Histoire du Château et de la Châtellenie de Douai

Transcription

Histoire du Château et de la Châtellenie de Douai
Brassart, Félix. La féodalité dans le Nord de la France : Histoire du château et de la chatellenie de Douai, des fiefs, terres et seigneuries tenus du souverain de cette ville, depuis le
Xe siècle jusqu'en 1789, avec de nombreux renseignem.... 1877.
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LA FÉODALITÉ
DANS LE NORD
DE LA FRANCE.
HISTOIRE
m;
CHATEAU
ET I>K I.A
CIIATELLENIE
DE
DOUAI
CSuvcnlcr*.
clc.
P.tR
douaisien.
ClitUclnlns,
l*révùt*«
I.
DOUA!
!..
KI»ITi:UU
«MIICI'IS,
ruo do la Madeleine, 23.
l'A m S
DUMOULIN, LIBRAIRE,
QUAIl'FS ACGI'STIXS,
13.
GANU
CAMILLE VVT, LIBRAIRE,
HDK-DESREGNEtSES,
I.
1877.
tiré à deux
Ouvrage
cent
dix
Il a été tiré en outre
Vingt
Et
cinq
exemplaires
exemplaires
numérotés.
exemplaires
:
sur papier
sur
papier
MUAI, lUt. I, CRÉPIS.
fort
vergé.
DANS
LA FEODALITE
DE LA FRANCE.
LE NORD
HISTOIRE
nu
k
CHATEAU
DE
LA
CHATELLEU
DOUAI
DE
Des Fiefs. Terres el Seigneuries tenus du souverain de celte ville,
Depuis la X' siècle jusqu'en 17S9;
renseignements généalogiques et héraldiques,
/^T\Y.<W / ThV» dtt charltt et des sceaux.
Aïec de nomtreui
'
°. \
:"-)
!
r
'
•,,
PAR
douaisien.
. ^. /
Châtelains
Prévôts.
(1024-1464) et leurs vassaux.
Gaveniers.
Ecoliers - le - Comte.
Seigneurs
Damoiseaux
de
Saint-Albin.
do
Dorigoies,
•
etc.
l.
DOUAI
V,
KDITEUIt
CIlÈI»l:v,
lue de la MiJcleine, 23.
GAND
CAMILLE VÎT, LIBRAIRE,
RIS DE*RtGNESJES,
I.
PAMS
DUMOULIN, LIBRAIRE,
QlAI t>ESACCISTI.NS,
{3.
1877.
I pestez cultre I
1!ÙUI<J
Cri d'armes du châtelain ou vicomte de Dou.n
d'après un armoriai du XV* siècle.
cription,
divisions
nommait
qu'on
et de
se prête
clnîtcllenio,
consacrée
partie,
et dosachâtellenie
de
souverains
son ancienne
circonsù quatre
:
principales
Une première
foi te (cflsfrwm)
aux
do Douai
féodale
L'histoire
Douai
do la villo
aux origines
ou plat pays),
(territoire
l'cro
féodale
jusqu'en
depuis
aux baillis
et à ses receveurs,
1789, au domaino du priheo
aux coutumes
de
et aux autres officiers de la cour féodale,
en matière de fiefs.
la cliûlcllenie
principalement
La seconde
dès maintecelle que nous publions
des rapports
des officiera féol'historique
partie,
nant, comprend
daux (le châtelain
ou vicomte
prévôt, Gavenier,
mune
grandement
son propre intérêt
nir à un
de la ville et ses successeurs
do Saint-Albin)
qui saura
privilégiée,
seigneur
:
avec une com-
dans
toujours,
du prince, mainte-
que dans celui
subalterne
les descendants
ainsi
rang
cause de la maison
ou
les
ayants
et
de Douai, illustre
dés le XI* siècle,
en 1789 : Melun,
ces ayants cause s'appelassent
quoique
Les fiefs enclavés dans la ville et la
d'Arcnberg.
d'Egmont,
banlieue y ont avssi leur histoire
Une troisième
partie,
consacrée
à l'historique
de la terre
do collo
de Sin-lc-Xoble,
do Montigny
en Ostrovant,
do celle
avec
d'Eslrées
de Wazicrs-Flaudrcs
(I), de colle
a Lewardo,
do celle do Vésignon
son annexe,
decellode
Haincl,
Mar-
ainsi quo do plusieurs
fiefs situét dans
quetto en Ostrevant,
ces localités ou enclavés
à Lécluso et en Cambrésis.
G'é'ait
à ce
territoire
excessivement
guère
que quatre
ou cinq
tique pays d'Ostievant,
tellcnie
de Douai.
restreint
villages
et
à clocher
réduite
qu'était
ne
comprenant
assis dans l'an-
a l'origine
la châ-
consacrée
aux accroissements
Une quatrième
sucpartie,
non plus dans l'ancessifs de cette chatellenio,
qui s'étendit
cien Ostrevant,
mais dans lo Pôvelo (on prononce
Pève), au
détrimont
de
vers
perdit,
la
chatellenio
1250,
la terre
avec leurs
Bouvignies,
les terres de Wastines
et en 1630,
cello
d'Orchies
do Hache,
en
; celle-ci
celles de Landas
eil'et
et do
annexes
Aix, Esplechin,
Warlaing,
à Gapello
et do Roupy à Nomain
de Flines.
;
nous ont obligea publier
d'abord
la
majeures
à l'histoire
de nos antiques
châtelains
: c'est
partie consacrôo
du reste la plus riche en documents
anciens,
grûco aux libéDes raisons
ralités
Saint-Amô,;
une oeuvre
une
envois
la
grands
seigneurs
cetto publication
forme d'ailleurs
do ces
table
complète,
de tous les
avec
noms
des tables
des
spéciales,
fiefs et des
de
collégiale
à elle seulo
notammont
familles
cités
: plus
do dix-huit
cents noms.
aux
l'ouvrage
Quant
le premier
fascicule
à l'appui
Preuves,
que nous publions
sur la châtellenie
de nos recherches
ou vicomte,
la prévôté,
les fiefe du Gavèno et do Saint-Albin,
sera suivi
d'autres
dans
fascicules
noms
destinés
de lieux
à former
un volume
qui aura
sa table
des
et do personnes.
(I) Le clocher et le gros des vilUges do Waziors et de Lewardo liaient
terres d'Empire.
vij.
mots
Quelques
l'oeuvre
entreprise
maintenant
sur
lo but
et
l'utilité
de
à faire revivre,
appliqué
pour
quelques
des institutions
leur
raison
qui ont eu autrefois
instants,
et des personnages
on trouve roit
d'être,
parmi
lesquels
soit des hommes
dans
des noms illustres,
qui ont marqué
l'histoire
d'autro
n'a
; mais cette évocation
prétention
que
L'auteur
s'est
celle do concourir,
avec des travaux
ou à entreentrepris
d'une
histoire générale
do notro
prendre
(1), à la formation
ville
: la
l'histoire
pierre
féodale
Les institutions,
bien comprendre,
temps
que nous apportons
de Douai.
nous
nous
à cet édifice
sommes
de les étudier
avec
do leur
et do leurs
origine
les avons vu naître
sous
elïorcé
les
s'appello
, pour
les
idées
aux
reçues
transformations
succes-
de la religion
sives; nous
l'égide
et du patriotisme,
et protéger
nos églises et notre pays menacés par le payen envahisseur;
et néanmoins
puis déchoir
se perpétuer.
mais comme
un monument
Encoro
debout,
en ruines
et d'un
autre
et do progrès,
gements
ment jugée alors une
âge, dans
la féodalité
entrave
un siècle
avide
do
chan-
fut presque
universelleretardant
ou emsurannée,
de l'impôt
et une
plus
équitable
de la justice,
une non valeur
au
il y
de vue do la défenso
du territoire
; seulement
de la pronaissant
du respect
une gravo
difficulté,
uno répartition
pêchant
administration
meilleure
point
avait
(1) L'hbtoiro ecclésiastique do Douai a été traitée avec nno science et un
soin remarquables par M. fabbé Dancoisne. Dans ses Mémoires (f série,
IX, X, XII, Douai, 1664.à 1875, in-8o), la Société d'agriculture,des sciences
et arts do noire ville a commencé la publication do cet important travail,
couronné par elle en 18tx>.
L'histoire communale et l'histoire universitaire do Douai sont encoro à
faire.
Dans son Histoire du parlement de Flandres (Douai, 1819, in-So), le
conseiller Pillot a traité l'histoiro judiciaire, et M. Drassart père, l'histoire
de la bienfaisance, dans ses Notes historiques sur les hôpitaux (Douai,
ISM, ia-8).
Vllj.
exercés sous la propriôté privée, dont les droits s'étaient
tection des lois existantes.
On procédait
beaulentement,
de faire disparaître
coup
trop lentement,
pour
essayer
l'institution
trancha
viciée,
définitivement
la
lorsque
surgit
la question comme
Révolution
chacun
qui
sait.
aux personnages,
nousnous
sommes
attaché
à
Quant
en relief ceux qui ont joué un rôle dans le passé
mettre
nous avons dû nous bornera
(1); mais pour la plupart,
des indications
généalogiques
Au moment
où l'Etat,
savantes de Paris
sociétés
Penvi
et héraldiques.
les départements
et de la province
les travaux
trer l'utilité
il serait
historiques,
des recherches
sur l'histoire
et les villes,
à
encouragent
de démonsuperflu
des anciennes
conscriptions
féodales, des lois et des coutumes
vieilles familles seigneuriales-dont
un grand
rendu illustre le nom de leur humble
village.
Nous
aussi d'insister
croyons inutile
de l'oeuvre, dont il a fallu aller recueillir
persés
dépôts
milieu
un peu partout,
non-seulement
publics, mais dans dos archives
de paperasses
vouées
à la
les
sur
locales,
nombre
les
cirdes
ont
difficultés
les matériaux,
disdans de nombreux
privées
destruction.
et jusqu'au
Notre temps
et nos peines (si peine il y a), nous ne regretterons
rien, si
nous réussissons
à mériter les suffrages de ceux qui s'intéressent au passé de la chère patrie.
F".
B.
A Douai, l'an 1876, le vendredi
5 nu>î,
jour de la fêto de saint MAUDAND, entant
et patron
de la cité douaisienne.
(i) Le châtelain Wauticr 1", bienfaiteur de Siint-Amé et l'un des conquérants de l'Angleterre en 1064, et Pierre do Douai, chevalier croisé
(1207-1203), ont particulièrement fait l'objet do nombreuses recherches.
Dans
1876,
Arts
de
sa
la
séance
Société
de Lille
cet ouvrage.
publique
des
a décerné
du
dimanche
Sciences,
de
son
prix
51 décembre
et des
l'Agriculture
Wicar
à
l'auteur
CHAPITRE
GHATELLENIE
PREMIER.
DE
LA
VILLE
DE
DOUAI
ou
OFFICE
DU
CHATELAIN.
ou
« castellerie
due de territoire,
castellani.
feudum
quelquefois
Chatellenie
» signifie d'ordinairo
étenoffice féodal
de châtelain,
du même mot, pour désigner deux choses toutL'emploi
à-fait différentes,
a souvent
fait croire
que la juridiction
d'un châtelain
s'étendait
sur tout le pays dépendant
d'un
château (castrum,
ville forte), et que cet officier était une
sorte do suzerain
aux autres feudataircs
do la
par rapport
même
chatellenio.
C'est
une
erreur
qui a déjà été relevée
notamment
Haer,
auteurs,
par Floris vander
par différents
de Lille (Lille, 1611, in-4*).
dans son livre Les Chastelains
où l'auteur
On y lit en effet (page G7), à l'endroit
expliquo
» c'est-à-diio
le plat pays ressorce qu'est la « ebastclenio,
fslensc : « N'étissant à la Salle de Lille, ou territorium
aurait son nom du chastant chose vraie, quola chastelcnie
héréditelain de Lille, duquel mêmes les terres féodales
taires sont tenues de la Salle do Lille, sujettes au baillif de
les chastelains
Lille. Vrai est qu'en divers
écrits,
parlent
de la façon
do leur chastelcnio
; mais cela se doit entendre
CIUTIUIIS t>i DOVAI.
I.
—
2 —
Et à parler proque les baillifs parlent de leur bailliage.
les chastelains
tiennent en fief du comte de Flanprement,
dres, non pas la chastelenie
»
office de chastelain.
de
Lille,
mais
Pestât,
titre
et
si justes présentées
en 1611 par
avant
qui avaiteu recours à des sources certaines,
de se faire une opinion
et d'entreprendre
une réfutation,
l'erreur a persisté et elle a été reproduite
par plusieurs
per-
Malgré
un auteur
les observations
sonnes
C'est
qui se sont occupées de notre histoire locale.
ainsi que, dans une Esquisse historique
du département
du
Nord,
etc., du Nord
publiée dans le Bulletin
scientifique
affirmer
de
(Lille, 1872, in-8»,
page 142), nous voyons
que « dans .une partie du territoire
qui portait
nom de châtellenie,
les châtelains,
chargés
originairement
de la garde du burg ou château
fort, eurent
longtemps
.commandement
militaire
dans la châtellenie,
présidèrent
nouveau
cour des échevins
judiciaire
et celle des vassaux,
au nom du comte,
» etc.
Quels sont
ces assertions?
les documents
exercèrent
le
lo
la
le pouvoir
anciens
qui ont pu provoquer
Nous l'ignorons
absolument.
En ce qui concerne Douai, nous pouvons
affirmer que le châtelain
n'avait pas un semblable
ou le
pouvoir dans la chatellenio
plat pays, et que les fonctions de son olTîce ne s'étendaient
On en jugera
guère en dehors de la ville et do sa banlieue.
ainsi après l'exposé détaillé
fairo de ses
que nous allons
droits
et de ses devoirs, non-seulement
d'après les dénombrements
du fief de la châtellenie,
dont l'un
remonto
à
1369, mais encore en tenant compto de ce que le fief a perdu
démembrements
par des«éclissements»ou
très-anciens,
par
des ventes ou de toute autre manière,
L'auteur
retira
do l'Esquisse
historique
ajoute
que lo comte
leur pouvoir aux châtelains,
au
auxquels il substitua,
—
XIV*
Mais
3 —
des baillis,
etc.
des gouverneurs
siècle,
militafres,
nous ferons observer
que l'un des graves inconvénients
de rendre
impossible
précisément
leur
tenaient
; car les châtelains
du régime
féodal était
une
semblable
réforme
entre
existait intégralement
office en fief, et celui-ci
une véritable
comme
mains,
propriété
privée,
était
de respecter,
obligé
central
quand le pouvoir
débarrasser
d'unchâtelain
leurs
que lo comte
de même
Aussi,
que les villes.
voulut
ou le pouvoir
se
municipal
féodal,
qu'en achen'y réussit-il
le fief de la châtellenie.
tant
En ce
concerne
qui
de notre
plus particulièrement
auteur
semble
croire
et
à un
le même
ville,
Orchies
obéissaient
de relever
empressons
châtelain
Douai
que
; nous nous
parait être une
châtelain
erreur,
qui nous
A la vérité,
ces deux
cette
do l'autre.
conséquence
seul
le
chàtellenies
ont été réunies,
au commencement
du XIVe sièseule gouvernance
; mais, sous le rapport
féodal,
été distinctes;
chacune
d'elles a eu scu
toujours
(territoires)
cle, en une
elles
ont
châtelain
particulier,
et l'autre,
de Douai,
offices féodaux
dont
de
l'un
la Motte
tenait
son
fief du château
d'Orchies
(I) ; jamais
un seul et même
été possédés
par
dalaire
de cette
; Douai acquit la châtellenie
et Orchies
le fief do son châtelain
en 1593.
tendu,
pour
n'ont
les raisons
ci-dessus,
quo l'histoire
ces
feu-
ville eu 1164,
Il est bien endu fiefde
la
(I) Il en était ainsi à la fin du XV siècle et postérieurement. (Listes dis
fiefs d'Orehies.) NYanmoins, en liOJ, lo seigneur de Rache déclarait tenir
sa seigneurie, avec la châtellenie dOrchies, >n un seul fitf mouvant duct.ileau de Douai. (Archives départ., c'nmbro des comptes, portef. D o'Jl,
dénonibr. de Hache.;
Le sire de Hache s'est appelé châtelain (garde héréditaire oo féodal du
chatoui fort) do Hache ou Raisse jusque vers 13*0; il était en mémo temps
:ha:elain de la ville d'Orehies, mais sans ajouter ce litre au précédent. Les
trérogatives du châtelain d'Orehies étaient du reste peu conridérables, no
consistant qu'en droits sur les boissons et en rentes foncières.
4 —
_
d'Orehies
châtellenie
être
nous en occuperons-nous
un travail
Hotte d'Orehies,
entrepris
le'château
pour
Un document
qui n'est
de notre
en dehors
reste
sujet
un jour, en faisant,
à celui que nous
analogue
de Douai.
; peutpour la
avons
pas non plus à négliger ici,
d'une
du châtelain
féodal
pour
ville
que le pouvoir
aussi vicomte,
était limité chez nous
forte, qu'on nommait
à la ville et qu'il ne s'étendait
pas sur tout le plat pays,
à l'éc'est le serment que le châtelain
de Cambrai
prétait
démontrer
son
vêque,
son Histoire
nous
seigneur.
Carpentier
de Cambray
et du
l'a
dans
conservé
Cambrésis
(I, page 248),
publiée en 1664 ; il n'y est question
que des droits et des
à la ville ou cité, et nulledevoirs du châtelain
par rapport
ou plat pays :
ment vis-à-vis
du comté de Cambrésis
« Je N
fianche
foi et hommage
tiendrai
castellenie
» Je fianche
et jure à vous, sire l'évesque,
porter
et léautet,
tant qui jou à vou serai et vo
encore
à porter
révirence
et guardo
» Je jure pareillement
et le loy et le franchise,
et ciutdiennes,
ciutoiens
le ville,
aidier
le castellerie
léautet
as bourgeois
de la ville,
les corps, les mas et les cateus des et do tous li hoirs et manans de
et wardier
» Et se on tort
(plat
catel de bourgeois
y arriestoit,
de le ville,
faisoit
à vo pooir.
au
bourgeois
de
le ville,
ne se ou
de Cambray,
pays)
ou do bourgeoisoou
deli
venir jou dois et me
enfant
tant
s'agit
au profit
ici
des
dedans
ma, ou
de bour-
forcho, aveuc
tant q te li houle
et y estre aveuc iaus,
li tort fait soit adreschiés
au ciutoyen
de le villo.
Il
as
de cilpaïs
églises
geois,
forche
foy,
du
droit
villes
d'abattis
d'arsin,
contre les campagnes.
lo
et
»
etc.
exis-
Nous
ver-
—
rons
fois le châtelain
plusieurs
avec
expéditions
5 —
« Si l'okison
de Douai
la commune.
voloit
faire de semblables
I 2°.)
(Cf. ci-après,
et riqueroit
deviemes
que guerroier
no ennemis,
allencontre
cille ville, je
por li wardede
une fie, oltre et tierche
yssir hors, ou en dedans
pourmets
vo avoyers,
aveuc
vos Lanières,
vo pers,
vo
demorer,
vos varlets,
et si besoingn
fuist aveuc vo eskievins
héralts,
et li commungne,
nières, en boen
et
ordre.
revenir
»
aveuc
un
kascun
et vo ban-
.
Ce passage,
qui montre
quel était le rôle du
en cas de siège, les trois sorties
qu'il devait faire,
des plus curieux.
I 1\)
(Cf. ci-après,
« Jou
ossi faire,
pormets
boen
wardcr
et léale
châtelain
etc.,
est
à
jostice
tos vo vassals,
ciuloiens
et manans,
vavasseurs,
lorsque
eu est, ossi de sentencbior,
mestier
de l'advis et assent de
les robeurs,
vo pers et eskievins,
ardeurs
et otres
guilleurs,
mais
gardions,
erraument
et commugne
le ripos
pour
»
défiguré
qu'il soit par
n'en est pas
ture, ce document
mais
seulement
pour Cambrai,
Tout
suite
moins
encore
nord
du Royaume,
Douai, Arras,
formule
du serment
du châtelain
seigneur
n'a
Castellania
Louis
et pcz de vo ville
point
été conservée
signifie
X, à Vincennes,
territoire
en décembro
d'une
mauvaise
lec-
nontrès-précieux,
les villes du
pour
Lens, etc., où l'antique
ou vicomte
envers
son
(1).
dans
uno
1315,
charte
constatant
du
roi
que
(ï) Dans le livre de Rolsin (édil. Brun-Lavainne, Lille, 18H, in-lo, p.
143), on trouve la formule du serment du châtelain de Lille envers la
ville, et le serment du magistrat de celle-ci envers le el atelain (p 149/.
Cf. la formule conservée pir Cirpenticr, dont toul on passage, depuis :
i Je jore léautet as bourgeois.... ijusques : s .... tant que li bonté et li
tort fiit Mit adreschiés t, semble copié tur le texte lillois.
—
les feudataires
delà
châtellenie
6 —
de Lille tiennent
de lui leurs
: homagia
a
fiefs, à cause de ladite châtellenie
quae milites
lnsulensi
et ipsius ralione,
tenebant
nobis, in castellania
;
en conséquence,'c'est
son bailli de Lille qu'il commet pour
faire la prisée
de ces fiefs : damus
igitur ballivo nostro
lnsulensi....
souverain
(1). A cette époque
direct de notre Flandre
le roi
c'était
qui était le
wallonne.
du mot châtellenie,
Quant à l'origine
employé
pour désiou une par tie d'un comté, elle est posgner une province
térieure
aux invasions
normandes
et à la création
d'une
foule de villes
fortifiées
dans
notre
furent
pays ; celles-ci
d'abord désignées
sous le nom de castra
dans
(châteaux),
le sens d'enceinte
fortifiée ; car ces refuges,—où
l'on s'entassait alors afin de trouver la sécurité
derrière
des murs et
des fossés,—ayant
un périmètre
excessivement
ne
restreint,
méritaient
Castrum
guère
d'autre
qualification
Duacense,castrum
dant
d'un
donné
celle de château.
Islense, quelquefois
castellum,
de Cambrai,
en parlant,
vers
dit le chroniqueur
Baudry
Pan 1030, des villes fortes
nom de châtellenie
que
de Douai
au territoire
et de Lille.
ou plat
D'où
le
pays dépen-
château
(2).
Dans les villages
avoisinant
ville forte, des gentilshommes
le castrum
élevèrent
ou
aussi
la
nouvelle
des
maisons
(1) Lo roi inféode an comte do llainaut l'hommage do plusieurs fiefs
situés sur la rive droite de l'Escaut et qui cependant dépcnl>ient de la
chatellenio de Lille, dont ce canton s'appelait Trans-E^wut {Transcaldia
regio; Buzelin, Gallo-Ftondria, p. 134 A). Dovillers, Monum. pour sertir
à Vhisl. des prov. de Namur etc., Bruxelles, 1UÎ4, in-4, III, p. 64.
(2) Du Cange constate que les auteurs du moyen Age appelaient easlrum
une ville forte qui n'était pas le siégo d'unévMi<5: i Castra vocabanl
teriplores medii ati urbts qttw civttalit, id est tpitcopUus jus non ht'
bebanl i; et ailleurs: Oppida munita, dicta castra et tattella; urbts
viro insiQniorts, ae praserlim tpiseopales. urbes tt cicilates dieloe. »
De castrum et de son diminutif castellum vient le' mot easlellaAa ou
castellania, « id tsl, terminus castri ». Exemple : i ... pedagium... de
rebut quee transibuntper castrum Yitrtacum sittper caitellariam ejusdem
tattrt. »
—
7 —
fortifiées
à cause desquelles
ils devinrent
vas{firmitates),
saux du comte ou du seigneur
du castrum
; c'est l'ensemble du territoire
occupé par eux qui prit le nom de châtellenie.
Plus
souvent
castrum
à un .particulier,
le plus
des gentilshommes
la garde
du
voisins,
avec d'autres
fonctions
subalternes
à exercer
dans
tard,
à l'un
le comte
inféoda
la ville, en ses lieu et place, telles que le commandement
de la milice bourgeoise
des jugements
civils
(1), l'exécution
et criminels,
etc. ; à raison de son office, ce châtelain
ou
vicomte
les gentilshommes
devint, comme
campagnards,
l'un des pairs de la châtellenie,
l'un des membres
de la
cour
féodale.
Mais le seigneur
du castrum
continua
à dele chef de sa châtellenie
et le président
do sa cour
meurer
féodale
relief
saux,
dataires
de
; c'est lui qui fit son profit du droit seigneurial
et de mutation,
dû par ses vas(ou de succession)
aussi bien par les châtelains
feuque par les autres
militaire,
(2) ; il resta
judiciaire,
le maître
politique
à tous les points
de vue ,
et financier
il se
; longtemps
(1) Nos ancêtres n'eurent jamais qu'une tris-faible estime pour les milices
bourgeoises, sauf toutefois pour celles des grandes communes flamandes de
Gand, Bruges, etc., qui du reste ont fait leurs preuves. Aussi l'infanterie,
que les villes fournissaient a l'armée française, fut-ello remplacée très-vite
par des corps mercenaires.
Au moyen âge, la véritable armée nationale, c'était la gendarmerie oo
cavalerie, fournie tout entière par la féodilité. Les hommes de fief, armés
et équipés 1 leurs frais, devenaient hommes d'armes ou écuyers, en cas de
guerre et étaient rang.'s sous la bannière d'un chevalier banneret (colonel)
qui avait sous lui île simples chevaliers (capitaines), ainsi que d'autres officiers pris parmi les écuyers. L'im&ge fidèle de li gendarmerie féodale
existait e.icore au xvi' siècle, dans les bandes d'ordonnance , quoiquo
celles-ci fussent devenues permanentes.
(1) Si les châtelains avaient été réellement les suzerains des feudattlres
d'une châtellenie (plat pays), c'est a eux que serait revenu ce droit, source
de revenus très-importants. A Douai, l'impôt de mutition sur les fiefs,
exigible en cas do vente, don, échange, elc. s'élevait à 10 0/i) ; en Artois, à
200/0La preuve que le droit seigneurial appartenait, de toute antiquité, au
comte et non aux châtelains, c est yi'en 112s le comte do Klandro Thierry
dispose de son droit de relief au profit des Templiers. (Charte originale
aux Arch. nation., K Ji. no 63.> C'est en vertu de celte donation que les
chevaliers do Malte, ayant-cause des chevaliers du Temple, recevaient encore
en 1784 le relief des fiefs do Douai, d'Orehies cl de Lille.
—
fit un devoir
et de tenir
nelles
vertu
raire,
8 -r-
en personne
son rôle de seigneur,
d'accomplir
les plaids, surtout
dans les circonstances
solen-
il se faisait remplacer,
en
; en cas d'empêchement,
d'une
commission
et essentiellement
spéciale
tempoalors comme
lieutepar une personne
qui agissait
Ce n'est
prince.
qu'au
siècle que les baillis sont commis
avec un pouvoir général ; et
années,
bail (bajulus)
ou
nant,
du XIIIe
commencement
bailli
du
un3 ou plusieurs
bien des circonstances,
le prince
leur envoieencore,dans
t-il une commission
spéciale
pour* être en ses lieu et place»
dans telle affaire.
pour
châtelain
ait été quelquefois,
souvent
même
si
Qu'un
l'on veut, choisi pour être le lieutenant
du comte, soit à la
soit aux plaids ; rien d'extraordinaire
guerre,
; mais ce que
nous
c'est l'opinion
qui veut que, lors de l'inrepoussons,
féodation
de
l'office
du
châtelain,
le droit
de
mener
à
la
les vassaux do la châtellenie,
celui de les présider
guerre
lors de la tenue des plaids de la cour
celui d'être
féodale,
dans
non point leur pair mais leur supérieur,
c'est-à-dire,\
la langue féodale,
leur seigneur;
que ces droits aient été
inféodés
avec
les antres
non
contestés
l'office
pour former
du châtelain
En; c'est ce que nous déclarons
impossible.
en instituant
core une fois, si le prince,
les châtelains,
leur
avait abandonné,
à titre de fief, le commandement
militaire
et le pouvoir
dans toute l'étendue
du territoire
judiciaire
il se serait dessaiside
ces droits-là
comme
châtellenie,
appelé
des autres,
et alors
il n'aurait
pu,
au XIII»
siècle,
instituer
des baillis,
et au XIV*, des gouverneurs.
Moins imprudents
que les rois carolingiens,
dépouillés
de tout
pouvoir et réduits
avaient
inféodé
qu'ils
vaintitre,
parce
leurs sujets le gouvernement
en instituant
de Flandre,
de leurs
les
châtelains
qui se virent
à la possession
d'un
à quelques-uns
de
les comtes
provinces,
féodaux
des
villes
—
9 —
vers la fin du X* siècle ou le
ou vicomtes,
du XI*, eurent
soin de ne leur abandonner
tions
subalternes
être dangereux
par leur propre
est maître
commencement
que des foncet restreintes,
dont
l'exercice
ne pouvait
instruits
centrale;
d'ailleurs,
pour l'autorité
il
ils savaient
fortune,
qu'un
sujet, quand
des armées
et de la
justice,
se conservèrent-ils
devient
forcément
intacte la puissance
; aussi
indépendant
militaire
du
et judiciaire.
Tous les châtelains
héréditaires
comté de Flandre
de
n'ont pas été sans doute des modèles
fidélité
envers
des
le prince
ni de modération
à l'égard
villes ; mais
ces officiers
le nom d'un
enregistre-t-elle
qui ait réussi à se rendre
indépendant
tenté
de l'être?
sont
Si nos chroniques
lement
l'histoire
seul
de
ou seumuettes
ou bien
il faut en conclure,
usurpations,
s'ils étaient
aussi puissants
que tous les châtelains,
qu'on
se l'imagine,
ont été les plus sages et les plus vertueux
des
hommes
n'avaient
une autorité
, ou plutôt
qu'ils
point
quant
à de telles
la puissance
de leur seigneur.
capable de contrebalancer
On nous objectera
de Cambrai
les révoltes
du châtelain
contre l'évêque,
son souverain
; mais nous répondrons
que
ce dernier
so trouvait
dans une situation
; c'éparticulière
au
d'Allemagne
envoyait
avec la double
mission
milieu d'une
française,
population
et do seigneur
temde pasteur
de servir à celle-ci
spirituel
tait un Germain
que
l'empereur
avait lait son châtelain,
dont l'évêque
porel ; le sire d'Oisy,
de Camétait presqu'aussi
puissant
que son maître autour
n'avait
la
brai.
comme
Néanmoins,
l'évêque
pas commis
d'inféoder
à son
faute, pas plus que le comto de Flandre,
châtelain
la puissance
comté
militaire
ou plat pays, il put,
tenir en échec
Cambrésis,
grâce à l'intervention
d'état de nuire.
tôt,
et judiciaire
dans
tout le
à l'aide de ses autres vassaux du
le puissant
sire d'Oisy,
et
de ses voisins,
le mettre
bienhors
—
Il en eût été tout
10 -
les châtelains,
aussi
pour
et ils auraient
bien en Flandre
qu'en Cambrésis,
joué un
dans l'histoire,
si le prince leur
rôle bien plus considérable
et la justice
dans tout le territoire
avait inféodé l'armée
qu'on
appelait
autrement
une châtellenie.
CASTELLANUS, custos
seu qui ratione
castri,
feudi Castro
domini
est, nous dit encore du Cange, dans son
prxfectus
c'est le feudataire
Ainsi le châtelain,
à qui apparglossaire.
c'est-à-dire
de la ville fortifiée.
tient la garde du castrum,
custodiam
castri,
prxter
communiam
et eorum
burgenses
incumbebat
Huic,
ajoute
le savant
amiénois.
à la guerre
bourgeois
la commune.
exercitum
le châtelain
C'est
et c'est
in
sous
potissimum
sa bannière
qui
cducere,
conduit
les
que
combat
H ne faut
le châtelain
féodal d'une
ville,
pas confondre
avec le châtelain,
ou vicomte,
d'un
gouverneur
temporaire
: mititibus
château
ou d'une citadelle
in Casprxsidiarûs
tro (citadelle)
prxfectus;
anno
1356.
(Du Cange.)
« Le châtellenage
était l'alternative
de la vicomte
: c'est-àdire que, dans chaque ville où le comte n'avait
point de vicomte, c'était un châtelain
qui était préposé àson gouvernement ; et réciproquement
insquand il y avait un vicomte
titué d'ancienneté
dans celle ville, il n'y avait
et no pou» Ainsi
vait y avoir de châtelain.
l'aus'exprime
Brussel,
teur
du Nouvel
examen
de
des fiefs en
l'usage
général
France (Paris,
1750, in-4, tomo II, pages 712 et 713). Les
mots châtelain
et vicomte sont tellement
synonymes,
que le
de Gand, ainsi appelé dans les titres les plus anchâtelain
à partir du xve siècle, le vicomte
de Gand.
ciens, s'intitule,
Dans le nord de la Fiance,
c'était
le titre de châtelain
qui
était le plus en usage ; du côté de Paris,
on préférait
celui
de vicomte.
—
—
li
en fatlex, cornes, castellanus
(diplôme
royal de 1076
de Douai) : voilà la hiérarchie
veur de Saint-Amé,
féodale,
voilà les trois grands pouvoirs
on obéit dans nos
auxquels
villes
du nord
du Boyaume,
communales.
chises
sauf
bien
les
entendu
fran-
1
du châtelain
de Douai dans les premiers
— Garde et
de la ville;
féodalité.
définse
conduite
des bourgeois
à la guerre.—Prisons
de la Vieille
— Droits sur les boissons,
tour.
sur la navigation,
etc. —
—
Le châtelain
du métier
des cordonniers.
protecteur
Prérogatives
de la
temps
Nombreux
pouvoir
démembrements
du
Avouerie
(1464).
Comparaison
Lens et de
châtelain
d'un
châtelain.
de
entre
Cambrai.
ou vicomte
de
La
cet office.
ville
achète
Saint-Amé.
Mairie
Décadence
la
du
châtellenie
de
—
Vitry.
les châtelains
de Douai,
de Lille,
de
— Différences
essentielles
entre le
d'une
ville
et le seigneur
vicomticr
village.
Les démembrements
l'office
quité,
vail quiconsisteà
multipliésqu'a
du châtelain
de Douai
subis,
rendent
de haute
difficile
antile tra-
très-exactement
quelles étaient
« hauteurs
» et préémià l'origine
toutes ses prérogatives,
nences
do ses attributions,
la principale
la plus
Ainsi,
essentielle
même,
nus sous
les noms
déterminer
celle de lagarde de la ville forte (castrum),
nous la trouvons,
dès lo Xll' siècle, presque
toute entière
aux mains du prévôt de Douai ; d'autres
confeuda'aires,
Ao seigneur
nicr, sont aussi en possession
de l'office primitif
détachées
de Saint-Albin
et de gaveévidemment
de prérogatives
du châtelain.
Nous
renvoyons
—
à cet égard
au Gavène
12 —
aux chapitres
à la prévôté,
qui seront consacrés
et au lief do Saint-Albin,
que nous prouvede la châtellenie
do la
que des démembrements
ions
n'être
ville
de Douai.
(Voir
chapitres
3',
4* et 5*.)
à l'aide
Ici, nous allons
essayer,
servis pour cet office ainsi
amoindri,
de 1369,
un document
qui constitue
des
dénombrements
notamment
de celui
nous
très-précieux
au XIII*
publiés
breuses
de ce feudatairo,!orsquo
pour
siècle ;
; avec les bans des éclievins
enfin en tenant
de ce que le châtelain
a perdu;
compte
de donner une idée des nomnous essaierons,
disons-nous,
et importantes
attributions
sa puissance
était à l'apogée.
— La
de la ville forte et de la banlieue.
prinnous lo répétons,
c'était
la gardo
cipale de ses attributions,
du castrum,
c'est-à-dire
de la ville. En temps ordinaire,
le
châtelain
veillait à l'entretien
et au bon état des murset
1° Garde
des remparts
formant
l'enceinte
du caUrum,
les protégeaient,
des moulins,
etc. En cas do
de la défense lui incombait
avant tout autre.
des fossés qui
le soin
siège,
Nous
des premiers
puisque
temps de la féodalité,
la vieille
enceinte
avec beaucoup
d'autres
passa,
tions, au prévôt, dès le xu* siècle.
ici
attribu-
la garde
du
toujours
« pire de l'eau très Douai dusques
au Quievron
», c'est-àdire du chemin
pierre ou digue de la Scarpe
depuis Douai
la borne au Quéviron,
ou Longue-Borne,
ou borne
jusqu'à
Néanmoins
le châtelain
parlons
la garde de
conserva
de Germignies,
plantée en 1288, sur la rive gauche de la
de Flir.es, à la limite des teren aval du territoire
Scarpe,
roirs de Flincs et de Marchiennes
; il devait faire disparaître les obstacles qui s'y trouvaient
la répression
; toutefois
des meslées
(rixes)
ne le concernait
point,
ce cas étant
de
-
13
-
la haute
justice des échevins
(1). 11 ost à remarquer,
c'est-à-dire
reste, que, dans les mêmes limites,
depuis
à Douai jusqu'au
la garde do
Quôviron,
pont Châtolain
rivière
au châtelain,
taudis que
navigable
appartenait
du
le
la
le
la garde do la Scarpe depuis Biache jusqu'audit
c'est-à-dire
de la partie où elle n'était point
pont Châtelain,
encore alors navigable
prévôt
reçut
Pour
l'intelligence
cienne
des
renseignements
il faut se souvenir
topographie,
à Douai ne date que du
Lo châtelain
concernant
l'an-
lo canal
d'Arras
que
xvrn* siècle.
la surveilhors de Douai,
aussi,
lance des« pires»,
des marais
des
et pâtures,
avec le profit
amendes
et qui étaient
ordinairejugées par les échevins
ment de trois sols donisiens
(2). C'est ù cause do cela que ,
lors d'une
conserva
contestation
entre
le prévôt
contrairement
lui adjugèrent,
en 1315,
prévôt: «la garde des waresquaix,
et lui,
aux
des pires,
les vénielles
les échevins
du
prétentions
des pasturages
et des chemins,
du Baille,
en
qui sont depuis
allant au deseure (en amont de la Scarpe),
lo saulch
jusqu'à
bonniel
de borné)
et 6s lioux des environs
(saule servant
estans
cours
aussi
en l'eschevinage
». Le prévôt,
qui avait la garde du
de Scarpe dans ces lieux-là, avait cru pouvoir réclamer
celle des chemins
a voisinant.
n'LXXXVIII.
Preuves,
Comme
la pêcho
« Matés
de son droit de garde,
il jouissait
conséquence
et de la chasse,
à Frais-Marais
notamment
de
ou
do Basse»,
qui n'était autrefois
qu'une vaste pâture
de
à la ville. Dans le précieux
dénombrement
appartenant
l'an 1369, le châtelain
dit :«No peut nul tendre aux oiseaux
de rivière
ni à quelconque
autre
volille,
au Mares
de Rasse,
(1) Arch. delà ville, cartul.,00, f"34et 37 ; xiu* siècle.
(2) « Ki va en faus sentier, il esta iij sous de douissiens, se il en esteonvencus par eskevins et borgois ». Droits du ehâtelain, réglés par les échevins, en juin 1247. (Archives de la ville, cartel. L, f° 33;.
—
14 —
si ce n'est
». Il avait
par le congé do moi ou de mon bailli
aussi lo droit de pêche dans la Scarpe,
dans les limites sus
en ladite rivièro do Douai, ontre lo
lo.droit,
indiquées,«J'ai
et lo
Kieviron,
que si aucun
pesquieres
pêche de harnas qui ait autre maille que la maille qu'on soloit dire la maille du roi, lo harnas est confisqué
à moi. Et
pont
Châtelain
ce fut
ordonné
ou comtesses
de Flandro,
par les comtes
do poisson. Si les pespour que la rivière fût plus peuplée
en la rivière et tendent nasses,
queurs font tentes (tendent)
moi ou mes sergents pouvons
les naces et les tentes lever,
et
tout
est
à
confisqué
moi
et
le
poisson
sols d'amende.
Et
qui
pris
et le pesquiers
à 60
quiconque
de Douai,
pêche en ladite rivière
(par) batel,
bourgeois
il doit 5 sols dedouisiens,
au jour Saint-Jean-Baptiste,
et
il doit 5
quiconque
pêche de forain qui ne soit bourgeois,
y est,
sols parisis
au dessus
dit jour
». Preuves,
n° LXXH.
— Quand,
2* Conduite
des bourgeois
a ta guerre
au
était requise
de
moyen âge, la commune
par le prince
servir en armes, c'était le châtelain
à sa této,
qui marchait
bannière
On sait que cette
déployée.
chez nous, le xm* siècle ; dans
guère,
elle resta
Dans
à moi,
bien plus
une
longtemps
ne dépassa
pratique
les pays flamands,
en usage.
moins
aller
élevée,
quand il fallait
amender
» ou
(réprimer)
par la force les « entrepresures
envahissements
faits sur les propriétés
delà ville, par des
sphère
de Douai accompagnait
le
seigneurs
voisins, le châtelain
bailli et les échevins
» sonnait,
la bannière
; le « bancloke
de la commune
était déployée,
et les bourgeois
armés
se
en marche,
mettaient
chacun rangé
sous la bannière
de sa
et munis de «pelés,
havels
ou quinguies
».
connétablie,
Le châtelain
ou son sergent assistait
et
aussi, avec le bailli
les échevins,
à la pose des
estakes
(bornes)
et
ensaighes,
—
de la juridiction
desevreurs
appelé
à fixer les limites
destinées
banlieue,
avoir
après
Plus
nous
tard,
différentes
ferons
le récit
au xm* siècle,
fois,
le seigneur
ou
(arpenteurs)
et
des renseignements
ces sortes d'expéditions;
dénombrement
des expéditions
commune
parla
entreprises
do Douai
de Waziers.
Voici
dans
communale
(1).
preudhommes
contre
15 —
do 1369.
curieux
ils
sur le cérémonial
nous
sont
usité
fournis
« Si par mes sergents
en la rivière
ou sur les
parle
sont trou-
warescais
vés empêchements
mis
ou
de la ville, rapporter
le doivent
moi châtelain
pardevant
Alors à la requête
mon lieutenant,
et pardevant
les échovins.
doivent
de moi ou de mes gens, les échovins
aller faire vue
sur
les lieux,
doivent
qu'ils
dire,
droit
sont tels
faite, si les empêchements
les échevins
le doivent
être ôtês de forco,
et le
tant pour lo droit du prince
warder et le mien,
de la ville.
le prince
ou son
Enfin
à ma requéto,
et la vue
et la commune
doivent
venir avec moi
bailli, les échevins
sur les lieux où les empêchements
le piinco
ou son
sont,
bailli doit férir le premier
coup, jo dois férir le second (2),
et après, le commun
ce qu'y
abat et met tout au néant
a
été trouvé
d'empêchement.
commo châtelain,
partient,
que dit est, lo prince
»
s'offre.
me doit
Lo profit qui de ce istera m'apavec amende
de 60 sols. Et ce
faire
toutes
les (ois que
le cas
Ces expéditions
étaient en usage au moyen
âge, au temps
où les villes usaient,
sur les campagnes
voisines
du privi» ; on les considérait
et « d'arsin
comme
la
lège «d'abattis»
d'une
sentence
C'était
échevinale.
simple mise à exécution
(1) Areh. do la ville, carlul. 00, U 65 ; xm« siècle.
(2) Ce privilège du châtelain et de la commune lest consacré notamment
par la charte du comte, du moi» do mai 1241. (X» 41 de la Table.)
-
10
-
si l'on veut, quand
les juges
étaient
;
logique,
compétents
mais si le jugement
des échevins
avait enfreint
les droits du
leur adversaire?
assez
Aussi
aniva-t-on
seigneur
voisin,
vite
à
l'abolition
XVI'
en
lait
ces expéditions
souvenait
que comme
on ne s'en
sièclo,
suranné.
3* Garde
des prisonniers
de
la prérogativela
d'un
usage
de Vichevinage,—Il
veillaitsur
do la juridiction
échevinale
qui
les prisonniers
justiciables
étaient
incarcérés
dans sa Vieille
c'étaitmême
Au
armées.
aux derniers
tour;
temps,
qui lui fût de-
plus importante
meurée.
« J'ai
un manoir,
séant en la ville de Douai,
où siet une
la vieso tour, et ai au droit
tour appelée
do toute antiquité
de ma castelerio,
que toutes les personnes
qui sont
prises
de M»' ou welto de nuit,
doivent
par les bailli ou sergents
être
par lesdits
sans récréanee
amenées
de Douai,
nent qu'elles
arresteurs
les échevins
par devant
et si les échevins
ordon-
faire,
menêesen
prison,amonor
soient
bailli
ou sergents,
en ma prison
cas civil sont arrêtées.
Et si c'est
en la
les
les doivent,
viese
tour,
si
pour
venir
pour cas criminel,
doivent deux échevins
avec les bailli ou sergents
qui les mèaider à mettre
en prison
fermée ceux qui
nent, et doivent
si
en fers, en buie, en cep ou en carcan,
envoies,
y sont
asm'en
tienne
bien
fort que moi ou mon tourner
pour
suré.
Et
les dois
à donc
àmesprieus
que
jusques
soient remandés,
et à mes prius
leur puis
par les échevins
Et quand ils sont remandés,
ils paient
leur prison.
élargir
et maille parisis et les frais que fait ont en ladite
5 deniers
prison,
Preuve*,
warder
en acquitant
le tourner
qui
les
prisons
warde-
»
n'LXXII.
Il était responsable
des
fautes
et des
négligences
corn
-
par ses gens dans
En 1435, le procureur
mises
17 -
de la ville.
la garde des prisonniers
de la commune
M<*
poursuivait
châtelain,
par son bailli Jean du femd'Inchy,
représenté
évadé ; une transaction
interple, au sujet d'un prisonnier
vint le 27 janvier (1).
Il peut sembler
extraordinaire
comme le
qu'un
seigneur
châtelain
des échevins le service subalterne
exerçât vis-à-vis
de geôlier ; mais il faut savoir que le magistrat
de la ville
do Douai, investi du droit do haute
était substiluô
justice,
du pouvoir
central
; les échepar cela môme à l'action
sans cesse, exerçaient
les droits
vins, ainsi qu'ils le répètent
du prince et les leurs.
Au prince,
roi ou comte,
par le
la répartition
des criappartenait
moyen de ses échevins,
ou vicomto,
mes et des délits ; au châtelain
officier
du
la garde des délinquants
; au prince
lui-même,
prince,
la mise à exécution
des jugements
par son bailli ou commis,
criminels.
Il n'avait
autorité.
le droit
En
d'emprisonner
le châtelain
de sa propre
deux
appréhendé
personne
1244,
ayant
sur la«motte»mèm3
de sa Vieille
bourgeois
qui se battaient
tour et les ayant retenus en prison toute une nuit, les échedeux amendes,
de 60 livres chacune,
vins lui infligèrent
à
« forfait » (2).
cause de son double
à la garde des prisonniers
pour dettes, elle appartenait, au XIIe siècle, au prévôt delà ville et au seigneur
dans l'étendue
de sa basse justice ;
chacun
de Saint-Albin,
de la châtellenie.
encore des démembrements
c'étaient
Quant
Les
détenus
prisonniers
à la Vieille
des
justiciables
tour. 11 y avait,
(I) Arch. de h ville, eartul. 00, t> 103 v«.
(i) Arch. de la ville, n« 43 de la Table.
SB DOOAI.
CUATEIAWS
échevins
au
château
étaient
même,
seuls
des
f.
-
18-
les justiciables
de la cour
prisonspour
tribunal
de la gouvernance.
Les chapitres
de Sainl-Pieiro
avaient aussi des prisons
« hôtes » ou sujets.
suppôts,
du
et du
bailliage
de Saint-Amé
et
particulières
pour
Quant à la Vieille tour, qui s'élevait
,
près de la Scarpe
le pont
et à laquelle
conduisait
Châtelain,
aujourd'hui
sa description
est réservée
de
démoli,
par une autre
partie
notre
Histoire
la Neuve
de
du château
tour
Douai,
d'ensemble
et une vue
avec la
description
sur la ville forte
de
pri-
mitive.
Si, dans les
plus considérée
moins
Douai
temps
relativement
que comme
autrefois,
modeste
l'enceinte
lorsque
de ce
fortifiée
do
Saintcôté-ci,
l'église
Vieille
tour ne comptât
beauAmé;
coup pour la défense de la ville. Aussi voit-on,
par le prédu prince,
de l'année
cieux compte
du domaine
1187, que
le châtelain
de blé, faisant
touchait
120
par an dix muids
rasières,
turris.
ne dépassait
guère,
la
nul doute qu'alors
une
elle n'était
modernes,
son rôle avait été
prison,
garder la Vieille
n* XLI.
Preuves,
tour,
pour
Le salaire
du château
veteris
peu à peu en une rente
inféodée
grevée la recette
qu'on
appelait
de Douai.
(4* chapitre,-article
I.) Enfin
de l'officier
féodale, dont fut
le fief du Gavène
cette rente,
cle, forma
ad custodiam
s i convertit
vers la fin du XIV* sièpar lo châtelain,
à son tour un fief distinct,
mouvant
directement
de Douai. (6* chapitre,
article IV 2*.)
aliénée
de l'ichevinage.—Ces
au XII* siècle, au prévôt,
attributions
au Gavepassèrent,
de Saint-Albin.
nier et au seigneur
(3*, 4* et 5* chapitres.)
sur
4° Exécution
des sentences
h" Droits
la vente
toutes
miels,
etCt
sur
les
boissons
civiles
des boissons,
vendues
un impôt
llpercevai)
: vins,
en ville
bières,
_.
19
-
— Il levait chaque année,
iluiage
(\) et forage des vins.
un droit
fixe de
de vin,
sur les bourgeois
marchands
« cascun vinier
», en huit
consistant,
«muiage»
pour
» do vin payables
moitié entre
et moitié entre
la Saint-Martin,
Pâques
avant
huit
avait un délai de 15 jours,
« sestiers
Saint-Hemy,
c'est-à-dire
pour
et
« son muiage
prendre
de
déclarer
son intention
pour
A défaut
celte année-là.
c'était
la Saint-Hemy
et Pentecôte,
le droit
do déclaration
proportionnel
blo : c Quiconque
ne prend
dans
et
On
la
huit
après
à l'an à venir
du
vendre
le délai
»,
vin
voulu,
de forage
exigtqui devenait
dedans
celui
terson muiage
il doit : de chacune
caretéedo
mine, s'il vend vin àbroke,
deux sestiers de vin ».
vin un sestier de vin et de lo carée
du bénéfice de cette
ne pouvait
bourgeois
profiter
lo forage :
d'abonnement
; il devait
espèce
acquitter
« homme deforain
no peut mie avoir cest muiage ».
En 1247, il y avait à Douai un seigneur,
d'une branche
Le non
cadette deu châtelains,
des mêmes
qui profitait
« muiage
» et do forago des vins. (Voir Gavène
'
4* chapitre,
article IL)
Des documents
d'une
manière
plus
moins
récents
nous
permettent
droits
de Douai
de
;
d'évaluer
incompréhensible
l'antique
impôt
sur le vin. Dans un procès de 1583, ii est dit que les aflb» (détaillés,
débités à
rages do vins vendus et « broquelés
« sont
la « broque
» ou au pot) en la ville de Douai
tels
(1) Muiage, muyage, modiagium, muiagium, impôt sur lo vin.
Muiage vient de mui, muid,en latin modium. mesure des grains et dîs
liquides.
Les glossaires donnent les mots minanium et minage, employés dans le
sens d'impôt sur les grains comme sur les liquides; serait-ce li une corruption le muiage? ou une mauvaise lecture dans les vieux manuscrits? Autrefois, en effet, l'écriture de minage et celle de muiage se ressemblaient jusqu'à li confusion, puisqu'on ne pointut pas les i et qu'on n'accentuait pas
toujours les u .
Le mot est souvent écrit dans les beaux cartulaires du XIII* siècle, reposant i l'hôtel de ville.de Douai (L, f« 33, et 00, f" 34 v«,35 f et 37 i«);
le plus souvent, c'est muiaje (muyaj*, suivant uneaddttion,del'écriture du
XV*s.), quelquefois miuage; mais jamais minage.
-20lots de vin à la pièce do vin, soit grande
ou
la moitié appartient
& la ville,
aux lieu et
et l'autre
du châtelain,
moitié à un particulier.
11 est
quo de quatre
dont
petite»,
place
dit aussi
de cent lots,
pièce ou poinchon
que « de chaque
tirer quatre
lots pour
ledit droit
de forage»,
en convient
au 4* chapitre.)
(Voir l'appendice
Dans
le compte
du domaine
1697-1698
pour
la part de la ville dans l'afforage
des
lots de la pièce, et dans le « muiago »
lot.
alors
502
L'afforage
rapportait
(Preuves,
n'LXXlV),
vins est fixée à deux
des vins à un
demi
et le « muiage
florins
de la ville
» 130.
était donc, à l'origine,
de quatre
lots de vin au
L'impôt
cent. Le châtelain
à son profit l'intégralongtemps
perçut
mais sa part fut réduite
lité des droits,
do moitié lors d'un
démembrement
Gavène,
Il
châtellenie
delà
article
(4* chapitre,
faut
et de la création
I.)
encore
remarquer
que, sur
rive gauche de la Scarpe,
c'était
Albin,
Albin
de
seul, qui percevait
l'impôt
Nous verrons
que le fief de Saint-Albin
démembrement
de la
Sur la rive droite,
le prévôt,autre
le droit d'afforage
n'exerçait
point
en effet celui-ci
ou à leurs
du fief du
la
paroisse
Saint-
lo seigneur
do Saintlots de vin.
quatre
a été le plus ancien
article
(5* chapitre,
1.)
du châtelain,
ayant-cause
châtellenie.
article
11*);
(3* chapitre,
au châtelain
et au Gavenier,
y appartenait
ayant-cause.
« prendre
« vinier «pouvait
Le bourgeois
ceslui muiage»
ou au Gavenier
au châtelain
(plus tard à leurs ayant-cause)
on à leurs
il allait
sergents
le réclamer
Coutume
conque
ou droit
bourgeois
; s'il ne trouvait
aux échevins.
sur
le vin
vinier
vend
ni les uns ni les autres,
introduit
vin
en
en ville.—«Quicette ville,
soit
à
-
21 -
sa maison
ou en son colier, il doit un
soit en gros,en
de coustumo
au châtelain,
et un denier
douisien
à la dame do Lillo (1), de le caretée
de coustume
doiusicn
broke,
denier
de
de vin, et deux deniers
hors la villo. Kt si le vinier
il n'en
le carée,
de cette
s'il
l'amène
ville achète
et
achète
vin en l'es-
ains est quitte parmi celui
coustume,
qui le paie. Et si vin vient en cette
qui le vend en l'estaple,
i hacuno
ville par navie (nef, bateau),
pièce doit aux deux
c'est à chacun
deux sestiers
un
devin,
seigneur
seigneurs
tapie,
doit nule
si ou lo vend
à broke, peroec que (pourvu
que) celui
et un denier
douiqui (à qji) le vin est no tienne muiage,
sien de coustume
de chacune
à
vendra
pièce
qu'on
» (2).
broke
sestier,
est éclairLa fin de ce document,
qui est (rès-obscuro,
cie par un article du tonlieu de la Scarpe de 1271 : « C'est
de Douai doit prendre
à son wienage
à
ce que le châtelain
si on le vend à broke
touniel de vin,
Douai : De chacun
,
un sestier
de vin et un denier
letouniausest(d
il ne doit que
Du
Bières.
de
coustume.
Et
si
do Domiqui
tienno muiage,
un)bourgeois
de coustume
» (3).
un denier douisien
et au XVII*, ainsi qu'on l'a vu
des deniers
douisiens
de
plus question
du vin était l'afforage
ou le « muiage».
au XVIe siècle
reste,
plus haut,
«.coutume»
douisien
il n'était
; l'impôt
— Il avait,
sur chaque
brassin de cervoise
ou do
« goudale », dix-huit
lots, « tels qu'on lo vend à broke »,
sauf en deux
cambes
frankes
» , savoir :
(brasseries)
celle
de Jean
en la Sannerio
et
Petit-Diu,
(rue du Palais),
cello de NVillaume
de Saint-Amand.
Le document
ajoute
(1) Probablement une co héritière du chevalier Pierre de Doua*. Serait-ce
une châtelaine de Lille ?
(i) Arch. de la villo. carlul. L, U 33, et cari. 00, fa 34 ; juin 1247.
(3) Arch. de la ville, no 104 de Ia;r<i&fc.
si l'on
que,
Delà
l'eau,
brasse
Enfin
gauche)
et
Saint-Pierre
devait
chaque
un muid
-
à Devioel
rive
(paroissos
l'eau, rive droite),
22
pour
touraille
de brai
dilo
Saint-Albin,
« pardeça
»
porte
(paroisse
le
et qu'on
dit
Deçà
l'eau
» lui
Saint-Amé,
quartier
on en doit autant.
vendre,
(de brasseur)
sauf
d'avoino,
« dechà
lesditcs
deux
« cam-
« cambe » do Devioel,
et sur chaque
bes » franches,
étant
un muid de brai par
en la a commune
justice », il levait
an.
En 1697,
ces droits
sur la bière
rapportaient
61 florins.
aussi, en 1247, avec le châtelain,
partageait
les droits sur la bière : où lo châtelain
mais inégalement,
en levait vingt-quatre.
avait dix-huit
lots,' le Gavenier
Le Gavenier
Kn outre, lo prévôt et le seigneur
de Saint-Albin,
levaient
six lots.
dans sa juridiction,
chacun
de co qui précède
sur la
que l'impôt
bière était beaucoup
moins lourd en la paroisse Saint-Albin
; à Saint(rive gauche) que dans le reste de l'échevinage
à six lots au brassin.
Surla rive droite
Albin, il se réduisait
Nous
concluons
à 48 lots. A l'origine,
les deux impôts se
l'impôt montait
au profit du châtelain
levaient
vicomte de la
seul, commo
ville ; celui-ci
de la rive
perdit son droit sur les brasseries
gauche,
lors
du
démembrement
de
la
châtellenie
opéré
lots sur
six
; il perdit
pour former le fief do Saint-Albin
les 48 delà rive droite, quand
la prévôté fut créée aux dé; enfin il perdit 24 autres lots qui fupens do la châtellenie
rent attribués
au fief du Gavène.
La division
des 48 lots, formant
l'impôt de la rive droito,
se fit donc dans les proportions
suivantes
: au prévôt l/s> au
Gavenier
4/8 ; il resta au châtelain
%•
-23Miets,—Il
« Dechà
», quatre
Pour
taterons
cause
levait
en
de «raies
brassin
», brassé
chaque
lots. Le Gavenier
en avait six (1).
sur
finir avec ces droits
: l'qu'en
du Gavenier,
1274
Jean
vendit
cervoises
vins,«goudales»,
les boissons,
héritier
doHieulay,
à un
etc.,
sur
bourgeois
qui furent
nous
cons-
ou ayantforages des
ses
mis hors
de fief.
2* qu'eu
au 4* chapitre);
1208 lo châte(Voir l'Appendice
lain vendit à la ville ses forages des cervoises,
« goudales,
miés «et brais ; 3« qu'en
1284 il aliéna encore,
au profit de
la ville, tous ses forages des vins,
» et les « appartenantes
a coutume
6* Droits
menus
sur
tonlicux.—Il
rang
inférieur,
article 1).
Le châtelain
1263
la vente
les deniers
de bois et de terre,
avec un feudataire
les partageait
nommé
l'Eculier-le-comte.
aussi
de
» (2).
des objets
les aliéna
douisians
au
profit
dits
d'un
(6* chapitre,
de la villo,
en
(3).
7* Droits
la garde
sur
de
la
la navigation.
—
navigable,
Scarpe
de la Vieille
tour)
I*o châtelain,
qui avait
le pont Châtedepuis
et le pont à le Laigne
(en face
au bois, aujourd'hui
(pont
pont du Marché
la Longue
borne en aval de Flines,—avec
jusqu'à
et respeus»et
les amendes
do 60 sols un denier
lain,
au
poisson),
les « clains
de douisiens,
—levait
sur la navigation
des droits importants
; il avait
notamment
le droit de saisie-arrêt
des bateaux,
ainsi que
ceux désignés
sous les noms «d'euwage
» (aquaticum)
et de
vinage.
T
(1) Arch. delà ville; document cité, do juin 1247.
(t) M.. n«* 170, 150et 183 de la Table.
(3) ld.( n» 136.
-
24
-
— « Je dois avoir, en ladite ville,
blanches
sergents portant
verges,
prince
quatre
qui, parle
do garder lo droit du
ou son bailli et par moi, font serment
de la villo et de l'écheprince et le mien, sur le warescais
mouvant
du pont Châtelain,
en
et en la rivière
vinage,
lieu dit au Queviron,...
allant tout parmi la rivière jusqu'au
Saisie-arrêt
des nefs,
le prévôt de Douai
franchise
J'ai, en ladite rivière,
telloque
ni son justice
no s'y peuvent emhsAvo (intervenir)
(sergent)
Mais, si l'on veut avoir
pour faire arrêt ni saisino aucune.
droit
bien
d'aucun
il
rivière,
qui soit sur ladite
personno
qui en veut avoir droit le
ou d'aucune
convient
que
celui
prenne
par moi ou par mes gens, et là, en aide de droit, jo
de le justice. » Preuves,
n* LXXII.
dois le mettre en lamaiu
clairement
dans les dénombreest exprimé
plus
: « 11 a le droit de commettre
ments modernes
sergents,
qui
à l'insdu châtelain,
sergents
s'appellent
lesquels peuvent,
Ceci
tance
de
échevins,
partie
arrêter
enseignement
et empêcher
les nefs,
par
et
marchandises
vaisseaux,
rivière,
viron.
ou
depuis
le pont
Lesquelles
prises,
tre es mains du commis
vôté de ladite
chements,
Ainsi,
formalités
telain«doit
Vinages
Châtelain
bacquets
sur
étant
jusqu'à
la borne
lesdits
des
et autres
la
grande
au
Queremet-
sont tenus
sergents
à l'exercice
de la justice
delà préd'icelles
arrêts
ou empêprises,
ville, pour
les ét'hevins avoir
la connaissance.
»
le prévôt
intervient
dans
après le châtelain,
de saisies de bateaux
: nouvelle
conséquence
démembrement
Comme
avoirs,
et ordonnance
les
du
de la châtellenie.
de ses profits sur la navigation,
lo châfaire voie aux nefs pour aller et pour venir» (1).
ou wienages.—I.es
nefs chargées
do divers pro-
corollaire
(1) Arch. de la ville, document cité, de juin 1247.
—
-
25
de bois, ramures,
«waisde,
warance»,
fruits,
duits, comme
« ongnons,
un droit, soit en
ans », herbe etc., lui devaient
Ces droits sont détaillés
dans lo docunature soit en argent.
ment
émané
dans
surtout
do
trouve, au commencement,
de Douai doit
le châtelain
C'était
ce
du
l'échevinage,
le tonlieu
de la
qu'on
appelait
mois
et
1247,
de.juin
de l'an 1271, où l'on
Scarpe
cette rubrique
: « C'est
à son wienageà
prendro
le tonlieu
communément
ce que
Douai.»
de
la
châtellenie.
De
la
châtellenie,
qui, en
d'Escarpel,
de la Scarpe,
anciennement
dépendit
1271, lors de la rédaction
lo vinage
du tonlieu
au seigneur
do Montigny.
Rubriappartenait
doit prendre
à
que 2n>*: «C'est co que le sire de Monteingni
« éclissô »de
à Escarpiel.
» Co fief,évidemment
son wienage
était
la châtellenie,
feudatairo
dignies,
nous
alors
tenu
du chevalier
du
lui-même
Gille
de Beau-
de Douai,
que
les seigneurs
de Mar-
château
retrouverons
plus tard parmi
En 1271, la commune
fit l'acquisition
quette-en-Ostrevant.
do ce«tonlieu
en la rivière,
le pont
des
et vinage
depuis
de Campflori
» (1).
moulin
béguines
jusqu'au
d'Escarpel
en passant
que lo tiers du vinage
ou du tonlieu
de la chatellenio,
a appartenu
article
(Voir 4* chapitre,
I.)
Notons
Comme
le châtelain
nage de Rache (voir
daient à l'origine:
pont des Béguines;
d'Escarpel
c'est-à-dire
Voici
possédait
aussi
au
la moitié
châtelain,
Gavenier.
du Ponte-
ci-après
8»), ses droits de vinage s'éten1» depuis
le pont Châtelain
jusqu'au
2»
celui-ci
; 3° depuis
depuis Douai
jusqu'au
Bâche
du reste
du
depuis
ce dernier
la série
jusqu'à
des
vinages
de
(I) Arch. de la ville, no, (66 i 168 do la Table.
jusqu'au
moulin
pont de Bâche,
sans interruption.
la Scarpe
depuis
—
26 —
Douai
à la limite de notre châtellenie
jusqu'à
Warlaing,
: !• vinage du châtelain,
à Douai;
2* vinage du
(territoire)
de Montigny,
à Escarpel;
3» vinage des châtelains
seigneur
de Douai et de Raèhe, au pont de Baisse (Rache) ; 4° vinage du
seigneur
de
Lalaing
; 5* vinage
du
seigneur
de
Warlaing.
On lit dans le dénombrement
rivière, le winage de laissiel,
de 1369 : « J'ai, en ladite
de rames,
de sel, d'oignons,
de tous
d'aux, de puus (pommes),
qui sont déclarées plus plainement
fruits
et d'autres
choses
en une maisière
et par-
roit qui est en la halle de la ville de Gand (1), selon lequel
écrit mes devanciers
et moi l'avons
et déclaré,
si
reçu,
métier est, par un certain rôle sur ce fait. »
sur la vente des nefs. — Il a, « à chacun homme
et à l'acheteur,
un dequi vend sa nef, u'n denier douisien,
nier douisien,
et de la moitié de la nef, une maille
à chacun. Et si on ne lui paie, il peut la nef arrêter,
tant qu'on
lui aura payé, sans prendre
autre amende
» (2).
Droit
Exmage
descendent
(aquaticum).
le Trau
de
— « Toutes
Marellon
les nés qui montent
(vers Saint-Amand)
no
à
mairien ou à bos, sont en cuwage (soumises
à un impôt).
— Toutes les nés qu'on • voudra
elles doivent
être
briser,
brisés dedans
le jour Saint-Jehan,
et dedans le pooir de
cette ville. — Toutes les nés qui ne seront brisées
dedans
celui jour, elles kieront
en euwage
de l'an après, peroec
brisera
dedans
qu'elles navient bos. — Et les nés, qu'on
celur. jonr, seront quittes de l'euwage
de l'an devant passé,
en telle manière
que sur lo fond no pora-t-6n
recarpenter,
si n'eat pas le gré les signeurs (ceux qui ont ce droit d'Eu(I) Sur le mur
peint, temb!e-t-ll,
doute, que l'avait
(i) Arch. de la
d* l'une des salles de l'hôtel do vilto do Gand se trouvait
te tarif du tonlieu de l'&caut et de la Scarpe, tel, sans
fait rédiger la comiesso Marguerite en l'an 1*71.
ville, document cité de juin 1247,
—
27 —
Et si doit-on
les plankes
de nés brisées
ôter de la
— Et les nés
et le fons peut demeurevenla
rivière.
xvagc).
rivière,
qui devront
leur
les signeuis
ou leur coumans
euwage,
en peuvent
ôter le hamestoc
et arrêcommis)
-Et si cils (à) qui la nés serait,
ou ses cou-
(commands,
ter la nef.
menoit
mans,
des
puisedi
on de
signeurs
de forfait.
douisiens
qu'elle
exploit,
doit, dedans
et dusques
On trouve
dans
la nef aval
sans
leur
couinant,
Et si on ne racate
paier, et sans le gré
il serait à 60 sous de
la nef
de l'euwage
en peuvent
faire leur
l'an, les signeurs
au kief de l'an le doit-on
le dénombrement
de
1369:
warder
» (I).
« Si aucun
aval, pour ramener
faisiaunelaingne
il convient
moi ou mon
ou bois),
que,
pardevers
{fagots
il mette sa nef cneuage,
lieutenant,
pour certain fuer (pt ix)
et ce doit être fait au-jour
d'argent
qui sur ce est ordonné,
veutnavier
en la rivière
sont reçus
auquel jour tous bourgeois
celui jour et l'an aval. Et les de forain,
mettre
nés ou baqués en euwage,
il faut qu'ils
s'ils veulent
viennent
le jour saint Jean et baillent
de
pièges (cautions)
Et
ou autrement
je ne suis tenu du recevoir.
bourgeois,
saint
Jean-Baptiste,
de la ville de Douai,
jour
passé,
je ne
tout
l'an
aval, nul de forain
s'il ne me plaist. — Et
en euage,
par pièges ni autrement,
à ce commis,
si par moi ou mes sergents
aucune
nés ou baait plus d'une ais de fons, est trouvi en ladite
qués, qui
et le Qucviron,
entre le pont Châtelain
rivière,
qui ne soit
ledit
reçois,
en ewage,
il est acquis à moi et à mon droit.
Et si aucune
nés ou bacqués
est clïoudré,
soit qu'il soit mis en ewage et
il soit trouvé ou tiré, arrêter
le puis, moi ou mes gens, et
mon droit,
appliquer-à
(pourvu
projucq
que) le vaissiau
—- Le
ait été an et jour en la rivière arrêté.
jour saint Jean
(I) Arch. de la ville, document cild de (247,
—
28
que l'année doit recommencer,
siaus en euage, commedessus
à moi ou à mon
lieutenant,
doivent
dit.
payer le'droit
qui
et s'ils ne viennent
et tenir
hamcslocq
faite. »
• Voici
l'Euwage
:
moderne
un
« Appartient,
à
navires
et bacquets,
cause
plus
tous ceux
qui ont mis vaisest dit, doivent venir compter
en la vièse tour,
et là me
m'appartient,
audit
payer
en ce point
sur
—
d'icelle
en
ramener
de faire
cun «Piteux
pou.
tant
châtellenie,
la rivière
langue
que
an, au jour Saintou olliciers du châ-
dits navires
et bacpar écrit leurs
en déclarant
et mesure ils
quel nombre
suivant
ce, payer,
pour cause de cha-
à tant et feur
navires,
de mesure).
Et en faisant
audit
le doivent
tous
aval,
pour
ou autres
sortes de
d'argent
(tant d'argent
ces devoirs,
tous bour-
geois sont à ce reçus', ledit jour saint Jean-Baptiste,
aussi durant
Et si aucuns
forains
toute
l'année.
mettre
est
mettre
en euwaige,
et pour,
porteront,
quets
en
exprimé
raismes,
fascheaux,
picavets
laignes (bois), sont tenus, pour chacun
en présence
des bailli
Jean-Baptiste,
telain,
dessus
jour, je puis ôter le
tant que satisfaction
me sera
document
navigaus
comme
euwaige
faire, audit
aucuns
leurs
comme
vculleiit
ou bacquets,
ils
en baillant
pleitenu
jour, on n'est
navires
Saint-Jean-Baptistc
ledit
ges pour leur deu ; ou autrement
les recevoir,
s'il no plait, pour le feur desdits
deniers
impo-
ou bacquet
est trouvé
navigant
sans être
entre le pont Chastelain
et la borne au Queviron,
mis en euwaige,
teia navires
sont acquis à la châtellenie.
un bacquet* est trouvé
Si dans les termes (limites)
susdits,
sés et assis.
Et si un navire
était resté en ladite rivière an et jour,
enfondrô,
»
tient semblablement
à ladite châtellenie.
il appar-
—
Ainsi
teaux
n'étaient
employés
Citons
encore,
vant (1). En juin
relaté à eschevins
aresté
comme
baquet
Nous
à notre
une
29
—
à cet impôt
bizarre,
que
des bois et des fagots.
au transport
1443,
que,
non
euwagiée,
appartenant
à l'abeie de Flines,
appartenant
remarquer
que
portés
; ils
sur la rivière
saint
non
comme
ce droit
ville
vendus
d'Euwage
celui d'
assurait
« étaple
que nous
allons
»
la
par
bois de-
exploiter
; ces
pouvaient
ni vendus
à
ailleurs,
de ,1'antique
commune
».
cuagiô
la Scarpe,
être
légalement
ne
Ce privilège
exemple.
du document
résulte
ont
Éloy, ils ont
en la rivière,
Temple,
à un navieur,
et un
jour
aujourd'hui
de raisme,ou
un privilège
très-important,
ou étape sur tous les bois qu'on
pouvait
Saint-Amand
Scarpe
depuis Douai jusqu'à
être amenés
à Douai,
vaient
en remontant
y être
sui -
le document
d'éclaircissement,
« les sergents
de M.lechaslelain
à titre
nef chargée
ferons
les ba-
soumis
pour
trans-
Tournai,
par
douaisienno
analyser.
«et les eschevins,
et
1433, le châtelain
conseil,corps
de ladite ville » se plaignirent
au duc d'une
incommunie
« Comme,
aux privilèges
et firent l'exposé
fraction
suivant:
En
de si longtemps
ait acoustumé
ladite
ville
du commenchement,
quil nest mémoire
et usé do amener
à vendage,
par navire,
de Douay,
toutes
les laignes
(bois),
quesnes
on
en
et
des coppes de tous les bois croissans
et qui sont, tant sur le pais et conté do Flandres,
comme
sur la conté d'Ostrcvant,
au dessus (dessous)
d'un
destroit
autres
mairiens
venans
de la rivière
de l'Escarp,
et passage
qui
ladite ville de Douay à Tournay,
appelle
de Saint-Arnaud
lon, estant lez la ville
1' « entretenement
de
ce
que
dit
(1) Arch. do la ville, reg. aux contrat',
est,
fleuo
et
descent
le Trau
de
»
que
audit
;
et
Maril-
chaslellain,
1442-1444. t* 59, r».
de
pour
à
-
30 —
cause
de sa chastellenie,
compette
nommé l'euage
», à raison duquel,
en ladite
et appartient
si « aucun
un
est
droit
trouvé
rivière
audit
Trau de Marillon,
jusques
en neifs, bacquez
ou autre vaissel
bois, laignes ou mairien
ledit chastellain,
qui point ne soit cuagier,
par
(vaisseau),
son bailli, sergens et officiers,
et faire prenpuet prendre
naviant,
dre'et
arrcster
la neif,
bacquet ou autre vaissel,
desd* eschevins,
lesquelz,
neifs ou bacquez adjugier
ner à la congnoissance
doivent icelles
appert,
» ; que
dudit chastellain
peuple,
entretenement
« prouffit
et augmentacion
de
pour
le
et le amesil leur
en
au droit
du
commun
ladite
ville
do
de long temps, ordonné
quil ne soit aucun
ou autre
vaissel en euage dudit
chasayans neif, bacquet
bois ou marien
tellain,
qui maine ou face mener laignes,
aval ladite rivière, en descendant
par ledit Trau de MarilDouay,
a esté,
douis" damendc,
en cinquante
livres
au
» ; à moins
desd'
eschevins
toutefois que, par
jugement
« sur ce, le congiô et licence »
faitesp» 1 », on ait obtenu,
» lesquelz
du bailli de la ville et des échevins,
et
congié
lon,
sur encourra
licence,
pluseurs
quis ».
ilz
à la requeste
foiz, accordé
pluseurs
et bonnes
le cas la
villes,
seigneurs
quant
ont,
do l'exercice
du privilège
La conséquence
« le commun
peuple dicelle
que toujours
sonnablement
fourny
et de mairien
pour
pilent.
de laignes
carpenter
pour
ardoîr
(bois à bâtir),
de
re-
c'est
d'étape,
ville a esté rai(bois à brûler)
et à pris com-
»
Le préjudice
dont souffrait alors la ville est ensuite
pré» est sous la juridicet destroit
cisé. Comme ce « Trau
de Saiiit-Amand
tion de l'abbaye
; que, sur les officiers de
» ; et que
« nont que congnoistre
les suppliants
celle-ci,
» de Douai,
« par quoy les gens et
ce lieu est « loiugs
—
officiers
dudit
chastellain
vaguier
dit est,
(vaquer)
appartient
croissans
au-dessus
navieurs
se sont
chargier
en ceulx
et faire
—
31
estre en
journelment
telz que, en ce que
les exploix
bois
marchans
desd"
pluseurs
ne
pour faire
à faire,
pevent
dudit
Trau et aussi pluseurs
(dessous)
efforchiez
et efforcent,
de jour en jour, de
tant
en leurs neifz
et bateaulx,
chargier,
en ceulx
en euwage,
comme
qui point ne sont
mairiens
lesd* laignes,
bois et autres
», qui
qui y sont,
« et icelles
« à vendage
» à Douai,
devraient
être amenés
et mairrien
font passer et descendre
laignes
par ledit Trau
et
deMarillon,
leurs ».
Le préjudice
par ceste cause,
mairien
les
causé
mener
à la ville
(il y) a
à carpenter,
en
à Tournay
à vendage
est
donc
très
de présent,
et ce quilz
laigne ne des bois à carpenter,
grandement
plus chier qui! nesouloit
(n'était
et dommaige
Qui est au très grant préjudice
de Douay,
et pourrait
celle » ; ce qui enfin
telain.
estre
n'est
la destruction
pas
moins
ail-
: « et
considérable
nécessité
grant
lad* ville de Douay,
les bonnes
gens ne pevent
que,
ou
de
et
laigne
et tellement
recouvrer
en
ont
leur
de
est
d'ordinaire).
de ladite ville
des
ediffices
préjudiciable
d'i-
au châ-
sur la plainte
des intéressés,
fut-il
le
Aussi,
ordonné,
4 décembre
de Lille,
de la province
1433, au gouverneur
de prendre
les mesures
nécessaires
qu'on
respectât
pour
nos privilèges
(1).
A l'origine,
le droit
d'Euwage
seul ; dès le XIII* siècle,
il était
elle Gavenier.
(Voir 4* chapitre,
8° Pontenage
de
Rachc.
—
au châtelain
appartenait
entre lui
divisé par moitié
article
C'était
(I) Arch. municip.. n« 829 de la Table,
1.)
un
péage
établi
au
—
Rache.
—
il appartenait,
pour
à notre châtelain,
moitié à un
et, pour l'autre
» en fief
qui tenait son droit de « pontenage
pontlevisde
une moitié,
particulier,
du sire de Landas
par être incorporée
Au
32
XIII*
siècle,
et de Bouvignies
; mais
à la terre de Rache.
cette
part
finit
— Elles avaient
dû être assez
seigneuriales.
considérables
dans les temps anciens.
En 1369, il levait
encore 44 sols 4 deniers douisiens
sur trois maisons sises à
9*. Rentes
Deuvioel
(Douai-vieux,
et en la paroisse
l'Herbe
vers
la
Petite-Place),
au
pont à
23 chapons et
Saint-Amé;
plus
six sols douisiens sur différentes
11 percevait
aussi
terres.
un cens (loyer) de treize
sols parisis , avec
rois sols
d' « issue » et trois sols d' « entrée » (1), sur treize rasières
de terre.
En 1464,
par la ville,
de douze
lors
de l'acquisition
du fief de la châtellenie
il ne restait plus qu'une
seule rente foncière
deniers douisiens
et deux chapons sur la maison
« faisant
»
devant la porte des frères Prescheurs
touquet
en la rue des Dominicains,
vers le pont à
(2), c'est-à-dire
l'Herbe.
Toutes
les autres
été aliénées ou
rentes avaient
perdues.
10* Droit sur le métier
— Le châtelain
raient
« cour
des tanneurs
et des cordonniers.
et madame
la châtelaine,
sa femme, honod'une protection
toute spéciale ce métier,
qui avait
et justice » particulières,
etc. ; lo châtelain
échevins,
et la châtelaino
lui garantissaient
et prises us, coutumes
le métier leur offrait, savoir : au châvilèges. En échange,
telain, douze paires de «sollers lachis » par an, unc« heuse
de vaque» (paire de bottes en vache) auNoêl, et un«cstiv*us»
{i) Droit seigneurial dû en cas d'aliénation du bien chargé de cens.
(1) Areh. municlp., compte do la ville, 1404-1465.
-
33
-
et
(bottine légère, chaussure
d'été) «de corde\van»à
Pâques;
à madame
la châtelaine,
douze paires de«sollers
escevilliés»
En outre le
la cheville ; bottines).
jusqu'à
(souliers montant
châtelain
avoir vingt-huit
et sa femme pouvaient
paires de
deux deniers douisiens.
«sollers devake»,
Dans
moyennant
dit : « J'ai sur la
le dénombrement
de 1369, le châtelain
des
justice
cordewaniers
60
sols
chacun
an et 28
parisis
saint Simon et saint Jude. »
paires de sollers de vaque au jour
Au XIIIe siècle ou auparavant,
il avait inféodé à un particulier la justice
de ce métier,
de
ladite rente
moyennant
soixante
sols et de vingt-huit
tre, article IL)
Ce métier
avait
un autre
échange de
fois qu'elle venait
à Douai
qui
n'était
paires
de souliers.
(2* chapi-
encore,
protecteur,
plus illustre
rien moins
de Flan Ire;
en
que la comtesse
sa haute protection,
il lui était offert, chaque
trois paires
tage,
de la châtelaine.
trois
séjourner
de« sollers eschevilliés
jours
ou
», pareils
davanà ceux
Dans ses rapports
avec les bourgeois
de Douai,
le châteseilain, comme les autres feudataires,
Gavenier,
prévôt,
sa juridiction
en la
etc., n'exerçait
gneur do Saint-Albin,
ville et la banlieue,
dit » (jugement)
des écheque jusqu'au
vins, dont il reconnaissait
seuls appartenait
la haute
lieu et place du comto-ou
la prééminence,
en tout
justice
seigneur
Ainsi
vers le milieu
notamment,
enconvenent
» (reconnut)
devant
« que de toutes les droitures
tiendrait à co que les échevins
DEDocAI.
CHATELAWS
attendu
qu'à eux
aux
l'échevinage,
de Douai.
xiu* siècle, il « eut
en la halle,
échevins,
avait
à Douai, il s'en
du
qu'il
ordonneraient
et à ce
qu'ils
3
—
diraient
par jugement
au
dûs au châtelain,
Dans
»(i).
Gavenier,
mise en écrit
par les échevins,
: « Ne autre' chose
n'en
jouter
—
34
Pénumêration
à
des droits
etc , faite et
bien soin d'a-
l'Eculier,
ceux-ci
ont
les seiprendre
cet écrit
est devisé
peuvent
gneurs ni leurs sergents,
que ce qu'en
et nommé,
se ils ne le sont par échevins
» (2).
La Vieille
du fief de la châtellenie
et résitour, chef-lieu
du châtelain,
dence ordinaire
n'était point à Douai un hôet exempt de la juridiction
tel privilégié
ordinaire
; comme
c'étaient
les échevins qui y exerçaient
non-seuleailleurs,
ment
la haute
mais aussi la justice vicomtière.
Un
justice,
arrêt du parlement
de Paris, du 8 avril 1345, reconnut
exce droit à la ville. Comme
de sa
pressément
conséquence
la ville aurait
des boissons,
juridiction,
perçu
l'impôt
tuailles et autres denrées consommées
dans la Vieille
dans
le cas où le
ment
des
châtelain
immunités
aux « francs
hommes
n'aurait
assurées
pas joui
à Douai
aux
victour,
personnellechevaliers
et
». Telle
fut l'interprétation
donnée à
l'arrêt précité,
de Paris,
le 7 juillet
par des jurisconsultes
1346 : « Et aront forages et toutes autres redevances,
pour
cause des derrées vendues
ou dit lieu de la viese tour, lidit
ne monstroil
esch<D, se lidis chastelains
espccial par (equelle il en fust exemps
Enfin
le châtelain
était
l'eût
été un bourgeois
des faits perpétrés
en
III,
sous l'année
Pour
l'exercice
aucune
cause
par
» (3).
des
justiciable
ou un simple
échevins,
« manant
»,
l'échevinago
(Voir
comme
à
raison
ci-après,
article
il avait droit
de com-
1244.)
deson
office féodal,
(U Arch. de la ville, carlul. QQ, fe 11 v«.
(2) Id., document cité dejuin 1217.
0) Arch. de la ville, cartul. N, fe 63.
-r-35soit par devant
» (lettre munie
mettre,
«scellé
mait
« des
bailli
de son sceau),
eaux
de son
attributions
fief, soit
par son
nomun bailli
qu'on
l'une
des principales
de
hommes
ses
», parce
le
maître,
que
châtelain,
sur
s'exerçait
la
Scarpe.
Il créait
en outre
sergents
quatre
entre les mains
à verges
du prince,
serment
prêtaient
ou du châtelain
de Douai,
lui-même,
» (chemins)
« warescais
et de la rivière,
blanches,
qui
ou du bailli
des
la garde
la limite
pour
dans
de
sa juridiction.
: «
du chastelQue les scrgens
de merlier
lain porteront
verghes
(meslier,
néflier)
pour
différence
à celles des sergans
des eschevins,
qui sont blanles
ches. Que toutes prinses
et arestez
qui se feront
par
En 1422,
sergans
il fut convenu
et officiers
de M*r le chastellain,
tant
non convenable,
huches,
tentes,
pesquerie
bestes d'aumaille
(gros
bétail),
pourchaux,
seront jugés promptement
par les échevins
hommes
Hommages.—Les
lain, au nombre
de neuf
service
en sa cour
de plaids
de fief
en
1369(2),
ou
de harnas
do
nefz,
bacqués,
brebis
», etc.,
(I).
vassaux
étaient
du château
astreints
à raison des terres ou
féodale,
des justices
de lui. Il exerçait
sur leurs fiefs
qu'ils tenaient
la justice
vicomtière.
Les plaids de la cour
se
du châtelain
tenaient
au chef-lieu
du fief de la châtellenie,
c'est-à-dire
à la Vieille
prétendit
banlieuo,
tour.
Cela
la
empêcher
sous lo prétexte
déplut
tenue
que
au
échevinal,
pouvoir
des séances dans la ville
les
échevins
y
qui
et la
exerçaient
(1) Sentence arbitrale entre la ville et le châtelain, 14 septembee 1222.
Arch. de la ville, numéro 791 de la Table.
(2) Le chapitre II est consacré à l'hUtoire de ces fiefs qui, a l'origine,
arrière-fiefs-lu château de Douai, en relevèrent directement depuis 1464
jusqu'en 1789.
—
36
—
seuls la justice vicomtière
; mais les jurisconsultes
auxquels
à celte prétention
la ville s'adressa
à renoncer
l'engagèrent
dans le carcxhorbitante.
Voici l'avis qui a été enregistré
: « 1346, 7 juiltulaire N (f° 63) dés archives municipales
let. Chest
li consaulz
l'encontre
dou
sur
bailliés
chastelain
de
Paris
par le conseil de la ville,
de La Forest,
mestre Roberc
et
Tournay
mestre
Jehan
l'arrest
de parlement
fu donés
liquelz
Douai,
est assavoir
: mestre
à
à
Piere
Jehan
Le Colz , mestre
d'Estrées.
Li chastelains
de
de
Douai, en la viese tour,
sance des fiefz mouvans
pour cause
déterminer
la court et la connoispuet tenir
dou dit lieu , et le3 questions
qui,
des dis iiefz, meuvent,
puet, en ycel lieu, faire
l'arrest
de fiefz. Nonobstant
par ses hommes
lesesch'et
le baill. de Douai, a e:-tô derrenequi, pour
ment (1) donnés,
le moiene
par lequel
justice dudit lieu
leur a esté adjugiè.
»
de Douai, estimée
en 1369 d'un revenu
foncier de 121 livres, était tenue en fief « liège » du prince
selon les vicissitudes
(le roi ou le comto de Flandre,
polide Douai, à
tiques de notre ville), à cause de son château
dix livres de relief au profit du Temple,
suivant la coutume
La châtellenie
du bailliage.
Cette
très-sensiblement
juridiction
féodale,
quoique
amoindrie
était encoro
successifs,
pair des démembrements
fort gênante,
au xv* siècle, pour l'exercice
paisible de l'autorité
échovinale
se décidèrent-ils
; aussi les échevins
au profit du domaine
do la ville.
faire l'acquisition
tns patentes
du 3 mai
en y mettant
pour
1464,
conditions
le prince
: l'que
autorisa
les terres
à en
Par let-
cet
achat,
tenues en
(1) Arrêt du parlement de Paiis, 8 avril 1345; numéro 464 de la Tablé
thronoh des arch. de la ville.
—
seraient
fief du châtelain
—
37
distraites
de la
de l'office
lenie,
Douai
mouvoir directement
du
pour désormais
du châtelain
do bailli
; 2° que l'office
primé
(1).
11 est à noter
que,
une
par
anomalie
châtel-
château
de
serait
supde
procédant
la
du système féodal, la châtellenie,
quoimarquée
de la commune,
c'est-à-dire
que passant dans le domaine
institué
en dehors
des règles
entre les mains d'un pouvoir
n'en
continuait
de la féodalité,
essentielles
pas moins de
décadence
Lo principal
sonne»,
bailli
lover
première
guerre
aussi la châtellenie
à l'armée
», le duc
la saisie (2).
La chatellenio
la cour
féodaux.
* en peréchevins,
ils négligèrent
de l'acquitter,
le Téméraire
du duc Charles
1467,
les Liégeois;
de Douai.
Toutefois
d'envoyer
de guerre
services
et aux autres
de tous, à savoir le service militaire
aux
bien onéreux
ou déplaisant
parut
dès l'année
puisque,
lors de la
contre
au relief
fief, astreint
rester
resta
« un
les
échevins
certain
Charles
soumise
fut-elle
s'en
nombre
contenta
aussi
saisie
s'étant
par le
empressés
de
compagnons
et ordonna
de
au service
de plaids
en
deet au relief ; à raison
desquels
bailliage
» en ladite
la ville fournissait
un « homme
desservant
du
voirs,
cour (3) etun«homme
vivant
et mourant
(4), ainsi
nommé,
(1) Arch. de li ville, no 1058de la Table.
(î) Arch. de la ville, ne 1077 de la Table.
(3i On trouve dans les comptes de la ville, reg. do 1335-1536, f» 113 t*,
celte mention :i A Pierre Scohier, l'aisné, pour ses gages et dilligences d'avoir
servy le fief de le chastelnie appartenant en propriété à ladicto ville, tenu
dé la majesté impérialle, comte de Flandres, noire sire, jusque* au rappel
de loy. Luy a esté paie 50 s. ».
(4) Kl., compte do 1478-1479, f« 77 r». i Amaistro Jehan LaJam, rellgieulx
de l'ordre de saint Jehan de Jhlr° que on dist du Temple, gouverneur de
le maison du Temple en la dite ville de Douay, pour les droit de reli-fz à
lut deubz et escheoz, par le trespas de deffunct Gamotde Caull, homme
vivant et morant, &cause du fief et.seignourie de la chastelcnye d'icelto ville,
de po* appatten» à lad* ville do Douay. La somme de x I. >.
—
38
—
féodal, parce que sur sa tête était censée reposer la
d'un fief amorti au profit d'un être de raison, qui
propriété
le procureur
ne mourait
général de
pas. C'était d'ordinaire
les dénombrela ville qui faisait les reliefs et qui servait
en style
Cet
ments.
état
de choses
Preuves,
française.
Il nous
reste
très-longtemps
grande avouerie
Grande
subsista
la
Bévolution
n° LXXV.
de certaines
à parler
de
l'apanage
de Saint-Amé
avouerie
jusqu'à
qui furent
savoir : la
attributions
nos
châtelains,
et la mairie de Vitry.
de Saint-Amé.—Le
châtelain
de Douai
du chapitre
à l'origine
grand avoué (major
advocalus)
d'une
de Saint-Amé
; or on sait que Pavouerie
collégiale
ou d'une
personabbaye n'était exercée que par de hauts
nages. Cette dignité, qu'il tenait en Gef du comte de Flanétait
un muid
dre, lui assurait entre autres droits seigneuriaux
mutation
des prébendes
à chaque
de vin (modium
vini)
redevance
à
canoniales
mutntione),
(in prebendarum
il renonça,
vers l'année
1076.11 avait à ses ordres
laquelle
un
sous-avoué
advocatus;
(minor
1076,
subadvocatus
Ûuacensis).
à propos du châtelain
de Saint-Amé
; il semble
Wautierl*',
grand bienfaiteur
de tant de droits au profit du
même qu'il se soit dépouillé
s'est en quelque
sorte évachapitre,
que cette avouerie
daus les nombreux
nouie ; il n'en est plus question
docuNous
ments
reparlerons
de
Pavouerie
du xm* siècle.
Vitry. — Au xm' siècle, il la tenait en « coterie », roture ou main ferme de l'évêque
d'Arras
; elle
: château
etc.
fort, terres, moulin,
redevances,
comprenait
de la rivière de la Scarpe
et (ce qui est à noter; la propriété
On conçoit
en la ville do Vitry.
combien
cette dernière
Maire
de
—
39
-
de Douai, puisque
avait de prix pour le châtelain
possession
les eaux de la Scarpe
(alors non navigable
jusqu'à
Douai)
efficacement
de la
étaient employées
pour la fortification
ville,
les moulins
mençait
que
près
et aussi
pour la navigation
du pont Châtelain.,
bourgade
L'antique
et dans l'archidiaconô
du
domination
de
Vitry,
située
d'Ostrevant,
comte
de Flandre
au
passa,
sous
qui
ne
diocèse
com-
d'Arras
en
1191,
celle du
la
de
roi
do
France,
; elle fut
par suite de la mort du comte
Philippe
comme
une dépendance
d'Arras.
On sait
alors considérée
en dot à sa nièce,
constitué
Isabelle
de
que le comte avait
du roi Philippe-Auguste,
Hainaut,
Arras,
Lens,
épouse
Saint-Oiner,
reine Isabelle
réservés
durant
sa vie. La
etc., tous droits
étant incite
1189, ce fut le prince
depuis
tard Louis VIIl), son fils unique,
né le 5 sep-
Louis (plus
tembre
1187,
sous
qui hérita des terres cédées,
du roi, ton jière. Celui-ci
d'aliéner
s'empressa
en novembre
i 194.
profit de l'évêque
d'Arras,
la
tutelle
Vitry
au
Du temps que Vitry appartenait
au comte de Flandre,
et
notamment
Pr et Robert
11 (1072-1111),
c'ésous Robert
tait le châtelain
de Douai qui avait
la garde du château
fort de
était
assis à gauche de la Scarpe ;
Vitry, lequel
assurément
c'était en fief qu'il tenait ce droit du comte, son
Les actes qui ont opéré
la conversion
do co fief
seigneur.
en coterie,
d'Arras
fût devenu
après que l'évêque
de Vitry, ne sont point parvenus
nous.
jusqu'à
milieu du xm' siècle , nous
verrons
le châtolain
de restituer
le caractère
féodal
à sa mairie
seigneur
Vers le
essayer
cotière.
De graves difficultés
ayant
surgi entre la ville et lo châà Vitry, les échetelain, au sujet de la rivière de la Scarpe
do Douai sa mairie de
vins finirent
par achetor au châtelain
-
40- -
1410 (v. st.) ; ils no la conservèrent
dès le 27 août 1423, ils la revenpas longtemps,
puisquo,
mais eu ayant soin do réserver
et retenir,
au profit
dirent,
do la villo, la propriété du cours de cette rivière (1),
Vitry,
lo 31 janvier
La mairie
quatre
outre
de Vitry devait an suzerain,
d'Arras,
l'évêque
deniers de relief en cas de mutation
; elle était en
rente annuelle
considérachargéo envers lui d'uno
ble
(2). Lo maire héréditaire
prenait
la qualité
de seigneur
de Vitry.
souvent
dans
les actes
Le châtelain
de Douai,à
cause de sa mairie de Vitry, levait uno rente
de quarante
deniers
sur « les
douisiens,
francs
mosniers
tenant
hiretiers
ou niant cause des neuf
molins
deseure
fournir
couper,
de Vitry.
de la ville
de Douai
le « bacquet », à'ebaque
trois fois l'an, les herbes
fut obligé
»,
à charge
leur
« fauquison
en sa rivière
En 1372, ayant
voulu
exiger
de so contenter
de la redevance
», pour aller
et juridiction
dix sols parais,
il
ancienne
(3). On
» les neuf moulins qui
et moulins « desous »,
« deseure
à Douai moulins
appelait
recevaient
directement
l'eau motrice,
les sept qui étaient placés sous les premiers
(4).
« deseure » qui étaient naturellement
les moulins
importants
la Prairie,
do
, comme
des Wez,
Nos châtelains
les moulins
au
Brai,
C'étaient
les plus
de
d'Escoufders,
etc.
tant au XI* siècle, époque
possédé,
do leur apogée, que jusqu'à
des seigneuries
leur extinction,
et importantes,
ainsi qu'il sera dit dans la suite
nombreuses
ont
(i) Arch. de la ville, no» 735 et 799 de la Table,
(î) ld., no 736.
(3) Arcb, de la ville, n» 567 de la Table.
(4) Id., cariul. 00, f> 43, v> ; XIII* siècle.
do co travail
; mais
41
—
ces domaines
au territoire,
d'ailleurs
étrangers
nio de J>ouai, ot plusieuis
d'entre
do notre villo ; aussi n'y
éloignés
rattachât
Pour
à l'office
achever
de
eux
eut-il
étaient
même
assez
aucun
lien qui
les
féo lai du châtelain.
faire
il nous
châtollcnio,
étaient,
pour la plupart,
si restreint
de la chatelle-
connaîtra
ce quo fut notre anliquo
une comd'établir
indispensable
parait
à grands traits, d'abord
entre le châtelain
de Douai
paraison
et celui d'une
ville voisine,
et ensuite
entre le châtelain,
lieutenant
du comte
ou vicomte de Douai,
et le seigneur
vicomtier
d'un
L'excellente
village.
monographie,
de Lille (Lille,
les châtelains
sur
qu'a publiée M. Leuridan
in 8°), est le guide
le
1873,
nous offre
suivre,
puisqu'elle
plus sûr que nous puissions
le meilleur
terme
do comparaison
quo nous
ayons
pu sou-
haiter,
Comme
nos châtelains
ceux de Lille,
antiquité,
priment
attendu
du
au commencement
que les premiers
apparaissent
XI* siôclo et les seconds à la fin seulement;
mais les nôtres
au XV* siècle, tandis quo les autres subsistent
disparaissent
de Lille
les châtelains
importance,
do beaucoup
sur ceux de Douai; il suffit à cet
l'emportent
d'Henri
IV,
égard de rappeler
quo, depuis 1589, avènement
la Révolution,
co fut le roi de France
et de Navarre
jusqu'à
jusqu'en
qui
1789.
posséda
Comme
la châtellenie
de Liile.
Ainsi
M. Leuridan,
que le fait observer
telain de Lille se composait
de deux parties
fice urbain et lo domaine
rural.
«le dernier,
sidérable,
territoire
s'étendait
qu'on
sur
appelait
une
partie
la châtellenie
le fief du châdistinctes,
qui était
l'ofcon-
du grand
importante
ou le* plat pays de
—
-
42
; il avait son chef-lieu
particulier,
qui était le château
le domaine
et l'office
du Plouich
à Phalempin
; néanmoins
ne formaient
soûl
étaient si étroitement
unis,
qu'ils
qu'un
ou le plat
de la Salle do Lille, la châtellenie
fief, mouvant
avons-nous
dit;
étendue,
grande
pays de Lille était d'une
Lille
du châle territoire,
dépendait
qui à l'origine
était excessivement
restreint
; de là une
Douai,
au contraire
teau do
cause
d'infériorité
daient
de grands
du territoire
dehors
étroit
lien
pasà
nos
pas notre
XI* siècle,
pays de Douai
et séparation
nous
ne pouvons
excellent
guide.
nous
justice;
le nôtre,
vicomtièro.
justice
lain de Lille,
quelque
qu'ils
telain
Dans
dit M.
Leuridan
dans
sa Vieille
ceux
Les
du
vassaux
moins
; de sorte
qu'un
pu s'établir,
complètes.
mieux
En
posséc'était
en
mais
n'ayant
faire
que
château
son
aussi Motte du châtelain
qu'on appelait
de son fief en
et qui était le chef-lieu
châtelain,
eux aussi
;
au
vite désunion
l'office,
châtelains
ou plat
l'office et le domaine
entre
il y eut bien
Pour
pour
domaines
ou
Motte
la
(page
du
Bue,
Madame,
de Lille, le
avait la haute
ville
69),
n'avait
tour,
ou « hommes
qui tenaient
de suivre
de
pas même la
» du châtelui un fief de
étaient justiciables
de sa cour, quoiimportance,
habitassent
Lille (page 44); tout au contraire,
le châde Douai lui-même
était justiciable
des échevins.
ses prisons,
le châtelain
de Lille
non seulegardait
mais encore
ceux du
de l'échevinage,
les justiciables
incombait
; à lui ou à ses officiers,
bailliage
criminelles
sentences
(page 73) ; à Douai,
l'exécution
des
la Vieille
tour
ne recevait
ceux
ment
étaient
que
les prisonniers
dans la Neuve
des échevins;
tour du
tour,
du bailli
comte ou châgardés
teau ; les exécutions
se faisaient
sans l'intervention
du châtelain ou de ses gens
Au châtelain
de Lille appartenait
le
-
—
aussi bien par lo tribunal
prononcées,
s'édont la juridiction
échovinal,
féodale,
que par la cour
ou
des Timaux
sur lo plat pays, et par les échevins
tendait
tiers
des
43
amendes
do lachàenclavé!! dan» le territoire
juges des francs-alleux
do Douai appartenait
seulollenie
(page 74) ; au châtelain
de
lement
le profit d'amendes
prononcées
par les échovins
i'el
la villo pour certains
contraventions.
(Voir ci-dessus,
on faisait
2°.) Quand
lo châtelain
devait
êtro
nommé
il n'était
pas fait mention
En la ville
l'échevinago.
des
droits
indirects
etc. (page
72);
Lille
ban ou édita
sur
de
des droits
analogues
comte,
le châtelain
percevait
cordonniers,
étaient
perçus
potiers
à Douai.
Lille,
les taverniers,
du
le prince ; à Douai,
dans les bans do
après
châtelain
du
au nom
s'éLe pouvoir
du châtelain
do Lille, en tant qu'officier,
en dehors de la ville, sur les francs-alleux
enclavés
tendait,
dans la châtellenie
de la
; il était lo chef et le supérieur
la juridiction
dite des
dont
Timaux,
expression
a été rétablie
aux recherches
grâce
signification
dies de M. Leuridan
nos
(pages
approfondo semblable
pour
Bien
76-78).
la véritable
châtelains.
Le châtelain
de Lille
les bourgeois,
mais
plat pays qui
il était l'avoué,
appartenaient
et en outre
habitant
genre à la
mandement.
de Douai
milice
Le châtelain
d' « hommes
son office,
aussi
sur son domaine
Le châtelain
de
non-seulement
à la guerre,
du
les gens de plusieurs
villages
menait
ne
à des
ses propres
muros
extra
fournissait
communale,
Lille
maisons
avait
» ; les uns tenaient
soit en pairie
(pages
dont
deux
religieuses
« hôtes » ou
dont
sujets
(pages 41, 47-55).
de ce
renfort
aucun
il avait
sortes
de lui leurs
74-84),
aussi
de
le
vassaux
com-
ou
fiefs, à cause de
soit simplement,
-
44
-
de bailliage
infi(page 73) ; les autres,
les tenaient
à cause de son donombreux,
comme
les sergents
niment
plus
il y avait quatre
; parmi ceuvci,
pairs et treize seide
Le châtelain
gneurs de terres à clocher
(pages 84-92).
ot
Douai n'avait qu'un nombre
très-restreint
de vassaux,
maine
de village ; ne possédant
seigneur
point
muros
extra
dans la châtellenie
qui s'étendit
ou le territoire,
il n'avait
seule espèce d' « homqu'une
mes »,
parmi eux,
de domaine
aucun
A Douai,
le châtelain
les
(ou ses ayant-cause,
après
démembrements
des droits
successifs de l'office) possédait
sur la vieille enceinte
fortifiée, sur les cours d'eau, les moulins, les pâturages,
etc.; il fut avoué de la collégiale de SaintAmé.
Nous
ne
dans
remarquons
point de droits analogues
les attributions
de Lille; la collégiale
de Saintdu châtelain
Pierre de Lille, de fondation
relativement
conserva
récente,
comme avoué
de Flandre
le comte
entre les
lui-même,
mains
duquel se confondaient
de souveraineté.
En
la situation
résumé,
du pouvoir échevinal
était
du
les droits
d'avouerie
châtelain
do Lille
plus imposante,
de haute justice
et ceux
vis-à-vis
sans contredit;
qui lui appar-
il suffit de rappeler
le droit
tenait dans son hôtel, prérogative
le grand seiqui dénote
en ville une « joyeuso ontrée - , (ors
gneur; aussi faisait-il
de son avènement,
comme le prince lui-mémo
(page 45) ;
c'était bien là un vicomte , le premier
personnage
après le
seigneur de la ville.
sont peut-être
plus
caractère
subalterne,
tout puissants
nera pas ceux
tutions
A Douai,
les attributions
du
châtelain
mais comme elles ont un
multipliées,
les privilèges
demeurent
municipaux
et ne souffrent
aucuneatteinte.
Ce fait n'éton-
qui
communales
sont
de
familiarisés
notre
pays;
avec
l'élude
des insti-
car on sait que les pri-
-
45
-
à la bourgeoisiedouaisienne,
viléges accordés
de sa fidélité et de sa soumission
au prince,
Douai,
au XIII*
, la commune
toutes
les libres
siècle
indépendante
Gaules
(1).
de
L'office
du châtelain
de Lille
en récompense
avaient
fait de
la plus libre et la plus
communes
du nord des
sut se conserver
intégralement à travers les siècles, et l'on no vit pas s'élever
à ses déle châtelain
de son fief
détacha
pens d'office rival ; quand
fonction
ce fut pour rehausser
encore
subalterne,
quelque
son état, en augmentant
de ses vassaux,
soit qu'il
le nombre
abandonnât
au roi des Timaux
la vice-présidence
des plaids
de la cour allodiale
des ser80), soit qu'il
chargeât
(page
du soin d'accomplir
les exploits
gents fieffés et héréditaires,
de justice.
A Douai,
nous voyons
au contraire
l'antique
vicomte
se fractionner
et donner
à trois nouveaux
naissance
offices,
quatre
tous
égaux entre eux,
vicomtes
ou lieutenants
de sorte
y eut
jusqu'à
de la
seigneur
le Gavenier
et le sei-
qu'il
féodaux
du
: lo châtelain,
le prévôt,
c'était
gneur de Saint-Albin;
trop de vicomtes,
pour que
d'eux eût à Douai
une situation
à celle
chacun
analogue
à savoir
ville,
que l'usage et le respect
du châtelain
de Lille.
Un
dénombrement,
de Lens,
châtelain
comte
cet
de Lens
officier
Lille que
de l'autorité
servi
qui
était
en Artois,
le rapprochaient
du nôtre. H avait
vers
tenu
constate
avaient
1390
en
que
créée
(2) pour
en faveur
le
fief du
du sire
prairie
les prérogatives
davantage
une part dans
du
châtelain
les amendes
ou
de
de
pro-
(1) Voici à ce sujet la très-intéressante étude de M. l'abbè Dehaisnes,
intitulée : « Bttai sur le magistrat de Douai », pp. 319446 des J/Vro. lut
à la Sorbonnt, Uitloire, Paru, 1869, in-8o.
(2) Copie prise, i la fin du XVII' siècle, sur un registre reposant alors tu
greffe du bailliage de Lens. Communication de M. Amédée de Ternas, do
Douai.
-
46
-
de Lens ; les bans étaient
ôchevinal
par lo tribunal
édictés en la villo au nom du comte et au sien ; le bailli, le
de garder
maire et les échuvins.juraiont,
à leur installation,
noncées
les droits
avait
du comte
« le malle
et du châtelain
borgaigne
• (I), privilège
par lo document
ainsi indiqué
emption,
aucun ou aucune
quelsqu'ils
soient,
; en ville, il
de préou droit
: « Si
ci-dessus
ou vicomte
mon
seigneur
acate pain,
chair,
(le comte d'Artois),
poisson etc., si je ou
mes gens en veulent
en mon hôtel,
avoir,
pour dépenser
avoir le dois-je,
l'auraient
pour les sommes
que les autres
acheté.
excepté
» Son
de deux parties
fief se composait
également
l'office et le domaine
distinctes,
; il avait, à cause de son
domaine
un grand nombre
do vassaux et parmi
seulement,
eux des seigneurs
de terres à clocher.
Les droits
avant
du
châtelain
de Cambrai,
dans
consignés
le xv* siècle, sont
tre lui et la ville, le 18 décembre
tels
étaient
qu'ils
un traité passé en-
le rachat
et
1400, pour
l'abolition
des redevances
les plus vexatoires
(2). Outre les
droits habituels
sur le pain, le vin et la bière,
outre
le
« de la
tiers des amendes
prononcées
par les échevins
chambre
», nous remarquons
qu'il avait pour sujets directs
tous ceux qui, n'étant
de l'empire
d'Allepas originaires
« manoir
» à Cambrai
venaient
magne,
; de ces aubains,
assimiliés
aux bâtards,
il recevait
un cens annuel ; Paune pouvait se marier
sans son « congiè » et sans lui
se faisait encore
le châtelain
payer le « vin » ; s'il mourait,
« le vin », pour la c morte
donner
main », et dans le cas
bain
(1) On trouve dans les glossaires; bergain, marché, convention; barguigner, barguigner, marchander. — Maie bergatgne parait donc signifier:
mauvais marché.
(i) Archives nation.. Trésor des chartes, carton J5J1, n» 8, layette Cambrai.
-
-47
ne laissait
pas d'hoir,
de ces droits
exhorbitants
où le défunt
l'avoir
tout
était
au châ-
telain.
Aucun
des
au profit
gorie d'habitants,
Lille et de Lens
n'existait
sur
de
châtelains
caté-
une
de
Douai,
du Royaume,
du resto, étaient
; ceux-ci,
où la
tandis quo celui de Cambrai
4e l'Empire,
dépendait
de
loi féodale était plus dure ; mais la situation
particulière
la cité
de Cambrai
expliquerait
à son châtelain
la raison
peut-être
: celui-ci,
institué,
vilège concédé
milieu du x* siècle, par l'évêquo,
sujet allemand,
non
choisi,
pour des raisons
politiques,
point
maison
lorraine
ou allemande,
mais chez les
comme
disait
les seigneurs
rendre ceux-ci
sin
Sans
permis,
variété
moins
qui
dans
touto
sur
juridiction
demeurer
dans
Karliens,
ceux
la cité
de
ses
impé-
nos
elles diffèrent,
non-seulement
, lois féodales,
à province,
mais de ville à autre.
province
ainsi
terminerons,
le châtelain
comparant
d'un
gneur vicomtier
do ce dernier
une
il nous
est
comparaisons,
de constater,
une fois de plus, la
des institutions
du moyen
âge : lois muniloin
cipales
Nous
étô
c'est-à-dire
Baldericus,
parmi
de
sans
doute
dans
l'espoir
faible
voivis-à-vis
d'un
agressifs
viendraient
pousser
plus
dès maintenant,
infinie
avait
le chroniqueur
du
Royaume,
; on lui abandonna
compatriotes
riale (1).
du privers lo
sont
que nous
ou vicomte
de
village
détaillés
dans
la
de
l'avons
de
en
annoncé,
Douai
avec le sei-
châtellenie
la coutume
; les droits
de la gouver-
nance.
(I) Voir noire notice sur « Les droits de runelenchâtelain de Cambrai i,
insérée dans les Souv. de la FI. tcall., Douai, 1876, in-8», XVI» p, 5.
-48
-
Le seigneur
vicomtier
les amendes
prononcées
perçoit,
par son tribunal
, dont il est le chef; les bans se
champêtre
» lui apparen son nom; les chemins
et « flégards
publient
tiennent
ou sont présumés
lui appartenir
; il a les houla dôdicasse
l'église; il « maintient
» du village
d'icelle
la « ducasso
,
église », c'est-à-dire
« danser
il fait
et ménestrander,
donner
espiuette,
• ; il a le droit
« et avoirs
de
rose ou joyau
d'épave
neurs
seigneuriaux
dans
celui qui possède la justice
effet,
qu'en
vicomtière
est un véritable
et tout se fait en son
seignour,
d'un village est lo
nom, par lui ou par ses gens; le vicoiue
vassal et l'inférieur
du comte , sans, doute,
mais sans que
bastards
ce dernior
».
C'est
ait
do la seigneurie
part à l'administration
sauf quand il y a lieu à l'exercice
de la justice
haute
ou lorsqu'on
En ville,
d'un jugement.
comtale,
appelle
le seigneur
les échevins
sont
, c'est lo comte,
contraire,
,
ou
au
les
la grande autorité
leurs priviexercent,
que ceux-ci
de lui, et le vicomte
n'est que l'un de
lèges, tout émano
ses officiers établis
auprès du pouvoir communal.
siens,
la similitude
malgré
de mettre sur la même ligne
ville et le seigneur
vicomtier
Ainsi,
des noms
le châtelain
, il est impossible
ou vicomte
d'une
d'eux
*, chacun
no se ressemdu comte, mais leurs pouvoirs
est l'inférieur
blent point ; d'origine
différente
aussi sous
, ils diffèrent
tous les rapports.
d'un
village
-
-49
H.
— Hugues,
4024,1038}
de Saint-Amé,
vassal
du comte
de
avoué
il est grand
de Cambrai,
et sujet français
Flandre
; il épouse Adèle
— Wautier
de Cambrai.
II, châtelain
Pr,
fille de Wautier
Liste
des
son fils, châtelain,
Saint-Amé
)son
et chef
Cambrai
châtelain
de
châtelains
Wautier
Douai.
1051, 1081 ; sa
frère cadet Hugues
de
la
I",
envers
munificence
de
devient châtelain
maison
d'Oisy i — Le
puissante
l'un des
de
l'Anglecomme am-
conquérants
à la cour de France
1066 , son voyage
terre,
du comte de Flandre,
bassadeur
1076
il va
; excommunié,
1077 \. il concourt
sa cause aux pieds du pape,
plaider
de l'abbaye
avec ses parents
à la fondation
d'Anchin,
1079, — /*• abandonne
le parti
de Robert le Frison pour
comte de Hainaut,
celui de Bauduin,
héritier
du
légitime
Comté de Flandre,
1086\ il perd son office
— Part
au rétablissement
de
qu'il prend
son
à Rome,
1093-1094
ras',
;
voyage
aux intérêts
de Saint-Amé
1097, 1111 ,~H
do
châtelain.
Vévêchê
il se
d'Ardévoue
embrasse
l'état
vers 4096; il meurt
moine au Mont-Saintecclésiastique
des châtelains
de Douai.
Eloy. — Apogée de la puissance
Le plus
Saint-Amé
ancien
titre
du
riche
fonds
de
la
collégiale
de découvrir,
daùs
la profonde
permet
des temps, un châtelain
de Douai.
En effet,
obscurité
une
de l'an 1024, émanée
de Bauduin
charte originale
Bellenous
alors à Douai, à l'occasion
de la
barbe, comte de Flandre,
de la chapelle
souterraine
ou crypte
dédicace
où
(cripta)
le corps de saint Amé* contient
un certain nomreposait
bre
de
noms
de
princes
CBATSUWSM Dotai.
(principes)
ou grands
seigneurs
4.
_
présents
à la cérémonie.
Boulogne)
Hubert,
et Roger
le châtelain
Alulfede
Douai'ol
Après
les
comtes
Hugues,
Lambert,
son
Liberl,
Eustacho
(de
: le châtelain
on y trouvo
(de Gulnes),
Preuves,
(de Saint-Amé).
-
50
frère,
Helgot,
Robert,
et Sohier,
prévôt
n» I,
châtelains
sans dépersonnages
qualifiés
de ville, il serait difficile de distinguer
signation
lequel, de
Hubert
ou do Hugues,
était châtelain
de Douai en 1024, si
Entre
nous
les deux
n'avions
donation
faite
libéralité
est
un autre
acte du
même
fonds,
constatant
la
au prinpersonnes
(vers 1035) par plusieurs
d'uno rente
cipal autel do saint Amé et do saint Maurand,
le jour de la fête de saint Amé,
Cette
19 octobre.
payable
second
avoué
faite
avec
do
l'église
le consentement
du premier
et du
(major minorque
advocatus),
qui
et son chevelier
sont : le châtelain
Witselin
Hugues
; de
cité en 1024) et des autres
Sohier, prévôt (de Saint-Amé,
« frères » ou membres
du chapitre.
Cette
pièce intéresdate précise ; il est seulement
d'une
dit
manque
et le
qu'elle fut faite à Douai, sous la roi Henri (1031-1060)
étant témoins
(comte de Flandre),
prince Bauduin
t glorieux
: le châtelain
l'avoué
ces personnages
Witselin,
Hugues,
9
et beaucoup
d'autres.
Ursion, Wagon
(Prexives,n
H.) Ce
comte de Flandre,
nous parait être Bauduin
de
Bauduin,
sante
Dans tous les cas, la charte
est anté(1034-1067).
n'était plus prévôt
rieure à 1051, époque à laquelle Sohier
de Saiut-Amô.
Lille
Au surplus,
elle lève une difficulté,
puisqu'elle
existant entre Hugues , châtelain
tre l'identité
de
grand avoué de Saint-Amé,
ment « le châtelain
Hugues
Nous pouvons
encore
démonDouai
et
et le personnage
appelé seule» dans le diplômede
l'an 1024.
citer une charte
du comte
Bauduin
-
-
51
de Lille, donnée à Douai, en l'église Saint-Amé
(vers 1038),
de Bauduin,
son fils (plus tard comte de Flanen présence
de Gérard
de
dre et de Hainaut),
I*', évoque de Cambrai,
de
(et plus tard successeur
le comte met un terme aux usurpaGérard),
par laquelle
do Douchy
a
tions des avoués au village
, qui appartenait
de Saint-Pierre
de Gand. Notre châtelain
Hugues
l'abbaye
après les prélats ; il précôdo immédiay figure, le premier
de Valencionnes,
Nous retroutement le châtelain
Hugues.
saint
Lièbert,
alors
archidiacre
de cette charte,
vons, parmi les signataires
Adolphe et Elbert (de Douai) et Helgot, témoins du diplôme do l'an 1024,
de Saint-Amé.
ainsi que des chanoines
n* III.
Preuves,
nous
Ainsi,
avons
de Douai, au moins
titres
demanderaux
sinon le premier
châtelain
découvert,
le plus ancien qu'il soit possible d'aller
Si l'on tient compte de l'oauthentiques.
Belle-barbe,
qui fixe au temps de Bauduin
ou l'organisation
définitive
des châtelains
dans le comté de Flandre
on trouvera
que nous nous
(i),
bien
à laquelle
l'office du
approchons
près de l'époque
pinion générale,
l'établissement
de Douai
châtelain
fut
en fief par le comte de Flandre à quelque
du pays ; et que si ce dernier
n'était
seigneur
il n'y aurait
pas Hugues lui-même,
probablement
point
entre les deux plus d'une génération.
L'office
inféodé
du
châielain
au profit
parait
avoir
d'un
été
presque
toujours
de la ville commise
à
voisin
seigneur
autour de nous, on remarque
sa garde.
Ainsi,
d'Ostrevant
ou sire
ciennes,
donné
de
le sire d'Oisy,
Bouchain
fut
que le comte
châtelain
de Valen-
châtelain
de
Cambrai,
le sire de
(I) i Isle Balduinus Barbatus primilus miliths et nobiles ordinavlt
in Flandria, et dittribuil ei$ villas adregendnm et oppida et domlnia. i—
Chronicon comiium Flandrentium,
1" partie, composée vers l'an 1130;
p. 44 du 1.1" do Betutll du Chroniq, de FI., Bruxelles, 1837, in-4o.
châtelain
Phalompin,
etc.
lain de Tournai,
de Lille
, le sire de Mortagno,
châte-
au
de Douai,
l'on ne connaît
châtelain
pas d'une
dont la posvoisine,
seigneurie
précise la grande
sur lui le choix du comte
de
contribua
à fixer
Quant
manière
session
Flandre
châtelain
; l'on sait
de Vitry.
seigneur
de toute
seulement
temps
qu'il était en même
était
serions tenté de croire qu'il
Nous
l'ancienne
aussi Wagnonvillo,
prenant
cette circonstance
fut l'une
du souverain
l'attention
La puissance
ressortent
assez
comme
52
l'un
comet que
sur lui
de Douai.
et le rang élevé du châtelain
des diplômes
sus-mentionnés
des
princes
de Saint-Amé.
grand avoué
tainement
en fief du comte
Le sous-avoué
de Saint-Albin,
et Escarpel,
Dorignies
des causes qui attirèrent
paroisso
do la cour
du comte
I"
Hugues
où il figure
et comme
Cette
il la tenait ceravouerie,
lui-même
et non du chapitre.
de Saint-Amé
subadvoadvocatus,
(minor
catus Duacensis)
était son vassal (miles ejus) et tenait du
châtelain
sa sous-avouerie
en fief.
On remarquera
aussi, dans la charte de 1024, les noms
de Douai et de Libert, son frère, qui étaient sans
à'Adolphe
du châtelain
doute des membres
de la famille
; et dans la
et de Wagon,
ceux d'Union
seconde,
qui ont été affectionnés par les maisons
de Douai et de Saint-Aubin.
Le châtelain
fille du
Hugues épousa Adèle de Cambrai,
fameux Wautier
de Cambrai,
il est tant
dont
H, châtelain
de Baldericus,
et qui fut assassiné
parlé dans la chronique
en 1041.11
en eut deux
fils, Wautier
et Hugues,
dont
il va
être question.
2.--WAUTIER
époux
d'Ermengarde.
Ier, châtelain
déDouai,
fils de Hugues
et
-
53
-
c'est celui du
très-important
pour nous,
Ro26 avril 1051 ; par cet acte, passé ,'t Douai, le chevalier
de Saint-Amé,
fils du chevabert (sous-avoué
probablement
de
lier Witselin,
vivant en 1035), reconnaît
chapitre
quolo
Un titre aussi
Saint-Amé
lui adonné
à Loos
en fief un alleu
en
Gohelle
à tenir par lui et ensuite
par un
(alodum apud Lothas),
do
seul de ses héritiers
; à charge de payer 21 sols, le jour
la fête do saint Amé, et à condition
mort,
que, ledit héritier
Cette charte
est confirmée
le bien retournera
au chapitre.
de Lillo, en présence
par le comte Bauduin
son fils, do Robert, frère de celui-ci
(Robert
tard comte de Flandre),
comte
d'Eustache,
de Hugues,do
Wautier,
chevalier
Robert,
(paitie
(do Saint-Amé)
prévôt
de
Bauduin,
le Frison,
plus
(de Boulogne),
son frère, de
Hugues,
châtelain,de
à l'acte), de Wagon,
etc.,
n* IV.
etc., etc. Preuves,
d'Azon,
Bien
nom
n'*. soit qualifié
sans
que Wautier
que châtolain,
de villo, le doute n'est guère[possible
: c'est bien l'un
de nos châtelains;
grâce aux titres et aux renseignements
la certitude.
nous allons en acquérir
suivants,
de Douai,
figure comme témoin , le
après les comtes, dans les diplômes
en l'église
Saint-Pierre
de Corbie , l'an
do l'abbaye
et en présence
de
d'Hasnon,
châtelain
Wautier,
immédiatement
premier
royaux
délivrés
1065, en faveur
Bauduin
de Flandre
son fils (alors
, comte
, de Bauduin,
comte de Valenciennes
et de Mons, par sa femme Richilde,
ensuite
comte de Flandre
à son tour), restaurateur
do l'abd'Eustache,comte
do Bauduin,
d'Hesdin,
baye,
La m$me
année
(de Boulogne),
comte do Gulnes,
, Wautier
de Douai
avec des seigneurs
du Hainaut,
témoin,
du comte de Flandre,
Bauduin
(alors
de Wautier,
elc. Preuve*,
comte
n* V.
comme
comparait
dans un acte du fils
comte
de Mons
et de
—
nés), en faveur
••» VI.
ValeurPrem
54
—
de l'abbaye
de
Saint-Ghislain.
Wautier
de D.ouaiel
son frère, figurent,
Hugues,
parmi
les seigneurs
du pays , à la cérémonie
de la dédicace
de
le 2 août 1066 et honorée
do Lille, célébrée
Saint-Pierre
I". Preuves,
n* VIL
de la présence
du roi Philippe
Notre châtelain
ne se contenta
en simpoint d'assister,
à cette solennité
de
encore
, il voulut
ple témoin,
profiter
de Saint-Amé,
pour être utile à la collégiale
dont il était,
, le grand avoué , et
par droit de naissance
le plus généreux.
Le prévôt
dont il se fit le bienfaiteur
Adson ou Azon avait acquis,
vers l'an
1050 , une terre à
la circonstance
consentement
de l'avoué(per
licentiam
la comtesse Adèle,
fille de France,
épouse
Flandre
Bauduin
de Lille (mère de Bauduin
Exivrelengehem,û\i
mais
advocati),
du comte
de Mons
de
et de Bobert
le Frison,
qui furent successivement
comtes de Flandre),
devait posséder
sa vie cette
pendant
interre de Heverlengehen.
usadeson
Lechâtelain
Wautier
fluence auprès de la princesse,
et celle-ci, en l'honneur
des
de saint Amé, qui avaient
été transportées
à Lille
reliques
de la dédicace,
abandonna
ses droits sur
pour la cérémonie
la terre,
remit au chapitre
affranchie
de toute
qu'elle
charge
Preuves,
d'avouerie
(ab omni
advocatione
jugo
absolutom)
n° VIII.
Le document
lo plus important,
et la gépour l'histoire
se trouve dans un pré-
châtelains,
néalogie de nos premiers
cieux cartulaire
du fonds de Saint-Amé,
datant
du comdu XIII* siècle et reposant
aux archives
mencement
départementales
ici la traduction.
(1). Nous en donnons
(1) Preuves, n« XL L'existence do ce cartulaire dans le riche dépôt de
Lille, nous a été très-obligeamment signalée par M. Alexandre Losfeld,
jeune et intelligent employé des archives déparlementales. Nous lui en témoignons ici notre vive reconnaissance.
—
55
—
enrichit
la trésorerie
de Douai
)« Wautier
des possessions
de l'église Saint-Amé
suivantes,
qu'il acheta
de
du consentement
de son frère,
d'Adrienne,
épouse
au temps du roi de France
et de leur fils Simon,
celui-ci,
(Vers
1074
alors
comte
de Flandre,
et de Robert,
en Espagne
allait
pour y faire
en effet, la part de son frère dans
Philippe,
de Rouci
Il acheta,
venant de ses père
qu'Ebles
des
conquêtes.
les alleux
pro-
en hôtes,
Le quart de La Comté,
eaux et débrasseries
, prés, bois,
terres,
dîmes,
moulins,
A Huvlin
La huitième
d'Alceel.
, la
partie
pendances.
et à Adèle,
moitié de l'alleu
Hugues
qui fut au châtelain
son épouse.
La moitié
de Fresvilers.
Vers Aubigny
, la
moitié
brésis
Adèle.
I«i
et mère.
de Maisnil,
, la moitié
en hôtes, terres
de l'alleu
qui
et bois.
fut
A Fins
auxdits
en Cam-
Hugues
et
»
charte
n'existe
dans les archives
de
originale
plus
et il y a longtemps
en a disparu
Saint-Amé,
, puisqu'elle
on trouve la mention
d'uno
Fallit,
que, dans le cartulaire,
écriture
assez ancienne.
Elle n'a été transcrite
que mutilée
ou abrégée
; les noms
des témoins
notamment
ont été supinexactitudes
ou des
aussi
des
primés ; peut-être
y a-t-il
modifications
on peut comparer
les originaux
avec
; quand
les copies insérées
dans ce cartulaire.
l'on voit que la fidélité n'était
du copiste.
en soit,
point^une
qualité
Quoiqu'il
ce document,
tel qu'il
nous est parvenu
intérêt
, est d'un
capital.
C'est
Wautier
d'abord
l",
un
fait
de chevalerie
d'Hugues,
châtelain
Bado entreprise,
gne, par Ebles
frère
de
de Douai,
qui prit part à une croivers l'an 1074 , contra
les Maures
d'Espace fameux
baron
II, comte de Rouci
(i),
(I) St-Allais, L'art de vérifier Ut datet, XII, p. 285.
-
-
56
de Laon , aussi brave que turbulent,
, du diocèse
français
à la tête d'une
dont Suger (1) dit qu'il partit pour l'Espagne
armée telle que des rois seuls auraient
pu la lever: Fortissimus
et
enim
tumultuosus
baro
Ruciacensis
L'balus
Erat
ut aliquando
cum exercitu
magnanimitatis,
quod solos reges decerel% in Hispaniam
profisce-
tantx
magno,
retur.
Ce sont
ensuite
des
renseignements
généalogiques
Il en résulte
l'on ne trouve pas ailleurs.
qu'Hugues,
telain de Douai, avait épousé une dame
prénommée
dont
(Adeluia),
châtelain
il eut notamment
deux
fils,
ce dernier
de Douai,
et Hugues
; que
le document
donne
une dame à laquelle
dienne
nommé
et dont
(Adriana),
Simon.
il avait,
déjà
que
châAdèle
Wautier
l*r,
avait
épousé
lo prénom
d'Aen 1074,
un fils
Si l'on
cette charte de quatre
autres
rapproche
diplômes
être bien compris
du fonds de Saint-Amé,
qui ne peuvent
de celle-là,
d'autres
nous sont
particularités
qu'à l'aide
sur la maison
de nos châtelains.
révélées
Dans
le diplôme
du comte
de l'an 1076, il est
Robert,
fait mention
de la moitié de l'alleu qu'avaient
eue à Huulin
le châtelain
Preuves,
Dans
année,
donné
de
Douai
Hugues
et
Adèle,
sa
femme.
n° X11I.
celui
du
roi
on voit
que
le
et
de
châtelain
l'archevêque,
de Douai
de
la
Wautier
même
avait
à Saint-Amé,
: le quart de La Comté,
notamment
; la moitié de l'alleu
qu'il avait acheté de son frère Hugues
fut à Hugues,
et à
châtelain
de Douai,
d'Huulin,
qui
de l'alleu
de Fins-en-CamAdèle, son épouse
; la moitié
(i) OEuirtt,
1867, iû-&.
p. 19, de Wdlt. de la Société de i'HUt. de France; Paris,
—
57
—
et
Hugues
qui fut auxdits
avait achetées
ledit
Wautier
brésis,
choses
Adèle.
audit
Toutes
lesquelles
Preuves
Hugues.
n* XV.
de Cambrai,
Gérard
la première
charte
de l'évêque
de Douai GauII, datée de 1081, il est dit que le châtelain
entre autres
à Saint-Amé
; le quart
tier avait donné,
biens,
Dans
de La Comté
moitié
; la
Hugues
d'Huulin
châtelain
qui fut à Hugues,
et à Adèle,
de l'alleu
son épouse
; la moitié
à Fins-en-Cambrésis
lesdits
Hugues
possédée
de Douai,
qu'avaient
et Adèle.
Tout
ceci, ledit
n* XVII1°.
