Exposition 2013 : Lien de téléchargement
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Exposition 2013 : Lien de téléchargement
2 REMP-ARTS revisite l’Encyclopédie “REMP-ARTS revisite l’Encyclopédie” avec ◗ Conférences - Salle Jean-Favre • 13 avril - 15 h 30 : Douette-Richardot • 20 avril - 15 h 30 : Forge de Buffon - 16 h 30 : Faïencerie des Auges • 27 avril - 15 h 30 : Coutellerie de Langres Avec le soutien de : Monsieur Jean BLETNER et Le Journal de la Haute-Marne REMP-ARTS revisite l’Encyclopédie 3 ◗ Sous le haut patronage de Monsieur Jean-Paul CELET, Préfet de la Haute-Marne et le comité d’honneur Monsieur Luc CHATEL, Député de la Haute-Marne - Maire de Chaumont Monsieur Bruno SIDO, Sénateur de la Haute-Marne - Président du Conseil Général Monsieur Charles GUENÉ, Sénateur de la Haute-Marne Monsieur Jean-Paul BACHY, Président du Conseil Régional Champagne-Ardenne Madame Patricia ANDRIOT, Vice-présidente du Conseil Régional Champagne-Ardenne Madame Sophie DELONG, Conseillère Régionale Monsieur Didier JANNAUD, Conseiller Général Monsieur Didier LOISEAU, Maire de Langres Madame Corinne ALONSO, Adjointe à la Culture 4 REMP-ARTS revisite l’Encyclopédie ◗ Peintres Gérard BACHELET Claudette BAZIN-MEHANI Simon BOHBOT Michèle BRUEL-RUPP Jacques GOUPIL MICHEL HENRY Monique JOURNOD Pierre LAMBERT Dragan MIHAILOVIC Gil POTTIER Christiane ROSSET ◗ Marie SCHNEBELEN Michèle TAUPIN Patrick WARAVKA Sculpteurs ◗ Daniel CHANSON Sylvie KOECHLIN Jean LEMONNIER Noël THOMANN Nancy VUYLSTEKE de LAPS Conférences - Salle Jean-Favre • 13 avril - 15 h 30 : Douette-Richardot, un ”pionnier de l’Agriculture” par M. A. Catherinet • 20 avril - 15 h 30 : Forge de Buffon par M. C. Veyssière - Pomot - 16 h 30 : Faïencerie des Auges par Melle R. Marcout • 27 avril - 15 h 30 : Coutellerie de Langres par M. J.M. Roulot Avec le soutien de : Monsieur Jean BLETNER et le Journal de la Haute-Marne REMP-ARTS revisite l’Encyclopédie 5 ◗ Préface « Diderot un inconnu, mais c’est trop prétentieux, alors Diderot encore inconnu » Nul n’ignore que Diderot conçut l’Encyclopédie, ou la présentation de l’état des Sciences ; pour cette tâche, il s’entoure des savants de sa génération d’Alembert, Holbach, Turgot, Condorcet, etc. Il montra subrepticement qu’il faut compter moins sur la Théologie que sur la Science, afin de se libérer. Il a été écrit et même prouvé que, sous cette Encyclopédie, le texte compte moins que les Planches. La communication passe plus ou mieux à travers les graphes (les figures, les dessins) qu’à travers les lettres ou le seul vocabulaire. Les ouvriers - les imprimeurs – comprennent mieux les représentations que les simples exposés. Diderot ne s’est pas contenté de plaider auprès des théoriciens de son temps en vue de leur participation : la preuve en est qu’il compose lui-même un traité de chimie (2 volumes, 800 pages) Aucun spécialiste de l’œuvre de Diderot ne l’a mentionné. La Revue Langroise (l’intitulé) s’honore d’être la première à évoquer cet ouvrage, passé sous silence. On peut, il est vrai tenir ce texte, pour apocryphe, mais il faudra nous dire le nom de celui qui a composé cet ensemble. Restons-en à la victoire de celui qui a pris au sérieux une science qui se révolutionne (la chimie et ensuite la Revue Langroise) et surtout à celle de celui qui a tout accordé à une science qui commence à être interrogée et bouleversée. François DAGOGNET Docteur en Médecine et en Philosophie Professeur à la Sorbonne 6 REMP-ARTS revisite 6 l’Encyclopédie Salon international, « REMP-ARTS revisite l’Encyclopédie » C’est avec enthousiasme que je découvre pour la première fois la programmation de ce rendezvous culturel devenu incontournable à Langres. Il met à l’honneur cette année, dans le cadre de Langres Diderot 2013, l’enfant de la ville, personnage emblématique du siècle des Lumières. Cette année de festivités qui s’est ouverte fin janvier va contribuer au rayonnement culturel et artistique de Langres et plus largement du département. Les artistes professionnels présents, qu’ils soient peintres ou sculpteurs, vont faire découvrir ou redécouvrir différemment l’œuvre majeure de Denis Diderot : l’Encyclopédie. Je salue l’implication de l’association REMP-ARTS et de M. Jean-Claude FOURTIER, son président, qui a su réunir, cette année encore, de nombreux artistes à Langres. A toutes et à tous, je vous souhaite d’agréables découvertes lors de cette nouvelle édition du salon international. Jean-Paul CELET, Préfet de la Haute-Marne REMP-ARTS revisite l’Encyclopédie 7 Promouvoir l’art et le rendre accessible à tous est un enjeu véritable. En Pays de Langres, l’association Remp-Arts remplit cette mission brillamment depuis plus de quinze ans, en proposant, chaque année, une exposition reconnue. Je me réjouis de voir qu’en 2013, alors que l’on célèbre le tricentenaire de la naissance d’un Langrois bien connu, Denis Diderot, l’association propose à des artistes peintres ou sculpteurs d’exposer sur le thème « Remp-Arts revisite l’Encyclopédie ». C’est ici l’occasion de montrer combien notre département et les hommes qui ont fait et font encore son histoire sont une riche source d’inspiration. En souhaitant à Remp-Arts, aux artistes et au public, une belle rencontre culturelle ! Bruno Sido Sénateur,Président du Conseil général de la Haute-Marne 8 REMP-ARTS revisite l’Encyclopédie Le printemps va encore fleurir cette année au cœur des remparts de la cité langroise, grâce à une poignée de passionnés réunis au sein de l’association REMP-ARTS et à un florilège d’œuvres de grande qualité. En cette année du tricentenaire de Diderot, les artistes sont invités à s’exprimer sur un thème d’actualité : « revisiter l’encyclopédie». Ils sont une vingtaine venus de France mais aussi d’Europe centrale et notamment de Serbie qui prendront leurs quartiers de printemps dans la salle Jean Favre pour offrir, à un public qui se presse toujours plus nombreux, l’occasion de voyager, de découvrir et d’admirer, qui une aquarelle, qui une sculpture, qui une photographie ou toute autre forme d’expression artistique. Le Conseil Régional de Champagne-Ardenne, soucieux de diversifier l’offre culturelle sur l’ensemble du territoire et de soutenir la création et l’animation artistique au bénéfice d’un large public, est particulièrement sensible à la démarche entreprise par l’association REMP-ARTS dont il convient ici de saluer les membres et son dynamique président, Jean-Claude FOURTIER. Son sens artistique a permis d’inscrire ce rendez-vous langrois au calendrier régional des manifestations consacrées aux arts plastiques. Qu’il en soit chaleureusement remercié. Je souhaite à tous, artistes et visiteurs, de très beaux moments de partage et de découverte dans cette merveilleuse cité langroise, ainsi qu’en Champagne-Ardenne. Jean-Paul BACHY Président du Conseil régional de Champagne-Ardenne REMP-ARTS revisite l’Encyclopédie 9 C’est une année 2013 exceptionnelle que nous vivons à Langres ! Une année de fêtes et de surprises pour célébrer Denis Diderot, figure emblématique du siècle des Lumières, esprit bouillonnant et éclairé, écrivain, philosophe, critique d’art et « père » de l’Encyclopédie. Partout dans notre ville, Diderot est présent. De la statue Bartholdi qui trône fièrement en contrebas de la cathédrale sur la place Diderot au collège éponyme, Diderot nous accompagne et nous guide. En 2013, toute notre ville rend hommage à « l’enfant du pays » avec - une année de festivités culturelles et participatives, Langres Diderot 2013 (LD13) de janvier à octobre dans laquelle s’inscrit la très belle initiative de l’association Remp-Arts, - la 3e édition des Rencontres Philosophiques de Langres (RPL) les 20, 21 et 22 septembre 2013 autour du thème « esprit et matière » en écho à Diderot, - l’ouverture de la Maison des Lumières Denis Diderot (MLDD) à la fin de l’année, seul espace muséal consacré au philosophe et à son siècle, mais aussi à l’Encyclopédie. LD13 est un projet de territoire construit autour du partage des savoirs : théâtre, musique, conférences et colloques, expositions, chantiers publics, visites et circuits, éditions d’ouvrages, promenades, créations artisanales, résidence d’artistes, ateliers pédagogiques, installations en espace public, fêtes populaires… Tous les acteurs locaux se sont mobilisés pour réussir ce rendez-vous avec l’histoire. LD13 fédère autour de lui le Conseil Régional de Champagne Ardenne, le Conseil Général de la Haute-Marne, la DRAC, l’Europe, le Ministère de la Culture et de la Communication et le Ministère de l’Education nationale mais aussi des mécènes et partenaires privés, le tissu associatif du pays de Langres, le monde économique, éducatif et médiatique local… L’association Remp-Arts, sous l’égide de Jean-Claude Fourtier, nous propose un très joli rendez-vous avec les Lumières par une formidable exposition de sculptures et de peintures de renommée nationale voire internationale, revisitant l’Encyclopédie, spécialement imaginée et conçue pour LD13 ! Façon originale s’il en est, d’offrir aux habitants et aux visiteurs, le plaisir de s’approprier autrement la diversité de l’une des œuvres majeures du XVIIIème siècle. Ensemble, nous redonnons vie à Diderot. Nous l’incarnons, nous le rendons plus proche, plus intime, plus vivant que jamais. Belle exposition et belle année Diderot 2013 ! Didier Loiseau Maire de Langres. 10 REMP-ARTS revisite l’Encyclopédie 1713 - 2013 Trois siècles nous séparent de la naissance de Diderot. A cette occasion, nous avons souhaité rendre hommage à notre célèbre philosophe langrois. Le Salon 2013 s’intitule «REMP-ARTS revisite l’Encyclopédie». Depuis plusieurs mois, des artistes ont consulté les planches de l’encyclopédie et ont fait des choix. Ils vous présentent des œuvres du XXIe siècle d’inspiration XVIIIe, travail de longue haleine, dont vous pourrez admirer la réussite. Pendant ce salon, nous vous invitons à assister, les samedis, à des conférences, dont les thèmes ont été choisis eux aussi dans l’Encyclopédie : • 13 avril - 15 h 30 : Douette-Richardot, un ”pionnier de l’Agriculture” par M. A. Catherinet ; • 20 avril - 15 h 30 : Forge de Buffon par M. C. Veyssière - Pomot ; - 16 h 30 : Faïencerie des Auges par Melle R. Marcout ; • 27 avril - 15 h 30 : Coutellerie de Langres par M. J.M. Roulot. Bonne visite. Jean Claude Fourtier Président de REMP-ARTS. Vous pouvez consulter le site : remp-arts.net REMP-ARTS revisite l’Encyclopédie 11 ◗ Partenariat Tout concourt à ce que les fastes de Langres Diderot 2013 associent Remp-Arts au calendrier culturel de cette année exceptionnelle. C’est donc le thème de l’Encyclopédie revisitée qui sert de support à l’imagination féconde des artistes invités. Du 13 avril au 1er mai, Remp-Arts va installer entre les hauts murs de la cité lingonne des tableaux, des sculptures qui vont, n’en doutons pas, émerveiller le regard des uns, titiller la curiosité des autres. Quatre conférences sont aussi inscrites à ce menu éclectique. Ainsi, quatorze peintres, cinq sculpteurs et quatre conférenciers s’apprêtent à ravir nos sens, à étancher notre soif de connaissances, pour la onzième année consécutive. L’Art en Pays de Langres ne pouvait espérer plus bel écrin que cette édition prometteuse de Remp-Arts adossée à l’année Diderot. Naturellement partenaires de l’événement, le Journal de la Haute-Marne et JHM.fr se réjouissent de contribuer à perpétuer ce qui est déjà devenu une tradition, tout en s’inscrivant résolument dans un projet artistique aux voiles gonflées par le souffle impétueux de l’éternelle jeunesse des créateurs. Dominique PIOT 12 REMP-ARTS revisite l’Encyclopédie ◗ NOS TRES VIFS REMERCIEMENTS Aux membres de l’association REMP-ARTS et en particulier à ceux qui se sont impliqués dans la production de ce catalogue. Madame Bénédikte MESLIN, pour la réalisation de l’affiche. Monsieur Philippe CHARDON, notre partenaire photographe. Monsieur Nicolas LOUIS, Mesdames Emmanuelle TISSERAND, Anne-Guylaine FORET et le personnel de la Bibliothèque Marcel Arland. Nous remercions tous les mécènes qui nous ont aidés depuis le début de l’Association REMP-ARTS. Cette année étant difficile pour tous, nous n’avons pas souhaité solliciter nos amis commerçants du Pays langrois. Peut-être l’an prochain... Mesdames et Messiers les Officiels qui soutiennent notre action et qui sont présents dans le catalogue. Les artistes qui ont joué le jeu. Monsieur DAGOGNET qui a préfacé le catalogue. Les conférenciers : Madame Renée MARCOUT, Monsieur VEYSSIERE-POMOT, Monsieur Alain CATHERINET, Monsieur Jean-Marie ROULOT. Monsieur Arnaud VAILLANT du musée de Langres. Monsieur Georges VIARD. Monsieur Hubert DECHANET, photographe du « Langres d’aujourd’hui ». Messieurs Jean BLETNER, Patrick MERLE, Mesdames Nadia PRELOT, Amandine PATRIGEON, du Journal de la Haute-Marne. Monsieur Jean-Louis GRIFFON et le personnel du Lycée Horticole de Fayl-Billot. Madame Jacqueline BAUMANN-GERARD. Messieurs Hervé le GRAET, Jean-Marie ROULOT, Jean-Paul ROMAND et Jean-Marie FOURTIER, pour la création d’une paire de ciseaux à l’effigie de Denis DIDEROT et son coffret de présentation. Monsieur Eric MASSELIER et les Taste-Fromages de Langres. Monsieur Eric OZAINE et les services techniques de la ville de Langres. Monsieur Patrice DE LA PERRIERE qui relaie notre événement culturel dans le numéro de mars - avril de la revue « L’Univers des Arts ». Monsieur Jean-Marie GUILLON, Mesdames Camille et Delphine. Tous les sponsors qui nous aident pour le vernissage. REMP-ARTS revisite l’Encyclopédie 13 Bachelet Gérard 14 Léonard anciens, s re ît a m musée les opiste au il étudie c f, e ti m ra m u o g c fi par l’art Chardin, lus attiré rmeer, Zurbaran, Ve de Vinci, eintres file des «P ris. . e d re f v e u h o c L , du à Pa diou r Henri Ca osition particulière e. a p é u rq le mond ière exp est rema n 1959, il », lors de sa prem penses à travers com lité de la réa mbreux prix et ré o n e d t Il obtien P E REMP-ARTS revisite l’Encyclopédie Le vestiaire - 73 x 90 - HST REMP-ARTS revisite l’Encyclopédie 15 16 REMP-ARTS revisite l’Encyclopédie Exécution capitale - 90 x 73 - HST REMP-ARTS revisite l’Encyclopédie 17 Bazin GilMehani Pottier Claudette eintre re était p aè p n o s t, son inspir . En effe artistique e-l’œil ». Suivant ouache et u ie il m g omp s un utilisant