formation formatage n° 3

Transcription

formation formatage n° 3
Formations-Formatage : NON !
Abrogation : OUI !
Des réunions d’information syndicale
Des assemblées générales partout
qui refusent la formation-formatage
qui s'opposent à toute anticipation
qui exigent l'abrogation de la réforme du collège
3 décembre
Prises de position dans les établissements
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– collège P. Bert (Malakoff), FO-SNES, avec banderole "Nous ne voulons pas de cette réforme"
déployée pendant la journée de formation devant les IPR du 12 octobre ;
– collège A. Fournier (Clamart) - FO, 40 collègues sur 44 décident de participer à la journée de
formation début novembre, en faisant lecture d'une motion rejetant la réforme et en refusant de
dialoguer avec les IPR pendant la réunion du 6 novembre ;
– collège A. Frank (Antony) - prise de position des sections FO-SNES contre la formation du 10
novembre ;
– collège Malmaison (Rueil), FO-SNES-SNEP (une trentaine de présents) avec lecture motion
pendant formation du 12 novembre ; reprise de la motion en pétition, à ce jour 30 signatures (sur 40
collègues) ;
– collège A. Renoir (Asnières-sur-Seine), FO, SUD, SNES prise de contre la formation, contre la
réforme ;
– collège J. Macé (Clichy) - prise de position des personnels avec FO, contre la participation à la
formation du 9 décembre ;
– collège Les Bruyères (Courbevoie) - FO-SNES, HIS (23 présents), contre la participation à la
formation du 25 novembre ;
– collège V. Hugo (Issy-les-Moulineaux) - prise de position des personnels avec FO et SNES décidée
en HIS contre la formation du 2 décembre et signée par 24 collègues, lue en début de réunion de
formation, le 2 décembre, puis les collègues se sont levés et sont allés prendre un café et discuter en
salle des profs pendant presque 2h. La prise de position a été envoyée aux parents élus (qui
soutiennent) afin de les informer et qu'ils puissent la voter avec nous au CA du 10/12.
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– collège G. Pompidou (Villeneuve-la-Garenne) - prise de position des personnels avec FO-SNESSNEP-SUD décidée en HIS, contre la participation à la formation du 2 décembre ;
– collège J. Verne (Rueil-Malmaison) – FO-SNES (plus de 20 collègues présents), pour lecture motion
lors de la formation du 2 décembre qui rejette la réforme, la formation et demande abrogation ;
– collège G. Mandel (Issy-les-Moulineaux) – prise de position des personnels réunis en HIS mardi 1er
décembre, avec FO-SNES (et en présence des secrétaires départementaux FO et SNES), pour lecture
motion lors de la formation du 2 décembre qui rejette la réforme, la formation et demande abrogation ;
– collège Marcel Pagnol (Rueil-Malmaison) – pétition intersyndicale « Un autre collège 2016 » signée
par 12 collègues.
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- Collège J. Jaurès, Montreuil, FO et SNES
Nous nous sommes réunis ce jour en heure d'information syndicale et avons pris la décision de refuser
collectivement de participer aux journées de formations organisées dans le cadre de la réforme des
collèges. Nous sommes mobilisés depuis plusieurs mois pour obtenir son retrait. Il nous paraît
inapproprié dans ce contexte de participer à sa mise en place.
- Collège jean Lolive à Pantin, SNES, SUD et SNFOLC
Personnels du collège jean Lolive à Pantin réunis en Heures d'information syndicale le 1° décembre 2015
; avec les sections SNES, SUD et SNFOLC,
Nous réaffirmons clairement notre revendication d'ABROGATION DE LA RÉFORME DES COLLÈGES.
Nous refusons la diminution des horaires disciplinaires, leur amputation par les EPI, la disparition de
l'enseignement du Latin etc. Nous refusons la multiplication des réunions et l'alourdissement de nos tâches
qu'implique cette réforme.
A l'appel de l'intersyndicale nationale composée de 15 organisations syndicales NOUS REFUSONS LES
« FORMATIONS- FORMATAGES » destinées à nous faire accepter cette réforme ; NOUS REFUSONS
LA TUTELLE DU CONSEIL PÉDAGOGIQUE qui vise à instituer une hiérarchie intermédiaire pour
nous imposer ces formations ainsi que la mise en place anticipée de la réforme.
La ministre nous méprise. Les pressions et réunions se multiplient pour nous faire prendre en charge
l'application de cette réforme.
Un véritable chantage commence à s’exercer pour mettre en place l’AP et les EPI, nous rendant
responsables des baisses de DHG à venir et des suppressions de postes.
Nous pensons que cette réforme, renforçant l'autonomie avec des projets, des enseignements, des EPI
différents établissement par établissement, est un danger pour le caractère national de l'éducation et
l'égalité républicaine et peut conduire à l'aggravation du communautarisme.
A nos organisations syndicales nous disons nous avons participé aux grèves massives et à la
manifestation du 10 octobre pour l'abrogation de cette réforme : nous sommes d'accord pour «
monter d'un cran » comme l'écrit l'intersyndicale.
Nous considérons qu'il est urgent d'organiser la grève nationale unie, jusqu'au retrait.
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Collège Bellevue, FO et SNES.
Tract diffusé lors de la formation sur le bassin de Redon
Nous, enseignants du Collège Bellevue réunis, nombreux, en heure d’information syndicale avec des
collègues syndiqués, d’autres non syndiqués, nos représentants Snes et Force Ouvrière, avec donc un
éventail très large de la diversité que l’on peut trouver dans une salle des professeurs, nous voulons vous
faire part de notre refus de la Réforme du Collège inscrite dans le cadre de la loi de Refondation de l’Ecole.
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Mme Robine, directrice de l’enseignement scolaire, rien de moins, les hautes sphères de notre hiérarchie,
fait une intervention devant les chefs d’établissements de l’Académie de Caen pour présenter la réforme du
collège. La formation à la réforme du collège doit se faire, selon elle, dans le cadre des 1607H du décret du
20 août 2014 et donc hors de notre temps de service. Elle se permet de dire, une boutade peut-être mais
alors de bien mauvais goût : « J’ai une conviction absolue dans l’éducabilité de nos enseignants ». Ca
donne le ton ! Des enseignants corvéables à merci et méprisés. Cette intervention montre aussi la
concordance entre les différentes réformes en cours, quand, par exemple, Mme Robine fait le lien entre le
décret du 20 aout 2014 et la formation à la réforme du collège ou ailleurs entre la réforme du collège et la
réforme des programmes.
Ainsi, le but de notre prise de parole collective aujourd’hui est d’affirmer ensemble les éléments
suivants :
Nous soutenons l'absence des collègues du collège Bellevue qui, tous, ont refusé de participer à cette
journée de formation à la réforme des collèges ;
Nous nous opposons à l'instauration de programmes par cycles qui enjambent le 1er et le 2nd degré.
D’’une part, ils induisent d’innombrables réunions. D’autres part, ils nuiront à la liberté pédagogique
de chacun. Aujourd’hui, par exemple, les élèves de 6ème du collège Beaumont proviennent de 33 écoles
différentes. Quelle liberté pédagogique quand les professeurs de 6ème devront s’entendre avec les
professeurs de CM2 de 33 écoles ? Ce qui d’ailleurs, évidemment, est impossible. Nous rappelons ici, avec
force et vigueur, notre indéfectible attachement collectif à la liberté pédagogique de chacun d’entre nous.
Nous nous opposons à la réforme des statuts des enseignants du 20 aout 2014.
Elle consiste, de manière générale, à ajouter à notre travail d'enseignement de nombreuses tâches
périphériques. Elle induit de nombreuses pressions pour participer à de nombreux conseils et impose tant et
plus de réunions.
■ 33
Collège Monjous de Gradignan FO et SNES
Déclaration lors du CA du 1.12 pour l’abrogation de la réforme
Une réforme du collège est prévue à la rentrée 2016.
-Pour tous les élèves, cette réforme du collège se traduira par une diminution des horaires d'enseignement
dans toutes les disciplines (français, histoire, mathématiques, EPS, etc.) ? Un élève perdra l'équivalent
d'une demi-année sur les 4 ans de la scolarité au collège soit 486 heures disciplinaires. Cela a déjà été fait
au lycée, les horaires de français et de mathématiques, notamment, ont diminué et ces deux disciplines ont
perdu les dispositifs pédagogiques qui étaient les leurs (l'Aide individualisée, les modules en demi-classe)
jusqu'à lors inclus dans l'horaire des élèves et des professeurs (horaires qui n'ont pas cessé de décroître
depuis le milieu des années 90). Est-ce pour le bien des élèves ?
-Pour tous les élèves, avec la réforme du collège, les heures de soutien, par exemple ATP maths ou
français en effectif réduit, vont disparaître. Cela a déjà été fait au lycée : les élèves ont perdu des heures
de cours et des dispositifs d'aide. L'Accompagnement Personnalisé sera dispensé en classe entière ou,
au mieux, en demi classe, tandis que l'accompagnement éducatif, qui permet une aide personnalisée
sera supprimé dans les collèges qui ne sont pas en éducation prioritaire et qu'en plus cet AP ne sera pas
du soutien. Cela a déjà été fait au lycée, l'Accompagnement personnalisé est un leurre. Or c'est au nom de
ce prétendu accompagnement que l'on a montré sous un jour favorable la réduction des horaires ! En cette
rentrée, nous avons réclamé et demandé à être reçus pour obtenir des moyens à hauteur d’une
division supplémentaire pour une classe de 5ème correspondant aux besoins des élèves, le DSDEN vient
de nous répondre par lettre qu’il ne nous recevrait pas et de nous renvoyer à de prétendus « choix
d’établissement » pour les classes de 3ème . Comment accepter que pour travailler dans des conditions
correctes avec les élèves de 3ème , leurs camarades de 5ème soient en quelque sorte sacrifiés ? Alors que le
travail en effectif normal (25 élèves par classe) a fait ses preuves. Ce renvoi à l’autonomie de
l’établissement n’est-il pas l’aveu qu’il nous faudra désormais nous accommoder d’effectifs de classe élevé
et de dispositifs complémentaires prétendument qualitatifs ?
Est-ce pour le bien des élèves ?
Représentants des personnels, soucieux de la défense de leurs intérêts matériels et moraux,
interlocuteurs et non partenaires, nous ne sommes pas engagés par ces choix.
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-Les enseignements dits complémentaires (accompagnement personnalisé, enseignements pratiques
interdisciplinaires) seront en effet pris sur les heures de cours. Leur contenu sera fixé localement. La
référence aux programmes pour justifier leur mise en place est parfaitement artificielle. Les
enseignements dits complémentaires seront laissés à la responsabilité des enseignants localement
pour un cinquième du temps scolaire. Ils seront pratiquement réalisés en plus de leurs heures de
cours disciplinaires et nécessiteront une multitude de réunions improductives pour leur mise en
œuvre, au détriment de la correction des copies, de la mise à jour de leurs connaissances pour
fournir un enseignement de qualité. Les élèves scolarisés à l'école primaire subissent déjà les
conséquences de la réforme des rythmes scolaires, qui se traduit par la confusion entre le scolaire et le
périscolaire. Les « enseignements pratiques interdisciplinaires » (EPI) c'est un peu comme les « temps
d’activité périscolaires » (TAP) dans les écoles primaires : c’est l’animation au détriment de
l’instruction et la désorganisation prévisible des emplois du temps des professeurs comme des élèves.
