Féerie des eaux

Transcription

Féerie des eaux
mars 2005
Puisqu'on s'gêne pas :
Cherche T4 à Bordeaux, moins de 600 m2 et 14 000 euros ou même francs, mais quand même bien, et à un
prix tenu. Contactez la rédaction. Merci.
Dans l'attente : un mois de réjouissances. La saison retrouve son rythme plein. Salon de la BD ou mois de
la poésie, premiers festivals, et la biennale Tendances en point d'orgue, occasion rare de découvrir
l'actualité de la création en danse. Et si jamais le froid persistait à vous déprimer, adressez-vous à la
Mairie de Bordeaux qui étonnamment irrigue la ville de smileys.
[email protected]
Dites-moi : Jean-Jacques Benoît & François Pouthier
4
Vous avez dit Iddac ?
Sonos
6
Eddie Louiss, Maurice Vander & Bernard Lubat, Amadou et Mariam,
Laetitia Sadier, Gonzales, Soledad Brothers et ta soeur
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Cours & Jardins
Tendances, Tendances & Tendances, et Akram Khan, et le jeu de tête des Girondins
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Toiles & Lucarnes
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L’œil en faim
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En Garde !
Espagnols, Sud-Américains ou écrivains : ils font leur cinéma
A Suivre, tout comme Mc2a, Redon, Lestié & co jusqu’à la Planète
des Singes
BD, poésie, littératures, les arbres n’ont qu’a bien se tenir.
Quelques sorties Cd en prime.
Ici et maintenant, genre par genre, jour par jour, les enfants aussi.
Derniers frimas, premiers festivals : ouverture de saison.
Magazinage tous Azimuts
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La culture envahie tous les espaces. Encore quelques terres préservés
pour de nouveaux produits et lieux de consommation.
Où
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C’est ici
X
Spirit Gironde est publié par
PROXIMEDIAS
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33 000 Bordeaux
Tel : 05 56 52 09 96
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Hic & Nunc : 1er festivals, agenda & ti reporter
32
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Directeur de la publication : José Darroquy
Directeur associé : Cristian Tripard
Graphisme : Jérôme Charbonnier
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Rédacteur en chef : José Darroquy
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Couverture : Jérôme Charbonnier, image
Jeanluc Robert pour Les Hurlements d’Léo
Rédaction : Jane Anson, Marc Bertin, Céline
Musseau, François Justamente, André
Paillaugue, Stéphanie Paquet, Gilles Christian
Réthoré, Anna Rubio, José Ruiz, Patrick
Scarzello, Nicolas Trespallé, Alexandre Varlet
Crédit photos :
Reanud Subra (p 4-5)
Y. Bresson, F. Delpech, A. Morin (p 16)
CDT - Bernard Lamarque (p 30)
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DiTES-MOi
04
Par monts
et par vaux
Iddac ? Au dos des programmes ou au bas des affiches de spectacles, le sigle est connu.
Le signifiant, moins. Quant au signifié… Label du certificateur, sceau du producteur
ou du financeur, logo du diffuseur, ombre de l'entremetteur, étendard du médiateur ???
Un peu tout cela, mais pas que.
L'Iddac, « Institut départemental de développement artistique et culturel », est une
association créée à l'initiative du Conseil Général de la Gironde. Elle est donc
directement liée à l'assemblée girondine, et il est de tradition que son président soit un
des élus départementaux. Ses missions : soutenir la création et la diffusion artistique,
développer l'éducation et les pratiques artistiques, et aider à la professionnalisation, la
formation et l'information du secteur culturel. Une usine à gaz ? Avec l'équivalent de 29
temps pleins et 3 millions au budget, la structure reste légère et n'ambitionne pas de
grossir. Question d'expérience. L'Iddac est né, dans l'urgence, en 1991, pour dissiper les
cendres encore incandescentes de deux associations dispendieuses ou aux cotes mal
taillées : le Cac de St Médard Jalles et le CDC (Comité Départemental de la Culture).
Pour l'actualité, l'Iddac est à l'initiative du Festival Tendances, biennale de haute tenue
de la danse contemporaine internationale. Une occasion pour rencontrer ses deux têtes
exécutives à la voix commune. Nouveau président depuis mai 2004, Jean-Jacques
Benoît, conseiller général de Pessac, psychologue de formation plus familier des
politiques sociales, est enthousiaste à la découverte des vastes champs et réseaux du
monde de la culture. François Pouthier, directeur depuis l'an 2000, acteur de l'ombre
refusant d'être photographié pour mieux incarner le travail de toute une équipe, est issu
du mouvement des radios locales des années 80 et du monde associatif plutôt rock n'
roll. Plutôt un rock n' roll distrait, il est par ailleurs diplomé en histoire médiévale,
communication sociale et sciences politiques…
La naissance de l'Iddac s'est faite dans la
douleur ?
Un peu oui, mais nous revendiquons
nos filiations. Le Cac de St Médard en
Jalles, héritier de l'esprit de Malraux,
proposait à tous une programmation très
contemporaine. Le CDC a lui son origine
dans les premières lois de décentralisation
de 1982, et son action était très proche du
terrain. Nous sommes nés de la réunion de
ces deux conceptions. La difficulté de les
allier ont fait la teneur et la profondeur du
travail de l'Iddac. Les deux premières
années ont été un peu lourdes à digérer
avec l'héritage de la salle de St Médard,
mais, après 1993, l'Iddac a pu pleinement
jouer son rôle d'outil de développement, et
non plus de gestion.
Quels ont été vos premiers actes ?
De nombreuses salles ont vu le jour dans
les années 90 de la volonté isolée de
chaque municipalité. Notre rôle fut d'en
faire des partenaires, de les mettre en
réseau, de multiplier leurs collaborations,
de faciliter les co-productions, et de faire
circuler les publics entre elles (réseau
Passerelle, Passeport Départemental). Ces
salles vont maintenant plus loin. Hier lieu
de simple diffusion, elles sont devenues
aussi des lieux de résidence d'artistes en
création. Et le cercle s'élargit. Après les
principales salles de l'agglomération
bordelaise, puis Langon ou Arcachon, ce
sont bientôt les nouvelles de Libourne,
Floirac ou Marcheprime qui intègrent
ces partenariats.
Plus généralement nous avons souffert
au début du manque d'interlocuteurs
sur l'ensemble du territoire. Nous devions
apporter des spectacles clef en main,
et si nous arrêtions, personne ne prenait
la relève et le Département était accusé
de désengagement ! L'information et la
formation des acteurs locaux sont
devenues une priorité pour que naisse
une dynamique sur place.
Parallèlement nous offrons un appui
technique aux communes, scènes associées
et petites structures associatives avec la
mise à disposition ponctuelle d'un parc de
matériel de spectacle. Il suffit d'être
adhérent, soit 20€ pour une association.
Comment se font les choix artistiques ?
Nous avons de moins en moins à en faire.
Nous fonctionnions un peu comme une
Drac, avec un spécialiste, conseil pour
chacune des pratiques. C'est toujours le cas
avec Marie-Claude Bay pour la danse qui
programme Tendances, ou Philippe
Vialèles pour le théâtre et les Rencontres
Théâtrale d'Eysines, mais de plus en plus
nos scènes partenaires ont leur spécialité et
sont devenues les prescripteurs : Libourne
pour les Arts de la rue, Blanquefort pour le
jeune public, Artigues (le Cuvier de
Feydeau) et Arcachon de même pour la
danse…
Quel soutien direct aux artistes ?
Le prêt de matériel déjà évoqué, des
résidences d'écriture pour les auteurs, l'aide
à la diffusion de spectacle, principalement
en tournée départementale, l'éventuelle
co-production de créations régionales dans
le cas de spectacles pré-achetés par un
minimum de 7 lieux de diffusion en
Gironde, et de plus en plus l’accompagnement des trajets d'artistes dans un esprit
« co-opératif ». Un bon exemple est
notre collaboration avec le dramaturge
Jean-Philippe Ibos. Création, diffusion,
suivi administratif, ateliers, interventions
en milieu scolaire, édition…, la coopération
a été étendue et a impliqué de nombreux
partenaires sur plusieurs années.
Nous voulons également intervenir de plus
en plus en amont et éviter aux artistes
des batailles solitaires dans leur recherche
de coproductions.
Quel rôle ont les antennes ?
Outre le simple relais de nos actions,
ici s'exprime le cœur de notre travail :
service de proximité, égalité d'accès des
territoires à la culture, accompagnements
des projets locaux, incitation à des
collaborations et à la mutualisation, souci
des identités culturelles des territoires et
des communes, rencontre avec le public…
Ces antennes sont au nombre de quatre,
St André de Cubzac pour la Haute Gironde,
La
Réole
pour
le
Haut
Entre-Deux-Mers, Pauillac pour le Médoc,
St Symphorien pour les Landes de
Gascogne. Une cinquième doit ouvrir en
avril à St Magne de Castillon pour le
Libournais. Elles ont été créées en étroite
collaboration avec les bassins de pays, qui
par exemple mettent à disposition les
locaux. La volonté est une coopération
totale : 50-50.
Chacune dispose à l'origine des mêmes
moyens humains et du même parc de
matériel. Ensuite nous les accompagnons
selon leur propre dynamique et les besoins
particuliers des territoires. Certaines
s'engagent dans des productions
spécifiques telle la résidence et les spectacles de Jeanne Ferron à Pujols-surDordogne partie à la chasse aux contes
d'animaux, ou Parole d'Estuaire en Haute
Gironde et Médoc accueillant des auteurs
européens liés à d'autres estuaires, ou plus
prosaïquement, le Haut Entre-Deux-Mers
éprouvant la nécessité d'investir dans
l'agrandissement de son parc matériel.
DiTES-MOi
Quel est votre rôle dans les scènes d'été ?
De simples conseils et la mise à disposition
de notre de matériel. Nous ne sommes
pas opérateur. Nous sommes juste un
membre du jury pour les choix artistiques
et l'attribution du label du consil Général.
Mais nous pensons à intégrer l'été des
opérations que nous menons le reste de
l'année, comme l'Ecole du Spectateur.
Et à l'école ?
(Répond plus particulièrement J-J Benoît,
détaché de l'Education Nationale)
L'éducation artistique et culturelle est mise
au rencard et les dernières déclarations du
Ministre de la Culture en sa faveur relève
pour l'instant du vœu pieu. Pourtant, sans
moyens, de simples décisions peuvent être
prises. Les enfants ne peuvent apprendre
hors des objets culturels qu'ils croisent :
commençons par parler dans l'enceinte
scolaire de ce qu'ils voient à la télé.
Et ensuite, si l'école est bien le lieu de
l'ouverture au monde dans une logique
égalitaire, accompagnons les au spectacle.
