Feuilleter

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Feuilleter
� 6 économie 100% pur l’Aisne : LU � 11 tourisme Carnets 14-18 � 15 culture Les festivals musicaux d’automne
� 24 ils font bouger l’Aisne Le phénomène zumba � 26-29 territoire Château-Thierry, la fabuleuse
192 Septembre/Octobre 2012/ le magazine du Département de l’Aisne
www.aisne.com
Objectif :
réussite scolaire
2
sommaire
l'Aisne 192 - Septembre/Octobre 2012
4-9 actualité
> Création d‘une agence départementale d’ingénierie
> Guise : enfin une piscine !
> Le salon international de la pomme de terre dans l’Aisne
> LU dans l’Aisne : 3 usines, 474 employés
> "Sentez-vous sport" à la rentrée
> Un label "Handibat" pour le BTP
10 environnement
> Cueillir les champignons en toute sécurité
> Géodomia vous donne rendez-vous
11 tourisme
17-22 dossier - Priorité à l’éducation
Amener la culture dans nos collèges, soutenir
la création de regroupements scolaires
intercommunaux, maintenir la gratuité des transports
pour tous les élèves… Entre charges obligatoires
et politiques volontaires, le Conseil général investit
75 millions d’euros chaque année pour proposer
des conditions optimales d’apprentissage.
> "Carnets 14-18" : le tourisme à la pointe de la technologie
> Voyagez Futé
12 expression
13-16 culture
> La Fête du Livre a 20 ans
> Festival du Rire de Vervins
> Votre automne en musique
17-22 dossier
L’éducation : une priorité
23 histoire
Soissons dans l’objectif des photographes Vergnol
24-25 ils font bouger l'Aisne
> François Péry et sa "muse"
> Fabien, ambassadeur du phénomène Zumba
> Ferme de Moyembrie : préparer la sortie de prison
26-29 territoire
Château-Thierry, la fabuleuse
30-31 rendez-vous
Théâtre, expos, concerts...
32 l'image
Fête du Livre de Merlieux : 20 ans le 30 septembre
Le magazine du Conseil général de l’Aisne n° 192 de Septembre/Octobre 2012 / 240 000 exemplaires / Conseil général de l'Aisne - rue Paul Doumer 02013
Laon Cedex - Secrétariat Journal l'Aisne 03 23 24 86 99 - Fax : 03 23 24 62 84 / [email protected] / www.aisne.com
Directeurs de la publication : Yves DAUDIGNY / Philippe MIGNOT - Responsable communication : Pascale CARTEGNIE - Rédacteur en chef : Laure MICHAUX
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Imprimé sur papier 100% recyclé
édito 3
l'Aisne 192 - Septembre/Octobre 2012
La campagne à la ville
En octobre, l’Aisne s’affiche à nouveau
dans les couloirs du métro parisien, avec
une nouvelle campagne qui fait la part belle
à notre jeunesse et au talent 100% Pur
l’Aisne.
native de Sains-Richaumont, fille de boucherscharcutiers-traiteurs sur quatre générations,
est une passionnée d’arts culinaires. Le BTS en
poche, elle a travaillé dans de grands hôtels
partout en France.
Elle a par la suite rejoint l’entreprise familiale
pour s’occuper de l’activité traiteur durant
douze années. Avec son camion, elle sillonnait
les routes du canton. Au départ à la retraite
de son père, elle s’est tournée vers la fonction
publique. Reçue au concours de chef de cuisine
elle a rejoint le Collège de Sissonne, puis celui
de Sains-Richaumont. Parallèlement, elle a
décroché son brevet de maîtrise en cuisine.
Il y a deux ans elle est nommée référente des
restaurations collectives au sein du Conseil
général. Sa mission : harmoniser le service de
restauration des 57 collèges de l’Aisne (nutrition, réhabilitation de cuisine...).
Elle avait accepté lors des dernières élections
cantonales de devenir la suppléante de Michel
Lefèvre, Conseiller général du canton de SainsRichaumont. Malheureusement, celui-ci a perdu
la vie dans un accident de la route le 1er juin.
Isabelle Ittelet, 40 ans, s’est mise en disponibilité pour lui succéder. Installée dans ses
fonctions par l’assemblée
départementale le 2
juillet, elle a intégré la
commission Education,
sport, culture, jeunesse.
Pour son premier mandat,
cette Sainsoise pure
souche va pouvoir s’appuyer sur son excellente
connaissance du terrain
et de ses habitants.
Maman de deux enfants,
elle est depuis de longues
années impliquée dans
la vie du canton. Michel
Lefèvre lui avait témoigné toute sa confiance.
C’est avec une grande volonté qu’elle poursuivra
les travaux initiés par son prédécesseur et ami.
Yves DAUDIGNY
Sénateur de l’Aisne
Président du Conseil général
Pour lancer cette campagne auprès de la presse nationale, un événement culturel sera organisé dans la capitale, qui permettra de présenter la Symphonie des Siècles.
Cet orchestre, composé pour moitié des musiciens de
l’Orchestre Les Siècles, musiciens professionnels, et pour
l’autre moitié, d’élèves des conservatoires et écoles de musique axonais, et dirigé par François- Xavier
Roth, est unique en son genre.
“
En mettant ainsi à l’honneur de jeunes
La ruralité
Axonais dont l’énergie, la passion et l’enest une idée
thousiasme méritent d’être encouragés, en
capitale.
mettant en scène notre jeunesse sur les affiches et insertions presse, le Département
entend bien conquérir les habitants de la capitale et les
persuader que “la ruralité est une idée capitale”.
Ce talent 100% Pur l’Aisne, dans ses différents domaines,
la culture, la mise en valeur du patrimoine, la recherche,
la gastronomie, est avant tout bien sûr affaire d’éducation.
C’est tout l’objet des investissements réalisés en faveur de
nos élèves, avec le Plan Collèges, la mise en œuvre de
l’ENT (Environnement numérique de travail) et des dispositifs visant à faciliter l’accès de tous à l’éducation et à la
culture présentés dans le dossier de ce nouveau numéro
du magazine L’Aisne.
Notre jeunesse est la plus sûre de nos richesses…
Construisons-lui un bel avenir !
“
Isabelle Ittelet,
Cette campagne s’inscrit dans la démarche
initiée depuis 2005 avec L’Aisne, it’s open
qui vise à accroître la notoriété du département. Faire connaître le territoire au-delà
de ses frontières est une nécessité, à la fois
pour son économie et ses emplois, son tourisme, son attractivité, mais aussi pour la
fierté de ses habitants.
4
actualité
l'Aisne 192 - Septembre/Octobre 2012
Ouverture
le 1er janvier
Les collectivités sont invitées
à adhérer avant le 1er octobre
pour participer à l’assemblée
générale constitutive avant la
fin de l’année. L’agence serait
opérationnelle au 1er janvier
2013. Les collectivités adhérentes devront s’acquitter d’un
droit d’entrée et d’une cotisation annuelle. Un barème par
tranche d’opération a été retenu pour la tarification des prestations. L’agence sera soutenue
financièrement par le Conseil
général pendant trois ans,
l’objectif étant, à terme, que
l’agence s’autofinance à 50%
sur les revenus tirés des prestations qu’elle effectue. Elle disposera de moyens humains et
matériels mis à disposition par
le Département.
aménagement
L’agence départementale d’ingénierie a été créée. Elle apportera conseils et
expertise aux collectivités rurales trop souvent perdues dans les méandres
de la commande publique.
Au service
des communes
Le 4 juin, les élus du Conseil général ont officia-
lisé la création de “l’Agence départementale d’ingénierie pour les collectivités de l’Aisne” en accord
avec l’Union des Maires de l’Aisne. L’objectif : aider
techniquement et administrativement les collectivités adhérentes à réaliser ou faire réaliser leurs projets dans les domaines du bâtiment et de la voirie.
Les petites communes ont été impactées par la disparition de la DDE, interlocuteur de proximité en
matière d’ingénierie publique. Les réglementations
en matière de commande publique et de protec-
loisirs
tion de l’environnement étant de plus en plus complexes, certaines collectivités ont différé leurs projets d’aménagement, d’autres y ont même renoncé.
Le champ d’intervention de l’agence est strictement délimité afin de ne pas entrer en concurrence
avec les sociétés privées. Il s’agit de petits marchés
sur lesquels ces dernières ne sont pas présentes.
L’agence est ouverte aux communes de moins de
3 500 habitants, aux communautés de communes
de toute taille et aux syndicats intercommunaux.
Trois types de prestations payantes sont proposés :
l’assistance à maîtrise d’ouvrage dans les domaines
de la voirie et des bâtiments (pour des opérations
ne dépassant pas 350 000 E) ; la maîtrise d’œuvre
(uniquement pour la voirie avec un plafond de
90 000 E) ; l’assistance technique, juridique et juridico-financière facturée 600 E la journée (pour la
rédaction d‘un cahier des charges par exemple).
contact 03 23 24 99 18
Voirie départementale
Guise
Bonne nouvelle :
“Aquoisia”, complexe
aquatique intercommunal
a ouvert ses portes à Guise
le 11 juillet. Visite guidée.
Bardages de bois,
roseaux, grandes
baies vitrées,
un esprit zen
imprègne
les lieux.
Aquoisia se
jette à l’eau
Quelques chiffres
Aquoisia a nécessité un investissement de 8,9 ME (dont
6,2 ME pour la construction).
Le projet ayant bénéficié du
soutien du Conseil général
(1,15 ME), du Conseil régional
(1 ME) et de l’Etat (1 ME),
3,7 ME restent à la charge de
la CCRG. La gestion du centre a
été confiée à “Espace Récréa”
pour trois ans. Une quinzaine
de postes ont été créés (coaching sportif, accueil, services techniques). Les travaux
avaient débuté en janvier 2011.
Trois espaces sont ouverts au public, dont 380
mètres carrés consacrés à la baignade. L’espace
aquatique comprend trois bassins (sportif, ludique
et pataugeoire) pour la pratique de la natation et la
baignade de loisir (jets d’eau, fontaine). Un pentagliss de 4 pistes (toboggans) complète l’ensemble.
Diverses activités sont proposées : cours de natation
(dès 6 ans), activités “Kid’s Mania” (waterpolo, plongée, nage avec palmes), cours d’aquafitness.
L’espace forme se dote d’une salle de cours collectifs
fitness et d’une salle cardio-training. Les baigneurs
s’essaieront à la balnéothérapie dans l’espace
océane : hammam, saunas, jacuzzi, bassin avec jets
d’eau et cours d’aquabiking (vélos immergés).
Pour limiter l’impact de l’équipement sur l’environnement, un système de recyclage des eaux et de
l’air a été installé. Une chaudière à copeaux de bois
profitera à ce complexe ainsi qu’à la future Maison
de l’Enfance. De quoi allier écologie et économies.
Une attention particulière a été portée à l’hygiène.
“Les visiteurs se déchaussent avant d’entrer en cabine. L’eau de la piscine est filtrée en permanence
par des billes de verre, un processus efficace et économe” explique le directeur, Damien Veta.
Grâce aux cartes magnétiques, les entrées sont
comptabilisées pour accueillir au maximum 340
personnes. La Communauté de communes de la
région de Guise (CCRG) espère atteindre la barre
des 100 000 visiteurs la première année.
contact 09 71 00 02 00 - www.aquoisia.fr
ZAC de la Briqueterie
Rue Jean Monnet 02120 Guise
événement
Potato Europe
dans l’Aisne
Depuis 1996, ce salon tournant
(il était l’année dernière en Belgique)
organisé par ARVALIS - Institut du végétal, avec le soutien des acteurs de la
filière, rassemble les professionnels internationaux de la pomme de terre. Vitrine des innovations techniques, banc
de démonstration des chantiers de
récolte, de manutention et stockage ;
cet événement est également le rendez-vous d’affaires des producteurs.
Potato Europe s’adresse à tous les
acteurs de la filière pomme de terre :
semences et plants, marché du frais,
pommes de terre transformées et fécules. Ce salon est l’occasion pour les
agriculteurs de rencontrer les spécialistes de l’agroéquipement et de l’agrofourniture, ou les professionnels de la
mise en marché des produits frais ou
transformés.
L’atout de ce salon pour les professionnels, ce sont les démonstrations de
matériels proposées par les constructeurs. Sur 22 hectares, ils pourront
entre autres découvrir les chaînes de
tri optique, animation propre à l’événement français, illustrant parfaitement la
recherche d’excellence en qualité de la
filière française. Plus de 90 machines
et matériels seront impliqués dans les
différents chantiers dynamiques.
Avec 250 exposants (constructeurs
d’agroéquipement, fournisseurs de fertilisants, de produits de protection de
la culture, de stockage et de conservation de pomme de terre…) sur près
Les 12 et 13 septembre,
Villers Saint Christophe
deviendra la capitale
mondiale de la pomme
de terre avec l’installation du salon de plein
champ “Potato Europe”.
de 10 000 m² de surface couverte et
22 hectares de démonstration, Potato
Europe est également un rendez-vous
d’affaires. Le village du commerce réunira une quarantaine de négociants
et de coopératives. Des stands et des
pavillons internationaux permettront de
nouer des contacts avec des opérateurs
et des fournisseurs néerlandais, belges,
allemands, anglais, espagnols, italiens
et même cette année américains, néozélandais et chinois.
actualité
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l'Aisne 192 - Septembre/Octobre 2012
Retour en images
La première pierre de la Cité de la musique et de la
danse a été posée au Parc Gouraud de Soissons à l’occasion de la Fête de la musique. Ce conservatoire sera doté
d’un auditorium de 500 places destiné à l’accueil de
spectacles. Le projet est financé par le Département
(2,6 ME).
Le grand public est le bienvenu, il
pourra découvrir toutes les étapes de la
production du tubercule et se restaurer
sur place.
rens. www.potatoeurope.com
en chiffres
Le Conseil général de l’Aisne soutient le salon
Potato Europe à hauteur de 40 000 E.
La production axonaise de pommes de terre
se répartit entre 360 exploitations qui
cultivent 7 188 hectares dont 3 761 hectares
destinés à la consommation, 2 622 à la féculerie (amidon, alimentation bétail, industrie
agro-chimique) et 804 aux plants.
L’Aisne est le 3e département français pour
la production de fécules de pomme de terre.
(Chiffre du recensement agricole de 2010).
La caravane des “Romain-Michel” a fait halte dans
l’Aisne lors de l’Eté du Conseil général. Instruments
en bandoulière, les trois frères ont séduit le public
à Monampteuil, Pontavert, Laon, Fresnoy le Grand,
Sissonne et Ugny le Gay, avec leur humour détonnant.
© Potato Europe
Les démonstrations de matériels
sont le point fort
du salon.
Soleil et bonne humeur avec l’ONB (Orchestre national de
Barbès) pour contrecarrer une météo maussade. Rythmes
festifs et joie communicative, cette “petite” bande de
musicos a fait bouger les spectateurs du Parc Foch de
Laon.