la rt du « tr s tôt dan aigna trè pécialisé dans l’a âge de 20 ans en e. s l’ êm ur s décorate ença à peindre dè s’impose de lui m ïf m a ée à com le n de délégu sa tion, elle cte, le sty te a s id o d p to le u à e e. A lle occup acre totalement l’acryliqu nfants, e s e n o is c o tr e r. s u e e is ère d en épaiss 2002, pu tive et m jusqu’en ile qu’elle travaille le emme ac a ic d é u tion m ture à l’h ages col’informa nt la pein des pays uvent r ta e p s o li d a a rt n it d’immo ues et so passion e ’elle chois ses parfois ironiq u q s e g a u voy ées, joye vers ses vies anim ’est à tra e d s e n scè ’enfants lorés, des ttitudes d a s le . r s u e s u nostalgiq s’orienter ésormais d a v e c n sa préfére pre famille. ensuite outefois ro p participe a s is e u ir p p , s it in v i quelques elle que lu , obtient Paris où e à u iq rd lg o e b B cadémie d’a e, ée par l’A ce, Suiss uis 2002 n p rn e e ra d c F é e n d s e o le lle exp rnationa positions ltiples ex médaille d’Or Inte à de mu t une nses don récompe s. A s ne de rt Européen n travail ouvrir so c é d t u e u musée n p llection d o c la s u musée dan Béraut, d , dans e d ïf a d’Art N Bruxelles ntané de tel de Ville d’Art Spo Hô ue tion de l’ la collec t (Suisse) ainsi q n o m e ll lé s co cde De mbreuse o n e d onde. dans dans le m s e é v ri p tions un forpour elle ion t s e re d ein as oyen d’év midable m ir d’enjoliver l plais et un rée n espérant ente la vie tou elle les amaec v a r e s ce traîn naïf, dan rt ’a d teurs éal. monde id B F C T E O P 18 REMP-ARTS revisite l’Encyclopédie Le bonheur est dans le pré - 60 x 60 - Acrylique REMP-ARTS revisite l’Encyclopédie 19 20 REMP-ARTS revisite l’Encyclopédie Les confitures - 61 x 50 - Acrylique REMP-ARTS revisite l’Encyclopédie 21 Simon Gil Pottier Bohbot n our moi u dre est p limitent in e p e d it en sion, le fa » et « réaliser » t. d’expres ir o n v minemen e e y e c o h n c o m C g n n « ’u . lo u n q o n ati rces ut u ien plus tes les fo intal de cré ci s’interpose to u e to m a u d je n g besoin fo s. Entre cellesettant en e où ima e l’esprit, m ouvent anarchiqu rématie. rn o e b d l x u re e o les d temp a sup tion s voyage in nalité : confronta n droit chacune s o n Véritable b o à rs clament notre pe ents vives de débordem on nsibilité ré e s s t le e r n le o u is g is nation, ra e pour ré sée, la ra ’orchestr le flou de la pen rs et cette d f e h c t passé le nes mœu fugitives, ais où es tion, les visions t des bon u le cri ? e e u iq n h ina révolte o de la tec de l’imag extase, la au devoir l’ e s ll n e a p d p r u ra à leur qui vous aviguant tour à to résoudre e s t u n o rt é sensibilit dre et su r la toile. ien résou les accoucher su b t u fa l ’i avant de onflits qu us stigrop de c t soi peu votre loi, parfois vo t n e e ta g r a e g s n impo lle vous e ile, pire e c fi if d s e e est cert hbot. ’entrepris Simon Bo . e matis B M T L 22 REMP-ARTS revisite l’Encyclopédie Gheisha - 100 x 50 - huile - pastel REMP-ARTS revisite l’Encyclopédie 23 Machine de théâtre 24 REMP-ARTS revisite l’Encyclopédie RAN - 100 x 81 - Pastel REMP-ARTS revisite l’Encyclopédie 25 Michèle Bruel-Rupp r la prime pa e et s’ex c du n s fa n n io e rég on utes les depuis s o t T sin u . e o e s p n n , « e ancie e, les Alsac ir rt n to fo e is e e h é u r n leu hniq l’oriichèle, verre, tec à un moment de spire souvent, à s u o s u, ent, s’in peinture oins conn ture sous verre matiquem é m h u c o s s e é lu in lis tp pe naïve réa globe on te en couleur, la peinture u la a H a . y » Il e verr ieux. ujets relig e où te ». re savan gine, de s un mond s tu s c n a fa d « r la e si ntr s : le il y a aus vitent à re onheurs simple tés. in s u o n re les b sion qui es tonali èle célèb s de pas plus bell aduire le s le t e s es année ral domine. Mich tr e désir de es nuanc flo plus bell s sincères et le l’univers s le t n e motion i traduis fleurs qu ie l’expression d’é ation à la vie. it g v é un uniElle privil la nature : une in ger dans soua y o v e e d d n message ve et de l’occasio ent, de rê ous offre et de n m e le ll il e e , rv s ’harmonie ’éme x naïf d d u , e a d ie le n s b o é o ta m ar les ur un pli de p la porte s rent, rem vers diffé e. Elle nous ouvre nfanc venirs d’e . sérénité M D P 26 REMP-ARTS revisite l’Encyclopédie La récolte des pommes de terre - 30 x 30 - Peinture sous verre. REMP-ARTS revisite l’Encyclopédie 27 28 REMP-ARTS revisite l’Encyclopédie La moisson - 30 x 30 - Peinture sous verre. REMP-ARTS revisite l’Encyclopédie 29 Goupil Jacques ers du aux méti fesre a p ré p ro NNE qui er des p ue ESTIE vure dans l’ateli iq n h c te u collège ntissage de la gra onsable iplômé d l’appre suis resp apier . is je E u s R ù o R e A J re B u p t livre. ORTOT e aux et le e de grav ssieurs C ns une entrepris ns le papier cade e M rs u e s da da pécialisé a carrière Je fais m de photogravure s er d’un ateli re. onne heu b e d t. es Beaux re in e tu p Pein tionale d la a à N , re ts c n a penda e cons ais, Indé ent, je m arallèlem es Artistes Franç e d e Paris, ier et à la Sociétair e Vendôm graphie à Pontarl ri le a g la Arts, nnelles à alerie Art et Litho ns perso onneur. Expositio ermanence à la g invité d’h t e p t n n . a e e s n e o Expos la Varen nt qu’exp usPOLNIK à lons en ta a s x u Rosny-so galerie S re à b e m n o n n e e é n àd tique Ros Participe sion Artis s re p x E ettres. r à l’ ciences L d’honneu telier de dessin. S t n rt e A id il s e ré a erm anime un aille de V UPIL Bois où j’ compenses. Méd cques GO a J ré s se Nombreu 4. é en 193 N D P P 30 REMP-ARTS revisite l’Encyclopédie Art d’écrire, position de la main - 80 X 80 - Technique Mixte : Acrylique Huile . REMP-ARTS revisite l’Encyclopédie 31 32 REMP-ARTS revisite l’Encyclopédie L’horlogerie - 80 X 80 - Acrylique Huile. REMP-ARTS revisite l’Encyclopédie 33 Journod Monique 34 long ueille au s, c . e ll re ’e tu u a q surfinia dore la n s fleurs URNOD a eint sont faits de xposition, ou de p e onique JO lle en uets qu’e position Les bouq i la mènent d’ex r son balcon. ins qu lante su ou la des chem et colza qu’elle p interpelle es l’ t u to , ie ts apillon, d n de la v coquelico sa passio u à peindre, un p tourbillon e u q le a o r ’ég ce sité n’a d rétexte à dessine urdit à regarder a généro p to od. t ’é s rn s e u n o t J u O me eur. e, to passionn insecte sur une fl s jardins de Mada es, un ns les joli coccinell d’être da e v rê n o floral et l’ M S REMP-ARTS revisite l’Encyclopédie Composition florale - 20 F - HST REMP-ARTS revisite l’Encyclopédie 35 36 REMP-ARTS revisite l’Encyclopédie Dans le Var - 20 F - HST. REMP-ARTS revisite l’Encyclopédie 37 Lambert Pierre 38 il partiateliers, ts n re fé lles que s dif drales te s et dan é rt th A a c x u s a grande ux Be études a raux des près des taurations des vit ais, etc.… res auv travaille, cipe aux nces, Amiens, Be lequel il c ta e u v o a C lt , u conseils. oua Chartres eorges R mitié et reçoit les G e tr in e up d’a la restau issance d que dont il se lie des vitraux et de a n n o c l fait la es Bra faisant vec Georg iculiers. compte, ainsi qu’a uite à son propre s et pour des part e ens ses églis Il se met nombreu e d r u o p ration A I REMP-ARTS revisite l’Encyclopédie Diderot et son cloître - 116 x 89 - Acrylique. REMP-ARTS revisite l’Encyclopédie 39 40 REMP-ARTS revisite l’Encyclopédie Pensées de Diderot à Langres - 89 x 116 - Acrylique. REMP-ARTS revisite l’Encyclopédie 41 Michel-Henry r tous out et pa rt a p u n n o t est rec Son talen . s re g n a àL en 1928 je peins l est né l’art. e d reux. Si u e e d h n o e m tr s coud’ê dans le plus belle lles it honte s ra le u a e u n q o s be uoi erçu nt les plu e de as pourq ue je me suis ap e p d è s is s o o v p lles imag st q « Je ne eurs, c’e par des fleurs ; e ortent en elles l’ fl e d p u beauco t elles p sentées artifice e ient repré leurs éta turellement, sans na nuances, ». m u rf leur pa I Dans son atelier, à Antony, Michel-Henry pose pour un fameux peintre japonais bien connu à Tokyo (sur le chevalet : un tableau pour l’exposition à Langres). 42 REMP-ARTS revisite l’Encyclopédie Variations rouges - 60 F - HST. REMP-ARTS revisite l’Encyclopédie 43 44 REMP-ARTS revisite l’Encyclopédie Pivoines odorantes à Venise - 60 F - HST. REMP-ARTS revisite l’Encyclopédie 45 Mihailovic Dragan e, mais il n enfanc o s e d te da ingt-deux ur de l’Art ublic à l’âge de v o m a n o de. S au p tableaux 0 à Belgra é en 195 é à présenter ses s. nc Pari ui a comme remière visite à ération q p une coop a s n, e e o c ll d n ri e rs G m : Au ans, lo s il com e , n re n rt ie a s ri r à Montm c les galeries pa urt séjou ve o a c r. s e n è ti u c n s c E u prè nde de s ïfs du Mo uronnée . En a été co rie Mona Lisa, Na ollectives i c s n io le it a s u 3, G s et expo aujourd’h Galerie 9 artistique t qui est province s e n r lo ri a v s u x ’o nt d ns la mbreu rie qui vie située da e à de no l particip ose dans une gale Jeannine Blais, xp rie 1985, il e ialement, la Gale d n o vées connue m ctions pri ée e ll o c s e . s s c nombreu et au mu du Québe s de très ax Fourny à Paris x prix lors n a d t n e v u M s se trou la peinture naïve e nombre es œuvre nsé par d e e d p e é m s o u c um té ré ainsi qu’a au Canada. Il a é re naïve. e k in o e ro de p tu de Sherb ationaux rn te in s des salon N A I S 46 REMP-ARTS revisite l’Encyclopédie Muzika Plodova - Acrylique sur toile. REMP-ARTS revisite l’Encyclopédie 47 48 REMP-ARTS revisite l’Encyclopédie Sviraci - Acrylique sur toile - 46 x 33. REMP-ARTS revisite l’Encyclopédie 49 Pottier Gil pé , il s et du dra orp alité du c he à la ré tides. c a tt ’a s age et du es Caria a peinture té du vis vence, li a uisque m dre sur le thème d ré la à ro ein s’attache ux-Arts d’Aix-en-P iller et moi, de p n travail a o va e a B m tr s e e à u d q é continu on, puis émique à l’école des t ti e ra , u e g tr c fi lâ d la , le orps tp depte de une formation Aca res en marbre e orps des hommes Corps et le c lptu le ec corps, av ar étudier les scu rents thèmes : le fils conducteurs fé e p if m é d c m c n o e e c v a m c e m in v o j’ai c huma ishas, a r le corps s, les ge olosses représente scènes religieuse par ces c itecles s , e s e té n m e s m fe repré d’arch ariatides, corps et éléments C s le r Drapé. u n choix s de mêler arrêté mo l’occasion unique e it u s e d i ’ai tout pour mo et autres ux, c’était faux bois u faux le , s e n sculptura ti a sp s, d marbre, le tions de Cariatide irement ture. s, le faux ta é nta n p e lo s o ra v d ré r s p centue ces re es et le c u à a tides. q s lu té e u u fr o jo v s a ai des Caria out ié le yant étud du trompe-l’œil, j’ res, mais j’ai surt le représentation ravant, simpa s ulu ipa technique ierre avec des mo origine et la princ on les appelait au t, l’ p n r e e la uve em marbre, d gyne, pour retro attribué secondair dro té n é a a té r ô u c le » le grante de cariatides s ». artie inté p « t si m n o fo n s e e L lle ific mais aus « jeunes fi les ou éd nt pour décorer, s figures b u e m plement, im e le les uem ifice. Mais ui ornent s là uniq riatides q elles ne sont pa tres parties de l’éd extrêmement las a C s le t, t, le u c n a e iè u s m o n effe ti e n â un balco du XIXèm ture du b l’architec valeur et soutenir evenues au cours tives. n d e re ont ugges pour mett dans l’antiquité, s lants, des poses s u s o hiératique des drapés plus m c e v a , s e iv c hoses, le réunir 2 c l’archiis la u o v e de et rigide côté fort pierre et des coe la tecture, d côté doux et sen le t e e d , n s o ntati lonne la représe suel, dans tides ». ria « Mes Ca Gil Pottier P A J A E J 50 ent pour était évid REMP-ARTS revisite l’Encyclopédie Cariatide 1 - 180 X 83 - Huile sur toile avec technique de glacis et faux marbre. REMP-ARTS revisite l’Encyclopédie 51 52 REMP-ARTS revisite l’Encyclopédie Cariatide 3 - 120 X 60 - Huile sur toile avec technique de glacis et faux marbre REMP-ARTS revisite l’Encyclopédie 53 Rosset Christiane 54 tre. elle). te et pein s is o ll te (M s a tz p lliste, 7 à Me Avril 193 st à la fois aquare ée le 28 e T e ROSSE Christian N F : -1958) ormation aris 1955 s, I956-1959) (P re v u o ri L ration (Pa Ecole du t de Déco aris, I978-I980) e rt ’A d r Atelie oyal (P de Port R pour Académie Dessins ) n to o c s et oie, nel : es styliste lement, s n d b u io c e s e s v m a fe (a on pro le Parcours 0 : Création texti ratifs. Collaborati o 7 c 9 é 1 d aison – x u 1959 nnea nt à la M a a p iv t v e le ts è ein re et mod papiers p x de mode. in, peintu s s u e a eind rn e u d jo des ud. travail - P i, sseur lo e fe d C ro te P p in : u a 5 S ro 8 g e ard 1971 –19 et de la Culture d Atelier du Lundi : nt - Atelier du M : a s r iv e e v n li u te e le J è A des s son n mod 992 : Dan utour d’u 1986 à 1 ces de croquis a loud. an e Saint C d n lo ture - Sé inture. a S u Pe sidente d à la peinture. cours de : Vice-Pré nt e 8 9 m 9 e 1 u à re uniq c a s De 1980 n rine. o c de la Ma 93, se l 9 ie 1 c is ffi u O p De intre mmée Pe 1995 No REMP-ARTS revisite l’Encyclopédie 15 Poissons d’ardoise Diderot 7 - 106 X 112 - Acrylique sur ardoise. REMP-ARTS revisite l’Encyclopédie 55 56 REMP-ARTS revisite l’Encyclopédie Diderot. Pêche 4 - 120 X 80 - HST. REMP-ARTS revisite l’Encyclopédie 57 Schnebelen Marie 58 a e dans s i installé u r. ’h e li rd te u a jo au on e, je suis ve également m lhousien c a ls A n e ou mu Mulhouse fastatt où se tr lier d’un peintre la P ative de te sée vers à a s l’ u e o anlieu quenté m’a p b é ilt fr a e e v i h a a e c tr j’ v ro ti , p ue à nées figura ib n a tr re n o rs tu c u in ie n e tralus atio ep Durant p rve, pour la iée à un nelle. Cette form e it s in ré i ’a n m e n ui urs et de ans limit re perso réputé q e l’écritu igence, s ination des coule s lampax d e e , h e rc rc e c le rech avec fo é, ma fas d la nuit tombe, . oeuvres sensibilit n a a ar la pluie u p m q s ler mes , t e s u n lé o o il ti rt u o u o s m e m t é n s n n s e nt les rue e, me do ’intéress duire me s illumine ns mon imaginair nsfigurée s rues m e e n L ri . it v re s iè a lum res de vre da lisation tr nheur ! les lumiè met alors en oeu , une réa u l bo a e e c u daires et e Q in s . p s e mon nage istoir s n h u o e o rs n s e u t i par sa p n te s ie Tou ent de ublic, qu et dev p m re e le d v u c in o e e v p m mettre ra envie de de couleurs et le e partage er, créer et me re im a j’ e x u u , imagin par les je ts d’exceptions q concevoir n e e d m t ebelen o e m rm s De e pe arie Schn m M e c n a s reconnais core et encore... en en cause N REMP-ARTS revisite l’Encyclopédie INFLORESCENCE - 100 X 100 - Huile sur toile de lin. REMP-ARTS revisite l’Encyclopédie 59 Extrait des « Pensées philosophiques » de Diderot. 