produit chaque année environ 10 000 tonnes de biscuits. Grâce aux 4 lignes de production, 43 références sont fabriquées sur le site dont 4 marques emblématiques : Napolitain, Pépito, Vandamme et Prince. 6% des volumes produits sont exportés vers les pays d’Europe. Jussy : le savoir-faire pâtissier A sa création en 1921, l’usine est spécialisée dans la fabrication de pâtes alimentaires. Elle se tourne ensuite vers la pâtisserie et déve- A noter que l’usine lance chaque année des innovations, comme le Napolitain à la noix de coco ou les gâteaux du groupe Milka nouvellement arrivés sur le marché. A Jussy : 30 minutes sont nécessaires pour produire un moelleux au chocolat, de la préparation de la pâte à l’empaquetage. actualité économie l'Aisne 192 - Septembre/Octobre 2012 Industrie, agro-alimentaire, produits de luxe... découvrez les productions issues d’entreprises de l’Aisne pour “consommer local” et soutenir l’économie du département et les emplois affiliés. durablement implanté Jussy Vervins ChâteauThierry La panification à Vervins Pelletier, Heudebert puis LU. L’usine actuelle (ouverte en 1987) est issue d’une longue histoire industrielle faite de déménagements et de rachats. Deux technologies sont exploitées sur le site : l’extrusion, procédé utilisé pour la fabrication de la Cracotte permettant d’obtenir une texture légère ; le savoir-faire boulanger avec l’élaboration des toasts et biscottes. 18 000 tonnes de produits (dans plus de 50 références) sortent des 9 lignes de production et de conditionnement chaque année. 15% des volumes partent à l’exportation en direction principalement du Benelux et de la Finlande. 191 personnes sont employées à Vervins, la plus grosse usine du groupe dans l’Aisne. A Jussy : La pâte est mise en moules puis passée au four avant un démoulage facilité par un système d’aspiration. LU’Harmony Kraft Foods s’engage pour une agriculture raisonnée via la démarche “LU’Harmony” lancée en 2008. L’objectif : approvisionner chaque usine en blé responsable. L’usine de Vervins est déjà concernée, celle de Jussy rejoindra la démarche en octobre. L’impact sur l’environnement de la production d‘un biscuit est lié pour 70% au choix des matières premières (dont les deux tiers sont des céréales). Kraft Foods a donc décidé de créer une nouvelle filière blé tenant compte de trois impératifs : garantir un prix de vente modéré, cultiver le blé dans le respect de l’environnement, renforcer la traçabilité des matières premières (du grain de blé au biscuit). Un cahier des charges a été élaboré à destination des agriculteurs. Il s’agit de 40 bonnes pratiques culturales à respecter tout au long du processus de fabrication du blé. Les cultivateurs doivent par exemple s’engager à dédier 3% des surfaces de champs de blé à un espace fleuri pour accueillir abeilles et papillons. LU travaille en partenariat avec l’ensemble des acteurs de la filière (sélectionneurs de blé, agriculteurs, coopératives, meuniers). Un partenariat a été établi avec 1 300 cultivateurs installés à moins de 250 kilomètres des usines. A l’heure actuelle 50% des produits sont fabriqués avec du blé LU’Harmony. En 2015, 95% des produits seront concernés. Pour les agriculteurs cette démarche est une garantie de débouché durable. Régulièrement, ils sont associés à des visites d’usine leur permettant de découvrir comment leur production est valorisée. Le groupe Kraft Foods observe d’ores et déjà un impact positif sur les résultats commerciaux. En 2010, les ventes de Petit LU ont augmenté de 9% avec l’apparition du label LU’Harmony sur les paquets. www.lulechampdespossibles.com 7 en bref Prêt à taux 0 La SARL “Champignonnières de la Perrière”, située à Crouy, va investir 1,1 ME dans la construction d‘un nouveau bâtiment afin d’installer trois nouvelles salles de culture. L’objectif pour l’entreprise est de ne plus avoir recours à d’autres producteurs. Une dizaine de salariés seront embauchés sur 3 années. Le Département a voté l’octroi d’un prêt à taux 0 de 50 000 E remboursable sur 5 ans. Extension chez Camille Fournet Implantée à Tergnier, la manufacture Camille Fournet, spécialisée dans la confection de bracelets montres de luxe, s’est dotée d’un nouveau bâtiment. Cet atelier de 1 500 m2 est exclusivement dédié au secteur de la maroquinerie, actuellement en plein développement. Les salariés de l’entreprise y confectionnent des sacs, des porte-monnaie, des étuis pour smartphones et tablettes numériques. L’entreprise a investi 2,5 ME dans ce projet qui a déjà permis l’embauche de 16 personnes. D’ici 2014, 46 embauches supplémentaires devraient se concrétiser. Bayer Marle : 40 ans L’usine Bayer de Marle est spécialisée dans le conditionnement d’herbicides, d’insecticides et de fongicides, destinés au secteur agricole, aux espaces verts et aux jardins. 22 millions d’unités sont produites à l’année et distribuées dans 60 pays. L’usine marloise a célébré en grande pompe ses 40 ans le 22 juin dernier en présence des salariés, des retraités et des élus locaux. Pour marquer l’événement une nouvelle ligne de conditionnement de liquides herbicides a été inaugurée dans un ancien hall de stockage. Depuis cet anniversaire, le Directeur Michel Dhirson a passé le relais à Jean-Marc Pujo. Ces 5 dernières années, le groupe Bayer a investi 9 ME au profit du site marlois. Depuis son ouverture en 1972, la surface couverte est passée de 600 m2 à 5 ha. Le site emploie 330 salariés en période de grande activité. 8 actualité l'Aisne 192 - Septembre/Octobre 2012 rendez-vous 9 septembre Coucy les Eppes : Les bosses de Coucy les Eppes. Rando-Raid VTT à partir de 7h30. Rens. http://vtt-coucy-les-eppes.chez-alice.fr/index.htm 9 septembre Chamouille : Faites du sport. Journée d’initiation et de découverte ouverte à tous. De 9h à 18h à Cap’Aisne. Rens. 03 23 22 69 72 16 septembre Berny-Rivière : Foulées de Berny-Rivière. Course hors stade. Sans oublier la mythique course de caddys. Rendez-vous place de la Mairie à partir de 14h. Rens. 03 23 55 59 78 sport Du 19 au 23 septembre 2012, a lieu dans l’Aisne, comme dans toute la France, le troisième rendez-vous “Sentez-vous sport”. Sortez les baskets ! La santé par le sport A l’initiative du ministère des Sports, du Comité national olympique et sportif français et de l’Association des Maires de France, cette opération organisée en collaboration avec l’ensemble du mouvement sportif et le soutien du comité départemental olympique et sportif est l’occasion de découvrir le sport près de chez soi. Au travers des nombreuses manifestations sportives mises en place par les clubs, les offices municipaux des sports, les comités départementaux…, le public pourra s’initier aux joies de l’activité physique. Car c’est bien là l’intérêt de cette semaine : démontrer que l’activité physique et sportive est accessible à tous, quels que soit l’âge, la situation et même le handicap et à quel point une activité régulière est importante pour la santé. Pour cette édition 2012, l’opération ira à la rencontre des jeunes, dans les établissements scolaires, dans les entreprises et vers les étudiants. Le grand public pourra assister à des démonstrations dans des villages “sport et santé” installés au cœur des villes. A vocation informative, ces journées sont donc l’occasion de réunir les associations sportives dans les différentes collectivités participantes. L’ensemble des animations est destiné tant aux pratiquants habituels d’une activité physique et sportive qu’aux sportifs occasionnels ou aux non-pratiquants. Rugby, foot, athlétisme, tennis, gymnastique… toutes les manifestations “sentez-vous sport” seront annoncées sur le site www.sentezvoussport.fr Une plate-forme fixe pour l’aviron 22 septembre Chassemy : 10 km Deuxième édition du Prix pédestre de Chassemy. Ouvert à toutes et tous, licencié(e)s ou non licencié(e)s. Découverte des environs du village par les chemins. Au programme 10 km à parcourir en 2 boucles avec une jolie côte à gravir à 2 reprises pour contempler le panorama offert. Lots pour tous. A partir de 15h Mairie du village Rens 06 48 19 35 09 23 septembre Gauchy : La Gaziaquoise. Au programme 25, 50 et 75 km et des nouveaux parcours. Rendez-vous zone industrielle Le Royeu à partir de 7h30. http://lesgaziers.forumactif. com 14 octobre Moÿ de l’Aisne : 5 ou 10 km de promenade ou 12 à 15 km de jogging. Rendez-vous salle des associations à partir de 9h15. Rens. 03 23 07 86 77 Les régates d’aviron sont désormais chronométrées avec précision. Depuis le mois de mai, une plate-forme fixe de 47 m² est implantée sur le plan d’eau de l’Ailette au niveau du complexe nautique Cap’Aisne (Chamouille). Elle est utilisée pour le chronométrage précis des courses d’aviron. Ce nouvel équipement permet aux arbitres d’être confortablement installés, puisqu’un barnum peut être dressé, et de juger plus précisément l’arrivée de la course. Véritable plus lors des régates d’aviron, cette plate-forme servira également pour les courses de kayak. La plate-forme de chronométrage bénéficie d’un raccordement électrique, téléphonique et internet (fibre optique). Les résultats des courses sont envoyés instantanément sur les sites internet connec- tés à la course, comme www.regates-ailette.com. Les passionnés de ce sport peuvent donc être informés en temps réel. Courses et régates Cet équipement constitue un véritable atout pour la pratique de l’aviron dans l’Aisne. Cette plate-forme permettra d’organiser des courses d’un niveau national, comme les Championnats de France. Le plan d’eau de l’Ailette accueillera donc divers événements : entraînement occasionnel du pôle espoir de Picardie, stage des jeunes talents de la zone Nord Est (fin août), les régates Internationales d’aviron de l’Ailette (en mai), etc. social actualité 9 l'Aisne 192 - Septembre/Octobre 2012 Formations à l'accessibilité Handibat®. Ce label est attribué aux entreprises du bâtiment ayant suivi une formation spécifique en matière d’accessibilité aux logements et bâtiments publics. La MDPH La Maison départementale des personnes handicapées est le guichet unique pour l’accueil, l’information et l’accompagnement des personnes handicapées dans la réalisation de leurs projets et la reconnaissance de leurs droits (prestations, statut de travailleur handicapé, cartes de parking…). Le label Handibat® est délivré aux entreprises de toute taille et de tous corps de métiers formées aux normes en vigueur en matière d’accessibilité et de maintien à domicile. Ce label est mis en place par la CAPEB (confédération de l’artisanat et des petites entreprises du bâtiment) à destination des peintres, chauffagistes, plombiers, serruriers... Exemple de mise en accessibilité à la Tour musée de Coucy-le-Château. Les candidats suivent un module de formation obligatoire et une ou plusieurs formations de spécialisation. Pour obtenir le label, ils doivent passer un petit examen, remplir un dossier de candidature et signer une charte d’engagement. L’agrément est ensuite délivré par la commission départementale consultative pour l’attribution (CDCA). Elle est composée de représentants de la MDPH (Maison départementale des personnes handicapées), de la Direction départementale des territoires, du Comité départemental des retraités et personnes âgées, d’artisans, etc. “Les sessions de formation ont affiché complet. Les professionnels sont désireux d’apprendre comment aménager une salle de bain ou de connaître les normes spécifiques aux ERP (établissements recevant du public)” se réjouit Lydie Boutantin, représentante de la MDPH02 au sein de la commission. Pour les futurs clients (particuliers ou acteurs publics) ce label est la garantie que les travaux seront effectués dans le respect de la réglementation. Pour 2012, 15 entreprises ont été labellisées, soit 33 personnes