Preuves,
gues.
Dans
voit
avait
qu'il
de l'alleu
la seconde
encore
charte
que Gautier,
de Saint-Amé
la trésorerie
qui fut au châtelain
moitié de l'alleu
de
lent
énonciations
donc
de
Gautier
son
l'avait
de
un
des
fait qui
deux
et à Adèle,
a été ignoré
et qui donna
et les généalogistes,
considérable.
importance
Nous
voyons
l'évêque
Gérard
chartes
acheté
Douai,
de l'alleu
de la moitié
Hugues
frère
môme
l'évêque,
de
châtelain
Fins-en-Cambrésis,
et à Adèle,
sa fille. Preuves,
de Cambrai
Les
acheté
son
dudit
Hu-
l'on
année,
avait enrichi
d'Huuling,
; de la
épouse
qui fut à Gautier
n* XVII
2*.
de 1081
nous
révè-
historiens
par tous les
à la maison
de Douai une
châteen effet qu'Adèle,
femme de Hugues,
lain de Douai,
était fille de Wautier
de Cambrai,
lequel
n'est autre que le puissantchâtelainde
Cambrai
Wautier
II,
dont Balder(eus,son
les excès contre
raconte
contemporain,
Pr (1).
Or,
Wautier
II ayant
été
assassiné
(1) Baldericus, Chron. Camtr. et Atreb., p. 300 et ss.de l'édition Le
Glay. a Wallerus castellanus, tiro inhumanitsimut
», p. 139.
Wautier II, —fils de Wautier 1", d'abord feudataire du château de Lens,
puis châtelain de Cambrai, — obtint 4 son tour la châtellenie de Cambrai
qu'il posséda depuis 1011 environ jusqu'en 1011.
en 1041,
d'Arras,
nom de
sa veuve
qui
Ermentrude
s'empara
de
son
Wautier.III,
après le décès de ce dernier,
usurpation
propre ; cette
nouvel
évoque,
—
58
saint
se remaria
la
châtellenie,
alors
beau-fils,
arrivé
dura
Lièbert,
vers
à Jean, avoué
d'abord
sous le
1046,
en
bas
âge, et
en son nom
1048.
Enfin
le
jusqu'en
donna la châtellenie
à Hu-
de Wautier
II, et en cette qualité
gues I", petit-fils
caslellani
tier légitime
(Hvgo, Gualteri
defuncti
il était
encore
eoque legitimus
; comme
hxres)
hérinepos,
enfant
un de ses parents,
homme
Anselme,
crat),
(adhucpuer
pour être le tuteur
probe et brave, fut choisi
par l'évêque
du jeune châtelain
était,semble-t-il,
(1). Anselme ou Ansiau
le comte d'Ostrevant,
sire de Bouchain,
père du fameux
l'un
des héros
de la première
croiAnsel de Ribemont,
sade.
et des chartes
sus-mende la chronique
tion nées,
de Cambrai,
eut un
II, châtelain
que Wautier
fils unique,
mort jeune après
son père,
et une fille Adèle,
châtelain
de Douai,
et décédèe avant
mariée
à Hugues,
11 résulte
donc
1046, laissant Wautier
châtelain
de Cambrai.
et Hugues,
petits-fils
de Wautier
II,
de Douai, quoique
cadet, fut choisi par l'évêque
son suzerain,
de Cambrai,
selon la loi (legitipour succéder
à son aïeul maternel.
timus hxres),
Cela se passait ainsi à
celte époque,
l'ai né était en possession
d'une dignité
lorsquo
Hugues
de l'héritage
provenue
& échoir
qui venait
Douai
était,
en effet,
et incompatible
avec
paternel
du côté maternel.
Le châtelain
sujet
du
roi do
France
et
vassal
celle
de
du
(I) Chroniq. de Daldericut, ou mieux de ses continuateurs; édit. LoGlay,
pp. 318 et 33 4.
—
le châtelain
; au contraire,
était sujet de
de Flandre
comte
—
59
vassal
do l'évêque,
d'une
succession
L'exemple
de
Cambrai,
l'empereur
d'Allemagne.
se rencontre,
vers
analogue
ce
: Godefroid
dans l'illustre
maison de Boulogne
temps-là,
de Boulogne,
et
de Bouillon
H, comte
, fils d'Eustache
frère puîné d'Eustache
d'Ide de Lothier,
111, comte
quoique
fut investi par l'empereur,
en
de Boulogne,
sujet français,
du duché de Lothier,
1093,
le Barbu.
duc Godefroid
Voilà
donc
d'une
dignité
page,
la haute
un cadet
en sa qualité
de la mahon
de petit-fils
de Douai
du
en possession
vu la situation
de
donnait,
particulière
une puissance
hors ligne à celui qui en
suzerain,
l'évêque
de Cambrai
à chaque
était revêtu.Les
attestent,
chroniques
qui
brai,
qui prit
comtesse
Richilde,
perbe maison
d'Oisy,
dants
le bon
L'on
dans
de CamHugues
Itr, châtelain
avec la princesse
de
nièce
Ada,
de Mons,
et qui fut chef de cette su-
position
alliance
roi
de
laquelle
Henri IV.
compte
verra, en 1096, notre châtelain
une charte
du comte de Flandre
châtelain
Hugues,
lanus Duaeensis,
de Cambrai
modo
ses
parmi
Wautier
avec
: Gautherius,
son
descen-
I"
figurer
frère cadet
primo
casttl-
autem
clericus',
Hugo, frater
ejus,
ci-devant
châtelain
de
Wautier,
:
; c'est-à-dire
clerc ou ecclésiastique,
et Hugues,
Douai, maintenant
à Cambrai.
n° XXII.
frère, (châtelain)
Preuves^
Cameraco
L'affinité
châtelains
bien
d'autres
Vers
l'an
avaitr.assez
nants,
au xi* siècle, entre
les maisons
qui exista,
de Douai et de Cambrai
est d'ailleurs
justifiée
son
des
par
témoignages.
le châtelain
1037,
d'influence
pour exciter
à Douai
les populations
de
Wautier
Cambrai,
H,
et [dans les villages environcontre
l'évêque
Gérard
I",
les deux
qui gouvernait
interprétant
relativement
les
évoques
révolte contre
—
de
diocèses
Cambrai
et d'Arras;
les intentions
de son suzerain,
perfidement
à une paix ou trêve de Dieu qu'avaient
imaginée
à la
du Royaume,
il poussait les Douaisiens
leur
tendre
tellement
pasteur,
à Douai
et faire
en personne
afin de calmer le peuple.
duin,
trêve
60
comte
de Flandre,
de Dieu,
comme
dut se
que l'évêque
concessions,
quelques
sur les instances
de Bau-
Bientôt,
qui s'était
les autres
déclaré
en faveur
de la
comtes
du Royaume,
le
ses répugnances,
prélat dut vaincre
qui lui venaient de sa
la paix dans le
et proclamer
qualité de sujet de l'Empire,
diocèse d'Arras,
terre du Royaume.
La cérémonie
eut lieu
sur les confins
des deux diocèses, probablement
sur les bords
de la Sensée,
ou Arleux;
vers Lécluse
l'assemblée
était
nombreuse.
Nous y voyons encore
Wautier
de Cambrai
visiter
l'un
l'évêque
se livrer
Gérard
Pour
et l'autre,
comme un
contre
continuer
ses manoeuvres
ennemi
de la paix.
à des actes de
le prélat
se montra,
la harangua
et dénoncer
L'assistance
allait
violence,
lorsque
et confondit
son vassal (1).
Wautier
de Cambrai,
et par conséII, châtelain
eût une telle influence
à Douai,
sujet de l'Empire,
quent
terre du Royaume.il
fallait qu'il eût des rapports de parenté
que
avec les principaux
de l'endroit.
En effet,
seigneurs
le beau-père
châtelain
de Douai.
d'Hugues,
il était
Il y a, aux archives départementales,
datant
Amé, un curieux obituaire,
Saint-
danslefondsde
delà
fin du xm* siècle,
un obituaire
époque,
à cette
qui a évidemment
remplacé,
Chose digne de remarque,
le châtelain
de
plus ancien.
Douai ,Wautier
Saintl",le plus généreux des bienfaiteursde
Amé, yestqualifiéchâtelain
deCambrai:
Walterus,
(l) Chronique do Baudry, livre III, chapitres 48 et 49.
castella-
-
-
61
luminaS. Amati ditavit
qui ecclesiam
x. s. doy. xijkl.
Se contentera-t-on
aprilis.
ribus,obit.suo,
dédire
que c'est une erreur
que cela n'a point d'importance,
Pour nous, nous ne pensons
de copiste?
pas que l'on doive
nus
Cameracensis,
traité
aussi
avec
fait
Walterus
un
légèrement
document
qui
parait
avoir
été
que les mots :
croyons
se trouver
devaient
le
soin ; nous
plus grand
castellanxis
Cameracensis,
celui du xm* sièantérieur,
qu'a remplacé
du châcle, et qu'ils y ont été écrits par un contemporain
telain
de Douai,
Wautier
1", peu de temps après le décès
dans
Pobituaire
de ce dernier.
L'écrivain
se sera
souvenu
du fameux
châte-
lain
de Cambrai,
Wautier
de notre Wautier
H, l'ancêtre
I*',
le prénom de son aïeul maternel
; les liens qui
lequel portait
unissaient
les châtelains
des deux villes lui seront revenus
à la mémoire,
et il aura
lain de Cambrai
(dignité
tre), au lieu de châtelain
écrit,
sous
cette
plus considérable
de Douai.
châteimpression,
encore que l'au-
un peu plus loin,
de
verrons,
que le châtelain
châtelain
Douai était, au XII* siècle,
de Vitry,
petite ville
aux comtes de Flandre,
avant de passer aux
qui
appartint
de Cambrai
Or, le châtelain
évoques d'Arras.
y avait des
Nous
possessions
de l'abbaye
au XI* siècle,
de Saint-Amand,
ainsi
qu'il
résulte
d'une
charte
en 1041, d'Ermenémanée,
de Cambrai
trude, veuve de Wautier
II, châtelain
; parmi
en mémoire
les biens
donnés
à l'abbaye,
du défaut,
il y a
« la dlme des anguilles,
avec un courtil (jardin)
et la maien la ville de Vitry,
au pays d'Artois
pécheur,
»,
in villa que vocatur
Au nomVitris% in pago Attrebatenst.
bre des nobles laïques qui faisaient
cortège à la veuve, lors
des funérailles
célébrées
à Binon ou Saint-Amand
(malheuson du
reusement
la charte
ne donne
que
leurs
prénoms),
figurent
—
deux
Douai,
serait
du défunt
gendre
Autre
l'un
dont
Hugues,
'bien
châtelain
Hugues,
de
(1).
affinité
l'ancienne
preuve
—
62
entre
les
deux
châte-
avait conservé une juridicque celui de Cambrai
la banlieue
même de Douai.
En effet,
le sire
de Cambrai,
ancien châtelain
l'hommage
possédait
lains, c'est
tion dans
d'Oisy,
de la terre
dé; or Escarpel
d'Escarpel
Saint-Albin
de Douai, de même que
pendait de la paroisse
de Saint-Albin
et la terre de Wagnonville,
la seigneurie
aux premiers
de notre ville.
châtelains
qui ont appartenu
Comment
et du château
fort
le sire
d'Escard'Oisy a-t-il pu devenir suzerain
sont distantes
de plus de vingt kilopel ? ces localités
une enclave
mètres ; pouiquoi
dans la banlieue
de
d'Oisy
Douai?
Ce problème
châtelains
de Cambrai,
est
maintenant
sires
de Douai, auront retenu une
ils lui auront imposé,
comme
leurs
féodalité,
aura été
mouvance
ne nous
membres
; les cadets,
de la maison
de l'héritage
paternel;
cela se faisait à l'origine
de la
lois et leurs
assujettie
féodale,
étonnerons
vôt de la ville
d'Oisy,
fraction
résolu
la terre d'Escarpel
coutumes;
avec
par eux à la suzeraineté
d'Oisy,
de chef-lieu
reconnaissance
etc. Nous
donc
de Douai,
pasde voir, au XIIe siècle, lo pré'
officier féodal créé aux dépens
du
tenir Escarpel
en hommage
du sire d'Oisy,
reschâtelain,
ter le fidèle vassal de celui-ci
et le soutenir
dans ses luttes
contre
lo comte
à l'imitation
Hugues,
châtelain
Richildo,
de Flandre
de son
; prendre
suzerain
etc.
cadet de la maison
de Cambrai,
eut
de Mons,
comtesse
armes
pour
un
lion,
do Douai, devenu
Hugues
femme
une nièce
pour
à laquelle
les
(1) Arcb. départ., cartul. de St-Amand, i. Il, f» 125.
chroniqueurs
I",
de
—
—
63
son fils Simon
1089,
; vers
le chevalier
Ollard,
principal
(décédé
assez
cadrent
de l'évêque
ministre
(1). Ces renseignements
de Saint-Amé,
bien avec ceux de la charte
d'après
laquelle
donnent
à'Ada
prénom
avant son père) tua
le
de Douai,
frère cadet de Wautier
Ier, châtelain
Hugues,
Adriana
aurait eu, vers 1074, pour épouse
(il peut y avoir
ici une erreur
de copiste,
d'autant
[plus que le cartulaire
'es noms),
et pour fils
de Saint-Amé
défigure
quelquefois
et des lutaîné Simon.
Hugues,
après bien des vicissitudes
de la scène
tes, disparut
politique
femme avaient
alors des fils mariés
vers
1112;
lui
et
sa
et des
en âge
petits-fils
Saint-André
du Cateau-
(2). Selon la chroniquede
il finit par se faire moine ; nous verrons
Cambrésis,
également son frère Wautier
terminer
ses jours dans un couvent.
de raison
11 y a encore
nos premiers
châtelains,
de l'Angleterre.
quête
1" assistait
Wautier
un
à signaler
c'est
On
à la
fait capital dans
leur participation
a
vu
dédicace
; peu après, sa destinée
l'emportait
et acteur des plus
nent, pour être témoin
son époque (3); un document
très-précieux
du châtelain
quables;
règne
c'est
une
de Guillaume
Wautier
dressée
liste,
le Conquérant,
de
à la con-
le 2 août
1066
que,
de l'église
Saint-Pierre
de Lille
participation
l'histoire
hors
grandes
du
,
conti-
choses
de
la
(4) constate
à ces événements
remar-
la 20*
année
et contenant
du
(1086)
les noms
(1) Chroniques de Cambrai.
(i) Titre de l'abbaye d'Anchln.
(3) Bataille d'IIastings, 14 octobre 1066 ; le duo Guillaume de Normandie
couronné roi d'Angleterre, à la Noël.
anno XX rtgnt Willtlmi tonqutstoris tl qui*
(4) i Magnâtestuptrslilet
but fit tomitatibut terrât Unuerunl. t Recutll du httl. du Qaultt et dt
la Fr„ tn-f»., I, XII, p. 694, à la note.
Le premier de la liste est le conte EuiUcho (do Boulogne;.
—
des
64
—
les grands
parmi
seigneurs
qui avaient
avec
le roi, dits grands
venus
d'outre-mer,
des comtés où ils avaient
obtenu
des fiefs ; on y
survivants
accompagné
la mention
« WalterusdeDwai:
lit:
C'est donc
l'église
raison
que
Somerset,
le nom
Devon.
de Gautier
»
de Douai
à
du duc Guillaume,
compagnons
liste dressée
d'Angleterre,
par M. Léopold
de
membre
de l'Institut,
et gravée
sur le mur
figure dans
la conquête
Delisle,
avec
Surrey,
la
de Diyes
liste
des
(Calvados),
en août
1862
(l).
De retour
sur le continent,
dé Douai
Waule châtelain
tier I" reprit
sa place auprès de son suzerain,
le comte de
il vit mourir
le comte Bauduin
de MonS, qui ne
Flandre;
de
tint que pendant
trois
les comtés
années (1067-1070)
et il
son gouvernement,
le jeune et infortuné
servit le nouveau
comte de Flandre,
Arnould
datée de l'an
III. 11 y a une charte de ce prince,
de son père enterré à l'abbaye
d'Hasnon;
1071, en mémoire
il fait un don à cette abbaye,
selon le conseil
de ses prinFlandre
cipaux
et de Hainaut
ministres
tibus) ; les noms
Liébertet
d'antres
Jean
d'Arras,
réunis
(primoribus
de ceux-ci,
sous
nostris
après
ecclésiastiques,
Charebold,
boutiller,
unanimiter
suaden-
de Cambrai
l'évêque
sont:
Robert,
avoué,
Wautier
de Douai,
1789.1* livraison, pp. llSetss.
(i) Catalog.detgentilth.deNormandie,
Le nom do Douay ne figure plus dans une ancienno liste conservée autrefois au monastère de la Bataille (d'IIastings), et reproduite aussi par Du
Chesne, dans son Recueil dei HMorientde Normandie', maison y trouve
les noms de : Platy, Quincy et Saint-Aubin, qui, d'après cette It'W, étaient
portés alors par de grandes familles d'Angleterre issoes des compagnons du
conquérant. Seralent-ce des branches anglaises de la maison de Douai?
Dans la liste de M. Delisle, on trouve aussi les noms de: Oottelin de
Douai cl Goscelin dt la ïlitllre (qui pourraient bien M désigner qu'un,
seul et mémo personnage, attendit quo Douai a été quelquefois tradoitpaf
MtiHè)', or nous verrons que le prénom Gôlcitln ou Gottutn à été àffec, tlonné par la maison de Saint'Aubin. On y remarque aussi : Kflgutrrand et
Oui de Ralmbattourt, Gui) \ttm0 de Bfài> Mathlei de Mortjgûe, etc./ etc.
—
Ségard
n» IX.
et Arnoul
de
65 —
Joches,
Arnoul
Quel fut le rôle de notre châtelain
le Frison
qui fit du cadet Robert
Flandre
? Sa conduite
des Douaisiens
aura
et des autres
d'Ardres.
pendant
Preuves,
la révolution
un comte
de
(1072)
sans doute été conforme
à celle
après avoir souou Thiois, le jeune Arnoul
tenu contre les Flamands
et son
enfants do là comtesse
courbèrent
frèro Bauduin,
Richildo,
de Cassel. En ce qui concerne
la tête devant le vainqueur
Wallons,
qui,
il est certain qu'il s'attacha
très-vite
à la
châtelain,
comte et qu'il en reçût des bienfaits.
fortune du nouveau
notre
de Cassel avait
D'as lo 8 juin 1072 (la bataille
20 février),
Wautier de Douai se trouvait
à Sithiu
eu lieu le
ou Saint-
de Saint-Bertin
, avec le comte Robert
Omer, en l'abbaye
et sa mère Adèle,
fille de France ; il y assiste , comme téfont à l'abbaye
de
moin , aux donations
que ces princes
son nom figure
immédiatement
Watten;
après celui d'Enguerrand
(comte) de Lillers, et il précède Thierry,
Willaurao
de Saint-Omer,
de Flandre,
, châtelain
n° X.
tres grands seigneurs.
Preuves,
sénéchal
et d'au-
H existe, dans le fonds de Saint* Amé, un acte ainsi daté:
ab incarnatione
AnnoM.
Domisexagesimo
septimo(lOG7)
sanctx
Crucit (14 septembre),
die tertia
ni, in festivitate
transitus
(i) ejusdem
Gregorio
(1073-1086),
Gerardo
(1069-1081),
sancti
vivente
Amali,
ilanasse
Remensi
Cameraeensi
châtelain
rege Philippo.—Le
régnante
do plusieurs
décoré Tégliso Saint-Amé
septimo
papa
archiepiscopo
episcopo
(1076-1092),
IK<tt/<te»',aprèa avoir
ornements
précieux,
(I) \A mort de Saint-Amé, transitus, est célébrée le 13 septembre'; mais
Il semble, d'jprôs cette charte, qu'au Xi* siècle on ta imitait au li septembre.
CUATKtAlMt>BDOCAl.
B
—
et ajoutant
à Saint-Amé,
bienfaits
sur
66
bienfaits,
pour l'augmentation
à IKtmeueft
(Ghyvelde,
de bergerie
du consentement
du
comte
Robert
—
donne
encore
à Dieu
et
du luminaire,
une terre
canton
d'Hondschoote),
11 est facile
(1072-1093).
1067 est erronné,
le pape
que le millésime
puisque
VII ne ceignit
la tiare qu'en
II
1073, que Gérard
Grégoire
ne parvint
à Pévêché de Cambrai
1076, etc. ; de plus,
qu'en
le don de Wimevelt
est confirmé
en
par le comte Robert,
de voir
année
la même
est donc la seule
; celle-ci
la charte.
Il faut lire à
été confectionnée
avoir
lieu
1076
de sexagesimo
septimo
(67)
: septuagesimo
où
puisse
la date, au
sexto
(76).
dans l'acte,
On rappelle
son voeu, le
qu'afin
d'accomplir
châtelain
avec sa femme
Ermenpartit pour Wimevelt,
et un grand
d'ecclésiastigarde
cortège
(multo
equitatu)
la châsse et les reliques
de saint Amé y
ques et de laïques;
Le cérémonial
aussi
ordinaire
de la
furent
transportées.
: l'abbé
présents
flamands
nages
noms
les
se fit devant
tradition
juges
ou échevins
de la localité,
et d'autres
person-
de Bergues
Hermenger
Flandrensium.
; ecce nomina
Suivent
les
: Baimar,
de Douai
et audes ecclésiastiques
prévôt,
de la collégiale.
Puis viennent
les gentilstres dignitaires
aussi accompagné
le châtedouaisiéns
hommes
qui avaient
ain
: Wautier,
deux
chevaliers
son,
(ce sont
1079),
les
etc.
n*XH.
Preuves,
Vers
de Lohes
Sohier
d'Ui-sion,
en
qui ont fondé l'Anchin
fils
la même
notre
1076, sous le comte Robert
donna
à Saint-Amé
le moulin
année
châtelain
le FriTau-
près la rue des Basses (1).
voie, qui était situé à Douai,
et le doyen
en
Le prévôt
Régnier
(Rainerus)
Herbert,
ce moulin
arrentant
quelque
temps après
(vers la fin du
(1) Plonvatn, Souttnirt,
page 676, no 8.
—
—
67
la donation
faite autrefois
xi* siècle),
par le chârappellent
ils ne donnent
titré que celui d'avoué
d'autre
telain auquel
de Saint-Amé:
Molendinum
Tollevie,
Walterus,
quod
ecclesie
s"
Rotberto
(son
inusibus
Amati
annuenle
advocatus,
le comte
seigneur,
Robert),
fratrum,
la
En
le prévôt
Douaisiens,
môme
de
Saint-Amé
tant
comte
Robert,
et
possessions
il
1076,
Raimar
ecclésiastiques
recevoir
pour
des
les
ecclésiastiques.
velle donation
qu'il
droit
lain
se
ecclesie,
rendit
et un
la
de
à
avec
Lille,
nombre
de
grand
du
étant
présents,
Le nom de Wautier,
le
y est question,
venait
de faire,
de
châte-
le premier
aussi
d'une
diplôme,
des
; le comte
comme
té-
collégiale
Il
seigneurial
dépendant
Wautier
abandonna
à
eidem
que laïques,
auprès
la charte
confirmative
privilèges
eux
sceau,
son
y fit apposer
moins de cet acte important.
dans
lain de Douai,
figure
consule
( 1).
recognovit
année
seniore
après
nou-
d'un
par l'abandon
: « Le châteavouerie
son
le muid
l'église
des
prébendes
à chaque
mutation
percevait
Les autres
si nombreuses,
donations,
avait enrichi
la collégiale
y sont rappelées,
nom du bienfaiteur.
no XIII.
Preuves,
de
vin
qu'il
»
canoniales.
par lesquelles
mais on y tait
il
le
Le chapitre
de Saint-Amé
était désormais
sous la protection spéciale
des comtes
de Flandre
; mais ce n'était
pas
tout,
il
puissance
fallait
dont
encore
solliciter
l'intervention
dans
la
faveur
les actes
d'une
de
à être reconnuo
veraineté,
nécessaire,
commençait
féodale fonctionnaient
que les lois do la hiérarchie
rement
français,
obtenir
; il fallait
du
du suzerain
un
diplôme
comte.
Or,
(I) Cartul. de Saint-Amé précité.
autre
haute
soudepuis
réguliè-
du monarqne
royal
la cour
de France
—
n'était
rien
moins
68
—
envers
le comte
de
disposée
Flandre
et ses sujets ; on n'avait
le sougarde d'y oublier
venir poignant
de Ja bataille
de Cassel (20 février
1072), où
Robert
le Frison avait défait,
il n'y avait que
l'usurpateur
que
bien
accouru
au secours
de l'héritier
ans, le roi Philippe,
de Flandre
était plutôt to; et même alors Robert
légitime
comte de Flandre
Dans
léré quo reconnu
par son suzerain.
d'un diplôme
de telles circonstances,
l'obtention
royal était
quatre
chose
délicate
comte
Robert
et difficile.
Le
châtelain
n'écouWautier,
aux
intérêts
de la collégiale,
son
dévouement
tant que
de France,
avec le prévôt
pour la cour
partit en hiver
si nous
Raimar
revêtus,
; ils étaient
pouvons
employer
de la qualité
d'ambassadeurs
du
moderne,
l'expression
le Frison.
Le roi était
alors
à Senlis
(Silva-
il avait
de lui, comme
chancelier,
auprès
l'évêquo
frère d'Eustache
de BouloGeoffroid,
II, comto
notre châtelain
trouva
un
gne, dans lequel
probablement
de Boulogne
; car le comte
était, lui
puissant
protecteur
nectum);
de Paris
un vassal
aussi,
du comte
de Flandre.
Nul
doute
qu'il
sut
avec succès la cause des provinces
wallonnes
et des
plaider
Douaisiens
en particulier,
la réqui, bien loin de fomenter
bellion
des Flamands
on Thiois,
l'avaient
combattue
à
à côté du roi
Cassel,
coutraints
do céder
avaient
; eux aussi
Philippe
et en obéissant
à la nécessité,
été
con-
au vain-
ils n'avaient
fait que subir la dure loi de la guerre.
queur,
Sur les instances
du châtelain,
le diplôme
fut acroyal
la difficulté
cordé ; l'on tourna
do l'usurpation
provenant
le Frison,
en faisant figurer,
de Robert
à côté de son nom,
celui
du jeune
« ...
.Nous
comte
Bauduin,
lo prétendant
:
roi do France,
avons accédé à la
Philippe,
demnndo
de Robert,
comto de Flandre,
de son neveu
Baudo Richildo,
mère dudit Bauduin,
duin, comte de Hainaut,
—
.
et des chanoines
de Saint-Amé
vers nous
religieuse
personne
Gautier
église, et le châtelain
de cette église » ; compliment
pieux
et généreux
châtelain.
—
69
de Douai,
qui ont député
de ladite
Raimar
, prévôt
aux intérêts
, tout dévoué
batteur
Preuves,
à l'adresse
n° XIV.
sur la collégiale,
sa protection
et lui assurait
les immunités
dont
Le roi étendait
ses privilèges
les églises de fondation
royale
de notre
confirmait
jouissaient
(i).
bien
, Pinmhation
remarquons
, dans ce diplôme
laïque : « Rex, cornes, castellanus,
précise de la hiérarchie
» Le roi de France,
aut aliquissub
eis laïcus.
voilà le véritable
et souverain
de Douai,
au XI* siècle ; ce
seigneur
Nous
sont ses droits
qu'exerce
à son tour,
son vassal;
par le comte,
fense
le comte
le châtelain
son sujet et
est délégué
de Flandre,
ou vicomte
son maître
de la ville,
à la dé, pour aider les échevins
à l'administration
do la justice,
etc.
Ce diplôme
no fut pas le seul que le
de son ambassade;
il en obtint
un autre
châtelain
rapportât
le 27 fé-
, délivré,
vrier 107G (vieux style) , très-probablement
le même jour
et par Manasso,
que le précédent,
par le roi de France
de Reims.
Au point de vue historique,
ce diarchevêque
est beaucoup
plus
des préoccupations
dégagé
plôme
précieux
que
l'autre;
son auteur,
l'avaient
égaré
politiques
qui
avec un grand soin, les possesprécédemment,
enregistre,
sions de la collégiale,
en les groupant
selon l'ordre méthomais tout en
dique adopté dans la charte du comte Robert,
corrigeant
tant bien
celle-ci,
des détails
quand elle s'est trompée,
inédits.
Les nombreuses
et en y ajoudu
donations
(1> C'est dm» cet acte , on désaccord d'ailleurs avec les autres titres du
XI .de, qu'on dit que Saint-Amé a été transféré directement de Mervillc
4 Douai. Voir, sur cette question, notre Mémoire imprimé en 1872.
—
châtelain
Wautier
y
sont
—
70
Enfin
indiquées.
selon les données
de
parfaitement
y est tracé
de la collégiale
l'historique
la charte du comte , qui est copiée
textuellement.
presque
L'auteur
est encore le chancelier
Geoffroid,
évoque de Paris.
n° XV.
Preuves,
,
Ainsi
sur le châtelain
abondent
renseignements
et
un grand seigneur
I", qui fut non-seulement
des églises.
mais encore un bienfaiteur
capitaine,
les
Wautier
un brave
Comment
un tel personnage
au moment
même
encourut-il
les foudres
ecclé-
où il se dévouait
pour l'église?
siastiques,
Ce qui est
C'est ce que nous ne savons qu'imparfaitement.
de
c'est qu'il
fut excommunié
certain,
par l'archevêque
bien qu'il
Unit avant
offrit à diverses
Reims,
reprises,
l'excommunication,
qu'après
de se soumettre
à la sentence
de
se
et
en justice
Dans ces
prononcée.
présenter
qui serait
n'eut
d'autre
circonstances
douloureuses
, notre châtelain
se jeter aux pieds du pape Grégoire
VII,
ressourcequed'aller
comtesse
alors à Bibianello,
château
fort de la fameuse
accueilli
el sa cause
; il en fut si bien
parut si
d'être
admis à la sainte
juste, qu'il obtint
provisoirement
du pontife,
et pour
durant son séjour auprès
communion,
Mathilde
toute
la durée
de son voyage,
plus huit jours après son retour chez lui. Enfin le 25 mars 1077, le souverain
pontife
lui remit
une lettre adressée
à Geoffroid,
évoque de Paris,
à qui Grégoire
VU confiait
le soin de connaître
et de terminer
la
n'était
autre
causa
de Wautier.
n° XVI.) Geoffroid
(Preuves,
do France,
dont notre châte-
que le chancelior
lain venait d'obtenir
les diplômes
royaux de 1070; le choix
fait par le saint-père
et les mérites
de Wautier
de Douai no
ne tarda guère à être
permettent
pas de douter
que celui-ci
délivré
de l'anathème
lancé
contre
lui. Du reste nous
allons
-
—
avec l'évêque
s'occuper,
ainsi que
de l'abbaye
d'Anchin,
n'aurait
certainement
ce que
fout à l'heure
le voir
la fondation
la
collégiale;
excommunié
La lettre
contenait
Geoffroid,
le diocèse
savant
71
H, de
des intérêts
de
pu
faire
un
(1).
de Douai était porteur
,
pape, dont Wautier
faites à l'évêque
en outre deux recommandations
touchant
les événements
passés dans
qui s'étaient
du
de Cambrai
chanoine
confrères
Gérard
avaient
de
et d'Arras.
Le premier
Asson
ou
Saint-Amé,
chassé
du chapitre,
le pontife
concernait
Azon, que
un propos
pour
de le faire
le
ses
in-
Geoffroid
charge
réintégrer
lui
auront
la
infligé
après
que ses confrères
claustrale.
11 semble
ce soit le châtelain
que
convenant;
à sa place,
discipline
lui-même
l'avocatd'Asson.
qui se fit, auprès du saint-père,
L'autre
fait était
du
beaucoup
plus
grave : il s'agissait
malheureux
de Schercin
Ramihrd
brûlé à
(Ksquerchin),
Cambrai
simonie
comme
les
, parce
hérésiarque
qu'il
les prêtres
et l'évêque
abbés,
avait
accusé
lui-même
de
(2) ;
(I; M. Desplar.qne, dar>siL«s châtelain' do Douai au xi* siècle » (Bulletin
scientifijue, etc., du Nord, 1872, in 8o, pp. 81 et 83), cherche à découvrir la
raison rie l'excomn.unication lancée contre Wautier de Douai. Il croit la trou,
ver dans une alliance qui aurait existé entre notre Wautier et Ebles de
Roucy, alliance qui aurait déplu & l'archevêque de Reims. Il a supposé
aussi que Wautier aurait péché par excès do zèle pour Saint-Amé au détriment de l'autorité métropolitaine. Enfin, peut-être sa fauto (si faote il y a),
dit-il, avait-elle un lien ave; celle du chanoine Azon, qni, lui, avait péché
contre l'autorité du chapitre. C'est vers cette dernière supposition que nous
inclinon-, à cause des termes do la lettre du pape, le leul document que
nous possédions sur celte affaire; quant aux autres suppositions, elles ne
nous paraissent être qu'oeuvres d'imagination.
Peut-être est-ce à ce regrettable incident que fait allusion, en 1031, l'évêque Gérard II, quand, après avoir célébré les mérites do Wautier de Douai,
il recommande expressément aux chanoines de vénérer tout chevalier ou
autre l.ïque qui se dévouerait ainsi pour lVgli«e. Prtuvet,
n» XVII, î« •
i Ainsi, très-chers frères et seigneurs, chanoines,c'est 4 vousqoe je m'adresse, si un chevalier » etc.
(2) Chronique de Saint-André du Cateau-Cambrétis (l* 1/2 du xn« s.),
publi'e 4 la suite do celles de Baldericut
et do ses continuateurs, dans
l'édition de M. Le Olay, pp. 330 et 357.
—
mais
•-
72
la simonie
dans tonte la
qui combinait
à l'évêque de Paris de punir les auteurs
d'un tel acte de cruauté.
VII,
Grégoire
ordonna
chrétienté,
et les complices
Le châtelain
Wautier
fait faire
ayant
à ses frais
(diligenchâsse en
une superbe
castellani)
de plomb à l'intérieur,
Gérard
II
marbre,
garnie
l'évêque
vint à Douai déposer
le corps de saint Amédans
le nouveau
tombeau
eut lieu en 1078, le vendredi
19 octo; la solennité
tia et expensis
bre,
une
Walleri
de la fête
jour
inscription
2» pap le Liber
L'année
du
saint
Ces faits sont
en
composée
1206
et retrouvée
Amati
argentcxtsS.
attestés
: i'
en
par
1639 ;
(I).
a marqué,
dans le pays, par un événement
la fondation
de l'abbaye
d'Anchin
; quoiqu'elle
important,
fût la plus jeune des abbayes
bénédictines
de notre contrée,
elle n'en devint
la plus riche, la plus influente
pas moins
1079
et la plus illustre
de toutes, grâce sansdoute
â la supériorité
des homriies
de compter
eut le bonheur
dans son
qu'elle
sein.
Le châtelain
de
acte
Douai
resta
du reste
c'étaient
mémorable;
amis ou parents,
ne
pas étranger
deux
chevaliers
de Montigny,
fils
— les gentilshommes
et Sohier de Loties,
Douai,
en Flandre
en 1076
qui l'avaient
accompagné
de la donation
l'habit
saint
des
fils
de
fondateurs
cet
, ses
de
d'Ursion
Wautier
n° XII), à l'occasion
les modestes
furent
à
de
wallons
(Preuves,
— qui
Wimevelt,
où ils
d'Anchin,
prirent
de l'évêque
Gérard II, en 1079, constatent
cette impôt tante fondation
,
toutes deux datées du règne du roi Henri,
c'est-à-dire
do
Henri IV, suzerain
de l'évêque,
et
l'empereur
d'Allemagne
sans qu'il soit parlé du roi de France,
ce fa:sent
quoique
Benoit.
(1) Voir notre Mémoire Imprimé
giale, p. 45.
Doux
chartes
en 187-', cur les origines de la eoll -
—
—
73
des sujets
part.
pris la plus grande
français
qui y eussent
d'Anchin
Dans
,
l'une,
{L'Abbaye
par Escallier
publiée
des témoins
les'noms
laïques
1852,
page 17, Lille,
in-4°),
sont
ainsi
Joannes
indiqués
, Fulcho
: « Ansellus
de Ribomonde
, Oilardus,
» dans l'autre
, Wulférus;
, Hubertus
Johannes
, Fulcho
Vilardus,
« Ansellus,
Hubertus
,
Wul férus,
DUACENSÎS, Clarebaldus.
mes reposent
aux archives
, Engerrandus
,
CASTELLANUS
Alardus
, WALTERUS
de ces deux diplô» Les originaux
départementales
Wautier
concourut
, dans
les plus
éclatantes
et les plus
avec le fameux
Ansel de Ribemont,
sièclo,
croisade.
vant, l'un des héros de la première
durables
d'Anchin.
des
Wautier
Gérard
la
le 23 mai
Pentecôte,
à Arias,
(1) se trouvait
délivra
II, qui ce jour-là
faveur
origines
de
Saint-Amé.
de la collégiale,
il reproduit
confirme;
du
rai et de l'archevêque,
de l'an
avec
deux
Dans
de
1076,
à
l'évêque
chartes
l'une
de son
d'Ostre-
comte
1081,
le châtelain
de
Cambrai,
confirmatives,
retrace
les
l'évêque
l'une,
en énumère
les
textuellement
le fonds
donc
oeuvres
A
en
Le châtelain
:
possessions
et les
le
collectif
diplôme
en y introduisant
un
(1) On lit dans une notice mtnuscrite de feu M. Guilmol (18 0), consacrée au châtelain Wautier 1": « La même année (I0S0J, Wautier finit si
longue carrière ; il fut enterré dans la crypte ou église souterraine do NotreDame (dipuis St-Amé); que le peupte appelait autrefois le%croûtes, lin de
la sépulture de ses pères, où l'on communiquait de son château (la Mcillo
tour?> par ut: chemin voûté qui resta longtemps inconnu; il fut retrouvé
vers la fin du XVII* siècle (1G86V, lorsqu'on rebâtit le chuur de l'église
St-Amé, et donna lieu à la fable du ciicm.n souterrain fait par Gayant, de
Douai 4 son château de Catitin. »
Il y nia biendesopinio:is hasardées. Signalons surtout l'erreur et la contradiction commises par Guitmot, en faisant mourir Wautier I'' en iOSO; luiindue, un peu plus lnul,cite lo document anglais do 10>0, constatant que
noire châtelain existait encore â cette époque.
Comme conséquence de l'erreur, Guilmot attribue à un châtelain Wautier Il les actes de Kel et 1034, qui appartiennent à Wautier 1" ainsi
que nous allons le voir.
—
seul
article
d'un
manoir
relatif
nouveau,
—
74
à une
de l'église,
de Saint-Amé.
Le, châtelain
l'auteur
*e?/fanuA'),c'est-à-dire
dépendant
Wautier
prè*
celle
acquisition,
du fief du chantre
récente
Walterus
(ipse
cas-
des rr.agnifiquesdonationsrap-
1081, ainsiquedansles
pelées dans cette chartede
de* 1076,ligure
la tétedes laïquesjil
comme
témoin,à
diplômes
est suiv 1.
des chevaliers
et Nicolas.
WérindeDourges,Guy
(Preuves,
n° XVII 1°.) Dans l'autre,
11 confirme
les droits resGérard
et du prévôt,
tels qu'ils ont été réglé3 par
pectifs du chapitre
du
le prévôt Raimar
du consentement
et le comte Robert,
châtelain
Wautier
les chanoines.
tous
rables
donnés
par ce
et le service
chanoines
bénéfices
tien
et les alleux
du luminaire
et de
avoué)
biens considé-
sa
de grand
qualité
énumère
encore les
(en
Il
châtelain
pour
« Tels
du culte.
dont enrichit
et la décoration
l'usage
sont,
le chapitre,
de l'église,
spécial
des
les
ajoute-t-il,
pour l'entrequi ne
et qui, toute
celui
songea qu'à rehausser
sa vie, défendit
de
la dignité
ecclésiastique
tout son pouvoir
la collégiale
contre
la menacer
ou la ravager;
c'est le châte-
voulut
quiconque
lain
l
Wautier
»
Gérard
à proposer
aux
exemple
généet futures
encore
, ajoute
présentes
l'évêque
II. Le seul témoin
dans
cette selaïque
indiqué
conde
charte
rations
est
n° XVII
2*.)
la
complète
d'intérêt.
plus
beaucoup
A l'aide
le
châtelain
L'énuméralion
Wautier.
contenue
; certaines
dans
variantes
vivant,
tous
,*
(Preuves
celte charte est
offrent
également
ces documents,
dresser
nous
pouvons
une longue
liste , qui restera
le témoignage
certain
d'une
munificence
I",
presque
royale. Voici donc ce que Wautier
châtelain
de Douai et gtatid avoué de Saint-Amé,
donna,
de son
de
Bel
à sa chère
collégiale
:
—
au droit
Il renonça
de vin , qu'il
1081,
et de
prébendes
canoniales.
,
l'archevêque
1076
du
(Diplômes
; et de l'évêque,
n°l).
11 donna
le moulin
dans
point repris
été
qu'il n'avait
point
Le prévôt de Saint-Amé
moulin
fut arrenté,
le doyen
Régnier,
, situé à Douai.
(Id.) Ce don
la charte
n* 2 de l'évêque,
parce
lait
pour le chapitre.
spécialement
attendu
que le
y avait sa part,
Tauvoie
n'est
Amé,
—
en un muid
consistant
seigneurial,
en sa qualité
de grand
avoué , à
percevait,
des
mutation
chaque
comte , du roi
75
vers
la fin du xn* siècle,
et autres.
Herbert
(Cartulaire
par
le prévôt
de Saint-
xm* siècle).
à Douai,
au lieu dit la Vigne,
in loco qui dicitur Vinea, ou bien juxta
Vineam
in burgo,
à
sept hôtes,
à la Vigne même,
et un hôte ordisavoir : six francs-hôtes,
du roi et de l'archevêque,
naire dans le Bourg.
(Diplômes
Encore
1076J de l'évêque,
l'on entendait
par
1081
hospes
, n" i et 2.) Il faut savoir ce que
Celte expression
, hôte ou sujet.
d'une
l'existence
bâtie
propriété
toujours
suppose
presque
« amasé
et habitéo,
d'une masure
» on ci, d'un manoir
« amasé » , le bien qui appartenait
devant
à celui qu'on
à la juridiction
était soumis
t'.'un seigneur
hôte,
appelait
l'hôte
devait
une rente , ainsi que le
, -.uquel
quelconque
droit
de mutation,
etc. ; sur les hôtes ordinaires,
seigneurial
le seigneur
n'avait
nécessaire
la
que la juridiction
pour
de sa rente foncière
et de ses autres droits
perception
utiles;
sur
les francs-hôtes
ou
même
la
en outre
ligule
la justice
vicomtière
de
, les francs-hôtes
A Douai
justice.
considérés
comme
de véritables
Saint-Amé,
n'étaient
église,
étaient
, il avait
sous la
point
même
justiciables,
pour
sujets de cette
échevinale
juridiction
; ils
les cas de haute justice,
de
—
la
de
cour
temporelle
d'hommes
de fief.
A propos du lieu
il y a bien une rue
voisinage
76
Saint-Amé
anciennement
—
du bailli
et
« la Vigne
dans
canal,
»,
le
, composée
dit à Douai
de la Vignette
, près du
de l'ancien
moulin
Tauvoie
; mais
il est fort
peu
cultivé
la vigne , ni au xie sièprobable
qu'on
y ait jamais
c'est un terrain
ear au lieu d'un coteau,
cle, ni auparavant,
a longtemps
bas et humide,
de ce qu'on
appelé
dépendant
où croissent
les
l'Aunoit
ou Lannoy
endroit
(alnetum),
aunes.
sons
il faut chercher
Comme
ailleurs
la Vigne,
nous penoù le terrain
est
aux environs
de l'église
Saint-Pierre,
aurait
été le lieu dit le Bourg,
à côté,
do la ville
quartier
plus , la collégiale
élevé;
au xi* siècle,
Au surépoque.
à cette
déjà fort habité
ne paraissant
conservé
ses
pas avoir
« hôtes » ni de la Vigne ni du Bourg
de
, il est impossible
rien préciser
la solution
à de
abandonnons-nous
; aussi
plus habiles.
11 donna,
un alleu
à Fiers et Asperach,
près de Douai,
consistant
en terres,
et bois; il avait été donné
prés, marais
au châtelain
Ivon
Wautier
nommé
par un personnage
•
de l'évêque,
n° 2) et qui appartient
(Diplôme
probable
ment
à la maison
leurs
d'une
deux
de Douai.
Le même
façon
pittoresque
tiers d'un hôte,
et autant
bien
: à Fiers,
de terre
est
onze
aildésigné
hôtes et les
qu'on
peut ensemencer
avec douze muids
et demi
de blé, et des prés que
faucheurs
faucher
en un jour , et la
vingt-quatre
peuvent
moitié du bois de chêne du hameau
Hasprach.
appelé
(Diplôme du comte
n0 1.) Une note
, du
rai
et de l'archevêque
, ajoutée
postérieurement
Bellelbrrière
comme
, indique
diplômes
derne de Hasprach.
avons trouvé,
Nous
; de l'évêque
,
pur l'un
de ces
étant
le nom
dans
des titres
modu
—
le lieu
et depuis,
de Saint-Amé.
xiv* siècle
juridiction
77
—
dit « le Forestel
de
Belleforière»,
la moitié
d'un mouà Brebière,
n° 2.) Ce bien s'était
à
lin. (Diplôme
ajouté
dans ce village.
la collégiale
déjà
d'autres,
possédait
que
du comte etc.)
(Diplôme
Encore
de Douai,
de l'évêque,
près
du
Bouvignies.
(Diplôme
de l'évêque
dans
le diplôme
comto
, n* 2.)
BovenDans la bulle du pape Paschal
II, ;(1) 1104 : apud
totam
dccimam
ecclesie.
nias juxta
Marlianas,
corporis
le doyen
de Saint-Amé
En 1789, c'était
qui était décimaDans
teur
lePèvele,
etc.
Manque
la
dtme
de
de Bouvignies-lez-Marchiennes.
du village
maintenant
de Douai
Eloignons-nous
de Béthune
nous d'Aubigny-le-Comte,
du
époque
qui à cette
dépendaient
XIIIe siècle, c'étaient
des dépendances
et
rapprochons-
et de
Saint-Pol,
de Flandre
comté
; au
du comté d'Artois.
du village,
le quart
en hôtes, terres,
prés
moulins,
bois, eaux, dlme etc; c'était un alleu patrimonial,
avait
en 1074,
de son frère cadet
acheté,
qu'il
Hugues.
A La Comté,
(Charte
de 1074
vêque,
1076
; diplômes
; de l'évêque,
du
comte,
n°* 1 et 2,
A Auchel,
la huitième
partie du
alleu de la même
provenance.
(Id.)
A Huulin,
la moitié de l'alleu
telain
de Douai,
it à Adèle,
provenance.
La moitié
Près
du
roi
et
de l'arche-
1081.)
village
etc ; c'était
châqui fut à Hugues
I",
sa femme;
encore
même
(Id.)
de Fresvillers
d'Aubigny,
la moitié
; même
provenance.
du village
(1) Areb. départ., fonds de S'•Amé*.
un
de Maisnil
(Id.)
(hameau
—
à droite
terres
de
d'Aubigny
à La Bassée),
; même
provenance.
(Id.)
maintenant
Metz-en-Coûture,
la moitié
Somme);
Hugues,
lequel
de Douai,
et à Adèle
au père de celle-ci,
brai et sire d'Oisy.
Bergues,
hôtes,
en
avait
à Hugues,
châtelain
et auparavant
de Cambrai,
sa femme,
le fameux Wautier
de CamII,châtelain
appartenu
(Id.)
le pays flamand
au village de Gimevelt
Robert
« thiois
ou
dans
Ghyvelde,cantond'Hondschoote),la
Cette possession,
bergerie.
comte
en
à Fins (au sud de
Cambrésis,
dans
le département
de la
aujourd'hui
de l'alleu
en 1074, à son
qu'il acheta,
frère
Enfin,
—
la route
et bois
Passons
78
», du côté
de
ou Wimevelt
terre
(aujourd'hui
de la moitié d'une
du
qui lui venait probablement
il l'avait
solennellement
donuéo,
le Frison,
sur le lieu même,
le 14 septembre
1076.
(Charte de donation* diplôme
du comte,
1076 ; du roi et de l'archevêque,
n" i et 2, 1081 )
1076 ; do l'évêque,
Dans
la vie
accidentée
de
notre
châtelain,
une
nouvelle
fidèle du comte
: le compagnon
du comté de Flandre,
le riche et puissant
Robert,
seigneur
suivre le parti
nous allons
le voir, dépouillé
de ses biens,
du jeune
comtede
le neveu et l'ennemi
Bauduin,
Hainaut,
lui était
épreuve
de Robert
En
effet,
réservée
le Frison.
Wautier
de Douai
comme princicomparait,
testament
de la comtesse
Richilde
(morte le
avant même
Anselme
de Ribemont
(comte
au
pal témoin,
15 mars 1086),
et dans
d'Ostrevant),
la charte
de Bauduin,
comte de Mons
celui-ci
confirme
les libérali-
par laquelle
(ou de Hainaut^,
tés faites par feu sa mèreàl'abbayed'Hasnon.
à l'acte
de 1086,
seigneurs
présents
comte
de Mons,
donne
à l'ahbaye
par
d'Hasnon
Au nombre
des
Bauduin,
l'égliso de No-
lequel
—
tre-Dame
Wautier
cette
feu
et
sa
mèreRichilde
de
Valcnciennes,
bizarre
qualification
figure
: volun-
du même comte BauDans une autre
charte
pauper.
faite par
confirmant
de l'année
suivante,
l'acquisition
Wautier
de
d'un moulin
à Valenciennes,
d'Hasnon,
tarie
duin,
l'abbé
Douai
la
que lui
ohâteau
(la Grande),
en leur,
fondée
de Douai,
avec
avaient
—
79
l'un
est
validation
maisons
des fidèles
de l'acte;
de Maroilles
ou
il
féaux
vient
et de Jauche.
du
comte,
appelés
deux seigneurs
après
n° XVIII.
Preuves,
de ces documents,
que, si notre
du comté
de Flandre
ses possessions
pou
des
Il résulte
châtelain
avait
perdu
une grande
, il avait
de Valenciennes
encore
Mons
1065,
position
dans
; cette position
, il
ainsi que nousl'avons
les
comtés
et de
reste en l'année
du
déjà
constaté
précédemment.
l'avait
Wautier
de Douai
à abanà la cause qui poussa
Quant
dans
donner
Robert
le Frison,
son bienfaiteur,
pour passer
tient-elle
aux événements
le camp
ennemi,
peut-être
qui
de 1079 à 1085.
On sait que
le comté de Flandre,
agitèrent
le comte
trouva
relle
se brouilla
Robert
un
ferme
s'envenima
tentement
faisait
avec
le clergé
de son comté,
qui
dans les grands
; la queseigneurs
appui
surtout
dans le pays wallon,
où le méconBauduin
les yeux
vers le jeune
tourner
,
du
, l'héritier
légitime
Le malaise
était si grand,
comté de Flandre.
que le souveen 1084, Arnoul
évorain pontife
(saint Arnoul),
envoya,
le réconcilier
vers le comte Robert,
pour
que de Soissons,
comte
avec
de Mons
ses sujets
à obtenir
xl).
et de Valenciennes
wallons;
résultat
que
le saint
évoque
parvint
(1) Aeta Santtorum Auguttl, t, III, p. 947; Anvers, 17.17, in-folio; d'après une vie de saint Arnoul, composée au commencement du xn* siècle.—
det comtes de Flandre, Paris, 1843, in-8o, 1.1",
Cf. Edward Le Glay,//(i/.
pp. 212 et 213.
—
80
—
11 est permis de croire que Wautier
connaissons
le dévouement
à l'église,
cette lutte, et que, plus aigri ou plus
il n'aura
tres,
Ce dernier
fait
point
avec
compromis
que d'auRobert
le Frison.
pour la terre sainte vers 1085 ,
n'en revint
1090; il ne s'occupait
plus des affaires
de son comté, et quoiqu'il
ne mourût,
1093 ,
dit-on,
qu'en
c'était son fils Robert
II qui était reconnu
en 1092 comme
seul comte
, étant
que vers
sa paix
de Douai,
dont nous
se sera trouvé mêlé à
de Flandre
mit sans doute
à notre
parti
de prince
perdans
son pays
de Flandre.
il
Toutefois,
(1). Co changement
de rentrer
châtelain
et de reprendre
sa place à la cour
ne parait pas avoir recouvré
son office do châtelain
été conféré
ticle
à un
autre,
ainsi
que nous
le verrons
qui avait
dans l'ar-
suivant.
ses « Antiquités
douaisiennes
», 2* partie,
« Wautier,
dit qu'un
châtelain
do Douai », figure dans une
donation
de Saint-Vaast
faite, en 1090, à l'abbaye
; le
est-il exact ? nous
en doutons
; l'acte de
renseignement
Gramaye,
dans
1096,
analysé
plus loin,
inexactement
l'historiographe
Eu
deux
1092
ne
et 1093, Wautier
chartes du comte Robert
Ham-lez-Lillers.
Par
serait-il
pas
des Archiducs
de
Douai
H en
est
faveur
celui
que cite
?
nommé
dans
de
do l'abbaye
en approuvant
la première,
le comte,
la fondation
do l'abbaye et la donation,
au profit do celle-ci,
de la terre de Ham, située
dans le vicomte
du château
ou
châtellenie
reconnaît
a été mise en
d'Aubigny,
que l'abbaye
de cette terre par trois seigneurs(seniores)
dudit
possession
feudataires
de la châtellenie,
château,
pairs ou principaux
savoir:
Wautier
de Douai et Hugues
Hugues d'Aubigny,
(1) Charte do l'abbé de Saiot-Vaast d'Arras, 1092 : régnante apud Franeot PMlipo rtge, apud not autem Rolberlo Ftandrentium juniorl comité-,
original dans le fonds d'Anchin, aux archives départementales.
~8ià Aire.
Dans
du comte, leur seigneur,
en présence
Havet,
à BourRobert
du comte
la seconde charte
II, solehnisée
de Douai figure comme
Wautier
en 1093, le même
bourg,
le comte de Gulnes;
il y
après
le maréchal
de Flandre,
le sénéchal,
précède le boutillier,
n* XX). Nous savions
etc. (Preuves,
déjà que nos châtedans la châtelledomaines
lains possédaient
d'importants
immédiatement
témoin,
nie
les
d'Aubigny;
qu'ils y avaient
Au mois
ainsi
rang
décembre
chartes
de
parmi
les pairs.
de cette
:«le seigneur
dévoué
personnage
Douai,
que seulement
d'avec
part active aux événements
rétablissement
du diocèse d'Arras
ayant
été
celui
saluer
1093, et s'étant
châtelain
partit
gogue,
Wautier
de Cambrai.
l'archevêque
mis en route
prouvent
Pr
1093, Wautier
ci-devant
châtelain
une
prit-il
l'heureux
ration
1093
de la religion,
n° XXI.
». Preuves,
laïque
Aussi
rent
année
Wautier,
aux intérêts
désigné
et
1092
Le nouvel
de
pour
est
de
quoi-
qui amenèet saséLaLambert
Reims,
évêque
le 18
Rome,
le 24 , notre
décembre
ex-
et rejoignit,à
Molesme
en Bouidu seigneur
; « la venue
l'évêque
qui l'attendait
de Douai le réjouit et le consola
». Ils partirent
à son
tour
avec tout leur train, en passant
ensemble,
par Dijon où ils
se reposèrent
deux jours ; enfin,
d'une
après les ennuis
durant
la saison
ils entrèrent
à
route,
d'hiver,
longue
1094 , l'avant-veillu
du
le vendredi
17 février
Rome,
Us y firent
un assez long
dimanche
de la Quinquagésitne.
évêque
séjour avant que le nouvel
La cérémonie
souverain
pontife.
retour;
l'évêque
gon, prévôt
et l'écolâtre
Cumulas
Lambert
envoya
puis Eudes
d'Aubigny,
de la cathédrale
ne DOUAI.
pût
être
terminée,
on avant,
consacré
par
le
on
au
songea
d'abord
Dra-
et Achaire,
le chantre
d'Arras
de
; mais il eut soin
6.
retonir
auprès
82
do lui Wautior
do Tours,
Raoul, archevêquo
21 avril, après le dimanche
route de merà Oslie, jusqu'à
avoir
de Douai,
et s'J'ani
à
joint
lo vendredi
il quitta
Romo,
de Qtiasimodo.
L'on
où
Pise,
De
l'on débarqua
là, les deux
prit
la
après
prélats
le
en Lombardio,
Clausa
envoyèrent
jusqu'à
en
de Douai, qui los attendirent
chantre
Eudes et Wautier
allèrent
cette ville;
jusqu'à
Lyon, où
puis tous ensemble
Enfin le28 mai 1094,
Tours se séparad'eux.
l'archevêquede
fit son entrée solennelle
à
jour dis la Pentecôte,
l'évêque
essuyé
Cité-lei-Arras.
plusieurs
en avant,
tenqiêtes.
n" XXI.
Preuves,
Arras , mais aussi
On sait quel intérêt,
non-seulement
à voir
et d'autres
villes, avaient
Douai, Lens , Aubigny
une séparation
en
désirée;
accomplie
depuis
longtemps
de Cambrai
était alors un vassal de l'Empire,
effet, l'évêque
de France
et par conséquent
un adversaire
du Royaumo
dont dépendait
lo comté do Flandre
; au point do vue temsans cesse des obtacles
et des empêchements
porel, c'étaient
dérivant
do la politique
; en out.e , la simonie,
reprochée
des
à propos
continuellement
par les papes aux empereurs
et les excommunications
investitures,
qui s'en suivaient
de troubles
et de malaise
étaient
des causes permanentes
pour
l'église
séparation
d'Arras,
qui
d'avec
Cambrai
antique
indépendance.
ces aspirations,
servit
tionale
et contribua
no voyait
de salut
que
et dans le recouvrement
Wautier
donc
une
au soulagement
uans
sa
de son
de
eu secondant
Douai,
cause essentiellement
nadu peuple.
le trouvons,
le 3 février
1096 (v. st.), en l'abbaye
avec le comte Robert et la comtesse
de Saint-Vaast
d'Arras,
Nous
Clémence
L'abbaye
Lambert
et d'autres
d'Arras
, l'évêque
prélats.
de Tours avait fait réclamer
au
de Saint-Martin
comto
sur
lo paiement
d'uno
une
terre
à Barallo
s'édifier
choix
sur
l'existenco
d'un
certain
clésiastiques
que
mièreligne,
-
83
rento
, au
do cette
nombre
disait
qu'ello
diocèse
ôtro
do Cambrai
rente
de grands
lui
, le comto
; pour
avait fait
ec-
tant
personnages,
en pre •
figurent
laïques,
parmi
lesquels
les prélats,
notre Wautiei
ainsi
après
ci-devant
duo
désigne:
maintenant
de Douai,
mais
châtelain
Wautier,
et Hugues,
de Cambrai
son frère, châtelain
c'erc,
; ils sont
avant Roger,
châtelain
do Lille , et Onulf
nommés
d'Aire,
de Flandre.
sénéchal
Ces personnages,
choisis
ceux
parmi
le mieux informés,
donnèrent
raison à l'abbâye;
qui étaient
en conséquence,
le comte
s'obligea,
pour lui et ses successeurs,
au
malgré
do la rente.
paiement
(Preuves,
la porto de son office de châtelain
de Douai
Wautier
clésiastique
élevé à la cour de Flandre.
Co fut
sur
domni
(maxime
Gualteri,
satisfaciens),
donna
1097,
petitionibus
le 8 juillet
Albin-lez-Douai:
castri,
vives
les
altar?Sci
de
l'ancien
châtelain
Duacensis
aliquamlo
que l'évêque
à Saint-Amé
castellani,
d'Arras
Lambert,
de Saiut-
l'autel
in extremoprenominali
n° XXlll.
Preuves,
Albini,
observations.
La
suggère
plusieurs
était seigneur
de Saintc'est quo fox-châtelain
première,
le sentiment
de» Jean-Baptisto
GraTel était aussi
Albin.
dans ses Antiquitates
Duac-nxscs
(2e parti-?),
maye,
exprimé
Celte
où il fait
charte
instances
situm.
quasisuburbio,
occupait
n* XXII).
Ainsi,
, lo clerc ou l'ecun rang
toujours
nous
remarquer
n'avait
très-judicieusement
de droits
seigneuriaux
pas possédé
dans
il n'eût pas été nommé
Saint-Albin,
c'est ce quo reconnaîtront,
lation d'autel;
personnes
qui
oui
une
certaine
habitude
quo
sur
un
si
Wautief
la
paroisse
acte de col-
ajoute-t-il,
du stylo
ies
des
anciens
altare
suburbio,
tellano
scripla
obsoletas
Galteri
Lamberlus
castellani
ait
episcopus
se confirmare
canoxxi-
in extremo
Albini,
castri,
proedicti
quasi
Nisi autem
situm.
Datumanno
1097.
jus casin altare
ita non facta,
non
, hxo
fuisset
fuissent;
vation
,
Albin
,
même
Douai
; il
intérêts
gnité
jurisdictio
S.
phrases
c'est
qu'il
les
olim
castellani
D. Albini
etiatninparochia
ad petitlonem
cis
\«Patebat
diplômef.
-
84
de
de grand
continua
d'être
avoir
après
semble
diplomatum
qui circa
». I*a seconde
obser-
norunt,
quod
se
excrcucrunt
aussi,
cessé
d'après
la
collégiale,
qu'il
de Saint-Amé.
avoué
do Saintseigneur
d'être
châtelain
de
sa
sollicitudo
avait
conservé
pour
sa di-
il n'accompaRobert
à la croi-
Enfin,
ait dit, le comte
point,
quoiqu'on
1097 , taudis que Wautier
sado; en effet, au mois de juillet
de Douai était à Arras,
des affaires
du chapitout occupé
et ses compagnons
de Flandre
s'étaient
tre, ce comte
déjà
gna
illustrés
à la prise
de Nicée
relèverons
aussi
Nous
(20 juin).
l'erreur
assez
accréditée
, qu'a
(page z6), où il dit
en 1100, par lo cha-
dans ses Souvenirs
Plouvain,
Saint-Albin
a été érigée,
que la paroisse
la plus
En réalité
, cette paroisse,
pitre de Saint-Amé.
existait
de Douai,
cienne peut-être
depuis très-longtemps,
commise
anà
de l'évêque
diocésain
en 1097,
, quand,
en donna
l'autel au chapitre.
L'on sait que l'église
celui-ci
était alors située hors des murs de la villo forte (castrxtxn),
dans une sorte de faubourg
[quasi
suburbium).
la collation
directe
L'ex-châtelain
à un
Amé
celui-ci
traité
Wautier
Ier assiste
conclu
encore,comme
entre le chapitre
, l'an 1111,
et le chevalier
Nicolas d'Aubigny
le quart
de La Comté
témoin,
de Saint-
cède à
; le chapitre
une rente d'un
, moyennant
—
marc
et demi
d'argent,
85
payable
—
à la
fête
de
saint
Amé,
Il y figure
après Robert,
prévôt de Saint-Amé,
du chapitre
et les membres
; il précède
Wautier,
prévôt do
de Lille, etc. Parmi
Saint-Pierre
( de Lille ?), des chanoines
: Hugues
du Markiet
nous remarquons
les témoins
laïques,
19 octobre.
(de Foro),
dont
la
famille
Donyeul
{de Duiolo),
chez nous; les maires
dont
de
de la collégiale;
domaines
encoro
à la fin du XIII*
douaisienne
bourgeoisie
subsistait
lo
nom
dans
siècle
s'agit
ici,
de
longtemps
et do Everlengehrm
,
Izel-lez(aujourd'hui
Espumenl
Gtry ù'iser
n» xxiv).
(Preuves,
avait été donné
par
haute
; Raoul
se conserva
do Gxielesin
Euguerr.iu
(Goeulzin,
Esquerchin),
Azon ù'Escteven
à Masny),
Otran
(Ksclevaing
Ils figurent
là probablement
commo
(Cantin).
collégiale.
la
Le quart
Wautier
près Douai),
do Cavcntin
vassaux
de la
de La Comté, dont il
I*r au chapitre,
vers
1074.
L'ancien
châtelain
ne
se contenta
plus
du titre
de clerc
il voulut
celui do moine (monachus).
En effet il
(clericus),
termina
sa longue
carrière
dans l'abbaye
du Mont-SaintC'était
un temps
d'Arras.
de ferveur
Eloypiès
religieuse
et monastique,
où les puissants
du siècle, au déclin de leur
chez les fils do saint
Benoit
et de saint
vie, so retiraient
ses amis, les chevaliers
Wautier
de
Augustin
; il imitait
Douai dit do Montigny,
fils d'Ursion,
et Sohier
de Lohes,
fondateurs
et moines
en 1079. Son
de l'abbaye
d'Anchin
frère
et sire
cadet,
l'orgueilleux
mourut
d'Oisy,
On voit dans
Eloy, rédigée
un douaisien
I", châtelain
Hugues
aussi simple
moine.
de Cambrai
la chronique
do l'abbaye
du Mont-Sainten 1607 par le religieux
André
Le Vaillant,
sous
Wautier,
lequel,
que le châtelain
(l),
(I) Hs no 123 de la Bibliothèque publique
d'Arras.
—
l'abbô
Jean
biens
situés
86
1" (1068-1108),
à Gouy-Ternas,
s'y voua, dans la suito,
lo passage
du manuscrit,
M» Caron,bibliothécaire
« Au même
tems
avait
donné
à ce monastère
vers
et à la
Saint-Pol,
service
do Dieu.
au
Voici
devons
quo nous
de la ville d'Arras.
(sous
terra
—
doGouy-en-Terna,partie
de
châtelain
Walterus,
à
des
Comté,
du
reste
l'obligeance
l'abbô
nous fut donné
la
Jean),
nommé
par certain seigneur,
se rendit
Douai,
depuis
lequel
nommé
seigneur,
par un autre
ici, en partie
Semblaà cause que son père étoit icy inhumé.
Warrain,
nous
des terres
blement
fut alors
donné
une partie
de
La Comté par lo susdit
lo reste
été depuis
Walters,
ayant
acheté
comme
aussi
nous
furent
au
par ledit abbé (Jean),
relligieux
mémo
tems
Herlin,
donné,
par
Moyennevilie,
Le seigneur
Warinus
diverses
Mons
ou
personnes,
et Guomicourten
Wérin,
de
1081
de Saint-Amé.
délivrée
D'après
alleu
situé
lo domaine
dans
le pays
de
Cambresi.
»
le chevalier
Wautier
Wérin
dans
la
de Cambrai
on faveur
par l'évêque
du Mont-Saintla mémo chronique
de Dourges
seigneur
Eloy, Wérin,
fit encore
d'autres
libéralités
à
notamment
terres
à notre
qui se joignit
à Saint-Eloy
pour donner
sans douto,
châtelain,son
parent
est très-probablement
la terra de Gouy,
de Dourges,
qui figure avec lo châtelain
charte
les
et de Noyelle-Godault,
il lui donna
l'abbaye;
do Baye
à Dourges,
et en 1109 un
in pago Scarbeio
d'Escrebieu,
(1).
(I) LA charte de Warinus de Dorget, de l'an 1109, a été publiée par
Du Chesne, en 1639, dans ses Preuvet de Mis t. de la maison de Btthune,
pages ÏC2 et 303, d'après un cartul tiro do l'.ibbayo du Monl-Siint-Kloy ; il
donne son alleu de Dourges et de Noyello, Nigella, sis au pays d'Escrebieu,
ta pago Scarbeio. ainsi quo sun alleu do Spineeham, en présence d'Hugues
d'inchy, d'Hugues, fils do ce dernier, d'Hugues d'Aubigny. de Biuduin,
châtelain de Lens, de Liétard Brochet (ou Becquel, seigneur d'ilennin-Liétard) etc. Hugues d'inchy n'est autre que Hugues I", châtelain de Cambrai,
siro d'Oisy, d'inchy etc., frèro cadet de notre châtelain Wautier !•*.
La chronique
87
-
Le Vaillant
d'André
est d'autant
plus
préchar-
a été faite d'après
do très-anciennes
cieuse,
qu'elle
tes (1) qui n'existent
probablement
plus depuis
longtemps,
attendu
que dom Qucinsort
qui a copié, avant laRèvolution,
du Mont-Saintles titres principaux
du chartrierdo
l'abbaye
Eloy,
dans
dans
no les mentionne
les
pas.
Nous
n'avons
du
travaux
en effet,
trouvé,
date
rangés à leur
bénédictin,
digno
l'immenso
collection
Moreau à la Bibliothèque
natioso rapportant
des
suivante
à l'une
quo l'indication
nale,
libéralités
Reims
do Wautier
do Douai.
En
i 128,
confirme
l'archovêquo
et notamment
do
le nom
du
les possessions
de l'abbaye,
ville qu* dicitur
Quarto m partent
Comitatus;
n'est
donateur
Le même
pas rappelé.
diplôme
est
de Dourges:
Totum
alodium
laconique
pour Wérin
rini de Dorges,
et de Mgella et de Spineham.Apudcandem
alodium
Goileldis (2).
Nigellam,
Chose
de la collégiale
lain de Douai
à-fait
tenant
celui
bizarre,
inexacte
aux
qui
Saint-Amé
Wautier
dans
archives
I"
:
moins
Vxia-
bienfaiteur
fut le plus généreux
lo châteMaurand,
après saint
toutest indiqué
d'une manière
l'ohituaire
de l'église,
qui repose main: Walterus
castelladépartementales
nus
S. Amati
ditavit
lumiqui ccclesiam
x s. doy. Xij kl.
ilis. Nul doute
ici de notre
no s'agisse
châtelain,
qu'il
puisqu'on
raplui qui a tant donné
lo luminaire
pelle
que c'est
pour
do l'église,
n* 2
ainsi que le constate
notamment
la charte
Cameracensis,
naribus
, obit. suo,
de l'évêque
Gérard
(1081),
Nous
avons
indiqué
précédem-
(0 Elles étaient copiées dans lo cartulaire do l'abbaye, dont Du Cbesne
avait eu communication.
(i) Collection Moreiu, vol. 53, f° 80. Mgella Godeldit, Noyellc-Godault.
Godtldit. en wallon Godault, est un nom de femme, comme Mathitdis,
AJahault.
-
88-
les affinités
ment, en détaillant
de Douai et ceux de Cambrai,
cette
ont, selon nous , causé
L'obi t du châtelain
tuaire.
brait
donc
les châtelains
qui unissaient
au XI* siècle, les raisons qui
de l'auteur
do l'obierreur
à Saint-Amé
de Douai,
le 21 mars,
dosa
ou celui de
l'anniversaire
mort
Wautier
so célé-
l".
qui était
sa retraite
peut-être
au Mont-
Saint-Eloi.
Dans
le fragment
d'un
qui a été employé
obituaire
comme
siècle,
00 des archives
de Saint-Amé,
couverte.ro
du
châtelain
do la villo, l'indication
est plus exactement
Wautier
Walterus
castellanus,
qui ecclesiam
relative
du XIV*
cartulairo
du
à l'obit
faito : Xijkl. aprilis.
Ixtminaribus.
ditavit
X s, doy*.
Né vers l'an
notre
1030,
châtelain
devait
avoir
une ving-
en 1051 ; il était sexagéquand il apparaît
il obtint le titre de clerc ou d'ecclésiastique,
naire,
quand
un vioillard
do quatre-vingts
vers 1096;c'était
ans,lorsqu'il
prit l'habit do moine.
taino
d'années,
Il y a de fortes présomptions
de croire qu'il mourut
aux enfants
; nulle part il no !\iit allusion
postérité
aurait
pu avoir; il donne et il donne continuellement,
le concours
faire
trace
ni d'un
fils
Avant
de
d'une
du châtelain
de Wautier
continuer
Wautier
postérieurement
par
Pr.
nos
recherches
un
Ier, jetons
étaient
considérables
combien
rappelons
fortuno de nos châtelains
qu'il
sans
fille , ce qu'il n'aurait
pu
des héritiers
directs ; nulle
ni
s'il avait eu
légalement
non plus de ratification
souscrite
un descendant
sans
sur
les successeurs
regard en arrière et
la puissance
et la
au XI* siècle.
A Douai,
le châtelain
est le plus grand personnage
après
: il est le vicomte
de Douai;
son office
le comte de Flandre
—
encoro entier
féodal,
tôt , vont l'amoindrir
partage;
ou sujets,
avant
-
ces démembrements
bien-
qui,
une prépondérance
sans
, !»•.' assura
il a des vassaux
et une cour féodale , des « hôtes »
etc.
de Saint-Amé
dans
avoué
s'étendent
possessions
à Brebières
, à Goeulzin,
do Douai,
des villages,
à Fiers,
Sin,
etc., etc.
ses
Plus
loin,
Dans
les châtellenies
le Pèvele,
il a la dtmo
d'Aubigny
à Auchel.à
à La Comté,
seigneuries
do la collégiale
le chapitre
lui-même.
do grand
; sa dignité
sonnet
à son influence
Autour
et de
dans
bien
à
à Vitry,
de
Bouvignies.
il a des
Béthune,
Huvlin,
àFresvillers.à
etc. Il a un rang égal à celui
dont il est le pair , sous la
à Gouy-en-Ternois,
Maisnil,
du sire
89
lui-même,
d'Aubigny
suzeraineté
du comto do Flandre.
11 possède également
des biens dans lo Cambrésis,
notamment à Fins. Une alliance
vaut à un cadet de sa maison
la
do Cambrai
châtellenie
ot la baronnie
A la suite
do la conquête
considérables
situées
terres
d'Oisy.
, il s'enrichit
d'Angleterre
dans
différentes
de
parties
do
ce
royaume.
grâce à la faveur
des domaines
dans
jusque
gante du comté de Flandre,
Enfin,
bord
de la mer,
Mais
entre
du comte
s'éparpilleront
reculée
époque
marque
ou vicomtes
des châtelains
tandis
dans
il a
le Frison,
» ou flamin-
« thioise
la partie
notamment
à Ghyveldo,
et Fumes.
Dunkerquo
cette
puissance
va se fractionner,
Robert
d'autres
quo leurs
mains.
aussi
sur
l'apogée
de Douai, dont
nombreux
le
de la
l'office
domaines
—
-
90
III.
Listedeschâtelains(suite).—l.e
Démetnbrenvnts
succssifsde
de Saint-Amé,
ches cadettes,
sonchâteaxt
iOS7.—
Eudes,
la seigneurie
la châtellenie;
le Gavène.
Nombreuses
la prévôté,
—Wautier
II; sa mort en U58.—
il meurt
vers 1190.—
fort de Vitry;
son dévouf
lll;
châtelain
ment
—
au comte
de Flandre;
IV, sa ftmme
branMichel;
Wautier
BeauAgnèsde
Howit et leurf
sa femme.
Wautier
V et sa
ses rapports
avec les échevins.—
Wautier
enfants;
à ta ville en 1263,
Jeannede
Roisin ; ventes
faites
femme
— Wautier
.1268 et 1284.
Was?uehal,son
VI, Jeannede
et leurs fils ; il soutient
le comte Guy de Dampicrrc
épouse,
mes,
dans
sa lutte
domination
ou châtelain
3.—EUDES,
contre
française
royal
par
Pr ayant
suivait
le parti
un
personnago
Ce dernier
succombe
châtelain
Wautier
qu'il
le roi Philippe
en 1300.—Un
était
le Bel ; il se rallie à la
de Douai
gouverneur
à Courtray
de Douai
en
(1087).
sou office vers
perdu
du comte de Hainaut,
nommé
Eudes (Odo).
à la cour
de
1302.
Bruges
(in
l'an
1086, alors
il fut remplacé
lapide
a
domo
le 8 janvier
1087 (vieux style),
le comte
comitis),
lorsque
de Flandre
Robert II approuva
la donation
que son vassal,
l'illustre
Anselme
de Ribemont
de Ribemont
et
(comte
le héros de la première
avait faite à
d'Ostrevant,
croisade)
de Ribemont,
d'une
située dans les envil'abbaye
bergerie
rons de Bourbourg;
il est repris
les chevaliers
du
parmi
comte Robert qui furent présents à cet acte solennel,
savoir:
e Spinorth
Alai
Bauduin
de
(d'Espinoy-lez-Carvin),
Warthenbek,
bek , Conon
Roger,
Densch
-
91
châtelain
de Lillo, Gérard
de Vlorenchâtelain
do Tournai,
(?) et Evrard,
de Cortheh
(?), Lambert
(?), Etienne
Eustache
de Visven
deBoulers,
châtelain
et Arohembaul
d'Hesnes,
Knguerran
do Douai
(Odo de Duaco
castllamus),
de Aschach
d'Aulenardoet
La charte
cle, dans
du 8 janvier
1087 (v. st.),
de Saint-Nicolas
lo cartulaire
au XVIII* siècle, par dom
reproduite
ment très-précieux
pour nous, puisqu'il
tence
enfin
(?). Ulric,fils
dcTelboldd'Ypivs;
ses fils Robert et Lambert.
Preuves,
Eudes,
Lambert
Thierry
n" XIX.
copiée au XIII* siède Ribemont,
et
est un docuGrenier,
nous
révèle
l'exis-
du châtelain
fut évidemment
substicelui-ci
Eudes;
a Wautier
ce
tituô,
IM, quand
par lo comte de Flandre,
dernior
alors
; en effet il importait
passa en Hainaut
que
Douai
ne fût pas longtemps
sans vicomte ou lieutenant
du
de considérer
Eudes
comme
Il n'est guère
permis
comte.
un simple intérimaire,
Wautier
il fut
1", quand
puisque
rentré en grâce auprès do son maître,
ne reprit pas possession do son office, et qu'il fut dès lors désigné
sous le litre
d'ex-chàtelain,
ù 1111.
Dans
ainsi
le recueil
que
nous
Pavons
vu
aux années
si connu
de Le Mire et Foppens
Bruxelles,
1734, in-P, page 18), il y a une charte
Robert II en faveur de l'abbaye
de Tronchiennes,
1093
(tome 111,
du comto
où figure
cas tell. Duacensis.
un personnage
ainsi indiqué
: Odekinus
Mais en se référant
à une autre copie do cette charte,
vers 1610 et publiée
De Smet dans
par le chanoine
cueil
des chrottiques
in-4%
page
sa disposition
lieu
704),
de Flandre
on
texte
qu'un
de la dato du 6 juillet
(tomo
constate
que
détestable
1087
I, Bruxelles,
Foppens
écrite
le Re-
1837 ,
n'a eu à
et incomplet
; qu'au
exacte dans
(parfaitement
—
toutes
primé
sieurs
92
-
ses parties),
donnée
a impar M. DeSmet,
Foppens
: Xj Julii
1077; et qu'il
y a en outre défiguré
pludes noms des témoins.
Or, parmi ceux-ci,
figurerait,
M. De Smct{au
selon Foppens),un
d'après
Douai,
lieu
do ciïOdckinus
Hodekinus,
de
, châtelain
de Douai.
chapelain
Voici, du rosto, comment
du comte Robert II,
charto
Saint-Pierre
de Lille
sont rangés les témoins de cette
de
collégiale
passée en l'église
et non Lillensi,
ecclesia
Hislenti;
(in
la première
année du gouverFoppens),
nement
du fils de Robert le Frison ; Signum
(principatus),
archidiaconi.
S. Letbcrti
iLelberti
Walteri
; d'après
Fopde Warktmbeka
capellani
(1). S. Baldevini
pens)
(Wortanbeca
S. Roberti
S.
Robcrti
; Foppens).
jincernx.
comme
l'imprime
castellani
Foppens).
S, Fromoldi
S. TetboldideYpra(llelbodide
Brvgeixsis.
S. Ulrici
S. Lnmbirti
filii
fratris
Nigri
tjvs
(Vulvrici
filii;
Foppens).
; Foppens).
(et Frumoldi
fralris
S. Reingoti
castellani
Magistri).
ejtts
(Labu
S. Holdekini
(RenigonCastcll.;
Foppens).
cas tell. ; Foppens)
Duacensis.
(Odekixti
La difficulté
juillet
1087,
est donc
il y avait
il s'agirait
cas,
premier
Odo ou Hodekinus
guère
d'intérêt
de
savoir
castellanus
bien
capellani
(2)
du 6
si, dans le diplôme
ou capellanvs;
dans le
ici de notre
; dans le second
pour nous.
le texte de
Quoique
M. De Smet,
cependant
Ipra;
châtelain
cas , la charte
soit si inférieur
Foppens
nous inclinons
à croire
Eudes,
n'aurait
à celui
que,
de
dans
(1) Foppens ajoute ici : S. Volberli capellani.
Ces premiers témoins sont des ecclésiastiques ; ceux-ci priment ordinairement, dans les diplômes, les seigneurs laïques.
(2) Il y a aussi capellani dans le texte delà même charte, imprimée
dans la Gallia christiana, t. V, Paris, 1731, in-f», instrumenta col. 325.
-
-
93
il est meilleur,
et qu'il y avait bien, dans le diet non capcllanus.
Dans la preplôme original,castetlanus
lo châtelain
est à la place qu'il
mière hypothèso,
Hodekinxis
ce passage,
les seigneurs
avec
laïques,
fils de Tetbold
Ulric,
d'Ypres,
doit occuper,
c'est-à-dire
Bauduin
de Wartembekoet
témoins
dernier
Si, au
kinxis
parmi
du 8 janvier
1087 (v. st.); il occupe le
entré en charge.
rang, comme un officior récemment
le chapelain
il y avait capellanxis,
Hodecontraire,
no serait
, il devait
pas à sa place ; ecclésiastique
de la charte
comme
rang avant les laïques,
prendre
nommés
tier et lechapolain
Letbert,qui
l'archidiacre
Wau-
en tête des témoins.
pour ainsi dire, à chaque
pas que naissent
dans cette partio
do notre
travail ; et ces
les difficultés,
encore
l'an
difficultés
s'aggravent
par ce fait que, depuis
C'est
donc,
1088 jusqu'en
1122, nous ne rencontrons
perplus aucun
de Douai. Autant étaient
soit qualifié châtelain
sonnage
qui
les documents
abondants
à recueillir
autant
ils font défaut
telains,
table lacune de plus de trente
tout
ans,
à la combler
Cherchera-t-on
sur nos premiers
châà coup; c'est une regret-
en recourant
à la charte
du
Jérusalem
H, sur le point de partir
,
pour
de Lille, l'an 1096? On y
donnée en l'église do Saint-Pierre
les noms d'Engelbert
do Cisoing
et de Roger,
châtrouvera
telain de Lille, indiqués
comme devant accomexpressément
le comte à Jèiusalem
; puis ceux de Winemar,
pagner
comte
Robert
châtelain
Roger,
Bauduin
(de Gand), Robert,
le jeune
châtelain
de
Gaud
châtelain,
Wautier,
châtelain,
de Lille?)
(fils du châtelain
au
sénéchal
siège do Nicée,
1098), Onulf,
chambellan
etc. etc.,
dont
Raoul,
un
connus
(tué
(de Flandre),
certain
nombre
sont
et même
la libéralité,
faite
été à la croisade;
pouravoir
alors par lo comte au chapitre
,
de
semblablement
mais
faire
-
son
but d'attirer'sur
pour
Parmi
les seigneurs
réunis
avec l'intention
d'accompagner
Lille, avait
faveurs
célestes.
terre
94
nous distinguons
bien un Walterus
sainte,
castellanus;
l'identité
de prénom
ne suffirait
point à elle seulo pour
reconnaître
en lui un châtelain
do Douai ; d'autant
nous
trouvons
1114,
plus que, dès l'année
de Bruges,
châtelain
etun Wautier,
châtelain
Consultera-1-on
Robert
les
expédition
vraiàLillo,
leur chef en
la
II à la première
hasard
liste
des
croisade,
Do Moyer,
un
Wautier,
do Courtrai
(1).
compagnons
liste dressée
f°* 31
(2) par Jacques
Annales
rerum
Ftandicarum
v°
du
comte
un
peu au
et 32 r° des
iu-f°). Nous
y trouvons
mais l'historien
flamand
Steelsius,
1561,
(Anvers,
en effet un Galterus
Doacensis
;
en vue le Waua eu évidemment
tier de Douai
les chartes
notre
comte
bli
Wautier
cité
1",
de Flandre
précédemment.
cité après Herman
même
place
dans
du
te; nps,
c'est-à-dire
n'a pas accompagné
lo
qui réellement
à la croisade,
ainsi quo nous l'avons étaIl y a aussi un Galtcrus
castellanus,
d'Aire
et Alard
do
Warneston
; est-ce
mais
de 1096?
quo celui de la charte
peut-être;
Flamands
qui lui est assignée
parmi les Thioisou
le
la
pro-
(1) Walterus, castellanus Bruegensit, Walterus, castellanus Curtracentit, témoins d'une ch.rtodu comte Bauduin à la Hach*. année 1114,concernant l'abbaye de Si-Berlin. Car lut. de St-Bertin, Paiis, (811, in-lo,
p. 255.
(2) Meyeros lui-même nous indique comment il composa sa liste : il
rechercha quels étalent les principaux seigneurs do li cour de Flandre,
recueillit leurs noms et présuma qu'ils avaient accompagné leur comte en
terre siinte. t Et vixerunt eadem tempes la te in Flandria,
quos subjlcio
opUmates, quique l.aud dubiè, cum mullis praeterea aliis quorum non est
mtenire nomina, hac expedilione comitemsunt seculi, ut
».
Des recherches ultérieure! ont rectifié bien des noms cit's par Meyeru-,
on ont.>opprimé plusieurs et ajouté un bon nombre. Voir notamment la liste
du baron de iieiffenberg.dansson édit. du Chevalier au Cygne et Godefroid
de Bouillon, Bruxelles, 1648, in-4», t. II, pp. cxxivi h eux.
—
dits, fait supposer
quo Meyerus
de la Flandre
flaminganto
(1).
prement
seigneur
Croira-t-on
1664,
-
95
Carpentier
in-4*,
en
voyait
lui un
de Cambray,
(Histoire
Leyd •,
il affirme,
Gôlio ,
quand
d'après
alla à la croisade
en 1097?
mais
page 507),
qu'un
Hugues de Uoxtay
lo falsificateur
et le fabricant
de
tant
do
chartes
offre-l-il
dis
d'un
garanties
suffisantes,
pour faire croire à l'existence
de Douai,qui
châtelain
aucun
documenlcounofigurodans
? Gélic lui-même
est-il une autorité
? Nous renlomporain
n* XXV,
où l'on trouvera
voyons du reste à nos Preuves,
une liste des chartes
fausses de Carpentier,
dans
lesquelles
il est parlé de nos châtelains
ou de leur maison.
Revenons
encore
et successeur
à Eudes
de Wautier
ritier
do Douai en 1087
, châtelain
1". Etait-il
ou héproche
parent
il lut substitué
, ou bien
auquel
de celui
présomptif
au contraire,
un étranger
à la maison de Douai?
était-ce,
L'office passa-t-il
aux héritiers
d'Eudes
, ou retourna-t-il
aux collatéraux
de Wautier
? Ce sont des questions
qu'il
ne nous
documents
tisfaisante
quelques
parait
pas possiblo,
contemporains,
; présenter
hypothèses,
en présence
de résoudre
quelques
c'est tout
de
la pénurie
d'une
manière
considérations
ce que
nous
et
des
sa-
hasarder
pouvons
faire.
(1) Dans ses recherches sur «Les châtelains de Douai au XI* siècle »
(Bull, teientif.ele. du Nord. 1872, in-S», pp. 65,83 et 3»), feu M. Dcrplanqueesl plus afUrinalif encore; <i'après|ui,« lo châtelain de Douai, Wautier il,
fils el successeur de Wautier 1"», aurait éW «l'un des h^ros de la première
croisade i.
Sur la foi de plusieurs chroniqueurs, nous avions cru d'abord a une participation effective et prouvéod'un Wautier II, châtelain de Douai, à la croisade où s'illustra lo co nie do Flandre itoberl H; nous l'avons même imprimé en 1865,p. 69 do noua Statistique archéologique de l'arrondissement de
Douai; mais de nouvelles investigations nous ont démontré que la présence
d'un Wautier de Douai à la croisade n'est prouvée par aucun 'document.
Enfin, on ne peut dire qu'il en a été « l'un des héros », alors que son nom
ne figure dans aucun historien des croisades.
—
Les circonstances
96
—
dans
Eudes remlesquelles
nous allions dire la trahison
critiques
plaça Wautier
T", la rébellion,
de ce dernier,
de croire que le comte de Flandre
permettent
n'a point remis la garde de sa ville de Douai
à un proche
, et que . par conséquent
parent du transfuge
, Eudes était
à la maison
de nos premiers
châtelains.
étranger
Sur l'autre
Wautier
laissait-il
celle du sort de la châtellenie
question,
1" et Eudes , la solution
est plus difficile.
des héritiers
et ceux-ci
lui succédèrent-ils
après
Eudes
? Mais
on ignore absolument
quelle était sa famille et s'il eut des
enfants.
nous savons qu'il ne laissa point
Quant à Wautier,
de postérité,
mais qu'il avait eu un ou plusieurs
frères ,
descendant
1024
comme
c'est son frère
tous
de Hugues
P",
notre
châtelain
de
et de 1038.
Des collatéraux
vivait
lui
encore
majeurs.
de Wautier
cadet, Hugues
en 1111, ayant
Le châtelain
I"
nous
en connaissons
un,
de Cambrai,
I", châtelain
qui
alors des fils et des petits-fils
de Cambrai
réunit-il,
pendant
les offices de Cambrai
et de Douai ? Seraittemps,
quelque
ce àcettecirconstanceque
nous devrions
attribuer
l'absence,
dans les documents
de l'an 1100 environ,
de tout personchâtelain
de Douai?
car on sait qu'à cette
qualifié
les seigneurs
étaient fort sobres de titres, contraiépoque,
à ce qui s'est pratiqué
et
rement
dans les temps modernes,
d'en énoncer
un seul, le principal
de
qu'ils se contentaient
de Cambrai,
1" , quoique
tous. Le châtelain
Hugues
sujet
nage
de l'Empire
, apparaît
car ce prince
souvent
comme
vassal
du comte
de
à la fin du XP siècle,
ambitionnait,
ou le protectorat
du Cambrésis
ne tarda
, qu'il
en fief.de l'empereur
(en 1107) ; poussé par
pas à obtenir
à souffler la discorde
dans les Etats de
ses vues ambitieuses
Flandre;
Pavouerie
—
l'évêque,
—
97
il joue un double
rôle dans
et le châtelain,
excitant
celui-ci
entre
les querelles
et défendant
prélat
Rien donc
le
celui-là,
à ce que Hugues
Ie' ait été en môme
d'impossible
châtelain
de Cambrai
et de Douai.
temps
d'Anqu'il fit, en 1 i 11, à l'abbaye
châtelain
de Cambrai,
cite comme
ses seichin,
Hugues,
et le comte.
Il donne même
sa part ou la
gneurs
l'évêque
moitié du tonlieu de Douai (1) ; ceci serait concluant,
puisLors
d'une
donation
était un droit inhérent
à l'office de châtelain,
que le tonlieu
si la chronique
de Baldericus
ne mentionnait
vers
pas,
des possessions
de l'église de Cambrai,
la
1030, au nombre
moitié
du tonlieu
de Douai , dépendant
du domaine
de
le châtelain
Lambres;
or,
la seigneurie
buer
cette
Durant
truisit
aussi
de
part
Lambres,
du tonlieu.
l'invasion
bien
l'autre
invasion,
de
à l'évêque
Incby,
celui
de
eut
temps
dans
s'attri-
1102
d'Hugues
et
qui
l'Escaut
substitué
il a pu en même
germanique
les châteaux
Paluel
quo Marquion,
Flandre
, notamment
de
s'êtant
, l'empereur
de Cambrai,
ceux du comte
que
Lécluse
lieu
en
(2).
1107,
Henri V en personne.
Les chroniqueurs
l'empereur
. ont bien appris que la défense
, dirigée
par Robert
tels
de
Au début
l'em-
à Valenciennes,
celui
ayant
passé
Cambrai
gardait
quitta
précipitamment
pour le comte
cité pour
se retirer
à Douai,
où vint aussi
lo comte
Flandre.
C'est alors qu'eut
lieu lo siège de notre ville
pereur
dé-
II,
qui
la
do
par
nous
fut
(I) Chartes originales dans le fonds d'Anchin, aux archives départementales.
(i) Chroniq. de St-André du Cateau, 1*moitié du XII* siècle; p. 374 de
l'édit. de Baldericus de M. Le Glay. — Chronjque française du XIII* siècle,
t. XIII du Becuell du Mit. de ta GauJrt^d^j^Frtfnce.
CtUTEUUIS Dl DO0AI.
7
VA
/.*?
—
98
—
et heureuse;
ils ont négligé
de nous conserver
le
du
nom du feudataire
qui, par son office, était le lieutenant
du châtelain
ou vicomte,
sous
comte, le nom, disons-nous,
de Douai
lès bourgeois
la bannière
repoussèrent
duquel
vaillante
l'invasion
germanique
(i).
de l'hypothèse
où Hugues
I" aude Cambrai
et celle de Douai, nous
rait réuni la châtellenie
eut plusieurs
ferons remarquer
fils, indéque ce seigneur
comme châtede Hugues II, son successeur
pendamment
lain de Cambrai
; dans la charte de I H1 en faveur de l'abachever
Pour
baye
d'Anchin
l'examen
, un seul des fils cadets est désigné
Simon,
qu'il ne faut pas confondre
par son
avec un
, c'est
prénom
autre Simon,
lequel était fils aîné en 1074, et qui en 1089
ainsi qu'il a été explidu chevalier
fut le meurtrier
Oilard,
de CamH, châtelain
Hugues
précédent.
qué dans l'article
la châtellenie
de
certainement
pas possédé
brai, n'ayant
Douai,
passé
t-elle
dans
cette
aurait,
toujours
1er ; peut-être
à des fils cadets d'Hugues
été divisée entre eux , de manière
que
celle-ci
,
hypothèse
même aurace serait
{de
de la sei-
la séparation
définitive
époque que daterait
et de la prévôté de Douai d'avec
le
de Saint-Albin
gneurie
On remarquera
encore quo les rapfief de la châtellenie.
à cause de paqui étaient si intimes au XI* siècle,
ports,
de notre ville et ceux de Cambrai,
renté, entre les châtelains
le châtelain
et le
ne cessent pas au XIP siècle ; en effet,
les vassaux
alors parmi
du sire
prévôt de Douai figurent
de Cambrai,
châtelain
ou baron d'Oisy,
cette
Pour
conclure,
nous
dirons
donc
nos
préférences
en
(I) Chronicon S. Pétri Blnndinientit, p. 13 des Annales do Vende Putle.
—Chronlq. di St'André du Cateau, p. 375 de l'édit. Le Glay de la chronique de Ifci/ife'rIcui.—ChronIq. française de Cambrai, Xlll* s.; t. XIII du
Remit du Mit,, etc.
faveur
titué
99
—
de l'hypothèse
vers 1086 au
châtellenie
dans
subsEudes,
qui, après le châtelain
châtelain
Wautier
la
1er, fait rentrer
la maison des Hugue
et des Wautier
de
Douai.
En effet, l'hérédité
des fiefs, même en ligne collatéet d'ailleurs
les
rale, était dès lors un principe
incontesté,
héritiers
de Wautier
Ier étaient
assez puissante
maid'une
son pour faire valoir
leurs droits
ait été obéi,
; qu'Eudes
comme
châtelain
quoiqu'il
de
Douai
de
ne fût pas, semble-t-il,
il soit mort
que même
du
par la volonté
un bien important
comte,
person-
en exercice,
c'est possible;
nage;
les revendications
des intéressés
auront
mais, lui disparu,
aussitôt
et irrésistibles.
dernier
'surgi,
Enfin,
pressantes
indice qu'il ne faut pas négliger,
nous retrouverons,
durant
le XII*
lains
siècle
et le XIII*,
une
longue
succession
de châte-
de
comme
celui qui
Wautier,
prénommés
d'éclat à son titre : or, à celte époque,
ce
était le nom véritable,
que nous appelons
prénom
que l'on
se transmettait
avec le titre,dans
les familles
seigneuriales;
Douai,
avait donné tant
témoins
les dynasties
de Flandre,
des Bauduin
de Hainaut,
des Hugue
de Cambrai
etc.
Plusieurs
cement
chattes
du X1P ont
de la fin du XP
à notre
signalé
de Douai, mais
siècle
des Rainier
et du
commen-
attention
des personnasans que nous puissions
; aussi est-ce seulement
le nom
ges portant
les mettre au rang de nos châtelains
les avoir
pour ne point paraître
ignorés
que lions rappelons id les noms du chevalier
Robert
de Douai dit d'Esquerchin,
du comté
En
fils d'Ermcntrude
de Hainaut
de Douai,
; d'Ursion
de Douai.
; et d'Adon
chevalier
do Douai dit d'Rsquer1091, «noble homme » Robert
fils d'Ermentrudo,
du consentement
de sa femme
et
chin,
de ses enfants,
cède
à l'abbaye
do
Crespin
son
alleu
de
—
Sevurch
ou
Suvurch,
Douai (Duaco
castello),
de foi, savoir : Hugues,
—
100
; l'acte fut par lui
Sebourg
en présence
de personnes
à
passé
dignes
d'au-
Walon,
beaucoup
Amauryet
à Valenciennes
tres. Ce fut approuvé
par le comte de Mons,
de ses barons:
fils de Richilde,
en présence
Bauduin,
de
de Roisin le vieux,Waucher
d'Avesnes,
Thierry
Baudry
Ursion
Caverem,
chet, Willaumede
sal du
de Duaco), Alard
Was(Ursio
etc. (i). Robert
de Douai,
vasBelem,
de Flandre,
se défait de son alleu de Sebourg,
était situé dans les Etats du
parce que celui-ci
comto
de Douai
probablement
comte de Hainaut,l'ennemi
de son seigneur
;àcet effet, il ne
se rend même pas à Valenciennes,
etil passe l'acte à Douai,
de gentilshommes
ou de seigneurs
en présence
sujets comme
lui
du
comte
de
Flandre.
Le comte
avait
Bauduin
alors,
de nos châ-
ses chevaliers,
un membre
de la maison
dont
le prénom
a été
Ursion do Douai,
telains,
individus
de la famille.
plusieurs
parmi
Il y a, dans
de la comtesse
les archives
douairière
de l'abbaye
Clémence
par
une charte
d'Anchin,
(vers
porté
1120),
dans
la-
trouver
quelle nous avions
espéré
quelque
renseignement
le châtelain
de Douai. Cette princesse,
comtesse
concernant
de Flandre,
pour
deux fils, concède
les âmes
de
son
mari
entre
à l'abbaye
d'Anchin
» et lo lieu
la ville de « Lalain
fossé
dont
l'enclos
nuirait
les eaux
iraient
à
du monastère,
pas à la navigation
dn consentement
fairo
Robert
la faculté
d'établir,
» , un
dit « Kéviron
tourner
la condition
de la Scarpe
des échevins
(legitimi
et de ses
un
moulin-
dans
quo cela ne
sous la réserve
toutefois
et
viriet
scabini)
de
Douai.
(1) Cariai, et arch. de l'abbaye do Crespln. Collection Moreau, vol. 36,
foi 186 et 188, 4 la Bibl. nationale.
Les
titres
de
notre
ville
ioi
-
constatent
de
que le souverain
l'autorité
de leur seigneur,
Douai
, et les échevins
, sous
avaient
la propriété
la Scarpe jusqu'au
du'coursde
Kéviron,
en aval de Lalaing,
où commençait
la juridiction
de l'abde cette partie de la
; et que la garde
baye de Marchiennes
au châtelain
de Douai.
MalScarpe
navigable
appartenait
gré cela,
comtesse.
d'Ypres
mence),
ce dernier
n'est
dans la charte
delà
point nommé
Les témoins
sont : Etienne
de Landast,
Willaume
de Philippe
Clé, fils cadet de la comtesse
(bâtard
de Liudast
de Landas
, BouviAmaury
(seigneur
en cette dernière
il avait
etc;
Warlaing,
qualité,
de la Scarpe
dans l'étendue
de la jurinavigable
de Marchiennes
diction
Géroult
de
, en aval du Kéviron),
Wautier
de Baisse (châtelain
de Rache),
Simon de
Landast,
llavekerke
Wagon de Sclcven\
(Havesquerque),
Esclevaing,
vignies,
là garde
à Masny),
Fonte (i),
Adon
Wérin,
de
Douai
Ingebrand
(Ado de
, Elbert
Bernard
de
Duaco),
et ses hères
Alfroid
et Ernoul.
à Adon
de Douai,
ce n'est
de notre ville,
ni peut-être
maison
de
Douai
; il figure
Quant
châtelain
la
rieur,
et une
parmi
les vassaux
simple
similitude
certainement
même
un
point
membre
un
de
infé, à un
rang
ou hommes
de fief de la comtesse,
de nom, ou plutôt
de surnom,
ne
suffit
dans
point, à cette époque,
pour ranger des individus
la même
le nom n'est,
lo plus souvent,
famillo
, puisque
que celui du fief ou même de la demeure.
Enfin
comme
Adon
vassal
en faveur
de Douai
du comte
de l'abbaye
en 1146,
(Ado de Duaco) apparaît,
de Hainaut,
qui délivre une charte
de Vicogno
(2), étant
(I; Vassal du chapitre de S.-Amé, en 1111. l'reutts,
présents
no XXIV,
(2) Cartul. de Vicogno. Collection Moreau, vol, 6), f« 151.
ses ba-
—
rons:
Eutache.son
Waucher
Walers,
-
102
de
neveu, Arnoul de Baudignies,
Thierry
de Bruille
de Doneng
, Amand
, Rén'er
de Lalpais
et Charles
(Lespais ? ), Louis de Fraine
, son
Adon de Douai, Géry
frère, Dragon de Summain
(Soraain),
de La Pierre (do Petra)
et Vivien,
son fils, Fulmerxts
de
Sebourg
(Suhurch).
Quoiqu'il
se
telains,
regrettable
nous laisser
en soit,la
trouve,
dé plus
entraîner
véritéest
que, dans la série de nos châcomme nous l'avons
une lacune
dit,
de trente
années.
Aussi, pour ne pas
nous
suppositions,
des faits positifs,
laissant
cette
lacune
dans
le vaste champ
des
rentrer dans le domaine
davantage
hâterons-nousde
à chacun
la liberté
de croire
a été remplie
appelé aussi Wautier,
des croisades
etc.
que
serait
par un châtelain
qui se
qui aurait
pris part au mouvement
4.—WAUTIER
d'Adèle,
de Douai (Il 22-1158),
II, châtelain
époux
en 1177. (Voir 4* chapitre,
article IL)
qui survivait
Un titre
de l'abbaye
de Saint-Vaast
contient
le nom de
de Douai,
Wautier
de
qui figure, après un grand nombre
dans une charte du comte de Flandre,
Charles
le
seigneurs,
Bon,donnée
Arras, l'an 1122, au moment
par ce dernier,à
où il revenait,
avec ses chevaliers,
d'une
heureuse
expédition
entreprise
contre
châtelain'
d'Ostrevant,
Hainaut
comme
tuteur
Yolande
les
moines
un
nommé
un jugement
de
comto
Godefroid,
de Valenciennes,
des enfants
veuve
Gueldre,
de
Saint-Vaast
Engelbert,
fort curieux
de
de
et
Ribemont
alors
comto
de
mineurs
de sa femmo
Bauduin
111. Comme
avaient
un
procès contre
sujet du comte et vassal de l'abbé,
fui rendu,dans
le cloître de Saint*
-103: Robert,
sire ou baron de Bèthune,
avoué d'Arsénéchal
de Flandre,
Bauduin
ras, Bauduin,
, connétable
de Bergues,
Rasse de Gavre ,
de Flandre,
châtelain
Froald,
dit Miette
Bauduin
sire d'Aubigny
, Bauduin,
(Micula),
Amé,
par
châtelain
d'Arras
et Nicolas,
et neveu
Alelmede
du sénéchal,
Mercato
dit Becket ou Brochet,
seiEustache
son frère,
d'Hennin-Liétard,
d'une
seigneur
partie
Bernard
gneur
dudit
dit
Hennin,
LeVacque
et Wautier
(Vacca),
de Douai.
Le jugement
fut aussitôt
proclamé
par le comte et rédigé
avec le plus grand
de Sainl-Vaast.
soin , par un moine
n°XXVl.
Preuves,
Le châtelain
de Douai
figure dans un rang
de la cour du comte
ble , parmi
les nobles
l'année
ce prince
1146, quand
de l'abbaye
d'Hennin-Liétard,
plus
,
honora-
délivre
, en
Thierry
en faveur
sa charte
où sont
nommés
comme
té-
moins
: Raoul,
châtelain
de Bruges , Amaury
de Landast,
Chréde Douai,
Wautier
de Rispelgi,
châtelain
Wautier,
tien d'Estracele,Alelme
d'Arras.Geoffroidd'Hamelaincourt,
Nicolas
de Bailleul
et Enguerrand
de Brebière.
Preuves
,
n* XXVII.
à Arras,
en la
, nous le retrouvons
jugeant
chambre
de l'abbé de Saint-Vaast,
avec les barons de Flanvidéo en 1122,
dre. 11 s'agissait
encore de la grande querelle
entre l'abbaye
et son vassal,
mais renouvelée
par le chevalier Heluin , filsd'Engelbert
Celle
fois, c'était la comtesse
L'an
1148
lo comte Thierry
de son époux,
,
Sibille,
qui, en l'absence
d'Aralors en terre sainte, avec le roi Louis VII et l'évêque
de :
la cour des barons
ras Aluisus,
composée
présidait
Arsel
de Housdaing,
chambellan,
Thierry,
suin d'Odingehem,
Rasse do Gavre, boutillier,
sénéchal,
connétable
Michel do Harnes,
, Goschâtelain
Arnoul d'Orscam
, Wautier,
—
de
Gilbert
Douai,
de
et Guillaume
Nivelle
de Bondues.
no XXVIH.
Preuves,
à Arras,
comme
le comte
1150,
probablement
de l'abbaye
de Saint-Vaast
à la demande
exempte
les maisonsqu'on
de « gavène » ou « gave» (gavelum)
L'an
Thierry,
du droit
notre châtede Saint-Vaast,
la
les témoins
de la charte,
après
de la
le comte Philippe
, futur souverain
à Baudimont,
est nommé
parmi
construira
lain
—
104
comtesse
terre
Sibille,
et sa femme
Flandre,
avoué d'Arras,
de Saint-Omer
Api^s notre
de Bapaume,
Isabelle,
après
le châtelain
de Courtrai
Robert
et le châtelain
Wautier
viennent
châtelain,
encore
de Béthune
,
Roger, le châtelain
de Lille Renaud.
: Hugues,
châtelain
châtelain
Bauduin,
d'Arras,
Alard,
Bauduin
de Bailleul
de Bourbourg,
pinoy, Henri
de
Bernard
Bauduin,
Elbert deCarency,Warnier
sire d'Eset son fils
Eustache
de Graminos,
Restais,
de Hamelaincourt,
et Guiffroid
du comte Thierry
était
L'octroi
de Noyelle.
enfin Wautier
et par
en outre approuvé
Roger de Wavrin
parle sénéchal
le droit de gavène
en fief du
son fils Hellin,
qui tenait
n* XXVIH bis.
comte de Flandre.
Preuves,
1150, il assiste,
comte de Saint-Pol,
guerrand,
sire ou baron d'Àvesnes,
qui
Vers
l'an
Thierry
par les soins
les noms
des barons
le châtelain
rency,
de Lille,
Simon
aux
du sénéchal
de Flandre
le châtelain
de Flandre
Encore
noces
Roger,
et cautions,
Elbert
de Douai,
témoins
de Cambrai,
d'Oisy, châtelain
avoué d'Arras.
n» XXIX.
Preuves,
Béthune,
charte
Fera,
d'En-
fille de Nicolas,
et dA'de,
furent célébrées
en présence
et do son fils Philippe.
L'acte anténuptial,
du comte
conclu
à La
contient
de Ca-
et Robert
à Arras,
en l'année
il est témoin
1154,
du comte Thierry,
en faveur de l'abbaye
de
:
savoir
de
d'une
Saint-
—
Amand
; il y figure
Flandre,
Philippe
Henri de Bourbourg,
de Courtrai,
châtelain
comte,
Roger,
de Bapaume,
connétable,
Roger
de
du
de Wavrin,
de Cysoing,
Roger
Hugues
de Landast
et Amaury
de Landast.
Etienne
à Bapaume,
en 1156, avec le comte Thierry
et ses
à un chevalier
ce prince défendit
d'élever
lorsque
barons,
une maison
corate, sans
n« XXXI.
Notre
le dernier,
comtesse
après Sibille,
de Flandre),
fils
(plus tard comte
n* XXX.
Preuves,
Il était
—
105
au village de Courcelles-le(firmitas)
la permission
de l'abbé d'Eaucourt.
Prextves,
fortifiée
châtelain
était
alors
au bout
sa carrière,
puisen septembre
1158,
qu'il mourut
pendant
que son maître
le comte Thierry
sa troisième
conaccomplissait
expédition
tre les Turcs,
et que le jeune
comto Philippe
administrait
les Flandres.
relatant
Le chroniqueur
cette mort,
fait du
plus bel éloge
sis castellanus,
Lambert
ingenioet
de
Watreloos
son
défunt,
lo transcrivons
; nous
vir acer
de
, en
le
contemporain,
ici : Tamen,
Duaccn-
inimi-
armisstrenuus,
suis erat formidolosus,
cis quidem
fulgxtr,
gladius,peslis,
amicis
tutor,
veropater,
provisor,
lenis,
alloquio
finem
siccinetandemordinanto
Oeo fecit(\).
vitaeinseptembrio,
, une intrépidité
intellligence
guerun entier
dévouement
les siens, une parole
rière,
pour
toutes ces qualités
les eut en par, notre châtelain
douce,
un seigneur
de renom,
le
tage. C'était en outre
puisque
à noter
les événements
cambrésien,
occupé
chroniqueur
Ainsi
une
hauto
dans
qui se passaient
dans des circonstances
le
enregistre
pays,
ordinaires:
ce qu'il
(1) Becuill du Mil. de Fr.t I. XIII, p. 515.
un
décès
n'aurait
arrivé
pas fait,
—
bien
s'il ne
certainement,
106
se fût
agi
d'un
personnage
de
marque.
en notre ville, concurII ,.apparaissent
revêtus d'atdenx autres feudataires
ment avec le châtelain,
et connus
du fief de là châtellenie,
tributions
démembrées
sous les noms de prévôt de la ville de Douai et de seigneur
Sous
Wautier
de Saint-Albin.
5* chapitres.)
(3*et
II parait avoir été une
du châtelain
Wautier
L'épouse
dame nommée
Adèle,
qui vivait encore en i 177. (4* chapid'enfants
tre , article IL) Il eut un grand nombre
, parmi
dans
la suite de ce
fils qui apparaîtront
lesquels
plusieurs
de Douai,
l'alné , Roger,
Pierre
savoir : Michel,
travail,
, article II),
temps
(4* chapitre
Bauduin
de Marquette,
Wautoul
d'Auberchicourt,
Hugues,
de Douai en 1161, puis «élus
prévôt de l'église Saint-Pierre
de 1197 à 1200, etc.
de Cambrai
(évêque non consacré)
chevalier
fameux
Nous
réservons
en
son
pour
un
travail,
qui pourra devede la maison de Douai, » les
autre
nir 1' « Histoire
généalogique
renseignements
avons recueillis
généalogiques
en passant
sur
ches
cadettes
de cette
héraldiques
que nous
les très-nombreuses
bran-
maison.
5. — MICHEL , châtelain
Wautier
IL
Vers
et
de Douai
(1158-1190),
fils de
1160, l'un des frères cadets de notre châtelain
est nommé
vassaux
du comte do
avec d'autres
témoins,
la plupart
Flandre
et appartenant
au pays d'Artois
, dans
une charte du comte
et de son fils Philippe
, au
Thierry
d'Ansujet de la dlmo de Beugnâtre,
acquise par l'abbaye
chin.
l'an
Voici les noms
des
témoins
: Roger
de Landast,
Guf-
froid
de
de Hamelaincourt,
Michel, châtelain
Simon,
Thierry,
de Barncoxivt,Roger,
frère
de />owai,.Godescalqne
de Beugnâtre,
Hugues
La Truie,
, fils du comte
Thierry
Le
de Hainaut.
, n* XXXII.)
(Preuves
fils du comte,
désigné sous le nom do Thierry,
un bâtard du comte de Flandre.
son frère,
Wautier
gentilhomme
parait être
Une
—
107
Gérard
très-intéressante
charte
en
le comte Thierry,
laquelle
sions qu'avait
à Vitry l'abbaye
ment une rente de cinq sols sur
c'est celle par
pour nous,
les posses1161 , confirme
de Saint-Aubert,
notam-
trois jardins
dé(curtilia)
de Vitry ; il rappelle
du manoir
du châtelain
que
pendant
du nom de Robert
c'était l'un de ses prédécesseurs,
(1072« en la ville
,
1111),
qui avait donné à l'abbaye
da^Vitry
sur les rentes du comté (ou domaine),
muids de blé,
quatre
de la charte sont :
à la mesure
du comte ». Les témoins
les comtes
Philippe
comte
et Mathieu
fils du
(comte de Boulogne),
sénéchal
et
de-Wavrin,
deFlandrel,
Roger
Thierry,
Simon
connétable,
Hellin, son fils, Michel,
d'Oisy,
lain de Cambrai,
do Beaumez
Hugues
(Pulchrum
châteMan-
de Vouai,
de Bapaume,
Michel, châtelain
de HamelainGuffroid
Hugues d'inchy,
Roger de Cisoing,
abbé
abbé de Saint-Vaast
d'Arras,
court,
Martin,
Hugues,
de Saint-Amand,
le bienheureux
abbèd'Anchin,
Gossuin,
sum),
châtelain
de Saint, Hugues,
prévôt
prévôt de Saint-Amé
de Douai.
n* XXXllt.)
L'antique
bourg
(Preuves,
de la Scarpo
de Vitry et son château
,
fort, assis à gauche
avant de passer
ont longtemps
à l'évêque
d'Arras,
apparDidier,
Pierre
la gardo de la
de Flandre,
qui avait inféodé
était donc châtede Douai ; celui-ci
forteresse
au châtelain
de 1161 , il est
de Vitry ; dans la charte
lain ou vicomte
soise qualifier
plus tard, nous le verrons
appelé châtelain;
tenu
gneur;
au comte
sous
l'évêque
d'Arras,
son véritable
titre
fut maire
—
108
de Vitry.
Un comte
du nom de
donné des rentes sur le domaine
—
Robert
sairement
avait,
paralt-il,
de Vitry ; malheureuseil devait y être nécespas été conservée;
du châtelain
de Douai,
et précisément
vers
nous
ment
la charte
question
le temps
où
à regretter
avons
la
lacune
d'un
de siècle.
quart
Le prévôt
des témoins
devint
qui
n'a
de l'église Saint-Pierre
de la charte de 1161,
«élu»de
En l'an
Cambrai
de Douai, Hugues,
l'un
est le frère du châtelain
'"
en 1197.
le comte
étant
à Douai dans le
Thierry,
cloître
et Mathieu,
Jiô, avec les comtes Philippe
ses fils, et plusieurs,
de sa cour (proceres
seigneurs
mei;
à l'abbaye
de Marchiennes
principes),
transporta
le«gavle»
1162,
de Saint-
sortes
(ou«gavène»;
de
rentes
vestigesd'un
antique
impôt
de sainte Rictrude,
village
par le chevalier
du comté
de
Hugues
seigneuriales
privilégiées,
Sailly-en-Ostrevant,
foncier)de
lequel « gavle » était tenu en fief
de Saint-Aubin.
Parmi
les barons
témoins
à l'acte, figurent : Simon
Flandre,
de Cambrai,
Bernard
de Saint-Valéry,
d'Oisy, châtelain
chambellan
de Ulmo
Euslache,
(de Flandre),
Hugues
châtelain
de Courtrai,
; xilmus,
Roger,
(Lomme
orme),
Roger
Roger
Rache,
de Wavrin,
de Landast,
Gérard,
Le châtelain
cessesseur
cour
comte
du
de Flandre.
Philippe,
de ce prince en
châtelain
sénéchal,
Michel,
siré de Cisoing,
Wautier,
prévôt de Douai etc. Preuves,
de Douai
conserva,
auprès
de Douai,
châtelain
de
n° XXXIV.
du fils et du suc-
la position
qu'il avait â la
En 1169, il se trouvait
à Macle,
avec lo
et il assistait à la délivrance
d'une
charto
comte
faveur
Thierry,
de l'abbaye
cet
d'Hennin-Liétard;
acte confirmait
notamment
celui de 1146, dont le châtelain
Wautier
Voici les noms des
H, son père, avait été témoin.
—
dans
indiqués
de St-Omerl),
seigneurs
199
la
—
charte
de
1169:
Willaume
châtelain
de Bruges,
Conon,
(châtelain
avoué d'Arras,
chambellan
de Flandre,
Robert,
Eustache,
sire
Hellin
de Wavrin,
sire de Béthune,
Alard,
sénéchal,
Eustache
do Lens,
Michel de Douai,
, châtelain
d'Espiuoy,
de Robecque.
Bauduin
Preuves,
n* XXXV.
En
i 172, un nommé
Sohier
de Douai (Sigcrusde
à
assisté de sa mère et de ses frères,
ayant vendu
deux
cents
marcs d'argent
d'Anchin,
moyennant
Duaco),
l'abbaye
(somme
dans le ton-
le temps),
de Douai;
la part qu'il avait
le
lieu (theloneum)
le comte
Philippe
approuva
Micontrat
en présence
de : Wautier
d'Arras,
(à Douai),
de Douai,
de Saint-Aubin,
Robert
chel, châtelain
Hugues
considérable
pour
de Quinci,
Francon
etc.
Goeulzin,
comte ou
de Fleirs,
Etaient
hommes
de Douai.
échevins
et Hesseliu,
de février
au mois
laume
1172,
L'an
lippe,
leur
père,
Wautier
d'Auby,
de
Landry
vassaux
du
et
des
aussi plusieurs
présents
de fief de moindre
importance,
Le chevalier
Garin
de Goeulzin,
Wil-
ses
en ratifiant
l'acte précédent,
frères,
1204 (v. st.), nomment
le vendeur
de
Sohier de Goeulzin
(i).
à Arras,
comme
le comte
1174, probablement
sur la plainte
de l'abbé
de Saint-Vaast,
interdit
de Vitry. d'établir
un chemin
dans
le marais
sujets
cette ville
Phià ses
entre
et Biache,
notre châtelain
l'assiste
en qualitédo
l'un des barons
de sa cour; son nom figure dans la charte,
où sont indiqués
et la comtesse,
d'abord,
après le comte
de (ambrai
ainsi que l'élu
chancelier
de Flandre
: Hellin
de
avoué d'Arras,
sire
Wavrin,
sénéchal,
Robert,
Wautier
de Locres
et Henri
de Formosèlle.
thune,
bis.
ves, n* XXXV
(1) Arch. départ., fonds d'Anchin,
de BéPreu-
Lo
26
avril
Citô-lez-Arras,
vra sa grande
rend
entre
Michel,
connétable,
brai (beau-frère
du
telain
de Douai,
de Rasce
châtelain
Il assista
avait
châtelain
à
quanti celui-ci déliMarchiennes
(I). l,a
eu aussi
a juger
un diffé-
sire de Bôthune,
Hellin,
châtelain
Hugues,
sénéchal,
de Cam-
sired'Oisy,
Waulier
comte),
d'Arras,
Michel, châRenaud
Gilbert d'Aire,
d'Aire,
Waulier,
(Rache).
au traité
d'Arras,
Bauduin,
à
notre
et
avoué.d'Arras,
juridictions
retrouvons
deLandast
Amaury
(sire de Landas,
voici les noms de ces seigneurs:
War!aing,otc);
chambellan
do Flandre,
Waulier
de Locres,
Eustache,
évoque
-
Philippe,
de
l'abbayo
dô Flaudro
l'abbaye
Bouvignie3,
Robert,
nous
1170,
avec le comte
charte
cour des barons
tio
conclu
l'an
entre
1177,
et lo comte
au
Philippe,
les
Suivent
noms
(beau-frèro
du
respectives.
comte de Hainaut
Froumault,
de leurs
sujet
des
comte
témoins:
de Flan-
Robert,
avoué,
Michel,
connétable,
Hellin,
sénéchal,
sire ou baron d'Avesnes,
de Cour-,
Roger, châtelain
Jacques,
châtelain
de Lille,
châtelain
de
Willaume,
Irai,
Jean,
dre),
Michel, châtelain
Saint-Omer,
Wdlaume
Henri de Formosolle,
Gérard
cres, Wautier
d'Arras,
d'Aire,
Gérard
Jean
de Waencourt,
de Sorel, Eustachede
de
Vouai,
Rassede
de Hatsci,
Waulier
Gavre,
de Lo-
de Douai, Gilbert
, prévôt
pore et hls, Pierre
deBusquoy,
n* XXXVI.
Preuves
Neufville,
à Arras,
il figure dans un acte du comte PhiEn 1180,
de Marchiennes;
témoins
: Milippe, en faveur de l'abbaye
de Flandre,
châtelain
de Douai,
Michel,
chel, connétable
de Messines
et Rode Landast,
Gérard
(notaire)
Amaury
bert,
eleredu
comte,
ainsi que Thibaut,
(I) Arch. dtyarl., fonds de Alarchie&ne*.
(1) Arch. départ., ctrtal. do Marchiennes, f> 78.
maire
d'Orchies
(2).
En la môme
comme
Vaast,
rendait
-
!U
à Arras,
de Saint*
en plein chapitra
année,
le comte
assisté de s?s barons,
Philippe,
châtelain
à l'abbaye,
notre
apparaît
parmi
justice
les officiers
après
du palais,
après le sire de Bé thune,
de Saint-Oraer
et do Lille ; il a le pas sur le
n» XXXVII,
d'Arras.
Preuves,
eux,
les châtelains
châtelain
de Douai,
en il 84,dans
l'église Sainl-Pierre
archidiacre
d'Ostrêvant,
pluqu'assistaient
de Vjtry , de
les curés
, notamment
ecclésiastiques
11 comparaît
devant
Raoul,
sieurs
do Douai,
de Goeulzin , d'Erchin
, do Sin et
de Samt-Aubert
devoir à l'abbaye
d'Estrées
; il reconnaît
douisienne
une rente de cinq sols , monnaie
, pour trois
de
« courtils
» (jardins)
annexés
à son château
{castellum)
Saint-Albin
Preuves,
Vitry.
n° XXXVIII
(1).
1187, aux plaids tenus au château
d'Oisy par Hugues
entre
châtelain
do Cambrai,
pour juger un différend
d'Oisy,
d'une
le châtelain
du Mont-Saint-Eloi,
part,
l'abbaye
d'autre
d'Arras
et le seigneur
d'Kscoives,
part, le châtelain
du sire d'Oisy,
son paMichel figure en tôle des vassaux
En
rent
parmi eux : Etienne
Robert d'Oisy,avouô
n* XXXIX.
; nous remarquons
d'Allues
Landry
(Arleux),
etc.
court,
'
Nous
le comte
Preuves,
l'année
le retrouvons,
suivante,
conclut un traité avec
Philippe
du lieu
dit.l'Estrée,
Etaient
présents
etc.
telain
de Lille,
telain
d'Arras,
Par
entre
Arras
à Arras,
l'évoque,
au sujet
et Cité,
avoi-é- d'Arras,
: Robert,
de Douai,
Michel, châtelain
n* XL.
etc. Preuves,
son testament,
dée en sa Vieille tour
il fit des libéralités
de Douai,
(1) Cf. charte de, 1161; n* XXXIII.
paroisse
de Lambres,
de Rumau-
lorsque
au sujet
de Vitry ,
châJean,
Bauduin,
à la chapelle
Saint-Amé;
châ-
fonil lui
-
-
112
de blé a recelégua une rente de deux muids
(24 rasières)
de douze oies à
do Causent in (Cantin),
voir en sa grange
a lever à
à Brellon
et de douze
(Grillon)
chapons
prendre
Douai.
n« XLIV.
Preuves,
Il mourut
Vers l'an
à laquelle
à qui il avait légué,
ou dix sols, monnaie
date
Saint-Amé,
ifî
sur
sa seigneurie
dans le précieux
de Cantin,
de
obituaire
m,,
»
aprilis.
Aux
d'un
rente
aux archives
siècle,
reposant
: a Mikael,
Duacensis
castellanus
, ob.
sour
a à Cantin.
V. Kl.
tout chou
qu'il
départementales
suo,
une
a cet effet,
de Douai,
n" XLV1I.)
On lit,
de la fin du XIII'
{Preuves,
le 28 mars,
Saint-Amé
,
d'un
demi-marc
1190, très-probablement
se célébrait
son obit en l'église
archives
obituaire
de
de
la
Saint-Amé,
couverture
comme
employé
V kl. aprilis
Michael
Sous
le châtelain
VI.
WAUTIER
ville
de
il y a un fragment
Douai,
du XIV* siècle, qui a été
du cartulaire
on y lit :
00;
castellanus,
ce s.
encore opéré un démemMichel, s'était
brement
considérable
de la châtellenie,
;
déjà si amoindrie
alors avait
à Douai un quatrième
connu
apparu
seigneur,
sous le nom de Gavenier.
(Voir chapitre
IV.)
de Michel
Ce devait
père.
alors
de Douai
111, châtelain
et époux d'Agnès
de Beaumez.
être
un jeune
homme
Les circonstances
politiques
quand
n'étaient
(ii90-1208;,
fils
il succéda
à son
point
hou reuses
du comté
de Flandre;
en effet,
pour les pays wallons
du comte Philippe
par la mort
Arras,
(1191),
Bapaume,
du comté et pasSaint-Omer,
etc., sont démembrés
Aire,
sent
entre
les
mains
du
jeune
prince
Louis,
fils du
roi
Douai,
au comté
Philippe-Auguste;
restent
attachées
vinces
voisines
113Léuluso,
de Flandre;
de langue
des
à suivre
, d'origine,
Orcbies,
Lille, etc. ,
voilà donc des proot de moeurs
identi-
daus
ques, qui sont
partis opposés
exposées
une guerre imminente.
Une autre cause de malaise,
spéciale
à Douai,
c'était
d'être
soumis
au
Lécluse,
Orcbies,
etc.,
douaire
de la comtesse
« reine
»
dite
Mathilde,
Mahaut,
du comte
veuve
et encore
Philippe,
en âge
do se remarier
;
co qu'elle
fit, en
duc de Bourgogne
1194, avec un prince
français,Eudes
III,
à
; la haine que oîtto
princesse
portait
comte
de tfainaut,
devenu
comte
Bauduin,
son beau-frère
do Flandre
Philippe,
par
devait
sa femmo
soeur du
Marguerite,
craindre
que la comtesse
feu
faire
douairière
chose contre Douai et Lécluse,
n'entreprit
quelque
haitait
avoir le roi de France déjà maître
d'Arras;
de l'héritier
du comté do Flandre.
préjudice
Dans
ces circonstances
de la maison
ni le châtelain
en 1195,
tesse
de Douai
critiques,
demeurèrent
ni ses
proches
le pacte secret
jurer
avec
déjà brouillée
l'année
précédente;
au traité qui,
à l'extinction
Mathilde,
s'était
donné
souscrit
pas l'approuver.
Douai
(oncle
sa mort
que souet cela au
les principaux
fidèles à leur
membres
seigneur;
n'allèrent
entre
à Pontoise,
le roi et la com-
le nouvel
bien
loin
époux
qu'elle
aient
qu'ils
aurait
fait
du douaire,
Lécluse
entra
les mains
du roi de France,
le cas probable
où ils ne voudraient
pas
« La comtesse,
de
dit-il, fera jurer à Pierre
Douai et
passer
celui-ci
prévoit
qu'à
tour
parents
conclu
comte
de
Wautier
ils livreront
de Douai,
III) et au châtelain
tour ou
au roi les tours (la Neuve
de
et la Vieille
tour ou tour du châtelain)
du comte,
lo roi pourra
S'ils ne veulent
Douai.
ravager
pas le jurer,
sans que la comtesse
et détruire
tout ce qu'ils
possèdent,
CBATEUISSPI DOPAI.
8.
-
114
; il pourra aussi donner
tours. » Les seigneurs,
qui, par
souscrivirent
à ce pacte, fuMathilde,
ose s'y opposer en aucune
la garde desdites
à d'autres
ordre
de la comtesse
rent
de
: le châtelain*
de
Euslache
Biez,
-
manière
du
Pierre
Lille,
Gossuin
Canteleu,
Jehan
Maisnil,
d$ Saint-Aubin
de
et
R,d'Ipres(i).
Le châtelain
autour d'Arras,do
avaient,
à la merci du roi, ne fuLens, etc, de grandes
possessions
de la convention
de Pontoise,
rent pas inquiétés
à cause
ne reçut
En effet, le
attendu
aucune
exécution.
qu'elle
comte
et sa maison'.qui
de
Bauduin
Hainaut
étant
mort
cette
année-là
Mathilde
s'attacha
entièrement
à son
1195),
Bauduin
et elle
l'illustre
de Contantinople,
oublia ses inimitiés
passées ; toujours extrême dans ses senelle reporta
môme sa haine sur le roi
timents,
Philippeson ex-allié.
Auguste,
(décembre
beau-neveu
11 y a deux
chartes
du
comte
Bauduin
de Constantino-
do
à Lille, l'an
1195, en faveur de l'abbaye
de Douai,
Pol de
Loos, étant seuls témoins : le chàislain
de SainVileirs et Robert de Wayrin
dit l'oncle , seigneur
plo,
données
ghiuen
Weppes.
sence du châtelain
n° XL1I.) On remarquera
l'abde celte
et d'autres
seigneurs
alors avec le
étaient-ils
brouillés
{Preuves,
de Lille
châtellenie;
peut-être
comte de Flandre,
à cause
de Pontoise.
Au contraire,
faveur
Notre
dition
jusqu'à
auprès
au
de leur
le
participation
fidèle Waulier
III
pacte
était en
du maître.
châtelain
seconda
le comte
contre
que fit ce dernier
Amiens et Compiôgne,
(1) Arch. nation., Layelltt faTtim
1,181.
Bauduin
dans
l'expéhardiment
le roi, s'avançant
et recouvrant
Aire,Saint-
da char (et, Paris, Pion, 1803, ln-4»,
Orner
et d'autres
villes
115 —
récemment
séparées
11 l'accompagna
au
Flandre
du
comté
de
de La
château
(1197-1109).
où fut conclu,
le roi de France,
contre
le
Rocbe-Andelys,
18 août 1199, un traité d'alliauco
entre Jean,
ro; d'Angleavec les principaux
terre, et le comto Bauduin
; il le jura
do Flandre
et de Hainaut,
savoir:
frère
seigneurs
Henri,
du comte,
Willaume
de Hainaut,
chef do la mai(bâtard
son de
châtelain
do
Sohier,
de Saint-Aubert,
Renier
de Trit, Renaud
Gand,
Hugues
châtelain
Daniel deCourde Beaumont,
d'Aire, Willaume,
do. Commines,
Henri do
Bauduin
trai, lo prévôt do Bruges,
onclo
Werchin),
du
comte,
do Beverne,
Waulier
Gérard de Rodes,
Baillent,
Thierry
do Sotenghion,
Bouchard
de Bourghelles,
châteWaulier,
lain de Douai,
Oton d'Arbre.
n* XL1II.
