Histoire du Château et de la Châtellenie de Douai
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Histoire du Château et de la Châtellenie de Douai
Brassart, Félix. La féodalité dans le Nord de la France : Histoire du château et de la chatellenie de Douai, des fiefs, terres et seigneuries tenus du souverain de cette ville, depuis le Xe siècle jusqu'en 1789, avec de nombreux renseignem.... 1877. 1/ Les contenus accessibles sur le site Gallica sont pour la plupart des reproductions numériques d'oeuvres tombées dans le domaine public provenant des collections de la BnF.Leur réutilisation s'inscrit dans le cadre de la loi n°78-753 du 17 juillet 1978 : *La réutilisation non commerciale de ces contenus est libre et gratuite dans le respect de la législation en vigueur et notamment du maintien de la mention de source. *La réutilisation commerciale de ces contenus est payante et fait l'objet d'une licence. Est entendue par réutilisation commerciale la revente de contenus sous forme de produits élaborés ou de fourniture de service. 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HISTOIRE m; CHATEAU ET I>K I.A CIIATELLENIE DE DOUAI CSuvcnlcr*. clc. P.tR douaisien. ClitUclnlns, l*révùt*« I. DOUA! !.. KI»ITi:UU «MIICI'IS, ruo do la Madeleine, 23. l'A m S DUMOULIN, LIBRAIRE, QUAIl'FS ACGI'STIXS, 13. GANU CAMILLE VVT, LIBRAIRE, HDK-DESREGNEtSES, I. 1877. tiré à deux Ouvrage cent dix Il a été tiré en outre Vingt Et cinq exemplaires exemplaires numérotés. exemplaires : sur papier sur papier MUAI, lUt. I, CRÉPIS. fort vergé. DANS LA FEODALITE DE LA FRANCE. LE NORD HISTOIRE nu k CHATEAU DE LA CHATELLEU DOUAI DE Des Fiefs. Terres el Seigneuries tenus du souverain de celte ville, Depuis la X' siècle jusqu'en 17S9; renseignements généalogiques et héraldiques, /^T\Y.<W / ThV» dtt charltt et des sceaux. Aïec de nomtreui ' °. \ :"-) ! r ' •,, PAR douaisien. . ^. / Châtelains Prévôts. (1024-1464) et leurs vassaux. Gaveniers. Ecoliers - le - Comte. Seigneurs Damoiseaux de Saint-Albin. do Dorigoies, • etc. l. DOUAI V, KDITEUIt CIlÈI»l:v, lue de la MiJcleine, 23. GAND CAMILLE VÎT, LIBRAIRE, RIS DE*RtGNESJES, I. PAMS DUMOULIN, LIBRAIRE, QlAI t>ESACCISTI.NS, {3. 1877. I pestez cultre I 1!ÙUI<J Cri d'armes du châtelain ou vicomte de Dou.n d'après un armoriai du XV* siècle. cription, divisions nommait qu'on et de se prête clnîtcllenio, consacrée partie, et dosachâtellenie de souverains son ancienne circonsù quatre : principales Une première foi te (cflsfrwm) aux do Douai féodale L'histoire Douai do la villo aux origines ou plat pays), (territoire l'cro féodale jusqu'en depuis aux baillis et à ses receveurs, 1789, au domaino du priheo aux coutumes de et aux autres officiers de la cour féodale, en matière de fiefs. la cliûlcllenie principalement La seconde dès maintecelle que nous publions des rapports des officiera féol'historique partie, nant, comprend daux (le châtelain ou vicomte prévôt, Gavenier, mune grandement son propre intérêt nir à un de la ville et ses successeurs do Saint-Albin) qui saura privilégiée, seigneur : avec une com- dans toujours, du prince, mainte- que dans celui subalterne les descendants ainsi rang cause de la maison ou les ayants et de Douai, illustre dés le XI* siècle, en 1789 : Melun, ces ayants cause s'appelassent quoique Les fiefs enclavés dans la ville et la d'Arcnberg. d'Egmont, banlieue y ont avssi leur histoire Une troisième partie, consacrée à l'historique de la terre do collo de Sin-lc-Xoble, do Montigny en Ostrovant, do celle avec d'Eslrées de Wazicrs-Flaudrcs (I), de colle a Lewardo, do celle do Vésignon son annexe, decellode Haincl, Mar- ainsi quo do plusieurs fiefs situét dans quetto en Ostrevant, ces localités ou enclavés à Lécluso et en Cambrésis. G'é'ait à ce territoire excessivement guère que quatre ou cinq tique pays d'Ostievant, tellcnie de Douai. restreint villages et à clocher réduite qu'était ne comprenant assis dans l'an- a l'origine la châ- consacrée aux accroissements Une quatrième sucpartie, non plus dans l'ancessifs de cette chatellenio, qui s'étendit cien Ostrevant, mais dans lo Pôvelo (on prononce Pève), au détrimont de vers perdit, la chatellenio 1250, la terre avec leurs Bouvignies, les terres de Wastines et en 1630, cello d'Orchies do Hache, en ; celle-ci celles de Landas eil'et et do annexes Aix, Esplechin, Warlaing, à Gapello et do Roupy à Nomain de Flines. ; nous ont obligea publier d'abord la majeures à l'histoire de nos antiques châtelains : c'est partie consacrôo du reste la plus riche en documents anciens, grûco aux libéDes raisons ralités Saint-Amô,; une oeuvre une envois la grands seigneurs cetto publication forme d'ailleurs do ces table complète, de tous les avec noms des tables des spéciales, fiefs et des de collégiale à elle seulo notammont familles cités : plus do dix-huit cents noms. aux l'ouvrage Quant le premier fascicule à l'appui Preuves, que nous publions sur la châtellenie de nos recherches ou vicomte, la prévôté, les fiefe du Gavèno et do Saint-Albin, sera suivi d'autres dans fascicules noms destinés de lieux à former un volume qui aura sa table des et do personnes. (I) Le clocher et le gros des vilUges do Waziors et de Lewardo liaient terres d'Empire. vij. mots Quelques l'oeuvre entreprise maintenant sur lo but et l'utilité de à faire revivre, appliqué pour quelques des institutions leur raison qui ont eu autrefois instants, et des personnages on trouve roit d'être, parmi lesquels soit des hommes dans des noms illustres, qui ont marqué l'histoire d'autro n'a ; mais cette évocation prétention que L'auteur s'est celle do concourir, avec des travaux ou à entreentrepris d'une histoire générale do notro prendre (1), à la formation ville : la l'histoire pierre féodale Les institutions, bien comprendre, temps que nous apportons de Douai. nous nous à cet édifice sommes de les étudier avec do leur et do leurs origine les avons vu naître sous elïorcé les s'appello , pour les idées aux reçues transformations succes- de la religion sives; nous l'égide et du patriotisme, et protéger nos églises et notre pays menacés par le payen envahisseur; et néanmoins puis déchoir se perpétuer. mais comme un monument Encoro debout, en ruines et d'un autre et do progrès, gements ment jugée alors une âge, dans la féodalité entrave un siècle avide do chan- fut presque universelleretardant ou emsurannée, de l'impôt et une plus équitable de la justice, une non valeur au il y de vue do la défenso du territoire ; seulement de la pronaissant du respect une gravo difficulté, uno répartition pêchant administration meilleure point avait (1) L'hbtoiro ecclésiastique do Douai a été traitée avec nno science et un soin remarquables par M. fabbé Dancoisne. Dans ses Mémoires (f série, IX, X, XII, Douai, 1664.à 1875, in-8o), la Société d'agriculture,des sciences et arts do noire ville a commencé la publication do cet important travail, couronné par elle en 18tx>. L'histoire communale et l'histoire universitaire do Douai sont encoro à faire. Dans son Histoire du parlement de Flandres (Douai, 1819, in-So), le conseiller Pillot a traité l'histoiro judiciaire, et M. Drassart père, l'histoire de la bienfaisance, dans ses Notes historiques sur les hôpitaux (Douai, ISM, ia-8). Vllj. exercés sous la propriôté privée, dont les droits s'étaient tection des lois existantes. On procédait beaulentement, de faire disparaître coup trop lentement, pour essayer l'institution trancha viciée, définitivement la lorsque surgit la question comme Révolution chacun qui sait. aux personnages, nousnous sommes attaché à Quant en relief ceux qui ont joué un rôle dans le passé mettre nous avons dû nous bornera (1); mais pour la plupart, des indications généalogiques Au moment où l'Etat, savantes de Paris sociétés Penvi et héraldiques. les départements et de la province les travaux trer l'utilité il serait historiques, des recherches sur l'histoire et les villes, à encouragent de démonsuperflu des anciennes conscriptions féodales, des lois et des coutumes vieilles familles seigneuriales-dont un grand rendu illustre le nom de leur humble village. Nous aussi d'insister croyons inutile de l'oeuvre, dont il a fallu aller recueillir persés dépôts milieu un peu partout, non-seulement publics, mais dans dos archives de paperasses vouées à la les sur locales, nombre les cirdes ont difficultés les matériaux, disdans de nombreux privées destruction. et jusqu'au Notre temps et nos peines (si peine il y a), nous ne regretterons rien, si nous réussissons à mériter les suffrages de ceux qui s'intéressent au passé de la chère patrie. F". B. A Douai, l'an 1876, le vendredi 5 nu>î, jour de la fêto de saint MAUDAND, entant et patron de la cité douaisienne. (i) Le châtelain Wauticr 1", bienfaiteur de Siint-Amé et l'un des conquérants de l'Angleterre en 1064, et Pierre do Douai, chevalier croisé (1207-1203), ont particulièrement fait l'objet do nombreuses recherches. Dans 1876, Arts de sa la séance Société de Lille cet ouvrage. publique des a décerné du dimanche Sciences, de son prix 51 décembre et des l'Agriculture Wicar à l'auteur CHAPITRE GHATELLENIE PREMIER. DE LA VILLE DE DOUAI ou OFFICE DU CHATELAIN. ou « castellerie due de territoire, castellani. feudum quelquefois Chatellenie » signifie d'ordinairo étenoffice féodal de châtelain, du même mot, pour désigner deux choses toutL'emploi à-fait différentes, a souvent fait croire que la juridiction d'un châtelain s'étendait sur tout le pays dépendant d'un château (castrum, ville forte), et que cet officier était une sorte do suzerain aux autres feudataircs do la par rapport même chatellenio. C'est une erreur qui a déjà été relevée notamment Haer, auteurs, par Floris vander par différents de Lille (Lille, 1611, in-4*). dans son livre Les Chastelains où l'auteur On y lit en effet (page G7), à l'endroit expliquo » c'est-à-diio le plat pays ressorce qu'est la « ebastclenio, fslensc : « N'étissant à la Salle de Lille, ou territorium aurait son nom du chastant chose vraie, quola chastelcnie héréditelain de Lille, duquel mêmes les terres féodales taires sont tenues de la Salle do Lille, sujettes au baillif de les chastelains Lille. Vrai est qu'en divers écrits, parlent de la façon do leur chastelcnio ; mais cela se doit entendre CIUTIUIIS t>i DOVAI. I. — 2 — Et à parler proque les baillifs parlent de leur bailliage. les chastelains tiennent en fief du comte de Flanprement, dres, non pas la chastelenie » office de chastelain. de Lille, mais Pestât, titre et si justes présentées en 1611 par avant qui avaiteu recours à des sources certaines, de se faire une opinion et d'entreprendre une réfutation, l'erreur a persisté et elle a été reproduite par plusieurs per- Malgré un auteur les observations sonnes C'est qui se sont occupées de notre histoire locale. ainsi que, dans une Esquisse historique du département du Nord, etc., du Nord publiée dans le Bulletin scientifique affirmer de (Lille, 1872, in-8», page 142), nous voyons que « dans .une partie du territoire qui portait nom de châtellenie, les châtelains, chargés originairement de la garde du burg ou château fort, eurent longtemps .commandement militaire dans la châtellenie, présidèrent nouveau cour des échevins judiciaire et celle des vassaux, au nom du comte, » etc. Quels sont ces assertions? les documents exercèrent le lo la le pouvoir anciens qui ont pu provoquer Nous l'ignorons absolument. En ce qui concerne Douai, nous pouvons affirmer que le châtelain n'avait pas un semblable ou le pouvoir dans la chatellenio plat pays, et que les fonctions de son olTîce ne s'étendaient On en jugera guère en dehors de la ville et do sa banlieue. ainsi après l'exposé détaillé fairo de ses que nous allons droits et de ses devoirs, non-seulement d'après les dénombrements du fief de la châtellenie, dont l'un remonto à 1369, mais encore en tenant compto de ce que le fief a perdu démembrements par des«éclissements»ou très-anciens, par des ventes ou de toute autre manière, L'auteur retira do l'Esquisse historique ajoute que lo comte leur pouvoir aux châtelains, au auxquels il substitua, — XIV* Mais 3 — des baillis, etc. des gouverneurs siècle, militafres, nous ferons observer que l'un des graves inconvénients de rendre impossible précisément leur tenaient ; car les châtelains du régime féodal était une semblable réforme entre existait intégralement office en fief, et celui-ci une véritable comme mains, propriété privée, était de respecter, obligé central quand le pouvoir débarrasser d'unchâtelain leurs que lo comte de même Aussi, que les villes. voulut ou le pouvoir se municipal féodal, qu'en achen'y réussit-il le fief de la châtellenie. tant En ce concerne qui de notre plus particulièrement auteur semble croire et à un le même ville, Orchies obéissaient de relever empressons châtelain Douai que ; nous nous parait être une châtelain erreur, qui nous A la vérité, ces deux cette do l'autre. conséquence seul le chàtellenies ont été réunies, au commencement du XIVe sièseule gouvernance ; mais, sous le rapport féodal, été distinctes; chacune d'elles a eu scu toujours (territoires) cle, en une elles ont châtelain particulier, et l'autre, de Douai, offices féodaux dont de l'un la Motte tenait son fief du château d'Orchies (I) ; jamais un seul et même été possédés par dalaire de cette ; Douai acquit la châtellenie et Orchies le fief do son châtelain en 1593. tendu, pour n'ont les raisons ci-dessus, quo l'histoire ces feu- ville eu 1164, Il est bien endu fiefde la (I) Il en était ainsi à la fin du XV siècle et postérieurement. (Listes dis fiefs d'Orehies.) NYanmoins, en liOJ, lo seigneur de Rache déclarait tenir sa seigneurie, avec la châtellenie dOrchies, >n un seul fitf mouvant duct.ileau de Douai. (Archives départ., c'nmbro des comptes, portef. D o'Jl, dénonibr. de Hache.; Le sire de Hache s'est appelé châtelain (garde héréditaire oo féodal du chatoui fort) do Hache ou Raisse jusque vers 13*0; il était en mémo temps :ha:elain de la ville d'Orehies, mais sans ajouter ce litre au précédent. Les trérogatives du châtelain d'Orehies étaient du reste peu conridérables, no consistant qu'en droits sur les boissons et en rentes foncières. 4 — _ d'Orehies châtellenie être nous en occuperons-nous un travail Hotte d'Orehies, entrepris le'château pour Un document qui n'est de notre en dehors reste sujet un jour, en faisant, à celui que nous analogue de Douai. ; peutpour la avons pas non plus à négliger ici, d'une du châtelain féodal pour ville que le pouvoir aussi vicomte, était limité chez nous forte, qu'on nommait à la ville et qu'il ne s'étendait pas sur tout le plat pays, à l'éc'est le serment que le châtelain de Cambrai prétait démontrer son vêque, son Histoire nous seigneur. Carpentier de Cambray et du l'a dans conservé Cambrésis (I, page 248), publiée en 1664 ; il n'y est question que des droits et des à la ville ou cité, et nulledevoirs du châtelain par rapport ou plat pays : ment vis-à-vis du comté de Cambrésis « Je N fianche foi et hommage tiendrai castellenie » Je fianche et jure à vous, sire l'évesque, porter et léautet, tant qui jou à vou serai et vo encore à porter révirence et guardo » Je jure pareillement et le loy et le franchise, et ciutdiennes, ciutoiens le ville, aidier le castellerie léautet as bourgeois de la ville, les corps, les mas et les cateus des et do tous li hoirs et manans de et wardier » Et se on tort (plat catel de bourgeois y arriestoit, de le ville, faisoit à vo pooir. au bourgeois de le ville, ne se ou de Cambray, pays) ou do bourgeoisoou deli venir jou dois et me enfant tant s'agit au profit ici des dedans ma, ou de bour- forcho, aveuc tant q te li houle et y estre aveuc iaus, li tort fait soit adreschiés au ciutoyen de le villo. Il as de cilpaïs églises geois, forche foy, du droit villes d'abattis d'arsin, contre les campagnes. lo et » etc. exis- Nous ver- — rons fois le châtelain plusieurs avec expéditions 5 — « Si l'okison de Douai la commune. voloit faire de semblables I 2°.) (Cf. ci-après, et riqueroit deviemes que guerroier no ennemis, allencontre cille ville, je por li wardede une fie, oltre et tierche yssir hors, ou en dedans pourmets vo avoyers, aveuc vos Lanières, vo pers, vo demorer, vos varlets, et si besoingn fuist aveuc vo eskievins héralts, et li commungne, nières, en boen et ordre. revenir » aveuc un kascun et vo ban- . Ce passage, qui montre quel était le rôle du en cas de siège, les trois sorties qu'il devait faire, des plus curieux. I 1\) (Cf. ci-après, « Jou ossi faire, pormets boen wardcr et léale châtelain etc., est à jostice tos vo vassals, ciuloiens et manans, vavasseurs, lorsque eu est, ossi de sentencbior, mestier de l'advis et assent de les robeurs, vo pers et eskievins, ardeurs et otres guilleurs, mais gardions, erraument et commugne le ripos pour » défiguré qu'il soit par n'en est pas ture, ce document mais seulement pour Cambrai, Tout suite moins encore nord du Royaume, Douai, Arras, formule du serment du châtelain seigneur n'a Castellania Louis et pcz de vo ville point été conservée signifie X, à Vincennes, territoire en décembro d'une mauvaise lec- nontrès-précieux, les villes du pour Lens, etc., où l'antique ou vicomte envers son (1). dans uno 1315, charte constatant du roi que (ï) Dans le livre de Rolsin (édil. Brun-Lavainne, Lille, 18H, in-lo, p. 143), on trouve la formule du serment du châtelain de Lille envers la ville, et le serment du magistrat de celle-ci envers le el atelain (p 149/. Cf. la formule conservée pir Cirpenticr, dont toul on passage, depuis : i Je jore léautet as bourgeois.... ijusques : s .... tant que li bonté et li tort fiit Mit adreschiés t, semble copié tur le texte lillois. — les feudataires delà châtellenie 6 — de Lille tiennent de lui leurs : homagia a fiefs, à cause de ladite châtellenie quae milites lnsulensi et ipsius ralione, tenebant nobis, in castellania ; en conséquence,'c'est son bailli de Lille qu'il commet pour faire la prisée de ces fiefs : damus igitur ballivo nostro lnsulensi.... souverain (1). A cette époque direct de notre Flandre le roi c'était qui était le wallonne. du mot châtellenie, Quant à l'origine employé pour désiou une par tie d'un comté, elle est posgner une province térieure aux invasions normandes et à la création d'une foule de villes fortifiées dans notre furent pays ; celles-ci d'abord désignées sous le nom de castra dans (châteaux), le sens d'enceinte fortifiée ; car ces refuges,—où l'on s'entassait alors afin de trouver la sécurité derrière des murs et des fossés,—ayant un périmètre excessivement ne restreint, méritaient Castrum guère d'autre qualification Duacense,castrum dant d'un donné celle de château. Islense, quelquefois castellum, de Cambrai, en parlant, vers dit le chroniqueur Baudry Pan 1030, des villes fortes nom de châtellenie que de Douai au territoire et de Lille. ou plat D'où le pays dépen- château (2). Dans les villages avoisinant ville forte, des gentilshommes le castrum élevèrent ou aussi la nouvelle des maisons (1) Lo roi inféode an comte do llainaut l'hommage do plusieurs fiefs situés sur la rive droite de l'Escaut et qui cependant dépcnl>ient de la chatellenio de Lille, dont ce canton s'appelait Trans-E^wut {Transcaldia regio; Buzelin, Gallo-Ftondria, p. 134 A). Dovillers, Monum. pour sertir à Vhisl. des prov. de Namur etc., Bruxelles, 1UÎ4, in-4, III, p. 64. (2) Du Cange constate que les auteurs du moyen Age appelaient easlrum une ville forte qui n'était pas le siégo d'unévMi<5: i Castra vocabanl teriplores medii ati urbts qttw civttalit, id est tpitcopUus jus non ht' bebanl i; et ailleurs: Oppida munita, dicta castra et tattella; urbts viro insiQniorts, ae praserlim tpiseopales. urbes tt cicilates dieloe. » De castrum et de son diminutif castellum vient le' mot easlellaAa ou castellania, « id tsl, terminus castri ». Exemple : i ... pedagium... de rebut quee transibuntper castrum Yitrtacum sittper caitellariam ejusdem tattrt. » — 7 — fortifiées à cause desquelles ils devinrent vas{firmitates), saux du comte ou du seigneur du castrum ; c'est l'ensemble du territoire occupé par eux qui prit le nom de châtellenie. Plus souvent castrum à un .particulier, le plus des gentilshommes la garde du voisins, avec d'autres fonctions subalternes à exercer dans tard, à l'un le comte inféoda la ville, en ses lieu et place, telles que le commandement de la milice bourgeoise des jugements civils (1), l'exécution et criminels, etc. ; à raison de son office, ce châtelain ou vicomte les gentilshommes devint, comme campagnards, l'un des pairs de la châtellenie, l'un des membres de la cour féodale. Mais le seigneur du castrum continua à dele chef de sa châtellenie et le président do sa cour meurer féodale relief saux, dataires de ; c'est lui qui fit son profit du droit seigneurial et de mutation, dû par ses vas(ou de succession) aussi bien par les châtelains feuque par les autres militaire, (2) ; il resta judiciaire, le maître politique à tous les points de vue , et financier il se ; longtemps (1) Nos ancêtres n'eurent jamais qu'une tris-faible estime pour les milices bourgeoises, sauf toutefois pour celles des grandes communes flamandes de Gand, Bruges, etc., qui du reste ont fait leurs preuves. Aussi l'infanterie, que les villes fournissaient a l'armée française, fut-ello remplacée très-vite par des corps mercenaires. Au moyen âge, la véritable armée nationale, c'était la gendarmerie oo cavalerie, fournie tout entière par la féodilité. Les hommes de fief, armés et équipés 1 leurs frais, devenaient hommes d'armes ou écuyers, en cas de guerre et étaient rang.'s sous la bannière d'un chevalier banneret (colonel) qui avait sous lui île simples chevaliers (capitaines), ainsi que d'autres officiers pris parmi les écuyers. L'im&ge fidèle de li gendarmerie féodale existait e.icore au xvi' siècle, dans les bandes d'ordonnance , quoiquo celles-ci fussent devenues permanentes. (1) Si les châtelains avaient été réellement les suzerains des feudattlres d'une châtellenie (plat pays), c'est a eux que serait revenu ce droit, source de revenus très-importants. A Douai, l'impôt de mutition sur les fiefs, exigible en cas do vente, don, échange, elc. s'élevait à 10 0/i) ; en Artois, à 200/0La preuve que le droit seigneurial appartenait, de toute antiquité, au comte et non aux châtelains, c est yi'en 112s le comte do Klandro Thierry dispose de son droit de relief au profit des Templiers. (Charte originale aux Arch. nation., K Ji. no 63.> C'est en vertu de celte donation que les chevaliers do Malte, ayant-cause des chevaliers du Temple, recevaient encore en 1784 le relief des fiefs do Douai, d'Orehies cl de Lille. — fit un devoir et de tenir nelles vertu raire, 8 -r- en personne son rôle de seigneur, d'accomplir les plaids, surtout dans les circonstances solen- il se faisait remplacer, en ; en cas d'empêchement, d'une commission et essentiellement spéciale tempoalors comme lieutepar une personne qui agissait Ce n'est prince. qu'au siècle que les baillis sont commis avec un pouvoir général ; et années, bail (bajulus) ou nant, du XIIIe commencement bailli du un3 ou plusieurs bien des circonstances, le prince leur envoieencore,dans t-il une commission spéciale pour* être en ses lieu et place» dans telle affaire. pour châtelain ait été quelquefois, souvent même si Qu'un l'on veut, choisi pour être le lieutenant du comte, soit à la soit aux plaids ; rien d'extraordinaire guerre, ; mais ce que nous c'est l'opinion qui veut que, lors de l'inrepoussons, féodation de l'office du châtelain, le droit de mener à la les vassaux do la châtellenie, celui de les présider guerre lors de la tenue des plaids de la cour celui d'être féodale, dans non point leur pair mais leur supérieur, c'est-à-dire,\ la langue féodale, leur seigneur; que ces droits aient été inféodés avec les antres non contestés l'office pour former du châtelain En; c'est ce que nous déclarons impossible. en instituant core une fois, si le prince, les châtelains, leur avait abandonné, à titre de fief, le commandement militaire et le pouvoir dans toute l'étendue du territoire judiciaire il se serait dessaiside ces droits-là comme châtellenie, appelé des autres, et alors il n'aurait pu, au XIII» siècle, instituer des baillis, et au XIV*, des gouverneurs. Moins imprudents que les rois carolingiens, dépouillés de tout pouvoir et réduits avaient inféodé qu'ils vaintitre, parce leurs sujets le gouvernement en instituant de Flandre, de leurs les châtelains qui se virent à la possession d'un à quelques-uns de les comtes provinces, féodaux des villes — 9 — vers la fin du X* siècle ou le ou vicomtes, du XI*, eurent soin de ne leur abandonner tions subalternes être dangereux par leur propre est maître commencement que des foncet restreintes, dont l'exercice ne pouvait instruits centrale; d'ailleurs, pour l'autorité il ils savaient fortune, qu'un sujet, quand des armées et de la justice, se conservèrent-ils devient forcément intacte la puissance ; aussi indépendant militaire du et judiciaire. Tous les châtelains héréditaires comté de Flandre de n'ont pas été sans doute des modèles fidélité envers des le prince ni de modération à l'égard villes ; mais ces officiers le nom d'un enregistre-t-elle qui ait réussi à se rendre indépendant tenté de l'être? sont Si nos chroniques lement l'histoire seul de ou seumuettes ou bien il faut en conclure, usurpations, s'ils étaient aussi puissants que tous les châtelains, qu'on se l'imagine, ont été les plus sages et les plus vertueux des hommes n'avaient une autorité , ou plutôt qu'ils point quant à de telles la puissance de leur seigneur. capable de contrebalancer On nous objectera de Cambrai les révoltes du châtelain contre l'évêque, son souverain ; mais nous répondrons que ce dernier so trouvait dans une situation ; c'éparticulière au d'Allemagne envoyait avec la double mission milieu d'une française, population et do seigneur temde pasteur de servir à celle-ci spirituel tait un Germain que l'empereur avait lait son châtelain, dont l'évêque porel ; le sire d'Oisy, de Camétait presqu'aussi puissant que son maître autour n'avait la brai. comme Néanmoins, l'évêque pas commis d'inféoder à son faute, pas plus que le comto de Flandre, châtelain la puissance comté militaire ou plat pays, il put, tenir en échec Cambrésis, grâce à l'intervention d'état de nuire. tôt, et judiciaire dans tout le à l'aide de ses autres vassaux du le puissant sire d'Oisy, et de ses voisins, le mettre bienhors — Il en eût été tout 10 - les châtelains, aussi pour et ils auraient bien en Flandre qu'en Cambrésis, joué un dans l'histoire, si le prince leur rôle bien plus considérable et la justice dans tout le territoire avait inféodé l'armée qu'on appelait autrement une châtellenie. CASTELLANUS, custos seu qui ratione castri, feudi Castro domini est, nous dit encore du Cange, dans son prxfectus c'est le feudataire Ainsi le châtelain, à qui apparglossaire. c'est-à-dire de la ville fortifiée. tient la garde du castrum, custodiam castri, prxter communiam et eorum burgenses incumbebat Huic, ajoute le savant amiénois. à la guerre bourgeois la commune. exercitum le châtelain C'est et c'est in sous potissimum sa bannière qui cducere, conduit les que combat H ne faut le châtelain féodal d'une ville, pas confondre avec le châtelain, ou vicomte, d'un gouverneur temporaire : mititibus château ou d'une citadelle in Casprxsidiarûs tro (citadelle) prxfectus; anno 1356. (Du Cange.) « Le châtellenage était l'alternative de la vicomte : c'est-àdire que, dans chaque ville où le comte n'avait point de vicomte, c'était un châtelain qui était préposé àson gouvernement ; et réciproquement insquand il y avait un vicomte titué d'ancienneté dans celle ville, il n'y avait et no pou» Ainsi vait y avoir de châtelain. l'aus'exprime Brussel, teur du Nouvel examen de des fiefs en l'usage général France (Paris, 1750, in-4, tomo II, pages 712 et 713). Les mots châtelain et vicomte sont tellement synonymes, que le de Gand, ainsi appelé dans les titres les plus anchâtelain à partir du xve siècle, le vicomte de Gand. ciens, s'intitule, Dans le nord de la Fiance, c'était le titre de châtelain qui était le plus en usage ; du côté de Paris, on préférait celui de vicomte. — — li en fatlex, cornes, castellanus (diplôme royal de 1076 de Douai) : voilà la hiérarchie veur de Saint-Amé, féodale, voilà les trois grands pouvoirs on obéit dans nos auxquels villes du nord du Boyaume, communales. chises sauf bien les entendu fran- 1 du châtelain de Douai dans les premiers — Garde et de la ville; féodalité. définse conduite des bourgeois à la guerre.—Prisons de la Vieille — Droits sur les boissons, tour. sur la navigation, etc. — — Le châtelain du métier des cordonniers. protecteur Prérogatives de la temps Nombreux pouvoir démembrements du Avouerie (1464). Comparaison Lens et de châtelain d'un châtelain. de entre Cambrai. ou vicomte de La cet office. ville achète Saint-Amé. Mairie Décadence la du châtellenie de — Vitry. les châtelains de Douai, de Lille, de — Différences essentielles entre le d'une ville et le seigneur vicomticr village. Les démembrements l'office quité, vail quiconsisteà multipliésqu'a du châtelain de Douai subis, rendent de haute difficile antile tra- très-exactement quelles étaient « hauteurs » et préémià l'origine toutes ses prérogatives, nences do ses attributions, la principale la plus Ainsi, essentielle même, nus sous les noms déterminer celle de lagarde de la ville forte (castrum), nous la trouvons, dès lo Xll' siècle, presque toute entière aux mains du prévôt de Douai ; d'autres confeuda'aires, Ao seigneur nicr, sont aussi en possession de l'office primitif détachées de Saint-Albin et de gaveévidemment de prérogatives du châtelain. Nous renvoyons — à cet égard au Gavène 12 — aux chapitres à la prévôté, qui seront consacrés et au lief do Saint-Albin, que nous prouvede la châtellenie do la que des démembrements ions n'être ville de Douai. (Voir chapitres 3', 4* et 5*.) à l'aide Ici, nous allons essayer, servis pour cet office ainsi amoindri, de 1369, un document qui constitue des dénombrements notamment de celui nous très-précieux au XIII* publiés breuses de ce feudatairo,!orsquo pour siècle ; ; avec les bans des éclievins enfin en tenant de ce que le châtelain a perdu; compte de donner une idée des nomnous essaierons, disons-nous, et importantes attributions sa puissance était à l'apogée. — La de la ville forte et de la banlieue. prinnous lo répétons, c'était la gardo cipale de ses attributions, du castrum, c'est-à-dire de la ville. En temps ordinaire, le châtelain veillait à l'entretien et au bon état des murset 1° Garde des remparts formant l'enceinte du caUrum, les protégeaient, des moulins, etc. En cas do de la défense lui incombait avant tout autre. des fossés qui le soin siège, Nous des premiers puisque temps de la féodalité, la vieille enceinte avec beaucoup d'autres passa, tions, au prévôt, dès le xu* siècle. ici attribu- la garde du toujours « pire de l'eau très Douai dusques au Quievron », c'est-àdire du chemin pierre ou digue de la Scarpe depuis Douai la borne au Quéviron, ou Longue-Borne, ou borne jusqu'à Néanmoins le châtelain parlons la garde de conserva de Germignies, plantée en 1288, sur la rive gauche de la de Flir.es, à la limite des teren aval du territoire Scarpe, roirs de Flincs et de Marchiennes ; il devait faire disparaître les obstacles qui s'y trouvaient la répression ; toutefois des meslées (rixes) ne le concernait point, ce cas étant de - 13 - la haute justice des échevins (1). 11 ost à remarquer, c'est-à-dire reste, que, dans les mêmes limites, depuis à Douai jusqu'au la garde do Quôviron, pont Châtolain rivière au châtelain, taudis que navigable appartenait du le la le la garde do la Scarpe depuis Biache jusqu'audit c'est-à-dire de la partie où elle n'était point pont Châtelain, encore alors navigable prévôt reçut Pour l'intelligence cienne des renseignements il faut se souvenir topographie, à Douai ne date que du Lo châtelain concernant l'an- lo canal d'Arras que xvrn* siècle. la surveilhors de Douai, aussi, lance des« pires», des marais des et pâtures, avec le profit amendes et qui étaient ordinairejugées par les échevins ment de trois sols donisiens (2). C'est ù cause do cela que , lors d'une conserva contestation entre le prévôt contrairement lui adjugèrent, en 1315, prévôt: «la garde des waresquaix, et lui, aux des pires, les vénielles les échevins du prétentions des pasturages et des chemins, du Baille, en qui sont depuis allant au deseure (en amont de la Scarpe), lo saulch jusqu'à bonniel de borné) et 6s lioux des environs (saule servant estans cours aussi en l'eschevinage ». Le prévôt, qui avait la garde du de Scarpe dans ces lieux-là, avait cru pouvoir réclamer celle des chemins a voisinant. n'LXXXVIII. Preuves, Comme la pêcho « Matés de son droit de garde, il jouissait conséquence et de la chasse, à Frais-Marais notamment de ou do Basse», qui n'était autrefois qu'une vaste pâture de à la ville. Dans le précieux dénombrement appartenant l'an 1369, le châtelain dit :«No peut nul tendre aux oiseaux de rivière ni à quelconque autre volille, au Mares de Rasse, (1) Arch. delà ville, cartul.,00, f"34et 37 ; xiu* siècle. (2) « Ki va en faus sentier, il esta iij sous de douissiens, se il en esteonvencus par eskevins et borgois ». Droits du ehâtelain, réglés par les échevins, en juin 1247. (Archives de la ville, cartel. L, f° 33;. — 14 — si ce n'est ». Il avait par le congé do moi ou de mon bailli aussi lo droit de pêche dans la Scarpe, dans les limites sus en ladite rivièro do Douai, ontre lo lo.droit, indiquées,«J'ai et lo Kieviron, que si aucun pesquieres pêche de harnas qui ait autre maille que la maille qu'on soloit dire la maille du roi, lo harnas est confisqué à moi. Et pont Châtelain ce fut ordonné ou comtesses de Flandro, par les comtes do poisson. Si les pespour que la rivière fût plus peuplée en la rivière et tendent nasses, queurs font tentes (tendent) moi ou mes sergents pouvons les naces et les tentes lever, et tout est à confisqué moi et le poisson sols d'amende. Et qui pris et le pesquiers à 60 quiconque de Douai, pêche en ladite rivière (par) batel, bourgeois il doit 5 sols dedouisiens, au jour Saint-Jean-Baptiste, et il doit 5 quiconque pêche de forain qui ne soit bourgeois, y est, sols parisis au dessus dit jour ». Preuves, n° LXXH. — Quand, 2* Conduite des bourgeois a ta guerre au était requise de moyen âge, la commune par le prince servir en armes, c'était le châtelain à sa této, qui marchait bannière On sait que cette déployée. chez nous, le xm* siècle ; dans guère, elle resta Dans à moi, bien plus une longtemps ne dépassa pratique les pays flamands, en usage. moins aller élevée, quand il fallait amender » ou (réprimer) par la force les « entrepresures envahissements faits sur les propriétés delà ville, par des sphère de Douai accompagnait le seigneurs voisins, le châtelain bailli et les échevins » sonnait, la bannière ; le « bancloke de la commune était déployée, et les bourgeois armés se en marche, mettaient chacun rangé sous la bannière de sa et munis de «pelés, havels ou quinguies ». connétablie, Le châtelain ou son sergent assistait et aussi, avec le bailli les échevins, à la pose des estakes (bornes) et ensaighes, — de la juridiction desevreurs appelé à fixer les limites destinées banlieue, avoir après Plus nous tard, différentes ferons le récit au xm* siècle, fois, le seigneur ou (arpenteurs) et des renseignements ces sortes d'expéditions; dénombrement des expéditions commune parla entreprises do Douai de Waziers. Voici dans communale (1). preudhommes contre 15 — do 1369. curieux ils sur le cérémonial nous sont usité fournis « Si par mes sergents en la rivière ou sur les parle sont trou- warescais vés empêchements mis ou de la ville, rapporter le doivent moi châtelain pardevant Alors à la requête mon lieutenant, et pardevant les échovins. doivent de moi ou de mes gens, les échovins aller faire vue sur les lieux, doivent qu'ils dire, droit sont tels faite, si les empêchements les échevins le doivent être ôtês de forco, et le tant pour lo droit du prince warder et le mien, de la ville. le prince ou son Enfin à ma requéto, et la vue et la commune doivent venir avec moi bailli, les échevins sur les lieux où les empêchements le piinco ou son sont, bailli doit férir le premier coup, jo dois férir le second (2), et après, le commun ce qu'y abat et met tout au néant a été trouvé d'empêchement. commo châtelain, partient, que dit est, lo prince » s'offre. me doit Lo profit qui de ce istera m'apavec amende de 60 sols. Et ce faire toutes les (ois que le cas Ces expéditions étaient en usage au moyen âge, au temps où les villes usaient, sur les campagnes voisines du privi» ; on les considérait et « d'arsin comme la lège «d'abattis» d'une sentence C'était échevinale. simple mise à exécution (1) Areh. do la ville, carlul. 00, U 65 ; xm« siècle. (2) Ce privilège du châtelain et de la commune lest consacré notamment par la charte du comte, du moi» do mai 1241. (X» 41 de la Table.) - 10 - si l'on veut, quand les juges étaient ; logique, compétents mais si le jugement des échevins avait enfreint les droits du leur adversaire? assez Aussi aniva-t-on seigneur voisin, vite à l'abolition XVI' en lait ces expéditions souvenait que comme on ne s'en sièclo, suranné. 3* Garde des prisonniers de la prérogativela d'un usage de Vichevinage,—Il veillaitsur do la juridiction échevinale qui les prisonniers justiciables étaient incarcérés dans sa Vieille c'étaitmême Au armées. aux derniers tour; temps, qui lui fût de- plus importante meurée. « J'ai un manoir, séant en la ville de Douai, où siet une la vieso tour, et ai au droit tour appelée do toute antiquité de ma castelerio, que toutes les personnes qui sont prises de M»' ou welto de nuit, doivent par les bailli ou sergents être par lesdits sans récréanee amenées de Douai, nent qu'elles arresteurs les échevins par devant et si les échevins ordon- faire, menêesen prison,amonor soient bailli ou sergents, en ma prison cas civil sont arrêtées. Et si c'est en la les les doivent, viese tour, si pour venir pour cas criminel, doivent deux échevins avec les bailli ou sergents qui les mèaider à mettre en prison fermée ceux qui nent, et doivent si en fers, en buie, en cep ou en carcan, envoies, y sont asm'en tienne bien fort que moi ou mon tourner pour suré. Et les dois à donc àmesprieus que jusques soient remandés, et à mes prius leur puis par les échevins Et quand ils sont remandés, ils paient leur prison. élargir et maille parisis et les frais que fait ont en ladite 5 deniers prison, Preuve*, warder en acquitant le tourner qui les prisons warde- » n'LXXII. Il était responsable des fautes et des négligences corn - par ses gens dans En 1435, le procureur mises 17 - de la ville. la garde des prisonniers de la commune M<* poursuivait châtelain, par son bailli Jean du femd'Inchy, représenté évadé ; une transaction interple, au sujet d'un prisonnier vint le 27 janvier (1). Il peut sembler extraordinaire comme le qu'un seigneur châtelain des échevins le service subalterne exerçât vis-à-vis de geôlier ; mais il faut savoir que le magistrat de la ville do Douai, investi du droit do haute était substiluô justice, du pouvoir central ; les échepar cela môme à l'action sans cesse, exerçaient les droits vins, ainsi qu'ils le répètent du prince et les leurs. Au prince, roi ou comte, par le la répartition des criappartenait moyen de ses échevins, ou vicomto, mes et des délits ; au châtelain officier du la garde des délinquants ; au prince lui-même, prince, la mise à exécution des jugements par son bailli ou commis, criminels. Il n'avait autorité. le droit En d'emprisonner le châtelain de sa propre deux appréhendé personne 1244, ayant sur la«motte»mèm3 de sa Vieille bourgeois qui se battaient tour et les ayant retenus en prison toute une nuit, les échedeux amendes, de 60 livres chacune, vins lui infligèrent à « forfait » (2). cause de son double à la garde des prisonniers pour dettes, elle appartenait, au XIIe siècle, au prévôt delà ville et au seigneur dans l'étendue de sa basse justice ; chacun de Saint-Albin, de la châtellenie. encore des démembrements c'étaient Quant Les détenus prisonniers à la Vieille des justiciables tour. 11 y avait, (I) Arch. de h ville, eartul. 00, t> 103 v«. (i) Arch. de la ville, n« 43 de la Table. SB DOOAI. CUATEIAWS échevins au château étaient même, seuls des f. - 18- les justiciables de la cour prisonspour tribunal de la gouvernance. Les chapitres de Sainl-Pieiro avaient aussi des prisons « hôtes » ou sujets. suppôts, du et du bailliage de Saint-Amé et particulières pour Quant à la Vieille tour, qui s'élevait , près de la Scarpe le pont et à laquelle conduisait Châtelain, aujourd'hui sa description est réservée de démoli, par une autre partie notre Histoire la Neuve de du château tour Douai, d'ensemble et une vue avec la description sur la ville forte de pri- mitive. Si, dans les plus considérée moins Douai temps relativement que comme autrefois, modeste l'enceinte lorsque de ce fortifiée do Saintcôté-ci, l'église Vieille tour ne comptât beauAmé; coup pour la défense de la ville. Aussi voit-on, par le prédu prince, de l'année cieux compte du domaine 1187, que le châtelain de blé, faisant touchait 120 par an dix muids rasières, turris. ne dépassait guère, la nul doute qu'alors une elle n'était modernes, son rôle avait été prison, garder la Vieille n* XLI. Preuves, tour, pour Le salaire du château veteris peu à peu en une rente inféodée grevée la recette qu'on appelait de Douai. (4* chapitre,-article I.) Enfin de l'officier féodale, dont fut le fief du Gavène cette rente, cle, forma ad custodiam s i convertit vers la fin du XIV* sièpar lo châtelain, à son tour un fief distinct, mouvant directement de Douai. (6* chapitre, article IV 2*.) aliénée de l'ichevinage.—Ces au XII* siècle, au prévôt, attributions au Gavepassèrent, de Saint-Albin. nier et au seigneur (3*, 4* et 5* chapitres.) sur 4° Exécution des sentences h" Droits la vente toutes miels, etCt sur les boissons civiles des boissons, vendues un impôt llpercevai) : vins, en ville bières, _. 19 - — Il levait chaque année, iluiage (\) et forage des vins. un droit fixe de de vin, sur les bourgeois marchands « cascun vinier », en huit consistant, «muiage» pour » do vin payables moitié entre et moitié entre la Saint-Martin, Pâques avant huit avait un délai de 15 jours, « sestiers Saint-Hemy, c'est-à-dire pour et « son muiage prendre de déclarer son intention pour A défaut celte année-là. c'était la Saint-Hemy et Pentecôte, le droit do déclaration proportionnel blo : c Quiconque ne prend dans et On la huit après à l'an à venir du vendre le délai », vin voulu, de forage exigtqui devenait dedans celui terson muiage il doit : de chacune caretéedo mine, s'il vend vin àbroke, deux sestiers de vin ». vin un sestier de vin et de lo carée du bénéfice de cette ne pouvait bourgeois profiter lo forage : d'abonnement ; il devait espèce acquitter « homme deforain no peut mie avoir cest muiage ». En 1247, il y avait à Douai un seigneur, d'une branche Le non cadette deu châtelains, des mêmes qui profitait « muiage » et do forago des vins. (Voir Gavène ' 4* chapitre, article IL) Des documents d'une manière plus moins récents nous permettent droits de Douai de ; d'évaluer incompréhensible l'antique impôt sur le vin. Dans un procès de 1583, ii est dit que les aflb» (détaillés, débités à rages do vins vendus et « broquelés « sont la « broque » ou au pot) en la ville de Douai tels (1) Muiage, muyage, modiagium, muiagium, impôt sur lo vin. Muiage vient de mui, muid,en latin modium. mesure des grains et dîs liquides. Les glossaires donnent les mots minanium et minage, employés dans le sens d'impôt sur les grains comme sur les liquides; serait-ce li une corruption le muiage? ou une mauvaise lecture dans les vieux manuscrits? Autrefois, en effet, l'écriture de minage et celle de muiage se ressemblaient jusqu'à li confusion, puisqu'on ne pointut pas les i et qu'on n'accentuait pas toujours les u . Le mot est souvent écrit dans les beaux cartulaires du XIII* siècle, reposant i l'hôtel de ville.de Douai (L, f« 33, et 00, f" 34 v«,35 f et 37 i«); le plus souvent, c'est muiaje (muyaj*, suivant uneaddttion,del'écriture du XV*s.), quelquefois miuage; mais jamais minage. -20lots de vin à la pièce do vin, soit grande ou la moitié appartient & la ville, aux lieu et et l'autre du châtelain, moitié à un particulier. 11 est quo de quatre dont petite», place dit aussi de cent lots, pièce ou poinchon que « de chaque tirer quatre lots pour ledit droit de forage», en convient au 4* chapitre.) (Voir l'appendice Dans le compte du domaine 1697-1698 pour la part de la ville dans l'afforage des lots de la pièce, et dans le « muiago » lot. alors 502 L'afforage rapportait (Preuves, n'LXXlV), vins est fixée à deux des vins à un demi et le « muiage florins de la ville » 130. était donc, à l'origine, de quatre lots de vin au L'impôt cent. Le châtelain à son profit l'intégralongtemps perçut mais sa part fut réduite lité des droits, do moitié lors d'un démembrement Gavène, Il châtellenie delà article (4* chapitre, faut et de la création I.) encore remarquer que, sur rive gauche de la Scarpe, c'était Albin, Albin de seul, qui percevait l'impôt Nous verrons que le fief de Saint-Albin démembrement de la Sur la rive droite, le prévôt,autre le droit d'afforage n'exerçait point en effet celui-ci ou à leurs du fief du la paroisse Saint- lo seigneur do Saintlots de vin. quatre a été le plus ancien article (5* chapitre, 1.) du châtelain, ayant-cause châtellenie. article 11*); (3* chapitre, au châtelain et au Gavenier, y appartenait ayant-cause. « prendre « vinier «pouvait Le bourgeois ceslui muiage» ou au Gavenier au châtelain (plus tard à leurs ayant-cause) on à leurs il allait sergents le réclamer Coutume conque ou droit bourgeois ; s'il ne trouvait aux échevins. sur le vin vinier vend ni les uns ni les autres, introduit vin en en ville.—«Quicette ville, soit à - 21 - sa maison ou en son colier, il doit un soit en gros,en de coustumo au châtelain, et un denier douisien à la dame do Lillo (1), de le caretée de coustume doiusicn broke, denier de de vin, et deux deniers hors la villo. Kt si le vinier il n'en le carée, de cette s'il l'amène ville achète et achète vin en l'es- ains est quitte parmi celui coustume, qui le paie. Et si vin vient en cette qui le vend en l'estaple, i hacuno ville par navie (nef, bateau), pièce doit aux deux c'est à chacun deux sestiers un devin, seigneur seigneurs tapie, doit nule si ou lo vend à broke, peroec que (pourvu que) celui et un denier douiqui (à qji) le vin est no tienne muiage, sien de coustume de chacune à vendra pièce qu'on » (2). broke sestier, est éclairLa fin de ce document, qui est (rès-obscuro, cie par un article du tonlieu de la Scarpe de 1271 : « C'est de Douai doit prendre à son wienage à ce que le châtelain si on le vend à broke touniel de vin, Douai : De chacun , un sestier de vin et un denier letouniausest(d il ne doit que Du Bières. de coustume. Et si do Domiqui tienno muiage, un)bourgeois de coustume » (3). un denier douisien et au XVII*, ainsi qu'on l'a vu des deniers douisiens de plus question du vin était l'afforage ou le « muiage». au XVIe siècle reste, plus haut, «.coutume» douisien il n'était ; l'impôt — Il avait, sur chaque brassin de cervoise ou do « goudale », dix-huit lots, « tels qu'on lo vend à broke », sauf en deux cambes frankes » , savoir : (brasseries) celle de Jean en la Sannerio et Petit-Diu, (rue du Palais), cello de NVillaume de Saint-Amand. Le document ajoute (1) Probablement une co héritière du chevalier Pierre de Doua*. Serait-ce une châtelaine de Lille ? (i) Arch. de la villo. carlul. L, U 33, et cari. 00, fa 34 ; juin 1247. (3) Arch. de la ville, no 104 de Ia;r<i&fc. si l'on que, Delà l'eau, brasse Enfin gauche) et Saint-Pierre devait chaque un muid - à Devioel rive (paroissos l'eau, rive droite), 22 pour touraille de brai dilo Saint-Albin, « pardeça » porte (paroisse le et qu'on dit Deçà l'eau » lui Saint-Amé, quartier on en doit autant. vendre, (de brasseur) sauf d'avoino, « dechà lesditcs deux « cam- « cambe » do Devioel, et sur chaque bes » franches, étant un muid de brai par en la a commune justice », il levait an. En 1697, ces droits sur la bière rapportaient 61 florins. aussi, en 1247, avec le châtelain, partageait les droits sur la bière : où lo châtelain mais inégalement, en levait vingt-quatre. avait dix-huit lots,' le Gavenier Le Gavenier Kn outre, lo prévôt et le seigneur de Saint-Albin, levaient six lots. dans sa juridiction, chacun de co qui précède sur la que l'impôt bière était beaucoup moins lourd en la paroisse Saint-Albin ; à Saint(rive gauche) que dans le reste de l'échevinage à six lots au brassin. Surla rive droite Albin, il se réduisait Nous concluons à 48 lots. A l'origine, les deux impôts se l'impôt montait au profit du châtelain levaient vicomte de la seul, commo ville ; celui-ci de la rive perdit son droit sur les brasseries gauche, lors du démembrement de la châtellenie opéré lots sur six ; il perdit pour former le fief do Saint-Albin les 48 delà rive droite, quand la prévôté fut créée aux dé; enfin il perdit 24 autres lots qui fupens do la châtellenie rent attribués au fief du Gavène. La division des 48 lots, formant l'impôt de la rive droito, se fit donc dans les proportions suivantes : au prévôt l/s> au Gavenier 4/8 ; il resta au châtelain %• -23Miets,—Il « Dechà », quatre Pour taterons cause levait en de «raies brassin », brassé chaque lots. Le Gavenier en avait six (1). sur finir avec ces droits : l'qu'en du Gavenier, 1274 Jean vendit cervoises vins,«goudales», les boissons, héritier doHieulay, à un etc., sur bourgeois qui furent nous cons- ou ayantforages des ses mis hors de fief. 2* qu'eu au 4* chapitre); 1208 lo châte(Voir l'Appendice lain vendit à la ville ses forages des cervoises, « goudales, miés «et brais ; 3« qu'en 1284 il aliéna encore, au profit de la ville, tous ses forages des vins, » et les « appartenantes a coutume 6* Droits menus sur tonlicux.—Il rang inférieur, article 1). Le châtelain 1263 la vente les deniers de bois et de terre, avec un feudataire les partageait nommé l'Eculier-le-comte. aussi de » (2). des objets les aliéna douisians au profit dits d'un (6* chapitre, de la villo, en (3). 7* Droits la garde sur de la la navigation. — navigable, Scarpe de la Vieille tour) I*o châtelain, qui avait le pont Châtedepuis et le pont à le Laigne (en face au bois, aujourd'hui (pont pont du Marché la Longue borne en aval de Flines,—avec jusqu'à et respeus»et les amendes do 60 sols un denier lain, au poisson), les « clains de douisiens, —levait sur la navigation des droits importants ; il avait notamment le droit de saisie-arrêt des bateaux, ainsi que ceux désignés sous les noms «d'euwage » (aquaticum) et de vinage. T (1) Arch. delà ville; document cité, do juin 1247. (t) M.. n«* 170, 150et 183 de la Table. (3) ld.( n» 136. - 24 - — « Je dois avoir, en ladite ville, blanches sergents portant verges, prince quatre qui, parle do garder lo droit du ou son bailli et par moi, font serment de la villo et de l'écheprince et le mien, sur le warescais mouvant du pont Châtelain, en et en la rivière vinage, lieu dit au Queviron,... allant tout parmi la rivière jusqu'au Saisie-arrêt des nefs, le prévôt de Douai franchise J'ai, en ladite rivière, telloque ni son justice no s'y peuvent emhsAvo (intervenir) (sergent) Mais, si l'on veut avoir pour faire arrêt ni saisino aucune. droit bien d'aucun il rivière, qui soit sur ladite personno qui en veut avoir droit le ou d'aucune convient que celui prenne par moi ou par mes gens, et là, en aide de droit, jo de le justice. » Preuves, n* LXXII. dois le mettre en lamaiu clairement dans les dénombreest exprimé plus : « 11 a le droit de commettre ments modernes sergents, qui à l'insdu châtelain, sergents s'appellent lesquels peuvent, Ceci tance de échevins, partie arrêter enseignement et empêcher les nefs, par et marchandises vaisseaux, rivière, viron. ou depuis le pont Lesquelles prises, tre es mains du commis vôté de ladite chements, Ainsi, formalités telain«doit Vinages Châtelain bacquets sur étant jusqu'à la borne lesdits des et autres la grande au Queremet- sont tenus sergents à l'exercice de la justice delà préd'icelles arrêts ou empêprises, ville, pour les ét'hevins avoir la connaissance. » le prévôt intervient dans après le châtelain, de saisies de bateaux : nouvelle conséquence démembrement Comme avoirs, et ordonnance les du de la châtellenie. de ses profits sur la navigation, lo châfaire voie aux nefs pour aller et pour venir» (1). ou wienages.—I.es nefs chargées do divers pro- corollaire (1) Arch. de la ville, document cité, de juin 1247. — - 25 de bois, ramures, «waisde, warance», fruits, duits, comme « ongnons, un droit, soit en ans », herbe etc., lui devaient Ces droits sont détaillés dans lo docunature soit en argent. ment émané dans surtout do trouve, au commencement, de Douai doit le châtelain C'était ce du l'échevinage, le tonlieu de la qu'on appelait mois et 1247, de.juin de l'an 1271, où l'on Scarpe cette rubrique : « C'est à son wienageà prendro le tonlieu communément ce que Douai.» de la châtellenie. De la châtellenie, qui, en d'Escarpel, de la Scarpe, anciennement dépendit 1271, lors de la rédaction lo vinage du tonlieu au seigneur do Montigny. Rubriappartenait doit prendre à que 2n>*: «C'est co que le sire de Monteingni « éclissô »de à Escarpiel. » Co fief,évidemment son wienage était la châtellenie, feudatairo dignies, nous alors tenu du chevalier du lui-même Gille de Beau- de Douai, que les seigneurs de Mar- château retrouverons plus tard parmi En 1271, la commune fit l'acquisition quette-en-Ostrevant. do ce«tonlieu en la rivière, le pont des et vinage depuis de Campflori » (1). moulin béguines jusqu'au d'Escarpel en passant que lo tiers du vinage ou du tonlieu de la chatellenio, a appartenu article (Voir 4* chapitre, I.) Notons Comme le châtelain nage de Rache (voir daient à l'origine: pont des Béguines; d'Escarpel c'est-à-dire Voici possédait aussi au la moitié châtelain, Gavenier. du Ponte- ci-après 8»), ses droits de vinage s'éten1» depuis le pont Châtelain jusqu'au 2» celui-ci ; 3° depuis depuis Douai jusqu'au Bâche du reste du depuis ce dernier la série jusqu'à des vinages de (I) Arch. de la ville, no, (66 i 168 do la Table. jusqu'au moulin pont de Bâche, sans interruption. la Scarpe depuis — 26 — Douai à la limite de notre châtellenie jusqu'à Warlaing, : !• vinage du châtelain, à Douai; 2* vinage du (territoire) de Montigny, à Escarpel; 3» vinage des châtelains seigneur de Douai et de Raèhe, au pont de Baisse (Rache) ; 4° vinage du seigneur de Lalaing ; 5* vinage du seigneur de Warlaing. On lit dans le dénombrement rivière, le winage de laissiel, de 1369 : « J'ai, en ladite de rames, de sel, d'oignons, de tous d'aux, de puus (pommes), qui sont déclarées plus plainement fruits et d'autres choses en une maisière et par- roit qui est en la halle de la ville de Gand (1), selon lequel écrit mes devanciers et moi l'avons et déclaré, si reçu, métier est, par un certain rôle sur ce fait. » sur la vente des nefs. — Il a, « à chacun homme et à l'acheteur, un dequi vend sa nef, u'n denier douisien, nier douisien, et de la moitié de la nef, une maille à chacun. Et si on ne lui paie, il peut la nef arrêter, tant qu'on lui aura payé, sans prendre autre amende » (2). Droit Exmage descendent (aquaticum). le Trau de — « Toutes Marellon les nés qui montent (vers Saint-Amand) no à mairien ou à bos, sont en cuwage (soumises à un impôt). — Toutes les nés qu'on • voudra elles doivent être briser, brisés dedans le jour Saint-Jehan, et dedans le pooir de cette ville. — Toutes les nés qui ne seront brisées dedans celui jour, elles kieront en euwage de l'an après, peroec brisera dedans qu'elles navient bos. — Et les nés, qu'on celur. jonr, seront quittes de l'euwage de l'an devant passé, en telle manière que sur lo fond no pora-t-6n recarpenter, si n'eat pas le gré les signeurs (ceux qui ont ce droit d'Eu(I) Sur le mur peint, temb!e-t-ll, doute, que l'avait (i) Arch. de la d* l'une des salles de l'hôtel do vilto do Gand se trouvait te tarif du tonlieu de l'&caut et de la Scarpe, tel, sans fait rédiger la comiesso Marguerite en l'an 1*71. ville, document cité de juin 1247, — 27 — Et si doit-on les plankes de nés brisées ôter de la — Et les nés et le fons peut demeurevenla rivière. xvagc). rivière, qui devront leur les signeuis ou leur coumans euwage, en peuvent ôter le hamestoc et arrêcommis) -Et si cils (à) qui la nés serait, ou ses cou- (commands, ter la nef. menoit mans, des puisedi on de signeurs de forfait. douisiens qu'elle exploit, doit, dedans et dusques On trouve dans la nef aval sans leur couinant, Et si on ne racate paier, et sans le gré il serait à 60 sous de la nef de l'euwage en peuvent faire leur l'an, les signeurs au kief de l'an le doit-on le dénombrement de 1369: warder » (I). « Si aucun aval, pour ramener faisiaunelaingne il convient moi ou mon ou bois), que, pardevers {fagots il mette sa nef cneuage, lieutenant, pour certain fuer (pt ix) et ce doit être fait au-jour d'argent qui sur ce est ordonné, veutnavier en la rivière sont reçus auquel jour tous bourgeois celui jour et l'an aval. Et les de forain, mettre nés ou baqués en euwage, il faut qu'ils s'ils veulent viennent le jour saint Jean et baillent de pièges (cautions) Et ou autrement je ne suis tenu du recevoir. bourgeois, saint Jean-Baptiste, de la ville de Douai, jour passé, je ne tout l'an aval, nul de forain s'il ne me plaist. — Et en euage, par pièges ni autrement, à ce commis, si par moi ou mes sergents aucune nés ou baait plus d'une ais de fons, est trouvi en ladite qués, qui et le Qucviron, entre le pont Châtelain rivière, qui ne soit ledit reçois, en ewage, il est acquis à moi et à mon droit. Et si aucune nés ou bacqués est clïoudré, soit qu'il soit mis en ewage et il soit trouvé ou tiré, arrêter le puis, moi ou mes gens, et mon droit, appliquer-à (pourvu projucq que) le vaissiau —- Le ait été an et jour en la rivière arrêté. jour saint Jean (I) Arch. de la ville, document cild de (247, — 28 que l'année doit recommencer, siaus en euage, commedessus à moi ou à mon lieutenant, doivent dit. payer le'droit qui et s'ils ne viennent et tenir hamcslocq faite. » • Voici l'Euwage : moderne un « Appartient, à navires et bacquets, cause plus tous ceux qui ont mis vaisest dit, doivent venir compter en la vièse tour, et là me m'appartient, audit payer en ce point sur — d'icelle en ramener de faire cun «Piteux pou. tant châtellenie, la rivière langue que an, au jour Saintou olliciers du châ- dits navires et bacpar écrit leurs en déclarant et mesure ils quel nombre suivant ce, payer, pour cause de cha- à tant et feur navires, de mesure). Et en faisant audit le doivent tous aval, pour ou autres sortes de d'argent (tant d'argent ces devoirs, tous bour- geois sont à ce reçus', ledit jour saint Jean-Baptiste, aussi durant Et si aucuns forains toute l'année. mettre est mettre en euwaige, et pour, porteront, quets en exprimé raismes, fascheaux, picavets laignes (bois), sont tenus, pour chacun en présence des bailli Jean-Baptiste, telain, dessus jour, je puis ôter le tant que satisfaction me sera document navigaus comme euwaige faire, audit aucuns leurs comme vculleiit ou bacquets, ils en baillant pleitenu jour, on n'est navires Saint-Jean-Baptistc ledit ges pour leur deu ; ou autrement les recevoir, s'il no plait, pour le feur desdits deniers impo- ou bacquet est trouvé navigant sans être entre le pont Chastelain et la borne au Queviron, mis en euwaige, teia navires sont acquis à la châtellenie. un bacquet* est trouvé Si dans les termes (limites) susdits, sés et assis. Et si un navire était resté en ladite rivière an et jour, enfondrô, » tient semblablement à ladite châtellenie. il appar- — Ainsi teaux n'étaient employés Citons encore, vant (1). En juin relaté à eschevins aresté comme baquet Nous à notre une 29 — à cet impôt bizarre, que des bois et des fagots. au transport 1443, que, non euwagiée, appartenant à l'abeie de Flines, appartenant remarquer que portés ; ils sur la rivière saint non comme ce droit ville vendus d'Euwage celui d' assurait « étaple que nous allons » la par bois de- exploiter ; ces pouvaient ni vendus à ailleurs, de ,1'antique commune ». cuagiô la Scarpe, être légalement ne Ce privilège exemple. du document résulte ont Éloy, ils ont en la rivière, Temple, à un navieur, et un jour aujourd'hui de raisme,ou un privilège très-important, ou étape sur tous les bois qu'on pouvait Saint-Amand Scarpe depuis Douai jusqu'à être amenés à Douai, vaient en remontant y être sui - le document d'éclaircissement, « les sergents de M.lechaslelain à titre nef chargée ferons les ba- soumis pour trans- Tournai, par douaisienno analyser. «et les eschevins, et 1433, le châtelain conseil,corps de ladite ville » se plaignirent au duc d'une incommunie « Comme, aux privilèges et firent l'exposé fraction suivant: En de si longtemps ait acoustumé ladite ville du commenchement, quil nest mémoire et usé do amener à vendage, par navire, de Douay, toutes les laignes (bois), quesnes on en et des coppes de tous les bois croissans et qui sont, tant sur le pais et conté do Flandres, comme sur la conté d'Ostrcvant, au dessus (dessous) d'un destroit autres mairiens venans de la rivière de l'Escarp, et passage qui ladite ville de Douay à Tournay, appelle de Saint-Arnaud lon, estant lez la ville 1' « entretenement de ce que dit (1) Arch. do la ville, reg. aux contrat', est, fleuo et descent le Trau de » que audit ; et Maril- chaslellain, 1442-1444. t* 59, r». de pour à - 30 — cause de sa chastellenie, compette nommé l'euage », à raison duquel, en ladite et appartient si « aucun un est droit trouvé rivière audit Trau de Marillon, jusques en neifs, bacquez ou autre vaissel bois, laignes ou mairien ledit chastellain, qui point ne soit cuagier, par (vaisseau), son bailli, sergens et officiers, et faire prenpuet prendre naviant, dre'et arrcster la neif, bacquet ou autre vaissel, desd* eschevins, lesquelz, neifs ou bacquez adjugier ner à la congnoissance doivent icelles appert, » ; que dudit chastellain peuple, entretenement « prouffit et augmentacion de pour le et le amesil leur en au droit du commun ladite ville do de long temps, ordonné quil ne soit aucun ou autre vaissel en euage dudit chasayans neif, bacquet bois ou marien tellain, qui maine ou face mener laignes, aval ladite rivière, en descendant par ledit Trau de MarilDouay, a esté, douis" damendc, en cinquante livres au » ; à moins desd' eschevins toutefois que, par jugement « sur ce, le congiô et licence » faitesp» 1 », on ait obtenu, » lesquelz du bailli de la ville et des échevins, et congié lon, sur encourra licence, pluseurs quis ». ilz à la requeste foiz, accordé pluseurs et bonnes le cas la villes, seigneurs quant ont, do l'exercice du privilège La conséquence « le commun peuple dicelle que toujours sonnablement fourny et de mairien pour pilent. de laignes carpenter pour ardoîr (bois à bâtir), de re- c'est d'étape, ville a esté rai(bois à brûler) et à pris com- » Le préjudice dont souffrait alors la ville est ensuite pré» est sous la juridicet destroit cisé. Comme ce « Trau de Saiiit-Amand tion de l'abbaye ; que, sur les officiers de » ; et que « nont que congnoistre les suppliants celle-ci, » de Douai, « par quoy les gens et ce lieu est « loiugs — officiers dudit chastellain vaguier dit est, (vaquer) appartient croissans au-dessus navieurs se sont chargier en ceulx et faire — 31 estre en journelment telz que, en ce que les exploix bois marchans desd" pluseurs ne pour faire à faire, pevent dudit Trau et aussi pluseurs (dessous) efforchiez et efforcent, de jour en jour, de tant en leurs neifz et bateaulx, chargier, en ceulx en euwage, comme qui point ne sont mairiens lesd* laignes, bois et autres », qui qui y sont, « et icelles « à vendage » à Douai, devraient être amenés et mairrien font passer et descendre laignes par ledit Trau et deMarillon, leurs ». Le préjudice par ceste cause, mairien les causé mener à la ville (il y) a à carpenter, en à Tournay à vendage est donc très de présent, et ce quilz laigne ne des bois à carpenter, grandement plus chier qui! nesouloit (n'était et dommaige Qui est au très grant préjudice de Douay, et pourrait celle » ; ce qui enfin telain. estre n'est la destruction pas moins ail- : « et considérable nécessité grant lad* ville de Douay, les bonnes gens ne pevent que, ou de et laigne et tellement recouvrer en ont leur de est d'ordinaire). de ladite ville des ediffices préjudiciable d'i- au châ- sur la plainte des intéressés, fut-il le Aussi, ordonné, 4 décembre de Lille, de la province 1433, au gouverneur de prendre les mesures nécessaires qu'on respectât pour nos privilèges (1). A l'origine, le droit d'Euwage seul ; dès le XIII* siècle, il était elle Gavenier. (Voir 4* chapitre, 8° Pontenage de Rachc. — au châtelain appartenait entre lui divisé par moitié article C'était (I) Arch. municip.. n« 829 de la Table, 1.) un péage établi au — Rache. — il appartenait, pour à notre châtelain, moitié à un et, pour l'autre » en fief qui tenait son droit de « pontenage pontlevisde une moitié, particulier, du sire de Landas par être incorporée Au 32 XIII* siècle, et de Bouvignies ; mais à la terre de Rache. cette part finit — Elles avaient dû être assez seigneuriales. considérables dans les temps anciens. En 1369, il levait encore 44 sols 4 deniers douisiens sur trois maisons sises à 9*. Rentes Deuvioel (Douai-vieux, et en la paroisse l'Herbe vers la Petite-Place), au pont à 23 chapons et Saint-Amé; plus six sols douisiens sur différentes 11 percevait aussi terres. un cens (loyer) de treize sols parisis , avec rois sols d' « issue » et trois sols d' « entrée » (1), sur treize rasières de terre. En 1464, par la ville, de douze lors de l'acquisition du fief de la châtellenie il ne restait plus qu'une seule rente foncière deniers douisiens et deux chapons sur la maison « faisant » devant la porte des frères Prescheurs touquet en la rue des Dominicains, vers le pont à (2), c'est-à-dire l'Herbe. Toutes les autres été aliénées ou rentes avaient perdues. 10* Droit sur le métier — Le châtelain raient « cour des tanneurs et des cordonniers. et madame la châtelaine, sa femme, honod'une protection toute spéciale ce métier, qui avait et justice » particulières, etc. ; lo châtelain échevins, et la châtelaino lui garantissaient et prises us, coutumes le métier leur offrait, savoir : au châvilèges. En échange, telain, douze paires de «sollers lachis » par an, unc« heuse de vaque» (paire de bottes en vache) auNoêl, et un«cstiv*us» {i) Droit seigneurial dû en cas d'aliénation du bien chargé de cens. (1) Areh. municlp., compte do la ville, 1404-1465. - 33 - et (bottine légère, chaussure d'été) «de corde\van»à Pâques; à madame la châtelaine, douze paires de«sollers escevilliés» En outre le la cheville ; bottines). jusqu'à (souliers montant châtelain avoir vingt-huit et sa femme pouvaient paires de deux deniers douisiens. «sollers devake», Dans moyennant dit : « J'ai sur la le dénombrement de 1369, le châtelain des justice cordewaniers 60 sols chacun an et 28 parisis saint Simon et saint Jude. » paires de sollers de vaque au jour Au XIIIe siècle ou auparavant, il avait inféodé à un particulier la justice de ce métier, de ladite rente moyennant soixante sols et de vingt-huit tre, article IL) Ce métier avait un autre échange de fois qu'elle venait à Douai qui n'était paires de souliers. (2* chapi- encore, protecteur, plus illustre rien moins de Flan Ire; en que la comtesse sa haute protection, il lui était offert, chaque trois paires tage, de la châtelaine. trois séjourner de« sollers eschevilliés jours ou », pareils davanà ceux Dans ses rapports avec les bourgeois de Douai, le châteseilain, comme les autres feudataires, Gavenier, prévôt, sa juridiction en la etc., n'exerçait gneur do Saint-Albin, ville et la banlieue, dit » (jugement) des écheque jusqu'au vins, dont il reconnaissait seuls appartenait la haute lieu et place du comto-ou la prééminence, en tout justice seigneur Ainsi vers le milieu notamment, enconvenent » (reconnut) devant « que de toutes les droitures tiendrait à co que les échevins DEDocAI. CHATELAWS attendu qu'à eux aux l'échevinage, de Douai. xiu* siècle, il « eut en la halle, échevins, avait à Douai, il s'en du qu'il ordonneraient et à ce qu'ils 3 — diraient par jugement au dûs au châtelain, Dans »(i). Gavenier, mise en écrit par les échevins, : « Ne autre' chose n'en jouter — 34 Pénumêration à des droits etc , faite et bien soin d'a- l'Eculier, ceux-ci ont les seiprendre cet écrit est devisé peuvent gneurs ni leurs sergents, que ce qu'en et nommé, se ils ne le sont par échevins » (2). La Vieille du fief de la châtellenie et résitour, chef-lieu du châtelain, dence ordinaire n'était point à Douai un hôet exempt de la juridiction tel privilégié ordinaire ; comme c'étaient les échevins qui y exerçaient non-seuleailleurs, ment la haute mais aussi la justice vicomtière. Un justice, arrêt du parlement de Paris, du 8 avril 1345, reconnut exce droit à la ville. Comme de sa pressément conséquence la ville aurait des boissons, juridiction, perçu l'impôt tuailles et autres denrées consommées dans la Vieille dans le cas où le ment des châtelain immunités aux « francs hommes n'aurait assurées pas joui à Douai aux victour, personnellechevaliers et ». Telle fut l'interprétation donnée à l'arrêt précité, de Paris, le 7 juillet par des jurisconsultes 1346 : « Et aront forages et toutes autres redevances, pour cause des derrées vendues ou dit lieu de la viese tour, lidit ne monstroil esch<D, se lidis chastelains espccial par (equelle il en fust exemps Enfin le châtelain était l'eût été un bourgeois des faits perpétrés en III, sous l'année Pour l'exercice aucune cause par » (3). des justiciable ou un simple échevins, « manant », l'échevinago (Voir comme à raison ci-après, article il avait droit de com- 1244.) deson office féodal, (U Arch. de la ville, carlul. QQ, fe 11 v«. (2) Id., document cité dejuin 1217. 0) Arch. de la ville, cartul. N, fe 63. -r-35soit par devant » (lettre munie mettre, «scellé mait « des bailli de son sceau), eaux de son attributions fief, soit par son nomun bailli qu'on l'une des principales de hommes ses », parce le maître, que châtelain, sur s'exerçait la Scarpe. Il créait en outre sergents quatre entre les mains à verges du prince, serment prêtaient ou du châtelain de Douai, lui-même, » (chemins) « warescais et de la rivière, blanches, qui ou du bailli des la garde la limite pour dans de sa juridiction. : « du chastelQue les scrgens de merlier lain porteront verghes (meslier, néflier) pour différence à celles des sergans des eschevins, qui sont blanles ches. Que toutes prinses et arestez qui se feront par En 1422, sergans il fut convenu et officiers de M*r le chastellain, tant non convenable, huches, tentes, pesquerie bestes d'aumaille (gros bétail), pourchaux, seront jugés promptement par les échevins hommes Hommages.—Les lain, au nombre de neuf service en sa cour de plaids de fief en 1369(2), ou de harnas do nefz, bacqués, brebis », etc., (I). vassaux étaient du château astreints à raison des terres ou féodale, des justices de lui. Il exerçait sur leurs fiefs qu'ils tenaient la justice vicomtière. Les plaids de la cour se du châtelain tenaient au chef-lieu du fief de la châtellenie, c'est-à-dire à la Vieille prétendit banlieuo, tour. Cela la empêcher sous lo prétexte déplut tenue que au échevinal, pouvoir des séances dans la ville les échevins y qui et la exerçaient (1) Sentence arbitrale entre la ville et le châtelain, 14 septembee 1222. Arch. de la ville, numéro 791 de la Table. (2) Le chapitre II est consacré à l'hUtoire de ces fiefs qui, a l'origine, arrière-fiefs-lu château de Douai, en relevèrent directement depuis 1464 jusqu'en 1789. — 36 — seuls la justice vicomtière ; mais les jurisconsultes auxquels à celte prétention la ville s'adressa à renoncer l'engagèrent dans le carcxhorbitante. Voici l'avis qui a été enregistré : « 1346, 7 juiltulaire N (f° 63) dés archives municipales let. Chest li consaulz l'encontre dou sur bailliés chastelain de Paris par le conseil de la ville, de La Forest, mestre Roberc et Tournay mestre Jehan l'arrest de parlement fu donés liquelz Douai, est assavoir : mestre à à Piere Jehan Le Colz , mestre d'Estrées. Li chastelains de de Douai, en la viese tour, sance des fiefz mouvans pour cause déterminer la court et la connoispuet tenir dou dit lieu , et le3 questions qui, des dis iiefz, meuvent, puet, en ycel lieu, faire l'arrest de fiefz. Nonobstant par ses hommes lesesch'et le baill. de Douai, a e:-tô derrenequi, pour ment (1) donnés, le moiene par lequel justice dudit lieu leur a esté adjugiè. » de Douai, estimée en 1369 d'un revenu foncier de 121 livres, était tenue en fief « liège » du prince selon les vicissitudes (le roi ou le comto de Flandre, polide Douai, à tiques de notre ville), à cause de son château dix livres de relief au profit du Temple, suivant la coutume La châtellenie du bailliage. Cette très-sensiblement juridiction féodale, quoique amoindrie était encoro successifs, pair des démembrements fort gênante, au xv* siècle, pour l'exercice paisible de l'autorité échovinale se décidèrent-ils ; aussi les échevins au profit du domaine do la ville. faire l'acquisition tns patentes du 3 mai en y mettant pour 1464, conditions le prince : l'que autorisa les terres à en Par let- cet achat, tenues en (1) Arrêt du parlement de Paiis, 8 avril 1345; numéro 464 de la Tablé thronoh des arch. de la ville. — seraient fief du châtelain — 37 distraites de la de l'office lenie, Douai mouvoir directement du pour désormais du châtelain do bailli ; 2° que l'office primé (1). 11 est à noter que, une par anomalie châtel- château de serait supde procédant la du système féodal, la châtellenie, quoimarquée de la commune, c'est-à-dire que passant dans le domaine institué en dehors des règles entre les mains d'un pouvoir n'en continuait de la féodalité, essentielles pas moins de décadence Lo principal sonne», bailli lover première guerre aussi la châtellenie à l'armée », le duc la saisie (2). La chatellenio la cour féodaux. * en peréchevins, ils négligèrent de l'acquitter, le Téméraire du duc Charles 1467, les Liégeois; de Douai. Toutefois d'envoyer de guerre services et aux autres de tous, à savoir le service militaire aux bien onéreux ou déplaisant parut dès l'année puisque, lors de la contre au relief fief, astreint rester resta « un les échevins certain Charles soumise fut-elle s'en nombre contenta aussi saisie s'étant par le empressés de compagnons et ordonna de au service de plaids en deet au relief ; à raison desquels bailliage » en ladite la ville fournissait un « homme desservant du voirs, cour (3) etun«homme vivant et mourant (4), ainsi nommé, (1) Arch. de li ville, no 1058de la Table. (î) Arch. de la ville, ne 1077 de la Table. (3i On trouve dans les comptes de la ville, reg. do 1335-1536, f» 113 t*, celte mention :i A Pierre Scohier, l'aisné, pour ses gages et dilligences d'avoir servy le fief de le chastelnie appartenant en propriété à ladicto ville, tenu dé la majesté impérialle, comte de Flandres, noire sire, jusque* au rappel de loy. Luy a esté paie 50 s. ». (4) Kl., compte do 1478-1479, f« 77 r». i Amaistro Jehan LaJam, rellgieulx de l'ordre de saint Jehan de Jhlr° que on dist du Temple, gouverneur de le maison du Temple en la dite ville de Douay, pour les droit de reli-fz à lut deubz et escheoz, par le trespas de deffunct Gamotde Caull, homme vivant et morant, &cause du fief et.seignourie de la chastelcnye d'icelto ville, de po* appatten» à lad* ville do Douay. La somme de x I. >. — 38 — féodal, parce que sur sa tête était censée reposer la d'un fief amorti au profit d'un être de raison, qui propriété le procureur ne mourait général de pas. C'était d'ordinaire les dénombrela ville qui faisait les reliefs et qui servait en style Cet ments. état de choses Preuves, française. Il nous reste très-longtemps grande avouerie Grande subsista la Bévolution n° LXXV. de certaines à parler de l'apanage de Saint-Amé avouerie jusqu'à qui furent savoir : la attributions nos châtelains, et la mairie de Vitry. de Saint-Amé.—Le châtelain de Douai du chapitre à l'origine grand avoué (major advocalus) d'une de Saint-Amé ; or on sait que Pavouerie collégiale ou d'une personabbaye n'était exercée que par de hauts nages. Cette dignité, qu'il tenait en Gef du comte de Flanétait un muid dre, lui assurait entre autres droits seigneuriaux mutation des prébendes à chaque de vin (modium vini) redevance à canoniales mutntione), (in prebendarum il renonça, vers l'année 1076.11 avait à ses ordres laquelle un sous-avoué advocatus; (minor 1076, subadvocatus Ûuacensis). à propos du châtelain de Saint-Amé ; il semble Wautierl*', grand bienfaiteur de tant de droits au profit du même qu'il se soit dépouillé s'est en quelque sorte évachapitre, que cette avouerie daus les nombreux nouie ; il n'en est plus question docuNous ments reparlerons de Pavouerie du xm* siècle. Vitry. — Au xm' siècle, il la tenait en « coterie », roture ou main ferme de l'évêque d'Arras ; elle : château etc. fort, terres, moulin, redevances, comprenait de la rivière de la Scarpe et (ce qui est à noter; la propriété On conçoit en la ville do Vitry. combien cette dernière Maire de — 39 - de Douai, puisque avait de prix pour le châtelain possession les eaux de la Scarpe (alors non navigable jusqu'à Douai) efficacement de la étaient employées pour la fortification ville, les moulins mençait que près et aussi pour la navigation du pont Châtelain., bourgade L'antique et dans l'archidiaconô du domination de Vitry, située d'Ostrevant, comte de Flandre au passa, sous qui ne diocèse com- d'Arras en 1191, celle du la de roi do France, ; elle fut par suite de la mort du comte Philippe comme une dépendance d'Arras. On sait alors considérée en dot à sa nièce, constitué Isabelle de que le comte avait du roi Philippe-Auguste, Hainaut, Arras, Lens, épouse Saint-Oiner, reine Isabelle réservés durant sa vie. La etc., tous droits étant incite 1189, ce fut le prince depuis tard Louis VIIl), son fils unique, né le 5 sep- Louis (plus tembre 1187, sous qui hérita des terres cédées, du roi, ton jière. Celui-ci d'aliéner s'empressa en novembre i 194. profit de l'évêque d'Arras, la tutelle Vitry au Du temps que Vitry appartenait au comte de Flandre, et notamment Pr et Robert 11 (1072-1111), c'ésous Robert tait le châtelain de Douai qui avait la garde du château fort de était assis à gauche de la Scarpe ; Vitry, lequel assurément c'était en fief qu'il tenait ce droit du comte, son Les actes qui ont opéré la conversion do co fief seigneur. en coterie, d'Arras fût devenu après que l'évêque de Vitry, ne sont point parvenus nous. jusqu'à milieu du xm' siècle , nous verrons le châtolain de restituer le caractère féodal à sa mairie seigneur Vers le essayer cotière. De graves difficultés ayant surgi entre la ville et lo châà Vitry, les échetelain, au sujet de la rivière de la Scarpe do Douai sa mairie de vins finirent par achetor au châtelain - 40- - 1410 (v. st.) ; ils no la conservèrent dès le 27 août 1423, ils la revenpas longtemps, puisquo, mais eu ayant soin do réserver et retenir, au profit dirent, do la villo, la propriété du cours de cette rivière (1), Vitry, lo 31 janvier La mairie quatre outre de Vitry devait an suzerain, d'Arras, l'évêque deniers de relief en cas de mutation ; elle était en rente annuelle considérachargéo envers lui d'uno ble (2). Lo maire héréditaire prenait la qualité de seigneur de Vitry. souvent dans les actes Le châtelain de Douai,à cause de sa mairie de Vitry, levait uno rente de quarante deniers sur « les douisiens, francs mosniers tenant hiretiers ou niant cause des neuf molins deseure fournir couper, de Vitry. de la ville de Douai le « bacquet », à'ebaque trois fois l'an, les herbes fut obligé », à charge leur « fauquison en sa rivière En 1372, ayant voulu exiger de so contenter de la redevance », pour aller et juridiction dix sols parais, il ancienne (3). On » les neuf moulins qui et moulins « desous », « deseure à Douai moulins appelait recevaient directement l'eau motrice, les sept qui étaient placés sous les premiers (4). « deseure » qui étaient naturellement les moulins importants la Prairie, do , comme des Wez, Nos châtelains les moulins au Brai, C'étaient les plus de d'Escoufders, etc. tant au XI* siècle, époque possédé, do leur apogée, que jusqu'à des seigneuries leur extinction, et importantes, ainsi qu'il sera dit dans la suite nombreuses ont (i) Arch. de la ville, no» 735 et 799 de la Table, (î) ld., no 736. (3) Arcb, de la ville, n» 567 de la Table. (4) Id., cariul. 00, f> 43, v> ; XIII* siècle. do co travail ; mais 41 — ces domaines au territoire, d'ailleurs étrangers nio de J>ouai, ot plusieuis d'entre do notre villo ; aussi n'y éloignés rattachât Pour à l'office achever de eux eut-il étaient même assez aucun lien qui les féo lai du châtelain. faire il nous châtollcnio, étaient, pour la plupart, si restreint de la chatelle- connaîtra ce quo fut notre anliquo une comd'établir indispensable parait à grands traits, d'abord entre le châtelain de Douai paraison et celui d'une ville voisine, et ensuite entre le châtelain, lieutenant du comte ou vicomte de Douai, et le seigneur vicomtier d'un L'excellente village. monographie, de Lille (Lille, les châtelains sur qu'a publiée M. Leuridan in 8°), est le guide le 1873, nous offre suivre, puisqu'elle plus sûr que nous puissions le meilleur terme do comparaison quo nous ayons pu sou- haiter, Comme nos châtelains ceux de Lille, antiquité, priment attendu du au commencement que les premiers apparaissent XI* siôclo et les seconds à la fin seulement; mais les nôtres au XV* siècle, tandis quo les autres subsistent disparaissent de Lille les châtelains importance, do beaucoup sur ceux de Douai; il suffit à cet l'emportent d'Henri IV, égard de rappeler quo, depuis 1589, avènement la Révolution, co fut le roi de France et de Navarre jusqu'à jusqu'en qui 1789. posséda Comme la châtellenie de Liile. Ainsi M. Leuridan, que le fait observer telain de Lille se composait de deux parties fice urbain et lo domaine rural. «le dernier, sidérable, territoire s'étendait qu'on sur appelait une partie la châtellenie le fief du châdistinctes, qui était l'ofcon- du grand importante ou le* plat pays de — - 42 ; il avait son chef-lieu particulier, qui était le château le domaine et l'office du Plouich à Phalempin ; néanmoins ne formaient soûl étaient si étroitement unis, qu'ils qu'un ou le plat de la Salle do Lille, la châtellenie fief, mouvant avons-nous dit; étendue, grande pays de Lille était d'une Lille du châle territoire, dépendait qui à l'origine était excessivement restreint ; de là une Douai, au contraire teau do cause d'infériorité daient de grands du territoire dehors étroit lien pasà nos pas notre XI* siècle, pays de Douai et séparation nous ne pouvons excellent guide. nous justice; le nôtre, vicomtièro. justice lain de Lille, quelque qu'ils telain Dans dit M. Leuridan dans sa Vieille ceux Les du vassaux moins ; de sorte qu'un pu s'établir, complètes. mieux En posséc'était en mais n'ayant faire que château son aussi Motte du châtelain qu'on appelait de son fief en et qui était le chef-lieu châtelain, eux aussi ; au vite désunion l'office, châtelains ou plat l'office et le domaine entre il y eut bien Pour pour domaines ou Motte la (page du Bue, Madame, de Lille, le avait la haute ville 69), n'avait tour, ou « hommes qui tenaient de suivre de pas même la » du châtelui un fief de étaient justiciables de sa cour, quoiimportance, habitassent Lille (page 44); tout au contraire, le châde Douai lui-même était justiciable des échevins. ses prisons, le châtelain de Lille non seulegardait mais encore ceux du de l'échevinage, les justiciables incombait ; à lui ou à ses officiers, bailliage criminelles sentences (page 73) ; à Douai, l'exécution des la Vieille tour ne recevait ceux ment étaient que les prisonniers dans la Neuve des échevins; tour du tour, du bailli comte ou châgardés teau ; les exécutions se faisaient sans l'intervention du châtelain ou de ses gens Au châtelain de Lille appartenait le - — aussi bien par lo tribunal prononcées, s'édont la juridiction échovinal, féodale, que par la cour ou des Timaux sur lo plat pays, et par les échevins tendait tiers des 43 amendes do lachàenclavé!! dan» le territoire juges des francs-alleux do Douai appartenait seulollenie (page 74) ; au châtelain de lement le profit d'amendes prononcées par les échovins i'el la villo pour certains contraventions. (Voir ci-dessus, on faisait 2°.) Quand lo châtelain devait êtro nommé il n'était pas fait mention En la ville l'échevinago. des droits indirects etc. (page 72); Lille ban ou édita sur de des droits analogues comte, le châtelain percevait cordonniers, étaient perçus potiers à Douai. Lille, les taverniers, du le prince ; à Douai, dans les bans do après châtelain du au nom s'éLe pouvoir du châtelain do Lille, en tant qu'officier, en dehors de la ville, sur les francs-alleux enclavés tendait, dans la châtellenie de la ; il était lo chef et le supérieur la juridiction dite des dont Timaux, expression a été rétablie aux recherches grâce signification dies de M. Leuridan nos (pages approfondo semblable pour Bien 76-78). la véritable châtelains. Le châtelain de Lille les bourgeois, mais plat pays qui il était l'avoué, appartenaient et en outre habitant genre à la mandement. de Douai milice Le châtelain d' « hommes son office, aussi sur son domaine Le châtelain de non-seulement à la guerre, du les gens de plusieurs villages menait ne à des ses propres muros extra fournissait communale, Lille maisons avait » ; les uns tenaient soit en pairie (pages dont deux religieuses « hôtes » ou dont sujets (pages 41, 47-55). de ce renfort aucun il avait sortes de lui leurs 74-84), aussi de le vassaux com- ou fiefs, à cause de soit simplement, - 44 - de bailliage infi(page 73) ; les autres, les tenaient à cause de son donombreux, comme les sergents niment plus il y avait quatre ; parmi ceuvci, pairs et treize seide Le châtelain gneurs de terres à clocher (pages 84-92). ot Douai n'avait qu'un nombre très-restreint de vassaux, maine de village ; ne possédant seigneur point muros extra dans la châtellenie qui s'étendit ou le territoire, il n'avait seule espèce d' « homqu'une mes », parmi eux, de domaine aucun A Douai, le châtelain les (ou ses ayant-cause, après démembrements des droits successifs de l'office) possédait sur la vieille enceinte fortifiée, sur les cours d'eau, les moulins, les pâturages, etc.; il fut avoué de la collégiale de SaintAmé. Nous ne dans remarquons point de droits analogues les attributions de Lille; la collégiale de Saintdu châtelain Pierre de Lille, de fondation relativement conserva récente, comme avoué de Flandre le comte entre les lui-même, mains duquel se confondaient de souveraineté. En la situation résumé, du pouvoir échevinal était du les droits d'avouerie châtelain do Lille plus imposante, de haute justice et ceux vis-à-vis sans contredit; qui lui appar- il suffit de rappeler le droit tenait dans son hôtel, prérogative le grand seiqui dénote en ville une « joyeuso ontrée - , (ors gneur; aussi faisait-il de son avènement, comme le prince lui-mémo (page 45) ; c'était bien là un vicomte , le premier personnage après le seigneur de la ville. sont peut-être plus caractère subalterne, tout puissants nera pas ceux tutions A Douai, les attributions du châtelain mais comme elles ont un multipliées, les privilèges demeurent municipaux et ne souffrent aucuneatteinte. Ce fait n'éton- qui communales sont de familiarisés notre pays; avec l'élude des insti- car on sait que les pri- - 45 - à la bourgeoisiedouaisienne, viléges accordés de sa fidélité et de sa soumission au prince, Douai, au XIII* , la commune toutes les libres siècle indépendante Gaules (1). de L'office du châtelain de Lille en récompense avaient fait de la plus libre et la plus communes du nord des sut se conserver intégralement à travers les siècles, et l'on no vit pas s'élever à ses déle châtelain de son fief détacha pens d'office rival ; quand fonction ce fut pour rehausser encore subalterne, quelque son état, en augmentant de ses vassaux, soit qu'il le nombre abandonnât au roi des Timaux la vice-présidence des plaids de la cour allodiale des ser80), soit qu'il chargeât (page du soin d'accomplir les exploits gents fieffés et héréditaires, de justice. A Douai, nous voyons au contraire l'antique vicomte se fractionner et donner à trois nouveaux naissance offices, quatre tous égaux entre eux, vicomtes ou lieutenants de sorte y eut jusqu'à de la seigneur le Gavenier et le sei- qu'il féodaux du : lo châtelain, le prévôt, c'était gneur de Saint-Albin; trop de vicomtes, pour que d'eux eût à Douai une situation à celle chacun analogue à savoir ville, que l'usage et le respect du châtelain de Lille. Un dénombrement, de Lens, châtelain comte cet de Lens officier Lille que de l'autorité servi qui était en Artois, le rapprochaient du nôtre. H avait vers tenu constate avaient 1390 en que créée (2) pour en faveur le fief du du sire prairie les prérogatives davantage une part dans du châtelain les amendes ou de de pro- (1) Voici à ce sujet la très-intéressante étude de M. l'abbè Dehaisnes, intitulée : « Bttai sur le magistrat de Douai », pp. 319446 des J/Vro. lut à la Sorbonnt, Uitloire, Paru, 1869, in-8o. (2) Copie prise, i la fin du XVII' siècle, sur un registre reposant alors tu greffe du bailliage de Lens. Communication de M. Amédée de Ternas, do Douai. - 46 - de Lens ; les bans étaient ôchevinal par lo tribunal édictés en la villo au nom du comte et au sien ; le bailli, le de garder maire et les échuvins.juraiont, à leur installation, noncées les droits avait du comte « le malle et du châtelain borgaigne • (I), privilège par lo document ainsi indiqué emption, aucun ou aucune quelsqu'ils soient, ; en ville, il de préou droit : « Si ci-dessus ou vicomte mon seigneur acate pain, chair, (le comte d'Artois), poisson etc., si je ou mes gens en veulent en mon hôtel, avoir, pour dépenser avoir le dois-je, l'auraient pour les sommes que les autres acheté. excepté » Son de deux parties fief se composait également l'office et le domaine distinctes, ; il avait, à cause de son domaine un grand nombre do vassaux et parmi seulement, eux des seigneurs de terres à clocher. Les droits avant du châtelain de Cambrai, dans consignés le xv* siècle, sont tre lui et la ville, le 18 décembre tels étaient qu'ils un traité passé en- le rachat et 1400, pour l'abolition des redevances les plus vexatoires (2). Outre les droits habituels sur le pain, le vin et la bière, outre le « de la tiers des amendes prononcées par les échevins chambre », nous remarquons qu'il avait pour sujets directs tous ceux qui, n'étant de l'empire d'Allepas originaires « manoir » à Cambrai venaient magne, ; de ces aubains, assimiliés aux bâtards, il recevait un cens annuel ; Paune pouvait se marier sans son « congiè » et sans lui se faisait encore le châtelain payer le « vin » ; s'il mourait, « le vin », pour la c morte donner main », et dans le cas bain (1) On trouve dans les glossaires; bergain, marché, convention; barguigner, barguigner, marchander. — Maie bergatgne parait donc signifier: mauvais marché. (i) Archives nation.. Trésor des chartes, carton J5J1, n» 8, layette Cambrai. - -47 ne laissait pas d'hoir, de ces droits exhorbitants où le défunt l'avoir tout était au châ- telain. Aucun des au profit gorie d'habitants, Lille et de Lens n'existait sur de châtelains caté- une de Douai, du Royaume, du resto, étaient ; ceux-ci, où la tandis quo celui de Cambrai 4e l'Empire, dépendait de loi féodale était plus dure ; mais la situation particulière la cité de Cambrai expliquerait à son châtelain la raison peut-être : celui-ci, institué, vilège concédé milieu du x* siècle, par l'évêquo, sujet allemand, non choisi, pour des raisons politiques, point maison lorraine ou allemande, mais chez les comme disait les seigneurs rendre ceux-ci sin Sans permis, variété moins qui dans touto sur juridiction demeurer dans Karliens, ceux la cité de ses impé- nos elles diffèrent, non-seulement , lois féodales, à province, mais de ville à autre. province ainsi terminerons, le châtelain comparant d'un gneur vicomtier do ce dernier une il nous est comparaisons, de constater, une fois de plus, la des institutions du moyen âge : lois muniloin cipales Nous étô c'est-à-dire Baldericus, parmi de sans doute dans l'espoir faible voivis-à-vis d'un agressifs viendraient pousser plus dès maintenant, infinie avait le chroniqueur du Royaume, ; on lui abandonna compatriotes riale (1). du privers lo sont que nous ou vicomte de village détaillés dans la de l'avons de en annoncé, Douai avec le sei- châtellenie la coutume ; les droits de la gouver- nance. (I) Voir noire notice sur « Les droits de runelenchâtelain de Cambrai i, insérée dans les Souv. de la FI. tcall., Douai, 1876, in-8», XVI» p, 5. -48 - Le seigneur vicomtier les amendes prononcées perçoit, par son tribunal , dont il est le chef; les bans se champêtre » lui apparen son nom; les chemins et « flégards publient tiennent ou sont présumés lui appartenir ; il a les houla dôdicasse l'église; il « maintient » du village d'icelle la « ducasso , église », c'est-à-dire « danser il fait et ménestrander, donner espiuette, • ; il a le droit « et avoirs de rose ou joyau d'épave neurs seigneuriaux dans celui qui possède la justice effet, qu'en vicomtière est un véritable et tout se fait en son seignour, d'un village est lo nom, par lui ou par ses gens; le vicoiue vassal et l'inférieur du comte , sans, doute, mais sans que bastards ce dernior ». C'est ait do la seigneurie part à l'administration sauf quand il y a lieu à l'exercice de la justice haute ou lorsqu'on En ville, d'un jugement. comtale, appelle le seigneur les échevins sont , c'est lo comte, contraire, , ou au les la grande autorité leurs priviexercent, que ceux-ci de lui, et le vicomte n'est que l'un de lèges, tout émano ses officiers établis auprès du pouvoir communal. siens, la similitude malgré de mettre sur la même ligne ville et le seigneur vicomtier Ainsi, des noms le châtelain , il est impossible ou vicomte d'une d'eux *, chacun no se ressemdu comte, mais leurs pouvoirs est l'inférieur blent point ; d'origine différente aussi sous , ils diffèrent tous les rapports. d'un village - -49 H. — Hugues, 4024,1038} de Saint-Amé, vassal du comte de avoué il est grand de Cambrai, et sujet français Flandre ; il épouse Adèle — Wautier de Cambrai. II, châtelain Pr, fille de Wautier Liste des son fils, châtelain, Saint-Amé )son et chef Cambrai châtelain de châtelains Wautier Douai. 1051, 1081 ; sa frère cadet Hugues de la I", envers munificence de devient châtelain maison d'Oisy i — Le puissante l'un des de l'Anglecomme am- conquérants à la cour de France 1066 , son voyage terre, du comte de Flandre, bassadeur 1076 il va ; excommunié, 1077 \. il concourt sa cause aux pieds du pape, plaider de l'abbaye avec ses parents à la fondation d'Anchin, 1079, — /*• abandonne le parti de Robert le Frison pour comte de Hainaut, celui de Bauduin, héritier du légitime Comté de Flandre, 1086\ il perd son office — Part au rétablissement de qu'il prend son à Rome, 1093-1094 ras', ; voyage aux intérêts de Saint-Amé 1097, 1111 ,~H do châtelain. Vévêchê il se d'Ardévoue embrasse l'état vers 4096; il meurt moine au Mont-Saintecclésiastique des châtelains de Douai. Eloy. — Apogée de la puissance Le plus Saint-Amé ancien titre du riche fonds de la collégiale de découvrir, daùs la profonde permet des temps, un châtelain de Douai. En effet, obscurité une de l'an 1024, émanée de Bauduin charte originale Bellenous alors à Douai, à l'occasion de la barbe, comte de Flandre, de la chapelle souterraine ou crypte dédicace où (cripta) le corps de saint Amé* contient un certain nomreposait bre de noms de princes CBATSUWSM Dotai. (principes) ou grands seigneurs 4. _ présents à la cérémonie. Boulogne) Hubert, et Roger le châtelain Alulfede Douai'ol Après les comtes Hugues, Lambert, son Liberl, Eustacho (de : le châtelain on y trouvo (de Gulnes), Preuves, (de Saint-Amé). - 50 frère, Helgot, Robert, et Sohier, prévôt n» I, châtelains sans dépersonnages qualifiés de ville, il serait difficile de distinguer signation lequel, de Hubert ou do Hugues, était châtelain de Douai en 1024, si Entre nous les deux n'avions donation faite libéralité est un autre acte du même fonds, constatant la au prinpersonnes (vers 1035) par plusieurs d'uno rente cipal autel do saint Amé et do saint Maurand, le jour de la fête de saint Amé, Cette 19 octobre. payable second avoué faite avec do l'église le consentement du premier et du (major minorque advocatus), qui et son chevelier sont : le châtelain Witselin Hugues ; de cité en 1024) et des autres Sohier, prévôt (de Saint-Amé, « frères » ou membres du chapitre. Cette pièce intéresdate précise ; il est seulement d'une dit manque et le qu'elle fut faite à Douai, sous la roi Henri (1031-1060) étant témoins (comte de Flandre), prince Bauduin t glorieux : le châtelain l'avoué ces personnages Witselin, Hugues, 9 et beaucoup d'autres. Ursion, Wagon (Prexives,n H.) Ce comte de Flandre, nous parait être Bauduin de Bauduin, sante Dans tous les cas, la charte est anté(1034-1067). n'était plus prévôt rieure à 1051, époque à laquelle Sohier de Saiut-Amô. Lille Au surplus, elle lève une difficulté, puisqu'elle existant entre Hugues , châtelain tre l'identité de grand avoué de Saint-Amé, ment « le châtelain Hugues Nous pouvons encore démonDouai et et le personnage appelé seule» dans le diplômede l'an 1024. citer une charte du comte Bauduin - - 51 de Lille, donnée à Douai, en l'église Saint-Amé (vers 1038), de Bauduin, son fils (plus tard comte de Flanen présence de Gérard de dre et de Hainaut), I*', évoque de Cambrai, de (et plus tard successeur le comte met un terme aux usurpaGérard), par laquelle do Douchy a tions des avoués au village , qui appartenait de Saint-Pierre de Gand. Notre châtelain Hugues l'abbaye après les prélats ; il précôdo immédiay figure, le premier de Valencionnes, Nous retroutement le châtelain Hugues. saint Lièbert, alors archidiacre de cette charte, vons, parmi les signataires Adolphe et Elbert (de Douai) et Helgot, témoins du diplôme do l'an 1024, de Saint-Amé. ainsi que des chanoines n* III. Preuves, nous Ainsi, avons de Douai, au moins titres demanderaux sinon le premier châtelain découvert, le plus ancien qu'il soit possible d'aller Si l'on tient compte de l'oauthentiques. Belle-barbe, qui fixe au temps de Bauduin ou l'organisation définitive des châtelains dans le comté de Flandre on trouvera que nous nous (i), bien à laquelle l'office du approchons près de l'époque pinion générale, l'établissement de Douai châtelain fut en fief par le comte de Flandre à quelque du pays ; et que si ce dernier n'était seigneur il n'y aurait pas Hugues lui-même, probablement point entre les deux plus d'une génération. L'office inféodé du châielain au profit parait avoir d'un été presque toujours de la ville commise à voisin seigneur autour de nous, on remarque sa garde. Ainsi, d'Ostrevant ou sire ciennes, donné de le sire d'Oisy, Bouchain fut que le comte châtelain de Valen- châtelain de Cambrai, le sire de (I) i Isle Balduinus Barbatus primilus miliths et nobiles ordinavlt in Flandria, et dittribuil ei$ villas adregendnm et oppida et domlnia. i— Chronicon comiium Flandrentium, 1" partie, composée vers l'an 1130; p. 44 du 1.1" do Betutll du Chroniq, de FI., Bruxelles, 1837, in-4o. châtelain Phalompin, etc. lain de Tournai, de Lille , le sire de Mortagno, châte- au de Douai, l'on ne connaît châtelain pas d'une dont la posvoisine, seigneurie précise la grande sur lui le choix du comte de contribua à fixer Quant manière session Flandre châtelain ; l'on sait de Vitry. seigneur de toute seulement temps qu'il était en même était serions tenté de croire qu'il Nous l'ancienne aussi Wagnonvillo, prenant cette circonstance fut l'une du souverain l'attention La puissance ressortent assez comme 52 l'un comet que sur lui de Douai. et le rang élevé du châtelain des diplômes sus-mentionnés des princes de Saint-Amé. grand avoué tainement en fief du comte Le sous-avoué de Saint-Albin, et Escarpel, Dorignies des causes qui attirèrent paroisso do la cour du comte I" Hugues où il figure et comme Cette il la tenait ceravouerie, lui-même et non du chapitre. de Saint-Amé subadvoadvocatus, (minor catus Duacensis) était son vassal (miles ejus) et tenait du châtelain sa sous-avouerie en fief. On remarquera aussi, dans la charte de 1024, les noms de Douai et de Libert, son frère, qui étaient sans à'Adolphe du châtelain doute des membres de la famille ; et dans la et de Wagon, ceux d'Union seconde, qui ont été affectionnés par les maisons de Douai et de Saint-Aubin. Le châtelain fille du Hugues épousa Adèle de Cambrai, fameux Wautier de Cambrai, il est tant dont H, châtelain de Baldericus, et qui fut assassiné parlé dans la chronique en 1041.11 en eut deux fils, Wautier et Hugues, dont il va être question. 2.