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actualité
l'Aisne 192 - Septembre/Octobre 2012
économie
Votre magazine vous propose de découvrir les
entreprises du cru, d’horizons variés, qui façonnent le paysage économique axonais.
LU : un leader
Les gâteaux produits dans l’Aisne sont exportés partout en Europe.
Kraft Foods ?
Ce groupe, dont le nom est peu connu des
consommateurs, est leader du secteur de
l’épicerie en France avec 9,4 % de part de
marché en 2011. Ses marques sont numéro
un dans le domaine des biscuits (LU, Oréo),
du café (Carte Noire, Tassimo), du chewinggum (Hollywood) et de la confiserie (Carambar).
Les produits Kraft Foods sont consommés
dans plus de 97% des foyers, avec une dépense de 85 euros en moyenne par an par
foyer. Le groupe est bien ancré sur le territoire
français avec 4 900 collaborateurs, 16 sites
de production et un centre de recherche et
développement en biscuits.
Le marché du biscuit
Le secteur “biscuits” représente 44 % du
chiffre d’affaires du groupe, le plaçant en tête
de ce marché (28 % de part de marché). Neuf
sites de production sont implantés en France
dont trois dans l’Aisne (Château-Thierry, Jussy et Vervins) mariant des savoir-faire divers
(biscuits céréaliers, gâteaux moelleux, panification croustillante, biscuits salés, etc.). Les
gâteaux appréciés des enfants sont fabriqués
en terres axonaises : Cracotte, Pépito, Prince,
Napolitain, etc.
Depuis 80 ans à Château-Thierry
L’usine LU de Château-Thierry a ouvert ses
portes en 1931. Spécialisée dans les biscuits
secs et les biscuits chocolatés elle produit notamment 13 recettes pâtissières spécialement
conçues pour l’assortiment Calèche ainsi que
les tuiles amandes, la Galette Saint Sauveur,
trois références de la marque Pépito, etc.
3 000 tonnes de biscuits sont produites à
Avec trois sites de production et 474 employés, LU, marque appartenant au groupe
américain Kraft Foods, est un acteur clé
de la vie économique du département.
Depuis 2008, ses usines mettent un point
d’honneur à utiliser davantage de matières
premières produites localement.
l’année, dont 10% partant à l’exportation en
Europe. Jusqu’à cinq technologies de pâtes
différentes peuvent être simultanément à
l’œuvre grâce au concours de 140 collaborateurs.
loppe son savoir-faire autour de deux expertises : le procédé multicouches (utilisé pour
la fabrication du Napolitain) et le procédé
emmoulé (gâteaux cuits dans des moules en
forme de cakes par exemple).
En mai 2012, pour célébrer ses 80 ans, la
direction du LU a fait réaliser une grande
fresque par l’association « Street Colors ».
Des dates, des marques, du blé, des œufs,
des biscuits… pour résumer toute l’histoire de
ce site industriel en couleurs.
Forte de 143 collaborateurs, l’usine LU produit chaque année environ 10 000 tonnes de
biscuits. Grâce aux 4 lignes de production, 43
références sont fabriquées sur le site dont 4
marques emblématiques : Napolitain, Pépito,
Vandamme et Prince. 6% des volumes produits sont exportés vers les pays d’Europe.
Jussy : le savoir-faire pâtissier
A sa création en 1921, l’usine est spécialisée
dans la fabrication de pâtes alimentaires. Elle
se tourne ensuite vers la pâtisserie et déve-
A noter que l’usine lance chaque année des
innovations, comme le Napolitain à la noix de
coco ou les gâteaux du groupe Milka nouvellement arrivés sur le marché.
A Jussy : 30 minutes sont nécessaires pour produire
un moelleux au chocolat, de la préparation de la pâte à l’empaquetage.
actualité
économie
l'Aisne 192 - Septembre/Octobre 2012
Industrie, agro-alimentaire, produits de luxe... découvrez les productions issues d’entreprises de l’Aisne pour “consommer local” et soutenir l’économie du département et les
emplois affiliés.
durablement implanté
Jussy
Vervins
ChâteauThierry
La panification à Vervins
Pelletier, Heudebert puis LU. L’usine
actuelle (ouverte en 1987) est issue
d’une longue histoire industrielle faite
de déménagements et de rachats. Deux
technologies sont exploitées sur le site :
l’extrusion, procédé utilisé pour la fabrication de la Cracotte permettant d’obtenir une texture légère ; le savoir-faire
boulanger avec l’élaboration des toasts
et biscottes.
18 000 tonnes de produits (dans plus
de 50 références) sortent des 9 lignes
de production et de conditionnement
chaque année. 15% des volumes
partent à l’exportation en direction principalement du Benelux et de la Finlande. 191 personnes sont employées à
Vervins, la plus grosse usine du groupe
dans l’Aisne.
A Jussy : La pâte est mise en
moules puis passée au four
avant un démoulage facilité par
un système d’aspiration.
LU’Harmony
Kraft Foods s’engage pour une agriculture raisonnée via la démarche “LU’Harmony” lancée en 2008. L’objectif : approvisionner
chaque usine en blé responsable. L’usine de Vervins est déjà concernée, celle de Jussy rejoindra la démarche en octobre.
L’impact sur l’environnement de la production d‘un biscuit est lié pour 70% au choix des matières premières (dont les deux tiers
sont des céréales). Kraft Foods a donc décidé de créer une nouvelle filière blé tenant compte de trois impératifs : garantir un
prix de vente modéré, cultiver le blé dans le respect de l’environnement, renforcer la traçabilité des matières premières (du
grain de blé au biscuit).
Un cahier des charges a été élaboré à destination des agriculteurs. Il s’agit de 40 bonnes pratiques culturales à respecter
tout au long du processus de fabrication du blé. Les cultivateurs doivent par exemple s’engager à dédier 3% des surfaces de
champs de blé à un espace fleuri pour accueillir abeilles et papillons.
LU travaille en partenariat avec l’ensemble des acteurs de la filière (sélectionneurs de blé, agriculteurs, coopératives, meuniers). Un partenariat a été établi avec 1 300 cultivateurs installés à moins de 250 kilomètres des usines. A l’heure actuelle 50%
des produits sont fabriqués avec du blé LU’Harmony. En 2015, 95% des produits seront concernés.
Pour les agriculteurs cette démarche est une garantie de débouché durable. Régulièrement, ils sont associés à des visites
d’usine leur permettant de découvrir comment leur production est valorisée. Le groupe Kraft Foods observe d’ores et déjà un
impact positif sur les résultats commerciaux. En 2010, les ventes de Petit LU ont augmenté de 9% avec l’apparition du label
LU’Harmony sur les paquets.
www.lulechampdespossibles.com
7
en bref
Prêt à taux 0
La SARL “Champignonnières de la
Perrière”, située à Crouy, va investir
1,1 ME dans la construction d‘un nouveau bâtiment afin d’installer trois
nouvelles salles de culture. L’objectif pour l’entreprise est de ne plus
avoir recours à d’autres producteurs.
Une dizaine de salariés seront embauchés sur 3 années. Le Département
a voté l’octroi d’un prêt à taux 0 de
50 000 E remboursable sur 5 ans.
Extension chez
Camille Fournet
Implantée à Tergnier, la manufacture
Camille Fournet, spécialisée dans la
confection de bracelets montres de luxe,
s’est dotée d’un nouveau bâtiment. Cet
atelier de 1 500 m2 est exclusivement
dédié au secteur de la maroquinerie,
actuellement en plein développement.
Les salariés de l’entreprise y confectionnent des sacs, des porte-monnaie,
des étuis pour smartphones et tablettes
numériques. L’entreprise a investi
2,5 ME dans ce projet qui a déjà permis l’embauche de 16 personnes. D’ici
2014, 46 embauches supplémentaires
devraient se concrétiser.
Bayer Marle : 40 ans
L’usine Bayer de Marle est spécialisée
dans le conditionnement d’herbicides,
d’insecticides et de fongicides, destinés
au secteur agricole, aux espaces verts
et aux jardins. 22 millions d’unités sont
produites à l’année et distribuées dans
60 pays.
L’usine marloise a célébré en grande
pompe ses 40 ans le 22 juin dernier en
présence des salariés, des retraités et
des élus locaux. Pour marquer l’événement une nouvelle ligne de conditionnement de liquides herbicides a été
inaugurée dans un ancien hall de stockage. Depuis cet anniversaire, le Directeur Michel Dhirson a passé le relais à
Jean-Marc Pujo.
Ces 5 dernières années, le groupe Bayer
a investi 9 ME au profit du site marlois. Depuis son ouverture en 1972, la
surface couverte est passée de 600 m2
à 5 ha. Le site emploie 330 salariés en
période de grande activité.
8
actualité
l'Aisne 192 - Septembre/Octobre 2012
rendez-vous
9 septembre
Coucy les Eppes : Les bosses
de Coucy les Eppes. Rando-Raid
VTT à partir de 7h30.
Rens. http://vtt-coucy-les-eppes.chez-alice.fr/index.htm
9 septembre
Chamouille : Faites du sport.
Journée d’initiation et de découverte ouverte à tous. De 9h
à 18h à Cap’Aisne.
Rens. 03 23 22 69 72
16 septembre
Berny-Rivière : Foulées de Berny-Rivière. Course hors stade.
Sans oublier la mythique course
de caddys. Rendez-vous place
de la Mairie à partir de 14h.
Rens. 03 23 55 59 78
sport
Du 19 au 23 septembre 2012, a lieu dans l’Aisne, comme dans toute la
France, le troisième rendez-vous “Sentez-vous sport”. Sortez les baskets !
La santé
par le sport
A l’initiative du ministère des Sports, du Comité
national olympique et sportif français et de l’Association des Maires de France, cette opération organisée en collaboration avec l’ensemble du mouvement sportif et le soutien du comité départemental
olympique et sportif est l’occasion de découvrir le
sport près de chez soi.
Au travers des nombreuses manifestations sportives
mises en place par les clubs, les offices municipaux
des sports, les comités départementaux…, le public
pourra s’initier aux joies de l’activité physique. Car
c’est bien là l’intérêt de cette semaine : démontrer
que l’activité physique et sportive est accessible à
tous, quels que soit l’âge, la situation et même le
handicap et à quel point une activité régulière est
importante pour la santé.
Pour cette édition 2012, l’opération ira à la rencontre
des jeunes, dans les établissements scolaires, dans
les entreprises et vers les étudiants. Le grand public
pourra assister à des démonstrations dans des villages “sport et santé” installés au cœur des villes.
A vocation informative, ces journées sont donc l’occasion de réunir les associations sportives dans les
différentes collectivités participantes. L’ensemble
des animations est destiné tant aux pratiquants habituels d’une activité physique et sportive qu’aux sportifs occasionnels ou aux non-pratiquants. Rugby,
foot, athlétisme, tennis, gymnastique… toutes les
manifestations “sentez-vous sport” seront annoncées sur le site www.sentezvoussport.fr
Une plate-forme fixe pour l’aviron
22 septembre
Chassemy : 10 km
Deuxième édition du Prix pédestre de Chassemy. Ouvert à
toutes et tous, licencié(e)s ou
non licencié(e)s. Découverte
des environs du village par les
chemins. Au programme 10 km
à parcourir en 2 boucles avec
une jolie côte à gravir à 2 reprises pour contempler le panorama offert. Lots pour tous.
A partir de 15h Mairie du village
Rens 06 48 19 35 09
23 septembre
Gauchy : La Gaziaquoise. Au
programme 25, 50 et 75 km et
des nouveaux parcours.
Rendez-vous zone industrielle
Le Royeu à partir de 7h30.
http://lesgaziers.forumactif.
com
14 octobre
Moÿ de l’Aisne : 5 ou 10 km
de promenade ou 12 à 15 km de
jogging. Rendez-vous salle des
associations à partir de 9h15.
Rens. 03 23 07 86 77
Les régates d’aviron
sont désormais
chronométrées
avec précision.
Depuis le mois de mai, une plate-forme
fixe de 47 m² est implantée sur le plan d’eau de
l’Ailette au niveau du complexe nautique Cap’Aisne
(Chamouille). Elle est utilisée pour le chronométrage
précis des courses d’aviron.
Ce nouvel équipement permet aux arbitres d’être
confortablement installés, puisqu’un barnum peut
être dressé, et de juger plus précisément l’arrivée
de la course. Véritable plus lors des régates d’aviron,
cette plate-forme servira également pour les courses
de kayak.
La plate-forme de chronométrage bénéficie d’un
raccordement électrique, téléphonique et internet
(fibre optique). Les résultats des courses sont envoyés instantanément sur les sites internet connec-
tés à la course, comme www.regates-ailette.com.
Les passionnés de ce sport peuvent donc être informés en temps réel.
Courses et régates
Cet équipement constitue un véritable atout pour la
pratique de l’aviron dans l’Aisne. Cette plate-forme permettra d’organiser des courses d’un niveau national,
comme les Championnats de France. Le plan d’eau de
l’Ailette accueillera donc divers événements : entraînement occasionnel du pôle espoir de Picardie, stage des
jeunes talents de la zone Nord Est (fin août), les régates
Internationales d’aviron de l’Ailette (en mai), etc.
social
actualité
9
l'Aisne 192 - Septembre/Octobre 2012
Formations à l'accessibilité
Handibat®. Ce label est
attribué aux entreprises
du bâtiment ayant suivi
une formation spécifique
en matière d’accessibilité aux logements et
bâtiments publics.
La MDPH
La Maison départementale
des personnes handicapées
est le guichet unique pour
l’accueil, l’information et
l’accompagnement des personnes handicapées dans la
réalisation de leurs projets
et la reconnaissance de
leurs droits (prestations, statut de travailleur handicapé,
cartes de parking…).
Le label
Handibat® est délivré
aux entreprises de toute taille et de
tous corps de métiers formées aux
normes en vigueur en matière d’accessibilité et de maintien à domicile.
Ce label est mis en place par la CAPEB (confédération de l’artisanat et
des petites entreprises du bâtiment)
à destination des peintres, chauffagistes, plombiers, serruriers...
Exemple de mise en accessibilité à la Tour musée de Coucy-le-Château.
Les candidats suivent un module de formation obligatoire et une ou plusieurs formations de spécialisation. Pour obtenir le label, ils doivent passer un petit
examen, remplir un dossier de candidature et signer
une charte d’engagement. L’agrément est ensuite
délivré par la commission départementale consultative pour l’attribution (CDCA). Elle est composée de
représentants de la MDPH (Maison départementale
des personnes handicapées), de la Direction départementale des territoires, du Comité départemental
des retraités et personnes âgées, d’artisans, etc.