Sous le prétexte de « donner du sens » à l’enseignement, c’est, en réalité, un enseignement au rabais, le
rationnement des connaissances, qui sont organisés par Mme la ministre.
Cette interdisciplinarité a été faite au lycée avec les enseignements d'exploration qui ne sont pas
nécessairement choisis par les familles. Chaque établissement fixe des quotas et les vœux des parents sont
parfois modifiés. Ces dispositifs à 35 élèves sont très improductifs et pas forcément interdisciplinaires ! Et
l'on ne cesse de réduire les horaires ou le nombre de groupes. Est-ce pour le bien des élèves ?
- Le latin, choisi aujourd'hui par un élève sur cinq et offert dans la quasi-totalité des collèges, n'existera
plus comme discipline à part entière, et sa survie dépendra de choix locaux, en concurrence avec d'autres
enseignements.
-Les programmes ne seront plus annuels mais par cycle de 3 ans et les notions enseignées dans chaque
classe seront décidées collège par collège ? En cas de changement d'établissement, l’enfant risque de
ne jamais voir certaines notions, ou de les voir deux fois. Est-ce pour le bien des élèves ?
- Les classes bi-langues, qui concernent aujourd'hui 16% des élèves, et les sections européennes, qui
concernent plus de 10% des élèves de 3ème, et existent dans de nombreux collèges, quel que soit leur
quartier, seront elles aussi supprimées. Est-ce bien pour les élèves ?
- Les enseignements de sciences seront globalisés en sixième, et ils se feront dans certains
établissements en classe entière. Certaines disciplines comme la Technologie perdra une demi-heure de
cours en sixième mais aussi en troisième.
L’application de cette réforme risque fort d’avoir pour conséquence au collège des pertes de postes, des
professeurs à cheval sur plusieurs établissements, une démotivation du corps enseignant. Certes, c’est déjà
souvent le cas, mais l’application de la réforme aggravera considérablement ces situations. Est-ce pour le
bien des élèves ?
Plus que jamais nous restons déterminés à obtenir l'abrogation de cette réforme, parce qu'elle ne répond pas
aux besoins d'instruction de la jeunesse de ce pays, ne réduira pas l’échec scolaire et mettra profondément
en cause l’égalité d’accès aux savoirs et aux qualifications sur le territoire national. Surtout que nous
n'avons vu aucun bénéfice avec la précédente réforme du lycée sur laquelle elle s'appuie.
Les élus SNFOLC et SNES rassemblés sur la liste « Abrogation de la réforme du Collège » au Collège
Monjous de Gradignan.
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- Collège Maurice de Vlaminck de Verneuil sur Avre , SNFOLC
Lettre à la ministre sous couvert du CE
Nous nous adressons directement à vous puisque vous refusez de recevoir nos syndicats qui le demandent
et puisque notre voix n’est pas entendue dans les médias nationaux.
Nous tenons par la présente à vous faire part de la situation dans notre établissement. Nous nous situons en
marge tant du point de vue géographique que du point de vue socioculturel. Les inégalités entre les
établissements de campagne et de centre-ville sont déjà considérables. Nous savons, d'ores et déjà, que
ces inégalités vont être accentuées par votre réforme du collège.
Nous ne sommes pas dupes : cette réforme n'a rien de pédagogique, elle est uniquement économique ;
ne pas l’avouer est malhonnête. Nous n’acceptons pas que des économies soient faites au détriment des
enfants. Elle fait suite à la réforme des rythmes scolaires qui s'avère catastrophique dans la majorité
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des communes, notamment dans notre département où les inégalités n'ont jamais été aussi marquées.
La petite marge d’autonomie mise en avant pour promouvoir votre réforme ne permettra jamais de
remplacer tout ce que la réforme fait disparaître.
En effet, nos effectifs vont immanquablement augmenter, rendant les cours plus bruyants et plus
difficiles pour tout le monde. Nous n'aurons pas le temps de nous occuper de chacun dans ces conditions,
tout le monde en pâtira et plus particulièrement les élèves en difficulté. Nous devrons donc utiliser la
marge pour faire des groupes de langues et sciences supplémentaires. Mais nous voulons aussi pouvoir
continuer à proposer l’enseignement du latin à nos élèves et pas seulement une sensibilisation au
latin. Dans notre établissement, l’option latin n’est pas élitiste : tous les ans, nos latinistes sont issus de
tous milieux sociaux et culturels et leur niveau scolaire n’est pas un critère de sélection. L’option
euro est également proposée à tous mais, faute de moyens dans la DHG, toutes les demandes ne
peuvent être satisfaites. Nous aussi avons fait nos calculs et nous savons qu’il ne restera plus grand chose
de cette marge. La majorité si ce n’est la totalité des heures d'accompagnement personnalisé se fera en
classe entière et une part des élèves ne bénéficiera pas de co-enseignement durant les EPI, ce qui contredit
votre dossier de presse.
Nous sommes aussi en profond désaccord avec le fait que les EPI et l'AP soient non seulement pris
sur les heures disciplinaires, mais aussi selon un choix local qui ne garantit plus le même nombre
d'heures d’enseignement dans chaque discipline à tous les élèves de France.
Nous sommes bien sûr très inquiets sur l'avenir de l'allemand avec la suppression des bilangues. Dans
notre établissement, la bilangue et la section européenne sont une chance pour certains de nos élèves
et ne sont absolument pas des classes élitistes. Au contraire, faire dépendre la bilangue de la marge
horaire la condamnera à disparaître.
En conclusion, comme vous le voyez, il y a une profonde inadéquation entre les principes que vous
affichez et la réalité du terrain. Nous refusons d’anticiper et de préparer cette réforme non pas par peur du
changement mais parce qu'elle ne répond ni à nos attentes ni aux besoins de nos élèves. Et que dire des
parents qui, d’une part voient à la télévision des reportages vantant la réforme dans des cours fabriqués
pour la venue de journalistes, et d’autre part entendent les personnels sur le terrain leur expliquer la réalité
des conséquences néfastes de la réforme ? Comment les familles les moins aisées compenseront-elles les
pertes d’heures en enseignements fondamentaux ?
Nous étions en grève jeudi 17 septembre, quatrième journée de grève dont vous n’avez tenu aucun compte.
Tous les professeurs n’étaient pas en grève car tous ne pouvaient se le permettre pour diverses raisons qui
tiennent principalement au blocage de nos salaires depuis cinq ans. Le taux de grévistes ne représente pas
le taux de professeurs opposés à la réforme. Dans notre collège 34 professeurs sur 39, soit 87 % sont
opposés à cette réforme et en demandent l'abrogation.
Nous restons déterminés à combattre cette réforme qui contredit l’égal accès à l’instruction, la
transmission des connaissances, la réussite de nos élèves, autrement dit les raisons qui nous ont fait
choisir ce métier. Nous restons déterminés à obtenir son abrogation y compris par la grève jusqu'à
satisfaction. Nous vous faisons savoir que nous n’anticiperons pas la mise en œuvre de votre réforme
et ne comptez pas sur nous pour nous porter volontaires pour participer aux « formations » à cette
réforme.
- Collège Marie Curie de Bernay, SNFOLC
Lettre à la ministre sous couvert du CE
Nous tenons par la présente à vous faire part de la situation dans notre établissement.
Nous savons que les inégalités dans notre établissement vont être accentuées par le fait que l’AP telle
que nous l’organisions (à savoir en petits groupes en aidant les élèves les plus en difficultés) va
disparaître. Votre réforme du collège accentuera davantage ces inégalités.
Nous ne sommes pas dupes, cette réforme n’a rien de pédagogique, elle est uniquement économique et
vous faites des économies sur le dos des enfants. Elle fait suite à la réforme des rythmes scolaires qui
s’avère catastrophique dans la majorité des communes, les inégalités n’ont jamais été aussi marquées. La
petite marge d’autonomie ne permettra jamais de remplacer tout ce que la réforme fait disparaître.
Les élèves du dispositif ULIS en pâtiront aussi.
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Nous sommes aussi en profond désaccord avec le fait que les EPI et l’AP soient non seulement pris sur les
heures disciplinaires, mais aussi selon un choix local qui ne garantit plus le même nombre d’heures de
chaque discipline à tous les élèves en France.
Dans notre établissement, la bilangue et la section européenne sont une chance pour certains de nos
élèves et ne sont absolument pas des classes élitistes, d’autant plus que nous avons déjà perdu la
possibilité d’offrir le choix de l’allemand à nos élèves.
En conclusion, comme vous le voyez, nous avons très bien compris cette réforme, nous n’avons pas
besoin qu’on nous l’explique, nous refusons de l’anticiper et la préparer, non par peur du
changement, mais parce qu’elle ne répond pas à nos attentes et aux besoins de nos élèves.
Nous avons décidé de
- refuser de participer aux journées de formation que vous voulez nous imposer ;
- refuser d’anticiper la mise en place de la réforme du collège dans toutes les instances de notre
établissement.
Cette position a été adoptée par 28 professeurs sur les 30 travaillant dans le collège, soit 90% des
enseignants. Nous sommes prêts à poursuivre ce mouvement.
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Collège Dolto, FO et SNES
Nous réclamons l’abandon des journées formation pour mettre en place une réforme que nous réprouvons,
l’abrogation de la réforme, l’abrogation des nouveaux décrets statutaires du 20.08.2014.
Dans les initiatives des sections
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POUR GAGNER CONTRE LA REFORME DU COLLEGE !
RASSEMBLEMENT MERCREDI 16 DECEMBRE !
Réunis en meeting avec Force ouvrière le mercredi 2 décembre 2015, nous condamnons l’obstination de la
ministre à ne pas recevoir l’intersyndicale nationale, nous refusons la semaine de travail forcé et gratuit
imposée aux enseignants sous prétexte de formation.
Nous refusons la baisse des horaires disciplinaires qu’entraînerait la mise en place des Enseignements
complémentaires, les suppressions de postes dans des disciplines particulièrement menacées : lettres
classiques, langues vivantes, Sciences de la Vie et de la Terre, Sciences Physiques,
Nous refusons l’autonomie des établissements, la territorialisation de l’école de la République, la mise en
concurrence des enseignants et des établissements entre eux.
Avec Force ouvrière, nous appelons à nous rassembler au rectorat le mercredi 16 décembre à 14h30
pour porter l’exigence de l’abrogation de la réforme du collège !
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Dans tous les établissements réunissons les assemblées générales pour prendre position et mandater les
collègues qui iront à l'IA mercredi 9 décembre à 15h apporter les motions et/ou pétitions pour
réaffirmer ensemble au représentant de la ministre : Nous ne voulons pas participer à la mise en oeuvre
de la réforme des collèges, nous voulons son abrogation !
Echos SNFOLC de la mobilisation lors des formations-formatage
■ 75
Collèges Henri IV, Alain Fournier, Condorcet, Villon (...) ne sont pas allés aux
formations/formatages.
D'autres comme aux collèges Varèse, Carnot y sont allés pour y exprimer leur rejet de la réforme.
Lors de la réunion formation formatage à Carnot des professeurs de langue vivante, l'intervention de
FO, la diffusion de tracts et l'entrée dans la salle de réunion de la banderole pour le retrait de la réforme du
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collège tenue par des professeurs de Carnot, ont fait leur effet escompté. La réunion s'est retournée en son
contraire. Les enseignants ont massivement dit à leur inspection leur opposition à la réforme du collège.