--WAUTIER époux d'Ermengarde. Ier, châtelain déDouai, fils de Hugues et - 53 - c'est celui du très-important pour nous, Ro26 avril 1051 ; par cet acte, passé ,'t Douai, le chevalier de Saint-Amé, fils du chevabert (sous-avoué probablement de lier Witselin, vivant en 1035), reconnaît chapitre quolo Un titre aussi Saint-Amé lui adonné à Loos en fief un alleu en Gohelle à tenir par lui et ensuite par un (alodum apud Lothas), do seul de ses héritiers ; à charge de payer 21 sols, le jour la fête do saint Amé, et à condition mort, que, ledit héritier Cette charte est confirmée le bien retournera au chapitre. de Lillo, en présence par le comte Bauduin son fils, do Robert, frère de celui-ci (Robert tard comte de Flandre), comte d'Eustache, de Hugues,do Wautier, chevalier Robert, (paitie (do Saint-Amé) prévôt de Bauduin, le Frison, plus (de Boulogne), son frère, de Hugues, châtelain,de à l'acte), de Wagon, etc., n* IV. etc., etc. Preuves, d'Azon, Bien nom n'*. soit qualifié sans que Wautier que châtolain, de villo, le doute n'est guère[possible : c'est bien l'un de nos châtelains; grâce aux titres et aux renseignements la certitude. nous allons en acquérir suivants, de Douai, figure comme témoin , le après les comtes, dans les diplômes en l'église Saint-Pierre de Corbie , l'an do l'abbaye et en présence de d'Hasnon, châtelain Wautier, immédiatement premier royaux délivrés 1065, en faveur Bauduin de Flandre son fils (alors , comte , de Bauduin, comte de Valenciennes et de Mons, par sa femme Richilde, ensuite comte de Flandre à son tour), restaurateur do l'abd'Eustache,comte do Bauduin, d'Hesdin, baye, La m$me année (de Boulogne), comte do Gulnes, , Wautier de Douai avec des seigneurs du Hainaut, témoin, du comte de Flandre, Bauduin (alors de Wautier, elc. Preuve*, comte n* V. comme comparait dans un acte du fils comte de Mons et de — nés), en faveur ••» VI. ValeurPrem 54 — de l'abbaye de Saint-Ghislain. Wautier de D.ouaiel son frère, figurent, Hugues, parmi les seigneurs du pays , à la cérémonie de la dédicace de le 2 août 1066 et honorée do Lille, célébrée Saint-Pierre I". Preuves, n* VIL de la présence du roi Philippe Notre châtelain ne se contenta en simpoint d'assister, à cette solennité de encore , il voulut ple témoin, profiter de Saint-Amé, pour être utile à la collégiale dont il était, , le grand avoué , et par droit de naissance le plus généreux. Le prévôt dont il se fit le bienfaiteur Adson ou Azon avait acquis, vers l'an 1050 , une terre à la circonstance consentement de l'avoué(per licentiam la comtesse Adèle, fille de France, épouse Flandre Bauduin de Lille (mère de Bauduin Exivrelengehem,û\i mais advocati), du comte de Mons de et de Bobert le Frison, qui furent successivement comtes de Flandre), devait posséder sa vie cette pendant interre de Heverlengehen. usadeson Lechâtelain Wautier fluence auprès de la princesse, et celle-ci, en l'honneur des de saint Amé, qui avaient été transportées à Lille reliques de la dédicace, abandonna ses droits sur pour la cérémonie la terre, remit au chapitre affranchie de toute qu'elle charge Preuves, d'avouerie (ab omni advocatione jugo absolutom) n° VIII. Le document lo plus important, et la gépour l'histoire se trouve dans un pré- châtelains, néalogie de nos premiers cieux cartulaire du fonds de Saint-Amé, datant du comdu XIII* siècle et reposant aux archives mencement départementales ici la traduction. (1). Nous en donnons (1) Preuves, n« XL L'existence do ce cartulaire dans le riche dépôt de Lille, nous a été très-obligeamment signalée par M. Alexandre Losfeld, jeune et intelligent employé des archives déparlementales. Nous lui en témoignons ici notre vive reconnaissance. — 55 — enrichit la trésorerie de Douai )« Wautier des possessions de l'église Saint-Amé suivantes, qu'il acheta de du consentement de son frère, d'Adrienne, épouse au temps du roi de France et de leur fils Simon, celui-ci, (Vers 1074 alors comte de Flandre, et de Robert, en Espagne allait pour y faire en effet, la part de son frère dans Philippe, de Rouci Il acheta, venant de ses père qu'Ebles des conquêtes. les alleux pro- en hôtes, Le quart de La Comté, eaux et débrasseries , prés, bois, terres, dîmes, moulins, A Huvlin La huitième d'Alceel. , la partie pendances. et à Adèle, moitié de l'alleu Hugues qui fut au châtelain son épouse. La moitié de Fresvilers. Vers Aubigny , la moitié brésis Adèle. I«i et mère. de Maisnil, , la moitié en hôtes, terres de l'alleu qui et bois. fut A Fins auxdits en Cam- Hugues et » charte n'existe dans les archives de originale plus et il y a longtemps en a disparu Saint-Amé, , puisqu'elle on trouve la mention d'uno Fallit, que, dans le cartulaire, écriture assez ancienne. Elle n'a été transcrite que mutilée ou abrégée ; les noms des témoins notamment ont été supinexactitudes ou des aussi des primés ; peut-être y a-t-il modifications on peut comparer les originaux avec ; quand les copies insérées dans ce cartulaire. l'on voit que la fidélité n'était du copiste. en soit, point^une qualité Quoiqu'il ce document, tel qu'il nous est parvenu intérêt , est d'un capital. C'est Wautier d'abord l", un fait de chevalerie d'Hugues, châtelain Bado entreprise, gne, par Ebles frère de de Douai, qui prit part à une croivers l'an 1074 , contra les Maures d'Espace fameux baron II, comte de Rouci (i), (I) St-Allais, L'art de vérifier Ut datet, XII, p. 285. - - 56 de Laon , aussi brave que turbulent, , du diocèse français à la tête d'une dont Suger (1) dit qu'il partit pour l'Espagne armée telle que des rois seuls auraient pu la lever: Fortissimus et enim tumultuosus baro Ruciacensis L'balus Erat ut aliquando cum exercitu magnanimitatis, quod solos reges decerel% in Hispaniam profisce- tantx magno, retur. Ce sont ensuite des renseignements généalogiques Il en résulte l'on ne trouve pas ailleurs. qu'Hugues, telain de Douai, avait épousé une dame prénommée dont (Adeluia), châtelain il eut notamment deux fils, ce dernier de Douai, et Hugues ; que le document donne une dame à laquelle dienne nommé et dont (Adriana), Simon. il avait, déjà que châAdèle Wautier l*r, avait épousé lo prénom d'Aen 1074, un fils Si l'on cette charte de quatre autres rapproche diplômes être bien compris du fonds de Saint-Amé, qui ne peuvent de celle-là, d'autres nous sont particularités qu'à l'aide sur la maison de nos châtelains. révélées Dans le diplôme du comte de l'an 1076, il est Robert, fait mention de la moitié de l'alleu qu'avaient eue à Huulin le châtelain Preuves, Dans année, donné de Douai Hugues et Adèle, sa femme. n° X11I. celui du roi on voit que le et de châtelain l'archevêque, de Douai de la Wautier même avait à Saint-Amé, : le quart de La Comté, notamment ; la moitié de l'alleu qu'il avait acheté de son frère Hugues fut à Hugues, et à châtelain de Douai, d'Huulin, qui de l'alleu de Fins-en-CamAdèle, son épouse ; la moitié (i) OEuirtt, 1867, iû-&. p. 19, de Wdlt. de la Société de i'HUt. de France; Paris, — 57 — et Hugues qui fut auxdits avait achetées ledit Wautier brésis, choses Adèle. audit Toutes lesquelles Preuves Hugues. n* XV. de Cambrai, Gérard la première charte de l'évêque de Douai GauII, datée de 1081, il est dit que le châtelain entre autres à Saint-Amé ; le quart tier avait donné, biens, Dans de La Comté moitié ; la Hugues d'Huulin châtelain qui fut à Hugues, et à Adèle, de l'alleu son épouse ; la moitié à Fins-en-Cambrésis lesdits Hugues possédée de Douai, qu'avaient et Adèle. Tout ceci, ledit n* XVII1°. Preuves, gues. Dans voit avait qu'il de l'alleu la seconde encore charte que Gautier, de Saint-Amé la trésorerie qui fut au châtelain moitié de l'alleu de lent énonciations donc de Gautier son l'avait de un des fait qui deux et à Adèle, a été ignoré et qui donna et les généalogistes, considérable. importance Nous voyons l'évêque Gérard chartes acheté Douai, de l'alleu de la moitié Hugues frère môme l'évêque, de châtelain Fins-en-Cambrésis, et à Adèle, sa fille. Preuves, de Cambrai Les acheté son dudit Hu- l'on année, avait enrichi d'Huuling, ; de la épouse qui fut à Gautier n* XVII 2*. de 1081 nous révè- historiens par tous les à la maison de Douai une châteen effet qu'Adèle, femme de Hugues, lain de Douai, était fille de Wautier de Cambrai, lequel n'est autre que le puissantchâtelainde Cambrai Wautier II, dont Balder(eus,son les excès contre raconte contemporain, Pr (1). Or, Wautier II ayant été assassiné (1) Baldericus, Chron. Camtr. et Atreb., p. 300 et ss.de l'édition Le Glay. a Wallerus castellanus, tiro inhumanitsimut », p. 139. Wautier II, —fils de Wautier 1", d'abord feudataire du château de Lens, puis châtelain de Cambrai, — obtint 4 son tour la châtellenie de Cambrai qu'il posséda depuis 1011 environ jusqu'en 1011. en 1041, d'Arras, nom de sa veuve qui Ermentrude s'empara de son Wautier.III, après le décès de ce dernier, usurpation propre ; cette nouvel évoque, — 58 saint se remaria la châtellenie, alors beau-fils, arrivé dura Lièbert, vers à Jean, avoué d'abord sous le 1046, en bas âge, et en son nom 1048. Enfin le jusqu'en donna la châtellenie à Hu- de Wautier II, et en cette qualité gues I", petit-fils caslellani tier légitime (Hvgo, Gualteri defuncti il était encore eoque legitimus ; comme hxres) hérinepos, enfant un de ses parents, homme Anselme, crat), (adhucpuer pour être le tuteur probe et brave, fut choisi par l'évêque du jeune châtelain était,semble-t-il, (1). Anselme ou Ansiau le comte d'Ostrevant, sire de Bouchain, père du fameux l'un des héros de la première croiAnsel de Ribemont, sade. et des chartes sus-mende la chronique tion nées, de Cambrai, eut un II, châtelain que Wautier fils unique, mort jeune après son père, et une fille Adèle, châtelain de Douai, et décédèe avant mariée à Hugues, 11 résulte donc 1046, laissant Wautier châtelain de Cambrai. et Hugues, petits-fils de Wautier II, de Douai, quoique cadet, fut choisi par l'évêque son suzerain, de Cambrai, selon la loi (legitipour succéder à son aïeul maternel. timus hxres), Cela se passait ainsi à celte époque, l'ai né était en possession d'une dignité lorsquo Hugues de l'héritage provenue & échoir qui venait Douai était, en effet, et incompatible avec paternel du côté maternel. Le châtelain sujet du roi do France et vassal celle de du (I) Chroniq. de Daldericut, ou mieux de ses continuateurs; édit. LoGlay, pp. 318 et 33 4. — le châtelain ; au contraire, était sujet de de Flandre comte — 59 vassal do l'évêque, d'une succession L'exemple de Cambrai, l'empereur d'Allemagne. se rencontre, vers analogue ce : Godefroid dans l'illustre maison de Boulogne temps-là, de Boulogne, et de Bouillon H, comte , fils d'Eustache frère puîné d'Eustache d'Ide de Lothier, 111, comte quoique fut investi par l'empereur, en de Boulogne, sujet français, du duché de Lothier, 1093, le Barbu. duc Godefroid Voilà donc d'une dignité page, la haute un cadet en sa qualité de la mahon de petit-fils de Douai du en possession vu la situation de donnait, particulière une puissance hors ligne à celui qui en suzerain, l'évêque de Cambrai à chaque était revêtu.Les attestent, chroniques qui brai, qui prit comtesse Richilde, perbe maison d'Oisy, dants le bon L'on dans de CamHugues Itr, châtelain avec la princesse de nièce Ada, de Mons, et qui fut chef de cette su- position alliance roi de laquelle Henri IV. compte verra, en 1096, notre châtelain une charte du comte de Flandre châtelain Hugues, lanus Duaeensis, de Cambrai modo ses parmi Wautier avec : Gautherius, son descen- I" figurer frère cadet primo casttl- autem clericus', Hugo, frater ejus, ci-devant châtelain de Wautier, : ; c'est-à-dire clerc ou ecclésiastique, et Hugues, Douai, maintenant à Cambrai. n° XXII. frère, (châtelain) Preuves^ Cameraco L'affinité châtelains bien d'autres Vers l'an avaitr.assez nants, au xi* siècle, entre les maisons qui exista, de Douai et de Cambrai est d'ailleurs justifiée son des par témoignages. le châtelain 1037, d'influence pour exciter à Douai les populations de Wautier Cambrai, H, et [dans les villages environcontre l'évêque Gérard I", les deux qui gouvernait interprétant relativement les évoques révolte contre — de diocèses Cambrai et d'Arras; les intentions de son suzerain, perfidement à une paix ou trêve de Dieu qu'avaient imaginée à la du Royaume, il poussait les Douaisiens leur tendre tellement pasteur, à Douai et faire en personne afin de calmer le peuple. duin, trêve 60 comte de Flandre, de Dieu, comme dut se que l'évêque concessions, quelques sur les instances de Bau- Bientôt, qui s'était les autres déclaré en faveur de la comtes du Royaume, le ses répugnances, prélat dut vaincre qui lui venaient de sa la paix dans le et proclamer qualité de sujet de l'Empire, diocèse d'Arras, terre du Royaume. La cérémonie eut lieu sur les confins des deux diocèses, probablement sur les bords de la Sensée, ou Arleux; vers Lécluse l'assemblée était nombreuse. Nous y voyons encore Wautier de Cambrai visiter l'un l'évêque se livrer Gérard Pour et l'autre, comme un contre continuer ses manoeuvres ennemi de la paix. à des actes de le prélat se montra, la harangua et dénoncer L'assistance allait violence, lorsque et confondit son vassal (1). Wautier de Cambrai, et par conséII, châtelain eût une telle influence à Douai, sujet de l'Empire, quent terre du Royaume.il fallait qu'il eût des rapports de parenté que avec les principaux de l'endroit. En effet, seigneurs le beau-père châtelain de Douai. d'Hugues, il était Il y a, aux archives départementales, datant Amé, un curieux obituaire, Saint- danslefondsde delà fin du xm* siècle, un obituaire époque, à cette qui a évidemment remplacé, Chose digne de remarque, le châtelain de plus ancien. Douai ,Wautier Saintl",le plus généreux des bienfaiteursde Amé, yestqualifiéchâtelain deCambrai: Walterus, (l) Chronique do Baudry, livre III, chapitres 48 et 49. castella- - - 61 luminaS. Amati ditavit qui ecclesiam x. s. doy. xijkl. Se contentera-t-on aprilis. ribus,obit.suo, dédire que c'est une erreur que cela n'a point d'importance, Pour nous, nous ne pensons de copiste? pas que l'on doive nus Cameracensis, traité aussi avec fait Walterus un légèrement document qui parait avoir été que les mots : croyons se trouver devaient le soin ; nous plus grand castellanxis Cameracensis, celui du xm* sièantérieur, qu'a remplacé du châcle, et qu'ils y ont été écrits par un contemporain telain de Douai, Wautier 1", peu de temps après le décès dans Pobituaire de ce dernier. L'écrivain se sera souvenu du fameux châte- lain de Cambrai, Wautier de notre Wautier H, l'ancêtre I*', le prénom de son aïeul maternel ; les liens qui lequel portait unissaient les châtelains des deux villes lui seront revenus à la mémoire, et il aura lain de Cambrai (dignité tre), au lieu de châtelain écrit, sous cette plus considérable de Douai. châteimpression, encore que l'au- un peu plus loin, de verrons, que le châtelain châtelain Douai était, au XII* siècle, de Vitry, petite ville aux comtes de Flandre, avant de passer aux qui appartint de Cambrai Or, le châtelain évoques d'Arras. y avait des Nous possessions de l'abbaye au XI* siècle, de Saint-Amand, ainsi qu'il résulte d'une charte en 1041, d'Ermenémanée, de Cambrai trude, veuve de Wautier II, châtelain ; parmi en mémoire les biens donnés à l'abbaye, du défaut, il y a « la dlme des anguilles, avec un courtil (jardin) et la maien la ville de Vitry, au pays d'Artois pécheur, », in villa que vocatur Au nomVitris% in pago Attrebatenst. bre des nobles laïques qui faisaient cortège à la veuve, lors des funérailles célébrées à Binon ou Saint-Amand (malheuson du reusement la charte ne donne que leurs prénoms), figurent — deux Douai, serait du défunt gendre Autre l'un dont Hugues, 'bien châtelain Hugues, de (1). affinité l'ancienne preuve — 62 entre les deux châte- avait conservé une juridicque celui de Cambrai la banlieue même de Douai. En effet, le sire de Cambrai, ancien châtelain l'hommage possédait lains, c'est tion dans d'Oisy, de la terre dé; or Escarpel d'Escarpel Saint-Albin de Douai, de même que pendait de la paroisse de Saint-Albin et la terre de Wagnonville, la seigneurie aux premiers de notre ville. châtelains qui ont appartenu Comment et du château fort le sire d'Escard'Oisy a-t-il pu devenir suzerain sont distantes de plus de vingt kilopel ? ces localités une enclave mètres ; pouiquoi dans la banlieue de d'Oisy Douai? Ce problème châtelains de Cambrai, est maintenant sires de Douai, auront retenu une ils lui auront imposé, comme leurs féodalité, aura été mouvance ne nous membres ; les cadets, de la maison de l'héritage paternel; cela se faisait à l'origine de la lois et leurs assujettie féodale, étonnerons vôt de la ville d'Oisy, fraction résolu la terre d'Escarpel coutumes; avec par eux à la suzeraineté d'Oisy, de chef-lieu reconnaissance etc. Nous donc de Douai, pasde voir, au XIIe siècle, lo pré' officier féodal créé aux dépens du tenir Escarpel en hommage du sire d'Oisy, reschâtelain, ter le fidèle vassal de celui-ci et le soutenir dans ses luttes contre lo comte à l'imitation Hugues, châtelain Richildo, de Flandre de son ; prendre suzerain etc. cadet de la maison de Cambrai, eut de Mons, comtesse armes pour un lion, do Douai, devenu Hugues femme une nièce pour à laquelle les (1) Arcb. départ., cartul. de St-Amand, i. Il, f» 125. chroniqueurs I", de — — 63 son fils Simon 1089, ; vers le chevalier Ollard, principal (décédé assez cadrent de l'évêque ministre (1). Ces renseignements de Saint-Amé, bien avec ceux de la charte d'après laquelle donnent à'Ada prénom avant son père) tua le de Douai, frère cadet de Wautier Ier, châtelain Hugues, Adriana aurait eu, vers 1074, pour épouse (il peut y avoir ici une erreur de copiste, d'autant [plus que le cartulaire 'es noms), et pour fils de Saint-Amé défigure quelquefois et des lutaîné Simon. Hugues, après bien des vicissitudes de la scène tes, disparut politique femme avaient alors des fils mariés vers 1112; lui et sa et des en âge petits-fils Saint-André du Cateau- (2). Selon la chroniquede il finit par se faire moine ; nous verrons Cambrésis, également son frère Wautier terminer ses jours dans un couvent. de raison 11 y a encore nos premiers châtelains, de l'Angleterre. quête 1" assistait Wautier un à signaler c'est On à la fait capital dans leur participation a vu dédicace ; peu après, sa destinée l'emportait et acteur des plus nent, pour être témoin son époque (3); un document très-précieux du châtelain quables; règne c'est une de Guillaume Wautier dressée liste, le Conquérant, de à la con- le 2 août 1066 que, de l'église Saint-Pierre de Lille participation l'histoire hors grandes du , conti- choses de la (4) constate à ces événements remar- la 20* année et contenant du (1086) les noms (1) Chroniques de Cambrai. (i) Titre de l'abbaye d'Anchln. (3) Bataille d'IIastings, 14 octobre 1066 ; le duo Guillaume de Normandie couronné roi d'Angleterre, à la Noël. anno XX rtgnt Willtlmi tonqutstoris tl qui* (4) i Magnâtestuptrslilet but fit tomitatibut terrât Unuerunl. t Recutll du httl. du Qaultt et dt la Fr„ tn-f»., I, XII, p. 694, à la note. Le premier de la liste est le conte EuiUcho (do Boulogne;. — des 64 — les grands parmi seigneurs qui avaient avec le roi, dits grands venus d'outre-mer, des comtés où ils avaient obtenu des fiefs ; on y survivants accompagné la mention « WalterusdeDwai: lit: C'est donc l'église raison que Somerset, le nom Devon. de Gautier » de Douai à du duc Guillaume, compagnons liste dressée d'Angleterre, par M. Léopold de membre de l'Institut, et gravée sur le mur figure dans la conquête Delisle, avec Surrey, la de Diyes liste des (Calvados), en août 1862 (l). De retour sur le continent, dé Douai Waule châtelain tier I" reprit sa place auprès de son suzerain, le comte de il vit mourir le comte Bauduin de MonS, qui ne Flandre; de tint que pendant trois les comtés années (1067-1070) et il son gouvernement, le jeune et infortuné servit le nouveau comte de Flandre, Arnould datée de l'an III. 11 y a une charte de ce prince, de son père enterré à l'abbaye d'Hasnon; 1071, en mémoire il fait un don à cette abbaye, selon le conseil de ses prinFlandre cipaux et de Hainaut ministres tibus) ; les noms Liébertet d'antres Jean d'Arras, réunis (primoribus de ceux-ci, sous nostris après ecclésiastiques, Charebold, boutiller, unanimiter suaden- de Cambrai l'évêque sont: Robert, avoué, Wautier de Douai, 1789.1* livraison, pp. llSetss. (i) Catalog.detgentilth.deNormandie, Le nom do Douay ne figure plus dans une ancienno liste conservée autrefois au monastère de la Bataille (d'IIastings), et reproduite aussi par Du Chesne, dans son Recueil dei HMorientde Normandie', maison y trouve les noms de : Platy, Quincy et Saint-Aubin, qui, d'après cette It'W, étaient portés alors par de grandes familles d'Angleterre issoes des compagnons du conquérant. Seralent-ce des branches anglaises de la maison de Douai? Dans la liste de M. Delisle, on trouve aussi les noms de: Oottelin de Douai cl Goscelin dt la ïlitllre (qui pourraient bien M désigner qu'un, seul et mémo personnage, attendit quo Douai a été quelquefois tradoitpaf MtiHè)', or nous verrons que le prénom Gôlcitln ou Gottutn à été àffec, tlonné par la maison de Saint'Aubin. On y remarque aussi : Kflgutrrand et Oui de Ralmbattourt, Gui) \ttm0 de Bfài> Mathlei de Mortjgûe, etc./ etc. — Ségard n» IX. et Arnoul de 65 — Joches, Arnoul Quel fut le rôle de notre châtelain le Frison qui fit du cadet Robert Flandre ? Sa conduite des Douaisiens aura et des autres d'Ardres. pendant Preuves, la révolution un comte de (1072) sans doute été conforme à celle après avoir souou Thiois, le jeune Arnoul tenu contre les Flamands et son enfants do là comtesse courbèrent frèro Bauduin, Richildo, de Cassel. En ce qui concerne la tête devant le vainqueur Wallons, qui, il est certain qu'il s'attacha très-vite à la châtelain, comte et qu'il en reçût des bienfaits. fortune du nouveau notre de Cassel avait D'as lo 8 juin 1072 (la bataille 20 février), Wautier de Douai se trouvait à Sithiu eu lieu le ou Saint- de Saint-Bertin , avec le comte Robert Omer, en l'abbaye et sa mère Adèle, fille de France ; il y assiste , comme téfont à l'abbaye de moin , aux donations que ces princes son nom figure immédiatement Watten; après celui d'Enguerrand (comte) de Lillers, et il précède Thierry, Willaurao de Saint-Omer, de Flandre, , châtelain n° X. tres grands seigneurs. Preuves, sénéchal et d'au- H existe, dans le fonds de Saint* Amé, un acte ainsi daté: ab incarnatione AnnoM. Domisexagesimo septimo(lOG7) sanctx Crucit (14 septembre), die tertia ni, in festivitate transitus (i) ejusdem Gregorio (1073-1086), Gerardo (1069-1081), sancti vivente Amali, ilanasse Remensi Cameraeensi châtelain rege Philippo.—Le régnante do plusieurs décoré Tégliso Saint-Amé septimo papa archiepiscopo episcopo (1076-1092), IK<tt/<te»',aprèa avoir ornements précieux, (I) \A mort de Saint-Amé, transitus, est célébrée le 13 septembre'; mais Il semble, d'jprôs cette charte, qu'au Xi* siècle on ta imitait au li septembre. CUATKtAlMt>BDOCAl. B — et ajoutant à Saint-Amé, bienfaits sur 66 bienfaits, pour l'augmentation à IKtmeueft (Ghyvelde, de bergerie du consentement du comte Robert — donne encore à Dieu et du luminaire, une terre canton d'Hondschoote), 11 est facile (1072-1093). 1067 est erronné, le pape que le millésime puisque VII ne ceignit la tiare qu'en II 1073, que Gérard Grégoire ne parvint à Pévêché de Cambrai 1076, etc. ; de plus, qu'en le don de Wimevelt est confirmé en par le comte Robert, de voir année la même est donc la seule ; celle-ci la charte. Il faut lire à été confectionnée avoir lieu 1076 de sexagesimo septimo (67) : septuagesimo où puisse la date, au sexto (76). dans l'acte, On rappelle son voeu, le qu'afin d'accomplir châtelain avec sa femme Ermenpartit pour Wimevelt, et un grand d'ecclésiastigarde cortège (multo equitatu) la châsse et les reliques de saint Amé y ques et de laïques; Le cérémonial aussi ordinaire de la furent transportées. : l'abbé présents flamands nages noms les se fit devant tradition juges ou échevins de la localité, et d'autres person- de Bergues Hermenger Flandrensium. ; ecce nomina Suivent les : Baimar, de Douai et audes ecclésiastiques prévôt, de la collégiale. Puis viennent les gentilstres dignitaires aussi accompagné le châtedouaisiéns hommes qui avaient ain : Wautier, deux chevaliers son, (ce sont 1079), les etc. n*XH. Preuves, Vers de Lohes Sohier d'Ui-sion, en qui ont fondé l'Anchin fils la même notre 1076, sous le comte Robert donna à Saint-Amé le moulin année châtelain le FriTau- près la rue des Basses (1). voie, qui était situé à Douai, et le doyen en Le prévôt Régnier (Rainerus) Herbert, ce moulin arrentant quelque temps après (vers la fin du (1) Plonvatn, Souttnirt, page 676, no 8. — — 67 la donation faite autrefois xi* siècle), par le chârappellent ils ne donnent titré que celui d'avoué d'autre telain auquel de Saint-Amé: Molendinum Tollevie, Walterus, quod ecclesie s" Rotberto (son inusibus Amati annuenle advocatus, le comte seigneur, Robert), fratrum, la En le prévôt Douaisiens, môme de Saint-Amé tant comte Robert, et possessions il 1076, Raimar ecclésiastiques recevoir pour des les ecclésiastiques. velle donation qu'il droit lain se ecclesie, rendit et un la de à avec Lille, nombre de grand du étant présents, Le nom de Wautier, le y est question, venait de faire, de châte- le premier aussi d'une diplôme, des ; le comte comme té- collégiale Il seigneurial dépendant Wautier abandonna à eidem que laïques, auprès la charte confirmative privilèges eux sceau, son y fit apposer moins de cet acte important. dans lain de Douai, figure consule ( 1). recognovit année seniore après nou- d'un par l'abandon : « Le châteavouerie son le muid l'église des prébendes à chaque mutation percevait Les autres si nombreuses, donations, avait enrichi la collégiale y sont rappelées, nom du bienfaiteur. no XIII. Preuves, de vin qu'il » canoniales. par lesquelles mais on y tait il le Le chapitre de Saint-Amé était désormais sous la protection spéciale des comtes de Flandre ; mais ce n'était pas tout, il puissance fallait dont encore solliciter l'intervention dans la faveur les actes d'une de à être reconnuo veraineté, nécessaire, commençait féodale fonctionnaient que les lois do la hiérarchie rement français, obtenir ; il fallait du du suzerain un diplôme comte. Or, (I) Cartul. de Saint-Amé précité. autre haute soudepuis réguliè- du monarqne royal la cour de France — n'était rien moins 68 — envers le comte de disposée Flandre et ses sujets ; on n'avait le sougarde d'y oublier venir poignant de Ja bataille de Cassel (20 février 1072), où Robert le Frison avait défait, il n'y avait que l'usurpateur que bien accouru au secours de l'héritier ans, le roi Philippe, de Flandre était plutôt to; et même alors Robert légitime comte de Flandre Dans léré quo reconnu par son suzerain. d'un diplôme de telles circonstances, l'obtention royal était quatre chose délicate comte Robert et difficile. Le châtelain n'écouWautier, aux intérêts de la collégiale, son dévouement tant que de France, avec le prévôt pour la cour partit en hiver si nous Raimar revêtus, ; ils étaient pouvons employer de la qualité d'ambassadeurs du moderne, l'expression le Frison. Le roi était alors à Senlis (Silva- il avait de lui, comme chancelier, auprès l'évêquo frère d'Eustache de BouloGeoffroid, II, comto notre châtelain trouva un gne, dans lequel probablement de Boulogne ; car le comte était, lui puissant protecteur nectum); de Paris un vassal aussi, du comte de Flandre. Nul doute qu'il sut avec succès la cause des provinces wallonnes et des plaider Douaisiens en particulier, la réqui, bien loin de fomenter bellion des Flamands on Thiois, l'avaient combattue à à côté du roi Cassel, coutraints do céder avaient ; eux aussi Philippe et en obéissant à la nécessité, été con- au vain- ils n'avaient fait que subir la dure loi de la guerre. queur, Sur les instances du châtelain, le diplôme fut acroyal la difficulté cordé ; l'on tourna do l'usurpation provenant le Frison, en faisant figurer, de Robert à côté de son nom, celui du jeune « ... .Nous comte Bauduin, lo prétendant : roi do France, avons accédé à la Philippe, demnndo de Robert, comto de Flandre, de son neveu Baudo Richildo, mère dudit Bauduin, duin, comte de Hainaut, — . et des chanoines de Saint-Amé vers nous religieuse personne Gautier église, et le châtelain de cette église » ; compliment pieux et généreux châtelain. — 69 de Douai, qui ont député de ladite Raimar , prévôt aux intérêts , tout dévoué batteur Preuves, à l'adresse n° XIV. sur la collégiale, sa protection et lui assurait les immunités dont Le roi étendait ses privilèges les églises de fondation royale de notre confirmait jouissaient (i). bien , Pinmhation remarquons , dans ce diplôme laïque : « Rex, cornes, castellanus, précise de la hiérarchie » Le roi de France, aut aliquissub eis laïcus. voilà le véritable et souverain de Douai, au XI* siècle ; ce seigneur Nous sont ses droits qu'exerce à son tour, son vassal; par le comte, fense le comte le châtelain son sujet et est délégué de Flandre, ou vicomte son maître de la ville, à la dé, pour aider les échevins à l'administration do la justice, etc. Ce diplôme no fut pas le seul que le de son ambassade; il en obtint un autre châtelain rapportât le 27 fé- , délivré, vrier 107G (vieux style) , très-probablement le même jour et par Manasso, que le précédent, par le roi de France de Reims. Au point de vue historique, ce diarchevêque est beaucoup plus des préoccupations dégagé plôme précieux que l'autre; son auteur, l'avaient égaré politiques qui avec un grand soin, les possesprécédemment, enregistre, sions de la collégiale, en les groupant selon l'ordre méthomais tout en dique adopté dans la charte du comte Robert, corrigeant tant bien celle-ci, des détails quand elle s'est trompée, inédits. Les nombreuses et en y ajoudu donations (1> C'est dm» cet acte , on désaccord d'ailleurs avec les autres titres du XI .de, qu'on dit que Saint-Amé a été transféré directement de Mervillc 4 Douai. Voir, sur cette question, notre Mémoire imprimé en 1872. — châtelain Wautier y sont — 70 Enfin indiquées. selon les données de parfaitement y est tracé de la collégiale l'historique la charte du comte , qui est copiée textuellement. presque L'auteur est encore le chancelier Geoffroid, évoque de Paris. n° XV. Preuves, , Ainsi sur le châtelain abondent renseignements et un grand seigneur I", qui fut non-seulement des églises. mais encore un bienfaiteur capitaine, les Wautier un brave Comment un tel personnage au moment même encourut-il les foudres ecclé- où il se dévouait pour l'église? siastiques, Ce qui est C'est ce que nous ne savons qu'imparfaitement. de c'est qu'il fut excommunié certain, par l'archevêque bien qu'il Unit avant offrit à diverses Reims, reprises, l'excommunication, qu'après de se soumettre à la sentence de se et en justice Dans ces prononcée. présenter qui serait n'eut d'autre circonstances douloureuses , notre châtelain se jeter aux pieds du pape Grégoire VII, ressourcequed'aller comtesse alors à Bibianello, château fort de la fameuse accueilli el sa cause ; il en fut si bien parut si d'être admis à la sainte juste, qu'il obtint provisoirement du pontife, et pour durant son séjour auprès communion, Mathilde toute la durée de son voyage, plus huit jours après son retour chez lui. Enfin le 25 mars 1077, le souverain pontife lui remit une lettre adressée à Geoffroid, évoque de Paris, à qui Grégoire VU confiait le soin de connaître et de terminer la n'était autre causa de Wautier. n° XVI.) Geoffroid (Preuves, do France, dont notre châte- que le chancelior lain venait d'obtenir les diplômes royaux de 1070; le choix fait par le saint-père et les mérites de Wautier de Douai no ne tarda guère à être permettent pas de douter que celui-ci délivré de l'anathème lancé contre lui. Du reste nous allons - — avec l'évêque s'occuper, ainsi que de l'abbaye d'Anchin, n'aurait certainement ce que fout à l'heure le voir la fondation la collégiale; excommunié La lettre contenait Geoffroid, le diocèse savant 71 H, de des intérêts de pu faire un (1). de Douai était porteur , pape, dont Wautier faites à l'évêque en outre deux recommandations touchant les événements passés dans qui s'étaient du de Cambrai chanoine confrères Gérard avaient de et d'Arras. Le premier Asson ou Saint-Amé, chassé du chapitre, le pontife concernait Azon, que un propos pour de le faire le ses in- Geoffroid charge réintégrer lui auront la infligé après que ses confrères claustrale. 11 semble ce soit le châtelain que convenant; à sa place, discipline lui-même l'avocatd'Asson. qui se fit, auprès du saint-père, L'autre fait était du beaucoup plus grave : il s'agissait malheureux de Schercin Ramihrd brûlé à (Ksquerchin), Cambrai simonie comme les , parce hérésiarque qu'il les prêtres et l'évêque abbés, avait accusé lui-même de (2) ; (I; M. Desplar.qne, dar>siL«s châtelain' do Douai au xi* siècle » (Bulletin scientifijue, etc., du Nord, 1872, in 8o, pp. 81 et 83), cherche à découvrir la raison rie l'excomn.unication lancée contre Wautier de Douai. Il croit la trou, ver dans une alliance qui aurait existé entre notre Wautier et Ebles de Roucy, alliance qui aurait déplu & l'archevêque de Reims. Il a supposé aussi que Wautier aurait péché par excès do zèle pour Saint-Amé au détriment de l'autorité métropolitaine. Enfin, peut-être sa fauto (si faote il y a), dit-il, avait-elle un lien ave; celle du chanoine Azon, qni, lui, avait péché contre l'autorité du chapitre. C'est vers cette dernière supposition que nous inclinon-, à cause des termes do la lettre du pape, le leul document que nous possédions sur celte affaire; quant aux autres suppositions, elles ne nous paraissent être qu'oeuvres d'imagination. Peut-être est-ce à ce regrettable incident que fait allusion, en 1031, l'évêque Gérard II, quand, après avoir célébré les mérites do Wautier de Douai, il recommande expressément aux chanoines de vénérer tout chevalier ou autre l.ïque qui se dévouerait ainsi pour lVgli«e. Prtuvet, n» XVII, î« • i Ainsi, très-chers frères et seigneurs, chanoines,c'est 4 vousqoe je m'adresse, si un chevalier » etc. (2) Chronique de Saint-André du Cateau-Cambrétis (l* 1/2 du xn« s.), publi'e 4 la suite do celles de Baldericut et do ses continuateurs, dans l'édition de M. Le Olay, pp. 330 et 357. — mais •- 72 la simonie dans tonte la qui combinait à l'évêque de Paris de punir les auteurs d'un tel acte de cruauté. VII, Grégoire ordonna chrétienté, et les complices Le châtelain Wautier fait faire ayant à ses frais (diligenchâsse en une superbe castellani) de plomb à l'intérieur, Gérard II marbre, garnie l'évêque vint à Douai déposer le corps de saint Amédans le nouveau tombeau eut lieu en 1078, le vendredi 19 octo; la solennité tia et expensis bre, une Walleri de la fête jour inscription 2» pap le Liber L'année du saint Ces faits sont en composée 1206 et retrouvée Amati argentcxtsS. attestés : i' en par 1639 ; (I). a marqué, dans le pays, par un événement la fondation de l'abbaye d'Anchin ; quoiqu'elle important, fût la plus jeune des abbayes bénédictines de notre contrée, elle n'en devint la plus riche, la plus influente pas moins 1079 et la plus illustre de toutes, grâce sansdoute â la supériorité des homriies de compter eut le bonheur dans son qu'elle sein. Le châtelain de acte Douai resta du reste c'étaient mémorable; amis ou parents, ne pas étranger deux chevaliers de Montigny, fils — les gentilshommes et Sohier de Loties, Douai, en Flandre en 1076 qui l'avaient accompagné de la donation l'habit saint des fils de fondateurs cet , ses de d'Ursion Wautier n° XII), à l'occasion les modestes furent à de wallons (Preuves, — qui Wimevelt, où ils d'Anchin, prirent de l'évêque Gérard II, en 1079, constatent cette impôt tante fondation , toutes deux datées du règne du roi Henri, c'est-à-dire do Henri IV, suzerain de l'évêque, et l'empereur d'Allemagne sans qu'il soit parlé du roi de France, ce fa:sent quoique Benoit. (1) Voir notre Mémoire Imprimé giale, p. 45. Doux chartes en 187-', cur les origines de la eoll - — — 73 des sujets part. pris la plus grande français qui y eussent d'Anchin Dans , l'une, {L'Abbaye par Escallier publiée des témoins les'noms laïques 1852, page 17, Lille, in-4°), sont ainsi Joannes indiqués , Fulcho : « Ansellus de Ribomonde , Oilardus, » dans l'autre , Wulférus; , Hubertus Johannes , Fulcho Vilardus, « Ansellus, Hubertus , Wul férus, DUACENSÎS, Clarebaldus. mes reposent aux archives , Engerrandus , CASTELLANUS Alardus , WALTERUS de ces deux diplô» Les originaux départementales Wautier concourut , dans les plus éclatantes et les plus avec le fameux Ansel de Ribemont, sièclo, croisade. vant, l'un des héros de la première durables d'Anchin. des Wautier Gérard la le 23 mai Pentecôte, à Arias, (1) se trouvait délivra II, qui ce jour-là faveur origines de Saint-Amé. de la collégiale, il reproduit confirme; du rai et de l'archevêque, de l'an avec deux Dans de 1076, à l'évêque chartes l'une de son d'Ostre- comte 1081, le châtelain de Cambrai, confirmatives, retrace les l'évêque l'une, en énumère les textuellement le fonds donc oeuvres A en Le châtelain : possessions et les le collectif diplôme en y introduisant un (1) On lit dans une notice mtnuscrite de feu M. Guilmol (18 0), consacrée au châtelain Wautier 1": « La même année (I0S0J, Wautier finit si longue carrière ; il fut enterré dans la crypte ou église souterraine do NotreDame (dipuis St-Amé); que le peupte appelait autrefois le%croûtes, lin de la sépulture de ses pères, où l'on communiquait de son château (la Mcillo tour?> par ut: chemin voûté qui resta longtemps inconnu; il fut retrouvé vers la fin du XVII* siècle (1G86V, lorsqu'on rebâtit le chuur de l'église St-Amé, et donna lieu à la fable du ciicm.n souterrain fait par Gayant, de Douai 4 son château de Catitin. » Il y nia biendesopinio:is hasardées. Signalons surtout l'erreur et la contradiction commises par Guitmot, en faisant mourir Wautier I'' en iOSO; luiindue, un peu plus lnul,cite lo document anglais do 10>0, constatant que noire châtelain existait encore â cette époque. Comme conséquence de l'erreur, Guilmot attribue à un châtelain Wautier Il les actes de Kel et 1034, qui appartiennent à Wautier 1" ainsi que nous allons le voir. — seul article d'un manoir relatif nouveau, — 74 à une de l'église, de Saint-Amé. Le, châtelain l'auteur *e?/fanuA'),c'est-à-dire dépendant Wautier prè* celle acquisition, du fief du chantre récente Walterus (ipse cas- des rr.agnifiquesdonationsrap- 1081, ainsiquedansles pelées dans cette chartede de* 1076,ligure la tétedes laïquesjil comme témoin,à diplômes est suiv 1. des chevaliers et Nicolas. WérindeDourges,Guy (Preuves, n° XVII 1°.) Dans l'autre, 11 confirme les droits resGérard et du prévôt, tels qu'ils ont été réglé3 par pectifs du chapitre du le prévôt Raimar du consentement et le comte Robert, châtelain Wautier les chanoines. tous rables donnés par ce et le service chanoines bénéfices tien et les alleux du luminaire et de avoué) biens considé- sa de grand qualité énumère encore les (en Il châtelain pour « Tels du culte. dont enrichit et la décoration l'usage sont, le chapitre, de l'église, spécial des les ajoute-t-il, pour l'entrequi ne et qui, toute celui songea qu'à rehausser sa vie, défendit de la dignité ecclésiastique tout son pouvoir la collégiale contre la menacer ou la ravager; c'est le châte- voulut quiconque lain l Wautier » Gérard à proposer aux exemple généet futures encore , ajoute présentes l'évêque II. Le seul témoin dans cette selaïque indiqué conde charte rations est n° XVII 2*.) la complète d'intérêt. plus beaucoup A l'aide le châtelain L'énuméralion Wautier. contenue ; certaines dans variantes vivant, tous ,* (Preuves celte charte est offrent également ces documents, dresser nous pouvons une longue liste , qui restera le témoignage certain d'une munificence I", presque royale. Voici donc ce que Wautier châtelain de Douai et gtatid avoué de Saint-Amé, donna, de son de Bel à sa chère collégiale : — au droit Il renonça de vin , qu'il 1081, et de prébendes canoniales. , l'archevêque 1076 du (Diplômes ; et de l'évêque, n°l). 11 donna le moulin dans point repris été qu'il n'avait point Le prévôt de Saint-Amé moulin fut arrenté, le doyen Régnier, , situé à Douai. (Id.) Ce don la charte n* 2 de l'évêque, parce lait pour le chapitre. spécialement attendu que le y avait sa part, Tauvoie n'est Amé, — en un muid consistant seigneurial, en sa qualité de grand avoué , à percevait, des mutation chaque comte , du roi 75 vers la fin du xn* siècle, et autres. Herbert (Cartulaire par le prévôt de Saint- xm* siècle). à Douai, au lieu dit la Vigne, in loco qui dicitur Vinea, ou bien juxta Vineam in burgo, à sept hôtes, à la Vigne même, et un hôte ordisavoir : six francs-hôtes, du roi et de l'archevêque, naire dans le Bourg. (Diplômes Encore 1076J de l'évêque, l'on entendait par 1081 hospes , n" i et 2.) Il faut savoir ce que Celte expression , hôte ou sujet. d'une l'existence bâtie propriété toujours suppose presque « amasé et habitéo, d'une masure » on ci, d'un manoir « amasé » , le bien qui appartenait devant à celui qu'on à la juridiction était soumis t'.'un seigneur hôte, appelait l'hôte devait une rente , ainsi que le , -.uquel quelconque droit de mutation, etc. ; sur les hôtes ordinaires, seigneurial le seigneur n'avait nécessaire la que la juridiction pour de sa rente foncière et de ses autres droits perception utiles; sur les francs-hôtes ou même la en outre ligule la justice vicomtière de , les francs-hôtes A Douai justice. considérés comme de véritables Saint-Amé, n'étaient église, étaient , il avait sous la point même justiciables, pour sujets de cette échevinale juridiction ; ils les cas de haute justice, de — la de cour temporelle d'hommes de fief. A propos du lieu il y a bien une rue voisinage 76 Saint-Amé anciennement — du bailli et « la Vigne dans canal, », le , composée dit à Douai de la Vignette , près du de l'ancien moulin Tauvoie ; mais il est fort peu cultivé la vigne , ni au xie sièprobable qu'on y ait jamais c'est un terrain ear au lieu d'un coteau, cle, ni auparavant, a longtemps bas et humide, de ce qu'on appelé dépendant où croissent les l'Aunoit ou Lannoy endroit (alnetum), aunes. sons il faut chercher Comme ailleurs la Vigne, nous penoù le terrain est aux environs de l'église Saint-Pierre, aurait été le lieu dit le Bourg, à côté, do la ville quartier plus , la collégiale élevé; au xi* siècle, Au surépoque. à cette déjà fort habité ne paraissant conservé ses pas avoir « hôtes » ni de la Vigne ni du Bourg de , il est impossible rien préciser la solution à de abandonnons-nous ; aussi plus habiles. 11 donna, un alleu à Fiers et Asperach, près de Douai, consistant en terres, et bois; il avait été donné prés, marais au châtelain Ivon Wautier nommé par un personnage • de l'évêque, n° 2) et qui appartient (Diplôme probable ment à la maison leurs d'une deux de Douai. Le même façon pittoresque tiers d'un hôte, et autant bien : à Fiers, de terre est onze aildésigné hôtes et les qu'on peut ensemencer avec douze muids et demi de blé, et des prés que faucheurs faucher en un jour , et la vingt-quatre peuvent moitié du bois de chêne du hameau Hasprach. appelé (Diplôme du comte n0 1.) Une note , du rai et de l'archevêque , ajoutée postérieurement Bellelbrrière comme , indique diplômes derne de Hasprach. avons trouvé, Nous ; de l'évêque , pur l'un de ces étant le nom dans des titres modu — le lieu et depuis, de Saint-Amé. xiv* siècle juridiction 77 — dit « le Forestel de Belleforière», la moitié d'un mouà Brebière, n° 2.) Ce bien s'était à lin. (Diplôme ajouté dans ce village. la collégiale déjà d'autres, possédait que du comte etc.) (Diplôme Encore de Douai, de l'évêque, près du Bouvignies. (Diplôme de l'évêque dans le diplôme comto , n* 2.) BovenDans la bulle du pape Paschal II, ;(1) 1104 : apud totam dccimam ecclesie. nias juxta Marlianas, corporis le doyen de Saint-Amé En 1789, c'était qui était décimaDans teur lePèvele, etc. Manque la dtme de de Bouvignies-lez-Marchiennes. du village maintenant de Douai Eloignons-nous de Béthune nous d'Aubigny-le-Comte, du époque qui à cette dépendaient XIIIe siècle, c'étaient des dépendances et rapprochons- et de Saint-Pol, de Flandre comté ; au du comté d'Artois. du village, le quart en hôtes, terres, prés moulins, bois, eaux, dlme etc; c'était un alleu patrimonial, avait en 1074, de son frère cadet acheté, qu'il Hugues. A La Comté, (Charte de 1074 vêque, 1076 ; diplômes ; de l'évêque, du comte, n°* 1 et 2, A Auchel, la huitième partie du alleu de la même provenance. (Id.) A Huulin, la moitié de l'alleu telain de Douai, it à Adèle, provenance. La moitié Près du roi et de l'arche- 1081.) village etc ; c'était châqui fut à Hugues I", sa femme; encore même (Id.) de Fresvillers d'Aubigny, la moitié ; même provenance. du village (1) Areb. départ., fonds de S'•Amé*. un de Maisnil (Id.) (hameau — à droite terres de d'Aubigny à La Bassée), ; même provenance. (Id.) maintenant Metz-en-Coûture, la moitié Somme); Hugues, lequel de Douai, et à Adèle au père de celle-ci, brai et sire d'Oisy. Bergues, hôtes, en avait à Hugues, châtelain et auparavant de Cambrai, sa femme, le fameux Wautier de CamII,châtelain appartenu (Id.) le pays flamand au village de Gimevelt Robert « thiois ou dans Ghyvelde,cantond'Hondschoote),la Cette possession, bergerie. comte en à Fins (au sud de Cambrésis, dans le département de la aujourd'hui de l'alleu en 1074, à son qu'il acheta, frère Enfin, — la route et bois Passons 78 », du côté de ou Wimevelt terre (aujourd'hui de la moitié d'une du qui lui venait probablement il l'avait solennellement donuéo, le Frison, sur le lieu même, le 14 septembre 1076. (Charte de donation* diplôme du comte, 1076 ; du roi et de l'archevêque, n" i et 2, 1081 ) 1076 ; do l'évêque, Dans la vie accidentée de notre châtelain, une nouvelle fidèle du comte : le compagnon du comté de Flandre, le riche et puissant Robert, seigneur suivre le parti nous allons le voir, dépouillé de ses biens, du jeune comtede le neveu et l'ennemi Bauduin, Hainaut, lui était épreuve de Robert En effet, réservée le Frison. Wautier de Douai comme princicomparait, testament de la comtesse Richilde (morte le avant même Anselme de Ribemont (comte au pal témoin, 15 mars 1086), et dans d'Ostrevant), la charte de Bauduin, comte de Mons celui-ci confirme les libérali- par laquelle (ou de Hainaut^, tés faites par feu sa mèreàl'abbayed'Hasnon. à l'acte de 1086, seigneurs présents comte de Mons, donne à l'ahbaye par d'Hasnon Au nombre des Bauduin, l'égliso de No- lequel — tre-Dame Wautier cette feu et sa mèreRichilde de Valcnciennes, bizarre qualification figure : volun- du même comte BauDans une autre charte pauper. faite par confirmant de l'année suivante, l'acquisition Wautier de d'un moulin à Valenciennes, d'Hasnon, tarie duin, l'abbé Douai la que lui ohâteau (la Grande), en leur, fondée de Douai, avec avaient — 79 l'un est validation maisons des fidèles de l'acte; de Maroilles ou il féaux vient et de Jauche. du comte, appelés deux seigneurs après n° XVIII. Preuves, de ces documents, que, si notre du comté de Flandre ses possessions pou des Il résulte châtelain avait perdu une grande , il avait de Valenciennes encore Mons 1065, position dans ; cette position , il ainsi que nousl'avons les comtés et de reste en l'année du déjà constaté précédemment. l'avait Wautier de Douai à abanà la cause qui poussa Quant dans donner Robert le Frison, son bienfaiteur, pour passer tient-elle aux événements le camp ennemi, peut-être qui de 1079 à 1085. On sait que le comté de Flandre, agitèrent le comte trouva relle se brouilla Robert un ferme s'envenima tentement faisait avec le clergé de son comté, qui dans les grands ; la queseigneurs appui surtout dans le pays wallon, où le méconBauduin les yeux vers le jeune tourner , du , l'héritier légitime Le malaise était si grand, comté de Flandre. que le souveen 1084, Arnoul évorain pontife (saint Arnoul), envoya, le réconcilier vers le comte Robert, pour que de Soissons, comte avec de Mons ses sujets à obtenir xl). et de Valenciennes wallons; résultat que le saint évoque parvint (1) Aeta Santtorum Auguttl, t, III, p. 947; Anvers, 17.17, in-folio; d'après une vie de saint Arnoul, composée au commencement du xn* siècle.— det comtes de Flandre, Paris, 1843, in-8o, 1.1", Cf. Edward Le Glay,//(i/. pp. 212 et 213. — 80 — 11 est permis de croire que Wautier connaissons le dévouement à l'église, cette lutte, et que, plus aigri ou plus il n'aura tres, Ce dernier fait point avec compromis que d'auRobert le Frison. pour la terre sainte vers 1085 , n'en revint 1090; il ne s'occupait plus des affaires de son comté, et quoiqu'il ne mourût, 1093 , dit-on, qu'en c'était son fils Robert II qui était reconnu en 1092 comme seul comte , étant que vers sa paix de Douai, dont nous se sera trouvé mêlé à de Flandre mit sans doute à notre parti de prince perdans son pays de Flandre. il Toutefois, (1). Co changement de rentrer châtelain et de reprendre sa place à la cour ne parait pas avoir recouvré son office do châtelain été conféré ticle à un autre, ainsi que nous le verrons qui avait dans l'ar- suivant. ses « Antiquités douaisiennes », 2* partie, « Wautier, dit qu'un châtelain do Douai », figure dans une donation de Saint-Vaast faite, en 1090, à l'abbaye ; le est-il exact ? nous en doutons ; l'acte de renseignement Gramaye, dans 1096, analysé plus loin, inexactement l'historiographe Eu deux 1092 ne et 1093, Wautier chartes du comte Robert Ham-lez-Lillers. Par serait-il pas des Archiducs de Douai H en est faveur celui que cite ? nommé dans de do l'abbaye en approuvant la première, le comte, la fondation do l'abbaye et la donation, au profit do celle-ci, de la terre de Ham, située dans le vicomte du château ou châtellenie reconnaît a été mise en d'Aubigny, que l'abbaye de cette terre par trois seigneurs(seniores) dudit possession feudataires de la châtellenie, château, pairs ou principaux savoir: Wautier de Douai et Hugues Hugues d'Aubigny, (1) Charte do l'abbé de Saiot-Vaast d'Arras, 1092 : régnante apud Franeot PMlipo rtge, apud not autem Rolberlo Ftandrentium juniorl comité-, original dans le fonds d'Anchin, aux archives départementales. ~8ià Aire. Dans du comte, leur seigneur, en présence Havet, à BourRobert du comte la seconde charte II, solehnisée de Douai figure comme Wautier en 1093, le même bourg, le comte de Gulnes; il y après le maréchal de Flandre, le sénéchal, précède le boutillier, n* XX). Nous savions etc. (Preuves, déjà que nos châtedans la châtelledomaines lains possédaient d'importants immédiatement témoin, nie les d'Aubigny; qu'ils y avaient Au mois ainsi rang décembre chartes de parmi les pairs. de cette :«le seigneur dévoué personnage Douai, que seulement d'avec part active aux événements rétablissement du diocèse d'Arras ayant été celui saluer 1093, et s'étant châtelain partit gogue, Wautier de Cambrai. l'archevêque mis en route prouvent Pr 1093, Wautier ci-devant châtelain une prit-il l'heureux ration 1093 de la religion, n° XXI. ». Preuves, laïque Aussi rent année Wautier, aux intérêts désigné et 1092 Le nouvel de pour est de quoi- qui amenèet saséLaLambert Reims, évêque le 18 Rome, le 24 , notre décembre ex- et rejoignit,à Molesme en Bouidu seigneur ; « la venue l'évêque qui l'attendait de Douai le réjouit et le consola ». Ils partirent à son tour avec tout leur train, en passant ensemble, par Dijon où ils se reposèrent deux jours ; enfin, d'une après les ennuis durant la saison ils entrèrent à route, d'hiver, longue 1094 , l'avant-veillu du le vendredi 17 février Rome, Us y firent un assez long dimanche de la Quinquagésitne. évêque séjour avant que le nouvel La cérémonie souverain pontife. retour; l'évêque gon, prévôt et l'écolâtre Cumulas Lambert envoya puis Eudes d'Aubigny, de la cathédrale ne DOUAI. pût être terminée, on avant, consacré par le on au songea d'abord Dra- et Achaire, le chantre d'Arras de ; mais il eut soin 6. retonir auprès 82 do lui Wautior do Tours, Raoul, archevêquo 21 avril, après le dimanche route de merà Oslie, jusqu'à avoir de Douai, et s'J'ani à joint lo vendredi il quitta Romo, de Qtiasimodo. L'on où Pise, De l'on débarqua là, les deux prit la après prélats le en Lombardio, Clausa envoyèrent jusqu'à en de Douai, qui los attendirent chantre Eudes et Wautier allèrent cette ville; jusqu'à Lyon, où puis tous ensemble Enfin le28 mai 1094, Tours se séparad'eux. l'archevêquede fit son entrée solennelle à jour dis la Pentecôte, l'évêque essuyé Cité-lei-Arras. plusieurs en avant, tenqiêtes. n" XXI. Preuves, Arras , mais aussi On sait quel intérêt, non-seulement à voir et d'autres villes, avaient Douai, Lens , Aubigny une séparation en désirée; accomplie depuis longtemps de Cambrai était alors un vassal de l'Empire, effet, l'évêque de France et par conséquent un adversaire du Royaumo dont dépendait lo comté do Flandre ; au point do vue temsans cesse des obtacles et des empêchements porel, c'étaient dérivant do la politique ; en out.e , la simonie, reprochée des à propos continuellement par les papes aux empereurs et les excommunications investitures, qui s'en suivaient de troubles et de malaise étaient des causes permanentes pour l'église séparation d'Arras, qui d'avec Cambrai antique indépendance. ces aspirations, servit tionale et contribua no voyait de salut que et dans le recouvrement Wautier donc une au soulagement uans sa de son de eu secondant Douai, cause essentiellement nadu peuple. le trouvons, le 3 février 1096 (v. st.), en l'abbaye avec le comte Robert et la comtesse de Saint-Vaast d'Arras, Nous Clémence L'abbaye Lambert et d'autres d'Arras , l'évêque prélats. de Tours avait fait réclamer au de Saint-Martin comto sur lo paiement d'uno une terre à Barallo s'édifier choix sur l'existenco d'un certain clésiastiques que mièreligne, - 83 rento , au do cette nombre disait qu'ello diocèse ôtro do Cambrai rente de grands lui , le comto ; pour avait fait ec- tant personnages, en pre • figurent laïques, parmi lesquels les prélats, notre Wautiei ainsi après ci-devant duo désigne: maintenant de Douai, mais châtelain Wautier, et Hugues, de Cambrai son frère, châtelain c'erc, ; ils sont avant Roger, châtelain do Lille , et Onulf nommés d'Aire, de Flandre. sénéchal Ces personnages, choisis ceux parmi le mieux informés, donnèrent raison à l'abbâye; qui étaient en conséquence, le comte s'obligea, pour lui et ses successeurs, au malgré do la rente. paiement (Preuves, la porto de son office de châtelain de Douai Wautier clésiastique élevé à la cour de Flandre. Co fut sur domni (maxime Gualteri, satisfaciens), donna 1097, petitionibus le 8 juillet Albin-lez-Douai: castri, vives les altar?Sci de l'ancien châtelain Duacensis aliquamlo que l'évêque à Saint-Amé castellani, d'Arras Lambert, de Saiut- l'autel in extremoprenominali n° XXlll. Preuves, Albini, observations. La suggère plusieurs était seigneur de Saintc'est quo fox-châtelain première, le sentiment de» Jean-Baptisto GraTel était aussi Albin. dans ses Antiquitates Duac-nxscs (2e parti-?), maye, exprimé Celte où il fait charte instances situm. quasisuburbio, occupait n* XXII). Ainsi, , lo clerc ou l'ecun rang toujours nous remarquer n'avait très-judicieusement de droits seigneuriaux pas possédé dans il n'eût pas été nommé Saint-Albin, c'est ce quo reconnaîtront, lation d'autel; personnes qui oui une certaine habitude quo sur un si Wautief la paroisse acte de col- ajoute-t-il, du stylo ies des anciens altare suburbio, tellano scripla obsoletas Galteri Lamberlus castellani ait episcopus se confirmare canoxxi- in extremo Albini, castri, proedicti quasi Nisi autem situm. Datumanno 1097. jus casin altare ita non facta, non , hxo fuisset fuissent; vation , Albin , même Douai ; il intérêts gnité jurisdictio S. phrases c'est qu'il les olim castellani D. Albini etiatninparochia ad petitlonem cis \«Patebat diplômef. - 84 de de grand continua d'être avoir après semble diplomatum qui circa ». I*a seconde obser- norunt, quod se excrcucrunt aussi, cessé d'après la collégiale, qu'il de Saint-Amé. avoué do Saintseigneur d'être châtelain de sa sollicitudo avait conservé pour sa di- il n'accompaRobert à la croi- Enfin, ait dit, le comte point, quoiqu'on 1097 , taudis que Wautier sado; en effet, au mois de juillet de Douai était à Arras, des affaires du chapitout occupé et ses compagnons de Flandre s'étaient tre, ce comte déjà gna illustrés à la prise de Nicée relèverons aussi Nous (20 juin). l'erreur assez accréditée , qu'a (page z6), où il dit en 1100, par lo cha- dans ses Souvenirs Plouvain, Saint-Albin a été érigée, que la paroisse la plus En réalité , cette paroisse, pitre de Saint-Amé. existait de Douai, cienne peut-être depuis très-longtemps, commise anà de l'évêque diocésain en 1097, , quand, en donna l'autel au chapitre. L'on sait que l'église celui-ci était alors située hors des murs de la villo forte (castrxtxn), dans une sorte de faubourg [quasi suburbium). la collation directe L'ex-châtelain à un Amé celui-ci traité Wautier Ier assiste conclu encore,comme entre le chapitre , l'an 1111, et le chevalier Nicolas d'Aubigny le quart de La Comté témoin, de Saint- cède à ; le chapitre une rente d'un , moyennant — marc et demi d'argent, 85 payable — à la fête de saint Amé, Il y figure après Robert, prévôt de Saint-Amé, du chapitre et les membres ; il précède Wautier, prévôt do de Lille, etc. Parmi Saint-Pierre ( de Lille ?), des chanoines : Hugues du Markiet nous remarquons les témoins laïques, 19 octobre. (de Foro), dont la famille Donyeul {de Duiolo), chez nous; les maires dont de de la collégiale; domaines encoro à la fin du XIII* douaisienne bourgeoisie subsistait lo nom dans siècle s'agit ici, de longtemps et do Everlengehrm , Izel-lez(aujourd'hui Espumenl Gtry ù'iser n» xxiv). (Preuves, avait été donné par haute ; Raoul se conserva do Gxielesin Euguerr.iu (Goeulzin, Esquerchin), Azon ù'Escteven à Masny), Otran (Ksclevaing Ils figurent là probablement commo (Cantin). collégiale. la Le quart Wautier près Douai), do Cavcntin vassaux de la de La Comté, dont il I*r au chapitre, vers 1074. L'ancien châtelain ne se contenta plus du titre de clerc il voulut celui do moine (monachus). En effet il (clericus), termina sa longue carrière dans l'abbaye du Mont-SaintC'était un temps d'Arras. de ferveur Eloypiès religieuse et monastique, où les puissants du siècle, au déclin de leur chez les fils do saint Benoit et de saint vie, so retiraient ses amis, les chevaliers Wautier de Augustin ; il imitait Douai dit do Montigny, fils d'Ursion, et Sohier de Lohes, fondateurs et moines en 1079. Son de l'abbaye d'Anchin frère et sire cadet, l'orgueilleux mourut d'Oisy, On voit dans Eloy, rédigée un douaisien I", châtelain Hugues aussi simple moine. de Cambrai la chronique do l'abbaye du Mont-Sainten 1607 par le religieux André Le Vaillant, sous Wautier, lequel, que le châtelain (l), (I) Hs no 123 de la Bibliothèque publique d'Arras. — l'abbô Jean biens situés 86 1" (1068-1108), à Gouy-Ternas, s'y voua, dans la suito, lo passage du manuscrit, M» Caron,bibliothécaire « Au même tems avait donné à ce monastère vers et à la Saint-Pol, service do Dieu. au Voici devons quo nous de la ville d'Arras. (sous terra — doGouy-en-Terna,partie de châtelain Walterus, à des Comté, du reste l'obligeance l'abbô nous fut donné la Jean), nommé par certain seigneur, se rendit Douai, depuis lequel nommé seigneur, par un autre ici, en partie Semblaà cause que son père étoit icy inhumé. Warrain, nous des terres blement fut alors donné une partie de La Comté par lo susdit lo reste été depuis Walters, ayant acheté comme aussi nous furent au par ledit abbé (Jean), relligieux mémo tems Herlin, donné, par Moyennevilie, Le seigneur Warinus diverses Mons ou personnes, et Guomicourten Wérin, de 1081 de Saint-Amé. délivrée D'après alleu situé lo domaine dans le pays de Cambresi. » le chevalier Wautier Wérin dans la de Cambrai on faveur par l'évêque du Mont-Saintla mémo chronique de Dourges seigneur Eloy, Wérin, fit encore d'autres libéralités à notamment terres à notre qui se joignit à Saint-Eloy pour donner sans douto, châtelain,son parent est très-probablement la terra de Gouy, de Dourges, qui figure avec lo châtelain charte les et de Noyelle-Godault, il lui donna l'abbaye; do Baye à Dourges, et en 1109 un in pago Scarbeio d'Escrebieu, (1). (I) LA charte de Warinus de Dorget, de l'an 1109, a été publiée par Du Chesne, en 1639, dans ses Preuvet de Mis t. de la maison de Btthune, pages ÏC2 et 303, d'après un cartul tiro do l'.ibbayo du Monl-Siint-Kloy ; il donne son alleu de Dourges et de Noyello, Nigella, sis au pays d'Escrebieu, ta pago Scarbeio. ainsi quo sun alleu do Spineeham, en présence d'Hugues d'inchy, d'Hugues, fils do ce dernier, d'Hugues d'Aubigny. de Biuduin, châtelain de Lens, de Liétard Brochet (ou Becquel, seigneur d'ilennin-Liétard) etc. Hugues d'inchy n'est autre que Hugues I", châtelain de Cambrai, siro d'Oisy, d'inchy etc., frèro cadet de notre châtelain Wautier !•*. La chronique 87 - Le Vaillant d'André est d'autant plus préchar- a été faite d'après do très-anciennes cieuse, qu'elle tes (1) qui n'existent probablement plus depuis longtemps, attendu que dom Qucinsort qui a copié, avant laRèvolution, du Mont-Saintles titres principaux du chartrierdo l'abbaye Eloy, dans dans no les mentionne les pas. Nous n'avons du travaux en effet, trouvé, date rangés à leur bénédictin, digno l'immenso collection Moreau à la Bibliothèque natioso rapportant des suivante à l'une quo l'indication nale, libéralités Reims do Wautier do Douai. En i 128, confirme l'archovêquo et notamment do le nom du les possessions de l'abbaye, ville qu* dicitur Quarto m partent Comitatus; n'est donateur Le même pas rappelé. diplôme est de Dourges: Totum alodium laconique pour Wérin rini de Dorges, et de Mgella et de Spineham.Apudcandem alodium Goileldis (2). Nigellam, Chose de la collégiale lain de Douai à-fait tenant celui bizarre, inexacte aux qui Saint-Amé Wautier dans archives I" : moins Vxia- bienfaiteur fut le plus généreux lo châteMaurand, après saint toutest indiqué d'une manière l'ohituaire de l'église, qui repose main: Walterus castelladépartementales nus S. Amati ditavit lumiqui ccclesiam x s. doy. Xij kl. ilis. Nul doute ici de notre no s'agisse châtelain, qu'il puisqu'on raplui qui a tant donné lo luminaire pelle que c'est pour do l'église, n* 2 ainsi que le constate notamment la charte Cameracensis, naribus , obit. suo, de l'évêque Gérard (1081), Nous avons indiqué précédem- (0 Elles étaient copiées dans lo cartulaire do l'abbaye, dont Du Cbesne avait eu communication. (i) Collection Moreiu, vol. 53, f° 80. Mgella Godeldit, Noyellc-Godault. Godtldit. en wallon Godault, est un nom de femme, comme Mathitdis, AJahault. - 88- les affinités ment, en détaillant de Douai et ceux de Cambrai, cette ont, selon nous , causé L'obi t du châtelain tuaire. brait donc les châtelains qui unissaient au XI* siècle, les raisons qui de l'auteur do l'obierreur à Saint-Amé de Douai, le 21 mars, dosa ou celui de l'anniversaire mort Wautier so célé- l". qui était sa retraite peut-être au Mont- Saint-Eloi. Dans le fragment d'un qui a été employé obituaire comme siècle, 00 des archives de Saint-Amé, couverte.ro du châtelain do la villo, l'indication est plus exactement Wautier Walterus castellanus, qui ecclesiam relative du XIV* cartulairo du à l'obit faito : Xijkl. aprilis. Ixtminaribus. ditavit X s, doy*. Né vers l'an notre 1030, châtelain devait avoir une ving- en 1051 ; il était sexagéquand il apparaît il obtint le titre de clerc ou d'ecclésiastique, naire, quand un vioillard do quatre-vingts vers 1096;c'était ans,lorsqu'il prit l'habit do moine. taino d'années, Il y a de fortes présomptions de croire qu'il mourut aux enfants ; nulle part il no !\iit allusion postérité aurait pu avoir; il donne et il donne continuellement, le concours faire trace ni d'un fils Avant de d'une du châtelain de Wautier continuer Wautier postérieurement par Pr. nos recherches un Ier, jetons étaient considérables combien rappelons fortuno de nos châtelains qu'il sans fille , ce qu'il n'aurait pu des héritiers directs ; nulle ni s'il avait eu légalement non plus de ratification souscrite un descendant sans sur les successeurs regard en arrière et la puissance et la au XI* siècle. A Douai, le châtelain est le plus grand personnage après : il est le vicomte de Douai; son office le comte de Flandre — encoro entier féodal, tôt , vont l'amoindrir partage; ou sujets, avant - ces démembrements bien- qui, une prépondérance sans , !»•.' assura il a des vassaux et une cour féodale , des « hôtes » etc. de Saint-Amé dans avoué s'étendent possessions à Brebières , à Goeulzin, do Douai, des villages, à Fiers, Sin, etc., etc. ses Plus loin, Dans les châtellenies le Pèvele, il a la dtmo d'Aubigny à Auchel.à à La Comté, seigneuries do la collégiale le chapitre lui-même. do grand ; sa dignité sonnet à son influence Autour et de dans bien à à Vitry, de Bouvignies. il a des Béthune, Huvlin, àFresvillers.à etc. Il a un rang égal à celui dont il est le pair , sous la à Gouy-en-Ternois, Maisnil, du sire 89 lui-même, d'Aubigny suzeraineté du comto do Flandre. 11 possède également des biens dans lo Cambrésis, notamment à Fins. Une alliance vaut à un cadet de sa maison la do Cambrai châtellenie ot la baronnie A la suite do la conquête considérables situées terres d'Oisy. , il s'enrichit d'Angleterre dans différentes de parties do ce royaume. grâce à la faveur des domaines dans jusque gante du comté de Flandre, Enfin, bord de la mer, Mais entre du comte s'éparpilleront reculée époque marque ou vicomtes des châtelains tandis dans il a le Frison, » ou flamin- « thioise la partie notamment à Ghyveldo, et Fumes. Dunkerquo cette puissance va se fractionner, Robert d'autres quo leurs mains. aussi sur l'apogée de Douai, dont nombreux le de la l'office domaines — - 90 III. Listedeschâtelains(suite).—l.e Démetnbrenvnts succssifsde de Saint-Amé, ches cadettes, sonchâteaxt iOS7.— Eudes, la seigneurie la châtellenie; le Gavène. Nombreuses la prévôté, —Wautier II; sa mort en U58.— il meurt vers 1190.— fort de Vitry; son dévouf lll; châtelain ment — au comte de Flandre; IV, sa ftmme branMichel; Wautier BeauAgnèsde Howit et leurf sa femme. Wautier V et sa ses rapports avec les échevins.— Wautier enfants; à ta ville en 1263, Jeannede Roisin ; ventes faites femme — Wautier .1268 et 1284. Was?uehal,son VI, Jeannede et leurs fils ; il soutient le comte Guy de Dampicrrc épouse, mes, dans sa lutte domination ou châtelain 3.—EUDES, contre française royal par Pr ayant suivait le parti un personnago Ce dernier succombe châtelain Wautier qu'il le roi Philippe en 1300.—Un était le Bel ; il se rallie à la de Douai gouverneur à Courtray de Douai en (1087). sou office vers perdu du comte de Hainaut, nommé Eudes (Odo). à la cour de 1302. Bruges (in l'an 1086, alors il fut remplacé lapide a domo le 8 janvier 1087 (vieux style), le comte comitis), lorsque de Flandre Robert II approuva la donation que son vassal, l'illustre Anselme de Ribemont de Ribemont et (comte le héros de la première avait faite à d'Ostrevant, croisade) de Ribemont, d'une située dans les envil'abbaye bergerie rons de Bourbourg; il est repris les chevaliers du parmi comte Robert qui furent présents à cet acte solennel, savoir: e Spinorth Alai Bauduin de (d'Espinoy-lez-Carvin), Warthenbek, bek , Conon Roger, Densch - 91 châtelain de Lillo, Gérard de Vlorenchâtelain do Tournai, (?) et Evrard, de Cortheh (?), Lambert (?), Etienne Eustache de Visven deBoulers, châtelain et Arohembaul d'Hesnes, Knguerran do Douai (Odo de Duaco castllamus), de Aschach d'Aulenardoet La charte cle, dans du 8 janvier 1087 (v. st.), de Saint-Nicolas lo cartulaire au XVIII* siècle, par dom reproduite ment très-précieux pour nous, puisqu'il tence enfin (?). Ulric,fils dcTelboldd'Ypivs; ses fils Robert et Lambert. Preuves, Eudes, Lambert Thierry n" XIX. copiée au XIII* siède Ribemont, et est un docuGrenier, nous révèle l'exis- du châtelain fut évidemment substicelui-ci Eudes; a Wautier ce tituô, IM, quand par lo comte de Flandre, dernior alors ; en effet il importait passa en Hainaut que Douai ne fût pas longtemps sans vicomte ou lieutenant du de considérer Eudes comme Il n'est guère permis comte. un simple intérimaire, Wautier il fut 1", quand puisque rentré en grâce auprès do son maître, ne reprit pas possession do son office, et qu'il fut dès lors désigné sous le litre d'ex-chàtelain, ù 1111. Dans ainsi le recueil que nous Pavons vu aux années si connu de Le Mire et Foppens Bruxelles, 1734, in-P, page 18), il y a une charte Robert II en faveur de l'abbaye de Tronchiennes, 1093 (tome 111, du comto où figure cas tell. Duacensis. un personnage ainsi indiqué : Odekinus Mais en se référant à une autre copie do cette charte, vers 1610 et publiée De Smet dans par le chanoine cueil des chrottiques in-4% page sa disposition lieu 704), de Flandre on texte qu'un de la dato du 6 juillet (tomo constate que détestable 1087 I, Bruxelles, Foppens écrite le Re- 1837 , n'a eu à et incomplet ; qu'au exacte dans (parfaitement — toutes primé sieurs 92 - ses parties), donnée a impar M. DeSmet, Foppens : Xj Julii 1077; et qu'il y a en outre défiguré pludes noms des témoins. Or, parmi ceux-ci, figurerait, M. De Smct{au selon Foppens),un d'après Douai, lieu do ciïOdckinus Hodekinus, de , châtelain de Douai. chapelain Voici, du rosto, comment du comte Robert II, charto Saint-Pierre de Lille sont rangés les témoins de cette de collégiale passée en l'église et non Lillensi, ecclesia Hislenti; (in la première année du gouverFoppens), nement du fils de Robert le Frison ; Signum (principatus), archidiaconi. S. Letbcrti iLelberti Walteri ; d'après Fopde Warktmbeka capellani (1). S. Baldevini pens) (Wortanbeca S. Roberti S. Robcrti ; Foppens). jincernx. comme l'imprime castellani Foppens). S, Fromoldi S. TetboldideYpra(llelbodide Brvgeixsis. S. Ulrici S. Lnmbirti filii fratris Nigri tjvs (Vulvrici filii; Foppens). ; Foppens). (et Frumoldi fralris S. Reingoti castellani Magistri). ejtts (Labu S. Holdekini (RenigonCastcll.; Foppens). cas tell. ; Foppens) Duacensis. (Odekixti La difficulté juillet 1087, est donc il y avait il s'agirait cas, premier Odo ou Hodekinus guère d'intérêt de savoir castellanus bien capellani (2) du 6 si, dans le diplôme ou capellanvs; dans le ici de notre ; dans le second pour nous. le texte de Quoique M. De Smet, cependant Ipra; châtelain cas , la charte soit si inférieur Foppens nous inclinons à croire Eudes, n'aurait à celui que, de dans (1) Foppens ajoute ici : S. Volberli capellani. Ces premiers témoins sont des ecclésiastiques ; ceux-ci priment ordinairement, dans les diplômes, les seigneurs laïques. (2) Il y a aussi capellani dans le texte delà même charte, imprimée dans la Gallia christiana, t. V, Paris, 1731, in-f», instrumenta col. 325. - - 93 il est meilleur, et qu'il y avait bien, dans le diet non capcllanus. Dans la preplôme original,castetlanus lo châtelain est à la place qu'il mière hypothèso, Hodekinxis ce passage, les seigneurs avec laïques, fils de Tetbold Ulric, d'Ypres, doit occuper, c'est-à-dire Bauduin de Wartembekoet témoins dernier Si, au kinxis parmi du 8 janvier 1087 (v. st.); il occupe le entré en charge. rang, comme un officior récemment le chapelain il y avait capellanxis, Hodecontraire, no serait , il devait pas à sa place ; ecclésiastique de la charte comme rang avant les laïques, prendre nommés tier et lechapolain Letbert,qui l'archidiacre Wau- en tête des témoins. pour ainsi dire, à chaque pas que naissent dans cette partio do notre travail ; et ces les difficultés, encore l'an difficultés s'aggravent par ce fait que, depuis C'est donc, 1088 jusqu'en 1122, nous ne rencontrons perplus aucun de Douai. Autant étaient soit qualifié châtelain sonnage qui les documents abondants à recueillir autant ils font défaut telains, table lacune de plus de trente tout ans, à la combler Cherchera-t-on sur nos premiers châà coup; c'est une regret- en recourant à la charte du Jérusalem H, sur le point de partir , pour de Lille, l'an 1096? On y donnée en l'église do Saint-Pierre les noms d'Engelbert do Cisoing et de Roger, châtrouvera telain de Lille, indiqués comme devant accomexpressément le comte à Jèiusalem ; puis ceux de Winemar, pagner comte Robert châtelain Roger, Bauduin (de Gand), Robert, le jeune châtelain de Gaud châtelain, Wautier, châtelain, de Lille?) (fils du châtelain au sénéchal siège do Nicée, 1098), Onulf, chambellan etc. etc., dont Raoul, un connus (tué (de Flandre), certain nombre sont et même la libéralité, faite été à la croisade; pouravoir alors par lo comte au chapitre , de semblablement mais faire - son but d'attirer'sur pour Parmi les seigneurs réunis avec l'intention d'accompagner Lille, avait faveurs célestes. terre 94 nous distinguons bien un Walterus sainte, castellanus; l'identité de prénom ne suffirait point à elle seulo pour reconnaître en lui un châtelain do Douai ; d'autant nous trouvons 1114, plus que, dès l'année de Bruges, châtelain etun Wautier, châtelain Consultera-1-on Robert les expédition vraiàLillo, leur chef en la II à la première hasard liste des croisade, Do Moyer, un Wautier, do Courtrai (1). compagnons liste dressée f°* 31 (2) par Jacques Annales rerum Ftandicarum v° du comte un peu au et 32 r° des iu-f°). Nous y trouvons mais l'historien flamand Steelsius, 1561, (Anvers, en effet un Galterus Doacensis ; en vue le Waua eu évidemment tier de Douai les chartes notre comte bli Wautier cité 1", de Flandre précédemment. cité après Herman même place dans du te; nps, c'est-à-dire n'a pas accompagné lo qui réellement à la croisade, ainsi quo nous l'avons étaIl y a aussi un Galtcrus castellanus, d'Aire et Alard do Warneston ; est-ce mais de 1096? quo celui de la charte peut-être; Flamands qui lui est assignée parmi les Thioisou le la pro- (1) Walterus, castellanus Bruegensit, Walterus, castellanus Curtracentit, témoins d'une ch.rtodu comte Bauduin à la Hach*. année 1114,concernant l'abbaye de Si-Berlin. Car lut. de St-Bertin, Paiis, (811, in-lo, p. 255. (2) Meyeros lui-même nous indique comment il composa sa liste : il rechercha quels étalent les principaux seigneurs do li cour de Flandre, recueillit leurs noms et présuma qu'ils avaient accompagné leur comte en terre siinte. t Et vixerunt eadem tempes la te in Flandria, quos subjlcio opUmates, quique l.aud dubiè, cum mullis praeterea aliis quorum non est mtenire nomina, hac expedilione comitemsunt seculi, ut ». Des recherches ultérieure! ont rectifié bien des noms cit's par Meyeru-, on ont.>opprimé plusieurs et ajouté un bon nombre. Voir notamment la liste du baron de iieiffenberg.dansson édit. du Chevalier au Cygne et Godefroid de Bouillon, Bruxelles, 1648, in-4», t. II, pp. cxxivi h eux. — dits, fait supposer quo Meyerus de la Flandre flaminganto (1). prement seigneur Croira-t-on 1664, - 95 Carpentier in-4*, en voyait lui un de Cambray, (Histoire Leyd •, il affirme, Gôlio , quand d'après alla à la croisade en 1097? mais page 507), qu'un Hugues de Uoxtay lo falsificateur et le fabricant de tant do chartes offre-l-il dis d'un garanties suffisantes, pour faire croire à l'existence de Douai,qui châtelain aucun documenlcounofigurodans ? Gélic lui-même est-il une autorité ? Nous renlomporain n* XXV, où l'on trouvera voyons du reste à nos Preuves, une liste des chartes fausses de Carpentier, dans lesquelles il est parlé de nos châtelains ou de leur maison. Revenons encore et successeur à Eudes de Wautier ritier do Douai en 1087 , châtelain 1". Etait-il ou héproche parent il lut substitué , ou bien auquel de celui présomptif au contraire, un étranger à la maison de Douai? était-ce, L'office passa-t-il aux héritiers d'Eudes , ou retourna-t-il aux collatéraux de Wautier ? Ce sont des questions qu'il ne nous documents tisfaisante quelques parait pas possiblo, contemporains, ; présenter hypothèses, en présence de résoudre quelques c'est tout de la pénurie d'une manière considérations ce que nous et des sa- hasarder pouvons faire. (1) Dans ses recherches sur «Les châtelains de Douai au XI* siècle » (Bull, teientif.ele. du Nord. 1872, in-S», pp. 65,83 et 3»), feu M. Dcrplanqueesl plus afUrinalif encore; <i'après|ui,« lo châtelain de Douai, Wautier il, fils el successeur de Wautier 1"», aurait éW «l'un des h^ros de la première croisade i. Sur la foi de plusieurs chroniqueurs, nous avions cru d'abord a une participation effective et prouvéod'un Wautier II, châtelain de Douai, à la croisade où s'illustra lo co nie do Flandre itoberl H; nous l'avons même imprimé en 1865,p. 69 do noua Statistique archéologique de l'arrondissement de Douai; mais de nouvelles investigations nous ont démontré que la présence d'un Wautier de Douai à la croisade n'est prouvée par aucun 'document. Enfin, on ne peut dire qu'il en a été « l'un des héros », alors que son nom ne figure dans aucun historien des croisades. — Les circonstances 96 — dans Eudes remlesquelles nous allions dire la trahison critiques plaça Wautier T", la rébellion, de ce dernier, de croire que le comte de Flandre permettent n'a point remis la garde de sa ville de Douai à un proche , et que . par conséquent parent du transfuge , Eudes était à la maison de nos premiers châtelains. étranger Sur l'autre Wautier laissait-il celle du sort de la châtellenie question, 1" et Eudes , la solution est plus difficile. des héritiers et ceux-ci lui succédèrent-ils après Eudes ? Mais on ignore absolument quelle était sa famille et s'il eut des enfants. nous savons qu'il ne laissa point Quant à Wautier, de postérité, mais qu'il avait eu un ou plusieurs frères , descendant 1024 comme c'est son frère tous de Hugues P", notre châtelain de et de 1038. Des collatéraux vivait lui encore majeurs. de Wautier cadet, Hugues en 1111, ayant Le châtelain I" nous en connaissons un, de Cambrai, I", châtelain qui alors des fils et des petits-fils de Cambrai réunit-il, pendant les offices de Cambrai et de Douai ? Seraittemps, quelque ce àcettecirconstanceque nous devrions attribuer l'absence, dans les documents de l'an 1100 environ, de tout personchâtelain de Douai? car on sait qu'à cette qualifié les seigneurs étaient fort sobres de titres, contraiépoque, à ce qui s'est pratiqué et rement dans les temps modernes, d'en énoncer un seul, le principal de qu'ils se contentaient de Cambrai, 1" , quoique tous. Le châtelain Hugues sujet nage de l'Empire , apparaît car ce prince souvent comme vassal du comte de à la fin du XP siècle, ambitionnait, ou le protectorat du Cambrésis ne tarda , qu'il en fief.de l'empereur (en 1107) ; poussé par pas à obtenir à souffler la discorde dans les Etats de ses vues ambitieuses Flandre; Pavouerie — l'évêque, — 97 il joue un double rôle dans et le châtelain, excitant celui-ci entre les querelles et défendant prélat Rien donc le celui-là, à ce que Hugues Ie' ait été en môme d'impossible châtelain de Cambrai et de Douai. temps d'Anqu'il fit, en 1 i 11, à l'abbaye châtelain de Cambrai, cite comme ses seichin, Hugues, et le comte. Il donne même sa part ou la gneurs l'évêque moitié du tonlieu de Douai (1) ; ceci serait concluant, puisLors d'une donation était un droit inhérent à l'office de châtelain, que le tonlieu si la chronique de Baldericus ne mentionnait vers pas, des possessions de l'église de Cambrai, la 1030, au nombre moitié du tonlieu de Douai , dépendant du domaine de le châtelain Lambres; or, la seigneurie buer cette Durant truisit aussi de part Lambres, du tonlieu. l'invasion bien l'autre invasion, de à l'évêque Incby, celui de eut temps dans s'attri- 1102 d'Hugues et qui l'Escaut substitué il a pu en même germanique les châteaux Paluel quo Marquion, Flandre , notamment de s'êtant , l'empereur de Cambrai, ceux du comte que Lécluse lieu en (2). 1107, Henri V en personne. Les chroniqueurs l'empereur . ont bien appris que la défense , dirigée par Robert tels de Au début l'em- à Valenciennes, celui ayant passé Cambrai gardait quitta précipitamment pour le comte cité pour se retirer à Douai, où vint aussi lo comte Flandre. C'est alors qu'eut lieu lo siège de notre ville pereur dé- II, qui la do par nous fut (I) Chartes originales dans le fonds d'Anchin, aux archives départementales. (i) Chroniq. de St-André du Cateau, 1*moitié du XII* siècle; p. 374 de l'édit. de Baldericus de M. Le Glay. — Chronjque française du XIII* siècle, t. XIII du Becuell du Mit. de ta GauJrt^d^j^Frtfnce. CtUTEUUIS Dl DO0AI. 7 VA /.*? — 98 — et heureuse; ils ont négligé de nous conserver le du nom du feudataire qui, par son office, était le lieutenant du châtelain ou vicomte, sous comte, le nom, disons-nous, de Douai lès bourgeois la bannière repoussèrent duquel vaillante l'invasion germanique (i). de l'hypothèse où Hugues I" aude Cambrai et celle de Douai, nous rait réuni la châtellenie eut plusieurs ferons remarquer fils, indéque ce seigneur comme châtede Hugues II, son successeur pendamment lain de Cambrai ; dans la charte de I H1 en faveur de l'abachever Pour baye d'Anchin l'examen , un seul des fils cadets est désigné Simon, qu'il ne faut pas confondre par son avec un , c'est prénom autre Simon, lequel était fils aîné en 1074, et qui en 1089 ainsi qu'il a été explidu chevalier fut le meurtrier Oilard, de CamH, châtelain Hugues précédent. qué dans l'article la châtellenie de certainement pas possédé brai, n'ayant Douai, passé t-elle dans cette aurait, toujours 1er ; peut-être à des fils cadets d'Hugues été divisée entre eux , de manière que celle-ci , hypothèse même aurace serait {de de la sei- la séparation définitive époque que daterait et de la prévôté de Douai d'avec le de Saint-Albin gneurie On remarquera encore quo les rapfief de la châtellenie. à cause de paqui étaient si intimes au XI* siècle, ports, de notre ville et ceux de Cambrai, renté, entre les châtelains le châtelain et le ne cessent pas au XIP siècle ; en effet, les vassaux alors parmi du sire prévôt de Douai figurent de Cambrai, châtelain ou baron d'Oisy, cette Pour conclure, nous dirons donc nos préférences en (I) Chronicon S. Pétri Blnndinientit, p. 13 des Annales do Vende Putle. —Chronlq. di St'André du Cateau, p. 375 de l'édit. Le Glay de la chronique de Ifci/ife'rIcui.—ChronIq. française de Cambrai, Xlll* s.; t. XIII du Remit du Mit,, etc. faveur titué 99 — de l'hypothèse vers 1086 au châtellenie dans subsEudes, qui, après le châtelain châtelain Wautier la 1er, fait rentrer la maison des Hugue et des Wautier de Douai. En effet, l'hérédité des fiefs, même en ligne collatéet d'ailleurs les rale, était dès lors un principe incontesté, héritiers de Wautier Ier étaient assez puissante maid'une son pour faire valoir leurs droits ait été obéi, ; qu'Eudes comme châtelain quoiqu'il de Douai de ne fût pas, semble-t-il, il soit mort que même du par la volonté un bien important comte, person- en exercice, c'est possible; nage; les revendications des intéressés auront mais, lui disparu, aussitôt et irrésistibles. dernier 'surgi, Enfin, pressantes indice qu'il ne faut pas négliger, nous retrouverons, durant le XII* lains siècle et le XIII*, une longue succession de châte- de comme celui qui Wautier, prénommés d'éclat à son titre : or, à celte époque, ce était le nom véritable, que nous appelons prénom que l'on se transmettait avec le titre,dans les familles seigneuriales; Douai, avait donné tant témoins les dynasties de Flandre, des Bauduin de Hainaut, des Hugue de Cambrai etc. Plusieurs cement chattes du X1P ont de la fin du XP à notre signalé de Douai, mais siècle des Rainier et du commen- attention des personnasans que nous puissions ; aussi est-ce seulement le nom ges portant les mettre au rang de nos châtelains les avoir pour ne point paraître ignorés que lions rappelons id les noms du chevalier Robert de Douai dit d'Esquerchin, du comté En fils d'Ermcntrude de Hainaut de Douai, ; d'Ursion de Douai. ; et d'Adon chevalier do Douai dit d'Rsquer1091, «noble homme » Robert fils d'Ermentrudo, du consentement de sa femme et chin, de ses enfants, cède à l'abbaye do Crespin son alleu de — Sevurch ou Suvurch, Douai (Duaco castello), de foi, savoir : Hugues, — 100 ; l'acte fut par lui Sebourg en présence de personnes à passé dignes d'au- Walon, beaucoup Amauryet à Valenciennes tres. Ce fut approuvé par le comte de Mons, de ses barons: fils de Richilde, en présence Bauduin, de de Roisin le vieux,Waucher d'Avesnes, Thierry Baudry Ursion Caverem, chet, Willaumede sal du de Duaco), Alard Was(Ursio etc. (i). Robert de Douai, vasBelem, de Flandre, se défait de son alleu de Sebourg, était situé dans les Etats du parce que celui-ci comto de Douai probablement comte de Hainaut,l'ennemi de son seigneur ;àcet effet, il ne se rend même pas à Valenciennes, etil passe l'acte à Douai, de gentilshommes ou de seigneurs en présence sujets comme lui du comte de Flandre. Le comte avait Bauduin alors, de nos châ- ses chevaliers, un membre de la maison dont le prénom a été Ursion do Douai, telains, individus de la famille. plusieurs parmi Il y a, dans de la comtesse les archives douairière de l'abbaye Clémence par une charte d'Anchin, (vers porté 1120), dans la- trouver quelle nous avions espéré quelque renseignement le châtelain de Douai. Cette princesse, comtesse concernant de Flandre, pour deux fils, concède les âmes de son mari entre à l'abbaye d'Anchin » et lo lieu la ville de « Lalain fossé dont l'enclos nuirait les eaux iraient à du monastère, pas à la navigation dn consentement fairo Robert la faculté d'établir, » , un dit « Kéviron tourner la condition de la Scarpe des échevins (legitimi et de ses un moulin- dans quo cela ne sous la réserve toutefois et viriet scabini) de Douai. (1) Cariai, et arch. de l'abbaye do Crespln. Collection Moreau, vol. 36, foi 186 et 188, 4 la Bibl. nationale. Les titres de notre ville ioi - constatent de que le souverain l'autorité de leur seigneur, Douai , et les échevins , sous avaient la propriété la Scarpe jusqu'au du'coursde Kéviron, en aval de Lalaing, où commençait la juridiction de l'abde cette partie de la ; et que la garde baye de Marchiennes au châtelain de Douai. MalScarpe navigable appartenait gré cela, comtesse. d'Ypres mence), ce dernier n'est dans la charte delà point nommé Les témoins sont : Etienne de Landast, Willaume de Philippe Clé, fils cadet de la comtesse (bâtard de Liudast de Landas , BouviAmaury (seigneur en cette dernière il avait etc; Warlaing, qualité, de la Scarpe dans l'étendue de la jurinavigable de Marchiennes diction Géroult de , en aval du Kéviron), Wautier de Baisse (châtelain de Rache), Simon de Landast, llavekerke Wagon de Sclcven\ (Havesquerque), Esclevaing, vignies, là garde à Masny), Fonte (i), Adon Wérin, de Douai Ingebrand (Ado de , Elbert Bernard de Duaco), et ses hères Alfroid et Ernoul. à Adon de Douai, ce n'est de notre ville, ni peut-être maison de Douai ; il figure Quant châtelain la rieur, et une parmi les vassaux simple similitude certainement même un point membre un de infé, à un rang ou hommes de fief de la comtesse, de nom, ou plutôt de surnom, ne suffit dans point, à cette époque, pour ranger des individus la même le nom n'est, lo plus souvent, famillo , puisque que celui du fief ou même de la demeure. Enfin comme Adon vassal en faveur de Douai du comte de l'abbaye en 1146, (Ado de Duaco) apparaît, de Hainaut, qui délivre une charte de Vicogno (2), étant (I; Vassal du chapitre de S.-Amé, en 1111. l'reutts, présents no XXIV, (2) Cartul. de Vicogno. Collection Moreau, vol, 6), f« 151. ses ba- — rons: Eutache.son Waucher Walers, - 102 de neveu, Arnoul de Baudignies, Thierry de Bruille de Doneng , Amand , Rén'er de Lalpais et Charles (Lespais ? ), Louis de Fraine , son Adon de Douai, Géry frère, Dragon de Summain (Soraain), de La Pierre (do Petra) et Vivien, son fils, Fulmerxts de Sebourg (Suhurch). Quoiqu'il se telains, regrettable nous laisser en soit,la trouve, dé plus entraîner véritéest que, dans la série de nos châcomme nous l'avons une lacune dit, de trente années. Aussi, pour ne pas nous suppositions, des faits positifs, laissant cette lacune dans le vaste champ des rentrer dans le domaine davantage hâterons-nousde à chacun la liberté de croire a été remplie appelé aussi Wautier, des croisades etc. que serait par un châtelain qui se qui aurait pris part au mouvement 4.—WAUTIER d'Adèle, de Douai (Il 22-1158), II, châtelain époux en 1177. (Voir 4* chapitre, article IL) qui survivait Un titre de l'abbaye de Saint-Vaast contient le nom de de Douai, Wautier de qui figure, après un grand nombre dans une charte du comte de Flandre, Charles le seigneurs, Bon,donnée Arras, l'an 1122, au moment par ce dernier,à où il revenait, avec ses chevaliers, d'une heureuse expédition entreprise contre châtelain' d'Ostrevant, Hainaut comme tuteur Yolande les moines un nommé un jugement de comto Godefroid, de Valenciennes, des enfants veuve Gueldre, de Saint-Vaast Engelbert, fort curieux de de et Ribemont alors comto de mineurs de sa femmo Bauduin 111. Comme avaient un procès contre sujet du comte et vassal de l'abbé, fui rendu,dans le cloître de Saint* -103: Robert, sire ou baron de Bèthune, avoué d'Arsénéchal de Flandre, Bauduin ras, Bauduin, , connétable de Bergues, Rasse de Gavre , de Flandre, châtelain Froald, dit Miette Bauduin sire d'Aubigny , Bauduin, (Micula), Amé, par châtelain d'Arras et Nicolas, et neveu Alelmede du sénéchal, Mercato dit Becket ou Brochet, seiEustache son frère, d'Hennin-Liétard, d'une seigneur partie Bernard gneur dudit dit Hennin, LeVacque et Wautier (Vacca), de Douai. Le jugement fut aussitôt proclamé par le comte et rédigé avec le plus grand de Sainl-Vaast. soin , par un moine n°XXVl. Preuves, Le châtelain de Douai figure dans un rang de la cour du comte ble , parmi les nobles l'année ce prince 1146, quand de l'abbaye d'Hennin-Liétard, plus , honora- délivre , en Thierry en faveur sa charte où sont nommés comme té- moins : Raoul, châtelain de Bruges , Amaury de Landast, Chréde Douai, Wautier de Rispelgi, châtelain Wautier, tien d'Estracele,Alelme d'Arras.Geoffroidd'Hamelaincourt, Nicolas de Bailleul et Enguerrand de Brebière. Preuves , n* XXVII. à Arras, en la , nous le retrouvons jugeant chambre de l'abbé de Saint-Vaast, avec les barons de Flanvidéo en 1122, dre. 11 s'agissait encore de la grande querelle entre l'abbaye et son vassal, mais renouvelée par le chevalier Heluin , filsd'Engelbert Celle fois, c'était la comtesse L'an 1148 lo comte Thierry de son époux, , Sibille, qui, en l'absence d'Aralors en terre sainte, avec le roi Louis VII et l'évêque de : la cour des barons ras Aluisus, composée présidait Arsel de Housdaing, chambellan, Thierry, suin d'Odingehem, Rasse do Gavre, boutillier, sénéchal, connétable Michel do Harnes, , Goschâtelain Arnoul d'Orscam , Wautier, — de Gilbert Douai, de et Guillaume Nivelle de Bondues. no XXVIH. Preuves, à Arras, comme le comte 1150, probablement de l'abbaye de Saint-Vaast à la demande exempte les maisonsqu'on de « gavène » ou « gave» (gavelum) L'an Thierry, du droit notre châtede Saint-Vaast, la les témoins de la charte, après de la le comte Philippe , futur souverain à Baudimont, est nommé parmi construira lain — 104 comtesse terre Sibille, et sa femme Flandre, avoué d'Arras, de Saint-Omer Api^s notre de Bapaume, Isabelle, après le châtelain de Courtrai Robert et le châtelain Wautier viennent châtelain, encore de Béthune , Roger, le châtelain de Lille Renaud. : Hugues, châtelain châtelain Bauduin, d'Arras, Alard, Bauduin de Bailleul de Bourbourg, pinoy, Henri de Bernard Bauduin, Elbert deCarency,Warnier sire d'Eset son fils Eustache de Graminos, Restais, de Hamelaincourt, et Guiffroid du comte Thierry était L'octroi de Noyelle. enfin Wautier et par en outre approuvé Roger de Wavrin parle sénéchal le droit de gavène en fief du son fils Hellin, qui tenait n* XXVIH bis. comte de Flandre. Preuves, 1150, il assiste, comte de Saint-Pol, guerrand, sire ou baron d'Àvesnes, qui Vers l'an Thierry par les soins les noms des barons le châtelain rency, de Lille, Simon aux du sénéchal de Flandre le châtelain de Flandre Encore noces Roger, et cautions, Elbert de Douai, témoins de Cambrai, d'Oisy, châtelain avoué d'Arras. n» XXIX. Preuves, Béthune, charte Fera, d'En- fille de Nicolas, et dA'de, furent célébrées en présence et do son fils Philippe. L'acte anténuptial, du comte conclu à La contient de Ca- et Robert à Arras, en l'année il est témoin 1154, du comte Thierry, en faveur de l'abbaye de : savoir de d'une Saint- — Amand ; il y figure Flandre, Philippe Henri de Bourbourg, de Courtrai, châtelain comte, Roger, de Bapaume, connétable, Roger de du de Wavrin, de Cysoing, Roger Hugues de Landast et Amaury de Landast. Etienne à Bapaume, en 1156, avec le comte Thierry et ses à un chevalier ce prince défendit d'élever lorsque barons, une maison corate, sans n« XXXI. Notre le dernier, comtesse après Sibille, de Flandre), fils (plus tard comte n* XXX. Preuves, Il était — 105 au village de Courcelles-le(firmitas) la permission de l'abbé d'Eaucourt. Prextves, fortifiée châtelain était alors au bout sa carrière, puisen septembre 1158, qu'il mourut pendant que son maître le comte Thierry sa troisième conaccomplissait expédition tre les Turcs, et que le jeune comto Philippe administrait les Flandres. relatant Le chroniqueur cette mort, fait du plus bel éloge sis castellanus, Lambert ingenioet de Watreloos son défunt, lo transcrivons ; nous vir acer de , en le contemporain, ici : Tamen, Duaccn- inimi- armisstrenuus, suis erat formidolosus, cis quidem fulgxtr, gladius,peslis, amicis tutor, veropater, provisor, lenis, alloquio finem siccinetandemordinanto Oeo fecit(\). vitaeinseptembrio, , une intrépidité intellligence guerun entier dévouement les siens, une parole rière, pour toutes ces qualités les eut en par, notre châtelain douce, un seigneur de renom, le tage. C'était en outre puisque à noter les événements cambrésien, occupé chroniqueur Ainsi une hauto dans qui se passaient dans des circonstances le enregistre pays, ordinaires: ce qu'il (1) Becuill du Mil. de Fr.t I. XIII, p. 515. un décès n'aurait arrivé pas fait, — bien s'il ne certainement, 106 se fût agi d'un personnage de marque. en notre ville, concurII ,.apparaissent revêtus d'atdenx autres feudataires ment avec le châtelain, et connus du fief de là châtellenie, tributions démembrées sous les noms de prévôt de la ville de Douai et de seigneur Sous Wautier de Saint-Albin. 5* chapitres.) (3*et II parait avoir été une du châtelain Wautier L'épouse dame nommée Adèle, qui vivait encore en i 177. (4* chapid'enfants tre , article IL) Il eut un grand nombre , parmi dans la suite de ce fils qui apparaîtront lesquels plusieurs de Douai, l'alné , Roger, Pierre savoir : Michel, travail, , article II), temps (4* chapitre Bauduin de Marquette, Wautoul d'Auberchicourt, Hugues, de Douai en 1161, puis «élus prévôt de l'église Saint-Pierre de 1197 à 1200, etc. de Cambrai (évêque non consacré) chevalier fameux Nous réservons en son pour un travail, qui pourra devede la maison de Douai, » les autre nir 1' « Histoire généalogique renseignements avons recueillis généalogiques en passant sur ches cadettes de cette héraldiques que nous les très-nombreuses bran- maison. 5. — MICHEL , châtelain Wautier IL Vers et de Douai (1158-1190), fils de 1160, l'un des frères cadets de notre châtelain est nommé vassaux du comte do avec d'autres témoins, la plupart Flandre et appartenant au pays d'Artois , dans une charte du comte et de son fils Philippe , au Thierry d'Ansujet de la dlmo de Beugnâtre, acquise par l'abbaye chin. l'an Voici les noms des témoins : Roger de Landast, Guf- froid de de Hamelaincourt, Michel, châtelain Simon, Thierry, de Barncoxivt,Roger, frère de />owai,.Godescalqne de Beugnâtre, Hugues La Truie, , fils du comte Thierry Le de Hainaut. , n* XXXII.) (Preuves fils du comte, désigné sous le nom do Thierry, un bâtard du comte de Flandre. son frère, Wautier gentilhomme parait être Une — 107 Gérard très-intéressante charte en le comte Thierry, laquelle sions qu'avait à Vitry l'abbaye ment une rente de cinq sols sur c'est celle par pour nous, les posses1161 , confirme de Saint-Aubert, notam- trois jardins dé(curtilia) de Vitry ; il rappelle du manoir du châtelain que pendant du nom de Robert c'était l'un de ses prédécesseurs, (1072« en la ville , 1111), qui avait donné à l'abbaye da^Vitry sur les rentes du comté (ou domaine), muids de blé, quatre de la charte sont : à la mesure du comte ». Les témoins les comtes Philippe comte et Mathieu fils du (comte de Boulogne), sénéchal et de-Wavrin, deFlandrel, Roger Thierry, Simon connétable, Hellin, son fils, Michel, d'Oisy, lain de Cambrai, do Beaumez Hugues (Pulchrum châteMan- de Vouai, de Bapaume, Michel, châtelain de HamelainGuffroid Hugues d'inchy, Roger de Cisoing, abbé abbé de Saint-Vaast d'Arras, court, Martin, Hugues, de Saint-Amand, le bienheureux abbèd'Anchin, Gossuin, sum), châtelain de Saint, Hugues, prévôt prévôt de Saint-Amé de Douai. n* XXXllt.) L'antique bourg (Preuves, de la Scarpo de Vitry et son château , fort, assis à gauche avant de passer ont longtemps à l'évêque d'Arras, apparDidier, Pierre la gardo de la de Flandre, qui avait inféodé était donc châtede Douai ; celui-ci forteresse au châtelain de 1161 , il est de Vitry ; dans la charte lain ou vicomte soise qualifier plus tard, nous le verrons appelé châtelain; tenu gneur; au comte sous l'évêque d'Arras, son véritable titre fut maire — 108 de Vitry. Un comte du nom de donné des rentes sur le domaine — Robert sairement avait, paralt-il, de Vitry ; malheureuseil devait y être nécespas été conservée; du châtelain de Douai, et précisément vers nous ment la charte question le temps où à regretter avons la lacune d'un de siècle. quart Le prévôt des témoins devint qui n'a de l'église Saint-Pierre de la charte de 1161, «élu»de En l'an Cambrai de Douai, Hugues, l'un est le frère du châtelain '" en 1197. le comte étant à Douai dans le Thierry, cloître et Mathieu, Jiô, avec les comtes Philippe ses fils, et plusieurs, de sa cour (proceres seigneurs mei; à l'abbaye de Marchiennes principes), transporta le«gavle» 1162, de Saint- sortes (ou«gavène»; de rentes vestigesd'un antique impôt de sainte Rictrude, village par le chevalier du comté de Hugues seigneuriales privilégiées, Sailly-en-Ostrevant, foncier)de lequel « gavle » était tenu en fief de Saint-Aubin. Parmi les barons témoins à l'acte, figurent : Simon Flandre, de Cambrai, Bernard de Saint-Valéry, d'Oisy, châtelain chambellan de Ulmo Euslache, (de Flandre), Hugues châtelain de Courtrai, ; xilmus, Roger, (Lomme orme), Roger Roger Rache, de Wavrin, de Landast, Gérard, Le châtelain cessesseur cour comte du de Flandre. Philippe, de ce prince en châtelain sénéchal, Michel, siré de Cisoing, Wautier, prévôt de Douai etc. Preuves, de Douai conserva, auprès de Douai, châtelain de n° XXXIV. du fils et du suc- la position qu'il avait â la En 1169, il se trouvait à Macle, avec lo et il assistait à la délivrance d'une charto comte faveur Thierry, de l'abbaye cet d'Hennin-Liétard; acte confirmait notamment celui de 1146, dont le châtelain Wautier Voici les noms des H, son père, avait été témoin. — dans indiqués de St-Omerl), seigneurs 199 la — charte de 1169: Willaume châtelain de Bruges, Conon, (châtelain avoué d'Arras, chambellan de Flandre, Robert, Eustache, sire Hellin de Wavrin, sire de Béthune, Alard, sénéchal, Eustache do Lens, Michel de Douai, , châtelain d'Espiuoy, de Robecque. Bauduin Preuves, n* XXXV. En i 172, un nommé Sohier de Douai (Sigcrusde à assisté de sa mère et de ses frères, ayant vendu deux cents marcs d'argent d'Anchin, moyennant Duaco), l'abbaye (somme dans le ton- le temps), de Douai; la part qu'il avait le lieu (theloneum) le comte Philippe approuva Micontrat en présence de : Wautier d'Arras, (à Douai), de Douai, de Saint-Aubin, Robert chel, châtelain Hugues considérable pour de Quinci, Francon etc. Goeulzin, comte ou de Fleirs, Etaient hommes de Douai. échevins et Hesseliu, de février au mois laume 1172, L'an lippe, leur père, Wautier d'Auby, de Landry vassaux du et des aussi plusieurs présents de fief de moindre importance, Le chevalier Garin de Goeulzin, Wil- ses en ratifiant l'acte précédent, frères, 1204 (v. st.), nomment le vendeur de Sohier de Goeulzin (i). à Arras, comme le comte 1174, probablement sur la plainte de l'abbé de Saint-Vaast, interdit de Vitry. d'établir un chemin dans le marais sujets cette ville Phià ses entre et Biache, notre châtelain l'assiste en qualitédo l'un des barons de sa cour; son nom figure dans la charte, où sont indiqués et la comtesse, d'abord, après le comte de (ambrai ainsi que l'élu chancelier de Flandre : Hellin de avoué d'Arras, sire Wavrin, sénéchal, Robert, Wautier de Locres et Henri de Formosèlle. thune, bis. ves, n* XXXV (1) Arch. départ., fonds d'Anchin, de BéPreu- Lo 26 avril Citô-lez-Arras, vra sa grande rend entre Michel, connétable, brai (beau-frère du telain de Douai, de Rasce châtelain Il assista avait châtelain à quanti celui-ci déliMarchiennes (I). l,a eu aussi a juger un diffé- sire de Bôthune, Hellin, châtelain Hugues, sénéchal, de Cam- sired'Oisy, Waulier comte), d'Arras, Michel, châRenaud Gilbert d'Aire, d'Aire, Waulier, (Rache). au traité d'Arras, Bauduin, à notre et avoué.d'Arras, juridictions retrouvons deLandast Amaury (sire de Landas, voici les noms de ces seigneurs: War!aing,otc); chambellan do Flandre, Waulier de Locres, Eustache, évoque - Philippe, de l'abbayo dô Flaudro l'abbaye Bouvignie3, Robert, nous 1170, avec le comte charte cour des barons tio conclu l'an entre 1177, et lo comte au Philippe, les Suivent noms (beau-frèro du respectives. comte de Hainaut Froumault, de leurs sujet des comte témoins: de Flan- Robert, avoué, Michel, connétable, Hellin, sénéchal, sire ou baron d'Avesnes, de Cour-, Roger, châtelain Jacques, châtelain de Lille, châtelain de Willaume, Irai, Jean, dre), Michel, châtelain Saint-Omer, Wdlaume Henri de Formosolle, Gérard cres, Wautier d'Arras, d'Aire, Gérard Jean de Waencourt, de Sorel, Eustachede de Vouai, Rassede de Hatsci, Waulier Gavre, de Lo- de Douai, Gilbert , prévôt pore et hls, Pierre deBusquoy, n* XXXVI. Preuves Neufville, à Arras, il figure dans un acte du comte PhiEn 1180, de Marchiennes; témoins : Milippe, en faveur de l'abbaye de Flandre, châtelain de Douai, Michel, chel, connétable de Messines et Rode Landast, Gérard (notaire) Amaury bert, eleredu comte, ainsi que Thibaut, (I) Arch. dtyarl., fonds de Alarchie&ne*. (1) Arch. départ., ctrtal. do Marchiennes, f> 78. maire d'Orchies (2). En la môme comme Vaast, rendait - !U à Arras, de Saint* en plein chapitra année, le comte assisté de s?s barons, Philippe, châtelain à l'abbaye, notre apparaît parmi justice les officiers après du palais, après le sire de Bé thune, de Saint-Oraer et do Lille ; il a le pas sur le n» XXXVII, d'Arras. Preuves, eux, les châtelains châtelain de Douai, en il 84,dans l'église Sainl-Pierre archidiacre d'Ostrêvant, pluqu'assistaient de Vjtry , de les curés , notamment ecclésiastiques 11 comparaît devant Raoul, sieurs do Douai, de Goeulzin , d'Erchin , do Sin et de Samt-Aubert devoir à l'abbaye d'Estrées ; il reconnaît douisienne une rente de cinq sols , monnaie , pour trois de « courtils » (jardins) annexés à son château {castellum) Saint-Albin Preuves, Vitry. n° XXXVIII (1). 1187, aux plaids tenus au château d'Oisy par Hugues entre châtelain do Cambrai, pour juger un différend d'Oisy, d'une le châtelain du Mont-Saint-Eloi, part, l'abbaye d'autre d'Arras et le seigneur d'Kscoives, part, le châtelain du sire d'Oisy, son paMichel figure en tôle des vassaux En rent parmi eux : Etienne Robert d'Oisy,avouô n* XXXIX. ; nous remarquons d'Allues Landry (Arleux), etc. court, ' Nous le comte Preuves, l'année le retrouvons, suivante, conclut un traité avec Philippe du lieu dit.l'Estrée, Etaient présents etc. telain de Lille, telain d'Arras, Par entre Arras à Arras, l'évoque, au sujet et Cité, avoi-é- d'Arras, : Robert, de Douai, Michel, châtelain n* XL. etc. Preuves, son testament, dée en sa Vieille tour il fit des libéralités de Douai, (1) Cf. charte de, 1161; n* XXXIII. paroisse de Lambres, de Rumau- lorsque au sujet de Vitry , châJean, Bauduin, à la chapelle Saint-Amé; châ- fonil lui - - 112 de blé a recelégua une rente de deux muids (24 rasières) de douze oies à do Causent in (Cantin), voir en sa grange a lever à à Brellon et de douze (Grillon) chapons prendre Douai. n« XLIV. Preuves, Il mourut Vers l'an à laquelle à qui il avait légué, ou dix sols, monnaie date Saint-Amé, ifî sur sa seigneurie dans le précieux de Cantin, de obituaire m,, » aprilis. Aux d'un rente aux archives siècle, reposant : a Mikael, Duacensis castellanus , ob. sour a à Cantin. V. Kl. tout chou qu'il départementales suo, une a cet effet, de Douai, n" XLV1I.) On lit, de la fin du XIII' {Preuves, le 28 mars, Saint-Amé , d'un demi-marc 1190, très-probablement se célébrait son obit en l'église archives obituaire de de la Saint-Amé, couverture comme employé V kl. aprilis Michael Sous le châtelain VI. WAUTIER ville de il y a un fragment Douai, du XIV* siècle, qui a été du cartulaire on y lit : 00; castellanus, ce s. encore opéré un démemMichel, s'était brement considérable de la châtellenie, ; déjà si amoindrie alors avait à Douai un quatrième connu apparu seigneur, sous le nom de Gavenier. (Voir chapitre IV.) de Michel Ce devait père. alors de Douai 111, châtelain et époux d'Agnès de Beaumez. être un jeune homme Les circonstances politiques quand n'étaient (ii90-1208;, fils il succéda à son point hou reuses du comté de Flandre; en effet, pour les pays wallons du comte Philippe par la mort Arras, (1191), Bapaume, du comté et pasSaint-Omer, etc., sont démembrés Aire, sent entre les mains du jeune prince Louis, fils du roi Douai, au comté Philippe-Auguste; restent attachées vinces voisines 113Léuluso, de Flandre; de langue des à suivre , d'origine, Orcbies, Lille, etc. , voilà donc des proot de moeurs identi- daus ques, qui sont partis opposés exposées une guerre imminente. Une autre cause de malaise, spéciale à Douai, c'était d'être soumis au Lécluse, Orcbies, etc., douaire de la comtesse « reine » dite Mathilde, Mahaut, du comte veuve et encore Philippe, en âge do se remarier ; co qu'elle fit, en duc de Bourgogne 1194, avec un prince français,Eudes III, à ; la haine que oîtto princesse portait comte de tfainaut, devenu comte Bauduin, son beau-frère do Flandre Philippe, par devait sa femmo soeur du Marguerite, craindre que la comtesse feu faire douairière chose contre Douai et Lécluse, n'entreprit quelque haitait avoir le roi de France déjà maître d'Arras; de l'héritier du comté do Flandre. préjudice Dans ces circonstances de la maison ni le châtelain en 1195, tesse de Douai critiques, demeurèrent ni ses proches le pacte secret jurer avec déjà brouillée l'année précédente; au traité qui, à l'extinction Mathilde, s'était donné souscrit pas l'approuver. Douai (oncle sa mort que souet cela au les principaux fidèles à leur membres seigneur; n'allèrent entre à Pontoise, le roi et la com- le nouvel bien loin époux qu'elle aient qu'ils aurait fait du douaire, Lécluse entra les mains du roi de France, le cas probable où ils ne voudraient pas « La comtesse, de dit-il, fera jurer à Pierre Douai et passer celui-ci prévoit qu'à tour parents conclu comte de Wautier ils livreront de Douai, III) et au châtelain tour ou au roi les tours (la Neuve de et la Vieille tour ou tour du châtelain) du comte, lo roi pourra S'ils ne veulent Douai. ravager pas le jurer, sans que la comtesse et détruire tout ce qu'ils possèdent, CBATEUISSPI DOPAI. 