Preuves,
il s'occupa
de ratifier et
terminée,
quand
de son père. Par
certaine
fondation
d'augmenter
pieuse
ses lettres du l" octobre
1199, scellées d'un sceau équestre,
La guerre
avec contre
était
sceau
au
chef
d'hermines,
tout
en
confirmant
le legs fait par Michel à la chapelle
de la Vieille
tour , il
ordonne
les deux muids de blé à recevoir
à
que désormais
seront levés dans son domaine
de Sin, où le blé est
Cantin,
à charge,
de payer,
au doyen
meilleur,
par lo chapelain,
do Saint-Amé,
deux deniers
à la décharge
et deux chapons,
du
une rente de
châtelain,
pour la « cambe » (brasse: les chevaliers
Témoins
Henri
le clerc.
rie) de Waulier
de Mausni
Waulier
d'Auberchicourt,
Bauduin,
(Masny),
frère de celui-ci,
et Wagon
de Saint-Aubin.
Waulier
d'Auet Bauduin
de Marquette
étaient
berchicourt
des oncles
du châtelain.
n° XL1V.
Preuves,
paternels
Grâce
do Flandre
. pays
sans
doute
aux
bienfaits
et de Hainaut,
du. ressort de la cour
de son maître,
le comte
il était richement
doté dans les
de
Mons,
c'est-à-dire
soit
en
soit
Oslrevant,
Aussi figure-t-il
autour
de
110Valcnciennes
au nombrodes
seigneurs
ou
». Dans
celte
liste,
longue
de Namur,
et Henri,
Philippe,
marquis
les pairs do Hainaut
et quelques
après
appartenans
aprè3
frères
: Englebert
Arnoul
de Condô
d'Audenarde,
de Douai,
châtelain
Wautier,
prévit
de Douai.
Bien d'autres
noms suivent.
Gérard,
Pierre
, Adam
au château
les
par écrit
do Hainau
les
du
princes
comte ;
barons,
puissants
de Walincourt
,
etc , on trouve :
comme
d'Enghien
Nicolas
Hainaut.
réunis
le 28 juillet
1200,
pour consigner
« à le comté et domination
féodales
deMons,
coutumes
en
de Douai
et
Preuves
,
n° XLV.
Waulier
fidèlesade
l'illustre
comte Bauduin,
III, l'un-des
a-t-il
? Non,
été à la croisade
de Constantinople
répondrions-nous
si nous ajoutions
foi à la charte datée
aussitôt,
de Valenciennes
, en avril 1201,
publiée
par Carpentier
dans le tome III (page 72)
{Preuves,
page 23) et reproduite
du fameux recueil
de Le Miro et Foppens
; en effet, le nom
de
du châtelain
ne figure point parmi leschevaliers
Wautier
Flandre
et de Hainaut
qui
assemblée
en cette
maître,
dons des documents
s'emparaient,
avril 1204),
pour
leur
pris
solennelle
(1). Mais nous posséTandis
que les croisés
de Constantinople
(12
Bauduin
pour empe-
plus cortains.
la seconde fois,
la croix
avec
auraient
le comte
qu'ils élisaient
reur (9 mai) et qu'ils célébraient
son couronnement(16
mai),
le châtelain
était dans le pays , occupé à passer
un nouvel
acte de reconnaissance
de la rente en blé et en avoine qu'a-
vait à Vitry l'abbaye
de Sainl-Aubert;
c'était en mai 1204.
A celle charte,
; sur le bouclier
pend son sceau équestre
,
on aperçoit
un chef très-effacé
que tient le chevalier,
; le
(1) Nous examinerons ailleurs h question de l'authenticité de celte pièce.
4* chapitre, art, II.
-117le
parfaitement
des sceaux
siècle, l'usage
équessiècle suivant,
où seuls les
qu'au
est aux
contro-sceau
chef
d'hermines.
tres
était
armes,
Au XIII'
plus
répandu
continuent
seigneurs
grands
est toujours,
sceau équestre
y voit
à s'en
servir;
mémo
position
continua
à nos châtelains
d'appartenir
III délivra
sa chartode
Wautier
à
, en
curé
Vitry
présence
de Vitry,
Etienne,
étaient
présents
châtelain
: Pierre
Nicolas
élu
juillet
telain
aussi
de
l'indice
siècle,
verra que cet insigne
sièclo suijusqu'au
L'on
et Nicolas,
les chevaliers
Mauni
(son
1204,
probablement
chanoine
d'Arras,
chapelain
do celui-ci
, parents
ou
onclo),
(Masny)
le
néanmoins,
XIII'
de : M* Asson,
de Douai
ot Henri
do Vitty
non
(évoque
échovin
très-élevée.
au
d'uno
vant,
sociale
et l'on
Hugues
; et encore
, Willoul
amis
;
du
dit
le Cerf,
: Aufroid
,
du seigneur
et Hugues,
prévôt
d'Arras.
n° XLVI.)En
consacré)
{Preuves,
suzerain
du châsuivant,
d'Arras-Raoul,
l'évoque
comme
de la villo de Vitry , apseigneur
supérieur
cet acte récognitif
prouva
(I).
• En la même année
il fut
1201,
par
Ja reine
Ma-
et par Philippe,
de
Flandre,
marquis
frère de l'illustre
comte Bauduin,
alors
à la croiNamur,
de l'abbé
l'un des enquêteurs
dans le procès
sade, comme
de Marchiennes
contre
son avoué Amand
{Almannus),
qui
haut,
douairière
choisi
revendiquait
de
certains
Wautier
enquêteurs
firent leur
Brucch
sur
les
bois
de
de Douai,
, châtelain
devant
la haule
rapport
l'abbaye.
et Pierre
cour
Les
de
de Flan-
Ces
en faveur
de l'abbaye.
jugea
faits sont consignés
une charte
par la reine
é scellée
et délivrée
conforMahaut
et le prince Philippe,
aussitôt,
mément
à l'arrêt
eu
de la cour {secundum
dictum
curie),
dre
réunie
à Cassel,
droits
qui
dans
(I) LeGlay, ilêta. sur les arch. do l'abbaye do Saint-Anberl,
t. VU du Huit, de la Corn, hitl., Lille, 1863. in-8».
p. 23 du
-118de : Gilbert,
châtelain
de Lille,
châteWautier,
présence
lain de Douai,
Pie'rre del (du) Maisnil,
Gossuin
de SaintGérard de Gauge,
Aubain,
Pierre
del Bruech (du Broucq),
Bauduin
de Venniele*,
Philippe
d'Austaing
Radingehan
Robart
de Gamans,
Gérard
de Dergnau
et
, Philippe
d'Avelin,
Pierro
de
(1).
Des raisons
le
auront
politiques
probablement
empêché
dévoué du comte
Bauduin
de partager
les pécompagnon
do
rils et la gloire de son maître
des menées
; le souvenir
Pontoise
dans le pays le gardien
(l 195) aura fait demeurer
le fidèle défenseur
d'une
était
ville dont la possession
sûr,
ardemment
souhaitée
toujours
par le roi Philippe-Auguste.
à Bergues
1207 ,
, au mois de juillet
do Flandre;
dans la suite du marquis
de Namur,
il
régent
dont les noms
de la cour,
siège parmi les nobles hommes
sont indiqués
ainsi : Arnuul,
comte de Guisncs,
Willaume,
de Saint-Omor,
de Lille, Wauchâtelain
châtelain
Gilbert,
Nous
le retrouvons
de Douai
tier, châtelaiu
de Commines,
Bauduin
de Sotenghien
(2).
Le châtelain
les chevaliers
de la noblesse
de
( Walterui,
Wautier
castellanus
Duacensis),
et Gérard
de Formeselles
Douai
{castellanus
Duaci)
bannerets
du comté de Flandre,
du royaume,
dressé par ordre
vers l'an 1207, lorsque
Auguste,
du comté
de l'héritière
(3). Les
le roi avait
41 chevaliers,
figure parmi
dans un rôle
do Philippela garde noble
qui
y
sont
(I) Arch. départem, fonds de Marchiennes; original.
(î) La comtesse do Lilaing, Maldeghem la Loyal», Bruxelles, 1819, in-S»,
p. 338; d'après les arch. de St-Donat de Bruges.
(*) La Roque,* Traité de la nobleue, Rouen, 1735, in-U; p. 47 et ss. du
Traité du ban ol arrière-ban- La Roque croit que ce document date de la
bataille do Bouvines, en 1314; il est évidemment antérieur de six i sept ans.
En effet, parmi les ducs et les comtes du toyaurne, figure le comte doBoulogoe, qui est bien connu pour avoir été l'on des complices de l'invasion
-H9no sont
dêsignés,
puisque,
le comte
des préséances,
point rangés dans l'ordre
si le comte do Hollande
figure en tête do la liste,
de Guisnes
n'arrivo
do
quo le 21', le châtelain
baron
Sainl-Omer,
etc. Quant
de Douai,
de Raisse
parlé
plus
Wautier
le 25',
Fauquembergue,
il vient le 29*; il est suivi
; Barthélémy
(Rache)
est le 38*.
loin,
la
mourut
sur
sa seigneurie
fondation
faite par
demi-marc
d'Etienne,
dont
sceau
son
obit.
chevalier
et du châtelain
paternel,
Wautier.
de 1200, le châtelain
époux de dame Torsiaus
(1) ; son
; l'évéque
père dudil
Michel,
â
litre
1208,
do Cantin
L'an tin,
pour
curé de Vitry,
du
oncle
quette,
feu châtelain
duin
en
d'Auby,
le 21 féprobablement
vrier.
En 1208, l'évoque
des
â la prière
d'Arras
Raoul,
du défunt,
obit à
la fondation
d'un
parents
approuve
do Douai,
faite parle
châtelain
l'arSaint-Amé,
Wautier,à
ticle de la mort, moyennant
un marc (20 sols douisiens)
de
ronlo
III
do
comte
au châtelain
du châtelain
il sera
ou
{Preuves,
d'Arras
et ayant
équestre,
confirme
d'un
Wautier,
en présence
Fait
Bauduin
de Mar-
d'Arras,
n* XLV1I.)
était Bauduin,
alors
pendant
aussi
frèro
D'après
dudil
un
chevalier,
un fils nommé
Bauâ un
acte
du mois
germanique. D'un autre côté, le comte de Flandre n'est pas nommé; on n'y
trouve que la comtesse douairière, dite la reine Alabaut {comiti$ta Flandria tltgia, ou mieux Regina), Le cornte do Guisnes elle châtelain de Saint
Orner «ont ranges parmi les feudataires de Flandre; or l'hommage de ces
seigneurs avait bien été rendu au comte de Flandre en 1200, mais il revint
en 1311 au roi ou à son fils, le prince Louis.
Ce précieux document a malheureusement été publié d'une façon trèsinexacte, et il est souvent difficile do rétablir le nom défiguré. A la page 51,
notre châtelain CJt ainsi désigné : cailellanut de Dauci. Duchesne, page 95
des Preuves de son llitl, génial, dt la maiton de Bèthune, en donne un
extrait moins incorrect, où l'un trouve : ea$(ellanut Uuati.
[i) Bibl. nation., collection Moreau, vol. (01, f» 130; copie faite en 1768
par dotn Queiniert, sur le litre original de l'abbaye d'Eaucourl.
—
de février
comme
mines,
montre
1199,
L'obit
la maison
de Wautier
—
120
aussi
qu'il portait
de Douai (1).
III se célébrait
le chef
à Saint-Amé
d'her-
le 21 fé-
recevait
do Cantin,
à cet effet, du seigneur
l'église
« Walterus
une rente de vingt sols douisiens.
Duacensis
obit. suo,
1 m,, ix kl. mort,
Sour tout chou
castellanus,
a à Cantin,
de Cantin,
mesires
Boutiers
qu'il
que tient
ch'. » (2)
vrier;
Il est établi,
tier III mourut
1208.
ce
Aussi
passage
de
la
dans
manière
l'exercice
la plus certaine,
que Waude son office de châtelain,
en
considôrons-nouscommosuspectd'incxactitudo
des Antiquitates
Duacnses
de Jean-Baptiste
: G. de S. Albino, castellanus
2* partie
DuacenGramaye,
sanctioni
1207.
sis, sub<cribit
régis aJ annum
Phiappi
erreurs
do date,
de ces nombreuses
N'y a-t-il là qu'une
à Gramaye
son éditeur?
ou bien
moins imputables
qu'à
et le châtelain
G. de Saint-Aubin
distincts
personnages
graphe?
dernier
Nous
n'avons
confondus
de Douai
font-ils
deux
en un seul
pas rencontré
par l'historiola charte citée par ce
(3).
châtelain
fille du
épousé
Agnès de Beaumez,
Il lui assura en douairo
lachâtelle-
nie
do Douai,
Wautier
111 avait
de Bapaumo.
tour
et la Vieille
dont
dépendaient
notam-
(I) A. Goesnon, Sigill. de la ville d'Arras, f. 4, no 31 ; Arras. 1885.in-i°.
(3) Arch. départ., obituaire de St-Arné, de la fin du Xlll* siècle.
(3) Le passage de Gramaye est reproduit, sans indication de source, dans
les recherches d'Aubert Le Mire sur les anciens châtelains du pays : De
cattellanit otim per Belgicatn frtqutntibut,
quot hodie vlce-comilet aut
burg-graviot toeanl. Le Mire elFoppens, Opéra diplom., I, 591; Louvain,
1723, info.
C'est probablement aussi en copiant, sans le dire, Gramaye et Le Mire,
que Carpentier, dans son Hitt. dejCambray, I, 231, cite la maison de SaintAubin comme ayant possédé l'ofllce de châtelain de Douai.
ment
; une
rente
de blé « qui sont
» (1), d'autres
l'ewalge
de dix muids
de Douai, de
en Pèvele,
d'avoine
vingt muids
du pont
les profits
douisienne,
Neuve
tour
Douai,
monnaie
pris à la
rentes à
livres,
quinze
de Baisse (ou la
rentes en Pèvele;
moitié
du Pontenage
de Rache)etd'autros
tenue
en fief du
do Brillon,
enfin la seigneurie
il lui assura
de douaire
avait été pasCette
constitution
sire de Laudas.
de
sée (vers 1200) devant le bailli de Douai et les hommes
Pierre de Douai, oncle
fief; le bailli était alors le chevalier
de Douai pour la reine Mahaut,
et gouverneur
du châtelain,
les vassaux de cette
de Flandre;
parmi
de Marquette,
: le chevalier
Bauduin
dame, furent
présents
de Saint-Aubin,
Pierre
frèredudit
etc.; le châte, Gossuin
douairière
comtesse
et Robert
de Montigny
de Bapaume
doute en qualité de parents
présents,sans
châtelaine.
En 1209, c'est-à-dire
après
lain
tier
do Douai,
ou
reconnut
do retour
Pierre
III,
tantinople,
du douaire,
« recorda
également
de la
et d'«avouos»
la mort de Wau-
de la croisade
» l'acte
de la reine
en présence
les vassaux de cette princesse,
devant
étaient
de Cons-
do constitution
Mahaut
savoir
et
elle-même,
: ledit Bauduin
et Pierre,
de Marquette
et ses deux fils Gilles
etc; il en fit
il le reconnut«de
rekief» devant son
un second « rccorduet
neveu
Henri
et Jean,
Agnès
époux;
de Mausni
fils dudit
d'Auberchicourt
Wautier
(Masny),
de Douai,
n* XLVIII.
Pierre
Preuves,
de Beaumetz
elle
mourut
survécut
vers
1230.
plus de
Sa fille
ans à son
vingt
Isabeau
(en latin
(I) Dans le précieux compte du domaine du prince à Douai, de l'an 1187
(Preuves, no XLIj. il y a, S'jr la recette en b!é, une dépense de dix muids
pour la garde de la Vieille tour : Datum ad cuHodiam velerlt lurris, tri.
(ici x «i».
Au XlVe siècle, cette rente, due par le Gavène, était réduite à 9 muids
11 coipe*. (6*chapitra, art, IV *«.)
L'Euwago et le Gavène désignent un seul et même fief, qui retint définitivement le nom de Gavène. (4e chapitre, article {".)
—
était abbesse
Elisabeth)
on 1225,
de Notre
Damo
châtelaine
fit uno donadouairière,
avait
que sa fille l'abbesse
quand Agnès,
à cette abbaye.Elle
tion
donné
à sa maison
—
122
explique
tout ce qu'ello
des
Prôs-lez*
Douai
mais qu'on lui
possédait,
avait fait tort dans son « port » de mariage
(inaritagium
elle donna
suvm) de plus de six cents livres, En réparation,
donc à l'abbaye
une terre sise â Flesquières-lez-Cantin
,
Wauqu'elle avait acquise aveo feu son«baron«
,1e châtelain
tier III, des frères et héritiers
« élu » de Camde Hugues,
brai
n* IJ.) L'«êlu»
de Cambrai,
ancien prévôt
{Preuves,
de Saint-Pierre
de Douai,
l'un des nombreux
était
frères
du châtelain
et par conséquent
l'oncle de WauMichel,
lier
III.
L'obit
célébrait
cela une
tons
do la châtelaine
ot do
Agnès
sa fille l'abbesso
se
le 9 mars,
rente d'un
en l'église Saint-Amé
, qui avait pour
marc, faisant vingt sols ou quatre « ferde la fin du XIII* siècle, Isabeau
l'obituaire
»; dans
est indiquée,
par erreur,
Oisy : a Agnes castellana
commo
abbesse
du
Duacen*.
Vergor-lezabbatissa
Je
Elisabct,
Virgulto,
filia ejus, ob. suo, ; m. De chou prent iij fertons
sur maison
dalès le pont de le Vies tour,
ou Castiel bourf. prent-on
goys, et l'autre
»
Canteleu,
Vij Id. mart.
sur
maison
dehors
le porto
7. —WAUTIER
1250),
châtelain
de Douai
IV, chevalier,
fils de Wautier
III et époux d'Hawit.
le rapprochement
à ,1a châtellenio.
D'après
qui arrivait
ses sentiments
réditaire
dans
bienveillants
sa maison,
des dates
, c'était un
Il 'manifesta
de bonne
envers
puisque
de
(1208-
enfant
heure
héSaint-Amé,
qualité
nous le voyons bientôt
—
une libéralité
faire
cement
du
Raoul,
do
mois
mars
une
rente
de deux
sur
ses autres
En effet,
vers lo commen-
en prêsonco
st.),
â cause do la terre
U?16 (v,
son suzerain
de Saint-Amé,
do Douai,
son
muids
dito
de
de
Salve,
grand-oncle,
sur sa dtme
de blé â prendre
de Vitry.
n* XL1X,
Preuves,
revenus
colle
époque
(depuis
avait
do
changé
'Douai
—
église.
évéque d'Arras,
il donne A une chapelle
Pierre
par le chevalier
Vitry,
fondée
A
à cette
123
l'an
1213
maître
et
1226),
jusqu'en
et les
Douaisiens
,
IV , qui sans
France ; Wautier
avoir eu part â ces événements,
au roi de
donnés
s'étaiçnt
doute était trop jeune pour
se rallia au nouveau
souverain.
En
de la châtelaine
douairière
1221, du consentement
il cède à l'abbayo
sa femme,
Agnès, sa mèrr*, et de Hawit,
•
des Frés une rente sur le vivier de Baisse (Racho),
lui
quo
devait
le chevalier
; il donne aussi, en
d'Auby
d'une
de son Pontenage
do Bâche;
gatantie
ses cautions
furent
: Msr Pierre de Douai et son fils Pierre,
Henri
de Mauni
et
clerc, ainsi que les chevaliers
(Masny)
Barthélémy
dette, le revenu
Wautoul
En
d'Auberchicourt.
« witembre
lainsde
Audefroit,
2b7ia32e)
» 1225.
n° L.
Preuves,
« Jou
Wautiers,
à Wautier
Pilate
», ai vendu
de Douai, cinq
bourgeois
de terre sise « â Guelesin;
Douai
muids
de
chl",
et Wion
caste-
(Guy)
ou
(60 rasières
fis
lequele
jou
de Guelesin,
escange à M«r Wautier
chlr, de tere que
» ; avec garantie
avoie acatet à M*r Jehan
Creton
de
a ne par me fem*, ne par mes oirs,
ne par
troubles
do lo mine part, duques
à v cens lib' de paresis,
au
partout
» (1).
On
verra
plus
loin
(I) Archives départ., fonds de St-Amé,
(en
1260)
que
jour
tous
arme
mien
le châte-
lain
de
qui
constituait
Douai
Les deux
équestre
Nôtre
-
124
à Goeulzin un manoir
possédait
seigneurial,
une enclave du comté de Hainaut.
de 1221
actes
du châtelain
ville était
nation
flamande,
scellées, du mois
comtesse de Flandre
et de 1225
Wautier
sont
scellés
du sceau
IV, avec contre-sceau.
replacée depuis trois ans sous la domidéclara,
quand le châtelain
par ses lettres
do janvier
1229 (v st.), que le comte et la
douaiayant déchargé
Agnès,châtelaine
rière, sa mère, de la garde des prisons de la ville, dont elle
était tenue â cause de son douaire,
lui Wautier
se charge
do cette garde ; s'il ne s'en acquitte
le comte et la
pas bien,
comtesse
pourront
n° LU.)
saisir
C'était
{Preuves,
fidélité quo le vassal était
cas de mutation
tous
les fiefs
l'acto
ordinaire
tenu
de rendre
qu'il
tient
d'eux.
et do
d'hommage
à son seigneur,cn
de fief.
de janvier
1236 (v. st.),
et Gossuin de Jauche,
prévôt de Saintde Cantin,
avaient
mis
chevaliers,
Amantl,
co-seigneurs
hors de fief une dtme que l'on tenait d'eux en la paroisse
On voit, par un
que notre châtelain
acte du
mois
fut confirmé
; l'acte, passé devant leurs vassaux,
comme suzeraine
des doux chevaJeanne,
par la comtesse
collaliers ; la dîme avait été acquise par l'abbé d'Anchin,
n° LUI.
teur do la euro de ce village. Preuves,
de Cantin
Comme
beaucoup
châtelain
dre, notre
faire que le traité
fût
tesse Jeanne,
mari
de la comtesse.
des lettres
scellées
en décomlro
ves nationales
de Flandu comté
seigneurs
envers le roi de France,
de
s'obligea,
conclu entre le roi et la comde Péronne,
d'autres
observé
par
châtelain
de
Savoie,
second
de Douai,
donna
et datées de Douai,
équestre
aux Archisont encore consorvées
Wautier,
de son sceau
1237; elles
à Paris.
Thomas
—
—
125
en accomplissant
le châtelain,
1237,
de son office, accompagna
à Waziers
obligations
la commune
de Douai,
lors d'une
expédition
Vers
contre
le chevalier
qui avait
Hellin
sur
usurpé
de la ville.
propriété
ruine
le château
prière
Merlin,
seigneur
Frais-Marais
ou le marais
Grâce
à son
seigneurial
que
« Et se no fust li castelain
détruire:
ballius
dit
de Douai,
le seigneur
Wasiers,
pour
ki les fissent
des.
le bailli'et
entreprise
de Waziers,
de Baisse,
il sauva
de la
influencé,
les Douaisiens
voulaient
de Douai
respiter,
on eust
do Waziers,
ce qu'il estoit sour
l'une
à la
abattu
le pasture
li
et Wages,
et à la
requête
lo castiel
do
» (I).
En août
de Hauiit,
sa femme,
et
1237, du consentement
« ki lor aege ont », il vend â l'abbaye
de ses enfants
des
muids
de terre
Près-lez-Douai
cinq
(27 hectares
environ)
sis à Flesquières-lez-Canlin,
« ki se justice
Maubeuge,
en la seigneurie
par
l'eschevinage
de l'abbesse
d'Erchin
do
» (2).
de juin 1238, notre
avec lo concours
châtelain,
son fils atné, inféode
de Wautier,
à un habitant
ou « cile
l'eau
d'Hamblaing,
toyen » de Cité-lez-Arras
depuis
« wez » de Lécluse
et Hamblaing,
avec le
jusqu'à
Sailly
Au mois
droit
jusqu'à
statue
de
sur la rivière
au châtelain,
parcours
appartenant
» de Biache;
il
et jusqu'à
1' « eslancquo
Vitry
b Hamaussi que le manoir
possédé
par son vassal,
du fief ainsi constitué;
il se réserve
sera le chef-lieu
blaing,
la connaissance
« du sang
il fixe à
justice
vicomtière;
droit de relief que lui devra
avec
le
service
de
plaids
et
du larron
», c'est-à-dire
deniers
parisis
la
le
sept sols six
son vassal à chaque
mutation,
en sa cour,
trois fois l'an,
pour
Valenclenncs, 1881, In-S», S« série,
(1) Dlnaux, Arch. Msl. et Ittlir.,
t. Il, p. 3i3.
(2) Cf. la donation de terres siseï au même Heu, faite à la même abbaye,
en 1JÎ3, par ta mère du châtelain, Preuves, n» LI.
toute
avec
charge
quelle
suzerain,
à signaler
féodale.
facilité
s'attache
126
{Preuves,
le châtelain,
un nouveau
—
n°
sans
On remarquera
LV.)
l'intervention
d'aucun
Une
vassal.
autre
anomalie
que les biens inféodés
mouvaient
n'étaient
pas du châpoint
tenues eu « -coterie »
teau de Douai ; c'étaient
des possessions
maire
héréditaire
de Vitry.
Et
comme
par le châtelain,
dans
l'acte
de 1238, c'est
féodaux
et qu'ils ne
cet acte, émané
du châtelain
seul,
cependant
cours d'aucun
modifia
suzerain,
pour l'avenir
la mouvance
de ces biens (1).
Wautier
IV ne
s'en
tint
pas
sans
la
lo connature
et
là dans
ces entreprises
conde l'évéquo
préjudico
tre son seigneur
: car il voulut,
au
rendre
de fief à ce qui n'était
Assoit (1231-1245),
la qualité
Sur celte querelle,
cotiôre
» de Vitry.
plus que « la mairie
voici un renseignement
tiré d'un
manuscrit
do l'évêchô
: « Tandis
d'Arras
telain
do
Douai
le diocèse,
un châqu'Asson
gouvernait
nommé
Wautier
Duacensis
{castellanus
Waitcrus
la fraude
en
convertir
nomine)
pour
employa
fief ce qu'il
tenait
à Vitry de l'évêchô
en rente perpétuelle.
ils plaidèrent
â la cour du roi de France
, où,
Longtemps
par arrêt définitif,
censier
{censuarius)
le châtelain
à demeurer
condamné
» (2).
à perpétuité
de Fontainebleau,
1238, le roi adressa,
une commission
relative
que le châtelain
le châtelain
obligera
saisie des biens (3).
fut
Au
mois
de juillet
au bailli
d'Arras,
au même
s'étant
procès ; l'ôvéquo
molestait
lui et ses vassaux,
le bailli
plaint
â
réparer
ses
torts,
sous
peine
de
art. IX, fief du Vieil chitet d'IIamblaiog.
(DVoir î'chipitre,
(i) Ferry de Locrea, Chronitun Btlgicum, Arras, 1610, ln«l% pp. SOI3W.-Cf. Buzelin, Gatlo-FtandHa,
Douai. 161$. in-f*, p. 493 D.
(3) Archives de l'évèché d'Arras; Collection Moreau, vol. 181, f» 317, à la
Bibliothèque nationale.
—
—
127
En décembre
et son fils atné cédèrent
1241, le châtelain
d'Anchin
une terre sise à Cantin,
pour la tenir
en fief lige. Preuves,
n° LVI.
à l'abbaye
de l'abbé
Au mois
chevalier
de février
Gossuin
(v st.),
Saint-Aubin
de
présents
dans
apporté
gement
lui le chevalier
vassaux
,
Wautier
du
et
de
comte
un chance prince
sanctionne
quand
la consistance
d'un
fiel' que tenait do
sont
Flandre,
lo châtelain
1243
Alèaume
la conséquence
C'était
d'Auby.
celui-ci
venait
de conclure
avec l'abbaye
n° LV1I.
d'un
échange
que
des Prés.
Preuves,
le châtelain
(v. st.) , au mois de février,
do
de Douai et le chevalier
Hellin
de Wavrin,
co-seigneurs
» , que la loi
« ont otriiet
as eskiovins
de Cantin
Cantin,
de ce village
fût rédigée
par écrit (1).
En l'année
1247
Le châtelain
février
1254
à l'abbaye
SVautier
IV mourut
sa veuve
(v. st.),
Notre-Dame
vers
approuve
Au mois
1250.
une
donation
de
faite
do Beaulieu,do
deux mesures
(mettenant
sises à Sin,
rue « del Buîiot
».
ensemble,
nagia)
Elle était douairière
de la terre que le châtelain
possédait
à Sin.
En juillet
au château
1257, elle demeurait
où fut arrêté,
du roi et pour raison
par ordre
son
fils Hugues
do Douai.
{ratione
guerre),
n*'LVHIotLlX.
Le
dame
mardi
30
mai
deViteriet
Biïllon
promettent
et Thiébaut
à l'abbé
1262,
de
«
Havis,
de Vitry
de guerre
Preuves^
castelaine
de Douai,
chevaliers
Gille de
», les
de Builli,
ainsi que d'autres
personnes,
la
de Saint-Auberl,
à qui appartenait
{{) Coutumes de Cantin.
Lille, 1873, ln-8», I, p. 7*.
Montegni
llaulcoeur,
Cartul.
de i'abboy
de Flints,
—
collation
128
du castel
de la chapelle
pelain n'inquiétera
revenus
affectés
—
de Vitry
au sujet
(l), que le chade la somme des
pas l'abbaye,
« A cette plegerie
à la chapellenie.
»,
n° LXH1.)
furent témoins
sept échevins de Vitry.
{Preuves,
était un fils de
Le chevalier
Gille
de Douai dit de Brillon
la châtelaine.
Hawit
â la
Quant
s'intitulait
dame,
de Montigny,
seigneurie
ce n'est pas Moutigny-en-Ostrevant.
dont
IV, do sa femme Hawit et do leurs
enfants se célébrait
le 8 mars, à Saint-Amé,
qui avait droit,
do ce chef, à une rente de quatre
: « Waltcsols douisiens
rus castellanus
uxor ejus, liberi eorum.
Duac*, flauwidis,
L'obit
de Wautier
toute le vie
ij MI. Déchoit
prent-on
j m. et 1/2 à Cantin,
de celé Hauwit,
sour le tenement
sen fil. Et apriès
Pièron,
lo mort de celé Hauwit,
et à Sin
demourra
j m. à Cantin,
sourie
tenem' Huon, lo SI lecastelain.
A Brillon,
1/2m.,
1/2 m., sour
m. vake. viij
Parmi
les
le tenemt
le fil
Id.
mari.
Gillon,
» (2).
fils
cadets
de Wautier
le
castelain.
et d'Hawit,
: Pierre
de
nous
reconnaissons
mentionnés,
devint seigneur
de Cantin,
Hugues.de
Douai,
lo fief de Sin, et Gille, seigneur de Brillon.
Nous avons enfin
archives
de notre
Gis 1/2
ci dessus
Douai,
qui
qui
posséda
atteint
une époque où, grâce aux riches
nous allons voir le châtelain
en pré-
ville,
sence d'un pouvoir dont il a été peu parlé jusqu'ici,
et nous
la nature
des rapports
existant cntro
pourrons
apprécier
ces deux puissances,
l'officier féodal ou vicomte,
et la com-
(I) Au XII* siècle, l'abbé de St-Aubert de Cambrai avait déjà la coll.tlon
de cette chapelle. Le pape Innocent II en confirma la possession * l'abbaye
le 31 mai 1137 : « Capellam tn Vitriaco, cum terraarabili.
Arch. départ.,
cojiioilans la fonds de St-Aubert. Le Glay, Glossaire topogr. àe faue.Cambrésis, Cambrai, 1810, ln-8«, p. 4' 1.
(i) Arch. départ., obituaire de St«Ami», de la flh do xm* tiède.
—
—
129
de dire, afin de prévenir
toute erreur,
cités n'ont point eu pour effet de moque les actes ci-après
antérieure
difier une situation
; ce sont au contraire,
pour
du droit,des
actes
essentiellement
nous servir
du langage
Hâtons-nous
mune.
Le XIIIe
récognitifs.
la vie communalejco
siècle
n'est
n'est
rement
à nos yeux,grâcoà
et à la nécessité
reconnue
où commence
point l'époque
celle où elle se manifeste
clai-
que
la mèthode]nouvellementadoptée
de mettre
par écrit et de conser-
les actes
ver soigneusement
et les particuliers.
commune
et
publics
On a dit plus haut que le châtelain
des échevins
tion que sous l'autorité
au XI* siècle
ment
une
vins
ont
recordô
est, li castclains
44 » (1).
sa juridicn'exerçait
vrai aussi bien
; c'était
ce soit en 1244 seule-
des échevins,
pour
; nous en trouvons
justiciable
dans
cette
preuve
en septembre
la
dans
souscrite,
: « Les éche, par cet officier
particulière
en pleine halte,
que, à un jour
qui passé
de Douai
eut enconvenant
Eu l'an
il était
De même,
faits commis
intéressant
XIII*,
quoique
une telle reconnaissance
qu'au
qu'apparaisse
circonstance
privés
l'échevinage
année-là
: « En
l'an
de
des méaussi
l'Incarnation
la
1244
,
de Douai
Wautiers
fut jugé
,li castelains
deux fies {fois) en forfait do 60 livres,
pour ce qu'il emprideux bourgeois
de cette ville, et tint en prison
sonna
toute
une
nuit.
pource
Et les
qu'ils
a voit
s'esloient
snr
pris
combattu
lo moto
de
le Vies
tour
» (2).
ainsi des gens du châtelain,
A plus forte raison en était-il
à celui-ci,
en septembre
Lors de la condamnation
infligée
(I) Arch. de la ville, cartul. 00, f< 11 v».
fi) Id„ (• 12.
CiumAuu
c« DOSAI.
0
,
—
130
-
ou « recordent»
le fait suirappellent
1244, les échevins
li vallés {commis
: « Stevenes
ou bailli
suivant
(Etienne)
de Douai, fut jugé, à un jour qui passé est,
du) castelain
fèrit un
en forfait de 30 sols et de 60 livres,
pour ce qu'il
en une
bourgeois
nef
».
même sur des délits commis
dans
enquête,
: « Les échevins
ont entendu
du châtelain
par té-
Ils faisaient
l'hôtel
Li Englais,
qui fut
de Douai, emprunle fils le castelain
Pierot,
garçon
(valet)
ter deniers
as Cahorsins
, sur draps qui lurent
monseig*
Watier
de ûowai,
avoit pris
lesquels draps ^cil Tumassins
qu'ils
moignage,
croient
En
malvaisement.
Tumassins
que
l'an
1247
devant
{v. st.),
le
caude-
ler »(1).
citons encore cette déciEnfin, pour ne no rien omettre,
sion de l'échevinage
: a Rieurs del Marchiet
a encovenent
à
rendre as échevins
100 solsparisis,
pour 3 hanas de masère
rendirent
au castelain
de
à piet d'argent,
que les échevins
se autre venoit avant qui meilleur
droit
Douai,
rendre
dedens
der. Et ces 100 s. doit Bicards
que les échevins
» (2).
février
Ainsi,
l'en
le châtelain
semonront.
Wautier
En l'an
IV avait
1249
encore
y sût demanle quinsaine
(v. st.),
en
sa résidence
â Douai, et môme dans sa Vieille tour, qu'il habiMoins grand seigneur
tait avec sa famille.
que ses prédécesencore
des avantages
seurs du XI* siècle, il jouissait
d'une
ordinaire
tant à Douai
les environs.
Son
position,
que dans
office de châtelain,
moins important
quoique
qu'à l'origino,
lui assurait
une quantité
de prérogatives
et de
cependant
haute
revenus
dans
la ville.
Sous
ses
successeurs,
(l) Arch. de la ville, cartul. QQ, f» J7 bis.
(i) Id„ f« 31.
une
nouvelle
-
131
ventes
parties
résultera
de la châtellenie
de l'amoindrissement
cause
-
successives,
qu'ils feront
de leurs droits féodaux.
aux
châtelain
de
V, chevalier,
IV et époux de Jeanne
fils de Wautier
8.—WAUTIER
1286),
de
échevins,
Nous
avons
« Wautier,
vu qu'il
chevalier,
était
déjà
châtelain
des
certaines
Douai
(1250*
de Roisin .
en 1238.
majeur
de Douai
», ayant
suc-
en juillet
cédé à son père, approuva,
1254, la vente faite à
Jakeme
d'Anchin
de
l'abbaye
par son vassal, le chevalier
de Douai),
Rémi (d'une branche
cadette de la maison
du
fief qu'il
vers Henin
» ; pour
tenait
de lui à « Corcelles
prix
ble,
il exigea de l'abbaye
de sa concession,
» (1),
de Douai
dit-il, « à me maison
11 fut
avec d'autres
seigneurs,
présent,
que le chevalier
Guy de Montigny
promit
chin, en mars 1254 (v. st.). « Là furent
de Landast,
Auberchicourt
une rente
paya-
aux réparations
à l'abbaye
d'An: messire
Amolris
son fils, messire
Bauduin
de
Jehan,
de Douai),
li castelain
de
(de la maison
Jehan
messire
de Thian et moult
Douai,
Paiebien,
Thiéry
» (2). Le châtelain
d'autres
figure ici avec ses pairs du château de Douai.
A l'imitation
libéral
il donna
envers
messire
de
ses nobles
Saint-Amé.
prédécesseurs,
Au mois de janvier
à l'église vingt sols pariais
de rente,
ses successeurs
châtelains
de Douai,
à charge
il se montra
1259
(v. st.),
à recevoir de
d'un
obit
(i) Arch. départ., fonds d'Anchin, original dont le sceau manque.
(S) Arch. départ., fonds d'Anchin. Escalller, L'abbays d'Anchtn, Lille,
185*. In-io, p. 164.
—
pour
lui
{Preuves,
parcelle
—
132
châtelaine
de Douai.
sa femme,
Jehenain,
n* LX.) En mai 1260,
il céda à Saint-Amé
une
de
la Vieille
de terre,
de son manoir
dépendant
et
et
du côté de l'«âtre»
ouenclos
Saint-Amé
tour, à prendre
dans lo mura de pierre ou de
delà fontaine
Saint-Maurand;
il se réserve
une
terre » qui sera élevé aux frais du chapitre,
et un « pueslic
aller et pour ve», pour
porte chafretière
de payer
nir « parmi
l'âtre » ; à charge,
par lo chapitre,
une rente perpétuelle
de deux marcs (I) ou 40 sols. {Preuves,
fut faite pour permettre
n° LXÏ.) Cette cession
d'agrandir
l'école
Saint-Amé.
suivant
juin
(2),
« donner
déclare
Il y a des lettres
par
à
patentes
la comtesse
lesquelles
Saint - Amé
de l'église
près du cimetière
Vieille tour de Douai, contenant
do 61
une rente
moyennant
une
du
mois
de
Marguerite
de
terre
pièce
à la terre de sa
et contiguô
une quarantaine
et demie,
de Flandre,
sols, monnaie
sa
à l'obit de la comtesse
dont partie est appliquée
Jeanne,
aux Briefs de son
soeur,et au sien, plus 12 deniers
payables
» C'est l'acte d'approà la Saint-Remi.
Espier de Douai,
de la convention
entre
le
bation,
par le prince,
passée
châtelain
et le chapitre.
son âme, celles
de sa
, il donna
pour
de ses père et mère et des seigneur
de ses enfants,
femme,
« à
et dame de Roisin,
Jeanne,
père et mère de sa femme
la capellerie
à lo vies
qu'il a estoréo en se mason do Douai,
En octobre
1273
tour
», dépendante
do terre ou douze
tenues
en « coterie
do
la paroisse
rasières
, situées
» du prévôt
Saint-Amé,
entre Douai
de Saint-Amé
un
muid
et Waziers,
, ainsi
que
(1) Elle est relatée dans le dénombrement do la chatellenie servi en 1369.
Preuves, n« LXXII.
(i) Arch. départ,, fonds de St-Amé.
—
deux
ziers,
rasiôres,
au lieu
«coterie»de
—
133
« cinquante
vregieles
dit Entre les Hauwis
moins
, qu'il
se réservait
de Marchiennes.il
l'abbé
femme
et à son premier hoir,
la nomination
du chapelain,
», sises à Watenait aussi en
qui sera châtelain
sera tenu
lequel
à lui,à
sa
lui,
après
déchanter
des offranchaque jour en la Vieille tour,en profitant
des
des, saufdecelles
qui seront faites â lamesso de chacune
« nadites les quatre
solennités
de l'aunée,
quatre grandes
de
au chapitre
taux» ;ces jours-là,lesoffrandesappartiendront
messe
à qui
Saint-Amé,
pellenie
nommés.
reviendra
le
, après
Preuves,
décès
aussi
des
la collation
de la cha-
personnages
ci-dessus
trois
n° LXVI.
Un acte du mois denovembre
des terres
1260, concernant
comme passé « à Guelesin,
castelain de Douai,
Watier,
situées
â Wasnes,
est indiqué
sor le fief de Haynau,el
manoir
chevalier»fl).II
s'agit de la seigueurie
zin les châtelains
de Douai.
à
qu'avaient
Goeul-
En juin 1261, il se fit le bienfaiteur
de l'abbaye
d'Hasnon : il lui accorda franchise
et exemption
de droits
pour
les «faissaulx,
raimeet
m ai rien», c'est-à-dire
pour les bois
de construction
et autres,
amènerait
qu'elle
par eau à
Douai,
maisons
bières
En
mirent
soit
pour
sa maison
de
do Tràgoll
Monchy,
et Vitry, et de Courriôres.
décembre
fin à un
villo,
ou
soit pour ses
Breentre
Tréhout,
n° LXII.
Preuves,
lui et sa femme Jeanno
1260.
de Roisin
débat qui existait
entre eux et l'abbé
de
sujet do la rente en blé et en avoino qu'ils
Saint-Aubert,au
devaient
à l'abbaye
et au
che de jtfotrcDamede
prendre
de cette
en no grangodou
« prieslro parrochial
no maizon de no castiel
casticl
de Viteri
(1) Arch. départ., fonds de l'abbaye de Sin.
».
de le parrode Viteri,
â
Le châtelain
—
invoquait
la charte
134
du comte
—
Thierry
de l'an
1161 {Preuves,
m uids(i 8 rasières)
et disait ne devoir que quatre
n'XXXHI)
de blé et trois muids (36 rasières) d'avoine,
« à la
le comte, qui adonc estoit et qui encore est, et keurt
mesure
en plusieurs
lieux au pays,
mesure qui ore est à Viteri
que là
deman-
dait
56 rasières
est
et
».Au
assez
petite
contraire
de blé et 30 d'avoine,
et ensi que les ancestres
qui ore keurt,
adiés payé chacun
telain
plus
l'abbaye
« à la grande
du châtelain
encore
mesure
lui ont
ans et plus ». Lo châan, par cinquante
à se soumettre
aux exigences
de l'abbé et à
la rente
de Vitry,
celui-ci
la demandait,
consentit
payer, comme
qui se partageait
deSaint-Aubert,
l'abbaye
pour deux
et li parroche
devant
tiers« le priestre
tiers,«et
pour l'autre
dite de no maizon
de Viteri».Cette
convention
devait être
approuvée
entre
au temporel
et au
d'Arras,
seigneur
par l'évoque
* si comme
sire et si comme ordenaire
du lieu ».
spirituel,
Il était entendu
de
incombait
la charge
qu'à l'abbaye
devant dite » de la mai«retenir
le canchiel
de le parroche
à Vitry,
l'abbé étant patron du lieu ; elle
sou du châtelain
« comme elle retient
les
entretiendra
le choeur de l'église,
canchiaus
pendent
est celui
enfin
de3 autres
deux
sceaux,
». A cet acte
qu'elle doune
avec contre-sceau,
qui
l'un'équestro
et l'autre armoriai
et do forme ovale,
parroches
du châtelain,
est celui do la châtelaine.
qui
Pi cuves,
n° LXV.
du comté
fut appelé, avec les seigneurs
de Flandre,
à donner
sa garantie
au roi de France,
pour
les traités conclus
que le comte Guy de Dam pierre observât
Notre
entre
tres,
châtelain
la couronne
du
équestre,
à manquer
et les comtes
de Flandre;
suivant
ses letmois de mars 1275 (v. st.),
munies
de son sceau
il promit d'abondonner
le comte, si celui-ci venait
à cet engagement
envers
la France.
L'original
—
de cet acte
est encore
—
135
conservé
aux
archives
nationales
à
Paris.
aussi doux
faits relatifs
à Wautier
V. L'an
Rappelons
ouverte
contre
le chevalier
Jean
de
1278, il fut en guerre
Velu. prè3 de Bapaume
de; les parties ayant été assignées
vant la cour du roi,« il fut prononcé
le seigneur Jean
qu'entre
de Velu,
données
et le châtelain
de Douai,
chevalier,
et non asseurement
{assecuramentum)',
delaToussaint
1278»(1 ).S'agissait-ilencore
ment
trêves
seraient
au parlede lamême
du parlement
querelle,
quand les conseillers
les dérisions
? « 1282, au parlement
suivantes
enregistraient
de la Pente-
côte
Comme
le comte de Flandre
se fût plaint
(24 mai).
eût levé
, pour le roi, par sa main,
que le bailli d'Amiens
une amende
sur le chevalier
Wautier
de Douai,
en la terre
dudit comte couchant
et levant
sans
{cubante et levante),
faite audit
comte
et sans
réquisition
{comité
irrequisilo)
ouïs sur ce le comte et le bailli,
défaut;
qu'il fiU en aucun
uttendu
que la cour
est en bonne saisine
la terre
(comté
tient
pour
ou seigneurie)
comté
ènergiquement
de Flandre,
que le seigneur
de lever ses amendes
(possession)
il fut prononcé
par jugement
roi restera en telle saisine.
naient
certain
de quiconque,
de notre cour
» Les rois
leurs
droits
de
au grand déplaisir
lo prélude
; c'était
le Bel. — « 1282,
Guy de Dampierre
dernier
et Philippe
lendemain
du la fête de saint
de
lettres
du pénitencier
Franco
mainte-
souveraineté
sur le
du
nouveau
comte
des
luttes
le vendredi
Barnabe
entre
constatant
Pari», 1511, In-4».
ce
(12 juin)
Jehan de
l'apôtre.
des lettres
do l'illustre
de Cauterbury
(I) Bougnol, Les Olim, II., p. lit.,
dans
par sa main ;
que le seignenr
nous présenta
Velu, chevalier,
s'était
de Sicile, témoignant
trouvé
que ce chevalier
dernier
la ville, le 10 du mois do janvier
passé ; et
des
roi
roi
dans
aussi
que
le
—
136
—
à lui enjoint,
s'était
à cause du pèlerinage
chevalier,
aux Octaves de la Sainte
Trinité
dertrouvé à Canterbury
» (1).
nièrement
passée
même
maintenant
Enregistrons
de
rent faites aux échevins
les vantes
Douai,
qui fuWau-
successives
sous
le châtelain
tier V.
la. première
aliénation
connus
sous
porto sur ses droits
le nom do «menus
ou imfors ceux de l'iauwe»,
tonlieux,
de peu de valeur,
ceux qui
réservé
pôts sur des objets
entrent
en ville parlaScarpe.
En décembre
1263 , devant
le bailli
et les
de
hommes
fief
et
du
de
consentement
sa femme,
le châtelain
vendit
à la commune
ses
Jeanne,
« menus
en droits sur
fors de l'iauwe
tonlius,
», consistant
« escueles,
» etc., vendus par « esculiers,
platiaus
potiers,
» etc. Los profits de l'antique
sur
vanicrs,
hugiers
impôt
ces
de marchandises
sortes
au châtelain
et pour
article
I".)
do la vente
était
l'objet
« pour deux
la ville on fut investie
féodale,
douisiens
do cens et de rente par an, envers le sei-
(6* chapitre,
alors de nature
deniers
pour une moitié
l'Eculier-le-comte.
appartenaient
l'autre
moitié
à
Comme
à payer à son bailli de Douai,
gneur ou comte de Flandre,
le jour Saint-Remi
» ; c'était
le prix mis par le prince à la
du fief en roture.
Enfin dans le cas où sa femme
conversion
chose pour son douaire,
il donnait
quelque
à la ville une rente de quatre
livres
à
parisis
sur le surplus
de sa châtellenie.
n°LX!V.
Preuves,
revendiquerait
en garantie
prendre
Cinq ans après,
sire de Waskehal,
» ,vend
chevalier
le miel
: « tous
nouvelle
aliénation.
atnè
aux
« Watier,
châtelain
fils Watier,
échevins
ses droits
les forages
qu'il
avoit
(I) Deugoot, Les Olitn ,11, pp. 198 et 109.
sur
en
chevalier,
de Douai,
la bière
ladite
et sur
ville,
si
—
comme
qu'il
res
et decervoises,
de miés, de goudales
de Douai.
avoit es brais des toureilles
que
hane,
de
—
137
ce
me
Sauf
sour
tout
le remanant
do le
de
Jean
approu-
Jehans,
investie
de ces
mes chiers
about,
de
castellerie
quoi jou sui ah ire tés ». Le chevalier
fils cadet du châtelain
et frère du vendeur,
Douai,
vait la vente :«cest markiet
et cest about ioa etgréa
droits
les douai-
Jehane
de
Douai,
le droit
mero
, me cière
, et Jeme
avoir».
Pour
femme,
garantie
y pooient
« about
il
fait
,
,
qu'elles
exiger
pourraient
à cinquante
livrées de rente par an, à le monnoie
dusques
de Flandras,
dame
et tout
chevalier
». La ville fut
frères,
et cest
par le bailli,
qui « porta tout cest vendage
de Douai,
et à leur
et mist es mains des esquevins
oes, et aoes toute la communité
nul serviche
de fief»; 1268,«el
pend un grand sceau armoriai,
un chef
de
sans
de Douai,
de julié».
A ces lettres
le ville
mois
un
représentant
bande componée
brisé d'une
d'hermines,
sur le tout (1). Le fils atné du châtelain,
quoique
en possession
de la châtellenie,
ne portait
pas
écusson
à
brochant
déjà mis
le
encore
la bande com; il avait choisi,
équestre
pour brisure,
au lieu du lambel,
signe ordinairement
adopté
par
ponée,
aux archives
du vivant du père. L'original,
l'aîné,
reposant
de la ville, est indiqué
sous le n* 156 dans la Table chrosceau
; l'acte est copié dans
nologique
.
lèges, coté T, P 27 v\
Le bailli
deau,—en
de Douai
vertu
Marguerite,du
pour recevoir
des cervoises,
d'une
et de Pèvele
commission
le
i"
cartulaire
(ou d'Orchies),
de
spéciale
aux
Jean
privi-
Ver-
la comtesso
jour Saint-Pierre
etSaint-Pol(29
juin) 1268,
«le werp del forage de Douai,
c'est à savoir
ko médire
miés et brais des torieles,
goudales,
(1) N» Wî<bin Ylntent. des sceaux ds la FI. par M. Demay, Parts, 1873,
ln-l«, t. II.
—
138
—
en Douai, de l'apertenance
les formalités
de le castelerio
de Douai », — accomplit
M»r Bauduin
en présence
dos pairs du vendeur:
d'usage,
de Montede Douai), M" Wion
d'0!>recicort
(do la maison
do Douai
Watiors
tient
de nous
de Lambrcs,
Jean
M*r Bauduin
gni, M«r Alart de Wastuies,
et hommes
de
de la comtesse
d • Dovioel etc , Ions vassaux
de Douai
fief du château
(1).
En
les
1284, ce furent
do la châtellenie
à la ville.
sieurs
titres
relatifs
h cette
droits
Dans
sur
!o vin
les archives
vento.
1° Une
qui
passèrent
pludu
reposent
commission
le « werp
de Douai,
Guy à son bailli
pour recevoir
tient de
de Douai
des forages des vins que mesire
Watiers
de Douai,
nous en Douai de l'apertenanche
de le castelerie
et en ahireter
nos esquevins
et toute le comrau, le conseil
comto
de
de Douai,
à tenir sans nul serviches
fief • ; 1284, le samedi
2* Une
devant
mi-mai
(13 mai).
charte de « Watiers,
ainsnés
sires de Waskehal,
chevaliers,
nitô de nostre
villo
» , contenant
castelain
de Douai,
chevalier
Watier,
vente, aux échevins
, de tous les forages des vins , des deniers douisiens
» , sans
de coutume
et des « appertenances
service de fief; il parle
de sa mère et de sa femme,
comme
fuis
dans
la vente
de 1268, mais
mardi
prochain
il ne cite
plus son
leAssention
frère
Jean
;
«le
devant
1281,
», au mois
de mai (16 mai); le sceau, dont usait alors Wautier
de Douai,
n'est
1268 : c'est un sceau armoriai,
plus le même
qn'en
dont le chef d'hermines
est chargé â
beaucoup
plus petit,
dcxtted'un
« lettres
« Jehene,
écusson
aune
croix
engrêlée(2).
émanées
dudit
», do la même
date,
se femme,
dame de Waskehal
3°D'autres
Wautier
», pour
garantir
(1) Original aux Arch. do h ville, r.» 157 de la Talle.
(t) iVs6930 de Vinrent, des sceaux de la FI., par M. Demay.
et de
la
villo
139
« do douaire
â raison
tous troubles,
» de la part de sa femme
contre
vcancho
afin
que,
leur terro
« sur
prendre,
puissent
livres » ; doux
sceaux
â quinze
les échevins
duskes
le
vient
premier
décrit;
l'autre,ovale,
une dame ayant un oiseau
doux ècussons
côté d'elle,
grand .représente
et de chaquo
gaucho,
: •fS.Jehonain
légende
pleine;
Jeanne
était
à cette époque,
attendu
une dame,
qu'elle
avait
donc
« Michius
conservé
non
croix
demisefede
Waskehal
plus une
(l);
mais
demoiselle,
d'un
chevalier
était
son
l'épouse
ancien
sceau.
», bailli de Douai,
des formalités
l'accomplissement
du
les hommes
comte
^ poire
maison
:
beaucoup
sur le poing
à la
de Lo Deulle
constatant
vant
do Waskehal,
à co titre
pendent
d'être
plus
elle
ou de pourle cas échéant,
4° Un
du mémo
;
acte de
jour ,
de-
ordinaires,
Watiers
», savoir:
Mgr
do Douai),
Mgr Engr"
Mgr Evrartd'Aubi
(delà
de Goelesin,
Ricart del
chevaliers;
Mgr Alart des Wastines,
de fief du château
de Douai (2).
etc., tous hommes
Markiet,
Lo châtelain
1284;
nous
Wautier
l'avons
môme
vivait
vu , en
encore
en
1268
et en
avec les
1275, intervenir
dans des actes d'une haute
de Flandre,
aux ventes des droits sur la bière
; son absence
importance
et sur le vin est donc inexplicable;
son fils atnô était déjà ,
il est vrai, « ahiretô
» de la châtellenie,
mais plutôt comme
seigneurs
du comté
V
héritier
seul Wautier
V portait
le titre
présomptif,
puisque
de châtelain
de Douai.
PoUr que les échevins
se soient
contentés
de l'engagement
du futur châtelain
, il y a quelconcernant
Wautier
V, qui ne sera point
que fait anormal
parvenu
jusqu'à
nous.
(!) No 8531, id.
(2) Originaux aux archives de la ville; nos 181 à 186 de la Table; ils sont
'•
copiés dans le 1*' cariai, aax privilèges, coté T.
les actes
lo droit
rente;
tendu
que
quinze
livres
sur
do
-
le prix
, 1268 et 1281,
n'est pas relaté; mais il résulte des clauses de garantie,
que
lonlieux
de valeur
les menus
n'avaient
, puis que la
guère
« asscnement
d'un
» do quatro
ville se contenta
livres do
Dans
de vcnto
140
1263
la bièro
était
d'un
bon
atrapport,
do cinquante
une garantie
exigèrent
quo les échevins
livres do rente;
quant au droit sur lo vin , comme il valait
do la garantie
plus encore , ils no so contentèrent
point
lo fief tout entier de la chàtellenie,
il leur fallut
qu'otlïait
de rente
Ces impôts
â être perçus
aux
ainsi
1697-1698,
aliénés
par
déjà
un
extrait
annoté
ce que rapportaient
au XIIIe sièclo.
indiquant
le châtelain
Hugues
du châtelain
« frère
audit
Hugues
pas
en 1282
retrouvé
de Saint-Amè,
l'Ascension,
de Roisin
23 mai
de
Bottai,
de Douai
et 1283
le nom
quoique,
pour son obit
pris soin de constituer,
une rente de vingt sols â payer
cesseurs.
Jeanne
alors
comptode
les droits
V parait
être mort vers l'an
encore existant à la date du 5 août
n'avons
l'obituaire
d'un
Wautier
comme
ap-
continuèrent
par la commune
domaine
de la ville. On verra,
qu'il était
son frère, lo chevalier
donnée
Nous
du
n°LXX!V,
Le châtelain
puisque
qué alors
rachetés
au profit
Preuves,
Il semble
la seigneurie
do leur vendeur.
â la femme
partenant
de Wasquehal,
sur
1286,
1285,
est indi-
», qualité
(1).
de ce châtelain
dès l'an
1259,
dans
il eût
et celui
de sa femme,
ses sucpar lçs châtelains,
lui survécut.
Le jour
de
, sa femme,
douairière
donna
1286, la châtelaine
(i) Gaillard, Inrent. analyt. des chartes des comtes de FI., no* 215 et
237; Gand, Daquesne, 1847, in-S», —. Arch. départ., fonds de la f.b. des
comptes, B197. Invent, sont., 1, p. 33, col, t.
â son seigneur,
dice touchant
curieux
en
mairo
suite.
des lettres
de non-préjud'Arras,
de Vitry qu'elle
habitait
; cet acte
lo droit qu'avait
il venait
l'évêque,
quand
de
do
Vitry,
héréditaire
ou
fairo
châtelain,
n° LXV1I.
Preuves,
du
déguerpir
pour
s'y
loger
ton
château
lui
et
sa
do Douai
châtelain
chevalier,
(1286V et époux de Jeanne
de Wasquehal.
9,—WAUTIER
130.),
-
l'évêque
lo château
constate
sa ville
141
VI,
fils de Wautier
de son père et dès l'an 1268 , il était
connu
sous lo nom de seigneur
de Wasquehal,
terre appartenant
â sa femme et située
dans la châtellenie
de Lille.
Du vivant
le fonds
Dans
de Marchiennes,
aux archives
départemencharte du seigneur
et de la dame de Was-
il y a uno
certains
sur la famille
renseignements
quehal,
qui contient
a Jou Watiers
de Douai,
de celle-ci.
sires de
chevaliers,
tales,
Waskehal,
Com nous
on tenoit
et jou Jehane,
se femme,
dame de Waskehal.
avoir aucun
ke
cuidissiemes
droit en l'héritage
de l'église de Marchiennes,
en bos, tierres,
etc , ki
de l'eskevinago
de Ligni,
gist entour le Biès, ou jugement
ke l'abbé acata à Medame
do Markeillies,
ki fu taie {aïeule)
« d'en faire loy
à moi Jehane
etsen
hoir ». L'abbé
offrit
de Ligni, ki le héritage
avoient
par les eskievins
les époux approuvent
le jugement
de ces échevins
de Marchiennes,
». Deux sceaux
1284, « march
l'acte,
pareils
à ceux
décrits
plus
à jugier
»;
en faveur
pendent
haut.
Dans
le compte
du bailli d'Amiens,
de l'an 1285,
de dépenses
avons
trouvé cet article
: Pro
respectu
Galtero
de Duaco,
domino
C l. (1). Ceci s'applique
(1) Recueil des historiens,
t. 33, p. 653 E.
nous
dato
très-
à
-
aux
Le mardi
délivrant
une
entouré
actes
27 mars
charte
de vassaux
laume
de Mortague
et Jean de Le Haye
, le comte
concernant
le
1285
notamment
lillois,
, Michel
d'Aucby,
père
ne prenait
Guy, étant à Douai et
châtelain
do Lille, est
des chevaliers
WilWautier
de
Douay
(1).
fils succéda,
do châtelain
, dont
Wautier
office
-
son
VI, puisque
de la vie politiquo.
à Wautier
probablement
plus de part
142
vers
1286,
il était
déjà
à
son
père dans son
« abireté
» eu 1268.
« Watiers,
castelains
de Douai,
sires de Waskehal
un traité
avec le
», conclut
Au mois
d'avril
1290,
chevaliers,
et le chapitre
de Saint-Pierre
de Lille,
au sujet de
doyen
« hostes
leurs
» respectifs.
Aces
lettres pend un très-joli
sceau équestre
: He bouclier
et le caparaçon
aux armes ; le
chevalier
vêtu d'une colto de mailles,
et au-dessus,
d'une
assez longue,\
sans manches;
le glaive
menaçant
tunique
dans
la main
le Basque plat dans le haut,
droite;
: f S, Galteri
flécende
yeux et grillé en dessous
de Duaco militis
; pas de contre-sceau
(2).
Lors
maison
figurent
d'une
vente
do
faite
par
fendu
castellani
de
le seigneur
de Cantin,
de Flines,
en août
à l'abbaye
Douai,
de fief du château
parmi les hommes
de
aux
la
1290,
Douai
et
du vendeur,
réunis
sous
la présidence
du bailli:
pairs
« M*' Watier,
castelain
de Douai,
casteMedame
Ysabiel,
laine de Raisce
», de la maison
{Bâche), M" Evrart d'Aubi
de Douai,
etc.
(3).
*•
*
(1) Lenridan, Les châtelains de Lille, Lille, 1873, in-8», p. 370; d'après
un earlul. de Saint-Pierre de Lille.
(i) Arch. départ., fonds de St-Pierre de Lille. Cf. Demay, Invent, des
sceaux de la Fi., Paris, 1873, in-io, II, no 8533.
(3) Id, fonds de Flines. Hautcoeur, Carlul. de l'abbaye de Flines, Lille,
!873,in-8o,I,p.318.
A la Chambre
une
chartedo
des comptes
Fan
(carton
le vendredi
avril),
du comté
seigneurs
sire de Beauinont
de grands
Bauduin
d'Avesnes,
Raoul Flamen,
sire de
après
existe
Pâques,
savoir
de Flandre»,
: un
(sceau équestre
Willaume
de Mor-
Canni,
sire de Gavro, Jean, sire de
châtelain
de Gand
Hues,
sire do Bumeis,
Rasse,
do Ghistello,
Ghistello,
Roger
un chef), Watiers,
(sceau équestre;
taigne,
B 244),
à Lille
1287(11
émanée
bandé),
143
de
châtelain
Douai,
châtelain
de Bierghes
: un lion),
Ghilebiers,
(sceau armoriai
châtelain
de Baisse (Racbo),
Jeau (ou mieux : Willaume),
de Werchin,
sénéchal
do Hainaut,
sire de
Jakemes
Robert,
Hues
Monteigni,
eauxdQ
Flandres,
comte Guy,—au
de la ville
dues
son
Saint-Disier.
au château
per
(pairs)
Plusieurs
de Halewin,
Sohiers
de Bailleul,
marestous chevaliers,
du
hommes
qu vassaux
faite
sujet de l'acquisition,
et de la châtellenie
de Bailleul,que
par ce dernier,
lui avait ven-
sire de Dampiere
et de
Jean,
La vente avait été conclue,
lo jou.'de
Pâques,
de Winendale,
en présence
de tous ces seigneurs,
du vendeur.
neveu,
le chevalier
des
magnifiques
été enlevés ; le sceau
sceaux
de cette
charte
pré-
do notre châtelain,
équestre
c'est
le
à des lacs de soie rouge,
existe
encore;
pendant
même que celui du fonds de Saint-Pierre
de Lille, que nous
venons de décrire
(1;.
cieuse
ont
Encore
à la Chambre
rendue
a une. sentence
« semonce
» du bailli,
des
comptes
en la cour (ou
pendants),
Watier,
le mercredi
châtelain
B 331),
Salle) de Lille,
la Saint-Nicolas
avant
1292 , par Robert
de
(3 décembre)
Venant
un écu en
(sceau armoriai;
trois
(carton
il y
à la
sire de SaintWavrin,
de
abîme
et un lambel
de Douai,
(1) Cf. St-Genols, Monwn. ane., I, p. 744.
AJars
de Rou-
:
-
-
144
tous chevaliers,
do Senghin,
Jean de Bondues,
baix, Pierre
n'usa point do son grand
Notro châtelain,
en cette occasion,
mais d'un « scel de secret » ou sceau armosceau équestre,
de fief de la
En qualité
d'homme
riai, au chef d'hermines.
à scelSalle do Lille,
Wautier
de Douai avait fréquemment
dans co
ler do semblables
sentences
; aussi n'usait-il
point,
Il en était de môme du siro de
cas, de son sceau
équestre.
Saint-Venant,
dont
on
Lo temps
des luttes
Flandre
était revenu.
connaît
lo sceau
aussi
le roi de France
entre
équestro
(1).
et le comte
de
fois, co n'est
plus une ville ou
une province
tout le
le Bel réclame
, c'est
que Philippe
comté qu'il veut enlever
dans ces cirà Guy de Dampierre;
VI se dévoue
entièrement
à la cause
Wautier
constances,
de son
En
ments
suzerain
Cette
malheureux.
1290, sans doute
de
, il s'occupa
on prévision
ses dernières
des
plus
événe-
graves
dispositions.
Au mois
castelains
do Douai,
sires de
», « Watiers,
ch",
» , dans
un testament
fort prolixe
, dont la forcontrasto
avec la concision
des actes antérieurs,
fonde
de « june
Waskehal
mule
un grand
nombre
Frères
prêcheurs,
Douai,
ainsi
A cet effet,
que
de services
aux
dans
il crée
Flandre,
payable,
toute me castelerie
Frères
religieux,
mineurs
plusieurs
une
rente
autres
à Saint-Amé
et à Saint-Pierre
, aux
de
localités.
de
, monnaie
« Saint-Andriu
», « sour
de dix
livres
au jour
dit-il,
». Sur cette rente
sis
, « on en prendera
de quoi on reviestira
sis povres,
trois veves homes et
livres,
trois veves femes , de le parroche
do Saint-Amet,
les plus
U) Gf. Saint-Gcnois, I, p.8U.
Le contre-sceau de notre châtelain se trouve pendu a un a:le du mois
de mal 1388, passé devant le bailli de Lille et dans lequel messire Wautier
figure comme homme de fief. (Archives do l'hospice Comtesse à Lille.)-Cf.
Demay, Invenl. des sceaux de la Flandre, II, no 5533.
povrea
ke on sara
-
H5
là u on fera mon
trouver
cascun
obit,
curet,
an,
Et seront
prendera
par le censel dou priestro
cil sis povre, de linge, de lange,
si comme de cote,
reviestit,
de lingnes
dras et de sollers.
Ofieront
cil sis povre,
au jour
de mon obit, cascuns
une candello
d'un denier
et un dr eus,
et ara cascuns de ces sispovres
sis deniers
pour se journée».
qu'on
Pareille
femme.
aura
cérémonie
lieu
U veut
que les pauvres
dos dras de l'aumosno
çauciés
même salaire,
à l'obit
susdits
dovant
« Voel que li obis monseign'
men
lui. Et ofieront
cil sis povre,
es dras
dite, cascuns une
Même cérémonial
ces deux
d'un
candelle
de la châtelaine
sa
« oifront,
viestus
dito », moyennant
et
père soit fais à par
de l'aumosno
devant
denier
et un denier
me mère
pour l'obit « me dame
le salaire des assistants
ne sera quo
obits,
le
ens
».
». Pour
de trois
deniers.
Une
là u
Saint-Amé,
pour
on
m"
l'obit
maison,
ausi,
de dix
renie
faire
On répétera
Frères meneurs
sols
fera mon
men
tous
est
père
ces obis,
assurée
« au curet
de l'église
le dame
de no
obit, l'obit
et l'obit me
cascuns
dame
à par
lui
obits
«as
ces quatre
Frères
et à l'église
Saint-Piero
».
me mère
».
préceurs,
as
iei cérémonies
ensuite
Il réglemente
dans
qui se feront
en stipulant
hoir
dans sa terre de Vitry,
que«li
paieront,
ki tenront
de Viteri ». Le curé de l'église
Saint-Marletiere
tin et celui du castel recevront
chacun
vingt sols do rente
pour les obits. Il laisse une rente de dix sols « au luminaire
de le capièle
Il nommé
morts;
dans
Notre-Dame
trois
chevaliers,
la disposition
CHATBUWSM DOOAI.
de Viteri,
ki siet
dehors
le vile
»,
ses frères,
dont deux
étaient
à un legs de « lv s, de
relative
10.
—
U6
—
.
saint Andriu,
dont xxx s. sour le tière
de raonseign'
Jehan,
Malemaison,
apriès le dôchiés
frôro, ko mes hoirs paiera, ki le tière tenra, ot xxvs.
rente,
au jour
de le
mon
sour
et
de monseig'
Gillion
pour les armes
mes frères,
raonseign"
Tieri,
povresdole
pour reviestierij
Oflreront
vile de Viteri, par le consel dou curet de Viteri.,
cil doi povre, à l'église dou castiel de Viteri, une candelle,
le tière de
le jour
Viteri,
ko on fera l'obit
de mes ij frères
»,
la terre
En l'église d'Evin.dont
dépendait
être ft''<'!>rés les obits non-seulement
devaient
de Malmaison,
du châtelain,
et de ses père et mère, mais aussi celui de ses
Gilles el Thierry
de Douai. «Au curet
frères, les chevaliers
de Evin, x s. de rente à prendre
sour le Malemaison,
apriès
lo déchiés de mon seignr Jehan,
men frère, que mes hoirs
de sa femme
paiera,
ki le tière
tenra
».
Lo châtelain
nous avons déjà vu, seigneur
était, comme
ni l'église.ni
les
en partie de Goeulzin ; aussi u'oublie-t-il
au
de ce lieu. La rente de quatre
livres,
payable
pauvres
mes hoirs ki
jour a Saint-Andriu»,sera
acquiltée,dit-il,par«
aux quatre
tenra le tière de Guelesin
», une part attribuée
obits précités,
et une autre « as povres
tenure », tenance ou seigneurie
(dont
Autres
de me
de Guelesin,
on a fait tenancier).
services
â Sin, dont le châtelain
était également
en partie. « Sur le fief que jou tien de l'abei d'Anseigneur
de Sin, pour faire nos obis, lx s. de
chin, xx s. Au priestre
ki tenra le tiere de Sin, con tient
r1*, ke mes hoirs paiera,
dou seignr de Baudeignies,
vres de mes tenans de Sin
Encore
rente
d'autres
services
pour
»,
reviestir
et caucier
iij po-
dont la
et aux environs,
à « mes hoirs ki tenra le tière
à Lille
incombera,
ajoute-t-il,
de Waskehal»
, pour faire obits
« en le paroche
de Was-
kehal
», étant
obits
seront
-
« povres
de mo tenuro
», Les
et do sa
à l'intention
du châtelain
« lo
de celle-ci,
du père et de la mère
des
présents
célébrés
ainsi
femme,
147
que
le dame
». U lègue « as Frères
à
de Saint-Nichaiso
de Lille*,
Obits on « l'église
preeceurs
Five en costé Lille », comme
à Waskehal,
aveo assistance
et lo mère
père
do cette
des pauvres
et sa femmo,
mère
de no maison
dernière
et aussi
localité,
« M*r
pour
sen
pour
le châtelain
père
ot
et
se dame
de
»,
Pour
assurer
« toute
lo castelerie
do Douai,
le tr* de Geulezin,
d'Anchin
», c'est-à-dire
Waskehal,
de l'abbet
tune.
En
de difficulté
cas
sollicite
l'intervention
très chier
raarcis
de Namur,
noble
contesse
de
Beatris,
et très
tieryens,
seigneurs
de
l'ensemble
sa
for-
et pour contraiudro
ses hoirs,
il
de ses suzerains
: « Noble
homme
men
dame
co qui précèdo,
il affecte
le tière de Viteri,
le tière do
et
de Sin,
de le Malemaison
de tout
l'exécution
haut
s* Guion,
conte de Flandres
et
et très haute
dame me très cbiero
Luzenbourç,
de qui jou tien tr"
et tous
mes
autres
».
« Jehane,
me
approuvé
par
castelaine
de Douai,
dame de Waskehal
feme,
; Watiers
,
fius et hoirs.Gillos
de Douai, Bauduins
mes ainnés
de Douai
de Douai,
mi fil ». H fut scellé
et Nicholes
par le châteWat 1 de Douai,
Gilles de
lain, sa femme et ses fils ; « Nos,
L'acte
Douai,
Et en
en
testamentaire
Bauduins
avons
court,
aussi
revêtu,
comte
Gui,
est
d*
espeliaument
cesti
pour
en
signe
de la comtesse
et
Douai
fait
de
Nichâtes
faire
ordenance
d'approbation,
de Luxembourg
saiaus
saieler
et connus
».
des
(!),
Douai.
11
sceaux
fut
du
de l'évêque
fille de Baudoin,
sire de Beaumont,
d'Avesnes-Ilainaut,
(l)Béatrix.
veuve de Henri 1Y, comte de Luxembourg. Elle était suzeraine du fief do
Goeulzin, mouvant de la terre d'Aimeries en Hainaut.
d'Arras
cuens
des
et
exécuteurs
de Flandres
et
-
148
: « Nous,
à la prière
testamentaires
marchis
de Namur,
Gui,
do no
de Douai,
de la castelaine
et do
comme
contesso
de Lusenbourc,
leur enfans. Nous, Beatris,
dame de la tr* de cou con tient
de no. Nous Gérars,
pT le
grase de Dieu, éveskes d'Arras
», eto.
Il
l'abet
lo* castelain
foiable
ch'et
avait
choisi
ses
pour
« tiestamenteurs
de Marchiennes
Frères
preceurs
» eto.
de Douai,
: Monseign'
des
les prieus
1296-1306),
{Pierre,
do Douai,
lo gardyen
des Frères
meneurs
revêtu de tous ces
pas l'acte
aux archives
sceaux qui repose dans le fonds do Saint-Amé,
du Nord ; o'est une copie, sur une grande
feuille de parà la suite de laquelle
le châtelain
Ut ajouter
une
chemin,
Co n'est
disposition
malheureusement
peu
« Jou
importante,
li castelains
au
m?is
de
& march
»
1296
D«)uai. Jou voel, en nom
se on no pooit trouve,* sis povres veves, es lius
ko on presist
autres
et parroches,
Son sceau, qu'il
povres».
avait fait attacher
à co titre, a disparu.
(v. st.):
d'amendem',
de
fils de Wautier
dans le tesLes quatre
VI, qui figurent
du mois de juin
tament
aucun
1296, étaient
alors;
jeunes
d'eux n'avait
encore
de la dignité de chevalier
été revêtu
;
aucun ne possédait
de sceau,
leur en
auparavant
puisqu'on
avait
fait faire spécialement
L'aîné Wautier
ne parvint
Gilles
devint
quehal,
Bauduin
car
André
du
de cet acte solennel.
point â la châtellenie
et eut aussi
la seigneurie
châtelain
; le second
de Was-
sa mère;
le sort de
nous ignorons
il hérita au fief de
; quant au quatrième,
nous
avons trouvé,
dans le fonds de Saint-
provenant
de Douai
Goeulzin,
à l'occasion
Cateau,
de
aux
archivés
départementales,
une
du
charte
15 août
sire
Luppars,
1323
-
149
de « Nicholles
émanée
do Guelesin,
chl'
de Douai
dit
»,
la guerre
était déclarée
; c'était le malheureux
Cependant
avait
défié le roi de
Guy de Dampierre
qui, poussé à bout,
France
par lettres en date à Maele du mercredi
après l'Epi1296 vieux style. (Meyerus,
f' 84 i*.)
phanie
(janvier)
Aux
de la ville
archives
, se trouvo
de notre
du dévouement
équivoque
il servait
Comme
comte Guy.
l'armée
dans
, sa
flamande
fut confisquée
par le roi ; mais par
lettres
du mois de mars
Willaume
1296 (v. st.;,
patentes
de Flandre,
l'un des fils du comte et le chef de la garnison
torro
do Vitry
mise
Watier,
demniser
de toutes
en la terre
deniers,
Bien
Artois
à Douai,
s'engagea
do Douai,
castelain
ou
flamande
comte,
en
non
un témoignage
le
châtelain
envers
ses pertes,
de Flandres
« cher
otamô
» , à le faire ina rendre
la value en
ses
hoirs
et à lui
». Preuves,n*
LXVHI,
de la querelle
entre lo roi et le
se fût rangée du parti dit preen
à mettre
garnisori
parvinrent
Flamands
vers
le mois
l'y maintenir
jusqu'au
C'était
Willaume
de
Les
son
commencement
qu'au
la commune
de Douai
les
mier,
cette ville,
avec
envers
Henri
de Nassau.
annales
à
, et ils réussirent
commencement
de janvier
1300.
Flandre
à Douai,
qui commandait
f° 84 v°.)
(Meyerus,
flamandes
de
1297
mars
ne
font
mentir
pas
des
faits
et
le Bel
la guerre
gestes de Wautier
VI, durant
que Philippe
à
vint faire au comte Guy , à Lille,
à Béthuhe,
à Càssel,
Courtrai
et jusqu'à
octobre
Bruges
1297),
(24 juin—15
Mais l'année
la trêve, il apparaît
dans une
durant
suivante,
circonstance
comte
cause
solennelle
de -Flandre;
do leur père
: il accompagne
ceux-ci
lorsque
devant
le
saint
à Rome
allèrent
-
père
les fils
du
défendre
Bonifacé
VIII,
la
-.
par les parties
Parmi les conseillers
constitué
les.
sien,
souverain
arbitre
de leurs
querelautre douai
des princes,
était un
prévôt de l'église de Béthu.;e.
Mulet,
Jacques
-
150
•
Il y a, aux Archives
dans lo fonds de la
départementales,
Chambre
de-} comptes,
d'un mémoire
contenant
ce
lajcopie
fils al né du comte de Flandre,
messire
Robert,
que «messire
et messire Jean de Namur,
ses frères,
ambassaPhilippe
deurs de Guy, comte de Flandre,
dirent
à
près du 'pape,
les affaires de leur pèro,
se
13a Sainteté
touchant
lorsqu'ils
à Saint-Pierre,
rendirent
le seigneur
du Vertbos,
(25 juin)
au matin
d'Escornaix,
Mr» Jean
du pape,
avec
de Douai,
Mer Gérait
le châtelain
de Menin
etc.
1298
de saint
, le
mercredi
Jean-Baptiste,
» (1).
des princes
do Flandre
revenir
la chambre
de la Nativité
lendemain
L'ambassade
Jean
dans
vers leur
quittèrent
malheureux
n'ayant
Rome,
pèro.
Robert et
pas réussi,
le 1er août 1298,
pour
Il n'était
point douteux
la guerre ; en effet, aussitôt
l'exque le roi recommencerait
do la trêve (6!janvier
1300), [le comte de Valois,
piration
avec une forte armée,
et dès le prefrère du roi, s'avança
Douai aux lois de Philippe
mier jour (7 janvier),
il soumit
*
•
le Bel.
châtelain
? Hélas I il se rangea
du
Que fit alors notre
parti du plus fort; il fit comme les Douaisiens,
qu'il avait
sans doute à maintenirjusqueavait contribuépuissamment
là sous la domination
de Lillo
en
1297
de Guy
(29 août).
de Dampierre,
Tandis
que
malgté la prise
son es-suzerain
,
(I) Sainl-Genols, Monum. anc, I, p. 875. —Arch. départ., Invettt. som.,
l,p. 63. col. 3.-Cf. pages 43,16 et 49 du travail de M. Kervyn de Lcttenhove, intitulé : Etudes <ur l'histoire du .Y///» siiele, et inséré dans le
tome XXVUI des Mémoires de l'Académie royale de Belgique, Bruxelles,
1854, IrM».
de so rendre
forcé
-
151
au comte
de Valois,
vers lo commencement de mai 1310 , était emmené
en captivité
avec ses fils
et Willaume
de chevaliers
Robert
nombre
, et un certain
de Douai so ralliait
â la domination
le châtelain
flamands,
française.
Gardous
idées
modernes
do son temps
un sentiment
villo.
d'une
succombé,
vassal
toutefois
nous
: ce
qu'il
le firent sans
étroit
et
VI devait
la
loi reçues,
rester
douaision
Douai
ayant
et devenir
roi de France.
du
do février
Au mois
était alors
; lo patriotisme
muréo
guère l'enceinte
dépassait
rougir
qui ne
les idées
D'après
Wautier
direct
de juger
avec nos
sa conduite
les meilleurs
fit,
gentilshommes
1300
au sujet
le chapitre,
Vieille
tour d'avec
l'école
aveo
(v. st.), il était on contestation
sa
du mur de grès qui séparait
de Saint-Amé
, et pour l'interpassée avec son père , en mai
de la convention
prétation
du débat fut ajour1260. {Preuves,
n° LXL)
La solution
» , et tous droits
des deux parties
née,) a de l'assentement
» munies
ainsi
le reconnut
réservés,
qu'il
par des « lettres
de son sceau;
facilement
que
haut.
plus
Une
est en partie
bien lo mémo
celui-ci
c'est
que
celui
on reconnaît
de
1290
décri*
n* LX1X.
Preuves,
question
Wautier
mais
brisé,
reste
à examiner
: celle
do savoir
si le châ-
VI perdit la vie avec les chevaliers
français
contre les Flamands,
au désastre
de Cour Irai, en combattant
de la Flandre
le 11 juillet
1302 ? L'historien
, Meyerus
lui tous ceux qui se sont
de
occupés
(fo.93 v°) et après
telain
dresser
des listes
munes
flamandes,
de
Douai,
Frumaldus,
porté
de
la
chevalerie
moissonnée
par les comle châtelain
les victimes,
parmi
le prénom
de Froafdus
ils donnent
auquel
n'a jamais
en wallon
Froumr.ult),
qui
par aucun
ont
cité,
do nos châtelains
féodaux
et
héréditaires.
[pu
été
—
du reste,
Voici,
Nominatim
toribus
Multi
Vuesimalius
a
hi referuntur
et frater
Atrebas
dignis,
Jacobus
scripa Fano
ex Propanciis{i)minoris
proeterea
Item
comités
, Boutersemius
not.v:
Vimiaeus
liacus,
Gotofredus
Doacensium
Simon
castellanus,
calus
Bononiensis,
a lleleduno
Joannes
militum,
magisler
balistariis
, Alanus
fuit
filius natu
Britanniss.
Comités
ad hxc Druidum
Suessionum,....
fide
ejus
seu
tini,
:
de Meyerus
autem
: Robertus
Pauli
ut
le passage
'
—
152
AngeFroaldus
aller
maris-
Bruliacusqui
maximus
prx'comiiis
et a Dominico
Mar-
etc.
etc.,
Dans
la chronique
attribuée
à Jean Desnouelles,
abbé de
Saint-Vincent
de Laou, compilation
datant
de 1388, il y a
aussi une liste des soigneurs
tués à Courtrai,
dans laquelle
« Auberis
lit :
on
et tant
Douay
de
d'aultres
Longucval
».
(2),
li
caste!lains
de
11 est évident
qu'un
qualifié
par quetques
personnage,
de châtelain
auteurs
de Douai,
de 1302 ;
périt au désastre
maiseo
ne fut pas notre
Wautier
est
VI, attendu
qu'il
de la Flandre
an service
repris mv un rôle des chevaliers
du roi, auxquels
ou avait payé
leurs
de
gages du terme
l'Ascension
linus
il y est
1303;
de Duaco (3).
Quant
h celui
qui
ainsi
mourut
désigné
à Courtrai,
t Galtcrus
c'est
castel-
Jehan
do
(1) Voir Jacquet de Ouyse, Histoire ii Hainaut, édition de Porlit,
Paris, 1826, ln-8», t. 1. pp. 176 et 178: Propantit.
(2) Rttuttl des htst. des Gaules et de ta Ftante, I. 31, 1326-1328. Paris,
1858, Info, page 191 II.—A la table du volume, pages 877 et 83*. Aubertde
Longuevalot le châtelain de Uouil sont indiqués, par erreur» eo:nme ne
foirant qu'une sente personne, tandis que ce sont deux personnages différents.
(3) M„ t. 33, Parts, 1845, ln-f», r>.766.
—
Brunnebech
—
153
de
dit
le Brun,
chevalier,
gardien
le roi de France
(1) ; cet officier
la ville
de
royal de créamilitaire
a pu
tion nouvelle,
ce capitaine
ou gouverneur
titre qui
être quelquefois
sous le nom de châtelain,
désigné
véritablement
n'appartenait
qu'à notre officier féodal.
Douai
pour
VI
Wautier
des
toire
do Courtrai
villes
redevenir
a dû
rentrée
finir
vicces
vers
sa carrière.
de Saint-Amé,
de la fin du XIII'
siècle,' rene contient
archives
départementales,
pas le
aux
posant
nom du châtelain
ni dans
la
malgré
de leur
et à Douai,
conséquence
avant de s'éteindre,
; il vit sans doute,
en septembre
c'est
1304;
françaises,
qu'il
L'obituaire
an roi,
fidèle
à Lille
Flamands
ce temps-là
demeura
Wautier
Mais
les additions.
ni dans
VI,
on y trouve,
le
texte
sous
primitif,
la date du 7
se rapporadditionnelle,
qui semble
« Vij ld. feb. Obiit Johanna
ter à la femme de ce châtelain
castellana
suo xx s. par. legavit,
Duacensis,
que obitui
une
février,
quos
dcbeAt
gnavnt>
mention
soliwe
Et nisi
heredes
veliht
fac*,
quia
promisemnt
» Ce passage
lib. par.
ritiers
de la châtelaine
et qu'ils
sols.
ne
donnèrent
Le commencement
seconde
Moins
période
puissants
dans
, doneo
pd* xx s, assivel solv*, nichil
tencntur
asstgnare
vel sotv* vel trad* xx
assignare
ejus
est barré
; ce qui
ne payèrent
non
point
du XIV*
l'histoire
que'ceux
prouve
les
point
plus
que
vingt livres,
la rente
de vingt
siècle
le terme
marque
de nos châtelains.
du
XI*
les hé-
siècle,
d'une
les châtelains
(I) Arch. départ., fonds de l'abbaye des Prés, eliarte du mois de nove.i *
bre 1113, émanée du chevalier Bauduth de LonweMon successeur au gouvernement de Doual.-Do Smet, Corpui throntt. Flanirht,
t, IV, p. 473,
Brux., 1865, ln-4».
—
du XII»
de Douai
et du
des grands
seià la cour de Flandre
; le sceau équestre
est l'emblème
de leur haute
situation
;
gneurs
qui brillent
dont ils se servent
si leurs
—
154
attributions
XIII'
sont
diminuent
encore
sensiblement
dans
notre
ville, tant par des démembrements
ils ont d'importantes
seigneuries
que par des aliénations,
à Vitry,
à Goeulzin.à
en Artois,
en Hainaut,
dans
c'est-à-dire
Sin, à Wasquehal,
la chàtellenie
de Lille, etc
Dans
dence
la troisième
de cette
la gêne et la ruine.
le XIV siècle
familles,
Au
mal
foule
de noms
à la faveur
nouveaux
des princes
par contre,
: c'est tout
lutisme;
paraissent
nous
période,
maison
, dont
est
assisterons
la
déca-
les titres
cacheront
pompeux
do vue de l'histoire
des
point
essentiellement
des
vieux
un passé
novateur
; une
surtout
en France,grâce
de plus en plus à l'abso-
surgissent
qui tendent
bien
à
glorieux
noms
qui
tombent
ou
dis-
s'efface.
IV.
Liste
Douai
dence
des châtelains
{suite
sous
la domination
— Gilles
sensible.
et fin).
française
—• Les châtelains
du XIV* siècle.
au
/", capitaine
de Florence
Fiamcnt
Dêca->
roi ;
—
mort vers 1820, mari
de Chauny.
de Jacqueline
de Roye ; ses nombreux
Gilles //,
époux
dernier
châtelain
de
procès au sujet de ton office, — Jean,
la maison
de Douai
En 1568,
\ ses embarras
financiers.
il vend
sa châtdlenie
à sa
sans
Vingne ; i7 meurt
valet l — La châtelaine
secondes
noces,
Guillaume
future
enfant.
Mahaut
service
de
du
Mahaut
de Le
épouse
On l'a confondu
avec un
de Le Vingne épouse,
en
de Clés mont
deticele.
Guerre
—
—
155
entre
la ville
et la châtelaine,
des
privée
expédition
à Vitry,
Douaisiens
1409. — Baugois% seigneur
et
d'Inchy
châtelain
de Douai,
1419.
Nouveaux
au sujet
de
procès
vend sa châtellenie
l'office.-—
d'Inchy,
Philippe,
seigneur
—
à la ville, 146i.
demewes
des châtelains
à
Différentes
Douai et aux
environs.
10. — GILLES l",
de Wasquehal
de Florence
En
dont
et fils puiné
majeur
à la
réunion
la
de
sa
devenu
wallonne
vassal
sans
châtellenie,
à la cou-
direct
du
roi,
intermé-
aucun
»
« Messire
tête des
Gilles,
hommes
la cour
quand
baye
, lors du testament
Flandre
était
, notre châtelain
il tient désormais
diaire.
en
Douai,
seigneur
fils de Wautier
VI et époux
père.
Grâce
ronne
il était
de
châtelain
à 1320),
do Chauny.
(130.
Flament
1296,
do son
chevalier
féodale
d'Anchin,
de Douai,
chevalier
de fief du roi, de son casiel
châtelain
contre
rend
une
sentence
la châtelaine
au
deRache,
», figure
de Douai,
profit
le
de l'ab16avili.
1311(1).
dame
En juin 1311, Mahaud,
dans la possession
d'une
du
par sentence
châtelain
Gilles,
gneur
bailli
rente
, de Douai et d'Orchies,
sans doute comme
(jugeant
de Lille
de Douai
de Wasquehal),
de Lannoy,
fut maintenue
sur le « travers
» de Lille,
de Jean
de Croix
et d'autres
de
sei-
(2).
(1) Archives départ., fonds de l'abbaye d'Anchin.
fi) A'ont). vrai suppl. au Nvbtl. des Pays-Bas,
p. 19 de t'édit. Duqueme, h Oand. D'après le Trésor des chartes de Franco ; (Ment, coté Pi*
cardle, pièce 35.
Notre
châtelain
de
l'an
servit
1314
-
156
le roi
Philippe
les Flamands
contre
le
Bel
dans
la
; il s'y
alors
distingua,
puisque
par ordre du fameux
Marigni,
encore ministre
tout puissant,
il lui fut compté,
outre ses
<r gages » et ceux de ses gens,
« deservis
en l'establie
de
une gratification
dont il donna quitDouay»,
importante,
guerre
tance
à Douai,
le 14 septembre
1314.
rebelles
n* LXX.
Preuves,
Pendant
de
près de vingt ans (13(4, 1331), le châtelain
Douai fut en procès avec le seigneur
de Lalaing,
au sujet
de la justice
sur la rivière « del Escarp»,
à un point déterminé
; la cause parait
que les rois de France
des reprises différentes,
celui-ci
avoir
été difficile
à décider,
attendu
bien des commissaires,
à
nommèrent
avant
que le
se rattachait
à la question
l'Os travail t. La première
commission
débat
être jugé;
de
pendante
pu'
toujours
avait été
donnée
par
loBel (mort le 29 novembre
Philippe
1314) à son gouverneur de Douai (Bauduin
de Lomvez)
et au bailli de Hainaut, et elle leur fut continuée
par Louis le Hutin, suivant
lettres datées du 24 octobre
13(5. U y eut aussi une autre
du 28 avril
commission,
ba<lli de Lille, de Douai
1328, donnée
et deTournésis,
VI au
par Philippe
et à celui de Hai-
naut
; encore une autre, du 23 décembre
1331, pour
et le chevalier
Pierre de Cugnières(l).
que d'Arras
Le châtelain
d'une
Gilles
famille
Ier
s'allia
à Florence
l'évê-
Flament
de
du Vermandois
dix loqui portait
sanges posées 3,3,
3, 1, comme les Lalaing ; elle était fille
de Raoul, sire de Chauny,
maréchal
de France en 1285 et
1287. Le P. Anselme
(VI, pages 637 et 638) constate
que
cette dame fut la femme
de • Gilles, seigneur
de WasqueChauny,
hal,
châtelain
do Douai
».
(I) Uevlllers, Monum. pour servir à l'hisl. dtsprovinces deSamur,
Itainaul, etc., Bruxelles, (874, In4», lit, pp. 633, loi et 363.
de
.Il
vers
mourut
c'était
à cette
date
qu'on
son tombeau
où so trouvait
une
1320,
—
157
probablement
célébrait
son
le
obit
au
nait
mars,
à Saint-Amé
trésorier
deux
fabrique
un « palle
huit sols pour
celle-ci
sols
pour
le
» ou poêle
les quatre
cereis,
circa
tumbam
panno
serico,
supra
Un arrêt
« continua
de sa tombe
de soie;
il reve-
, et à la
cierges
« Egidius,
castellanus
poêle:
miles.
Ob. suo,xl
s. par.
Duacen*,
thesaurario
rum
solvit.
Inde cedunt
,
constitué
de 40 sols parisis,
par
payable
autour
on devait
allumer
quatre
cierges
sur
car
, à cet effet.
du;.;:a
l'écôlatre;
; il avait
rente
l'obit,
et placer
il
assignavit.
Magt scolaoclo solidi,
pro iiij*
et fabice
ij s., pro uno
ponendis,
tumbam
ponendo.
V Id.
mart.
» (1)
de Paris,
du 26 novembre
1320,
parlement
en élat le procès entre les échevins
de Douai et
du
de Cauni,
châtelain
de Douai ». 11 y en a un autre,
du 12 décembre
relatif
à une sentence
1322,
qui avait été
du chevalier
de Landas
rendue
à Arras
au profit
Jean
,
« contre
de Douai » (2).
châtelaine
Florence,
Florence
La châtelaine
temps
1337.
Son
survécut
la châtellenie
obit
so célébrait
donc
comme
à son
douairière
à Saint-Amé
et régit quelque
vers
; elle mourut
époux
le 7 février
; elle
avait
de trente livres : - Vijld,
pour cela une somme
feb.,
Obiit Florentia
de Chauni,
castellana
Duac*s
que obitul
suo xxx Hb. par. ecole n" legavit.
» Suit, dans l'obituaire,
le détail des sommes
à payer
annuelle.
pour la cérémonie
donné
Obituaire de Saint-Amé, fin do Xitt* t.,
mention
(1) Arch. départ,
ajoutée.
0) Botttarle, Attts du parlem. de Parts, i« série, 1254-1328,
Paris,
1867, ln-4«, t. H, pages 333 et 485, n«<6170 et 6089. — Au tt» 6179, Il a été
Imprimé par erreur : i Floréal do (Jauni, châtelain, i
11.—GILLES
de Wasquehal
158
—
H, chevalier,
châtelain
(1320-1355),
fils
de
de Douai,
seigneur
Gilles 1" et époux de
de Roye.
Jacqueline
Il
y avait
peu
l'office de châtelain,
échevins,
pour
deux pouvoirs.
de
temps
exerçait
qu'il
il conclut
un
quand
terminer
certaines
par lui-même
accord
avec les
difficultés
nées entre
lés
d'abord
sur l'appréhension,
transigea
« dedens
faite par les échevins,
les metes
et bonnes
de la
maison do le vies tour », d'un
homme
qui avait eu une
on ville ; ce «dont madame
la chastellaine
de
«mellée»(rixe)
Douay,
jadis
plaintencontre
lain, à cause
On
mère
dudit
les échevins.
de son
chastellain
Sur
Poutenage
lesobouchiers
», avait
les prétentions
de
de Rache,
fait
« com-
du
châte-
faire
payer
bestes que il amenoient
lo pont de Raisse,
en
de Douay pour leurs
de delà le pont de Raisse,
parmi
« de chi en avant,
venant h Douay»,il
y renonça
parmi le
li paieront
comme bourque lidit bouchier
tourtcl»(galette)
gois de ladite ville,
et dernier
troisième
quelconque
prisonnier
en
manière
accoustumée
».
au
Quant
il prétendait
te que pour
point, comme
cas que, par les dis eschevins
ou leurs sergens,
li fussent recommandé,
il leur pooit faire eslar-
de prison par tout là uil li plaisoit,
àsen péril »,
do ne «l'aire eslarguissement
ailleurs
que dedens
les bonnes et moles de la dite maison
de le viese tour ».
guissement
il promet
<i Gilles,
chastellain
de
transaction,
Dou y, escuiers,
sires de Wasquehal
», avait donné procude tSoevirele
ration, le 24 octobre
1338, à Enguerrans,siro
avec la partie adverse,
(son bailli), qui, après s'être entendu
Pour
négocier
alla à Lille
cette
faire homologuer
l'accord
de
par le gouverneur
<t qui commencha
la province,
en son assise
le mardi prochain apriès le jour de Toussains
eut lieu
»; l'homologation
—
«le samedi
dire
chieuincquisme
1338
le 7 novembre
159 —
jour
de ladicte
assizë»,
c'est-à-
(1).
rentra
en prode l'an 1338, le châtelain
Malgré l'accord
cès avec la ville. Voici la cause de ce débat, qui se purpélmi
de sa propre auLe châtelain,
pendant
plus de dix années.
« au pourpris
de la viese tour »,
torité, se permit d'arrêter,
de larcin ; là-dessus,
réclamation
et
un homme
soupçonné
avait été
prétendant
que l'arrestation
plainte des échevins,
effectuée
au mépris
de leurs
droits.
Le débat
à l'exercice
sur des prétentions
réciproques
comtière
dans l'hôtel du châtelain
, chef-lieu
il s'agissait
de savoir qui ferait
châtellenie;
leur;
serait-ce
le châtelain
ceux-ci transmirent
auquel
la cause: le 20 mars 1342
neur
de Lille d'instruire
donc
portait
de la justice vidu
fief de la
le vopendre
? ou bien les échevins
? Le roi,
leurs doléances,
dans
intervint
(v. st.),
l'affaire.
il ordonna
La cause
à son gouverayant été portée
de Paris, un arrêt fut rendu,
le 8 avril
le parlement
à la juridic1345, contre le châtelain
, pour avoir attenté
la Vieille tour,
et qui le
tion qu'avaient
les échevins
dans
Sur ces entrefaites,
le prisonnier
condamnait
aux dépens.
devant
delà
qui avait été transféré
<mUq\ta Duaci) dans la prison royale
Castelleti
9» nostra
prisione
Par1),
litigieux,
parlement
précédent
s'empressa
arrêt, que
d'ordonner,
la cérémonie
Vieille
du
tour
Châtelet
{turris
de Paris
y mourut
; alors le
en conséquence
do son
du « rétablissement
par
au plus tôt
serait accomplie
figurant
restitutio)
figure»(per
de la ville de Douai,
envers le magistrat
par le châtelain
et à la diligence
du gouverneur
de la province.
Malgré
l'affaire
en longueur,
son échec,
le châtelain
sut traîner
(1) Arch. de la ville, t.** 410 et 441, de la Table chronot., où l'acte d'homologation est indiqué d'une façon inexacte. Dins la lay. 43, se trouvent
les |>roposItloDS d'accord fatici aux Ichevini par l'agent du châtelain.
—
saisir
des prétextes
encore l'intervention
des lettres
au bailli
province),
de Douai»,
à quoi
—
160
pour ne pas payer les frais,
du roi pour terminer'tout
etc.; il fallut,
cela. Il y a
lo 21 août 1352,
du roi Jean, adressées
de Paris
de Lille, de Douai et d'Orchies
de la
(gouverneur
chastelain
pour faire payer à « Gilles, chevalier,
les dépens
d'un
il avait été condamné
qu'il refusait d'acquitter,
à toute
exécution,
quand
dit que les échevins
sont
ouverte
avec ses ennemis
du parlement
de Paris,
et
à l'oncontro
des échevins,
sous prétexte
y avait sursis
qu'il
arrêt
on
Le roi
guerre:
à la frontière
et même en guerre
;
; qu'il y a un arrêt de taxation
peut exécuter (1). On était alors
était
à la
il (le gouverneur)
qu'ainsi
en pleine guerre contre les Anglais,
ennemis
ces lettres royales prouvent
que le châtelain
du royaume;
Gilles y prit
part.
Gilles
eut aussi
11, qui parait avoir été très-procédurier,
des démêlés
avec le prévôt de la ville de Douai ou l'officier
féodal qui avait hérité de maintes prérogatives
démembrées
autrefois
de la châtellenie.
Une sentence,
rendue
par les
le 13 juin 1345 , pour terminer
le débat,
coméchevins,
mence ainsi : « D'un descort
de
meu pardevant
eschevins
Douai,
entre
noble
et puissant
homme M'le
visconte
â cause de Madame
prevost de Douai,
à présent
sa femme,
viscontesse,
Meleun,
Douai»
dignités
sa ville,
d'autre
part
de nos anciens
d'une
part ; et M'le
». Ainsi l'héritier
des
châtelains
n'avait
chastcllain
de
la
de
nom) armes et
mémo dans
plus,
et il cédait le pas au prévôt ;
que le second rang,
il est vrai que le vicomte de Meleun était l'un des grands
* Ledit
delà cour de France.
M' le chastelain
seigneurs
(1) Arch. de la ville, nos 433 et 461 de la Tabtê chronologique. Le
n» 631 de wile-cl contient une analyse fort Inexacte; Use» notamment,
pour ta date de l'année, 1310, au lieu de 1386. - Voir aussi Oulltnot,
Extraits mu,, I, p, 73.
—
161
—
et maintenant
au conlrairé,et
que à lui,à cause de sa
des warescais,
li warde
chastellenie,
appartiennent
pâtudedens
la ville de Douai,
avec les émolurages et rivières,
disant
et profits d'iceux,
et aussi li warde
dehors
la ville de Douai,
étant
pâturages,
mens
desouz
etdeseure,
et amendes
pour
des warescais
en l'Eschevinage,
et sentiers,
prises
voies,
chemins,
pires
cause de fourfaitures
desdits
avec les émolumens
Et tout
des eschevins.
sur
sauf
et profits d'iceux.
» Mais le prévôt gagna
: « Quant
à la demande
celui-ci
et
warescais,
au jugement
tous les points
que
ledit
,
a
prevost
faite, d'être warde
ges et des chemins,
des waresquais
des pâtura, des pires,
les vénielles
du Baille,
qui sont depuis
un allant au deseure,
et es lieux
à le Sauch
bonnel,
jusques
de environ
étans en l'Ëchevinage,
vue a été faite.
desquels
Dont
ledit
chastelain
raisons
au
plusieurs
proposé
contraire.
Déclarent
lesdits eschevins
par jugement,
que li
warde appartient
au roi,
à la ville et audit
Mr lô chastelain ». Preuves,
n° LXXXVIlI.
» ventelles»
Les
rivière
dans
a dit et
du Baille
la ville
existait
borne,
roirs de Douai
étaient
de la
placées à l'entrée
saule servant
do
bonnol»,ou
; leasauch
à droite de la Scarpe,
et de Lambre3.
sur
la limite
des
ter-
il plaidait
contre les gens de Sin : «Lesmaieur
i310,
de la ville
de Sin, contre
M' le cliastellain
et échevins
4* jour de Fasise»
Douai',
Lille, le jeudi
qui commença
lundi
13 mars
1345 (v. st.) (1),
En
Le châtelain
fille
de
Dreux,
de
le
de Roye ,
U parait
avoir épousé
Jacqueline
banneret
en
sire de Germigny
(chevalier
(U Arch. nation., Trésor des clurtes, reg. il 76 (1345-7). Lettres du rot,
Arras, juin l3t7,sousU
rubrique! CttU privilégia tàncissahabitâtotlbus
Duùcl.
CUÂTILltMSDB DoDit.
11.
—
-
162
du roi en
et 1316, ambassadeur
et d'Alix de Garlande,
1329 auprès du roi de Bohême),
qui
de
en 1335 était remariée
à Rogues
de Hangest,
maréchal
'
France (1).
l'«osl»de
Tels
lir sur
Flandre
en
1315
sont
les renseignements
Gilles
H, chevalier,
Sans doute
de Wasquehal.
aura fait contracter
tage très-obèré.
à toutes sortes
12.—JEAN,
pu recueilde Douai
et seigneur
le malheur
des temps
lui
que
châtelain
nous
avons
que
de grosses dettes
et nous
allons
de difficultés
; car il laissa
voir son successeur
un hérien proie
financières.
châtelain
chevalier,
filsde
Wasquehal
(1355-1393),
de Lo Vingne.
de Douai,
de
seigneur
Gilles H etépoux
do Mahaut
de Douai et de
11 hérita,
vers l'an 1355, de la châtellenie
messire
Jean de
la terre do Wasquehal.
aussitôt,
Presque
fit un emprunt,
dans
Douai,
pressé par le besoin d'argent,
c'est-à-dire
moyen
âge,
qu'il
de la rente que l'office du Gavevendit à temps une fraction
en proie aux
nier de Douai devait au châtelain.
Toujours
il aliéna,
au profit d'un bourgeois
mêmes besoins,
opulent
Jean Catel, lo v parfait » de ladite rente.
do Douai, nommé
les
usitées
conditions
(Voir
6» chapitre,
article
au
IV 2*.)
chastelain
do Douai,
1360, « noble homme
Jehan,
sire do Wasquehal
envers le même
», contracta,
•hcvalier,
do 9i0 florins d'or « àl'escu
du
ean Catel, une obligation
En
oi, à rendre
dans
la Nool
prochainement
venant
do l'an
(I) Le P. Anselme, llist. ginéalog. et chronot. de la maison royale de
France, MU, p. 0. Paris, 1733, In-fc—Gcethals, Dttt. généâlog. kt herald,
des familles nobles du roy. de Belg., IV, Roye de Wlchen; Bruxelles,
1853, in-1*.
—
l'acte
1360»;
bailliage
fut
de Lille.
i6'3/—
du souverain
le gouverneur
passé devant
en garantie
11 assignait
sa«chastellerie»(l).
à Sin
encore, à ce Jean Catel, un fief qu'avaient
de Monles châtelains,
ses prédécesseurs,
tonu du seigneur
11 aliéna , au profit de Jeanne
Catel ,
tigny en Ostrêvant.
soeur dtidit Jean, et qui en 1370 était femme du chevalier
H vendit
de Cohem«
Pierre
un gavle
contenant
canlx
d'avaine
gavle
Je Beawnez,
appartenant
le pris de 600 florins d'or
pour
ce bien
â
était
ou environ,
échu
de
Beaumez,
24 mars 1370
wit vins {160) mencascun
an, sur lo
prendre,
au seigneur
deBbuberch
,
».
Selon
aux anciens
épouse
châtelains,
III.
Wautier
de
touto
apparence,
à cause
d'Agnès
Dans
la
suite,
du prix
le
avoir été payé
de
(v. st.), il reconnut
la vente, par les mains dudit feu
catel et de ladite dame ,
a promettant
de n'aller
î) rencontre,
mais de tenir et garantir lesdites
choses contre tous, et par espécial contre Noizeus
de Le Coquerie,
escuier,
le châtelain
que oneques
zeus, en ladite
Sin (2).
Par
suite
somme
ses hoirs
ne reçut
» ; il ratifia
d'arrangement
la dame
d'Ësquencourt,
le viagede
son Pontenagè
LXXI1.
Enfin
moine
ans,
riche
Jean
do Douai
que sa maison
et dont elle avait
damoiselle,
attendu
ou ayant-cause,
rien des biens dudit N'oiaussi
la vente
du fief de
de famille,
il avait abandonné
à
sa soeur,et
au mari de cette dame,
de Roche.'
dttt
Preuves
se résoudre
avait
possédé
tiré son nom,
âgée d'environ
t n"
à vendre
pendant
L'acquéreur
vingt-un
ans,
LXXI
le
près
et
patride 400
était
appelée
une
Ma-
(l) tnséré dans une sentence delà gouvernance, du mois de Juin 1371.
Arch. départ., dhambre des comptés, carton 033.
(t) Lettres du gàrdé-scel de la bitllie d'Amiens, aus Arch. dëpatl. a
Lille, fonds de la Ch. des comptes.
-
164
«
haut
de Le Vingne.
Le contrat fut passé, le 14 juillet
1368,
devant le gouverneur
et bailli de Douai (1),
et souverain
bailli de Lille, assisté d'hommes
de fief du roi, de son château de Douai. « Noble homme messire Jehan,
chastellain
de Douai, clil' », reconnut
devant eux , qu'il avait vendu à
ladite
damoiselle
« tout
son fief et chastellerie
qu'il, tenait
». Le prix convenu
de Mïr le roi, de son chastel
de Douai
était 2000 florins d'or « qu'on dit francs , du coin et forge
du roi »; mais le vendeur
« les profits,
PÔ réservait
émoluments et revenus dudit fief» , durant
tout le cours de sa
à la charge des « about,
vie; enfin la vente était consentie
assenement,
messire Jean
couvenancho,
avait faits sur
C'était,
semble-t-il,
entre le chevalier
Jean
vendage » , y énumérés,
sa châtellenie
(2).
la condition
de Douai
et que
du
mariage
projeté
et dlu Mahaut
de Le Vin-
gne, et qui fut réalisé peu de temps après. Une vente semblable rut lieu pour la terre de Vitry, cette antique
annexe
de notre châtellenie.
Le 15 août
chevalier
et châte1369, « Jehan de Douai,
lain de ladite villo » , servit
à son nouveau
le
seigneur-,
— récemment
comte de Flandre,
rentré
en possession
de
Douai
et de Lille, au moyen de la cession consentie
par lo
— le dénombrement
roi de France,
de « sa castôlonie
de
Douai, telle qu'en avaient joui ses devanciers
», mais dont
il n'avait.plus
que le viago
, la propriété
appartenait
à sa
(I) L'offitt de bailli de Douai était alors supprimé, et les fonctions étalent
remplies par le gouverneur.
(3) Preuves, no LXXI.
A propos do celte vente, le P. Batclln, ordimlrement exact, & commis
une erreur, en disant que i par contrat de 1368 , Shhaul de Le Viigne,
épouse de Guillaume de Noëlle, seigneur de Saint-Venant (dans ses Annales,
il la dit t veuve du châtelain de Douai), vendit la châtellenie au magistrat ».
Gallo-Flândrta, p.VU C, et Annales, p. 353 A.
-.165
v-
« laquelle
en fut adhéritée
et vestie avant
quo je
». La châtellenie
était estimée d'un revenu
fonl'épousasse
femme,
cier de
121
livres.
<c à l'enseignement
intérêt pour notre
Ce dénombrement,
consigné
par écrit
» du bailli
do Douai,
est du plus haut
n° LXXII.
histoire.
Preuves,
Il y a, aux Archives
de la ville, des lettres de « Jehans,
il reconchastellains
de Douay,
chevaliors»,
par lesquelles
hiremosniers
naît, à la suite de débats , que « les frans
de le
tiers, tenans ou aians cause des noef molins deseuro
» pour
le « bacquet
ville de Douay », à qui il doit fournir
trois fois l'an, les herbes en sa rivière et juridiction
couper,
il demandait
dix « saulx » paqu'il a à Vitry, et auxquels
comme ancienement,
quo quapar an, ne lui doivent,
« pour et à cascune
desdites
trois
deniers
douisiens
» , 30 juillet
» ; opelnultisme
1372 ; le
de jullet
fauquisons
sceau du châtelain
est perdu (1).
risis,
rante
Le
le procureur
de « noble homme.
.1365,
de Douai, seigneur
de Wasquehal
chastellain
(2),
17 octobre
Mer Jehan,
(i) Arch. municip., np 567 do U Table.
(!) La terre de Wasquehal parait avoir Vté saisie vers cette époque et
miré sous la mifn au roi. Aux archives.départementales, dans le fonds de
l'abbaye'de Marquetterez-Lille, nous avons trouvé un'acte concernant une
pièce do telre sise rn la paroisse de la Madeleine lea-Mlle.t ter.ureide Wasquehal, ledit acte, du iH janvier 1305 (v. st.), reçu parilf hans de Laublel,
bnillinx de le*terre de Wasquehal, établis soufthanmeht par main souveraine de noble homme Mons» Piercheval de Gand, chl', baillif de Lille », et
par les juges dudil lieu,
Il esl probable que les créanciers de notre châtelain le forcèrent 4 vendre
aussi cette pièce de l'ancien patrimohe de ses ancêtres.
A la Chambre des comptes (B carton (393, no 13881), tl y a lo rapport
d'un fief sis a Tourcoing, tenu dcihault et noble m- ru. Grard de Ghlslielle,
sljtneurde Drue.* et de Wasquehal. de son fief de Wasquehal qu'il lient de
noble homme mi.ns. de Itoubait, cul' ». L'acte est daté du fi mai 1393.
La lerrede Wasquehal était donc tenue, en partie du meios, du sire de
fioubâU. Elle avait des enclaves a La Madeleine et a Marcq en Diroeul.
—
-
166
de
daté du 12, passa reconnaissance
chl'»,snivant
pouvoir
la rente du Vitry,
due à l'abbaye
de Saint-Aubert
par les
ancêtres
du châtelain.
On voit que « la main du roi était
assise
» alors
que d'Arras,
homme
était
commo
sur
sa .terre
son
suzerain
sans
doute
de
en
Vitry,
(l).
retard
à la requête
Le malheureux
de payer
de
l'évo-
gentilde ce côté là,
ailleurs.
A la date du
16 septembre
un accord fut conclu
1375,
« fesusien » (physicien,
entre M' Guillaume
chirurTouso,
chala comtesse
do Flandre
et d'Artois,
gien) de madame
nommée
l'ondée à Saint-Amé
pelain de la chapelle
Salve,
Pierre do Douù),
d'une part : et
(en 1205, par le chevalier
enobtè
Me' Jehan,
chastellain
de
Mahaut
de Le Vingne,
sa femme
homme
madame
Le premier
avait
fait ajourner
le châtelain
les requestesduroyenson
tenans
seigneurs
au sujet d'une
rente
par lo châtelain
ledit chevalier
retard
de payer
comparaissent
une
passent
et
Douai,
chlr,
», d'autre
part.
a pardevant
nos
Palais à Paris»,
(donnée en 1216
Wautier
IV) sur lo « terre et revenu que
était en
a en la ville de Viteri
», et qu'il
de deux
depuis
devant
reconnaissance
dix
muids
ans.
de blé
Le châtelain
auditeurs
du
de
leur
exactement
à l'avenir,
s'acquitter
certain délai les arrérages
échus
les frais du procès (2).
et
sa femme
d'Amiens,
bailliage
do
dette t promettent
s'obligent
et prennent
à payer dans un
à leur charge
de notre châtelain,
la présence,
à l)ouai,
de
lo i juillet
1380 , te gouverneur
quand il accompagna,
« viezet
noula province,
les échevins
le bailli de Douai,
Mentionnons
(I) Arch. départ., fonds de St-Auberl.
(1) Archives départementales, fonhde
Saint-Amé.
—
viaux
—
167
wt accouancienne
en la manière
qui allaient
la rivière jusques
au Queviron
», faire crier le
dito Longue
Borne
de la pierre du Queviron,
sur la rivo
do Germignies
end288
, plantée
», etc.,
« par
tumée,
ban, du haut
ou
Donne
des terroirs
et sur les confins
do la Scarpe
gauche
et de Marchiennes.
de Flines
n* LXX1II.
Preuves,
devant échevins:
(v. st.)? comparurent
Mehault
do Douay,
chastcllain
« Jehar.s
de Douay, chl",
dit Hanart et
Le Ghievre
de Le * ingne, sa femme,
Jehan
aux»
devoir
Canivet
Jehan
», qui teconnurent
compain« pour
» 24 florins
d'or oit francs royaux,
gnons lombars
fait » (1). Les « lomcause de pur et loial pi est à yaus
et lesdits
officiels
du temps
bards » étaient
les usuriers
Le 24 février
Hanart
1383
et Hauivet,
Dans
le fonds
los coulions
de l'Abbiette
du châtelain
de Lille,
emprunteur.
aux archives
déparil y a un acte du 4 janvier
l 384 (v. st.). contetementales,
nant une vente de rente assise en la paroisse de Fourmielles%,
noble homme
ot passé devant Jean de La Nef, « bailliusà
men
mire,
tierois
de se tede Douai,
seignr Mons' le chasteltain
et ou
et signourie
justice
quo il a à Radinghehem
de fief
de environ
»; le bailli était assisté d'hommes
chier
du châtelain
(2).
Les difficultés
renaissaient
sans
cesse
entre
la commune
fini de plaider
pour des
l'oûico liti-même,qu'un
cas de juridiction
prodépendanlde
do Vitry.
La ville,
à propos de la seigneurie
cès surgissait
de Douai
et son châtelain;
avait-on
fl) Contr. en chfrogr. aux archivas del.i ville, Ouilmot, tixkralts, lit,
p. 1R1
ncle du mtme for.ds, le fief lnno*niré cl appartenant a
(ÎJ D'ipr^un
notre chatchtii a«i XIV* slèctr, était appelé, an XY'r», fief de Plombais ; il
Appartenait al^rs (13 avril 1317, après Pique.-) à i Wallerand dn bauiïrcnu-z, «culer, s' de Sailommo* et du fief de Pierrcbiis,
gis ml à ltadinghehem »,
.
avons-nous
dit,
«.
168
=.
la propriété
de la Scarpe non navigar
en amont de Vitry,
et cette rivière était
hors ligne , puisque
, sans
importance
avait
\ble depuis Biache,
pour Douai d'une
, ni moulins,
elle, il n'y avait plus ni fortifications
plus de
ni de pain. De son côté, le châtelain,
à cause de sa
sécurité
à eau,
de Vitry, avait,
en ce lieu, des moulins
seigneurie
mais il lui fallait, de temps
qui étaient d'un grand rapport;
à autre, en réparer
les « ventelles
»\ aussitôt les Douaisiens
de crier qu'il leur diminuait
l'eau de la Scarpe et qu'il attentait aux droits de la ville. Par arrêt du parlement
de Paris,
du
(v. st.), rendu entre le duc de Bourgod'une
de Douai,
gne , comte de Flandre
, et les échevins
de la même ville, d'autre
part, le châtelain
part, la ville fut
maintenue
de la rivière qui
dans
sa possession
du cours
13 février
1386
de Blangy-lez-Arras,
et le châtelain,
dans le droit de
ses « ven tel les » ; mais cette réparation
devait se
réparer
faire dans un temps donné,
sous les yeux d'un commisvient
saire de la cour
(1).
A la suite
de cet arrêt, qui laissait entrevoir
encore dans
l'avenir bien des difficultés,il
entre
y eut un rapprochement
la ville et le châtelain.
Suivant
leurs « lettres » du 1" octobre I3S7, « Jehans,
chastellain
de Douay,
ch 1" et Mehaulx
de Le Vingne,
sa compaingne
et espouse,
chaste]laine
dudit
lieu », accordèrent
à bail aux échevins
de Douai les droits
de pêche et autres
en la rivière
de la Scarpe
à Vitry:
« Toute notre rivière,
yaues et pesqueries,
que nous avons
et poons avoir à Vitery et es mettes d'environ,
monvans
des
descendans
les pons {et arques
doBiacb,
de
parmi
au pont de Trehourt,
et sur un autre
Vitery, alans jusques
lès alans jusques
au wèsdeBascon.
Avoeucleliu
et manoir
pons
(i) X* 613 de la Tabte chronologique.
—
de le Pesquerie,
le coppo
de tous les jovenes
chines
rivière
et yaues,
qui
de
Kn pesquant
seurs des yaues
—
169
des
hallos
Avoeuc
le moitiet
en an, en ladite
d'autre
*.
enseingne
soigneur.
maille
ou sanlahle
que les cen-
qui
n'aroient
toile
d'an
seront,
saint
Vast d'Arras
ont usé et
l'église
... Et se
acoustumé
de pesquer
es yaues
d'icelle
église..
afin
autrement
le faisoit, nous sommes
tenu de y pourvoir,
ne pesquiés
que li dite rivière et yaues ne soient sourquises
de
Et
combien
et goir
si ne doivent-il.....
pesquerie,
hallos ne de herbages,
plus
dou
desraisonnablement
doivent
Douay
avoir
riens
avant
qui va de le montée en le rivière,
censé ».
prise ou fait de ledite
neuf
années
de 50
francs
à commencer
royaux,
dudit
avec un
lieu
avoir
les
que
et manoir
de
dis
de
de le
coppe de
au Biuscot
le
que jusques
montée
liquelle
est com-
Ce qui fut convenu
pour
» annuel
jour, au « rendage
un
d'anguilles,
quarteron
» (brochets).
de carpes et un quarteron
de«becqués
que la ville de Douai « a et doit avoir propriétairement
le cours de l'iauede
ledite rivière passansetdesccnil fut convenu
dans desoubx les pons de Vitry*,
que cette
quarteron
Et attendu
« censé
» ne porterait
pas préjudice
lo 13 février
1386 (v. st.).
parlement,
Un article
du bail
montre
à l'arrêt
prononcé
en
était
combien
toujours
grande
et
et requestc,
: « A notre pryer'e
la détresse du châtelain
lesdis de
et nécessité,
à no grant
besoing
pour secourra
sur le deu de
et délivré en prest,
Douay nous ont bailliè
». Deux
deux cens frans roiaulx
ledite censé, le somme
sceaux
rond,
armoriaux
représente
pendent
un chef
à l'acte.
Le
d'hermines
blantplutôt;\un
coupé), armespleinesdela
de Uevai
légende ••• S. Jehan castelain
celui
de
la
châtelaine
est
plus
grand-,
petit ot
premier,
ressem»
(mal fait,
maisondeDouai
;
». L'autre,
à droite
c'est
un
écusson
—
parti,
au i",
reproduites),
... ilehaut.
170
—
inexactement
(armes du châtelain
à trois croissants
et au 2', besanté
; légende:
de... (I). A ces lettres,en
</. le Vigne castelaine
d'hermines
du môme jour, émanées
d'autres,
reconnaissance
sc;l de la haillie d'Amiens,
portant
à Vitery » (2).
trat par les époux « demourans
sont annexées
du
gardedu con-
de co bail,
pour une autre
qui fut renouvelé
des
de neuf ans, la ville eut le droit de commettre
En vertu
période
» à Biacheet
â Vitry ; on trouve aux
gardes des « vénielles
de ce genre, données le 2 et lo 4
archives deux commissions
1402 (3). Ainsi fut apaisée,
octobre
temps, la
pour quelque
» do Vitry.
difficulté
relative aux « vénielles
Nous
venons.de
voir que
le châtelain
Jean
avait
renoncé
du XIIIe
, insigne
porté par ses ancêtres
équestre
de sceaux de son père ni
siècle; nous n'avons
pas rencontré
non [dus n'ont
de son aïeul,
mais nous présumons
qu'eux
du reste,
Ceux-ci
deviennent,
point eu de sceauxéquestres.
au XIV* siècle qu'auparavant
infiniment
moins communs
;
au sceau
ils sont
désormais
grands
barons.
réservés
aux
princes,
aux
comtes
et aux
Jean n'avait guère
par lo châtelain
nous ayons vu qu'eu
financière,
amélioré
sa situation
ainsi,
de la rente assignée
1375 il était en retard pour lo paiement
L'union
contractée
sur sa terre de Vitry , en faveur de la chaD'autics
h Saint-Amé.
créanciers,
plus imWatier
ne lo laissaient
point en repos; notamment
par ses ancêtres
pelle dite Salve
patients,
Picquette,
fils de Watier
(I) itemay,/nrent.
et &m
et de demoiselle
Roeusse
Catel,
et
des sceaux de la FI., Paris, 1873. tn-l», II. no»{KMl
(il Arc!), municip, n« toi de 1a Table.
(3) ld.. n* 700.
—
neveu
et héritier,
par
Jean do Douai
duquel
Dès l'an
1369
171
—
sa mère, dé ce Jean Catel, à la bourse
fois recours.
avait eu plusieurs
avait
Picquette
du souverain
, Watier
attrait
son
débi-
le gouverneur
de Lille
bailliage
faits et raisons
et présenté
à celui-ci
les causes,
pour obtenir pouvoir
de faire exécution
sur
les biens du châtelain
,
lui. Suivant
en vertu de l'obligation
contre
qu'il
possédait
teur
devant
à
de juin 1371,
rendue
par le lieutenant
Douai du gouverneur
au profit de Watier
contre
Picquette,
ledit Picquette,
hérile châtelain
au nom et comme
Jean,
sentence
tier
du mois
de Jean
fut déclaré
Catel,
bien
« adhôritô
» d'une
sur le « gave » de la ville de
en blé à prendre
sentence
du «joedi en Pasqueres»(6
autre
avril)
née du gouverneur,
messire
Jean
condamna
payer
Catel.
audit
Watier
la somme
due
rente
Douai.
Une
1385, émade Douai
à
à la succession
de Jean
Le châtelain,
la chose en
qui ne désirait
quo traîner
devant
du noble et discret
longueur,en
appela
les«seigncurs
conseibdu
du 8 juillet
duc;mais
par lettres, en date à Paris,
aux gens de son Conseil
duc de Bourgogne
ordonna
1385,lo
de suite,
selon les usages du pays , le
entre Watier
de Douai, qui avait
procès pendant
Picquette,
ses supplications
adressé
à son souverain
châte, et Jean,
lain de cette
de la sentence
rendue
ville,
appelant
par le
à Lille,
de terminer
gouverneur
une somme
, qui
quo
l'avait
condamné
le châtelain
niait
à payer
lui devoir
audit
Watier
(1).
(1) Arch. départ., Ch. des comptes, U 910.010, 03f, 1031, 1033 et 13i6.
Invent, sont, I, pp. 169,170. 100,101 et Î63.
Contre l'appel interjeté par Jean de Douai, un mémoire fut présenté au
Conseil du duc, pour faire juger que le châtelain était mal appelant; ce
mémoire tst Ml, non-seulement en faveur de l'intimé, mais aussi pour le
gouverneur de Lille, e'est-à dire en faveur du juge dent on prétendait
appeler,
—
Voici
de Jean
partie
un
encore
de Douai
des biens
document
s'était
—
172
qui prouve
fait mettre
en
le créancier
que
possession
il constate en même
de son débiteur;
d'une
temps
mises
vivait encore en 1392: « Nefs et pontons
que celui-ci
en euwage
, aians cause de Mons»
par Wallier
Piquette
l'an iiij" et
chastellain
de Douay,
à leSaint-Jehan
Jehan,
aie Saint-Jehan
l'an iiij" et xiiij...
recevoir
xij (1392),pour
Bacqués
mis
» etc.
en euwage....
(1)
de temps après (2), ne laissant
point d'enfant de son épouse
Mahaut
de Le Vingne,
qui lui survécut
et qui devint
dès lors châtelaine
de Douai, de son chef.
Il mourut
Bien
que
peu
la filiation
entre
ce
dernier
ses prédécesseurs
ne soit
immédiats,
nière absolue
par des titres explicites,
de douter que Jean de Douai
possible
maison.
Nous savons qu'il en portait
le fief
non-seulement
qu'il possédait
nie, mais encore d'autres
maison de Douai,
comme
sur
le et gavle
Douai,
pour
justice
prompte
que
erreur
nous
pas établie
il ne nous
d'une
,
ma-
semble
pas
à laméme
n'appartint
et le nom et les armes;
la châtelleprincipal,
d'ancienneté
â la
provenus
la terre de Wasquehal,
la rente
etc.
d'une
Néanmoins,
par suite
pas bien la source , le dernier
maison
a été confondu
antique
cette
les châtelains
biens
» de Beaumez,
que grossière,
et
dont
erreur,
châtelain
de
on n'aperçoit
Douai de cette
avec
touche
no l'exposions
et définitive.
I Quoiun domestique
de trop près la maison
de
pas
ici,
afin
d'en
faire
fi) Cahier sur la couverture duquel est écrit : i Pappler des euwage»
mêlante le chasteUInede Douay ».—Arch. de la ville, n* 619 de la Table.
(i) Sur 1-3document précité, on lit ces passages, qui prouvent qua te
et pontons misé* en
châtelain Jean mourut avant le il juin l3l)t:iNef<
euwage par madame le chastelaine de Douay, à le Salnt-Jean-Bapllito l'»h
mil ecc iiij»et xiij.... Ihequés.... i etc.
—173
Voici
dans
elle s'est produite.
Dans
quelles circonstances
un manuscrit
de feu M. Guilmot,
Extraits
intitulé:
(pages
à la bibliothèque
de
211, 212 et 128), et reposant
publique
notre ville (n°l078),l'infatigablechercheur
douaisien
donne,
en partie,
de Douai,
funéraire
de la châtelaine
l'inscription
dans le tome I" de l'Épitaphier
de Maloqu'il copie, dit-il,
volante
annexée
à la page 417 (1);
tau, sur une feuille
cett8dame
comme « femme de messire
Jehan
y est indiquée
de
Douay,
suivre cette
Anselme
chevalier
fort
renommé
des réflexions
inscription
co mari fut son second
ditque
». M. Guilmot
suivantes
fait
: « Le P.
; il avoit été domesJean
Piau.
On lui
et s'appeloit,
tique du premier
je crois,
donne ici le nom de Douai
et on l'appelle
chevalier
fort
— On trouve,
la mésalliance.
dans
renommé,
pour cacher
l'état de la maison de Philippe
le Hardi de France,
parmi
et principaux
messire
ses pensionnaires
Jean Pioofficiers,
Ne serait-ce
de Douai,
che, chambellan.
pas le châtelain
Jean Piau ? Voir Histoire
de
que le P. Anselme
appelle
Charles
de Saint-Remy,
VI, par Jean
Lefevre,
seigneur
tome I, pago 101»,
Et plus loin (page 485), ayant
renconde l'usage
des fiefs en
tré, dans le Nouvel examen
général
tome II, page
France,
par Brussel,
(Paris,
1750,
in-4°,
« 19 janvier
1346. Joffroi
754) ce passage:
Piautt
voyer
du Mans, qui ètoit prisonnier
en Châtelet
de Paris,
pour la
ferme de ladite voirie »; toujours
de la même idée,
pénétré
M. Guilmot
te châtelain
de Douai,
Jean
ajoute : « pour
Piau
».
fasse du domestique
Or, il est faux que lo P. Anselme
Jean Piau, le second mari do la châtelaine
do Douai.
On
voit en effet,dans
VHistoire
et chronologique
généalogique
(Il La feuille a disparu du tome l" de cet EpiUphier, conservé » la Bibliothèque communale sous le n» 838.