C'est ce que nous proposons avec l'Ecole
du Spectateur, découverte de toutes les
facettes du spectacle vivant, des coulisses à
la lecture critique. Ceci se passe hors du
cadre scolaire, il s'agit là d'éducation et pas
d'enseignement. Ce sont ces rencontres qui
forgeront l’écoute et le désir d'apprendre.
Autre intervention, les résidences d'écriture
comprennent également des lectures et des
ateliers en milieu scolaire. Par ailleurs nos
05
formations intègrent
enseignants.
de
nombreux
Démocratiser la culture, n'est-ce pas
souvent la culture de quelques-uns
pour tous ?
C'est
un
débat
constant
entre
démocratisation culturelle et démocratie
culturelle. Le lien est à reconstituer en
permanence entre les deux. Par exemple,
développer les pratiques amateurs fait
partie de notre mission. Voix de Traverse
en est un bon exemple, ateliers à
destination des amateurs reposant sur un
Incitation on ne peut plus simple, nous
pouvons annoncer dès à présent une baisse
générale des tarifs pour la saison 20052006. Actuellement de 15 euros en tarif
plein à 12 en réduit, ils seront de 9 à 5.
encore à venir et nous avons encore tous
des difficultés à les formuler.
[propos recueillis par José Darroquy]
Plus sur l'Iddac et détails de la programmation artistique
L'Iddac réfléchi en terme de territoire
géographique, la société moderne ne
posent-elle pas les frontières en d'autres
termes : psychologiques, sociaux… ?
Notre développement territorial a rencontré
un certain succès et cette approche n'est
pas caduque. Mais il est clair que nous
sur www.iddac.net
Prochaine Rencontres de l'Iddac : « Agglomérations, villes
centres ou périphériques : des collectivités publiques au
service de la culture. Dans quel espace, pour quelle
coopération? »
Vendredi 15 avril à l'Espace culturel du Bois Fleuri à
Lormont 9h-17h. Inscription au 05 56 17 36 36 avant le
8 avril.
« A nous de chercher un système plus égalitaire
et de faire que les lieux de culture
ne soient pas des temples »
compagnonnage de deux artistes d'horizon
différent (pour cette année Eric Lareine et
Jean-Christophe Charnay, le fondateur des
Frères Brothers). Le succès est réel et d'une
manière
générale
les
pratiques
amateurs ont explosé ces 25 dernières
années. Ces nouveaux publics ne vont pas
pour autant au spectacle. A nous de
chercher un système plus égalitaire et de
faire que les lieux de culture ne soient pas
des temples, que l'on puisse facilement en
pousser les portes et les solliciter.
ne concevons pas le territoire humain
uniquement en termes de géographie
physique. Phénomènes sociaux bien sûr,
mobilité… Nous sommes un outil de
développement, non pas de gestion. Nous
devons en effet rester à l'écoute et nous
adapter. Pour preuve, depuis l'an 2000, la
moitié de l'équipe a changé de métier.
Mais de nouvelles questions se posent qui
irriguent la création même. Des manifestations, comme Tendances dès ce mois, sont
aussi lieu de débat. D'autres questions sont
S0NO
06
Monade et fière de l'être
Bertrand Burgalat : Vision of love
(Tricatel, 2002)
J'adore ! Katerine ? Burgalat ? Là, il chante
comme Katerine que j'aime énormément.
Je l'admire même si je n'aime pas tout son
travail car je ne le sens pas toujours libre
dans son genre. Toutefois, il est très fort et
je lui souhaite beaucoup de courage, de
force et de chance pour continuer à le
faire. C'est compliqué d'être soi-même en
France, il y a un sacré complexe dont il
faut s'affranchir. On peut faire mieux que
le groupe super franchouillard et la copie
anglo-saxonne. Il y a, en outre, un
complexe face à la réussite : on a peur que
ce soit bien. C'est bien qu'un Burgalat soit
là à se battre pour créer de belles choses,
faire une musique qui fasse sens, qui vaille
vraiment la peine. Le Top 50 est si
écrasant, si pauvre intellectuellement et
musicalement que cela pousse vers une
déchéance collective, le tout relayé par un
système qui nous conduit sûrement vers un
certain fascisme. Aussi, pauvres petits
artistes que nous sommes, que pouvonsnous faire à part offrir de la résistance ?
Figure incontournable de l'internationale
indie-pop, Lætitia Sadier, membre de
Stereolab depuis quinze ans, s'aventure à
nouveau en solitaire avec “A few steps
more”, nouvel album, signé Monade,
enregistré en partie dans le Médoc. Au
jeu du test aveugle, les livraisons
d'une artiste singulière, profondément
attachante.
Robert Wyatt : At last I am free (Rough
Trade, 1980)
Cette reprise de Chic est sortie pendant la
guerre des Malouines, une période de
nationalisme nauséabond en Angleterre.
Wyatt est un homme politisé vivant avec sa
femme Alfie, grande communiste devant
l'éternel. C'est quelqu'un de très sensible,
croyant au changement, capable de
manifester tout seul contre l'invasion de la
Grenade par les Etats-Unis. Personnellement,
dans la liberté, il faut, je pense, accepter
d'être plongé dans le noir. C'est difficile
d'apprendre à ne plus avoir peur. Lors de
l'enregistrement de ce titre, tout s'est fait
naturellement. Cosmiquement, c'était la
bonne heure... Bien entendu, il y a une
dimension personnelle mais cela va plus
loin, vers le commun. On nous ment et
cela ne peut plus durer. Toutefois, je reste
optimiste. On progresse dans l'adversité
même si des forces malignes nous
gouvernent.
Todd Rundgren : Useless begging
(Bearsville, 1974)
On dirait les Beach Boys passés à la
moulinette. Todd Rundgren ? J'adore ! On
fera le prochain Monade avec lui. Même si
je ne le connais pas tout, il fait des trucs
absolument merveilleux, un être unique
dont la musique est unique. S'il a eu la
capacité de son autonomie totale, tant
mieux pour lui car travailler en groupe est
toujours difficile. Mon premier album fut
réalisé presque toute seule, histoire de
prouver ce dont j'étais capable mais il est
plus fécond d'avoir l'apport d'autrui. Je me
battrai plus pour collaborer, car la rencontre
offre l'opportunité de se laisser surprendre
en lâchant d'une certaine manière le
contrôle. J'ai une vision et garde le
dernier mot néanmoins. Monade est plus
intéressant en tant que groupe que simple
aventure solitaire.
Jim O'Rourke : Something Big (Drag
City, 2000)
La chanson “Women of the world” m'ayant
tellement insupporté, je ne suis pas allée
au bout du disque. C'est un grand ami
mais d'une telle misanthropie que c'est
presque facile. Il préfère les animaux en
peluche à la compagnie des hommes. Cela
dit, cette scène chicagoane dégage un
profond sens de la famille. Je suis heureuse
que pareille musique sorte, tout comme de
côtoyer ces artistes capables de produire
une telle beauté. Ils vivent à des hauteurs
intellectuelles et humaines rares, maîtrisant
sans durcissement leur art, n'ayant pas
peur de ressentir. Cette scène post punk,
née avec Slint, a produit un effet Do It
Yourself bénéfique, sans honte. Quelque
chose de très sain, dénué de cynisme.
The Velvet Underground : Oh ! Sweet
Nuthin' (Cotillion, 1970)
Neil Young ? Une reprise ? Le Velvet ? C'est
marrant, on dirait une parodie de
soi-même. C'est très sympa au demeurant
mais il était temps que cela s'arrête. Je les
préfère en version white noise, plus
viscéraux, hyper puissants à une époque où
c'était interdit. Une démarche qui apporta
beaucoup à la musique car elle doit avoir
un but, il ne faut pas se cacher derrière. A
quinze ans, le Velvet me donnait envie de
passer à l'action, la musique occupait dans
ma vie le rang digne d'une meilleure amie.
Au delà de ça, l'aspect culte du rock'n'roll
me semble coupé de la réalité. Ca dépasse
et trop de choses m'échappent déjà assez
dans la vie que je ne peux m'encombrer
avec. Cela ne me fait pas rêver. Je préfère le
vivre. Enfin, en tant que fille, il est dur de
s'identifier à un truc foncièrement masculin.
Sonic Youth : Is it my body (Sub Pop,
1991)
C'est Kim (Gordon) ? Quel album ? C'est
bien. Elle est géniale, très drôle. Plus je la
connais, plus je suis admirative. Je pensais
à elle sur scène l'autre soir. Parfois, elle a
des mouvements qui me surprennent du
genre ce qu'il fallait au bon moment, ça
fait sens, mais reste étonnant. Sa voix est
extraordinaire, inaltérée, avec une espèce
de colère mêlée d'ironie mais toujours
sincère. Elle a raison d'être “dirty” ! J'ai
connu Sonic Youth sur le tard, vers 1994,
et j'ai reçu une jolie claque. Kim est très
forte, très gentille, une sorte de “role
model” à qui s'identifier... plus que
Courtney Love.
Billy May & His Orchestra with Dr.
Samuel J. Hoffman : This room is my
castle of quiet (Capitol, 1949)
Duke Ellington ? Yma Sumac ? On dirait
pourtant une voix de femme, ça donne
envie de jouer du theremin. Vis-à-vis de
l'easy-listening, Stereolab a toujours eu
une attitude ludique, rien de bien sérieux.
Beaucoup de critiques ne comprennent pas
d'où vient notre musique mais sait-on
contrôler la façon dont elle est reçue ?
Billy May c'est pas du papier peint, on ne
se rend pas compte de la maîtrise et de la
sophistication d'une telle musique. Quand
tu additionnes ta sensibilité politique, tes
convictions, ton ludisme à ta production
cela ne peut que dérouter alors que la
beauté de la création réside justement là,
dans cette liberté.
Joni Mitchell : A case of you (Elektra,
1966)
On dirait Joan Baez. Je n'ai jamais trop
écouté, ce côté folk doit me rebuter un
peu même si elle est fort respectable. Je
commence enfin à prendre conscience que
mon travail ne relève pas d'un miracle mais
véritablement d'un besoin. Je suis de celles
qui se retourneront en constatant ce que
fut ma carrière même si je ne raisonne pas
en ces termes. C'est tellement aléatoire. Je
suis impulsive, cherchant sans cesse à faire
du mieux possible. Ce nouvel album sort
chez un gros label indé avec tournée à la
clef, agent, promo, interviews alors que je
ne planifiais rien du tout. Moins tu attends
du système, plus il te réclame, or, j'ai croisé
tellement de gens en attendre beaucoup
pour rien au bout du compte. Mon effort
est bien de faire de bons disques plutôt
qu'une carrière, il ne faut pas s'en soucier.
Voilà le secret...
[Marc Bertin]
Monade : Afew steps more (Too Pure/Beggars Banquet)
FRANCOFANS
07
Magyd Cherfi
a retrouvé
son prénom !