8. - 114 ; il pourra aussi donner tours. » Les seigneurs, qui, par souscrivirent à ce pacte, fuMathilde, ose s'y opposer en aucune la garde desdites à d'autres ordre de la comtesse rent de : le châtelain* de Euslache Biez, - manière du Pierre Lille, Gossuin Canteleu, Jehan Maisnil, d$ Saint-Aubin de et R,d'Ipres(i). Le châtelain autour d'Arras,do avaient, à la merci du roi, ne fuLens, etc, de grandes possessions de la convention de Pontoise, rent pas inquiétés à cause ne reçut En effet, le attendu aucune exécution. qu'elle comte et sa maison'.qui de Bauduin Hainaut étant mort cette année-là Mathilde s'attacha entièrement à son 1195), Bauduin et elle l'illustre de Contantinople, oublia ses inimitiés passées ; toujours extrême dans ses senelle reporta môme sa haine sur le roi timents, Philippeson ex-allié. Auguste, (décembre beau-neveu 11 y a deux chartes du comte Bauduin de Constantino- do à Lille, l'an 1195, en faveur de l'abbaye de Douai, Pol de Loos, étant seuls témoins : le chàislain de SainVileirs et Robert de Wayrin dit l'oncle , seigneur plo, données ghiuen Weppes. sence du châtelain n° XL1I.) On remarquera l'abde celte et d'autres seigneurs alors avec le étaient-ils brouillés {Preuves, de Lille châtellenie; peut-être comte de Flandre, à cause de Pontoise. Au contraire, faveur Notre dition jusqu'à auprès au de leur le participation fidèle Waulier III pacte était en du maître. châtelain seconda le comte contre que fit ce dernier Amiens et Compiôgne, (1) Arch. nation., Layelltt faTtim 1,181. Bauduin dans l'expéhardiment le roi, s'avançant et recouvrant Aire,Saint- da char (et, Paris, Pion, 1803, ln-4», Orner et d'autres villes 115 — récemment séparées 11 l'accompagna au Flandre du comté de de La château (1197-1109). où fut conclu, le roi de France, contre le Rocbe-Andelys, 18 août 1199, un traité d'alliauco entre Jean, ro; d'Angleavec les principaux terre, et le comto Bauduin ; il le jura do Flandre et de Hainaut, savoir: frère seigneurs Henri, du comte, Willaume de Hainaut, chef do la mai(bâtard son de châtelain do Sohier, de Saint-Aubert, Renier de Trit, Renaud Gand, Hugues châtelain Daniel deCourde Beaumont, d'Aire, Willaume, do. Commines, Henri do Bauduin trai, lo prévôt do Bruges, onclo Werchin), du comte, do Beverne, Waulier Gérard de Rodes, Baillent, Thierry do Sotenghion, Bouchard de Bourghelles, châteWaulier, lain de Douai, Oton d'Arbre. n* XL1II. Preuves, il s'occupa de ratifier et terminée, quand de son père. Par certaine fondation d'augmenter pieuse ses lettres du l" octobre 1199, scellées d'un sceau équestre, La guerre avec contre était sceau au chef d'hermines, tout en confirmant le legs fait par Michel à la chapelle de la Vieille tour , il ordonne les deux muids de blé à recevoir à que désormais seront levés dans son domaine de Sin, où le blé est Cantin, à charge, de payer, au doyen meilleur, par lo chapelain, do Saint-Amé, deux deniers à la décharge et deux chapons, du une rente de châtelain, pour la « cambe » (brasse: les chevaliers Témoins Henri le clerc. rie) de Waulier de Mausni Waulier d'Auberchicourt, Bauduin, (Masny), frère de celui-ci, et Wagon de Saint-Aubin. Waulier d'Auet Bauduin de Marquette étaient berchicourt des oncles du châtelain. n° XL1V. Preuves, paternels Grâce do Flandre . pays sans doute aux bienfaits et de Hainaut, du. ressort de la cour de son maître, le comte il était richement doté dans les de Mons, c'est-à-dire soit en soit Oslrevant, Aussi figure-t-il autour de 110Valcnciennes au nombrodes seigneurs ou ». Dans celte liste, longue de Namur, et Henri, Philippe, marquis les pairs do Hainaut et quelques après appartenans aprè3 frères : Englebert Arnoul de Condô d'Audenarde, de Douai, châtelain Wautier, prévit de Douai. Bien d'autres noms suivent. Gérard, Pierre , Adam au château les par écrit do Hainau les du princes comte ; barons, puissants de Walincourt , etc , on trouve : comme d'Enghien Nicolas Hainaut. réunis le 28 juillet 1200, pour consigner « à le comté et domination féodales deMons, coutumes en de Douai et Preuves , n° XLV. Waulier fidèlesade l'illustre comte Bauduin, III, l'un-des a-t-il ? Non, été à la croisade de Constantinople répondrions-nous si nous ajoutions foi à la charte datée aussitôt, de Valenciennes , en avril 1201, publiée par Carpentier dans le tome III (page 72) {Preuves, page 23) et reproduite du fameux recueil de Le Miro et Foppens ; en effet, le nom de du châtelain ne figure point parmi leschevaliers Wautier Flandre et de Hainaut qui assemblée en cette maître, dons des documents s'emparaient, avril 1204), pour leur pris solennelle (1). Mais nous posséTandis que les croisés de Constantinople (12 Bauduin pour empe- plus cortains. la seconde fois, la croix avec auraient le comte qu'ils élisaient reur (9 mai) et qu'ils célébraient son couronnement(16 mai), le châtelain était dans le pays , occupé à passer un nouvel acte de reconnaissance de la rente en blé et en avoine qu'a- vait à Vitry l'abbaye de Sainl-Aubert; c'était en mai 1204. A celle charte, ; sur le bouclier pend son sceau équestre , on aperçoit un chef très-effacé que tient le chevalier, ; le (1) Nous examinerons ailleurs h question de l'authenticité de celte pièce. 4* chapitre, art, II. -117le parfaitement des sceaux siècle, l'usage équessiècle suivant, où seuls les qu'au est aux contro-sceau chef d'hermines. tres était armes, Au XIII' plus répandu continuent seigneurs grands est toujours, sceau équestre y voit à s'en servir; mémo position continua à nos châtelains d'appartenir III délivra sa chartode Wautier à , en curé Vitry présence de Vitry, Etienne, étaient présents châtelain : Pierre Nicolas élu juillet telain aussi de l'indice siècle, verra que cet insigne sièclo suijusqu'au L'on et Nicolas, les chevaliers Mauni (son 1204, probablement chanoine d'Arras, chapelain do celui-ci , parents ou onclo), (Masny) le néanmoins, XIII' de : M* Asson, de Douai ot Henri do Vitty non (évoque échovin très-élevée. au d'uno vant, sociale et l'on Hugues ; et encore , Willoul amis ; du dit le Cerf, : Aufroid , du seigneur et Hugues, prévôt d'Arras. n° XLVI.)En consacré) {Preuves, suzerain du châsuivant, d'Arras-Raoul, l'évoque comme de la villo de Vitry , apseigneur supérieur cet acte récognitif prouva (I). • En la même année il fut 1201, par Ja reine Ma- et par Philippe, de Flandre, marquis frère de l'illustre comte Bauduin, alors à la croiNamur, de l'abbé l'un des enquêteurs dans le procès sade, comme de Marchiennes contre son avoué Amand {Almannus), qui haut, douairière choisi revendiquait de certains Wautier enquêteurs firent leur Brucch sur les bois de de Douai, , châtelain devant la haule rapport l'abbaye. et Pierre cour Les de de Flan- Ces en faveur de l'abbaye. jugea faits sont consignés une charte par la reine é scellée et délivrée conforMahaut et le prince Philippe, aussitôt, mément à l'arrêt eu de la cour {secundum dictum curie), dre réunie à Cassel, droits qui dans (I) LeGlay, ilêta. sur les arch. do l'abbaye do Saint-Anberl, t. VU du Huit, de la Corn, hitl., Lille, 1863. in-8». p. 23 du -118de : Gilbert, châtelain de Lille, châteWautier, présence lain de Douai, Pie'rre del (du) Maisnil, Gossuin de SaintGérard de Gauge, Aubain, Pierre del Bruech (du Broucq), Bauduin de Venniele*, Philippe d'Austaing Radingehan Robart de Gamans, Gérard de Dergnau et , Philippe d'Avelin, Pierro de (1). Des raisons le auront politiques probablement empêché dévoué du comte Bauduin de partager les pécompagnon do rils et la gloire de son maître des menées ; le souvenir Pontoise dans le pays le gardien (l 195) aura fait demeurer le fidèle défenseur d'une était ville dont la possession sûr, ardemment souhaitée toujours par le roi Philippe-Auguste. à Bergues 1207 , , au mois de juillet do Flandre; dans la suite du marquis de Namur, il régent dont les noms de la cour, siège parmi les nobles hommes sont indiqués ainsi : Arnuul, comte de Guisncs, Willaume, de Saint-Omor, de Lille, Wauchâtelain châtelain Gilbert, Nous le retrouvons de Douai tier, châtelaiu de Commines, Bauduin de Sotenghien (2). Le châtelain les chevaliers de la noblesse de ( Walterui, Wautier castellanus Duacensis), et Gérard de Formeselles Douai {castellanus Duaci) bannerets du comté de Flandre, du royaume, dressé par ordre vers l'an 1207, lorsque Auguste, du comté de l'héritière (3). Les le roi avait 41 chevaliers, figure parmi dans un rôle do Philippela garde noble qui y sont (I) Arch. départem, fonds de Marchiennes; original. (î) La comtesse do Lilaing, Maldeghem la Loyal», Bruxelles, 1819, in-S», p. 338; d'après les arch. de St-Donat de Bruges. (*) La Roque,* Traité de la nobleue, Rouen, 1735, in-U; p. 47 et ss. du Traité du ban ol arrière-ban- La Roque croit que ce document date de la bataille do Bouvines, en 1314; il est évidemment antérieur de six i sept ans. En effet, parmi les ducs et les comtes du toyaurne, figure le comte doBoulogoe, qui est bien connu pour avoir été l'on des complices de l'invasion -H9no sont dêsignés, puisque, le comte des préséances, point rangés dans l'ordre si le comte do Hollande figure en tête do la liste, de Guisnes n'arrivo do quo le 21', le châtelain baron Sainl-Omer, etc. Quant de Douai, de Raisse parlé plus Wautier le 25', Fauquembergue, il vient le 29*; il est suivi ; Barthélémy (Rache) est le 38*. loin, la mourut sur sa seigneurie fondation faite par demi-marc d'Etienne, dont sceau son obit. chevalier et du châtelain paternel, Wautier. de 1200, le châtelain époux de dame Torsiaus (1) ; son ; l'évéque père dudil Michel, â litre 1208, do Cantin L'an tin, pour curé de Vitry, du oncle quette, feu châtelain duin en d'Auby, le 21 féprobablement vrier. En 1208, l'évoque des â la prière d'Arras Raoul, du défunt, obit à la fondation d'un parents approuve do Douai, faite parle châtelain l'arSaint-Amé, Wautier,à ticle de la mort, moyennant un marc (20 sols douisiens) de ronlo III do comte au châtelain du châtelain il sera ou {Preuves, d'Arras et ayant équestre, confirme d'un Wautier, en présence Fait Bauduin de Mar- d'Arras, n* XLV1I.) était Bauduin, alors pendant aussi frèro D'après dudil un chevalier, un fils nommé Bauâ un acte du mois germanique. D'un autre côté, le comte de Flandre n'est pas nommé; on n'y trouve que la comtesse douairière, dite la reine Alabaut {comiti$ta Flandria tltgia, ou mieux Regina), Le cornte do Guisnes elle châtelain de Saint Orner «ont ranges parmi les feudataires de Flandre; or l'hommage de ces seigneurs avait bien été rendu au comte de Flandre en 1200, mais il revint en 1311 au roi ou à son fils, le prince Louis. Ce précieux document a malheureusement été publié d'une façon trèsinexacte, et il est souvent difficile do rétablir le nom défiguré. A la page 51, notre châtelain CJt ainsi désigné : cailellanut de Dauci. Duchesne, page 95 des Preuves de son llitl, génial, dt la maiton de Bèthune, en donne un extrait moins incorrect, où l'un trouve : ea$(ellanut Uuati. [i) Bibl. nation., collection Moreau, vol. (01, f» 130; copie faite en 1768 par dotn Queiniert, sur le litre original de l'abbaye d'Eaucourl. — de février comme mines, montre 1199, L'obit la maison de Wautier — 120 aussi qu'il portait de Douai (1). III se célébrait le chef à Saint-Amé d'her- le 21 fé- recevait do Cantin, à cet effet, du seigneur l'église « Walterus une rente de vingt sols douisiens. Duacensis obit. suo, 1 m,, ix kl. mort, Sour tout chou castellanus, a à Cantin, de Cantin, mesires Boutiers qu'il que tient ch'. » (2) vrier; Il est établi, tier III mourut 1208. ce Aussi passage de la dans manière l'exercice la plus certaine, que Waude son office de châtelain, en considôrons-nouscommosuspectd'incxactitudo des Antiquitates Duacnses de Jean-Baptiste : G. de S. Albino, castellanus 2* partie DuacenGramaye, sanctioni 1207. sis, sub<cribit régis aJ annum Phiappi erreurs do date, de ces nombreuses N'y a-t-il là qu'une à Gramaye son éditeur? ou bien moins imputables qu'à et le châtelain G. de Saint-Aubin distincts personnages graphe? dernier Nous n'avons confondus de Douai font-ils deux en un seul pas rencontré par l'historiola charte citée par ce (3). châtelain fille du épousé Agnès de Beaumez, Il lui assura en douairo lachâtelle- nie do Douai, Wautier 111 avait de Bapaumo. tour et la Vieille dont dépendaient notam- (I) A. Goesnon, Sigill. de la ville d'Arras, f. 4, no 31 ; Arras. 1885.in-i°. (3) Arch. départ., obituaire de St-Arné, de la fin du Xlll* siècle. (3) Le passage de Gramaye est reproduit, sans indication de source, dans les recherches d'Aubert Le Mire sur les anciens châtelains du pays : De cattellanit otim per Belgicatn frtqutntibut, quot hodie vlce-comilet aut burg-graviot toeanl. Le Mire elFoppens, Opéra diplom., I, 591; Louvain, 1723, info. C'est probablement aussi en copiant, sans le dire, Gramaye et Le Mire, que Carpentier, dans son Hitt. dejCambray, I, 231, cite la maison de SaintAubin comme ayant possédé l'ofllce de châtelain de Douai. ment ; une rente de blé « qui sont » (1), d'autres l'ewalge de dix muids de Douai, de en Pèvele, d'avoine vingt muids du pont les profits douisienne, Neuve tour Douai, monnaie pris à la rentes à livres, quinze de Baisse (ou la rentes en Pèvele; moitié du Pontenage de Rache)etd'autros tenue en fief du do Brillon, enfin la seigneurie il lui assura de douaire avait été pasCette constitution sire de Laudas. de sée (vers 1200) devant le bailli de Douai et les hommes Pierre de Douai, oncle fief; le bailli était alors le chevalier de Douai pour la reine Mahaut, et gouverneur du châtelain, les vassaux de cette de Flandre; parmi de Marquette, : le chevalier Bauduin dame, furent présents de Saint-Aubin, Pierre frèredudit etc.; le châte, Gossuin douairière comtesse et Robert de Montigny de Bapaume doute en qualité de parents présents,sans châtelaine. En 1209, c'est-à-dire après lain tier do Douai, ou reconnut do retour Pierre III, tantinople, du douaire, « recorda également de la et d'«avouos» la mort de Wau- de la croisade » l'acte de la reine en présence les vassaux de cette princesse, devant étaient de Cons- do constitution Mahaut savoir et elle-même, : ledit Bauduin et Pierre, de Marquette et ses deux fils Gilles etc; il en fit il le reconnut«de rekief» devant son un second « rccorduet neveu Henri et Jean, Agnès époux; de Mausni fils dudit d'Auberchicourt Wautier (Masny), de Douai, n* XLVIII. Pierre Preuves, de Beaumetz elle mourut survécut vers 1230. plus de Sa fille ans à son vingt Isabeau (en latin (I) Dans le précieux compte du domaine du prince à Douai, de l'an 1187 (Preuves, no XLIj. il y a, S'jr la recette en b!é, une dépense de dix muids pour la garde de la Vieille tour : Datum ad cuHodiam velerlt lurris, tri. (ici x «i». Au XlVe siècle, cette rente, due par le Gavène, était réduite à 9 muids 11 coipe*. (6*chapitra, art, IV *«.) L'Euwago et le Gavène désignent un seul et même fief, qui retint définitivement le nom de Gavène. (4e chapitre, article {".) — était abbesse Elisabeth) on 1225, de Notre Damo châtelaine fit uno donadouairière, avait que sa fille l'abbesse quand Agnès, à cette abbaye.Elle tion donné à sa maison — 122 explique tout ce qu'ello des Prôs-lez* Douai mais qu'on lui possédait, avait fait tort dans son « port » de mariage (inaritagium elle donna suvm) de plus de six cents livres, En réparation, donc à l'abbaye une terre sise â Flesquières-lez-Cantin , Wauqu'elle avait acquise aveo feu son«baron« ,1e châtelain tier III, des frères et héritiers « élu » de Camde Hugues, brai n* IJ.) L'«êlu» de Cambrai, ancien prévôt {Preuves, de Saint-Pierre de Douai, l'un des nombreux était frères du châtelain et par conséquent l'oncle de WauMichel, lier III. L'obit célébrait cela une tons do la châtelaine ot do Agnès sa fille l'abbesso se le 9 mars, rente d'un en l'église Saint-Amé , qui avait pour marc, faisant vingt sols ou quatre « ferde la fin du XIII* siècle, Isabeau l'obituaire »; dans est indiquée, par erreur, Oisy : a Agnes castellana commo abbesse du Duacen*. Vergor-lezabbatissa Je Elisabct, Virgulto, filia ejus, ob. suo, ; m. De chou prent iij fertons sur maison dalès le pont de le Vies tour, ou Castiel bourf. prent-on goys, et l'autre » Canteleu, Vij Id. mart. sur maison dehors le porto 7. —WAUTIER 1250), châtelain de Douai IV, chevalier, fils de Wautier III et époux d'Hawit. le rapprochement à ,1a châtellenio. D'après qui arrivait ses sentiments réditaire dans bienveillants sa maison, des dates , c'était un Il 'manifesta de bonne envers puisque de (1208- enfant heure héSaint-Amé, qualité nous le voyons bientôt — une libéralité faire cement du Raoul, do mois mars une rente de deux sur ses autres En effet, vers lo commen- en prêsonco st.), â cause do la terre U?16 (v, son suzerain de Saint-Amé, do Douai, son muids dito de de Salve, grand-oncle, sur sa dtme de blé â prendre de Vitry. n* XL1X, Preuves, revenus colle époque (depuis avait do changé 'Douai — église. évéque d'Arras, il donne A une chapelle Pierre par le chevalier Vitry, fondée A à cette 123 l'an 1213 maître et 1226), jusqu'en et les Douaisiens , IV , qui sans France ; Wautier avoir eu part â ces événements, au roi de donnés s'étaiçnt doute était trop jeune pour se rallia au nouveau souverain. En de la châtelaine douairière 1221, du consentement il cède à l'abbayo sa femme, Agnès, sa mèrr*, et de Hawit, • des Frés une rente sur le vivier de Baisse (Racho), lui quo devait le chevalier ; il donne aussi, en d'Auby d'une de son Pontenage do Bâche; gatantie ses cautions furent : Msr Pierre de Douai et son fils Pierre, Henri de Mauni et clerc, ainsi que les chevaliers (Masny) Barthélémy dette, le revenu Wautoul En d'Auberchicourt. « witembre lainsde Audefroit, 2b7ia32e) » 1225. n° L. Preuves, « Jou Wautiers, à Wautier Pilate », ai vendu de Douai, cinq bourgeois de terre sise « â Guelesin; Douai muids de chl", et Wion caste- (Guy) ou (60 rasières fis lequele jou de Guelesin, escange à M«r Wautier chlr, de tere que » ; avec garantie avoie acatet à M*r Jehan Creton de a ne par me fem*, ne par mes oirs, ne par troubles do lo mine part, duques à v cens lib' de paresis, au partout » (1). On verra plus loin (I) Archives départ., fonds de St-Amé, (en 1260) que jour tous arme mien le châte- lain de qui constituait Douai Les deux équestre Nôtre - 124 à Goeulzin un manoir possédait seigneurial, une enclave du comté de Hainaut. de 1221 actes du châtelain ville était nation flamande, scellées, du mois comtesse de Flandre et de 1225 Wautier sont scellés du sceau IV, avec contre-sceau. replacée depuis trois ans sous la domidéclara, quand le châtelain par ses lettres do janvier 1229 (v st.), que le comte et la douaiayant déchargé Agnès,châtelaine rière, sa mère, de la garde des prisons de la ville, dont elle était tenue â cause de son douaire, lui Wautier se charge do cette garde ; s'il ne s'en acquitte le comte et la pas bien, comtesse pourront n° LU.) saisir C'était {Preuves, fidélité quo le vassal était cas de mutation tous les fiefs l'acto ordinaire tenu de rendre qu'il tient d'eux. et do d'hommage à son seigneur,cn de fief. de janvier 1236 (v. st.), et Gossuin de Jauche, prévôt de Saintde Cantin, avaient mis chevaliers, Amantl, co-seigneurs hors de fief une dtme que l'on tenait d'eux en la paroisse On voit, par un que notre châtelain acte du mois fut confirmé ; l'acte, passé devant leurs vassaux, comme suzeraine des doux chevaJeanne, par la comtesse collaliers ; la dîme avait été acquise par l'abbé d'Anchin, n° LUI. teur do la euro de ce village. Preuves, de Cantin Comme beaucoup châtelain dre, notre faire que le traité fût tesse Jeanne, mari de la comtesse. des lettres scellées en décomlro ves nationales de Flandu comté seigneurs envers le roi de France, de s'obligea, conclu entre le roi et la comde Péronne, d'autres observé par châtelain de Savoie, second de Douai, donna et datées de Douai, équestre aux Archisont encore consorvées Wautier, de son sceau 1237; elles à Paris. Thomas — — 125 en accomplissant le châtelain, 1237, de son office, accompagna à Waziers obligations la commune de Douai, lors d'une expédition Vers contre le chevalier qui avait Hellin sur usurpé de la ville. propriété ruine le château prière Merlin, seigneur Frais-Marais ou le marais Grâce à son seigneurial que « Et se no fust li castelain détruire: ballius dit de Douai, le seigneur Wasiers, pour ki les fissent des. le bailli'et entreprise de Waziers, de Baisse, il sauva de la influencé, les Douaisiens voulaient de Douai respiter, on eust do Waziers, ce qu'il estoit sour l'une à la abattu le pasture li et Wages, et à la requête lo castiel do » (I). En août de Hauiit, sa femme, et 1237, du consentement « ki lor aege ont », il vend â l'abbaye de ses enfants des muids de terre Près-lez-Douai cinq (27 hectares environ) sis à Flesquières-lez-Canlin, « ki se justice Maubeuge, en la seigneurie par l'eschevinage de l'abbesse d'Erchin do » (2). de juin 1238, notre avec lo concours châtelain, son fils atné, inféode de Wautier, à un habitant ou « cile l'eau d'Hamblaing, toyen » de Cité-lez-Arras depuis « wez » de Lécluse et Hamblaing, avec le jusqu'à Sailly Au mois droit jusqu'à statue de sur la rivière au châtelain, parcours appartenant » de Biache; il et jusqu'à 1' « eslancquo Vitry b Hamaussi que le manoir possédé par son vassal, du fief ainsi constitué; il se réserve sera le chef-lieu blaing, la connaissance « du sang il fixe à justice vicomtière; droit de relief que lui devra avec le service de plaids et du larron », c'est-à-dire deniers parisis la le sept sols six son vassal à chaque mutation, en sa cour, trois fois l'an, pour Valenclenncs, 1881, In-S», S« série, (1) Dlnaux, Arch. Msl. et Ittlir., t. Il, p. 3i3. (2) Cf. la donation de terres siseï au même Heu, faite à la même abbaye, en 1JÎ3, par ta mère du châtelain, Preuves, n» LI. toute avec charge quelle suzerain, à signaler féodale. facilité s'attache 126 {Preuves, le châtelain, un nouveau — n° sans On remarquera LV.) l'intervention d'aucun Une vassal. autre anomalie que les biens inféodés mouvaient n'étaient pas du châpoint tenues eu « -coterie » teau de Douai ; c'étaient des possessions maire héréditaire de Vitry. Et comme par le châtelain, dans l'acte de 1238, c'est féodaux et qu'ils ne cet acte, émané du châtelain seul, cependant cours d'aucun modifia suzerain, pour l'avenir la mouvance de ces biens (1). Wautier IV ne s'en tint pas sans la lo connature et là dans ces entreprises conde l'évéquo préjudico tre son seigneur : car il voulut, au rendre de fief à ce qui n'était Assoit (1231-1245), la qualité Sur celte querelle, cotiôre » de Vitry. plus que « la mairie voici un renseignement tiré d'un manuscrit do l'évêchô : « Tandis d'Arras telain do Douai le diocèse, un châqu'Asson gouvernait nommé Wautier Duacensis {castellanus Waitcrus la fraude en convertir nomine) pour employa fief ce qu'il tenait à Vitry de l'évêchô en rente perpétuelle. ils plaidèrent â la cour du roi de France , où, Longtemps par arrêt définitif, censier {censuarius) le châtelain à demeurer condamné » (2). à perpétuité de Fontainebleau, 1238, le roi adressa, une commission relative que le châtelain le châtelain obligera saisie des biens (3). fut Au mois de juillet au bailli d'Arras, au même s'étant procès ; l'ôvéquo molestait lui et ses vassaux, le bailli plaint â réparer ses torts, sous peine de art. IX, fief du Vieil chitet d'IIamblaiog. (DVoir î'chipitre, (i) Ferry de Locrea, Chronitun Btlgicum, Arras, 1610, ln«l% pp. SOI3W.-Cf. Buzelin, Gatlo-FtandHa, Douai. 161$. in-f*, p. 493 D. (3) Archives de l'évèché d'Arras; Collection Moreau, vol. 181, f» 317, à la Bibliothèque nationale. — — 127 En décembre et son fils atné cédèrent 1241, le châtelain d'Anchin une terre sise à Cantin, pour la tenir en fief lige. Preuves, n° LVI. à l'abbaye de l'abbé Au mois chevalier de février Gossuin (v st.), Saint-Aubin de présents dans apporté gement lui le chevalier vassaux , Wautier du et de comte un chance prince sanctionne quand la consistance d'un fiel' que tenait do sont Flandre, lo châtelain 1243 Alèaume la conséquence C'était d'Auby. celui-ci venait de conclure avec l'abbaye n° LV1I. d'un échange que des Prés. Preuves, le châtelain (v. st.) , au mois de février, do de Douai et le chevalier Hellin de Wavrin, co-seigneurs » , que la loi « ont otriiet as eskiovins de Cantin Cantin, de ce village fût rédigée par écrit (1). En l'année 1247 Le châtelain février 1254 à l'abbaye SVautier IV mourut sa veuve (v. st.), Notre-Dame vers approuve Au mois 1250. une donation de faite do Beaulieu,do deux mesures (mettenant sises à Sin, rue « del Buîiot ». ensemble, nagia) Elle était douairière de la terre que le châtelain possédait à Sin. En juillet au château 1257, elle demeurait où fut arrêté, du roi et pour raison par ordre son fils Hugues do Douai. {ratione guerre), n*'LVHIotLlX. Le dame mardi 30 mai deViteriet Biïllon promettent et Thiébaut à l'abbé 1262, de « Havis, de Vitry de guerre Preuves^ castelaine de Douai, chevaliers Gille de », les de Builli, ainsi que d'autres personnes, la de Saint-Auberl, à qui appartenait {{) Coutumes de Cantin. Lille, 1873, ln-8», I, p. 7*. Montegni llaulcoeur, Cartul. de i'abboy de Flints, — collation 128 du castel de la chapelle pelain n'inquiétera revenus affectés — de Vitry au sujet (l), que le chade la somme des pas l'abbaye, « A cette plegerie à la chapellenie. », n° LXH1.) furent témoins sept échevins de Vitry. {Preuves, était un fils de Le chevalier Gille de Douai dit de Brillon la châtelaine. Hawit â la Quant s'intitulait dame, de Montigny, seigneurie ce n'est pas Moutigny-en-Ostrevant. dont IV, do sa femme Hawit et do leurs enfants se célébrait le 8 mars, à Saint-Amé, qui avait droit, do ce chef, à une rente de quatre : « Waltcsols douisiens rus castellanus uxor ejus, liberi eorum. Duac*, flauwidis, L'obit de Wautier toute le vie ij MI. Déchoit prent-on j m. et 1/2 à Cantin, de celé Hauwit, sour le tenement sen fil. Et apriès Pièron, lo mort de celé Hauwit, et à Sin demourra j m. à Cantin, sourie tenem' Huon, lo SI lecastelain. A Brillon, 1/2m., 1/2 m., sour m. vake. viij Parmi les le tenemt le fil Id. mari. Gillon, » (2). fils cadets de Wautier le castelain. et d'Hawit, : Pierre de nous reconnaissons mentionnés, devint seigneur de Cantin, Hugues.de Douai, lo fief de Sin, et Gille, seigneur de Brillon. Nous avons enfin archives de notre Gis 1/2 ci dessus Douai, qui qui posséda atteint une époque où, grâce aux riches nous allons voir le châtelain en pré- ville, sence d'un pouvoir dont il a été peu parlé jusqu'ici, et nous la nature des rapports existant cntro pourrons apprécier ces deux puissances, l'officier féodal ou vicomte, et la com- (I) Au XII* siècle, l'abbé de St-Aubert de Cambrai avait déjà la coll.tlon de cette chapelle. Le pape Innocent II en confirma la possession * l'abbaye le 31 mai 1137 : « Capellam tn Vitriaco, cum terraarabili. Arch. départ., cojiioilans la fonds de St-Aubert. Le Glay, Glossaire topogr. àe faue.Cambrésis, Cambrai, 1810, ln-8«, p. 4' 1. (i) Arch. départ., obituaire de St«Ami», de la flh do xm* tiède. — — 129 de dire, afin de prévenir toute erreur, cités n'ont point eu pour effet de moque les actes ci-après antérieure difier une situation ; ce sont au contraire, pour du droit,des actes essentiellement nous servir du langage Hâtons-nous mune. Le XIIIe récognitifs. la vie communalejco siècle n'est n'est rement à nos yeux,grâcoà et à la nécessité reconnue où commence point l'époque celle où elle se manifeste clai- que la mèthode]nouvellementadoptée de mettre par écrit et de conser- les actes ver soigneusement et les particuliers. commune et publics On a dit plus haut que le châtelain des échevins tion que sous l'autorité au XI* siècle ment une vins ont recordô est, li castclains 44 » (1). sa juridicn'exerçait vrai aussi bien ; c'était ce soit en 1244 seule- des échevins, pour ; nous en trouvons justiciable dans cette preuve en septembre la dans souscrite, : « Les éche, par cet officier particulière en pleine halte, que, à un jour qui passé de Douai eut enconvenant Eu l'an il était De même, faits commis intéressant XIII*, quoique une telle reconnaissance qu'au qu'apparaisse circonstance privés l'échevinage année-là : « En l'an de des méaussi l'Incarnation la 1244 , de Douai Wautiers fut jugé ,li castelains deux fies {fois) en forfait do 60 livres, pour ce qu'il emprideux bourgeois de cette ville, et tint en prison sonna toute une nuit. pource Et les qu'ils a voit s'esloient snr pris combattu lo moto de le Vies tour » (2). ainsi des gens du châtelain, A plus forte raison en était-il à celui-ci, en septembre Lors de la condamnation infligée (I) Arch. de la ville, cartul. 00, f< 11 v». fi) Id„ (• 12. CiumAuu c« DOSAI. 0 , — 130 - ou « recordent» le fait suirappellent 1244, les échevins li vallés {commis : « Stevenes ou bailli suivant (Etienne) de Douai, fut jugé, à un jour qui passé est, du) castelain fèrit un en forfait de 30 sols et de 60 livres, pour ce qu'il en une bourgeois nef ». même sur des délits commis dans enquête, : « Les échevins ont entendu du châtelain par té- Ils faisaient l'hôtel Li Englais, qui fut de Douai, emprunle fils le castelain Pierot, garçon (valet) ter deniers as Cahorsins , sur draps qui lurent monseig* Watier de ûowai, avoit pris lesquels draps ^cil Tumassins qu'ils moignage, croient En malvaisement. Tumassins que l'an 1247 devant {v. st.), le caude- ler »(1). citons encore cette déciEnfin, pour ne no rien omettre, sion de l'échevinage : a Rieurs del Marchiet a encovenent à rendre as échevins 100 solsparisis, pour 3 hanas de masère rendirent au castelain de à piet d'argent, que les échevins se autre venoit avant qui meilleur droit Douai, rendre dedens der. Et ces 100 s. doit Bicards que les échevins » (2). février Ainsi, l'en le châtelain semonront. Wautier En l'an IV avait 1249 encore y sût demanle quinsaine (v. st.), en sa résidence â Douai, et môme dans sa Vieille tour, qu'il habiMoins grand seigneur tait avec sa famille. que ses prédécesencore des avantages seurs du XI* siècle, il jouissait d'une ordinaire tant à Douai les environs. Son position, que dans office de châtelain, moins important quoique qu'à l'origino, lui assurait une quantité de prérogatives et de cependant haute revenus dans la ville. Sous ses successeurs, (l) Arch. de la ville, cartul. QQ, f» J7 bis. (i) Id„ f« 31. une nouvelle - 131 ventes parties résultera de la châtellenie de l'amoindrissement cause - successives, qu'ils feront de leurs droits féodaux. aux châtelain de V, chevalier, IV et époux de Jeanne fils de Wautier 8.—WAUTIER 1286), de échevins, Nous avons « Wautier, vu qu'il chevalier, était déjà châtelain des certaines Douai (1250* de Roisin . en 1238. majeur de Douai », ayant suc- en juillet cédé à son père, approuva, 1254, la vente faite à Jakeme d'Anchin de l'abbaye par son vassal, le chevalier de Douai), Rémi (d'une branche cadette de la maison du fief qu'il vers Henin » ; pour tenait de lui à « Corcelles prix ble, il exigea de l'abbaye de sa concession, » (1), de Douai dit-il, « à me maison 11 fut avec d'autres seigneurs, présent, que le chevalier Guy de Montigny promit chin, en mars 1254 (v. st.). « Là furent de Landast, Auberchicourt une rente paya- aux réparations à l'abbaye d'An: messire Amolris son fils, messire Bauduin de Jehan, de Douai), li castelain de (de la maison Jehan messire de Thian et moult Douai, Paiebien, Thiéry » (2). Le châtelain d'autres figure ici avec ses pairs du château de Douai. A l'imitation libéral il donna envers messire de ses nobles Saint-Amé. prédécesseurs, Au mois de janvier à l'église vingt sols pariais de rente, ses successeurs châtelains de Douai, à charge il se montra 1259 (v. st.), à recevoir de d'un obit (i) Arch. départ., fonds d'Anchin, original dont le sceau manque. (S) Arch. départ., fonds d'Anchin. Escalller, L'abbays d'Anchtn, Lille, 185*. In-io, p. 164. — pour lui {Preuves, parcelle — 132 châtelaine de Douai. sa femme, Jehenain, n* LX.) En mai 1260, il céda à Saint-Amé une de la Vieille de terre, de son manoir dépendant et et du côté de l'«âtre» ouenclos Saint-Amé tour, à prendre dans lo mura de pierre ou de delà fontaine Saint-Maurand; il se réserve une terre » qui sera élevé aux frais du chapitre, et un « pueslic aller et pour ve», pour porte chafretière de payer nir « parmi l'âtre » ; à charge, par lo chapitre, une rente perpétuelle de deux marcs (I) ou 40 sols. {Preuves, fut faite pour permettre n° LXÏ.) Cette cession d'agrandir l'école Saint-Amé. suivant juin (2), « donner déclare Il y a des lettres par à patentes la comtesse lesquelles Saint - Amé de l'église près du cimetière Vieille tour de Douai, contenant do 61 une rente moyennant une du mois de Marguerite de terre pièce à la terre de sa et contiguô une quarantaine et demie, de Flandre, sols, monnaie sa à l'obit de la comtesse dont partie est appliquée Jeanne, aux Briefs de son soeur,et au sien, plus 12 deniers payables » C'est l'acte d'approà la Saint-Remi. Espier de Douai, de la convention entre le bation, par le prince, passée châtelain et le chapitre. son âme, celles de sa , il donna pour de ses père et mère et des seigneur de ses enfants, femme, « à et dame de Roisin, Jeanne, père et mère de sa femme la capellerie à lo vies qu'il a estoréo en se mason do Douai, En octobre 1273 tour », dépendante do terre ou douze tenues en « coterie do la paroisse rasières , situées » du prévôt Saint-Amé, entre Douai de Saint-Amé un muid et Waziers, , ainsi que (1) Elle est relatée dans le dénombrement do la chatellenie servi en 1369. Preuves, n« LXXII. (i) Arch. départ,, fonds de St-Amé. — deux ziers, rasiôres, au lieu «coterie»de — 133 « cinquante vregieles dit Entre les Hauwis moins , qu'il se réservait de Marchiennes.il l'abbé femme et à son premier hoir, la nomination du chapelain, », sises à Watenait aussi en qui sera châtelain sera tenu lequel à lui,à sa lui, après déchanter des offranchaque jour en la Vieille tour,en profitant des des, saufdecelles qui seront faites â lamesso de chacune « nadites les quatre solennités de l'aunée, quatre grandes de au chapitre taux» ;ces jours-là,lesoffrandesappartiendront messe à qui Saint-Amé, pellenie nommés. reviendra le , après Preuves, décès aussi des la collation de la cha- personnages ci-dessus trois n° LXVI. Un acte du mois denovembre des terres 1260, concernant comme passé « à Guelesin, castelain de Douai, Watier, situées â Wasnes, est indiqué sor le fief de Haynau,el manoir chevalier»fl).II s'agit de la seigueurie zin les châtelains de Douai. à qu'avaient Goeul- En juin 1261, il se fit le bienfaiteur de l'abbaye d'Hasnon : il lui accorda franchise et exemption de droits pour les «faissaulx, raimeet m ai rien», c'est-à-dire pour les bois de construction et autres, amènerait qu'elle par eau à Douai, maisons bières En mirent soit pour sa maison de do Tràgoll Monchy, et Vitry, et de Courriôres. décembre fin à un villo, ou soit pour ses Breentre Tréhout, n° LXII. Preuves, lui et sa femme Jeanno 1260. de Roisin débat qui existait entre eux et l'abbé de sujet do la rente en blé et en avoino qu'ils Saint-Aubert,au devaient à l'abbaye et au che de jtfotrcDamede prendre de cette en no grangodou « prieslro parrochial no maizon de no castiel casticl de Viteri (1) Arch. départ., fonds de l'abbaye de Sin. ». de le parrode Viteri, â Le châtelain — invoquait la charte 134 du comte — Thierry de l'an 1161 {Preuves, m uids(i 8 rasières) et disait ne devoir que quatre n'XXXHI) de blé et trois muids (36 rasières) d'avoine, « à la le comte, qui adonc estoit et qui encore est, et keurt mesure en plusieurs lieux au pays, mesure qui ore est à Viteri que là deman- dait 56 rasières est et ».Au assez petite contraire de blé et 30 d'avoine, et ensi que les ancestres qui ore keurt, adiés payé chacun telain plus l'abbaye « à la grande du châtelain encore mesure lui ont ans et plus ». Lo châan, par cinquante à se soumettre aux exigences de l'abbé et à la rente de Vitry, celui-ci la demandait, consentit payer, comme qui se partageait deSaint-Aubert, l'abbaye pour deux et li parroche devant tiers« le priestre tiers,«et pour l'autre dite de no maizon de Viteri».Cette convention devait être approuvée entre au temporel et au d'Arras, seigneur par l'évoque * si comme sire et si comme ordenaire du lieu ». spirituel, Il était entendu de incombait la charge qu'à l'abbaye devant dite » de la mai«retenir le canchiel de le parroche à Vitry, l'abbé étant patron du lieu ; elle sou du châtelain « comme elle retient les entretiendra le choeur de l'église, canchiaus pendent est celui enfin de3 autres deux sceaux, ». A cet acte qu'elle doune avec contre-sceau, qui l'un'équestro et l'autre armoriai et do forme ovale, parroches du châtelain, est celui do la châtelaine. qui Pi cuves, n° LXV. du comté fut appelé, avec les seigneurs de Flandre, à donner sa garantie au roi de France, pour les traités conclus que le comte Guy de Dam pierre observât Notre entre tres, châtelain la couronne du équestre, à manquer et les comtes de Flandre; suivant ses letmois de mars 1275 (v. st.), munies de son sceau il promit d'abondonner le comte, si celui-ci venait à cet engagement envers la France. L'original — de cet acte est encore — 135 conservé aux archives nationales à Paris. aussi doux faits relatifs à Wautier V. L'an Rappelons ouverte contre le chevalier Jean de 1278, il fut en guerre Velu. prè3 de Bapaume de; les parties ayant été assignées vant la cour du roi,« il fut prononcé le seigneur Jean qu'entre de Velu, données et le châtelain de Douai, chevalier, et non asseurement {assecuramentum)', delaToussaint 1278»(1 ).S'agissait-ilencore ment trêves seraient au parlede lamême du parlement querelle, quand les conseillers les dérisions ? « 1282, au parlement suivantes enregistraient de la Pente- côte Comme le comte de Flandre se fût plaint (24 mai). eût levé , pour le roi, par sa main, que le bailli d'Amiens une amende sur le chevalier Wautier de Douai, en la terre dudit comte couchant et levant sans {cubante et levante), faite audit comte et sans réquisition {comité irrequisilo) ouïs sur ce le comte et le bailli, défaut; qu'il fiU en aucun uttendu que la cour est en bonne saisine la terre (comté tient pour ou seigneurie) comté ènergiquement de Flandre, que le seigneur de lever ses amendes (possession) il fut prononcé par jugement roi restera en telle saisine. naient certain de quiconque, de notre cour » Les rois leurs droits de au grand déplaisir lo prélude ; c'était le Bel. — « 1282, Guy de Dampierre dernier et Philippe lendemain du la fête de saint de lettres du pénitencier Franco mainte- souveraineté sur le du nouveau comte des luttes le vendredi Barnabe entre constatant Pari», 1511, In-4». ce (12 juin) Jehan de l'apôtre. des lettres do l'illustre de Cauterbury (I) Bougnol, Les Olim, II., p. lit., dans par sa main ; que le seignenr nous présenta Velu, chevalier, s'était de Sicile, témoignant trouvé que ce chevalier dernier la ville, le 10 du mois do janvier passé ; et des roi roi dans aussi que le — 136 — à lui enjoint, s'était à cause du pèlerinage chevalier, aux Octaves de la Sainte Trinité dertrouvé à Canterbury » (1). nièrement passée même maintenant Enregistrons de rent faites aux échevins les vantes Douai, qui fuWau- successives sous le châtelain tier V. la. première aliénation connus sous porto sur ses droits le nom do «menus ou imfors ceux de l'iauwe», tonlieux, de peu de valeur, ceux qui réservé pôts sur des objets entrent en ville parlaScarpe. En décembre 1263 , devant le bailli et les de hommes fief et du de consentement sa femme, le châtelain vendit à la commune ses Jeanne, « menus en droits sur fors de l'iauwe tonlius, », consistant « escueles, » etc., vendus par « esculiers, platiaus potiers, » etc. Los profits de l'antique sur vanicrs, hugiers impôt ces de marchandises sortes au châtelain et pour article I".) do la vente était l'objet « pour deux la ville on fut investie féodale, douisiens do cens et de rente par an, envers le sei- (6* chapitre, alors de nature deniers pour une moitié l'Eculier-le-comte. appartenaient l'autre moitié à Comme à payer à son bailli de Douai, gneur ou comte de Flandre, le jour Saint-Remi » ; c'était le prix mis par le prince à la du fief en roture. Enfin dans le cas où sa femme conversion chose pour son douaire, il donnait quelque à la ville une rente de quatre livres à parisis sur le surplus de sa châtellenie. n°LX!V. Preuves, revendiquerait en garantie prendre Cinq ans après, sire de Waskehal, » ,vend chevalier le miel : « tous nouvelle aliénation. atnè aux « Watier, châtelain fils Watier, échevins ses droits les forages qu'il avoit (I) Deugoot, Les Olitn ,11, pp. 198 et 109. sur en chevalier, de Douai, la bière ladite et sur ville, si — comme qu'il res et decervoises, de miés, de goudales de Douai. avoit es brais des toureilles que hane, de — 137 ce me Sauf sour tout le remanant do le de Jean approu- Jehans, investie de ces mes chiers about, de castellerie quoi jou sui ah ire tés ». Le chevalier fils cadet du châtelain et frère du vendeur, Douai, vait la vente :«cest markiet et cest about ioa etgréa droits les douai- Jehane de Douai, le droit mero , me cière , et Jeme avoir». Pour femme, garantie y pooient « about il fait , , qu'elles exiger pourraient à cinquante livrées de rente par an, à le monnoie dusques de Flandras, dame et tout chevalier ». La ville fut frères, et cest par le bailli, qui « porta tout cest vendage de Douai, et à leur et mist es mains des esquevins oes, et aoes toute la communité nul serviche de fief»; 1268,«el pend un grand sceau armoriai, un chef de sans de Douai, de julié». A ces lettres le ville mois un représentant bande componée brisé d'une d'hermines, sur le tout (1). Le fils atné du châtelain, quoique en possession de la châtellenie, ne portait pas écusson à brochant déjà mis le encore la bande com; il avait choisi, équestre pour brisure, au lieu du lambel, signe ordinairement adopté par ponée, aux archives du vivant du père. L'original, l'aîné, reposant de la ville, est indiqué sous le n* 156 dans la Table chrosceau ; l'acte est copié dans nologique . lèges, coté T, P 27 v\ Le bailli deau,—en de Douai vertu Marguerite,du pour recevoir des cervoises, d'une et de Pèvele commission le i" cartulaire (ou d'Orchies), de spéciale aux Jean privi- Ver- la comtesso jour Saint-Pierre etSaint-Pol(29 juin) 1268, «le werp del forage de Douai, c'est à savoir ko médire miés et brais des torieles, goudales, (1) N» Wî<bin Ylntent. des sceaux ds la FI. par M. Demay, Parts, 1873, ln-l«, t. II. — 138 — en Douai, de l'apertenance les formalités de le castelerio de Douai », — accomplit M»r Bauduin en présence dos pairs du vendeur: d'usage, de Montede Douai), M" Wion d'0!>recicort (do la maison do Douai Watiors tient de nous de Lambrcs, Jean M*r Bauduin gni, M«r Alart de Wastuies, et hommes de de la comtesse d • Dovioel etc , Ions vassaux de Douai fief du château (1). En les 1284, ce furent do la châtellenie à la ville. sieurs titres relatifs h cette droits Dans sur !o vin les archives vento. 1° Une qui passèrent pludu reposent commission le « werp de Douai, Guy à son bailli pour recevoir tient de de Douai des forages des vins que mesire Watiers de Douai, nous en Douai de l'apertenanche de le castelerie et en ahireter nos esquevins et toute le comrau, le conseil comto de de Douai, à tenir sans nul serviches fief • ; 1284, le samedi 2* Une devant mi-mai (13 mai). charte de « Watiers, ainsnés sires de Waskehal, chevaliers, nitô de nostre villo » , contenant castelain de Douai, chevalier Watier, vente, aux échevins , de tous les forages des vins , des deniers douisiens » , sans de coutume et des « appertenances service de fief; il parle de sa mère et de sa femme, comme fuis dans la vente de 1268, mais mardi prochain il ne cite plus son leAssention frère Jean ; «le devant 1281, », au mois de mai (16 mai); le sceau, dont usait alors Wautier de Douai, n'est 1268 : c'est un sceau armoriai, plus le même qn'en dont le chef d'hermines est chargé â beaucoup plus petit, dcxtted'un « lettres « Jehene, écusson aune croix engrêlée(2). émanées dudit », do la même date, se femme, dame de Waskehal 3°D'autres Wautier », pour garantir (1) Original aux Arch. do h ville, r.» 157 de la Talle. (t) iVs6930 de Vinrent, des sceaux de la FI., par M. Demay. et de la villo 139 « do douaire â raison tous troubles, » de la part de sa femme contre vcancho afin que, leur terro « sur prendre, puissent livres » ; doux sceaux â quinze les échevins duskes le vient premier décrit; l'autre,ovale, une dame ayant un oiseau doux ècussons côté d'elle, grand .représente et de chaquo gaucho, : •fS.Jehonain légende pleine; Jeanne était à cette époque, attendu une dame, qu'elle avait donc « Michius conservé non croix demisefede Waskehal plus une (l); mais demoiselle, d'un chevalier était son l'épouse ancien sceau. », bailli de Douai, des formalités l'accomplissement du les hommes comte ^ poire maison : beaucoup sur le poing à la de Lo Deulle constatant vant do Waskehal, à co titre pendent d'être plus elle ou de pourle cas échéant, 4° Un du mémo ; acte de jour , de- ordinaires, Watiers », savoir: Mgr do Douai), Mgr Engr" Mgr Evrartd'Aubi (delà de Goelesin, Ricart del chevaliers; Mgr Alart des Wastines, de fief du château de Douai (2). etc., tous hommes Markiet, Lo châtelain 1284; nous Wautier l'avons môme vivait vu , en encore en 1268 et en avec les 1275, intervenir dans des actes d'une haute de Flandre, aux ventes des droits sur la bière ; son absence importance et sur le vin est donc inexplicable; son fils atnô était déjà , il est vrai, « ahiretô » de la châtellenie, mais plutôt comme seigneurs du comté V héritier seul Wautier V portait le titre présomptif, puisque de châtelain de Douai. PoUr que les échevins se soient contentés de l'engagement du futur châtelain , il y a quelconcernant Wautier V, qui ne sera point que fait anormal parvenu jusqu'à nous. (!) No 8531, id. (2) Originaux aux archives de la ville; nos 181 à 186 de la Table; ils sont '• copiés dans le 1*' cariai, aax privilèges, coté T. les actes lo droit rente; tendu que quinze livres sur do - le prix , 1268 et 1281, n'est pas relaté; mais il résulte des clauses de garantie, que lonlieux de valeur les menus n'avaient , puis que la guère « asscnement d'un » do quatro ville se contenta livres do Dans de vcnto 140 1263 la bièro était d'un bon atrapport, do cinquante une garantie exigèrent quo les échevins livres do rente; quant au droit sur lo vin , comme il valait do la garantie plus encore , ils no so contentèrent point lo fief tout entier de la chàtellenie, il leur fallut qu'otlïait de rente Ces impôts â être perçus aux ainsi 1697-1698, aliénés par déjà un extrait annoté ce que rapportaient au XIIIe sièclo. indiquant le châtelain Hugues du châtelain « frère audit Hugues pas en 1282 retrouvé de Saint-Amè, l'Ascension, de Roisin 23 mai de Bottai, de Douai et 1283 le nom quoique, pour son obit pris soin de constituer, une rente de vingt sols â payer cesseurs. Jeanne alors comptode les droits V parait être mort vers l'an encore existant à la date du 5 août n'avons l'obituaire d'un Wautier comme ap- continuèrent par la commune domaine de la ville. On verra, qu'il était son frère, lo chevalier donnée Nous du n°LXX!V, Le châtelain puisque qué alors rachetés au profit Preuves, Il semble la seigneurie do leur vendeur. â la femme partenant de Wasquehal, sur 1286, 1285, est indi- », qualité (1). de ce châtelain dès l'an 1259, dans il eût et celui de sa femme, ses sucpar lçs châtelains, lui survécut. Le jour de , sa femme, douairière donna 1286, la châtelaine (i) Gaillard, Inrent. analyt. des chartes des comtes de FI., no* 215 et 237; Gand, Daquesne, 1847, in-S», —. Arch. départ., fonds de la f.b. des comptes, B197. Invent, sont., 1, p. 33, col, t. â son seigneur, dice touchant curieux en mairo suite. des lettres de non-préjud'Arras, de Vitry qu'elle habitait ; cet acte lo droit qu'avait il venait l'évêque, quand de do Vitry, héréditaire ou fairo châtelain, n° LXV1I. Preuves, du déguerpir pour s'y loger ton château lui et sa do Douai châtelain chevalier, (1286V et époux de Jeanne de Wasquehal. 9,—WAUTIER 130.), - l'évêque lo château constate sa ville 141 VI, fils de Wautier de son père et dès l'an 1268 , il était connu sous lo nom de seigneur de Wasquehal, terre appartenant â sa femme et située dans la châtellenie de Lille. Du vivant le fonds Dans de Marchiennes, aux archives départemencharte du seigneur et de la dame de Was- il y a uno certains sur la famille renseignements quehal, qui contient a Jou Watiers de Douai, de celle-ci. sires de chevaliers, tales, Waskehal, Com nous on tenoit et jou Jehane, se femme, dame de Waskehal. avoir aucun ke cuidissiemes droit en l'héritage de l'église de Marchiennes, en bos, tierres, etc , ki de l'eskevinago de Ligni, gist entour le Biès, ou jugement ke l'abbé acata à Medame do Markeillies, ki fu taie {aïeule) « d'en faire loy à moi Jehane etsen hoir ». L'abbé offrit de Ligni, ki le héritage avoient par les eskievins les époux approuvent le jugement de ces échevins de Marchiennes, ». Deux sceaux 1284, « march l'acte, pareils à ceux décrits plus à jugier »; en faveur pendent haut. Dans le compte du bailli d'Amiens, de l'an 1285, de dépenses avons trouvé cet article : Pro respectu Galtero de Duaco, domino C l. (1). Ceci s'applique (1) Recueil des historiens, t. 33, p. 653 E. nous dato très- à - aux Le mardi délivrant une entouré actes 27 mars charte de vassaux laume de Mortague et Jean de Le Haye , le comte concernant le 1285 notamment lillois, , Michel d'Aucby, père ne prenait Guy, étant à Douai et châtelain do Lille, est des chevaliers WilWautier de Douay (1). fils succéda, do châtelain , dont Wautier office - son VI, puisque de la vie politiquo. à Wautier probablement plus de part 142 vers 1286, il était déjà à son père dans son « abireté » eu 1268. « Watiers, castelains de Douai, sires de Waskehal un traité avec le », conclut Au mois d'avril 1290, chevaliers, et le chapitre de Saint-Pierre de Lille, au sujet de doyen « hostes leurs » respectifs. Aces lettres pend un très-joli sceau équestre : He bouclier et le caparaçon aux armes ; le chevalier vêtu d'une colto de mailles, et au-dessus, d'une assez longue,\ sans manches; le glaive menaçant tunique dans la main le Basque plat dans le haut, droite; : f S, Galteri flécende yeux et grillé en dessous de Duaco militis ; pas de contre-sceau (2). Lors maison figurent d'une vente do faite par fendu castellani de le seigneur de Cantin, de Flines, en août à l'abbaye Douai, de fief du château parmi les hommes de aux la 1290, Douai et du vendeur, réunis sous la présidence du bailli: pairs « M*' Watier, castelain de Douai, casteMedame Ysabiel, laine de Raisce », de la maison {Bâche), M" Evrart d'Aubi de Douai, etc. (3). *• * (1) Lenridan, Les châtelains de Lille, Lille, 1873, in-8», p. 370; d'après un earlul. de Saint-Pierre de Lille. (i) Arch. départ., fonds de St-Pierre de Lille. Cf. Demay, Invent, des sceaux de la Fi., Paris, 1873, in-io, II, no 8533. (3) Id, fonds de Flines. Hautcoeur, Carlul. de l'abbaye de Flines, Lille, !873,in-8o,I,p.318. A la Chambre une chartedo des comptes Fan (carton le vendredi avril), du comté seigneurs sire de Beauinont de grands Bauduin d'Avesnes, Raoul Flamen, sire de après existe Pâques, savoir de Flandre», : un (sceau équestre Willaume de Mor- Canni, sire de Gavro, Jean, sire de châtelain de Gand Hues, sire do Bumeis, Rasse, do Ghistello, Ghistello, Roger un chef), Watiers, (sceau équestre; taigne, B 244), à Lille 1287(11 émanée bandé), 143 de châtelain Douai, châtelain de Bierghes : un lion), Ghilebiers, (sceau armoriai châtelain de Baisse (Racbo), Jeau (ou mieux : Willaume), de Werchin, sénéchal do Hainaut, sire de Jakemes Robert, Hues Monteigni, eauxdQ Flandres, comte Guy,—au de la ville dues son Saint-Disier. au château per (pairs) Plusieurs de Halewin, Sohiers de Bailleul, marestous chevaliers, du hommes qu vassaux faite sujet de l'acquisition, et de la châtellenie de Bailleul,que par ce dernier, lui avait ven- sire de Dampiere et de Jean, La vente avait été conclue, lo jou.'de Pâques, de Winendale, en présence de tous ces seigneurs, du vendeur. neveu, le chevalier des magnifiques été enlevés ; le sceau sceaux de cette charte pré- do notre châtelain, équestre c'est le à des lacs de soie rouge, existe encore; pendant même que celui du fonds de Saint-Pierre de Lille, que nous venons de décrire (1;. cieuse ont Encore à la Chambre rendue a une. sentence « semonce » du bailli, des comptes en la cour (ou pendants), Watier, le mercredi châtelain B 331), Salle) de Lille, la Saint-Nicolas avant 1292 , par Robert de (3 décembre) Venant un écu en (sceau armoriai; trois (carton il y à la sire de SaintWavrin, de abîme et un lambel de Douai, (1) Cf. St-Genols, Monwn. ane., I, p. 744. AJars de Rou- : - - 144 tous chevaliers, do Senghin, Jean de Bondues, baix, Pierre n'usa point do son grand Notro châtelain, en cette occasion, mais d'un « scel de secret » ou sceau armosceau équestre, de fief de la En qualité d'homme riai, au chef d'hermines. à scelSalle do Lille, Wautier de Douai avait fréquemment dans co ler do semblables sentences ; aussi n'usait-il point, Il en était de môme du siro de cas, de son sceau équestre. Saint-Venant, dont on Lo temps des luttes Flandre était revenu. connaît lo sceau aussi le roi de France entre équestro (1). et le comte de fois, co n'est plus une ville ou une province tout le le Bel réclame , c'est que Philippe comté qu'il veut enlever dans ces cirà Guy de Dampierre; VI se dévoue entièrement à la cause Wautier constances, de son En ments suzerain Cette malheureux. 1290, sans doute de , il s'occupa on prévision ses dernières des plus événe- graves dispositions. Au mois castelains do Douai, sires de », « Watiers, ch", » , dans un testament fort prolixe , dont la forcontrasto avec la concision des actes antérieurs, fonde de « june Waskehal mule un grand nombre Frères prêcheurs, Douai, ainsi A cet effet, que de services aux dans il crée Flandre, payable, toute me castelerie Frères religieux, mineurs plusieurs une rente autres à Saint-Amé et à Saint-Pierre , aux de localités. de , monnaie « Saint-Andriu », « sour de dix livres au jour dit-il, ». Sur cette rente sis , « on en prendera de quoi on reviestira sis povres, trois veves homes et livres, trois veves femes , de le parroche do Saint-Amet, les plus U) Gf. Saint-Gcnois, I, p.8U. Le contre-sceau de notre châtelain se trouve pendu a un a:le du mois de mal 1388, passé devant le bailli de Lille et dans lequel messire Wautier figure comme homme de fief. (Archives do l'hospice Comtesse à Lille.)-Cf. Demay, Invenl. des sceaux de la Flandre, II, no 5533. povrea ke on sara - H5 là u on fera mon trouver cascun obit, curet, an, Et seront prendera par le censel dou priestro cil sis povre, de linge, de lange, si comme de cote, reviestit, de lingnes dras et de sollers. Ofieront cil sis povre, au jour de mon obit, cascuns une candello d'un denier et un dr eus, et ara cascuns de ces sispovres sis deniers pour se journée». qu'on Pareille femme. aura cérémonie lieu U veut que les pauvres dos dras de l'aumosno çauciés même salaire, à l'obit susdits dovant « Voel que li obis monseign' men lui. Et ofieront cil sis povre, es dras dite, cascuns une Même cérémonial ces deux d'un candelle de la châtelaine sa « oifront, viestus dito », moyennant et père soit fais à par de l'aumosno devant denier et un denier me mère pour l'obit « me dame le salaire des assistants ne sera quo obits, le ens ». ». Pour de trois deniers. Une là u Saint-Amé, pour on m" l'obit maison, ausi, de dix renie faire On répétera Frères meneurs sols fera mon men tous est père ces obis, assurée « au curet de l'église le dame de no obit, l'obit et l'obit me cascuns dame à par lui obits «as ces quatre Frères et à l'église Saint-Piero ». me mère ». préceurs, as iei cérémonies ensuite Il réglemente dans qui se feront en stipulant hoir dans sa terre de Vitry, que«li paieront, ki tenront de Viteri ». Le curé de l'église Saint-Marletiere tin et celui du castel recevront chacun vingt sols do rente pour les obits. Il laisse une rente de dix sols « au luminaire de le capièle Il nommé morts; dans Notre-Dame trois chevaliers, la disposition CHATBUWSM DOOAI. de Viteri, ki siet dehors le vile », ses frères, dont deux étaient à un legs de « lv s, de relative 10. — U6 — . saint Andriu, dont xxx s. sour le tière de raonseign' Jehan, Malemaison, apriès le dôchiés frôro, ko mes hoirs paiera, ki le tière tenra, ot xxvs. rente, au jour de le mon sour et de monseig' Gillion pour les armes mes frères, raonseign" Tieri, povresdole pour reviestierij Oflreront vile de Viteri, par le consel dou curet de Viteri., cil doi povre, à l'église dou castiel de Viteri, une candelle, le tière de le jour Viteri, ko on fera l'obit de mes ij frères », la terre En l'église d'Evin.dont dépendait être ft''<'!>rés les obits non-seulement devaient de Malmaison, du châtelain, et de ses père et mère, mais aussi celui de ses Gilles el Thierry de Douai. «Au curet frères, les chevaliers de Evin, x s. de rente à prendre sour le Malemaison, apriès lo déchiés de mon seignr Jehan, men frère, que mes hoirs de sa femme paiera, ki le tière tenra ». Lo châtelain nous avons déjà vu, seigneur était, comme ni l'église.ni les en partie de Goeulzin ; aussi u'oublie-t-il au de ce lieu. La rente de quatre livres, payable pauvres mes hoirs ki jour a Saint-Andriu»,sera acquiltée,dit-il,par« aux quatre tenra le tière de Guelesin », une part attribuée obits précités, et une autre « as povres tenure », tenance ou seigneurie (dont Autres de me de Guelesin, on a fait tenancier). services â Sin, dont le châtelain était également en partie. « Sur le fief que jou tien de l'abei d'Anseigneur de Sin, pour faire nos obis, lx s. de chin, xx s. Au priestre ki tenra le tiere de Sin, con tient r1*, ke mes hoirs paiera, dou seignr de Baudeignies, vres de mes tenans de Sin Encore rente d'autres services pour », reviestir et caucier iij po- dont la et aux environs, à « mes hoirs ki tenra le tière à Lille incombera, ajoute-t-il, de Waskehal» , pour faire obits « en le paroche de Was- kehal », étant obits seront - « povres de mo tenuro », Les et do sa à l'intention du châtelain « lo de celle-ci, du père et de la mère des présents célébrés ainsi femme, 147 que le dame ». U lègue « as Frères à de Saint-Nichaiso de Lille*, Obits on « l'église preeceurs Five en costé Lille », comme à Waskehal, aveo assistance et lo mère père do cette des pauvres et sa femmo, mère de no maison dernière et aussi localité, « M*r pour sen pour le châtelain père ot et se dame de », Pour assurer « toute lo castelerie do Douai, le tr* de Geulezin, d'Anchin », c'est-à-dire Waskehal, de l'abbet tune. En de difficulté cas sollicite l'intervention très chier raarcis de Namur, noble contesse de Beatris, et très tieryens, seigneurs de l'ensemble sa for- et pour contraiudro ses hoirs, il de ses suzerains : « Noble homme men dame co qui précèdo, il affecte le tière de Viteri, le tière do et de Sin, de le Malemaison de tout l'exécution haut s* Guion, conte de Flandres et et très haute dame me très cbiero Luzenbourç, de qui jou tien tr" et tous mes autres ». « Jehane, me approuvé par castelaine de Douai, dame de Waskehal feme, ; Watiers , fius et hoirs.Gillos de Douai, Bauduins mes ainnés de Douai de Douai, mi fil ». H fut scellé et Nicholes par le châteWat 1 de Douai, Gilles de lain, sa femme et ses fils ; « Nos, L'acte Douai, Et en en testamentaire Bauduins avons court, aussi revêtu, comte Gui, est d* espeliaument cesti pour en signe de la comtesse et Douai fait de Nichâtes faire ordenance d'approbation, de Luxembourg saiaus saieler et connus ». des (!), Douai. 11 sceaux fut du de l'évêque fille de Baudoin, sire de Beaumont, d'Avesnes-Ilainaut, (l)Béatrix. veuve de Henri 1Y, comte de Luxembourg. Elle était suzeraine du fief do Goeulzin, mouvant de la terre d'Aimeries en Hainaut. d'Arras cuens des et exécuteurs de Flandres et - 148 : « Nous, à la prière testamentaires marchis de Namur, Gui, do no de Douai, de la castelaine et do comme contesso de Lusenbourc, leur enfans. Nous, Beatris, dame de la tr* de cou con tient de no. Nous Gérars, pT le grase de Dieu, éveskes d'Arras », eto. Il l'abet lo* castelain foiable ch'et avait choisi ses pour « tiestamenteurs de Marchiennes Frères preceurs » eto. de Douai, : Monseign' des les prieus 1296-1306), {Pierre, do Douai, lo gardyen des Frères meneurs revêtu de tous ces pas l'acte aux archives sceaux qui repose dans le fonds do Saint-Amé, du Nord ; o'est une copie, sur une grande feuille de parà la suite de laquelle le châtelain Ut ajouter une chemin, Co n'est disposition malheureusement peu « Jou importante, li castelains au m?is de & march » 1296 D«)uai. Jou voel, en nom se on no pooit trouve,* sis povres veves, es lius ko on presist autres et parroches, Son sceau, qu'il povres». avait fait attacher à co titre, a disparu. (v. st.): d'amendem', de fils de Wautier dans le tesLes quatre VI, qui figurent du mois de juin tament aucun 1296, étaient alors; jeunes d'eux n'avait encore de la dignité de chevalier été revêtu ; aucun ne possédait de sceau, leur en auparavant puisqu'on avait fait faire spécialement L'aîné Wautier ne parvint Gilles devint quehal, Bauduin car André du de cet acte solennel. point â la châtellenie et eut aussi la seigneurie châtelain ; le second de Was- sa mère; le sort de nous ignorons il hérita au fief de ; quant au quatrième, nous avons trouvé, dans le fonds de Saint- provenant de Douai Goeulzin, à l'occasion Cateau, de aux archivés départementales, une du charte 15 août sire Luppars, 1323 - 149 de « Nicholles émanée do Guelesin, chl' de Douai dit », la guerre était déclarée ; c'était le malheureux Cependant avait défié le roi de Guy de Dampierre qui, poussé à bout, France par lettres en date à Maele du mercredi après l'Epi1296 vieux style. (Meyerus, f' 84 i*.) phanie (janvier) Aux de la ville archives , se trouvo de notre du dévouement équivoque il servait Comme comte Guy. l'armée dans , sa flamande fut confisquée par le roi ; mais par lettres du mois de mars Willaume 1296 (v. st.;, patentes de Flandre, l'un des fils du comte et le chef de la garnison torro do Vitry mise Watier, demniser de toutes en la terre deniers, Bien Artois à Douai, s'engagea do Douai, castelain ou flamande comte, en non un témoignage le châtelain envers ses pertes, de Flandres « cher otamô » , à le faire ina rendre la value en ses hoirs et à lui ». Preuves,n* LXVHI, de la querelle entre lo roi et le se fût rangée du parti dit preen à mettre garnisori parvinrent Flamands vers le mois l'y maintenir jusqu'au C'était Willaume de Les son commencement qu'au la commune de Douai les mier, cette ville, avec envers Henri de Nassau. annales à , et ils réussirent commencement de janvier 1300. Flandre à Douai, qui commandait f° 84 v°.) (Meyerus, flamandes de 1297 mars ne font mentir pas des faits et le Bel la guerre gestes de Wautier VI, durant que Philippe à vint faire au comte Guy , à Lille, à Béthuhe, à Càssel, Courtrai et jusqu'à octobre Bruges 1297), (24 juin—15 Mais l'année la trêve, il apparaît dans une durant suivante, circonstance comte cause solennelle de -Flandre; do leur père : il accompagne ceux-ci lorsque devant le saint à Rome allèrent - père les fils du défendre Bonifacé VIII, la -. par les parties Parmi les conseillers constitué les. sien, souverain arbitre de leurs querelautre douai des princes, était un prévôt de l'église de Béthu.;e. Mulet, Jacques - 150 • Il y a, aux Archives dans lo fonds de la départementales, Chambre de-} comptes, d'un mémoire contenant ce lajcopie fils al né du comte de Flandre, messire Robert, que «messire et messire Jean de Namur, ses frères, ambassaPhilippe deurs de Guy, comte de Flandre, dirent à près du 'pape, les affaires de leur pèro, se 13a Sainteté touchant lorsqu'ils à Saint-Pierre, rendirent le seigneur du Vertbos, (25 juin) au matin d'Escornaix, Mr» Jean du pape, avec de Douai, Mer Gérait le châtelain de Menin etc. 1298 de saint , le mercredi Jean-Baptiste, » (1). des princes do Flandre revenir la chambre de la Nativité lendemain L'ambassade Jean dans vers leur quittèrent malheureux n'ayant Rome, pèro. Robert et pas réussi, le 1er août 1298, pour Il n'était point douteux la guerre ; en effet, aussitôt l'exque le roi recommencerait do la trêve (6!janvier 1300), [le comte de Valois, piration avec une forte armée, et dès le prefrère du roi, s'avança Douai aux lois de Philippe mier jour (7 janvier), il soumit * • le Bel. châtelain ? Hélas I il se rangea du Que fit alors notre parti du plus fort; il fit comme les Douaisiens, qu'il avait sans doute à maintenirjusqueavait contribuépuissamment là sous la domination de Lillo en 1297 de Guy (29 août). de Dampierre, Tandis que malgté la prise son es-suzerain , (I) Sainl-Genols, Monum. anc, I, p. 875. —Arch. départ., Invettt. som., l,p. 63. col. 3.-Cf. pages 43,16 et 49 du travail de M. Kervyn de Lcttenhove, intitulé : Etudes <ur l'histoire du .Y///» siiele, et inséré dans le tome XXVUI des Mémoires de l'Académie royale de Belgique, Bruxelles, 1854, IrM». de so rendre forcé - 151 au comte de Valois, vers lo commencement de mai 1310 , était emmené en captivité avec ses fils et Willaume de chevaliers Robert nombre , et un certain de Douai so ralliait â la domination le châtelain flamands, française. Gardous idées modernes do son temps un sentiment villo. d'une succombé, vassal toutefois nous : ce qu'il le firent sans étroit et VI devait la loi reçues, rester douaision Douai ayant et devenir roi de France. du do février Au mois était alors ; lo patriotisme muréo guère l'enceinte dépassait rougir qui ne les idées D'après Wautier direct de juger avec nos sa conduite les meilleurs fit, gentilshommes 1300 au sujet le chapitre, Vieille tour d'avec l'école aveo (v. st.), il était on contestation sa du mur de grès qui séparait de Saint-Amé , et pour l'interpassée avec son père , en mai de la convention prétation du débat fut ajour1260. {Preuves, n° LXL) La solution » , et tous droits des deux parties née,) a de l'assentement » munies ainsi le reconnut réservés, qu'il par des « lettres de son sceau; facilement que haut. plus Une est en partie bien lo mémo celui-ci c'est que celui on reconnaît de 1290 décri* n* LX1X. Preuves, question Wautier mais brisé, reste à examiner : celle do savoir si le châ- VI perdit la vie avec les chevaliers français contre les Flamands, au désastre de Cour Irai, en combattant de la Flandre le 11 juillet 1302 ? L'historien , Meyerus lui tous ceux qui se sont de occupés (fo.93 v°) et après telain dresser des listes munes flamandes, de Douai, Frumaldus, porté de la chevalerie moissonnée par les comle châtelain les victimes, parmi le prénom de Froafdus ils donnent auquel n'a jamais en wallon Froumr.ult), qui par aucun ont cité, do nos châtelains féodaux et héréditaires. [pu été — du reste, Voici, Nominatim toribus Multi Vuesimalius a hi referuntur et frater Atrebas dignis, Jacobus scripa Fano ex Propanciis{i)minoris proeterea Item comités , Boutersemius not.v: Vimiaeus liacus, Gotofredus Doacensium Simon castellanus, calus Bononiensis, a lleleduno Joannes militum, magisler balistariis , Alanus fuit filius natu Britanniss. Comités ad hxc Druidum Suessionum,.... fide ejus seu tini, : de Meyerus autem : Robertus Pauli ut le passage ' — 152 AngeFroaldus aller maris- Bruliacusqui maximus prx'comiiis et a Dominico Mar- etc. etc., Dans la chronique attribuée à Jean Desnouelles, abbé de Saint-Vincent de Laou, compilation datant de 1388, il y a aussi une liste des soigneurs tués à Courtrai, dans laquelle « Auberis lit : on et tant Douay de d'aultres Longucval ». (2), li caste!lains de 11 est évident qu'un qualifié par quetques personnage, de châtelain auteurs de Douai, de 1302 ; périt au désastre maiseo ne fut pas notre Wautier est VI, attendu qu'il de la Flandre an service repris mv un rôle des chevaliers du roi, auxquels ou avait payé leurs de gages du terme l'Ascension linus il y est 1303; de Duaco (3). Quant h celui qui ainsi mourut désigné à Courtrai, t Galtcrus c'est castel- Jehan do (1) Voir Jacquet de Ouyse, Histoire ii Hainaut, édition de Porlit, Paris, 1826, ln-8», t. 1. pp. 176 et 178: Propantit. (2) Rttuttl des htst. des Gaules et de ta Ftante, I. 31, 1326-1328. Paris, 1858, Info, page 191 II.—A la table du volume, pages 877 et 83*. Aubertde Longuevalot le châtelain de Uouil sont indiqués, par erreur» eo:nme ne foirant qu'une sente personne, tandis que ce sont deux personnages différents. (3) M„ t. 33, Parts, 1845, ln-f», r>.766. — Brunnebech — 153 de dit le Brun, chevalier, gardien le roi de France (1) ; cet officier la ville de royal de créamilitaire a pu tion nouvelle, ce capitaine ou gouverneur titre qui être quelquefois sous le nom de châtelain, désigné véritablement n'appartenait qu'à notre officier féodal. Douai pour VI Wautier des toire do Courtrai villes redevenir a dû rentrée finir vicces vers sa carrière. de Saint-Amé, de la fin du XIII' siècle,' rene contient archives départementales, pas le aux posant nom du châtelain ni dans la malgré de leur et à Douai, conséquence avant de s'éteindre, ; il vit sans doute, en septembre c'est 1304; françaises, qu'il L'obituaire an roi, fidèle à Lille Flamands ce temps-là demeura Wautier Mais les additions. ni dans VI, on y trouve, le texte sous primitif, la date du 7 se rapporadditionnelle, qui semble « Vij ld. feb. Obiit Johanna ter à la femme de ce châtelain castellana suo xx s. par. legavit, Duacensis, que obitui une février, quos dcbeAt gnavnt> mention soliwe Et nisi heredes veliht fac*, quia promisemnt » Ce passage lib. par. ritiers de la châtelaine et qu'ils sols. ne donnèrent Le commencement seconde Moins période puissants dans , doneo pd* xx s, assivel solv*, nichil tencntur asstgnare vel sotv* vel trad* xx assignare ejus est barré ; ce qui ne payèrent non point du XIV* l'histoire que'ceux prouve les point plus que vingt livres, la rente de vingt siècle le terme marque de nos châtelains. du XI* les hé- siècle, d'une les châtelains (I) Arch. départ., fonds de l'abbaye des Prés, eliarte du mois de nove.i * bre 1113, émanée du chevalier Bauduth de LonweMon successeur au gouvernement de Doual.-Do Smet, Corpui throntt. Flanirht, t, IV, p. 473, Brux., 1865, ln-4». — du XII» de Douai et du des grands seià la cour de Flandre ; le sceau équestre est l'emblème de leur haute situation ; gneurs qui brillent dont ils se servent si leurs — 154 attributions XIII' sont diminuent encore sensiblement dans notre ville, tant par des démembrements ils ont d'importantes seigneuries que par des aliénations, à Vitry, à Goeulzin.à en Artois, en Hainaut, dans c'est-à-dire Sin, à Wasquehal, la chàtellenie de Lille, etc Dans dence la troisième de cette la gêne et la ruine. le XIV siècle familles, Au mal foule de noms à la faveur nouveaux des princes par contre, : c'est tout lutisme; paraissent nous période, maison , dont est assisterons la déca- les titres cacheront pompeux do vue de l'histoire des point essentiellement des vieux un passé novateur ; une surtout en France,grâce de plus en plus à l'abso- surgissent qui tendent bien à glorieux noms qui tombent ou dis- s'efface. IV. Liste Douai dence des châtelains {suite sous la domination — Gilles sensible. et fin). française —• Les châtelains du XIV* siècle. au /", capitaine de Florence Fiamcnt Dêca-> roi ; — mort vers 1820, mari de Chauny. de Jacqueline de Roye ; ses nombreux Gilles //, époux dernier châtelain de procès au sujet de ton office, — Jean, la maison de Douai En 1568, \ ses embarras financiers. il vend sa châtdlenie à sa sans Vingne ; i7 meurt valet l — La châtelaine secondes noces, Guillaume future enfant. Mahaut service de du Mahaut de Le épouse On l'a confondu avec un de Le Vingne épouse, en de Clés mont deticele. Guerre — — 155 entre la ville et la châtelaine, des privée expédition à Vitry, Douaisiens 1409. — Baugois% seigneur et d'Inchy châtelain de Douai, 1419. Nouveaux au sujet de procès vend sa châtellenie l'office.-— d'Inchy, Philippe, seigneur — à la ville, 146i. demewes des châtelains à Différentes Douai et aux environs. 10. — GILLES l", de Wasquehal de Florence En dont et fils puiné majeur à la réunion la de sa devenu wallonne vassal sans châtellenie, à la cou- direct du roi, intermé- aucun » « Messire tête des Gilles, hommes la cour quand baye , lors du testament Flandre était , notre châtelain il tient désormais diaire. en Douai, seigneur fils de Wautier VI et époux père. Grâce ronne il était de châtelain à 1320), do Chauny. (130. Flament 1296, do son chevalier féodale d'Anchin, de Douai, chevalier de fief du roi, de son casiel châtelain contre rend une sentence la châtelaine au deRache, », figure de Douai, profit le de l'ab16avili. 1311(1). dame En juin 1311, Mahaud, dans la possession d'une du par sentence châtelain Gilles, gneur bailli rente , de Douai et d'Orchies, sans doute comme (jugeant de Lille de Douai de Wasquehal), de Lannoy, fut maintenue sur le « travers » de Lille, de Jean de Croix et d'autres de sei- (2). (1) Archives départ., fonds de l'abbaye d'Anchin. fi) A'ont). vrai suppl. au Nvbtl. des Pays-Bas, p. 19 de t'édit. Duqueme, h Oand. D'après le Trésor des chartes de Franco ; (Ment, coté Pi* cardle, pièce 35. Notre châtelain de l'an servit 1314 - 156 le roi Philippe les Flamands contre le Bel dans la ; il s'y alors distingua, puisque par ordre du fameux Marigni, encore ministre tout puissant, il lui fut compté, outre ses <r gages » et ceux de ses gens, « deservis en l'establie de une gratification dont il donna quitDouay», importante, guerre tance à Douai, le 14 septembre 1314. rebelles n* LXX. Preuves, Pendant de près de vingt ans (13(4, 1331), le châtelain Douai fut en procès avec le seigneur de Lalaing, au sujet de la justice sur la rivière « del Escarp», à un point déterminé ; la cause parait que les rois de France des reprises différentes, celui-ci avoir été difficile à décider, attendu bien des commissaires, à nommèrent avant que le se rattachait à la question l'Os travail t. La première commission débat être jugé; de pendante pu' toujours avait été donnée par loBel (mort le 29 novembre Philippe 1314) à son gouverneur de Douai (Bauduin de Lomvez) et au bailli de Hainaut, et elle leur fut continuée par Louis le Hutin, suivant lettres datées du 24 octobre 13(5. U y eut aussi une autre du 28 avril commission, ba<lli de Lille, de Douai 1328, donnée et deTournésis, VI au par Philippe et à celui de Hai- naut ; encore une autre, du 23 décembre 1331, pour et le chevalier Pierre de Cugnières(l). que d'Arras Le châtelain d'une Gilles famille Ier s'allia à Florence l'évê- Flament de du Vermandois dix loqui portait sanges posées 3,3, 3, 1, comme les Lalaing ; elle était fille de Raoul, sire de Chauny, maréchal de France en 1285 et 1287. Le P. Anselme (VI, pages 637 et 638) constate que cette dame fut la femme de • Gilles, seigneur de WasqueChauny, hal, châtelain do Douai ». (I) Uevlllers, Monum. pour servir à l'hisl. dtsprovinces deSamur, Itainaul, etc., Bruxelles, (874, In4», lit, pp. 633, loi et 363. de .Il vers mourut c'était à cette date qu'on son tombeau où so trouvait une 1320, — 157 probablement célébrait son le obit au nait mars, à Saint-Amé trésorier deux fabrique un « palle huit sols pour celle-ci sols pour le » ou poêle les quatre cereis, circa tumbam panno serico, supra Un arrêt « continua de sa tombe de soie; il reve- , et à la cierges « Egidius, castellanus poêle: miles. Ob. suo,xl s. par. Duacen*, thesaurario rum solvit. Inde cedunt , constitué de 40 sols parisis, par payable autour on devait allumer quatre cierges sur car , à cet effet. du;.;:a l'écôlatre; ; il avait rente l'obit, et placer il assignavit. Magt scolaoclo solidi, pro iiij* et fabice ij s., pro uno ponendis, tumbam ponendo. V Id. mart. » (1) de Paris, du 26 novembre 1320, parlement en élat le procès entre les échevins de Douai et du de Cauni, châtelain de Douai ». 11 y en a un autre, du 12 décembre relatif à une sentence 1322, qui avait été du chevalier de Landas rendue à Arras au profit Jean , « contre de Douai » (2). châtelaine Florence, Florence La châtelaine temps 1337. Son survécut la châtellenie obit so célébrait donc comme à son douairière à Saint-Amé et régit quelque vers ; elle mourut époux le 7 février ; elle avait de trente livres : - Vijld, pour cela une somme feb., Obiit Florentia de Chauni, castellana Duac*s que obitul suo xxx Hb. par. ecole n" legavit. » Suit, dans l'obituaire, le détail des sommes à payer annuelle. pour la cérémonie donné Obituaire de Saint-Amé, fin do Xitt* t., mention (1) Arch. départ, ajoutée. 0) Botttarle, Attts du parlem. de Parts, i« série, 1254-1328, Paris, 1867, ln-4«, t. H, pages 333 et 485, n«<6170 et 6089. — Au tt» 6179, Il a été Imprimé par erreur : i Floréal do (Jauni, châtelain, i 11.—GILLES de Wasquehal 158 — H, chevalier, châtelain (1320-1355), fils de de Douai, seigneur Gilles 1" et époux de de Roye. Jacqueline Il y avait peu l'office de châtelain, échevins, pour deux pouvoirs. de temps exerçait qu'il il conclut un quand terminer certaines par lui-même accord avec les difficultés nées entre lés d'abord sur l'appréhension, transigea « dedens faite par les échevins, les metes et bonnes de la maison do le vies tour », d'un homme qui avait eu une on ville ; ce «dont madame la chastellaine de «mellée»(rixe) Douay, jadis plaintencontre lain, à cause On mère dudit les échevins. de son chastellain Sur Poutenage lesobouchiers », avait les prétentions de de Rache, fait « com- du châte- faire payer bestes que il amenoient lo pont de Raisse, en de Douay pour leurs de delà le pont de Raisse, parmi « de chi en avant, venant h Douay»,il y renonça parmi le li paieront comme bourque lidit bouchier tourtcl»(galette) gois de ladite ville, et dernier troisième quelconque prisonnier en manière accoustumée ». au Quant il prétendait te que pour point, comme cas que, par les dis eschevins ou leurs sergens, li fussent recommandé, il leur pooit faire eslar- de prison par tout là uil li plaisoit, àsen péril », do ne «l'aire eslarguissement ailleurs que dedens les bonnes et moles de la dite maison de le viese tour ». guissement il promet <i Gilles, chastellain de transaction, Dou y, escuiers, sires de Wasquehal », avait donné procude tSoevirele ration, le 24 octobre 1338, à Enguerrans,siro avec la partie adverse, (son bailli), qui, après s'être entendu Pour négocier alla à Lille cette faire homologuer l'accord de par le gouverneur <t qui commencha la province, en son assise le mardi prochain apriès le jour de Toussains eut lieu »; l'homologation — «le samedi dire chieuincquisme 1338 le 7 novembre 159 — jour de ladicte assizë», c'est-à- (1). rentra en prode l'an 1338, le châtelain Malgré l'accord cès avec la ville. Voici la cause de ce débat, qui se purpélmi de sa propre auLe châtelain, pendant plus de dix années. « au pourpris de la viese tour », torité, se permit d'arrêter, de larcin ; là-dessus, réclamation et un homme soupçonné avait été prétendant que l'arrestation plainte des échevins, effectuée au mépris de leurs droits. Le débat à l'exercice sur des prétentions réciproques comtière dans l'hôtel du châtelain , chef-lieu il s'agissait de savoir qui ferait châtellenie; leur; serait-ce le châtelain ceux-ci transmirent auquel la cause: le 20 mars 1342 neur de Lille d'instruire donc portait de la justice vidu fief de la le vopendre ? ou bien les échevins ? Le roi, leurs doléances, dans intervint (v. st.), l'affaire. il ordonna La cause à son gouverayant été portée de Paris, un arrêt fut rendu, le 8 avril le parlement à la juridic1345, contre le châtelain , pour avoir attenté la Vieille tour, et qui le tion qu'avaient les échevins dans Sur ces entrefaites, le prisonnier condamnait aux dépens. devant delà qui avait été transféré <mUq\ta Duaci) dans la prison royale Castelleti 9» nostra prisione Par1), litigieux, parlement précédent s'empressa arrêt, que d'ordonner, la cérémonie Vieille du tour Châtelet {turris de Paris y mourut ; alors le en conséquence do son du « rétablissement par au plus tôt serait accomplie figurant restitutio) figure»(per de la ville de Douai, envers le magistrat par le châtelain et à la diligence du gouverneur de la province. Malgré l'affaire en longueur, son échec, le châtelain sut traîner (1) Arch. de la ville, t.** 410 et 441, de la Table chronot., où l'acte d'homologation est indiqué d'une façon inexacte. Dins la lay. 43, se trouvent les |>roposItloDS d'accord fatici aux Ichevini par l'agent du châtelain. — saisir des prétextes encore l'intervention des lettres au bailli province), de Douai», à quoi — 160 pour ne pas payer les frais, du roi pour terminer'tout etc.; il fallut, cela. Il y a lo 21 août 1352, du roi Jean, adressées de Paris de Lille, de Douai et d'Orchies de la (gouverneur chastelain pour faire payer à « Gilles, chevalier, les dépens d'un il avait été condamné qu'il refusait d'acquitter, à toute exécution, quand dit que les échevins sont ouverte avec ses ennemis du parlement de Paris, et à l'oncontro des échevins, sous prétexte y avait sursis qu'il arrêt on Le roi guerre: à la frontière et même en guerre ; ; qu'il y a un arrêt de taxation peut exécuter (1). On était alors était à la il (le gouverneur) qu'ainsi en pleine guerre contre les Anglais, ennemis ces lettres royales prouvent que le châtelain du royaume; Gilles y prit part. Gilles eut aussi 11, qui parait avoir été très-procédurier, des démêlés avec le prévôt de la ville de Douai ou l'officier féodal qui avait hérité de maintes prérogatives démembrées autrefois de la châtellenie. Une sentence, rendue par les le 13 juin 1345 , pour terminer le débat, coméchevins, mence ainsi : « D'un descort de meu pardevant eschevins Douai, entre noble et puissant homme M'le visconte â cause de Madame prevost de Douai, à présent sa femme, viscontesse, Meleun, Douai» dignités sa ville, d'autre part de nos anciens d'une part ; et M'le ». Ainsi l'héritier des châtelains n'avait chastcllain de la de nom) armes et mémo dans plus, et il cédait le pas au prévôt ; que le second rang, il est vrai que le vicomte de Meleun était l'un des grands * Ledit delà cour de France. M' le chastelain seigneurs (1) Arch. de la ville, nos 433 et 461 de la Tabtê chronologique. Le n» 631 de wile-cl contient une analyse fort Inexacte; Use» notamment, pour ta date de l'année, 1310, au lieu de 1386. - Voir aussi Oulltnot, Extraits mu,, I, p, 73. — 161 — et maintenant au conlrairé,et que à lui,à cause de sa des warescais, li warde chastellenie, appartiennent pâtudedens la ville de Douai, avec les émolurages et rivières, disant et profits d'iceux, et aussi li warde dehors la ville de Douai, étant pâturages, mens desouz etdeseure, et amendes pour des warescais en l'Eschevinage, et sentiers, prises voies, chemins, pires cause de fourfaitures desdits avec les émolumens Et tout des eschevins. sur sauf et profits d'iceux. » Mais le prévôt gagna : « Quant à la demande celui-ci et warescais, au jugement tous les points que ledit , a prevost faite, d'être warde ges et des chemins, des waresquais des pâtura, des pires, les vénielles du Baille, qui sont depuis un allant au deseure, et es lieux à le Sauch bonnel, jusques de environ étans en l'Ëchevinage, vue a été faite. desquels Dont ledit chastelain raisons au plusieurs proposé contraire. Déclarent lesdits eschevins par jugement, que li warde appartient au roi, à la ville et audit Mr lô chastelain ». Preuves, n° LXXXVIlI. » ventelles» Les rivière dans a dit et du Baille la ville existait borne, roirs de Douai étaient de la placées à l'entrée saule servant do bonnol»,ou ; leasauch à droite de la Scarpe, et de Lambre3. sur la limite des ter- il plaidait contre les gens de Sin : «Lesmaieur i310, de la ville de Sin, contre M' le cliastellain et échevins 4* jour de Fasise» Douai', Lille, le jeudi qui commença lundi 13 mars 1345 (v. st.) (1), En Le châtelain fille de Dreux, de le de Roye , U parait avoir épousé Jacqueline banneret en sire de Germigny (chevalier (U Arch. nation., Trésor des clurtes, reg. il 76 (1345-7). Lettres du rot, Arras, juin l3t7,sousU rubrique! CttU privilégia tàncissahabitâtotlbus Duùcl. CUÂTILltMSDB DoDit. 11. — - 162 du roi en et 1316, ambassadeur et d'Alix de Garlande, 1329 auprès du roi de Bohême), qui de en 1335 était remariée à Rogues de Hangest, maréchal ' France (1). l'«osl»de Tels lir sur Flandre en 1315 sont les renseignements Gilles H, chevalier, Sans doute de Wasquehal. aura fait contracter tage très-obèré. à toutes sortes 12.—JEAN, pu recueilde Douai et seigneur le malheur des temps lui que châtelain nous avons que de grosses dettes et nous allons de difficultés ; car il laissa voir son successeur un hérien proie financières. châtelain chevalier, filsde Wasquehal (1355-1393), de Lo Vingne. de Douai, de seigneur Gilles H etépoux do Mahaut de Douai et de 11 hérita, vers l'an 1355, de la châtellenie messire Jean de la terre do Wasquehal. aussitôt, Presque fit un emprunt, dans Douai, pressé par le besoin d'argent, c'est-à-dire moyen âge, qu'il de la rente que l'office du Gavevendit à temps une fraction en proie aux nier de Douai devait au châtelain. Toujours il aliéna, au profit d'un bourgeois mêmes besoins, opulent Jean Catel, lo v parfait » de ladite rente. do Douai, nommé les usitées conditions (Voir 6» chapitre, article au IV 2*.) chastelain do Douai, 1360, « noble homme Jehan, sire do Wasquehal envers le même », contracta, •hcvalier, do 9i0 florins d'or « àl'escu du ean Catel, une obligation En oi, à rendre dans la Nool prochainement venant do l'an (I) Le P. Anselme, llist. ginéalog. et chronot. de la maison royale de France, MU, p. 0. Paris, 1733, In-fc—Gcethals, Dttt. généâlog. kt herald, des familles nobles du roy. de Belg., IV, Roye de Wlchen; Bruxelles, 1853, in-1*. — l'acte 1360»; bailliage fut de Lille. i6'3/— du souverain le gouverneur passé devant en garantie 11 assignait sa«chastellerie»(l). à Sin encore, à ce Jean Catel, un fief qu'avaient de Monles châtelains, ses prédécesseurs, tonu du seigneur 11 aliéna , au profit de Jeanne Catel , tigny en Ostrêvant. soeur dtidit Jean, et qui en 1370 était femme du chevalier H vendit de Cohem« Pierre un gavle contenant canlx d'avaine gavle Je Beawnez, appartenant le pris de 600 florins d'or pour ce bien â était ou environ, échu de Beaumez, 24 mars 1370 wit vins {160) mencascun an, sur lo prendre, au seigneur deBbuberch , ». Selon aux anciens épouse châtelains, III. Wautier de touto apparence, à cause d'Agnès Dans la suite, du prix le avoir été payé de (v. st.), il reconnut la vente, par les mains dudit feu catel et de ladite dame , a promettant de n'aller î) rencontre, mais de tenir et garantir lesdites choses contre tous, et par espécial contre Noizeus de Le Coquerie, escuier, le châtelain que oneques zeus, en ladite Sin (2). Par suite somme ses hoirs ne reçut » ; il ratifia d'arrangement la dame d'Ësquencourt, le viagede son Pontenagè LXXI1. Enfin moine ans, riche Jean do Douai que sa maison et dont elle avait damoiselle, attendu ou ayant-cause, rien des biens dudit N'oiaussi la vente du fief de de famille, il avait abandonné à sa soeur,et au mari de cette dame, de Roche.' dttt Preuves se résoudre avait possédé tiré son nom, âgée d'environ t n" à vendre pendant L'acquéreur vingt-un ans, LXXI le près et patride 400 était appelée une Ma- (l) tnséré dans une sentence delà gouvernance, du mois de Juin 1371. Arch. départ., dhambre des comptés, carton 033. (t) Lettres du gàrdé-scel de la bitllie d'Amiens, aus Arch. dëpatl. a Lille, fonds de la Ch. des comptes. - 164 « haut de Le Vingne. Le contrat fut passé, le 14 juillet 1368, devant le gouverneur et bailli de Douai (1), et souverain bailli de Lille, assisté d'hommes de fief du roi, de son château de Douai. « Noble homme messire Jehan, chastellain de Douai, clil' », reconnut devant eux , qu'il avait vendu à ladite damoiselle « tout son fief et chastellerie qu'il, tenait ». Le prix convenu de Mïr le roi, de son chastel de Douai était 2000 florins d'or « qu'on dit francs , du coin et forge du roi »; mais le vendeur « les profits, PÔ réservait émoluments et revenus dudit fief» , durant tout le cours de sa à la charge des « about, vie; enfin la vente était consentie assenement, messire Jean couvenancho, avait faits sur C'était, semble-t-il, entre le chevalier Jean vendage » , y énumérés, sa châtellenie (2). la condition de Douai et que du mariage projeté et dlu Mahaut de Le Vin- gne, et qui fut réalisé peu de temps après. Une vente semblable rut lieu pour la terre de Vitry, cette antique annexe de notre châtellenie. Le 15 août chevalier et châte1369, « Jehan de Douai, lain de ladite villo » , servit à son nouveau le seigneur-, — récemment comte de Flandre, rentré en possession de Douai et de Lille, au moyen de la cession consentie par lo — le dénombrement roi de France, de « sa castôlonie de Douai, telle qu'en avaient joui ses devanciers », mais dont il n'avait.plus que le viago , la propriété appartenait à sa (I) L'offitt de bailli de Douai était alors supprimé, et les fonctions étalent remplies par le gouverneur. (3) Preuves, no LXXI. A propos do celte vente, le P. Batclln, ordimlrement exact, & commis une erreur, en disant que i par contrat de 1368 , Shhaul de Le Viigne, épouse de Guillaume de Noëlle, seigneur de Saint-Venant (dans ses Annales, il la dit t veuve du châtelain de Douai), vendit la châtellenie au magistrat ». Gallo-Flândrta, p.VU C, et Annales, p. 353 A. -.165 v- « laquelle en fut adhéritée et vestie avant quo je ». La châtellenie était estimée d'un revenu fonl'épousasse femme, cier de 121 livres. <c à l'enseignement intérêt pour notre Ce dénombrement, consigné par écrit » du bailli do Douai, est du plus haut n° LXXII. histoire. Preuves, Il y a, aux Archives de la ville, des lettres de « Jehans, il reconchastellains de Douay, chevaliors», par lesquelles hiremosniers naît, à la suite de débats , que « les frans de le tiers, tenans ou aians cause des noef molins deseuro » pour le « bacquet ville de Douay », à qui il doit fournir trois fois l'an, les herbes en sa rivière et juridiction couper, il demandait dix « saulx » paqu'il a à Vitry, et auxquels comme ancienement, quo quapar an, ne lui doivent, « pour et à cascune desdites trois deniers douisiens » , 30 juillet » ; opelnultisme 1372 ; le de jullet fauquisons sceau du châtelain est perdu (1). risis, rante Le le procureur de « noble homme. .1365, de Douai, seigneur de Wasquehal chastellain (2), 17 octobre Mer Jehan, (i) Arch. municip., np 567 do U Table. (!) La terre de Wasquehal parait avoir Vté saisie vers cette époque et miré sous la mifn au roi. Aux archives.départementales, dans le fonds de l'abbaye'de Marquetterez-Lille, nous avons trouvé un'acte concernant une pièce do telre sise rn la paroisse de la Madeleine lea-Mlle.t ter.ureide Wasquehal, ledit acte, du iH janvier 1305 (v. st.), reçu parilf hans de Laublel, bnillinx de le*terre de Wasquehal, établis soufthanmeht par main souveraine de noble homme Mons» Piercheval de Gand, chl', baillif de Lille », et par les juges dudil lieu, Il esl probable que les créanciers de notre châtelain le forcèrent 4 vendre aussi cette pièce de l'ancien patrimohe de ses ancêtres. A la Chambre des comptes (B carton (393, no 13881), tl y a lo rapport d'un fief sis a Tourcoing, tenu dcihault et noble m- ru. Grard de Ghlslielle, sljtneurde Drue.* et de Wasquehal. de son fief de Wasquehal qu'il lient de noble homme mi.ns. de Itoubait, cul' ». L'acte est daté du fi mai 1393. La lerrede Wasquehal était donc tenue, en partie du meios, du sire de fioubâU. Elle avait des enclaves a La Madeleine et a Marcq en Diroeul. — - 166 de daté du 12, passa reconnaissance chl'»,snivant pouvoir la rente du Vitry, due à l'abbaye de Saint-Aubert par les ancêtres du châtelain. On voit que « la main du roi était assise » alors que d'Arras, homme était commo sur sa .terre son suzerain sans doute de en Vitry, (l). retard à la requête Le malheureux de payer de l'évo- gentilde ce côté là, ailleurs. A la date du 16 septembre un accord fut conclu 1375, « fesusien » (physicien, entre M' Guillaume chirurTouso, chala comtesse do Flandre et d'Artois, gien) de madame nommée l'ondée à Saint-Amé pelain de la chapelle Salve, Pierre do Douù), d'une part : et (en 1205, par le chevalier enobtè Me' Jehan, chastellain de Mahaut de Le Vingne, sa femme homme madame Le premier avait fait ajourner le châtelain les requestesduroyenson tenans seigneurs au sujet d'une rente par lo châtelain ledit chevalier retard de payer comparaissent une passent et Douai, chlr, », d'autre part. a pardevant nos Palais à Paris», (donnée en 1216 Wautier IV) sur lo « terre et revenu que était en a en la ville de Viteri », et qu'il de deux depuis devant reconnaissance dix muids ans. de blé Le châtelain auditeurs du de leur exactement à l'avenir, s'acquitter certain délai les arrérages échus les frais du procès (2). et sa femme d'Amiens, bailliage do dette t promettent s'obligent et prennent à payer dans un à leur charge de notre châtelain, la présence, à l)ouai, de lo i juillet 1380 , te gouverneur quand il accompagna, « viezet noula province, les échevins le bailli de Douai, Mentionnons (I) Arch. départ., fonds de St-Auberl. (1) Archives départementales, fonhde Saint-Amé. — viaux — 167 wt accouancienne en la manière qui allaient la rivière jusques au Queviron », faire crier le dito Longue Borne de la pierre du Queviron, sur la rivo do Germignies end288 , plantée », etc., « par tumée, ban, du haut ou Donne des terroirs et sur les confins do la Scarpe gauche et de Marchiennes. de Flines n* LXX1II. Preuves, devant échevins: (v. st.)? comparurent Mehault do Douay, chastcllain « Jehar.s de Douay, chl", dit Hanart et Le Ghievre de Le * ingne, sa femme, Jehan aux» devoir Canivet Jehan », qui teconnurent compain« pour » 24 florins d'or oit francs royaux, gnons lombars fait » (1). Les « lomcause de pur et loial pi est à yaus et lesdits officiels du temps bards » étaient les usuriers Le 24 février Hanart 1383 et Hauivet, Dans le fonds los coulions de l'Abbiette du châtelain de Lille, emprunteur. aux archives déparil y a un acte du 4 janvier l 384 (v. st.). contetementales, nant une vente de rente assise en la paroisse de Fourmielles%, noble homme ot passé devant Jean de La Nef, « bailliusà men mire, tierois de se tede Douai, seignr Mons' le chasteltain et ou et signourie justice quo il a à Radinghehem de fief de environ »; le bailli était assisté d'hommes chier du châtelain (2). Les difficultés renaissaient sans cesse entre la commune fini de plaider pour des l'oûico liti-même,qu'un cas de juridiction prodépendanlde do Vitry. La ville, à propos de la seigneurie cès surgissait de Douai et son châtelain; avait-on fl) Contr. en chfrogr. aux archivas del.i ville, Ouilmot, tixkralts, lit, p. 1R1 ncle du mtme for.ds, le fief lnno*niré cl appartenant a (ÎJ D'ipr^un notre chatchtii a«i XIV* slèctr, était appelé, an XY'r», fief de Plombais ; il Appartenait al^rs (13 avril 1317, après Pique.-) à i Wallerand dn bauiïrcnu-z, «culer, s' de Sailommo* et du fief de Pierrcbiis, gis ml à ltadinghehem », . avons-nous dit, «. 168 =. la propriété de la Scarpe non navigar en amont de Vitry, et cette rivière était hors ligne , puisque , sans importance avait \ble depuis Biache, pour Douai d'une , ni moulins, elle, il n'y avait plus ni fortifications plus de ni de pain. De son côté, le châtelain, à cause de sa sécurité à eau, de Vitry, avait, en ce lieu, des moulins seigneurie mais il lui fallait, de temps qui étaient d'un grand rapport; à autre, en réparer les « ventelles »\ aussitôt les Douaisiens de crier qu'il leur diminuait l'eau de la Scarpe et qu'il attentait aux droits de la ville. Par arrêt du parlement de Paris, du (v. st.), rendu entre le duc de Bourgod'une de Douai, gne , comte de Flandre , et les échevins de la même ville, d'autre part, le châtelain part, la ville fut maintenue de la rivière qui dans sa possession du cours 13 février 1386 de Blangy-lez-Arras, et le châtelain, dans le droit de ses « ven tel les » ; mais cette réparation devait se réparer faire dans un temps donné, sous les yeux d'un commisvient saire de la cour (1). A la suite de cet arrêt, qui laissait entrevoir encore dans l'avenir bien des difficultés,il entre y eut un rapprochement la ville et le châtelain. Suivant leurs « lettres » du 1" octobre I3S7, « Jehans, chastellain de Douay, ch 1" et Mehaulx de Le Vingne, sa compaingne et espouse, chaste]laine dudit lieu », accordèrent à bail aux échevins de Douai les droits de pêche et autres en la rivière de la Scarpe à Vitry: « Toute notre rivière, yaues et pesqueries, que nous avons et poons avoir à Vitery et es mettes d'environ, monvans des descendans les pons {et arques doBiacb, de parmi au pont de Trehourt, et sur un autre Vitery, alans jusques lès alans jusques au wèsdeBascon. Avoeucleliu et manoir pons (i) X* 613 de la Tabte chronologique. — de le Pesquerie, le coppo de tous les jovenes chines rivière et yaues, qui de Kn pesquant seurs des yaues — 169 des hallos Avoeuc le moitiet en an, en ladite d'autre *. enseingne soigneur. maille ou sanlahle que les cen- qui n'aroient toile d'an seront, saint Vast d'Arras ont usé et l'église ... Et se acoustumé de pesquer es yaues d'icelle église.. afin autrement le faisoit, nous sommes tenu de y pourvoir, ne pesquiés que li dite rivière et yaues ne soient sourquises de Et combien et goir si ne doivent-il..... pesquerie, hallos ne de herbages, plus dou desraisonnablement doivent Douay avoir riens avant qui va de le montée en le rivière, censé ». prise ou fait de ledite neuf années de 50 francs à commencer royaux, dudit avec un lieu avoir les que et manoir de dis de de le coppe de au Biuscot le que jusques montée liquelle est com- Ce qui fut convenu pour » annuel jour, au « rendage un d'anguilles, quarteron » (brochets). de carpes et un quarteron de«becqués que la ville de Douai « a et doit avoir propriétairement le cours de l'iauede ledite rivière passansetdesccnil fut convenu dans desoubx les pons de Vitry*, que cette quarteron Et attendu « censé » ne porterait pas préjudice lo 13 février 1386 (v. st.). parlement, Un article du bail montre à l'arrêt prononcé en était combien toujours grande et et requestc, : « A notre pryer'e la détresse du châtelain lesdis de et nécessité, à no grant besoing pour secourra sur le deu de et délivré en prest, Douay nous ont bailliè ». Deux deux cens frans roiaulx ledite censé, le somme sceaux rond, armoriaux représente pendent un chef à l'acte. Le d'hermines blantplutôt;\un coupé), armespleinesdela de Uevai légende ••• S. Jehan castelain celui de la châtelaine est plus grand-, petit ot premier, ressem» (mal fait, maisondeDouai ; ». L'autre, à droite c'est un écusson — parti, au i", reproduites), ... ilehaut. 170 — inexactement (armes du châtelain à trois croissants et au 2', besanté ; légende: de... (I). A ces lettres,en </. le Vigne castelaine d'hermines du môme jour, émanées d'autres, reconnaissance sc;l de la haillie d'Amiens, portant à Vitery » (2). trat par les époux « demourans sont annexées du gardedu con- de co bail, pour une autre qui fut renouvelé des de neuf ans, la ville eut le droit de commettre En vertu période » à Biacheet â Vitry ; on trouve aux gardes des « vénielles de ce genre, données le 2 et lo 4 archives deux commissions 1402 (3). Ainsi fut apaisée, octobre temps, la pour quelque » do Vitry. difficulté relative aux « vénielles Nous venons.de voir que le châtelain Jean avait renoncé du XIIIe , insigne porté par ses ancêtres équestre de sceaux de son père ni siècle; nous n'avons pas rencontré non [dus n'ont de son aïeul, mais nous présumons qu'eux du reste, Ceux-ci deviennent, point eu de sceauxéquestres. au XIV* siècle qu'auparavant infiniment moins communs ; au sceau ils sont désormais grands barons. réservés aux princes, aux comtes et aux Jean n'avait guère par lo châtelain nous ayons vu qu'eu financière, amélioré sa situation ainsi, de la rente assignée 1375 il était en retard pour lo paiement L'union contractée sur sa terre de Vitry , en faveur de la chaD'autics h Saint-Amé. créanciers, plus imWatier ne lo laissaient point en repos; notamment par ses ancêtres pelle dite Salve patients, Picquette, fils de Watier (I) itemay,/nrent. et &m et de demoiselle Roeusse Catel, et des sceaux de la FI., Paris, 1873. tn-l», II. no»{KMl (il Arc!), municip, n« toi de 1a Table. (3) ld.. n* 700. — neveu et héritier, par Jean do Douai duquel Dès l'an 1369 171 — sa mère, dé ce Jean Catel, à la bourse fois recours. avait eu plusieurs avait Picquette du souverain , Watier attrait son débi- le gouverneur de Lille bailliage faits et raisons et présenté à celui-ci les causes, pour obtenir pouvoir de faire exécution sur les biens du châtelain , lui. Suivant en vertu de l'obligation contre qu'il possédait teur devant à de juin 1371, rendue par le lieutenant Douai du gouverneur au profit de Watier contre Picquette, ledit Picquette, hérile châtelain au nom et comme Jean, sentence tier du mois de Jean fut déclaré Catel, bien « adhôritô » d'une sur le « gave » de la ville de en blé à prendre sentence du «joedi en Pasqueres»(6 autre avril) née du gouverneur, messire Jean condamna payer Catel. audit Watier la somme due rente Douai. Une 1385, émade Douai à à la succession de Jean Le châtelain, la chose en qui ne désirait quo traîner devant du noble et discret longueur,en appela les«seigncurs conseibdu du 8 juillet duc;mais par lettres, en date à Paris, aux gens de son Conseil duc de Bourgogne ordonna 1385,lo de suite, selon les usages du pays , le entre Watier de Douai, qui avait procès pendant Picquette, ses supplications adressé à son souverain châte, et Jean, lain de cette de la sentence rendue ville, appelant par le à Lille, de terminer gouverneur une somme , qui quo l'avait condamné le châtelain niait à payer lui devoir audit Watier (1). (1) Arch. départ., Ch. des comptes, U 910.010, 03f, 1031, 1033 et 13i6. Invent, sont, I, pp. 169,170. 100,101 et Î63. Contre l'appel interjeté par Jean de Douai, un mémoire fut présenté au Conseil du duc, pour faire juger que le châtelain était mal appelant; ce mémoire tst Ml, non-seulement en faveur de l'intimé, mais aussi pour le gouverneur de Lille, e'est-à dire en faveur du juge dent on prétendait appeler, — Voici de Jean partie un encore de Douai des biens document s'était — 172 qui prouve fait mettre en le créancier que possession il constate en même de son débiteur; d'une temps mises vivait encore en 1392: « Nefs et pontons que celui-ci en euwage , aians cause de Mons» par Wallier Piquette l'an iiij" et chastellain de Douay, à leSaint-Jehan Jehan, aie Saint-Jehan l'an iiij" et xiiij... recevoir xij (1392),pour Bacqués mis » etc. en euwage.... (1) de temps après (2), ne laissant point d'enfant de son épouse Mahaut de Le Vingne, qui lui survécut et qui devint dès lors châtelaine de Douai, de son chef. Il mourut Bien que peu la filiation entre ce dernier ses prédécesseurs ne soit immédiats, nière absolue par des titres explicites, de douter que Jean de Douai possible maison. Nous savons qu'il en portait le fief non-seulement qu'il possédait nie, mais encore d'autres maison de Douai, comme sur le et gavle Douai, pour justice prompte que erreur nous pas établie il ne nous d'une , ma- semble pas à laméme n'appartint et le nom et les armes; la châtelleprincipal, d'ancienneté â la provenus la terre de Wasquehal, la rente etc. d'une Néanmoins, par suite pas bien la source , le dernier maison a été confondu antique cette les châtelains biens » de Beaumez, que grossière, et dont erreur, châtelain de on n'aperçoit Douai de cette avec touche no l'exposions et définitive. I Quoiun domestique de trop près la maison de pas ici, afin d'en faire fi) Cahier sur la couverture duquel est écrit : i Pappler des euwage» mêlante le chasteUInede Douay ».