—
delà
174
—
maison
de fira«ce, par le P. Anselme (Paris,
royale
tomo VI, pages 53 et 54), que Guillaume
de
1730, in-f,
et d'Alix,
dame de SaintNeele, fils puinè de Guillaume
fut«châtelain
de Douai à cause de sa femme » ; les
Venant,
celle-ci « Mahaut de Wavrin,
dame
généalogistes
appellent
de Goussancourt
de Goussan(1), fille d'Hector,
seigneur
court » ; et oes époux auraient
eu : Jeanne
de Neele, héritière de Saint-Venant
et du Sauchoy,
qui épousa : 1° Robert de Boulogne
du roi, seigneur
le Tirant,
dit
premier
qui testa
écuyer tranchant
en juillet
1415
du Tronquoy,
;
2* Jean Piau , qui avait
été domestique
de son premier
mari
bâtard
do
; 3° à plus de 60 ans , Robert,
Saveuse
n'en
avait
21 , et avec
, qui
pas
lequel
elle
vendit
Ainsi,
d'après
Jean Piau
tique
veuve
Saint-Venant
P.
de
Commines
(2).
domes-
le
lui-même,
n'aurait
de Douai,
pas épousé la châtelaine
de Guillaume
de Neele,
mais la fille de ce dernier.
Peut-être
le
à Colart
Anselme
dans
est tombé M. Guillaquelle
de
mot, provient
alors,
qu'il avait
que Jeanne
Neele avait été, à son tour, châtelaine
do Douai; ce qui est
une autre
comme
nous le verrons
tout
à
inexactitude,
l'heure.
Quant
que
à
l'erreur,
de l'idée
la rectification
précité de l'ouvrage
Joff roi Piau , Jean
faire au passage
prétend
de Brussel,
à la place de
pour mettre,
Piau , le prétendu
châtelain
de Douai ;
qu'il
(l; I..; 5 avril IH0, fat rfçue a la bourgeoisie de Douai Marie de Waviln
dite de Goi»aucourl, veuve de Jehan Lyauwart dit Birult, dont elle avait
retenu quatre cnfints. (Arch. delavitl-», 1" rcg. aux bourg., t» xvlij v«.)
Les généalogistes ont évidemment confondu notre Mahaut de Le Vingne avfc
cette Marie de Wavrin, dont ils ont Mt en outre une dam* do Ooisaucourt.
(i) < Noblo et puissant monieigneur Colhrt de Commines, chevalier,
souverain bailli de U conté de Flandres s, fll cette acquisition en 1138.
(Arch. départ., chambre des comptes, carton B 1531.)
—
c'est
une erreur
—
175
à cause delà chronoplus grossière,
aulogie : car l'individu,
âgé de plus de 25 ans en 1346,
rait certainement
fait un singulier
amant
et mari,
70 ans
plus tard, en 1416, alors qu'il aurait eu 95 ans passés I
encore
Au surplus,
M. Guilmot semble avoir abandonné
ensuite
cette idée erronnée,
châtelain
de Douai,
aurait
que Jean,
été un domestique
appelé Jean Piau ; car, dans le tome Ier
manuscrits
aux Archives
(page 55) de ses Extraits
reposant
de la ville, à propos
du
de l'acte de bail sus-mentionné,
1" octobre
il renvoie
à
1387, passé par le châtelain
Jean,
celui
du
16 janvier
de Neeloet
là
1395,passé
par Guillaume
châtelaine
de Douai, comme
nous le verrons
et il
ci-après,
: « Ainsi Jehan
était le premier
ajoute cette réflexion
mari,
et Guillaume
de Neele le second
». C'est une rectification
très-claire.
d'en
Avant
finir
maison
titre
de Douai,
de chevalier
lo dernier
avec
nous
ferons
de
châtelain
l'antique
en son honneur
lo
remarquer
sur
renommé,
qui lui était donné
à Saint-Amé.
Nous
de sa femme,
l'épitaphe
ajouterons
et sa gloire
aussi que sa noblesse
devaient
être bien éclatantes, puisque, longtemps
après sa mort, vers 1418 au plus
ou les exécuteurs
testamentaires
de la châtôt, les héritiers
telaine
avaient
consacrée
ci avait
fort
tenu
â rappeler,
de cette
à la mémoire
contractée
quo le souvenir
malgré un second mariage
deuxième
époux, Guillaume
princière
Enfin,
Saint-Amé,
l'inscription
l'alliance
dame,
avec lui ; alliance
autrefois
honorable,
dans
s'en
était
conservé
plus brillant
de Neele,
funéraire
que celletellement
très-vivace
,
encore ; en effet le
était de la maison
de Clermont.
sur
la pierre
au
milieu,du
bleue
qui
choeur,
se trouvait
étaient
en
l'église
un
représentés
—
et une
homme
restes
femme;
du châtelain
rence, c'était
funèbre.
Jean
elle
176
r^
recouvrait
de Douai,
la«représentation»quise
dont,
probablement
selon toute
trouvait
les
appa-
sur la pierre
DE LE VINGNE, châtelaine
de Douai (13931* de Jean,
châtelain
de Douai ; 2° de Guil14l8),épouse:
de Neele.
laume de Clermont
13.—MAHAUT
DE LE VINGNE : De...
billctôdo...
Nous
les armes
établissons
ainsi
à trois croissants
de la famille
do...
de Le Vin-
comde la châtelaine,
les sceaux et l'épitaphe
gne, d'après
vassal dé Bonde Le Vingne,
binés avec le sceau d'Olivier
dues en) 378(1).
de la
Qu'était-ce
que cetto famille ? était-elle
originaire
En 1401,
M'r de Le Vingne
châtellenie
de Lille?
, proche
de Rbubaix
tenait, du seigneur
parent de notre châtelaine,
et en justice vicomtière,
situé à Rouson fief de Le Vigne,
au Riez de la Alàquellerie
et au chemin
baix, aboutissant
de la Croisette
du Prêt (2). Selon toute apparenco,
elle était
nobiliaire.On
plus dotée de richesses
que d'illustration
du
toutefois
Mahaut
était cousine
que la châtelaine
seigneur
verra
noble
d'Inchy.
La châtelaine,
45 ans, se remaria,
vers
âgée d'environ
le noble chevalier
Guillaume
de Neele (fils puîné
1395,avec
de Guillaume
dé Clermont
dit de Neele,
d'Oifeseigneur
de Poitiers
en 1356,
et d'Alix de
tu.é à la bataille
dame de Saint-Venant)
Wavrin,
; c'est ce que nous apprend
mont,
(I) Arch. du parlem. de FI., greffe de Mélines, sac ne 1383.
(t) Leurldan, llist.dss sttgn. de Roubaix, Roubili, 1801» in-8o,p»i07.
—
—
177
un acte du
16 janvier
1395 (v. st.), passé devant
mayeur
et échevins
do Vitry :«Sont
venus et'personnellement
comGuillames
de Neclles,
monseigneur
parus nobles personnes
de Douay,
et madame
Mehaulx
de
çhastelains
chevaliers,
se compaigne
et espeuse,
chastelaine
dudit lieu,
à Vitry».Il
à celuici—
s'agit d'un bail semblable
« vendent
dessus : les époux
», pour neuf ans, au magistrat do Douai,
450 florins
d'or
à l'ôcu
moyennant
(faisant
Le Vingne,
demourans
50 par an, comme
yaues et pesqueries
dans
l'ancien
« toute
la rivière,
mouvans
des pons
bail),
qu'ils out à Vitery,
de Biach », etc., « avec le manoir
de le pécquerie
», que la
ville avait
déjà pour neuf ans, par un bail du 1" octobre
de ladite rivière,
avec lesjovenes
1395;«pour,
pesquerio,
chisnes qui n'arient
ledit terme » (1).
enseigne,
jouir pendant
Le châtelain
et
de Flines
l'abbaye
qu'ils
possédaient
juin
nant
1397, plaids
du souverain
le Gavenier
soutinrent
un
contre
procès
et winaige
»
au sujet de leur « tonncjieu
indivisément
sur la Scarpe
En
navigable
furent
tenus au château,
devant le lieute-
au sujet de l'arrestation
faite sur
bailli,
la Scarpo par ordre de Mfr d'Antoing
et
(comme
Gavenier)
de Nelle, « d'une nef et d'un baquetnapparMer Guillaume
tonant
à l'abbaye.
le jeudi
19 juillet
blirent leur droit
par la rivière,
L'an
ville
loue,
1398,'lo
, « hault
par cri
La sentence
1403,
do mener
jusqu'à
du gouverneur
fut
des religieuses,
au profit
leurs
Douai,
20 juillet,
homme
et
public
, pour
rendue,
qui éta-
biens, « à nef ou bacquet
»,
sans payer do redevance
(2).
échevins
do notre
pardevant
noblo
M<r lo chastelain
»
trois
ans,
à 29
livres
de
(l) Arch. municip., «• 6W de la Table.
fi> Arch. départ., Ch. des comptes, tnvent. som„ 1, p. J80.—Id., fonds
de l'abbaye de Flines. Cf. Hautcoeur, Cartul., Il, p. 719.
•
CHAULAISSDI DOUAI.
li
—
178
—
â
année, * les droictures
qu'il a et prend,
son hiretage,
sa femme,
comme
es nefs
Flandres
chaque
cause de medame
de c3?cste ville,
en l'eschevinage
par lo rivière,
et avoir chi après déclarés,
est assavoir : De cascune nef querquée
de laingne {bois), deux faissiaux
», etc.,
«et toute le droicture
en
à cause de vinage,
qu'il
prend,
amenant,
les biens
ledite
rivière
du 9 juillet
fils de feu
Hamelle,
1407, Jehan
devoir à «noble et puissant
M«r Guillaume
reconnaît
Par
acte
Jehan,
de Neelle,
lain
» (i).
chl',
chambrelench
du roi
nostre
sire et castel-
de
102 livres parisis,
de Flandres
monnoie
Douai,
,
ledit chaspour le cecsse du visnage et tonlieu
que prend
la tivière de Douai,
telain, à cause de se dite chastellerie.en
lequel vinaigo et tonlieu doit tenir, ledit Hamelle,
l'espace
de trois ans, rendant
par an 34 livres » (2).
Cet acte
est le deinier
où apparaisse
lo second mari de la
et celle-ci redevint veuve vers cette époque. Elle
châtelaine,
de Guillaume
de Neele,
n'avait pas eu non plus de postérité
de sorte que Jeanne
de Clermont
de Neelle, .héritière
de
Saint-Venant,
que les généalogistes
Guillaume
(3), n'a pu naître que d'un
Dans
précédent
une lettre
du domaine
Lille,
donnent
vers l'an 1400,
adressée,
de Douai à M" de la Chambre
il y a divers
renseignements
sur le
pour
fille
à
mariage.
par le receveur
des comptes à
» de
«quartier
fi) Arch. municip., actes en parchemin. Guilmot. Extraits, I, p. 153.
il s'agit Ici du tonlieu ou vinage qu'avait le châtelain sur la Scarpe.
(i) Id, contrits en chlrogr. Guilmot, Ettraits, III, p. 1273.
f3) Le P. Anselme, VI, p. 51, dit qu'il épousa Mahaut do Wavrin, dame
deGoussancourt et qu'il fut châtelain de Douai à cadse de sa femme; lo
généalogiste ne mentionne pas d'autre alliance. Il y a eu évidemment confusion entre notre Mahaut de Le Vingne et une prétendue Mahaut (lises:
Marie) de Wavrin, ainsi que nous l'avons déjà indiqué plus haut.
—
et notamment
Douai,
Mahieu
du
179
celui-ci
—
: la châtelaine
de
Douai
et
lèvent à leur profit le«\vinage»
d'Orchies,
ce pont (1).
â charge d'entretenir
deaRasse»,
Caulant,
pont
Depuis
meilleure
temps la ville et le châtelain
avoir
et ils semblaient
intelligence
quelque
l'un
plaider
contre
l'autre
; mais
c'était,
vivaient
renoncé
une
plutôt
En effet', la grosse"question
paix définitive.
de Vitry était toujours
en suspens,
malgré
à M" de Douai;
successifs
passés par le châtelain
qu'une
rivière
éclata
en l'année
Douai
disaient
en
à
trêve
do
la
les baux
l'orage
De la part de la ville, on procéda
au plus beau temps
comme en plein
moyen âge, comme
des guerres
les bourgeois
sortirent
en armes,
privées;
marchèrent
sur Vitry, où ils entrèrent
de nuit pour détruire
de
les écluses ainsi que d'autres
ouvrages,
que les échevins
1409.
préjudicier
aux droits
de la ville.
Là dessus,
devant
la justice
royale,
plainte de la châtelaino,
portée
et grand
arrestation
de deux bourgeois
do Douai;
procès en première
instance devant le prévôt deBcauquesne
(2)
* et en
de Paris.
appel au parlement
Durant
celle
ce grave débat,
du comte de Flandre
surgit une
et d'Artois,
intervention,
puissante
à qui déplaisait
beau-
du pouvoir
coup l'action
royal sur ses propres
sujets ; on
sait en effet que la politique
des ducs de Bourgogne,
les
nouveaux
du pays, était d'éteindre
insensiblement
seigneurs
la puissance
du roi dans
leurs
possesssions
patrimoniales.
fl) Arch. départ., Cb. des comptes, 8* reg. des chartes, fo \j<>vj vo.
Invent, som., Il, p. 149, col. î,
(î) La prévôté royale de Beau^uesne, l'une des prévôtés foraines du Inilli*ge d'Amiens, comprenait, dans s«n ressort, lus comté* d'Artois cl de
. Flan-Ire; elle s'étendait donc, le long do l'Kscaut, Jusqu'au delà deOmJ.
Kilo avili été Instituée par le roi Philippe* Augnst\ Le prévôt conmlsnilt
des ras roya< x, sauf appel nu parlement de p.iris. (Bouthors, Coutumts du
bailliage d'Amiens, U, p. 191.)
—
Uno mission
do cachet,
180
sous formo
courtoiso,
—
do lettre
close
ou
lettre
par lo duc Jean Sans Peur à la
mai 1409),pour
la prier do so désis-
fut doncadresséo
chàtelainedo
Douai(10
ter :
« De
conte
de Flandres,
par le duc do Bourgoigno,
d'Artois et de Bourg*. — Chiôre et bien améo. Pour ce quo
certain
aucuns de n" villo de Douay,
depuis
temps onçà,
à
de nuyt,
en v" rivière,
ont esté armés et embrunchôs
'
do
do
et
de
fait
cause
la
terre
vous appartenant
à
y
Vitry,
ediflices
et autres
escluse3
rompu et despeciô les vénielles,
avons,
par vertu
do M«r le roy,
des lettres patentes
que sur co avez obtenues
deux de nos subgets d'icelle nre villo do Douay sont détenus
Et encores préprisonniers
par le prevost de Beauquesne.
Nous vous prions, et néanttendez à plus avant y procéder.
estans
en ladite
rivière.
Comme
entendu
trôsacertes,
mandons,
que sur ce vous vueillez désisaucuns
à ceste cause,
ter et cesser de plus avant poursuit',
serons
dcsdis de Douay, jusques
ad ce que prochainement
moins
ferez très singulier
plaisir ,
de
nous le ferons
envers
nous,
n,e ss'
Chière et bien amée,
très bon cuer et voulentiers.
soit garde de vous. Escript le X* jour de may l'an mil cccc
et neuf. (Signe) Sauls.— (Au dos) A nre chière et bien amée
par delà. En quoy faisant,
chose voulez
ot se aucune
la chastellaine
Une
sous
autre
la môme
de Douay,
lettre,
dato,
nous
dame
de Vitry
(1).
identique
conçue dans une forme
fut adresséo par le duc : « à nr" chier
et
et
Nous vous prions
bien amô le seigneur
que
d'Inchy
sur ce vousvueillez
désister et cesser, et faire désister et cesde plus avant
ser la devant dite chastellaine,
v" cousine,
» (2). Nous verrons plus loin que le seigneur
poursuir
(i) Lettro close en papier, aux Arch. do la villo, n« 730 de la Table.
fî) Id., lay. 1W.
avait traité
d'Inchy
lenie après elle.
avec
181
-
sa cousine,
pour
avoir
châtel-
la
les paities,
réussit
à accommoder
de Bourgogno
Les condid'une aliénation
de l'objet
en litige.
au moyen
au profit do la villo, par « noblo
tions do la vente à lairo
lo terre et rivière
la châtelaine
de Douai,«de
damowmadamo
Le duc
de Vitry»,
furent
lior, medemiselle
novembre
venredi22
Lo 31 janvier
do la
«scel
Mehault
arrêtées,«présent
de Betencourt
1410
en l'ostel
1409,
ledite
suivant
(v. st.),
<
» d'Amiens,
baillye
de Lo Vingno,
Mgr Guillaumode
M«r do Lo Vigne,chevase fille,
et medemiselle
chaslollainc
Neelle,
temps de sa vie chevalier,
do Vitery»,
vendit sa mairie
seigneur
demeurant
contrat
nbblo
le
•».
à Vitry
sous
passé
dame
dame
madame
do feu
de Douay,
veuve
de Saint-Venant,
à présent
au profit
lo
au
la
on
villo
do Vitry,
do la comde
mune do Douai. Dès lo 12 du mémo mois,
lo parlement
saisi do l'affaire,
du jugement
du prévôt
Paris,
par
appel
de Beauquesue
contre
les l>ourgcois
de Douai,
vu l'intende se concilier,
tion des parties
avait mis l'appellation
au
ni frais (1).
néant, sans amende
Aux teimes
du contrat
du
31 janvier
la châtelaine
1410,
3200
écus , co qu'ello
à
vendait,
moyennant
possédait
: « mairie,
héritaVitry «comme son aqueste»,savoir
terres,
ges, rentes,
franchises
l'évêque
maison
soing
rivière,
autres
revenues,
et libertés
d'Arras.
N'était
quo elle a audit
». Les échevins
yauwes
choses,
la rivière,
drois,
justice,
seignourie,
tenue
en coterie do
», ladite mairie
pas
dans la
comprise
tenue de Saint-Calixe
vente
de suite
«de
lieu,
devaient
et pesquerie,
tantost
après
jouir
prcslement»,et
lo trespas
do
(1) Id., no» 733, 731 730 de la Table.
« le
do Chiladite
de « toutes
ladito
damo
les
».
~
—
182
de la rente
dont
la mairio
était
Indépendamment
envois
l'évêque,
elle était
après : à l'abbaye
et un « tiercheron
de Saint-Aubort,
» de blé, avec 20 rasières
on outre
un chapelain
de Saint-Amé,
grange do Vitry; etau curé
deux
char,'éo
rentes
ci-
grevée des
37 rasières
uno
muids
coupe
d'avoiuo
; à
de blé livrés
en la
du chastel
do Vitry,
18 rasières
2 coupes et 2« tiercherons»do
le
blé, 10 rasières d'avoiuo,
tout livré en la dite grange
20 sols parisis
, plus
(I).
L'ensemble
do ces rentes
ne devait être à la charge
des
le décès
Douaisiens,qu'après
do Douay joiront
entièrement
delà
venderesse,«quant
de touto ladite mairio
lesdits
».
Le rouleau
en papier qui contient
les clauses du projet
de vente est muni, en trois endroits,
en
d'un sceau plaqué,
cire rouge,dont
voici la description:
âla
De....bWeté
de.,.,
bordure
de
et trois
croissants
visible
seulement
à moitié
cachés
sous l'écu
décrit
son
brochant
au
coupé,
adossés de
lambel
et celui
ci-après.
sur le premier,
semé
i,r, de
; au 2', de.....
de trois pendants
de
de
à dextro
A dextre,
en manière
de
trèfles
en pointe
étant
invisible,
celui
un autre
ècus-
de parti ; il est
à deux bars
de....,
a un écuen
Légendo:
abîme
S.
de
etau
Mahault
son veuvage,
durant
châtelaine,
était à ses armes et à colles de son second époux. On sait en
do Neele porte : De gueueffet que la maison
do Clermont
Ainsi
le sceau
de
la
les, semé de trèfles d'or, à deux bars adossés du même. Elles
sont ici brisées (en forme de coupé, au lieu d'un civ.rteléj do
d'un lambel, comme
celles de Wavrin,
brisées elles-mêmes
portait,
vrin,
en
de Fiance
1364, le maréchal
sire de Saint-Venant
(2).
Robert
de
Wa-
Cf. Preuves, n* XXXIII, XXXVIIÎ, XLVI. XLIX, LXIII, LXV.
(2) Cf. le P. Anselme, VI, pp. 46 et 706.
*flj
—
—
183
aux trois personnes,
à l'acto
Quant
qui furent
présentos
du 22 novembre
des proches
do la
1409, c'étaient
parents
châtelaine.
Nous avons donné plus haut un renseignement
sur
lo chev.ilier
selle
de Le Vigne
de Bétencourt,
fomme
de
seigneur
Mahaut
de
occasionnés
a été payé
de madame
Bôthencourt
La demoiou de Le Vingne.
ou veuve
d'un
gentilhomme,
en
Lo
Vingno;
par l'alfaire
«à Msr d'Inchy,
car
Cambrôsis
dans
était
,
un
compte
des
soeur
de
débours
do l'achat
pour
de Vitry,
il est dit qu'il
Mad" de Betancourt,
soeur
la châtelaine,
100 couronnes
», et
par accord,
fait à « madame
» a été effectué
a présents
que le paiement
» (i).
Me d'Inchy,
Martin
de Goy et autres
Dans
un acte
daté
du jour
de la Madelaino
(22 juillet)
Mmas Le Monnyer,
bailli de madame
Mo-
1413, figurea7Vi
haut de Le Vingne,
l'exercice
des droits
chastelaino
de
Douai
do la ville
sur
le vaste
a propos
do
terroir
appelé
des
s'étant
gens do Lalaing
ou de fouir do la terre,
aux
Frais-Marais;
depuis
de l'herbe
d'y faucher
dits:
»,
« au
en
Marisson,
et un cours
entre
l'échevinage,
permis
endroits
la rivière
de
dit
le Boussart
; au
Scarpo
d'yauwe
qu'on
Grant mares,
dit
en plusieurs
le lieu qu'on
places, emprès
été emprisonnés
dans la Vièze tour
les Arsins
», ils avaient
et condamnés
les céréà aller sur les lieux pour accomplir
monies
d'usage,
échevinale
vendu
résulte
à la juridiction
(2).
La châtelaine
château
du tort causé
en réparation
mourut
de Vitry,
sa châtellenie,
des documents
au mois
eu viduité
de mars
et assez
1418
en se la réservant
âgée,
en
(v. st); elle
sa vie durant;
son
avait
cela
ci-après.
(I) Archives do la ville ; Guilmot, Inventaire analyl., III, p. 1193.
(i) Arh. d* la ville; Guilmot. Invent, analyl., II, p. 473; n» 755 de la
Table.
-
184
—
un procès qu'eut,
en 1422, avec la villo, lo nouveau
il dit quo « leu M,r d'Inchy,
son pèro, acheta
la
châtelain,
de madame
Meehastollenie,
depuis certain
temps enchà,
Dans
hault
dame
raient
do ladite
do Le Vingne,
pour en jouir après la mort
et son fils demeu; que alors ledit feusoignour
d'Inchy
à cinq ou six lieues de
en la ville et chastel
d'Inchy,
demeurait
à Vitry,
à deux
Douai;
que ladite vendoresse
ladite vendition,
ladito deflieues de Douai; quo auparavant
et qui faisoil,
functe estoit anchienne
simple
femme
par
ladite chastellenie
; quo après le
gens eslranges,
gouverner
ledit feu M*r d'Intrespas de ladite feue dame, qui survesqui
son père,
chy,
» (1).
actuel
L'an
la
chastellenie
vint
es mains
du châtelain
lo 5 mai, comparut
devant
échevins
Jaquedo Douai,«et
mart Bel, bourgeois
remonslra
que, en temps
Mehaut de Le
passé, il avoit presto à noble dame Madame
en son vivant
de Douay,
la
chastelaine
deiTunte,
Vigne,
somme
do 15 couronnes
d'or de Franco.
Et depuis,
ladite
dame,
1422,
elle
estans
recongnut,présent
mart
Bel ledite
icelle
ladite
devers
depuis
somme.
en ion
pluseurs
lit mortel,
en la villo
personnes,devoir
la causo dite.
pour
somme,
de vie à trespas,
sans
Et depuis
so seroit
les exécuteurs
du testament
lui
trais
faire
do Vittry,
audit JaqueEstoit
satisfaction
allée
de
fois
plusieurs
et eulx requis
d'icelle,
et
somme.
A quoi ils eussent
et sont prest de le payer,
des
par
de ledite
que il fust contentez
ont respondu
que ils estoient
biens de l'exécution,
où cas qu'il appara deuement
que ce
lui soit deu. En requérant
à nos dis pers {les échevins),
à
olr les tesmoings,
grant instance,
que il leur pleuist
que
sur ce il administreroit
de ladite somme,
pour le vérification
(1) Archives de la ville; Guilmot, Inventaire analytique, I, p. 320.
—
et quo
lettres
si avant
que
do certification,
—
il peust
avoir
apparoir,
si avant
pour lui valoir à sa preuvo,
Et sur ce, nosdis
pers, en ottemprant
do co
donroit.
que raison
à la requeste
dudit Jaquemart
serement
Du
: sire
Bobert
Caignicourt,
185
ot Maroie
feroit
Bel,
Puch,
oiitoy
et examiné
preslro,
demourant
cappelain
à Vittry,
Mauduito,
icelui Jaquomart.
par
de
tes-
Par lo déposition
produis
par
leur est apparu que, ou mois de mars
qui fu l'an
desquels,
elle estans gissans
de Lo Vigne,
1418, ladite dame Mehaut
en
en son lit, atainto de maladie
en son hostel
corporelle,
moings
au
devoir
recongnut
emprôs
Douay,
dénommé
ladite somme
Bel, lui estans presens,
Jaquemart
de 15 couronnes
d'or, pour prest à elle fait par icelui Jaquemart, à deux fois, volt et ordonna
que, si ello aloit de vie à
lo villo
do
Vittry
biens ,
sur ses plus
quo il fusl payez,
appareils
somme ; et a\a,lendemain
d'icelle recongnoissance,
ladite dame de vie à trespas.
De laquelle
recongnoissance
et de la prosècution
Bel nous
dessus dite, yceli Jaquemart
trespas,
d'icelle
lettres.
requist
Lesquelles
accordées
» (1).
ces
présentes
nous
lui
avons
son souvenir
Longtemps
après le décès de la châtelaine,
était encore religieusement
à Douai par quelques
conservé
à se louer
de cette
personnes,
qui avaient eu sans doute
noble dame.
Ainsi
du 29 août 1425,
par un testament
Ernoul
de Goy, bourgeois
de Douai,
fonda,
pour être dit,
en tel lieu et par tel prêtre
testamenquo ses exécuteurs
taires voudront,
un « trentel
» (une trentaine)
de messes de
en faisant
Requiem,
prier
exprès pour l'âme de défunte
Madame Mehault
de Le Vigne, jadis
de Douai.
chastelaine
(1) Arch. de la ville, reg. aux contrats, 1421-14*3, f» 30.
Le mémo, qualifié
vela cette fondation
cetto
fois écuycr,
bailli de Douai,
du 23 août 1438
par testament
En l'église collégiale
on voyait une sépulture
un homme
représentés
avait
une
estoit
où il était
de
écrit
moult
noble
de Douay et fem* de mess* Jehan
nommé.
lan 14..
Qui mourut
Du côté de l'homme
à trois
renou(1).
de Saint-Amé,
au milieu du choeur,
bleue, où étaient
basse, de pierre
et une femme ; et â l'entour
il y
lame de cuivre
La dame
-
186
étaient
que
ligné,
de Douay
ces armes
: De...
:
chastelainc
chlr fort
re-
billetédo...
croissants
Et du côté de
do...,
qui est de Le Vingne.
la dame:
Un écu on losange,
ci-dessus,
parti, le l'r,comme
et le 2J, écartelô,
aux 1 et 4, do Clermont
de Neele ; aux 2
et 3, de Wavrin
brisé d'un lambel de trois pendants
(2).
C'était
la tombe
telaine
de Douai,
de Douai, et en
Neele,
sire
de Madame
Mahaut
veuve
en premières
secondes
noces de
de Le Vingne,
noces do messire
messire
châJean
Guillaume
do
do Saint-Venant.
14. — BAUGOIS, chevalier,
do Douai (1418-1450),
époux
D'INCHY : Fascô
d'or
seigneur
d'Agnès
et de sable
et châtelain
d'Inchy
de Heilly.
de six pièces,
à la bordure
de gueules.
Antique
Nous
châtellenie
maison,
avons
vu
passa
illustre
en Cambrésis
et en Artois.
que c'est encore
par une vente,
que la
de la famille de Le Vingne
dans la maison
(i) Id., reg aux contrats. I424-1423, f» 126 v».—Id., testaments en chirographe. Guilmot, Extraits, III,p. J140.
(i, Guilmot, Extraits divers mss., n° 1078de la Bibl. de la ville, pp. 211
et à 12. D'après un Epitaphier de Malolau.
—
187
—
; la châtelaine
qui était cousine du soigneur
vivant
traité avec lui, probablement
d'Inchy
vers cette époque-là,
et lui avait vendu son office féodal, à
la condition
de le conserver
tant qu'olle
vivrait.
Toutefois
co ne fut point co seigneur-lâ
à Mahaut
de Le
qui succéda
Mahaut,
en 1409, avait
d'Inchy
mourut
Vinguo,
puisqu'il
1415 ; mais ce fut son fils,
comme l'appelle
Monstrelet,
ce dernier
que
fut
Il y avait,
dans
fut vendue à Douai
24 avril
1433,
à
la
bataille
« le jeune
eu
d'Azincourt
seigneur
»,
d'Inchy
il nons apprend
aussi
quand
fait prisonnier
à la même
bataille
(l).
la collection
du président
Bigant,
qui
en 1860 (2), une charte
du
intéressante
ainsi : « Baugois,
d'Incommençant
seigneur
de Douay,
chastelain
et nous Agnès,
dame
chy, chevalier,
dudit lieu d'Inchy,
de Ueilly et do Pas en Artois,
de notre très honnourô
et doublé
espeuso
seigneur
» Ces époux
nommé.
Salut.
en fief, au
érigent
do Pas, fils de feu Pierre,
Chariot
les biens situés
que ledit feu Pierre avait tenus en « censsel »ou
femme
et
dessus
de
profit
à Ueilly,
à
coterie,
et du pré Fla-
du champ nommé les Larabergues
l'exception
du consentement
de Révérend
Père
en
got ; « à condition
Dieu notre
très honneré
M* 1 {l'abbé) de Corbie,
seigneur
nous tenons en parrie notre terre de Heilly, à cause
duquel
de son église».Les
deux sceaux ont été arrachés.
est
Heilly
un village
D'après
707,
708,
du canton
de Corbie,
Carpemier
{Histoire
858),
Baugois
arrondissement
d'Amiens.
de Cambray,
tome II, pages
marié à Agnès, « dame de
d'Inchy,
fl) Chronique, Paris, Renouard, 1859, in-8», III, pp. 113, 120.
(2) Catalogue des livres, manuscrits etc., p. 1%, w> 12. Cette pièce
repo-e actuellement aux archives départementales, où on l'a placée dans le
fonds de la Chambre des comptes. Elle est analysée inexactement dans
l'Inventaire sommaire, 1, p. 364, col. 1, et la dv ,e de Heilly y est appelée
dame de Ailly.
-
188
-
ot do
», serait fils de « Jean, sire d'Inchy,
de Rivery
de « Gérard et de Laurence
», et pelit-fils
de La Plancquo
du pèro do Bau»; mare .quant au prénom
fait
très-certainement
erreur:
car nous
gois, Carpentier
avons
dans
lo fonds
vu, aux archives
dépaitementales,
Holly
N
et do Pas
homme
, un acte de « noble
Guerard,
seigneur
chevalier
», du 9 mars 1401 (v st.) ; et vers 1415,
d'Inchy,
messire Gérard,
seigneur
d'Inchy»,
portant les armes pleines de sa maison,
littéraire
était de l'association
connue
»
sous
le nom de « La Cour
amoureuse
de France
(1) ;
c'est donc Gérard
et c'est lui qui fut
qui périt â Azincourt,
lo père de Baugois.
d'Anchin
Baugois
d'Inchy
au grand livre do
figure honorablement
les
chevaliers
dévoués
à
la
bril-
l'histoire,
parmi
lante maison de Bourgogne.
de temps
après sa captivité,
En
il
1417,
c'est-à-dire
bien
peu
Jean
lo duc
accompagne
de France
contre les Arma-
dans son expédition
Sans-Peur,
gnacs. Ses gens, logés au village de Sours, à deux lieues de
où il s'était
retiré «pour la sûreté de son corps »,
Chartres,
furent assaillis
durant
la nuit;
un grand
par les Armagnacs
nombre
furent pris et l'ennemi
même
de l'étens'empara
dard
du seigneur
dont était «go uverneur»lo
bâtard
d'Inchy,
de Thian.
Mais ni lo frère du seigneur
ni ledit
d'Inchy,
bâtard n'avaient
été pris ; ce dernier
jura de ne pas revenir
sans savoir « quels gens o'étoit qui emportoient
l'étendard
de son seigneur
misa leur poursuite,
avec quel»; s'étant
il atteignit
les ennemis,
ques troupes
qu'il avait pu rallier,
les mit en complète
déroute et recouvra
l'étendard
(2).
Le 8 juillet
1421,
le seigneur
d'Incy
accompagnait
le duc
H) Bibl. nation,. Ms. fr. 10469, p. 10. — Cf. Souvenirs de la FI. xcall.,
XV, p. 156.
(2) Cbroniq. anonyme, imprimée à la suite de La Chronique de Monstrelet, VI, pp. 236, 243.
—
de
Bourgogne
Philippe
allortrouverle
d'Amienspour
fut du
Baugois
d'Inchy
vaillammont
combattirent
gens
août
du
dauphin,
tandis
1421),
gnons s'enfuyaient
nant leur seigneur.
devant
la ville
Parlons
lain;
le
celui-ci
Bon,
quand
roi d'Angleterre
nombre
petit
avec le duc
à la rencontre
à Mantes(i),
chovaliers
qui
des
Philippe,
de Mons en
do Calais
défendue
de ses
d'abord
mentionnons
par
faits et gestes
châtelain
qu'avaient
peut-être
lieu.
ne
L i
Vimeu
(30
ot mouvant
l'acquisition
de Brebiôres
(2).
comme
et puissant
1419, « noblo
seigneur
voisine
chevalier
terre
», d'une
d'Inchy,
alors le « manoir
du Mares
qu'on
appelait
nomme
lo château
du Gônois;
aujourd'hui
à Corbehem
contre
les Anglais
juillet
situé
partit
des capitaines
bourguique la plupart
lâchement
au premior
abandonchoc,
En 1436,
il se trouvait
avec le duc,
maintenant
et tout
—
189
châte-
que fit, le 2
monsr
Baugois
de notre
ville,
» et que l'on
c'était
un fief
(3). Lo nouveau
do Vitry
d'été
la maison
,
plus
des siècles,
ses prédécesseurs,
euo,
pendant
lo manoir
du Mares
était-il
destiné
â en tenir
possédant
A peine est-il en fonctions,
il
qu'aussitôt
cès avec la ville, pour revendiquer
certains
de la banlieue
et les chemins
pâtures
appelés
entre
en
prodroits
sur les
» et
« flégards
». Une
plantis
et notamment
le droit de «
«waresquaix»,
sentence
arbitrale
du 14 septembre
la contes1422 termina
« noble et puissant
entre
tation
monsr Baugois,
seigneur
chastellain
de Douay
», et les
chevalier,
seigneur
d'Inchy,
échevins
de la ville ; elle reconnut
à celle-ci
la propriété
(1) Id., VI. p. 296.
(2) Monstrelet,
IV,p.6C; V, p. 246.
(3) Souvenirs de la FI. vallonné, Douai, 1861, in-8», !, p. 135.
—
des arbres
lain
croissant
la propriété
sur les marais
de ceux
existant
la porto Saint-Eloy
jusqu'au
à l'endroit
c'est-à-dire
où
mouvant
de la châtellenie.
confirma
cet arbitrage,
L'an
1422
1427,1e
ou pâtures,
et au châte» hors
sur les « warechais
« Saut
se
bonnel»
(saulo borne),
fief de Plachy,
de la gouvernance
trouvaille
Une sentence
en conséquence
de«lottres»émanées
de Douay,
chastelain
ched'inchi,
de « Baugois,
seigneur
valier et chambellan
do
26 septembre
—
190
M"
le duc
de Bourgogne
dovant
échevins,
châtelain
»,
«lu
(1).
13 décembre,
Baugois,
seigneur
d'Inchy»,chevalier,
Jehan
fils do feu Jacques,
d'Arras,
et Gillot
«
mons'
de Douai,
Le
Machon,
« salus », créent
200 florins d'or nommés
uno
moyennant
rento do 22 « salus
de
», à deux vies {2). La constitution
rente viagère était l'un des modes usités alors pour contracter un emprunt;
et il est probable
et Le
que lesdits d'Arras
Machon,
cipales,
dansl'acto
comme
quoiqu'indiqués
n'étaient
en réalité
quo les cautions
le véritable
châtelain,
que du temps.
emprunteur
: c'était
parties prinsolidaires
du
aussi
uno prati-
Le 20 juin 1435, « sire Jean duFay,
procureur
prestre,
de hault et noble M" d'Inchy
de Douai,
», châtelain
pour« navieur
de la somme
suit Pièrot d'Arras,
», en paiement
de 40 sols,
« pour l'eu wage
80 muys ou
nef, portant
à Piérart
« laquelle
Du Sentier,
environ
», qui appartenait
au droit dudit chastellain,
en l'an
nef fut mise en euwage
et des droittures
et
1431, et duquel euwage
pour ce deue
à payer,
ledit Pierot d'Arras
estoit demouré
appartenant
pleige
{caution)
dudit
Pierart
d'une
(3).
fl) Arch. municip., no 791 de la Table.
(i) Id., contrats en chirogr., Guilmot, Extraits, III, p. 1309.
(3; Arch. de la ville, reg. aux sentences de l'échovinage de 1435, f» 13.
-
-
191
non moins
Lo châtelain,
quo ces prédécesprocédurier
feudaavec un autre
fut longtemps
en contestation
seurs,
U y a, aux
do Saint-Albin.
le seigneur
Douai,
m!;:
en parch
ou rouleau
archives
do la villo, un rotulus
entre» noble et
relatif
à un procès â juger par les échevins,
et noble
homme
M*r d'Inchy,
châtelain
do Douai,
puissant
» (i).
do Saint- Aubin ctdeFresnoy,escuier
Johan,seigneur
taire
de
il s'agissait.
Les échevins,
»du bailli de Douai, avaient
ctacalenge
vidu demeurant
à Escarpe)-lez-Douai:
Voici
co dont
livres
dedouisiens
ladite
amendo
et banisseraont,
au droit et pourflit
sur
les
poursuites
un indicondamné
1° «en
de
amende
x
du cas,
l'exigeanco
de M" le duc et de sa
selon
de lx sols un denier
de Douai»;
2*«en autre
amende
do la ville
et ce, pour avoir foui sur lo warescais
douisiens,
de
et de la rivière
et èchevinage,
assez près d'Escarpel
ville
Scarpe,
seconde
derrière
amende,
Jehan
procureur
nait au fief delà
des
l'abbaye
M" d'Inchy,
de Raincheval
» (2).
châtelain
de
Prés
de la
A l'égard
Douai,
ou
son
apparteprétendait
qu'elle
ceux
tel droit, de tous
châtellenie,«ayaut
sur
et entrcprendent
de fouir
et chacun
qui s'entremettent
et dudi;
sans autorité
de loi {du magistrat)
le warescais,
de « Jehan de
chastelain»
;mais Jehan Du Pont, procureur
escuier,
Saint-Aubin,
rie de Saint-Aubin,
Douai»,
disait
seigneur
au lieu
au contraire
que
de la juridiction
dit Delà
qu'on
etseigneuen
l'iaue
son maître
les mêmes
avait
où
de Saint-Albin,
et que l'endroit
en sa juridiction
1435 (v. st.),
Le 14 janvier
l'on avait foui an était.
après
« pour
fut faito à quinzaine,
remise
l'exposé de l'affaire,
droits
flj Id., lay. 108.
f2) La première abbaye des Prés se trouvait hors de la ville, contre les
g|;icis,entre le vieux chemin menant à Dorignies et à Escarpe],et la Scarpe;
l'endroit où elle s'élevait s'appelle encore aujourd'hui le «champ do la Croisetto », Elle fut transférée en ville l'an 1477.
-
-
102
»; le 2 juin 1436, noupreuve offorto par les parties
velle remise
à quinzaino
durait encore on
(1). Lo procès
mention
1437, d'aprèsuno
ajoutée au dos delà senjuillet
et
lo châtelain
tence arbitrale
intervenue
en 1422 outre
faire
la
ville.
les
unes
On
voit
dans
donc
les
combien
autres
les
étaient
enchevêtrées
des
attributions
prin-
villo ; nouvelle
feudataircs
de notre
preuve
cipaux
do co quo nous avons répété
fois déjà, quo ces
plusieurs
de la prévôté,
du Gavèno
différents
fiefs de Saint-Albin,
avec la chàtellenio
,
etc., si souvent eu conflit inextricable
devaient
grand
leur naissance
fief du châtelain
Il y a d'autres
1436 et 1437,
à des « eclissements
» successifs
du
do Douai.
lo tribunal
en
échevinal,
procès devant
dans
nous trouvons
lo châtelain
lesquels
engagé.
« Sur ce quo nagaires
Jehan
de Baincheval,
procureur
de hault
et noble seigneur
de
monsr
castellain
d'Incy,
et aussi
Douay, et do monsr de Montmorency
{Gavenier),
Jehan
à cause de sou fief qu'on
dist l'esculier
Cordewan,
en la ville de Douay » (voir 6e chapitre
, article 1"), etc.,
«• Jehan
» et autres « sergans à vergo » (serPaitimoulliet
« pour le droit et portion appartenant
de ville),
en
« a voient fait adjourpropriété à ladite villo », demandeurs,
nor Jehan Lo Verd , marchant
do sel,
et à l'encontre
de
des droits de winage
de sel, pour la part
luy, fait demande
gents
de chacun
d'eul.x, d'une
en cesto ville, défendeur
venu
clos et fermé
navée
de sel admenée
, lequel soutient
en touniaux
ou queues,
par le rivière
que son sel étant
il ne doit rien » ;
fl) Ar:h. de la ville, reg. aux sentences de 1435, fos 88 et 159.
—
uno sentence
du
18 août
193
1436
—
le condamne
à payer
l'im-
pôt (1).
Le procureur
du
possesseur
« pour
avoient
l'office
fait
du châtelain
et do M. do Montmorency,
le
fief de l'Eculier
et le procureur
de la ville
des sergens
à vergue de la villo, demandeurs,
adjourner
et manans
à Douay,
chacun
pour
» des marchands
défendeurs
co qui
gées do sel ». Les défendeurs
que pour une seulenef,«mettant
naige,
do sol,
« bourgois
d'eux le wi-
, prétendant
lo concerne,
de deux
ne prétendaient
en fait qu'ils
nefs char-
payer le droit
auroientacaté
ou pays lo querque
de uno nef do sol, portant
28 quartes,
mesure
du pays, qui est querque
commune
pour une nef,
selon
l'anchien
usé
et entretenu
en
usage et coustume,
telo
marchandise,
lequelo querque
amener
par le rivioro , tout en une
de
nef,
de Gant jusques
on lo ville deTournay,
fait mettre
ledit
sel en deux
Tournay
sel ils avoient
jusqu'à
et en
nefs
, en
fait
et
Gant,
le ville de
dellàulte
fait amener,
à'eicarpoise
(2j, et dudit lieu,
par le rivière,
en le villo de Douay,
en paiant,
à tous les passages
là où
est deu, tel droit qu'il est acoustumé
de paier pour
winago
une nef seulement
». Ils concluaient
à no pas payer plus,
et le procès fut jugé en leur faveur,
lo 15 octobre
1436 (3).
noble et puissant
sei1445, lo 17 novembro,«hault,
M»' Baugois
dudit
lieu et
gneur
chl*, seigneur
d'Inchy,
chastelain
de Douai
« le droit de
», loue à un particulier
et vinage que a,à présentledit
chevalier
à Raisse,
pontenage
En
fl) Id., reg. aux sentences do 1436. f» 33.
(2) On appelait ; nef es.vupoisa » un bateau de dimensiuu fixée, destiné
à naviguer sur la Scarpe et non ailleurs.
f.'V Arch. municip., reg. aux sentences de 1430, f» 57.
CHÂTELAINS
SE DOPAI.
13.
—
194
—
.
en tels droits, profils et droitures
qui s'en
et que on a acoustumé
prendre et avoir,
chacun an,
ce de trois ans, en rendant,
de Flandres
monnoie
peuvent escheyr,
le terme et espa36 livres
parisis
» (1).
Pour ne rien omettre,
signalons des travaux exécutés à la
Vieille tour, par ordre du châtelain,
vers 1450, ainsi qu'il
ressort d'un article des comptes de la ville (2), ainsi conçu:
du Payage,
et Jehan de Court,
escuyer,
fait à eulx,
chastelain,
par les
pour l'accat
bailly de M'le
six hommes,
ou nom de la ville, de xij navelées de roulle
et moillons,
sur la place de la viese
que avoit ledit seigneur
Payé
« à Robert
pans de murs ,
il a fait démolir
et abattre
sur ledite place ,
que nagaires
accatè au prix de quatre
livres chacune
navelèe
prinse
audit lieu. Font xlviij livres. Plus ung monch
de autres
tour,
venant
pierres
de plusieurs
corbeaux,
dits murs
lvj livres
du demolissemeut
chimaies,
et autres
fâchons,
coiriaux
ediffices
de certains
si comme
et aultres
d'illecq
seulles,
listeaux,
venant des-
parties
: viij livres.
:
-
».
Au surplus,
le vieux
passés, devenait de jour
Somme
témoin
muet
monument,
en jour moins habitable
des âges
et plus
malsain.
Une épidémie
l'attenqui y régnait attira même
tion du magistrat,
à cause des dangers
couraient
les
que
Le 6 avril 1456 (v. st.), en
misérables
qu'on y enfermait.
« pour ce
le bailli et les échevins
consentent,
«quaresme»,
de maladie
de
que esdites prisons y a, de présent, mortalité
ce que les gens qu'on enverra
«es prisons de
impedimye»,à
la ville, que on dist en le viese toqr»,puissent
être enmenés
fl) Arch. de la ville, reg. aux contrats, 1443-1448, fe 03 vo.
(t) Arch. de la ville, reg. aux comptes, 1480-1, semaine du 16 novembre
1480, fe 6» v*.
—
195
—
sa propre maison,
Poulie, bailli du châtelain,dans
par Pierre
sauf à lui â en répondre
long(1). Nul doute que, depuis
n'avaient
fui cette demeure.
temps , nos châtelains
Nous
en avons
date de son décès.
en 1467,
Gavenier
Groisilles,
épousa,
— PniLippE,
châtelain
de Douai
15.
et époux:
C'était
notre
la
; on ignore
Baugois
d'Inchy
L'une de ses filles , Antoinette
,
d'Inchy
de Montmorency,
de
seigneur
Philippe
aussi
dernier
de Douai.
(Voir 4* chapitre,
article
III.)
chevalier,
,
de Saint-Pol.
un grand
châtelain.
à la journée
le roi Louis XI) força
chevalier
avec
et de Pas
seigneur
d'Inchy
fils de Baugois
d'Inchy
(1450-1464),
1° de Marie de Blois, 2' de Marguerite
de Luxem-
bâtarde
bourg,
fini
seigneur
que Philippe
,
d'Inchy
il avait été fait
Jeune
capitaine,
de Dieppe, quand le dauphin
(depuis,
à lever lo siège de cette
Anglais
que son père, il
ville, le 15 août 1443 (2). Plus heureux
ennen'avait
dans les rangs des anciens
pas dû combattre
mis de la France.
Lors
belles
les
de la guerre
du duc Philippe
le Bon contre
Gantois qui étaient
venus
Audenarde
assiéger
la Pâquode
1452 , le seigneur
miers qui répondirent
à l'appel
fut beaucoup
moins honorable
d'Inchy
de leur
fut l'un
prince.
à la bataille
de
les re, vers
des
preSa conduite
Montlhéry
(Ij Arch. municip., cartul. R , f» 75. Cf. 988delà Table, où l'on a Imprimé impedivine au lieu doimpedimye, épidémie. Encore on mot, prétendument nouveau, à rayer des glossaires.
(I) Monstrelet, Chronique, VI, p. 80.
On trouve aussi un Eustache d'Inchy, armé 'chevalier, en octobre 1437,
quand les Bourguignon? assiègent Le Crotoy défendu par les Anglais. (M„
V, p. 313.1 Est-ce un frère ataé de Philippe et qui serait mort jeune?
—
196
—
son jeune
où il prit la fuite, abandonnant
de
le Téméraire,
dès le commencement
seigneur
la panique
l'action;
jusqu'au
pont de Saint-Cloud
l'emporta
et de là jusqu'à
Pont-Sainte-Maxeuce
, sur l'Oise , où il
(16 juillet
tomba
1465),
Charles
au
des gens du roi,
pouvoir
de l'armée
capitaines
bourguignonne,
signal d'une fuite houteuse
(1).
avec
autres
plusieurs
qui avaient donné le
Le chroniqueur
dote assez curieuse
aussi une anecJacques Du Clerc rapporte
sur « Fhilippe,
sr d'Inchy
», qui, ayant
a fille du sr de Treslon
sa femme,
» , se
en Hainaut
vers l'an 1460, par un imposteur,
abuser,
qu'on ap-
perdu
laissa
un spirite:
celui-ci
faisait croire que la
a et feit faire au sr d'Inchy
lui apparaissait;
moult
elle , et dire
messes
pèlerinage
pour
plusieurs
maintenant
pellerait
défunte
de
et donner
aumosnes
». Tout le monde,
d'ailleurs,
plusieurs
« par toute
la comté d'Artois
cette erreur
et ail-
partageait
leurs », « mesme
fut appréhendé
et en
l'évêque
diable
les princes
et seigneurs
». Cet individu
à Inchy,
mené à Cambrai
dans la prison de
fin de compte
brûlé
comme « familiô
du
» et hérétique.
veuf de Marie de Blois,
fille du seiPhilippe
d'Inchy,
avec Marguerite
gneur de Trélon,
prit une seconde alliance
do Luxembourg,
du trop fameux
bâtarde
comte de Saintde France,
en 1475 (2).
Pol, connétable
décapité
(1) Jacques Du Clerc, Mémoires, II, p. 19. III, pp. 29 et 30, IV, pp, 164,
173 et 171; Bruxelles, 1&15, in-i«. — Jean do Unyn'iB, Us Mémoires, Mon?,
isi2,in-8o, l,pp. 15 et M.—Cf. Ms. 631 d* la Bibl. publique de Douai, f»88
vo; Chronique de h maison do Bourgogne et de la ville de Douai, 1369li/7, compo«t5par un Douaisien, apres l'an 1480.
Annotes
(if Turph, Comitum Tercanensium (comtes de St-Pol)
hislorici. Douai, 1731, in-So, p. 270.
On sait que lo connétable était seignour d'Oisy , ville 1res-rapprochée de
la terre d'Inchy en Artois. En 1434, notre Philippe d'Inchy était gouver*
ueur et bailli d'Oisy.
—
197
—
était parIl y avait peu de temps quo Philippe
d'Inchy
mois d'avril
venu à la châtellenie,
1450, il exerça
lorsqu'au
dans une expédien personne
les devoirs
de son office,
certains
tion entreprise
par la commune
pour aller détruire
faits
ouvrages
«oultrelo
Scarpe,
sart,
par
en alant
vers
les moines
chastelde
Lalaing
d'Anchin,
vers
Raisse,
» ; il y avait
de la
lo long
le fossé du Bouset
là « rouillies
do plat l'un
de quesnes
et de halos, couquiés
empechemens
la navisur l'autre»,ainsi
que des plantations,
qui gênaient
aet ne pooient
les nefs passer que àgrant
gation,
péril ». La
dans le registre,
NoelPollet,
longue relation
qu'a
consignée
du lundi 13 avril
de l'expédition
confor1450, après Pâques,
entreprise
par la commune,
à l'antique
mément
constate
usage,
qu'y ont pris part : le
et
les échevins,«
messins Phe, s" d'Inchy
lieutenant-bailli,
second
clerc
juré
de laville,
de Pas,
chastelain
de Douay,
avec ses varlets,
chevalier,
de
sire Jehan
du Fay,
son receveur
A Douay,
chanoine
de la
de laville,
des archers
du grand
confrérie
des « navieurs,
serment,
carpentiers,
» etc. La relation
constato
pionniers,
bosquillons
authentique
:
observé
ordinaire
a été soigneusement
que le cérémonial
Saint-Amé
», les deux
«Et
clercs
lieutenant,
tappa, ledit
au nom de M" le duc. Et
faire
ledit
demolissement
le premier
cuignô,
cop d'une
fist
ledit seig'
chastelain
puis,
depuis lo point du
(1). Et y mon,
à solel couchant.
Et s'en revinrent,
les eschejusques
et officiers, soupper
en halle, et les ouvriers
vins, chastelain
furent
».
paiez de leur journée,
paine et sallairo
jour
(1) < Nous ou nos baillieusde Douay, parto chastelain de Douay et par
les hommes ou |.ar le eommunité du le ville de Douay, soumes tenu et
atteinte* portées a la propriété des mirais,
serons plainement&.imender»les
pâtures et eaux dépendant de la banlieue. (Charte du comte, du mois do
mal 1141. Cartol. T, f' siiij; no'43 do la Table.)
—
198
—
par un bon
les généraux
aux frais du peuple,
n'était
n'avait
du reste présenté
aucun
danger ; l'ennemi
avait
d'un seul moine , qu'on
apparu
que sous la forme
et en affectant
de ne pas le
laissé parler sans lui répondre,
, qui
L'expédition
repas que s'offraient
devait
voir, conformément
entre les chefs.
au
ainsi
plan
se terminer
de campagne
arrêté
la veille
M'
ajoute encore : « Quant tout fu défiait,
chastelain
de Douay,
fist prendre
tous lesdis had'Inchy,
en deux
les fist mettre et querquier
los, quesncs et pillos,
ou trois nefs qui là estaient,
et les fist, par ledite rivière ,
La
relation
à lui appartenans,
les fist mettre et desquerquer
à le Viese tour,
ce que les maipour
riens , sourfaix et empechemens
sont à son droit,
et il les
admener
doit
à Douay.Et
faire hoster
Dans
une
comme
et démolir
à ses deppens
» (1).
du mois
judiciaire
1462, faite par des officiers de la gouvernance,
tion de Jean Le Couvreur,
bailli du châtelain
information
de septembre
il est quesde Douai
(2).
est surtout connu chez nous par la vente
Philippe
d'Inchy
au profit de la ville. Cette acquiqu'il fit de sa châtellenie,
sition fut, pour les échevins,
une importante
affaire, qu'ils
traitèrent
avec soin et sollicitude,
En novembre
à-dire
il y eut « conseil » de la ville, c'esta régnants
» convoquèrent,
suivant
les résolutions
les
d'un intérêt
majeur,
1463,
les échevins
que
l'usage usité pour
deux échevinages
ou
précédents
nombre
de notables
qu'un certain
vins. En cette assemblée
, il fut
(I) Arcb. de la ville, cariai. II. f* lij.
fl)H.,lay.89.
les
deux
laissés
exposé
« tours
», ainsi
au choix des éche-
qu'on
savait
que
—
« Mr Phe, seigneur
d'Inchy,
avoit intentionné
vendre
sa
entendait
l'achat
pourfitable
melloit»,
Il fut résolu
faire
que
Le
de
ladite
-
199
chastelain
chastelenie
chastelenie
la ville • ; et que
pour
en demandait
« la somme
d'acheter
se pouroit
marché
fut
de Douay,
voloit et
de Douay ; qu'on
estre
bon , utile et
« M'de
qui s'en
francs ».
Vilers,
de trois mille
la châtellenie,
la meilleur
«pour
pris
».
conclu,
• bon
ladite somme,
le jeudi
moyennant
l'hôtel de la Teste d'or,
« où estoient
»
de Vilers.
1463,
» ,
en
s" d'Inchy
et
werp , bon
i" décembre
lesdits
argent
Le jeudi
23 février
1463
nouvelle
réunion
du
(v. st.),
le prince
le
faisant des difficultés
conseil,
approuver
pour
à cause des arrière-fiefs
de la châtellenie
contrat,
, qui lui
« Messieurs
devaient
le service
militaire.
de la Chambre
des
avoient
comptes
1'
que M le duc ne soufse les
ledite chastelenie,
dit et adverli
feroit
point que la ville possessastde
fiefs qui eu sont tenus do lui demeurent
les hommages
« qu'on
résolu
».
ne lui demeurent
de avoir
poursuivra
s*r lo duc lesdits
à mondit
délaissant
tenus
En
conséquence,
ladite
chastelenie,
tenus
de lui, sans en riens
ne autre
avoir son otroy » (i). L'autorisation
lettres
du 3 mai 1461 (2).
patentes
Afin
do fournir
claration
« auditeurs
par
Mf
fut
passée
toute
de lui,
fiefs
chose
du duc
fut doniiée
aux
du roy en laville
». « Nobles
le bailli d'Amiens
en
et hommaiges
,
paier à lui pour
acquéreurs,
1464
, le 3 juin
et cité de Therowane,
garantie
à Térouane
et que
il fut
demoiselles,
une
par
dé-
, devant
establis
demoi-
(I) Arch. de la ville, le' reg. aux Consaux, ht 1* v» et 16.
(Si Id., n« 1058de U Table.—Van* le compte de h ville de 1404-1465, la
da;e du S juin 1464 est donnée comme celle do l'acquisition de la châtellenie.
—
selle Jehenne
d'Inchy,
2G0
-
vesve de feu Anthonno
Quieret,
en sa
et
de Ramecourt
et de Pipemont,
et seigneur
1
seureurde
Mer Philippe
chevalier,
seigneur dudi
d'Inchy,
lieu d'Inchy
et cha'stellain
de Douay; et d,1Ie JehenneQuiedemoiselle
Jedudit feu Anthonne
et de laditte
refte,fille
vie escuier
« fils et seul
d'Inchy
», exposèrent
que M*r Philippe,
hifetier
d'Indo deffunct
, seigneur
monseigneur
Baugois
et à
autrefois
, à sa soeur Jeanne
chy », ayant abandonné
la terre et seigneurie
de Beaumont,
vade celle-ci,
l'époux
henne
terre avait
laquelle
parisis de rente,
été promise en mariage
par feu Mgr Baugois à sa fille Jeanne;
elles consentaient
toutes deux à ce que M«r Philippe
pût
environ
lant
aliéner
droit
cent
livres
la châtellenie
de Douai,
et
elles
renonçaient
à tout
sur elle (1).
Pour
autant
l'histoire
de nos
compléter,
que possible,
il ne nous reste plus qu'à examiner
ont
châtelains,
quelles
été leurs résidences
diverses
tant à Douai qu'aux
environs.
Nul
doute
leur
que la Vieille tour n'ait été, à l'origine,
demeure
habituelle
on
; à chaque
pas, dans leur histoire,
en rencontre
la [preuve
évidente.
Témoin
cette chapelle
tenait
à
qu'ils y avaient
fondée, et que chaque
génération
enrichir
héréditaire
envers Saint; témoin cette générosité
n'oublions
Amé, leur paroisse;
pas non plus les précautions
que prend
ni fenêtre,
un châtelain,
de faire ni « huis
pour défendre
ni vue, ni«salie»,ni«basecambro».nianokiere»,
»,
1260 il cède à Saint-Amé
une
«pardeversletor»,
lorsqu'en
de son manoir de la Vieille tour. Preuves,
n° LXI.
parcelle
Ce devait
antiquo
être
uno triste
cependant
avec ses murs épais
monument,
(1) Arch. de la ville, n« 1000de la Table,
demeure
quo
cet
de 20 à 25 pieds,
—
avec
sa cour
201
et sombre
humide
—
un
avec de
puits,
malheureux
voisins I Un tel séjour
ne
prisonniers
pour
convenir
du XI» siècle
et
rudes
pouvait
qu'aux
générations
fut une
duXlle.Aussicroyons-nousqu'ausièclesnivant,qui
de transition,
époque
que celles de leurs
comme
les châtelains,aux
moeurs
commencèrent
prédécesseurs,
moins
âpres
à déserter
d'en disputer
le séjour
aux
prison et cessèrent
au XIVe siècle,
il n'est
confiés à leur garde;
de leur présence
en la Vieille tour.
question
leur
reux
tout
D'après
douaisiennes
leur
quitté
dans
Gramaye,
, les
sombre
ses recherches
châtelains
tour,
auraient
pour
du
plus
sur les Antiquités
très-anciennement
dans
s'installer
malheu-
un
vieux
ma-
à un endroit
rebâti,
, au minoir, qu'ils auraient
agrétJde
« la Motte
». (5e
c'était
de Saint-Aulbin
lieu des prairies;
article I.) Peut-être
l'hôtel
de Saint-Albin
leur
chapitre,
servit-il
à sortir
manoir,
de maison
la belle saison les invitait
, quand
de leur Vieille
nous verrons
tour; en effet,
quo ce
situé hors de l'enceinte
tous les
fortifiée,
possédait
agréments
absolument
d'été
de situation
, d'étendue
tour. Nous
à la Vieille
le fief de Saint-Albin
, etc.
avons
, qui
établi
manquaient
1097
qu'en
déjà séparé de celui de la châtellenie; donc, au XII* siècle , il no peut déjà plus être quesde nos châtelains
en l'hôtel de Saint-Albin.
tion du séjour
En
était
1260
, le châtelain
dans la partie du village
siècle et au XVI*,
cette
vait
« château
appelée
à côté du château
nos
châtelains
était
avaient
avait
un
« manoir
» à Goeulzin
du Hainaut;
au XVe
dépendait
résidence
de nos châtelains
antique
qui
du Petit-Hordaing
»; celui-ci
de Goeulzin.
Dès
principal
dans
ce village
des possessions
s'éle1225
impor-
tantes.
Ils paraissent
s'être
,
habitués
, au XIII*
siècle,
à passer
,
—
l'été
202
de Vitry; les châtelaines
douairières
Hawit
en juillet
de Boisin
1257 et en mai
y résidaient
au château
et Jeanne
de
1286; l'église
paroissiale
teau sont dotées de fondations
du châtelain
tament
fût dans
bituelle,
cette
Wautier
terre
qu'ils
ils eurent
quand
le châtelain
tour;
châtelaine
hostel
—
Jean
Mahaut
en le ville
aussi,
Signalons
gère aux châtelains,
transportèrent
complètement
son
y avait
déserté
domicile
résidence
leur
en
haVieille
; la
« eh son
1387
comme
seivi de résidence
ayant
passala
durant
le XIII" siècle et le XIV,
dans la maison
venue, par un mariage
de Wasquehal,
de Douai.
derniers
leur
leur
de Le Vingne
en 1418,
mourut,
de Vittery
Douai ».
emprès
terre
aux
Quant
rien ne révèle
et la chapelle
du châen 1296, par le tespieuses,
il semble
VI. Enfin
que ce
Vitry
châtelains,
séjour en notre
les seigneurs
c'étaient
ville;
,
d'Inchy
du reste
des personnages
de la cour des ducs de Bourgogne,
auprès
les retenaient
des charges
de palais.
U est même
desquels
tirées de son éloignement
probable
que des considérations
de notre
ville,
ne furent
tion, prise par le seigneur
tellenie
de Douai.
à la déterminaétrangères
de se défaire de la châd'Inchy,
point
—
DEUXIÈME.
CHAPITRE
FIEFS
DU
TENUS
A
ET
MOUVANT
DIRECTEMENT
ville
le précieux
de
Douai,
:«J'ai
neuf
CHATELAIN
L'ORIGINE
DU
DEPUIS
Dans
—
203
DOUAI
1404.
dénombrement
du
DE
CHATEAU
15 août
de la châtellenie
1369,
le châtelain
de
la
s'exprime
de moi cer-
de fief, qui tiennent
en fief, à certain
tains héritages
relief, les uns â 60 sols, et
de parisis
Ci après,
à sept sols et demi
la
les autres
des hommes
de fief que j'ai, pour ma castelenie
déclaration
ainsi
de Douai
conte
vaut
Sur
peut et doit
mes hommes
hommes
fiefs, j'ai telle justice
que à visEt je puis faire bailli pardeappartenir.
de fief ou par mon seellet
».
lesquels
Les renseignements
de Douai,
que nous
sur
les arrière-fiefs
trouvons
dans
de la châtellenie
le dénombrement
prél'année
1464 ,
de la châtel-
dès
que,
plus importants
mise à l'acquisition
condition
par suite d'une
ces fiefs relevèrent
lenie par la ville de Douai,
immédiateet qu'ils
ment du château
et de la cour féodale du bailliage,
cité,
sont
d'autant
so confondirent
avec
les autres;
il eût
donc
été très-difficile,
—
en l'absence
manière
du document
certaine
quels
fiefs de la châtellenie.
Selon
la coutume
fiefs mouvant
Douai
avaient
directement
, les possesseurs
semblent
avoir
après 1464
châtellenie
mains
de l'an
féodale
—
204
d'uno
1369, de déterminer
les arrièreété, à l'origine,
de Douai,
du château
des
le droit
de relief
des
se payait
au Temple
;
anciens
arrière-fiefs
de la
aussi
ce droit entre les
acquitté
du receveur
du Temple;
mais en 1572,
un bailli de
manifeste
l'intention
de percevoir
au prodésormais,
fit du roi,
le relief
dû,
« quand
les vj ou vij fiefs et hommages,
la chastellenie,
esclichez
d'icelle
au demaine,
pour
estre
tenus
En
avait
1369, le châtelain
L'étudo
de ces neuf fiefs fera
ils eschêent
à relever,
par
estre tenus de
quesollaient
en 1464, et joinctz
et unis
» (1).
miement
du chastel
neuf
feudataires
ou
vassaux.
des articles
suivants
;
l'objet
il est à remarquer
d'entre
eux ne se retrouque plusieurs
vent pas à une époque
; its auront
,
plus moderne
disparu
soit par le rachat
de charges
et de services
féodaux
, soit
autrement.
I.
A rrière-fief
du prévôt
de la ville de Douai ; le prévôt,
vassaidu
A cause de sa basse justice,
doit une
châtelain,
— Extinction
rente en monnaie
douisienne.
de la rente et
du fief.
« Et premier.
Le pré vos t de Douai...
est mon homme...
Me doit,
lo prévost
de Douai,
14 livres
de douisiens
de
(I) Arch. départ., Chambra des comptes, compte
1573-1673.
du bailli de Douai,
—
—
205
de quoi il est homme
rente,
Telle est la déclaration
faite
nombrement
trouvé
ayons
châtelain.
Ceci
vient
lige à moi de la basse justice ».
dans son dépar le châtelain,
de 1369 (l),qui
est le seul document
que nous
touchautla
vassalité
du prévôt
vis-à-vis
du
encore
à l'appui
la prévôté
répété souvent,
que
brement
de la châtellenie.
de
ce que
n'est
ancien
qu'un
cette séparation
Quand
nous
avons
déjà
démem-
s'opéra,
de son fief du
le possesseur
de l'office de prévôt tint le gros
souverain
de Douai, comme le châtelain
lui-même
la loi féodale; mais la prévôté ainsi créée fui chargée,
fit de la châtellenie,
d'une rente de quatorze
livres
: c'était
au proen mon-
naie
de laquelle
fut affecté son
garantie
douaisieime(2),pour
droit de basse justice (3e chapitre,
outre le
article 1*', lû);en
à la juridiction
du
prévôt fut soumis,
pour plus de sûreté,
«dece dernier;
en
il devint l'un des « hommes
châtelain,et
il était jugé
rente,
par
on a détaché
», les vassaux du châtelain.
Quand
de la châtellenie,
sans doute au profit d'un cadet,
cas de contestation
ses«
pairs
la prévôté
il semble
de
qu'on
vassalité
au
touchant
cette
se soit efforcé
d'imposer
nouvel
féodal,
office
certains
vis-à-vis
caractères
do
l'office
primitif.
Des points de contact
si nombreux
entre
qui existaient
la prévôté , le Gavène,
lo
ces offices féodaux, la châtellenie,
fief de Saint-Albin
ont
à l'évidence
, il ressort
qu'ils n'en
formé autrefois
, lequel,
qu'un
seul, tenu par le châtelain
(i; Cependant, en 1370. le prévôt «lisiit et répétait tenir si batte juillet,
avec s;i prévôt. 1, du comte de Flandre lui-même, cl en un seul fief. (.' cliap.,
JU. l«lo.)
(i) Cette stipulation de monnaie dooaisienne prouve que la rente remontaita une époqne très reculée; dés lo Xlll' siècle, l'usige s'établit de créer
des rentes en parisis, an lieu da doulsiens, lesquels tombèrent peu & peu
en discrédit.
—
XIe siècle, la châtellenie
ment le vicomte
{vicecomes,
de la ville de Douai.
gneur)
au
Dans
la suite
—
encore
était
intacte,
du comte
lieutenant
par
le
ainsi
châtelain,
doui3iennes.
livres
pas la seule possession
à l'origine,
vassal du châtelain
(article
IV), qu'il
terres sises â Sin
lesn"
n'en
l'et
tint
aussi
quand
son d'Antoing,
d'abord
Briffoeul
alors
que
de la
pour laquelle
; nous verrons
rente
de
le prévôt
plus loin
le fief de Briffoeul,
en
consistant
Ces deux
fiefs occupent
même
et Dcchy.
2° dans
la nomenclature
formaient-ils
en deux,
ou du sei-
étant
, la prévôté
arrivée,
par
de puissants
ceux-ci
seigneurs,
rachat
ou autrement,
des devoirs
Ce n'était
fût,
véritable-
des .temps
entre les mains
succession,
se seront affranchis,
de vassalité
envers
quatorze
206
de
1369.
Peut-être
été divisé
seul,
qu'un
qui aura
fut attribué
à un cadet de la mai-
en possession
de la prévôté.
H.
du métier
et des cordondes tanneurs
Fief de la justice
— Documents
niers de Douai ; clains et respeux.
curieux.
— Extinction
— Famille
du
Toulet, de Goy et Audefroy.
— La justice
à la châtellenie.
du
fief par ré-incorporation
métier
subsistait
encore
en 1789.
de Goy, fus Wibcrt,
est mon homme,
pour la
de Douai,
a ses échevins,
justice des cordewaniers
laquelle
des cordewaniers,
de clains et de repeux....
qui connaissent
60 sols pariItem.
Ai-jo, sur la justice des cordewaniers,
« Heuvin
sis, chacun
an,
et 28
paires
de souliers
de vache,
au jour
.
—
saints
Simon
et Jude
lain,
contenue
dans
207
—
» C'est
la déclaration
son dénombrement
du
châte-
de 1369.
la châteà cause de son office, et madame
Le châtelain,
du
avons-nous
laine , sa femme,
étaient,
dit, protecteurs
dont ils garantiset des cordonniers,
métier des tanneurs
le
et en échange
de cette protection,
saient les privilèges,
certaines
redevances
; au XIIIe siècle,
payait
alors que tout était sussans doute auparavant,
ou même
avait inféodé à
d'être concédé
en fief, le châtelain
ceptible
et en
la justice
du métier,
en clains
cordewanier
quelque
ladite
rente de 60 sols et de 28 paires
respeux,
moyennant
métier
leur
de souliers,
heuses,
ainsi
estivaus,
que sous la réserve
etc. (1" chapitre,
de ses droits
article
en soilers,
1,10°).
voici un document
curieux
A ce sujet,
, de la seconde
ou ban
moitié du XIII' siècle; c'est une sorte de règlement
de Douai,
le droit et
édicté par les échevins
pour constater
les obligations
du métier (1).
« Nous
rente que Jehans
Toulés
ke,dele
ki leur estaus prendent
de lui, li doivent
tient, ke toutchil
au ban de le ville , et
1. sestier dou milleur
vin de Douay,
faisons
assavoir
de lui,
li doivent,
xxxv.
prendent
sures de Douay,
uno paire de
par an, et cascuns
douysiens
cauchiers
par an. Et se par tant ne pooient iestre
payet
doit le chastelaine,
xxviij. paire de cauchiers,
que Jehans
toutchilki
leur
il le deveroient
estaus
parfaire.
» Et si ne puet nus ki soit en ceste ville pendre
cauchiers
ne les saisisse comme
hors de sen huys , ke Jehans
Toulés
au dit des eskievins
s'estaliers
dou mestier,
siens,
jusques
se il le pent pour vendre.
(I) Arch. de la ville, no 314 de U Table.
Guilmot (luvent. analyu ms., l,p. 237) dit, en (été de sa copie de ce document, que le métier des tanneurs et des cordonniers comprenait aussi les
torroyeurs, les marchands de cuir et les savotlers.
n'est,
—
—
208
Et se li justiche
semont,
par lui u par sen message,
de ses justichaules,
pour faire le loy de le villo, venir i doit.
Et se il ni venoit, si corn il est, il est enkeus,
deviers lo jusEt se on voit homme
tiche, en fourfait de .xxv. douysiens.
en péril,
ville,
li justiche
lo doit amener,
pour
les eskievins del raestier.
pardevant
» Et si doivent,
traire as eskievins
lieskieviu
» Et les .xxxv.
mestier
et
li justiche
,
il leur doinsent
de lo villo et
ke
pryer
estendre
et aaisier
là u il se puissent
plache
del
faire lo loy de le
ke li eslalier
douy.
doivent
à le justiche,
il en doivent
.xxj. douy. à le nuit saint Simon etsaimJude,
et ki, celé nuit, ne paierait
à le justiche,
il serait en fourfait de.xxv.
Et .vij. douy. au Noël et ,vij.
douy. lendemain.
à Paskes.
» Et si repaireut,
li eskievin
en le halle, pour plache querre,
del
mestier,
se on remue
pour ij coses,
le markiet,
et
pour enqueste.
» Sachant
tout que li justiche
del mestier doit à le contesse de Flandres,
toutes les eures que ele vient en cheste
séjourner
.iij. jours u plus, .iij. paire do sollers
Et de chou, li doit ele tierche
livrison à' lui
de tel bien ki vient à court.
Et se li doit le rente
ville, pour
eschevilliés.
tierch
waraudir
enviers
tous
hommes,
se ou tort
leur
faisoit.
» Et si doit li justice,
le castelain
do Douay,
.xij. paire
de sollers lachis, par an, et unes lieuses de vaque, au Noël,
de cordewan,
Et le castelaine
et uns estivaus
à Pasques.
,
tous com il doit à le con.xij. paire de sollers escevilliés,
lesse. Et se li doit
deniers
sollers
.xxviij.
paire de sollers de valse, pour .ij.
en doivent rendre
à cheus ki leur
douysîens,que*il
liverront.
Et si doit-on
vins dou mestier.
El si doit,
rendre
ces sollers
li castelains
pour
eskie-
et li castelaine,
—
—
200
warandir
cest
mestier
et cheste
rente,
tort
as us ot as
coustumes
que
faire,
rente
que
se nus
il
doit
leur
en voloit
aler,
le
par
»
il en rechoivent.
de Douai,
celui qui « le rente
Toulet,
Ixmrgeois
del mestier
tient », ou « le justiche
», était alors vassal ou
un
homme
du châtelain,
à cause de cette justice
; il portait
à l'échevinage,
en
très-vieux
nom douaisien
; on trouve
Jehan
1201
U72,unJeanTolez,etde
» avaient
« cordewaniers
Les
dbîïKles
juges « allaient
des échevins
de
auprès
une sentencede
donc
à enquête
la ville.
Il
y a,
tribunal
Tolés,
spécial,
Ie3 cas difficiles,
aux
archives
1337,du«procaindiemence
de mai,
qui fut rendue
do le justice
(i),
l'As-
devant
par les « eschiede Douay
», après avis de ceux
en l'eschievinaige
de Douay
».
l'an
ainsi
des cordewaniers,
de Douay,
pardevantseseschievins,
sour .j. autre,
de Ix s. parisis,
desenclain,
que
ses convenenches,
un
», dans
au mois
sention»,
vins le justice
le chastelain
qui « à ce tamps
régnoient
de la difficulté
commence
L'exposé
court
un Thierry
à 1217
sechuissor
: « H avint
qui
est
que
uns
en le
le chastelain
homs
clama
et maintint,
en le fondation
li voloit
tenir
qui il clamoit
li eut couvent
qu'il
par devant
» Au dos du pardou clain
boine gent, il se déporterait
: « Dit fu et
sont l'enquête,
l'avis et le jugement
chemin,
kierkiet
dou sens de maislre,
rendu
en plaine
halle par
eschievins
do Goy,
du châtelain
pour
famille
à une
»
de Douay
Heuvin
nait
telles
fils de Wibert,
qui en 1369
la justice
des « cordewaniers
patricienne
dejiotre
ville,
était
vassal
», appartequi
portait
(1) Arch. de la ville, layette aux anciens privilèges, n» 42S de la Table.
DKDOUAI.
CHATELAWS
14'
-
-210
un fascé vivre (I). En 1379,
il affermait
â
pour armoiries
un tcordewanier»,
« on
pour 27 livres par an, sa justice
tant do sollers comme autrement
tous proutis
» (2).
En
do Douai,
1440, c'était Jehan A udeffroy,
bourgeois
à raison
de douze livres
à un
qui louait,
l'an,
toujours
« cordewanier
dist des cordewaniers,
•, a sa justice queon
tasneurs
et chaveliers,
avec tous les droits et de
, coureurs
à cognoissanco
des eschevins
amener
dudit
à
Audeffroy,
cause
d'icelle
justice,
toutes
arretz,
adjournemens
oudit office. Et si sera
prinses,
et autres
exploix qu'il appartiendra
tenu de faire et payer à son Irait
sadito censse, au jour saint Simon
per tel qu'il est acoustumé
et avec lui, sy luy plaist,
et leur clerc » (3).
Nous
avons
et despens,
chacun an de
et saint Judde, uug soupde faire, oit sera ledit Audeffroy
Jes douze
eschevinsdudit
mestier
encore
un
trouvé, aux archives
municipales,
concernant
acte curieux
la justice
de ce métier
(4); c'est
une convention
du 5 octobre
dans les cir1443, intervenue
constance.*
suivantes.
Un marchand
de
Valenciennes
a clain, arretz et demande
» sur la personne
neur de Douai, pour une somme de 2100 livres,
fait
«certaine
avait
d'un
tan-
à cause
do
de laignes, lequel clain et arrest fait
et cordewaniers
des tasneurs
de la ville do
par la justice
eschevins
d'icelle
à
Douai,
présent
justice
appartenant
Jehan Audeffroy,
de Douai
». A raison
l'uisné,
bourgeois
duquel
marchandise
exploit
« et à cestecaute
»,
le tanneur
douaisien
(1) Cf. Dem ty, Incent. des sceaux de ht Flandre, I, no 4)39, le sceau de
< Heuvm de Guy, l'aine, fl.s de fe., lleuvin », de l'..o 13.0.
(2) Contrais en chirogr. aux archivesdn la vilie. Guilmot, Extraits, t. III,
p. «07.
(3) Id., pp. 1339-1310.
(4) Reg. aux contrats, 1113-1418, fo 4 K
avait
ôté-mis
et détenu
tice ». Mais
«par
prévoyant
force ou autrement
211
-
es prisons
prisonnier
le eus où le prisonnier
», avanl le jugement,
de 1 uluo juss'échapperait
Jean
Aude-
et celle do ta justice,
demande
à être
pour sa sûreté
les chances
contre
do sou prisonnier;
d'évasion
garanti
celte garantie
lui est donuéo
devant
échevins
de la villo,
froy,
par deux
bourgeois
et un tanneur.
Do cette
il ressort que le vassal du châtelain
convention,
à cause de sa « justice
des cordewaniers
devait,
», avoir une
comme les deux grands
feudataires
prison
pour dettes,
qui
aussi une « justice de clains et de respeux
exerçaient
», le
de Saint-Albin
prévôt de la ville et le seigneur
; il ressort
» mettait
aussi que ce « justice
alors peu d'empressement
à
son office, sans douto parce que les émoluments
accomplir
n'étaient
plus en rapport
lui incombaient.
11 n'est
tard, lorsque
1464, on trouve
cordonniers
réunie
plus
s'étant
poration
consenti
avec
les
et les peines
risques
donc pas étonnant
que,
vingt
le châtelain
vendit son office à la ville,
la justice
du métier
des tanneurs
et
qui
ans
en
des
au fief de la châtellenie,
cette ré-incoreffectuée
volontaire
, soit par un abandon
de la justice,
soit par une senpar le possesseur
tence de la cour féodale,
de son fief un
qui aura dépossédé
vassal en défaut d'accomplir
son office.
L'un
des soins
des échevins
, quand
un bailli
ils curent
acheté
la
fut de commettre
do la justice
du méchâtellenie,
tier des tanneurs,
de présider
la « cour » échevinale
chargé
du métier,
aux lieu et place de l'ex-vassal
du châtelain
; ils
le sergent
ou a justice « chargé
de faire
les exploits
On lit ce qui suit dans le deuxième
rerequis.
delà ville (cartulaire
gistre aux privilèges
R, 1° 100) :
nommèrent
« Pour
aussi
les seremensdes
bailli
, eschevins
et justice
du
—
fief des tanours
nie de nouvel
212*-
et cordewaniers,
de la chasteledépendent
— Aujouracquestée
par la ville de Douay,
d'hui
de jullet
24'jour
gneurs de lo chastelenie
à M" Philippe
aquestée
comme
sei146i,
par eschevins
de Douay,
do nouvel
par eulx
d'Inchy,
ch,r, Jehan de Cambray,
en court laye,
fut commis
procureur
bailly du fief des faneurs et cordewaniers,
de ladite chastelenie.
membre
Et en
fist les eremeut pertinent
en tel cas. Et Noël Lenglés
paroilement
fu commis à l'exerssite
de la justice
dudit fief, qui
semblablement
fist lo serement,
en le présence
do loy. Et
à l'eschevinaigo
desbailly fit faire serement,
et cordewaniers
, les personnes
qui s'enssui-
ce fait, ledit
dits faneurs
vent,
neuf
c'est
noms
: RobertLaubegoix,
d'échevins
du métier (1).
assavoir
Un article
de
recelte
» etc.,
en tout
du
de la ville,
de 1469 à
compte
ne tardèrent
1470, prouve que les échevins
pas à affermer
les profits qu'on pouvait encore
retirer
alors de la possession de cette justice;
les charges
parmi
qui incombaient
chef de la justice du métier,
figure le souper traditionnel
la fête do Saint-Simon
et de Saint-Jude
:
au
de
« De Noël
Lenglés,
pour le censse et ferme de le justice
et des cordewaniers,
à
que on dist des tasneurs
appartenant
ladite ville, que est de ladite chastellenye.
A lo charge
que
ledit Noël est tenu de faire les services
et debvoirs
acoustumez
ou fait de ladite
justice,
aussyde
soupper
qui se fait,
chacun an, le nuit saint Simon et saint Judde. So l'a reprins
ledit Noël, ausdites charges
chacun
rendant,
parmy
an, à
ladite ville, iiij livres
».
Ce qui rapportait
27 livres en 1379 et 12 livres en 1440
était tombé à 4 livres en 1470,malgré
la dépréciation
inces(l) Arch. del» ville, n«» 1063 et 1Î40 de la Table.
santodo
la monnaie.
NéanmoinscoUe«justice»subsista
elle fut mémo encore adjugée
qu'à la Révolution;
bre 1789, moyennant
« justice
des tanneurs
a en uno paire
tre cordonnier
-
213
cent florins
et
do souliers
an (i); les profits
» consistaient
par
cordonniors
de quarante
et la raoitiôlorsqu'un
jusle 28 octo-
patars
savetier
do la
alors
à chaque
maî»,
passe maître
III.
de
Fief
rentes
Plachy-les-Douai;
— Eclissement
féodales.
et
; terres
justice
foncière
du
du fief.
Autre
gros
— Familles
douaisiennes
;
au XIV* siècle.
fief innommé
de Goy,
eto.—Derniers
Muret,
Picquette,
Turpin,
de Nébra et van der Meere.
sesseurs
; familles
On lit dans
Pourchiaux
tient
doit
est
mon
de
moi, qui
messire
Ricard
situées
risis.
homme-lige,
gist entre Douay
de
: « Messire
Ricard
terre
ahanable,
qu'il
et le Gibet....
Item. Me
de terre
Pourchiaux,
pour onze rasières
le pire des Bougres,
deniers
vingt-deux
pa-
deseure
»
Le Gibet
des
de 1369
le dénombrement
poS"
Bougres
Douai qu'on
de la
ville
étaient
de
situés
dans
et le pire (chemin
pierre)
de la banlieue
de
la partie
de haute
antiquité,
Placyou
Plachy;
ce lieu-dit
hors de la porte Saint-Eloy
(aujourd'hui de Paris),
à droite, jusqu'à
la Scarpe
et jusqu'au
terroir do la paroisse
do Lambres;
à gauche
de
, jusqu'auprès
la route partant
en ligne directe
de la porte Notre-Dame,
et
jusqu'au
appelait,
s'étendait
Douai
terroir
(IJ Arch munieip.,
de la paroisse
de Sin.
En
suivant
reg. des fermes de 1789, ce 795, f«60.
la route
•
do la porto Saint-Eloy,
jusqu'au
pour arriver
las,
-
on traversait
le lieu
appelé
Plachy,
et au Gibet. Plachy
Rasqvtt
dépende la ville et de la paroisse
Saint-Nico
de l'échevinage
ancien démembrement
dait
214
de la paroisse
•
Saint-Pierre.
le nom de Plachy
n'est plus conservé
Aujourd'hui
qu'à
une ferme dite Château-Plachy,
sise à l'extrême
limite du
do Douai,
entre la digue do la Scarpe
et le chemin
terroir
de Lambrcs
(1).
Le a pire » des Bougres,
appelé
de l'Êcorchoir,
ensuite
menait de
de
celle
souvenir
et d'ici
Saint-Eloy
: là furent
lugubre
des princes
et des
présence
reux
hérétiques,
de Saint-Amé,
la chronique
fixe ainsi le lieu de l'exécution
au
il
chemin
brûlés
en
des
rapportant
: « hors la
Lépreux
rappelle
l'an 1234,
dix
et
à
un
en
malhou-
« bougres
» ;
co fait odieux,
porto Olivet (ou
qui mène à Lam-
la qualité
de seigneurie
au fief
autres fiefs n'ayant
de Plachy
, pas plus qu'aux
quo la jusune fois pour toutes.
tice foncière.
Voici nos raisons,
Nous
n'avons
la porte
vers Lambres
;
des Lépreux
Notre-Dame
vifs, vers
évoques du pays,
appelait
par dérision
qu'on
do Saint-Eloy).
bres » (2).
d'abord
Désireux
travail,
pas donné
un peu d'ordre
et de clarté dans notre
lo nom de s< igneurie
réservons
aux fiefs qui
ces deux
: 1° d'avoir
«il moins le
conditions
d'établir
nous
remplissaient
droit de justice
du
; 2' de tirer leur appellation
du hameau
ou du lieu-dit.
En effet, la jusnom du village,
en réalité,
sorte
do privilège
tice foncière
n'était,
qu'uno
pour
chef
vicom
la perception
de la justice,
tière
des
dans
rentes,
l'étendue
et
le véritable
d'un
tel fief,
ou
seigneur
était le pos-
(1) Souvenirs delà Fl. wallonne, Douai, 1875,.in-8, XV, p.56.
(3) Id., 1871, XII, p. 107.
—
-
215
les droits de
qui y exerçait
autre
côté , beaucoup
do fiefs à
seigneur
ont retenu
le nom
innommés,
vicomtièro,
longtemps
justice
on a pu très-bien
dire:
de l'un de leurs anciens
possesseurs;
sesseurdu
le
de N
la seigneurie
.tandis
tel, et môme
on l'a fait si souvent
comme
do s'instituer,
est absurde
fief
qu'il
celui
fief dominant,
D'un
vicomtior.
d'un
d'un
seigneur
Comme
tel.
application
Plachy,
quoique
avait ici absence
nous
de cette
règle,
soit un nom
Plachy
de justice
vicomtiôre.
V) nous dirons fief de Le Vacque,
mais
sion donnât
vicomtière,
lajustico
que n'est que lo nom d'un individu.
Le fief de Plachy,
ainsi
était un noble « tellement
« gros
la porto
Douai
aliéné,
nommé
assez
», soumis
le 10* denier en cas de vente,
» consistait
en 35 à 36 rasières
Saint-Eloy,
à Férin (?);
vers
le milieu
cmprès
le
mais
du
disons
: fief de
de lieu, parce
Tout-à-1'heure
ticle
devant
;
quoique
parce
y
(ar-
sa possesquo Le Vac-
anciennement
an relief
de
(1),
60 sols et
ou transport.
de terres
situées
don
qu'il
Le
hors
le
de
Plancquclle
qui mène
tout fut « éclissô », vendu et
XVI* siècle.
C'était
une justice
avec rentes
eu blé « telles que à quatre
deniers
foncière,
de Saint-lîemi
à Douai », en avoine,
en
près de la priserio
fl) « Le fief de Plachy, lequel souloil être tenu de Me d'Inchy, à cause
de la ehàtellenia de Douai i. Uénombr. du il août 1806. (Petit registre en
pi| ior des fief* tenus do nouai et d'Orchics, !'• partie, fo 3. Arcb. départ.,
Cb. des Comptes, n-g. 0 31.)
bans le iténoiiibr. du i9 mars loOi (v. st.), co tief parait être encore innoimé. /M., fo -i.f
Lo nom de Placi, Phssy ou Plachy éuit aussi donné, au XVIl* siècle et
au XVlll*. A un fief fi» .i Anic'ie, tenu du seigneur d'Auberchicourl, et
consistant notamment en 91 rasières de terres. Sun appellation semble lui
êtro wnie, i on point d'un nom <ie lieu mm plutôt du nom d'une fimille
qui l'aura ancienr.ement possé-lé. (Commun cation de Al. AniéJéo de Ternas,
d'après les archives de lu famille Le Boucq de Ternar, à Douai.)
(2) Dénombr. cité, du 19 mars 1503 (v. st.).
—
eauwes
en cappons
(aulx),
parisisetsolsdouisiens,
de terrago
droil
« telles
amendes
ment
des hommes
devaient
pendant
transport,
« l'héritier»
Pour
216
—
(chapons),
en courouuéfs
en
en
oysons,
sols
; plus un
(corvées)
do huit garbex
au cent ; avec
(gerbes)
au jugefoncière
qu'à justice
appartient,
coiiers » ; enfin les terres cotières en déle Id*
et le double
en cas do vente,
don
denier,
de la rente pour relief,
à la mort
ou
de
ou possesseur.
exercer
sa
justice,
le
feudatairo
avait
le droit
de
d'office ; il pouvait
en
bailli, greffier,
procureur
messier
ses tenancréer un sergent
(1), pris parmi
commettre
outre
ciers.
des héritages
en«coterie»du
fief de Platenus
: « Une maison,
contenant
trois coupes un
chy, signalons
es faulxbourgs
tenant â la cauchiede
quarreau,
Saint-Eloy,
Au nombre
faisant
chemin de Laracoin du grand
Bacquet,
des Bougres
au chemin
menant
à Lambres,
et
bres, tenant
de l'hôpital
des Wez»
aune
rasiôre
cette maison,
(2);
nommée
la Marlie,
le « lieu plaidoiableidudit
fut lontemps
Douai
au
fief (3) ; des terres
sises hors
« voyette » qui mène de ladite
au terroir
de Lambres
d'autres,
la
Notre-Dame,
« parmi
passant
porte
porte,
; des terres
tenant
la
» ;
au che-
(I) Sortede'garde champêlre.chargé de surveiller la moisson.afin d'assurer
la perception des droits de terrago et autres, s Messier s du latin messis.
(3) Dénombr. du 18 avril 1573. (Reg. aux dénombr. des fiefs tenus de
Douai, 1560-1591, f» »98 vo. Arch. départ., Ch. des comp., reg. D 10.)
(3) Dénomlr. du 7 septembre 1763. (Reg. aux dénombr. du bailliage de
Douai, 1758-1777, foïSro, aux Archives de la ville.;
D'après ce dénombr.. la maison n'exixtait plus alors. En effet de grands
travaux ont été exécutés, tant au XVIIe qu'au XVIII* siècle, hors de la
porte Saint-Eloy, pour U fortification de la ville, pour l'établissement des
glacis, du chemin couvert, de la redoute de la porte St-Kloy. dite aussi le
Fort Tanchon ou le Pâté. Tous ces ouvrages ont sensiblement modifié l'eut
du lieu anciennement nommé Plachy.
-
-
217
à la Justice
qui mène de Lambres
Croix Huon,
dite aussi Huon des Hanas,
sises au Baille
Croix de Plachy,
d'autres,
min
des
de Billy
terres menant
min
des Allemands
Radoul
châtelain
Le
eto.,
propriété
mins)
hors
de
Noir-Dieu
à la
ou
ruelle
Hordoulle,
dominant
du fief de
Douai,
-seigneur
dans l'étendue
de ce fief, des droits afféde celui
de
et notamment
vicomtière,
une
la porto
nos
ou
et
etc.
sentence
au
adjugea-t-elle
des arbres
existant
1422,
Douai
à Plachy
;
(par
corruption,
Hordobillie)
de la Justice
de Douai à Lambres
ou che-
jouissait,
Plachy,
rents
à la justice
« plantis.
» Aussi
bre
de
arbitrale,
du
et non
châtelain,
sur les warechais
Saint-Eloy
14 septemâ la ville, la
(petits
che-
(1).
les anciens
pour découvrir
possesseurs de ce fief, nous nous
sommes
occupé
quelque
temps
d'une
de Placi
de Plachy,
famille
ou Potin
chevaleresque
dans ce faubourg
de Douai,
qui avait sa résidence
qui semDans
recherches
à la maison
ble pouvoir
être
rattachée
de I-ambres
et dont
il est question
dans
un grand
nombre
de titres
du XIII'
dans les archives
de l'ancienne
maison
siècle, notamment
des
aucun
point
de
contact
à la
de
bibliothèque
publique
trouver
pu, en fin de compte,
entre
cette famille
et notre fief de
Huit-Prêtres,
déposées
Douai ; mais
nous
n'avons
Plachy.
Par
du 13 novembre
son testament,
1282, le riche bourPicard
Dou Markiet.lègue
à sa fille cadette
geois de Douai,
« un mui de
ferais
de Robert
Boinebroke,
Emmelot,
tiere,
à
la
petite
mesure,
ki
gist
(1) Arch. de la ville, no 791 de la Table.
entre
le Gibet
et le pire
des Bougres
»,
le bien
enfant,
fille aînée
ciel
et
tour
(I).
à
la
218
condition
retournerait
sans
que, si elle décédait
de Maroto,
aux descendants
à Jakemon
Porcel ou Por-
du testateur,
mariée
« neveu
de Picardin,
mère
» (petit
fils) du testa-
un renseignement
qui cadre assez bion avec l'indidu châtelain
de
dans le dénombrement
cation
contenuo
»,
1369, puisque,
par la suite, le muid « do petite mesure
se retrouve
de la
aux mains
pour onze rasières,
compté
héritière
des opulents
Du Markiet.
En
famille
Pourchel,
Pourchiaux
en 1369 ,
lo chevalier
Ricard
était,
effet,
Voilà
à cause « de terre ahanable
lige du châtelain,
» ; en outre
il lui devait
gist entre Douay et le Gibet
rente
de 22 deniers parisis,
à raison
d'«onzo
rasières
homme
terre, situéos
fut seigneur
des
de
et gouverneur
nomenclature
le pire
Frémicourt
en 1364.
wallonne
vait
deseuro
Dans
une
Bougres
qui
une
de
» ; ce chevalier
de la Flandre
des biens
qu'a-
feu Amoury
fils du précéPourchel,
écuyer,
: « onze rasières
de terre tenues en fief du
dent, figurent
do Douay
castelain
sa mère,
Marie des
», sur lesquelles
suivant
transaction
du 18 avril
Waslines,
prit ;on douaire,
possédés
1382
(2).
Uno sentence
un procès
brésis
et
duquel
France,
entre
arbitrale
l'abbaye
le chapitre
de
du i I juillet
de Saint-André
Saint-Pierre
1348,
du
qui mit fin
Cateau-Cam-
de Douai,
à
à
cause
il y avait eu«plais
en le court uo sigueur
le roy do
ou casliel à Douay,
M" le gouverneur
pardevant
(*) Testim, en chirogr. aux archives de li ville. Guilmot, Extraits, I. III,
pp. 1107-1108.
(i) Contr. en chirogr. aux arch. de h ville. Cf. Guilmot, Extrait*, t. III,
p. Iil7.
_
-
219
ou son lieutenant*,
tend à prouver
quo lo fief d'onzo rasières,
au seigneur
de Frémicourt,
avait bien apparavant d'échoir
de
tenu à son père,
le chevalier
Bicart
Pourchel,
seigneur
Lo
Moto.
En
terre
d'une
le pèro
Toutefois,
sait pour son
a été nommé
à une
avait
part
temps où le châtelain
vassal
le chevalier
Ricard
fief des
onze
rasières
faut distinguer
qu'il
plus dans les temps modernes;
en roture
et so confondit
avec
l'échcvinage
D'un
pert
huit
acte
passé
de Douai
{!).
reconnaisle fief qui
Pourchel,
de Plachy,
appartedes documents
que
de terre
de
situées
il ne se
l'autre,
apparemment
les autres
près du
retrouve
il fut converti
terres
cotières
de
tenance
et seigneurie,
de Baustignies
et que
HeuvinsdeGoy,
entre
la Croix
â Sin
le 16 juin
il ap1354,
« deux
vendit
rasières
devant
bourgeois
de terre
vergielles
de lambres
du Gibet
de Douai.
qu'un
viagcs,
séante
dlme
vers
à la place
au
la
le Gibet,«au
tière Msr Ricart
de Douai,
part «aie
» et d'autre
sur
porté
analyser.
au
Quant
Gibet et
débat
fiof ou seigneurie
depuis:
famille.
Cela résulte
autre
allons
nous
le
sise en l'échevinago
d'une
», tenant
grantkemin
Pourchiol
nait
effet
(2),
échevins,
de celte
ville
ahanaule,
que tenoit
tient
Huon
et
qu'il
jadis
ad présent,
fils de feu
des
devant
Hanas
audit
avoit
et tenoit
do la
en fief feu Sanset
à cause
de certains
ladite
terre
Wtbert,
et le chemin
qui va
chacune
seigneur,
(I) Arch. d'part., f*nds de St>André du Cateau.
(i) Celle pièce de terre, qui fut achetée pour la Tabla du St-Esprit de
S:-Pierre de Do»ai, est ainsi désignée dans un dénombrement servi au t-os
sesseur du fief de Plachy. le 9 auoi 1691 : i 3 rasières 8 vergetles , sur
l'échevinago de Laubres, au lien dit »*ar la Voye, par où on va de |a ville
de Douai à Lambres à la Croix llanap. i (Arch. des hospices, fonds de la
Tablo du St-Esprit, no 683 de Vlnvtnt. do 1839.)
—
rasiere,
deux
quatre
marché
deniers
do
coupes
-
220
à la
blé,
de
mesure
du
du
(en moins)
Rémi. Ce qui fut fait devant
ad présent
de ladite
teseigneur
près
pnrisis
de Douay d la saint
ledit
comme
Heuvin,
, et par
nance
d'icelle
le
tenance,
de
jugement
au conjurement
« tenance
Cette
un
1354,
assurément
et
certain
et à
Douai,
meilleur
seigneurie
Sanche
de
hommes
rentiers
plusieurs
» (1).
dudit seigneur
», qu'avait
possédée,
(?), n'est
Baudignies
de Plachy.
avant
autre
Le bourgeois
de
que le fief moderne
de Goy, fils de feu VVibert,
Heuvin
ou ses ayantDouai,
cause surent
convertir
un titre précaire
de « viage » en une
siècle suivant
c'est la famille
définitive,
possession
puisqu'au
de Goy qui détient
Au nombre
Heuvin
des vassaux
de
Goy,
tenait-il
peut-être
Par
son
meurant
lo fief.
fils
du châtelain
do
sans
Heuvin,
le fief de Plachy,
de
contrat
à Valenciennes,
le 28 avril 1411,
mariage
ledit
de l'an
autre
avec
Nicaise
contrat
reçu
Jehane
1369, figure
indication
;
Li Ogiers,
par échevins
dede
de Goy, fille de
feu Heuvin,
assistée
de ses «avoués
M** Jean de
», savoir:
I.amdudit lieu, Evrard
Le Kiôvre,
Belleforière,
seigneur
bert Audefroy
et Jacques
fils d'Andrieu,
déclare
Picquette,
et
un fief de 36 rasières,
entre la porte Saint-Eloy
apporter
Douai
la
Justice,
tenu
alors
veuve
sans
ment
du
taire
le revenu
11 mai
de
la
enfant
1424
demoiselle
châtelaine
de
de Douai
(2).
La même,
Nicaise
Logiers,
par son testaà son exécution
testamen-
(3), lègue
de trois ans de son
fief M tenu
de Mr d'Incy
(1) Arcb. des hosp., no 659 de VInventaire.
(3) Chirogr. aux Archives de la villo. Guilmot, Extraits uns., I, p. 91.
(3) Arch. de la ville, reg, aux contrats de 1423-1424, fo 111 v».
—
—
de Douai),
entre la porte Saint-Eloy
et U Justice,
comme
exécuteurs
:
36 rasières
», et choisit
son neveu,
do
d'Auby,
Piquette,
Jaqueme
époux
(châtelain
contenant
M'Jean
Le
Jeanne
221
Rouvespiere
sire
d'Avion,
Engherran
Monnyer,
de Wendin.
(I) et Piérot
Des
indications,
de Plachy,
relatent
co
possédé
de la Table
comptes
ayant
Ansel
d«
de dato
le fief
concernant
postérieure,
encore
la«d*"* Jeanne
de Goy», comme
les avons
rolevécs
dans
les
fief; nous
du
de Saint-Pierre
Saint-Esprit
: (2)
« 1490.
à lui duo
Payé â Gilles
Picquette,
pour rente
sur une rasière
séant
la
(ou mieux
deux) de terre
emprès
et appartenant
à cause du
Croix aux Hanas
à ladite Table,
de Gouy,
au terme de saint Remy,
fief qui fut d'"" Jehenne
une
rasière
due
sur
de blé,
maintien
quatre
deniersparisis
moins),
de Douay
ne porte. —1540.
sur la rasière,
que le priseri*
Muret
A Pierre
du fief de Plachy;
voir
ci(possesseur
de terre emprès
après),
pour rente à lui due sur une rasière
de son fief
a eu de
la Croix à Hanaps,
à cause
qu'il
— 1550.
Madam1* de Gouy.
A Pierre
rente
Muret,
pour
pour
une
rasière
et à cause
Nous
1506,
ensuite
allons
des
aux
de son
Aux
Gouy.—-1555.
séant
voir
emprès
de Placy,
fief
hoirs
Pierre
la famille
dénombrements
la
Croix
venant
Muret
au
Hanaps,
de
Se Madem'*
».
en
1502 et
servir,
Picquette
du
fief de Plachy,
passa
qui
Muret.
(I) Ecclésiastique, probablement de la famille du trop fameux terroriste.
— Dans ses recherches sur les Robespierre,
M' A. de Marquette cite, en
1431 «sir» Bauduin de Reuvespierresi.
chapelain perpétuel en l'égide de
Ganbrai, comme le plus ancien membre de cette famille qu'il ail rencontré.
(P. 301 du t. llldeVllisl.
Lille, 18o7, in-S.)
génér. du comté déliâmes,
(1) Arch. des hospices; n» 711, à la page 320, de l'Invent.
no 713, à la page 321.
de 1839, et
—
-
222
mentionnerons
nous
Enfin,
pour ne rien omettre,
le document
suivant
: 1344, 3 juin;
de terre en comtits
séant
Jardin),
Piéron
de Moniiers/fils
envers
chargées,
ledit
de
Jake
Pierre,
vente
encore
de trois
à Plachy,
coupes
tenues
de
do Mouliers«qui
d'une
renie de neuf
ut •>, et
auwes
les formalités
de « déshéritante
»,
(aulx). Pour accomplir
la terre fut«rapportée
en le main Jaquemon
des Lices,
qui
là fut comme sires, es liu du signeur
dessus dit, pardevant
les hommes
audit Pieron
do Moutiers».
Au dos du
jugeurs
litre
on lit cette
homme
comme
huge
mention
jugeur
: « Chest
contre
à
de
Piéron
partie
Moutiers,
wardent
en
leur
à cette
épomême
» (1).
famille
de Moutiers,
L'opulente
et qui
échevinage
que, dans notre
la terre de Lambres,
avait
temps,
qui
ligure,
vers ce
posséda,
donc, elle aussi, un fief
de Moutiers
avait
Jacques
tën août 1333,
Plachy.
» cinq rasières
de blé sur la dépouille
fait « lever
do
de terre « gisans
entre
le Gibet et la Crois
trois rasières
situé
à
Huon
>(2).
En 13i8,
à propos
il est parlé d'un « camp
qui
au lès déviera Lambres
thiers,
Nous
fu
l'euz
avoisinant
Jaquemon
lo Gibet,
de Mou-
» (3).
la série
des possesseurs
du
fief de Plachy,
dans la famille
héritière
des do
Picquette,
: car Jeanne
do Goy, décédée
vers 1424, avait
Goy précités
uue soeur germaine,
de Goy, mariée
en premiôMarguerite
reprenons
maintenant
de terres
(1) Arch. des hospices, fonds des Chartriers, no253de l'invent. supplém.
manuicnl.
mort en 1331. Arch.
(3) Compte de It succession de Jehan Ilauliecuer,
des hospices, fonds du St-Esprit, no ?ll de VInvent. de 1839.
(A) Acte capltulaire Ce St-Pierrede Douai, du 11 juillet 1318, aux arch.
départ., fonds de St-André du Catcau.
—
223
—
de Douai,
dont
Picquette,
bourgeois
et en secondes
noces
dit le Graille,
'lie eut un fils, Jacques
chef des échevins
Witasse
de Ligny,
au chevalier
(ou
la dame de Lien y
maire) de Douai en 1416, mort en 1424;
res
à Andrieu
noces
encore
vivait
en 1432
Lo 19 mars
(1).
1502
servit,
(v. st.), Gilles Picquette,
écuyer,
de Douai
à la cour du souverain
(et non plus au châtelain,
la châtellenie),
le dénomdepuis
que la ville avait acheté
encore alors en terres « ahade son fief, consistant
« duisiens»,
nables
», renies en blé, «eauwes»,
chapons,
de
en terrages
de 34 rasières
3 coupes
, le « gros » étant
la Plancquelle
terre, hors la porte Saint-liloy,
qui
emprès
brement
mène
de Douai
à Férin
(2).
était fils d'Andrieu,
chef-échevin
et quaPicquette
lifié écuyer
en 1462 , mort
en 1467 , et de Catherine
de
de Jacques
; et pelit-fils
Vcndegies
(3) dit le Graille
(cité
Le Monnyer,
vers 1430,
remariée,
plus haut) et de Jeanne
Gilles
avec
archers
chies
Jean
Petit,
de corps
écuyer,
du duc
huissier
d'armes
de Bourgogne
des
et capitaine
et son bailli d'Or-
(4).
(1) Arch. de h ville, testaments du seigneur de L'gny (U 143 du 1" reg,
aux tesUm.) et de sa veuve (Guilmot, Extraits, t. III, p. Il 16;.
(2) L'original en parchemin de ce dénombrement se trouvait encore 4 la
Chambre des comptes, a la veillo de la llév. lutlou, ainsi que le constate
un inventaire des dénombrements des flefs de Douai et d'Orchies, dressJ
dans les dernières annivs de l'ancien régime. (Lluse U li). Il a disparu,
comme presque tous ceux qui concerne.,t les fi«f* situés a Douu et d>ns la
banlieue.
t. Il, p. 432, cite, d'après
(J) Cirpnticr , dans son Ilist. deCambray,
Laurent Le IflonJ, un • Jacques Piquette, »' de l'.acy », marié a Jeanne
Uanciiel, d'une fimi.le lilloise. Q ont i l'expre-sion de sr de Placy, ie n'est
qu'une fantaisie ue g.r.é..l<>giste, altenda qu'elle n'était pas encore t» usage
au temps oti les Picquette tenaient le ûef de Plachy.
(I) Contrats en chirogr, aux arch. de la ville. Guilmot, Extraits, t. III,
pp. 1380,1370 et 1377,
-
224
—
de nouveaux
Les Picquette,
dont les veuves
trouvaient
de
, étaient de vieux patriciens
époux dans l'ordre
équestre
à la noblesse:
de 1380 à
notre ville, bien avant de parvenir
ou maires
de
ils ont fourni six chefs du magistrat
1474,
notre ville.
fretté
PICQUETTE : D'argent
d'azur,
les sceaux d'Andrieu
gueules.
(D'après
de Douai
en 1360,
et de Watier
Quartiers
l'édition
généalogiques
de Bruxelles,
de
Pikette,
en 1381
Pikette
de Le Blond
1788,
semé
, pages
228
de
roses
bourgeois
(1), et les
et 339
do
in-8*.)
en 1468, est repris en 1476
des châtellenies
de Lille, de
du seren retard
de s'acquitter
Gilles
Picquette,
déjà majeur
la liste des nobles
vassaux
sur
Douai
et d'Orchies
; il était
devait
comme
fief (2). C'était,
tenant
qu'il
un mmgeur\
aussi fut-il
interdit
comme on dit,
par des
en date,
à Bruges,
lettres patentes
du 12 mai 1487 , où il
laissé quatre à
est exposé que ses père et mère
lui avaient
à cinq cents francs
de rente,
Magque la dot de sa femme,
vice militaire
delaino
Sucquet,
de quoi,
moyen
enlretenement
ment
Le
avait
il avoit
été
largement
sa femme
de lui,
ses cinq
», y compris
24
août
de plus
petits
de
2000
livres:
« au
pour le vivre
et mesnaige
honnourableenfants
(3).
revenue
et
ce fut lo tour de Jean Picquette,
1506,
feu Gilles,
de servir le dénombrement
du
fils de
écuyer,
<t lequel
fief de Plachy
(ainsi nommé),
mous' d'Inchy,
à cause de la châtellenie
souloit
être tenu
de Douai
de
» (4).
(I) Demay, Invent, des sceaux <f»fa Flandre, n" 4311 et 212$.
(t) Arch. départ., Chambre des comptes, câbler coté L 948, f» 8.
(3) Arch. du parlera, de Fl., fonds de la gouvern. de Douai, registre au
rôle do 14S5-1487.
(4) Areb. départ., Ch. des comptes, reg. D 31 ou petit reg. des flefs tenus
de Douai et d'Orchies, 1* partie, f«« 3 et 3.
—
Le testament
de feu Gilles,
daté
(Sucquet),
(l) ; elle
et laisse
pales
Amé
225
—
« fille à marier»
Picquette,
damu
Magdelaine
Chucqitet
munici1547, est aux archives
de Magdelaine
et de
écuyer,
du
15 juin
élit sa sépulture
ses biens
« es cloistres
» de Saint-
à sa soeur Marie
veuve
Picquette,
Nous y avons aussi
de Douai.
Pottier,
bourgeois
fait le 18. juillet
trouvé (2) un acte testamentaire,
1538,
de Saint-Abin,
écuyer,
paroissien
qui
par Jean Picquelte,
« es cloistres
» do Saint-Amé,
de
veut être enterré
auprès
de Nicolas
et qui parle de sa femme et de leurs enfants ; son
» le 30 juillet suivant,
fut « empris
par sa veuve,
le possesseur
C'était probablement
dam" Marie Bedenne.
dans notre ville,
le dernier
du fief de Plachy,
représentant,
sa mère,
testament
d'une
famille
patricienne
qui
avait
été longtemps
à la tête
de la cité.
En
passé
mort
testant
receveur
de la ville
nommé
du « fief et seign"'
do Pla1554, dispose
dam" Frandu lez et costé de feue sa femme,
le 30 mai
Venant
chy,
le fief de Plachy,
était
Pierre Muret, fils de Pierre,
de Buissy,en
en 1513, et d'Agnès
1540, le fier désormais
Muret.
dans la famille
par certain
partaige
par lui
Daussvt{a\\&&
Dossut),
». H déshérite
son fils aîné, Jean
les échevins
l'ait, devant
ainsi que les enfants
avec lequel il était en procès,
Muret,
du fief à ses trois filles,
il uttribuo
les terres
de celui-ci;
çoise
femme de
do Vaast Lhonneré,
veuve
Jeanne,
Françoise,
do Jean de Monet Pliilippotte,femme
Nicolas du Mahmii,
Muret, sa <i nièce », fille de
à Hélaino
et il assigne
diaux,
le ter rage, etc. dudit fief.
son fils Bon, les renies foncières,
(I) Reg. aux teoljm., 1510-1317, f° iii.
(2j Id., fo 123 d'un cahier détaché «lou il ne re te que les fo' 113 à 112.
ClUTBLAl.lSDit DoOâl.
15.
—
Il mourut
même
vers
—
226
de juillet
1554 (1). Le
» bailli
fut « subrogé
le commencement
Pierre
né vers 1487,
Muret,
du domaine
de Douai en 1519 ; de 1519 à 1526, receveur
;
de 1523 à 1527, receveur
de la ville ; en 1541 et années
du Gavène.
Cette
il était receveur
suivantes,
cienne de Douai a fourni un chef du magistrat
famille
patri(maire) dans
c'était
le
1483;
do Colart
la personne
Muret, en 1480 et
de la ville, de 1482 à 1513, et l'aïeul du
père du receveur
du Gavène.
receveur
du précédent,
hérita
Dam 1' Hélaine
Muret,
petite-fille
donc des rentes féodales de Plachy
; quant aux 35 rasières
formaient
de terres.qui
fief,elles en fule«gros»du
« éclissées ». Mariée avec Antoine
rent alors définitivement
du bailliage
de Lens en Artois, elle et
greffier
Soupplet,
à Lens,
le 6 octobre
devant notaires
son époux vendirent,
environ
1564, leur fief de Plachy,
de Douai (2).
à Dominique
Turpin,
bourgeois
dans le
est cité, avec sa fille Agnès,
Turpin
de sa mère
en date à Douai du 4 août 1562,
testament,
écuyer (3). Son père
Agnès Muret, veuve de Jean Turpin,
Dominique
parait
1517,
cureur
le chef du magistrat
1520, 1524, et celui qui,
être
et entremetteur
vôt de Douai
Une
D'azur
de 1527,
en 1509,
des affaires
ôchevin
en 1514,
se qualifiait«pro-
de M" d'Antoiug,
pré-
».
à cette époque, portait;
qui florissait
Turpin,
d'or ,qui est Sapià la croix â la croix engrêlée
famille
gnies
?). (Le
B.ond,
1788,
iu-8%
p. 312.)
Quartiers
généalogiques,
(l).Reg. aux testam., 1517-1*83, t» 372.
(i) Arch. de la ville, reg. aux plaids du bailliage.
(3) ld., reg, aux teiliments, 1551-1862, f« 385 vo.
Bruxelles,
—
227
—
En 1554,
le 18 octobre,
Dominique
caution
de M* Antoine
Turpin,
écuyer,
en ses biens»'1).
Jeanne
aver. ses
pin, eA citée,
dont
belle-mère,
Crelon,
veuve
enfants,
il vient d'être
dans
se portait
Turpin
son frère, « exécuté
de
M* Antoine
le
testament
Turdo
sa
parlé.
« bourgeois
et 1562, Dominique
marTurpin,
demeurant
à Douai
en appel â Malines,
chand,
», plaidait
contre Loys de Demandez,
demeurant
à Douai,
à
écuyer,
titre d'époux
de dam 1" Michelle
de Mailly,
de Henri
veuve
de
Boufflers
la garde-noble
de Marie
,
, ayant
écuypr
En
1561
de
sa fille. U revendiquait
des droits sur
une
Boufilers,
maison
sise à Douai,
contenant
colombier
étable,
, jardin
,
d'une étendue
de deux rasières,
rue du Temple,
au devant
de la maison
des Moycs,
et faisant
le coin par derrière
aux
Verdes
En
liste
rues
(2).
il était
1562,
de l'échevinage
receveur
de
de
la prévôté;
au neuvième
il figure
sur
la
1564,
rang, avec la
de » bourgeois
rentier
et marchand
qualification
grossier».
de l'aumône
En i 568, il était receveur
Jean Testart,
fondée
en la bonne
des Charniers
maison
(3).
il servit un dénombrement
de son fief, le 18 avril
Quand
escuier
les idées du temps,
1572, il se qualifia
(4); dans
(i; Id.. p. 1322 d» Piment, de Guilmot.
(3) Arch. du pirtem. d<î Fl., greffe de Malines, sac n« 462.
En 167i t Louysde demandes, sr de la Dretaign?, grand bailly d'Armentlèrts», nu nom deidame, Michiille do M illlyi, sa femme el de la fille q e
celie-ci eutdeifeumessirellcnry
deUouQler.vcbovalicr,s'deVillers-Ployich,
son premier maryt, vendit 4 l'abbaye d'Anchin cm ) maison qui était tenue
enarrentementdu
Déguimge. lArcli d-'part., fonds d'Anchin.)
(3> Arch. îles hosp. r.« MO de l'invenl. suppl. manuscrit.
Il conserva cet office jusqu'à sa u ort, el les échevins le remplacèrent le 1G
septembre 1579. (Arch. munieip., 2e reg. aut Mémoires, fo 31 v».;
(4) Reg. au dénomb. de fiefs tenus de Douai, 1560-1594, f* 303 v*. Arcb,
départ., Cb. des comptes, reg. D 10.
c'était
une
livrant
au
228—
attendu
usurpation,
Le 26 août
négoce.
qu'il
dérogé en se
il obtint de M" de la
avait
1572,
l'autorisation
à
à Lille,
d'appliquer
comptes
à huile,
le blé un moulin
moudre
qu'il avait été autorisé,
tenue
de terre,
le 30 avril 1569, à ériger sur une parcelle
et demi, et
contenant
deux quareaux
de son fief de Plachy,
des
Chambre
située
Il
entre
fit,
« enipris
les villages
de Sin,
Lambres
et Férin
(t).
octobre
un testament,
1575,
» que le 27 avril 1580 (2).
le 28
Le 15 novembre
1584,
qui
veuve
Pollet,
« desservant
homme
Simonne
un
présenta
nique
Turpin,
cour féodale, à raison de son fief de Plachy
ne
fut
de Domi» en la
(3).
et de Sil'une des filles de Dominique
Agnès Turpin,
du 7
avait épousé,
à Douai,
monne
Pollet,
par contrat
Polrus Clicquet,
né à Harnes
en 1545 (fils de
avril 1567,
et de Martine des Noyelbailli de liâmes,
Porrus,
écuyer,
1568 ; leurs
de Douai le 20 septembre
les), reçu bourgeois
quatre
par
vente
enfants,
acte passé
Melchior,
à Douai
(4), qui est peut-être
et Guillaume,
une
1597, ratifient
au fief de Plachy.
Catherine,
le 1" juillet
relative
Jean
du 26 Octobre 1588 , après disAux plaids du bailliage,
des deniers provenant
de la vente « du fief et seitribution
demeuré
gneurie de Plachy,
Henri
de iXeoru, chevalier,
» du fief, eu
fut u adhêiito
dûs, eu pareil
ferme
à noble
homme
dudit
seigneur
payant les droits
cas, aux « hommes»
du château
messire
lieu », celui-ci
d' « e^lrelitis »
de Douai
v5).
{{) Arch. départ., Cb. des comptes, 3ie reg. des chartes, li 1616, t* xij v«.
(2) Arch. de la ville, reg. «us testant, 1576-1582, f» 90.
ilds du bailliage.
f3j Arch. de la ville, reg. aux 1>1
(4) Oénéal. oo la famille Clicquet, par M. A. de Ternas; p. 150 du, t. VII
des Souv. de la Fl. watt. Douai, 1867, in-8*.
(5) Arch. de la ville, reg. aux plaids du bailliage.
-^
Dans
—
229
le compte
reconnaît
avoir
vres
de 1588-1591,
rendu par le bailli, celui-ci
de Nebra,
56 lireçu de « Henri
escuier,
10 sols do 40 gros, pour
le droit seigneurial
de l'achat
fait
du fief et seigneurie
subhastation
de justice,
fief,
le prix de 565 livres
pour
même
de Plachy
, vendu
par décret
devant
les bailli et hommes
pour
» (1), somme
et
de
peu importante,
lo temps.
La dignité
Henri de Nébra
semble
de chevalier
, dont
docuavoir voulu se parer,
lui était contestée ; sur divers
inscrit d'abord,
est
ments du nos archives,
le mot chevalier,
rayé et remplacé
par celui d'escuier.
entre
les mains
DE NEBRA : D'azur
à l'échelle
Plachy
Révolution.
resta
de
ses
héritiers
do cinq échelons
la
jusqu'à
d'or
posée
en pal.
Famille
Bas,
à la suite
relevait
d'Allemagne,
de la maison
d'Autriche.
do l'évêchô
Henri
et do
de la noblesse
de Nébra.
Marguerite
venue
La terre
aux
Paysde Nébra
d'Halberstad.
né vers
d'Attorf,
1526
avait
d'Henri-Frédéric,
écuyer,
de Croix
épousé Philippa
dit Bourguignon
à la croix
aux 1 et 4 , d'argent
(Ecartelé:
ancrée de sable; aux 2 et 3, d'or î» Irois fascesde
sable), fille
de Gilles , écuyer,
et d'Antoinette
de Fives (2). C'était un
du moins
ollicier qui s'était allié, sinon à une douaisienne,
à une
lilloise , qui avait été élevée à
demoiselle,
d'origine
Douai par sa tante maternelle,
femme
de Fives,
Philippa
de M'Jean
de la
conseiller
d'Ablaing,
pensionnaire
écuyer,
(li Arch. départ., Ch. des comptes.
C) Dur»ont, Frogm. ginéal , V, pp. 8! et 83, Gand, Doquesne, 1860.~
llitt. chronot. deséréques de Gand, Gand. 17.3, in-8», p. 255, lisez : de
Pires, au lieu de : Flspt.
—
ville.
sent
230
-
« Popolte
demeurant
Bourguignon,
niepce de ma femme, à préavec moy » , est citée dans le testament
de
du 16 juillet
1512. v Dam1* Phlolu Le Bourgui-
ce dernier,
femme Henri de Nebra ,
, de présent,
gnon , ma niepche
avec deux de ses filles , Jossine
escuier », est mentionnée,
de Nebra,
et Françoise
dans le testament
de sa tante,
du 8
novembre
en notre
1574
(1). Henri
de Nébra
résidait
ordinairement
1565, parmi les
figure, le 8 octobre
au conseil
gentilshommes
appelés
par le magistrat
(2), et
du droit sur le
l'exemption
qu'en août 1566 , il sollicitait
« Henri
vin et la bière (3). En juillet
de Nebra,
1568,
ville,
puisqu'il
de Douai (4). En 1576,
escuier»,
plaidait à la gouvernance
« M. de Nebra » habitait,
rue des Jacopins
(5) ou des Dodans la maison de feu M' Jean d'Ablaing.
minicains,
Dans
à Plachy,
l'apport
de sa femme
ayant
appartenu
alors Jérico,
nom
s'était
au
trouvée
conseiller
l'appelait
qu'elle portait
cle ; il la convertit
en maison de campagno,
fois et par saison d'esté y faire sa résidence
une
ferme
sise
on
d'Ablaing;
déjà au XIVe siè« pour aulcune
» ; en 1565 et
autorisations
1572, il obtint de lu ville certaines
d'améliorer
cetto maison
et ses abords,
notamment
en
vue
pour
(\) Arch. de la ville, reg. anx testatn. de 1ÔKM3.7 , i» 208 v», et reg.
de 15Ô3-I57U,f« 305 v..
(i) Arch. de la ville, 2* reg. aux Consaux , 1133-1571, U 178; on l'y
nomme : i Henri, s' de Nebra ».
(3) Reg. aux Consaux du 29 août 15G3.fo205 bis ; il est appelé: « Henry
de Nebra, porte-enseigne de la compagnie d i prince d'Oranges i. HaVgit
de la compatnie d'iiOmmo<d'armo.4, dont le princa av ut alorsi le commandement. Cf. Corresp.de GuiUntme le Taciturne, II, pp. 318 et i-ÎO, Urux.,
1830, in-S>.
(4) Arch du parlement de Fl., fonds de la gouvernance de Douai, reg,
aux Diclums, 1567-1571.
(3) Id., greffe de Mtlines, sac ne 823.
—
une
faire
231
—
avenue
plantée
depuis
Dans sa requête
sa porte.
ainsi : « Henry de Nebra,
jusqu'à
qualifie
d'ordonnance
seigne do la bende
neur
Sa Majesté
en ces
pour
de Nébra
eut acquis
Henry
le chemin
du
de
28 juin
Lambres
1572,
il se
d'ensescuyer,
porteur
du duc d'Alve,
gouverbas » (1).
pays
Lorsque
le fief de Plachy,
l'an-
de
son nom en celui
de château
changea
nom qu'il porte
Plachy ou communément
Ghâteau-PIachy,
terre
encore aujourd'hui
(2) ; ce n'était
cependant
qu'uno
étranet absolument
cotière, tenue dei'échevitiagedeDouai
gère à notre fief de Plachy.
cien
Jérico
1578, au plus fort de la lutte
contre
par la
Henry de Nébra fut nommé,
de notre
cour d'Anvers,
et gouverneur
capitaine
particulier
le 13 janvier
ville, charge dont il fut forcé de se démettre,
de
des Douaisiens
fut bien arrêtée
1579, quand l'intention
Lors
des troubles,
les Espagnols,
en mars
Sous
l'union générale
et de pactiser avec l'Espagne.
rompre
l'influence
de la réaction,
il fut eu butte aux
persécutions,
diffimalgré les services qu'il avait ren lus dans des temps
des états
le 16 juillet
1579, dans rassemblée
ciles; ainsi,
« sur le
à une empiète
de la ville,
on résolut de procéder
a faict vers Son
offices que le s' de Nebra
faict des mauvais
» ; le 31 août suivant,
on déliAllesso et princu d'Orange
béra
«de s'asseurcr
des s" de Nebra
et Malbolrie
{ex-bai'lC),
tacite et
offices qu'ils font,
l'intelligence
pour les mauvais
avoir avoecq ceulx qui sonlparty
collusion
que pourroient
aux provinces
». Le 16 mats
réconciliées
1580, comme il
avait
présenté
requête
au
magistrat,
pour
avoir
600 florins
i) Arch. de U ville, lay. 333, Pl.-cby.
' (> Voir ce que nom en avons dit au commencement du présent article.
Cf. Sour. de la Fl. n t//., XV, pp. 56 el suivantes.
—
232
—
que les états de la ville lui avaient
le Conseil les lui refuse, ordonnant
sans y plus
contenter,
votés le 13 janvier
« au remonstranl
et pour
retourner,
cause
1579,
de soy
» (I).
novembre
1579, on lui avait fait la grâce de pouen ville, à la condition
de renoncer
voir rentrer
de nouveau
à son office de gouverneur
et de prêter le serment
do réles rancunes
conciliation
(2) ; enfin, avec lo temps,
politiet le vieux gentilhomme
en
put mourir
ques s'effacèrent,
Le 19
de commissaire
des monstrrs
lui, avec l'emploi,
do Sa Majesté, à l'âge de 67 ans, le 7 avril 1593 ;
(revues)
étant morte,
sa femme l'avait
précédé dans la tombe,
Agée
enterrés
aux Dominide 53 ans, le 3 juin 1588. Ils furent
paix
chez
cains,
sous
messire
seigneur
dil lieu,
Nebra.
uno
do la
épitaphe
de noble
posée « â la mémoire
de Nebra,
chevalier,
duseigneur
Henry
et illustre
noble
maison
des
seigneurs
de
Charles-Quint
pour le service de l'empereur
a porté les armes,
et de Philippe
II, roi d'Espagne,
l'espace
do 48 ans, «'étant
trouvé en huit
batailles
tant en
rangées,
Lequel,
Allemagne,
honorables
Italie,
charges
Franco
que
Pays-Bas,
avec plusienis
ot
» (3).
Son fils aîné, Hercules
de Nébra,
né à Douai vers 1572,
fut le premier
de Plachy,
qui s'intitula
seigneur
qualité
ses successeurs
la possession
; en réalité,
que conservèrent
de co lief, à simple justice foncière
sorte de privilège
pour le paiement
donnait
pas lo droit de s'intituler
regardait
plus
de si près,
au
n'était
, laquelle
qu'une
des rentes food.sles , ne
seigneur
X VIP siècle,
(I) Arch. de la ville, reg. aux Connut,
ro el 13) r°.
; mais
et encore
on n'y
moins
1573-1331 fo* 10 v», ll'J v», 121
(i) ld., 2e reg. aux Mémoire»,fo 32 ro: t Henry d-1 Nebra, escuier. >
(3> Le [>. Philippe Petit, Fondation du couvent de la SU-Crotx, Douai,
1651, pp. 112 et 113.
—
233
—
au XVIIP,
où des gens allèrent jusqu'à
d'un champ
ou d'une pièce de terre.
Le 31 mars
se qualifier
seigneur
s1*de
de Nebra,
escuier,
, « Hercules
« d'un fief et noble
au roi le dénombrement
1593
Ï , servit
et donation
testamenà lui venu par succession
tenement,
en son temps chevataire de feu messire
Henry de Nebra,
des monstres
de S. M. , sr de Plachy
,
lier, commissaire
» (1).
de St-Eloy
foncière
es fauxhourgs
avec seigneurie
Plachy
le bailli fait recelte de
1591-1593,
de u Hercules
do Nebra,
60 sols parisis,.touchés
escuier,
pour le relief du fief de Plachy , à lui échu par la mort de
son père » (2).
Henri,
Dans
son compte
de
de
1605, le 22 décembre
, fut reçu à la bourgeoisie
sr dudit lieu ,
notre ville t « Hercules
de Nebra
, escuier,
fils de messire
célibataire,
âgé de 33 ans, natif de Douai,
L'an
Henry
». Il demeurait
auparavant
à Tournai.
de
Marie Françoise
11 épousa,
le 3 novembre
1615,
fille de Georges,
sr de Maulroy,
Anseroeuil
Maulde,
écuyer,
de Courteville,
de La Buishéritière
etc, et de Jossine
devant
notaires
1637,
(3). Il testa , le 28 octobre
» eu halle
et son testament
fut « empris
auditeurs,
Douai (4).
sière
et
à
(1) Arch. de la ville, Ihsse de dénombrements du bal'lii^e; original en
parchemin.
des comptes.
(2) Arch. d^rL.Ch.