60 REMP-ARTS revisite l’Encyclopédie ILLUSION - 100 X 100 - Huile sur toile de lin. REMP-ARTS revisite l’Encyclopédie 61 Taupin Michèle t à peine aupin son p préT le è h ic M o araître tr esses de faire app es, mi-dé s m alité. Ils le m ré e fe d la is de ges m ssible o a re p n iè n les, o im m lu rs it e es p s’il éta us les dant visib à o n e s re m t e n m s e o s c n is e thétique suggérés ur qu’ils dispara à ce monde tout rmure es ise son e u ir p n m e e d rt n a t u p n ciséme es dans ichèle Taupin pu e pas ap de apparenc en effet n M au-delà is semblent es traversant les on artistique de a m . s e nti giqu e des âm ret. L’inte tiques et mytholo s femmes exprim ns tels des c is d t e agile s an de se nversatio la fois fr ans des origine épanouie t leur co rcer des té e li e a g u d â s n n s e o n s pe inspirati ards sa inités, la aines et leurs reg re de div des hum , s tu tu e ié ta tr s u ô q r n u in le des des proches chapper émotions laissent parfois é nt ses ses s en créa pe. re u silencieu s retenues. e ri té ty s in nce éditation ême femme arché inonchala de ses m an s m n m e n io e d is ’u v t les ts afin ettes d ri n c c e s fa n m s a ti le tr n e s s t pas ute upin s avec les ges, ne parvenan ie ichèle Ta plus justement to le ti b u s s a inte ou onn rmon femmes, lle mélange ses te orps de ses pers d’une ha é it n ’u le L c r. ment, e osée par es des le déco Inlassable ographies abstrait les sensations et sition comme imp que toile po gé air, Cha fester les limites entre la ch s touche une com ibration émotive. e Michèle v s rè r le u ap vre d à définir au it touche nt pensée, la coule , comme si l’oeu u tr s n o c e e contenue lumineus me. Le corps devie celle qui la précèd étant la beauté o ti sa ns de mê e les sen rieur refl rc té fo in sujet lui- que la continuité n e re g , a it palette e pays n’est en fa it qu’un immens aleureuse de sa h ta c ’é té Taupin n , la vitali ard à parcourir la réalité e reg d e r u tr e o co itant n c in e d u ,à de plénit e d’intemporalité u d n lent cette éte r par le ta . re tu p a c r se laisse à fleur du visible te de l’artis y de Célign Françoise L M 62 REMP-ARTS revisite l’Encyclopédie La tentation - 80 X 80 - HST . REMP-ARTS revisite l’Encyclopédie 63 64 REMP-ARTS revisite l’Encyclopédie Aphrodite à Cythère - 40 M - HST. REMP-ARTS revisite l’Encyclopédie 65 Waravka Patrick mère sse et de ru re è p 1942, de rance en F n -Marie é n er (Seine A est M K rV u A s R A le il atrick W Varengev . andie, à rm o N te française Hau availle en oses, la Il vit et tr n des ch créaio is v la , time). rts de la s thèmes e, par le de tous les appo rsonnelle et m is n n io t s pe l’impress conscien turale trè ns le rapport is a ic p m , e éritier de re rm t la lumiè ement da pé une fo couleur e ine, il a dévelop e situe essentiell mpora e qui s tion conte ns une recherch ière. a d , d’impres r et la lum u le originale u o c e la mer, d r la l, u e ie le tr c u n o u e c et re, d existant e la natu squelles lumière d n o ti p ri ansc ans le est une tr ctions, d on travail s, voire d’abstra rale floteurs. sions flo ressions ls conduc p fi im ls s u e e s s , AC nt on nt les ques CHIR s expositions, do demeure c a J r u ie d’Art nte ons 92 par M reuses et importa t 2009), l’Institut 9 1 n e s e i ont mb 4e emarqué nelles qu nat (199 jet de no n é b o S o rs l’ e le it p ), fa s 2 rales ont le de Paris (199 ont 90 exposition il V es C la . r s e e it é peut c s mus e d u o e s sur 0 ans. lon mporaine ide Barce parcours depuis 2 te n o c s e on seri u patr jalonné s s en tapis son, reconnus a e é s s ti t s on euvres s s ateliers d’Aubu de ses o le s e r a in p a rt e lisse SCO. e basse x posés l de l’UNE ia métier d d n o umentau m n l o e ri m té x a u m ra ur de vit s. moine im ent l’aute s haut-normande m le a g é t e s s e li g A é RAVK rentes atrick WA dans diffé P H S R C P 66 REMP-ARTS revisite l’Encyclopédie La montagne de feu - 100 x 100 - HST. REMP-ARTS revisite l’Encyclopédie 67 68 REMP-ARTS revisite l’Encyclopédie Le feu de la terre - 60 x 60 - HST. REMP-ARTS revisite l’Encyclopédie 69 Pendant le salon REMP-ARTS découvrez Langres Perchée à 475m sur un promontoire calcaire, Langres, ville d’art et d’histoire, célèbre cette année le tricentenaire de la naissance sur son sol de Denis Diderot. © OT Pays de Langres, photo ® Eurociel © : Gérard Corret - Jean-François Feutriez. La Terrasse de l’Encyclopédie Au cœur de la majestueuse Tour Navarre, remontez le fil du temps pour découvrir le territoire préservé du Pays de Langres, à travers un regard du XVIIIe siècle. 20 reproductions grand format de planches de l’Encyclopédie font échos aux richesses touristiques du Pays de © Jean-François Feutriez. Langres… D’avril à sept. du lundi au vendredi de 14 h à 18 h ; samedi, dimanche et fériés : de 10 h 30 à 18 h 30. Juillet-août : 7J/7 de 10 h à 18 h 30 (fermeture billetterie 1 h avant) Visite de ville « Diderot et Langres », Suivez le guide pour découvrir en famille, les lieux emblématiques de la ville, teintée de l’ambiance du XVIIIe siècle. Revivez l’enfance de Diderot, ses années d’étude, sa vocation religieuse manquée... Découvrez l’original de l’Encyclopédie à © Service Patrimoine et Architectural de la Ville de Langres : David Covelli. la bibliothèque et 20 reproductions de planches à la Tour Navarre. Avec dégustation au goût du siècle des Lumières... Tous les samedis à 15 h, du 30 mars au 29 sept. Tarifs : 5.80 €, 4.50 €, gratuit – 16 ans. Sur inscription. Renseignements informations : Office de Tourisme du Pays de Langres - Tel. : 03 25 87 67 67 Square Lahalle – BP16 - 52201 Langres cedex [email protected] Toute l’info sur les sorties, les évènements culturels, le cinéma, la randonnée... www.tourisme-langres.com lycee horticole de FAyl-Billot Journée Portes Ouvertes Formations initiales BAC PRO : Paysage / Horticulture / Conseil Vente CAP : Fleuriste / Travaux Paysagers Formations pour adultes Vannerie / Osiériculture / Maraichage Bio Samedi 6 avril 2013 de 9h à 17h30 Vente de Végétaux Samedi 18 Dimanche 19 mai 2013 de 9h à 18h Festival Vannerie - Art - Plantes INTERMARCHÉ LANGRES : • ZA de la Tuilerie - 03 25 87 58 58 • Les Franchises - 03 25 87 66 66 Ouvert le dimanche matin jusqu’à 12 h 30 70 REMP-ARTS revisite l’Encyclopédie CONFRÉRIE DES TASTE-FROMAGES DE LANGRES Grand Maître Eric Masselier 252 les Mimosas 52200 LANGRES Promouvoir le FROMAGE, la BONNE VILLE et le PAYS de LANGRES Confrérie présidée par le Grand Maître, les dignitaires et les membres du Grand Conseil La manifestation phare est le CHAPITRE ANNUEL 2e dimanche de septembre REMP-ARTS vous conseille : • Profiteroles au Langres : Auberge des Voiliers, Lac de La Liez, Peigney • Croustillant de Langres : Hôtel du Parc, Arc-en-Barrois • Salade REMP-ARTS : Grand Hôtel de l’Europe, Langres • Faux-filet au Langres : Chez Françoise, Bannes • Magret de canard au Langres et noisettes : Le Petit Charmes, Bannes Le Collège Diderot 17, place Diderot - Langres Tél. 03.25.87.55.95 Sections bilingue et européenne Allemand - Espagnol - Latin Projets sportifs, culturels et artistiques Portes ouvertes samedi 4 mai 2013 de 9 h à 12 h REMP-ARTS revisite l’Encyclopédie 71 Chanson Daniel 72 le bile dans ge immo s a e y d o v rs e le doub l’univ n s u n a r d e , tu e de ec ac , c’est eff le temps et l’esp ns chaque recoin , ie d é p lo c s cy da oirs isiter l’En ans l’image, dan à l’extérieur et s les sav u to e d , r s d é e eu t naissanc onde dans une d monde e objets, de l’intéri s les con m te s u u e d to d e e t ir e d ta choses ts. Lieux un inven ivement pres secre leurs pro dressent success toute ils bîme où les recue uisement. a n e e pide. mis ’ép ans une transparent et lim he, marche d d f ti p ri c s nc ertige de ment fini, de la pla phique, v raît irrémédiable e dans l’espace vide ra g le t e e ig ert t appa lanche n scèn b e je b e is o g a m t p , u des chose, to nisé et fragmenté nt qu’offrent une peuvent s’ouvrir a a , é s rg n tile et le eo nche lecture u en Un mond r vouloir combler l des pla la fi e u d a , rd a is g a ou ant comme p res ignorances. M esprit et notre re décrivant et mett eule e s rop aginaire érant notr , dont la de nos p tiques lib loie un voyage im jets improbables é ie en o d p é s p e lo c dép espa Encyc t d’ob e l’ e s i r s s e e s it in o is A h V te. nisé du s. de c immédia aine orga existence bscures o m rs o s s u d e c le le fa r e s er ordre de scène de on suffit à justifi érifiable, perturb ranger l’ é d . ” , é e n v m ti n o ta l’in iris représen vers l’on “Recueil de l’Irrais ordre et s e é u d q fi le ti n t n ie an réalité sc r les planches d’u introduis urner la e s to s é ANSON. d re , d ir r o sav Daniel CH de pou n o m u d t choses e V V REMP-ARTS revisite l’Encyclopédie REMP-ARTS revisite l’Encyclopédie 73 74 REMP-ARTS revisite l’Encyclopédie Recueil de l’Irraisonné. REMP-ARTS revisite l’Encyclopédie 75 Koechlin Sylvie 76 rtillé vement to ti a im x ro app sculp r à béton arent du nom de ’est fe re d in c mo ep d’artiste, ue où le travers s otre époq rdeux soudés de orgent du terme vres n u e n o E s « … ng vre le hasa re u o s e c n s é lo d b rs ri scrire iteu ue je et où des ages d’in leurs gén l soulagement q b m e a u q s n is a d s e tures tan isir infini et un ré talent lui permet la le p t n n o u d c e ave , ell KOECHLIN irecte de Sylvie suite à son nom. la taille d es à in s s e r» d ux d du «sculpteu nt idéal s matéria e u m to e n in e m i sufflant che ains ut en y in i qui a suivi le lage et propose to , te e is ir rt la a ette mode bon alo art sécu raine de nt par le s de cet en passa des grands nom ression contempo it son talent. exp nourr dignes s corps, ons que ct et une ti e oeuvres a p c s o re v isages, le se de é v n x o s s u le a , t re te e c iè sa man aux êtres nifie en taille dire une stricte analy ommage h t mag n e sse et ont séréd n re KOECHLIN avec une souple sante élégance d ie lv y S t, pureté et puis oles En effe auté , de les symb s, mais avec une e t b e x, e s d e e th matériau étail algam les my rent ces s vains d t un précieux am ff n o a i s e lu , m e e l’â et qu la form té formen et des surfaces e sourdre li ir a fa u s n n e e s r nité et e la taille té et vigueur pou n, au fil d d’émotio e avec brio, autori AN, us ré RUELL dont elle d n A » ’art ce. critique d la présen C REMP-ARTS revisite l’Encyclopédie La tentation de Calypso - 110 x 35 x 35. REMP-ARTS revisite l’Encyclopédie 77 78 REMP-ARTS revisite l’Encyclopédie Venus et Aphrodite - 40 x 20 x 15. REMP-ARTS revisite l’Encyclopédie 79 Lemonnier Jean gurative. ression fi p x ’e d te c autodida sculpteur e en 2005. n /Marne. u t s e r lier de Bry et 2002. Marin onnie a m la im e e n L d a n l n a ie e c 000 salo eintre Offi çais en 2 2002 au n ra F s te Nommé P arcel Sandoz en s Artis Salon de ard M itants. Prix Edou r et d’honneur au leurs hab ree d t e s ’o e d lair tre Médaille evant no itoires po n des terr pereurs défilent d ssant. Leurs io s s a p la es em attendri onnier a d’une ux et autr s avec un naturel ean Lem re a c a pact, fruit m , m s ie o o d c n tr e o a rr m lb a lu Ses a rs formes l’espace d’un vo t oilant leu n v le. e é è s d d s o li rd p m a g et le s rem e te é is s li rt a ty l’ s tre ect lisse courbes l’effort en nze l’asp leurs s ro n b a s u d é it complic la matière ainsi que uire avec ux sympathiques d a tr u s s anima onnier a ean Lem ge de ce a m lu p u td ir avanet luisan téristiques. ain les vo d c u o ra s a c ie s ro c r tels des attitude r que l’on ndinant en chœu ite ses u o p e s o a rand-ch onnier tra ers, se d rait pas g si singuli taines. Jean Lem sique singus a p rs l ne faud u le s loin u phy nous de des terre et respectueux d rs e v cer vers e c en partan spontané nomades un style à la fois ns sujets da s. s modèle e s e lier d vient ssite pro rs u ré e tt e nve ention e d’une att sent per-l’on ner eux, que sait me Il . te n e réaman jusqu’à la on n io is v sa er s concrétis lisation, à la e n, grâc inspiratio e de son anc connaiss métier. onnier Jean Lem ille a vit et trav e n en Bretag J J J I C 80 REMP-ARTS revisite l’Encyclopédie Le Renne - 80 x 68 x 47 - Bronze. REMP-ARTS revisite l’Encyclopédie 81 82 REMP-ARTS revisite l’Encyclopédie Le morse - 40 x 60 x 80 - Bronze . Rhinocéros - 25 x 6 x 20 - Bronze . REMP-ARTS revisite l’Encyclopédie 83 Thomann Noël s, entre s volume les traits qui sse sur le , que sinue, gli n ’i s t les pleins du u ent. t o e rt rm a s fo p e é id d re v a lumiè rythmes struisent, pports entre les nt, recon nt sur les s’amplifie ertes mais des ra tures, s’équilibre tions c les sculp Déforma essins ou d s le s n FAURE ce soit da ce qu’Elie rit et r te p m o lyrisme. semble c par l’esp HOMANN la forme éveillée T l ë o N e marche d inconcevable de ASSON ans la dé Yvette M mystère le « it la appe in». par la ma e é n n o ç fa L D ançon s de Bes rt A x u a e xB culpture tudes au Français onal de S ti a N e m s Artistes e d Diplô n lo a S , 1992 d’Argent, IJ, Belfort D A , E C Médaille N A RENAISS entales : Belfort, 1989 m u n o m mobilier, culptures 9 , Crédit im rgne, Belfort, 198 N IO S O L a EC p 9 ’E 1 d , rt 88 IL, Caisse au, Belfo L’ECUREU ME, Lycée Follere 1 M lfort, 198 TOUT FLA llège Vauban, Be elfort, 1977 ,B , Co HELIOSA ole Saint-Exupéry elfort, 1974 c E , d E u R a erg , B AURO Ecole L. P , E S U E IS LA L E S 84 REMP-ARTS revisite l’Encyclopédie Equilibre - 51 x 36 x 28 - Bronze . REMP-ARTS revisite l’Encyclopédie 85 86 REMP-ARTS revisite l’Encyclopédie Chirurgie - 73 x 48 - Plâtre patiné - Bronze. REMP-ARTS revisite l’Encyclopédie 87 Vuylsteke de Laps Nancy 88 e ylsteke d Nancy Vu Laps, née à Anve 67. 