—Arch. de la ville, n* 619 de la Table. (i) Sur 1-3document précité, on lit ces passages, qui prouvent qua te et pontons misé* en châtelain Jean mourut avant le il juin l3l)t:iNef< euwage par madame le chastelaine de Douay, à le Salnt-Jean-Bapllito l'»h mil ecc iiij»et xiij.... Ihequés.... i etc. —173 Voici dans elle s'est produite. Dans quelles circonstances un manuscrit de feu M. Guilmot, Extraits intitulé: (pages à la bibliothèque de 211, 212 et 128), et reposant publique notre ville (n°l078),l'infatigablechercheur douaisien donne, en partie, de Douai, funéraire de la châtelaine l'inscription dans le tome I" de l'Épitaphier de Maloqu'il copie, dit-il, volante annexée à la page 417 (1); tau, sur une feuille cett8dame comme « femme de messire Jehan y est indiquée de Douay, suivre cette Anselme chevalier fort renommé des réflexions inscription co mari fut son second ditque ». M. Guilmot suivantes fait : « Le P. ; il avoit été domesJean Piau. On lui et s'appeloit, tique du premier je crois, donne ici le nom de Douai et on l'appelle chevalier fort — On trouve, la mésalliance. dans renommé, pour cacher l'état de la maison de Philippe le Hardi de France, parmi et principaux messire ses pensionnaires Jean Pioofficiers, Ne serait-ce de Douai, che, chambellan. pas le châtelain Jean Piau ? Voir Histoire de que le P. Anselme appelle Charles de Saint-Remy, VI, par Jean Lefevre, seigneur tome I, pago 101», Et plus loin (page 485), ayant renconde l'usage des fiefs en tré, dans le Nouvel examen général tome II, page France, par Brussel, (Paris, 1750, in-4°, « 19 janvier 1346. Joffroi 754) ce passage: Piautt voyer du Mans, qui ètoit prisonnier en Châtelet de Paris, pour la ferme de ladite voirie »; toujours de la même idée, pénétré M. Guilmot te châtelain de Douai, Jean ajoute : « pour Piau ». fasse du domestique Or, il est faux que lo P. Anselme Jean Piau, le second mari do la châtelaine do Douai. On voit en effet,dans VHistoire et chronologique généalogique (Il La feuille a disparu du tome l" de cet EpiUphier, conservé » la Bibliothèque communale sous le n» 838. — delà 174 — maison de fira«ce, par le P. Anselme (Paris, royale tomo VI, pages 53 et 54), que Guillaume de 1730, in-f, et d'Alix, dame de SaintNeele, fils puinè de Guillaume fut«châtelain de Douai à cause de sa femme » ; les Venant, celle-ci « Mahaut de Wavrin, dame généalogistes appellent de Goussancourt de Goussan(1), fille d'Hector, seigneur court » ; et oes époux auraient eu : Jeanne de Neele, héritière de Saint-Venant et du Sauchoy, qui épousa : 1° Robert de Boulogne du roi, seigneur le Tirant, dit premier qui testa écuyer tranchant en juillet 1415 du Tronquoy, ; 2* Jean Piau , qui avait été domestique de son premier mari bâtard do ; 3° à plus de 60 ans , Robert, Saveuse n'en avait 21 , et avec , qui pas lequel elle vendit Ainsi, d'après Jean Piau tique veuve Saint-Venant P. de Commines (2). domes- le lui-même, n'aurait de Douai, pas épousé la châtelaine de Guillaume de Neele, mais la fille de ce dernier. Peut-être le à Colart Anselme dans est tombé M. Guillaquelle de mot, provient alors, qu'il avait que Jeanne Neele avait été, à son tour, châtelaine do Douai; ce qui est une autre comme nous le verrons tout à inexactitude, l'heure. Quant que à l'erreur, de l'idée la rectification précité de l'ouvrage Joff roi Piau , Jean faire au passage prétend de Brussel, à la place de pour mettre, Piau , le prétendu châtelain de Douai ; qu'il (l; I..; 5 avril IH0, fat rfçue a la bourgeoisie de Douai Marie de Waviln dite de Goi»aucourl, veuve de Jehan Lyauwart dit Birult, dont elle avait retenu quatre cnfints. (Arch. delavitl-», 1" rcg. aux bourg., t» xvlij v«.) Les généalogistes ont évidemment confondu notre Mahaut de Le Vingne avfc cette Marie de Wavrin, dont ils ont Mt en outre une dam* do Ooisaucourt. (i) < Noblo et puissant monieigneur Colhrt de Commines, chevalier, souverain bailli de U conté de Flandres s, fll cette acquisition en 1138. (Arch. départ., chambre des comptes, carton B 1531.) — c'est une erreur — 175 à cause delà chronoplus grossière, aulogie : car l'individu, âgé de plus de 25 ans en 1346, rait certainement fait un singulier amant et mari, 70 ans plus tard, en 1416, alors qu'il aurait eu 95 ans passés I encore Au surplus, M. Guilmot semble avoir abandonné ensuite cette idée erronnée, châtelain de Douai, aurait que Jean, été un domestique appelé Jean Piau ; car, dans le tome Ier manuscrits aux Archives (page 55) de ses Extraits reposant de la ville, à propos du de l'acte de bail sus-mentionné, 1" octobre il renvoie à 1387, passé par le châtelain Jean, celui du 16 janvier de Neeloet là 1395,passé par Guillaume châtelaine de Douai, comme nous le verrons et il ci-après, : « Ainsi Jehan était le premier ajoute cette réflexion mari, et Guillaume de Neele le second ». C'est une rectification très-claire. d'en Avant finir maison titre de Douai, de chevalier lo dernier avec nous ferons de châtelain l'antique en son honneur lo remarquer sur renommé, qui lui était donné à Saint-Amé. Nous de sa femme, l'épitaphe ajouterons et sa gloire aussi que sa noblesse devaient être bien éclatantes, puisque, longtemps après sa mort, vers 1418 au plus ou les exécuteurs testamentaires de la châtôt, les héritiers telaine avaient consacrée ci avait fort tenu â rappeler, de cette à la mémoire contractée quo le souvenir malgré un second mariage deuxième époux, Guillaume princière Enfin, Saint-Amé, l'inscription l'alliance dame, avec lui ; alliance autrefois honorable, dans s'en était conservé plus brillant de Neele, funéraire que celletellement très-vivace , encore ; en effet le était de la maison de Clermont. sur la pierre au milieu,du bleue qui choeur, se trouvait étaient en l'église un représentés — et une homme restes femme; du châtelain rence, c'était funèbre. Jean elle 176 r^ recouvrait de Douai, la«représentation»quise dont, probablement selon toute trouvait les appa- sur la pierre DE LE VINGNE, châtelaine de Douai (13931* de Jean, châtelain de Douai ; 2° de Guil14l8),épouse: de Neele. laume de Clermont 13.—MAHAUT DE LE VINGNE : De... billctôdo... Nous les armes établissons ainsi à trois croissants de la famille do... de Le Vin- comde la châtelaine, les sceaux et l'épitaphe gne, d'après vassal dé Bonde Le Vingne, binés avec le sceau d'Olivier dues en) 378(1). de la Qu'était-ce que cetto famille ? était-elle originaire En 1401, M'r de Le Vingne châtellenie de Lille? , proche de Rbubaix tenait, du seigneur parent de notre châtelaine, et en justice vicomtière, situé à Rouson fief de Le Vigne, au Riez de la Alàquellerie et au chemin baix, aboutissant de la Croisette du Prêt (2). Selon toute apparenco, elle était nobiliaire.On plus dotée de richesses que d'illustration du toutefois Mahaut était cousine que la châtelaine seigneur verra noble d'Inchy. La châtelaine, 45 ans, se remaria, vers âgée d'environ le noble chevalier Guillaume de Neele (fils puîné 1395,avec de Guillaume dé Clermont dit de Neele, d'Oifeseigneur de Poitiers en 1356, et d'Alix de tu.é à la bataille dame de Saint-Venant) Wavrin, ; c'est ce que nous apprend mont, (I) Arch. du parlem. de FI., greffe de Mélines, sac ne 1383. (t) Leurldan, llist.dss sttgn. de Roubaix, Roubili, 1801» in-8o,p»i07. — — 177 un acte du 16 janvier 1395 (v. st.), passé devant mayeur et échevins do Vitry :«Sont venus et'personnellement comGuillames de Neclles, monseigneur parus nobles personnes de Douay, et madame Mehaulx de çhastelains chevaliers, se compaigne et espeuse, chastelaine dudit lieu, à Vitry».Il à celuici— s'agit d'un bail semblable « vendent dessus : les époux », pour neuf ans, au magistrat do Douai, 450 florins d'or à l'ôcu moyennant (faisant Le Vingne, demourans 50 par an, comme yaues et pesqueries dans l'ancien « toute la rivière, mouvans des pons bail), qu'ils out à Vitery, de Biach », etc., « avec le manoir de le pécquerie », que la ville avait déjà pour neuf ans, par un bail du 1" octobre de ladite rivière, avec lesjovenes 1395;«pour, pesquerio, chisnes qui n'arient ledit terme » (1). enseigne, jouir pendant Le châtelain et de Flines l'abbaye qu'ils possédaient juin nant 1397, plaids du souverain le Gavenier soutinrent un contre procès et winaige » au sujet de leur « tonncjieu indivisément sur la Scarpe En navigable furent tenus au château, devant le lieute- au sujet de l'arrestation faite sur bailli, la Scarpo par ordre de Mfr d'Antoing et (comme Gavenier) de Nelle, « d'une nef et d'un baquetnapparMer Guillaume tonant à l'abbaye. le jeudi 19 juillet blirent leur droit par la rivière, L'an ville loue, 1398,'lo , « hault par cri La sentence 1403, do mener jusqu'à du gouverneur fut des religieuses, au profit leurs Douai, 20 juillet, homme et public , pour rendue, qui éta- biens, « à nef ou bacquet », sans payer do redevance (2). échevins do notre pardevant noblo M<r lo chastelain » trois ans, à 29 livres de (l) Arch. municip., «• 6W de la Table. fi> Arch. départ., Ch. des comptes, tnvent. som„ 1, p. J80.—Id., fonds de l'abbaye de Flines. Cf. Hautcoeur, Cartul., Il, p. 719. • CHAULAISSDI DOUAI. li — 178 — â année, * les droictures qu'il a et prend, son hiretage, sa femme, comme es nefs Flandres chaque cause de medame de c3?cste ville, en l'eschevinage par lo rivière, et avoir chi après déclarés, est assavoir : De cascune nef querquée de laingne {bois), deux faissiaux », etc., «et toute le droicture en à cause de vinage, qu'il prend, amenant, les biens ledite rivière du 9 juillet fils de feu Hamelle, 1407, Jehan devoir à «noble et puissant M«r Guillaume reconnaît Par acte Jehan, de Neelle, lain » (i). chl', chambrelench du roi nostre sire et castel- de 102 livres parisis, de Flandres monnoie Douai, , ledit chaspour le cecsse du visnage et tonlieu que prend la tivière de Douai, telain, à cause de se dite chastellerie.en lequel vinaigo et tonlieu doit tenir, ledit Hamelle, l'espace de trois ans, rendant par an 34 livres » (2). Cet acte est le deinier où apparaisse lo second mari de la et celle-ci redevint veuve vers cette époque. Elle châtelaine, de Guillaume de Neele, n'avait pas eu non plus de postérité de sorte que Jeanne de Clermont de Neelle, .héritière de Saint-Venant, que les généalogistes Guillaume (3), n'a pu naître que d'un Dans précédent une lettre du domaine Lille, donnent vers l'an 1400, adressée, de Douai à M" de la Chambre il y a divers renseignements sur le pour fille à mariage. par le receveur des comptes à » de «quartier fi) Arch. municip., actes en parchemin. Guilmot. Extraits, I, p. 153. il s'agit Ici du tonlieu ou vinage qu'avait le châtelain sur la Scarpe. (i) Id, contrits en chlrogr. Guilmot, Ettraits, III, p. 1273. f3) Le P. Anselme, VI, p. 51, dit qu'il épousa Mahaut do Wavrin, dame deGoussancourt et qu'il fut châtelain de Douai à cadse de sa femme; lo généalogiste ne mentionne pas d'autre alliance. Il y a eu évidemment confusion entre notre Mahaut de Le Vingne et une prétendue Mahaut (lises: Marie) de Wavrin, ainsi que nous l'avons déjà indiqué plus haut. — et notamment Douai, Mahieu du 179 celui-ci — : la châtelaine de Douai et lèvent à leur profit le«\vinage» d'Orchies, ce pont (1). â charge d'entretenir deaRasse», Caulant, pont Depuis meilleure temps la ville et le châtelain avoir et ils semblaient intelligence quelque l'un plaider contre l'autre ; mais c'était, vivaient renoncé une plutôt En effet', la grosse"question paix définitive. de Vitry était toujours en suspens, malgré à M" de Douai; successifs passés par le châtelain qu'une rivière éclata en l'année Douai disaient en à trêve do la les baux l'orage De la part de la ville, on procéda au plus beau temps comme en plein moyen âge, comme des guerres les bourgeois sortirent en armes, privées; marchèrent sur Vitry, où ils entrèrent de nuit pour détruire de les écluses ainsi que d'autres ouvrages, que les échevins 1409. préjudicier aux droits de la ville. Là dessus, devant la justice royale, plainte de la châtelaino, portée et grand arrestation de deux bourgeois do Douai; procès en première instance devant le prévôt deBcauquesne (2) * et en de Paris. appel au parlement Durant celle ce grave débat, du comte de Flandre surgit une et d'Artois, intervention, puissante à qui déplaisait beau- du pouvoir coup l'action royal sur ses propres sujets ; on sait en effet que la politique des ducs de Bourgogne, les nouveaux du pays, était d'éteindre insensiblement seigneurs la puissance du roi dans leurs possesssions patrimoniales. fl) Arch. départ., Cb. des comptes, 8* reg. des chartes, fo \j<>vj vo. Invent, som., Il, p. 149, col. î, (î) La prévôté royale de Beau^uesne, l'une des prévôtés foraines du Inilli*ge d'Amiens, comprenait, dans s«n ressort, lus comté* d'Artois cl de . Flan-Ire; elle s'étendait donc, le long do l'Kscaut, Jusqu'au delà deOmJ. Kilo avili été Instituée par le roi Philippe* Augnst\ Le prévôt conmlsnilt des ras roya< x, sauf appel nu parlement de p.iris. (Bouthors, Coutumts du bailliage d'Amiens, U, p. 191.) — Uno mission do cachet, 180 sous formo courtoiso, — do lettre close ou lettre par lo duc Jean Sans Peur à la mai 1409),pour la prier do so désis- fut doncadresséo chàtelainedo Douai(10 ter : « De conte de Flandres, par le duc do Bourgoigno, d'Artois et de Bourg*. — Chiôre et bien améo. Pour ce quo certain aucuns de n" villo de Douay, depuis temps onçà, à de nuyt, en v" rivière, ont esté armés et embrunchôs ' do do et de fait cause la terre vous appartenant à y Vitry, ediflices et autres escluse3 rompu et despeciô les vénielles, avons, par vertu do M«r le roy, des lettres patentes que sur co avez obtenues deux de nos subgets d'icelle nre villo do Douay sont détenus Et encores préprisonniers par le prevost de Beauquesne. Nous vous prions, et néanttendez à plus avant y procéder. estans en ladite rivière. Comme entendu trôsacertes, mandons, que sur ce vous vueillez désisaucuns à ceste cause, ter et cesser de plus avant poursuit', serons dcsdis de Douay, jusques ad ce que prochainement moins ferez très singulier plaisir , de nous le ferons envers nous, n,e ss' Chière et bien amée, très bon cuer et voulentiers. soit garde de vous. Escript le X* jour de may l'an mil cccc et neuf. (Signe) Sauls.— (Au dos) A nre chière et bien amée par delà. En quoy faisant, chose voulez ot se aucune la chastellaine Une sous autre la môme de Douay, lettre, dato, nous dame de Vitry (1). identique conçue dans une forme fut adresséo par le duc : « à nr" chier et et Nous vous prions bien amô le seigneur que d'Inchy sur ce vousvueillez désister et cesser, et faire désister et cesde plus avant ser la devant dite chastellaine, v" cousine, » (2). Nous verrons plus loin que le seigneur poursuir (i) Lettro close en papier, aux Arch. do la villo, n« 730 de la Table. fî) Id., lay. 1W. avait traité d'Inchy lenie après elle. avec 181 - sa cousine, pour avoir châtel- la les paities, réussit à accommoder de Bourgogno Les condid'une aliénation de l'objet en litige. au moyen au profit do la villo, par « noblo tions do la vente à lairo lo terre et rivière la châtelaine de Douai,«de damowmadamo Le duc de Vitry», furent lior, medemiselle novembre venredi22 Lo 31 janvier do la «scel Mehault arrêtées,«présent de Betencourt 1410 en l'ostel 1409, ledite suivant (v. st.), < » d'Amiens, baillye de Lo Vingno, Mgr Guillaumode M«r do Lo Vigne,chevase fille, et medemiselle chaslollainc Neelle, temps de sa vie chevalier, do Vitery», vendit sa mairie seigneur demeurant contrat nbblo le •». à Vitry sous passé dame dame madame do feu de Douay, veuve de Saint-Venant, à présent au profit lo au la on villo do Vitry, do la comde mune do Douai. Dès lo 12 du mémo mois, lo parlement saisi do l'affaire, du jugement du prévôt Paris, par appel de Beauquesue contre les l>ourgcois de Douai, vu l'intende se concilier, tion des parties avait mis l'appellation au ni frais (1). néant, sans amende Aux teimes du contrat du 31 janvier la châtelaine 1410, 3200 écus , co qu'ello à vendait, moyennant possédait : « mairie, héritaVitry «comme son aqueste»,savoir terres, ges, rentes, franchises l'évêque maison soing rivière, autres revenues, et libertés d'Arras. N'était quo elle a audit ». Les échevins yauwes choses, la rivière, drois, justice, seignourie, tenue en coterie do », ladite mairie pas dans la comprise tenue de Saint-Calixe vente de suite «de lieu, devaient et pesquerie, tantost après jouir prcslement»,et lo trespas do (1) Id., no» 733, 731 730 de la Table. « le do Chiladite de « toutes ladito damo les ». ~ — 182 de la rente dont la mairio était Indépendamment envois l'évêque, elle était après : à l'abbaye et un « tiercheron de Saint-Aubort, » de blé, avec 20 rasières on outre un chapelain de Saint-Amé, grange do Vitry; etau curé deux char,'éo rentes ci- grevée des 37 rasières uno muids coupe d'avoiuo ; à de blé livrés en la du chastel do Vitry, 18 rasières 2 coupes et 2« tiercherons»do le blé, 10 rasières d'avoiuo, tout livré en la dite grange 20 sols parisis , plus (I). L'ensemble do ces rentes ne devait être à la charge des le décès Douaisiens,qu'après do Douay joiront entièrement delà venderesse,«quant de touto ladite mairio lesdits ». Le rouleau en papier qui contient les clauses du projet de vente est muni, en trois endroits, en d'un sceau plaqué, cire rouge,dont voici la description: âla De....bWeté de.,., bordure de et trois croissants visible seulement à moitié cachés sous l'écu décrit son brochant au coupé, adossés de lambel et celui ci-après. sur le premier, semé i,r, de ; au 2', de..... de trois pendants de de à dextro A dextre, en manière de trèfles en pointe étant invisible, celui un autre ècus- de parti ; il est à deux bars de...., a un écuen Légendo: abîme S. de etau Mahault son veuvage, durant châtelaine, était à ses armes et à colles de son second époux. On sait en do Neele porte : De gueueffet que la maison do Clermont Ainsi le sceau de la les, semé de trèfles d'or, à deux bars adossés du même. Elles sont ici brisées (en forme de coupé, au lieu d'un civ.rteléj do d'un lambel, comme celles de Wavrin, brisées elles-mêmes portait, vrin, en de Fiance 1364, le maréchal sire de Saint-Venant (2). Robert de Wa- Cf. Preuves, n* XXXIII, XXXVIIÎ, XLVI. XLIX, LXIII, LXV. (2) Cf. le P. Anselme, VI, pp. 46 et 706. *flj — — 183 aux trois personnes, à l'acto Quant qui furent présentos du 22 novembre des proches do la 1409, c'étaient parents châtelaine. Nous avons donné plus haut un renseignement sur lo chev.ilier selle de Le Vigne de Bétencourt, fomme de seigneur Mahaut de occasionnés a été payé de madame Bôthencourt La demoiou de Le Vingne. ou veuve d'un gentilhomme, en Lo Vingno; par l'alfaire «à Msr d'Inchy, car Cambrôsis dans était , un compte des soeur de débours do l'achat pour de Vitry, il est dit qu'il Mad" de Betancourt, soeur la châtelaine, 100 couronnes », et par accord, fait à « madame » a été effectué a présents que le paiement » (i). Me d'Inchy, Martin de Goy et autres Dans un acte daté du jour de la Madelaino (22 juillet) Mmas Le Monnyer, bailli de madame Mo- 1413, figurea7Vi haut de Le Vingne, l'exercice des droits chastelaino de Douai do la ville sur le vaste a propos do terroir appelé des s'étant gens do Lalaing ou de fouir do la terre, aux Frais-Marais; depuis de l'herbe d'y faucher dits: », « au en Marisson, et un cours entre l'échevinage, permis endroits la rivière de dit le Boussart ; au Scarpo d'yauwe qu'on Grant mares, dit en plusieurs le lieu qu'on places, emprès été emprisonnés dans la Vièze tour les Arsins », ils avaient et condamnés les céréà aller sur les lieux pour accomplir monies d'usage, échevinale vendu résulte à la juridiction (2). La châtelaine château du tort causé en réparation mourut de Vitry, sa châtellenie, des documents au mois eu viduité de mars et assez 1418 en se la réservant âgée, en (v. st); elle sa vie durant; son avait cela ci-après. (I) Archives do la ville ; Guilmot, Inventaire analyl., III, p. 1193. (i) Arh. d* la ville; Guilmot. Invent, analyl., II, p. 473; n» 755 de la Table. - 184 — un procès qu'eut, en 1422, avec la villo, lo nouveau il dit quo « leu M,r d'Inchy, son pèro, acheta la châtelain, de madame Meehastollenie, depuis certain temps enchà, Dans hault dame raient do ladite do Le Vingne, pour en jouir après la mort et son fils demeu; que alors ledit feusoignour d'Inchy à cinq ou six lieues de en la ville et chastel d'Inchy, demeurait à Vitry, à deux Douai; que ladite vendoresse ladite vendition, ladito deflieues de Douai; quo auparavant et qui faisoil, functe estoit anchienne simple femme par ladite chastellenie ; quo après le gens eslranges, gouverner ledit feu M*r d'Intrespas de ladite feue dame, qui survesqui son père, chy, » (1). actuel L'an la chastellenie vint es mains du châtelain lo 5 mai, comparut devant échevins Jaquedo Douai,«et mart Bel, bourgeois remonslra que, en temps Mehaut de Le passé, il avoit presto à noble dame Madame en son vivant de Douay, la chastelaine deiTunte, Vigne, somme do 15 couronnes d'or de Franco. Et depuis, ladite dame, 1422, elle estans recongnut,présent mart Bel ledite icelle ladite devers depuis somme. en ion pluseurs lit mortel, en la villo personnes,devoir la causo dite. pour somme, de vie à trespas, sans Et depuis so seroit les exécuteurs du testament lui trais faire do Vittry, audit JaqueEstoit satisfaction allée de fois plusieurs et eulx requis d'icelle, et somme. A quoi ils eussent et sont prest de le payer, des par de ledite que il fust contentez ont respondu que ils estoient biens de l'exécution, où cas qu'il appara deuement que ce lui soit deu. En requérant à nos dis pers {les échevins), à olr les tesmoings, grant instance, que il leur pleuist que sur ce il administreroit de ladite somme, pour le vérification (1) Archives de la ville; Guilmot, Inventaire analytique, I, p. 320. — et quo lettres si avant que do certification, — il peust avoir apparoir, si avant pour lui valoir à sa preuvo, Et sur ce, nosdis pers, en ottemprant do co donroit. que raison à la requeste dudit Jaquemart serement Du : sire Bobert Caignicourt, 185 ot Maroie feroit Bel, Puch, oiitoy et examiné preslro, demourant cappelain à Vittry, Mauduito, icelui Jaquomart. par de tes- Par lo déposition produis par leur est apparu que, ou mois de mars qui fu l'an desquels, elle estans gissans de Lo Vigne, 1418, ladite dame Mehaut en en son lit, atainto de maladie en son hostel corporelle, moings au devoir recongnut emprôs Douay, dénommé ladite somme Bel, lui estans presens, Jaquemart de 15 couronnes d'or, pour prest à elle fait par icelui Jaquemart, à deux fois, volt et ordonna que, si ello aloit de vie à lo villo do Vittry biens , sur ses plus quo il fusl payez, appareils somme ; et a\a,lendemain d'icelle recongnoissance, ladite dame de vie à trespas. De laquelle recongnoissance et de la prosècution Bel nous dessus dite, yceli Jaquemart trespas, d'icelle lettres. requist Lesquelles accordées » (1). ces présentes nous lui avons son souvenir Longtemps après le décès de la châtelaine, était encore religieusement à Douai par quelques conservé à se louer de cette personnes, qui avaient eu sans doute noble dame. Ainsi du 29 août 1425, par un testament Ernoul de Goy, bourgeois de Douai, fonda, pour être dit, en tel lieu et par tel prêtre testamenquo ses exécuteurs taires voudront, un « trentel » (une trentaine) de messes de en faisant Requiem, prier exprès pour l'âme de défunte Madame Mehault de Le Vigne, jadis de Douai. chastelaine (1) Arch. de la ville, reg. aux contrats, 1421-14*3, f» 30. Le mémo, qualifié vela cette fondation cetto fois écuycr, bailli de Douai, du 23 août 1438 par testament En l'église collégiale on voyait une sépulture un homme représentés avait une estoit où il était de écrit moult noble de Douay et fem* de mess* Jehan nommé. lan 14.. Qui mourut Du côté de l'homme à trois renou(1). de Saint-Amé, au milieu du choeur, bleue, où étaient basse, de pierre et une femme ; et â l'entour il y lame de cuivre La dame - 186 étaient que ligné, de Douay ces armes : De... : chastelainc chlr fort re- billetédo... croissants Et du côté de do..., qui est de Le Vingne. la dame: Un écu on losange, ci-dessus, parti, le l'r,comme et le 2J, écartelô, aux 1 et 4, do Clermont de Neele ; aux 2 et 3, de Wavrin brisé d'un lambel de trois pendants (2). C'était la tombe telaine de Douai, de Douai, et en Neele, sire de Madame Mahaut veuve en premières secondes noces de de Le Vingne, noces do messire messire châJean Guillaume do do Saint-Venant. 14. — BAUGOIS, chevalier, do Douai (1418-1450), époux D'INCHY : Fascô d'or seigneur d'Agnès et de sable et châtelain d'Inchy de Heilly. de six pièces, à la bordure de gueules. Antique Nous châtellenie maison, avons vu passa illustre en Cambrésis et en Artois. que c'est encore par une vente, que la de la famille de Le Vingne dans la maison (i) Id., reg aux contrats. I424-1423, f» 126 v».—Id., testaments en chirographe. Guilmot, Extraits, III,p. J140. (i, Guilmot, Extraits divers mss., n° 1078de la Bibl. de la ville, pp. 211 et à 12. D'après un Epitaphier de Malolau. — 187 — ; la châtelaine qui était cousine du soigneur vivant traité avec lui, probablement d'Inchy vers cette époque-là, et lui avait vendu son office féodal, à la condition de le conserver tant qu'olle vivrait. Toutefois co ne fut point co seigneur-lâ à Mahaut de Le qui succéda Mahaut, en 1409, avait d'Inchy mourut Vinguo, puisqu'il 1415 ; mais ce fut son fils, comme l'appelle Monstrelet, ce dernier que fut Il y avait, dans fut vendue à Douai 24 avril 1433, à la bataille « le jeune eu d'Azincourt seigneur », d'Inchy il nons apprend aussi quand fait prisonnier à la même bataille (l). la collection du président Bigant, qui en 1860 (2), une charte du intéressante ainsi : « Baugois, d'Incommençant seigneur de Douay, chastelain et nous Agnès, dame chy, chevalier, dudit lieu d'Inchy, de Ueilly et do Pas en Artois, de notre très honnourô et doublé espeuso seigneur » Ces époux nommé. Salut. en fief, au érigent do Pas, fils de feu Pierre, Chariot les biens situés que ledit feu Pierre avait tenus en « censsel »ou femme et dessus de profit à Ueilly, à coterie, et du pré Fla- du champ nommé les Larabergues l'exception du consentement de Révérend Père en got ; « à condition Dieu notre très honneré M* 1 {l'abbé) de Corbie, seigneur nous tenons en parrie notre terre de Heilly, à cause duquel de son église».Les deux sceaux ont été arrachés. est Heilly un village D'après 707, 708, du canton de Corbie, Carpemier {Histoire 858), Baugois arrondissement d'Amiens. de Cambray, tome II, pages marié à Agnès, « dame de d'Inchy, fl) Chronique, Paris, Renouard, 1859, in-8», III, pp. 113, 120. (2) Catalogue des livres, manuscrits etc., p. 1%, w> 12. Cette pièce repo-e actuellement aux archives départementales, où on l'a placée dans le fonds de la Chambre des comptes. Elle est analysée inexactement dans l'Inventaire sommaire, 1, p. 364, col. 1, et la dv ,e de Heilly y est appelée dame de Ailly. - 188 - ot do », serait fils de « Jean, sire d'Inchy, de Rivery de « Gérard et de Laurence », et pelit-fils de La Plancquo du pèro do Bau»; mare .quant au prénom fait très-certainement erreur: car nous gois, Carpentier avons dans lo fonds vu, aux archives dépaitementales, Holly N et do Pas homme , un acte de « noble Guerard, seigneur chevalier », du 9 mars 1401 (v st.) ; et vers 1415, d'Inchy, messire Gérard, seigneur d'Inchy», portant les armes pleines de sa maison, littéraire était de l'association connue » sous le nom de « La Cour amoureuse de France (1) ; c'est donc Gérard et c'est lui qui fut qui périt â Azincourt, lo père de Baugois. d'Anchin Baugois d'Inchy au grand livre do figure honorablement les chevaliers dévoués à la bril- l'histoire, parmi lante maison de Bourgogne. de temps après sa captivité, En il 1417, c'est-à-dire bien peu Jean lo duc accompagne de France contre les Arma- dans son expédition Sans-Peur, gnacs. Ses gens, logés au village de Sours, à deux lieues de où il s'était retiré «pour la sûreté de son corps », Chartres, furent assaillis durant la nuit; un grand par les Armagnacs nombre furent pris et l'ennemi même de l'étens'empara dard du seigneur dont était «go uverneur»lo bâtard d'Inchy, de Thian. Mais ni lo frère du seigneur ni ledit d'Inchy, bâtard n'avaient été pris ; ce dernier jura de ne pas revenir sans savoir « quels gens o'étoit qui emportoient l'étendard de son seigneur misa leur poursuite, avec quel»; s'étant il atteignit les ennemis, ques troupes qu'il avait pu rallier, les mit en complète déroute et recouvra l'étendard (2). Le 8 juillet 1421, le seigneur d'Incy accompagnait le duc H) Bibl. nation,. Ms. fr. 10469, p. 10. — Cf. Souvenirs de la FI. xcall., XV, p. 156. (2) Cbroniq. anonyme, imprimée à la suite de La Chronique de Monstrelet, VI, pp. 236, 243. — de Bourgogne Philippe allortrouverle d'Amienspour fut du Baugois d'Inchy vaillammont combattirent gens août du dauphin, tandis 1421), gnons s'enfuyaient nant leur seigneur. devant la ville Parlons lain; le celui-ci Bon, quand roi d'Angleterre nombre petit avec le duc à la rencontre à Mantes(i), chovaliers qui des Philippe, de Mons en do Calais défendue de ses d'abord mentionnons par faits et gestes châtelain qu'avaient peut-être lieu. ne L i Vimeu (30 ot mouvant l'acquisition de Brebiôres (2). comme et puissant 1419, « noblo seigneur voisine chevalier terre », d'une d'Inchy, alors le « manoir du Mares qu'on appelait nomme lo château du Gônois; aujourd'hui à Corbehem contre les Anglais juillet situé partit des capitaines bourguique la plupart lâchement au premior abandonchoc, En 1436, il se trouvait avec le duc, maintenant et tout — 189 châte- que fit, le 2 monsr Baugois de notre ville, » et que l'on c'était un fief (3). Lo nouveau do Vitry d'été la maison , plus des siècles, ses prédécesseurs, euo, pendant lo manoir du Mares était-il destiné â en tenir possédant A peine est-il en fonctions, il qu'aussitôt cès avec la ville, pour revendiquer certains de la banlieue et les chemins pâtures appelés entre en prodroits sur les » et « flégards ». Une plantis et notamment le droit de « «waresquaix», sentence arbitrale du 14 septembre la contes1422 termina « noble et puissant entre tation monsr Baugois, seigneur chastellain de Douay », et les chevalier, seigneur d'Inchy, échevins de la ville ; elle reconnut à celle-ci la propriété (1) Id., VI. p. 296. (2) Monstrelet, IV,p.6C; V, p. 246. (3) Souvenirs de la FI. vallonné, Douai, 1861, in-8», !, p. 135. — des arbres lain croissant la propriété sur les marais de ceux existant la porto Saint-Eloy jusqu'au à l'endroit c'est-à-dire où mouvant de la châtellenie. confirma cet arbitrage, L'an 1422 1427,1e ou pâtures, et au châte» hors sur les « warechais « Saut se bonnel» (saulo borne), fief de Plachy, de la gouvernance trouvaille Une sentence en conséquence de«lottres»émanées de Douay, chastelain ched'inchi, de « Baugois, seigneur valier et chambellan do 26 septembre — 190 M" le duc de Bourgogne dovant échevins, châtelain », «lu (1). 13 décembre, Baugois, seigneur d'Inchy»,chevalier, Jehan fils do feu Jacques, d'Arras, et Gillot « mons' de Douai, Le Machon, « salus », créent 200 florins d'or nommés uno moyennant rento do 22 « salus de », à deux vies {2). La constitution rente viagère était l'un des modes usités alors pour contracter un emprunt; et il est probable et Le que lesdits d'Arras Machon, cipales, dansl'acto comme quoiqu'indiqués n'étaient en réalité quo les cautions le véritable châtelain, que du temps. emprunteur : c'était parties prinsolidaires du aussi uno prati- Le 20 juin 1435, « sire Jean duFay, procureur prestre, de hault et noble M" d'Inchy de Douai, », châtelain pour« navieur de la somme suit Pièrot d'Arras, », en paiement de 40 sols, « pour l'eu wage 80 muys ou nef, portant à Piérart « laquelle Du Sentier, environ », qui appartenait au droit dudit chastellain, en l'an nef fut mise en euwage et des droittures et 1431, et duquel euwage pour ce deue à payer, ledit Pierot d'Arras estoit demouré appartenant pleige {caution) dudit Pierart d'une (3). fl) Arch. municip., no 791 de la Table. (i) Id., contrats en chirogr., Guilmot, Extraits, III, p. 1309. (3; Arch. de la ville, reg. aux sentences de l'échovinage de 1435, f» 13. - - 191 non moins Lo châtelain, quo ces prédécesprocédurier feudaavec un autre fut longtemps en contestation seurs, U y a, aux do Saint-Albin. le seigneur Douai, m!;: en parch ou rouleau archives do la villo, un rotulus entre» noble et relatif à un procès â juger par les échevins, et noble homme M*r d'Inchy, châtelain do Douai, puissant » (i). do Saint- Aubin ctdeFresnoy,escuier Johan,seigneur taire de il s'agissait. Les échevins, »du bailli de Douai, avaient ctacalenge vidu demeurant à Escarpe)-lez-Douai: Voici co dont livres dedouisiens ladite amendo et banisseraont, au droit et pourflit sur les poursuites un indicondamné 1° «en de amende x du cas, l'exigeanco de M" le duc et de sa selon de lx sols un denier de Douai»; 2*«en autre amende do la ville et ce, pour avoir foui sur lo warescais douisiens, de et de la rivière et èchevinage, assez près d'Escarpel ville Scarpe, seconde derrière amende, Jehan procureur nait au fief delà des l'abbaye M" d'Inchy, de Raincheval » (2). châtelain de Prés de la A l'égard Douai, ou son apparteprétendait qu'elle ceux tel droit, de tous châtellenie,«ayaut sur et entrcprendent de fouir et chacun qui s'entremettent et dudi; sans autorité de loi {du magistrat) le warescais, de « Jehan de chastelain» ;mais Jehan Du Pont, procureur escuier, Saint-Aubin, rie de Saint-Aubin, Douai», disait seigneur au lieu au contraire que de la juridiction dit Delà qu'on etseigneuen l'iaue son maître les mêmes avait où de Saint-Albin, et que l'endroit en sa juridiction 1435 (v. st.), Le 14 janvier l'on avait foui an était. après « pour fut faito à quinzaine, remise l'exposé de l'affaire, droits flj Id., lay. 108. f2) La première abbaye des Prés se trouvait hors de la ville, contre les g|;icis,entre le vieux chemin menant à Dorignies et à Escarpe],et la Scarpe; l'endroit où elle s'élevait s'appelle encore aujourd'hui le «champ do la Croisetto », Elle fut transférée en ville l'an 1477. - - 102 »; le 2 juin 1436, noupreuve offorto par les parties velle remise à quinzaino durait encore on (1). Lo procès mention 1437, d'aprèsuno ajoutée au dos delà senjuillet et lo châtelain tence arbitrale intervenue en 1422 outre faire la ville. les unes On voit dans donc les combien autres les étaient enchevêtrées des attributions prin- villo ; nouvelle feudataircs de notre preuve cipaux do co quo nous avons répété fois déjà, quo ces plusieurs de la prévôté, du Gavèno différents fiefs de Saint-Albin, avec la chàtellenio , etc., si souvent eu conflit inextricable devaient grand leur naissance fief du châtelain Il y a d'autres 1436 et 1437, à des « eclissements » successifs du do Douai. lo tribunal en échevinal, procès devant dans nous trouvons lo châtelain lesquels engagé. « Sur ce quo nagaires Jehan de Baincheval, procureur de hault et noble seigneur de monsr castellain d'Incy, et aussi Douay, et do monsr de Montmorency {Gavenier), Jehan à cause de sou fief qu'on dist l'esculier Cordewan, en la ville de Douay » (voir 6e chapitre , article 1"), etc., «• Jehan » et autres « sergans à vergo » (serPaitimoulliet « pour le droit et portion appartenant de ville), en « a voient fait adjourpropriété à ladite villo », demandeurs, nor Jehan Lo Verd , marchant do sel, et à l'encontre de des droits de winage de sel, pour la part luy, fait demande gents de chacun d'eul.x, d'une en cesto ville, défendeur venu clos et fermé navée de sel admenée , lequel soutient en touniaux ou queues, par le rivière que son sel étant il ne doit rien » ; fl) Ar:h. de la ville, reg. aux sentences de 1435, fos 88 et 159. — uno sentence du 18 août 193 1436 — le condamne à payer l'im- pôt (1). Le procureur du possesseur « pour avoient l'office fait du châtelain et do M. do Montmorency, le fief de l'Eculier et le procureur de la ville des sergens à vergue de la villo, demandeurs, adjourner et manans à Douay, chacun pour » des marchands défendeurs co qui gées do sel ». Les défendeurs que pour une seulenef,«mettant naige, do sol, « bourgois d'eux le wi- , prétendant lo concerne, de deux ne prétendaient en fait qu'ils nefs char- payer le droit auroientacaté ou pays lo querque de uno nef do sol, portant 28 quartes, mesure du pays, qui est querque commune pour une nef, selon l'anchien usé et entretenu en usage et coustume, telo marchandise, lequelo querque amener par le rivioro , tout en une de nef, de Gant jusques on lo ville deTournay, fait mettre ledit sel en deux Tournay sel ils avoient jusqu'à et en nefs , en fait et Gant, le ville de dellàulte fait amener, à'eicarpoise (2j, et dudit lieu, par le rivière, en le villo de Douay, en paiant, à tous les passages là où est deu, tel droit qu'il est acoustumé de paier pour winago une nef seulement ». Ils concluaient à no pas payer plus, et le procès fut jugé en leur faveur, lo 15 octobre 1436 (3). noble et puissant sei1445, lo 17 novembro,«hault, M»' Baugois dudit lieu et gneur chl*, seigneur d'Inchy, chastelain de Douai « le droit de », loue à un particulier et vinage que a,à présentledit chevalier à Raisse, pontenage En fl) Id., reg. aux sentences do 1436. f» 33. (2) On appelait ; nef es.vupoisa » un bateau de dimensiuu fixée, destiné à naviguer sur la Scarpe et non ailleurs. f.'V Arch. municip., reg. aux sentences de 1430, f» 57. CHÂTELAINS SE DOPAI. 13. — 194 — . en tels droits, profils et droitures qui s'en et que on a acoustumé prendre et avoir, chacun an, ce de trois ans, en rendant, de Flandres monnoie peuvent escheyr, le terme et espa36 livres parisis » (1). Pour ne rien omettre, signalons des travaux exécutés à la Vieille tour, par ordre du châtelain, vers 1450, ainsi qu'il ressort d'un article des comptes de la ville (2), ainsi conçu: du Payage, et Jehan de Court, escuyer, fait à eulx, chastelain, par les pour l'accat bailly de M'le six hommes, ou nom de la ville, de xij navelées de roulle et moillons, sur la place de la viese que avoit ledit seigneur Payé « à Robert pans de murs , il a fait démolir et abattre sur ledite place , que nagaires accatè au prix de quatre livres chacune navelèe prinse audit lieu. Font xlviij livres. Plus ung monch de autres tour, venant pierres de plusieurs corbeaux, dits murs lvj livres du demolissemeut chimaies, et autres fâchons, coiriaux ediffices de certains si comme et aultres d'illecq seulles, listeaux, venant des- parties : viij livres. : - ». Au surplus, le vieux passés, devenait de jour Somme témoin muet monument, en jour moins habitable des âges et plus malsain. Une épidémie l'attenqui y régnait attira même tion du magistrat, à cause des dangers couraient les que Le 6 avril 1456 (v. st.), en misérables qu'on y enfermait. « pour ce le bailli et les échevins consentent, «quaresme», de maladie de que esdites prisons y a, de présent, mortalité ce que les gens qu'on enverra «es prisons de impedimye»,à la ville, que on dist en le viese toqr»,puissent être enmenés fl) Arch. de la ville, reg. aux contrats, 1443-1448, fe 03 vo. (t) Arch. de la ville, reg. aux comptes, 1480-1, semaine du 16 novembre 1480, fe 6» v*. — 195 — sa propre maison, Poulie, bailli du châtelain,dans par Pierre sauf à lui â en répondre long(1). Nul doute que, depuis n'avaient fui cette demeure. temps , nos châtelains Nous en avons date de son décès. en 1467, Gavenier Groisilles, épousa, — PniLippE, châtelain de Douai 15. et époux: C'était notre la ; on ignore Baugois d'Inchy L'une de ses filles , Antoinette , d'Inchy de Montmorency, de seigneur Philippe aussi dernier de Douai. (Voir 4* chapitre, article III.) chevalier, , de Saint-Pol. un grand châtelain. à la journée le roi Louis XI) força chevalier avec et de Pas seigneur d'Inchy fils de Baugois d'Inchy (1450-1464), 1° de Marie de Blois, 2' de Marguerite de Luxem- bâtarde bourg, fini seigneur que Philippe , d'Inchy il avait été fait Jeune capitaine, de Dieppe, quand le dauphin (depuis, à lever lo siège de cette Anglais que son père, il ville, le 15 août 1443 (2). Plus heureux ennen'avait dans les rangs des anciens pas dû combattre mis de la France. Lors belles les de la guerre du duc Philippe le Bon contre Gantois qui étaient venus Audenarde assiéger la Pâquode 1452 , le seigneur miers qui répondirent à l'appel fut beaucoup moins honorable d'Inchy de leur fut l'un prince. à la bataille de les re, vers des preSa conduite Montlhéry (Ij Arch. municip., cartul. R , f» 75. Cf. 988delà Table, où l'on a Imprimé impedivine au lieu doimpedimye, épidémie. Encore on mot, prétendument nouveau, à rayer des glossaires. (I) Monstrelet, Chronique, VI, p. 80. On trouve aussi un Eustache d'Inchy, armé 'chevalier, en octobre 1437, quand les Bourguignon? assiègent Le Crotoy défendu par les Anglais. (M„ V, p. 313.1 Est-ce un frère ataé de Philippe et qui serait mort jeune? — 196 — son jeune où il prit la fuite, abandonnant de le Téméraire, dès le commencement seigneur la panique l'action; jusqu'au pont de Saint-Cloud l'emporta et de là jusqu'à Pont-Sainte-Maxeuce , sur l'Oise , où il (16 juillet tomba 1465), Charles au des gens du roi, pouvoir de l'armée capitaines bourguignonne, signal d'une fuite houteuse (1). avec autres plusieurs qui avaient donné le Le chroniqueur dote assez curieuse aussi une anecJacques Du Clerc rapporte sur « Fhilippe, sr d'Inchy », qui, ayant a fille du sr de Treslon sa femme, » , se en Hainaut vers l'an 1460, par un imposteur, abuser, qu'on ap- perdu laissa un spirite: celui-ci faisait croire que la a et feit faire au sr d'Inchy lui apparaissait; moult elle , et dire messes pèlerinage pour plusieurs maintenant pellerait défunte de et donner aumosnes ». Tout le monde, d'ailleurs, plusieurs « par toute la comté d'Artois cette erreur et ail- partageait leurs », « mesme fut appréhendé et en l'évêque diable les princes et seigneurs ». Cet individu à Inchy, mené à Cambrai dans la prison de fin de compte brûlé comme « familiô du » et hérétique. veuf de Marie de Blois, fille du seiPhilippe d'Inchy, avec Marguerite gneur de Trélon, prit une seconde alliance do Luxembourg, du trop fameux bâtarde comte de Saintde France, en 1475 (2). Pol, connétable décapité (1) Jacques Du Clerc, Mémoires, II, p. 19. III, pp. 29 et 30, IV, pp, 164, 173 et 171; Bruxelles, 1&15, in-i«. — Jean do Unyn'iB, Us Mémoires, Mon?, isi2,in-8o, l,pp. 15 et M.—Cf. Ms. 631 d* la Bibl. publique de Douai, f»88 vo; Chronique de h maison do Bourgogne et de la ville de Douai, 1369li/7, compo«t5par un Douaisien, apres l'an 1480. Annotes (if Turph, Comitum Tercanensium (comtes de St-Pol) hislorici. Douai, 1731, in-So, p. 270. On sait que lo connétable était seignour d'Oisy , ville 1res-rapprochée de la terre d'Inchy en Artois. En 1434, notre Philippe d'Inchy était gouver* ueur et bailli d'Oisy. — 197 — était parIl y avait peu de temps quo Philippe d'Inchy mois d'avril venu à la châtellenie, 1450, il exerça lorsqu'au dans une expédien personne les devoirs de son office, certains tion entreprise par la commune pour aller détruire faits ouvrages «oultrelo Scarpe, sart, par en alant vers les moines chastelde Lalaing d'Anchin, vers Raisse, » ; il y avait de la lo long le fossé du Bouset là « rouillies do plat l'un de quesnes et de halos, couquiés empechemens la navisur l'autre»,ainsi que des plantations, qui gênaient aet ne pooient les nefs passer que àgrant gation, péril ». La dans le registre, NoelPollet, longue relation qu'a consignée du lundi 13 avril de l'expédition confor1450, après Pâques, entreprise par la commune, à l'antique mément constate usage, qu'y ont pris part : le et les échevins,« messins Phe, s" d'Inchy lieutenant-bailli, second clerc juré de laville, de Pas, chastelain de Douay, avec ses varlets, chevalier, de sire Jehan du Fay, son receveur A Douay, chanoine de la de laville, des archers du grand confrérie des « navieurs, serment, carpentiers, » etc. La relation constato pionniers, bosquillons authentique : observé ordinaire a été soigneusement que le cérémonial Saint-Amé », les deux «Et clercs lieutenant, tappa, ledit au nom de M" le duc. Et faire ledit demolissement le premier cuignô, cop d'une fist ledit seig' chastelain puis, depuis lo point du (1). Et y mon, à solel couchant. Et s'en revinrent, les eschejusques et officiers, soupper en halle, et les ouvriers vins, chastelain furent ». paiez de leur journée, paine et sallairo jour (1) < Nous ou nos baillieusde Douay, parto chastelain de Douay et par les hommes ou |.ar le eommunité du le ville de Douay, soumes tenu et atteinte* portées a la propriété des mirais, serons plainement&.imender»les pâtures et eaux dépendant de la banlieue. (Charte du comte, du mois do mal 1141. Cartol. T, f' siiij; no'43 do la Table.) — 198 — par un bon les généraux aux frais du peuple, n'était n'avait du reste présenté aucun danger ; l'ennemi avait d'un seul moine , qu'on apparu que sous la forme et en affectant de ne pas le laissé parler sans lui répondre, , qui L'expédition repas que s'offraient devait voir, conformément entre les chefs. au ainsi plan se terminer de campagne arrêté la veille M' ajoute encore : « Quant tout fu défiait, chastelain de Douay, fist prendre tous lesdis had'Inchy, en deux les fist mettre et querquier los, quesncs et pillos, ou trois nefs qui là estaient, et les fist, par ledite rivière , La relation à lui appartenans, les fist mettre et desquerquer à le Viese tour, ce que les maipour riens , sourfaix et empechemens sont à son droit, et il les admener doit à Douay.Et faire hoster Dans une comme et démolir à ses deppens » (1). du mois judiciaire 1462, faite par des officiers de la gouvernance, tion de Jean Le Couvreur, bailli du châtelain information de septembre il est quesde Douai (2). est surtout connu chez nous par la vente Philippe d'Inchy au profit de la ville. Cette acquiqu'il fit de sa châtellenie, sition fut, pour les échevins, une importante affaire, qu'ils traitèrent avec soin et sollicitude, En novembre à-dire il y eut « conseil » de la ville, c'esta régnants » convoquèrent, suivant les résolutions les d'un intérêt majeur, 1463, les échevins que l'usage usité pour deux échevinages ou précédents nombre de notables qu'un certain vins. En cette assemblée , il fut (I) Arcb. de la ville, cariai. II. f* lij. fl)H.,lay.89. les deux laissés exposé « tours », ainsi au choix des éche- qu'on savait que — « Mr Phe, seigneur d'Inchy, avoit intentionné vendre sa entendait l'achat pourfitable melloit», Il fut résolu faire que Le de ladite - 199 chastelain chastelenie chastelenie la ville • ; et que pour en demandait « la somme d'acheter se pouroit marché fut de Douay, voloit et de Douay ; qu'on estre bon , utile et « M'de qui s'en francs ». Vilers, de trois mille la châtellenie, la meilleur «pour pris ». conclu, • bon ladite somme, le jeudi moyennant l'hôtel de la Teste d'or, « où estoient » de Vilers. 1463, » , en s" d'Inchy et werp , bon i" décembre lesdits argent Le jeudi 23 février 1463 nouvelle réunion du (v. st.), le prince le faisant des difficultés conseil, approuver pour à cause des arrière-fiefs de la châtellenie contrat, , qui lui « Messieurs devaient le service militaire. de la Chambre des avoient comptes 1' que M le duc ne soufse les ledite chastelenie, dit et adverli feroit point que la ville possessastde fiefs qui eu sont tenus do lui demeurent les hommages « qu'on résolu ». ne lui demeurent de avoir poursuivra s*r lo duc lesdits à mondit délaissant tenus En conséquence, ladite chastelenie, tenus de lui, sans en riens ne autre avoir son otroy » (i). L'autorisation lettres du 3 mai 1461 (2). patentes Afin do fournir claration « auditeurs par Mf fut passée toute de lui, fiefs chose du duc fut doniiée aux du roy en laville ». « Nobles le bailli d'Amiens en et hommaiges , paier à lui pour acquéreurs, 1464 , le 3 juin et cité de Therowane, garantie à Térouane et que il fut demoiselles, une par dé- , devant establis demoi- (I) Arch. de la ville, le' reg. aux Consaux, ht 1* v» et 16. (Si Id., n« 1058de U Table.—Van* le compte de h ville de 1404-1465, la da;e du S juin 1464 est donnée comme celle do l'acquisition de la châtellenie. — selle Jehenne d'Inchy, 2G0 - vesve de feu Anthonno Quieret, en sa et de Ramecourt et de Pipemont, et seigneur 1 seureurde Mer Philippe chevalier, seigneur dudi d'Inchy, lieu d'Inchy et cha'stellain de Douay; et d,1Ie JehenneQuiedemoiselle Jedudit feu Anthonne et de laditte refte,fille vie escuier « fils et seul d'Inchy », exposèrent que M*r Philippe, hifetier d'Indo deffunct , seigneur monseigneur Baugois et à autrefois , à sa soeur Jeanne chy », ayant abandonné la terre et seigneurie de Beaumont, vade celle-ci, l'époux henne terre avait laquelle parisis de rente, été promise en mariage par feu Mgr Baugois à sa fille Jeanne; elles consentaient toutes deux à ce que M«r Philippe pût environ lant aliéner droit cent livres la châtellenie de Douai, et elles renonçaient à tout sur elle (1). Pour autant l'histoire de nos compléter, que possible, il ne nous reste plus qu'à examiner ont châtelains, quelles été leurs résidences diverses tant à Douai qu'aux environs. Nul doute leur que la Vieille tour n'ait été, à l'origine, demeure habituelle on ; à chaque pas, dans leur histoire, en rencontre la [preuve évidente. Témoin cette chapelle tenait à qu'ils y avaient fondée, et que chaque génération enrichir héréditaire envers Saint; témoin cette générosité n'oublions Amé, leur paroisse; pas non plus les précautions que prend ni fenêtre, un châtelain, de faire ni « huis pour défendre ni vue, ni«salie»,ni«basecambro».nianokiere», », 1260 il cède à Saint-Amé une «pardeversletor», lorsqu'en de son manoir de la Vieille tour. Preuves, n° LXI. parcelle Ce devait antiquo être uno triste cependant avec ses murs épais monument, (1) Arch. de la ville, n« 1000de la Table, demeure quo cet de 20 à 25 pieds, — avec sa cour 201 et sombre humide — un avec de puits, malheureux voisins I Un tel séjour ne prisonniers pour convenir du XI» siècle et rudes pouvait qu'aux générations fut une duXlle.Aussicroyons-nousqu'ausièclesnivant,qui de transition, époque que celles de leurs comme les châtelains,aux moeurs commencèrent prédécesseurs, moins âpres à déserter d'en disputer le séjour aux prison et cessèrent au XIVe siècle, il n'est confiés à leur garde; de leur présence en la Vieille tour. question leur reux tout D'après douaisiennes leur quitté dans Gramaye, , les sombre ses recherches châtelains tour, auraient pour du plus sur les Antiquités très-anciennement dans s'installer malheu- un vieux ma- à un endroit rebâti, , au minoir, qu'ils auraient agrétJde « la Motte ». (5e c'était de Saint-Aulbin lieu des prairies; article I.) Peut-être l'hôtel de Saint-Albin leur chapitre, servit-il à sortir manoir, de maison la belle saison les invitait , quand de leur Vieille nous verrons tour; en effet, quo ce situé hors de l'enceinte tous les fortifiée, possédait agréments absolument d'été de situation , d'étendue tour. Nous à la Vieille le fief de Saint-Albin , etc. avons , qui établi manquaient 1097 qu'en déjà séparé de celui de la châtellenie; donc, au XII* siècle , il no peut déjà plus être quesde nos châtelains en l'hôtel de Saint-Albin. tion du séjour En était 1260 , le châtelain dans la partie du village siècle et au XVI*, cette vait « château appelée à côté du château nos châtelains était avaient avait un « manoir » à Goeulzin du Hainaut; au XVe dépendait résidence de nos châtelains antique qui du Petit-Hordaing »; celui-ci de Goeulzin. Dès principal dans ce village des possessions s'éle1225 impor- tantes. Ils paraissent s'être , habitués , au XIII* siècle, à passer , — l'été 202 de Vitry; les châtelaines douairières Hawit en juillet de Boisin 1257 et en mai y résidaient au château et Jeanne de 1286; l'église paroissiale teau sont dotées de fondations du châtelain tament fût dans bituelle, cette Wautier terre qu'ils ils eurent quand le châtelain tour; châtelaine hostel — Jean Mahaut en le ville aussi, Signalons gère aux châtelains, transportèrent complètement son y avait déserté domicile résidence leur en haVieille ; la « eh son 1387 comme seivi de résidence ayant passala durant le XIII" siècle et le XIV, dans la maison venue, par un mariage de Wasquehal, de Douai. derniers leur leur de Le Vingne en 1418, mourut, de Vittery Douai ». emprès terre aux Quant rien ne révèle et la chapelle du châen 1296, par le tespieuses, il semble VI. Enfin que ce Vitry châtelains, séjour en notre les seigneurs c'étaient ville; , d'Inchy du reste des personnages de la cour des ducs de Bourgogne, auprès les retenaient des charges de palais. U est même desquels tirées de son éloignement probable que des considérations de notre ville, ne furent tion, prise par le seigneur tellenie de Douai. à la déterminaétrangères de se défaire de la châd'Inchy, point — DEUXIÈME. CHAPITRE FIEFS DU TENUS A ET MOUVANT DIRECTEMENT ville le précieux de Douai, :«J'ai neuf CHATELAIN L'ORIGINE DU DEPUIS Dans — 203 DOUAI 1404. dénombrement du DE CHATEAU 15 août de la châtellenie 1369, le châtelain de la s'exprime de moi cer- de fief, qui tiennent en fief, à certain tains héritages relief, les uns â 60 sols, et de parisis Ci après, à sept sols et demi la les autres des hommes de fief que j'ai, pour ma castelenie déclaration ainsi de Douai conte vaut Sur peut et doit mes hommes hommes fiefs, j'ai telle justice que à visEt je puis faire bailli pardeappartenir. de fief ou par mon seellet ». lesquels Les renseignements de Douai, que nous sur les arrière-fiefs trouvons dans de la châtellenie le dénombrement prél'année 1464 , de la châtel- dès que, plus importants mise à l'acquisition condition par suite d'une ces fiefs relevèrent lenie par la ville de Douai, immédiateet qu'ils ment du château et de la cour féodale du bailliage, cité, sont d'autant so confondirent avec les autres; il eût donc été très-difficile, — en l'absence manière du document certaine quels fiefs de la châtellenie. Selon la coutume fiefs mouvant Douai avaient directement , les possesseurs semblent avoir après 1464 châtellenie mains de l'an féodale — 204 d'uno 1369, de déterminer les arrièreété, à l'origine, de Douai, du château des le droit de relief des se payait au Temple ; anciens arrière-fiefs de la aussi ce droit entre les acquitté du receveur du Temple; mais en 1572, un bailli de manifeste l'intention de percevoir au prodésormais, fit du roi, le relief dû, « quand les vj ou vij fiefs et hommages, la chastellenie, esclichez d'icelle au demaine, pour estre tenus En avait 1369, le châtelain L'étudo de ces neuf fiefs fera ils eschêent à relever, par estre tenus de quesollaient en 1464, et joinctz et unis » (1). miement du chastel neuf feudataires ou vassaux. des articles suivants ; l'objet il est à remarquer d'entre eux ne se retrouque plusieurs vent pas à une époque ; its auront , plus moderne disparu soit par le rachat de charges et de services féodaux , soit autrement. I. A rrière-fief du prévôt de la ville de Douai ; le prévôt, vassaidu A cause de sa basse justice, doit une châtelain, — Extinction rente en monnaie douisienne. de la rente et du fief. « Et premier. Le pré vos t de Douai... est mon homme... Me doit, lo prévost de Douai, 14 livres de douisiens de (I) Arch. départ., Chambra des comptes, compte 1573-1673. du bailli de Douai, — — 205 de quoi il est homme rente, Telle est la déclaration faite nombrement trouvé ayons châtelain. Ceci vient lige à moi de la basse justice ». dans son dépar le châtelain, de 1369 (l),qui est le seul document que nous touchautla vassalité du prévôt vis-à-vis du encore à l'appui la prévôté répété souvent, que brement de la châtellenie. de ce que n'est ancien qu'un cette séparation Quand nous avons déjà démem- s'opéra, de son fief du le possesseur de l'office de prévôt tint le gros souverain de Douai, comme le châtelain lui-même la loi féodale; mais la prévôté ainsi créée fui chargée, fit de la châtellenie, d'une rente de quatorze livres : c'était au proen mon- naie de laquelle fut affecté son garantie douaisieime(2),pour droit de basse justice (3e chapitre, outre le article 1*', lû);en à la juridiction du prévôt fut soumis, pour plus de sûreté, «dece dernier; en il devint l'un des « hommes châtelain,et il était jugé rente, par on a détaché », les vassaux du châtelain. Quand de la châtellenie, sans doute au profit d'un cadet, cas de contestation ses« pairs la prévôté il semble de qu'on vassalité au touchant cette se soit efforcé d'imposer nouvel féodal, office certains vis-à-vis caractères do l'office primitif. Des points de contact si nombreux entre qui existaient la prévôté , le Gavène, lo ces offices féodaux, la châtellenie, fief de Saint-Albin ont à l'évidence , il ressort qu'ils n'en formé autrefois , lequel, qu'un seul, tenu par le châtelain (i; Cependant, en 1370. le prévôt «lisiit et répétait tenir si batte juillet, avec s;i prévôt. 1, du comte de Flandre lui-même, cl en un seul fief. (.' cliap., JU. l«lo.) (i) Cette stipulation de monnaie dooaisienne prouve que la rente remontaita une époqne très reculée; dés lo Xlll' siècle, l'usige s'établit de créer des rentes en parisis, an lieu da doulsiens, lesquels tombèrent peu & peu en discrédit. — XIe siècle, la châtellenie ment le vicomte {vicecomes, de la ville de Douai. gneur) au Dans la suite — encore était intacte, du comte lieutenant par le ainsi châtelain, doui3iennes. livres pas la seule possession à l'origine, vassal du châtelain (article IV), qu'il terres sises â Sin lesn" n'en l'et tint aussi quand son d'Antoing, d'abord Briffoeul alors que de la pour laquelle ; nous verrons rente de le prévôt plus loin le fief de Briffoeul, en consistant Ces deux fiefs occupent même et Dcchy. 2° dans la nomenclature formaient-ils en deux, ou du sei- étant , la prévôté arrivée, par de puissants ceux-ci seigneurs, rachat ou autrement, des devoirs Ce n'était fût, véritable- des .temps entre les mains succession, se seront affranchis, de vassalité envers quatorze 206 de 1369. Peut-être été divisé seul, qu'un qui aura fut attribué à un cadet de la mai- en possession de la prévôté. H. du métier et des cordondes tanneurs Fief de la justice — Documents niers de Douai ; clains et respeux. curieux. — Extinction — Famille du Toulet, de Goy et Audefroy. — La justice à la châtellenie. du fief par ré-incorporation métier subsistait encore en 1789. de Goy, fus Wibcrt, est mon homme, pour la de Douai, a ses échevins, justice des cordewaniers laquelle des cordewaniers, de clains et de repeux.... qui connaissent 60 sols pariItem. Ai-jo, sur la justice des cordewaniers, « Heuvin sis, chacun an, et 28 paires de souliers de vache, au jour . — saints Simon et Jude lain, contenue dans 207 — » C'est la déclaration son dénombrement du châte- de 1369. la châteà cause de son office, et madame Le châtelain, du avons-nous laine , sa femme, étaient, dit, protecteurs dont ils garantiset des cordonniers, métier des tanneurs le et en échange de cette protection, saient les privilèges, certaines redevances ; au XIIIe siècle, payait alors que tout était sussans doute auparavant, ou même avait inféodé à d'être concédé en fief, le châtelain ceptible et en la justice du métier, en clains cordewanier quelque ladite rente de 60 sols et de 28 paires respeux, moyennant métier leur de souliers, heuses, ainsi estivaus, que sous la réserve etc. (1" chapitre, de ses droits article en soilers, 1,10°). voici un document curieux A ce sujet, , de la seconde ou ban moitié du XIII' siècle; c'est une sorte de règlement de Douai, le droit et édicté par les échevins pour constater les obligations du métier (1). « Nous rente que Jehans Toulés ke,dele ki leur estaus prendent de lui, li doivent tient, ke toutchil au ban de le ville , et 1. sestier dou milleur vin de Douay, faisons assavoir de lui, li doivent, xxxv. prendent sures de Douay, uno paire de par an, et cascuns douysiens cauchiers par an. Et se par tant ne pooient iestre payet doit le chastelaine, xxviij. paire de cauchiers, que Jehans toutchilki leur il le deveroient estaus parfaire. » Et si ne puet nus ki soit en ceste ville pendre cauchiers ne les saisisse comme hors de sen huys , ke Jehans Toulés au dit des eskievins s'estaliers dou mestier, siens, jusques se il le pent pour vendre. (I) Arch. de la ville, no 314 de U Table. Guilmot (luvent. analyu ms., l,p. 237) dit, en (été de sa copie de ce document, que le métier des tanneurs et des cordonniers comprenait aussi les torroyeurs, les marchands de cuir et les savotlers. n'est, — — 208 Et se li justiche semont, par lui u par sen message, de ses justichaules, pour faire le loy de le villo, venir i doit. Et se il ni venoit, si corn il est, il est enkeus, deviers lo jusEt se on voit homme tiche, en fourfait de .xxv. douysiens. en péril, ville, li justiche lo doit amener, pour les eskievins del raestier. pardevant » Et si doivent, traire as eskievins lieskieviu » Et les .xxxv. mestier et li justiche , il leur doinsent de lo villo et ke pryer estendre et aaisier là u il se puissent plache del faire lo loy de le ke li eslalier douy. doivent à le justiche, il en doivent .xxj. douy. à le nuit saint Simon etsaimJude, et ki, celé nuit, ne paierait à le justiche, il serait en fourfait de.xxv. Et .vij. douy. au Noël et ,vij. douy. lendemain. à Paskes. » Et si repaireut, li eskievin en le halle, pour plache querre, del mestier, se on remue pour ij coses, le markiet, et pour enqueste. » Sachant tout que li justiche del mestier doit à le contesse de Flandres, toutes les eures que ele vient en cheste séjourner .iij. jours u plus, .iij. paire do sollers Et de chou, li doit ele tierche livrison à' lui de tel bien ki vient à court. Et se li doit le rente ville, pour eschevilliés. tierch waraudir enviers tous hommes, se ou tort leur faisoit. » Et si doit li justice, le castelain do Douay, .xij. paire de sollers lachis, par an, et unes lieuses de vaque, au Noël, de cordewan, Et le castelaine et uns estivaus à Pasques. , tous com il doit à le con.xij. paire de sollers escevilliés, lesse. Et se li doit deniers sollers .xxviij. paire de sollers de valse, pour .ij. en doivent rendre à cheus ki leur douysîens,que*il liverront. Et si doit-on vins dou mestier. El si doit, rendre ces sollers li castelains pour eskie- et li castelaine, — — 200 warandir cest mestier et cheste rente, tort as us ot as coustumes que faire, rente que se nus il doit leur en voloit aler, le par » il en rechoivent. de Douai, celui qui « le rente Toulet, Ixmrgeois del mestier tient », ou « le justiche », était alors vassal ou un homme du châtelain, à cause de cette justice ; il portait à l'échevinage, en très-vieux nom douaisien ; on trouve Jehan 1201 U72,unJeanTolez,etde » avaient « cordewaniers Les dbîïKles juges « allaient des échevins de auprès une sentencede donc à enquête la ville. Il y a, tribunal Tolés, spécial, Ie3 cas difficiles, aux archives 1337,du«procaindiemence de mai, qui fut rendue do le justice (i), l'As- devant par les « eschiede Douay », après avis de ceux en l'eschievinaige de Douay ». l'an ainsi des cordewaniers, de Douay, pardevantseseschievins, sour .j. autre, de Ix s. parisis, desenclain, que ses convenenches, un », dans au mois sention», vins le justice le chastelain qui « à ce tamps régnoient de la difficulté commence L'exposé court un Thierry à 1217 sechuissor : « H avint qui est que uns en le le chastelain homs clama et maintint, en le fondation li voloit tenir qui il clamoit li eut couvent qu'il par devant » Au dos du pardou clain boine gent, il se déporterait : « Dit fu et sont l'enquête, l'avis et le jugement chemin, kierkiet dou sens de maislre, rendu en plaine halle par eschievins do Goy, du châtelain pour famille à une » de Douay Heuvin nait telles fils de Wibert, qui en 1369 la justice des « cordewaniers patricienne dejiotre ville, était vassal », appartequi portait (1) Arch. de la ville, layette aux anciens privilèges, n» 42S de la Table. DKDOUAI. CHATELAWS 14' - -210 un fascé vivre (I). En 1379, il affermait â pour armoiries un tcordewanier», « on pour 27 livres par an, sa justice tant do sollers comme autrement tous proutis » (2). En do Douai, 1440, c'était Jehan A udeffroy, bourgeois à raison de douze livres à un qui louait, l'an, toujours « cordewanier dist des cordewaniers, •, a sa justice queon tasneurs et chaveliers, avec tous les droits et de , coureurs à cognoissanco des eschevins amener dudit à Audeffroy, cause d'icelle justice, toutes arretz, adjournemens oudit office. Et si sera prinses, et autres exploix qu'il appartiendra tenu de faire et payer à son Irait sadito censse, au jour saint Simon per tel qu'il est acoustumé et avec lui, sy luy plaist, et leur clerc » (3). Nous avons et despens, chacun an de et saint Judde, uug soupde faire, oit sera ledit Audeffroy Jes douze eschevinsdudit mestier encore un trouvé, aux archives municipales, concernant acte curieux la justice de ce métier (4); c'est une convention du 5 octobre dans les cir1443, intervenue constance.* suivantes. Un marchand de Valenciennes a clain, arretz et demande » sur la personne neur de Douai, pour une somme de 2100 livres, fait «certaine avait d'un tan- à cause do de laignes, lequel clain et arrest fait et cordewaniers des tasneurs de la ville do par la justice eschevins d'icelle à Douai, présent justice appartenant Jehan Audeffroy, de Douai ». A raison l'uisné, bourgeois duquel marchandise exploit « et à cestecaute », le tanneur douaisien (1) Cf. Dem ty, Incent. des sceaux de ht Flandre, I, no 4)39, le sceau de < Heuvm de Guy, l'aine, fl.s de fe., lleuvin », de l'..o 13.0. (2) Contrais en chirogr. aux archivesdn la vilie. Guilmot, Extraits, t. III, p. «07. (3) Id., pp. 1339-1310. (4) Reg. aux contrats, 1113-1418, fo 4 K avait ôté-mis et détenu tice ». Mais «par prévoyant force ou autrement 211 - es prisons prisonnier le eus où le prisonnier », avanl le jugement, de 1 uluo juss'échapperait Jean Aude- et celle do ta justice, demande à être pour sa sûreté les chances contre do sou prisonnier; d'évasion garanti celte garantie lui est donuéo devant échevins de la villo, froy, par deux bourgeois et un tanneur. Do cette il ressort que le vassal du châtelain convention, à cause de sa « justice des cordewaniers devait, », avoir une comme les deux grands feudataires prison pour dettes, qui aussi une « justice de clains et de respeux exerçaient », le de Saint-Albin prévôt de la ville et le seigneur ; il ressort » mettait aussi que ce « justice alors peu d'empressement à son office, sans douto parce que les émoluments accomplir n'étaient plus en rapport lui incombaient. 11 n'est tard, lorsque 1464, on trouve cordonniers réunie plus s'étant poration consenti avec les et les peines risques donc pas étonnant que, vingt le châtelain vendit son office à la ville, la justice du métier des tanneurs et qui ans en des au fief de la châtellenie, cette ré-incoreffectuée volontaire , soit par un abandon de la justice, soit par une senpar le possesseur tence de la cour féodale, de son fief un qui aura dépossédé vassal en défaut d'accomplir son office. L'un des soins des échevins , quand un bailli ils curent acheté la fut de commettre do la justice du méchâtellenie, tier des tanneurs, de présider la « cour » échevinale chargé du métier, aux lieu et place de l'ex-vassal du châtelain ; ils le sergent ou a justice « chargé de faire les exploits On lit ce qui suit dans le deuxième rerequis. delà ville (cartulaire gistre aux privilèges R, 1° 100) : nommèrent « Pour aussi les seremensdes bailli , eschevins et justice du — fief des tanours nie de nouvel 212*- et cordewaniers, de la chasteledépendent — Aujouracquestée par la ville de Douay, d'hui de jullet 24'jour gneurs de lo chastelenie à M" Philippe aquestée comme sei146i, par eschevins de Douay, do nouvel par eulx d'Inchy, ch,r, Jehan de Cambray, en court laye, fut commis procureur bailly du fief des faneurs et cordewaniers, de ladite chastelenie. membre Et en fist les eremeut pertinent en tel cas. Et Noël Lenglés paroilement fu commis à l'exerssite de la justice dudit fief, qui semblablement fist lo serement, en le présence do loy. Et à l'eschevinaigo desbailly fit faire serement, et cordewaniers , les personnes qui s'enssui- ce fait, ledit dits faneurs vent, neuf c'est noms : RobertLaubegoix, d'échevins du métier (1). assavoir Un article de recelte » etc., en tout du de la ville, de 1469 à compte ne tardèrent 1470, prouve que les échevins pas à affermer les profits qu'on pouvait encore retirer alors de la possession de cette justice; les charges parmi qui incombaient chef de la justice du métier, figure le souper traditionnel la fête do Saint-Simon et de Saint-Jude : au de « De Noël Lenglés, pour le censse et ferme de le justice et des cordewaniers, à que on dist des tasneurs appartenant ladite ville, que est de ladite chastellenye. A lo charge que ledit Noël est tenu de faire les services et debvoirs acoustumez ou fait de ladite justice, aussyde soupper qui se fait, chacun an, le nuit saint Simon et saint Judde. So l'a reprins ledit Noël, ausdites charges chacun rendant, parmy an, à ladite ville, iiij livres ». Ce qui rapportait 27 livres en 1379 et 12 livres en 1440 était tombé à 4 livres en 1470,malgré la dépréciation inces(l) Arch. del» ville, n«» 1063 et 1Î40 de la Table. santodo la monnaie. NéanmoinscoUe«justice»subsista elle fut mémo encore adjugée qu'à la Révolution; bre 1789, moyennant « justice des tanneurs a en uno paire tre cordonnier - 213 cent florins et do souliers an (i); les profits » consistaient par cordonniors de quarante et la raoitiôlorsqu'un jusle 28 octo- patars savetier do la alors à chaque maî», passe maître III. de Fief rentes Plachy-les-Douai; — Eclissement féodales. et ; terres justice foncière du du fief. Autre gros — Familles douaisiennes ; au XIV* siècle. fief innommé de Goy, eto.—Derniers Muret, Picquette, Turpin, de Nébra et van der Meere. sesseurs ; familles On lit dans Pourchiaux tient doit est mon de moi, qui messire Ricard situées risis. homme-lige, gist entre Douay de : « Messire Ricard terre ahanable, qu'il et le Gibet.... Item. Me de terre Pourchiaux, pour onze rasières le pire des Bougres, deniers vingt-deux pa- deseure » Le Gibet des de 1369 le dénombrement poS" Bougres Douai qu'on de la ville étaient de situés dans et le pire (chemin pierre) de la banlieue de la partie de haute antiquité, Placyou Plachy; ce lieu-dit hors de la porte Saint-Eloy (aujourd'hui de Paris), à droite, jusqu'à la Scarpe et jusqu'au terroir do la paroisse do Lambres; à gauche de , jusqu'auprès la route partant en ligne directe de la porte Notre-Dame, et jusqu'au appelait, s'étendait Douai terroir (IJ Arch munieip., de la paroisse de Sin. En suivant reg. des fermes de 1789, ce 795, f«60. la route • do la porto Saint-Eloy, jusqu'au pour arriver las, - on traversait le lieu appelé Plachy, et au Gibet. Plachy Rasqvtt dépende la ville et de la paroisse Saint-Nico de l'échevinage ancien démembrement dait 214 de la paroisse • Saint-Pierre. le nom de Plachy n'est plus conservé Aujourd'hui qu'à une ferme dite Château-Plachy, sise à l'extrême limite du do Douai, entre la digue do la Scarpe et le chemin terroir de Lambrcs (1). Le a pire » des Bougres, appelé de l'Êcorchoir, ensuite menait de de celle souvenir et d'ici Saint-Eloy : là furent lugubre des princes et des présence reux hérétiques, de Saint-Amé, la chronique fixe ainsi le lieu de l'exécution au il chemin brûlés en des rapportant : « hors la Lépreux rappelle l'an 1234, dix et à un en malhou- « bougres » ; co fait odieux, porto Olivet (ou qui mène à Lam- la qualité de seigneurie au fief autres fiefs n'ayant de Plachy , pas plus qu'aux quo la jusune fois pour toutes. tice foncière. Voici nos raisons, Nous n'avons la porte vers Lambres ; des Lépreux Notre-Dame vifs, vers évoques du pays, appelait par dérision qu'on do Saint-Eloy). bres » (2). d'abord Désireux travail, pas donné un peu d'ordre et de clarté dans notre lo nom de s< igneurie réservons aux fiefs qui ces deux : 1° d'avoir «il moins le conditions d'établir nous remplissaient droit de justice du ; 2' de tirer leur appellation du hameau ou du lieu-dit. En effet, la jusnom du village, en réalité, sorte do privilège tice foncière n'était, qu'uno pour chef vicom la perception de la justice, tière des dans rentes, l'étendue et le véritable d'un tel fief, ou seigneur était le pos- (1) Souvenirs delà Fl. wallonne, Douai, 1875,.in-8, XV, p.56. (3) Id., 1871, XII, p. 107. — - 215 les droits de qui y exerçait autre côté , beaucoup do fiefs à seigneur ont retenu le nom innommés, vicomtièro, longtemps justice on a pu très-bien dire: de l'un de leurs anciens possesseurs; sesseurdu le de N la seigneurie .tandis tel, et môme on l'a fait si souvent comme do s'instituer, est absurde fief qu'il celui fief dominant, D'un vicomtior. d'un d'un seigneur Comme tel. application Plachy, quoique avait ici absence nous de cette règle, soit un nom Plachy de justice vicomtiôre. V) nous dirons fief de Le Vacque, mais sion donnât vicomtière, lajustico que n'est que lo nom d'un individu. Le fief de Plachy, ainsi était un noble « tellement « gros la porto Douai aliéné, nommé assez », soumis le 10* denier en cas de vente, » consistait en 35 à 36 rasières Saint-Eloy, à Férin (?); vers le milieu cmprès le mais du disons : fief de de lieu, parce Tout-à-1'heure ticle devant ; quoique parce y (ar- sa possesquo Le Vac- anciennement an relief de (1), 60 sols et ou transport. de terres situées don qu'il Le hors le de Plancquclle qui mène tout fut « éclissô », vendu et XVI* siècle. C'était une justice avec rentes eu blé « telles que à quatre deniers foncière, de Saint-lîemi à Douai », en avoine, en près de la priserio fl) « Le fief de Plachy, lequel souloil être tenu de Me d'Inchy, à cause de la ehàtellenia de Douai i. Uénombr. du il août 1806. (Petit registre en pi| ior des fief* tenus do nouai et d'Orchics, !'• partie, fo 3. Arcb. départ., Cb. des Comptes, n-g. 0 31.) bans le iténoiiibr. du i9 mars loOi (v. st.), co tief parait être encore innoimé. /M., fo -i.f Lo nom de Placi, Phssy ou Plachy éuit aussi donné, au XVIl* siècle et au XVlll*. A un fief fi» .i Anic'ie, tenu du seigneur d'Auberchicourl, et consistant notamment en 91 rasières de terres. Sun appellation semble lui êtro wnie, i on point d'un nom <ie lieu mm plutôt du nom d'une fimille qui l'aura ancienr.ement possé-lé. (Commun cation de Al. AniéJéo de Ternas, d'après les archives de lu famille Le Boucq de Ternar, à Douai.) (2) Dénombr. cité, du 19 mars 1503 (v. st.). — eauwes en cappons (aulx), parisisetsolsdouisiens, de terrago droil « telles amendes ment des hommes devaient pendant transport, « l'héritier» Pour 216 — (chapons), en courouuéfs en en oysons, sols ; plus un (corvées) do huit garbex au cent ; avec (gerbes) au jugefoncière qu'à justice appartient, coiiers » ; enfin les terres cotières en déle Id* et le double en cas do vente, don denier, de la rente pour relief, à la mort ou de ou possesseur. exercer sa justice, le feudatairo avait le droit de d'office ; il pouvait en bailli, greffier, procureur messier ses tenancréer un sergent (1), pris parmi commettre outre ciers. des héritages en«coterie»du fief de Platenus : « Une maison, contenant trois coupes un chy, signalons es faulxbourgs tenant â la cauchiede quarreau, Saint-Eloy, Au nombre faisant chemin de Laracoin du grand Bacquet, des Bougres au chemin menant à Lambres, et bres, tenant de l'hôpital des Wez» aune rasiôre cette maison, (2); nommée la Marlie, le « lieu plaidoiableidudit fut lontemps Douai au fief (3) ; des terres sises hors « voyette » qui mène de ladite au terroir de Lambres d'autres, la Notre-Dame, « parmi passant porte porte, ; des terres tenant la » ; au che- (I) Sortede'garde champêlre.chargé de surveiller la moisson.afin d'assurer la perception des droits de terrago et autres, s Messier s du latin messis. (3) Dénombr. du 18 avril 1573. (Reg. aux dénombr. des fiefs tenus de Douai, 1560-1591, f» »98 vo. Arch. départ., Ch. des comp., reg. D 10.) (3) Dénomlr. du 7 septembre 1763. (Reg. aux dénombr. du bailliage de Douai, 1758-1777, foïSro, aux Archives de la ville.; D'après ce dénombr.. la maison n'exixtait plus alors. En effet de grands travaux ont été exécutés, tant au XVIIe qu'au XVIII* siècle, hors de la porte Saint-Eloy, pour U fortification de la ville, pour l'établissement des glacis, du chemin couvert, de la redoute de la porte St-Kloy. dite aussi le Fort Tanchon ou le Pâté. Tous ces ouvrages ont sensiblement modifié l'eut du lieu anciennement nommé Plachy. - - 217 à la Justice qui mène de Lambres Croix Huon, dite aussi Huon des Hanas, sises au Baille Croix de Plachy, d'autres, min des de Billy terres menant min des Allemands Radoul châtelain Le eto., propriété mins) hors de Noir-Dieu à la ou ruelle Hordoulle, dominant du fief de Douai, -seigneur dans l'étendue de ce fief, des droits afféde celui de et notamment vicomtière, une la porto nos ou et etc. sentence au adjugea-t-elle des arbres existant 1422, Douai à Plachy ; (par corruption, Hordobillie) de la Justice de Douai à Lambres ou che- jouissait, Plachy, rents à la justice « plantis. » Aussi bre de arbitrale, du et non châtelain, sur les warechais Saint-Eloy 14 septemâ la ville, la (petits che- (1). les anciens pour découvrir possesseurs de ce fief, nous nous sommes occupé quelque temps d'une de Placi de Plachy, famille ou Potin chevaleresque dans ce faubourg de Douai, qui avait sa résidence qui semDans recherches à la maison ble pouvoir être rattachée de I-ambres et dont il est question dans un grand nombre de titres du XIII' dans les archives de l'ancienne maison siècle, notamment des aucun point de contact à la de bibliothèque publique trouver pu, en fin de compte, entre cette famille et notre fief de Huit-Prêtres, déposées Douai ; mais nous n'avons Plachy. Par du 13 novembre son testament, 1282, le riche bourPicard Dou Markiet.lègue à sa fille cadette geois de Douai, « un mui de ferais de Robert Boinebroke, Emmelot, tiere, à la petite mesure, ki gist (1) Arch. de la ville, no 791 de la Table. entre le Gibet et le pire des Bougres », le bien enfant, fille aînée ciel et tour (I). à la 218 condition retournerait sans que, si elle décédait de Maroto, aux descendants à Jakemon Porcel ou Por- du testateur, mariée « neveu de Picardin, mère » (petit fils) du testa- un renseignement qui cadre assez bion avec l'indidu châtelain de dans le dénombrement cation contenuo », 1369, puisque, par la suite, le muid « do petite mesure se retrouve de la aux mains pour onze rasières, compté héritière des opulents Du Markiet. En famille Pourchel, Pourchiaux en 1369 , lo chevalier Ricard était, effet, Voilà à cause « de terre ahanable lige du châtelain, » ; en outre il lui devait gist entre Douay et le Gibet rente de 22 deniers parisis, à raison d'«onzo rasières homme terre, situéos fut seigneur des de et gouverneur nomenclature le pire Frémicourt en 1364. wallonne vait deseuro Dans une Bougres qui une de » ; ce chevalier de la Flandre des biens qu'a- feu Amoury fils du précéPourchel, écuyer, : « onze rasières de terre tenues en fief du dent, figurent do Douay castelain sa mère, Marie des », sur lesquelles suivant transaction du 18 avril Waslines, prit ;on douaire, possédés 1382 (2). Uno sentence un procès brésis et duquel France, entre arbitrale l'abbaye le chapitre de du i I juillet de Saint-André Saint-Pierre 1348, du qui mit fin Cateau-Cam- de Douai, à à cause il y avait eu«plais en le court uo sigueur le roy do ou casliel à Douay, M" le gouverneur pardevant (*) Testim, en chirogr. aux archives de li ville. Guilmot, Extraits, I. III, pp. 1107-1108. (i) Contr. en chirogr. aux arch. de h ville. Cf. Guilmot, Extrait*, t. III, p. Iil7. _ - 219 ou son lieutenant*, tend à prouver quo lo fief d'onzo rasières, au seigneur de Frémicourt, avait bien apparavant d'échoir de tenu à son père, le chevalier Bicart Pourchel, seigneur Lo Moto. En terre d'une le pèro Toutefois, sait pour son a été nommé à une avait part temps où le châtelain vassal le chevalier Ricard fief des onze rasières faut distinguer qu'il plus dans les temps modernes; en roture et so confondit avec l'échcvinage D'un pert huit acte passé de Douai {!). reconnaisle fief qui Pourchel, de Plachy, appartedes documents que de terre de situées il ne se l'autre, apparemment les autres près du retrouve il fut converti terres cotières de tenance et seigneurie, de Baustignies et que HeuvinsdeGoy, entre la Croix â Sin le 16 juin il ap1354, « deux vendit rasières devant bourgeois de terre vergielles de lambres du Gibet de Douai. qu'un viagcs, séante dlme vers à la place au la le Gibet,«au tière Msr Ricart de Douai, part «aie » et d'autre sur porté analyser. au Quant Gibet et débat fiof ou seigneurie depuis: famille. Cela résulte autre allons nous le sise en l'échevinago d'une », tenant grantkemin Pourchiol nait effet (2), échevins, de celte ville ahanaule, que tenoit tient Huon et qu'il jadis ad présent, fils de feu des devant Hanas audit avoit et tenoit do la en fief feu Sanset à cause de certains ladite terre Wtbert, et le chemin qui va chacune seigneur, (I) Arch. d'part., f*nds de St>André du Cateau. (i) Celle pièce de terre, qui fut achetée pour la Tabla du St-Esprit de S:-Pierre de Do»ai, est ainsi désignée dans un dénombrement servi au t-os sesseur du fief de Plachy. le 9 auoi 1691 : i 3 rasières 8 vergetles , sur l'échevinago de Laubres, au lien dit »*ar la Voye, par où on va de |a ville de Douai à Lambres à la Croix llanap. i (Arch. des hospices, fonds de la Tablo du St-Esprit, no 683 de Vlnvtnt. do 1839.) — rasiere, deux quatre marché deniers do coupes - 220 à la blé, de mesure du du (en moins) Rémi. Ce qui fut fait devant ad présent de ladite teseigneur près pnrisis de Douay d la saint ledit comme Heuvin, , et par nance d'icelle le tenance, de jugement au conjurement « tenance Cette un 1354, assurément et certain et à Douai, meilleur seigneurie Sanche de hommes rentiers plusieurs » (1). dudit seigneur », qu'avait possédée, (?), n'est Baudignies de Plachy. avant autre Le bourgeois de que le fief moderne de Goy, fils de feu VVibert, Heuvin ou ses ayantDouai, cause surent convertir un titre précaire de « viage » en une siècle suivant c'est la famille définitive, possession puisqu'au de Goy qui détient Au nombre Heuvin des vassaux de Goy, tenait-il peut-être Par son meurant lo fief. fils du châtelain do sans Heuvin, le fief de Plachy, de contrat à Valenciennes, le 28 avril 1411, mariage ledit de l'an autre avec Nicaise contrat reçu Jehane 1369, figure indication ; Li Ogiers, par échevins dede de Goy, fille de feu Heuvin, assistée de ses «avoués M** Jean de », savoir: I.amdudit lieu, Evrard Le Kiôvre, Belleforière, seigneur bert Audefroy et Jacques fils d'Andrieu, déclare Picquette, et un fief de 36 rasières, entre la porte Saint-Eloy apporter Douai la Justice, tenu alors veuve sans ment du taire le revenu 11 mai de la enfant 1424 demoiselle châtelaine de de Douai (2). La même, Nicaise Logiers, par son testaà son exécution testamen- (3), lègue de trois ans de son fief M tenu de Mr d'Incy (1) Arcb. des hosp., no 659 de VInventaire. (3) Chirogr. aux Archives de la villo. Guilmot, Extraits uns., I, p. 91. (3) Arch. de la ville, reg, aux contrats de 1423-1424, fo 111 v». — — de Douai), entre la porte Saint-Eloy et U Justice, comme exécuteurs : 36 rasières », et choisit son neveu, do d'Auby, Piquette, Jaqueme époux (châtelain contenant M'Jean Le Jeanne 221 Rouvespiere sire d'Avion, Engherran Monnyer, de Wendin. (I) et Piérot Des indications, de Plachy, relatent co possédé de la Table comptes ayant Ansel d« de dato le fief concernant postérieure, encore la«d*"* Jeanne de Goy», comme les avons rolevécs dans les fief; nous du de Saint-Pierre Saint-Esprit : (2) « 1490. à lui duo Payé â Gilles Picquette, pour rente sur une rasière séant la (ou mieux deux) de terre emprès et appartenant à cause du Croix aux Hanas à ladite Table, de Gouy, au terme de saint Remy, fief qui fut d'"" Jehenne une rasière due sur de blé, maintien quatre deniersparisis moins), de Douay ne porte. —1540. sur la rasière, que le priseri* Muret A Pierre du fief de Plachy; voir ci(possesseur de terre emprès après), pour rente à lui due sur une rasière de son fief a eu de la Croix à Hanaps, à cause qu'il — 1550. Madam1* de Gouy. A Pierre rente Muret, pour pour une rasière et à cause Nous 1506, ensuite allons des aux de son Aux Gouy.—-1555. séant voir emprès de Placy, fief hoirs Pierre la famille dénombrements la Croix venant Muret au Hanaps, de Se Madem'* ». en 1502 et servir, Picquette du fief de Plachy, passa qui Muret. (I) Ecclésiastique, probablement de la famille du trop fameux terroriste. — Dans ses recherches sur les Robespierre, M' A. de Marquette cite, en 1431 «sir» Bauduin de Reuvespierresi. chapelain perpétuel en l'égide de Ganbrai, comme le plus ancien membre de cette famille qu'il ail rencontré. (P. 301 du t. llldeVllisl. Lille, 18o7, in-S.) génér. du comté déliâmes, (1) Arch. des hospices; n» 711, à la page 320, de l'Invent. no 713, à la page 321. de 1839, et — - 222 mentionnerons nous Enfin, pour ne rien omettre, le document suivant : 1344, 3 juin; de terre en comtits séant Jardin), Piéron de Moniiers/fils envers chargées, ledit de Jake Pierre, vente encore de trois à Plachy, coupes tenues de do Mouliers«qui d'une renie de neuf ut •>, et auwes les formalités de « déshéritante », (aulx). Pour accomplir la terre fut«rapportée en le main Jaquemon des Lices, qui là fut comme sires, es liu du signeur dessus dit, pardevant les hommes audit Pieron do Moutiers». Au dos du jugeurs litre on lit cette homme comme huge mention jugeur : « Chest contre à de Piéron partie Moutiers, wardent en leur à cette épomême » (1). famille de Moutiers, L'opulente et qui échevinage que, dans notre la terre de Lambres, avait temps, qui ligure, vers ce posséda, donc, elle aussi, un fief de Moutiers avait Jacques tën août 1333, Plachy. » cinq rasières de blé sur la dépouille fait « lever do de terre « gisans entre le Gibet et la Crois trois rasières situé à Huon >(2). En 13i8, à propos il est parlé d'un « camp qui au lès déviera Lambres thiers, Nous fu l'euz avoisinant Jaquemon lo Gibet, de Mou- » (3). la série des possesseurs du fief de Plachy, dans la famille héritière des do Picquette, : car Jeanne do Goy, décédée vers 1424, avait Goy précités uue soeur germaine, de Goy, mariée en premiôMarguerite reprenons maintenant de terres (1) Arch. des hospices, fonds des Chartriers, no253de l'invent. supplém. manuicnl. mort en 1331. Arch. (3) Compte de It succession de Jehan Ilauliecuer, des hospices, fonds du St-Esprit, no ?ll de VInvent. de 1839. (A) Acte capltulaire Ce St-Pierrede Douai, du 11 juillet 1318, aux arch. départ., fonds de St-André du Catcau. — 223 — de Douai, dont Picquette, bourgeois et en secondes noces dit le Graille, 'lie eut un fils, Jacques chef des échevins Witasse de Ligny, au chevalier (ou la dame de Lien y maire) de Douai en 1416, mort en 1424; res à Andrieu noces encore vivait en 1432 Lo 19 mars (1). 1502 servit, (v. st.), Gilles Picquette, écuyer, de Douai à la cour du souverain (et non plus au châtelain, la châtellenie), le dénomdepuis que la ville avait acheté encore alors en terres « ahade son fief, consistant « duisiens», nables », renies en blé, «eauwes», chapons, de en terrages de 34 rasières 3 coupes , le « gros » étant la Plancquelle terre, hors la porte Saint-liloy, qui emprès brement mène de Douai à Férin (2). était fils d'Andrieu, chef-échevin et quaPicquette lifié écuyer en 1462 , mort en 1467 , et de Catherine de de Jacques ; et pelit-fils Vcndegies (3) dit le Graille (cité Le Monnyer, vers 1430, remariée, plus haut) et de Jeanne Gilles avec archers chies Jean Petit, de corps écuyer, du duc huissier d'armes de Bourgogne des et capitaine et son bailli d'Or- (4). (1) Arch. de h ville, testaments du seigneur de L'gny (U 143 du 1" reg, aux tesUm.) et de sa veuve (Guilmot, Extraits, t. III, p. Il 16;. (2) L'original en parchemin de ce dénombrement se trouvait encore 4 la Chambre des comptes, a la veillo de la llév. lutlou, ainsi que le constate un inventaire des dénombrements des flefs de Douai et d'Orchies, dressJ dans les dernières annivs de l'ancien régime. (Lluse U li). Il a disparu, comme presque tous ceux qui concerne.,t les fi«f* situés a Douu et d>ns la banlieue. t. Il, p. 432, cite, d'après (J) Cirpnticr , dans son Ilist. deCambray, Laurent Le IflonJ, un • Jacques Piquette, »' de l'.acy », marié a Jeanne Uanciiel, d'une fimi.le lilloise. Q ont i l'expre-sion de sr de Placy, ie n'est qu'une fantaisie ue g.r.é..l<>giste, altenda qu'elle n'était pas encore t» usage au temps oti les Picquette tenaient le ûef de Plachy. (I) Contrats en chirogr, aux arch. de la ville. Guilmot, Extraits, t. III, pp. 1380,1370 et 1377, - 224 — de nouveaux Les Picquette, dont les veuves trouvaient de , étaient de vieux patriciens époux dans l'ordre équestre à la noblesse: de 1380 à notre ville, bien avant de parvenir ou maires de ils ont fourni six chefs du magistrat 1474, notre ville. fretté PICQUETTE : D'argent d'azur, les sceaux d'Andrieu gueules. (D'après de Douai en 1360, et de Watier Quartiers l'édition généalogiques de Bruxelles, de Pikette, en 1381 Pikette de Le Blond 1788, semé , pages 228 de roses bourgeois (1), et les et 339 do in-8*.) en 1468, est repris en 1476 des châtellenies de Lille, de du seren retard de s'acquitter Gilles Picquette, déjà majeur la liste des nobles vassaux sur Douai et d'Orchies ; il était devait comme fief (2). C'était, tenant qu'il un mmgeur\ aussi fut-il interdit comme on dit, par des en date, à Bruges, lettres patentes du 12 mai 1487 , où il laissé quatre à est exposé que ses père et mère lui avaient à cinq cents francs de rente, Magque la dot de sa femme, vice militaire delaino Sucquet, de quoi, moyen enlretenement ment Le avait il avoit été largement sa femme de lui, ses cinq », y compris 24 août de plus petits de 2000 livres: « au pour le vivre et mesnaige honnourableenfants (3). revenue et ce fut lo tour de Jean Picquette, 1506, feu Gilles, de servir le dénombrement du fils de écuyer, <t lequel fief de Plachy (ainsi nommé), mous' d'Inchy, à cause de la châtellenie souloit être tenu de Douai de » (4). (I) Demay, Invent, des sceaux <f»fa Flandre, n" 4311 et 212$. (t) Arch. départ., Chambre des comptes, câbler coté L 948, f» 8. (3) Arch. du parlera, de Fl., fonds de la gouvern. de Douai, registre au rôle do 14S5-1487. (4) Areb. départ., Ch. des comptes, reg. D 31 ou petit reg. des flefs tenus de Douai et d'Orchies, 1* partie, f«« 3 et 3. — Le testament de feu Gilles, daté (Sucquet), (l) ; elle et laisse pales Amé 225 — « fille à marier» Picquette, damu Magdelaine Chucqitet munici1547, est aux archives de Magdelaine et de écuyer, du 15 juin élit sa sépulture ses biens « es cloistres » de Saint- à sa soeur Marie veuve Picquette, Nous y avons aussi de Douai. Pottier, bourgeois fait le 18. juillet trouvé (2) un acte testamentaire, 1538, de Saint-Abin, écuyer, paroissien qui par Jean Picquelte, « es cloistres » do Saint-Amé, de veut être enterré auprès de Nicolas et qui parle de sa femme et de leurs enfants ; son » le 30 juillet suivant, fut « empris par sa veuve, le possesseur C'était probablement dam" Marie Bedenne. dans notre ville, le dernier du fief de Plachy, représentant, sa mère, testament d'une famille patricienne qui avait été longtemps à la tête de la cité. En passé mort testant receveur de la ville nommé du « fief et seign"' do Pla1554, dispose dam" Frandu lez et costé de feue sa femme, le 30 mai Venant chy, le fief de Plachy, était Pierre Muret, fils de Pierre, de Buissy,en en 1513, et d'Agnès 1540, le fier désormais Muret. dans la famille par certain partaige par lui Daussvt{a\\&& Dossut), ». H déshérite son fils aîné, Jean les échevins l'ait, devant ainsi que les enfants avec lequel il était en procès, Muret, du fief à ses trois filles, il uttribuo les terres de celui-ci; çoise femme de do Vaast Lhonneré, veuve Jeanne, Françoise, do Jean de Monet Pliilippotte,femme Nicolas du Mahmii, Muret, sa <i nièce », fille de à Hélaino et il assigne diaux, le ter rage, etc. dudit fief. son fils Bon, les renies foncières, (I) Reg. aux teoljm., 1510-1317, f° iii. (2j Id., fo 123 d'un cahier détaché «lou il ne re te que les fo' 113 à 112. ClUTBLAl.lSDit DoOâl. 15. — Il mourut même vers — 226 de juillet 1554 (1). Le » bailli fut « subrogé le commencement Pierre né vers 1487, Muret, du domaine de Douai en 1519 ; de 1519 à 1526, receveur ; de 1523 à 1527, receveur de la ville ; en 1541 et années du Gavène. Cette il était receveur suivantes, cienne de Douai a fourni un chef du magistrat famille patri(maire) dans c'était le 1483; do Colart la personne Muret, en 1480 et de la ville, de 1482 à 1513, et l'aïeul du père du receveur du Gavène. receveur du précédent, hérita Dam 1' Hélaine Muret, petite-fille donc des rentes féodales de Plachy ; quant aux 35 rasières formaient de terres.qui fief,elles en fule«gros»du « éclissées ». Mariée avec Antoine rent alors définitivement du bailliage de Lens en Artois, elle et greffier Soupplet, à Lens, le 6 octobre devant notaires son époux vendirent, environ 1564, leur fief de Plachy, de Douai (2). à Dominique Turpin, bourgeois dans le est cité, avec sa fille Agnès, Turpin de sa mère en date à Douai du 4 août 1562, testament, écuyer (3). Son père Agnès Muret, veuve de Jean Turpin, Dominique parait 1517, cureur le chef du magistrat 1520, 1524, et celui qui, être et entremetteur vôt de Douai Une D'azur de 1527, en 1509, des affaires ôchevin en 1514, se qualifiait«pro- de M" d'Antoiug, pré- ». à cette époque, portait; qui florissait Turpin, d'or ,qui est Sapià la croix â la croix engrêlée famille gnies ?). (Le B.ond, 1788, iu-8% p. 312.) Quartiers généalogiques, (l).Reg. aux testam., 1517-1*83, t» 372. (i) Arch. de la ville, reg. aux plaids du bailliage. (3) ld., reg, aux teiliments, 1551-1862, f« 385 vo. Bruxelles, — 227 — En 1554, le 18 octobre, Dominique caution de M* Antoine Turpin, écuyer, en ses biens»'1). Jeanne aver. ses pin, eA citée, dont belle-mère, Crelon, veuve enfants, il vient d'être dans se portait Turpin son frère, « exécuté de M* Antoine le testament Turdo sa parlé. « bourgeois et 1562, Dominique marTurpin, demeurant à Douai en appel â Malines, chand, », plaidait contre Loys de Demandez, demeurant à Douai, à écuyer, titre d'époux de dam 1" Michelle de Mailly, de Henri veuve de Boufflers la garde-noble de Marie , , ayant écuypr En 1561 de sa fille. U revendiquait des droits sur une Boufilers, maison sise à Douai, contenant colombier étable, , jardin , d'une étendue de deux rasières, rue du Temple, au devant de la maison des Moycs, et faisant le coin par derrière aux Verdes En liste rues (2). il était 1562, de l'échevinage receveur de de la prévôté; au neuvième il figure sur la 1564, rang, avec la de » bourgeois rentier et marchand qualification grossier». de l'aumône En i 568, il était receveur Jean Testart, fondée en la bonne des Charniers maison (3). il servit un dénombrement de son fief, le 18 avril Quand escuier les idées du temps, 1572, il se qualifia (4); dans (i; Id.. p. 1322 d» Piment, de Guilmot. (3) Arch. du pirtem. d<î Fl., greffe de Malines, sac n« 462. En 167i t Louysde demandes, sr de la Dretaign?, grand bailly d'Armentlèrts», nu nom deidame, Michiille do M illlyi, sa femme el de la fille q e celie-ci eutdeifeumessirellcnry deUouQler.vcbovalicr,s'deVillers-Ployich, son premier maryt, vendit 4 l'abbaye d'Anchin cm ) maison qui était tenue enarrentementdu Déguimge. lArcli d-'part., fonds d'Anchin.) (3> Arch. îles hosp. r.« MO de l'invenl. suppl. manuscrit. Il conserva cet office jusqu'à sa u ort, el les échevins le remplacèrent le 1G septembre 1579. (Arch. munieip., 2e reg. aut Mémoires, fo 31 v».; (4) Reg. au dénomb. de fiefs tenus de Douai, 1560-1594, f* 303 v*. Arcb, départ., Cb. des comptes, reg. D 10. c'était une livrant au 228— attendu usurpation, Le 26 août négoce. qu'il dérogé en se il obtint de M" de la avait 1572, l'autorisation à à Lille, d'appliquer comptes à huile, le blé un moulin moudre qu'il avait été autorisé, tenue de terre, le 30 avril 1569, à ériger sur une parcelle et demi, et contenant deux quareaux de son fief de Plachy, des Chambre située Il entre fit, « enipris les villages de Sin, Lambres et Férin (t). octobre un testament, 1575, » que le 27 avril 1580 (2). le 28 Le 15 novembre 1584, qui veuve Pollet, « desservant homme Simonne un présenta nique Turpin, cour féodale, à raison de son fief de Plachy ne fut de Domi» en la (3). et de Sil'une des filles de Dominique Agnès Turpin, du 7 avait épousé, à Douai, monne Pollet, par contrat Polrus Clicquet, né à Harnes en 1545 (fils de avril 1567, et de Martine des Noyelbailli de liâmes, Porrus, écuyer, 1568 ; leurs de Douai le 20 septembre les), reçu bourgeois quatre par vente enfants, acte passé Melchior, à Douai (4), qui est peut-être et Guillaume, une 1597, ratifient au fief de Plachy. Catherine, le 1" juillet relative Jean du 26 Octobre 1588 , après disAux plaids du bailliage, des deniers provenant de la vente « du fief et seitribution demeuré gneurie de Plachy, Henri de iXeoru, chevalier, » du fief, eu fut u adhêiito dûs, eu pareil ferme à noble homme dudit seigneur payant les droits cas, aux « hommes» du château messire lieu », celui-ci d' « e^lrelitis » de Douai v5). {{) Arch. départ., Cb. des comptes, 3ie reg. des chartes, li 1616, t* xij v«. (2) Arch. de la ville, reg. «us testant, 1576-1582, f» 90. ilds du bailliage. f3j Arch. de la ville, reg. aux 1>1 (4) Oénéal. oo la famille Clicquet, par M. A. de Ternas; p. 150 du, t. VII des Souv. de la Fl. watt. Douai, 1867, in-8*. (5) Arch. de la ville, reg. aux plaids du bailliage. -^ Dans — 229 le compte reconnaît avoir vres de 1588-1591, rendu par le bailli, celui-ci de Nebra, 56 lireçu de « Henri escuier, 10 sols do 40 gros, pour le droit seigneurial de l'achat fait du fief et seigneurie subhastation de justice, fief, le prix de 565 livres pour même de Plachy , vendu par décret devant les bailli et hommes pour » (1), somme et de peu importante, lo temps. La dignité Henri de Nébra semble de chevalier , dont docuavoir voulu se parer, lui était contestée ; sur divers inscrit d'abord, est ments du nos archives, le mot chevalier, rayé et remplacé par celui d'escuier. entre les mains DE NEBRA : D'azur à l'échelle Plachy Révolution. resta de ses héritiers do cinq échelons la jusqu'à d'or posée en pal. Famille Bas, à la suite relevait d'Allemagne, de la maison d'Autriche. do l'évêchô Henri et do de la noblesse de Nébra. Marguerite venue La terre aux Paysde Nébra d'Halberstad. né vers d'Attorf, 1526 avait d'Henri-Frédéric, écuyer, de Croix épousé Philippa dit Bourguignon à la croix aux 1 et 4 , d'argent (Ecartelé: ancrée de sable; aux 2 et 3, d'or î» Irois fascesde sable), fille de Gilles , écuyer, et d'Antoinette de Fives (2). C'était un du moins ollicier qui s'était allié, sinon à une douaisienne, à une lilloise , qui avait été élevée à demoiselle, d'origine Douai par sa tante maternelle, femme de Fives, Philippa de M'Jean de la conseiller d'Ablaing, pensionnaire écuyer, (li Arch. départ., Ch. des comptes. C) Dur»ont, Frogm. ginéal , V, pp. 8! et 83, Gand, Doquesne, 1860.~ llitt. chronot. deséréques de Gand, Gand. 17.3, in-8», p. 255, lisez : de Pires, au lieu de : Flspt. — ville. sent 230 - « Popolte demeurant Bourguignon, niepce de ma femme, à préavec moy » , est citée dans le testament de du 16 juillet 1512. v Dam1* Phlolu Le Bourgui- ce dernier, femme Henri de Nebra , , de présent, gnon , ma niepche avec deux de ses filles , Jossine escuier », est mentionnée, de Nebra, et Françoise dans le testament de sa tante, du 8 novembre en notre 1574 (1). Henri de Nébra résidait ordinairement 1565, parmi les figure, le 8 octobre au conseil gentilshommes appelés par le magistrat (2), et du droit sur le l'exemption qu'en août 1566 , il sollicitait « Henri vin et la bière (3). En juillet de Nebra, 1568, ville, puisqu'il de Douai (4). En 1576, escuier», plaidait à la gouvernance « M. de Nebra » habitait, rue des Jacopins (5) ou des Dodans la maison de feu M' Jean d'Ablaing. minicains, Dans à Plachy, l'apport de sa femme ayant appartenu alors Jérico, nom s'était au trouvée conseiller l'appelait qu'elle portait cle ; il la convertit en maison de campagno, fois et par saison d'esté y faire sa résidence une ferme sise on d'Ablaing; déjà au XIVe siè« pour aulcune » ; en 1565 et autorisations 1572, il obtint de lu ville certaines d'améliorer cetto maison et ses abords, notamment en vue pour (\) Arch. de la ville, reg. anx testatn. de 1ÔKM3.7 , i» 208 v», et reg. de 15Ô3-I57U,f« 305 v.. (i) Arch. de la ville, 2* reg. aux Consaux , 1133-1571, U 178; on l'y nomme : i Henri, s' de Nebra ». (3) Reg. aux Consaux du 29 août 15G3.fo205 bis ; il est appelé: « Henry de Nebra, porte-enseigne de la compagnie d i prince d'Oranges i. HaVgit de la compatnie d'iiOmmo<d'armo.4, dont le princa av ut alorsi le commandement. Cf. Corresp.de GuiUntme le Taciturne, II, pp. 318 et i-ÎO, Urux., 1830, in-S>. (4) Arch du parlement de Fl., fonds de la gouvernance de Douai, reg, aux Diclums, 1567-1571. (3) Id., greffe de Mtlines, sac ne 823. — une faire 231 — avenue plantée depuis Dans sa requête sa porte. ainsi : « Henry de Nebra, jusqu'à qualifie d'ordonnance seigne do la bende neur Sa Majesté en ces pour de Nébra eut acquis Henry le chemin du de 28 juin Lambres 1572, il se d'ensescuyer, porteur du duc d'Alve, gouverbas » (1). pays Lorsque le fief de Plachy, l'an- de son nom en celui de château changea nom qu'il porte Plachy ou communément Ghâteau-PIachy, terre encore aujourd'hui (2) ; ce n'était cependant qu'uno étranet absolument cotière, tenue dei'échevitiagedeDouai gère à notre fief de Plachy. cien Jérico 1578, au plus fort de la lutte contre par la Henry de Nébra fut nommé, de notre cour d'Anvers, et gouverneur capitaine particulier le 13 janvier ville, charge dont il fut forcé de se démettre, de des Douaisiens fut bien arrêtée 1579, quand l'intention Lors des troubles, les Espagnols, en mars Sous l'union générale et de pactiser avec l'Espagne. rompre l'influence de la réaction, il fut eu butte aux persécutions, diffimalgré les services qu'il avait ren lus dans des temps des états le 16 juillet 1579, dans rassemblée ciles; ainsi, « sur le à une empiète de la ville, on résolut de procéder a faict vers Son offices que le s' de Nebra faict des mauvais » ; le 31 août suivant, on déliAllesso et princu d'Orange béra «de s'asseurcr des s" de Nebra et Malbolrie {ex-bai'lC), tacite et offices qu'ils font, l'intelligence pour les mauvais avoir avoecq ceulx qui sonlparty collusion que pourroient aux provinces ». Le 16 mats réconciliées 1580, comme il avait présenté requête au magistrat, pour avoir 600 florins i) Arch. de U ville, lay. 333, Pl.