(3i Dumont, Fragm. généal., V, pp. 82 el e3; Ow.d, l) îquono, |S*îO.—
I.e crayon géné.il. de la famille de iVbra y laiwe beaucoup à d'sirer comme
ex.ictitudj; ain>i Hercule est donné comme fifre tainé d'Henri, qui est en
réalité (oo père — GénAtl. delà famille de Maulde, par J. Cordonnier;
313du 1.11 «les Annales delà Société hist., arch, et litt. d'Ypres, IS63,
In-So.
(I) Cabinet de l'auteur, invent, (des pièces produites lors du procès «If
1669 rappelé ci-ipn\i Le registre aux testaments de celte époque n'extMe
plus aux archives de noire ville.
—
Le s' de Nébra
habitait
fait bâtir
son père et qu'on
de château
de Plachy.
-
234
la maison
décorait
de campagne,
qu'avait
du nom
pompeusement
de
seigneur
(1), écuyer,
fils et seul héritier
de feu Hercules,
sr de Nébra,
Plachy,
le 22 novembre
etc., fit relief,
1637, devant la
Plachy,
cour féodale d«î Douai,
de sa srigwurle
de Plachy,
qu'il
Maximilif.n-Louis
affirma
de
consister
enclos
de fossés,
en
ut
Nèbia
: «.cmaison
seigneuriale
avec bâtiments
bussecour
et bois, en rentes,
terres,
etc.,
prairies
• (2). Mais
livres parisis,
dû au Temple
brement
du 16 août 1640 (3), il rectifia
et avoua
l'avaient
que son fief de
déclaré
son père
cière,
au relief
de 60 sols.
Il
se maria,
par
contrat
devant
jardins,
et jardins,
en
au relief de dix
dans
son dénom-
toutes
ne consistait
Plachy
et son aïeul)
qu'en
passé
et
ces erreurs
(ainsi
justice
que
lon-
notaires
d'Artois,
hérid'Assignies,
le 15 juillet
1649, avec Anne-Frençoise
tière do la seigneurie
« en son pordo Lambres;
il déclara
et appartenir,entre
aultro chose, ladite
temeut,lui
compter
terre et seigneurie
de Plachy;
item la terre et seigneurie
de Nebra
en
fief relevant
Allemagne,
de l'oveschô
de bois,
auItres
et
'qu'il
déclara
d'Halberstad.avec
choses
en dépendantes,
consister
en hault
grande estendue
dont il a fait
fl) Dans les Fragm. de Uui.ont, il est prénommé Alexandre et présenté
comme fils nln> d'Henri, qui fut en réalité son aïeul.
L'auteur de ce travail a éf assez heureux pourdécouvir,il
y a quelques
ann&s, parmi des parchemins et des papiers, voués i une destruction Imminente, cinq à six pièces intércssanles, .concernant ce possesseur du fief de
Plachy. Il en fera usage ici.
(i) Arch. de la ville, reg. aux plaids du bailliage.
(3) ld., liasse de dénombrements du bailliage; orig. en parchemin.
—
la revenue
porter
an »(1).
M. de Nébra
à deux
mille
—
cinq
à six cents
florins
par
en son « château
de Plachy
», situé
sur l'échevinage
de la ville de Douai ; mais sa situation
de
se ressentait
de la misère
fortune
générale
(2). « H estoit si
pauvre
railles
résidait
235
et incommodé,
de son chastcau,
qu'il
a été
obligé
en vendre
de défaite
des
mu-
les bricques
; qu'il
pour
et un calice»,
a été obligé d'engager
des pistolets,mousqueton
de cette ville
au mont-de-piété
objets qui allèrent
rejoindre
« tous ses meilleurs
» qu'il y avait déjà portés.
Sa
meubles
misère
n'avait
sifs, moulant
levée à cours
ni
par
ni par des emprunts
pu être soulagée
à 10000 florins environ,
en capital
de rente,
6G7 florins
faisant
environ
la vente
d'immeubles
situés
vers
avait
successomme
par
an ;
Termonde,
qui
le sr de Nébra
13 à 14000 florins.
Quand
produit
en son château
le 20 septembre
délabré,
1661,«
mourut,
en sorte que
mortuaire,
n'y avoit la maille en la maison
il
la
a été obligée de prendre
à crédit les choses nécessaires
faire les funérailles,
là que d'emprunter
de
pour
jusque
« notablement
». Outre le capital
et les arrérages
l'argent
arriérés
sommé
», les dettes«de
pour une fois » montaient
veuve
le château,
c'était
à ce qui garnissait
« fort peu de chose,
et vasi comme
: meubles,
chevaux
dont le tout, prisé et estimé,
ches, grains battus et à battre,
une fois ».
nesauroit
porter davantage
que 1000 florins,
à 2639
florins.
C'était
sa veuve
Quant
qui
se trouvait
contrainte
de faire
ces pé-
(i) Coplcj d'ilntemlit t à la gou\émince île Douai tn !6J9, contre les
créanciers du feu s'de Nébrt. Cabirct de l'auteur.
(i) Nous insistons sur les détail.*, parce qu'un grand nombre de pièces
tei archives, nous ont d monquo nous mon.» rencontres, en conputsint
tré que la gènuet presque la misère sYtalont alors assises nu foyer d'une
foule de familles d'ancienne noblesse, de celles qui n'étatenl pas parvenu) s
aux hauts emplois par lei faveurs de cour»
—
nibles
236
-
aveux
et d'exposer
sa situation
nécessiteuse;
ajoutant
la mort
dudit
elle a
sire,
que a depuis
que auparavant,
vescu fort ménagèrement,
en sorte qu'ello
no tient
toujours
« deux
aucun
train », et'qu'elle
a dû vendre
do
chevaux
ville
». Elle so défendait
la prise do cesle
depuis
nlors contre les créanciers
de feu son mari,
et notamment
contre M* .Jean Tampère,
bailli de (.ambres,
et
procureur
caresse,
auditeur
à Douai, qui avait,
abusé de l'ignorance
paraît-il,
« do prehen«
do cette dame en aflaiivs,
pour lui persuader
der la communion
et do renoncer
à son droit
(communauté)
» , dès le surlendemain
de douaire
conventionnel
du décès
de M. de Nébra.
ce procès sodémenait
à la gouverLorsquo
en 1669 , la veuve
de Maximilien-I.ouis
nance de Douai,
de Nébra était remariée
fie Mutigny
a Ambroise
, écuyer,
capitaine
que
« entretenu
» pour
lo service
de
S.
M. Catholi-
[\).
T.e s' de Nébra.
décédait
« sans
délaisser
enfant
raaslo
»,
sa succession
, parce quo
qui acheva de ruiner
« la terre de Nebra,
au seiretourna
étant un fiel masculin,
» , ainsi que le sieur
Alhagen
Christophe
gneur dominant
en informa
par lettre la veuve, sa parente
(2).
circonstance
Cet
, assurément
héritage
de Nêhra
Ccioline
, fille
d'Anue-Françoiso
d'Assignies
peu
otnée
à Marieéchut
brillant,
de Maximilien-Louis
et
(3). Soit
qu'elle
ait continué
(l et i) Copies d'iintemlit », 1669. Cabinet de l'auteur.
(H) Le relief du fief de Plachy fui fait, le 7 décembre 1601, devant la
cour féodale, par Jean Tmpère, comme procureur d'Anne Françoise d'Assignés. «d>me de timbres et Placy. veovo .'e feu noble seigneur Muimiliei Loin* de Nebra, écuyer seigneur desdits lieux, demeurant au château de
Piachy, échevinage de Douai mère et tutrice de da>* Marie Charles Philippe
do Nebra, fille ainée. et de da" Anne-Françoise de Nebra, > fArcb. de (a
ville, reg. aux plaids du bailliage,) Le dénombrement ne fut servi que le
7fe;<tembre 1671, par Ambroise de Mutigny, écuyer, %t dt Varelles. et AnneFrançoise d'Assignies, sa femme, dame de Lambret etc., n ère et tutrice de
du
daditt et«. (Orig. en pareil, aux archives delà ville, liase didénombr.
bailliage.)
—
237
—
« fort ménagèrement
ait réussi h sa», soit qu'elle
tisfaire
les créanciers
du défunt,
du s'de
la veuve
Nébra
sut empêcher
l'aliénation
du fief de Plachy,
qui continjp
de rester dans
la famille.
L'héritiôro
de Plachy,
M,,: »;.•
à vivre
en épousant
lo chemariage,
de Brouane
van dor Meere , seigneur
f
de Douai en 1661 ; elle devint dame
(maire)
cette époque
Depuis
après la mort de sa mère.
fit même
Nébra,
valier Josse-Albert
chef-échevin
un brillant
do Lambres,
la Révolution,
jusqu'à
et timbres,
Plachy
réunis
dans
rie-Caroline
était
pendant
plus d'un siècle,
ne cessèrent
d'être
touchent,
a noble dame MaEn 1698,
c'est-à-dire
se
qui
les mômes mains.
de Nebra,
en
veuve;
déjà
« noble seigneur
dame
1702-,
de Plachy,
etc.
Lambres,
nous
la trouvons
remariée
Adrien-Joseph
I.a Marlière,
Hurlebize,
Rosbecq,
des
etc.
Martin
, écuyer,
» ,
à
sf de
» (1).
Lo fief de Plachy
du premier
(2) échut aux enfants
lit,
fut fait au nom
do
1711,
puisqu'on
janvier
l'hommage
van lier Meere, écuyer,
s' de Brouanne,
«Joseph-Henri
etc.
» (3)
Le 20 septembre
1723 ,
Lambres,
Placy,
M* Etienne-François-Joseph
au Bureau
lement,
présenta,
du
même
« Placy
gentilhomme
», dont récépissé
de La
en parVallée, avocat
des finances
de Lille, au nom
un dénombrement
du fief de
,
fut délivré
le 12 août
1724
(4).
(I) Arch. des hospices, no* 178 et 533 de Ylntenl. de 1*3}.
(2)11subit .durant quelque l»:nps,h confiscation.comme appartenant àuo
sujet des Pay?-uis espagnols. Om<une liste dis fMviressée en 1691,0» lit:
c Seigneurie de P>acy. onfi-qu-'e». Sur une aulrode Cm 1701 : « Fief de
Placy, 4 dame Marie-Btigiito Hncquet, femme de Jfr du Chiteld; estimé
160 florins ». (Arch. municip. , rvg. aux plaids du bailliage.) Cette
dame, mariée à François Vanden'Irfcsche dit du Trieu, écuyer, *r du Châtelet, possédait la maison dite Cbàteau-Phchy, en 17u3 et encore en 172*.
(Id„ layette 333.)
(il Arch. municip., reg. aux plaids du bailliage.
(4) Arcb. départ.,Bur. des finances, purtef. 0345.
'
VAN DF.R MEERK : D'aziir
sées
de myrte,
penchées
Cimier
: deux bottes,
que
à
alias
—
238
trois
à
feuilles
de mûrier
la droitode
vers
l'écu
d'or
et renver-
les pieds en haut, l'une d'argent
et l'autro de sable,
de l'un à l'autre,
<///•(* touôperonuéos
tes deux desablo
éperon liées d'or
(Supp'èment
généalogil'Histoire
1777.
Gand,
liaire
de
Annuaire
in-8°,
page
Famille
Jean-Baptùte-Joseph
do lambres
, Plocy
van
donna
etc.,
van
der
Espagne,
Slype,
tronille
lieutenant
van
à
gen,
décembre
175$,
Audenarde
Brouane,
etc.,
seigneur
fils du
accomplir
père (1).
héritière
unique
«seigneur
etc.
Woorde,
du
son tuteur,
, quand
du village,
comté et
». passa
procuration,
L'héritière
de
(2).
était
née à
Sévi lie
en
van
1740,
d'Albert-Joseph
en Espagne,
et d'Anne-Péle lieutenant
van Slype était lui-même
septembre
de cavalerie
d'Estrada;
capitaine
au service
Slype,
et orpheline
fils d'Eugénie-Marie-Magdelaine
, en
épousé , à Audenarde
Slype,
1739, pour
de la mort de son
Meere,
1750,
Plachy,
le 20
der
pat- suite
féodaux,
septembre
Lambres,
petit
d'Audenardo.
le 13 mai
pouvoir,
de Cruyshautem,
le 21
Nobi172. —
1, page
Bruxelles,
1867,
Meere, écuyer,
à Audenarde,
demeurant
LouiserJoseph-Jeanne
était mineure
précèdent,
terre
in-80,
G and,
165.)
originaire
le comte
à
évacues...,
Van 1er Heyden,
Anvers,
1853,
Belgique,
delà noblesse de Belgique,
flamando,
précédent,
les devoirs
drs
chronologique
in-8»,
page 201.—
au
des
van der Meere,
1695
,
Roger-Godefroid
du général-major
régiment
Elle se
Provinces-Unies.
à son
cousin,
qui
Charles
(I) Arch. municip., reg. aux plaids du baillage.
w M.
van
avait
van
Wynberle 6
maria,
der
tMeere,
-
do Wyngaerde,
écbevin
seigneur
de 1751 à 1759,
puis
bourgmestre
aux états de Flandre.
La charge
écuyer,
Gand,
député
d'Audenarde
çois,
—
239
été oxercèe
avait
par
de Cranevelde,
seigneur
do
d'Audenarde
et
de
son père
Carliers,
la Keureà
bourgmestre
, Charles-Franen 1733,
fille
Crano,
mort
etc.,
de
ayant
épousé
Aldegonde-Barbe-Onuphrio
du seigneur
de Wyngaerde;
et par son aïeul,
Emmanuel
van der Meere, époux de Marie-Pètronille
et décédé
Ballet,
en 1693 (1).
Divers
bres
titres
de 1766et
mentionnent
Charles
1769
van der
de
Lambres,
Wyngaerde,
Tenbossche
et autres
lieux
présonta,
de Placy,
Ayant
au Bureau
appartenant
ensuite
nand-Antoine-Ignace,
de Castro
Eugénie
A la Restauration
comte
van
der
et Lam-
Plachy
Meere,
soigneur
écuyer,«
Auchel,
Placy , Brouwaenne,
» (2). Le 7 septembre
il
1763,
des finances,
le dénombrement
à sa femme
(3).
hérité
du
fief
de la terre
de Cruyshautem
(1795),
lo 24 octobre
1798 (4). 11 avait
filles et un fils, Charles-Aimé-
il y décéda,
en son château,
eu, de son mariage,
plusieurs
né à Audenarde
Emmanuel,
,
le 27 juillet
Bruxelles,
1789,
de Beelen-BertholiT,
concernant
née en
seigneur
y Toledo.
le
31 mai
et marié
1766,
à
à Catherine-Louise-Josèphe
fille de Nicolas-Ferdi1764,
Charlotte»
d'Overhem,etde
releva
, ce gentilhomme
Meere
et de Cruyshautem
le
;
titre
il
do
devint
à Gand, pp.
à l'Hiit. chronol. dti itiquet..,.
(l) Suppl. ginialoy
201 si iOj.—Ann. de la nobt de Bttg., i867, pj>. i8:a 1>4.
(i) Arch. d<-shosp., fonds des Cuaririers, no |. 8 de VInvtnt. de 1819.
Ci) Arch. départ., fond* du Bureau des finanejs; orig. en païen, dans le
portef. U *4a.
(4) Goetbals, Dicl. génial, et hirald. det (amillet noble* du royaume de
Belgique, III, Bruxelles, 1850, in-l» ; voir Huyltent, tableau î.
—
240
—
sous
généraux
du roi Guil-
des états
do la première
chambre
des Pays Bays, chambellan
le gouvernement
dans
laume
I" , fut reconnu
par ce prince
membre
do l'ordro
fut président
équestre
de l'ordre
, et fût fait chevalier
royaume,
Orientale
landais.
Sou
Meere
Il est mort
le 7 mars
la noblesse
de
du
la
Flandre
Lion
Néer-
1837.
fils unique,
Auguste-Louis-Nicolas,
et do Cruyshautem
, fut général-major
comte
van
nu servico
do l'ordre
chevalier
de Léopold,
commandeur
Belgique,
l'ordre d'Isabelle
la Catholique
et chevalier
de l'ordre
de Jérusalem
Saint-Sépulcre
(I ).
La
Révolution
avait
s'était
puis longtemps
consistant
plus
qu'en
du
der
de
du
du
le fief de Plachy,
qui detransformé
en fief « en l'air * , ne
rentes foncières,
sans un pouce
do
anéanti
terre.
IV.
à Sin
et Dcchy,
consistant
en teires,
Fief de Brifloeul,
i n deux
sans aucune
de justice.
Il est partagé
attribution
ha branche
de Briffoeul
do
vers 1573. — Ses possesseurs,
lu maison
Familles
d'Antoing.
de Longurval.
Vente de l'année
do Sapignies,
de Carnin
1560. — Les Jésuites
—
en ont une moitié.
api es eux le collège d'Anchin
Le iloisne,âe
milles Commelin,
Laude,
— Morcellement
moitié.
pour l'autre
Le
nues
document
de
du châtelain
Un dénombrement
(1) M.-Vander
1369
parle
de Douai,en
du 14 février
Lannoy
de celle-ci.
de 57 ràsières
et
et
Fa-
et Pa'ou,
de terré,
teun fief iige alors innommé.
157 l(v. st.}, nous renseigne
Heydeo, \obil. de Belg., I,p. fli.
« un
241
-
par avant la vente delà chasfief de Briffoeul,
tenu d'icolle,
tellenie,
appelé d'ancienneté
: 1° en la moitié
sis à Sin, Decy et environ
», et consistant
« parmi »
» , contenant,
alors non « amasé
d'un
manoir
c'était
davautuge;
fief,
de
dont moitié est échevinage
rasiôres,
dudit Sin-lez-Dechy
l'hôpital
(1), tenant à dix
2 coupes de
(2); 2° en 55 rasières
coupe*} du fief de Lassus
en différentes
de Dechy
à
terres
pièces , sisos au chemin
des
la Grande
chemin
Cousture
de Saint-Amand,au
Férin,à
le jardinage,
Sin, devant
deux
à la Voie de Goeulzin, en la Valléo de Ronco, au
Allemans,
de Dechy
au chechemin
au Mont de Roucourt,
àCantin,
etc. ; 3' en une rente de deux sols douimin de Cambrai,
qui se levait sur sept coupes sises à
dudit
lieu. Ce fief
à F a aumône»
Dechy et appartenant
devait 60 sols parisis
de relief « et le tiers cambellage
», le
dixième
denier
en cas de vento,
don
ou transport,
et le
siens
et deux
service
de cour
poules,
et de plaids
(3).
On voit doncque
cette terre de Briffoeul n'avait
cun des attributs
féodaux
: ni justice
vicomtière,
le possesseur
n'avait
justice foncière;
ni bailli,
ni lieutenant,
ni le moindre
Briffoeul
n'était
le droit
officier,
presqu'auni même
de commettre
En un root,
fief que de nom.
(1) L'hôpital de St-Nicolas de Sin-lez-Dechy était situé i droite de la
route de Douai àValenciennes.sur le terroir do Sin, mais 4 l'extrême limite
de celui deDecby, Il possédait une chapelle. Son existence remonte auXlIe
siècle. (Brassart, Notée hittoriq. *ur tes hôpitaux, Djuai, 18i2, in-So,
p. 236.
Le manoir de Briffoeul était done situé à giuehe de la grand'route, paroisse de Sin, tout pr*s du terroir de Dechy.
(i) Réuni en 1550 au gros delà seigneurie de Decby en Haioaur, appartenant à l'abbayo de St-Amand.
(3) Registre aux déjoralr. de fiefs tenus de Douai, llGQ-1591, f» 260,
Arch. départ., Cb. des comptes, reg. D 10.
16
CUATRU*\XS
p.? DOJVU.
—
Un bien
de cetto
nature
mieux
—
242
avait
l'avantage
aux combinaisons
de
so prêter,
diverses de la
fief véritable,
qu'un
vio civile ; tandis
était,
que ce dernier
par son essence,
d'une vente difficile,
d'uno
administrapresqu'immuablo,
l'autre
se vendait,
se partageait,
se divisait à
tion coûteuse,
l'infini
sans encombre
; il entrait
Briffoeul se diviser
voyons-nous
dans
commerce,
Aussi
dès l'an
parties,
des parts
1573 ; l'assignation
se faire, par acte du 27 mars
1657 ; puis, tandis que la première
au promoitié, amortie
fit d'uno congrégation,
demeuro
intacte
la Révolujusqu'à
à partir de 1761, au morcellement
tion, on assiste,
complet
do l'autre,
dont
fief3 séparés.
Voici
seurs
les lambeaux
ce que nous
de Briffoeul.
avons
en
le
deux
deviennent
trouvé
sur
de petits
autant
la série
des posses-
En
dame de Mon mort,
1369,«la
qui fut soeur monsieur
». Cotte
de Brifleul
Allait
renfermée
mention,
simple
nous permet
dans l'acte de 1369,
de faire remonter
beaude ce fief, et d'atteindre
plus haut l'origine
jusqu'aux
et par suite jusqu'aux
châtelains.
prévôts de Douai,
coup
En
effet Hugues
et d'Espinoy,
/", sire d'Antoing
prévôt
de Douai
(dans la seconde moitié du XIIIe siècle), fils de
dame
second
Ide, prévôté
héritière,
eut, d'uu
mariage,
Allard
d'Antoing,
Hainaut),
qui fut
Alard d'Antoing,
Senech,
florissait
figure comme l'un
maison
de Landas
seigneur
l'auteur
de Briffoeul
de la branche
(près de Leuzeen
de Briffoeul,
Un
do « Brifuel
» et de
chevalier,
seigneur
à la fin du XIIIe siècle
des arbitres
choisis
pour
; en août
1295, il
de la
l'héritage
(1).
(1) J, de St-Genois, Invent, analyt.
Gand, 1843-1846, in-4», n° 779.
dti char let de* eomte* de Flandre,
—
243
—
avec éloge,
sous les années 1365 à 1367,
» raessire
sire de Briffoeul,
un baron
du Hainaut,
Allard,
Bertrand
du Guesclin
à
bon chevalier»,
qui suivit l'illustre
Froissart
cite
la guerre
le
ordonnée
par le pape contre Pierre
d'Espagne,
ainsi que le sire
roi de Castille,
et qui fut pris,
Cruel,
de Navarette
sou compagnon,
à la bataille
d'Antoing,
de Castille
(3 avril
1367),
perdue
par le roi Henri
contre le prince de Galles.
Guesclin,
Le fief
des 57
du titre
cause
rasières
qu'ont
fut
porto
donc
nommé
et
du
à
Briffoeul
de ses anciens
posses-
plusieurs
de
seurs.
est un
Monlmort
en Champagne.
Le nom de ses
bourg
dans l'histoire
des guerres
civiles
du
seigneurs
apparaît
XVe siècle. Le chevalier
de Montmort,
chambellan
Jacques
du roi, prisonnier
des Parisiens,
est massacré comme Armadans la tuerie du dimanche
21 août
par la populace,
est prispar
les BourguiMonmort,
capitaine
français,
à la rencontre
de Mons en Vimeu,
le 30 août
1421.
gnons,
gnac
1418.
(Monstrelet.)
Jean
1452,
Jacques
Dichy
eteotterie
du Buisson,
bourgeois
1425 et 1428), testeen
de
Douai
en
(chef-échevin
laissant à son fils cadet
1431,
•* sa terre en la ville
dit Blancardin,
et de Sin, avec la maison
comme
main
ferme
ce bourgeois
avait
acquis
depuis
1416 il déclarait
déjà,
puisqu'en
posséder
fief à Dorignies
article
(voir 6e chapitre,
le Gavène
(même
chapitre,
de
tant en fief
près en rench,
» (I). Il s'agit
ici de notre
fief, que
sur
et terroir
article
quelque
par
III),
temps
acquêt un
une
rente
IV 2°), lo DImeron
(Il Arch. de la ville, teg. aux testam., 1423-1431, f° 100.
— 244
de
Saint-Albin
(3« chapitre,
—
article
V
2'), le fief de Brif-
foeul etc. (1).
Bientôt
celui-ci
nommé
désormais
après, nous trouvons
de Sapignies,
Briffoeul, aux mains de la famille
d'origine
Par testament
du 13 mars
1464 (v. st.),
chevaleresque.
de Douai ,«d,,e Isabelle
de Sapignies,
passé devant échevins
veuve
de Bauduin
du Bos dit
lo Besgue,
écuyer,
en faveur do sa petite-fille,
do son fiof doBrifcul
de Carnin,
fille de Hue,
mariago
premier
Grâce
lequel
avait
qui
(3), nous
ont
été
faites
connaissons
.sur
Isabelle
1450 jusqu'à
gnies, qui posséda Planques,
depuis
arrivée
vers 1466. Dans un testament
du 24
1410,
le chevalier
dispose
à"'Jeanne
eu de son
(2).
aux recherches
Planques-lez-Douai
la testatrice
»
Godefroid
de
Sapignies,
la terre
de
de Sapisa mort
novembre
des
seigneur
fille de Martel
nommait
«Isabel des Plancques,
Planques,la
de Sapignies,
son frère » , et lui léguait sa terre de Sauchy.
de Sapignies
Elle était soeur de Charles
dit lo Béhaignon
dès 1417,
de Planques
(Bohémien),
écuyer, qui fut seigneur
et qui, à défaut d'enfant
après son oncle Godefroid,
légiti-
me, céda cette terro à sa soeur, par acte du 4 août 1450. En
tenu
nous occupant
du fief de Lo Vacque
à Roucourt,
aussi du châtelain
de Douai, nous retrouverons
Isabelle de
Sapignies.
(1) Déclaration inventoriée, avant la Révolution, parmi les dénombrements des fiefs do Douai; elle est aujourd'hui perdue. Arch. départ., Cb.
des comptes, liasse D-78.
{i) Arch. de la ville, testam. en chirognphe. Guilmot, Extraits ms., III,
p. 1134.
(3) Souv. de la Fl.tcall., IL p. 109 ; III,p. 188 à 190.
— 245
SAPIONÏBS : D'azur
alias
—
de gueules,
à la croix
ongrêléo
d'or.
les mêmes
parait avoir eu, un sièclo durant,
destinées
que la terre de Planques
(qui passa par vente des
Gamin aux Longuovabd'Escoivres);
mais on 1560, Louis de
Briffoeul
Longueval,
son fief de
chand
mette
vant
écuyer,
Briffoeul
do Douai,
Le Régnier,
brasseur
seigneur
à Simon
d'Acq
(près
Le Camus,
vendit
d'Arras),
mar-
bourgeois
GuillC'qui achetait
pour sa belle-môro,
veuve do Melohior
Du Bois , en son vi-
à Douai.
L'acte
de
dessaisine
fut reçu, le 24
du château
de
de fief
par le bailli et des hommes
les pièces annexées
à ce contrat,
; on voit, dans
que
« à nobles
avait
le vendeur
donné
:
hommes
procuration
do Longueval,
à
, sr d'Esvin
François
, son frèro,
écuyer
de Baudain
son beau, écuyer
, s' doMauvillo,
Jacques
août,
Douai
frère
», etc. Louis et François
do Longueval
gies do la maison
du chevalier
Renom
, seigneur
sont
Douai
(1) ; ils étaient
d'Escoivres
de
, capitaine
leur soeur Anne avait épousé
en 1557, mort en 1564;
Baudain
de Mauvillo.
Jacques
Louis
membres
ment
tient
dans
les généalofrères cadets
do Longueval
honorablement
figurera
de cette maison
, grâce
chevaleresque
inédit
qui concerne
les état- do services
en lui faisant
tant
omis
à 300
remise
florins,
les
parmi
an docu-
de Briffoeul,
et qui
do l'enseigne
et du capitaine,
la vente
de la moitié
ou le 10e denier
du droit
du
seigneurial
prix,
qui
le Conseil
contout
(monétait de
des fiflorins) ; ce qui fut accordé
par
du roi d'Espagne
à Bruxelles
nances
, le 10 octobre
1560,
en considération
des faits exposés
dans une supplique
(2) :
3000
(!) Voir Goelbals, Miroir de* notabilité* nobil., II, p. 838; Bruxelles,
1862,in-1».
(3) Arch. départ., Ch. des comptes, portef. D 337.
« Remontro
taine
d'une
ville
de
-
246
s' d'Acq,
de Longueval,
écuyer,
capide notro
de gens de pied de la garnison
Comme
au paiement
do
pour subvenir
Loys
enseigne
Bapalmes.
ses debtes
et autres ses nécessités
à lui survenues
plusieurs
le temps de la guerre dernière
durant
, tant à cause de ce
ou tirait
fruit ou prouffit
de sadite
qu'il n'auroit
quelque
et seigneurie
do notre
frontières
terre
de sadite
a fait
durant
et prise
estant
lors porteur
tellement
il aurait
récompense
La veuve
ladite
de la ville
du
d'enseigne
fait son debvoir,
do mort,
des pertes
péril
qu'il
a séant
, que
sur
meismes
de
de Melchior
gueiro,
ayant
de Thérouenne
Du Bois
servit
exposé
soi oit retourné
eu regard qu'il
revenu
annuel
sondit
ser-
(1553),
où
Goinynyes,
capitaine
qu'il
les
parce que
et pension,
ses gaiges
arrieraigesde
des bons
En considération
charge....
vices qu'il nous
sa vie à Fassault
grand
bien
et comté'd'Artois
pays
aucuns
lui seraientdeuz
à cause
et aulro
d'Acq
n'auroit
en
eu
»
son dénombrement
le « scol » emprunté
à son
beau-fils Simon Le Camus,
qu'elle dénomma
pour « homme
desservant
ledit
fief », o'est-à-dira
à sa
pr.r
acquitter,
le 14 lévrier
place,
1571
lo service
Commelia,
et de feu
Douai,
fille de
feu
sous
de cour et de plaids
sa mort,
Aussitôt
Jean
(v, st.),
la division
fils
Melchior
et
de
Jeanne
de
de Douai
(1).
se fait
mineur
demoiselle
au il; iteau
ladite
par moitié entre :
Martin , bourgeois
de
Du Bois,
sa femme,
demu
Guillemette
Le
Ou Gardin,
fils mineur
de Jean ,
; et Philippe
de Douai, et de feu demoiselle
Marie Du Bois, sa
bourgeois
fils des susdits;
ainsi qu'il résulte
de deux dénomfemme,
Régnier
brements,
du 2 juillet
1573
(2).
(1) Arch. départ., fonds de la Ch des comptes, reg. aux dénombr. des
fiefs de Douii. t) 10 1560- o94, fo 260.
(2) Arch. départ., Cb. des comptes, reg. D 10, f" 303 et 303. Les originaux en pareb. existent encore dans le portef. D 387.
—
247
—
à Philippe
Du Gardiu
fut rclevéo,
lo
de Douai,
13 juillet
au
1584,
bourgeois
par Jean d'Auby,
Ou Ganlin,
soeur germaine
du précédent.en
nom de Jeanne
au bailli 30 patars
Lo 25 août
payant
pour droit do relief.
moitié
échuo
1586, ladite
aux Jésuites,
Jeanne,
La
fille à marier,
donna
âgée de 32 ans,
do Douai,
sa moitié
des 58
pour leur collège
rasières
3 coupes
de terres labourables
à Sin,
le fief
formant
do Briffoeul,
son trépas;
Jean
De le
pour en jouir
après
Haye,
recteur
dudit
19 mars
1655,
en fut « adhèrité
collège,
• le 24 février
1588(1).
Lo
collège
de la Compagnie
le R.
P.
Philippo
de Jésus,
en
ministre
du
Sarre,
l'absence
du R. P.
moitié des 60 rasières
à Sin-le-Noble,
recteur,«droitura»la
« au relief do dix livres parisis,
dû aux chevaliers
do Saint» (2).
Jean do Jérusalem
Les Jésuites
de Douai,
indivisément,
après avoir possédé
moilo 27 mars 1657, avec le propriétaire
de l'autre
firent,
contenant
et division
définitive.
tié, un partage
assignation
Lors
de la suppression
des Jésuites,
leurs terres de Briffoeul
ainsi que leurs autres
biens, au collège d'Anchin,
passèrent,
nous
à la date
du
vers l'un 1765.
C'est
voyons,
pourquoi
Pr mars
177?,
les administrateurs
de
ce collégo
servir
à
« Très
et très puissant
haut, très excellent
prince Louis XVe
et de Navarre
du nom, roi de France
», un dénombrement,
et dans lequel
ils désignent,
Claro,
signe par leur secrétaire
conune«homtm>
dû
et mourant
», au décès
de 60 sols parisis.«l'auguste
» (3). Enfin à la Révolution,
d'Artois
le relief
comte
vivant
serait
duquel
de M*' le
personne
l'Etat
s'empara
(I et ?) Ar:h. delà ville, reg. aux plaids du bailliage.
( ) Arch. départ., fonds du Bur. des fin., orig. en pareb. dans le portef.
D f 47. Joli cachet aux armes d'Anchin ; légende : Collège d'Anchin.
—
—
248
do ces biens,
comme
de l'Université
do Douai
dépendant
alors supprimée,
et il opéra la vento des 28 rasières
2 coupes do terres en labour,
do l'autre
L'histoiro
peu plus
Douai,
Antoine
longue.
— comme
mari
do feu
héritière
Jean,
moitié
du
do Briffoeul
fief
de
bourgeois
cette
M* Nicolas
1644,
fesseur es droits en l'Université
- aux noms
ral de cette ville,
Louis
de del,e
Le Blan,
mari
et Marthe
Catherine
enfants
et héritiers
— fait relief, au nom
Commelin,
Marguerite
Le
(2.)
Laude,
Le Moisno,
do Douai,
dudit
« dû
le relief
docteur
docteur
et pro-
procureur
géné-
: Jean-Baptiste
Aanàs
dt,lti
Laude,
de
lesdits,
et
Antoine
de celui
à qui
Laude,
Mariedu
tous
Laude,
de feu
Laude,
en partage
et do de,le
—
fief,
ville,
» (\).
Le 9 août
Jeanne,
un
marchand
de
Lande,
bourgeois
de d,Ue Anne
fille et
Commelin,
sa veuve,
usufruitière
Taisne,
Françoise
a droitura»,
le 22 février
1625, en payant
au Templo
est
nom
de,,° Anne
le fief tombera
Le Moisne,
qui avait
épousé
sans doute aussi à cause de sa
agissait
cela ne soit
dans
femme,
l'acte,
quoique
pas exprimé
probablement
Il est cité, à In date du 19 mars 1655,
par oubli.
en possession
comme
étant
de la moitié
de Briffoeul(3).
Il concourut
dans
au
son lot que
partage
précité,
tomba le manoir
du 27 mars
c'est
1657;
face à l'hôpital
de
diverses
pièces de terre,
plus la
à rencontre
de l'autre
posses-
; il eut aussi
Sin-lez-Dechy
moitié de la minime
rente,
seur. Par son
testament
du
24
faisant
juin
1661,
il chargea
fiéf de fidéicommis.
M* Philippe-Marie-Florent
de Lannoy,
licencié
(1 à S) Arch. de la ville, reg. aux plaids du bailliage.
es
droits,
le
—
249
—
»
de « damoisello
époux
et de Marguerito
do feu M* Nicolas
Agnèt
a droitura
60 sols
en payant
Laude,
1664,
», le 3 avril
« dû à S. M. à cause
» (1).
de son chastel
de relief,
parisis
le 28 juillet
1681 (2).
servit
un dénombrement,
Sa veuve
avocat
à la gouvernance,
Le Moisne,
fille
Lu 26 mars
comme
Me Albert-Florent
1692,
de Tournai,
demuuant
de !<nnnr<y,
avocat
en parlement
à Douai,
pour lui et
du décès
son frère,
ntoine,
par suite
J-icques-François-A
« droitura
le
Lo Moisne,
leur mère,
», en payant
d'Agnès
relief de 60 sols, dû au roi; lo 5 septembre
1693, il servit
»
le dénombrement
en son propre
nom (3). « Damoisello
du précédent,
au
veuve
releva,
Marie-Françoise
Dament,
de Lannoy,
1700.
sa fille, le 7 octobre
profit de Marie-Anne
En 1711, étant remariée
à François-Joseph
elle souPetit,
de sa fille, un procès
contre
de Lannoy,
le susdit
qui réclaJacques-François-Antoine
mait
le quint
du fief (4). On sait que le quint ou la cinétait attribuée
aux cadets
partie
quième
par la loi féodale.
tenait,
en parlement,
au nom
de
vers 1729,
M'JeanLannoy
épousa,
en la coût" do parlement
de Flandres
Etienno
avocat
Patou,
à Douai,
de mari et « bail », servit,
le 10
qui, en sa qualité
dont
lui fut ac1735 , un dénombrement,
juin
récépissé
Marie-Anne
cordé
le 29 octobre
Joseph-Florence
avec le conseiller
suivant
llarie-Annefille,
à Douai, le 19 avril 1756,'
Patou,
seiCordier,
Charles-Augustin-Hyacinthe
(5).
se maria
Leur
(1) Arch. municip., reg. aux plaids du bailliage,
(2i Id„ liasse de dénombr. du bailliage, orig. en parchemin.
(3) Id., reg. aux plaids et dénombr. orig. en parthemin.
(41 Id., reg. aux plaids du bailliage.
f5) Arch. départ., fonds du Bureau des finances, orig, en pareb. dans le
portef., D 247.
—
de Candry
gneur
Pierre-François
Yalencicnnes
le 21 octobre
250
—
, Bournonville
et autres
lieux
, fils de
de
provincial
au conseil
conseiller
Cordier,
honoraire
au parlement
, puis conseiller
obtinrent
1733). M'et Madame de Caudry
(dès
du
roi des lettres, en date à Compiègne
du mois d'août
1764 ,
contenant
d' oesclisser
» leur fief de Briffoeul;
autorisation
en conséquence
ils aliénèrent
en 1770 et
successivement,
ainsi que le manoir,
au
presque toutes les terres,
ainsi « éclisprofit de divers particuliers.
Chaque
portion
sée » forma à son tour un petit fief séparé, soumis au relief
de 60 sols parisis,
au droit du 10* denier
en cas de vente,
1787,
etc,
(1).
Snrde
tels biens,
la Révolution
ne pouvait avoir aucune
influence
au contraire,
elle venait les affranpréjudiciable;
chir de ces droits de relief, de vente, de dénombrement,
etc.,
ainsi
anciennes
redevances
et autres charque des dîmes,
le tout par l'impôt
foncier.
Son seul
ges , en remplaçant
effet portait donc sur la îente
de la moitié
des deux sois
dovhtensel
deux
poules,
damnée
à disparaître
par
fice n'était pas considérable.
Quant au
des « lettres
conseiller
féodale,
qui,
d'origine
les lois révolutionnaires
Cordier
d'honoraire
femme, dans son château
19 août 1803, àgéde76aus.
était con*, le sacri-
de
obtenu
Caudry,
ayant
» en 1777, il se retira,
avec sa
de Caudry.
Il mourut
à Douai, le
(\) A'di. de la ville, reg. aux dénombr. du bnlllitge, 1780, f" 2 v«et
l*jvo; Id., 1713-1712, f-3.31 r.j Id., 1753-1777, f.» 134 r«, 133 r» et
146 r».
Cf. Plouvaln, Parlement de Flandre*, Douai, 1809, ln-4«, p. 28.
-
251
-
V.
à Boucourt
: « dtmage
et
», ferrage
Fief de Le Yacque
— Ses fosscsrentes
vicomtière.
seigneuriales,
justice
et
seurs:
douaisiennes
du Bas, Botin,
Senaflart
familles
—
de Barbey,
et Maircssc.
Aparisis
; familles
Oongier
Le fief est acheté
M. Bérenger.
Dans
son
aveu
par
le dernier
de
le châtelain
1369,
de Boucourt
est mon homme
*. Le Vacquc
qu'il tient à Roucourt.
de
seigneur
de
lige,
Bovcoutt,
Douai
pour
dit :
terre
»
Le « fief de Roucourt,
tenu du châtelain
», est cité dans
un acte de l'an 1448; c'est évidemment
le même que celui
« le fief de Rocourt,
nommé
qu'on dit le fief à Le Vaque »,
dans
un titre
On le retrouve,
en 1473, 150i etc ,
» ; en 1578, le
désigné sous le nom de « fief de Le Yacque
« dismaige
dit le fief de Le Vacque », etc.
de Rocourt
Il consistait
de 146i.
en un droit
deadtmage«et
terrage,
avec renie*
de blé, avoine, chapons
et deniersdouisiens,
qu'on levait sur
et manoirs
situés à Roucourt,
ainsi qu'à
terres
plusieurs
Cantin,
Le\varde,Goeulzin,F!esquières,
Dechy etc. J'ai, dit
dansun dénombrement
de 1504s «sur toutledit
le possesseur,
en terres
de chacun
cent de
terroir
de Rocourt,
ahanables,
sur ledit terroir,
j'ai et prens
quatre
qui croissent
alleucontre
de M" les religarbes du cent, à disme Dieu,
en ont pareillement
à leur
gieux de Saint-Arnaud,
quy
de leurs dismes
de
, aussi
droit, à cause
quatre
garbes
sur ledit
de
chacun
cent , comme
terroir
Item,
moy.
garbes
Rocourt
et environ,
un autw
droit
de
dismage,
sur aucunes
—
—
252
terres, là ou que quelque
que ce soit n'a aucun
personne
droit de disme.fors
disme est
que moy seulement.
Laquelle
de huit garbes de chacun
cent de garbes
de
pareillement
ablais. Où le seigneur
de Roucourt
bled et de tous autres
a
droit
de
terraige,
droit
le disme,
seuletnulz
»
autres.
de ce « noble
Le possesseur
vicomtière,
un maycurà
tance
à mon
j'ai
l'exercice
pour
Roucourt,
et la garde
et cet officier
de commettre
» y avait
la justice
de laquelle
il créait
avec l'assisjugeait
tenanciersdu
d'hommes«cotiers»ou
lo droit
tenement
fief.
« messier
un sergent
Il avait
aussi
» (1).
Le fief devait
au seigneur
dominant
60 sols de relief et
eu cas de vente, de don ou de transport.
denier
le dixième
Par
rapport
à la situation
que le village
ferons
remarquer
comté
l'antique
Ilainaut
; c'était
dans
(Flandre)
Sur
le
rôle
du
fief de Le Vacque,
nous
de Roucourt
de
dépendait
autrefois
annexé
à celui
de
d'Ostrevant,
doncvunc enclave de la chàtellenie
de Douai
lo pays
de
d'Ostrevant
1694
des
(Hainaut).
fiefs
relevant
du
château
dans
Douai, oie fief de Le Vacque à Rocour»figure
avec les grands
fiefs de la chàtellenie
sième classe,
Saint-Albin
(2).
de
la troiet de
l'inaucun
sur
renseignement
possédons
en 1369 sous l'appellation
do Le
dividu
bizarre
désigné
; son nom est resté à son fief.
Vacque de Roucourt
Nous
Par
échovins
ne
testament
de Douai,
du 20 février
Bauduin
1448
(v. st.), passé devant
du Bos dit le Besghé , écuyer,
(I) Dms le dénombr. du 2 janvier 1764, la qualité déco commis est ainsi
travestie usergeant et metsire »! Le « messier i, sorte de garde champêtre,
confondu avec on chevalier!
(I) Arch. municip., rog.aut plaids do bailliage, 1633-1601, fo 72 v».
—
veuf
en premières
des noces d'Isabelle
belle
noces
-
253
de Jeanne
de Sapignies,
vie durant,
du
fief
de Roucourt,
fief « retournera,
sa
jouisse,
Mr le châtelain
de
Douai,.lequel
aux hoirs
biens,
autres
plusieurs
Sa succession
ne tarda
fut«empris»le
6 avril
Bel et époux en seconveut que sa femme
Isatenu
de
comm?
de sa première
femme
».
son testament
pas à s'ouvrir,
puisque
suivant
(I).
Du Bos : Ecartelé
; aux
1 et 4, d'argent
au lion de sable,
et armé de gueules
à la bordure
lampassé
(qui est Fiennes),
de gueules
d'or et de sable (qui
; aux 2 et 3, contre-écartelé
est de Lens){2).
On trouve,
un
dans
vieux
aux
registre
condamnations
on bannit
Bauduin
1429, le il octobre,
qu'en
le Beghe,
et deux
de ses * variés
»,
écuyer.
d'un an et un jour , « pour ce que,
eux ensatnble
d'iceulx
ont mis à cache autre personne,
par tele
il entra en une maison,
en
que, pour luy garantir,
criminelles,
du Bos dit
l'espace
et'chacun
manière
ceste
ville, et en le dite maison
deffendue
sur ledite personne
playes
d'eux
de loy, en commettant
est en outre
condamné
ont lanchié
et féru
d'armeure
et
navré
de plusieurs
icelly
» Chacun
assault de maison.
à 10 livres,
à 50 livres et à
deux fois soixante
livres.
Ils rachètent
leur « ban » et paient
au contrôleur,
pour le droit de la ville, 36 livres (3) Voilà
un spécimen
des moeurs
du
temps ; et cela n'empêcha point le banni
de la cité.
Bauduin
de devenir
du Bos cMleBesgue,
bientôt
le premier
écuyer,
magistrat
natif do La Bourse
(1) Arch de la ville, testam. en chirog Guilmol,Extraits ms., III, p. 112*.
(2) Cf. Demay, Invent, de* tttaux de la Flandre, Paris, 18Î3, ln-4, II,
n»?59l.
(3) Arch. municip., reg. aux bannissements,
1421*1431, f» 141 r»,
—
—
254
arrondissement
près Sailly (aujourd'hui
Sailly-La-Bourse,
de Béthune),
de Douai le 16 janvier
1432
reçu bourgeois
Bel et sans enfant,
fut
(v. st.), étant alors marié à Jehane
de Douai eu 1432, 1436,
1442
1439,
chef-èchevin*(maireï
et 1445.
Son frère, Lancelot
du Bos, écuyer,
mayeur
l'an 1460, fut son principal
héritier
Artois,
(I).
La famille
du Bos était
maison
de Fiennes;
de Douai.
I^
une
branche
elle a fourni
cadette
de Lens
en
de la célèbre
un gouverneur
et un bailli
» Isabelle
du Bos, « demoiselle
de
du 13 mars
1464 • (v. st.),
Sapignies,
par son testament
« demoiselle
» Marguerite
de Car'
lègue à sa petite-fille,
nin, fille de Hue, son fils, et femme de Simon de Landas,
* le fief de Roucourt,
écuyer,
que on dist le fief à Le Vacveuve
de Bauduin
» (2).
que
Uno déclaration
donnée
par
Jehan
le josne,
constate
qu'à
le 11
aux
sei-
Botin
de lui,
cette
(v. st.) et signée
le fief de Le Vacque était en sa possession;
son droit
époque
» sur des terres
à Roucourt,
de a dismage
etc.,
Vésiguon,
« lequel je baille à censé », dit-il,
lui rapportait
six muids
février
1473
de blé,
valant
50 livres
(sols);
quant
bien
que
11 fut échevin
jone,
fils do
ne donnaient
rentes
faible revenu
qu'un
l'évaluation
de tous les profits du fief n'atteint
la somme de 53 livres 9 sols 3 deniers
(3).
gneuriales,
attendu
que
elles
8 saulx
de notre
feu
Ricard
ville
»,
en
1474.
plaidait
« Jehan
à la
gouvernance
(1) Id., n<>1024delà Table.
(1) Id., testam. en chlrographe. Gullmol,Extraitsms.,tII,
art. IV ci-deisos.
(3) Arch. départ., Ch. des compte.*, portef. D188.
Botin,
,
le
ei
p. 1134,— Cf.
—
255
—
Peronne
1505, « demoiselle
(1). Le 17 novembre
veuve de Jean
Bottin , fils de aussy
défunt
gnault,
card Bottin,
et soy faisant fort de damoiselle
Barbe
1485
ReRiBot-
à Douai (?';.
tin, sa fille », vend une rente sur une maison
avoir été plusieurs
Ricard Bottin,
Jean , après
père dudit
de Douai,
fois échevin
de 1439 à 1462,
devint
lieutenant
de la gouvernance,
de quatre
tonnée
de 1465
besants,
à 1476;
avec une
il portait
bordure,
une croix
can-
Vers
mains de Grard Senallart
1490, le fief étaitaux
(3),
de Douai,
l'avait
eu par
qui vraisemblablement
bourgeois
un riche
achat.
C'était
brasseur
de haquebart
(sorte de
en la rue du Grand
Mes (aujourd'hui
bière), qui demeurait
des Minimes),
où il possédait
ainsi que
maisons,
plusieurs
le constatent
les mentions
de l'an 1490 : « Rue
suivantes,
du Grant
Mez.
Maison
Grard
qu'on dit La Rose,
faisant touquet (cot») d'une ruycllo (ruelle des Minimes)
qui
mène du Mez en la rue des Foulons;
qui fut Jean de Fierin;
—
tenant à l'héritage
dudit Grard où il demeure
à présent.
Rue du Pond-Aval
Jean LeLe tenement
(de la Mairie).
fevre dit des Rabos,
tenant à l'héritage
de La PapJacques
Les Ryelles,
poiro, nommé
»
de haquebart
brasseur
dite du Grand
Hacquebart,
siècle,
les prisons
de la ville
Senallart,
et à l'héritage
(4). Il demeurait
où
furent
(aujourd'hui
Grard
en
établies,
hôtel
Senallart,
la brasserie
au
XVIe
n* 22 de la
(1) Arch. du parlera, do FI, fonds de la gouvern. de Douai, teg, au
lôle de 1485-1487.
(i) Arch. départ.» fonds de rabb. des Prés de Douai.
(3) Petit reg. des fiefs tenus de Douai et d'Oichies; V partie, fiefs tenus
de t'atctiiduc, a cause de son château de Douai, f»*0. Arch, départ., Ch. des
comptes, reg. D31.
(4j Arch. des hospices, n» 711 de Vincent, de 1839; compte de la Table
duSt-Esprit deSt-Pierre.
—
rue
des Minimes,
de 1481 à 1504.
rang
SENALLART : D'azur
de deux
—
256
Il fut plusieurs
sud).
échevin,
en chef
d'or,
accompagné
— Quant
rose du même.
d'un emblème
indicatif
au chevron
étoiles
et en pointe d'une
il se contentait
Senallart,
à Grard
fois
de sa profession
deux pelles de bras; son sceau représente
la tête en haut. H
seur, dites « waghes
», posées en sautoir,
en qualité d'homme
de Marchiende fief de l'abbé
l'apposa,
nes, à l'acte de foi et hommage,
de Saint-Pierre,
en 1502 (v.st),
l'hôtel du Constantin
ou refuge
de
Famille
la
fief de LaCocquerie
sion de la noblesse.
Par
son
brasseur
Ghille
testament
Senallart,
qu'une
sa fille,
à Lewarde
maison
en la Riqueruo
époux Aparisis.
le 20 février
(2).
Jean
ment
(v.
fi).
le
, elle acquit
était en posses-
douaisienhe
en
elle
1530,
1" mars
1503
(v.
st.),
le
riche
entre
de plusieurs
de ses possesions
partage
»
enfants
et attribua
notamment
à « demoiselle
de Le Vacque,
dont on rend
Douay,
ainsi
du
le 22 janvier,
deMarchiennes
fit un
huit
ses
bourgeoisie
à Landas;
par le prévôt
à Douai,
en
fait à l'abbé
sept
femme
do Jean
lez Vesignon,
muys de bled
à Douai,
appelée
« le fief
Aparisis,
tenu du chastel do
et treize
les Noeufs
greniers,
lesdits
où demeuraient
(du Gouvernement),
Ce testament
fut « empris»en
Aparisis,
bourgeois
du fief appartenant
st.) (3). Celle-ci
mourut
de Douai,
à sa femme,
en
» ;
capons
septembre
servit
le
1505fv.
st.),
le dénombre12 février
1530,
après
1504
son
(1) Arch. départ., fonds de Marchlenncs.
(i) Testam. en chlrogr. aux archives de la ville. Guilmot, EXIMIIS, Ut,
pages 1180-1181.
(3) Arch. départ.,Ch. des comptes, portef. D388, original en parchemin;
sceau perdu.
—
époux, qui était décédé
vin en 1506 et 1509.
257
-
le 14 août
1512(1),
ayant
été éche-
As Parsis
APARISIS, anciennement
(aux écus) : D'argent
et
armée d'argent,
allumée
à la hure de sanglier
de sable,
de trois étoiles
de gueules,
au chef d'azur
chargé
languée
d'or.
• Famille
échevinale
siècle, la seigneurie
dé Douai,
château
au XVII*
qui posséda,
relevàrit'du
du Bray à Ràimbaucourtj
celle dé Tréhou
à Vitry,
tenue de l'évê.
., . »
de notre
ville,
qued'Arras,etc.
Le fief de Le Vacque
resta plus d'un siècle et demi dans
cette famille
douaisienrie,
qui,
déjà en 1440, avait à Roud'Anchin
court un petit fief tenu de l'abbé
(2). Il' Hugues
Aparisis,
licencié
temp3 échevin
séda le dlmage
mourut
en juin
es lois, avocat
de Douai
(petit-fils
dit
de Roucourt
1574,
laissant
à la gouvernance
, en son
de la précédente)
; posle fief de Le Vacque
; il
ses biens
à son frère
(3) Jean
un dénombrement
du
Aparisis,
qui servit, le 20 août 1575;
» Théofief de Le Vacque (4). Fils de Jean et de «demoiselle
du séminaire
du Soleil ou
dore de Lai Vacquerie,
fondateur
des Six
Prêtres,
fief fut chargé
rue
d'un
Saint-Thomas,
« canon » annuel
àU profit
son
duquel
de 13 rasières
de blé,
1810-1813, f« 174 v»,ct
(i; Arch. delà ville , registres aux testant.,
f« .
1522-1537.
i i . >. . 112.
*
(2) 1442,2 avril ; dénombr. servi par Anthonin Ai Parsis, aîné fils de
f«u Piérol, au temps de sa vie demeurant à Douai, pour un fief de 7 tisiA*
res 3 coupes de terre 4 Roucourt, tenu à hommage lige, selon h coutume
de Haltiaut ("Arch. départ.» fonds d'Anchin./ Dans son testam. du 8 février
1834, Jean Aparisis mentionne son fief » Roucourt, tenu d'Anchin. (Arch,
de iaAllle, reg. aux tettanu, 168M884, t* 19) v»J
(3) Arch. de la ville, reg. aux testam., 1863-187d, fa 290.
(4) Arch. de la ville, liasse de dénomb. du bailliage, orig. en parchemin.
17,
GttATBlAUtlDt DOCAI.
—
258—
les
bourgeois
plus tard parmi
(que nous retrouvons
relevant
de Radu fief de Mégille à Coutiches,
possesseurs
« dale 8 février
son testament,
1584; il y nomme
che)fit
» Anne Bonnenuict,
moisello
sa femme ; il lègue à M* Jean
Grenet : le fief de
son fils, époux de Marguerite
Aparisis,
ce riche
de son
en seigneurie
roi,
vicomtière,
dite do Beileforière
; sa maison
, avec les
» , rue du Puich
deux y « joindantes
Philory
(rue du Closuivit de près son testa, etc. Sa mort
cher-Saint-Pierre)
» le 19 avril suivant
celui-ci
ment,
puisque
fuUempris
(1).
Le Vacque,
tenu
de Douai
Chastel
du
M* Jean
es lois, « sieur»
de Tréhou,
des exploits
au
Majesté et son receveur
de Flandres
résidant
à Douai (à cause
licencié
Aparisis,
conseiller
de Sa
etc.,
Conseil
provincial
des guerres),
servit
son
« droiture
11 avait
le 13 juin
dénombrement
», devant
le 17 mai 1584
1585
(2).
le décès
la cour
féodale,
après
dans
de dénombrer
de son père,
, à charge
le droit de relief de 60 sols parisis
les 40 jours et en payant
« dont le bailli s'est contenté
» (3). On le trouve,
à Douai,
chef
des Six
échevin
Bray
en
en
hommes
1600,
(4). 11 acquit,
à Raimbaucourt,
mouvant
1631
« DamoisellenJ/ar^uerife
licencié ôsdroits.avocat
de ladite
son père
ville, releva
et présenta,
Aparisis,
licenciées
et 1606;
il mourut
en 1593 , la seigneurie
du
1604
de Douai.
Aparisis,
à lagouvemanceet
le fief à elle échu
comme
droits,
fille de feu M* Jean,
échevin «régnant»
de
par le testament
M* Jean
hommecrdesservant»,
• sieur
» de Tréhou,
son
frère,
(l) Arch. de la ville, reg. aux testam., 1582-1534, fo 193 v».
(i) Arch. départ., Ch. des comptes, portef. D i88, orig. en parch. Manque le s seel armotéde ses armes ».
(Z) Arch. de la ville, reg. aux plaids du bailliage.
(4) Sou», de la FI, vallonné, III, p. 77, en note.
—
259
—
le 30 décembre
Hubert
Le Maire,
1631.
Le 16 mai 1642,
« garni de missive
échevin moderne,
du 10 », envoyée
par
ladite damoiselle,
servantȈ
la place dudit
futreçu«homme
M* Jean Aparisis,
dont la résidence
était alors incertaine
(1).
Me Philippe
« sieur»
docteur
es droits,
Aparisis,
prêtre,
du Bray, releva,
le 27 avril 1660,
par suite de la mort de
a homme
ladite
sa soeur,
et désigna,
comme
Marguerite,
servant
Le Sellier,
», Hugues
10 mai suivant
(2).
En 1665,
à Bruxelles,
le 10 septembre,
sur la demande
son gendre
le conseil
de
; il (dénombra
du roi
des finances
Pierre
le
conseiller
Hattu,
de la ville de Douai et exécuteur
testamentaire
pensionnaire
»
de feu Marguerite
en son vivant fille « franche
Aparisis,
demeurant
à Douai,
accorda
remise
d'un quart
du droit
avait donné ouverture
la vente
du fief
seigneurial,
auquel
de Le Vacque,«demeuré
à Emmanuel
de La Croix, escuier,
sr du Troncquoy,
dû en
Le 10e denier,
pour 6000 florins».
« payement
donc
à 600 florins,
fort
cas, montait
pareil
à ladite exécution,
de grand
chargée
desadvantageux
bre de légats pieux»,
disait l'exécuteur
testamentaire,
aussi fort rude, puisqu'il
ne se trouve pas de seigneur
ticulier
pareils
En
qui ne fasse modération
droits
» (3).
1672,
Marguerite
écuyer,
d'achat
décédée
tiers
le fief de Le Vacque appartenait
d'Emmanuel
, veuve
Aparisis
«sieur»
fait«de
d'un
de La Croix,
feu damoiselle
en célibat.»Elle
demeurant
ou d'un
nom« et
parquart de
àademoiselle»
de
à Douai,
,
Barbey
en vertu
Marguerite
Aparisis,sa
1675.
.
testa le 7 octobre
(1) Reg. aux plaids du bailliage.
(i) Arcb. de la ville, reg. aux plaids du bailliage.—ld.,tiasse
du batllhge, orig. en parchemin.
(3; Arch. départ., Cb. des comptes, porte!. D 383.
tante,
de dénombr.
—
Barbey,
Françoisde
^601-
écuyer,
La Croix,
de
bourgeois
releva, le 29 mai 1677,
vit son dénombrement,
Douai,
a sieurndu
fils alnô
et de
Toncquoy
de la précédente,
après le décès de sa mère,
le 14 janvier
1681 (1).
DE BARBEY : De
çois de Barbey,
à trois épêes de.....
(Cachet
au dénombrement
de 1681.)
et ser-
de Fran-
« sieur du Troncde Barbey,
François
écuyer,
contre
son frère Emmanuel
de Barbey,
plaidait
En 1677,
quoy,
écuyer,
* sieur
» de La Croix,
au sujet
du fief de Le Vac-
que (2).
M'Robert
lieutenant
acheté
docteur
Dongier,
particulier
le fief audit
de
la
«sieur»
es droits,
de Marie-Claire
vembre
du
roi et
de Douai,
ayant
gouvernance
le
du Tronquoy,
dénombra,
« Daen exerciceTn
1686.
1683 (3). 11 mourut
moiselle Catherine-Claire
Hustin,
nombrement
du fief de Le Vacque,
3 mars
conseiller
et Françoise-Isabelle
sa veuve,
servit un déet tutrice
comme mère
Dongier,
le
15 no-
1694 (4).
d'or, la queue passée entre les
et retroussée,
écoté
au chef d'or chargé d'un sautoir
jambes
et alaise de gueules.
de Flandre,
Paris,
1856,
[Armoriai
et non Donges.)
page 131 ; lisez : Dongier
»
DONGIER : D'azur
Le sceau
employé
au lion
du lieutenant
par sa veuve
particulier
pour sceller
de la gouvernance
son dénombrement
fut
de
(i) ArcS.de la tille, reg. aux pLids du bailliage.—Id.,liasse de dénombr.
dub-illi<ge, orig.en i-archeuln.
(() Registre aux pbiJs du billluge.
(3) Arch. de la ville, liasse de dénombr. du bailliage, orig. en parchemin,
(4; Arch. départ., Bureau des finances, portef. D 246, orig. en partb.
scellé.
—
—
261
un coupé,
au 1er, deux
; il représente
et au 2d, un lion passant.
posés en sautoir,
1694
Marie-Claire
épousa
donna
Dongier,
Jean-Baptiste
le
pouvoir,
provincial
des officiers
d'Artois
et héritière
du
noueux
précédent,
demeurant
à Cambrai,
Mairesse,
17 avril
afin de « droiturer
1728,
en 1732, - écuyer,
; il s'intitulait,
fief de Le Vacque
seiller du roi, trésorier
des gages
fille
bâtons
des gages
payeur
de la chancellerie
qui
» le
con-
et augmentation
près le Conseil
» (1).
« sieur » de Neuvilly
et
Mairesse,
Jean-Baptiste
écuyer,
demeurant
en son château
d'Ewars
d'Ewars,
(2), vendit le
fief qu'il avait hérité, vers 1750, de feu Marie-Claire
Donsa mère,
à
gier,
conseiller
secrétaire
Marc-Àntoine-Joseph
du roi etc., seigneur
Remy,
écuyer,
de Cantin,
pour
le prix
de 9500 livres,
suivant
contrat
passé à
principal
le 21 mars 1757 ; mais le retrait
fut effecDouai,
lignager
tué par le frère germain
du vendeur,
Adrien-Françoisen
Mairesse,
Jos'ph
écuyer, avocat
à « Estrumelle
» (3).
en Cambrésis
MAIRESSE : D'argent
à un navire
de gueules,
sur une mer
flottant
demeurant
parlement,
équipé
d'or
et girouette
et une étoile de
d'azur,
du chef. (D'après
gueules
posée au canton dextre
de feu Mathieu
marchand
Mairesse,
présenté
par sa veuve,
Marguerite
« sieur
» de la Vieville.
Mairesse,
1696-1710,
brai.
pages
98 et 96.)
et échevin
Foulon;
Armoriai
Famille
les blasons
de Cambrai,
et de Fiançois
de Flandre,
de Caméchevinate
fl) Registre aux plaids du bailliage.
(2) Echevin de Cambrai en 1731. /R. Bouly, Diction., hit t. de la vtlti
de Cambrai, Cambrai, 1881, ln-4», p. 338.)
(3) Arch. muneip., reg. aux plaids du bailliage.
—
Adrien-François-Joseph
1764,
ment, le 2 janvier
ou dernier
Le Vacque
servit
Mairesse
et vendit,
son dénombre-
le fief
après,
de Roucourt,
Jean-Fran-
de
bientôt
seigneur
donna
pouvoir,
qui
» devant
çois Bérenger,
pour « droiturer
—
262
la cour
le
29 décembre
1768,
(1). Ce commisFrance présenta,
féodale
de
des fontes
de l'artillerie
général
du 15 février
des finances,
un dénombrement
au Bureau
le 11 juillet
1777; il s'y qua1775, dont il obtint récépissé
de Roucourt,
et autres
lifie de « seigneur
Delvacque
saire
lieux»
(2).
en
Né à Douai
1725,
fontes de
de
commissaire
François-Simon,
mort
l'artillerie,
ordinaire
des
des services
en
considérables,
son art. Il collabora,
1747, et de
de Rond,
il succéda à son père,
Barbe-Marguerite-Louise
dans la direction
de la fonderie
de Douai,
et rendit à l'Etat
nom
meuse
dans
temps qu'il
cette partie,
pour
anobli
en avril
H fut
Encyclopédie.
: Ecartelô
d'armoiries
règlement
pour
en 1776,
le roi Louis
A l'assemblée
mars
même
en
1789,
XVI le décora
de la noblesse
Jean-François
de Saint-Michel,
comparut
Le Vacque
»
en Roucourt.
d'or
1775
se fil un
à la
fa-
et reçut
et de
du collier
;
gueules
de son ordre.
du
ouverte le 30
bailliage,
de l'ordre
chevalier
Bérenger,
à cause de sa « seigneurie
de
la Révolution,
continua
à serl'ex-gentilhorame
vir son pays, avec un redoublement
de zèle, ce qui néanen disgrâce,
au mois
moins ne l'empêcha
point de tomber
Pendant
d'octobre
alors,
1793,
par ordre
c'est-à-dire
ministériel,
aux
plus
de quitter
mauvais
jours;
la Fonderie,
forcé
il con-
(I) Reg. aux plaids du bailliage.
(I) Arcb. départ., fonds du Bureau des finances, porte». D 247, orig. en
parchemin.
—
—
263
à reprendre
23 septembre
1795.
sesfonctions.le
une nombreuse
Il mourut
en 1802, laissant
de sa
postérité
commissaire
Laurence
Maritz, fille de Jean, écuyer,
femme,
et de Judith
à Lyon et à Strasbourg,
des fontes
général
sentitensuite
Deonna
(1).
au fief de Le Vacque,
consistant
uniquement
il périt entièrement
entre les mains
féodales,
Quant
redevances
M. Bérenger,
par
l'effet
des lois
en
de
révolutionnaires.
VI
à Cantin;
Fief
rasière
ou mesure
d'avoine
fourmente-
successives.—Familles
douaisicnreche;
transformations
dans
la maison
de Goy
nes de Courcelles
(fondue
d'Eule),
de Hennin
dite de Haynin,
et Le Maire ; famille
Nous
ne sommes
de lumière
sur
resté
innommé
nos
recherches
documents
à jeter un peu
que difficilement
l'histoire
de ce petit
fief, qui est toujours
avec clarté
de
; pour exposer,
, le résultat
les
, nous
indiquons
chronologiquement
recueillis
arrivé
par
nous,
et au besoin
nous
les expli-
quons
Dans
de 1369, le châtelain
de Douai cite comme
» : Heuvin
ses «hommes
de Goy,fils
de Heuvin,
et Colart de
fils de Jaquemon,
la nature
sans indiquer
des
Courcelles,
fiefs de ses vassaux.
à Heuvin,
nous croyons
Quant
qu'il
tenait
son aveu
le fief de
Plachy.
(Voir
ci-dessus,
fl) Généalogie delà famille bérenger,par
de ta FI. tMff.,VII, p. 83.
article
lit.)
II. A. de Ternas.dr.ns tel Souv.
—
Les riches
au
XIVe
familles
les fermes
1349,
des
siècle,
Jacques
264
—
de Goy et de Courcelles
possédaient,
En
biens dans le village de Cantin.
ou censés
(JaquèmeA
de Martin
(villae)
ou Jacquemon,
Jacquemart
en latin)
de Courcelles,
de Goy et de
en langage
de
Jacobus,
bourgeois
sises à Cantin,
furent ravagées
Douai,
par le seigneur
aux Douaisiens(l).
d'Escoives,
qui avait déclaré la guerre
de Courcelles
était chef du magistrat
de
Jacques
(maire)
wallon;
Douai,
en 1377
Collard
et 1382
; Colart
fut échevin
en 1380.
de Courcelles,
fils de Jaquemon
et de feu Marie
de Goy, en épousant,
par contrat du 17 juin 1375, demoiselle Catherine
Pourchel
de Frémicourt,
fille de feu le chevalier
Ricart
de Frémicourt,
et de dame
seigneur
Marie des Wastines,
: « Un
déclare
en mariage
apporter
» à
fief contenant
un terage courant
sour pluiseurs
terres
Pourchel,
c'est l'un des fiefs des Parchonniersde
Cantin;
Cantin,
dont il sera parlé dans un autre volume.
« Item. Un autre
de noble homme
fief, oudit terroir de Quantin
(Ctrnf m),tcnu
et contient
le chaslcllain
de Douay,
environ
monsscigneur
dix'rasieres
d'à vaine fourmentercche
et six sols de douesiens
lieux et hiretagcs
deux
sour
par an,
pluiseurs
chils
situés ou terroir de ledite ville de Quantin.
Liquels
fiefs vuint et esquey audit Collart par le mort et succession
de
rente
de deflunte
lart».
«Item.
demisiclle
Un
de Goy, jadis mère audit
un muid de terre
contenant
Marie
manoir
Coldans
« Item.
du chastiel de Quantin...».
à l'opposite
ledit Jaques
à Douai, ou Petit Mes, où demeure
» (2).
de Courcelles,
qu'on dit la maison d'Antoing....
son enclos,
Une maison
(I) Chroniq. de Douai, par J. Lhoste ; voir page 346 Ddes Annal. GalloFlandr. du P. Buielhi.
(i) Arch. de la ville, contrats en ch<rographe. Cf.Gnilmot, Ext. ms.» III,
p. 1189.
—
En
était
d'Éule,
vait sa
—
de Courcelles,
fille de feu Colart,
M*' Guillaume
à « noble
homme
, seigneur
chevalier
elle porta les grands biens qu'a», auquel
1394,
mariée
dame
265
Marte
et aux environs.
Le
à Douai,
à Cantin
lundi 16 juin 1399, ce seigneur
en halle à Douai,
comparut
d'une procuration
de sa femme,
porteur
passée « soubs le
biens
seel de l'aduoerie
de Terouane
vendre certains
»,pour
famille
La « terre
contrat de mariage du 17 juin 1375(1).
reprisau
du seigneur
d'Eule
» à Caiitin,
est citée dans un acte du 4
février 1441 (v. st.) du fonds d'Anchin,
aux archives
départementales.
Le fief passa
aux descendants
ensuite
dans
du
chevalier
la famille
Arnoul
de Goy et appartint
de Goy , seigneur
de Douai,
décédé
haut bailli de Gand
en
, bailli
de Goy , chevalier
, seigneur
1459, dont le fils, « Jacques
» du duc , fit, vers 1473,
conseiller
et chambellan
d'Auby,
» du fief qu'il avait à Cantin,
la « declairation
chargé d'un
d'Auby
relief
de dix livres,
avec le dixième
denier en cas de wnte,
et consistant
en rentes d'r.rgont,
et de
d'avoine
, de chapons
fourmenpains, savoir : « xvj rasières demi quarel d'avaine
teresse
oboles douisiens,
; lij sols xj deniers
quy valent ende Flandres,
oboviron, à monnaie
xvij sols,
ij deniers
les ; iiij cappons
Dont il y
, de xvj sols, et iiij pains.
aucunes
des terres
lesdites
a, au présent,
quy doibvent
en ries. Par qtioy ne vallent
au , que : xij
rentes,
. chacun
rasières
ou enxij sols de Flandres
viron ; iiij cappons
et iiij pains ><. Du même fief dépendait
« dont on rend en censse
alors une terre de quinze rasières,
d'avaine,
mesure
(I) Arch. de la ville,
III, p. 1189.
dite;
contrats en chirographe.Cf
Guilmot, Ext. ms.,
— 266
xv rasières
de
l'une
Douay,
—
et dix rasières
» (1).
l'autre
bled
portant
mesure
d'avaine,
de
Il fut ensuite
de GOIJ, héritière
de
possédé par Jacqueline
de La Ti amerie,
checelte famille, dont le mari, François
de Drehaucourt
le
valier, seigneur
Foresl.etc,
(Drocourt),
vendit, vers le milieu du XVI* siècle.
do Douai, servit
Jean Le Maire, bourgeois
L'acquéreur,
son dénombrement,
le 22 juin 1559, et déclara que son fief
consistait
en une rente d'onze rasières « un quarel d'avaine
à la mesure
fourmentresse
siens
» sur
ment
ou à blé était
»,
et de 18 « sols oboles doui-
des terres
à Cantin,
et aux enviFlesquières
au Temple de Douai,
rons, à sept sols et demi de relief,dù
et le dixième
denier en cas de vente
(2). La rasière à froplus
petite
que celle à l'avoine.
Entre
1375 et 1559,
la rente avait donc subi quelques
modifications
: onze rasières
et un « quarel », au lieu de
dix ; dix-huit
sols oboles, au lieu de six sols.
Un siècle
à la suite
de
dix
rentes
niers
après,
desquelles
de
rasières
avaient
encore
il se trouvait
eu lien des modifications,
ainsi transformé
: un fief
à Cantin,
avec justice foncière et
chargé d'un relief de sept sols six de-
terre,
seigneuriales,
parisis. Sous cette
forme
nouvelle,
1663, 1686, 1694 etc. (3) à la famille
au XVIII* siècle,
Haynin,
qui se fondit,
Nédonchel.
il appartenait,
en
de Hennin
dite de
dans
la maison
de
(\) Double déclaration, sur papier, tans signature ni sceau, écriture du
XVi siècle; aux Archives départ.. Chambre da compte», portef. D 387.
(?) Arch. départ., Ch. des comptes, reg aux dénombr. des fiefs tenus de
Douai, D 10, b 21.
(3) Arch. de la ville, reg. aux plaids du biilliage.
—
Sur
le
rôle
de
1694
-
267
des
fiefs
relevaut
du
château
de
une couppe
de terre
Douai,
figure le « fief de dix rasières
à Cantin
dans
la quatrième
et avant-dernière
», rangé
avec le fief de Plachy
classe,
(voir le présent
chapitre,
des
article
avec celui
Pourchelets
111),
(6e chapilre,
article
II),
article
111) etc.
La
avec
la Damoisellerie
(6* chapitre,
(1)
de Hennin
famille
de Dorignies
avait
à
différents
autres
Cantin,
« édissê»
marché
de terres,
du
un grand
fiefs, notamment
domaine
de Cantin,
et un
Saint-Albin.
La maison
de
le tout,
quelque
temps
de
tenu
du seigneur
terrage
Nédonchel
avoir aliéné
parait
avant la Révolution.
VII
VIII.
de terre
Parcelles
FU'fsdDury.
et
sans
aucune
attribution
— Familles
de justice.
de Haucourt,
douaisiennes
Pindu Soleil. —
chon, de Haynint
etc., le séminaire
Aparisis
au XVIIP siècle.
Le fief Lossignol.
Une dame du Rossignol
Le châtelain
, dans
des renseignements
Pernat
(?; est mon
séant
relief.
pour
au
sentoron
Jean
trois
son
précis
homme
qu'on
dénombrement
sur
ces deux
de 1369
, donne
fiefs : « Pierre
de
rasières
de terre,
pour
quatre
dit au Mont de Dury,
à 60 sols de
mon homme,
à sept sols et demi,
Cornache,
rasières
de terre.
»
de
de Haucourt,
clerc
(v. st.), Jean
de Douai,
déclare
un fief de quatre
l'èchevinage
posséder
de terres, sis.à Dury,
rasières
relevant
du château
de Douai
Le 1" février
1473
(1) id., reg. 1683-1694, f« 73.
—
et ci-devant
—
268
de Haucourt,
(1). Antoine
servit
son dénombrement,
lo
de la chàtellenie
flls de feu
6
Jean,
de Dury,
rasières
au lieu
juin 1490,
pour le fief de quatre
dit Guigarbe
ici le fief pos(2). H est facile de reconnaître
sédé, en 1369,
de Pernat.
Antoine
de Haupar Pierre
écuyer,
en 1480, a centenier
» ou capitaine
d'une compagnie
de Douai,
fut chef
du magistrat
en 1505 et
bourgeoise
mourut
en 1503 sans enfant d'Isabelle
sa femme.
Coppin,
court,
Son
de Haucourt,
en 1448,
Jean
lieutenant-bailli
père,
lard greffier
de la ville,
en 1462,
les
plus
figure,
parmi
« pairs » du château
de Douai,
à raison
du
probablement
fief de Dury.
Damoiselle
décéda
Dury
Antoine
Béatrix
à louai,
(3) à l'une
Pinchon,
en janvier
1556
d'Hector
Soldoyer,
son fief de
(v. st.), laissant
de ses filles, Marthe Soldoucr,
dont le mari,
le 4 mars
1557
fournit,
(v. st.), un dé-
Senelle,
nombrement
muni
le
veuve
du
« seel
armoyé
de ses armes
fief de
», pour
du
terres
à Dury,
tenant
aux
rasières,
quatre
de l.ècluseet
à neuf coupes
des pauvres
de Dury,
seigneur
ledit fief chargé
du relief de 60 sols et du dixième
denier
en
cas
dressé
alors
Sur
d'aliénation
en
1578
la parcelle
une
de Hennin,
autre
(4).
Sur
la
liste
des
encore
, ces époux
figurent
de terre de Dury (5).
liste, confectionnée
« sieur du Cornet
écuyer,
fiefs
de
comme
en 1602, c'est
», demeurant
Douai,
tenant
Adrien
à Cam-
Cl» Arch. départ.. Ch. dos comptes, cibler D 78; inventaire des dénombrem. de Douai et d'Orchies, dressé a la veille de la Révolution. L'original
de la déclaration ne te troute plus dans les portefeuilles.
(!) M., orig. perdu.
(3) Arch. de la ville, reg. aux testam , l!K4t86i, U 110.
(1) Arch. départ., Cb. des comptes reg. aux dénotub.dts fiefs de Douai,
D tu, f«* 20 vo et 3*6 vo.
(?) Liste ajoutée à la plupart des manuscrits des Coûtantes de la gouvernance de Douai.
— :269:*des quatre
rasières
comme
brai,
possesseur,
qui est indiqué
de
de Dury (1); ce gentilhomme
figure dans les généalogies
de Denain,
issue de l'antique
maison
la famille de Haynin,
de 1597Dans son compte
une croix engrélée.
qui portait
du droit
de Douai
fait recette
1600, le bailli
seigneurial
« par Adrien
de Hennin
achat du fief de 4 rasières
payé
pour
Souldoier
,
veuve
d'Anthoine
, escuier
à Dury
, sieur
, vendu
Senelles
,
du
Cornet,
par Marthe
à
demeurant
» (2).
Douai
En
à M* Jean
rasières
, les quatre
appartenaient
licencié
es droits,
sieur de Tréhou
Aparisis,
, du Bray ,
etc. », bourgeois
cette
année-là
de Douai,
,
qui acheta,
l'autre
fief de Dury;
fondac'était le fils de Jean
Aparisis,
teur
1630
du séminaire
du
Soleil.
article
ci-dessus,
à celte
passèrent
(Voir
V.)
rasières
fondation
,
Après lui, les quatre
au nom de laquelle
les devoirs
furent accomplis
, devant la
cour féodale,
notamment
les 12 octobre
1680 et 29 novembre
1700
Quant
partenait,
(3).
au fief tenu
au début
en
du
1369
, par
Jean
XVI*
à
siècle,
à Gilles Taisne,
Cornache,
Maselence
il ap-
(Maxelle fils Charles
mariée
dont
lende) Lossignol,
Taisnc servit,
le 12 octobre
1559, son dénombrement
pour
un fief à Dury,
tecontenant
trois rasières,
en une pièce,
nant aux terres du seigneur
de Lécluse,
à sept sols six deniers
vente,
de relief
et le tiers
le dixième
denier
pQur
« cambellage
»,
et, en cas de
(4).
(I) Arch. départ., Ch. des comptes, porlef. et liasse D 268.
(i) Id., Ch. des comptes.
(S) Areh. de la ville, reg. aux plaids du bailliage.
(4; Arch. départ., Ch. des comptes, reg. aux dénombr. des fiefs de Douai,
D 10, f« 34.
Dans
270
—
son
de 1576-1577
, le bailli de Douai fait
compte
du droit seigneurial
de Leuvacrecette
acquitté
par Jean
à Dury , qui avait acheté,
de
demeurant
que, « labourier,
le fief
Charles
Taisne
et tle Magdelaine
sa femme,
Fournel,
à Dury , pour le prix de 400 livres » ; ce qui
non
40 livres;
denier,
faisait,
pour le dixième
l'acquéreur,
« pour
avait payé en outre,
le droit d'affranchissenoble,
ment » ou de franc-fief,
4 livres (1). Sur la liste de 1578,
de 3 rasières
ce fief, nommé
Lossignol,
est indiqué
comme
tenu
du nom
par
Jean
des
anciens
possesseurs,
de Leuvacque,
laboureur
à Dury.
Le 10 février
mises en adjudication
1599, furent
de la gouvernance,
les trois rasières
par déde terres
cret, au siège
labourables
à Dury, tenues en fief de Son Altesse
, à cause
de son Chastel
à Jean de
de Douai,
et ayant
appartenu
et après lui à ses enfants;
demeurées
à Claude
Leuvacque,
du Carieul,
178 florins « de deniers
, moyennant
écuyer
» (2). Claude du Carieul,
« sieur de Miprincipaux
écuyer,
ramont
en Pèvle
»,
du consentement
de
ses
laume
enfants
, Guildu Ca-
et Antoine,
et damoiselle
Françoise
écuyers,
rieul , vendit son fief,
le 24 mai 1617 , à Jean
Acquart,
laboureur
à Dury (3). Jean
le 14 février
vendit,
Acquart
H* Jean
sises à
les trois rasières
1630, au susdit
Aparisis,
en la Sol le de Queusnech
, tenant à des terres du seide Lécluse
et à quatre
rasières
de l'acheteur
(4) ; ces
rasières
constituaient
le fief ci-dessus
, de manière
Dury,
gneur
quatre
que
les deux
fiefs de Dury
appartinrent
alors
à la famille
Aparisis.
(1) Arch. départ., Cb. des comptes.
(2) Arch. du parlement, fonds de la gouvernance de Douai, no 42 des distributions.—Dans le compte du bailli, de 1697-1600: ( fief du Lossignol t.
(3) Arch.de la ville, reg, aux plaids du bailliage.
(4) Id.
.—
271
—
fils de feu Me Jean, releva
Philippe
Aparisis,
la Haye,
1631 (1). PierreDe
le30 décembre
le fief Lossignol,
« sieur du Mont-Sergeant
» , mari de « damoiselle»
Antoi« simr
fille de feu Me Philippe,
nette Aparisis,
prêtre,
Le docteur
de Douai,
es droits
en l'université
», docteur
Bray
les trois rasières
de Dury,
le 26 août 1686,pour
dénombra,
dites le fief du Rossignol
ancienne
Lossignot,
(sic; Lossignol,
à quatre
rasières
du séminaire
du Soleil
orthographe),tenant
», le 17 décembre
(c'est le fief ci-dessus)
(2); il « droitura
du
1686
le relief de sept sols six deniers
, en payant
parisis et le tiers « cambellage
», et il dénomma,
pour
« homme
» son fils, Nicolas-Philippe-Joseph
De la
servant,
Haye
(3;.
De la Haye,
«sieur du Mont-Sergeant
Joseph
devant
la cour féodale,
le 7 mars 1711, après
sa mère, et il dénombra,
le 18 avril suivant
janvier
1737, Marie-Françoise
aux biens, d'Arnould
quant
naire de celte
qui
29
séparée,
de Surcques,conseiller
par suite de la mort
pensionde Joseph,
premières
à
noces,
« sieur du
écuyer,
d'honneur
chevalier
en
devint,
1707,
à Valeuciennes,
Conseil provincial
de Haiuaut
1711. La • Généalogie
de la famille
Honoré
»,
Le
(4).
De la Haye,icmme
ville, releva,
son frère
en
(5). Elle avait
épouséen 1698,
Pierre-Louis
Douai,
Honoré,
Locron
», releva,
le décès de
au
et mourut
en
du Locron»
(6)
(D w.
(i) Arch. départ, Ch. des comptes, portef. D 318, copies sur papier de
dénombr. de fiefs de Douai.
(3; Arch. de la ville, reg. aux plaids du bailliage.
(4) Id. et orig. en parch., parmi les dénombr. du bailliage.
(8) Arch. de la ville, reg, aux plaids du bailliage.
(6J Souv. de la FI. mil.,
Douai, 1866, in-8o, VI, p. 136.
—
272
—
constate
la qualité
de dame du Rossignole
!
qu'elle prenait
la manie des qualifiRien n'est ridicule
et absurde
comme
cations
au XVIIIe siècle ; une humble
féodales,
parcelle
de terre
devient'alors
Sur le rôle de
une seigneurie
1694
des
fiefs
!
du
mouvant
château
de
à Madlle De la Haye », et celui
Douai, « le fief Rossiniol,
d do quatre rasières
du
au séminaire
de terre appartenant
et dernière
Soleil » sont rangés dans la cinquième
classe,
suiavec celui du Yieil-Çhastel
d'Hamblaing
(voir l'article
vant), etc. (1).
Tels sont les renseignements
sur
que nous avons recueillis
les deux fiefs d,e Dury. Le « gros » de ce village, notamment
le
de la « poeté » de Lécluse,
l'église paroissiale,
dépendait
de l'Artois
surplus,
terre y constituaient
et du Cambrésis
donc
;
une enclave
de
les sept rasières
de la chàtellenie
de
Douai.
Pour
la liste des fiefs tenus
épuiser
1369, il ne nous reste plus à parler que
de Goy, fils d'Heuvin
; malheureusement,
cument,
consistait
qui nous
ce fief.
Peut-être
n'est-il
a servi
autre
de guide,
que
ne
celui
en
châtelain,
de celui d'Heuvin
du
le précieux
dit point
en
du
doquoi
Vieil-Chastel
créé en 1238, parle
châtelain
de Douait au
d'Hamblaing,
relief de sept sols et demi ; parce
que : Ie, en considérant
l'ordre dans lequel sont rangés les fiefs, dans le dénombredevaient
le
ment de 1369, on voit que les quatre
premiers
relief, ou 60 sols, tandis que les autres
n'acquittaient
ou sept sols et demi ; 2* parce qu'il
que le relief inférieur,
ne reste absolument
que celui-là
auquel on puisse applifournie
quer l'indication
par l'aveu de 1369.
grand
[\) Arch. municip., reg. aux plaids do bailliage, 1683-1694, f» 74.
—
273
—
IX
Vieil-ckastel
Sa création
en
Fief du
d'Hamblaing.
— Ruisseau
1238.
entre
la Sensée
et la
d'Hamblaing,
—« Éclissement»
du quint
Château
Scarpe.
d'Hamblaing.
du fief. — Divers
artésiennes
des
possesseurs;
familles
Le bourgeois,
de La Plancque,
Castelct,
Gosson,
Petit,
Lambert,
Lepoivre,
%
du fief du Vieil-Chastel
La création
à l'aimée
Baudelet.
1238,
en juin
inféode
; le châtelain
à Gilles Castelet,ciloyen
de ses vassaux,
de Cité-lez-Arras),
bourgeois
le cours
bateau
d'eau
,
ainsi
que
le droit
de
au châtelain
appartenant
non navigable)
l'Estanjusqu'à
Vitry et jusqu'à
(Scàrpealors
retenue
qhé de Biache (stanca,
d'eau). Devait être compris
dudit Gilles, qu'il avait à Hamblaing,
dans ce fief le manoir
le château
et qui sera le chef-lieu
(castrum)
qu'on appelait
parcourir
du fief ainsi
constitué.
la
d'Arras(ou
d'Hamblaing
le lieu dit le Wés de Lécluse,
avec tous ses profils,
depuis
jusqu'à
Saifly et jusqu'à
Hamblaing,
en
remonte
d'Hamblaing
do Douai, en présence
îivière
Le châtelain
y retient
vicomtière.
« le sang et le
Pour
toutes
la justice
en cas de relief, sept sols et demi,
le vassal paiera,
charges,
lorset il siégera,
trois fois l'an, aux plaids du châtelain,
de son
par ses pairs, au chef-lieu
qu'il y aura été convoqué
larion
»,
c'est-à-dire
il encourra
dix sols d'amende,
envers
fief ; s'il fait défaut,
au jugement
de ses pairs. En cas de « lorfait »
je châtelain,
envers
le châtelain,
le vassal,
s'il est condamné
par ses
dix sols parisis.
n°LV.
sera quitte en payant
Preuves,
pairs,
CtUTILtlKS DE bovill.
18.
—
Le
ruisseau
de Lécluso
—
274
à
encore
remarque
entre la Scarpe
il a servi plusieurs
et la Sensée;
aujourd'hui
défois, au moyen
âge et dans les temps modernes,
pour
tourner
l'eau de la Scarpe
descendant
vers Douai,
et pour
la rejeter dans la Sensée,
au grand détriment
de la défense
de notre
la fin du XVe siècle,
en 1238,
il ne consiste
dite
démolie,
nous
quand
plus
qu'en
le fief
retrouvons
« une
viese
place
le château
de Hamblaing,
en
qui esta présent
et valant
Un dopar an 24 sols d'Artois».
usage de prairie,
cument
plus explicite,
que le fief consistait,
terre,
se
ville.
Vers
créé
Biache
du
12 septembre
à cette époque,
1563, nous apprend
en « six rasières
de
une
au village
de Hamblaing,
en prés,
pièce,
manoir
non amasô
et terre en labour,
tenant
de Vitry;
à sept sols six deniers
de relief
parisis
en
bois, eaux,
au marais
avec aide pareille
et le tiers cambellage,
au relief,
le
quand
au 10e denier,à
la vente,don
cas y eschet;et
ou transport».
11 est à remarquer
avait subi un
que le fief d'Hamblaing
« éclisseme.it
le 7 octobre
coupe de pré,
six mencaudées
» du quint
1559, il est
(le 5e, part des cadets),
puisque,
fourni
dénombrement
pour « une
en un quint de fief, icclui quint
pris en
prise
», ladite
coupe
(1). Une
et droits
que ci-dessus
c'est qu'il n'est déjà plus parlé
sur le ruisseau
et de parcours
concédés
Sur
eu
1238
le rôle do
« Vieil-Chastel
par
notre
1094
des
d'Hamblaing,
chargée
reliefs
remarque
plus importante,
alors des droits de propriété
de Lécluse
à Biache,
droits
châtelain
ikfs
des mêmes
relevant
do cinq
à son vassal.
de Douai,
rasières
une
celui
du
coupe
de
(1) Arch. départ., Ch. des comptes, reg. aux dénombr. des fiefs tenus do
Douai, D 10, f»3J, va.
Le quint du Vieil-Castet d'Hamblaing fut morcelé en deuxjou trois petits
liefs, dont on trouvo un grand nombre de dénombrements modernes.
—
terre
», est rangé
275
—
dans
la cinquième
et dernière
le fief Rossignol
vin, qui précède),
(voir l'article
du séminaire
du Soleil (article vu), etc. (1).
à la Révolution,le
» consistait
blaing-les-Prés
Enfin,
classe,
avec
avec
celui
fief « du Vieil-Chastel
d'Ham-
en cinq rasières
une coupe et
huit pieds, mesure
ou en quatre rasières
95 verges
d'Artois,
mesure
tant en « manoir
non
d'Ostrevant,
quatre
pieds,
amasé
« de
», qu'en prés, bois et terres à labour
, tenant
liste » au marais
« à la borne
de Vitry,
d'un
au
bout
milieu de la fontaine
continuant
le long de son
Lagache,
» ; ledit
marais
de Vitry
égout en forme de fossé jusqu'au
fief faisant
les quatre quints
58 verges
(4/5) de six rasières
ou six rasières
dix-neuf
d'Artois,
sept pieds, mesure
verges,
mesure d'Ostrevant,
à rencontre
des possesseurs
de l'autre
quint.
Recherchons
maintenant
quels
» d'Arras
« citoyen
au profit
le manoir
érigea
d'Hamblaing
ont été les successeurs
du
le châtelain
de Douai
duquel
de la chàtelen arrière-fief
lenie.
Le dénombrement
de
1369
ne nous
égard ; mais, depuis le XV* siècle, nous
ment cette terre aux mains de familles
château
qui
rien
à cet
constam-
artésiennes.
Vers
déclarait
(ou Desrc)
tenir,
du vieux
du château
de Douai, remplaceront
c'était
d'Hamblaing
Agnès Gosson
(2); vers 1490,
1470, Jean
: du souverain
possédait
Gosson
le
fief,
dit
apprend
trouvons
et
d'Erré
puis,
vers
le
commencement
du
(0 Arch. municip., reg. aux plaids du bailliage, 1C83-IC94, f« 74.
fi) Arch. départ., Chambre des comptes, liasso D 73, invent, des dénombr. des fiefs de Douai, dressée & la veille de la Révolution. La déclaration
orig. sur papier, signée du déclarant, ne se retrouve plus.
Sur cette branche de la famille Gosson, voir pp. 26-J7 du t. iv des
Sotie, de la FI. wallonne.
—
276
—
comme
tous deux
Gosson,
indiqués
de
Catherine
nobles (1). On le voit ensuite à « damoiselle
de Louis de
deSaint-Florisse
», épouse
Gosson, damoisello
des Wastines,
La Plancque
duBrulle,
seigneur
(2), écuyer,
XVIe
Hubert
siècle,
le
de mari, fournit un dénombrement,
etc., qui, en qualité
1563 (3). En 1578 et 1584, c'est Louis de La
12 septembre
«sieurde
La Comté»
(4). Dans l'histoire
Plancque,
écuyer,
d'Artois
de l'an 1578, cegentilhomme,
des troubles
et des Watines,
comme « sieur de La Comté
sieur
indiqué
du
gendre
d'Artois
»,
Asset), président
(Pierre-Albert
de l'Espagne
(5).
parmi les plus ardents partisans
fait recette
le bailli de Douai
de 1597-1600,
de Naves
est signalé
Au compte
« de
de sept sols, six deniers
qu'il avait touchés
parisis,
de
veuve de messiro
Charles
dame Barbe de La Plancque,
Ghistelle,
seigneur
de
Provene,
pour
le relief
du
Vieil-
(1) Petit reg. en papier des fiefs tenus de Douai et d'Orcbies; 2e partie,
fiefs tenus de l'Archiduc, à cause de son château de Douai, fo 19. Arch.
départ., Ch. d» comptes, reg. D 31.
(2J Sur un exemplaire du livre intitulé: G. Plinii Caciliitecundi Notocoment. Epittolarum Libri X. Jod' Badiut Atctmiut,
Paris, Janvier
1633, in-f» (m> 068 du ratalog. i npr. de la bibl, de notre société académique^, nous avons remarqué celte mention écrite sur le titre de l'ouvrage ;
1550. | A Loyt de La Plancque egr des Wallinnts.
'
La
Doubler
ne
1550. \
faull \
Plancque.
GVtait la devise de ce gentilhomme, ou peut-tire mémo celle de sa famille*
le jeu de mots qu'elle contient était bien dans le goût da temps.
(3) Arch. départ., Ch. des comptes, reg. aux dénombr. de fiefs tenus de
Douai, D 10, 1wO-1594, f> 38 vo.
(4) Liste des fiefs, à la suite des coutumes manuscrites de la gouvernance,
— Reg. aux plaids du bailliage, aux archives do la ville.
(8) Le Petit, do Béthune, L'hitl. det Payt-Das, à Saint-Gervals, 1601
pet. in-S», 1, p.. 688. — Pentus Payen, d'Arras, Mémoire*, Brux, 1661^
in-So, ll,p. 74, —Cf. Plouvain, Corne» ptoeinrfal d'Artois, Douai, 1823,
in-4«, pp. 7-8.
—
277
(1). Sur
—
une
liste des fiefs de Douai,
demeurant
à Béthune,
est
Chastel
de Hamblain»
dressée
1602, cette dame,
d'Hamblaing
pour le Vieil-Caslel
en
reprise
(2).
: D'argent,
billeté
de sable,
au lion du
Plancque
— Barbe de La Plancarmé et lampassê
de gueules.
même,
et do La Comté,
des Wastines,
de Saint-Floris
que, dame
La
était
fille de Louis,
héritière
Gosson,
le 1er juillet
mourut
l'Espagne,ret
épousé
dus
les marquis
et de Catherine
des Wastines,
seigneur
de Saiut-Floris
avait
; son mari, qu'elle
de Malines pour
1570, fut gouverneur
de
le 19 juillet
Saint-Floris
1592.
D'eux
et un prince
sont
descen-
de Ghistel-
le (3).
de Béhagny,
«sieur»
Petit,
le Vieil-Chastel
d'Hamblaing.vers
Charles
sèdait
rentier
à Arras,posle milieu duJXVII*
Me Jean Le Bourgeois,
; son neveu,
prêtre de la conà Lyon, donna pouvoir,
delà Mission,
demeurant
grégation
en cette ville,
le fief (4).
le 27 juin
1685,
pour relever
siècle
Floris
feu
Le Bourgeois,
demeurant
à Arras,
frère dudit
servit un dénombrement,
daté du 13 juin
MeJean,
1697,
dont il lui fut donné
le 5 juillet suivant
récépissé
(5). Après
la mort des enfants du précédent,
Floris et Philippe-Joseph
Le
leur
Marie-Jeanne
Bourgeois,
tante,
dame de Béhagny,
demeurant
en la ville
de
Jean-Antoine
Martinie,
dénombra,
de
La
pour
Motte,
écuyer,
le Vieil-Chastel
Le
Bourgeois,
veuve
d'Arras,
« sieur
» de
d'Hamblaing,
La
le
(IJ Arch. départ., Ch. des comptes.
{V Id., portef. et liasse D 263.
(31 Le Blond, Quartiers ginéalog., Brux., 178S, in.8», p. 235, — Suppl.
au Nobil. de* Pays-Bas, Lotivaiti, pet. in-So, p. 22.
(1) Arch. de la ville, reg. aux plaids du bailliage.
0) Arch. départ., Bureau des finances de Lille, portef. D 2ttî.
10 mai
1729
moisello
(l).
Marie-Rose
marier,
demeurant
pour
ollo
lequel
Sa nièce
ville
Baudelet
de l'élection
Baudelet
pine-Joseph
L'aîné
fontaine,
au conseil
damoiselle
de
La
fut Marie-
épousa
Dominique-Victordu roi, préconseiller
d'Hautefontaine,
demeurant
en la
d'Artois,
provinciale
étant
décédéo
le 7 décembre
1779,
et très-excellent
daté
du
mineurs,
France
, Dominique-Joseph-Albert
né en 1762,
fut pourvu
et de
Na-
12
1780,
septembre
savoir : DominiquoCharlotte,
Marie-Rose-Angôlique
ot Jules-César
(3).
cice à la suppression
fiUo à
Vieil-Chastel,
a Arras,
lo 30
Lambert
à « très-haut,
très-puissant
XVIe
du nom,
roi do
d'Artois,
« da-
qui
Louis
prince,
varre
», un dénombrement
pour le fief échu à ses enfants
Joseph-Albert,
lo fief du
de cette
l'héritière
Sa femme
servit
eut
un dénombrement,
« Marie-Rose
signet
Lrpoivre,
d'Arras.
héritière,
uniquo
damo de Béhagny
»,
signa
Rose-Albertiné
sident
et son
Lambert,
à Arras,
1733;
septembre
Croix » (2^. Enfin
Anwdée
-
278
Baudelet
d'un
Philip-
d'Haute-
office do conseiller
le 19 novembre
1788
; il était
de cette cour
de justice
(4).
en exer-
au manoir d'Hamblaing,
comme il ne s'y trouvait
Quant
attaché ni justice ni rente seigneuriale,
la Révolution
n'eut
effet sur lui que de le débarrasser
d'autre
de sa qualité
de
fief et de l'affranchir
surannées.
d'entraves
Le village
situé à droite
do la
d'Hamblain-les-Près,
de Vitry,
do la gouvernance
Scarpe, limitrophe
dépendait
d'Arras
donc une enclave de la
; le Vieil-Chastel
y formait
chàtellenie
de Douai.
(I) Id. —Voir aussi le reg. aux plaids dû bailliage, à la date du 4 août
1729, aux arch. de la ville.
(1) Arch. départ., Bureau des finances, portef. D 245.
0) Arch. départ.. Bureau des finances, portef. D 245..
(4) Plouvain, Conseil prov. d'Artois, Douai, 1823, in-4», p. 9.
—
CHAPITRE
DE
PRÉVÔTÉ
279
-
TROISIÈME.
LA
VILLE
DE
DOUAI
ou
OFFICES
OU
de
diverses
significations
quo
en latin pren'en a reçues,
au moyen
âgo , le mot prévôt,
11
, c'est-à-dire
d; pour s'en convaincre,
posïtus
préposé
de du Cango (Paris,
Suffit do jeter les yeux sur lo Glossaire
Peu
1845,
sont
de mots
ont eu autant
PRÉVÔT.
V , pages
404 à 408) , où près de cinq pages
in-4°,
ce qu'on a entendu
à faite connaître
consacrées
par co
terme.
Il a été employé
taires
d'une
église
d'abord
pour
cathédrale
: Prepositus.
aussi
comprit
ecclesiis
cathedralibus.
chef d'un
ainsi nous avons
église collégiale;
do nos châtelains,
lo prévôt Sohier
en 1051,
en 1024 , Ason , prévôt,
l'histoire
positus)
de Douai
On
désigner
l'un
sous
des
digniin
Dignitas
co
titre
le
rencontré,
dans
(Sigherus
pre-
Raimar,
prévôt
en 1076,
et
prepositus
(Raimàrus
Duacensis)
nous avons avons fait observer
n'étaient
que ces personnages
autres
de la collégiale
do Saint-Amé
de
que des prévôts
Douai.
gnitaires
Co terme
laïques
a été adopté ensuite
pour
d'attributions
, revêtus
des didésigner
très-différentes.
-
-
280
no parler que deriotro
région
Ainsi,pour
était à Lille, àTournai,àValenciennes,à
de la magistrature
important
personnago
n'étaient-elles
ses fonctions
point
un officier
du Nord,
le prévôt
etc., un
Cambrai,
locale ; et encore
les mêmes dans ces villes.
du prince ;*à
A Lille, lo prévôt était
lo prôvôt-le-comto,
ncs, il y avait deux prévôts,
le bailli du souverain,
et lo prévôt do la ville,
le maire ou le chef des échevins
le
; à Cambrai,
Valencienc'est
à-dire
c'est-à-dire
maire
s'ap-
etc. On nommait
également
prévôt,
prévôt un juge
au XIIIe siècle et
inférieur
au bailli de la province;
royal,
au XIV*, le nord du royaume
était divisé en bailliages
, et
pelait
ceux-ci
en
; il est
prévôtés
souvent
à Douai
du
question
le bailli d'Amiens.
Cette
prévôt de Beauquesne,
placé sous
se perpétua
dans le comté
de Hainaut.
N'ouinstitution
blions pas de citer le prévôt
des maréchaux
, qui exerçait
son office sur les gens de guerre,
et le prévôt des marchands,
de la grande
à Paris , qui était le premier
commagistrat
mune
parisienne.
Bien
que cette
énumêration
soit
et quoique
déjà longue
nous puissions
l'étendre
encore , il est impossible
de faire
de Douai
le prévôt
dans
aucuno
des catégories
cirentrer
donc ? Uno courte
ne pourrait
dessus.
Qu'était-il
réponse
être
exacte
en cette
cier
étaient
si variées,
pour faire
rer
matière
toutes,
et ses devoirs.
; car les attributions
faut nécessairement
qu'il
bien connaître
de cet offiles énumé-
furent
quels
ses droits
En somme,
c'était
un feudataire,
qui exerde Douai quelques-unes
des attribuçait dans l'échevinage
retenues
définitif
tions
après l'établissement
par le prince,
d'une
commune
grandement
droits
avait-il
cice
de ces
verain
? Evidemment,
de fief, faite par
titre
privilégiée.
été détaché
par le moyen
le prince,
dans
Comment
du
domaine
d'une
le
l'exersou-
concession
temps
où . toute
à
—
chose
était
ici le droit
d'être
susceptible
d'exercer
à ce titra;
donnée
certaines
attributions,
les profits
c'étaient
les revenus,
l'origine;
résultant.
-
281
lo fief, c'était
domaniales
à
et les salaires
on
1.
était
La prévôté
un dénombrement
au XII* siècle; ses
de
Le
la chàtellenie.
et ses prérofonctions
des meubles
de la prévôté;
saisis et
garde
des clains et respeux,
pour dettes; justice
— Exécution
des sentences
des saisines.
civiles du tribu— Droits sur les brasseurs,
nal échevinaU
merciers,
fou— Garde de l'ancienne
sur les épaves.
lons. — Droits
— Droits
le moulin
enceinte
sur les moulins;
fortifiée.
prévôt
apparaît
Hôtel
gatives.
des prisonniers
vôté.
de l'échevinage.
—
Le receveur.
pour
acquérir
banal
cet office féodal.
La prévôté de
souvent
répété,
ments
l'un
— Le justice
ou sergent
de la préTentatives
réitérées
de la commune
de
la villo
n'était
que
» ou démembrements
des plus
anciens
prévôt apparaît
de l'ancienne
vers
enceinte
de la
et
l'an
Douai, ainsi que nous l'avons
« éclissel'un des nombreux
le plus
1140;
fortifiée
chàtellenie-,
considérable.
mais
c'était
En effet, le
à lui fut attribuée
la garde
ou du
'fonction
castrum,
elle était de l'essence
tellement
importante
qu'à
l'origine
même de l'office du châtelain
; car qu'était-ce
qu'un châtelain? castellanusi
custos castri,
seu qui ratione
feudi Castro domini
Le
prefectus
fief de
consistait
dans
qui s'ensuivent».
la
es.t.
nous
prévôté,
tous « les droits,
les dénombrements,
et honneurs
prérogatives
disent
-
282
-
de la prévôté
situé sur la Grand'Place,
nord (aujourd'hui
maison
n* 41). En 1372, il était
rang
ainsi désigné : « Uno maison
séant sur le Marché au bled,
au tenemènt
d'uno part, et
joignant
qu'on dit du Cauchon,
Primo.
aboutant
sur un lez de la vieso forteresse,
et
par derrière
dit des Pourchelez,
part au tellement
qu'on
par
» En
aboutant
à l'autre
lez à la rue Dame Augut.
d'aulro
derrière
1500,
tenant
L'bôtol
: « Une
c'était
d'un
maison
lez au Mouton,
haboutant
au Marché
manable,
au bled,
à Grard Snellart,
qui appartient
do la ville et
d'un
lez aux murs
par derrière,
de
des Maugus », par corruption
d'autre
part à la ruelle
En
Damo
c'est aujourd'hui
la rue des Fripiers.
Augut;
voilà une autre,
do l'an 1551 : « La maison de la prevosté,
séant au Marchiet
devant
tenant
à
le plache de lo Vielserie,
lo maison
et ayant
icelle son
qi. : l'on dist des Cauchon,
sur
et aboutant
la rue
deryssue
Damauguz
par
rière à l'anchienne
fortresse
» (1), Enfin voici une désignation plus détaillée,
maqui date de 1571 : « Uno maison
nable
séant
au Marché
et à l'hostellerie
où
étant
jardin
entre
le
(une)
courant
Wez
et
l'ancienne
au bled, joignant
d'un
lez le Mouton
le
Saint-Martin;
pour enseigne
partie des rejets des fossés de ladite ville,
des
de la rivierette
Huant
un moulin
pend
muraille
do
la
vieille
ville
, lade notre
est du comprins
à cet endroit,
quelle muraille,
dite maison,
et sur icelle, «ne grande vieille tour de grès
à des vielz anciens
salles et chambres,
servant
édifices,
à présent
à la garde des grains et autres meubles
employés
de ladite prévôté ». Enfin lo
par le justice
a
muraille
de 1714 constate
que l'ancienne
« et unie aux
depuis
longtemps)
(sans doute
saisis ou arrestés
dénombrement
été
démolie
(i) Arch. départ., Ch. des comptes, reg. D 33, intitulé:
gavene de Douai, 1551 i.
< Gartulaire du
—
nouveaux
Un
titro
l'existence
dus,
à la prevosté
»; il témoigne
do la grande
tour do grès.
bâtiments
de la disparition
doyen
des précieuses
do l'hôtel
dola
(forum)
rue (viculus)
l'étroite
IN* Fono
de
celle-ci
aboute
: Didier,
Saint-Pierre
voisine
do
à le maison
sols douisiens,
du
le
Agniès
porte dou
six chapons
reculée
étaient
« en dedans
(2) signale
le provost
à
alors
(de Foro), la
des maisons
distinguait
qui à cette époque
1291
habitait
Du Markiet
se
(1),
où
la
do Douai,
qui
maison
dou Caucon,
Dou
Ries,
Markiet
».
et à le
Prayel
«coeuilloir»
des rentes
en
appartenant
l'existence
maison
des Malades,
constate
quatre
sita;
Saint-
L'hôtel
, etc.
l'hôtel
do Ricart
do l'année
au
cognoscitur
prévôt de
situô sur
(lapidea
domus),
ou Grand'place
et tenant
à
par derrière
le tenement
Markiet,
Le Maieur,
tenant
tenant
LAPIDEAM
en grès
ses voisines,
en bois.
porte don
fut Werin
rétro
DUACI,
viculo,
quodam
témoins
Augut », épouso
bienfaitrico
des Chartriers
Un document
constate
vers
1140 : Wirinbauprévôté
donne alors une rento duo causa
« damo
bourgeoises,
construites
do Saint-Amô
archives
do Saint-Amô,
terrae
quae,
Lanvin,
piévôt
de la ville, bâti
prévôt
lo Marché
aussi
faits
cujusdam
DOMUM pn.EPOsm,
in
étant
comme
présents
Amô,
—
'283
et un
1324
d'une
marc
laquelle
Un vieux
à la bonne
rente
(3) sur
do
a le
(1) De concert avec son mari, elle fonda la chapellenie des Chartriers,
ainsi qu'en témoigne un acte de l'an 1175, conservé aux archives municip.,
et faussement indiqué, dans la Table chronol., no 171, sou* la date de 1275.
— Cf. Plouvain, Soutenirs, p. 327.
(*) « Coeuilloir i des rentes appartenant à Jehan De Franche, bourgeois
do Domi, dit i Cartulaire Jehan Dp Franche i, écrit en octobre 1291; petit
reg. en parchem., parfaitement conservé. (Archives des hospices, fonds des
Chartriers, no 18u de i'Invent. de 1839.) Ce as. est du plus haut intérêt
pour la topographie douaisiennodu Xllle siècle.
(3) Monnaie de compte. Le marc valait chez nous vingt sols douisiens ou
une livre ; il se divisait en deux demi-marcs et en quatre i ferlons i.
—
maison
284
le prouvost
de Douai,
Markiet
au blet » ; la mention
» renouvelé
dan.» le « coeuilloir
brements
termes
do
:
malades
siens
« laquelle
et quatre
do
on
cette
1352
ef <Jo 1732
ou
Lo Maieur,
ronto est répétéo
(1). Le3 dénomla relatent
en ces
'o rento
heritiero
aux
loit,
' T?S
trois sols douiquatro
parisis,
à la priserie
de ladite ville ».
chapons
en
ki fut Werin
maison
Saint-Ladre,
Quant à Wérin
nom, notamment
aussi
de 1571
1372,
—
Lo Maieur,
il y a eu un échevin
de ce
en 1201 et en 1217.
Nous en trouvons
ces riches
les Du
douaisiens,
parmi
les De Franche,
les Pilate,
les Malet, qui prêtaient
Markiet,
de l'argent
continuellement
aux grands
seigneurs
(2) ; en
il est cité parmi
les bienfaiteurs
du béguinage
de
1249,
uu,
1231,
Champflouri
auquel il venait
une rente sur sa maison
et
domus
dicti
Werini
Majoris,
do donner,
demeure,
in qua
entre
autres
siso au
W,
ipse
Marché
biens,
manet,
(3) :
sita
de 1291
et de
in Foro.
Quels que soient
1324 : « lo tenement
les termes
des documents
» ou « le maison
le provost
de Douai,
faut point en conclure
Le Maieur
Werin
fut
», il ne
ait possédé
de la prévôté
avant
tout l'hôtel
que ce bourgeois
les prévôts
eux-mêmes.
Nous
volontiers
que
croyons
Wérin
Le Maieur
aura cédé à un prévôt,
vers lo commen-
qui
cement
comme
du
XIIIe
on disait
vôté ; et c'était
siècle,
une
maison
ou
alors, pour l'incorporer
cette parcelle-là
qui était
un
« tenement
à l'hôtel
grevée
»,
de la préde la rente
(I) s Cartulatres des Malades »de 1334 et de 1352; petits reg. en pareb.,
bien conservés. (Arch. des hosp., fonds du Petit-saint-Jacques, n'* 239 et
240 de Vlntent. do 1839.)
(2| Cf. no 38 de la Table des archives de la ville.
(i) Arch. départ., fonds de l'abbaye des Prés.
Intn- muros
KOTEL
DE LA
PREVOTE
Extra- muros
ET
TERRAINS
Echelle
ïïâb.
VOISINS,
VERS
1140
—
au
profit
ment
un
des Malades,
« héritage
—
285
rente
coticr
ou roturière,
réunie
cotière
parcello
do naturo
et sera dovenuo
elle-même
observé
les
formalités
intervenu
princo
après
vinal (1), soit par l'action
L'hôtel
• livres
do
à un
d'usage,
lo consentement
du
uno
lo prince.
Dans
lo précieux
compte
de la recette de la rente
1187, l'article
Les quelques
renseignements
d'entrevoir
co quo fut autrefois
du mur de l'ancienne
enceinte
; protégé,
fossé
du
devuodela
cependant
de ville
éche-
pouvoir
de dix-huit
pour
qui la percevait
de l'an
du domaine
est ainsi
nous
cet hôtol
conçu
: Ex
du
et
permettent
Placé le long
(2).
cet endroit,
en
qui,
do la ville
au moyen
un
forte
avec
prince;
sur
à gaucho
véritable
faisait
à
opposé
sa grando
la vieille
par un large
l'hôtel du prémanoir
une
féodal,
au point
âge. Moins important,
il devait
être
lo château
comtal,
défense,
que
d'un
secours
grand
celles du
voisines,
il se trouvait
placé.
du
côté de la campagne,
d'une
eau abondante;
toujours
rempli
vôt nous apparaît
comme
forteresse
acte
par
rente
ci-dessus
corps avec lui; dans le quartier
celui que
défendait
le château
tour de grès
à droite
reposant
muraille
changé
ri 1
soit qu'on
n* XLl.
Preuves,
xviijl.
Cetto
du temps,
la
Duaci,
tel.
aura
fief,
féodalo,
c'est-à-diro
devait aussi
prévôté
de douisiens
au fief du Gavène,
preposito
certaine-
cotière,
qui frappait
» ou anciennement
Marché
et do
pour
renforcer
Canteleu,
entre
les portes
lesquelles
(1) Le souverain n'avait pas le droit do transformer, do sa seule- volonté,
une « coterie i en fief; mais le contraire, c'est-à-v'ire le changement d'un
fief en « coterio », était dans ses pouvoirs. Kn effet, lo premier cas donnait
lieu à uno augmentation des revenus du prince, au détriment de la commune; tandis que, dans le second, il y avait diminution pour le prince et
profit pour la ville.
(2) Voir lo pian ci-joint.
—
L'étendue
de
so trouvait
co manoir
280
avait
—
été assez
grande;
mais
elle
à la Révolution,
lorsque,
depuis
des siècles, co n'était
du prévôt,
habituelle
plus la domeuro
front do rue assez restreint,
lo maQuoique
n'ayant
qu'un
noir
fort amoindrie
allait
s'étendait
to du Marché
nom;
il
A main droito,
par derrière.
fossé do défense,
depuis la porsiso on la rue doco
celle do Canteleu,
en s'ôlargissant
lo long do l'ancien
dans
jusqu'à
tout ce parcours,
les vieux
non-seulement
murs
do grès, mais aussi
lo torrain
rejets du lossé, comappelé
et l'ancienne
muraille
pris entre celui-ci
, tout cela appartenait entièrement
de son hôtel. Lo
au prévôt et dépendait
jardin
était
beaucoup
formé
plus
do
larges
ces rejets eux-mêmes;
ici, ils étaient
quo dans toute autre partie de la vieille
mesuraient
40 pieds entra lo
jusqu'à
enceinte,
puisqu'ils
fossé et la muraille
une sorte do
C'était
donc
là commo
« bassecourt
du manoir féodal, et destinée
», sise au-devant
à en faciliter
la défenso
en cas d'attaque
; peu à peu la
» aura été transforméo
« bassecourt
en jardin
à l'usage do
ceux qui habitaient
du prévôt.
l'hôtel
Une autre remarque
il n'y a nulle
à faire,, c'est qu'en cet endroit
do
apparence
« cresteaux
» , c'est-à-diro
do levées de terres
à
appuyées
l'intérieur
contra lo mur crénelé
lo rencontra
, ainsi
qu'on
dans les autres parties de la vieille enceinte.
11 est probable
tour de grès, encore debout au XVIIe siècle,
que la grande
ici lo système
avait remplacé
ordinaire
do
avantageusement
défense.
Au dehors de la porto do Canteleu,
à gauche,
s'oudo l'hôtel
fit appeler
vrait une petite rue, que le voisinage
rue du
Prévôt;
ello existe
en partant
che de l'hôtel,
limité
par les maisons
encore
A main
aujourd'hui.
de la Grand'PI
ace, lo manoir
peu profondes
endroits
et notamment
do
la
rue
gauétait
Damo
le débouché
à certains
vers
Augut;
des dépendances
de l'hôtel
de celle rue sur la Grand'Place,
à front de rue.
de la prévôté se trouvaient
—
287
-
d'énumérer
trop long et trop peu intéressant
consenties
toutes les aliénations
par les propriépartielles
du XVIe siôclo ; c'était
taires do la prévôté,
à partir surtout
chaqu'ils
procédaient
par voie d'arreutoment
perpétuel,
les aliénations
faites en 1523 et
que fois. Citons seulement
dits onen 1531, au profit des Franciscains
ou Cordeliors,
11 serait
suito
Récollets
nant
des anciens
contenant
d'en
wallons,
: en longueur
dudit
jardin
haut
la maison
derrière
rejets,
contre
lo couvent
dessus
do ladite
« partie du jardin
, proveentre lo fossé et la vieille muraille,
80 pieds, en venant depuis le bout
d'uno
en
amont,
et
40 pieds «jo large ;
long do l'eaii passant
do la prevostô
, au
do faire
; avec permission
pont auà icello
couvent
rivière,
pour venir do leur
do jardin;
do 14 livres parisis,
à charge
un
à
portion
au paiement
de deux obits
l'an; sommo employée
tenus de dira les Cordeliors
, l'un lo 24 mai et lo
1° de a
encore les arrentements:
9 juin ». Citons
do ladite
Prevostô,
d'héritage,
pris au pourpris
la porte d'icelle,
du costé do la rue des Maugiers
d'une porte
il s'agissait
là évidemment
piers);
deux
fois
que sont
second le
dix pieds
qui faisait
» (des Frido service";
de ladite Prévôté,
derrière
le grenier
2e d'uu«petit
héritage
ladite rue des Viésiers,
tenant
au jarfrontant
par derrière
». Au surplus,
des maisons
voidin des Récollets
beaucoup
sines, tant do la ruo des Fripiers
que de la Grand'Placo
,
à la Prévôté,
situées en deçà du fossé par rapport
s'étaient
aux dépons
agrandies
de l'hôtel
du prévôt.
avec clarté les nombreuses
et différentes
exposer
attributions
du prévôt de la ville de Douai', il convient
do
les diviser ainsi : 1° Basse justice,
le profit des
comprenant
actes extra-judiciaires
et de la garde des prisonniers
pour
Pour
dettes,
etc.;
les
redevances
cette basse justice
dues
les brasseurs,
ne s'exerçait
que dans
par
les merciers
les limites
de
-
288
-
ou Deçà l'eau, c'est-à-dire
à Douai rive droite ;
la prévôté,
enceinte
2* garde de l'ancienne
; 3* gardo des cours d'eaux
bras de la Scarpe
el de différents
; 4* droits sur les mou; ces dernières
dedans et en dehors
lins
l'eau
ou
sur
attributions,
des limites
les deux
rives
en
les exerçait
do la prévôté,
Deçà et Delà
lo
prévôt
do la Scarpe.
« Appartient
au prévôt,
t* Basse justice
Deçà l'eau.—
et des
et respeus
des
clains
la justice
en ladite
ville,
en cas pécusaisines
civiles et personnelles
(1) d'actions
et amendes
avec les profits
niaire,
qui pour raison de ce
s'ensuivent.«L'article
1 du chapitre
la cou-
dix-huitièmede
«Tous
ville (2), homologuée
en 1627,porte:
et de S. Albin,
arrests
se font par les Justices de la Prevostô
Ainsi tout acte extraen ses termes
et limites.»
chacune
tume
de notre
comme
à faira dans les cas susdits,
judiciaire
une saisie etc., était de la compétence
tion,
C'était en réalité la concentration
en une seule
une
du
main
assignaprévôt.
de plu-
du tribunal
ou sergents
échevinal,
dite Dechà le pont aie Ldipour la partie de l'Echevinage
Saintdans la paroisse
c'est-à-dire
gne ou Deçà l'eau,
de
les paroisses
Pierre
ses démembrements,
(y compris
et
Saint-Nicolas
et Notre-Dame)
ancienne,
Saint-Jacques
sieurs
offices
d'huissiers
la paroisse Saint-Amô.
On voit par les titres du XIIIe
sièclo et du XIVe, qu'on appelait
alors ville de Douai proqui était
dite, cette partie do la cité douaisienne,
prement
dans
de beacoup
la plus importante,
et que les riottis de Deuyeul
(i) Clains et respeux, demandes et défenses; du latin clamare et rapondere. Saisines, saisies; ce mot avait'une signification plus étendue ; il servait a désigner non-seulement co que nous entendons par une saisie, mais
aussi ce que nous appelons encore, dans la langue du droit, saisine ou
mise en possession.
de Doùày, Douai, 17*0, pet.
(î) Coustuinés de la ville cl'ttchevinage
in-8«, p. 66.
ot do Saint-Albin
289
étaient'donnés
aux
quartiers
do la rivo
gaucho.
On appelait
de laprévôté,
l'individu
justice
lo prévôt pour oxercer les actes extra-judiciaires
office féodal (1). Lacoutuino
pétence do notre
y justice » contre les violences
dont il pouvait
dans
l'oxercico
de ses fonctions
tion,
ment
en pareil
cas;
puni.
Preuves,
commis
par
de la com-
lo
protégeait
être victime
; il était cru dans sa déposi« saisine » était égalele bris d'une
ne LXXXVII.
la compétence
en matière
de <t clains, respèùx et
avait eucoro, ainsi que nous l'avons
saisines
», lo prévôt
saisis et
déjà vu, la garde des grains et des autres meubles
arrêtés par son commis ; ces meubles
étaient
transportés
Outre
en son hôtel
pour
ôtro gardés.
« Item.
au prévôt, en ladite villo,la garde et
Appartient
des prisonniers
détention
pour dettes (2), à être gardés en
dans laquelle
ladite maison do la prévôté,
il a droit d'une
sur rue, ainsi quo la coutume
de la ville porte. Kt
prison
son commis,
est ledit prévôt
ouïe justice,
tenu de rendre
le prisonnier
sur qui il aura été
au créditeur
(créancier)
au chef do sept jours
et sept nuits,
ou l'argent,
clamé,
ait été mis en la prison.
» Ici
que le prisonnier
le prévôt n'était compétent
que dans les limites susou Deçà l'eau.
mdiquées
pourvu
encore
Au surplus
nous
reuvoyons
aux Preuves
(n° LXXXVII),
(I) On disait aussi: le justice duGavùnoou de Potes, le justice do SainîAlbinclc.
Le mot justice s'entendait ég île rtt-nt delà juridiction elle-même. Ainsi un
ban de 1315 constate que les choses i cstruièresi, les épaves telles que or
ou argent, appartiennent rao ti ï à la ville, moiti.' as justice* do 11 ville/Cartut. QQ, f° 18 v»j no fâ de la Table des archives.)
(i) Q'iant à lagirle des prise r.niers pour rmïiils justiciables dos échevin», elle appartenu! auchitetaln, qui les empnsoiirt ait dans sa Vieille tour.
CHATEUIKSes DOUAI.
19.
—
pour
connaître
les
Douai, règlements
de Saint-Albin.
290
des
règlements
applicables
—
tant
,
à
prisons
pour dettes
à la prévôté
fief
qu'au
au droit d'exploiter
ainsi que d'arrêter
un débiteur
ou « forain », dans les limites de la prévôté,
il
bourgeois
aussi au Gavenier,
a cause de sa justice
dite
appartenait
de Potes,
mais à la charge, par son commis,
de mener,
en
Quant
la prison du prévôt, la personne
arrêtée
au corps. Du reste
nous en reparlerons
en faisant l'histoire
plus longuement
de l'office du Gavenier.
article I.)
(4e chapitre,
«
A nous
ou à
(dit le prévôt dans son dénombrement)
notre dit officier (le justice)
et à nul
pour nous, appartient,
de mettre à exécution
autre, es termes de notre dite prévôté,
toutes
les sentences
et ordonnances
civiles
données
des
échevins
de la ville
On lit dans
de Douai.
le mémoire
»
de l'intendant
en 1698, ce passage relatif à l'exécution
vinales : « Les jugements
du magistrat
sont mis à exécution
par deux prévôts
de Flandre,
des sentences
de Douai
rédigé
éche-
(au civil)
les offices
(sic), dont
féodaux
et appartiennent,
savoir : le plus considésont
rable que l'on nomme le prévôt de la ville, à M' le prince
et l'autre,
d'Epinoy,
que l'on nomme le prévôt de SaintAlbin
Ces deux seigneurs
(sic), à Mr le comte d'Egmout.
nomment
mis),
qui
chacun
fait
les
un
ou com(justice
» (1) Ces renplace.
concerne
le prévôt; mais
lieutenant-prévôt
fonctions
en leur
sont exacts en co qui
seignements
du fief de Saint-Albin,
quant au possesseur
le nom de prévôt,
ainsi quo nous le verrons
il n'a jamais eu
au cinquième
chapitre.
On trouve,
en
outre,
dans
le vieux
dénombrement
(l; Bull, de la Cm. Mit., Lille, 1868, ln-3», x, pp. 475-470.
de
—
les
1375,
actes
291
suivants
articles
—
les
réglant
anciens
tarifs
des
extra-judiciaires.
par le justice devant
ou il y a échevins
et de chade
échevins,
12 deniers
douisiens.
—Si
cun arrêt fait préseuts
échevins,
tenu de rendre
deniers
homme
ou femme,
aucun
par loy,
n'acquitte
clain
On doit,
de chaque
saisine
chacune
«Item.
fait
le justice
de son corps
Et
en a 12 sols douisiens.
justice
vient
à son
clain.
Et si celui
ou
la debte
si celui
payer,
clame
le
ne
qui
douisiens
de chacun
il est à 3 deniers
jour,
ne vient à son jour, il est
et si celui sur qui on clame
clain,
— Si celui
de chacun
clain.
à 4 sols douisiens
qui clame
il est à 3 sols douisiens
de chacun
jure, et il se mesprend,
sols
douisiens
de
sur
on clame
il est à 10
qui
mesprend,
» Dans le registre
chacun
clain.
du XV*
siècle
où est copié le dénombrement
de 1375,
il est menen marge de ces articles
tionné
ordonqu'il « y a nouvelle
nance »: ce qui prouve
été modifiés.
que les tarifs avaient
: « Ne peut-on
prendre
wages
(loyers de maison),
(gages) de rentes ne d'ostaiges
puis que
sans la justice
de la
par loy on le veut sievyr (poursuivre),
»
à qui on se serait traict.
prévôté
Le ii)ême
document
ajoute
Au surplus
nous renvoyons
aux Preuves
(nJ LXXXVII),
le * Tarif des doits compétens
où l'on trouvera
aux justices
» ; nous
et de Saint-Albin
de la prévôté
nous contentons
ici de faire remarquer
cas les droits dûs
que dans plusieurs
à la prévôté
En 1412,
lés ci-dessus,
de la justice
quo
le quart
Quand
étaient
le prévôt
moindres
affermait
moyennant
de Potes ou
de moitié
l'ensemble
40 couronnes
du
Gavène
des droits
d'or
par
détailan;
ne rapportaient
ceux
alors
ou dix couronnes.
le pouvoir
royal
s'occupa
du
gouvernement
do
— 292
—
de l'échevinage
en 1366,
après la confiscation
» lui parut très-critiquable
le régime des «clains et respeux
;
aussi se réserva-t-il
de le réformer
plus tard. On lit en effet
cet article
dans l'ordonnance
(1) :
royale du 15 septembre
notre
ville,
es
ce Quant est des basses justices
clains et respeus,
pour
demourchoses à veir et à considérer,
quelz il a pluseurs
ront en estât quant à présent
».
23 février
sous la
notre
ville fut retombée
lorsque
le
à Gand,
une ordonnance
rendue
flamande,
intéres1371 (v. st.), d'accord
avec les parties
sées,
à nouveau
Bientôt
domination
régla
Passons
après,
le fait des « clains
maintenant
à un autre
continuant,
pour faire cette
:
ciens dénombrements
« Nous
avons
droit
ordre
énumêration,
(poursuit
le
et respeux
» (2).
en
de prérogatives,
les anà suivre
prévôt)
es termes
sur
chacune
de
et limites
brasserie),
(camba,
chacun
de notre prévôté, de douze deniers
douisiens
an, à la
saint Remy,
pour l'eau. Et si l'on était en défaut de payer,
cambe
brassant
le vaissel
on ne peut prendre
waige (gage) fors le chaudron,
cambe
ou le pollye (poulie).
Nous avons droit, sur chacune
brassant
choutte
tatebault,
, cervoise,
hacquebart
goudale,
noms
et autres quelconques
de quelques
bouillis,
breuvages
qu'ils soient appelés,
ou un franquet
(3).
brassin , six lots vinerés
par chacun
un droit
Et aussi
nous appartient
(1) Arcb, municip., n» 642 de la Table.
(2) Id., ne» 662 à 661.
(3) Sur un autre droit de i franquet t, montant &24 lots du brassin et ne
s'cicrçant aussi que sur la rive droite, voir l'appendice au 4«chap.,Qavène
de Douai.
Lo seigneur de Saint-Albin percevait, sur la rive gauehe, un droit dé
i franquet > de même valeur que celui levé sur la rive droite par le prévôt,
ou six lots. Le châtelain, sur la rive droite seulement, percevait 18loti.
—
nommé
relie
le tourillage,
de
auxdits
pour
».
Remy
rasières
sept
de
les
chacune
redevances
toureille
à
grains
employer
braisés
em-
dont
étaient
de cette
saint
envers
chargés
ou sur
les brasseurs
le prévôt
exerçant
Deçà l'eau
droite
En 1443, le prévôt affermait
do la Scarpe.
là pour 50 livres parisis.
Il résulte
(toun
bray (grains
chacun
an au jour
de la bière),
faire
étaient
folles
: de
à touriller
servant
brassins,
ployés
à savoir
brasseur)
—
293;
la
rive
ces droits-
énumération
ne levait
quo le prévôt
de sa juridiction,
où
point de droit sur lo vin dans l'étendue
les quatre
lots dûs pour afforage
étaient
demeurés
au châtelain ou à ses ayant-cause.
le seigneur
Sur la rive gauche,
de Saint-Albin
percevait
la pièce
(Voir
de vin.
» Item.