L'inspection a été obligée de dire que les EPI n'étaient pas obligatoire (SIC)...
■ 88
Petit compte rendu rapide formation enseignants de Bruyères et de Ramber :
- un IPR de physique nous a fait son laïus sur la réforme et a demandé s'il y avait des questions. Aucune
question.
- deux profs sont venus présenter leurs EPI. Des questions? 1 question posée par un collègue de Ramber.
- On nous a ensuite répartis dans des groupes (comme des élèves à qui on impose un sujet). 44 profs ont
refusé de bouger, certains sont allés dans les groupes mais en refusant de faire quoi que ce soit et d'autres y
sont allés par peur des représailles ou par conviction j'imagine... Ceux de Ramber ont été les plus résistants,
ce qui me déçoit au plus haut point car certains de Bruyères qui ont accepté de participer aux groupes
étaient à nos HIS.
- Quand le principal de Ramber a vu que la majorité de ses enseignants ne bougeait pas, il les a interpellés
violemment et les a menacés en pointant leur refus de travail. Je me suis fait rabrouer car j'intervenais alors
que je ne fais pas partie de SES enseignants.... Du coup, qqes jeunes profs de Ramber ont rejoint les
groupes.
- De notre côté, rien. Notre chef devait se douter de qqe chose dc il n'est pas intervenu mais ça ne veut pas
dire qu'on n'aura pas certaines remarques dans les jours qui viennent.
- L'IPR est venu discuter vers nous durant 3/4 d'heure mais ce fut un dialogue de sourds et nous a invités
une fois de plus à rejoindre les groupes. Nous n'avons pas bougé et avons attendu 17h pour partir. Il
nous a qd même dit que nous étions les seuls chez qui ça se passait mal et que dans toutes les autres
formations il n'y avait pas eu de résistance....ce que j'ai contesté.
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Collège Paul Bert , Evreux, SNFOLC et SNES
Pendant la première quinzaine de novembre, le chef d'établissement convoque les conseils
d'enseignement de toutes les disciplines, afin de faire le point sur la réforme, les nouveaux
programmes, et surtout, connaître nos éventuels projets pour les EPI. A cette occasion, plusieurs
collègues expriment clairement leur désaccord avec ce nouvel "aménagement".
Lundi 23/11, nous assistons à une réunion plénière où le chef d'établissement nous présente la
réforme. Au bout d'une heure, il nous présente des documents à remplir par les équipes sur l'AP et les EPI.
Il souhaite que nous nous organisions le soir même en groupes de travail pour les compléter. Plusieurs
collègues prennent alors la parole pour manifester leur opposition :" l'interdisciplinarité a peut-être
du bon, mais la manière dont cette réforme est menée, au mépris de toute logique pratique et de
l'avis des personnels, est inacceptable. Par conséquent, il est hors de question que nous participions à
la mise en oeuvre concrète de cette réforme". Silence du principal. Quelques échanges s'ensuivent
pendant 5 minutes, puis tout le monde quitte la salle.
Lundi 30/11, le chef convoque le conseil pédagogique, où l'IPR de Physique-Chimie est invitée. Nous
discutons en salle des professeurs de la conduite à adopter. Ayant eu connaissance de l'action menée
par les collègues dans d'autres établissements, nous décidons d'agir de même : plusieurs collègues,
habituellement non présents au conseil pédagogique, s'invitent (nous serons finalement 17 sur 34
profs), et nous choisissons de rester totalement silencieux pendant toute la durée de la réunion. Cela nous
semble être la conduite de compromis la plus adaptée : les collègues qui le souhaitent peuvent écouter l'IPR
mais dans le même temps, nous manifestons clairement et unanimement notre opposition.
L'IPR commence son intervention en expliquant qu'elle est venue pour discuter de la réforme avec
nous, répondre à nos questions pour nous aider à avancer. "- Je vous écoute ... - ... - heu ... vous
n'avez rien à dire ? - ...". Malaise. Au bout de quelques minutes, notre principal intervient : "en fait,
c'est une position de principe ce silence ...". Toujours aucune réponse de notre part. L'IPR s'engage alors
dans un monologue de 50 minutes, pendant lequel elle tente régulièrement de nous faire réagir : "sans
dialogue, on ne peut pas avancer, on ne peut rien construire ..." (justement !!!), "je suis étonnée d'une
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telle réaction de la part d'adultes", "vous avez le choix maintenant au sujet des EPI, mais si vous ne
dites rien, vous ne l'aurez plus ... c'est pour cela que le conseil pédagogique est très important ... il
faut discuter". Mais rien n'y a fait. Nous restons de marbre jusqu'au bout. A 18h15, le chef lève la
séance. Nous remettons à l'IPR la motion contre la réforme lue en CA quelques jours auparavant.
Elle nous interpelle alors, regrettant de ne pas l'avoir eu en début de réunion, "nous aurions pu en discuter".
Un "non" ferme sera notre seule réponse avant de sortir. Nous nous retrouvons tous en salle des profs, très
satisfaits et fiers d'avoir tenu bon, ensemble.
1er décembre
Prises de position dans les établissements
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Collège Anna de Noailles de Larche, FO et SNES
Motion lors du CA. Le 1er décembre entre 7h30 et 8h00 et le 2, distribution de tracts.
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Collège Choiseul et du lycée Vinci d’Amboise, SNFOLC, SNES, CGT.
« Nous, personnels du collège Choiseul et du lycée Vinci réunis le 27 novembre 2015 en Heure
d'Information Syndicale avec nos sections syndicales SNFOLC, SNES, CGT
- réaffirmons avec 15 organisations syndicales nationales notre revendication d'abrogation de la réforme
des collèges,
- reprenons à notre compte la prise de position de l'intersyndicale nationale appelant "les collègues à
refuser toute anticipation de mise en œuvre de la réforme sous quelque forme que ce soit, et en
particulier à ne pas se porter volontaires pour les groupes de travail ou les formations"
- refusons la tentative de mise en place, par la désignation de professeurs-formateurs pour la réforme,
d'une hiérarchie intermédiaire dans la salle des professeurs et de remettre en cause la liberté pédagogique
individuelle aujourd'hui garantie par les horaires et programmes nationaux.
C'est pourquoi nous demandons le maintien :
-des horaires obligatoires dans toutes les disciplines,
-de l'enseignement des langues anciennes,
-des classes à option européenne,
-des classes bi-langues,
-des groupes allégés en sciences expérimentales (notamment en SVT en classe de 6e),
-de l'option professionnelle DP3,
-de l'histoire des arts,
-des classes de 6ème SEGPA ainsi que de celles des autres niveaux : retrait de la circulaire SEGPA.
Nous répondons à l'appel de l'intersyndicale nationale à monter d'un cran et à préparer une grève
majoritaire, une grève jusqu'à l'abrogation. Cette réforme ne doit pas s'appliquer
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Collège Paul Emile Victor de Corcieux, SNFOLC et non syndiqués
A madame la ministre sous couvert du principal
Les professeurs syndiqués et non syndiqués du collège Paul Emile Victor de CORCIEUX réunis en HIS
organisée par FO le mardi 1décembre 2015, réclament l’abrogation de la réforme du collège. Ils
refusent :
La perte de cours disciplinaires, sous prétexte d’EPI.
La suppression des sections bilangues, de l’accompagnement éducatif, sauf dans certains
établissements privés même sous contrat !
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-Le risque de dilution des disciplines scientifiques dans la globalisation des horaires de 6ème.
-La mort programmée des langues anciennes à court ou à moyen terme.
-L’inégalité entre les élèves en raison de programmes par cycle et de la progression des contenus décidée
par chaque établissement.
-L’inégalité des établissements sachant que 20% du temps scolaire sera destiné à des « activités » à la place
des enseignements disciplinaires.
-L’accumulation de réunions pour mettre en œuvre projets, évaluations, progressions…. sans aucune
contrepartie.
-La fin de la liberté pédagogique des enseignants, surtout dans des situations précaires.
-La « formation-formatage » imposée hors du temps de service.
-Le passage en force de cette Réforme et le mépris affiché envers les enseignants.
-La nette baisse des moyens pour une Réforme qui se voulait ambitieuse et source de la réussite de tous les
élèves.
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- Lycée Carnot : SNES, SNFOLC, SNALC et non syndiqués : décision de déployer une banderole
exigeant l’abrogation de la réforme dans la salle de réunion, et d’intervenir pour expliquer pourquoi
le lycée a été massivement en grève pendant trois jours. Force Ouvrière a diffusé un tract à l’entrée
de la réunion aux collègues « convoqués » qui en ont pris pour leurs établissements.
- Collège Alain-Fournier, SNFOLC, prise de position
- Collège Condorcet, SNFOLC, prise de position.
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« Le rejet de la réforme est massif et les réactions sans précédent !
-l es IPR sont chahutés voire pris à parti dans un brouhaha généralisé ;
- nombre de collègues ont refusé de venir ;
- la quasi-totalité des collègues refusent de rendre des EPI ;
- plusieurs collèges ont refusé de se rendre dans les travaux de groupe ;
- certaines réunions se tiennent au milieu d’une mer de pancartes anti-réforme…
Ces constats sont issus des remontées qui nous sont parvenues notamment des formations suivantes :
- Collège de Kédange (avec Guénange, Sierck, Hettange)
- Collège les Hauts-de-Blémont de Metz (avec Georges De La Tour, Arsenal)
- Collège d’Amnéville (avec Marange, Vitry, Moyeuvre)
- Collège Rostand de Metz (avec Verlaine, Ste-Marie-aux-chênes, Moulins Camus)
- Collège de Rombas (avec Talange, Hagondange)
- Collège Lagneau de Metz (avec Ph. de Vigneulles, Rabelais, Marly Mermoz)
- Collège de Freyming-Merlebach (avec Ham, P. Adt Forbach, Faulquemont Verlaine, Longevillelès-St-Avold)
- Collège de Sarralbe (avec Grosbliederstroff, Puttelange, Jaurès Sarreguemines). »
- Collège de Rombas
Conseil d’administration : 16 voix pour la motion rejetant la réforme sur 22 votants.
■ 33
Motion adoptée et lue en CA
Collège François Mauriac de Sainte- Eulalie, SNES et SNFOLC.
En cette rentrée 2015, nous sommes confrontés à une situation dramatique pour l’ensemble des
personnels avec le décret Hamon modifiant nos obligations de service, nos salaires bloqués depuis 2010 et
la mise en place de la réforme des collèges prévue pour la rentrée 2016.
Nous nous sommes mis en grève et nous avons manifesté le 17 septembre pour demander
l’abrogation de cette réforme. Or la ministre a refusé de nous entendre et de nous recevoir.
La réforme des collèges c’est :
9
- l’amputation des horaires disciplinaires, la disparition du latin, des classes européennes et bilangues, la
dilution des disciplines scientifiques dans l’EIST (enseignement intégré de science et technologie).
- L’inégalité entre les élèves car chaque établissement fixera la progression des contenus.
-Des emplois du temps qui risquent d’être sans cesse modifiés.
-La mise en place, par l’intermédiaire du conseil pédagogique, d’une hiérarchie intermédiaire désignée.
-Moins de liberté pédagogique, des réunions incessantes pour les enseignants au détriment de leur mission
première : l'enseignement (avec la préparation des cours et la correction des copies) et un alourdissement
insupportable de leur charge de travail.
Cette réforme affaiblit les enseignements disciplinaires, met en concurrence les établissements et les
enseignants sous couvert d’autonomie. Elle ne permet en aucune façon de répondre aux besoins des élèves.
C’est pourquoi nous continuons à la rejeter et nous refusons de l’anticiper sous quelque forme que ce
soit.
■ 61
Collège Félix Leclerc de Longny-au-Perche.
Motion présentée au Conseil d’Administration, le 26.11 « L’équipe pédagogique du collège Félix
Leclerc de Longny-au-Perche fait part au Conseil d’Administration de son refus du décret du 19 mai
2015 sur la réforme du collège, qui va nuire à la qualité de l’enseignement, accentuer les inégalités
entre les élèves, mettre en concurrence les établissements publics et privés, car il prévoit :
- La suppression des options : DP3, Bilangue, Section Euro ;
- La diminution des heures d’enseignement disciplinaire.
De plus, les enseignants s'opposent aux formations à cette Réforme qu'ils refusent.
Dans les initiatives des sections
■ 91
Tract FO
Les personnels veulent enseigner ; ils ne veulent pas participer à la destruction de l’Ecole publique.
Au moment où les personnels du 2nd degré, avec leurs organisations syndicale, refusent massivement la
réforme du collège et se révoltent lors des formations imposées pour leur inculquer la réforme, la ministre
prévoit de modifier les obligations de service des professeurs des écoles, pour « harmoniser » leur statut
avec celui du 2nd degré modifié en août 2014, qui prévoit que les obligations de service se situent dans le
cadre de la réglementation applicable à l’ensemble des fonctionnaires en matière de temps de travail, c’està-dire 1607h.
La ministre prévoit également d’inscrire la liaison école-collège dans le cadre des obligations de service. A
travers la « continuité pédagogique » entre les cycles et la liaison école - collège, ce qui clairement visé,
c’est la généralisation des Projets Educatifs de Territoire entre 1er et 2nd degré. C’est la disparition de
l’enseignement primaire qui est programmée pour arriver à une école unique de la maternelle à l’université,
avec des enseignants travaillant 1607 h.
En fait, le ministère se heurte à la résistance des enseignants qui refusent de se plier à la loi
PEILLON et rechignent à participer aux conseils communs école/collège. A Savigny, les professeurs
du collège Mermoz, avec leurs organisations syndicales FO, SNES SNEP, ont refusé de participer
aux réunions imposées de 16h30 à 18h, organisées pour rédiger, avec les professeurs des écoles, le
nouveau contrat d'objectifs du Réseau de Réussite Scolaire pour faciliter la mise en place de la
réforme du collège. Ils ont rédigé une motion invitant les collègues du 1er degré à se joindre à leur
assemblée générale.
La FNEC FP FO invite les personnels à généraliser ce type d’initiative, pour trouver les voies de la
résistance collective aux contre-réformes qui territorialisent l’école et dégradent nos conditions de
travail.
La FNEC FP FO rappelle que les conseils école/collège ne font pour l’instant pas partie des obligations de
service des enseignants. S’il s’agit d’invitations, il ne saurait y avoir d’obligation à participer. Informez vos
sections syndicales des problèmes et pressions r
9 ans
de programmes, du CP à la 3ème, qui changent à la rentrée 2016
10
Les programmes des cycles 2, 3 et 4, paraissent au JO du 24 novembre et au BO du 26-11-2015. Ainsi, le
gouvernement choisit de rester sourd au rejet de son projet par le Conseil Supérieur de l’Education le 8
octobre 2015. Il refuse d’entendre les nombreuses critiques des enseignants, des associations, de
l’Académie Française, de l’Académie des Sciences et d’une large majorité de l’opinion publique qu’il défie
ainsi ouvertement. Ces programmes vont de pair avec les réunions de formation formatage où l’on essaie
de convaincre les professeurs qu’il convient désormais de renoncer à structurer leur enseignement autour
d’objectifs disciplinaires annuels.
■ 57
Tract SNFOLC
RÉFORME du COLLÈGE
Nous ne voulons pas de cette réforme,
Ne proposons pas d’EPI!
Les formations-formatages se poursuivent. Après celles des 4, 18 et 25 novembre, deux autres suivent le 2
et le 16 décembre. En Moselle, comme partout en France, les enseignants résistent.
De mémoire de professeur, on n'a jamais vu tant de chahut, de quolibets, d'invectives, de refus de
travail adressés aux IPR.
L'indignation et la colère montent dans les formations. Voici quelques exemples tirés des «
formations » tenues à Kédange-sur-Canner, Metz, Amnéville, Rombas, Sarralbe…
-formations marquées par la brutalité du discours de l'inspection, discours souvent infantilisant,
-refus d’un principal de prendre en charge un groupe de travail sur les EPI,
-refus des collègues de 3 établissements sur 4 de se réunir en groupe de travail EPI,
-absence à la formation d’une vingtaine de collègues d’un même collège,
-refus de la réforme manifestée par des pancartes anti-réforme ostensiblement affichées,
-sortie d’une quinzaine de collègues après que l'inspecteur leur a refusé de répondre à leurs questions, puis
retour sous les applaudissements de la salle...
- presse convoquée avant la réunion pour afficher visiblement le refus
Une chose est certaine : nous qui refusons cette réforme en bloc, ne sommes pas isolés !
Notre contestation multiforme est appelée à durer, à s'amplifier. Nous devons nous attendre à un combat de
longue haleine. Mais nous ne cèderons pas !
Déjà, les directions d'établissements font pression sur les collègues pour nous enjoindre à rendre des
projets d'EPI et d'AP. Elles n'hésitent pas devant les chantages et les menaces. On a ainsi entendu un chef
d'établissement dire "si vous ne rendez pas de projet d'EPI, vous irez en complément de service à la place
de votre collègue" avant de se rétracter devant le tollé provoqué.
Ce qui est en jeu, c'est aussi le bien-être des enseignants au travail : le diviser pour mieux régner joue à
plein dans le management des équipes. Aux satisfactions aveugles des quelques-uns qui proposent des EPI,
nous répondons liberté pédagogique individuelle des enseignants dans le cadre de programmes nationaux,
avec des horaires nationaux et un brevet intégralement national.
Le calendrier ministériel fixe au 3 février les prochaines "formations" qui se dérouleront dans chaque
établissement au sein de chaque équipe. Nous devons tenir bon face à nos directions : aucun texte
réglementaire ne peut être mis en avant pour obliger quelque enseignant que ce soit à produire des EPI !
Les EPI sont le cheval de Troie de cette réforme. Sous couvert de projets alléchants (et encore !),
nous allons nous voir imposer des projets soi-disant interdisciplinaires. 20 % du temps
d'enseignement seraient définis localement par "les équipes", chaque collège remplaçant une partie du
programme de certaines disciplines, différentes pour chaque collège et chaque niveau. Cette autonomie
signifie inéluctablement la fin des programmes annuels et nationaux.
Avec cette réforme, il y aurait 5000 programmes annuels différents en France.
C’est la fin de l’Éducation NATIONALE !
Le SNFOLC prévoit d'ores et déjà deux actions d'ici au 3 février :
- 9 décembre : audience à l'IA pour porter les revendications des représentants des collèges
- 13 janvier : rassemblement devant l'Inspection Académique.
Dans les décisions des instances
11
■ 57
Le conseil syndical s’est réuni vendredi 27.11 et s’adresse aux sections :
« Pour le SNFOLC, pas question de baisser les bras. Le caractère jamais vu des réactions (et pas seulement
des enseignants) est un encouragement à poursuivre pour obtenir l’abrogation des décrets. Qui a déjà vu
des inspecteurs brocardés, raillés, contredits, des groupes entiers de collègues refusant de se plier à une
commande de la hiérarchie, des principaux refusant d’encadrer des groupes ?...
Le calendrier des réunions s’étalant jusqu’au 16 décembre, le conseil a décidé une première délégation
des établissements mercredi 9 décembre après midi à l’Inspection académique.
Cette délégation doit être tout sauf clandestine. Les collègues doivent être associés à notre initiative. C’est
pourquoi le conseil a prévu une « pétition » de soutien, extrêmement simple, soutenant l’exigence de
l’abrogation des décrets… »
Cette première étape doit préparer un rassemblement s’adressant à l’ensemble des enseignants
mercredi 13 janvier.
Echos SNFOLC de la mobilisation lors des formations-formatage
■ 57
Compte-rendu SNFOLC
Dans l’académie de Nancy-Metz, les formation/formatages sont organisées le mercredi après midi en
regroupant les enseignants de 4 collèges le plus souvent, pendant les mois de novembre et décembre.
La tentative de refus collectif n’ayant pas été couronnée de succès, les responsables du snfolc 57 ont
participé avec leurs collègues à ces mercredis.
Signalons tout de même qu’une partie importante de collègues déterminés d’une demi-douzaine de
collèges ne se sont pas rendus à ces formations
Comment cela se passet-t-il ?
Un IPR présente la réforme, puis deux EPI sont exposés par un « formateur » avant des travaux de groupe
par demi-collège pour produire des epi.
Enfin ça c’est la théorie. Les réunions se déroulent dans un brouhaha généralisé, les IPR sont pris à
partie, souvent dépassés par les remarques et les questions. Leur zèle pour imposer la réforme est à
géométrie variable. Souvent les questions sont purement et simplement interdites. Les EPI présentés sont
si grotesques que les collègues, même ceux qui au départ n’avaient pas d’avis tranché sur la réforme,
en sont abasourdis. Nombre de collègues refusent de se réunir en groupe de travail. La plupart de
ces groupes ne rendent aucun sujet d’EPI. Dans une réunion un principal a refusé d’encadrer « son »
groupe.
Le SNFOLC a alimenté le rejet en distribuant à l’entrée de la plupart des regroupements un tract
d’actualité (reprenant les éléments des réunions précédentes). Beaucoup d’enseignants arborent
ostensiblement pendant les réunions des pancartes avec slogan anti-réforme. Le « Républicain
lorrain » a passé un article avec photo d’une manifestation tenue avant le début d’une réunion…
Evidemment cette opposition active a été préparée en amont dans la plupart des collèges par des
réunions sur l’Heure mensuelle d’information.
 Extrait du tract SNFOLC 57 sélectionné par la section 57.
Vous avez dit travail interdisciplinaire… ou EPI ?
Les collègues un rien chevronnés se souviennent sans doute de différentes tentatives dans le domaine de
l’interdisciplinaire, Parcours diversifiés, Itinéraires de découverte... Censées être la panacée, elles ont
toutes capoté en quelques mois…
Pourtant nombre de collègues ont déjà pratiqué ou pratiquent plus ou moins régulièrement ce type
d’activité interdisciplinaire et en sont satisfaits : un projet commun sur un thème ponctuel précis réalisé
avec un (ou des) collègue(s) que l’on apprécie, avec une classe que l’on a choisie… initiative volontaire…
qu’on peut arrêter à tout moment.
Les EPI n’ont rien à voir avec cela.