-cby. ' (> Voir ce que nom en avons dit au commencement du présent article. Cf. Sour. de la Fl. n t//., XV, pp. 56 el suivantes. — 232 — que les états de la ville lui avaient le Conseil les lui refuse, ordonnant sans y plus contenter, votés le 13 janvier « au remonstranl et pour retourner, cause 1579, de soy » (I). novembre 1579, on lui avait fait la grâce de pouen ville, à la condition de renoncer voir rentrer de nouveau à son office de gouverneur et de prêter le serment do réles rancunes conciliation (2) ; enfin, avec lo temps, politiet le vieux gentilhomme en put mourir ques s'effacèrent, Le 19 de commissaire des monstrrs lui, avec l'emploi, do Sa Majesté, à l'âge de 67 ans, le 7 avril 1593 ; (revues) étant morte, sa femme l'avait précédé dans la tombe, Agée enterrés aux Dominide 53 ans, le 3 juin 1588. Ils furent paix chez cains, sous messire seigneur dil lieu, Nebra. uno do la épitaphe de noble posée « â la mémoire de Nebra, chevalier, duseigneur Henry et illustre noble maison des seigneurs de Charles-Quint pour le service de l'empereur a porté les armes, et de Philippe II, roi d'Espagne, l'espace do 48 ans, «'étant trouvé en huit batailles tant en rangées, Lequel, Allemagne, honorables Italie, charges Franco que Pays-Bas, avec plusienis ot » (3). Son fils aîné, Hercules de Nébra, né à Douai vers 1572, fut le premier de Plachy, qui s'intitula seigneur qualité ses successeurs la possession ; en réalité, que conservèrent de co lief, à simple justice foncière sorte de privilège pour le paiement donnait pas lo droit de s'intituler regardait plus de si près, au n'était , laquelle qu'une des rentes food.sles , ne seigneur X VIP siècle, (I) Arch. de la ville, reg. aux Connut, ro el 13) r°. ; mais et encore on n'y moins 1573-1331 fo* 10 v», ll'J v», 121 (i) ld., 2e reg. aux Mémoire»,fo 32 ro: t Henry d-1 Nebra, escuier. > (3> Le [>. Philippe Petit, Fondation du couvent de la SU-Crotx, Douai, 1651, pp. 112 et 113. — 233 — au XVIIP, où des gens allèrent jusqu'à d'un champ ou d'une pièce de terre. Le 31 mars se qualifier seigneur s1*de de Nebra, escuier, , « Hercules « d'un fief et noble au roi le dénombrement 1593 Ï , servit et donation testamenà lui venu par succession tenement, en son temps chevataire de feu messire Henry de Nebra, des monstres de S. M. , sr de Plachy , lier, commissaire » (1). de St-Eloy foncière es fauxhourgs avec seigneurie Plachy le bailli fait recelte de 1591-1593, de u Hercules do Nebra, 60 sols parisis,.touchés escuier, pour le relief du fief de Plachy , à lui échu par la mort de son père » (2). Henri, Dans son compte de de 1605, le 22 décembre , fut reçu à la bourgeoisie sr dudit lieu , notre ville t « Hercules de Nebra , escuier, fils de messire célibataire, âgé de 33 ans, natif de Douai, L'an Henry ». Il demeurait auparavant à Tournai. de Marie Françoise 11 épousa, le 3 novembre 1615, fille de Georges, sr de Maulroy, Anseroeuil Maulde, écuyer, de Courteville, de La Buishéritière etc, et de Jossine devant notaires 1637, (3). Il testa , le 28 octobre » eu halle et son testament fut « empris auditeurs, Douai (4). sière et à (1) Arch. de la ville, Ihsse de dénombrements du bal'lii^e; original en parchemin. des comptes. (2) Arch. d^rL.Ch. (3i Dumont, Fragm. généal., V, pp. 82 el e3; Ow.d, l) îquono, |S*îO.— I.e crayon géné.il. de la famille de iVbra y laiwe beaucoup à d'sirer comme ex.ictitudj; ain>i Hercule est donné comme fifre tainé d'Henri, qui est en réalité (oo père — GénAtl. delà famille de Maulde, par J. Cordonnier; 313du 1.11 «les Annales delà Société hist., arch, et litt. d'Ypres, IS63, In-So. (I) Cabinet de l'auteur, invent, (des pièces produites lors du procès «If 1669 rappelé ci-ipn\i Le registre aux testaments de celte époque n'extMe plus aux archives de noire ville. — Le s' de Nébra habitait fait bâtir son père et qu'on de château de Plachy. - 234 la maison décorait de campagne, qu'avait du nom pompeusement de seigneur (1), écuyer, fils et seul héritier de feu Hercules, sr de Nébra, Plachy, le 22 novembre etc., fit relief, 1637, devant la Plachy, cour féodale d«î Douai, de sa srigwurle de Plachy, qu'il Maximilif.n-Louis affirma de consister enclos de fossés, en ut Nèbia : «.cmaison seigneuriale avec bâtiments bussecour et bois, en rentes, terres, etc., prairies • (2). Mais livres parisis, dû au Temple brement du 16 août 1640 (3), il rectifia et avoua l'avaient que son fief de déclaré son père cière, au relief de 60 sols. Il se maria, par contrat devant jardins, et jardins, en au relief de dix dans son dénom- toutes ne consistait Plachy et son aïeul) qu'en passé et ces erreurs (ainsi justice que lon- notaires d'Artois, hérid'Assignies, le 15 juillet 1649, avec Anne-Frençoise tière do la seigneurie « en son pordo Lambres; il déclara et appartenir,entre aultro chose, ladite temeut,lui compter terre et seigneurie de Plachy; item la terre et seigneurie de Nebra en fief relevant Allemagne, de l'oveschô de bois, auItres et 'qu'il déclara d'Halberstad.avec choses en dépendantes, consister en hault grande estendue dont il a fait fl) Dans les Fragm. de Uui.ont, il est prénommé Alexandre et présenté comme fils nln> d'Henri, qui fut en réalité son aïeul. L'auteur de ce travail a éf assez heureux pourdécouvir,il y a quelques ann&s, parmi des parchemins et des papiers, voués i une destruction Imminente, cinq à six pièces intércssanles, .concernant ce possesseur du fief de Plachy. Il en fera usage ici. (i) Arch. de la ville, reg. aux plaids du bailliage. (3) ld., liasse de dénombrements du bailliage; orig. en parchemin. — la revenue porter an »(1). M. de Nébra à deux mille — cinq à six cents florins par en son « château de Plachy », situé sur l'échevinage de la ville de Douai ; mais sa situation de se ressentait de la misère fortune générale (2). « H estoit si pauvre railles résidait 235 et incommodé, de son chastcau, qu'il a été obligé en vendre de défaite des mu- les bricques ; qu'il pour et un calice», a été obligé d'engager des pistolets,mousqueton de cette ville au mont-de-piété objets qui allèrent rejoindre « tous ses meilleurs » qu'il y avait déjà portés. Sa meubles misère n'avait sifs, moulant levée à cours ni par ni par des emprunts pu être soulagée à 10000 florins environ, en capital de rente, 6G7 florins faisant environ la vente d'immeubles situés vers avait successomme par an ; Termonde, qui le sr de Nébra 13 à 14000 florins. Quand produit en son château le 20 septembre délabré, 1661,« mourut, en sorte que mortuaire, n'y avoit la maille en la maison il la a été obligée de prendre à crédit les choses nécessaires faire les funérailles, là que d'emprunter de pour jusque « notablement ». Outre le capital et les arrérages l'argent arriérés sommé », les dettes«de pour une fois » montaient veuve le château, c'était à ce qui garnissait « fort peu de chose, et vasi comme : meubles, chevaux dont le tout, prisé et estimé, ches, grains battus et à battre, une fois ». nesauroit porter davantage que 1000 florins, à 2639 florins. C'était sa veuve Quant qui se trouvait contrainte de faire ces pé- (i) Coplcj d'ilntemlit t à la gou\émince île Douai tn !6J9, contre les créanciers du feu s'de Nébrt. Cabirct de l'auteur. (i) Nous insistons sur les détail.*, parce qu'un grand nombre de pièces tei archives, nous ont d monquo nous mon.» rencontres, en conputsint tré que la gènuet presque la misère sYtalont alors assises nu foyer d'une foule de familles d'ancienne noblesse, de celles qui n'étatenl pas parvenu) s aux hauts emplois par lei faveurs de cour» — nibles 236 - aveux et d'exposer sa situation nécessiteuse; ajoutant la mort dudit elle a sire, que a depuis que auparavant, vescu fort ménagèrement, en sorte qu'ello no tient toujours « deux aucun train », et'qu'elle a dû vendre do chevaux ville ». Elle so défendait la prise do cesle depuis nlors contre les créanciers de feu son mari, et notamment contre M* .Jean Tampère, bailli de (.ambres, et procureur caresse, auditeur à Douai, qui avait, abusé de l'ignorance paraît-il, « do prehen« do cette dame en aflaiivs, pour lui persuader der la communion et do renoncer à son droit (communauté) » , dès le surlendemain de douaire conventionnel du décès de M. de Nébra. ce procès sodémenait à la gouverLorsquo en 1669 , la veuve de Maximilien-I.ouis nance de Douai, de Nébra était remariée fie Mutigny a Ambroise , écuyer, capitaine que « entretenu » pour lo service de S. M. Catholi- [\). T.e s' de Nébra. décédait « sans délaisser enfant raaslo », sa succession , parce quo qui acheva de ruiner « la terre de Nebra, au seiretourna étant un fiel masculin, » , ainsi que le sieur Alhagen Christophe gneur dominant en informa par lettre la veuve, sa parente (2). circonstance Cet , assurément héritage de Nêhra Ccioline , fille d'Anue-Françoiso d'Assignies peu otnée à Marieéchut brillant, de Maximilien-Louis et (3). Soit qu'elle ait continué (l et i) Copies d'iintemlit », 1669. Cabinet de l'auteur. (H) Le relief du fief de Plachy fui fait, le 7 décembre 1601, devant la cour féodale, par Jean Tmpère, comme procureur d'Anne Françoise d'Assignés. «d>me de timbres et Placy. veovo .'e feu noble seigneur Muimiliei Loin* de Nebra, écuyer seigneur desdits lieux, demeurant au château de Piachy, échevinage de Douai mère et tutrice de da>* Marie Charles Philippe do Nebra, fille ainée. et de da" Anne-Françoise de Nebra, > fArcb. de (a ville, reg. aux plaids du bailliage,) Le dénombrement ne fut servi que le 7fe;<tembre 1671, par Ambroise de Mutigny, écuyer, %t dt Varelles. et AnneFrançoise d'Assignies, sa femme, dame de Lambret etc., n ère et tutrice de du daditt et«. (Orig. en pareil, aux archives delà ville, liase didénombr. bailliage.) — 237 — « fort ménagèrement ait réussi h sa», soit qu'elle tisfaire les créanciers du défunt, du s'de la veuve Nébra sut empêcher l'aliénation du fief de Plachy, qui continjp de rester dans la famille. L'héritiôro de Plachy, M,,: »;.• à vivre en épousant lo chemariage, de Brouane van dor Meere , seigneur f de Douai en 1661 ; elle devint dame (maire) cette époque Depuis après la mort de sa mère. fit même Nébra, valier Josse-Albert chef-échevin un brillant do Lambres, la Révolution, jusqu'à et timbres, Plachy réunis dans rie-Caroline était pendant plus d'un siècle, ne cessèrent d'être touchent, a noble dame MaEn 1698, c'est-à-dire se qui les mômes mains. de Nebra, en veuve; déjà « noble seigneur dame 1702-, de Plachy, etc. Lambres, nous la trouvons remariée Adrien-Joseph I.a Marlière, Hurlebize, Rosbecq, des etc. Martin , écuyer, » , à sf de » (1). Lo fief de Plachy du premier (2) échut aux enfants lit, fut fait au nom do 1711, puisqu'on janvier l'hommage van lier Meere, écuyer, s' de Brouanne, «Joseph-Henri etc. » (3) Le 20 septembre 1723 , Lambres, Placy, M* Etienne-François-Joseph au Bureau lement, présenta, du même « Placy gentilhomme », dont récépissé de La en parVallée, avocat des finances de Lille, au nom un dénombrement du fief de , fut délivré le 12 août 1724 (4). (I) Arch. des hospices, no* 178 et 533 de Ylntenl. de 1*3}. (2)11subit .durant quelque l»:nps,h confiscation.comme appartenant àuo sujet des Pay?-uis espagnols. Om<une liste dis fMviressée en 1691,0» lit: c Seigneurie de P>acy. onfi-qu-'e». Sur une aulrode Cm 1701 : « Fief de Placy, 4 dame Marie-Btigiito Hncquet, femme de Jfr du Chiteld; estimé 160 florins ». (Arch. municip. , rvg. aux plaids du bailliage.) Cette dame, mariée à François Vanden'Irfcsche dit du Trieu, écuyer, *r du Châtelet, possédait la maison dite Cbàteau-Phchy, en 17u3 et encore en 172*. (Id„ layette 333.) (il Arch. municip., reg. aux plaids du bailliage. (4) Arcb. départ.,Bur. des finances, purtef. 0345. ' VAN DF.R MEERK : D'aziir sées de myrte, penchées Cimier : deux bottes, que à alias — 238 trois à feuilles de mûrier la droitode vers l'écu d'or et renver- les pieds en haut, l'une d'argent et l'autro de sable, de l'un à l'autre, <///•(* touôperonuéos tes deux desablo éperon liées d'or (Supp'èment généalogil'Histoire 1777. Gand, liaire de Annuaire in-8°, page Famille Jean-Baptùte-Joseph do lambres , Plocy van donna etc., van der Espagne, Slype, tronille lieutenant van à gen, décembre 175$, Audenarde Brouane, etc., seigneur fils du accomplir père (1). héritière unique «seigneur etc. Woorde, du son tuteur, , quand du village, comté et ». passa procuration, L'héritière de (2). était née à Sévi lie en van 1740, d'Albert-Joseph en Espagne, et d'Anne-Péle lieutenant van Slype était lui-même septembre de cavalerie d'Estrada; capitaine au service Slype, et orpheline fils d'Eugénie-Marie-Magdelaine , en épousé , à Audenarde Slype, 1739, pour de la mort de son Meere, 1750, Plachy, le 20 der pat- suite féodaux, septembre Lambres, petit d'Audenardo. le 13 mai pouvoir, de Cruyshautem, le 21 Nobi172. — 1, page Bruxelles, 1867, Meere, écuyer, à Audenarde, demeurant LouiserJoseph-Jeanne était mineure précèdent, terre in-80, G and, 165.) originaire le comte à évacues..., Van 1er Heyden, Anvers, 1853, Belgique, delà noblesse de Belgique, flamando, précédent, les devoirs drs chronologique in-8», page 201.— au des van der Meere, 1695 , Roger-Godefroid du général-major régiment Elle se Provinces-Unies. à son cousin, qui Charles (I) Arch. municip., reg. aux plaids du baillage. w M. van avait van Wynberle 6 maria, der tMeere, - do Wyngaerde, écbevin seigneur de 1751 à 1759, puis bourgmestre aux états de Flandre. La charge écuyer, Gand, député d'Audenarde çois, — 239 été oxercèe avait par de Cranevelde, seigneur do d'Audenarde et de son père Carliers, la Keureà bourgmestre , Charles-Franen 1733, fille Crano, mort etc., de ayant épousé Aldegonde-Barbe-Onuphrio du seigneur de Wyngaerde; et par son aïeul, Emmanuel van der Meere, époux de Marie-Pètronille et décédé Ballet, en 1693 (1). Divers bres titres de 1766et mentionnent Charles 1769 van der de Lambres, Wyngaerde, Tenbossche et autres lieux présonta, de Placy, Ayant au Bureau appartenant ensuite nand-Antoine-Ignace, de Castro Eugénie A la Restauration comte van der et Lam- Plachy Meere, soigneur écuyer,« Auchel, Placy , Brouwaenne, » (2). Le 7 septembre il 1763, des finances, le dénombrement à sa femme (3). hérité du fief de la terre de Cruyshautem (1795), lo 24 octobre 1798 (4). 11 avait filles et un fils, Charles-Aimé- il y décéda, en son château, eu, de son mariage, plusieurs né à Audenarde Emmanuel, , le 27 juillet Bruxelles, 1789, de Beelen-BertholiT, concernant née en seigneur y Toledo. le 31 mai et marié 1766, à à Catherine-Louise-Josèphe fille de Nicolas-Ferdi1764, Charlotte» d'Overhem,etde releva , ce gentilhomme Meere et de Cruyshautem le ; titre il do devint à Gand, pp. à l'Hiit. chronol. dti itiquet..,. (l) Suppl. ginialoy 201 si iOj.—Ann. de la nobt de Bttg., i867, pj>. i8:a 1>4. (i) Arch. d<-shosp., fonds des Cuaririers, no |. 8 de VInvtnt. de 1819. Ci) Arch. départ., fond* du Bureau des finanejs; orig. en païen, dans le portef. U *4a. (4) Goetbals, Dicl. génial, et hirald. det (amillet noble* du royaume de Belgique, III, Bruxelles, 1850, in-l» ; voir Huyltent, tableau î. — 240 — sous généraux du roi Guil- des états do la première chambre des Pays Bays, chambellan le gouvernement dans laume I" , fut reconnu par ce prince membre do l'ordro fut président équestre de l'ordre , et fût fait chevalier royaume, Orientale landais. Sou Meere Il est mort le 7 mars la noblesse de du la Flandre Lion Néer- 1837. fils unique, Auguste-Louis-Nicolas, et do Cruyshautem , fut général-major comte van nu servico do l'ordre chevalier de Léopold, commandeur Belgique, l'ordre d'Isabelle la Catholique et chevalier de l'ordre de Jérusalem Saint-Sépulcre (I ). La Révolution avait s'était puis longtemps consistant plus qu'en du der de du du le fief de Plachy, qui detransformé en fief « en l'air * , ne rentes foncières, sans un pouce do anéanti terre. IV. à Sin et Dcchy, consistant en teires, Fief de Brifloeul, i n deux sans aucune de justice. Il est partagé attribution ha branche de Briffoeul do vers 1573. — Ses possesseurs, lu maison Familles d'Antoing. de Longurval. Vente de l'année do Sapignies, de Carnin 1560. — Les Jésuites — en ont une moitié. api es eux le collège d'Anchin Le iloisne,âe milles Commelin, Laude, — Morcellement moitié. pour l'autre Le nues document de du châtelain Un dénombrement (1) M.-Vander 1369 parle de Douai,en du 14 février Lannoy de celle-ci. de 57 ràsières et et Fa- et Pa'ou, de terré, teun fief iige alors innommé. 157 l(v. st.}, nous renseigne Heydeo, \obil. de Belg., I,p. fli. « un 241 - par avant la vente delà chasfief de Briffoeul, tenu d'icolle, tellenie, appelé d'ancienneté : 1° en la moitié sis à Sin, Decy et environ », et consistant « parmi » » , contenant, alors non « amasé d'un manoir c'était davautuge; fief, de dont moitié est échevinage rasiôres, dudit Sin-lez-Dechy l'hôpital (1), tenant à dix 2 coupes de (2); 2° en 55 rasières coupe*} du fief de Lassus en différentes de Dechy à terres pièces , sisos au chemin des la Grande chemin Cousture de Saint-Amand,au Férin,à le jardinage, Sin, devant deux à la Voie de Goeulzin, en la Valléo de Ronco, au Allemans, de Dechy au chechemin au Mont de Roucourt, àCantin, etc. ; 3' en une rente de deux sols douimin de Cambrai, qui se levait sur sept coupes sises à dudit lieu. Ce fief à F a aumône» Dechy et appartenant devait 60 sols parisis de relief « et le tiers cambellage », le dixième denier en cas de vento, don ou transport, et le siens et deux service de cour poules, et de plaids (3). On voit doncque cette terre de Briffoeul n'avait cun des attributs féodaux : ni justice vicomtière, le possesseur n'avait justice foncière; ni bailli, ni lieutenant, ni le moindre Briffoeul n'était le droit officier, presqu'auni même de commettre En un root, fief que de nom. (1) L'hôpital de St-Nicolas de Sin-lez-Dechy était situé i droite de la route de Douai àValenciennes.sur le terroir do Sin, mais 4 l'extrême limite de celui deDecby, Il possédait une chapelle. Son existence remonte auXlIe siècle. (Brassart, Notée hittoriq. *ur tes hôpitaux, Djuai, 18i2, in-So, p. 236. Le manoir de Briffoeul était done situé à giuehe de la grand'route, paroisse de Sin, tout pr*s du terroir de Dechy. (i) Réuni en 1550 au gros delà seigneurie de Decby en Haioaur, appartenant à l'abbayo de St-Amand. (3) Registre aux déjoralr. de fiefs tenus de Douai, llGQ-1591, f» 260, Arch. départ., Cb. des comptes, reg. D 10. 16 CUATRU*\XS p.? DOJVU. — Un bien de cetto nature mieux — 242 avait l'avantage aux combinaisons de so prêter, diverses de la fief véritable, qu'un vio civile ; tandis était, que ce dernier par son essence, d'une vente difficile, d'uno administrapresqu'immuablo, l'autre se vendait, se partageait, se divisait à tion coûteuse, l'infini sans encombre ; il entrait Briffoeul se diviser voyons-nous dans commerce, Aussi dès l'an parties, des parts 1573 ; l'assignation se faire, par acte du 27 mars 1657 ; puis, tandis que la première au promoitié, amortie fit d'uno congrégation, demeuro intacte la Révolujusqu'à à partir de 1761, au morcellement tion, on assiste, complet do l'autre, dont fief3 séparés. Voici seurs les lambeaux ce que nous de Briffoeul. avons en le deux deviennent trouvé sur de petits autant la série des posses- En dame de Mon mort, 1369,«la qui fut soeur monsieur ». Cotte de Brifleul Allait renfermée mention, simple nous permet dans l'acte de 1369, de faire remonter beaude ce fief, et d'atteindre plus haut l'origine jusqu'aux et par suite jusqu'aux châtelains. prévôts de Douai, coup En effet Hugues et d'Espinoy, /", sire d'Antoing prévôt de Douai (dans la seconde moitié du XIIIe siècle), fils de dame second Ide, prévôté héritière, eut, d'uu mariage, Allard d'Antoing, Hainaut), qui fut Alard d'Antoing, Senech, florissait figure comme l'un maison de Landas seigneur l'auteur de Briffoeul de la branche (près de Leuzeen de Briffoeul, Un do « Brifuel » et de chevalier, seigneur à la fin du XIIIe siècle des arbitres choisis pour ; en août 1295, il de la l'héritage (1). (1) J, de St-Genois, Invent, analyt. Gand, 1843-1846, in-4», n° 779. dti char let de* eomte* de Flandre, — 243 — avec éloge, sous les années 1365 à 1367, » raessire sire de Briffoeul, un baron du Hainaut, Allard, Bertrand du Guesclin à bon chevalier», qui suivit l'illustre Froissart cite la guerre le ordonnée par le pape contre Pierre d'Espagne, ainsi que le sire roi de Castille, et qui fut pris, Cruel, de Navarette sou compagnon, à la bataille d'Antoing, de Castille (3 avril 1367), perdue par le roi Henri contre le prince de Galles. Guesclin, Le fief des 57 du titre cause rasières qu'ont fut porto donc nommé et du à Briffoeul de ses anciens posses- plusieurs de seurs. est un Monlmort en Champagne. Le nom de ses bourg dans l'histoire des guerres civiles du seigneurs apparaît XVe siècle. Le chevalier de Montmort, chambellan Jacques du roi, prisonnier des Parisiens, est massacré comme Armadans la tuerie du dimanche 21 août par la populace, est prispar les BourguiMonmort, capitaine français, à la rencontre de Mons en Vimeu, le 30 août 1421. gnons, gnac 1418. (Monstrelet.) Jean 1452, Jacques Dichy eteotterie du Buisson, bourgeois 1425 et 1428), testeen de Douai en (chef-échevin laissant à son fils cadet 1431, •* sa terre en la ville dit Blancardin, et de Sin, avec la maison comme main ferme ce bourgeois avait acquis depuis 1416 il déclarait déjà, puisqu'en posséder fief à Dorignies article (voir 6e chapitre, le Gavène (même chapitre, de tant en fief près en rench, » (I). Il s'agit ici de notre fief, que sur et terroir article quelque par III), temps acquêt un une rente IV 2°), lo DImeron (Il Arch. de la ville, teg. aux testam., 1423-1431, f° 100. — 244 de Saint-Albin (3« chapitre, — article V 2'), le fief de Brif- foeul etc. (1). Bientôt celui-ci nommé désormais après, nous trouvons de Sapignies, Briffoeul, aux mains de la famille d'origine Par testament du 13 mars 1464 (v. st.), chevaleresque. de Douai ,«d,,e Isabelle de Sapignies, passé devant échevins veuve de Bauduin du Bos dit lo Besgue, écuyer, en faveur do sa petite-fille, do son fiof doBrifcul de Carnin, fille de Hue, mariago premier Grâce lequel avait qui (3), nous ont été faites connaissons .sur Isabelle 1450 jusqu'à gnies, qui posséda Planques, depuis arrivée vers 1466. Dans un testament du 24 1410, le chevalier dispose à"'Jeanne eu de son (2). aux recherches Planques-lez-Douai la testatrice » Godefroid de Sapignies, la terre de de Sapisa mort novembre des seigneur fille de Martel nommait «Isabel des Plancques, Planques,la de Sapignies, son frère » , et lui léguait sa terre de Sauchy. de Sapignies Elle était soeur de Charles dit lo Béhaignon dès 1417, de Planques (Bohémien), écuyer, qui fut seigneur et qui, à défaut d'enfant après son oncle Godefroid, légiti- me, céda cette terro à sa soeur, par acte du 4 août 1450. En tenu nous occupant du fief de Lo Vacque à Roucourt, aussi du châtelain de Douai, nous retrouverons Isabelle de Sapignies. (1) Déclaration inventoriée, avant la Révolution, parmi les dénombrements des fiefs do Douai; elle est aujourd'hui perdue. Arch. départ., Cb. des comptes, liasse D-78. {i) Arch. de la ville, testam. en chirognphe. Guilmot, Extraits ms., III, p. 1134. (3) Souv. de la Fl.tcall., IL p. 109 ; III,p. 188 à 190. — 245 SAPIONÏBS : D'azur alias — de gueules, à la croix ongrêléo d'or. les mêmes parait avoir eu, un sièclo durant, destinées que la terre de Planques (qui passa par vente des Gamin aux Longuovabd'Escoivres); mais on 1560, Louis de Briffoeul Longueval, son fief de chand mette vant écuyer, Briffoeul do Douai, Le Régnier, brasseur seigneur à Simon d'Acq (près Le Camus, vendit d'Arras), mar- bourgeois GuillC'qui achetait pour sa belle-môro, veuve do Melohior Du Bois , en son vi- à Douai. L'acte de dessaisine fut reçu, le 24 du château de de fief par le bailli et des hommes les pièces annexées à ce contrat, ; on voit, dans que « à nobles avait le vendeur donné : hommes procuration do Longueval, à , sr d'Esvin François , son frèro, écuyer de Baudain son beau, écuyer , s' doMauvillo, Jacques août, Douai frère », etc. Louis et François do Longueval gies do la maison du chevalier Renom , seigneur sont Douai (1) ; ils étaient d'Escoivres de , capitaine leur soeur Anne avait épousé en 1557, mort en 1564; Baudain de Mauvillo. Jacques Louis membres ment tient dans les généalofrères cadets do Longueval honorablement figurera de cette maison , grâce chevaleresque inédit qui concerne les état- do services en lui faisant tant omis à 300 remise florins, les parmi an docu- de Briffoeul, et qui do l'enseigne et du capitaine, la vente de la moitié ou le 10e denier du droit du seigneurial prix, qui le Conseil contout (monétait de des fiflorins) ; ce qui fut accordé par du roi d'Espagne à Bruxelles nances , le 10 octobre 1560, en considération des faits exposés dans une supplique (2) : 3000 (!) Voir Goelbals, Miroir de* notabilité* nobil., II, p. 838; Bruxelles, 1862,in-1». (3) Arch. départ., Ch. des comptes, portef. D 337. « Remontro taine d'une ville de - 246 s' d'Acq, de Longueval, écuyer, capide notro de gens de pied de la garnison Comme au paiement do pour subvenir Loys enseigne Bapalmes. ses debtes et autres ses nécessités à lui survenues plusieurs le temps de la guerre dernière durant , tant à cause de ce ou tirait fruit ou prouffit de sadite qu'il n'auroit quelque et seigneurie do notre frontières terre de sadite a fait durant et prise estant lors porteur tellement il aurait récompense La veuve ladite de la ville du d'enseigne fait son debvoir, do mort, des pertes péril qu'il a séant , que sur meismes de de Melchior gueiro, ayant de Thérouenne Du Bois servit exposé soi oit retourné eu regard qu'il revenu annuel sondit ser- (1553), où Goinynyes, capitaine qu'il les parce que et pension, ses gaiges arrieraigesde des bons En considération charge.... vices qu'il nous sa vie à Fassault grand bien et comté'd'Artois pays aucuns lui seraientdeuz à cause et aulro d'Acq n'auroit en eu » son dénombrement le « scol » emprunté à son beau-fils Simon Le Camus, qu'elle dénomma pour « homme desservant ledit fief », o'est-à-dira à sa pr.r acquitter, le 14 lévrier place, 1571 lo service Commelia, et de feu Douai, fille de feu sous de cour et de plaids sa mort, Aussitôt Jean (v, st.), la division fils Melchior et de Jeanne de de Douai (1). se fait mineur demoiselle au il; iteau ladite par moitié entre : Martin , bourgeois de Du Bois, sa femme, demu Guillemette Le Ou Gardin, fils mineur de Jean , ; et Philippe de Douai, et de feu demoiselle Marie Du Bois, sa bourgeois fils des susdits; ainsi qu'il résulte de deux dénomfemme, Régnier brements, du 2 juillet 1573 (2). (1) Arch. départ., fonds de la Ch des comptes, reg. aux dénombr. des fiefs de Douii. t) 10 1560- o94, fo 260. (2) Arch. départ., Cb. des comptes, reg. D 10, f" 303 et 303. Les originaux en pareb. existent encore dans le portef. D 387. — 247 — à Philippe Du Gardiu fut rclevéo, lo de Douai, 13 juillet au 1584, bourgeois par Jean d'Auby, Ou Ganlin, soeur germaine du précédent.en nom de Jeanne au bailli 30 patars Lo 25 août payant pour droit do relief. moitié échuo 1586, ladite aux Jésuites, Jeanne, La fille à marier, donna âgée de 32 ans, do Douai, sa moitié des 58 pour leur collège rasières 3 coupes de terres labourables à Sin, le fief formant do Briffoeul, son trépas; Jean De le pour en jouir après Haye, recteur dudit 19 mars 1655, en fut « adhèrité collège, • le 24 février 1588(1). Lo collège de la Compagnie le R. P. Philippo de Jésus, en ministre du Sarre, l'absence du R. P. moitié des 60 rasières à Sin-le-Noble, recteur,«droitura»la « au relief do dix livres parisis, dû aux chevaliers do Saint» (2). Jean do Jérusalem Les Jésuites de Douai, indivisément, après avoir possédé moilo 27 mars 1657, avec le propriétaire de l'autre firent, contenant et division définitive. tié, un partage assignation Lors de la suppression des Jésuites, leurs terres de Briffoeul ainsi que leurs autres biens, au collège d'Anchin, passèrent, nous à la date du vers l'un 1765. C'est voyons, pourquoi Pr mars 177?, les administrateurs de ce collégo servir à « Très et très puissant haut, très excellent prince Louis XVe et de Navarre du nom, roi de France », un dénombrement, et dans lequel ils désignent, Claro, signe par leur secrétaire conune«homtm> dû et mourant », au décès de 60 sols parisis.«l'auguste » (3). Enfin à la Révolution, d'Artois le relief comte vivant serait duquel de M*' le personne l'Etat s'empara (I et ?) Ar:h. delà ville, reg. aux plaids du bailliage. ( ) Arch. départ., fonds du Bur. des fin., orig. en pareb. dans le portef. D f 47. Joli cachet aux armes d'Anchin ; légende : Collège d'Anchin. — — 248 do ces biens, comme de l'Université do Douai dépendant alors supprimée, et il opéra la vento des 28 rasières 2 coupes do terres en labour, do l'autre L'histoiro peu plus Douai, Antoine longue. — comme mari do feu héritière Jean, moitié du do Briffoeul fief de bourgeois cette M* Nicolas 1644, fesseur es droits en l'Université - aux noms ral de cette ville, Louis de del,e Le Blan, mari et Marthe Catherine enfants et héritiers — fait relief, au nom Commelin, Marguerite Le (2.) Laude, Le Moisno, do Douai, dudit « dû le relief docteur docteur et pro- procureur géné- : Jean-Baptiste Aanàs dt,lti Laude, de lesdits, et Antoine de celui à qui Laude, Mariedu tous Laude, de feu Laude, en partage et do de,le — fief, ville, » (\). Le 9 août Jeanne, un marchand de Lande, bourgeois de d,Ue Anne fille et Commelin, sa veuve, usufruitière Taisne, Françoise a droitura», le 22 février 1625, en payant au Templo est nom de,,° Anne le fief tombera Le Moisne, qui avait épousé sans doute aussi à cause de sa agissait cela ne soit dans femme, l'acte, quoique pas exprimé probablement Il est cité, à In date du 19 mars 1655, par oubli. en possession comme étant de la moitié de Briffoeul(3). Il concourut dans au son lot que partage précité, tomba le manoir du 27 mars c'est 1657; face à l'hôpital de diverses pièces de terre, plus la à rencontre de l'autre posses- ; il eut aussi Sin-lez-Dechy moitié de la minime rente, seur. Par son testament du 24 faisant juin 1661, il chargea fiéf de fidéicommis. M* Philippe-Marie-Florent de Lannoy, licencié (1 à S) Arch. de la ville, reg. aux plaids du bailliage. es droits, le — 249 — » de « damoisello époux et de Marguerito do feu M* Nicolas Agnèt a droitura 60 sols en payant Laude, 1664, », le 3 avril « dû à S. M. à cause » (1). de son chastel de relief, parisis le 28 juillet 1681 (2). servit un dénombrement, Sa veuve avocat à la gouvernance, Le Moisne, fille Lu 26 mars comme Me Albert-Florent 1692, de Tournai, demuuant de !<nnnr<y, avocat en parlement à Douai, pour lui et du décès son frère, ntoine, par suite J-icques-François-A « droitura le Lo Moisne, leur mère, », en payant d'Agnès relief de 60 sols, dû au roi; lo 5 septembre 1693, il servit » le dénombrement en son propre nom (3). « Damoisello du précédent, au veuve releva, Marie-Françoise Dament, de Lannoy, 1700. sa fille, le 7 octobre profit de Marie-Anne En 1711, étant remariée à François-Joseph elle souPetit, de sa fille, un procès contre de Lannoy, le susdit qui réclaJacques-François-Antoine mait le quint du fief (4). On sait que le quint ou la cinétait attribuée aux cadets partie quième par la loi féodale. tenait, en parlement, au nom de vers 1729, M'JeanLannoy épousa, en la coût" do parlement de Flandres Etienno avocat Patou, à Douai, de mari et « bail », servit, le 10 qui, en sa qualité dont lui fut ac1735 , un dénombrement, juin récépissé Marie-Anne cordé le 29 octobre Joseph-Florence avec le conseiller suivant llarie-Annefille, à Douai, le 19 avril 1756,' Patou, seiCordier, Charles-Augustin-Hyacinthe (5). se maria Leur (1) Arch. municip., reg. aux plaids du bailliage, (2i Id„ liasse de dénombr. du bailliage, orig. en parchemin. (3) Id., reg. aux plaids et dénombr. orig. en parthemin. (41 Id., reg. aux plaids du bailliage. f5) Arch. départ., fonds du Bureau des finances, orig, en pareb. dans le portef., D 247. — de Candry gneur Pierre-François Yalencicnnes le 21 octobre 250 — , Bournonville et autres lieux , fils de de provincial au conseil conseiller Cordier, honoraire au parlement , puis conseiller obtinrent 1733). M'et Madame de Caudry (dès du roi des lettres, en date à Compiègne du mois d'août 1764 , contenant d' oesclisser » leur fief de Briffoeul; autorisation en conséquence ils aliénèrent en 1770 et successivement, ainsi que le manoir, au presque toutes les terres, ainsi « éclisprofit de divers particuliers. Chaque portion sée » forma à son tour un petit fief séparé, soumis au relief de 60 sols parisis, au droit du 10* denier en cas de vente, 1787, etc, (1). Snrde tels biens, la Révolution ne pouvait avoir aucune influence au contraire, elle venait les affranpréjudiciable; chir de ces droits de relief, de vente, de dénombrement, etc., ainsi anciennes redevances et autres charque des dîmes, le tout par l'impôt foncier. Son seul ges , en remplaçant effet portait donc sur la îente de la moitié des deux sois dovhtensel deux poules, damnée à disparaître par fice n'était pas considérable. Quant au des « lettres conseiller féodale, qui, d'origine les lois révolutionnaires Cordier d'honoraire femme, dans son château 19 août 1803, àgéde76aus. était con*, le sacri- de obtenu Caudry, ayant » en 1777, il se retira, avec sa de Caudry. Il mourut à Douai, le (\) A'di. de la ville, reg. aux dénombr. du bnlllitge, 1780, f" 2 v«et l*jvo; Id., 1713-1712, f-3.31 r.j Id., 1753-1777, f.» 134 r«, 133 r» et 146 r». Cf. Plouvaln, Parlement de Flandre*, Douai, 1809, ln-4«, p. 28. - 251 - V. à Boucourt : « dtmage et », ferrage Fief de Le Yacque — Ses fosscsrentes vicomtière. seigneuriales, justice et seurs: douaisiennes du Bas, Botin, Senaflart familles — de Barbey, et Maircssc. Aparisis ; familles Oongier Le fief est acheté M. Bérenger. Dans son aveu par le dernier de le châtelain 1369, de Boucourt est mon homme *. Le Vacquc qu'il tient à Roucourt. de seigneur de lige, Bovcoutt, Douai pour dit : terre » Le « fief de Roucourt, tenu du châtelain », est cité dans un acte de l'an 1448; c'est évidemment le même que celui « le fief de Rocourt, nommé qu'on dit le fief à Le Vaque », dans un titre On le retrouve, en 1473, 150i etc , » ; en 1578, le désigné sous le nom de « fief de Le Yacque « dismaige dit le fief de Le Vacque », etc. de Rocourt Il consistait de 146i. en un droit deadtmage«et terrage, avec renie* de blé, avoine, chapons et deniersdouisiens, qu'on levait sur et manoirs situés à Roucourt, ainsi qu'à terres plusieurs Cantin, Le\varde,Goeulzin,F!esquières, Dechy etc. J'ai, dit dansun dénombrement de 1504s «sur toutledit le possesseur, en terres de chacun cent de terroir de Rocourt, ahanables, sur ledit terroir, j'ai et prens quatre qui croissent alleucontre de M" les religarbes du cent, à disme Dieu, en ont pareillement à leur gieux de Saint-Arnaud, quy de leurs dismes de , aussi droit, à cause quatre garbes sur ledit de chacun cent , comme terroir Item, moy. garbes Rocourt et environ, un autw droit de dismage, sur aucunes — — 252 terres, là ou que quelque que ce soit n'a aucun personne droit de disme.fors disme est que moy seulement. Laquelle de huit garbes de chacun cent de garbes de pareillement ablais. Où le seigneur de Roucourt bled et de tous autres a droit de terraige, droit le disme, seuletnulz » autres. de ce « noble Le possesseur vicomtière, un maycurà tance à mon j'ai l'exercice pour Roucourt, et la garde et cet officier de commettre » y avait la justice de laquelle il créait avec l'assisjugeait tenanciersdu d'hommes«cotiers»ou lo droit tenement fief. « messier un sergent Il avait aussi » (1). Le fief devait au seigneur dominant 60 sols de relief et eu cas de vente, de don ou de transport. denier le dixième Par rapport à la situation que le village ferons remarquer comté l'antique Ilainaut ; c'était dans (Flandre) Sur le rôle du fief de Le Vacque, nous de Roucourt de dépendait autrefois annexé à celui de d'Ostrevant, doncvunc enclave de la chàtellenie de Douai lo pays de d'Ostrevant 1694 des (Hainaut). fiefs relevant du château dans Douai, oie fief de Le Vacque à Rocour»figure avec les grands fiefs de la chàtellenie sième classe, Saint-Albin (2). de la troiet de l'inaucun sur renseignement possédons en 1369 sous l'appellation do Le dividu bizarre désigné ; son nom est resté à son fief. Vacque de Roucourt Nous Par échovins ne testament de Douai, du 20 février Bauduin 1448 (v. st.), passé devant du Bos dit le Besghé , écuyer, (I) Dms le dénombr. du 2 janvier 1764, la qualité déco commis est ainsi travestie usergeant et metsire »! Le « messier i, sorte de garde champêtre, confondu avec on chevalier! (I) Arch. municip., rog.aut plaids do bailliage, 1633-1601, fo 72 v». — veuf en premières des noces d'Isabelle belle noces - 253 de Jeanne de Sapignies, vie durant, du fief de Roucourt, fief « retournera, sa jouisse, Mr le châtelain de Douai,.lequel aux hoirs biens, autres plusieurs Sa succession ne tarda fut«empris»le 6 avril Bel et époux en seconveut que sa femme Isatenu de comm? de sa première femme ». son testament pas à s'ouvrir, puisque suivant (I). Du Bos : Ecartelé ; aux 1 et 4, d'argent au lion de sable, et armé de gueules à la bordure lampassé (qui est Fiennes), de gueules d'or et de sable (qui ; aux 2 et 3, contre-écartelé est de Lens){2). On trouve, un dans vieux aux registre condamnations on bannit Bauduin 1429, le il octobre, qu'en le Beghe, et deux de ses * variés », écuyer. d'un an et un jour , « pour ce que, eux ensatnble d'iceulx ont mis à cache autre personne, par tele il entra en une maison, en que, pour luy garantir, criminelles, du Bos dit l'espace et'chacun manière ceste ville, et en le dite maison deffendue sur ledite personne playes d'eux de loy, en commettant est en outre condamné ont lanchié et féru d'armeure et navré de plusieurs icelly » Chacun assault de maison. à 10 livres, à 50 livres et à deux fois soixante livres. Ils rachètent leur « ban » et paient au contrôleur, pour le droit de la ville, 36 livres (3) Voilà un spécimen des moeurs du temps ; et cela n'empêcha point le banni de la cité. Bauduin de devenir du Bos cMleBesgue, bientôt le premier écuyer, magistrat natif do La Bourse (1) Arch de la ville, testam. en chirog Guilmol,Extraits ms., III, p. 112*. (2) Cf. Demay, Invent, de* tttaux de la Flandre, Paris, 18Î3, ln-4, II, n»?59l. (3) Arch. municip., reg. aux bannissements, 1421*1431, f» 141 r», — — 254 arrondissement près Sailly (aujourd'hui Sailly-La-Bourse, de Béthune), de Douai le 16 janvier 1432 reçu bourgeois Bel et sans enfant, fut (v. st.), étant alors marié à Jehane de Douai eu 1432, 1436, 1442 1439, chef-èchevin*(maireï et 1445. Son frère, Lancelot du Bos, écuyer, mayeur l'an 1460, fut son principal héritier Artois, (I). La famille du Bos était maison de Fiennes; de Douai. I^ une branche elle a fourni cadette de Lens en de la célèbre un gouverneur et un bailli » Isabelle du Bos, « demoiselle de du 13 mars 1464 • (v. st.), Sapignies, par son testament « demoiselle » Marguerite de Car' lègue à sa petite-fille, nin, fille de Hue, son fils, et femme de Simon de Landas, * le fief de Roucourt, écuyer, que on dist le fief à Le Vacveuve de Bauduin » (2). que Uno déclaration donnée par Jehan le josne, constate qu'à le 11 aux sei- Botin de lui, cette (v. st.) et signée le fief de Le Vacque était en sa possession; son droit époque » sur des terres à Roucourt, de a dismage etc., Vésiguon, « lequel je baille à censé », dit-il, lui rapportait six muids février 1473 de blé, valant 50 livres (sols); quant bien que 11 fut échevin jone, fils do ne donnaient rentes faible revenu qu'un l'évaluation de tous les profits du fief n'atteint la somme de 53 livres 9 sols 3 deniers (3). gneuriales, attendu que elles 8 saulx de notre feu Ricard ville », en 1474. plaidait « Jehan à la gouvernance (1) Id., n<>1024delà Table. (1) Id., testam. en chlrographe. Gullmol,Extraitsms.,tII, art. IV ci-deisos. (3) Arch. départ., Ch. des compte.*, portef. D188. Botin, , le ei p. 1134,— Cf. — 255 — Peronne 1505, « demoiselle (1). Le 17 novembre veuve de Jean Bottin , fils de aussy défunt gnault, card Bottin, et soy faisant fort de damoiselle Barbe 1485 ReRiBot- à Douai (?';. tin, sa fille », vend une rente sur une maison avoir été plusieurs Ricard Bottin, Jean , après père dudit de Douai, fois échevin de 1439 à 1462, devint lieutenant de la gouvernance, de quatre tonnée de 1465 besants, à 1476; avec une il portait bordure, une croix can- Vers mains de Grard Senallart 1490, le fief étaitaux (3), de Douai, l'avait eu par qui vraisemblablement bourgeois un riche achat. C'était brasseur de haquebart (sorte de en la rue du Grand Mes (aujourd'hui bière), qui demeurait des Minimes), où il possédait ainsi que maisons, plusieurs le constatent les mentions de l'an 1490 : « Rue suivantes, du Grant Mez. Maison Grard qu'on dit La Rose, faisant touquet (cot») d'une ruycllo (ruelle des Minimes) qui mène du Mez en la rue des Foulons; qui fut Jean de Fierin; — tenant à l'héritage dudit Grard où il demeure à présent. Rue du Pond-Aval Jean LeLe tenement (de la Mairie). fevre dit des Rabos, tenant à l'héritage de La PapJacques Les Ryelles, poiro, nommé » de haquebart brasseur dite du Grand Hacquebart, siècle, les prisons de la ville Senallart, et à l'héritage (4). Il demeurait où furent (aujourd'hui Grard en établies, hôtel Senallart, la brasserie au XVIe n* 22 de la (1) Arch. du parlera, do FI, fonds de la gouvern. de Douai, teg, au lôle de 1485-1487. (i) Arch. départ.» fonds de rabb. des Prés de Douai. (3) Petit reg. des fiefs tenus de Douai et d'Oichies; V partie, fiefs tenus de t'atctiiduc, a cause de son château de Douai, f»*0. Arch, départ., Ch. des comptes, reg. D31. (4j Arch. des hospices, n» 711 de Vincent, de 1839; compte de la Table duSt-Esprit deSt-Pierre. — rue des Minimes, de 1481 à 1504. rang SENALLART : D'azur de deux — 256 Il fut plusieurs sud). échevin, en chef d'or, accompagné — Quant rose du même. d'un emblème indicatif au chevron étoiles et en pointe d'une il se contentait Senallart, à Grard fois de sa profession deux pelles de bras; son sceau représente la tête en haut. H seur, dites « waghes », posées en sautoir, en qualité d'homme de Marchiende fief de l'abbé l'apposa, nes, à l'acte de foi et hommage, de Saint-Pierre, en 1502 (v.st), l'hôtel du Constantin ou refuge de Famille la fief de LaCocquerie sion de la noblesse. Par son brasseur Ghille testament Senallart, qu'une sa fille, à Lewarde maison en la Riqueruo époux Aparisis. le 20 février (2). Jean ment (v. fi). le , elle acquit était en posses- douaisienhe en elle 1530, 1" mars 1503 (v. st.), le riche entre de plusieurs de ses possesions partage » enfants et attribua notamment à « demoiselle de Le Vacque, dont on rend Douay, ainsi du le 22 janvier, deMarchiennes fit un huit ses bourgeoisie à Landas; par le prévôt à Douai, en fait à l'abbé sept femme do Jean lez Vesignon, muys de bled à Douai, appelée « le fief Aparisis, tenu du chastel do et treize les Noeufs greniers, lesdits où demeuraient (du Gouvernement), Ce testament fut « empris»en Aparisis, bourgeois du fief appartenant st.) (3). Celle-ci mourut de Douai, à sa femme, en » ; capons septembre servit le 1505fv. st.), le dénombre12 février 1530, après 1504 son (1) Arch. départ., fonds de Marchlenncs. (i) Testam. en chlrogr. aux archives de la ville. Guilmot, EXIMIIS, Ut, pages 1180-1181. (3) Arch. départ.,Ch. des comptes, portef. D388, original en parchemin; sceau perdu. — époux, qui était décédé vin en 1506 et 1509. 257 - le 14 août 1512(1), ayant été éche- As Parsis APARISIS, anciennement (aux écus) : D'argent et armée d'argent, allumée à la hure de sanglier de sable, de trois étoiles de gueules, au chef d'azur chargé languée d'or. • Famille échevinale siècle, la seigneurie dé Douai, château au XVII* qui posséda, relevàrit'du du Bray à Ràimbaucourtj celle dé Tréhou à Vitry, tenue de l'évê. ., . » de notre ville, qued'Arras,etc. Le fief de Le Vacque resta plus d'un siècle et demi dans cette famille douaisienrie, qui, déjà en 1440, avait à Roud'Anchin court un petit fief tenu de l'abbé (2). Il' Hugues Aparisis, licencié temp3 échevin séda le dlmage mourut en juin es lois, avocat de Douai (petit-fils dit de Roucourt 1574, laissant à la gouvernance , en son de la précédente) ; posle fief de Le Vacque ; il ses biens à son frère (3) Jean un dénombrement du Aparisis, qui servit, le 20 août 1575; » Théofief de Le Vacque (4). Fils de Jean et de «demoiselle du séminaire du Soleil ou dore de Lai Vacquerie, fondateur des Six Prêtres, fief fut chargé rue d'un Saint-Thomas, « canon » annuel àU profit son duquel de 13 rasières de blé, 1810-1813, f« 174 v»,ct (i; Arch. delà ville , registres aux testant., f« . 1522-1537. i i . >. . 112. * (2) 1442,2 avril ; dénombr. servi par Anthonin Ai Parsis, aîné fils de f«u Piérol, au temps de sa vie demeurant à Douai, pour un fief de 7 tisiA* res 3 coupes de terre 4 Roucourt, tenu à hommage lige, selon h coutume de Haltiaut ("Arch. départ.» fonds d'Anchin./ Dans son testam. du 8 février 1834, Jean Aparisis mentionne son fief » Roucourt, tenu d'Anchin. (Arch, de iaAllle, reg. aux tettanu, 168M884, t* 19) v»J (3) Arch. de la ville, reg. aux testam., 1863-187d, fa 290. (4) Arch. de la ville, liasse de dénomb. du bailliage, orig. en parchemin. 17, GttATBlAUtlDt DOCAI. — 258— les bourgeois plus tard parmi (que nous retrouvons relevant de Radu fief de Mégille à Coutiches, possesseurs « dale 8 février son testament, 1584; il y nomme che)fit » Anne Bonnenuict, moisello sa femme ; il lègue à M* Jean Grenet : le fief de son fils, époux de Marguerite Aparisis, ce riche de son en seigneurie roi, vicomtière, dite do Beileforière ; sa maison , avec les » , rue du Puich deux y « joindantes Philory (rue du Closuivit de près son testa, etc. Sa mort cher-Saint-Pierre) » le 19 avril suivant celui-ci ment, puisque fuUempris (1). Le Vacque, tenu de Douai Chastel du M* Jean es lois, « sieur» de Tréhou, des exploits au Majesté et son receveur de Flandres résidant à Douai (à cause licencié Aparisis, conseiller de Sa etc., Conseil provincial des guerres), servit son « droiture 11 avait le 13 juin dénombrement », devant le 17 mai 1584 1585 (2). le décès la cour féodale, après dans de dénombrer de son père, , à charge le droit de relief de 60 sols parisis les 40 jours et en payant « dont le bailli s'est contenté » (3). On le trouve, à Douai, chef des Six échevin Bray en en hommes 1600, (4). 11 acquit, à Raimbaucourt, mouvant 1631 « DamoisellenJ/ar^uerife licencié ôsdroits.avocat de ladite son père ville, releva et présenta, Aparisis, licenciées et 1606; il mourut en 1593 , la seigneurie du 1604 de Douai. Aparisis, à lagouvemanceet le fief à elle échu comme droits, fille de feu M* Jean, échevin «régnant» de par le testament M* Jean hommecrdesservant», • sieur » de Tréhou, son frère, (l) Arch. de la ville, reg. aux testam., 1582-1534, fo 193 v». (i) Arch. départ., Ch. des comptes, portef. D i88, orig. en parch. Manque le s seel armotéde ses armes ». (Z) Arch. de la ville, reg. aux plaids du bailliage. (4) Sou», de la FI, vallonné, III, p. 77, en note. — 259 — le 30 décembre Hubert Le Maire, 1631. Le 16 mai 1642, « garni de missive échevin moderne, du 10 », envoyée par ladite damoiselle, servant»à la place dudit futreçu«homme M* Jean Aparisis, dont la résidence était alors incertaine (1). Me Philippe « sieur» docteur es droits, Aparisis, prêtre, du Bray, releva, le 27 avril 1660, par suite de la mort de a homme ladite sa soeur, et désigna, comme Marguerite, servant Le Sellier, », Hugues 10 mai suivant (2). En 1665, à Bruxelles, le 10 septembre, sur la demande son gendre le conseil de ; il (dénombra du roi des finances Pierre le conseiller Hattu, de la ville de Douai et exécuteur testamentaire pensionnaire » de feu Marguerite en son vivant fille « franche Aparisis, demeurant à Douai, accorda remise d'un quart du droit avait donné ouverture la vente du fief seigneurial, auquel de Le Vacque,«demeuré à Emmanuel de La Croix, escuier, sr du Troncquoy, dû en Le 10e denier, pour 6000 florins». « payement donc à 600 florins, fort cas, montait pareil à ladite exécution, de grand chargée desadvantageux bre de légats pieux», disait l'exécuteur testamentaire, aussi fort rude, puisqu'il ne se trouve pas de seigneur ticulier pareils En qui ne fasse modération droits » (3). 1672, Marguerite écuyer, d'achat décédée tiers le fief de Le Vacque appartenait d'Emmanuel , veuve Aparisis «sieur» fait«de d'un de La Croix, feu damoiselle en célibat.»Elle demeurant ou d'un nom« et parquart de àademoiselle» de à Douai, , Barbey en vertu Marguerite Aparisis,sa 1675. . testa le 7 octobre (1) Reg. aux plaids du bailliage. (i) Arcb. de la ville, reg. aux plaids du bailliage.—ld.,tiasse du batllhge, orig. en parchemin. (3; Arch. départ., Cb. des comptes, porte!. D 383. tante, de dénombr. — Barbey, Françoisde ^601- écuyer, La Croix, de bourgeois releva, le 29 mai 1677, vit son dénombrement, Douai, a sieurndu fils alnô et de Toncquoy de la précédente, après le décès de sa mère, le 14 janvier 1681 (1). DE BARBEY : De çois de Barbey, à trois épêes de..... (Cachet au dénombrement de 1681.) et ser- de Fran- « sieur du Troncde Barbey, François écuyer, contre son frère Emmanuel de Barbey, plaidait En 1677, quoy, écuyer, * sieur » de La Croix, au sujet du fief de Le Vac- que (2). M'Robert lieutenant acheté docteur Dongier, particulier le fief audit de la «sieur» es droits, de Marie-Claire vembre du roi et de Douai, ayant gouvernance le du Tronquoy, dénombra, « Daen exerciceTn 1686. 1683 (3). 11 mourut moiselle Catherine-Claire Hustin, nombrement du fief de Le Vacque, 3 mars conseiller et Françoise-Isabelle sa veuve, servit un déet tutrice comme mère Dongier, le 15 no- 1694 (4). d'or, la queue passée entre les et retroussée, écoté au chef d'or chargé d'un sautoir jambes et alaise de gueules. de Flandre, Paris, 1856, [Armoriai et non Donges.) page 131 ; lisez : Dongier » DONGIER : D'azur Le sceau employé au lion du lieutenant par sa veuve particulier pour sceller de la gouvernance son dénombrement fut de (i) ArcS.de la tille, reg. aux pLids du bailliage.—Id.,liasse de dénombr. dub-illi<ge, orig.en i-archeuln. (() Registre aux pbiJs du billluge. (3) Arch. de la ville, liasse de dénombr. du bailliage, orig. en parchemin, (4; Arch. départ., Bureau des finances, portef. D 246, orig. en partb. scellé. — — 261 un coupé, au 1er, deux ; il représente et au 2d, un lion passant. posés en sautoir, 1694 Marie-Claire épousa donna Dongier, Jean-Baptiste le pouvoir, provincial des officiers d'Artois et héritière du noueux précédent, demeurant à Cambrai, Mairesse, 17 avril afin de « droiturer 1728, en 1732, - écuyer, ; il s'intitulait, fief de Le Vacque seiller du roi, trésorier des gages fille bâtons des gages payeur de la chancellerie qui » le con- et augmentation près le Conseil » (1). « sieur » de Neuvilly et Mairesse, Jean-Baptiste écuyer, demeurant en son château d'Ewars d'Ewars, (2), vendit le fief qu'il avait hérité, vers 1750, de feu Marie-Claire Donsa mère, à gier, conseiller secrétaire Marc-Àntoine-Joseph du roi etc., seigneur Remy, écuyer, de Cantin, pour le prix de 9500 livres, suivant contrat passé à principal le 21 mars 1757 ; mais le retrait fut effecDouai, lignager tué par le frère germain du vendeur, Adrien-Françoisen Mairesse, Jos'ph écuyer, avocat à « Estrumelle » (3). en Cambrésis MAIRESSE : D'argent à un navire de gueules, sur une mer flottant demeurant parlement, équipé d'or et girouette et une étoile de d'azur, du chef. (D'après gueules posée au canton dextre de feu Mathieu marchand Mairesse, présenté par sa veuve, Marguerite « sieur » de la Vieville. Mairesse, 1696-1710, brai. pages 98 et 96.) et échevin Foulon; Armoriai Famille les blasons de Cambrai, et de Fiançois de Flandre, de Caméchevinate fl) Registre aux plaids du bailliage. (2) Echevin de Cambrai en 1731. /R. Bouly, Diction., hit t. de la vtlti de Cambrai, Cambrai, 1881, ln-4», p. 338.) (3) Arch. muneip., reg. aux plaids du bailliage. — Adrien-François-Joseph 1764, ment, le 2 janvier ou dernier Le Vacque servit Mairesse et vendit, son dénombre- le fief après, de Roucourt, Jean-Fran- de bientôt seigneur donna pouvoir, qui » devant çois Bérenger, pour « droiturer — 262 la cour le 29 décembre 1768, (1). Ce commisFrance présenta, féodale de des fontes de l'artillerie général du 15 février des finances, un dénombrement au Bureau le 11 juillet 1777; il s'y qua1775, dont il obtint récépissé de Roucourt, et autres lifie de « seigneur Delvacque saire lieux» (2). en Né à Douai 1725, fontes de de commissaire François-Simon, mort l'artillerie, ordinaire des des services en considérables, son art. Il collabora, 1747, et de de Rond, il succéda à son père, Barbe-Marguerite-Louise dans la direction de la fonderie de Douai, et rendit à l'Etat nom meuse dans temps qu'il cette partie, pour anobli en avril H fut Encyclopédie. : Ecartelô d'armoiries règlement pour en 1776, le roi Louis A l'assemblée mars même en 1789, XVI le décora de la noblesse Jean-François de Saint-Michel, comparut Le Vacque » en Roucourt. d'or 1775 se fil un à la fa- et reçut et de du collier ; gueules de son ordre. du ouverte le 30 bailliage, de l'ordre chevalier Bérenger, à cause de sa « seigneurie de la Révolution, continua à serl'ex-gentilhorame vir son pays, avec un redoublement de zèle, ce qui néanen disgrâce, au mois moins ne l'empêcha point de tomber Pendant d'octobre alors, 1793, par ordre c'est-à-dire ministériel, aux plus de quitter mauvais jours; la Fonderie, forcé il con- (I) Reg. aux plaids du bailliage. (I) Arcb. départ., fonds du Bureau des finances, porte». D 247, orig. en parchemin. — — 263 à reprendre 23 septembre 1795. sesfonctions.le une nombreuse Il mourut en 1802, laissant de sa postérité commissaire Laurence Maritz, fille de Jean, écuyer, femme, et de Judith à Lyon et à Strasbourg, des fontes général sentitensuite Deonna (1). au fief de Le Vacque, consistant uniquement il périt entièrement entre les mains féodales, Quant redevances M. Bérenger, par l'effet des lois en de révolutionnaires. VI à Cantin; Fief rasière ou mesure d'avoine fourmente- successives.—Familles douaisicnreche; transformations dans la maison de Goy nes de Courcelles (fondue d'Eule), de Hennin dite de Haynin, et Le Maire ; famille Nous ne sommes de lumière sur resté innommé nos recherches documents à jeter un peu que difficilement l'histoire de ce petit fief, qui est toujours avec clarté de ; pour exposer, , le résultat les , nous indiquons chronologiquement recueillis arrivé par nous, et au besoin nous les expli- quons Dans de 1369, le châtelain de Douai cite comme » : Heuvin ses «hommes de Goy,fils de Heuvin, et Colart de fils de Jaquemon, la nature sans indiquer des Courcelles, fiefs de ses vassaux. à Heuvin, nous croyons Quant qu'il tenait son aveu le fief de Plachy. (Voir ci-dessus, fl) Généalogie delà famille bérenger,par de ta FI. tMff.,VII, p. 83. article lit.) II. A. de Ternas.dr.ns tel Souv. — Les riches au XIVe familles les fermes 1349, des siècle, Jacques 264 — de Goy et de Courcelles possédaient, En biens dans le village de Cantin. ou censés (JaquèmeA de Martin (villae) ou Jacquemon, Jacquemart en latin) de Courcelles, de Goy et de en langage de Jacobus, bourgeois sises à Cantin, furent ravagées Douai, par le seigneur aux Douaisiens(l). d'Escoives, qui avait déclaré la guerre de Courcelles était chef du magistrat de Jacques (maire) wallon; Douai, en 1377 Collard et 1382 ; Colart fut échevin en 1380. de Courcelles, fils de Jaquemon et de feu Marie de Goy, en épousant, par contrat du 17 juin 1375, demoiselle Catherine Pourchel de Frémicourt, fille de feu le chevalier Ricart de Frémicourt, et de dame seigneur Marie des Wastines, : « Un déclare en mariage apporter » à fief contenant un terage courant sour pluiseurs terres Pourchel, c'est l'un des fiefs des Parchonniersde Cantin; Cantin, dont il sera parlé dans un autre volume. « Item. Un autre de noble homme fief, oudit terroir de Quantin (Ctrnf m),tcnu et contient le chaslcllain de Douay, environ monsscigneur dix'rasieres d'à vaine fourmentercche et six sols de douesiens lieux et hiretagcs deux sour par an, pluiseurs chils situés ou terroir de ledite ville de Quantin. Liquels fiefs vuint et esquey audit Collart par le mort et succession de rente de deflunte lart». «Item. demisiclle Un de Goy, jadis mère audit un muid de terre contenant Marie manoir Coldans « Item. du chastiel de Quantin...». à l'opposite ledit Jaques à Douai, ou Petit Mes, où demeure » (2). de Courcelles, qu'on dit la maison d'Antoing.... son enclos, Une maison (I) Chroniq. de Douai, par J. Lhoste ; voir page 346 Ddes Annal. GalloFlandr. du P. Buielhi. (i) Arch. de la ville, contrats en ch<rographe. Cf.Gnilmot, Ext. ms.» III, p. 1189. — En était d'Éule, vait sa — de Courcelles, fille de feu Colart, M*' Guillaume à « noble homme , seigneur chevalier elle porta les grands biens qu'a», auquel 1394, mariée dame 265 Marte et aux environs. Le à Douai, à Cantin lundi 16 juin 1399, ce seigneur en halle à Douai, comparut d'une procuration de sa femme, porteur passée « soubs le biens seel de l'aduoerie de Terouane vendre certains »,pour famille La « terre contrat de mariage du 17 juin 1375(1). reprisau du seigneur d'Eule » à Caiitin, est citée dans un acte du 4 février 1441 (v. st.) du fonds d'Anchin, aux archives départementales. Le fief passa aux descendants ensuite dans du chevalier la famille Arnoul de Goy et appartint de Goy , seigneur de Douai, décédé haut bailli de Gand en , bailli de Goy , chevalier , seigneur 1459, dont le fils, « Jacques » du duc , fit, vers 1473, conseiller et chambellan d'Auby, » du fief qu'il avait à Cantin, la « declairation chargé d'un d'Auby relief de dix livres, avec le dixième denier en cas de wnte, et consistant en rentes d'r.rgont, et de d'avoine , de chapons fourmenpains, savoir : « xvj rasières demi quarel d'avaine teresse oboles douisiens, ; lij sols xj deniers quy valent ende Flandres, oboviron, à monnaie xvij sols, ij deniers les ; iiij cappons Dont il y , de xvj sols, et iiij pains. aucunes des terres lesdites a, au présent, quy doibvent en ries. Par qtioy ne vallent au , que : xij rentes, . chacun rasières ou enxij sols de Flandres viron ; iiij cappons et iiij pains ><. Du même fief dépendait « dont on rend en censse alors une terre de quinze rasières, d'avaine, mesure (I) Arch. de la ville, III, p. 1189. dite; contrats en chirographe.Cf Guilmot, Ext. ms., — 266 xv rasières de l'une Douay, — et dix rasières » (1). l'autre bled portant mesure d'avaine, de Il fut ensuite de GOIJ, héritière de possédé par Jacqueline de La Ti amerie, checelte famille, dont le mari, François de Drehaucourt le valier, seigneur Foresl.etc, (Drocourt), vendit, vers le milieu du XVI* siècle. do Douai, servit Jean Le Maire, bourgeois L'acquéreur, son dénombrement, le 22 juin 1559, et déclara que son fief consistait en une rente d'onze rasières « un quarel d'avaine à la mesure fourmentresse siens » sur ment ou à blé était », et de 18 « sols oboles doui- des terres à Cantin, et aux enviFlesquières au Temple de Douai, rons, à sept sols et demi de relief,dù et le dixième denier en cas de vente (2). La rasière à froplus petite que celle à l'avoine. Entre 1375 et 1559, la rente avait donc subi quelques modifications : onze rasières et un « quarel », au lieu de dix ; dix-huit sols oboles, au lieu de six sols. Un siècle à la suite de dix rentes niers après, desquelles de rasières avaient encore il se trouvait eu lien des modifications, ainsi transformé : un fief à Cantin, avec justice foncière et chargé d'un relief de sept sols six de- terre, seigneuriales, parisis. Sous cette forme nouvelle, 1663, 1686, 1694 etc. (3) à la famille au XVIII* siècle, Haynin, qui se fondit, Nédonchel. il appartenait, en de Hennin dite de dans la maison de (\) Double déclaration, sur papier, tans signature ni sceau, écriture du XVi siècle; aux Archives départ.. Chambre da compte», portef. D 387. (?) Arch. départ., Ch. des comptes, reg aux dénombr. des fiefs tenus de Douai, D 10, b 21. (3) Arch. de la ville, reg. aux plaids du biilliage. — Sur le rôle de 1694 - 267 des fiefs relevaut du château de une couppe de terre Douai, figure le « fief de dix rasières à Cantin dans la quatrième et avant-dernière », rangé avec le fief de Plachy classe, (voir le présent chapitre, des article avec celui Pourchelets 111), (6e chapilre, article II), article 111) etc. La avec la Damoisellerie (6* chapitre, (1) de Hennin famille de Dorignies avait à différents autres Cantin, « édissê» marché de terres, du un grand fiefs, notamment domaine de Cantin, et un Saint-Albin. La maison de le tout, quelque temps de tenu du seigneur terrage Nédonchel avoir aliéné parait avant la Révolution. VII VIII. de terre Parcelles FU'fsdDury. et sans aucune attribution — Familles de justice. de Haucourt, douaisiennes Pindu Soleil. — chon, de Haynint etc., le séminaire Aparisis au XVIIP siècle. Le fief Lossignol. Une dame du Rossignol Le châtelain , dans des renseignements Pernat (?; est mon séant relief. pour au sentoron Jean trois son précis homme qu'on dénombrement sur ces deux de 1369 , donne fiefs : « Pierre de rasières de terre, pour quatre dit au Mont de Dury, à 60 sols de mon homme, à sept sols et demi, Cornache, rasières de terre. » de de Haucourt, clerc (v. st.), Jean de Douai, déclare un fief de quatre l'èchevinage posséder de terres, sis.à Dury, rasières relevant du château de Douai Le 1" février 1473 (1) id., reg. 1683-1694, f« 73. — et ci-devant — 268 de Haucourt, (1). Antoine servit son dénombrement, lo de la chàtellenie flls de feu 6 Jean, de Dury, rasières au lieu juin 1490, pour le fief de quatre dit Guigarbe ici le fief pos(2). H est facile de reconnaître sédé, en 1369, de Pernat. Antoine de Haupar Pierre écuyer, en 1480, a centenier » ou capitaine d'une compagnie de Douai, fut chef du magistrat en 1505 et bourgeoise mourut en 1503 sans enfant d'Isabelle sa femme. Coppin, court, Son de Haucourt, en 1448, Jean lieutenant-bailli père, lard greffier de la ville, en 1462, les plus figure, parmi « pairs » du château de Douai, à raison du probablement fief de Dury. Damoiselle décéda Dury Antoine Béatrix à louai, (3) à l'une Pinchon, en janvier 1556 d'Hector Soldoyer, son fief de (v. st.), laissant de ses filles, Marthe Soldoucr, dont le mari, le 4 mars 1557 fournit, (v. st.), un dé- Senelle, nombrement muni le veuve du « seel armoyé de ses armes fief de », pour du terres à Dury, tenant aux rasières, quatre de l.ècluseet à neuf coupes des pauvres de Dury, seigneur ledit fief chargé du relief de 60 sols et du dixième denier en cas dressé alors Sur d'aliénation en 1578 la parcelle une de Hennin, autre (4). Sur la liste des encore , ces époux figurent de terre de Dury (5). liste, confectionnée « sieur du Cornet écuyer, fiefs de comme en 1602, c'est », demeurant Douai, tenant Adrien à Cam- Cl» Arch. départ.. Ch. dos comptes, cibler D 78; inventaire des dénombrem. de Douai et d'Orchies, dressé a la veille de la Révolution. L'original de la déclaration ne te troute plus dans les portefeuilles. (!) M., orig. perdu. (3) Arch. de la ville, reg. aux testam , l!K4t86i, U 110. (1) Arch. départ., Cb. des comptes reg. aux dénotub.dts fiefs de Douai, D tu, f«* 20 vo et 3*6 vo. (?) Liste ajoutée à la plupart des manuscrits des Coûtantes de la gouvernance de Douai. — :269:*des quatre rasières comme brai, possesseur, qui est indiqué de de Dury (1); ce gentilhomme figure dans les généalogies de Denain, issue de l'antique maison la famille de Haynin, de 1597Dans son compte une croix engrélée. qui portait du droit de Douai fait recette 1600, le bailli seigneurial « par Adrien de Hennin achat du fief de 4 rasières payé pour Souldoier , veuve d'Anthoine , escuier à Dury , sieur , vendu Senelles , du Cornet, par Marthe à demeurant » (2). Douai En à M* Jean rasières , les quatre appartenaient licencié es droits, sieur de Tréhou Aparisis, , du Bray , etc. », bourgeois cette année-là de Douai, , qui acheta, l'autre fief de Dury; fondac'était le fils de Jean Aparisis, teur 1630 du séminaire du Soleil. article ci-dessus, à celte passèrent (Voir V.) rasières fondation , Après lui, les quatre au nom de laquelle les devoirs furent accomplis , devant la cour féodale, notamment les 12 octobre 1680 et 29 novembre 1700 Quant partenait, (3). au fief tenu au début en du 1369 , par Jean XVI* à siècle, à Gilles Taisne, Cornache, Maselence il ap- (Maxelle fils Charles mariée dont lende) Lossignol, Taisnc servit, le 12 octobre 1559, son dénombrement pour un fief à Dury, tecontenant trois rasières, en une pièce, nant aux terres du seigneur de Lécluse, à sept sols six deniers vente, de relief et le tiers le dixième denier pQur « cambellage », et, en cas de (4). (I) Arch. départ., Ch. des comptes, porlef. et liasse D 268. (i) Id., Ch. des comptes. (S) Areh. de la ville, reg. aux plaids du bailliage. (4; Arch. départ., Ch. des comptes, reg. aux dénombr. des fiefs de Douai, D 10, f« 34. Dans 270 — son de 1576-1577 , le bailli de Douai fait compte du droit seigneurial de Leuvacrecette acquitté par Jean à Dury , qui avait acheté, de demeurant que, « labourier, le fief Charles Taisne et tle Magdelaine sa femme, Fournel, à Dury , pour le prix de 400 livres » ; ce qui non 40 livres; denier, faisait, pour le dixième l'acquéreur, « pour avait payé en outre, le droit d'affranchissenoble, ment » ou de franc-fief, 4 livres (1). Sur la liste de 1578, de 3 rasières ce fief, nommé Lossignol, est indiqué comme tenu du nom par Jean des anciens possesseurs, de Leuvacque, laboureur à Dury. Le 10 février mises en adjudication 1599, furent de la gouvernance, les trois rasières par déde terres cret, au siège labourables à Dury, tenues en fief de Son Altesse , à cause de son Chastel à Jean de de Douai, et ayant appartenu et après lui à ses enfants; demeurées à Claude Leuvacque, du Carieul, 178 florins « de deniers , moyennant écuyer » (2). Claude du Carieul, « sieur de Miprincipaux écuyer, ramont en Pèvle », du consentement de ses laume enfants , Guildu Ca- et Antoine, et damoiselle Françoise écuyers, rieul , vendit son fief, le 24 mai 1617 , à Jean Acquart, laboureur à Dury (3). Jean le 14 février vendit, Acquart H* Jean sises à les trois rasières 1630, au susdit Aparisis, en la Sol le de Queusnech , tenant à des terres du seide Lécluse et à quatre rasières de l'acheteur (4) ; ces rasières constituaient le fief ci-dessus , de manière Dury, gneur quatre que les deux fiefs de Dury appartinrent alors à la famille Aparisis. (1) Arch. départ., Cb. des comptes. (2) Arch. du parlement, fonds de la gouvernance de Douai, no 42 des distributions.—Dans le compte du bailli, de 1697-1600: ( fief du Lossignol t. (3) Arch.de la ville, reg, aux plaids du bailliage. (4) Id. .— 271 — fils de feu Me Jean, releva Philippe Aparisis, la Haye, 1631 (1). PierreDe le30 décembre le fief Lossignol, « sieur du Mont-Sergeant » , mari de « damoiselle» Antoi« simr fille de feu Me Philippe, nette Aparisis, prêtre, Le docteur de Douai, es droits en l'université », docteur Bray les trois rasières de Dury, le 26 août 1686,pour dénombra, dites le fief du Rossignol ancienne Lossignot, (sic; Lossignol, à quatre rasières du séminaire du Soleil orthographe),tenant », le 17 décembre (c'est le fief ci-dessus) (2); il « droitura du 1686 le relief de sept sols six deniers , en payant parisis et le tiers « cambellage », et il dénomma, pour « homme » son fils, Nicolas-Philippe-Joseph De la servant, Haye (3;. De la Haye, «sieur du Mont-Sergeant Joseph devant la cour féodale, le 7 mars 1711, après sa mère, et il dénombra, le 18 avril suivant janvier 1737, Marie-Françoise aux biens, d'Arnould quant naire de celte qui 29 séparée, de Surcques,conseiller par suite de la mort pensionde Joseph, premières à noces, « sieur du écuyer, d'honneur chevalier en devint, 1707, à Valeuciennes, Conseil provincial de Haiuaut 1711. La • Généalogie de la famille Honoré », Le (4). De la Haye,icmme ville, releva, son frère en (5). Elle avait épouséen 1698, Pierre-Louis Douai, Honoré, Locron », releva, le décès de au et mourut en du Locron» (6) (D w. (i) Arch. départ, Ch. des comptes, portef. D 318, copies sur papier de dénombr. de fiefs de Douai. (3; Arch. de la ville, reg. aux plaids du bailliage. (4) Id. et orig. en parch., parmi les dénombr. du bailliage. (8) Arch. de la ville, reg, aux plaids du bailliage. (6J Souv. de la FI. mil., Douai, 1866, in-8o, VI, p. 136. — 272 — constate la qualité de dame du Rossignole ! qu'elle prenait la manie des qualifiRien n'est ridicule et absurde comme cations au XVIIIe siècle ; une humble féodales, parcelle de terre devient'alors Sur le rôle de une seigneurie 1694 des fiefs ! du mouvant château de à Madlle De la Haye », et celui Douai, « le fief Rossiniol, d do quatre rasières du au séminaire de terre appartenant et dernière Soleil » sont rangés dans la cinquième classe, suiavec celui du Yieil-Çhastel d'Hamblaing (voir l'article vant), etc. (1). Tels sont les renseignements sur que nous avons recueillis les deux fiefs d,e Dury. Le « gros » de ce village, notamment le de la « poeté » de Lécluse, l'église paroissiale, dépendait de l'Artois surplus, terre y constituaient et du Cambrésis donc ; une enclave de les sept rasières de la chàtellenie de Douai. Pour la liste des fiefs tenus épuiser 1369, il ne nous reste plus à parler que de Goy, fils d'Heuvin ; malheureusement, cument, consistait qui nous ce fief. Peut-être n'est-il a servi autre de guide, que ne celui en châtelain, de celui d'Heuvin du le précieux dit point en du doquoi Vieil-Chastel créé en 1238, parle châtelain de Douait au d'Hamblaing, relief de sept sols et demi ; parce que : Ie, en considérant l'ordre dans lequel sont rangés les fiefs, dans le dénombredevaient le ment de 1369, on voit que les quatre premiers relief, ou 60 sols, tandis que les autres n'acquittaient ou sept sols et demi ; 2* parce qu'il que le relief inférieur, ne reste absolument que celui-là auquel on puisse applifournie quer l'indication par l'aveu de 1369. grand [\) Arch. municip., reg. aux plaids do bailliage, 1683-1694, f» 74. — 273 — IX Vieil-ckastel Sa création en Fief du d'Hamblaing. — Ruisseau 1238. entre la Sensée et la d'Hamblaing, —« Éclissement» du quint Château Scarpe. d'Hamblaing. du fief. — Divers artésiennes des possesseurs; familles Le bourgeois, de La Plancque, Castelct, Gosson, Petit, Lambert, Lepoivre, % du fief du Vieil-Chastel La création à l'aimée Baudelet. 1238, en juin inféode ; le châtelain à Gilles Castelet,ciloyen de ses vassaux, de Cité-lez-Arras), bourgeois le cours bateau d'eau , ainsi que le droit de au châtelain appartenant non navigable) l'Estanjusqu'à Vitry et jusqu'à (Scàrpealors retenue qhé de Biache (stanca, d'eau). Devait être compris dudit Gilles, qu'il avait à Hamblaing, dans ce fief le manoir le château et qui sera le chef-lieu (castrum) qu'on appelait parcourir du fief ainsi constitué. la d'Arras(ou d'Hamblaing le lieu dit le Wés de Lécluse, avec tous ses profils, depuis jusqu'à Saifly et jusqu'à Hamblaing, en remonte d'Hamblaing do Douai, en présence îivière Le châtelain y retient vicomtière. « le sang et le Pour toutes la justice en cas de relief, sept sols et demi, le vassal paiera, charges, lorset il siégera, trois fois l'an, aux plaids du châtelain, de son par ses pairs, au chef-lieu qu'il y aura été convoqué larion », c'est-à-dire il encourra dix sols d'amende, envers fief ; s'il fait défaut, au jugement de ses pairs. En cas de « lorfait » je châtelain, envers le châtelain, le vassal, s'il est condamné par ses dix sols parisis. n°LV. sera quitte en payant Preuves, pairs, CtUTILtlKS DE bovill. 18. — Le ruisseau de Lécluso — 274 à encore remarque entre la Scarpe il a servi plusieurs et la Sensée; aujourd'hui défois, au moyen âge et dans les temps modernes, pour tourner l'eau de la Scarpe descendant vers Douai, et pour la rejeter dans la Sensée, au grand détriment de la défense de notre la fin du XVe siècle, en 1238, il ne consiste dite démolie, nous quand plus qu'en le fief retrouvons « une viese place le château de Hamblaing, en qui esta présent et valant Un dopar an 24 sols d'Artois». usage de prairie, cument plus explicite, que le fief consistait, terre, se ville. Vers créé Biache du 12 septembre à cette époque, 1563, nous apprend en « six rasières de une au village de Hamblaing, en prés, pièce, manoir non amasô et terre en labour, tenant de Vitry; à sept sols six deniers de relief parisis en bois, eaux, au marais avec aide pareille et le tiers cambellage, au relief, le quand au 10e denier,à la vente,don cas y eschet;et ou transport». 11 est à remarquer avait subi un que le fief d'Hamblaing « éclisseme.it le 7 octobre coupe de pré, six mencaudées » du quint 1559, il est (le 5e, part des cadets), puisque, fourni dénombrement pour « une en un quint de fief, icclui quint pris en prise », ladite coupe (1). Une et droits que ci-dessus c'est qu'il n'est déjà plus parlé sur le ruisseau et de parcours concédés Sur eu 1238 le rôle do « Vieil-Chastel par notre 1094 des d'Hamblaing, chargée reliefs remarque plus importante, alors des droits de propriété de Lécluse à Biache, droits châtelain ikfs des mêmes relevant do cinq à son vassal. de Douai, rasières une celui du coupe de (1) Arch. départ., Ch. des comptes, reg. aux dénombr. des fiefs tenus do Douai, D 10, f»3J, va. Le quint du Vieil-Castet d'Hamblaing fut morcelé en deuxjou trois petits liefs, dont on trouvo un grand nombre de dénombrements modernes. — terre », est rangé 275 — dans la cinquième et dernière le fief Rossignol vin, qui précède), (voir l'article du séminaire du Soleil (article vu), etc. (1). à la Révolution,le » consistait blaing-les-Prés Enfin, classe, avec avec celui fief « du Vieil-Chastel d'Ham- en cinq rasières une coupe et huit pieds, mesure ou en quatre rasières 95 verges d'Artois, mesure tant en « manoir non d'Ostrevant, quatre pieds, amasé « de », qu'en prés, bois et terres à labour , tenant liste » au marais « à la borne de Vitry, d'un au bout milieu de la fontaine continuant le long de son Lagache, » ; ledit marais de Vitry égout en forme de fossé jusqu'au fief faisant les quatre quints 58 verges (4/5) de six rasières ou six rasières dix-neuf d'Artois, sept pieds, mesure verges, mesure d'Ostrevant, à rencontre des possesseurs de l'autre quint. Recherchons maintenant quels » d'Arras « citoyen au profit le manoir érigea d'Hamblaing ont été les successeurs du le châtelain de Douai duquel de la chàtelen arrière-fief lenie. Le dénombrement de 1369 ne nous égard ; mais, depuis le XV* siècle, nous ment cette terre aux mains de familles château qui rien à cet constam- artésiennes. Vers déclarait (ou Desrc) tenir, du vieux du château de Douai, remplaceront c'était d'Hamblaing Agnès Gosson (2); vers 1490, 1470, Jean : du souverain possédait Gosson le fief, dit apprend trouvons et d'Erré puis, vers le commencement du (0 Arch. municip., reg. aux plaids du bailliage, 1C83-IC94, f« 74. fi) Arch. départ., Chambre des comptes, liasso D 73, invent, des dénombr. des fiefs de Douai, dressée & la veille de la Révolution. La déclaration orig. sur papier, signée du déclarant, ne se retrouve plus. Sur cette branche de la famille Gosson, voir pp. 26-J7 du t. iv des Sotie, de la FI. wallonne. — 276 — comme tous deux Gosson, indiqués de Catherine nobles (1). On le voit ensuite à « damoiselle de Louis de deSaint-Florisse », épouse Gosson, damoisello des Wastines, La Plancque duBrulle, seigneur (2), écuyer, XVIe Hubert siècle, le de mari, fournit un dénombrement, etc., qui, en qualité 1563 (3). En 1578 et 1584, c'est Louis de La 12 septembre «sieurde La Comté» (4). Dans l'histoire Plancque, écuyer, d'Artois de l'an 1578, cegentilhomme, des troubles et des Watines, comme « sieur de La Comté sieur indiqué du gendre d'Artois », Asset), président (Pierre-Albert de l'Espagne (5). parmi les plus ardents partisans fait recette le bailli de Douai de 1597-1600, de Naves est signalé Au compte « de de sept sols, six deniers qu'il avait touchés parisis, de veuve de messiro Charles dame Barbe de La Plancque, Ghistelle, seigneur de Provene, pour le relief du Vieil- (1) Petit reg. en papier des fiefs tenus de Douai et d'Orcbies; 2e partie, fiefs tenus de l'Archiduc, à cause de son château de Douai, fo 19. Arch. départ., Ch. d» comptes, reg. D 31. (2J Sur un exemplaire du livre intitulé: G. Plinii Caciliitecundi Notocoment. Epittolarum Libri X. Jod' Badiut Atctmiut, Paris, Janvier 1633, in-f» (m> 068 du ratalog. i npr. de la bibl, de notre société académique^, nous avons remarqué celte mention écrite sur le titre de l'ouvrage ; 1550. | A Loyt de La Plancque egr des Wallinnts. ' La Doubler ne 1550. \ faull \ Plancque. GVtait la devise de ce gentilhomme, ou peut-tire mémo celle de sa famille* le jeu de mots qu'elle contient était bien dans le goût da temps. (3) Arch. départ., Ch. des comptes, reg. aux dénombr. de fiefs tenus de Douai, D 10, 1wO-1594, f> 38 vo. (4) Liste des fiefs, à la suite des coutumes manuscrites de la gouvernance, — Reg. aux plaids du bailliage, aux archives do la ville. (8) Le Petit, do Béthune, L'hitl. det Payt-Das, à Saint-Gervals, 1601 pet. in-S», 1, p.. 688. — Pentus Payen, d'Arras, Mémoire*, Brux, 1661^ in-So, ll,p. 74, —Cf. Plouvain, Corne» ptoeinrfal d'Artois, Douai, 1823, in-4«, pp. 7-8. — 277 (1). Sur — une liste des fiefs de Douai, demeurant à Béthune, est Chastel de Hamblain» dressée 1602, cette dame, d'Hamblaing pour le Vieil-Caslel en reprise (2). : D'argent, billeté de sable, au lion du Plancque — Barbe de La Plancarmé et lampassê de gueules. même, et do La Comté, des Wastines, de Saint-Floris que, dame La était fille de Louis, héritière Gosson, le 1er juillet mourut l'Espagne,ret épousé dus les marquis et de Catherine des Wastines, seigneur de Saiut-Floris avait ; son mari, qu'elle de Malines pour 1570, fut gouverneur de le 19 juillet Saint-Floris 1592. D'eux et un prince sont descen- de Ghistel- le (3). de Béhagny, «sieur» Petit, le Vieil-Chastel d'Hamblaing.vers Charles sèdait rentier à Arras,posle milieu duJXVII* Me Jean Le Bourgeois, ; son neveu, prêtre de la conà Lyon, donna pouvoir, delà Mission, demeurant grégation en cette ville, le fief (4). le 27 juin 1685, pour relever siècle Floris feu Le Bourgeois, demeurant à Arras, frère dudit servit un dénombrement, daté du 13 juin MeJean, 1697, dont il lui fut donné le 5 juillet suivant récépissé (5). Après la mort des enfants du précédent, Floris et Philippe-Joseph Le leur Marie-Jeanne Bourgeois, tante, dame de Béhagny, demeurant en la ville de Jean-Antoine Martinie, dénombra, de La pour Motte, écuyer, le Vieil-Chastel Le Bourgeois, veuve d'Arras, « sieur » de d'Hamblaing, La le (IJ Arch. départ., Ch. des comptes. {V Id., portef. et liasse D 263. (31 Le Blond, Quartiers ginéalog., Brux., 178S, in.8», p. 235, — Suppl. au Nobil. de* Pays-Bas, Lotivaiti, pet. in-So, p. 22. (1) Arch. de la ville, reg. aux plaids du bailliage. 0) Arch. départ., Bureau des finances de Lille, portef. D 2ttî. 10 mai 1729 moisello (l). Marie-Rose marier, demeurant pour ollo lequel Sa nièce ville Baudelet de l'élection Baudelet pine-Joseph L'aîné fontaine, au conseil damoiselle de La fut Marie- épousa Dominique-Victordu roi, préconseiller d'Hautefontaine, demeurant en la d'Artois, provinciale étant décédéo le 7 décembre 1779, et très-excellent daté du mineurs, France , Dominique-Joseph-Albert né en 1762, fut pourvu et de Na- 12 1780, septembre savoir : DominiquoCharlotte, Marie-Rose-Angôlique ot Jules-César (3). cice à la suppression fiUo à Vieil-Chastel, a Arras, lo 30 Lambert à « très-haut, très-puissant XVIe du nom, roi do d'Artois, « da- qui Louis prince, varre », un dénombrement pour le fief échu à ses enfants Joseph-Albert, lo fief du de cette l'héritière Sa femme servit eut un dénombrement, « Marie-Rose signet Lrpoivre, d'Arras. héritière, uniquo damo de Béhagny », signa Rose-Albertiné sident et son Lambert, à Arras, 1733; septembre Croix » (2^. Enfin Anwdée - 278 Baudelet d'un Philip- d'Haute- office do conseiller le 19 novembre 1788 ; il était de cette cour de justice (4). en exer- au manoir d'Hamblaing, comme il ne s'y trouvait Quant attaché ni justice ni rente seigneuriale, la Révolution n'eut effet sur lui que de le débarrasser d'autre de sa qualité de fief et de l'affranchir surannées. d'entraves Le village situé à droite do la d'Hamblain-les-Près, de Vitry, do la gouvernance Scarpe, limitrophe dépendait d'Arras donc une enclave de la ; le Vieil-Chastel y formait chàtellenie de Douai. (I) Id. —Voir aussi le reg. aux plaids dû bailliage, à la date du 4 août 1729, aux arch. de la ville. (1) Arch. départ., Bureau des finances, portef. D 245. 0) Arch. départ.. Bureau des finances, portef. D 245.. (4) Plouvain, Conseil prov. d'Artois, Douai, 1823, in-4», p. 9. — CHAPITRE DE PRÉVÔTÉ 279 - TROISIÈME. LA VILLE DE DOUAI ou OFFICES OU de diverses significations quo en latin pren'en a reçues, au moyen âgo , le mot prévôt, 11 , c'est-à-dire d; pour s'en convaincre, posïtus préposé de du Cango (Paris, Suffit do jeter les yeux sur lo Glossaire Peu 1845, sont de mots ont eu autant PRÉVÔT. V , pages 404 à 408) , où près de cinq pages in-4°, ce qu'on a entendu à faite connaître consacrées par co terme. Il a été employé taires d'une église d'abord pour cathédrale : Prepositus. aussi comprit ecclesiis cathedralibus. chef d'un ainsi nous avons église collégiale; do nos châtelains, lo prévôt Sohier en 1051, en 1024 , Ason , prévôt, l'histoire positus) de Douai On désigner l'un sous des digniin Dignitas co titre le rencontré, dans (Sigherus pre- Raimar, prévôt en 1076, et prepositus (Raimàrus Duacensis) nous avons avons fait observer n'étaient que ces personnages autres de la collégiale do Saint-Amé de que des prévôts Douai. gnitaires Co terme laïques a été adopté ensuite pour d'attributions , revêtus des didésigner très-différentes. - - 280 no parler que deriotro région Ainsi,pour était à Lille, àTournai,àValenciennes,à de la magistrature important personnago n'étaient-elles ses fonctions point un officier du Nord, le prévôt etc., un Cambrai, locale ; et encore les mêmes dans ces villes. du prince ;*à A Lille, lo prévôt était lo prôvôt-le-comto, ncs, il y avait deux prévôts, le bailli du souverain, et lo prévôt do la ville, le maire ou le chef des échevins le ; à Cambrai, Valencienc'est à-dire c'est-à-dire maire s'ap- etc. On nommait également prévôt, prévôt un juge au XIIIe siècle et inférieur au bailli de la province; royal, au XIV*, le nord du royaume était divisé en bailliages , et pelait ceux-ci en ; il est prévôtés souvent à Douai du question le bailli d'Amiens. Cette prévôt de Beauquesne, placé sous se perpétua dans le comté de Hainaut. N'ouinstitution blions pas de citer le prévôt des maréchaux , qui exerçait son office sur les gens de guerre, et le prévôt des marchands, de la grande à Paris , qui était le premier commagistrat mune parisienne. Bien que cette énumêration soit et quoique déjà longue nous puissions l'étendre encore , il est impossible de faire de Douai le prévôt dans aucuno des catégories cirentrer donc ? Uno courte ne pourrait dessus. Qu'était-il réponse être exacte en cette cier étaient si variées, pour faire rer matière toutes, et ses devoirs. ; car les attributions faut nécessairement qu'il bien connaître de cet offiles énumé- furent quels ses droits En somme, c'était un feudataire, qui exerde Douai quelques-unes des attribuçait dans l'échevinage retenues définitif tions après l'établissement par le prince, d'une commune grandement droits avait-il cice de ces verain ? Evidemment, de fief, faite par titre privilégiée. été détaché par le moyen le prince, dans Comment du domaine d'une le l'exersou- concession temps où . toute à — chose était ici le droit d'être susceptible d'exercer à ce titra; donnée certaines attributions, les profits c'étaient les revenus, l'origine; résultant. - 281 lo fief, c'était domaniales à et les salaires on 1. était La prévôté un dénombrement au XII* siècle; ses de Le la chàtellenie. et ses prérofonctions des meubles de la prévôté; saisis et garde des clains et respeux, pour dettes; justice — Exécution des sentences des saisines. civiles du tribu— Droits sur les brasseurs, nal échevinaU merciers, fou— Garde de l'ancienne sur les épaves. lons. — Droits — Droits le moulin enceinte sur les moulins; fortifiée. prévôt apparaît Hôtel gatives. des prisonniers vôté. de l'échevinage. — Le receveur. pour acquérir banal cet office féodal. La prévôté de souvent répété, ments l'un — Le justice ou sergent de la préTentatives réitérées de la commune de la villo n'était que » ou démembrements des plus anciens prévôt apparaît de l'ancienne vers enceinte de la et l'an Douai, ainsi que nous l'avons « éclissel'un des nombreux le plus 1140; fortifiée chàtellenie-, considérable. mais c'était En effet, le à lui fut attribuée la garde ou du 'fonction castrum, elle était de l'essence tellement importante qu'à l'origine même de l'office du châtelain ; car qu'était-ce qu'un châtelain? castellanusi custos castri, seu qui ratione feudi Castro domini Le prefectus fief de consistait dans qui s'ensuivent». la es.t. nous prévôté, tous « les droits, les dénombrements, et honneurs prérogatives disent - 282 - de la prévôté situé sur la Grand'Place, nord (aujourd'hui maison n* 41). En 1372, il était rang ainsi désigné : « Uno maison séant sur le Marché au bled, au tenemènt d'uno part, et joignant qu'on dit du Cauchon, Primo. aboutant sur un lez de la vieso forteresse, et par derrière dit des Pourchelez, part au tellement qu'on par » En aboutant à l'autre lez à la rue Dame Augut. d'aulro derrière 1500, tenant L'bôtol : « Une c'était d'un maison lez au Mouton, haboutant au Marché manable, au bled, à Grard Snellart, qui appartient do la ville et d'un lez aux murs par derrière, de des Maugus », par corruption d'autre part à la ruelle En Damo c'est aujourd'hui la rue des Fripiers. Augut; voilà une autre, do l'an 1551 : « La maison de la prevosté, séant au Marchiet devant tenant à le plache de lo Vielserie, lo maison et ayant icelle son qi. : l'on dist des Cauchon, sur et aboutant la rue deryssue Damauguz par rière à l'anchienne fortresse » (1), Enfin voici une désignation plus détaillée, maqui date de 1571 : « Uno maison nable séant au Marché et à l'hostellerie où étant jardin entre le (une) courant Wez et l'ancienne au bled, joignant d'un lez le Mouton le Saint-Martin; pour enseigne partie des rejets des fossés de ladite ville, des de la rivierette Huant un moulin pend muraille do la vieille ville , lade notre est du comprins à cet endroit, quelle muraille, dite maison, et sur icelle, «ne grande vieille tour de grès à des vielz anciens salles et chambres, servant édifices, à présent à la garde des grains et autres meubles employés de ladite prévôté ». Enfin lo par le justice a muraille de 1714 constate que l'ancienne « et unie aux depuis longtemps) (sans doute saisis ou arrestés dénombrement été démolie (i) Arch. départ., Ch. des comptes, reg. D 33, intitulé: gavene de Douai, 1551 i. < Gartulaire du — nouveaux Un titro l'existence dus, à la prevosté »; il témoigne do la grande tour do grès. bâtiments de la disparition doyen des précieuses do l'hôtel dola (forum) rue (viculus) l'étroite IN* Fono de celle-ci aboute : Didier, Saint-Pierre voisine do à le maison sols douisiens, du le Agniès porte dou six chapons reculée étaient « en dedans (2) signale le provost à alors (de Foro), la des maisons distinguait qui à cette époque 1291 habitait Du Markiet se (1), où la do Douai, qui maison dou Caucon, Dou Ries, Markiet ». et à le Prayel «coeuilloir» des rentes en appartenant l'existence maison des Malades, constate quatre sita; Saint- L'hôtel , etc. l'hôtel do Ricart do l'année au cognoscitur prévôt de situô sur (lapidea domus), ou Grand'place et tenant à par derrière le tenement Markiet, Le Maieur, tenant tenant LAPIDEAM en grès ses voisines, en bois. porte don fut Werin rétro DUACI, viculo, quodam témoins Augut », épouso bienfaitrico des Chartriers Un document constate vers 1140 : Wirinbauprévôté donne alors une rento duo causa « damo bourgeoises, construites do Saint-Amô archives do Saint-Amô, terrae quae, Lanvin, piévôt de la ville, bâti prévôt lo Marché aussi faits cujusdam DOMUM pn.EPOsm, in étant comme présents Amô, — '283 et un 1324 d'une marc laquelle Un vieux à la bonne rente (3) sur do a le (1) De concert avec son mari, elle fonda la chapellenie des Chartriers, ainsi qu'en témoigne un acte de l'an 1175, conservé aux archives municip., et faussement indiqué, dans la Table chronol., no 171, sou* la date de 1275. — Cf. Plouvain, Soutenirs, p. 327. (*) « Coeuilloir i des rentes appartenant à Jehan De Franche, bourgeois do Domi, dit i Cartulaire Jehan Dp Franche i, écrit en octobre 1291; petit reg. en parchem., parfaitement conservé. (Archives des hospices, fonds des Chartriers, no 18u de i'Invent. de 1839.) Ce as. est du plus haut intérêt pour la topographie douaisiennodu Xllle siècle. (3) Monnaie de compte. Le marc valait chez nous vingt sols douisiens ou une livre ; il se divisait en deux demi-marcs et en quatre i ferlons i. — maison 284 le prouvost de Douai, Markiet au blet » ; la mention » renouvelé dan.» le « coeuilloir brements termes do : malades siens « laquelle et quatre do on cette 1352 ef <Jo 1732 ou Lo Maieur, ronto est répétéo (1). Le3 dénomla relatent en ces 'o rento heritiero aux loit, ' T?S trois sols douiquatro parisis, à la priserie de ladite ville ». chapons en ki fut Werin maison Saint-Ladre, Quant à Wérin nom, notamment aussi de 1571 1372, — Lo Maieur, il y a eu un échevin de ce en 1201 et en 1217. Nous en trouvons ces riches les Du douaisiens, parmi les De Franche, les Pilate, les Malet, qui prêtaient Markiet, de l'argent continuellement aux grands seigneurs (2) ; en il est cité parmi les bienfaiteurs du béguinage de 1249, uu, 1231, Champflouri auquel il venait une rente sur sa maison et domus dicti Werini Majoris, do donner, demeure, in qua entre autres siso au W, ipse Marché biens, manet, (3) : sita de 1291 et de in Foro. Quels que soient 1324 : « lo tenement les termes des documents » ou « le maison le provost de Douai, faut point en conclure Le Maieur Werin fut », il ne ait possédé de la prévôté avant tout l'hôtel que ce bourgeois les prévôts eux-mêmes. Nous volontiers que croyons Wérin Le Maieur aura cédé à un prévôt, vers lo commen- qui cement comme du XIIIe on disait vôté ; et c'était siècle, une maison ou alors, pour l'incorporer cette parcelle-là qui était un « tenement à l'hôtel grevée », de la préde la rente (I) s Cartulatres des Malades »de 1334 et de 1352; petits reg. en pareb., bien conservés. (Arch. des hosp., fonds du Petit-saint-Jacques, n'* 239 et 240 de Vlntent. do 1839.) (2| Cf. no 38 de la Table des archives de la ville. (i) Arch. départ., fonds de l'abbaye des Prés. Intn- muros KOTEL DE LA PREVOTE Extra- muros ET TERRAINS Echelle ïïâb. VOISINS, VERS 1140 — au profit ment un des Malades, « héritage — 285 rente coticr ou roturière, réunie cotière parcello do naturo et sera dovenuo elle-même observé les formalités intervenu princo après vinal (1), soit par l'action L'hôtel • livres do à un d'usage, lo consentement du uno lo prince. Dans lo précieux compte de la recette de la rente 1187, l'article Les quelques renseignements d'entrevoir co quo fut autrefois du mur de l'ancienne enceinte ; protégé, fossé du devuodela cependant de ville éche- pouvoir de dix-huit pour qui la percevait de l'an du domaine est ainsi nous cet hôtol conçu : Ex du et permettent Placé le long (2). cet endroit, en qui, do la ville au moyen un forte avec prince; sur à gaucho véritable faisait à opposé sa grando la vieille par un large l'hôtel du prémanoir une féodal, au point âge. Moins important, il devait être lo château comtal, défense, que d'un secours grand celles du voisines, il se trouvait placé. du côté de la campagne, d'une eau abondante; toujours rempli vôt nous apparaît comme forteresse acte par rente ci-dessus corps avec lui; dans le quartier celui que défendait le château tour de grès à droite reposant muraille changé ri 1 soit qu'on n* XLl. Preuves, xviijl. Cetto du temps, la Duaci, tel. aura fief, féodalo, c'est-à-diro devait aussi prévôté de douisiens au fief du Gavène, preposito certaine- cotière, qui frappait » ou anciennement Marché et do pour renforcer Canteleu, entre les portes lesquelles (1) Le souverain n'avait pas le droit do transformer, do sa seule- volonté, une « coterie i en fief; mais le contraire, c'est-à-v'ire le changement d'un fief en « coterio », était dans ses pouvoirs. Kn effet, lo premier cas donnait lieu à uno augmentation des revenus du prince, au détriment de la commune; tandis que, dans le second, il y avait diminution pour le prince et profit pour la ville. (2) Voir lo pian ci-joint. — L'étendue de so trouvait co manoir 280 avait — été assez grande; mais elle à la Révolution, lorsque, depuis des siècles, co n'était du prévôt, habituelle plus la domeuro front do rue assez restreint, lo maQuoique n'ayant qu'un noir fort amoindrie allait s'étendait to du Marché nom; il A main droito, par derrière. fossé do défense, depuis la porsiso on la rue doco celle do Canteleu, en s'ôlargissant lo long do l'ancien dans jusqu'à tout ce parcours, les vieux non-seulement murs do grès, mais aussi lo torrain rejets du lossé, comappelé et l'ancienne muraille pris entre celui-ci , tout cela appartenait entièrement de son hôtel. Lo au prévôt et dépendait jardin était beaucoup formé plus do larges ces rejets eux-mêmes; ici, ils étaient quo dans toute autre partie de la vieille mesuraient 40 pieds entra lo jusqu'à enceinte, puisqu'ils fossé et la muraille une sorte do C'était donc là commo « bassecourt du manoir féodal, et destinée », sise au-devant à en faciliter la défenso en cas d'attaque ; peu à peu la » aura été transforméo « bassecourt en jardin à l'usage do ceux qui habitaient du prévôt. l'hôtel Une autre remarque il n'y a nulle à faire,, c'est qu'en cet endroit do apparence « cresteaux » , c'est-à-diro do levées de terres à appuyées l'intérieur contra lo mur crénelé lo rencontra , ainsi qu'on dans les autres parties de la vieille enceinte. 11 est probable tour de grès, encore debout au XVIIe siècle, que la grande ici lo système avait remplacé ordinaire do avantageusement défense. Au dehors de la porto do Canteleu, à gauche, s'oudo l'hôtel fit appeler vrait une petite rue, que le voisinage rue du Prévôt; ello existe en partant che de l'hôtel, limité par les maisons encore A main aujourd'hui. de la Grand'PI ace, lo manoir peu profondes endroits et notamment do la rue gauétait Damo le débouché à certains vers Augut; des dépendances de l'hôtel de celle rue sur la Grand'Place, à front de rue. de la prévôté se trouvaient — 287 - d'énumérer trop long et trop peu intéressant consenties toutes les aliénations par les propriépartielles du XVIe siôclo ; c'était taires do la prévôté, à partir surtout chaqu'ils procédaient par voie d'arreutoment perpétuel, les aliénations faites en 1523 et que fois. Citons seulement dits onen 1531, au profit des Franciscains ou Cordeliors, 11 serait suito Récollets nant des anciens contenant d'en wallons, : en longueur dudit jardin haut la maison derrière rejets, contre lo couvent dessus do ladite « partie du jardin , proveentre lo fossé et la vieille muraille, 80 pieds, en venant depuis le bout d'uno en amont, et 40 pieds «jo large ; long do l'eaii passant do la prevostô , au do faire ; avec permission pont auà icello couvent rivière, pour venir do leur do jardin; do 14 livres parisis, à charge un à portion au paiement de deux obits l'an; sommo employée tenus de dira les Cordeliors , l'un lo 24 mai et lo 1° de a encore les arrentements: 9 juin ». Citons do ladite Prevostô, d'héritage, pris au pourpris la porte d'icelle, du costé do la rue des Maugiers d'une porte il s'agissait là évidemment piers); deux fois que sont second le dix pieds qui faisait » (des Frido service"; de ladite Prévôté, derrière le grenier 2e d'uu«petit héritage ladite rue des Viésiers, tenant au jarfrontant par derrière ». Au surplus, des maisons voidin des Récollets beaucoup sines, tant do la ruo des Fripiers que de la Grand'Placo , à la Prévôté, situées en deçà du fossé par rapport s'étaient aux dépons agrandies de l'hôtel du prévôt. avec clarté les nombreuses et différentes exposer attributions du prévôt de la ville de Douai', il convient do les diviser ainsi : 1° Basse justice, le profit des comprenant actes extra-judiciaires et de la garde des prisonniers pour Pour dettes, etc.; les redevances cette basse justice dues les brasseurs, ne s'exerçait que dans par les merciers les limites de - 288 - ou Deçà l'eau, c'est-à-dire à Douai rive droite ; la prévôté, enceinte 2* garde de l'ancienne ; 3* gardo des cours d'eaux bras de la Scarpe el de différents ; 4* droits sur les mou; ces dernières dedans et en dehors lins l'eau ou sur attributions, des limites les deux rives en les exerçait do la prévôté, Deçà et Delà lo prévôt do la Scarpe. « Appartient au prévôt, t* Basse justice Deçà l'eau.— et des et respeus des clains la justice en ladite ville, en cas pécusaisines civiles et personnelles (1) d'actions et amendes avec les profits niaire, qui pour raison de ce s'ensuivent.«L'article 1 du chapitre la cou- dix-huitièmede «Tous ville (2), homologuée en 1627,porte: et de S. Albin, arrests se font par les Justices de la Prevostô Ainsi tout acte extraen ses termes et limites.» chacune tume de notre comme à faira dans les cas susdits, judiciaire une saisie etc., était de la compétence tion, C'était en réalité la concentration en une seule une du main assignaprévôt. de plu- du tribunal ou sergents échevinal, dite Dechà le pont aie Ldipour la partie de l'Echevinage Saintdans la paroisse c'est-à-dire gne ou Deçà l'eau, de les paroisses Pierre ses démembrements, (y compris et Saint-Nicolas et Notre-Dame) ancienne, Saint-Jacques sieurs offices d'huissiers la paroisse Saint-Amô. On voit par les titres du XIIIe sièclo et du XIVe, qu'on appelait alors ville de Douai proqui était dite, cette partie do la cité douaisienne, prement dans de beacoup la plus importante, et que les riottis de Deuyeul (i) Clains et respeux, demandes et défenses; du latin clamare et rapondere. Saisines, saisies; ce mot avait'une signification plus étendue ; il servait a désigner non-seulement co que nous entendons par une saisie, mais aussi ce que nous appelons encore, dans la langue du droit, saisine ou mise en possession. de Doùày, Douai, 17*0, pet. (î) Coustuinés de la ville cl'ttchevinage in-8«, p. 66. ot do Saint-Albin 289 étaient'donnés aux quartiers do la rivo gaucho. On appelait de laprévôté, l'individu justice lo prévôt pour oxercer les actes extra-judiciaires office féodal (1). Lacoutuino pétence do notre y justice » contre les violences dont il pouvait dans l'oxercico de ses fonctions tion, ment en pareil cas; puni. Preuves, commis par de la com- lo protégeait être victime ; il était cru dans sa déposi« saisine » était égalele bris d'une ne LXXXVII. la compétence en matière de <t clains, respèùx et avait eucoro, ainsi que nous l'avons saisines », lo prévôt saisis et déjà vu, la garde des grains et des autres meubles arrêtés par son commis ; ces meubles étaient transportés Outre en son hôtel pour ôtro gardés. « Item. au prévôt, en ladite villo,la garde et Appartient des prisonniers détention pour dettes (2), à être gardés en dans laquelle ladite maison do la prévôté, il a droit d'une sur rue, ainsi quo la coutume de la ville porte. Kt prison son commis, est ledit prévôt ouïe justice, tenu de rendre le prisonnier sur qui il aura été au créditeur (créancier) au chef do sept jours et sept nuits, ou l'argent, clamé, ait été mis en la prison. » Ici que le prisonnier le prévôt n'était compétent que dans les limites susou Deçà l'eau. mdiquées pourvu encore Au surplus nous reuvoyons aux Preuves (n° LXXXVII), (I) On disait aussi: le justice duGavùnoou de Potes, le justice do SainîAlbinclc. Le mot justice s'entendait ég île rtt-nt delà juridiction elle-même. Ainsi un ban de 1315 constate que les choses i cstruièresi, les épaves telles que or ou argent, appartiennent rao ti ï à la ville, moiti.' as justice* do 11 ville/Cartut. QQ, f° 18 v»j no fâ de la Table des archives.) (i) Q'iant à lagirle des prise r.niers pour rmïiils justiciables dos échevin», elle appartenu! auchitetaln, qui les empnsoiirt ait dans sa Vieille tour. CHATEUIKSes DOUAI. 19. — pour connaître les Douai, règlements de Saint-Albin. 290 des règlements applicables — tant , à prisons pour dettes à la prévôté fief qu'au au droit d'exploiter ainsi que d'arrêter un débiteur ou « forain », dans les limites de la prévôté, il bourgeois aussi au Gavenier, a cause de sa justice dite appartenait de Potes, mais à la charge, par son commis, de mener, en Quant la prison du prévôt, la personne arrêtée au corps. Du reste nous en reparlerons en faisant l'histoire plus longuement de l'office du Gavenier. article I.) (4e chapitre, « A nous ou à (dit le prévôt dans son dénombrement) notre dit officier (le justice) et à nul pour nous, appartient, de mettre à exécution autre, es termes de notre dite prévôté, toutes les sentences et ordonnances civiles données des échevins de la ville On lit dans de Douai. le mémoire » de l'intendant en 1698, ce passage relatif à l'exécution vinales : « Les jugements du magistrat sont mis à exécution par deux prévôts de Flandre, des sentences de Douai rédigé éche- (au civil) les offices (sic), dont féodaux et appartiennent, savoir : le plus considésont rable que l'on nomme le prévôt de la ville, à M' le prince et l'autre, d'Epinoy, que l'on nomme le prévôt de SaintAlbin Ces deux seigneurs (sic), à Mr le comte d'Egmout. nomment mis), qui chacun fait les un ou com(justice » (1) Ces renplace. concerne le prévôt; mais lieutenant-prévôt fonctions en leur sont exacts en co qui seignements du fief de Saint-Albin, quant au possesseur le nom de prévôt, ainsi quo nous le verrons il n'a jamais eu au cinquième chapitre. On trouve, en outre, dans le vieux dénombrement (l; Bull, de la Cm. Mit., Lille, 1868, ln-3», x, pp. 475-470. de — les 1375, actes 291 suivants articles — les réglant anciens tarifs des extra-judiciaires. par le justice devant ou il y a échevins et de chade échevins, 12 deniers douisiens. —Si cun arrêt fait préseuts échevins, tenu de rendre deniers homme ou femme, aucun par loy, n'acquitte clain On doit, de chaque saisine chacune «Item. fait le justice de son corps Et en a 12 sols douisiens. justice vient à son clain. Et si celui ou la debte si celui payer, clame le ne qui douisiens de chacun il est à 3 deniers jour, ne vient à son jour, il est et si celui sur qui on clame clain, — Si celui de chacun clain. à 4 sols douisiens qui clame il est à 3 sols douisiens de chacun jure, et il se mesprend, sols douisiens de sur on clame il est à 10 qui mesprend, » Dans le registre chacun clain. du XV* siècle où est copié le dénombrement de 1375, il est menen marge de ces articles tionné ordonqu'il « y a nouvelle nance »: ce qui prouve été modifiés. que les tarifs avaient : « Ne peut-on prendre wages (loyers de maison), (gages) de rentes ne d'ostaiges puis que sans la justice de la par loy on le veut sievyr (poursuivre), » à qui on se serait traict. prévôté Le ii)ême document ajoute Au surplus nous renvoyons aux Preuves (nJ LXXXVII), le * Tarif des doits compétens où l'on trouvera aux justices » ; nous et de Saint-Albin de la prévôté nous contentons ici de faire remarquer cas les droits dûs que dans plusieurs à la prévôté En 1412, lés ci-dessus, de la justice quo le quart Quand étaient le prévôt moindres affermait moyennant de Potes ou de moitié l'ensemble 40 couronnes du Gavène des droits d'or par détailan; ne rapportaient ceux alors ou dix couronnes. le pouvoir royal s'occupa du gouvernement do — 292 — de l'échevinage en 1366, après la confiscation » lui parut très-critiquable le régime des «clains et respeux ; aussi se réserva-t-il de le réformer plus tard. On lit en effet cet article dans l'ordonnance (1) : royale du 15 septembre notre ville, es ce Quant est des basses justices clains et respeus, pour demourchoses à veir et à considérer, quelz il a pluseurs ront en estât quant à présent ». 