Avons
le droit
de quatre
d'afforage
article
I 2e.)
5* chapitre,
lots
à
de prendre
et avoir, chacun
an, sur
chacun
sur lequel
on vend pain,
au jour
estai,
Deçà l'eau,
sols six deniers
douisiens.
Do chacun
Saint-Remy,
quatre
estai
de merchier,
deniers
douisiens,
sept
par an ; et
de chacun
sept
estai
deniers
cuu
là où on
qu'ils
vend
sieu (suif) ou oing,
poivre,
Et si lesdits estaux,
de quoy que ce
de la maison
et demy,
plus de pied
douisiens.
soit, ne passent
on ne doit rien.
d'estaux
droit
hors
Et peut
hommo
ou femme
voudront,parmy
vendre
sur
tant
unseulestalagecha-
payant
an.
> Item.
çn ladite
troncq
ville,
cinq
» Item.
droit
Nous
de
Un ban
deux
deniers
Tous
ce qui
de chacun
doit-on,
deniers
douisiens
de foulon
par an,
étant
et du înaistro
douisiens.
avoirs
serait
de 1245
troncq
esttaiers
trouvé
statue
que
sont à notre
espaves
es mettes de notre fief. »
de
ou
a toutes
les choses
estraiê-
—
ras, si comme
l'autre
moitié
—
294
or et argent,
as Justices
la moitié
de
la
en doit
ville».
être
à la ville,
QQ,
(Carlulaire
fl5v\)
La coutume
êgalementque
prévôt héréditaire
de ladite
à celui
à savoir
seront
de Douai,
en
homologuée
le droit d'épave
appartienUpour
ville ou au sieur
de Saint-Albin,
tels biens
duquel
sous
d'eux
la seigneurie
l'autre moitié à ladite
et pour
trouvés,
V11I, article 3, de la coutume
Nous
le tierch.
Item.
» (Chado Douai et
ville.
de la ville
pitra
de l'échevinage.)
« Item.
constate
1627,
la moitiéau
de tous faulx argents
trouvez,
appartient,
Que les faulx poids ou fausses balancheset
les fausses
mesures,
eschéanset
sont et appartientrouvés,
nent à notre droit, quand on en fait justice d'ardoir
(brûler),
et aussi
la tierche
do la loy, et le denier
part du fourfait
douisien
qui est deseure.
» Item.
Si aucun
arbre
ou warescaix,
L'ensemble
des détenus
chiet
ou on le coppe,
de tous ces droits,
droits
pour dettes,
(tombe) enrachiè,
ce nous appartient.
es
pires
»
• clains
sur
»; saisines,
garde
les bières,
sur les « es-
taux
ce que l'on appelait
la basse justice
», etc., constituait
du prévôt de la ville de Douai. En 1369, le châtelain
prétendait que le prévôt était,
à cause d'elle , son vassal,
et que
lui devait
celui-ci
une
rente
livres douisiennes.
de quatorze
1.) Dans les documents
que nous
2* chapitre,
article
consultés
dans le dénombrement
de 1375, il
, même
ni de cette rente ;
n'y a plus de traces ni de ce fief distinct,
le prévôt déclare tenir du prince , en un seul
au contraire,
son office de la prévôté
et notamment
sa
et même fief,
(Voir
avons
basse
justice.
Pour
tout
ce qui concerne
celle-ci,
on peut
encore
se rc-
—
à l'énumération
porter
sur
naient,
la rive
2* Garde
—
droits
semblables
qui
au fief de Saint-Albin.
gauche,
apparte(5e cha-
I 2°.)
article
pitre,
des
295
de la vieille
sur
enceinte,
eut dans
les deux
— Le
rives.
avons-nous
ses attributions
la garde
dit,
prévôt,
de l'ancienne
enceinte
élevée
la défense
de
fortifiée,
pour
l'une
la ville,
c'est-à-dire
des prérogatives
qu'il
posséda
de l'office primitif
du châtelain,
vicomte
ou garessentielles
dien
du castrum,
XIVe siècle,
dans le sens de ville forte.
employé
Au
à laquelle
les dénombrements
nous
époque
dont le prévôt exerçait
ses droits,
sur la manière
renseignent
enfermée
de toutes parts dans un cercle
la vieille enceinte,
de
fortifications
agrandie,
la défense
mot
n'était
la
qui
entourait
plus
que d'une
néanmoins
ville
médiocre
considérablement
importance
pour
avait conservé
ses
le prévôt
de Douai;
« cresteaux
droits sur les vastes terrains,
», crêtes et fossés ,
de fortification
et qui
l'ancien
constituaient
système
qui
il jouisde leur destination
avaient
été détournés
première;
notamment
en
sait do tous les profits qu'il en pouvait
tirer,
les arrentant
Avec
le
même
par
parcelles,
l'ensemble
soit
une
source
temps,
pour le prévôt
de
à terme,
soit à toujours.
ces
arrentetnents
devint
de
revenus
assez
impor-
tants.
en soit,
les titras
de la prévôté
concernant
le
Quoiqu'il
nous fournissent
de
droit de garde de l'ancienne
enceinte,
sur la topographie
du vieux Douai.
renseignements
précieux
a Appartient
ou des vieilles
castrum
au piévôt
la garde
murailles
de la ville
de
l'ancienne
forteresse
du
(te long de l'enceinte
ainsi
le profit des
que
les vieux murs de pierre
ou première
ville
forte),
fossés et crêtes
ou rejets
dehors
(jgrés)Ao la ville de Douai et tout autour
d'iccux,
tant
à un
lez comme
à l'autre
le mur
2.Q6-
(sur les deux
Gart du castel
du
rives).
C'est
à savoir
:
la poterne
de
jusqu'à
: Lannoy)
dite Fort-huis
corruption
(par
(forte
la poterne
Saint-Nicoissue); depuis ladite poterne jusqu'à
la porte du Marlas; de là à la porte au Cerf; de là jusqu'à
l'ancienne
muraille
ché; de celle-ci à la porte de Canteleu,
dans cet espace,
du
de l'hôtel
du prévôt;
étant,
compris
Depuis
l'Aunoit
depuis
ensuite
la porte
de Canteleu
jusqu'à
de
celle de la Neufville
dite
à la porte
des
celle-ci,
porte
Saint-Jacques;
la porte à l'Estancque
et jusqu'au
Neuf
VVez; de là jusqu'à
moulin
dit ensuite
moulin
de la Prairie-Saint-Albin;
sauf
rivière (la Scarpe),
et réservés
ici : le cours do la grande
étant enarcs, et les waiescais
» Mais, depuis ce mourivière.
et do là jusqu'à
la porte
lin jusqu'à
la porte d'Esquerchin,
d'Arras
n'avait
aucun
droit ni sur les vieux
(I), lo prévôt
ni sur les crêtes ou rejets du fossé, qui, dès le XIV»
murs,
à un par ticulier,comme
bien « cotier »
siècle, appartenaient
qui flue parmi
tre ledit moulin
la porte des
et la grande
« Enfin
et roturier.
il avait
la garde
des vieux
murs
depuis
(coin) de
le pont de ladite porte d'Arras,
la maison
darraine
(dernière)
jusqu'au
toucquet
» Quant
vers le chaslel.
à
côté du château
(vers la rue des
entre ce
compris
et le côté opposé
Moudreurs)
n'avait
aucun droit
ni sur
l'espace
la propriété
que ces ouvrages
entre le château
en était
fossé;
de se réserver
l'inféodât
ver intact
ion
extérieurs
et
le prévôt
(vers la rue d'Infroi)
les murs,
, ni sur la crête du
au souverain,
attendu
demeurée
formaient
séparalive
avait eu soin
la Bassecourt.
Le prince
l'ancienne
enceinte,
cette
de
partie
: en bon propriétaire,
lo domaine
la limite
qu'il
il avait
tenu
lors do
à conser-
gardait.
(I) 11s'agit Ici des vieilles portes d'Esquerchin et d'Arras,qul t'ouvraient
dans rancienne enceinte, et non pointesnouvelles
pot Us qui ont conservé
le nom de leurs aînées.
—
297
—
Au XIII* siècle, la vieille enceinte
s'effaçait
déjà derrière
et qui
élevées au dehors
une foule de maisons
qui s'étaient
ville.
Vers 1310, les échecomme une nouvelle
formaient
et les remparts
de la seconde enceinte,
qui est à peu près celle que nous
les vieux
elle enfermait
complètement
voyons aujourd'hui;
même pas à disparaître
murs, qui ne tardèrent
peu à peu, à
vins
commencèrent
les murs
à construire
« employaient
les étoffes (pierres)
que les échevins
forteen l'édification
de la nouvelle
qui en procèdoient,
resse ». Dans ces circonstances,
chercha
à tirer
le prévôt
les murs et les
tant des terrains
où s'étaient
élevés
profit,
mesure
« cresteaux»,
les anciennes
ceinte,
tetnent
que de
murailles
ceux
et compris
entre
rejets
appelés
de grès et les fossés de la vieille en-
le mode usité alors,
il employa
ou terminatif
ou perpétuel.
Ainsi,
entre
le
château
c'est-à-dire
et le Fort-Huis
la largeur
une petite
de
la vieille
ruelle
menant
muraille
, duquel
poterne
de
«plaisance»,
le château
et
ou
de
aux arbalétriers
Lannoy, il céda notamment
lo long du fossé, entre
qui avaient, leur jardin
la Ba.-jecourt,
dans cette partie de l'ancienne
meurée au domaine
du prince (1), un terrain
l'arren-
enceinte
de-
de
provenant
ils firent
terrain
à leur jardin.
Entre
les poternes
la made Lannoy et de Saint-Nicolas,
aux arjeure partie des rejets du fossé appartint
longtemps
chers de Notre-Dame
de plaisance,
leur jardin
qui y avaient
et leurs berceaux.
(Voir le plan de Blaeu,
1620.)
Entre
la poterne
une grande
du «serment
de
Saint-Nicolas
et
des rejets appartenait
partie
» de la ville « sous monsieur
fl) Dès le commencement du XVIII'siècle,
plaitance était réanl h la Fonderie.
la porte au Cerf,
aux arbalétriers
saint
Martin
»,
le Jardin des arbalétriers
de
—
à charge
plantations
Dans
porte
tiels,
ment
les édifices
d'entretenir
—
qu'ils
y avaient
faits , les
etc. (Id.)
d'arbres,
le long
298
entre
la porte au Cerf et la
compris
du Marché,
les nombreux
arrentements
parmi
paron remarque
celui fait au profit des archers
du « ser» de la ville « sous monsieur
saint Sébastien
», qui
espace
y avaient leur jardin,
la « riviérette
». En
avec
chambres
outre
une ruelle
entre
les deux
formée
chers, s'était
wareschais
(chemin)
de la ville.
et galeries,
le long de
des Ar, dite ruelle
portes et était devenue
(Voir ledit plan de 1620.)
En
de l'hôtel de la prévôté,
nous avons déjà fait
parlant
connaître
entre la porte du Marché et
que l'espace
compris
celle de Canteleu
n'était
du manoir
qu'une
dépendance
du prévôt.
Entre
la porte de Canteleu
et celle de la Neufville,
les
« cresteaux
» et les rejets
étaient occupés vers 1515 par les
archers
de « plaisance
»; ils furent ensuite réunis au jardin
d'une
maison ayant son entrée principale
grande
près de la
ou porte Saint-Jacques,
porte de la Neufville,
qui était située à la hauteur
des
ques ; cet hôtel devint
rentement
comprenait
cules
d'eau, en forme
n°* 15 et 18 de notre
le séminaire
rue Saint-Jac-
en outre
de La Motte (1). L'ar« autres deux creltes,
cir-
d'islettes
».
De la porte Saint-Jacques
à celles des Wez,
il y avait
notamment
deux parties
l'une
au chapitre
de
arrentées,
l'autre
au séminaire
du Roi, comme
eu téSaint-Pierre,
les mentions
suivantes:«Les
moignent
prévôt, doyen
tiennent
en arrentement
pitre de l'église Saint-Pierre
muraille
faisant clôture de leur
geur de la vieille
et chala larcloistre
(l) Aujourd'hui, .le Cercle commercial, n» 10 de la rue Saint-Jacques,
rang est.
allencontre
du
-
299
du
jardin
de
séminairo
du
flandres
au
jour
pour
les âmes
des
seigneurs
prédécesseurs
— Le séminaire
du Roi,
la rivière
Saint-Remi,
fluanto
au
à
six
et
sols
do Douai.
prévôts
le lonj
séant
de
Roi,
Dieu
prier
et successeurs
pour
héritage
moulin
des Wez,
à la rue que l'on dist
la Neufville
jusques
depuis laportede
tenant au cloislre desdils
le pont de la Plancque
Amoureuse,
entre
et à front de la
la vieille muraille
chanoines,
deux,
rue nommée
sur
ledit
Amoureuse.
la Plancque
les
héritage,
A charge de souffrir,
surfaix
de ladite
ri vie-
et
rejets
rette (1). » Enfin les « cresteaux
», ainsi que les rejets du
Amoureuse
fossé, « depuis la rue de la Plancque
jusqu'à
la rue où anciennement
était la vieille porte
des Wez
»,
avaient
été
séminaire
réunis
du Roi
à une
grande
maison
sise
en
face du
(2).
la porte des Wez et la Scarpe,
était un
« aboutant
du lez à front de rue où anciennement
Entre
terrain
était
la
des Wez, de la largeur
de treize
tenant
pieds,
de Notre-Dame
des Wez;
et par le costé le
à la chapelle
de la ville, cinquante
et un pieds »,
long de la Sablonnière
« sans
que lo prévôt céda à titre d'arrentement
perpétuel,
vieille
porte
que, par bâtiment
moulin
des Wez
ôter ou diminuer
pelle,
vieille
ment
existait
il soit fait préjudice
au
autrement,
et cours des eaux d'icelui,
et de ne point
les vues de ladite chapelle
». Cette chaou
au
XIIIe
se trouvait
sous la
siècle,
en entrant
; son emplaceporto des Wez, à droite
est occupé par le cabaret
n* I de la place Saint-Martin,
qui
déjà
(1) Le séminaire do Roi est en partie occupé aujourd'hui par le no 201er
de la rue des Ulancs-Mouchons, rang est, hôtel de M. A. Preux, procureur
général 4 la cour de Limoges.
(2) Actuellement l'hôtel de feu M. le sénateur Maurice, ancien maire,
no 39 de la rue des Blancs-Mouchons, rang ouest.
—
—
300
rang ouest. Quant au terrain cédé par le prévôt,
lenient
n° 3 de ladite
dans la brasserie
compris
lement
sur
le rang
ilestactuel-.
place,
éga-?
ouest.
Sur
la rive gauche,
entre la Scarpe et la porte à l'Estanc^
des « cresteaux»
et des rejets fut réunie à
que, une parcelle
une maison appelée
la Verde-porte
et qui a donné son nom
à la rue.
Nous
où le prévôt
cède des
que partout
remarqué
au fossé de défense,
il stipule
touchant
de terrain
sur les portions
les rejets
et
de souffrir,
cédées,
».
» provenant
du curage de la « rivieretto
avons
parcelles
la charge
«surfaix
3» Garde
Scarpe
moulins
cours
des
d'eaux
non
navigable.—Le
situés dans la ville
le gardien
naturellement
de
et de différents
bras de la
prévôt ayant des droits sur les
et
dans
l'eau
la
qui
il était
banlieue,
faisait mouvoir
ces
moulins.
« Item.
Lui
appartient
l'eau qui, par les ventelle3
comme de l'eau qui vient
tant de
la garde
de. la rivière,
des Uours,
vient en l'Aunoit,
d'en costô un
parmi les vénielles
foulenetas
Hours,
pour venir au Four des eaux.
bras de la Scarpe
dont le prévôt avait la garde
est aujourd'hui
le canal, depuisTEnlrée-dcs-eaux
deux
mier
Voilà
; le prejusle
coule à découvert,
; l'autre
pont des Augustin*
du Grand-bail
et anciennelong de la rue dite actuellement
et va rejoindra
ment du Four-des-eaux,
la grande
rivièrç
au moulin des Wez. On appelait
tour des Hours
une grosse
qu'au
tour
des remparts,
« Lui
moulin
pont
sise contre
appartient
Tacquet
jusqu'au
face de
qu'en
la garde
la Scarpe,
de la
rive
rivière
jusqu'au
pont Sainte-Marguerite,
» C'est le courant
pont Caflan.
la rue
des
Vierges,
se détache
droite.
mouvante
du
et dudit
qui,
d'un
presautre
—
—
301
la grande
rivière)
(anciennement
la rue des Moudreurs
; qui coule
actuelle,
Saint-Jacques
dit autrefois
à l'endroit
se jeter
dans
à découvert
sous
devant
la rue
pont
Sainte-Marguerite,
du lieu anciennement
le moulin
de
l'église
Saint-Julien,
et qui
passe
Petit-rivage.
d'hui
supprimé.
dans
des moulins
qui
la Scarpe
près
11 faisait mouvoir
11 est à remarquer
procède en rémontant
descendu
va
nommé
Tacquet,
aujour-
on
ci-dessus,
que, dans la désignation
le cours
de ce petit
bras de rivière;
nOus avons suivi son cours véritable.
nos explications,
« Est
d'eau prenant
la ventelle
garde du courant
depuis
lez et à l'autre
du fossé, jusà l'un
qui fut vers la Trinité,
» 11 s'agit ici du courant
de
qu'à la porte de la Neufville.
derrière
du rang sud
les maisons
général,
l'hôpital
passant
de
peu
et
la rue Saint-Jean
en-deçà
« Est
du pont
rejoignant
le courant
des Wez
un
qui
des
Saint-Jacques.
autrefois
partait
Dominicains
et
du
la fontaine
Sainte-Rictrude
depuis
» C'était
un bras de rivière,
moulin
Tauvoie,
près du couvent
de
la
Pont-à-1'Herbo,
le courant
jusqu'au
garde de l'eau
Pont-à-1'Herbe.
rue
des
Basses,
pour
de dessous
la rue
au
rejoindre,
des Foulons.
« A la garde de la rivière
monnantedu
pont à le Laigue,
en allant au lez rlesseura,
jusqu'à
tiiarch(Biache-lezVitry),
et co jusqu'au
dit et jugement
des échevins.
» C'était
la
de la Scarpe
principal
qui, desde Biache,
entrait
en ville, suivait
les rues d'Arras,
Saint-Samson
et de la Cloche,
et qui né devenait
navigua-
grande
cendu
ble
rivière
qu'au-delà
d'hui co n'est
'
l'entrée,
ou
du
le
bras
pont
du
Marché
au
bras secondaire,
plus qu'un
et c'est le courant
dit de Lannoy
Poisson.
celui
qui
Aujour-
do gauche
est devenu
à
le
—
canal
pour
actuel,
rendre
à la suite
la Scarpe
Il y a un courant
aucun droit : c'est
derrière
302
des grands
navigable
—
travaux
jusqu'à
du
XVIIe
siècle
Arras.
sur lequel le prévôt n'avait absolument
fossés
celui « qui vient des nouveaux
le pont de
par une ventelle et par-dessous
la rue Pépin
et le ponchel
de Barlet,
au fossé des Wez,
dehors la porte dû Marché.
»On remarquera
qu'il est situé
en dehors de l'ancienne
enceinte
à la
; aussi appartenait-il
Barlet,
vers la fin du
ville, qui l'avait sans doute établi elle-même,
XIIe siècle ou le commencement
du XIIIe, lors du premier
la porte
agrandissement
depuis la porte du Marché jusqu'à
Notre-Dame
(1).
Ces droits
sur
la presque
totalité des petits cours d'eau
notre ville engendrèrent
bien des contesta-
qui sillonnent
et le prévôt.
En 1532 notamment,
tions entre le magistrat
on plaidait à la gouvernance
au sujet des « seuyeres
des
du côté du moulin
des
», l'une coulant
petites rivierettes
Wez
du côté de la prairie
Saint-Albin
; le procès
de ceste ville », le « conseil»,
ayant été jugé « au préjudice
dans ses assemblées
du 17 décembre
1532 et du 9 janvier
et l'autre
voulut
suivant,
ladite sentence
desdite3
qu'on soutint
1'«appellation
est préjudiciable
au cours
rivierettes
» fussent
seuyeres
vins et six hommes,
» (2). Déjà
procès
ville une
, en tant que
de la rivière
et
« lesdites
», et que, le débat durant,
« closes et fermées,
au plaisir d'eschecomme elles ont esté par avant ledit
le prévôt
avait adressé
à la
dans l'intérêt
de ses
pour obtenir,
de deux « soyeres
et tenues d'eauwes,
en 1524,
réclamation
l'ouverture
moulins,
quy sont es ventellcsdu
Baille
» ; mais on lui avait
répondu
(i) Pour les droits du prévôt sur les vient murs et les cours d'eau, cf. '
nos Preute*, r.o LXXXVIII.
(i) Arch. municip., 2' reg. auxConsaui, f" lij v» el Iiij,
—
—
303
de ne les ouvrir
seule
prescrivait
qu'une
que la coutume
» (veillejde
la Saint-Jean
fois par an, la « nuict
(1). De là
le débat
au bout de huit années,
sans doute naquit
qui,
n'était jugé qu'en première
instance.
4° Droits
sur
— Dans
les moulins.
la prévôté servi en 1375,
cienne et curieuse
coutume
se trouve
relative
en effet, l'une
des plus importantes
était
et la conservation
la défense
le dénombrement
transcrite
aux
une
moulins
attributions
des
droits
de
très-an-
de Douai;
du prévôt
des « mau-
ou possesseurs
de moulins.
Parmi
guiers » (molendinariî)
les moulins,
il y en avait cinq principaux,
dont la propriété
en tout ou en partie à cet officier.
appartenait
11 est à remarquer
celui du Pont-à-1'Herbe,
que
l'un
des
à droite,
en Pèvele,
vassal
du seigneur
d'Aix
Landas et de Bouvignies,
teau de Douai.
moulins
de notre
ville,
un fief tenu
constituait
des antiques
eux-mêmes
feudataires
barons
du
de
châ-
« Plus,
lin à l'eau
au prévôt,
à cause de son fief, le mouappartient
séant au lieu que l'on dit le Pont-à-1'Herbe,
près
nommé
le moulin
à TailSainte-Catherine,
vulgairement
Sainte-Catherine
au Castel bourlant. » L'antique
chapelle
en face
est actuellement
le
Poisson,
de bois, ne 1 de la rue des Dominicains,
rang est.
magasin
dans ses Souvenirs
C'est donc par erreur
que Plouvain,
la rue des Foulons,
(page 677), fait du moulin
d'Enfer,près
geois,
l'ancien
moulin
« Item.
Marché
au
à Taillant.
appartient
des Wez, au lieu
moulin
n'en
Lui
du
propriétairement
que, ci-devant,
avaient
se trouve
que quatre
parties
dans le dénombrement
(I) Id., 1" reg. aux Consanx, f« 168,
de onze.
de
1732.
la
totalité
ses prédécesseurs
» Cette indication
du
« Lui appartient
moulin
et à présent
au
dehors
-
304
le moulin
le Neuf
appelé anciennement
le moulin
de la Prairie
Saint-Albin,
assez près du lieu où anciennement
était
de deux muids
porto à l'Estancque.
Chargé
(24 rasières)
blé à la chapelle
dite Sa/ue,fondée
en l'église
Sainl-Amé.
et
la
de
»
de l'an 1187, le Neuf mouD'aprNs le compte du domaine
lin devait au souverain
uno rente
de six muids de blé : Ex
novo
molino,
quatre,
puis
tr.
vj m* (Preuves,
éteinte
avant 1372
Au commencement
nait,
du
en partie du moins
5e chapitre,
article
(voir
blé en faveur
n° XLI),
réduite
à
ensuite
w> XCIX).
(Preuves,
X11I* siècle, ce moulin" appartede Douai
Pierre
(1), au chevalier
d'un muid de
H), qui le chargea
En 1248, son petit-fils
et suc-
de Saint-Amé.
le chevalie;* Pierre
donna
do Douai dit de Rieulay,
cesseur,
à Sàint-Amô
au Neuf
rasières
de blé à prendra
quatre
moulin.
dans ses Souvenirs
Plouvain,
(page 676), dit que
ce fut «M de Fransus,descendant
des châtelains
de Douai»',
la vente aurait
qui le vendit à un prévôt. S'il en était ainsi,
dû être
faite
avant
est
indiqué
déjà,
comme
appartenant
Douai
1372.
dans
en soit, le Neuf
Quoiqu'il
un
do l'année
document
(en 'tout
ou
en
partie),
moulin
au
1270,
do
prévôt
au
dehors
de
plus
ré-
(2).
Lo nom
l'ancienne
de
Neuf
enceinte
moulin
prouvent
et sa
qu'il
situation
avait
été établi
(1) Au moyen âge, un moulin i eau était d'un revenu relativement con*
sidérable et constituait une fortune; aussi, grâce au système des rentes
foncières (qui, avant le Code Civil, équivalaient â une part de propriété),
un moulin appartenait d'orr naire â bon nombre d'individus. Les parts de
moulin étaient avidement recherchées par les riches bourgeois, les communautés religieuses et les maisons de bienfaisance. A la Révolution, les
hospices de Douai, tant par suite d'achats qu'en vertu de donations remontant à bien des siècles, se trouvaient aVoIr une quote-part de propriété dans
presque tous les dix-sept moulins à eau existant alors dans notre ville.
(2) Arcb, municip., no 162 de la Table.
que les autres
du vieux castrum,
comment
ceinte
305
-
de Douai,
môme
11 n'aura
moulins
du
XII* siècle.
« Du moulin
de six parts
dit d'Escoufleis,
moulin
Au XIII* siècle, oh l'appelait
11 existe
encore
l'en-
été bâti qu'à une
à devenir
commençaient
où les anciens
remparts
époque
dire vers lo milieu
moins utiles, c'est-à
sixième.
dans
situés
à côté
aujourd'hui,
l'une
» ou un
d'EscouftlieL
du suivant.
avec
lo moulin
au Brai (ou Draserech)
appartient
du compris
et corps do la prevostô,
une maison y joindante,
à front do la rue iVInfroy
pa(au XIII* siècle à'Andinfer,
« Lui
roisse
dudit
la rivière
Saint-Amô),
par derrière'sur
tenant d'un côté à une maison
moulin,
descendante
des doyen et
(ou mieux :
de Saint-Amé.
Lequel est bannier
chapitre
au pooir
et a telle noblesse,
aucune,
que personne
banal),
ne peut moudre
auet banlieue
de Douai,
de l'èchevinage
à brasser
cun brai ou autres
Jx>ires
grains
pour employer
bouillies,
brais en
si ce
n'est
audit
aJmener
peut-on
àdmenés
devant
ledit
Et ne
moulin.
ne soient
, qu'ils
d'iceux brais, aussi bien que
et prendre
la mollure
moulin,
ah
s'ils étaient
mollus
audit
moulin
(1). Chargé chacun
la ville
envers un partid'avoine,
à la chapelle Saint-André,
culier ; 2* de 12 muids d'avoine,
en la ville de Cambrai,
fondée en l'église de la Magdelaine
audit Camannexée
à la cure de Saint-Martin
présentement
envers un particubrai; 3° de 11 muids 8 rasières d'avoine,
de bled et 4 livres parisis
à la chalier; 4° de 13 rasières
héritablement
: Ie de 23 muids
pelle Sainte-Catherine,
»
Douai.
Les 46
muids
fondée
8 rasières
en
d'avoine
l'église
Saint-Amô
ci-dessus
de
paraissent
(1) Sur la banalité du moulin aa Brai, cf. lo biil da 1774, mentionné
au présent chapitre, art. IV, et la sénl.-néédi 15(74.i\i\ Preuve*, no XCI;
CBATBIAHUni DOPAI.
20
le
de brai, que le
au Brai,
et qu'il donna en fief,
prince levait sur le moulin
l'an 1230. Les rentes,
étaient
numérotées
1° et 3° ci-dessus,
être
d'une
—
306
restant
de
rente
60
muids
encore
fiefs à la Rêyolution.
IV
article
(Voir 6* chapitre,
30.) La rente n° 4 avait été créée au profit de Saint-Amô,suivant convention
de l'an 1229. (Voir ci-api es, aiticle
H.)
lo compte
un revenu
D'après
vait alors
blement
de 1187, le prince
percedo 80 muids
de mouth.,
très-proban» XLI.
Preuves,
du brai.
du domaine
ne pas multiplier
à
les citations,
nous renvoyons
un document
du XIIIe siècle,
intitulé
: « Chest li escris de
le justice de Douai et les droitures
desmoelins
», existant
dans la Table chronologiaux archives
de la ville et analysé
Pour
le n°
sous
que
On
162.
de moulin
eu
ériger
et du prévôt.
échevins
« Item.
A cause
verra
y
cette
ville,
ne pouvait
que personne
des
sans
la permission
de sondit
fief, sont tenus deux arrièrefiefs » , à l'histoire
nous
consacrerons
desquels
quelques
article
chapitre,
V.)
pages.
(Voir au présent
« toutes
en un
ces parties
et droitures
mouvaient,
à dix livres parisis de relief,
seul fief, du château
de Douai,
et aux
au dixièmodenier
en cas de vente, don ou transport,
Enfin
autres
services
tenant
pagnons
Tel
était
déterminer
justice,
et droitures
semblables
cet
office
la nature
attendu
qu'il
vicomtière,
justice
vérité il participait
être classé ni dans
que doivent
fiefs ».
féodal,
au point
n'était
dont
il est
de vue de
ni une
les pairs
hauto
et
impossible
la juridiction
ni
justice,
com-
de
ou
une
ni une justice
foncière
à la
ordinaire;
des deux dernières,
mais
sans pouvoir
l'une ni dans l'autre.
C'était
donc une
étude
-
307
de la féodalité
à faire, pour l'histoire
éohevinal.
de celle-ci
aveo le pouvoir
et
curieuse
rapports
Lors
d'un
important
avec
celui-ci,
le magistrat,
:*Un
prévôté
contre
soutenu
procès
assez
de
raison,
sans justice
le prévôt
définissait
des
par
la
office inféodé,
ni seigneusimple
» ; à la
des échevius
des sentences
rie, érigé pour l'exécution
de Flandres,
intervint
un arrêt du parlement
suite de quoi,
du
au prévôt de se contenter
du 29 mat 1759, qui enjoignit
de prévôt
héréditaire
de la ville de Douai,
de prendre
celui de seigneur
prévôt
(1).
titra
Dans
le
rôle
des
fiefs
relevant
du
aveo défense
château
de
Douai,
de Douay
au
, « la prevostô
, appartenante
» , est rangée
dans
la deuxième
seigneur
prince
d'Espinoy
avec les seigneuries
de Monclasse, avec le fief du Gavène,
de Marquette,
de Rache,
de Flines,
d'Estrées,
etc.,
tigny,
tandis
et celui de Saint-Albin
que le fief de la chàtellenie
dressé
en
1694
ne figurent
leurs était
que dans la troisième
de la première
: c'était
une dernière
Enfin,
remarque
le fief de la prévôté
ne fut jamais
de main en main
par succession
nouveau
qu'au
continuant
nos
, ainsi
régime
recherches
sur
classe.
Un seul
la terre
de Bouvignies
: c'est
que , chose rare ,
mais
qu'il
passa
le XIIe siècle jus-
vendu,
, depuis
quo nous
la prévôté
allons
, par
fief d'ail(2).
le voir
l'histoire
en
de
ses possesseurs.
Pour
l'exercice
reconnu
officier,
dire le sergent
de
ses
par la
commis
(1) Plouvaln, Us. intitulé;
la ville.
(2) Arcb. municip.,
suivants.
le prévôt
n'avait
droits,
loi féodale,
que le justice,
à l'exécution
des sentences
d'autre
c'est-àéchevi-
Echevinage, p. 103; à la Bibl. publique
reg. aux plaids du bailliage,
1683-1694,
de
fos 71 et
— •308
à la pratique
nales,
dessaisies,
de la prévôté.
d'office de bailli
etc.,
etc. Il n'existait
pas
des choses , le prévôt eut
par la force même
à Douai
un ou plusieurs
agents,
chargés
de la direction
de ses affaires,
de la recette do ses revenus,
titre stable n'était attaché à cesfonctions,
profits, eto. Aucun
exercées tantôt par une seule,
tantôt par plusieurs
personNéanmoins,
nécessairement
ou receveur,
nes; on les nommait
procureur
des affaires,
intendant,
bailli,
quelquefois
dans la suite do ço chapitre.
l'indiquerons
avant
registre
15 v°),
ainsi
ou sergent,
nommé
par le prévôt
être présenté
aux échevins
et leur
lu justice
agent, devait
ment
entremetteur
d'entrer
aux
en fonctions.
Mémoires
la mention
do
de
cette
Nous
que nous
ou par son
prêter ser-
trouvons,
dans
le
f*
l'échevinage
(1575-1585,
: « Le 24 décembre
formalité
de le Val, escuier,
sr de Graincourt,
Peule
en partie, bailly de ceste ville et super intendent
des affaires (\) demonsr
le viconte
de Gand,
héréditaire
prevost
d'icelle ville,
a présenté
en halle Christien
Gallant,
pour
1576,
Philippe
exercer
l'estat
par eschevins,
de justice
de la prevosté.
Lequel a esté reçeu
et sy a fait le serment en tel cas requis » •
La multiplicité
office au moins
des prérogatives
anssi gênant
pour
du
souhaiter
rendait
son
le pouvoir
municipal,
définitivement
incorporé
que l'avait été l'office du châtelain
au domaine
de la ville en 1464 ; aussi
il dû nécessairement
prévôt
d'éteindre
notre
magistrat
la prévôté,
a-tcomme
(U II s'intitulait aussi t récepteur et entremecteur gênerai de toutes les
terres et seigneuries i du vicomte de Gand (27 avril 1551, Arch. départ..
Ch. des comptes, reg. D 33, Cartul, du GavèneJ, ou« eutremecteur des.
affaires i du vicomte de Gand i en sa prevostéide Douai (bail du lt avril
ttô4 s ayant Pâques i, communiqué par le propriétaire de la Prévôté),
Outre cet intendant général, le prévôt avait, en 1531, an bailli, et en
1S62, un receveur de la prévôté.
—
r-r- 309
fait pour la châtellenio
dans co but, depuis
renouvelées
11 l'avait
tentatives
; plusieurs
l'an 1550
furent
1611.
jusqu'en
« conseil
» de la ville, du 20 novembre
remontra
1550 (1), lo magistrat
eh
que le nouveau
prévôt,
« qu'il serait content
venait de déclarer
on exercice,
entrant
du
A l'assemblée
fief de la
vendra
soiidit
ensemble
tout ce qui eii
provosté,
et comprins
de
que serait de l'enclos
sy avant
deppend,
bonne
Qui serait
l'eschevinaige.
acqueste,
pour éviter aux
et difficultez
adviennent
allenquerelles
qui journellement
contre
de l'un
elau
retardement
de la justice
l'autre,
qui
et cessé parla
est délayée
des officiers et sergens
négligence
». Aussi l'assemblée
de la prevostô
délis'empressa-t-e)lede
bérer « do ad viser et trouver
moyen de l'acheter,
pourveu
ce fut à pris
».
quarante
que
Quinze
En
et y exposer
raisonnable,
on
durant,
le chef-échevin
ans
continua
au denier
jusque*
d'inutiles
pourparlers,
se rendaient
elle
à
1560,
procureur
le
monsieur
duconseil,
Arras, « parordoiinance
pardevers
viconte
de l'achapt
de Gand et ses officiers,
dé
pour traicter
do ladite ville» (2). Aux assemblées
du « conlà prouvoslè
seil
»dn
14 et du
« mis en terme
pour
tions
esté
éviter
par
résolu.
1564 (3), il fut
septembre
d'acheter
la provosté,
du viscontede
à plusieurs
les officiers
23
d'icelle
Gand,
des exécu-
et retardement
difficultez
» ; mais
«t n'a
encore
aucune
chose
»
En
1609, on crut un instant
On eut, en effet, connaissance
Ut princesse
cure de madame
avoir
de
le but
atteint
« lettres
de Ligné,
missives
envoyées
(1) Arcb. municip., 2* reg. aux Consaux, 1° Iviij.
(i) Id., compte c*e 1689-lSiO, fo cxxv Vo.
(3)!d., V reg. aux ConJarix, fo«clivjro
ètclxvij vtf.
'
désiré.
et proà fous-
''
-
310
—
afin d'exposer
Du Prêt, son recepveur
et procureur^
de ceste ville, avecq
en vente la maison
de la prevostô
les
de la justice d'icelle.les
droix seigneuriaulxsur
l'exercice
déclarez
inventaires
et depostz,
etaultres
vantes de maisons,
sains
à vendre pour sept mil deux
que serait
achat seraient,
moins,
Auquel
par les*
du magistrat»,
messieurs
préférez à tousaultres
» du 18 juillet
au « conseil
résolu,
(I), « d'en
par ladite procure,
cens florins et non
dites
lettres,
Aussi fut-il
bonne asseuque en soit donnée
et que ce soit au meilleur
marché
La garantie
était d'autant
que faire se pourra».
plus nécessaire que les droits
ne
sur la prévôté
de la princesse
à
résultaient
attentatoires
que des confiscations
espagnoles,
faire
moiennant
l'achat,
rance et garandissement,
nos privilèges.
Néanmoins
les pourparlers
ainsi que le prouve
la délibération
prise
le 6 août (2) : « Pour les bons debvoirs,
se continuèrent,
par les échevins,
tant
par lettres,
Toussaint
Du Prêt, procureur
voyage que aultrementde
des comte et comtesse
receveur
de Ligne,
pour la vente de
la justice
de la prevostô en ceste ville, par luy faicte, au
nom
au prouffict de ladicte ville, soubz
la reserve
d'iceulx,
faite par lesdits comte ei comtesse,
en dede la reprendre
dens six mois, selon qu'est
pour ce
porté
par les lettres
faites. A esté accordé et donné audit
Du Prêt une vaisselle
de chincquante
vente tiendra
ment.
advenant
et à furnir
et
irrévocablement,
non
lorsque ladite
devant
ny autre-
»
La rentrée
vôté
florins,
en
héritier
de la prélégitime
les conventions
passées avec le
mise en vente
de Ligne, une nouvelle
possession
rendu
inutiles
ayant
prince et la princesse
du
(i) Arcb. municip., 4*reg. aux Consaux,f» ij« vo.
(2) Id., reg. aux Mémoires, 1607-164», fo xxvij r*.
-
-
3U
années
la question
sur lo tapis,
après ;
quelques
la majomais tant de démarches
vaines avaient
découragé
» du 21 octobre
1611 (I), sur
rité, de sorte qu'au « conseil
« proposition
l'achat
de l'exerune nouvelle
faicte touchant
ramena
cice de la prevostô de
Excellence
d'Espinoy,
Son
ville, que expose en vente
la résolution
a esté remise
à aultre
ceste
assemblée,
pour l'absence
conseil.
Neantmoins,
pour
l'on
a incliné
Nos
de n'en
échevins
plus
n'obtinrent
de la pluspart
do messieurs
du
la plus saine partie des presens,
»,
parler
donc
la réalisation
point
transmettait
voeu que chaque
génération
conflits
et les procès
continuèrent
ce quo la Révolution
jusqu'à
do l'antique
de Douai.
vicomtô
debout,
d'un
à la suivante
; les
resta
; mais la prévôté
vint balayer
co vestige
H.
Liste des
au
XHP.
prévôts.
Le prévôt
Présomptions
leur
Gérard;
Cambrai;
La maison
Robert;
sur
l'origine
aveo
affinité
leurs
seigneuries
de Douai
enrichissent
Dès la première
le plus considérable
l'église
XII'
siècle
et
il se fait
moine
d Anchin.
de cette
Les trois
famille.
1rs sires
châtelains
de
d'Oisy,
et leurs
manoirs
féodaux
et d'Emerchicourl.
Cuincy-le-prévôt,
d'Escarpal,d'Estrées
Gérard
: il adopte
III; son sceau équestre
La prévôté
lion.
Ida et ses deux
maris.
Vouai
au
pour armes
Les prévôts
Saint-Pierre.
moitié
du XIIe siècle, le démembrement
subi le fief de la chàtellenie
qu'ait
fl) Id>, 4e reg. aux Consaux, fo ij« xij vo.
de
un
de
-3|2dans la ville de Douai,
un
\ il se trouvait,
foudatairo
sous le nom do prévôt,
nouveau
était desqui,
lui-même.
tina à éclipser avant peu le châtelain
était
consommé
Les plus anciens
fussent
prévôts de Douai qui, jusqu'ici
étaient les Gérard,que
mentionnent
des chroniques
connus,
et des titres
du XIIe siècle ; nous en avons découvert
un
autre
encore
plus
ancien,
1. ~- ROBERT, prévôt
11 vivait
vers
les années
Robert.
qui s'appelait
de Douai.
1140
et 1150.
A l'imitation
d'un
de seigneurs
de ce temps-là,
il quitta l'habit
grand nombre
la roi e monacale
4e chevalier
; il finit ses
pour endosser
d'Anchin,
jours dans l'abbaye
de ce personnage
L'existence
par
les docu-
suivants.
ments
En
une
est prouvée
1166,
donation
l'abbé
de Saint-Arnaud
faite
autrefois
Hugues
aux
H régularisa
d'Anchin
par
religieux
se rendit
moine
dans celte
prévôt de Douai,
qui
avait donné à ses confrères
une terre tenue
abbaye ; celui-ci
et redevable
de la dîme et du terrage,
de Saint-Amand
Robert,
Preuves,
Dans
n° LXXVI.
les archives
de la collégiale
la perte,
déplorer
Saint-Pierre
de Douai,
dont nous devons
il y avait des titres concernant
: 1° une « chapelle
de requiem
fondée par Robrrt,
de la ville de Douai,
et Gérard,
son fils » (1) ;
prévôt
2° des prébendes
instituées
ecclésiastiques
grâce aux libéde Robert, prévôt,
de Simon
et de Gérard,
Quelques
chartes
vieilles
nous ont été conservées
dans le tome III
ralités
fl) Bibl. communale, lis. 1066, II, f« 109 et 110. Preuves de l'Histoire
de la collégiale, écrite par le chanoine DouUrt vers 1735.
-3|3(Bruxelles,
Le Mire
Doutart.
du fameux
1734, in-f)
et do Foppens
: celui-ci
La plus ancienne
bulle
Saint-Pierre
datait
confirma
les biens
chapitre,
notamment
le prévôt
de
les
collégiale
Hugues
(pago
des
l'institution
d,e
diplomatique
tenait du chanoine
du
pontificale
et émanait
d'Alexandre
1163
do cette
recueil
à la prière
le pape
51);
fondées
prébendes
fonds
de
III, qui
du chef du
confirme
à
Suint-
du prévôt
de Simon
et
Pierre,
Robert,
grâce aux libéralités
de Gérard,
à la condition
de ces bénéfices
que la collation
à des laïques
: De
ne pourra
ecclésiastiques
appartenir
mutandis
Rcbcrti
quoe de bonis
prxprxbendis
quoque
et
positi,
Symonis
rationabilitcr
institua,
contrd
ipsius
Gerardi,
ecdesix
in
vestra
ecclesia
lafcorum
quorumlibet
comueludinem
,
sunt
assensus,
nullatenus
admittatur.
Le
même
firnialive
nous
de
concluons
paragraphe
M 89, émanée
est
répété
de Clément
qu'antérieurement
Simon
Robert,
dons
la
con-
11I (page 356).
D'où
à l'année
1163, des laï-
le prévôt
et Gérard
avaient
en l'église
Saint-Pierre
; qu'eux-mêmes
prébendes
héritiers
auraient
voulu avoir le droit de conférer
ques,
bulle
bulle
écarta
fices, et qu'une
pontificale
en défendant
à tout laïque
de s'immiscer
leurs
dans
fondé
des
ou leurs
ces bénéprétentions
la collation
des prébendes.
H y avait,
de Douai,
dans le fonds de Saint-Pierre
une
autre bulle,
délivrée
le 10 janvier
1197 par Célestin
III et
dont une
a été prise
Doutart
sur
le chanoine
copie
par
scellé (Ms. 1067,
l'original
I, f° 2) ; en voici la date : Laterani,
nostri
anno
iiij idus jçtnwrii,
sexto;
pontificatus
le souverain
les bénéfices
des vicaires
fonconfirme
pontife
dés autrefois
le prévôt
par feu de bonne mémoire
Robert,
-
314
-
R.,
plus récemment
par le chevalier
par
de Douai : helemosinas
Pont M) et par R., échevin
ad usus vicariorum
ficia vobis,
praesbiterorum,
et
memoriae
et aliis
R
R. milite,G.
praeposito,
X* fidelibus,collata
Il y
eut
donc
de Ponte,
du
Gérard
(t bénéa bonae
R. scalino
confirmamus.
un
nommé
prévôt de la ville de Douai,
vers i 140 et 1150 ; il fut le bienfaiteur
Robert,
qui vécut
de la collégiale
de concert avec ses fils Simon
Saint-Pierre,
à Anchin,
la prévôté à son
et Gérard;
il prit l'habit
laissant
second fils Gérard,
l'aîné Simon
étant
mort
probablement
avant
son
C'était
Saint-Pierre,
que d'autres
père.
à
qui se célébrait
le 16 février,
et dont
était
chargée
, ainsi
obit3 de personnes
certaine
fondation
privées,
On lisait en effet dans l'obi tuai re renouvelé
vraisemblablement
par lui faite.
en 1333(2) : Robertus
runtur
teneri solvere
a quibusdam
son
obit
praepositus,cujuscapellani(3)
varios census pro obitibus
refc'
fundatis
privâtis.
t
(!) EQII9S, vivait un nobble bourgeois appelé Jacques, fils de Gérard de
Ponte ; ce même Jarques du Pont est échevin en 1:01,1202,
1204, 1205,
1207 et 12(2. flïires de S'int-Axé.)
(i) Biblioth. communale, M». 1066, II, f* 66. Preuves de l'Histoire
de St-Pierre par le chanoine Doutart, écrite vers 1735.
Doutart a fait de ce prévôt de la ville un prévôt de St-Pierre et l'a placé
vers Uv7. Cf. I. fo 32 v, et p. 154 du I. III de la collection de Miraeus et
Foppens, Bruxelles, 1734, in-f». Mais il n'y a pas de place pour lui à cette
époque; car le prévôt de St-Pierre Hugues, déjà en fonctions en 1161
(Preuve*, no XXXIII), devenant i élu i de Cambrai en 1197, fut remplacé
par son fils Pierre, quiétailen exercice en 1203et sans doute encore en 1337.
Les litres de St-Pierre, analysés plus haut et dans lesquels il est parlé de
notre prévôt Robert, ont encoN trompé Doutart, en lui fiisanl croire k
i'exi'lenee d'un prévôt de St-Pierre Robert I", qu'il a placé tantôt en 1162
(p. 1*4 du I. III de Foppens), tantôt vers 1136 |Us. 1030, I, fo 32;.
(3) La chapelle di requiem fondée par le prévôt de la ville Robert et par
son fils Gérard fut divisée en deux, longtemps av nt 1370. Ms. 1066, II.
f" 109 et 110.
—
tandis
Ainsi,
que
nos
315
-
châtelains
enrichissaient
l'église
de
paroissiens
les prévôts de la ville de Douai,
entouraient
sollicitude
notre
de, leur pieuse
Saint-Pierre,
seconde collégiale.
Plus tard (en 1250), on verra un prévôt
faire encore uno fondation
à Saint-Pierre.
Saint-Amé,
De qui descendait
question
qu'il n'est
aussi
vagues
bable
qu'il
de
que celles
descendait
châtelain?
quel
lement
petit
l'histoire
dans
de
le prévôt
pas facile
ans
trente
de Douai
? C'est
Robert
une
avec des données
de résoudre
11 est très-proque nous possédons.
châtelain
de Douai ; mais
d'un
et
puis,
Nous
en
était-il
fils
ou
seu-
existe
qu'il
de plus
lacune
de nos châtelains
une
elle se rapet précisément
(1087-1122),
-fils?
de l'époque
proche
beaucoup
la prévôté.
Le contemporain
avons
établi
présumée
du prévôt
de la formation
Robert
était
de
le châ-
II, qui fut l'un des plus fidèles vassaux des
comtes Thierry
et Philippe
nous allons voir
; au contraire,
de famille
le fils du prévôt
Robert
céder à des influences
le comte de
ou d'intérêts
contre
communs
, et se révolter
se rattachait
à
aussi croyons-nous
Flandre;
que Robert
Wautierll
par des liens plus éloignés que ceux qui unistelain
sent
Waulier
deux
frères
sins, de la même
do nos jours.
; c'étaient
famille,
plus vraisemblablement
du même nom, comme
des coul'on dirait
ici le cas d'appliquer
ce que nous avons exposé dans
l'affinité
notre premier
articles 11 et HT, touchant
chapitre,
de Douai et
entre les châtelains
qui a existé, au XIe siècle,
de Douai (1050ceux de Cambrai.
Wautier
I", châtelain
C'est
1086),
étaient
d'Oisy,
et Hugues
Ie' , châtelain
de Cambrai
deux frères,
ainsi que nous l'avons
châtelain
de Cambrai,
cadet
j,
(1048-1111
Le sire
prouvé.
de la maison
de Douai,
-
316-
de la terre d'Escarpel,
l'hommage
qui était une déde Douai;
de la paroisse
Saint-Albin
le prévôt de
pendance
du châtelain
officier féodal créé aux dépens
Douai,
, tint
possèda
en fief «lu sire d'Oisy,
Kscarpel
soutint
en 1157 dans sa lutto
resta
contra
fidèle à celui-ci,
qu'il
le comte de Flandre,
do
au XIIIe siècle , un lion , à l'imitation
prit pour armes,
etc. Ne ressort-il
son suzerain,
pas de tout cela que le préde parenté
à
étroits
vôt Robert se rattachait
par des liens
de Cambrai
fils de
châtelain
(1144-1170),
d'Oisy,
et petit-fils
du châtelain
de
II d'Oisy (1121-1133)
Hugues
de Douai ? et que
Cambrai
I". cadet de la maison
Hugues
Simon
il descendait
probablement
Lo problème
ne
somptions
rieux
P
de ce dernier?
pas résolu sans doute ; mais
sont-elles
pas dignes de l'attention
n'est
les prédes cu-
?
Avant
d'une
lui-môme
de
charte
16(1),
la sérié dé nos
poursuivre
contenue
dans le Liber albvs
nous
retiendra
un
instant
l'étude
prévôts,
de Saint-Arnaud,
L'an 1116, le 16 dé-
le comte
de Flandre
étant
en l'abbaye
Bauduin,
cembre,
avec sa cour, règle
les droits et les devoirs du prévôt de la
ville de Saint-Arnaud,
vassal do l'abbé.
Voici les noms dés
témoins
deux abbés et le chanaprès lo comte,
qui figurent
celier : Godefroid
Alard avoué, Amaury
avoué,
connétable,
châtelain
de I ille, Hoger,
Roger,
Robert,
prévôt de Lille,
de Douai (Robertus
prévôt
prepositus
Alard,
Duàcerisù),
de Formezelle,
Gautier,
Jean de Herchengehen,
Lindasf,
prévôt
Que sont ces personnages
de pouai et de Formezelle
fils de Fastré,
Amaury
Ratbôdde
Dossemer.
de
dé prévôts de Lille,
qualifias
? Si ce sont des ecclésiastiques,
<l) Arch, départ., cartul. du fonds deSàint-Amand. La charte est publiée,
mail inexactement, darislo recueil de Le Mire et Foppens,il, p. 1153.
—
; mais
après les abbés et le chancelier
des préséances
l'ordre
n'est pas toujours
riobiervé dans les chartes
; et ici, ce n'est môme
c'est
une copie insérée
dans
un cartulaire,
il est vrai que
goureusement
pas l'original,
et l'on sait que
les scribes
très-exactement,
copier
A Formezelle,
témoins
(i).
un monastère
de chanoines
titre de prévôt; le prévôt
un ecclésiastique;
uneliste
un individu
il
maison
1109
en
lire
daus
Alboldus,
à
do
existait
alors
flamand,
dont lo chef prenait
le
réguliers,
de Formezelle
était donc assurément
village
religieuse
désignent
et 1117 (2). Ainsi voilà
constatée
faut
ne s'astreignaient
pas toujours
surtout
pour les séries des noms
1100,
decesdignitairesporte,vers
ou Albaldus
Alvoldus
etc.,
nommé
cette
prévôt
titude
-
dû venir
ils auraient
de
$17
des chartes
Alboldus
comme
déjà une inexacpar le Liber albus :
la copie donnée
au lieu de Alardus
prepositus
de
Formasela.
A Lille existait
aussi
de prévôt
Saint-Pierre.
le titra
nait
giale de
ne trouve
anciens
y eut
établi
Sur
la liste
de Lille, on
prévôts
; mais pour les temps
pas de Roger à cette époque
de listes laissent
ces sortes
à désirer.
Il
beaucoup
en outre
auprès
à
des
un prévôt
officier du prince
laïque,
du magistrat
de la ville; mais ce fonctionnaire
ne
subalterne,
XIIe siècle.
Quant
un dignitaire
qui preecclésiastique,
: c'était lo chef de la fameuse
collé-
à Lille
parait
Robert,
guère
prévôt
avant
de
la
Douai,
seconde
c'est
moitié
le prévôt
du
de
(1) En voici une preuve, 4 propos de notre charte elle-même, dont une
copie, du XV* siècle, existe aux Archives nationales, layelleJ5i0.no
37*. (Layette* du tritor de* charte*, I, p. 33, Paris, 1803. in-4».) Le nom
d'Amaury de Landasl y est placé avaut nos trois prévôts; le châtelain de Lille
y est appelé seulement Roger de Lille ete.
(2) Sanderus, Flandrla tllutlrata, U, pp.370 et 415; 1732. — Le Mire
et Foppens, III, p. 31.
*
Saint-Amé,
figure sur
—
318
—
de ce temps et qui
qui est cité dans les chartes
la liste des chefs de notre antique
collégiale.
il nous
bien établi, d'après
les remarques
nommés
dans
la charte
précédentes,
que les trois prévôts,
de 1116, sont des clercs, nou3 ne devons pas ranger,
parmi
de la ville de Douai,
nos prévôts
comme
nous avions cru
Comme
semble
pouvoir le faire tout d'abord,
lifié, en l'an 1116, Robert,
nommé
lo personnage
prévôt de Douai.
2. — GÉRARD 1er (1), prévôt
dans
Voici
quelles
de Douai,
circonstances
et qua-
fils de Robert.
les chroniqueurs
nous
le
font connaître.
En l'an
dans
1157,
l'intention
Thierry,
de partir
comte
pour
de Flandre,
arrivé à Arras
la terre
sainte,
convoque
1er dimanche
après l'Ascen-
le 12 mai,
sion. Nicolas,
refuse de se rendre auévoque de Cambrai,
le châtelain
de Cambrai
Simon s'y refuse
près du comte;
le même jour, Gérard,
également;
prévôt de Douai,
abjure
aussi son hommage
, ce qui lui causa dans la suite bien du
tousses
barons
malheur,
puisqu'il
contigit,
fut fâché
mandé
Le jeune
pour
fut réduit
valde
quoniam
de ces mauvaises
son fils
comte
Philippe
Philippe
à la misère
(ad nocumentum
attritus
Le comte
egeslate
fuit).
et après avoir recomnouvelles,
aux
de sa terre,
il partit.
princes
marcha
une première
fois contre
(1) De 1157 à 1222, nous trouvons le prévôt de Douai constamment prénommé Gérard; évidemment ce n'a pu être un seul personoige qui ait
tenu li prévôté durant un espace de temps aussi long; nul doute qu'il n'y
en ait eu plusieurs, mais la difficulté est de les distinguer les uns des autres.
Nous ci oyons qu'il y en eut trois : Gérard 1er, qui vivait en 1157;
Gérard lt, son lits, qui apparaît sur la scène politique en i 177 et qui en
disparaît avant U&7 ; enfin Gérard III qui surgit en 1U7, qui épousa Ida
de Saint Pmer ei qui ne laissa point de postérité mâle,
—
le châtelain
Simon,
forteresse
—
319
et à sa seconde
il rasa
expédition
de Cambrai
du châtelain
(Inchy),
vante (i 158), il fit encore une expédition
châtelain
Simon (1).
Hinci
sui; l'année
heureuse
contre le
On voit que notre prévôt
Gérard
épousa
énergiquement
la querelle
du Cambrésis
la Flandre,
à la
survenue
contre
de l'an
suite de la convention
1153 , par laquelle
l'évoque
mécontent
de son châtelain
et parent
avait
Nicolas,
Simon,
donné
imprudemment
mage de la chàtellenie
en fief au comte
de
tardé
Cambrai
Flandre
l'hom-
; ce dont il n'avait
pas
du temps,
Gérard
usages
devait
à
l'hommage
qu'il
à se repentir.
Selon
les
au début
de la guerre,
abjura,
celui contra lequel il allait combattre
ici de la prévôté
plus considérable
do
de Douai,
qui était
qu'il tint du comte
surtout
; or il s'agit
certainement
le fief le
de Flandre.
11 décla-
rait
à ne plus reconnaître
ce comte
par là qu'il était résolu
comme
et à défendre
ou à reconquérir
son fief les
seigneur,
armes
à la main.
fut à coup sûr la confisLa conséquence
cation de la prévôté
au profit du comte,
maître
de la contrée
où se percevaient
clure aussi que
les revenus
de cet office.
On doit en con-
doté hors
le prévôt Gérard
était
richement
du comté de Flandre,
en Cambrésis,
en Hainaut
etc , pour
tout-àoser défier
son seigneur;
nous verrons
au surplus
l'heure
que
et puissant
sou fils et son successeur
était
en effet un riche
baron.
ayant eu constamment
Gérard
le comte do Flandre,
le dessous dans sa lutte contre
il s'était
nonles malheurs
du chef auquel
attaché;
partagea
de Douai,mais
aussi les terres
il perdit sa prévôté
seulement
Le châtelain
de Cambrai
Simon
(1) Lambert de Watreloos, Gttta Camtracemium epUcoporum (chronique
eontemp.); Retueil de* Mil. de Fr., t. XIII, p. 815.
—
320
-
hors du comté de Flandre,
qu'il possédait
en vainqueur.
le comte Philippe
s'avança
La querelle
d'un
moyeu
entre
la Flandre
dans
et le Cambrésis
les pays où
au
s'apaisa
le châtelain
et
; le comte
mariage
Thierry
Simon unirent
leurs enfants
: Hugues
d'Oisy, futur héritier
de Flandre,
de Cambrai,
de la chàtellenie
épousa Gertrude
Le préfille du comte Thierry
et soeur du comte Philippe.
vôt do Douai
du comte
tenait
qu'il
rentra
Le prévôt
du temps.
donc
aussi
et recouvra
les fiefs
de Flandre
Gérard
en outre
l"figure
En 1156, a Oisy,
dans
il est l'un
Simon,
lesquels son seigneur,
chit de tout droit
les choses
plusieurs
des témoins
chartes
devant
affrande Cambrai,
de l'abbaye
de Saint-Amand
Simon ; notre prévôt de Douai est
châtelain
pur la terre dudit
seulement
: Gerardus
passant
nommé
Voici les noms
prepositus.
du châtelain
de Cambrai
les enfants
des témoins
et
en grâce
après
cités après
les clercs:
Wautier
de Lambres,
Gérard
fils de Landry,
(do Sauchy),
Hugues
son fils,
Simon,
sénéchal,
Jean Papelart,
Alard
prévôt,
etc. Preuves,
n° LXXVIl.
En
dé
1162,à Douai, au cloîtreSàint-Amé,Gérard,prévôt
Douai ,est témoiu d'une charte de Thierry ,comte de Flandre,
touchant
le gavène de Sailly,
dé
qui fut cédé à l'abbaye
Marchiennes.
Parmi
les
do Cambrai),
(châtelain
châtelain
do Roche,
Wautier,
d'Oisy
En i 166
aussi : Simon
figurent
châtelain
de Douai,
Michel,
n* XXXIV.
etc. Preuves,
témoins
(v. st.), le 13 février,
est témoin d'une
prep'Duaa)
dus,
concernant
octobre
à Lille, le même (Gerarcharte du comte Philippe
A Arras,
le 27
Marchiennes.
avoué de
Etienne,
le même
1168,
(Gerardus,
ppositus
Z)uao») est
—
témoins
d'une
charte
de Saint-Pol
comte
Enfin
nous
:
suivant
comte
i 169,
concernant
Philippe,
figure
Simon
d'Oisy
le
(1).
1er le renseignement
de Rauduin
; charte
IV,
son fils, Dei miseratione
encoreàGêrard
à Valenciennes
et de Rauduin,
cornes junior
nuncupatus,
de Braille
et de différents
Haynonensium
mairie
(villicatio)
au sujet de la
biens que posde Cysoiug;présents
ce3 barons:
l'abbaye
S. Eustachii
de Rueth.
S. Gerardi
de
en Ostrêvant
S. Ade
comte
—
et dans laquelle
attribuons
de Hainaut,
sédait
du
321
dapiferi.
Duaco
S. Goberti de Bruila.
S. Joannis
de Haprepositi.
S. Stephani
de Obercicort,
S. Raineri
scncort,
fratrum.
de Wallers.
S. Berneri
de Roecort,
etc. (2). Cet acte prouve
de
aussi un rang élevé à la cour
que notre prévôt occupait
Mons et de Valenciennes,
en
à cause des fiefs qu'il possédait
Hainaut.
Le chevalier
de Roucourt,
cité dans cette
Dernier
du prévôt Gésera indiqué
en 1181 comme
cousin
charte,
rard
H.
Le prévôt
son père pour
ajouté lui-môme
gnante
buisse
constat
vu s'associer
1*', que nous avons
semble
enrichir
notre seconde collégiale,
Gérard
d'autres
censum
bienfaits
annuum
: ex titulo,
quatuor
chori nostri
S. Pétri,
ad usum
parocho
Doutart
le chanoine
(3) en parlant
primo
de Saint-Pierre
dont il fait un prévôt
l'erreur
bert,
par lui commise
père et prédécesseur
avec
avoir
ipsum
solidorum
dési-
; ainsi
s'ex-
de-
du prévôt Gérard,
ainsi
, renouvelant
le prévôt
de notre ville Ropour
de Gérard
Ier.
(I) Arch. départ., fonds de l'abbaye de Mirchiennes,
(i) Titres de Cysoiug. F* 73 du vol. 5J des 181 Colbert« Flandres, m», de
laBibl. nationale.
fjj Bibl. comtn. da Douai, Ms. 1030, I, U 32. Il le place sur sa liste des
prévôts de Saint-Pierre, vers ItBO, et en fait le prédécesseur immédiat de
Hugues fl 100-1107;. Il ne le fait pas figurer sur si liste imprimée. (Le
Mire et Foppens, III, p. 154.)
41
CitATit.Ai.ts M DOUAI.
—
vraisemblablement
C'était
—
322
son
obit
célébrait
à
qu'on
en effet dans l'obi-
On lisait
, le 20 octobre.
en 1333 (1) : Obiit Gerardus
tuaire renouvelé
semi'marcam
(10 sols) pro obitu.
quireliquit
Saint-Pierre
3. —
Gérard
GÉRARD II,
lef.
prévôt
de
Douai,
praepositus,
fils
chevalier,
de
le renseignement
tiré du
à lui que nous rapportons
d'Arras
Froumaut
et
traité conclu en 1177, entre l'ôvêque
le comte Philippe,
au sujet de leurs juridictions
respectives;
notre prévôt (Gerardus
prepositus
Duacen*) figure au nomC'est
bre des témoins,
tier d'Arras
etc.
châtelain
Michel,
n° XXXVI.
Preuves,
après
En
1178, le même
d'une charte
témoin
(Gerardus
du comte
de Douai,
est
Duacensis)
constatant
prepositus
de Hainaut
d'Anchin
et le seigneur
l'abbaye
de Saint-Aubert,
: Gérard
présents
vôt de Douai,
Ibert de Gommegnies
etc. (2).
échange
Etaient
Wau-
entre
un
de Lalaing.
Gérard,
pré-
en 1180 (Gerardus
de Duaco),
il fiprepositus
témoin
d'une charte de l'évéque
de Cambrai,
gure comme
en faveur de l'abbaye
de Saint-Aubert,au
sujet d'une donaEncore
tion
faite à celle-ci
il est cité,
bres, Alard
par Hugues III,
le premier
des laïques,
de
Paluel,
Alard
de
châtelain
avant
Salci
de Cambrai
Etienne
(Sauchy)
;
de Lam(3),
etc.
(0 Ms. I0Ô3. il, u t.6.
D'après cette seulo indication de l'obituaire, Doutart a mis, sur n liste
des prévôts de Saint-Pierre, un Gérard II qui aurait vécu vers 1215 (Ms.
1008, l,fo 32 tournais il ne lui a pas donné de place.et avec raison, dans sa
liste de la p. 154 du t. Ht da Foppens.
(i) Arcb. départ., fonds d'Anchin.
(3) Le Glay , Oloit. topog. de raneltn Cambréstt,
Cambrai, 1349 ,
in-8», p. 68.
—
Nous
savions
Cambrésis;
—
323
que déjà Gérard 1" était puissant
il en fut donc de même de Gérard
au comté
II,
do
son fils.
Duacensis
en ce temps-là
prepositus),
(Gerardus
témoin
il figure à Lille, avec les barons du pays , comme
de Flandre
d'une charte du comte
, en faveur de
Philippe
Encore
de Cysoing
, au sujet de la dlme
l'abbaye
de Landast
cité après Amauri
(1).
le 31 mars
A Valenciennes,
rardus
ppositus
Philippe,
à l'abbaye
de Marchiennes
» Nous
traduisons
ici
(v. st.), le même (Gedu
témoin
de la charte
tant
apparenté
de la dlme
un curieux
en Hainaut
passage de la chronique
du XIIe siècle
par Gilbert
prévôt de Douai (Gerardus
riche
hautepuissant,
Flandre
et en Ver-
et
qu'en
de biens
de beaucoup
mandois,
possesseur
fief lige du comte de Flandre
et du comte
un sien cousin
différents
de Rocurt
(3), Dernier
entre
eux.
existaient
qui
à son retour
la
forteresse
enfin,
vers
qu'il
tenait
en
blessa
do Hainaut,
(\), à cause de certains
de Hainaut
Le comte
ce crime
Comme
de Blangi.
au mépris
des lois de sa terre (contra jus*
brûler
terre sue), le comte vint lui-même
abattre
en Ostrevant,
du prévôt à Ermencicort
celui-ci
dans
le village;
(firmitas)
qu'avait
de tous les biens
il s'était
l'automne,
emparé
l'apprit
avait été perpétré
titiam
et pacem
les maisons
d'Aniche
(2).
de Hainaut,
à la fin
composée
de Mons : « L'an 1181, Gérard,
chevalier
prepositus
Duacensis),
ment
; il est
1180
est
Duacensis)
la restitution
touchant
comte
foCérens
du tournoi
(1) Titres de Cysoing, vol. 73 de la collection des 182 Colbert-Flandres,
ms. de la Blbl. liai., f* 83.
(1) Arch., départ., fonds de l'abbaye de Marchiennes.
(3> ContobrM, enfants de deux soeurs.
(1) Il y a dans te texte Renerut ; lises Berntrut..
—
dans
qu'avait
ses Etats
de Douai.
prévôt
ou un neveu
petit-fils
(sub
C'est
-
324
dominatione
pourquoi,
le
Hanoniensi)
enflammé
de colère,
un
du
ipsius
prepositi
prévôt
(quidam
Willaume
de /fwtnTi, frère d'Hugues,
tua,
mjjoj), le chevalier
au village
de Dichis (Dechy),
vers la fin du temps Paschal
un sergent
défense
sans
(termino
Paschali),
(serviens)
inau comte de Hainaut,
appartenant
pour faire à celui-ci
et dommage.
Mais le comte vint en toute hâte dans
et pour
incendia
le village
de Rueth (Roeulx),
l'Ostrevant,
tirer une vengeance
il fit subir
le même sort aux
éclatante,
jure
maisons
et aux villages d'Ostrevant
de tous les parents
(condu prévôt,bien
de
fussent innocents
sanguinei)
que ceux-ci
la faute. Enfin ils obligea
les proches
et les amis du prévôt
à abjurer
moindre
toute
alliance
réserve.
»
avoir
Après
l'époque,
ne daigne
narré
avec le coupable,
cet
épisode
du comte
l'historiographa
pas nous apprendre
des
sans
moeurs
la
souffrir
brutales
de Hainaut
de
Bauduin
V
prévôt
put rentrer
en grâce auprès de son seigneur
II dispa; du reste Gérard
raît à cette époque de la scène politique
; son nom ne figure
ni du Hainaut.
plus dans les chartes ni de la Flandre
Grâce
si notre
à Gilbert
de Mona, nous avons
ments sur le prévôt Gérard
H et sur sa
en Ostravant,
à Emerchicourt
(arrond
une petite forteresse
que le comte de
ruina
en 1181 ; nous
terre d'Emerchicourt.
de l'Ostrevant
la cause
court,
étaient
bien des renseignefamille.
Il possédait
1 de
Valenciennes),
Hainaut
lui-même
III conserva
la
que Gérard
des gentilshommes
Un grand nombre
de Roualliés à notre prévôt. Bernier
verrons
innocente
villages do ce pays,
se trouvait
une
Douai,
de l'incendie
son
plusieurs
était
près
forteresse
et de la ruine
cousin
de
; à Roucourt
importante
qui
fut
—
325
—
en
assiégée
par le comte de Flandre
mentionné
plus haut ce gentilhomme
1169 ; tout à l'heure
il le sera dans
Gérard
1150
; nous
dans
une
une
charte
vu
avons
charte
de
du
prévôt
de
(Bcrnerus
III de l'an
1187 ; en 1191, le mémo
vir nobilis)
fut chargé
de Hainaut
Roulcourt,
par le comte
du rai des Romains.
d'une mission
importante
auprès
(Gilbert
de Mons.)
aux
Quant
de Rueth,
on
petits-fils
nepos est amphibologique),
chevaliers
Hugues
Gérard
de
neveux
ils tiraient
leur
et
Willaume
II (car le mot
nom d'un vil-
Roeulx (arronaujourd'hui
la
; il ne faut pas confondra
Os t rêvant,
à la
qui portait:
D'argent
lagede l'Ostrevant,qu'onappellc
dissement
de Valenciennes)
famille
roue
do Rueth
en
de sable
(armes
parlantes,
avec celle de Ruet en Hainaut,
ville du Roeulx près de Mons.
Sur
la fin de sa vie
avec Eudes,
abbé
au sujet de sa terre
prévôt
ou
le grand
de Lambres,
gneur
fut bienlôt
nous
allons
confirmé
11 et époux
11 venait
quand
qui
1182
(entre
de Saint-André
de Cuincy
le goût du temps),
tit'ait
son nom
de la
il fit un traité
et 1187),
du Cateau-Cambrésis
,
, qu'on
appelait
tenait
en
, et qu'il
Cuincy
du sire
vassal lui-même
Cuincy-lefief du sei-
d'Oisy;
par son fils et son successeur,
ce traité
ainsi
que
le voir.
4. — GÊRAim
rard
suivant
do
III, prévôt de Douai,
d'Ida de Saint-Omer.
de
prendre
possession
il ratifia en 1187 les conventions
chevalier,
l'héritage
arrêtées
fils de Gé-
paternel,
entre son
du Gâteau; par lo même acte, il donna satispère et l'abbaye
faction à l'abbaye
au sujet des legs pieux faits par sa mère ;
enfin il fut stipulé
des deux prévôts
que la postérité
Gérard,
—
326
-
de ceux-ci auraient
les épouses et les enfants
de l'église de Cuincy.
ture dans le cimetière
sence
de ses parents
et amis,
droit de sépulPassé en pré-
les chevaliers
: Anselme
d'Ai-
Hugues de Lambres,
gremont,
Hugues de Ruet, Enguerran
de Noyelle et Jean Hastet, son frère, Robert de Montigny
,
de Quinci (seigneur
Bauduin
de Cuincy-Bauduin,
le petit
Bernier
de Roucourt,
Adam , sénéchal
de BouCuincy),
pend
à la charte.
Vers
dus,
de Bouchain.
Floris
chain,
Le sceau
équestre
n° LXXVlll.
Preuves,
le dimanche
1190,
prepositus
de
3 février,
Duaco)
furent
présents
qui, àFérin,
entre l'abbé
une contestation
le chevalier
tête
arbitrage
de Saint-Arnaud
mettant
fin à
Eustache
et
de Lambres,
au sujet du terrage
de
de terre sises au lieu dit la Vallée de Lamdes terroirs
s'y trouva
trale fut prononcée
devant
et les curés de Lambres
et
Eustache
les échevins
en
prévôt (Gerardes chevaliers
Etienne
pièces
quelques
bres (sur les limites
L'abbé
figure
à un
notre
II
de Gérard
de Férin,
en personne.
Lambres
et Sin).
La sentence
arbi-
de Douai Robert,
l'archiprêtro
de Férin,
ainsi que devant tous
tous les paroissiens
de Férin (1). On
et presque
était l'un des avoués de
verra plus loin que notre
prévôt
de l'abbaye de Sainl-Amand
Dechy et de Férin , domaines
soumis à la souveraineté
du comte de Hainaut.
du prévôt de
question
le pacte secret de Pontoise,
11 est
dans
Douai
conclu
(prepositus
l'an 1195,
Duaci)
entre le
et la comtesse douairière
Mathilde,
Philippe-Auguste
de faire passer Douai aux mains du roi ; la
afin de tenter
du prévôt, ainsi que celle de
comtesse promet la ratification
Nous avons exposé en détail
la commune,
du châtelain,etc.
roi
(l) Arch. départ., Liber albut de Salnt-Amand, Xllle siècle, f» 222 v» ,
pièce cotée eelxj et !93.
—
cet
épisode
connu
peu
article
III,
chapitre,
tier 111. Notre
-
327
de notre
n°
dans
histoire,
5, à propos
du
le
premier
châtelain
Wau-
prévôt ne parait pas avoir eu, plus que les
l'idée d'adhérer
à ce pacte et de trahir
Douaisiens,
autres
son seigneur.
Parmi
semblèrent
les gentilshommes
au château
de
consigner
par
la présidence
écrit
de
comte
de Flandre
Douai,
Douai
nommé
. En
et Pierre
de Hainaut
du comté
le 28
Mons,
les coutumes
l'illustre
féodales
Bauduin
qui s'as-
1200,
juillet
de celte cour,
(de
pour
sous
Constantinople),
et de Hainaut,
Gérard,
prévôt
apparaît
châtelain
avant
ses parents
Wautier,
n° XLV.
de Douai.
Preuves,
de
de
conprepositus
(Gerardus
Duacensis)
la
l'un des avoués de Dechy et Férin,
firme,
loi pénale donnée
à ces villages par l'abbé de Saint-Amand
;
comme
ce domaine
était soude l'abbaye
de Saint-Amand
rais
1205, le même
en qualité
de
à l'avouerie
du comte
d'Ostrevant
et qu'il
Hainaut
du
dépendait
111 ne
Gérard
la réunion
des deux pays,
depuis
donna sou approbation
qu'après
que Willaume
du comte,
de
de Hainaut
en l'absence
régent
Constantinople,
était calquée
Preuves^
Au mois
il assisto
eût
confirmé
sur
la loi pénale
n* LXXIX.
d'octobre
à la solennité
la
loi ainsi
dit
Bauduin
établie.
de la commune
l'oncle
de
Celle-ci
de Douai.
de Duaco),
(Gerardus
prepositus
de la translation
de saint Amé et il
1206
du saint;
d'audu chapitre
uno parcelle
des reliques
reçoit
et
tres parcelles
en souvenir
aux chapitres
furent données
à cette cérémoaux abbayes
fait représenter
qui s'étaient
nie (1). Comme c'est le soûl laïque qui ait eu part à la dis(l) Aela SS. Betgii, Bruxelles, 1787, ln-4. IV, p.698; d'après le Liber
argents»! ou m*, todex eccl. eolleg. S. Amati Duacensis.
—
tribution,
pait notre
on peut
juger
—
328
haute
quelle
position
sociale
occu-
prévôt.
i 207 (G. prepositus
de Duaco)t il autorise
l'engale
d'une dlme située à Marquette,
que son parent,
gement
tenait
de lui en fief. Etaient
chevalier
Hugues de Rueth,
vassaux du prévôt : Adam
de Quinci,
comme
présents,
En mai
Simon
de
Wautoul
et
d'Estrées,
chevaliers,
Hangemeri,
Etaient
: les chevaliers
BerFulcerus.
également
présents
Robert
de Montigny,
de Lam •
nier de Roucourt,
Hugues
Les échevins
fils de ce dernier.
de Douai,
bres et Hugues,
Bernard
du Castel et Robert Porcelet,
les bourgeois
de la
môme ville, Wautier
son frère, B. du CasPilate,
Gérard,
tel, Wérin
assistèrent
Le Mayenr,
ainsi que Vincent,
curé d'Estrées,
à l'engagement
de la dlme,
fait au profit de
n° LXXX.)
chanoine
de Saint-Amé.
Il
(Preuves,
Thomas,
résulte d'un
acte
du
mois
d'août
1234,
plus loin, que celte dlmo de Marquette
château de Douai, mais qu'elle dépendait
vant.
En l'an
étant
1207, Gérard, prévôt
en leur maison d'Estrées,
de Douai,
qui sera
ne mouvait
du comté
et Ida,
analysé
pas du
d'Ostre-
sa femme,
l'engagement,
approuvent
et à Hamel.
perçues à Estrées
fait par un vassal,
de dîmes
d'AubcnCautions
et « pièges » : le chevalier
Bauduin
Alard d'Antoing
leur fille.
cheul,
, leur gendre
, et Ida,
et plusieurs
autres
Etaient présents
les vassaux du prévôt
: Willaume
Fulcerus
de Douai,
d'Hamel,
personnages
Willaumede
Placi
Robert
de Corbehem
Gérard
de Wasiers
(indiqué
, Wautier
comme
chevalier
en 1213),
Le Gros , Adam du Mont,
en 1213), Isabeau
de Noyelle,
(chevalier
Bauduin
, doyen de Gouy , Raoul
chapelain,
Hugues de
Lambres
dudit lieu), Willaume
de Goy (cheva(seigneur
lier , 1212),
Robe de Kiôri (chevalier
, 1223),
Enguerran
de Lambres
Pierre
d'Hamel,
neLXXXI.
Le 28
—
329
et Hugues,
son frère.
Preuves,
décembre
1216, Raoul,
évêqued'Arras,approuva
un acte qui avait
été passé le 26, au château
de Cuincy,
où se trouvaient
chez le prévôt de Douai,
réunis
plusieurs
de la vente d'une dime
; il s'agissait
faite par un vavasseur
ou arrière-vassal
de la contrée
seigneurs
à Estrêes
et Hamel,
de Gérard
111, au profit du
Cambrai
été présents
; avaient
vrin
dit l'oncle
baucourt,
son frère
etc.)
de
de Sainte-Croix
chapitre
: le seigneur
Hellin de Wa-
de notre pré rôt),
(parents
de Lambres.
La charte,
et Pierre
RaiinWaziers,
de Ruet, Jacques,
Bauduin
d'Aubencheul
de Heudiucourt,
(seigneur
et les chevaliers
Hugues
Gérard
RI
par laquelle
le 30 décembre
à Douai
Wautier
fut passée
vente,
de plusieurs
en présence
année-là,
Le Gros, Pierre
Thomas
Frion,
et Ibert
Lèches.
confirma
de cette
cette
Là furent
encore
de ses vassaux
:
le
Borgheignon
: le seigneur
Hellin
de
et les chevaliers
son frère,
Hugues de Roet, Jacques,
Robert
de Montigny,
Pierre
de
Bauduin
d'Aubencheul,
de Goy et Jean de Douai
Willaume
Lambres,
(fils du chevalier Pierre
de Douai; voir 4e chapitre,article
H), ainsi que
Wavrin
notables
plusieurs
du même
adopté,
sceau
depuis
représentant
avons déjà
d'Oisy
s'était
personnages.
équestre
quelque
un écu au
Gérard
III
se servait
alors
; mais il avait
précédemment
un contre-sceau
armoriai
temps,
lion. (Preuves,
n» LXXX1II.)Nous
que
dit
de la maison
que le lion avait été l'emblème
ou de Cambrai
de celle de Douai),
(branche
qui
éteinte vers 1190.
A propos de la seigneurie
à Estréesetà
que possédait,
le prévôt Gérard Ht, nous citerons
encore
sa charte
Hamel,
du 16 janvier
du consentement
par laquelle,
1219(v.st.),
de son épouse
il approuve
la vente,
au profit du chaIda,
—
,
-
330
d'une
autre dlme
pitre de Sainte-Croix,
qui se percevait
auxdits
lieux et qui était tenue
de lui en fief. Passé devant
ses vassaux
: le 'chevalier
Willaume
de Placi,
Thomas
Wautier
Bourgheignon,
Le Gros
et Pierre
Frison.
Etaient
: Amoul,
le prêtre d'Hamel,
les chevaégalement
présents
liers Mathieu
du Castel et Hugues
ainsi que pluPotins,
sieurs autres
individus.
L'acte
fut passé à Eslrées,
en la
du prévôt.
chapelle
En février,
du chapitre
terre cotière
l'an
de
n° LXXX1V.
Preuves,
(v. st.) , notre
la cathédrale
d'Arras
ou
1212
de
main
avait
prévôt
l'arrentement
obtenu
d'une
ferme
(firma
terra) et d'une
part
à Emerchicourt
en Ospossédait
de dlme, que le chapitre
trevant * moyennant
un cens
aunuel
ou une rente de dixhuit « mencauds
» de blé,
de
, à la mesure
prix moyen
Douai et à livrer en cette ville, à la Saint-André.
(Preuves,
n° LXXXII.)
On se rappelle
II était
seique déjà Gérard
gneur
d'Emerchicourt.
En
d'Arras
étant à Lambres,
déli1215, l'évéque
Raoul,
vra une charte intéressante
de
pour la famille
seigneuriale
ce lieu ; Gérard
avec son parent,
le che111 y fut présent,
valier de Roucourt,
Témoins
:
et plusieurs
ecclésiastiques.
P(ierre),
prévôt
de Douai,
de Saint-Pierre
curé de Lambres,
Robert,
Gouy, Wilard,
de
et Me Robert
H., curé de Housdaing,
chevaliers
Duacen*),
Vers
l'église,
appartenant
Gérard,
et N...
1219,
pour
prévôt de Douai
de Roecort
(1).
notre
prévôt
fut
de
W.,
doyen
curé de Noyelle,
enfin
les
Douai,
(Gerardus
menacé
avoir
des
prepositus
foudres
droits
sur des
exigé certains
à l'abbaye
d'Hasnon
et qui avaient
passé
fl) Arch. départ., fonds de St-André du Cateau.
de
objets
sur la
—
331
—
« Raoul,
d'Arras,
évéque
Scarpe.
nobles
de Dou-rl d'avertir
chrétienté
Dou?.;
mande
au
hommes
et Nicolas
de
doyen
le prévôt
de
aient à resti-
do Lalaing,
chevalier,
qu'ils
tuer, au plus tôt, les droits qu'ils avai.entperçus
pour vinage
d'Hasnon
sur l'abbaye
; en cas de refus de leur part, de les
et de jeter
l'interdit
sur
excommunier
par tout le décanat
» (I) C'était en qualité
de seigneur
d'Escaret de possesseur
du vinage d'Espel (vassal du sire d'Oisy)
du château
médialement
de Douai et vendu
carpel (mouvant
leurs
terres.
du prévôt de Douai),
par un descendant
III eut ce démêlé
avec l'autorité
ecclésiastique.
à la ville en
1271
Gérard
que
Le riche
fonds
des archives
de Saint-Amô
renferme
aussi
de ce prévôt.
Il y en a une de l'an 1210,
aveo le contrede ce chevalier,
équestre
certaines
sceau au lion, par laquelle il approuve
procédures
été passées en son absence dans une cause intéqui avaient
chartes
plusieurs
munie
du sceau
ressant
Raoul,
(nobilis
testation
de Cuincy.
On voit dans une charte de
III
de celte année-là,
d'Arras,
évéque
que Gérard
vir Gerardus
était en conprepositus
Duacensis)
son domaine
le chapitre
et le chevalier
de Saint-Amô
Wérin
de Planques,
au sujet du cours de l'eau (l'Escrebieu)
du moulin de Planques
avait remis l'ar; qu'un
compromis
bitrage
avec
aux
chevaliers
Pierre
de Lambres
et Wautier
d'Oi-
et que la sentence
arbitrale
avait été prononcée
dans
en présence
de Bauduin,
abbêld'Henl'église de Quinci,
de Saint-André
du Cateau,
de noble
nin, de deux moines
gnies,
dame
de Douai (a marito
suo coram
Ida% prévôté
constituta
ad audiendum
etc.
arbitrium)
En
février
1220(v.
st.),
dans
le cloître
arbitras
de Saint-Amé,
(l) Cari. d'Hasnon, U88 va; copte prise par don Queinsert.
Moreau, à la Bibliothèque nationale, « 1.127, f* 36.
Collection
-
332
—
comme sire, la vonto
Gérard,
confirmo,
prévôt do Douai,
faite au chapitro,par
le chevalier
de Saint-Aubin,
Gossuin
d'un tiers do la dlme commune
(ou grosso dlmo) du terroir
quo Gossuin tenait on fief du prévôt; celuiaffranchie
de tout hominago
ci la remit aux chanoines,
ou
pour prix do cette complaisance,
charge féodalo et militaire;
do Saint-Albin,
au prévôt l'hommage
du fils du
(restauravit)
chevalier
Wautier
do Geulcsin.
Passé en présence des homde Placi,
mes ou «les vassaux du prévôt : Willaume
chpGossuin
céda
valier,
Gilles
Sohier
Moriaux
d'Estrées
avec
lo
l'acte.
(Preuves,
mouvaient
tion,
autre
(Sigcrus
et Mario Coillons.
Morials),
Lo sceau
Pierro
Prions,
do Gérard III,
contre-sceau
en 1210), pend à
ci-dessus,
(comme
n° CV11I.) Parmi les fiefs qui,à la Révoluencoro
do la prévôté
, nous
trouverons
un
tiers du DlmorondoSaint-Albin.(Voir
article V 2* du
de Saint-Albin
Ainsi, le seigneur
présent chapitra.)
était,
de ses possessions,
vassal du prévôt, comme
pour certaines
de vassacelui-ci l'était du châtelain
; cet enchevêtrement
lités diverses
bien de l'essence
était
encoro
une
souvent,
avaient
quo la chàtellenie,
été originairement
telains
ou vicomtes
L'an
1221,
nouvelle
preuve
do Douai
(Girardus,
tort il avait
qu'à
Saiut-Amé
Wautier
avons
C'est
dit
si
du XI* siècle.
III avait, contre
fut terminé
en juillet
procès, qui
Douai, devant Nôvelon,
ras, Douai,
etc.,
pour
féodal.
la prévôté,
etc. ,
Saint-Albin,
réunies
dans les mains des châ-
Gérard
veau
prévôt
du systèmo
de ce quo nous
maréchal
un nouSaint-Araé,
de cette année-là.
A
du roi (gouverneur
d'Ar-
notre
comparut
et reconnut
Duacensis)
Philippe-Auguste),
miles, prepositus
fait fermer le moulin
librement
possédait
(par
Ier, vers 1070), à l'occasion
Tollevoie
donation
de certain
que l'église
du châtelain
past,
repas
oxigô
(pro quodam
pastu)
causé à l'église.
le dommage
répara
il prévint,
par un arrangement,
avec M" de'
encore
pu surgir
do Planques.
Suivant
ses
moulin
la fin do sa carrière,
difficultés
qui auraient
du
au sujet
Saint-Amô,
lettres
scellées
des
il
lui;
par
Sur
les
-
333
mêmes
et
sceau
contra-sceau
qu'en
Pierre et
de
et 1220, du consentement
de son épouse,
ses cousins,et
sa
d'Hellin
du Maisnil
d'/t/a,
(de Maisnidio),
en présence
de l'évofille (alors veuve
d'A lard d'Antoing),
1210
que d'Arras
trois muids
et des
de
do Douai,
mouture
sur
il cède
échevins
bonne
l'un
à Saint-Amé
de
6es moulins
de Douai,
en la
d'Arras
(ancienne),
la porte
Saint-Amé,
proche
paroisse
Sous-le-Mur
dit lo moulin
; il accepta
les droits de Saint-Amé
sur le moulin
de Plan-
en échange
deux muids
de froment
par* an. Il donne
ques, rapportant
en garantie
des Wez (de
la part qu'il
avait dans le moulin
Sa fille Ide appose
son sceau (il est perdu) à côté de
Vadis),
celui
de son
Cum
père.
Voici
molendinum
un extrait
de Plancis
Amati,
pro ij modiis
frumenti
illo et pro jure
ecclesia
quod
dedi eccl* iij modios
multure,
bam in quodam
molendo
meo,
rochias.
Amati,
prope
sub wit/ro.
Et
lendin.
prêter
mausneriam
11 s'agit
ici de l'un
do cette
redditus.
habebat
le bras
:
de
ecclesia
Ego,
in illo
proredditu
tcneretur
omnia
super
q4 est situm
s.
molendino,
que ego habe-
in pa*
Duaci,
et dicitur
mo-
portam
Attrebat.,
illud
molend.
totumerat
meum,
que de me tenebatur.
des deux
moulins
seul qui subsiste
dreursjdu
aujourd'hui,
XIVe siècle,
on appela
moulin
Goulet.
enceinte,
parlé était celui de l'ancienne
passait
charte
de la Scarpe
qui était
de
la rue
des
Mou-
et qu'à partir
du
Le mur
dont il est
au-dessous
la grande
rivière
duquel
d'alors.
—
334
-
- fille de Willaume,
De sa femme,
Ida de Saint-Omer,
châtelain
de ladite ville, en son temps
illustre
chevalier,
— Gérard
et d'Ida d'Avesnes,
111 n'eut qu'une
fille prénommée
'Ida (1) et qui hérita
de tous les biens
également
des antiques
prévôts
de
pel, Cuincy-le-prévôt,
vant oto.
11 avait
fait
un
tels que la prévôté,
Douai,
Emerchicourt
et les terres
testament
devant
(devise)
Escard'Ostre-
échevins
de
Douai
en 1211,
au mois de septembre,
en ce
notamment
« tout l'héritage
de
Gérard
qui concernait
que le prévost
Dowai,
qui jadis fut, avoit à celui jour,
qui par échevins
se jusliçoit
cotière
», c'est-à-dire
pour les biens de nature
situés
dans
Cet acte donna
l'échevinage.
à des contestations
que nous
(eu 1250),
loin.
Tels
sur
sont
les plus
les
lieu,
dans
la suite
rapporterons
plus
recueillis
que nous avons
de notre
ville, qui ont été de
ni pour
ne le cédant
aux châtelains
la
la richesse.
Le premier,
bienfaiRobert,
renseignements
anciens
prévôts
hauts
personnages,
naissance
ni pour
teur
de l'église
aux gloires
mondaiSaint-Pierre,
renonça
dans un cloître,
ses dignités
laissant
à
nes, pour se retirer
Gérard
1er, son fils, assez hardi et assez puissant
pour oser
faire la guerre au comte de Flandre.
Une foule de renseinous
gnements
montrent
en Flandre,
position
cette maison
arrive
l'instar
l'au
des plus
1187,
Gérard
en Ostrevaot,en
à son apogée
grands
d'un
l'usage
II
occupant
Cambrésis
avec
du
seigneurs
sceau équestre,
Gérard
une
grande
etc. Enfin
III,
qui,
à
dès
temps,
adopté,
et qui vers 1210
(i) Anciennes généalogies de Hainaut dites de Bauduin d'Avesnes, fin do
XUIe s., éditées par le baron Leroy (Anvers, 1693, in-f») sous le titre de :
Chronicon Balduini Avennensit, loparchoe Bellitnontit, «{ce historia genealogica comilum Hannoniat... ; pp. 43 et 44,—Cf. Gilbert de Mons, p. 50,
prend pour armes
suzerain
et parent,
vicomte
Cambrai,
emblème
un
châtelain
l'emblème
c'est-à-dire
lion,
Hugues
de Meaux,
repris Jean
qu'avait
de Cambrai,
~
335
III, sire d'Oisy,
mort vers 1190
comme
de
son
de
châtelain
sans postérité,
sire d'Oisy
de Montmirail,
de son
héritier
oncle
,
mater-
nel.
5. — IDA , prévôté
de Douai,
Elle avait
en
premières
(vers
et
sire d'Antoing
Alard,
1204),
sire desdits lieux , et d'Agnès
de
était veuve
avec
un fils et deux
ment
épousé,
du XIIIe siècle
d'Epinoy,
fils d'Hugues,
En 1222 , elle
Mons(l).
filles. Bientôt
elle
se remaria
Henri
de Hondescote,
elle eut
rantaine,
Celui-ci
époux.
de Hondescote,
l'ordre
de.la
C'est
avec
du prévôt
un
et quoiqu'elle
encore
plusieurs
de
toutes
Gérard
III.
au commence-
noces,
chevalier
flamand,
de la qua-
approchât
de son
enfants
dit-on
était,
, fils cadet
mort en 1204, fondateur
Trinité
dit du Clair-Vivier
ici le cas
des armoiries
fille
de
second
Wautier,
du monastère
sire
de
à Hondescote,
faire
remarquer
que
différentes
de celles
le
cadet
de la
portait
de
maison
il avait adopté l'écu en abîmé,
comme les WaHondescote;
vrin. Au surplus,
il y eut bien des variantes
dans l'écusson
des Hondescote,
sauf l'hermine
jamais ; en
qui ne changea
Wautier
de Hondescote
usait d'un sceau équestre,
1226,
avec
bouclier
armoriai
à une
d'hermine
du chevalier
à une
Wautier
bordure
; en
de Hondescote
bande
le sceau
1276,
est d'hermine
il est d'hermine
à une bordure
; en 1286,
de onze coquilles
chevachargé
; enfin en 1297 , Wautier,
lier , sire de Hondescote
aux
, se sert du sceau équestre,
armes d'hermine
à la bande chargée
de trois coquilles,
qui
(1) Ane, géoéal, de Hainaut, précitées, pp. 19 et 44.
—
sont
restées
l'emblème
—
336
de cette
définitif
maison
(t), On sait,
les armoiries
il n'y eut guère de fixité dans
qu'en général
des familles chevaleresques,
avant la fin du XIII*
La prévôté
Ida' et son
un certain nombre d'actes
En juillet
1228,
siècle,
dans
époux
apparaissent
Douai et les environs.
intéressant
second
le prévôt
est témoin
de Duaco,
miles)
de Quinoi,
Bauduin
Bauduin
près Douai),
Henri
(Hcnricus,
prepositus
vento faite par
à l'acte d'une
de Hennin
seigneur
(et do Cuincyson épouse,
au profit de
et Matbilde,
tenait en fief
de tout ce que ledit Bauduin
Févéque d'Arras,
de l'ôvêqueà
Viteriacum
Vitry,
(2). On sait que
lain do Douai était le principal
vassal de l'évéque
de
feudataire
Vitry; notre prévôt était également
le châted'Arras
à
l'évéque.
« M'r Henri,
de Douai,
le prevost
et madame
au
sa femme P, amortirent,
Ide, le prevoste,
terre sise à Coutumes
, lieu dit la
, une
profit du Temple
Fosse Escumont,
de Saint-Aubin
Gossuin
quo le chevalier
Au mois
tenait
En
Amé,
d'avril
1229,
d'eux
en fief. Preuves,
1229,
d'une
intervint
part,
une
n* CIX.
convention
et Msr Henri
de Hondescote,
le chapitre,
prévôté de Douai;
qui
la moitié lie la mouture
du moulin
dicitur
entre
possédait
au Bray
M"
de
époux
un peu
de Douai,
Saintd'Ida,
plus de
quod
, abandonna
sols huit de-
à la prévôté
appartenant
cette part, moyennant
une rente de vingt-six
« sterlins
deniers
» et treize rasières
de blé de mouture
sur
le moulin.
Ce traité
est énoncé dans
des lettres confirmaijraiseres,
tives,
du mois
de mai
toing
et d'Espinoy,
sire d'An1229, émanées
d'Hugues,
fils de la prévôté Ida.
Dix ans après,
la
(1) Douet d'Arc r, Collection de sceaux, no» 2110 a 2422.
(2) Original aux archives de l'évêché d'Arras, copié par dora Queinsert en
1768. Collection Horeau, vol. 140, t» 103, a la Bibl. national*.
fut renouvelée
convention
de la manière
Henri
de Hondescote,
do Douai,
prévôté
1239,
femme,
ment de Saint-Amé
contre
nant
de l'autre
une
moitié
rente
de
prévôt
reconnurent
la moitié
de
treize
du
: en juillet
et Ide.&a
suivante
moulin
leur
Douai,
tenir
en
arrente-
Braiserec,
en propre;
appartenant
de blé de mouture
rasières
à Feumoyen*
et de
«r Et se li paiemens
de Douai,
marcs du paiement
quatre
de Doai kiet, nos devons
, por les iiij mars,
paier
xxvj sols
à peine de c mars
d'esterlins
d'esterlins
à prendre
huons,
sor le molin.».
ratifia en août. Lo marc
Hugues
d'Antoing
la livre
formait
de vingt
sols. A la
douisienne,
composée
de blé et de quatre
Révolution
, la rente de treize rasières
livres grevait
encore le moulin
au Brai,
au profit de SaintAmé. (Voir ci-dessus,
I, in fine,)
Le prévôt
Duacensis,
positus
sires,
et sa femme
Henri
un échange
et Ida, uxor
entre l'abbaye
(vir
nobilis
Henricus
sua) autorisèrent,
d'Anchin
et Robert,
precomme
che-
de Montigny
en Ostrevant
Robervalier,
seigneur
(dominus
le fief et le «mez »
tus de Monte, miles)} celui-ci
abandonna
tenait
à Lewarde
Warou manoir
qu'il
(apud
(mansus),
et reçut
en échange
du prévôt do Douai,
Remigii)
de Douai (ou d'Ostrevant:
neuf muids de terre,
à la mesure
situés
45 ares 22 centiares
au terroir
de
pour une rasière),
dam
S.
un alleu
de l'abbaye
Fressain,
; l'acte fut passé
qui étaient
devant
les pairs dudit
lui vassaux
comme
du pré*
Robert,
vôt, Au mois de mai 1231, Hugues
ce
d'Antoing
approuva
de seigneur
qui précède
(I). C'est en qualité
que
d'Escarpel
le prévôt
agit,
quand
il autorisa
l'échange
du fief deLewarde;
(1) Cartulaire d'Anchin, XIII* siècle, f* 83. Collection Moreau, vol. 144,
fo 143, à la Bibl. nation. Le précieux cariai, n'est malheureusement pas aux
arch. départementales.
x
CBATIUU» PI DOPAI.
22.
—
il y avait,
dans
ce village,
mouvait
laquelle
d'Escarpol,
était
Montigny
338
des
*enclaves
de
la
seigneurie
De son côté, le sire de
d'Oisy.
de la plus grande
partie de Lewarde.
seigneur
Nos jou Henris
1231, « el mois dedisembre.
cevaliers
et pravos de Douai
et Yde me
descote,
d'un
donnons
à l'abbaye
de Sin la dlme
camp
En
do Honfemme
de
,
terre
le Bos, el terroir
appelle
deFersayn
(Fressain),
qu'on
Le Caisne,
li prestre
de Soy (Sin), et
Témoins
; Me Pierron
M«r Brisson,
le prestre
de Saint-Aubin,
et M«r Henri,
le
Le Petit et Huun,
et segneur
Pierron
le
d'Estrées,
prestre
Henri manque
clerc le prevost
». Le sceau du prévôt
; mais
du sceau
de la prévôté,
il y a un fragment
qui représente
une
avec un contre-sceau
au
dame,
: f S'domine
toing) et cette légende
lion
vôté
de Spinoi
(1). La prédonc
encore
en
du sceau
usage,
1231,
du temps
de son premier
Fressain
mari.
Ida
qu'elle
est un
faisait
avait
eu
(armes
des d'An-
de l'Ostrevant,
d'Emerchicourt,
proche
de nos prévôts
dans celte région-là.
seigneurie
village
principale
La même
la
année
enrichissaient
de Sin, ils
qu'ils
l'abbaye
accordaient
à celle d'Anchin
du paiement
de tous
l'exemption
droits à leur vinage d'Escarpel,
en mémoire
de feu le prévôt
« Jou Henris,
III.
Gérard
de Douai,
et Ide, me
prevos
femme.
ceurs,
Nous, pour
avons donné,
Awenchin.le
à tousjours
i'àme
le prevost
Gerart
et de nos ancisDiu en aumosne,
à l'église
de
pour
de toutes les propres
choses de l'église,
wienage
ki qui les maint
mais,
par le trespas
(passage)
et par ewe (eau) et par terre » (2). Le tonlieu
ou
d'Escarpel
vendu à la ville en 1271 par un ayantvinage d'Escarpel,
cause des prévôts,
était tenu médiatement
du souverain
de
(1) Arch. départ., fonds de l'abb. de Sin,
(2) Cartul. d'Anchin, Xlll» siècle,f> 83. Collection Moreav, vol. !W,f« 112.
-
mouvait
la seigneurie
elle-même
fourmillent.
féodal, ces anomalies
tandis que
Douai,
sy. Dans le régime
En août
Alexandre
1234,
330-
de Markete
d'Oi-
que noble
une dlme
&
reconnaît
homme
de Ruet,
seigneur
possédait
Hugues,
tenue de noble homme
en Ostrevant,
Henri,
préMarquette
sa
dame
de Douai,
vôt de Douai, et de noble
Ida, prévôté
la vente
vassaux dudit Alexandre
femme,
; celui-ci
approuve
de Sainte-Croix
qui en est faite au chapitre
en présence
des « pairs » dudit
Henri
et
savoir ; messire
Gossuin
d'Helemes,
chevalier,
LeMote.
il emprunte
N'ayant
pas de sceau,
cher
oncle
Maulni
et Pierre
de
de
son
celui
de
chevalier,
seigneur
manque
(I). Il a déjà été parlé de
en 1207 le prévôt Gérard
III,
que possédait
de Marquette
de l'ancien
qui
dépendait
(avunculus)
(Masny) ; ce sceau
cette seigneurie,
dans
la partie
comté
de Cambrai,
de ladite
Ida,
Henri,
d'Ostrevant.
Au mois
de janvier
de Hondescote,
1234 (v. st,), Henri
autorisèrent
des
prévôt de Douai, et Ide, sa femme,
l'abbaye
à élever
un moulin
à vent dans la banlieue
Prés-lez-Douai,
de la ville.
Le prévôt
se servait
d'un
sceau
attribut
équestre,
des grands
en était
; toutefois
seigneurs
l'usage
beaucoup
alors qu'il nelefutau
XIV* siècle et depuis;
le
plus fréquent
contre-sceau
s'emporte l'écu en abîme.
Hugues
d'Antoing
comme
de ratifier
cette concession.
Quelpressa,
toujours,
en janvier
ques années plus tard,
Henri et Ida, ainsi
fils
que leur
en présence
d'Anseau
(Anselme),
testation
les prévôts
(v. st.),
Willaume,
leur sergent,
renoncèrent,
à une con-
élevée
Le moulin
porte
1241
d'Ocré,
au sujet de ce moulin.
n° LXXXV).
(Preuves,
à vent des dames des Prés
était situé hors de la
sur
(I) Arch, départ,
la gauche
du chemin
fonds de Sainte-Croix.
qui
menait
autrefois
—
de cette
porte
H fut démoli
à l'ancienne
en 1680
abbaye
et transféré
—
des Prés et à Escarpe!
(1).
sur le rempart,
entre les
de la
du sommet
et d'Arras,
à droite
Saint-Eloy
ouest de la porte Saint-Eloy
ou de Paris. Ce second
fut démonté
vers
1765.
Souvenirs,
(Plouvain,
portes
rampe
moulin
page
340
680.)
du droit do banalité,
résultant
L'exemption
des Prés de l'acte de 1234, engendra
l'abbaye
en l'an
1300 et à la veille
delà
notamment
fois lo prévôt
en 1783 *, chaque
tion du titra constitutif.
s'inclina
au profit de
des procès,
Révolution,
.devant la produc-
aveo les
prévôté fut appelé à garantir,
du pays, les engagements
pris par les
seigneurs
principaux
Uno première
envers
le roi de France.
comtes de Flandre
en décembre
datées de Douai,
fois, il s'obligea par lettres
L'époux
de notre
de Duaco,miles.
1244 (v, st.); il s'y
de Hundescote,
DuaHenricus
miles, prepositus
le bouclier
Il scelle avec un sceau équestre,
portant
il s'intitule:
1237,où
Henricus,prepositus
Son autre charte est du mois de février
nomme:
censis.
un écu en abîme
Ces chartes
ves nationales
; le contre-sceau
sont encore aujourd'hui
à Paris
Il y a, aux archives
n" 887 de Vinventaire
est aux armes
conservées
de la face.
aux
archi-
(2).
des hospices,
fonds
de 1839, l'original,
du
béguinage,
muni du sceau
il consent,
lesquelles
des lettres
par
prévôt,
d'une rente foncière,
comme sire, au rachat
que lui devait,
do Douai,
et qui serait à
un bourgeois
son tenancier,
des échevins
sous le jugement
: « Jo Henris de
l'avenir
mutilé
du
Hondescote,
provos
de Douai
,ai vendu
et werpi
bien
et
(1) Voir les plans de Douai de 1530 et de 1620.
(2) J 536, no 6»; ) 538, n» 6'». Doue! d'Arcq, Colletl. de teeaux,
n«» 5185 et 6186.
—
à Tiebaut
341
-
Douai,
bourgoisde
xxxij sols
de doissiens
et viij capons,
an
que il me dovoit par cascun
de rente,
dol fons de le torro de quatre cortius (courtil,
jardin) quo il tenoit do mi, liquel sient dehors le porte Olivier
loiaument
Toulet,
de Paris),
deriera
lo maison
Jordain
et à
Et co li ai jo encovent
à acuiter
plenierement
duscal dit (jugement)des
eschievins
de Douai. Et
Saint-Eloiou
(porte
Lolyer.
warandir
» etc.
Cet
y fu corn eschievins
acte, du mois de mars 1238 (v. st.), prouve
qu'anciennerentes
ment le prévôt,
levait certaines
comme le châtelain,
do
sur des héritages
situés dans l'échovinage
seigneuriales
à ceste
Douai.
covenence
la prévôté
autrement.
Par
de la chàtellenie,
De même
que celles
se seront éteintes
lettres
cote,
provost
des
l'hôpital
peu
à peu,
soit par
rachat
de
soit
« Henris
do Hondes1242,
à
de Douai,
et Ide , sa femme»
, donnèrent
un conduit
tiré du
Wez (le béguinage)
d'eau,
du mois
d'avril
fossé
de la ville (dépendant
de la prévôté),
de l'hôpital,
à condition
qu'il serait ouvert
ches,
les rentes
depuis
En
prime
jusqu'après
1250, surgirent
du testament
prétation
des
vêpres
difficultés
pour les usages
tous les diman-
(I).
relativement
à l'inter-
du prévôt Gérard
III ; les échevins,
déboutèrent
Henri
de Hondescote
à se prononcer,
appelés
de ses prétentions,
rendu le 30 septembre
par un jugement
1250 : « Les échevins
de Douai,
d'un même accord,
disent
savent,
par jugement,
qu'ils
que par
pour le rails (mieux)
lo devise que le prévôt
Gérard
de Douai,
qui jadis fut, fit
devant
échevins
de Douai
en l'an
1211,
au mois
de seplem-
(I) O/ig. aux archives de la ville, no,4» de la Tcble; sceau du prévôt,
dégradé; celui de la prévote, perdu. — Vidinms de ces lettres, avec petits
sceaux des doyen et curé de St.Pierré, aux archives des hospices, fonds du
béguinage, n» 817 dé r/hwnfair* de 1839.
-.
342-
Gérard devant
dit
bre, qu'en tout l'héritage
que le prévôt
à celui jour,
se justiçoit
avait à Douai,
qui par échevins
(biens tenus en coterie de l'échevinage),
que messire Henris
de le Posteroo,
de Hondescote
n'y a droit, sauf les moelins
de ce jugement
qui sont mis hors
Il s'agit ici des deux
poterne de Saint-Nicolas.
Il est probable
naça les échevins
que,
le 30 mai
à cause
gneur
1251,
du content
moulins
».
situés
mécontent
près
de cette
décision,
car ceux-ci
rendue;
qui l'avaiont
une résolution,
aux termes
(débat)
de l'ancienne
existant
entre
il meprirent,
de laquelle,
si,
eux et « monse-
de Hondescote»,
celui-ci causait quelque
à l'occasion
de leurs fonctions,
aux échevins
Henri
mage
leur serait
restitué
domle tort
par la ville (1).
des prévôts de Douai avait cessé
la contestation,
soulevée par
sur la part qui lui revenait,
portait
A cette époque.l'héritière
de vivre ; et vraisemblablement
Henri
comme
Ida
de Hondescote,
dans
survivant,
et son
Saint-Pierre.
l'an
1253, par
toing, ordonne
second
Cela
la succession
avaient
époux
résulte notamment
de 6a femme.
Aine chapel'e
: 1° d'une
charte
fondé
à
de
sire d'Espinoy
et d'AnHugues,
laquelle
le paiement
d'une rente de vingt-cinq
ra-
fondée à Saintcoupes de blé, pour une chapelle
Pierre par sa mère (2) ; 2e d'une autre, du mois de janvier
le chevalier
Guillaume
li Bleus
1559 (v. st.), par laquelle
sières
deux
sur le fief qu'il possédait
à Ypres,
assigne
(de Hondescote)
tenu delà comtesse
de Flandre,
une rente
de sept livres
de la rente de douze livres, qui avait étédonrestant
parisis,
(l) Arch. do la ville, cartul. QQ, t* 31. Voir nos 84 et 80 de la Table.
(2J Bibl. communale, Ms. 1086, II, fo» 105 vo, 108 r« et 109 v#. Preuves
de l'Histoire de la collégiale, par le chanoine'Doutart, écrite ver» 1735.
—
née à l'église
Saint-Pierre
343de Douai
défunts
par
de
Henri
do la même
et Ide, prévôté
Hondescote,
prévôt de Douai,
fondation
d'un
ville, ses père et mère,
chapelle
pourra
cette église (t).
dans
L'obit
d'Ida
et de sa famille
de Beaulieu-lez-Sin,
religieuses
celte mention
dansl'obituaire
Gerardi
terre
le 8 juillet.
de cette maison
des
en l'abbaye
On lit en effet
: ijnonJulii.
liâmes
Mkhwlisde
Duac'et
vxoris
ppositi
ejut,
de Antoie,
Inde pposite
et Henrici
etAlardi
Pro
se célébrait
nos
habemus
decimam
quibus
(2). 11 s'agit ici du prévôt Gérard
mariti
sui,
al rasieras
super
111 et d'Ida de Saint-
d'Hude liâmes,
beau-pèro
le prévôt qui va suivre;
d'Alard
d'Antoing,
gues d'Antoing,
mari de la prévôté Ida ; et enfin
père du même et premier
de celle-ci et de son second époux Henri de Hondescote.
sa femme
Omer,
La prévôté Ida
d'Alard
d'Antoing,
descote:
; de Michel
avait
I* Willaume
eu
des enfants
un fils et deux
de
ses
deux
filles,et d'Henri
de Hondescote
dit lo Bleu,
maris;
de Honbrave
et
renommé
mort sans lignée ; 2° Lucie (et non Ida)
chevalier,
de Hondescote,
femme du chevalier
de MonGuy, seigneur
tigny
(3).
(!) Arch. départ., Ch. detcomptes,2i earlol. de FI., pièce 122, f» 68, et 3*
cirlol. de FI., pièce S50, fc-51 v».
Cf. le Ms. 1056 de la Biblioth. communale de Douai, II. fo* 101 v»,
107 r«. 103 vo et 109. D'après l'acte de fondation, de l'an 1250, les prévôts
Henri el Ida avaient assigné les douze livres de rente sur leurs revenus de
Cuincy et d'Estrées.
(2) Obituaire de l'abbaye de Sin, XIV* siècle, Ire moitié; Ms. 828 de la
Bibl. de la ville.
Cf. l'acte de décembre 1231, contenant donation d'une dlme a Fressaing.
Ci) Généalogies de Hainaut précitées; p. 45 de l'édition d'Anvers, 1693.—
A h ligne 37, Ida, femme d'Henri de Hondescote, est indiquée par erreur
comme la veuve du prévôt de Douai, de manière qu'on la confond avec sa
mère Ida de Saint-Omer. Les nombreux actes, que nous avons cités, permettent, en toute certitude dé changer 'e mot uxor en celui de filia et de
lire: Ida supra dicta,prepositi
Duacensis (ilia, post mortem diétiprepotiti, domino Henrico de Hondescote nupta....
-
344
-
la loi féodale,
la prévôté de Douai,
D'après
fief principal
de la succession
échut
maternelle,
eut en outre la seigneurie
Hugues d'Antoing,qui
qui était le
au fils alnè,
de Cuincy-
il recueillit
la seigneurie
d'EsQuant au cadet,
du château
carpel' (1), mouvant
d'Oisy ; ô la mort du Bleu
de Hondescote,
chevalier
Esçarpel
passa par succession
dans la maison de Montigny
en Ostrevant.
le-prévôt.
.ni.
Liste
des prévôts
(suite).
La maison
d'Antoing;
et Hugues III.
vôts Hugues
I", Hugues
cations
à
importantes
les pré-
II, Robert
Rectifide cette maison.
la généalogie
La
son fils,
Isabeau
contracte
trois alliances
illustres;
prévôté
le connétable
assassiné
en 1354. —
Charles
d'Espagne,
Maison
de Meleun,
branche
et pré; les prévôts
d'Antoing
Marie II, Jean I" et Jean
II,
vôtés Marie I", Hugues /",
— Procès contre la ville. La basse
affermée
justice
de
la
prévôté
à des particuliers.
sire d'Antoing
et d'Espinoy,
Ier, chevalier,
Ida ; époux de :
prévôt de Douai ; fils aîné de la prévôté
1° Philippa
de Harnes;
2e Marie de Cisoing.
6.—HUGUES
D'ANTOING : De gueules
Voilà
au lion
d'argent.
Cri : Bury.
famille.
déjà la prévôté
passée dans une autre
sait que la maison d'Antoing
était l'une des principales
comté de Hainaut.
On
du
(1) 1251,mai; Willaume liBleus,chevalier,énonce les droits que l'abbayo
des Prés a sur son moulin à'Esearpitl, et assigne en garantie une rente
sur une terre a* Causfour* de Corcelé* (Courcelles;. — Orig. aux Archives
départ., fonds de l'abbaye des Prés de Douai; le sceau manque.
Hugues
d'Antoing
de la prévôté
il hérita
session
qu'en
avoué
345
était
depuis
do Douai.
longtemps
En 1224,
de sa terre
et avait
patrimonialo
semblable
le sire d'Antoing
occasion
ou défenseur
Notre-Dame
du chapitre
de décembre
Au mois
avoué
Robert,
Philippa
noble homme
d'Arras,
et
fille
messire
de
à l'abbaye
par succession
daient
faisait
comme
d'Antoing
(1).
leur seigneur
1231, à Lille, devant
sire de Bôthune
et de Termonde
sire d'Antoing
, sa femme,
Hugues,
majeur,
quand
il avait pris posprêté le serment,
,
et dame
chevalier,
d'Espinoy,
»
mémoire
de feu « de bonne
Michel
de
Harnes,
chevalier,
des terres
la Brayelle-lez-Aunay
à ladite Philippa,
vendé-
de
gisant au terroir
et tenues
en fief dudit
de Béthune
Robert
Woestine,
(2).
11 y a une charte
ainsi :
d'Hugues
d'Antoing
qui commence
« Jou Hues, sire d'Espinoit
et d'Antoin
savoir que
, fâche
le doyen
de Condet,
a rapporté
huit bonniers
Tbieris,
volues
de terre
Noël,
qu'il
el mois
de my à Bury
» (3).
de décembre
tenait
1232,
le vigile
En
comme les autres grands
1237, il Jfut appelé,
des comtés
de Flandre
à donner
et de Hainaut,
«t lettres
dou
seigneurs
au roi des
il se portait
», par lesquelles
garant,
des
autant
en son pouvoir,
de l'accomplissement
qu'Userait
Jeanne
; sa
engagements
par la comtesse
pris à Péronne
« lettre » est datée de Douai,
en décembre
(4).
Entre
d'assurance
1229
et
1253,
Hugues
d'Antoing
ratifia
plusieurs
(1) Cartol. d'Antoing, page 44, aux arcb. de l'Etat, à Mons. Annale* du
Cercle arehiol, de Mont, 1869, in-8*. IX, p. 111.
i2) Le Mire et Foppens, Opéra diplovi., IV, p. 542.
(3) Id., I, p. 732, en note ; tiré des archives du chapitre de Condé.
(4) Or'ginal scellé, aux archives nationales. Douet d'Arcq, Collection de
sceaux, III, p, 315; sceau no 10331 avec contré-sceau.
—
actes
émanés
de sa mère
selon
ce qui
a été exposé
346
^
—
Ida et du second
mari
de celle-ci,
plus haut.
« lemerkedi
de décembre,
devant le Nouel » de
l'an 1257, « Hues, sires de Antoing,
et Maroie»,
sa femme,
font un échange
avec la maison
du Temple
de Coberiu
Au mois
au sujet de leur fief de Genech,
(Cobrieu),
» (l).
de « Hellin le signor
de Chissoing
d'un
Il se servait
senté
tenant
un
grand
bouclier
aux armes
également
est aussi au lion.
sceau
où
équestre,
au lion, son cheval
d'Antoing
qu'ils
tenaient
il est repré-
caparaçonné
: le contre-sceau
armoriai
et son fils Hugues,
Le sire d'Antoing
déjà devenu prévôt
de la comtesse
de Douai, se rendirent
cautions
Marguerite
au
Guy, son fils, envers le comte do Saint-Pol,
entra le prince Hugues de Châtilprojetée
sujet do l'union
et la princesse
Marlon, fils aîné du comte de Saint-Pol,
fille atnèe du comte Guy ; dans Pacte du mois de
guerite,
et du comte
mars
ainsi
1269
indiqués:
(v.
garants
st.), les noms des seigneurs
« Je Roberz de Wavrin,
seneschaus
sont
de
connestables
de Flandres,
Flandres,
je Maalins,
je Hues,
de' Douay, fius le sein»
sires de Antoing,
je Hues prevoz
sires de Rues,
» etc. (2).
gneur de Antoing,
jeEustaces,
1er s'était donc démis de sa prévôté
prévôt Hugues
Il semble
en faveur de son lits Hugues.
vers
qu'il mourut
1270. Les généalogistes
qu'il eut une
(3) nous apprennent
Notro
(I) Archives nationales, Ordre de Malte, carton S 6200, pièce no 21.
Deux sceaux: celui équestre brisé; l'autre, représentant une dame, avec un
contre-sceau armoriai au lion.
chronot. de* charte* de la tille d*Arras, Documents, Arras
Wlntent.
(186.), Irt-io, p. 37.
(3) Anciennes généalogies de Italmut dite* de Baudoin d'Avesnes, corn*
posées vers la fin du Xlll» siècle. Le baron Le Roy Ut a publiées lAnvers,
1(03, tit-fo) sous le litre de Chronicon Balduint Avènneniit,,. Voir pp. 4i
et 45.
—
très-nombreuse
Harnes
-
347
de ses deux femmes,
postérité
Parmi
de Cisoing.
ses enfants
et Marie
de
Philippa
du premier
nous citerons
: Michel d'Antoing
dit do Harnes,
lit,
qui,
selon
les généalogies,
était l'alné,
toutes
bien qu'il
n'ait
eu pour sa part héréditaire
quel'hèritage
maternel,peut-être
parce qu'il décéda avant son pèreet qu'en Artois la représentation
n'avait
lieu;—Hugues,
prévôt de Douai
point
etd'Espinoy,
Bèatrix
épousa
de
Vierve
qui
etc.
devint
;—Jean
sire
d'Antoing
d'Antoing,
qui
celui
; c'est
très-probablement
de Bury
dans le testament
est qualifié
de
seigneur
de Douai de 1284, dont il est l'un des
II, le prévôt
Hugues
ainsi
exécuteurs
avec trois de ses frères,
sera exposé
qu'il
— Béatrix
femme
du chevalier
Jean
d'Antoing,
plus loin ;
dont elle eut plusieurs
de
de Rume,
Jean
fils, notamment
neveu et exécuteur
testamentaire
dudit
11.
Rume,
Hugues
qui
Du
deuxième
lit,
entre
autres
: Alard
d'An-
parlé,
telain
de Briffoeul,
dont nous avons
soigneur
à propos du petit fief de Briffoeul
à Sin, tenu du châde Douai
et provenant
des anciens
prévôts
(1); en
1274
, il vendit
toing
,
chevalier
naquirent
,
à l'abbaye
de
domaine
antique
Emerchicourt,
Wautier
d'Antoing,
des
Vicogne
des prévôts
terres
sises
de Douai
à
; —
de Bellonne,
chevalier,
seigneur
qui
le lion d'Antoing
sur un semé do fleurs de lys (2),
portait
- Gilles
— Jean et Arnoul,
qui furent
d'église;
d'Antoing,
Ces trois derniers
sont nommés
dans
seigneur
d'Assenaing.
le testament
II de 1284.
d'Hugues
7.
— HUGUES H,
chevalier,
(1) Voir notre 2* chapitre,
sire
d'Antoing
et d'Espinoy
#
art. IV.
fi) Son sceau, aux archives nationales, à uno charte
d'Areq, Collution dé tttâw, III, p. 315, sceau n* 1033t.
de 1311. Douët
-
-348
Ier et de Philippa
de Harneè;
de Douai,
fils d'Hugues
de Béthune
; 2e Isabeau
époux de : 1° Sibille de Wavrin
de Picquigny.
3e Mahaut
prévôt
L'un
de notre
des écueils
travail
et généalogihistorique
c'est la répétition
du même
siècles,
pour les premiers
dans les familles
, de sorte quo
prénom
si l'on doit attribuer
tel renseignement
que,
même
au petit-fils.
entre eux, ce
guer
femmes
ne figure
souvent
dans
un
ne sait
l'on
au père,
au fils, ou
certain
de les distin-
Le moyen
le plus
seraient
les alliances
que
;
le nom des
; mais
nombre
do leurs
très-petit
chartes.
Nous
sommes
nous
trouvé
nous
nos
entre
L'une
avec roin
encore
avons
eu recours
à une
méthode
qui
nous
par nos devanciers:
entra eux les sceaux
employée
et confronté
quo
de
dans les archives.
Le résultat
pu découvrir
des données
sur
recherches
a amené
nouvelles
et des rectifications
à la généalogie
nos
de l'importante
d'Antoing.
Aux
l'an
diffi-
avons
prévôts
maison
André
était
qui
donné
qui avaient
nous
sortir d'embarras,
n'a pas été suffisamment
étudié
d'une
présence
aggravée
par d'autres
travaux
par de mauvais
généatogiques,
crédit à bien des erreurs.Pour
essayer do
de ce genre,
notamment
causes,
culté
avons
ici en
archivés
du Cateau-Cambrésis,
à des
1265, relativement
de Cuincy
les seigneurs
du mois d'août
d'elles,
Hues
li jovenes,
d'Antoing,
». Elle
lo prevos
Quiuchi
équestre,
sur un
le bouclier
semé
dans
départementales,
et le
de croisettes
il
existe
le fonds
plusieurs
de
Saint-
chartes
de
difficultés
avaient
qui
surgi
et l'abbaye
de Saint-André.
« Jou
débute
ainsi:
1265,
de Douay
prevos
est munie
d'un
caparaçon
; légende
aux armes
: t S'Hvon
et sires
beau
: un
de
sceau
lion
d'Antoing
349. -
cevalier
;
armoriai
contre-sceau
aux
m^mes
armes;
lé-
du mois
de décembre,
Une
autre,
f S'sccreti.
prevos de Douay et sire de Quinporte : « Hues d'Antoing,
chi le prevost
» ; mêmes
sceau et contre-sceau.
Enfin une
» 1265
du « semmedi
devant le grant quaresme
troisième,
gende:
(v. st.),scellée
« Jou Hues
sires
do la même
manière,commence
chevaliers,
d'Anthoiug,
de Quinchi
le prevost
».
prouvos
par ces mots t
de Douay
et
Il y a plusieurs
à faire sur ces documents,
remarques
de celui que nous appelons
qui sont à coup sûr émanés
1er. Cet Hugues
Hugues
II, fils du prévôt Hugues
d'Antoing,
le jeune,
se distinguer
de son prédéqui se qualifie
pour
cesseur,
ne s'intitule
et
d'Espinoy,
contraire
qu'au
ne
pas,
porte
il brise
et
1265, seigneur
d'Antoing
d'Antoing,
pas les armes pleines
d'uu semé de croisettes
; car sou
en
démis en sa faveur de la prévôté de Douai
père, qui s'était
du domaine,
de Cuincy,
existait
à cette
encore
époque
continuait
à posséder
et Espinoy.
Antoing
D'un
et
et
autre
côté, si notre
prévôt
Hugues
possédait
en 1265,
el encore en 1268,
le
comme
le prouve
Cuincy
don fait par Robert,
comte
à son « cher et féal
d'Artois,
du machevalier,
Hugues
d'Antoing,
prévôt de Douai»,
rais de là Hotoie, situé entre la motte
Walon
et la « ladrerie » de (?ufnct/-le-prévôt
prévôt Hugues Ie' ne resta
car en 1291, Cuincy
toing dit de Harnes
Harnes,
tous
deux
(i),
point
appartenait
(2), frère
petits-neveux
du
de l'héritage
portion
à Hugues H ni à sa branche
;
au chevalier
Michel d'An-
cette
cadet
de
de notre
Jean,
prévôt
seigneur
de
Hugues
II,
(i) Arch. dép., Chambre des comptes, 1" cariai. d'Artois, fo il v»,
pièce 103.
(3) A. de Marquette,//*!!, général* du tmti dé /fonte* en Artoti,l\\\«,
1867, la*8»,l, p. 171, en note.
—
-350
fils d'Hugues
dit de Harnes
et petits-fils
de Mid'Antoing
de Cuincy-lechel, frère de notre Hugues II.La seigneurie
dont le sort avait été uni, pendant
des siècles, à
prévôt,
celui de la prévôté de Douai,
suivit dès lors des destinées
différentes
; elle fut,définitivement
perdue pour la branche
de Harnes,
son sort
d'Antoing
; recueillie
par la branche
fut lié, pour deux siècles à peu près, à celui de la seigneurie
de Harnes,
et elle échut
successivement
aux Reinghersaux Béthune
et aux d'A illy,héritiers
ou
vliet, aux Ghistelle,
de Harnes, portant
« d'Anthoing
ayants cause des d'Antoing
àkeuwe
fourchue
un vieil armoriai
de Hai», suivant
naut (i).
De ce qui précède,
sion d'Hugues,
sire
il nous
semble
résulter
que la succesfils de notre
et d'Espinoy,
d'Antoing
en premières
de Philippa
de
prévôté Ida et époux,
noces,
aura été quelque
entre notre préHarnes,
temps litigieuse
vôt Hugues H et le fils ou les petits-fils
de Michel de Harnes,
frère
atné dudit
où était situé
Hugues
le château
11 ; la cou tu ma d'Artois,
province
résidence
ordinaire
de
d'Espinoy,
cette
II au détriment
des hérifamille,
avantageait
Hugues
tiers de Michel
de Harnes,
décédô avant son père Hugues
de là, des procès
été terminés
qui auront
par
des terres d'Antoing
et d'Espinoy
à la branche
celle qui retint
le nom et les armes pleines d'Ancadette,
de Cuinoy-le-prévôt
à la branche
toing, el par l'abandon
aînée dite de Harnes.
d'Antoing;
l'attribution
Nous
d'Espinoy
aurons
si souvent
et d'Antoing,
l'occasion
que
quelques
de
parler
des terres
renseignements
sur
(0 Bibl. nat„ ms. fr. 8229. f« lit v..
La queue fourchue était donc une brisure que la branche de Harnes,
quoiqu'elle fût l'atnée, avait da prendre, parce que la terre d'Antoing lui
avait échappé.
—
elles
sont
ici nécessaires.
351
La
au comté d'Artois,
Carvin,
en principauté
l'an
1545,
—
'd'Espinoy
près de
1514 en comté,
puis
du comté de Saint-Pol.
seigneurie
l'an
érigée
mouvait
le sire d'Espinoy
se rendait
vers son seigneur,
Quand
pour
lui faire hommage,
le comte était tenu d'aller
au devant de
l'entrée
du petit bois de Saint-Pol,
dit vulgailui, jusqu'à
rement
le Bocquet
Caillimont
le vassal
était tenu
; alors
d'offrir
au comte un « fust » de lance sans fer ; puis le comte
otait do son doigt une bague
ornée
d'une
et lu passait
au doigt du sire d'Espinoy.
Louis XIV abolit l'hommage
que le prince
au comte
de Saint-Pol
relèverait
directement
du Louvre
(1). Quant
devait
d'Espinoy
et ordonna
que désormais
Espinoy
de la couronne
et de la grosse
tour
à la terre
elle constituait
d'Antoing,
du comté de Hainaut,sur
la rive'
une
seigneurie
importante
droite
de l'Escaut,
près
haute
En
justice
1275
du sire
et 1278,
pierre
précieuse
En 1707,
le roi
de
Tournai
; elle
était
tenue
en
de Leuze.
le chevalier
comme
Hugues
d'Antoing,
pays, donna au roi de France
les au très grands
du
seigneurs
des lettres d'assurance
au sujet do l'ensecuritatis),
(litterx
d'observer
gagement
pris par le comte
Guy de Dampierre
les
traités
faits entre
les
rois
et les
comtes
de Flandre
(2).
Annalt* Mitortci,
(1) Le P. Thomas Turptn, Comttum Tervanmium....
Dottil, 1731, In-Se, pp. 336 et 387.
(2) Originaux aux archives nationales.
Le sceau d'Hugues d'Antoing so trouve encore, aut archives nationales,
appendu à uns charte de 1280. D'après les tables de la Collection de
iceaux de M. Douët d'Arcq (tome I", p. 114 et p. 223, n» 103 '2 avec contre*
au lion brochant sur l*
sceau;, les armes sotitt un terni d* eroluttti
les armes seraient: un
(ouf; malt ptus loin (t. lit, p. 318, n«10i3i)
lion rampant (sans semé de croisettes). C'est la dernière indication qui
est erronnée; nul doute, vérification par nous Mie aux Archives (grâce
à l'extrême obligeance dé M. l'archiviste Demay),ct mèmeauist d'après
la description générale et la légende du sceau équestre et du contre-sceau
armoriai, telles que les donne M. DouB d'Arcq (III, p. 318), qu'il y a
-=
Voici
de,son
l'analyse
Testament
de
acte
testamentaire:
et à
Bôthune.