Les membres de Zebda annonçaient en 2003
leur désir de tenter chacun des aventures
personnelles. Rencontre avec Magyd Cherfi,
premier à dégainer avec un album et un
recueil de nouvelles.
Tout est parti d'une association de quartier, «Vitécri», puis d'un groupe de musique qui s'est fait
la voix des beurs : Zebda et ses paroles engagées, bien plus qu'un simple « Tomber la chemise »
médiatique. Avec Motivé-e-s, il y a eu les élections municipales à Toulouse en mars 2001.
Aujourd'hui Magyd Cherfi a repris la route, seul, heureux de retrouver son prénom, son identité.
Il a sorti en mars 2003 un album solo et un recueil de textes, où l'on reconnaît la plume de
Zebda, mais où Magyd nous dévoile un peu de lui et de son univers.
Avant tu jouais dans Zebda. Vous êtes restés 17 ans ensemble. C'est une séparation
temporaire ou quelque chose de définitif ?
15 ans pour un groupe, c'est peut-être au-delà de ce qui est raisonnable. Ce qui est intéressant
dans le côté groupe, c'est de pouvoir avoir des soutiens ; dans les coups durs, il y a toujours
quelqu'un qui ramène un peu de soleil. Au niveau de la création pure, c'est une frustration
absolue. Nous, on l'a accepté parce qu'on avait envie de faire de la musique. Les six-sept
premières années, on ne se pose pas trop la question parce qu'il faut absolument gagner assez
de fric pour vivre. On ne pense pas à une création perso, on pense à avancer avec le groupe. Moi,
j'avais mes propres envies d'écriture. Joël, le bassiste, et Pascal, le guitariste, avaient cette envie.
Mais on n'osait pas dire le premier mot, car oser, c'était prononcer la fin du groupe. Alors tout à
coup, c'était : qui va dire «j'ai envie de ma musique à moi» ? Il aura fallu 4 à 5 ans de réflexion
avant qu'on prenne la décision. Au bout d'un moment, les uns les autres ont dit «C'est vrai, on
a tous envie d'avoir nos propres projets». On s'est dit «on fait un break» sans savoir ce que ça
veut dire.
Joël le bassiste est toujours avec toi ?
Joël est un peu ma moitié, c'est avec lui qu'on a fondé Zebda. On est toujours restés ensemble.
Dans les groupes, il y en a toujours deux ou trois qui ont des affinités. Mes affinités, c'était Joël.
Quand je suis parti dans mon idée d'album solo, c'était avec lui.
Tu commences une carrière solo sous ton propre nom avec un album, « Cité des étoiles », mais
également un recueil de textes : « Livret de famille ». Pourquoi les deux en même temps ?
Le livre, c'est l'idée qui arrive au moment où je finis l'album. Chez Actes Sud, les gens
connaissaient la littérature de Zebda, et ils se demandaient si l'auteur de ces textes n'avait pas
quelque chose de plus épais. J'ai sorti des petits textes un petit peu achevés que j'avais. C'est un
moment où je me disais «j'aimerais, dans l'écriture, aller plus loin». Ça tombait bien.
Pour toi, c'est pas assez suffisant 3 ou 4 minutes pour exprimer tes idées ?
Oui, je suis chanteur par défaut. Je suis naturellement dans l'écrit, c'est ce truc-là qui est en moi
depuis très longtemps. Avant Zebda, je voulais être cinéaste. Tu as 16-18 ans, tu es dans les
quartiers nord de Toulouse, bon… puis après il y a l'idée «tiens, je vais être Maupassant». Pareil !
Tu as 18 ans, tu n'as pas de talent particulier, il faut un roman et il faut une maison d'édition.
Tout à coup, tu as trois copains qui ont basse, batterie, guitare et qui te disent «justement, on
n'a pas de mec qui écrit des textes». Je suis devenu chanteur, parce que j'écrivais. C'était plaisant
de monter sur scène. Moi, j'ai beaucoup fait d'identification sur James Brown et Bernard
Lavilliers. À 14 ans devant ma glace, je faisais James Brown et à 17 ans, c'était Bernard Lavilliers.
J'ai un peu cette façon de faire le malin, de faire le kakou. C'était beaucoup plus facile d'être
chanteur ; avec trois musiciens, tu fais la tournée des bars et t'es chanteur ! Alors que pour faire
un film ou écrire un roman… c'était une démarche solitaire et impossible.
Maintenant tu penses continuer vers des récits de plus en plus longs ? Aller jusqu'à
un roman ?
Mon plaisir, c'est d'écrire. C'est ce qui me motive. Quand j'écris, quand je me lis, il faut que je
sente un souffle. À partir du souffle, je commence à me dire «tiens, je vais aller là». Ça m'est
arrivé de temps à autre pour les chansons, mais pas toujours. Le livre a eu un accueil
extraordinaire. Du coup, je me suis dit «mais alors, je peux aller plus loin». Les gens te disent
«c'est pas mal, ton truc» ! c'est une motivation, une fierté.
[Propos recueillis par Audrey Lavallade]
Magid Cherfi + Superclean, mercredi 30 mars, 20h30, Rockschool-Barbey
S0NO
Les bougies du volcan
15 ans jour pour jour. Le 17 mars 1990,
400 personnes avaient fait le déplacement
dans une improbable salle municipale du
quartier d'Arlac à Mérignac, rebaptisé
pour l'occasion Krakatoa. Un nom
programmatique, celui d'un volcan
indonésien ayant explosé si violemment
(en 1883), qu'il émit le plus grand bruit
jamais entendu sur Terre.
Au programme de ce premier jour : les
Pistones, Shredded Ermines et les
Soucoupes Violentes. Suivirent les Road
Runners, la Souris Déglinguées, et le Gun
Club, groupe fétiche de Didier Estèbe, à
l'époque co-manager des Noir Désir et
initiateur de cette décentralisation rock n'
roll. Pour les plus « désorientés », un bus
partait alors de la place de la Victoire et
déversait son flot d'aficionados au milieu
des pavillons de banlieue année 50. La
bonhomie désorganisée du bar rassurait
après l'arrivée en cette terre résidentielle,
néanmoins populaire. Dans le même temps,
les roadies finissaient de planquer les tapis
du judo ou les reliefs du loto de la matinée.
Un savoureux partage municipal, toujours
d'actualité, même si Transrock, l'association
administratrice du Krakatoa, bénéficie
désormais de la priorité, s'y loge et s'y étend
avec des activités connexes comme
l'accompagnement professionnel d'artistes
ou le management associatif.
La scène bordelaise (Cartoons, Wet Furs, Kid
Pharaon, Mush, Le Cymbaliste, L'Ecole du
Crime, Straw Dogs, Edgar de l'Est…) ouvre
en première partie, ou déconne joyeusement
en des Pères Noël des Rockers épiques. Les
têtes d'affiche se succèdent, jusqu'à une
trentaine annuelle, du rock sonique au
groove, et une programmation populaire
reggae-ragga marquée ces dernières années.
Asian Dub Foundation, Nick Cave Pj Harvey
et Orange Blossom en grand souvenir de
scène, déclare à la volée Didier Estèbe. Ou
les new yorkais Fleshstones traversant la
salle en éructant pour finir leur concert, à
moitié dénudé, sur le bar, comme à chacune
de leur venue. Et les Noir Désir qui
retrouvent les copains.
C'est tout cela qui va être célébré ce mois de
mars, en trois soirées de concerts, sans
affiche phare, une pensée certainement
pour le copain absent, mais avec la franche
envie de fêter et imager cette aventure rock
n' roll. Soirée festive d'ouverture le jeudi 17
mars autour de la projection du film devenu
culte de Rob Reiner, « Spinal Tap », pastiche
délirant et caustique d'une tournée d'un
groupe de heavy. À l'instar de cet
anniversaire qui ne se prend pas au sérieux,
les Wampas devraient dynamiter la scène le
lendemain, accompagné de Il Fulgurante,
actualité locale punk garage de bon goût,
et quelques surprises (Shorty & Fatty
Ramones ?). « Reprises de volées » en titre
pour la dernière soirée, le samedi 19, soit
15 ans de concerts au Krakatoa repris
par quelques piliers de la scène musicale
bordelaise.
[J.D.]
15e anniversaire du Krakatoa, les 17, 18 et 19 mars à 20h30
Variations en forme de z
Indéniable réjouissance, retour sur une
scène bordelaise, et pas des moindre, du
ludion le plus précieux qui soit :
Gonzales. Mais, avant tout, que sait-on
vraiment de Chilly-Gonzo-Gonzales ? Un
c.v chargé pour sûr. Ontarien de Toronto,
Jason Beck pour l'état civil, compositeur
de bandes originales avec son frère à Los
Angeles, une formation de concertiste
classique, une sombre histoire de
troisième testicule révélée au Palais de
Tokyo par son père...
Pas si mal pour alimenter sa propre
légende mais, plus objectivement, tout
pourrait commencer en 1999, à Berlin,
où le canadien, flanqué de son crew
iconoclaste (Peaches, Feist, Taylor Savy,
Mocky, Mignon) grave l'ovni “Gonzales
über alles” pour le compte de Kitty-yo.
Premier effort solo et premières
interrogations sur les motivations de
l'animal. Dévastateur mc parodique ?
Crooner digital sous influence electronica ?
A l'époque, le spectacle sur scène évoque
volontiers la performance r'n'b lo-fi d'un
émule putatif de Costes, entre groovebox
déchaînée, sueur, stupre et Peaches
hystérique.
Sentiment confirmé avec “The entertainist”,
option hip hop dans le rouge du curseur, en
2001, avant l'ambitieux “Presidential
suite”. Car voilà bien une constante de
l'insaisissable : le labeur. Enregistrant sans
relâche, produisant ses protégés, multipliant
les collaborations, capable de remixer l'un
des pires titres de Daft Punk, “Too long”,
S0NO
pour en livrer une sublime relecture, comme
d'impulser le retour de Louie Austen avec
les géniaux Pulsinger et Tunakan. Sans
oublier, bien entendu, l'extraordinaire
odyssée Puppetmastaz en compagnie de
l'activiste électronique Patric Catani dont le
séminal “Creature funk” constitue
définitivement la meilleure référence hip
hop 2003.Facétieux, cet admirateur avoué
de Salieri, livre “Z” en forme d'adieux au
music-hall, revisitant son répertoire avec
une élégance des plus inspirées au moment
où sa côte explose en France. En effet,
associé à Renaud Letang, Gonzales est
devenu l'incontournable must en termes de
production. De Françoise Hardy (son idole)
à Aznavour (projet malheureusement
avorté), de Feist à Katerine, ce tandem cisèle
les albums les plus excitants de l'hexagone.
09
tourist”. Force de constater que même
les rieurs se sont tus devant tant de
beauté somnambulique, le fan club, lui,
s'agrandissant jusqu'à Karl Lagerfeld.