23 février sous la notre ville fut retombée lorsque le à Gand, une ordonnance rendue flamande, intéres1371 (v. st.), d'accord avec les parties sées, à nouveau Bientôt domination régla Passons après, le fait des « clains maintenant à un autre continuant, pour faire cette : ciens dénombrements « Nous avons droit ordre énumêration, (poursuit le et respeux » (2). en de prérogatives, les anà suivre prévôt) es termes sur chacune de et limites brasserie), (camba, chacun de notre prévôté, de douze deniers douisiens an, à la saint Remy, pour l'eau. Et si l'on était en défaut de payer, cambe brassant le vaissel on ne peut prendre waige (gage) fors le chaudron, cambe ou le pollye (poulie). Nous avons droit, sur chacune brassant choutte tatebault, , cervoise, hacquebart goudale, noms et autres quelconques de quelques bouillis, breuvages qu'ils soient appelés, ou un franquet (3). brassin , six lots vinerés par chacun un droit Et aussi nous appartient (1) Arcb, municip., n» 642 de la Table. (2) Id., ne» 662 à 661. (3) Sur un autre droit de i franquet t, montant &24 lots du brassin et ne s'cicrçant aussi que sur la rive droite, voir l'appendice au 4«chap.,Qavène de Douai. Lo seigneur de Saint-Albin percevait, sur la rive gauehe, un droit dé i franquet > de même valeur que celui levé sur la rive droite par le prévôt, ou six lots. Le châtelain, sur la rive droite seulement, percevait 18loti. — nommé relie le tourillage, de auxdits pour ». Remy rasières sept de les chacune redevances toureille à grains employer braisés em- dont étaient de cette saint envers chargés ou sur les brasseurs le prévôt exerçant Deçà l'eau droite En 1443, le prévôt affermait do la Scarpe. là pour 50 livres parisis. Il résulte (toun bray (grains chacun an au jour de la bière), faire étaient folles : de à touriller servant brassins, ployés à savoir brasseur) — 293; la rive ces droits- énumération ne levait quo le prévôt de sa juridiction, où point de droit sur lo vin dans l'étendue les quatre lots dûs pour afforage étaient demeurés au châtelain ou à ses ayant-cause. le seigneur Sur la rive gauche, de Saint-Albin percevait la pièce (Voir de vin. » Item. Avons le droit de quatre d'afforage article I 2e.) 5* chapitre, lots à de prendre et avoir, chacun an, sur chacun sur lequel on vend pain, au jour estai, Deçà l'eau, sols six deniers douisiens. Do chacun Saint-Remy, quatre estai de merchier, deniers douisiens, sept par an ; et de chacun sept estai deniers cuu là où on qu'ils vend sieu (suif) ou oing, poivre, Et si lesdits estaux, de quoy que ce de la maison et demy, plus de pied douisiens. soit, ne passent on ne doit rien. d'estaux droit hors Et peut hommo ou femme voudront,parmy vendre sur tant unseulestalagecha- payant an. > Item. çn ladite troncq ville, cinq » Item. droit Nous de Un ban deux deniers Tous ce qui de chacun doit-on, deniers douisiens de foulon par an, étant et du înaistro douisiens. avoirs serait de 1245 troncq esttaiers trouvé statue que sont à notre espaves es mettes de notre fief. » de ou a toutes les choses estraiê- — ras, si comme l'autre moitié — 294 or et argent, as Justices la moitié de la en doit ville». être à la ville, QQ, (Carlulaire fl5v\) La coutume êgalementque prévôt héréditaire de ladite à celui à savoir seront de Douai, en homologuée le droit d'épave appartienUpour ville ou au sieur de Saint-Albin, tels biens duquel sous d'eux la seigneurie l'autre moitié à ladite et pour trouvés, V11I, article 3, de la coutume Nous le tierch. Item. » (Chado Douai et ville. de la ville pitra de l'échevinage.) « Item. constate 1627, la moitiéau de tous faulx argents trouvez, appartient, Que les faulx poids ou fausses balancheset les fausses mesures, eschéanset sont et appartientrouvés, nent à notre droit, quand on en fait justice d'ardoir (brûler), et aussi la tierche do la loy, et le denier part du fourfait douisien qui est deseure. » Item. Si aucun arbre ou warescaix, L'ensemble des détenus chiet ou on le coppe, de tous ces droits, droits pour dettes, (tombe) enrachiè, ce nous appartient. es pires » • clains sur »; saisines, garde les bières, sur les « es- taux ce que l'on appelait la basse justice », etc., constituait du prévôt de la ville de Douai. En 1369, le châtelain prétendait que le prévôt était, à cause d'elle , son vassal, et que lui devait celui-ci une rente livres douisiennes. de quatorze 1.) Dans les documents que nous 2* chapitre, article consultés dans le dénombrement de 1375, il , même ni de cette rente ; n'y a plus de traces ni de ce fief distinct, le prévôt déclare tenir du prince , en un seul au contraire, son office de la prévôté et notamment sa et même fief, (Voir avons basse justice. Pour tout ce qui concerne celle-ci, on peut encore se rc- — à l'énumération porter sur naient, la rive 2* Garde — droits semblables qui au fief de Saint-Albin. gauche, apparte(5e cha- I 2°.) article pitre, des 295 de la vieille sur enceinte, eut dans les deux — Le rives. avons-nous ses attributions la garde dit, prévôt, de l'ancienne enceinte élevée la défense de fortifiée, pour l'une la ville, c'est-à-dire des prérogatives qu'il posséda de l'office primitif du châtelain, vicomte ou garessentielles dien du castrum, XIVe siècle, dans le sens de ville forte. employé Au à laquelle les dénombrements nous époque dont le prévôt exerçait ses droits, sur la manière renseignent enfermée de toutes parts dans un cercle la vieille enceinte, de fortifications agrandie, la défense mot n'était la qui entourait plus que d'une néanmoins ville médiocre considérablement importance pour avait conservé ses le prévôt de Douai; « cresteaux droits sur les vastes terrains, », crêtes et fossés , de fortification et qui l'ancien constituaient système qui il jouisde leur destination avaient été détournés première; notamment en sait do tous les profits qu'il en pouvait tirer, les arrentant Avec le même par parcelles, l'ensemble soit une source temps, pour le prévôt de à terme, soit à toujours. ces arrentetnents devint de revenus assez impor- tants. en soit, les titras de la prévôté concernant le Quoiqu'il nous fournissent de droit de garde de l'ancienne enceinte, sur la topographie du vieux Douai. renseignements précieux a Appartient ou des vieilles castrum au piévôt la garde murailles de la ville de l'ancienne forteresse du (te long de l'enceinte ainsi le profit des que les vieux murs de pierre ou première ville forte), fossés et crêtes ou rejets dehors (jgrés)Ao la ville de Douai et tout autour d'iccux, tant à un lez comme à l'autre le mur 2.Q6- (sur les deux Gart du castel du rives). C'est à savoir : la poterne de jusqu'à : Lannoy) dite Fort-huis corruption (par (forte la poterne Saint-Nicoissue); depuis ladite poterne jusqu'à la porte du Marlas; de là à la porte au Cerf; de là jusqu'à l'ancienne muraille ché; de celle-ci à la porte de Canteleu, dans cet espace, du de l'hôtel du prévôt; étant, compris Depuis l'Aunoit depuis ensuite la porte de Canteleu jusqu'à de celle de la Neufville dite à la porte des celle-ci, porte Saint-Jacques; la porte à l'Estancque et jusqu'au Neuf VVez; de là jusqu'à moulin dit ensuite moulin de la Prairie-Saint-Albin; sauf rivière (la Scarpe), et réservés ici : le cours do la grande étant enarcs, et les waiescais » Mais, depuis ce mourivière. et do là jusqu'à la porte lin jusqu'à la porte d'Esquerchin, d'Arras n'avait aucun droit ni sur les vieux (I), lo prévôt ni sur les crêtes ou rejets du fossé, qui, dès le XIV» murs, à un par ticulier,comme bien « cotier » siècle, appartenaient qui flue parmi tre ledit moulin la porte des et la grande « Enfin et roturier. il avait la garde des vieux murs depuis (coin) de le pont de ladite porte d'Arras, la maison darraine (dernière) jusqu'au toucquet » Quant vers le chaslel. à côté du château (vers la rue des entre ce compris et le côté opposé Moudreurs) n'avait aucun droit ni sur l'espace la propriété que ces ouvrages entre le château en était fossé; de se réserver l'inféodât ver intact ion extérieurs et le prévôt (vers la rue d'Infroi) les murs, , ni sur la crête du au souverain, attendu demeurée formaient séparalive avait eu soin la Bassecourt. Le prince l'ancienne enceinte, cette de partie : en bon propriétaire, lo domaine la limite qu'il il avait tenu lors do à conser- gardait. (I) 11s'agit Ici des vieilles portes d'Esquerchin et d'Arras,qul t'ouvraient dans rancienne enceinte, et non pointesnouvelles pot Us qui ont conservé le nom de leurs aînées. — 297 — Au XIII* siècle, la vieille enceinte s'effaçait déjà derrière et qui élevées au dehors une foule de maisons qui s'étaient ville. Vers 1310, les échecomme une nouvelle formaient et les remparts de la seconde enceinte, qui est à peu près celle que nous les vieux elle enfermait complètement voyons aujourd'hui; même pas à disparaître murs, qui ne tardèrent peu à peu, à vins commencèrent les murs à construire « employaient les étoffes (pierres) que les échevins forteen l'édification de la nouvelle qui en procèdoient, resse ». Dans ces circonstances, chercha à tirer le prévôt les murs et les tant des terrains où s'étaient élevés profit, mesure « cresteaux», les anciennes ceinte, tetnent que de murailles ceux et compris entre rejets appelés de grès et les fossés de la vieille en- le mode usité alors, il employa ou terminatif ou perpétuel. Ainsi, entre le château c'est-à-dire et le Fort-Huis la largeur une petite de la vieille ruelle menant muraille , duquel poterne de «plaisance», le château et ou de aux arbalétriers Lannoy, il céda notamment lo long du fossé, entre qui avaient, leur jardin la Ba.-jecourt, dans cette partie de l'ancienne meurée au domaine du prince (1), un terrain l'arren- enceinte de- de provenant ils firent terrain à leur jardin. Entre les poternes la made Lannoy et de Saint-Nicolas, aux arjeure partie des rejets du fossé appartint longtemps chers de Notre-Dame de plaisance, leur jardin qui y avaient et leurs berceaux. (Voir le plan de Blaeu, 1620.) Entre la poterne une grande du «serment de Saint-Nicolas et des rejets appartenait partie » de la ville « sous monsieur fl) Dès le commencement du XVIII'siècle, plaitance était réanl h la Fonderie. la porte au Cerf, aux arbalétriers saint Martin », le Jardin des arbalétriers de — à charge plantations Dans porte tiels, ment les édifices d'entretenir — qu'ils y avaient faits , les etc. (Id.) d'arbres, le long 298 entre la porte au Cerf et la compris du Marché, les nombreux arrentements parmi paron remarque celui fait au profit des archers du « ser» de la ville « sous monsieur saint Sébastien », qui espace y avaient leur jardin, la « riviérette ». En avec chambres outre une ruelle entre les deux formée chers, s'était wareschais (chemin) de la ville. et galeries, le long de des Ar, dite ruelle portes et était devenue (Voir ledit plan de 1620.) En de l'hôtel de la prévôté, nous avons déjà fait parlant connaître entre la porte du Marché et que l'espace compris celle de Canteleu n'était du manoir qu'une dépendance du prévôt. Entre la porte de Canteleu et celle de la Neufville, les « cresteaux » et les rejets étaient occupés vers 1515 par les archers de « plaisance »; ils furent ensuite réunis au jardin d'une maison ayant son entrée principale grande près de la ou porte Saint-Jacques, porte de la Neufville, qui était située à la hauteur des ques ; cet hôtel devint rentement comprenait cules d'eau, en forme n°* 15 et 18 de notre le séminaire rue Saint-Jac- en outre de La Motte (1). L'ar« autres deux creltes, cir- d'islettes ». De la porte Saint-Jacques à celles des Wez, il y avait notamment deux parties l'une au chapitre de arrentées, l'autre au séminaire du Roi, comme eu téSaint-Pierre, les mentions suivantes:«Les moignent prévôt, doyen tiennent en arrentement pitre de l'église Saint-Pierre muraille faisant clôture de leur geur de la vieille et chala larcloistre (l) Aujourd'hui, .le Cercle commercial, n» 10 de la rue Saint-Jacques, rang est. allencontre du - 299 du jardin de séminairo du flandres au jour pour les âmes des seigneurs prédécesseurs — Le séminaire du Roi, la rivière Saint-Remi, fluanto au à six et sols do Douai. prévôts le lonj séant de Roi, Dieu prier et successeurs pour héritage moulin des Wez, à la rue que l'on dist la Neufville jusques depuis laportede tenant au cloislre desdils le pont de la Plancque Amoureuse, entre et à front de la la vieille muraille chanoines, deux, rue nommée sur ledit Amoureuse. la Plancque les héritage, A charge de souffrir, surfaix de ladite ri vie- et rejets rette (1). » Enfin les « cresteaux », ainsi que les rejets du Amoureuse fossé, « depuis la rue de la Plancque jusqu'à la rue où anciennement était la vieille porte des Wez », avaient été séminaire réunis du Roi à une grande maison sise en face du (2). la porte des Wez et la Scarpe, était un « aboutant du lez à front de rue où anciennement Entre terrain était la des Wez, de la largeur de treize tenant pieds, de Notre-Dame des Wez; et par le costé le à la chapelle de la ville, cinquante et un pieds », long de la Sablonnière « sans que lo prévôt céda à titre d'arrentement perpétuel, vieille porte que, par bâtiment moulin des Wez ôter ou diminuer pelle, vieille ment existait il soit fait préjudice au autrement, et cours des eaux d'icelui, et de ne point les vues de ladite chapelle ». Cette chaou au XIIIe se trouvait sous la siècle, en entrant ; son emplaceporto des Wez, à droite est occupé par le cabaret n* I de la place Saint-Martin, qui déjà (1) Le séminaire do Roi est en partie occupé aujourd'hui par le no 201er de la rue des Ulancs-Mouchons, rang est, hôtel de M. A. Preux, procureur général 4 la cour de Limoges. (2) Actuellement l'hôtel de feu M. le sénateur Maurice, ancien maire, no 39 de la rue des Blancs-Mouchons, rang ouest. — — 300 rang ouest. Quant au terrain cédé par le prévôt, lenient n° 3 de ladite dans la brasserie compris lement sur le rang ilestactuel-. place, éga-? ouest. Sur la rive gauche, entre la Scarpe et la porte à l'Estanc^ des « cresteaux» et des rejets fut réunie à que, une parcelle une maison appelée la Verde-porte et qui a donné son nom à la rue. Nous où le prévôt cède des que partout remarqué au fossé de défense, il stipule touchant de terrain sur les portions les rejets et de souffrir, cédées, ». » provenant du curage de la « rivieretto avons parcelles la charge «surfaix 3» Garde Scarpe moulins cours des d'eaux non navigable.—Le situés dans la ville le gardien naturellement de et de différents bras de la prévôt ayant des droits sur les et dans l'eau la qui il était banlieue, faisait mouvoir ces moulins. « Item. Lui appartient l'eau qui, par les ventelle3 comme de l'eau qui vient tant de la garde de. la rivière, des Uours, vient en l'Aunoit, d'en costô un parmi les vénielles foulenetas Hours, pour venir au Four des eaux. bras de la Scarpe dont le prévôt avait la garde est aujourd'hui le canal, depuisTEnlrée-dcs-eaux deux mier Voilà ; le prejusle coule à découvert, ; l'autre pont des Augustin* du Grand-bail et anciennelong de la rue dite actuellement et va rejoindra ment du Four-des-eaux, la grande rivièrç au moulin des Wez. On appelait tour des Hours une grosse qu'au tour des remparts, « Lui moulin pont sise contre appartient Tacquet jusqu'au face de qu'en la garde la Scarpe, de la rive rivière jusqu'au pont Sainte-Marguerite, » C'est le courant pont Caflan. la rue des Vierges, se détache droite. mouvante du et dudit qui, d'un presautre — — 301 la grande rivière) (anciennement la rue des Moudreurs ; qui coule actuelle, Saint-Jacques dit autrefois à l'endroit se jeter dans à découvert sous devant la rue pont Sainte-Marguerite, du lieu anciennement le moulin de l'église Saint-Julien, et qui passe Petit-rivage. d'hui supprimé. dans des moulins qui la Scarpe près 11 faisait mouvoir 11 est à remarquer procède en rémontant descendu va nommé Tacquet, aujour- on ci-dessus, que, dans la désignation le cours de ce petit bras de rivière; nOus avons suivi son cours véritable. nos explications, « Est d'eau prenant la ventelle garde du courant depuis lez et à l'autre du fossé, jusà l'un qui fut vers la Trinité, » 11 s'agit ici du courant de qu'à la porte de la Neufville. derrière du rang sud les maisons général, l'hôpital passant de peu et la rue Saint-Jean en-deçà « Est du pont rejoignant le courant des Wez un qui des Saint-Jacques. autrefois partait Dominicains et du la fontaine Sainte-Rictrude depuis » C'était un bras de rivière, moulin Tauvoie, près du couvent de la Pont-à-1'Herbo, le courant jusqu'au garde de l'eau Pont-à-1'Herbe. rue des Basses, pour de dessous la rue au rejoindre, des Foulons. « A la garde de la rivière monnantedu pont à le Laigue, en allant au lez rlesseura, jusqu'à tiiarch(Biache-lezVitry), et co jusqu'au dit et jugement des échevins. » C'était la de la Scarpe principal qui, desde Biache, entrait en ville, suivait les rues d'Arras, Saint-Samson et de la Cloche, et qui né devenait navigua- grande cendu ble rivière qu'au-delà d'hui co n'est ' l'entrée, ou du le bras pont du Marché au bras secondaire, plus qu'un et c'est le courant dit de Lannoy Poisson. celui qui Aujour- do gauche est devenu à le — canal pour actuel, rendre à la suite la Scarpe Il y a un courant aucun droit : c'est derrière 302 des grands navigable — travaux jusqu'à du XVIIe siècle Arras. sur lequel le prévôt n'avait absolument fossés celui « qui vient des nouveaux le pont de par une ventelle et par-dessous la rue Pépin et le ponchel de Barlet, au fossé des Wez, dehors la porte dû Marché. »On remarquera qu'il est situé en dehors de l'ancienne enceinte à la ; aussi appartenait-il Barlet, vers la fin du ville, qui l'avait sans doute établi elle-même, XIIe siècle ou le commencement du XIIIe, lors du premier la porte agrandissement depuis la porte du Marché jusqu'à Notre-Dame (1). Ces droits sur la presque totalité des petits cours d'eau notre ville engendrèrent bien des contesta- qui sillonnent et le prévôt. En 1532 notamment, tions entre le magistrat on plaidait à la gouvernance au sujet des « seuyeres des du côté du moulin des », l'une coulant petites rivierettes Wez du côté de la prairie Saint-Albin ; le procès de ceste ville », le « conseil», ayant été jugé « au préjudice dans ses assemblées du 17 décembre 1532 et du 9 janvier et l'autre voulut suivant, ladite sentence desdite3 qu'on soutint 1'«appellation est préjudiciable au cours rivierettes » fussent seuyeres vins et six hommes, » (2). Déjà procès ville une , en tant que de la rivière et « lesdites », et que, le débat durant, « closes et fermées, au plaisir d'eschecomme elles ont esté par avant ledit le prévôt avait adressé à la dans l'intérêt de ses pour obtenir, de deux « soyeres et tenues d'eauwes, en 1524, réclamation l'ouverture moulins, quy sont es ventellcsdu Baille » ; mais on lui avait répondu (i) Pour les droits du prévôt sur les vient murs et les cours d'eau, cf. ' nos Preute*, r.o LXXXVIII. (i) Arch. municip., 2' reg. auxConsaui, f" lij v» el Iiij, — — 303 de ne les ouvrir seule prescrivait qu'une que la coutume » (veillejde la Saint-Jean fois par an, la « nuict (1). De là le débat au bout de huit années, sans doute naquit qui, n'était jugé qu'en première instance. 4° Droits sur — Dans les moulins. la prévôté servi en 1375, cienne et curieuse coutume se trouve relative en effet, l'une des plus importantes était et la conservation la défense le dénombrement transcrite aux une moulins attributions des droits de très-an- de Douai; du prévôt des « mau- ou possesseurs de moulins. Parmi guiers » (molendinariî) les moulins, il y en avait cinq principaux, dont la propriété en tout ou en partie à cet officier. appartenait 11 est à remarquer celui du Pont-à-1'Herbe, que l'un des à droite, en Pèvele, vassal du seigneur d'Aix Landas et de Bouvignies, teau de Douai. moulins de notre ville, un fief tenu constituait des antiques eux-mêmes feudataires barons du de châ- « Plus, lin à l'eau au prévôt, à cause de son fief, le mouappartient séant au lieu que l'on dit le Pont-à-1'Herbe, près nommé le moulin à TailSainte-Catherine, vulgairement Sainte-Catherine au Castel bourlant. » L'antique chapelle en face est actuellement le Poisson, de bois, ne 1 de la rue des Dominicains, rang est. magasin dans ses Souvenirs C'est donc par erreur que Plouvain, la rue des Foulons, (page 677), fait du moulin d'Enfer,près geois, l'ancien moulin « Item. Marché au à Taillant. appartient des Wez, au lieu moulin n'en Lui du propriétairement que, ci-devant, avaient se trouve que quatre parties dans le dénombrement (I) Id., 1" reg. aux Consanx, f« 168, de onze. de 1732. la totalité ses prédécesseurs » Cette indication du « Lui appartient moulin et à présent au dehors - 304 le moulin le Neuf appelé anciennement le moulin de la Prairie Saint-Albin, assez près du lieu où anciennement était de deux muids porto à l'Estancque. Chargé (24 rasières) blé à la chapelle dite Sa/ue,fondée en l'église Sainl-Amé. et la de » de l'an 1187, le Neuf mouD'aprNs le compte du domaine lin devait au souverain uno rente de six muids de blé : Ex novo molino, quatre, puis tr. vj m* (Preuves, éteinte avant 1372 Au commencement nait, du en partie du moins 5e chapitre, article (voir blé en faveur n° XLI), réduite à ensuite w> XCIX). (Preuves, X11I* siècle, ce moulin" appartede Douai Pierre (1), au chevalier d'un muid de H), qui le chargea En 1248, son petit-fils et suc- de Saint-Amé. le chevalie;* Pierre donna do Douai dit de Rieulay, cesseur, à Sàint-Amô au Neuf rasières de blé à prendra quatre moulin. dans ses Souvenirs Plouvain, (page 676), dit que ce fut «M de Fransus,descendant des châtelains de Douai»', la vente aurait qui le vendit à un prévôt. S'il en était ainsi, dû être faite avant est indiqué déjà, comme appartenant Douai 1372. dans en soit, le Neuf Quoiqu'il un do l'année document (en 'tout ou en partie), moulin au 1270, do prévôt au dehors de plus ré- (2). Lo nom l'ancienne de Neuf enceinte moulin prouvent et sa qu'il situation avait été établi (1) Au moyen âge, un moulin i eau était d'un revenu relativement con* sidérable et constituait une fortune; aussi, grâce au système des rentes foncières (qui, avant le Code Civil, équivalaient â une part de propriété), un moulin appartenait d'orr naire â bon nombre d'individus. Les parts de moulin étaient avidement recherchées par les riches bourgeois, les communautés religieuses et les maisons de bienfaisance. A la Révolution, les hospices de Douai, tant par suite d'achats qu'en vertu de donations remontant à bien des siècles, se trouvaient aVoIr une quote-part de propriété dans presque tous les dix-sept moulins à eau existant alors dans notre ville. (2) Arcb, municip., no 162 de la Table. que les autres du vieux castrum, comment ceinte 305 - de Douai, môme 11 n'aura moulins du XII* siècle. « Du moulin de six parts dit d'Escoufleis, moulin Au XIII* siècle, oh l'appelait 11 existe encore l'en- été bâti qu'à une à devenir commençaient où les anciens remparts époque dire vers lo milieu moins utiles, c'est-à sixième. dans situés à côté aujourd'hui, l'une » ou un d'EscouftlieL du suivant. avec lo moulin au Brai (ou Draserech) appartient du compris et corps do la prevostô, une maison y joindante, à front do la rue iVInfroy pa(au XIII* siècle à'Andinfer, « Lui roisse dudit la rivière Saint-Amô), par derrière'sur tenant d'un côté à une maison moulin, descendante des doyen et (ou mieux : de Saint-Amé. Lequel est bannier chapitre au pooir et a telle noblesse, aucune, que personne banal), ne peut moudre auet banlieue de Douai, de l'èchevinage à brasser cun brai ou autres Jx>ires grains pour employer bouillies, brais en si ce n'est audit aJmener peut-on àdmenés devant ledit Et ne moulin. ne soient , qu'ils d'iceux brais, aussi bien que et prendre la mollure moulin, ah s'ils étaient mollus audit moulin (1). Chargé chacun la ville envers un partid'avoine, à la chapelle Saint-André, culier ; 2* de 12 muids d'avoine, en la ville de Cambrai, fondée en l'église de la Magdelaine audit Camannexée à la cure de Saint-Martin présentement envers un particubrai; 3° de 11 muids 8 rasières d'avoine, de bled et 4 livres parisis à la chalier; 4° de 13 rasières héritablement : Ie de 23 muids pelle Sainte-Catherine, » Douai. Les 46 muids fondée 8 rasières en d'avoine l'église Saint-Amô ci-dessus de paraissent (1) Sur la banalité du moulin aa Brai, cf. lo biil da 1774, mentionné au présent chapitre, art. IV, et la sénl.-néédi 15(74.i\i\ Preuve*, no XCI; CBATBIAHUni DOPAI. 20 le de brai, que le au Brai, et qu'il donna en fief, prince levait sur le moulin l'an 1230. Les rentes, étaient numérotées 1° et 3° ci-dessus, être d'une — 306 restant de rente 60 muids encore fiefs à la Rêyolution. IV article (Voir 6* chapitre, 30.) La rente n° 4 avait été créée au profit de Saint-Amô,suivant convention de l'an 1229. (Voir ci-api es, aiticle H.) lo compte un revenu D'après vait alors blement de 1187, le prince percedo 80 muids de mouth., très-proban» XLI. Preuves, du brai. du domaine ne pas multiplier à les citations, nous renvoyons un document du XIIIe siècle, intitulé : « Chest li escris de le justice de Douai et les droitures desmoelins », existant dans la Table chronologiaux archives de la ville et analysé Pour le n° sous que On 162. de moulin eu ériger et du prévôt. échevins « Item. A cause verra y cette ville, ne pouvait que personne des sans la permission de sondit fief, sont tenus deux arrièrefiefs » , à l'histoire nous consacrerons desquels quelques article chapitre, V.) pages. (Voir au présent « toutes en un ces parties et droitures mouvaient, à dix livres parisis de relief, seul fief, du château de Douai, et aux au dixièmodenier en cas de vente, don ou transport, Enfin autres services tenant pagnons Tel était déterminer justice, et droitures semblables cet office la nature attendu qu'il vicomtière, justice vérité il participait être classé ni dans que doivent fiefs ». féodal, au point n'était dont il est de vue de ni une les pairs hauto et impossible la juridiction ni justice, com- de ou une ni une justice foncière à la ordinaire; des deux dernières, mais sans pouvoir l'une ni dans l'autre. C'était donc une étude - 307 de la féodalité à faire, pour l'histoire éohevinal. de celle-ci aveo le pouvoir et curieuse rapports Lors d'un important avec celui-ci, le magistrat, :*Un prévôté contre soutenu procès assez de raison, sans justice le prévôt définissait des par la office inféodé, ni seigneusimple » ; à la des échevius des sentences rie, érigé pour l'exécution de Flandres, intervint un arrêt du parlement suite de quoi, du au prévôt de se contenter du 29 mat 1759, qui enjoignit de prévôt héréditaire de la ville de Douai, de prendre celui de seigneur prévôt (1). titra Dans le rôle des fiefs relevant du aveo défense château de Douai, de Douay au , « la prevostô , appartenante » , est rangée dans la deuxième seigneur prince d'Espinoy avec les seigneuries de Monclasse, avec le fief du Gavène, de Marquette, de Rache, de Flines, d'Estrées, etc., tigny, tandis et celui de Saint-Albin que le fief de la chàtellenie dressé en 1694 ne figurent leurs était que dans la troisième de la première : c'était une dernière Enfin, remarque le fief de la prévôté ne fut jamais de main en main par succession nouveau qu'au continuant nos , ainsi régime recherches sur classe. Un seul la terre de Bouvignies : c'est que , chose rare , mais qu'il passa le XIIe siècle jus- vendu, , depuis quo nous la prévôté allons , par fief d'ail(2). le voir l'histoire en de ses possesseurs. Pour l'exercice reconnu officier, dire le sergent de ses par la commis (1) Plouvaln, Us. intitulé; la ville. (2) Arcb. municip., suivants. le prévôt n'avait droits, loi féodale, que le justice, à l'exécution des sentences d'autre c'est-àéchevi- Echevinage, p. 103; à la Bibl. publique reg. aux plaids du bailliage, 1683-1694, de fos 71 et — •308 à la pratique nales, dessaisies, de la prévôté. d'office de bailli etc., etc. Il n'existait pas des choses , le prévôt eut par la force même à Douai un ou plusieurs agents, chargés de la direction de ses affaires, de la recette do ses revenus, titre stable n'était attaché à cesfonctions, profits, eto. Aucun exercées tantôt par une seule, tantôt par plusieurs personNéanmoins, nécessairement ou receveur, nes; on les nommait procureur des affaires, intendant, bailli, quelquefois dans la suite do ço chapitre. l'indiquerons avant registre 15 v°), ainsi ou sergent, nommé par le prévôt être présenté aux échevins et leur lu justice agent, devait ment entremetteur d'entrer aux en fonctions. Mémoires la mention do de cette Nous que nous ou par son prêter ser- trouvons, dans le f* l'échevinage (1575-1585, : « Le 24 décembre formalité de le Val, escuier, sr de Graincourt, Peule en partie, bailly de ceste ville et super intendent des affaires (\) demonsr le viconte de Gand, héréditaire prevost d'icelle ville, a présenté en halle Christien Gallant, pour 1576, Philippe exercer l'estat par eschevins, de justice de la prevosté. Lequel a esté reçeu et sy a fait le serment en tel cas requis » • La multiplicité office au moins des prérogatives anssi gênant pour du souhaiter rendait son le pouvoir municipal, définitivement incorporé que l'avait été l'office du châtelain au domaine de la ville en 1464 ; aussi il dû nécessairement prévôt d'éteindre notre magistrat la prévôté, a-tcomme (U II s'intitulait aussi t récepteur et entremecteur gênerai de toutes les terres et seigneuries i du vicomte de Gand (27 avril 1551, Arch. départ.. Ch. des comptes, reg. D 33, Cartul, du GavèneJ, ou« eutremecteur des. affaires i du vicomte de Gand i en sa prevostéide Douai (bail du lt avril ttô4 s ayant Pâques i, communiqué par le propriétaire de la Prévôté), Outre cet intendant général, le prévôt avait, en 1531, an bailli, et en 1S62, un receveur de la prévôté. — r-r- 309 fait pour la châtellenio dans co but, depuis renouvelées 11 l'avait tentatives ; plusieurs l'an 1550 furent 1611. jusqu'en « conseil » de la ville, du 20 novembre remontra 1550 (1), lo magistrat eh que le nouveau prévôt, « qu'il serait content venait de déclarer on exercice, entrant du A l'assemblée fief de la vendra soiidit ensemble tout ce qui eii provosté, et comprins de que serait de l'enclos sy avant deppend, bonne Qui serait l'eschevinaige. acqueste, pour éviter aux et difficultez adviennent allenquerelles qui journellement contre de l'un elau retardement de la justice l'autre, qui et cessé parla est délayée des officiers et sergens négligence ». Aussi l'assemblée de la prevostô délis'empressa-t-e)lede bérer « do ad viser et trouver moyen de l'acheter, pourveu ce fut à pris ». quarante que Quinze En et y exposer raisonnable, on durant, le chef-échevin ans continua au denier jusque* d'inutiles pourparlers, se rendaient elle à 1560, procureur le monsieur duconseil, Arras, « parordoiinance pardevers viconte de l'achapt de Gand et ses officiers, dé pour traicter do ladite ville» (2). Aux assemblées du « conlà prouvoslè seil »dn 14 et du « mis en terme pour tions esté éviter par résolu. 1564 (3), il fut septembre d'acheter la provosté, du viscontede à plusieurs les officiers 23 d'icelle Gand, des exécu- et retardement difficultez » ; mais «t n'a encore aucune chose » En 1609, on crut un instant On eut, en effet, connaissance Ut princesse cure de madame avoir de le but atteint « lettres de Ligné, missives envoyées (1) Arcb. municip., 2* reg. aux Consaux, 1° Iviij. (i) Id., compte c*e 1689-lSiO, fo cxxv Vo. (3)!d., V reg. aux ConJarix, fo«clivjro ètclxvij vtf. ' désiré. et proà fous- '' - 310 — afin d'exposer Du Prêt, son recepveur et procureur^ de ceste ville, avecq en vente la maison de la prevostô les de la justice d'icelle.les droix seigneuriaulxsur l'exercice déclarez inventaires et depostz, etaultres vantes de maisons, sains à vendre pour sept mil deux que serait achat seraient, moins, Auquel par les* du magistrat», messieurs préférez à tousaultres » du 18 juillet au « conseil résolu, (I), « d'en par ladite procure, cens florins et non dites lettres, Aussi fut-il bonne asseuque en soit donnée et que ce soit au meilleur marché La garantie était d'autant que faire se pourra». plus nécessaire que les droits ne sur la prévôté de la princesse à résultaient attentatoires que des confiscations espagnoles, faire moiennant l'achat, rance et garandissement, nos privilèges. Néanmoins les pourparlers ainsi que le prouve la délibération prise le 6 août (2) : « Pour les bons debvoirs, se continuèrent, par les échevins, tant par lettres, Toussaint Du Prêt, procureur voyage que aultrementde des comte et comtesse receveur de Ligne, pour la vente de la justice de la prevostô en ceste ville, par luy faicte, au nom au prouffict de ladicte ville, soubz la reserve d'iceulx, faite par lesdits comte ei comtesse, en dede la reprendre dens six mois, selon qu'est pour ce porté par les lettres faites. A esté accordé et donné audit Du Prêt une vaisselle de chincquante vente tiendra ment. advenant et à furnir et irrévocablement, non lorsque ladite devant ny autre- » La rentrée vôté florins, en héritier de la prélégitime les conventions passées avec le mise en vente de Ligne, une nouvelle possession rendu inutiles ayant prince et la princesse du (i) Arcb. municip., 4*reg. aux Consaux,f» ij« vo. (2) Id., reg. aux Mémoires, 1607-164», fo xxvij r*. - - 3U années la question sur lo tapis, après ; quelques la majomais tant de démarches vaines avaient découragé » du 21 octobre 1611 (I), sur rité, de sorte qu'au « conseil « proposition l'achat de l'exerune nouvelle faicte touchant ramena cice de la prevostô de Excellence d'Espinoy, Son ville, que expose en vente la résolution a esté remise à aultre ceste assemblée, pour l'absence conseil. Neantmoins, pour l'on a incliné Nos de n'en échevins plus n'obtinrent de la pluspart do messieurs du la plus saine partie des presens, », parler donc la réalisation point transmettait voeu que chaque génération conflits et les procès continuèrent ce quo la Révolution jusqu'à do l'antique de Douai. vicomtô debout, d'un à la suivante ; les resta ; mais la prévôté vint balayer co vestige H. Liste des au XHP. prévôts. Le prévôt Présomptions leur Gérard; Cambrai; La maison Robert; sur l'origine aveo affinité leurs seigneuries de Douai enrichissent Dès la première le plus considérable l'église XII' siècle et il se fait moine d Anchin. de cette Les trois famille. 1rs sires châtelains de d'Oisy, et leurs manoirs féodaux et d'Emerchicourl. Cuincy-le-prévôt, d'Escarpal,d'Estrées Gérard : il adopte III; son sceau équestre La prévôté lion. Ida et ses deux maris. Vouai au pour armes Les prévôts Saint-Pierre. moitié du XIIe siècle, le démembrement subi le fief de la chàtellenie qu'ait fl) Id>, 4e reg. aux Consaux, fo ij« xij vo. de un de -3|2dans la ville de Douai, un \ il se trouvait, foudatairo sous le nom do prévôt, nouveau était desqui, lui-même. tina à éclipser avant peu le châtelain était consommé Les plus anciens fussent prévôts de Douai qui, jusqu'ici étaient les Gérard,que mentionnent des chroniques connus, et des titres du XIIe siècle ; nous en avons découvert un autre encore plus ancien, 1. ~- ROBERT, prévôt 11 vivait vers les années Robert. qui s'appelait de Douai. 1140 et 1150. A l'imitation d'un de seigneurs de ce temps-là, il quitta l'habit grand nombre la roi e monacale 4e chevalier ; il finit ses pour endosser d'Anchin, jours dans l'abbaye de ce personnage L'existence par les docu- suivants. ments En une est prouvée 1166, donation l'abbé de Saint-Arnaud faite autrefois Hugues aux H régularisa d'Anchin par religieux se rendit moine dans celte prévôt de Douai, qui avait donné à ses confrères une terre tenue abbaye ; celui-ci et redevable de la dîme et du terrage, de Saint-Amand Robert, Preuves, Dans n° LXXVI. les archives de la collégiale la perte, déplorer Saint-Pierre de Douai, dont nous devons il y avait des titres concernant : 1° une « chapelle de requiem fondée par Robrrt, de la ville de Douai, et Gérard, son fils » (1) ; prévôt 2° des prébendes instituées ecclésiastiques grâce aux libéde Robert, prévôt, de Simon et de Gérard, Quelques chartes vieilles nous ont été conservées dans le tome III ralités fl) Bibl. communale, lis. 1066, II, f« 109 et 110. Preuves de l'Histoire de la collégiale, écrite par le chanoine DouUrt vers 1735. -3|3(Bruxelles, Le Mire Doutart. du fameux 1734, in-f) et do Foppens : celui-ci La plus ancienne bulle Saint-Pierre datait confirma les biens chapitre, notamment le prévôt de les collégiale Hugues (pago des l'institution d,e diplomatique tenait du chanoine du pontificale et émanait d'Alexandre 1163 do cette recueil à la prière le pape 51); fondées prébendes fonds de III, qui du chef du confirme à Suint- du prévôt de Simon et Pierre, Robert, grâce aux libéralités de Gérard, à la condition de ces bénéfices que la collation à des laïques : De ne pourra ecclésiastiques appartenir mutandis Rcbcrti quoe de bonis prxprxbendis quoque et positi, Symonis rationabilitcr institua, contrd ipsius Gerardi, ecdesix in vestra ecclesia lafcorum quorumlibet comueludinem , sunt assensus, nullatenus admittatur. Le même firnialive nous de concluons paragraphe M 89, émanée est répété de Clément qu'antérieurement Simon Robert, dons la con- 11I (page 356). D'où à l'année 1163, des laï- le prévôt et Gérard avaient en l'église Saint-Pierre ; qu'eux-mêmes prébendes héritiers auraient voulu avoir le droit de conférer ques, bulle bulle écarta fices, et qu'une pontificale en défendant à tout laïque de s'immiscer leurs dans fondé des ou leurs ces bénéprétentions la collation des prébendes. H y avait, de Douai, dans le fonds de Saint-Pierre une autre bulle, délivrée le 10 janvier 1197 par Célestin III et dont une a été prise Doutart sur le chanoine copie par scellé (Ms. 1067, l'original I, f° 2) ; en voici la date : Laterani, nostri anno iiij idus jçtnwrii, sexto; pontificatus le souverain les bénéfices des vicaires fonconfirme pontife dés autrefois le prévôt par feu de bonne mémoire Robert, - 314 - R., plus récemment par le chevalier par de Douai : helemosinas Pont M) et par R., échevin ad usus vicariorum ficia vobis, praesbiterorum, et memoriae et aliis R R. milite,G. praeposito, X* fidelibus,collata Il y eut donc de Ponte, du Gérard (t bénéa bonae R. scalino confirmamus. un nommé prévôt de la ville de Douai, vers i 140 et 1150 ; il fut le bienfaiteur Robert, qui vécut de la collégiale de concert avec ses fils Simon Saint-Pierre, à Anchin, la prévôté à son et Gérard; il prit l'habit laissant second fils Gérard, l'aîné Simon étant mort probablement avant son C'était Saint-Pierre, que d'autres père. à qui se célébrait le 16 février, et dont était chargée , ainsi obit3 de personnes certaine fondation privées, On lisait en effet dans l'obi tuai re renouvelé vraisemblablement par lui faite. en 1333(2) : Robertus runtur teneri solvere a quibusdam son obit praepositus,cujuscapellani(3) varios census pro obitibus refc' fundatis privâtis. t (!) EQII9S, vivait un nobble bourgeois appelé Jacques, fils de Gérard de Ponte ; ce même Jarques du Pont est échevin en 1:01,1202, 1204, 1205, 1207 et 12(2. flïires de S'int-Axé.) (i) Biblioth. communale, M». 1066, II, f* 66. Preuves de l'Histoire de St-Pierre par le chanoine Doutart, écrite vers 1735. Doutart a fait de ce prévôt de la ville un prévôt de St-Pierre et l'a placé vers Uv7. Cf. I. fo 32 v, et p. 154 du I. III de la collection de Miraeus et Foppens, Bruxelles, 1734, in-f». Mais il n'y a pas de place pour lui à cette époque; car le prévôt de St-Pierre Hugues, déjà en fonctions en 1161 (Preuve*, no XXXIII), devenant i élu i de Cambrai en 1197, fut remplacé par son fils Pierre, quiétailen exercice en 1203et sans doute encore en 1337. Les litres de St-Pierre, analysés plus haut et dans lesquels il est parlé de notre prévôt Robert, ont encoN trompé Doutart, en lui fiisanl croire k i'exi'lenee d'un prévôt de St-Pierre Robert I", qu'il a placé tantôt en 1162 (p. 1*4 du I. III de Foppens), tantôt vers 1136 |Us. 1030, I, fo 32;. (3) La chapelle di requiem fondée par le prévôt de la ville Robert et par son fils Gérard fut divisée en deux, longtemps av nt 1370. Ms. 1066, II. f" 109 et 110. — tandis Ainsi, que nos 315 - châtelains enrichissaient l'église de paroissiens les prévôts de la ville de Douai, entouraient sollicitude notre de, leur pieuse Saint-Pierre, seconde collégiale. Plus tard (en 1250), on verra un prévôt faire encore uno fondation à Saint-Pierre. Saint-Amé, De qui descendait question qu'il n'est aussi vagues bable qu'il de que celles descendait châtelain? quel lement petit l'histoire dans de le prévôt pas facile ans trente de Douai ? C'est Robert une avec des données de résoudre 11 est très-proque nous possédons. châtelain de Douai ; mais d'un et puis, Nous en était-il fils ou seu- existe qu'il de plus lacune de nos châtelains une elle se rapet précisément (1087-1122), -fils? de l'époque proche beaucoup la prévôté. Le contemporain avons établi présumée du prévôt de la formation Robert était de le châ- II, qui fut l'un des plus fidèles vassaux des comtes Thierry et Philippe nous allons voir ; au contraire, de famille le fils du prévôt Robert céder à des influences le comte de ou d'intérêts contre communs , et se révolter se rattachait à aussi croyons-nous Flandre; que Robert Wautierll par des liens plus éloignés que ceux qui unistelain sent Waulier deux frères sins, de la même do nos jours. ; c'étaient famille, plus vraisemblablement du même nom, comme des coul'on dirait ici le cas d'appliquer ce que nous avons exposé dans l'affinité notre premier articles 11 et HT, touchant chapitre, de Douai et entre les châtelains qui a existé, au XIe siècle, de Douai (1050ceux de Cambrai. Wautier I", châtelain C'est 1086), étaient d'Oisy, et Hugues Ie' , châtelain de Cambrai deux frères, ainsi que nous l'avons châtelain de Cambrai, cadet j, (1048-1111 Le sire prouvé. de la maison de Douai, - 316- de la terre d'Escarpel, l'hommage qui était une déde Douai; de la paroisse Saint-Albin le prévôt de pendance du châtelain officier féodal créé aux dépens Douai, , tint possèda en fief «lu sire d'Oisy, Kscarpel soutint en 1157 dans sa lutto resta contra fidèle à celui-ci, qu'il le comte de Flandre, do au XIIIe siècle , un lion , à l'imitation prit pour armes, etc. Ne ressort-il son suzerain, pas de tout cela que le préde parenté à étroits vôt Robert se rattachait par des liens de Cambrai fils de châtelain (1144-1170), d'Oisy, et petit-fils du châtelain de II d'Oisy (1121-1133) Hugues de Douai ? et que Cambrai I". cadet de la maison Hugues Simon il descendait probablement Lo problème ne somptions rieux P de ce dernier? pas résolu sans doute ; mais sont-elles pas dignes de l'attention n'est les prédes cu- ? Avant d'une lui-môme de charte 16(1), la sérié dé nos poursuivre contenue dans le Liber albvs nous retiendra un instant l'étude prévôts, de Saint-Arnaud, L'an 1116, le 16 dé- le comte de Flandre étant en l'abbaye Bauduin, cembre, avec sa cour, règle les droits et les devoirs du prévôt de la ville de Saint-Arnaud, vassal do l'abbé. Voici les noms dés témoins deux abbés et le chanaprès lo comte, qui figurent celier : Godefroid Alard avoué, Amaury avoué, connétable, châtelain de I ille, Hoger, Roger, Robert, prévôt de Lille, de Douai (Robertus prévôt prepositus Alard, Duàcerisù), de Formezelle, Gautier, Jean de Herchengehen, Lindasf, prévôt Que sont ces personnages de pouai et de Formezelle fils de Fastré, Amaury Ratbôdde Dossemer. de dé prévôts de Lille, qualifias ? Si ce sont des ecclésiastiques, <l) Arch, départ., cartul. du fonds deSàint-Amand. La charte est publiée, mail inexactement, darislo recueil de Le Mire et Foppens,il, p. 1153. — ; mais après les abbés et le chancelier des préséances l'ordre n'est pas toujours riobiervé dans les chartes ; et ici, ce n'est môme c'est une copie insérée dans un cartulaire, il est vrai que goureusement pas l'original, et l'on sait que les scribes très-exactement, copier A Formezelle, témoins (i). un monastère de chanoines titre de prévôt; le prévôt un ecclésiastique; uneliste un individu il maison 1109 en lire daus Alboldus, à do existait alors flamand, dont lo chef prenait le réguliers, de Formezelle était donc assurément village religieuse désignent et 1117 (2). Ainsi voilà constatée faut ne s'astreignaient pas toujours surtout pour les séries des noms 1100, decesdignitairesporte,vers ou Albaldus Alvoldus etc., nommé cette prévôt titude - dû venir ils auraient de $17 des chartes Alboldus comme déjà une inexacpar le Liber albus : la copie donnée au lieu de Alardus prepositus de Formasela. A Lille existait aussi de prévôt Saint-Pierre. le titra nait giale de ne trouve anciens y eut établi Sur la liste de Lille, on prévôts ; mais pour les temps pas de Roger à cette époque de listes laissent ces sortes à désirer. Il beaucoup en outre auprès à des un prévôt officier du prince laïque, du magistrat de la ville; mais ce fonctionnaire ne subalterne, XIIe siècle. Quant un dignitaire qui preecclésiastique, : c'était lo chef de la fameuse collé- à Lille parait Robert, guère prévôt avant de la Douai, seconde c'est moitié le prévôt du de (1) En voici une preuve, 4 propos de notre charte elle-même, dont une copie, du XV* siècle, existe aux Archives nationales, layelleJ5i0.no 37*. (Layette* du tritor de* charte*, I, p. 33, Paris, 1803. in-4».) Le nom d'Amaury de Landasl y est placé avaut nos trois prévôts; le châtelain de Lille y est appelé seulement Roger de Lille ete. (2) Sanderus, Flandrla tllutlrata, U, pp.370 et 415; 1732. — Le Mire et Foppens, III, p. 31. * Saint-Amé, figure sur — 318 — de ce temps et qui qui est cité dans les chartes la liste des chefs de notre antique collégiale. il nous bien établi, d'après les remarques nommés dans la charte précédentes, que les trois prévôts, de 1116, sont des clercs, nou3 ne devons pas ranger, parmi de la ville de Douai, nos prévôts comme nous avions cru Comme semble pouvoir le faire tout d'abord, lifié, en l'an 1116, Robert, nommé lo personnage prévôt de Douai. 2. — GÉRARD 1er (1), prévôt dans Voici quelles de Douai, circonstances et qua- fils de Robert. les chroniqueurs nous le font connaître. En l'an dans 1157, l'intention Thierry, de partir comte pour de Flandre, arrivé à Arras la terre sainte, convoque 1er dimanche après l'Ascen- le 12 mai, sion. Nicolas, refuse de se rendre auévoque de Cambrai, le châtelain de Cambrai Simon s'y refuse près du comte; le même jour, Gérard, également; prévôt de Douai, abjure aussi son hommage , ce qui lui causa dans la suite bien du tousses barons malheur, puisqu'il contigit, fut fâché mandé Le jeune pour fut réduit valde quoniam de ces mauvaises son fils comte Philippe Philippe à la misère (ad nocumentum attritus Le comte egeslate fuit). et après avoir recomnouvelles, aux de sa terre, il partit. princes marcha une première fois contre (1) De 1157 à 1222, nous trouvons le prévôt de Douai constamment prénommé Gérard; évidemment ce n'a pu être un seul personoige qui ait tenu li prévôté durant un espace de temps aussi long; nul doute qu'il n'y en ait eu plusieurs, mais la difficulté est de les distinguer les uns des autres. Nous ci oyons qu'il y en eut trois : Gérard 1er, qui vivait en 1157; Gérard lt, son lits, qui apparaît sur la scène politique en i 177 et qui en disparaît avant U&7 ; enfin Gérard III qui surgit en 1U7, qui épousa Ida de Saint Pmer ei qui ne laissa point de postérité mâle, — le châtelain Simon, forteresse — 319 et à sa seconde il rasa expédition de Cambrai du châtelain (Inchy), vante (i 158), il fit encore une expédition châtelain Simon (1). Hinci sui; l'année heureuse contre le On voit que notre prévôt Gérard épousa énergiquement la querelle du Cambrésis la Flandre, à la survenue contre de l'an suite de la convention 1153 , par laquelle l'évoque mécontent de son châtelain et parent avait Nicolas, Simon, donné imprudemment mage de la chàtellenie en fief au comte de tardé Cambrai Flandre l'hom- ; ce dont il n'avait pas du temps, Gérard usages devait à l'hommage qu'il à se repentir. Selon les au début de la guerre, abjura, celui contra lequel il allait combattre ici de la prévôté plus considérable do de Douai, qui était qu'il tint du comte surtout ; or il s'agit certainement le fief le de Flandre. 11 décla- rait à ne plus reconnaître ce comte par là qu'il était résolu comme et à défendre ou à reconquérir son fief les seigneur, armes à la main. fut à coup sûr la confisLa conséquence cation de la prévôté au profit du comte, maître de la contrée où se percevaient clure aussi que les revenus de cet office. On doit en con- doté hors le prévôt Gérard était richement du comté de Flandre, en Cambrésis, en Hainaut etc , pour tout-àoser défier son seigneur; nous verrons au surplus l'heure que et puissant sou fils et son successeur était en effet un riche baron. ayant eu constamment Gérard le comte do Flandre, le dessous dans sa lutte contre il s'était nonles malheurs du chef auquel attaché; partagea de Douai,mais aussi les terres il perdit sa prévôté seulement Le châtelain de Cambrai Simon (1) Lambert de Watreloos, Gttta Camtracemium epUcoporum (chronique eontemp.); Retueil de* Mil. de Fr., t. XIII, p. 815. — 320 - hors du comté de Flandre, qu'il possédait en vainqueur. le comte Philippe s'avança La querelle d'un moyeu entre la Flandre dans et le Cambrésis les pays où au s'apaisa le châtelain et ; le comte mariage Thierry Simon unirent leurs enfants : Hugues d'Oisy, futur héritier de Flandre, de Cambrai, de la chàtellenie épousa Gertrude Le préfille du comte Thierry et soeur du comte Philippe. vôt do Douai du comte tenait qu'il rentra Le prévôt du temps. donc aussi et recouvra les fiefs de Flandre Gérard en outre l"figure En 1156, a Oisy, dans il est l'un Simon, lesquels son seigneur, chit de tout droit les choses plusieurs des témoins chartes devant affrande Cambrai, de l'abbaye de Saint-Amand Simon ; notre prévôt de Douai est châtelain pur la terre dudit seulement : Gerardus passant nommé Voici les noms prepositus. du châtelain de Cambrai les enfants des témoins et en grâce après cités après les clercs: Wautier de Lambres, Gérard fils de Landry, (do Sauchy), Hugues son fils, Simon, sénéchal, Jean Papelart, Alard prévôt, etc. Preuves, n° LXXVIl. En dé 1162,à Douai, au cloîtreSàint-Amé,Gérard,prévôt Douai ,est témoiu d'une charte de Thierry ,comte de Flandre, touchant le gavène de Sailly, dé qui fut cédé à l'abbaye Marchiennes. Parmi les do Cambrai), (châtelain châtelain do Roche, Wautier, d'Oisy En i 166 aussi : Simon figurent châtelain de Douai, Michel, n* XXXIV. etc. Preuves, témoins (v. st.), le 13 février, est témoin d'une prep'Duaa) dus, concernant octobre à Lille, le même (Gerarcharte du comte Philippe A Arras, le 27 Marchiennes. avoué de Etienne, le même 1168, (Gerardus, ppositus Z)uao») est — témoins d'une charte de Saint-Pol comte Enfin nous : suivant comte i 169, concernant Philippe, figure Simon d'Oisy le (1). 1er le renseignement de Rauduin ; charte IV, son fils, Dei miseratione encoreàGêrard à Valenciennes et de Rauduin, cornes junior nuncupatus, de Braille et de différents Haynonensium mairie (villicatio) au sujet de la biens que posde Cysoiug;présents ce3 barons: l'abbaye S. Eustachii de Rueth. S. Gerardi de en Ostrêvant S. Ade comte — et dans laquelle attribuons de Hainaut, sédait du 321 dapiferi. Duaco S. Goberti de Bruila. S. Joannis de Haprepositi. S. Stephani de Obercicort, S. Raineri scncort, fratrum. de Wallers. S. Berneri de Roecort, etc. (2). Cet acte prouve de aussi un rang élevé à la cour que notre prévôt occupait Mons et de Valenciennes, en à cause des fiefs qu'il possédait Hainaut. Le chevalier de Roucourt, cité dans cette Dernier du prévôt Gésera indiqué en 1181 comme cousin charte, rard H. Le prévôt son père pour ajouté lui-môme gnante buisse constat vu s'associer 1*', que nous avons semble enrichir notre seconde collégiale, Gérard d'autres censum bienfaits annuum : ex titulo, quatuor chori nostri S. Pétri, ad usum parocho Doutart le chanoine (3) en parlant primo de Saint-Pierre dont il fait un prévôt l'erreur bert, par lui commise père et prédécesseur avec avoir ipsum solidorum dési- ; ainsi s'ex- de- du prévôt Gérard, ainsi , renouvelant le prévôt de notre ville Ropour de Gérard Ier. (I) Arch. départ., fonds de l'abbaye de Mirchiennes, (i) Titres de Cysoiug. F* 73 du vol. 5J des 181 Colbert« Flandres, m», de laBibl. nationale. fjj Bibl. comtn. da Douai, Ms. 1030, I, U 32. Il le place sur sa liste des prévôts de Saint-Pierre, vers ItBO, et en fait le prédécesseur immédiat de Hugues fl 100-1107;. Il ne le fait pas figurer sur si liste imprimée. (Le Mire et Foppens, III, p. 154.) 41 CitATit.Ai.ts M DOUAI. — vraisemblablement C'était — 322 son obit célébrait à qu'on en effet dans l'obi- On lisait , le 20 octobre. en 1333 (1) : Obiit Gerardus tuaire renouvelé semi'marcam (10 sols) pro obitu. quireliquit Saint-Pierre 3. — Gérard GÉRARD II, lef. prévôt de Douai, praepositus, fils chevalier, de le renseignement tiré du à lui que nous rapportons d'Arras Froumaut et traité conclu en 1177, entre l'ôvêque le comte Philippe, au sujet de leurs juridictions respectives; notre prévôt (Gerardus prepositus Duacen*) figure au nomC'est bre des témoins, tier d'Arras etc. châtelain Michel, n° XXXVI. Preuves, après En 1178, le même d'une charte témoin (Gerardus du comte de Douai, est Duacensis) constatant prepositus de Hainaut d'Anchin et le seigneur l'abbaye de Saint-Aubert, : Gérard présents vôt de Douai, Ibert de Gommegnies etc. (2). échange Etaient Wau- entre un de Lalaing. Gérard, pré- en 1180 (Gerardus de Duaco), il fiprepositus témoin d'une charte de l'évéque de Cambrai, gure comme en faveur de l'abbaye de Saint-Aubert,au sujet d'une donaEncore tion faite à celle-ci il est cité, bres, Alard par Hugues III, le premier des laïques, de Paluel, Alard de châtelain avant Salci de Cambrai Etienne (Sauchy) ; de Lam(3), etc. (0 Ms. I0Ô3. il, u t.6. D'après cette seulo indication de l'obituaire, Doutart a mis, sur n liste des prévôts de Saint-Pierre, un Gérard II qui aurait vécu vers 1215 (Ms. 1008, l,fo 32 tournais il ne lui a pas donné de place.et avec raison, dans sa liste de la p. 154 du t. Ht da Foppens. (i) Arcb. départ., fonds d'Anchin. (3) Le Glay , Oloit. topog. de raneltn Cambréstt, Cambrai, 1349 , in-8», p. 68. — Nous savions Cambrésis; — 323 que déjà Gérard 1" était puissant il en fut donc de même de Gérard au comté II, do son fils. Duacensis en ce temps-là prepositus), (Gerardus témoin il figure à Lille, avec les barons du pays , comme de Flandre d'une charte du comte , en faveur de Philippe Encore de Cysoing , au sujet de la dlme l'abbaye de Landast cité après Amauri (1). le 31 mars A Valenciennes, rardus ppositus Philippe, à l'abbaye de Marchiennes » Nous traduisons ici (v. st.), le même (Gedu témoin de la charte tant apparenté de la dlme un curieux en Hainaut passage de la chronique du XIIe siècle par Gilbert prévôt de Douai (Gerardus riche hautepuissant, Flandre et en Ver- et qu'en de biens de beaucoup mandois, possesseur fief lige du comte de Flandre et du comte un sien cousin différents de Rocurt (3), Dernier entre eux. existaient qui à son retour la forteresse enfin, vers qu'il tenait en blessa do Hainaut, (\), à cause de certains de Hainaut Le comte ce crime Comme de Blangi. au mépris des lois de sa terre (contra jus* brûler terre sue), le comte vint lui-même abattre en Ostrevant, du prévôt à Ermencicort celui-ci dans le village; (firmitas) qu'avait de tous les biens il s'était l'automne, emparé l'apprit avait été perpétré titiam et pacem les maisons d'Aniche (2). de Hainaut, à la fin composée de Mons : « L'an 1181, Gérard, chevalier prepositus Duacensis), ment ; il est 1180 est Duacensis) la restitution touchant comte foCérens du tournoi (1) Titres de Cysoing, vol. 73 de la collection des 182 Colbert-Flandres, ms. de la Blbl. liai., f* 83. (1) Arch., départ., fonds de l'abbaye de Marchiennes. (3> ContobrM, enfants de deux soeurs. (1) Il y a dans te texte Renerut ; lises Berntrut.. — dans qu'avait ses Etats de Douai. prévôt ou un neveu petit-fils (sub C'est - 324 dominatione pourquoi, le Hanoniensi) enflammé de colère, un du ipsius prepositi prévôt (quidam Willaume de /fwtnTi, frère d'Hugues, tua, mjjoj), le chevalier au village de Dichis (Dechy), vers la fin du temps Paschal un sergent défense sans (termino Paschali), (serviens) inau comte de Hainaut, appartenant pour faire à celui-ci et dommage. Mais le comte vint en toute hâte dans et pour incendia le village de Rueth (Roeulx), l'Ostrevant, tirer une vengeance il fit subir le même sort aux éclatante, jure maisons et aux villages d'Ostrevant de tous les parents (condu prévôt,bien de fussent innocents sanguinei) que ceux-ci la faute. Enfin ils obligea les proches et les amis du prévôt à abjurer moindre toute alliance réserve. » avoir Après l'époque, ne daigne narré avec le coupable, cet épisode du comte l'historiographa pas nous apprendre des sans moeurs la souffrir brutales de Hainaut de Bauduin V prévôt put rentrer en grâce auprès de son seigneur II dispa; du reste Gérard raît à cette époque de la scène politique ; son nom ne figure ni du Hainaut. plus dans les chartes ni de la Flandre Grâce si notre à Gilbert de Mona, nous avons ments sur le prévôt Gérard H et sur sa en Ostravant, à Emerchicourt (arrond une petite forteresse que le comte de ruina en 1181 ; nous terre d'Emerchicourt. de l'Ostrevant la cause court, étaient bien des renseignefamille. Il possédait 1 de Valenciennes), Hainaut lui-même III conserva la que Gérard des gentilshommes Un grand nombre de Roualliés à notre prévôt. Bernier verrons innocente villages do ce pays, se trouvait une Douai, de l'incendie son plusieurs était près forteresse et de la ruine cousin de ; à Roucourt importante qui fut — 325 — en assiégée par le comte de Flandre mentionné plus haut ce gentilhomme 1169 ; tout à l'heure il le sera dans Gérard 1150 ; nous dans une une charte vu avons charte de du prévôt de (Bcrnerus III de l'an 1187 ; en 1191, le mémo vir nobilis) fut chargé de Hainaut Roulcourt, par le comte du rai des Romains. d'une mission importante auprès (Gilbert de Mons.) aux Quant de Rueth, on petits-fils nepos est amphibologique), chevaliers Hugues Gérard de neveux ils tiraient leur et Willaume II (car le mot nom d'un vil- Roeulx (arronaujourd'hui la ; il ne faut pas confondra Os t rêvant, à la qui portait: D'argent lagede l'Ostrevant,qu'onappellc dissement de Valenciennes) famille roue do Rueth en de sable (armes parlantes, avec celle de Ruet en Hainaut, ville du Roeulx près de Mons. Sur la fin de sa vie avec Eudes, abbé au sujet de sa terre prévôt ou le grand de Lambres, gneur fut bienlôt nous allons confirmé 11 et époux 11 venait quand qui 1182 (entre de Saint-André de Cuincy le goût du temps), tit'ait son nom de la il fit un traité et 1187), du Cateau-Cambrésis , , qu'on appelait tenait en , et qu'il Cuincy du sire vassal lui-même Cuincy-lefief du sei- d'Oisy; par son fils et son successeur, ce traité ainsi que le voir. 4. — GÊRAim rard suivant do III, prévôt de Douai, d'Ida de Saint-Omer. de prendre possession il ratifia en 1187 les conventions chevalier, l'héritage arrêtées fils de Gé- paternel, entre son du Gâteau; par lo même acte, il donna satispère et l'abbaye faction à l'abbaye au sujet des legs pieux faits par sa mère ; enfin il fut stipulé des deux prévôts que la postérité Gérard, — 326 - de ceux-ci auraient les épouses et les enfants de l'église de Cuincy. ture dans le cimetière sence de ses parents et amis, droit de sépulPassé en pré- les chevaliers : Anselme d'Ai- Hugues de Lambres, gremont, Hugues de Ruet, Enguerran de Noyelle et Jean Hastet, son frère, Robert de Montigny , de Quinci (seigneur Bauduin de Cuincy-Bauduin, le petit Bernier de Roucourt, Adam , sénéchal de BouCuincy), pend à la charte. Vers dus, de Bouchain. Floris chain, Le sceau équestre n° LXXVlll. Preuves, le dimanche 1190, prepositus de 3 février, Duaco) furent présents qui, àFérin, entre l'abbé une contestation le chevalier tête arbitrage de Saint-Arnaud mettant fin à Eustache et de Lambres, au sujet du terrage de de terre sises au lieu dit la Vallée de Lamdes terroirs s'y trouva trale fut prononcée devant et les curés de Lambres et Eustache les échevins en prévôt (Gerardes chevaliers Etienne pièces quelques bres (sur les limites L'abbé figure à un notre II de Gérard de Férin, en personne. Lambres et Sin). La sentence arbi- de Douai Robert, l'archiprêtro de Férin, ainsi que devant tous tous les paroissiens de Férin (1). On et presque était l'un des avoués de verra plus loin que notre prévôt de l'abbaye de Sainl-Amand Dechy et de Férin , domaines soumis à la souveraineté du comte de Hainaut. du prévôt de question le pacte secret de Pontoise, 11 est dans Douai conclu (prepositus l'an 1195, Duaci) entre le et la comtesse douairière Mathilde, Philippe-Auguste de faire passer Douai aux mains du roi ; la afin de tenter du prévôt, ainsi que celle de comtesse promet la ratification Nous avons exposé en détail la commune, du châtelain,etc. roi (l) Arch. départ., Liber albut de Salnt-Amand, Xllle siècle, f» 222 v» , pièce cotée eelxj et !93. — cet épisode connu peu article III, chapitre, tier 111. Notre - 327 de notre n° dans histoire, 5, à propos du le premier châtelain Wau- prévôt ne parait pas avoir eu, plus que les l'idée d'adhérer à ce pacte et de trahir Douaisiens, autres son seigneur. Parmi semblèrent les gentilshommes au château de consigner par la présidence écrit de comte de Flandre Douai, Douai nommé . En et Pierre de Hainaut du comté le 28 Mons, les coutumes l'illustre féodales Bauduin qui s'as- 1200, juillet de celte cour, (de pour sous Constantinople), et de Hainaut, Gérard, prévôt apparaît châtelain avant ses parents Wautier, n° XLV. de Douai. Preuves, de de conprepositus (Gerardus Duacensis) la l'un des avoués de Dechy et Férin, firme, loi pénale donnée à ces villages par l'abbé de Saint-Amand ; comme ce domaine était soude l'abbaye de Saint-Amand rais 1205, le même en qualité de à l'avouerie du comte d'Ostrevant et qu'il Hainaut du dépendait 111 ne Gérard la réunion des deux pays, depuis donna sou approbation qu'après que Willaume du comte, de de Hainaut en l'absence régent Constantinople, était calquée Preuves^ Au mois il assisto eût confirmé sur la loi pénale n* LXXIX. d'octobre à la solennité la loi ainsi dit Bauduin établie. de la commune l'oncle de Celle-ci de Douai. de Duaco), (Gerardus prepositus de la translation de saint Amé et il 1206 du saint; d'audu chapitre uno parcelle des reliques reçoit et tres parcelles en souvenir aux chapitres furent données à cette cérémoaux abbayes fait représenter qui s'étaient nie (1). Comme c'est le soûl laïque qui ait eu part à la dis(l) Aela SS. Betgii, Bruxelles, 1787, ln-4. IV, p.698; d'après le Liber argents»! ou m*, todex eccl. eolleg. S. Amati Duacensis. — tribution, pait notre on peut juger — 328 haute quelle position sociale occu- prévôt. i 207 (G. prepositus de Duaco)t il autorise l'engale d'une dlme située à Marquette, que son parent, gement tenait de lui en fief. Etaient chevalier Hugues de Rueth, vassaux du prévôt : Adam de Quinci, comme présents, En mai Simon de Wautoul et d'Estrées, chevaliers, Hangemeri, Etaient : les chevaliers BerFulcerus. également présents Robert de Montigny, de Lam • nier de Roucourt, Hugues Les échevins fils de ce dernier. de Douai, bres et Hugues, Bernard du Castel et Robert Porcelet, les bourgeois de la môme ville, Wautier son frère, B. du CasPilate, Gérard, tel, Wérin assistèrent Le Mayenr, ainsi que Vincent, curé d'Estrées, à l'engagement de la dlme, fait au profit de n° LXXX.) chanoine de Saint-Amé. Il (Preuves, Thomas, résulte d'un acte du mois d'août 1234, plus loin, que celte dlmo de Marquette château de Douai, mais qu'elle dépendait vant. En l'an étant 1207, Gérard, prévôt en leur maison d'Estrées, de Douai, qui sera ne mouvait du comté et Ida, analysé pas du d'Ostre- sa femme, l'engagement, approuvent et à Hamel. perçues à Estrées fait par un vassal, de dîmes d'AubcnCautions et « pièges » : le chevalier Bauduin Alard d'Antoing leur fille. cheul, , leur gendre , et Ida, et plusieurs autres Etaient présents les vassaux du prévôt : Willaume Fulcerus de Douai, d'Hamel, personnages Willaumede Placi Robert de Corbehem Gérard de Wasiers (indiqué , Wautier comme chevalier en 1213), Le Gros , Adam du Mont, en 1213), Isabeau de Noyelle, (chevalier Bauduin , doyen de Gouy , Raoul chapelain, Hugues de Lambres dudit lieu), Willaume de Goy (cheva(seigneur lier , 1212), Robe de Kiôri (chevalier , 1223), Enguerran de Lambres Pierre d'Hamel, neLXXXI. Le 28 — 329 et Hugues, son frère. Preuves, décembre 1216, Raoul, évêqued'Arras,approuva un acte qui avait été passé le 26, au château de Cuincy, où se trouvaient chez le prévôt de Douai, réunis plusieurs de la vente d'une dime ; il s'agissait faite par un vavasseur ou arrière-vassal de la contrée seigneurs à Estrêes et Hamel, de Gérard 111, au profit du Cambrai été présents ; avaient vrin dit l'oncle baucourt, son frère etc.) de de Sainte-Croix chapitre : le seigneur Hellin de Wa- de notre pré rôt), (parents de Lambres. La charte, et Pierre RaiinWaziers, de Ruet, Jacques, Bauduin d'Aubencheul de Heudiucourt, (seigneur et les chevaliers Hugues Gérard RI par laquelle le 30 décembre à Douai Wautier fut passée vente, de plusieurs en présence année-là, Le Gros, Pierre Thomas Frion, et Ibert Lèches. confirma de cette cette Là furent encore de ses vassaux : le Borgheignon : le seigneur Hellin de et les chevaliers son frère, Hugues de Roet, Jacques, Robert de Montigny, Pierre de Bauduin d'Aubencheul, de Goy et Jean de Douai Willaume Lambres, (fils du chevalier Pierre de Douai; voir 4e chapitre,article H), ainsi que Wavrin notables plusieurs du même adopté, sceau depuis représentant avons déjà d'Oisy s'était personnages. équestre quelque un écu au Gérard III se servait alors ; mais il avait précédemment un contre-sceau armoriai temps, lion. (Preuves, n» LXXX1II.)Nous que dit de la maison que le lion avait été l'emblème ou de Cambrai de celle de Douai), (branche qui éteinte vers 1190. A propos de la seigneurie à Estréesetà que possédait, le prévôt Gérard Ht, nous citerons encore sa charte Hamel, du 16 janvier du consentement par laquelle, 1219(v.st.), de son épouse il approuve la vente, au profit du chaIda, — , - 330 d'une autre dlme pitre de Sainte-Croix, qui se percevait auxdits lieux et qui était tenue de lui en fief. Passé devant ses vassaux : le 'chevalier Willaume de Placi, Thomas Wautier Bourgheignon, Le Gros et Pierre Frison. Etaient : Amoul, le prêtre d'Hamel, les chevaégalement présents liers Mathieu du Castel et Hugues ainsi que pluPotins, sieurs autres individus. L'acte fut passé à Eslrées, en la du prévôt. chapelle En février, du chapitre terre cotière l'an de n° LXXX1V. Preuves, (v. st.) , notre la cathédrale d'Arras ou 1212 de main avait prévôt l'arrentement obtenu d'une ferme (firma terra) et d'une part à Emerchicourt en Ospossédait de dlme, que le chapitre trevant * moyennant un cens aunuel ou une rente de dixhuit « mencauds » de blé, de , à la mesure prix moyen Douai et à livrer en cette ville, à la Saint-André. (Preuves, n° LXXXII.) On se rappelle II était seique déjà Gérard gneur d'Emerchicourt. En d'Arras étant à Lambres, déli1215, l'évéque Raoul, vra une charte intéressante de pour la famille seigneuriale ce lieu ; Gérard avec son parent, le che111 y fut présent, valier de Roucourt, Témoins : et plusieurs ecclésiastiques. P(ierre), prévôt de Douai, de Saint-Pierre curé de Lambres, Robert, Gouy, Wilard, de et Me Robert H., curé de Housdaing, chevaliers Duacen*), Vers l'église, appartenant Gérard, et N... 1219, pour prévôt de Douai de Roecort (1). notre prévôt fut de W., doyen curé de Noyelle, enfin les Douai, (Gerardus menacé avoir des prepositus foudres droits sur des exigé certains à l'abbaye d'Hasnon et qui avaient passé fl) Arch. départ., fonds de St-André du Cateau. de objets sur la — 331 — « Raoul, d'Arras, évéque Scarpe. nobles de Dou-rl d'avertir chrétienté Dou?.; mande au hommes et Nicolas de doyen le prévôt de aient à resti- do Lalaing, chevalier, qu'ils tuer, au plus tôt, les droits qu'ils avai.entperçus pour vinage d'Hasnon sur l'abbaye ; en cas de refus de leur part, de les et de jeter l'interdit sur excommunier par tout le décanat » (I) C'était en qualité de seigneur d'Escaret de possesseur du vinage d'Espel (vassal du sire d'Oisy) du château médialement de Douai et vendu carpel (mouvant leurs terres. du prévôt de Douai), par un descendant III eut ce démêlé avec l'autorité ecclésiastique. à la ville en 1271 Gérard que Le riche fonds des archives de Saint-Amô renferme aussi de ce prévôt. Il y en a une de l'an 1210, aveo le contrede ce chevalier, équestre certaines sceau au lion, par laquelle il approuve procédures été passées en son absence dans une cause intéqui avaient chartes plusieurs munie du sceau ressant Raoul, (nobilis testation de Cuincy. On voit dans une charte de III de celte année-là, d'Arras, évéque que Gérard vir Gerardus était en conprepositus Duacensis) son domaine le chapitre et le chevalier de Saint-Amô Wérin de Planques, au sujet du cours de l'eau (l'Escrebieu) du moulin de Planques avait remis l'ar; qu'un compromis bitrage avec aux chevaliers Pierre de Lambres et Wautier d'Oi- et que la sentence arbitrale avait été prononcée dans en présence de Bauduin, abbêld'Henl'église de Quinci, de Saint-André du Cateau, de noble nin, de deux moines gnies, dame de Douai (a marito suo coram Ida% prévôté constituta ad audiendum etc. arbitrium) En février 1220(v. st.), dans le cloître arbitras de Saint-Amé, (l) Cari. d'Hasnon, U88 va; copte prise par don Queinsert. Moreau, à la Bibliothèque nationale, « 1.127, f* 36. Collection - 332 — comme sire, la vonto Gérard, confirmo, prévôt do Douai, faite au chapitro,par le chevalier de Saint-Aubin, Gossuin d'un tiers do la dlme commune (ou grosso dlmo) du terroir quo Gossuin tenait on fief du prévôt; celuiaffranchie de tout hominago ci la remit aux chanoines, ou pour prix do cette complaisance, charge féodalo et militaire; do Saint-Albin, au prévôt l'hommage du fils du (restauravit) chevalier Wautier do Geulcsin. Passé en présence des homde Placi, mes ou «les vassaux du prévôt : Willaume chpGossuin céda valier, Gilles Sohier Moriaux d'Estrées avec lo l'acte. (Preuves, mouvaient tion, autre (Sigcrus et Mario Coillons. Morials), Lo sceau Pierro Prions, do Gérard III, contre-sceau en 1210), pend à ci-dessus, (comme n° CV11I.) Parmi les fiefs qui,à la Révoluencoro do la prévôté , nous trouverons un tiers du DlmorondoSaint-Albin.(Voir article V 2* du de Saint-Albin Ainsi, le seigneur présent chapitra.) était, de ses possessions, vassal du prévôt, comme pour certaines de vassacelui-ci l'était du châtelain ; cet enchevêtrement lités diverses bien de l'essence était encoro une souvent, avaient quo la chàtellenie, été originairement telains ou vicomtes L'an 1221, nouvelle preuve do Douai (Girardus, tort il avait qu'à Saiut-Amé Wautier avons C'est dit si du XI* siècle. III avait, contre fut terminé en juillet procès, qui Douai, devant Nôvelon, ras, Douai, etc., pour féodal. la prévôté, etc. , Saint-Albin, réunies dans les mains des châ- Gérard veau prévôt du systèmo de ce quo nous maréchal un nouSaint-Araé, de cette année-là. A du roi (gouverneur d'Ar- notre comparut et reconnut Duacensis) Philippe-Auguste), miles, prepositus fait fermer le moulin librement possédait (par Ier, vers 1070), à l'occasion Tollevoie donation de certain que l'église du châtelain past, repas oxigô (pro quodam pastu) causé à l'église. le dommage répara il prévint, par un arrangement, avec M" de' encore pu surgir do Planques. Suivant ses moulin la fin do sa carrière, difficultés qui auraient du au sujet Saint-Amô, lettres scellées des il lui; par Sur les - 333 mêmes et sceau contra-sceau qu'en Pierre et de et 1220, du consentement de son épouse, ses cousins,et sa d'Hellin du Maisnil d'/t/a, (de Maisnidio), en présence de l'évofille (alors veuve d'A lard d'Antoing), 1210 que d'Arras trois muids et des de do Douai, mouture sur il cède échevins bonne l'un à Saint-Amé de 6es moulins de Douai, en la d'Arras (ancienne), la porte Saint-Amé, proche paroisse Sous-le-Mur dit lo moulin ; il accepta les droits de Saint-Amé sur le moulin de Plan- en échange deux muids de froment par* an. Il donne ques, rapportant en garantie des Wez (de la part qu'il avait dans le moulin Sa fille Ide appose son sceau (il est perdu) à côté de Vadis), celui de son Cum père. Voici molendinum un extrait de Plancis Amati, pro ij modiis frumenti illo et pro jure ecclesia quod dedi eccl* iij modios multure, bam in quodam molendo meo, rochias. Amati, prope sub wit/ro. Et lendin. prêter mausneriam 11 s'agit ici de l'un do cette redditus. habebat le bras : de ecclesia Ego, in illo proredditu tcneretur omnia super q4 est situm s. molendino, que ego habe- in pa* Duaci, et dicitur mo- portam Attrebat., illud molend. totumerat meum, que de me tenebatur. des deux moulins seul qui subsiste dreursjdu aujourd'hui, XIVe siècle, on appela moulin Goulet. enceinte, parlé était celui de l'ancienne passait charte de la Scarpe qui était de la rue des Mou- et qu'à partir du Le mur dont il est au-dessous la grande rivière duquel d'alors. — 334 - - fille de Willaume, De sa femme, Ida de Saint-Omer, châtelain de ladite ville, en son temps illustre chevalier, — Gérard et d'Ida d'Avesnes, 111 n'eut qu'une fille prénommée 'Ida (1) et qui hérita de tous les biens également des antiques prévôts de pel, Cuincy-le-prévôt, vant oto. 11 avait fait un tels que la prévôté, Douai, Emerchicourt et les terres testament devant (devise) Escard'Ostre- échevins de Douai en 1211, au mois de septembre, en ce notamment « tout l'héritage de Gérard qui concernait que le prévost Dowai, qui jadis fut, avoit à celui jour, qui par échevins se jusliçoit cotière », c'est-à-dire pour les biens de nature situés dans Cet acte donna l'échevinage. à des contestations que nous (eu 1250), loin. Tels sur sont les plus les lieu, dans la suite rapporterons plus recueillis que nous avons de notre ville, qui ont été de ni pour ne le cédant aux châtelains la la richesse. Le premier, bienfaiRobert, renseignements anciens prévôts hauts personnages, naissance ni pour teur de l'église aux gloires mondaiSaint-Pierre, renonça dans un cloître, ses dignités laissant à nes, pour se retirer Gérard 1er, son fils, assez hardi et assez puissant pour oser faire la guerre au comte de Flandre. Une foule de renseinous gnements montrent en Flandre, position cette maison arrive l'instar l'au des plus 1187, Gérard en Ostrevaot,en à son apogée grands d'un l'usage II occupant Cambrésis avec du seigneurs sceau équestre, Gérard une grande etc. Enfin III, qui, à dès temps, adopté, et qui vers 1210 (i) Anciennes généalogies de Hainaut dites de Bauduin d'Avesnes, fin do XUIe s., éditées par le baron Leroy (Anvers, 1693, in-f») sous le titre de : Chronicon Balduini Avennensit, loparchoe Bellitnontit, «{ce historia genealogica comilum Hannoniat... ; pp. 43 et 44,—Cf. Gilbert de Mons, p. 50, prend pour armes suzerain et parent, vicomte Cambrai, emblème un châtelain l'emblème c'est-à-dire lion, Hugues de Meaux, repris Jean qu'avait de Cambrai, ~ 335 III, sire d'Oisy, mort vers 1190 comme de son de châtelain sans postérité, sire d'Oisy de Montmirail, de son héritier oncle , mater- nel. 5. — IDA , prévôté de Douai, Elle avait en premières (vers et sire d'Antoing Alard, 1204), sire desdits lieux , et d'Agnès de était veuve avec un fils et deux ment épousé, du XIIIe siècle d'Epinoy, fils d'Hugues, En 1222 , elle Mons(l). filles. Bientôt elle se remaria Henri de Hondescote, elle eut rantaine, Celui-ci époux. de Hondescote, l'ordre de.la C'est avec du prévôt un et quoiqu'elle encore plusieurs de toutes Gérard III. au commence- noces, chevalier flamand, de la qua- approchât de son enfants dit-on était, , fils cadet mort en 1204, fondateur Trinité dit du Clair-Vivier ici le cas des armoiries fille de second Wautier, du monastère sire de à Hondescote, faire remarquer que différentes de celles le cadet de la portait de maison il avait adopté l'écu en abîmé, comme les WaHondescote; vrin. Au surplus, il y eut bien des variantes dans l'écusson des Hondescote, sauf l'hermine jamais ; en qui ne changea Wautier de Hondescote usait d'un sceau équestre, 1226, avec bouclier armoriai à une d'hermine du chevalier à une Wautier bordure ; en de Hondescote bande le sceau 1276, est d'hermine il est d'hermine à une bordure ; en 1286, de onze coquilles chevachargé ; enfin en 1297 , Wautier, lier , sire de Hondescote aux , se sert du sceau équestre, armes d'hermine à la bande chargée de trois coquilles, qui (1) Ane, géoéal, de Hainaut, précitées, pp. 19 et 44. — sont restées l'emblème — 336 de cette définitif maison (t), On sait, les armoiries il n'y eut guère de fixité dans qu'en général des familles chevaleresques, avant la fin du XIII* La prévôté Ida' et son un certain nombre d'actes En juillet 1228, siècle, dans époux apparaissent Douai et les environs. intéressant second le prévôt est témoin de Duaco, miles) de Quinoi, Bauduin Bauduin près Douai), Henri (Hcnricus, prepositus vento faite par à l'acte d'une de Hennin seigneur (et do Cuincyson épouse, au profit de et Matbilde, tenait en fief de tout ce que ledit Bauduin Févéque d'Arras, de l'ôvêqueà Viteriacum Vitry, (2). On sait que lain do Douai était le principal vassal de l'évéque de feudataire Vitry; notre prévôt était également le châted'Arras à l'évéque. « M'r Henri, de Douai, le prevost et madame au sa femme P, amortirent, Ide, le prevoste, terre sise à Coutumes , lieu dit la , une profit du Temple Fosse Escumont, de Saint-Aubin Gossuin quo le chevalier Au mois tenait En Amé, d'avril 1229, d'eux en fief. Preuves, 1229, d'une intervint part, une n* CIX. convention et Msr Henri de Hondescote, le chapitre, prévôté de Douai; qui la moitié lie la mouture du moulin dicitur entre possédait au Bray M" de époux un peu de Douai, Saintd'Ida, plus de quod , abandonna sols huit de- à la prévôté appartenant cette part, moyennant une rente de vingt-six « sterlins deniers » et treize rasières de blé de mouture sur le moulin. Ce traité est énoncé dans des lettres confirmaijraiseres, tives, du mois de mai toing et d'Espinoy, sire d'An1229, émanées d'Hugues, fils de la prévôté Ida. Dix ans après, la (1) Douet d'Arc r, Collection de sceaux, no» 2110 a 2422. (2) Original aux archives de l'évêché d'Arras, copié par dora Queinsert en 1768. Collection Horeau, vol. 140, t» 103, a la Bibl. national*. fut renouvelée convention de la manière Henri de Hondescote, do Douai, prévôté 1239, femme, ment de Saint-Amé contre nant de l'autre une moitié rente de prévôt reconnurent la moitié de treize du : en juillet et Ide.&a suivante moulin leur Douai, tenir en arrente- Braiserec, en propre; appartenant de blé de mouture rasières à Feumoyen* et de «r Et se li paiemens de Douai, marcs du paiement quatre de Doai kiet, nos devons , por les iiij mars, paier xxvj sols à peine de c mars d'esterlins d'esterlins à prendre huons, sor le molin.». ratifia en août. Lo marc Hugues d'Antoing la livre formait de vingt sols. A la douisienne, composée de blé et de quatre Révolution , la rente de treize rasières livres grevait encore le moulin au Brai, au profit de SaintAmé. (Voir ci-dessus, I, in fine,) Le prévôt Duacensis, positus sires, et sa femme Henri un échange et Ida, uxor entre l'abbaye (vir nobilis Henricus sua) autorisèrent, d'Anchin et Robert, precomme che- de Montigny en Ostrevant Robervalier, seigneur (dominus le fief et le «mez » tus de Monte, miles)} celui-ci abandonna tenait à Lewarde Warou manoir qu'il (apud (mansus), et reçut en échange du prévôt do Douai, Remigii) de Douai (ou d'Ostrevant: neuf muids de terre, à la mesure situés 45 ares 22 centiares au terroir de pour une rasière), dam S. un alleu de l'abbaye Fressain, ; l'acte fut passé qui étaient devant les pairs dudit lui vassaux comme du pré* Robert, vôt, Au mois de mai 1231, Hugues ce d'Antoing approuva de seigneur qui précède (I). C'est en qualité que d'Escarpel le prévôt agit, quand il autorisa l'échange du fief deLewarde; (1) Cartulaire d'Anchin, XIII* siècle, f* 83. Collection Moreau, vol. 144, fo 143, à la Bibl. nation. Le précieux cariai, n'est malheureusement pas aux arch. départementales. x CBATIUU» PI DOPAI. 22. — il y avait, dans ce village, mouvait laquelle d'Escarpol, était Montigny 338 des *enclaves de la seigneurie De son côté, le sire de d'Oisy. de la plus grande partie de Lewarde. seigneur Nos jou Henris 1231, « el mois dedisembre. cevaliers et pravos de Douai et Yde me descote, d'un donnons à l'abbaye de Sin la dlme camp En do Honfemme de , terre le Bos, el terroir appelle deFersayn (Fressain), qu'on Le Caisne, li prestre de Soy (Sin), et Témoins ; Me Pierron M«r Brisson, le prestre de Saint-Aubin, et M«r Henri, le Le Petit et Huun, et segneur Pierron le d'Estrées, prestre Henri manque clerc le prevost ». Le sceau du prévôt ; mais du sceau de la prévôté, il y a un fragment qui représente une avec un contre-sceau au dame, : f S'domine toing) et cette légende lion vôté de Spinoi (1). La prédonc encore en du sceau usage, 1231, du temps de son premier Fressain mari. Ida qu'elle est un faisait avait eu (armes des d'An- de l'Ostrevant, d'Emerchicourt, proche de nos prévôts dans celte région-là. seigneurie village principale La même la année enrichissaient de Sin, ils qu'ils l'abbaye accordaient à celle d'Anchin du paiement de tous l'exemption droits à leur vinage d'Escarpel, en mémoire de feu le prévôt « Jou Henris, III. Gérard de Douai, et Ide, me prevos femme. ceurs, Nous, pour avons donné, Awenchin.le à tousjours i'àme le prevost Gerart et de nos ancisDiu en aumosne, à l'église de pour de toutes les propres choses de l'église, wienage ki qui les maint mais, par le trespas (passage) et par ewe (eau) et par terre » (2). Le tonlieu ou d'Escarpel vendu à la ville en 1271 par un ayantvinage d'Escarpel, cause des prévôts, était tenu médiatement du souverain de (1) Arch. départ., fonds de l'abb. de Sin, (2) Cartul. d'Anchin, Xlll» siècle,f> 83. Collection Moreav, vol. !W,f« 112. - mouvait la seigneurie elle-même fourmillent. féodal, ces anomalies tandis que Douai, sy. Dans le régime En août Alexandre 1234, 330- de Markete d'Oi- que noble une dlme & reconnaît homme de Ruet, seigneur possédait Hugues, tenue de noble homme en Ostrevant, Henri, préMarquette sa dame de Douai, vôt de Douai, et de noble Ida, prévôté la vente vassaux dudit Alexandre femme, ; celui-ci approuve de Sainte-Croix qui en est faite au chapitre en présence des « pairs » dudit Henri et savoir ; messire Gossuin d'Helemes, chevalier, LeMote. il emprunte N'ayant pas de sceau, cher oncle Maulni et Pierre de de son celui de chevalier, seigneur manque (I). Il a déjà été parlé de en 1207 le prévôt Gérard III, que possédait de Marquette de l'ancien qui dépendait (avunculus) (Masny) ; ce sceau cette seigneurie, dans la partie comté de Cambrai, de ladite Ida, Henri, d'Ostrevant. Au mois de janvier de Hondescote, 1234 (v. st,), Henri autorisèrent des prévôt de Douai, et Ide, sa femme, l'abbaye à élever un moulin à vent dans la banlieue Prés-lez-Douai, de la ville. Le prévôt se servait d'un sceau attribut équestre, des grands en était ; toutefois seigneurs l'usage beaucoup alors qu'il nelefutau XIV* siècle et depuis; le plus fréquent contre-sceau s'emporte l'écu en abîme. Hugues d'Antoing comme de ratifier cette concession. Quelpressa, toujours, en janvier ques années plus tard, Henri et Ida, ainsi fils que leur en présence d'Anseau (Anselme), testation les prévôts (v. st.), Willaume, leur sergent, renoncèrent, à une con- élevée Le moulin porte 1241 d'Ocré, au sujet de ce moulin. n° LXXXV). (Preuves, à vent des dames des Prés était situé hors de la sur (I) Arch, départ, la gauche du chemin fonds de Sainte-Croix. qui menait autrefois — de cette porte H fut démoli à l'ancienne en 1680 abbaye et transféré — des Prés et à Escarpe! (1). sur le rempart, entre les de la du sommet et d'Arras, à droite Saint-Eloy ouest de la porte Saint-Eloy ou de Paris. Ce second fut démonté vers 1765. Souvenirs, (Plouvain, portes rampe moulin page 340 680.) du droit do banalité, résultant L'exemption des Prés de l'acte de 1234, engendra l'abbaye en l'an 1300 et à la veille delà notamment fois lo prévôt en 1783 *, chaque tion du titra constitutif. s'inclina au profit de des procès, Révolution, .devant la produc- aveo les prévôté fut appelé à garantir, du pays, les engagements pris par les seigneurs principaux Uno première envers le roi de France. comtes de Flandre en décembre datées de Douai, fois, il s'obligea par lettres L'époux de notre de Duaco,miles. 1244 (v, st.); il s'y de Hundescote, DuaHenricus miles, prepositus le bouclier Il scelle avec un sceau équestre, portant il s'intitule: 1237,où Henricus,prepositus Son autre charte est du mois de février nomme: censis. un écu en abîme Ces chartes ves nationales ; le contre-sceau sont encore aujourd'hui à Paris Il y a, aux archives n" 887 de Vinventaire est aux armes conservées de la face. aux archi- (2). des hospices, fonds de 1839, l'original, du béguinage, muni du sceau il consent, lesquelles des lettres par prévôt, d'une rente foncière, comme sire, au rachat que lui devait, do Douai, et qui serait à un bourgeois son tenancier, des échevins sous le jugement : « Jo Henris de l'avenir mutilé du Hondescote, provos de Douai ,ai vendu et werpi bien et (1) Voir les plans de Douai de 1530 et de 1620. (2) J 536, no 6»; ) 538, n» 6'». Doue! d'Arcq, Colletl. de teeaux, n«» 5185 et 6186. — à Tiebaut 341 - Douai, bourgoisde xxxij sols de doissiens et viij capons, an que il me dovoit par cascun de rente, dol fons de le torro de quatre cortius (courtil, jardin) quo il tenoit do mi, liquel sient dehors le porte Olivier loiaument Toulet, de Paris), deriera lo maison Jordain et à Et co li ai jo encovent à acuiter plenierement duscal dit (jugement)des eschievins de Douai. Et Saint-Eloiou (porte Lolyer. warandir » etc. Cet y fu corn eschievins acte, du mois de mars 1238 (v. st.), prouve qu'anciennerentes ment le prévôt, levait certaines comme le châtelain, do sur des héritages situés dans l'échovinage seigneuriales à ceste Douai. covenence la prévôté autrement. Par de la chàtellenie, De même que celles se seront éteintes lettres cote, provost des l'hôpital peu à peu, soit par rachat de soit « Henris do Hondes1242, à de Douai, et Ide , sa femme» , donnèrent un conduit tiré du Wez (le béguinage) d'eau, du mois d'avril fossé de la ville (dépendant de la prévôté), de l'hôpital, à condition qu'il serait ouvert ches, les rentes depuis En prime jusqu'après 1250, surgirent du testament prétation des vêpres difficultés pour les usages tous les diman- (I). relativement à l'inter- du prévôt Gérard III ; les échevins, déboutèrent Henri de Hondescote à se prononcer, appelés de ses prétentions, rendu le 30 septembre par un jugement 1250 : « Les échevins de Douai, d'un même accord, disent savent, par jugement, qu'ils que par pour le rails (mieux) lo devise que le prévôt Gérard de Douai, qui jadis fut, fit devant échevins de Douai en l'an 1211, au mois de seplem- (I) O/ig. aux archives de la ville, no,4» de la Tcble; sceau du prévôt, dégradé; celui de la prévote, perdu. — Vidinms de ces lettres, avec petits sceaux des doyen et curé de St.Pierré, aux archives des hospices, fonds du béguinage, n» 817 dé r/hwnfair* de 1839. -. 342- Gérard devant dit bre, qu'en tout l'héritage que le prévôt à celui jour, se justiçoit avait à Douai, qui par échevins (biens tenus en coterie de l'échevinage), que messire Henris de le Posteroo, de Hondescote n'y a droit, sauf les moelins de ce jugement qui sont mis hors Il s'agit ici des deux poterne de Saint-Nicolas. Il est probable naça les échevins que, le 30 mai à cause gneur 1251, du content moulins ». situés mécontent près de cette décision, car ceux-ci rendue; qui l'avaiont une résolution, aux termes (débat) de l'ancienne existant entre il meprirent, de laquelle, si, eux et « monse- de Hondescote», celui-ci causait quelque à l'occasion de leurs fonctions, aux échevins Henri mage leur serait restitué domle tort par la ville (1). des prévôts de Douai avait cessé la contestation, soulevée par sur la part qui lui revenait, portait A cette époque.l'héritière de vivre ; et vraisemblablement Henri comme Ida de Hondescote, dans survivant, et son Saint-Pierre. l'an 1253, par toing, ordonne second Cela la succession avaient époux résulte notamment de 6a femme. Aine chapel'e : 1° d'une charte fondé à de sire d'Espinoy et d'AnHugues, laquelle le paiement d'une rente de vingt-cinq ra- fondée à Saintcoupes de blé, pour une chapelle Pierre par sa mère (2) ; 2e d'une autre, du mois de janvier le chevalier Guillaume li Bleus 1559 (v. st.), par laquelle sières deux sur le fief qu'il possédait à Ypres, assigne (de Hondescote) tenu delà comtesse de Flandre, une rente de sept livres de la rente de douze livres, qui avait étédonrestant parisis, (l) Arch. do la ville, cartul. QQ, t* 31. Voir nos 84 et 80 de la Table. (2J Bibl. communale, Ms. 1086, II, fo» 105 vo, 108 r« et 109 v#. Preuves de l'Histoire de la collégiale, par le chanoine'Doutart, écrite ver» 1735. — née à l'église Saint-Pierre 343de Douai défunts par de Henri do la même et Ide, prévôté Hondescote, prévôt de Douai, fondation d'un ville, ses père et mère, chapelle pourra cette église (t). dans L'obit d'Ida et de sa famille de Beaulieu-lez-Sin, religieuses celte mention dansl'obituaire Gerardi terre le 8 juillet. de cette maison des en l'abbaye On lit en effet : ijnonJulii. liâmes Mkhwlisde Duac'et vxoris ppositi ejut, de Antoie, Inde pposite et Henrici etAlardi Pro se célébrait nos habemus decimam quibus (2). 11 s'agit ici du prévôt Gérard mariti sui, al rasieras super 111 et d'Ida de Saint- d'Hude liâmes, beau-pèro le prévôt qui va suivre; d'Alard d'Antoing, gues d'Antoing, mari de la prévôté Ida ; et enfin père du même et premier de celle-ci et de son second époux Henri de Hondescote. sa femme Omer, La prévôté Ida d'Alard d'Antoing, descote: ; de Michel avait I* Willaume eu des enfants un fils et deux de ses deux filles,et d'Henri de Hondescote dit lo Bleu, maris; de Honbrave et renommé mort sans lignée ; 2° Lucie (et non Ida) chevalier, de Hondescote, femme du chevalier de MonGuy, seigneur tigny (3). (!) Arch. départ., Ch. detcomptes,2i earlol. de FI., pièce 122, f» 68, et 3* cirlol. de FI., pièce S50, fc-51 v». Cf. le Ms. 1056 de la Biblioth. communale de Douai, II. fo* 101 v», 107 r«. 103 vo et 109. D'après l'acte de fondation, de l'an 1250, les prévôts Henri el Ida avaient assigné les douze livres de rente sur leurs revenus de Cuincy et d'Estrées. (2) Obituaire de l'abbaye de Sin, XIV* siècle, Ire moitié; Ms. 828 de la Bibl. de la ville. Cf. l'acte de décembre 1231, contenant donation d'une dlme a Fressaing. Ci) Généalogies de Hainaut précitées; p. 45 de l'édition d'Anvers, 1693.— A h ligne 37, Ida, femme d'Henri de Hondescote, est indiquée par erreur comme la veuve du prévôt de Douai, de manière qu'on la confond avec sa mère Ida de Saint-Omer. Les nombreux actes, que nous avons cités, permettent, en toute certitude dé changer 'e mot uxor en celui de filia et de lire: Ida supra dicta,prepositi Duacensis (ilia, post mortem diétiprepotiti, domino Henrico de Hondescote nupta.... - 344 - la loi féodale, la prévôté de Douai, D'après fief principal de la succession échut maternelle, eut en outre la seigneurie Hugues d'Antoing,qui qui était le au fils alnè, de Cuincy- il recueillit la seigneurie d'EsQuant au cadet, du château carpel' (1), mouvant d'Oisy ; ô la mort du Bleu de Hondescote, chevalier Esçarpel passa par succession dans la maison de Montigny en Ostrevant. le-prévôt. .ni. Liste des prévôts (suite). La maison d'Antoing; et Hugues III. vôts Hugues I", Hugues cations à importantes les pré- II, Robert Rectifide cette maison. la généalogie La son fils, Isabeau contracte trois alliances illustres; prévôté le connétable assassiné en 1354. — Charles d'Espagne, Maison de Meleun, branche et pré; les prévôts d'Antoing Marie II, Jean I" et Jean II, vôtés Marie I", Hugues /", — Procès contre la ville. La basse affermée justice de la prévôté à des particuliers. sire d'Antoing et d'Espinoy, Ier, chevalier, Ida ; époux de : prévôt de Douai ; fils aîné de la prévôté 1° Philippa de Harnes; 2e Marie de Cisoing. 6.—HUGUES D'ANTOING : De gueules Voilà au lion d'argent. Cri : Bury. famille. déjà la prévôté passée dans une autre sait que la maison d'Antoing était l'une des principales comté de Hainaut. On du (1) 1251,mai; Willaume liBleus,chevalier,énonce les droits que l'abbayo des Prés a sur son moulin à'Esearpitl, et assigne en garantie une rente sur une terre a* Causfour* de Corcelé* (Courcelles;. — Orig. aux Archives départ., fonds de l'abbaye des Prés de Douai; le sceau manque. Hugues d'Antoing de la prévôté il hérita session qu'en avoué 345 était depuis do Douai. longtemps En 1224, de sa terre et avait patrimonialo semblable le sire d'Antoing occasion ou défenseur Notre-Dame du chapitre de décembre Au mois avoué Robert, Philippa noble homme d'Arras, et fille messire de à l'abbaye par succession daient faisait comme d'Antoing (1). leur seigneur 1231, à Lille, devant sire de Bôthune et de Termonde sire d'Antoing , sa femme, Hugues, majeur, quand il avait pris posprêté le serment, , et dame chevalier, d'Espinoy, » mémoire de feu « de bonne Michel de Harnes, chevalier, des terres la Brayelle-lez-Aunay à ladite Philippa, vendé- de gisant au terroir et tenues en fief dudit de Béthune Robert Woestine, (2). 11 y a une charte ainsi : d'Hugues d'Antoing qui commence « Jou Hues, sire d'Espinoit et d'Antoin savoir que , fâche le doyen de Condet, a rapporté huit bonniers Tbieris, volues de terre Noël, qu'il el mois de my à Bury » (3). de décembre tenait 1232, le vigile En comme les autres grands 1237, il Jfut appelé, des comtés de Flandre à donner et de Hainaut, «t lettres dou seigneurs au roi des il se portait », par lesquelles garant, des autant en son pouvoir, de l'accomplissement qu'Userait Jeanne ; sa engagements par la comtesse pris à Péronne « lettre » est datée de Douai, en décembre (4). Entre d'assurance 1229 et 1253, Hugues d'Antoing ratifia plusieurs (1) Cartol. d'Antoing, page 44, aux arcb. de l'Etat, à Mons. Annale* du Cercle arehiol, de Mont, 1869, in-8*. IX, p. 111. i2) Le Mire et Foppens, Opéra diplovi., IV, p. 542. (3) Id., I, p. 732, en note ; tiré des archives du chapitre de Condé. (4) Or'ginal scellé, aux archives nationales. Douet d'Arcq, Collection de sceaux, III, p, 315; sceau no 10331 avec contré-sceau. — actes émanés de sa mère selon ce qui a été exposé 346 ^ — Ida et du second mari de celle-ci, plus haut. « lemerkedi de décembre, devant le Nouel » de l'an 1257, « Hues, sires de Antoing, et Maroie», sa femme, font un échange avec la maison du Temple de Coberiu Au mois au sujet de leur fief de Genech, (Cobrieu), » (l). de « Hellin le signor de Chissoing d'un Il se servait senté tenant un grand bouclier aux armes également est aussi au lion. sceau où équestre, au lion, son cheval d'Antoing qu'ils tenaient il est repré- caparaçonné : le contre-sceau armoriai et son fils Hugues, Le sire d'Antoing déjà devenu prévôt de la comtesse de Douai, se rendirent cautions Marguerite au Guy, son fils, envers le comte do Saint-Pol, entra le prince Hugues de Châtilprojetée sujet do l'union et la princesse Marlon, fils aîné du comte de Saint-Pol, fille atnèe du comte Guy ; dans Pacte du mois de guerite, et du comte mars ainsi 1269 indiqués: (v. garants st.), les noms des seigneurs « Je Roberz de Wavrin, seneschaus sont de connestables de Flandres, Flandres, je Maalins, je Hues, de' Douay, fius le sein» sires de Antoing, je Hues prevoz sires de Rues, » etc. (2). gneur de Antoing, jeEustaces, 1er s'était donc démis de sa prévôté prévôt Hugues Il semble en faveur de son lits Hugues. vers qu'il mourut 1270. Les généalogistes qu'il eut une (3) nous apprennent Notro (I) Archives nationales, Ordre de Malte, carton S 6200, pièce no 21. Deux sceaux: celui équestre brisé; l'autre, représentant une dame, avec un contre-sceau armoriai au lion. chronot. de* charte* de la tille d*Arras, Documents, Arras Wlntent. (186.), Irt-io, p. 37. (3) Anciennes généalogies de Italmut dite* de Baudoin d'Avesnes, corn* posées vers la fin du Xlll» siècle. Le baron Le Roy Ut a publiées lAnvers, 1(03, tit-fo) sous le litre de Chronicon Balduint Avènneniit,,. Voir pp. 4i et 45. — très-nombreuse Harnes - 347 de ses deux femmes, postérité Parmi de Cisoing. ses enfants et Marie de Philippa du premier nous citerons : Michel d'Antoing dit do Harnes, lit, qui, selon les généalogies, était l'alné, toutes bien qu'il n'ait eu pour sa part héréditaire quel'hèritage maternel,peut-être parce qu'il décéda avant son pèreet qu'en Artois la représentation n'avait lieu;—Hugues, prévôt de Douai point etd'Espinoy, Bèatrix épousa de Vierve qui etc. devint ;—Jean sire d'Antoing d'Antoing, qui celui ; c'est très-probablement de Bury dans le testament est qualifié de seigneur de Douai de 1284, dont il est l'un des II, le prévôt Hugues ainsi exécuteurs avec trois de ses frères, sera exposé qu'il — Béatrix femme du chevalier Jean d'Antoing, plus loin ; dont elle eut plusieurs de de Rume, Jean fils, notamment neveu et exécuteur testamentaire dudit 11. Rume, Hugues qui Du deuxième lit, entre autres : Alard d'An- parlé, telain de Briffoeul, dont nous avons soigneur à propos du petit fief de Briffoeul à Sin, tenu du châde Douai et provenant des anciens prévôts (1); en 1274 , il vendit toing , chevalier naquirent , à l'abbaye de domaine antique Emerchicourt, Wautier d'Antoing, des Vicogne des prévôts terres sises de Douai à ; — de Bellonne, chevalier, seigneur qui le lion d'Antoing sur un semé do fleurs de lys (2), portait - Gilles — Jean et Arnoul, qui furent d'église; d'Antoing, Ces trois derniers sont nommés dans seigneur d'Assenaing. le testament II de 1284. d'Hugues 7. — HUGUES H, chevalier, (1) Voir notre 2* chapitre, sire d'Antoing et d'Espinoy # art. IV. fi) Son sceau, aux archives nationales, à uno charte d'Areq, Collution dé tttâw, III, p. 315, sceau n* 1033t. de 1311. Douët - -348 Ier et de Philippa de Harneè; de Douai, fils d'Hugues de Béthune ; 2e Isabeau époux de : 1° Sibille de Wavrin de Picquigny. 3e Mahaut prévôt L'un de notre des écueils travail et généalogihistorique c'est la répétition du même siècles, pour les premiers dans les familles , de sorte quo prénom si l'on doit attribuer tel renseignement que, même au petit-fils. entre eux, ce guer femmes ne figure souvent dans un ne sait l'on au père, au fils, ou certain de les distin- Le moyen le plus seraient les alliances que ; le nom des ; mais nombre do leurs très-petit chartes. Nous sommes nous trouvé nous nos entre L'une avec roin encore avons eu recours à une méthode qui nous par nos devanciers: entra eux les sceaux employée et confronté quo de dans les archives. Le résultat pu découvrir des données sur recherches a amené nouvelles et des rectifications à la généalogie nos de l'importante d'Antoing. Aux l'an diffi- avons prévôts maison André était qui donné qui avaient nous sortir d'embarras, n'a pas été suffisamment étudié d'une présence aggravée par d'autres travaux par de mauvais généatogiques, crédit à bien des erreurs.Pour essayer do de ce genre, notamment causes, culté avons ici en archivés du Cateau-Cambrésis, à des 1265, relativement de Cuincy les seigneurs du mois d'août d'elles, Hues li jovenes, d'Antoing, ». Elle lo prevos Quiuchi équestre, sur un le bouclier semé dans départementales, et le de croisettes il existe le fonds plusieurs de Saint- chartes de difficultés avaient qui surgi et l'abbaye de Saint-André. « Jou débute ainsi: 1265, de Douay prevos est munie d'un caparaçon ; légende aux armes : t S'Hvon et sires beau : un de sceau lion d'Antoing 349. - cevalier ; armoriai contre-sceau aux m^mes armes; lé- du mois de décembre, Une autre, f S'sccreti. prevos de Douay et sire de Quinporte : « Hues d'Antoing, chi le prevost » ; mêmes sceau et contre-sceau. Enfin une » 1265 du « semmedi devant le grant quaresme troisième, gende: (v. st.),scellée « Jou Hues sires do la même manière,commence chevaliers, d'Anthoiug, de Quinchi le prevost ». prouvos par ces mots t de Douay et Il y a plusieurs à faire sur ces documents, remarques de celui que nous appelons qui sont à coup sûr émanés 1er. Cet Hugues Hugues II, fils du prévôt Hugues d'Antoing, le jeune, se distinguer de son prédéqui se qualifie pour cesseur, ne s'intitule et d'Espinoy, contraire qu'au ne pas, porte il brise et 1265, seigneur d'Antoing d'Antoing, pas les armes pleines d'uu semé de croisettes ; car sou en démis en sa faveur de la prévôté de Douai père, qui s'était du domaine, de Cuincy, existait à cette encore époque continuait à posséder et Espinoy. Antoing D'un et et autre côté, si notre prévôt Hugues possédait en 1265, el encore en 1268, le comme le prouve Cuincy don fait par Robert, comte à son « cher et féal d'Artois, du machevalier, Hugues d'Antoing, prévôt de Douai», rais de là Hotoie, situé entre la motte Walon et la « ladrerie » de (?ufnct/-le-prévôt prévôt Hugues Ie' ne resta car en 1291, Cuincy toing dit de Harnes Harnes, tous deux (i), point appartenait (2), frère petits-neveux du de l'héritage portion à Hugues H ni à sa branche ; au chevalier Michel d'An- cette cadet de de notre Jean, prévôt seigneur de Hugues II, (i) Arch. dép., Chambre des comptes, 1" cariai. d'Artois, fo il v», pièce 103. (3) A. de Marquette,//*!!, général* du tmti dé /fonte* en Artoti,l\\\«, 1867, la*8»,l, p. 171, en note. — -350 fils d'Hugues dit de Harnes et petits-fils de Mid'Antoing de Cuincy-lechel, frère de notre Hugues II.La seigneurie dont le sort avait été uni, pendant des siècles, à prévôt, celui de la prévôté de Douai, suivit dès lors des destinées différentes ; elle fut,définitivement perdue pour la branche de Harnes, son sort d'Antoing ; recueillie par la branche fut lié, pour deux siècles à peu près, à celui de la seigneurie de Harnes, et elle échut successivement aux Reinghersaux Béthune et aux d'A illy,héritiers ou vliet, aux Ghistelle, de Harnes, portant « d'Anthoing ayants cause des d'Antoing àkeuwe fourchue un vieil armoriai de Hai», suivant naut (i). De ce qui précède, sion d'Hugues, sire il nous semble résulter que la succesfils de notre et d'Espinoy, d'Antoing en premières de Philippa de prévôté Ida et époux, noces, aura été quelque entre notre préHarnes, temps litigieuse vôt Hugues H et le fils ou les petits-fils de Michel de Harnes, frère atné dudit où était situé Hugues le château 11 ; la cou tu ma d'Artois, province résidence ordinaire de d'Espinoy, cette II au détriment des hérifamille, avantageait Hugues tiers de Michel de Harnes, décédô avant son père Hugues de là, des procès été terminés qui auront par des terres d'Antoing et d'Espinoy à la branche celle qui retint le nom et les armes pleines d'Ancadette, de Cuinoy-le-prévôt à la branche toing, el par l'abandon aînée dite de Harnes. d'Antoing; l'attribution Nous d'Espinoy aurons si souvent et d'Antoing, l'occasion que quelques de parler des terres renseignements sur (0 Bibl. nat„ ms. fr. 8229. f« lit v.. La queue fourchue était donc une brisure que la branche de Harnes, quoiqu'elle fût l'atnée, avait da prendre, parce que la terre d'Antoing lui avait échappé. — elles sont ici nécessaires. 351 La au comté d'Artois, Carvin, en principauté l'an 1545, — 'd'Espinoy près de 1514 en comté, puis du comté de Saint-Pol. seigneurie l'an érigée mouvait le sire d'Espinoy se rendait vers son seigneur, Quand pour lui faire hommage, le comte était tenu d'aller au devant de l'entrée du petit bois de Saint-Pol, dit vulgailui, jusqu'à rement le Bocquet Caillimont le vassal était tenu ; alors d'offrir au comte un « fust » de lance sans fer ; puis le comte otait do son doigt une bague ornée d'une et lu passait au doigt du sire d'Espinoy. Louis XIV abolit l'hommage que le prince au comte de Saint-Pol relèverait directement du Louvre (1). Quant devait d'Espinoy et ordonna que désormais Espinoy de la couronne et de la grosse tour à la terre elle constituait d'Antoing, du comté de Hainaut,sur la rive' une seigneurie importante droite de l'Escaut, près haute En justice 1275 du sire et 1278, pierre précieuse En 1707, le roi de Tournai ; elle était tenue en de Leuze. le chevalier comme Hugues d'Antoing, pays, donna au roi de France les au très grands du seigneurs des lettres d'assurance au sujet do l'ensecuritatis), (litterx d'observer gagement pris par le comte Guy de Dampierre les traités faits entre les rois et les comtes de Flandre (2). Annalt* Mitortci, (1) Le P. Thomas Turptn, Comttum Tervanmium.... Dottil, 1731, In-Se, pp. 336 et 387. (2) Originaux aux archives nationales. Le sceau d'Hugues d'Antoing so trouve encore, aut archives nationales, appendu à uns charte de 1280. D'après les tables de la Collection de iceaux de M. Douët d'Arcq (tome I", p. 114 et p. 223, n» 103 '2 avec contre* au lion brochant sur l* sceau;, les armes sotitt un terni d* eroluttti les armes seraient: un (ouf; malt ptus loin (t. lit, p. 318, n«10i3i) lion rampant (sans semé de croisettes). C'est la dernière indication qui est erronnée; nul doute, vérification par nous Mie aux Archives (grâce à l'extrême obligeance dé M. l'archiviste Demay),ct mèmeauist d'après la description générale et la légende du sceau équestre et du contre-sceau armoriai, telles que les donne M. DouB d'Arcq (III, p. 318), qu'il y a -= Voici de,son l'analyse Testament de acte testamentaire: et à Bôthune. 