Evaluation des masters de l`Université Rennes 2
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Evaluation des masters de l`Université Rennes 2
Section des Formations et des diplômes Evaluation des masters de l’Université Rennes 2 2011 Section des Formations et des diplômes Evaluation des masters de l'Université Rennes 2 2011 Evaluation des diplômes Masters – Vague B ACADÉMIE : RENNES Etablissement : Université Rennes 2 Demande n° S3MA120000144 Domaine : Arts, lettres, langues Mention : Arts Présentation de la mention La mention « Arts » de l’Université Rennes 2 se présente comme une mention en renouvellement avec modification interne de son architecture. Cette modification s’opère par le passage de certains parcours en spécialités et par la création d’une nouvelle spécialité. La mention regroupe l’ensemble des disciplines liées aux arts. Pour le renouvellement, les modifications internes ont précisément pour résultat d’associer chaque spécialité à une discipline artistique, afin de rendre plus visibles l’ampleur et la spécificité de l’offre scientifique, pédagogique et professionnelle. La mention « Arts » répond à la politique générale de l’établissement : mettre en complémentarité et en interaction recherche et professionnalisation, transdisciplinarité et transversalité, et ce afin d’ouvrir à des métiers, existants ou à venir, qui se situent dans le champ de la culture et de la création artistique. Le dossier de la mention « Arts » se présente en deux temps : L’auto-évaluation de l’ancienne architecture de la mention, laquelle proposait trois spécialités : « Arts, pratiques et poétiques » (finalité recherche) subdivisée en cinq parcours à finalité indifférenciée : « Arts plastiques », « Arts et technologies numériques », « Musique et musicologie », « Etudes théâtrales », « Etudes cinématographiques ». « Histoire des arts » (finalité recherche) subdivisée en cinq parcours, dont deux à finalité indifférenciée : « Histoire et critique des arts », « Paysage : réalités et représentations », et trois à finalité professionnelle : « Restauration et réhabilitation du patrimoine bâti », « Gestion et mise en valeur des œuvres d’art », « Gestion et mise en valeur des objets ethnographiques et techniques ». « Créateur de produits multimédias, artistiques et culturelles » (finalité professionnelle), sans parcours. La présentation des fiches descriptives de la nouvelle architecture interne de la mention « Arts », laquelle propose désormais dix spécialités, dont neuf sont des parcours transformés en spécialités et une est nouvelle. Or, comme deux de ces spécialités relèvent des métiers de l’enseignement (non évalués ici), il reste dans le cadre de la présente évaluation huit spécialités envisager : « Arts plastiques » (sans parcours, finalité indifférenciée). « Arts et technologies numériques » (sans parcours, finalité indifférenciée). « Création multimédia et management » (sans parcours, finalité professionnelle). « Esthétique et philosophie de l’art » : création (sans parcours, finalité indifférenciée). « Etudes cinématographiques » (finalité indifférenciée), avec deux parcours, un indifférencié : « Histoire et esthétique du cinéma », et un professionnel : « Métiers de l’édition et de la valorisation numériques du cinéma ». « Etudes théâtrales : formes classiques et contemporaines » (finalité indifférenciée), avec deux parcours, dont un indifférencié : « Etudes théâtrales : formes (classiques et contemporaines), contextes, enjeux » et un professionnel : « Médiation du spectacle vivant : de l’œuvre aux spectateurs ». « Histoire des arts » (finalité indifférenciée), avec cinq parcours, dont deux à finalité indifférenciée : « Histoire et critique des arts » ; « Paysages : réalités et représentations », et trois à finalité professionnelle : « Métiers et arts de l’exposition » ; « Gestion et mise en valeur des œuvres d’art, des objets ethnographiques et techniques » ; « Restauration et réhabilitation du patrimoine bâti ». « Musique et musicologie » (sans parcours, finalité indifférenciée). 1 Indicateurs Effectifs constatés 484 Effectifs attendus De 490 à 535 Taux de réussite Suivant les spécialités M1 : de 43,9 à 69 % M2 : de 46,2 à 88,9 % Résultat de l’évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) NR Résultat de l’analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) 70 % en 2009 Résultat de l’analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) NR Bilan de l’évaluation Appréciation globale : Cette formation, regroupant les disciplines des arts, existe depuis huit ans. L’offre est quasi-complète, cohérente et ouverte aux nouvelles technologies dans le champ des arts et de la culture. Elle a fait et fait preuve d’une constante attractivité, de perfectionnements progressifs tant dans l’offre disciplinaire, scientifique, artistique que professionnelle. Elle est indispensable et unique dans la région Grand-Ouest et ne cesse d’être une référence tant régionalement que nationalement avec une ouverture importante de partenariats, régionaux, nationaux, mais aussi internationaux et une inscription concrète et lisible dans les champs professionnels du monde des arts et de la culture. Elle répond ainsi à ses objectifs scientifiques et professionnels : former à haut niveau des étudiants à la recherche dans les disciplines artistiques, les préparer à des concours d’enseignement et les initier aux différents métiers où l’art, la culture, les nouvelles technologies constituent des enjeux professionnels et économiques aujourd’hui incontournables. La mention « Arts » de l’Université Rennes 2 bénéficie aussi d’une grande offre régionale par la présence d’institutions culturelles et artistiques fort dynamiques dans toutes les disciplines de la formation et ce depuis plusieurs années. D’autre part cette formation est sérieusement adossée à deux équipes d’accueil : l’EA 3208 : « Arts, pratiques et poétique », et l’EA 1279 : « Histoire et critique des arts », qui proposent à elles deux les deux axes complémentaires de la mention « Arts », à savoir - et ce de manière générique- théorie/pratique. C’est ainsi que l’on compte 22 enseignants de la 22ème section du CNU (histoire de l’art), et 34 enseignants de la 18ème section CNU (esthétique, sciences de l’art), auxquels il convient d’ajouter un nombre important de professionnels : 5 PAST et 4 PRAG, ainsi que nombre d’invités. De plus, les programmes de recherche de ces deux équipes, font l’objet de projets ANR et nourrissent cours et séminaires. Cinq collections de référence dans le monde universitaire et le champ de l’art sont publiées par les Presses Universitaires de Rennes (P.U.R) et émanent des axes de recherche de ces 2 EA, favorisant la publication des jeunes chercheurs dès le master. La mutualisation est généralisée pour les cours M1 de la spécialité « Histoire des arts » et reste importante dans les autres M1 et entre les spécialités. Certains M1 bénéficient d’encadrement personnalisé. Le cursus des M2 dessine l’autonomie des parcours. Les stages sont obligatoires, encadrés, évalués par l’équipe pédagogique dans les spécialités ou dans les parcours à finalité professionnelle. Ils sont fortement conseillés dans les autres spécialités ou parcours à finalité indifférenciée. Le responsable de la mention est un professeur des universités secondé par tous les responsables de spécialités et de parcours. Si l’Observatoire des parcours étudiants et de l’insertion professionnelle de Rennes se charge du suivi des diplômés, l’évaluation des enseignements par les étudiants n’a pas été mise en place. En revanche, on constate une attractivité de la formation pour les étudiants d’autres régions et pour les étudiants étrangers. Une augmentation sensible et régulière des effectifs transparaît et la moyenne des taux de réussite paraît tout à fait satisfaisante (cf indicateurs). L’auto-évaluation est présentée de façon précise, pertinente, manifestant une claire conscience des points faibles à améliorer, des structures à consolider et des dispositifs à mettre en place. 2 Points forts : Formation cohérente, identifiable, rassemblant toutes les disciplines liées aux arts. Mention « Arts » qui est la seule existant dans la région du Grand Ouest. Existence de relations concrètes avec les milieux professionnels du monde de la culture, de l’art et de l’économie. Solide équipe pédagogique et responsabilités administratives et pédagogique pertinentes. Très bon adossement à la recherche (2 EA, ANR, 5 collections P.U.R). Très bonne insertion professionnelle régionale. Bonne politique des stages (encadrement, évaluation, valorisation). Attractivité nationale et internationale. Points faibles : Sous-encadrement en volume horaire du M2 (second semestre en particulier) et ce pour une grande majorité des spécialités indifférenciées. Fonctionnement de la formation (évaluation, soutenance, jury) qui gagnerait être précisé. Manque de visibilité des équipes pédagogiques par spécialité. Peu de visibilité et d’exemples concrets des partenariats à l’étranger. Pas de dispositif d’évaluation des enseignements par les étudiants. Notation Note de la mention (A+, A, B ou C) : A Recommandations pour l’établissement Il serait souhaitable : De préciser les conditions d’effectivité de la nouvelle spécialité « Esthétique et philosophie de l’art », certes tout à fait opportune. De veiller aux pré-requis scientifiques et pédagogiques pour la mise en place de la nouvelle spécialité en création : « Esthétique et philosophie de l’art »(volume horaire, équipe enseignante, construction de l’ouverture internationale). D’étendre l’encadrement personnalisé dans tous les M1. De renforcer en heures de cours le M2 et notamment le second semestre. De veiller à la lisibilité de la mobilité étudiante (bonus, fenêtre de mobilité) et de prévoir des facilitations financières pour l’apprentissage des langues rares dans le cadre d’un projet de mobilité. 3 Appréciation par spécialité Arts plastiques Présentation de la spécialité : La spécialité « Arts plastiques » actuelle reprend un parcours de l’ancienne spécialité: «Arts, pratiques et poétiques », laquelle s’avérait peu visible. Elle est à finalité indifférenciée et, désormais, ne comporte pas de parcours. Indicateurs : Effectifs constatés M1 : 51 ; M2 : 67 Effectifs attendus M1 : 51 : M2 : 67 Taux de réussite M1 : 77,2 %. M2 : 43,9 % Résultat de l’évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) Résultat de l’analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) Résultat de l’analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) NR 72,4 % NR Appréciation : La spécialité « Arts plastiques » accueille principalement des étudiants venant d’un cursus de licence d’Arts Plastiques. Elle entretient depuis plusieurs années des liens étroits avec l’Ecole de Beaux-arts de Rennes, régis par des conventions. On aurait souhaité cependant connaître plus précisément les échanges d’enseignants, de cours, d’étudiants, d’ECTS mis en place dans le cadre de ces conventions. Les stages professionnels sont recommandés, mais sans être obligatoires. Un stage d’un semestre à l’étranger est envisagé avec aménagement de l’emploi du temps. La mise en œuvre des enseignements de la spécialité allie pratique et théorie dans une dimension de recherche universitaire où méthodologie et création sont mises en jeu au plus près de la pratique personnelle. C’est là une façon de faire qui doit répondre aux objectifs professionnels et scientifiques de la mention. L’adossement à la recherche se fait dans le cadre du programme de recherche du laboratoire « L’œuvre et l’image » de l’EA 3208 : « Arts, pratiques et poétiques ». Des partenariats ponctuels existent avec les Universités de Paris 1, Paris 8, Amiens et avec l’étranger (grâce au programme Erasmus). La spécialité bénéficie, dans le cadre d’un adossement socio-professionnel, d’un maillage important et dynamique avec les institutions culturelles et artistiques du Grand Ouest. Les cours de M1 bénéficient de mutualisations avec ceux d’autres spécialités de la mention « Arts » de Rennes. En conclusion, il s’agit là d’une spécialité visible, complémentaire avec d’autres, indispensable, cohérente au sein la mention « Arts ». Points forts : Existence d’un enseignement à la fois théorique et pratique, qui reste dans le cadre d’un master universitaire. Encouragement au stage professionnel. Bon adossement socio-professionnel. Bon adossement à la recherche. Convention avec l’Ecole des Beaux-Arts de Rennes. Points faibles : Des imprécision sur l’aménagement de l’emploi du temps en fonction de stages à l’étranger (nombre de ETCS en équivalence…). Pas de précision sur l’équipe pédagogique, ce qui rend difficile l’appréciation des liens entre l’équipe pédagogique de la spécialité et le programme de recherche de l’EA et de ses laboratoires. 4 Notation Note de la mention (A+, A, B ou C) : A Recommandations pour l’établissement Il serait intéressant de connaître plus précisément les modalités des conventions établies avec l’Ecole des Beaux arts de Rennes et souhaitable de prévoir un dispositif d’évaluation des enseignements. Arts et technologies numériques Présentation de la spécialité : Il s’agit d’une spécialité qui constituait précédemment un parcours de la spécialité « Arts, pratiques et poétiques ». Elle est à finalité indifférenciée et sans parcours. Indicateurs : Effectifs constatés M1 : 26 ; M2 : 28 Effectifs attendus M1 : 35 ; M2 : 30 Taux de réussite M1 : 84,6 % ; M2 : 47,4 % Résultat de l’évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) NR Résultat de l’analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) NR Résultat de l’analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) NR Appréciation : Cette spécialité à finalité indifférenciée, présente des objectifs scientifiques (croiser art, sciences, art et technologies, arts appliqués et recherche théorique) et professionnels qui ouvrent précisément, dans le champ de l’art et de la culture, à un nombre important de nouveaux métiers (design sonore…). C’est là où, précisément, l’aspect professionnel, à travers les technologies numériques, est très présent. La spécialité offre d’ailleurs un très bon dispositif d’insertion professionnelle, avec des partenariats avec nombre de structures et d’institutions culturelles et artistiques de la région. Elle constitue aussi une large plateforme de recrutement, puisqu’elle accueille des étudiants venant des filières universitaires en arts plastiques ou en musique, mais aussi des Ecoles des Beaux Arts. Elle attire aussi des étudiants de la région, mais plus largement de France et de l’étranger. La spécialité est en voie d’établir une convention de façon à ouvrir à une co-habilitation avec le parcours « Arts et innovation » (PAI) de Rennes 1. La spécialité a un encadrement méthodologique et des modalités d’évaluation précis : rédaction d’un TER en M2 et prévision de la mise en place de deux TER supplémentaires en M1 et en M2 ce qui aura peut-être une répercussion sur le taux de réussite. Le M2 fait l’objet d’une exposition, de la soutenance du M2. En revanche on note peu d’encadrement en taux horaire (44 heures) du second semestre du M2. La spécialité a un adossement à la recherche par le programme du laboratoire « L’œuvre et l’imaginaire à l’ère numérique » de l’EA 3208 : « Arts, pratiques et poétiques ». Elle constitue une offre innovante qui semble bien s’intègrer dans la mention « Arts ». Points forts : Attractivité de la spécialité. Unique formation de ce type dans le grand Ouest. Bon adossement à la recherche et au milieu socio-professionnel. 5 Points faibles : Pas de dispositif d’évaluation des enseignements. Pas de projet d’une formation en alternance. Notation Note de la mention (A+, A, B ou C) : B Recommandations pour l’établissement Il serait souhaitable de concrétiser la future co-habilitation avec Rennes 1 et de prévoir un dispositif d’évaluation des enseignements ainsi qu’une analyse du suivi des débouchés. Création multimedia et management Présentation de la spécialité : Il s’agit d’un renouvellement d’une spécialité à finalité professionnelle, sans parcours, avec ajout de 25 HTD. Indicateurs : Effectifs constatés M1 : 36 ; M2 : 13 Effectifs attendus M1 : 48 : M2 : 24 Taux de réussite M1 : 60,5 % ; M2 : 88,9 % Résultat de l’évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) NR Résultat de l’analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) 77,78 % Résultat de l’analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) Appréciation : La politique de stage est correctement conduite : trois mois de stages obligatoires en M1, dont un entre le premier et le deuxième semestre ; trois mois minimum en M2. Il existe en M1 une architecture en Y de tronc commun au sein de la mention « Arts », avec une politique des cours mutualisés, tandis la spécialité elle-même ne s’affirme qu’en M2. Cependant, cette spécialité professionnelle, affirmant concrètement cette finalité par le nombre important d’heures de cours et d’encadrement (658 heures et stages obligatoires) précise que la mobilité étudiante reste limitée (en dehors des stages), en fonction précisément de cet emploi du temps nécessaire. On relève en outre que l’offre des cours en M1 est la même pour les deux semestres- les intitulés génériques des cours sont les mêmes, alors que le second semestre du M2 ne propose que 42 heures de cours. Malgré une légère baisse d’effectifs, notamment en M2, l’équipe prévoit une progression importante à l’avenir, en fonction probablement de son bon adossement socio-professionnel régional. Points forts : Très bonne insertion professionnelle. Très bonne politique de stages. Bon adossement et à la recherche et au monde socio-économique, artistique et culturel. Point faible : Peu de mobilité étudiante. 6 Notation Note de la mention (A+, A, B ou C) : A+ Recommandations pour l’établissement Il serait intéressant de réfléchir à une mobilité possible à l’étranger par l’intermédiaire des stages professionnels obligatoires. Il serait souhaitable de prévoir un dispositif d’évaluation des enseignements. Esthétique et philosophie de l’art Présentation de la spécialité : Il s’agit d’une spécialité en création à finalité indifférenciée. Indicateurs : Effectifs constatés NR Effectifs attendus M1 : 15 ; M2 : 12 Taux de réussite NR Résultat de l’évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) NR Résultat de l’analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) NR Résultat de l’analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) NR Appréciation : Cette spécialité souhaite être transversale à l’ensemble de la mention « Arts ». Elle s’adosse logiquement aux deux EA soutenant la mention « Arts » (EA 3208 et EA 1279). Mais le dossier ne précise pas la liste des intervenants en tant qu’enseignants : sont-ils les mêmes que ceux de la mention « Arts » ? Y aura-t-il des enseignants de philosophie ? Le cursus propose des stages optionnels en M2, mais le libellé des cours dans cette deuxième année reste générique, avec un faible volume horaire au deuxième semestre pour une spécialité à finalité indifférenciée. Reste à construire aussi l’ouverture internationale, la mobilité des étudiants et peut-être l’attractivité, car cette spécialité peut se trouver en concurrence avec des formations à spécialité philosophie (notamment à Rennes 1). Certes, il est intéressant qu’une telle spécialité puisse exister elle aussi, et en tronc commun : elle équilibrerait ainsi la forte spécialité en histoire des arts de la mention « Arts » de Rennes 2. C’est pourquoi on regrettera que le dossier soit extrêmement vague et imprécis, notamment en ce qui concerne la « concertation » avec l’UFR de Philosophie de Rennes 1, dont il n’est donné aucun signe concret. Sans une véritable collaboration en matière d’enseignement et de recherche avec Rennes 1 - mutualisation de certains enseignements avec le master de Philosophie de Rennes 1, organisation de manifestations scientifiques communes, intégration d'enseignants-chercheurs de la 17ème section dans l’équipe pédagogique, adossement à une équipe de recherches en philosophie - la création de cette spécialité pourrait sembler prématurée. Il est difficile d’évaluer un projet de création en l’absence de tous ces éléments. Points forts : Socle commun aux spécialités de la mention « Arts ». Insertion dans une mention « Arts » bien construite et attractive. Points faibles : Pas d’informations sur l’équipe pédagogique qui semble ne comporter aucun philosophe. En l’absence d’une collaboration réelle, voire d’une convention avec l’UFR de Philosophie de Rennes 1, redondance avec le master « Philosophie » de cette université. Pas d’équipe de recherche en philosophie à laquelle la spécialité pourrait s’adosser. 7 Notation Note de la mention (A+, A, B ou C) : C Recommandations pour l’établissement La spécialité semble ne pas avoir pour l’instant les moyens scientifiques et pédagogiques de ses ambitions. Il serait par ailleurs souhaitable, comme pour les autres spécialités, de prévoir un dispositif d’évaluation des enseignements et de suivi des diplômés. Etudes cinématographiques Présentation de la spécialité : Il s’agit là de la transformation d’un ancien parcours en spécialité à finalité indifférenciée, comportant deux parcours, dont un à finalité indifférenciée (P1) et l’autre à finalité professionnelle (P2). Indicateurs : Effectifs constatés M1 : 38 ; M2 : 21 Effectifs attendus M2 P1 : 30 ; P2 :24 Taux de réussite M1 : 48,6 % : M2 46,2 % Résultat de l’évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) NR Résultat de l’analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) 75 % Résultat de l’analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) NR Appréciation : L’existence des deux parcours complémentaires proposés au sein de cette spécialité répond à la politique de l’établissement, qui est d’allier recherche, pratique et insertion professionnelle. Le M1 est commun aux deux parcours, comme il est d’ailleurs commun à quasiment l’ensemble des autres spécialités de la mention « Arts ». Apparaît un volume horaire d’encadrement assez faible en M2, notamment au second semestre (44 heures pour le P1 et 96 heures pour le P2), comme c’est aussi le cas dans d’autres spécialités de la mention « Arts ». Le taux de réussite est assez moyen, mais il est porté attention à la politique des stages, qui sont fortement encouragés dès le M1 (aménagement spécial de l’emploi du temps) et bien encadrés par un tuteur professionnel en M2. Cette spécialité offre un potentiel intéressant, pour son parcours professionnel, dans l’insertion de cette formation au sein du projet de l’Université Européenne de Bretagne (UEB), campus dévolu notamment à la question des nouvelles technologies. Points forts : Solide équipe pédagogique. Parcours P2 (métiers de l’édition et de la valorisation numériques au cinéma) unique au niveau national. Bon adossement au milieu professionnel régional. Bon adossement au milieu de la recherche. Points faibles : Politique des stages (non obligatoire) encore peu visible pour le M1, notamment en nombre d’ECTS. Faible taux d’encadrement (44 heures ou 96 heures) au second semestre du M2 pour les deux parcours. Visibilité insuffisante des partenariats étrangers. 8 Notation Note de la mention (A+, A, B ou C) : A Recommandations pour l’établissement Il serait souhaitable de mettre en place un dispositif d’évaluation des enseignements et une plus grande visibilité des partenariats à l’étranger. Études théâtrales : « Formes classiques et contemporaines » Présentation de la spécialité : Il s’agit là encore du passage d’un ancien parcours en spécialité. Elle propose deux parcours, un à finalité indifférencié, un à finalité professionnelle. Cette spécialité a été conçue en complémentarité avec le master 2 : « Management du spectacle vivant » de Brest (Université de Bretagne Occidentale : UBO). Indicateurs : Effectifs constatés M1 : 19 ; M2 : 8 Effectifs attendus De 40 à 45 Taux de réussite M1 : 57,14 : M2 : 64,54 Résultat de l’évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) NR Résultat de l’analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) NR Résultat de l’analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) NR Appréciation : Il existe un tronc commun en M1 entre les deux parcours de la spécialité, mais aussi un tronc commun qui caractérise la mention « Arts » pour la plupart des spécialités. La politique des stages est satisfaisante, ceux-ci étant encouragés dès le M1. Leur mode d’évaluation et leur encadrement sont précisés pour le parcours professionnel P2 du M2. En revanche, on note, comme ailleurs, un faible taux de cours au deuxième semestre du parcours indifférencié. Les flux attendus semblent très optimistes (plus du double de l’effectif actuel). Sans être corroboré par des précisions chiffrées, le résultat de l’analyse de la formation par les sortants montre néanmoins le manque d’ancrage des cours théoriques dans la réalité (pratique contemporaine et insertion professionnelle). Ceci devrait pouvoir être amélioré par la création du parcours professionnel de la spécialité, ce qui pourrait aussi expliquer le doublement des effectifs prévu. D’ailleurs on note déjà une bonne insertion professionnelle dans les institutions régionales spécifiques. Points Points forts : Grand nombre de partenariats avec les institutions régionales, mais aussi avec l’étranger. Partenariat avec l’Université de Brest, UBO. Complémentarité entre recherche et professionnalisation. Bon encadrement des stages obligatoires. Spécialité quasi-unique en région Grand Ouest. faibles : Peu de visibilité de l’équipe des enseignants professionnels. Baisse des effectifs. Faible mobilité internationale. 9 Notation Note de la mention (A+, A, B ou C) : A Recommandations pour l’établissement Il serait souhaitable d’organiser une véritable co-habilitation avec le master 2 : « Management du spectacle vivant » de Brest. Histoire des arts Présentation de la spécialité : Il s’agit d’un renouvellement de la spécialité : « Histoire des arts », à finalité indifférenciée, avec renouvellement aussi de ses cinq parcours : deux sont à finalité indifférenciée, trois à finalité professionnelle. Par rapport à l’ancienne maquette, suite à l’auto-évaluation, il a été ajouté des heures de TD pour mieux assurer le lien entre les cours universitaires, le monde professionnel et le suivi des rapports de stages. Indicateurs : Effectifs constatés M1 : 97 ; M2 : 69 Effectifs attendus 110 à 120 Taux de réussite M1 : 65,5 % M2 :57,6 % Résultat de l’évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) NR Résultat de l’analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) 28 réponses Résultat de l’analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) 75 % trouvent Travail Appréciation : Cette spécialité, quasi unique, au sein d’une mention « Arts » et déjà très reconnue en région et au niveau national, bénéficie en outre d’un dossier très bien construit. Elle propose, entre autres, depuis déjà plusieurs années, un parcours unique en France et qui présente une attractivité sans faille : celui qui traite des « Métiers de l’art et des expositions ». Le renouvellement a été instruit de manière pertinente après prise en compte de l’auto-évalution. Ainsi ce renouvellement s’accompagne d’un apport pédagogique précieux, qui consiste à guider l’étudiant, par le fléchage de certains cours optionnels dès le tronc commun en M1, dans son choix entre l’un des cinq parcours proposés à l’entrée en M2. Cette spécialité propose aussi une offre disciplinaire remarquable, multiple et complémentaire, en histoire des arts et en critique de l’art. Cette qualité se confirme au sein des parcours professionnels, bien identifiés et aux objectifs professionnels pertinents et concrets. Cette spécialité est aussi fortement adossée à l’équipe d’accueil EA 1279 « Histoire et critique des arts ». Elle est aussi reconnue au niveau régional, national et européen, dans le milieu socio-professionnel envisagé. Le cursus en Y est le même que celui que l’on retrouve dans les autres spécialités de la mention « Arts » : tronc commun, puis ajout d’un cours mutualisé avec la nouvelle spécialité « Esthétique et philosophie de l’art ». La présence de partenariats internationaux mériterait d’être plus explicite du côté des étudiants Erasmus. En revanche, il existe nombre de partenariats ponctuels avec les structures et institutions culturelles au niveau régional, national et même international par l’intermédiaire d’expositions ou de publications. 10 Cette spécialité remarquable présente toutefois la même faiblesse que d’autres, au sein de cette mention « Arts » : un volume en heures de cours insuffisant, tant en M2 (deuxième semestre) qu’en M1 (deuxième semestre également). Mais le renouvellement, à partir d’une spécialité déjà hautement reconnue nationalement et même hors frontières françaises, est tout à fait réfléchi, dans l’optimisation du domaine de la recherche et du domaine professionnel. Points forts : Solide équipe pédagogique. Très bon adossement à la recherche et au milieu socio-professionnel. Très bonne insertion professionnelle. Très bonne attractivité régionale et nationale. Fléchage en M1 de certains cours optionnels en fonction du parcours du M2 envisagé. Bonne politique de stages. Dispositif très précis pour la formation continue et en alternance. Points faibles : Faible volume horaire en M1 (52 heures pour le second semestre) ainsi qu’en M2 (48 heures pour le second semestre). Manque de visibilité sur la « fenêtre de mobilité » à l’étranger et sur le contenu des partenariats français et étrangers. Faible effectif pour le deuxième parcours du master 2 : « Paysages.réalités et transformations ». Pas de dispositif d’évaluation des enseignements. Absence de suivi de diplômés pour certains parcours. Notation Note de la mention (A+, A, B ou C) : A Recommandations pour l’établissement Il serait souhaitable de mettre en place un dispositif d’évaluation des enseignements, d’ouvrir le suivi des diplômés à tous les parcours et de préciser la « fenêtre de mobilité » à l’étranger. On peut également réfléchir peutêtre à un autre titre plus attractif pour le parcours à faible effectif cité ci-dessus. Musique et musicologie Présentation de la spécialité : Il s’agit de la modification d’un parcours de la spécialité : « Arts, pratiques et poétiques », transformé en spécialité à finalité indifférenciée sans parcours. Indicateurs : Effectifs constatés M1 : 18 ; M2 : 8 Effectifs attendus M1 : 20 : M2 : 15 Taux de réussite M1 : 53,85 % ; M2 :50 % Résultat de l’évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) NR Résultat de l’analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) 5 réponses Résultat de l’analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) NR 11 Appréciation : Cette spécialité s’inscrit totalement dans l’offre de la mention « Arts », tant elle propose une formation où la recherche et la pratique de la discipline sont jointes et tant elle affirme une ouverture théorique sur le rapport et les relations entre musique, texte et représentation. Pour cela, la spécialité s’appuie sur les 2 EA de la mention « Arts » qui accueillent dans leur travaux les étudiants de master 2. Les étudiants, en fin de M2, peuvent présenter soit un mémoire comme développement d’un projet spécifique, soit un mémoire comme réflexion théorique autour d’un travail de création. Des partenariats étrangers, non limités aux échanges Erasmus, ont été privilégiés, dont celui avec le master interdisciplinaire « Lenguahes y manifestaciones artisticas y literarias » de l’Université Autonoma de Madrid et ce à partir d’un projet scientifique commun entre les deux formations. Une relation particulière est aussi mise en place avec l’IRCAM. Les étudiants de cette spécialité, s’ils viennent essentiellement d’études musicales en licence, tant de la région qu’au niveau national ou même étranger, ont souvent fait le choix entre celle-ci et la spécialité « Arts et technologies numériques » (ci-dessus), ce qui justifie une partie de tronc commun en M1 entre ces deux spécialités. Aussi serait-il intéressant pour poursuivre dans cette voie d’encourager des stages professionnels. Points forts : Seule spécialité de ce type dans la région du Grand-Ouest. Très bon adossement à la recherche. Partenariat concret sur projet scientifique commun entre les deux masters et établi avec l’étranger (Université Autonome de Madrid). Points faibles : Faible effectif. Faible place données aux stages. Pas de précision sur les modalités d’évaluation du mémoire de fin de M2. Pas de formation par alternance. Notation Note de la mention (A+, A, B ou C) : A Recommandations pour l’établissement Il serait souhaitable de mettre en place un dispositif pour l’évaluation des enseignements, de dynamiser et de consolider en conventions ou partenariats la relation avec l’IRCAM, ainsi qu’avec le Conservatoire à rayonnement régional de Rennes. Arts plastiques et métiers de l’enseignement Cette spécialité sera évaluée a posteriori. Musique et métiers de l’enseignement Cette spécialité sera évaluée a posteriori. 12 Evaluation des diplômes Masters – Vague B ACADEMIE : RENNES Etablissement : Université Rennes 2 Demande n° S3MA120000146 Domaine : Arts, lettres, langues, communication Mention : Communication Présentation de la mention La mention « Communication » du master de l’Université Rennes 2 propose une première année commune à tous les étudiants avec des enseignements généraux portant sur les différents secteurs de la communication. En deuxième année, deux spécialités, l’une généraliste sur les sciences de l’information et de la communication dite indifférenciée, l’autre professionnelle sur la communication plurilingue et interculturelle se subdivisent en parcours dont le nombre varie selon les documents. Indicateurs Effectifs constatés Effectifs attendus Taux de réussite Résultat de l’évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) Résultat de l’analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) Résultat de l’analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) Les documents, lacunaires et contradictoires, ne permettent pas de remplir le tableau ci-dessus. Bilan de l’évaluation Appréciation globale : Les objectifs de la mention n’apparaissent pas autrement que comme ceux recouvrant le large domaine des Sciences de l’information et de la communication. Les spécialités respectivement « indifférenciée » et « professionnelle » ne semblent pas avoir plus d’articulation entre elles que les parcours de ces spécialités dont les objectifs scientifiques sont clairement identifiables uniquement pour la communication plurilingue et interculturelle. Points forts : Excellent réseau socio-professionnel dans la région permettant aux étudiants de trouver facilement des stages et sans doute aussi des emplois. Un professeur associé est dédié à l’organisation de ces tâches. L’équipe de recherche sous-jacente est un lieu d’accueil pour les étudiants qui y confectionnent des dossiers d’études ou de recherche-action en réponse à des appels d’offre. Points faibles : Le dossier : lacunaire, contradictoire et vague. Aucun chiffre fiable. Le manque d’articulation entre les spécialités et des parcours mal définis. Auto-évaluation inutile. 1 Notation Note de la mention (A+, A, B ou C) : B Recommandations pour l’établissement Les chiffres concernant les indicateurs et les enquêtes quantitatives sur le devenir des étudiants devraient être disponibles et permettre aux mentions de réfléchir à leur auto-évaluation. Des consignes pourraient être données en ce qui concerne l’organisation des dossiers et leur rédaction. Des aides ponctuelles devraient être accordées en amont d’une nécessaire relecture attentive par les responsables de la mention. La présentation de la formation devrait être plus explicite sur la façon dont s’articulent les champs des technologies et de l’interculturalité. 2 Appréciation par spécialité Communication plurilingue et interculturelle Présentation de la spécialité : La spécialité propose de former les étudiants aux médiations linguistiques, éducatives et culturelles au service de la promotion du plurilinguisme et de la communication interculturelle en francophonie. Deux parcours, dont les intitulés et les chiffres d’étudiants varient selon les documents, distinguent une formation davantage de médiation culturelle ou interculturelle et une autre plus sociolinguistique. Indicateurs : Effectifs constatés Effectifs attendus Taux de réussite Résultat de l’évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) Résultat de l’analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) Résultat de l’analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) Appréciation : Les objectifs de la formation paraissent en conformité avec les enseignements et le besoin social. Points forts : Bon adossement à la recherche (20 à 30 % des étudiants poursuivent en doctorat). Cohérence des objectifs avec la demande. Formation en alternance pour un des parcours. Points faibles : Formation peut-être un peu large, à ne pas élargir. Dossier incomplet. Notation Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : B Recommandations pour l’établissement L’offre de formation ne devrait pas davantage se diversifier afin de maintenir la cohérence de la spécialité. Il importe de veiller à transmettre des informations vérifiées. 3 Sciences de l’information et de la communication Présentation de la spécialité : Le titre de la spécialité indique qu’il s’agit d’une formation généraliste dite « indifférenciée » dont le caractère spécialisé apparaît davantage dans les parcours, au nombre de 2 ou 3, selon qu’on compte ou non le parcours ouvert en octobre 2010 centré sur le numérique.Les deux autres sont respectivement « Etudes et recherches en information et communication » et « Métiers de l’information et de la communication organisationnelles ». Les parcours de formation sont fortement différenciés. Indicateurs : Effectifs constatés Effectifs attendus Taux de réussite Résultat de l’évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) Résultat de l’analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) Résultat de l’analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) Appréciation : Correspondant à trois « parcours », la spécialité est éclatée selon des objectifs clairement différents selon le parcours : Le parcours « Etudes et recherches en information et communication » semble centré sur les médias et constituer un parcours indifféremment (d’où sans doute la qualification d’« indifférencié ») sur une thèse ou une entrée dans le monde professionnel. Le parcours « Métiers de l’information et de la communication organisationnelles » est quant à lui plus clairement professionnel dans son intérêt pour les organisations et institutions. Le parcours « Pratiques professionnelles en contexte d’internet », ouvert seulement en octobre 2010 concerne la communication numérique. La disparité des parcours explique un fort volume horaire d’enseignements. Points forts : Fort ancrage dans les milieux professionnels. Un adossement à la recherche assuré pour des recherches opérationnelles. Points faibles : Organisation peu détaillée. Grande disparité entre les parcours qui devraient constituer des spécialités. Dossier très incomplet et contradictoire. Notation Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : B Recommandations pour l’établissement Il importe que des aides matérielles soient engagées pour l’élaboration du dossier et que des relectures soient effectuées pour assurer sa lisibilité. La transformation des parcours en spécialités améliorerait la lisibilité de la structure. 4 Evaluation des diplômes Masters – Vague B ACADEMIE : RENNES Etablissement : Université Rennes 2 Demande n° S3MA120000147 Domaine : Arts, lettres, langues Mention : Lettres Présentation de la mention La mention « Lettres », à l’intérieur du domaine « Arts, lettres, langues », comporte deux spécialités recherche (« Littératures » et « Littératures et cultures comparées » (LCC)) et une spécialité professionnelle (« Métiers du livre et de l’édition »). Elle est destinée aux étudiants venus prioritairement de licences de lettres ou d’italien. Les objectifs de la mention sont d’enrichir la formation générale des étudiants, tant théorique qu’appliquée aux textes littéraires, tout en approfondissant un domaine précis (connaissance des patrimoines littéraires français et européens, connaissance de la francophonie, analyse des objets et des théories). Dans le dossier tel qu’il présente la mention dans sa forme actuelle, le champ de la littérature de jeunesse, historiquement l’un des points forts de la mention « Lettres » de Rennes 2, est moins visible qu’il ne l’était auparavant. Indicateurs Taux de réussite M1 : 184 M2 : 104 M1 : 180-190 M2 : 160-170 NR pour la mention Résultat de l’évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) NR Résultat de l’analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) NR Résultat de l’analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) NR Effectifs constatés (2009-2010) Effectifs attendus Bilan de l’évaluation Appréciation globale : Il s’agit d’une formation scientifique de haut niveau, orientée principalement, mais non exclusivement, vers la recherche. La cohérence et la lisibilité de son organisation générale ont été renforcées. La nouvelle maquette intègre un certain nombre de modifications par rapport à la précédente pour rendre plus visible le choix de l’« Italien » (devenu parcours de la spécialité « Littératures ») et pour donner de la visibilité à la dimension « Etudes postcoloniales » (devenue parcours à l’intérieur de LCC). Ces modifications semblent bienvenues et, telle qu’elle se présente actuellement, la maquette de la mention est cohérente et présente des spécialités complémentaires qui, avec leur jeu de parcours, proposent une large variété de champs possibles. 