1284 (y, st.),en
et d'Ansire
Hues,
d'Espin,oit
et de Hapondame d'Antoing
sa femme,
à
» d/Usse,
Ils font des legs pieux
japvier.
toing, et d'Isabelle,
lieu , « avoueresse
à Arras,
à Lens
Douai,
veut
-=,
35*
les biens,
que
entre
tagés également
Hellin
etColart,
vient à mourir
il a la libre
dont
ses
fils
Le
disposition,
Huon
à leurs
héritiers
qu'ils
sire
s'interdisent,
respectifs
sera
au château
celui de ses
(testament)
Les époux défendent
le présent
testament,
de Douai.
de critiquer
serment,
Robert,
; mais s'il
le
aura
celle-ci
»,
la devise
11 confirme
par
d'Antoing
soient par-
d'Antoing,
de Wavrin
qu'il eut de Sibille
avant Isabelle,
sa femme,
tiers des meubles,
à l'exception
de ce qui
et que prendra,
sans « parchon
d'Espinoy,
fils qui sera sire d'Espinoy.
qu'il a faite devant échevins
sire
de
révoquer.
exécuteurs
Enfin
le
testamencomme
d'Antoing
désigne
taires : M«r Jean
de Bury,
M*f
d'Antoing,
seigneur
Jean d'Antoing
de Camchanoine
, archidiacre
d'Anvers,
brai,
M"
chanoine
Rume,
comte
sire»,
Arnoul
d'Antoing,
de Cambrai,
M"
son neveu.
de Saint-Pol,
contraindre
archidiacre
Gillon
de Valenciennes,
d'Antoing
et Jean
de
au
adressée
par une requête
« comme
bon
pour qu'il veuille bien,
« cette devise » (i).
un chacun
à respecter
L'acte
finit
identité parfaite entre les exemplaires de 1263 (aux archives départ., fonds
celui de 1269 (aux archives d'Arras) et celui de
deSt-AndréduCiteauj,
1281 (aux archives nationales;. Enfin nous retrouverons toul-l-l'heure les
mêmes sceau el contre-sceau pendus à une charte du mois d'octobre 1303
(arch. départ., fonds de l'abbiye des Prés de Douai). Toutes ces chartes
émanent donc assurément de notre Hugues II d'Antoing.
(1) Arch. dépari, Ch. des comptes, carton 210; copie du temps, sur parchemin.
Comme cette charte, très-importante pour la généalogie de la maison
d'Antoing, n'est connue que par des analyses Inexactes, nous la publions
aux Preuve*, no LXXXVI,
Une autre charte, qui a des rapports avec la nôtre, et qui est conservée à
-
—
353
noces SiLo prévôt Hugues H avait épousô en premières
II de Wavrin
fille de Robert
bille de Wavrin,
, sénéchal
et de Saint-Vedès l'an 1235 , sire de Lillers
de Flandre
nant,
Saint-Pol.
de Châtillon
et d'Eustachie
En
secondes
fille cadette de Roil épousa Isabeau
de Béthune,
et
avoué d'Arras,
et de Termonde,
bert, sire de Béthune
soeur atnée
Mahaut de Béthune,
de Moreaumez;
d'Isabeau
le sire
étant la femme do Guy de Dampierre,
d'Isabelle,
noces,
d'Antoing
Flandre.
eut
l'honneur
Ladite
dame
enfants,
du chevalier
d'être
Isabeau
d'un
beau-frère
était
elle-même
comte
veuve
de
, avec
de Ha-
de Wavrin,
seigneur
du château
à Cantin un fief mouvant
Hellin
ponlieu, qui possédait
» exerçait à Cantin les
de Douai. En 1294, « M" d'Antoing
à sa seconde épouse, douaidroits seigneuriaux
appartenant
rière
de Mir Hellin
do Wavrin.
trois maris, puisque,
de Sainte-Catherine,
Cette dame
dans un acte
de
l'an
parait
avoir eu
1209 (1), jour
où elle s'inti-
au mois de novembre,
» , elle
tule : « Isabeau
de Béthune,
dame
d'Antoing
de son mariage
s'était
retenus
nomme les enfants
qu'elle
de Huysse (probaavec messire Jean de Steelant,
seigneur
blement
avoué
d'Usse).
C'était,
semble-l-il,
le premier
de
ses trois époux.
Etant
à Douai
le dimanche
5 juillet
1282,
le
comte
Guy
Ôml, est ainsi analysée par M. V. Gaillard, dans son InteM, analyl. de*
tharte* de* comte* dt Fl„ Gand, 1837, In 8o, p. 110, r.e 766:
i 1284,1 novembre. Ysabeau , dame d'Antoing el de llapoulin (lie),
ammaneresse d'Alssi (<(«), déclare, avec l'assentiment du chevalier d'Esplnois et d'Antoing, son mirl, donner à tluon d'Antoing, son père (sic), et
à Robert d'Antoing,son frère, tous ses meubles et eateux quelconques,
après déductioa des dettes qu'elle a contractées avec ton prédit mari, i
(I) GoethaW, Dltl. génial, et herald., I, p. 450; Drauicert van Steelant;
Brut., 1810, ln-4», sans pagination.
CttAtILAlMIM DOUAI,
13.
—
—
354
« warder
» et recevoir,
un individu
commet
pour prendre,
en son nom, a tous les biens ki ora sont et ki eskeir puent,
kil tient
de Nous,
en le tiere M«r Watier
d'Antoing,
pour
de le dete que mcdame
et pour con viertir en l'aquit
de
doit à Jehan
de Douay,
Lalain,
bourgois
Haponliu
dusques
Li Alins
se tenra asols et apaiés do
adont que lidis Jehan
mètre
li
dete
conte
et loial, fait pardevant
» (1). Ainsi le comte
mant
que
dame
devant
ledite
nomméo
Nous
de
ou
li doit,
pardovant
Flandre
exposait
de sa belle-soeur.
pour payer les dettes
pres deniers
était seigneur
de Bellonne
valier Watier
d'Antoing
de notre prévôt Hugues
II,
consanguin
le cas de relever
C'est
ici l'erreur
par boin
no comses
proLe cheet frère
commise
par le P. Ruteau, dans sa généalogie
où, trompé
d'Antoing,
par la quail donne
lité de la dame de Hàponlieu,
une génération
de
sire d'Antoing,
fils
trop. En efL't, après avoir cité Hugues,
de Harnes,
et après avoir dit qu'il
de Hugues et de Philippa
2* avec Isabeau
se maria .* 1° avec Sibille de Wavrin,
de
soeur de
comtesse de Flandre,
et veuve de
Mahaut,
il lui donne
Hellin de Wavrin,
pour fils un Hugues,
«quade Douay
et seigneur
de Quincy,par
lifié le jeusne,
prevost
Béthune,
une
lettre
gneuries
ghenot,
l'an 1285
est facile
copié
de l'an
d'Antoing
dame de
1265, succéda
et d'Espignôy;
à son père aux seide Brunépousa Isabeau
depuis
leur
testament
; firent
Haut-pont-lieu
» (2). Avecco que nous avons ditprécédemtneiit.il
de rectifier
le P. Ruteau
et tous ceux qui l'ont
dopuis.
(t) Lettre de commission reprise dans lo procès criminel contre des gens
de Lille et de Douai en 1284; originaux reposant 4 Gand aux archives de
l'Etat. - Cf. Duthllloeul, Douai et LUI* au Aï//* lihle, Douai, 1880,
ln-io, p.24.
(2) Le P. Iluteau, Annalei.,. dllaynau,
lions, 1818, ln-f», p. 222.
—
355
—
Ce .qui précède était déjà rédigé
depuis quelque
nous avons découvert
des documents
lorsque
qui
ment, de la manière
tel que nous l'avons
1193.
Agnete
niensis
la plus expresse,
l'ordre
généalogique
établi ci-dessus
; en voici des extraits
vecturarum
nieo,
Pentecosten
feria 5* infra
de Antoing,
presentempaginant
Hugorie,
impressione
vôt Hugues
et
Il s'agit
et de
l'ancien,
ici d'Huguesd'Antoing,
que nous appellerons
sa femme Agnès de Mons, père et mère d'Alard
le premier
mari de la prévôté Ida.
1242,
dominus
:
de Antoing,
cum uxore
mea
Ego Hugo, dominus
ecclesie
Stl Landelini
, condonavi
Crispiseu vectigalia
omnium
wienagia
meam
transeuntium......
per terram
navium
temps,
confir-
d'Antoing,
Ego vero Hugo,
a viro nobili avo
condam
dM de Antoing,
dalam,
sigilli mei
duxi roborandam.....
dignum
(i). Le pré1" confirmo la charto
de son aïeul, Hugues
l'ancien.
Dom Queinsert,qui
a copié ces chartes dans le carlulaire
de Crespin,
donne en outre, d'après l'original
aux
conservé
archives de la même abbaye, la copie d'une charte
du 2
mai
1292,
par
gneur
laquelle
vidime
d'Antoing,
aïeul de son
Hugues,
1292,
bilate
Spineto
die
aïeul,
autrement
dit
alors
faite
seipar
son trisaïeul
:
vcneris
Jupost dominicam
qua cantatur
dnt de
Ego vero Hugo, filius dnl Hugonis,
et de Antoing,
a nobili viro
presentem
paginnm,
Hugone,
sigilli
fils d'Hugues,
Hugues,
et confirme la donation
quondam
mei
d"
impressione
de Antoing,
avo mei &vi, dalam,
duxi roborandam
dignum
(l)Girl. de l'abb. de Crespin, fin du Xllte siècle ; copie prise par dom
Quelnsert. Collection Moreau,vol. 100, f*B3, 4 la Bibl. nationale.
habco
quatenusjus
Dans le cartulaire
en français
donné
« 1292,1e
vel habere
de
-
356
in
valeo
(1).
acte est
premissis....
le même
précité,
Crespin
:
venredi
le jour
après
saint
et saint
Jakeme
Et jou Hues, fieus à mon signeur
Huon,
et d'Antoing,
ceste
pagene.
signeur
d'Espinoit
présente
de noble
homme
donnée
Huon,
d'Antoing,
signeur
jadis
de men saiel,
men trave, ai fait renforchier
de l'empression
Phelippe
de tant
qu'à
dono
Voilà
mi en atient
et parmi
la succession
des
» (2).
le mien
prévôts de
vivant
l'ancien,
si ras
d'Antoing,
établie : I. Hugues
ville, clairement
en 1193. — H. Alard,
Ida.
mari de notre prévôté
premier
— III.
de Douai,
en 1242.—
vivant
I*', prévôt
Hugues
IV. Hugues
en 1292. — V. Hugues
H, prévôt de Douai,
III,
de Douai, en 1312.
â son tour prévôt
notre
Grâce
aux
renseignements
sans hésiter
les actes
buerons
gues
11 et à son fils aîné
1287,30
gneur
pitre
décembre.
nous
qui précèdent,
suivants
à notre
attriHu-
prévôt
:
« Noble
M'r
homme
Huon
, seilécha»
chevalier
avec
», étant en procès
d'Antoing,
de Notre-Dame
intervient
un compromis
d'Antoing,
aux efforts de Guillaume,
de Cambrai
; « meévéque
grâce
sire Hues
ainsnés
dit »,
des arbitres
d'Anthoing,
; l'un
approuve
d'Anthoing
» (3).
Le chevalier
fius etoirs
M*r Huon
choisis
Gilles
(0 Arch, de l'abbaye de Crespin ; restes
queue de parchemin, et petit conlre-sceau
Collection tloreau, vol.
f SËCKKmi....
(2) Cartul. de l'abb. de Crespin, f» 70.
(«264.
devant
est « M<r Gillion
d'Antoing
était
un
de sceau pendant à simple
armoriai au lion ; légende :
211, (• 133.
Collection
Mornu,
vol. 111,
(3) Cartul. d'Antoing, p. 62, aux archives de l'Etat 4 Mons. Annaletdu
Ctrtlt urehiol. de Mon», 1860, in-8o. IX, p. 118.
—
frère
cadet
trai,
dans
357
H, qui,
d'Hugues
de ses exécuteurs
testamentaires
les rangs
—
en 1284, le choisit pour l'un
; il périt en 1302 à Cour-
de la chevalerie
française.
« Jou Hue,
le sire d'Espinoit
et 5 juillet.
et d'Antoing
Helin , mon fils, canoine
de Lilers ». Il
et le chapitre,
s'agit d'un nouveau
procès entre le seigneur
à l'occasion
Hellin
est désid'Antoing
duquel le chanoine
1295,
20 juin
Hellin d'Anthoing,
gné comme arbitre
par son père.«Nous
— fils à noble homme
M^
Huon , seigneur
et
d'Epinois
— canoines de
chevalier,
d'Anthoing,
l'église de Lilers ». 11
du chapitre;
dans l'arbitrage,
juge, de concert avec l'arbitre
est rappelé celui ci-devant
fait par « noble homme M'rGillion d'Antoing,
la
chevalier
». Le sire d'Antoing
fournira
ratification
de M"
Huon
d'Antoing,
son aisné
fil » (I).
et 1301 , 24 mai. Hugues,
sire
st.), î'c. février,
et d'Antoing,
et son fils aîné Hugues d'Antoing,
d'Espinoy
sire de Bughenoth,
certaines
conventions
avec le
passent
1299(v.
chapitre
présomptif
Bughenout
(2). Du vivant
de
son père Hugues
donc le titra
portait
d'Antoing
(3). Ce dernier
l'héritier
II,
de seigneur
do
nom, nous l'avons vu attribuer,
femme de notre prévôt,
Isabeau de
à la seconde
par erreur,
a transformée
en c Isabeau de
Béthune,
qu'un généalogiste
dame
de Hautponlieu
». Hellin
Brunghenot,
d'Antoing,
en 1295 , est nommé
chanoine
de l.illers
avec ses frères ,
dans
le testament
fait par son père
en 1284.
fi) Cirlul. d'Antoing, p. 66. Annal, du Cercle archéol. de Mont, IX, pp.
UOetss.
(2) C nul. d'Antoing, pp. 0Oet 02. Annale*, IX, pp. 120 et 131.
(3) uuggerhout, au nord do Droxeltes. En 1366, un gentilhomme, nommé
Henri d'Anthoing. est qna'iflé i seigneur de Huguenot i. Arch. du royaume
de Belgique, 4 Bruxelles, fonds de l'abbaye de Ghlstenghlen. Bull, de la
Société 'AU. tttitt. de Tournai, 1870, ln-8»,tome 11, p. 100.
—
En octobre
—
358
sire
Hugues,
son (second)
et d'Antoing
,
d'Espinoy
et Robert d'Antoing,
fils, chevaliers
, prévôts
de Douai, reconnaissent
que les dames des Prés ont le droit
un moulin
& vent en Péchevinage.
n*
d'avoir
{Preuves,
1300,
II d'Antoing
continuait
à user du
Hugues
dont nous
sceau équestre
, avec contre-sceau
armoriai,
l'avons vu se servir en 1265, 1269, 1286, etc. ; c'est ce dont
sur
en confrontant,
nous nous sommes assuré nous-méme,
de 1265
départementales,
l'exemplaire
place, aux archives
LXXXV
avec
5°.)
celui
de
1300.
Voilà
qui
achève
de
lever
tous
les
doutes.
au prévôt Hugues
H que nous rapporterons
et d'Esl'indication
suivante
:« 1308 ; Hue, sire d'Antoing
et Jean » (sic; probablement/ou,
je, moi)
pinoy, chevalier,
C'est
« Hue,
encore
son
pardevant
Bury,
oncle
(ils aîné, donnèrent
noble
homme
Jean
dudit
Huet
une
charte
d'Antoing
et autres
hommes
que,
de
, seigneur
de fief, Bauportant
se deshérita,
duin, sire de Péruez,
chevalier,
pour la fon» (1). Selon nous, le seigneur
dation d'un hôpital à Péruez
de Bury serait l'oncle du fils du sire d'Antoing.
Le prévôt Hugues
II nous parait
vers l'an 1310.
Dans les anciennes
Batduini
(Chtonicon
le guide
nobiliaire
donne
Flandre
l'avoué
Wavrin.
deux
Bêthune
On sait
Les renseignements
l'une
plusieurs
avec
fils,
veuve
sorti
de
ce monde
du Hainaut
généalogies
Avennensistp&gQ
le plus sûr pour
alliances,
d'où
Robert,
de
être
45), qui constituent
ces temps-là,'on
lui
la fille
l'autre
du
sénéchal
de
avec la fille de
de
de messire
Hellin
Robert,
s'arrêtent
vers 1205.
que ces généalogies
à lui assigner
suivants
nous obligent
(1) Extrait des litres da chapitre de Sainte*Waudro «le Mon*. Dont Caf«
ûaux, Tritor génial, Paris, 1777. in-i, p. IW.
—
une
troisième
—
359
qui a été omise
épouse,
par tous les
généalo-
gistes.
En la collégiale
Saint-Martin
de Picquigny,
existait une
dite Notre-Dame
de Gouy,
fondée en 1315 par
chapelle
Mahaut de Picquigny,
dame de Gouy,
femme du seigneur
de Douai,
ladite
fondation
d'Antoing,
prévôt
d'Amiens
frère de ladite
Renault,
par levidame
La Morliôre,
tres maisons...
dans son Recueil
de plusieurs
approuvée
Mahaut (1).
nobles
et illus-
du diocèse
d'/fmie/i$(Paris,Cratnoisy,1642,
d'Anin-f*, page. 17), après avoir constaté que « le seigneur
de la maison
de Melun » (lisez :
toing,
prévôt de Douai,
dame de Gouy,
épousa Mahaut de Picquigny,
d'Antointf),
l'aînée
des
filles
de
Jean,
d'Amiens
sire
de
vidatne
Picquigny,
1270, veuf 1303), et de
(enfant en 1246, marié
do Beaumez,
dame d'AnMarguerite
ajoute
que ladite
de Picquigny,
toing, « l'an 1315, fonda en l'église collégiale
la chapelle
dite do Gouy Sur quoy, s'étant
par après émeu
d'entre
le chapitre
de Picquigny
et Hues
quelque différent
et Marguerite
de Picquigny,
do Melun, seigneur
d'Antoing,
dame d'Ailly
hoirs
en ayants cause, ce dit le
sur-Somme,
tiltre,
de ladite
Mahault
dame,
lettres
intervindrent
de
leur
Picquigny,
: premièrement
très-honorée
de
Raoult,
do Rainoval
et Pieipont,
de France,
et
seigneur
pannetier
de Picquigny,
vidamesse
de Marguerite
son
d'Amiens,
de l'an 1369,
épouse, en date de l'an 1367, et puis autres,
de Picquigny,
de Hues de Melun et sa femme,
Marguerite
maintenant
accord final avec lo chapitre
».
dits, contenant
vidamesse
en troisièmes
mariée
d'Amiens,
Marguerite,
noces à ttaoul de Raine val, était la fille unique du vidante
lui-même
fils atné du vidame
Jean et de MarHe^nauit,
ti) Darsy, Dintfieti ai l'églia
4É7, note 6, et H, p. 361.
cTAmltm, Amiens, 1860-1871,in 4», 1. p.
—
360
—
de Beaumez
; quant à Marguerite,
guérite
de Meleun,
c'était la fille ainée de Jean
femme
d'Hugues
de Picquigny,
sei-
et
de Ferry,
la petite-fille
d'Ailly,
seigneur
gneur d'Ailly,
de
l'arrière
du vidame
Jean
et de Marguerite
-petite-fille;
de Picquigny
n'avait
Beaumez.
Donc Mahaut
pas retenu
d'enfant
d'Antoing,
puisque
la maison
de Picquigny.
trés dans
Elle
ses biens
du sire
était
sans
attendu
doute
beaucoup
plus jeune
lui survécut
près de
pendant
étaient
ren-
que son mari,
trente années.
qu'elle
Eu effet, il y a dans
le fonds de Saint-Amé,
aux archives
deux actes ou elle agit comme
douairière
départementales,
des biens de la maison d'Antoing
:
« 1334,
et
devant
du seigneur
novembre,
liqutenant
échèvftis
de Canins
et de Espinoit
en Carembaut.
Fait du
et noble M*r Jehan,
viconte de Meleun,
gré de haut homme
de Monstereul-Berlai,
cambrelcnc
de Franche,
et
seigneur
do noble
dame
Madame
Yzabiel,
se chière
pinoy,
d'Espinoy;
gniji dame
1338
et d'fisd'Antoing
hèrititière
et
d'Antoing
, adonc
espeuse
et de noble
dame madame
d'Espinoy,
possessans
» Cet acte est inséré dans
viagère.
tobre 1349.
«
dame
Mehàut
de Piquele tamps
comme
pour
un autre
du mois
d'oc-
(v. st.) 18 mars;
vicomte
de Meleun,
seiJehan,
chambellan
de France.
Vsabel,
gneur do Monstreul-Bellay,
vicontesse
de Meleun,
dame
et prevoste
herid'Anlhoing
tiero
do Douay. Mahaut
de Piquigny*,
de Oouay% à
prevoste
causé de douaire
». Cette charte
au moulin
au
, relative
Brai de Douai, est munie du sceau de la prévôté
douairière:
ce sceau
une dame accostée
de deux écus, celui
représente
à sa droite
le lion d'Antoing,
et l'autre deux
placé
portant
montre
un parti, au 1", un lion, au
fasces; le contre-sceau
du sceau ainsi que
24, un fascé de six pièces. La légende
—
celle
du
contre-sceau
d'Antoing
lui
Mahaut
attribuent
, attendu
que
convola
et qu'elle
qui survécut,
noces; elle n'a pu avoir d'autre
II, dont les
que notre Hugues
Hugues
de la manière
quées
la
de
qualité
de Picquigny
ne peut
que nous appellerons
d'Antoing
de nos prévôts
la série
—
dame
(1).
Comme
du sire
361
III, dans
Hugues
c'est l'épouse
de cet
mémo
en secondes
mari,
seigneur
d'Antoing,
alliances
doivent
être indi11 épousa
suivante.
avoir été la femme
:
i° Sibille
de Wavrin,
fille de Robert II de Wavrin
de Flandre,
et d'Eustachio
de Chastillon-Saint-Pol.
néchal
D'où
dans
fils : Hugues,
quatre
le testament
de 1284.
Hellin
Robert,
1284, Isabeau de Béthune,
et de Termonde
de Béthune
bert, sire
d'Isabeau
de
Elle
Moreaumez.
était
et Colart,
fille
2° Avant
, sé-
cadette
cités
de Ro-
, avoué d'Arras
, et
veuve avec enfants de
et Heldelluysse,
de Haponlieu
était
lin de Wavrin
, seigneur
; ce dernier
dit tes généologistes)
frère cadet (et non fils, comme
l'ont
du sire de Wavrin
ci-dessus
nommé
Robert,
; de sorte
à la veuve de son belse remaria
d'Antoing
qu'Hugues
deux
maris
: Jean
oncle; elle devait
pas d'enfant.
de Steelant,
être
bien
3» Vers
1300, Mahaut
vidame d'Amiens,
Jean,
était sensiblement
survécut
30 ans
Les erreurs
tache
avons
plus
Agée que lui.
de Picquigny,
et de Marguerite
l'alnèe
Il n'en
commises
par nos devanciers
pour le prévôt
bon
des
usage
(l) Cf. Demay, liittnl.
II;
Hugues
nombreuses
dtt tet&ux ât la Fi,
eut
des filles de
de Beaumez.
plus jeune
que son époux,
auquel
et dont elle n'eut pas de postérité.
diflicile
fait
seigneur
ont rendu
Elle
elle
notre
on jugera
si nous
chartes
dont
on
ru 6318.
n'avait
tenu
aucun
nous
proposons
ment
justifiées
—
y.
—
362
et si les données
compte,
d'Antoing
pour la généalogie
par les titres.
nouvelles
que
suffisam-
sont
RcDEirr
de Douai
D'ANTOING, chevalier,
prévôt
fils d'Hugues
II et de Sibille
do Wavrin.
second
Il est cité dans
Nous
le
le testament
;
de 12S4.
dans
la série de nos prévôts,
figurer
attendu
» de
que, du vivant de son père, il fut u adhérilé
la prévôté,
octobre
1300 il confirme
avec lui
puisqu'en
d'eux s'intitulant
les actes concer(chacun
prévôt de Douai)
nant
faisons
le moulin
son sceau
do l'abbaye
à vent
des Prés».
On
voit, par
sur un
lo lion d'Antoing
portail
semé de croisettes,
et qu'il brisait d'un lambel de trois penla légende
Rolt d'Anthoing%
Sctl
dants;
cheval'^
porte:
Picvves% n° LXXXV.
fit if aegneur
uWnthoing.
armoriai,
qu'il
Il mourut
sans
très-probablement
au chef dé sa branche.
fit retour
9. — HUGUES 111, chevalier,
sire
noy, prévôt de Douai ; frère alnè du
Marie de Sottenghicn.
Dans
le testament
1300, du vivant
do Rughonoth.
ii'Aiurest
Gérard
do 128i,
de ton père,
D'après
Du
etc.,
lignée
Robert,
do
Hrllin
128'i
et
donno
Colart.
prévôté
d'Antoing
et
précédent
; époux
de
il est cité comme
fils aîné.
En
il portait
le
litre
d'Espi-
de seigneur
de Gutnes,
(Maisons
Chesne,
il « avait pour frères
Henri
nous sommes
ce rapport,
page 35'U,
» ; sous
d'Antoing
avec l'illustre
désaccord
généalogiste
le testament
: caria
pour
du
frères
XVII*
à notre
et
en
siècle;
car
Hugues
III :
—
« Hues
parmi
d'Antoing
les chevaliers
N'-us
rapportons
» ou
tablissemcnt
prévôt
prison,
dettes:
baillius
363
—
» figura au tournoi
de Mons
de Flandre
et de Hainaut(t).
au prévôt Hugues
de non préjudice
III un acte
en 1310,
de « rèta-
pour la justice
que le
de la ville exerçait
à Douai, où il gardait
dans sa
en son hôtel de la Grand'place,
les prisonniers
pour
« 1312, mardi devant Noël ; Jehans
adont
Couzius,
de Douai, vint devant echcvins
qui estoient ou Pont
un
(2), et là fist ramener
par ses sorgans
—
manant
de Buvrey,
et osier
lequel il avoit fait prendre
de le prison
M" d'Anpar forche,
par un de ses sergant,
de le ville, qui se prison
ou
tmoit
toing à Douai,
prouvost
Xarkiet
au bleit, — ès maisons
de le ville, là u Nichaises
de
devant
le halle
l-dit rronvost,
maMcntigni
justiche
(3), adont tenansic
noit. Et présenta
lidis baillius
asdis eschevins,
à rcstablit* le
» (4).
ville et le loy et le justiche
M. le prouvost
Le sire
</t/de Sottend'Antoing
épousa Marie d'Enghien
sire de Sotteinjhien,
et de Mario,
ghien , fille de Gérard,
châtelaine
de Gand. Sa veuve se remaria
avec le prince Guy
de Flandre
dont elle eut une fille,
(5), sire de Richebourg,
(I) Compte rendu dtt tianttt
selles. 1803, in-8o, p. «31.
de ta Corn. roy. d'hitt., 3e série, v, Dru-
(t) Rue du Pont-air on», en face de lïioiel de vile, ou rur «'e la H.Ile,
ne de h Mairie, etc. Au XIII* siècle et au XIV», on disait : Ou Pont, pour
désigner celte rue.
(3j Commi<, lio.itemnt ou, comme on disait alors,/mfice do M. le prévôt.
(I) Archives de la ville, eut .1. N, fo 31 v».
(5) Cette secon le union étift d'Ji iccmplio en 13:8, attendu que, le Si
juin, a Mon», le cheviller i Guyon de Flaires, adont ligueur d'Antoing t,
figure d:ihs une charte du comte de Hninaul.i'Devillors Monum.pour ttrtlr
à l'hiêt. dftpiovincet de tiamut, eie , Itrunllc.s M\, m-l", i, III, p. 7!6,
en note.) Guy de Flandre tenait la terre d'Antuingeo qualité de bail ou tuteur
de sa belle-lllle Isabeau d'Antoing.
—
Alix de Flandre,
châtelain
de Lille
Dans
Hugues
10. -
de
compto
o le justice
notre
me dame
III ne laissa qu'une
ville,
de
d'Antoing
l'an
1326,
il
est
» (2).
fille.
d'Antoing
et d'Espinoy
, prévôté
fille du précédent.
fut d'abord
sous la tutelle
sa mère
Plus
de Luxembourg,
(1).
ISABBAU , dame
de Douai,
Elle
en 1330 à Jean
mariée
un
de
parlé
—
364
, morte vers
tard, elle hérita
1320
de Marie
de Sottenghien,
mari do celle-ci.
, et du second
do la chàtellenieon
vicomte
de Gand,
ainsi
Elle eut enfin,
que de la terro de Sottenghien.
probablement
le Gavène'de
Douai. (Voir le 4* chapipar acquêt,
héritière
contracta
trois alliantre, article 111.) Cette riche
ces illustres.
Elle
épousa,
en premières
etc.
Herstal,
de Gaesbeck,
Jean, sire desdits
lieux,
ce jeune
do Luxembourg;
de Brabant;
il mourut
sire
noces, Henri de Louvain,
fils aîné de
, mort vers 1324,
décédé vers 1318 , et de Félicitas
prince était do la maison
sans enfant (3).
des ducs
Klle s'unit,
de temps après,
avec le prince Altrès-peu
fonso d'Espagne,
fils d'un prétendant
au trône de Caslille.
Les circonstances
de ce mariage,
qui eut lieu vers 1325 (4),
(\) A. Du Chesne, Prttttti de l'kM. dtt maUontde Cutneietc, Paris,
16 U. in-f», pp C8i et 6S3 ;—IJ., Mattont de Gulntt, d'Ardrtt, Gand et
Coucy, pp. 3-")là 3M>.
(i) Arch. de la ville, rôle en parchemin, hy. 133. liasse 6*.
(?) Dulkens, Trophée» de Ùralant, l,p.CI8.
(\) M. Kervynde Ivtteihovo (OEutre» de Fro'utart, Chroniquet, I. il»,
Table, p. IVSjeite une chute qui constaterait que la baronnlo de Lttnel
aurait été donnée,en 1324, par le roi Charles le Bel au pèfedueonr.*Ubl*
Charles d'Espagne, lequel tavoit.déhissé son estaldeclergio pour plose- «iliouelltment servir > te roi.
—
365
—
sont
du roi de France,
par l'entremise
termes dans une chronique
contemporaine
rapportées
(1) :
en ces
« En cel an, monseigueur
Au four (2), arcediacle
et cadevint soldoier , et puis le fist H
none en l'esglise de Paris,
Et comme
il eust traictié
avec pluseurs
roys chevalier.
hautes dames d'eslre mariées
à icelui monseigneur
Aulfour
et l'avoit son
fils (3) estoit du filz au roi d'Espaingne,
père eu d'une dame de Normandie,
laquelle puis il espousa),
et l'eussent
elles ne voloient avoir mari qui eust
renfusé,car
(qui
esté clerc; en la fin lu damoiselte
de Gant (4) li fu donnée
à famé, dont puis après il ot un filz masle (5) à Closètre (6)
dessus Gentilly.
Et donna
li papes
à son frète Henri
sa
» Et un peu plus loin, sous
et son arcediacré.
prouvende
l'année
1327 , le môme chroniqueur
ajoute : « En cel an
Alfour dessus dit, en la maison du
trespassa
monseigneur
conte de Savoie dessuz Gentilly,
et fu enterrés
chiés le3 Jacobins
de Paris
meura,
Melun.
fu puis
»
Le continuateur
cheto
s'accorde
nous
apprend
honorablement.
mariée
Dont
à monseigneur
sa famo, qui veve deJehan , visconte de
de la Chronique
latine de Gérard de Fra~
avec ce qui précède,
parfaitement
puisqu'il
cousin
du roi de
qu'Alfonse
d'Espagne,
(I) Continuation anonyme de la Chronique de Jean do S. Victor. Beeuelt
de» Mil. de» Gaule»et de la France, t. Si, 1126.1328, Paris, 1853, ln-fo ;
page 68i3e f et page 6î8 b.
li; On Aufont, formes diverses du prénom Alphonse.
(3> li faut lire loi petU'filt, comme on le démontrera bientôt.
(4) Isabelle d'Antoing, châtelaino ou vicomtesse de Oand. Le chroniqueur
non dame, parce quo le Jeune prince, son premier
t'appelle damoittlteei
époux, n'avait pas eu la dignité de chevalier.
(8) Le connétabb Charles d'Espagne, assassiné en 1384.
(t) Lises i Bitttte.
—
avait
France,
fait chevalier
dans
une
été diacre
et
baron
366
—
et archidiacre
; qu'ayant
de Paris,
une
gagné
avant
d'être
fièvre
quarte
il en mourut
à
en Gascogne
l'an 1326,
vers le
Gentilly
près Paris, en l'hôtel du comte de Savoie,
mois d'août
1327 ; et enfin qu'il fut inhumé
aux frères Prêcheurs
(I).
N'est-il
d'Isabeau
de Lunel,
tières de
expédition
évident,
d'après
fut Alfonse
d'Antoing
pas
lieutenant
Flandre
du
général
cela,
que
le second
mari
sire
chevalier,
d'Espagne,
sur les fronroi de France
en
et sur les frontières
de Gasco1325,
subségne on 1326 ; et qu'il était fils, légitimé
par mariage
du prince
Alfonse
dit de La Cerda,
au
quent,
prétendant
trône
de Castille
en 1296,
1309 etc. (2), et d'une dame de
dont le nom est resté inconnu
Normandie,
de La Cerda
était lui-même
fils atné du
d'Espagne
Castille)
; lequel
prince
Alfonse
(mort en 1274, avant son père
et de Blanche
de France,
tille de saint
Néanmoins
transformé
du 21* volume
annalistes
Ferrand
X,roi
Louis.
de
les généalogistes
ont longle fils avec le pète,
et donné
mari à
temps confondu
pour
notre Isabeau d'Antoing
le prétendant
Alfonse de La Cerda,
au lieu d'Alfonsc
l'archidiacre
do Paris subited'Espagne,
ment
les
Alfonse
et
Les savants
en général
d'armée.
éditeurs
de France,
du Recueil des historiens
MM.
et de Wailly,
la filiation
ont redressé
fautive
Guigniaut
de la maison
cette blanche
royale d'Espagne
(3).
Une autre
erreur
avait
été
également
commise
par
de
les
. (I) Itettitil de» hitt. des Gaule» et de la France.X. 31, pp. 68 et 69.
(i> M un 1 J'.ibord à Mahaut de Narbonne, dont postérité. Voir Morcri,
Le Grand diction, ht»!., Amsterdam, 1740, in-f», 11, C 197; la généalogie
donnée par Morcri renferme plusieurs inexactitudes.
(3) Paris, 18?-$,in-f», p. CS$, note i.
—
367
—
mais elle a été rectifiée, il y a longtemps,
par
généalogistes;
André Du Chesne, dans son Histoire des maisons
deGuines,
etc. (page258); quoique cet auteur n'ait pas su non plus discontrairement
au dire
tinguer lo père du fils, il a constaté,
avait eu un fils de
de ses devanciers,
que Isabeau d'Antoing
de ce
son second mari Alfonse d'Espagne
; car en parlant
Charles
et de sa femme, il dit qu'ils procréèrent
dernier
d'Espagne,
goulême,
« depuis connétable
de France,
d'Ancomte
seigneur de Luuel et de Benaon en Aunis ; comme
un arrêt de 1343 »; et il ajoute : « Ceux-là
se
témoigne
sont trompés
qui ont écrit que de ce second mariage
(d'Isa» (1).
ne procéda
beau d'Antoing)
point aussi de lignée
Charles d'Espagne
est du reste un personnage
;
historique
filleul
du roi Charles
le Bel,
favori
du
créé par
en 1350,
il fut assassiné
traî-
connétable
comte d'Angoulôme,
de l'Etoile,
de l'ordre
chevalier
etc.,
treusement
à Laigle en Normandie,
dans
celui-ci
roi Jean,
de France
la nuit
du 8 au 9
loi de Napar ordre de Charles le Mauvais,
de ce prince a propos
varre, gendre du roi Nous reparlerons
article
du Gavèno do Douai. (Voir 4" chapitre,
111.) D'une
Charles de Blois, avec la main de
fille du duc de Bretagne,
janvier
laquelle
Charles
1354,
le roi Jean
d'Espagne
lui avait fait don
de la ville
de Laigle,
ne laissa pas de postérité.
(1) De cette union, qu'on atait cru stérile, serait encore sorti une autre
ÛIJ, d'après M. Kervyn do Lelter.hovo (OEuvres de Froittarl, Chronique»,
t. il',Tiible,pp.i5l-R5, liruxcltes, 1873, in-ïo), a y.voir: Louis d'Espagne,
amiral de France en 1311, cité en 1310 parmi les hauts barons de France et
les plus renommes chevaliers (III, 3«o et 398), et que FroissartfV, 01)
donne, par erreur, pour | ère à Charles d'Espagne. Mais l'hypothèse do M.
de Lettcnhove n'est pas admissible, pui-que lo prince Louis d Espagno (s'il
était Ûls d'Alfonseet ii'tsabeiu d'Antumg, tu triés vers lliiti), n'aurait eu que
quatorze ans à peine en 13101 L'erreur môme de Froissart prouve que
Louis était beaucoup plus âgé que Chirlcs; c'était très-vraisemblablement
son oncle,
Cf. la généalogie fautive donnée par Morcri, H, C 197, col. i.
—
Enfin
—
368
mois de
d'Antoing,
après trois à quatre
en troisièmes
noces, l'an
1327, par con30 novembre,
de Saint-André,
avec Jean,
Isabeau
convola
veuvage,
trat passé le jour
de Meleun
vicomte
, sire do
Monsireuil-Bellay,
de France,
veuf lui-même,
avec
chambellan
l'un des plus
de Tancarville.
C'était
Jeanne
gneur
sence
de la cour
; le roi
honora
leurs
noces
grand
de
enfants,
grands
de sa
seipré-
(1).
Le 18 mars
1338,
(v. st.),
de Monslreul-Bellay,
gneur
femme Ysabel,
vicomtesse
de Douai,
prévôté héritière
vôté doiuirière,
bailli d'Amiens
construire
un
se désistèrent
contro
moulin
Jean, vicomte
chambellan
de
dame
Meleun,
et Mahaut
d'un
de Meleun,
de France
sei-
; sa
et
d'Antoing
de Picquigny,
prédevant
le
procès intenté
M"
de Saint-Amô,
a moudre
brais,
fait
qui avaient
dans
la ville de
« moulin
au préjudice
du leur qui était baual,
braDouai,
brais ». Cette charte
du fonds de Saintcerel pour moudre
Amé est munie des sceaux de ces hauts personnages.
Celui
et lo caparaçon
aux
, le bouclier
équestre
de Meleun;
contre-sceau
armoriai
: une croix patéeé
une dame
de
de la vicomtesse
accostée
représente
du vicomte
armes
Celui
est
aux armes de Meleun,
et l'autre
à sa droite,
écussons,
au lien d'Antoing.
Le troisième
a été décrit plus haut.
deux
En
le vicomte
de Meleun,
1340,
guerro entre la Franco et le Hainaul,
nu comte
ment servir lo roi, renvoya
en
considération
de la
et pour pouvoir librede Hainaut
l'hommage
(1) Lettres patentes d'octobre 1714 , accordant au prince d'Espinoy la
dignité de duc et pair, et rappelant les illustrations de la maison de Meleun.
Annale» Mil., Douii, Derbaix, 1731,
Turpin, Comilum Tenanentium
in-8, p. 393.
Cf. A. Du Chesne, Mattont de Gulne»
etc., p. 358; et Moreri, U
Grand dicl. Mtlorlq., VI, M p. 15J, col. î.
—
—
369
tenait de celui-ci
qu'il
(1), A la
pour le fief d'Antoing
bataille du 17 juin 1340, il avait à sa suite neuf chevaliers
et 62 écuyers (2).
entre
qui s'éleva
exposé le différend
<c noble et puissant
homme Mr le vicomte de Meleun,
prôvost de Douai à cause de madame la vicomtesse,
sa femme »,
Nous
avons
déjà
et le châtelain
ville, au sujet de leurs
: procès qui fut jugé par leséchevins,
respectives
n* LXXXVII1.
1345. Preuvest
de notre
juridictions
le 13 juin
choisi par le roi Philippe
du testament
de Valois comme' l'un des exécuteurs
que fit
ce souverain
cette annéele 24 mai 1347 ; mais il mourut
Le vicomte
là, avant
Jean,
d'être
eut l'honneur
le roi son maître
(3j.
de Meleun,
sa femme, dame
vicomte
vicomtesse,
fils de cette dame,
fondent trois obits,
où reposent,
dame (4).
chambellan
d'Antoing
de France,
etc., la
et d'Espinoy,
et le
Charles
seigneur
d'Espagne,
le 26 juillet
1347, en l'église
des prédécesseurs
disent-ils,plusieurs
La vicomtesse
survécut
à son
fut enterrôo
Elle
d'Antoing,
où l'on voyait
dans
encorn
d'Antoing,
do ladite
troisième
à son tour,
le 6 décembre
l'atteignit
do son fils aîné,
après l'assassinat
d'Espagne.
de Luuel,
époux ; la mort
un an
1354, environ
le connétable
Charles
l'église
son épitapho
des
chanoines
au cotnmeu-
(1) S^int-Gcnois, ilonum. ane., I, p. 217.—Arcti. départ., fonds de laCIi.
des comptes. Invent. tom. \, p. 137, col. 1.
>
(3) LeII. pat. précitées d'octobre 1714.
(3) Moreri, l. cit.
(I) Annat. du Cercltarch.
bB DOPAI.
CHÂTELAINS
de .Vont, H69, ln-3j, IX, p. I3i.
24.
—
du XVII*
cernent
siècle;
ceux deses
lait seâ titres,
370
—
en français
inscription
rappetrois époux et la date de sa mort(l).
une
Jean de Meleun
et Isabeau
mariage,,
d'Antoing
trois enfants
: 1* Hugues,
sire d'Anlaissèrent
qui devint
de Gand , etc. ;
châtelain
ou vicomte
toing et d'Espinoy,
de Douai;
2° Isanous le retrouverons
plus tard à la prévôté
De leur
beau
, qui
se maria
de Dreux,
et
prince du sang;
qui suit.
en
noces
premières
en secondes
à Jean
3° Marie
à Pierre
I,
comte
d'Artois,
morte sans
de Meleun,
comte
d'Eu
alliance
,
(2),
de Melun
de vicomte
et de grand
Quant aux dignités
elles échurent
à la branche
chambellan
de France,
aînée ,
du titre do comte de Tancarville.
honorée
11.
cadette
—
MARIE
de Jean,
I* DE MELEUN, prévôté
de
de Meleun,et
vicomte
d'Isabeau
MELEUN : D'azur
à sept
besants
d'or,
3, 3,
Douai;
fille
d'Antoing.
1, au chef
du
môme.
Nous
membres
jusqu'au
avons
conservé
ancienne,
l'orthographe
que les
de celte illustre
maison
n'ont
cessé d'employer
XVIII* siècle.
La prévôté
et Gavenière
et
figure,
par son procureur
sire Gilles de Villcrs, prêtre,
curé de Fléchicourt
receveurt
du 1" octobre),
à l'accord
(suivant
pouvoir
1370 conclu entre : Hugues
de Saint-Aubin,
gneur do Wagnonville,
ayant la souveraine
« clains
» et
en
« respeux
»,
en la
(1) A. Le Mire, Optra diptom., I, p, 315.
(î) Moreri, /. clL—A. Du Chesne, p. 369.
ville
du
31 octobre
seichevalier,
basse justice
en
et
échevinage
—
do Douai,
371
—
» le pont à le
« oultre
l'eau,
Laigne (paroisse Saint-Albin)
; ladite noble d*"*, prévôté de
la ville de Douai, ayant
les souveraines
basses justices
en
ladite ville et êchevinage,
au lieu dit Deçà l'eau
(paroisse
au
lieu
dit Delà
de Saintses démembrements
primitive,—avec
de Saint-Nicolas
et de Notre-Dame,—et
ancienne,
: la ville
Saint-Amé
; dites plus particulièrement
Saint-Pierre
Jacques
paroisse
de Douai)
elle tient noblement
et lesquelles,
avec sa prévôté,
et en fief de Mer de Flandres,
de son castel de Douai ; et les
<•ou
èchevins
de Douai,—au
sujet des « clains »et a respeux
des actes
le tribunal
intéressant
extra-judiciaires
échevinal.
Le sceau gothique
et armorialdu
prêtre Gilles de Villers,
et receveur
delà prévôté,
procureur
pend à l'acte du 31 octobre ; l'écu esta trois étoiles, sous un cheféchiquetô,
cantonné d'un chevron
à dextre ; légende
: S. Egidii
de Villaribus
prebit
L'accord
(1).
du
31
octobre
approuvé
par le comte de
à Gand, le 23 février 1371 (v. st.), sur les instances
Flandre,
du chevalier
de Marie de Meleun,
Hugues de Saint-Aubin,
prévôté de Douai, et des èchevins
(2).
Marie
prévôté
de Meleun
la succession
eu,dans
maternelle,la
de Douai. (Voir 4* chapitre,
article III.)
avait
et leGavène
Elle avait
mand.
fut
également
Le 6 novembre
recueilli
1361,
en sa ville de
dam1*
Termonde,
Marie de Meleun
fiefs qu'elle
tenait
de
biens
des
dans
fla-
le comte
déclare
Louis de Maele, étant
que « sa chère cousine
» lui a* rendu
lui,
le pays
a gisans
hommage
» au comté
(1) Cf. Demay, Intenl. de» tttaux de la FI., Il,n» 6018.
(2) Archives de la ville, ii<»M* à 801 de la Table.
pour
les
d'Alost,
et
avait
qu'elle
cousine
hérités
-
372
de la dame
sa mère,
d'Antoing,
« notre
» (1).
fit, avec son frère
scella
le sire de Tancarville,
un accord qu'elle
consanguin,
de Meleun : les sept besants
avec un petit sceau aux armes
sous un chef. Dans le précieux
recueil
de M. Douët d'Arcq
acte du 9 mars
Par
1369
(v. st.),
elle
de sceaux,
elle est appelée
II, n* 5187),
par
(Collection
erreur
: « Henri de Meleun,
prévôt de Douai »; la rectification est faite à la table placée en tête de l'ouvrage
(I, pages
2* et 182 colonne
58 colonne
elle
1372,
dénombrement
L'an
un
n° LXXX1X.)
Après
2').
qui
et
pour la prévôté
nous
a été conservé.
elle,
ces fiefs échurent
servit,
le Gavène,
(Preuves,
au suivant.
12. — HUOUES 1" DE MELEUN, chevalier,
sire d'Antoing
châtelain
de Gand et prévôt
, de Soltenghien,
d'Espinoy
frère germain
de la précédente.
Douai;
,
de
au curage
137S , le nouveau
consentit
prévôt
des fossés « mouvans
depuis le pont de la porte de Lannoy,
à la porte et ventelle
allant
de Saint-Nicolas,
jusjusques
ques d la porto au Cherf. Conditionné
que ce que fait en
Le 8 août
ne a nous,
ne à un procès
préjudice
faites
raison de plusieurs
jà piechà mou,
pour
entreprises
sur les fossés, si que on dit, entre défunte
demiselle
Marie
de Meleun,
nostresoeur,
jadis prévôté de Douai, et plusieurs
sera,
ne fasse ne porte
héritiers
marchissans
11 s'était
1356)
trouvé
avec Jean,
sur
lesdits
à la bataille
vicomte
» (2).
fossés
de
Poitiers
de Meleun,
comte
(1) Arch. d.'part., Ch. des comptes, !•» reg.des
(2) Arch. de la ville, no 893 delà Table.
(19 septembre
de Tancarville,
chartes, f« 121 v».
—
373
-^
de France,
chevalier de
grand maître et grand chambellan
et avec Guillaume,
de Sens,
l'ordre
de l'Etoile,
archevêque
il y fit, parait-il,
ses frètes consanguins;
une glorieuse
retraite (1).
le cite plusieurs
fois dans ses Chroniques
parmi
chevaliers
et les grands
de son
les valeureux
seigneurs
baron en Hainaut,
prit parla
temps. Le sire d'Antoing,
en Espagne conduite par l'illustre
du
française
l'expédition
Froissart
Guesclin
contre
le roi de Castille
Pierre
le Cruel
et les An-
le chevalier
A lard d'Antoing,
siro
glais ; lui et son parent,
de Briffoeul, également
baron en Hainaut,
se distinguèrent
à la défaite do Navarette
(3 avril 1367), où du Guesclin
les sires d'Antoing
tomba au pouvoir
des Anglais;
et de
Briffoeul
France,
tre les
le sort de leur
partagèrent
continua
le sire
d'Antoing
Revenu
en
général.
à guerroyer
con-
1373, il serAnglais ; vers le mois de septembre
vait sous le sire de Clisson , dans le nord du royaume
, et
ennemi qui s'était avancé entre
observait un corps d'armée
1377 , il prit part à une
Laon et Soissons ; en septembre
tentée autour do Calais par le duc de Bourgogne
expédition
alors parmi les
et assista à la prise d'Ardres
; il eslcitè
« bannerels
de Bourbon
, M*r Hue
françois : M*' Jacques
Charles de
, messire
, le comte de Dammartin
d'Antoing
de Hainaut,
le seigneur
de Wavrin»,
le sénéchal
Poitiets,
etc. Le chevalier
ou chef d'une bannière,
corresbanneret,
pondait à ce «iiio l'on a appelé depuis en France et en Fland'armes ou d'une comdre le chef d'une bande d'hommes
pagnie
Lors
de
leur comte,
l'insurrection
il épousa
de cavalerie.
sorte de régiment
d'ordonnance,
des communes
énergiquement
flamandes
la cause
contre
de cedernier.
(1) Lettres patentes do 1714; p.391 de l'ouvrage cité du P. Turpin.
-
-
37't
contre l'armée
rebelle , de
En 1379, il défen \. . Audenardo
de BriilVenl. Les Ganavec son parent lo seigneur
concert
sa qualité
contre lui, prétondirent
tois, fort animés
qu'en
de la ville do Gand, son devoir
do châtelain
ou vicomte
de
tête, et ils le sommèrent
« Et par espécial,
ils mandèrent
au seigneur
s'exécuter.
messire
de Gand,
hiretier
Hue, qui est chastelaiu
d'Antoing,
ou il perdoroit
ses
qu'il les vcnist servir de sa thastolerie,
son castel do Viano, qui sciet dalès
droits et lut abateroient
do venir
était
so mettre
Grammont.
Losiro
les serviroit
à leur
nulle
fiance,
no tenoit
A leur
d'Antoing
leur
remanda
quevolentiersil
n'euissent
en
et qu'ils
lui
contraire
et fort ennemi,
ne il
no no voloit tenir,
fors de son sei-
destruction,
car il leur seroit
riens
d'eux,
do Flandre,
la comte
gneur,
Le siro d'Antoing
obéissance.
il dovoit
service et
auquel
leur tint bien tout ce qu'il
: car il leur fist guerre
et leur porta
mortcllo,
proinist
et de contraires,
moult de damages
et fist garnir et pourvoir
de Viane,
de laquelle
ceux do Gand
son castel
garnison
»
et travillet.
estoient
heryet
leur
« Hue do Meleun,seigneur
», figure, en novemd'Antoing
bre 1382,
à la tête île 24 écuyers,
les chevaliers
parmi
de l'arméo du duc de Bourgogne,
bannerets
lors de la camillustrée
pagne de Flandre,
du 27 novembre
(1).
En
il
1384,
célébrées
Maele,
qui offrirent
messire
Hue
assista
par
la victoire
de Rooseheke
,
aux
du comte
Louis de
obsèques
à Saint-Pierre
de Lille: «S'ensuivent
ceux
les destriers
de Meleun
do la guerre
et le seigneur
Pour
le tiers (3m*),
Pour
le
d'Aussy.
fl) Bataille de Roosebeke, notice par J. de Siint-Genois. Tomo Vlll.p. 419,
du Messager de Belgique, Gml, 1840. in-S.
—
quart
meu.
(i*),
»
lo soigneur
—
375
do BrilVoeul
et lo seigneur
do Bri-
« Hue,
de Gand, chevachâtelain
seigneur
d'Antoing,
lier », signe lo traité de paix conclu à Tournai,
le 18 décembre
et les Gantois ; il
1385, entre le duc de Bourgogne
vient lo premier
après les princes.
Au mois de septembre
1386,
en Angleterre
tion projetée
,
l'Ecluse
en Flandre,
à l'occasion
le roi
à la tête d'une
d'uno
Charles
arméo
expédiVI vint à
considérable.
Les
« lecomto
ne savaient où se loger:
plus grands personnages
le sire do Coucy, lo dauphin
le
de Saint-Pol,
d'Auvergne,
et plusieurs
hauts seigneurs
de France, pour
sire d'Antoing
être plus à leur aiso et plus large, se logèrent
à Bruges ».
A la a noble
donna
senter
festo do joustes
», que le roi d'Angleterre
à Londres
en 1390, lo seigneur d'Antoing
alla repréle roi do Franco (I).
En mai
1401,
do Bourgogne,
150 livres (2).
Nous
avons
lo soigneur
d'Antoing,
reçut do son maître
trouvé,
dans
le fonds
du
duc
gratification
de
conseiller
une
do Saint-Amô
, aux
une lettre missive sur parchemin,
départementales,
écartclé
munie d'un petit sceau armoriai
(ou contre-sceau,
en cire rouge,
d simple
de Meleun et d'Antoing)
pendant
archives
, et adressée par lo seigneur
d'Antoing
queue de parchemin
de Saint-Amè
au doyen et au chapitre
; il avait,
par memis ses archives
en dépôt dans l'église :
sure de sûreté,
a 1356,22 mai, d Anthoing;
Hues de Meleun.sires
d'Anth.,
(t) Chronique tournaisienne, composée.vers la fin du XV»siècle, d'après
de b mes chroriqaes comtemporaims; publiée par le chanoine De Smet
dans le t. III du Recueil des chroniq. de FI., Drus., 1&S6,ir.-lo, p. 2SJ.
(i) Arch. départ., Cli. des comptes. ImeU. som., I, p. Ht.
—
et chastellain
d'Espinoy
consillier
amet
Mons.
—
370
de
Gand..
Cille
. Knvoions
Canivet
n"
féal et
et Jehan
nre
i'atel,
as linges ou
riez et serrures
espour faire metlre
et Charoù nos 1"*, insirutnens
crins, qui sont eu vr* église,
». Jean
tres sont
Catel , que le sire d'Antoing
appelle
do
un riche bourgeois
son « varlet », n'en était
pas moins
varllet,
notre
Le
ville et receveur
en
du Gavïmc
1339.
13G9 , il avait, avec sa femme,
Marguerite
la fondation
do Picquigny
faite,
, confirmé
, damo d'Ailly
l'an 1347, en l'église d'Antoing,
par le vicomte et et la viCharcomtesso,ses
père et mère,et
par feu son frère utérin,
10 juillet
les d'Espagne.
est munie
La charte
de deux
sceaux
superbes
le tome IX des .ln-
dans
qui ont été reproduits
gothiques,
de Mons (IbUD, in-S*, page
nales du Cercle archéologique
du sire d'Antoing
celui132). Le sceau équestre
représente
à une tète do
ci galopant,
l'épéo haute , coiffé d'un casque
et la cotte d'armes
lo bouclier
à un
pour cimier,
de Meleun
et le caparaçon
du cheval
écartclé
et d'Antoing,
: S: Hue : de : Melun : 'seiaux mêmes
armes.
Légende
renard
gneur
d'Anthoing
lain : de : Gar.d.
: d'Espinoy
Contre-sceau
: de
: 't
Soteginn
aux
armoriai,
: chaslc-
mêmes
ar-
de grandes
mes (1). On voit que ce seigneur
et
, possesseur
le titre de
nombreuses
à négliger
commençait
seigneuries,
titre qui cependant
suffisait
à lui seul,
prévôt de Douai,
à son titulaire
une
au XIIe siècle et au XIIIe,
pour donner
haute
position
changements
dans la nature
ou trois
considéré;
dans
le
monde
s'étaient
déjà
de la richesse
domaines
et
la fortune
une
féodal
; c'est que de grands
dans
l'état social et
accomplis
: il ne suffit
origine
, on ne l'a
noblo
plus
plus
pour
qu'A
(l) Cf. Dernay, Jntent. des sceaux de la Flandre,
1873, in-io, H, n» 5545.
d'avoir
être
deux
riche
la condition
et
do
Paris, impr. nativii.,
—
377
—
des villages à la douzaine;
quant à la considération,
posséder
elle s'attache
plus encore aux favoris des rois et des princes
familles.
descendants
des anciennes
qu'aux
de chef d'une
branche
cadette et ne pouvant
En qualité
do Meleun
armes
Hugues
porteries
pleines de sa maison,
do sa mère.
écailla
Quant à son fils Jean,
d'Antoing,armes
de
chef de la maison
devenu
de Meleun,
après l'extinction
du
honorée
aînée,
il porta de Meleun plein.
la branche
ville,
tilro
de comte
de
Tancar-
Lo 6 mars
et procureceveur
/Mondiaux,
1373, Jehan
reur do « hault et puissant
M,r Hue de Meleun,
seigneur
de
de Gand et prevost
chastcllain
d'Antoing,
d'Eppinoy,
à un meunier
uno maison
», arrento
Douay
viagôrement
située
'« au
en cette
molin
Par
ville, au lieu dit le Castel Saint-Amô,
do lo Brais », propriété
du prévôt (1).
autre
tenant
contrat
èchevins
do Douai,
le
passé devant
23 mars 1387 (v. st.), le métier des tanneurs
prit à louage
do « hault et poissant seigneur
M*' d'Antoing»,
prévôt de
en dehors do le porte du pont
Douai, le« Noefmollin,seans
de piero », au loyer do 32 francs royaux,
par an, payable
à charge de l'entretenir
à usago do « wisine
termes,
à leur mestier
escorche,
», et en
pour maure
appartenant
la rente de deux « muis do bled, tel que de meuacquittant
en deux
ture,
Amé
de la
mais
li dis mollins
que doit
» (2). Nous retrouverons,
Prairie
toujours
occupé
seulement
pour
dansTespacedecesiècle-là,
28
francs
d une
d Saintcappelle
en 1465, ce môme moulin
par
par
le corps des tanneurs,
an : ce qui prouve que,
la prospérité
industrielle
do notre
(I) Contrats en cbirog. aux archives de la ville. Guilmot, Extraits M?.,
III,p. 1190.
(3) Contrats en chirogr. aux archives de la ville. Guilmot, Extraits, III,
p. 1236.
—
été en diminuant;
tion d'avec la Franco.
ville avait
do l'an
Un titre
pitre,
article
M*
seigneur
«lo Wingles,
de Flandre
111),
conséquence
relatif
1403,
nous
—
378
an Gavèno
apprend
» résidait
d'Antoing
do notre
sépara-
do Douai
(4* cha-
'quo o noblo et puissant
au donjon do son chastol
de l.ens. Co château
des connétables
bailliage
lui était venu par sa seconde
femme.
On commença
à donner
à ferme certains
vers ce temps-là
la prévôté,
notamment
lo prola basse justicede
produitsde
» etc., etc. : « 1389, 4 novembre;
fit des» clains et respeux
Jean de Goy, fils de feu Martin,bourgeois
de Douai,
prend
doM.
la basse justice,
d'Antoing
pour
florins d'or à l'écu. Alexandre
Caron
tion jusqu'à
Dans
50 livres
un compte
» (1).
du
bailli
est
Jaque
Doinmarcquiet
».
M. d'Anthoing
1" de Meleun
Hugues
six ans,moyennantsix
caudit Le Merchier,
de
de l'an
Douai,
«
comme
indiqué
épousa
: lo en 1360,
1390
(2),
chenssier
Marguerite
et de Cathe-
fille de Jean,
de Picquigny,
seigneur
d'Ailly,
dite do Sa^it-Pol
rine de Chdtillon
; il eut de cette union
avant lui, sans enfants,
et une fille ;
deux fils qui moururent
de Beausart,
fille aînée de Robert,
et 2° vers 1376, Béatrix
connétable
Wingles,
était veuve
; cette dame
sire de Hondescote
(3).
seigneur
de Rosny
de
De l'union
sart,
d'Hugues
il y eut postérité
de
Meleun
et notamment
de Flandre,
sans enfant
et
et de
de Waulier,
de Béatrix
un fils
Laure
de Beau-
et trois
filles.
(I) Arch. de la ville, no 31 de la 9« liasse du cabinet; pièces collaiionnées
pour procès contre te prévôt. Invent. ras. deGuilmot, p. 1140.)
( ) A-eh. départ., Cb. des comptes, reg. D 93,
(3) Moreri, f. cil. Dom CafBaux, Trètor génial., p. 734.
—
Jean
do Meloun
379
—
et d'Espinoy,
vicomte do
d'Antoing
do Flandro
etc. ; nous le trouverons
dans
fui sire
Gand, connétable
la suite à la prévôté
do Douai. La fillo alnéo Philippa
eut
de Douai ; ello épousa,
en 1399,
leGavono
sire
Jacques,
Marie de Meleun eut la prévôté.
de Montmorency.
Cathe-
do ses deux maris Jean, soigneur
pas d'enfant
do Fontaines,
de Boisin, et Bauduin
chevaliers;
après elle,
la terre
de Wagnonville,
ancien domaine
de la maison de
rine
no laissa
Saint-Aubin,
qu'ello avait
ensuite à son frère aine.
Hugues
1" do Meleun
13.—
MARIE
d'Hugues
II
d'Antoing
Elle épousa,
acquis,
mourut
échut
en 1406
à sa soeur
(1).
de
DE MELEUN, prévôté
et de Béatrix de Beausart.
par contrat
du 30 décembre
Marie,
Douai,
fillo
1404
(2), Jean
d'Ossénéchal
chevalier,
seigneurdeHordaing,
second fils de Simon do Lalaing,
sire de Quiévrain,
trevant,
bailli de Hainaut,
et de Jeanne
du Roeulx dit d'Escaussines.
deLalaing,
au
Elle eut un long procès avec les èchevins
de Douai,
:
; voici le sujet de la contestation
siège de la gouvernance
Un individu
un coffre chez Auavait, le 23 mars 1410,volé
drieu
du Buisson
son
à celui-ci
et à Ernoul,
, appartenant
frère, dans lequel était uno bourse ou « saquelet
», contenant 366 pièces d'or, qu'il avait été, la nuit, enfouir
sur la
• creste
Fausse
» de la vieille
Posterne
forteresse
(3). Le voleur
, assez près du lieu dit la
ayant été pris , les èchevins
(1) Le P. Ruteau, Annale» .. dWaynau, p. 222.
(2) Dom CaHaux, Trésor génial, p. 735.
(i) Vers l'endroit qui a été*appelé ensuito la Planquc-Aaioureuse ou le
Pont-des-Amourclles; ruo des Blana-Mouchons, & la hauteur du no 41.
-
—
380
sur les lieux, avec le bailli,
avaient
foui et refut rendu
trouvé l'argent,qui
aux propriétaires,après
l'exédu piévôt,
du voleur.
I»e là, plainte
cution
qui prétendit
considérait
lover son droit sur les pièces d'or qu'il
commo
étaient
allés
bien épave.
Le jeudi
7 octobre
a noblo homme
rendue
entre
1423, intervintune
Jehan
do Lalaing,
seigueurdeHordaing,deMarpont,senescald'0.strûvantet
en son vivant,
vost do Douai,
demandeur,
en cas de saisine
sentence
chovalior,
pre-
et complaignant
les échopart;et
», d'uno
vins do Douai,d'autro
mis
part. On y voit que, leprocèsétant
était allé de vie à trespas » et que
en état, « le complaignant
le procureur
de la ville avait obtenu
commission
du juge ,
en vertu
do laquelle
il avait
fait ajourner
au Chastel
de
Douai
: messiro
héritier
dudit
taire
avec
et de nouvollitô
do
Guillaume
et
feu prévôt,
sire Nicolle
Ducoch,
Lalaing,
aussi
son
prêtre,
chevalier
exécuteur
sire
Pierre
(frère et)
testamenHolin
et
et GeorgeCreveche
messireEnglebert
d'Enghien;
(1), bailli,
de noble dame madamo
en la ville de Douai,
Marie do Mede Goy;—pour
ledit proleun, veuve dudit prévôt, et Jehan
cès reconnaître.
Les exécuteurs
testamentaires
eurent
gain
pas. Les èchevins
fut condamnée
aux dépens (2).
rent
La délimitation
des droits
sur les terrains
prévôté,
des siècles , une question
do
do causo,
respectifs
la vieille
presque
de
enceinte
insoluble
ne comparuet l'autre
partie
la
ville
et do
la
, fut, durant
et sans cesse
agitée.
(I) Guilmol, p. 180,col. '?, du Suppl. au Glossaire de la langue romane
do Roquefort (Paris, I8if, in-&>), cite un acte du 3 juillet 1410, confinant
vente d'une maison t qui fut feu George Crueche, haboutant par derrière
aux hostiux et maison du Pot d'etain >.
(i) Arch. de la ville, n» 801 de la Table. Guilmot, Invent analyt. M*., I,
P. 71.
—
Lo 2 octobre
381
—
un bourgeois
do
èchevins,
reconnut
avoir pris à ferme, dès l'an
Douai, Colart Guibbe,
et puissant
M|r Jehan de Lalaing,
1412, deahault
seigneur
de Hoidaing,
de Marpent,
senescal
d'Ostrovant
et pruvost
1416,
devant
de Douay, sa justice do la prevoste,
le
pour icello exercer,
terme de quatre
de Postes, en
ans, et eus avec la justice
rendant
cascun an, pour ladite justico de la prevoste,
quarante couronnes
et pour ladite justico de Pottes,
dix
d'or,
couronnes
» (1).
Dans
uno
sentence
échevinalo
5 juin
1423, il est
prévôt de Douai, pour son
« comme bailli
Du Pont,
du
do « feu Mr de Hordain,
question
molin do lo Braix
» ; de Jehan
et receveur
dudit seigneur
»,et de « Loys de Le Vacquerie,
» (2).
lo fait de lo basse justico de la prévôté
exerçant
Pendant
son union
vote hérita
; cette terre resta étroitement
les destinées jusqu'en
1567.
Elle survécut
n'avait
pas
d'Oslrevant,
la
pré*
do la seigneurie
de Wagnonville,
de
dépendant
mais relevant
du châSaint-Albin
de Douai,
la paroisse
teau de Lens
et en suivit
avec lo sénéchal
retenu
assez
longtemps
d'enfant.
d
son
liée à la prévôté
époux,
dont
elle
En 1432, ello était en contestation
avec les èchevins,
touforteresse
Le 6 sepjours au sujet des crêtes de l'ancienne
tembre
donnèrent
leur réponse
écrite à
1432, les èchevins
» haut et puissant
certains articles
que leur avait « baillés
seigneur
Celle-ci
M,r d'Antoing,pourmadame
être troublée
prétendait
la prévôte,sasoeur
(3).
dans ses droits sur les
(I) Id„ contrats en chirogr. Guilmot, Extraits, t. III, p. 1295.
(i) Id., f» 73 d'un grand reg.cn papier, intitulé: Contrat?, 1423-1424.
(3) Arch. de la ville, copie simple, no 839 de la Table. Guilmot, Invent,
analyt, ms.,I,p. 40.
—
entro
croies,
la porto
-
382
à l'Estanque
ot le Neuf-moulin
(de la
Prairie).
Par ses lottrcs
en date
en
la ville
do Melboegc
de Hourdaing,
(1), du 20
do Mar-
1438, « Marie do Meleun, dame
autorisa
son receveur,
Georges
pent et prévôté do Douai»,
de bailli, pour recevoir,
à remplir
les fonctions
Creveche,
conformément
aux règles de la coutume
féodale, l'acte relatif
mai
à la vente
ci-après,
de l'un
article
des deux
arrière-fiefs
de la prévôté.
(Voir
V 2°,)
de « haute et
1441, lo procureur
dame de Hordain
noble dame madame
Marie de Meleun,
et
et prévôté
de Douai », afferma
à Dérin Lefôvre et
Marpent
do Carnin
de la prévôté,
la basse justice
ainsi
Jaquemart
couy appondans,
jardin,
que « l'ostel et petites maisons
Par
acte du
20 août
des crestes
et les profits
la porto du
(2) depuis
Marché jusqu'à
celle de Canteleu
», pour six ans, à56 francs
de Flandre
l'an, 33 gros monnaie
pour chaque franc.Condi-
lombier,
tionné
que ladite
en la porto dudit
entre
dame,
hôtel,
auront
ses gens et officiers
avec l'ètablo
des chevaux
les deux
l'entrée
qui est
avec leurs
dudit hôtel, pour se loger
portes
Un bail semblable
toutes les fois qu'il leur plaira.
chevaux,
fut passé le 2 mai 1446,
au profit de Jehan
à
Lestevart,
60 francs par an, au lieu de 56 (3).
11 résulte
Douai,
mais
do ce qui
qu'elle
précède
y séjournait
que
la prévôté
n'habitait
de temps à autre.
pas
(1) Maubeuge. Elle demeurait très-probablement en cette ville. Le 20 mai
1439, elle assistait a la cérémonie de la Ictusl ition des reliques de sainte
A'degoiide: nobilis domina D. Maria de Melun, domina de Hourdaing.
(Guesquière, Acla SS. Belgii, Bruxelles, 17d7, iu-i», IV, p. i3U
(2) Les crêtes ou rejets du f <ssé, hors des vieux .murs, servaient ici de
à
jardin l'hôtel de la prévôté.
Ci)Arch. de la ville,chirographes; no» 890 et 917 delà Table. Guilmot,
l,p.39.
Marie
mai
de Meleun,
dame
1440, uu dénombrement
sement
ce document
Citons
mai
encore
n'existe
deux
actes
383
-
de Hordaing,
avait servi, le 20
pour su prévôté ; malheureuplus
do
(I).
celte
prévôté,
du 11
l'un,
un ouvrier
viagèrcment
lequel elle arrento
u de taillant
assez près du pont
à taillant,
», « son mollin
à lerbe et d'un autre
au seimollin d blé qui appartient
1442,
par
une redevance
de
annuelle
», moyennant
du 10 novembre
14i3,
sept livres parisis ; et l'autro,
qui
est un bail, accordé
deux ans, v des tourelaiges
et
pour
haman, sur les cervoises,
franqués
qu'elle
prend chacun
gneur
de Haisso
boux, bries mars, miés et autres
nant 50 livres parisis l'an (2).
boires
14. — JEAN Ier DE MELEUN , seigneur
noy, etc., vicomte de Gand, connétable
bouillis
»,
moyen-
d'Antoing,
de Flandre,
d'Espichâte-
de Bapaume
etc. , chevalier
, prévôt de Douai,
de la précédente.
Toison d'Or (1432) ; frère germain
lain
de la
était devenu
chef des nom et armes de
seigneur
Guilmaison , depuis
la mort do son cousin,
vicomte de Meleun, comte de Tancarville,
mort au
Ce grand
son illustre
laume,
désastred'Azincourt
Il s'attacha
mâle.
en 1415, sans laisser de postérité
étroitement
d la fortuno
de la brillante
maison
de Bourgogne.
En
quand
d'Azincourt,
1415, d la veille de la triste journée
fait retenir son fils le comte
le duc Jean Sans-Peur
(1) L'original en parchemin se trouvait encore à la Chambre des comptes,
à la veille de la Révolution; il est repris en l'invent. des dénorub. des fiefs
de Douai, dressé à la fin du XVIIIe siècle. (Arch. départ., liasse U 78.)
(2) Contrats en chirographe aux archives de la ville. Guilmot, Extraits
as., 111, pp. 1342 et 1345.
—
-
38i
lo Bon) dans lo « chastel
de
(depuis
Philippe
do se rendroà
Erre » (Airo en Artois) , pour
l'empêchor
•< icdle besongno
» tient
», « le jeuno seigneur
d'Antoing
de Charolais
au comte,
compagnie
» ([).
rant
sou
alors
maitro,
« moult
fort
Le 11 juillet
1419, lo seigneur
d'Antoing
jure,
duc do Bourgogno,
la paix fallacieuse
que le dauphin
Charles
avec lo duc,
au « ponccau
Vil) conclut
Melun (2).
On trouve
veau
duc
son
nom
parmi
ceux
des
familiers
pleu-
avec
lo
(depuis
>» vers
du nou-
le Bon, qui assistèrent
tenu
au conseil
Philippe
le 27 novembre
1419, « sur lo fait du traité d'An-
à Amis,
la France
à l'étranger.
Voici dans
», qui livra
gle terro
de Namur,
l'évêquel ordro les noms sont cités : le comte
de Térouano,
de Morquo de Tournai,
l'évêque
Philippe
villers,
premier
président,
grand maître
Neufchàtel,
sire de Comines,
le sire
le siro do
d'Antoing,
lo
le siro do La Viefville,
d'hôtel,
do Houbaix...
etc., etc. (3). Toutele sire
fois il ne
le jeune
duc, allié
parait pas avoir
accompagné
des Anglais,
lors do sa première
en Franco
expédition
(février 1420),
dans l'énumération
des capitaines
puisque,
on voit que « le seigneur
de Humièrescoubourguignons,
duisoil
En
les gens
juillet
du seigneur
1421,
Jean
d'Antoing.chefsdol'avant-gardo
d'Antoing
de
» (4).
et le seigneur
Luxembourg
de l'arméebourguignonno,
(1) Chroniq. de Monstrelet, éJit. de la Société de l'hist.
p. 9J.
do France, III,
(2) Chroniq. anonyme du règne de Charles VI. P. 275 du t. VI de l'édit.
citée do Monstrelet.
(3J Arch. départ.,Co.des comptes. Invent, soin., I, j>. S30, col. 2.
(4) Monstrelet, III, p. 375.
—
lo pont
assiègent
dès le lendemain
do Remy
—
385
et s'empaientde
cette forteresso
(1).
so signala d la rencontre
Lo seigneur
do Mons
d'Antoing
en Vime i (30 août 1421), aux côtés du duc Philippe,
et
contribua
à l'avantago
sur les gens
que ce prince remporta
du dauphin
(2j.
Notons
moine
en
frère
passant
Thomas
so
qu'il
montra
chaud
du
partisan
et quo,
durant
Couette,
cinq d six
» à travers les
et accompaigna
mois, il <t lo poursievit
pays
alors vivement
remués par les fougueuses
wallons,
prédications do cette espèce d'énergumôno.
Ceci so passait en
1428(3).
L'an
le comte d'Estampes,
les cas1434, il assiégea,avec
tels do Moreul et de Mortemer,
qui furent en peu de temps
enlevés
et encore
aux Français;
la ville et forteresse
de
Saint-Valeri,
qui
fut conquiso
après
un mois do siégo (4).
le duc eût fait tairo
ses trop justes
ressentiQuand
et qu'il l'eût reconnu
ments contre le dauphin,
comme roi
et son maître,
de Franco,
son seigneur
quand les Anglais,
les ennemis
de Bourses alliés de la ville, furent devenus
ait siégo do Calais ,
conduisit
gogno, le seigneur
d'Antoing
« comme chief, à cause
en 1436, les communes
flamandes,
qu'il estoit
dres » (5).
Nous
viscouto
avons
vu
héritablement
que,
dès
de
l'an
la
terre
1432,
M"
de
Flan-
d'Antoing
(1) Chroniq. anonyme. P. 299 du t. VI do Monstrelet.
(2) Monstrelet, IV, p. 60.
(3) Id„ p. 300.
(4) Id., V, pp. 87 et 93.
(o) Montrelct, V, p. 239.—On sait que les châtelains ou vicomtes conduisaient a la guerre les milices communales.
23
CHATBUIMDE DOUAI.
-so considérait
comme
386
-
l'héritier
do la prévôté de
présomptif
intervenait
dans les difficultés
Douai,
puisqu'il
quo la prédo cotte ville.
vôté, sa soeur, avait avec les èchevins
un document
'Enfin,
relatif
au
moulin
des
Wez
prouve
M«r d'Antoing
»
1456, « noble et puissant
qu'en
seigneur
était prévôt do la ville do Douai ; il y avait
alors pour procureur
et receveur
Jean
Cuvillon.
acte du 25 août
Par
Fède
dit
1403,
do Cambra
et d Jean
de la prévôté
basso justice
francs par an (1).
Co prévôt
résidait
il afferma
d Willaumo
Solder
en cour laie,
y , conseiller
, pour trois ans, moyennant
habituellement
en
son
château
la
65
d'An-
toing.
encoro
Mentionnons
leun,
des lettres
émanées
dc« Jehan
do Me-
seigneur
d'Antoing,d'Espinoy,doBeaumez,Messencoude Flandres,
connestablo
chastellain
doBapalmcset
ture,
Douay », en date « en notre chaste! d'Anthniug»,
prevosldo
« à censo et louage d noz chers
du 26 juillet
1405, accordant
hommes
et corps
du mestier
des
et bien anrôs les quatre
de Douay
et
, toute notre maison
et séant au dehors
mollin que un dist le Noeuf mollin,estant
ledit mollin
ordu pont do Pierre,
monté,
aharnesquié,
en tel manière
donné et appareillié
quo pour moire escorde
tanneurs
che
» , pour
Candelcrqui
de 28 francs
ladite
ville
« au jour Notre-Dame
18 ans , à commencer
sera en l'an 1469, au matin », au loyer annuel
cité un bail
semblable
passé
(2). Nous avons
en 1387.
En
nombre
» figure
, « le sire d'Anthoing
chambellans
de Maximilieu,
des 115 chevaliers
novembre
1477
(l) Arch. de la ville. Guilmot, lavent, analyt. ms., I, p. 39.
(i) Titre du moulin de la Prairie, communiqué par le propriétaire.
au
duc
— 387
do Bourgogne,
d'Autricho,
lo priuco allemand
à quitter
le roi de France:
souverain,
-
etc. (I) ; mais il no tarda point
à son légitimo
pour s'attacher
lo 5 mars 1478 , durant
aussi,
» , « furent les
a entro France
et Bourgogne
les hostilités
en la ville
de Gand, en grosse puissance,
Blancs Capprons
toute y pour ce que les habide Anthoing,
et lo hardirent
avoecq Jehan do Meleun , leur seigneur,
du roy » (2). On lit dans la mémo chrola dato du 4 juin 1478 : « So party Jehan de
tants du dit lieu,
tenoient lo party
nique, sous
vicomte
Meleun,
jusqucs à co jour,
do Gand, du castiel do Anthoing,
lequel,
il avoit tenu pour le roy, et alla en la ville
» (3). Le château
fut sans rotard
d'Antoing
do Tournay
do Maximilien
occupé par les partisans
les affaires s'amélioraient.
Malgré
continuait
d'Autricho,
dont
le sire d'Antoing
et les révolutions,
les guêtres
à jouir
do ses biens dans notre ville demeurée
attendu
bourguignonne,
quo , lo 3 mars 1482 (v. st.), son
« procureur
du liuisson
dit ftlanet recepveur
», Jacques
de Taillant
le moulin
card arrentait
pour huit
viagôremeni
livres
Jean
avait
par an (4).
1484. Il
fort Agé, le 15 février
du 28 octobre
1° par contrat
1419, Jeanne
et
do Ghistelle,
veu\.î de Louis, seigneur
de Meuleun
épousé:
de Luxembourg,
fille de Jean, seigneur
mourut
de Beaurevoir
, et
de
Marguerite
,
(1) Bull, de la Commis, roy. d'Mst., Bruxelles, U57. in-S», 2« série,
t. IX. p. 117.
(2) Nicolay, Kalendrier des guerres de Tournay , 1477-1179; p. 214 du
t. 2 des Mém. de la Soc. de Tournai, i833, in-8o. — Cf. Cousin, llist. de
Tournay, 1020, in-i", IV, p. 552.
(3) Kalendrier-, p. 2C3. /. cil.
(4) Contrats en chirogr. aux Archives de la ville do Douai. Goilmot,
Extraits, t. III, p. 1394.
dame
d*Enghien
-
388
de Brienne
, comtesse
2° le 5 avril 1421, Jeanne
; elle mourut
d'Abbeville,
1420;
janvier
de Boubers,
Caumont,
Dompvast,
Relly, etc., fille et
d'Edmond
de Boubers,
, seigneur
cipale héritière
dame de Relly;
elle mourut
avant son mari,
Jeanne,
1480,
janvier
va suivre.
Le portrait
d'Anthoing
le précieux
lui laissant
plusieurs
filles
et un
le 9
dame
prinet de
le 11
fils (l)qui
« Jehan de Meleun , baron
prévôt,
femme
dans
», et celui de sa seconde
figurent
recueil de la Bibliothèque
d'Arras
(2).
de notre
DE MELEUN, seigneur
d'Antoing,
d'Espivicomte de Gand,
de
connétable
etc.,
noy, de Caumont,
chevalier
de l'ordre
de
Flandre,
etc.;
prévôt de Douai,
Fils de Jean Ier et de Jeanne d'Abbeville.
Saint-Michel.
15. —JEAN
II
Ce grand seigneur
des lys, en préférant
où régnait
désormais
son attachement
témoigna
la cour de France à celle
une
de Bruxelles
aux lieu et
étrangère,
dynastie
Il ne brigua point le titre de che-
place de princes français.
valier de la Toison d'Or;
mais
l'ordre
(3).
de Saint-Michel
d la cause
lo roi lui donna
le collier
de
Msf d'Antoing
l'interminable
différend
relatif
renouvela
aux crêtes de l'ancienne
enceinte.
Les èchevins
avaient fait
arrêter
pendans
« pour
individus,
contre la viese forteresse
deux
foûy sur les crottes
des ardedans le Jardin
avoir
(1) Moreri.VI. M p. i00,col. 1.
(2) Ms. 200 du Catalogue Caron ou Ms. 1130 du Catalogue Quicherat.
Portraits, n" 187 et 183. Cf. Dinaux, Arch. Msl. et littér., Valenciennes,
1832, in-So. 3' série, III, pp. 103-161.
(3) Suppt. au Sobil. de» Payt-Bas, Loavain. 1773, in-8», pp. 239 et 240.
—
chers
« fait calengier
à ce
des amendes
fit opposition
au jugement,
soutenant
», et ils les avaient
indites
qu'à
—
389
». Le prévôt
lui seul, comme
de la vieille
garde
archers,
fouir.
la
foncier de la ville, ayant
prévôt
du Jardin
des
forteresse
et la jouissance
appartenait
de donner
grâce,
congé et licence
d'y
se plaignait
en outre
« entreprenoient
sur la muraille
de ce que les èchevins
de la viese forteresse,
la
les pierres d leur profit, sans
Le prévôt
et prenoient
soutenaient
son congiô et lice'Ke ». Ce que les èchevins
« pouvoir et devoir faire, pourlesefo^èsquien
procodoient
en l'édification
de la nouvelle
forteresse
et fortiemployer
faisoient
abattre
d'icelle
fication
ville » (1).
sujet do plainte
les èchevins
ne pouvoient
: « Nous
nans
en ladite
obligés
faire
vendre
Autre
.ville, non
leurs biens
ains, estoit
êcheoins),
cice et la justice d'icelle
que les ventes judiciaires
ment
taires,
Albin,
donner
prevost maintenions
que
magrâce aux particuliers
et condamnés,
de pouvoir
par sergent
ce à faire par
à verghe (sergent
des
notre commis à l'exer-
de ce passage
prô voté ». Il résulte
de meubles
se faisaient ordinaire-
les sergents
de l'ôchevinagc,
et les ventes volonde Saintpar le jusli ce delà
prévôté (ou le justice
selon les cas).
par
« Et sy a voit encore un autre grand différent apparent
»
touchant
la terre de Wagnonville,
à M 6' d'Anappartenant
il prétendait
avoir justice vicomtière,
toing, et en laquelle
la coutume
suivant
les èchevins
do Douai souted'Artois;
nant
nage,
au contraire
qu'ils
que
y avaient
Wagnonville
justice haute
de l'échevidépendait
et en dessous, et que
CI) Ceci explique la disparition complète des vieux murs de la première
enceinte fortifiée, remontant & la fin du IX« siècle; ils était en grès et crénelés.
—
« si le prévôt
avoit
audit
ce, fors que justice fonsière,
de ses rentes.
»
Le
une
22
février
1497
lesdits
« Quant
lieu
pour
par
co ne seroit
justice,
saisine
se faire payer
(v.
d'aucuns
moyen
»
différens.
aux
fouynes(/buiiï<tt)
doresnavant
nulles
muraille,
aucune
conclurent
st.), les deux parties
« Sçavoir
faisons que, pour obvier
à tous
amour
et union
nourrir
entre nous
paix,
transaction.
différens,
parties,
par le
desdits
appointé
—
390
nos
sur
avons
biensveullans,
de
les crettes
personnes
mutuel
la viese
particulières
de nous prévôt
no
sans le congé
et
fouyr,
» Mais quant
à ce indites.
sur le péril des amendes
èchevins,
aux èchevins
ils pourront
eux-mêmes,
y faire fouyr, sans
« pour bien
en demander
bon leur semblera,
congé,
quand
de justice
de la chose
», ainsi du
,et des affaires
publique
pourront
reste
que l'avait
au siégo
1423,
Douai.
reconnu
de
la sentence
la gouvernance,
rendue
contre
le 7 octobre
le
prévôt
de
Il fut convenu,
en outre,
se
que les èchevins
pourraient
servir des matériaux
de3 vieilles murailles
pour les employer
aux nouvelles
mais après en avoir îeféré aux
fortifications,
officiers
du
Quant
à l'affaire
pens
(1). On
jugée
d'une
gieuse
prévôt.
sait
de
du
elle demeura
en susWagnonville,
reste que la contestation
ne fut jamais
façon définitive,
la Révolution.
jusqu'à
et quo cette
terre
demeura
liti-
Un titre du 19 juillet
1488, relatif au moulin de la Prairie,
nous apprend
le prévôt était représenté
à
qu'à cette époque
Douai par une sorte de conseil.
Voici l'intitulé
de l'acte :
(1) Areh. delà ville, orlg. en parch.muni
prévôt perdu. N* 1224 de fa Table.
do sceau de la ville, celui du
—
391
--
« Devant
: Jacques
du Buisson,
reèchevins,
comparut
M«r d'Anthoing,
de hault et puissant
de
seigneur
cepveur
la prevoste de Douay,
de Guilbert
de Thilly,
accompaigné
dudit seigneur».
Ce
Lombart,
procureur
était encore en 1504 procureur
du prévôt de Douai.
de la ville.)
(N° 1265 de la Table des Archives
bailly,
dernier
Sur
et de Jehan
les
des officiers de M*' d'Antoing,
plaintes
prévôt
« héritier
» de la ville, on fit, le 24 juillet
1497, la visite
de certains
et ordre fut donné d'ôter les « pilots, »
canaux,
ou puisards,
arbres
et autres objets, qui empêplanches
chaient
le cours
au Bray
(I).
de l'eau
vers son moulin
des Wez
et celui
» fut faite par échoLe 28 août 1509, autre « Visitation
de Guillebort
vins, — en présence
ôcuyer, et Jehan
deTilly,
« procureurs
et entremetteurs
des affaires
» de
Turpin,
— des
• et autres
« estaquemens
M«r d'Antoing,
pilotis,
estant en la rivière et ravinetz Huant du long
empêchements»:
les vielses
muiailles
notamment
depuis
Saint-Jacques
etanchienne
la
de Tilly,
demeurait
en
Le 12 août
do ladite
Plancque-Amoureuse
ville
jusqu'au
»,
pont
(2;.
Guillebert
Meleun,
du seigneur
fermeté
gentilhomme
notre ville;
de Montigny,
1500,
«Jehan
gendre
attaché
à la maison
en 1482,
du prévôt
do Meleun,
il était
de
bailli
de Douai.
seigneur
d'Antoing,
et prevost héMessencouture.
Beaumcz,
Caumont,
Saulthy
de son
ritier de la villo de Douai », servit le dénombrement
le 14 septembre
à
fut délivré,
fief (3), et récépissé
suivant,
0) Id„ procès-verbal do visite. No 1223 de la Table.
tf> ld., N« 1283 do la Table.
(3) Arch. départ,, Ch. des comptes, reg, coté D 10 ou reg. aux dénombr.
des fiefs de Douai, U 303.
—- 392
ce « hault,
Douai (1).
Notons
noble
enfin
et
puissant
—
»,
seigneur
l'arrentement
le
par
bailli
de
le l*roctoaccordé,
bre 1500,par
du Buisson,receveur
du sire d'Antoing
Jacques
« et ayant
de par noble dame madame
charge
especialle
Marie de Salubriche,
femme
dudit seigneur
», du terrain
des anciennes
fortifications
entre les poternes
de Saint-Nicoperpétuel
las et de Lannoy,
d'un côté le long de la « viese »
s'étendant
muraille
et de l'autre
le long du petit cours d'eau ; il s'y
trouvait
un «gardinier
»,
déjà un jardin,
que l'arrentataire,
devait améliorer
en y plantant
notamment
«quatre
poiriers,
deux
un poirier
de
pommiers,
et en y élevant
coing»,
quelque
terrain qui, quelque
temps après,
do « plaisanco
coing et un
construction
fut occupé
de
pommier
(2). C'est le
les archers
par
».
Le sire d'Antoing
le 6 octobre
épousé,
mourut
1451,
le
20
Marie
octobre
de
1513.
Saarbruck,
Il avait
fille
de
damoiseau
de Commercy,
et de Jeanne,
comtesse
Robert,
de Roucy.
De leur union
enfants,
naquirent
plusieurs
devant nous intérescomme
parmi
lesquels nous citerons,
ser plus
1° Lo fils atné,
29 juillet
1504,
Jean
mais
bourg, qu'il épousa
sire de Richebonrg,
un fils continuateur
les arrière-petits-enfants
sesseurs
de la prévôté
21,
les quatre
particulièrement,
suivants
de Meleun,
mort avant
qui, de sa femme Isabeau
:
son porc, le
do Luxem-
le 18 mars
1495, fille aînée de Jacques*
dame de Roubaix,
laissa
et d'Isabelle,
de la branche
de Jean
de Douai.
atnèe.
Nous
retrouverons
de Meleun
(Voir
parmi les posarticle
IV,
ci-après,
22 et 23.)
(Il Arch. de la ville, copie ot extrait du récépissé*; n« 1240 delà Table.
12) Contr. en chlrogr. aux arch. de la villo. Gullmot, Extraits, t. III,
p. 1403.
—
2° et 3°. Les fils cadets,
qui vont suivre.
393
—
et François
Hugues
de Meleun,
de Meleun,
4° Enfin, la fille aînée, Philippa
qui épousa,
le 3 septembre. 1470,Frédéricde
Hornes,chevalier,seigneur
terre située dans la châtellenie
de Montigny
en Ostrevant,
de Douai (1).
IV.
de MeCadets
de la maison
Liste des prévôts (suite).
les vicomtes de Gand Hugues
leun ; Vévéque de Térouane;
III et Maximilien.L'illustre
II et sa fille Anne,Jean
Sully
à la branche
deshérité
de la prévôté de Douai. — Retour
de Roubaix
et ses deux soeurs Hélène
Le marquis
ainée.
et Marie
de Meleun.
et de
Ligne.
prévôté
par
Procès
entre
les maisons
de
Meleun
dans la
Les princes
réintégrés
d'Espinoy
/"• de Meleun.
les soins de Sully ; Guillaume
Henri de Meleun.
leprèvôt
L'Espagne
confisque la prévôté;
dans ses droits
la maison
rétablit
La conquête
française
Guillaume
de Meleun ; tes prévôts
II, l<ouis Ier et Louis II
la
de Melun,
en 4714, — Le comte
créé duc et pair
— Dide
Douai.
de
dernière
Ghistelle,
prévôté
princesse
verses
résidences
habité
Douai.
Hôtel
des
ils
prévôts;
de la prévôté,
n'ont
de
presque jamais
1140 jusqu'à
nos
jours,
16. —FRANÇOIS DE MELEUN, évoque
rouane,
etc., prévôt do Douai ; troisième
de Marie de Saarbruck.
(I) Morcri, VI, M p. 200, col. t.
d'Arras
et de Té-
fils de Jean
H et
Dans
cite
ses notes
comme
394
—
sur
étant
la prévôté et les prévôts,
Plouvain
(1)
de la ville de Douai en 1520,
prévôt
de Meleun,
au lieu de Jean
François
évtçjue de Térouane,
de Meleun,
en 1500; il était
seigneur
d'Antoing,
prévôt
en 1522 par Hugues
de Meleun.
Ce renseigneremplacé
ment était digne d'être
a comnoté, attendu
que Plouvain
pulsé
les archives
D'un
de la prévôté.
autre
côté,
il résulte
d'un
titre
de l'an
usitée
dans
l'écriture
du
XVI*
siècle;
1524, anade Meleun,
vicomte
de Gand,
lysé plus bas, qu'Hugues
avait hérité de la prévôté de Douai, do la terre de Wagnonville, etc., par la mort de son frère, a M' de Thué » (sic),
mot mal lu et mal imprimé,
sans doute à cause d'une abréviation
« Mr de
évoque
Thérouane,
de l'antique
Nous avons
trouvé
» c'est-à-dire
François
il faut
lire
de Meleun,
cité des Morins.
un titro
qui lève tous les doutes ; c'est
un contrat
auditeurs
à Douai,
le 6
passé devant
(notaires)
Le Hibert,
veuve de
1514,
juillet
par lequel d'"'Marie
Charles du Buisson,
prend en arrentement
écuyer,
perpétuel de « Révérend
de Meleun,
père en Dieu Mgr François
évêque
de Maubray
d'Acheul,
etc., et
seigneur
de la ville », les « crestes
» et jardins,
d'icello prévôté », depuis l'ancienne
porte Saint-
d'Arras,
héritier
prévôt
« membres
au petit pont de la porte de Canteleu,
Jacques
jusques
tenant par derrière
au jardin de la maison de ladite d'"e, en
elle réside, rue du Petit-Canteleu;
une
laquelle
moyennant
rente de huit livres parisis flandres,
et à charge de laisser
« les roy, conneslables
et confrères
des archiers
de plai(1) Ms. intitulé Echevinage, pp. 103 & 104, à la Bibl. de la ville.
—
-
395
sance
le temps qu'ils ont à tenir, par louage,
jouir et parfaire
lesdites
cresles et gardin
à jouer de l'arc à main » (1).
L'hôtel
du Buisson
s'étendait
rue
partie
du Petit-Cante*
rue
leu, rang nord, et partie
lo long de la vieille
enceinte
du XVIIe
commencement
Une portion
do ces vastes
terrains
de La Motte.
est occupée
n° 10 de la ruo Saint-Jacques.
des archers
que la confrérie
commercial,
nous apprend
rang est, tout
fut établi,
au
Saint-Jacques,
là que
; c'est
siècle, le séminaire
de « plaisance
sur les terrains
à jouer de l'arc à main»
eut son «jardin
entre
la porte
l'ancienne
enceinte
fortifiée,
ou do Saint-Jacques,
celle de la Neufville
s'établir
près
de l'église
Saint-Nicolas
par le Cercle
L'acte de 1514
»
de
de Canteleu
avant
et
d'aller
(2).
de Térouane,
on trouve
comme
le prélat
désigné
son bailli, M« Vaast de La Rachie,
licencié es lois ;
écuyer,
de la prévôté
et en 1529, Jehan de La Rachie était receveur
et de Wagnonville
(3).
Sous
En 1513,
« Monsieur
» , après
que d'Arras
père, avait fait relever,
terre de Wagnonville.
Archives
prévôts.
eves-
du seigneur
d'Antoing,
par Jean Du Sart, son procureur,
de Lens,
du domaine
(Compte
son
la
aux
do Lille.)
et de Térouane
Voici
de Meleun,
quelques
détails
doit donc
sur
figurer
sa carrière
parmi
ecclé-
de Saint-Omer
prévôt de la collégiale
de Notre-Dame
de Bruges
en 1505, de Saintde Fumes.
de Lille en 1508 et de Sainte- Walburge
siastique.
en 1499,
Pierre
d'Arras
Francbois
la mort
départementales
Le prélat
nos
maistre
Il fut
fait
fl) Arch. de la ville, liasse de pièces collationnées pour procès contre le
prévôt Guilmot, lnvcnt. analyt. ms., p. 1141.
(2) Plouvain, Soutenir*, p. 313.
i3) Arch. munlcip.OuiIrnot,
lnvcnt., p. 1239.
—
Promu
à l'évêché
d'Arras
396
en
—
il résigna
ce siège en se
ducats d'or sur les fruits
1513,
réservant
une pension de cinquante
de la mense épiscopale,
avec la collation
alternative
de tous
les bénéfices;
il avait eu soin de se réserver
aussi la prévôté
de Saint-Omer,
ville où il comptait
faire sa résidence
; il
de Térouane
monta alors sur le siège
et fit serment
entre
les mains
le 16 décembre
sus,
le roi d'Angleterre
tinuer de résider
François
du roi de France,
les guerres
entre le roi
d'exil
à
maladie
1516.
Là-des-
Ier, Charles-Quint
comme il voulait
étant
survenues,
à Saint-Omer,
il fut envoyé dans une
il contracta
où, rongé par le chagrin,
Fumes,
dont il mourut
22 novembre
Saint-Omer
(521.
et
consorte
une
le jour de la fête de sainte Cécilo,
11 fut enterré
devant
le grand
autel de
(1).
Son frère, le vicomte de Gand,
hérita donc, vers la fin de
de la prévôté
l'année
de Douai
et de la terre de
1521,
Wagnonville.
111 DE MELEUN, vicomte de Gand, seigneur
do Douai; second fils de Jean II
etc., prévôt
17.—-HUGUES
de
Caumont,
et de Marie
de
d'Or
gouverneur
(1491),
Homes.
Tandis
France,
d'Autriche;
Saarbruck.
11 fut
d'Arras,
chevalier
etc.,
etépousa
de
la Toison
Jeanne
de
attaché
à la couronne
de
son père demeurait
le parti de la maison
de Meleun
suivait
Hugues
cette scission,
que réelle, se replus apparente
que
chez presque
familles
établies
toutes les grandes
produisait
et possédant
des seigneuries
dans
dans le nord du Royaume
aulr "ois unies , mais
alors à la veille d'être
des contrées
(1) Gallia Chritiiana,
X, colonnes 1669 et 1370.
profondément
ces moments
divisées
par les événements
les grandes
maisons
de crise,
en veillant
tre la ruine,
bres dans chacun
—
397
à ceux
des camps
qu'il
opposés;
politiques.
s'assuraient
Dans
con-
y eût de leurs memsi le souverain
des
d'un vassal
les biens
, par exemple , confisquait
il ne manquait
accusé de rébellion,
point d'en faire présent
s'en trouvait
un
à quelque
du proscrit,
parent
lorsqu'il
Flandres
ses fidèles
parmi
Du reste,
serviteurs.
la branche
ainée
elle-même
de
la maison
de
dans les Flantoute sa fortune
Meleun,
qui avait presque
dès l'an 1513 , aussidres, se rallia d la maison d'Autriche
tôt après
la mort
Hugues
de Jean
de Meleun
II de Meleun,
était
connu
seigneur
d'Antoing.
sous le titre
de seigneur
armé chevalier
il fut
de Caumont,
encore,
quand, jeune
aussitôt après
roi des Romains,
d'Autriche,
par Maximilien
la cérémonie
du couronnement
célébrée à Aix-la-Chapelle,
le 9 avril i486 (1). En 1491, du vivant de son père, il portait déjà le titre de vicomte de Gand,
à la dignité de chevalier de la Toison
sous lequel il fut élevé
tenu
d'Or, au chapitre
à Vcuires.
Par ses « lettres
« du 24 mai 1523,«Hughues
de Meleun,
de l'empereur,
vicomte de Gand, conseiller
et chambellan
de la prevoste de Douai »,
chevalier
de son Ordre, seigneur
du monastère
de Saint-François
aux religieux
(Récollels wallons) en ladite ville, à titre d'arrentement
perpéde 80 pieds ou
en longueur
tuel, « partie de nostre jardin,
en venant puis le bout d'en haut de nostre jardin
environ,
deren amont, et de 40 pieds de large ou environ, qu'avons
accorde
rière
notre
maison
de ladite
prévôté,
Ci) Suppl. an Nobit. de» Payt-Bat, p, 33,
au long de l'eau
pas-
—
sant
la maison
contre
et demeurant
à nostre
—
398
et héritage
profit etde
dudit
Réservant
convent.
nos successeurs
seigneurs
en tout ; et que iceux
de la prévosté,
les droits et seigneuries
ne polront
ediffier
ne. faire
et convent
religieux
gardien
ne au résidu
aulcune
chose sur et-d ladite portion de jardin,
et demeurant,
seigneurie
ouverture
au préjudice
ne dommage
de notre dite prevoste,
aussy
ne issue
ne démolition
de ladite
maison
et
aulcune
à notre
ne quelque
ancienne
muraille
et closture
clore leur dite portion
allen(1); mais polront
contre
de notre dit résidu de gardin ; et faire un pont en
de l'eau,
do leur portion,
au deseure
à l'endroit
planche
de garde leur dite maison
à icelle
portion
pour venir
din
(2) ».
Par
une délibération
la date du 2 août
1524
du
(3),
« conseil
il
» de
fut statué
notre
sur
ville,
une
sous
réclama-
tion
de ce prévôt de Douai,
touchant
deux de ses moulins,
celui au 13rai et celui des Wez,
établis chacun
sur un bras
de la Scarpe
d l'Entrée-des-Eaux.
naissance
prenant
«
Mr le gouverneur
avoit
d'Arras,
par ses lettres,
comment
il avoit,
en ceste ville , deulx
escript d eschevins,
mollins
sur eauwe,
mollins
subvenir
et furpour ausquelz
nir
suffisamment
deulx
ielles
soyers
clozes,
se ouvroyent,
d'eauwe,
ettenures
d'eauwes,
soyeres(écluses)
du Baille de ceste ville. Or, estoit-il
et tenures
au grand
d'eauwes
passé
long temps,
quy sont es vénlesdites
que......
au roy eut esté tenues
et dhommaige
préjudice
fermées
dudict
et
sei-
(I) Il s'agit ici du mur de grès de la vieille enceinte, qui en cet endroit
appirtenait au prévôt et formait une dépendance de son hôtel.
(i\ Le Preux, Chronicon Buaceno^iinorilicum,
ms. N° 2, pp. 43-47;
ms. 9931 du fonds htm à la Dibl. nationale.
(3) Arch. municip., 1" reg. aux Consaux, fo 103.
—
ou bien et revenu
gneur,
que,
pour
nouvelle,
quelenuict
399
—
de sesdits
mollins....
Délibéré....
cause
de choze
que ledict
seigneur
requeroit
et que icelles soyers ne furent jamais ouvertes....
sainct
chascun
an soeullement...,
Jehan,
de les ourien l'on accorderait
d icelluy
seigneur
que pour
vrir plus souvent que ladicte nuyct sainct
Jehan
, chascun
dudit
an, jour accoustumô
, et que pour le contentement
l'on escriroit
lettres
d'excuses
les plus amples
seigneur,
que faire se porroit et luy pryer, par icelles , que son noble
». De là, procès à la gouvernance,
plaisir fust soy contenter
la ville
que le prévôt gagna en 1532, et de laquelle sentence
appela
(1).
A Arras, le 12 novembre
et puissant
1524, « noble,hault
chevalier
de la Toison
messire Hugues
de Meleun,
seigneur
de Caumont,
d'or, vicomte do Gand,
gouverneur
seigneur
» , fait le partage de
et capitaine
d'Arras
pour
l'empereur
ses biens. A « M'Jehan
de Meleun » , son fils el principal
il assigne
et seigneuries
de la vicomte
de
de Rosny,
etc. ; et pour la part de daGand, de Caumont,
« ledit seigneur
moiselle Anne de Meleun , troisième
fille,
lui baille et assigne
la terre et seigneurie
de la prevoste do
héritier,
les terres
Douai
et Waguonvillo,
Mordues
et
etc
, Bertincourt,
autres terres,
fiefs et seigneuries,
audit
qui sont succédés
feu Mr de Thuô (Térouane),
son
seigneur
par le trespas
frère, à la charge de payer six vingt livres de rente, chacun
de Meleun , d rachapt
du denier
à Jacques,
bastard
et pareille
somme
d seur Adrianno
de Meleun , sa
seize,
an,
à La Bassée,
de l'ordre
de Saint-François
soeur, religieuse
et quarante
rasièresde
la vie d'icelle Adrianno
seulement,
ù iceluy convent,
à prendre
sur
blé de rente héritablement
(1) Id„ 2* régi aux Coosaux, fo» iij v» et iiij.
—
la terre
faites,
femme
de
Wagnonville
du consentement
dudit
Jehan
gneur
sents
—
400
».
Ces attributions
de « madame
et mère desdits
seigneur
de Meleun et damoiselle
», les approuvèrent
furent
ainsi
Jehanne
do Homes
enfants;
« lesdits
Anne,
pour
»,
sei-
ce pré-
(1).
Le gouverneur
d'Arras
mourut
le
jours
quelques
après,
27 novembre
1524.
11 avait épousé,
le 15 octobro
1495,
Jeanne
de Homes,
de Marguerite
de
deux
enfants
après
l'autre,
fille d'Arnoul,
Montmorency
de Gaesbeck,
et
seigneur
les
; il en eut notamment
l'un
nous allons
retrouver,
précités
(2), que
à la prévôté
de Douai.
» à La Bassée,
Il glt en « la grande
église de l'abbaye
l'illustre
visita son tombeau
Sully,son
arrière-petit-fils,
l'an 1583(3).
18. — ANNE DE MELEUN, prévôté
de Douai
de Hornes.
gues III de Meleun et de Jeanne
Par
quittance
du
reconuait
15 mai
1526,
avoir
où
en
; fille de Hu-
bâtard
Jacques,
de « madam' 8
de Me-
Anno de
reçu
de défunt
noble et puissant
messire
seigneur
de Meleun,
» etc., i960
vicomte
do Gand
Hugues
livres,
do cent écus do rente,
pour le remboursement
quo ledit
leun,
écuyer,
fille
Meleun,
messire
lui avait donnés
Hugues
par son traité
a prendre
sur la prévôté
de Douai appartenant
moiselle
(4).
(1) A. Du Cbesne, Preuve» de l'IHtt.
paj es 300 et suivantes.
(2J Moreri, VI, M p. 201, col. 1.
de mariage,
d ladite da-
génial, de la maisen de Béthune,
(3) Mém. de Sully, édil. Petitot, 3' série, I, p. 319.
(4) A. Du Chesne, I. cil.
—
401
—
Trois
ans après, il fut question,
pour Anne de Meleun,
d'un mariage
avec un seigneur
français ; mais comme la
future épouse possédait
toutes terres situées alors sous la
domination
de l'Autriche,
elle les échangea
avec son frère,
contre la terre et baronnie
de Rosny,
sise en un pays de
du roi de France.
l'obéissanco
Ce fut la vicomtesse
douairière de Gand
qui, pleine de sollicitude
pour l'avenir
se fit l'arbitre
de cette transaction.
enfants,
Le 16 juin
de ses
devant
et èchevins
de la ville
mayeur
de Caumont-lez-Hesdin,
Mad"* Anne de Meleun, demeurant au château dudit Caumont,
déclare que « pour l'amour
naturel qu'elle a à messire Jehan
de Meleun, chevalier,
vicomte
1529,
de Gand,
son frère
et irrévocable,
« audit
aîné et principal
héritier
terres
et seigneuries
», elle cède,
messire
Jehan,
», la prévôté
de Wagnonville,
par don d'entre
comme à son
de Douai,
Bertincourt
vifs
frère
avec
les
etc. (1).
Lo traité
de mariage
d'Anne
de Meleun
avec Jean de
baron de Baye, fut conclu au château
de CauBéthune,
en dot la terre
mont, le 30 juin 1529 : la future apportait
de Rosny.
La baronne
de Baye mourut
le 13 mai 1540 (2) ; elle fut
l'aïeule
de Max i mi lien de Béthune,
maternelle
si connu
sous le nom de Sully. Elle git en v la grande
église de
l'abbaye
tombeau
» à La Bassôo,
en 1583 63).
où son
illustre
petit-fils
visita son
(I) A.DJ Chesne, /. cit.
yî) Morerl, /. cit.
(3) Mim. de Snlly, p. 329.
I>KDOUAI.
CHÂTELAINS
20.
—
402
—
19. — JEAN m DE MELEUN, vicomte
frère
Caumont
etc., prévôt do Douai;
dente
d'Isabelle
et époux
Le 24
Jehan
mai
de Meleun,
seigneur
Rosny,
de
alors
prévôté
L'an
1526 (v. st.),
do dam"*
le 13 avril,
ledit messire
de Termonde,
à «noble et puissante
dame
dame
par
avant
Jean
baron
do
dans
Il esl question,
Notredo l'égliso
Anne
de
Meleun
devant
Pâques,
avait reconnu
(1),
èchedevoir'
de Homes,
sa
de Gand et dame pro-
madame
Jehenne
de la vicomte
douagkre
do Hébuteme
priétaire
sieurs sommes
gneur
de son père.
chanoine
Fovet,
procureur
do Doud.
vins
mère,
messiro
do Cauraout,
Brimeu
Donvast,
Bailloeul,
étant en la ville de La Bassée », avait traité
M* Extasse
d'Arras,
et puissant
seigneur
dé Gand,
vicomte
chevalier,
etc., de présent
au snjet do la succession
l'acte,
Dame
germain
de
seigneur
do la précé-
de Waldeck.
« noble
1526,
de Gand,
livres tournois,
», 6000
elle, déboursées
dans .l'intérêt
pour plududit sei-
(2).
de Gand arriva à la prévôté
de Douai,
Quand lo vicomte
il no jouissait
et il était muni de tuteurs
plus de sa raison
nombre
C'est ce qui résulte
d'uu
grand grand
judiciaires.
de documents.
Par
sous
« lettres
le sceau
» du
1" avril
de la ville
1529
, après
Pâques,
de Haux
passées
« noble
Hainaut,
(Hal)en
de Meleun,
Jehan
chevalier,
de Rosny lez Mante », donne
et puissant
messire
seigneur
do Gand,
viscomte
seigneur
d sa mère et à M* Morant
procuration
pour
Fovet, son chapelain,
terre de Rosny,
Contre la
conclure
de sadite
l'échange
de Douai ^Wagnonville
et d'autres
prévôté
nant d Anne,
sakeur.
Pareilles
(1 et 2) A. Du Chesne, l. cil.
« lettres
terres
» furent
appartedonnées
au nom de
« noble
et paissant
seigneur
do la Toison
chevalier
lien de Homes,
Gasobeque,
do Brabant,
vernement
neveu
son
Suivant
Hezo,
Hondescotto,
bailly
tuteur commis
par justice
des corps et biens do messiro
» du
« lettres
et èchevins
Homes,
chevalier
veuve
de
16 juin
Maximi-
do
d'Or,
seigneur
des fiefs du duché
au
régime et gouJehan
de Meleun,
de Meleun,
en son vivant
vicomte
de Gand ,
d'or,
tutrice
et curatrice
commise
Hugues
Thoison
du
d'Arras
; mère,
à messire
Jehan
justice
de relevor
pouvoir
par
1529,
passées devant
« Madame
de
Jcbanne
Caumont,
de messire
do l'ordre
gouverneur
ville,
Jean
messiro
».
mayeur
trépas
—
403
les
do Meleun
échues
terres
do son
, son fils » , donne
audit
vicomte
par le
de Douai,
Wagnon-
père, même la prévôté
donnés
en ce jour
Bertincourt,
etc.,
par sa soeur (1).
lia vicomtesse
de Gand
douairière
qualité
de tutrice
de son
prévôt,
Douai.
son mari, avait
Par ses « lettres
ratifia
messire
eu
et augmenta,
que lo précédent
fils, la cession
faite en 1523 aux
» du
audit
de juin
de Hornes,
veuve de feu messire Hugues do Meleun,
en son
vivant chevalier
et visconte de Gand,
dame de Hébuteme,
et tutrice
gneurs
Lesque,
et biens
et curatrice
commise
par.
justice,
avec Messei-
les comte
notre
de Buren,
et Mr do Gasd'Istain,
seigneur
et gouvernement
des corps
frère, au régime
de messire
de Gand ,
, viscomte
et prevost héritier
do la ville de Douai,
les religieux
, « au nom de notre dit
Jan
de
Meleun
seigneur de Caumont
nostre fils », autorise
fils, d faire ériger et construire
édifice
mois
Franciscains
de
« Jeune
1531,
mentionné
eu leur
(I) A. Du Chesne, /. cil.
le pont
requête
de bois ou pierre et
la rivière
, par dessus
Huant
leur
din
au long
octroyant,
et heritago
-
du jardin
et héritage
de ladite
eu
prevoste»,
« partio
en arrentemont
du jarperpétuel,
dessus dit, en longueur
de 40 pieds ou en-
aultro portion
dudit jardin,
depuis certaine
leur a esté accordé,
audit tiltre,
quo cy devant
par ledict
feu messire
de Meleun,
nostre
Hugues
mary, quo Dieu abet en largeur
ladite
rivière jussolve, et en amont,
depuis
do la seigneurie
muraille
estante
de laques d l'ancienne
viron,
en
404
venant
ne pourront
faire « aul», à condition
qu'ils
ne issue ou démolition
d l'ancienne
muraille
dite
prevoste
cune ouverture
dessus
Dans
dite
un
» (1).
litre
relatif
au moulin
de
la
Prairie
, daté
du
» jour de février
1537 (v. st.), il est question
Mc Morant
et discrète
Fovct,
personne
pbro
do l'êgliso
Saint-Amé
en Douai,
chanoine
procu-
« penultiesme
de « vénérable
(prêtre),
do messiro
affaires
conte do Buren
de
, chevalier
d'Aigmont
(Egmont),
de Gasbecq,
du Toison
d'Or , messire
Maximilien
l'ordre
Jehenne
de Hornes
aussi chevalier
, et madame
, vefve de
de Meleun
feu messire
, en son vivant chevalier
Hugues
et
des
entremetteur
veur,
Floris
rcwpveur
dudit
curateurs
commis
ordre;
par
justice
do messiro
Jehan
de Meleun
et chevances
biens
Gand,
Aux
provost
archives
il y a un acte
Fovet,
prêlre,
Amé , receveur
héritier
dudit
Douai
aux
corps ,
, viconte do
».
fonds de l'abbaye
des Prés,
départementales,
1543, par M" Morand
passé lo 26 septembre
maître
es arts
, chanoine
do l'église
Saint-
de haut,
noble
et
procureur
général
Mr le vicomte
de Gand , « fondé do M"
puissant
seigneur
».
les tuteurs
d'icelui
seigneur
Dans
et
un acte du 19
février
(1) Le Preux, l. cit., pp. 47-60.
1543
(v. st.),
figure
le cha-
—
405
—
de la prevoste,
Fovct,
, M# Morand
recepveur
à bail le moulin
avec d'autres
accordo
personnages,
dont lo prévôt était l'un des « parcbonniers
coufllers,
noino
qui,
d'Es» ou
(1).
co-propriétaires
» d'Amiens,
passé sous le sceau de la « baillie
« madamo Jeanne
établi en la ville cl prévôté do Monstreul,
do Homes,
damo douagiere
do feu messiro Hugues do Meconnnise
, cl mbro curatrice
leun, etc
par justice aux
Par
acte
do Jean de Meleun, seigneur
corps cl gouvernement
et vicomte
de Gand , son fils », reconnut
le
qu'en traitant
, baron do Baye, avec Madam"
mariago do Jean de Bôthuno
alors défunte
Anne do Meloun,
, sa fillo , elle a baillé, par
biens,
la terre
à la défunte,
échange,
vôté de Douai.
Fait au château
st.),
le 13 janvier
de Rosny,
au lieu do la prél'an
1540 (v.
doHrimcu,
(2).
« noblo
forme,
par un acte passé dans la même
do Horncs,
Jeanne
veuve do feu messire
damo madame
et dame propriétaire
do Meleun
do Hcbuetc...,
Hugues
natuiel
a à Jehan do Meleun,
terne, pour l'amour
qu'elle
en
son fils unique,
vicomte do Gand », donna
à celui-ci,
Enfin
avancement
d'Artois,
tionné
la terre d'Hébuterne,
siso au comté
d'hoirie,
sa vie durant
s'en
réservant
l'usufruit
; et condi-
que
damo
Ysabeau
n'aura
gneur vicomte,
ladite terre.
tumiersur
septembre
de Waldeck,
et pourra
avoir
Fait
au
château
dudit
épouse
douaire
aucun
do
Brimeu,
seicoule 26
1549 (3).
la vicomtesse
douairière
de Gand était
époque,
de la tutelle et curatelle
de son fils, toujours
en
dépossédée
état d'imbécillité;
elle était remplacée
de
par sa bru,Isabeau
A cette
(I) Arch. des hospices, fonds des Clnrtriers, n» 409 de l'Inveiil.suppl.ms.
(2 et 3) A. Du Chcsne, l.cit.
—
Cela
Waldeck.
devant
(v. st.),
résulte
d'un
hommes
»,
large
qui
n* XC.
Preuves,
acte
defief
passé lo l"
de
du château
mars
1548
Douai,
par
» de cetto villo, se
de « plaisance
do l'entPuno rente foncière,
à raison
sise rue
d'Andinfer
(aujourd'hui
les arbalétriers
lequel
reconnurent
débiteurs
trée
de leur
Jardin,
et pratiquéo
d'Infroi)
de
—
406
«
dans
avait
certain
do
dépendu
mur
de
l'ancienne
cinq pieds
enceinte.
d peu de temps de
Le prévôt Jean III do Meleun s'éteignit
comte de
était fillo do Philippe,
là, vers 1550. Sa femme
et d'Anne
11 en eut le fils unique,
de Clèves.
Waldeck,
qui suit (1).
20.
Gand,
Douai;
1527,
Anne
—
vicomte
do
DK MELEUN, chevalier,
de Caumont,
de Hébuterno,
etc., prévôt de
seigneur
fils de Jean
111 et d'Isabeau
de Waldeck.
Né vers
MAXIMILIEN
il fut gouverneur
Rollin d'Aimeries.
Il venait
à peine
d'Arras
d'hériter
comme
de la
prévôté
la lui céder.
Dans
au magistrat
do
l'espoir
» de la villo du 20 novembre
"« conseil
avec
satisfaction
qu'à «
héréditaire
Gand, prevost
du pays d'Allemaigne
ticullieres,au
moyen
icellui
sr visconte
son ateul,
la
venue
1550
do mousr
eléjiousa
donna
lorsqu'il
du
rassemblée
(2), on apprit
de
lo viscoute
de cesto ville, venu en dilligenco
en ce quartier,
parpour ses afiaiies
du trespasde
madame
sa grand mère,
content
seroit
qu'il
vendre
sondit fief ». Quinzo ans durant,
il fut en pourparlers avec la ville, mais sans succès.
auueroit
déclaré
(1) Morcri, I. fit.
(2) Arch. municip., 2e reg. aux Consaux, f* Iviij.
—
des
« lettres
on ces
termes
Dans
statue
» données
1554, il
par loi, lo 6 juin
do la Prairie.
de son moulin
au sujet
il soit venu à notre
« Commo
rand
Fovet,
administration
—
407
congnoissanco
que feu M" Moet genorallo
en son vivant
aiant eu 1'entiero
do tous et chascuns
les biens,
terres
et sei-
de feu do bonno
gnouries
baillé à titro deconsso notre
mollin
en jouir lo terme do dix-huit
du
lo commencheincnt
paravant
pour
qui n'estoit
euissions,
do raison,
terme,
nos
par
Rassen
MP
mémoire
eusl
père,
do la Prairie
Saint-Albin,
ans
ans; et ce, dix-neuf
bail desdits dix-huit
ans:
ne tollerablo.
faict
officiers,
notre
donner
chose
Laquelle
à entendre
Lequel euist remontré
ledit feu M* Morand.on
du gré, accord et consentement
(le meunier).
faict par
luyavoitcstô
que
audit
ledit
bail
laditequalité,
de madame
en la présence,
la vicontesse
de Gand, notre mère, en faveur
et contemplation do plusieurs
et davantaige
des mises
grands ouvraiges,
au procès
contre
mondit
seiintenté,
par luy supportées
des molnotre pore, par les héritiers
gneur,
(propriétaires)
au
lins do ladite ville,
donner
empeschement
prétendant
cours do l'eau do notre dit mollin. Scavoir faisons que.aprez
que ledit
huit ans,
mollin,
Rassen
auroit
renonchiô
d icelluy
douze ans.
au dessusdit
bail
de dix-
notre
title docensso,
nos procureurs
Nousavonsestably
Amô Wyon,
messaigiers
especiaulx,de
avons
pour
et certains
genetaulx
Anthoine
d'Ablaing
et
en foy de noble
nous avons
Lesquelles
nous,
audit
accordé,
Guy
Cordouan.
entretenir
hommo,
signé de notre nom
Promcctant
ce
et
par
dessus.
que
fait seller
de
». Signé sous le pli : M. de
en cire rouge,
à
Le grand
sceau armoriai
X'elevn.
pendant
est aux armes de Meleun bridoublo queue de parchemin,
le casque est cime d'une tête de taureau
sées d'une.bordure;
notre
et orné
seel armoiô
de noz
de lambrequins;
armes
la légende
porte
: S. Maxim
il tan.
—DcMelevn,
sceau
—
408
en lettres
4550,
do
romaines;
pas
(v. st.),
Antoine
contre-
(1).
Dans
un acte du
3 mars
1551
Becquct,
: « bailli de
de Douai,
s'intitule
la ville de Douai,
terre et seiseinoble et puissant
de Wagnonville,
gneurie
pour haut,
do Meleun
vicomte
Maximilian
, chovalier,
gneur messiro
Brido Caumont,
de Gand, seigneur
Donvast,
Hebuterno,
de la gouvernance
greffier
la prévôté
héréditaire
de
meu,
dudit
gentilhomme
cents hommes
Wagnonville,
do la maison
de cheval
prévôté avait
4, un brochet
un superbe
ou becquet
gné do trois croissants;
de chaquo
frette, une
En l'an
contestation
chives
sceau
en
aux
lleur
timbré
chef
: Ecartelé
; aux
I et
et un chovron
2 et 4, frotté
de lys (2).
accompaet dans l'intervalle
1555, le nouveau
prévôt fut, à sou tour, en grande
de Douai.
avec les èchevins
On trouve aux arla « Réponse
do hault
et
de Gand , prévôt
do Douai,
de la ville
M'r le visconte
articles
de ladito villo ,
heredital
prévôt
de deux
de l'empereur,
capitaine
sous^Sa
Majesté ». Lo bnilli de la
aux
seigneur
Points
et
lui ont baillé,
quo les èchevins
amiable
1555. Icelui sei, le 18 juillet
par communication
» Le
désirant
aimablement
les difficultés.
gneur
apaiser
venait de la prétention
du prévôt de souspoint principal
traire
contenus
noblo
le moulin
il soutenait
en l'écrit
de
la Prairie
d la juridiction
sur ce moulin,
échevinale
;
la juridiction
ayant nature
de fief, appartenait
d l'empereur,
d son bailli et aux hommes de fief du castel de Douai, ou autres officiers deS. M. d
cause
dudit
que
castel.
Les èchevins
soutenaient
au
contraire
(1) Titre du moulin delà Prairie, communiqué par le propriétaire.
(2) Arch. départ., fonds de l'abbaye des Prés de Douai. Cf. Deniay,
Invent, des sceaux de ta Fi, II, no 4997.
_
409
—
do l'empereur,
ils avaient et exerçaient
que, sous l'autorité
toute justico et juridiction
dans les limites do l'échovinage,
tant sur les fiefs ou arrière-fiefs
de quelque seiy enclavés,
tenus , que sur les personnes
résidant
gneur qu'ils fussent
es dits fiefs, fussent-elles
même officiers desdits seigneurs.
Ils ont, disaient-ils
et juridiction
sur les fiefs de
.justico
du Gavène, des Pourchelots,
de la châtelleuie,
do la prévôté et autres , attendu qu'ils y ont
actes de justice innombrables
(I).
Saint-Albin,
de l'Eculier,
fait et exercé
ans plus tard , il était en difficulté
avec son cousin germain
le baron de Rosny , au sujet de l'échange,
conclu en 1529, de la terre de Rosny
contre la prévôté de
Douai. Mais il renonça
à ses prétentions,
ainsi
lui-même
Quatre
quo lo constate le traité
prévôté de Paris :
« Hault
ci-après
, passé
sous le sceau
do la
et
de
messire
Maximilian
puissant
seigneur
vicomte de Gand,
et baron de
Meleun,
chovalier,
seigneur
Caulmont
et de Hebuterne,
et capitaine
des
gouverneur
villo et Cité d'Arras
: tant en son nom quo comme soy faifort dedame
Ysabeau, comtesse de Waldecq,
sant et portant
sa mèro ; do dame
(salante)
de Rosny.
Honorine
etc.
do Meleun,
de Béthuno,
Et François
Disans que.de
défunt
en son vivant
chevalier
dame de Mastaiug
et baron
seigneur
messiroHuguesde
Meleun,
de la Toison d'or,
et damo Jev-une
de Hornes,
de Meleun,
dame
baron
deck
sa femme, estoient issus entr'autres
cnfans : Jean
aussi chevalier,
vicomte, et
père dudit seigneur
Anne de Meleun,
en son vivant
femme du seigneur
de Baye, mère dudit
réclamait
son douaire
attaquait
l'échange
« quo
de Béthune.
sur la terre
la
veuve
» Isabelle
de Wal-
do Rosny, et son fils
de messire
Hugues
fl) Arch. de la ville, nos 1523et 1524 de la Table.
n'a voit
de fairo.
pouvoir
sou fils, consentir,
Meleun,
ai bas i\gc,ouautrement
410
-
Et
n'y
ledit Jean
pouvoit
mineur
que lors estait
parce
hors de moyen
de contracter
do
et
» (1).
« A quoi, de la part dudit do Béthune,eust
esté répliqué
ores que les choses susdites
fussent vrayes,
toutesfois
que,
avoit
esté fait par l'ayeulo
communo
des
ledit eschange
avec
parties,
au
requises,
lequel,
veu
grande
et
meure
délibération
et advantago
proullit
estoit domourant
qu'il
dudit
en
et solemnitez
Jehan
Flandres
son
fils,
ot soubs
do l'empereur,
ladito terro de Rosny,
assise en
niesmes
luy eust esté de nul ou petit
prouffit,
ou depuis
les guerres
lors ouvertes
survenues
entre
l'obeyssanco
France,
durant
les doux
Mesmement
ladito prevoste
do
princes.
attenduque
avec les appartenances
estoient
d'aussi
Douai,
susdites,
bonne
et grande
value que la terre tle Bosny. Davantago,
en l'an 154),
en
avoit donné,
quo ladite dame de Homes,
advancement
el do succession,
son fils, la terro et seigneurie
Meleun,
»
en propre
appartenant
« Ledit
grandement
d'hoirie
audit
feu
do Hebuterne,
Jean
d elle
en son nom,
vicomte,
seigneur
pour gratifier
en faveur
favoriser
ausdits
de Béthune,
et qu'ils
sont si proches
parenté,
quo germains,
ledit eschange.
9 juillet
1559 (2). «
Dimanche,
de parfaite
En témoignage
réconciliation,
du fils que son cousin
Gand fut le parrain
de
et
de
approuve
le vicomte
de
eut cette annôe-
(l) Le rédacteur du traité a voulu tairo la triste situation où Jean III 1e
Meleun s'était trouvé pendant presque toute sa vie. Nous savons en effet
qu'en 1529, comme en 1519, il était, non pas en bat âge, mais dans l'état
de ceux que la loi assimile à des mineurs,
(ii A. i">uCbesne, Preuve* de l'Hit t. de la mal», de Béthune, pages 314
et suivantes. Tiré d<s archives de cette maison.
né au château
là; l'enfant,
thune
411
(1), notre
illustre
—
de Rosny,fut
do Bé-
Maximilien
Sully.
en
il accorda,
(v. st.) avant Pâques,
» de Douai,
arrontement
aux archers
do » serinent
perpétuel
le terrain
do leur Jardin,
avaient
obtenu des prévôts
qu'ils
Le 27
mars
antérieurs
à
1559
titre
« terminatif
d'arrentemjnt
» ; outre
d'ofTrir
la
au
l'obligation
imposa
dix ans,
un a * >' il", aussi beau que
prévôt,
nul do leur Jardin,
et un trousse;»;»
ce qui fut
ie fiches;
reconnu
de l'arc « à main
do Saint-Sépar les confrères
le 13 mai 1560, étant alors « roy à cause de l'oibastien,
selet abattu du coup du roy », Philippe
do Lo Val, écuyer,
redevanco
bailli
il leur
annuelle,
do dix
en
de Douai
La terro
(2).
de
le commencement
Wagnonville
qui, depuis
du XV'siôclo,
une sorte de dépenétait considérée
comme
dance
de la prévôté,
en fut séparée,
par la vente qu'en fit
lo vicomte
à Arras,
de
Gand,
suivant
lo 24 novembre
contrat
1567
passé
notaires
devant
(3).
Le 11 décembre
de sa
1571, il servit un dénombrement
c'est une des pièces les plus curieuses
prévôté;
pour l'étude
de la topographiedouaisienne
:
au XVI* siècle, lls'y intitule
« Maximilien
seigneur
de
Meleun,
de Caumont,
chevalier,
Donvast,
visconle
Bail'oeul,
Ilebuterne
et prevost
vraiges,
Busquoy,
villo do Douai »; récépissé
du dénombrement
le 31 janvier
suivant (4) 1571 (v. st ).
de
Aymeries,
héréditaire
Gand,
Beude la
lui fut délivré
fi) Id., Histoire, p. 441. - Voir aussi |ej Mémoires de Sully,
(2) Arch. de la ville, copie simple, ri. 1350 de la Table.
(3) Id., n» 1613 do la Table.
(I) Arch. départ.. Chambre des comptes, reg. D 10 ou reg. aux dénombr.
des llefs de Douai, 1500-1591, fo 261 vo. — Récépissé aux arch. de la ville,
n« lt-53 do la Table.
—
Le
do Gand
vicomte
—
412
assista
aux
mais son gouvernement
Flandres,
aucun mouvement
insurrectionnel
troubles
des
premiers
no fut agité par
d'Arras
C'était du reste un peret tout dévoué
catholiquo
fort attaché d la religion
sonnage
au roi d'Espagne
et à sa politique;
aussi celui-ci
t-il en récompense,
outre des mercedes
en argent,
lui donnaune com-
d'armes
des ordonnances,
pagnie d'hommes
charge que l'on
no conférait
des Paysles plus qualifiés
qu'aux
seigneurs
Bas.