1284 (y, st.),en et d'Ansire Hues, d'Espin,oit et de Hapondame d'Antoing sa femme, à » d/Usse, Ils font des legs pieux japvier. toing, et d'Isabelle, lieu , « avoueresse à Arras, à Lens Douai, veut -=, 35* les biens, que entre tagés également Hellin etColart, vient à mourir il a la libre dont ses fils Le disposition, Huon à leurs héritiers qu'ils sire s'interdisent, respectifs sera au château celui de ses (testament) Les époux défendent le présent testament, de Douai. de critiquer serment, Robert, ; mais s'il le aura celle-ci », la devise 11 confirme par d'Antoing soient par- d'Antoing, de Wavrin qu'il eut de Sibille avant Isabelle, sa femme, tiers des meubles, à l'exception de ce qui et que prendra, sans « parchon d'Espinoy, fils qui sera sire d'Espinoy. qu'il a faite devant échevins sire de révoquer. exécuteurs Enfin le testamencomme d'Antoing désigne taires : M«r Jean de Bury, M*f d'Antoing, seigneur Jean d'Antoing de Camchanoine , archidiacre d'Anvers, brai, M" chanoine Rume, comte sire», Arnoul d'Antoing, de Cambrai, M" son neveu. de Saint-Pol, contraindre archidiacre Gillon de Valenciennes, d'Antoing et Jean de au adressée par une requête « comme bon pour qu'il veuille bien, « cette devise » (i). un chacun à respecter L'acte finit identité parfaite entre les exemplaires de 1263 (aux archives départ., fonds celui de 1269 (aux archives d'Arras) et celui de deSt-AndréduCiteauj, 1281 (aux archives nationales;. Enfin nous retrouverons toul-l-l'heure les mêmes sceau el contre-sceau pendus à une charte du mois d'octobre 1303 (arch. départ., fonds de l'abbiye des Prés de Douai). Toutes ces chartes émanent donc assurément de notre Hugues II d'Antoing. (1) Arch. dépari, Ch. des comptes, carton 210; copie du temps, sur parchemin. Comme cette charte, très-importante pour la généalogie de la maison d'Antoing, n'est connue que par des analyses Inexactes, nous la publions aux Preuve*, no LXXXVI, Une autre charte, qui a des rapports avec la nôtre, et qui est conservée à - — 353 noces SiLo prévôt Hugues H avait épousô en premières II de Wavrin fille de Robert bille de Wavrin, , sénéchal et de Saint-Vedès l'an 1235 , sire de Lillers de Flandre nant, Saint-Pol. de Châtillon et d'Eustachie En secondes fille cadette de Roil épousa Isabeau de Béthune, et avoué d'Arras, et de Termonde, bert, sire de Béthune soeur atnée Mahaut de Béthune, de Moreaumez; d'Isabeau le sire étant la femme do Guy de Dampierre, d'Isabelle, noces, d'Antoing Flandre. eut l'honneur Ladite dame enfants, du chevalier d'être Isabeau d'un beau-frère était elle-même comte veuve de , avec de Ha- de Wavrin, seigneur du château à Cantin un fief mouvant Hellin ponlieu, qui possédait » exerçait à Cantin les de Douai. En 1294, « M" d'Antoing à sa seconde épouse, douaidroits seigneuriaux appartenant rière de Mir Hellin do Wavrin. trois maris, puisque, de Sainte-Catherine, Cette dame dans un acte de l'an parait avoir eu 1209 (1), jour où elle s'inti- au mois de novembre, » , elle tule : « Isabeau de Béthune, dame d'Antoing de son mariage s'était retenus nomme les enfants qu'elle de Huysse (probaavec messire Jean de Steelant, seigneur blement avoué d'Usse). C'était, semble-l-il, le premier de ses trois époux. Etant à Douai le dimanche 5 juillet 1282, le comte Guy Ôml, est ainsi analysée par M. V. Gaillard, dans son InteM, analyl. de* tharte* de* comte* dt Fl„ Gand, 1837, In 8o, p. 110, r.e 766: i 1284,1 novembre. Ysabeau , dame d'Antoing el de llapoulin (lie), ammaneresse d'Alssi (<(«), déclare, avec l'assentiment du chevalier d'Esplnois et d'Antoing, son mirl, donner à tluon d'Antoing, son père (sic), et à Robert d'Antoing,son frère, tous ses meubles et eateux quelconques, après déductioa des dettes qu'elle a contractées avec ton prédit mari, i (I) GoethaW, Dltl. génial, et herald., I, p. 450; Drauicert van Steelant; Brut., 1810, ln-4», sans pagination. CttAtILAlMIM DOUAI, 13. — — 354 « warder » et recevoir, un individu commet pour prendre, en son nom, a tous les biens ki ora sont et ki eskeir puent, kil tient de Nous, en le tiere M«r Watier d'Antoing, pour de le dete que mcdame et pour con viertir en l'aquit de doit à Jehan de Douay, Lalain, bourgois Haponliu dusques Li Alins se tenra asols et apaiés do adont que lidis Jehan mètre li dete conte et loial, fait pardevant » (1). Ainsi le comte mant que dame devant ledite nomméo Nous de ou li doit, pardovant Flandre exposait de sa belle-soeur. pour payer les dettes pres deniers était seigneur de Bellonne valier Watier d'Antoing de notre prévôt Hugues II, consanguin le cas de relever C'est ici l'erreur par boin no comses proLe cheet frère commise par le P. Ruteau, dans sa généalogie où, trompé d'Antoing, par la quail donne lité de la dame de Hàponlieu, une génération de sire d'Antoing, fils trop. En efL't, après avoir cité Hugues, de Harnes, et après avoir dit qu'il de Hugues et de Philippa 2* avec Isabeau se maria .* 1° avec Sibille de Wavrin, de soeur de comtesse de Flandre, et veuve de Mahaut, il lui donne Hellin de Wavrin, pour fils un Hugues, «quade Douay et seigneur de Quincy,par lifié le jeusne, prevost Béthune, une lettre gneuries ghenot, l'an 1285 est facile copié de l'an d'Antoing dame de 1265, succéda et d'Espignôy; à son père aux seide Brunépousa Isabeau depuis leur testament ; firent Haut-pont-lieu » (2). Avecco que nous avons ditprécédemtneiit.il de rectifier le P. Ruteau et tous ceux qui l'ont dopuis. (t) Lettre de commission reprise dans lo procès criminel contre des gens de Lille et de Douai en 1284; originaux reposant 4 Gand aux archives de l'Etat. - Cf. Duthllloeul, Douai et LUI* au Aï//* lihle, Douai, 1880, ln-io, p.24. (2) Le P. Iluteau, Annalei.,. dllaynau, lions, 1818, ln-f», p. 222. — 355 — Ce .qui précède était déjà rédigé depuis quelque nous avons découvert des documents lorsque qui ment, de la manière tel que nous l'avons 1193. Agnete niensis la plus expresse, l'ordre généalogique établi ci-dessus ; en voici des extraits vecturarum nieo, Pentecosten feria 5* infra de Antoing, presentempaginant Hugorie, impressione vôt Hugues et Il s'agit et de l'ancien, ici d'Huguesd'Antoing, que nous appellerons sa femme Agnès de Mons, père et mère d'Alard le premier mari de la prévôté Ida. 1242, dominus : de Antoing, cum uxore mea Ego Hugo, dominus ecclesie Stl Landelini , condonavi Crispiseu vectigalia omnium wienagia meam transeuntium...... per terram navium temps, confir- d'Antoing, Ego vero Hugo, a viro nobili avo condam dM de Antoing, dalam, sigilli mei duxi roborandam..... dignum (i). Le pré1" confirmo la charto de son aïeul, Hugues l'ancien. Dom Queinsert,qui a copié ces chartes dans le carlulaire de Crespin, donne en outre, d'après l'original aux conservé archives de la même abbaye, la copie d'une charte du 2 mai 1292, par gneur laquelle vidime d'Antoing, aïeul de son Hugues, 1292, bilate Spineto die aïeul, autrement dit alors faite seipar son trisaïeul : vcneris Jupost dominicam qua cantatur dnt de Ego vero Hugo, filius dnl Hugonis, et de Antoing, a nobili viro presentem paginnm, Hugone, sigilli fils d'Hugues, Hugues, et confirme la donation quondam mei d" impressione de Antoing, avo mei &vi, dalam, duxi roborandam dignum (l)Girl. de l'abb. de Crespin, fin du Xllte siècle ; copie prise par dom Quelnsert. Collection Moreau,vol. 100, f*B3, 4 la Bibl. nationale. habco quatenusjus Dans le cartulaire en français donné « 1292,1e vel habere de - 356 in valeo (1). acte est premissis.... le même précité, Crespin : venredi le jour après saint et saint Jakeme Et jou Hues, fieus à mon signeur Huon, et d'Antoing, ceste pagene. signeur d'Espinoit présente de noble homme donnée Huon, d'Antoing, signeur jadis de men saiel, men trave, ai fait renforchier de l'empression Phelippe de tant qu'à dono Voilà mi en atient et parmi la succession des » (2). le mien prévôts de vivant l'ancien, si ras d'Antoing, établie : I. Hugues ville, clairement en 1193. — H. Alard, Ida. mari de notre prévôté premier — III. de Douai, en 1242.— vivant I*', prévôt Hugues IV. Hugues en 1292. — V. Hugues H, prévôt de Douai, III, de Douai, en 1312. â son tour prévôt notre Grâce aux renseignements sans hésiter les actes buerons gues 11 et à son fils aîné 1287,30 gneur pitre décembre. nous qui précèdent, suivants à notre attriHu- prévôt : « Noble M'r homme Huon , seilécha» chevalier avec », étant en procès d'Antoing, de Notre-Dame intervient un compromis d'Antoing, aux efforts de Guillaume, de Cambrai ; « meévéque grâce sire Hues ainsnés dit », des arbitres d'Anthoing, ; l'un approuve d'Anthoing » (3). Le chevalier fius etoirs M*r Huon choisis Gilles (0 Arch, de l'abbaye de Crespin ; restes queue de parchemin, et petit conlre-sceau Collection tloreau, vol. f SËCKKmi.... (2) Cartul. de l'abb. de Crespin, f» 70. («264. devant est « M<r Gillion d'Antoing était un de sceau pendant à simple armoriai au lion ; légende : 211, (• 133. Collection Mornu, vol. 111, (3) Cartul. d'Antoing, p. 62, aux archives de l'Etat 4 Mons. Annaletdu Ctrtlt urehiol. de Mon», 1860, in-8o. IX, p. 118. — frère cadet trai, dans 357 H, qui, d'Hugues de ses exécuteurs testamentaires les rangs — en 1284, le choisit pour l'un ; il périt en 1302 à Cour- de la chevalerie française. « Jou Hue, le sire d'Espinoit et 5 juillet. et d'Antoing Helin , mon fils, canoine de Lilers ». Il et le chapitre, s'agit d'un nouveau procès entre le seigneur à l'occasion Hellin est désid'Antoing duquel le chanoine 1295, 20 juin Hellin d'Anthoing, gné comme arbitre par son père.«Nous — fils à noble homme M^ Huon , seigneur et d'Epinois — canoines de chevalier, d'Anthoing, l'église de Lilers ». 11 du chapitre; dans l'arbitrage, juge, de concert avec l'arbitre est rappelé celui ci-devant fait par « noble homme M'rGillion d'Antoing, la chevalier ». Le sire d'Antoing fournira ratification de M" Huon d'Antoing, son aisné fil » (I). et 1301 , 24 mai. Hugues, sire st.), î'c. février, et d'Antoing, et son fils aîné Hugues d'Antoing, d'Espinoy sire de Bughenoth, certaines conventions avec le passent 1299(v. chapitre présomptif Bughenout (2). Du vivant de son père Hugues donc le titra portait d'Antoing (3). Ce dernier l'héritier II, de seigneur do nom, nous l'avons vu attribuer, femme de notre prévôt, Isabeau de à la seconde par erreur, a transformée en c Isabeau de Béthune, qu'un généalogiste dame de Hautponlieu ». Hellin Brunghenot, d'Antoing, en 1295 , est nommé chanoine de l.illers avec ses frères , dans le testament fait par son père en 1284. fi) Cirlul. d'Antoing, p. 66. Annal, du Cercle archéol. de Mont, IX, pp. UOetss. (2) C nul. d'Antoing, pp. 0Oet 02. Annale*, IX, pp. 120 et 131. (3) uuggerhout, au nord do Droxeltes. En 1366, un gentilhomme, nommé Henri d'Anthoing. est qna'iflé i seigneur de Huguenot i. Arch. du royaume de Belgique, 4 Bruxelles, fonds de l'abbaye de Ghlstenghlen. Bull, de la Société 'AU. tttitt. de Tournai, 1870, ln-8»,tome 11, p. 100. — En octobre — 358 sire Hugues, son (second) et d'Antoing , d'Espinoy et Robert d'Antoing, fils, chevaliers , prévôts de Douai, reconnaissent que les dames des Prés ont le droit un moulin & vent en Péchevinage. n* d'avoir {Preuves, 1300, II d'Antoing continuait à user du Hugues dont nous sceau équestre , avec contre-sceau armoriai, l'avons vu se servir en 1265, 1269, 1286, etc. ; c'est ce dont sur en confrontant, nous nous sommes assuré nous-méme, de 1265 départementales, l'exemplaire place, aux archives LXXXV avec 5°.) celui de 1300. Voilà qui achève de lever tous les doutes. au prévôt Hugues H que nous rapporterons et d'Esl'indication suivante :« 1308 ; Hue, sire d'Antoing et Jean » (sic; probablement/ou, je, moi) pinoy, chevalier, C'est « Hue, encore son pardevant Bury, oncle (ils aîné, donnèrent noble homme Jean dudit Huet une charte d'Antoing et autres hommes que, de , seigneur de fief, Bauportant se deshérita, duin, sire de Péruez, chevalier, pour la fon» (1). Selon nous, le seigneur dation d'un hôpital à Péruez de Bury serait l'oncle du fils du sire d'Antoing. Le prévôt Hugues II nous parait vers l'an 1310. Dans les anciennes Batduini (Chtonicon le guide nobiliaire donne Flandre l'avoué Wavrin. deux Bêthune On sait Les renseignements l'une plusieurs avec fils, veuve sorti de ce monde du Hainaut généalogies Avennensistp&gQ le plus sûr pour alliances, d'où Robert, de être 45), qui constituent ces temps-là,'on lui la fille l'autre du sénéchal de avec la fille de de de messire Hellin Robert, s'arrêtent vers 1205. que ces généalogies à lui assigner suivants nous obligent (1) Extrait des litres da chapitre de Sainte*Waudro «le Mon*. Dont Caf« ûaux, Tritor génial, Paris, 1777. in-i, p. IW. — une troisième — 359 qui a été omise épouse, par tous les généalo- gistes. En la collégiale Saint-Martin de Picquigny, existait une dite Notre-Dame de Gouy, fondée en 1315 par chapelle Mahaut de Picquigny, dame de Gouy, femme du seigneur de Douai, ladite fondation d'Antoing, prévôt d'Amiens frère de ladite Renault, par levidame La Morliôre, tres maisons... dans son Recueil de plusieurs approuvée Mahaut (1). nobles et illus- du diocèse d'/fmie/i$(Paris,Cratnoisy,1642, d'Anin-f*, page. 17), après avoir constaté que « le seigneur de la maison de Melun » (lisez : toing, prévôt de Douai, dame de Gouy, épousa Mahaut de Picquigny, d'Antointf), l'aînée des filles de Jean, d'Amiens sire de vidatne Picquigny, 1270, veuf 1303), et de (enfant en 1246, marié do Beaumez, dame d'AnMarguerite ajoute que ladite de Picquigny, toing, « l'an 1315, fonda en l'église collégiale la chapelle dite do Gouy Sur quoy, s'étant par après émeu d'entre le chapitre de Picquigny et Hues quelque différent et Marguerite de Picquigny, do Melun, seigneur d'Antoing, dame d'Ailly hoirs en ayants cause, ce dit le sur-Somme, tiltre, de ladite Mahault dame, lettres intervindrent de leur Picquigny, : premièrement très-honorée de Raoult, do Rainoval et Pieipont, de France, et seigneur pannetier de Picquigny, vidamesse de Marguerite son d'Amiens, de l'an 1369, épouse, en date de l'an 1367, et puis autres, de Picquigny, de Hues de Melun et sa femme, Marguerite maintenant accord final avec lo chapitre ». dits, contenant vidamesse en troisièmes mariée d'Amiens, Marguerite, noces à ttaoul de Raine val, était la fille unique du vidante lui-même fils atné du vidame Jean et de MarHe^nauit, ti) Darsy, Dintfieti ai l'églia 4É7, note 6, et H, p. 361. cTAmltm, Amiens, 1860-1871,in 4», 1. p. — 360 — de Beaumez ; quant à Marguerite, guérite de Meleun, c'était la fille ainée de Jean femme d'Hugues de Picquigny, sei- et de Ferry, la petite-fille d'Ailly, seigneur gneur d'Ailly, de l'arrière du vidame Jean et de Marguerite -petite-fille; de Picquigny n'avait Beaumez. Donc Mahaut pas retenu d'enfant d'Antoing, puisque la maison de Picquigny. trés dans Elle ses biens du sire était sans attendu doute beaucoup plus jeune lui survécut près de pendant étaient ren- que son mari, trente années. qu'elle Eu effet, il y a dans le fonds de Saint-Amé, aux archives deux actes ou elle agit comme douairière départementales, des biens de la maison d'Antoing : « 1334, et devant du seigneur novembre, liqutenant échèvftis de Canins et de Espinoit en Carembaut. Fait du et noble M*r Jehan, viconte de Meleun, gré de haut homme de Monstereul-Berlai, cambrelcnc de Franche, et seigneur do noble dame Madame Yzabiel, se chière pinoy, d'Espinoy; gniji dame 1338 et d'fisd'Antoing hèrititière et d'Antoing , adonc espeuse et de noble dame madame d'Espinoy, possessans » Cet acte est inséré dans viagère. tobre 1349. « dame Mehàut de Piquele tamps comme pour un autre du mois d'oc- (v. st.) 18 mars; vicomte de Meleun, seiJehan, chambellan de France. Vsabel, gneur do Monstreul-Bellay, vicontesse de Meleun, dame et prevoste herid'Anlhoing tiero do Douay. Mahaut de Piquigny*, de Oouay% à prevoste causé de douaire ». Cette charte au moulin au , relative Brai de Douai, est munie du sceau de la prévôté douairière: ce sceau une dame accostée de deux écus, celui représente à sa droite le lion d'Antoing, et l'autre deux placé portant montre un parti, au 1", un lion, au fasces; le contre-sceau du sceau ainsi que 24, un fascé de six pièces. La légende — celle du contre-sceau d'Antoing lui Mahaut attribuent , attendu que convola et qu'elle qui survécut, noces; elle n'a pu avoir d'autre II, dont les que notre Hugues Hugues de la manière quées la de qualité de Picquigny ne peut que nous appellerons d'Antoing de nos prévôts la série — dame (1). Comme du sire 361 III, dans Hugues c'est l'épouse de cet mémo en secondes mari, seigneur d'Antoing, alliances doivent être indi11 épousa suivante. avoir été la femme : i° Sibille de Wavrin, fille de Robert II de Wavrin de Flandre, et d'Eustachio de Chastillon-Saint-Pol. néchal D'où dans fils : Hugues, quatre le testament de 1284. Hellin Robert, 1284, Isabeau de Béthune, et de Termonde de Béthune bert, sire d'Isabeau de Elle Moreaumez. était et Colart, fille 2° Avant , sé- cadette cités de Ro- , avoué d'Arras , et veuve avec enfants de et Heldelluysse, de Haponlieu était lin de Wavrin , seigneur ; ce dernier dit tes généologistes) frère cadet (et non fils, comme l'ont du sire de Wavrin ci-dessus nommé Robert, ; de sorte à la veuve de son belse remaria d'Antoing qu'Hugues deux maris : Jean oncle; elle devait pas d'enfant. de Steelant, être bien 3» Vers 1300, Mahaut vidame d'Amiens, Jean, était sensiblement survécut 30 ans Les erreurs tache avons plus Agée que lui. de Picquigny, et de Marguerite l'alnèe Il n'en commises par nos devanciers pour le prévôt bon des usage (l) Cf. Demay, liittnl. II; Hugues nombreuses dtt tet&ux ât la Fi, eut des filles de de Beaumez. plus jeune que son époux, auquel et dont elle n'eut pas de postérité. diflicile fait seigneur ont rendu Elle elle notre on jugera si nous chartes dont on ru 6318. n'avait tenu aucun nous proposons ment justifiées — y. — 362 et si les données compte, d'Antoing pour la généalogie par les titres. nouvelles que suffisam- sont RcDEirr de Douai D'ANTOING, chevalier, prévôt fils d'Hugues II et de Sibille do Wavrin. second Il est cité dans Nous le le testament ; de 12S4. dans la série de nos prévôts, figurer attendu » de que, du vivant de son père, il fut u adhérilé la prévôté, octobre 1300 il confirme avec lui puisqu'en d'eux s'intitulant les actes concer(chacun prévôt de Douai) nant faisons le moulin son sceau do l'abbaye à vent des Prés». On voit, par sur un lo lion d'Antoing portail semé de croisettes, et qu'il brisait d'un lambel de trois penla légende Rolt d'Anthoing% Sctl dants; cheval'^ porte: Picvves% n° LXXXV. fit if aegneur uWnthoing. armoriai, qu'il Il mourut sans très-probablement au chef dé sa branche. fit retour 9. — HUGUES 111, chevalier, sire noy, prévôt de Douai ; frère alnè du Marie de Sottenghicn. Dans le testament 1300, du vivant do Rughonoth. ii'Aiurest Gérard do 128i, de ton père, D'après Du etc., lignée Robert, do Hrllin 128'i et donno Colart. prévôté d'Antoing et précédent ; époux de il est cité comme fils aîné. En il portait le litre d'Espi- de seigneur de Gutnes, (Maisons Chesne, il « avait pour frères Henri nous sommes ce rapport, page 35'U, » ; sous d'Antoing avec l'illustre désaccord généalogiste le testament : caria pour du frères XVII* à notre et en siècle; car Hugues III : — « Hues parmi d'Antoing les chevaliers N'-us rapportons » ou tablissemcnt prévôt prison, dettes: baillius 363 — » figura au tournoi de Mons de Flandre et de Hainaut(t). au prévôt Hugues de non préjudice III un acte en 1310, de « rèta- pour la justice que le de la ville exerçait à Douai, où il gardait dans sa en son hôtel de la Grand'place, les prisonniers pour « 1312, mardi devant Noël ; Jehans adont Couzius, de Douai, vint devant echcvins qui estoient ou Pont un (2), et là fist ramener par ses sorgans — manant de Buvrey, et osier lequel il avoit fait prendre de le prison M" d'Anpar forche, par un de ses sergant, de le ville, qui se prison ou tmoit toing à Douai, prouvost Xarkiet au bleit, — ès maisons de le ville, là u Nichaises de devant le halle l-dit rronvost, maMcntigni justiche (3), adont tenansic noit. Et présenta lidis baillius asdis eschevins, à rcstablit* le » (4). ville et le loy et le justiche M. le prouvost Le sire </t/de Sottend'Antoing épousa Marie d'Enghien sire de Sotteinjhien, et de Mario, ghien , fille de Gérard, châtelaine de Gand. Sa veuve se remaria avec le prince Guy de Flandre dont elle eut une fille, (5), sire de Richebourg, (I) Compte rendu dtt tianttt selles. 1803, in-8o, p. «31. de ta Corn. roy. d'hitt., 3e série, v, Dru- (t) Rue du Pont-air on», en face de lïioiel de vile, ou rur «'e la H.Ile, ne de h Mairie, etc. Au XIII* siècle et au XIV», on disait : Ou Pont, pour désigner celte rue. (3j Commi<, lio.itemnt ou, comme on disait alors,/mfice do M. le prévôt. (I) Archives de la ville, eut .1. N, fo 31 v». (5) Cette secon le union étift d'Ji iccmplio en 13:8, attendu que, le Si juin, a Mon», le cheviller i Guyon de Flaires, adont ligueur d'Antoing t, figure d:ihs une charte du comte de Hninaul.i'Devillors Monum.pour ttrtlr à l'hiêt. dftpiovincet de tiamut, eie , Itrunllc.s M\, m-l", i, III, p. 7!6, en note.) Guy de Flandre tenait la terre d'Antuingeo qualité de bail ou tuteur de sa belle-lllle Isabeau d'Antoing. — Alix de Flandre, châtelain de Lille Dans Hugues 10. - de compto o le justice notre me dame III ne laissa qu'une ville, de d'Antoing l'an 1326, il est » (2). fille. d'Antoing et d'Espinoy , prévôté fille du précédent. fut d'abord sous la tutelle sa mère Plus de Luxembourg, (1). ISABBAU , dame de Douai, Elle en 1330 à Jean mariée un de parlé — 364 , morte vers tard, elle hérita 1320 de Marie de Sottenghien, mari do celle-ci. , et du second do la chàtellenieon vicomte de Gand, ainsi Elle eut enfin, que de la terro de Sottenghien. probablement le Gavène'de Douai. (Voir le 4* chapipar acquêt, héritière contracta trois alliantre, article 111.) Cette riche ces illustres. Elle épousa, en premières etc. Herstal, de Gaesbeck, Jean, sire desdits lieux, ce jeune do Luxembourg; de Brabant; il mourut sire noces, Henri de Louvain, fils aîné de , mort vers 1324, décédé vers 1318 , et de Félicitas prince était do la maison sans enfant (3). des ducs Klle s'unit, de temps après, avec le prince Altrès-peu fonso d'Espagne, fils d'un prétendant au trône de Caslille. Les circonstances de ce mariage, qui eut lieu vers 1325 (4), (\) A. Du Chesne, Prttttti de l'kM. dtt maUontde Cutneietc, Paris, 16 U. in-f», pp C8i et 6S3 ;—IJ., Mattont de Gulntt, d'Ardrtt, Gand et Coucy, pp. 3-")là 3M>. (i) Arch. de la ville, rôle en parchemin, hy. 133. liasse 6*. (?) Dulkens, Trophée» de Ùralant, l,p.CI8. (\) M. Kervynde Ivtteihovo (OEutre» de Fro'utart, Chroniquet, I. il», Table, p. IVSjeite une chute qui constaterait que la baronnlo de Lttnel aurait été donnée,en 1324, par le roi Charles le Bel au pèfedueonr.*Ubl* Charles d'Espagne, lequel tavoit.déhissé son estaldeclergio pour plose- «iliouelltment servir > te roi. — 365 — sont du roi de France, par l'entremise termes dans une chronique contemporaine rapportées (1) : en ces « En cel an, monseigueur Au four (2), arcediacle et cadevint soldoier , et puis le fist H none en l'esglise de Paris, Et comme il eust traictié avec pluseurs roys chevalier. hautes dames d'eslre mariées à icelui monseigneur Aulfour et l'avoit son fils (3) estoit du filz au roi d'Espaingne, père eu d'une dame de Normandie, laquelle puis il espousa), et l'eussent elles ne voloient avoir mari qui eust renfusé,car (qui esté clerc; en la fin lu damoiselte de Gant (4) li fu donnée à famé, dont puis après il ot un filz masle (5) à Closètre (6) dessus Gentilly. Et donna li papes à son frète Henri sa » Et un peu plus loin, sous et son arcediacré. prouvende l'année 1327 , le môme chroniqueur ajoute : « En cel an Alfour dessus dit, en la maison du trespassa monseigneur conte de Savoie dessuz Gentilly, et fu enterrés chiés le3 Jacobins de Paris meura, Melun. fu puis » Le continuateur cheto s'accorde nous apprend honorablement. mariée Dont à monseigneur sa famo, qui veve deJehan , visconte de de la Chronique latine de Gérard de Fra~ avec ce qui précède, parfaitement puisqu'il cousin du roi de qu'Alfonse d'Espagne, (I) Continuation anonyme de la Chronique de Jean do S. Victor. Beeuelt de» Mil. de» Gaule»et de la France, t. Si, 1126.1328, Paris, 1853, ln-fo ; page 68i3e f et page 6î8 b. li; On Aufont, formes diverses du prénom Alphonse. (3> li faut lire loi petU'filt, comme on le démontrera bientôt. (4) Isabelle d'Antoing, châtelaino ou vicomtesse de Oand. Le chroniqueur non dame, parce quo le Jeune prince, son premier t'appelle damoittlteei époux, n'avait pas eu la dignité de chevalier. (8) Le connétabb Charles d'Espagne, assassiné en 1384. (t) Lises i Bitttte. — avait France, fait chevalier dans une été diacre et baron 366 — et archidiacre ; qu'ayant de Paris, une gagné avant d'être fièvre quarte il en mourut à en Gascogne l'an 1326, vers le Gentilly près Paris, en l'hôtel du comte de Savoie, mois d'août 1327 ; et enfin qu'il fut inhumé aux frères Prêcheurs (I). N'est-il d'Isabeau de Lunel, tières de expédition évident, d'après fut Alfonse d'Antoing pas lieutenant Flandre du général cela, que le second mari sire chevalier, d'Espagne, sur les fronroi de France en et sur les frontières de Gasco1325, subségne on 1326 ; et qu'il était fils, légitimé par mariage du prince Alfonse dit de La Cerda, au quent, prétendant trône de Castille en 1296, 1309 etc. (2), et d'une dame de dont le nom est resté inconnu Normandie, de La Cerda était lui-même fils atné du d'Espagne Castille) ; lequel prince Alfonse (mort en 1274, avant son père et de Blanche de France, tille de saint Néanmoins transformé du 21* volume annalistes Ferrand X,roi Louis. de les généalogistes ont longle fils avec le pète, et donné mari à temps confondu pour notre Isabeau d'Antoing le prétendant Alfonse de La Cerda, au lieu d'Alfonsc l'archidiacre do Paris subited'Espagne, ment les Alfonse et Les savants en général d'armée. éditeurs de France, du Recueil des historiens MM. et de Wailly, la filiation ont redressé fautive Guigniaut de la maison cette blanche royale d'Espagne (3). Une autre erreur avait été également commise par de les . (I) Itettitil de» hitt. des Gaule» et de la France.X. 31, pp. 68 et 69. (i> M un 1 J'.ibord à Mahaut de Narbonne, dont postérité. Voir Morcri, Le Grand diction, ht»!., Amsterdam, 1740, in-f», 11, C 197; la généalogie donnée par Morcri renferme plusieurs inexactitudes. (3) Paris, 18?-$,in-f», p. CS$, note i. — 367 — mais elle a été rectifiée, il y a longtemps, par généalogistes; André Du Chesne, dans son Histoire des maisons deGuines, etc. (page258); quoique cet auteur n'ait pas su non plus discontrairement au dire tinguer lo père du fils, il a constaté, avait eu un fils de de ses devanciers, que Isabeau d'Antoing de ce son second mari Alfonse d'Espagne ; car en parlant Charles et de sa femme, il dit qu'ils procréèrent dernier d'Espagne, goulême, « depuis connétable de France, d'Ancomte seigneur de Luuel et de Benaon en Aunis ; comme un arrêt de 1343 »; et il ajoute : « Ceux-là se témoigne sont trompés qui ont écrit que de ce second mariage (d'Isa» (1). ne procéda beau d'Antoing) point aussi de lignée Charles d'Espagne est du reste un personnage ; historique filleul du roi Charles le Bel, favori du créé par en 1350, il fut assassiné traî- connétable comte d'Angoulôme, de l'Etoile, de l'ordre chevalier etc., treusement à Laigle en Normandie, dans celui-ci roi Jean, de France la nuit du 8 au 9 loi de Napar ordre de Charles le Mauvais, de ce prince a propos varre, gendre du roi Nous reparlerons article du Gavèno do Douai. (Voir 4" chapitre, 111.) D'une Charles de Blois, avec la main de fille du duc de Bretagne, janvier laquelle Charles 1354, le roi Jean d'Espagne lui avait fait don de la ville de Laigle, ne laissa pas de postérité. (1) De cette union, qu'on atait cru stérile, serait encore sorti une autre ÛIJ, d'après M. Kervyn do Lelter.hovo (OEuvres de Froittarl, Chronique», t. il',Tiible,pp.i5l-R5, liruxcltes, 1873, in-ïo), a y.voir: Louis d'Espagne, amiral de France en 1311, cité en 1310 parmi les hauts barons de France et les plus renommes chevaliers (III, 3«o et 398), et que FroissartfV, 01) donne, par erreur, pour | ère à Charles d'Espagne. Mais l'hypothèse do M. de Lettcnhove n'est pas admissible, pui-que lo prince Louis d Espagno (s'il était Ûls d'Alfonseet ii'tsabeiu d'Antumg, tu triés vers lliiti), n'aurait eu que quatorze ans à peine en 13101 L'erreur môme de Froissart prouve que Louis était beaucoup plus âgé que Chirlcs; c'était très-vraisemblablement son oncle, Cf. la généalogie fautive donnée par Morcri, H, C 197, col. i. — Enfin — 368 mois de d'Antoing, après trois à quatre en troisièmes noces, l'an 1327, par con30 novembre, de Saint-André, avec Jean, Isabeau convola veuvage, trat passé le jour de Meleun vicomte , sire do Monsireuil-Bellay, de France, veuf lui-même, avec chambellan l'un des plus de Tancarville. C'était Jeanne gneur sence de la cour ; le roi honora leurs noces grand de enfants, grands de sa seipré- (1). Le 18 mars 1338, (v. st.), de Monslreul-Bellay, gneur femme Ysabel, vicomtesse de Douai, prévôté héritière vôté doiuirière, bailli d'Amiens construire un se désistèrent contro moulin Jean, vicomte chambellan de dame Meleun, et Mahaut d'un de Meleun, de France sei- ; sa et d'Antoing de Picquigny, prédevant le procès intenté M" de Saint-Amô, a moudre brais, fait qui avaient dans la ville de « moulin au préjudice du leur qui était baual, braDouai, brais ». Cette charte du fonds de Saintcerel pour moudre Amé est munie des sceaux de ces hauts personnages. Celui et lo caparaçon aux , le bouclier équestre de Meleun; contre-sceau armoriai : une croix patéeé une dame de de la vicomtesse accostée représente du vicomte armes Celui est aux armes de Meleun, et l'autre à sa droite, écussons, au lien d'Antoing. Le troisième a été décrit plus haut. deux En le vicomte de Meleun, 1340, guerro entre la Franco et le Hainaul, nu comte ment servir lo roi, renvoya en considération de la et pour pouvoir librede Hainaut l'hommage (1) Lettres patentes d'octobre 1714 , accordant au prince d'Espinoy la dignité de duc et pair, et rappelant les illustrations de la maison de Meleun. Annale» Mil., Douii, Derbaix, 1731, Turpin, Comilum Tenanentium in-8, p. 393. Cf. A. Du Chesne, Mattont de Gulne» etc., p. 358; et Moreri, U Grand dicl. Mtlorlq., VI, M p. 15J, col. î. — — 369 tenait de celui-ci qu'il (1), A la pour le fief d'Antoing bataille du 17 juin 1340, il avait à sa suite neuf chevaliers et 62 écuyers (2). entre qui s'éleva exposé le différend <c noble et puissant homme Mr le vicomte de Meleun, prôvost de Douai à cause de madame la vicomtesse, sa femme », Nous avons déjà et le châtelain ville, au sujet de leurs : procès qui fut jugé par leséchevins, respectives n* LXXXVII1. 1345. Preuvest de notre juridictions le 13 juin choisi par le roi Philippe du testament de Valois comme' l'un des exécuteurs que fit ce souverain cette annéele 24 mai 1347 ; mais il mourut Le vicomte là, avant Jean, d'être eut l'honneur le roi son maître (3j. de Meleun, sa femme, dame vicomte vicomtesse, fils de cette dame, fondent trois obits, où reposent, dame (4). chambellan d'Antoing de France, etc., la et d'Espinoy, et le Charles seigneur d'Espagne, le 26 juillet 1347, en l'église des prédécesseurs disent-ils,plusieurs La vicomtesse survécut à son fut enterrôo Elle d'Antoing, où l'on voyait dans encorn d'Antoing, do ladite troisième à son tour, le 6 décembre l'atteignit do son fils aîné, après l'assassinat d'Espagne. de Luuel, époux ; la mort un an 1354, environ le connétable Charles l'église son épitapho des chanoines au cotnmeu- (1) S^int-Gcnois, ilonum. ane., I, p. 217.—Arcti. départ., fonds de laCIi. des comptes. Invent. tom. \, p. 137, col. 1. > (3) LeII. pat. précitées d'octobre 1714. (3) Moreri, l. cit. (I) Annat. du Cercltarch. bB DOPAI. CHÂTELAINS de .Vont, H69, ln-3j, IX, p. I3i. 24. — du XVII* cernent siècle; ceux deses lait seâ titres, 370 — en français inscription rappetrois époux et la date de sa mort(l). une Jean de Meleun et Isabeau mariage,, d'Antoing trois enfants : 1* Hugues, sire d'Anlaissèrent qui devint de Gand , etc. ; châtelain ou vicomte toing et d'Espinoy, de Douai; 2° Isanous le retrouverons plus tard à la prévôté De leur beau , qui se maria de Dreux, et prince du sang; qui suit. en noces premières en secondes à Jean 3° Marie à Pierre I, comte d'Artois, morte sans de Meleun, comte d'Eu alliance , (2), de Melun de vicomte et de grand Quant aux dignités elles échurent à la branche chambellan de France, aînée , du titre do comte de Tancarville. honorée 11. cadette — MARIE de Jean, I* DE MELEUN, prévôté de de Meleun,et vicomte d'Isabeau MELEUN : D'azur à sept besants d'or, 3, 3, Douai; fille d'Antoing. 1, au chef du môme. Nous membres jusqu'au avons conservé ancienne, l'orthographe que les de celte illustre maison n'ont cessé d'employer XVIII* siècle. La prévôté et Gavenière et figure, par son procureur sire Gilles de Villcrs, prêtre, curé de Fléchicourt receveurt du 1" octobre), à l'accord (suivant pouvoir 1370 conclu entre : Hugues de Saint-Aubin, gneur do Wagnonville, ayant la souveraine « clains » et en « respeux », en la (1) A. Le Mire, Optra diptom., I, p, 315. (î) Moreri, /. clL—A. Du Chesne, p. 369. ville du 31 octobre seichevalier, basse justice en et échevinage — do Douai, 371 — » le pont à le « oultre l'eau, Laigne (paroisse Saint-Albin) ; ladite noble d*"*, prévôté de la ville de Douai, ayant les souveraines basses justices en ladite ville et êchevinage, au lieu dit Deçà l'eau (paroisse au lieu dit Delà de Saintses démembrements primitive,—avec de Saint-Nicolas et de Notre-Dame,—et ancienne, : la ville Saint-Amé ; dites plus particulièrement Saint-Pierre Jacques paroisse de Douai) elle tient noblement et lesquelles, avec sa prévôté, et en fief de Mer de Flandres, de son castel de Douai ; et les <•ou èchevins de Douai,—au sujet des « clains »et a respeux des actes le tribunal intéressant extra-judiciaires échevinal. Le sceau gothique et armorialdu prêtre Gilles de Villers, et receveur delà prévôté, procureur pend à l'acte du 31 octobre ; l'écu esta trois étoiles, sous un cheféchiquetô, cantonné d'un chevron à dextre ; légende : S. Egidii de Villaribus prebit L'accord (1). du 31 octobre approuvé par le comte de à Gand, le 23 février 1371 (v. st.), sur les instances Flandre, du chevalier de Marie de Meleun, Hugues de Saint-Aubin, prévôté de Douai, et des èchevins (2). Marie prévôté de Meleun la succession eu,dans maternelle,la de Douai. (Voir 4* chapitre, article III.) avait et leGavène Elle avait mand. fut également Le 6 novembre recueilli 1361, en sa ville de dam1* Termonde, Marie de Meleun fiefs qu'elle tenait de biens des dans fla- le comte déclare Louis de Maele, étant que « sa chère cousine » lui a* rendu lui, le pays a gisans hommage » au comté (1) Cf. Demay, Intenl. de» tttaux de la FI., Il,n» 6018. (2) Archives de la ville, ii<»M* à 801 de la Table. pour les d'Alost, et avait qu'elle cousine hérités - 372 de la dame sa mère, d'Antoing, « notre » (1). fit, avec son frère scella le sire de Tancarville, un accord qu'elle consanguin, de Meleun : les sept besants avec un petit sceau aux armes sous un chef. Dans le précieux recueil de M. Douët d'Arcq acte du 9 mars Par 1369 (v. st.), elle de sceaux, elle est appelée II, n* 5187), par (Collection erreur : « Henri de Meleun, prévôt de Douai »; la rectification est faite à la table placée en tête de l'ouvrage (I, pages 2* et 182 colonne 58 colonne elle 1372, dénombrement L'an un n° LXXX1X.) Après 2'). qui et pour la prévôté nous a été conservé. elle, ces fiefs échurent servit, le Gavène, (Preuves, au suivant. 12. — HUOUES 1" DE MELEUN, chevalier, sire d'Antoing châtelain de Gand et prévôt , de Soltenghien, d'Espinoy frère germain de la précédente. Douai; , de au curage 137S , le nouveau consentit prévôt des fossés « mouvans depuis le pont de la porte de Lannoy, à la porte et ventelle allant de Saint-Nicolas, jusjusques ques d la porto au Cherf. Conditionné que ce que fait en Le 8 août ne a nous, ne à un procès préjudice faites raison de plusieurs jà piechà mou, pour entreprises sur les fossés, si que on dit, entre défunte demiselle Marie de Meleun, nostresoeur, jadis prévôté de Douai, et plusieurs sera, ne fasse ne porte héritiers marchissans 11 s'était 1356) trouvé avec Jean, sur lesdits à la bataille vicomte » (2). fossés de Poitiers de Meleun, comte (1) Arch. d.'part., Ch. des comptes, !•» reg.des (2) Arch. de la ville, no 893 delà Table. (19 septembre de Tancarville, chartes, f« 121 v». — 373 -^ de France, chevalier de grand maître et grand chambellan et avec Guillaume, de Sens, l'ordre de l'Etoile, archevêque il y fit, parait-il, ses frètes consanguins; une glorieuse retraite (1). le cite plusieurs fois dans ses Chroniques parmi chevaliers et les grands de son les valeureux seigneurs baron en Hainaut, prit parla temps. Le sire d'Antoing, en Espagne conduite par l'illustre du française l'expédition Froissart Guesclin contre le roi de Castille Pierre le Cruel et les An- le chevalier A lard d'Antoing, siro glais ; lui et son parent, de Briffoeul, également baron en Hainaut, se distinguèrent à la défaite do Navarette (3 avril 1367), où du Guesclin les sires d'Antoing tomba au pouvoir des Anglais; et de Briffoeul France, tre les le sort de leur partagèrent continua le sire d'Antoing Revenu en général. à guerroyer con- 1373, il serAnglais ; vers le mois de septembre vait sous le sire de Clisson , dans le nord du royaume , et ennemi qui s'était avancé entre observait un corps d'armée 1377 , il prit part à une Laon et Soissons ; en septembre tentée autour do Calais par le duc de Bourgogne expédition alors parmi les et assista à la prise d'Ardres ; il eslcitè « bannerels de Bourbon , M*r Hue françois : M*' Jacques Charles de , messire , le comte de Dammartin d'Antoing de Hainaut, le seigneur de Wavrin», le sénéchal Poitiets, etc. Le chevalier ou chef d'une bannière, corresbanneret, pondait à ce «iiio l'on a appelé depuis en France et en Fland'armes ou d'une comdre le chef d'une bande d'hommes pagnie Lors de leur comte, l'insurrection il épousa de cavalerie. sorte de régiment d'ordonnance, des communes énergiquement flamandes la cause contre de cedernier. (1) Lettres patentes do 1714; p.391 de l'ouvrage cité du P. Turpin. - - 37't contre l'armée rebelle , de En 1379, il défen \. . Audenardo de BriilVenl. Les Ganavec son parent lo seigneur concert sa qualité contre lui, prétondirent tois, fort animés qu'en de la ville do Gand, son devoir do châtelain ou vicomte de tête, et ils le sommèrent « Et par espécial, ils mandèrent au seigneur s'exécuter. messire de Gand, hiretier Hue, qui est chastelaiu d'Antoing, ou il perdoroit ses qu'il les vcnist servir de sa thastolerie, son castel do Viano, qui sciet dalès droits et lut abateroient do venir était so mettre Grammont. Losiro les serviroit à leur nulle fiance, no tenoit A leur d'Antoing leur remanda quevolentiersil n'euissent en et qu'ils lui contraire et fort ennemi, ne il no no voloit tenir, fors de son sei- destruction, car il leur seroit riens d'eux, do Flandre, la comte gneur, Le siro d'Antoing obéissance. il dovoit service et auquel leur tint bien tout ce qu'il : car il leur fist guerre et leur porta mortcllo, proinist et de contraires, moult de damages et fist garnir et pourvoir de Viane, de laquelle ceux do Gand son castel garnison » et travillet. estoient heryet leur « Hue do Meleun,seigneur », figure, en novemd'Antoing bre 1382, à la tête île 24 écuyers, les chevaliers parmi de l'arméo du duc de Bourgogne, bannerets lors de la camillustrée pagne de Flandre, du 27 novembre (1). En il 1384, célébrées Maele, qui offrirent messire Hue assista par la victoire de Rooseheke , aux du comte Louis de obsèques à Saint-Pierre de Lille: «S'ensuivent ceux les destriers de Meleun do la guerre et le seigneur Pour le tiers (3m*), Pour le d'Aussy. fl) Bataille de Roosebeke, notice par J. de Siint-Genois. Tomo Vlll.p. 419, du Messager de Belgique, Gml, 1840. in-S. — quart meu. (i*), » lo soigneur — 375 do BrilVoeul et lo seigneur do Bri- « Hue, de Gand, chevachâtelain seigneur d'Antoing, lier », signe lo traité de paix conclu à Tournai, le 18 décembre et les Gantois ; il 1385, entre le duc de Bourgogne vient lo premier après les princes. Au mois de septembre 1386, en Angleterre tion projetée , l'Ecluse en Flandre, à l'occasion le roi à la tête d'une d'uno Charles arméo expédiVI vint à considérable. Les « lecomto ne savaient où se loger: plus grands personnages le sire do Coucy, lo dauphin le de Saint-Pol, d'Auvergne, et plusieurs hauts seigneurs de France, pour sire d'Antoing être plus à leur aiso et plus large, se logèrent à Bruges ». A la a noble donna senter festo do joustes », que le roi d'Angleterre à Londres en 1390, lo seigneur d'Antoing alla repréle roi do Franco (I). En mai 1401, do Bourgogne, 150 livres (2). Nous avons lo soigneur d'Antoing, reçut do son maître trouvé, dans le fonds du duc gratification de conseiller une do Saint-Amô , aux une lettre missive sur parchemin, départementales, écartclé munie d'un petit sceau armoriai (ou contre-sceau, en cire rouge, d simple de Meleun et d'Antoing) pendant archives , et adressée par lo seigneur d'Antoing queue de parchemin de Saint-Amè au doyen et au chapitre ; il avait, par memis ses archives en dépôt dans l'église : sure de sûreté, a 1356,22 mai, d Anthoing; Hues de Meleun.sires d'Anth., (t) Chronique tournaisienne, composée.vers la fin du XV»siècle, d'après de b mes chroriqaes comtemporaims; publiée par le chanoine De Smet dans le t. III du Recueil des chroniq. de FI., Drus., 1&S6,ir.-lo, p. 2SJ. (i) Arch. départ., Cli. des comptes. ImeU. som., I, p. Ht. — et chastellain d'Espinoy consillier amet Mons. — 370 de Gand.. Cille . Knvoions Canivet n" féal et et Jehan nre i'atel, as linges ou riez et serrures espour faire metlre et Charoù nos 1"*, insirutnens crins, qui sont eu vr* église, ». Jean tres sont Catel , que le sire d'Antoing appelle do un riche bourgeois son « varlet », n'en était pas moins varllet, notre Le ville et receveur en du Gavïmc 1339. 13G9 , il avait, avec sa femme, Marguerite la fondation do Picquigny faite, , confirmé , damo d'Ailly l'an 1347, en l'église d'Antoing, par le vicomte et et la viCharcomtesso,ses père et mère,et par feu son frère utérin, 10 juillet les d'Espagne. est munie La charte de deux sceaux superbes le tome IX des .ln- dans qui ont été reproduits gothiques, de Mons (IbUD, in-S*, page nales du Cercle archéologique du sire d'Antoing celui132). Le sceau équestre représente à une tète do ci galopant, l'épéo haute , coiffé d'un casque et la cotte d'armes lo bouclier à un pour cimier, de Meleun et le caparaçon du cheval écartclé et d'Antoing, : S: Hue : de : Melun : 'seiaux mêmes armes. Légende renard gneur d'Anthoing lain : de : Gar.d. : d'Espinoy Contre-sceau : de : 't Soteginn aux armoriai, : chaslc- mêmes ar- de grandes mes (1). On voit que ce seigneur et , possesseur le titre de nombreuses à négliger commençait seigneuries, titre qui cependant suffisait à lui seul, prévôt de Douai, à son titulaire une au XIIe siècle et au XIIIe, pour donner haute position changements dans la nature ou trois considéré; dans le monde s'étaient déjà de la richesse domaines et la fortune une féodal ; c'est que de grands dans l'état social et accomplis : il ne suffit origine , on ne l'a noblo plus plus pour qu'A (l) Cf. Dernay, Jntent. des sceaux de la Flandre, 1873, in-io, H, n» 5545. d'avoir être deux riche la condition et do Paris, impr. nativii., — 377 — des villages à la douzaine; quant à la considération, posséder elle s'attache plus encore aux favoris des rois et des princes familles. descendants des anciennes qu'aux de chef d'une branche cadette et ne pouvant En qualité do Meleun armes Hugues porteries pleines de sa maison, do sa mère. écailla Quant à son fils Jean, d'Antoing,armes de chef de la maison devenu de Meleun, après l'extinction du honorée aînée, il porta de Meleun plein. la branche ville, tilro de comte de Tancar- Lo 6 mars et procureceveur /Mondiaux, 1373, Jehan reur do « hault et puissant M,r Hue de Meleun, seigneur de de Gand et prevost chastcllain d'Antoing, d'Eppinoy, à un meunier uno maison », arrento Douay viagôrement située '« au en cette molin Par ville, au lieu dit le Castel Saint-Amô, do lo Brais », propriété du prévôt (1). autre tenant contrat èchevins do Douai, le passé devant 23 mars 1387 (v. st.), le métier des tanneurs prit à louage do « hault et poissant seigneur M*' d'Antoing», prévôt de en dehors do le porte du pont Douai, le« Noefmollin,seans de piero », au loyer do 32 francs royaux, par an, payable à charge de l'entretenir à usago do « wisine termes, à leur mestier escorche, », et en pour maure appartenant la rente de deux « muis do bled, tel que de meuacquittant en deux ture, Amé de la mais li dis mollins que doit » (2). Nous retrouverons, Prairie toujours occupé seulement pour dansTespacedecesiècle-là, 28 francs d une d Saintcappelle en 1465, ce môme moulin par par le corps des tanneurs, an : ce qui prouve que, la prospérité industrielle do notre (I) Contrats en cbirog. aux archives de la ville. Guilmot, Extraits M?., III,p. 1190. (3) Contrats en chirogr. aux archives de la ville. Guilmot, Extraits, III, p. 1236. — été en diminuant; tion d'avec la Franco. ville avait do l'an Un titre pitre, article M* seigneur «lo Wingles, de Flandre 111), conséquence relatif 1403, nous — 378 an Gavèno apprend » résidait d'Antoing do notre sépara- do Douai (4* cha- 'quo o noblo et puissant au donjon do son chastol de l.ens. Co château des connétables bailliage lui était venu par sa seconde femme. On commença à donner à ferme certains vers ce temps-là la prévôté, notamment lo prola basse justicede produitsde » etc., etc. : « 1389, 4 novembre; fit des» clains et respeux Jean de Goy, fils de feu Martin,bourgeois de Douai, prend doM. la basse justice, d'Antoing pour florins d'or à l'écu. Alexandre Caron tion jusqu'à Dans 50 livres un compte » (1). du bailli est Jaque Doinmarcquiet ». M. d'Anthoing 1" de Meleun Hugues six ans,moyennantsix caudit Le Merchier, de de l'an Douai, « comme indiqué épousa : lo en 1360, 1390 (2), chenssier Marguerite et de Cathe- fille de Jean, de Picquigny, seigneur d'Ailly, dite do Sa^it-Pol rine de Chdtillon ; il eut de cette union avant lui, sans enfants, et une fille ; deux fils qui moururent de Beausart, fille aînée de Robert, et 2° vers 1376, Béatrix connétable Wingles, était veuve ; cette dame sire de Hondescote (3). seigneur de Rosny de De l'union sart, d'Hugues il y eut postérité de Meleun et notamment de Flandre, sans enfant et et de de Waulier, de Béatrix un fils Laure de Beau- et trois filles. (I) Arch. de la ville, no 31 de la 9« liasse du cabinet; pièces collaiionnées pour procès contre te prévôt. Invent. ras. deGuilmot, p. 1140.) ( ) A-eh. départ., Cb. des comptes, reg. D 93, (3) Moreri, f. cil. Dom CafBaux, Trètor génial., p. 734. — Jean do Meloun 379 — et d'Espinoy, vicomte do d'Antoing do Flandro etc. ; nous le trouverons dans fui sire Gand, connétable la suite à la prévôté do Douai. La fillo alnéo Philippa eut de Douai ; ello épousa, en 1399, leGavono sire Jacques, Marie de Meleun eut la prévôté. de Montmorency. Cathe- do ses deux maris Jean, soigneur pas d'enfant do Fontaines, de Boisin, et Bauduin chevaliers; après elle, la terre de Wagnonville, ancien domaine de la maison de rine no laissa Saint-Aubin, qu'ello avait ensuite à son frère aine. Hugues 1" do Meleun 13.— MARIE d'Hugues II d'Antoing Elle épousa, acquis, mourut échut en 1406 à sa soeur (1). de DE MELEUN, prévôté et de Béatrix de Beausart. par contrat du 30 décembre Marie, Douai, fillo 1404 (2), Jean d'Ossénéchal chevalier, seigneurdeHordaing, second fils de Simon do Lalaing, sire de Quiévrain, trevant, bailli de Hainaut, et de Jeanne du Roeulx dit d'Escaussines. deLalaing, au Elle eut un long procès avec les èchevins de Douai, : ; voici le sujet de la contestation siège de la gouvernance Un individu un coffre chez Auavait, le 23 mars 1410,volé drieu du Buisson son à celui-ci et à Ernoul, , appartenant frère, dans lequel était uno bourse ou « saquelet », contenant 366 pièces d'or, qu'il avait été, la nuit, enfouir sur la • creste Fausse » de la vieille Posterne forteresse (3). Le voleur , assez près du lieu dit la ayant été pris , les èchevins (1) Le P. Ruteau, Annale» .. dWaynau, p. 222. (2) Dom CaHaux, Trésor génial, p. 735. (i) Vers l'endroit qui a été*appelé ensuito la Planquc-Aaioureuse ou le Pont-des-Amourclles; ruo des Blana-Mouchons, & la hauteur du no 41. - — 380 sur les lieux, avec le bailli, avaient foui et refut rendu trouvé l'argent,qui aux propriétaires,après l'exédu piévôt, du voleur. I»e là, plainte cution qui prétendit considérait lover son droit sur les pièces d'or qu'il commo étaient allés bien épave. Le jeudi 7 octobre a noblo homme rendue entre 1423, intervintune Jehan do Lalaing, seigueurdeHordaing,deMarpont,senescald'0.strûvantet en son vivant, vost do Douai, demandeur, en cas de saisine sentence chovalior, pre- et complaignant les échopart;et », d'uno vins do Douai,d'autro mis part. On y voit que, leprocèsétant était allé de vie à trespas » et que en état, « le complaignant le procureur de la ville avait obtenu commission du juge , en vertu do laquelle il avait fait ajourner au Chastel de Douai : messiro héritier dudit taire avec et de nouvollitô do Guillaume et feu prévôt, sire Nicolle Ducoch, Lalaing, aussi son prêtre, chevalier exécuteur sire Pierre (frère et) testamenHolin et et GeorgeCreveche messireEnglebert d'Enghien; (1), bailli, de noble dame madamo en la ville de Douai, Marie do Mede Goy;—pour ledit proleun, veuve dudit prévôt, et Jehan cès reconnaître. Les exécuteurs testamentaires eurent gain pas. Les èchevins fut condamnée aux dépens (2). rent La délimitation des droits sur les terrains prévôté, des siècles , une question do do causo, respectifs la vieille presque de enceinte insoluble ne comparuet l'autre partie la ville et do la , fut, durant et sans cesse agitée. (I) Guilmol, p. 180,col. '?, du Suppl. au Glossaire de la langue romane do Roquefort (Paris, I8if, in-&>), cite un acte du 3 juillet 1410, confinant vente d'une maison t qui fut feu George Crueche, haboutant par derrière aux hostiux et maison du Pot d'etain >. (i) Arch. de la ville, n» 801 de la Table. Guilmot, Invent analyt. M*., I, P. 71. — Lo 2 octobre 381 — un bourgeois do èchevins, reconnut avoir pris à ferme, dès l'an Douai, Colart Guibbe, et puissant M|r Jehan de Lalaing, 1412, deahault seigneur de Hoidaing, de Marpent, senescal d'Ostrovant et pruvost 1416, devant de Douay, sa justice do la prevoste, le pour icello exercer, terme de quatre de Postes, en ans, et eus avec la justice rendant cascun an, pour ladite justico de la prevoste, quarante couronnes et pour ladite justico de Pottes, dix d'or, couronnes » (1). Dans uno sentence échevinalo 5 juin 1423, il est prévôt de Douai, pour son « comme bailli Du Pont, du do « feu Mr de Hordain, question molin do lo Braix » ; de Jehan et receveur dudit seigneur »,et de « Loys de Le Vacquerie, » (2). lo fait de lo basse justico de la prévôté exerçant Pendant son union vote hérita ; cette terre resta étroitement les destinées jusqu'en 1567. Elle survécut n'avait pas d'Oslrevant, la pré* do la seigneurie de Wagnonville, de dépendant mais relevant du châSaint-Albin de Douai, la paroisse teau de Lens et en suivit avec lo sénéchal retenu assez longtemps d'enfant. d son liée à la prévôté époux, dont elle En 1432, ello était en contestation avec les èchevins, touforteresse Le 6 sepjours au sujet des crêtes de l'ancienne tembre donnèrent leur réponse écrite à 1432, les èchevins » haut et puissant certains articles que leur avait « baillés seigneur Celle-ci M,r d'Antoing,pourmadame être troublée prétendait la prévôte,sasoeur (3). dans ses droits sur les (I) Id„ contrats en chirogr. Guilmot, Extraits, t. III, p. 1295. (i) Id., f» 73 d'un grand reg.cn papier, intitulé: Contrat?, 1423-1424. (3) Arch. de la ville, copie simple, no 839 de la Table. Guilmot, Invent, analyt, ms.,I,p. 40. — entro croies, la porto - 382 à l'Estanque ot le Neuf-moulin (de la Prairie). Par ses lottrcs en date en la ville do Melboegc de Hourdaing, (1), du 20 do Mar- 1438, « Marie do Meleun, dame autorisa son receveur, Georges pent et prévôté do Douai», de bailli, pour recevoir, à remplir les fonctions Creveche, conformément aux règles de la coutume féodale, l'acte relatif mai à la vente ci-après, de l'un article des deux arrière-fiefs de la prévôté. (Voir V 2°,) de « haute et 1441, lo procureur dame de Hordain noble dame madame Marie de Meleun, et et prévôté de Douai », afferma à Dérin Lefôvre et Marpent do Carnin de la prévôté, la basse justice ainsi Jaquemart couy appondans, jardin, que « l'ostel et petites maisons Par acte du 20 août des crestes et les profits la porto du (2) depuis Marché jusqu'à celle de Canteleu », pour six ans, à56 francs de Flandre l'an, 33 gros monnaie pour chaque franc.Condi- lombier, tionné que ladite en la porto dudit entre dame, hôtel, auront ses gens et officiers avec l'ètablo des chevaux les deux l'entrée qui est avec leurs dudit hôtel, pour se loger portes Un bail semblable toutes les fois qu'il leur plaira. chevaux, fut passé le 2 mai 1446, au profit de Jehan à Lestevart, 60 francs par an, au lieu de 56 (3). 11 résulte Douai, mais do ce qui qu'elle précède y séjournait que la prévôté n'habitait de temps à autre. pas (1) Maubeuge. Elle demeurait très-probablement en cette ville. Le 20 mai 1439, elle assistait a la cérémonie de la Ictusl ition des reliques de sainte A'degoiide: nobilis domina D. Maria de Melun, domina de Hourdaing. (Guesquière, Acla SS. Belgii, Bruxelles, 17d7, iu-i», IV, p. i3U (2) Les crêtes ou rejets du f <ssé, hors des vieux .murs, servaient ici de à jardin l'hôtel de la prévôté. Ci)Arch. de la ville,chirographes; no» 890 et 917 delà Table. Guilmot, l,p.39. Marie mai de Meleun, dame 1440, uu dénombrement sement ce document Citons mai encore n'existe deux actes 383 - de Hordaing, avait servi, le 20 pour su prévôté ; malheureuplus do (I). celte prévôté, du 11 l'un, un ouvrier viagèrcment lequel elle arrento u de taillant assez près du pont à taillant, », « son mollin à lerbe et d'un autre au seimollin d blé qui appartient 1442, par une redevance de annuelle », moyennant du 10 novembre 14i3, sept livres parisis ; et l'autro, qui est un bail, accordé deux ans, v des tourelaiges et pour haman, sur les cervoises, franqués qu'elle prend chacun gneur de Haisso boux, bries mars, miés et autres nant 50 livres parisis l'an (2). boires 14. — JEAN Ier DE MELEUN , seigneur noy, etc., vicomte de Gand, connétable bouillis », moyen- d'Antoing, de Flandre, d'Espichâte- de Bapaume etc. , chevalier , prévôt de Douai, de la précédente. Toison d'Or (1432) ; frère germain lain de la était devenu chef des nom et armes de seigneur Guilmaison , depuis la mort do son cousin, vicomte de Meleun, comte de Tancarville, mort au Ce grand son illustre laume, désastred'Azincourt Il s'attacha mâle. en 1415, sans laisser de postérité étroitement d la fortuno de la brillante maison de Bourgogne. En quand d'Azincourt, 1415, d la veille de la triste journée fait retenir son fils le comte le duc Jean Sans-Peur (1) L'original en parchemin se trouvait encore à la Chambre des comptes, à la veille de la Révolution; il est repris en l'invent. des dénorub. des fiefs de Douai, dressé à la fin du XVIIIe siècle. (Arch. départ., liasse U 78.) (2) Contrats en chirographe aux archives de la ville. Guilmot, Extraits as., 111, pp. 1342 et 1345. — - 38i lo Bon) dans lo « chastel de (depuis Philippe do se rendroà Erre » (Airo en Artois) , pour l'empêchor •< icdle besongno » tient », « le jeuno seigneur d'Antoing de Charolais au comte, compagnie » ([). rant sou alors maitro, « moult fort Le 11 juillet 1419, lo seigneur d'Antoing jure, duc do Bourgogno, la paix fallacieuse que le dauphin Charles avec lo duc, au « ponccau Vil) conclut Melun (2). On trouve veau duc son nom parmi ceux des familiers pleu- avec lo (depuis >» vers du nou- le Bon, qui assistèrent tenu au conseil Philippe le 27 novembre 1419, « sur lo fait du traité d'An- à Amis, la France à l'étranger. Voici dans », qui livra gle terro de Namur, l'évêquel ordro les noms sont cités : le comte de Térouano, de Morquo de Tournai, l'évêque Philippe villers, premier président, grand maître Neufchàtel, sire de Comines, le sire le siro do d'Antoing, lo le siro do La Viefville, d'hôtel, do Houbaix... etc., etc. (3). Toutele sire fois il ne le jeune duc, allié parait pas avoir accompagné des Anglais, lors do sa première en Franco expédition (février 1420), dans l'énumération des capitaines puisque, on voit que « le seigneur de Humièrescoubourguignons, duisoil En les gens juillet du seigneur 1421, Jean d'Antoing.chefsdol'avant-gardo d'Antoing de » (4). et le seigneur Luxembourg de l'arméebourguignonno, (1) Chroniq. de Monstrelet, éJit. de la Société de l'hist. p. 9J. do France, III, (2) Chroniq. anonyme du règne de Charles VI. P. 275 du t. VI de l'édit. citée do Monstrelet. (3J Arch. départ.,Co.des comptes. Invent, soin., I, j>. S30, col. 2. (4) Monstrelet, III, p. 375. — lo pont assiègent dès le lendemain do Remy — 385 et s'empaientde cette forteresso (1). so signala d la rencontre Lo seigneur do Mons d'Antoing en Vime i (30 août 1421), aux côtés du duc Philippe, et contribua à l'avantago sur les gens que ce prince remporta du dauphin (2j. Notons moine en frère passant Thomas so qu'il montra chaud du partisan et quo, durant Couette, cinq d six » à travers les et accompaigna mois, il <t lo poursievit pays alors vivement remués par les fougueuses wallons, prédications do cette espèce d'énergumôno. Ceci so passait en 1428(3). L'an le comte d'Estampes, les cas1434, il assiégea,avec tels do Moreul et de Mortemer, qui furent en peu de temps enlevés et encore aux Français; la ville et forteresse de Saint-Valeri, qui fut conquiso après un mois do siégo (4). le duc eût fait tairo ses trop justes ressentiQuand et qu'il l'eût reconnu ments contre le dauphin, comme roi et son maître, de Franco, son seigneur quand les Anglais, les ennemis de Bourses alliés de la ville, furent devenus ait siégo do Calais , conduisit gogno, le seigneur d'Antoing « comme chief, à cause en 1436, les communes flamandes, qu'il estoit dres » (5). Nous viscouto avons vu héritablement que, dès de l'an la terre 1432, M" de Flan- d'Antoing (1) Chroniq. anonyme. P. 299 du t. VI do Monstrelet. (2) Monstrelet, IV, p. 60. (3) Id„ p. 300. (4) Id., V, pp. 87 et 93. (o) Montrelct, V, p. 239.—On sait que les châtelains ou vicomtes conduisaient a la guerre les milices communales. 23 CHATBUIMDE DOUAI. -so considérait comme 386 - l'héritier do la prévôté de présomptif intervenait dans les difficultés Douai, puisqu'il quo la prédo cotte ville. vôté, sa soeur, avait avec les èchevins un document 'Enfin, relatif au moulin des Wez prouve M«r d'Antoing » 1456, « noble et puissant qu'en seigneur était prévôt do la ville do Douai ; il y avait alors pour procureur et receveur Jean Cuvillon. acte du 25 août Par Fède dit 1403, do Cambra et d Jean de la prévôté basso justice francs par an (1). Co prévôt résidait il afferma d Willaumo Solder en cour laie, y , conseiller , pour trois ans, moyennant habituellement en son château la 65 d'An- toing. encoro Mentionnons leun, des lettres émanées dc« Jehan do Me- seigneur d'Antoing,d'Espinoy,doBeaumez,Messencoude Flandres, connestablo chastellain doBapalmcset ture, Douay », en date « en notre chaste! d'Anthniug», prevosldo « à censo et louage d noz chers du 26 juillet 1405, accordant hommes et corps du mestier des et bien anrôs les quatre de Douay et , toute notre maison et séant au dehors mollin que un dist le Noeuf mollin,estant ledit mollin ordu pont do Pierre, monté, aharnesquié, en tel manière donné et appareillié quo pour moire escorde tanneurs che » , pour Candelcrqui de 28 francs ladite ville « au jour Notre-Dame 18 ans , à commencer sera en l'an 1469, au matin », au loyer annuel cité un bail semblable passé (2). Nous avons en 1387. En nombre » figure , « le sire d'Anthoing chambellans de Maximilieu, des 115 chevaliers novembre 1477 (l) Arch. de la ville. Guilmot, lavent, analyt. ms., I, p. 39. (i) Titre du moulin de la Prairie, communiqué par le propriétaire. au duc — 387 do Bourgogne, d'Autricho, lo priuco allemand à quitter le roi de France: souverain, - etc. (I) ; mais il no tarda point à son légitimo pour s'attacher lo 5 mars 1478 , durant aussi, » , « furent les a entro France et Bourgogne les hostilités en la ville de Gand, en grosse puissance, Blancs Capprons toute y pour ce que les habide Anthoing, et lo hardirent avoecq Jehan do Meleun , leur seigneur, du roy » (2). On lit dans la mémo chrola dato du 4 juin 1478 : « So party Jehan de tants du dit lieu, tenoient lo party nique, sous vicomte Meleun, jusqucs à co jour, do Gand, du castiel do Anthoing, lequel, il avoit tenu pour le roy, et alla en la ville » (3). Le château fut sans rotard d'Antoing do Tournay do Maximilien occupé par les partisans les affaires s'amélioraient. Malgré continuait d'Autricho, dont le sire d'Antoing et les révolutions, les guêtres à jouir do ses biens dans notre ville demeurée attendu bourguignonne, quo , lo 3 mars 1482 (v. st.), son « procureur du liuisson dit ftlanet recepveur », Jacques de Taillant le moulin card arrentait pour huit viagôremeni livres Jean avait par an (4). 1484. Il fort Agé, le 15 février du 28 octobre 1° par contrat 1419, Jeanne et do Ghistelle, veu\.î de Louis, seigneur de Meuleun épousé: de Luxembourg, fille de Jean, seigneur mourut de Beaurevoir , et de Marguerite , (1) Bull, de la Commis, roy. d'Mst., Bruxelles, U57. in-S», 2« série, t. IX. p. 117. (2) Nicolay, Kalendrier des guerres de Tournay , 1477-1179; p. 214 du t. 2 des Mém. de la Soc. de Tournai, i833, in-8o. — Cf. Cousin, llist. de Tournay, 1020, in-i", IV, p. 552. (3) Kalendrier-, p. 2C3. /. cil. (4) Contrats en chirogr. aux Archives de la ville do Douai. Goilmot, Extraits, t. III, p. 1394. dame d*Enghien - 388 de Brienne , comtesse 2° le 5 avril 1421, Jeanne ; elle mourut d'Abbeville, 1420; janvier de Boubers, Caumont, Dompvast, Relly, etc., fille et d'Edmond de Boubers, , seigneur cipale héritière dame de Relly; elle mourut avant son mari, Jeanne, 1480, janvier va suivre. Le portrait d'Anthoing le précieux lui laissant plusieurs filles et un le 9 dame prinet de le 11 fils (l)qui « Jehan de Meleun , baron prévôt, femme dans », et celui de sa seconde figurent recueil de la Bibliothèque d'Arras (2). de notre DE MELEUN, seigneur d'Antoing, d'Espivicomte de Gand, de connétable etc., noy, de Caumont, chevalier de l'ordre de Flandre, etc.; prévôt de Douai, Fils de Jean Ier et de Jeanne d'Abbeville. Saint-Michel. 15. —JEAN II Ce grand seigneur des lys, en préférant où régnait désormais son attachement témoigna la cour de France à celle une de Bruxelles aux lieu et étrangère, dynastie Il ne brigua point le titre de che- place de princes français. valier de la Toison d'Or; mais l'ordre (3). de Saint-Michel d la cause lo roi lui donna le collier de Msf d'Antoing l'interminable différend relatif renouvela aux crêtes de l'ancienne enceinte. Les èchevins avaient fait arrêter pendans « pour individus, contre la viese forteresse deux foûy sur les crottes des ardedans le Jardin avoir (1) Moreri.VI. M p. i00,col. 1. (2) Ms. 200 du Catalogue Caron ou Ms. 1130 du Catalogue Quicherat. Portraits, n" 187 et 183. Cf. Dinaux, Arch. Msl. et littér., Valenciennes, 1832, in-So. 3' série, III, pp. 103-161. (3) Suppt. au Sobil. de» Payt-Bas, Loavain. 1773, in-8», pp. 239 et 240. — chers « fait calengier à ce des amendes fit opposition au jugement, soutenant », et ils les avaient indites qu'à — 389 ». Le prévôt lui seul, comme de la vieille garde archers, fouir. la foncier de la ville, ayant prévôt du Jardin des forteresse et la jouissance appartenait de donner grâce, congé et licence d'y se plaignait en outre « entreprenoient sur la muraille de ce que les èchevins de la viese forteresse, la les pierres d leur profit, sans Le prévôt et prenoient soutenaient son congiô et lice'Ke ». Ce que les èchevins « pouvoir et devoir faire, pourlesefo^èsquien procodoient en l'édification de la nouvelle forteresse et fortiemployer faisoient abattre d'icelle fication ville » (1). sujet do plainte les èchevins ne pouvoient : « Nous nans en ladite obligés faire vendre Autre .ville, non leurs biens ains, estoit êcheoins), cice et la justice d'icelle que les ventes judiciaires ment taires, Albin, donner prevost maintenions que magrâce aux particuliers et condamnés, de pouvoir par sergent ce à faire par à verghe (sergent des notre commis à l'exer- de ce passage prô voté ». Il résulte de meubles se faisaient ordinaire- les sergents de l'ôchevinagc, et les ventes volonde Saintpar le jusli ce delà prévôté (ou le justice selon les cas). par « Et sy a voit encore un autre grand différent apparent » touchant la terre de Wagnonville, à M 6' d'Anappartenant il prétendait avoir justice vicomtière, toing, et en laquelle la coutume suivant les èchevins do Douai souted'Artois; nant nage, au contraire qu'ils que y avaient Wagnonville justice haute de l'échevidépendait et en dessous, et que CI) Ceci explique la disparition complète des vieux murs de la première enceinte fortifiée, remontant & la fin du IX« siècle; ils était en grès et crénelés. — « si le prévôt avoit audit ce, fors que justice fonsière, de ses rentes. » Le une 22 février 1497 lesdits « Quant lieu pour par co ne seroit justice, saisine se faire payer (v. d'aucuns moyen » différens. aux fouynes(/buiiï<tt) doresnavant nulles muraille, aucune conclurent st.), les deux parties « Sçavoir faisons que, pour obvier à tous amour et union nourrir entre nous paix, transaction. différens, parties, par le desdits appointé — 390 nos sur avons biensveullans, de les crettes personnes mutuel la viese particulières de nous prévôt no sans le congé et fouyr, » Mais quant à ce indites. sur le péril des amendes èchevins, aux èchevins ils pourront eux-mêmes, y faire fouyr, sans « pour bien en demander bon leur semblera, congé, quand de justice de la chose », ainsi du ,et des affaires publique pourront reste que l'avait au siégo 1423, Douai. reconnu de la sentence la gouvernance, rendue contre le 7 octobre le prévôt de Il fut convenu, en outre, se que les èchevins pourraient servir des matériaux de3 vieilles murailles pour les employer aux nouvelles mais après en avoir îeféré aux fortifications, officiers du Quant à l'affaire pens (1). On jugée d'une gieuse prévôt. sait de du elle demeura en susWagnonville, reste que la contestation ne fut jamais façon définitive, la Révolution. jusqu'à et quo cette terre demeura liti- Un titre du 19 juillet 1488, relatif au moulin de la Prairie, nous apprend le prévôt était représenté à qu'à cette époque Douai par une sorte de conseil. Voici l'intitulé de l'acte : (1) Areh. delà ville, orlg. en parch.muni prévôt perdu. N* 1224 de fa Table. do sceau de la ville, celui du — 391 -- « Devant : Jacques du Buisson, reèchevins, comparut M«r d'Anthoing, de hault et puissant de seigneur cepveur la prevoste de Douay, de Guilbert de Thilly, accompaigné dudit seigneur». Ce Lombart, procureur était encore en 1504 procureur du prévôt de Douai. de la ville.) (N° 1265 de la Table des Archives bailly, dernier Sur et de Jehan les des officiers de M*' d'Antoing, plaintes prévôt « héritier » de la ville, on fit, le 24 juillet 1497, la visite de certains et ordre fut donné d'ôter les « pilots, » canaux, ou puisards, arbres et autres objets, qui empêplanches chaient le cours au Bray (I). de l'eau vers son moulin des Wez et celui » fut faite par échoLe 28 août 1509, autre « Visitation de Guillebort vins, — en présence ôcuyer, et Jehan deTilly, « procureurs et entremetteurs des affaires » de Turpin, — des • et autres « estaquemens M«r d'Antoing, pilotis, estant en la rivière et ravinetz Huant du long empêchements»: les vielses muiailles notamment depuis Saint-Jacques etanchienne la de Tilly, demeurait en Le 12 août do ladite Plancque-Amoureuse ville jusqu'au », pont (2;. Guillebert Meleun, du seigneur fermeté gentilhomme notre ville; de Montigny, 1500, «Jehan gendre attaché à la maison en 1482, du prévôt do Meleun, il était de bailli de Douai. seigneur d'Antoing, et prevost héMessencouture. Beaumcz, Caumont, Saulthy de son ritier de la villo de Douai », servit le dénombrement le 14 septembre à fut délivré, fief (3), et récépissé suivant, 0) Id„ procès-verbal do visite. No 1223 de la Table. tf> ld., N« 1283 do la Table. (3) Arch. départ,, Ch. des comptes, reg, coté D 10 ou reg. aux dénombr. des fiefs de Douai, U 303. —- 392 ce « hault, Douai (1). Notons noble enfin et puissant — », seigneur l'arrentement le par bailli de le l*roctoaccordé, bre 1500,par du Buisson,receveur du sire d'Antoing Jacques « et ayant de par noble dame madame charge especialle Marie de Salubriche, femme dudit seigneur », du terrain des anciennes fortifications entre les poternes de Saint-Nicoperpétuel las et de Lannoy, d'un côté le long de la « viese » s'étendant muraille et de l'autre le long du petit cours d'eau ; il s'y trouvait un «gardinier », déjà un jardin, que l'arrentataire, devait améliorer en y plantant notamment «quatre poiriers, deux un poirier de pommiers, et en y élevant coing», quelque terrain qui, quelque temps après, do « plaisanco coing et un construction fut occupé de pommier (2). C'est le les archers par ». Le sire d'Antoing le 6 octobre épousé, mourut 1451, le 20 Marie octobre de 1513. Saarbruck, Il avait fille de damoiseau de Commercy, et de Jeanne, comtesse Robert, de Roucy. De leur union enfants, naquirent plusieurs devant nous intérescomme parmi lesquels nous citerons, ser plus 1° Lo fils atné, 29 juillet 1504, Jean mais bourg, qu'il épousa sire de Richebonrg, un fils continuateur les arrière-petits-enfants sesseurs de la prévôté 21, les quatre particulièrement, suivants de Meleun, mort avant qui, de sa femme Isabeau : son porc, le do Luxem- le 18 mars 1495, fille aînée de Jacques* dame de Roubaix, laissa et d'Isabelle, de la branche de Jean de Douai. atnèe. Nous retrouverons de Meleun (Voir parmi les posarticle IV, ci-après, 22 et 23.) (Il Arch. de la ville, copie ot extrait du récépissé*; n« 1240 delà Table. 12) Contr. en chlrogr. aux arch. de la villo. Gullmot, Extraits, t. III, p. 1403. — 2° et 3°. Les fils cadets, qui vont suivre. 393 — et François Hugues de Meleun, de Meleun, 4° Enfin, la fille aînée, Philippa qui épousa, le 3 septembre. 1470,Frédéricde Hornes,chevalier,seigneur terre située dans la châtellenie de Montigny en Ostrevant, de Douai (1). IV. de MeCadets de la maison Liste des prévôts (suite). les vicomtes de Gand Hugues leun ; Vévéque de Térouane; III et Maximilien.L'illustre II et sa fille Anne,Jean Sully à la branche deshérité de la prévôté de Douai. — Retour de Roubaix et ses deux soeurs Hélène Le marquis ainée. et Marie de Meleun. et de Ligne. prévôté par Procès entre les maisons de Meleun dans la Les princes réintégrés d'Espinoy /"• de Meleun. les soins de Sully ; Guillaume Henri de Meleun. leprèvôt L'Espagne confisque la prévôté; dans ses droits la maison rétablit La conquête française Guillaume de Meleun ; tes prévôts II, l<ouis Ier et Louis II la de Melun, en 4714, — Le comte créé duc et pair — Dide Douai. de dernière Ghistelle, prévôté princesse verses résidences habité Douai. Hôtel des ils prévôts; de la prévôté, n'ont de presque jamais 1140 jusqu'à nos jours, 16. —FRANÇOIS DE MELEUN, évoque rouane, etc., prévôt do Douai ; troisième de Marie de Saarbruck. (I) Morcri, VI, M p. 200, col. t. d'Arras et de Té- fils de Jean H et Dans cite ses notes comme 394 — sur étant la prévôté et les prévôts, Plouvain (1) de la ville de Douai en 1520, prévôt de Meleun, au lieu de Jean François évtçjue de Térouane, de Meleun, en 1500; il était seigneur d'Antoing, prévôt en 1522 par Hugues de Meleun. Ce renseigneremplacé ment était digne d'être a comnoté, attendu que Plouvain pulsé les archives D'un de la prévôté. autre côté, il résulte d'un titre de l'an usitée dans l'écriture du XVI* siècle; 1524, anade Meleun, vicomte de Gand, lysé plus bas, qu'Hugues avait hérité de la prévôté de Douai, do la terre de Wagnonville, etc., par la mort de son frère, a M' de Thué » (sic), mot mal lu et mal imprimé, sans doute à cause d'une abréviation « Mr de évoque Thérouane, de l'antique Nous avons trouvé » c'est-à-dire François il faut lire de Meleun, cité des Morins. un titro qui lève tous les doutes ; c'est un contrat auditeurs à Douai, le 6 passé devant (notaires) Le Hibert, veuve de 1514, juillet par lequel d'"'Marie Charles du Buisson, prend en arrentement écuyer, perpétuel de « Révérend de Meleun, père en Dieu Mgr François évêque de Maubray d'Acheul, etc., et seigneur de la ville », les « crestes » et jardins, d'icello prévôté », depuis l'ancienne porte Saint- d'Arras, héritier prévôt « membres au petit pont de la porte de Canteleu, Jacques jusques tenant par derrière au jardin de la maison de ladite d'"e, en elle réside, rue du Petit-Canteleu; une laquelle moyennant rente de huit livres parisis flandres, et à charge de laisser « les roy, conneslables et confrères des archiers de plai(1) Ms. intitulé Echevinage, pp. 103 & 104, à la Bibl. de la ville. — - 395 sance le temps qu'ils ont à tenir, par louage, jouir et parfaire lesdites cresles et gardin à jouer de l'arc à main » (1). L'hôtel du Buisson s'étendait rue partie du Petit-Cante* rue leu, rang nord, et partie lo long de la vieille enceinte du XVIIe commencement Une portion do ces vastes terrains de La Motte. est occupée n° 10 de la ruo Saint-Jacques. des archers que la confrérie commercial, nous apprend rang est, tout fut établi, au Saint-Jacques, là que ; c'est siècle, le séminaire de « plaisance sur les terrains à jouer de l'arc à main» eut son «jardin entre la porte l'ancienne enceinte fortifiée, ou do Saint-Jacques, celle de la Neufville s'établir près de l'église Saint-Nicolas par le Cercle L'acte de 1514 » de de Canteleu avant et d'aller (2). de Térouane, on trouve comme le prélat désigné son bailli, M« Vaast de La Rachie, licencié es lois ; écuyer, de la prévôté et en 1529, Jehan de La Rachie était receveur et de Wagnonville (3). Sous En 1513, « Monsieur » , après que d'Arras père, avait fait relever, terre de Wagnonville. Archives prévôts. eves- du seigneur d'Antoing, par Jean Du Sart, son procureur, de Lens, du domaine (Compte son la aux do Lille.) et de Térouane Voici de Meleun, quelques détails doit donc sur figurer sa carrière parmi ecclé- de Saint-Omer prévôt de la collégiale de Notre-Dame de Bruges en 1505, de Saintde Fumes. de Lille en 1508 et de Sainte- Walburge siastique. en 1499, Pierre d'Arras Francbois la mort départementales Le prélat nos maistre Il fut fait fl) Arch. de la ville, liasse de pièces collationnées pour procès contre le prévôt Guilmot, lnvcnt. analyt. ms., p. 1141. (2) Plouvain, Soutenir*, p. 313. i3) Arch. munlcip.OuiIrnot, lnvcnt., p. 1239. — Promu à l'évêché d'Arras 396 en — il résigna ce siège en se ducats d'or sur les fruits 1513, réservant une pension de cinquante de la mense épiscopale, avec la collation alternative de tous les bénéfices; il avait eu soin de se réserver aussi la prévôté de Saint-Omer, ville où il comptait faire sa résidence ; il de Térouane monta alors sur le siège et fit serment entre les mains le 16 décembre sus, le roi d'Angleterre tinuer de résider François du roi de France, les guerres entre le roi d'exil à maladie 1516. Là-des- Ier, Charles-Quint comme il voulait étant survenues, à Saint-Omer, il fut envoyé dans une il contracta où, rongé par le chagrin, Fumes, dont il mourut 22 novembre Saint-Omer (521. et consorte une le jour de la fête de sainte Cécilo, 11 fut enterré devant le grand autel de (1). Son frère, le vicomte de Gand, hérita donc, vers la fin de de la prévôté l'année de Douai et de la terre de 1521, Wagnonville. 111 DE MELEUN, vicomte de Gand, seigneur do Douai; second fils de Jean II etc., prévôt 17.—-HUGUES de Caumont, et de Marie de d'Or gouverneur (1491), Homes. Tandis France, d'Autriche; Saarbruck. 11 fut d'Arras, chevalier etc., etépousa de la Toison Jeanne de attaché à la couronne de son père demeurait le parti de la maison de Meleun suivait Hugues cette scission, que réelle, se replus apparente que chez presque familles établies toutes les grandes produisait et possédant des seigneuries dans dans le nord du Royaume aulr "ois unies , mais alors à la veille d'être des contrées (1) Gallia Chritiiana, X, colonnes 1669 et 1370. profondément ces moments divisées par les événements les grandes maisons de crise, en veillant tre la ruine, bres dans chacun — 397 à ceux des camps qu'il opposés; politiques. s'assuraient Dans con- y eût de leurs memsi le souverain des d'un vassal les biens , par exemple , confisquait il ne manquait accusé de rébellion, point d'en faire présent s'en trouvait un à quelque du proscrit, parent lorsqu'il Flandres ses fidèles parmi Du reste, serviteurs. la branche ainée elle-même de la maison de dans les Flantoute sa fortune Meleun, qui avait presque dès l'an 1513 , aussidres, se rallia d la maison d'Autriche tôt après la mort Hugues de Jean de Meleun II de Meleun, était connu seigneur d'Antoing. sous le titre de seigneur armé chevalier il fut de Caumont, encore, quand, jeune aussitôt après roi des Romains, d'Autriche, par Maximilien la cérémonie du couronnement célébrée à Aix-la-Chapelle, le 9 avril i486 (1). En 1491, du vivant de son père, il portait déjà le titre de vicomte de Gand, à la dignité de chevalier de la Toison sous lequel il fut élevé tenu d'Or, au chapitre à Vcuires. Par ses « lettres « du 24 mai 1523,«Hughues de Meleun, de l'empereur, vicomte de Gand, conseiller et chambellan de la prevoste de Douai », chevalier de son Ordre, seigneur du monastère de Saint-François aux religieux (Récollels wallons) en ladite ville, à titre d'arrentement perpéde 80 pieds ou en longueur tuel, « partie de nostre jardin, en venant puis le bout d'en haut de nostre jardin environ, deren amont, et de 40 pieds de large ou environ, qu'avons accorde rière notre maison de ladite prévôté, Ci) Suppl. an Nobit. de» Payt-Bat, p, 33, au long de l'eau pas- — sant la maison contre et demeurant à nostre — 398 et héritage profit etde dudit Réservant convent. nos successeurs seigneurs en tout ; et que iceux de la prévosté, les droits et seigneuries ne polront ediffier ne. faire et convent religieux gardien ne au résidu aulcune chose sur et-d ladite portion de jardin, et demeurant, seigneurie ouverture au préjudice ne dommage de notre dite prevoste, aussy ne issue ne démolition de ladite maison et aulcune à notre ne quelque ancienne muraille et closture clore leur dite portion allen(1); mais polront contre de notre dit résidu de gardin ; et faire un pont en de l'eau, do leur portion, au deseure à l'endroit planche de garde leur dite maison à icelle portion pour venir din (2) ». Par une délibération la date du 2 août 1524 du (3), « conseil il » de fut statué notre sur ville, une sous réclama- tion de ce prévôt de Douai, touchant deux de ses moulins, celui au 13rai et celui des Wez, établis chacun sur un bras de la Scarpe d l'Entrée-des-Eaux. naissance prenant « Mr le gouverneur avoit d'Arras, par ses lettres, comment il avoit, en ceste ville , deulx escript d eschevins, mollins sur eauwe, mollins subvenir et furpour ausquelz nir suffisamment deulx ielles soyers clozes, se ouvroyent, d'eauwe, ettenures d'eauwes, soyeres(écluses) du Baille de ceste ville. Or, estoit-il et tenures au grand d'eauwes passé long temps, quy sont es vénlesdites que...... au roy eut esté tenues et dhommaige préjudice fermées dudict et sei- (I) Il s'agit ici du mur de grès de la vieille enceinte, qui en cet endroit appirtenait au prévôt et formait une dépendance de son hôtel. (i\ Le Preux, Chronicon Buaceno^iinorilicum, ms. N° 2, pp. 43-47; ms. 9931 du fonds htm à la Dibl. nationale. (3) Arch. municip., 1" reg. aux Consaux, fo 103. — ou bien et revenu gneur, que, pour nouvelle, quelenuict 399 — de sesdits mollins.... Délibéré.... cause de choze que ledict seigneur requeroit et que icelles soyers ne furent jamais ouvertes.... sainct chascun an soeullement..., Jehan, de les ourien l'on accorderait d icelluy seigneur que pour vrir plus souvent que ladicte nuyct sainct Jehan , chascun dudit an, jour accoustumô , et que pour le contentement l'on escriroit lettres d'excuses les plus amples seigneur, que faire se porroit et luy pryer, par icelles , que son noble ». De là, procès à la gouvernance, plaisir fust soy contenter la ville que le prévôt gagna en 1532, et de laquelle sentence appela (1). A Arras, le 12 novembre et puissant 1524, « noble,hault chevalier de la Toison messire Hugues de Meleun, seigneur de Caumont, d'or, vicomte do Gand, gouverneur seigneur » , fait le partage de et capitaine d'Arras pour l'empereur ses biens. A « M'Jehan de Meleun » , son fils el principal il assigne et seigneuries de la vicomte de de Rosny, etc. ; et pour la part de daGand, de Caumont, « ledit seigneur moiselle Anne de Meleun , troisième fille, lui baille et assigne la terre et seigneurie de la prevoste do héritier, les terres Douai et Waguonvillo, Mordues et etc , Bertincourt, autres terres, fiefs et seigneuries, audit qui sont succédés feu Mr de Thuô (Térouane), son seigneur par le trespas frère, à la charge de payer six vingt livres de rente, chacun de Meleun , d rachapt du denier à Jacques, bastard et pareille somme d seur Adrianno de Meleun , sa seize, an, à La Bassée, de l'ordre de Saint-François soeur, religieuse et quarante rasièresde la vie d'icelle Adrianno seulement, ù iceluy convent, à prendre sur blé de rente héritablement (1) Id„ 2* régi aux Coosaux, fo» iij v» et iiij. — la terre faites, femme de Wagnonville du consentement dudit Jehan gneur sents — 400 ». Ces attributions de « madame et mère desdits seigneur de Meleun et damoiselle », les approuvèrent furent ainsi Jehanne do Homes enfants; « lesdits Anne, pour », sei- ce pré- (1). Le gouverneur d'Arras mourut le jours quelques après, 27 novembre 1524. 11 avait épousé, le 15 octobro 1495, Jeanne de Homes, de Marguerite de deux enfants après l'autre, fille d'Arnoul, Montmorency de Gaesbeck, et seigneur les ; il en eut notamment l'un nous allons retrouver, précités (2), que à la prévôté de Douai. » à La Bassée, Il glt en « la grande église de l'abbaye l'illustre visita son tombeau Sully,son arrière-petit-fils, l'an 1583(3). 18. — ANNE DE MELEUN, prévôté de Douai de Hornes. gues III de Meleun et de Jeanne Par quittance du reconuait 15 mai 1526, avoir où en ; fille de Hu- bâtard Jacques, de « madam' 8 de Me- Anno de reçu de défunt noble et puissant messire seigneur de Meleun, » etc., i960 vicomte do Gand Hugues livres, do cent écus do rente, pour le remboursement quo ledit leun, écuyer, fille Meleun, messire lui avait donnés Hugues par son traité a prendre sur la prévôté de Douai appartenant moiselle (4). (1) A. Du Cbesne, Preuve» de l'IHtt. paj es 300 et suivantes. (2J Moreri, VI, M p. 201, col. 1. de mariage, d ladite da- génial, de la maisen de Béthune, (3) Mém. de Sully, édil. Petitot, 3' série, I, p. 319. (4) A. Du Chesne, I. cil. — 401 — Trois ans après, il fut question, pour Anne de Meleun, d'un mariage avec un seigneur français ; mais comme la future épouse possédait toutes terres situées alors sous la domination de l'Autriche, elle les échangea avec son frère, contre la terre et baronnie de Rosny, sise en un pays de du roi de France. l'obéissanco Ce fut la vicomtesse douairière de Gand qui, pleine de sollicitude pour l'avenir se fit l'arbitre de cette transaction. enfants, Le 16 juin de ses devant et èchevins de la ville mayeur de Caumont-lez-Hesdin, Mad"* Anne de Meleun, demeurant au château dudit Caumont, déclare que « pour l'amour naturel qu'elle a à messire Jehan de Meleun, chevalier, vicomte 1529, de Gand, son frère et irrévocable, « audit aîné et principal héritier terres et seigneuries », elle cède, messire Jehan, », la prévôté de Wagnonville, par don d'entre comme à son de Douai, Bertincourt vifs frère avec les etc. (1). Lo traité de mariage d'Anne de Meleun avec Jean de baron de Baye, fut conclu au château de CauBéthune, en dot la terre mont, le 30 juin 1529 : la future apportait de Rosny. La baronne de Baye mourut le 13 mai 1540 (2) ; elle fut l'aïeule de Max i mi lien de Béthune, maternelle si connu sous le nom de Sully. Elle git en v la grande église de l'abbaye tombeau » à La Bassôo, en 1583 63). où son illustre petit-fils visita son (I) A.DJ Chesne, /. cit. yî) Morerl, /. cit. (3) Mim. de Snlly, p. 329. I>KDOUAI. CHÂTELAINS 20. — 402 — 19. — JEAN m DE MELEUN, vicomte frère Caumont etc., prévôt do Douai; dente d'Isabelle et époux Le 24 Jehan mai de Meleun, seigneur Rosny, de alors prévôté L'an 1526 (v. st.), do dam"* le 13 avril, ledit messire de Termonde, à «noble et puissante dame dame par avant Jean baron do dans Il esl question, Notredo l'égliso Anne de Meleun devant Pâques, avait reconnu (1), èchedevoir' de Homes, sa de Gand et dame pro- madame Jehenne de la vicomte douagkre do Hébuteme priétaire sieurs sommes gneur de son père. chanoine Fovet, procureur do Doud. vins mère, messiro do Cauraout, Brimeu Donvast, Bailloeul, étant en la ville de La Bassée », avait traité M* Extasse d'Arras, et puissant seigneur dé Gand, vicomte chevalier, etc., de présent au snjet do la succession l'acte, Dame germain de seigneur do la précé- de Waldeck. « noble 1526, de Gand, livres tournois, », 6000 elle, déboursées dans .l'intérêt pour plududit sei- (2). de Gand arriva à la prévôté de Douai, Quand lo vicomte il no jouissait et il était muni de tuteurs plus de sa raison nombre C'est ce qui résulte d'uu grand grand judiciaires. de documents. Par sous « lettres le sceau » du 1" avril de la ville 1529 , après Pâques, de Haux passées « noble Hainaut, (Hal)en de Meleun, Jehan chevalier, de Rosny lez Mante », donne et puissant messire seigneur do Gand, viscomte seigneur d sa mère et à M* Morant procuration pour Fovet, son chapelain, terre de Rosny, Contre la conclure de sadite l'échange de Douai ^Wagnonville et d'autres prévôté nant d Anne, sakeur. Pareilles (1 et 2) A. Du Chesne, l. cil. « lettres terres » furent appartedonnées au nom de « noble et paissant seigneur do la Toison chevalier lien de Homes, Gasobeque, do Brabant, vernement neveu son Suivant Hezo, Hondescotto, bailly tuteur commis par justice des corps et biens do messiro » du « lettres et èchevins Homes, chevalier veuve de 16 juin Maximi- do d'Or, seigneur des fiefs du duché au régime et gouJehan de Meleun, de Meleun, en son vivant vicomte de Gand , d'or, tutrice et curatrice commise Hugues Thoison du d'Arras ; mère, à messire Jehan justice de relevor pouvoir par 1529, passées devant « Madame de Jcbanne Caumont, de messire do l'ordre gouverneur ville, Jean messiro ». mayeur trépas — 403 les do Meleun échues terres do son , son fils » , donne audit vicomte par le de Douai, Wagnon- père, même la prévôté donnés en ce jour Bertincourt, etc., par sa soeur (1). lia vicomtesse de Gand douairière qualité de tutrice de son prévôt, Douai. son mari, avait Par ses « lettres ratifia messire eu et augmenta, que lo précédent fils, la cession faite en 1523 aux » du audit de juin de Hornes, veuve de feu messire Hugues do Meleun, en son vivant chevalier et visconte de Gand, dame de Hébuteme, et tutrice gneurs Lesque, et biens et curatrice commise par. justice, avec Messei- les comte notre de Buren, et Mr do Gasd'Istain, seigneur et gouvernement des corps frère, au régime de messire de Gand , , viscomte et prevost héritier do la ville de Douai, les religieux , « au nom de notre dit Jan de Meleun seigneur de Caumont nostre fils », autorise fils, d faire ériger et construire édifice mois Franciscains de « Jeune 1531, mentionné eu leur (I) A. Du Chesne, /. cil. le pont requête de bois ou pierre et la rivière , par dessus Huant leur din au long octroyant, et heritago - du jardin et héritage de ladite eu prevoste», « partio en arrentemont du jarperpétuel, dessus dit, en longueur de 40 pieds ou en- aultro portion dudit jardin, depuis certaine leur a esté accordé, audit tiltre, quo cy devant par ledict feu messire de Meleun, nostre Hugues mary, quo Dieu abet en largeur ladite rivière jussolve, et en amont, depuis do la seigneurie muraille estante de laques d l'ancienne viron, en 404 venant ne pourront faire « aul», à condition qu'ils ne issue ou démolition d l'ancienne muraille dite prevoste cune ouverture dessus Dans dite un » (1). litre relatif au moulin de la Prairie , daté du » jour de février 1537 (v. st.), il est question Mc Morant et discrète Fovct, personne pbro do l'êgliso Saint-Amé en Douai, chanoine procu- « penultiesme de « vénérable (prêtre), do messiro affaires conte do Buren de , chevalier d'Aigmont (Egmont), de Gasbecq, du Toison d'Or , messire Maximilien l'ordre Jehenne de Hornes aussi chevalier , et madame , vefve de de Meleun feu messire , en son vivant chevalier Hugues et des entremetteur veur, Floris rcwpveur dudit curateurs commis ordre; par justice do messiro Jehan de Meleun et chevances biens Gand, Aux provost archives il y a un acte Fovet, prêlre, Amé , receveur héritier dudit Douai aux corps , , viconte do ». fonds de l'abbaye des Prés, départementales, 1543, par M" Morand passé lo 26 septembre maître es arts , chanoine do l'église Saint- de haut, noble et procureur général Mr le vicomte de Gand , « fondé do M" puissant seigneur ». les tuteurs d'icelui seigneur Dans et un acte du 19 février (1) Le Preux, l. cit., pp. 47-60. 1543 (v. st.), figure le cha- — 405 — de la prevoste, Fovct, , M# Morand recepveur à bail le moulin avec d'autres accordo personnages, dont lo prévôt était l'un des « parcbonniers coufllers, noino qui, d'Es» ou (1). co-propriétaires » d'Amiens, passé sous le sceau de la « baillie « madamo Jeanne établi en la ville cl prévôté do Monstreul, do Homes, damo douagiere do feu messiro Hugues do Meconnnise , cl mbro curatrice leun, etc par justice aux Par acte do Jean de Meleun, seigneur corps cl gouvernement et vicomte de Gand , son fils », reconnut le qu'en traitant , baron do Baye, avec Madam" mariago do Jean de Bôthuno alors défunte Anne do Meloun, , sa fillo , elle a baillé, par biens, la terre à la défunte, échange, vôté de Douai. Fait au château st.), le 13 janvier de Rosny, au lieu do la prél'an 1540 (v. doHrimcu, (2). « noblo forme, par un acte passé dans la même do Horncs, Jeanne veuve do feu messire damo madame et dame propriétaire do Meleun do Hcbuetc..., Hugues natuiel a à Jehan do Meleun, terne, pour l'amour qu'elle en son fils unique, vicomte do Gand », donna à celui-ci, Enfin avancement d'Artois, tionné la terre d'Hébuterne, siso au comté d'hoirie, sa vie durant s'en réservant l'usufruit ; et condi- que damo Ysabeau n'aura gneur vicomte, ladite terre. tumiersur septembre de Waldeck, et pourra avoir Fait au château dudit épouse douaire aucun do Brimeu, seicoule 26 1549 (3). la vicomtesse douairière de Gand était époque, de la tutelle et curatelle de son fils, toujours en dépossédée état d'imbécillité; elle était remplacée de par sa bru,Isabeau A cette (I) Arch. des hospices, fonds des Clnrtriers, n» 409 de l'Inveiil.suppl.ms. (2 et 3) A. Du Chcsne, l.cit. — Cela Waldeck. devant (v. st.), résulte d'un hommes », large qui n* XC. Preuves, acte defief passé lo l" de du château mars 1548 Douai, par » de cetto villo, se de « plaisance do l'entPuno rente foncière, à raison sise rue d'Andinfer (aujourd'hui les arbalétriers lequel reconnurent débiteurs trée de leur Jardin, et pratiquéo d'Infroi) de — 406 « dans avait certain do dépendu mur de l'ancienne cinq pieds enceinte. d peu de temps de Le prévôt Jean III do Meleun s'éteignit comte de était fillo do Philippe, là, vers 1550. Sa femme et d'Anne 11 en eut le fils unique, de Clèves. Waldeck, qui suit (1). 20. Gand, Douai; 1527, Anne — vicomte do DK MELEUN, chevalier, de Caumont, de Hébuterno, etc., prévôt de seigneur fils de Jean 111 et d'Isabeau de Waldeck. Né vers MAXIMILIEN il fut gouverneur Rollin d'Aimeries. Il venait à peine d'Arras d'hériter comme de la prévôté la lui céder. Dans au magistrat do l'espoir » de la villo du 20 novembre "« conseil avec satisfaction qu'à « héréditaire Gand, prevost du pays d'Allemaigne ticullieres,au moyen icellui sr visconte son ateul, la venue 1550 do mousr eléjiousa donna lorsqu'il du rassemblée (2), on apprit de lo viscoute de cesto ville, venu en dilligenco en ce quartier, parpour ses afiaiies du trespasde madame sa grand mère, content seroit qu'il vendre sondit fief ». Quinzo ans durant, il fut en pourparlers avec la ville, mais sans succès. auueroit déclaré (1) Morcri, I. fit. (2) Arch. municip., 2e reg. aux Consaux, f* Iviij. — des « lettres on ces termes Dans statue » données 1554, il par loi, lo 6 juin do la Prairie. de son moulin au sujet il soit venu à notre « Commo rand Fovet, administration — 407 congnoissanco que feu M" Moet genorallo en son vivant aiant eu 1'entiero do tous et chascuns les biens, terres et sei- de feu do bonno gnouries baillé à titro deconsso notre mollin en jouir lo terme do dix-huit du lo commencheincnt paravant pour qui n'estoit euissions, do raison, terme, nos par Rassen MP mémoire eusl père, do la Prairie Saint-Albin, ans ans; et ce, dix-neuf bail desdits dix-huit ans: ne tollerablo. faict officiers, notre donner chose Laquelle à entendre Lequel euist remontré ledit feu M* Morand.on du gré, accord et consentement (le meunier). faict par luyavoitcstô que audit ledit bail laditequalité, de madame en la présence, la vicontesse de Gand, notre mère, en faveur et contemplation do plusieurs et davantaige des mises grands ouvraiges, au procès contre mondit seiintenté, par luy supportées des molnotre pore, par les héritiers gneur, (propriétaires) au lins do ladite ville, donner empeschement prétendant cours do l'eau do notre dit mollin. Scavoir faisons que.aprez que ledit huit ans, mollin, Rassen auroit renonchiô d icelluy douze ans. au dessusdit bail de dix- notre title docensso, nos procureurs Nousavonsestably Amô Wyon, messaigiers especiaulx,de avons pour et certains genetaulx Anthoine d'Ablaing et en foy de noble nous avons Lesquelles nous, audit accordé, Guy Cordouan. entretenir hommo, signé de notre nom Promcctant ce et par dessus. que fait seller de ». Signé sous le pli : M. de en cire rouge, à Le grand sceau armoriai X'elevn. pendant est aux armes de Meleun bridoublo queue de parchemin, le casque est cime d'une tête de taureau sées d'une.bordure; notre et orné seel armoiô de noz de lambrequins; armes la légende porte : S. Maxim il tan. —DcMelevn, sceau — 408 en lettres 4550, do romaines; pas (v. st.), Antoine contre- (1). Dans un acte du 3 mars 1551 Becquct, : « bailli de de Douai, s'intitule la ville de Douai, terre et seiseinoble et puissant de Wagnonville, gneurie pour haut, do Meleun vicomte Maximilian , chovalier, gneur messiro Brido Caumont, de Gand, seigneur Donvast, Hebuterno, de la gouvernance greffier la prévôté héréditaire de meu, dudit gentilhomme cents hommes Wagnonville, do la maison de cheval prévôté avait 4, un brochet un superbe ou becquet gné do trois croissants; de chaquo frette, une En l'an contestation chives sceau en aux lleur timbré chef : Ecartelé ; aux I et et un chovron 2 et 4, frotté de lys (2). accompaet dans l'intervalle 1555, le nouveau prévôt fut, à sou tour, en grande de Douai. avec les èchevins On trouve aux arla « Réponse do hault et de Gand , prévôt do Douai, de la ville M'r le visconte articles de ladito villo , heredital prévôt de deux de l'empereur, capitaine sous^Sa Majesté ». Lo bnilli de la aux seigneur Points et lui ont baillé, quo les èchevins amiable 1555. Icelui sei, le 18 juillet par communication » Le désirant aimablement les difficultés. gneur apaiser venait de la prétention du prévôt de souspoint principal traire contenus noblo le moulin il soutenait en l'écrit de la Prairie d la juridiction sur ce moulin, échevinale ; la juridiction ayant nature de fief, appartenait d l'empereur, d son bailli et aux hommes de fief du castel de Douai, ou autres officiers deS. M. d cause dudit que castel. Les èchevins soutenaient au contraire (1) Titre du moulin delà Prairie, communiqué par le propriétaire. (2) Arch. départ., fonds de l'abbaye des Prés de Douai. Cf. Deniay, Invent, des sceaux de ta Fi, II, no 4997. _ 409 — do l'empereur, ils avaient et exerçaient que, sous l'autorité toute justico et juridiction dans les limites do l'échovinage, tant sur les fiefs ou arrière-fiefs de quelque seiy enclavés, tenus , que sur les personnes résidant gneur qu'ils fussent es dits fiefs, fussent-elles même officiers desdits seigneurs. Ils ont, disaient-ils et juridiction sur les fiefs de .justico du Gavène, des Pourchelots, de la châtelleuie, do la prévôté et autres , attendu qu'ils y ont actes de justice innombrables (I). Saint-Albin, de l'Eculier, fait et exercé ans plus tard , il était en difficulté avec son cousin germain le baron de Rosny , au sujet de l'échange, conclu en 1529, de la terre de Rosny contre la prévôté de Douai. Mais il renonça à ses prétentions, ainsi lui-même Quatre quo lo constate le traité prévôté de Paris : « Hault ci-après , passé sous le sceau do la et de messire Maximilian puissant seigneur vicomte de Gand, et baron de Meleun, chovalier, seigneur Caulmont et de Hebuterne, et capitaine des gouverneur villo et Cité d'Arras : tant en son nom quo comme soy faifort dedame Ysabeau, comtesse de Waldecq, sant et portant sa mèro ; do dame (salante) de Rosny. Honorine etc. do Meleun, de Béthuno, Et François Disans que.de défunt en son vivant chevalier dame de Mastaiug et baron seigneur messiroHuguesde Meleun, de la Toison d'or, et damo Jev-une de Hornes, de Meleun, dame baron deck sa femme, estoient issus entr'autres cnfans : Jean aussi chevalier, vicomte, et père dudit seigneur Anne de Meleun, en son vivant femme du seigneur de Baye, mère dudit réclamait son douaire attaquait l'échange « quo de Béthune. sur la terre la veuve » Isabelle de Wal- do Rosny, et son fils de messire Hugues fl) Arch. de la ville, nos 1523et 1524 de la Table. n'a voit de fairo. pouvoir sou fils, consentir, Meleun, ai bas i\gc,ouautrement 410 - Et n'y ledit Jean pouvoit mineur que lors estait parce hors de moyen de contracter do et » (1). « A quoi, de la part dudit do Béthune,eust esté répliqué ores que les choses susdites fussent vrayes, toutesfois que, avoit esté fait par l'ayeulo communo des ledit eschange avec parties, au requises, lequel, veu grande et meure délibération et advantago proullit estoit domourant qu'il dudit en et solemnitez Jehan Flandres son fils, ot soubs do l'empereur, ladito terro de Rosny, assise en niesmes luy eust esté de nul ou petit prouffit, ou depuis les guerres lors ouvertes survenues entre l'obeyssanco France, durant les doux Mesmement ladito prevoste do princes. attenduque avec les appartenances estoient d'aussi Douai, susdites, bonne et grande value que la terre tle Bosny. Davantago, en l'an 154), en avoit donné, quo ladite dame de Homes, advancement el do succession, son fils, la terro et seigneurie Meleun, » en propre appartenant « Ledit grandement d'hoirie audit feu do Hebuterne, Jean d elle en son nom, vicomte, seigneur pour gratifier en faveur favoriser ausdits de Béthune, et qu'ils sont si proches parenté, quo germains, ledit eschange. 9 juillet 1559 (2). « Dimanche, de parfaite En témoignage réconciliation, du fils que son cousin Gand fut le parrain de et de approuve le vicomte de eut cette annôe- (l) Le rédacteur du traité a voulu tairo la triste situation où Jean III 1e Meleun s'était trouvé pendant presque toute sa vie. Nous savons en effet qu'en 1529, comme en 1519, il était, non pas en bat âge, mais dans l'état de ceux que la loi assimile à des mineurs, (ii A. i">uCbesne, Preuve* de l'Hit t. de la mal», de Béthune, pages 314 et suivantes. Tiré d<s archives de cette maison. né au château là; l'enfant, thune 411 (1), notre illustre — de Rosny,fut do Bé- Maximilien Sully. en il accorda, (v. st.) avant Pâques, » de Douai, arrontement aux archers do » serinent perpétuel le terrain do leur Jardin, avaient obtenu des prévôts qu'ils Le 27 mars antérieurs à 1559 titre « terminatif d'arrentemjnt » ; outre d'ofTrir la au l'obligation imposa dix ans, un a * >' il", aussi beau que prévôt, nul do leur Jardin, et un trousse;»;» ce qui fut ie fiches; reconnu de l'arc « à main do Saint-Sépar les confrères le 13 mai 1560, étant alors « roy à cause de l'oibastien, selet abattu du coup du roy », Philippe do Lo Val, écuyer, redevanco bailli il leur annuelle, do dix en de Douai La terro (2). de le commencement Wagnonville qui, depuis du XV'siôclo, une sorte de dépenétait considérée comme dance de la prévôté, en fut séparée, par la vente qu'en fit lo vicomte à Arras, de Gand, suivant lo 24 novembre contrat 1567 passé notaires devant (3). Le 11 décembre de sa 1571, il servit un dénombrement c'est une des pièces les plus curieuses prévôté; pour l'étude de la topographiedouaisienne : au XVI* siècle, lls'y intitule « Maximilien seigneur de Meleun, de Caumont, chevalier, Donvast, visconle Bail'oeul, Ilebuterne et prevost vraiges, Busquoy, villo do Douai »; récépissé du dénombrement le 31 janvier suivant (4) 1571 (v. st ). de Aymeries, héréditaire Gand, Beude la lui fut délivré fi) Id., Histoire, p. 441. - Voir aussi |ej Mémoires de Sully, (2) Arch. de la ville, copie simple, ri. 1350 de la Table. (3) Id., n» 1613 do la Table. (I) Arch. départ.. Chambre des comptes, reg. D 10 ou reg. aux dénombr. des llefs de Douai, 1500-1591, fo 261 vo. — Récépissé aux arch. de la ville, n« lt-53 do la Table. — Le do Gand vicomte — 412 assista aux mais son gouvernement Flandres, aucun mouvement insurrectionnel troubles des premiers no fut agité par d'Arras C'était du reste un peret tout dévoué catholiquo fort attaché d la religion sonnage au roi d'Espagne et à sa politique; aussi celui-ci t-il en récompense, outre des mercedes en argent, lui donnaune com- d'armes des ordonnances, pagnie d'hommes charge que l'on no conférait des Paysles plus qualifiés qu'aux seigneurs Bas. 11 avait Hollin,fille de Hamal. le président en Espagne, dont dès avant épousé, 1566, une richo héritière,Anne d'Anne unique deGeorges,seigneurd'Aimerie3,et Dans une lettre écrite lo 5 septembre d son ami Hopperus, alors Viglius s'occupait on trouve alors « Mr d'Emmeries co passage, au milieu la cour de Bruxelles : est mort 1569 près d'autres par du roi faits une ; c'est le vicomte de Gand. dernièrement succession magnifique pour son gendre, Toutefois en ce qui concorne les biens meubles, j'entends et dire que, selon eux, ils d moins que des d'aubaine, des gens chuchoter (mussitare) sont dévolus au fisc par droit lettres de naturalisation nesoientexhibées.Quant du fils du défunt; bles, restent les prétentions aux immeumais peut» (1) Le fils, être que de nombreuses sentences l'excluront. dont il est ici question, était sans doute quelque bâtard, se faire reconnaître comme légitime. qui prétendait Le vicomte, de sa femme, engagea n'ayant pas d'enfant lo baron de son cousin et héritier germain présomptif, à lui envoyer son fils cadet, le jeune Maximilien de Béthune, pour être élevé près de lui ; mais le baron s'y refusa, soit « à cause de la religion », car il s'était abanRosny, (1) Iloynck, Anal. Belg., La Haye, 1743, in-4,1, p. 539. - 413 - au protestantisme, soit qu'il eût conçu do plus hautes non-seupour son fils, «on qui il avoit remarqué espérances de corps et d'esprit, mais aussi lement une grande vigueur donné une tre faire d la vertu inclination grande le vice » (1). Alors du jeune Maximilien voulant ompôcher dos étrangers, mais assez éloigné, etd et une le vicomte forte con- aversion do ne pouvant Gand, » et « un flamand et un papiste no passât d des hérétiques quo sa fortune institua un sien cousin pour son héritier du mémo : Robert do Meleun, troisième hommo flamand et catholique gentil- Maximilien 1572. juin Ainsi nom que lui, à savoir fils du feu princo d'Espinoy, de Meleun Son mourut coeur fut porté vers en l'église la fin du de Caumont mois de (2). la prévôté de Douai, qui aurait l'ordre dû, suivant no sortit point revenir à l'illustre légal desuccession, Sully, de la maison de Meleun, où elle devait se perpétuer jusqu'à la Révolution. DE MELEUN, vicomte de Gand etc., au 4* degré du 15* prévôt, do Douai ; descendant de Meleun. connu surtout Personnage historique, 21.