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LA CLASSIFICATION PERIODIQUE DES ELEMENTS Comment a été établie la classification périodique des éléments I/ Tableau de données Nom de l’atome Symbole Z Étymologie : Origine du nom et parfois origine du symbole Découvert par : Al 13 Du latin « alumen », alun. Hans Christian Oersted (1825) Danemark Argon Ar 18 Du grec « argos », inactif. William Ramsay (1894) Écosse Arsenic As 33 Du grec « arsenikon, » qui dompte le mâle, en raison de sa forte toxicité; du latin arsenicum, pigment jaune; Albertus Magnus, (1250) Bavière Aluminium Azote N 7 Du grec « alpha », sans et « zôc », vie. Le symbole Daniel Rutherford (1772) vient du grec «nitron», nitre et « gennân », Ecosse engendrer. Louis Vauquelin (oxyde, 1798) Friedrich Wöhler (1828) Allemagne et Antoine Alexandre Brutus Bussy, France Béryllium (anciennement glucinium en France) Be 4 Du grec « beryl », brillant (minerai du béryllium, une gemme). Le beryl contenant du chrome est l'émeraude - verte. Bore B 5 De l’arabe « buraq » et du persan « burah », borax, minerai du bore Humphry Davy (1807) Angleterre, J.L. Gay-Lussac, L.J. Thénard (1808) France Brome Br 35 Du grec « bromos » puanteur, en relation avec l'odeur piquante et irritante de ses vapeurs Antoine-Jérôme Balard (1825) France (et C. Löwig, Allemagne) Calcium Ca 20 Du latin « calx, calcis », chaux. Humphry Davy (1808) Angleterre Carbone C 6 Du latin « carbo », charbon. Connu depuis l’antiquité. Chlore Cl 17 Du grec « klôrôs », vert pâle. Carl Wilhelm Scheele (1774) Suède Fluor F 9 Du latin « fluo, fluere », couler. Henri Moissan (1886) France Hélium He 2 Du grec « hélios », Soleil. William Ramsay (1895) Écosse, Per Theodor Cleve, Nils Langet, Suède Hydrogène H 1 Du grec « hedôr », eau et « gennâh », engendrer, « qui engendre l’eau », nom proposé par Lavoisier. Henry Cavendish (1765) Angleterre Krypton Kr 36 Lithium Li 3 Magnésium Mg 12 du grec « kruptos » dissimulé (dans l'atmosphère) William Ramsay (1898, mai) et car l'élément est difficile à repérer et à isoler. Morris William Travers (juillet). Du grec « lithos », pierre. Johann August Arfvedson (1817) Suède Du nom du minerai, trouvé dans l'ile de « Magnésia », une région de Thessalie. Humphry Davy (1808) Angleterre Néon Ne 10 Du grec « néos », nouveau. William Ramsay, Morris WilliamTravers (1898) Angleterre Du grec « oxus », acide et « gennân », engendrer, « qui engendre les acides », nom proposé par Lavoisier. Joseph Priestley (1774) Angleterre, Carl Wilhelm Scheele (1773, publié en 1777) Suède Oxygène O 8 Phosphore P 15 Du grec « phos », lumière et « phoros », qui porte, « qui porte la lumière ». Hennig Brand (1669) Allemagne Potassium K 19 De l’anglais « potash », potasse (cendre de pot). Le symbole vient de l'arabe « kali », devenu en latin « kalium ». Humphry Davy (1807) Angleterre Silicium Si 14 Du latin « silex, silicis », roche siliceuse très dure. Jöns Jacob Berzelius (1823) Suède Sodium Na 11 De l’anglais « soda », soude. Le symbole vient du latin « natrium ». Humphry Davy (1807) Angleterre Soufre S 16 Du latin « sulphur ». Connu depuis l’antiquité II/ A la recherche de Mendeleïev Dimitri Ivanovich Mendeleïev est né en Sibérie en 1834. C'était le plus jeune d'une famille de 17 enfants. En 1869, il publia son fameux tableau périodique des éléments. Il rangea les 63 éléments connus à cette époque par masse atomique croissante, il retrouve à intervalles réguliers, des éléments possédant des propriétés chimiques similaires. Là où existait un trou dans le tableau, il prédit les propriétés d'un nouvel élément. Trois de ces éléments, le gallium, le scandium et le germanium furent découverts de son vivant et leurs propriétés correspondaient à ce qu’il avait prévu, ce qui contribua à assurer sa réputation. III/ Quelques définitions Un élément est une substance pure qui ne peut être décomposée en substances plus simples. On le définit aussi comme l'ensemble des atomes qui possèdent le même nombre de protons dans leur noyau (de même numéro atomique Z). Le tableau périodique, inspiré par Mendeleïev, en donne la liste complète. Sur la Terre, il existe 90 éléments naturels, le plus léger étant l'hydrogène et le plus lourd l'uranium. Les autres éléments ont été fabriqués par les scientifiques. On utilise les symboles chimiques pour représenter les éléments et leurs atomes, de manière qualitative et quantitative (numéro atomique, nombre de nasse, masse atomique) Le symbole commence par l'initiale (en majuscule d'imprimerie) du nom international de l'élément suivi, éventuellement, d'une deuxième lettre (en minuscule) pour éviter les confusions avec d'autres éléments. IV/ Questions A° La démarche de Mendeleïev 1) 2) 3) 4) 5) 6) 7) Comment détermine-t-on le symbole d’un élément chimique ? Les réactions chimiques sont-elles gouvernées par : les protons, les neutrons ou les électrons ? Quelle est la caractéristique électrique d’un atome ? Combien d’éléments Mendeleïev avait-il classé ? Selon quels critères ? Quels sont les atomes, du tableau de données, que Mendeleïev ne pouvait pas connaître au moment de la publication de sa classification périodique ? Vous disposez d’un jeu de cartes. Chaque carte représente un élément chimique ainsi que des renseignements sur ses propriétés chimiques. Réaliser une classification, à l’aide de ce jeu de cartes en utilisant les critères utilisés par Mendeleïev. Pour cela, placer les cartes sur la table en prenant pour modèle le tableau ci-dessous (il ne doit pas y avoir plus de 8 éléments sur une même ligne). Après avoir classé chaque élément, indiquer, sur le tableau ci-dessous, le nom de l’élément ainsi classé. B° La démarche moderne 1) 2) 3) Donner le nom et la définition de Z. Ecrire sur chaque carte le nombre Z et la structure électronique de chaque élément. Réaliser alors une nouvelle classification à l’aide des cartes, prenant pour critère les nombres Z croissants et en faisant apparaître une périodicité des structures électroniques. Après avoir classé chaque élément, indiquer sur le tableau ci-dessous, le nom de l’élément ainsi que sa structure électronique. 4) 5) 6) 7) 8) 9) 10) 11) 12) 13) Comparer avec la classification périodique de Mendeleïev. Quand revient-on à la ligne ? Au bout de combien d’électrons ? Comparer la structure électronique des éléments et leurs propriétés chimiques. Chercher les atomes qui ont leur dernier niveau d’énergie saturé en électrons. Chercher les atomes qui ont 1 électron sur le dernier niveau d’énergie. Chercher les atomes qui ont 7 électrons sur le dernier niveau d’énergie. Chercher les atomes qui ont 8 électrons sur le dernier niveau d’énergie. Quel ion stable peut former l’atome de béryllium ? Justifier la réponse. Même question pour l’atome de magnésium. Indiquer sur le tableau ci dessus, la formule de l’ion stable de l’élément correspondant. Donnée : les ions fortement chargés sont instables.
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