“Les sessions de formation ont affiché complet. Les
professionnels sont désireux d’apprendre comment
aménager une salle de bain ou de connaître les
normes spécifiques aux ERP (établissements recevant du public)” se réjouit Lydie Boutantin, représentante de la MDPH02 au sein de la commission. Pour
les futurs clients (particuliers ou acteurs publics) ce
label est la garantie que les travaux seront effectués
dans le respect de la réglementation.
Pour 2012, 15 entreprises ont été labellisées, soit 33
personnes formées. “A l’issue de chaque chantier,
un questionnaire de satisfaction sera rempli par le
client. L’an prochain nous ferons le bilan.”
La liste des entreprises labellisées dans chaque département est disponible sur www.handibat.info.
contact CAPEB
03 23 23 09 10
Patrick Ragot, 54 ans, menuisier installé à Guny.
Patrick Ragot est l’un des artisans labellisés Handibat® pour l’année 2012. Son
entreprise, qui compte 8 employés, est spécialisée dans la menuiserie.
“La réglementation varie entre l’habitat collectif, l’habitat individuel et les établissements recevant du public. Nous devons disposer des informations techniques afin de mener à bien les chantiers d’accessibilité”.
Exemple à Coucy-le-Château. Patrick Ragot a aménagé un cheminement en bois
et une rampe d’accès à la Tour musée. “Nous avons créé des sanitaires bardés
de bois avec des portes adaptées aux personnes en fauteuil. Un menuisier, un
plombier et un électricien sont intervenus. Chacun a son champ d’action” rappelle l’artisan.
“Ce type de chantier est assez complexe. Il faut connaître la réglementation pour
calculer correctement l’inclinaison de la pente en rapport avec la longueur du
cheminement” explique Patrick Ragot.
Infirmières, assistants sociaux, psychologues, ... sont
amenés à intervenir pour une
prise en charge globale de la
personne. Quand un usager
dépose une demande d’aide
à l’adaptation du logement,
Véronique Vallois, ergothérapeute, évalue le retentissement du handicap sur sa vie
quotidienne. Elle peut ensuite
préconiser ou non un aménagement du domicile. Elle
rédige un cahier des charges
qu’elle remet au bailleur
ou propriétaire. “C’est à la
personne handicapée de
prendre les contacts nécessaires pour demander des
devis”. De son côté la MDPH
mobilise diverses aides pour
boucler le plan de financement. Le dossier est ensuite
étudié par la CDAPH (commission départementale des
droits et de l’autonomie des
personnes handicapées).
Une fois le dossier validé, les
travaux peuvent enfin débuter. “Le plus fréquemment il
s’agit de faciliter l’accès au
logement ou de remplacer la
baignoire par une douche.”
contact MDPH
[email protected]
03 23 24 89 89
10
environnement
l'Aisne 192 - Septembre/Octobre 2012
Géodomia
rendez-vous
Géodomia, le centre de ressources environnementales de
l’Aisne, situé à Merlieux et
Fouquerolles, met en relation
tous les acteurs de l’environnement et valorise leurs actions
et leurs ressources. A Géodomia
tous les publics (particuliers,
étudiants, enseignants, élèves)
peuvent accéder au fonds documentaire et emprunter des
ouvrages (cartes, documents
audiovisuels, études, outils
pédagogiques, jeux…) et des
expositions. Plusieurs thématiques sont proposées : agriculture, déchets, développement
durable, eau, éco construction,
énergies renouvelables, faune,
flore, milieux naturels…
Géodomia propose également
des rendez-vous comme les
Mardinales en partenariat avec
le CAUE de l’Aisne (conseil d’architecture, d’urbanisme et de
l’environnement). Les acteurs
de l’environnement (élus, agriculteurs, agents de collectivité, technicien, urbanistes...)
et tous ceux intéressés se
retrouvent autour d’un thème
relatif à l’environnement et
l’urbanisme.
Les Mardinales
11 septembre : Déplacements.
Zone de faible vitesse, zone de
partage.
9 octobre : Densité, mixité,
naturalité.
Rens. 03 23 80 32 20 ou
www.geodomia.com
19 octobre
à la Bibliothèque
départementale de prêt
Soissons
Le nucléaire : conférence-débat
et projection du film “RAS,
nucléaire : rien à signaler” en
présence du réalisateur Alain
de Halleux.
Rens. BDP au 03 23 75 55 70
ou sur http://bdp.cg02.fr
Champignons : prudence !
A l’occasion de la journée de la mycologie organisée par Géodomia,
Pascal Vacher, président de la société mycologique de Château-Thierry et de
l’Omois (SMCTO) et pharmacien à Chézy sur Marne, rappelle l’importance de
bien connaître les champignons.
Les champignons sont le fruit du mycélium
(partie souterraine). Ils poussent très vite et sur une
période très courte grâce à la combinaison humidité/choc thermique (chaud ou froid). Dans l’Aisne,
parmi les espèces comestibles les plus connues, on
retrouve les morilles et mousserons de printemps ;
en juin-juillet, les girolles, cèpes d’été et de Bordeaux ; en septembre-octobre, les chanterelles en
tube ; et en novembre, les trompettes de la mort et
pieds de mouton.
“Mais attention, il faut apprendre à identifier les
champignons avant de les cueillir ! Chaque année,
nombreux sont les cas d’intoxications car les ramasseurs sont trop confiants. Il y a ceux désireux de
manger toute leur cueillette sans tenir compte des
espèces et ceux qui consomment des champignons
comestibles trop vieux. Un champignon trop avancé
peut être dangereux car il se dégrade et produit des
toxines.”
Apprendre à reconnaître et à différencier les espèces
c’est tout le travail de la SMCTO : “sur le terrain nous
procédons à un inventaire mycologique, en ramassant ceux en bon état. Le but est de les identifier
pour éviter les pièges mais également de les étudier
de plus près et découvrir qu’un champignon peut
sentir la farine ou le géranium !”
Pascal Vacher insiste aussi sur “la charte du cueilleur” : il faut avant chaque sortie demander l’autori-
sation au propriétaire du bois et respecter les jours
de cueillette dans les grandes forêts domaniales.
Sur place, il faut séparer les espèces. D’un côté,
celles qu’on a identifiées et de l’autre celles dont on
n’est pas certain. La cueillette doit être transportée
dans un panier et surtout pas dans un sac plastique
car il dégrade la matière. Et pour finir, la prudence
veut que le cueilleur amateur montre ses trouvailles
à un expert.
Journée mycologique
en forêt de Saint-Gobain
Le 20 octobre, Géodomia organise en matinée
une sortie en forêt de Saint-Gobain, pour identifier et cueillir des champignons, encadrée par
des membres de la SMCTO. L’après-midi, dans la
salle polyvalente de Géodomia à Merlieux et Fouquerolles, l’inventaire sera exposé. L’occasion pour
les visiteurs d’apprendre à identifier les différentes
espèces de champignons… en toute sécurité. Inscriptions obligatoires pour la sortie du matin.
contact Géodomia
03 23 80 32 20 - www.geodomia.com
Société mycologique
http://smcto.pagesperso-orange.fr/
Distinguer et recenser les espèces de champignons, c’est le but premier de la SMCTO.
tourisme
11
l'Aisne 192 - Septembre/Octobre 2012
L’histoire d’un brancardier britannique, pris dans les combats sur le Chemin
des Dames, racontée par son arrière-petit-fils… Un récit fictif à découvrir
sur une application dédiée à la Grande Guerre.
à lire
Carnets 14-18
Audioguides
et applications numériques à vocation touristique se multiplient. Voici le nouveau
produit proposé par l’ADRT de l’Aisne (agence de
développement et de réservation touristiques) :
l’application gratuite “Carnets 14-18” téléchargeable sur smartphones et tablettes numériques, en
français, anglais, allemand et néerlandais.
Voyagez futé !
L’histoire débute avec un jeune cinéaste britannique,
Guillaume Naylor, qui retrouve le journal intime de
son arrière-grand-père, Andrew. Ce carnet de cuir
contient le témoignage poignant de son aïeul, un
brancardier engagé dans les combats de 14-18.
Le “Petit futé Nord-Pas-deCalais Picardie” est une mine
d’informations pour les touristes et habitants souhaitant
organiser leurs week-ends estivaux. Découvrez toute la diversité de ces deux régions tant
au niveau des paysages que du
patrimoine historique et culturel, des Monts de Flandre à la
citadelle de Laon, en passant
par les huttes des pêcheurs des
bords de Somme.
L’usager est invité à suivre les péripéties du brancardier sur la ligne de front allant de la mer du Nord
à la Flandre Belge. Cinq visites sont proposées : le
cimetière du Lijssenthoek en Flandre (Belgique) ;
Fromelles (Nord) ; Mont Saint-Eloi (Pas-de-Calais) ;
Beaumont-Hamel (Somme) ; Le Chemin des Dames
(Aisne).
La visite “Entre ciel & terre - Le Chemin des Dames”
permet de parcourir 7 sites historiques : la Caverne
du Dragon, l’ancienne entrée de la Caverne, le
Monument des Basques, Craonne l’ancien village,
le poste de secours de Craonne, le Plateau de
Californie et la Tranchée du Balcon.
en chiffre
262 000 E
Ce projet (262 000 E) a été financé à 50% par l’Union Européenne dans le cadre du programme Interreg IV “Mémoire de
la Grande Guerre”. “Carnets 14-18” a été réalisé avec la participation de l’ADRT Aisne, de la Province de Flandre Occidentale
et des Départements de l’Aisne, du Nord, du Pas-de-Calais et
de la Somme.
L’objectif : développer des outils innovants pour promouvoir
les sites de la Première Guerre mondiale. “Il faut donner envie
aux plus jeunes de s’intéresser à la Grande Guerre” résume Géraldine Dalleau, chargée de mission multimédia à l’ADRT Aisne.
Pour chaque lieu, une intervention audio de
Guillaume Naylor apporte un éclairage au travers de
l’histoire de son aïeul. A cela s’ajoutent des photographies prêtées par les Archives départementales
de l’Aisne et la Caverne du Dragon.
Une vidéo d’animation, sur l’histoire générale du
Chemin des Dames, est proposée sur la page d’accueil. Ce clip, très réaliste, évoque la violence des
combats, les lettres des soldats à leur famille, la vie
sous terre et dans les tranchées, etc. De quoi donner un aperçu du sombre quotidien des Poilus en
quelques minutes.
Scannez ce “QR code”
avec votre smartphone
pour accéder à l’application
“Carnets 14-18”
A la pointe de la technologie
Sur chaque page, les usagers ont accès à l’outil “réalité augmentée”. “Quand le touriste se trouve à la Caverne du Dragon il peut
utiliser son smartphone ou sa tablette comme boussole pour se diriger vers les autres sites du Chemin des Dames.” L’onglet “Y
aller” calcule les itinéraires entre deux sites, pour se rendre à Craonne en passant par le Monument des Basques par exemple. Cet
outil peut aussi être utilisé pour rejoindre les autres sites de mémoire de la Grande Guerre, en Picardie, dans le Nord et en Belgique.
Département par département,
découvrez les adresses à retenir : sites touristiques, musées,
gîtes et chambres d’hôte, bonnes tables, etc. Focus et coups
de projecteur sont autant
d’idées sorties à expérimenter. Diverses thématiques sont
développées : les sites immanquables (cathédrales, beffrois),
les spécialités gourmandes
(avec recettes), les principales
manifestations culturelles et
festives, sans oublier les loisirs,
les traditions locales, le patrimoine naturel, etc.
Une cinquantaine de pages est
consacrée à l’Aisne : le Chemin
des Dames, la route touristique du Champagne, la forêt
de Retz, les églises fortifiées,
etc. De quoi se restaurer, visiter, découvrir… pour passer
de bonnes vacances (ou weekends).
Le Petit futé Nord-Pas-de-Calais
Picardie 2012 - 2013
432 pages - Collection Régions
de France - 9,95 E
12
expression
l'Aisne 192 - Septembre/Octobre 2012
Obligation prévue par la loi de 2002 relative à la démocratie de proximité. Les propos
publiés ci-dessous le sont sous l’entière responsabilité de leurs auteurs.
L’été s’achève après un printemps marqué par le mauvais temps
mais aussi par les élections présidentielles et législatives.
Ces montants élevés montrent notre volonté indéfectible d’être toujours et
encore aux côtés des Axonaises et des Axonais.
Le Tour de France et les Jeux Olympiques nous laissent des souvenirs plein
la tête tout comme nos derniers jours de
congés.
Non les Départements ne seront pas vampirisés, non ils ne seront pas étouffés financièrement.
La crise est pourtant toujours là! Mais malgré le lourd héritage, la majorité de notre
Conseil général espère beaucoup de la nouvelle équipe qui nous gouverne.
L’élection de François HOLLANDE que nous avons appelée de nos vœux est
la garantie que le Département restera l’échelon de proximité idoine pour
satisfaire les attentes de nos concitoyens. C’est pourquoi, en dépit des
réformes annoncées nous verrions d’un mauvais œil que les Départements
deviennent les variables d’ajustement des déficits nationaux.
Une rentrée
sous le sceau
de l’espoir
En cette rentrée 2012, nous nous remettons donc au service des Axonais
avec enthousiasme.
En effet, la gestion financière rigoureuse de la Majorité départementale de
gauche permet d’envisager l’avenir plus sereinement que dans bon nombre
de départements. Les dépenses de fonctionnement sont toujours maîtrisées
et un fort niveau d’investissement est toujours à l’ordre du jour.
Pour exemple et ce dans le cadre de notre Plan Pluriannuel d’Investissement, le Plan Collèges et le programme des Espaces Numériques de Travail,
les domaines du sport et de la culture, ceux dévolus à l’environnement, à
l’économie, au tourisme et au développement local, à l’action sociale et à
la solidarité, aux territoires et à la voirie consommeront plus 87 millions
d’euros en 2013.
Le Fonds Départemental
de Péréquation de la Taxe Professionnelle, issu de l’écrêtement de certaines entreprises, subsiste, après réforme de la T.P., sous forme d’une dotation dont une fraction (2 853 712 E
par an) est destinée aux communes dîtes “défavorisées”.
Vers une
répartition
plus juste
Les critères de répartition de ce F.D.P.T.P., définis
par le Conseil général, ne nous convenaient pas car,
paradoxalement, les bénéficiaires étaient, majoritairement, des communes plutôt “favorisées”.
Nous sommes donc intervenus pour le dénoncer et, à force de persévé-
Monsieur Hollande devrait apprendre que “détricoter” ce qui
a été fait pendant 5 ans par son prédécesseur ne constitue en rien une
véritable politique d’avenir pour la France.
Tel pourrait être aujourd’hui le principal avertissement à adresser au Président de la République.
Le matraquage
fiscal
commence !
Car, en supprimant les mesures fiscales
votées sous la Présidence de Nicolas
Sarkozy, François Hollande s’attaque
avant tout aux classes moyennes. Quoi
qu’il en dise !