—ROBERT prévôt Jean H sous le titre de marquis de Roubaix, gouverneur d'Artois, général de la cavalerie Son etc., il épousa Anne Rollin d'Aimeries. créé prince d'Espinoy, était mort pèro Hugues de Meleun, les armes à la main, en 1553; sa mère, mariée en 1545, était Yolande Roubaix de Werchin, sénéchale de Hainaut, dame de etc. (1) Economie» royales ou Mim. d* Sully, édit. de Petitot; pages 222 et 308. (2) Diction. Mit. et [archéol. du départ, du Pat-de-Calai», 1875, in-S»,p. 197. Mon'.rcuilfkuis, !• série, I, arrond. de Robert do Meleun 414 avait été — sous lo jusqu'alors vomie ( terro qui était encore ; il n'était quo connu de Richebourg seigneur aux do Meleun par les Luxembourg) d'ordonnance lieutenant d'une onsoigno nom do Dès de l'hiver do Gand prit part, sous le le nouveau vicomte 1572-1573, fils du trop do Tolède, commandement de don Fadriquo de Gueldro et do Holfameux duc d'Albe, aux expéditions contre lando, entreprises trois compagnies ses ordres les insurgés; d'armes gueux d'hommes il eut sous (1). Nous en quelques lignes seulement, rappe"orons, considérable quo le vicomte eut dans les derniers commencés des Flandres, soulèvement unanime, et les oppresseurs étrangers gouvernement 1577, le grade raux. Mais la cause eu septembre il suivit le parti du comté 1576. national la part troubles Lors ce de contre les ; ce le valut d'abord qui lui et plus tard, en juillet d'Artois, do la cavalerie des États-Géné- dégénérai le vicomte ne demeura qu'il attaché à pas longtemps avait embrassée des dans le parti ; il se jeta et ce ne fut qu'une tout étape qui lo ramena malcontents, Dès lors subjudroit dans le camp espagnol (février 1579). de Parme, un grand gué par l'ascendant qu'Alexandre tous ceux qui l'approchaient, sur presque homme, exerçait Robeit de Meleun devint l'ennemi combattre s'attacha le plus sans acharné retour au parti espagnol do ceux qui continuaient l'indépendance. pour encore ; non-seulement il conserva la cavalerie (cette fois dans l'armée Sa fortune sa charge du princo s'en et à accrut de général de de Parme) , (I) Mendoza, Comment., Paris, 1591, fos 181 vo et 211 vo. L'éditeur français Crtspet semble avoir ajouté au texte de Uernardino de Menduca, en citant Robert de Melun, seigneur do Hattebourg (tic, c'est Kichebourg). Voir la nouvelle édition des Commentaire», par Louinier et le colonel Guillaume (Bruxelles, 1860-3, 2 vol, in-S»), 11, page 31. — — 415 ainsi qus lo gouvernement d'Artois ; mais il obtint encore do Roubaix on sa laveur du roi la création du marquisat d'Etat. Enfin, douce (I" mars 1579), et il fui fait conseiller il fut lo pr>d la vanité du guerrier, satisfaction accordéo les lances pour lo saluer, mier devant lequel on baissât rendu jusqu'alors n'avait honneur qu'au quo la cavalcrio rendus par lo Du reste, les services éclatants chef suprême sans réserves d la marquis do Roubaix et son dévouement les tergiversations intérescause espagnole firent oublier ' sées du vicomte do Gand. En l'année 1581 , arriva en et aux autres prévôté de Douai cession de Maximilien Flandre un prétendant à la biens do Meleun; do Rosny ayant composé la succ'était Sully, alors connu dans la , qui se trouvait venue à point pour oblibrillante année du duc d'Alençon, ger le prince de Parme à lever lo siège do Cambrai (17 août sous lo nom do baron de recouvrer co riche héritage qui 1581). C'était l'espoir le duc d'Alençon avait décidé Rosny à suivre en Flandre ; car ce prince s'était engagé à le remetlro en tous les grands biens dont le père de Rosny avaient été déshérités pour causa de religion. Un épisode possession de et lui-même dans les Mémoires de Sully , consigné do Roubaix s'était ému outre prouve que lo marquis sure des prétentions du baron de Rosny; mais laissons ler les auteurs do ces Mémoires : « En suite (I) , me- parde la prise de les pason fut attaquer , où il se fit deux ou trois les marets et sur les chaussées , cette ville (du Cateau-Cambrésis), et do Lescluse sages d'Arleux belles escarmouches dans qui avoient esté retranchées vous quelles vous (Sully) en l'une despar les ennemis, hazardastes de telle façon , que (1) Edit. Petitot, 2* série, I, pages 319 et 320. — 416 — sans lesr de Sesseval, charge pour vous qui fit une furieuse vous eussiez esté infailliblement desengager, pris, et pcutestre couru de la vie (1). Car comme fortune apparemsoldats ment (auparavant) vous eussiez se pris quelques disans comme estre des gardes d vostre parent du marquis de la maison de de Roubais Meleun , et que , , vous les de complisans rançon, avec parolle renvoyez bien que vous prément, luy, tout au contraire, sçachant tendiez aux bieus que le vicomte de Gand luy avoil donnez, luy eussiez tant par héritage que le don de Monsieur (le duc d'Anjou : —« Pardieu ! ces civilités sont et d'Alençon), respondit » belles et bonnes. Mais s'il estoit pris, il porte sa rançon » quant et luy ! » Au mois de décembre Rosny était encore auprès de Monsieur à Anvers, l'exécution des sollicitant toujours la promesses que lu prince lui avait faites , et notamment mise en possession de la vicomte do Gand ; car c'était pres1582, des bien qui se trouvât alors sous la puissance : la prévôté de Douai et les autres parties Etals-généraux étant situées dans les pays rentrés sous la domiwallons, que le seul nation de l'Espagne; lorsqu'il apprit que le plus inconstant des princes avait donné la vicomte de Gand au frère du — « Pardieu I » s'écria de Roubaix. le sr de marquis Quincy, » faire secrétaired'Estat, mesmes expéditions » ne vous celeray » vous a devancé harcelé ne saurois par Sully,«je et d deux diverses personnes, en don et en service point que le dernier en faveur présente : j'entends du parler (l) Il n'y a point ici d'exagération, et Robert de Meleun était homme à :n -eculer devint aucun forfait pour satisfaire son avarice et ses rancunes. Les histoires et les mémoires du temps relaient une quantité de lâches assassinats commis pir ce farouche personnage. Après une bitaille, il avait coutume de tuer, de s.u.g-froid et de sa propre main, les prisonniers contre lesquels il mûrissait quelque inimitié I - 417 - » prince d'Espinoy, voslre cousin ; entendez le reste à demy i mot, et sur cela prenez vostre resolution (1). » Ainsi de Rosny. Aussi ne les espérances non sans avoir à quitter le duc d'Alençon, s'envolèrent tarda-t-il pas en spectateur au coup d'Etat infructueux perpétré 1583). Ce par ce prince contre la ville d'Anvers (17 janvier fut le comte de Berlaymont (que nous allons voir prévôt do Douai, par sa femme), son parent, qui lui procura le passeles pays au moyen duquel il put traverser port nécessaire, assisté wallons hautes la France et regagner destinées. Ce chemin de France, de si (2), où l'attendaient qui était pour d'autres celui l'exil, le princo d'Espinoy (Pierre de Meleun), toujours et dans son attachement branlable dans ses convictions de inéau le suivit bientôt à son tour, après avoir vu parti natioual, ses biens confisqués au profit de son frère cadet, le marquis seul maître de toutes les terres de sa de Roubaix, demeuré maison. le 4 l'eslacade d'Anvers, périt devant avril 1585. Il avait été créé, par le roi, chey.alipr de la avant qu'il eût Toison d'Or ; mais la mort l'avait surpris reçu le collier. de Meleun Robert l'écu de Meleun d'une étoile il brisait cadet, dextre sur le chef d'or. Sa devise était : Tout ou rien Comme posêeà contente Meleun Il avait épousé, de son bienfaiteur 11 n'en n'avait l Anne Rollin, damed'Aimeries, de Meleun (Preuves, Maximilien point eu non plus d'enfant. la veuve n'XCIl). (I) Edit. Petitot,îe série, I, p. 323. (i) Id., pages 328 à 332. CltATIlAKtltut Dooit. 27 — Son héritière féodale que et des 18 février royaux mort civilement (1). décrets réputé — de Meleun, fut sa soeur, Hélène déclaré deux fois Pierre de Meleun, son frère, et personnellement rebelle attendu 418 Sa veuve, Anne Rollin, la ville de Douai, jusqu'à près de Douai, possédait, de lèse-majesté, et 20 juillet 1584, par était usufrutière de criminel 1582 demeura sa mort la prévôté arrivée seigneurie vers de 1603. Elle Vésignon-Le- wardc. Dans un acte du 23 mai de èchevins 1598, passé devant et contenant bail du moulin de La Prairie, fait par Douai, « sr d'Ouencourt Anthoine esleu etc., Vignon, écuyer, d'Arlhoiset des affaires de madame la superintendant de Roubaix « deux doubles du», on voit stipulé marquise catz de quinze florins pour Catherine naine de Mosnier, ladite dame, et un escu sol pour M* Jean, » le nain d'icelle. A cette La le époque « demeurant Ruielle, et court(2)», dame marquise 22.—HÉLÈNE vôté de Douai; Elle tuné avait Floris receveur Toussaint la prévôté était Jacques de la maison de Mr de Grindevant de Du Ptct était le « procureur de ». DE MELEUN, vicomtesse do Gand, du précédent. soeur germaine en premières noces, épousé, de Mc.itmorency , chevalier etc., pré- l'an 1565, l'infordo la Toison d'Or, (i; Mém. pour M'le prince de Ligne contre M' le prince d'Eiplnoy, ln-4o, pages 9 et 11. Ce mémoire, très-intéressant pour l'histoire de la prévôt; do Douai, fut imprimé vers 1713,peu de temps après le traité d'Utrecht. Nous aurons souvent l'oceasion de le citer. . (i) Philippe de Le Val, bailli de Douai. — 419 baron do Montigny (I), étranglé Simancas, par ordre de Philippe était mort en eu de ce seigneur Quand elle était verneur — secrètement au château II; l'enfant bas Age. qu'elle de avait de son frère Robert, elle parvint à la succession comte de Rerlaymont, remariée d Florent, gouseidu comté de Namur, etc., l'un des principaux du pays. gneurs Lo 15 mai 1585 , comparut devant la cour féodale de bailli de Péruez, mandaècuyer, mois , de , le 9 dudit taire, suivant , daté d'Arras pouvoir « haut et puissant Mfr Flourent de Berlaymont, seigneur Josso Douai, , Beauraius, etc., gou, baron de Hierge et capitaine cl grand verneur du pays el comté do Namur d'Allemans et voneur dudit colonel d'un pays, régiment d'une de cinquante hommes d'armes; capitaine compagnie et de haute et puissante dame mad* Helainc de Meleun , sa comte dudit de Berlaire, lieu » pour la prévôté de Douai, »; et il « droitura compagne « do la succession venue à ladite dame de M*r le vicomte de Gand ». Son lui enjoignit faire les aussi d'aller pouvoir devoirs concernant la principauté la baronuie d'Espinoy, tenue du sire de Leuze et autres, et la terre de d'Antoing, Sainghin, mouvant La prévôté de l'érection et du château l'échevinage d'un nouveau de Lens (2). entrèrent en moulin à procès au sujet eau qui avait les sans lo concours du èchevins, par le 28 août 1587, un exploit d'huissier fut signifié prévôt; de la ville, à la requête de : « dame Anne au magistrat dame marquise de Roubaix, douaigtero d'Aymeries, pos- été autorisée (1) Nous reparlerons de cette noble victime , en faisant l'histoire de la seigneurie de Montigny en Ostrevant, relevant du château de Douai. (2) Arch. de 1* ville, reg. aux plaids du bailliage; a cette date. — sesseresse dé toute viagère Florent, héritier propriétaire de Meleun, a ventailles nouveau là prevoste de son second en sur le prince comme mort encore, pour 23. — de Meleun, Celui-ci d'Espinoy. la rivière du l'érection pour même de continuant ceux confisqués d être considéré cette riche succession civilement, écheoir à sa soeur, qui suit. lui échappa MARIE in de Douai prévôté de Douai; de Rerlaymont mourut en 1590, sans enfant de tous les mari. Elle était en possession de la maison biens héréditaire et de Berlaymont, baron de Hierge, de ladite prevoste , à cause de dame les roue, sa compagne enlever », pour », etc. , mises moulin (1). La comtesse — comte messire Helaine 420 Elle avait DE MELEUN, vicomtesse de Gand de la précédente. ; soeur germaine épousé, de Fauquembergue, en qui 1584, Lamoral, (ut créé prince etc., de Ligne et de Ligne en 1602. comte titres Elle portait tous les titres de la maison de Meleun, encore accrus en 1593, après la mort de sa qui s'étaient mère Yolande de Werchin. Le graveur Galle, en Philippe lui titres dédiant sa Ptosopographia virtuium, : « Marie de Meleun et qualités ci-après est Ame gramme » Fauquemberghe, » damo de Byeset donne » (dont les l'ana- « comtesse et de de Ligne do , séneschalle princesse d'Espiir; de Roubaix, de Gand, bavicomtesse de Minerve), » Hainaut, marquise » ronne d'Antoing, » Flandres, prevoste lui Chysoing, de Douay, Wyeres, Herselles, chasteleine Richebourg connestable de de Bapaulmes, etSauty, etc.(2) ». (I) Arch. de la villo, nos 1723, 1733,1736 et i712 do la Table. Nous croyons qu'il s'agit ici du moulin 4 Poudre, a l'Entrée-dcs-Eaux, établi dans l'endroit qu'on nommait alors Grand Dali, et depuis Petit Bail. (t) Arch. Mtl. et lit!., Vatencleones, 1831, ln-8«, 3« série.ll, p. 393. — — 421 plus brillante que sûre, sur les confiscations et la vio- Néanmoins une telle fortune était ne reposait puisqu'elle que lence. En effet le proscrit Pierre de Meleun, mort en Picardie, le 7 août 1591, laissait des enfants conde de Montmorency, femme, Hippolyle en France, le 19 août 1586 ; le fils aîné, épousée de Meleun, au Crotoy de sa seavait qu'il Guillaume né en 1588, était donc un prétendant avec lequel de Ligne aurait à compter tôt ou tard. la comtesse Les enfants do Meleun avaient du reste un puissant prode Sully, leur parent, tecteur dans la personne qui prit fait et cause pour eux avec sa persistance et son habileté ordinaires. dans le traité de Sully commença par faire insérer conclu entre la France et l'Espagne, le 2 mai 1598, Vervins, un article favorable à ses protégés. Puis, profitant déco qu'un nouveau gouvernement sut intéresser s'établissait dans les Flandres, il la justice des successeurs de Philippe II, les archiducs Albert et Isabelle, à la cause,des enfants do Pierre le 26 achevée de Meleun Par une première transaction, de de Ligne restitua aux mineurs 1602, la princesse autres terres. et quelques Meleiln I?. principauté d'Espinoy Les négociations se firent avec tout possible, l'apparat les deux s'il so fût agi d'une affaire d'état comme pour août couronnes (l). la prinMais Sully uo se tint point encore pour satisfait; cesse de Ligne conservait en effet une portion trop considéd'un rable des biens do la maison de Meleun. Profitant nouveau 1609 traité entre il manoeuvra conclu le 9 avril d'Anvers, elles États-Généraux de Hollande, de façon d mettre la princesse de Ligne dans politique, les archiducs celui (I) Mcm. pour M* le prince d* Ligne, déjà cité, piges 14 a 22. — une situation 422 — telle dût en passer qu'elle « Les archiducs lui ordonnèrent transaction. il fallut obéir et s'assujettir d cette der; la disgrâce » d'encourir du souverain. Dans Ligne, raine) une une par seconde de s'accommoloy, pour éviter de à Bruxelles, en l'hôtel le 7avril do Lor1610, où le duc d'Aumale (Charles et le comte d'Estaires de Montmorency) (Nicolas assemblée tenue agissaient pour les enfants do la seconde transaction. de Meleuu,on convint des articles en Outre les biens déjà restitués de Ligne rendait 1602, la princesse la prévôté de Douai, les seigneuries Beaumcz encore etc. Elle conservait Cysoing, baronnie Werchin avec d'Antoing, antique etc. et d'Antoing, etc., la : la vicomte do Gand, de Messencoûturo , les terres de Roubaix, la Hainaut, des maisons de Meleun sénéchaussée apanage de Ces articles celui-ci fit parayant été acceptés par Sully, tir pour Bruxelles de Meleuu, Guillaume prince d'Espinoy, avec une procuration passée tant par Sully lui-même, que de Montmorency, do Crôvecoeur , en seigneur par Jacques leurs qualités de tuteurs et curateurs des enfants de Pierre de Meleun. tivement Enfin la seconde d Bruxelles, première, approuvée Paris et de Bruxelles transaction défini- le 0 juin 1610 ; elle fui, comme solennellement par les deux cours la do (1). Ce fut donc l'illustre La princesse de Ligne Sully qui, à la prévôté de Douai, pour lui-même de Meleun. maison ri) /rf.,pagesttà3i. fut conclue mourut en avoir prétendu après la fit rentrer dans la 1635. — 24.—GUILLAUME de Gand, vicomte I,r etc., 423 - DE MELEUN, prince d'Espinoy, etc., fils aine de Pierre prévôt de Douai, de et doHyppolite de Montmod'Espinoy, au 5* degré du 15e prévôt, Jean H de Meleun.II fut grand bailli de Hainaut(162.-1632),et épousa: de Witthem, 2* Ernestine 1* Marie-Mencie d'Arenberg. Meleun, prince descendant rency; Le 17 juin 1613, devant la cour féodale de Douai, Toussaint Du Prêt, procureur, bailli et receveur de la prévôté au prince releva ledit fief pour son appartenant d'Espinoy, maître (I). « reprit l'établissement au service et s'attacha Ce prince de Bruxelles à la cour de ses pères des archiducs et du roi il fut honoré du collier do la Toison d'Or et d'Espagne; de Mons, de grand bailli élevé à la dignité de gouverneur et souverain du comté le plus officier d'Haynau, cmploy et do son considérable dont un seigneur de sa naissance rang pût être Mais cette honoré. » (2) : l'Espagne, qui se qu'apparente à tort ou d raison, de tous les grands seigneurs des défiait, devait entre tous un nécessairement Flandres, distinguer les plus belles relations en France et en Holprince ayant faveur n'était lande; un soigneur qui était rétablissement de sa fortune; les compagnons du célèbre même redevable le fils enfin Taciturne, au roi de France du d'un des plus fidèdont il conservait d'Espinoy lors de l'affaire conAussi, (Guillaume). » le prince de « conspiration des nobles, mémo sa ne conserva-t-il sa liberté et peut-être tête, qu'en son berceau dans se réfugiant en France, et le tombeau do son père. nue le prénom sous le nom lo pays où étaient (1) Arch. de la ville, reg. aux plaids du bailliage; a la date. (i) Mémoire pour M. le prince de Ligne, etc., pages 3 et ?4. — Bientôt un arrêt — du Grand rendu à Bruxelles le Conseil, de Meleun criminel de lèseGuillaume 2 mai 1635, déclara avec confiscation majeslé, pagne 424 de biens au profit du roi d'Es- (1). Le prince ne survécut d Saint-Quentin, mourut pas longtemps le 8 septembre à sa disgrâce; 1635. car il Il avait épousé, Marie-Mencie de fille en premières noces , le 17 octobre 1612, de Berg-op-Zonm, Witthem, marquise et de de Bersele, et héritière de Henri, seigneur de Mérode, marquise dudit Berg; elle était veuve atnèe Marguerite du comte d'Or. Herman Elle En mourut deuxièmes Emestine van den en juillet noces, d'Arenberg, Bergh , chevalier 1613 (2). de la Toison le 3novembre il épousa, 1613, fille de Charles de Ligne dit d'Aren- duchesse et d'Anne de Croy, d'Arenberg, Il en eut plusieurs enfants, parmi lesquels nous Guillaumodc Meleun,qui devintprinced'Espinoy, berg, comte d'Aerschot. citerons: et Henri de Meleun, allons retrouver l'un après que nous l'autre à la prévôté de Douai ; et aussi Charles-Alexandrela postérité duquel la prévôté fit retour en 1724. Albcrf/à Après d'Espinoy, Albert, la sentence lo 2 mai prince recouvrer pour restitués de confiscation contre le prince du proscrit, , lo cousin germain crut pouvoir profiter de l'occasion, , sa mère, avait que la princesse 1635 de Ligne, les biens d la maison rendue de Meleun de , lors des transactions 1602 et de 1610 ; il demanda que ces biens , et notamment Mais le conseiller la prévôté de Douai, lui fussent adjugés. » contro cette précommis aux causes fiscales « défendit (t) id., p. 42. (2) Moreri.YI, M p. 260, col. S. — —- 425 tention , et le prince par arrêt du Conseil, de Ligne fut déclaré du 24 décembre 1638 Par acte du 12 septembre 1628, les administrateurs de l'Hôtel-Dieu une prise d'eau fondé, d établir de la Prairie, pour l'établissement cet hôpital (2). Nous trouvons qu'eu 1632, non avait du canal autorisé nouvellement le courant M* Andrieu , (1). lo prévôt , tout dans receyablo du moulin de souterrain re- Chastclain, fait construire un de M. le prince avait d'Espinoy, de la prévôté : par acte du 20 dédans la maison comptoir cembre modernes de ladite prevoste », 1633, les « fermiers et pereconnurent avoir trouvé en bon état « le comptoir ceveur tite chambrette Durant la confiscation de par le Grand dre aucun brai d'Espinoy, dévolu en l'année wallonne, 1651. 25.—HENHI seigneur dudit Prevoste » (3). , défense fut faite, le 4 août 1644, de Douai, de mouaux meuniers Conseil, au détriment Cet état de choses la Flandre en ladite estant du moulin au roi d'Espagne au Bray.du prince (4). aux lois de attentatoire , évidemment n'existait où la confiscation pas, cessa DE MELEUN, dit le marquis de Richebourg, lieu etc., prévôt de Douai ; fils pulnè de (l) Mémoire déjà cité, p. 42. (i) Arch. des hosp., fonds de l'Hôtel-Dieu, no 103 de l/nre>if. de 183'J. fa canal, qui passe sous la place de ta Prairie, *t qui regagne la Scirpo en balayant les immondices de l'Hôtel Dieu, subsiste toujours , quoiqu'il soit en opposition flagrante avec les lois modernes de l'hygiène générale, (3) Titres du,moulin de la Prairie,communiqués par le propriétaire. (4) Arch. de la ville, ne 1003 de la Ttble. — 426 — et d'Emestine 1", prince d'Espinoy, Il fut colonel d'un régiment wallon au service Guillaume Par lettres patentes.délivrées les biens de la maison 1651, ce seigneur, du roi, les moulins ceux de notre Celte « notre attribués à la charge des hypothèques, engagements au consentis sur eux durant leur réunion domaine cesseurs, que ». furent Meleun maisà et aliénations avec le 15 décembre à Bruxelles de d'Arenberg de l'Espagne. par et notamment : « la d? Uouai, prevoste mis par Nous es mains de à bray illec, Grand conseil à Matines, leurs forme de gagière (1), assceurance faveur était accordée, et féal Henry faisait-on hoirs et suc- et hipothec- dire au roi, à », en récompense de ce qu'il s'était retiré de France « aussy tost qu'il se vist en aagede porteries armes, et poussé d'un zèle pour le service do notre très-auguste Maison,s'en alla,à l'insceumesmes deses frères et ses plus proches, dans les armées de S. M. L, très cher dans il au roi t servy, lesquelles diverses eu présence occasions, de Meleun do cinq ans, en l'espace et à la vue de l'archiduc de ses ordres, en et sous l'honneur y auroit comLeopold, do cavalerie, ce que, se permandé un régiment jusqu'à suadant ne faire encore assez selon son inclination , il se eu notre seroil efforcé, à quelque prix que ce fût, d'entrer service; dequoy, il auroit abandonné toutes les charges et et se rendu en Flan- avantages qu'il avoit es dites années, en toutes les campagnes, dres, taschant d'y rendre, n* XCIII. vices qu'il Nous doit ». Preuves, les ser- (1) Aucun gouvernement ne fut (plus besogneux que celui de l'Espagne aux Pays-Bas; 'non-seulement il engagea ou aliéna presque tout l'antique domaine du prince, maison voit qu'il en était réduit à hypothéquer même ce qui ne lui appartenait pas, à contracter des emprunts forcés sur les cours de jusliccen leur donnant des garanties illusoires ete. — — 427 Enfin cette faveur,s'était pour obtenir des biens à savoir la main-levée do Meleun, Henri appuyé sur des précédents, du d'obtenir de leurs maisons, que venaient et de Warfusée, les comtes de Hennin-Liétard aussi de l'affaire dite « conspiration Du reste, malgré il est très-probable les termes des nobles crit, afin de faire cesser de tous la confiscation des mêmes que la rentrée avait été consentie et arrêtée Flandre roi d'Espagne victimes eux ». lettres patentes, de Meleun en d'Henri entre les fils du proseffets désastreux de au plus tôt les les biens de leur maison. Nous familles ne répugnaient pas à que les grandes dans des de leurs membres l'idée d'avoir un ou plusieurs Enfin l'accord qui régna entre les parfait camps opposés. frères, lors du partage des biens déjà attribués cependant aussi savons d un seul, En ne peut laisser doute. du effet, comme conséquence en 1659, entre les couronnes conclu traité des Pyrénées, de France et d'Espa- l'alné, rentra en possession do ainsi que d'autres terres, notamd'Espinoy, de la prévôté de Douai, confisquées en 1635 sur Guil- gne, Guillaume la principauté ment aucun do Meleun, ni son père. « Il y rentra sans aucune opposition ni de ses officiers, de la part du roy d'Espagne empêchement eût son établissement en France (1) ». Henri eut quoiqu'il laume, Richebourg Gand etc. Enfin ; Charles-Alexandre-Albert et comme preuve convaincante eut la vicomte de l'entente de de la famille, HenrideMeleun, malgrôles lettres patentes de 1651, ne prit jamais le titre de prince d'Espinoy, pas même avant la paix des Pyrénées. On lit en effet, daus une commission 0) Mémoire cité, p. 41. - 428 — donnée de la gouvernance de Douai, le 2 par le lieutenant mai 1655 : K Exposé nous a messiro de Meleun, Henry de Risbourg, de la héréditaire chevalier, marquis prevost yillo do Douai,qu'entre-aultresses et héritages, biens,terres lui compecte et appartient ladite prévostô (I) ». Le marquis de Richebourg, fanterie mourut wallonne, d'Espagne, 20. etc., en janvier 1664, colonel d'un en Portugal, sans avoir d'in- régiment au service été marié du roi (2) —- GUILL.VU.VE II (3) DE MELEUN , prince d'Espinoy, du roi de Douai, des ordres etc., chevalier prévôt (31 décembre 1° Louise-Anne 1661) ; frère de Béthune, du germain 2° Pélagie précédent, Chabot de épousa: Rohan. la cour féodale devant 1662, comparut sr do Douai « messire Charles de Moncheanx, chevalier, dudit lieu, Foucqvillers, etc., député de la noblesse d'Artois de hautet procureur puissant près deS. M. Très Chrétienne, Le 2 décembre messire Guillaume de Meleun, chevalier des ordres seigneur suivant pouvoir en date à Paris, du du roi, prince d'Espinoy, à Saint-Germain-des3 novembre,en l'hôtel dudit seigneur « à rue des Marais, Pretz-lez-Paris, Saint-Sulpico, paroisse l'elVet de prendre possession des terres échues au prince par (I) Arch. du pari, de FI., au greffe de la cour d'appel de Douai; fonds de la gouv. de Douai, No 303 des distributions; copie simple. (OMoreri, l cit. <3) Le seul prénom de Guillaume lui est donné dan« tous les titres que no s avons pu consulter. Néanmoins les généalogistes l'appellent AlexandreGuillaume, prcbablemonl paicequ'il rsl nommé ainsi djns les lettres paten les d'octobre 1714. Le baron de Vuoerden, dans l'inscription qu'il composa en mémoire du prince d'Espinoy, < son Mécène i, l'appelle Guillaume-Alexandre. (Lcuridan, //fi/, des tetgn. de Boubaix, Roubiix, 1802, In>j8»,p,i(&) - - 429 le partage avec ses frères et soeurs ; il rendit foi et hommage de la prévôté, échu par le trépas dé pour lé fieiei seigneurie « haut,puissant et excellent Guillaume de Meleun, seigneur etc. (1) ». prince d'Espinoy, maison L'illustre enfin redevenue de française Meleun, (2), était évident depuis longtemps broyées en tout ou en partie d la et une portion notable du pauté Douai s'ouvre les comté alors d'Artois avaient élè or, on sait que la Français (1640); était située dans cette province. d'Espinoy Bientôt 1667: les par était que les Flandres, reviendraient par les Espagnols, couronne de France. Déjd Arras plus heureuses,puisqu'il quises née si près des lys, et dans les circonstances con- princi- la à jamais célèbre de l'année campagne A le roi Louis XIV en personne entre à Tournai, et à Lille. « Le prince semblait aussi de d'Espinoy son côté marcher en même que le roi à la conquête de son héritage il reçut au coude une Douai, (3) » ; devant furent magnifiques grave blessure (4). Les résultats pour le des terres de Roubaix, prince ; il rentra dans la possession et d'Antoing, conservées la deCysoing qu'avait jusqu'alors temps de Ligne, en vertu des transactions de 1602 1610. Ainsi furent entièrement effacés, au bout d'un les effets des confiscations environ, espagnoles. maison Le prince, qui dès sa jeunesse avait servi dans et de siècle les armées (1) Arch. de la ville, reg. aux plaids du bailliage, à la date. (2) i Mais quolq o séparés pendant un si long temps de leur ancienne patrie, ils n'ont point perdu l'esprit de retour, et des que l'occasion t'en est présentée,ils sont rentrés avec joie sous la domination de leurs véritables maîtres ». (Lettres patentes d'octobre 1714; p. 391 de l'ouvrage cité du P. TurpinJ (3) Notice sur l'hôtel de Soubise à Lille, par Mr de Melun; p. 99 du t. III du Bulll. de h Corn. Mil. du dip. du Nord, Lille, 1817, ln-8«. (t) Leuridan, f. cit. -. notamment françaises, suivit et de Gassion, 430 — de LaMeilloraye près des maréchaux encore le roi au siège de Maestricht en 1673, et il no cessa de porter les armes quo vaincu par le 16 février 1679, en son châles infirmités (I). Il mourut des Meleunberceau teau d'Antoing (2), dans cet anliquo était comme Tournai, Espinoy ; à cette époque Antoing, encore français. Le prince d'Espinoy avait épousé en premières noces, le morte en couches de Béthune, 19 avril 1665, Louise-Anne au château le 14 septembre 1666, d 23 ans; d'Espinoy, elle était fille de Louis de Béthune, qui fut créé, en 1672, duc de Charost et pair de France, et de Marie Lescalopier. d était venue d'Espinoy, princesse avant la conquête, 1665 (c'est-à-dire Douai, ne hasardait dans un temps où un grand seigneur français sa personne sur les terres d'Espagne), pour pas volontiers Anne repasser de Béthune, le 3 novembre le bail du moulin de la Prairie (3). Le prince se remaria, le 11 avril 1668, avec Pélagie Chade bot de Rohan, fille puînée de Henri seigneur Chabot, et de Marduc de Rohan, Saint-Aulaye, pair de France, de Rohan. Ayant survécu à son époux , duchesse guerite, elle mourut à Versailles le 18 août 1698 (4), Tous deux gisaient àLille, en l'église des Dominicains (5) ordinaire de cette époque, devint la sépulture qui, à partir des Meleun-Espinoy, ' (1) Leoridan, t. cit. (2) Moreri, l. cil. (3) Arch. de la ville, t.* 20# de la Table, (k) Moreri, /. cil. ; (S) Leuridan, pages 208 et 210. - — 431 un procès entro la 1665, sous ce prince, commença et l'èchovinage, au sujet de l'ancien Jardin des prévôté de Notre-Dame, archers de « plaisance », sous l'invocation situé le loà? du fossé de l'ancienne ledit Jardin enceinte, En et de Saint-Nicolas. Le prévôt près des portes de Lannoy les arrérages dûs depuis un certain réclamait qui lui étaient à raison de l'arrentement accordé autrenombre d'années, fois aux archers par était Mais on ses prédécesseurs. dissoute depuis que la confrérie abandonné quo le Jardin était l'an devenu 1640 ou environ, «tlôgard», fût considérée un temps suffisant pour que la ville en ayant acquis la propriété (1). Les èchevins être déboutés de leurs prétentions. depuis comme finirent de la prévôté Gilles était receveur époque, f 448 v'). aux Mémoires, 1644-1606, (registre A celte bart répondait par Isam- autorisèrent le prince Le 22 septembre 1676, les èchevins sur les remparts, à « ériger deux moulins pour d'Espinoy dit roy et utilité de cette ville » (2) : l'un d'eux le service sur le bastion placé près de la porte d'Esquerchin, au moulin et servait de secours l'ouest des Casernes, à était Brai au (3). l,r DE MELEUN, prince d'Espinoy, de marquis connétable et premier bcr de sénéchal deHainaut, H et etc., prévôt de Douai, etc.; fils de Guillaume 27.—Louis Roubaix, Flandre de Pélagie paroisse de Rohan, de Saint-Jean-en-Ronville Chabot il naquit en 1673, [Preuves,!? à Arras, XCIV 1°). (1) Arch. do la ville, n» 2063 de la Table. (2) Arch- municip, rig. aux Mémoires, 1607*1677, fo 363. 0) Plouvain, Soutenir*, p. 679. D'après cet tuteur, ce serait le roi qui aurait autorisé, en 1671 elle 15 mars 1676. — Il fut maréchal de camp 432 — et épousa de Elisabeth Lorraiue- Lillebonne. en bas âge à la mort de son père, eut pour tuLo prince, trice la princesse sa mère. Celle-ci déploya, douairière, pour des droits do la maison de Meleun, une persévéla défense de rance et une habileté En effet la maison remarquables. n'avait pas laissé « une spoliation appelait de la maison d'Espinoy, passer sans » ; elle avait Ligno ouverte », et elle Etats-Généraux aux à force violence qu'une avait porté ses plaintes au roi d'Espagne, des Provinces-Unies et au roi d'Angle- eu leur qualité terre, tion de 1610(1). Les de Ligne prince enfants avaient ce qu'elle protester, « les artifices dénoncé de s'agitèrent d'Espinoy, presqu'au pu concevoir plus criants de garantes puissances plus que jamais, après mort du laissait une veuve jeune encore et des qui berceau. Mais de cette les situation espérances, qu'ils s'évanouinouvelle, rent ils virent adversaire bientôt, quand quel dans rencontré Non-seulement de Rohan. Pélagie conserver aux de Meleun tous avaient il faut voirdans le prince conservé qu'ils n'aillent divisions entre Cette princesse l'accuser jusqu'à les deux familles encore, (1) Mémoire cité, pages 47 i 49. (t) ld„ pages 45 et 49, sut reconavan- celle de Maulde, de de la maison du prince de Ligne les de Ligne quel souvenir de Rohan (2). Peu s'en faut le Mémoire d'Espinoy, de Pélagie obtint avaient elle qu'ils avaient du roi de nouveaux après 1667, mais elle obtint la terre de Saint-Pithon, tages, notamment biens d'Amblise et d'autres la principauté Aussi ils les biens quis Ligne. contre la transac- d'être l'auteur de toutes les ! pour elle et son fils, le pri- — 433 — dans tout le ressort dit de committimus vilège important du Conseil supérieur dé Tournai : le 10 novembre 1684, la requête présenarrêt du Conseil d'Etat du roi,qui,—sur tée « par damo Pélagie de Meleun Guillaume Chabot , prince son nom du roi, tant en de messire Louis gardienne ordres son fils », —ordonne quo et privilège de committimus de Rohan, veuve de messiro des chevalier d'Espinoy. que de mère et tutrice .et de Meleun, prince d'Espinoy, la « suppliante du droit jouira en première instance au Con- seil supérieur de Tournai, pour les causes civiles, personet mixtes » , dans lo ressort dudit Connelles, possessoires seil. Cette damo représentait de l'emque, par ordonnance de 1530, les chevaliers et officiers pereur Charles-Quint, de l'ordre de la Toison d'Or et leurs veuves, les gouverneurs de province et autres personnes de distinction avaient, ou princes du sang, leurs causes comcomme les seigneurs au parlement mises, en première instance, à celte ordonnance, et que, a conformément de Malines la question entre d'Espinoy, »; du ses partage des biens dudit feu sr prince au Conseil de Tournai, enfans, avait été portée directement afin de, par ladite suppliante, se maintenir dans son privilège » (1). Le 3 février se qualifiant de rece1680, Gilles Isambart, veur de S. Exe. Mrle duc de Bournonville (il était aussi recese présenta devant veur de la prévôté depuis 1660 environ), de Douai et fit les devoirs à raison de la présuivant pouvoir en date h vôté, en qualité de « procureur, et puissante Lille, du 13 mars 1679 , de très-haute prinde Rohan, cesse madame douaiPélagie Chabot princesse rière d'Espinoy, mère et tutrice et garde-noble de très- la cour féodale (I) Recueil de» édite, Douai, Willerval, 1730, in-l», pp. 122-124. CUATKUWSDKDOUAI. 28 et puissant prince très-haut et 1res-puissant Mcr Louis haut prince d'Espinoy, de cette réditaire - 434 prince chevalier des de fils atné Meleun, M«r Guillaume ordres du roi, de de Meleun, héprevost » (1). ville douairière au nom du prince La princesse servit, de la prévôté, le 23 janvier 1683 fijs, le dénombrement son (2). et puisLe 26 septembre 1690, au nom de cette « haulte » , François-Daniel Le Comte sante princesse , écuyer, « sieur» du Bus , conseiller secrétaire du roi, intendant de madite & Douai des maison et affaires dame, procéda au « rebail de la Prairie, étant de ladite receveur moderne » du moulin de Saint-Disdier, alors le sieur princesse (3). « sieur » de tard, on voit Jean-Joseph Lespaignol, et procureur de très-haut receveur et Caverine, spécial M«r Louis de Meleun, arrenter ce même prince très-puissant le 27 mai 1700 (4). moulin, Plus Ledit « sieur »de aussi, en l'an 1702, le l'ancien Jardin des archers 11 janvier, de « plaisance, où les anciennes estoient ci-devant murailles de la ville, conen longueur 12 pieds en largeur, tenant l'autre (vis-à'Vis Vignette, debout le Cavrine arrenta pieds, en largeur, par un debout par la moitié 36 pieds en largeur, par 21 pieds ; tenant à l'héritage des Orphelines cimetière et a la rue de la Saint-Nicolas) fossé entre 260 deux ». Le particulier, qui obtint cet une requête avait présentéau arrentement, prince d'Espinoy à ce ; « quoique le Jardin tendant soit remply de groises de faire autres immond ces, qu'il conviendra emporter et (1) Arcb. de la ville, reg. aux plaids do bailliage, h la date. (2) Récépissé du dénomb., aux arch. de la ville; no 2146 de la Table. (3 et 4) Titres du moulin de la Prairie, communiqués par le propriétaire. à - — 435 grands frais hors do la ville, tombereaux à enlever».—L'état veu y a au moins mil escarpé do ce terrain montre assez que là avaient été d'antiques de la ville.—Le remparts à «Queldres », lo 17 décemprince donna son approbation bre 1701 (1). Lo prince d'Espinoy, de Picardie régiment et armées du qui avait qu'il été d'abord ensuite (1691-1702), roi en février colonel maréchal du des 1702, décéda a Strasbourg, le 24 septembre 1701, d l'âge de 31 ans seulement. Il mourut, disent les lettres patentes d'octobre 17(4 , « à notre armée d'Allemague, étant officier général, après avoir camps fait onze où il donna toujours des preuves de campagnes, sa valeur ; il se distingua entre autres à Heidelbergh, au où il reçut plusieurs blessures passage de Zwingimberg, et à la bataille il eut l'honneur d'Ekeren d'atta(1693), quer et de charger le premier ». 11 avait épousé, le 7 octobre fille puînée de François-Marie, d'Anne de Lorraine, 1691, Elisabeth de Lillebonne, et prince de Lorraine. Il eut deux enfants de cette : un fils, qui suit, et une fille, Anne-Julie-Adelaïdo de Meleun, mariée en 1714 à Louis-François-Jules de Rohan, prince de Soubise, morte de la petite vérole le 18 mai 1724, son mari étant mort, lo 6 du même mois, de la même maladie; le prince et la princesse de Soubise Le prince laissaient d'Espinoy deux union fils et une fut enterré fille (2). en l'église cathédrale de (1) Arch. des bosp., fondsde l'hôpital général ; nos 133 et 135 de VInvent. de 1839. (2) Moreri, VI,M p. ÎQO.col.î.—Suppl.au Nobil.de»Payt-Bat,U)\i\iin, 1775, in-8», pages aW-347. _ Strasbourg Lille, dans (Preuves, l'église 436 — n" XIV 2*); son coeur des Dominicains (\), lut rapporté à — Louis n DE MELEUN, prince d'Espinoy, etc., sénéchal de Hainaut etc., prévôt de Douai, etc.; fils de Louis 1" et d'Elisabeth de Lorraine. Né à Paris, paroisse Saint-Paul, en octobre il fut baptisé en la chapelle du château 1694, 28. doMeudon, dauphin le 26 juillet 1698, ayant pour Louis, parrain de France, Marie-Anne de Bouret pour marraine de Conty. (Preuves, de France, bon, légitimée princesse n* XCIV de camp comman3°.) Créé duc *t pair, mestre dant lo régiment général Boyal-cavalerio,lieutenant pour le roi de la province d'Albret. Sous furent ce prévôt, d'Artois, comme il épousa sous le Armande précédent, confiée à une de La Tour les débuts veuve. par uue tutelle jeune Une requête du conseil en juin 1705,« à messieurs présentée de madame la princesse à Lille », apostillèe et d'Espinoy marqués de Vuoerdenelde noms signée: //an£Oi?ari,nousdonnelës des conseillers de cette princesse (2). Selon toute apparence, ée Vuoerden n'est autre bâroii de Louis-Michel, que au parlement chevalier d'honneur de Tournai, Fttocrcten, fils dadet de celui qui composa tarit d'inscriptions commémôratives des exploits do Louis XIV en Flandre, et qui « son Mécène » le prince d'Espinoy, Guillaiïmell, appelait mort en 1679. En 1705, par contrat douairière acheta, pour des 15 et 17 novembre, la princesse son jeune fils, de la princesse Marie ({) ùiir\ii^,'lllil.de» »èigneurt"deBoubàlx, p. 211. (3) Titre du moulin de la Prairie, communiqué par le propriétaire. - 437 - lo comté d'Orléans-Longuevillo, par lettres patentes do Saint-Pol, lo roi, que en janvier données & Versailles, 1707, fit mouvoir directement ot de sa grosse tour de sa couronne du Louvre ; jusqu'alors il y avait eu contestation sur le point et célèbre do savoir si cet antique do celui coqité relevait ou do celui d'Artois difficulté fut Nous avons de Boulogne tranchée ; de manière cette toute (I), déjà dit que la terre Or le roi, pour enlèvera mouvait do, d'Espinoy la principauté d'Espidéclara, par lettres en date à Saint-Pol. noy ce caractère secondaire, du même mois de janvier Versailles 1707, que cette relevrait de la couronne désormais cipauté (2). Ces honneurs, de« notre Louis très-chère XIV les accordait en considération et bien aiméo cousine, Elisabeth do de notre veuve Lorraine, Irès-cher et bien nom Louis do Meleun,prince d'Espinoy,au honorairo do notro très-cher et bien Meleun, prince son fils d'Espinoy, Les malheurs qui accablèrent période de 1708 à 1712, pesèrent et sur sa iortune. Lille et Tournai des Hautes-Puissances, prin- celles-ci aiqié aimé cousjn, et comme cousjn, tutrico Louis do », la France aussi dans la funeste sur le jeune prince étant tombées au pouvoir le prince dépossédèrent au profit du prince do Ligne (Claude-Lampral), les terres que lo premier dans ces quarpossédait : l'Espagne, Ainsi les rôles étaient intervertis qui au- d'Espinoy, de toutes tiers. trefois avait dants. A Lille, était Pierre et Guillaume de Meleun, proscrit devenue l'alliée dp la France, leur protectrice, tandis quo les Provinces-Unies se prononçaient contre leurs descend Roubaix, d Antoing fI et 2) Le P. Turpin, Comit. Tervanensium.... pages 384-390.. et à Cysping, les Annal» Miteric; — de Meleun armes faits se reproduisirent bée d son tour entre et remplacées grattées par celles (1). Il est très-probable que les mêmes à Douai, cette ville fut tomlorsquo Tes mains des Hautes-Puissances. do , du 24 juillet et le traité d'Ulrecht victoiro l'inespérée la face changer — fuient adversaires de leurs 438 des Denain choses, 1713) rétablit la maison avait avant la guerre. de Moleun dans Enfin, 1712 , vint (11 avril la possession qu'elle de Ligne ayant renouvelé le prince ses plainfin à des contestations tes (2), et pour mettre qui duraient 140 ans, les adversaires en 1721, d'aconsentirent, depuis du roi et de l'empereur, à nommer près les ordres pour Néanmoins le cardinal arbitres décidèrent maison reraient que do la Rohan et le duc d'Arenberg reviendrait baronnie de Ligne, et que en la possession d'Antoing les autres terres de celle de , qui à la demeu» H litigieuses Meleun-Espinoy. la fin lo sort jusqu'à écrit suivraient que ces propriétés des provinces dont elles faisaient partie était propriétaires comme de drapeaux d'être française, avait cessé d'Antoing dans les Pays-Bas autrichiens, d la France. soing restaient L'illustre degré Louis maison de noblesse de tandis Meleun et d'honneur à la pairie de France ; par du mois d'octobre Fontainebleau décora de la dignité de duc et changeraient do » (3). En effet, la terro pour que être incorporée Roubaix et Cy- enfin atteignit par l'élévation lettres le dernier du princo en date à patentes le roi Louis XIV quelques extraits 1714, et pair. Voici le (1) Mémoire cité; p. 51.—Notice sur l'hôtel de Soubise à Li le, piges 99 et 100 du t. III du Bull.de la Com.Mtl. du département. (i) C'est alors qu'il fit paraître le Mémoire si souvent cité. (3> Notice sur l'hôtel de Soubise, p. 100. — 439 - de ces lettres, qui rappellent les illustrations de Meloun, mais en commettant nombre qu'il arrive trop souvent dan3 ces documents do la maison ainsi d'erreurs, héraldiques (1): « Le titre de duo et pair étant si éminent qu'il honore les naissances les plus illustres, Nous jugeons convenablo d'accorder cette dignité à Notre très-cher et bien aimé couLouis sin de Meleun, prince chef d'une maison d'Epinoy, hommes tant de grands huit siècles, depuis qui a produit etd laquelle il no manquoit que ce nouvel honneur Louis do Melun avoit épousé, au mois d'octobre 1691, et bien aimée cousine Elisabeth de LorNotre très-chère il a eu Louis de Melun, prince d'Epinoy, qui a. commencé à Nous servir dès l'âge de 17 ans, et qui comnotre régiment de cavalerie. mande Royal présentement raine, dont Nous le souvenir des services de ses ancestres, rappelons dont il suit les traces, en faisant la présente érection en sa do sa race, les grands homfavour. L'éclat et la grandeur mes qui eu sont sortis sont pour lui des exemples et des motifs si pressans, douter que,— réque Nous ne pouvons d'ailleurs aux sentimens pondant qui lui ont été inspirés attentives par une ayeule et par une mère, toujours ter Notre estime et Notre affection,—il ne se rende la grâce que » Notre Nous très-chère lui faisons et bien de Lislebonne, raine, princesse touchée de la grâce quo Nous à méridigne de aujourd'hui. aimée cousine Anne do Lor- dit cousin, ayeule de notre faisons d son petit-fils, lui a (I) Pour n'en citer qu'un exemple, voici un vicomte do Melun qui va 4 la croisade en '.1981i Le premier de tes ayeuts, dont la mémoire a passé jusqu'à nous par des monument certains, cl Jossclio I du nom, vicomte do Melun, qui tint l«s premiers rangs parmi les grands seigneurs de la cour du roi Hugues Opel et du roi Robert, son fils; il se signala aux guerres de la terre sainte et fil, en 998, des dons considérables à l'abbaye de Sainl-Maur. i— Pp. 392-39)}d* l'ouvrage cité du P. Turpin, — fait don nances do la vicomte ot annexes, » rie Lo nouveau au parlement que 20 ans(l). le et seigueurio pour duo — 440 y placer de Joyeuso et pair do France prit 18 décembre il n'avait 1714; Lo 23 février 1716, il épousa fille d'Emmanuel-Théodoro bret, à Paris, Le duc ; mais lo 13 avril de Joyeuse Armand© de La Tour séance encore d'Al- de La Tour, duc d'Albret, de France,et de Marie-Armandc- chambellan pair et grand Victoire de La Trémoille couches do Joyeuso, les appartele titre do duché et pai- cetto mourut princesse dans sa 20' année. 1717, devint en 1717 lieutenant en général d'Artois. Louis de servit son déMeleun, prince d'Espinoy, du fief de la prévôté, nombrement par acte en date d Paris du 4 septembre 1714 (2). Nous avons trouvé un autro acte de Douai ; c'est un de lui, concernant la prévôté émané bail du moulin devant notaires. de la Prairie, passé En voici l'intitulé le 6 mars : « Fut 1718 d Paris, : Trèsprésent de Melun, duc de et tres-puissant M8r Louis prince, comte de SaintJoyeuse, pair de France, prince d'Espinoy, béer etconnestablo Pol, grand senechal deHenault, premier haut héréditaire paulme, autres de Flandre, vicomte héréditaire prevost de Bade Gand, chastelain de Douay, et de la ville le régiment commandant camp et lieutenant Royal-cavalerie, gênerai pour le roy de la proà Paris, en son hôtel, vince d'Artois ; demeurant placo' Saint-Paul paroisse Royale, (3) ». lieux, mestre de (1) Moreri, VI, M p. 260. col. 2. (2) Petit reg. en pareb. de 81 0., reposant aux archives du parlement de Flandres, fonds des cartulaires, terriers, etc. 13) Titre du moulin de la Prairie, communiqué par le propriétaire. - - 441 Lo duc do Joyouso dit lo duc do Melun périt r..alheureusement â la suite d'un accident qui lui arriva d Chantilly, d la chasse du roi. Voici comment le Mercure de France, : dans la feuille d'août 1724, raconte l'événomont • du cerf, qui se fit le 29 du mois, fut funeste au duc de Melun. Vers les sept heures du soir.àuue demielieue du château ce seigneur.courant de Chantilly, achevai dans La chasse une dos routes de la forêt, par le cerf qu'on aux abois.' Lo coup, étoit presque chassoit, qu'il lequel donna en passant, fut si rude, que lo cheval et le cavalier en furent renversés. Le duo de Melun fut d'abord secouru fut blessé et par le comte de Clermont. Le par le duc de Bourbon do Montblanc, du roi, lui mit le sieur Flandio chirurgien et on le fit portera où il mouChantilly, premier appareil, à cinq heures du matin, rut le 31 juillet, dans la trentième année de son âge (20 ans et dix mois), après avoir reçu tous les sacromens et avoir fait son testament Il no laisse point d'enfans. » La blessure du duc de Melun avoit été de longueur, pouces percé la capacité du corps par les cottes, jusqu'au le bois cerf fut pris; le roi so fit apporter andouiller d'environ dix faite par un qui avoit foye. le » Le jeune seigneur est généralement le roi lui regretté; a donné, en cette occasion, des marques d'une grande sensibilité. Sa Majesté ordonna qu'on ne battit point an champ, en arrivant au château la garde , non plus qu'en montant lo lendemain , et Elle mit pied à terre au-delà de la cour ; et pendant a vécu, personne que ce seigneur n'y est entré d moins encore en carosse. cheval, » Le roi a accordé duc de Melun, le au jeune rigiment comte de de cavalerie Melun} son qu'avoit parent, le qui de tous - il pouvait disposor duché de Joyeuse revient, par cette mort, au prince do Lorraine, en vertu des clauses de la donation a hérité ses biens 442 Lo dont Charles » (1). fut embaumé et transporté Le corps du duc de Joyeuse en l'église des d Lille, dans la sépulture de ses ancêtres, de Lorraine, Dominicains. Sa mère, la princesse Elisabeth lui éleva 1726(2). monument seulement Fournes un magnifique Le vandalisme mausolée révolutionnaire l'église qui le renfermait ont été recueillis dans les jardins avec terminé en fit disparaître ce débris ; quolquos du château de (3). 29.—JEAN-ALEXANDRE-TIIÉODOSE de Melun, etc; prévôt de Douai (comme lo duo de Melun lui-môme) laume fut qui Ier, prince Royabcavalerie, DE MELEUN, rf»f lo comte 3* degré 24» prévôt, Guil- descendant du au Mestre de camp du régiment d'Espinoy. il épousa Louise-Elisabeth de Meleun. Ce jeune était né d Abbeville, le 21 janvier seigneur dit le marquis do 1709, fils unique d'Ambroisede Meleun, et de Françoise-Charlotte de Monchy. Melun, Lo testament du duc de Melun donna ouverture d de du jeune comte de Melun et procès entre les tuteurs des princes de Rohan-Soubise, neveux du défunt ; nous avons déjà dit que la princesse de Soubise, soeur uniétait morte le 18 mai de cette même année que du duc, longs ceux (t) Mercure de France, d'août 1724, rapporté par le P. Turpin, pp. 397 4 399 de son ouvrage : Comitum Tervanensium Annales Mstorici, Douai, 1731, in-8". (4) Le P. Turpin en donne l'inscription latine, p. 400. (3) Notice sur l'hôtel de Soubise à Lille, par M' de Melun, p. 10t. - — 443 1724, quolques jours après son époux, qui était décédé le 6. Les lois féodales restreignant considérablement le droit do tester, le joune comte do Melun vit les plus belles terres do la succession de son cousin entre passer notamment les mains des prin- ces de Rohan-Soubise, la principauté d'Espide Roubaix, le comté de Saint-Pol (1), noy, le marquisat les biens qui lui furent etc., etc. Parmi attribués, figure la prévôté de Dcuai (2). de le comte no renonça pas d se parer des titres de feu son cousin. Témoin sa procuration passée devant notaires à Paris, le 16 mai 1732, pour relever lo fief : « Fut présent : Très-haut do la prévôté ; en voici l'intitulé Toutefois et très-puissant Melun, prince marquis prince d'Epinoy, de M*' de Menil-sur-Ille Jean-Alexandre-Théodose comte de Melun Gand, et autres baron de et de Saint-Pol, et do Montguyon de la ville de Douai, seigneur Frévench et dépendances Beaumetz, ; de Bapaulme, du châtelain seigneur Saint-Aulaye, prôvost héréditaire Montlieu, de Motz-en-Couture, vicomte Melun lieux de ; connétable héréditaire de en son hôtel d Chaillot, fauetc. ; demeurant à tous respects, suivant ; majeur bourg de la Conférence de Ponthieu, la villo l'article 58 de la coutume qui régit Flandres.... où il est né le 21 janvier 1709. » Mais dans d'Abbeville, et dénombrement servi au roi, d cause de l'acte de rapport (1) Ce comté fut adjugé aux Rohan par arrêt du parlement de Paris, de l'an 1728, après quatre ans de chicane. (P. 402 de l'ouvrage du P. Turpin.) (2) C'étaient les jeunes princes de Soubise qui en étaient en possession.cn 1727: leur aïeul paternel, le due de Rohan-Rohan et de Ventadour, pairde France, lieutenant général des armées du roi et capitaine lieutenant de la compagnie -des gendarmes de sa garde ordinaire, gouverneur et lieutenant général de Champagne et Brie, ayant signé a paris, le 21 joillol, une commission ie justice de la prévôté, ce justice prêta serment en halle.le tj août. (Reg. aux Mémoires, 1724-1729, f« 164 vo.) — — 444 le 2 août Charles-Louis de Douai, 1732, «sieur»de La Howardry, Rasière,éc\\yer, deDechy, de Flandres, déclare ville, etc., avocat en parlement son château en de vertu ladite procuration de Jean-Alexandre-Théodose noy, taire comte de Melun de cavalerie Suivant acte daté et mestre terres, au de camp de du Mau- agir, nom de prince connétable et de Saint-Pol, de la ville héréditaire de Flandres,prévôt de plusieurs seigneur Royal , « pour né Melun, de d'EspihérédiDouai et régiment » (1). de Paris, 2 mars « très-haut 1734, Jean-Alexandre-ThéodosedeMelun, princeM*r et de Saint-Pol, comte de Melun d'Espinoy, et très-puissant prince héréditaire gneur prévôt connestable héréditaire régiment Royal-cavalerie, rue de Paradis, paroisse M' Jean Gilbert, écuyer, de la de ville Flandres de. Douai et mestre demeurante sei- en Flandres, de camp du Paris en son hôtel, Saint -Gémis », donna pouvoir à, docteur es loix de l'Université de intendant des maison et affaires dudit prince, Paris, général étant alors à Douai ; à l'effet d'emprunter 10000 livres de d la réédification du bâtiment de Franco, pour employer devant de la maison et prévosté de Douai, qui tombe en ruinn furent four; signé : Le comte de Melun. Les, deniers nis par les proviseurs du séminaire du Roi (2). En juin Théodoso 1734, nous de Melun, voyons prince héréditaire « messire d'Espinoy, de la ville Jean-Al.exandrecomte de Me- do Douai », préetc., et prèvost lun, senter au lieutenant de la gouvernance, général requête contre les administrateurs do la maison des Orphelins de (1) Arch. de la ville, reg. auxdénombr. 28) vo. (2) Arch. du parle», amortissements. du bailliage, coté 1718-1712, f* de FI., fonds de la goovern. de Douai, reg. aux - 445 — faisaient auDouai, au sujet des constructions que ceux-ci dessus du courant du moulin de la Massue (1) ; caries admiau mépris des droits du prévôt, ne s'étaient nistrateurs, pas d'obtenir L'affaire mis en devoir son agrément. s'arrangea des administrateurs, le prévôt aussitôt, Sur là supplique leur accorde, de par son préposé Charles-Henri '« sieur » de la Houardrie, le 17 du même écuyér, dô voûter certaine permission partie du courant,«à que les Orphelins de Melun, prévosts de Melun, Le comte mois, Dieu pour les seigneurs prieront héréditaires dé cette ville, comme en commun ; qu'ils bienfaiteurs, pour leurs autres le 2 septembre de chaque année, de repos des âmes des prévôts administrateurs Rasière, feront certifier par tes pères de Melun desdits la charge comtes ils font diront, pour les le De Profundis cette ville : de quoy les le receveur desdits seigneurs Orphelins (2) ». mourut d Montmartre, le 6 janvier tout d fait l'âge de 29 ans. C'était le 1738, sans avoir atteint troisième prévôt qui décédait si prématurément. - 11 s'était Louisemarié, en 1735, à sa cousine germaine, Elisabeth de Meleun, fille unique de Gabriel de Meleun, dit le vicomte de Gand, lieutenant des armées du roi et général commandant d Abbeville, lequel Louise-Armande de Meleun avait nièce, (3). Il ne laissait que et Louise-Elisabeth à l'âge do majorité. deux épousé sa propre filles : Marie-Gabrielle-Charlotte de Meleun. Toutes La première ne parvint pas deux sont nommées: 1° dans (1) Les trois maisons construites en 1731 par les administrateurs des Orphelins, partie sur l'ancienne chaussée et partie au-dessus du courant, portent lei n«» 1,3 et 8, rang sud, de la rue de la Massue. (2) Arch, des hosp., fonds des Orphelins. (3) Suppl an Nobit. det Payt»Bat, Louvain, 1775, to^o,'pp.'280481. — - 446 une des demoiselles requête que les tuteurs Alexandre de Melun, de feu messire prince delà ville de Douai», prévôt héréditaire général 1739 22 décembre contestaient licitatiou trois des deniers d'un au prévôt et décret volontaire, d la livre, dont deniers et l'autre intenté procès né Melun, le droit rant, écrit le lequel y répondit de ce que les èchede faire les ventes par (1). 3* Dans de Melun, filles comte de Jean-Alexandre-Théodose, héréditaire d'Espinoy, prévôt tuteur onéraire Dat, les pièces duc de de del 1" Paul-François, tuteur honoraire de messire leur au et d'y percevoir son droit de deux payables d la distribution par l'acheteur par « messire prince et Jean-Etienne Douai, d'Espinoy, présentèrent Béthune, etc., pair de France, et Louise-Elisabeth Marie-GabriebCharlotte mineures 3 mineure dé la gouvernance, venait ; le différend lieutenant vins «filles bourgeois », demandeurs de la .ville de de Paris, y demeuaux fins de leur 23 septembre contre les èchevins. On plai1751, dait pour savoir si la présence du commis (anciennement d'il justice) du prévôt, aux actes de renonciation des veuves, était l'on du ou non ; les veuves lui remettaient, obligatoire mortuaire sait, les clefs de la maison (2). La comtesse bert Allire do Melun (?) de se remaria, dit le Langheac, de Preschounet, etc., seigneur cite eut trois filles. Elle décéda le 5 mai comme 1742, d Gilde Langheac, marquis sénéchal d'Auvergne, le 17 novembre 1755 dont (3). — LOUISE-ELISABETH DE MELEUN , prévôt. fillo du comte de Melun et de Louise* prévôté de Douai, Elisabeth de Meleun. 30* et dernier (I) Arch. de la ville. Uuilmot, tnvent. analyt., I, p. 80. (i) ld., I, p. 81. (3) Suppl. «tu tfooi/., p, 231. — 447 — née le 1"janvier 1738,c'est-à-dire cinq jours seule 9 octobre avant la mort de son père. Elle épousa, de Philippe-Alexandre-Emmanuel-François-Joseph Elle était lement 1758, Ghistelle, main par de porter Saint-Floris, d'Espagne grand-croix créé prince roet du Saint-Empire le 16 août 1760 (avec faculté de Ghistelle l'impératrice-reine, la couronne et le manteau de duc), marquis ,do de Vieille-Chapelle, etc., grand etc., seigneur commandeur de la première classe , chevalier de l'ordre de Saint-Michel de Cologne ; fils de Philippe-Alexandre-Marie-Joseph-Antoine de Saint-Floris, et de Marie-Joseph marquis de Ghistelle, de Homes. l'une des de Ghistelle nommée , d'abord princesse de dames delà dauphine, de Saxe, le fut ensuite princesse de France. Elle mit au monde un fils, le 2 janMesdames vier 1760 ; cet enfant vivait encore en 1775 (1), unique La mais il mourut D'un dressé quelque après. des 22 septembre et 13 octobre 1774, notaires et Allard, royaux à Douai, à la location de trois moulins appartenant procès-verbal par Me> Coppin pour parvenir au prévôt, savoir : 1* le grand moulin â eau, vis-à-vis les Pères Augustins, au Bray, situé sise rue son y tenant, nommé temps le moulin le rempart ; nous haut et puissant d'Infroy des Wetz; détachons seigneur dit le moulin avec la mai- à eau, moulin ; 2' un autre fc vent érigé sur 3° un moulin cet intitulé ; « De la part de Philippe-Alexandre-Françoisde Ghistelle ut du Saint-Empire, Emmanuel-Joseph, prince de Flandres, sénéchal connétable du Haynault, vicomte de Gand, héréditaire Bretagne, prévôt do Vieille-Chapollo et autres seigneur haute et très-puissante dame madame (I) Suppl, au Nobil. dtt PaytSai, lieux; baron de Douai, époux de très- Louise-Elisabeth pp, 14*25 et 231. de de — 448 Meleun, née princesse teau de Vieille-Chapelle — ; demeurant d'Epinoy » (1). en son châ- Ce procès-verbal donne en outre de curieux détails sur la manière dont s'exerçait encore le privilège de banalité, d la veille de la Révolution. On sait qu'd l'origine , celte banalité pour le brai n'appartenait seul moulin dit au qu'au du Brai; mais les prévôts étant devenus seuls propriétaires moulin des Wez, et ayant obtenu l'érection d'un mouces Ueux derniers servirent de secours . lin d vent, pour Voici le moulin au Bray, reconnu sans doute insuffisant. les termes nalité du procès-verbal, en ce qui concerne cette ba- : « Lesquels moulins sont bannerets à tels effets (banaux), ot habitans de cette ville et échevinage que tous bourgeois et sont tenus d'y faire moudre leurs brais où autres grains, dans la bière ou boire bouilli qui se contels à employer si l'on introduisomment en ladite ville et échevinage.Quo soit, dans ladite ville et échevinage , des grains moulus ailces grains doivent être leurs qu'aux dits moulins bannerets, la porte du grand moulin dit lo moulin au Bray, pour que le droit en soit payé, de la même manière que si lesdits grains avoient été moulus d l'un desdits moutins. Et que si l'on introduisoit aussi dans ladite ville ou conduits devant brassée bière ou cervoise aillours, échevinage quelque dite bière ou cervoise est soumise au droit de mouture, concurrence des grains qui y ont été employés. » Les locataires dits moulins treviendroient, seront tenus de conserver la banalité laà la des- et de poursuivre, d leurs frais, ceux qui y conet ils profiteront des amendes qui seroient (I) Village de l'Artois, aujourd'hui du canton de Béthune. — 449 — au profit du bailleur, pour causo de contravenprononcées tion. Ils seront tenus de percevoir leurs droits de mouture, sans pouvoir faire auen la forme et manière accoutumée, soumises d avec les personnes cune convention particulière faire à qui que ce fût, puisse soit sous prétexte d'abonnement ni permettre, la banalité, moudre ses grains ailleurs, » ou autrement. Le même de 1774 nous apprend que, par procès-verbal les Capucins et les Claides prévôts antérieurs, concession des grains droit pour la mouture risses ne payaient aucun à l'usage de leur couvent, lesquels étaient moulus employés concession était révo- aussi qu'd cette époque des Prés des abbayes les Domi- aux dits moulins. gratuitement cable d la volonté du prévôt. Par nicains lui, nous savons et les religieuses Celte prétendaient exempts de la banalité; soutenait qu'ils y étaient soumis. Ces trois moulins furent adjugés, et de Sin se au contraire le prévôt le 13 octobre (774, du les ordres « dudit seigneur prince », suivant adressés d M* Piat Houzé, avocat à la cour, moyennant loyer annuel de 6800 florins (faisant 8500 francs), plus consentement (1). pour le loyer do la maison rue d'Infroi 8700 francs de rente, somme qui était importante un siècle. francs un 200 Total : 11 y a vu, au XIIl* siècle, le prévôt en discussion dos Prés, au sujet de la banalité avec l'abbaye ; la difficulté d jamais les droits renaquit au moment où allaient s'éteindre en faveur de l'abbaye. féodaux, et elle fut encore tranchée Nous avons Le prince de Ghistelle, demandeur par requête présentée (I) Titre du moulin de la Prairie, communiqué par le propriétaire. OUTIUINS SB DOUAI, 29. à — la gouvernance, les religieuses gnait faisait qu'au moudre — 450 contre l'abbesse et 1783, de l'abbaye royale des Prés en Douai, se plaide son droit de banalité, l'abbaye préjudice le 10 décembre chez la fabrication elle les brais mais de sa bière; nécessaires ou grains des sur la production pour titres de cette banade 1234 et de 1300,qui l'abbaye exemptaient du 10 mai 1784. fut débouté lité, le demandeur par sentence n° XCV. Preuves, Encore l'hôpital de cette à propos de cette de les administrateurs banalité, voulurent en 1784. En juin général s'y soustraire fit ses plaintes : année, au siège de la gouvernance, t Messire prince grand Philippe-Alexandre-Emmanuel-François-Joseph, de Ghistelle-Richebourg, du Saint-Empire, prince de la première de Richeclasse, marquis d'Espagne bourg, Saint-Florice, d'Eselmens, pair de du sénéchal treuil, seigneur des villes, Vieille-Chapelle La Fosse, vicomte Hainaut, pair et châteltenie et de baron Croix, de Gand et de Mon- et baron de Bretagne; de Beuvry, Sailly-lahéréditaire et foncier de etc., etc., seigneur Bourse, prévôt cette ville do Douai; mari et bail dedane Louise-Elisabeth de Melun, connétable héréditaire et princesse d'Espinoy, do Flandres la première béer et baronne ; —- disant que, les rapports et dénombrements de ladite prévôté hésuivant réditaire, servis es mains de souverains, qualité de S. M. LouisXIV, suppliant le moulin plusieurs des Wetz, des comtes de Flandres, en leur siècles, et es mains depuis plusieurs le 4 septembre 1714 , il appartient au moulins situés en cette ville : banaux, de la Prairie-Saint-Albin et des Au- et un autre, d vent, situé sur le rempart de cette ; — que tous les habitans ville, près la porte d'Esquerchin sont assujettis d faire moudre, de cette ville et échevinage d gustin*, un desdils moulins, leurs braix ou autres grains servant d — — 451 distinction de et ce sans aucune de la bière, ou non; — que le suppliant apprend personnes privilégiées de l'hôpital qui ont tougénéral, que les administrateurs la formation tous grains pour la forles dans ledit hôpital, au grand préjul'intérieur, auxdits moulins jours fait moudre mation do la bière de consommation font maintenant dice de ladite moudre dans » (1). banalité En janvier Manouvrier , receveur 1780, Jean-Baptiste de la prédu prince de Ghistelle, alias commis à l'exercice encore en 1785), — ledit prince vôté de la ville (il l'était — s'adressait de au parlement joint d lui et intervenant, Flandres, pour se plaindre de ce que les attributs de la prédes officontinuelles vôté étaient blessés par les entreprises ciers de la justice échevinale (2). Ces exemples, prouvent que nous pourrions multiplier, des institutions on protestait contre que, do toutes parts, contraires aux idées qui dominaient alors, et dessurannées, tructives de la liberté liers, communautés, des entraves disparaître Enfin prévôté que l'initiative privée. Particutous aspirent d voir pouvoirs publics, ainsi d'une autre 1789 arrive et la féodalité de Douai périt donc entre époque. succombe. de la princesse de et sa « jusaucune, les mains Ghistelle, qui perdit, sans indemnité tice des clains et respeux», qui, n'étant qu'un la juridiction nécessairement èchevinale,disparut ci; et ses droits sur la rivière Le fief de la et sur les canaux accessoire de avec cellede la ville(3); (l) Arch. dei hosp., fonJs de l'bdpital général, h* 131 de VInvenl. de 1839, p. H6ft. (i) Arch. de la ville, Guilmot, Invent, anilyl. Ms., 1, p. 80. (3) Aujourd'hui que le prévôt a disparu, la ville est resiée seule proprié* taire des petits canaux ou branches de dérivation de la Searpe, sauf les droits des meuniers. - — 452 de banalité et son privilège les moulins, ; des anciens et toutes ses rentes sur les parcelles remparts Elle no sauva du aliénées successivement par les prévôts. sur et ses droits naufrage que dits au Bray, sur le rempart ses trois moulins de la prévôté, et le moulin des Wez et de la Prairie, l'hôtel de la pot te d'Esquerchin. près mourut de Ghistelle Madame à eau, d vent fut héritière 1791. Sa principale Adélaïde-Victoire lo 13 janvier enfant, Louisesa soeur utérine saus de Langhac, Albgrac épouse de Charleset qui avait hérité de sa soeur germaine Joseph d'Escorailles, on de Langhac. Dans l'acte de partage, Elisabeth Albgrac voit que railles, l'hôtel fut estimé Ainsi quo rechercherons à Douai de nous la prévôté, 47158 livres l'avons attribué d la dame d'Esco- (1). fait les pour été les résidences ont quelles soit aux environs. même, nous châtelains, des prévôts soit Pour les premiers ceux de la maison de Douai, prévôts, c'était l'hôtel ; leur résidence point de difficulté ordinaire, de la prévôté, alors vaste demeure et forteresse seigneubasriale, avec ses accessoires nécessaires, donjon, prisons,« secourt » etc.; quant à leur de Cuincy de-prévôt, résidence un autre autre ils avaient le d'été, à peu de distance de Douai , ù Emerchicourt en Ostrevant etc. siècle et pour château un d Estrées, Voild pour le XII' la première moitié du XIII». Une 1250), fois Douai la maison cesse arrivé à d'Antoing de voir les prévôts résider la prévôté (vers dans ses murs ; fl) Plouvain, Echevinage, pages 10) a (00 ; ms. de la Bibl. de la ville. On sait que la séduisante duchesse do FonUnges était une d'Escorailles. Foutanges, petite ville, et Escorailles, village de l'Auvergne (départ, du Cantal, arrood. do Mauriac). — 453 — que de loin en loin par ses nobles d Carvin; d'Espinoy possesseurs, qui ont aux châteaux habituelle. etc., leur demeure d'Antoing près Tournai, cesso d'appartenir Rientôt Cuincy-le-prévôt (vers 1270) aux mêmes seigneurs que ceux qui tenaient la prévôté. l'hôtel n'est plus habité les mentions toutefois Signalons dans do vieux « coeuilloirs trouvons suivantes, » de rentes quo nous : « 1324. de Goy ; se le tient Ou Meis : Sur le logis qui fut Watier — 1352. Sur la maison Collart Buleme dame d'Antoing. maison de Goy, entre la grande tiel. qui fut Watier qui Mes. S'est ou Petit fut le prevost de Douai et la maison.... — 1451. Renies dues par la ville de Douai pour les hériSur la maison et tenement qui fut tages qui s'ensuivent: madame Jehan d'Antoing, Bonmarquiet Dans un contrat séant l'aisné ou Petit Melz, et depuis fut d (1) ». de mariage du 17 juin 1375, Coliard do et do feu dem1* Marie do Goy, fils do Jaquemon Courcelles, : • uno maison déclare apporter qu'on dit le maison Audefroit (2) ». d'A ntoing, ou Petit Mes, d Douai, au tenement Jehan joignant Cotte grande maison, un moment aux qui a appartenu isiso rue du Pcttt-Mcs de la Comôprévôts, (3), aujourd'hui (i) Arth. des hospices; lo carlul. des Malades, de l'an 1324: îo id., roiionveMen 1382 (deux petits registres en pareil., XIV t., très-bien conservés;, fonds du Pelit-Salnt-Jaequcs, nos 2:19 et 240 de VInvent. do 1S33I 3o carlul. des Ctnrtriers, de 1481, fonds des Charlricrs, n» 181 de l'Inventaire. (i) Arch. de U ville. Guilmot, Extraits m«„ III, p, 1189. (3; Mes slgnille manoir, cl particulièrement manoir seigneurial. Nous pi-nsor s qui, de haute .inliqmté, antérieurement ù h fondation de la ville forte (castrum, fin du IX* siècle), il y avait eu dans ce quartier, un mis ou manoir seigneurial situé précisément sur l'emplacement du Tbéàtro actuel, les rues de l'Université et des Minimes fornnnt l'allée principal» y conduisant, ci celle de la Comédie, une voie parallèle à sa façade. — 454 — rues de die, -JÎV. ace de la rue du Grand-Mez, aujourd'hui l'Université et des Minimes, n'est autre que celle qui devint le maison des Six hommes le ou des OEuvres, aujourd'hui Théâtre avec ses dépendances. Nos prévôts, de la maison haute à demeurer position France ou des ducs de ments de loisir.c'était foraient se retirer. d des en leur Au particuliers cette condition, qu'ils eux et leur suite. Cet état auprès leur Meleun, par appelés des rois do de la personne ne firent d Douai que Bourgogne, de plus en plus rares, et quand la guerre de leurs charges moleur laissaient quelques des apparitions ou les devoirs louer de de choses maison XV* d'Antoing qu'ils pré ils commencent donc d siècle, leur hôtel de la prévôté, en mettant un logis de passagc,pour s'y réservent ne lorschangea pas au XVIe siècle, des vicomtes de Gand tint la prévôté ; nous que la branche savons que ceux-ci habitaient dont plusieurs d'entre Arras, eux furent gouverneurs. Le XVII* siècle, do Meleun maison Tutsi qui , ne fécond ramena en événements pas les prévôts pour la dans nos à briller, d'abord à murs; les princes d'Espinoy, occupés la cour de Bruxelles, se ensuite dans les salons du Louvre, souvenaient d peine que, parmi tant de terres et de fiefs, ils la prévôté do Douai, et qu'au nombre de leurs possédaient illustres aïeux figuraient Lille et Douai notre ville. jours (1667), d'Espinoy maison. Enfin le comte les châtelains étant ce fut la première préférèrent, pour et redevenues de prévôts à toufrançaises les de ces villes y fonder que les princes de leur la sépulture ni ni le duc de Joyeuse, pair de France, do Melun, ni la princesse de Ghistelle, ayant tous ce n'était ' — 455 — à la cour de Versailles, des charges éminentes qui auraient songé d revenir habiter l'hôtel de la prévôté de Douai. essayé, en tête de l'article I du présent chapi« la maison de grès du tre, de reconstruire par la pensée citée dans un titre prévôt de Douai, située sur le Marché»et Nous avons de l'an détaillée 1140; qu'on nous avons en trouve assez signalé aussi la désignation dans l'aveu do 1571. Nous savons vers 1735, également qu'il fut procédé, » delà Prévôté, de devant du bâtiment encore d la « rôédificalion telle qu'on la voit aujourd'hui. XVI* siècle, qu'au édifice se trouvait entre Il semble principal dente ne se composant constructions d droite comme cour nos jours, le el jardin, le front de que d'une grand'porto et d gauche. Témoin et de quelques le bail du 30 du juin 1562, par lequel Dominique fur/un, «recepvoeur» vicomte de Gand, loue à un carlier une maison (1) « séant soubz la maison de la prevoste Gallois , où réside Robert d la manderie tenant Le dessous et d'autre d l'hostelleriedu Mouton ». tion, de la la grand'porte était assez spacieux pour sans doute pendant le marché, les chey remisât, des meuniers, ainsi qu'on le voit dans l'acte de locade la « maison et exercice par adjudication publique, il est parlé desadixpatars prevoste»,où quelesmosniers tant mannans qu'on vaux chacun de dudit an, au jour re traie te soubz la vaulx Douay que forains Saint-Jean-Baptiste, maison porte d'icello sont tenus d cause payer, de leur aveeq leurs che- » (2). (1) i Maison etouvroir, du comprinsde la maison et justice de ta prevoste, séant sur le Msrchiel au bled ». Bail de la même maison, indiquée comme étants dessoobi la Prcvostéi, du 11 avril 1861 i avant P.ques ». (Titres de l'hAtel de h prévôté, communiqués par le propriétaire.) (i) Arch. municip., reg, aux mémoires, ICoUGtl, f»»313 v» à 323 r#. — Pendant ment — 456 bien des années, au XVIIIe siècle, de la prévôté fut occupé successivement de roi, tenants 1721, d titro de locataires. le grand bâtipar les lieu- Le bail du 27 juillet de Guillaume au nom du duc de Melun, par intendant du mont-de-piétô accordé, et receveur de Bonnemaison, la prévôté, stipule un loyer de 340 florins. Celui du 25 juin 1748 porte 456 florins; dans l'état des lieux, qui y fait suite, il est parlé do « la porto et châssis du jardin pour aller avec serulle et ferailles en bon état (1) ». aux Recollets, et ses dépendances, plus de 47000 livres, L'hôtel estimés encore qui en 1791 étaient ne furent vendus que pour de la dernière francs, le 4 juin 1803, par l'héritière aux vivres, Miraucourt, employé prévôté à un sieur François le 28 mai 1812, pour 15000 francs. qui les revendit, 13500 M. actuel, propriétaire vient de le faire restaurer Son Douai, qu'on le voyait ses dépendances en 1789, d droite on continue lequel lettres d'or. le mot de un tableau porte, on remarque de Meleun surmonté la maison rons : caché récemment Quant moyen et d'un servée derrière découvert, à banquier tel ît peu près à deux battants, avec sa belle grille et d gauche, et son d lire Au-dessus Courtecuisse, avec soin, PREVOTS, la grille, dans le en bois sculpté, d'une couronne de méchantes réparé planches, fronton sur autrefois en cintre de au chiffre à huit la de fleu- il a été tout et replacé. au d la vuo qui est ici en regard, elle a été obtenue ainsi restauré do l'hôtel d'une bonne photographie Félix Robaut condessin de la précicuso collection a la Bibliothèque communale. (I) Titres de l'hôtel de la prévoté. HÔTEL DE LA PRÉVÔTÉ EN 1789 — 457 - V. de la prévôté.—Parts de la dîme de SaintArrière-fiefs Albin.—Le de Saint-Amé achète en 1220 un tiers chapitre — Acdimeron de dîme du seigneur de Saint-Albin. ou dîme, petite Picquctte, Pinchon familles nes de Saint-Amé Les et de Longueval-Escoivres.—La de la totalité possesseurs rosières vingt Pourchcl, De mémo feudataires; lige, à dix au ceux tre, articles fiefs, don ; nul doute qui mouvaient et nous I à IX.) pitre de Saint-Amé tronat sur Pantiquo point d l'origine, premiers laïque, entraînait ne nobles, familles ici de la pas bien fiefs mouvant sait des ne fussent qu'ils de la châtellenie. Nous exposons 1° et 2*. Parts ce droit de la dime.— Mont ou transport. On lo nombre très-anciennement, que de 1458; chanoi- le prévôt avait ses vassaux ou que le châtelain, envers lui de l'hommage ceux-ci étaientehargés en livres parisis pour relief, plus lo 10» denier cas do vente, était, la prévôté Calel, de Douai; familles de Goy et de La Tramcrie; etc. Picquctte, Pronier Bonnenuict, les familles douaisiennes et du Buisson; vente possédé par Painmouillet moins quul de nombreux 2* chapidô trois avons trouvé les vestiges lo résultat de nos investigations. d(mc de Saint-Albin. avait en 1097, obtenu, de Saint-Albin; paroisse celui de dtme; attendu que (Voir —- Le chade paordinairement lo droit ne l'eut ici le patron dlnie avait été, dans les mais cette de la féodalité, temps confisquée par l'autorité sous lo prétexte de la défense du territoire ou autre- — — 458 en fief par le comte ment, puis concédéo vicomte de Douai, auteur et prédécesseur Douai et du seigneur de Saint-Albin. au châtelain prévôt de au commencement appartenait, XIU* siècle, au seigneur de Saint-Albin, qui le tenait fief du prévôt. Par acte passé dans le cloître Saint-Amé, du Uu tiers du ou de la dlme en en comme 1220(v. st.), le prévôt Gérard III approuve, Gossuin sire, la vente faite au chapitre, par le chevalier article de Saint-Aubin dîme (voir 5' chapitre, 11), d'une faisant un tiers de la dlme sur le terroir de Saint-Albin, février du prévôt, Gossuin tenait et pour que ledit il lui remit (restauravit) du fils de l'hommage laquelle Wautier de Geulesin, le prévôt en investit les chevalier; chanoines et renonça à '.tout droit d'hommage, ainsi qu'à commune, toute charge féodale, ves, n» CV1II, à raison de celte part de dlme. Preu- Le prévôt, qui perdait un homme do fief, en retrouvait du fils du chevalier un autre dans la personne Gautier do vassal du seigneur de Saint-Albin. Goeulzin, précédemment On ignore quelle était l'importance du fief ainsi du fief de Saint-Albin dénombrements modernes tent qu'il environs. y avait plusieurs (Voir 5* chapitre, L'amortissement de celte d Goeulzin arrière-fiefs articlo part cédé. Les constaet aux IV.) de dtmo fut accordé par en présence de cinq de ses « hommes » , qui sont nommés dans l'acte : le chevalier Willauine de Placi, Gérard III, Solder Moriaux femme, nombre Gilles d'Estrées et uno (I), Pierre Frions, Marie Collions. Avec lo seigneur do Saint-Albin, le des vassaux serait de six. Mais si ces individus (I) Morel, échevin de Douai en lil7, en 1*0), 1917 etc. vassal do seigneur de Sain-Albin — étaient certainement s'ensuivrait Or à celte des distincts, en époque, quand d un seul de Gérard Pierre d'Estrées; aussi Estrées concernant d des actes Quant d Willaume était aussi « homme pitre, article il so ces locali- faisait une résultant do seigneuriaux ceux-ci même appartenaient, lo domaine 1207, dans droits voyons, par exemple, et en 1219, comme vassal à des actes etc., situés d'aubeaucoup qui le rendaient C'est ainsi seigneur. Willaume de Placi assister accidentellement, nant que leurs Gérard avait à Marquette de plusieurs fiefs confusion domaines III, il no fiefs relevassent de à Estrées, dominant seigneur tés ou aux environs. certaine de fief de Gérard des hommes pas nécessairement de Douai ; le prévôt la prévôté tres domaines — 459 concernant nous que en 1207 111, d des actes conceren 1216 et 1219, Frion, de Douai, ; Fulccrvs Estrées et Marquette, etc. de le vassal do Gérard Placi, 111, il » du château de Douai. (Voir 2* cha- III.) avaient 1210 Mr* de Saint-Amé Déjd avant acquis une attendu part do la dlme de Saint-Albin, qu'ils se réservent decileur dlme, ad rcponcndam alors, pour y engranger mam nostram, une maison avec jardin, tenant à « l'aitro » Saint-Albin, désignée plus tard sous le nom do censé de la dlme do Saint-Amé, maison qui venait d'être donnée par le chevalier do Saint-Aubin, cadet de cette famille. Wagon n* CIV.) En 1213, il acquièrent une fraction de (Preuves, cette dlme, qui leur fut abandonnée par le chevalier Nico- las de Saint-Aubin, frère do la famille. (Preuves, était l'importance muet sur la nature fief? et si c'était du précédent, et comme lui cadet n° CV.) L'acte ne dit pas quelle do la part ainsi cédéo ; il est également du bien vendu un fief, de quel ; était-co seigneur un alleu était-il ou un tenu? — 460 Us tardèrent bien — à acquérir le dernier longtemps tiers do la dîme de Saint-Albin, autre arrière-fief de la et qui, au XIVe siècle et au XVe, appartint, aux prévôté, familles Painmouillet et du Buissonnde Catel, Picquètte, la haute de notre ville. Cela résulte des docubourgeoisie ments plus suivants. Dans le dénombrement servi en 1372 il pour la prévôté, l'un était tenu par contePicquètte, est dit qu'il en dépend deux fiefs, dont « demu Reusse Catel, veuve de Watier nant lo tiers de la grosse dîme de Saint-Albin, et chapitre de Saint-Amé tiennent les deux dont les doyen parts, à ren- ». (Pieuves, des Catel et des Picquètte, contre d'elle propos d'un directement lurent rente n° LXXX1X.) Il sera encore parlé IV 2', à au 6* chapitre, article sur le Gavène, qui forma un fief relevant du château assez de Douai, les mêmes longtemps maintenant occupe qui nous article IV 3° b, fief de rente En les possesseurs pour l'arrièrc-fief que ; voyez aussi sur le moulin le 6* chapitre, au Brai.* du Buisson, de Douai, fournit bourgeois des fiefs qu'il avait acquis, et une déclaration le « Dismeron do Saintlesquels nous remarquons 1416, au domaiuo parmi Aubin et dont Jean (1) ». En 1431, il disposa, par testament (2), d'un bon nombre de fiefs, de maisons et do rentes à Douai, laissant « à d(U« Sebille sa femme, le dimeron do Pathelorée, Saint-Aubin ». Ce riche bourgeois tenait lo fief bizarre, connu sous le nom d'avouerio de Rumaucourt, relevant de 1 église Saint-Amé, et dont uuc monographio so trouve CD Arch. départ., CI), des comptes, liasse D 78; invent, des dénomh. des fiefs de Douai, dressé à Li veille de la dévolution. La déclaration do 1116 n'existe plus aux archives. fi) Parmi ses légataires particuliers, nous remarquons i d' 11' J?«iiii*du Buisson, femme de Michelde Courcelles i. — daifs le tome lonne, page 1425 (1422, 461 — 1" (1861) des Souvenirs de la Flandre wal170. Il fut chef du magistrat ou maire de Douai et 1428). Son testament nous apprend encore « des clercs de Notre-Dame qu'il était de la confrérie qu'on dit les escolliers do Paris ». Signalons aussi le legs qu'il soin de faire « d chacun neveu el nièce prend (petit-fils) illégitime qu'il aura au jour de son trépas • ; les moeurs du siècle de mentaire le Philippe ; de plus, Bon cette expliquent l'exemple, qu'ils être contagieux pre famille, pouvait et Jacques dit teur, Andrieu leur oncle, avait trois bâtards avaient pour Blancardin. dans les testa- clause leur profils du testa- En effet, Ernoul, aussi leur ; damp Bernard, oncle (moine dans quelque des environs), en avait abbaye aux Prêcheurs, leur grandreligieux quatre ; frère Grard, au nom bizarre de Carado ; oncle, en avait un, qui répondait ils sont repris au testament, du 4 février 1431 (v. st.), de Castellet, d'Ue. Jaque de notre Jean, l'avoué trat de Douai veuve d'Andrieu do Rumaucourt du Buisson et mère et le chef du magis- (1). Lo 7 avril 1437 du SebilledePer(v. st.) avant Pâques, du Buisson , et Andrieu nrs dit Pateloréc , veuve de Jean du Buisson, son fils, vendent à d"* Jeanne Carbonnel, son fils, « un veuve de Jean Pinchon, et d Ricard Pinchon, d,,e, de son acqueste, dame madame de Hordaing, tenu de noblo et puissante nommé le Disd cause d'icelle de.Douai, prévôté, prévôté en un tiers des dîmes meron de Saint-Aubin ot consistant fief et noble sur tenement 71 muids terres Dorgny (environ 8 rasiôres 389 (Dorignies);, qu'avait 2 hectares), Guinchy ladite et demi de un quarel coupes aux terroirs de Saint-Albin, d et autres lieux & l'environ, (1) Arch. de la ville, reg. aux testant., 1123*1431, f»J 100 et 123. — du chapitre des dîmes».L'acte qui a les deux autres »fut passé le 28 mai devant Creveche, George d'icelle de la prévôté ville, de Saint-Amé, d'«adhéritance l'enconlre parts — 462 en l'hôtel de prévôté, 1438, « bailli, en la ville de Douai, » spéciales de la prévôté ; devant « homme de fief de madite dame la preAntoine Picquètte, de madame Pourchel, voste, comme responsible Marguerite et CoJean Cordouan sa mère » ; devant Gille Le Fôvre, en ceste partie par lettres de fief du son fils, hommes » conformément pruntés lard, à la coutume « em- de Douai, château féodale, parce que le suffisant. en nombre prévôt de Douai n'avait pas do vassaux Il esl dit dans l'acte que ce fief, tenu d dix livres de relief, « fut jadis Ricart Painmoulliet ». Le de Flandre, monnaie prix de 600 florins d Arras demeurant La perception tôt à un procès d'or fut payé par « Ricart de Saint-Albin donna et co-propriétaires au sujet de certains champs Cuincy-le-Prôvôt, exercer mateuis de Saint-Albin prétendaient les l'exclusion de leur adversaire. André Cateau-Cambrésis du , » (I). de la dlme entre Pinchon lieu bien- de prévôt où les déci- le leur On sait que l'abbaye eut longtemps , droit, à de Saint- au grand où demeuraient religieux. , une prévôté quelques Cuincy fut faite contre « dampt Nicole Le 8 octobre 1441, plainte d demeurant de Cuinchy-le-prevost, Plauchon , prevost et par les doyen de Saint-Amé et chapitre lieu , Saint-Amé décimateurs audit Ricart Pinchon, pour « deux parts » et Ricart tiers. Les parcelles l'autre pour Douai » , par se trouvaient litigieuses près de mène de la Croisette d Esquerchin Ricard portant la voyette (petite voie) qui (2). un personnage fut, en son temps, de la ville d'Arras. D'abord procureur qualifié Pinchon (1 cl i) Arch. départ., fonds de St-Amé. ini* gè- — — 463 il fut nommé, en 1457, du duc de Bourgogne (1455), de ses de cette ville. Il était l'enfant d l'office de conseiller néral Duclerc artésien , , Jacques oeuvres; aussi le chroniqueur un fût lui-même quoiqu'il qui n'aimait pas les parvenus, de mal de fraîche date (1), en dit-il beaucoup gentilhomme comme de tous les gens de la classe dans ses Mémoires, « Lesous les ducs de Bourgogne. moyenne qui s'élevôrenl lors en avant, se fit appeler quel Richart, depuis Richart , combien qu'il ne fût clercq , et n'avoit mais il estoit renommé d'être un étudié en clergie; cauteleux toit hommes procureur du général pays , et par subtilité du pays du duc. » Maître oncques des plus et eau telle es- de recevoir 29 janvier 1463 (v. st.), il eut l'honneur alors d Louis XI, qui, séjournant chez lui le roi de France « pour boire en vint en la ville et descendit Citè-les-Arras, \jd la maison ville de Ricart d'Arras. Deux Pinchon, procureur el conseiller de la » sentences des commissaires du duc « sur le fait des dûs par les » pour la levée des droits acquêts en date à Lens, non noblesqui avaient acquisdes fiefs,—l'une 1438 (v. st.), du 4 juin 1435, l'autre du 16 janvier à Arras, — avaient d Arras, demeurant reconnu Ricart Pinchon, nouveaux comme « personne noble et gentilhomme et extraict yssu tant de par feu de nobles générations et ligniés legitismes, CarJehan son père, comme de par d*"' Jehenne Pinchon, » ; elles déclaraient aussi qu'il « portoit sa mère bonnet, et devoit de par sondit porter, père, les armes à deux c'est assavoir conrt, ung escu : D'asnr d'or.» C'étaient gent et six. coquilles l'acquisition de Bugnifaces d'arque venait (I) Il so qualifiait i écuyer , seigneur do Beauvoir en T-rnois, demeurant en Cité-lez-Arras i; son pere Jacques était conseiller a la gouvernance de Lille, et son grand-père Thomas, conseiller de la ville do Douai, — de faire Ricard 464 — de la seigneurie lez d'Agnicz à « feu Jehan de Monbertault Pinchon, Aubigny, ayant appartenu dit Noisenx », et la prétention du procureur du duc blir que ledit Ricard était « non noble », qui avaient voqué la deuxième Ces curieux faisait vieux documents nous ses preuves de et d'établir parchemins exigé au siècle de bons gentilshommes c'était la qualité Pinchon prouva pro- sentence. alors dont d éta- dernier, faisait comment apprennent : au lieu d'exhiber noblesse de sa fili itiou par titres, comme on fournissait les attestations qui se déclaraient Ce fut question. sa noblesse, des seigneurs de on de son père, par les certificats et autres, ses parents, Lalaing et du côté de sa mère, par le témoignage des seigneurs de et de Bailleul-sire-Bortoul « et autres nobles Belleforiôro personnes », ses parents Un et demi siècle des sentences qu'il du côté de celui parents ainsi que Ricard (1). en vertu plus tard, Ricard Pinchon, avait obtenues, se serait qualifié : « Ri- card de Bugnicourt etc. » ; mais l'abus dit Pinchon, écuyer, seigneur des qualifications nobiliaires d'Agnez, n'existait alors encore réserpas au XVe siècle et la qualité A'écuyer, la carrière des armes, était indicavée à ceux qui suivaient resté Ricard Pinchon militaire. tive d'un grade Quoique court, il n'eu des droits affranchi tout sans cela sition il aurait de terre était et comme noble, pas moins tel, de nouvel acquêt et de franc-fief, que dû payer au prince pour chaque acqui- noble. (I) Arch. départ., Ch. des comptes carton II 1504; copie collationnée aux originaux, lo il déembre 1171. , Cf. l'analyse incomplète et inexacte de ces documents, donnée dans I7nvint, son , I, p. 37i, col. i. — Parmi 465 — ses nombreux il eut la seigneurie d'Esdomaines, relevant du château de Lens ; il parait querchin-Iez-Douai, l'avoir achetée comme le Dimeron de Saint-Albin, aussi, à la famille du Buisson. lui-même, Le sceau archives timbré de notre où il se donne de Ricart la qualité du duc ; il représente de six coquilles posées Goethals, que au bas d'un ville, dans est Pinchon conservé acte du de procureur un écu d deux aux 19 avril 1459, et conseiller général fasces accompagnées C'est donc avec raison 3, 2 et 1 (1). son Miroir des notabilités nobiliaires tome II, page 837), affirme 1862, in-4°, (Bruxelles, Marie Pinchon dit de Bugnicourt, fille du conseiller la ville d'Arras, D'azur d deux fasces d'argent, portail: de six coquilles d'or posées 3, 2 et 1. compagnées Le souvenir de Ricard se ratL?iie Pinchon ressant de l'édilitédouaisieune pour l'histoire du vaste hôtel de Fransus (2), il en détacha « le lieu et place de la Savelouniere appelait la maison gnols), dessus de Fransus à condition la rivière et les qu'on et par êtuves ferait iceluy « un carier des que de ac- à un fait inté; propriétaire le terrain qu'on », situé I.ossignots entre (rossi- pont pour passer et aller d cheval paret â (I) Arch. de la ville, n»> 1017 et 1500 de la Table. Uans son Invent, analyl. ms., Il, p. 057,Guilmol écrit à tort quo le fond do l'écu est chargé de six pfntons; vérification faite, ce sont bien des coquilles. (3) iS°<i cl O.rang est, de la rue de» Franturet (cottupllCa dt Fransus), et no 1, rang sud, de la rue du Pont*Ju-riv.ige. Hieard Pinchon, < bourgeois d'Arras i, avait acheté cet hôtel en lill; voici la désignation reprise au contrat du t» septembre : i La nuison de l'ranssus, séant a Dcuwieul, avec la place et li-ju ou on de>querque sweIon, que ondist leSavclonnière, quiestdudil héritage, joignant d'une pari aux eituvesdes Lossigfaoz et d'autre put aux maisons lui furent Andrieu du Buisson, sesnsen VAblette (rue Pied d'argent) etpirderrière hiboulaot au cours de le grant rivière, i (Arch. de li villt, reg, aux cmirais IIM11»", N bO. liuilnioi, Premiers Extrait* ms„ p. \').) CIUT-:,AI.IJ i>s DOUAI. 30. — 466 — Saint-Aubin », pié, du Rivage de la ville (en la paroische de la place du Palais-de-Justice d la rive gauc'est-d-dire le 2 octobre che; libéralité acceptèrent que les èchevins (1). M est aujourd'hui était lité de Ricard Pinchon 1468 à un véritable répondait ni celui Tournai, La libéraRivage. plus méritoire qu'elle du moment : ni le pont de le pont d'autant besoin de Saint-Vaast n'existaient encore. de (v. st.), émanée demeuveuve de M* Ricard Pinchon, David, Marguerite de son clerc, et signée Bastien rant à Arras Bouchelin, Une du 8 février du déclaration 1473 mououtre deux fiefs de rente possédait, artidu château de Douai (6* chapitre, vant dlme clo IV, 2° et 3* b), « une petite tenue de Mr d'AnPintoing, à cause do sa prévôté » (2). « Le vesve Ryckardt constate qu'elle directement » figure sur le rôle de la noblesse de la Flandre walen 1476, lonne comme fourni deux archers pour ayant militaire l'armée du duc, afin d'acquitter lo service qu'elle devait à cause de ses fiefs (3). chon La fortune branche (vers de bâtarde 1446) de Richard Pinchon passé d une de la maison de Longueval, par le mariage sa fille Marie Pinchon avec Baudrain do ayant bâtard d'Alain, tué à Azincourt Longueval, (4), nous voyons le fils de ceux-ci, Jean de fonguevat, écuyer, seigneur et damo Jeanne « par sa femme, d'Escoivre3, Sucquet, avant femme demeurant de feu Mr du Payago, en sa vie chovalier â Douai, donner à l'église Saint-Amé « un », fief (I) Arcb.de la ville, m> iUSl de la Table. Guilmot, Invent, analyl. ms., I, p. 310. (i) Arch. départ., Ch. des comptes, invent, des dénombr. des fiefs de Douai, dressé à la fin du XVIII* siècle, liasse D 78. 1,'crig. en p*rch. est perdu. (i) Id., cahier en papier, coté L 048, fo rj, (l) Uoelfnk Miroir des notabilités nobil., Il, p. 830, Bruxelles, I3ti, in-4\ - — 467 de M" de de Saint-Albin, à l'encontro tenu de haut et puissant Saint-Amé, Mgr d'Anseigneur d cause de sa prévôté de Douay ». Cette donation, thoing, services du 16 mai 1500, était faite d la charge do certains dit la petite disme « d'avoir et d la condition une maison religieux appartenant à Saint-Amé, dite la maison des Grequi y a justice, haboutant lez à la grande rue (de Saint-Samd'un niers, et maine aux portes d'Arras et d'Esquerchin, son) qui d'autre au de ladite église (place portail Saint-Amé leurs vies actuelle), pour y faire leur résidence, et les vies de François durans et Dominicqucs, leurs endevant fans; icelle maison de rente au Gavène du grand caducqueeten M* do Bours grand ruyne; chargée ». La donation de ce fief fut régularisée par un traité conclu, lo 19 juin 1528, entre le chapitre et «noble homme Franc ois de Longueval, Acre (Ascq), Evin, des d'Escoivres, seigneur « noble II est rappelé Planques». quo ses père et mère, homme Jehan de Longueval et dame Jehenne Chucquel, le Solve Regina, ayant fondé que l'on chante journellement en Pégliso de Saint-Amé, avaient donné le fief nommé la petite di?me de Saint-Aubin, hors les portes d'Arras, d l'ende Saint-Amé, au patronaige d'Oscre, d'Esquerchin, contre du chapitre, ledit fief tenu de Melle Anne do Meleun, d cause de sa prévôté de Douay ». Le seigneur d'Escoivres, dont le pèro et la mère, ainsi que le frère Dominique étaient morts, consent d abandonner tout droit sur la dlmo et reçoit « devant en récompense la maison ci-dessus désignée, en fief du chapi- le grand portail ». qu'il tiendra Bour» tre, au relief de 60 sols. Sa femme, dam1* Jacqueline il met «son comme garantie, nel, est citée dans l'acte. Enfin, fief du Gavène de cette ville (rente sur le Gavène, 6* chapi- — article tre, fief, dont IV 2*) es mains il est tenu (t) ». 468 - do bailli, présents hommes do de Longueval : Ecartelô do Longueval François portait et de Sapiguies (bandé do vair et «lo gueules de six pièces) d la croix d'or ; famille d'originochevaleresque, (do gueules bien éteinte dans celle de Sticquet). Sou sceau armoria), 1535, pond à un acte du 15 juillet : « chevalier, d'Escoivro seigneur (2) ». conseivé, so qualifie ques les actes Malgré fait qui avaient au chapitre deSainl-A nié, vassal du prévôt de Douai, do 1500 et do 1528, de Saint-Albin passorloDlmeron celui-ci n'est pas repris commo dans le dénombrement de 1571 ; on « Loys do Longueval, sr d'Escoivres, François parisis lequel il et des Plan- dans et Jehan, ses père, grand de relief et lo Î0" denier y lit au contraire: au lieu do Renom, et avo, tient, â dix livres à la vente, lo tiers do la d l'cncontro des chanoines du grosso dismo de Saint-Albin, » Ceux-ci Saint-Amé. sans doute point accompli n'avaient les formalités nécessaires obtenir pour de l'amortissement leur dominant, acquisition ; de sorte quo, pour le seigneur lo fief était toujours suivre l'ordre successoral dans réputé la famille de Longueval-Escoivres. Mais dans les dénombrements sont désignés présent Ainsi sement de 1714 et de comme occupeurs ayant les chanoines acheté par conséquent le Dimeron religieux 1732, de Saint-Albin, d une époqne où de Saint-Amé le tiers de la dlme, » de la totalité. « à acquis par un établisla féodalité n'était plus (1) Arch. départ., fonds de Saint-Amé. Cet hôtel fut connu sous le nom d'Escoivres cl ensoite de Bellcforière : il a été rebâti en 1723, >insi que le prouve le millésime gravé sur la façade du graod bâtiment entre cour et jardin ; aujourd'hui r.« 23 de la rue SainiSamson, rang est. {î) Arch. de la ville, n» 1413 de la TeJble. guère dale; - 169 sa nature continua h garder féoque do la fiscalité, do « mise hors fief • ne furent pas acles cérémonies complies, comme elles peur le tiers de dlino l'avaient alors M" de Saint-Amé conséquence. été en 1220 soigneusement acheté par les chanoines; en au prévôt services féodaux de Douai durent lo relief et les autres l'hommage, île choses subsistait encore â la Révolution. ; cet ôlat 3* Les vingt rosières au Mont de Douai. — Cet atriôroIcf de la prévôté est indiqué de la manière suivante dans h dénombrement de 1372 ; « xx rasiôres de terre ou envion, séant au dehors de la porte d'Arras, ai Mont do Douai. > Preuves, n'LXXXIX. au lieu qu'on Il Col à remarquer qu'au même endroit se trouvaient un arrière-fief de Saint-Albin. rasières, qui formaient article dit huit (5* l'on IV 6°.) C'est donc à chaquo pas que des exemples do cette nature; ainsi so découvrent chapitre, rencontre de plus en plus les liens étroits qui avaient uni la rhàtelle fief de Saint-Albin, etc. qui, d l'oriIcnie, la prévôté, celui senl et mémo oflicc féodal, gine, no formaient qu'un du châtelain ou vicomte de Douai. IM terre est ainsi désigné" dans un dénombrement servi au prévôt, le 28 septembre 1571 (\) : «Vingt mencaudees assez près du Bosquet (sic), au dehors de la porto d'Arras, Buisson et le Fillet de La Brayelle.lieu dit Mont de Douai, tenant Bosquet d dix rasières à Douai. Dans un autre de M'd'Assignies, au chemin dudit » servi dénombrement, 1703 (2), la désignation est légèrement au prévôt modifiée le 24 avril : « Vingt /l) Le d'nombienienl de cet arrière-fief etl transcrit dans celui d*' la p:JidM du il décembre £671. (2) Transcrit dans ceux de la prévôté des 4 septembre 1714 rt S août 1732. de rasières Mont terres do Douai, labourables au dehors tenant d'Esquerchin, — 470 en une pièce, au lieu dit lo et entre les portes d'Arras et au chemin menant de Douai au Bcs- d dix rasières des dames do (l'ab!>aye de la?) Buisson, au feu sr d'Assignies, abordantes aix Paix, qui furent fossés et fortoresso d'icelle le ville, et a huit rasières des Prés, d trois rasières do l'hôpital Saint-Julim l'abbaye quet et à dix coupes do Jean Levac. » de cet arrière-fief Quant aux possesseurs le dénombrement de 1372 nous de la prévôt», fait connaître le chevaliir coinuo Pourchel, que nous avons déjà rencontré vassal du châtelain pour le fief de Plachy (2* chapitr», article 111); il était, chez nous, l'héritier des plus opulentis de la bourgeoisie du XIIIe siècle, lis familles douaisienne Ricard (en latin : do Ford) aussi le retrouverons-nous et les Pourchel Du Markiét chiaux; consacrées souvent d des fiefs douaisiens. dans (4« chapitre, ou Pout- les notices ; appendice 6e chapitre, article IV, 1° et 3°.) Dans une nomenclature des fiefs ayant appartenu insérée précédent), à feu dans Pourchel, Amoury écuyer (filsdu du 18 avril 1382, figurent les « vingt raune transaction sières de terre ou Mont de Douay, tenues en fief de M. d'An», sur lesquelles vesve de feu Wastines, thoing Pourchel, prenait le père, son douaire « noble noble nagaires dame madame Mario des Ricart monseigneur doudit feu Amour ri », homme mère (1). fille du précédent, tenait les vingt Pourclul, Marguerite rasières en 1438 ; car son fils, Antoine assiste, Picquctte, en qualité d'homme de fief de la prévôté, « commo respon • sa mère », à l'acte sible de madame Pourchel, Marguerite du 28 mai 1438, passé pour la vente du Dimeron de Saint- ci) Cootr. encliirogr. aux areb. de la ville. Cf. Guilmot, Extraits, p. 1217. III, - — 471 do la prévôté; son sceau armoriai l'écu timbré et un chef chargé d'un lion issant; représente Picavec coliers (1). Antoine par deux chiens supporté • d et filsaluô du chevalier Jean Picquètte ôcuyer, quètte, Albin, l'autre Marguerite en 1439 1452, mère, arrière-fief et 1459, nous parait de sa famille la dernière 1455 portait pas celles des Picquètte Je roses de gueules). Suivant dans sa part rasières. de Goy, de la succession se retrouve Celui-ci do la branche Douai de Frémicourt,échovinde du magistrat ou maire Pourchol,dame et 1442, chef ensuite en 1449, les armes de sa avoir pris tous les cas ; dans fretté d'azur, (d'argent il ne semé toutes il eut, probabilités, le fief des vingt maternolle, dans qui fournit la famille un bailli douaisienne et qui do Douai (Voir posséda la seigneurie d'Auby, par achat de l'an 14i3. article IV i* et 3° a.) aussi 6e chapitre, ou Jacquet de Goy est cité , dans le dénombreJacques de Douai, ment du 12 août 1500, comme vassal du prévôt de C'était l'un des fils de Jacques pour les vingt rasières. Goy, chevalier, seigneur d'Auby, grand maître d'hôtel de l'archiduc (1481-1483), châtelain de Rupelmonde, fils lui-même seigneur d'Auby et de Corbehem, décédé en 1459 grand bailli (1437-1453), tre d'hôtel du duc Philippe le Bon. François, chevalier, épousa seigneur brehaucourt etc. D'après (Drocourt), bailli do Gand Gand et de Goy, do Douai et maî- fille do Jacques, seidu bailli de Douai, de La Tramerie, leur contrat de ma- de d Douai, le 19 mars 1533 (v. st.), elle apportait : un fief tenu du prévôt de Douai, situé au do Douai, un fief tenu de l'empereur, d cause de son riage passé notamment Mont de Maximilien d'Amoul chevalier, de Goy, dame d'Auby, Jacqueline gneur de Corbehem, arrière-petite-fille bailli (1) Arcii. départ., fonds de Saint-Amé. — 472 — château de Douai, consistant en 23 mesures d'avoino brûlée, sur le moulin au Brai, en ladite ville, appartenant audit article IV 3* a) ; une belle maison prévôt (voir 6* chapitre, sise rue des Foulons, etc (1). de La Tramerie, DrehauRobert, chevalier, seigneur court, Forest, Auby, etc., fils alnôdela servit, précédente, le 28 septembre lo dénombre1571, au prévôt de Douai, ment de son fief, qui lui était « échu par le trespas do dame de Goy, sa mère ». En 1593, il était gouverJacqueline neur d'Aire ; il laissa des enfants de sa femme, Anne do La Fosse, fillo d'Antoine, de Givenchy, chevalior, seigneur et do Jacqueline de Roisin. Amé de Douai, vivant vers le Bonnenuici, bourgeois commencement du XVlPsiècle, tiut, évidemment parachat, le fief des vingt rasières, qu'il laissa à sa fille, Marie Bon« d son irépas femme do M* Bauduin de Tourminenuici, es droits, conseiller gnies, licencié S. M. en sa gouvernance de Douai vivait en 1641, 1663 etc. Jean-Toussaint fiscal de et procureur du roi ». Ce procureur et Marie-Françoise ùanlhuille, son épouse, achetèrent le fief des hoirs de la précédente; la en servit au prévôt, le 24 avril 1703, un déveuve Pronier nombrement A miré Quel Pronier où sont rappelés ses prédécesseurs. fils des précédents, 1714. Pronier, effet produisit la Révolution sur un fief de cette ni justice féodales ? elle ni rentes qui n'avait les vingt rasières des droits de relief et de mutation dûs au seigneur dominant, et effaçant toute distinction entre les anciennes terrés nobles et roturièresl/ewdléV60U-5* nature, affranchit mit aux impôts modernes. /osV u ha V fi) Invem. des arch. do château de Morbecque, app*rlfràntjat\x.MontM. A. morency, dressé vers la fin dû XVIII* siècle, commVtntyueVpar ~ \ ,'. Preux, de Douai, procureur général à Limoges. :v^: