Exposition 2013 : Lien de téléchargement

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Exposition 2013 : Lien de téléchargement
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REMP-ARTS revisite
l’Encyclopédie
“REMP-ARTS
revisite l’Encyclopédie”
avec
◗
Conférences - Salle Jean-Favre
• 13 avril - 15 h 30 : Douette-Richardot
• 20 avril - 15 h 30 : Forge de Buffon
- 16 h 30 : Faïencerie des Auges
• 27 avril - 15 h 30 : Coutellerie de Langres
Avec le soutien de : Monsieur Jean BLETNER et Le Journal de la Haute-Marne
REMP-ARTS revisite
l’Encyclopédie
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◗
Sous le haut patronage de
Monsieur Jean-Paul CELET, Préfet de la Haute-Marne
et le comité d’honneur
Monsieur Luc CHATEL,
Député de la Haute-Marne - Maire de Chaumont
Monsieur Bruno SIDO,
Sénateur de la Haute-Marne - Président du Conseil Général
Monsieur Charles GUENÉ,
Sénateur de la Haute-Marne
Monsieur Jean-Paul BACHY,
Président du Conseil Régional Champagne-Ardenne
Madame Patricia ANDRIOT,
Vice-présidente du Conseil Régional Champagne-Ardenne
Madame Sophie DELONG,
Conseillère Régionale
Monsieur Didier JANNAUD,
Conseiller Général
Monsieur Didier LOISEAU,
Maire de Langres
Madame Corinne ALONSO,
Adjointe à la Culture
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REMP-ARTS revisite
l’Encyclopédie
◗
Peintres
Gérard BACHELET
Claudette BAZIN-MEHANI
Simon BOHBOT
Michèle BRUEL-RUPP
Jacques GOUPIL
MICHEL HENRY
Monique JOURNOD
Pierre LAMBERT
Dragan MIHAILOVIC
Gil POTTIER
Christiane ROSSET
◗
Marie SCHNEBELEN
Michèle TAUPIN
Patrick WARAVKA
Sculpteurs
◗
Daniel CHANSON
Sylvie KOECHLIN
Jean LEMONNIER
Noël THOMANN
Nancy VUYLSTEKE de LAPS
Conférences - Salle Jean-Favre
• 13 avril - 15 h 30 : Douette-Richardot, un ”pionnier de l’Agriculture”
par M. A. Catherinet
• 20 avril - 15 h 30 : Forge de Buffon par M. C. Veyssière - Pomot
- 16 h 30 : Faïencerie des Auges par Melle R. Marcout
• 27 avril - 15 h 30 : Coutellerie de Langres par M. J.M. Roulot
Avec le soutien de : Monsieur Jean BLETNER et le Journal de la Haute-Marne
REMP-ARTS revisite
l’Encyclopédie
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◗
Préface
« Diderot un inconnu, mais c’est trop prétentieux,
alors Diderot encore inconnu »
Nul n’ignore que Diderot conçut l’Encyclopédie, ou la présentation de l’état des Sciences ;
pour cette tâche, il s’entoure des savants de sa génération d’Alembert, Holbach, Turgot,
Condorcet, etc.
Il montra subrepticement qu’il faut compter moins sur la Théologie que sur la Science,
afin de se libérer.
Il a été écrit et même prouvé que, sous cette Encyclopédie, le texte compte moins que
les Planches. La communication passe plus ou mieux à travers les graphes (les figures,
les dessins) qu’à travers les lettres ou le seul vocabulaire. Les ouvriers - les imprimeurs
– comprennent mieux les représentations que les simples exposés.
Diderot ne s’est pas contenté de plaider auprès des théoriciens de son temps en vue
de leur participation : la preuve en est qu’il compose lui-même un traité de chimie (2
volumes, 800 pages)
Aucun spécialiste de l’œuvre de Diderot ne l’a mentionné. La Revue Langroise (l’intitulé)
s’honore d’être la première à évoquer cet ouvrage, passé sous silence. On peut, il est vrai
tenir ce texte, pour apocryphe, mais il faudra nous dire le nom de celui qui a composé
cet ensemble.
Restons-en à la victoire de celui qui a pris au sérieux une science qui se révolutionne (la
chimie et ensuite la Revue Langroise) et surtout à celle de celui qui a tout accordé à une
science qui commence à être interrogée et bouleversée.
François DAGOGNET
Docteur en Médecine et en Philosophie
Professeur à la Sorbonne
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REMP-ARTS revisite
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l’Encyclopédie
Salon international, « REMP-ARTS revisite l’Encyclopédie »
C’est avec enthousiasme que je découvre pour la première fois la programmation de ce rendezvous culturel devenu incontournable à Langres. Il met à l’honneur cette année, dans le cadre de
Langres Diderot 2013, l’enfant de la ville, personnage emblématique du siècle des Lumières.
Cette année de festivités qui s’est ouverte fin janvier va contribuer au rayonnement culturel et artistique de Langres et plus largement du département. Les artistes professionnels présents, qu’ils soient peintres ou sculpteurs, vont faire découvrir ou redécouvrir différemment l’œuvre majeure de Denis Diderot : l’Encyclopédie.
Je salue l’implication de l’association REMP-ARTS et de M. Jean-Claude FOURTIER, son président, qui a su réunir, cette année encore, de nombreux artistes à Langres. A toutes et à tous,
je vous souhaite d’agréables découvertes lors de cette nouvelle édition du salon international.
Jean-Paul CELET,
Préfet de la Haute-Marne
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l’Encyclopédie
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Promouvoir l’art et le rendre accessible à tous est un enjeu véritable. En Pays de Langres, l’association Remp-Arts remplit cette mission brillamment depuis plus de quinze ans, en proposant,
chaque année, une exposition reconnue.
Je me réjouis de voir qu’en 2013, alors que l’on célèbre le tricentenaire de la naissance d’un
Langrois bien connu, Denis Diderot, l’association propose à des artistes peintres ou sculpteurs
d’exposer sur le thème « Remp-Arts revisite l’Encyclopédie ». C’est ici l’occasion de montrer
combien notre département et les hommes qui ont fait et font encore son histoire sont une riche
source d’inspiration.
En souhaitant à Remp-Arts, aux artistes et au public, une belle rencontre culturelle !
Bruno Sido
Sénateur,Président du Conseil général
de la Haute-Marne
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REMP-ARTS revisite
l’Encyclopédie
Le printemps va encore fleurir cette année au cœur des remparts de la cité langroise, grâce à
une poignée de passionnés réunis au sein de l’association REMP-ARTS et à un florilège d’œuvres
de grande qualité.
En cette année du tricentenaire de Diderot, les artistes sont invités à s’exprimer sur un thème
d’actualité : « revisiter l’encyclopédie». Ils sont une vingtaine venus de France mais aussi d’Europe centrale et notamment de Serbie qui prendront leurs quartiers de printemps dans la salle
Jean Favre pour offrir, à un public qui se presse toujours plus nombreux, l’occasion de voyager,
de découvrir et d’admirer, qui une aquarelle, qui une sculpture, qui une photographie ou toute
autre forme d’expression artistique.
Le Conseil Régional de Champagne-Ardenne, soucieux de diversifier l’offre culturelle sur l’ensemble du territoire et de soutenir la création et l’animation artistique au bénéfice d’un large
public, est particulièrement sensible à la démarche entreprise par l’association REMP-ARTS dont
il convient ici de saluer les membres et son dynamique président, Jean-Claude FOURTIER. Son
sens artistique a permis d’inscrire ce rendez-vous langrois au calendrier régional des manifestations consacrées aux arts plastiques. Qu’il en soit chaleureusement remercié.
Je souhaite à tous, artistes et visiteurs, de très beaux moments de partage et de découverte
dans cette merveilleuse cité langroise, ainsi qu’en Champagne-Ardenne.
Jean-Paul BACHY
Président du Conseil régional
de Champagne-Ardenne
REMP-ARTS revisite
l’Encyclopédie
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C’est une année 2013 exceptionnelle que nous vivons à Langres !
Une année de fêtes et de surprises pour célébrer Denis Diderot, figure emblématique du siècle des Lumières, esprit bouillonnant et éclairé, écrivain, philosophe, critique d’art et « père »
de l’Encyclopédie. Partout dans notre ville, Diderot est présent.
De la statue Bartholdi qui trône fièrement en contrebas de la
cathédrale sur la place Diderot au collège éponyme, Diderot nous
accompagne et nous guide.
En 2013, toute notre ville rend hommage à « l’enfant du pays »
avec
- une année de festivités culturelles et participatives, Langres
Diderot 2013 (LD13) de janvier à octobre dans laquelle s’inscrit
la très belle initiative de l’association Remp-Arts,
- la 3e édition des Rencontres Philosophiques de Langres (RPL) les 20, 21 et 22 septembre 2013
autour du thème « esprit et matière » en écho à Diderot,
- l’ouverture de la Maison des Lumières Denis Diderot (MLDD) à la fin de l’année, seul espace
muséal consacré au philosophe et à son siècle, mais aussi à l’Encyclopédie.
LD13 est un projet de territoire construit autour du partage des savoirs : théâtre, musique,
conférences et colloques, expositions, chantiers publics, visites et circuits, éditions d’ouvrages,
promenades, créations artisanales, résidence d’artistes, ateliers pédagogiques, installations en
espace public, fêtes populaires… Tous les acteurs locaux se sont mobilisés pour réussir ce rendez-vous avec l’histoire. LD13 fédère autour de lui le Conseil Régional de Champagne Ardenne,
le Conseil Général de la Haute-Marne, la DRAC, l’Europe, le Ministère de la Culture et de la
Communication et le Ministère de l’Education nationale mais aussi des mécènes et partenaires
privés, le tissu associatif du pays de Langres, le monde économique, éducatif et médiatique
local…
L’association Remp-Arts, sous l’égide de Jean-Claude Fourtier, nous propose un très joli rendez-vous avec les Lumières par une formidable exposition de sculptures et de peintures de
renommée nationale voire internationale, revisitant l’Encyclopédie, spécialement imaginée et
conçue pour LD13 !
Façon originale s’il en est, d’offrir aux habitants et aux visiteurs, le plaisir de s’approprier autrement la diversité de l’une des œuvres majeures du XVIIIème siècle.
Ensemble, nous redonnons vie à Diderot. Nous l’incarnons, nous le rendons plus proche, plus
intime, plus vivant que jamais.
Belle exposition et belle année Diderot 2013 !
Didier Loiseau
Maire de Langres.
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REMP-ARTS revisite
l’Encyclopédie
1713 - 2013
Trois siècles nous séparent de la naissance de Diderot.
A cette occasion, nous avons souhaité rendre hommage à notre célèbre philosophe langrois.
Le Salon 2013 s’intitule «REMP-ARTS revisite l’Encyclopédie».
Depuis plusieurs mois, des artistes ont consulté les planches de l’encyclopédie et ont fait des
choix.
Ils vous présentent des œuvres du XXIe siècle d’inspiration XVIIIe, travail de longue haleine, dont
vous pourrez admirer la réussite.
Pendant ce salon, nous vous invitons à assister, les samedis, à des conférences, dont les thèmes
ont été choisis eux aussi dans l’Encyclopédie :
• 13 avril - 15 h 30 : Douette-Richardot, un ”pionnier de l’Agriculture” par M. A. Catherinet ;
• 20 avril - 15 h 30 : Forge de Buffon par M. C. Veyssière - Pomot ;
- 16 h 30 : Faïencerie des Auges par Melle R. Marcout ;
• 27 avril - 15 h 30 : Coutellerie de Langres par M. J.M. Roulot.