Il s’agit de déterminer un cadre, qui sera rigide, d’associer plus ou moins arbitrairement des matières par
niveau, de fixer un thème (obligatoirement 6 thèmes dans une liste de 8 possibles aux énoncés à la
12
limpidité discutable), puis un sujet particulier dans le thème. Tous les enseignants de ce niveau seront
ensuite contraints de travailler dans ce cadre donc sur un sujet qu’ils n’auront pas forcément choisi, voire
qu’ils désapprouveront avec des collègues qu’ils n’apprécient pas forcément… et cerise sur le gâteau, ils
devront choisir quelle partie de leur programme ils devront sacrifier !
Du point de vue logique et rationnel, on ne peut sincèrement que s’interroger sur le bien-fondé de mélanger
des disciplines, dans un thème, et surtout dans la tête de collégiens dont chacun reconnaît qu’un objectif
majeur de l’enseignement en collège est justement la structuration des esprits qui fait défaut à beaucoup.
Tenter de nous faire croire que les élèves vont être enthousiasmés par cette approche qui va décupler leur
intérêt et leur compréhension, relève de la fumisterie et de la duplicité.
Proposer des pistes et des sujets d’EPI, c’est mettre en œuvre la destruction des programmes, l’inégalité
entre les établissements ; c’est participer à une étape supplémentaire, majeure, de la dégradation de l’école
de la République.
Aucun texte réglementaire ne peut être mis en avant pour obliger quelque enseignant que ce soit à
produire des EPI !
■ 38
Diffusion le plus largement possible dans les collèges du 4 pages "formation-formatage" qui est très lu.
Nous avons ajouté le tract académique ainsi que le courrier que nous avons adressé à la rectrice concernant
les obligations liées à la formation continue.
Parallèlement, nous intensifions la tenue d'HIS. Partout où nous les organisons, les enseignants sont
nombreux à venir et expriment leur refus de cette réforme. Ils signent la pétition : 14 signatures au
collège de Seyssins, 31 signatures à st Chef, plus de 30 signatures à Jarrie, 22 signatures à Goncelin,
20 signatures à Vinay où nous n'avons aucun syndiqué ... pour le moment ! Cette campagne de
signature se poursuit parallèlement à l'organisation des HIS.
2 comptes-rendus du déroulement de deux journées de formation-formatage qui se sont tenues au collège
Pablo Picasso à Echirolles et au collège de St Chef.
- Pablo Picasso/ SNFOLC : "
« Nous avons eu notre première formation formatage au collège Pablo Picasso cet après-midi. Trois heures
de prévues, sur les heures de cours des collègues (à quelques exceptions près). Nous sommes divisés en
deux groupes, l’autre groupe aura sa formation vendredi. Nous avons décidé d’y aller mais de rien faire.
Nous sommes rentrés dans la salle de formation avec des cartons que nous avons posé devant nous : « non
aux formations formatages », « la réforme on n’en veut pas », « des formations oui mais pas imposées… ».
Je suis intervenue pour expliquer pourquoi nous ne participerions en rien à cette formation, que nous
refusons de discuter des EPI etc. et pourquoi à partir de maintenant nous resterions silencieux.
Il y avait deux formatrices, deux collègues, une de portugais, l’autre enseignante de FLE à Mounier. Une
collègue a rompu le silence (elle n’est que 3 heures dans l’établissement et ne comprenait pas notre action).
Du coup de nombreux collègues sont intervenus pour dire leur ras le bol et leur refus de la réforme. Les
formatrices ont affirmé des contre-vérités (les EPI ne sont pas financés par des heures de cours matières
etc.). Elles ont voulu nous faire remplir des petits post-it jaunes, roses et bleus… où nous devions mettre
nos projets d’EPI. Les post-it ont fait le tour de la salle st sent revenus tels quels à leur bureau… Nous
avons fait un bruit d’enfer, discuté entre nous, colorié, corrigé des copies, commandé du vin pour Noël etc.
On a tenu 3 heures, on n’a rien fait, refusé de mettre en place les EPI.
A noter qu’à la fin on a perdu la feuille d’émargement, ce qui a mis les formatrices en colère… Une
feuille déchirée a circulé, des collègues ont mis leur nom sans signer, d’autres ont refusé, d’autres ont
signé « toto l’escargot » etc.
A noter la présence de six stagiaires qui n’en revenaient pas, qui ont bien ri et sont même parfois
intervenus pour exprimer leur inquiétude de démarrer leur carrière dans ces conditions… Les formatrices
nous ont annoncé une nouvelle formation dans quinze jours !! ».
- Collège de St Chef :
Nous avons tenu une heure syndicale juste avant où nous avons convenu de lire la pétition intersyndicale, et de refuser de nous mettre en ateliers si on nous le demandait. 31 enseignants sur 40 ont
signé la pétition dans laquelle nous disions être contre la réforme, refuser les expérimentations et mises en
13
place anticipées. Dans les 40, je n'ai pas compté les stagiaires, contractuels, et collègues en poste ailleurs
qui viennent compléter leur service.
L'IPR a fait sa présentation de la réforme avec son power point. Il nous a dit qu’on n’avait pas vu une
réforme pareille depuis la loi Haby de 1975, ce que nous n'avons pas trouvé rassurant. Il nous a dit que
nous allions vers un dispositif de plus en plus inclusif. Il a parlé des salaires en disant que dans l'Education
Nationale nous avions été "préservés": ricanements dans la salle, mais personne n'a souhaité polémiquer làdessus.
A l'issue de son discours, j'ai lu la pétition en précisant combien d'enseignants l'avaient signé. J'ai
rajouté ensuite que nous n’étions pas là pour débattre ce la réforme idéale et que les organisations
syndicale avaient demandé à rencontrer la ministre pour en discuter. L'IPR a juste répondu que
contrairement à d'autres académies, Grenoble ne "mettait pas la pression pour les expériementations".
Ils nous ont ensuite demandé de nous répartir en 3 ateliers dans ces salles, et j'ai pris la parole pour
dire que les enseignants avaient décidé de refuser de se mettre en ateliers. J'ai rajouté que nous étions
là car contraints et que nous ne souhaitions pas nous mettre en groupe; Ils nous ont juste dit que c'était pour
"répondre à des questions plus ciblées"Nous leur avons répondu que les questions pouvaient se faire
ensemble.
Il y a eu pas mal de questions, et l'IPR ou le formateur avaient parfois du mal répondre de manière claire.
Les collègues sont ressortis plus inquiets qu'en entrant. Une collègue en a fait la remarque et l'IPR s'est
contenté de dire qu'il en était désolé. Nous avons même entendu que la réforme ne "changerait pas grand
chose", mais avec la comparaison avec la loi Haby en début de séance ça n'a pas vraiment fait mouche.
L'IPR a donné une info sur manuels scolaires: le ministère a dégagé des fonds (avec ce qu'ils
économisent dans le cadre de la réforme ils peuvent) pour l'achat des nouveaux manuels, mais en
deux vagues sur la rentrée 2016 et la rentrée 2017. Il n'a par contre pas été en mesure de nous dire
comment se ferait la répartition sur les deux vagues."
■ 24
- Collège Laure Gatet
"L'IPR s'est installé avec son diaporama, la proviseure et la principale adjointe également. Nous sommes
entrés sans un mot et nous sommes installés. Nous étions quasiment tous présents. Certains dos à
l'écran et ils ont signifié que ça n'avait pas d'importance! Il a fait sa prestation et, comme nous en
avions décidé en heure syndicale, pas un mot n'est sorti de nos bouches. Nous n'avons posé aucune
question. 2/3 n'ont même pas regardé le diaporama. Le vent soufflait fort, et ce n'est pas qu'une image !
Il s'est senti bien seul, faisant un monologue, du coup il n'a pas présenté d'exemple d'EPI. 2 questions
ont été posées par la proviseure sur l'évaluation des EPI et le nombre d'enseignants qui peuvent travailler
sur un thème d'EPI. Nous avons tenu bon jusqu'au bout. La proviseure a regretté que le dialogue n'ai pu
s'établir! Nous n'avons rien répondu. Plié en 25 min top chrono. Nous avons quitté la salle sans un mot,
nous lui avons remis la motion présentée au dernier CA. Il l'a prise comme un "cadeau" sur le ton de
l'humour. Notre ton n'était pas le même!! Évidemment! !"
- Collège Clos Chassaing rend compte du conseil pédagogique tenu ce soir, il visait à promouvoir la
réforme et à préparer des EPI. Après avoir soutenu nos collègues d'Anne Frank vendredi, nous étions 16
devant le collège à 13h, nous nous sommes réunis en heure de vie syndicale mardi: Comme Anne
Frank, nous avons choisi à l'unanimité des 24 collègues présents de garder le silence. Notre principal
voulait pour contourner la difficulté nous séparer en ateliers thématiques autant dire une porte d'entrée
idéale pour les EPI. Nous avons décidé mardi de refuser le dispositif. Ce soir au conseil à 17h30, nous
nous sommes présentés et avons gardé le silence jusqu'à l'arrivée de l'IPR F:nous avons demandé la
parole en sa présence , lu un communiqué en nous tenant tous debout pour marquer notre hostilité,
geste accompli par 25 des 27 collègues présents, puis nous nous sommes assis et avons chacun placé
un écriteau qui reprenait un terme de l'argumentaire méprisant de NVB et de Robine à notre encontre:
réactionnaire,élitiste... De nouveau, nous sommes restés silencieux! F... ipr qui a beaucoup rabattu de sa
superbe voulait quand même nous montrer son powerpoint, le principal a pris la décision de suspendre
le conseil!
14
30 novembre
Prise de position dans les établissements
■ 78
- Collège Sully de Rosny sur Seine, SNFOLC
« Madame la ministre entend passer en force et appliquer la réforme à la rentrée 2016, ce en dépit de son
rejet d’une immense majorité des enseignants.
Nous refusons
La réduction des horaires disciplinaires ;
La disparition pure et simple des langues anciennes et des classes bilangues ;
Le renforcement à outrance de l’autonomie des établissements ;
La mise en concurrence des établissements en fonction des choix qui seront faits dans le cadre de cette
autonomie ;
La mise en concurrence des disciplines avec ses corollaires la suppression de postes et une totale
désorganisation des EPLE;
La remise en cause du caractère national de l’enseignement.
En tant que praticiens de l’éducation nationale au plus près des élèves, nous ne voulons pas
participer à cette entreprise de destruction et nous exigeons que la réforme soit abrogée et que des
négociations soient ouvertes en vue d’une véritable réforme en direction des élèves. »
- Collège George Clemenceau de Mantes la Jolie, SNFOLC, SNES et SUD.
Nous, personnels du collège George Clemenceau de Mantes la Jolie réunis en heure d’information
syndicale (SNFOLC, SNES et SUD) le jeudi 12 novembre adoptons la motion suivante :
« Madame la ministre entend passer en force et appliquer la réforme à la rentrée 2016, ce en dépit de son
rejet d’une immense majorité des enseignants.
Nous refusons
La réduction des horaires disciplinaires ;
La disparition pure et simple des langues anciennes et des classes bilangues ;
Le renforcement jusqu’à outrance de l’autonomie des établissements ;
La mise en concurrence des établissements en fonction des choix qui seront faits dans le cadre de cette
autonomie ;
La mise en concurrence des disciplines ;
La remise en cause du caractère national de l’enseignement.
Nous ne voulons pas participer à cette entreprise de destruction et nous exigeons que la réforme soit
abrogée. »
- Collège Descartes de Fontenay-le-Fleury, SNFOLC
unanimité pour l'abrogation, contre les formations-formatage. Une motion est en cours de préparation.