1 Points forts : Attractivité de la formation. Envergure du champ littéraire abordé. Cohérence de l’organisation de l’ensemble. Très solide adossement à la recherche : non seulement du fait du rattachement au Centre de recherche des intervenants de la mention, mais aussi du fait de l’intégration des étudiants de la mention aux activités du Centre. Ouverture sur l’international : non seulement la mention a de nombreux partenariats avec des universités étrangères, mais de plus elle propose une co-habilitation avec l’Université Notre Dame (Indiana, Etats-Unis) pour l’une de ses spécialités et une formation bi-diplômante pour le parcours d’une autre spécialité. Points faibles : Si l’on en croit la liste de l’équipe pédagogique qui figure dans le dossier, il n’y aurait aucun enseignantchercheur de 14ème section dans l’équipe,alors qu’il y a un parcours « Italien » Trop d’enseignements pour lesquels les procédures d’évaluation sont peu claires, donnant le sentiment qu’un grand nombre d’enseignements ne sont pas évalués. Notation Note de la mention (A+, A, B ou C) : A Recommandations pour l’établissement Il faudrait faire apparaître plus clairement les membres de l’équipe pédagogique et évaluer plus systématiquement les enseignements. Il serait souhaitable de redonner plus de visibilité à la littérature de jeunesse, si l’évolution de l’équipe pédagogique le permet, et envisager une politique de stages dans la spécialité « Littératures ». 2 Appréciation par spécialité Littératures Présentation de la spécialité : Il s’agit d’un M2 recherche Les objectifs sont d’articuler des domaines de compétences transversales donnant aux étudiants des cadres de compréhension et de problématisation des objets littéraires (enseignements dits fondamentaux) et des lieux d’enquête et d’études de terrain (enseignements dits de spécialité), le tout débouchant sur le travail de recherche. Les objectifs sont communs aux trois parcours qui composent la spécialité (« Humanités », « Modernités », «Italien »). Indicateurs : Effectifs constatés (2009-2010) M1 : 80 M2 : 56 Effectifs attendus Taux de réussite Résultat de l’évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) M1 : 52 % M2 : 66 % NR Résultat de l’analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) 73 % Résultat de l’analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) NR Appréciation : Cette spécialité est organisée en trois parcours complémentaires, elle propose une formation très solide et équilibrée, où l’assise générale et théorique s’équilibre avec la spécialisation. Points forts : Formation intensive sur le domaine littéraire (pris dans une double dimension synchronique et diachronique). Solide adossement à la recherche. Co-habilitation avec l’Université Notre Dame (Indiana, Etats-Unis) et nombreux partenariats avec des universités italiennes dans le cadre du parcours « Italien ». Points faibles : Beaucoup d’enseignements semblent non évalués. Caractère non obligatoire des stages. Manque de visibilité de la didactique des lettres et de la littérature de jeunesse, en termes d’orientations professionnalisantes. Notation Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : A 3 Recommandations pour l’établissement Il faudrait : Indiquer plus précisément la répartition des crédits ECTS au S2 du M2. Introduire un enseignement en S2 M2 (on ne comprend pas bien ce que sont les séminaires de direction de recherche). Introduire de la méthodologie en M2. Il serait souhaitable de réfléchir à une politique de stages plus systématique ainsi qu’à une évaluation plus marquée des enseignements et de renforcer les orientations annoncées en didactique des lettres et littérature de jeunesse. Littératures et cultures comparées Présentation de la spécialité : Outre les objectifs de la mention « Lettres », la spécialité propose une formation de recherche axée sur l’innovation théorique et méthodologique, soutenue par l’étude des littératures en Europe et les rapports littératures/arts dans un souci de diversification linguistique. Elle vise aussi à l’acquisition de compétences dans la connaissance, l’analyse et la pratique des objets et des questions de littérature, d’art et de culture dans le domaine mondial contemporain. L’objectif professionnel est de préparer les étudiants à la candidature pour un contrat doctoral et/ou l’agrégation des lettres et de favoriser indirectement les passerelles vers des formations et des concours à dimension culturelle internationale. Les métiers visés sont ceux de l’enseignement et de la recherche en lettres, de la médiation culturelle en milieu associatif ou dans les collectivités territoriales, de la francophonie et des activités culturelles et artistiques. La spécialité est composée de deux parcours : ELECTRA (Etudes en littératures européennes comparées : théorie, recherche, analyse) et LEPOC (Littératures européennes et postcoloniales contemporaines). Indicateurs : Effectifs constatés (2009-2010) Effectifs attendus Taux de réussite M1 : 25 M2 : 20 M1 : 55-70 M2 : 37-50 M1 : 52 % M2 : 66 % Résultat de l’évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) NR Résultat de l’analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) NR Résultat de l’analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) NR Appréciation : Une spécialité solide, originale, avec deux parcours complémentaires. Une offre de formation de haut niveau scientifique, ambitieuse et équilibrée, avec une réelle ouverture internationale. Points forts : Deux parcours lisibles et complémentaires. Une formation cohérente et ouverte à des enseignements portant sur des objets innovants (innovation théorique dans le domaine des lettres, domaine postcolonial) : formation approfondie dans le disciplinaire et pointue en termes d’innovation théorique et méthodologique. Importance de l’interdisciplinarité. Originalité du parcours LEPOC. 4 Bonne ouverture sur l’international avec des partenariats internationaux intéressants, avec le principe d’un semestre d’études à l’étranger et avec les formations bi-diplômantes. Point faible : Comme pour la spécialité « Littératures », pour un nombre important d’enseignements les procédures d’évaluation ne sont pas claires. Notation Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : A Recommandations pour l’établissement L’absence d’enseignements au S2 du M2 du parcours LEPOC se comprend du fait du semestre effectué par les étudiants dans l’université partenaire (semestre où ils suivent des enseignements). Il serait peut-être bon de proposer un enseignement aux étudiants du parcours ELECTRA. Il faudrait évaluer plus systématiquement les enseignements : mettre en œuvre et rendre visibles les procédures d’évaluation des enseignements. Métiers du livre et de l’édition Présentation de la spécialité : La formation vise à permettre aux étudiants une insertion : Dans le monde professionnel du livre et de l’édition (lecture, correction, mise en page, secrétariat de rédaction, traduction, gestion éditoriale). Dans des métiers connexes liés aux collectivités territoriales, aux organismes de recherche, aux associations des secteurs culturels notamment. Indicateurs : Effectifs constatés M2 : 2008-2009 : 28 2009-2010 : 18 Effectifs attendus Taux de réussite 96 % Résultat de l’évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) NR Résultat de l’analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) NR Résultat de l’analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) NR Appréciation : C’est une formation professionnelle mais avec une forte composante théorique (liée aux mutualisations avec les spécialités recherche). Professionnalisante, cette spécialité présente une organisation équilibrée du fait de sa double composante théorique et pratique. L’analyse de l’origine géographique des étudiants qui l’intègrent et du devenir des diplômés est un indicateur de la reconnaissance dont elle jouit auprès des étudiants et des maisons d’édition régionales ou nationales. Points forts : Articulation intéressante entre composante professionnalisante et savoirs théoriques fondamentaux. Attractivité de la formation. 5 Très bonne insertion professionnelle. Bon adossement au milieu socio-professionnel de la spécialité. Points faibles : Faible intégration des publics en reprises d’études Pas d’ouverture à l’international visible. Notation Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : A Recommandations pour l’établissement Il pourrait être fructueux de mener une réflexion sur l’intégration en formation continue (ou la pratique de l’alternance) via la création de modules spécifiques. Il pourrait être intéressant de développer des contacts et des échanges avec l’étranger. Documentation et métiers de l’enseignement Cette spécialité sera évaluée a posteriori. Italien et métiers de l’enseignement Cette spécialité sera évaluée a posteriori. Lettre et métiers de l’enseignement Cette spécialité sera évaluée a posteriori. 6 Evaluation des diplômes Masters – Vague B ACADEMIE : RENNES Etablissement : Université Rennes 2 Demande n° S3MA120000148 Domaine : Arts, lettres, langues Mention : Langues, cultures étrangères et régionales (LCER) Présentation de la mention Le master mention « Langues, cultures étrangères et régionales » (LCER) se compose de neuf spécialités, déclinées en huit langues étrangères et une langue régionale (breton). La mention se propose d’initier les étudiants à une recherche de qualité dans le domaine de la langue d’étude dans une triple perspective méthodologique, théorique et pratique, en privilégiant les éclairages croisés appropriés à la spécificité du champ d'études concerné. Les débouchés professionnels visés sont la recherche et l’enseignement (secondaire et supérieur), mais aussi les métiers touchant à la culture, aux relations interculturelles, à la traduction, à l’information et aux secteurs économiques et touristiques. Deux spécialités « Études ibériques et latino-américaines » (ETILA) et « Les Amériques » comprennent chacune deux parcours à finalité indifférenciée. Indicateurs Effectifs constatés (chiffre global M1 + M2 en 2008-2009 et en 2009-2010) 290 310 Effectifs attendus NR Taux de réussite NR Résultat de l’évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) NR Résultat de l’analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) NR Résultat de l’analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) NR Bilan de l’évaluation Appréciation globale : Dans un dossier présentant une demande de renouvellement avec modifications, le master mention « Langues, cultures étrangères et régionales » (LCER) propose une formation qui complète, de manière cohérente, l’offre de masters de l’établissement dans le domaine « Arts, lettres, langues et communication ». Le nombre élevé de spécialités entraîne un positionnement spécifique, très diversifié, dans les différents environnements : « Etudes arabes », « Etudes chinoises », « Etudes irlandaises » sont les seules formations de ce type dans le Grand Ouest ainsi que les « Etudes germaniques », seul master exclusivement disciplinaire qui inclut une pratique interdisciplinaire dans la spécialité ; « Breton et celtique » est le seul diplôme de cette nature en France ; « Etudes russes » est unique au sein des universités du Réseau des universités ouest-atlantique (RUOA). Le positionnement européen et international est visible à travers les nombreux partenariats et la bi-diplômation avec l’Université autonome de Madrid. 1 Le master est adossé principalement à quatre équipes d’accueil dont certaines renvoient à des structures de recherche spécifiques comme l’EA 1796 (ACE Anglophonie, communautés, écriture) ou l’EA 4451 CRBC (Centre de recherche breton et celtique) et d’autres jouent un rôle fédérateur pour les autres langues comme l’EA 4327 ERIMIT (Equipe de recherche interlangues identité, mémoire, territoires), ou l’EA 3874 LIDILE (Linguistique et didactique des langues étrangères). L’appartenance des membres de l’équipe pédagogique des différentes spécialités aux équipes de recherche mentionnées et la participation des étudiants (essentiellement au niveau du M2) aux travaux des groupes de recherche et aux différents colloques permettent de formaliser l’articulation formation/recherche. Les données très générales et l’absence de synthèse dans le dossier sur l’adossement socio-professionnel de la mention ne permettent pas de remarques globales, sauf à souligner que les liens sont tissés avec des partenaires académiques et universitaires français et étrangers, des institutions culturelles rennaises et des organismes associatifs locaux ou régionaux. La mention bénéficie d’une politique des relations internationales active. Actuellement, une double diplômation existe, avec l’Université autonome de Madrid (ETILA). D’autres accords sont en cours de négociation, en particulier avec des universités américaines. Une ouverture de l’EAD (Enseignement à distance), qui est déjà pratiquée dans les spécialités « Breton » et « Irlandais », est prévue en « Aire anglophone » et « ETILA » (en raison de son orientation internationale) pour la rentrée 2011. Les stages en universités étrangères ont, pour la plupart des spécialités, un caractère incitatif (échanges ERASMUS ou assistanat). La perspective généralement adoptée est celle du master recherche, ce pour quoi la dimension professionnalisante des stages (hors métiers de l’enseignement et de la recherche) n’a pas fait l’objet d’une réflexion commune concernant une politique des stages au niveau de la mention, non plus que par spécialité, à l’exception de quelques-unes d’entre elles : « Breton et celtique », « ETILA » et « Les Amériques ». La formation est placée sous la responsabilité d’une professeure (PR) de la 12ème section, qui gère aussi les mutualisations au niveau de la mention. La liste des intervenants compte 74 enseignants-chercheurs, dont 23 sont PR ou habilités à diriger des recherches (HDR). Les informations très générales ne permettent pas d’identifier les responsabilités pédagogiques et scientifiques exercées par ces enseignants-chercheurs dans le cadre de la mention. Des conférenciers du secteur privé ou d’institutions publiques interviennent dans certaines spécialités comme « Breton et Celtique » et « Les Amériques ». Aucune information autre que générale n’est fournie sur le mode de gouvernance de la mention. Les étudiants viennent majoritairement des universités bretonnes et du Grand Ouest, mais aussi d’autres villes françaises. Les données fournies ne permettent pas de mesurer l’indice d’attractivité ni l’apport des étudiants étrangers, dont la présence dans les différentes spécialités est variable. A part le tableau des effectifs constatés, le dossier mention ne propose pas de vision d’ensemble des flux. On constate cependant une légère augmentation des inscrits pour l’« Aire anglophone » et une nette augmentation pour la spécialité « Breton et celtique » en M1, ainsi que dans la spécialité « Les Amériques », la progression profitant plus particulièrement au parcours 2 (PESO). Les procédures d’évaluation sont gérées de manière très diverse par chacune des spécialités. Une appréciation pertinente du devenir des diplômés ne peut être faite en raison de données trop parcellaires. Il en va de même pour le bilan prévisionnel. Les flux attendus sont précisés par spécialité. Points forts : Qualité des objectifs scientifiques des différentes spécialités et de leur mise en œuvre avec adossement à la recherche. Partenariats universitaires et institutionnels. Stratégies de mutualisations. Points faibles : Dossier insuffisamment renseigné (flux, taux, devenir des étudiants) et présentant de réelles difficultés de lisibilité (discordances, rubriques non renseignées). Démarche par spécialités au détriment d’une démarche mention. Prise en compte insuffisante des aspects professionnalisants autres que pour les métiers de la recherche et de l’enseignement. Stages seulement incitatifs. 2 Notation Note de la mention (A+, A, B ou C) : B Recommandations pour l’établissement La mise en oeuvre d’une véritable démarche mention semble s’imposer à tous les niveaux. Une réflexion sur une politique de stages permettrait de concrétiser certains objectifs professionnels affichés (autre que la recherche et l’enseignement). La réflexion sur l’intégration de la formation continue, déjà visible dans les validations d’acquis et d’expériences et l’ouverture de l’enseignement à distance dans plusieurs spécialités, devrait être approfondie pour diversifier les publics et accroître l’attractivité de la formation. 3 Appréciation par spécialité Aire anglophone Présentation de la spécialité : La spécialité vise à permettre aux étudiants d’acquérir pour les pays de langue anglaise les bases d’une démarche de recherche avec, d’une part, l’approfondissement des savoirs, des compétences et des problématiques spécifiques au domaine d’études et, d’autre part, l’appropriation de savoirs théoriques fondamentaux dans les domaines de la linguistique, des cultures et des littératures des aires concernées. Les champs d’insertion professionnelle envisagés sont variés : de l’enseignement et de la recherche à ceux des échanges internationaux, des relations interculturelles en passant par ceux du livre, de l’édition et de la traduction. Indicateurs : Effectifs constatés M1/M2 2008-2009 M1/ M2 2009-2010 65/19 73/22 Effectifs attendus 2012-2016 M1/M2 70/20 Taux de réussite : 2008-2009 M1 : (des inscrits) M2 : (des inscrits) 37,5% 36,8 % Résultat de l’évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) NR Résultat de l’analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) NR Résultat de l’analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) NR Appréciation : La spécialité permet aux étudiants d’acquérir les outils théoriques et méthodologiques nécessaires pour mener à bien des travaux de recherche en études anglophones. Les objectifs scientifiques de la spécialité « Aire anglophone » sont en adéquation avec ceux de la mention. Les enseignements, très structurés, avec une spécialisation progressive, qui intègrent les trois champs disciplinaires (littérature, civilisation, linguistique), offrent une formation aussi solide que complète. Le choix pour la spécialisation de deux axes, définis à partir des problématiques de l’équipe de recherche à laquelle la spécialité est adossée, témoigne des liens étroits entre enseignement et recherche. La dimension professionnalisante correspondant aux objectifs professionnels affichés, autres que ceux liés aux métiers de la recherche et de l’enseignement, est peu visible. Points forts : Spécialisation selon deux axes clairement définis et adossement à la recherche. Equilibre dans l’organisation des enseignements. Etendue et qualité du réseau d’universités partenaires. Points faibles : Manque de visibilité des aspects professionnalisants autres que ceux de l’enseignement et de la recherche. Absence d’une politique de stages volontariste (hors cursus universitaires à l’étranger ou année d’assistanat). Absence de prise en compte de la formation continue. Notation Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : B 4 Recommandations pour l’établissement Une réflexion commune serait souhaitable sur les moyens à mettre en œuvre pour l’insertion professionnelle des étudiants dans les métiers autres que ceux de l’enseignement et de la recherche. Une politique de stages dans des milieux professionnels ciblés serait fructueuse. L’élargissement de l’ouverture à la formation continue selon des modalités à définir serait un atout pour la spécialité. Etudes arabes Présentation de la spécialité : La spécialité, ouverte en 2008, vise à former des spécialistes en langue arabe, avec ouverture sur les différents dialectes, et à leur fournir un socle de connaissances spécialisées sur le monde arabo-musulman. Parallèlement, il s’agit de les doter des outils théoriques et méthodologiques adaptés à l’aire géographique concernée et de les former à la recherche, en tenant compte des différents domaines de spécialisation (linguistique, civilisation et littérature). Les objectifs professionnels affichés sont les métiers de la recherche, de la formation, de la culture ainsi que les emplois tournés vers l’international et la diplomatie. Indicateurs : Effectifs constatés M1 2008-2009/2009-2010 26/19 Effectifs attendus 20 Taux de réussite M1 11,5 % Résultat de l’évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) NR Résultat de l’analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) NR Résultat de l’analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) NR Appréciation : Il s’agit d’une spécialité récemment ouverte (2008), seule formation existant à ce niveau dans l’Ouest, dont l’architecture globale, conforme aux objectifs scientifiques généraux définis dans la mention, intègre, dans une progressivité logique, les trois champs disciplinaires (littérature, civilisation, linguistique). Les aspects formation à et par la recherche font l’objet d’un traitement limité et général. Existe la possibilité d’effectuer un semestre intégré dans l’une des quatre universités partenaires, au Liban, en Syrie, au Maroc et en Egypte. Les aspects professionnalisants sont exposés de manière générale et ne reprennent pas l’ensemble des objectifs professionnels affichés, en particulier ceux liés au monde économique (commerce international, tourisme). L’ouverture possible à la formation continue n’est pas évoquée dans le dossier et la formation n’est pas à ce jour ouverte à l’enseignement à distance. Point fort : Structure et contenus des enseignements. Points faibles : Absence de visibilité de la prise en compte de la dimension professionnalisante. Aspects formation à et par la recherche peu développés. Politique de stages peu développée. Formation continue peu prise en compte dans le dossier. 5 Notation Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : C Recommandations pour l’établissement Une réflexion devrait être menée pour mettre en accord de manière plus harmonieuse les objectifs professionnalisants et l’organisation de la spécialité. Une visibilité accrue de la formation à et par la recherche serait souhaitable. Des contacts avec les milieux économiques et culturels devraient être favorisés (perspective de stages). Breton et celtique Présentation de la spécialité : La spécialité « Breton et celtique » offre la possibilité aux étudiants de s’orienter vers différents secteurs professionnels ou vers la recherche. Les objectifs professionnels visés sont l’enseignement, la recherche, les métiers de la formation, de la presse écrite et des médias audio-visuels. L’acquisition de compétences pluridisciplinaires, comme pour les autres spécialités, fait partie des objectifs affichés. Les orientations spécifiques et les axes retenus (littérature, histoire de la langue et sociolinguistique, enseignement bilingue et médias) correspondent au programme de recherche de l’EA 4441 (Centre de recherche Breton et celtique). La spécialité bénéficie de partenariats conventionnés avec des organismes associatifs de formation (des possibilités de validation existent) et des partenariats de recherche diversifiés avec plusieurs universités étrangères (Irlande, Espagne, Pays de Galles). Les stages sont seulement conseillés. Indicateurs : Effectifs constatés 2008-2009 M1/M2 // 2009-2010 M1/M2 Effectifs attendus 2012-2016 Taux de réussite M1 M2 Résultat de l’évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) 16/15 33/17 30/35 25/30 53,8 % 53,8 % NR Résultat de l’analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) 73 % Résultat de l’analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) NR Appréciation : Les enseignements constitutifs de la formation sont en phase avec les objectifs de professionnalisation affichés, même si ces derniers pourraient être encore mieux pris en compte et valorisés. Seul diplôme de ce type en France, la spécialité jouit par ailleurs d’un fort ancrage régional et national, reconnu en raison de ses différents partenariats avec des organismes associatifs de formation et des laboratoires de recherche en France et à l’étranger. Par ailleurs, l’ensemble des cours de la spécialité est disponible au service universitaire d’enseignement à distance (SUED), et le fonds patrimonial du service commun de documentation (SCD) 6 de Rennes 2 a bénéficié, après évaluation par deux équipes de recherche, d’un programme de numérisation et de mise en ligne. Points forts : Partenariats multiples et diversifiés. Reconnaissance de la formation (niveau régional et national). Objectifs professionnels différenciés. Prise en compte de la formation continue. Points faibles : Partenariats à valoriser. Stages seulement incitatifs. Aspect formation à et par la recherche à mettre en valeur. Notation Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : A Recommandations pour l’établissement La spécialité devrait valoriser davantage les différents partenariats pour devenir un acteur incontournable du tissu économique et culturel. Il faudrait consolider la politique de stages et rendre ceux-ci obligatoires. Les aspects de formation à et par la recherche gagneraient à être mieux valorisés en liaison avec les axes définis par l’équipe de recherche à laquelle la spécialité est adossée. Etudes chinoises Présentation de la spécialité : La spécialité est une création au sein de la mention. Elle vise à développer les connaissances linguistiques des étudiants et à leur donner des connaissances solides dans les domaines des humanités classiques et de la société contemporaine. Les objectifs professionnels envisagés sont ceux de l’enseignement et de la recherche et ceux de l’entreprise et des institutions françaises et européennes ayant des relations avec la Chine. La spécialité est adossée à deux équipes d’accueil (ERIMIT : Equipe de recherche interlangues mémoire, identité, territoires et LIDILE : Linguistique et didactique des langues étrangères). Deux partenariats universitaires existent avec une université de Shanghai et de Taipei. Il est recommandé aux étudiants d’utiliser les accords bilatéraux pour passer un semestre en Chine ou à Taiwan dans le cadre de la préparation de leur mémoire de recherche. Indicateurs : Effectifs constatés : NR Effectifs attendus 2012-2016 10/15 Taux de réussite NR Résultat de l’évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) NR Résultat de l’analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) NR Résultat de l’analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) NR 7 Appréciation : Telle qu’elle est présentée dans le dossier, la spécialité repose sur l’équilibre entre l’acquisition de compétences linguistiques, par le biais des outils théoriques et méthodologiques liés à la recherche, et des connaissances dans le domaine des humanités classiques et de la société contemporaine. Le dossier contient peu de précisions sur les aspects formation à et par la recherche, en dehors de l’adossement de la spécialité aux équipes LIDILE et EIMIT. Bien que parmi les objectifs professionnels annoncés figure le monde des entreprises et des institutions françaises et européennes en Chine (à côté de l’orientation vers les métiers de l’enseignement), aucune possibilité d’effectuer un stage en entreprise n’est mentionnée. La dimension économique n’est pas non plus approfondie dans l’évocation des aspects professionnalisants. Points forts : Structure de la formation. Equilibre entre les différents champs disciplinaires. Points faibles : Prise en compte insuffisante des aspects professionnalisants. Aspects formation à et par la recherche peu explicites. Formation continue non prise en compte. Notation Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : C Recommandations pour l’établissement Il conviendrait d’engager rapidement une réflexion sur la question de la professionalisation de la spécialité. Une meilleure visibilité de l’articulation entre la formation et la recherche serait souhaitable. Une prise en compte des aspects liés à la formation continue pourrait être utilement intégrée à la réflexion sur l’évolution de la spécialité. Etudes germaniques Présentation de la spécialité : La spécialité se propose d’initier et de former les étudiants à une recherche approfondie et innovante portant sur les pays germanophones, avec consolidation et perfectionnement des compétences en langue allemande et approfondissement des connaissances théoriques et méthodologiques dans les différents champs de la germanistique. Une particularité de la formation est la pratique de l’interdisciplinarité au sein du disciplinaire, avec l’ouverture en musicologie et plus largement au monde des arts. Si les objectifs professionnels et les débouchés sont classiquement ceux des métiers de l’enseignement et de la recherche, une attention particulière est portée à ceux de la traduction et du secteur culturel. L’adossement des enseignements de spécialité se fait en adéquation avec les axes de recherche de l’EA ERIMIT/GREGS (Equipe de recherche interlangues mémoire, identité, territoires/ composante germanique et slave de l’ERIMIT). La spécialité peut s’appuyer sur un réseau de partenaires universitaires en Allemagne, en Pologne et en République Tchèque. 8 Indicateurs : Effectifs constatés 2008-2010 M1 M2 13/7 4/8 Effectifs attendus 2012-2016 Taux de réussite M1 2008-2009 M2 10 23,8 % 0% Résultat de l’évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) NR Résultat de l’analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) NR Résultat de l’analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) NR Appréciation : La spécialité « Etudes germaniques » est une formation très cohérente et bien structurée, en adéquation avec les objectifs scientifiques et professionnels affichés de la mention. Son articulation disciplinaire (qui vise à la mise en place d’un socle de connaissances et d’outils théoriques et méthodologiques, ainsi qu’à un approfondissement des compétences linguistiques en particulier la traduction) et interdisciplinaire (ouverture à des champs autres que littéraires, dont le théâtre et l’opéra) en font une formation originale aux pratiques innovantes. Cependant, les aspects professionnalisants (autres que ceux liés aux métiers de l’enseignement et de la recherche) sont peu développés, même si des partenariats avec différentes institutions culturelles, en particulier régionales, existent. Points forts : Interdisciplinarité pratiquée dans le cadre de la spécialité. Partenariats avec différentes institutions culturelles (en particulier régionales) et des universités étrangères. Points faibles : Prise en compte limitée des aspects professionnalisants. Nature des liens avec les partenaires régionaux à préciser. Faible prise en compte de la formation continue dans la réflexion globale. Notation Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : B Recommandations pour l’établissement Les responsables de la spécialité devraient mener une réflexion approfondie sur une politique de stages différenciée. Les partenariats avec les institutions culturelles rennaises devraient faire l’objet d’une valorisation plus efficace. Les aspects formation continue pourraient être développés à partir d’une pratique déjà individualisée. Etudes ibériques et latino-américaines (ETILA) Présentation de la spécialité : La spécialité ETILA vise à assurer la maîtrise d’un socle de connaissances et d’outils théoriques et méthodologiques liés aux aires ibériques et latino-américaines, enrichi de l’apport d’éclairages croisés, correspondant à la spécificité du champ d’étude concerné. Elle comprend deux parcours : le premier « National » est effectué en 9 totalité à Rennes 2 ; le second « International » débouche sur une bi-diplômation de Rennes 2 et de l’Université autonome de Madrid. Les objectifs professionnels des deux parcours spécialités sont semblables, avec, cependant, un élargissement des débouchés professionnels dans les pays hispanophones pour le parcours 2. Le contenu des enseignements spécialisés intègre, dans une déclinaison progressive au fil des semestres, les problématiques de recherche de l’équipe ERIMIT à laquelle est adossée la spécialité. Outre les membres de l’équipe pédagogique, des conférenciers des universités partenaires, ainsi que de l’Institut des Amériques (IDA), interviennent dans le cadre des conférences et des séminaires. Des stages sont conseillés dans le parcours 1 et un stage d’un semestre à Madrid est obligatoire dans le parcours 2. La dimension internationale du master a incité à la mise en ligne de la formation (à partir de 2011). Indicateurs : Effectifs constatés NR Effectifs attendus Parcours 1/2 20 Taux de réussite NR Résultat de l’évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) NR Résultat de l’analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) NR Résultat de l’analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) NR Appréciation : La formation ETILA est structurée d’une manière très cohérente et surtout très lisible, qui repose sur l’acquisition de connaissances dans les différents domaines des études ibériques et ibéro-américaines, dans la perspective des problématiques qui sont celles des équipes d’adossement (ERIMIT et LIDILE). Le parcours « International », qui permet une bi-diplômation avec l’Université autonome de Madrid, offre des possibilités de diversification des débouchés professionnels qui sont à valoriser. Points forts : Organisation en deux parcours qui conjuguent mutualisation et différenciation. Cohérence de la structuration des enseignements. Adossement à la recherche. Partenariats universitaires nombreux et perspective dynamique. Points faibles : Prise en compte limitée de la dimension professionnalisante (sauf l’assistanat). Absence d’une véritable prise en compte de la formation continue. Notation Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : A Recommandations pour l’établissement Il pourrait être fructueux d’approfondir la réflexion sur une politique de stages. Il conviendrait de définir les modalités de l’ouverture de la spécialité à la formation continue, en utilisant l’ouverture prochaine du diplôme au SUED. 10 Etudes irlandaises Présentation de la spécialité : La spécialité propose une formation approfondie dans les domaines de la langue, de la littérature, de la culture et de la civilisation irlandaise, visant à faire acquérir aux étudiants la méthodologie nécessaire à la recherche. Les objectifs professionnels concernent les domaines d’activités affichés dans la mention : outre l’enseignement et la recherche, il s’agit des secteurs de l’édition, des médias audio-visuels, de la traduction, de la médiation culturelle et des milieux associatifs. Une particularité est l’enseignement obligatoire du gaélique d’Irlande, en initiation ou en continuation. La formation est adossée à l’EA 4451 CRBC (Centre de recherche breton et celtique, site Rennes 2). L’ouverture internationale existe avec des universités irlandaises et américaines. La mise en place d’un Institut de la langue irlandaise à Rennes 2 est envisagée. A terme, il s’agirait de déboucher sur un master bilingue en « innovation internationale durable ». Indicateurs : Effectifs constatés 2008-2009 et 2009-2010 : M1 M2 Effectifs attendus 2012-2016 M1 M2 6/11 8/2 20 à 30 10 à 20 Taux de réussite NR Résultat de l’évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) NR Résultat de l’analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) NR Résultat de l’analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) NR Appréciation : La spécialité propose une formation exigeante qui, de plus, est la seule au niveau régional et national à offrir une formation complète en études irlandaises en présentiel et en ligne (le projet pilote du SUED date de 2009 avec des cours scénarisés sur Chain edit). Présentant une indéniable cohérence avec l’environnement régional (linguistique, culturel, liens historiques et contemporains avec l’Irlande), elle bénéficie de partenariats nombreux, diversifiés et pour certains prestigieux, qui contribuent à asseoir la visibilité et la crédibilité de la formation. Points forts : Partenariats institutionnels nombreux en France et à l’étranger. Dynamisme de la formation. Aspects formation à et par la recherche. Economie générale de la spécialité et progressivité des enseignements. Points faibles : Aspects professionnalisants limités à des stages dans les universités partenaires étrangères. Valorisation insuffisante des possibilités offertes au public potentiel de la formation continue. Notation Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : A Recommandations pour l’établissement Il faudrait inclure des stages professionnels dans la démarche professionnalisante de la spécialité. Le développement des aspects de la formation continue serait souhaitable. 11 La valorisation de l’enseignement à distance, déjà bien implanté (60 % des effectifs de M1), permettrait sans doute de toucher de nouveaux publics. Les Amériques Présentation de la spécialité : Cette spécialité vise à former les étudiants à la recherche et à identifier des ouvertures professionnelles ciblées en liaison avec les Amériques. La spécialité est organisée en deux parcours à finalité indifférenciée : « Littératures et cultures des amériques » et « Politiques, espaces et sociétés » (PESO). L’objectif principal du M1 est l’acquisition d’outils théoriques et méthodologiques pour permettre aux étudiants, dans une perspective pluridisciplinaire (sciences sociales et littératures), d’aborder efficacement la problématique continentale en déclinant chaque thématique. Le M2 est plus consacré à la recherche ou à la professionnalisation, avec un semestre qui est dédié à l’immersion de l’étudiant dans le monde professionnel (institutions, entreprises, ONG). Les étudiants ont la possibilité, dès le S1, de choisir entre le parcours LCA et le parcours PESO, avec des cours spécifiques correspondant aux orientations scientifiques et professionnelles de chaque parcours. Une stratégie de mutualisation efficace a été mise en place. Une politique des stages différenciés est mise en œuvre au quatrième semestre (des accords bilatéraux existent avec sept universités partenaires). L’UEM « Pratiques de la recherche/intégration de l’entreprise » permet d’optimiser l’intégration de l’étudiant stagiaire. Un partenariat existe avec l’URFIST (Unité régionale de formation et d’information scientifique et technique). Le master « Les Amériques » est adossé au groupement d’intérêt scientifique Institut des Amériques (GIS IDA) de Rennes et aux trois UMR de Sciences sociales, dans le domaine des Langues et civilisations. Indicateurs : Effectifs constatés 2008-2010 M1 M2 Effectifs attendus 2012-2016 M1 M2 Taux de réussite 2008-2009 M1 M2 26/39 31/31 40 28 84,6 % 51,6 % Résultat de l’évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) NR Résultat de l’analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) NR Résultat de l’analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) NR Appréciation : La spécialité « Les Amériques », avec ses deux parcours, propose une formation cohérente et de haut niveau, qui prend en compte la diversité des publics et des projets professionnels. Bien structurée, cohérente, elle a des objectifs clairement identifiés. Elle bénéficie d’un adossement à la recherche pluridisciplinaire d’envergure. En outre, des partenariats scientifiques et institutionnels solides donnent à la formation lisibilité et crédibilité. L’équipe pédagogique est manifestement vigilante (un dispositif de suivi des diplômés pour les deux parcours a été mis en place pour le nouveau quadriennal). Points forts : Cohérence de l’organisation et complémentarité des parcours. Contenu et progressivité des enseignements. Intégration de la dimension professionnalisante dans le cadre d’une politique de stages différenciés. Partenariats scientifiques et institutionnels solides. Point faible : Dimension formation continue non intégrée. 12 Notation Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : A Recommandations pour l’établissement Une intégration de la dimension formation continue permettrait une diversification des publics et un accroissement de l’attractivité de la formation. Etudes russes Présentation de la spécialité : La spécialité se propose de faire acquérir aux étudiants des connaissances approfondies sur la culture et la civilisation contemporaines, en les dotant d’outils qui leur permettent de saisir les mentalités russes afin de permettre des collaborations professionnelles et des échanges de tous ordres (y compris économiques). Outre les débouchés professionnels concernant les métiers de l’enseignement et de la recherche, sont aussi visés le journalisme, les cabinets d’analyse ou les relations interculturelles. La spécialité s’appuie sur les activités de l’équipe d’accueil ERIMIT/GREGS (Equipe de recherche interlangues : mémoire, identité, territoires/ composante germanique et slave de l’ERIMIT). La formation à et par la recherche est étayée par la rédaction de trois mémoires. Des partenariats existent avec deux universités russes ; les stages sont mentionnés de façon incidente (possibilité de passer un semestre à Voronej ou à Saint-Pétersbourg) dans la perspective pour les étudiants de mener leurs recherches. Indicateurs : Effectifs constatés Effectifs attendus 2012-2016pour les étudiants 10 Taux de réussite NR Résultat de l’évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) NR Résultat de l’analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) NR Résultat de l’analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) NR Appréciation : L’Université Rennes 2 est la seule université du Réseau des universités de l’Ouest Atlantique à proposer une spécialité en études russes sur un cycle complet. La formation se veut la plus complète possible et couvre des champs disciplinaires variés, dans une progression logique à partir des axes communs à toutes les spécialités de la mention. Des partenariats existent sans qu’une politique de stages soit vraiment menée. Par rapport aux objectifs professionnels annoncés, les aspects professionnalisants dans les métiers autres que ceux de l’enseignement et de la recherche sont très peu visibles. Points forts : Formation à et par la recherche. Organisation de la spécialité (contenu des enseignements et progressivité). Prise en compte dans les objectifs professionnels de l’environnement économique russe. 13 Points faibles : Aspects professionnalisants peu ou pas explicités. Absence d’une véritable politique de stages en France et en Russie, à étendre au-delà des partenaires universitaires. Absence de prise en compte de la formation continue. Notation Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : B Recommandations pour l’établissement Une réflexion approfondie devrait être menée rapidement sur une véritable politique de stages, incluant des partenaires universitaires et non universitaires, dans la perspective d’une adéquation avec les objectifs professionnels annoncés. L’ouverture à la formation continue pourrait permettre un élargissement du public. Anglais et métiers de l’enseignement Cette spécialité sera évaluée a posteriori. Allemand et métiers de l’enseignement Cette spécialité sera évaluée a posteriori. Arabe et métiers de l’enseignement Cette spécialité sera évaluée a posteriori. Breton et métiers de l’enseignement Cette spécialité sera évaluée a posteriori. Chinois et métiers de l’enseignement Cette spécialité sera évaluée a posteriori. 14 Espagnol et métiers de l’enseignement Cette spécialité sera évaluée a posteriori. 15 Evaluation des diplômes Masters – Vague B ACADEMIE : RENNES Etablissement : Université Rennes 2 Demande n° S3MA120000149 Domaine : Arts, lettres, langues Mention : Langues étrangères appliquées Présentation de la mention La mention « Langues étrangères appliquées » comporte trois spécialités professionnelles : CI : Commerce international. MMI : Marketing et management international. MTL/CMM : Métiers de la traduction/localisation et de la communication multilingue et multimédia. Les objectifs scientifiques de la mention relèvent de deux types de compétences : Maîtrise de deux langues étrangères, connaissance approfondie des aires géographiques correspondant aux langues étudiées, compétences communicationnelles. Connaissances disciplinaires et compétences opérationnelles liées aux parcours de professionnalisation définis par spécialité. Les champs de compétence visés sont, de façon non limitative et selon les spécialités (déclinées en 8 combinaisons linguistiques avec anglais obligatoire), liés aux métiers de l’international : fonction commerciale, mercatique internationale, conduite et gestion de projets, traduction/localisation, communication multilingue et multimédia. Indicateurs Effectifs constatés M1+M2 2009-2010 197 Effectifs attendus M1+M2 Taux de réussite 265 M1 77,8 % M2 92,5 % Résultat de l’évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) NR Résultat de l’analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) NR Résultat de l’analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) NR Bilan de l’évaluation Appréciation globale : La mention « Langues étrangères appliquées » complète l’offre de formation en langues, assurée dans le cadre du master « Littératures et civilisations étrangères et régionales » logé dans le même domaine, et celle de l’établissement qui, dans le domaine Sciences humaines et sociales, propose un master en études européennes et internationales. Les trois spécialités occupent un positionnement particulier sur le plan régional et national en proposant, selon les cas, une combinaison unique de parcours géographiques (spécialité CI), un fléchage marketing international spécifique (spécialité MMI) et une spécialisation en rédaction technique propre à la spécialité MTL/CMM. 1 Si, avec une dizaine d’entités (EA et UMR) représentant un ensemble de thématiques intégrées dans la formation (les spécialités CI et MMI étant plus particulièrement articulées à l’axe Performances du Laboratoire d’économie et sciences sociales), la mention est adossée à un environnement recherche pluridisciplinaire, cet adossement semble limité à la participation, dans l’équipe enseignante, de membres des équipes de recherche de Rennes 2. L’adossement aux milieux socio-professionnels passe par la collaboration active, et la participation plus ou moins formelle à la conception de l’offre de formation, d’une trentaine d’intervenants professionnels, appartenant à divers organismes et entreprises, apportant leur expertise dans les différents champs professionnels couverts par les trois spécialités. Avec une très grande diversité de programmes d’échanges, les spécialités ont manifestement les moyens de conduire une politique d’ouverture internationale ambitieuse, avec stages obligatoires et cursus universitaire pour plusieurs des parcours de la spécialité CI. Si, pour l’heure, il n’existe apparemment pas de diplômes internationaux, des négociations sont en cours avec des universités de la zone PECO-CEI (Pays d’Europe Centrale et Orientale-Communauté des Etats Indépendants) pour des accords de bi-diplômation dans la spécialité CI et, pour la spécialité MTL/CMM, un projet de réseau académique avec 65 partenaires européens. Tout en ayant une structure identique, les spécialités CI et MMI, d’une part, et la spécialité MTL/CMM, d’autre part, sont organisées en fonction de leurs objectifs spécifiques, avec une spécialisation intervenant dès le premier semestre en MTL/CMM, CI et MMI partageant le même M1. Les mutualisations sont fortes entre CI et MMI (510 heures mutualisées en M1 et 75 en M2) et entre les parcours, en CI comme en MTL/CMM. L’absence de mutualisations entre MTL/CMM et les autres spécialités est justifiée par la spécificité de cette formation. Une pratique des stages, active et soutenue, est commune aux trois spécialités, avec un stage de 2 à 4 mois au semestre 2 et de 4 à 6 mois au semestre 4. Les stages sont conçus dans un souci de progressivité avec, en M2, rédaction d’un mémoire professionnel articulé avec les champs disciplinaires de la spécialité et théorisant les problématiques liées à la mission confiée. La mention, placée sous la responsabilité conjointe d’un professeur (PR) 6ème section et de deux maîtres de conférences (MCF) 11ème section, est animée par une équipe pédagogique pluridisciplinaire de 42 personnes représentant une très large palette de sections CNU. Les deux-tiers de ces enseignants, avec un faible nombre de PR, sont rattachés au Département LEA de Rennes 2. La mention ne semble pas disposer d’une structure fédératrice rassemblant les trois spécialités, ni d’un conseil de perfectionnement intégrant les intervenants professionnels extérieurs qui, par ailleurs, ne sont pas mentionnés dans la composition de l’équipe pédagogique. Les données chiffrées fournies permettent de mesurer l’attractivité extra-régionale et extra-disciplinaire des trois spécialités proposées, en M1 aussi bien qu’en M2, avec, par exemple, 50 % des étudiants inscrits dans le M2 de la spécialité CI n’ayant pas fait leur M1 à Rennes 2. Les mêmes éléments chiffrés attestent la diversité des publics concernés, qui vont bien au-delà des seuls titulaires d’une licence LEA. Les flux constatés et les taux de réussite, pour la mention et les spécialités, font l’objet d’une analyse pertinente témoignant d’une bonne connaissance de la population étudiante, tout comme l’analyse à 6 puis 18 mois, par l’Observatoire de l’établissement, du devenir des diplômés, qui fait apparaître un bon taux d’insertion. Eu égard aux possibilités d’insertion professionnelle, les flux attendus pour la mention (160 étudiants en M1 et 105-110 en M2) et les spécialités semblent réalistes. Les procédures d’évaluation, traitées très rapidement dans le dossier, reposent sur un questionnaire complétant les évaluations informelles laissées à l’initiative des enseignants, distribué aux étudiants de M2 (et éventuellement de M1). Les différentes modifications introduites dans les trois spécialités pour la nouvelle maquette ont été, semble-t-il, inspirées par les résultats obtenus. Points forts : Objectifs scientifiques et professionnels clairement affichés. Positionnement régional et national des différentes spécialités. Adossement à la recherche et aux milieux socio-professionnels avec un bon réseau de partenariats. Politique d’ouverture internationale ambitieuse, avec stages obligatoires et cursus universitaire à l’étranger en fonction des spécialités et des parcours. Politique de mutualisations efficace entre spécialités et parcours à l’intérieur d’une même spécialité. Connaissance de la population étudiante et du devenir des diplômés. Bonne insertion professionnelle des étudiants des différentes spécialités. Formations reconnues au niveau régional et national. Points faibles : Approche par spécialité plutôt que par mention et absence apparente d’une structure fédératrice, la mention fonctionnant plutôt comme la juxtaposition de deux groupes de spécialités : CI et MMI d’une part, MTL/CMM d’autre part. Absence d’un conseil de perfectionnement. Procédures d’évaluation limitées. Intervenants professionnels n’apparaissant pas dans la composition de l’équipe pédagogique. 2 Notation Note de la mention (A+, A, B ou C) : A Recommandations pour l’établissement La formation devrait très vite se doter des outils de gouvernance nécessaires pour assurer la cohésion de l’ensemble et pour permettre à la mention de fonctionner en tant que telle. La mise en place d’un conseil de perfectionnement devrait être l’un des objectifs prioritaires des responsables de la formation. Des dispositifs spécifiques devraient être mis en place pour formaliser le rôle des intervenants professionnels extérieurs. Il conviendrait de renforcer l’encadrement professoral. Des procédures d’évaluation formalisées devraient être systématisées. 3 Appréciation par spécialité Commerce international (CI) (professionnelle) Présentation de la spécialité : S’appuyant sur une approche économique prenant en compte des spécificités du management interculturel, la spécialité comporte quatre parcours définis en termes de fléchage géographique (Chine/Bassin Pacifique, Pays Arabophones, PECO/CEI-Pays d’Europe Centrale et Orientale/Communauté des Etats Indépendants, ALPI-Amérique Latine et Péninsule Ibérique). La formation vise à fournir aux entreprises ayant des activités commerciales à l’étranger des cadres commerciaux multilingues possédant les compétences nécessaires pour mettre au point et conduire des stratégies de développement à l’international. Indicateurs : Effectifs constatés M1+M2 2009/2010 (parcours ALPI) Effectifs attendus M1+M2 (4 parcours) Taux de réussite 18 94 M1 83,3 % M2 88,9 % Résultat de l’évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) NR Résultat de l’analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) NR Résultat de l’analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) NR Appréciation : A partir d’un M1 commun avec la spécialité « Marketing et management international », les enseignements de la spécialité, en phase avec les objectifs scientifiques et professionnels affichés, sont organisés efficacement à partir de deux axes avec, d’une part, le renforcement d’un ensemble de connaissances linguistiques, économiques, juridiques et managériales et, d’autre part, une approche multicritères des marchés des pays des aires géographiques ciblées par parcours. Avec au minimum huit mois de stages et une expérience de six mois à l’étranger, la formation proposée, qui a fait ses preuves et qui fonctionne bien, est en phase avec les attentes des milieux professionnels et en mesure de fournir aux entreprises ayant des activités commerciales à l’étranger les spécialistes trilingues formés aux spécificités des différents marchés abordés et opérationnels dans un ensemble de domaines stratégiques. Points forts : Objectifs scientifiques et professionnels clairement affichés et efficacement mis en œuvre. Organisation multidimensionnelle par parcours définis en termes de zones géographiques. Formation solide et bien équilibrée. Progressivité des enseignements. Bon réseau de professionnels et d’anciens étudiants. Possibilité de réaliser un stage de 6 mois à l’étranger. Réactivité de l’équipe pédagogique avec introduction de modifications structurelles et création de deux nouveaux parcours répondant aux attentes des milieux entreprenariaux. Points faibles : Aspects formation continue insuffisamment exploités. Formation à et par la recherche limitée au seul mémoire professionnel de M2. Effectifs faibles. 4 Notation Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : A Recommandations pour l’établissement Il serait souhaitable de développer les aspects formation à et par la recherche actuellement limités au seul mémoire professionnel. La réflexion, déjà entamée, sur une plus grande ouverture de la spécialité à la formation continue devrait être poursuivie et amplifiée. Il conviendrait de préciser et formaliser le rôle des intervenants professionnels extérieurs dans le cadre d’un conseil de perfectionnement étrangement absent pour la spécialité et la mention. Marketing et management international (MMI) (professionnelle) Présentation de la spécialité : La spécialité vise à former les étudiants aux fonctions de cadres en marketing multilingues, en complétant les connaissances linguistiques, économiques et juridiques précédemment acquises et en acquérant, avec une dimension internationale, une spécialisation dans les différents sous-champs disciplinaires du marketing. Indicateurs : Effectifs constatés 2009-2010 M1+M2 Effectifs attendus M1+M2 Taux de réussite 112 114 M1 78,9 % M2 88,5 % Résultat de l’évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) NR Résultat de l’analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) NR Résultat de l’analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) NR Appréciation : A partir d’un M1 mutualisé avec la spécialité « Commerce International », la spécialité « Marketing et management international » complète utilement la palette des spécialités proposées en LEA à Rennes 2. L’infléchissement « Marketing international », qui fait l’originalité de la spécialité, est intégré dans une formation de haut niveau, articulée autour de l’acquisition de connaissances pluridisciplinaires et de compétences opérationnelles dans les différents domaines de référence. Les étudiants doivent avoir acquis, à l’issue du master, avec des méthodes pédagogiques spécifiques (études de cas, projets) et deux stages de quatre mois en M1 et en M2, les compétences en management requises pour diagnostiquer une situation et définir et mettre en œuvre un plan d’action en en contrôlant les différentes phases. Points forts : Objectifs scientifiques et professionnels clairement définis. Socle de connaissances et compétences commun avec la spécialité « Commerce international ». Enseignements linguistiques adaptés aux champs professionnels ciblés et en phase avec la double dominante de la spécialité. Equilibre marketing/management/langues dans leurs applications à l’international. Politique des stages soutenue et active. Fort réseau de partenariats avec des organismes professionnels et des entreprises. Solide réseau d’anciens étudiants. 5 Points faibles : Absence de précisions sur le déroulement des stages en M1 et M2. Aspects formation continue insuffisamment exploités. Formation à et par la recherche limitée au seul mémoire professionnel de M2. Notation Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : A Recommandations pour l’établissement Il devrait être clairement indiqué qu’au moins l’un des deux stages prévus dans la formation a lieu obligatoirement à l’étranger. Il serait souhaitable de développer les aspects formation à et par la recherche limités au seul mémoire professionnel. La réflexion, déjà bien entamée, sur une plus grande ouverture de la spécialité à la formation continue, devrait être poursuivie et amplifiée. Le rôle des intervenants professionnels extérieurs devrait être précisé et formalisé dans le cadre de la création nécessaire et indispensable d’un conseil de perfectionnement Métiers de la traduction-localisation et de la communication multilingue et multimédia (MTL/CMM) (professionnelle) Présentation de la spécialité : Avec deux parcours au semestre 4 (« Traduction/localisation » et « Rédaction/Communication »), la spécialité, qui s’appuie sur une longue expérience, vise à former des étudiants ayant un haut niveau de compétence en traduction spécialisée et en rédaction technique, et maîtrisant les outils théoriques et méthodologiques conduisant à une réflexion sur la traduction et la communication à finalités professionnelles avec mise en œuvre, en fonction du parcours choisi, des outils informatiques appliqués à la traduction, à la localisation, à la rédaction et à la gestion des données textuelles. Indicateurs : Effectifs constatés M1+M2 2009-2010 Effectifs attendus M1+M2 Taux de réussite 62 70 M1 61,9% M2 100% Résultat de l’évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) NR Résultat de l’analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) NR Résultat de l’analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) NR Appréciation : La spécialité, reconnue depuis une vingtaine d’années sur le plan national et international avec, en 2009, l’attribution du label européen de « European master’s in translation », est organisée avec deux parcours de formation cohérents, en fonction d’objectifs scientifiques et professionnels ambitieux. A partir d’un socle commun de connaissances et de compétences mis en place sur les trois premiers semestres, les enseignements spécifiques à chaque parcours permettent aux étudiants d’acquérir, dans un environnement de travail stimulant et exigeant les compétences opérationnelles requises pour une insertion réussie dans les secteurs professionnels visés. La longueur 6 des stages en M1 et en M2 conduit à une formation qui est, de fait, une alternance réussie de périodes d’enseignement, avec deux semestres de 10 semaines, et de périodes d’immersion en milieu professionnel. Points forts : Reconnaissance nationale et internationale de la spécialité. Rôle actif de la spécialité dans les organisations professionnelles en France et au niveau européen. Objectifs professionnels et scientifiques clairement affichés. Réflexion approfondie sur les métiers concernés et sur leurs évolutions, avec prise en compte des contraintes induites. Impact de la traduction « automatique » pris en compte avec introduction d’un cours dédié. Contenu des enseignements et conceptions des parcours. Articulations enseignement/recherche. Projets collaboratifs et multiplication des stages (internes et externes) sur les quatre semestres. Relations avec les professionnels des secteurs concernés et forte professionnalisation des enseignements. Insertion professionnelle rapide des diplômés. Points faibles : Très peu d’adossement à la recherche. Absence de prise en compte des aspects formation continue. Notation Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : A Recommandations pour l’établissement Il conviendrait de densifier l’encadrement au niveau professoral et de développer l’adossement à la recherche. Il serait souhaitable qu’une réflexion soit menée sur l’ouverture de la spécialité à la formation continue. La création d’un conseil de perfectionnement spécifique à la spécialité devrait être rapidement envisagée. 7 Evaluation des diplômes Masters – Vague B ACADEMIE : RENNES Etablissement : Université Rennes 2 Demande n° S3MA120000150 Domaine : Arts, lettres, langues Mention : Linguistique et didactique des langues Présentation de la mention La mention « Linguistique et didactique des langues » comporte trois spécialités : Spécialité professionnelle - Anglais langue étrangère : ALE (Anglais langue étrangère)/LANSAD (Langues pour spécialistes d’autres disciplines ) Spécialité professionnelle - Français langue étrangère : FLE (Français langue étrangère)/FLS (Français langue seconde)/FOS (Français sur objectifs spécifiques) Parcours 1 – Nouvelles pratiques professionnelles en FLE/FLS/FOS Parcours 2 – Enseignement et apprentissage du FLE Spécialité indifférenciée - Nouvelles approches en linguistique et didactique des langues S’articulant sur un triple processus d’acquisition de connaissances approfondies en linguistique dans la langue étudiée, de formation à la recherche, à la description des langues étrangères et à leurs applications didactiques et de formation à l’analyse des apprentissages différenciés, la mention vise à former des enseignants de langue appelés à intervenir dans des contextes professionnels essentiellement non scolaires ou non universitaires, à développer des compétences liées aux applications didactiques des technologies de l’information et de la communicatin pour l’éducation (TICE) et à favoriser l’insertion dans différents champs professionnels (enseignement-formation, ingénierie pédagogique, conception de matériel, édition spécialisée en enseignement FLE/FLS/FOS ou Anglais langue étrangère, doctorat). Indicateurs Effectifs constatés M1+M2 2009-2010 100 Effectifs attendus M1+M2 150 Taux de réussite NR Résultat de l’évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) NR Résultat de l’analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) NR Résultat de l’analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) NR Bilan de l’évaluation Appréciation globale : Avec des objectifs scientifiques et professionnels clairement définis, la mention « Linguistique et didactique des langues », complémentaire des deux autres formations du domaine (LCER et LEA) proposées par Rennes 2, bénéficie d’un positionnement particulièrement favorable, et même unique, dans l’offre de formation de l’établissement ainsi que dans l’environnement régional voire national, en couvrant des besoins diversifiés, dont l’enseignement à des publics spécifiques, et en pleine évolution. 1 Fortement adossée à l’EA 3874 LIDILE (Linguistique et didactique des langues), groupe de recherche transdisciplinaire et interuniversitaire avec une grande variété linguistique (sept langues étrangères), la mention bénéficie également de l’apport des enseignants-chercheurs engagés dans les différents axes des laboratoires ELIA (Etudes de linguistique appliquée) et DiLem (Didactique des langues et multimédia). L’adossement aux milieux socioprofessionnels se fait par spécialité, avec des conventions de partenariats avec des organismes de formation et d’ingénierie multimédias. Pour la spécialité FLE/FLS/FOS, un partenariat spécifique a été conclu avec le Ministère des Affaires Etrangères pour des stages de 9 mois en complément de formation. La mention s’appuie, pour l’ouverture internationale, sur un réseau de onze établissements universitaires partenaires (Europe, Chine, Amérique du Nord, Amérique du Sud). Les informations données sur la nature de ces échanges et sur leur validation dans le cursus sont vagues. La politique générale de la mention dans ce domaine n’est pas davantage précisée. Un programme de bidiplômation master FLE/PGCE avec Brookes University (Oxford) est mentionné sans plus de précision. Conçue en Y, la formation articule enseignements, TER (Travail d’études et de recherche) et stages, dans une structure lisible et cohérente. Aux semestres 1 et 2, les UE de méthodologie et les unités d’enseignements fondamentaux sont intégrées dans un tronc commun aux trois spécialités, le choix du parcours professionnalisant intervenant en M2. Les mutualisations, internes à la mention et/ou avec d’autres mentions, sont clairement indiquées avec, en M1, 108 heures communes aux trois spécialités et 30 heures mutualisées avec la mention LCER et, en M2, 54 heures communes aux trois spécialités et 66 heures communes aux deux spécialités professionnelles. Les stages, conçus de manière progressive et structurée, sont obligatoires pour les deux spécialités professionnelles (50 heures en M1 et 420 heures en M2). Pour la spécialité indifférenciée, il s’agit de stages d’initiation à la recherche, recommandés, en cohérence avec les thématiques de l’EA LIDILE 3874. Le mode de pilotage de la formation, placée sous la responsabilité générale d’un professeur (PR) 7ème section et d’un (ou deux) responsables par spécialité, n’apparaît pas clairement. Aucune information n’étant donnée sur le mode de gouvernance, on a le sentiment que cette mention, administrée par le département d’Anglais, est gérée par spécialité et que, en dehors du montage du dossier, les relations entre spécialités sont purement et simplement mécaniques et limitées aux mutualisations internes à la mention. Les données chiffrées concernant les flux constatés, les taux de réussite et les flux attendus sont vagues, peu cohérentes, voire inexistantes. Le dossier mention n’étant pas renseigné, il faut se reporter aux dossiers spécialités qui font état de données fragmentaires qui ne permettent pas d’aboutir à une vision satisfaisante de la population étudiante concernée. L’analyse à deux ans du devenir des diplômés est uniquement qualitative et descriptive. On y retrouve, sans plus de précision, les champs disciplinaires identifiés dans les fiches RNCP renseignées par spécialité. En l’absence de précision, les procédures d’évaluation semblent inexistantes et limitées à un seul projet de questionnaire anonyme dont le contenu à venir n’est pas abordé. Points forts : Objectifs scientifiques et professionnels clairement identifiés. Positionnement dans l’offre de formation. Cohérence globale de l’organisation de la formation avec ses trois spécialités. Articulation des objectifs scientifiques et professionnels à la recherche dans une équipe pluridisciplinaire. Partenariats universitaires, académiques, privés ou publics divers. Politique de stages, obligatoires pour deux des trois spécialités, affirmée et s’appuyant sur un réseau d’établissements et d’organismes diversifié. Outre la formation initiale, prise en compte, parfois inégale, de la formation continue. Points faibles : Visibilité des spécialités plus que de la mention. Mode de gouvernance de la mention non explicité. Ouverture internationale potentiellement riche mais avec une seule bi-diplômation. Absence de données chiffrées sur les flux et le devenir des étudiants. Procédures d’évaluation informelles ou inexistantes. Notation Note de la mention (A+, A, B ou C) : B 2 Recommandations pour l’établissement Il serait souhaitable qu’un ensemble de procédures soit mis en place pour permettre une meilleure connaissance de la population étudiante, de ses attentes et de son insertion professionnelle. La mention devrait pouvoir s’appuyer sur des indicateurs fiables et pas uniquement qualitatifs pour évaluer la pertinence de la formation. Le réseau des établissements universitaires partenaires pourrait être utilement mis à profit pour intensifier les échanges et aboutir à la création de nouveaux doubles diplômes. Une réflexion commune plus approfondie sur les stages semble s’imposer. Il conviendrait de mener une réflexion commune sur une véritable synergie au sein de la mention et sur la mise en place d’un mode de gouvernance ad hoc. 3 Appréciation par spécialité Anglais langue étrangère : ALE/LANSAD (professionnelle) Présentation de la spécialité : Il s’agit d’acquérir des connaissances approfondies en linguistique de l’anglais écrit et oral et de développer les compétences professionnelles et les savoir-faire requis pour répondre à de multiples attentes dans le domaine de l’enseignement des langues (entreprises, écoles de langues, monde associatif) et dans des secteurs connexes (management pédagogique, production de matériels didactiques). Indicateurs : Effectifs constatés NR Effectifs attendus NR Taux de réussite NR Résultat de l’évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) NR Résultat de l’analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) NR Résultat de l’analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) NR Appréciation : La spécialité ALE/LANSAD se propose de former des professionnels de l’anglais en les préparant de façon approfondie à la diversité des champs d’activités et de ses publics (hors contexte scolaire ou enseignants anglophones en quête de certification de leurs qualifications). L’offre de formation, qui est cohérente et bien structurée, aborde les différents sous-champs disciplinaires du domaine scientifique de référence. On aurait, cependant, aimé en savoir plus sur les aspects professionnalisants et sur l’articulation des enseignements avec les thématiques de l’EA à laquelle la spécialité est adossée. Points forts : Clarté des objectifs scientifiques et professionnels. Structure, organisation et contenus des enseignements. Points faibles : Peu de précisions sur l’articulation entre l’enseignement et la recherche. Insuffisance de la lisibilité de la dimension professionnalisante. Manque de valorisation de la présence de la spécialité dans la formation continue. Notation Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : B Recommandations pour l’établissement Il serait souhaitable que la spécialité soit plus directement intégrée dans une démarche mention. Il conviendrait de préciser et de mieux valoriser l’articulation entre l’enseignement et la recherche. Les aspects professionnalisants devraient être mieux exposés et valorisés. L’ouverture à la formation continue, déjà présente, gagnerait à être développée. 4 Français langue étrangère : FLE/FLS/FOS (professionnelle) Présentation de la spécialité : Avec ses deux parcours, dont l’un en EAD, la spécialité FLE/FLS/FOS vise à former des enseignants de Français langue étrangère ayant les compétences nécessaires pour mettre en œuvre une analyse différenciée des apprentissages, en prenant en compte la variété des situations d’enseignement et la diversité des publics concernés. Indicateurs : Effectifs constatés M1+M2 – 2008-2009 64 Effectifs attendus M1+M2 110 Taux de réussite M1 78 % M2 95 % Résultat de l’évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) NR Résultat de l’analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) NR Résultat de l’analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) NR Appréciation : La spécialité est conçue à la fois comme formation initiale et comme outil de réorientation professionnelle ou d’acquisition/certification de qualifications pour des personnels enseignants, français ou étrangers, déjà en poste. Elle propose une offre de formation en phase avec les objectifs scientifiques et professionnels affichés. Avec des enseignements mis en place à partir d’une connaissance précise des besoins des différents publics concernés, les deux parcours, complémentaires et différenciés, répondent à des attentes spécifiques en adaptant les moyens et les procédures et, au besoin, en apportant les modifications nécessaires à la structure organisationnelle de la spécialité pour répondre à des contraintes particulières. Points forts : Objectifs scientifiques et professionnels clairement définis. Organisation en deux parcours complémentaires et différenciés. Connaissance des publics concernés et de leurs attentes. Articulation enseignement/recherche différenciée. Partenariats institutionnels. Points faibles : Aspects formation continue non développés. Absence d’informations précises sur les stages et sur la nature exacte des partenariats avec les milieux professionnels. Notation Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : A Recommandations pour l’établissement La formation continue devrait être intégrée plus précisément dans la réflexion de l’équipe pédagogique, ainsi que les dispositifs d’accompagnement à mettre en place. Il conviendrait de mettre mieux en valeur la politique des stages. Les réussites de la spécialité devraient pouvoir être davantage valorisées. 5 Nouvelles approches en linguistique et didactique des langues Présentation de la spécialité : La spécialité « Nouvelles approches en linguistique et didactique des langues », qui est présentée comme une création et trouve sa place à côté des deux autres formations professionnelles clairement identifiées (FLE et ALE/LANSAD), est destinée à assurer un approfondissement et une spécialisation soit en linguistique (descriptive et appliquée aux langues) soit en didactique des langues dans leur diversité. Indicateurs : Effectifs constatés M2 2009-2010 (pas de M1 spécialité) 15 Effectifs attendus (M1 spécialité) 22 Taux de réussite (M2 spécialité) M2 82 % Résultat de l’évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) NR Résultat de l’analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) NR Résultat de l’analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) NR Appréciation : En visant à permettre à des professionnels de comprendre et d’anticiper les nouvelles évolutions de l’enseignement des langues, la spécialité vise un double public : enseignants et/ou spécialistes de la production, du développement ou de l’expertise de matériaux didactiques innovants. A partir d’objectifs scientifiques et professionnels clairement définis, la spécialité propose une formation intégrée dans l’économie générale de la mention, abordant efficacement les différents sous-champs disciplinaires concernés. Le souci de la professionnalisation est présent dans une spécialité indifférenciée avec des stages de recherche qui peuvent avoir lieu sur le terrain et des partenariats professionnels en phase avec les UE de spécialité. Points forts : Netteté des objectifs scientifiques et professionnels. Structure de la spécialité et contenus des enseignements en phase avec les objectifs affichés. Articulation enseignement/recherche et obligation faite aux étudiants de participer aux travaux de l’EA 3876 LIDILE. Infléchissements professionnalisants avec stages de recherche différenciés et adaptabilité de l’orientation professionnalisante. Points faibles : Absence de précisions sur la nature et le contenu des partenariats institutionnels. Prise en compte marginale des aspects formation continue. Notation Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : A Recommandations pour l’établissement Un travail de réflexion approfondi sur les aspects formation continue serait nécessaire pour élaborer les dispositifs d’accueil appropriés. Les partenariats institutionnels pourraient être avantageusement formalisés et mieux valorisés. 6 Evaluation des diplômes Masters – Vague B ACADEMIE : RENNES Etablissement : Université Rennes 2 Demande n° S3MA120000151 Domaine : Sciences humaines et sociales Mention : Administration, management et économie des organisations Présentation de la mention Cette mention résulte d’une volonté de structurer la mention actuelle (« Administration des territoires » ATE) autour de deux mentions dont celle-ci. Elle a pour objectifs d’accroitre la lisibilité des secteurs de professionnalisation pour les étudiants et les professionnels et de former des cadres au management dans divers secteurs : services sociaux et d’emploi dans les entreprises publiques ou privées ou encore dans le secteur de l’économie sociale et solidaire, par la délivrance de compétences transversales pour la réalisation de projets en management dans différents contextes. Le master « Administration, management et économie des organisations » (AMEO) comporte deux spécialités indifférenciées : « Management des organisations de l’économie sociale et solidaire » (MOESS) et « Politiques d’emploi et ressources humaines » (PERH). Indicateurs Effectifs constatés 160 Effectifs attendus 140 Taux de réussite 65 % Résultat de l’évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) NR Résultat de l’analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) NR Résultat de l’analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) NR Bilan de l’évaluation Appréciation globale : Les objectifs pédagogiques sont de renforcer les compétences managériales et entrepreneuriales des étudiants au travers d’un projet professionnel fort et d’une pédagogie axée sur la résolution de problèmes, en conservant un ancrage interdisciplinaire en sciences sociales via un appui sur les recherches développées au sein du CRESS-LESSOR (Centre Régional de Recherches en Sciences Sociales - Laboratoire d’Economie et de Sciences Sociales de Rennes). Il existe une volonté de se démarquer des formations en management que l’on trouve au sein de l’université de Rennes 2, ce qui se comprend mieux pour la spécialité « Politiques d’emploi et ressources humaines » (PERH) que pour la spécialité « Management des organisations de l’économie sociale et solidaire » (MOESS). La formation bénéficie de nombreux partenariats et collaborations avec des entreprises et des organismes publics régionaux ainsi que de l’intervention, dans les modules de cours, de plusieurs intervenants extérieurs, professionnels exerçant leurs activités dans les organismes en relation avec les objectifs des spécialités. La durée des stages est de 1 et 3 mois en M1 et M2 respectivement, avec un encadrement mixte. Des mutualisations d’enseignements sont pratiquées, tant au niveau de la mention que des spécialités. La formation est pilotée par des enseignants-chercheurs de l’UFR. Les responsables de 1 spécialité travaillent en collaboration avec le responsable de la mention. Un équilibre entre interventions pédagogiques assurées par les académiques et les intervenants extérieurs est recherché. Il n’y a pas d’information, dans le dossier, sur l’usage des Technologies de l’Information et de la Communication pour l’Education (TICE). Le conseil des études permet l’adaptation des intitulés ou des contenus des enseignements. Il se réunit 4 à 5 fois par an pour la spécialité MOESS. Globalement, le recrutement est régional. Pour chaque semestre, une commission d’évaluation des enseignements se réunit pour chaque spécialité, comprenant le directeur de la mention, le directeur de la spécialité, l’équipe pédagogique ainsi que les délégués étudiants ; elle établit un rapport affiché sur les panneaux destinés aux étudiants. Pour MOESS, les résultats sont satisfaisants en M1 et M2, les cours sont cependant jugés trop théoriques (idem pour PERH). Les emplois en sortie de MOESS sont précaires (6/11) pour un salaire moyen net mensuel de 1354 euros. Les diplômés de la spécialité PERH sont également exposés au déclassement. L’autoévaluation est présente, mais mal située parmi les procédures globales de l’université. L’avis est globalement réservé pour les spécificités de cette mention, avec une remarque forte sur le terme « management des organisations ». Alors que la mention se veut « pluri-disciplinaire », l’objet est plus centré sur les politiques globales que sur le management des organisations. Si le master est réellement adossé à une équipe pédagogique multidisciplinaire dans une dynamique de professionnalisation, l’adossement à la recherche est cependant mono-laboratoire, alors que l’on devrait en trouver plusieurs. Point fort : Une équipe pédagogique diversifiée. Points faibles : L’insertion professionnelle est sujette au déclassement (une licence professionnelle suffirait peut être ; ceci est à étudier). La transversalité souhaitée et revendiquée par cette mention conduit-elle à une réelle professionnalisation et favorise-t-elle l’insertion professionnelle des étudiants ? Il manque des enseignants-chercheurs en management. Notation Note de la mention (A+, A, B ou C) : C Recommandations pour l’établissement Une harmonisation des procédures relatives à l’évaluation par les étudiants, aux tenues et rôles des conseils pédagogiques et des politiques de stage serait souhaitée. Il serait également nécessaire de diversifier les laboratoires supports de la formation et de prendre des mesures pour améliorer l’insertion professionnelle des étudiants. Le libellé de la mention est vraisemblablement à reconsidérer. L’équipe est diversifiée, ce qui pourrait lui permettre de construire « autre chose » qui soit plus ajusté à son domaine de compétence et plus en cohérence avec l’UFR ou la mention d’origine. 2 Appréciation par spécialité Management des organisations de l’économie sociale et solidaire Présentation de la spécialité : Cette spécialité a pour objectif la construction de savoirs spécifiques et adaptés au secteur par l’adaptation et la transposition des modèles et dispositifs de gestion et de management génériques, car ce secteur nécessite des aptitudes complémentaires spécifiques : comprendre les enjeux, les acteurs, les publics et les institutions ; connaître les ressources et les contraintes particulières au secteur ; développer les capacités à analyser des situations complexes de façon transversale. Indicateurs : Effectifs constatés 20 Effectifs attendus 18 Taux de réussite 64 % Résultat de l’évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) NR Résultat de l’analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) NR Résultat de l’analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) NR Appréciation : La formation relative à cette spécialité est bien structurée en UE qui font apparaître des enseignements pratiques et théoriques (méthodes de recherche et outils méthodologiques par exemple), puis en cours à option qui augurent des spécialisations souhaitées par les étudiants. Les stages, le mémoire et leurs évaluations font partie intégrante de la formation. Il existe un tronc commun plus une approche des outils méthodologiques en M1 et des UE spécifiques dont une d’initiation à la recherche en M2. Outre l’intervention de nombreux professionnels, l’aspect professionnalisant et transverse de la spécialité réside dans la conception globale de la formation. Les stages sont de 1 mois en M1 et 4 mois minimum en M2 (ils font l’objet d’un rapport avec soutenance). Cette spécialité est ouverte à l’alternance en M2, avec possibilité de VAP (validation des acquis professionnels), VAE (validation des acquis de l’expérience). Il n’y a que peu d’auditeurs en formation continue néanmoins. Cette spécialité présente la spécificité d’être ancrée dans une approche interdisciplinaire des sciences humaines et sociales accompagnée par des savoirs managériaux et organisationnels. Point fort : L’aspect pluridisciplinaire de la formation. Points faibles : Les débouchés en emploi stable sont insuffisants. Il y a peu d’étudiants en formation continue. Le parcours recherche est embryonnaire. Notation Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : C Recommandations pour l’établissement Une réorientation sur une formation plus pragmatique en termes de contenus et de débouchés serait nécessaire. 3 Politiques d’emploi et ressources humaines Présentation de la spécialité : Cette spécialité a pour objectifs de former des professionnels de la promotion de l’emploi et de l’évaluation des dispositifs d’emploi, de formation et d’insertion en ressources humaines (RH). Elle ambitionne de replacer les ressources humaines dans la stratégie globale des organisations, dans une démarche de politiques socialement responsables et d’œuvrer pour la mise en place de politiques d’insertion, enfin, de contribuer à une stratégie de développement d’un territoire socialement responsable. Indicateurs : Effectifs constatés 40 Effectifs attendus 30 Taux de réussite 58 % Résultat de l’évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) NR Résultat de l’analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) NR Résultat de l’analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) NR Appréciation : Il existe un tronc commun et des unités d’enseignement (UE) spécifiques en M1 et M2, avec 3 possibilités de spécialisation en fin de M2. Le stage est de 1 mois en janvier en M1, et en M2 un stage long est possible en alternance. Des ateliers de recherche en S1, S2 et S3 sont proposés et il existe un parcours recherche en S4. Le mémoire est de type recherche appliquée. Les enseignants-chercheurs sont membres pour quelques uns du CRESSLESSOR. Dans le champ des ressources humaines (RH), les capacités visées touchent au développement de politiques de RH. Au-delà des aspects gestionnaires, il s’agit de replacer les RH dans la stratégie globale de l’organisation afin de contribuer à sa performance par des politiques socialement responsables. Certains cours transverses (anglais, informatique, statistiques…) sont proposés. La formation est ouverte à la formation continue. En M2, le deuxième semestre est en alternance stage / enseignements. La spécialité PERH a du mal à imposer la qualité de ses étudiants dans les milieux professionnels au niveau bac + 5. Des effectifs nombreux au regard des capacités d’encadrement de l’équipe pèsent sur son fonctionnement et en sont peut être la cause. Point fort : La possibilité d’un parcours recherche. Points faibles : La difficulté pour replacer la formation et les enseignements en termes de politiques d’emploi dans le management et la stratégie globale des organisations, comme le dossier l’énonce. L’insertion difficile des étudiants dans l’emploi à un niveau cadre. Il y a peu de formation continue. Notation Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : C Recommandations pour l’établissement Une réorientation sur une formation plus pragmatique en termes de contenus et de débouchés serait nécessaire. Il conviendrait également de préciser le régime de l’alternance. 4 Evaluation des diplômes Masters – Vague B ACADÉMIE : RENNES Etablissement : Université Rennes 2 Demande n° S3MA120000152 Domaine : Sciences humaines et sociales Mention : Management public Présentation de la mention L’objectif général de la mention est de former les étudiants aux nouvelles formes de management public, fondées sur l’usage de nouvelles approches et méthodes axées sur la réalisation et l’évaluation d’objectifs déterminés au niveau national, local ou international et correspondant au pilotage et à l’analyse de la performance de l’action publique. Les objectifs professionnels, tout en relevant du domaine de la gestion publique, diffèrent selon les spécialités. Il s’agit de : Former aux métiers de l’administration et du management des organisations publiques (« Management public territorial » – MPT - ; « Directeur général des services communal et intercommunal » - DGSCI -). Former des experts sur les questions politiques et économiques européennes et asiatiques (« Etude des relations économiques euro-asiatiques » – EUAS -). La spécialité MPT couvre les deux années de formation, 1ère et 2ème année de master (M1 et M2). Les spécialités DGSCI et EUAS ne sont ouvertes qu’en 2ème année de master (M2). A ces 3 spécialités s’ajoute une formation enseignement « Sciences économiques et sociales et métiers de l’enseignement ». Globalement, les objectifs de cette formation visent à prendre en compte les nombreuses mutations de la sphère publique en France et en Europe, au regard de l’évolution des politiques publiques et économiques. Cela conduit à pendre en compte dans la formation les théories liées au « new public management » puis, de manière pratique, les méthodes et outils associés à ces théories, pour effectuer des analyses en termes de performance des institutions publiques. Il est important de noter que de nombreux professionnels interviennent dans la formation. Cette mention prévoit des stages de formation professionnelle à l’exception de la spécialité EUAS pour laquelle le stage apparaît facultatif pour les étudiants vietnamiens qui possèdent déjà une expérience professionnelle. Indicateurs Effectifs constatés 77 Effectifs attendus 110 Taux de réussite NR Résultat de l’évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) NR Résultat de l’analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) NR Résultat de l’analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) NR 1 Bilan de l’évaluation Appréciation globale : Cette mention, qui vise à former les étudiants aux métiers relevant de la gestion publique, prend en compte les nombreuses mutations actuelles de la sphère publique en France et en Europe et, pour une part plus spécifique, les mutations au niveau international. Cette formation, qui revêt un caractère professionnalisant marqué, permet toutefois une ouverture vers la recherche dans le domaine, et notamment lors des travaux de préparation du mémoire de stage qui donne lieu à soutenance en fin de formation. Ce master s’adosse aux travaux de plusieurs laboratoires en raison de l’activité recherche des enseignants universitaires impliqués dans la formation. En lien avec le monde professionnel des institutions publiques, les enseignements, plus particulièrement au cours de la 2ème année, se trouvent partagés entre intervenants académiques et professionnels, ces derniers exerçant leurs activités au sein des organisations ou des institutions concernées par la formation. Des stages obligatoires sont effectués par les étudiants, d’un mois en M1 et plus long en M2. En M2, le stage donne lieu à rédaction puis à soutenance d’un mémoire qui peut constituer une phase préparatoire à des travaux de recherche ultérieurs pour les étudiants qui souhaitent poursuivre leurs études en doctorat. Les enseignements se découpent en unités d’enseignement (UE) de volume horaire variable. En termes de mutualisation de cours, il existe un tronc commun entre la spécialité MPT et des spécialités relevant d’une autre mention. La structure du master est celle d’un enseignement réparti sur 4 semestres pour la spécialité « Management public territorial » et sur 2 semestres pour les spécialités « Directeur général des services communal et intercommunal » et la spécialité délocalisée à Hanoï, « Etude des relations économiques euro-asiatiques », puisqu’elles ne sont proposées qu’en M2. La formation est pilotée par un ou plusieurs enseignants-chercheurs et, au cours de chaque semestre, pour chaque spécialité, une commission d’évaluation des enseignements, à laquelle participent des délégués étudiants, se réunit et formule des observations auprès de l’équipe pédagogique. Les enseignements sont évalués de manière classique (contrôle continu, examens…). Points forts : Cette formation concerne un secteur professionnel en évolution forte et où les besoins en compétences transversales sont importants. La pluridisciplinarité de la formation et la diversité des intervenants constituent un atout. La mention bénéficie du soutien des organismes professionnels et plusieurs partenariats semblent avoir été noués. Points faibles : Peu de modules d’enseignements consacrés à la gestion et au management apparaissent dans les maquettes de formation, alors que l’intitulé de la mention relève directement du management. Les références scientifiques au « new public management » ne transparaissent que peu dans les intitulés des unités d’enseignement. Notation Note de la mention (A+, A, B ou C) : A Recommandations pour l’établissement L’harmonisation des procédures et modalités de suivi des diplômés permettrait peut être de communiquer différemment et d’améliorer l’attractivité des spécialités à faible effectif. Il en est de même des procédures et modalités d’évaluation des enseignements. De manière générale, le dossier aurait gagné à être présenté de façon plus étoffée et renseignée. 2 Appréciation par spécialité Management public territorial Indicateurs : Effectifs constatés 24 Effectifs attendus 24 Taux de réussite 90 % Résultat de l’évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) NR Résultat de l’analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) NR Résultat de l’analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) NR Appréciation : Prenant appui sur une approche pluridisciplinaire des sciences humaines et sociales, cette spécialité indifférenciée (finalité professionnelle et recherche), repose sur 4 semestres de formation et vise à former soit des futurs cadres de la fonction publique territoriale, soit des chargés d’études et de conseil aux collectivités. Elle bénéficie de l’apport d’intervenants professionnels titulaires de la fonction publique territoriale ou de la fonction publique d’état. Si le stage effectué en M1 est d’une durée d’un mois, donnant lieu à un rapport de stage, celui effectué en deuxième année de formation est d’au moins 3 mois, sanctionné par la soutenance d’un mémoire professionnel. Cette spécialité est ouverte à la formation continue. Points forts : La diversité des intervenants témoigne de la volonté de la pluridisciplinarité recherchée pour cette formation. Le soutien des organisations professionnelles concernées à cette formation apparaît réel. Points faibles : Malgré le titre de la spécialité, les unités d’enseignement qui relèvent de la matière gestion ou management apparaissent sous estimées. L’adossement à la recherche apparaît assez faible. Notation Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : A Recommandations pour l’établissement Il conviendrait de valoriser davantage la formation par la recherche en management et en management public. 3 Directeur général des services communal et intercommunal Indicateurs : Effectifs constatés NR Effectifs attendus 25 Taux de réussite NR Résultat de l’évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) NR Résultat de l’analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) NR Résultat de l’analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) NR Appréciation : Cette spécialité à finalité professionnelle, ouverte sur une année de M2, vise à permettre aux futurs diplômés l’accès à un poste de directeur général des services ; elle s’adresse particulièrement aux salariés en activité et aux étudiants bénéficiant du régime de la formation continue titulaires d’un master 1 ou pouvant bénéficier d’équivalences par VAP (validation des acquis professionnels). La maîtrise de la bureautique constitue un pré-requis. La formation se déroule en alternance université / stage professionnel, avec un minimum de 300 h de stage par semestre. Un mémoire respectant les contraintes scientifiques des publications scientifiques est présenté en fin de formation. Points forts : La formation bénéficie du soutien des organisations professionnelles de la fonction publique territoriale. La formation semble avoir un bon impact au niveau régional. Points faibles : L’intitulé de la spécialité renvoie à l’exercice d’une fonction ; il paraît difficile de délivrer un master de « Directeur ». La spécialité concerne le management (et/ou la direction) des services communaux et intercommunaux. Les liens entre les modules d’enseignement et la recherche en la matière gagneraient à être encore développés. Le régime de l’alternance dite « intégrative » mériterait d’être précisé et explicité davantage, en termes pédagogiques, au-delà de ce qui est prévu en termes d’adaptation des contraintes d’emploi du temps des salariés en activité. Notation Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : B Recommandations pour l’établissement Nouvelle spécialité, à renommer, qui peut se révéler attractive sous réserve que soient vérifiés les besoins futurs des services communaux et intercommunaux en termes d’emplois, puis leur croissance éventuelle, afin d’assurer le maintien, voire le développement, des effectifs. 4 Etudes des relations économiques euro-asiatiques Indicateurs : Effectifs constatés 15 Effectifs attendus 35 Taux de réussite NR Résultat de l’évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) NR Résultat de l’analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) NR Résultat de l’analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) NR Appréciation : Cette spécialité, qui s’adresse à un public européen et asiatique, en formation initiale ou en formation continue, ouverte en 2009 et entièrement délocalisée à Hanoï, vise à apporter aux étudiants un niveau d’expertise sur les questions politiques et économiques européennes et asiatiques, mais aussi sur la culture administrative, commerciale et politique des états membres et des firmes impliquées dans des relations euro-asiatiques. Formation francophone, elle ouvre la possibilité d’une poursuite d’études en doctorat en droit ou en sciences économiques sur des questions européennes ou euro-asiatiques. Les stages sont facultatifs, la plupart des étudiants exerçant une activité professionnelle. Toutefois, la formation à la recherche se traduit par la rédaction et la soutenance d’un mémoire. Point fort : Une formation délocalisée qui contribue au développement économique et scientifique du pays d’accueil ainsi qu’au rayonnement international de l’établissement universitaire français. L’ouverture en formation initiale et en formation continue. Notation Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : A+ Recommandations pour l’établissement Les indicateurs d’évaluation de cette formation, ouverte depuis la rentrée universitaire 2009-2010, demeurent à construire ; une communication future de ces indicateurs pourrait apparaître souhaitable en vue de développer l’attractivité de la formation et d’atteindre les effectifs attendus. Sciences économiques et sociales et métiers de l’enseignement Cette spécialité sera évaluée a posteriori. 5 Evaluation des diplômes Masters – Vague B ACADEMIE : RENNES Etablissement : Université Rennes 2 Demande n° S3MA120000153 Domaine : Arts, lettres, langues Mention : Archéologie et histoire Présentation de la mention La mention « Archéologie et histoire », pilotée par l’Université Rennes 2, associe à cette dernière les universités de Rennes 1, Nantes et Angers, dont la totalité des enseignants et enseignants-chercheurs du domaine forment l’équipe pédagogique. C’est pour cette raison que le programme de la formation couvre toutes les spécialités archéologiques, également paléontologiques. La mention s’organise ainsi en quatre spécialités : « Préhistoire, paléontologie et paléoenvironnements » (PPP), qui propose deux parcours ; « Archéologie des périodes historiques » (APH) ; « Archéologie des sociétés et territoires en France métropolitaine » (AST) ; « Métiers de l’archéologie » (spécialité professionnelle). Orientée essentiellement vers les métiers de la recherche et de l’enseignement, elle n’interdira pas des débouchés vers les institutions chargées de la mise en valeur du Patrimoine. Indicateurs Effectifs constatés : ± 65 étudiants Effectifs attendus : 70 à 90 étudiants Taux de réussite : 63 % en 2009 Résultat de l’évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) : NR Résultat de l’analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) : 90 % en moyenne Résultat de l’analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) : NR Bilan de l’évaluation Appréciation globale : Les objectifs scientifiques sont clairement exposés dans le dossier et cette mention, répartie sur quatre sites universitaires, constitue déjà un pôle de formation régional incontournable dans le domaine. Les objectifs professionnels, essentiellement orientés vers les métiers de la recherche et de l’enseignement, font un peu l’impasse sur les débouchés liés à la gestion du patrimoine. Visant principalement les étudiants titulaires d’une licence d’un des 4 établissements associés, la mention et les enseignements proposés, très variés, concernent tous les champs de la recherche archéologique et de la paléontologie, assurant ainsi une transdisciplinarité indispensable aux objectifs professionnels visés. Cette mention, qui s’enrichit de la participation de l’Université d’Angers, est un pôle régional qui devrait attirer la presque totalité des étudiants du Grand Ouest de la France, voire au delà. L’adossement à la recherche s’appuie sur quatre écoles doctorales et toutes les équipes de recherche du domaine hébergées dans les quatre universités. La participation de chercheurs de toutes les institutions en charge de 1 la gestion de l’archéologie (CNRS, Ministère de la culture et de la communication, INRAP, musées) confère à l’offre de formation la garantie d’enseignements de qualité. Paradoxalement, on peut s’étonner de l’absence de relations plus fortes avec les équipes anglaises, dont on sait le rôle joué dans le développement de l’archéologie préventive et la mise en place des protocoles d’enregistrement archéologique (Méthode Harris). Bien que la formation soit éclatée sur 4 sites, et selon les spécialisation des équipes de recherche de chacune, les enseignements de M1, tronc comun, sont concentrés à Rennes 2 et Nantes. Dès cette première année, les options proposées aux étudiants leur permettent déjà une forme de préspécialisation et de préorientation scientifique. Il faut néanmoins s’assurer d’une relative homogénéité des enseignements dispensés en licence dans les établissements, de sorte que le M1 ne soit pas uniquement un nivellement général des acquis. Le stage de fouille obligatoire sera sans doute facilité, à Rennes 2, par sa convention avec l’INRAP. Mais on pourrait envisager que les autres universités partenaires adoptent la même démarche, ce qui ouvrira de nombreuses possibilités pour la formation de terrain. On peut également s’étonner qu’aucune convention ne soit formalisée avec l’INHA ou le Laboratoire des musées de France, voire avec des entreprises privées d’archéologie (type Oxford Archeology Grand Ouest). Cela renforcerait incontestablement l’offre de formation et harmoniserait la pratique et la diffusion de l’archéologie dans le Grand Ouest. Et ce d’autant plus que l’offre pédagogique est très riche et que l’équipe en charge des enseignements est nombreuse. Qu’il s’agisse des spécialités « recherche » ou de la spécialité professionnelle, la formation est validée par un conseil de pilotage, chaque cycle d’enseignement s’achève, logiquement, sur une réunion générale. La mention fait apparaître des variations dans la provenance des étudiants, avec une stabilité globale du recrutement annuel (presque 70 étudiants). L’offre de renforcement pour la formation en paléontologie pourra peutêtre attirer plus de candidats. Les taux de réussite varient de même, jusqu’à 63 % en 2009. Comme dans beaucoup de mentions, l’analyse à 2 ans du devenir des diplômés ne rend pas compte d’une évaluation correcte, dans la mesure où les étudiants, une fois leur diplôme en poche, ne répondent pas toujours aux enquêtes. Le bilan prévisionnel pour le prochain quadriennal se fonde sur une expérience de 6 ans, et il paraît logique que les responsables de la formation envisagent une stabilité, sinon une augmentation de la demande estudiantine. L’auto-évaluation, pratiquée par les responsables des spécialités et analysée ensuite par l’ensemble des enseignants, devrait également être expertisée par les conseils des universités impliquées. On soulignera enfin la qualité du dossier examiné dont la construction et l’architecture permettent une lecture aisée. Points forts : Cette mention repose sur une bonne fédération des universités du Grand Ouest. L’équipe pédagogique est nombreuse et comprend tous les acteurs de la recherche du Grand Ouest dans ce domaine ; elle garantit une véritable formation à et par la recherche. L’équilibre entre formation de base et spécialisation est garanti par l’existence d’un tronc commun en 1ère année, imposant une mobilité aux étudiants. Chaque spécialité de M2 est ensuite administrée par l’une des universités partenaires. La spécialisation des sites d’enseignement et la répartition des moyens financiers et humains entre ces universités est équilibrée. Point faible : Les liens de partenariat devraient être renforcés et précisés (liens avec l’INHA et d’autres institutions nationales apparemment absents : incertitude sur la convention avec l’INRAP. Notation Note de la mention : A+ 2 Recommandations pour l’établissement C’est probablement sur la variété des débouchés professionnels autres que dans les carrières de la recherche et de l’enseignement que les responsables et l’équipe pédagogique devraient se pencher, surtout avec l’évolution récente des entreprises privées ou publiques (collectivités territoriales) agréées par le Ministère de la culture et de la communication (CNRA). Il conviendrait, si possible, de se rapprocher de certaines universités anglaises et des équipes d’outre-manche ayant une grande pratique de l’archéologie préventive. 3 Appréciation par spécialité Préhistoire, paléontologie et paléoenvironnement Présentation de la spécialité : Cette nouvelle spécialité fédère autour de trois grands domaines scientifiques tous les acteurs de la recherche du Grand Ouest dans ce domaine. Elle est formée de deux parcours. Les universités d’Angers, nouvellement partenaire, et Rennes 1 assureront justement l’enseignement et la pratique de la paléontologie. L’équipe pédagogique est nombreuse, au regard du nombre d’étudiants, mais la diversité de l’offre, tant au niveau des cours théoriques que des exercices pratiques, l’explique et le justifie. Comme pour la mention en général, les débouchés professionnels sont délicats à assurer : pour le parcours « Paléontologie » comme pour le parcours « Archéologie » on peut lister plusieurs organismes publics, semi-publics ou privés, susceptibles de recruter les titulaires du master. Indicateurs : Effectifs constatés 16 Effectifs attendus 15 à 20 Taux de réussite 100 % Résultat de l’évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) NR Résultat de l’analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) NR Résultat de l’analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) NR Appréciation : L’offre de formation est très complète et très riche : envisager l’enseignement de la préhistoire dans sa globalité a nécessité la mise en place d’une équipe pédagogique nombreuse, d’autant plus que la paléontologie est une discipline distincte de l’archéologie. La richesse des enseignements, assurés par les meilleurs spécialistes, et le faible nombre d’étudiants devraient faciliter les déplacements sur le terrain et dans les laboratoires. Points forts : En « Préhistoire » comme en « Paléontologie », la spécialité peut rapidement s’affirmer comme un lieu de formation de grande qualité et, dans un équilibre national, devenir un centre de formation de première qualité pour le Grand-Ouest, voire au-delà. La nouvelle mutualisation avec Angers renforce le potentiel scientifique des analyses de laboratoire. Point faible : Comme dans la plupart des spécialités, les débouchés professionnels posent problème. Aucune passerelle avec les autres spécialités n’est envisagée, ce qu’on peut aisément comprendre pour la « Paléontologie », mais ce qui est plus étonnant pour l’« Archéologie » ; il est possible que ce parcours se recoupe parfois avec une autre spécialité (« Archéologie des périodes historiques »). La perte des étudiants entre le M1 et le M2 du parcours « Archéologie » n’est pas explicitée. Notation Note de la spécialité : A 4 Recommandations pour l’établissement L’équipe pédagogique en charge de la mention et de la spécialité devra veiller à ce que les enseignements délivrés couvrent effectivement l’ensemble des champs concernés comme annoncé dans le dossier. Malgré le petit nombre d’étudiants, il sera intéressant de réaliser très sérieusement l’analyse à deux ans du devenir des diplômés, de façon à pouvoir éventuellement réorienter les enseignements dispensés. Archéologie des périodes historiques Présentation de la spécialité : Cette spécialité est l’une des plus anciennes de la mention puisqu’elle a été développée dès sa première année de fonctionnement. Elle a pour objectif la formation d’étudiants sur les périodes historiques, des âges des métaux aux sociétés médiévales, couplée avec l’histoire des paysages aux époques historiques, enfin, les civilisations du Bassin méditerranéen. L’un des buts affichés de la mention est de croiser les approches historiques et archéologiques. C’est des licences d’« Histoire » et d’ »Histoire de l’art » que viendront la majorité des étudiants. Leur nombre variera de 20 à 25. L’équipe pédagogique est formée de huit enseignants-chercheurs et chercheurs, historiens et archéologues, des UMR 6566 et 6258. Ce qui transparaît à la lecture du dossier, c’est encore le peu de débouchés professionnels, hormis les métiers de l’enseignement et de la recherche. Très générale, privilégiant le temps long, l’offre de formation ne précise pas l’importance des stages, en dehors de la possibilité pour les étudiants d’intégrer, comme fouilleurs, des chantiers réalisés en Basilicate. Indicateurs : Effectifs constatés 30 Effectifs attendus 20 à 25 Taux de réussite 62 % en 20082009 Résultat de l’évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) NR Résultat de l’analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) 57,5 % Résultat de l’analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) NR Appréciation : Adoptant un schéma de formation traditionnel, la spécialité privilégie la formation en archéologie historique sur le temps long (des âges des métaux au Moyen-âge). À l’inverse des autres spécialités, et vu le programme pédagogique, cette spécialité sera très généraliste, et non seulement technicienne. Elle participera donc à la formation d’étudiants, y compris dans une certaine mesure pour les concours de recrutement (CAPES et Agrégation). Points forts : Telle qu’elle est présentée, la spécialité offre une formation très complète, au croisement de l’archéologie et de l’histoire. C’est donc à l’enseignement et/ou à la recherche que seront majoritairement préparés les étudiants grâce à une formation scientifique complète. Points faibles : Bien qu’une formation professionnalisante complémentaire soit proposée à Nantes, les débouchés sont peu clairs. Le flou sur les stages de terrain ou en laboratoire freine en partie les débouchés complémentaires. 5 Notation Note de la spécialité : A Recommandations pour l’établissement Les responsables pédagogiques pourraient peut-être distinguer cette spécialité comme seulement une spécialité recherche. La spécialité professionnalisante pourrait être concentrée à Nantes. Cela éviterait un chevauchement partiel des deux spécialités, bien que celles-ci soient en partie justifiées par les deux viviers d’étudiants. Archéologie des sociétés et territoires en France métropolitaine Présentation de la spécialité : Cette spécialité est nouvelle dans la mention et sera concentrée sur l’Université de Nantes. Il s’agit d’une spécialité à finalité recherche qui pourra « absorber » le vivier important d’étudiants nantais titulaires d’une licence en « Histoire de l’art et archéologie », également en « Histoire ». C’est non seulement l’opportunité de proposer à Nantes une formation scientifique assez complète, mais aussi de ne pas concentrer les approches archéologiques et historiques à Rennes. Les objectifs scientifiques s’appuient sur des préoccupations très actuelles prenant en compte les espaces urbains, l’archéologie du bâti, les productions et les échanges. L’équipe pédagogique comprend des chercheurs des institutions en charge de l’Archéologie : enseignants-chercheurs, chercheurs du CNRS, du MCC (SRA et DRASSM), des collectivités territoriales, de l’INRAP. En dehors des enseignements traditionnels, c’est la participation à des séminaires, à des exposés oraux, à la réalisation de dossiers thématiques et d’un mémoire spécifique (S4) qui formera les étudiants à et par la recherche. Indicateurs : Effectifs constatés S Effectifs attendus 10 à 15 Taux de réussite S Résultat de l’évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) S Résultat de l’analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) S Résultat de l’analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) S Appréciation : C’est vers la formation de nouveaux cadres opérationnels que tend cette nouvelle spécialité, essentiellement vers des organismes liés à l’archéologie préventive (INRAP et privés). Seule la pratique obligatoire de l’anglais peut être considérée comme un aspect transversal. La formation continue est possible. Logiquement, tous les acteurs professionnels de l’archéologie peuvent y prétendre. Une convention passée avec l’INRAP en 2010 devrait alimenter la formation continue. Si l’offre de formation est séduisante, et si le vivier estudiantin est bien réel, cette nouvelle spécialité pourrait, à terme, se retrouver en concurrence avec d’autres offres de formation dans le Grand-Ouest (à Rennes par exemple). Point fort : L’offre est large et complète. Les enseignements seront assurés par une équipe composée de nombreux chercheurs régionaux et nationaux. 6 Point faible : Cette offre traditionnelle est fondée et créée pour le respect d’un équilibre géographique avec la spécialité installée à Rennes. Notation Note de la spécialité : A Recommandations pour l’établissement Il conviendrait que les responsables et l’équipe pédagogique mettent en place dès la rentrée un protocole adapté pour le suivi des étudiants et que l’Université de Nantes puisse assurer le maintien d’un secrétariat voué à la gestion de cette spécialité. Un dialogue permanent avec les autres spécialités, en particulier l’offre rennaise, mérite également une forte régularité. Métiers de l’archéologie Présentation de la spécialité : Pilotée par l’Université de Nantes, cette spécialité existe depuis 15 ans, elle avait à l’époque la forme d’un DESS. Elle est, logiquement, intimement liée à la licence « Histoire de l’art et archéologie » de l’Université de Nantes. Comme dans les autres formations de ce type, l’enseignement rassemble savoirs fondamentaux et savoirs et pratiques méthodologiques et techniques. On vise ainsi la formation d’archéologues de terrain d’un bon niveau, capables, à terme, de diriger des opérations de terrain et d’encadrer des équipes. La rédaction des rapports d’intervention et de publications est l’un des objectifs visés. Comme dans les autres formations professionnalisantes existantes, le nombre d’étudiants est limité, ici à 15 ; c’est un gage de bon fonctionnement. La sélection se fait sur dossier, par un jury idoine. Si le vivier classique est composé des étudiants issus de L3, la formation accepte également des étudiants issus de formations SMTV, dans la mesure où ils ont pratiqué l’archéologie de terrain. Le programme d’enseignement reflète très largement un souci de formation très complète, mais tournée fortement vers la pratique du terrain, et donc la maîtrise technique du geste archéologique. L’INRAP et les opérateurs privés semblent être la cible privilégiée de la formation en matière de débouchés, même si des relations existent avec des laboratoires, des musées ou des collectivités territoriales. Les intervenants sont issus d’organismes et d’institutions diverses (universités, CNRS, Ministère de la culture et de la communication, services départementaux d’archéologie, INRAP, laboratoires divers). Indicateurs : Effectifs constatés ±15 Effectifs attendus 15 Taux de réussite 100 % Résultat de l’évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) 75 % Résultat de l’analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) 97 % Résultat de l’analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) 92 % Appréciation : Fonctionnant depuis 15 ans, cette spécialité est aujourd’hui largement reconnue et bien rôdée. Le retour sur expérience montre le sérieux de la formation. L’encadrement pédagogique et le nombre limité d’étudiants permettent un bon suivi de la formation et du devenir des étudiants diplômés ou non. C’est là une vraie spécialité professionnalisante, même si on peut regretter que les 2/3 des diplômés soient recrutés en contrat temporaire. 7 Points forts : Bien implantée régionalement et reconnue nationalement, cette spécialité assure sans conteste ses objectifs professionnalisants. Le taux d’insertion professionnel est très satisfaisant. Le fait que les étudiants puissent poursuivre en thèse est un point positif. Points faibles : La concurrence avec d’autres formations patrimoniales de la région pourrait à terme affaiblir la mention. L’équipe pédagogique paraît très développée au regard du flux attendu (41 intervenants pour 15 étudiants) et les spécialités des nombreux intervenants manquent de lisibilité. Notation Note de la spécialité : A Recommandations pour l’établissement Les responsables devraient préciser les spécialités scientifiques des intervenants dans la formation. Cette spécialité doit veiller à la cohérence de ses enseignements et poursuivre le chemin choisi, la concurrence avec d’autres offres pouvant à terme fragiliser le système et amoindrir le vivier. 8 Evaluation des diplômes Masters – Vague B ACADEMIE : RENNES Etablissement : Université Rennes 2 Demande n° S3MA120000154 Domaine : Sciences humaines et sociales Mention : Géographie/Géographie aménagement Présentation de la mention Cette mention se subdivise en 4 spécialités (+ 4 parcours), dont 3 issues de la maquette 2008-2011, recomposées sur une redondance entre la spécialité « MOUI » portée par le département de sociologie (qui figure dans une autre mention de cette même université, « Urbanisme et aménagement ») et la spécialité « Villes territoires et sociétés ». La quatrième spécialité, « Enseignement », n’est pas prise en compte ici. Un parcours de la maquette sortante est devenu spécialité (gestion de l’environnement). Une spécialité est issue d’une spécialité et d’un parcours. Cette nouvelle maquette procède donc d’une restructuration importante et complexe. Il s’agit d’un master de géographie, avec des objectifs scientifiques intimement liés à cette discipline, adossé à deux importantes équipes de recherche, ce qui n’empêche pas que les liens avec d’autres disciplines et des champs de connaissance connexes soient aussi mis en avant, afin d’en faire « un master ouvert à tous ». La mention combine donc des savoirs fondamentaux en géographie, mais aussi en aménagement et environnement, et des compétences techniques dans le domaine de la gestion et l’analyse des données numériques et spatialisées, destinées à être directement utilisables par les diplômés dans leur vie professionnelle. Indicateurs Effectifs constatés Env.250 Effectifs attendus Env.180 Taux de réussite Env.90 Résultat de l’évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) NR Résultat de l’analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) Résultat de l’analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) Bilan de l’évaluation Appréciation globale : Il s’agit d’une mention importante, qui accueille environ 250 étudiants, avec de solides objectifs scientifiques orientés vers la recherche de débouchés professionnels appuyés sur la maîtrise à la fois de savoir fondamentaux et d’outils et de techniques relevant principalement de l’information géographique. 1 Points forts : Une expérience bien établie d’une formation alliant concepts disciplinaires, pluridisciplinarité et maîtrise des outils. Son orientation principale vers des débouchés situés dans les collectivités territoriales et les bureaux d’étude liés. Points faibles : Dossier confus et présentant quelques lacunes. Un souci insuffisant de recherche de cohérence de la construction que représente la nouvelle version de la mention. Une attention insuffisante au devenir des diplômés. Notation Note de la mention (A+, A, B ou C) : B Recommandations pour l’établissement Ce dossier, à la fois complexe et touffu, gagnerait en lisibilité et en cohérence par un double effort de clarté de rédaction à l’échelle de la mention et de recherche d’une meilleure organisation logique d’ensemble, afin d’éviter d’apparaître parfois comme un collage de spécialités rassemblées pour des raisons certes fonctionnelles mais parfois plus circonstancielles que fondamentales. Il semble souhaitable d’en arriver à mettre fin à une structure héritée qui ne répond plus aux besoins actuels. De plus, il conviendrait de concentrer davantage l’offre de formation afin de mieux l’adapter aux effectifs des enseignants comme à l’évolution prévisible des débouchés. Enfin, il faudrait à l’avenir mieux renseigner le dossier sur le devenir des diplômés. 2 Appréciation par spécialité Espaces (espaces et sociétés : problématiques culturelles, environnementales et sociales) aménagementales, Présentation de la spécialité : Cette spécialité rassemble deux parcours bien distincts : l’un « Espaces et sociétés » (ESO) est un renouvellement ; l’autre « Fonctionnement spatial des milieux « (FSM), est une création. Ces deux parcours ont bien peu de choses en commun : de faibles effectifs, variant notablement d’une année à l’autre, des débouchés mal définis en dehors de la recherche doctorale et la préparation à l’agrégation de géographie et des enseignements mutualisés. Indicateurs : Effectifs constatés Env.20 Effectifs attendus 40/50 Taux de réussite 50 Résultat de l’évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) Résultat de l’analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) Résultat de l’analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) Appréciation : Cette spécialité, fondamentalement hybride, juxtapose deux parcours scientifiquement étrangers l’un à l’autre, mais tous deux adossés à deux laboratoires de recherche ayant fait leurs preuves. Points forts : Des objectifs scientifiques bien établis, pour chacun des deux parcours. Un bon adossement la recherche. Points faibles : Une spécialité fondamentalement hétérogène rassemblant des parcours aux logiques et objectifs différents, voire étrangers. Des effectifs faibles et irréguliers ; peut-être une sélectivité insuffisante en M2, du côté des étudiants étrangers en particulier. Des débouchés trop vaguement définis en dehors de la préparation aux concours de recrutement et de la recherche doctorale. Notation Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : C Recommandations pour l’établissement Il conviendrait d’organiser la spécialité autour d’une problématique forte et aisément perceptible par ses destinataires (le lien entre l’analyse du changement social dans l’Ouest de la France et le fonctionnement biophysique de milieux sensibles apparaît singulièrement distendu), afin de mettre fin à une juxtaposition de deux parcours hérités de deux traditions différentes. 3 Comme il existe dans la même mention une spécialité centrée sur la gestion de l’environnement (avec laquelle du reste certains enseignements de parcours sont déjà mutualisés), il serait probablement souhaitable de poursuivre une intégration dans cette direction. Gestion de l’environnement Présentation de la spécialité : Cette spécialité professionnelle, aux effectifs importants, associe des connaissances fondamentales et des éléments méthodologiques propres à la géographie environnementale à d’autres disciplines (sociologie, droit et l'économie de l’environnement), afin de former des ingénieurs généralistes de l’environnement, capables de dialoguer avec des spécialistes et de faire l’interface entre ingénieurs, élus, associations et citoyens. Indicateurs : Effectifs constatés 60/65 Effectifs attendus 60 Taux de réussite 92 Résultat de l’évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) Résultat de l’analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) Résultat de l’analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) Appréciation : Cette spécialité est clairement définie (approche géographique de l’environnement), elle est bien insérée dans les objectifs généraux de la mention. Une information sur les débouchés aurait été utile. Points forts : Objectifs et débouchés clairement définis. Organisation solide des enseignements. Des effectifs plutôt importants. Points faibles : Les limites de la polyvalence de la formation. Incertitude sur les débouchés. Modeste place des langues vivantes. Notation Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : B Recommandations pour l’établissement Il conviendrait de suivre le devenir des diplômés, afin, le cas échéant, de réorganiser ou de modifier l’offre de formation. La dimension « Gestion » de la formation gagnerait probablement à être développée. 4 Géomatique Présentation de la spécialité : Cette spécialité principalement professionnialisante, issue d’un rapprochement entre un DESS et un DEA, organisée en 2 parcours, affiche des objectifs scientifiques liés à l’aménagement des territoires, à leurs mutations et à leur gestion, en fondant les orientations sur les outils de l’information géographique. Elle résulte du regroupement de la spécialité SIGAT et du parcours TASE de la spécialité E2 du master « Géographie aménagement » du précédent contrat, regroupement consécutif à une recommandation lors de la dernière campagne d’évaluation. Elle fait l’objet d’une co-habilitation avec Agrocampus Ouest. Indicateurs : Effectifs constatés Env.40 Effectifs attendus 70 Taux de réussite + de 90 Résultat de l’évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) Résultat de l’analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) Résultat de l’analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) Appréciation : Cette spécialité est clairement définie, appuyée sur une bonne maîtrise des outils et techniques de l’information géographique, qui a su trouver ses étudiants au-delà de la région, voire à l’étranger. Points forts : Sa finalité et son adossement professionnels. Son attractivité au-delà du « Grand Ouest ». Ses débouchés. Point faible : Une cohérence fondée sur la maîtrise d’outils et de techniques, mais relevant de logiques distinctes. Notation Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : A Recommandations pour l’établissement Il conviendrait de s’assurer, au cours ou au terme du prochain contrat quadriennal, que le rapprochement entre la spécialité SIGAT et le parcours TASE réponde bien aux attentes et que d’autres offres de formation ne rentrent pas en concurrence avec cette spécialité. Histoire-géographique et métiers de l’enseignement Cette spécialité sera évaluée a posteriori. 5 Evaluation des diplômes Masters – Vague B ACADEMIE : RENNES Etablissement : Université Rennes 2 Demande n° S3MA120000155 Domaine : Sciences humaines et sociales Mention : Urbanisme et aménagement Présentation de la mention La mention agglomère deux mentions distinctes qui comprenaient cinq spécialités dont deux doubles. Ce remodelage du master,suggéré par l’AERES qui aboutit à trois spécailités, se fait dans le cadre de la création de l’Institut d’urbanisme de Rennes regroupant les formations en Urbanisme et en aménagement de l’Université Rennes 2 et fédère les initiatives des partenaires universitaires (ENSAB, Université Rennes 1 et IEP de Rennes) et professionnels (Réseau des PEL, sociétés d’économie mixte). Les objectifs de ce master sont de former des professionnels de l’aménagement urbain et de l’urbanisme. Indicateurs Effectifs constatés 137/140 Effectifs attendus (M1 + M2) 150 Taux de réussite 90 Résultat de l’évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) Résultat de l’analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) Résultat de l’analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) Bilan de l’évaluation Appréciation globale : Il est difficile d’évaluer une nouvelle mention issue de deux existantes regroupées, le bilan n’existant que pour les deux mentions amenées à disparaître. Il est cependant permis de penser que la lisibilité de l’offre de master professionnel en aménagement de l’espace et urbanisme devrait en être clarifiée. Mais la restructuration semble inachevée : dans le projet présenté, on constate un manque d’articulation entre les spécialités (la mutualisation des enseignements d’une spécialité se faisant avec une spécialité d’une autre mention relevant d’une autre discipline), d’autant plus que l’une d’entre elles n’offre pas de M1. Points forts : Le savoir-faire des deux mentions sortantes, en particulier en matière de professionnalisation en direction des collectivités territoriales. Une bonne équipe d’encadrement. Un bon ancrage régional. 1 Points faibles : Pas d’effort pour définir des objectifs communs à la nouvelle formation. Peu d’adossement à la recherche. Dossier mal constitué. Notation Note de la mention (A+, A, B ou C) : B Recommandations pour l’établissement Il conviendrait de faire l’effort de construire et/ou de mettre en évidence la cohérence de la nouvelle formation (probablement en allant plus loin que l’organisation prévue d’un cycle de conférences et de visites communs proposés aux étudiants des trois masters) de rendre plus lisible le nouveau dispositif, de tirer la conséquence de la relative proximité entre les spécialités ACT et AUDIT (les différencier davantage ou les réunir ?) et de présenter un dossier moins confus. 2 Appréciation par spécialité Aménagement et collectivités territoriales (ACT) Présentation de la spécialité : La spécialité cherche à équilibrer une formation en aménagement/urbanisme avec droit, économie et sociologie, avec l’objectif de former des professionnels de l’aménagement qui conçoivent et pilotent des projets dans et pour les collectivités territoriales. Indicateurs : Effectifs constatés (M1 + M2) 56 Effectifs attendus 50 Taux de réussite 92 Résultat de l’évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) Résultat de l’analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) Résultat de l’analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) Appréciation : Issue d’une longue expérience (DESS créé en 1992), cette spécialité destinée aux étudiants en AES et en géographie a fait ses preuves ; elle délivre une vingtaine de diplômes par an. Points forts : Accent mis sur l’acquisition des méthodes. Bonne implantation régionale et bon adossement au milieu professionnel concerné. Un réseau important d’anciens diplômés. Points faibles : Manque de synthèse. Pilotage peu clair. Notation Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : A Recommandations pour l’établissement La spécialité gagnerait à améliorer la présentation des objectifs et du pilotage. 3 Aménagement, urbanisme, diagnostic et intervention sur les territoires (AUDIT) Présentation de la spécialité : La spécialité est destinée à former des professionnels de l’urbanisme et de l’aménagement urbain (animation et conduite de projets, élaboration de politiques de l’habitat, production et suivi de documents d’urbanisme, conduite d’études, assistance à maîtrise d’ouvrage, etc.). Elle peut aussi ouvrir à la préparation à des concours de la fonction territoriale. Indicateurs : Effectifs constatés (M1 + M2) 66 Effectifs attendus 60 Taux de réussite 84 Résultat de l’évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) Résultat de l’analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) Résultat de l’analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) Points forts : La spécialité répond bien à une demande sociale, en particulier dans une région à fort dynamisme démographique et urbain ; débouche sur des emplois. Bonne implantation régionale et attractivité satisfaisante au-delà de la région. Organisation satisfaisante des enseignements ; deux cours dispensés en anglais. Points faibles : Cette spécialité se démarque assez peu de la spécialité ACT, si ce n’est par un plus fort accent porté sur les questions urbaines. L’autoévaluation mentionne des lacunes dans les cours techniques. Notation Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : A Recommandations pour l’établissement On ne peut qu’encourager la création envisagée d’une association des anciens élèves de cette formation. Il faudrait poursuivre le mouvement d’ouverture vers la recherche. Maîtrise d'ouvrage urbaine et immobilière (MOUI) Présentation de la spécialité : La formation prépare à l’assistance aux maîtres d’ouvrages publics et/ou privés montant des opérations complexes dans les champs de l’aménagement, de l’urbanisme et de l’immobilier. 4 Indicateurs : Effectifs constatés (M2) 15/18 Effectifs attendus 27 Taux de réussite 90 Résultat de l’évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) Résultat de l’analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) Résultat de l’analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) Appréciation : La formation est bien établie, issue de l’expérience d’un DESS depuis 13 ans, complétée en 2004 par la dimension immobilière. Points forts : Forte professionnalisation de la formation. La plupart des diplômés obtiennent un emploi. La spécialité bénéficie de l’appui de la ville de Rennes, du département d’Ile-et-Vilaine, de la Région, ainsi que d’une collaboration bien établie avec l’Ecole d’architecture de Bretagne. Points faibles : Absence d’intégration véritable au sein du nouveau master, alors même qu’à juste titre l’une des spécificités de la formation est la revendication d’une « approche globale et interdisciplinaire ». Adossement insuffisant à la recherche d’une spécialité par ailleurs dirigée par un PAST (sociologue professionnel), sans CV avec listes des publications sur le site de l’université (LARES). Notation Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : A Recommandations pour l’établissement De récentes demandes d’inscription en thèse ainsi que la nomination prochaine d’un nouvel enseignantchercheur en sociologie urbaine devraient assurer le lien nécessaire avec la recherche, actuellement négligé. 5 Evaluation des diplômes Masters – Vague B ACADÉMIE : RENNES Etablissement : Université Rennes 2 Demande n° S3MA12000156 Domaine : Sciences humaines et sociales Mention : Histoire Présentation de la mention La mention « Histoire », en renouvellement, comporte une spécialité indifférenciée « Histoire, sociétés, culture » et une spécialité « Métiers de l’enseignement » préparant au concours de CAPES, hors évaluation. Cette architecture limitée résulte du découpage de l’ancienne mention « Histoire » entre la présente mention et une mention « Etudes européennes et internationales », tournée plus spécialement vers l’histoire contemporaine. Telle qu’elle se présente, la mention de master « Histoire » a pour ambition première de former aux méthodes générales de la recherche en sciences historiques, dans toutes les périodes, de l’antiquité à nos jours, un vivier très important d’étudiants inscrits dans la discipline. Elle s’appuie sur deux importantes UMR, le CREAAH pour l’histoire ancienne, le CERHIO pour les autres périodes, unité multisite qui fédère la recherche historique dans toutes les universités bretonnes. Pour répondre à une orientation recherche dominante, les étudiants doivent rédiger deux mémoires au cours du cycle. Indicateurs Effectifs constatés > 300 Effectifs attendus 300 en M1 Taux de réussite 62 % Résultat de l’évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) NR Résultat de l’analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) NR Résultat de l’analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) NR Bilan de l’évaluation Appréciation globale : La mention « Histoire » se présente comme un enseignement fondamental à la recherche historique qui mobilise une équipe pédagogique importante, regroupant tous les enseignants-chercheurs en histoire de cette université, soit 11 PR, 21 MCF et 2 PRAG, pour encadrer un vivier d’étudiants de près de 300 inscrits sur les deux années, issus des filières de l’Université de Rennes 2, mais aussi d’autres universités de la région et même au-delà. Elle se présente donc comme le pôle historique majeur de l’Ouest, et fait appel aux collaborations de membres des neuf équipes de recherche du Nord-Ouest. Cette forte attractivité est assurée par le large spectre historique couvert et par la possibilité de suivre l’enseignement à distance. Toutefois, les statistiques de flux prennent en compte deux spécialités orientées vers les relations internationale contemporaines, que le projet dissocie désormais sous un autre intitulé de mention : « Relations européennes et internationales » ; l'équipe porteuse du projet prévoit une forte réduction des inscriptions en première année (environ 60 étudiants, soit moins de la moitié du flux observé), mais l’impact de la mastérisation des concours rend difficile une évaluation sûre des flux à venir sur cette spécialité indifférenciée, dont la dimension professionnelle est pensée exclusivement vers les métiers de la recherche et de la 1 documentation. La mention garantit un excellent adossement à la recherche, voire une immersion bénéfique des étudiants dans les problématiques et les méthodes de recherches des deux UMR dynamiques, puisqu’une grande partie des enseignements est assurée sous forme de séminaires. Il est étonnant que sa place dans l’offre de l’établissement et dans celle des universités régionales ne soit pas mieux précisée, bien que des mentions proches soient affichées, notamment par l’Université de Bretagne Sud. Les débouchés autres que l’enseignement et la recherche universitaires ne sont pas au cœur d’une réflexion politique des responsables de la mention : le dossier ne fournit aucune liste nominale des intervenants professionnels, ni de précision sur la politique de stages, simplement « vivement recommandés », ou sur les débouchés professionnels acquis deux ans après le diplôme. Des progrès dans la structure de pilotage de la formation apparaissent, mais aucune procédure d’évaluation interne n’est encore institutionnalisée. Points forts : Très bon adossement à la recherche par la qualité des UMR et par l’inclusion dans la formation d’un vaste choix de sciences auxiliaires. Un investissement pédagogique de l’ensemble des enseignants-chercheurs en histoire et la possibilité d’enseignement à distance. Un bon taux de réussite (62,5 % en deuxième année). Points faibles : Absence d’instruments d’évaluation interne et insuffisance de l’analyse du devenir des étudiants. Une dimension « professionnelle » assez négligée. Pas d’affichage novateur, ni dans les thématiques scientifiques, ni dans les offre professionnelles. Notation Note de la mention (A+, A, B ou C) : B Recommandations pour l’établissement Réduite aux deux spécialités « Histoire, sociétés et cultures » et « Histoire et géographie et métiers de l'enseignement », cette mention perd l’esprit d’innovation et les spécificités qui la caractérisaient et sont aujourd'hui présentées sous une autre mention (« Relations européennes et internationales »). L’intention des responsables de regrouper cette mention avec la mention « Etudes européennes et internationales » serait à encourager pour maintenir son dynamisme. 2 Appréciation par spécialité Histoire, sociétés, culture. Indicateurs : Effectifs constatés 280 Effectifs attendus 60 en M1 Taux de réussite 62,5 % Résultat de l’évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) NR Résultat de l’analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) 75 % Résultat de l’analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) NR Appréciation : La spécialité énonce ses objectifs de formation à la recherche historique en termes classiques et trop généraux, puisqu’ils s’appliquent indistinctement à toutes les périodes. L’aspect très généraliste affiché, couvrant tout le champ historique, ne doit cependant pas faire illusion ; le choix d’un séminaire et d’un seul enseignement fondamental parmi cinq propositions réduit la formation de chaque étudiant à une spécialisation pointue dans une ou deux périodes au plus. La spécialité apparaît ainsi comme la juxtaposition des thèmes de recherche développés par chacun des enseignants. L’étendue du spectre thématique est un atout de l’offre, mais ne se retrouve pas nécessairement dans le parcours individuel des étudiants, car les enseignements mutualisés sont peu nombreux (sauf en historiographie, ce qui est positif). L’intégration d’un enseignement à distance est une excellente disposition ; elle gagnerait à être mieux détaillée dans le dossier. La mention est affichée comme indifférenciée, mais ne propose à titre professionnalisant que des enseignements de didactique. Cette dimension professionnelle ne souscrit pas aux critères actuels : la participation à des stages est seulement conseillée. Points forts : Très forte équipe pédagogique, qui couvre tout le champ de la discipline historique. Environnement de la recherche très favorable. Possibilité d’enseignement à distance. Points faibles : Présentation généraliste peu innovante, sans axes thématiques dominants. Absence de réelle formation professionnelle. Notation Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : B Recommandations pour l’établissement Pour la clarté de l’offre, la spécialité gagnerait à être déclarée seulement en recherche, dans le cadre d’une mention histoire qui, comme dans le contrat précédent, intégrerait des formations plus innovantes en relations internationales. 3 Histoire –géographie et métiers de l’enseignement Cette spécialité sera évaluée a posteriori. 4 Evaluation des diplômes Masters – Vague B ACADÉMIE : RENNES Etablissement : Université Rennes 2 Demande n° S3MA12000157 Domaine : Sciences humaines et sociales Mention : Etudes Européennes et Internationales. Présentation de la mention La mention « Etudes européennes et internationales » est issue du découpage, provoqué conjoncturellement par la réforme des concours de recrutement, de l’ancienne mention « Histoire » de l’Université Rennes 2. Elle est l’une des quatre mentions du domaine » Sciences humaines et sociales » (SHS) de cet établissement. Co-habilitée avec l’Institut d’Etudes Politiques de Rennes 1, elle réunit trois spécialités : « Médiation du patrimoine en Europe », « Relations internationales », ouvertes en 1ère et 2eme année, et une nouvelle spécialité professionnelle est ajoutée en M2 : « Réalisateur de projet mémoire », qui est destinée à former des médiateurs culturels bilingues capables de piloter des projets relatifs à la mémoire patrimoniale. Adossée principalement aux unités de recherche en histoire contemporaine et en sciences politiques, elle recourt à des compétences interdisciplinaires présentes dans deux autres unités de recherche, orientées vers les arts et l’anthropologie de la communication. Elle affiche résolument l’orientation interculturelle de la formation, qui fait appel à des universités étrangères dans un partenariat assez fortement intégré, au moins pour l’une des spécialités. Indicateurs Effectifs constatés (moyenne annuelle) 110 Effectifs attendus 120 en M1 Taux de réussite 65/70 % Résultat de l’évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) NR Résultat de l’analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) NR Résultat de l’analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) NR Bilan de l’évaluation Appréciation globale : La mention « Relations européennes et internationales » reprend sous un nouvel intitulé une formation de master dont certains éléments ont été mis en place dès 2006. Elle bénéficie donc d’une bonne expérience pédagogique et scientifique. Le montage du dossier, relativement négligé, disperse l’information entre la présentation de la mention et la fiche d’auto-évaluation qui ne joue pas du tout le rôle qui lui est normalement assigné. Il en résulte des contradictions qui nuisent parfois à la bonne compréhension de la structure de la mention. Elle s’inscrit cependant bien dans les objectifs généraux de l’université qui sont de construire l’offre de formation à partir d’une analyse des compétences professionnelles et des débouchés. Cette préoccupation a présidé à la composition de l’équipe pédagogique, dirigée par 2 professeurs et 1 maître de conférence (à qui incombe la coordination de la spécialité la plus lourde, ce qui est paradoxal) ; elle présente trois caractéristiques très positives : un bon équilibre entre les personnels de la recherche et de l’enseignement supérieur d’une part, les professionnels de 1 l’autre, qui représentent 30 % des intervenants ; un riche éventail pluridisciplinaire (les intervenants relèvent de dix sections CNU, mais avec une nette dominante en histoire contemporaine) et un adossement solide à quatre unités de recherches confirmées (voir présentation). La mention a d’emblée développé une démarche innovante dans sa dimension internationale, qui paraît reposer sur des partenariats bien construits. L’insertion dans l’une des spécialités du programme MAGISTHERE, en coopération avec l’Université d’enseignement à distance de Madrid et l’Université de Cosenza, offre aux étudiants de véritables outils de mobilité, et des incitations à une formation bilingue. La mention peut être suivie en enseignement à distance ; les cours de langue (dont l’horaire faible : 24 h au total sur deux années, contraste avec les objectifs annoncés) sont complétés dans une autre spécialité par des journées de séminaires disciplinaires multilingues organisés en alternance par les universités partenaires. Si la conception structurelle mérite une évaluation favorable, le bilan du fonctionnement appelle des observations plus critiques. Il est notamment impossible de connaître précisément la part des étudiants d’origine étrangère dans la mention et dès lors, de mesurer l’impact des innovations notées plus haut. La part des professionnels dans les horaires d’enseignement n’est pas non plus précisée. La mention ne propose pas de véritable tronc commun, mais des enseignements mutualisés, sous forme de cours de langue et de séminaires, qui peuvent faciliter les passerelles entre les spécialités. Son fonctionnement souffre surtout d'une relative indifférence à l’insertion des étudiants : il n’existe pas d'enquête systématique, ce qui ne permet pas de justifier les projections optimistes sur les flux à venir, et la pratique de l’auto-évaluation par les étudiants est inexistante. L’importance accordée aux stages et/ou aux mémoires de recherche manque de précision. Enfin, les finalités de la nouvelle spécialité « Réalisateur de projet mémoire », ne sont pas suffisamment distinguées par rapport à celles de la spécialité « Médiation du patrimoine »: la dimension mémorielle est en effet souvent présente dans le patrimoine. Les risques de chevauchement ne sont pas à exclure et doivent être pris en compte par les responsables de la mention. Points forts : Partenariat international renforcé dans le cadre du programme Magisthere, avec enseignement à distance. Bon adossement à la recherche dans une dimension interdisciplinaire. Co-habilitation avec l’IEP et mutualisations pertinentes des enseignements. Points faibles : Une lisibilité insuffisante des contenus des enseignements et donc des spécificités de chaque spécialité. Une politique de stages moins claire que dans d’autres mentions comparables. Des négligences dans le pilotage de la mention : elle ne s’est pas dotée d’instruments d’évaluation interne et de suivi des étudiants diplômés, pourtant indispensables. Notation Note de la mention (A+, A, B ou C) : B Recommandations pour l’établissement L'aspect parfois redondant entre deux des trois spécialités (« Médiations du patrimoine » et « Réalisateur de projet mémoire ») tient peut-être à l’isolement de la nouvelle mention issue de l’ancienne mention histoire. Cet isolement risque aussi de la priver d’une partie du vivier qui alimentait les différentes spécialités. L’objectif suggéré de réunir à nouveau les deux mentions devrait être vivement encouragé, pour permettre un usage commun des instruments de pilotage, une meilleure coordination des stages. Il conviendrait également de limiter la tendance à un excès de spécialisation dans l’organisation pédagogique et le contenu des enseignements dans les spécialités indifférenciées, afin de préserver au mieux les possibilités de réorientation et de positionner avec plus de clarté l’offre de formation dans le domaine du patrimoine, par rapport à des mentions proches dans d’autres universités (notamment Université de Bretagne Sud). Il n’est pas sûr que l’ouverture de la nouvelle spécialité y contribue. 2 Appréciation par spécialité Médiation du patrimoine en Europe Indicateurs : Effectifs constatés 34 à 49 Effectifs attendus 50 Taux de réussite 70 % Résultat de l’évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) NR Résultat de l’analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) NR Résultat de l’analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) NR Appréciation : La spécialité a pour objectif de former des médiateurs du patrimoine aux projets européens. L’ouverture internationale affichée, dans un réseau d’enseignement à distance, est une dimension innovante, mais son application concrète n’est pas détaillée. Beaucoup d’interrogations subsistent sur la structure, pour laquelle le dossier ne donne pas une information claire : la charge d’enseignement, 771 heures, paraît lourde pour être utilement compatible avec les exigences de participation des étudiants à deux stages et avec l’encouragement à un semestre de mobilité. La prise en charge des stages par des responsables de la DRAC peut faire craindre une finalité trop étroitement ciblée ; celle-ci, de toutes façons, devrait être plus clairement précisée, pour justifier la spécificité par rapport à des formations en histoire de l’art du même établissement ou des mentions de master de l’Université de Bretagne-Sud. Points forts : Partenariat européen MAGISTHERE. Interdisciplinarité réelle des enseignements. Bonne garantie de débouchés dans le tissu régional. Points faibles : Objectifs trop proches d’une médiation culturelle « classique » et existant en art. Visibilité insuffisante des contenus des cours, stages, évaluations…. Un mauvais équilibre entre les programmes d’enseignement et les obligations de stage. Notation Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : B Recommandations pour l’établissement Il serait opportun de relire attentivement le dossier, de ne pas confondre l’usage de la fiche d’auto-évaluation avec la présentation de la spécialité, et d’exposer plus précisément les finalités de la formation de façon à mieux en assurer la pertinence par rapport à des formations existantes aux finalités proches, et par rapport à la spécialité 3. 3 Relations internationales Indicateurs : Effectifs constatés (moyenne annuelle) 61 Effectifs attendus 55 Taux de réussite 70 % Résultat de l’évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) NR Résultat de l’analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) NR Résultat de l’analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) NR Appréciation : La spécialité propose une formation fondamentale sur l’histoire des relations internationales du monde contemporain, qui privilégie les phénomènes de relations culturelles (ce n’est pas de l’histoire diplomatique) ; elle s’intéresse en priorité à l’aire méso-américaine, avec laquelle des partenariats sont tissés (ce qui n'est pas le cas du Moyen-Orient ou de l’Afrique, pourtant également annoncés comme aires d’association). La co-habilitation avec l’IEP et l’insertion de séminaires multilingues lui donnent une identité certaine et un bon adossement à la recherche. Mais la structure présente des défauts : la mutualisation de cours et de séminaires, qui s’approchent en M1 d’un tronc commun, est maintenue de manière moins pertinente en M2, au détriment d’une spécialisation progressive. L’ouverture professionnelle se limite aux métiers de la recherche et du journalisme, communs à beaucoup d’autres formations, et la politique des stages est absente du dossier. Points forts : Co-habilitation avec l’IEP de Rennes. L’ouverture sur les Amériques donne une spécificité régionale et transdisciplinaire intéressante ; l’ouverture géographique vers l’Amérique latine est peu fréquente dans la moitié nord de la France. Séminaires multi-lingues. Points faibles : Pas de vraie formation professionnalisante : les stages professionnels ne sont pas décrits. Un manque de visibilité des liens avec les universités étrangères hors Amérique. Progression insuffisante entre le M1 et le M2. Notation Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : B Recommandations pour l’établissement La maquette de formations, intéressante pour une dimension recherche, devrait être absolument précisée dans ses objectifs, moyens et contenus, notamment dans les perspectives professionnelles ; l’organisation des stages et leur place devraient apparaître plus clairement. 4 Réalisateur de projet mémoire (M2) - création Indicateurs : Effectifs constatés NR Effectifs attendus 15/20 Taux de réussite NR Résultat de l’évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) NR Résultat de l’analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) NR Résultat de l’analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) NR Appréciation : La nouvelle spécialité professionnelle est prévue pour former les spécialistes de la médiation culturelle sur les questions de la mémoire, mais aussi pour former des enseignants. Elle vise donc à offrir une diversification de débouchés à partir de la 1ère année de la spécialité 1. Mais l’articulation des contenus entre les deux spécialités doit être mieux précisée, pour bien montrer l’apport nouveau de cette création. Il est également souhaitable que la dimension nationale et internationale des objectifs soit plus nettement exposée, s’il y a lieu. La diversité thématique des enseignements, positive en soi, paraît trop forte au 2eme semestre et nuit à la progressivité souhaitable de la formation. Points forts : Qualité et importance de l’équipe pédagogique. Co-habilitation avec l’IEP et partenariat avec l’Institut des Amériques. Points faibles : Positionnement insuffisamment étayé au sein de l’offre de formation de l’établissement, avec des risques de concurrence. Manque de visibilité des objectifs en fonction du cursus. La spécialité est présentée comme unique en France, mais les débouchés professionnels sont-ils suffisamment identifiés pour justifier une formation aussi étroitement définie ? Les conditions de stage et de rédaction du rapport/mémoire demeurent floues. Notation Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : C Recommandations pour l’établissement Il serait important de positionner avec plus de clarté cette spécialité dans l’offre globale de formation de l’établissement, et de revoir si nécessaire les objectifs professionnels dans cette perspective. La dimension internationale vers des pays émergents, où peut apparaître ce type de demande sociale mémorielle, mériterait d’être approfondie. 5 Evaluation des diplômes Masters – Vague B ACADEMIE : RENNES Etablissement : Université Rennes 2 Demande n° S3MA120000158 Domaine : Sciences humaines et sociales Mention : Psychologie Présentation de la mention La mention « Psychologie » regroupe six spécialités. La spécialité « Psychologie du travail, de la santé et du handicap », seule spécialité présentée comme exclusivement professionnelle,comprend 4 parcours. La spécialité « Psychopathologie fondamentale et appliquée » comprend également 4 parcours. Une troisième spécialité (en demande de création) est intitulée « Pratiques cliniques en milieu médical, sanitaire et social ». Une quatrième spécialité, « Psychocriminologie et victimologie », organisée sous la forme de 2 parcours, correspond à un ancien parcours de la spécialité de « Psychopathologie ». A ces quatre spécialités, on doit ajouter une spécialité « Recherche » (non-évaluée), qui concerne les étudiants qui s’inscrivent dans un des laboratoires rennais (le CRPCC), co-habilitée avec les Universités de Nantes et Angers (dossier porté par Nantes), ainsi qu’un projet de spécialité « Conseil en orientation » qui aurait un double référencement de master de « Psychologie » et de master « Métiers de l’enseignement » (non évalué). Ce projet serait conditionné par le devenir du Centre de formation des conseillers d’orientation-psychologues. Les spécialités évaluées sont donc essentiellement professionnalisantes (même si la plupart ont un statut de spécialité indifférenciée) et couvrent ensemble une vaste étendue de secteurs de la psychologie, permettant à chaque sous-discipline de la psychologie d’être représentée. L’offre de formation en psychologie est relativement diversifiée et présente plusieurs parcours ou spécialités qui se distinguent sur le plan national (« Psychoergonomie », « Ingénierie psychosociale et cognitive », « Psychocriminologie »). Indicateurs Effectifs constatés M2 :167 Effectifs attendus M2 :182 Taux de réussite 36 % en M1 TB en M2 Résultat de l’évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) Non/Disponible Résultat de l’analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) Environ 80 % Résultat de l’analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) Non/Disponible Bilan de l’évaluation Appréciation globale : Il faut d’abord mentionner la très mauvaise coordination du dossier. Des données factuelles sont erronées, le nombre de spécialités et de parcours et leur intitulé varient tout au long des documents, rendant l’analyse du dossier extrêmement difficile. La mention apparaît largement hétérogène, ce qui est naturel compte tenu de la diversité des activités du psychologue. 1 On relève, cependant, de l’hétérogénéité dans au moins une spécialité (« Psychologie du travail, de la santé et du handicap »), et à l’inverse une excessive homogénéité à l’intérieur d’une autre spécialité (« Psychopathologie »), ainsi qu’un fort recouvrement du projet de création de la nouvelle spécialité « Pratiques cliniques » avec une spécialité existante (« Psychopathologie »). La lisibilité de l’offre de formation pourrait, semble-t-il, être aisément améliorée en réorganisant la composition de trois spécialités. Points forts : L’adossement recherche. Un taux d’insertion des diplômés globalement satisfaisant. Une bonne attractivité de la formation, dans l’ensemble, avec une proportion importante d’étudiants de M2 provenant d’autres universités. Points faibles : Un parcours recherche au sein de la spécialité « Psychopathologie » apparaît très problématique en raison de la faible proportion de diplômés qui poursuivent en thèse. Une spécialité (« Pratiques cliniques ») est fortement redondante avec une autre (« Psychopathologie »). Mauvaise lisibilité de certains parcours (« Développement humain et handicap »). Notation Note de la mention (A+, A, B ou C) : B Recommandations pour l’établissement Il conviendrait de confier la responsabilité des différents parcours à des PR. Un dispositif d’évaluation de la formation (incluant étudiants et professionnels) et de suivi des diplômés devrait être systématisé. On pourrait sans doute, pour chercher à améliorer la lisibilité de l’offre de formation, envisager de structurer la mention autour de trois spécialités (parmi les quatre évaluées ici). La première spécialité, qui pourrait s’intituler « Ingénierie psychosociale et cognitive », regrouperait 3 à 4 parcours : 1. « Ingénierie psychosociale et cognitive des organisations » ; 2. « Ingénierie psycho-ergonomique » (en insistant sur la composante psychologique de la formation) ; 3. « Ingénierie psychosociale de la santé » ; à ces 3 parcours rennais, pourrait se rattacher un parcours de l’Université de Bretagne Occidentale 4. « Ingénierie de l’enquête d’opinion ». La seconde spécialité regrouperait les deux parcours professionnalisants de « Psychopathologie », l’un centré sur l’adulte, l’autre sur l’enfant et l’adolescent, envisageant d’un rapprochement avec l’Université de Bretagne Occidentale. Le parcours recherche de l’actuelle spécialité « Psychopathologie » pourrait être supprimé. Il accueille essentiellement des étudiants qui n’ont pu accéder à des M2Pro. La plupart ne s’inscriront pas en thèse. Il conviendrait alors d’offrir la possibilité aux diplômés des spécialités « Psychopathologie », d’une part, et « Psychocriminologie », d’autre part, de poursuivre en thèse tout en privilégiant la formation professionnalisante de ces spécialités. La spécialité « Pratiques Cliniques » en milieu médical, sanitaire et social, pourrait devenir un parcours de la spécialité « Psychopathologie », qui pourrait prendre une dénomination traditionnelle de psychologie clinique et pathologique. 2 Appréciation par spécialité Psychologie du travail, de la santé et du handicap Présentation de la spécialité : Cette spécialité professionnelle, adossée au laboratoire CRPCC, comprend quatre parcours : un parcours dit « Ergonomie », qui consiste en fait en une formation de psychoergonomie, un parcours d’ »Ingénierie Psychosociale et Cognitive », un parcours de « Psychologie sociale et communautaire de la santé », et enfin un parcours « Développement humain et handicap ». Indicateurs : Effectifs constatés Non/Disponible Effectifs attendus 72 Taux de réussite 90 % Résultat de l’évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) Non/Disponible Résultat de l’analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) 82,5 % Résultat de l’analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) Non/Disponible Appréciation : Cette spécialité présente une réelle solidité, mais pourrait améliorer notablement sa lisibilité en se réorganisant autour de la notion d’ingénierie psychosociale et cognitive, qui constitue un modèle d’action (au niveau de l’articulation laboratoire-terrain, comme au niveau de la gouvernance) par rapport auquel au moins 3 parcours peuvent s’inscrire. Points forts : Bonne attractivité (forte proportion de recrutement des étudiants en-dehors de Rennes). Taux d’insertion des diplômés satisfaisant. Originalité de l’offre de formation. Points faibles : La dénomination de la spécialité pose un vrai problème de lisibilité. Le parcours « Développement humain et handicap » apparaît mal positionné. Il semble également éloigné des 3 autres. Le parcours « Ergonomie » devrait prendre une dénomination rendant mieux compte du fait qu’il forme des psychologues. Notation Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : B Recommandations pour l’établissement La spécialité « Psychologie du travail, de la santé et du handicap » pourrait devenir « Ingénierie psychosociale et cognitive » du fait que le laboratoire sur lequel cette spécialité est adossée participe à une spécialité recherche co-habilitée avec Nantes et Angers. 3 Psychopathologie fondamentale et appliquée Présentation de la spécialité : Cette spécialité indifférenciée comprend quatre parcours : un parcours « Recherche », un parcours de « Psychopathologie de l’adulte », un parcours de « Psychopathologie de l’enfant et de l’adolescent » et enfin un parcours international (avec la Russie). Indicateurs : Effectifs constatés 80 Effectifs attendus 74 Taux de réussite 100 % Résultat de l’évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) Non/Disponible Résultat de l’analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) Non/Disponible Résultat de l’analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) Non/Disponible Appréciation : Cette spécialité demande à être profondément remaniée. Un des parcours devrait être supprimé (parcours recherche). Points forts : Bonne attractivité (forte proportion de recrutement des étudiants en-dehors de Rennes). Taux d’insertion des diplômés satisfaisant pour l’un des parcours. Points faibles : Redondance avec la spécialité (en demande de création) de « Pratiques cliniques ». Le parcours « Recherche » n’apparaît pas défendable. Il draine les étudiants en échec d’insertion dans les M2Pro. Ceux-ci, pour la plupart, n’effectueront pas de thèse et concurrencent les diplômés qui ont reçu une formation adaptée aux emplois auxquels ils prétendent. Effectifs attendus très excessifs. Notation Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : B Pratiques cliniques en milieu médical, sanitaire et social Présentation de la spécialité : Cette spécialité indifférenciée comprend un unique parcours. Elle constitue une évolution intéressante de l’offre de formation en psychologie clinique et pathologique, mais ne devrait pas avoir le statut de spécialité. Indicateurs : Effectifs constatés Création Effectifs attendus 22 Taux de réussite Création Résultat de l’évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) Création Résultat de l’analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) Création Résultat de l’analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) Création 4 Appréciation : Cette spécialité s’inscrit, comme la spécialité de « Psychopathologie », dans le champ de la psychanalyse lacanienne. Elle constitue une tentative intéressante d’adaptation de l’offre de formation à la demande du terrain, bien que le champ de la psychologie clinique de la santé, qui pourrait constituer un complément de formation adapté, ne soit pas présent. De manière générale, la zone de recouvrement avec la spécialité de « Psychopathologie » est considérable. Point fort : Une tentative d’adaptation de l’offre de formation à la demande du terrain. Points faibles : Pas de PR impliqué dans la coordination de la spécialité. Grande redondance avec la spécialité « Psychopathologie ». Formation exclusivement centrée sur la psychanalyse. Notation Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : C Psychocriminologie et Victimologie Présentation de la spécialité : Cette spécialité indifférenciée comprend 2 parcours : un parcours international « Pratiques criminologiques » (avec l’Université de Liège et celle de Feiburg-im-Brelsgau, qui dépend de l’Institut Max Planck), qui concerne un petit nombre d’étudiants, et un parcours de « Psychocriminologie ». Les deux parcours existaient antérieurement, mais pas sous la forme d’une spécialité. Indicateurs : Effectifs constatés 24 +5 Effectifs attendus 45 Taux de réussite 100 % Résultat de l’évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) Non/Disponible Résultat de l’analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) 77 % Résultat de l’analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) Non/Disponible Appréciation : Cette spécialité présente une visibilité intéressante qui justifie son statut de spécialité. Elle étoffe l’offre de formation rennaise en psychologie sous un aspect original et attractif pour les étudiants, bien au-delà de la région Bretagne compte tenu du très faible nombre de formations concurrentes sur le territoire national. L’adossement recherche est solide. Seul bémol : le taux d’insertion des jeunes diplômés doit être amélioré. En l’état, il ne paraît pas raisonnable de doubler la capacité d’accueil de la spécialité. Une vingtaine d’étudiants par promotion pour le parcours standard (parcours 2) et des attentes circonscrites pour le parcours international semblent s’imposer. Points forts : Très bonne attractivité (très forte proportion de recrutement des étudiants en-dehors de Rennes). Perspectives multi-disciplinaires (psychologie clinique et psychologie sociale judiciaires). Adossement recherche solide. 5 Points faibles : Pas de PR en responsabilité dans la spécialité. Une spécialité aussi distinctive doit reposer sur un PR spécialiste du champ, d’autant que la spécialité est présentée comme indifférenciée, autorisant ainsi des diplômés à poursuivre directement en thèse à l’issue du M2. Effectifs attendus excessifs, surtout au regard d’un taux d’insertion qui apparaît correct, mais devrait être amélioré. Notation Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : A Psychologie recherches fondamentales et applications Cette spécialité est cohabilitée entre l’Université de Nantes et l’Université Rennes 2. 6 Evaluation des diplômes Masters – Vague B ACADEMIE : RENNES Etablissement : Université Rennes 2 Demande n° S3MA120000159 Domaine : Sciences humaines et sociales Mention : Sciences de l’éducation Présentation de la mention La mention est structurée par trois spécialités (une autre à visée professionnelle et ouverte à l’enseignement à distance est proposée à la création) : 1) « Education et formation » (à visée indifférenciée) est composée de trois parcours : a) « Education, apprentissages et didactique » (indifférencié) s’adresse à des professionnels en exercice et à des étudiants qui se destinent aux carrières de l’enseignement supérieur. b) « Sport, culture, éducation » (indifférenciée) prépare à différents concours (agrégation en EPS, CAPEPS, professeur des écoles pour de jeunes sportifs en reconversion). c) « Ingénierie de formation en sport » (visée professionnelle) forme des experts de haut niveau sur les questions de la formation physique et sportive dans une perspective européenne. 2) « Stratégie et ingénierie en formation d’adultes » (SIFA) (visée professionnelle) offre deux parcours : a) Le parcours « Cadres de santé », issu d’une coopération avec l’institut de formation des cadres de santé de Rennes, vise la formation de cadres se destinant à exercer dans des structures de soins (hôpitaux publics et privés ou autres). b) Le parcours « Stratégie et ingénierie en formation d’adultes » vise principalement à former à la mise en place de démarches et de stratégies et d’ingénieries dans le champ de la formation des adultes. 3) « Technologies pour l’éducation et la formation »(TEF) (visée professionnelle) a pour objectif de former des cadres supérieurs pilotant des dispositifs d’éducation, de formation, d’animation, d’action culturelle et d’insertion développant et/ou utilisant les technologies de l’information et de la communication (TIC). Le M1 intitulé «Ingénierie, technologies de l’éducation et formation » est commun aux spécialités SIFA et TEF. 4) « Politique sectorielle et gestion des systèmes d’enseignement et de formation » : (visée professionnelle). Cette spécialité est une création proposée en M2 uniquement ; cette formation, ouverte à distance, prolongerait un M1 (PSGSE) proposé depuis 2007 aux cadres de l’éducation africains à l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD) de Dakar pour les pays d’Afrique francophones. Indicateurs Effectifs constatés 256 Effectifs attendus 245 Taux de réussite [86 % ;100 %] Résultat de l’évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) * Résultat de l’analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) * Résultat de l’analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) * * Pas d’informations suffisantes dans le dossier. 1 Bilan de l’évaluation Appréciation globale : Le dispositif de formation est intéressant et original, tant au niveau de l’établissement qu’au niveau régional (voire sur le plan national) ; l’offre est diversifiée sans pour autant être dispersée ; le positionnement des spécialités de la mention dans l’offre de formation de l’établissement devrait être cependant plus lisible, car quelques redondances sont identifiables dans l’offre de formation de l’établissement, notamment vis-à-vis du master « Métiers de l’éducation et de la formation » et du master « STAPS ». Points forts : L’adossement à une sérieuse équipe de recherche (Centre de recherche sur l’éducation, les apprentissages et la didactique (CREAD)) permet de favoriser à la fois la cohérence des enseignements et leur pertinence (sur l’ensemble de la mention), indépendamment des perspectives dominantes des spécialités pour lesquelles on note aussi des efforts louables d’adossement à d’autres institutions (professionnelles et/ou scientifiques). Cette mention présente une spécificité régionale notable : c’est la seule mention en Bretagne à préparer aux métiers de l’éducation et de la formation. Bonnes perspectives d’insertion professionnelle d’étudiants en formation initiale (spécialité TEF). Points faibles : Le suivi des cohortes est insuffisant. Faible ouverture à l’international. Certaines spécialités ne sont pas portées par un nombre suffisant d’enseignant-chercheurs (c’est le cas par exemple de la spécialité « Technologies de l’éducation et de la formation »). Notation Note de la mention (A+, A, B ou C) : A Recommandations pour l’établissement Il conviendrait de : Accroître la participation ou le recrutement d’enseignants-chercheurs « permanents » pour renforcer le caractère universitaire de certaines spécialités (TEF, par exemple). Mutualiser des enseignements avec le master « Métiers de l’éducation et de la formation » de Rennes 2, ou rendre plus lisible leurs spécificités respectives. Améliorer le suivi des cohortes. Eviter la multiplication des spécialités et des parcours (la spécialité, en demande de création, « Politique sectorielle et gestion des systèmes d’enseignement et de formation ») 2 Appréciation par spécialité Education et formation (E&F) Présentation de la spécialité : Elle est structurée par trois parcours : -« Education, apprentissages et didactique » (indifférencié) vise un public de professionnels en exercice et des étudiants se destinant aux carrières de l’enseignement supérieur. -« Sport, culture et éducation » (indifférencié) prépare à différents concours de l’enseignement. -« Ingénierie de formation en sport » (professionnel) vise la formation d’experts de haut niveau dans une perspective européenne– non ouvert par manque d’étudiant. Indicateurs : Effectifs constatés 138 (M1) + 28 (M2) Effectifs attendus 70 (M1) + 50 (M2) Taux de réussite 86 (M1) + 100 (M2) Résultat de l’évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) NR Résultat de l’analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) NR Résultat de l’analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) NR Appréciation : Les objectifs de cette spécialité sont clairement définis ; les taux de réussite sont satisfaisants ; on note toutefois une forte redondance entre cette spécialité et d’autres spécialités d’autres masters (Métiers de l’éducation et de la formation et master STAPS). Points forts : Bon adossement aux milieux de la recherche et socioprofessionnels. Bonne harmonisation entre l’université et l’IUFM. Points faibles : Fortes redondances avec d’autres formations master au sein du même établissement qui en diminuent la lisibilité. Manque de lisibilité dans l’organisation des enseignements. Notation Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : B Recommandations pour l’établissement Compte tenu de la proximité des contenus des parcours « Sport, culture et éducation » (SCE) et « Education, apprentissages et didactique », il conviendrait de mieux positionner l’offre de formation et/ou d’envisager une mutualisation. Une mutualisation serait possible avec le master « Métiers de l’éducation et de la formation ». Il faudrait clarifier le positionnement de l’offre de formation du parcours SCE et de la spécialité « Education physique et sportive et métiers de l’enseignement » du master « Métiers de l’éducation et de la formation ». Il serait souhaitable d’ajuster le nombre d’ECTS avec le volume horaire des UE. 3 Stratégie et ingénierie en formation d’adultes (SIFA) Présentation de la spécialité : Cette spécialité est composée de deux parcours (à visée professionnelle) : -« Cadres de santé » en lien avec l’Institut de formation des cadres de santé. -« Stratégie et ingénierie en formation d’adultes ». (La formulation de la structuration de la mention n’est pas clairement présentée dans le dossier : tantôt deux parcours sont annoncés, tantôt la spécialité ne différencie aucun parcours.) Indicateurs : Effectifs constatés 71 (M1) + 18 (M2) Effectifs attendus 73 (M1) + 25 (M2) Taux de réussite 100 (M1) + 85 (M2) Résultat de l’évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) NR Résultat de l’analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) SO* (env. 7/12) Résultat de l’analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) NR * Car la plupart des étudiants sont en FC Appréciation : Cette spécialité est attractive ; elle est la continuité d’une formation engagée il y a 20 ans et bénéficie des avantages attachés à cette longue expérience ; elle a su s’adapter aux transformations du monde du travail et des milieux socioprofessionnels d’une part et aux évolutions de la structuration de la recherche dans le domaine de la formation pour adultes d’autre part. Cette spécialité est bien placée régionalement et probablement nationalement. Les candidatures augmentent régulièrement depuis 2007. Points forts : Nombreux débouchés professionnels. Taux de réussite très élevés. Important réseau des anciens étudiants qui permet de tisser des liens importants avec le monde professionnel. Points faibles : Présence trop faible d’enseignant-chercheurs intervenant dans la spécialité. Manque de clarté dans la présentation de la spécialité. Notation Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : A Recommandations pour l’établissement Il faudrait : Augmenter la proportion d’enseignants-chercheurs dans la spécialité. Améliorer la visibilité des parcours (y compris dans l’organisation des enseignements) et des contenus par l’utilisation des TICE. 4 Technologies pour l’éducation et la formation (TEF) Présentation de la spécialité : Cette spécialité (professionnelle) vise la formation des cadres supérieurs pilotant des dispositifs d’éducation, de formation, d’animation, d’action culturelle et d’insertion développant et utilisant les TIC. Indicateurs : Effectifs constatés 89 (M1) + 16 (M2) Effectifs attendus 30 (M1) + 20 (M2) Taux de réussite 97(M1) + 92 (M2) Résultat de l’évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) Résultat de l’analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) Résultat de l’analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) NR 80 % emploi NR Appréciation : Cette spécialité propose une formation sérieuse et fortement professionnalisante dans des secteurs économiques émergents dans les usages sociaux et éducatifs des TIC. Points forts : Nombreux débouchés professionnels. Taux de réussite très élevés. Important taux d’insertion professionnelle. Points faibles : Chute importante des effectifs en M2. Liens pas assez marqués avec la recherche. Notation Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : A Recommandations pour l’établissement Il serait souhaitable de : Augmenter la lisibilité de la répartition des intervenants dans la spécialité (enseignants-chercheurs, autres). Améliorer l’adossement à la recherche. 5 Politique sectorielle et gestion des systèmes d'enseignement et de formation Présentation de la spécialité : Cette spécialité, à visée professionnelle, est une création proposée seulement en M2 ; c’est une formation ouverte à distance qui prolongerait un M1 (PSGSE) proposé depuis 2007 aux cadres de l’éducation africains à l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD) de Dakar pour les pays d’Afrique francophones ; elle vise la formation de consultants et de gestionnaires de systèmes d’enseignement et de dispositifs de formation. Indicateurs : Effectifs constatés * Effectifs attendus * Taux de réussite * Résultat de l’évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) * Résultat de l’analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) * Résultat de l’analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) * * demande de création Point fort : Partenariat international dans le cadre du Bureau de l’UNESCO pour l’Education en Afrique (BREDA DAKAR). Points faibles : Aucun adossement à la recherche. Les contenus de la formation ne sont pas explicités. Le suivi des étudiants dans le cadre des stages n’est pas suffisament explicité. Les intervenants et leurs modes d’intervention ne sont pas renseignés. Notation Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : C Recommandations pour l’établissement Si l’objectif de cette création est en grande partie justifié par la certification de cadres de l’éducation africains (issus d’un M1 « PSGSE » à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar), il serait plus raisonnable de leur proposer une inscription dans une des autres spécialités de la mention. Métiers du secteur éducatifs Cette spécialité sera évaluée a posteriori. 6 Evaluation des diplômes Masters – Vague B ACADEMIE : RENNES Etablissement : Université Rennes 2 Demande n° S3MA120000160 Domaine : Sciences humaines et sociales Mention : Sociologie Présentation de la mention La mention « Sociologie » regroupe deux spécialités présentées comme indifférenciées, chacune comprenant deux parcours. La spécialité « Métiers de la sociologie et des sciences du langage : recherche, expertise et intervention » correspond, en fait, à une formation à la recherche. Elle regroupe deux volets à finalité recherche dominante, l’un centré sur la sociologie, l’autre sur les sciences du langage, qui visent à former les étudiants aux métiers de l’enseignement et de la recherche. La spécialité « Intervention sociale », également présentée comme indifférenciée, constitue une formation professionnalisante qui offre deux parcours relativement distincts. Le premier, « Direction des politiques et dispositifs d’insertion, de médiation et de prévention » (DPDIMP), forme des professionnels de l’action sociale (responsable de projet, de secteur ; chargé de mission d’insertion, de médiation, de prévention, cadre de l’action sociale, etc.). Le second, « Métiers de l’ingénierie de l’action sociale et éducative » (MIASE), forme des « ingénieurs sociaux » (chargés d’études, chargés de mission, conseillers techniques, chefs de projets, coordinateurs locaux). Cette organisation fait suite à plusieurs réorganisations réalisées en fonction des regroupements de disciplines au sein des départements et en fonction de recommandations émises lors de la précédente campagne. Indicateurs Effectifs constatés M1 : 80/M2 :95 Effectifs attendus M1 : 95/M2 :85 Taux de réussite 43 % en M1 65 % en M2 Résultat de l’évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) Non/Disponible Résultat de l’analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) Environ 65 % Résultat de l’analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) Non/Disponible Bilan de l’évaluation Appréciation globale : Il faut d’abord mentionner que l’auto-évaluation ne permet pas de dégager la structure et l’organisation de la mention, reprenant des projets qui ont été retirés du dossier transmis. La mention présente une bonne lisibilité de l’offre de formation avec une spécialité à finalité recherche et une spécialité à finalité professionnelle. L’adossement recherche est bon. L’adossement terrain apparaît très correct pour les parcours professionnalisants, qui sont d’ailleurs organisés sous la forme d’une formation en alternance. Dans l’ensemble, la formation semble relativement classique pour ce qui concerne la sociologie, solide et sans surprise. 1 L’originalité vient des sciences du langage, mais l’on cerne mal la plus-value de cette association en termes de formation comme de débouchés professionnels. Les effectifs de chaque parcours ne sont pas suffisamment déterminés en tenant compte des insertions possibles à l’issue de chaque parcours et de la conjoncture. L’équipe pédagogique a démontrer la capacité d’accueil à partir des données qu’elle peut fournir concernant l’insertion des jeunes diplômés et le type d’emploi obtenu. La capacité d’accueil devrait être réévaluée régulièrement par un comité de pilotage, en fonction des résultats d’une enquête minutieuse sur les emplois obtenus à l’issue de chaque parcours professionnel et de la conjoncture. Les parcours recherche devraient faire l’objet d’une évaluation précise des thèses effectuées à la suite du M2R. Points forts : L’adossement recherche ; un mémoire de recherche en M1. L’ouverture internationale consistante. Un taux d’insertion des diplômés globalement satisfaisant dans un parcours (DPDIMP). Une bonne attractivité de la formation, dans l’ensemble, avec une proportion importante d’étudiants de M2 provenant d’autres universités. Points faibles : Une spécialité recherche très problématique en raison de la très faible proportion de diplômés qui poursuivent en thèse (un étudiant sur 10 environ). Des taux de réussite insuffisants, en particulier au niveau du M2. Aucun élément n’est mentionné pour expliquer ces échecs. Peu de plus-value apparente du regroupement de la sociologie et des sciences du langage. Il s’agit d’un regroupement organisationnel plutôt que d’une synergie. Le M1 est commun, mais est structuré essentiellement au niveau de la sociologie. Le M2, au contraire, apparaît très distinctif pour les disciplines impliquées, très peu de mutualisation apparaissant entre les différents parcours. Notation Note de la mention (A+, A, B ou C) : B Recommandations pour l’établissement Il conviendrait de s’interroger quant à l’opportunité d’une filière de formation à finalité recherche vu le très faible nombre de diplômés de M2 qui poursuivent en thèse (un sur 10 environ), et d’explorer des pistes de rapprochement avec d’autres universités du Grand Ouest (Brest, Nantes, etc.) pour l’organisation d’une authentique spécialité recherche, qui pourrait être davantage monodisciplinaire (M2 recherche Sociologie, d’une part, M2R Sciences du langage, d’autre part), ou bien d’explorer une piste de réorganisation des deux spécialités de la mention sous la forme de parcours professionnalisants qui laisseraient, cependant, ouverte la possibilité d’une poursuite en thèse. Il serait nécessaire d’améliorer le taux de réussite en M2 Un dispositif d’évaluation de la formation (incluant étudiants et professionnels) devrait être systématisé. L’enquête de suivi de l’insertion des jeunes diplômés devrait être plus précise. Il devrait être envisagé de faire reposer le dispositif sur les responsables de parcours, en coordination avec l’observatoire local de la vie étudiante. 2 Appréciation par spécialité Métiers de la sociologie et des sciences du langage :recherche, expertise et intervention Présentation de la spécialité : Cette spécialité à finalité recherche, adossée à deux laboratoires, comprend 2 parcours : un parcours de « Sociologie » et un parcours de « Sciences du langage ». Suite à un M1, qui constitue un tronc commun (essentiellement structuré par la sociologie), les parcours de M2 sont bien distincts, offrant peu de mutualisation des enseignements. Indicateurs : Effectifs constatés Non/Disponible Effectifs attendus 45 Taux de réussite Non/Disponible Résultat de l’évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) Non/Disponible Résultat de l’analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) 64 % Résultat de l’analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) Non/Disponible Appréciation : Cette spécialité présente une certaine solidité sur le plan de l’enseignement et de l’encadrement des recherches, mais pose un problème important du fait du très faible nombre de diplômés qui poursuivent en thèse (1 sur 10 environ). Les diplômés du parcours de sciences de langage ne paraissent pas en mesure d’intégrer des métiers sur la base d’une formation professionnelle adéquate. Points forts : Bonne attractivité (forte proportion de recrutement des étudiants en-dehors de Rennes). Adossement recherche. Points faibles : Peu de plus-value apparente du regroupement de la sociologie et des sciences du langage au sein d’une même spécialité. Proportion extrêmement faible de diplômés du M2 qui poursuivent en thèse. Manque de données permettant de différencier les parcours sur ce point. Effectifs attendus en décalage avec les débouchés. Inadéquation de la formation au marché de l’emploi, pour ce qui concerne le parcours de sciences du langage. Notation Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : C Recommandations pour l’établissement Dans l’hypothèse suggérée dans les recommandations pour la mention, le parcours de sciences du langage demanderait une profonde mutation compte tenu de la faible adéquation apparente de la formation avec le marché 3 de l’emploi. Une collaboration avec la psychologie ouvrirait des pistes, notamment concernant les métiers de l’informatique (psychoergonomie) ou les métiers de la santé (psycholinguistique, neuropsychologie). Intervention sociale Présentation de la spécialité : Cette spécialité comprend deux parcours professionnels : un parcours « Direction des politiques et dispositifs d’insertion, de médiation et de prévention » (DPDIMP), et un parcours « Métiers de l’ingénierie de l’action sociale et éducative » (MIASE). Indicateurs : Effectifs constatés 30 Effectifs attendus 44 Taux de réussite 70 % en M2 Résultat de l’évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) Non/Disponible Résultat de l’analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) 70 % environ Résultat de l’analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) Non/Disponible Appréciation : Cette spécialité apparaît globalement solide. Il s’agit d’une formation professionnelle bien insérée dans l’environnement socio-économique. Le parcours MIASE apparaît, cependant, quelque peu en retrait par rapport au parcours DPDIMP (moins bonne attractivité, moins bon taux de réussite, moins bonne insertion des diplômés, objectifs plus diffus). Points forts : Bonne attractivité du parcours DPDIMP (forte proportion de recrutement des étudiants en-dehors de Rennes : 45 %). Taux d’insertion des diplômés satisfaisant pour le parcours DPDIMP. Bonne insertion dans le tissu socio-économique. Points faibles : Insertion des diplômés insuffisante pour le parcours MIASE (60 % à 18 mois). Taux de réussite trop faible à l’issue du M2, en particulier pour le parcours MIASE (64 % en 2008-09). Notation Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : A 4 Evaluation des diplômes Masters – Vague B ACADEMIE : RENNES Etablissement : Université Rennes 2 Demande n° S3MA120000161 Domaine : Sciences, technologie, santé Mention : Sciences et techniques des activités physiques et sportives (STAPS) Présentation de la mention Cette mention représente l’offre coordonnée de cinq universités du Grand Ouest (Rennes 2, Nantes, Poitiers, Brest, Le Mans). L’environnement recherche de la mention comprend plus d’une vingtaine d’unités de recherche habilitées et concerne six écoles doctorales au sein du Réseau des universités de l’Ouest Atlantique (RUOA). L’offre de formation est complète, couvrant les métiers liés aux activités physiques, la politique sportive, le management du sport et l’entraînement. Elle est composée de cinq spécialités en demande de renouvellement et d’une demande de création (la spécialité « EPS : Métiers de l’enseignement » qui n’est pas évaluée) : « Mouvement, sport, santé » (M2S), établissement support : Université Rennes 2. « Expertise, performance, intervention » (EPI), établissement support : Université de Nantes. « Ingénierie de la rééducation, du handicap et de la performance motrice » (IRHPM), établissement support : Université de Poitiers. « Sport et sciences sociales : administration, territoire et intégration » (SSSATI), établissement support : Université de Brest. « Management du sport », établissement support : Université de Poitiers. Indicateurs Effectifs constatés Effectifs attendus Taux de réussite 355 en M1 170 en M2 650 en M1 370 en M2 60 % en M1 75 % en M2 Résultat de l’évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) NR Résultat de l’analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) NR Résultat de l’analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) NR Bilan de l’évaluation Appréciation globale : L’architecture de la mention est complexe (bien que cohérente) et implique des partenaires multiples sur des sites différents et éloignés pour offrir une palette de spécialités à la fois diversifiées, originales et peu redondantes. Il n’y a pas de distinction entre des parcours professionnels et recherche. Les spécialités sont, pour la plupart, très orientées sur un parcours professionnel. La spécialité « Mouvement, sport, santé » (M2S) faisant exception (il s’agit d’un M2R qui a évolué pour intégrer une dimension professionnelle). Les perspectives d’emploi diffèrent selon les 1 spécialités. Toutefois, la région Bretagne vient d’identifier environ 23 000 emplois dans les secteurs couverts par la mention. Ce chiffre va croître en raison du développement des métiers du secteur des activités physiques adaptées encore naissant et où les besoins sont considérables. Enfin, cette mention revendique une offre de formation coordonnée de plusieurs établissements du Grand Ouest. Toutefois, cette offre reste perfectible, notamment en organisant un large tronc commun en M1 facilitant les passerelles entre établissements partenaires (par mutualisation des moyens et contenus), tout en gommant les redondances des contenus entre spécialités au niveau du M2, afin de fournir une délimitation claire des spécificités entre spécialités. Points forts : La coordination régionale (Grand Ouest) d’une vaste offre de formation. L’appui sur de nombreux laboratoires de recherche labellisés (une vingtaine d’unités de recherche habilitées contribuant à six écoles doctorales). Cette formation (en particulier la spécialité M2S) vient en support du « Campus d’excellence sportif breton » et du « Pôle ressource sport/santé » qui verront le jour en janvier 2011. Les spécialités SSSATI (« Sport et sciences sociales : administration, territoire et intégration ») et M2S ont développé un master international qui fonctionne depuis deux ans, avec respectivement un parcours « Sport et humanités en Europe » et un parcours « Mouvement, sport, santé en Europe ». Points faibles : Très peu de tronc commun au niveau du M1 sur l’ensemble des spécialités. D’où un risque que les étudiants puissent difficilement passer d’une spécialité à l’autre, et cela dès le début du M1. Il existe une redondance entre spécialités (M2S ; IRHPM : Ingénierie de la rééducation, du handicap et de la performance motrice ; EPI : Expertise, performance, intervention) sur la question de la performance motrice et la santé. L’absence de données factuelles dans certaines spécialités. Notation Note de la mention (A+, A, B ou C) : A Recommandations pour l’établissement Il faudrait organiser au moins un large tronc commun sur le semestre 7, avec possibilité de passerelle en fin de 1er semestre du M1 (pour l’instant le noyau dur du tronc commun est une UE « Sport, santé, société » de 20h dont le volume est beaucoup trop faible). Il conviendrait d’intégrer un mémoire de recherche en M1, et de mieux définir les modalités du mémoire de M2 qu’il s’agisse des parcours « Recherche » ou des parcours « professionnels ». Il faudrait évaluer précisément l’intérêt de consacrer la totalité du semestre 10 à un stage de très longue durée. Il apparaît nécessaire d’effectuer des enquêtes quantitatives et qualitatives systématiques et de bien meilleure tenue concernant l’insertion des diplômés et leur évaluation de la formation. Il serait souhaitable d’impliquer les professionnels dans le pilotage de la mention (pour évaluer et améliorer la qualité de la formation sur le plan des attentes professionnelles), et de systématiser l’évaluation des enseignements pour toutes les spécialités, à la fois sur l’apport des connaissances et des compétences, mais encore sur les méthodes et procédures utilisées dans la formation. Enfin, il conviendrait de réduire l’effet délétère de l’inscription « administrative » de certains étudiants (surtout en M1) sur les taux de réussite, et d’organiser un suivi du devenir des diplômés aboutissant à des données factuelles. Il faudrait encourager la mobilité enseignante afin de faire des passerelles entre les spécialités M2S, IRHPM, EPI, dont certains débouchés professionnels semblent communs (relation Activité Physique, Sport et Santé). Enfin, il est attendu pour le prochain quadriennal que la filière « EPS : métiers de l’enseignement » draîne 1/3 des inscrits en M1 et la moitié en M2. Même si le master « Enseignement » ne fait pas partie de la présente expertise, il conviendra de positionner (redondances et différences) la spécialité « EPS : métiers de l’enseignement » de la mention STAPS (établissement support : Université de Nantes du réseau RUOA) par rapport aux parcours « Sport, culture et éducation » (SCE) et « Ingénierie de formation en sport » (IFS) de la spécialité « Education et formation » de la mention Sciences de l’éducation dont l’établissement support est l’Université de Rennes 2. 2 Appréciation par spécialité Mouvement, sport, santé (M2S) Présentation de la spécialité : Cette spécialité, pilotée par l’Université de Rennes 2 (en co-habilitation avec 6 autres partenaires : ENS Cachan, EHESP, Rennes 1, Brest, INRA et INRIA de Rennes) au sein du RUOA, a comme vocation affirmée de devenir une formation d’excellence européenne (master international, échanges enseignants et étudiants, co-tutelles de thèse existantes) qui supportera les cursus en sciences de la vie préparant aux métiers et à la recherche impliquant d’une manière ou d’une autre l’activité physique, le sport, le mouvement dans l’Ouest de la France. Le contenu de cette spécialité est fondé sur la biologie de l’exercice et la biomécanique du mouvement qui constituent les matières fondamentales pour la compréhension et l’organisation du mouvement humain. La formation prévoit quatre parcours : « Sport, santé, nutrition » (parcours 1), « Biomécanique du mouvement et ergonomie » (parcours 2), « Sciences de l’entraînement et préparation physique » (parcours 3), « Parcours libre » (parcours 4). La spécialisation au niveau du parcours se fait surtout en M2. Indicateurs : Effectifs constatés Effectifs attendus 40 à 60 en M1 20 à 35 en M2 60 en M1 40 à 45 en M2 Taux de réussite NR Résultat de l’évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) NR Résultat de l’analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) NR Résultat de l’analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) NR Appréciation : On note l’originalité nationale de la spécialité M2S pour les rapports entre les APS et l’ergonomie ou encore la nutrition, les pathologies (Cancer, maladies d’Alzheimer, diabète, etc.) et la création de matériels, qui lui offrent des liens forts avec les CHU, le secteur industriel, etc. La spécialité paraît attractive. Elle regroupe trois parcours bien distincts en termes d’enseignement au niveau du semestre 9 (120 heures spécifiques sur 210 heures). Toutefois, on peine un peu à comprendre l’articulation entre ces trois parcours et la rationalité du parcours 4 (melting pot des trois autres). Points forts : Volonté de développer, à terme, une formation par alternance (celle-ci existe déjà dans ses prémices). Un ingénieur d’étude a été recruté à Rennes 2 pour organiser cette formule en concertation avec le terrain. L’adossement à la recherche est excellent : la spécialité M2S s’appuie sur un réseau important d’une cinquantaine de laboratoires (institutionnels et industriels). La formation est pointue et attractive (augmentation régulière des effectifs étudiants). L’ouverture de cette nouvelle formation vers des secteurs professionnels exigeant des compétences et des connaissances proches de celles exigées en recherche (secteurs hospitaliers, industriels, pharmaceutiques, etc.) a permis d’élargir largement le secteur de l’emploi. Points faibles : De même, il apparaît nécessaire de renforcer la formation dans le domaine des pathologies. Très faible visibilité de l’insertion professionnelle par manque de données factuelles. Déperdition de 50 % des effectifs entre le M1 et le M2. 3 Notation Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : A Recommandations pour l’établissement Il faudrait intégrer un mémoire de recherche en M1. Il serait souhaitable de mieux définir les modalités du mémoire de M2 qu’il s’agisse des parcours recherche ou des parcours professionnels. Il faudrait travailler l’affichage de l’articulation entre les différents parcours (points communs et spécificités en termes de métiers, notamment). Une bonne partie des étudiants souhaitant investir le milieu des « Activités physiques adaptées » (APA), il leur apparaît nécessaire d’être mieux armés dans ce domaine. Les liens forts qui viennent d’être créés avec tout le secteur hospitalier et l’intégration de l’EHESP (Ecole des hautes études en santé publique) doivent apporter une réponse en proposant des modules de formation au secteur médical et biomédical spécifiquement dédiés aux non médecins. L’ambition de cette spécialité étant internationale, ce dernier point est à développer, en particulier en ce qui concerne la venue d’étudiants étrangers dans le cadre du master international mis en place depuis un an mais qui doit encore être conforté. Ingénierie de la rééducation, du handicap et de la performance motrice (IRHPM) Présentation de la spécialité : Cette spécialité (à valence professionnelle) est proposée depuis septembre 2004 dans le cadre du RUOA, en cohabilitation entre les facultés en Sciences du sport, de médecine et de pharmacie de l’Université de Poitiers et le département STAPS de l’Université du Maine (Le Mans). Elle a pour objectif de former les étudiants à une expertise scientifique, technique et organisationnelle de haut niveau sur le handicap et la performance motrice. Une spécialisation importante sur les problèmes du vieillissement et des handicaps caractérise cette formation. Une compétence forte dans l’évaluation des programmes de gestion et de suivi du réentraînement à et par l’exercice physique est dispensée dans les contextes de la prévention et la réadaptation. Les enseignements concernent à la fois la physiologie humaine, la biomécanique et la psychologie, permettant la compréhension des capacités optimales d’adaptation des individus à l’exercice et des mécanismes à l’origine du handicap. Entre 20 et 30 % des interventions se font par des professionnels d’institutions publiques ou privées (médecins et kiné), médecins de centre de rééducation, personnalités invitées. Les 70-80 % des enseignements théoriques et pratiques sont effectués par des enseignants-chercheurs en sciences du sport (majoritairement), de médecine-pharmacie, de sciences, de sciences humaines. Indicateurs : Effectifs constatés Effectifs attendus Taux de réussite 61à68 en M1 37à42 en M2 50à60 en M1 24à30 en M2 60-65 % en M1 76 % en M2 Résultat de l’évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) NR Résultat de l’analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) NR Résultat de l’analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) NR 4 Appréciation : Cette spécialité est de bon niveau, et bien insérée dans son environnement universitaire et professionnel. La demande ne peut qu’aller croissante. Toutefois, la faible participation de la psychologie dans les contenus pédagogiques apparaît en décalage avec la volonté de renforcer le pôle handicap et vieillissement. Il existe de nombreux contenus pédagogiques communs avec la spécialité M2S sur les thèmes de la physiologie humaine, la biomécanique. Une mutualisation des enseignements peut être envisagée. Points forts : Adossement recherche solide. Véritable effort de suivi du devenir des étudiants, qui se traduit par un taux d’insertion professionnelle très élevé. Formation est attractive : il y a une proportion significative d’étudiants en provenance d’universités extérieures au regroupement Grand Ouest. Effort de prise en compte de l’évaluation de la formation par les diplômés et par le milieu professionnel (constitution d’un livret de prospection de stages, par exemple). Points faibles : Les sortants déplorent le peu d’enseignements sur le fonctionnement administratif et comptable d’une structure de santé. Difficulté de la mobilité entre les deux sites (Poitiers ; Le Mans) entravant les choix d’UE en M1. L’idée d’enseignement à distance est à approfondir. Notation Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : A+ Recommandations pour l’établissement Il faudrait clarifier la dimension recherche effectuée au cours du travail de terrain, augmenter la participation d’universitaires en section 16 ou d’universitaires à l’intersection des sections 16 et 74. Par ailleurs, il conviendrait d’augmenter la proportion d’interventions de praticiens sans pour autant laisser à des partenaires non-universitaires la responsabilité pédagogique d’UE. Une mutualisation des contenus avec la spécialité M2S sur les thèmes de la physiologie humaine, la biomécanique, devrait être envisagée. De même, il conviendrait d’intégrer des notions juridiques et économiques au master, en mutualisant certains contenus du master « Management du sport ». Expertise, performance, intervention (EPI) Présentation de la spécialité : La spécialité « Expertise, performance, intervention » est proposée dans le cadre d’une co habilitation entre l’UFR STAPS de Nantes et l’UFR STAPS de Brest. L’objet de cette spécialité porte sur l’étude de la performance en contexte, ses différentes facettes et ses dispositifs d’aide. Les enseignements sont pluridisciplinaires et associent des universitaires et de nombreux professionnels. Cette spécialité s’appuie essentiellement sur deux laboratoires (EA) : le laboratoire « Motricité, interactions, performance » de l’Université de Nantes, Université du Maine et le laboratoire d’Informatique des Systèmes Complexes, Centre Européen de Réalité Virtuelle, Université de Bretagne Occidentale, Ecole Nationale des Ingénieurs de Brest. 5 Indicateurs : Effectifs constatés 58 Effectifs attendus Taux de réussite 74/84 Résultat de l’évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) Résultat de l’analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) Résultat de l’analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) Il convient d’améliorer les données sur le devenir des étudiants. Appréciation : L’avis global est positif car cette spécialité est attractive et les effectifs en progression Points forts : Un bon ancrage dans le milieu professionnel car les étudiants travaillent sur des thèmes qui intéressent ce secteur. De bons taux de réussite (en dépit des différences entre Nantes (74 à 84 % en M1 et M2) et Brest (52 à 66 % en M1 et M2). Les stages en laboratoires et les séminaires organisés sur les différents sites. Points faibles : Le suivi des stages et leur encadrement apparaît perfectible par manque de moyens (tout le semestre 4 y est consacré). Donner plus de spécificité aux deux sites de Nantes et de Brest. Notation Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : A Sport et sciences sociales : administration, territoires, intégration (SSSATI) Présentation de la spécialité : Cette spécialité, en co-habilitation entre les universités de Brest, de Nantes, de Rennes 2 et du Maine, au sein du RUOA, a pour objectif de former des professionnels dans la création, le développement et l’expertise de projets sportifs, de loisirs, de tourisme et de développement territorial. La spécialité SSSATI axe la formation sur la maîtrise d’outils d’expertise et sur les compétences et qualifications nécessaires aux activités de conseil et de développement au sein de services, de structures, et d’organisations sportives publics (services des sports des communes, départements, régions) ou privés (clubs, ligues et fédérations sportives, entreprises de services sportifs). Cette formation pluri-disciplinaire est à l’articulation de la sociologie, du droit et de l’économie-gestion. Le M1 propose quatre parcours : « Sport, expertise et développement des territoires » (Université de Nantes) ; « Sport, violence et intégration » (Universités de Rennes et Le Mans) ; « Sport, territoires et diversités » (Université de Brest) ; « Métiers de la sécurité » (Univeristé Rennes 2). 6 Indicateurs : Effectifs constatés Effectifs attendus Taux de réussite 74 à 87 en M1 37 à 58 en M2 87 à 90 en M1 55 à 58 en M2 50-84 % en M1 55-81 % en M2 Résultat de l’évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) NR Résultat de l’analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) NR Résultat de l’analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) NR Appréciation : Il s’agit d’une spécialité qui semble essentiellement centrée sur la professionnalisation (M2 professionnel). Toutefois, le dossier ne présente aucun élément consultable sur l’insertion professionnelle des diplômés. La spécialité SSSATI revendique une originalité nationale pour les rapports entre les APS et les grands problèmes de société d’aujourd’hui comme la violence, la sécurité, les enjeux politiques et socio-économiques tel que le développement territorial. L’Université du Maine a rejoint cette spécialité à partir de 2010. La précédente évaluation avait déjà identifié des problèmes d'affichage de la spécialité en soulignant la nécessité d'une plus forte mutualisation qui n’a pas été prise en compte. Il conviendrait d’améliorer la lisibilité de l’offre de formation en proposant deux parcours multi-sites au lieu de quatre (un par site) : par exemple, un parcours « Sport et territoires » (Universités de Nantes et de Brest) et un parcours « Sport, éducation et sécurité » (Universités de Rennes, Le Mans, et Rennes 2). Points forts : Ouverture à l’international des parcours rennais qui font partie intégrale du master international « Sports et humanités en Europe » (Université Politecnica de Madrid et Université de Rennes 2). Mobilité vers l’international des parcours à Nantes, Brest, Rennes (environ 10 étudiants/an partent dans le cadre d'Erasmus). Formation en alternance sur le site de Rennes 2. Bon adossement recherche et cohérence de la formation avec les programmes scientifiques des laboratoires de recherche d’appui. Spécialité très complète ouvrant de larges possibilités d’orientation. Points faibles : Taux de réussite en M2 faibles en 2008-09, corrects en 2009-10 pour Nantes et Rennes, mais pas pour Brest (67 %). Manque de concertation relativement à la politique de formation inter-sites (il est parfois difficile de situer la spécificité propre à chaque parcours au delà des intitulés). Dimension territoriale annoncée, pas assez pise en valeur. Modalités d’évaluation parfois à repenser (nombre important de dossiers à réaliser, équilibre entre contrôles continus et contrôle terminaux, durée des épreuves…). Rythme des stages pas toujours compatible avec le rythme de la formation. Des difficultés rencontrées par les étudiants pour achever leurs travaux d’étude et de recherche de fin de M1 et de M2, ce qui atteste d’une réelle difficulté à mobiliser les concepts, connaissances scientifiques et les méthodologies des sciences humaines et sociales et à les utiliser pour les mettre au service de leur réflexion professionnelle. Notation Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : B 7 Recommandations pour l’établissement Même si les collaborations avec les professionnels doivent être renforcées dans un souci de cohérence entre enseignements scientifiques et problématiques professionnelles, il faudrait clarifier la dimension recherche du mémoire et en améliorer l’encadrement. Il conviendrait de travailler à augmenter le taux de réussite en M2 (en améliorant le suivi des travaux d’étude et de recherche). La lisibilité de l’offre de formation pourrait être améliorée en proposant deux parcours multi-sites au lieu de 4 (un par site) : un parcours centré sur les questions de développement territorial (en fusionnant le parcours « Sport, expertise et développement des territoires » à Nantes avec le parcours « Sport, territoires et diversités », à Brest et en faisant intervenir des aménageurs et des géographes en rapport avec la dimension territoriale) ; et un parcours centré sur les questions d’éducation, d’intégration de sécurité (en fusionnant le parcours « Sport, violence et intégration » à Rennes et Le Mans, avec le parcours « Métiers de la sécurité » à Rennes 2). Management du sport Présentation de la spécialité : Cette spécialité, en co-habilitation entre les universités de Poitiers et de Rennes 2, au sein du RUOA, a pour objectif principal (prioritaire) de permettre aux étudiants de s’adapter aux évolutions du contexte économique, social, institutionnel des sports en France et en Europe ainsi qu’aux évolutions des organisations (collectivités territoriales, entreprises, fédérations et groupements sportifs amateurs et professionnels,...) qui s’y rattachent. La spécialité « Management du sport » se décline en deux parcours : le premier « Management des organisations sportives » à Poitiers, le second « Tourisme et événementiel sportif » à Rennes 2. Le parcours « Management des organisations sportives » de Poitiers se veut généraliste, en partenariat avec l’IAE pour l’administration générale des entreprises en master 2. Indicateurs : Effectifs constatés Effectifs attendus Taux de réussite 125 en M1 61 à 82 en M2 100-120 en M1 50 en M2 52-86 % en M1 72-95 % en M2 Résultat de l’évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) NR Résultat de l’analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) NR Résultat de l’analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) NR Appréciation : Cette formation repose sur un ancien DESS de gestion qui a été transformé pour l’adapter à la problématique du sport. Il s’agit donc surtout d’une formation professionnalisante, avec quelques étudiants qui s’orientent vers un parcours recherche. Les deux parcours, qui se situent sur deux sites distincts (Poitiers et Rennes 2), semblent très distincts et relativement peu coordonnés. Il s’agit plutôt de deux spécialités qui poursuivent les mêmes objectifs, mais avec des modalités très différentes. Cette formation est complémentaire à la spécialité SSSATI et ancienne à Poitiers (plusieurs quadriennaux). La spécialité et les deux parcours sont fortement professionnalisants. Aussi, l’équipe d’enseignement et de recherche s’est spécialisée sur les questions du management public et associatif, noyau dur de leur offre de formation. Points forts : A l’Université Rennes 2, la formation est en alternance (deux semaines à l’université – deux semaines en entreprise). Il existe un partenariat avec l’IAE de Poitiers ; les étudiants titulaires du M2MS peuvent, s’ils le souhaitent, poursuivre leurs études en master « Administration des entreprises » (MAE). 8 Points faibles : La spécialité et les deux parcours sont fortement professionnalisants. Il n’y a pas, à proprement parler, de formation à et par la recherche. nd Peu de stages sur Poitiers (c’est le seul parcours du master pour lequel le 2 semestre du M2 n’est pas consacré au stage). Absence de données concernant l’insertion des étudiants sur Rennes comme sur Poitiers. Cela contraste avec la spécialité IRHPM organisée sur Poitiers, qui assure un suivi exemplaire. Le taux de réussite au M2 est moyen sur Rennes (75 %). Notation Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : B Recommandations pour l’établissement Il convient de réfléchir à la rationalité de rassembler ces deux parcours (« Management des organisations sportives » et « Tourisme et événementiel sportif ») au sein d’une même spécialité. Il faudrait effectuer un suivi digne de ce nom concernant l’insertion des diplômés, et travailler à augmenter le taux de réussite sur Rennes. Il serait également souhaitable de : Valoriser les TICE pour les athlètes de haut niveau et professionnels en reprise d’études. Améliorer le suivi des étudiants en stage professionnel avec un double tutorat universitaire et professionnel. Renforcer les aspects de formation à et par la recherche. EPS : Métiers de l’enseignement Cette spécialité sera évaluée a posteriori. 9 Evaluation des diplômes Masters – Vague B ACADEMIE : RENNES Etablissement : Université Rennes 2 Demande n° S3MA120000162 Domaine : Sciences, technologies, santé Mention : Statistique appliquée Présentation de la mention La mention de master « Statistique appliquée » propose une formation pluridisciplinaire en statistique et gestion d’entreprise ou statistique et sciences agronomiques. Elle vise à former des cadres « ingénieurs statisticiens » ayant une compétence spécifique en statistique pour l’entreprise ou statistique pour les sciences agronomiques et agro-alimentaires, suivant la spécialité choisie. Dans les deux cas, il s’agit de domaines à fort débouchés professionnels. Indicateurs Les chiffres sont fournis par les porteurs du projet. Effectifs constatés M1+M2, hors étudiants Agrocampus Ouest en M1 72 Effectifs attendus M1+M2, hors étudiants Agrocampus Ouest en M1 70 Taux de réussite 85 % Résultat de l’évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) NC Résultat de l’analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) NC Résultat de l’analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) 90 % Bilan de l’évaluation Appréciation globale : Il s’agit d’une formation en statistique appliquée de qualité, qui se positionne dans des domaines où les débouchés professionnels sont réels. L’articulation entre la première année de master (M1) et la deuxième année (M2) manque cependant de clarté, notamment pour les étudiants hors Agrocampus. Points forts : Très bonne insertion professionnelle. Formation adossée à des laboratoires de recherche reconnus. Formation pluridisciplinaire. 1 Points faibles : Attractivité internationale et nationale à renforcer. Organisation entre les deux spécialités pas toujours très claire. En particulier, de fortes mutualisations sont annoncées mais les volumes horaires ne correspondent pas (entre les deux spécialités). Notation Note de la mention (A+, A, B ou C) : A Recommandations pour l’établissement Il serait souhaitable de : Clarifier l’organisation entre les deux spécialités et l’articulation M1-M2. Renforcer les partenariats internationaux et nationaux. Développer la formation continue. L’offre de formation au niveau master en statistique comporte 2 mentions (deux spécialités appliquées chacune), l’une portée par Rennes 2, l’autre par Rennes 1, et une spécialité plus théorique rattachée au master de mathématiques de Rennes 1. Manifestement, pour des raisons d’emploi du temps et d’éloignement géographique des campus, il n’a pas été décidé de créer un grand master « Statistiques appliquées » à Rennes. Des réflexions pourraient néanmoins avoir lieu pour envisager des rapprochements et des passerelles entre ces 5 spécialités. 2 Appréciation par spécialité Statistique pour l’entreprise Présentation de la spécialité : Cette spécialité, professionnelle, vise à former des cadres statisticiens de haut niveau pour les entreprises. Les étudiants reçoivent ainsi une formation pluridisciplinaire : statistique, sciences sociales (gestion essentiellement) et informatique. Indicateurs : Les chiffres sont ceux fournis par les porteurs du projet. Effectifs constatés 45 Effectifs attendus 45 Taux de réussite 90 % Résultat de l’évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) NC Résultat de l’analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) NC Résultat de l’analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) 90 % Appréciation : La spécialité est ciblée sur un secteur où les débouchés potentiels sont nombreux. L’insertion professionnelle est très bonne. Il s’agit d’une formation pluridisciplinaire intéressante et bien équilibrée. Points forts : Formation adossée à de très bons laboratoires de recherche. Très bonne insertion professionnelle. Points faibles : Pas (ou très peu) d’approche de la recherche. Ouverture internationale à consolider. Notation Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : A Recommandations pour l’établissement Il serait souhaitable de : Consolider les partenariats internationaux pour donner plus d’ouverture à la formation. Développer la formation à/par la recherche, au moins a minima. Envisager de manière plus concrète les possibilités de formation continue et en alternance. La possibilité, pour des étudiants ayant une licence d’économie, de suivre cette formation ne paraît pas raisonnable à titre systématique (elle peut l’être pour des étudiants ayant un parcours économétrie ou mathématique). 3 Statistique pour les sciences agronomiques et agro-alimentaires Présentation de la spécialité : La spécialité vise à fournir une double compétence en statistique d’une part, et en sciences agronomiques et agro-alimentaires d’autre part. La formation dispensée est pluridisciplinaire. Elle vise à former des statisticiens pouvant intervenir dans les domaines de la sensométrie, la génétique, l’environnement... Indicateurs : Les chiffres sont fournis par les porteurs du projet. Effectifs constatés 27 Effectifs attendus 35 Taux de réussite 100% Résultat de l’évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) NC Résultat de l’analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) NC Résultat de l’analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) NC Appréciation : Cette formation pluridisciplinaire en statistique et sciences agronomiques et agro-alimentaires est de bon niveau et bien ciblée sur des domaines où les débouchés sont potentiellement nombreux. L’organisation de la spécialité et son articulation globale avec la mention est un peu confuse. Cela est probablement dû aux spécificités d’Agrocampus Ouest (Rennes), mais mériterait d’être clarifié pour rendre la formation plus lisible et visible. Points forts : Très bonne insertion professionnelle. Adossement à des laboratoires de recherche reconnus. Implication d’Agrocampus Rennes. Partenariats internationaux (Vietnam) et nationaux (Paris 6) en négociation avancée. Point faible : L’organisation de la spécialité et son articulation globale avec la mention ne sont pas claires et nuisent probablement à l’attractivité pour les étudiants « universitaires ». Notation Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : A Recommandations pour l’établissement Il serait souhaitable de : Clarifier l’organisation de la spécialité et ses articulations avec la mention. Utiliser la structure Agrocampus Rennes pour développer la formation continue. Renforcer les partenariats internationaux et nationaux. L’ouverture de la formation à des étudiants licenciés en biologie ne paraît pas raisonnable, à moins qu’il ne s’agisse de licences type « bio-mathématiques ». 4 Observations du président 1 Université Rennes 2 R é p o n s e s à l ’ e x p e r t i s e m e n é e p a r l ’ A E R E S c o n c e r n a n t s e s f o r m a t i o n s d e m a s t e r p r o p o s é e s p o u r l e c o n t r a t 2 0 1 2 - 2 0 1 6 L’université Rennes 2 se félicite de se voir reconnu « un remarquable effort dans la professionnalisation de ses formations » de master, souvent « uniques dans le grand Ouest » (rapport de l’AERES, page 4), étant par ailleurs précisé que cette offre s’appuie « sur des centres de recherche nombreux et de qualité » (page 6). Elle relève également le bon « taux d’insertion professionnelle à 18 mois de ses diplômés (83 %) » (p. 10). Les redondances de l’offre de formation entre Rennes 2, l’UBS et l’UBO, qui sont constatées et regrettées dans certains secteurs, sont avant tout le fait d’une situation géographique très peu favorable à certains regroupements d’enseignements (Brest est à 250 km de Rennes), si ce n’est à amputer les établissements d’une part de leur ambition et de leur activité. De nombreux diplômes sont toutefois cohabilités avec d’autres universités du PRES, voire du RUOA : — la mention « Métiers de l’Éducation et de la Formation » (non prise en compte dans l’évaluation) est cohabilitée avec l’université Rennes 1 et a fait l’objet d’une collaboration étroite entre les 4 universités de Bretagne, tant au niveau de l’intitulé de la mention et des spécialités ou parcours, qu’au niveau du cadrage horaire des enseignements, de la construction de la formation en blocs de compétences, et de la durée et la programmation des stages, — l’ensemble de la mention « Archéologie et histoire » est cohabilitée avec Rennes 1 et Nantes (porteur : Rennes 2), — l’ensemble de la mention « Études européennes et internationales » est cohabilitée avec l’IEP de Rennes (porteur : Rennes 2), — dans la mention « Géographie et aménagement », la spécialité « Géomatique » est cohabilitée avec Agrocampus (porteur : Rennes 2), — dans la mention « Psychologie», la spécialité « Recherches fondamentales et applications » est cohabilitée avec Nantes et Angers (porteur : Nantes), — dans la mention « Santé publique », 3 spécialités sont cohabilitées avec Rennes 1 et l’EHESP (porteur : Rennes 1), 2 — dans la mention « Biologie, agronomie, santé », la spécialité « Comportement animal et humain » est cohabilitée avec Rennes 1 (porteur : Rennes 1), — dans la mention « Mathématiques et applications », la spécialité « Statistique mathématique » est cohabilitée avec Rennes 1, l’ENS Cachan et l’INSA Rennes (porteur : Rennes 1), — dans la mention « STAPS », 7 spécialités sont cohabilitées avec (soit) Brest, Nantes, Poitiers, Rennes 1, Le Mans, l’EHESP, l’ENS Cachan, l’ENS Cachan (porteur : Rennes 2), — l’ensemble de la mention « Statistique appliquée » est cohabilitée avec Agrocampus (porteur : Rennes 2). Enfin, il est important de souligner que l’architecture de plusieurs mentions sera modifiée de façon à ajuster celles-ci au plus près des recommandations effectuées par l’AERES. Ainsi les deux mentions « Histoire » et « Études européennes et internationales » seront-elles refondues en une seule. Et les mentions « Géographie et aménagement », « Urbanisme et aménagement », « Psychologie », et « Arts », se verront-elles modifiées quant au nombre et à la nature des spécialités qui les composent (voir plus bas, les paragraphes concernant chacune de ces mentions). 3 Domaine « Arts, lettres, langues » Master Mention « Arts » » Dans leur rapport, les experts notent à juste titre l’attractivité d’une formation « indispensable et unique dans la région Grand Ouest [qui] ne cesse d’être une référence tant régionalement que nationalement avec une ouverture importante de partenariats régionaux, nationaux, mais aussi internationaux et une inscription concrète et lisible dans les champs professionnels du monde des arts et de la culture ». Les équipes pédagogiques des spécialités portent en effet une attention constante à l’évolution des champs professionnels concernés, tout en continuant à faire preuve d’une réelle exigence scientifique destinée à préparer dans les meilleures conditions les étudiants aux métiers de la recherche. Cet équilibre entre recherche et professionnalisation est sans aucun doute la raison essentielle d’une attractivité qui ne se dément pas. Les experts font aussi, dans leur rapport, quelques réserves, qui seront prises en compte, dans l’ensemble de la formation, dans la mesure des moyens attribués. Ainsi nous fautil accentuer la visibilité de nos équipes pédagogiques ainsi que les modalités d’évaluation appliquées dans chacune des spécialités. L’encadrement personnalisé dès le M1 n’existe pas encore dans toutes les spécialités, pour des questions d’insuffisance de moyens. Nous devons malgré tout parvenir à cet encadrement le plus tôt possible. Il semble nécessaire de donner des exemples plus concrets de nos partenariats, pourtant nombreux, avec les universités étrangères. Il nous faut substituer aux listes des institutions concernées, certes utiles mais peu vérifiables, des exemples d’échanges en termes de mobilité étudiante et de programmes communs de recherche par exemple. Nous nous engageons également à mettre en place un système fiable d’évaluation des formations par les étudiants concernés, selon des procédures qui seront en cours d’étude au sein des instances de l’université Rennes 2. Enfin, l’une des réserves des experts concerne le faible volume horaire au semestre 2 du M2. Il faut noter à ce propos que les étudiants, outre les deux séminaires de ce semestre 2, sont fortement incités à assister aux journées d’étude organisées au sein des équipes d’accueil auxquelles ce master est adossé. Cet emploi du temps, certes allégé mais bien réel, prend également en compte l’engagement de chacun des étudiants dans un projet de fin de master 2, projet qui demande beaucoup de travail personnel, appuyé sur des rendez-vous réguliers avec les directeurs de recherche. Nous essayons donc de trouver un équilibre entre l’exigence des emplois du temps de la formation et ces projets personnels de fin de Master, très chronophages. Spécialité « Arts et Technologies Numériques » En développant l’enseignement et la recherche autour des arts numériques s’est mise en place une formation originale et attractive qui constitue dans ce domaine l’un des rares 4 masters pluridisciplinaires. Les résultats chiffrés sont très positifs (très forte augmentation des effectifs depuis sa création, taux de réussite supérieur à d’autres masters, retours très enthousiastes par les anciens étudiants…) Une convention de partenariat pédagogique a été signée le 6 juillet 2010 entre les présidents de l'université Rennes 1 et Rennes 2 dans le cadre du diplôme d'ingénieur de l'université Rennes 1 (ESIR) et le master ATN de Rennes 2. Cette convention destinée à évoluer vers un partenariat resserré, comme les nombreuses collaborations avec des artistes et des institutions artistiques, favorise un enseignement alternant théorie et pratique, arts numériques et sciences de l’art. L’encadrement personnalisé en M1 et le renforcement en heures de cours en M2 au second semestre sont des évolutions prévues dans toute l’université Rennes 2, ainsi que l’évaluation des enseignements et l’analyse des débouchés. Spécialité « Esthétique et philosophie de l’art » Cette spécialité était proposée en création. Devant les réticences de l’AERES, il est décidé de ne plus proposer cette formation en tant que spécialité autonome, mais d’en faire simplement l’un des principaux noyaux du tronc commun du master « Arts », en M1, et de la soumettre comme parcours rattaché à la spécialité « Histoire des arts », en M2. Cela étant, et en regard de l’évaluation de l’AERES, il est précisé néanmoins que : 1) Le projet avait été d’emblée pensé en collaboration avec l’université Rennes 1, où il n’y a aucun enseignement d’esthétique et de philosophie de l’art, donc sans aucun risque de redondance mais avec au contraire la chance d’une grande complémentarité (l’enseignant qui assure à Rennes 1 les cours de préparation à l’agrégation pour les programmes de philosophie de l’art est le porteur du présent projet, professeur d’esthétique à Rennes 2, agrégé et docteur en philosophie). 2) Les 5 enseignants qui constituent l’équipe pédagogique et de recherche de ce projet sont tous philosophes de l’art (agrégés de philosophie ou/et docteurs en philosophie) et membres permanents des 2 EA de Rennes 2 : Arts : pratiques et poétiques et Histoire et critiques des arts. 3) Cette spécialité avait précisément pour fonction de structurer de façon forte : — l’enseignement d’esthétique déjà très développé dans l’ensemble des départements des arts ; — la recherche en esthétique qui alimente déjà une grande partie de la recherche en arts à Rennes 2, et qui trouve dans la collection Aesthetica des PUR son expression éditoriale la plus visible (32 livres de 2003 à 2010) ; — les collaborations déjà effectives, non seulement avec l’UFR de philosophie de Rennes 1, mais aussi avec l’École Régionale des Beaux-Arts de Rennes. Ces visées pourront malgré tout être atteintes par le biais de cette autre organisation, faisant de l’esthétique un tronc commun renforcé du master « Arts ». 5 Master Mention « Communication » L'équipe pédagogique et scientifique note l'appréciation positive portée sur les deux spécialités et notamment sur le caractère innovant du parcours semi-distanciel international, ainsi que sur le bon adossement à une équipe de recherche performante et à un réseau de professionnels de qualité. Elle tient à souligner que la spécialité “Communication Plurilingue et Interculturelle”, également présentée par l’Université de Bretagne Sud en cohabilitation via une autre mention, y a obtenu une évaluation “A” avec des commentaires extrêmement positifs, ce qui interroge quant à la note “B” obtenue à Rennes 2 pour exactement le même dossier. Un certain nombre d’indications figurait dans le dossier transmis à l'AERES, mais sa mise en forme a déplacé ou effacé certains paragraphes de la présentation du M1. Clarification de l’articulation entre les deux spécialités : le master 1 est entièrement commun aux différentes spécialités, quoique préparant à celles-ci par le biais d’enseignements optionnels (ce qui explique l’appelation “tronc commun”). Il s’agit donc d’un master en Y, la première année étant commune, mais préparant de façon cohérente la spécialité choisie en M2. De même, l’articulation entre la formation sur les TIC et celle sur la communication interculturelle se traduit par des mutualisations d’enseignements en M1 et quelques enseignements croisés en M2 (cours sur les aspects sociolinguistiques et interculturels des usages des TIC en parcours PRANET ; cours sur les médiations technologiques en parcours CPISF et FPMI). Définition des parcours : débutant en master 2, les parcours sont clairement différenciés et orientés sur des débouchés professionnels distincts (une modalité de formation très spécifique existe pour le semi-distanciel international en codiplomation). Spécialité « Sciences de l’Information et de la Communication » L’équipe pédagogique a préféré maintenir une seule spécialité et trois parcours pour éviter un défaut d’articulation entre les parcours et l’hyperspécialisation. Spécialité « Communication plurilingue et interculturelle » L'un des deux parcours (dit « FPMI ») est un nouveau parcours semi-distanciel à dimension internationale, en co-diplomation avec 6 autres établissements dans le monde, ce qui conduit à différencier l’effectif d’étudiants locaux et l’effectif total. 6 Master mention « Langues et Cultures Étrangères et Régionales » (« LCER ») La mention LCER compte 9 spécialités : « Aire anglophone », « Études arabes », « Breton et celtique », « Études chinoises », « Études germaniques », « Études ibériques et latino-américaines », « Études irlandaises », « Les Amériques », « Études russes » (plus les spécialités « MEF »). Elle est gérée au niveau de l’UFR par la direction adjointe à la recherche et formation master, en lien avec les porteurs de projets et les directeurs de nos Équipes d’Accueil (ACE, CRBC, ERIMIT et LIDILE) auxquelles ces formations sont adossées. Des réunions régulières sont organisées en début d’année puis en fin d’année universitaire (bilan, harmonisations des pratiques, mutualisations, validations et critères d’évaluation de mémoire). Bien que la mention Métiers de l’Enseignement et de la Formation (MEF) apparaisse séparément, le lien entre master MEF et Master LCER langues est étroit. Et la mention LCER peut être difficilement dissociée de l’évaluation des masters Métiers de l’Enseignement et de la Formation dans le cas de formations à effectifs réduits, pour lesquelles la formation à la recherche est partie intégrante de la formation MEF. Les étudiants reçoivent une formation à la recherche et par la recherche qui vise à des savoir-faire et des savoir-être indispensables dans des secteurs aussi divers que l’enseignement ou la formation de formateurs pour les secteurs public ou privé, la recherche, la médiation culturelle, la médiation linguistique. Grâce à la maîtrise d’importants outils intellectuels et humains (recherche de documentations, rédaction, synthèse, problématisation des données, informatique, travail de groupe et connaissance approfondies de système de pensées et de cultures différents), nos étudiants peuvent s’insérer dans des secteurs extrêmement différents (coopérations culturelles et linguistiques, métiers du livre et de l’édition, tourisme, relations publiques et échanges internationaux, par exemple). Nous notons que l’exigence de stages ne doit pas être un simple affichage ; c’est pourquoi nous demandons à l’étudiant d’accomplir, au cours de son parcours L ou M — d’où la mention « stage conseillé » —, un stage encadré avec pratiques d’analyse ; nous validons les expériences mises en place au niveau de l’université (CIEP, lectorat, cadre associatifs et ONG..) ; et offrons à nos étudiants un vaste programmes d’échanges Erasmus, bilatéraux, assistanat, stages en entreprises en lien avec le service des Relations Internationales et le SUIO-IP. Rennes 2 a fait partie de groupes de pilotage avec le CIEP pour la validation de l’assistanat (Niveau L et M). Nous développons les liens privilégiés et concertés avec des Centres de formation d’excellence comme l’Institut d’Études Politiques, des écoles (Saint Cyr Coetquidan — Ministère de la défense, ou Saint Joseph à Pléneuf-Val André (Ministère de l’intérieur), les Instituts culturels (Confucius, DAAD, Franco-américain, Camoes) et le réseau de nos partenariats étrangers. Le dernier semestre consacré entièrement à la 7 recherche se fait soit en France, soit à l’international, sous la responsabilité du directeur de TER et en lien avec les Équipes d’Accueil. Nous accueillons au sein de nos formations des étudiants en reprises d’études, situation qui devrait sans aucun doute s’amplifier avec l’exigence de master 2 pour les concours de la fonction publique, et la nécessité de la Formation Tout au Long de la Vie de ces secteurs, la mise en place de cours par la formation à distance (en Études Irlandaises, aire anglophone, ETILA) constituant sur ce plan un appui important. Précisons encore qu’un tel master « Langues » offre un niveau de culture générale, de maîtrise des outils d’analyse et de synthèse, de construction de projets et d’autonomie, qui garantit tant l’adaptabilité indispensable au déroulement des carrières de cadres caractérisées dorénavant par leurs impératifs de mobilité, que les perspectives d’insertion professionnelle dans une société en constante mutation. Spécialité « Aire Anglophone » Seule formation de ce type et de ce niveau dans le grand ouest, elle jouit d’une forte attractivité, ayant su se positionner comme formation de recherche spécialisée, à côté des masters professionnels, avec le plus fort effectif de la mention LCER (1/3 de la mention en 2010). Formation consacrée au perfectionnement des études d’anglais, en littérature et civilisation britanniques, le master donne accès aux doctorats d’études anglophones et à divers métiers et domaines d’activité de haut niveau. L’ouverture du M2 à l’enseignement à distance, actuellement en cours de réalisation, renforcera comme service nouveau l’accès au diplôme, notamment dans le cadre de la formation continue. Spécialité « Études arabes » Il s’agit d’un master ouvert il y a deux ans, qui s’appuie sur les liens avec nos partenaires locaux (IEP, Saint Cyr et Pléneuf) ou internationaux (Damas, Département d’Enseignement de l’Arabe Contemporain au Caire, Fès, Beyrouth). La spécialité se décline en deux parcours, l’un dirigé vers les métiers de la formation de formateurs, l’autre vers les métiers de la recherche et de la médiation linguistique et culturelle en lien avec l’international, que ce soit au sein d’institutions officielles ou dans le milieu entrepreneurial et associatif. Par ailleurs, les stages sont en cours d’extension à de plus larges secteurs (ONG, PE bilingue, autres ministères). Effectués dans les universités partenaires en pays arabes, ils concourent non seulement à approfondir les connaissances linguistiques et culturelles des étudiants, mais aussi à les mettre en contact avec les milieux économiques ainsi qu’avec les équipes de recherche locales. Enfin des actions sont engagées pour ouvrir la formation à une bi-diplomation grâce à un master international en partenariat avec l’Université de Fès, bi-diplomation qui vise à terme une co-diplomation. 8 Spécialité « Études chinoises » Son habilitation est demandée pour la rentrée 2012. Il s’agira de la seule de ce type dans le Grand Ouest. Elle répond à la demande de nos étudiants de licence de chinois (80 inscrits en licence en 2011) de poursuivre leur cursus à Rennes 2, et s’inscrit dans une dynamique régionale (le chinois est enseigné en collèges et lycées de notre académie ; les relations avec la Région du Shandong sont particulièrement dynamiques ; Rennes 2 bénéficie de l’appui d’un Institut Confucius). La formation est construite en Y, elle permet d’accueillir en M1 un public plus large qui renforce au cours de la première année une formation linguistique et culturelle de haut niveau, et qui complète en M2 sa formation par des stages, soit dans le secteur de l’enseignement, soit dans le cadre de nos partenariats avec la Chine (Institut de diplomatie de Pékin, Université Fudan à Shangaï, université de Jinan au Shandong, Université de la culture Chinoise et de Cheng Chih à Taipei, Taïwan) ou encore dans des institutions culturelles (Institut Confucius de Bretagne, musées..). L’ouverture à d’autres champs disciplinaires au sein de la formation (notamment l’histoire de l’art, la sociologie, la didactique, la philologie, l’histoire politique), ainsi que les compétences propres aux enseignants, assurent par ailleurs à cette formation un forte spécificité dans le paysage français, voire européen. Spécialité « Études germaniques » Il s’agit d’une formation exigeante, en grande partie commune avec la spécialité MEF pour les savoirs fondamentaux (ce qui explique les excellents résultats aux concours CAPES ou agrégation) et originale, avec des pratiques innovantes. Les liens importants tissés avec nos partenaires tels que le Théâtre National de Bretagne ou l’Opéra, ou encore nos liens avec les universités d’Erlangen, Leipzig, Tübingen, et les rencontres et conférences menées en concertation avec l’Institut Franco-Allemand, témoignent d’une ouverture à d’autres pratiques de recherche et de formation et offrent à nos étudiants d’autres secteurs d’études et d’insertion. Grâce à la maîtrise d’importants outils intellectuels et humains (recherche de documentations, rédaction, synthèse, problématisation des données, informatique, travail de groupe et connaissance approfondies de système de pensées et de cultures différents), nos étudiants peuvent s’insérer dans des secteurs extrêmement différents (coopérations culturelles et linguistiques, métiers du livre et de l’édition, tourisme, relations publiques et échanges internationaux). Spécialité « Études russes » Seule université du RUOA à proposer un cursus complet de la licence au doctorat, Rennes 2 offre aux étudiants de ce master une formation exigeante à la recherche et par la recherche, et un réseau d’échanges avec les universités de Voronej, SaintPetersbourg et Moscou. L’existence d’un Master Commerce International /PECO, dont des modules sont mutualisés avec le master recherche, donne à cette formation une ouverture sur les secteurs du tourisme et du milieu entrepreneurial et associatif. 9 Master mention « Langues Étrangères Appliquées » (« LEA ») Rappelons que de nombreux conférenciers interviennent régulièrement dans nos formations, ainsi que 5 PAST, garants de la professionnalisation et des liens indispensables avec les différents secteurs d’insertion de nos étudiants. Master mention « Linguistique et Didactique des Langues » (« LIDILE ») Cette Mention a pour finalité de structurer le secteur de la formation de formateurs dont le champ professionnel engage des pratiques et des méthodes analogues en matière d’enseignement et d’apprentissage des langues. Il s’agit, en effet, de répondre aux demandes de publics spécifiques (FLE – FLS – FOS – Anglais / LANSAD) et de couvrir les besoins croissants, et de plus en plus diversifiés, du secteur professionnel de l’enseignement des langues. Chacune des trois spécialités de la Mention a pour objet de former des enseignants de langue dans le secteur du FLE ou de l’Anglais / LANSAD, qui tienne à la fois compte de l’apport des nouvelles technologies à l’apprentissage des langues (spécialité Pro FLE / FLS / FOS et spécialité Pro Anglais / LANSAD) et des besoins de qualification des enseignants dans le cadre de la formation continue (spécialité Linguistique et Didactique des Langues). La gouvernance de la Mention repose sur un co-pilotage assuré par deux professeurs (7ème et 11ème sections) en cohérence avec les orientations scientifiques de l’EA 3874. Un comité de perfectionnement constitué d’universitaires, de professionnels et d’étudiants aura pour rôle de suivre la réalisation du projet pédagogique et de veiller à la bonne adéquation entre les enseignements et les évolutions des besoins de formation dans le secteur professionnel de l’enseignement des langues. Spécialité « Nouvelles pratiques professionnelles en Anglais / LANSAD » Cette spécialité est adossée à l’EA LIDILE 3874. La formation inclut une initiation à la recherche en linguistique de corpus. Cette recherche-action a pour objectif de former les étudiants à la collecte de données linguistiques d’apprenants, dont l’analyse et le traitement sont exploités dans la conception de didacticiels de remédiation adaptés à un apprentissage différencié. L’articulation recherche / enseignement est encadrée par l’axe DiLem (Didactique des langues et multimédias) de l’équipe. Les étudiants participent aux travaux des Journées d’étude annuelles consacrées aux développements de la recherche en didactique des langues. 10 La formation, directement en phase avec le renouvellement du secteur professionnel de l’enseignement de l’anglais / LANSAD qui s’appuie de plus en plus sur les outils informatiques (auto-apprentissage, formation à distance ou semi-guidée), contribue, de par le niveau de compétences acquises, à favoriser l’insertion professionnelle des étudiants dans divers secteurs liés à l‘enseignement / apprentissage des langues. La formation est particulièrement adaptée aux professionnels, notamment anglophones, désireux d’obtenir des qualifications universitaires françaises en lien avec leur activité professionnelle, ainsi qu’aux professeurs des écoles dans le cadre de l’apprentissage précoce et/ou bilingue. 11 Domaine « Sciences humaines et sociales » Master mention « Administration, management et économie des organisations » Comme l’indiquent les statistiques, l’insertion professionnelle des étudiants des spécialités « Politiques d’Emploi et Ressources Humaines » (« PERH ») et « Management des Organisations de l’Économie Sociale et Solidaire » (« MOESS ») est très bonne. Ce sont des spécialités sélectives qui attirent de nombreux candidats, et font bénéficier leurs étudiants d’un réseau de professionnels et d’anciens étudiants qui facilitent l’accès aux stages et à l’emploi. Par ailleurs, des partenariats avec de prestigieuses universités étrangères (Université de Québec à Rimouski, Université libre de Bruxelles, Université de Bilbao) permettent, chaque année, à un nombre croissant d’étudiants de partir effectuer un à deux semestres de master à l’étranger. À l’issue du master 2, tous les étudiants trouvent un emploi dans les champs professionnels visés (ressources humaines, ou formation et insertion, ou économie sociale). On n’observe donc pas de désajustement entre l’emploi occupé et le diplôme. Le relatif déclassement des emplois de début est tout à fait comparable à celui des jeunes diplômés des autres masters et aux pratiques de recrutement dans les champs professionnels visés. Dans le champ des ressources humaines, les situations de relatif déclassement correspondent à des emplois de chargé/es de recrutement, et dans le champ des l’insertion à des emplois de conseiller/ères en insertion. Au bout de quelques mois, le « reclassement » et l’accès à des postes à responsabilité sont fréquents. Il y a aussi bien sûr de nombreux exemples de premier emploi au niveau cadre : responsable des ressources humaines, directeur/trice de Mission Locale, etc. Par ailleurs, dans l’univers associatif relevant de l’économie sociale et solidaire, beaucoup de diplômés créent leur emploi ; ils ne rentrent donc pas dans le cadre du salariat classique. Les spécialités MOESS et PERH font une place croissante à l’alternance et permettent à leurs étudiants d’effectuer des stages pour des durées de 6 mois et plus. En master 1, une période d’un mois en entreprise est prévue en janvier, et s’articule à l’élaboration du projet professionnel des étudiants, encadrés par un/e professionnel/le associé/e exerçant son métier dans les spécialités visées. Les étudiants de master 1 peuvent, par ailleurs, effectuer un stage conseillé à partir du mois de mai ou juin. La durée minimale du stage obligatoire de master 2 (qui donne lieu à l’élaboration d’un mémoire de recherche appliquée) est de 4 mois à temps complet. De nombreux étudiants effectuent un stage d’une durée plus longue (7 mois et plus) compte tenu de la possibilité de commencer le stage en alternance à partir du mois de janvier. Suite à l’avis de l’AERES, les possibilités d’alternance vont être renforcées lors du processus de révision de la maquette des deux spécialités, de manière à allonger les périodes de stage et à faciliter l’accueil des étudiants de formation continue. Enfin et surtout, en réponse à l’évaluation de l’AERES, il est prévu de refondre le master AMEO de la façon suivante : - la première année de master privilégiera les enseignements fondamentaux indispensables autour de l’entreprise et du management ; 12 - la deuxième année de master, fortement spécialisée vers les métiers de l’entreprenariat et des ressources humaines, fera une place plus importante à l’alternance et à la formation continue. En outre, les étudiants qui le souhaitent auront la possibilité d’intégrer un parcours recherche et de réaliser un mémoire en lien avec les axes du CIAPHS, laboratoire multidisciplinaire en sciences sociales. Par ailleurs un rapprochement est envisagé avec des équipes de recherche de l’Université Rennes 1 travaillant sur les mêmes problématiques. Master mention « Management Public » Spécialité « Management public territorial » Cette spécialité met l’accent sur la dimension managériale des collectivités territoriales non seulement dans le cadre des enseignements qui sont proposés mais également par l’organisation de conférences professionnelles centrées sur cet aspect. Cette spécialité comporte aussi une dimension recherche en permettant aux étudiants qui le souhaitent de suivre des enseignements spécifiques et d’assister aux séminaires organisés par les laboratoires de recherche. Cette formation est adossée en particulier aux centres de recherche suivants : CIAPHS, IODE, ESO et CRAPE. Les diplômés ont aussi la possibilité de faire une thèse de doctorat dans une des disciplines concernées. En master 1, les étudiants réalisent un stage obligatoire court d’un mois à partir duquel ils doivent rédiger un Travail d’Étude et de Recherche (TER). En master 2, le stage obligatoire est d’au moins trois mois. Il donne lieu à la rédaction d’un mémoire encadré par un enseignant-chercheur. Il fait l’objet d’une soutenance devant un jury composé d’enseignants-chercheurs et de professionnels. Spécialité « Directeur général des services communaux et intercommunaux » Cette formation est soutenue, sur le plan national, par le Président du CNFPT (Centre National de la Fonction Publique Territoriale) et intégrée aux axes stratégiques de développement de cette institution ; sur le plan local, par les quatre centres de gestion départementaux de la fonction publique territoriale (CDG) de Bretagne, institutions de représentation des employeurs territoriaux Maires et Présidents. Ces soutiens visent à répondre à la forte pénurie de ce type de professionnel, soumis à un niveau élevé de responsabilité, supposant un haut niveau de formation pluridisciplinaire. Le module recherche se veut intégrateur des contenus des différentes unités d’enseignement, sur une base pluridisciplinaire. Trois objectifs sont définis pour pouvoir valider le mémoire, encadré par un enseignant-chercheur, exigé en fin d’études : justifier de capacités de conceptualisation, justifier de capacités de contextualisation et démontrer une aptitude à mener une étude de terrain en utilisant les outils qualitatifs et quantitatifs du chercheur. 13 Le régime d’alternance intégrative repose sur une dualité de lieux de formation : — des apports théoriques, conceptualisation et échanges de pratiques à l’université une semaine par mois ; — une formation pratique au sein d’une collectivité, auprès d’un pair, trois semaines par mois, pour les stagiaires en formation initiale et les professionnels placés en congés de formation ; — trois semaines au sein de leur collectivité, mais avec des activités et un projet à produire, pour les professionnels en poste. Le dispositif d’alternance est piloté par un responsable des stages, à partir de guides de professionnalisation, évaluant la progression de la formation de chaque stagiaire et assurant l’animation des retours réflexifs à l’université. Cette alternance suivra la progressivité de la formation et les objectifs de formation en stage devront tenir compte des avancées de la formation théorique diffusée à l’université. Masters mentions « Histoire » et « Études européennes et internationales » Suite aux recommandations de l’AERES, il est proposé de fondre les deux mentions initialement soumises en une seule, intitulée « Histoire », regroupant dorénavant les spécialités « Histoire, sociétés, cultures », « MEF Histoire-Géographie », « Relations internationales et interculturelles » et « Médiation du Patrimoine en Europe ». L’année de Master 1 mention « Histoire » sera commune à l’ensemble des étudiants, lesquels seront amenés à composer leur formation en fonction de leur projet de spécialisation en Master 2 au sein d’un large choix d’enseignements (cours fondamentaux, cours de spécialisation – séminaire, historiographie, sciences annexes –, langues). Une partie des enseignements du premier semestre seront aussi mutualisés avec la spécialité « MEF Histoire-Géographie », autonome dès la première année du Master. L’année de Master 2 s’organisera en quatre spécialités distinctes : deux spécialités « recherche » (« Histoire, sociétés, cultures » ; « Relations internationales et interculturelles ») et deux spécialités « professionnelles » (« Médiation du Patrimoine en Europe » ; « MEF Histoire-Géographie »). Évaluation des formations et devenir des étudiants : — la mise œuvre d’une procédure d’évaluation en deux temps (par les formateurs, par les étudiants), avec mise en place d’un comité de suivi, est prévue pour le prochain contrat ; — le devenir des étudiants est connu grâce à l’enquête effectuée par le SUIO-IP en 2007 (bilan statistique résumé dans le dossier présenté). Une nouvelle enquête est commandée au SUIO-IP par le département pour le devenir de la cohorte 2007-2010 ; — le devenir des étudiants de la spécialité « Médiation du Patrimoine » n’a pas été suivi jusqu’à maintenant par le SUIO-IP car la mise en place du master est trop récente. 14 Toutefois, un suivi informel réalisé sur les trois quart de l’effectif montre que tous ont actuellement un emploi sous forme de mission (de 3 mois à 3 ans). Spécialités « Histoire, sociétés, cultures » et « Relations internationales et interculturelles » La qualité et la dimension innovante des thématiques scientifiques des spécialités « recherche » sont assurées par l’appui des formations sur deux laboratoires associés au CNRS (le CERHIO, UMR 6258 et le CREAAH, UMR 6566), dont l’envergure et la reconnaissance nationale et internationale des recherches sont reconnues par l’AERES et le CNRS. La spécialité « Relations internationales et interculturelles » bénéficie en outre d’une étroite collaboration avec l’Institut d’Études Politiques de Rennes et le laboratoire CRAPE UMR 6051 (CNRS-Université Rennes 1). Spécialité « Relations internationales et interculturelles » Outre les liens anciens et solides tissés avec plusieurs universités d’Amérique du Nord, de nouveaux contacts avec d’autres universités étrangères sont en cours et deux sont sur le point d’aboutir, avec l’Université de Beyrouth (Liban) et avec la Faculté des Lettres et sciences humaines de Bamako (Mali). Par ailleurs, de nombreux étudiants de la spécialité se rendent dans des Universités européennes (surtout l’Allemagne et l’Espagne) dans le cadre du programme ERASMUS. Spécialité « Médiation du Patrimoine en Europe » Il s’agit de former des professionnels ayant de fortes compétences pour organiser la rencontre des publics avec les patrimoines. En M2, la formation assurée surtout par des professionnels se fait sur 15 mois (425 heures sur 27 semaines) dont au moins 4 mois de stage. Cette spécialité présente trois originalités : — une véritable envergure européenne, qui se traduit par les thématiques des projets professionnels, les stages à l’étranger, les partenariats avec l’Espagne et l’Italie ; — l’ancrage de la formation dans un département d’histoire avec un appui fort sur d’autres disciplines, qui est un atout, car cela permet de répondre efficacement aux diverses questions concernant la culture matérielle ainsi que les nouvelles problématiques du Patrimoine Culturel Immatériel (PCI). Ce dernier point sera une priorité dans le nouveau contrat ; — un emploi du temps aménagé pour faciliter la formation continue. Les VAE sont assurées. Spécialité « Réalisateur de projet mémoire » Ce projet nous semble n’avoir pas été compris, aussi ne proposerons-nous pas cette option pour ce contrat. Nous choisissons dans un premier temps de renforcer le travail autour de la médiation de la mémoire par le biais du PCI dans la spécialité « Médiation du patrimoine ». 15 Master mention « Géographie et aménagement » Suite aux préconisations de l’AERES, l’architecture de cette mention évolue. La spécialité « ESPACES » (« Espaces et Sociétés : Problématiques Aménagementales, Culturelles Environnementales et Sociales), adossée aux deux laboratoires ESO et COSTEL, n’apparaît plus comme telle, mais a été scindée en deux. Son ancien parcours « Espaces et sociétés » (« ESO ») constitue maintenant une spécialité de la mention « Urbanisme et aménagement », tandis que son parcours « Fonctionnement Spatial des Milieux » (« FSM ») devient une option de la spécialité « Gestion de l’environnement » (« GE »). La mention « Géographie et aménagement » comporte donc désormais 3 spécialités (au lieu de 4) : « Gestion de l’Environnement » (2 parcours), « Géomatique » (2 parcours), « Histoire-géographie et métiers de l’enseignement ». Spécialité « Géomatique » Le rapprochement du parcours « TASE » et de la spécialité « SIGAT » dans une nouvelle spécialité « Géomatique » répond aux préconisations de la dernière évaluation de l'AERES. Ce rapprochement permet de développer un panel d'enseignement commun très cohérent, tout en autorisant le développement de deux approches de formation distinctes au niveau des parcours. Le parcours « IMAGE » mobilise un corpus méthodologique centré sur le traitement de données matricielles pour des champs d'application liés aux problématiques environnementales. Le parcours « SIGAT » constitue une formation généraliste en géomatique. Il ne présente pas de champ d'application thématique privilégié. Il vise à former des acteurs opérationnels de la géomatique dans des champs d'application multiples. Au cours du prochain contrat d'habilitation, la spécialité géomatique de la mention « Géographie aménagement » va poursuivre ses échanges avec les autres formations du grand ouest en géomatique, afin d'envisager des rapprochements à l'image de celui développé avec l'Agrocampus Ouest. Spécialité « Gestion de l’Environnement » Polyvalence de la formation : c’est précisément l’une des spécificités de la spécialité « GE » qui vise à former des généralistes de l'environnement. En effet, si les questions environnementales font intervenir des champs disciplinaires spécifiques, elles nécessitent également d'être articulées par des professionnels polyvalents capables de dialoguer avec des spécialistes et de faire l’interface entre ingénieurs, élus, associations et citoyens. Ainsi la spécialité « GE » est-elle la seule en Bretagne à associer les connaissances fondamentales et les éléments méthodologiques propres à la géographie environnementale aux disciplines telles que la sociologie, le droit ou l'économie de l'environnement. Ce choix est donc parfaitement justifié par la diversité des débouchés qui s'offrent aux étudiants dans le domaine de l'environnement (cf. ci-dessous). 16 Manque d'informations sur les débouchés : d'après les suivis réalisés par l'Observatoire des Parcours Étudiants et de l'Insertion Professionnelle sur les promotions Master « GE » des années 2005, 2006 et 2007 (taux de réponse compris entre 70 et 80 %), il apparaît que : — 36 à 50 % des effectifs ont un emploi 6 mois après la fin de la formation ; — 50 à 63 % des effectifs ont un emploi 18 mois après la fin de la formation ; — le salaire moyen des emplois est de 1500 euros net par mois. Ce suivi montre également la diversité des types d’emplois que trouvent les étudiants issus de la formation Gestion de l’environnement (50 % dans des entreprises privées, 30 % dans des collectivités territoriales et 20 % au sein d’associations), essentiellement sur les profils de postes suivants : - Chargé de mission sécurité environnement - Chargé de mission tri sélectif - Chargé de mission Natura 2000 - Chargé de mission habitat - Chargé de mission en urbanisme - Animateur et chargé d'études environnementales - Cartographie, SIG, Ingénieur en photogrammétrie. Master mention « Urbanisme et aménagement » La nouvelle offre de formation en Urbanisme et aménagement à l’Université Rennes 2 s’inscrit dans le contexte de mise en place de l’Institut d’Aménagement et d’Urbanisme de Rennes (IAUR). L’offre proposée maintenant comporte quatre spécialités (au lieu de 3 précédemment) : — Les spécialités ACT et AUDIT qui, bien qu’étant toutes deux adossées à une unité de recherche de grande qualité (laboratoire ESO – UMR 6590), n’en sont pas moins clairement différenciées : la première est de type généraliste, avec pour cible les collectivités territoriales en milieu rural ou urbain, tandis que la seconde s’inscrit clairement dans le champ de l’urbanisme. — Une nouvelle spécialité « Dynamiques, aménagement des espaces, territorialités » (« DyATer »), elle aussi adossée à l’UMR 6590. La prise en considération des préconisations de l’AERES s’avère positive, puisqu’elle a incité à proposer cette spécialité orientée vers la formation à la recherche et ainsi de répondre également à l’une des recommandations de l’APERAU. — La spécialité MOUI, adossée à une unité en recomposition, le CIAPHS, qui entretient de longue date des liens solides avec l’École d’Architecture de Rennes. Issue du département de sociologie, cette spécialité ne comporte qu’une deuxième année de Master (sur une durée de 18 mois). 17 Les objectifs communs aux différentes spécialités sont ceux du futur IAUR : formation professionnalisante, recherche théorique et pratique, diffusion des savoirs. Bien que chaque spécialité soit bien distincte des autres, d’importants efforts de structuration ont été accomplis. Ils permettent : — des mutualisations favorables à l’orientation progressive des étudiants ; — la mise en place chaque année d’un cycle de conférences et de visites communs entre les deux Unités d’adossement et les différentes équipes pédagogiques, afin d’offrir à l’ensemble des étudiants et étudiantes des moments de rencontres entre les mondes de la recherche et les milieux professionnels ; — des passerelles en fin de première année, avec, là encore, pour les étudiants et étudiantes, la possibilité d’affiner leurs parcours de formation. Master mention « Psychologie » L’évaluation a bien relevé l'étendue des secteurs professionnels dans lesquels les psychologues interviennent, laquelle trouve une traduction directe dans la diversité des formations proposées par Rennes 2. Elle a aussi relevé, entre autres points positifs de cette offre de formation, un bon adossement à la recherche, un taux d'insertion des diplômés satisfaisant, et une attractivité qui se marque par une proportion non négligeable d'étudiants en provenance d'autres universités. Le repérage des points faibles (manque de lisibilité de certains parcours et spécialités, redondance de certaines spécialités, précarité du parcours recherche de la spécialité « psychopathologie ») a, quant à lui, amené à proposer une réorganisation de la mention en quatre spécialités mieux identifiables et lisibles, qui devraient bénéficier d'une forte attractivité dans l'avenir et déboucher sur une excellente insertion professionnelle de nos étudiants : « Ingénierie psychosociale et cognitive », « Psychopathologie clinique », « Psychologie clinique de l’enfant et de l’adolescent », et « Psychocriminologie et victimologie ». Plus généralement, les effectifs attendus seront réduit de près de 10% sur l'ensemble de la mention, diminuant d'autant le nombre de psychologues formés à l'université de Rennes 2. Enfin l'équipe pédagogique du Master poursuivra ses efforts pour améliorer la qualité des formations par la mise en place de dispositifs d'évaluation des enseignements par les étudiants, et rappelle que le suivi des diplômés, déjà bien effectué par l'Observatoire des Parcours Étudiants et de l'Insertion Professionnelle, demande simplement à être mieux pris en compte dans les ajustements des formations. Spécialité « Ingénierie psychosociale et cognitive » Conformément aux recommandations des évaluateurs, la première spécialité s'intitulera « Ingénierie psychosociale et cognitive » (au lieu de psychologie du travail, dans la santé et du handicap) et formera des psychologues capables d'intervenir selon une 18 démarche d'ingénierie et d'ergonomie dans différents secteurs d'activités professionnels. Elle comptera 3 parcours : « Psychologie des organisations », « Psycho-ergonomie », « Psychologie de la santé ». Spécialité « Psychopathologie clinique » La deuxième spécialité de la mention, intitulée « Psychopathologie clinique », intègrera, en tant que parcours, la spécialité qui était d’abord proposée en création (« Pratiques cliniques en milieu médical, sanitaire et social) suivant en cela les recommandations de l'AERES. Par ailleurs, le parcours « Recherches en clinique » doit être maintenu avec un nombre très restreint de places, et un mode de recrutement très sélectif, basé sur l’excellence des notes obtenues en Master 1. Il se distingue des autres parcours par une construction en blocs spécifiques et des mutualisations à choix au regard des thèmes de recherche engagés. En plus d’une formation qualifiante pour l’obtention du titre de psychologue, il prépare aux études doctorales. Depuis 2006, les meilleurs étudiants de Master 1 ont suivi ce parcours et chaque année, 5 à 10 sortants souhaitent poursuivre en doctorat. L’EA 4050 et l’ED SHS sont, depuis 2009, désormais en phase pour assurer ces inscriptions effectives et comptent 5 professeurs des universités encadrant chacun 9 thésards, avec une cadence de soutenances importante. La spécialité comptera donc 4 parcours : « Psychopathologie fondamentale », Pratiques cliniques en milieu médical », « Recherches en clinique » « Parcours international » (entièrement mutualisé, et adossé aux partenariats et conventions en place depuis 3 ans avec le Brésil et l’Amérique latine). Spécialité « Psychologie clinique de l’enfant et de l’adolescent » Proposition est faite de rendre plus lisible certains parcours anciennement proposés (« Développement humain et handicap », « Psychopathologie infanto-juvénile ») en les intégrant dans une Spécialité commune intitulée « Psychologie clinique de l'enfant et de l'adolescent ». Cette spécialité se donne pour objectif de former des psychologues cliniciens à partir d'approches épistémologiques, théoriques et méthodologiques différentes et complémentaires. Par ailleurs, une mutualisation de certains enseignements offrira aux étudiants inscrits dans cette spécialité une complémentarité et une diversité d'outils et de méthodes utiles à l'exercice de leur pratique de psychologues cliniciens. La spécialité comptera donc deux parcours : « Psychopathologie infantojuvénile » et « Handicap et troubles du développement ». Spécialité « Psychocriminologie et victimologie » Cette quatrième spécialité, bien évaluée par l'AERES, restera inchangée, à l'exception d'une réduction des effectifs. Elle compte deux parcours. Master mention « Sociologie » 19 Ce Master permet à la fois l’acquisition de compétences génériques en sciences humaines et sociales (Sociologie et Sciences du Langage, en particulier) et de compétences spécifiques pour œuvrer ensuite dans des domaines d’intervention spécialisés. La première année du Master est ouverte aux étudiants détenteurs d’une Licence de Sociologie ou de Sciences du langage. Le recrutement en M2 se fait sur dossier et entretien. Spécialité « Métiers de la Sociologie et des Sciences du langage » Afin de tenir compte des préconisations de l’AERES, la spécialité Recherche « Métiers de la sociologie et des sciences du langage » a été revue et rassemble deux parcours disciplinaires indépendants l’un de l’autre : un parcours « Recherche, études, conseil, interventions en sociologie » (RECIS) et un parcours « Sciences du langage ». 1) Parcours « Recherche, Études, Conseil, Interventions en Sociologie » (RECIS) Il forme les étudiants à la recherche en sociologie, en leur permettant d’acquérir des compétences de haut niveau en épistémologie et réflexion théorique, en histoire de la sociologie et dans différents domaines spécialisés de la discipline, en techniques et méthodes qualitatives, quantitatives et bibliographiques de production de connaissance, enfin en capacité à intégrer et comprendre des milieux professionnels divers. Cette compétence leur permet d’élaborer des dispositifs d’investigation et d’étude, de construire et d’animer des réseaux de multiples acteurs sociaux ou encore de synthétiser, analyser et rédiger divers documents. A l’issue de leur formation, les étudiants peuvent poursuivre vers le doctorat puis l’enseignement ou la recherche académique. Ils peuvent aussi intégrer directement le marché du travail sur des postes de chargé-e d’enquête et d’études, chef de projet ou chargé-e de mission dans divers services et institutions des collectivités locales (sociétés d’économie mixte, agences d’urbanisme, agences de développement économique, etc.), dans les instituts et sociétés de conseil et de stratégie du changement, dans le milieu associatif et celui de l’entreprise. En sus des cours et travaux dirigés, l’acquisition des compétences de recherche, d’études, conseil et interventions en sociologie s’effectue sous trois formes : — la réalisation d’un projet de mémoire, en Master 1, et du mémoire et de l’enquête de terrain afférente en Master 2. Ce travail est conduit sur un thème du choix de l’étudiant ou de l’équipe d’étudiants, étant entendu que le travail collectif est privilégié dans tous les domaines de la formation. Soulignons que la réalisation de l’enquête de terrain est l’occasion, pour les étudiants, d’approfondir une problématique de recherche à propos d’un domaine de la vie sociale et/ou d’un champ professionnel. — la participation de tous les étudiants à une même enquête collective « grandeur réelle », dans le cadre d’une commande adressée à la promotion par une structure locale avec laquelle un contrat est passé. Il pourra s’agir d’une collectivité locale, d’un organisme public ou d’une association importante. — la réalisation d’un stage obligatoire que les étudiants effectuent individuellement dans une structure susceptible d’offrir des débouchés au Master. Il peut s’agir d’un laboratoire de recherche accueillant un ou plusieurs étudiants contribuant de diverses 20 manières à un travail de recherche ou bien de l’une ou l’autre des structures évoquées plus haut. Ces trois contenus d’apprentissage sont encadrés par des collectifs d’enseignants-chercheurs sur le mode du tutorat collectif de recherche (séminaire) pour les projets et les mémoires d’enquête de M1 et M2 ; sur le mode de l’équipe d’atelier pour l’enquête « grandeur réelle » commanditée par un partenaire ; enfin, le suivi du stage s’opère dans un tandem entre tuteur professionnel et tuteur universitaire. 2) Parcours Recherche « Langage » Des modifications de la maquette (n’augmentant pas le nombre total d’heures prévues) sont proposées pour améliorer l’équilibre entre les sciences du langage et la sociologie tout en respectant la spécificité de chaque parcours. Par ailleurs, la filière des Sciences du langage s’engage également à modifier son parcours actuel en M2 dans le sens d’une plus grande autonomie pédagogique. Ce parcours associera des psychologues et des sociologues autour d’une problématique générale commune, l’anthropologie clinique, au service des métiers des secteurs sanitaires et sociaux, où le langage est l’élément fondamental. L’orientation professionnelle des étudiants en formation initiale et continue y sera favorisée. Et une réelle continuité pédagogique sera ainsi maintenue, de la licence 3 des sciences du langage (notée A par l’évaluation AERES) jusqu’à ce parcours de M2. Spécialité « Intervention sociale » Cette spécialité constitue une formation professionnalisante dans le « champ social ». Elle est composée d’un tronc commun en Master 1 et de deux parcours en Master 2. Le parcours « Direction des politiques et dispositifs d’insertion, de médiation et de prévention » vise à former des responsables de projet et des chargés de mission dans les champs indiqués, en se positionnant de manière spécifique sur les nouvelles formes d’intervention sociale partenariales et territoriales. Le parcours « Métiers de l’ingénierie de l’action sociale et éducative » vise les activités d’ingénierie sociale en mettant l’accent plus particulièrement sur les fonctions de diagnostic, d’évaluation, d’expertise et de développement de projets en matière de politiques sociales et d’intervention sociale. Cette spécialité, qui existe depuis 2004, est bien insérée dans l’environnement socioéconomique et ancrée dans un réseau partenarial dense, aux échelles locale, départementale et régionale. Elle bénéficie d’une réelle attractivité et offre des débouchés professionnels diversifiés. L’ouverture d’un Master 1 spécifique dans le champ de l’intervention sociale à compter de la rentrée 2012 devrait renforcer les atouts de cette formation. Master mention « Sciences de l’éducation » La mention Sciences de l’éducation présente quatre spécialités : « Éducation et formation » (E&F) (comportant trois parcours, dont un international), « Stratégie et 21 Ingénierie en Formation d’Adultes » (SIFA), « Technologies de l’éducation et de la Formation » (TEF), « Politique sectorielle et gestion des systèmes d’enseignement et de formation » (PSGSE) (comportant une ouverture à l’international). Les spécialités « SIFA » et « TEF » ne sont totalement distinctes qu’en M2 ; elles sont entièrement mutualisées au premier semestre de M1 et partiellement au second. « PSGSE » n’apparaît également qu’en M2. Le site Internet du département présente l’ensemble de l’offre de formation, avec des liens avec les sites des spécialités professionnelles ; il est régulièrement enrichi (programme en ligne et détails du diplôme, débouchés professionnels et offre de stages et d'emplois ; information sur les événements et partenariats de recherche en cours ; base de données des anciens ; etc.). L’ouverture à l’international est présente à travers le parcours international de la spécialité E&F et la création de la spécialité « PSGSE » (dont le M1 est pris en charge par une Université du Sénégal dans le cadre d’un projet soutenu par l’UNESCO). Elle se manifeste aussi par l’inscription des enseignants-chercheurs de la spécialité SIFA : — dans le GIS IERFA (Institut européen de la recherche sur la formation des adultes) qui comporte un master européen porté par le CNAM de Paris ; — dans de nouveaux projets internationaux de recherche (Hy-Sup, Transformative Learning, Transfert de savoirs tacites) menés via des partenariats européens et nordaméricains. Les spécialités professionnelles sont caractérisées par un bon taux d’insertion, lié à un ancrage régional fort. Spécialité « Éducation et formation » (E&F) [Parcours : « Éducation, apprentissages et didactique » (EAD) ; « Sport, culture et éducation » (SCE) ; « Ingénierie de formation en sport » (IFS)] Redondances entre secteurs d’enseignement : la spécialité E&F s’adresse à des enseignants déjà en exercice ou à des cadres de l’éducation, et propose une formation à l’analyse réflexive de la pratique et à la recherche documentaire et empirique, en vue d’une poursuite d’études en doctorat. Aussi est-ce d’abord par les publics visés et les objectifs de la formation que cette dernière se distingue des formations des masters MEF et STAPS. Ajustement des ECTS au volume horaire des UE : un choix a été fait de valoriser l’importance de la recherche documentaire et du travail collaboratif en équipe par un nombre significatif d’ECTS. Mais l’équipe est prête à réajuster ces crédits comme l’AERES le préconise. 22 Spécialité « Politique sectorielle et gestion des systèmes d’enseignement et de formation » (« PSGSE ») Ce M2 se positionne sur un créneau de formation peu occupé au niveau national : la formation des cadres supérieurs de l’éducation et de la formation dans l’évaluation et la gestion des systèmes d’enseignement et de formation. Il a été proposé dans le but d’offrir un prolongement de formation aux étudiants africains de la formation à distance ouverte à l’université de Dakar depuis 2007 (PSGSE), mais s’adresse aussi, en formation à distance et en présentiel, à des étudiants français en formation initiale et continue, désireux de suivre une formation professionnelle dans le domaine de l’évaluation et de la gestion des systèmes d’éducation et de formation. Il est adossé au CREAD (EA 3875) et complète l’offre existante en Bretagne. Cette spécialité est portée par des enseignants-chercheurs spécialistes de l’approche quantitative, de l’évaluation et de l’analyse économique des politiques de l’éducation et de la formation. Ouverte sur la francophonie africaine et européenne, destinée à un public de futurs cadres supérieurs de l’éducation et de la formation, cette spécialité peut fonctionner en grande partie à distance avec des périodes de regroupements à Rennes. Elle ouvre sur des emplois de responsables dans les instances nationales et internationales, les ministères et cabinets spécialisés, les rectorats et grands établissements. Enfin sa lisibilité sera augmentée en changeant son intitulé de la sorte : « Évaluation, gestion et pilotage des systèmes éducatifs ». 23 Domaine « Sciences, technologies, santé » Master mention « Sciences et techniques des activités physiques et sportives » (« STAPS ») Le Master mention STAPS représente l’offre coordonnée de six universités du Grand Ouest (Rennes 2, Nantes, Poitiers, Brest, Le Mans, Rennes 1), de cinq UFR STAPS, de l’École Normale Supérieure de Cachan, de deux UFR de médecine et de l’INRA. Cette offre a été conçue de manière concertée entre les différentes structures dans un triple objectif : — de complémentarité entre les différentes spécialités, en évitant les redondances dans l’offre de formation, — de couverture des différentes problématiques relatives à la pratique physique et sportive, — de réponse aux besoins socio-économiques des structures professionnelles intégrant des objectifs liés à la pratique physique et sportive. La mention STAPS comprend 5 spécialités : — « Mouvement, sport, santé » (« M2S ») — assurée à Brest et à Rennes 2 (+ ENS Cachan), — « Sport et sciences sociales : administration, territoires, intégration » (« SSSATI ») — assurée à Brest, Nantes, Le Mans et Rennes 2, — « Management du sport » — assurée à Poitiers et Rennes 2, — « Expertise, performance, intervention » (« EPI ») — assurée à Brest et à Nantes, — « Ingénierie de la rééducation, du handicap et de la performance motrice » (« IRHPM ») — assurée au Mans et à Poitiers, — plus la spécialité « EPS : métiers de l’enseignement », qui n’est pas évaluée. L’ensemble du dossier d’habilitation de la mention a été déposé par l’Université de Rennes 2, établissement porteur de la mention. Mais chacune des spécialités n’est proposée que sur quelques uns des sites impliqués. Il importe donc de prendre en compte, d’un côté, l’ensemble du dossier de mention pour apprécier sa cohérence et la complémentarité des formations et, de l’autre, les caractéristiques propres — et rapportées à la spécificité des sites concernés — de chaque spécialité. Spécialité « Management du sport » (Parcours « Tourisme et événementiel sportifs » de Rennes 2) 24 La formation dispensée dans cette spécialité est à la fois une formation professionnalisante et une formation à, et par, la recherche. Ainsi : — 36 h de cours (sur un total de 165 h) sont intégralement consacrés à la méthodologie de la recherche au semestre 9 ; — les étudiants doivent soumettre et soutenir au second semestre du M2 un mémoire scientifique (les normes de construction et de présentation de celui-ci sont disponibles sur l’intranet étudiant) ; — une épreuve (préparée) est spécialement conçue pour que les étudiants puissent présenter aux enseignants leur problématique de recherche sous la forme d’une diapositive unique (poster) ; — un suivi individualisé des étudiants est assuré par leur enseignant tuteur tout au long des semestres 9 et 10 ; — les étudiants de master 2 ont l’obligation de participer aux séminaires de l’Unité de recherche d’adossement de la spécialité ; certains y effectuent leur stage ; — 40% des enseignements sont effectués par des enseignants-chercheurs et sont en lien avec leurs travaux de recherche ; Les publications des enseignants-chercheurs intervenant dans le parcours et les contrats de recherche spécifiques au tourisme et à l’événementiel sportifs qu’ils ont portés durant le dernier quadriennal valident cet ancrage scientifique de la formation. Certains étudiants issus de cette filière s’engagent dans la préparation d’un doctorat. Le taux de réussite était de 75 % jusqu’à la rentrée 2010, où un resserrement de la sélection à l’entrée du master 2 a fait obtenir, au 1er semestre 2010/2011, un taux de réussite de 100%. Quant à l’insertion professionnelle des étudiants, le master 2 n’existait pas jusqu’en 2007/2008, et les données officielles pour les années suivantes ne sont pas encore disponibles, puisque l’enquête du Ministère pour les diplômés de 2008 est en cours. Spécialité « Sport et sciences sociales : administration, territoires, intégration » (« SSSATI ») Les modalités de contrôle des connaissances sont réévaluées régulièrement afin de permettre un équilibre entre les épreuves terminales et continues. Par ailleurs, un mémoire est demandé en master 2 seulement, afin de ne pas surcharger l’étudiant de master 1 et lui permettre de fournir un meilleur mémoire à la fin du cycle d’études. L’étudiant développe ainsi une réflexion plus approfondie autour des concepts et des méthodes des sciences sociales. La formation en alternance sur le site de Rennes semble convenir aux professionnels et aux étudiants qui répondent favorablement à ce principe dans les enquêtes annuelles d’évaluation des enseignements. Par ailleurs, en fonction des contraintes plus particulières de telle ou telle institution de stage, un principe de souplesse est adopté pour permettre le maintien de l’étudiant en stage et pour assurer une continuité de son projet professionnel. 25 La problématique territoriale est un axe transversal à la fois aux enseignements et aux projets ; elle est logiquement investie par les étudiants au cours de leurs projets et stages. De nombreux acteurs de la fonction territoriale représentent les professionnels qui interviennent dans nos formations. De surcroît, des partenariats existent, avec la ville de Rennes ou la DRDJS, par exemple. L’établissement de nouveaux partenariats est en cours. Master mention « Statistique Appliquée » Deux partenariats internationaux sont en cours d’élaboration. Le premier, porté par la spécialité « Statistique pour les sciences agronomiques et agroalimentaires », est en cours de finalisation avec l’université de technologie d’Ho-Chi-Minh Ville (première convention de partenariat avec Agrocampus Ouest signée en décembre 2010). Il est d’ores et déjà convenu que des enseignants vietnamiens viennent en observation et formation dès la rentrée prochaine à Rennes. Le second, porté par la spécialité « Statistique pour l’entreprise» est en négociation avec la faculté des Sciences et Techniques de Tanger (Maroc), Université A Essaadi, qui forme des ingénieurs en Statistique. La liste et le contenu des enseignements qui feront l’objet de ce partenariat sont en phase d’élaboration en concertation avec les collègues de Tanger. Mutualisation entre les deux spécialités : quelques anomalies apparaissaient dans le descriptif des enseignements mutualisés entre les deux spécialités. Après concertation avec l’Agrocampus, ce problème a été corrigé en mettant en conformité la maquette de la spécialité « Statistique pour les sciences agronomiques et agroalimentaires » avec celle de la spécialité « Statistique pour l’entreprise» tant en ce qui concerne les libellés que les volumes horaires des enseignements concernés.