De même, notre majorité, en raison des évolutions législatives dues à la
réforme de la taxe professionnelle, est soucieuse de plus de justice envers
les communes. Elle a donc adopté le principe d’une plus équitable répartition du produit financier issu de l’écrêtement du Fonds Départemental de
Péréquation de la Taxe Professionnelle. Ce sont désormais 133 communes
au lieu de 30 qui se partageront plus de 2 800 000 euros.
Ces choix ambitieux nous confortent dans l’idée que la politique, c’est se
mettre au service de tous.
La Majorité de Gauche :
groupes socialiste, progressiste et communiste
rance, une commission a été constituée dont les travaux ont permis d’établir
une répartition, bien qu’encore imparfaite, tout de même plus équitable :
ainsi, ce sont 133 communes, au lieu de 30, qui vont désormais bénéficier de cette dotation.
Notre initiative a donc permis une évolution positive mais qui doit encore
être améliorée, plus précisément en direction des petites communes car,
malgré notre insistance, celles-ci ont été très insuffisamment prises en
compte dans la répartition de ce fonds !
Le groupe des Indépendants : A. Venet, N. Fricoteaux,
M. Laviolette, B. Ronsin, E. Templier, P. Timmerman.
L’abrogation de la défiscalisation des heures supplémentaires touche essentiellement celles-ci. Elle permettait de distribuer 5 milliards d’euros
de pouvoir d’achat à 9 millions de Français, soit plus de 500 euros en
moyenne. Et les principaux bénéficiaires de cette mesure n’étaient certainement pas les plus aisés mais les plus modestes, des enseignants,
des salariés, des ouvriers.
Avec de telles mesures, que l’on ne vienne pas nous dire que ce gouvernement défend les classes moyennes !
Le groupe UMP : C. Blériot, J. Lavrilleux, E. Mangin,
F. Meura, H. Muzart, B. Noé, A. Rigaud, I. Vasseur
musique
culture 13
l'Aisne 192 - Septembre/Octobre 2012
culture 13
Airs d'automne
14
culture
l'Aisne 192 - Septembre/Octobre 2012
Merlieux et
Fouquerolles
littérature
La Fête du Livre de Merlieux a 20 ans ! La grande journée littéraire du 30 septembre promet d’être particulièrement dense.
Les pages
ont le bel âge
“Beaucoup d’actions
sont menées
en amont de la Fête. Le jour même nous
attendons près de 70 auteurs dont Didier
Daeninckx qui est le parrain de cette 20e
édition et il y aura aussi des conférences,
du théâtre, de la poésie et des spectacles en
plein air.” Pour Danièle Bertrand, Présidente
de l’association des Amis de la Fête du Livre
de Merlieux, le dimanche 30 septembre sera
l’aboutissement d’un travail lancé de longue
date. Depuis le 23 mai de nombreuses rencontres ont en effet déjà eu lieu sur le territoire comme avec Kaouther Adimi à Chéry
les Pouilly ou Jacques Mazeau à Crécy sur
Serre. La grotte Menon à Montbavin/Montarcène fut le théâtre d’un polar nocturne avec
la lecture de nouvelles de Didier Deaninckx.
Du 24 au 29 septembre la semaine de la jeunesse permettra à une douzaine d’auteurs
conviés à la fête de rencontrer 66 classes du
secteur.
Littérature jeunesse, littérature générale,
retour de la bande dessinée et environnement, tels seront les différents pôles qui
seront présentés le jour J avec également
une forte présence des exposants en tous
genres. Outre Didier Deaninckx, Régine
Deforges, marraine historique de la manifestation, est également attendue, ainsi que de
fines plumes comme Frédéric Pagès, Gérard
Mordillat et les historiens Nicolas Offenstadt
et Patrick Boucheron qui débattront autour
de la question “Le Moyen-Age a-t-il existé ?”
L’arbre sera au cœur des animations programmées au centre de ressources environnementales Géodomia où se tiendront une
conférence et le spectacle sylvestre, acrobatique et loufoque de la compagnie “Les
Sanglés” qui deviendra pour l’occasion “Le
groupe de libération des arbres”. Toujours à
Géodomia, possibilité sera donnée d’observer la forêt vue d‘en haut… Une surprise à
ne pas rater !
contact www.fete-du-livre-merlieux.fr
humour
Vervins
Faut rigoler !
Couplant humoristes de renom et jeunes
talents fraîchement découverts, le Festival
du Rire de Vervins affiche complet depuis
2001.
Le retour des chansonniers avec l’illustre Jacques Mailhot.
Du 17 au 20 octobre du beau monde
est attendu sur la scène de la salle polyvalente pour la 11e édition du Festival du Rire
de Vervins. Chaque année, l’association Festiv’Art, Divan Production et la municipalité
ont à cœur de donner accès à des spectacles
se jouant habituellement dans les grandes
villes, le tout à des prix compétitifs. Et il n’en
faut pas plus pour fidéliser les spectateurs !
Le Festival s’ouvrira avec le 10e concours
“Jeunes talents du rire”. Six jeunes pousses
tenteront de remporter une première partie
d’un artiste vedette de l’édition 2013. Différents styles, beaucoup de talent, et de belles
découvertes en perspective !
Le Théâtre des Deux ânes est de retour à Vervins le 18 octobre avec “Les chansonniers
ont la parole”. Trois pointures sur scène :
Jacques Mailhot, l’habitué des Grosses
Têtes, le vieux routard de l’humour politique,
se produira aux côtés de Michel Guidoni,
imitateur de talent, et d’Amaury Gonzague,
aristocrate ruiné qui connaît la crise depuis
1789 !
Etoile montante de la scène humoristique,
ODB (comprenez Olivier De Benoist) présentera son spectacle “Très très haut débit” le
19 octobre. Ne vous fiez pas à son allure de
gendre idéal, ce jeune homme est le porteparole des hommes opprimés par la gente
féminine depuis des siècles.
Double affiche samedi 20 octobre pour
conclure en beauté. Lauréat 2011 du
concours “Jeunes talents du rire”, Aymeric
Lompret jouera son one man show “Présent”.
L’humoriste de 24 ans nous invite à nous interroger : que sont devenus nos camarades
de classe ?
Enfin, Gérald Dahan, le roi du canular, vous
présentera sa revue de presse 2012 avec
l’humour corrosif qu’on lui connaît. Véritable
caméléon, il enchaînera une cinquantaine
d’imitations alliant prouesses vocales, mimiques et gestuelle.
contact
OTSI de Vervins et du Vervinois
03 23 98 11 98
culture 15
L’ automne
sera musical
RN2
Les feuilles tombent et les notes
de musique se ramassent à la
pelle ! Le Festival de Laon, le
FamiliJazz et Musique sur la
RN2 vont rythmer septembre
et octobre. Et il y en aura pour
toutes les oreilles !
A vos agendas ! Du 9 septembre au 7
octobre, le Festival de Laon proposera neuf
concerts qui seront donnés à la Maison des
arts et loisirs, en l’église Saint-Martin ou à
la Cathédrale. Cette édition 2012, année du
cent-cinquantenaire de la naissance de Debussy, est construite autour de “l’exotisme”,
fil conducteur d’une programmation très
dense.
De Debussy à Ravel, de Lalo à Bizet et Massenet, l’influence ibérique nourrit une partie
de la musique française qui sera interprétée
lors de ces concerts. Deux soirées seront
consacrées au piano, avec le concertiste
François-Frédéric Guy et les sœurs Labèque. Habitués du festival, “Les Siècles”
de François-Xavier Roth, l’orchestre de Picardie, les musiciens du Philarmonique de
Radio France ou le Symfonie orkest vlaanderen côtoieront des inédits, dans des programmes très originaux. Ute Lemper nous
emmènera en chansons de Berlin à Buenos
Aires en passant par Paris. L’ensemble vocal
Aedes proposera un programme éclectique
de musique vocale a cappella des XXe et XXIe
siècles, et pour clore ce festival, l’Arpeggiata,
L’orchestre de Picardie, fidèle du festival, donnera un concert
en l’église Saint-Martin de Laon le 5 octobre.
fidèle du festival de Saint-Michel en Thiérache, vous emmènera en Amérique latine
avec les plus belles chansons du Paraguay,
du Chili et de l’Argentine.
A Guise, c’est la 10e édition du FamiliJazz du
28 septembre au 13 octobre. Organisé par
l’association Jazz’Thémis, le festival souhaite
rassembler les connaisseurs et les néophytes
avec une programmation ouverte à tous les
courants du jazz et aux musiques du monde.
Pendant trois week-ends consécutifs, les
restaurants, le théâtre du Familistère, la salle
des fêtes et les rues de la ville accueilleront
les groupes locaux et d’ailleurs comme la
musique aux sonorités africaines d’Omar
Sosa Trio ou le pianiste italien Nico Morelli.
Au programme également, un hommage aux
plus grands batteurs de jazz par Jacques
Mahieux, parrain du festival et également le
jazz contemporain du Jérémie Ternoy trio. Le
FamiliJazz proposera également des ateliers
pour les scolaires, des conférences et des
résidences d’artistes.
Autres lieux, autre ambiance avec le festival Musique sur la RN2 du 13 octobre au 2
novembre. Huit groupes au son rock, punk,
Le pianiste Nico Morelli se produira au FamiliJazz de Guise.
funk, installent leur scène dans les salles des
fêtes et les cafés thiérachiens le long de la
Nationale 2. Repris depuis sept ans par l’association Tac-Tic Animation, ce festival réunit un public de tous les âges et de tous les
styles. Chaque café accueillera un concert
gratuit adapté à sa clientèle.
Deux nouveautés sont au programme cette
année. L’après-midi du 13 octobre le Boulev’art jeune, proposera des ateliers vidéos,
de la danse, des percus, un concours de
guitar hero et une scène ouverte aux jeunes
talents avant le concert du groupe The Black
Hat. Pour se rendre au festival, penser au
covoiturage : www.aisne-covoiturage.com.
contact
Festival de Laon : 03 23 20 87 50
www.festival-laon.fr
FamiliJazz : 03 23 61 26 26
www.familijazz.com
Musique sur la RN2 : 03 23 97 79 72
www.tac-tic-animation.org
Le groupe Steel Curtain sera à l’affiche du festival “Musique sur la RN2”.
© Arnaud Cagnet
Guise
Laon
l'Aisne 192 - Septembre/Octobre 2012
16
culture
l'Aisne 192 - Septembre/Octobre 2012
à lire
“Le chat noir”
d’Alain Roué
Roman - Société des écrivains - 22 E
festivités
Bourse aux plantes, brocante, rencontres littéraires,
animation culinaire… redécouvrez Condren, son
histoire, ses talents, ses traditions, au cours d’une
semaine de manifestations festives. Une première.
L’auteur, dont nous avions déjà présenté il
y a quelques années le livre “La nuit vendéenne”, partage son temps entre la Bretagne et le village axonais de LesquiellesSaint-Germain, près de Guise.
Ici, point de Vendée au cœur de la Révolution, mais un chat noir, qui comme chacun devrait le savoir, porte le mauvais œil... Lucien, héros bien malgré lui de ce livre a ouvert une trappe d’où
surgiront heurts et malheurs et qui fera perdre la tête au pauvre homme.
L’ambiance du livre, oppressante et glaciale, se mêle à une écriture précise
et ciselée pour nous emmener sans peine jusqu’à la dernière page. Laissezvous prendre au mystère des mots d’Alain Roué. Vous ne le regretterez pas.
“Les Saint-Quentinois
sont formidables”
d’Emmanuel Mousset
Editions du Quesne - 18 E
Berrichon d’origine, tout le monde n’ayant
pas la chance de naître dans l’Aisne, Emmanuel Mousset, professeur de philosophie et
Président de la Ligue de l’Enseignement de
l’Aisne, réside à Saint-Quentin.
Cet ouvrage se veut le portrait vivant d’une
ville moyenne et de sa population. Plutôt
carnet de notes et croquis que guide touristico-sociologique, il emmène le
lecteur à la rencontre des hommes et des lieux de Saint-Quentin, du canal
au café, de l’agrégé au roi des forains... Un témoignage du cœur.
“Le Domaine de Montgarny
et la famille Dormeuil”
de Pierre Commeine
Editions Le Vase Communicant - 35 E
L’auteur balaie l’histoire du Domaine
de Montgarny, château qui a traversé
des siècles d’histoire de France. Ayant
appartenu de 1583 à 1873 à de grandes
familles seigneuriales (les Levesque,
Suzanne et de Courval), il est racheté
en 1873 par Alfred Dormeuil qui y reconstruit une ferme moderne. Dès lors,
l’histoire de cette famille et celle de Montgarny resteront étroitement liées.
Sous l’impulsion des neveux d’Alfred le domaine s’étend. En 14-18, les trois
frères Dormeuil sont plongés dans l’enfer de la Grande Guerre. Après 1918,
vient le temps de la reconstruction, une accalmie de courte durée… La mort
frappe les Dormeuil et de rudes combats se déroulent devant le domaine
les 5 et 6 juin 1940...
1940.
Sortie à l’occasion des Journées du patrimoine 2012. Disponible chez l’éditeur
Le Vase Communicant, rue des Cordeliers 02200 Soissons
Si Condren
m’était
conté
Condren
Du 6 au 14 octobre, le village de Condren convie le public
à une semaine particulièrement
riche en manifestations de tous
genres. Expositions, conférences,
renaissance de fêtes locales anciennes, marché des saveurs,
redécouverte du terroir et de ses
lieux-dits : il y en aura pour tous
les goûts !
Le petit village de Condren vous
accueille du 6 au 14 octobre.
de ses habitants.”
Les communes voisines de Frières
Faillouël, Tergnier, Amigny Rouy,
Viry Noureuil et Sinceny et celles
de la Communauté de communes
s’associent à cette semaine festive
durant laquelle seront accueillis
de nombreux auteurs de romans
et ouvrages historiques pour des
moments de rencontres et de dédicaces.
Evocations littéraires et poétiques
donneront la note culturelle tandis qu’une bourse aux plantes
et une brocante d’outils de jardinage viendront ponctuer les nombreuses animations.
aux amateurs
“Il ne s’agit pas seuleAssocier Quant
de surprises culiment de faire revivre
les communes naires, ils auront la
le Condren historique”
chance de pouvoir
explique Philippe Navoisines redécouvrir
une
béres, l’un des instigaspécialité du XIIIe
teurs de cet évènement. “Notre vilsiècle dont la recette, ramenée
lage de 750 âmes est riche de son
par les croisiers (chanoines) du
passé, que des fouilles archéolotemps où Condren était le siège
giques font remonter jusqu’à la
d’un couvent de la Sainte-Croix,
préhistoire, de ses personnages
a été miraculeusement retrouvée
célèbres, comme Charles de Condans les archives d’une famille
dren, Supérieur général des Oracondrinoise.
toriens et des différentes familles
seigneuriales qui ont possédé le
bourg, mais nous voulons aussi
rens. 03 23 57 02 90
mettre en avant le dynamisme de
sa communauté, la compétitivité
de ses entreprises et les talents
“
dossier 17
l'Aisne 192 - Septembre/Octobre 2012
Priorité à
l’éducation
Rénover les collèges,
voter les budgets annuels
nécessaires à leur fonctionnement, introduire l’outil informatique le plus moderne, soutenir
la construction de regroupements
scolaires, transporter gratuitement
les élèves de tous niveaux …
Le Conseil général agit sur tous les
fronts pour permettre l’accès à des
conditions d’apprentissage optimales,
pour tous et partout sur le territoire.
18
dossier
l'Aisne 192 - Septembre/Octobre 2012
Un engagement
financier fort
La gestion des collèges est de compétence départementale.
Zoom sur les différentes lignes budgétaires votées au bénéfice de l’enseignement. Certaines dépenses sont incontournables, comme le budget dit de fonctionnement, tandis que
d’autres budgets résultent de décisions politiques, comme
le maintien de la gratuité des transports scolaires ou les
interventions en faveur de l’enseignement du premier degré
(écoles élémentaires et maternelles).
Transport scolaire : 32,1 ME *
Bourses scolaires : 4,4 ME
Les élèves de tous niveaux peuvent emprunter gratuitement les lignes de transport
scolaire grâce à une carte délivrée par le
Conseil général. L’organisation du transport
est confiée à des sociétés privées sur appel
d’offres.
Bourses départementales d’enseignement
secondaire, bourses d’enseignement supérieur, bourses d’études à l’étranger, allocations d’études, peuvent aider les familles à
faire face aux frais d’études. Toutes les modalités d’attribution sur www.aisne.com.
* Sauf indications contraires les chiffres cités sont tirés du budget départemental 2011
Fonctionnement des collèges : 11 ME
La participation départementale au fonctionnement des collèges permet de couvrir des dépenses dites courantes : factures énergétiques, petits travaux d’entretien, frais administratifs, etc.
Investissements dans les collèges : 23,5 ME
Ce budget regroupe les dépenses relatives au Plan Collèges, les travaux divers et les achats
de mobilier.
Le Plan Collèges : plan pluriannuel de 183 ME
Le collège de Marle entièrement rénové.
Le Département a pour ambition de rénover l’ensemble des collèges sur quelques années
(48 établissements sur 57 ont été, sont ou seront en travaux). Lancé en 2006 ce vaste
plan se traduit par un effort d’investissement considérable. Au 31 décembre 2011, 84 ME
avaient été dépensés sur l’enveloppe globale.
Dépenses diverses : 2,4 ME
Cette enveloppe regroupe les dépenses relatives à l’éducation artistique et culturelle dans
les collèges (séjours linguistiques, opération “Collège au cinéma”, contrats départementaux
“Culture et collèges”) et dans les écoles (classes de découvertes, de patrimoine, artistiques,
séjours éducatifs, etc.), les régimes d’aide à la restauration, l’aide au transport des élèves de
primaire vers les piscines, etc.
Le fonds regroupements scolaires : 1,1 ME
en chiffres
Le Département soutient les projets de construction de locaux adaptés au regroupement
d’élèves provenant de plusieurs communes. Chaque année plus d’un million d’euros de
subventions sont attribués à divers projets. Les travaux dans les écoles sont quant à eux
subventionnés par le biais des Contrats départementaux de développement local (CDDL) et
regroupés dans la ligne budgétaire “Aide aux territoires”.
En 2009, l’enseignement a représenté 10,9% des dépenses de fonctionnement du Conseil général et constitue le second poste de dépenses d’investissement
derrière les travaux de voirie. Soit au total près de 75 ME dépensés au profit de l’enseignement en 2011.
dossier 19
l'Aisne 192 - Septembre/Octobre 2012
Pour la gratuité des transports scolaires
Depuis 1973, le Conseil général prend en charge
le transport des élèves. Soit une dépense annuelle
de 32 ME assumée sur le budget départemental.
Onze Départements sur 101 appliquent
la gratuité totale des transports scolaires. C’est
le cas de l’Aisne depuis 1969 (avec une contribution des communes jusqu’en 1973). Malgré
le contexte économique difficile, le Conseil général a maintenu l’ensemble de ses politiques
non obligatoires, dont celle-ci.
Au cours de l’année scolaire 2011/2012,
le Conseil général a financé le transport de
34 581 élèves (hors internes et personnes
handicapées), dont 13 734 collégiens, 10 989
lycéens et 9 858 élèves de primaires et maternelles. Soit un budget global de 32 ME en prenant en compte les élèves internes et les élèves
handicapés. Le Conseil général dépense en
moyenne 833 E par an et par élève. Une économie non négligeable pour les foyers axonais.
rement porté, depuis
1947, par six entreprises privées sous
marché départemental.
Les circuits sont organisés en fonction des
secteurs scolaires de
rattachement des communes. 454 autocars
prennent en charge
les élèves à des points
d’arrêt.
Pour profiter de ce service, les élèves doivent
présenter leur carte de transport délivrée par le
Conseil général. Une demande est nécessaire
en cas de première inscription à l’école.
www .aisne.com
Lignes ferroviaires, lignes de bus interurbaines,
autocars scolaires… Le service est majoritai-
Transport des élèves handicapés
Les élèves présentant un handicap sont pris en charge depuis leur domicile jusqu’à leur école dans des véhicules
adaptés (à des horaires spécifiques si nécessaire). 662 élèves de tous niveaux sont concernés. Leur transport représente un coût annuel de 3 928 E par élève. Soit un budget de 2,6 ME pour l’année scolaire 2011/2012.
Un service ouvert à tous
Les lignes de transport scolaire sont ouvertes
au grand public (sous condition de places disponibles). Le billet coûte 1,35 E. Les usagers
sont invités à se rendre sur le site internet
www.aisne.com (rubrique déplacements) pour
tous les renseignements pratiques. Les usagers (scolaires ou non scolaires) peuvent s’informer sur les points d’arrêt, les horaires, les
établissements concernés. Une fiche horaire
peut être imprimée, avec les coordonnées du
transporteur.
La CITA (Centrale d’information des transports
de l’Aisne) est à disposition pour tout renseignement complémentaire (0810 75 0000 appel
local).
Pour les regroupements
intercommunaux
L’aide
départementale
couvre 25
à 40% du
montant
des travaux
(ici le
regroupement de
Tavaux).
Une aide départementale
est apportée aux communes rurales souhaitant construire ou aménager un regroupement pédagogique intercommunal pour rassembler les élèves du premier degré
sur un seul et même site. La mutualisation des moyens humains,
matériels et financiers permet de proposer une meilleure qualité
d’accueil et d’apprentissage.
Ces regroupements proposent un accueil scolaire matin et soir,
une cantine et un équipement pédagogique complémentaire (une
médiathèque, un espace numérique rural, une bibliothèque). Les
enfants peuvent ainsi être scolarisés près de leur domicile tout en
disposant des mêmes services qu’en ville.
Le projet doit être porté par quatre communes minimum et concerner quatre classes existantes. L’objectif est de transférer toutes les
classes dans un même lieu. Ce sont les projets lancés sur Tavaux
et Pontséricourt, et Saint-Simon qui ont inspiré la création par le
Conseil général d’un fonds d’aide spécifique (1,1 ME chaque année). Plusieurs projets ont bénéficié du soutien du Conseil général :
Longueval Barbonval (319 936 E), Etreillers, etc.
La récente ouverture d’un regroupement à Pierrepont a prouvé l’efficacité de ces regroupements de taille moyenne. Nombre d’enfants
sont à nouveau scolarisés dans la commune, ce qui facilite la vie des
ménages et recrée du lien social.
20
dossier
l'Aisne 192 - Septembre/Octobre 2012
en chiffres
L’ENT a été expérimenté en
2008 à Corbeny et Saint-Gobain. Le déploiement s’achèvera en décembre 2012.
Chaque année 10 à 14 collèges entrent dans le dispositif. 53 collèges (sur 57) disposent à ce jour de l’ENT. Le
Département a investi dans un
important parc informatique
doté de 3 700 ordinateurs
fixes, 1 709 ordinateurs portables (pour les professeurs),
453 vidéoprojecteurs, 107
tableaux blancs interactifs
(TBI), 98 serveurs, 120 imprimantes.
A terme, 6 ME auront été dépensés sur 4 années. 25 000
élèves sont concernés ainsi
que plus de 2 000 professeurs.
Pour le moment, 400 000
connexions en moyenne sont
enregistrées chaque mois
(pour l’ensemble des collèges
et tous utilisateurs confondus). Les 4 fonctionnalités les
plus utilisées sont la messagerie, le cahier de texte, le
carnet de notes et le relevé
d’absences.
Les TBI permettent
aux professeurs d’utiliser
nombre de ressources
numériques pendant
leurs cours.
L’ENT (environnement numérique de travail) est installé dans 53 collèges
Pour des collèges
branchés
Quatre années
d’investissement sont nécessaires
pour installer l’ENT dans l’ensemble des collèges axonais et offrir aux collégiens de nouvelles possibilités. Le
Conseil général a tout d’abord financé le câblage des
salles de cours pour assurer un accès à internet et permettre l’installation d’ordinateurs supplémentaires.
Ensuite chaque collège est (ou sera) équipé pour faciliter
son entrée dans l’ère numérique : ordinateurs portables
et fixes, tableaux blancs interactifs, imprimantes, vidéoprojecteurs, etc. “Le matériel est installé, fixé au mur et
prêt à être utilisé. Nous assurons également la maintenance et la formation” résume Fabrice Cahier, Directeur
des Systèmes d’Information au Conseil général.
Voilà les prérequis pour l’installation de l’ENT. Ce portail
numérique permet de mettre en relation toute la communauté éducative d’un établissement (parents, enseignants, élèves, administrateurs). Après identification,
il donne accès à divers espaces selon les volontés de
la direction de chaque collège : messagerie, emploi du
temps, carnet de notes, cahier de texte, etc. L’arrivée
de l’ENT s’accompagne de l’accès à un bouquet de ressources pédagogiques fourni par le Département : encyclopédies, archives nationales audiovisuelles, etc.
Avant la fin de l’année, les quatre derniers collèges seront équipés : Laon (Le Nain), Le Nouvion-en-Thiérache,
Saint-Quentin (Henri Martin) et Tergnier. Il faudra ensuite
d’ici 5 ans assurer à nouveau le renouvellement des ordinateurs pour rester à la pointe de la technologie !
Stéphane Follet
Principal adjoint au collège Paul Eluard
de Gauchy
“J’ai accompagné l’arrivée de l’ENT dans
ce collège du début à la fin et je suis ravi
de ma collaboration avec le Conseil général. Nous avons bénéficié d’un bon accompagnement et d’un travail préparatoire. Le
Département nous a dotés de 89 ordinateurs, d’une dizaine de vidéoprojecteurs
et de deux TBI. Les professeurs disposent
tous d’un ordinateur portable.
Nous utilisons l’ENT depuis septembre
2011. Nous avons opté pour un démarrage en douceur. En tant que Principal adjoint, j’utilise la messagerie pour communiquer avec l’ensemble du personnel, avec
les parents et les auxiliaires de vie scolaire.
Je peux envoyer des actus à seulement un
groupe d’utilisateurs. Chaque jour j’intègre
sur la page d’accueil de l’ENT des informations accessibles hors connexion : le nom
des professeurs absents, les menus du
restaurant scolaire, les dates des conseils
de classe, etc.
Chaque utilisateur a un meilleur suivi de la
scolarité des élèves. Par exemple les surveillants ont accès au cahier de texte de
chaque classe ce qui leur permet de faire
travailler les élèves pendant les heures de
permanence. Les professeurs jouent le
jeu ce qui permet de centraliser toutes les
informations. Les notes sont récupérées
pour l’édition des bulletins trimestriels et la
préparation des conseils de classe. Autre
exemple : les absences sont comptabilisées et communiquées en cuisine pour la
préparation des repas. En cas de grosse
épidémie, cela permet d’éviter le gaspillage.
dossier 21
l'Aisne 192 - Septembre/Octobre 2012
sur 57. Le déploiement s’achèvera avant la fin de l’année 2012. Premier bilan avec les usagers.
Ceux qui en parlent le mieux
Dans l’avenir nous ouvrirons peut-être la
messagerie aux parents et élèves. Pour le
moment nous préférons la rencontre en
direct pour discuter d’éventuels problèmes
scolaires.”
Claire Franc
14 ans, élève de 3e au collège Pierre de la
Ramée de Saint-Quentin
“L’ENT est en place depuis 18 mois ce
qui est très pratique pour consulter nos
devoirs. Je me connecte chaque soir pour
vérifier ce que j’ai à faire. On peut y voir
nos notes parfois avant d’avoir les copies
corrigées.
Sébastien Dessaint
Professeur de physique-chimie au collège
Paul Eluard de Gauchy
Fabienne Delplanque-Giovannini
Maman de Valentin, 14 ans, élève de 4e en
ULIS (Unité localisée pour l’inclusion scolaire) au collège Pierre de la Ramée de
Saint-Quentin
“Chaque parent dispose de son identifiant
et de son mot de passe, ce qui permet de
n’écarter personne en cas de séparation
des parents. Je peux consulter toutes les
informations sur la vie scolaire : l’emploi
du temps, les devoirs donnés, les notes,
et nous avons même une messagerie pour
communiquer entre parents, ou, dans mon
cas, avec le professeur en charge du dispositif ULIS. Nous pouvons contacter directement la CPE pour signaler une absence, ou
un professeur pour évoquer une baisse des
notes.
C’est important d’avoir une vision complète
de la scolarité de l’enfant, sans se déplacer.
Avant il fallait laisser un mot dans le cahier
de texte mais si l’élève ne le transmettait
pas au professeur, cela pouvait prendre
du temps pour entrer en contact. Je me
connecte chaque jour, voire même deux fois
par jour. Je contrôle chaque soir les devoirs
à faire, comme ça il n’y a plus d’excuses
pour oublier de faire un exercice à la maison ! Ce système est génial et devrait entrer
dans toutes les écoles, de la primaire au
lycée.”
“L’arrivée de l’ENT a eu un effet positif.
Grâce au suivi des absences et sanctions
nous sommes au courant de tout ce qui
s’est passé dans la journée, même en
notre absence.
Il y a plus d’informations qui circulent par
mail plutôt que sur les panneaux d’affichage. Le nombre de photocopies est également en baisse.
Malheureusement la fonction “dépôt des
documents” est encore très peu utilisée
au sein du corps professoral. De même les
TBI sont encore peu souvent sollicités. Un
seul est accessible à tout le monde mais
il faut déplacer toute sa classe. Pour ma
part, j’ai besoin de mon matériel et de ma
salle pour travailler dans de bonnes conditions.
Nous avons la possibilité de communiquer
avec les professeurs, entre élèves et avec
l’équipe éducative. Nous avons accès à
des applications éducatives comme par
exemple le site du journal “Le Monde”
pour suivre l’actualité. J’apprécie également de pouvoir m’informer sur les travaux
de certains clubs, dont je ne fais pas partie, comme le club vidéo.
Les professeurs jouent le jeu : ils communiquent le contenu de chaque séance et
les devoirs, ils font l’appel en utilisant l’ENT
et saisissent directement les absences. Les
parents peuvent savoir tout ce que l’on a fait :
nos notes, les sanctions, les absences injustifiées.
Sur la messagerie les nouveaux messages
entrants ne s’affichent pas tout de suite
et il est parfois difficile de transférer de
grosses pièces jointes. Ce sont les deux
seuls points à améliorer selon moi”.
Nous ne sommes que dans la première
année de fonctionnement, il y a encore
nombre de réflexes à acquérir. Par exemple
les notes doivent être saisies plus régulièrement.
A l’inverse, les professeurs ont bien intégré l’utilisation de l’ordinateur portable au
quotidien pour faire l’appel et projeter des
documents. En ce qui concerne les ressources pédagogiques en ligne, il nous
faut apprendre à y recourir plus régulièrement”.
www .aisne.com
22
dossier
l'Aisne 192 - Septembre/Octobre 2012
Donner accès et le goût aux activités culturelles aux collégiens partout sur le territoire. Les contrats
départementaux culture et collèges (CDCC) s’ouvrent désormais à 14 établissements.
Une année
riche en projets
Les collégiens ont pris part
durant l’année écoulée à
nombre de projets originaux.
Les 6èmes de Saint-Quentin ont
réalisé un dessin animé dans
le cadre du festival CinéJeune de l’Aisne. A Braine, les
collégiens ont travaillé sur la
pollution atmosphérique. Ils
se sont rendus à la Cathédrale d’Amiens pour mesurer
les retombées de la pollution
sur les monuments. Enfin, les
Saint-Quentinois ont réalisé
un diaporama sur les deux
guerres mondiales. Ils ont
visité la Caverne du Dragon,
le Musée de la Déportation
de Tergnier et ont rencontré
un Déporté.
Chaque collège a bénéficié
d’un budget de 10 000 E par
an. Pour les quatre années
écoulées, la participation
du Département s’est établie à 46 490 E. A partir de
l’année scolaire 2012/2013,
la dépense devrait se monter
à plus 20 000 E par an et par
partenaire.
Pour les activités culturelles
De 2008 à 2012, une expérimentation, baptisée contrats départementaux
culture et collèges (CDCC), a été menée
dans cinq collèges de l’Aisne : Pierre et
Marie Curie à Braine, Georges Cobast à
Hirson, Charles de Gaulle à Montcornet,
Montaigne à Saint-Quentin et François 1er à
Villers-Cotterêts.
Grâce au soutien du Rectorat d’Amiens,
de la Direction régionale des affaires culturelles (DRAC) et du Conseil général, ces
collèges ont mis en place des actions culturelles afin de compléter la formation artistique et culturelle des élèves et de créer
des liens avec les partenaires culturels et/
ou scientifiques.
Les collégiens ont pu découvrir divers
domaines artistiques, culturels et scientifiques : lecture/écriture, arts plastiques,
cinéma/audiovisuel, patrimoine, culture
scientifique et technique, théâtre, danse,
musique, arts du cirque/arts de la rue. Les
premiers CDCC sont arrivés à terme fin
juin. Un appel à candidature a été lancé
pour ouvrir plus largement ce dispositif.
Quatorze établissements ont été retenus.
Cours de batterie au collège
de Montcornet (en haut) et répétition
de la chorale du collège de Guise.
Le Plan Collèges du Conseil général permet
d’améliorer l’accessibilité des collèges en matière
d’handicap. Un vaste chantier.
En 2015, l’ensemble des ERP (établissements
recevant du public dont les écoles et commerces)
devra être accessible aux personnes handicapées.
La Loi handicap de 2007 ne concerne pas que les
personnes à mobilité réduite. Il existe des aménagements possibles pour les déficients auditifs et
visuels. Toutefois, le cadre réglementaire est peu
précis à ce niveau.
Les collèges, gérés par le Département, sont concernés. “Désormais lorsque l’on construit un bâtiment
tout doit être aux normes” explique Marc Kyriacos
(direction des bâtiments du Conseil général). Quand
il s’agit de travaux de réhabilitation, seule la partie
rénovée doit être mise en conformité.
Les ouvrages neufs sont dotés d’équipements adaptés aux déficients auditifs (alarme incendie avec
Pour l’accessibilité
flashs de couleurs) et visuels (bandes pédo-tactiles
indiquant des escaliers). La gestion des couleurs
au niveau du carrelage peut aider les élèves à se
repérer dans l’espace, en indiquant les entrées de
salles.
Fin 2011, le Département a achevé les diagnostics
d’accessibilité de ses collèges. “Nous améliorons
les choses petit à petit grâce à l’avancée du Plan
Collèges. L’enveloppe a été abondée pour répondre
aux nouvelles normes, comme l’augmentation des
surfaces de salles de cours. Nombre de détails ont
une grande importance comme la pose des poignées de portes à bonne hauteur”. Le Conseil général répond également aux demandes ponctuelles
des Principaux qui préparent l’arrivée d’un élève
présentant un handicap particulier.
Depuis 2007
La Loi Handicap impose un
certain nombre d’aménagements aux ERP : création
de places de stationnement
spécifiques, renforcement de
l’éclairage en extérieur, installation d’un ascenseur, pose
de mains courantes dans les
escaliers, élargissement des
portes, aménagement de
blocs sanitaires adaptés, etc.
En cas d’impossibilités techniques à procéder à la mise
en accessibilité, des dérogations peuvent être accordées
par le Préfet.
histoire 23
l'Aisne 192 - Septembre/Octobre 2012
La numérisation des 7 000 plaques photographiques du fonds Vergnol est achevée. André
Vergnol, photographe Soissonnais, a notamment
immortalisé la reconstruction de la cité après
la Première Guerre mondiale.
Soissons
Soissons : zoom
sur la reconstruction
Les photographes Vergnol auront eu pignon
sur rue durant 86 années à Soissons, au 20-22 rue
de la Bannière de 1881 à 1913, puis au 9 de la rue
du Collège. Jusqu’en 1967, Antoine Vergnol (18541919) et son fils André (1882-1972) ont accumulé
de précieuses archives sur la ville et ses habitants, le
développement des services, les avancées technologiques, etc.
André fut le témoin privilégié des événements de
l’entre-deux-guerres. Une période très prospère pour
son commerce. Le photographe était sollicité pour des
portraits (enfants, animaux), des fêtes populaires ou
familiales. A cela s’ajoutent ses photos personnelles,
notamment des souvenirs de vacances en Afrique.
C’est en 1982 que la Société Protectrice des Animaux,
légataire de la succession Vergnol, a déposé aux Archives départementales des plaques photographiques
en verre, des négatifs, des tirages sur papier, etc. L’ensemble a été officiellement légué au Département en
1996.
7 000 plaques de verre composent cette donation.
En outre, le Département a racheté 135 plaques relatives à l’activité industrielle, appartenant également au
Soissons : cliché de la place Marquigny à l’après-guerre
(la plaque est légèrement détériorée sur la droite).
A droite : André Vergnol dans son atelier soissonnais.
fonds Vergnol. Enfin d’autres plaques sont conservées
par la Société Historique de Soissons.
Seuls les négatifs et les plaques détériorées ont été
numérisés en interne. “Nous avons confié la numérisation à un prestataire extérieur pour disposer de
fichiers de grande qualité” explique Valentine Leignel,
Responsable du Pôle traitement et mise en valeur des
fonds aux Archives départementales. Au préalable
un gros travail de préparation a été réalisé par son
équipe (classement, référencement, dépoussiérage).
Au total, 120 boîtes ont été expédiées. “Même si le
support a été abimé, ces photos sont aujourd’hui sauvegardées et auront une durée de vie illimitée”.
La numérisation est achevée et permet de disposer de
clichés fort intéressants sur l’entre-deux-guerres. “Il
n’y a pas de photos du conflit en lui-même seulement
des ruines et de la reconstruction” rappelle Sandrine
Bücher, responsable du fonds iconographique. André
Vergnol a immortalisé de grands moments comme la
construction de l’hospice civil, la visite du Président
de la République Albert Lebrun en 1935, l’inauguration du monument Lubersac, etc.
Un gros travail d’analyse puis d’indexation reste à
accomplir. “Les photos ne sont
pas légendées ce qui pose problème pour la datation et pour
l’identification des lieux et personnes”. Les photos seront par
la suite consultables sur l’ordinateur de la salle de lecture des
Archives puis sur le site internet des Archives. Mais il faudra
faire preuve de patience…
contact 03 23 24 61 47
Qu’est-ce
qu’une plaque
photographique ?
Il s’agit d’un support photographique se composant
d’une plaque de verre (de
format variable) et d’une
couche d’émulsion photographique (une couche
sensible collée au support
verre). Il a été supplanté
au cours du XXe siècle par
les pellicules.
Une plaque pouvait contenir plusieurs clichés. C’est
le cas des plaques stéréoscopiques : deux clichés
d’une même vue sont pris
simultanément par deux
objectifs parallèles. Il fallait les regarder avec un
stéréoscope qui donnait
une illusion de relief. C’est
l’ancêtre de la 3D.
La majorité des clichés
du fonds Vergnol est en
noir et blanc. On retrouve
toutefois quelques monochromes (en sépia) et une
poignée d’autochromes (en
couleurs).
www.archives.aisne.fr
Les documents numérisés sont consultables sur ce site par le grand public. Pour le moment seuls les registres de l’Etat civil jusque 1905 et les
plans cadastraux sont en ligne. A l’avenir, les fonds iconographiques, les
registres de délibérations des communes et les registres de matricules
de l’armée y seront également publiés (aucune date n’a été fixée).
24
ils font bouger l'Aisne
l'Aisne 192 - Septembre/Octobre 2012
Harcigny
François et sa "muse"
La cornemuse
est-elle typiquement
écossaise ? Et bien non ! D’origine grécoromaine, elle était présente sur tout le
bassin méditerranéen, sous différentes
formes, et dans presque toutes les régions
de France. “On jouait des airs à danser les
dimanches au kiosque à musique. A cause
des guerres, les souvenirs de cette pratique
se sont perdus” explique François Péry, un
Thiérachien incollable sur la question.
Ce natif d’Harcigny a acheté sa première
cornemuse chez un facteur belge il y a 35
ans. Ensuite il s’est lancé dans l’animation musicale avec l’association “L’atelier
de l’Orphéon”. Il intervient par exemple
dans les classes patrimoine de l’Abbaye
de Saint-Michel pour présenter des instruments à vent anciens et traditionnels.
François Péry souhaite faire partager
sa passion aux jeunes générations.
Après avoir tenu à Laon un atelier de réparation d’instruments à vent, il revient en
Thiérache. Depuis 7 ans, il enseigne la
cornemuse picarde (également appelée
pipasso) au Conservatoire de musique de
Beauvais. Parallèlement il a édité, à compte
d’auteur, un livret sur l‘histoire de cet instrument accompagné d’une méthode d’apprentissage illustrée et de partitions.
Avec ses élèves, il organise des rencontres
musicales pour faire découvrir la cornemuse. “Nous formons un groupe appelé
“Pipasso Grinche Binde”. Nous jouons
des airs à danser, quelques morceaux
traditionnels et des airs de Gilles. Nous
démontrons que le pipasso peut se marier
avec d’autres genres musicaux, comme la
musique classique par exemple”.
La Thiérache avait elle aussi sa cornemuse :
la “muse à brassi” est réapparue récemment grâce aux recherches de François et
de Sam Corwynn, facteur de cornemuses
qui avait installé son atelier à Harcigny.
Aujourd’hui François Péry espère la voir
s’animer à nouveau dans les bras des Axonais… Avis aux amateurs !
contact 03 23 98 86 23
www.pipasso.com
Musiques festives, chorégraphies entraînantes et bonne
humeur, la zumba a débarqué dans l’Aisne. Rencontre avec
l’un de ses ambassadeurs bourré d’énergie : Fabien Selliez.
La fête et les jambes
La zumba est le nouveau sport qui
fait des adeptes partout dans le monde.
“Cette discipline mélange musiques latines, comme la salsa et le merengue, et
tubes internationaux, quotidiennement
diffusés à la radio. Le but est de s’amuser
et de transpirer, dans la bonne humeur,
que l’on soit danseur ou non” résume
Fabien Selliez, professeur installé sous le
statut d’auto-entrepreneur.
Rien ne destinait ce jeune homme de 23
ans à devenir professeur de fitness. Ce
Saint-Quentinois est avant tout un habitué des bassins. Ancien nageur de haut
niveau, il est titulaire d’un brevet d’entraîneur de natation. C’est en s’inscrivant
dans une salle de sport qu’il a découvert
le fitness. “J’ai tout de suite été séduit.
J’adore mettre l’ambiance”. Il change
d’orientation professionnelle et passe des
diplômes pour devenir professeur.
Après trois années de formation, il est em-
Voulpaix
Saint-Quentin
bauché à la BUL de Saint-Quentin (Base
Urbaine de Loisirs). C’est en janvier 2011
qu’il découvre la zumba. Nouveau coup
de cœur et nouvelle formation. Il suit un
stage à Douai puis lance cette nouvelle
discipline sur Saint-Quentin. C’est un gros
succès.
En plus des cours à la BUL, Fabien anime
des cours hebdomadaires dans un bar.
En mai, il a lancé l’activité sur Vervins.
“On m’avait dit que ça pouvait fonctionner car il n’y avait pas de cours de zumba
aux alentours. Et effectivement c’est un
gros carton avec plus de 80 élèves par
semaine”. Désormais les cours ont lieu à
Voulpaix, une petite commune où les activités sportives sont rares.
Le phénomène zumba a gagné tout le
département et la plupart des séances affiche complet ! Il existe peut-être un cours dans
votre commune, renseignez-vous en mairie.
Fabien Selliez enseigne comment dépenser
des calories dans la bonne humeur.
ils font bouger l'Aisne 25
l'Aisne 192 - Septembre/Octobre 2012
A Coucy-le-Château, la Ferme de Moyembrie accueille un chantier d’insertion pour les détenus en
fin de peine. Vingt-huit résidents travaillent dans le maraîchage, l’élevage des chèvres et des lapins
ou l’entretien des bâtiments. Encadrés par une équipe de quatre bénévoles et de sept salariés, ils
reconstruisent ici un projet de vie.
Accompagner
vers la liberté
Coucy-leChâteau
A l’origine de cette association, il y a Geneviève et Jacques Pluvinage. Ils achètent
la Ferme de Moyembrie en 1990 et ouvrent
un lieu d’accueil familial pour personnes
en difficulté. En 2004, la ferme est conventionnée par le ministère de la justice pour
l’accueil de détenus en placement extérieur.
Aujourd’hui quatre bénévoles, Anne-Marie
Péry, Dominique Ricard, Michèle Dufour et
Claude Naudin partagent la présidence de
l’association.
Cette dernière a pour but premier de préparer les résidents à leur sortie de prison :
“bien souvent, une fois la liberté retrouvée,
les anciens détenus sont seuls. Ils ne savent
pas où se loger, vers qui se tourner pour
retrouver un emploi, certains d’entre eux
n’ont plus de liens familiaux ou amicaux et
seulement quelques euros en poche. C’est
difficile pour eux de croire que tout n’est pas
fichu” explique Anne-Marie Péry, ancienne
formatrice à la prison de Laon.
La ferme de
Moyembrie
produit son
propre fromage
de chèvre.
“Chacun des 28 pensionnaires a une réelle
envie de sortir avec un avenir. L’équipe d’encadrement est alors à leurs côtés pour les
aider, les accompagner dans ce passage difficile de l’après prison : travailler à nouveau,
se confronter au regard des autres, vivre
en société, se remettre à jour, en finir avec
l’addiction pour certains, etc.” précise AnneMarie Péry.
Ainsi le fonctionnement de la ferme repose sur de grands pivots :
Mais ne vient pas qui veut à
Préparer vivre de façon “familiale” avec
Moyembrie. Après plusieurs enpartage des tâches domestiques
la sortie et repas pris en commun, le travail
tretiens et l’autorisation du juge à
venir passer une journée entière
le matin et la mise à jour des docuà la ferme, le demandeur doit exposer ses ments administratifs, la recherche d’emploi,
motivations devant l’équipe d’encadrement les rendez-vous santé, la formation au code
qui donne son point de vue. Le juge d’appli- de la route… et les sorties culturelles encacation des peines et le procureur autorisent drées (bibliothèque, spectacles…) l’aprèsensuite le placement extérieur à Moyembrie. midi.
“
La ferme
accueille
28 résidents
à Coucyle-Château.
Et ce n’est pas simple tous les jours, aussi
bien pour les accompagnateurs que pour les
résidents. “Le dialogue n’est jamais rompu.
On ne peut pas obliger une personne à se
réinsérer, mais on peut l’aider à trouver en
elle les ressources et surtout la motivation
pour s’en sortir” intervient Jacques Pluvinage.
Vente de produits fermiers
A la Ferme de Moyembrie le travail n’est pas
occupationnel. Les résidents voient la valeur
de leurs efforts comme lors de l’obtention
de la médaille d’argent au concours agricole
de La Capelle en 2011 pour leur fromage de
chèvre ; et au quotidien par la vente des produits fermiers biologiques (légumes, œufs,
lapins) et la livraison des légumes aux AMAP
(associations pour le maintien d’une agriculture paysanne) de Saint-Gobain, de Montreuil (93) et du Plessis-Belleville (60).
En moyenne, les résidents restent huit mois.
Quand ils sont libres, ils peuvent quitter la
ferme ou continuer à y travailler et s’installer
dans un logement privé (chez des proches
ou en individuel) ou vivre à la maison relais
de Chauny. Ce bâtiment proche de la gare
a été acheté par l’association en 2009 et
entièrement rénové par les résidents. Dix
studios y ont été aménagés. En 2011, tous
les résidents avaient une solution logement,
certains ont retrouvé un emploi dans la
menuiserie, la restauration, ont repris une
formation ou rejoint les compagnons d’Emmaüs, association liée à Moyembrie pour
prévenir la récidive.
26
territoire
l'Aisne 192 - Septembre/Octobre 2012
Château-Thierry a vu son
histoire marquée par
l’empreinte des grands
hommes, tels le Seigneur
Hugues Thierry, qui fit
creuser des carrières pour
bâtir une cité fortifiée,
ou Jean de La Fontaine,
l’illustre fabuliste. Entre la
butte surplombant la ville
et la Marne qui serpente
dans la vallée, la vigne
s’est développée assurant
un débouché économique.
Aujourd’hui, grâce à son
positionnement stratégique
aux portes de la région parisienne, le territoire mise
sur le tourisme de proximité, c’est tout l’objet du
travail réalisé actuellement
sur l’œnotourisme dans la
Vallée de la Marne.
Château-Thierry, la fabuleuse
économie
territoire 27
l'Aisne 192 - Septembre/Octobre 2012
La Maison de Champagne Pannier
dispose de deux kilomètres de caves
médiévales ouvertes aux visites.
Sous les pavés,
les caves
Un
champagne
se conserve
idéalement
couché, dans
l’obscurité et
la fraîcheur.
Louis Eugène Pannier
a fondé la
Maison de champagne du même nom en
1899 à Dizy, près d’Epernay. C’est en 1937
que cette entreprise familiale s’installe dans
une ancienne carrière à Château-Thierry.
Les deux kilomètres de galeries creusées
dans le sous-sol calcaire deviennent le lieu
idéal pour le vieillissement des cuvées qui
jouissent d’une température ambiante de 12
degrés, été comme hiver.
La Maison est rachetée en 1974 par une
union de onze viticulteurs : la coopérative de
la Vallée de la Marne. La COVAMA compte
aujourd’hui 270 employés et plus de 400
sociétaires, tous implantés dans le sud de
l’Aisne. Ils apportent à la coopérative, en
totalité ou en partie, leur récolte de raisins
pinot meunier.
Les Champagnes Pannier sont des assemblages de crus variés : des échanges de
récoltes se font avec d’autres coopératives.
“Nous utilisons des crus venant des cinq
départements de la Champagne viticole”
explique Elisabeth Corgié, responsable des
visites et réceptions.
Pannier demeure une maison confidentielle :
sa production est commercialisée dans
plus de vingt pays uniquement auprès des
cavistes, hôteliers et restaurateurs. “Notre
grande fierté est d’être le seul Champagne
servi en première classe sur l’Eurostar depuis dix ans”.
Des visites sont organisées sur réservation
toute l’année, en français, anglais, néerlandais ou allemand. L’été, rendez-vous
est donné chaque après-midi pour parcourir les caves médiévales et bénéficier
d’une dégustation commentée. 8 000 à
10 000 personnes viennent découvrir la
Maison Pannier chaque année, dont des
entreprises lors de séminaires et congrès. Le
petit plus : une salle de réception aménagée au cœur des caves, sous les voutes de
calcaire… pour s’imprégner de la magie des
lieux.
contact 03 23 69 51 30
De l’Aisne, à l’Aube en passant par la Marne,
parcourez la route touristique du Champagne
en suivant les panneaux noirs et dorés estampillés d’une capsule, d’une flûte et de ses bulles.
Suivez les bulles
La route touristique du Champagne
a bénéficié d’un relooking intégral. Une initiative portée par le CIVC (Comité interprofessionnel des vins de Champagne) avec la
collaboration des Départements concernés.
La signalétique est désormais uniformisée
dans l’Aisne, l’Aube et la Marne.
Dans l’Aisne, le tracé du circuit a été revisité
par la Voirie départementale (Conseil général). La pose des panneaux a été réalisée en
régie. “Nous avons concilié objectifs touristiques et réalités de terrain. La taille des panneaux a été adaptée aux routes du sud de
l’Aisne” explique Denis Touzé chef d’unité à
Une signalisation
touristique homogène
se retrouve sur les
routes de l’Aisne,
l’Aube et la Marne.
la Voirie départementale. Coût de l’opération :
75 000 E.
La route touristique du Champagne dans
l’Aisne est signalée par 133 panneaux sur
120 kilomètres. 36 communes sont traversées. “Nous avons posé des panneaux directionnels et d’entrée d’agglomération dans
les communes d’appellation Champagne”.
Cette opération est la première phase d’un
vaste programme de développement de
l’œnotourisme dans le sud de l’Aisne. D’autres actions seront menées avec le CIVC, les
acteurs touristiques et le Conseil général :
édition de brochures, organisation de visites
de caves régulières, développement de produits touristiques (hébergements...).
28
territoire
l'Aisne 192 - Septembre/Octobre 2012
Créé en 1876 dans l’ancienne
demeure familiale, le Musée
Jean de La Fontaine est riche
de pièces rares relatives
au plus célèbre des
Castelthéodoriciens.
L’antre
du poète
Une façade restaurée à découvrir
lors des Journées du Patrimoine.
patrimoine
Hôtel particulier bâti en 1559, la maison familiale de Jean de La Fontaine (16211695) a vu grandir le fabuliste qui s’en est
séparé en 1676. Nichée au pied du Vieux
Château, cette bâtisse est à
la fois un lieu de mémoire et
Un
d’inspiration.
gement des combles en réserves, la réalisation d’un catalogue des collections.”
Le Musée est installé dans un hôtel lumineux à l’architecture inspirée de
la Renaissance. Divers espaces
conteur de visites sont ouverts : la salle
du XVIIe siècle dotée d’une maméconnu
quette de la bâtisse réalisée par
En façade, si la porte cochère
des enfants en 1949 ; le cabinet
et la tourelle jouxtant le pignon
ont disparu, l’hôtel est toujours doté d’un de travail de l’écrivain ; sa bibliothèque riche
puits et d’un garde-corps d’époque. La res- des livres qu’il affectionnait et de ses propres
tauration de la façade s’est achevée après ouvrages ; la salle du XIXe siècle et les illustrois années de travaux. “Grâce aux soutiens trations des fables venant du monde entier ;
du Département, de l’Etat et de la Ville nous la salle d’exposition temporaire...
avons pu sauver la façade qui était vraiment
Des pièces uniques sont exposées : des édidégradée” souligne la conservatrice en chef
tions anciennes des Fables, des portraits et
Christiane Sinnig-Haas, photo à l‘appui.
bustes de l’auteur, des œuvres inspirées des
La façade arrière a éga- fables peintes par Salvador Dali ou encore
lement bénéficié d’un Marc Chagall, etc. “Les fables seront toujours
travail de restauration. une source d’inspiration pour les artistes”.
“Nous avons remplacé
Le Musée apporte son lot de surprises aux
certaines fenêtres par
visiteurs. Par exemple, le petit salon fait
des trompe-l’œil pour
honneur aux contes libertins de l’écrivain.
bénéficier de plus de
“Ils étaient régulièrement censurés car il se
murs d’accroche”. Le
moquait ouvertement du système en place”.
jardin bordé d’anUn aspect moins connu de cet auteur.
ciennes tours sera lui
aussi réaménagé prochainement. “Nous acontact 03 23 69 05 60
vons d’autres projets
www.musee-jean-de-la-fontaine.fr
comme la restauration
Visites guidées sur réservation.
des toitures, l’aména-
“
“Maison des Illustres”
gastronomie
Une spécialité
pour le Pays
des Fables
La Thiérache
a son Maroilles, Soissons
son haricot … et Château-Thierry… manque
grandement d’une spécialité culinaire pour
faire sa promotion ! C’est sur base de ce
simple constat que l’Office de Tourisme de la
Région de Château-Thierry a lancé en début
d’année un concours culinaire baptisé “Une
spécialité pour le Pays des Fables”.
Le Musée a décroché le précieux label “Maison des Illustres” décerné par le Ministère
de la Culture et de la Communication aux demeures où ont vécu de grands personnages s’étant illustrés dans
l’histoire culturelle, sociale ou politique française. Seuls deux établissements sont labellisés en Picardie :
la maison natale de Jean de La Fontaine et la Maison Jules Verne d’Amiens.
Ce concours a réuni une trentaine de candidats du Lycée hôtelier Saint-Joseph, de
tous niveaux de formation. L’objectif : créer
une spécialité culinaire à base de produits
locaux reflétant l’identité du terroir du sud
de l’Aisne.
En février, douze dossiers de candidature
ont été présélectionnés. En mars, les étudiants sont passés derrière les fourneaux
pour présenter leurs recettes à l’occasion
des portes-ouvertes du lycée.
Six lauréats ont été retenus pour participer
à la grande finale, le 18 octobre lors de la
Semaine du goût. Trois spécialités sucrées
et trois salées restent en compétition : canard Mijot’omoise, poule aux œufs d’or, filet
mignon au caramel de ratafia, Perrette et
son pot à rata, Castel délice, et feuillantine
pomme poire et sa crème noisette.
L’objectif de cette action est de créer une
spécialité dont les restaurateurs locaux
(des brasseries aux quatre étoiles) pourront
s’emparer. “Cette recette deviendra un outil
de promotion comme le nougat est un atout
pour Montélimar” argumente Fatah Nekhili,
Directeur de l’Office de tourisme. Un ouvrage regroupant les 12 recettes lauréates
et des portraits des jeunes chefs devrait être
édité. Il contiendrait également un listing des
producteurs locaux.
Les recettes seront départagées sur base de
leur originalité, leur saveur, leur présentation
et leur lien avec le territoire… Découvrez
le grand gagnant prochainement sur le site
www.une-recette-pour-chateau-thierry.com
culture
territoire 29
l'Aisne 192 - Septembre/Octobre 2012
Ancien site industriel des usines Belin à
Château-Thierry, le centre U1 est aujourd’hui
le cœur de la culture alternative de la cité.
Ça défriche
Associations et artisans habitent
ses entrailles, on y trouve “la Biscuiterie”
salle de concert d’une capacité de 200 personnes, “Le silo” une galerie d’art contemporain, un studio d’enregistrement, studio
photo, studio de danse et des locaux de
répétitions… sous sa carapace de béton,
le centre U1 bouillonne de créativité. “On
trouve de tout ici” résume David Rase, président du collectif d’associations “En avant la
culture”. Effectivement, au hasard des longs
couloirs où l’atelier photo “Grain 2 sels” expose les portraits des résidents ou au détour
d’une fresque réalisée par le collectif de grapheurs “street colors”, on peut aussi croiser
un cabinet d’architecte, un mécano spécialisé dans les belles bécanes, un tapissier, une
troupe de théâtre et bien d’autres surprises,
il y a même une AMAP (Association pour le
maintien d’une agriculture paysanne) qui
vient garnir ici les paniers de ses adhérents.
Si les murs de cette friche industrielle sont
Du 10 au 20 octobre, “C’est comme ça” :
toute la programmation sur www.echangeur.org.
L’équipe de
La Biscuiterie
propose
régulièrement
des concerts au
Biscuit’Bar.
toujours propriété du groupe Kraft Foods, la
municipalité gère l’espace selon les termes
d’un bail emphytéotique de trente ans qui
arrive à terme fin 2014. “La reconduction
du bail n’est pas certaine” précise Eymeric Hénin, président de l’association “Les
pyramides bleues” présente depuis plus de
20 ans et très active dans l’organisation de
concerts. “Nous militons pour obtenir le label
SMAC (salle de musiques actuelles). Plus il
se passe de choses à U1, plus nous avons
d’arguments pour le maintenir et le développer dans sa vocation culturelle.” C’est dans
contact 09 52 84 04 10
C'est comme ça,
c’est comment ?