9 avril 19 ue), le 1 rs (Belgiq cadémie re à l’A e sculptu des ssique d d’être ation cla rm fo e n u la chance nne é u c e n i e a j’ m ’ai com es. Paris où e ancie débuta à s de Brug elle-mêm MontparBeaux-Art rmation artistique rd’hui disparue, r de aujou le quartie ble fo Ma vérita oorzadé Brener son atelier dans e N ait ux dans l’élève d dkine, qui dirige mystérie i s e d a a Z ce qu’il y . élève de exprimer t par « le regard» et traduire à s ri . p e p s a s n i e re a na ri j’ m c e e s u u n q niq tra c elle seignait u de vie, il s’agit de n e C’est ave e ll e , on humain s, une leç le corps t un corp s e re tu La sculp es. la vie. des form ière, un art dans l. l’ e la vérité t ti e n e rt s , une lum a s n l’ e o l’ s ti t n o s a e d m r é Le coeu me, une oser la vie de transp et âme de l’hom . J’essaie rit e et force cret, esp puissanc our que l’es, ts n e m Un cri se p nti u monde se des se ne maîtri venter un nouvea souvenir. u t n e ti n e e co xion, réin stère, un L’ homm e la réfle uel. e un my d n n là e e ti d n o u Aller a qu’elle c tile et vis vérité. ienne tac silencieuse pour pace dev couvrir la é re d v r u u e o o p f ne lef, la cle Rendre u te, une c rè c e s e énigm les travers s Créer à le tions et interroga tout simes, recherch é. l’humanit plement e ylsteke d Nancy Vu s Lap J REMP-ARTS revisite l’Encyclopédie La puce - 34 x 27 x 18 - Bronze . REMP-ARTS revisite l’Encyclopédie 89 90 REMP-ARTS revisite l’Encyclopédie L’oursin - 80 x 80 - Bronze. REMP-ARTS revisite l’Encyclopédie 91 LANGRES SAINTS-GEOSMES Heures d’ouverture : • du lundi au jeudi, de 8 h 45 à 19 h 30 non-stop • le vendredi de 8 h 45 à 20 h non stop • le samedi de 8 h 45 à 19 h 30 non stop Place de Verdun - 52600 CHALINDREY L’abus d’alcool est dangereux pour la santé. A consommer avec modération. 42, route de Dijon - 52200 SAINTS GEOSMES - Tél. 03.25.88.26.22 92 REMP-ARTS revisite l’Encyclopédie GAEC BRULEZ - Le Grand Mallet 10360 NOE LES MALLETS Tél. +(33)3 25 29 62 58 - Fax : +(33)3 25 38 68 82 www.louise-brison.fr - [email protected] Médaille d’argent : Chardonnay 2011 Médaille d’or : Pinot noir fût de chêne 2007 Sélectionné plusieurs fois sur le “Guide Hachette des vins” Une histoire, un terroir... Entre Champagne et Bourgogne, des femmes et des hommes font revivre leur terroir dans la recherche et l’élaboration d’un vin de qualité. Isabelle et Dominique Bernard, responsables du domaine viticole, seront heureux de vous accueillir dans leurs caves : les mercredis de 9 h à 12 h, les vendredis de 14 h à 18 h et les samedis de 9 h 30 à 12 h Muid Montsaugeonnais, 23 avenue de Bourgogne, 52190 Vaux sous Aubigny. Tél. Fax : 03.25.90.04.65. Portable : 06.70.55.02.86. Adresse Mail : [email protected] - Site Internet : www.muid-online.com L’abus d’alcool est dangereux pour la santé. A consommer avec modération. Le Vignoble du Montsaugeonnais en Pays de Langres NICO PIZZAS 10 PIZZAS ACHETÉES 1 OFFERTE TOUTES LES PIZZAS A 8,50 € 3 place des Etats-Unis à Langres 06.78.39.22.90 DU MARDI AU JEUDI 17 H - 21 H DU VENDREDI AU SAMEDI 17 H - 21 H 30 REMP-ARTS revisite l’Encyclopédie 93 Nicolas Douette-Richardot PIONNIER DU DÉVELOPPEMENT AGRICOLE DANS L’ARRONDISSEMENT DE LANGRES AU DEBUT DU XIXe siècle : L’homme, sa vocation : N é le 21 janvier 1767 à Fouvent-le-Château (aujourd’hui Fouvent-le-Haut, Haute-Saône) dans une famille bourgeoise, Nicolas Douette-Richardot voyage beaucoup dans sa jeunesse pour apprendre l’agriculture, avant de revenir définitivement en Haute-Marne. Il se marie en 1793 à Saint-Martin-lès-Langres où le couple loge, puis à Brevoines où il meurt le 28 février 1843, après une vie très active et particulièrement bien remplie. Si Nicolas Douette-Richardot s’est passionné très tôt pour l’agriculture, il se définit lui-même comme « cultivateur », terme qui s’applique alors à des propriétaires fonciers (pas nécessairement agriculteurs eux-mêmes) qui se passionnent « pour les choses de la terre » et qui se réunissent au sortir de la Révolution en sociétés savantes d’agriculture dans plusieurs départements, encouragés en cela par le gouvernement. En Haute-Marne, l’arrêté préfectoral du 8 mars 1801 crée la « Société d’Agriculture du Département de la Haute-Marne », afin, selon les termes des statuts, de « réunir des lumières pour faire fleurir l’agriculture, les sciences, les arts et le commerce ». Même si Douette-Richardot n’apparaît qu’en 1803 parmi les « membres correspondants » de la dite société, il avait déjà obtenu l’année précédente une médaille d’encouragement de la « Société d’Agriculture du département de la Seine » à laquelle il s’était d’abord affilié, pour ses premiers travaux d’assèchement des marais hauts-marnais, entrepris dès 1801. A u tout début de sa carrière, à 21 ans, il avait trouvé juste avant la Révolution (1787) un protecteur à Saint-Martin-lès-Langres, en la personne de Pierre-Abel-Théophile Caroillon de Melleville (1753-1796), fermier général des portions d’apanage du comte d’Artois, qui deviendra « conseiller secrétaire du roi » en 1788. Ce dernier avait alors chargé DouetteRichardot d’assécher le marais de Melleville pour y faire construire le château actuel et participer aux embellissements de son parc. Si la première partie du plan a été réalisée avec succès et le château à peine achevé à la Révolution, le parc n’en était qu’à quelques tentatives de réalisation qui ne satisfaisaient point son créateur, et que la Révolution se chargera d’ailleurs de ruiner entièrement. 94 REMP-ARTS revisite l’Encyclopédie A partir de 1801, il rentre en Haute-Marne et s’installe comme marchand de bois. Etant un jour à Valpelle pour ses affaires, il décide brusquement de changer de métier en décidant le dessèchement du marais local jusqu’alors jugé irréductible. Grisé par cette réussite exceptionnelle, il va par la suite mettre en pratique son expérience acquise au cours de ses voyages, sur de nombreux terrains incultes ou peu valorisés mis à sa disposition par des propriétaires bienveillants, et travaille même dans la Marne et la Meuse. Mais il opère surtout en Haute-Marne et plus particulièrement d’abord dans l’arrondissement de Langres dont il est tombé sous le charme. On connaît aujourd’hui l’ensemble de son œuvre hautmarnaise, grâce au soin qu’il a pris de publier les rapports qu’il envoie conjointement au ministre de l’intérieur et à la « Société libre d’Agriculture du Département de la Seine » dès 1802, et aux rapports effectués par les membres de la « Société d’Agriculture du Département de la Haute-Marne », qui lui rapportent les plus élogieuses récompenses. Son œuvre est considérable. Ses travaux : M ELLEVILLE (Commune de Saint-Martin-lès-Langres) : Dans ce lieu proche de la papèterie du Chapitre de Langres sur la rivière de la Mouche, existait un terrain d’une centaine d’hectares en plusieurs parcelles, constitué essentiellement de friches, de roches sur les coteaux et surtout d’un « marais rebutant » en bordure de la rivière, avec quelques mauvaises cultures et prairies de piètre rapport. Bien que sans expérience, mais ne manquant pas d’idées, il commence par procéder à des échanges de terrains afin de regrouper le domaine en un seul tenant, puis il draine le marais par de profonds fossés parallèles afin de l’assécher. Sur celui-ci, il fait construire deux vastes écuries parallèles où il place du bétail qu’il élève afin d’améliorer les races, et fait réaliser deux tours circulaires à l’extrémité des écuries afin de loger les métayers, tours qui sont toujours visibles aujourd’hui. Le propriétaire fait alors bâtir le château actuel, et couvrir les terrains de peupliers et d’arbres fruitiers pour former des allées. Enfin, il détourne le petit ruisseau du Valdonne pour nettoyer naturellement les écuries (à l’image des écuries d’Augias), afin de réaliser un engrais naturel à peu de frais. Mais la Révolution arrive, qui détruit et saccage tout le domaine ; Douette-Richardot doit abandonner Melleville. F ERME DU VALDONNE (Commune de Humes) : Juste avant la Révolution, et bien que moins spectaculaire, Nicolas Douette-Richardot à la demande du propriétaire de la ferme du Valdonne, M. Wichard avait entrepris pour son compte la mise en culture de la dite ferme, notamment dans ses parties montagneuses (dessouchage, enlèvement des pierres etc.) sur environ six hectares. Il réalise dans la ferme une pépinière de noyers, de robiniers-faux-acacias, de pommiers et poiriers de Normandie destinés à être transplantés sur les flancs arides des coteaux nouvellement défrichés. Il fait également planter sur le territoire communal de Saint-Martin-lès-Langres une pépinière d’arbres fruitiers. REMP-ARTS revisite l’Encyclopédie 95 L E GORGEOT DE VALPELLE (Commune de Brennes) : Nicolas Douette-Richardot s’attaque dès 1801 à ce chantier qui apparaît alors comme un des plus difficiles. Il assèche le marais à l’aide de rigoles profondes et judicieusement placées, en réunissant les vingt-deux sources environnantes dans un réservoir destiné à irriguer le terrain. Il emplante immédiatement le terrain en peupliers, robiniers-faux-acacias et en céréales. Mais ces plantations, saccagées par l’hostilité des habitants, appellent la protection du préfet qui le prend sous sa protection et celle du gouvernement, le sous-préfet de Langres Berthot décrétant l’interdiction formelle de fréquenter les lieux de jour comme de nuit, aidé par les gardes-champêtres locaux particulièrement efficaces. 96 REMP-ARTS revisite l’Encyclopédie P ROPRIÉTÉ DE M. LE BOULLEUR (Commune de Brennes) : Appelé par M. Le Boulleur dans sa propriété dont nous ignorons tout, Nicolas DouetteRichardot alors peu disponible, établit un atelier d’ouvriers originaires du village pour la réalisation d’une plantation d’arbres forestiers. P ROPRIÉTÉ DE M. ROYER (Commune de Humes) : Dans une propriété privée aride située dans le village de Humes, qui est traversé par la Marne, Nicolas Douette-Richardot détourne le cours de la Marne pour irriguer le terrain. Il crée ainsi une belle prairie artificielle, et plante autour de celle-ci des peupliers d’Italie, des robiniers-faux-acacias et des pommiers. L E GORGEOT DU SERVIN (Communes d’Aprey et de Villiers-lès-Aprey) : Nicolas Douette-Richardot est appelé à la ferme du Servin par son propriétaire, pour assainir un terrain boisé de 3 ha, envahi par les eaux de quatre-vingts fontaines formant un marais impraticable. C’est l’entreprise la plus importante qu’il aura réalisée, en travaillant à assainir le terrain selon sa méthode pendant toute une année. Puis il y fait planter huit allées de peupliers dans le fond, alors que les terrains latéraux sont plantés en vesce, avoine, orge, pommes de terre, choux et haricots. A côté de la ferme de Servin sur un terrain divisé en deux plates-bandes, le propriétaire reçoit également quantité de plants d’arbres fruitiers, dont des pommiers, qu’il se charge de planter « selon sa méthode » sur l’une des plates-bandes, l’autre abritant un semis de robiniers-faux-acacias. Le surplus des arbres fruitiers est destiné à être planté à Villierslès-Aprey. REMP-ARTS revisite l’Encyclopédie 97 T ERRAIN DES DOMINICAINS (OU DES JACOBINS) À LANGRES : Nicolas Douette-Richardot est appelé à Langres sur les instances du marchand de bois qui avait acquis comme Bien national, le terrain intra-muros de 1,50 ha. occupé jadis par le couvent des Dominicains, et actuellement en friches. Il commence par le défricher, puis crée un atelier afin de faire enterrer les décombres des anciens bâtiments pour combler les caves. Il fait planter sur plus de la moitié du terrain de jeunes arbres d’une belle venue, à l’origine du parc de la sous-préfecture actuelle. P ROPRIÉTÉ DE M. RICHARDOT PÈRE (Commune de Bourg) : Nicolas Douette-Richardot travaille également dans une propriété appartenant à son beau-père dans le bas du village de Bourg, constituée d’un jardin et de quelques vignes. Il réaménage complètement le domaine, en plantant dans le haut du terrain des arbres fruitiers et une pépinière de pommiers, poiriers et noyers. Dans le bas du terrain jusqu’alors en jardin, il réalise quelques prairies artificielles. Dans un bois appelé « Le Parc » appartenant également à son beau-père, à l’ouest du village, il plante dans les espaces libres « différentes graines d’arbres forestiers indigènes et exotiques » en pleine terre, et des sauvageons pour être greffés ou écussonnés. Bien plus tard, c’est dans ce même bois qu’il réalisera pour la première fois devant témoins et en grandeur nature, sa théorie dite de « la coupe entre deux terres (c.à.d. en coupant les essences 14 cm en dessous du niveau du sol), afin d’optimiser les rejets. Il démontrera ici, que le rendement des coupes par cette méthode peut être amélioré considérablement. 98 REMP-ARTS revisite l’Encyclopédie P ROPRIÉTÉ DE M. RICHARDOT FILS (Commune de Bourg) : Sur une autre propriété en nature de jardin, appartenant à son beau-frère, dans le bas du village de Bourg, il crée une plantation de cerisiers. P ROPRIÉTÉ DE M. BARILLOT (Commune de Hortes) : Nicolas Douette-Richardot est appelé à Hortes, à la demande de M. Barillot, cultivateur, afin de valoriser un terrain que son propriétaire a préparé pour y recevoir des robiniersfaux-acacias, ainsi qu’une plantation de peupliers. P ROPRIÉTÉ DE M. ÉTIENNE (Commune de Marac) : Nicolas Douette-Richardot est également appelé à Marac, en vue d’améliorer un terrain pierreux très aride et ingrat de 10 ha appartenant à un cultivateur, qui ne pouvait rien en faire. Sur les conseils de notre agronome, le propriétaire travaille lui-même le terrain, et y plante des arbres fruitiers et du sainfoin. P ROPRIÉTÉ DE M. SAUVAGE (Commune de Marnay) : Il intervient également dans une propriété privée à Marnay qui servait jadis de carrière pour les routes. Nicolas Douette-Richardot défriche le terrain, fait extraire la pierre affleurante pour clôturer le terrain, puis fait recouvrir l’ensemble par de la bonne terre végétale, afin d’y planter des arbres fruitiers, des plantes potagères, des légumes et des prairies artificielles. C « OMMUNE DE PROGNEY» (Commune de Perrogney) : Les habitants possédaient des communaux constitués de 25 ha de prairies en marais de très faible rapport. Instruits des résultats qu’il avait obtenus au marais de Valpelle (Commune de Brenne), les habitants de Perrogney lui demandent conseil, dessèchent et brûlent leur marais eux-mêmes, et y plantent du chanvre et du froment . P ROPRIÉTÉ PERSONNELLE DE M. NICOLAS DOUETTE-RICHARDOT À VOISINES : Au centre d’un bois situé dans un vallon profond (à « La Peute Combe »), Nicolas DouetteRichardot qui avait acheté un marais abandonné, le dessèche en utilisant des moyens « différents dans leur espèce et leur distribution » de ceux utilisés aux marais du Servin. P ROPRIÉTÉ DE M. VERNISY À LA MARNOTTE (Commune de Balesmes) : A la demande du propriétaire d’un terrain situé « vers la source de la Marne », DouetteRichardot intervient ici uniquement pour le conseiller dans ses choix de plantations. E MARAIS DE CHÉZEAUX (Commune de Chézeaux) : Il existe à Chézeaux, un marais d’une superficie d’environ 20 ha, considéré comme le plus grand et le plus dangereux qui existe dans le département. Un tiers appartient à la commune et le reste à l’ancien seigneur du lieu et à un autre particulier. Ce marais, où les bêtes s’enfonçaient souvent jusqu’au ventre, est considéré comme une calamité publique. Le Conseil Général de la Haute-Marne prend alors les choses en main, et prie le Gouvernement de prendre en compte cette opération de salut public en sollicitant l’intervention de L REMP-ARTS revisite l’Encyclopédie 99 « l’ingénieur en chef ». Aussitôt, le sous-préfet de Langres, M. Berthot, prie Nicolas DouetteRichardot d’intervenir sur place, afin de juger de la faisabilité des opérations et estimer les moyens nécessaires à l’assèchement du marais. Ce dernier établit son rapport d’expertise et le préfet fait publier le projet détaillé de Nicolas Douette-Richardot dans les « Annales de l’Agriculture », invitant la commune à prendre un parti définitif. Mais pendant que la commune se fait tirer l’oreille, le sieur Perrignon-Chevalier, propriétaire à Bourbonne-les-Bains, assèche la partie privée du marais (soit les 2/3) et exploite la tourbe. L A MONTAGNE DU COGNELOT (Communes de Chalindrey, du Pailly et de Balesmes) : Une des premières préoccupations de la « Société d’Agriculture du Département de la Haute-Marne », en 1801, a été de rendre à l’agriculture le sommet aride et sec du Cognelot. Ces observations furent publiées et transmises au préfet Jerphanion, qui prie le sous-préfet Berthot de Langres de prendre avis auprès de Nicolas Douette-Richardot, pour savoir quel genre de plantations pourrait réellement valoriser ce site stérile, ainsi que les moyens et les difficultés inhérents à sa réussite. Celui-ci lui remet un rapport préconisant l’introduction sur le sommet de plantations de bois de hêtres, chênes, ormes, charmes, et surtout cerisiers et merisiers bien adaptés, mais plus encore des robiniers-faux-acacias à la croissance rapide. P ROPRIÉTÉ DE M. RICHARDOT, DANS LA MONTAGNE DE REIMS (Commune de Thuisy) : Il fait planter chez son beau-frère établi à Verzy, près de Reims, environ 20 ares en arbres fruitiers et à Thuisy des noyers et peupliers. M ARAIS DE M. RICHARDOT, DANS LA MONTAGNE DE REIMS (Commune de Chenneseaux) : En 1806, Nicolas Douette-Richardot a encore asséché et assaini un marais appartenant à son beau-frère dans les bois de la commune de Chenneseaux (Marne), grâce à trois fossés principaux. Il le soumet au brûlis et à l’incinération, en vue de plantations à venir. A UTRES PLANTATIONS DANS LA MARNE : Nicolas Douette-Richardot a globalement planté dans ce département, qu’il n’a fait que survoler, 2 000 pommiers et 400 robiniers-faux-acacias à Verzy . P ROPRIÉTÉ DE M. PRIOZET EN HAUTE-SAÔNE (Commune de Richecourt) : Dans cette propriété dont on ignore tout, Nicolas Douette-Richardot a fait planter des arbres fruitiers. Travaux réalisés dans les faubourgs de Langres par Nicolas Douette-Richardot : L A FERME DU MOULIN DES URSULINES: C’est un vaste domaine situé à l’ouest et au bas de la ville de Langres, traversé par le ruisseau de la Bonnelle avec des parties marécageuses, que Nicolas Douette-Richardot prend à bail. Il l’assainit aussitôt en redressant la rivière, puis détourne une partie du grand canal des eaux de ruissellement de la ville de Langres pour l’irriguer et procède de même 100 REMP-ARTS revisite l’Encyclopédie sur l’autre versant. Il y plante des arbres fruitiers, des peupliers d’Italie et des légumes entre les arbres et sème différentes parties en trèfle, avoine, orge et blé, avec succès. P ROPRIÉTÉ DE M. POINSOT : Sous la ville de Langres, en bas du « Chemin des Romains » contre la Bonnelle, un terrain argileux et humide, contenant des routoirs et couvert de rochers, préoccupe Nicolas Douette-Richardot. Il fait d’abord combler les routoirs avec les rochers, puis détourne les eaux de ruissellement. Puis il fait passer une charrue très solide attelée à un vigoureux attelage, afin d’ouvrir la terre, et fait confectionner de fortes broches en fer recourbées, que les planteurs enfoncent d’un pied (env. 30 cm) avant d’y placer la bouture de peuplier. P ROPRIÉTÉ DE M. DAGUIN : A deux kilomètres de la ville au nord, est un pré de 26 ha baigné par la Marne, que le propriétaire voulait valoriser. Nicolas Douette-Richardot laisse le terrain en nature de pré, se contentant ici de planter à l’intérieur et tout le long de son périmètre, deux files d’arbres formant une allée majestueuse d’environ 4 m de largeur, chacune d’elles étant composée en alternance de peupliers et de saules du meilleur rapport. P ROPRIÉTÉ DE M. POTHIER À HUMES : Sur un terrain privé situé à Humes alors en nature de pré, au beau milieu du vallon de la Marne, Nicolas Douette-Richardot fait réaliser une vaste pépinière de peupliers d’Italie sur une surface de 9,50 ha, étalée sur près de 600 m de longueur. Il conseille au propriétaire de planter des saules sans racines, pour stabiliser les rives exondées de la Marne. P ROPRIÉTÉ DE M. BRAYER : Douette-Richardot intervient encore dans un terrain situé très probablement en bordure de la Bonnelle en bas de Langres, appartenant à un certain M. Brayer. Après avoir fait défoncer le terrain à la bêche, il plante des peupliers d’Italie en un massif entouré de saules, d’osier, ainsi que des légumes entre les arbres. Autres travaux réalisés par Nicolas Douette-Richardot : S i la plupart des chantiers cités jusqu’ici ont été réalisés en 1801 et 1802, Nicolas Douette-Richardot s’est aussi intéressé à l’introduction en Haute-Marne de plusieurs espèces d’arbres comme le robinier-faux-accacia, le peuplier d’Italie, le noyer, le cerisier et le prunier qu’il conseille dans les clairières culturales au sein des forêts. Il expérimente la technique de la « coupe entre deux bois », s’intéresse à la préservation des arbres le long des grandes routes, des ruisseaux et des rivières et conseille d’emplanter les pâtis communaux en robiniers-faux-acacias. Parallèlement, il fait des essais de plantation de la vesce blanche en fourrage et en foin, introduit la pomme de terre dite « anglaise » et les pommiers « Filets de Normandie » dans la région de Langres. Il fait également diverses observations sur l’élevage et les maladies des animaux. REMP-ARTS revisite l’Encyclopédie 101 Conclusion : N icolas Douette-Richardot, qui semble avoir eu du mal à se faire accepter de ses contemporains, n’a eu, en réalité, que le moyen de la démonstration opérative pour les convaincre de sa valeur. C’est pourquoi il s’est lancé à corps perdu dans l’art de ce qu’on appellera plus tard l’agronomie et en publiera les résultats. On conviendra pourtant que, si le personnage a marqué l’histoire en son temps et encore plus le paysage sud-haut-marnais, il ne reste aujourd’hui plus aucune trace de ses différents chantiers qui lui ait survécu sur le terrain, ni aucune trace dans les mémoires, contrairement aux vœux de postérité réclamés par les commissaires. C’est sans doute parce que ses efforts n’ont en réalité fait progresser la pratique agricole que chez des propriétaires fonciers suffisamment ouverts et fortunés dans la valorisation de leurs terrains incultes ; et qu’ils n’ont pas participé à l’amélioration d’une agriculture profondément figée dans ses traditions, laquelle lui a été hostile. Emile Jolibois, qui lui consacre une notice, l’explique simplement : « C’est le premier, dans notre département, qui a lutté par la science et par la pratique contre la routine. Ses travaux ont été encouragés par la Société d’Agriculture, mais personne après lui n’a continué la lutte ». « Ainsi passe la gloire du monde ». Alain CATHERINET Acte de baptême de Nicolas Douette-Richardot 102 REMP-ARTS revisite l’Encyclopédie REMP-ARTS revisite l’Encyclopédie 103 La faïencerie des Auges à Langres de Diderot à nos jours Les productions de faïence s’intensifient et se diversifient au XVIIIe siècle, un engouement destiné à répondre aux attentes d’une clientèle de plus en plus sensibilisée aux arts de la table en plein développement. La région de Langres n’offre que deux centres de production de faïence mais celui d’Aprey, à lui seul, a connu une activité remarquable aussi bien par la qualité et la quantité de ses productions que par sa longévité. Quant aux fouilles archéologiques menées sur le site de la faïencerie des Auges, elles ont mis en évidence une production destinée à une clientèle plus populaire du XIXe siècle et ont livré, intacts, outillages et structures liées au processus de fabrication tels qu’ils sont décrits dans l’Encyclopédie. Vue aérienne de la faïencerie des Auges et de ses installations L’Encyclopédie de Diderot et d’Alembert offre une place de choix aux techniques de fabrication de la terre émaillée avec un article de huit pages publié en 1756 dans lequel sont scrupuleusement détaillées toutes les étapes de production depuis la sélection des terres jusqu’à la décoration des formes obtenues. Douze planches (étapes de fabrication et typologie) accompagnées de cinq pages descriptives viennent compléter la synthèse dans un volume publié en 1765 : « Sous le nom de fayancerie l’on entend l’art de fabriquer des ouvrages faits en terre cuite, couverte d’émail, tels que des plats, assiettes, pots, écuelles, saladiers, jattes, fontaines, & toutes sortes de poteries fines : ce mot vient de l’italien faenza, en latin faventia, & en françois fayance, nom propre d’une ville d’Italie, d’où elle tire son nom, située entre Forli & Incola, sur la riviere d’Ancone, en Romagne, où fut faite la premiere fayance. La premiere que l’on fit en France fut dans la ville de Nevers, par un italien, qui après avoir conduit & accompagné un duc de Nivernois, apperçut en se promenant la même espece de terre dont on faisoit la fayance en Italie; après l’avoir examinée & trouvée bonne, il en fit préparer & 104 REMP-ARTS revisite l’Encyclopédie construire un four, dans lequel fut faite notre premiere fayance. On en fait un grand commerce en France & aux environs; celles de Nevers, de Rouen, de Saint - Cloud sont très belles; (…) La fayancerie se divise en deux sortes; la premiere est la connoissance de la terre qui lui est propre, & la maniere de la préparer; la seconde est l’art d’en fabriquer toutes sortes d’ouvrages au tour & au moule, & la maniere de les enfourner & de les cuire. De la terre propre à la fayancerie. La terre propre à la fayancerie est une espece de terre grasse, compacte & pesante, qu’on trouve dans presque tous les lieux de la terre, dont la couleur est d’un gros verd ou bleu tirant sur le jaune, quelquefois rouge; sa qualité est d’être très fine, de s’amollir, & même de se dissoudre dans l’eau, de faire corps & s’endurcir au four au point de faire feu, lorsqu’elle est frappée par l’acier le plus dur; celle qui tient le milieu entre la glaise & l’argille est la meilleure, étant composée des deux especes, plus ou moins, à proportion qu’elle s’approche de l’une ou de l’autre (…). La terre choisie est apportée des lieux d’où on la tire, on la met tremper avec de l’eau dans Extrait d’une planche de l’Encyclopédie illustrant la préparation des terres. des bassins (…) faits exprès en terre, assez ordinairement près d’un puits, (…) pour éviter le transport de l’eau; ces bassins peuvent être d’environ cinq à six piés de profondeur, d’une grandeur proportionnée à la quantité d’ouvrages qu’on a à faire, & dont le fond est souvent pavé en brique, tuile, carreau, ou pierre; la terre humectée dans ce bassin pendant plusieurs jours, on l’y délaye avec des pelles & bêches, (…) bâtons, (…) autres choses semblables, ensuite un ouvrier en éleve l’eau avec le secours d’un sceau fiché au bout d’un bâton,(…) versant à mesure dans un tamis de crin ou de soie, (…) dont la finesse dépend de celle de la fayance, tenu & remué à mesure par un autre ouvrier. L’eau chargée de terre traverse le tamis, laisse après elle le plus grossier de la terre, & va se répandre par des rigoles dans des bassins très grands & étendus d’environ trois à quatre piés de profondeur, (…) creusés en terre (…). De la maniere de fabriquer les ouvrages avant que de les mettre au four. REMP-ARTS revisite l’Encyclopédie 105 Extrait d’une planche de l’Encyclopédie montrant l’organisation de l’atelier. Les ouvrages se divisent en deux especes, les uns tournassés & les autres moulés. Les premiers étant ronds se font sur le tour; les autres ovales, demi - ovales, barelongs, guillochés, échancrés, triangulaires, à pans, & de toutes sortes de formes, ainsi que les figures, vases, & autres ornemens à l’usage des poëles, & autres choses semblables, ne pouvant être mis sur le tour, se font dans des moules en plâtre faits exprès, & dans la forme convenable aux ouvrages. La premiere se fait ainsi: la terre préparée, l’ouvrier la dispose en mottes de grosseur proportionnée aux ouvrages qu’il veut faire, qu’il manie & remanie plusieurs fois pour leur donner la consistence propre à prendre la forme convenable; il les arrange ensuite autour du tour pour les travailler l’un après l’autre; ceci fait, il monte sur le tour, (…) s’assied sur le banc (…) après y avoir placé une espece de coussin. Assis un peu vers la droite du tour, il appuie son pié droit sur la planche (…) pour se soutenir, & de l’autre pousse la roue (…) du tour à grands coups & à différentes reprises, jusqu’à ce qu’elle ait un mouvement rapide, qu’il continue toujours d’entretenir pendant la façon de l’ouvrage (…). Il faut observer de ne point trop laisser sécher les ouvrages, ce que l’on peut éviter en les couvrant de linges mouillés (…). De la maniere de placer le cru dans le four. Pour parvenir à faire cuire le cru, il est deux manieres