formées. “A l’issue de chaque chantier, un questionnaire de satisfaction sera rempli par le client. L’an prochain nous ferons le bilan.” La liste des entreprises labellisées dans chaque département est disponible sur www.handibat.info. contact CAPEB 03 23 23 09 10 Patrick Ragot, 54 ans, menuisier installé à Guny. Patrick Ragot est l’un des artisans labellisés Handibat® pour l’année 2012. Son entreprise, qui compte 8 employés, est spécialisée dans la menuiserie. “La réglementation varie entre l’habitat collectif, l’habitat individuel et les établissements recevant du public. Nous devons disposer des informations techniques afin de mener à bien les chantiers d’accessibilité”. Exemple à Coucy-le-Château. Patrick Ragot a aménagé un cheminement en bois et une rampe d’accès à la Tour musée. “Nous avons créé des sanitaires bardés de bois avec des portes adaptées aux personnes en fauteuil. Un menuisier, un plombier et un électricien sont intervenus. Chacun a son champ d’action” rappelle l’artisan. “Ce type de chantier est assez complexe. Il faut connaître la réglementation pour calculer correctement l’inclinaison de la pente en rapport avec la longueur du cheminement” explique Patrick Ragot. Infirmières, assistants sociaux, psychologues, ... sont amenés à intervenir pour une prise en charge globale de la personne. Quand un usager dépose une demande d’aide à l’adaptation du logement, Véronique Vallois, ergothérapeute, évalue le retentissement du handicap sur sa vie quotidienne. Elle peut ensuite préconiser ou non un aménagement du domicile. Elle rédige un cahier des charges qu’elle remet au bailleur ou propriétaire. “C’est à la personne handicapée de prendre les contacts nécessaires pour demander des devis”. De son côté la MDPH mobilise diverses aides pour boucler le plan de financement. Le dossier est ensuite étudié par la CDAPH (commission départementale des droits et de l’autonomie des personnes handicapées). Une fois le dossier validé, les travaux peuvent enfin débuter. “Le plus fréquemment il s’agit de faciliter l’accès au logement ou de remplacer la baignoire par une douche.” contact MDPH [email protected] 03 23 24 89 89 10 environnement l'Aisne 192 - Septembre/Octobre 2012 Géodomia rendez-vous Géodomia, le centre de ressources environnementales de l’Aisne, situé à Merlieux et Fouquerolles, met en relation tous les acteurs de l’environnement et valorise leurs actions et leurs ressources. A Géodomia tous les publics (particuliers, étudiants, enseignants, élèves) peuvent accéder au fonds documentaire et emprunter des ouvrages (cartes, documents audiovisuels, études, outils pédagogiques, jeux…) et des expositions. Plusieurs thématiques sont proposées : agriculture, déchets, développement durable, eau, éco construction, énergies renouvelables, faune, flore, milieux naturels… Géodomia propose également des rendez-vous comme les Mardinales en partenariat avec le CAUE de l’Aisne (conseil d’architecture, d’urbanisme et de l’environnement). Les acteurs de l’environnement (élus, agriculteurs, agents de collectivité, technicien, urbanistes...) et tous ceux intéressés se retrouvent autour d’un thème relatif à l’environnement et l’urbanisme. Les Mardinales 11 septembre : Déplacements. Zone de faible vitesse, zone de partage. 9 octobre : Densité, mixité, naturalité. Rens. 03 23 80 32 20 ou www.geodomia.com 19 octobre à la Bibliothèque départementale de prêt Soissons Le nucléaire : conférence-débat et projection du film “RAS, nucléaire : rien à signaler” en présence du réalisateur Alain de Halleux. Rens. BDP au 03 23 75 55 70 ou sur http://bdp.cg02.fr Champignons : prudence ! A l’occasion de la journée de la mycologie organisée par Géodomia, Pascal Vacher, président de la société mycologique de Château-Thierry et de l’Omois (SMCTO) et pharmacien à Chézy sur Marne, rappelle l’importance de bien connaître les champignons. Les champignons sont le fruit du mycélium (partie souterraine). Ils poussent très vite et sur une période très courte grâce à la combinaison humidité/choc thermique (chaud ou froid). Dans l’Aisne, parmi les espèces comestibles les plus connues, on retrouve les morilles et mousserons de printemps ; en juin-juillet, les girolles, cèpes d’été et de Bordeaux ; en septembre-octobre, les chanterelles en tube ; et en novembre, les trompettes de la mort et pieds de mouton. “Mais attention, il faut apprendre à identifier les champignons avant de les cueillir ! Chaque année, nombreux sont les cas d’intoxications car les ramasseurs sont trop confiants. Il y a ceux désireux de manger toute leur cueillette sans tenir compte des espèces et ceux qui consomment des champignons comestibles trop vieux. Un champignon trop avancé peut être dangereux car il se dégrade et produit des toxines.” Apprendre à reconnaître et à différencier les espèces c’est tout le travail de la SMCTO : “sur le terrain nous procédons à un inventaire mycologique, en ramassant ceux en bon état. Le but est de les identifier pour éviter les pièges mais également de les étudier de plus près et découvrir qu’un champignon peut sentir la farine ou le géranium !” Pascal Vacher insiste aussi sur “la charte du cueilleur” : il faut avant chaque sortie demander l’autori- sation au propriétaire du bois et respecter les jours de cueillette dans les grandes forêts domaniales. Sur place, il faut séparer les espèces. D’un côté, celles qu’on a identifiées et de l’autre celles dont on n’est pas certain. La cueillette doit être transportée dans un panier et surtout pas dans un sac plastique car il dégrade la matière. Et pour finir, la prudence veut que le cueilleur amateur montre ses trouvailles à un expert. Journée mycologique en forêt de Saint-Gobain Le 20 octobre, Géodomia organise en matinée une sortie en forêt de Saint-Gobain, pour identifier et cueillir des champignons, encadrée par des membres de la SMCTO. L’après-midi, dans la salle polyvalente de Géodomia à Merlieux et Fouquerolles, l’inventaire sera exposé. L’occasion pour les visiteurs d’apprendre à identifier les différentes espèces de champignons… en toute sécurité. Inscriptions obligatoires pour la sortie du matin. contact Géodomia 03 23 80 32 20 - www.geodomia.com Société mycologique http://smcto.pagesperso-orange.fr/ Distinguer et recenser les espèces de champignons, c’est le but premier de la SMCTO. tourisme 11 l'Aisne 192 - Septembre/Octobre 2012 L’histoire d’un brancardier britannique, pris dans les combats sur le Chemin des Dames, racontée par son arrière-petit-fils… Un récit fictif à découvrir sur une application dédiée à la Grande Guerre. à lire Carnets 14-18 Audioguides et applications numériques à vocation touristique se multiplient. Voici le nouveau produit proposé par l’ADRT de l’Aisne (agence de développement et de réservation touristiques) : l’application gratuite “Carnets 14-18” téléchargeable sur smartphones et tablettes numériques, en français, anglais, allemand et néerlandais. Voyagez futé ! L’histoire débute avec un jeune cinéaste britannique, Guillaume Naylor, qui retrouve le journal intime de son arrière-grand-père, Andrew. Ce carnet de cuir contient le témoignage poignant de son aïeul, un brancardier engagé dans les combats de 14-18. Le “Petit futé Nord-Pas-deCalais Picardie” est une mine d’informations pour les touristes et habitants souhaitant organiser leurs week-ends estivaux. Découvrez toute la diversité de ces deux régions tant au niveau des paysages que du patrimoine historique et culturel, des Monts de Flandre à la citadelle de Laon, en passant par les huttes des pêcheurs des bords de Somme. L’usager est invité à suivre les péripéties du brancardier sur la ligne de front allant de la mer du Nord à la Flandre Belge. Cinq visites sont proposées : le cimetière du Lijssenthoek en Flandre (Belgique) ; Fromelles (Nord) ; Mont Saint-Eloi (Pas-de-Calais) ; Beaumont-Hamel (Somme) ; Le Chemin des Dames (Aisne). La visite “Entre ciel & terre - Le Chemin des Dames” permet de parcourir 7 sites historiques : la Caverne du Dragon, l’ancienne entrée de la Caverne, le Monument des Basques, Craonne l’ancien village, le poste de secours de Craonne, le Plateau de Californie et la Tranchée du Balcon. en chiffre 262 000 E Ce projet (262 000 E) a été financé à 50% par l’Union Européenne dans le cadre du programme Interreg IV “Mémoire de la Grande Guerre”. “Carnets 14-18” a été réalisé avec la participation de l’ADRT Aisne, de la Province de Flandre Occidentale et des Départements de l’Aisne, du Nord, du Pas-de-Calais et de la Somme. L’objectif : développer des outils innovants pour promouvoir les sites de la Première Guerre mondiale. “Il faut donner envie aux plus jeunes de s’intéresser à la Grande Guerre” résume Géraldine Dalleau, chargée de mission multimédia à l’ADRT Aisne. Pour chaque lieu, une intervention audio de Guillaume Naylor apporte un éclairage au travers de l’histoire de son aïeul. A cela s’ajoutent des photographies prêtées par les Archives départementales de l’Aisne et la Caverne du Dragon. Une vidéo d’animation, sur l’histoire générale du Chemin des Dames, est proposée sur la page d’accueil. Ce clip, très réaliste, évoque la violence des combats, les lettres des soldats à leur famille, la vie sous terre et dans les tranchées, etc. De quoi donner un aperçu du sombre quotidien des Poilus en quelques minutes. Scannez ce “QR code” avec votre smartphone pour accéder à l’application “Carnets 14-18” A la pointe de la technologie Sur chaque page, les usagers ont accès à l’outil “réalité augmentée”. “Quand le touriste se trouve à la Caverne du Dragon il peut utiliser son smartphone ou sa tablette comme boussole pour se diriger vers les autres sites du Chemin des Dames.” L’onglet “Y aller” calcule les itinéraires entre deux sites, pour se rendre à Craonne en passant par le Monument des Basques par exemple. Cet outil peut aussi être utilisé pour rejoindre les autres sites de mémoire de la Grande Guerre, en Picardie, dans le Nord et en Belgique. Département par département, découvrez les adresses à retenir : sites touristiques, musées, gîtes et chambres d’hôte, bonnes tables, etc. Focus et coups de projecteur sont autant d’idées sorties à expérimenter. Diverses thématiques sont développées : les sites immanquables (cathédrales, beffrois), les spécialités gourmandes (avec recettes), les principales manifestations culturelles et festives, sans oublier les loisirs, les traditions locales, le patrimoine naturel, etc. Une cinquantaine de pages est consacrée à l’Aisne : le Chemin des Dames, la route touristique du Champagne, la forêt de Retz, les églises fortifiées, etc. De quoi se restaurer, visiter, découvrir… pour passer de bonnes vacances (ou weekends). Le Petit futé Nord-Pas-de-Calais Picardie 2012 - 2013 432 pages - Collection Régions de France - 9,95 E 12 expression l'Aisne 192 - Septembre/Octobre 2012 Obligation prévue par la loi de 2002 relative à la démocratie de proximité. Les propos publiés ci-dessous le sont sous l’entière responsabilité de leurs auteurs. L’été s’achève après un printemps marqué par le mauvais temps mais aussi par les élections présidentielles et législatives. Ces montants élevés montrent notre volonté indéfectible d’être toujours et encore aux côtés des Axonaises et des Axonais. Le Tour de France et les Jeux Olympiques nous laissent des souvenirs plein la tête tout comme nos derniers jours de congés. Non les Départements ne seront pas vampirisés, non ils ne seront pas étouffés financièrement. La crise est pourtant toujours là! Mais malgré le lourd héritage, la majorité de notre Conseil général espère beaucoup de la nouvelle équipe qui nous gouverne. L’élection de François HOLLANDE que nous avons appelée de nos vœux est la garantie que le Département restera l’échelon de proximité idoine pour satisfaire les attentes de