Pendant toute une semaine, Château-Thierry
vibre au rythme d’un festival qui décloisonne les
genres et invite tous les
publics à découvrir les
œuvres les plus audacieuses de la chorégraphie contemporaine.
“C’est comme ça”, festival
orchestré par l’Echangeur de
Fère en Tardenois, fait danser
la région de Château-Thierry
sur un mode contemporain et
novateur.
cette idée de mobilisation que s’est constitué
le Collectif U1 qui réunit toutes les structures
qui font vivre le site. “Notre réseau s’élargit
au-delà de ces murs” annonce David Rase.
“Nous travaillons depuis longtemps déjà avec
l’Echangeur de Fère en Tardenois, des liens
se tissent avec l’Académie Charles Cros présidée par Alain Fantapié à Chézy sur Marne
et avec le Château de Lizières d’Epaux-Bézu
où l’artiste Ramuncho Matta développe de
nombreux projets.”
Au programme : une vingtaine de spectacles autour
de la danse, des concerts,
des projections mais aussi des ateliers, des
stages, des répétitions en public et encore
bien d’autres occasions pour ce public d’aller à la rencontre directe des artistes.
C’est la 5e année que le Festival “C’est
comme ça” prend ses quartiers à ChâteauThierry. Avec cette manifestation, l’Echangeur de Fère en Tardenois, qui accédait il y
juste un an au statut national de Centre de
développement chorégraphique (CDC), propose une autre façon de voir la danse. “Au
fil des ans, une complicité s’est créée entre
la structure et des créateurs comme Daniel
Larrieux qui présentera quatre pièces cette
année” explique le directeur Christophe
Marquis. “Nous sommes aussi dans une
relation sur le long terme avec Julie Nioche
dont la performance “Les Sisyphes X200”
aura marqué les esprits et qui revient cette
année avec “Voleuse” ou encore Xavier Lot,
l’enfant du pays dont nous redécouvrirons
“Aïe Pépito” en spectacle et en film”.
De nombreuses créations seront présentées pour la première fois, c’est le cas par
exemple du travail du danseur Kevin Jean
qui surprendra par son solo minimaliste suspendu à une corde la tête en bas dans “La
36e chambre” ou encore avec “Paraiso-Colecçao privada” de Marlène Monteiro.
30
rendez-vous
l'Aisne 192 - Septembre/Octobre 2012
Les Orgues de l’Aisne
8 septembre
Fère en Tardenois : Un monde
de virtuosité. J.-S. Bach et W.-A.
Mozart. 20h30 - Eglise SainteMacre
Rens. OTSI / 03 23 82 31 57
musique
Blues” animé avec 10 musiciens
et 2 conteurs animateurs. 20h30
- Médiathèque, espace Drouot
Rens. 03 23 56 62 00
21 octobre
Chauny : J.-S. Bach / A. Vivaldi /
F. Mendelssohn / J. Alain. 16h Eglise Notre-Dame
Rens. 03 23 52 10 79
21 octobre
Hirson : Nuits Enchantées, voyage musical au temps des songes
et des danses.
C. Debussy / F. Mendelssohn /
G. Fauré / P.-I. Tchaikovsky / J.
Sibelius / S. Rachmaninov. 16h Eglise Notre-Dame
8 septembre
Vézilly : concert par l’ensemble
vocal d’enfants du conservatoire
de Reims, dirigé par Yves Weeger
et avec Laurence Bayerhofer au
piano. 20h30 - Eglise.
Rens. 03 23 71 66 45
29 septembre
Vervins : concert de chant choral “De la chanson populaire au
chant sacré” avec la chorale A
cappella de Chauny, l’Ensemble
Vocal Cantare et l’Orchestre
d’Harmonie de Vervins. 20h30 Eglise Notre-Dame
12 octobre
Laon : concert de jazz par le
groupe Trio Jazz. 20h30 - Eglise
d’Ardon
Rens. 03 23 20 65 25
13 octobre
Clastres : Cap au sud, concert de
salsa et latin jazz. 20h30 - Pôle
communautaire.
Rens. 03 23 63 36 51
20 octobre
La Fère : Nothing but the blues,
concert sous forme de “café
28 octobre
Chauny : Thomas Dutronc - 17h Forum, Centre Culturel
Rens. 03 23 52 23 52
théâtre
22 et 23 septembre
Laon : “Cité des cheminots,
Aller(s)-Retour(s)”. Pièce d’Olivier Gosse suite aux réunions
publiques et aux entretiens individuels sur le travail de mémoire
de la cité des cheminots. Samedi
à 20h30 et dimanche à 15h à la
Maison des Arts & Loisirs
Rens. AXOTHEA O3 23 23 71 67
ou www.axothea.fr
Droits réservés
27 octobre
Buironfosse : concert de Trompette par Jean-Claude Borelly.
20h30 - Eglise Saint-Nicolas.
Rens. 03 23 97 24 28
Du 1er au 22 septembre
Fère en Tardenois : Clichés du
photo club 2130 de Fère en
Tardenois. De 10h à 12h30 et
de 13h30 à 17h à l’Office de tourisme.
Rens. 03 23 82 31 57
30 septembre
Saint-Quentin : Vous avez quel
âge ? Une comédie de Françoise
Dorin avec Jean Piat. 16h - Le
Splendid
Rens. 03 23 62 36 77
9 septembre
Saint-Quentin : J.-S. Bach / N. de
Grigny / M. Duruflé. 16h - Basilique
Rens. 03 23 06 93 93
6 octobre
Marle : J.-S. Bach / A. Ponchielli /
L. Vierne / J.-M. Damase. 20h30
Eglise Notre-Dame
Rens. 03 23 21 75 75
expo
théâtre
15 octobre
Chauny : Un pavé dans la cour.
Comédie écrite et mise en scène
par Didier Caron. 20h30 - Forum-Centre Culturel.
Rens. 03 23 52 23 52
25 et 26 octobre
Chauny : Arts Plaisirs Emotions.
Festival organisé par la troupe
L’albatros de l’ESAT de Chauny.
20h30 - Forum, centre Culturel.
Rens. 03 23 52 23 52
Les belles pages de l’Aisne
14 octobre
Fère en Tardenois : Un monde d’images. Ensemble Syntonia 16h - Eglise SainteMacre.
Rens. 03 23 82 31 57
Du 12 septembre au 13 janvier
Alaincourt : L’art déco au travers
de la mode des années 20 à la
Maison de Marie-Jeanne. Du
mercredi au dimanche de 14h
à 18h.
Rens. 03 23 63 62 07
14 octobre
Sinceny : exposition de 150
faïences originales de la célèbre
manufacture de faïences de
Sinceny, avec pour thème principal les pièces patronymiques.
Les pièces proviennent de collections privées et de musées.
Animations thématiques de 10h
à 18h, salle polyvalente Edouard
Binder.
Rens. 03 23 40 00 41 ou
www.faience-sinceny.fr
Du 16 septembre au 20 octobre
16 septembre
Coucy-le-Château-Auffrique :
l’esprit méditerranéen. Trio Alla
Francesca. 16h30 - Eglise
Rens. OT/ 03 23 52 44 55
Du 8 au 16 septembre
Château-Thierry : peintures et
dessins réalisés par les élèves
de l’atelier Annie-Claire dans
le cadre des Journées du patrimoine. De 14h à 18h, le weekend, Porte Saint-Pierre.
Rens. 03 23 83 51 14
16 septembre
Chauny : 2e marathon photo organisé par le photo club Chaunois.
Après-midi de photo, où il faudra
répondre par 2 photographies
à des thèmes imposés dans un
temps imparti. A partir de 13h,
salle Bettine Ternynck.
Rens. 06 10 47 28 86 ou http://
photoclubchaunois.fr
20 et 21 octobre
Sissonne : Gardin’Cour, festival
de théâtre amateur de l’Aisne.
Sept spectacles sur 2 jours, programmation en cours. Espace
culturel du Parc
Rens. 03 23 23 71 67 ou
http://axothea.fr
Jusqu’au 15 octobre
Bohain en Vermandois : Herbes
par Delphine Rault à la Maison
familiale d’Henri Matisse.
Rens. 09 64 43 84 63 ou
www.musee-matisse.com/
20 octobre
Saint-Quentin : Le Devin du
village, Intermède de JeanJacques Rousseau. La Risonanza. 20h30 - Le temple.
Rens. 03 23 62 36 77
© Jean-Marie Degorge
musique
rendez-vous
31
l'Aisne 192 - Septembre/Octobre 2012
Jusqu’au 15 novembre
Chivres-Val : Françoise et Pierre
Pottier - Photographies des 30
ans de travaux au Fort de Condé.
Rens. 03 23 54 40 00 ou
www.fortdeconde.com
Jusqu’au 31 mars 2013
Oulches la Vallée Foulon : Du plateau de Californie à la Caverne
du Dragon, œuvres du peintresculpteur Haïm Kern. Caverne
du Dragon, Musée du Chemin
des Dames
Rens. 03 23 25 14 18 ou
www.caverne-du-dragon.fr
conférence
12 septembre
Château-Thierry : La ville est belle ! Spectacle tout public de
contes et de récits de vie de et
avec Ludovic Souliman. 15h Palais des Rencontres, Amphithéâtre.
Rens. 06 81 41 83 37
20 octobre
Pargny Filain : Spectacle de cirque. Programmation annoncée
sur le site internet les 15 jours
précédant le spectacle. 20h30
sous le chapiteau de la Cie.
Rens. 03 23 21 59 72 ou
www.cieisis.org
Du 9 septembre au 31 décembre
Froidmont-Cohartille : Découvertes astronomiques. Mettez le
cap sur l’infini grâce à de nombreux instruments professionnels pour une vue sur les planètes et objets célestes comme
vous n’avez jamais osé en rêver.
De 21h à 2h, le week-end (dates
à confirmer).
Rens. 03 66 72 16 73 ou
www.festif-val.org
15 et 16 septembre
Laon : Lectures de “Cité des cheminots, Aller(s)-Retour(s)” d’Olivier Gosse lors des Journées du
patrimoine. Samedi et dimanche:
14h - la chapelle des Templiers
15h30 - la cour du Petit-SaintVincent / 17h - le cloître de l’abbaye Saint-Martin
Rens. 03 23 23 71 67 ou
www.axothea.fr
arts de la rue
9 septembre
Coucy-le-Château : Les Automnales - Pour cette 11e édition,
le festival des arts de la rue
vous propose le meilleur des
dix années précédentes. Avec
tout ce qui fait le succès de ce
rendez-vous familial : acrobatie,
jonglage, clowns, initiation au
cirque... et châteaux gonflables
pour les plus petits.
A partir de 11h, Place de l’hôtel
de ville et parc Lhermitte
Rens . 03 23 52 70 05 ou
www.coucy.com
sortie
9 septembre
Bruyères et Montbérault : Village
de l’aquarelle. Les aquarellistes
exposeront dans les différents
lieux de la commune. Animations musicales. De 10h à 18h
Rens. 03 23 24 78 64
Droits réservés
expo
18 octobre
Villers-Cotterêts : les cinémas
français aujourd’hui avec Laurent Delmas, journaliste et critique de cinéma.
La France exerce depuis plus
d’un siècle une influence majeure
sur l’art cinématographique. Des
Frères Lumière à Amélie Poulain, de la Nouvelle Vague à
l’avant-garde, de Georges Méliès
au Centre national de la cinématographie (CNC), du Festival de
Cannes à l’exception culturelle,
le cinéma français est présent
sur tous les fronts. La tradition
cinématographique française
est l’une des rares à s’être maintenue continuellement depuis
l’invention du cinéma. D’où une
structuration économique avancée du cinéma français, qui n’est
égalée et dépassée que par le
cinéma indien et américain.
De 10h à 16h30 - Médiathèque
Alexandre Dumas
Rens. BDP 03 23 75 55 70 ou
http://bdp.cg02.fr
9 septembre
Villers-Cotterêts : concentration
de véhicules de collection, avec
cette année : 50 ans de présence
du Groupe Volkswagen à VillersCotterêts. Nombreuses animations. De 9h à 18h au parc du
château François Ier.
Rens. www.associationgarage.eu
16 septembre
Boué : fête de la pomme et du
cidre. Rens. 03 23 60 00 68
21, 22 et 23 septembre
Cayeux-sur-Mer : Off Short.
Après un passage en 2012 à
Axo’Plage, le festival nomade de
cinéma prend place cette année
à Cayeux-sur-Mer (80).
Rens. www.offshort.com
6 et 7 octobre
Soissons : rencontre internationale d’échanges de minéraux
et fossiles - Exposition sur les
Sciences de la Terre. De 10h
à 18h durant les 2 jours, salle
Claude Parisot.
Rens. 03 23 72 67 24 ou www.
capassocia.com/FMC_SOISSONS
7 octobre
Oisy : fête aux plantes et troc
jardin.
Atelier “Les plantes sauvages comestibles”, atelier jardinage durable, atelier de confection aux
éléments naturels, conférence
sur la médecine traditionnelle,
animations du CPIE, spectacle
“L’opéra des légumes”, visite
d’une jachère mellifère, troc de
plantes potagères et ornementales... à partir de 9h, au canal.
Rens. 03 23 60 18 94
sortie
13 et 14 octobre
Marle : Festival de cerf-volant.
Programme en cours.
Rens. www.cerf-vol-aisne.com
14 octobre
Lemé : fête de la pomme et du
cidre.
Rens. 03 23 98 75 68
21 octobre
Hirson : Le week-end du bois.
Animations diverses (balades
découverte de la forêt, contes
enchantés, village d’artisans,
concert…) tout au long de la
journée.
Rens. www.leweekenddubois.com
festival
29 et 30 septembre
Soissons : Soissons en Sc’Aisne
Pour la 4e année consécutive,
le festival Soissons en Sc’Aisne
s’installe sur les berges de
l’Aisne, entre le pont du Mail et
la passerelle des anglais, pour un
week-end de festivités sur l’eau
et au bord de l’eau. Pas moins de
60 spectacles et animations vous
sont proposés : théâtre, danse,
musique, cirque, contes, arts de
rue, animations nautiques… Il
y en aura pour tous les âges et
pour tous les goûts !
Rens. 03 23 59 91 69 ou www.
ville-soissons.fr
Du 10 au 20 octobre
Château-thierry : C’est comme
ça. 5e édition du festival de
l’Echangeur.
Programme complet sur
http://festival.echangeur.org
www .aisne.com
l'image
l'Aisne 192 - Septembre/Octobre 2012
Les 20 ans
de la Fête
du Livre
de Merlieux
30 septembre 2012
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