Qu'ajouter ? Après feu le Zoobizarre, puis la
Base sous marine, maintenant le capc,
Gonzales au Palais Rohan en 2007?
Marc Bertin
Gonzales en concert au capcMusée d'art contemporain le
29/03, 20h30, 10 euros
Et vint, en septembre dernier, “Solo piano”,
recueil de seize pièces instrumentales pour
main gauche d'accompagnement et main
droite mélodique. Publié pour le compte de
No Format, ce cinquième opus confirme,
dans une espèce de climat gymnopédique,
le génie mélodique du canadien, capable de
souffles sous influence Debussy et Poulenc
voire d'une puissance mélancolique
d'obédience Bacharach à l'image de “The
Les Filles de sortie
Infatigables missionnaires du principe
binaire et assimilé, les demoiselles de la
rue Teulère (ALF) font de ce mars 2005
un printemps précoce. Ainsi, de la pop
belge Girls In Hawaï à l'avant-rock Berg
Sans Nipple, le menu se pare également
de saveurs françaises (le progressif
stratosphérique de M83, l'électro-pop du
frondeur Bertrand Betsch) et allemandes
(la post new wave du quintet Robocop
Kraus). Toutefois, s'il fallait ne retenir
qu'une seule et unique évidence, alors,
érudits et néophytes se devraient de
porter en triomphe le retour de Soledad
Brothers au pays de Montaigne et
Dugarry.
Fausse fratrie mais vrai groupe, le trio fut
jadis duo, formé, en 1998, par Johnny
Wirick et Ben Smith. Baptisée en hommage
au légendaire George Jackson, incarcéré au
pénitencier de Salinas, Californie, la
formation signe son premier 45T pour le
compte d'Italy Records, label de Detroit,
Michigan, écurie de White Stripes.
D'ailleurs, le poupin Jack White produira le
second 45T publié, lui, chez Estrus. Outre
cet influent parrain, la légende MC5 John
Sinclair rédigera les notes de l'éponyme
premier album, résumé ultra-dépouillé
d'un blues électrique envisagé à la manière
british Boom circa 64/65. Deux ans plus
tard, “Steal your soul and dare your spirit
to move” s'impose naturellement au titre
de fils putatif de la matrice stonienne
“Exile on main street”. Désormais épaulé
par Oliver Henry, le tandem réussit une
espèce de miracle : reprendre le truc laissé
en jachère vers 72 pour non pas l'empailler
mais bel et bien proposer la suite forcément
logique. Soit du fuzz outrancier, des salves
moites de saxophones, du rock'n'roll
transpirant la sexualité incandescente.
Véritable vortex boogie, obéissant à son
propre continuum temporel, cette étape
chauffe les sens comme Royal Trux
(“Accelerator”), JSBX (“Orange”) ou The
immortal Lee County Killers (“Love is a
charm of powerful trouble”). En résumé,
l'hypothèse bluesy XXI° siècle revitalisée
par une poignée de morveux blancs becs
élevés au grain garage.
Bénéficiaires par ricochet de l'engouement
planétaire pour White Stripes, Soledad Bros
rejoint en 2003 Sanctuary sur la foi de
“Voice of treason”. Enregistré dans le
temple analogique Toe Rag Studio, produit
par Liam Watson, ce troisième opus offre
une moelleuse perspective par rapport à ses
aînés, malaxant country blues, soul
sensuelle et langueur de bon aloi, comme
si les Stooges avaient confondu opium et
rye whisky dans un juke joint d'Alabama
ou d'Arkansas. Pas moins.
[Marc Bertin]
Soledad Brothers + Dechman, lundi 14/03 au Son'Art,
21h, 5 à 10 euros
S0NO
10
Amadou et Mariam
Album émoustillant de cet hiver, Un « Dimanche à
Bamako » réunit de façon inattendue le duo malien
aveugle Amadou-Mariam et l'éternel globe-trotter
altermondialiste Manu Chao. Album à six mains, la
touche Chao est indéniable (ces petits accords joués en
boucles, ces voix d'enfants et bruits de rues en fond
sonore, ces rengaines accrocheuses), il donne un coup de
fouet vivifiant aux tonalités tendres et bon enfant du
couple malien.
Amadou & Mariam chantent depuis des années leur pays,
scènes de vie quotidienne brocardées sur fond de
comptines candides, entre funk et musique bambara. En
98, ils avaient totalement cassé la baraque avec
« Je t'aime mon amour, ma chérie ». Trois albums plus
tard, ils raflent tous les suffrages avec ce 15 titres
jubilatoire qui mélange rock, latino, guitares
mandingues, balafon cadencé et rythmiques enjouées.
Entre déclarations amoureuses (La Fête au village), textes
affables (Beaux Dimanches) et militantisme bon teint
(Camions sauvages, Politic Amagni), Amadou & Mariam
tissent leur philosophie humaniste porteuse d'espoir, de
paix et d'amour. Un album tendre et irrésistible pour voir
la vie en rose et oublier les grisailles hivernales.
D'ou vient la réussite de cet album ?
La force de la rencontre entre Manu et nous. Musicalement,
ce mélange entre l'Afrique, l'Europe, le blues malien, la
musique bambara, le rock et un peu de latino. Une grande
diversité de rythmes, mélodies et de thèmes. Avec un son
nettement plus actuel. Il est dans la continuation logique
de notre travail musical. Ensuite il y a Manu, il a joué
là-dedans et il y a, bien évidemment, mis une partie de
Manu Chao.
Comment cette rencontre ?
Il était fan de notre musique, il a voulu nous rencontrer. La
première fois c'était aux studios Davout. On avait chacun
des morceaux, on a commencé à jouer et il s'est passé
quelque chose, immédiatement il y a eu un feeling.
les champs; il y a des chanteurs pour les chasseurs…
la musique est omniprésente. Nous sommes là pour essayer
d'unir les uns et les autres.
Peut-on dire que votre musique est engagée ?
Sur le plan social, oui. On lutte dans nos chansons pour que
les gens arrivent à s'entendre, à se mettre d'accord. On lutte
pour la paix ; que les gens puissent vivre pacifiquement
ensemble ; on exhorte les gens à travailler. Ici ça ne veut
rien dire, mais en Afrique c'est très important. Oui, l'Afrique
a besoin de ça, les Africains ont besoin d'entendre des
messages -qu'ils soient sociaux, culturels ou politiques.
Nous sommes des messagers qui veulent du bonheur.
L'idée d'un album commun ?
Tout est né de cette première rencontre, cette envie de se
retrouver, de dialoguer, de faire des choses ensemble et de
voir si ça pouvait marcher. On a démarré à Paris, puis on est
parti continuer l'enregistrement au Mali, à Bamako puis
Mopti.
Comment s'est passée cette collaboration au jour le jour ?
On compose chacun de son côté, ensuite, on arrange
ensemble. Manu, lui, revoyait et donnait des directives et
conseils. Il a aussi un peu joué, apporté des voix, des
rythmiques, puis il a surtout produit.
Qu'évoquent vos textes ?
On a toujours lancé des messages d'amour, d'entente. On a
toujours cherché à évoquer la paix partout, la liberté,
l'entente entre les gens. D'autant plus qu'en Afrique, les
gens vivent beaucoup en communauté. Et les chanteurs
servent beaucoup de messagers. Car les gens écoutent
beaucoup de musique : on chante dans la politique, dans
Et le métissage là-dedans ?
C'est la rencontre de gens de divers horizons qui se
retrouvent pour faire quelque chose ensemble. On a
toujours cherché et provoqué les rencontres. Ainsi sur notre
premier album, on jouait avec des Colombiens, puis des
Syriens. C'est très important pour nous.
Vous partez à l'assaut des scènes maintenant ?
On a déjà un groupe de musiciens qui nous accompagne.
Avec des percus, il y a aussi une calebasse, des guitares, des
claviers puis basse/batterie. Il y aura des côtés rock surtout
sur scène ; on aime que ça bouge. Ça peut plaire même aux
rockeurs ! Ce qui prime pour nous ? cette idée de fête et
de partage. Nous aimons être sur scène parce que nous
nous amusons. La scène, ça permet de partager et de
communiquer. Un bon concert ? quand il y a du monde,
que les gens dansent, chantent et sont heureux.
[Anne Huguet]
Quatre boules de mélancolie
« C'était un toulousain qui ne savait pas chanter le jazz et qui en est devenu le poète »
Il aura fallu la disparition de Claude
Nougaro pour que ces quatre là se
retrouvent à jouer à nouveau sa musique.
La dernière fois, c'était en …1969. Eddy
Louiss, Luigi Trussardi, Maurice Vander,
et Bernard Lubat , compagnons des
premières heures, lui rendent hommage
sur disque, et sur scène au Pin Galant.
« C'est une façon de faire le deuil de
quelqu'un avec qui on a partagé
beaucoup, dit Bernard Lubat, sans cacher
une émotion qui subsiste. Des nuits, des
kilomètres, des engueulades, de la passion
et de la poésie. Un peu comme des
orphelins d'un amour perdu et qui peut
rester par la musique. Retrouver les
chansons de Claude sans lui et jazzifiées,
c'est aussi une façon de nous retrouver
nous, 40 ans après. »
Le contrebassiste Luigi Trussardi, l'organiste
Eddie Louiss et le pianiste Maurice Vander
sont les aînés de l'agitateur d'Uzeste. C'est
dans ce quartier latin où il a fait ses
premières armes dans les années 60 qu'il
les a rencontrés. A Saint Germain des Prés,
les 3 hommes partageaient alors la scène
avec Miles Davis, Thelonious Monk, Kenny
Clark… « J'étais un jeune étudiant au
conservatoire, et les premiers musiciens
que j'ai écouté pendant de longues nuits
avant de jouer moi aussi, c'était eux,
poursuit Lubat. Et puis, la première fois où
j'ai accompagné Claude en trio, c'était
avec Pierre Michelot, à Talence. Nougaro
était le poète du jazz. Un chanteur de
variétés qui débarquait dans les boîtes de
jazz avec la ferme intention de se frotter à
lui. Certaines de ses plus belles chansons
viennent de cette bagarre ». Entre 1950 et
1970, une grande partie de l'histoire du
jazz s'écrivait dans une vingtaine de clubs
parisiens, avec le be bop et le free. « Quand
on jouait avec lui, on jouait comme avec
un saxophoniste, précise Lubat. Il disait
des mots, rien à voir avec ce que l'on
entend aujourd'hui, le chanteur avec
l'accompagnement derrière. C'était un
toulousain qui ne savait pas chanter le jazz
et qui, insiste-t- il, en est devenu le poète.
Pour nous, il était le porte-voix».
Le petit piège de cet exercice d'hommage
était de sombrer dans la nostalgie
compassée. Un risque que Bernard Lubat
qui y tient la batterie réfute tranquillement.