Bonne visite.
Jean Claude Fourtier
Président de REMP-ARTS.
Vous pouvez consulter le site : remp-arts.net
REMP-ARTS revisite
l’Encyclopédie
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◗
Partenariat
Tout concourt à ce que les fastes de Langres Diderot 2013 associent Remp-Arts au calendrier
culturel de cette année exceptionnelle. C’est donc le thème de l’Encyclopédie revisitée qui sert
de support à l’imagination féconde des artistes invités.
Du 13 avril au 1er mai, Remp-Arts va installer entre les hauts murs de la cité lingonne des
tableaux, des sculptures qui vont, n’en doutons pas, émerveiller le regard des uns, titiller la
curiosité des autres. Quatre conférences sont aussi inscrites à ce menu éclectique.
Ainsi, quatorze peintres, cinq sculpteurs et quatre conférenciers s’apprêtent à ravir nos sens,
à étancher notre soif de connaissances, pour la onzième année consécutive. L’Art en Pays de
Langres ne pouvait espérer plus bel écrin que cette édition prometteuse de Remp-Arts adossée
à l’année Diderot.
Naturellement partenaires de l’événement, le Journal de la Haute-Marne et JHM.fr se réjouissent
de contribuer à perpétuer ce qui est déjà devenu une tradition, tout en s’inscrivant résolument
dans un projet artistique aux voiles gonflées par le souffle impétueux de l’éternelle jeunesse des
créateurs.
Dominique PIOT
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REMP-ARTS revisite
l’Encyclopédie
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NOS TRES VIFS REMERCIEMENTS
Aux membres de l’association REMP-ARTS
et en particulier à ceux qui se sont impliqués dans la production de ce catalogue.
Madame Bénédikte MESLIN, pour la réalisation de l’affiche.
Monsieur Philippe CHARDON, notre partenaire photographe.
Monsieur Nicolas LOUIS, Mesdames Emmanuelle TISSERAND, Anne-Guylaine FORET
et le personnel de la Bibliothèque Marcel Arland.
Nous remercions tous les mécènes qui nous ont aidés depuis le début
de l’Association REMP-ARTS. Cette année étant difficile pour tous,
nous n’avons pas souhaité solliciter nos amis commerçants du Pays langrois.
Peut-être l’an prochain...
Mesdames et Messiers les Officiels qui soutiennent notre action
et qui sont présents dans le catalogue.
Les artistes qui ont joué le jeu.
Monsieur DAGOGNET qui a préfacé le catalogue.
Les conférenciers : Madame Renée MARCOUT, Monsieur VEYSSIERE-POMOT,
Monsieur Alain CATHERINET, Monsieur Jean-Marie ROULOT.
Monsieur Arnaud VAILLANT du musée de Langres.
Monsieur Georges VIARD.
Monsieur Hubert DECHANET, photographe du « Langres d’aujourd’hui ».
Messieurs Jean BLETNER, Patrick MERLE, Mesdames Nadia PRELOT, Amandine PATRIGEON,
du Journal de la Haute-Marne.
Monsieur Jean-Louis GRIFFON et le personnel du Lycée Horticole de Fayl-Billot.
Madame Jacqueline BAUMANN-GERARD.
Messieurs Hervé le GRAET, Jean-Marie ROULOT, Jean-Paul ROMAND et Jean-Marie FOURTIER,
pour la création d’une paire de ciseaux à l’effigie de Denis DIDEROT et son coffret de présentation.
Monsieur Eric MASSELIER et les Taste-Fromages de Langres.
Monsieur Eric OZAINE et les services techniques de la ville de Langres.
Monsieur Patrice DE LA PERRIERE qui relaie notre événement culturel
dans le numéro de mars - avril de la revue « L’Univers des Arts ».
Monsieur Jean-Marie GUILLON, Mesdames Camille et Delphine.
Tous les sponsors qui nous aident pour le vernissage.
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l’Encyclopédie
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l’Encyclopédie
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l’Encyclopédie
Art d’écrire, position de la main - 80 X 80 - Technique Mixte : Acrylique Huile .
REMP-ARTS revisite
l’Encyclopédie
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32
REMP-ARTS revisite
l’Encyclopédie
L’horlogerie - 80 X 80 - Acrylique Huile.
REMP-ARTS revisite
l’Encyclopédie
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REMP-ARTS revisite
l’Encyclopédie
Composition florale - 20 F - HST
REMP-ARTS revisite
l’Encyclopédie
35
36
REMP-ARTS revisite
l’Encyclopédie
Dans le Var - 20 F - HST.
REMP-ARTS revisite
l’Encyclopédie
37
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l’Encyclopédie
Diderot et son cloître - 116 x 89 - Acrylique.
REMP-ARTS revisite
l’Encyclopédie
39
40
REMP-ARTS revisite
l’Encyclopédie
Pensées de Diderot à Langres - 89 x 116 - Acrylique.
REMP-ARTS revisite
l’Encyclopédie
41
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42
REMP-ARTS revisite
l’Encyclopédie
Variations rouges - 60 F - HST.
REMP-ARTS revisite
l’Encyclopédie
43
44
REMP-ARTS revisite
l’Encyclopédie
Pivoines odorantes à Venise - 60 F - HST.
REMP-ARTS revisite
l’Encyclopédie
45
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REMP-ARTS revisite
l’Encyclopédie
Muzika Plodova - Acrylique sur toile.
REMP-ARTS revisite
l’Encyclopédie
47
48
REMP-ARTS revisite
l’Encyclopédie
Sviraci - Acrylique sur toile - 46 x 33.
REMP-ARTS revisite
l’Encyclopédie
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l’Encyclopédie
Cariatide 1 - 180 X 83 - Huile sur toile avec technique de glacis et faux marbre.
REMP-ARTS revisite
l’Encyclopédie
51
52
REMP-ARTS revisite
l’Encyclopédie
Cariatide 3 - 120 X 60 - Huile sur toile avec technique de glacis et faux marbre
REMP-ARTS revisite
l’Encyclopédie
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REMP-ARTS revisite
l’Encyclopédie
15 Poissons d’ardoise Diderot 7 - 106 X 112 - Acrylique sur ardoise.
REMP-ARTS revisite
l’Encyclopédie
55
56
REMP-ARTS revisite
l’Encyclopédie
Diderot. Pêche 4 - 120 X 80 - HST.
REMP-ARTS revisite
l’Encyclopédie
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REMP-ARTS revisite
l’Encyclopédie
INFLORESCENCE - 100 X 100 - Huile sur toile de lin.
REMP-ARTS revisite
l’Encyclopédie
59
Extrait des « Pensées philosophiques » de Diderot.
60
REMP-ARTS revisite
l’Encyclopédie
ILLUSION - 100 X 100 - Huile sur toile de lin.
REMP-ARTS revisite
l’Encyclopédie
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REMP-ARTS revisite
l’Encyclopédie
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REMP-ARTS revisite
l’Encyclopédie
63
64
REMP-ARTS revisite
l’Encyclopédie
Aphrodite à Cythère - 40 M - HST.
REMP-ARTS revisite
l’Encyclopédie
65
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l’Encyclopédie
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REMP-ARTS revisite
l’Encyclopédie
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l’Encyclopédie
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Perchée à 475m sur un promontoire calcaire, Langres, ville d’art et d’histoire,
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dimanche et fériés : de 10 h 30 à 18 h 30. Juillet-août : 7J/7 de
10 h à 18 h 30 (fermeture billetterie 1 h avant)
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Suivez le guide pour découvrir
en famille, les lieux emblématiques de la ville, teintée de
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REMP-ARTS revisite
l’Encyclopédie
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CHAPITRE ANNUEL
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samedi 4 mai 2013 de 9 h à 12 h
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l’Encyclopédie
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l’Encyclopédie
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l’Encyclopédie
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l’Encyclopédie
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l’Encyclopédie
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l’Encyclopédie
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REMP-ARTS revisite
l’Encyclopédie
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REMP-ARTS revisite
l’Encyclopédie
93
Nicolas Douette-Richardot
PIONNIER DU DÉVELOPPEMENT AGRICOLE
DANS L’ARRONDISSEMENT DE LANGRES
AU DEBUT DU XIXe siècle :
L’homme, sa vocation :
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é le 21 janvier 1767 à Fouvent-le-Château (aujourd’hui Fouvent-le-Haut, Haute-Saône)
dans une famille bourgeoise, Nicolas Douette-Richardot voyage beaucoup dans sa jeunesse pour apprendre l’agriculture, avant de revenir définitivement en Haute-Marne. Il se
marie en 1793 à Saint-Martin-lès-Langres où le couple loge, puis à Brevoines où il meurt le
28 février 1843, après une vie très active et particulièrement bien remplie.
Si Nicolas Douette-Richardot s’est passionné très tôt pour l’agriculture, il se définit lui-même
comme « cultivateur », terme qui s’applique alors à des propriétaires fonciers (pas nécessairement agriculteurs eux-mêmes) qui se passionnent « pour les choses de la terre » et qui
se réunissent au sortir de la Révolution en sociétés savantes d’agriculture dans plusieurs
départements, encouragés en cela par le gouvernement. En Haute-Marne, l’arrêté préfectoral du 8 mars 1801 crée la « Société d’Agriculture du Département de la Haute-Marne »,
afin, selon les termes des statuts, de « réunir des lumières pour faire fleurir l’agriculture,
les sciences, les arts et le commerce ». Même si Douette-Richardot n’apparaît qu’en 1803
parmi les « membres correspondants » de la dite société, il avait déjà obtenu l’année précédente une médaille d’encouragement de la « Société d’Agriculture du département de la
Seine » à laquelle il s’était d’abord affilié, pour ses premiers travaux d’assèchement des
marais hauts-marnais, entrepris dès 1801.
A
u tout début de sa carrière, à 21 ans, il avait trouvé juste avant la Révolution (1787) un
protecteur à Saint-Martin-lès-Langres, en la personne de Pierre-Abel-Théophile Caroillon de Melleville (1753-1796), fermier général des portions d’apanage du comte d’Artois,
qui deviendra « conseiller secrétaire du roi » en 1788. Ce dernier avait alors chargé DouetteRichardot d’assécher le marais de Melleville pour y faire construire le château actuel et
participer aux embellissements de son parc. Si la première partie du plan a été réalisée
avec succès et le château à peine achevé à la Révolution, le parc n’en était qu’à quelques
tentatives de réalisation qui ne satisfaisaient point son créateur, et que la Révolution se
chargera d’ailleurs de ruiner entièrement.
94
REMP-ARTS revisite
l’Encyclopédie
A
partir de 1801, il rentre en Haute-Marne et s’installe comme marchand de bois. Etant un
jour à Valpelle pour ses affaires, il décide brusquement de changer de métier en décidant le dessèchement du marais local jusqu’alors jugé irréductible. Grisé par cette réussite
exceptionnelle, il va par la suite mettre en pratique son expérience acquise au cours de
ses voyages, sur de nombreux terrains incultes ou peu valorisés mis à sa disposition par
des propriétaires bienveillants, et travaille même dans la Marne et la Meuse. Mais il opère
surtout en Haute-Marne et plus particulièrement d’abord dans l’arrondissement de Langres
dont il est tombé sous le charme. On connaît aujourd’hui l’ensemble de son œuvre hautmarnaise, grâce au soin qu’il a pris de publier les rapports qu’il envoie conjointement au
ministre de l’intérieur et à la « Société libre d’Agriculture du Département de la Seine » dès
1802, et aux rapports effectués par les membres de la « Société d’Agriculture du Département de la Haute-Marne », qui lui rapportent les plus élogieuses récompenses. Son œuvre
est considérable.