de l’enfourner, l’une avec gazette, & l’autre en échappade ou chapelle. La premiere se fait en cette maniere: on a soin d’avoir des gazettes (…). » 106 REMP-ARTS revisite l’Encyclopédie Le four de la faïencerie des Auges Le four (dimensions hors tout : 4,30 mètres sur 4,70 mètres) qui a été installé dans la partie Est de la construction accolée au bâtiment préexistant, appartient à la lignée des fours à tirage vertical à flamme directe, en demi-cylindre couché. Ce type de four est relativement simple : un foyer (chambre de combustion) est situé sous un laboratoire (chambre de cuisson) lequel est traversé par les flammes qui s’échappent en haut par la cheminée. Il est dit en deux cylindres couchés par ses chambres voûtées, les flammes pénétrant du foyer dans le laboratoire par une série de petites ouvertures appelées carnaux. Le four d’une faïencerie tel qu’il est représenté dans l’Encyclopédie. Encavé jusqu’au niveau de la sole du laboratoire, le four présente en avant une vaste fosse quadrangulaire qui permettait le chargement et l’alimentation du foyer en combustible. La fosse de service Cette fosse longue de 2,60 mètres, large de 2,40 mètres à 2,55 mètres et profonde de 1,75 mètre, présente un appareil de moellons équarris irrégulièrement de dimensions très variées (0,15 à 0,40 mètre par 0,07 à 0,12 mètre). Les éléments sont disposés en assises régulières, d’épais- REMP-ARTS revisite l’Encyclopédie 107 seurs inégales avec mortier de chaux et joint beurré. L’accès au fond de cette fosse, constitué d’argile damée au marchage, se faisait par un escalier droit (en pierre de taille) à deux volées limitées par un repos, établi contre sa limite Ouest. L’emmarchement supérieur formé de trois longues marches mène à un palier de plan rectangulaire (2,20 mètres sur 1,20 mètre) et au sol d’argile damé lors de la transformation en exploitation agricole. Après 1875, il desservait une autre salle, la tournerie située immédiatement à l’Est dans le bâtiment originel de la manufacture. Le foyer Le four est constitué d’un alandier en forme de bouteille (3,60 mètres sur 0,80 mètre à 2,50 mètres, pour une hauteur de 1,65 mètre) dont le fond est simplement en terre tassée non revêtue. Ses parois, faites d’assises de briques (module 5,5 sur 11 sur 22 centimètres) liées à l’argile, présentent de fortes traces de rubéfaction, témoin d’un usage fréquent. Dans le mur Ouest de cet alandier s’ouvrent deux bouches superposées : On procédait à la mise à feu du combustible par la bouche inférieure, qui a conservé son volet métallique de fermeture – celle de dessus étant fermée – et on augmentait progressivement la quantité de bûches jusqu’à ce que le feu ne produise plus de fumée, fasse de la braise et atteigne une température suffisante, que les chaufourniers reconnaissaient à l’œil. Fosse servant à enfourner le combustible et à décendrer 108 REMP-ARTS revisite l’Encyclopédie Cette première phase devait surtout produire de l’air chaud, destiné à faire évaporer lentement l’eau jusqu’à une température d’environ 400 à 500°. Elle se faisait à l’aide de gros bois, ou tout autre combustible, produisant des flammes courtes. On fermait alors la bouche inférieure, et l’on jetait du bois de cordes jusqu’à obtenir une température d’environ 700° puis du bois plus menu, souvent du fagot à combustion rapide, par la bouche supérieure et plus vers l’avant du foyer de manière à produire beaucoup de flammes longues. Il fallait éviter toute irrégularité et assurer une montée en température constante, tout en veillant à ce que la chaleur se répartisse dans l’ensemble du four d’une manière égale grâce aux différents moyens de réglage du tirage. Vue du foyer du four En arrière du foyer, dont le fond est simplement en terre tassée non revêtue, s’élève après un dénivelé total d’une quinzaine de centimètres, un mur déflecteur de 45 centimètres de hauteur pour une largeur de 22 centimètres, constitué, comme pour le chemisage de l’alandier, d’assises de briques (module 5,5 sur 12 sur 22 centimètres) liées à l’argile. Ce mur déflecteur marque la transition vers une cuvette de forme rectangulaire (2,5 sur 1,8 mètres) surélevée de 0,40 mètre environ par rapport au foyer, et constituant l’arrière foyer ou chambre de chauffe. La présence de gouttes d’émail vitrifié sur ce bassin indique qu’il a servi à la fabrication de la « frite » destinée à l’émaillage. Le chemisage de brique employé tant pour le foyer que pour le laboratoire laisse apparaître un décalage des joints visant à accroître la solidité des murs. La chambre de chauffe est couverte d’une voûte de briques assisées en berceau – anse de panier- supportant le dallage (la sole) de l’espace sous-jacent, le laboratoire ou chambre de cuisson. Cette voûte et la sole sont percées de conduits (ou carneaux) permettant l’acheminement des gaz chauds. REMP-ARTS revisite l’Encyclopédie 109 Le laboratoire Il présente un plan proche du carré (4,70 sur 4,40 mètres extérieur, 2,80 sur 2,70 mètres en intérieur pour une hauteur conservée de 5,20 mètres. La sole du laboratoire est de plain pied avec le terrain environnant et les briques qui en constituent le dallage sont identiques (module de 5,5 sur 11 sur 22 centimètres) à celles utilisées pour l’habillage intérieur du foyer et du laboratoire. La partie haute du laboratoire était barrée de quatre arcs surbaissés en brique, larges de 0,50 mètre pour un rayon de 0,90 mètre flanqués de carnaux larges de 0,12 mètre environ ; on en observe plus que leur naissance sur les parois Sud et Nord. Au sommet du four, un conduit de cheminée aménagé dans une voûte en arc de cloître construite en briques assisées en tas de charge devait accentuer le tirage, rassemblant les gaz chauds après leur passage à travers les carnaux de la voûte du laboratoire. La hauteur originelle du laboratoire est estimée à 10 mètres. Trois ouvertures donnent accès à ce laboratoire : deux baies ménagées dans le mur Est du four Porte d’enfournement de l’étage supérieur du laboratoire 110 REMP-ARTS revisite l’Encyclopédie (les deux à l’opposé de l’alandier) autorisaient son chargement et un fenestron à encadrement de pierre de taille (hauteur 0,40 mètre et largeur 0,35 mètre ouvert dans la façade Ouest à hauteur des carnaux établis entre les arcs surbaissés en briques que surplombaient le laboratoire et muni d’un tampon mobile), permettait de contrôler la cuisson. Les deux baies, aux piédroits appareillés en pierre de taille, sont au même aplomb et au même mur, mais elles diffèrent toutefois par leur hauteur et leur mode de couverture : l’élément bas (hauteur 2 mètres, largeur 0,70 mètre, profondeur 1 mètre) est couvert d’un linteau plat tandis que l’élément haut (hauteur 2,25 mètres, 0,70 mètre de profondeur) est surmonté d’un arc surbaissé en briques. L’accès à la porte d’enfournement supérieur se fait par un escalier tournant à deux volées droites établi au droit du mur et du laboratoire. La volée basse ne comporte que deux marches de pierre tandis que la volée haute en compte quatre complétées par trois marches d’arrivée en planches. Le chargement du laboratoire effectué, ces deux portes étaient murées avec des briques. Coupe longitudinale et plan du four de la faïencerie des Auges REMP-ARTS revisite l’Encyclopédie 111 Le laboratoire présente une construction entièrement appareillée : on ne note pas de fourrure dans l’épaisseur des murs mais une liaison en besace entre la maçonnerie en briques de 5,5 sur 11 sur 22 centimètres présentant un certain nombre de points de dilatation (espace laissé libre de mortier) et un parement extérieur en pierre. On distingue un blocage de maçonnerie de chaux revêtu d’un enduit de chaux maigre pour les murs Est, Sud et Nord, et un appareil en pierre de taille pour le mur Nord. L’épaisseur des murs varie suivant les côtés 0,60 mètre à l’ouest, 0,70 mètre au Nord, 1 mètre pour le mur Est qui est percé des baies de chargement et 1,20 mètre pour le mur Sud. L’intégration de ce four dans un bâtiment agrandi s’est fait en réutilisant partiellement ce qui avait été le mur gouttereau Nord de la fabrique initiale. Cela induisit l’ancrage au mur Sud de la chambre de combustion sur ce mur gouttereau la plus grande épaisseur qui lui fut donnée relativement aux trois parois. L’agrandissement de l’usine à faïence a été conçu pour répondre aux exigences de fonctionnement de ce nouveau four. Les planches des étages sont désolidarisées afin de ne pas subir le contrecoup de la dilatation/rétractation. Seules les poutres supportant les planchers reposent sur des corbeaux de pierre ancrés dans la maçonnerie des murs Sud, Est et Nord du four. Les arêtiers de la charpente prennent également appui sur des pilettes de briques construites sur la voûte du four. L’émaillage : Après la description des éléments constituant le four, il apparait nécessaire de parler de l’émaillage. Le biscuit est trempé dans un bain d’émail finement broyé qui se compose de calcine à base de plomb et d’oxydes d’étain cuite, que l’on mélange à la « frite » composée de silice (sable) et de fondants (sel) qui abaissent la température de fusion. La décoration au grand feu La technique du grand feu qui est utilisée à Langres ne permet que cinq couleurs obtenues à partir d’oxydes métalliques : le cobalt pour le bleu, le manganèse pour le violet-bleu, le cuivre pour le vert, l’antimoine pour le jaune et éventuellement le fer pour le rouge toujours difficile à obtenir. La cuisson de l’émail et du décor Recouvertes de leur émail en poudre et décorées ou non, les pièces sont à nouveau séchées puis cuites au grand feu (environ 950°). La cendre ayant gâtée l’émail de ses faïences, Bernard Palissy (vers 1510-1589) avait inventé de les enfermer dans des cylindres de terre cuite que nous nommons « gazettes ». Les pièces de platerie sont enfermées dans ces cylindres en terre cuite percés d’une série de trous triangulaires, répartis sur trois colonnes verticales où sont introduites des pernettes (prismes triangulaires à arêtes aigues en terre cuite) qui supportent les pièces. 112 REMP-ARTS revisite l’Encyclopédie La technique du petit feu Elle peut également être utilisée ce qui ne semble pas avoir été le cas à Langres. Alors que dans le grand feu, le biscuit reçoit l’émail et le décor qui sont cuits ensemble à 950°, dans le petit feu, le décor apposé sur un émail déjà cuit préalablement subit une nouvelle cuisson spécifique à une température inférieure d’où le nom du procédé. Par contre, outre l’inconvénient d’une cuisson supplémentaire, les couleurs sont bien moins intégrées à l’émail. Conclusion L’ensemble du site de la faïencerie des Auges a conservé de façon très lisible les témoins de la fabrication de la faïence en particulier le four : encore en élévation, il est le seul existant en Champagne-Ardenne et probablement en France. Il est, à ce titre, inscrit à l’Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques depuis 1986. Schéma des espaces extérieurs de la faïencerie En raison de l’intérêt du four sur le plan archéologique, historique et scientifique, il serait souhaitable que le bâtiment qui le contient soit réhabilité. Texte et documents Renée Marcout avec la collaboration d’Arnaud Vaillant. REMP-ARTS revisite l’Encyclopédie 113 La Grande Forge de Buffon C D ’est en 1768 que Buffon obtient de Louis XV les lettres patentes indispensables pour édifier une usine sidérurgique. ès 1769, le haut fourneau fonctionne. Le reste des bâtiments est achevé 4 ans plus tard. Buffon s’entoure des conseils d’Edme Rigoley et Pierre-Clément Grignon , maîtres de forge, et Gabriel Jars, expert officiel. L’architecte Edme Verniquet aurait offert ses conseils pour la réalisation de l’ensemble. L ’emplacement de l’usine se situe sur les rives de l’Armançon qui permet la production de la force motrice. Un autre atout est la proximité de la route royale Paris-Lyon. Le tracé du futur canal de Bourgogne est connu de Buffon, grand propriétaire forestier qui peut fournir le charbon de bois. Le minerai de fer se trouve à Etivey dans l’Yonne. L ’ensemble de l’usine révèle une conception admirable conjuguant l’esthétisme du XVII° et l’esprit novateur des Lumières. La maison du maître fondeur et du maître marteleur 114 REMP-ARTS revisite l’Encyclopédie REMP-ARTS revisite l’Encyclopédie 115 L S a conception d’ensemble permet de distinguer deux parties : l’ensemble domestique et l’ensemble industriel. ur une terrasse rocheuse naturelle s’ordonnent autour d’une vaste cour rectangulaire de 97 m de longueur sur 48m de largeur les bâtiments suivants : • l’entrée monumentale avec ses deux piliers et sa grille forgée sur place, • l’étable dite des quarante bœufs, • des logements ouvriers, • des remises à voitures, écuries, selleries et chambres pour les palefreniers, • Le magasin des fers, • le four à pain, • le colombier et son horloge rythmant le travail, • la maison du régisseur ou du maître de forges, • le pavillon de Buffon, • la chapelle. E n dehors de ces bâtiments l’on trouve, dans le jardin, une vaste orangerie, le pavillon abritant le maître fondeur et le maître marteleur. La partie industrielle comprend : • les halles de stockage du minerai lavé, du charbon de bois, • le haut fourneau, l’espace de la coulée, • le parc des bascules et les soufflets, • l’affinerie, • la fenderie. L es trois canaux (canal du fourneau, canal des marteaux et canal de la fenderie) séparent le haut fourneau, la forge d’affinerie et la fenderie. L e pont aux formes étudiées pour résister aux crues et permettre aux chevaux attelés de manœuvrer, aboutit à l’aire de lavage du minerai et, au loin, l’on peut voir le barrage sur l’Armançon. 116 REMP-ARTS revisite l’Encyclopédie Planche inversée de l’encyclopédie et sa projection sur le plan du haut fourneau actuel REMP-ARTS revisite l’Encyclopédie 117 REPERES CHRONOLOGIQUES I – DU TEMPS DE BUFFON 1717 - achats des terres de Buffon par Benjamin François Le Clerc, père de Buffon. 1732 - rachat des terres de Buffon par Georges-Louis Le Clerc à la suite du décès de sa mère avec sa part d’héritage maternel. 1761 - mise en service de la route royale. 1767 - décision prise par Buffon de construire un grand établissement sidérurgique. 1768 - février. Louis XV accorde les lettres patentes autorisant la création d’une forge. 1769 à 1774 - Buffon effectue une série d’expériences sur les aciers et les propriétés des fontes destinées aux canons de marine. 1775 - ouverture d’un canal d’amenée des eaux. 1776 –construction de la petite forge. 1778 – Buffon afferme la forge à Jacques-Alexandre Chesneau de Lauberdière. 1778 – 16 avril, mort de Buffon à Paris. II – DU TEMPS DE LA DESCENDANCE DE BUFFON. 1794 – le fils de Buffon, Georges Louise-Marie Le Clerc est guillotiné. 1794 / 1842 – sa veuve, Elisabeth-Georgette Dauberton dite Betzy (nièce du collaborateur de Buffon) devient propriétaire des forges qui sont affermées : 1789 / 1792 : Etienne Quesnel 1793 / 1798 : Etienne Berthier 1799 / 1804 : Louis Humbert 118 REMP-ARTS revisite l’Encyclopédie 1805 / 1822 : Pierre-Lorieux 1805/1810 : l’installation d’un patouillet qui permettait de mécaniser le lavage. 1805/1810 : démolitions des logements ouvriers côté est. 1822 / 1854 : le consortium Bazile-Louis-Maître qui, en 1840, sous la raison sociale Bougueret, Landel et Cie devient l’entreprise Châtillon-Commentry. En 1822, un inventaire complet de l’état des lieux est dressé pour la comtesse, veuve de Buffonet. A cette date, il ne restait en activité que le haut fourneau, un seul feu d’affinerie, un marteau, un bocard et un patouillet. La fenderie était vide, il n’y avait plus aucune sorte d’outillage ni d’installations, elle servait de briqueterie pour fabriquer le revêtement réfractaire du haut fourneau et de fours à puddler et de rémoulerie pour l’affûtage des outils de l’usine. 1832 : le canal de Bourgogne entre en service devant les forges. III – en 1842 : la comtesse de Buffon vend les forges à son créancier le Comte de Ribes. L’exploitation est assurée par l’entreprise Châtillon-Commentry jusqu’en 1854. IV – au décès du Comte de Ribes, les forges passent à la veuve d’un des associés en affaires, Edouard-Charles Lebreton qui les revend en 1860. V – en 1860 : acquisition des forges par Roch-Joseph Guenin, Maître de forges à Clairvaux, aïeul de l’actuel propriétaire. 1866 - septembre, la crue du siècle inonde complètement la forge et entraîne l’arrêt de l’exploitation. 1866/1872 - :la grande forge est convertie en fabrique de ciment romain. 1913 : arrêt de la production industrielle. 1923 : incendie du toit du haut fourneau. 1925 : installation d’une microcentrale électrique. REMP-ARTS revisite l’Encyclopédie 119 1940 : été. La propriété est réquisitionnée par les Allemands et sert d’hôpital pour chevaux (environ mille chevaux blessés et abandonnés en juin 1940).Cinquante prisonniers français sont enfermés au-dessus de l’orangerie. 1943 / 20 décembre : Les forges sont classées au titre des monuments historiques. 1945 : inscription au titre des sites. 1978 : 14 novembre. Création de l’Association pour la sauvegarde et l’animation des forges de Buffon. 1978 : ouverture au public de la partie industrielle. 1979 – bail emphytéotique entre la propriétaire et le SIVOM de Montbard. 1981 : installation d’une roue hydraulique dans le troisième canal moteur de l’usine. 1985 : 31 décembre. Classement de l’ensemble au titre des monuments historiques. 1988 : construction d’un foyer de forge maréchale devant le mur pignon est de la fenderie. 1988 : Construction du bâtiment d’accueil. 1988 : le martinet de platinerie est implanté dans la halle de la forge, à l’emplacement où un appareil de ce type et de dimension comparables, avait fonctionné entre 1829 et 1840. 1996 : fin du bail emphytéotique. 1997 : 31 décembre. Départ de l’Association. 1998 : construction d’une nouvelle roue près de la fenderie, remise en service de la grande roue et des soufflets, installation d’une exposition annuelle dans le pavillon de Buffon. 2007 : 3ème prix aequo du prix régional du patrimoine. 2008 : médaille Europa Nostra 12 juin à Durham (prix du patrimoine culturel de l’union Européenne - Concours Europa Nostra) 120 REMP-ARTS revisite l’Encyclopédie Vue d’ensemble de l’usine depuis le bief. Vue d’ensemble de l’usine et du pont. REMP-ARTS revisite l’Encyclopédie 121 LA VIE A BUFFON A l’époque de la sidérurgie I l faut imaginer les lieux lorsque l’usine est en pleine activité ; les mouvements des charrois apportant le minerai, les fondants et le charbon de bois par un seul accès que sont les grandes grilles forgées sur place du temps de Buffon, le bruit des marteaux hydrauliques, des roues et des soufflets, la fumée qui sort du haut fourneau et des forges, le transport des gueuses, la pesée et le travail dans l’affinerie et la fenderie, le lavage du minerai et le stockage près du haut fourneau, le transport des produits fabriqués et le stockage dans le magasin de fer, enfin le mouvement de plusieurs centaines de personnes dans un espace restreint au sein d’une usine qui, à l’époque, se présente comme l’une des plus modernes que l’on pût construire. L ’activité est incessante, jour et nuit, car il s’agit d’une industrie à feu continu. La main-d’œuvre mobilisée pour le fonctionnement de la grande forge pouvait atteindre 400 personnes. Elle est constituée pour plus de 9/10 par les travailleurs externes qui comprennent : le personnel saisonnier et celui chargé de l’approvisionnement de l’usine en matières premières et du transport des produits, les mineurs, les bûcherons, les charbonniers et les voituriers. Le personnel permanent représente une minorité de travailleurs qualifiés attachés en permanence au service intérieur. Son nombre est d’une trentaine de personnes : les ouvriers du feu, les métallurgistes proprement dits dont quatre pour le haut fourneau et une vingtaine d’ouvriers pour les autres ateliers. Ce nombre comprend le personnel de service : celui assurant l’entretien des bâtiments et des équipements productifs (souffletier, charpentier, couvreur, maçon, charron, …), ainsi que l’entretien du bétail requis pour les charrois (maréchal-ferrant, palefreniers). La main-d’œuvre travaille par roulement comprenant des postes de douze heures pour le haut fourneau et des postes de six heures pour la forge. Il est indispensable de loger sur place ce personnel qualifié et de le retenir par des avantages (logement, produits de la ferme,…) 122 REMP-ARTS revisite l’Encyclopédie I l y a 17 habitations ouvrières à la grande forge. Vers 1775 cette population ouvrière vivant sur place atteint le nombre de 70 âmes. La grande forge est également dotée : d’un vaste poulailler, d’une porcherie, de jardins potagers, d’un four à pain, d’une orangerie dont les orangers agrémentaient la grande cour et la façade du haut-fourneau, une chapelle à l’extrémité du logement du régisseur. La ferme des Berges, d’une superficie de 80 hectares, située à proximité, fournit les produits de culture, d’élevage et des pâturages. Le bâtiment du régisseur était à l’origine identique à celui dans lequel descend Buffon mais il est agrandi lorsque la propriété fut affermée en 1777 à Monsieur de Lauberdière, maître de forges. D’après les documents d’ Agnès et Claude Veyssière-Pomot propriétaires de la Grande Forge de Buffon REMP-ARTS revisite l’Encyclopédie 123 De mains d’hommes... et de femmes Au XVIIIe siècle, la coutellerie de Langres était de grande renommée dans le monde entier. Elle voyageait loin, bien loin de ses humbles créateurs qui travaillaient à Langres même, ou dans les alentours. Dans leurs modestes demeures aux pièces exiguës, ces hommes aux mains d’or ne faisaient pas que fabriquer de la coutellerie. Pour subsister, aidés en cela par leurs fidèles épouses, bien souvent ils élevaient également des animaux (lapins, cochons, volaille), possédaient quelques arbres fruitiers, parfois une vigne et cultivaient les pommes de terre, les carottes, les choux de Bruxelles, les rutabagas … Chaque ménage avait sa chenevière, petit lopin de terre au bas duquel se trouvait un plan d’eau, pour tremper le chanvre et le lin que les femmes pouvaient ensuite travailler, pour confectionner les habits de la petite famille. Le labeur de l’ouvrier commençait aux aurores et finissait très tard. Dans les rues de Langres , ainsi , dès quatre heures du matin, entendait-on les enclumes battre le fer qui donnerait naissance à maints ciseaux, couteaux, instruments de chirurgie, épées, sabres et autres armes. En un tour de main la pièce prenait forme. Les coups étaient frappés avec une régularité parfaite. - Ah, les manouvriers ! Une fois la forge achevée, la lime crissait sur l’acier pour de subtiles finitions. La dextérité et le savoir-faire aboutissaient ainsi à des réalisations d’une facture inégalée, tel le couteau fabriqué par le père de Denis Diderot, avec côtes en ivoire ou écaille, ou encore le couteau Marie-Antoinette, à deux lames, l’une en acier pour le cours du repas, l’autre en argent pour les fruits à l’acidité parfois oxydante. -Nos ouvriers étaient des artistes ! A cette époque, il fallait une semaine pour fabriquer une paire de ciseaux. Il était impératif de finir la pièce pour la vendre, le dimanche matin, à quelques maisons de renommée, parfois mondiale, telles que Béligné coutelier du roi, Deslandes, Guerre, Deslandes-Guerre... Tout ce beau monde ouvrait son magasin et les humbles y venaient alors parlementer, afin d’obtenir quelques sous ! Une fois toutes ces opérations terminées, le manouvrier avait soif et quelques canons étaient les bienvenus… avant d’aller acheter la matière première à travailler durant la semaine à venir. A Nogent, pour ne citer que lui, le magasin Chevry restait ainsi ouvert à cette fin, jusqu’à sept heures du soir ! Quant à ces messieurs de renommée, ils accompagnaient leurs épouses à la messe, pour prier et se faire pardonner les rabais exigés des ouvriers, gens modestes, obligés de brader leur travail pour nourrir une famille souvent nombreuse…… Jean-Marie ROULOT (12 décembre 2012). 124 REMP-ARTS revisite l’Encyclopédie REMP-ARTS revisite l’Encyclopédie 125 126 REMP-ARTS revisite l’Encyclopédie REMP-ARTS revisite l’Encyclopédie 127 Les couteliers langrois au XVIIIe siècle Héritiers d’une tradition qui remontait au moins au XVe siècle, les couteliers langrois bénéficiaient, à l’époque de l’Encyclopédie, d’une renommée bien établie qui facilitait leurs activités. Cependant, plusieurs transformations modifièrent sensiblement l’organisation du métier. En ville, le nombre des ateliers diminua : une centaine vers 1740, 80 en 1750, 61 en 1765, 40 en 1788. Dans le même temps, de nombreux ateliers s’installaient à la campagne, notamment autour de Nogent. Le phénomène s’explique assez facilement. En ville existait une corporation qui imposait des règles très strictes d’apprentissage, d’installation, de fabrication et de vente ainsi qu’un contrôle très étroit. Les campagnes, devenues plus sûres depuis la fin des guerres quasi permanentes du siècle précédent, permettaient, au contraire, une liberté presque complète ; la main d’œuvre était moins coûteuse et plus docile que dans le cadre corporatif. De plus, les ressources en eau, nécessaire pour la trempe, étaient évidemment plus abondantes qu’au cœur de la cité. Couteau de table XVIIIe siècle, manche ébène, lame argent, marque SCHNEIDER A LILLE avec le Bâton couronné. 128 REMP-ARTS revisite l’Encyclopédie Couteau d’ami démontable (3 parties) XVIIIe siècle, manche ivoire, rosettes or. Il comprend :1 cuiller argent, 1 tire-bouchon - 1 fourchette argent, 1 lame argent Partie centrale : 1 lame acier marque HUMBERT. Langres restait cependant le centre de l’économie coutelière. La diminution du nombre des ateliers allait de pair avec la concentration du métier entre les mains de quelques marchands-fabricants qui, tout en poursuivant leurs propres fabrications, utilisaient des sous-traitants, artisans de la ville et des campagnes, auxquels ils procuraient les matières premières ; ils passaient commande en imposant leurs conditions et dont ils ramassaient le produit fini avant de l’écouler sur les marchés régionaux ou internationaux. Ainsi, Didier Diderot faisait travailler plusieurs ateliers de Langres et de Nogent, tout comme, après lui, Pierre Beligné, « coutelier du Roi » : ce dernier établit un véritable circuit de ramassage autour de Nogent et dans les villages établis dans les vallées de la Marne, de la Traire, du Rognon ou de la Meuse ; il expédiait les produits de sa marque, le « Bâton royal », objets de luxe ou d’usage courant, à travers toute la France, mais également en Suisse, à Florence et même au-delà des mers par Le Havre, Bordeaux, Toulon ou Marseille. REMP-ARTS revisite l’Encyclopédie 129 Couteau fermant à pompe XVIIIe siècle, manche écaille, garnitures or, lame argent marque BELIGNEZ COUTELIER DU ROY À LANGRE avec le Bâton Royal. Les couteliers n’échappèrent ni aux crises économiques ni à la concurrence, mais les marchands-fabricants résistèrent mieux aux difficultés que les petits artisans. Mort en 1746, le coutelier François Giraut n’avait guère pour toutes richesses que ses instruments de travail et ses dettes ; la vente de ses pauvres biens ne put satisfaire entièrement ses créanciers. A l’opposé, Didier Diderot apparaissait comme un privilégié : il l’était déjà lors de son mariage, en 1712, avec Angélique Vigneron, puisque le couple disposait de près de 5000 livres ; il l’était encore bien plus, lors de son décès, en 1759, puisque, selon son fils Denis, il laissait à ses trois enfants quelque 200 000 livres (immeubles, domaines ruraux et rentes). Comparant l’aisance de son père et la médiocrité de l’un des amis de ce dernier, Antoine Desgrey, coutelier lui aussi, le philosophe écrivait en 1768 : « Desgrey père était forgeron, mon père l’était aussi. Ces deux ouvriers étaient amis intimes. La fortune de mon père était dix fois au moins plus considérable que celle de Desgrey..., la maison incomparablement mieux fournie que celle de Desgrey... » Didier Diderot, comme Pierre Beligné, avaient su emprunter l’une des principales voies de l’enrichissement sous l’ancien régime : l’activité marchande, sans renoncer toutefois à ce qui restait au cœur de leur métier : la coutellerie. Georges Viard 130 REMP-ARTS revisite l’Encyclopédie Couteau fermant tête de compas XVIIIe siècle, manche nacre, rosettes or, une lame or, une lame acier marque LANGRE avec le Bâton Royal. Couteau à dessert XVIIIe siècle, manche nacre, lame acier marque au Bâton turc. REMP-ARTS revisite l’Encyclopédie 131 Couteau fermant XVIIIe siècle, manche ivoire, rosettes or, une lame argent décor scène de chasse, une lame acier marque LA FLECHE (François Regnault à Langres). Couteau fermant XVIIIe siècle, manche nacre, garnitures or, lame acier à pompe sans marque. 132 REMP-ARTS revisite l’Encyclopédie Paire de ciseaux XVIIIe siècle, or 18 carats. Compte-tenu de leur finesse et de leurs lames en or, ces ciseaux étaient destinés exclusivement à couper des fils de soie. Collection privée. Photos de Philippe Chardon. REMP-ARTS revisite l’Encyclopédie 133 Du dessin à la réalisation des ciseaux 2 1 3 134 1 Conception et dessin Hervé LE GRAET 2 Jean-Marie ROULOT - Ciselier 3 Sculpture du coffret par Jean-Marie FOURTIER REMP-ARTS revisite l’Encyclopédie à l’effigie de Diderot et leur coffret 5 4 6 4 Bernard CHAFFAUT 5 Jean-Paul ROMAND 6 Jean-Claude FOURTIER REMP-ARTS revisite l’Encyclopédie 135 Robe à la française à plis Watteau (Source : La Grammaire des Styles). 136 REMP-ARTS revisite l’Encyclopédie ◗ Robe à la française à plis WATTEAU Dûe au crayon de WATTEAU Source : La Grammaire des Styles. Le costume, époque Louis XIV – Louis XV par Jacques RUPPERT, vice-président de la société de l’Histoire du Costume, professeur aux Ecoles d’Arts Appliqués. Cette robe a remporté le premier prix du concours de vitrines organisé à Langres, en 1984, pour le bicentenaire de la mort de DIDEROT. J’ai confectionné d’après des documents d’époque, avec minutie et souci du respect au plus précis de la mode portée par les dames de qualité sous le règne de LOUIS XV, cette robe qui aurait pu habiller Sophie VOLLAND, l’amie de notre philosophe. Description simplifiée de la robe : Cette tenue se compose d’un jupon à paniers, d’une jupe froncée sur les côtés reposant sur les paniers, le corsage collant au corps par un savant assemblage de baleines et de laçage, les plis du dos étant laissés vague et le devant du corsage appelé «compère» étant garni de pierreries de perles ou de nœuds de rubans. Les manches étaient agrémentées de volants de dentelle. Jacqueline BAUMANN-GERARD. REMP-ARTS revisite l’Encyclopédie 137 Langres hier Avec la participation du service patrimoine de la Ville de Langres. 138 REMP-ARTS revisite l’Encyclopédie Langres aujourd’hui Photos Hubert DECHANET. REMP-ARTS revisite l’Encyclopédie 139 ◗ Les membres associés... Michel FLEURIGEON 140 REMP-ARTS revisite Jean-Paul ROMAND l’Encyclopédie Michèle PESCE Jacqueline BAUMANN ... et leurs invités • ARNOUD Michèle • PAQUIS Olivier • BOCKHOVE Gon • PETIT Jeanette • CABLAN Evelyne • PEIGNEY Paul • DECHELOTTE Gislaine • PFIFFELMANN Olivia • EMERY Serge • PIDERIT Raphael • FENEON Annabelle • POUCET Nicole • FOURNIER Monique • PRUDENT Joelle • GENESTIER Dominique • REMONGIN Anne-Marie • GUINAND Marcelle • ROSSI Bruno • JEAUGEY Océane • SPILMANN Sylvie • JUY Hubert • STEINER Bernard • LECAM Mauricette • VIAL Annick Exposition du 5 au 14 juillet 2013 Chapelle du Collège Diderot - Langres REMP-ARTS revisite l’Encyclopédie 141 ◗ La Maison des Lumières Denis Diderot Ouverture fin 2013 ! Tout au long de 2013, Langres, Ville d’Art et d’Histoire, célèbre le tricentenaire de la naissance sur son sol de Denis Diderot, bouillonnant esprit des Lumières, écrivain, philosophe, critique d’art et « père » de l’Encyclopédie. En 2013, Langres rend donc hommage à « l’enfant du pays » à travers : - une année de festivités culturelles et participatives de janvier à octobre, - la 3e édition des Rencontres Philosophiques de Langres (RPL) les 20, 21 et 22 septembre 2013, - l’ouverture de la Maison des Lumières Denis Diderot (MLDD) à la fin de l’année, seul espace muséal consacré au philosophe et à son siècle. Labellisé « musée de France », la Maison des Lumières Denis Diderot offrira une lecture originale et pédagogique du siècle des Lumières et mettra particulièrement l’Encyclopédie à l’honneur. 142 REMP-ARTS revisite l’Encyclopédie Il y a 300 ans, Diderot naissait à Langres « Pour moi je suis de mon pays », disait Diderot. Issu d’une famille d’artisans couteliers langrois, Denis Diderot naît le 5 octobre 1713 à Langres. Il décède le 31 juillet 1784 à Paris, 5 ans avant la Prise de la Bastille et 7 ans avant la mort de Louis XVI. Il passe son enfance à Langres et conserve tout au long de sa vie un lien particulier avec la Haute-Marne et sa ville natale. Langres est le terreau des 15 premières années de la vie du philosophe. Cette ville qui l’a vu naître sera aussi celle qui va le modeler. Denis Diderot naît en 1713 dans une maison encore conservée sur la place centrale de la ville. L’année suivante, son père achète une maison située de l’autre côté de la place et y installe son atelier et sa boutique. Cette maison où Diderot passera toute son enfance deviendra le point d’ancrage du philosophe dans sa ville natale. Lorsqu’il est en âge d’étudier, son père l’inscrit au collège des Jésuites établi à quelques dizaines de mètres du domicile familial. Ses parents le destinent à une carrière ecclésiastique de chanoine à la cathédrale de Langres et ses études l’y préparent. Pourtant son destin sera tout autre. S’étant vu refuser la charge qui devait lui revenir à la cathédrale de Langres, il part pour Paris en 1728. Son père l’accompagne et l’engage à poursuivre son cursus scolaire. Il ne reviendra dans sa ville natale qu’à 5 reprises. Si les Langrois ont mis plusieurs décennies à reconnaître le génie de cet esprit vif et brillant, écrivain philosophe prolixe et père de l’Encyclopédie, il est devenu omniprésent dans la cité : un collège, un lycée, une rue ou encore une place portent aujourd’hui son nom. En 1884, pour le centenaire de sa mort, une statue à son effigie réalisée par le sculpteur alsacien Auguste Bartholdi est érigée sur la place où il vécut les premières années de sa vie. Fin 2013, la Maison des Lumières Denis Diderot rendra l’hommage qu’il se doit à ce grand Homme. Surprenante MLDD ! Destiné à accueillir la future Maison des Lumières Denis Diderot (MLDD), l’hôtel du Breuil de SaintGermain est un ancien hôtel particulier construit au XVIe siècle et augmenté d’une aile au XVIIIe siècle. Il est légué par la famille Du Breuil de Saint-Germain à la Société Historique et Archéologique de Langres (SHAL) en 1923. A cette époque, l’idée est de transformer la demeure en Musée pour la ville, ce qu’il deviendra effectivement jusqu’en 1995, date de sa fermeture. En 2008, la SHAL cède le bâtiment à la Ville de Langres. L’équipe municipale emmenée par Didier Loiseau prend alors la décision d’y créer un musée consacré à Diderot et au XVIIIe siècle. Entre 2009 et 2011, la toiture et la charpente de l’aile du XVIe siècle sont totalement restaurées. Les extérieurs sont nettoyés dans la foulée afin de redonner à la pierre sa teinte naturelle. Lors des travaux à l’intérieur du bâtiment, un faux-plafond en plâtre est crevé dans l’une des salles laissant apparaître un exceptionnel plafond à poutres et solives peintes du XVIIe siècle. Ce sera la première belle surprise de l’ancien hôtel du Breuil de Saint-Germain ! Car quelques mois plus tard, un trésor monétaire cette fois y sera également découvert lors des travaux de rénovation de l’intérieur de l’aile du XVIIIe siècle… En cassant le fond d’une niche située au 1er étage, un ouvrier exhume des centaines de pièces de monnaie. En totalité, cachées dans ce double fond, ce sont 319 monnaies d’or et 1633 d’argent qui attendaient d’être libérées. Selon une hypothèse, ce pécule aurait pu être constitué par Jean-François Moreau du Breuil de Saint-Germain (1775-1842) après l’achat de l’immeuble en 1820. REMP-ARTS revisite l’Encyclopédie 143 De l’Homme à son œuvre… L’ambition de la MLDD est de présenter à la fois Diderot mais aussi ses précurseurs, le siècle des Lumières dans lequel il est né et qu’il a contribué à inventer, sa postérité. L’objectif est d’amener le visiteur à construire sa propre perception du XVIIIe siècle, non seulement à travers les thématiques abordées, mais aussi via la chronologie des événements qui ont rythmé la vie de Diderot. Le parcours muséographique s’organise autour de nombreux objets d’époque ou de reproductions d’œuvres qui donnent à découvrir Diderot, son siècle et son œuvre majeure : l’Encyclopédie. 8 salles d’exposition seront accessibles et déclineront quatre grandes thématiques : - « De Denis à Diderot » en écho aux années de formation du philosophe, - « Denis Diderot, homme des Lumières », autour des idées et découvertes du siècle, - « Diderot et les arts » : les Salons, le théâtre, etc... - « l’Encyclopédie » Une progression géographique, correspondant à certaines étapes de la vie du philosophe, permet de présenter le siècle des Lumières à une échelle de plus en plus vaste. Le parcours commence par l’évocation du contexte Langrois et Parisien des premières années de Diderot, puis s’intéresse à la France du XVIIIe siècle pour prendre finalement une dimension internationale avec le voyage du philosophe en Europe et en Russie. Au fil du parcours, le public retrouvera de nombreuses œuvres originales (peintures, sculptures, lettres manuscrites, objets…). Salle après salle, il sera possible d’approfondir la découverte en se plongeant dans les outils multimédias. L’évocation de l’Encyclopédie, à la fin du parcours, permet de donner l’importance qu’elle mérite à cette œuvre qui occupa une trentaine d’années de la vie de Diderot entre 1746 et 1776. Cette section permet d’aborder la fabrication matérielle de l’Encyclopédie, mais aussi son contenu à travers différents exemples de métiers décrits dans l’ouvrage (coutellerie, faïencerie…). Elle permet aussi de rendre hommage aux 200 auteurs qui ont collaboré à l’écriture des 35 volumes qui la composent avec les suppléments (21 volumes de textes, 12 de planches et 2 de tables). Un très beau jardin dessiné par Louis Bénech dans lequel des spectacles seront proposés en été et où un café philosophique, avec terrasse, sera à terme installé, complèteront l’offre du musée, permettant ainsi aux visiteurs de profiter pleinement de ce lieu si particulier et emprunt de magie. Objets incontournables et raretés La Maison des Lumières Denis Diderot présentera des objets liés à Diderot et au XVIIIe siècle issus du fonds Diderot de la Ville de Langres, mais aussi de prêts accordés par des institutions partenaires (le CNAM Champagne-Ardenne par exemple). Des acquisitions exceptionnelles sont également réalisées par la Ville de Langres pour enrichir les collections du musée. C’est donc à Langres et nulle part ailleurs que l’on pourra découvrir de véritables trésors, par exemple : - Le buste de Diderot par Houdon : Le sculpteur Jean-Antoine Houdon (1741-1828) réalise un buste de Denis Diderot exposé au Salon de 1771. En 1780, la municipalité demande au philosophe de faire réaliser un portrait de lui pour l’exposer dans la salle du conseil. Flatté, l’écrivain philosophe propose d’offrir un buste en bronze d’après celui réalisé par le sculpteur Houdon. Depuis lors il figure dans les collections de la ville. 144 REMP-ARTS revisite l’Encyclopédie - L’Encyclopédie : Le 20 avril 1780, M. Voinchet de Verseilles, notable langrois, fait don à la ville d’une édition complète de l’Encyclopédie, soit dix-sept volumes de textes et onze volumes de planches. Cette édition originale était destinée à l’origine à être mise à disposition de « tout citoyen qui en ferait la demande ». - Un Globe de poche : Réalisé en 1791 par John (1754-1835) et William Cary (1759-1825), ce globe de poche a été acquis pour la MLDD par la Ville de Langres. Il permettra notamment d’illustrer les cabinets de curiosité et de science au XVIIIe siècle. C’est un objet destiné à démontrer les progrès de la cartographie, de la géographie et de la découverte du monde au siècle des Lumières. C’est aussi un objet devenu très à la mode à cette époque, son format facilement transportable permettait de l’avoir sur soi. - Un Planétaire : Construit vers 1775, ce planétaire a rejoint les collections qui seront présentées dans la MLDD afin de montrer les progrès scientifiques au XVIIIe siècle. Il illustre le modèle héliocentrique découvert par Copernic en simulant le mouvement des planètes autour du soleil en même temps que celui de la lune autour de la terre. Une manivelle située sur le pied actionne le mécanisme pour mettre en mouvement les planètes. - Portrait d’un homme lisant, anonyme, école anglaise du XVIIIe siècle, huile sur toile H.76 x L.63 cm : Cette œuvre a été acquise pour illustrer la partie du parcours de la MLDD qui s’intéressera aux précurseurs des Lumières. Il pourrait s’agir d’un penseur anglais de la fin du XVIIe ou du début du XVIIIe siècle. Ces intellectuels ont fortement influencé les penseurs français du siècle des Lumières, Diderot compris. Sites internet : Site de la ville : http://www.langres.fr Site de Langres Diderot 2013 : www.diderot2013-langres.fr © Photos S. Riandet, Ville de Langres / A. Vaillant, Musées de Langres REMP-ARTS revisite l’Encyclopédie 145 ◗ Dédicaces Pour les collectionneurs Production REMP-ARTS. Composition et mise en page J.C Fourtier, Jean-Marie et Sylvette Guillon, Annie Gerphagnon. Avec le Journal de la Haute-Marne et A. Patrigeon. Tiré à 700 exemplaires aux Imprimeries de Champagne. La repoduction, même partielle, est strictement interdite sous peine de poursuites. 146 REMP-ARTS revisite l’Encyclopédie La Grande Forge est édifiée en 1768 par le célébre naturaliste, George-Louis Leclerc, comte de Buffon. Elle constitue un exemple parfait des préocupations de rationalisme et d’harmonie chères au Siècle des Lumières. Les bâtiments sont distribués sur deux niveaux, l’un regroupant les bâtiments industriels et l’autre, intégrant les habitations , les jardins et la ferme. Services : •Visite libre •Visite guidée l’après-midi en juillet et août à 15h, 16h et 17h •Réservation obligatoire pour les groupes (>20 personnes) • Comptoir de vente •Projection de documentaires •Expositions permanente et temporaire •Gratuit moins de 12 ans •Accès limité aux personnes à mobilité réduite Grande Forge de Buffon - 21500 Buffon Tel : 03.80.92.10.35 [email protected] site internet : [email protected] REMP-ARTS revisite l’Encyclopédie 147 Art & Balade en Pays de Langres Printemps 2014 du 17 avril au 10 juillet Bourbonne-les-Bains Langres Fayl-Billot Chalindrey Longeau Montsaugeon 148 REMP-ARTS revisite l’Encyclopédie