11 avait
Hollin,fille
de Hamal.
le président
en Espagne,
dont
dès avant
épousé,
1566, une
richo
héritière,Anne
d'Anne
unique deGeorges,seigneurd'Aimerie3,et
Dans une lettre écrite lo 5 septembre
d son ami Hopperus,
alors
Viglius
s'occupait
on
trouve
alors
« Mr d'Emmeries
co passage,
au milieu
la cour de Bruxelles
:
est
mort
1569
près
d'autres
par
du roi
faits
une
; c'est
le vicomte de Gand.
dernièrement
succession
magnifique
pour son gendre,
Toutefois
en ce qui concorne
les biens
meubles,
j'entends
et dire que, selon eux, ils
d moins que des
d'aubaine,
des gens chuchoter
(mussitare)
sont dévolus au fisc par droit
lettres de naturalisation
nesoientexhibées.Quant
du fils du défunt;
bles, restent les prétentions
aux immeumais
peut» (1) Le fils,
être que de nombreuses
sentences
l'excluront.
dont il est ici question,
était sans doute quelque
bâtard,
se faire reconnaître
comme légitime.
qui prétendait
Le vicomte,
de sa femme,
engagea
n'ayant
pas d'enfant
lo baron
de
son cousin
et héritier
germain
présomptif,
à lui envoyer
son fils cadet, le jeune Maximilien
de
Béthune,
pour être élevé près de lui ; mais le baron s'y
refusa, soit « à cause de la religion
», car il s'était abanRosny,
(1) Iloynck, Anal. Belg., La Haye, 1743, in-4,1, p. 539.
-
413
-
au protestantisme,
soit qu'il eût conçu do plus hautes
non-seupour son fils, «on qui il avoit remarqué
espérances
de corps et d'esprit,
mais aussi
lement une grande vigueur
donné
une
tre
faire
d la vertu
inclination
grande
le vice
» (1). Alors
du jeune Maximilien
voulant
ompôcher
dos étrangers,
mais
assez éloigné,
etd
et une
le vicomte
forte
con-
aversion
do
ne pouvant
Gand,
» et
« un flamand
et un papiste
no passât d des hérétiques
quo sa fortune
institua
un sien cousin
pour son héritier
du mémo
: Robert
do Meleun,
troisième
hommo
flamand
et catholique
gentil-
Maximilien
1572.
juin
Ainsi
nom que lui, à savoir
fils du feu princo
d'Espinoy,
de Meleun
Son
mourut
coeur fut porté
vers
en l'église
la fin
du
de Caumont
mois
de
(2).
la prévôté
de Douai, qui aurait
l'ordre
dû, suivant
no sortit point
revenir à l'illustre
légal desuccession,
Sully,
de la maison de Meleun,
où elle devait se perpétuer
jusqu'à
la Révolution.
DE MELEUN, vicomte de Gand etc.,
au 4* degré du 15* prévôt,
do Douai ; descendant
de Meleun.
connu
surtout
Personnage
historique,
21.—ROBERT
prévôt
Jean H
sous
le
titre
de marquis
de Roubaix,
gouverneur
d'Artois,
général
de la cavalerie
Son
etc., il épousa Anne Rollin d'Aimeries.
créé prince d'Espinoy,
était mort
pèro Hugues de Meleun,
les armes à la main,
en 1553;
sa mère, mariée
en 1545,
était
Yolande
Roubaix
de Werchin,
sénéchale
de Hainaut,
dame
de
etc.
(1) Economie» royales ou Mim. d* Sully, édit. de Petitot;
pages 222 et 308.
(2) Diction. Mit. et [archéol. du départ, du Pat-de-Calai»,
1875, in-S»,p. 197.
Mon'.rcuilfkuis,
!• série, I,
arrond. de
Robert
do
Meleun
414
avait
été
—
sous lo
jusqu'alors
vomie
( terro
qui était
encore
; il n'était
quo
connu
de Richebourg
seigneur
aux do Meleun
par les Luxembourg)
d'ordonnance
lieutenant
d'une
onsoigno
nom
do
Dès
de
l'hiver
do Gand prit part,
sous le
le nouveau
vicomte
1572-1573,
fils du trop
do Tolède,
commandement
de don Fadriquo
de Gueldro
et do Holfameux duc d'Albe,
aux expéditions
contre
lando,
entreprises
trois compagnies
ses ordres
les
insurgés;
d'armes
gueux
d'hommes
il eut sous
(1).
Nous
en quelques
lignes seulement,
rappe"orons,
considérable
quo le vicomte eut dans les derniers
commencés
des Flandres,
soulèvement
unanime,
et les oppresseurs
étrangers
gouvernement
1577, le grade
raux.
Mais
la cause
eu septembre
il suivit le parti
du
comté
1576.
national
la part
troubles
Lors
ce
de
contre
les
; ce
le
valut d'abord
qui lui
et plus tard, en juillet
d'Artois,
do la cavalerie
des États-Géné-
dégénérai
le vicomte ne demeura
qu'il
attaché
à
pas longtemps
avait embrassée
des
dans le parti
; il se jeta
et ce ne fut qu'une
tout
étape qui lo ramena
malcontents,
Dès lors subjudroit dans le camp espagnol
(février
1579).
de Parme,
un grand
gué
par l'ascendant
qu'Alexandre
tous ceux qui l'approchaient,
sur presque
homme,
exerçait
Robeit
de Meleun
devint
l'ennemi
combattre
s'attacha
le plus
sans
acharné
retour
au parti espagnol
do ceux qui continuaient
l'indépendance.
pour
encore ; non-seulement
il conserva
la cavalerie
(cette fois dans l'armée
Sa
fortune
sa charge
du princo
s'en
et
à
accrut
de général
de
de Parme)
,
(I) Mendoza, Comment., Paris, 1591, fos 181 vo et 211 vo. L'éditeur français Crtspet semble avoir ajouté au texte de Uernardino de Menduca, en
citant Robert de Melun, seigneur do Hattebourg (tic, c'est Kichebourg).
Voir la nouvelle édition des Commentaire», par Louinier et le colonel Guillaume (Bruxelles, 1860-3, 2 vol, in-S»), 11, page 31.
—
— 415
ainsi qus lo gouvernement
d'Artois
; mais il obtint encore
do Roubaix
on sa laveur
du roi la création
du marquisat
d'Etat. Enfin, douce
(I" mars 1579), et il fui fait conseiller
il fut lo pr>d la vanité du guerrier,
satisfaction
accordéo
les lances pour lo saluer,
mier devant
lequel on baissât
rendu jusqu'alors
n'avait
honneur
qu'au
quo la cavalcrio
rendus par lo
Du reste, les services éclatants
chef suprême
sans réserves
d la
marquis do Roubaix et son dévouement
les tergiversations
intérescause espagnole
firent oublier
'
sées du vicomte do Gand.
En l'année
1581
, arriva en
et aux autres
prévôté de Douai
cession de Maximilien
Flandre
un
prétendant
à la
biens
do Meleun;
do Rosny
ayant composé la succ'était Sully, alors connu
dans la
, qui se trouvait
venue à point pour oblibrillante
année du duc d'Alençon,
ger le prince de Parme à lever lo siège do Cambrai
(17 août
sous lo nom do baron
de recouvrer
co riche héritage
qui
1581). C'était
l'espoir
le duc d'Alençon
avait décidé Rosny à suivre en Flandre
;
car ce prince s'était engagé à le remetlro
en
tous les grands
biens dont le père de Rosny
avaient été déshérités
pour causa de religion.
Un épisode
possession de
et lui-même
dans les Mémoires de Sully
, consigné
do Roubaix
s'était ému outre
prouve que lo marquis
sure des prétentions
du baron de Rosny; mais laissons
ler les auteurs
do ces Mémoires
: « En
suite
(I) ,
me-
parde la prise de
les pason fut attaquer
, où il se fit deux ou trois
les marets et sur les chaussées
,
cette ville (du Cateau-Cambrésis),
et do Lescluse
sages d'Arleux
belles escarmouches
dans
qui avoient esté retranchées
vous
quelles vous (Sully)
en l'une despar les ennemis,
hazardastes
de telle façon , que
(1) Edit. Petitot, 2* série, I, pages 319 et 320.
— 416
—
sans
lesr de Sesseval,
charge pour vous
qui fit une furieuse
vous eussiez esté infailliblement
desengager,
pris, et pcutestre couru
de la vie (1). Car comme
fortune
apparemsoldats
ment (auparavant)
vous eussiez
se
pris quelques
disans
comme
estre
des gardes
d vostre parent
du
marquis
de la maison
de
de
Roubais
Meleun
, et que ,
, vous les
de complisans rançon,
avec parolle
renvoyez
bien que vous prément, luy, tout au contraire,
sçachant
tendiez aux bieus que le vicomte de Gand luy avoil donnez,
luy eussiez
tant par héritage
que le don de Monsieur
(le duc d'Anjou
: —« Pardieu
! ces civilités sont
et d'Alençon),
respondit
» belles et bonnes.
Mais s'il estoit pris,
il porte sa rançon
» quant
et luy ! »
Au mois
de décembre
Rosny était encore
auprès
de Monsieur
à Anvers,
l'exécution
des
sollicitant
toujours
la
promesses
que lu prince lui avait faites , et notamment
mise en possession
de la vicomte do Gand ; car c'était pres1582,
des
bien qui se trouvât alors sous la puissance
: la prévôté de Douai et les autres parties
Etals-généraux
étant situées dans
les pays
rentrés
sous la domiwallons,
que le seul
nation
de l'Espagne;
lorsqu'il
apprit que le plus inconstant
des princes
avait donné
la vicomte
de Gand au frère du
— « Pardieu
I » s'écria
de Roubaix.
le sr de
marquis
Quincy,
» faire
secrétaired'Estat,
mesmes expéditions
» ne vous celeray
» vous a devancé
harcelé
ne saurois
par Sully,«je
et
d deux diverses
personnes,
en don et en service
point que le dernier
en faveur présente
: j'entends
du
parler
(l) Il n'y a point ici d'exagération, et Robert de Meleun était homme à
:n -eculer devint aucun forfait pour satisfaire son avarice et ses rancunes.
Les histoires et les mémoires du temps relaient une quantité de lâches
assassinats commis pir ce farouche personnage. Après une bitaille, il avait
coutume de tuer, de s.u.g-froid et de sa propre main, les prisonniers contre
lesquels il mûrissait quelque inimitié I
-
417
-
» prince d'Espinoy,
voslre cousin ; entendez le reste à demy
i mot, et sur cela prenez vostre resolution
(1). »
Ainsi
de Rosny.
Aussi
ne
les espérances
non sans avoir
à quitter le duc d'Alençon,
s'envolèrent
tarda-t-il
pas
en spectateur
au coup d'Etat
infructueux
perpétré
1583). Ce
par ce prince contre la ville d'Anvers (17 janvier
fut le comte de Berlaymont
(que nous allons voir prévôt do
Douai, par sa femme), son parent, qui lui procura le passeles pays
au moyen duquel il put traverser
port nécessaire,
assisté
wallons
hautes
la France
et regagner
destinées.
Ce chemin
de France,
de si
(2), où l'attendaient
qui était
pour
d'autres
celui
l'exil, le princo d'Espinoy
(Pierre de Meleun), toujours
et dans son attachement
branlable
dans ses convictions
de
inéau
le suivit bientôt à son tour,
après avoir vu
parti natioual,
ses biens confisqués au profit de son frère cadet, le marquis
seul maître de toutes les terres de sa
de Roubaix,
demeuré
maison.
le 4
l'eslacade
d'Anvers,
périt devant
avril 1585. Il avait été créé, par le roi, chey.alipr de la
avant qu'il eût
Toison d'Or ; mais la mort l'avait surpris
reçu le collier.
de Meleun
Robert
l'écu de Meleun d'une
étoile
il brisait
cadet,
dextre sur le chef d'or. Sa devise était : Tout ou rien
Comme
posêeà
contente
Meleun
Il avait épousé,
de son bienfaiteur
11 n'en n'avait
l
Anne
Rollin, damed'Aimeries,
de Meleun (Preuves,
Maximilien
point eu non plus d'enfant.
la veuve
n'XCIl).
(I) Edit. Petitot,îe série, I, p. 323.
(i) Id., pages 328 à 332.
CltATIlAKtltut Dooit.
27
—
Son
héritière
féodale
que
et
des 18 février
royaux
mort
civilement
(1).
décrets
réputé
—
de Meleun,
fut sa soeur,
Hélène
déclaré
deux fois
Pierre
de Meleun,
son frère,
et personnellement
rebelle
attendu
418
Sa veuve,
Anne Rollin,
la ville de Douai, jusqu'à
près de Douai,
possédait,
de lèse-majesté,
et 20 juillet
1584,
par
était
usufrutière
de
criminel
1582
demeura
sa mort
la
prévôté
arrivée
seigneurie
vers
de
1603.
Elle
Vésignon-Le-
wardc.
Dans
un acte du 23 mai
de
èchevins
1598,
passé devant
et contenant
bail du moulin
de La Prairie,
fait par
Douai,
« sr d'Ouencourt
Anthoine
esleu
etc.,
Vignon,
écuyer,
d'Arlhoiset
des affaires
de madame
la
superintendant
de Roubaix
« deux doubles
du», on voit stipulé
marquise
catz de quinze
florins pour
Catherine
naine
de
Mosnier,
ladite dame,
et un escu sol pour M* Jean,
»
le nain d'icelle.
A cette
La
le
époque
« demeurant
Ruielle,
et
court(2)»,
dame marquise
22.—HÉLÈNE
vôté de Douai;
Elle
tuné
avait
Floris
receveur
Toussaint
la prévôté
était Jacques
de
la maison de Mr de Grindevant
de
Du Ptct
était
le « procureur
de
».
DE MELEUN, vicomtesse
do Gand,
du précédent.
soeur germaine
en premières
noces,
épousé,
de Mc.itmorency
, chevalier
etc.,
pré-
l'an
1565, l'infordo la Toison d'Or,
(i; Mém. pour M'le prince de Ligne contre M' le prince d'Eiplnoy,
ln-4o, pages 9 et 11. Ce mémoire, très-intéressant pour l'histoire de la prévôt; do Douai, fut imprimé vers 1713,peu de temps après le traité d'Utrecht.
Nous aurons souvent l'oceasion de le citer.
. (i) Philippe de Le Val, bailli de Douai.
—
419
baron
do Montigny
(I), étranglé
Simancas,
par ordre de Philippe
était mort en
eu de ce seigneur
Quand
elle était
verneur
—
secrètement
au château
II; l'enfant
bas Age.
qu'elle
de
avait
de son frère Robert,
elle parvint
à la succession
comte de Rerlaymont,
remariée
d Florent,
gouseidu comté de Namur,
etc., l'un des principaux
du pays.
gneurs
Lo 15 mai
1585
,
comparut
devant
la
cour
féodale
de
bailli de Péruez,
mandaècuyer,
mois , de
, le 9 dudit
taire, suivant
, daté d'Arras
pouvoir
« haut et puissant
Mfr Flourent
de Berlaymont,
seigneur
Josso
Douai,
, Beauraius,
etc., gou, baron de Hierge
et capitaine
cl grand
verneur
du pays el comté do Namur
d'Allemans
et
voneur dudit
colonel d'un
pays,
régiment
d'une
de cinquante
hommes
d'armes;
capitaine
compagnie
et de haute et puissante
dame mad* Helainc de Meleun , sa
comte
dudit
de Berlaire,
lieu
» pour la prévôté
de Douai,
»; et il « droitura
compagne
« do la succession
venue à ladite dame
de M*r le vicomte
de Gand
». Son
lui enjoignit
faire les
aussi d'aller
pouvoir
devoirs concernant
la principauté
la baronuie
d'Espinoy,
tenue du sire de Leuze et autres,
et la terre de
d'Antoing,
Sainghin,
mouvant
La prévôté
de l'érection
et
du château
l'échevinage
d'un
nouveau
de Lens (2).
entrèrent
en
moulin
à
procès au sujet
eau qui
avait
les
sans
lo concours
du
èchevins,
par
le 28 août 1587, un exploit d'huissier
fut signifié
prévôt;
de la ville,
à la requête
de : « dame Anne
au magistrat
dame marquise
de Roubaix,
douaigtero
d'Aymeries,
pos-
été
autorisée
(1) Nous reparlerons de cette noble victime , en faisant l'histoire de la
seigneurie de Montigny en Ostrevant, relevant du château de Douai.
(2) Arch. de 1* ville, reg. aux plaids du bailliage; a cette date.
—
sesseresse
dé toute
viagère
Florent,
héritier
propriétaire
de Meleun,
a ventailles
nouveau
là prevoste
de son second
en
sur le prince
comme mort
encore,
pour
23. —
de Meleun,
Celui-ci
d'Espinoy.
la rivière
du
l'érection
pour
même
de
continuant
ceux
confisqués
d être considéré
cette riche succession
civilement,
écheoir
à sa soeur, qui suit.
lui échappa
MARIE in
de Douai
prévôté
de Douai;
de Rerlaymont
mourut
en 1590, sans enfant
de tous les
mari.
Elle était en possession
de la maison
biens
héréditaire
et
de Berlaymont,
baron de Hierge,
de ladite
prevoste , à cause de dame
les roue,
sa compagne
enlever
», pour
», etc. , mises
moulin
(1).
La comtesse
—
comte
messire
Helaine
420
Elle avait
DE MELEUN, vicomtesse
de Gand
de la précédente.
; soeur germaine
épousé,
de Fauquembergue,
en
qui
1584, Lamoral,
(ut créé prince
etc.,
de Ligne et
de Ligne en 1602.
comte
titres
Elle portait
tous les titres de la maison
de Meleun,
encore
accrus en 1593,
après la mort de sa
qui s'étaient
mère Yolande
de Werchin.
Le graveur
Galle, en
Philippe
lui
titres
dédiant
sa Ptosopographia
virtuium,
: « Marie de Meleun
et qualités
ci-après
est Ame
gramme
» Fauquemberghe,
» damo
de Byeset
donne
» (dont
les
l'ana-
« comtesse
et de
de Ligne
do
, séneschalle
princesse
d'Espiir;
de Roubaix,
de Gand, bavicomtesse
de Minerve),
» Hainaut,
marquise
» ronne
d'Antoing,
» Flandres,
prevoste
lui
Chysoing,
de Douay,
Wyeres,
Herselles,
chasteleine
Richebourg
connestable
de
de Bapaulmes,
etSauty,
etc.(2)
».
(I) Arch. de la villo, nos 1723, 1733,1736 et i712 do la Table.
Nous croyons qu'il s'agit ici du moulin 4 Poudre, a l'Entrée-dcs-Eaux,
établi dans l'endroit qu'on nommait alors Grand Dali, et depuis Petit Bail.
(t) Arch. Mtl. et lit!., Vatencleones, 1831, ln-8«, 3« série.ll, p. 393.
—
—
421
plus brillante
que sûre,
sur les confiscations
et la vio-
Néanmoins
une telle fortune
était
ne reposait
puisqu'elle
que
lence. En effet le proscrit Pierre de Meleun, mort
en Picardie,
le 7 août 1591, laissait des enfants
conde
de Montmorency,
femme,
Hippolyle
en France,
le 19 août 1586 ; le fils aîné,
épousée
de Meleun,
au Crotoy
de sa seavait
qu'il
Guillaume
né en 1588, était donc un prétendant
avec lequel
de Ligne aurait à compter
tôt ou tard.
la comtesse
Les enfants
do Meleun
avaient
du reste
un puissant
prode Sully, leur parent,
tecteur dans la personne
qui prit fait
et cause pour
eux avec sa persistance
et son habileté
ordinaires.
dans le traité de
Sully commença
par faire insérer
conclu entre la France et l'Espagne,
le 2 mai 1598,
Vervins,
un article favorable à ses protégés. Puis, profitant
déco qu'un
nouveau
gouvernement
sut intéresser
s'établissait
dans
les
Flandres,
il
la justice
des successeurs
de Philippe
II, les
archiducs
Albert et Isabelle, à la cause,des
enfants do Pierre
le 26
achevée
de Meleun
Par une première
transaction,
de
de Ligne restitua
aux mineurs
1602, la princesse
autres
terres.
et quelques
Meleiln I?. principauté
d'Espinoy
Les négociations
se firent
avec tout
possible,
l'apparat
les deux
s'il so fût agi d'une affaire d'état
comme
pour
août
couronnes
(l).
la prinMais Sully uo se tint point encore pour satisfait;
cesse de Ligne conservait
en effet une portion
trop considéd'un
rable
des biens do la maison
de Meleun.
Profitant
nouveau
1609
traité
entre
il manoeuvra
conclu le 9 avril
d'Anvers,
elles États-Généraux
de Hollande,
de façon d mettre la princesse
de Ligne
dans
politique,
les archiducs
celui
(I) Mcm. pour M* le prince d* Ligne, déjà cité, piges 14 a 22.
—
une situation
422
—
telle
dût en passer
qu'elle
« Les archiducs
lui ordonnèrent
transaction.
il fallut obéir et s'assujettir
d cette
der;
la disgrâce
»
d'encourir
du souverain.
Dans
Ligne,
raine)
une
une
par
seconde
de s'accommoloy,
pour
éviter
de
à Bruxelles,
en l'hôtel
le 7avril
do Lor1610, où le duc d'Aumale
(Charles
et le comte
d'Estaires
de Montmorency)
(Nicolas
assemblée
tenue
agissaient
pour les enfants
do la seconde
transaction.
de Meleuu,on
convint des articles
en
Outre les biens déjà restitués
de Ligne rendait
1602, la princesse
la prévôté
de Douai,
les seigneuries
Beaumcz
encore
etc. Elle conservait
Cysoing,
baronnie
Werchin
avec
d'Antoing,
antique
etc.
et d'Antoing,
etc.,
la
: la vicomte
do
Gand,
de Messencoûturo
,
les terres de Roubaix,
la
Hainaut,
des maisons de Meleun
sénéchaussée
apanage
de
Ces articles
celui-ci
fit parayant été acceptés
par Sully,
tir pour Bruxelles
de Meleuu,
Guillaume
prince
d'Espinoy,
avec une procuration
passée tant par Sully lui-même,
que
de Montmorency,
do Crôvecoeur
, en
seigneur
par Jacques
leurs qualités
de tuteurs
et curateurs
des enfants de Pierre
de Meleun.
tivement
Enfin
la seconde
d Bruxelles,
première,
approuvée
Paris et de Bruxelles
transaction
défini-
le 0 juin
1610 ; elle fui, comme
solennellement
par les deux cours
la
do
(1).
Ce fut donc
l'illustre
La princesse
de Ligne
Sully qui,
à la prévôté de Douai,
pour lui-même
de Meleun.
maison
ri) /rf.,pagesttà3i.
fut conclue
mourut
en
avoir prétendu
après
la fit rentrer
dans la
1635.
—
24.—GUILLAUME
de Gand,
vicomte
I,r
etc.,
423
-
DE MELEUN, prince d'Espinoy,
etc.,
fils aine de Pierre
prévôt de Douai,
de
et doHyppolite
de Montmod'Espinoy,
au 5* degré du 15e prévôt,
Jean H de
Meleun.II fut grand bailli de Hainaut(162.-1632),et
épousa:
de Witthem,
2* Ernestine
1* Marie-Mencie
d'Arenberg.
Meleun, prince
descendant
rency;
Le 17 juin 1613, devant
la cour féodale de Douai, Toussaint Du Prêt, procureur,
bailli et receveur
de la prévôté
au prince
releva ledit fief pour son
appartenant
d'Espinoy,
maître
(I).
« reprit
l'établissement
au service
et s'attacha
Ce prince
de Bruxelles
à la cour
de
ses pères
des archiducs
et du roi
il fut honoré
du collier
do la Toison d'Or et
d'Espagne;
de Mons, de grand
bailli
élevé à la dignité
de gouverneur
et souverain
du comté
le plus
officier
d'Haynau,
cmploy
et do son
considérable
dont
un seigneur
de sa naissance
rang pût
être
Mais cette
honoré.
» (2)
: l'Espagne,
qui se
qu'apparente
à tort ou d raison,
de tous les grands seigneurs
des
défiait,
devait
entre tous un
nécessairement
Flandres,
distinguer
les plus belles relations
en France et en Holprince
ayant
faveur
n'était
lande; un soigneur
qui était
rétablissement
de sa fortune;
les compagnons
du célèbre
même
redevable
le fils enfin
Taciturne,
au roi de France
du
d'un
des plus fidèdont il conservait
d'Espinoy
lors de l'affaire
conAussi,
(Guillaume).
» le prince
de « conspiration
des nobles,
mémo sa
ne conserva-t-il
sa liberté et peut-être
tête, qu'en
son berceau
dans
se réfugiant
en France,
et le tombeau
do son père.
nue
le prénom
sous le nom
lo pays
où étaient
(1) Arch. de la ville, reg. aux plaids du bailliage; a la date.
(i) Mémoire pour M. le prince de Ligne, etc., pages 3 et ?4.
—
Bientôt
un arrêt
—
du Grand
rendu à Bruxelles
le
Conseil,
de Meleun criminel
de lèseGuillaume
2 mai
1635, déclara
avec confiscation
majeslé,
pagne
424
de biens
au profit
du roi d'Es-
(1).
Le prince ne survécut
d Saint-Quentin,
mourut
pas longtemps
le 8 septembre
à sa disgrâce;
1635.
car il
Il avait épousé,
Marie-Mencie
de
fille
en premières
noces , le 17 octobre
1612,
de Berg-op-Zonm,
Witthem,
marquise
et de
de Bersele,
et héritière
de Henri,
seigneur
de Mérode, marquise
dudit Berg; elle était veuve
atnèe
Marguerite
du comte
d'Or.
Herman
Elle
En
mourut
deuxièmes
Emestine
van
den
en juillet
noces,
d'Arenberg,
Bergh , chevalier
1613 (2).
de la Toison
le 3novembre
il épousa,
1613,
fille de Charles de Ligne dit d'Aren-
duchesse
et d'Anne
de Croy,
d'Arenberg,
Il en eut plusieurs
enfants,
parmi lesquels nous
Guillaumodc
Meleun,qui
devintprinced'Espinoy,
berg, comte
d'Aerschot.
citerons:
et Henri
de Meleun,
allons retrouver
l'un après
que nous
l'autre
à la prévôté de Douai ; et aussi Charles-Alexandrela postérité duquel
la prévôté fit retour en 1724.
Albcrf/à
Après
d'Espinoy,
Albert,
la sentence
lo 2 mai
prince
recouvrer
pour
restitués
de confiscation
contre
le prince
du proscrit,
, lo cousin germain
crut pouvoir
profiter de l'occasion,
, sa mère, avait
que la princesse
1635
de Ligne,
les biens
d la maison
rendue
de Meleun
de
, lors des transactions
1602 et de 1610 ; il demanda
que ces biens , et notamment
Mais le conseiller
la prévôté de Douai,
lui fussent adjugés.
» contro cette précommis aux causes fiscales « défendit
(t) id., p. 42.
(2) Moreri.YI, M p. 260, col. S.
—
—- 425
tention
, et le prince
par arrêt du Conseil,
de Ligne
fut déclaré
du 24 décembre
1638
Par
acte du 12 septembre
1628,
les administrateurs
de l'Hôtel-Dieu
une prise d'eau
fondé, d établir
de la Prairie,
pour l'établissement
cet hôpital
(2).
Nous
trouvons
qu'eu
1632,
non
avait
du canal
autorisé
nouvellement
le courant
M* Andrieu
,
(1).
lo prévôt
, tout
dans
receyablo
du moulin
de
souterrain
re-
Chastclain,
fait construire
un
de M. le prince
avait
d'Espinoy,
de la prévôté
: par acte du 20 dédans la maison
comptoir
cembre
modernes
de ladite prevoste
»,
1633, les « fermiers
et pereconnurent
avoir trouvé en bon état « le comptoir
ceveur
tite
chambrette
Durant
la confiscation
de par le Grand
dre aucun
brai
d'Espinoy,
dévolu
en l'année
wallonne,
1651.
25.—HENHI
seigneur
dudit
Prevoste
» (3).
, défense fut faite, le 4 août 1644,
de Douai, de mouaux meuniers
Conseil,
au détriment
Cet état de choses
la Flandre
en ladite
estant
du moulin
au roi d'Espagne
au Bray.du
prince
(4).
aux lois de
attentatoire
, évidemment
n'existait
où la confiscation
pas, cessa
DE MELEUN, dit le marquis
de Richebourg,
lieu etc., prévôt
de Douai ; fils pulnè
de
(l) Mémoire déjà cité, p. 42.
(i) Arch. des hosp., fonds de l'Hôtel-Dieu, no 103 de l/nre>if. de 183'J.
fa canal, qui passe sous la place de ta Prairie, *t qui regagne la Scirpo
en balayant les immondices de l'Hôtel Dieu, subsiste toujours , quoiqu'il
soit en opposition flagrante avec les lois modernes de l'hygiène générale,
(3) Titres du,moulin de la Prairie,communiqués par le propriétaire.
(4) Arch. de la ville, ne 1003 de la Ttble.
—
426
—
et d'Emestine
1", prince d'Espinoy,
Il fut colonel d'un régiment
wallon au service
Guillaume
Par
lettres
patentes.délivrées
les biens de la maison
1651,
ce seigneur,
du roi,
les moulins
ceux de notre
Celte
« notre
attribués
à
la charge des hypothèques,
engagements
au
consentis
sur eux durant
leur réunion
domaine
cesseurs,
que ».
furent
Meleun
maisà
et aliénations
avec
le 15 décembre
à Bruxelles
de
d'Arenberg
de l'Espagne.
par
et notamment
: « la
d? Uouai,
prevoste
mis par Nous es mains de
à bray
illec,
Grand
conseil à Matines,
leurs
forme de gagière (1), assceurance
faveur
était
accordée,
et féal Henry
faisait-on
hoirs
et suc-
et hipothec-
dire
au
roi,
à
», en récompense
de ce qu'il s'était
retiré de France « aussy tost qu'il se vist
en aagede porteries
armes, et poussé d'un zèle pour le service do notre très-auguste
Maison,s'en
alla,à l'insceumesmes
deses frères et ses plus proches,
dans les armées de S. M. L,
très cher
dans
il au roi t servy,
lesquelles
diverses
eu présence
occasions,
de Meleun
do cinq ans,
en
l'espace
et à la vue de l'archiduc
de ses ordres,
en et sous l'honneur
y auroit comLeopold,
do cavalerie,
ce que, se permandé un régiment
jusqu'à
suadant
ne faire encore
assez selon son inclination
, il se
eu notre
seroil efforcé, à quelque
prix que ce fût, d'entrer
service;
dequoy,
il auroit
abandonné
toutes
les charges et
et se rendu en Flan-
avantages
qu'il avoit es dites années,
en toutes les campagnes,
dres, taschant
d'y rendre,
n* XCIII.
vices qu'il Nous doit ». Preuves,
les ser-
(1) Aucun gouvernement ne fut (plus besogneux que celui de l'Espagne
aux Pays-Bas; 'non-seulement il engagea ou aliéna presque tout l'antique
domaine du prince, maison voit qu'il en était réduit à hypothéquer même
ce qui ne lui appartenait pas, à contracter des emprunts forcés sur les cours
de jusliccen leur donnant des garanties illusoires ete.
—
— 427
Enfin
cette faveur,s'était
pour obtenir
des biens
à savoir la main-levée
do Meleun,
Henri
appuyé sur des précédents,
du
d'obtenir
de leurs maisons,
que venaient
et de Warfusée,
les comtes de Hennin-Liétard
aussi
de l'affaire
dite « conspiration
Du reste, malgré
il est très-probable
les termes
des nobles
crit, afin de faire cesser
de tous
la confiscation
des
mêmes
que la rentrée
avait été consentie et arrêtée
Flandre
roi d'Espagne
victimes eux
».
lettres
patentes,
de Meleun en
d'Henri
entre
les fils du
proseffets désastreux
de
au plus tôt les
les biens
de leur
maison.
Nous
familles ne répugnaient
pas à
que les grandes
dans des
de leurs membres
l'idée d'avoir
un ou plusieurs
Enfin l'accord
qui régna entre les
parfait
camps opposés.
frères, lors du partage des biens déjà attribués
cependant
aussi
savons
d un seul,
En
ne peut laisser
doute.
du
effet, comme
conséquence
en 1659,
entre les couronnes
conclu
traité
des Pyrénées,
de France et d'Espa-
l'alné, rentra en possession do
ainsi que d'autres
terres, notamd'Espinoy,
de la prévôté de Douai, confisquées
en 1635 sur Guil-
gne, Guillaume
la principauté
ment
aucun
do Meleun,
ni
son père. « Il y rentra
sans aucune
opposition
ni de ses officiers,
de la part du roy d'Espagne
empêchement
eût son établissement
en France (1) ». Henri eut
quoiqu'il
laume,
Richebourg
Gand etc.
Enfin
; Charles-Alexandre-Albert
et comme
preuve
convaincante
eut
la vicomte
de l'entente
de
de la
famille, HenrideMeleun,
malgrôles lettres patentes de 1651,
ne prit jamais le titre de prince d'Espinoy,
pas même avant
la paix des Pyrénées.
On lit en effet, daus une commission
0) Mémoire cité, p. 41.
-
428
—
donnée
de la gouvernance
de Douai, le 2
par le lieutenant
mai 1655 : K Exposé nous a messiro
de Meleun,
Henry
de Risbourg,
de la
héréditaire
chevalier,
marquis
prevost
yillo do Douai,qu'entre-aultresses
et héritages,
biens,terres
lui compecte
et appartient
ladite prévostô
(I) ».
Le marquis
de Richebourg,
fanterie
mourut
wallonne,
d'Espagne,
20.
etc.,
en janvier
1664,
colonel
d'un
en Portugal,
sans avoir
d'in-
régiment
au service
été marié
du roi
(2)
—- GUILL.VU.VE II
(3) DE MELEUN , prince d'Espinoy,
du roi
de Douai,
des ordres
etc., chevalier
prévôt
(31 décembre
1° Louise-Anne
1661) ; frère
de Béthune,
du
germain
2° Pélagie
précédent,
Chabot de
épousa:
Rohan.
la cour féodale
devant
1662, comparut
sr
do Douai « messire
Charles
de Moncheanx,
chevalier,
dudit lieu, Foucqvillers,
etc., député de la noblesse d'Artois
de hautet
procureur
puissant
près deS. M. Très Chrétienne,
Le 2 décembre
messire Guillaume
de Meleun,
chevalier
des ordres
seigneur
suivant pouvoir en date à Paris, du
du roi, prince d'Espinoy,
à Saint-Germain-des3 novembre,en
l'hôtel dudit seigneur
« à
rue des Marais,
Pretz-lez-Paris,
Saint-Sulpico,
paroisse
l'elVet de prendre
possession
des terres
échues
au
prince
par
(I) Arch. du pari, de FI., au greffe de la cour d'appel de Douai; fonds
de la gouv. de Douai, No 303 des distributions; copie simple.
(OMoreri, l cit.
<3) Le seul prénom de Guillaume lui est donné dan« tous les titres que
no s avons pu consulter. Néanmoins les généalogistes l'appellent AlexandreGuillaume, prcbablemonl paicequ'il rsl nommé ainsi djns les lettres paten
les d'octobre 1714.
Le baron de Vuoerden, dans l'inscription qu'il composa en mémoire du
prince d'Espinoy, < son Mécène i, l'appelle Guillaume-Alexandre. (Lcuridan, //fi/, des tetgn. de Boubaix, Roubiix, 1802, In>j8»,p,i(&)
-
-
429
le partage avec ses frères et soeurs ; il rendit foi et hommage
de la prévôté,
échu par le trépas dé
pour lé fieiei seigneurie
« haut,puissant
et excellent
Guillaume
de Meleun,
seigneur
etc. (1) ».
prince d'Espinoy,
maison
L'illustre
enfin
redevenue
de
française
Meleun,
(2),
était évident
depuis longtemps
broyées
en tout ou en partie d la
et une portion notable
du
pauté
Douai
s'ouvre
les
comté
alors
d'Artois
avaient
élè
or, on sait que la
Français
(1640);
était située dans cette province.
d'Espinoy
Bientôt
1667:
les
par
était
que les Flandres,
reviendraient
par les Espagnols,
couronne
de France.
Déjd Arras
plus heureuses,puisqu'il
quises
née si près des lys,
et dans les circonstances
con-
princi-
la
à jamais célèbre de l'année
campagne
A
le roi Louis XIV en personne
entre à Tournai,
et à Lille. « Le prince
semblait
aussi
de
d'Espinoy
son côté marcher
en même
que le roi à la conquête
de son héritage
il reçut au coude une
Douai,
(3) » ; devant
furent magnifiques
grave blessure
(4). Les résultats
pour le
des terres de Roubaix,
prince ; il rentra dans la possession
et d'Antoing,
conservées
la
deCysoing
qu'avait
jusqu'alors
temps
de Ligne, en vertu des transactions
de 1602
1610. Ainsi furent entièrement
effacés, au bout d'un
les effets des confiscations
environ,
espagnoles.
maison
Le prince,
qui dès sa jeunesse
avait
servi dans
et de
siècle
les armées
(1) Arch. de la ville, reg. aux plaids du bailliage, à la date.
(2) i Mais quolq o séparés pendant un si long temps de leur ancienne
patrie, ils n'ont point perdu l'esprit de retour, et des que l'occasion t'en
est présentée,ils sont rentrés avec joie sous la domination de leurs véritables
maîtres ». (Lettres patentes d'octobre 1714; p. 391 de l'ouvrage cité du
P. TurpinJ
(3) Notice sur l'hôtel de Soubise à Lille, par Mr de Melun; p. 99 du
t. III du Bulll. de h Corn. Mil. du dip. du Nord, Lille, 1817, ln-8«.
(t) Leuridan, f. cit.
-.
notamment
françaises,
suivit
et de Gassion,
430
—
de LaMeilloraye
près des maréchaux
encore le roi au siège de Maestricht
en 1673, et il no cessa de porter les armes
quo vaincu par
le 16 février 1679, en son châles infirmités
(I). Il mourut
des Meleunberceau
teau d'Antoing
(2), dans cet anliquo
était
comme
Tournai,
Espinoy ; à cette époque Antoing,
encore
français.
Le prince d'Espinoy
avait épousé en premières
noces, le
morte en couches
de Béthune,
19 avril 1665, Louise-Anne
au château
le 14 septembre
1666, d 23 ans;
d'Espinoy,
elle était fille de Louis de Béthune,
qui fut créé, en 1672,
duc de Charost
et pair
de France,
et de Marie
Lescalopier.
d
était venue
d'Espinoy,
princesse
avant la conquête,
1665 (c'est-à-dire
Douai,
ne hasardait
dans un temps où un grand seigneur
français
sa personne
sur les terres d'Espagne),
pour
pas volontiers
Anne
repasser
de Béthune,
le 3 novembre
le bail du moulin
de la Prairie
(3).
Le prince se remaria,
le 11 avril 1668, avec Pélagie Chade
bot de Rohan,
fille puînée
de Henri
seigneur
Chabot,
et de Marduc de Rohan,
Saint-Aulaye,
pair de France,
de Rohan. Ayant survécu
à son époux ,
duchesse
guerite,
elle mourut
à Versailles
le 18 août 1698 (4),
Tous deux
gisaient àLille, en l'église des Dominicains
(5)
ordinaire
de cette époque, devint la sépulture
qui, à partir
des Meleun-Espinoy,
'
(1) Leoridan, t. cit.
(2) Moreri, l. cil.
(3) Arch. de la ville, t.* 20# de la Table,
(k) Moreri, /. cil. ;
(S) Leuridan, pages 208 et 210.
-
—
431
un procès entro la
1665, sous ce prince,
commença
et l'èchovinage,
au sujet de l'ancien
Jardin
des
prévôté
de Notre-Dame,
archers de « plaisance
», sous l'invocation
situé le loà? du fossé de l'ancienne
ledit Jardin
enceinte,
En
et de Saint-Nicolas.
Le prévôt
près des portes de Lannoy
les arrérages
dûs depuis un certain
réclamait
qui lui étaient
à raison de l'arrentement
accordé autrenombre
d'années,
fois aux archers
par
était
Mais on
ses prédécesseurs.
dissoute
depuis
que la confrérie
abandonné
quo le Jardin
était
l'an
devenu
1640
ou environ,
«tlôgard»,
fût considérée
un temps suffisant
pour que la ville
en ayant acquis la propriété
(1). Les èchevins
être déboutés
de leurs prétentions.
depuis
comme
finirent
de la prévôté
Gilles
était receveur
époque,
f 448 v').
aux Mémoires,
1644-1606,
(registre
A celte
bart
répondait
par
Isam-
autorisèrent
le prince
Le 22 septembre
1676, les èchevins
sur les remparts,
à « ériger deux moulins
pour
d'Espinoy
dit roy et utilité de cette ville » (2) : l'un d'eux
le service
sur le bastion
placé près de la porte d'Esquerchin,
au moulin
et servait
de secours
l'ouest des Casernes,
à
était
Brai
au
(3).
l,r DE MELEUN, prince d'Espinoy,
de
marquis
connétable
et premier
bcr de
sénéchal
deHainaut,
H et
etc., prévôt de Douai, etc.; fils de Guillaume
27.—Louis
Roubaix,
Flandre
de Pélagie
paroisse
de Rohan,
de Saint-Jean-en-Ronville
Chabot
il naquit
en
1673,
[Preuves,!?
à Arras,
XCIV
1°).
(1) Arch. do la ville, n» 2063 de la Table.
(2) Arch- municip, rig. aux Mémoires, 1607*1677, fo 363.
0) Plouvain, Soutenir*, p. 679. D'après cet tuteur, ce serait le roi qui
aurait autorisé, en 1671 elle 15 mars 1676.
—
Il fut maréchal
de camp
432
—
et épousa
de
Elisabeth
Lorraiue-
Lillebonne.
en bas âge à la mort de son père, eut pour tuLo prince,
trice la princesse
sa mère. Celle-ci déploya,
douairière,
pour
des droits do la maison
de Meleun,
une persévéla défense
de
rance et une habileté
En effet la maison
remarquables.
n'avait
pas laissé
« une spoliation
appelait
de la maison
d'Espinoy,
passer sans
» ; elle avait
Ligno
ouverte
», et elle
Etats-Généraux
aux
à force
violence
qu'une
avait porté ses plaintes
au roi d'Espagne,
des Provinces-Unies
et au roi d'Angle-
eu leur qualité
terre,
tion de 1610(1).
Les de Ligne
prince
enfants
avaient
ce qu'elle
protester,
« les artifices
dénoncé
de
s'agitèrent
d'Espinoy,
presqu'au
pu concevoir
plus
criants
de
garantes
puissances
plus que jamais,
après mort du
laissait
une veuve jeune encore et des
qui
berceau.
Mais
de cette
les
situation
espérances,
qu'ils
s'évanouinouvelle,
rent
ils virent
adversaire
bientôt,
quand
quel
dans
rencontré
Non-seulement
de Rohan.
Pélagie
conserver
aux de Meleun
tous
avaient
il faut voirdans
le
prince
conservé
qu'ils n'aillent
divisions
entre
Cette
princesse
l'accuser
jusqu'à
les deux familles
encore,
(1) Mémoire cité, pages 47 i 49.
(t) ld„ pages 45 et 49,
sut
reconavan-
celle de Maulde,
de
de la maison
du prince de Ligne
les de Ligne
quel souvenir
de Rohan
(2). Peu s'en faut
le Mémoire
d'Espinoy,
de Pélagie
obtint
avaient
elle
qu'ils avaient
du roi de nouveaux
après 1667, mais elle obtint
la terre de Saint-Pithon,
tages, notamment
biens
d'Amblise
et d'autres
la principauté
Aussi
ils
les biens
quis
Ligne.
contre
la transac-
d'être
l'auteur
de toutes
les
!
pour
elle et son fils,
le pri-
— 433
—
dans tout le ressort
dit de committimus
vilège important
du Conseil supérieur
dé Tournai : le 10 novembre
1684,
la requête présenarrêt du Conseil d'Etat du roi,qui,—sur
tée « par damo Pélagie
de Meleun
Guillaume
Chabot
, prince
son nom
du roi, tant en
de messire Louis
gardienne
ordres
son fils », —ordonne
quo
et privilège de committimus
de Rohan,
veuve de messiro
des
chevalier
d'Espinoy.
que de mère et tutrice .et
de Meleun,
prince d'Espinoy,
la « suppliante
du droit
jouira
en première instance
au Con-
seil supérieur
de Tournai,
pour les causes civiles,
personet mixtes » , dans lo ressort dudit Connelles, possessoires
seil. Cette damo représentait
de l'emque, par ordonnance
de 1530, les chevaliers
et officiers
pereur Charles-Quint,
de l'ordre de la Toison d'Or et leurs veuves,
les gouverneurs de province et autres personnes
de distinction
avaient,
ou princes du sang, leurs causes comcomme les seigneurs
au parlement
mises, en première
instance,
à celte ordonnance,
et que, a conformément
de Malines
la question
entre
d'Espinoy,
»;
du
ses
partage des biens dudit feu sr prince
au Conseil de Tournai,
enfans, avait été portée directement
afin de, par ladite suppliante,
se maintenir
dans son privilège » (1).
Le 3 février
se qualifiant
de rece1680, Gilles Isambart,
veur de S. Exe. Mrle duc de Bournonville
(il était aussi recese présenta devant
veur de la prévôté depuis 1660 environ),
de Douai et fit les devoirs à raison de la présuivant pouvoir en date h
vôté, en qualité de « procureur,
et puissante
Lille, du 13 mars 1679 , de très-haute
prinde Rohan,
cesse madame
douaiPélagie Chabot
princesse
rière d'Espinoy,
mère et tutrice et garde-noble
de très-
la cour
féodale
(I) Recueil de» édite, Douai, Willerval, 1730, in-l», pp. 122-124.
CUATKUWSDKDOUAI.
28
et puissant
prince
très-haut
et 1res-puissant
Mcr Louis
haut
prince
d'Espinoy,
de cette
réditaire
-
434
prince
chevalier
des
de
fils atné
Meleun,
M«r Guillaume
ordres
du roi,
de
de Meleun,
héprevost
» (1).
ville
douairière
au nom du prince
La princesse
servit,
de la prévôté,
le 23 janvier
1683
fijs, le dénombrement
son
(2).
et puisLe 26 septembre
1690, au nom de cette « haulte
» , François-Daniel
Le Comte
sante princesse
, écuyer,
« sieur»
du Bus , conseiller
secrétaire
du roi, intendant
de madite
& Douai
des maison
et affaires
dame,
procéda
au « rebail
de la Prairie,
étant
de ladite
receveur
moderne
» du moulin
de Saint-Disdier,
alors
le sieur
princesse
(3).
« sieur » de
tard, on voit Jean-Joseph
Lespaignol,
et procureur
de très-haut
receveur
et
Caverine,
spécial
M«r Louis de Meleun, arrenter
ce même
prince
très-puissant
le 27 mai 1700 (4).
moulin,
Plus
Ledit
« sieur
»de
aussi, en l'an 1702, le
l'ancien
Jardin
des archers
11 janvier,
de « plaisance,
où
les anciennes
estoient
ci-devant
murailles
de la ville,
conen longueur
12 pieds en largeur,
tenant
l'autre
(vis-à'Vis
Vignette,
debout
le
Cavrine
arrenta
pieds, en largeur,
par un debout
par la moitié 36 pieds en largeur,
par
21 pieds ; tenant
à l'héritage
des Orphelines
cimetière
et a la rue de la
Saint-Nicolas)
fossé entre
260
deux
».
Le particulier,
qui obtint cet
une requête
avait présentéau
arrentement,
prince d'Espinoy
à ce ; « quoique
le Jardin
tendant
soit remply
de groises
de faire
autres immond
ces, qu'il conviendra
emporter
et
(1) Arcb. de la ville, reg. aux plaids do bailliage, h la date.
(2) Récépissé du dénomb., aux arch. de la ville; no 2146 de la Table.
(3 et 4) Titres du moulin de la Prairie, communiqués par le propriétaire.
à
-
—
435
grands frais hors do la ville,
tombereaux
à enlever».—L'état
veu
y a au moins mil
escarpé do ce terrain montre
assez que là avaient été d'antiques
de la ville.—Le
remparts
à «Queldres
», lo 17 décemprince donna son approbation
bre 1701 (1).
Lo prince d'Espinoy,
de Picardie
régiment
et armées
du
qui
avait
qu'il
été d'abord
ensuite
(1691-1702),
roi en février
colonel
maréchal
du
des
1702, décéda a Strasbourg, le 24 septembre
1701, d l'âge de 31 ans seulement.
Il mourut,
disent les lettres patentes d'octobre
17(4 , « à
notre armée d'Allemague,
étant officier général,
après avoir
camps
fait onze
où il donna toujours
des preuves de
campagnes,
sa valeur ; il se distingua
entre autres à Heidelbergh,
au
où il reçut plusieurs
blessures
passage de Zwingimberg,
et à la bataille
il eut l'honneur
d'Ekeren
d'atta(1693),
quer
et de charger
le premier
».
11 avait épousé, le 7 octobre
fille puînée de François-Marie,
d'Anne
de Lorraine,
1691, Elisabeth
de Lillebonne,
et
prince
de Lorraine.
Il eut deux
enfants
de cette
: un fils, qui suit, et
une fille, Anne-Julie-Adelaïdo
de Meleun,
mariée en 1714
à Louis-François-Jules
de Rohan, prince de Soubise, morte
de la petite vérole le 18 mai 1724, son mari étant mort,
lo
6 du même mois, de la même maladie;
le prince et la princesse de Soubise
Le prince
laissaient
d'Espinoy
deux
union
fils et une
fut enterré
fille (2).
en l'église
cathédrale
de
(1) Arch. des bosp., fondsde l'hôpital général ; nos 133 et 135 de VInvent.
de 1839.
(2) Moreri, VI,M p. ÎQO.col.î.—Suppl.au Nobil.de»Payt-Bat,U)\i\iin,
1775, in-8», pages aW-347.
_
Strasbourg
Lille, dans
(Preuves,
l'église
436
—
n" XIV
2*); son coeur
des Dominicains
(\),
lut rapporté
à
— Louis
n DE MELEUN, prince d'Espinoy,
etc., sénéchal de Hainaut
etc., prévôt de Douai,
etc.; fils de Louis 1"
et d'Elisabeth
de Lorraine.
Né à Paris,
paroisse Saint-Paul,
en octobre
il fut baptisé en la chapelle
du château
1694,
28.
doMeudon,
dauphin
le 26 juillet
1698, ayant pour
Louis,
parrain
de France,
Marie-Anne
de Bouret pour marraine
de Conty. (Preuves,
de France,
bon,
légitimée
princesse
n* XCIV
de camp comman3°.) Créé duc *t pair, mestre
dant lo régiment
général
Boyal-cavalerio,lieutenant
pour le
roi de la province
d'Albret.
Sous
furent
ce prévôt,
d'Artois,
comme
il épousa
sous
le
Armande
précédent,
confiée
à une
de La Tour
les
débuts
veuve.
par uue tutelle
jeune
Une requête
du conseil
en juin 1705,« à messieurs
présentée
de madame
la princesse
à Lille », apostillèe
et
d'Espinoy
marqués
de Vuoerdenelde
noms
signée:
//an£Oi?ari,nousdonnelës
des conseillers
de cette princesse
(2). Selon toute apparence,
ée Vuoerden
n'est
autre
bâroii
de
Louis-Michel,
que
au parlement
chevalier
d'honneur
de Tournai,
Fttocrcten,
fils dadet de celui qui composa
tarit d'inscriptions
commémôratives
des exploits
do Louis XIV en Flandre,
et qui
« son Mécène » le prince d'Espinoy,
Guillaiïmell,
appelait
mort
en
1679.
En 1705, par contrat
douairière
acheta, pour
des 15 et 17 novembre,
la princesse
son jeune fils, de la princesse
Marie
({) ùiir\ii^,'lllil.de»
»èigneurt"deBoubàlx,
p. 211.
(3) Titre du moulin de la Prairie, communiqué par le propriétaire.
-
437
-
lo comté
d'Orléans-Longuevillo,
par lettres
patentes
do Saint-Pol,
lo roi,
que
en janvier
données & Versailles,
1707,
fit mouvoir directement
ot de sa grosse tour
de sa couronne
du Louvre ; jusqu'alors
il y avait eu contestation
sur le point
et célèbre
do savoir si cet antique
do celui
coqité relevait
ou do celui
d'Artois
difficulté
fut
Nous
avons
de Boulogne
tranchée
; de
manière
cette
toute
(I),
déjà dit que la terre
Or le roi, pour enlèvera
mouvait
do,
d'Espinoy
la principauté
d'Espidéclara,
par lettres en date à
Saint-Pol.
noy ce caractère
secondaire,
du même mois de janvier
Versailles
1707, que cette
relevrait
de la couronne
désormais
cipauté
(2).
Ces honneurs,
de«
notre
Louis
très-chère
XIV
les accordait
en considération
et bien aiméo cousine,
Elisabeth
do
de notre
veuve
Lorraine,
Irès-cher
et bien
nom
Louis
do Meleun,prince
d'Espinoy,au
honorairo
do notro très-cher
et bien
Meleun,
prince
son fils
d'Espinoy,
Les malheurs
qui accablèrent
période de 1708 à 1712, pesèrent
et sur sa iortune.
Lille et Tournai
des Hautes-Puissances,
prin-
celles-ci
aiqié
aimé
cousjn,
et comme
cousjn,
tutrico
Louis
do
»,
la France
aussi
dans
la funeste
sur
le jeune prince
étant tombées au pouvoir
le prince
dépossédèrent
au profit du prince do Ligne (Claude-Lampral),
les terres que lo premier
dans ces quarpossédait
: l'Espagne,
Ainsi les rôles étaient intervertis
qui au-
d'Espinoy,
de toutes
tiers.
trefois
avait
dants.
A Lille,
était
Pierre et Guillaume
de Meleun,
proscrit
devenue
l'alliée dp la France,
leur protectrice,
tandis quo
les Provinces-Unies
se prononçaient
contre
leurs descend Roubaix,
d Antoing
fI et 2) Le P. Turpin, Comit. Tervanensium....
pages 384-390..
et à Cysping,
les
Annal» Miteric;
—
de Meleun
armes
faits se reproduisirent
bée d son tour entre
et remplacées
grattées
par celles
(1). Il est très-probable
que les mêmes
à Douai,
cette ville fut tomlorsquo
Tes mains
des Hautes-Puissances.
do
, du 24 juillet
et le traité d'Ulrecht
victoiro
l'inespérée
la face
changer
—
fuient
adversaires
de leurs
438
des
Denain
choses,
1713) rétablit la maison
avait avant la guerre.
de Moleun
dans
Enfin,
1712 , vint
(11 avril
la possession
qu'elle
de Ligne ayant renouvelé
le prince
ses plainfin à des contestations
tes (2), et pour mettre
qui duraient
140 ans, les adversaires
en 1721, d'aconsentirent,
depuis
du roi et de l'empereur,
à nommer
près les ordres
pour
Néanmoins
le cardinal
arbitres
décidèrent
maison
reraient
que
do
la
Rohan
et le duc
d'Arenberg
reviendrait
baronnie
de Ligne,
et que
en la possession
d'Antoing
les autres terres
de celle
de
, qui
à la
demeu» H
litigieuses
Meleun-Espinoy.
la fin lo sort
jusqu'à
écrit
suivraient
que ces propriétés
des provinces
dont elles faisaient
partie
était
propriétaires
comme
de
drapeaux
d'être
française,
avait cessé
d'Antoing
dans les Pays-Bas
autrichiens,
d la France.
soing restaient
L'illustre
degré
Louis
maison
de noblesse
de
tandis
Meleun
et d'honneur
à la pairie de France
; par
du mois d'octobre
Fontainebleau
décora
de la dignité
de duc
et changeraient
do
» (3). En effet, la terro
pour
que
être
incorporée
Roubaix
et Cy-
enfin
atteignit
par l'élévation
lettres
le
dernier
du
princo
en date à
patentes
le roi Louis
XIV
quelques
extraits
1714,
et pair. Voici
le
(1) Mémoire cité; p. 51.—Notice sur l'hôtel de Soubise à Li le, piges 99
et 100 du t. III du Bull.de la Com.Mtl. du département.
(i) C'est alors qu'il fit paraître le Mémoire si souvent cité.
(3> Notice sur l'hôtel de Soubise, p. 100.
—
439
-
de ces lettres, qui rappellent
les illustrations
de Meloun, mais en commettant
nombre
qu'il
arrive
trop souvent
dan3 ces documents
do la maison
ainsi
d'erreurs,
héraldiques
(1):
« Le titre de duo et pair étant
si éminent
qu'il honore
les naissances
les plus illustres,
Nous jugeons
convenablo
d'accorder
cette dignité à Notre très-cher
et bien aimé couLouis
sin
de Meleun, prince
chef d'une
maison
d'Epinoy,
hommes
tant de grands
huit siècles,
depuis
qui a produit
etd laquelle il no manquoit
que ce nouvel honneur
Louis do Melun
avoit épousé, au mois d'octobre
1691,
et bien aimée
cousine
Elisabeth
de LorNotre très-chère
il a eu Louis de Melun, prince d'Epinoy,
qui a.
commencé
à Nous servir dès l'âge de 17 ans, et qui comnotre régiment
de cavalerie.
mande
Royal
présentement
raine,
dont
Nous
le souvenir
des services
de ses ancestres,
rappelons
dont il suit les traces, en faisant la présente
érection
en sa
do sa race, les grands
homfavour. L'éclat et la grandeur
mes qui eu sont sortis sont pour lui des exemples
et des
motifs si pressans,
douter que,—
réque Nous ne pouvons
d'ailleurs
aux sentimens
pondant
qui lui ont été inspirés
attentives
par une ayeule et par une mère, toujours
ter Notre estime et Notre affection,—il
ne se rende
la grâce
que
» Notre
Nous
très-chère
lui faisons
et bien
de Lislebonne,
raine,
princesse
touchée de la grâce quo Nous
à méridigne
de
aujourd'hui.
aimée
cousine
Anne
do Lor-
dit cousin,
ayeule de notre
faisons d son petit-fils,
lui a
(I) Pour n'en citer qu'un exemple, voici un vicomte do Melun qui va 4 la
croisade en '.1981i Le premier de tes ayeuts, dont la mémoire a passé jusqu'à nous par des monument certains, cl Jossclio I du nom, vicomte do
Melun, qui tint l«s premiers rangs parmi les grands seigneurs de la cour
du roi Hugues Opel et du roi Robert, son fils; il se signala aux guerres
de la terre sainte et fil, en 998, des dons considérables à l'abbaye de
Sainl-Maur. i— Pp. 392-39)}d* l'ouvrage cité du P. Turpin,
—
fait
don
nances
do la vicomte
ot annexes,
»
rie
Lo nouveau
au
parlement
que 20 ans(l).
le
et seigueurio
pour
duo
—
440
y placer
de Joyeuso
et pair do France
prit
18 décembre
il n'avait
1714;
Lo 23 février
1716, il épousa
fille d'Emmanuel-Théodoro
bret,
à Paris,
Le duc
; mais
lo 13 avril
de Joyeuse
Armand©
de La Tour
séance
encore
d'Al-
de La Tour, duc d'Albret,
de France,et
de Marie-Armandc-
chambellan
pair et grand
Victoire
de La Trémoille
couches
do Joyeuso,
les appartele titre do duché et pai-
cetto
mourut
princesse
dans sa 20' année.
1717,
devint
en
1717
lieutenant
en
général
d'Artois.
Louis
de
servit
son déMeleun,
prince
d'Espinoy,
du fief de la prévôté,
nombrement
par acte en date d Paris
du 4 septembre
1714 (2). Nous avons trouvé un autro acte
de Douai ; c'est un
de lui,
concernant
la prévôté
émané
bail
du moulin
devant
notaires.
de la Prairie,
passé
En voici l'intitulé
le 6 mars
: « Fut
1718 d Paris,
: Trèsprésent
de Melun,
duc de
et tres-puissant
M8r Louis
prince,
comte de SaintJoyeuse,
pair de France,
prince d'Espinoy,
béer etconnestablo
Pol, grand senechal
deHenault,
premier
haut
héréditaire
paulme,
autres
de Flandre,
vicomte
héréditaire
prevost
de Bade Gand, chastelain
de Douay,
et
de la ville
le régiment
commandant
camp
et lieutenant
Royal-cavalerie,
gênerai
pour le roy de la proà Paris,
en son hôtel,
vince d'Artois
; demeurant
placo'
Saint-Paul
paroisse
Royale,
(3) ».
lieux,
mestre
de
(1) Moreri, VI, M p. 260. col. 2.
(2) Petit reg. en pareb. de 81 0., reposant aux archives du parlement
de Flandres, fonds des cartulaires, terriers, etc.
13) Titre du moulin de la Prairie, communiqué par le propriétaire.
-
-
441
Lo duc do Joyouso
dit lo duc do Melun périt r..alheureusement
â la suite d'un accident
qui lui arriva d Chantilly,
d la chasse du roi. Voici comment
le Mercure
de France,
:
dans la feuille d'août
1724, raconte l'événomont
•
du cerf, qui se fit le 29 du mois, fut funeste
au duc de Melun.
Vers les sept heures du soir.àuue
demielieue du château
ce seigneur.courant
de Chantilly,
achevai
dans
La chasse
une dos routes
de la forêt,
par le cerf qu'on
aux abois.' Lo coup,
étoit presque
chassoit,
qu'il
lequel
donna en passant,
fut si rude, que lo cheval
et le cavalier
en furent renversés.
Le duo de Melun
fut d'abord
secouru
fut blessé
et par le comte
de Clermont.
Le
par le duc de Bourbon
do Montblanc,
du roi, lui mit le
sieur Flandio
chirurgien
et on le fit portera
où il mouChantilly,
premier
appareil,
à cinq heures du matin,
rut le 31 juillet,
dans la trentième
année de son âge (20 ans et dix mois), après avoir reçu tous
les sacromens
et avoir fait son testament
Il no laisse
point
d'enfans.
» La blessure
du duc
de
Melun
avoit
été
de longueur,
pouces
percé la capacité du corps par les cottes, jusqu'au
le bois
cerf fut pris; le roi so fit apporter
andouiller
d'environ
dix
faite par un
qui avoit
foye.
le
» Le jeune seigneur
est généralement
le roi lui
regretté;
a donné,
en cette occasion,
des marques
d'une grande sensibilité.
Sa Majesté ordonna
qu'on ne battit point an champ,
en arrivant
au château
la garde
, non plus qu'en montant
lo lendemain
, et Elle mit pied à terre au-delà de la cour ;
et pendant
a vécu, personne
que ce seigneur
n'y est entré d
moins encore en carosse.
cheval,
» Le roi a accordé
duc de Melun,
le
au jeune
rigiment
comte de
de
cavalerie
Melun}
son
qu'avoit
parent,
le
qui
de tous
-
il pouvait
disposor
duché de Joyeuse
revient,
par cette mort, au prince
do Lorraine,
en vertu des clauses de la donation
a hérité
ses biens
442
Lo
dont
Charles
» (1).
fut embaumé
et transporté
Le corps du duc de Joyeuse
en l'église
des
d Lille, dans la sépulture
de ses ancêtres,
de Lorraine,
Dominicains.
Sa mère, la princesse
Elisabeth
lui
éleva
1726(2).
monument
seulement
Fournes
un
magnifique
Le vandalisme
mausolée
révolutionnaire
l'église
qui le renfermait
ont été recueillis
dans les jardins
avec
terminé
en
fit disparaître
ce
débris
; quolquos
du
château
de
(3).
29.—JEAN-ALEXANDRE-TIIÉODOSE
de
Melun,
etc;
prévôt de Douai
(comme lo duo de Melun
lui-môme)
laume
fut
qui
Ier, prince
Royabcavalerie,
DE MELEUN, rf»f lo comte
3* degré
24» prévôt,
Guil-
descendant
du
au
Mestre de camp du régiment
d'Espinoy.
il épousa Louise-Elisabeth
de Meleun.
Ce jeune
était né d Abbeville,
le 21 janvier
seigneur
dit le marquis
do
1709, fils unique d'Ambroisede
Meleun,
et de Françoise-Charlotte
de Monchy.
Melun,
Lo
testament
du
duc
de Melun
donna
ouverture
d de
du jeune comte
de Melun
et
procès entre les tuteurs
des princes
de Rohan-Soubise,
neveux
du défunt ;
nous avons déjà dit que la princesse
de Soubise,
soeur uniétait morte le 18 mai de cette même
année
que du duc,
longs
ceux
(t) Mercure de France, d'août 1724, rapporté par le P. Turpin, pp. 397
4 399 de son ouvrage : Comitum Tervanensium
Annales Mstorici,
Douai, 1731, in-8".
(4) Le P. Turpin en donne l'inscription latine, p. 400.
(3) Notice sur l'hôtel de Soubise à Lille, par M' de Melun, p. 10t.
-
—
443
1724, quolques
jours après son époux, qui était décédé le 6.
Les lois féodales restreignant
considérablement
le droit do
tester, le joune comte do Melun vit les plus belles terres do
la succession
de son cousin
entre
passer
notamment
les mains
des prin-
ces de Rohan-Soubise,
la principauté
d'Espide Roubaix,
le comté de Saint-Pol
(1),
noy, le marquisat
les biens qui lui furent
etc., etc. Parmi
attribués,
figure la
prévôté
de Dcuai
(2).
de
le comte
no renonça
pas d se parer
des titres de feu son cousin.
Témoin
sa procuration
passée
devant notaires
à Paris, le 16 mai 1732, pour relever lo fief
: « Fut présent : Très-haut
do la prévôté ; en voici l'intitulé
Toutefois
et très-puissant
Melun, prince
marquis
prince
d'Epinoy,
de
M*'
de
Menil-sur-Ille
Jean-Alexandre-Théodose
comte
de Melun
Gand,
et autres
baron
de
et de Saint-Pol,
et do
Montguyon
de la ville de Douai, seigneur
Frévench
et dépendances
Beaumetz,
;
de Bapaulme,
du
châtelain
seigneur
Saint-Aulaye,
prôvost héréditaire
Montlieu,
de Motz-en-Couture,
vicomte
Melun
lieux
de
; connétable
héréditaire
de
en son hôtel d Chaillot,
fauetc. ; demeurant
à tous respects,
suivant
; majeur
bourg de la Conférence
de Ponthieu,
la villo
l'article
58 de la coutume
qui régit
Flandres....
où il est né le 21 janvier
1709.
» Mais dans
d'Abbeville,
et dénombrement
servi au roi, d cause
de
l'acte de rapport
(1) Ce comté fut adjugé aux Rohan par arrêt du parlement de Paris, de
l'an 1728, après quatre ans de chicane. (P. 402 de l'ouvrage du P. Turpin.)
(2) C'étaient les jeunes princes de Soubise qui en étaient en possession.cn
1727: leur aïeul paternel, le due de Rohan-Rohan et de Ventadour, pairde
France, lieutenant général des armées du roi et capitaine lieutenant de la
compagnie -des gendarmes de sa garde ordinaire, gouverneur et lieutenant
général de Champagne et Brie, ayant signé a paris, le 21 joillol, une commission ie justice de la prévôté, ce justice prêta serment en halle.le tj août.
(Reg. aux Mémoires, 1724-1729, f« 164 vo.)
—
—
444
le 2 août
Charles-Louis
de Douai,
1732,
«sieur»de
La Howardry,
Rasière,éc\\yer,
deDechy,
de Flandres,
déclare
ville, etc., avocat en parlement
son château
en
de
vertu
ladite
procuration
de
Jean-Alexandre-Théodose
noy,
taire
comte
de
Melun
de cavalerie
Suivant
acte
daté
et
mestre
terres,
au
de
camp
de
du
Mau-
agir,
nom de
prince
connétable
et de Saint-Pol,
de la ville
héréditaire
de Flandres,prévôt
de plusieurs
seigneur
Royal
, « pour
né
Melun,
de
d'EspihérédiDouai
et
régiment
» (1).
de Paris,
2 mars
« très-haut
1734,
Jean-Alexandre-ThéodosedeMelun,
princeM*r
et de Saint-Pol,
comte de Melun
d'Espinoy,
et
très-puissant
prince
héréditaire
gneur
prévôt
connestable
héréditaire
régiment
Royal-cavalerie,
rue de Paradis,
paroisse
M' Jean Gilbert,
écuyer,
de la
de
ville
Flandres
de. Douai
et mestre
demeurante
sei-
en Flandres,
de camp du
Paris
en son hôtel,
Saint -Gémis
», donna
pouvoir
à,
docteur
es loix de l'Université
de
intendant
des maison et affaires dudit prince,
Paris,
général
étant alors à Douai ; à l'effet d'emprunter
10000 livres de
d la réédification
du bâtiment
de
Franco,
pour employer
devant
de la maison
et prévosté
de Douai,
qui tombe en
ruinn
furent
four; signé : Le comte de Melun.
Les, deniers
nis par les proviseurs
du séminaire
du Roi (2).
En juin
Théodoso
1734, nous
de Melun,
voyons
prince
héréditaire
« messire
d'Espinoy,
de la ville
Jean-Al.exandrecomte
de Me-
do Douai », préetc., et prèvost
lun,
senter
au lieutenant
de la gouvernance,
général
requête
contre
les administrateurs
do la maison
des Orphelins
de
(1) Arch. de la ville, reg. auxdénombr.
28) vo.
(2) Arch. du parle»,
amortissements.
du bailliage,
coté 1718-1712, f*
de FI., fonds de la goovern. de Douai, reg. aux
-
445
—
faisaient auDouai, au sujet des constructions
que ceux-ci
dessus du courant du moulin de la Massue (1) ; caries admiau mépris des droits du prévôt,
ne s'étaient
nistrateurs,
pas
d'obtenir
L'affaire
mis en devoir
son agrément.
s'arrangea
des administrateurs,
le prévôt
aussitôt,
Sur là supplique
leur accorde,
de
par son préposé Charles-Henri
'« sieur » de la Houardrie,
le 17 du même
écuyér,
dô voûter certaine
permission
partie du courant,«à
que les Orphelins
de Melun, prévosts
de Melun,
Le comte
mois,
Dieu pour les seigneurs
prieront
héréditaires
dé cette ville, comme
en commun
; qu'ils
bienfaiteurs,
pour leurs autres
le 2 septembre
de chaque année,
de
repos des âmes des prévôts
administrateurs
Rasière,
feront
certifier
par tes pères
de Melun
desdits
la
charge
comtes
ils font
diront,
pour les
le De Profundis
cette
ville : de quoy
les
le receveur
desdits seigneurs
Orphelins
(2) ».
mourut
d Montmartre,
le 6 janvier
tout d fait l'âge de 29 ans. C'était le
1738, sans avoir atteint
troisième
prévôt qui décédait
si prématurément.
-
11 s'était
Louisemarié, en 1735, à sa cousine germaine,
Elisabeth
de Meleun,
fille unique de Gabriel de Meleun, dit
le vicomte de Gand, lieutenant
des armées du roi et
général
commandant
d Abbeville,
lequel
Louise-Armande
de Meleun
avait
nièce,
(3).
Il ne laissait
que
et Louise-Elisabeth
à l'âge
do majorité.
deux
épousé
sa propre
filles : Marie-Gabrielle-Charlotte
de Meleun.
Toutes
La première
ne parvint
pas
deux sont nommées:
1° dans
(1) Les trois maisons construites en 1731 par les administrateurs des
Orphelins, partie sur l'ancienne chaussée et partie au-dessus du courant,
portent lei n«» 1,3 et 8, rang sud, de la rue de la Massue.
(2) Arch, des hosp., fonds des Orphelins.
(3) Suppl an Nobit. det Payt»Bat, Louvain, 1775, to^o,'pp.'280481.
—
-
446
une
des demoiselles
requête que les tuteurs
Alexandre
de Melun,
de feu messire
prince
delà
ville de Douai»,
prévôt héréditaire
général
1739
22 décembre
contestaient
licitatiou
trois
des deniers
d'un
au
prévôt
et décret
volontaire,
d la livre, dont
deniers
et l'autre
intenté
procès
né
Melun,
le droit
rant,
écrit
le
lequel
y répondit
de ce que les èchede faire les ventes par
(1).
3* Dans
de Melun, filles
comte
de
Jean-Alexandre-Théodose,
héréditaire
d'Espinoy,
prévôt
tuteur
onéraire
Dat,
les pièces
duc
de
de del 1"
Paul-François,
tuteur
honoraire
de messire
leur
au
et d'y percevoir
son droit de
deux payables
d la distribution
par l'acheteur
par « messire
prince
et Jean-Etienne
Douai,
d'Espinoy,
présentèrent
Béthune,
etc.,
pair de France,
et Louise-Elisabeth
Marie-GabriebCharlotte
mineures
3
mineure
dé la gouvernance,
venait
; le différend
lieutenant
vins
«filles
bourgeois
», demandeurs
de la .ville de
de Paris,
y demeuaux
fins
de
leur
23 septembre
contre
les èchevins.
On plai1751,
dait pour savoir
si la présence
du commis
(anciennement
d'il justice)
du prévôt, aux actes de renonciation
des veuves,
était
l'on
du
ou non ; les veuves lui remettaient,
obligatoire
mortuaire
sait, les clefs de la maison
(2).
La comtesse
bert Allire
do Melun
(?) de
se remaria,
dit le
Langheac,
de Preschounet,
etc.,
seigneur
cite eut trois filles. Elle décéda
le 5 mai
comme
1742, d Gilde Langheac,
marquis
sénéchal
d'Auvergne,
le 17 novembre
1755
dont
(3).
— LOUISE-ELISABETH DE MELEUN ,
prévôt.
fillo du comte de Melun
et de Louise*
prévôté de Douai,
Elisabeth
de Meleun.
30* et dernier
(I) Arch. de la ville. Uuilmot, tnvent. analyt., I, p. 80.
(i) ld., I, p. 81.
(3) Suppl. «tu tfooi/., p, 231.
—
447
—
née le 1"janvier
1738,c'est-à-dire
cinq jours seule 9 octobre
avant la mort de son père. Elle épousa,
de
Philippe-Alexandre-Emmanuel-François-Joseph
Elle était
lement
1758,
Ghistelle,
main par
de porter
Saint-Floris,
d'Espagne
grand-croix
créé
prince
roet du Saint-Empire
le 16 août 1760 (avec faculté
de Ghistelle
l'impératrice-reine,
la couronne
et le manteau
de duc),
marquis
,do
de Vieille-Chapelle,
etc., grand
etc., seigneur
commandeur
de la première
classe , chevalier
de l'ordre de Saint-Michel
de Cologne
; fils de
Philippe-Alexandre-Marie-Joseph-Antoine
de Saint-Floris,
et de Marie-Joseph
marquis
de
Ghistelle,
de Homes.
l'une des
de Ghistelle
nommée
, d'abord
princesse
de
dames delà dauphine,
de Saxe, le fut ensuite
princesse
de France.
Elle mit au monde un fils, le 2 janMesdames
vier 1760 ; cet enfant
vivait
encore en 1775 (1),
unique
La
mais
il mourut
D'un
dressé
quelque
après.
des 22 septembre
et 13 octobre
1774,
notaires
et Allard,
royaux à Douai,
à la location
de trois
moulins
appartenant
procès-verbal
par Me> Coppin
pour parvenir
au prévôt,
savoir
: 1* le grand moulin
â eau,
vis-à-vis
les Pères Augustins,
au Bray, situé
sise rue
son y tenant,
nommé
temps
le moulin
le rempart
; nous
haut et puissant
d'Infroy
des Wetz;
détachons
seigneur
dit le moulin
avec
la mai-
à eau,
moulin
; 2' un autre
fc vent érigé sur
3° un moulin
cet intitulé
; « De la part de
Philippe-Alexandre-Françoisde Ghistelle
ut du Saint-Empire,
Emmanuel-Joseph,
prince
de Flandres,
sénéchal
connétable
du Haynault,
vicomte
de Gand,
héréditaire
Bretagne,
prévôt
do Vieille-Chapollo
et autres
seigneur
haute et très-puissante
dame
madame
(I) Suppl, au Nobil. dtt PaytSai,
lieux;
baron
de Douai,
époux de très-
Louise-Elisabeth
pp, 14*25 et 231.
de
de
— 448
Meleun, née princesse
teau de Vieille-Chapelle
—
; demeurant
d'Epinoy
» (1).
en
son châ-
Ce procès-verbal
donne en outre de curieux
détails sur la
manière
dont s'exerçait
encore le privilège
de banalité,
d la
veille de la Révolution.
On sait qu'd l'origine
, celte banalité pour le brai n'appartenait
seul moulin
dit au
qu'au
du
Brai; mais les prévôts étant devenus seuls propriétaires
moulin
des Wez,
et ayant
obtenu
l'érection
d'un mouces Ueux derniers
servirent
de secours
. lin d vent,
pour
Voici
le moulin au Bray, reconnu
sans doute insuffisant.
les termes
nalité
du procès-verbal,
en ce qui
concerne
cette
ba-
:
« Lesquels moulins sont bannerets
à tels effets
(banaux),
ot habitans
de cette ville et échevinage
que tous bourgeois
et
sont tenus d'y faire moudre leurs brais où autres grains,
dans la bière ou boire bouilli qui se contels à employer
si l'on introduisomment
en ladite ville et échevinage.Quo
soit, dans ladite ville et échevinage
, des grains moulus ailces grains doivent être
leurs qu'aux dits moulins
bannerets,
la porte du grand moulin
dit lo moulin au
Bray, pour que le droit en soit payé, de la même manière
que si lesdits grains avoient été moulus d l'un desdits moutins. Et que si l'on introduisoit
aussi dans ladite ville ou
conduits
devant
brassée
bière ou cervoise
aillours,
échevinage
quelque
dite bière ou cervoise est soumise au droit de mouture,
concurrence
des grains qui y ont été employés.
» Les locataires
dits moulins
treviendroient,
seront
tenus
de conserver
la banalité
laà la
des-
et de poursuivre,
d leurs frais, ceux qui y conet ils profiteront
des amendes
qui seroient
(I) Village de l'Artois, aujourd'hui du canton de Béthune.
— 449
—
au profit du bailleur,
pour causo de contravenprononcées
tion. Ils seront tenus de percevoir leurs droits de mouture,
sans pouvoir faire auen la forme et manière
accoutumée,
soumises d
avec les personnes
cune convention
particulière
faire
à qui que ce fût, puisse
soit sous prétexte d'abonnement
ni permettre,
la banalité,
moudre ses grains ailleurs,
»
ou autrement.
Le même
de 1774 nous apprend
que, par
procès-verbal
les Capucins
et les Claides prévôts antérieurs,
concession
des grains
droit pour la mouture
risses ne payaient aucun
à l'usage de leur couvent,
lesquels étaient moulus
employés
concession
était révo-
aussi qu'd cette époque
des Prés
des abbayes
les Domi-
aux dits moulins.
gratuitement
cable d la volonté du prévôt.
Par
nicains
lui,
nous
savons
et les religieuses
Celte
prétendaient
exempts de la banalité;
soutenait
qu'ils y étaient soumis.
Ces trois moulins
furent
adjugés,
et de Sin se
au contraire
le prévôt
le 13 octobre
(774, du
les ordres
« dudit
seigneur
prince », suivant
adressés d M* Piat Houzé, avocat à la cour, moyennant
loyer annuel de 6800 florins (faisant 8500 francs), plus
consentement
(1).
pour le loyer do la maison rue d'Infroi
8700 francs de rente,
somme qui était importante
un siècle.
francs
un
200
Total
:
11 y a
vu, au XIIl* siècle, le prévôt en discussion
dos Prés, au sujet de la banalité
avec l'abbaye
; la difficulté
d jamais les droits
renaquit au moment où allaient s'éteindre
en faveur de l'abbaye.
féodaux, et elle fut encore tranchée
Nous avons
Le prince
de Ghistelle,
demandeur
par
requête
présentée
(I) Titre du moulin de la Prairie, communiqué par le propriétaire.
OUTIUINS SB DOUAI,
29.
à
—
la gouvernance,
les religieuses
gnait
faisait
qu'au
moudre
—
450
contre l'abbesse
et
1783,
de l'abbaye
royale des Prés en Douai, se plaide son droit
de banalité,
l'abbaye
préjudice
le 10 décembre
chez
la fabrication
elle les brais
mais
de sa bière;
nécessaires
ou grains
des
sur la production
pour
titres
de cette banade 1234 et de 1300,qui
l'abbaye
exemptaient
du 10 mai 1784.
fut débouté
lité, le demandeur
par sentence
n° XCV.
Preuves,
Encore
l'hôpital
de cette
à propos
de cette
de
les administrateurs
banalité,
voulurent
en 1784. En juin
général
s'y soustraire
fit ses plaintes
:
année, au siège de la gouvernance,
t Messire
prince
grand
Philippe-Alexandre-Emmanuel-François-Joseph,
de Ghistelle-Richebourg,
du Saint-Empire,
prince
de la première
de Richeclasse, marquis
d'Espagne
bourg,
Saint-Florice,
d'Eselmens,
pair de
du
sénéchal
treuil,
seigneur
des
villes,
Vieille-Chapelle
La Fosse, vicomte
Hainaut,
pair
et châteltenie
et de
baron
Croix,
de Gand et de Mon-
et baron
de
Bretagne;
de
Beuvry,
Sailly-lahéréditaire
et foncier
de
etc., etc., seigneur
Bourse,
prévôt
cette ville do Douai;
mari et bail dedane
Louise-Elisabeth
de Melun,
connétable
héréditaire
et
princesse
d'Espinoy,
do Flandres
la première
béer et baronne
; —- disant
que,
les rapports
et dénombrements
de ladite prévôté hésuivant
réditaire,
servis
es mains
de souverains,
qualité
de S. M. LouisXIV,
suppliant
le moulin
plusieurs
des Wetz,
des
comtes
de Flandres,
en
leur
siècles, et es mains
depuis
plusieurs
le 4 septembre
1714 , il appartient
au
moulins
situés en cette ville :
banaux,
de
la Prairie-Saint-Albin
et des Au-
et un autre,
d vent, situé sur le rempart
de cette
; — que tous les habitans
ville, près la porte d'Esquerchin
sont assujettis
d faire moudre,
de cette ville et échevinage
d
gustin*,
un
desdils
moulins,
leurs
braix
ou
autres
grains
servant
d
—
—
451
distinction
de
et ce sans aucune
de la bière,
ou non; — que le suppliant
apprend
personnes
privilégiées
de l'hôpital
qui ont tougénéral,
que les administrateurs
la formation
tous grains pour la forles
dans ledit hôpital,
au grand préjul'intérieur,
auxdits moulins
jours fait moudre
mation do la bière de consommation
font maintenant
dice
de ladite
moudre
dans
» (1).
banalité
En janvier
Manouvrier
, receveur
1780, Jean-Baptiste
de la prédu prince de Ghistelle,
alias commis à l'exercice
encore
en 1785), — ledit prince
vôté de la ville (il l'était
— s'adressait
de
au parlement
joint d lui et intervenant,
Flandres,
pour se plaindre de ce que les attributs de la prédes officontinuelles
vôté étaient blessés par les entreprises
ciers de la justice échevinale
(2).
Ces exemples,
prouvent
que nous pourrions
multiplier,
des institutions
on protestait
contre
que, do toutes parts,
contraires
aux idées qui dominaient
alors, et dessurannées,
tructives
de la liberté
liers,
communautés,
des entraves
disparaître
Enfin
prévôté
que l'initiative
privée. Particutous aspirent
d voir
pouvoirs
publics,
ainsi
d'une
autre
1789 arrive
et la féodalité
de Douai périt
donc entre
époque.
succombe.
de la princesse de
et sa « jusaucune,
les mains
Ghistelle,
qui perdit, sans indemnité
tice des clains et respeux»,
qui, n'étant
qu'un
la juridiction
nécessairement
èchevinale,disparut
ci; et ses droits
sur la rivière
Le fief de la
et sur les canaux
accessoire
de
avec cellede la ville(3);
(l) Arch. dei hosp., fonJs de l'bdpital général, h* 131 de VInvenl. de
1839, p. H6ft.
(i) Arch. de la ville, Guilmot, Invent, anilyl. Ms., 1, p. 80.
(3) Aujourd'hui que le prévôt a disparu, la ville est resiée seule proprié*
taire des petits canaux ou branches de dérivation de la Searpe, sauf les droits
des meuniers.
-
—
452
de banalité
et son privilège
les moulins,
;
des anciens
et toutes ses rentes sur les parcelles
remparts
Elle no sauva du
aliénées
successivement
par les prévôts.
sur
et ses droits
naufrage
que
dits au Bray,
sur le rempart
ses trois moulins
de la prévôté,
et le moulin
des Wez et de la Prairie,
l'hôtel
de la pot te d'Esquerchin.
près
mourut
de Ghistelle
Madame
à eau,
d vent
fut
héritière
1791.
Sa principale
Adélaïde-Victoire
lo 13 janvier
enfant,
Louisesa soeur utérine
saus
de Langhac,
Albgrac
épouse de Charleset qui avait hérité de sa soeur germaine
Joseph d'Escorailles,
on
de Langhac.
Dans l'acte de partage,
Elisabeth
Albgrac
voit
que
railles,
l'hôtel
fut estimé
Ainsi
quo
rechercherons
à Douai
de
nous
la prévôté,
47158
livres
l'avons
attribué
d la dame
d'Esco-
(1).
fait
les
pour
été les résidences
ont
quelles
soit aux environs.
même,
nous
châtelains,
des prévôts soit
Pour
les premiers
ceux de la maison
de Douai,
prévôts,
c'était
l'hôtel
; leur résidence
point de difficulté
ordinaire,
de la prévôté,
alors
vaste demeure
et forteresse
seigneubasriale, avec ses accessoires
nécessaires,
donjon,
prisons,«
secourt
» etc.; quant
à leur
de Cuincy de-prévôt,
résidence
un autre
autre
ils avaient
le
d'été,
à peu de distance
de Douai
,
ù Emerchicourt
en Ostrevant
etc.
siècle
et pour
château
un
d Estrées,
Voild pour le XII'
la première
moitié
du
XIII».
Une
1250),
fois
Douai
la maison
cesse
arrivé
à
d'Antoing
de voir les prévôts résider
la prévôté
(vers
dans ses murs ;
fl) Plouvain, Echevinage, pages 10) a (00 ; ms. de la Bibl. de la ville.
On sait que la séduisante duchesse do FonUnges était une d'Escorailles.
Foutanges, petite ville, et Escorailles, village de l'Auvergne (départ, du
Cantal, arrood. do Mauriac).
— 453
—
que de loin en loin par ses nobles
d Carvin;
d'Espinoy
possesseurs,
qui ont aux châteaux
habituelle.
etc., leur demeure
d'Antoing
près Tournai,
cesso d'appartenir
Rientôt Cuincy-le-prévôt
(vers 1270) aux
mêmes seigneurs
que ceux qui tenaient la prévôté.
l'hôtel
n'est
plus
habité
les mentions
toutefois
Signalons
dans do vieux « coeuilloirs
trouvons
suivantes,
» de rentes
quo nous
: « 1324.
de Goy ; se le tient
Ou Meis : Sur le logis qui fut Watier
— 1352. Sur la maison Collart Buleme dame d'Antoing.
maison
de Goy, entre la grande
tiel. qui fut Watier
qui
Mes.
S'est ou Petit
fut le prevost de Douai et la maison....
— 1451. Renies dues par la ville de Douai pour les hériSur la maison et tenement
qui fut
tages qui s'ensuivent:
madame
Jehan
d'Antoing,
Bonmarquiet
Dans un contrat
séant
l'aisné
ou Petit
Melz,
et depuis
fut d
(1) ».
de mariage
du 17 juin 1375, Coliard do
et do feu dem1* Marie do Goy,
fils do Jaquemon
Courcelles,
: • uno maison
déclare
apporter
qu'on dit le maison
Audefroit
(2) ».
d'A ntoing,
ou Petit Mes,
d Douai,
au tenement
Jehan
joignant
Cotte grande maison,
un moment
aux
qui a appartenu
isiso rue du Pcttt-Mcs
de la Comôprévôts,
(3), aujourd'hui
(i) Arth. des hospices; lo carlul. des Malades, de l'an 1324: îo id., roiionveMen 1382 (deux petits registres en pareil., XIV t., très-bien conservés;, fonds du Pelit-Salnt-Jaequcs, nos 2:19 et 240 de VInvent. do 1S33I
3o carlul. des Ctnrtriers, de 1481, fonds des Charlricrs, n» 181 de
l'Inventaire.
(i) Arch. de U ville. Guilmot, Extraits m«„ III, p, 1189.
(3; Mes slgnille manoir, cl particulièrement manoir seigneurial. Nous
pi-nsor s qui, de haute .inliqmté, antérieurement ù h fondation de la ville
forte (castrum, fin du IX* siècle), il y avait eu dans ce quartier, un mis ou
manoir seigneurial situé précisément sur l'emplacement du Tbéàtro actuel,
les rues de l'Université et des Minimes fornnnt l'allée principal» y conduisant, ci celle de la Comédie, une voie parallèle à sa façade.
—
454
—
rues de
die, -JÎV. ace de la rue du Grand-Mez,
aujourd'hui
l'Université
et des Minimes,
n'est autre que celle qui devint
le maison
des Six hommes
le
ou des OEuvres,
aujourd'hui
Théâtre
avec ses dépendances.
Nos
prévôts,
de
la maison
haute
à demeurer
position
France
ou des ducs de
ments
de loisir.c'était
foraient
se retirer.
d des
en leur
Au
particuliers
cette condition,
qu'ils
eux et leur suite.
Cet état
auprès
leur
Meleun,
par
appelés
des rois do
de la personne
ne firent
d Douai que
Bourgogne,
de plus en plus
rares, et quand la guerre
de leurs charges
moleur laissaient
quelques
des apparitions
ou les devoirs
louer
de
de choses
maison
XV*
d'Antoing
qu'ils pré
ils commencent
donc d
siècle,
leur hôtel de la prévôté, en mettant
un logis de passagc,pour
s'y réservent
ne
lorschangea
pas au XVIe siècle,
des vicomtes
de Gand tint la prévôté ; nous
que la branche
savons que ceux-ci
habitaient
dont plusieurs
d'entre
Arras,
eux
furent
gouverneurs.
Le XVII*
siècle,
do Meleun
maison
Tutsi
qui
, ne
fécond
ramena
en événements
pas
les
prévôts
pour la
dans nos
à briller,
d'abord
à
murs; les princes
d'Espinoy,
occupés
la cour de Bruxelles,
se
ensuite dans les salons du Louvre,
souvenaient
d peine que, parmi tant de terres et de fiefs, ils
la prévôté
do Douai,
et qu'au
nombre
de leurs
possédaient
illustres
aïeux
figuraient
Lille et Douai
notre
ville.
jours
(1667),
d'Espinoy
maison.
Enfin
le comte
les châtelains
étant
ce fut la première
préférèrent,
pour
et
redevenues
de
prévôts
à toufrançaises
les
de ces villes
y fonder
que les princes
de leur
la sépulture
ni
ni le duc de Joyeuse,
pair de France,
do Melun,
ni la princesse
de Ghistelle,
ayant tous
ce n'était
'
— 455
—
à la cour de Versailles,
des charges éminentes
qui auraient
songé d revenir habiter l'hôtel de la prévôté de Douai.
essayé, en tête de l'article I du présent chapi« la maison
de grès du
tre, de reconstruire
par la pensée
citée dans un titre
prévôt de Douai, située sur le Marché»et
Nous avons
de l'an
détaillée
1140;
qu'on
nous
avons
en trouve
assez
signalé aussi la désignation
dans l'aveu do 1571. Nous savons
vers 1735,
également
qu'il fut procédé,
» delà Prévôté,
de devant
du bâtiment
encore
d la « rôédificalion
telle qu'on
la voit
aujourd'hui.
XVI* siècle,
qu'au
édifice se trouvait entre
Il semble
principal
dente ne se composant
constructions
d droite
comme
cour
nos jours,
le
el jardin,
le front
de
que d'une grand'porto
et d gauche. Témoin
et de quelques
le bail du 30
du
juin 1562, par lequel Dominique
fur/un,
«recepvoeur»
vicomte de Gand, loue à un carlier
une maison (1) « séant
soubz la maison de la prevoste
Gallois ,
où réside Robert
d la manderie
tenant
Le dessous
et d'autre
d l'hostelleriedu
Mouton
».
tion,
de la
la grand'porte
était assez spacieux
pour
sans doute pendant
le marché,
les chey remisât,
des meuniers,
ainsi qu'on le voit dans l'acte de locade la « maison et exercice
par adjudication
publique,
il est parlé desadixpatars
prevoste»,où
quelesmosniers
tant
mannans
qu'on
vaux
chacun
de
dudit
an, au jour
re traie te soubz la
vaulx
Douay
que forains
Saint-Jean-Baptiste,
maison
porte d'icello
sont
tenus
d cause
payer,
de leur
aveeq leurs
che-
» (2).
(1) i Maison etouvroir, du comprinsde la maison et justice de ta prevoste, séant sur le Msrchiel au bled ». Bail de la même maison, indiquée
comme étants dessoobi la Prcvostéi, du 11 avril 1861 i avant P.ques ».
(Titres de l'hAtel de h prévôté, communiqués par le propriétaire.)
(i) Arch. municip., reg, aux mémoires, ICoUGtl, f»»313 v» à 323 r#.
—
Pendant
ment
—
456
bien
des années,
au XVIIIe siècle,
de la prévôté fut occupé successivement
de roi,
tenants
1721,
d titro
de locataires.
le grand bâtipar les lieu-
Le bail
du
27 juillet
de
Guillaume
au nom du duc de Melun, par
intendant
du mont-de-piétô
accordé,
et receveur
de
Bonnemaison,
la prévôté,
stipule un loyer de 340 florins. Celui du 25 juin
1748 porte 456 florins;
dans l'état
des lieux,
qui y fait
suite, il est parlé do « la porto et châssis du jardin
pour aller
avec serulle et ferailles
en bon état (1) ».
aux Recollets,
et ses dépendances,
plus de 47000 livres,
L'hôtel
estimés
encore
qui en 1791 étaient
ne furent vendus
que pour
de la dernière
francs, le 4 juin 1803, par l'héritière
aux vivres,
Miraucourt,
employé
prévôté à un sieur François
le 28 mai 1812, pour 15000 francs.
qui les revendit,
13500
M.
actuel,
propriétaire
vient de le faire restaurer
Son
Douai,
qu'on le voyait
ses dépendances
en 1789,
d droite
on continue
lequel
lettres
d'or.
le mot
de
un tableau
porte, on remarque
de Meleun surmonté
la maison
rons
: caché
récemment
Quant
moyen
et d'un
servée
derrière
découvert,
à
banquier
tel ît peu près
à deux battants,
avec sa belle grille
et d gauche,
et son
d lire
Au-dessus
Courtecuisse,
avec soin,
PREVOTS,
la grille,
dans le
en bois sculpté,
d'une couronne
de méchantes
réparé
planches,
fronton
sur
autrefois
en
cintre
de
au chiffre
à huit
la
de
fleu-
il a été tout
et replacé.
au
d la vuo qui est ici en regard, elle a été obtenue
ainsi restauré
do l'hôtel
d'une bonne
photographie
Félix Robaut
condessin de la précicuso
collection
a la Bibliothèque
communale.
(I) Titres de l'hôtel de la prévoté.
HÔTEL DE LA PRÉVÔTÉ EN 1789
—
457
-
V.
de la prévôté.—Parts
de la dîme de SaintArrière-fiefs
Albin.—Le
de Saint-Amé
achète en 1220 un tiers
chapitre
— Acdimeron
de dîme
du seigneur
de Saint-Albin.
ou
dîme,
petite
Picquctte,
Pinchon
familles
nes de Saint-Amé
Les
et de Longueval-Escoivres.—La
de la totalité
possesseurs
rosières
vingt
Pourchcl,
De mémo
feudataires;
lige, à dix
au
ceux
tre,
articles
fiefs,
don
; nul doute
qui mouvaient
et nous
I à IX.)
pitre de Saint-Amé
tronat sur Pantiquo
point
d l'origine,
premiers
laïque,
entraînait
ne
nobles,
familles
ici
de la
pas bien
fiefs mouvant
sait
des
ne fussent
qu'ils
de la châtellenie.
Nous
exposons
1° et 2*. Parts
ce droit
de la dime.—
Mont
ou transport.
On
lo nombre
très-anciennement,
que
de 1458;
chanoi-
le prévôt avait ses vassaux ou
que le châtelain,
envers lui de l'hommage
ceux-ci étaientehargés
en
livres parisis
pour relief,
plus lo 10» denier
cas do vente,
était,
la prévôté
Calel,
de Douai;
familles
de Goy et de La Tramcrie;
etc.
Picquctte,
Pronier
Bonnenuict,
les familles
douaisiennes
et du Buisson;
vente
possédé
par
Painmouillet
moins
quul
de
nombreux
2* chapidô trois
avons trouvé les vestiges
lo résultat
de nos investigations.
d(mc
de Saint-Albin.
avait
en 1097,
obtenu,
de Saint-Albin;
paroisse
celui
de dtme;
attendu
que
(Voir
—- Le chade paordinairement
lo droit
ne l'eut
ici le patron
dlnie avait été, dans les
mais
cette
de la féodalité,
temps
confisquée
par l'autorité
sous lo prétexte
de la défense du territoire
ou autre-
—
—
458
en fief par le comte
ment,
puis concédéo
vicomte de Douai,
auteur
et prédécesseur
Douai et du seigneur
de Saint-Albin.
au
châtelain
prévôt
de
au commencement
appartenait,
XIU* siècle, au seigneur
de Saint-Albin,
qui le tenait
fief du prévôt. Par acte passé dans le cloître Saint-Amé,
du
Uu tiers
du
ou
de la dlme
en
en
comme
1220(v.
st.), le prévôt Gérard III approuve,
Gossuin
sire, la vente faite au chapitre,
par le chevalier
article
de Saint-Aubin
dîme
(voir 5' chapitre,
11), d'une
faisant un tiers de la dlme
sur le terroir de Saint-Albin,
février
du prévôt,
Gossuin tenait
et pour
que ledit
il lui remit (restauravit)
du fils de
l'hommage
laquelle
Wautier
de Geulesin,
le prévôt en investit les
chevalier;
chanoines
et renonça
à '.tout droit d'hommage,
ainsi qu'à
commune,
toute
charge féodale,
ves, n» CV1II,
à raison
de celte part de dlme.
Preu-
Le prévôt, qui perdait un homme do fief, en retrouvait
du fils du chevalier
un autre dans la personne
Gautier
do
vassal du seigneur de Saint-Albin.
Goeulzin, précédemment
On ignore quelle était l'importance
du fief ainsi
du fief de Saint-Albin
dénombrements
modernes
tent qu'il
environs.
y avait
plusieurs
(Voir 5* chapitre,
L'amortissement
de celte
d Goeulzin
arrière-fiefs
articlo
part
cédé.
Les
constaet aux
IV.)
de
dtmo
fut accordé
par
en présence
de cinq de ses « hommes
» , qui
sont nommés dans l'acte : le chevalier
Willauine
de Placi,
Gérard
III,
Solder
Moriaux
femme,
nombre
Gilles d'Estrées
et uno
(I), Pierre Frions,
Marie Collions.
Avec lo seigneur
do Saint-Albin,
le
des vassaux serait de six. Mais si ces individus
(I) Morel, échevin de Douai en lil7,
en 1*0), 1917 etc.
vassal do seigneur de Sain-Albin
—
étaient
certainement
s'ensuivrait
Or à celte
des
distincts,
en
époque,
quand
d un seul
de Gérard
Pierre
d'Estrées;
aussi Estrées
concernant
d des actes
Quant d Willaume
était aussi « homme
pitre,
article
il
so
ces
locali-
faisait
une
résultant
do
seigneuriaux
ceux-ci
même
appartenaient,
lo domaine
1207,
dans
droits
voyons,
par exemple,
et en 1219, comme vassal
à des actes
etc.,
situés
d'aubeaucoup
qui le rendaient
C'est ainsi
seigneur.
Willaume
de Placi assister
accidentellement,
nant
que leurs
Gérard avait
à Marquette
de plusieurs
fiefs
confusion
domaines
III, il no
fiefs relevassent
de
à Estrées,
dominant
seigneur
tés ou aux environs.
certaine
de fief de Gérard
des hommes
pas nécessairement
de Douai ; le prévôt
la prévôté
tres domaines
—
459
concernant
nous
que
en
1207
111, d des actes conceren 1216 et 1219,
Frion,
de Douai,
; Fulccrvs
Estrées et Marquette,
etc.
de
le vassal do Gérard
Placi,
111, il
» du château
de Douai. (Voir 2* cha-
III.)
avaient
1210 Mr* de Saint-Amé
Déjd avant
acquis une
attendu
part do la dlme de Saint-Albin,
qu'ils se réservent
decileur dlme, ad rcponcndam
alors, pour y engranger
mam nostram,
une maison avec jardin,
tenant à « l'aitro »
Saint-Albin,
désignée
plus tard sous le nom do censé de la
dlme
do Saint-Amé,
maison
qui venait d'être donnée
par
le chevalier
do Saint-Aubin,
cadet de cette famille.
Wagon
n* CIV.) En 1213, il acquièrent
une fraction
de
(Preuves,
cette
dlme,
qui leur
fut abandonnée
par
le chevalier
Nico-
las de Saint-Aubin,
frère
do la famille.
(Preuves,
était
l'importance
muet sur la nature
fief? et si c'était
du précédent,
et comme lui cadet
n° CV.) L'acte
ne dit pas quelle
do la part ainsi cédéo ; il est également
du bien
vendu
un fief, de quel
; était-co
seigneur
un alleu
était-il
ou un
tenu?
— 460
Us tardèrent
bien
—
à acquérir
le dernier
longtemps
tiers do la dîme
de Saint-Albin,
autre
arrière-fief
de la
et qui, au XIVe siècle et au XVe, appartint,
aux
prévôté,
familles
Painmouillet
et du Buissonnde
Catel,
Picquètte,
la haute
de notre ville. Cela résulte des docubourgeoisie
ments
plus
suivants.
Dans le dénombrement
servi en 1372
il
pour la prévôté,
l'un était tenu par
contePicquètte,
est dit qu'il en dépend deux fiefs, dont
« demu Reusse Catel, veuve de Watier
nant lo tiers de la grosse dîme de Saint-Albin,
et chapitre
de Saint-Amé
tiennent
les deux
dont les doyen
parts, à ren-
». (Pieuves,
des Catel et des Picquètte,
contre
d'elle
propos d'un
directement
lurent
rente
n° LXXX1X.)
Il sera encore parlé
IV 2', à
au 6* chapitre,
article
sur le Gavène, qui forma un fief relevant
du château
assez
de Douai,
les mêmes
longtemps
maintenant
occupe
qui nous
article IV 3° b, fief de rente
En
les possesseurs
pour l'arrièrc-fief
que
; voyez aussi
sur le moulin
le 6* chapitre,
au Brai.*
du Buisson,
de Douai, fournit
bourgeois
des fiefs qu'il avait acquis, et
une déclaration
le « Dismeron
do Saintlesquels nous remarquons
1416,
au domaiuo
parmi
Aubin
et dont
Jean
(1) ». En 1431, il disposa,
par testament
(2), d'un
bon nombre de fiefs, de maisons
et do rentes à Douai, laissant « à d(U« Sebille
sa femme, le dimeron
do
Pathelorée,
Saint-Aubin
». Ce riche bourgeois
tenait lo fief bizarre,
connu sous le nom d'avouerio
de Rumaucourt,
relevant de
1 église
Saint-Amé,
et
dont
uuc
monographio
so trouve
CD Arch. départ., CI), des comptes, liasse D 78; invent, des dénomh.
des fiefs de Douai, dressé à Li veille de la dévolution. La déclaration do
1116 n'existe plus aux archives.
fi) Parmi ses légataires particuliers, nous remarquons i d' 11' J?«iiii*du
Buisson, femme de Michelde Courcelles i.
—
daifs
le tome
lonne,
page
1425
(1422,
461
—
1" (1861)
des Souvenirs
de la Flandre
wal170. Il fut chef du magistrat
ou maire de Douai
et 1428).
Son testament
nous apprend
encore
« des clercs de Notre-Dame
qu'il était de la confrérie
qu'on
dit les escolliers
do Paris
». Signalons
aussi le legs qu'il
soin de faire « d chacun
neveu
el nièce
prend
(petit-fils)
illégitime
qu'il aura au jour de son trépas • ; les moeurs du
siècle
de
mentaire
le
Philippe
; de plus,
Bon
cette
expliquent
l'exemple,
qu'ils
être contagieux
pre famille,
pouvait
et Jacques
dit
teur, Andrieu
leur oncle,
avait trois bâtards
avaient
pour
Blancardin.
dans
les
testa-
clause
leur
profils du testa-
En effet,
Ernoul,
aussi leur
; damp
Bernard,
oncle (moine
dans quelque
des environs),
en avait
abbaye
aux Prêcheurs,
leur grandreligieux
quatre ; frère Grard,
au nom bizarre de Carado ;
oncle, en avait un, qui répondait
ils sont repris au testament,
du 4 février
1431 (v. st.), de
Castellet,
d'Ue. Jaque
de notre Jean,
l'avoué
trat de Douai
veuve
d'Andrieu
do Rumaucourt
du Buisson
et mère
et le chef du magis-
(1).
Lo 7 avril
1437
du SebilledePer(v. st.) avant Pâques,
du Buisson , et Andrieu
nrs dit Pateloréc
, veuve de Jean
du Buisson,
son fils, vendent
à d"* Jeanne
Carbonnel,
son fils, « un
veuve de Jean Pinchon,
et d Ricard Pinchon,
d,,e, de son acqueste,
dame
madame
de Hordaing,
tenu de noblo
et puissante
nommé le Disd cause d'icelle
de.Douai,
prévôté,
prévôté
en un tiers des dîmes
meron de Saint-Aubin
ot consistant
fief et noble
sur
tenement
71 muids
terres
Dorgny
(environ
8
rasiôres
389
(Dorignies);,
qu'avait
2
hectares),
Guinchy
ladite
et demi de
un quarel
coupes
aux terroirs
de Saint-Albin,
d
et autres lieux & l'environ,
(1) Arch. de la ville, reg. aux testant., 1123*1431, f»J 100 et 123.
—
du chapitre
des dîmes».L'acte
qui a les deux autres
»fut passé le 28 mai
devant
Creveche,
George
d'icelle
de la prévôté
ville,
de Saint-Amé,
d'«adhéritance
l'enconlre
parts
—
462
en l'hôtel
de prévôté,
1438,
« bailli,
en la ville de Douai,
» spéciales
de la prévôté ; devant
« homme de fief de madite dame la preAntoine
Picquètte,
de madame
Pourchel,
voste, comme responsible
Marguerite
et CoJean Cordouan
sa mère » ; devant Gille Le Fôvre,
en ceste
partie
par
lettres
de fief du
son fils, hommes
» conformément
pruntés
lard,
à la coutume
« em-
de Douai,
château
féodale,
parce que le
suffisant.
en nombre
prévôt de Douai n'avait pas do vassaux
Il esl dit dans l'acte que ce fief, tenu d dix livres de relief,
« fut jadis Ricart Painmoulliet
». Le
de Flandre,
monnaie
prix de 600 florins
d Arras
demeurant
La perception
tôt à un procès
d'or
fut
payé
par
« Ricart
de Saint-Albin
donna
et
co-propriétaires
au sujet de certains
champs
Cuincy-le-Prôvôt,
exercer
mateuis
de Saint-Albin
prétendaient
les
l'exclusion
de leur adversaire.
André
Cateau-Cambrésis
du
,
» (I).
de la dlme
entre
Pinchon
lieu
bien-
de
prévôt
où les déci-
le
leur
On sait que l'abbaye
eut longtemps
,
droit, à
de Saint-
au
grand
où demeuraient
religieux.
, une prévôté
quelques
Cuincy
fut faite contre « dampt Nicole
Le 8 octobre
1441,
plainte
d
demeurant
de Cuinchy-le-prevost,
Plauchon
, prevost
et par
les doyen
de Saint-Amé
et chapitre
lieu , Saint-Amé
décimateurs
audit
Ricart Pinchon,
pour
« deux parts » et Ricart
tiers.
Les parcelles
l'autre
pour
Douai
» , par
se trouvaient
litigieuses
près de
mène de la Croisette d Esquerchin
Ricard
portant
la voyette
(petite
voie) qui
(2).
un personnage
fut, en son temps,
de la ville d'Arras.
D'abord
procureur
qualifié
Pinchon
(1 cl i) Arch. départ., fonds de St-Amé.
ini*
gè-
—
—
463
il fut nommé,
en 1457,
du duc de Bourgogne
(1455),
de ses
de cette ville. Il était l'enfant
d l'office de conseiller
néral
Duclerc
artésien
,
, Jacques
oeuvres; aussi le chroniqueur
un
fût lui-même
quoiqu'il
qui n'aimait
pas les parvenus,
de mal
de fraîche
date (1), en dit-il beaucoup
gentilhomme
comme
de tous les gens de la classe
dans ses Mémoires,
« Lesous les ducs de Bourgogne.
moyenne
qui s'élevôrenl
lors en avant,
se fit appeler
quel Richart,
depuis
Richart
, combien
qu'il ne fût clercq , et n'avoit
mais il estoit renommé
d'être un
étudié
en clergie;
cauteleux
toit
hommes
procureur
du
général
pays , et par subtilité
du pays du duc. »
Maître
oncques
des plus
et eau telle
es-
de recevoir
29 janvier
1463 (v. st.), il eut l'honneur
alors d
Louis XI, qui, séjournant
chez lui le roi de France
« pour boire en
vint en la ville et descendit
Citè-les-Arras,
\jd
la maison
ville
de Ricart
d'Arras.
Deux
Pinchon,
procureur
el conseiller
de la
»
sentences
des commissaires
du duc
« sur
le fait des
dûs par les
» pour
la levée des droits
acquêts
en date à Lens,
non noblesqui
avaient acquisdes
fiefs,—l'une
1438 (v. st.),
du 4 juin 1435, l'autre
du 16 janvier
à Arras,
— avaient
d Arras,
demeurant
reconnu
Ricart
Pinchon,
nouveaux
comme
« personne
noble
et gentilhomme
et
extraict
yssu
tant de par feu
de nobles générations
et ligniés
legitismes,
CarJehan
son père, comme
de par d*"' Jehenne
Pinchon,
» ; elles déclaraient
aussi qu'il « portoit
sa mère
bonnet,
et devoit
de par sondit
porter,
père, les armes
à deux
c'est assavoir
conrt,
ung escu : D'asnr
d'or.»
C'étaient
gent et six. coquilles
l'acquisition
de
Bugnifaces d'arque
venait
(I) Il so qualifiait i écuyer , seigneur do Beauvoir en T-rnois, demeurant en Cité-lez-Arras i; son pere Jacques était conseiller a la gouvernance
de Lille, et son grand-père Thomas, conseiller de la ville do Douai,
—
de
faire
Ricard
464
—
de la seigneurie
lez
d'Agnicz
à « feu Jehan
de Monbertault
Pinchon,
Aubigny,
ayant appartenu
dit Noisenx », et la prétention
du procureur
du duc
blir que ledit Ricard était « non noble », qui avaient
voqué
la deuxième
Ces curieux
faisait
vieux
documents
nous
ses preuves
de
et d'établir
parchemins
exigé au siècle
de bons gentilshommes
c'était
la qualité
Pinchon
prouva
pro-
sentence.
alors
dont
d éta-
dernier,
faisait
comment
apprennent
: au lieu d'exhiber
noblesse
de
sa fili itiou par titres,
comme
on fournissait
les attestations
qui se déclaraient
Ce fut
question.
sa noblesse,
des seigneurs
de
on
de
son père, par les
certificats
et autres,
ses parents,
Lalaing
et du côté de sa mère, par le témoignage
des seigneurs
de
et de Bailleul-sire-Bortoul
« et autres nobles
Belleforiôro
personnes
», ses parents
Un
et demi
siècle
des sentences
qu'il
du côté
de celui
parents
ainsi que Ricard
(1).
en vertu
plus tard, Ricard Pinchon,
avait obtenues,
se serait qualifié
: « Ri-
card de Bugnicourt
etc. » ; mais l'abus
dit Pinchon,
écuyer,
seigneur
des qualifications
nobiliaires
d'Agnez,
n'existait
alors encore réserpas au XVe siècle et la qualité A'écuyer,
la carrière
des armes,
était indicavée à ceux qui suivaient
resté Ricard
Pinchon
militaire.
tive d'un grade
Quoique
court, il n'eu
des droits
affranchi
tout
sans cela
sition
il aurait
de terre
était
et comme
noble,
pas moins
tel,
de nouvel acquêt et de franc-fief,
que
dû payer au prince pour chaque
acqui-
noble.
(I) Arch. départ., Ch. des comptes carton II 1504; copie collationnée
aux originaux, lo il déembre 1171.
,
Cf. l'analyse incomplète et inexacte de ces documents, donnée dans I7nvint, son , I, p. 37i, col. i.
—
Parmi
465
—
ses nombreux
il eut la seigneurie
d'Esdomaines,
relevant
du château
de Lens ; il parait
querchin-Iez-Douai,
l'avoir
achetée
comme
le Dimeron
de Saint-Albin,
aussi,
à la famille
du Buisson.
lui-même,
Le sceau
archives
timbré
de notre
où il se donne
de Ricart
la qualité
du duc ; il représente
de six coquilles
posées
Goethals,
que
au bas d'un
ville,
dans
est
Pinchon
conservé
acte du
de procureur
un écu d deux
aux
19 avril
1459,
et conseiller
général
fasces accompagnées
C'est donc avec raison
3, 2 et 1 (1).
son Miroir
des notabilités
nobiliaires
tome II, page 837),
affirme
1862, in-4°,
(Bruxelles,
Marie
Pinchon
dit de Bugnicourt,
fille du conseiller
la ville d'Arras,
D'azur d deux fasces d'argent,
portail:
de six coquilles
d'or posées 3, 2 et 1.
compagnées
Le souvenir
de Ricard
se ratL?iie
Pinchon
ressant
de l'édilitédouaisieune
pour l'histoire
du vaste hôtel de Fransus
(2), il en détacha
« le lieu et place de la Savelouniere
appelait
la maison
gnols),
dessus
de Fransus
à condition
la rivière
et les
qu'on
et par
êtuves
ferait
iceluy
« un
carier
des
que
de
ac-
à un fait inté; propriétaire
le terrain qu'on
», situé
I.ossignots
entre
(rossi-
pont pour passer
et aller
d cheval
paret â
(I) Arch. de la ville, n»> 1017 et 1500 de la Table.
Uans son Invent, analyl. ms., Il, p. 057,Guilmol écrit à tort quo le fond
do l'écu est chargé de six pfntons; vérification faite, ce sont bien des coquilles.
(3) iS°<i cl O.rang est, de la rue de» Franturet (cottupllCa dt Fransus),
et no 1, rang sud, de la rue du Pont*Ju-riv.ige.
Hieard Pinchon, < bourgeois d'Arras i, avait acheté cet hôtel en lill;
voici la désignation reprise au contrat du t» septembre : i La nuison de
l'ranssus, séant a Dcuwieul, avec la place et li-ju ou on de>querque sweIon, que ondist leSavclonnière, quiestdudil héritage, joignant d'une pari
aux eituvesdes Lossigfaoz et d'autre put aux maisons lui furent Andrieu
du Buisson, sesnsen VAblette (rue Pied d'argent) etpirderrière
hiboulaot
au cours de le grant rivière, i (Arch. de li villt, reg, aux cmirais IIM11»", N bO. liuilnioi, Premiers Extrait* ms„ p. \').)
CIUT-:,AI.IJ i>s DOUAI.
30.
—
466
—
Saint-Aubin
»,
pié, du Rivage de la ville (en la paroische
de la place du Palais-de-Justice
d la rive gauc'est-d-dire
le 2 octobre
che; libéralité
acceptèrent
que les èchevins
(1). M est aujourd'hui
était
lité de Ricard Pinchon
1468
à un véritable
répondait
ni celui
Tournai,
La libéraRivage.
plus méritoire
qu'elle
du moment
: ni le pont de
le pont
d'autant
besoin
de Saint-Vaast
n'existaient
encore.
de
(v. st.), émanée
demeuveuve de M* Ricard
Pinchon,
David,
Marguerite
de son clerc,
et signée
Bastien
rant à Arras
Bouchelin,
Une
du 8 février
du
déclaration
1473
mououtre deux fiefs de rente
possédait,
artidu château
de Douai (6* chapitre,
vant
dlme
clo IV, 2° et 3* b), « une petite
tenue de Mr d'AnPintoing, à cause do sa prévôté » (2). « Le vesve Ryckardt
constate
qu'elle
directement
» figure sur le rôle de la noblesse
de la Flandre
walen 1476,
lonne
comme
fourni
deux archers
pour
ayant
militaire
l'armée
du duc, afin d'acquitter
lo service
qu'elle
devait à cause de ses fiefs (3).
chon
La
fortune
branche
(vers
de
bâtarde
1446)
de
Richard
Pinchon
passé d une
de la maison de Longueval,
par le mariage
sa fille Marie Pinchon
avec Baudrain
do
ayant
bâtard d'Alain,
tué à Azincourt
Longueval,
(4), nous voyons
le fils de ceux-ci,
Jean
de fonguevat,
écuyer,
seigneur
et damo Jeanne
« par
sa femme,
d'Escoivre3,
Sucquet,
avant
femme
demeurant
de feu Mr du Payago,
en sa vie chovalier
â Douai, donner
à l'église Saint-Amé
« un
»,
fief
(I) Arcb.de la ville, m> iUSl de la Table. Guilmot, Invent, analyl. ms.,
I, p. 310.
(i) Arch. départ., Ch. des comptes, invent, des dénombr. des fiefs de
Douai, dressé à la fin du XVIII* siècle, liasse D 78. 1,'crig. en p*rch. est
perdu.
(i) Id., cahier en papier, coté L 048, fo rj,
(l) Uoelfnk Miroir des notabilités nobil., Il, p. 830, Bruxelles, I3ti,
in-4\
-
—
467
de M" de
de Saint-Albin,
à l'encontro
tenu de haut et puissant
Saint-Amé,
Mgr d'Anseigneur
d cause de sa prévôté
de Douay ». Cette donation,
thoing,
services
du 16 mai 1500, était faite d la charge do certains
dit la petite
disme
« d'avoir
et d la condition
une maison
religieux
appartenant à Saint-Amé,
dite la maison des Grequi y a justice,
haboutant
lez à la grande
rue (de Saint-Samd'un
niers,
et
maine
aux portes d'Arras
et d'Esquerchin,
son) qui
d'autre
au
de ladite église (place
portail
Saint-Amé
leurs vies
actuelle),
pour y faire leur résidence,
et les vies de François
durans
et Dominicqucs,
leurs endevant
fans; icelle maison
de rente au Gavène
du
grand
caducqueeten
M* do Bours
grand
ruyne;
chargée
».
La donation
de ce fief fut régularisée
par un traité conclu,
lo 19 juin 1528, entre le chapitre
et «noble homme Franc ois
de Longueval,
Acre (Ascq), Evin, des
d'Escoivres,
seigneur
« noble
II est rappelé
Planques».
quo ses père et mère,
homme
Jehan
de Longueval
et dame Jehenne
Chucquel,
le Solve Regina,
ayant fondé
que l'on chante journellement en Pégliso de Saint-Amé,
avaient donné le fief nommé
la petite
di?me
de Saint-Aubin,
hors les portes
d'Arras,
d l'ende Saint-Amé,
au patronaige
d'Oscre,
d'Esquerchin,
contre
du chapitre,
ledit fief tenu de Melle Anne do Meleun,
d cause de sa prévôté de Douay ». Le seigneur
d'Escoivres,
dont
le pèro et la mère,
ainsi
que le frère Dominique
étaient morts,
consent
d abandonner
tout droit sur la dlmo
et
reçoit
« devant
en
récompense
la
maison
ci-dessus
désignée,
en fief du chapi-
le grand
portail ». qu'il tiendra
Bour»
tre, au relief de 60 sols. Sa femme, dam1* Jacqueline
il met «son
comme garantie,
nel, est citée dans l'acte. Enfin,
fief du Gavène
de cette
ville (rente
sur le Gavène,
6* chapi-
—
article
tre,
fief, dont
IV 2*) es mains
il est tenu (t) ».
468
-
do
bailli,
présents
hommes
do
de Longueval
: Ecartelô do Longueval
François
portait
et de Sapiguies
(bandé do vair et «lo gueules de six pièces)
d la croix d'or ; famille d'originochevaleresque,
(do gueules
bien
éteinte
dans
celle de Sticquet).
Sou sceau armoria),
1535,
pond à un acte du 15 juillet
: « chevalier,
d'Escoivro
seigneur
(2) ».
conseivé,
so qualifie
ques
les actes
Malgré
fait
qui avaient
au chapitre deSainl-A
nié,
vassal du prévôt de Douai,
do 1500
et do
1528,
de Saint-Albin
passorloDlmeron
celui-ci
n'est pas repris commo
dans le dénombrement
de 1571 ; on
« Loys do Longueval,
sr d'Escoivres,
François
parisis
lequel il
et des Plan-
dans
et Jehan,
ses père, grand
de relief et lo Î0" denier
y lit au contraire:
au lieu do Renom,
et avo, tient, â dix livres
à la vente, lo tiers do la
d l'cncontro
des chanoines
du
grosso dismo de Saint-Albin,
» Ceux-ci
Saint-Amé.
sans doute point accompli
n'avaient
les formalités
nécessaires
obtenir
pour
de
l'amortissement
leur
dominant,
acquisition
; de sorte quo, pour le seigneur
lo fief était toujours
suivre
l'ordre successoral
dans
réputé
la famille
de Longueval-Escoivres.
Mais dans les dénombrements
sont
désignés
présent
Ainsi
sement
de 1714
et de
comme
occupeurs
ayant
les chanoines
acheté
par conséquent
le Dimeron
religieux
1732,
de Saint-Albin,
d une époqne où
de Saint-Amé
le tiers de la dlme,
» de la totalité.
« à
acquis par un établisla féodalité
n'était plus
(1) Arch. départ., fonds de Saint-Amé.
Cet hôtel fut connu sous le nom d'Escoivres cl ensoite de Bellcforière : il
a été rebâti en 1723, >insi que le prouve le millésime gravé sur la façade
du graod bâtiment entre cour et jardin ; aujourd'hui r.« 23 de la rue SainiSamson, rang est.
{î) Arch. de la ville, n» 1413 de la TeJble.
guère
dale;
-
169
sa nature
continua
h garder
féoque do la fiscalité,
do « mise hors fief • ne furent pas acles cérémonies
complies, comme elles
peur le tiers de dlino
l'avaient
alors
M" de Saint-Amé
conséquence.
été en 1220
soigneusement
acheté par les chanoines;
en
au prévôt
services
féodaux
de Douai
durent
lo relief et les autres
l'hommage,
île choses subsistait
encore â la Révolution.
; cet ôlat
3* Les vingt rosières
au Mont de Douai. — Cet atriôroIcf de la prévôté
est indiqué
de la manière
suivante
dans
h dénombrement
de 1372 ; « xx rasiôres de terre ou envion, séant au dehors de la porte d'Arras,
ai Mont do Douai.
> Preuves,
n'LXXXIX.
au lieu qu'on
Il Col à remarquer
qu'au même endroit se trouvaient
un arrière-fief
de Saint-Albin.
rasières, qui formaient
article
dit
huit
(5*
l'on
IV 6°.) C'est donc à chaquo
pas que
des exemples
do cette nature;
ainsi so découvrent
chapitre,
rencontre
de plus en plus les liens étroits qui avaient
uni la rhàtelle fief de Saint-Albin,
etc. qui, d l'oriIcnie, la prévôté,
celui
senl et mémo oflicc féodal,
gine, no formaient
qu'un
du châtelain
ou vicomte de Douai.
IM terre
est ainsi
désigné"
dans
un dénombrement
servi
au prévôt,
le 28 septembre
1571 (\) : «Vingt
mencaudees
assez près du Bosquet
(sic), au dehors de la porto d'Arras,
Buisson et le Fillet de La Brayelle.lieu
dit Mont de Douai,
tenant
Bosquet
d dix
rasières
à Douai.
Dans un autre
de
M'd'Assignies,
au
chemin
dudit
»
servi
dénombrement,
1703 (2), la désignation
est légèrement
au prévôt
modifiée
le 24 avril
: « Vingt
/l) Le d'nombienienl de cet arrière-fief etl transcrit dans celui d*' la
p:JidM du il décembre £671.
(2) Transcrit dans ceux de la prévôté des 4 septembre 1714 rt S août
1732.
de
rasières
Mont
terres
do Douai,
labourables
au dehors
tenant
d'Esquerchin,
—
470
en une pièce, au lieu dit lo
et entre les portes d'Arras
et
au chemin
menant
de Douai
au Bcs-
d dix rasières des dames do (l'ab!>aye de la?)
Buisson,
au feu sr d'Assignies,
abordantes
aix
Paix,
qui furent
fossés et fortoresso
d'icelle
le
ville, et a huit rasières
des Prés, d trois rasières do l'hôpital
Saint-Julim
l'abbaye
quet
et à dix coupes do Jean Levac. »
de cet arrière-fief
Quant aux possesseurs
le dénombrement
de 1372
nous
de la prévôt»,
fait connaître
le chevaliir
coinuo
Pourchel,
que nous avons déjà rencontré
vassal du châtelain
pour le fief de Plachy
(2* chapitr»,
article 111); il était, chez nous, l'héritier
des plus opulentis
de la bourgeoisie
du XIIIe siècle, lis
familles
douaisienne
Ricard
(en latin : do Ford)
aussi le retrouverons-nous
et les Pourchel
Du Markiét
chiaux;
consacrées
souvent
d des fiefs douaisiens.
dans
(4« chapitre,
ou
Pout-
les notices
;
appendice
6e chapitre,
article IV, 1° et 3°.)
Dans une nomenclature
des fiefs ayant
appartenu
insérée
précédent),
à feu
dans
Pourchel,
Amoury
écuyer
(filsdu
du 18 avril 1382, figurent
les « vingt raune transaction
sières de terre ou Mont de Douay, tenues en fief de M. d'An», sur lesquelles
vesve de feu
Wastines,
thoing
Pourchel,
prenait
le père,
son douaire
« noble
noble
nagaires
dame
madame
Mario
des
Ricart
monseigneur
doudit feu Amour ri »,
homme
mère
(1).
fille du précédent,
tenait les vingt
Pourclul,
Marguerite
rasières
en 1438 ; car son fils, Antoine
assiste,
Picquctte,
en qualité d'homme
de fief de la prévôté, « commo respon •
sa mère », à l'acte
sible de madame
Pourchel,
Marguerite
du 28 mai
1438,
passé pour
la vente
du Dimeron
de Saint-
ci) Cootr. encliirogr. aux areb. de la ville. Cf. Guilmot, Extraits,
p. 1217.
III,
-
—
471
do la prévôté;
son sceau armoriai
l'écu timbré et
un chef chargé d'un lion issant;
représente
Picavec coliers
(1). Antoine
par deux chiens
supporté
•
d
et
filsaluô
du
chevalier
Jean
Picquètte
ôcuyer,
quètte,
Albin,
l'autre
Marguerite
en 1439
1452,
mère,
arrière-fief
et 1459, nous parait
de sa famille
la dernière
1455
portait pas celles des Picquètte
Je roses de gueules).
Suivant
dans
sa part
rasières.
de Goy,
de la succession
se retrouve
Celui-ci
do la branche
Douai
de Frémicourt,échovinde
du magistrat
ou maire
Pourchol,dame
et 1442,
chef
ensuite
en
1449,
les armes de sa
avoir
pris
tous les cas
; dans
fretté d'azur,
(d'argent
il ne
semé
toutes
il eut,
probabilités,
le fief des vingt
maternolle,
dans
qui fournit
la famille
un bailli
douaisienne
et qui
do Douai
(Voir
posséda la seigneurie
d'Auby,
par achat de l'an 14i3.
article IV i* et 3° a.)
aussi 6e chapitre,
ou Jacquet
de Goy est cité , dans le dénombreJacques
de Douai,
ment du 12 août 1500, comme vassal du prévôt
de
C'était
l'un des fils de Jacques
pour les vingt rasières.
Goy,
chevalier,
seigneur
d'Auby,
grand
maître
d'hôtel
de l'archiduc
(1481-1483),
châtelain
de Rupelmonde,
fils lui-même
seigneur
d'Auby et de Corbehem,
décédé
en 1459 grand
bailli
(1437-1453),
tre d'hôtel du duc Philippe
le Bon.
François,
chevalier,
épousa
seigneur
brehaucourt
etc. D'après
(Drocourt),
bailli
do Gand
Gand
et
de Goy,
do Douai
et maî-
fille do Jacques,
seidu bailli de Douai,
de
La Tramerie,
leur contrat
de ma-
de
d Douai, le 19 mars 1533 (v. st.), elle apportait
: un fief tenu du prévôt
de Douai,
situé
au
do Douai, un fief tenu de l'empereur,
d cause de son
riage passé
notamment
Mont
de
Maximilien
d'Amoul
chevalier,
de Goy, dame d'Auby,
Jacqueline
gneur de Corbehem,
arrière-petite-fille
bailli
(1) Arcii. départ., fonds de Saint-Amé.
— 472
—
château
de Douai, consistant
en 23 mesures d'avoino brûlée,
sur le moulin
au Brai,
en ladite ville, appartenant
audit
article IV 3* a) ; une belle maison
prévôt (voir 6* chapitre,
sise rue des Foulons,
etc (1).
de La Tramerie,
DrehauRobert,
chevalier,
seigneur
court, Forest, Auby, etc., fils alnôdela
servit,
précédente,
le 28 septembre
lo dénombre1571, au prévôt de Douai,
ment de son fief, qui lui était « échu par le trespas do dame
de Goy, sa mère ». En 1593, il était gouverJacqueline
neur d'Aire ; il laissa des enfants
de sa femme,
Anne do
La Fosse, fillo d'Antoine,
de Givenchy,
chevalior,
seigneur
et do Jacqueline
de Roisin.
Amé
de Douai, vivant
vers le
Bonnenuici,
bourgeois
commencement
du XVlPsiècle,
tiut, évidemment
parachat,
le fief des vingt rasières,
qu'il laissa à sa fille, Marie Bon« d son irépas femme do M* Bauduin
de Tourminenuici,
es droits, conseiller
gnies, licencié
S. M. en sa gouvernance
de Douai
vivait en 1641, 1663 etc.
Jean-Toussaint
fiscal de
et procureur
du roi
». Ce procureur
et Marie-Françoise
ùanlhuille,
son épouse, achetèrent
le fief des hoirs de la précédente;
la
en servit au prévôt, le 24 avril 1703, un déveuve Pronier
nombrement
A miré
Quel
Pronier
où sont
rappelés ses prédécesseurs.
fils des précédents,
1714.
Pronier,
effet produisit
la Révolution
sur un
fief de
cette
ni justice
féodales ? elle
ni rentes
qui n'avait
les vingt rasières des droits de relief et de mutation dûs au seigneur dominant,
et effaçant toute distinction
entre les anciennes
terrés nobles et roturièresl/ewdléV60U-5*
nature,
affranchit
mit aux impôts
modernes.
/osV
u
ha
V
fi) Invem. des arch. do château de Morbecque, app*rlfràntjat\x.MontM. A.
morency, dressé vers la fin dû XVIII* siècle, commVtntyueVpar
~
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,'.
Preux, de Douai, procureur général à Limoges.
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