Ses travaux :
M
ELLEVILLE (Commune de Saint-Martin-lès-Langres) :
Dans ce lieu proche de la papèterie du Chapitre de Langres sur la rivière de la Mouche,
existait un terrain d’une centaine d’hectares en plusieurs parcelles, constitué essentiellement de friches, de roches sur les coteaux et surtout d’un « marais rebutant » en bordure de
la rivière, avec quelques mauvaises cultures et prairies de piètre rapport.
Bien que sans expérience, mais ne manquant pas d’idées, il commence par procéder à des
échanges de terrains afin de regrouper le domaine en un seul tenant, puis il draine le marais
par de profonds fossés parallèles afin de l’assécher. Sur celui-ci, il fait construire deux
vastes écuries parallèles où il place du bétail qu’il élève afin d’améliorer les races, et fait
réaliser deux tours circulaires à l’extrémité des écuries afin de loger les métayers, tours qui
sont toujours visibles aujourd’hui. Le propriétaire fait alors bâtir le château actuel, et couvrir
les terrains de peupliers et d’arbres fruitiers pour former des allées. Enfin, il détourne le
petit ruisseau du Valdonne pour nettoyer naturellement les écuries (à l’image des écuries
d’Augias), afin de réaliser un engrais naturel à peu de frais. Mais la Révolution arrive, qui
détruit et saccage tout le domaine ; Douette-Richardot doit abandonner Melleville.
F
ERME DU VALDONNE (Commune de Humes) :
Juste avant la Révolution, et bien que moins spectaculaire, Nicolas Douette-Richardot à
la demande du propriétaire de la ferme du Valdonne, M. Wichard avait entrepris pour son
compte la mise en culture de la dite ferme, notamment dans ses parties montagneuses
(dessouchage, enlèvement des pierres etc.) sur environ six hectares. Il réalise dans la ferme
une pépinière de noyers, de robiniers-faux-acacias, de pommiers et poiriers de Normandie
destinés à être transplantés sur les flancs arides des coteaux nouvellement défrichés.
Il fait également planter sur le territoire communal de Saint-Martin-lès-Langres une pépinière d’arbres fruitiers.
REMP-ARTS revisite
l’Encyclopédie
95
L
E GORGEOT DE VALPELLE (Commune de Brennes) :
Nicolas Douette-Richardot s’attaque dès 1801 à ce chantier qui apparaît alors comme
un des plus difficiles. Il assèche le marais à l’aide de rigoles profondes et judicieusement
placées, en réunissant les vingt-deux sources environnantes dans un réservoir destiné à
irriguer le terrain. Il emplante immédiatement le terrain en peupliers, robiniers-faux-acacias
et en céréales.
Mais ces plantations, saccagées par l’hostilité des habitants, appellent la protection du
préfet qui le prend sous sa protection et celle du gouvernement, le sous-préfet de Langres
Berthot décrétant l’interdiction formelle de fréquenter les lieux de jour comme de nuit, aidé
par les gardes-champêtres locaux particulièrement efficaces.
96
REMP-ARTS revisite
l’Encyclopédie
P
ROPRIÉTÉ DE M. LE BOULLEUR (Commune de Brennes) :
Appelé par M. Le Boulleur dans sa propriété dont nous ignorons tout, Nicolas DouetteRichardot alors peu disponible, établit un atelier d’ouvriers originaires du village pour la
réalisation d’une plantation d’arbres forestiers.
P
ROPRIÉTÉ DE M. ROYER (Commune de Humes) :
Dans une propriété privée aride située dans le village de Humes, qui est traversé par la
Marne, Nicolas Douette-Richardot détourne le cours de la Marne pour irriguer le terrain. Il
crée ainsi une belle prairie artificielle, et plante autour de celle-ci des peupliers d’Italie, des
robiniers-faux-acacias et des pommiers.
L
E GORGEOT DU SERVIN (Communes d’Aprey et de Villiers-lès-Aprey) :
Nicolas Douette-Richardot est appelé à la ferme du Servin par son propriétaire, pour
assainir un terrain boisé de 3 ha, envahi par les eaux de quatre-vingts fontaines formant un
marais impraticable. C’est l’entreprise la plus importante qu’il aura réalisée, en travaillant à
assainir le terrain selon sa méthode pendant toute une année. Puis il y fait planter huit allées
de peupliers dans le fond, alors que les terrains latéraux sont plantés en vesce, avoine, orge,
pommes de terre, choux et haricots.
A côté de la ferme de Servin sur un terrain divisé en deux plates-bandes, le propriétaire
reçoit également quantité de plants d’arbres fruitiers, dont des pommiers, qu’il se charge
de planter « selon sa méthode » sur l’une des plates-bandes, l’autre abritant un semis de
robiniers-faux-acacias. Le surplus des arbres fruitiers est destiné à être planté à Villierslès-Aprey.
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l’Encyclopédie
97
T
ERRAIN DES DOMINICAINS (OU DES JACOBINS) À LANGRES :
Nicolas Douette-Richardot est appelé à Langres sur les instances du marchand de bois
qui avait acquis comme Bien national, le terrain intra-muros de 1,50 ha. occupé jadis par
le couvent des Dominicains, et actuellement en friches. Il commence par le défricher, puis
crée un atelier afin de faire enterrer les décombres des anciens bâtiments pour combler les
caves. Il fait planter sur plus de la moitié du terrain de jeunes arbres d’une belle venue, à
l’origine du parc de la sous-préfecture actuelle.
P
ROPRIÉTÉ DE M. RICHARDOT PÈRE (Commune de Bourg) :
Nicolas Douette-Richardot travaille également dans une propriété appartenant à son
beau-père dans le bas du village de Bourg, constituée d’un jardin et de quelques vignes. Il
réaménage complètement le domaine, en plantant dans le haut du terrain des arbres fruitiers et une pépinière de pommiers, poiriers et noyers. Dans le bas du terrain jusqu’alors en
jardin, il réalise quelques prairies artificielles.
Dans un bois appelé « Le Parc » appartenant également à son beau-père, à l’ouest du
village, il plante dans les espaces libres « différentes graines d’arbres forestiers indigènes
et exotiques » en pleine terre, et des sauvageons pour être greffés ou écussonnés. Bien
plus tard, c’est dans ce même bois qu’il réalisera pour la première fois devant témoins et
en grandeur nature, sa théorie dite de « la coupe entre deux terres (c.à.d. en coupant les
essences 14 cm en dessous du niveau du sol), afin d’optimiser les rejets. Il démontrera ici,
que le rendement des coupes par cette méthode peut être amélioré considérablement.
98
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l’Encyclopédie
P
ROPRIÉTÉ DE M. RICHARDOT FILS (Commune de Bourg) :
Sur une autre propriété en nature de jardin, appartenant à son beau-frère, dans le bas du
village de Bourg, il crée une plantation de cerisiers.
P
ROPRIÉTÉ DE M. BARILLOT (Commune de Hortes) :
Nicolas Douette-Richardot est appelé à Hortes, à la demande de M. Barillot, cultivateur,
afin de valoriser un terrain que son propriétaire a préparé pour y recevoir des robiniersfaux-acacias, ainsi qu’une plantation de peupliers.
P
ROPRIÉTÉ DE M. ÉTIENNE (Commune de Marac) :
Nicolas Douette-Richardot est également appelé à Marac, en vue d’améliorer un terrain
pierreux très aride et ingrat de 10 ha appartenant à un cultivateur, qui ne pouvait rien en
faire. Sur les conseils de notre agronome, le propriétaire travaille lui-même le terrain, et y
plante des arbres fruitiers et du sainfoin.
P
ROPRIÉTÉ DE M. SAUVAGE (Commune de Marnay) :
Il intervient également dans une propriété privée à Marnay qui servait jadis de carrière
pour les routes. Nicolas Douette-Richardot défriche le terrain, fait extraire la pierre affleurante pour clôturer le terrain, puis fait recouvrir l’ensemble par de la bonne terre végétale,
afin d’y planter des arbres fruitiers, des plantes potagères, des légumes et des prairies
artificielles.
C
«
OMMUNE DE PROGNEY» (Commune de Perrogney) :
Les habitants possédaient des communaux constitués de 25 ha de prairies en marais
de très faible rapport. Instruits des résultats qu’il avait obtenus au marais de Valpelle (Commune de Brenne), les habitants de Perrogney lui demandent conseil, dessèchent et brûlent
leur marais eux-mêmes, et y plantent du chanvre et du froment .
P
ROPRIÉTÉ PERSONNELLE DE M. NICOLAS DOUETTE-RICHARDOT À VOISINES :
Au centre d’un bois situé dans un vallon profond (à « La Peute Combe »), Nicolas DouetteRichardot qui avait acheté un marais abandonné, le dessèche en utilisant des moyens « différents dans leur espèce et leur distribution » de ceux utilisés aux marais du Servin.
P
ROPRIÉTÉ DE M. VERNISY À LA MARNOTTE (Commune de Balesmes) :
A la demande du propriétaire d’un terrain situé « vers la source de la Marne », DouetteRichardot intervient ici uniquement pour le conseiller dans ses choix de plantations.
E MARAIS DE CHÉZEAUX (Commune de Chézeaux) :
Il existe à Chézeaux, un marais d’une superficie d’environ 20 ha, considéré comme le
plus grand et le plus dangereux qui existe dans le département. Un tiers appartient à la
commune et le reste à l’ancien seigneur du lieu et à un autre particulier. Ce marais, où les
bêtes s’enfonçaient souvent jusqu’au ventre, est considéré comme une calamité publique.
Le Conseil Général de la Haute-Marne prend alors les choses en main, et prie le Gouvernement de prendre en compte cette opération de salut public en sollicitant l’intervention de
L
REMP-ARTS revisite
l’Encyclopédie
99
« l’ingénieur en chef ». Aussitôt, le sous-préfet de Langres, M. Berthot, prie Nicolas DouetteRichardot d’intervenir sur place, afin de juger de la faisabilité des opérations et estimer les
moyens nécessaires à l’assèchement du marais.
Ce dernier établit son rapport d’expertise et le préfet fait publier le projet détaillé de Nicolas
Douette-Richardot dans les « Annales de l’Agriculture », invitant la commune à prendre un
parti définitif. Mais pendant que la commune se fait tirer l’oreille, le sieur Perrignon-Chevalier, propriétaire à Bourbonne-les-Bains, assèche la partie privée du marais (soit les 2/3)
et exploite la tourbe.
L
A MONTAGNE DU COGNELOT (Communes de Chalindrey, du Pailly et de Balesmes) :
Une des premières préoccupations de la « Société d’Agriculture du Département de la
Haute-Marne », en 1801, a été de rendre à l’agriculture le sommet aride et sec du Cognelot.
Ces observations furent publiées et transmises au préfet Jerphanion, qui prie le sous-préfet
Berthot de Langres de prendre avis auprès de Nicolas Douette-Richardot, pour savoir quel
genre de plantations pourrait réellement valoriser ce site stérile, ainsi que les moyens et les
difficultés inhérents à sa réussite.
Celui-ci lui remet un rapport préconisant l’introduction sur le sommet de plantations de bois
de hêtres, chênes, ormes, charmes, et surtout cerisiers et merisiers bien adaptés, mais plus
encore des robiniers-faux-acacias à la croissance rapide.
P
ROPRIÉTÉ DE M. RICHARDOT, DANS LA MONTAGNE DE REIMS (Commune de Thuisy) :
Il fait planter chez son beau-frère établi à Verzy, près de Reims, environ 20 ares en
arbres fruitiers et à Thuisy des noyers et peupliers.
M
ARAIS DE M. RICHARDOT, DANS LA MONTAGNE DE REIMS (Commune de Chenneseaux) :
En 1806, Nicolas Douette-Richardot a encore asséché et assaini un marais appartenant à son beau-frère dans les bois de la commune de Chenneseaux (Marne), grâce à trois
fossés principaux. Il le soumet au brûlis et à l’incinération, en vue de plantations à venir.
A
UTRES PLANTATIONS DANS LA MARNE :
Nicolas Douette-Richardot a globalement planté dans ce département, qu’il n’a fait que
survoler, 2 000 pommiers et 400 robiniers-faux-acacias à Verzy .
P
ROPRIÉTÉ DE M. PRIOZET EN HAUTE-SAÔNE (Commune de Richecourt) :
Dans cette propriété dont on ignore tout, Nicolas Douette-Richardot a fait planter des
arbres fruitiers.
Travaux réalisés dans les faubourgs de Langres par Nicolas Douette-Richardot :
L
A FERME DU MOULIN DES URSULINES:
C’est un vaste domaine situé à l’ouest et au bas de la ville de Langres, traversé par le
ruisseau de la Bonnelle avec des parties marécageuses, que Nicolas Douette-Richardot
prend à bail. Il l’assainit aussitôt en redressant la rivière, puis détourne une partie du grand
canal des eaux de ruissellement de la ville de Langres pour l’irriguer et procède de même
100
REMP-ARTS revisite
l’Encyclopédie
sur l’autre versant. Il y plante des arbres fruitiers, des peupliers d’Italie et des légumes entre
les arbres et sème différentes parties en trèfle, avoine, orge et blé, avec succès.
P
ROPRIÉTÉ DE M. POINSOT :
Sous la ville de Langres, en bas du « Chemin des Romains » contre la Bonnelle, un terrain argileux et humide, contenant des routoirs et couvert de rochers, préoccupe Nicolas
Douette-Richardot. Il fait d’abord combler les routoirs avec les rochers, puis détourne les
eaux de ruissellement. Puis il fait passer une charrue très solide attelée à un vigoureux
attelage, afin d’ouvrir la terre, et fait confectionner de fortes broches en fer recourbées,
que les planteurs enfoncent d’un pied (env. 30 cm) avant d’y placer la bouture de peuplier.
P
ROPRIÉTÉ DE M. DAGUIN :
A deux kilomètres de la ville au nord, est un pré de 26 ha baigné par la Marne, que le
propriétaire voulait valoriser. Nicolas Douette-Richardot laisse le terrain en nature de pré,
se contentant ici de planter à l’intérieur et tout le long de son périmètre, deux files d’arbres
formant une allée majestueuse d’environ 4 m de largeur, chacune d’elles étant composée
en alternance de peupliers et de saules du meilleur rapport.
P
ROPRIÉTÉ DE M. POTHIER À HUMES :
Sur un terrain privé situé à Humes alors en nature de pré, au beau milieu du vallon de la
Marne, Nicolas Douette-Richardot fait réaliser une vaste pépinière de peupliers d’Italie sur
une surface de 9,50 ha, étalée sur près de 600 m de longueur. Il conseille au propriétaire de
planter des saules sans racines, pour stabiliser les rives exondées de la Marne.
P
ROPRIÉTÉ DE M. BRAYER :
Douette-Richardot intervient encore dans un terrain situé très probablement en bordure
de la Bonnelle en bas de Langres, appartenant à un certain M. Brayer. Après avoir fait
défoncer le terrain à la bêche, il plante des peupliers d’Italie en un massif entouré de saules,
d’osier, ainsi que des légumes entre les arbres.
Autres travaux réalisés par Nicolas Douette-Richardot :
S
i la plupart des chantiers cités jusqu’ici ont été réalisés en 1801 et 1802, Nicolas
Douette-Richardot s’est aussi intéressé à l’introduction en Haute-Marne de plusieurs
espèces d’arbres comme le robinier-faux-accacia, le peuplier d’Italie, le noyer, le cerisier et
le prunier qu’il conseille dans les clairières culturales au sein des forêts.
Il expérimente la technique de la « coupe entre deux bois », s’intéresse à la préservation des
arbres le long des grandes routes, des ruisseaux et des rivières et conseille d’emplanter les
pâtis communaux en robiniers-faux-acacias.
Parallèlement, il fait des essais de plantation de la vesce blanche en fourrage et en foin,
introduit la pomme de terre dite « anglaise » et les pommiers « Filets de Normandie » dans
la région de Langres. Il fait également diverses observations sur l’élevage et les maladies
des animaux.
REMP-ARTS revisite
l’Encyclopédie
101
Conclusion :
N
icolas Douette-Richardot, qui semble avoir eu du mal à se faire accepter de ses
contemporains, n’a eu, en réalité, que le moyen de la démonstration opérative pour les
convaincre de sa valeur. C’est pourquoi il s’est lancé à corps perdu dans l’art de ce qu’on
appellera plus tard l’agronomie et en publiera les résultats.
On conviendra pourtant que, si le personnage a marqué l’histoire en son temps et encore
plus le paysage sud-haut-marnais, il ne reste aujourd’hui plus aucune trace de ses différents chantiers qui lui ait survécu sur le terrain, ni aucune trace dans les mémoires, contrairement aux vœux de postérité réclamés par les commissaires. C’est sans doute parce que
ses efforts n’ont en réalité fait progresser la pratique agricole que chez des propriétaires
fonciers suffisamment ouverts et fortunés dans la valorisation de leurs terrains incultes ;
et qu’ils n’ont pas participé à l’amélioration d’une agriculture profondément figée dans ses
traditions, laquelle lui a été hostile.
Emile Jolibois, qui lui consacre une notice, l’explique simplement : « C’est le premier, dans
notre département, qui a lutté par la science et par la pratique contre la routine. Ses travaux
ont été encouragés par la Société d’Agriculture, mais personne après lui n’a continué la
lutte ».
« Ainsi passe la gloire du monde ».
Alain CATHERINET
Acte de baptême de Nicolas Douette-Richardot
102
REMP-ARTS revisite
l’Encyclopédie
REMP-ARTS revisite
l’Encyclopédie
103
La
faïencerie des Auges à Langres
de Diderot à nos jours
Les productions de faïence s’intensifient et se diversifient au XVIIIe siècle, un engouement destiné à répondre aux attentes d’une clientèle de plus en plus sensibilisée aux arts de la table en
plein développement. La région de Langres n’offre que deux centres de production de faïence
mais celui d’Aprey, à lui seul, a connu une activité remarquable aussi bien par la qualité et la
quantité de ses productions que par sa longévité. Quant aux fouilles archéologiques menées sur
le site de la faïencerie des Auges, elles ont mis en évidence une production destinée à une clientèle plus populaire du XIXe siècle et ont livré, intacts, outillages et structures liées au processus
de fabrication tels qu’ils sont décrits dans l’Encyclopédie.
Vue aérienne de la faïencerie des Auges et de ses installations
L’Encyclopédie de Diderot et d’Alembert offre une place de choix aux techniques de fabrication
de la terre émaillée avec un article de huit pages publié en 1756 dans lequel sont scrupuleusement détaillées toutes les étapes de production depuis la sélection des terres jusqu’à la décoration des formes obtenues. Douze planches (étapes de fabrication et typologie) accompagnées
de cinq pages descriptives viennent compléter la synthèse dans un volume publié en 1765 :
« Sous le nom de fayancerie l’on entend l’art de fabriquer des ouvrages faits en terre cuite, couverte d’émail, tels que des plats, assiettes, pots, écuelles, saladiers, jattes, fontaines, & toutes
sortes de poteries fines : ce mot vient de l’italien faenza, en latin faventia, & en françois fayance,
nom propre d’une ville d’Italie, d’où elle tire son nom, située entre Forli & Incola, sur la riviere
d’Ancone, en Romagne, où fut faite la premiere fayance.
La premiere que l’on fit en France fut dans la ville de Nevers, par un italien, qui après avoir
conduit & accompagné un duc de Nivernois, apperçut en se promenant la même espece de terre
dont on faisoit la fayance en Italie; après l’avoir examinée & trouvée bonne, il en fit préparer &
104
REMP-ARTS revisite
l’Encyclopédie
construire un four, dans lequel fut faite notre premiere fayance. On en fait un grand commerce
en France & aux environs; celles de Nevers, de Rouen, de Saint - Cloud sont très belles; (…)
La fayancerie se divise en deux sortes; la premiere est la connoissance de la terre qui lui est
propre, & la maniere de la préparer; la seconde est l’art d’en fabriquer toutes sortes d’ouvrages
au tour & au moule, & la maniere de les enfourner & de les cuire.
De la terre propre à la fayancerie.
La terre propre à la fayancerie est une espece de terre grasse, compacte & pesante, qu’on
trouve dans presque tous les lieux de la terre, dont la couleur est d’un gros verd ou bleu tirant sur
le jaune, quelquefois rouge; sa qualité est d’être très fine, de s’amollir, & même de se dissoudre
dans l’eau, de faire corps & s’endurcir au four au point de faire feu, lorsqu’elle est frappée par
l’acier le plus dur; celle qui tient le milieu entre la glaise & l’argille est la meilleure, étant composée des deux especes, plus ou moins, à proportion qu’elle s’approche de l’une ou de l’autre (…).
La terre choisie est apportée des lieux d’où on la tire, on la met tremper avec de l’eau dans
Extrait d’une planche de l’Encyclopédie illustrant la préparation des terres.
des bassins (…) faits exprès en terre, assez ordinairement près d’un puits, (…) pour éviter le
transport de l’eau; ces bassins peuvent être d’environ cinq à six piés de profondeur, d’une grandeur proportionnée à la quantité d’ouvrages qu’on a à faire, & dont le fond est souvent pavé en
brique, tuile, carreau, ou pierre; la terre humectée dans ce bassin pendant plusieurs jours, on l’y
délaye avec des pelles & bêches, (…) bâtons, (…) autres choses semblables, ensuite un ouvrier
en éleve l’eau avec le secours d’un sceau fiché au bout d’un bâton,(…) versant à mesure dans
un tamis de crin ou de soie, (…) dont la finesse dépend de celle de la fayance, tenu & remué à
mesure par un autre ouvrier. L’eau chargée de terre traverse le tamis, laisse après elle le plus
grossier de la terre, & va se répandre par des rigoles dans des bassins très grands & étendus
d’environ trois à quatre piés de profondeur, (…) creusés en terre (…).
De la maniere de fabriquer les ouvrages avant que de les mettre au four.
REMP-ARTS revisite
l’Encyclopédie
105
Extrait d’une planche de l’Encyclopédie montrant l’organisation de l’atelier.
Les ouvrages se divisent en deux especes, les uns tournassés & les autres moulés. Les premiers
étant ronds se font sur le tour; les autres ovales, demi - ovales, barelongs, guillochés, échancrés,
triangulaires, à pans, & de toutes sortes de formes, ainsi que les figures, vases, & autres ornemens à l’usage des poëles, & autres choses semblables, ne pouvant être mis sur le tour, se font
dans des moules en plâtre faits exprès, & dans la forme convenable aux ouvrages.
La premiere se fait ainsi: la terre préparée, l’ouvrier la dispose en mottes de grosseur proportionnée aux ouvrages qu’il veut faire, qu’il manie & remanie plusieurs fois pour leur donner la
consistence propre à prendre la forme convenable; il les arrange ensuite autour du tour pour
les travailler l’un après l’autre; ceci fait, il monte sur le tour, (…) s’assied sur le banc (…) après
y avoir placé une espece de coussin. Assis un peu vers la droite du tour, il appuie son pié droit
sur la planche (…) pour se soutenir, & de l’autre pousse la roue (…) du tour à grands coups
& à différentes reprises, jusqu’à ce qu’elle ait un mouvement rapide, qu’il continue toujours
d’entretenir pendant la façon de l’ouvrage (…). Il faut observer de ne point trop laisser sécher
les ouvrages, ce que l’on peut éviter en les couvrant de linges mouillés (…).
De la maniere de placer le cru dans le four.
Pour parvenir à faire cuire le cru, il est deux manieres de l’enfourner, l’une avec gazette, &
l’autre en échappade ou chapelle. La premiere se fait en cette maniere: on a soin d’avoir des
gazettes (…). »
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REMP-ARTS revisite
l’Encyclopédie
Le four de la faïencerie des Auges
Le four (dimensions hors tout : 4,30 mètres sur 4,70 mètres) qui a été installé dans la partie
Est de la construction accolée au bâtiment préexistant, appartient à la lignée des fours à tirage
vertical à flamme directe, en demi-cylindre couché. Ce type de four est relativement simple : un
foyer (chambre de combustion) est situé sous un laboratoire (chambre de cuisson) lequel est
traversé par les flammes qui s’échappent en haut par la cheminée. Il est dit en deux cylindres
couchés par ses chambres voûtées, les flammes pénétrant du foyer dans le laboratoire par une
série de petites ouvertures appelées carnaux.
Le four d’une faïencerie tel qu’il est représenté dans l’Encyclopédie.
Encavé jusqu’au niveau de la sole du laboratoire, le four présente en avant une vaste fosse quadrangulaire qui permettait le chargement et l’alimentation du foyer en combustible.
La fosse de service
Cette fosse longue de 2,60 mètres, large de 2,40 mètres à 2,55 mètres et profonde de 1,75 mètre,
présente un appareil de moellons équarris irrégulièrement de dimensions très variées (0,15 à
0,40 mètre par 0,07 à 0,12 mètre). Les éléments sont disposés en assises régulières, d’épais-
REMP-ARTS revisite
l’Encyclopédie
107
seurs inégales avec mortier de chaux et joint beurré.
L’accès au fond de cette fosse, constitué d’argile damée au marchage, se faisait par un escalier
droit (en pierre de taille) à deux volées limitées par un repos, établi contre sa limite Ouest. L’emmarchement supérieur formé de trois longues marches mène à un palier de plan rectangulaire
(2,20 mètres sur 1,20 mètre) et au sol d’argile damé lors de la transformation en exploitation
agricole. Après 1875, il desservait une autre salle, la tournerie située immédiatement à l’Est
dans le bâtiment originel de la manufacture.
Le foyer
Le four est constitué d’un alandier en forme de bouteille (3,60 mètres sur 0,80 mètre à 2,50
mètres, pour une hauteur de 1,65 mètre) dont le fond est simplement en terre tassée non
revêtue. Ses parois, faites d’assises de briques (module 5,5 sur 11 sur 22 centimètres) liées
à l’argile, présentent de fortes traces de rubéfaction, témoin d’un usage fréquent. Dans le mur
Ouest de cet alandier s’ouvrent deux bouches superposées : On procédait à la mise à feu du
combustible par la bouche inférieure, qui a conservé son volet métallique de fermeture – celle
de dessus étant fermée – et on augmentait progressivement la quantité de bûches jusqu’à ce
que le feu ne produise plus de fumée, fasse de la braise et atteigne une température suffisante,
que les chaufourniers reconnaissaient à l’œil.
Fosse servant à enfourner le combustible et à décendrer
108
REMP-ARTS revisite
l’Encyclopédie
Cette première phase devait surtout produire de l’air chaud, destiné à faire évaporer lentement
l’eau jusqu’à une température d’environ 400 à 500°. Elle se faisait à l’aide de gros bois, ou tout
autre combustible, produisant des flammes courtes. On fermait alors la bouche inférieure, et
l’on jetait du bois de cordes jusqu’à obtenir une température d’environ 700° puis du bois plus
menu, souvent du fagot à combustion rapide, par la bouche supérieure et plus vers l’avant du
foyer de manière à produire beaucoup de flammes longues. Il fallait éviter toute irrégularité et
assurer une montée en température constante, tout en veillant à ce que la chaleur se répartisse
dans l’ensemble du four d’une manière égale grâce aux différents moyens de réglage du tirage.
Vue du foyer du four
En arrière du foyer, dont le fond est simplement en terre tassée non revêtue, s’élève après un
dénivelé total d’une quinzaine de centimètres, un mur déflecteur de 45 centimètres de hauteur
pour une largeur de 22 centimètres, constitué, comme pour le chemisage de l’alandier, d’assises
de briques (module 5,5 sur 12 sur 22 centimètres) liées à l’argile. Ce mur déflecteur marque la
transition vers une cuvette de forme rectangulaire (2,5 sur 1,8 mètres) surélevée de 0,40 mètre
environ par rapport au foyer, et constituant l’arrière foyer ou chambre de chauffe. La présence de
gouttes d’émail vitrifié sur ce bassin indique qu’il a servi à la fabrication de la « frite » destinée
à l’émaillage. Le chemisage de brique employé tant pour le foyer que pour le laboratoire laisse
apparaître un décalage des joints visant à accroître la solidité des murs.
La chambre de chauffe est couverte d’une voûte de briques assisées en berceau – anse de
panier- supportant le dallage (la sole) de l’espace sous-jacent, le laboratoire ou chambre de
cuisson. Cette voûte et la sole sont percées de conduits (ou carneaux) permettant l’acheminement des gaz chauds.
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109
Le laboratoire
Il présente un plan proche du carré (4,70 sur 4,40 mètres extérieur, 2,80 sur 2,70 mètres en
intérieur pour une hauteur conservée de 5,20 mètres. La sole du laboratoire est de plain pied
avec le terrain environnant et les briques qui en constituent le dallage sont identiques (module
de 5,5 sur 11 sur 22 centimètres) à celles utilisées pour l’habillage intérieur du foyer et du laboratoire. La partie haute du laboratoire était barrée de quatre arcs surbaissés en brique, larges de
0,50 mètre pour un rayon de 0,90 mètre flanqués de carnaux larges de 0,12 mètre environ ; on
en observe plus que leur naissance sur les parois Sud et Nord. Au sommet du four, un conduit
de cheminée aménagé dans une voûte en arc de cloître construite en briques assisées en tas de
charge devait accentuer le tirage, rassemblant les gaz chauds après leur passage à travers les
carnaux de la voûte du laboratoire. La hauteur originelle du laboratoire est estimée à 10 mètres.
Trois ouvertures donnent accès à ce laboratoire : deux baies ménagées dans le mur Est du four
Porte d’enfournement de l’étage supérieur du laboratoire
110
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(les deux à l’opposé de l’alandier) autorisaient son chargement et un fenestron à encadrement
de pierre de taille (hauteur 0,40 mètre et largeur 0,35 mètre ouvert dans la façade Ouest à hauteur des carnaux établis entre les arcs surbaissés en briques que surplombaient le laboratoire
et muni d’un tampon mobile), permettait de contrôler la cuisson. Les deux baies, aux piédroits
appareillés en pierre de taille, sont au même aplomb et au même mur, mais elles diffèrent
toutefois par leur hauteur et leur mode de couverture : l’élément bas (hauteur 2 mètres, largeur
0,70 mètre, profondeur 1 mètre) est couvert d’un linteau plat tandis que l’élément haut (hauteur
2,25 mètres, 0,70 mètre de profondeur) est surmonté d’un arc surbaissé en briques. L’accès à
la porte d’enfournement supérieur se fait par un escalier tournant à deux volées droites établi au
droit du mur et du laboratoire. La volée basse ne comporte que deux marches de pierre tandis
que la volée haute en compte quatre complétées par trois marches d’arrivée en planches. Le
chargement du laboratoire effectué, ces deux portes étaient murées avec des briques.
Coupe longitudinale et plan du four de la faïencerie des Auges
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111
Le laboratoire présente une construction entièrement appareillée : on ne note pas de fourrure
dans l’épaisseur des murs mais une liaison en besace entre la maçonnerie en briques de 5,5 sur
11 sur 22 centimètres présentant un certain nombre de points de dilatation (espace laissé libre
de mortier) et un parement extérieur en pierre. On distingue un blocage de maçonnerie de chaux
revêtu d’un enduit de chaux maigre pour les murs Est, Sud et Nord, et un appareil en pierre de
taille pour le mur Nord. L’épaisseur des murs varie suivant les côtés 0,60 mètre à l’ouest, 0,70
mètre au Nord, 1 mètre pour le mur Est qui est percé des baies de chargement et 1,20 mètre
pour le mur Sud.
L’intégration de ce four dans un bâtiment agrandi s’est fait en réutilisant partiellement ce qui
avait été le mur gouttereau Nord de la fabrique initiale. Cela induisit l’ancrage au mur Sud de
la chambre de combustion sur ce mur gouttereau la plus grande épaisseur qui lui fut donnée
relativement aux trois parois.
L’agrandissement de l’usine à faïence a été conçu pour répondre aux exigences de fonctionnement de ce nouveau four. Les planches des étages sont désolidarisées afin de ne pas subir le
contrecoup de la dilatation/rétractation. Seules les poutres supportant les planchers reposent
sur des corbeaux de pierre ancrés dans la maçonnerie des murs Sud, Est et Nord du four. Les
arêtiers de la charpente prennent également appui sur des pilettes de briques construites sur
la voûte du four.
L’émaillage :
Après la description des éléments constituant le four, il apparait nécessaire de parler de l’émaillage. Le biscuit est trempé dans un bain d’émail finement broyé qui se compose de calcine
à base de plomb et d’oxydes d’étain cuite, que l’on mélange à la « frite » composée de silice
(sable) et de fondants (sel) qui abaissent la température de fusion.
La décoration au grand feu
La technique du grand feu qui est utilisée à Langres ne permet que cinq couleurs obtenues à
partir d’oxydes métalliques : le cobalt pour le bleu, le manganèse pour le violet-bleu, le cuivre
pour le vert, l’antimoine pour le jaune et éventuellement le fer pour le rouge toujours difficile à
obtenir.
La cuisson de l’émail et du décor
Recouvertes de leur émail en poudre et décorées ou non, les pièces sont à nouveau séchées
puis cuites au grand feu (environ 950°). La cendre ayant gâtée l’émail de ses faïences, Bernard
Palissy (vers 1510-1589) avait inventé de les enfermer dans des cylindres de terre cuite que
nous nommons « gazettes ». Les pièces de platerie sont enfermées dans ces cylindres en terre
cuite percés d’une série de trous triangulaires, répartis sur trois colonnes verticales où sont
introduites des pernettes (prismes triangulaires à arêtes aigues en terre cuite) qui supportent
les pièces.
112
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La technique du petit feu
Elle peut également être utilisée ce qui ne semble pas avoir été le cas à Langres. Alors que dans
le grand feu, le biscuit reçoit l’émail et le décor qui sont cuits ensemble à 950°, dans le petit
feu, le décor apposé sur un émail déjà cuit préalablement subit une nouvelle cuisson spécifique
à une température inférieure d’où le nom du procédé. Par contre, outre l’inconvénient d’une
cuisson supplémentaire, les couleurs sont bien moins intégrées à l’émail.
Conclusion
L’ensemble du site de la faïencerie des Auges a conservé de façon très lisible les témoins de
la fabrication de la faïence en particulier le four : encore en élévation, il est le seul existant en
Champagne-Ardenne et probablement en France. Il est, à ce titre, inscrit à l’Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques depuis 1986.
Schéma des espaces extérieurs de la faïencerie
En raison de l’intérêt du four sur le plan archéologique, historique et scientifique, il serait souhaitable que le bâtiment qui le contient soit réhabilité.
Texte et documents Renée Marcout avec la collaboration d’Arnaud Vaillant.
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113
La Grande Forge de Buffon
C
D
’est en 1768 que Buffon obtient de Louis XV les lettres patentes indispensables pour édifier une usine sidérurgique.
ès 1769, le haut fourneau fonctionne. Le reste des bâtiments est achevé 4 ans plus tard. Buffon s’entoure des
conseils d’Edme Rigoley et Pierre-Clément Grignon , maîtres
de forge, et Gabriel Jars, expert officiel. L’architecte Edme
Verniquet aurait offert ses conseils pour la réalisation de
l’ensemble.
L
’emplacement de l’usine se situe sur les rives de l’Armançon qui permet la production de la force motrice. Un autre
atout est la proximité de la route royale Paris-Lyon. Le tracé
du futur canal de Bourgogne est connu de Buffon, grand propriétaire forestier qui peut fournir le charbon de bois. Le minerai de fer se trouve à Etivey dans l’Yonne.
L
’ensemble de l’usine révèle une conception admirable
conjuguant l’esthétisme du XVII° et l’esprit novateur des
Lumières.
La maison du maître fondeur et du maître marteleur
114
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115
L
S
a conception d’ensemble permet de distinguer deux parties : l’ensemble domestique et l’ensemble industriel.
ur une terrasse rocheuse naturelle s’ordonnent autour
d’une vaste cour rectangulaire de 97 m de longueur sur
48m de largeur les bâtiments suivants :
• l’entrée monumentale avec ses deux piliers et sa grille forgée sur place,
• l’étable dite des quarante bœufs,
• des logements ouvriers,
• des remises à voitures, écuries, selleries et chambres pour
les palefreniers,
• Le magasin des fers,
• le four à pain,
• le colombier et son horloge rythmant le travail,
• la maison du régisseur ou du maître de forges,
• le pavillon de Buffon,
• la chapelle.
E
n dehors de ces bâtiments l’on trouve, dans le jardin, une
vaste orangerie, le pavillon abritant le maître fondeur et le
maître marteleur.
La partie industrielle comprend :
• les halles de stockage du minerai lavé, du charbon de bois,
• le haut fourneau, l’espace de la coulée,
• le parc des bascules et les soufflets,
• l’affinerie,
• la fenderie.
L
es trois canaux (canal du fourneau, canal des marteaux et
canal de la fenderie) séparent le haut fourneau, la forge
d’affinerie et la fenderie.
L
e pont aux formes étudiées pour résister aux crues et permettre aux chevaux attelés de manœuvrer, aboutit à l’aire
de lavage du minerai et, au loin, l’on peut voir le barrage sur
l’Armançon.
116
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Planche inversée de l’encyclopédie et sa projection sur le plan du haut fourneau actuel
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117
REPERES CHRONOLOGIQUES
I – DU TEMPS DE BUFFON
1717 - achats des terres de Buffon par Benjamin François Le
Clerc, père de Buffon.
1732 - rachat des terres de Buffon par Georges-Louis Le Clerc
à la suite du décès de sa mère avec sa part d’héritage maternel.
1761 - mise en service de la route royale.
1767 - décision prise par Buffon de construire un grand établissement sidérurgique.
1768 - février. Louis XV accorde les lettres patentes autorisant
la création d’une forge.
1769 à 1774 - Buffon effectue une série d’expériences sur
les aciers et les propriétés des fontes destinées aux canons
de marine.
1775 - ouverture d’un canal d’amenée des eaux.
1776 –construction de la petite forge.
1778 – Buffon afferme la forge à Jacques-Alexandre Chesneau
de Lauberdière.
1778 – 16 avril, mort de Buffon à Paris.
II – DU TEMPS DE LA DESCENDANCE DE BUFFON.
1794 – le fils de Buffon, Georges Louise-Marie Le Clerc est
guillotiné.
1794 / 1842 – sa veuve, Elisabeth-Georgette Dauberton dite
Betzy (nièce du collaborateur de Buffon) devient propriétaire
des forges qui sont affermées :
1789 / 1792 : Etienne Quesnel
1793 / 1798 : Etienne Berthier
1799 / 1804 : Louis Humbert
118
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1805 / 1822 : Pierre-Lorieux
1805/1810 : l’installation d’un patouillet qui permettait de
mécaniser le lavage.
1805/1810 : démolitions des logements ouvriers côté est.
1822 / 1854 : le consortium Bazile-Louis-Maître qui, en 1840,
sous la raison sociale Bougueret, Landel et Cie devient l’entreprise Châtillon-Commentry. En 1822, un inventaire complet de
l’état des lieux est dressé pour la comtesse, veuve de Buffonet.
A cette date, il ne restait en activité que le haut fourneau, un
seul feu d’affinerie, un marteau, un bocard et un patouillet. La
fenderie était vide, il n’y avait plus aucune sorte d’outillage
ni d’installations, elle servait de briqueterie pour fabriquer le
revêtement réfractaire du haut fourneau et de fours à puddler
et de rémoulerie pour l’affûtage des outils de l’usine.
1832 : le canal de Bourgogne entre en service devant les
forges.
III – en 1842 : la comtesse de Buffon vend les forges à son
créancier le Comte de Ribes. L’exploitation est assurée par
l’entreprise Châtillon-Commentry jusqu’en 1854.
IV – au décès du Comte de Ribes, les forges passent à la veuve
d’un des associés en affaires, Edouard-Charles Lebreton qui
les revend en 1860.
V – en 1860 : acquisition des forges par Roch-Joseph Guenin,
Maître de forges à Clairvaux, aïeul de l’actuel propriétaire.
1866 - septembre, la crue du siècle inonde complètement la
forge et entraîne l’arrêt de l’exploitation.
1866/1872 - :la grande forge est convertie en fabrique de
ciment romain.
1913 : arrêt de la production industrielle.
1923 : incendie du toit du haut fourneau.
1925 : installation d’une microcentrale électrique.
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119
1940 : été. La propriété est réquisitionnée par les Allemands et
sert d’hôpital pour chevaux (environ mille chevaux blessés et
abandonnés en juin 1940).Cinquante prisonniers français sont
enfermés au-dessus de l’orangerie.
1943 / 20 décembre : Les forges sont classées au titre des
monuments historiques.
1945 : inscription au titre des sites.
1978 : 14 novembre. Création de l’Association pour la sauvegarde et l’animation des forges de Buffon.
1978 : ouverture au public de la partie industrielle.
1979 – bail emphytéotique entre la propriétaire et le SIVOM de
Montbard.
1981 : installation d’une roue hydraulique dans le troisième
canal moteur de l’usine.
1985 : 31 décembre. Classement de l’ensemble au titre des
monuments historiques.
1988 : construction d’un foyer de forge maréchale devant le
mur pignon est de la fenderie.
1988 : Construction du bâtiment d’accueil.
1988 : le martinet de platinerie est implanté dans la halle de la
forge, à l’emplacement où un appareil de ce type et de dimension comparables, avait fonctionné entre 1829 et 1840.
1996 : fin du bail emphytéotique.
1997 : 31 décembre. Départ de l’Association.
1998 : construction d’une nouvelle roue près de la fenderie,
remise en service de la grande roue et des soufflets, installation
d’une exposition annuelle dans le pavillon de Buffon.
2007 : 3ème prix aequo du prix régional du patrimoine.
2008 : médaille Europa Nostra 12 juin à Durham (prix du patrimoine culturel de l’union Européenne - Concours Europa Nostra)
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Vue d’ensemble de l’usine depuis le bief.
Vue d’ensemble de l’usine et du pont.
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121
LA VIE A BUFFON
A l’époque de la sidérurgie
I
l faut imaginer les lieux lorsque l’usine est en pleine activité ; les mouvements des charrois apportant le minerai, les
fondants et le charbon de bois par un seul accès que sont
les grandes grilles forgées sur place du temps de Buffon, le
bruit des marteaux hydrauliques, des roues et des soufflets,
la fumée qui sort du haut fourneau et des forges, le transport
des gueuses, la pesée et le travail dans l’affinerie et la fenderie, le lavage du minerai et le stockage près du haut fourneau, le transport des produits fabriqués et le stockage dans
le magasin de fer, enfin le mouvement de plusieurs centaines
de personnes dans un espace restreint au sein d’une usine
qui, à l’époque, se présente comme l’une des plus modernes
que l’on pût construire.
L
’activité est incessante, jour et nuit, car il s’agit d’une industrie à feu continu.
La main-d’œuvre mobilisée pour le fonctionnement de la
grande forge pouvait atteindre 400 personnes. Elle est constituée pour plus de 9/10 par les travailleurs externes qui comprennent : le personnel saisonnier et celui chargé de l’approvisionnement de l’usine en matières premières et du transport
des produits, les mineurs, les bûcherons, les charbonniers et
les voituriers.
Le personnel permanent représente une minorité de travailleurs qualifiés attachés en permanence au service intérieur.
Son nombre est d’une trentaine de personnes : les ouvriers
du feu, les métallurgistes proprement dits dont quatre pour
le haut fourneau et une vingtaine d’ouvriers pour les autres
ateliers. Ce nombre comprend le personnel de service : celui
assurant l’entretien des bâtiments et des équipements productifs (souffletier, charpentier, couvreur, maçon, charron, …),
ainsi que l’entretien du bétail requis pour les charrois (maréchal-ferrant, palefreniers).
La main-d’œuvre travaille par roulement comprenant des
postes de douze heures pour le haut fourneau et des postes
de six heures pour la forge. Il est indispensable de loger sur
place ce personnel qualifié et de le retenir par des avantages
(logement, produits de la ferme,…)
122
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I
l y a 17 habitations ouvrières à la grande forge. Vers 1775
cette population ouvrière vivant sur place atteint le nombre
de 70 âmes.