nos concitoyens. C’est pourquoi, en dépit des réformes annoncées nous verrions d’un mauvais œil que les Départements deviennent les variables d’ajustement des déficits nationaux. Une rentrée sous le sceau de l’espoir En cette rentrée 2012, nous nous remettons donc au service des Axonais avec enthousiasme. En effet, la gestion financière rigoureuse de la Majorité départementale de gauche permet d’envisager l’avenir plus sereinement que dans bon nombre de départements. Les dépenses de fonctionnement sont toujours maîtrisées et un fort niveau d’investissement est toujours à l’ordre du jour. Pour exemple et ce dans le cadre de notre Plan Pluriannuel d’Investissement, le Plan Collèges et le programme des Espaces Numériques de Travail, les domaines du sport et de la culture, ceux dévolus à l’environnement, à l’économie, au tourisme et au développement local, à l’action sociale et à la solidarité, aux territoires et à la voirie consommeront plus 87 millions d’euros en 2013. Le Fonds Départemental de Péréquation de la Taxe Professionnelle, issu de l’écrêtement de certaines entreprises, subsiste, après réforme de la T.P., sous forme d’une dotation dont une fraction (2 853 712 E par an) est destinée aux communes dîtes “défavorisées”. Vers une répartition plus juste Les critères de répartition de ce F.D.P.T.P., définis par le Conseil général, ne nous convenaient pas car, paradoxalement, les bénéficiaires étaient, majoritairement, des communes plutôt “favorisées”. Nous sommes donc intervenus pour le dénoncer et, à force de persévé- Monsieur Hollande devrait apprendre que “détricoter” ce qui a été fait pendant 5 ans par son prédécesseur ne constitue en rien une véritable politique d’avenir pour la France. Tel pourrait être aujourd’hui le principal avertissement à adresser au Président de la République. Le matraquage fiscal commence ! Car, en supprimant les mesures fiscales votées sous la Présidence de Nicolas Sarkozy, François Hollande s’attaque avant tout aux classes moyennes. Quoi qu’il en dise ! De même, notre majorité, en raison des évolutions législatives dues à la réforme de la taxe professionnelle, est soucieuse de plus de justice envers les communes. Elle a donc adopté le principe d’une plus équitable répartition du produit financier issu de l’écrêtement du Fonds Départemental de Péréquation de la Taxe Professionnelle. Ce sont désormais 133 communes au lieu de 30 qui se partageront plus de 2 800 000 euros. Ces choix ambitieux nous confortent dans l’idée que la politique, c’est se mettre au service de tous. La Majorité de Gauche : groupes socialiste, progressiste et communiste rance, une commission a été constituée dont les travaux ont permis d’établir une répartition, bien qu’encore imparfaite, tout de même plus équitable : ainsi, ce sont 133 communes, au lieu de 30, qui vont désormais bénéficier de cette dotation. Notre initiative a donc permis une évolution positive mais qui doit encore être améliorée, plus précisément en direction des petites communes car, malgré notre insistance, celles-ci ont été très insuffisamment prises en compte dans la répartition de ce fonds ! Le groupe des Indépendants : A. Venet, N. Fricoteaux, M. Laviolette, B. Ronsin, E. Templier, P. Timmerman. L’abrogation de la défiscalisation des heures supplémentaires touche essentiellement celles-ci. Elle permettait de distribuer 5 milliards d’euros de pouvoir d’achat à 9 millions de Français, soit plus de 500 euros en moyenne. Et les principaux bénéficiaires de cette mesure n’étaient certainement pas les plus aisés mais les plus modestes, des enseignants, des salariés, des ouvriers. Avec de telles mesures, que l’on ne vienne pas nous dire que ce gouvernement défend les classes moyennes ! Le groupe UMP : C. Blériot, J. Lavrilleux, E. Mangin, F. Meura, H. Muzart, B. Noé, A. Rigaud, I. Vasseur musique culture 13 l'Aisne 192 - Septembre/Octobre 2012 culture 13 Airs d'automne 14 culture l'Aisne 192 - Septembre/Octobre 2012 Merlieux et Fouquerolles littérature La Fête du Livre de Merlieux a 20 ans ! La grande journée littéraire du 30 septembre promet d’être particulièrement dense. Les pages ont le bel âge “Beaucoup d’actions sont menées en amont de la Fête. Le jour même nous attendons près de 70 auteurs dont Didier Daeninckx qui est le parrain de cette 20e édition et il y aura aussi des conférences, du théâtre, de la poésie et des spectacles en plein air.” Pour Danièle Bertrand, Présidente de l’association des Amis de la Fête du Livre de Merlieux, le dimanche 30 septembre sera l’aboutissement d’un travail lancé de longue date. Depuis le 23 mai de nombreuses rencontres ont en effet déjà eu lieu sur le territoire comme avec Kaouther Adimi à Chéry les Pouilly ou Jacques Mazeau à Crécy sur Serre. La grotte Menon à Montbavin/Montarcène fut le théâtre d’un polar nocturne avec la lecture de nouvelles de Didier Deaninckx. Du 24 au 29 septembre la semaine de la jeunesse permettra à une douzaine d’auteurs conviés à la fête de rencontrer 66 classes du secteur. Littérature jeunesse, littérature générale, retour de la bande dessinée et environnement, tels seront les différents pôles qui seront présentés le jour J avec également une forte présence des exposants en tous genres. Outre Didier Deaninckx, Régine Deforges, marraine historique de la manifestation, est également attendue, ainsi que de fines plumes comme Frédéric Pagès, Gérard Mordillat et les historiens Nicolas Offenstadt et Patrick Boucheron qui débattront autour de la question “Le Moyen-Age a-t-il existé ?” L’arbre sera au cœur des animations programmées au centre de ressources environnementales Géodomia où se tiendront une conférence et le spectacle sylvestre, acrobatique et loufoque de la compagnie “Les Sanglés” qui deviendra pour l’occasion “Le groupe de libération des arbres”. Toujours à Géodomia, possibilité sera donnée d’observer la forêt vue d‘en haut… Une surprise à ne pas rater ! contact www.fete-du-livre-merlieux.fr humour Vervins Faut rigoler ! Couplant humoristes de renom et jeunes talents fraîchement découverts, le Festival du Rire de Vervins affiche complet depuis 2001. Le retour des chansonniers avec l’illustre Jacques Mailhot. Du 17 au 20 octobre du beau monde est attendu sur la scène de la salle polyvalente pour la 11e édition du Festival du Rire de Vervins. Chaque année, l’association Festiv’Art, Divan Production et la municipalité ont à cœur de donner accès à des spectacles se jouant habituellement dans les grandes villes, le tout à des prix compétitifs. Et il n’en faut pas plus pour fidéliser les spectateurs ! Le Festival s’ouvrira avec le 10e concours “Jeunes talents du rire”. Six jeunes pousses tenteront de remporter une première partie d’un artiste vedette de l’édition 2013. Différents styles, beaucoup de talent, et de belles découvertes en perspective ! Le Théâtre des Deux ânes est de retour à Vervins le 18 octobre avec “Les chansonniers ont la parole”. Trois pointures sur scène : Jacques Mailhot, l’habitué des Grosses Têtes, le vieux routard de l’humour politique, se produira aux côtés de Michel Guidoni, imitateur de talent, et d’Amaury Gonzague, aristocrate ruiné qui connaît la crise depuis 1789 ! Etoile montante de la scène humoristique, ODB (comprenez Olivier De Benoist) présentera son spectacle “Très très haut débit” le 19 octobre. Ne vous fiez pas à son allure de gendre idéal, ce jeune homme est le porteparole des hommes opprimés par la gente féminine depuis des siècles. Double affiche samedi 20 octobre pour conclure en beauté. Lauréat 2011 du concours “Jeunes talents du rire”, Aymeric Lompret jouera son one man show “Présent”. L’humoriste de 24 ans nous invite à nous interroger : que sont devenus nos camarades de classe ? Enfin, Gérald Dahan, le roi du canular, vous présentera sa revue de presse 2012 avec l’humour corrosif qu’on lui connaît. Véritable caméléon, il enchaînera une cinquantaine d’imitations alliant prouesses vocales, mimiques et gestuelle. contact OTSI de Vervins et du Vervinois 03 23 98 11 98 culture 15 L’ automne sera musical RN2 Les feuilles tombent et les notes de musique se ramassent à la pelle ! Le Festival de Laon, le FamiliJazz et Musique sur la RN2 vont rythmer septembre et octobre. Et il y en aura pour toutes les oreilles ! A vos agendas ! Du 9 septembre au 7 octobre, le Festival de Laon proposera neuf concerts qui seront donnés à la Maison des arts et loisirs, en l’église Saint-Martin ou à la Cathédrale. Cette édition 2012, année du cent-cinquantenaire de la naissance de Debussy, est construite autour de “l’exotisme”, fil conducteur d’une programmation très dense. De Debussy à Ravel, de Lalo à Bizet et Massenet, l’influence ibérique nourrit une partie de la musique française qui sera interprétée lors de ces concerts. Deux soirées seront consacrées au piano, avec le concertiste François-Frédéric Guy et les sœurs Labèque. Habitués du festival, “Les Siècles” de François-Xavier Roth, l’orchestre de Picardie, les musiciens du Philarmonique de Radio France ou le Symfonie orkest vlaanderen côtoieront des inédits, dans des programmes très originaux. Ute Lemper nous emmènera en chansons de Berlin à Buenos Aires en passant par Paris. L’ensemble vocal Aedes proposera un programme éclectique de musique vocale a cappella des XXe et XXIe siècles, et pour clore ce festival, l’Arpeggiata, L’orchestre de Picardie, fidèle du festival, donnera un concert en l’église Saint-Martin de Laon le 5 octobre. fidèle du festival de Saint-Michel en Thiérache, vous emmènera en Amérique latine avec les plus belles chansons du Paraguay, du Chili et de l’Argentine. A Guise, c’est la 10e édition du FamiliJazz du 28 septembre au 13 octobre. Organisé par l’association Jazz’Thémis, le festival souhaite rassembler les connaisseurs et les néophytes avec une programmation ouverte à tous les courants du jazz et aux musiques du monde. Pendant trois week-ends consécutifs, les restaurants, le théâtre du Familistère, la salle des fêtes et les rues de la ville accueilleront les groupes locaux et d’ailleurs comme la musique aux sonorités africaines d’Omar Sosa Trio ou le pianiste italien Nico Morelli. Au programme également, un hommage aux plus grands batteurs de jazz par Jacques Mahieux, parrain du festival et également le jazz contemporain du Jérémie Ternoy trio. Le FamiliJazz proposera également des ateliers pour les scolaires, des conférences et des résidences d’artistes. Autres lieux, autre ambiance avec le festival Musique sur la RN2 du 13 octobre au 2 novembre. Huit groupes au son rock, punk, Le pianiste Nico Morelli se produira au FamiliJazz de Guise. funk, installent leur scène dans les salles des fêtes et les cafés thiérachiens le long de la Nationale 2. Repris depuis sept ans par l’association Tac-Tic Animation, ce festival réunit un public de tous les âges et de tous les styles. Chaque café accueillera un concert gratuit adapté à sa clientèle. Deux nouveautés sont au programme cette année. L’après-midi du 13 octobre le Boulev’art jeune, proposera des ateliers vidéos, de la danse, des percus, un concours de guitar hero et une scène ouverte aux jeunes talents avant le concert du groupe The Black Hat. Pour se rendre au festival, penser au covoiturage : www.aisne-covoiturage.com. contact Festival de Laon : 03 23 20 87 50 www.festival-laon.fr FamiliJazz : 03 23 61 26 26 www.familijazz.com Musique sur la RN2 : 03 23 97 79 72 www.tac-tic-animation.org Le groupe Steel Curtain sera à l’affiche du festival “Musique sur la RN2”. © Arnaud Cagnet Guise Laon l'Aisne 192 - Septembre/Octobre 2012 16 culture l'Aisne 192 - Septembre/Octobre 2012 à lire “Le chat noir” d’Alain Roué Roman - Société des écrivains - 22 E festivités Bourse aux plantes, brocante, rencontres littéraires, animation culinaire… redécouvrez Condren, son histoire, ses talents, ses traditions, au cours d’une semaine de manifestations festives. Une première. L’auteur, dont nous avions déjà présenté il y a quelques années le livre “La nuit vendéenne”, partage son temps entre la Bretagne et le village axonais de LesquiellesSaint-Germain, près de Guise. Ici, point de Vendée au cœur de la Révolution, mais un chat noir, qui comme chacun devrait le savoir, porte le mauvais œil... Lucien, héros bien malgré lui de ce livre a ouvert une trappe d’où surgiront heurts et malheurs et qui fera perdre la tête au pauvre homme. L’ambiance du livre, oppressante et glaciale, se mêle à une écriture précise et ciselée pour nous emmener sans peine jusqu’à la dernière page. Laissezvous prendre au mystère des mots d’Alain Roué. Vous ne le regretterez pas. “Les Saint-Quentinois sont formidables” d’Emmanuel Mousset Editions du Quesne - 18 E Berrichon d’origine, tout le monde n’ayant pas la chance de naître dans l’Aisne, Emmanuel Mousset, professeur de philosophie et Président de la Ligue de l’Enseignement de l’Aisne, réside à Saint-Quentin. Cet ouvrage se veut le portrait vivant d’une ville moyenne et de sa population. Plutôt carnet de notes et croquis que guide touristico-sociologique, il emmène le lecteur à la rencontre des hommes et des lieux de Saint-Quentin, du canal au café, de l’agrégé au roi des forains... Un témoignage du cœur. “Le Domaine de Montgarny et la famille Dormeuil” de Pierre Commeine Editions Le Vase Communicant - 35 E L’auteur balaie l’histoire du Domaine de Montgarny, château qui a traversé des siècles d’histoire de France. Ayant appartenu de 1583 à 1873 à de grandes familles seigneuriales (les Levesque, Suzanne et de Courval), il est racheté en 1873 par Alfred Dormeuil qui y reconstruit une ferme moderne. Dès lors, l’histoire de cette famille et celle de Montgarny resteront étroitement liées. Sous l’impulsion des neveux d’Alfred le domaine s’étend. En 14-18, les trois frères Dormeuil sont plongés dans l’enfer de la Grande Guerre. Après 1918, vient le temps de la reconstruction, une accalmie de courte durée… La mort frappe les Dormeuil et de rudes combats se déroulent devant le domaine les 5 et 6 juin 1940... 1940. Sortie à l’occasion des Journées du patrimoine 2012. Disponible chez l’éditeur Le Vase Communicant, rue des Cordeliers 02200 Soissons Si Condren m’était conté Condren Du 6 au 14 octobre, le village de Condren convie le public à une semaine particulièrement riche en manifestations de tous genres. Expositions, conférences, renaissance de fêtes locales anciennes, marché des saveurs, redécouverte du terroir et de ses lieux-dits : il y en aura pour tous les goûts ! Le petit village de Condren vous accueille du 6 au 14 octobre. de ses habitants.” Les communes voisines de Frières Faillouël, Tergnier, Amigny Rouy, Viry Noureuil et Sinceny et celles de la Communauté de communes s’associent à cette semaine festive durant laquelle seront accueillis de nombreux auteurs de romans et ouvrages historiques pour des moments de rencontres et de dédicaces. Evocations littéraires et poétiques donneront la note culturelle tandis qu’une bourse aux plantes et une brocante d’outils de jardinage viendront ponctuer les nombreuses animations. aux amateurs “Il ne s’agit pas seuleAssocier Quant de surprises culiment de faire revivre les communes naires, ils auront la le Condren historique” chance de pouvoir explique Philippe Navoisines redécouvrir une béres, l’un des instigaspécialité du XIIIe teurs de cet évènement. “Notre vilsiècle dont la recette, ramenée lage de 750 âmes est riche de son par les croisiers (chanoines) du passé, que des fouilles archéolotemps où Condren était le siège giques font remonter jusqu’à la d’un couvent de la Sainte-Croix, préhistoire, de ses personnages a été miraculeusement retrouvée célèbres, comme Charles de Condans les archives d’une famille dren, Supérieur général des Oracondrinoise. toriens et des différentes familles seigneuriales qui ont possédé le bourg, mais nous voulons aussi rens. 03 23 57 02 90 mettre en avant le dynamisme de sa communauté, la compétitivité de ses entreprises et les talents “ dossier 17 l'Aisne 192 - Septembre/Octobre 2012 Priorité à l’éducation Rénover les collèges, voter les budgets annuels nécessaires à leur fonctionnement, introduire l’outil informatique le plus moderne, soutenir la construction de regroupements scolaires, transporter gratuitement les élèves de tous niveaux … Le Conseil général agit sur tous les fronts pour permettre l’accès à des conditions d’apprentissage optimales, pour tous et partout sur le territoire. 18 dossier l'Aisne 192 - Septembre/Octobre 2012 Un engagement financier fort La gestion des collèges est de compétence départementale. Zoom sur les différentes lignes budgétaires votées au bénéfice de l’enseignement. Certaines dépenses sont incontournables, comme le budget dit de fonctionnement, tandis que d’autres budgets résultent de décisions politiques, comme le maintien de la gratuité des transports scolaires ou les interventions en faveur de l’enseignement du premier degré (écoles élémentaires et maternelles). Transport scolaire : 32,1 ME * Bourses scolaires : 4,4 ME Les élèves de tous niveaux peuvent emprunter gratuitement les lignes de transport scolaire grâce à une carte délivrée par le Conseil général. L’organisation du transport est confiée à des sociétés privées sur appel d’offres. Bourses départementales d’enseignement secondaire, bourses d’enseignement supérieur, bourses d’études à l’étranger, allocations d’études, peuvent aider les familles à faire face aux frais d’études. Toutes les modalités d’attribution sur www.aisne.com. * Sauf indications contraires les chiffres cités sont tirés du budget départemental 2011 Fonctionnement des collèges : 11 ME La participation départementale au fonctionnement des collèges permet de couvrir des dépenses dites courantes : factures énergétiques, petits travaux d’entretien, frais administratifs, etc. Investissements dans les collèges : 23,5 ME Ce budget regroupe les dépenses relatives au Plan Collèges, les travaux divers et les achats de mobilier. Le Plan Collèges : plan pluriannuel de 183 ME Le collège de Marle entièrement rénové. Le Département a pour ambition de rénover l’ensemble des collèges sur quelques années (48 établissements sur 57 ont été, sont ou seront en travaux). Lancé en 2006 ce vaste plan se traduit par un effort d’investissement considérable. Au 31 décembre 2011, 84 ME avaient été dépensés sur l’enveloppe globale. Dépenses diverses : 2,4 ME Cette enveloppe regroupe les dépenses relatives à l’éducation artistique et culturelle dans les collèges (séjours linguistiques, opération “Collège au cinéma”, contrats départementaux “Culture et collèges”) et dans les écoles (classes de découvertes, de patrimoine, artistiques, séjours éducatifs, etc.), les régimes d’aide à la restauration, l’aide au transport des élèves de primaire vers les piscines, etc. Le fonds regroupements scolaires : 1,1 ME en chiffres Le Département soutient les projets de construction de locaux adaptés au regroupement d’élèves provenant de plusieurs communes. Chaque année plus d’un million d’euros de subventions sont attribués à divers projets. Les travaux dans les écoles sont quant à eux subventionnés par le biais des Contrats départementaux de développement local (CDDL) et regroupés dans la ligne budgétaire “Aide aux territoires”. En 2009, l’enseignement a représenté 10,9% des dépenses de fonctionnement du Conseil général et constitue le second poste de dépenses d’investissement derrière les travaux de voirie. Soit au total près de 75 ME dépensés au profit de l’enseignement en 2011. dossier 19 l'Aisne 192 - Septembre/Octobre 2012 Pour la gratuité des transports scolaires Depuis 1973, le Conseil général prend en charge le transport des élèves. Soit une dépense annuelle de 32 ME assumée sur le budget départemental. Onze Départements sur 101 appliquent la gratuité totale des transports scolaires. C’est le cas de l’Aisne depuis 1969 (avec une contribution des communes jusqu’en 1973). Malgré le contexte économique difficile, le Conseil général a maintenu l’ensemble de ses politiques non obligatoires, dont celle-ci. Au cours de l’année scolaire 2011/2012, le Conseil général a financé le transport de 34 581 élèves (hors internes et personnes handicapées), dont 13 734 collégiens, 10 989 lycéens et 9 858 élèves de primaires et maternelles. Soit un budget global de 32 ME en prenant en compte les élèves internes et les élèves handicapés. Le Conseil général dépense en moyenne 833 E par an et par élève. Une économie non négligeable pour les foyers axonais. rement porté, depuis 1947, par six entreprises privées sous marché départemental. Les circuits sont organisés en fonction des secteurs scolaires de rattachement des communes. 454 autocars prennent en charge les élèves à des points d’arrêt. Pour profiter de ce service, les élèves doivent présenter leur carte de transport délivrée par le Conseil général. Une demande est nécessaire en cas de première inscription à l’école. www .aisne.com Lignes ferroviaires, lignes de bus interurbaines, autocars scolaires… Le service est majoritai- Transport des élèves handicapés Les élèves présentant un handicap sont pris en charge depuis leur domicile jusqu’à leur école dans des véhicules adaptés (à des horaires spécifiques si nécessaire). 662 élèves de tous niveaux sont concernés. Leur transport représente un coût annuel de 3 928 E par élève. Soit un budget de 2,6 ME pour l’année scolaire 2011/2012. Un service ouvert à tous Les lignes de transport scolaire sont ouvertes au grand public (sous condition de places disponibles). Le billet coûte 1,35 E. Les usagers sont invités à se rendre sur le site internet www.aisne.com (rubrique déplacements) pour tous les renseignements pratiques. Les usagers (scolaires ou non scolaires) peuvent s’informer sur les points d’arrêt, les horaires, les établissements concernés. Une fiche horaire peut être imprimée, avec les coordonnées du transporteur. La CITA (Centrale d’information des transports de l’Aisne) est à disposition pour tout renseignement complémentaire (0810 75 0000 appel local). Pour les regroupements intercommunaux L’aide départementale couvre 25 à 40% du montant des travaux (ici le regroupement de Tavaux). Une aide départementale est apportée aux communes rurales souhaitant construire ou aménager un regroupement pédagogique intercommunal pour rassembler les élèves du premier degré sur un seul et même site. La mutualisation des moyens humains, matériels et financiers permet de proposer une meilleure qualité d’accueil et d’apprentissage. Ces regroupements proposent un accueil scolaire matin et soir, une cantine et un équipement pédagogique complémentaire (une médiathèque, un espace numérique rural, une bibliothèque). Les enfants peuvent ainsi être scolarisés près de leur domicile tout en disposant des mêmes services qu’en ville. Le projet doit être porté par quatre communes minimum et concerner quatre classes existantes. L’objectif est de transférer toutes les classes dans un même lieu. Ce sont les projets lancés sur Tavaux et Pontséricourt, et Saint-Simon qui ont inspiré la création par le Conseil général d’un fonds d’aide spécifique (1,1 ME chaque année). Plusieurs projets ont bénéficié du soutien du Conseil général : Longueval Barbonval (319 936 E), Etreillers, etc. La récente ouverture d’un regroupement à Pierrepont a prouvé l’efficacité de ces regroupements de taille moyenne. Nombre d’enfants sont à nouveau scolarisés dans la commune, ce qui facilite la vie des ménages et recrée du lien social. 20 dossier l'Aisne 192 - Septembre/Octobre 2012 en chiffres L’ENT a été expérimenté en 2008 à Corbeny et Saint-Gobain. Le déploiement s’achèvera en décembre 2012. Chaque année 10 à 14 collèges entrent dans le dispositif. 53 collèges (sur 57) disposent à ce jour de l’ENT. Le Département a investi dans un important parc informatique doté de 3 700 ordinateurs fixes, 1 709 ordinateurs portables (pour les professeurs), 453 vidéoprojecteurs, 107 tableaux blancs interactifs (TBI), 98 serveurs, 120 imprimantes. A terme, 6 ME auront été dépensés sur 4 années. 25 000 élèves sont concernés ainsi que plus de 2 000 professeurs. Pour le moment, 400 000 connexions en moyenne sont enregistrées chaque mois (pour l’ensemble des collèges et tous utilisateurs confondus). Les 4 fonctionnalités les plus utilisées sont la messagerie, le cahier de texte, le carnet de notes et le relevé d’absences. Les TBI permettent aux professeurs d’utiliser nombre de ressources numériques pendant leurs cours. L’ENT (environnement numérique de travail) est installé dans 53 collèges Pour des collèges branchés Quatre années d’investissement sont nécessaires pour installer l’ENT dans l’ensemble des collèges axonais et offrir aux collégiens de nouvelles possibilités. Le Conseil général a tout d’abord financé le câblage des salles de cours pour assurer un accès à internet et permettre l’installation d’ordinateurs supplémentaires. Ensuite chaque collège est (ou sera) équipé pour faciliter son entrée dans l’ère numérique : ordinateurs portables et fixes, tableaux blancs interactifs, imprimantes, vidéoprojecteurs, etc. “Le matériel est installé, fixé au mur et prêt à être utilisé. Nous assurons également la maintenance et la formation” résume Fabrice Cahier, Directeur des Systèmes d’Information au Conseil général. Voilà les prérequis pour l’installation de l’ENT. Ce portail numérique permet de mettre en relation toute la communauté éducative d’un établissement (parents, enseignants, élèves, administrateurs). Après identification, il donne accès à divers espaces selon les volontés de la direction de chaque collège : messagerie, emploi du temps, carnet de notes, cahier de texte, etc. L’arrivée de l’ENT s’accompagne de l’accès à un bouquet de ressources pédagogiques fourni par le Département : encyclopédies, archives nationales audiovisuelles, etc. Avant la fin de l’année, les quatre derniers collèges seront équipés : Laon (Le Nain), Le Nouvion-en-Thiérache, Saint-Quentin (Henri Martin) et Tergnier. Il faudra ensuite d’ici 5 ans assurer à nouveau le renouvellement des ordinateurs pour rester à la pointe de la technologie ! Stéphane Follet Principal adjoint au collège Paul Eluard de Gauchy “J’ai accompagné l’arrivée de l’ENT dans ce collège du début à la fin et je suis ravi de ma collaboration avec le Conseil général. Nous avons bénéficié d’un bon accompagnement et d’un travail préparatoire. Le Département nous a dotés de 89 ordinateurs, d’une dizaine de vidéoprojecteurs et de deux TBI. Les professeurs disposent tous d’un ordinateur portable. Nous utilisons l’ENT depuis septembre 2011. Nous avons opté pour un démarrage en douceur. En tant que Principal adjoint, j’utilise la messagerie pour communiquer avec l’ensemble du personnel, avec les parents et les auxiliaires de vie scolaire. Je peux envoyer des actus à seulement un groupe d’utilisateurs. Chaque jour j’intègre sur la page d’accueil de l’ENT des informations accessibles hors connexion : le nom des professeurs absents, les menus du restaurant scolaire, les dates des conseils de classe, etc. Chaque utilisateur a un meilleur suivi de la scolarité des élèves. Par exemple les surveillants ont accès au cahier de texte de chaque classe ce qui leur permet de faire travailler les élèves pendant les heures de permanence. Les professeurs jouent le jeu ce qui permet de centraliser toutes les informations. Les notes sont récupérées pour l’édition des bulletins trimestriels et la préparation des conseils de classe. Autre exemple : les absences sont comptabilisées et communiquées en cuisine pour la préparation des repas. En cas de grosse épidémie, cela permet d’éviter le gaspillage. dossier 21 l'Aisne 192 - Septembre/Octobre 2012 sur 57. Le déploiement s’achèvera avant la fin de l’année 2012. Premier bilan avec les usagers. Ceux qui en parlent le mieux Dans l’avenir nous ouvrirons peut-être la messagerie aux parents et élèves. Pour le moment nous préférons la rencontre en direct pour discuter d’éventuels problèmes scolaires.” Claire Franc 14 ans, élève de 3e au collège Pierre de la Ramée de Saint-Quentin “L’ENT est en place depuis 18 mois ce qui est très pratique pour consulter nos devoirs. Je me connecte chaque soir pour vérifier ce que j’ai à faire. On peut y voir nos notes parfois avant d’avoir les copies corrigées. Sébastien Dessaint Professeur de physique-chimie au collège Paul Eluard de Gauchy Fabienne Delplanque-Giovannini Maman de Valentin, 14 ans, élève de 4e en ULIS (Unité localisée pour l’inclusion scolaire) au collège Pierre de la Ramée de Saint-Quentin “Chaque parent dispose de son identifiant et de son mot de passe, ce qui permet de n’écarter personne en cas de séparation des parents. Je peux consulter toutes les informations sur la vie scolaire : l’emploi du temps, les devoirs donnés, les notes, et nous avons même une messagerie pour communiquer entre parents, ou, dans mon cas, avec le professeur en charge du dispositif ULIS. Nous pouvons contacter directement la CPE pour signaler une absence, ou un professeur pour évoquer une baisse des notes. C’est important d’avoir une vision complète de la scolarité de l’enfant, sans se déplacer. Avant il fallait laisser un mot dans le cahier de texte mais si l’élève ne le transmettait pas au professeur, cela pouvait prendre du temps pour entrer en contact. Je me connecte chaque jour, voire même deux fois par jour. Je contrôle chaque soir les devoirs à faire, comme ça il n’y a plus d’excuses pour oublier de faire un exercice à la maison ! Ce système est génial et devrait entrer dans toutes les écoles, de la primaire au lycée.” “L’arrivée de l’ENT a eu un effet positif. Grâce au suivi des absences et sanctions nous sommes au courant de tout ce qui s’est passé dans la journée, même en notre absence. Il y a plus d’informations qui circulent par mail plutôt que sur les panneaux d’affichage. Le nombre de photocopies est également en baisse. Malheureusement la fonction “dépôt des documents” est encore très peu utilisée au sein du corps professoral. De même les TBI sont encore peu souvent sollicités. Un seul est accessible à tout le monde mais il faut déplacer toute sa classe. Pour ma part, j’ai besoin de mon matériel et de ma salle pour travailler dans de bonnes conditions. Nous avons la possibilité de communiquer avec les professeurs, entre élèves et avec l’équipe éducative. Nous avons accès à des applications éducatives comme par exemple le site du journal “Le Monde” pour suivre l’actualité. J’apprécie également de pouvoir m’informer sur les travaux de certains clubs, dont je ne fais pas partie, comme le club vidéo. Les professeurs jouent le jeu : ils communiquent le contenu de chaque séance et les devoirs, ils font l’appel en utilisant l’ENT et saisissent directement les absences. Les parents peuvent savoir tout ce que l’on a fait : nos notes, les sanctions, les absences injustifiées. Sur la messagerie les nouveaux messages entrants ne s’affichent pas tout de suite et il est parfois difficile de transférer de grosses pièces jointes. Ce sont les deux seuls points à améliorer selon moi”. Nous ne sommes que dans la première année de fonctionnement, il y a encore nombre de réflexes à acquérir. Par exemple les notes doivent être saisies plus régulièrement. A l’inverse, les professeurs ont bien intégré l’utilisation de l’ordinateur portable au quotidien pour faire l’appel et projeter des documents. En ce qui concerne les ressources pédagogiques en ligne, il nous faut apprendre à y recourir plus régulièrement”. www .aisne.com 22 dossier l'Aisne 192 - Septembre/Octobre 2012 Donner accès et le goût aux activités culturelles aux collégiens partout sur le territoire. Les contrats départementaux culture et collèges (CDCC) s’ouvrent désormais à 14 établissements. Une année riche en projets Les collégiens ont pris part durant l’année écoulée à nombre de projets originaux. Les 6èmes de Saint-Quentin ont réalisé un dessin animé dans le cadre du festival CinéJeune de l’Aisne. A Braine, les collégiens ont travaillé sur la pollution atmosphérique. Ils se sont rendus à la Cathédrale d’Amiens pour mesurer les retombées de la pollution sur les monuments. Enfin, les Saint-Quentinois ont réalisé un diaporama sur les deux guerres mondiales. Ils ont visité la Caverne du Dragon, le Musée de la Déportation de Tergnier et ont rencontré un Déporté. Chaque collège a bénéficié d’un budget de 10 000 E par an. Pour les quatre années écoulées, la participation du Département s’est établie à 46 490 E. A partir de l’année scolaire 2012/2013, la dépense devrait se monter à plus 20 000 E par an et par partenaire. Pour les activités culturelles De 2008 à 2012, une expérimentation, baptisée contrats départementaux culture et collèges (CDCC), a été menée dans cinq collèges de l’Aisne : Pierre et Marie Curie à Braine, Georges Cobast à Hirson, Charles de Gaulle à Montcornet, Montaigne à Saint-Quentin et François 1er à Villers-Cotterêts. Grâce au soutien du Rectorat d’Amiens, de la Direction régionale des affaires culturelles (DRAC) et du Conseil général, ces collèges ont mis en place des actions culturelles afin de compléter la formation artistique et culturelle des élèves et de créer des liens avec les partenaires culturels et/ ou scientifiques. Les collégiens ont pu découvrir divers domaines artistiques, culturels et scientifiques : lecture/écriture, arts plastiques, cinéma/audiovisuel, patrimoine, culture scientifique et technique, théâtre, danse, musique, arts du cirque/arts de la rue. Les premiers CDCC sont arrivés à terme fin juin. Un appel à candidature a été lancé pour ouvrir plus largement ce dispositif. Quatorze établissements ont été retenus. Cours de batterie au collège de Montcornet (en haut) et répétition de la chorale du collège de Guise. Le Plan Collèges du Conseil général permet d’améliorer l’accessibilité des collèges en matière d’handicap. Un vaste chantier. En 2015, l’ensemble des ERP (établissements recevant du public dont les écoles et commerces) devra être accessible aux personnes handicapées. La Loi handicap de 2007 ne concerne pas que les personnes à mobilité réduite. Il existe des aménagements possibles pour les déficients auditifs et visuels. Toutefois, le cadre réglementaire est peu précis à ce niveau. Les collèges, gérés par le Département, sont concernés. “Désormais lorsque l’on construit un bâtiment tout doit être aux normes” explique Marc Kyriacos (direction des bâtiments du Conseil général). Quand il s’agit de travaux de réhabilitation, seule la partie rénovée doit être mise en conformité. Les ouvrages neufs sont dotés d’équipements adaptés aux déficients auditifs (alarme incendie avec Pour l’accessibilité flashs de couleurs) et visuels (bandes pédo-tactiles indiquant des escaliers). La gestion des couleurs au niveau du carrelage peut aider les élèves à se repérer dans l’espace, en indiquant les entrées de salles. Fin 2011, le Département a achevé les diagnostics d’accessibilité de ses collèges. “Nous améliorons les choses petit à petit grâce à l’avancée du Plan Collèges. L’enveloppe a été abondée pour répondre aux nouvelles normes, comme l’augmentation des surfaces de salles de cours. Nombre de détails ont une grande importance comme la pose des poignées de portes à bonne hauteur”. Le Conseil général répond également aux demandes ponctuelles des Principaux qui préparent l’arrivée d’un élève présentant un handicap particulier. Depuis 2007 La Loi Handicap impose un certain nombre d’aménagements aux ERP : création de places de stationnement spécifiques, renforcement de l’éclairage en extérieur, installation d’un ascenseur, pose de mains courantes dans les escaliers, élargissement des portes, aménagement de blocs sanitaires adaptés, etc. En cas d’impossibilités techniques à procéder à la mise en accessibilité, des dérogations peuvent être accordées par le Préfet. histoire 23 l'Aisne 192 - Septembre/Octobre 2012 La numérisation des 7 000 plaques photographiques du fonds Vergnol est achevée. André Vergnol, photographe Soissonnais, a notamment immortalisé la reconstruction de la cité après la Première Guerre mondiale. Soissons Soissons : zoom sur la reconstruction Les photographes Vergnol auront eu pignon sur rue durant 86 années à Soissons, au 20-22 rue de la Bannière de 1881 à 1913, puis au 9 de la rue du Collège. Jusqu’en 1967, Antoine Vergnol (18541919) et son fils André (1882-1972) ont accumulé de précieuses archives sur la ville et ses habitants, le développement des services, les avancées technologiques, etc. André fut le témoin privilégié des événements de l’entre-deux-guerres. Une période très prospère pour son commerce. Le photographe était sollicité pour des portraits (enfants, animaux), des fêtes populaires ou familiales. A cela s’ajoutent ses photos personnelles, notamment des souvenirs de vacances en Afrique. C’est en 1982 que la Société Protectrice des Animaux, légataire de la succession Vergnol, a déposé aux Archives départementales des plaques photographiques en verre, des négatifs, des tirages sur papier, etc. L’ensemble a été officiellement légué au Département en 1996. 7 000 plaques de verre composent cette donation. En outre, le Département a racheté 135 plaques relatives à l’activité industrielle, appartenant également au Soissons : cliché de la place Marquigny à l’après-guerre (la plaque est légèrement détériorée sur la droite). A droite : André Vergnol dans son atelier soissonnais. fonds Vergnol. Enfin d’autres plaques sont conservées par la Société Historique de Soissons. Seuls les négatifs et les plaques détériorées ont été numérisés en interne. “Nous avons confié la numérisation à un prestataire extérieur pour disposer de fichiers de grande qualité” explique Valentine Leignel, Responsable du Pôle traitement et mise en valeur des fonds aux Archives départementales. Au préalable un gros travail de préparation a été réalisé par son équipe (classement, référencement, dépoussiérage). Au total, 120 boîtes ont été expédiées. “Même si le support a été abimé, ces photos sont aujourd’hui sauvegardées et auront une durée de vie illimitée”. La numérisation est achevée et permet de disposer de clichés fort intéressants sur l’entre-deux-guerres. “Il n’y a pas de photos du conflit en lui-même seulement des ruines et de la reconstruction” rappelle Sandrine Bücher, responsable du fonds iconographique. André Vergnol a immortalisé de grands moments comme la construction de l’hospice civil, la visite du Président de la République Albert Lebrun en 1935, l’inauguration du monument Lubersac, etc. Un gros travail d’analyse puis d’indexation reste à accomplir. “Les photos ne sont pas légendées ce qui pose problème pour la datation et pour l’identification des lieux et personnes”. Les photos seront par la suite consultables sur l’ordinateur de la salle de lecture des Archives puis sur le site internet des Archives. Mais il faudra faire preuve de patience… contact 03 23 24 61 47 Qu’est-ce qu’une plaque photographique ? Il s’agit d’un support photographique se composant d’une plaque de verre (de format variable) et d’une couche d’émulsion photographique (une couche sensible collée au support verre). Il a été supplanté au cours du XXe siècle par les pellicules. Une plaque pouvait contenir plusieurs clichés. C’est le cas des plaques stéréoscopiques : deux clichés d’une même vue sont pris simultanément par deux objectifs parallèles. Il fallait les regarder avec un stéréoscope qui donnait une illusion de relief. C’est l’ancêtre de la 3D. La majorité des clichés du fonds Vergnol est en noir et blanc. On retrouve toutefois quelques monochromes (en sépia) et une poignée d’autochromes (en couleurs). www.archives.aisne.fr Les documents numérisés sont consultables sur ce site par le grand public. Pour le moment seuls les registres de l’Etat civil jusque 1905 et les plans cadastraux sont en ligne. A l’avenir, les fonds iconographiques, les registres de délibérations des communes et les registres de matricules de l’armée y seront également publiés (aucune date n’a été fixée). 24 ils font bouger l'Aisne l'Aisne 192 - Septembre/Octobre 2012 Harcigny François et sa "muse" La cornemuse est-elle typiquement écossaise ? Et bien non ! D’origine grécoromaine, elle était présente sur tout le bassin méditerranéen, sous différentes formes, et dans presque toutes les régions de France. “On jouait des airs à danser les dimanches au kiosque à musique. A cause des guerres, les souvenirs de cette pratique se sont perdus” explique François Péry, un Thiérachien incollable sur la question. Ce natif d’Harcigny a acheté sa première cornemuse chez un facteur belge il y a 35 ans. Ensuite il s’est lancé dans l’animation musicale avec l’association “L’atelier de l’Orphéon”. Il intervient par exemple dans les classes patrimoine de l’Abbaye de Saint-Michel pour présenter des instruments à vent anciens et traditionnels. François Péry souhaite faire partager sa passion aux jeunes générations. Après avoir tenu à Laon un atelier de réparation d’instruments à vent, il revient en Thiérache. Depuis 7 ans, il enseigne la cornemuse picarde (également appelée pipasso) au Conservatoire de musique de Beauvais. Parallèlement il a édité, à compte d’auteur, un livret sur l‘histoire de cet instrument accompagné d’une méthode d’apprentissage illustrée et de partitions. Avec ses élèves, il organise des rencontres musicales pour faire découvrir la cornemuse. “Nous formons un groupe appelé “Pipasso Grinche Binde”. Nous jouons des airs à danser, quelques morceaux traditionnels et des airs de Gilles. Nous démontrons que le pipasso peut se marier avec d’autres genres musicaux, comme la musique classique par exemple”. La Thiérache avait elle aussi sa cornemuse : la “muse à brassi” est réapparue récemment grâce aux recherches de François et de Sam Corwynn, facteur de cornemuses qui avait installé son atelier à Harcigny. Aujourd’hui François Péry espère la voir s’animer à nouveau dans les bras des Axonais… Avis aux amateurs ! contact 03 23 98 86 23 www.pipasso.com Musiques festives, chorégraphies entraînantes et bonne humeur, la zumba a débarqué dans l’Aisne. Rencontre avec l’un de ses ambassadeurs bourré d’énergie : Fabien Selliez. La fête et les jambes La zumba est le nouveau sport qui fait des adeptes partout dans le monde. “Cette discipline mélange musiques latines, comme la salsa et le merengue, et tubes internationaux, quotidiennement diffusés à la radio. Le but est de s’amuser et de transpirer, dans la bonne humeur, que l’on soit danseur ou non” résume Fabien Selliez, professeur installé sous le statut d’auto-entrepreneur. Rien ne destinait ce jeune homme de 23 ans à devenir professeur de fitness. Ce Saint-Quentinois est avant tout un habitué des bassins. Ancien nageur de haut niveau, il est titulaire d’un brevet d’entraîneur de natation. C’est en s’inscrivant dans une salle de sport qu’il a découvert le fitness. “J’ai tout de suite été séduit. J’adore mettre l’ambiance”. Il change d’orientation professionnelle et passe des diplômes pour devenir professeur. Après trois années de formation, il est em- Voulpaix Saint-Quentin bauché à la BUL de Saint-Quentin (Base Urbaine de Loisirs). C’est en janvier 2011 qu’il découvre la zumba. Nouveau coup de cœur et nouvelle formation. Il suit un stage à Douai puis lance cette nouvelle discipline sur Saint-Quentin. C’est un gros succès. En plus des cours à la BUL, Fabien anime des cours hebdomadaires dans un bar. En mai, il a lancé l’activité sur Vervins. “On m’avait dit que ça pouvait fonctionner car il n’y avait pas de cours de zumba aux alentours. Et effectivement c’est un gros carton avec plus de 80 élèves par semaine”. Désormais les cours ont lieu à Voulpaix, une petite commune où les activités sportives sont rares. Le phénomène zumba a gagné tout le département et la plupart des séances affiche complet ! Il existe peut-être un cours dans votre commune, renseignez-vous en mairie. Fabien Selliez enseigne comment dépenser des calories dans la bonne humeur. ils font bouger l'Aisne 25 l'Aisne 192 - Septembre/Octobre 2012 A Coucy-le-Château, la Ferme de Moyembrie accueille un chantier d’insertion pour les détenus en fin de peine. Vingt-huit résidents travaillent dans le maraîchage, l’élevage des chèvres et des lapins ou l’entretien des bâtiments. Encadrés par une équipe de quatre bénévoles et de sept salariés, ils reconstruisent ici un projet de vie. Accompagner vers la liberté Coucy-leChâteau A l’origine de cette association, il y a Geneviève et Jacques Pluvinage. Ils achètent la Ferme de Moyembrie en 1990 et ouvrent un lieu d’accueil familial pour personnes en difficulté. En 2004, la ferme est conventionnée par le ministère de la justice pour l’accueil de détenus en placement extérieur. Aujourd’hui quatre bénévoles, Anne-Marie Péry, Dominique Ricard, Michèle Dufour et Claude Naudin partagent la présidence de l’association. Cette dernière a pour but premier de préparer les résidents à leur sortie de prison : “bien souvent, une fois la liberté retrouvée, les anciens détenus sont seuls. Ils ne savent pas où se loger, vers qui se tourner pour retrouver un emploi, certains d’entre eux n’ont plus de liens familiaux ou amicaux et seulement quelques euros en poche. C’est difficile pour eux de croire que tout n’est pas fichu” explique Anne-Marie Péry, ancienne formatrice à la prison de Laon. La ferme de Moyembrie produit son propre fromage de chèvre. “Chacun des 28 pensionnaires a une réelle envie de sortir avec un avenir. L’équipe d’encadrement est alors à leurs côtés pour les aider, les accompagner dans ce passage difficile de l’après prison : travailler à nouveau, se confronter au regard des autres, vivre en société, se remettre à jour, en finir avec l’addiction pour certains, etc.” précise AnneMarie Péry. Ainsi le fonctionnement de la ferme repose sur de grands pivots : Mais ne vient pas qui veut à Préparer vivre de façon “familiale” avec Moyembrie. Après plusieurs enpartage des tâches domestiques la sortie et repas pris en commun, le travail tretiens et l’autorisation du juge à venir passer une journée entière le matin et la mise à jour des docuà la ferme, le demandeur doit exposer ses ments administratifs, la recherche d’emploi, motivations devant l’équipe d’encadrement les rendez-vous santé, la formation au code qui donne son point de vue. Le juge d’appli- de la route… et les sorties culturelles encacation des peines et le procureur autorisent drées (bibliothèque, spectacles…) l’aprèsensuite le placement extérieur à Moyembrie. midi. “ La ferme accueille 28 résidents à Coucyle-Château. Et ce n’est pas simple tous les jours, aussi bien pour les accompagnateurs que pour les résidents. “Le dialogue n’est jamais rompu. On ne peut pas obliger une personne à se réinsérer, mais on peut l’aider à trouver en elle les ressources et surtout la motivation pour s’en sortir” intervient Jacques Pluvinage. Vente de produits fermiers A la Ferme de Moyembrie le travail n’est pas occupationnel. Les résidents voient la valeur de leurs efforts comme lors de l’obtention de la médaille d’argent au concours agricole de La Capelle en 2011 pour leur fromage de chèvre ; et au quotidien par la vente des produits fermiers biologiques (légumes, œufs, lapins) et la livraison des légumes aux AMAP (associations pour le maintien d’une agriculture paysanne) de Saint-Gobain, de Montreuil (93) et du Plessis-Belleville (60). En moyenne, les résidents restent huit mois. Quand ils sont libres, ils peuvent quitter la ferme ou continuer à y travailler et s’installer dans un logement privé (chez des proches ou en individuel) ou vivre à la maison relais de Chauny. Ce bâtiment proche de la gare a été acheté par l’association en 2009 et entièrement rénové par les résidents. Dix studios y ont été aménagés. En 2011, tous les résidents avaient une solution logement, certains ont retrouvé un emploi dans la menuiserie, la restauration, ont repris une formation ou rejoint les compagnons d’Emmaüs, association liée à Moyembrie pour prévenir la récidive. 26 territoire l'Aisne 192 - Septembre/Octobre 2012 Château-Thierry a vu son histoire marquée par l’empreinte des grands hommes, tels le Seigneur Hugues Thierry, qui fit creuser des carrières pour bâtir une cité fortifiée, ou Jean de La Fontaine, l’illustre fabuliste. Entre la butte surplombant la ville et la Marne qui serpente dans la vallée, la vigne s’est développée assurant un débouché économique. Aujourd’hui, grâce à son positionnement stratégique aux portes de la région parisienne, le territoire mise sur le tourisme de proximité, c’est tout l’objet du travail réalisé actuellement sur l’œnotourisme dans la Vallée de la Marne. Château-Thierry, la fabuleuse économie territoire 27 l'Aisne 192 - Septembre/Octobre 2012 La Maison de Champagne Pannier dispose de deux kilomètres de caves médiévales ouvertes aux visites. Sous les pavés, les caves Un champagne se conserve idéalement couché, dans l’obscurité et la fraîcheur. Louis Eugène Pannier a fondé la Maison de champagne du même nom en 1899 à Dizy, près d’Epernay. C’est en 1937 que cette entreprise familiale s’installe dans une ancienne carrière à Château-Thierry. Les deux kilomètres de galeries creusées dans le sous-sol calcaire deviennent le lieu idéal pour le vieillissement des cuvées qui jouissent d’une température ambiante de 12 degrés, été comme hiver. La Maison est rachetée en 1974 par une union de onze viticulteurs : la coopérative de la Vallée de la Marne. La COVAMA compte aujourd’hui 270 employés et plus de 400 sociétaires, tous implantés dans le sud de l’Aisne. Ils apportent à la coopérative, en totalité ou en partie, leur récolte de raisins pinot meunier. Les Champagnes Pannier sont des assemblages de crus variés : des échanges de récoltes se font avec d’autres coopératives. “Nous utilisons des crus venant des cinq départements de la Champagne viticole” explique Elisabeth Corgié, responsable des visites et réceptions. Pannier demeure une maison confidentielle : sa production est commercialisée dans plus de vingt pays uniquement auprès des cavistes, hôteliers et restaurateurs. “Notre grande fierté est d’être le seul Champagne servi en première classe sur l’Eurostar depuis dix ans”. Des visites sont organisées sur réservation toute l’année, en français, anglais, néerlandais ou allemand. L’été, rendez-vous est donné chaque après-midi pour parcourir les caves médiévales et bénéficier d’une dégustation commentée. 8 000 à 10 000 personnes viennent découvrir la Maison Pannier chaque année, dont des entreprises lors de séminaires et congrès. Le petit plus : une salle de réception aménagée au cœur des caves, sous les voutes de calcaire… pour s’imprégner de la magie des lieux. contact 03 23 69 51 30 De l’Aisne, à l’Aube en passant par la Marne, parcourez la route touristique du Champagne en suivant les panneaux noirs et dorés estampillés d’une capsule, d’une flûte et de ses bulles. Suivez les bulles La route touristique du Champagne a bénéficié d’un relooking intégral. Une initiative portée par le CIVC (Comité interprofessionnel des vins de Champagne) avec la collaboration des Départements concernés. La signalétique est désormais uniformisée dans l’Aisne, l’Aube et la Marne. Dans l’Aisne, le tracé du circuit a été revisité par la Voirie départementale (Conseil général). La pose des panneaux a été réalisée en régie. “Nous avons concilié objectifs touristiques et réalités de terrain. La taille des panneaux a été adaptée aux routes du sud de l’Aisne” explique Denis Touzé chef d’unité à Une signalisation touristique homogène se retrouve sur les routes de l’Aisne, l’Aube et la Marne. la Voirie départementale. Coût de l’opération : 75 000 E. La route touristique du Champagne dans l’Aisne est signalée par 133 panneaux sur 120 kilomètres. 36 communes sont traversées. “Nous avons posé des panneaux directionnels et d’entrée d’agglomération dans les communes d’appellation Champagne”. Cette opération est la première phase d’un vaste programme de développement de l’œnotourisme dans le sud de l’Aisne. D’autres actions seront menées avec le CIVC, les acteurs touristiques et le Conseil général : édition de brochures, organisation de visites de caves régulières, développement de produits touristiques (hébergements...). 28 territoire l'Aisne 192 - Septembre/Octobre 2012 Créé en 1876 dans l’ancienne demeure familiale, le Musée Jean de La Fontaine est riche de pièces rares relatives au plus célèbre des Castelthéodoriciens. L’antre du poète Une façade restaurée à découvrir lors des Journées du Patrimoine. patrimoine Hôtel particulier bâti en 1559, la maison familiale de Jean de La Fontaine (16211695) a vu grandir le fabuliste qui s’en est séparé en 1676. Nichée au pied du Vieux Château, cette bâtisse est à la fois un lieu de mémoire et Un d’inspiration. gement des combles en réserves, la réalisation d’un catalogue des collections.” Le Musée est installé dans un hôtel lumineux à l’architecture inspirée de la Renaissance. Divers espaces conteur de visites sont ouverts : la salle du XVIIe siècle dotée d’une maméconnu quette de la bâtisse réalisée par En façade, si la porte cochère des enfants en 1949 ; le cabinet et la tourelle jouxtant le pignon ont disparu, l’hôtel est toujours doté d’un de travail de l’écrivain ; sa bibliothèque riche puits et d’un garde-corps d’époque. La res- des livres qu’il affectionnait et de ses propres tauration de la façade s’est achevée après ouvrages ; la salle du XIXe siècle et les illustrois années de travaux. “Grâce aux soutiens trations des fables venant du monde entier ; du Département, de l’Etat et de la Ville nous la salle d’exposition temporaire... avons pu sauver la façade qui était vraiment Des pièces uniques sont exposées : des édidégradée” souligne la conservatrice en chef tions anciennes des Fables, des portraits et Christiane Sinnig-Haas, photo à l‘appui. bustes de l’auteur, des œuvres inspirées des La façade arrière a éga- fables peintes par Salvador Dali ou encore lement bénéficié d’un Marc Chagall, etc. “Les fables seront toujours travail de restauration. une source d’inspiration pour les artistes”. “Nous avons remplacé Le Musée apporte son lot de surprises aux certaines fenêtres par visiteurs. Par exemple, le petit salon fait des trompe-l’œil pour honneur aux contes libertins de l’écrivain. bénéficier de plus de “Ils étaient régulièrement censurés car il se murs d’accroche”. Le moquait ouvertement du système en place”. jardin bordé d’anUn aspect moins connu de cet auteur. ciennes tours sera lui aussi réaménagé prochainement. “Nous acontact 03 23 69 05 60 vons d’autres projets www.musee-jean-de-la-fontaine.fr comme la restauration Visites guidées sur réservation. des toitures, l’aména- “ “Maison des Illustres” gastronomie Une spécialité pour le Pays des Fables La Thiérache a son Maroilles, Soissons son haricot … et Château-Thierry… manque grandement d’une spécialité culinaire pour faire sa promotion ! C’est sur base de ce simple constat que l’Office de Tourisme de la Région de Château-Thierry a lancé en début d’année un concours culinaire baptisé “Une spécialité pour le Pays des Fables”. Le Musée a décroché le précieux label “Maison des Illustres” décerné par le Ministère de la Culture et de la Communication aux demeures où ont vécu de grands personnages s’étant illustrés dans l’histoire culturelle, sociale ou politique française. Seuls deux établissements sont labellisés en Picardie : la maison natale de Jean de La Fontaine et la Maison Jules Verne d’Amiens. Ce concours a réuni une trentaine de candidats du Lycée hôtelier Saint-Joseph, de tous niveaux de formation. L’objectif : créer une spécialité culinaire à base de produits locaux reflétant l’identité du terroir du sud de l’Aisne. En février, douze dossiers de candidature ont été présélectionnés. En mars, les étudiants sont passés derrière les fourneaux pour présenter leurs recettes à l’occasion des portes-ouvertes du lycée. Six lauréats ont été retenus pour participer à la grande finale, le 18 octobre lors de la Semaine du goût. Trois spécialités sucrées et trois salées restent en compétition : canard Mijot’omoise, poule aux œufs d’or, filet mignon au caramel de ratafia, Perrette et son pot à rata, Castel délice, et feuillantine pomme poire et sa crème noisette. L’objectif de cette action est de créer une spécialité dont les restaurateurs locaux (des brasseries aux quatre étoiles) pourront s’emparer. “Cette recette deviendra un outil de promotion comme le nougat est un atout pour Montélimar” argumente Fatah Nekhili, Directeur de l’Office de tourisme. Un ouvrage regroupant les 12 recettes lauréates et des portraits des jeunes chefs devrait être édité. Il contiendrait également un listing des producteurs locaux. Les recettes seront départagées sur base de leur originalité, leur saveur, leur présentation et leur lien avec le territoire… Découvrez le grand gagnant prochainement sur le site www.une-recette-pour-chateau-thierry.com culture territoire 29 l'Aisne 192 - Septembre/Octobre 2012 Ancien site industriel des usines Belin à Château-Thierry, le centre U1 est aujourd’hui le cœur de la culture alternative de la cité. Ça défriche Associations et artisans habitent ses entrailles, on y trouve “la Biscuiterie” salle de concert d’une capacité de 200 personnes, “Le silo” une galerie d’art contemporain, un studio d’enregistrement, studio photo, studio de danse et des locaux de répétitions… sous sa carapace de béton, le centre U1 bouillonne de créativité. “On trouve de tout ici” résume David Rase, président du collectif d’associations “En avant la culture”. Effectivement, au hasard des longs couloirs où l’atelier photo “Grain 2 sels” expose les portraits des résidents ou au détour d’une fresque réalisée par le collectif de grapheurs “street colors”, on peut aussi croiser un cabinet d’architecte, un mécano spécialisé dans les belles bécanes, un tapissier, une troupe de théâtre et bien d’autres surprises, il y a même une AMAP (Association pour le maintien d’une agriculture paysanne) qui vient garnir ici les paniers de ses adhérents. Si les murs de cette friche industrielle sont Du 10 au 20 octobre, “C’est comme ça” : toute la programmation sur www.echangeur.org. L’équipe de La Biscuiterie propose régulièrement des concerts au Biscuit’Bar. toujours propriété du groupe Kraft Foods, la municipalité gère l’espace selon les termes d’un bail emphytéotique de trente ans qui arrive à terme fin 2014. “La reconduction du bail n’est pas certaine” précise Eymeric Hénin, président de l’association “Les pyramides bleues” présente depuis plus de 20 ans et très active dans l’organisation de concerts. “Nous militons pour obtenir le label SMAC (salle de musiques actuelles). Plus il se passe de choses à U1, plus nous avons d’arguments pour le maintenir et le développer dans sa vocation culturelle.” C’est dans contact 09 52 84 04 10 C'est comme ça, c’est comment ? Pendant toute une semaine, Château-Thierry vibre au rythme d’un festival qui décloisonne les genres et invite tous les publics à découvrir les œuvres les plus audacieuses de la chorégraphie contemporaine. “C’est comme ça”, festival orchestré par l’Echangeur de Fère en Tardenois, fait danser la région de Château-Thierry sur un mode contemporain et novateur. cette idée de mobilisation que s’est constitué le Collectif U1 qui réunit toutes les structures qui font vivre le site. “Notre réseau s’élargit au-delà de ces murs” annonce David Rase. “Nous travaillons depuis longtemps déjà avec l’Echangeur de Fère en Tardenois, des liens se tissent avec l’Académie Charles Cros présidée par Alain Fantapié à Chézy sur Marne et avec le Château de Lizières d’Epaux-Bézu où l’artiste Ramuncho Matta développe de nombreux projets.” Au programme : une vingtaine de spectacles autour de la danse, des concerts, des projections mais aussi des ateliers, des stages, des répétitions en public et encore bien d’autres occasions pour ce public d’aller à la rencontre directe des artistes. C’est la 5e année que le Festival “C’est comme ça” prend ses quartiers à ChâteauThierry. Avec cette manifestation, l’Echangeur de Fère en Tardenois, qui accédait il y juste un an au statut national de Centre de développement chorégraphique (CDC), propose une autre façon de voir la danse. “Au fil des ans, une complicité s’est créée entre la structure et des créateurs comme Daniel Larrieux qui présentera quatre pièces cette année” explique le directeur Christophe Marquis. “Nous sommes aussi dans une relation sur le long terme avec Julie Nioche dont la performance “Les Sisyphes X200” aura marqué les esprits et qui revient cette année avec “Voleuse” ou encore Xavier Lot, l’enfant du pays dont nous redécouvrirons “Aïe Pépito” en spectacle et en film”. De nombreuses créations seront présentées pour la première fois, c’est le cas par exemple du travail du danseur Kevin Jean qui surprendra par son solo minimaliste suspendu à une corde la tête en bas dans “La 36e chambre” ou encore avec “Paraiso-Colecçao privada” de Marlène Monteiro. 30 rendez-vous l'Aisne 192 - Septembre/Octobre 2012 Les Orgues de l’Aisne 8 septembre Fère en Tardenois : Un monde de virtuosité. J.-S. Bach et W.-A. Mozart. 20h30 - Eglise SainteMacre Rens. OTSI / 03 23 82 31 57 musique Blues” animé avec 10 musiciens et 2 conteurs animateurs. 20h30 - Médiathèque, espace Drouot Rens. 03 23 56 62 00 21 octobre Chauny : J.-S. Bach / A. Vivaldi / F. Mendelssohn / J. Alain. 16h Eglise Notre-Dame Rens. 03 23 52 10 79 21 octobre Hirson : Nuits Enchantées, voyage musical au temps des songes et des danses. C. Debussy / F. Mendelssohn / G. Fauré / P.-I. Tchaikovsky / J. Sibelius / S. Rachmaninov. 16h Eglise Notre-Dame 8 septembre Vézilly : concert par l’ensemble vocal d’enfants du conservatoire de Reims, dirigé par Yves Weeger et avec Laurence Bayerhofer au piano. 20h30 - Eglise. Rens. 03 23 71 66 45 29 septembre Vervins : concert de chant choral “De la chanson populaire au chant sacré” avec la chorale A cappella de Chauny, l’Ensemble Vocal Cantare et l’Orchestre d’Harmonie de Vervins. 20h30 Eglise Notre-Dame 12 octobre Laon : concert de jazz par le groupe Trio Jazz. 20h30 - Eglise d’Ardon Rens. 03 23 20 65 25 13 octobre Clastres : Cap au sud, concert de salsa et latin jazz. 20h30 - Pôle communautaire. Rens. 03 23 63 36 51 20 octobre La Fère : Nothing but the blues, concert sous forme de “café 28 octobre Chauny : Thomas Dutronc - 17h Forum, Centre Culturel Rens. 03 23 52 23 52 théâtre 22 et 23 septembre Laon : “Cité des cheminots, Aller(s)-Retour(s)”. Pièce d’Olivier Gosse suite aux réunions publiques et aux entretiens individuels sur le travail de mémoire de la cité des cheminots. Samedi à 20h30 et dimanche à 15h à la Maison des Arts & Loisirs Rens. AXOTHEA O3 23 23 71 67 ou www.axothea.fr Droits réservés 27 octobre Buironfosse : concert de Trompette par Jean-Claude Borelly. 20h30 - Eglise Saint-Nicolas. Rens. 03 23 97 24 28 Du 1er au 22 septembre Fère en Tardenois : Clichés du photo club 2130 de Fère en Tardenois. De 10h à 12h30 et de 13h30 à 17h à l’Office de tourisme. Rens. 03 23 82 31 57 30 septembre Saint-Quentin : Vous avez quel âge ? Une comédie de Françoise Dorin avec Jean Piat. 16h - Le Splendid Rens. 03 23 62 36 77 9 septembre Saint-Quentin : J.-S. Bach / N. de Grigny / M. Duruflé. 16h - Basilique Rens. 03 23 06 93 93 6 octobre Marle : J.-S. Bach / A. Ponchielli / L. Vierne / J.-M. Damase. 20h30 Eglise Notre-Dame Rens. 03 23 21 75 75 expo théâtre 15 octobre Chauny : Un pavé dans la cour. Comédie écrite et mise en scène par Didier Caron. 20h30 - Forum-Centre Culturel. Rens. 03 23 52 23 52 25 et 26 octobre Chauny : Arts Plaisirs Emotions. Festival organisé par la troupe L’albatros de l’ESAT de Chauny. 20h30 - Forum, centre Culturel. Rens. 03 23 52 23 52 Les belles pages de l’Aisne 14 octobre Fère en Tardenois : Un monde d’images. Ensemble Syntonia 16h - Eglise SainteMacre. Rens. 03 23 82 31 57 Du 12 septembre au 13 janvier Alaincourt : L’art déco au travers de la mode des années 20 à la Maison de Marie-Jeanne. Du mercredi au dimanche de 14h à 18h. Rens. 03 23 63 62 07 14 octobre Sinceny : exposition de 150 faïences originales de la célèbre manufacture de faïences de Sinceny, avec pour thème principal les pièces patronymiques. Les pièces proviennent de collections privées et de musées. Animations thématiques de 10h à 18h, salle polyvalente Edouard Binder. Rens. 03 23 40 00 41 ou www.faience-sinceny.fr Du 16 septembre au 20 octobre 16 septembre Coucy-le-Château-Auffrique : l’esprit méditerranéen. Trio Alla Francesca. 16h30 - Eglise Rens. OT/ 03 23 52 44 55 Du 8 au 16 septembre Château-Thierry : peintures et dessins réalisés par les élèves de l’atelier Annie-Claire dans le cadre des Journées du patrimoine. De 14h à 18h, le weekend, Porte Saint-Pierre. Rens. 03 23 83 51 14 16 septembre Chauny : 2e marathon photo organisé par le photo club Chaunois. Après-midi de photo, où il faudra répondre par 2 photographies à des thèmes imposés dans un temps imparti. A partir de 13h, salle Bettine Ternynck. Rens. 06 10 47 28 86 ou http:// photoclubchaunois.fr 20 et 21 octobre Sissonne : Gardin’Cour, festival de théâtre amateur de l’Aisne. Sept spectacles sur 2 jours, programmation en cours. Espace culturel du Parc Rens. 03 23 23 71 67 ou http://axothea.fr Jusqu’au 15 octobre Bohain en Vermandois : Herbes par Delphine Rault à la Maison familiale d’Henri Matisse. Rens. 09 64 43 84 63 ou www.musee-matisse.com/ 20 octobre Saint-Quentin : Le Devin du village, Intermède de JeanJacques Rousseau. La Risonanza. 20h30 - Le temple. Rens. 03 23 62 36 77 © Jean-Marie Degorge musique rendez-vous 31 l'Aisne 192 - Septembre/Octobre 2012 Jusqu’au 15 novembre Chivres-Val : Françoise et Pierre Pottier - Photographies des 30 ans de travaux au Fort de Condé. Rens. 03 23 54 40 00 ou www.fortdeconde.com Jusqu’au 31 mars 2013 Oulches la Vallée Foulon : Du plateau de Californie à la Caverne du Dragon, œuvres du peintresculpteur Haïm Kern. Caverne du Dragon, Musée du Chemin des Dames Rens. 03 23 25 14 18 ou www.caverne-du-dragon.fr conférence 12 septembre Château-Thierry : La ville est belle ! Spectacle tout public de contes et de récits de vie de et avec Ludovic Souliman. 15h Palais des Rencontres, Amphithéâtre. Rens. 06 81 41 83 37 20 octobre Pargny Filain : Spectacle de cirque. Programmation annoncée sur le site internet les 15 jours précédant le spectacle. 20h30 sous le chapiteau de la Cie. Rens. 03 23 21 59 72 ou www.cieisis.org Du 9 septembre au 31 décembre Froidmont-Cohartille : Découvertes astronomiques. Mettez le cap sur l’infini grâce à de nombreux instruments professionnels pour une vue sur les planètes et objets célestes comme vous n’avez jamais osé en rêver. De 21h à 2h, le week-end (dates à confirmer). Rens. 03 66 72 16 73 ou www.festif-val.org 15 et 16 septembre Laon : Lectures de “Cité des cheminots, Aller(s)-Retour(s)” d’Olivier Gosse lors des Journées du patrimoine. Samedi et dimanche: 14h - la chapelle des Templiers 15h30 - la cour du Petit-SaintVincent / 17h - le cloître de l’abbaye Saint-Martin Rens. 03 23 23 71 67 ou www.axothea.fr arts de la rue 9 septembre Coucy-le-Château : Les Automnales - Pour cette 11e édition, le festival des arts de la rue vous propose le meilleur des dix années précédentes. Avec tout ce qui fait le succès de ce rendez-vous familial : acrobatie, jonglage, clowns, initiation au cirque... et châteaux gonflables pour les plus petits. A partir de 11h, Place de l’hôtel de ville et parc Lhermitte Rens . 03 23 52 70 05 ou www.coucy.com sortie 9 septembre Bruyères et Montbérault : Village de l’aquarelle. Les aquarellistes exposeront dans les différents lieux de la commune. Animations musicales. De 10h à 18h Rens. 03 23 24 78 64 Droits réservés expo 18 octobre Villers-Cotterêts : les cinémas français aujourd’hui avec Laurent Delmas, journaliste et critique de cinéma. La France exerce depuis plus d’un siècle une influence majeure sur l’art cinématographique. Des Frères Lumière à Amélie Poulain, de la Nouvelle Vague à l’avant-garde, de Georges Méliès au Centre national de la cinématographie (CNC), du Festival de Cannes à l’exception culturelle, le cinéma français est présent sur tous les fronts. La tradition cinématographique française est l’une des rares à s’être maintenue continuellement depuis l’invention du cinéma. D’où une structuration économique avancée du cinéma français, qui n’est égalée et dépassée que par le cinéma indien et américain. De 10h à 16h30 - Médiathèque Alexandre Dumas Rens. BDP 03 23 75 55 70 ou http://bdp.cg02.fr 9 septembre Villers-Cotterêts : concentration de véhicules de collection, avec cette année : 50 ans de présence du Groupe Volkswagen à VillersCotterêts. Nombreuses animations. De 9h à 18h au parc du château François Ier. Rens. www.associationgarage.eu 16 septembre Boué : fête de la pomme et du cidre. Rens. 03 23 60 00 68 21, 22 et 23 septembre Cayeux-sur-Mer : Off Short. Après un passage en 2012 à Axo’Plage, le festival nomade de cinéma prend place cette année à Cayeux-sur-Mer (80). Rens. www.offshort.com 6 et 7 octobre Soissons : rencontre internationale d’échanges de minéraux et fossiles - Exposition sur les Sciences de la Terre. De 10h à 18h durant les 2 jours, salle Claude Parisot. Rens. 03 23 72 67 24 ou www. capassocia.com/FMC_SOISSONS 7 octobre Oisy : fête aux plantes et troc jardin. Atelier “Les plantes sauvages comestibles”, atelier jardinage durable, atelier de confection aux éléments naturels, conférence sur la médecine traditionnelle, animations du CPIE, spectacle “L’opéra des légumes”, visite d’une jachère mellifère, troc de plantes potagères et ornementales... à partir de 9h, au canal. Rens. 03 23 60 18 94 sortie 13 et 14 octobre Marle : Festival de cerf-volant. Programme en cours. Rens. www.cerf-vol-aisne.com 14 octobre Lemé : fête de la pomme et du cidre. Rens. 03 23 98 75 68 21 octobre Hirson : Le week-end du bois. Animations diverses (balades découverte de la forêt, contes enchantés, village d’artisans, concert…) tout au long de la journée. Rens. www.leweekenddubois.com festival 29 et 30 septembre Soissons : Soissons en Sc’Aisne Pour la 4e année consécutive, le festival Soissons en Sc’Aisne s’installe sur les berges de l’Aisne, entre le pont du Mail et la passerelle des anglais, pour un week-end de festivités sur l’eau et au bord de l’eau. Pas moins de 60 spectacles et animations vous sont proposés : théâtre, danse, musique, cirque, contes, arts de rue, animations nautiques… Il y en aura pour tous les âges et pour tous les goûts ! Rens. 03 23 59 91 69 ou www. ville-soissons.fr Du 10 au 20 octobre Château-thierry : C’est comme ça. 5e édition du festival de l’Echangeur. Programme complet sur http://festival.echangeur.org www .aisne.com l'image l'Aisne 192 - Septembre/Octobre 2012 Les 20 ans de la Fête du Livre de Merlieux 30 septembre 2012 32