Faire de l`art – mes souvenirs les plus lointains
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Faire de l`art – mes souvenirs les plus lointains
Faire de l’art – mes souvenirs les plus lointains J’avais fait de l’art uniquement à l’école, au pensionnat en Angleterre. C’était une meilleure option que le latin ou l’algèbre. Je me suis mis à la photographie par accident, et très tard, après l’université, quand j’étais journaliste en Philadelphie, et c’est là que les photographes du journal m’ont appris à développer du film. Et la photographie m’intriguait. Les jeudis, j’allais au Musée d’art moderne pour voir leur collection, et j’ai acheté des livres pour m’instruire. Ce fut un processus très long et très lent. Geoffrey James – Clip 1 Pourquoi je suis devenu photographe Je ne sais pas exactement comment je suis devenu photographe. C’est plutôt la photographie qui m’a choisi d’une drôle de façon. Ce que je veux dire, c’est que je n’ai pas vraiment fait ça à plein temps avant l’âge de 40 ans. J’ai été journaliste puis administrateur des arts au Conseil des Arts, tout en prenant des photos. Mais je pense que, rendu à l’âge de 40 ans, j’ai décidé que j’étais vraiment épris de la photographie et que cela me passionnait énormément. Et je me suis dit : « Eh bien, c’est ce que je vais faire », et c’est ce que je fais depuis 26 ans. Rien d’autre. Je pense que quand j’ai décidé de le faire, j’étais extrêmement naïf, c’est-à-dire j’avais un appareil Leica et un autre très vieux et primitif des années 1920 qui ressemble à une boîte à chaussures, aucune chambre noire. Je me suis lancé, et je crois que j’ai été extraordinairement chanceux. Pendant quelques années, j’ai eu l’impression d’être entouré de soleil. J’ai vécu de très belles choses. Maintenant que j’y pense, ce fut une décision irrationnelle, mais je suis content de l’avoir fait. Geoffrey James – Clip 2 Comment je choisis mes sujets Il m’est difficile d’expliquer comment je choisis mes sujets. Tout d’abord, il me faut absolument une ligne de conduite claire. Je ne peux pas sortir tous les jours un appareil à la main, en espérant que quelque chose d’intéressant m’arrive. C’est ce que bien des photographes de rue font ou faisaient. Donc j’élabore des projets, et ils sont tous différents. Et dans cette exposition, je crois qu’il y a des photographies très variées, allant des choses très idylliques aux paysages qui sont pas mal brutaux ou aliénants. Je m’intéresse à tous et probablement pour différentes raisons. Geoffrey James – Clip 3 Je fais des recherches sur des sites pour différentes raisons L’exposition s’appelle Utopie/Dystopie, mais j’aurais pu lui donner bien d’autres titres parce que je n’envisage pas les choses en fonction de grands thèmes. Je crois que le champ de chaque enquête peut me soutenir et me permettre de faire des photos qui m’intéressent. Et je tombe sur bien des sujets par hasard. Vous savez que j’ai eu l’idée de photographier le paysage des mines d’amiante au Québec un jour où je passais par Thetford Mines pour aller photographier un jardin dans le cadre d’un autre projet. J’ai su tout de suite que c’était quelque chose que je devais absolument faire. Il en va de même pour les photographies de la frontière mexicaine. Un musée de San Diego m’avait proposé un projet. Je ne m’y intéressais pas du tout. San Diego ne semblait rien avoir pour moi. Mais j’étais là de toute façon et j’ai vu la clôture. Je me suis rendu compte que c’était un sujet puissant et incontournable. J’ai passé sept ans à photographier l’œuvre du grand paysagiste Frederick Law Olmsted. C’est en lisant un essai de Robert Smithson, un merveilleux essai sur Olmsted par un grand artiste, que j’ai eu l’idée de ce projet, et cela m’a fait réfléchir au sujet et au fait que