- Collège Jaurès de Poissy : 40 signataires (sur 50 environ) sur la motion adoptée le 13/11 refus de la
formation et la grève. Motion qui sera portée en délégation mardi à la principale.
■ 27
Collège Jean-Claude Dauphin de Nonancourt, SNFOLC et SNES.
Lettre à la ministre, au recteur, aux IPR
« Nous, personnels du collège Jean-Claude Dauphin de Nonancourt, nous sommes réunis en heure
syndicale le vendredi 13 novembre 2015. Le constat est toujours le même: nous refusons la réforme du
collège prévue pour la rentrée 2016 et sommes extrêmement inquiets pour les mois à venir.
Cette réforme met en danger les enseignements disciplinaires, met en concurrence les établissements et les
enseignants, et induit un alourdissement insupportable de notre charge de travail.
15
Nous ne nous porterons pas volontaires pour assister aux réunions et aux formations consacrées à la
réforme du collège. Nous nous y rendrons seulement contraints, et nous éviterons de prendre part
aux réflexions. Nous ne souhaitons pas être complices du démantèlement du collège tel que nous le
connaissons actuellement.
Nous sommes tous attachés à l'école républicaine. Nous sommes tous fiers et heureux d'enseigner.
Voilà pourquoi nous ne travaillerons pas à la mise en place de cette réforme inégalitaire et mal
pensée. »
■ 13
- Collège Versailles SNFOLC, SNES et SUD.
Lettre au recteur le 25.11, jour de formation, 37 personnels sur 40 se retirent après lecture de la motion
commune adoptée le 12 (note 10) et rédigent lettre au recteur.
Vous nous avez convoqués le mercredi 25 novembre à une journée de « formation » dont le thème est «
la réforme du collège » et dont le seul but n’est pas de nous « former » mais de nous obliger à la
mettre en place.
Or, comme l’écrasante majorité de nos collègues, avec les 15 organisations syndicales, nous considérons
aujourd’hui que cette réforme ne doit pas se mettre en place et qu’il faut abroger les décrets du 20 mai
2014 qui l’officialisent.
Comme l’écrasante majorité de nos collègues, nous sommes attachés à nos statuts nationaux, à nos
disciplines et à nos programmes nationaux, à notre liberté pédagogique, autant d’éléments mis à mal
par cette réforme. Comme l’écrasante majorité de nos collègues, nous ne voulons pas des EPI, d’AP
en classe entière, nous ne voulons pas de programmes par cycle et internes à chaque établissement,
nous ne voulons pas de la disparition de l’enseignement des langues anciennes, des classes
européennes, des classes bilangues, des classes à projets (classes EANA, de consolidation, de
préprofessionnalisation…). Nous ne voulons pas de l’autonomie des établissements.
Nous pensons plus précisément que :
Si nous considérons que l’interdisciplinarité est pertinente – elle est déjà pratiquée dans notre
collège – nous refusons les EPI car ils sont obligatoires, pris sur les enseignements disciplinaires et
dans les faits, ils remettent en cause notre liberté pédagogique. Un AP, là encore, pris sur nos heures
d’enseignement disciplinaire et effectué en classe entière nous semble un non-sens.
Nous restons attachés à nos programmes nationaux, clairs, concis, précis et définis par niveau. Nous
rappelons que le C.S.P ainsi que l’Académie des Sciences ont condamné ces nouveaux programmes vides
de sens et qui abaissent les exigences que nous avons pour nos élèves.
Nous voulons le maintien des classes européennes, à projets, un réel accueil des élèves EANA. Ces
dispositifs font leur preuve et nous sommes heurtés du manque de confiance qui nous est accordée.
Nous n’acceptons pas que 20 % de la DGH soit modulable d’un établissement à l’autre, ce qui
engendrera la mise en concurrence des établissements, des équipes disciplinaires et des collègues. C’est
contraire au principe d’égalité républicaine.
Nous voulons :
la création d’heures poste, de postes d’enseignants, de vie scolaire (CPE, AED…), d’assistante
sociale, de COP-PSY, d’infirmières…
l’abaissement des effectifs par classe ;
la possibilité de dédoubler les classes en fonction des besoins définis par les enseignants euxmêmes dans un cadre national.
Nous refusons cette réforme car elle ne résout en rien les inégalités scolaires et apporte une
désorganisation stérile au détriment des élèves.
Malgré les journées de grèves et de manifestations exprimant ces exigences, Madame la Ministre s’entête,
créant dans tous les collèges du pays une situation de blocage.
Nous réclamons, Monsieur le Recteur, puisque vous êtes attaché à la sérénité du climat des
établissements, que vous renonciez à maintenir ces journées de formation obligatoires pour mettre
en place une réforme que nous réprouvons. Par ailleurs, nous déplorons l’annulation des formations
disciplinaires dans le cadre du PAF. Nous souhaitons vous rappeler que la formation doit rester un
droit.
16
- Collège Chénier, SNFOLC.
Petit résumé qui conduit à la non organisation de la formation le 25
Les professeurs du collège accompagnés par le SNFOLC ont, les semaines précédentes, adressé 2 lettres(
une signée par l'ensemble des prof titulaires) à madame la principale, une motion adressée à Mme la
Ministre demandant l'abrogation de la réforme du collège et annonçant leur volonté de se mettre en grève
jusqu'à satisfaction de leur revendication; Motion qui a été remise en main propre par la déléguée SNFOLC
à l'IPR venu présenter la réforme. Une lettre adressée aux parents a été distribuée devant le collège par une
dizaine d'enseignants lors d'une réunion parents professeurs 6è et 5è. Les autres niveaux : à venir.
Mercredi 25 novembre
Reprenant les termes de la première motion, nous avons signé un nouveau document adressé au ministre.
1/4 h avant le début de la réunion , en AG. Les professeurs ont décidé de ne pas se séparer en atelier et de
refuser en bloc toute participation. La principale, déjà informée de ce refus, au regard des lettres et des
motions, a expliqué son obligation de nous informer et nous a demandé de ne pas perdre de temps: il fallait
lui dire si nous participions ou pas.
Une tentative d'intimidation : si nous ne participions pas, elle déciderait toute seule ( DGH
comprise).
En guise de réponse; la 2ème motion adressée à la ministre sous couvert du recteur; sous couvert du
principal; signée par l'ensemble des collègues lui a été donnée par la déléguée SNFOLC.
Dés lors, elle a tenté d'amener ces heures vers une réflexion sur l'évaluation par compétences. Cela a été
rejeté. La principale a donc rejoint son bureau en indiquant que les collègues voulant s'informer ou
travailler étaient les bienvenus….
L'ensemble des enseignants a regagné la salle des prof. Heureux de leur unité.
- Collège Louise Michel, CGT, FO, SNES et SUD
Motion unitaire des personnels lue lors de la première journée de formation dans l’établissement, puis AG
des personnels.
Monsieur le Recteur,
Vous nous convoquez mercredi 25 novembre à une journée de formation dont le thème est « la réforme du
collège ».
Or, comme l’écrasante majorité de nos collègues, avec 14 organisations syndicales, nous considérons
aujourd’hui que cette réforme ne doit pas se mettre en place et qu’il faut abroger les décrets du 20 mai
dernier qui l’officialise.
Comme l’écrasante majorité de nos collègues, nous sommes attachés à nos statuts nationaux, à nos
disciplines et nos programmes nationaux, à notre liberté pédagogique, autant d’éléments mis à mal
par cette réforme. Comme l’écrasante majorité de nos collègues, nous ne voulons pas des EPI, nous
ne voulons pas de programmes par cycles, nous ne voulons pas de la disparition de l’enseignement
des langues anciennes, nous ne voulons pas d’une autonomie de l’établissement…
Malgré les journées de grève et de manifestions exprimant ces exigences, madame la ministre s’entête,
créant dans tous les collèges du pays une situation de blocage.
Nous réclamons monsieur le Recteur, puisque vous êtes attaché à la sérénité du climat des
établissements, que vous renonciez à maintenir ces journées de formation obligatoire pour mettre en
place une réforme que nous réprouvons.
- Collège Malraux, SNFOLC
Les personnels refusent cette réforme et en conséquence à la journée formation imposée en dehors des
heures de cours. Ils décident donc de se réunir en AG.
- Collège les Caillols, SNFOLC, SNES, SNEP, SUD
Abrogation de la réforme du collège, non à la formation-formatage : « cette réforme masque sous un
habillage pédagogique, une baisse des moyens »
-Collège La Ruissatel, SNFOLC
Une grande majorité des personnels étaient en grève le 25 contre la formation imposée- lettre aux
parents jointe (voir ci-dessous).
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- Collège Matraja à Sausset-les-Pins, SNFOLC: 16 présents sur 50 profs (grèvistes).
- Collège Dolto à St Andio, SNFOLC : Tous collègues ont refusé de s'impliquer et sont allés en salle
des profs.
-Lycée Jean Perrin CGT, SNFOLC, 22 présents qui votent et adoptent la motion suivante transmise
à la CGT, SNFOLC.
« Sommes solidaires de tous nos collègues travaillant en collège qui refusent les journées de
formation à la "réforme" du collège, qui annonce celle du lycée.
Alors que les enseignants ont fait grève à l'appel de 15 organisations syndicales pour l'abrogation de cette
"réforme" en mai, en juin, en septembre, alors qu'ils ont manifesté à Paris le 10 octobre dernier, le
Ministère les somme de participer à des journées de formation--formatage.
L'obligation qui leur est faite d'assister à ces formations, souvent en dehors de leur temps de travail,
découle de nos nouvelles missions définies par le décret d'août 2014 (1607 heures).
Dans notre lycée, nous sommes aussi confrontés à l'application de ce décret: multiplication des réunions,
limite des 15H/18H pour la pondération BTS, perte de l'heure de 1ère chaire, perte des décharges
statutaires...
Ainsi, nous estimons que si la Ministre persiste aujourd'hui à vouloir mettre en place la réforme du
collège, à appliquer le décret d'août 2014, les organisations syndicales ont à présent toute légitimité à
appeler et organiser urgemment avec l'ensemble des enseignants (collège, lycées, LP) une grève
nationale, reconductible, jusqu'à l'abrogation de cette réforme, de ce décret. »
■ 91
- Collège Condorcet de Dourdan, FO et SNES
Les professeurs réunis le 25.11.2015 en assemblée générale demandent à la ministre d’abroger la
réforme du collège. Votée à l’unanimité des 35 présents.
- Collège Jean-Rostand de Milly-la-Forêt, SNFOLC
Réunis en AG réaffirment leur refus de la réforme, décide de ne pas participer aux formations imposées, ni
aux réunions qui auront pour objet la mise en place de cette réforme.
L’ensemble des prises de position du 91 est transmis à la ministre par le SD.
-Collège Pierre de Ronsard de Paray Vieille Poste, FO, SNCL et SNES
Les professeurs réunis le 25.11.2015 en heure d’information syndicale demandent à la ministre
d’abroger la réforme du collège qui
territorialise le collège
accentue l’inégalité des droits
appauvrit considérablement la formation des élèves en s’attaquant aux enseignements disciplinaires,
aux programmes, au DNB qui perdent leur caractère national
entraîne des suppressions de poste ou des compléments de service
multiplie démesurément les réunions (conseils école-collège, conseils pédagogiques, conseils de
cycles, EPI…).
■ 57
Collège P. Verlaine de Maizières-lès-Metz, SNFOLC, CGT.
« Préparation de la demi-journée de « formation » qui aura lieu au collège mercredi 2 décembre au
collège et accueillera, outre les enseignants de Maizières, ceux des deux collèges de Woippy et du
collège de Vigy
Accord est pris avec les participants sur les points suivants :
1. contact pris avec la presse : rendez-vous fixé vers 13h30 devant l'établissement ;
2. Deux enseignants contactent les associations des parents d'élèves ;
3. Une enseignante va contacter les collègues connus des 3 autres établissements ;
4. Le SNFOLC de Moselle va contacter les collègues syndiqués des autres établissements ;
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5. Mise à disposition des collègues de pancartes revendicatives individuelles à porter durant la réunion de
formatage ;
6. Deux membres du bureau départemental du SNFOLC seront présents pour accueillir les enseignants
(diffusion d'un tract, échange) des 4 collèges à leur arrivée au collège de Maizières et pour rencontrer la
presse. » 20 participants.
Dans les CTA
■ Nice
Suite au CTA ( vœu commun-voir note 15), dans les questions posées par FO : Monsieur le Recteur,
pouvez-vous confirmer ou démentir les droits des collègues rappelés par FO concernant l’organisation de
ces formations ? Pouvez-vous le faire par écrit ? Nous sommes mandatés par plusieurs AG, les collègues
attendent des réponses .... »
Le Recteur refusait de s’engager à répondre de manière immédiate tout en ne remettant pas en cause
les propos tenus par FO.
 Dès le lendemain, FO apprenait que la formation était annulée à plusieurs endroits, par exemple
au collège Maurice Genevoix de Toulon
Dans les initiatives des sections
■ 60
Le SNFOLC de l’Oise a réuni près de 30 participants, délégués, correspondants d’établissements, syndiqués,
vendredi 27 de plus de 12 collèges pour organiser la poursuite de la bataille contre la réforme du collège.
57
Réunion du CS qui adopte un tract pour appel à manifester le 9 décembre et le 13 janvier.
Dans les lettres aux parents
■ 60
Collège Henry de Montherlant
Nous pensons que la réforme du collège est injuste et dangereuse pour l’avenir de nos élèves, de vos
enfants.
En effet, si la réforme du collège s’applique :
400 heures de cours disciplinaires seront supprimées sur la totalité de la scolarité au collège (l’équivalent
de la moitié d’une année de cours) !
-À la place de ces heures de cours ainsi supprimées, sont prévues :
- des heures d’accompagnement personnalisé (AP) … mais en classe entière !!! Actuellement ces heures
se font en groupes, alors qu’espérer d’une aide personnalisée à 27, 28, 29 élèves / classe ?
- De nouveaux Enseignements Pratiques Interdisciplinaires (EPI).
1er exemple, au lieu de faire 3h d'anglais en 5ème, les élèves n'auront que 2h d'anglais et pourront
éventuellement suivre 1h d’enseignement pratique interdisciplinaire (EPI) où l’anglais sera associé à
plusieurs autres matières.
2ème exemple : A Neuilly-en-Thelle, il pourrait y avoir un projet SVT-physique-mathématiques sur le
développement durable, tandis qu'à Beaumont-sur-Oise (ou Marseille), un projet SVT-EPS sur la
respiration humaine.
20% des enseignements seront modulés de façon différente d’un collège à un autre : ce que les élèves
apprendront variera donc d’un collège à l’autre !
C'est donc : La fin des horaires nationaux : 5000 collèges = 5000 règles différentes.
-Des enseignements entiers vont disparaître :
* Le latin et le grec ne seront plus proposés dans tous les établissements, les horaires actuels n’existeraient
plus.
* Les classes bilangues et les sections euro disparaîtront.
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* Les heures de groupes comprises dans les enseignements en 6e disparaîtront (SVT, Technologie...).
* La DP3 (découverte professionnelle) en 3e sera supprimée. Elle était destinée aux élèves en difficulté et
leur permettait de travailler sur leur orientation pendant 3h par semaine.
-Les heures d'accompagnement éducatif (aide aux devoirs) vont disparaître.
La répartition des programmes se fera sur 3 ans (5ème, 4ème et 3ème) et sera propre à chaque
établissement.
Prenons le cas d'un élève qui change d'établissement, il pourra suivre plusieurs fois la même partie du
programme (par exemple, en 5ème, il aura vu la respiration des êtres humains et pourra la refaire en 4ème)
et au contraire, il pourra ne pas avoir étudié du tout une autre partie....
Les classes de SEGPA vont disparaître pour le niveau 6°:
C'est un dispositif qui prend en charge les élèves en grande difficulté (16 élèves maximum par classe)
encadrés par une équipe spécialisée qui revoie les fondamentaux, pour faire passer le CFG (Certificat de
Formation Générale) et fait découvrir certains métiers en 4ème et 3ème, en travaillant en ateliers
professionnels. A Neuilly-en-Thelle, la SEGPA a déjà perdu son atelier d'horticulture, alors que cet
enseignement avait du succès... !
On peut se demander si ces classes seront maintenues à l'avenir en 5°, 4° et 3°...
La réforme du collège entraînera la disparition d’horaires NATIONAUX identiques sur tout le
territoire national. Elle conduit donc dans les faits à accroître les inégalités, à mettre en cause
l’instruction publique, la même pour tous.
Pour les professeurs, la priorité ce n’est pas de diminuer les enseignements disciplinaires (français,
mathématiques, histoire -géographie...) mais d’alléger les effectifs, de rétablir les groupes, de donner
à chaque élève les chances de réussir et d’apprendre. C’est pourquoi nous combattons la réforme du
collège qui taille à la hache dans les heures de cours, qui met en place des horaires, des programmes
différents d’un collège à l’autre.
■ 13
Collège La Ruissatel
Chers parents,
Il nous semble indispensable aujourd’hui de vous informer sur la réalité de la REFORME DU COLLÈGE
prévue pour la rentrée 2016.
Malgré des slogans séduisants et accrocheurs sur le renouveau des méthodes d’apprentissage,
notamment « grâce » aux enseignements dits pratiques interdisciplinaires (les fameux EPI), cette
réforme met en danger la scolarité de nos enfants et l’avenir de notre métier !
En effet, les conséquences des nouveaux programmes et horaires sont édifiantes : une perte de 2h à 6h
par semaine d’heures de cours, en particulier sur les apprentissages fondamentaux (Français,
Mathématiques), avec des soutiens intégrés aux nouveaux horaires planchers et des pratiques
interdisciplinaires incluses et imposées dans le peu d’heures qui nous restent. Par exemple, en
Mathématiques, en classe de 3e, on passe de 4H de cours et 1 H de soutien à 3H30 tout compris. En
Français de 6H en sixième (5H+ 1H soutien) à 4H30 ! La Physique perd 1/2 heure (en 3°), idem en S.V.T
(en 6°) et en Techno (en 3° et en 6°)...
Et c’est sur ces heures qui se réduisent à une peau de chagrin qu’il va falloir faire, en plus, des projets
interdisciplinaires !!!
Aujourd'hui, le volume horaire mensuel est de 103h30 minimum, auquel s'ajoutent les options (latin,
grec, espagnol en 6e et 5e, DP3, DP3 SI), le soutien (mathématiques, français, anglais),et les projets,
très nombreux au Ruissatel (le club de sciences par exemple).
Avec la réforme, ce volume horaire sera de 104 heures MAXIMUM et TOUT compris et le temps consacré
aux savoirs fondamentaux passera donc de 103h30 à 89 heures.
Si le Latin, le Grec et les classes bilangues seront conservés ou non, ce sera au bon vouloir de la politique
des chefs d’établissement cependant que les heures de ces matières seront de toute façon revues à la baisse
(1H de moins par niveau pour les langues de l’Antiquité) ; précisons que des postes d'enseignants seront
inéluctablement supprimés et que beaucoup ignorent tout de leur avenir professionnel...
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Comment dans ces conditions peut-on penser qu’on puisse ainsi favoriser la réussite et la progression de
nos enfants ?
C'est pour l'ensemble de ces raisons que les personnels enseignants du collège Le Ruissatel rejettent
massivement, non l'idée d'une réforme, mais de CETTE réforme.
Tous les enseignants de collège de l’Académie d’Aix-Marseille sont convoqués le mercredi 25
novembre 2015 pour une journée d’ « autoformation » sur la réforme, ce pourquoi vos enfants
n’auront pas cours ce matin-là.
Or, lors de la réunion syndicale du jeudi 12 novembre, les enseignants du Ruissatel présents ont voté
à la grande majorité la grève lors de cette journée du 25 novembre afin de protester contre
l’imposition de cette réforme injuste.
Nous avons cependant besoin de vous pour que cette action soit efficace ! Engagez-vous à nos côtés, pour
vos enfants, pour nos enfants !
Informez-vous : des sites, ou groupes facebook , sont éclairants, objectifs (« la réforme, je m'informe » sur
facebook, avec vidéo en ligne sur youtube, ou « défendons -sans maugréer- les langues anciennes », par
exemple). Des pétitions circulent sur le net: signez-les ! Faites-vous entendre lors du Conseil
d'administration, envoyez des courriers au Recteur, au ministère
Aidez-vos enfants ! Battez-vous pour eux ! Avec nous.
Dans les déclarations FO lors des CA
■ 76
Collège Robespierre – St Etienne du Rouvray FO.
Déclaration des représentants des personnels et de la section syndicale Force Ouvrière au C Administration
du 24 novembre 2015.
out d’abord, nous souhaitons adresser toutes nos pensées à celles et ceux qui ont perdu un ou plusieurs
proches lors des derniers attentats.
Plus que jamais, nous rappelons que l’ensemble des personnels se mobilise, et continuera de le faire,
pour défendre non seulement la démocratie, mais aussi les valeurs républicaines de liberté, d’égalité,
de fraternité et de laïcité. Comme l’a indiqué notre principal dans sa note de service, c’est en ce sens que
notre communauté éducative s’est réunie lundi 16 novembre pour rendre hommage aux victimes et pour
partager tous ensemble un moment fort où la diversité et le climat serein de notre collège ont été mis à
l’honneur.
Concernant l’ordre du jour, nous souhaitons détailler quelques points.
- Installation du conseil d’administration :
Nous tenons à informer l’ensemble des membres au conseil d’administration que pour la première fois
dans notre établissement, nous avons décidé de présenter une liste sur sigle syndical du Syndicat National
Force Ouvrière des Lycées et Collèges. Il ne s’agit pas pour nous uniquement de traiter une question de
forme, mais bel et bien de fond.
Pour mener à bien ses orientations, le gouvernement a entrepris une déréglementation généralisée.
Dans l’Education nationale, celle-ci prend la forme de la refondation de l’Ecole (loi Peillon n°2013595 du 8 juillet 2013) qui conduit à une définition locale des programmes et des horaires des élèves
(décret n° 2015-544 et arrêté du 19 mai 2015), des examens (projets sur le brevet et le lycée) ainsi que des
obligations de services et de la rémunération des professeurs (décret Peillon-Hamon n°2014-940 du 20 août
2014). Nous avions déjà détaillé ces points lors des conseils d’administration de juin et septembre 2015.
Dans les établissements scolaires, le ministère compte donc utiliser les conseils d’administration afin
de contourner les statuts nationaux des personnels. Avec la réforme du collège, les conseils
d’administration arrêtent ainsi « la répartition des moyens horaires entre les enseignements
communs, les enseignements complémentaires (accompagnement personnalisé et enseignements
pratiques interdisciplinaires) et les enseignements de complément » (circulaire n° 2015-106 du 30
juin 2015). Ils rendent un avis sur la répartition des indemnités pour mission particulière versées aux
professeurs (décret n°2015-475 du 27 avril 2015). Pour Force Ouvrière, il n’est pas acceptable que les
représentants des parents, des élèves, et des collectivités aient à se prononcer sur le service et la
rémunération des personnels d’Etat.
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Nous avons donc décidé de présenter une liste Force Ouvrière aux élections au conseil d’administration
pour défendre l’Ecole de la République, celle où les enseignants, fonctionnaires d’Etat, ont le droit
d’enseigner et celle où les élèves ont le droit de s’instruire en donnant le meilleur d’eux-mêmes, en
développant leur esprit critique, leur aptitude à raisonner, leur sens esthétique pour devenir des
adultes libres, cultivés et responsables.
Vous comprendrez aisément que préserver notre outil de travail n’est pas uniquement une question
corporatiste. C’est aussi par notre mobilisation que nous souhaitons garantir et renforcer la République une
et indivisible dans tous les actes de la vie où nous assurons toutes nos missions du Service Public.
-Bilan de rentrée :
Le constat du nombre d’élèves en septembre 2014 était de 202 élèves.
La prévision du nombre d’élèves pour septembre 2015 était de 224 élèves, le constat lui a été de 236
élèves.
Cette augmentation de plus de 15% du nombre d’élèves au collège est conséquente, et nous affirmons
avoir eu raison de nous mobiliser et de demander audience l’année dernière dans les services afin de
prendre en compte la situation de notre collège et donc avoir autant de classes que nécessaires pour pouvoir
enseigner dans les meilleurs conditions (nous sommes passés de 2 classes de 4ème à 25 à 3 classes de
3ème à 16) et donc permettre à chacun de nos élèves d’avoir le plus de chances possible.
De plus, nous rappelons que notre collège accueille régulièrement et tout au long de l’année des élèves.
Pour preuve, la semaine dernière encore il y a eu des inscriptions.
Un mot concernant les programmes. S’ils n’ont pas été publiés le 19/11 comme annoncé, les
programmes pour nos classes du collège devraient paraître prochainement au bulletin officiel. Nous
notons seulement, encore une fois, que le gouvernement reste sourd au rejet de ce projet par le
Conseil Supérieur de l’Education du 08/10 dernier…
Nous ne pouvons pas ne pas parler de la réforme du collège pour septembre 2016.
En effet, depuis la rentrée, l’ensemble des personnels constate concrètement les conséquences directes de
la mise en application de cette réforme du collège que l’ensemble des personnels continuent d’en demander
l’abrogation.
Nous tenons à préciser que les personnels refusent d’être formés sur leur temps personnel comme il a
été précisé lors du conseil école-collège du 23 novembre. Nous ne pouvons pas demander toujours et
encore plus aux enseignants.
En général, il est d’usage de parler de la DHG au conseil d’administration de janvier/février. Cependant, à
ce jour, nous soulignons le travail de Monsieur M qui a pris les devants. Ainsi, les premières réunions
montrent que les premières projections sont plus qu’inquiétantes voire graves.
En effet, alors que notre établissement continue de gagner des élèves, alors que l’équipe pédagogique
commençait à se stabiliser, en réduisant les compléments de services des enseignants, il est prévu ni plus
ni moins d’envisager au minimum une suppression de poste d’un enseignant de l’établissement.
Pour les élèves, cette réforme du collège fait : - disparaître la section bilangue d’espagnol (pour les
élèves de 6ème et 5ème) dès la rentrée prochaine et à terme la section européenne d’espagnol (pour les
élèves de 3ème), pourtant récompensée tout récemment par le 1er prix national Etwinning et par un label
de qualité nationale européen. Concernant les classes bilangues, l’ensemble des familles contactées
après l'avis de la commission CM2-6ème était en général très favorable à ce que leur enfant puisse
suivre cet enseignement… Quasiment aussitôt installées, aussitôt nous devrions faire mourir les
sections bilangue et européenne... C'est d’autant plus dommage que les élèves étaient susceptibles de
choisir une section européenne ainsi qu’une discipline non linguiste au lycée ou bien choisir la section
Bachibac leur permettant de valider le baccalauréat version espagnole.
- disparaître l’option de DP3 (découverte professionnelle 3 heures en classe de 3ème),
- disparaître le module relais créé au sein de l’établissement depuis l’année dernière.
Les exemples et conséquences sont nombreux et nous sommes actuellement au point où il est demandé à
l’ensemble de l’équipe de réfléchir au maintien ou à la disparition pure du latin !
Nous ne pouvons accepter de telles conséquences.
L’ensemble des personnels dénonce la casse organisée de la mixité sociale au sein de notre établissement.
Après ce rapide premier bilan, qui peut, en toute franchise, croire que cette réforme du collège sera
bénéfique et au service des élèves ? Ce n’est pas de cette réforme que nous voulons.
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■ 57
Une déclaration des enseignants opposés à la réforme du collège- CA du 24 novembre
En tant que professeurs, mais aussi parents et citoyens, il nous paraît essentiel d'expliquer
aujourd'hui en quoi cette réforme imposée par la ministre Najat Vallaud-Belkacem, comporte de nombreux
points d'inquiétude et de contestation. En effet, après sept mois de mobilisation à l'encontre de la réforme
du collège, la ministre maintient le décret qui mettra en péril l'égalité face à l'instruction.
Sous couvert d'égalité, la réforme du collège aura pourtant pour conséquences :
- la suppression de plus de 400 heures d'enseignement disciplinaire, soit l'équivalent d'une demi-année de
collège sur l'ensemble des quatre années,
- la suppression des sections bilangues dans une grande partie du territoire, des sections européennes, de
l'enseignement du latin et du grec limité à un EPI LCA et en enseignement de complément, de l'option
DP3, enseignements facultatifs qui étaient pourtant proposés à tous les élèves désireux d'en apprendre
davantage,
- de mettre en place 20% d'autonomie locale dans l'organisation des enseignements : les horaires et
contenus disciplinaires, ainsi que leur progression sur des cycles désormais de 3 ans, et à cheval sur le
primaire et le collège, seront décidés localement, ce seront 5000 collèges avec 5000 fonctionnements
différents, ce qui ne fera qu'accroître les inégalités et mettre les établissements en concurrence,
- la mise en place d'une LV2 en 5° avec des horaires insuffisants (2h30 / semaine, amputées par les EPI,
l'AP), avec des niveaux d'exigence revus à la baisse,
- la possibilité d'introduire l'EIST en 6°, des enseignements globalisés en SVT, physique-chimie et
technologie, pour lesquels les enseignants ne sont pas qualifiés,
- d'introduire des EPI et de l'AP en classe entière, en lieu et place des enseignements disciplinaires, ce ne
seront pas des moyens supplémentaires, on demande aux enseignants de choisir quelles disciplines devront
sacrifier du temps de cours et des parties de leur programme,
- d'imposer une interdisciplinarité artificielle aux enseignants, pourtant formés et qualifiés dans
leurs disciplines respectives,
- de menacer les SEGPA, notamment par la création du cycle CM1-CM2-6° et l'interdiction du
redoublement,
- de réaffirmer encore et toujours l'importance des compétences au détriment des connaissances, et
ce, jusque dans le projet de nouveau DNB, un brevet en partie « maison », où les épreuves auront
moins de poids que les compétences validées localement.
- Nous nous opposons à l'idée que l'on puisse mieux remédier à la difficulté scolaire en supprimant
des heures de cours disciplinaires et en introduisant des EPI très flous et qui, par la force des choses,
risquent d'être vides de sens et de contenus disciplinaires. Les programmes disciplinaires actuels
impliquent une interdisciplinarité naturelle qui permet aux élèves de construire des liens entre les
savoirs qu'ils acquièrent. Ne faut-il pas d'abord maîtriser les savoirs disciplinaires de manière
structurée avant de pratiquer l'interdisciplinarité ? C'est de connaissances claires et de pratiques
structurantes dont nos élèves ont besoin, et surtout les élèves les plus en difficulté. Si l'interdisciplinarité se
pratique déjà, elle se fait dans le cadre d'un projet que les enseignants ont choisi de mener en suivant leurs
programmes et en usant de leur liberté pédagogique, et non de manière forcée et artificielle. Avec la
réforme du collège, la liberté pédagogique de l'enseignant est menacée, elle est pourtant la garantie de la
qualité de l'enseignement : le professeur connaît ses élèves, détermine la progression de son cours, la
manière dont il peut aborder les contenus, le temps qu'il jugera nécessaire à l'acquisition des savoirs, et
dans le cadre des programmes annuels et nationaux, garants de l'égalité face à l'instruction.
- Nous refusons l'idée que pour mieux répondre aux difficultés de nos élèves, il faudra supprimer du temps
de cours pour faire de l'accompagnement personnalisé en classe entière, et non en groupes de besoin
comme c'est le cas actuellement. On nous demande de déterminer à l'avance ce que nous ferons l'année
prochaine avec nos élèves en difficulté ou non. Cette démarche va à l'encontre du bon sens qui voudrait
que l'on connaisse les difficultés des élèves pour pouvoir répondre à leurs besoins. Avec la réforme, ce sera
l'AP pour les élèves solides et les élèves en difficulté, tous obligés de participer à l'AP en classe entière !
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Comment peut-on nous faire croire que l'on répondra aux besoins de chacun, que l'on travaillera sur les
difficultés de certains et que l'on poussera d'autres à aller plus loin ?
- Rappelons aussi qu'à la rentrée 2015, l'on a supprimé les moyens qui permettaient de proposer à
tous les élèves l'accompagnement éducatif, qui dans notre établissement fonctionnait bien, dans lequel
les enseignants s'étaient investis : aide aux devoirs, activités linguistiques et culturelles, ouvertes à tous les
élèves selon leurs goûts, leur volonté et leurs besoins ! Rappelons également qu'il n'est pas question, avec
cette réforme, de revenir sur les effectifs, que les classes resteront surchargées, incluant à l'avenir les élèves
de SEGPA et d'ULIS, et que la réforme affiche l'objectif de « créer une forte hétérogénéité ».
C'est pourquoi, nous refusons cette réforme qui supprime les dispositifs spécifiques, permettant
aux élèves en difficulté de bénéficier d'un suivi particulier; nous refusons également cette réforme qui
montre du doigt les élèves ambitieux, les accuse de « se réserver » les options désormais qualifiées
« d'élitistes », alors qu'elles sont accessibles à tous les élèves, cette réforme, nous la refusons et maintenons
notre revendication d'abrogation. L'emballage de cette réforme se voudrait pédagogique, or il est
évident que son objectif principal est de réduire le coût de l'instruction et de gérer la pénurie de
professeurs qui désormais, touche toutes les disciplines.
En tant que professeurs, mais aussi parents et citoyens, il est de notre devoir de refuser cette
réforme et de défendre l'instruction publique. Il est de notre devoir d'expliquer que la réforme du collège ne
conduira qu'à un nivellement vers le bas pour tous les élèves, qu'elle cassera l'ambition et que l'école ne
sera plus garante de la possibilité d'une ascension sociale.
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