La grande forge est également dotée : d’un vaste poulailler,
d’une porcherie, de jardins potagers, d’un four à pain, d’une
orangerie dont les orangers agrémentaient la grande cour
et la façade du haut-fourneau, une chapelle à l’extrémité du
logement du régisseur. La ferme des Berges, d’une superficie de 80 hectares, située à proximité, fournit les produits de
culture, d’élevage et des pâturages. Le bâtiment du régisseur
était à l’origine identique à celui dans lequel descend Buffon
mais il est agrandi lorsque la propriété fut affermée en 1777 à
Monsieur de Lauberdière, maître de forges.
D’après les documents
d’ Agnès et Claude Veyssière-Pomot
propriétaires de la Grande Forge de Buffon
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123
De mains d’hommes...
et de femmes
Au XVIIIe siècle, la coutellerie de Langres était de grande renommée dans le monde entier. Elle voyageait loin, bien loin de ses humbles créateurs qui travaillaient à Langres même, ou dans les alentours.
Dans leurs modestes demeures aux pièces exiguës, ces hommes aux mains d’or ne faisaient pas
que fabriquer de la coutellerie.
Pour subsister, aidés en cela par leurs fidèles épouses, bien souvent ils élevaient également des animaux (lapins, cochons, volaille), possédaient quelques arbres fruitiers, parfois une vigne et cultivaient
les pommes de terre, les carottes, les choux de Bruxelles, les rutabagas …
Chaque ménage avait sa chenevière, petit lopin de terre au bas duquel se trouvait un plan d’eau, pour
tremper le chanvre et le lin que les femmes pouvaient ensuite travailler, pour confectionner les habits
de la petite famille.
Le labeur de l’ouvrier commençait aux aurores et finissait très tard. Dans les rues de Langres , ainsi ,
dès quatre heures du matin, entendait-on les enclumes battre le fer qui donnerait naissance à maints
ciseaux, couteaux, instruments de chirurgie, épées, sabres et autres armes. En un tour de main la
pièce prenait forme. Les coups étaient frappés avec une régularité parfaite.
- Ah, les manouvriers !
Une fois la forge achevée, la lime crissait sur l’acier pour de subtiles finitions. La dextérité et le
savoir-faire aboutissaient ainsi à des réalisations d’une facture inégalée, tel le couteau fabriqué par
le père de Denis Diderot, avec côtes en ivoire ou écaille, ou encore le couteau Marie-Antoinette, à
deux lames, l’une en acier pour le cours du repas, l’autre en argent pour les fruits à l’acidité parfois
oxydante.
-Nos ouvriers étaient des artistes !
A cette époque, il fallait une semaine pour fabriquer une paire de ciseaux. Il était impératif de finir la
pièce pour la vendre, le dimanche matin, à quelques maisons de renommée, parfois mondiale, telles
que Béligné coutelier du roi, Deslandes, Guerre, Deslandes-Guerre...
Tout ce beau monde ouvrait son magasin et les humbles y venaient alors parlementer, afin d’obtenir
quelques sous !
Une fois toutes ces opérations terminées, le manouvrier avait soif et quelques canons étaient les
bienvenus… avant d’aller acheter la matière première à travailler durant la semaine à venir. A
Nogent, pour ne citer que lui, le magasin Chevry restait ainsi ouvert à cette fin, jusqu’à sept heures
du soir !
Quant à ces messieurs de renommée, ils accompagnaient leurs épouses à la messe, pour prier et
se faire pardonner les rabais exigés des ouvriers, gens modestes, obligés de brader leur travail pour
nourrir une famille souvent nombreuse…… Jean-Marie ROULOT (12 décembre 2012).
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127
Les couteliers langrois au
XVIIIe siècle
Héritiers d’une tradition qui remontait au moins au XVe siècle,
les couteliers langrois bénéficiaient, à l’époque de l’Encyclopédie,
d’une renommée bien établie qui facilitait leurs activités. Cependant, plusieurs transformations modifièrent sensiblement l’organisation du métier. En ville, le nombre des ateliers diminua : une
centaine vers 1740, 80 en 1750, 61 en 1765, 40 en 1788. Dans le
même temps, de nombreux ateliers s’installaient à la campagne,
notamment autour de Nogent. Le phénomène s’explique assez
facilement. En ville existait une corporation qui imposait des
règles très strictes d’apprentissage, d’installation, de fabrication
et de vente ainsi qu’un contrôle très étroit. Les campagnes, devenues plus sûres depuis la fin des guerres quasi permanentes du
siècle précédent, permettaient, au contraire, une liberté presque
complète ; la main d’œuvre était moins coûteuse et plus docile
que dans le cadre corporatif. De plus, les ressources en eau,
nécessaire pour la trempe, étaient évidemment plus abondantes
qu’au cœur de la cité.
Couteau de table XVIIIe siècle, manche ébène, lame argent,
marque SCHNEIDER A LILLE avec le Bâton couronné.
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Couteau d’ami démontable (3 parties) XVIIIe siècle, manche ivoire, rosettes or.
Il comprend :1 cuiller argent, 1 tire-bouchon - 1 fourchette argent, 1 lame argent
Partie centrale : 1 lame acier marque HUMBERT.
Langres restait cependant le centre de l’économie coutelière. La
diminution du nombre des ateliers allait de pair avec la concentration du métier entre les mains de quelques marchands-fabricants qui, tout en poursuivant leurs propres fabrications, utilisaient des sous-traitants, artisans de la ville et des campagnes,
auxquels ils procuraient les matières premières ; ils passaient
commande en imposant leurs conditions et dont ils ramassaient
le produit fini avant de l’écouler sur les marchés régionaux ou
internationaux. Ainsi, Didier Diderot faisait travailler plusieurs
ateliers de Langres et de Nogent, tout comme, après lui, Pierre
Beligné, « coutelier du Roi » : ce dernier établit un véritable circuit
de ramassage autour de Nogent et dans les villages établis dans
les vallées de la Marne, de la Traire, du Rognon ou de la Meuse ;
il expédiait les produits de sa marque, le « Bâton royal », objets
de luxe ou d’usage courant, à travers toute la France, mais également en Suisse, à Florence et même au-delà des mers par Le
Havre, Bordeaux, Toulon ou Marseille.
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129
Couteau fermant à pompe XVIIIe siècle, manche écaille, garnitures or,
lame argent marque BELIGNEZ COUTELIER DU ROY À LANGRE avec le Bâton Royal.
Les couteliers n’échappèrent ni aux crises économiques ni à la
concurrence, mais les marchands-fabricants résistèrent mieux
aux difficultés que les petits artisans. Mort en 1746, le coutelier François Giraut n’avait guère pour toutes richesses que ses
instruments de travail et ses dettes ; la vente de ses pauvres
biens ne put satisfaire entièrement ses créanciers. A l’opposé,
Didier Diderot apparaissait comme un privilégié : il l’était déjà
lors de son mariage, en 1712, avec Angélique Vigneron, puisque
le couple disposait de près de 5000 livres ; il l’était encore bien
plus, lors de son décès, en 1759, puisque, selon son fils Denis,
il laissait à ses trois enfants quelque 200 000 livres (immeubles,
domaines ruraux et rentes). Comparant l’aisance de son père et
la médiocrité de l’un des amis de ce dernier, Antoine Desgrey,
coutelier lui aussi, le philosophe écrivait en 1768 : « Desgrey père
était forgeron, mon père l’était aussi. Ces deux ouvriers étaient
amis intimes. La fortune de mon père était dix fois au moins plus
considérable que celle de Desgrey..., la maison incomparablement mieux fournie que celle de Desgrey... »
Didier Diderot, comme Pierre Beligné, avaient su emprunter l’une
des principales voies de l’enrichissement sous l’ancien régime :
l’activité marchande, sans renoncer toutefois à ce qui restait au
cœur de leur métier : la coutellerie.
Georges Viard
130
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Couteau fermant tête de compas XVIIIe siècle, manche nacre, rosettes or, une lame or,
une lame acier marque LANGRE avec le Bâton Royal.
Couteau à dessert XVIIIe siècle, manche nacre, lame acier marque au Bâton turc.
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131
Couteau fermant XVIIIe siècle, manche ivoire, rosettes or, une lame argent décor scène
de chasse, une lame acier marque LA FLECHE (François Regnault à Langres).
Couteau fermant XVIIIe siècle, manche nacre, garnitures or,
lame acier à pompe sans marque.
132
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Paire de ciseaux XVIIIe siècle, or 18 carats. Compte-tenu de leur finesse
et de leurs lames en or, ces ciseaux étaient destinés exclusivement à couper des fils de soie.
Collection privée. Photos de Philippe Chardon.
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133
Du dessin à la réalisation des ciseaux
2
1
3
134
1
Conception et dessin Hervé LE GRAET
2
Jean-Marie ROULOT - Ciselier
3
Sculpture du coffret par Jean-Marie FOURTIER
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à l’effigie de Diderot et leur coffret
5
4
6
4
Bernard CHAFFAUT
5
Jean-Paul ROMAND
6
Jean-Claude FOURTIER
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135
Robe à la française à plis Watteau (Source : La Grammaire des Styles).
136
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◗
Robe à la française à plis WATTEAU
Dûe au crayon de WATTEAU
Source : La Grammaire des Styles. Le costume, époque Louis XIV – Louis XV par Jacques RUPPERT,
vice-président de la société de l’Histoire du Costume, professeur aux Ecoles d’Arts Appliqués.
Cette robe a remporté le premier prix du concours de vitrines organisé à Langres, en 1984, pour
le bicentenaire de la mort de DIDEROT.
J’ai confectionné d’après des documents d’époque, avec minutie et souci du respect au plus
précis de la mode portée par les dames de qualité sous le règne de LOUIS XV, cette robe qui aurait
pu habiller Sophie VOLLAND, l’amie de notre philosophe.
Description simplifiée de la
robe :
Cette tenue se compose d’un
jupon à paniers, d’une jupe
froncée sur les côtés reposant
sur les paniers, le corsage
collant au corps par un savant
assemblage de baleines et de
laçage, les plis du dos étant
laissés vague et le devant du
corsage appelé «compère»
étant garni de pierreries de
perles ou de nœuds de rubans.
Les manches étaient agrémentées de volants de dentelle.
Jacqueline
BAUMANN-GERARD.
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137
Langres hier
Avec la participation du service patrimoine de la Ville de Langres.
138
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Langres aujourd’hui
Photos Hubert DECHANET.
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139
◗
Les membres associés...
Michel FLEURIGEON
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REMP-ARTS revisite
Jean-Paul ROMAND
l’Encyclopédie
Michèle PESCE
Jacqueline BAUMANN
... et leurs invités
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Exposition du 5 au 14 juillet 2013
Chapelle du Collège Diderot - Langres
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La Maison des Lumières
Denis Diderot
Ouverture fin 2013 !
Tout au long de 2013, Langres, Ville d’Art et d’Histoire, célèbre le tricentenaire de la naissance sur son
sol de Denis Diderot, bouillonnant esprit des Lumières, écrivain, philosophe, critique d’art et « père »
de l’Encyclopédie.