son héritage était peu connu. Donc ils sont tous différents, et pour bien comprendre le rapport entre eux, il faudrait peut-être lire le catalogue. Geoffrey James – Clip 4 Je préserve la mémoire, je témoigne Vous savez, il y a maintenant un truisme qui s’applique à l’art. On dit que tout art qui est bon est politique. Je ne sais pas si c’est vrai. Je pense que mon travail aborde le monde réel et parfois des problèmes sociaux, mais je ne me fais aucune illusion quant au pouvoir de l’art quand il s’agit de changer les idées des gens. Je crois que la photographie est le moyen le moins efficace de provoquer un changement social. Je ne prends pas de photos pour des affiches ayant pour sujet la protection de l’environnement. Je suppose que, d’abord et avant tout, je préserve la mémoire, je témoigne. Je signale quelque chose, et les gens verront peut-être les choses différemment, mais ce n’est pas mon principal objectif. Geoffrey James – Clip 5 La photographie est quelque chose de très physique Pour moi, la photographie est… c’est quelque chose de très physique. Le cliché, c’est que… on disait, à propos d’Henri Cartier Bresson, que l’appareil photo était l’extension de son œil. Et je pense vraiment que c’est avec le corps que l’on fait des photographies parce que, pour que l’œil puisse y jouer un rôle, il faut qu’on soit au bon endroit. On fait cela avec le corps, c’est une relation corporelle visà-vis le monde. Donc, que l’on photographie un arbre ou une maison à Paris, ou un pont, ou la rive opposée de la rivière Oldman en Alberta, ce qui compte, c’est où on se place, et c’est l’œil qui établit cela, mais c’est quelque chose de très corporel. Parfois, on dit qu’il existe trois types de photographes : ceux qui prennent des instantanés depuis leur voiture, ceux qui sortent de la voiture et prennent des photos au bord de la route, et ceux qui marchent. Je suis parmi ces derniers. Geoffrey James – Clip 6 Influences majeures Je suppose que ce qui a influencé ce que je fais aujourd’hui, c’est tout ce que j’ai vécu jusqu’ici. Quand j’ai commencé à photographier, j’ai eu vraiment de la chance parce que j’avais accès à certains des meilleurs photographes. Je pense que c’était en 1968 que j’ai rencontré Andre Kertesz à New York, et nous sommes devenus de grands amis. Je lui rendais visite à New York, et il est même venu me voir à Montréal, et c’était plutôt formidable d’être avec lui. Cela a démystifié beaucoup de choses. Il m’a appris certaines choses. Il m’a surtout conseillé de « faire de meilleures épreuves », et vous savez, j’ai vu bien d’autres personnes, c’est-à-dire Lartigue est resté chez moi. Jacques Henri Lartigue m’a rendu visite au milieu des années 1970. C’est un homme qui a pris d’excellentes photos en 1911. Donc j’avais ce… et j’ai également eu beaucoup, beaucoup de chance dans les années 1960, quand j’étais à Montréal, parce que je faisais partie d’une communauté d’artistes et de photographes. J’ai dû également être influencé par des personnes qui ne sont pas photographes. Vous savez, le grand collagiste Kurt Schwitters m’a beaucoup appris sur la photographie et le traitement des bords, je crois, et… j’aime la peinture italienne ancienne… J’aime Poussin. J’aime la façon dont les gens composent les images. On ne peut pas composer les images en photographie; on peut seulement les Geoffrey James – Clip 7 encadrer. Vous savez, visuellement je suis omnivore. J’adore regarder les choses et… donc c’est tout, c’est… tout m’a influencé, y compris le dernier bon repas que j’ai pris. La musique et la photographie Tout contribue à la photographie. J’adore la musique, et je joue du jazz très médiocrement, mais j’aime beaucoup l’improvisation et tout ça et… c’est vraiment merveilleux… c’est l’adaptabilité. L’autre jour, j’ai assisté à une soirée formidable à Toronto qui a lieu chaque année, où l’on a un trio à cordes et plusieurs musiciens de jazz d’ici et un de Cuba. Et ils jouent tous ensemble. Et j’étais tellement émerveillé par le talent incroyable des musiciens de jazz, qui peuvent lire les notes mais peuvent aussi composer à l’improviste, et peuvent écrire, et la photographie est comme ça, je suppose. On est là, et on doit réagir très vite au moment. Et je pense, … dans les deux cas, vous savez, en improvisation et en photographie… si on le fait assez souvent… Je crois qu’Oliver Sacks dit qu’il faut en faire 100 000 heures pour que le cerveau s’y habitue… et c’est certainement vrai en musique, qu’il faut énormément de temps pour acquérir le vocabulaire et les connaissances. Il en va de même pour la photographie. J’ai dû prendre beaucoup de photographies pour apprendre à ne pas prendre de photographie quand il ne fallait pas le faire. Geoffrey James – Clip 8 Mon travail n’est pas journalistique Je ne sais pas si le fait d’être journaliste a eu un impact sur ma façon de faire. J’ai étudié l’histoire pour ça. C’est probablement la meilleure formation qu’on puisse avoir pour la photographie, l’histoire. J’étais vraiment très heureux d’abandonner le journalisme. C’est un métier plutôt pénible pour les jeunes. On fait des nuits blanches et on fume trop de cigarettes, et tout ça. Je suis très heureux de ne pas faire ça. J’essaie même de m’éloigner du journalistique dans mon travail. Quand j’ai fait les photographies de la frontière mexicaine, je me souviens d’avoir parlé à un directeur de musée, le directeur d’un musée de photographie à San Diego. Il a dit : « Que pensez-vous pouvoir faire? Ce que je veux dire, c’est que beaucoup d’autres personnes nous ont déjà photographiés. » Donc j’ai pris une grande chambre photographique, et je n’ai rien fait de journalistique. J’ai tout simplement photographié l’arrière-plan qui aurait figuré sur toutes les photos et que personne ne regardait… un peu comme la façon dont je regarde les arrière-plans des peintures italiennes. Et à l’ouverture de l’exposition, il a dit que personne n’avait fait ça. Donc, en un sens, je suis anti journalistique. Geoffrey James – Clip 9 Je m’intéresse au pouvoir qu’a la photographie d’évoquer des souvenirs Je m’intéresse au pouvoir mnémonique de la photographie, à son pouvoir d’évoquer des souvenirs. Je crois que c’est une arme secrète et ce qui terrifie les peintres depuis toujours : le fait qu’une photographie qui est vraiment bonne a un caractère étrange qui transporte; elle simule le réel en quelque sorte, bien qu’une photographie ne soit pas l’équivalent du sujet. Donc j’aime cet aspect de la photographie. Et sa qualité centrale est liée à la qualité de la lumière, et quand je me sens dogmatique, je dis parfois qu’en photographie, il n’y a pas de sujet; il n’y a que des qualités de lumière, et chacun de nous apprend à photographier sous différents éclairages… et ce qui marche et ce qui ne marche pas, et quelles saisons. Et j’ai tendance à ne pas travailler l’été… la pire saison pour moi, la lumière est trop brutale. Les arbres ont l’aspect de brocoli avec une ombre impénétrable. J’aime le printemps, l’automne, l’hiver. Peut-être un début de matinée d’été ou quelque chose, mais l’heure et tout ça, c’est difficile d’en parler, mais comme j’ai dit plus tôt, on apprend a ne pas prendre de photographie quand il ne faut pas le faire, et c’est probablement le plus important. Geoffrey James – Clip 10 Est-il vraiment possible de photographier quelque chose qu’on n’aime pas? C’est intéressant, la façon dont je choisis les projets, et certains de mes projets n’aboutissent à rien; j’essaie de faire quelque chose, et je me rends compte que ce n’est pas possible. Une fois, je suis allé au Japon pour essayer de photographier des jardins japonais, et je suis allé à Kyoto, où, pendant dix jours, j’ai contemplé du gravier ratissé et observé des femmes minuscules qui soignaient de la mousse avec de petits pinces et des peignes, et je me suis rendu compte que ce n’était pas ma culture… Je… Je ne pouvais pas… rien. Je n’avais aucune connaissance à apporter à ces endroits, et je n’étais pas du tout dans mon élément. Une fois quelqu’un, Phyllis Lambert, m’a demandé s’il est vraiment possible de photographier quelque chose qu’on n’aime pas… et on peut le faire… et je l’ai fait, mais c’est bien plus difficile. Geoffrey James – Clip 11 Paris Parfois les gens pensent que c’est un sujet pittoresque et exotique, un endroit facile à photographier. Je me souviens d’avoir entendu les gens dire : « Ah, Paris! Paris doit être facile à photographier. » C’est le projet le plus difficile que j’ai jamais entrepris. D’un côté, Paris est un énorme cliché. C’est le genre de… l’équivalent visuel de la musique de l’accordéon, vous savez, toutes ces photos qu’on voit. De l’autre, c’est une ville qui est devenue complètement bourgeoise. La classe ouvrière se fait exclure. Tout a été frotté jusqu’à ce que ce soit gris et, vous savez, on remplace les concierges par de petits codes, et les rues sont congestionnées, et ce fut extraordinairement difficile. Pendant trois ou quatre mois, j’ai travaillé tous les jours dès l’aube, à pied, essayant de trouver des choses qui m’intéressaient. Geoffrey James – Clip 12 L’esthétique repose sur le technique Les photographes ont tendance à parler de l’équipement parce que l’esthétique repose sur le technique. Donc les résultats dépendent vraiment des outils qu’on utilise. Et mon expérience est plutôt… est un peu excentrique en ce sens que le premier appareil que j’ai utilisé fut un appareil argentique, un Rolleifex… un appareil carré a deux objectifs. Puis j’ai acheté un petit appareil reflex 35 mm, et ensuite un Leica, et cela représente probablement les premières quinze années… je me promenais avec ces appareils. Et puis à un moment donné, à la fin des années 1970, quelqu’un m’a donné un appareil qui était… il était problématique. Il ressemblait à une boîte à chaussures, un appareil fabriqué par Kodak dans les années 1920. Et c’était radicalement différent de la photographie conventionnelle en ce sens que le film est sur une courbe, sur un arc, et l’image est formée par une fente qui passe par le film, comme si c’était la tête qui tournait. Et c’est cet appareil qui m’a permis de trouver ma voix en photographie, je pense. Il semblait parfait. Il se rapproche vraiment plus de la vision humaine et de l’expérience d’être dans un endroit parce qu’on a 145 degrés, le genre de champ visuel que les yeux nous donnent de toute façon. Donc, c’est à ce moment-là que j’ai vraiment commencé et que j’ai décidé de devenir photographe. C’était mon unique Geoffrey James – Clip 13 appareil. Le seul problème, c’était que personne ne fabriquait de la pellicule pour cet appareil. Donc j’ai dû découper du film dans le noir, dans de grandes feuilles, et le mettre dans des boîtes. Et pour faire une photo, il fallait mettre l’appareil dans un manchon de chargement avec les boîtes et fixer le film avec un ruban adhésif. Et il n’y avait aucun moyen de régler l’exposition ni de vrai viseur… Cet appareil très, très primitif m’a beaucoup appris sur la façon de faire une photo. Et il m’a appris à travailler très lentement. Si je prenais dix photos par jour, c’était tout un exploit. Donc c’était une façon de travailler vraiment bizarre, complètement anachronique, mais cela semblait adéquat par rapport au sujet que je traitais. La chambre photographique Quand j’ai commencé à photographier en Amérique du Nord je photographiais partout aux États-Unis et l’œuvre d’Olmsted. J’avais besoin de quelque chose de moins excentrique et de moins fragile, donc j’ai fini par utiliser une chambre photographique 8 x 10 à plaques. Ce sont de merveilleux appareils parce qu’ils décrivent le monde si généreusement. Et ils contiennent tant d’information qu’on peut faire une photo tout à fait idiote, et elle sera toujours belle. Donc j’ai utilisé cet appareil pendant très longtemps. J’ai fait Paris avec la grande chambre photographique, et Lethbridge, et même la frontière mexicaine, bien que j’aie eu des problèmes de temps en temps à cause de cela. J’ai dû fuir des voleurs à un moment donné et prendre mon appareil et sauter dans ma jeep Cherokee pour m’enfuir. C’était vraiment très primitif, mais je l’aime assez, ce grand appareil, parce que je ne pouvais pas me cacher. Je me promenais avec un linge foncé. Et les gens me laissaient tranquille. Ils pensaient que j’étais fou. Et plus ou moins partout où j’allais… parfois à Paris, certaines personnes, de vieux Russes, me disaient : « J’ai travaillé avec un appareil comme ça. » C’était intéressant, mais c’était mon genre de grand canon pendant très longtemps. Geoffrey James – Clip 14 L’appareil panoramique Maintenant, je suis revenu à l’appareil panoramique, mais à un appareil moderne avec un rouleau de pellicule qui est génial parce qu’il est portatif et je peux faire beaucoup de photos en une journée. Et je peux photographier sous tous les éclairages, à l’intérieur et à l’extérieur. J’ai fait le livre sur Toronto avec ça, ainsi que la grande image au début de Ohio Turnpike. Donc je peux aller quelque part pendant 4 ou 5 jours et revenir avec une grande quantité de photographies. J’adore cette flexibilité et cette liberté. Geoffrey James – Clip 15 Je réagis à l’espace et aux endroits Je réagis beaucoup à l’espace et aux endroits et à ce qu’on ressent quand on est à un endroit. Et dès qu’on commence à aborder l’être humain dans le paysage, le type change. Cela devient anecdotique, et je ne m’intéresse pas à l’anecdote. Parfois, l’absence de personnes peut être signe de perte ou de problèmes sociaux… ou curieusement, c’est-à dire… maintenant que j’y pense, j’ai photographié les parcs de Frederick Law Olmsted, des lieux de loisirs où les gens s’amusent, et on voit très peu de personnes sur ces photographies. Mais je pense que c’est significatif, le fait que j’aie pu photographier ces espaces déserts. Cela communique quelque chose à propos de l’usage qu’on en fait. Bien sûr, si on va au Central Park le 4 juillet, ou au Prospect Park à Brooklyn, on trouvera 10 000 personnes en train de faire des barbecues. Mais peu de gens les utilisent durant la journée, et même pendant l’année, et je pense que cela dénote un problème en Amérique en ce qui concerne ces espaces, et même par rapport à la notion d’espace public. Ce n’était pas un point de vue populaire. Les critiques américains n’ont pas du tout aimé ça. Geoffrey James – Clip 16 Le livre du photographe D’une certaine façon, je pense, le livre est la chose la plus importante que je fais. Gertrude Stein a dit une fois que les phrases ne sont pas émouvantes, mais plutôt les paragraphes, parce que le paragraphe règle et contrôle la phrase, et il devient quelque chose de beaucoup plus grand. Et je pense que, bien que j’aime beaucoup regarder une bonne épreuve photographique, et rien ne peut la remplacer, le livre peut avoir une richesse et une complexité qui résultent de la séquence formée par les images. Il est intime. On le tient dans la main. Il est là pour toujours. Et en un sens, je pense qu’on peut dire que la vraie histoire de la photographie est l’histoire du livre de photographies. Geoffrey James – Clip 17