En 2013, Langres rend donc hommage à « l’enfant du pays » à travers :
- une année de festivités culturelles et participatives de janvier à octobre,
- la 3e édition des Rencontres Philosophiques de Langres (RPL) les 20, 21 et 22 septembre 2013,
- l’ouverture de la Maison des Lumières Denis Diderot (MLDD) à la fin de l’année, seul espace muséal
consacré au philosophe et à son siècle. Labellisé « musée de France », la Maison des Lumières Denis
Diderot offrira une lecture originale et pédagogique du siècle des Lumières et mettra particulièrement
l’Encyclopédie à l’honneur.
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REMP-ARTS revisite
l’Encyclopédie
Il y a 300 ans, Diderot naissait à Langres
« Pour moi je suis de mon pays », disait Diderot. Issu d’une famille d’artisans couteliers langrois, Denis
Diderot naît le 5 octobre 1713 à Langres. Il décède le 31 juillet 1784 à Paris, 5 ans avant la Prise de la
Bastille et 7 ans avant la mort de Louis XVI. Il passe son enfance à Langres et conserve tout au long
de sa vie un lien particulier avec la Haute-Marne et sa ville natale.
Langres est le terreau des 15 premières années de la vie du philosophe. Cette ville qui l’a vu naître
sera aussi celle qui va le modeler. Denis Diderot naît en 1713 dans une maison encore conservée sur
la place centrale de la ville. L’année suivante, son père achète une maison située de l’autre côté de
la place et y installe son atelier et sa boutique. Cette maison où Diderot passera toute son enfance
deviendra le point d’ancrage du philosophe dans sa ville natale. Lorsqu’il est en âge d’étudier, son
père l’inscrit au collège des Jésuites établi à quelques dizaines de mètres du domicile familial.
Ses parents le destinent à une carrière ecclésiastique de chanoine à la cathédrale de Langres et ses
études l’y préparent. Pourtant son destin sera tout autre. S’étant vu refuser la charge qui devait lui
revenir à la cathédrale de Langres, il part pour Paris en 1728. Son père l’accompagne et l’engage à
poursuivre son cursus scolaire. Il ne reviendra dans sa ville natale qu’à 5 reprises.
Si les Langrois ont mis plusieurs décennies à reconnaître le génie de cet esprit vif et brillant, écrivain
philosophe prolixe et père de l’Encyclopédie, il est devenu omniprésent dans la cité : un collège, un
lycée, une rue ou encore une place portent aujourd’hui son nom. En 1884, pour le centenaire de sa
mort, une statue à son effigie réalisée par le sculpteur alsacien Auguste Bartholdi est érigée sur la
place où il vécut les premières années de sa vie.
Fin 2013, la Maison des Lumières Denis Diderot rendra l’hommage qu’il se doit à ce grand Homme.
Surprenante MLDD !
Destiné à accueillir la future Maison des Lumières Denis Diderot (MLDD), l’hôtel du Breuil de SaintGermain est un ancien hôtel particulier construit au XVIe siècle et augmenté d’une aile au XVIIIe
siècle. Il est légué par la famille Du Breuil de Saint-Germain à la Société Historique et Archéologique
de Langres (SHAL) en 1923. A cette époque, l’idée est de transformer la demeure en Musée pour la
ville, ce qu’il deviendra effectivement jusqu’en 1995, date de sa fermeture. En 2008, la SHAL cède
le bâtiment à la Ville de Langres. L’équipe municipale emmenée par Didier Loiseau prend alors la
décision d’y créer un musée consacré à Diderot et au XVIIIe siècle.
Entre 2009 et 2011, la toiture et la charpente de l’aile du XVIe siècle sont totalement restaurées.
Les extérieurs sont nettoyés dans la foulée afin de redonner à la pierre sa teinte naturelle. Lors des
travaux à l’intérieur du bâtiment, un faux-plafond en plâtre est crevé dans l’une des salles laissant
apparaître un exceptionnel plafond à poutres et solives peintes du XVIIe siècle. Ce sera la première
belle surprise de l’ancien hôtel du Breuil de Saint-Germain !
Car quelques mois plus tard, un trésor monétaire cette fois y sera également découvert lors des
travaux de rénovation de l’intérieur de l’aile du XVIIIe siècle… En cassant le fond d’une niche située
au 1er étage, un ouvrier exhume des centaines de pièces de monnaie. En totalité, cachées dans ce
double fond, ce sont 319 monnaies d’or et 1633 d’argent qui attendaient d’être libérées. Selon une
hypothèse, ce pécule aurait pu être constitué par Jean-François Moreau du Breuil de Saint-Germain
(1775-1842) après l’achat de l’immeuble en 1820.
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l’Encyclopédie
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De l’Homme à son œuvre…
L’ambition de la MLDD est de présenter à la fois Diderot mais aussi ses précurseurs, le siècle des
Lumières dans lequel il est né et qu’il a contribué à inventer, sa postérité. L’objectif est d’amener le
visiteur à construire sa propre perception du XVIIIe siècle, non seulement à travers les thématiques
abordées, mais aussi via la chronologie des événements qui ont rythmé la vie de Diderot.
Le parcours muséographique s’organise autour de nombreux objets d’époque ou de reproductions
d’œuvres qui donnent à découvrir Diderot, son siècle et son œuvre majeure : l’Encyclopédie.
8 salles d’exposition seront accessibles et déclineront quatre grandes thématiques :
- « De Denis à Diderot » en écho aux années de formation du philosophe,
- « Denis Diderot, homme des Lumières », autour des idées et découvertes du siècle,
- « Diderot et les arts » : les Salons, le théâtre, etc...
- « l’Encyclopédie »
Une progression géographique, correspondant à certaines étapes de la vie du philosophe, permet
de présenter le siècle des Lumières à une échelle de plus en plus vaste. Le parcours commence
par l’évocation du contexte Langrois et Parisien des premières années de Diderot, puis s’intéresse
à la France du XVIIIe siècle pour prendre finalement une dimension internationale avec le voyage du
philosophe en Europe et en Russie.
Au fil du parcours, le public retrouvera de nombreuses œuvres originales (peintures, sculptures,
lettres manuscrites, objets…). Salle après salle, il sera possible d’approfondir la découverte en se
plongeant dans les outils multimédias.
L’évocation de l’Encyclopédie, à la fin du parcours, permet de donner l’importance qu’elle mérite à
cette œuvre qui occupa une trentaine d’années de la vie de Diderot entre 1746 et 1776. Cette section permet d’aborder la fabrication matérielle de l’Encyclopédie, mais aussi son contenu à travers
différents exemples de métiers décrits dans l’ouvrage (coutellerie, faïencerie…). Elle permet aussi
de rendre hommage aux 200 auteurs qui ont collaboré à l’écriture des 35 volumes qui la composent
avec les suppléments (21 volumes de textes, 12 de planches et 2 de tables). Un très beau jardin dessiné par Louis Bénech dans lequel des spectacles seront proposés en été et où un café philosophique,
avec terrasse, sera à terme installé, complèteront l’offre du musée, permettant ainsi aux visiteurs de
profiter pleinement de ce lieu si particulier et emprunt de magie.
Objets incontournables et raretés
La Maison des Lumières Denis Diderot présentera des objets liés à Diderot et au XVIIIe siècle issus du
fonds Diderot de la Ville de Langres, mais aussi de prêts accordés par des institutions partenaires (le
CNAM Champagne-Ardenne par exemple).
Des acquisitions exceptionnelles sont également réalisées par la Ville de Langres pour enrichir les
collections du musée. C’est donc à Langres et nulle part ailleurs que l’on pourra découvrir de véritables trésors, par exemple :
- Le buste de Diderot par Houdon : Le sculpteur Jean-Antoine Houdon (1741-1828) réalise un buste
de Denis Diderot exposé au Salon de 1771. En 1780, la municipalité demande au philosophe de faire
réaliser un portrait de lui pour l’exposer dans la salle du conseil. Flatté, l’écrivain philosophe propose
d’offrir un buste en bronze d’après celui réalisé par le sculpteur Houdon. Depuis lors il figure dans
les collections de la ville.
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l’Encyclopédie
- L’Encyclopédie : Le 20 avril 1780, M. Voinchet de Verseilles, notable langrois, fait don à la ville d’une
édition complète de l’Encyclopédie, soit dix-sept volumes de textes et onze volumes de planches.
Cette édition originale était destinée à l’origine à être mise à disposition de « tout citoyen qui en ferait
la demande ».
- Un Globe de poche : Réalisé en 1791 par John (1754-1835) et William Cary (1759-1825), ce globe
de poche a été acquis pour la MLDD par la Ville de Langres. Il permettra notamment d’illustrer les
cabinets de curiosité et de science au XVIIIe siècle. C’est un objet destiné à démontrer les progrès de
la cartographie, de la géographie et de la découverte du monde au siècle des Lumières. C’est aussi
un objet devenu très à la mode à cette époque, son format facilement transportable permettait de
l’avoir sur soi.
- Un Planétaire : Construit vers 1775, ce planétaire a rejoint les collections qui seront présentées dans
la MLDD afin de montrer les progrès scientifiques au XVIIIe siècle. Il illustre le modèle héliocentrique
découvert par Copernic en simulant le mouvement des planètes autour du soleil en même temps que
celui de la lune autour de la terre. Une manivelle située sur le pied actionne le mécanisme pour mettre
en mouvement les planètes.
- Portrait d’un homme lisant, anonyme, école anglaise du XVIIIe siècle, huile sur toile H.76 x L.63
cm : Cette œuvre a été acquise pour illustrer la partie du parcours de la MLDD qui s’intéressera aux
précurseurs des Lumières. Il pourrait s’agir d’un penseur anglais de la fin du XVIIe ou du début du
XVIIIe siècle. Ces intellectuels ont fortement influencé les penseurs français du siècle des Lumières,
Diderot compris.
Sites internet :
Site de la ville : http://www.langres.fr
Site de Langres Diderot 2013 : www.diderot2013-langres.fr
© Photos S. Riandet, Ville de Langres / A. Vaillant, Musées de Langres
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l’Encyclopédie
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Dédicaces
Pour les
collectionneurs
Production REMP-ARTS. Composition et mise en page J.C Fourtier, Jean-Marie et Sylvette Guillon, Annie
Gerphagnon. Avec le Journal de la Haute-Marne et A. Patrigeon. Tiré à 700 exemplaires aux Imprimeries de
Champagne. La repoduction, même partielle, est strictement interdite sous peine de poursuites.
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REMP-ARTS revisite
l’Encyclopédie
La Grande Forge est édifiée en 1768 par le célébre naturaliste, George-Louis Leclerc, comte de Buffon.
Elle constitue un exemple parfait des préocupations de
rationalisme et d’harmonie chères au Siècle des Lumières.
Les bâtiments sont distribués sur deux niveaux, l’un regroupant les bâtiments industriels et l’autre, intégrant les
habitations , les jardins et la ferme.
Services :
•Visite libre
•Visite guidée l’après-midi en juillet et août à 15h, 16h
et 17h
•Réservation obligatoire pour les groupes
(>20 personnes)
• Comptoir de vente
•Projection de documentaires
•Expositions permanente et temporaire
•Gratuit moins de 12 ans
•Accès limité aux personnes à mobilité réduite
Grande Forge de Buffon - 21500 Buffon
Tel : 03.80.92.10.35
[email protected]
site internet : [email protected]
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Art & Balade
en Pays de Langres
Printemps 2014
du 17 avril au 10 juillet
Bourbonne-les-Bains
Langres
Fayl-Billot
Chalindrey
Longeau
Montsaugeon
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