« C'est plutôt de la mélancolie. Ça joue très
profond à travers un univers très classique
qui est celui des chansons, et c'est
peut- être la dernière fois que l'on joue
ensemble. » Mais il restera le disque. Ce CD
baptisé « O Toulouse », comme la tournée
qui en accompagne la diffusion. Un disque
où les 4 musiciens semblent prendre
un réel plaisir à rejoindre ces plages
familières, « C'est ça la vie », « Armstrong »,
« Tu verras » ou encore « Sing Sing song ».
Des chansons devenues des thèmes, que le
quartet malaxe, transforme, enchaîne en
medleys. D'où les critiques qui lui ont été
faites de sonner comme un bœuf, une jam.
« Justement, le seul reproche que je ferais
moi, à ce disque, c'est de ne pas être assez
bœuf. On aurait dû le faire après ou
pendant la tournée. Aujourd'hui, la
musique est partout d'élevage, on est dans
la musique radiophilisée. La musique
improvisée, la vraie musique sauvage n'est
plus nulle part, sauf dans quelques
festivals. Et nous, on ne va pas se gêner ! »
On leur fait confiance. Mais on jugera sur
pièces à Mérignac.
[José Ruiz]
S0NO
De l'estuaire
au delta
On a souvent comparé les eaux boueuses
de la Garonne à celles du Mississippi, qui
a vu naître le blues. Celui-ci continue de
faire des petits sur les berges de notre
rivière.
Il faut une sacrée dose de déraison pour
pousser aussi loin la passion qui conduit
certains humains à « prendre leur désir
pour la réalité, car ils croient en la réalité
de leurs désirs ». Ces deux humains- là sont
bordelais et portent le même nom de
Aucouturier, depuis qu'ils convolèrent en
justes noces devant le curé de la Zion
Church de Greenwood, Mississippi, en
2003. Chantal et Yvan Aucouturier
voulaient que leur union soit célébrée sur
les limons de la muddy river, cette terre où
repose Robert Johnson. Pour ensuite partir
sur la route du blues. Pas exactement le
trip glamour via Las Vegas et la nuit de
noces au Caesar Palace. Leur palace à eux
sera un de ces shacks réhabilités que l'on
trouve encore dans le Sud des Etats- Unis,
un shack étant ni plus ni moins une
cabane en bois, jadis logis des esclaves.
Fans de blues venus d'un pays quasi
inconnu, les deux tourtereaux sont
accueillis en grande pompe, télé locale,
la une des journaux, et les projets
s'enclenchent.
Car Chantal et Yvan ont une idée derrière
la tête. Lui est en outre un harmoniciste de
premier plan, animateur régulier des
soirées blues du Comptoir du Jazz, entouré
d'une solide bande de fadas de la note
bleue. C'est ainsi qu'est née l'association
Bordeaux Delta Blues. On repère dans ses
rangs le chanteur harmoniciste Nico Wayne
Toussaint, le pianiste Julien Brunetaud ou
les guitaristes Lonj et Anthony Stelmaszack.
Et c'est le même enthousiasme irréaliste
qui aura permis aux jeunes mariés de
convaincre des responsables locaux de
monter une tournée sur les terres du blues
pour le groupe ainsi constitué, baptisé
Bordeaux Blues Connection Band. Dont 2
dates en première partie du plus connu des
enfants du pays, BB King, le tout dès ce
printemps. La Chambre de Commerce
d'Indianola, ville de naissance de BB King,
invite également le BBCB à jouer pour la
pose de la première pierre de son Musée du
blues, le 10 juin. Et le Bordeaux Delta
Blues de proposer aux fans girondins des
tarifs négociés pour les accompagner dans
ce périple un peu cinglé de 15 jours sur les
traces de Fred Mac Dowell et de Charlie
Patton. Leur autre ambition serait
d'intéresser à leur entreprise le milieu du
vin bordelais : le Mississippi étant
demandeur, y-a-t-il des amoureux de blues
dans les chais ? Affaire à suivre.
[José Ruiz]
Bordeaux Delta Blues 06 10 86 48 25
•••
Lauba
Les Solistes de l'ONBA
autour du
compositeur Christian Lauba pour une
nouvelle création : un tango pour quatuor à
cordes, saxophone et piano composé pour
accompagner "La Petite marchande
d'allumettes" de Jean Renoir. Interprétation
en avant-première, simultanément à la
projection du film, le samedi 5 mars au
Théâtre du Pont Tournant. Complétant la
soirée : 4 pièces pour violon & piano de
William Kroll, Auguste Nolck, Gabriel Fauré,
Delphin Allard, et ragtimes pour saxophone
et piano de Wiedoeft Rudy.
Présentation des œuvres par Christian
Lauba à 19h, concert à 21h.
Anar
L'Athénée Libertaire, local des Anarchistes de
Bordeaux (rue du Muguet) offre un
programme chargé en mars, à l'image d'un
fonctionnement voulu tout aussi engagé dans
le fond mais plus ouvert dans la forme. Entre
autres : Sam 5 à 19h : apéro-concert de death
métal, Jeu 10 à 20h30 : soirée autour de la
critique des médias, avec Arnaud Rindel,
membre du collectif Action Critique Médias
(Acrimed) et François Ruffin, auteur des Petits
soldats du journalisme (Les Arènes, 2003).
Sam 12 à 20h30 : théâtre avec la compagnie
« les Petits Tréteaux », fragments autour de la
guerre d'Espagne. Dimanche 13 à 18h :
projection gratuite d'Une sale histoire ».
Sam 26 à 19h : vernissage expo photo sur la
Bulgarie. Sam 2 à 19h : apéro concert avec
Coche Bomba (punk harcore) dont on
retrouvera les œuvres picturales du chanteur à
la Centrale. Sam 16 à 19h : apéro-concert
avec Chocolat Billy- Face up to it- Les Gueux.
Sam 23 à 16h : débat autour du livre
« Et pourtant ils existent » avec une expo sur
« 100 ans de presse libertaire ».
Landes
Du 4 au 26 MARS, 8ème Chantons sous les
Pins, festival de la chanson à travers
Les Landes. Une édition en l'honneur des
artistes qui mettent en scène la chanson en un
véritable spectacle : Agnès Debord, Sophie
Terol, Les Weeper's Circus, le Théâtre du
Sablier, The Barber Shop Quartet, Fred Radix,
Gabriel Yacoub, Michèle Bernard, Romain
Didier.... et 18 autres artistes, soit un choix
délibéré sur des artistes hors showbiz « qui se
distinguent tous les jours sur scène par la
qualité et l'originalité de leur talent ainsi que
sur tous ces grands anciens confinés dans
le silence médiatique... » De l'Atlantique à
la Chalosse, de l'Adour à la Leyre :
h t t p : / / c h a n t o ns s o usl e sp i ns. f re e . f r et
05 58 74 70 70
Bassin
Un nouveau lieu sur le Bassin : Le Marcello's
Corner. Annoncé résolument orienté vers les
musiques actuelles et électroniques, il offre
une programmation live tous les jeudis. 5 rue
Camille Pelletan à La Teste.
Info 06 07 94 99 38
Radio
Les Hauts Parleurs d'Or, remise de prix pour
les meilleures interventions sonores d'artistes
et créateurs contemporains (meilleur jingle,
phrase choc...), soit une sélection parmi 150
rencontres de l'émission des Hauts Parleurs
(Sauvagine 94,9FM), également diffusée sur
www.radiofrac.com. « Cérémonie » le mercredi
16 mars à 19h au Capc
COURS
&
JARDiNS
12
SPÉCiAL
TENDANCES
La tête et les jambes
La danse en Aquitaine, ce n'est pas seulement elle, mais elle y est pour
beaucoup. Cela fait plus de vingt ans que Marie Claude Bay vit pour la
danse, et effectue un travail de fond pour la région Aquitaine.
Rencontre avec celle qui crée la tendance du festival Tendances.
Sa personnalité, sa curiosité, son ouverture d'esprit font
de cette femme l'incontournable interlocutrice en la
matière. Et si Marie-Claude Bay a débuté avec son
association « Au delà du miroir », au début des
années 80, c'est ensuite à l'IDDAC et au Conseil
Général, qu'elle a pris ses fonctions comme
responsable, travaillant autant sur le terrain qu'à la
concrétisation d'un vaste projet artistique. Car si le
public ne voit forcément que la partie émergée de
l'iceberg, le travail en amont est long, fastidieux,
mais passionnant pour cette femme qui voyage,
découvre, cogite sans cesse pour que les autres puissent danser en toute liberté. Et une grande partie
de son travail comprend l'élaboration du
festival Tendances, festival créé par l'IDDAC en 1989,
devenu biennal en 1999, proposant une autre
approche de la danse.
« je veux inciter les gens à voir
plusieurs choses, qu'ils n'aient
pas d'idées préconçues »
« La proposition initiale, c'est d'avoir un panel
diversifié de ce qui fait la création contemporaine,
explique Marie Claude Bay. Une diversité faite de
l'actualité nationale ou internationale, avec des
artistes qui mettent du sens dans leurs spectacles,
qu'ils travaillent sur la gestuelle ou la poésie par
exemple. Une diversité qui vise à combler tous les
goûts et tous les publics. Quant au contenu
artistique, à la programmation, je fais un choix
préalable que je triple ou quadruple. Ensuite, il y a
beaucoup de discussions, je n'impose rien. Il y a par
ailleurs, tout un aspect technique, un travail de
terrain qui importe. Il faut respecter l'identité
culturelle de la commune et des partenaires où aura
lieu l'évènement, pouvoir évaluer la jauge d'une salle,
le plateau technique, savoir s'il convient au
spectacle. En fait, programmer le bon spectacle au
bon endroit, en résonance avec le lieu».
Depuis qu'il est devenu biennal, Tendances est le
moment fort d'un ensemble qui alterne l'année du
festival et une année intermédiaire, nomade, avec
des actions de fond, des spectacles égrenés.
« Nous invitons un chorégraphe avec qui on bâtit un
projet sur mesure qui s'étalera sur deux années,
ajoute-t-elle, proposant un travail de fond et des
pratiques artistiques dans la région ». Cette année,
c'est Virginie Mirbeau qui passe le relais à
Jean-Claude Gallotta. Mais si elle propose et que le
public dispose, Marie-Claude Bay n'en attend pas
moins une attitude volontaire de la part des
spectateurs. « Ce que j'attends du public, c'est qu'il
soit curieux, ajoute-t-elle. Mon discours est basique :
je veux inciter les gens à voir plusieurs choses afin de
les décomplexer, qu'ils n'aient pas d'idées
préconçues ».
Pour cette nouvelle édition, la programmation est
particulièrement colorée, avec des artistes venus du
Burkina Faso, du Japon, comme d'Allemagne, de
Belgique, d'Italie ou de Bordeaux. Un panel
éclectique, qui illustre toute la richesse d'un art en
mouvement perpétuel.
[Mathilde Petit]
Virginie Mirbeau ou la science infuse
Installée au Havre avec sa compagnie,
Virginie Mirbeau était l'artiste invitée de
l'IDDAC, ces deux dernières années. Elle
a ainsi pu continuer et partager son travail mêlant science et danse.
Qu'est-ce qu'être artiste invité par
l'IDDAC ?
C'est un plan de résidence, mais ponctuel ;
je suis venue deux à trois fois par an,
présenter des œuvres et partir à la rencontre des publics à travers plusieurs
approches, que ce soit des ateliers chorégraphiques ou une conférence dansée
comme je l'ai fait l'année dernière avec «
Zoom ».
A quoi ressemble votre travail ?
Il s'agit d'aborder des concepts scientifiques à travers le spectacle vivant. Je travaille sur la structure de la matière, le
monde des particules, le rapport à la gravité, l'attraction des corps, la résistance, bref
les lois fondamentales de la physique. Mes
spectacles sont assez abstraits, voire conceptuels, en tout cas minimalistes.
Que vous a apporté ce travail sur le long
terme et sur le terrain?
Tout d'abord, cette résidence m'a permis
de reprendre contact avec la région, car si
je suis installée en Haute-Normandie, j'ai
vécu de l'âge de 5 à 18 ans à Bordeaux,
ville où j'ai commencé ma formation de
danse avant de partir à Paris. Elle m'a aussi
permis de rencontrer des acteurs culturels
régionaux.
C'est important d'aller à la rencontre du
public ?
Très important. C'est 50% de mon travail.
Je suis chargée de la pédagogie au Centre
Chorégraphique National du Havre. Il est
très important pour moi de transmettre la
danse. Je suis interprète chorégraphe et,
pour moi, ce travail est complémentaire.
J'ai la volonté de distribuer des clés de lec-
ture au public, de le sensibiliser à des axes
et des associations d'univers différents. Je
suis un médiateur, quelqu'un qui a envie
de partager cette dynamique.
Connaissez vous le travail de Jean-Claude
Gallotta, à qui vous passez le relais cette
année ?
Bien sûr. J'avais vingt ans en 1984, et c'était alors un « modèle » en quelque sorte.
Il fait partie des chorégraphes qui m'ont
influencée, dans mon intérêt pour la création et l'écriture, comme Dominique
Bagouet et Maguy Marin.
« Ipso facto » est la pièce que vous présentez pour Tendances
Le thème évoque le rapport espace-temps,
et fait appel aux nouvelles technologies. Le
spectateur est inclus dans le processus de
création, lui permettant de construire son
propre spectacle.
"Ipso Facto", le 11 mars à 19h39 et 21h30 au Cuvier de
[Propos recueillis par Mathilde Petit]
Feydeau à Artigues-près-Bordeaux
COURS
&
JARDiNS
13
Rencontre entre
Nietzsche et le Butô
Carlotta Ikeda, la compagnie Ariadone et Ko
Murobushi proposent un spectacle inspiré
de leur création « Zarathoustra », présentée
dans les années 80. Sans nostalgie, et avec
un nouveau regard.
Pourquoi avoir choisi, vingt ans après de
présenter ces variations de Zarathoustra,
plutôt qu'un autre de vos spectacles ?
Il ne s'agit pas de la simple présentation
d'un spectacle mais de la création d'un
nouveau spectacle. Je travaille avec Ko
Murobushi sur une ré-écriture de
Zarathoustra . En 2005, 25 ans après la
création de Zarathoustra, l'opportunité
offerte par le festival Tendances et la
résidence de création au centre culturel
"Les Carmes" de Langon a fait écho à mon
désir de retravailler cette pièce, et de retrouver
l'énergie qui en avait fondé la force. La danse
Butô a beaucoup évolué en 25 ans et elle a
aussi perdu quelque chose. Je souhaite
transmettre à mes jeunes danseuses l'énergie
du Butô des années 80.
Qu'avez-vous voulu dire de différent de la
première version ?
Nous ne vivons pas la même époque. Ma
danse comme la société a évolué et ces
changements se retrouveront sur la scène.
L'amour en orbite
Constanza Macras est née à Buenos Aires, a
travaillé à New York, puis à Amsterdam et s'est
finalement installée à Berlin. Et actuellement,
elle est en orbite, avec « MIR-a love story 3 :
Endurance », un spectacle conçu avec Dorky
Park, qui utilise les conditions et les expériences éprouvées
à bord de la station spatiale MIR, comme une allégorie de
l'amour. L'amoureux comme l'astronaute endure
différentes expériences de l'ordre de l'instabilité, du
manque de sommeil, de la désorientation ou de la perte
de gravité. Curieux, désuet et rock n'roll.
Les 23, 24, 25 mars à 21h30 dans la grande nef du CAPC
Musée d'Art Contemporain. 15 à 20 euros.
Noire et libre
Irène Tassembedo veut rompre avec les clichés. Originaire
du Burkina Faso, elle interroge les rapports ambigus que
l'Occident entretient avec l'Afrique. Après l'avoir mise à
genoux, on magnifie (chosifie) le corps noir; la mode est
à une danse et une musique forcément traditionnelles et
accompagnées de tam-tam… Mais non, il existe aussi une
écriture de la danse africaine très contemporaine, rompant
avec le folklore, et Irène Tassembedo en apporte la preuve
avec « Souffles », un spectacle sensuel et intelligent.
Le 22 mars à 21h à la Médoquine de Talence. 10 à 18
euros.
Le public qui connaît la première version de
Zarathoustra pourra analyser et critiquer les
différences. Le risque est pris. Le sens
artistique de ces variations est le même que
pour la version originale. Il y aura de légères
différences : le décor change, la musique est
adaptée, les mouvements sont retouchés.
Le plus grand changement consiste à ne pas
travailler exclusivement avec des corps
orientaux. Chose que je fais depuis plus de
dix ans dans tous mes nouveaux spectacles.
J'ai choisi six danseuses d'origines
différentes. Je ne sais pas quel ressenti va
générer ce choix, ce métissage, mais j'aime
aussi prendre ce risque.
Comment y avez-vous travaillé et comment
pensez-vous que le Butô est perçu
aujourd'hui ?
Je pense que le Butô a beaucoup apporté à
la danse contemporaine européenne. En
particulier la notion d'identité et d'humanité
inscrite dans le corps. Le Butô est la danse de
la réconciliation et de la quête de son être et
de son identité. Peut-être que la danse
contemporaine occidentale a été influencée
par cela. Et c'est peut-être grâce à cela que
le Butô n'est pas mort. Aujourd'hui il existe
une influence mutuelle entre la danse
contemporaine et le Butô. La reconnaissance
progressive du Butô n'a rien changé à ma
façon de travailler. Je cherche toujours mon
identité à travers ma danse et je ne l'ai
toujours pas trouvée. Peut-être la trouverai-je
après ma mort ? Peut-être les danseurs n'ontils pas d'identité ?
Finalement vous êtes restée fidèle à
Bordeaux…
C'est mon destin qui m'a emmené à
Bordeaux et m'a fait élire domicile en bord
de Garonne. Depuis 1992 j'ai créé tous mes
spectacles à Bordeaux et dans ses environs.
Et depuis 1997 j'ai ouvert mon studio de
danse qui, comme lorsque j'étais au Japon,
se trouve dans ma maison. Désormais je vis à
Bordeaux. Il est donc naturel pour moi d'y
créer mes spectacles.
[Propos recueillis par Mathilde Petit]
« Zarathoustra-variations », le 12 mars à 21 heures au Centre
Culturel des Carmes de Langon. 05.56.63.14.45.
Comment danser l'ultra moderne solitude ?
Collectif pluridisciplinaire fondé en 1984 au Japon, Dumb
Type rassemble architectes, ingénieurs du son, vidéastes,
danseurs, musiciens, informaticiens… Leur spectacle
interroge le sentiment contemporain d'incertitude et
d'anxiété, en une démarche brisant les frontières entre le
spectacle vivant, l'installation vidéo et les arts graphiques.
L'éclectique collectif japonais occupe ainsi tous les
espaces sensoriels pour un spectacle technologique sur des
tempos de Ryoji Ikeda.
Le 15 mars à 20h30 au Carré des Jalles à St Médard en
Jalles. 10 à 20 euros
La suite dans l'agenda
Michelle Noiret pour un « Solo Stockhausen », somme de
15 ans de collaboration de la chorégraphe belge avec le
compositeur, et l'italienne Caterina Sagna à Arcachon, et
la compagnie germano-américaine Garvitiy & Fabrik à
Gradignan. Et les chorégraphes Jean-Claude Gallotta
(espace Treulon, Bruges), Michel Schweizer (TNT), Abou
Lagraa (Floirac, gymnase Guyon), la Cie Tango Sumo
(Glob Théâtre), et La Petite Fabrique pour les plus jeunes…
Tendances, 13e Festival de Danse, du 11 au 25 mars.
Informations 05 56 17 36 36 et www.iddac.net
COURS
&
JARDiNS
14
Le chant de la terre
Hors Tendances, mais également de
renommée internationale, le chorégraphe
Akram Khan vient à Bordeaux avec
sa dernière création, « Ma », mêlant
danse traditionnelle Kathak et langage
contemporain occidental. Un événement
à ne pas manquer.
Né de parents venus du Bengladesh, Akram
Khan commence à danser à trois ans, est
engagé par Peter Brook à 14 pour l'épopée
du Mahabharata, et monte sa compagnie à
vingt-six. Entre-Temps, il a travaillé avec le
chorégraphe Jonathan Burrows, le plasticien
Anish Kapoor, le musicien Nithin Sawhney.
Bref, il ne perd pas de temps, et est aujourd'hui, à trente ans, à l'avant garde d'une
danse mêlant la tradition du nord de l'Inde
et la plus grande modernité de l'expression
chorégraphqiue occidentale.
"Nous recherchons le langage du
mouvement, explique-t-il. Ma compagnie
est une école critique du Kathak, et nous
sommes juste au commencement de cette
recherche. Il est très tôt, et il y a tellement
de manières différentes de découvrir les
choses. On apprend avec le travail, avec le
corps aussi qui absorbe toutes les infos.
En, fait ma danse est beaucoup plus
instinctive qu'intellectuelle ».
Pour « Ma », il a fait appel à l'écrivain et
scénariste de Stephan Frears, Hanif
Kureishi et au compositeur Italien Riccardo
Nova. « Ce spectacle est inspiré d'un roman
d'une activiste en Inde qui évoque la façon
dont les fermiers sont maltraités, souligne
Akram khan. « Ma », c'est la mère et la
terre, et parle de notre relation à cette
même terre. Beaucoup de civilisations ont
choisi de ne pas l'écouter, ni les rythmes de
vie, de naissance, de mort, On veut tout
contrôler mais ce n'est pas possible ».
Ce spectacle, où fusionnent le Kathak
traditionnel qu'il a longtemps étudié
auprès de son maître Sri Pratap Pawar,
et une écriture contemporaine audacieuse.
« C'est un dialogue entre la musique et le
mouvement, avec des musiciens sur scène,
qui ont également participé à l'écriture de
la partition, ajoute-t-il. Je veux juste faire
partie d'une nouvelle génération de
“raconteurs d'histoires”, et j'aimerais sentir
que j'appartiens déjà à cette génération.
Mais ce n'est pas toujours facile de le faire
dans une voie poétique ».
Invité à Bordeaux par l'Opéra National de
Bordeaux, le Théâtre National Bordeaux
Aquitaine et les Grandes Traversées, Akram
Khan présente sa création la plus
ambitieuses, avec une énergie transmise
par des danseurs venus du monde entier et
des musiciens du Pakistan, d'Inde du sud
ou d'Europe.
[Propos recueillis par Mathilde Petit]
Les 4 et 5 mars à 20h30 au TnBA (Port de la lune) à
Bordeaux.
Les étêtés à l'Onyx
C'est son sous-titre qui donne le ton de
la nouvelle création de Guy Suire
à l'Onyx : « Les Girondins, raccourci
historique ». Quand on connaît la
vocation de l'actuelle place Gambetta
pendant la Révolution Française, on
réalise la nature de ce…raccourci.
•••
Jennifer Lacey
Mois intense pour la danse. Tendances, Akram
Khan et au TNT une carte blanche à Jennifer
Lacey, chorégraphe américaine basée à Paris,
membre jusqu'en 1994 de la compagnie Randy
Warshaw à New York. Au programme, ses deux
dernières créations : « $Shot » (prononcez
money shot) inspiré par le vocabulaire
pornographique et l'art minimal, exploration
de l'imaginaire fétichiste, et « Châteaux of
France », installation vidéo mettant en scène
Le cierge des Quinconces célèbre leur
souvenir. C'est vrai qu'ils furent quelquesuns, ces Girondins dont les noms se sont
pourtant effacés des mémoires, à voir leur
existence brutalement interrompue autour
de 1792. Grangeneuve, Guadet, Vergniaud,
Boyer-Fonfrède, autant de noms de rues,
de places, dont le bordelais ordinaire
ignore l'origine. Et c'est bien de ces
Girondins sans maillot à scapulaire
que Guy Suire veut raconter l'histoire
dans son spectacle. Avec le sens de la
dérision, l'ironie malicieuse et le goût du
détournement, il continue de parler de la
vie d'hier, avec les idées d'aujourd'hui. Et
de confronter ici l'un avec l'autre.
« Nous sommes des républicains qui
explorons notre passé avec nos moyens de
6 mètres sur 6 par le biais du clin d'œil, de
la pirouette mais de la connaissance
historique des choses, explique Guy Suire.
A Saint Emilion, le puits où ont été jetées
les dépouilles de dizaines d'entre eux, ou
encore le monument sur la route de
Castillon qui signale que l'on a retrouvé
moitié dévorés dans les vignes les cadavres
de fuyards Girondins, tout cela m'interpelle
un peu et j'ai eu envie de le traiter sous le
des corps imprévisibles et nonchalants dans
des paysages improbables : châteaux, jardins,
piscines, bibliothèques, terrains de sport…
Représentations à partir du 25 mars, et concert
le 24 mars de sa collaboratrice sonore,
Andrea Parkins, compositrice et improvisatrice,
l'accordéon, le piano et le sampler en
instruments de prédilection.
Quietils
mode de la farce. Et d'en faire ce que
Ionesco a appelé la farce tragique. J'ai un
faible pour le théâtre de tréteaux qui, à
une époque où les populations ne savaient
pas lire, servait de gazette vivante et
permettait de mettre en scène et en
perspective l'actualité et aussi les petites
choses de la vie courante. »
Durant une vingtaine de mois, les
Girondins tiendront le haut de l'affiche sur
la scène révolutionnaire avec des ministres,
une majorité et un courant d'opinion
certain. Et ils perdront tout. « Le noyau dur
des Girondins était constitué d'avocats,
de commerçants bordelais, qui étaient
monarchistes, et qui aujourd'hui feraient
figure de modérés, précise Guy Suire. Mais
je ne suis ni Alain Decaux, ni Robert
Hossein, et je n'ai pas voulu faire un
spectacle historique. La nouveauté cette
fois est que, alors que se déroule
l'enchaînement des sketches, il y aura la
présence d'un vrai journaliste et d'un
vrai politologue, complètement intégrés
au spectacle. Dans le mouvement, ils
interviennent et commentent ce que nous
sommes en train de dire sous forme de
Les Quietils sont des
humanoïdes
nomades,
exilés poétiques portant
leur habitat sur le dos.
Ces marionnettes de taille
semblable
à
l'homo
sapiens sapiens ont touché
les foules croisées au gré de
leurs pérégrinations, jusqu'à être invités à
l'Expo universelle Aichi 2005 (région du Japon
ayant Nagoya pour préfecture) ayant pour
thème la Sagesse de la Nature. Leur
conceptrice, Katia Leroi-Godet, souvent croisée
à St Michel, son vélo encombré des objets de
récupération ayant donné vie aux Quietils,
invite avec sa compagnie Pneû Pnô à
rencontrer ces « marcheurs du dedans » avant
farce, transformant la pièce en objet
théâtral inédit, une sorte de spectacle
document illustré. Ajoutons que nous
avons mis en musique la Déclaration des
Droits de l'Homme et que nous avons
composé un rock révolutionnaire chanté
par les sans- culottes. Le pari c'est essayer
de faire rire avec la tragique opposition
entre les Marat, Saint-Just, Danton,
Robespierre, Louis XVI, et nos Girondins au
milieu, qui votèrent la mort du roi en
traînant les pieds. C'est une manière de
vulgariser l'histoire au lieu de l'enseigner. »
Alors, instruire en distrayant ou distraire en
instruisant ? « Les deux, mon colonel »
répond Guy Suire, goguenard.
[José Ruiz]
« Les Girondins, raccourci historique » pour 12
représentations du jeudi au samedi à partir du 17 mars à
20h32 à l'Onyx.
leur lointaine migration. Rendez-vous mercredi
9 mars à 16h30, place Renaudel.
Gagnez
Le Petit Théâtre (rue du Faubourg des Arts
aux Chartrons) invite les lecteurs de Spirit
les plus prompts à découvrir la pièce
"Un barrage contre le Pacifique", de et
par Maud Andrieux, adaptation du roman
qui rendit célèbre Marguerite Duras.
Représentations du 2 mars au 10 avril, du
mercredi au samedi à 20h30 et le dimanche
à 15h30. Mail à [email protected] ou 05
56 52 50 54 le mardi 8 mars à partir de 17h.
TOiLES
&
LUCARNES
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16
Les écrans du Sud
Du 10 au 19 mars, de Bègles à Pessac, en
passant par Saint-Médard-en-Jalles
Coutras et Nontron, se déroule la 22ème
édition des Rencontres du Cinéma
d'Amérique Latine. Une édition placée
sous le sceau du Brésil.
Devenues une espèce de rituel de saison,
les Rencontres du Cinéma d'Amérique
latine offrent à chaque manifestation un
florilège impressionniste d'une production
dont la vivacité ces dernières années,
notamment entre le Mexique, l'Argentine
et le Brésil n'est plus à démontrer. Le cru
2005 a logiquement reçu le soutien des
commissariats brésilien et français pour la
Saison culturelle du Brésil en France.
A ce titre, nombreux seront les invités :
Ana Acevedo, Alice de Andrade, Chico
Liberato, Nina Guimaraes, Marialva
Monteiro…
Le panorama de films brésiliens, riche
d'une quinzaine de films, s'attache à des
œuvres qui ont profondément marqué
l'histoire de cette cinématographie comme
du pays depuis les années 60. Ainsi, ont été
retenus : “Dieu noir et diable blond” de
G. Rocha, “Macunaima “de J. P. de
Andrade, “Cabra marcada para morrer” de
E. Couthino, “A hora da estrela” de Suzana
Amaral, “Rio de Jano” de A. Azevedo ou le
récent “O redentor” de C. Torres.
Toutefois, les autres cinéphilies du vaste
continent ne sont pas négligées grâce aux
bons soins d'un panorama toujours aussi
prometteur : “Nicotina” du mexicain
H. Rodriguez, “Buenos Aires, 100 km” de
l'argentin J. J. Mesa, “Cronicas” de
l'équatorien S. Cordero, ou encore “Dias de
Santiago” du péruvien J. Mendez. Du côté
de la section documentaire, sont annoncés :
“Campesinos” de A. Feillou, M. Magud,
V. Mastrosimone, Argentine, 2004 ;
“Salvador Allende” de P. Guzman, Chili,
2004 ; “Problemas personales” de L. Rivera
et M. Sarmiento, Equateur, 2002 ; “El velo
de Berta” de Esteban Larrain, Chili 2004
ainsi que “Diario en Medellin” de C. Villar,
Colombie 1998.
L'attention vis-à-vis du jeune public, elle,
ne fléchit pas puisque pas moins d'une
dizaine de films sont proposés aux
scolaires et ce jusqu'au 1er avril 2005.
Cette sélection de films permet d'aborder
un certain nombre de thèmes en rapport
avec le programme scolaire mais aussi la
problématique des adolescents.
Enfin, une série d'expositions consacrée au
Brésil offrira les regards croisés du
plasticien Chico Liberato et du légendaire
photographe Sebastiào Salgado aux
planches de l'album “Rio de Jano” du
dessinateur français Jano.
Les 22èmes Rencontres Cinéma
Amérique Latine en Gironde,
du 10 au 19 mars
Devenu en quinze ans l'incontournable rendez-vous
hivernal du Centre Jean Vigo, la manifestation
“Les écrivains font leur cinéma” est l'occasion rêvée de
partager l'intimité de romanciers pour qui le dialogue avec
l'image est une évidence. Il faut dire que proposer à ces
derniers de venir présenter et parler de leur panthéon
cinématographique induit un immédiat rapport de
connivence. Souvent, le choix spécifique d'un film propose
un éclairage nouveau, voire une piste supplémentaire, afin
de percer le monde ou le mystère d'un auteur. Bien
évidemment, d'aucuns nourrissent une fascination plus
viscérale face à l'image, mais s'il est une indéniable
certitude, c'est bien le ballet d'influences réciproques entre
littérature et mise en scène.
Cette quinzième édition, du 16 au 22 mars, accueillera
notamment Jean-Luc Douin, critique, auteur de
nombreuses monographies de référence et dont le dernier
ouvrage, “Les jours obscurs de Gérard Lebovici”, constitue
une fascinante enquête sur le flamboyant producteur,
intime de Guy Debord comme de François Truffaut,
retrouvé mort dans un parking des Champs-Élysées en
1984. Jean-Luc Douin présentera “L'amour à mort”,
véritable diamant noir d'Alain Resnais que Lebovici
produisait au moment de sa mystérieuse disparition.
Autre rencontre de taille, la venue de Florence Delay.
Académicienne élue en 2000, Chevalier de la Légion
d'honneur et de l'ordre national du Mérite, Commandeur
des Arts et des Lettres…, la brillante universitaire et
prolifique romancière fut aussi l'interprète du “Procès de
Jeanne d'Arc” de Robert Bresson, Prix Spécial du Festival de
John Travolta revient sous les traits de Chili
Palmer dans la suite de la comédie déjantée
Get Shorty. Dans Be Cool (basé sur le roman
d'Elmore Leonard), Chili abandonne le
milieu inconstant du cinéma pour apporter
sa touche personnelle, et ses tactiques
de négociation au monde de l'industrie
musicale…
Un film de Felix Gary Gray (Braquage à
l'italienne) avec John Travolta, Uma
Thurman, Vince Vaughn, Cedric The
Entertainer, Danny De Vito… Sortie le 23
mars
... et gagnez
Des places pour le film ou des B.O. (Earth, Wind &
Fire, Kool & the Gang, James Brown, Christian
Milian, Black Eyes Peas...) avec Spirit. Mails à
[email protected]
2e Festival
Les Toiles Filantes
Le Cinéma Jean Eustache organise pour la
deuxième année consécutive le Festival
" Les Toiles Filantes ", festival de cinéma
jeune public, qui se tiendra du mercredi 30
mars au dimanche 3 avril 2005 à Pessac.
Compétition de 10 films inédits, 5 films
projetés en présence de leur réalisateur
autour du thème « Adolescence et cinéma »,
La « Nuit grave » du cinéma ado (Virgin
Suicides,
Carrie, Sweet Sixteen...),
Des courts de Lettonie pour les tout
petits, un hommage à Jules Verne...
Info 05 56 46 00 96.
[Marc Bertin]
Plumes et cinéphiles
Depuis 1991, à l'initiative du Centre Jean Vigo, les
écrivains viennent parler de leur rapport intime au
cinéma face à un public qui sait apprécier tant la
proximité avec les auteurs que la réflexion entre écriture
et septième art.
Be Cool...
Cannes en 1962. Passionnée, elle a multiplié les
collaborations avec Michel Deville, Benoît Jacquot, Hugo
Santiago ou encore Chris Marker. Son choix s'est porté sur
ce dernier avec “Sans soleil”, dont elle assura la voix-off en
1982, sublime poème et fascinante méditation sur
l'après 68.
Initiative au goût de première, la venue de Didier Tronchet,
auteur de bande dessinée, père du mythique Jean-Claude
Tergal offre l'opportunité de redécouvrir “Le nouveau
Jean-Claude”, sa propre adaptation des tribulations de son
facétieux héros du quotidien.
Enfin, au titre des réjouissances totales : la présence de
l'immense Jonathan Coe, romancier britannique des plus
brillants de sa génération, critique avisé, et fin connaisseur
de James Steward auquel il a consacré une incontournable
biographie. Une perspective des plus excitantes, d'autant
qu'il présente “Britannia hospital” de Lindsay Anderson,
réalisateur du culte “If” avec l'immense Malcolm MCDowell.
Une chance unique de savourer l'érudition flegmatique de
l'inoubliable auteur de “Bienvenue au club” , “Testament à
l'anglaise” et “La maison du sommeil”.
[Marc Bertin]
Les écrivains font leur cinéma, Cinéma Jean Vigo, du 16 au 22 mars
TOiLES
&
LUCARNES
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18
L'obscénité du churro
Fronsadais
« Puisant dans la comédie italienne classique comme dans le marxisme désabusé
de Ken Loach, “Buena Vida (Delivery)” plonge inexorablement dans la noirceur.»
Premier long-métrage de Leonardo
Di Cesare, « Buena Vida (Delivery) »
démontre une fois encore, et si besoin
était, l'incroyable vitalité du jeune
cinéma argentin, plus que jamais en
phase avec les soubresauts de son pays et
de son époque.
Jeune homme sans histoire ni grand relief,
Hernan, se retrouve seul après le départ de
son frère et de sa belle-sœur pour
l'Espagne. Modeste livreur dans une petite
entreprise de services, il décide de louer la
chambre libre dans la maison familiale à
Pato, jeune et belle employée d'une
station-service. Tout se passe pour le
mieux car entre Hernan et sa charmante
locataire se noue une histoire d'amour…
jusqu'au jour où les parents de Pato
débarquent à l'improviste de Mar del Plata,
accompagnés d'une petite fille de 7 ans.
Insidieusement, du jour au lendemain, cet
hébergement temporaire se mue en une
invasion domestique, bouleversant l'intimité
profonde et l'existence de l'infortuné Hernan.
L'odieux père de Pato investit littéralement
les lieux afin d'y installer une fabrique
artisanale de churros. Peu à peu, la veulerie
et la tyrannie domestique font jour. Les
dernières illusions sentimentales, elles,
s'envolent lorsque Hernan apprend que la
petite fille n'est autre que l'enfant de Pato.
Inspiré d'un fait-divers qui s'est produit
dans son entourage, Leonardo Di Cesare
dresse avec subtilité le sombre tableau
d'une Argentine qui n'en finit pas de se
remettre de la grave crise économique qui
culmina en 2002. Dans une société
plongée dans la tourmente, l'énergie du
désespoir semble la seule réponse valable.
Puisant dans la comédie italienne classique
comme dans le marxisme désabusé de Ken
Loach, “Buena Vida (Delivery)” plonge
inexorablement dans la noirceur. Le constat,
ni cynique ni amer mais franchement
désabusé, ne fait pas grand cas des vertus
de la débrouillardise voire de l'amitié. Que
peut donc la raison face à l'inflation ?
livraison d'une cinéphilie des plus fécondes
illustre brillamment les vertus de l'adversité.
Un salutaire bréviaire d'humilité en somme.
[Marc Bertin]
Buena Vida (Delivery) de Leonardo Di Cesare
Argentine 2004, 1h 33min
Avec Ignacio Toselli ,Moro Anghileri ,Oscar Núñez
Au bout du compte, il apparaît évident que
ce couple de laissés pour compte est
réellement uni sous les auspices du “moins
pire”. L'un trompant sa solitude, l'autre son
enfer familial. Par moments, l'angoisse
sourde, presque vertigineuse face à ce
cauchemar, évoque les œuvres les plus
inquiètes de Polanski, « Le locataire » en
premier lieu. Toutefois, malgré une
ambiance propre à la décrépitude, au
pessimisme, les personnages de cette farce
tragique oscillent entre doutes et remords.
Habilement, Di Cesare privilégie la caméra
sur l'épaule, saisissant avec finesse
les petits rien du quotidien, sorte de rituels
de survie, comme les rares bouffées
de douceur.
« Pas Très
Cathodique »
Refusant la radicalité ou la doxa
démonstrative, cette nouvelle et heureuse
« Hommage appuyé à « The Shangaï gesture » de
Joseph Von Sternberg, « L'envoûtement de Shangaï »
capte son auditoire à la façon d'un mensonge fellinien »
Donc, il était une fois, un jeune garçon
prénommé Dani vivant avec sa mère dans
un quartier populaire et fort doué pour le
dessin. Engagé pour veiller sur le capitaine
Blay, intarissable conteur vétéran de
nombreux combats, Dani se voit chargé
d'une singulière commande : exécuter le
portrait de Susana, adolescente atteinte de
tuberculose vivant recluse auprès de sa
mère, blonde incendiaire ouvreuse de
cinéma sans nouvelle de Kim, son époux,
maquisard réfugié de l'autre côté des
Pyrénées. Dans cette époque grise, au
climat oppressant, l'arrivée d'un compagnon
de lutte du père de Susana apporte un
sentiment d'exaltation doublé d'un lourd
parfum de mystère. En effet, qu'est devenu
Kim ? Pourquoi a-t-il abandonné femme
et enfant ? Pourquoi inspire-t-il tant de
respect auprès du vénérable capitaine
Blay ? A-t-il fui pour Toulouse comme
tant de républicains ? Vient-il secrètement
mener des actions nocturnes ? Ou bien
a-t-il accepté une périlleuse mission en
Extrême-Orient ?
de happer à la façon d'un mensonge
fellinien, d'une fable wellesienne ou d'une
odyssée labyrinthique digne du « Element
of crime » de Lars Von Trier. Le rythme,
faussement indolent, poursuit à la fois
destins et histoires parallèles. Autant le réel
est amer, plein de contrariétés, de
désillusions, de drames, de tragédies,
autant la geste du père fascine, offrant un
sens à la vie des deux adolescents ; les
plongeant dans un merveilleux sortilège.
Toutefois, la rêverie n'a qu'un temps, celui
de l'innocence et lorsque la brutalité fait
irruption, la fantaisie disparaît aussitôt.
Le plan final de Dani dans l'obscurité
d'une salle de cinéma, pleurant ce qui est
perdu, est un épilogue rappelant celui de
Mia Farrow à la fin de «La rose pourpre
du Caire », consolée par la perte de son
héros de fiction sorti d'un film par amour
puis restitué à elle par les impératifs de la
triste réalité. Face à la mélancolie, la fiction
agira toujours comme le dernier refuge,
contre toutes les peines.
[Marc Bertin]
Film profondément classique, hommage
appuyé au culte opus de Joseph Von
Sternberg « The Shangaï gesture » avec la
sublime Gene Tierney et Victor Mature,
« L'envoûtement de Shangaï » n'oublie
cependant pas de capter son auditoire,
Scénar
A l'occasion de la 8ème édition du festival
bordelais de courts-métrages Coupé-Court
qui se tiendra au cinéma Utopia à Bordeaux
les 25, 26 et 27 mai 2005, l'association
« c'est par ISIC » lance un concours de
scénario ayant pour thème l'absurde. Aide
à la réalisation du court-métrage à la clef.
Remise des copies avant le 20 mars.
Rens 06 16 81 57 72 et www.coupecourt.com
A dream within a dream
Adaptation d'un roman éponyme du
catalan Juan Marsé, « L'envoûtement de
Shangaï » combine à la fois récit
d'apprentissage, chronique d'aprèsguerre ainsi qu'une variation sur le film
noir exotique. Située en 1948, cette
étrange histoire navigue au gré de
l'intrigue entre Barcelone, Toulouse,
Paris et le mythique comptoir chinois.
Pour plus d'énigme encore, le film
adopte une structure chorale, multipliant
les points de vue, des plus minimes aux
plus déterminants, aboutissant ainsi à
une espèce de kaléidoscope où les vérités
semblent forcément illusoires…
Valoriser le documentaire en région,
apporter une diversité culturelle en milieu
rural, et faire se rencontrer population et
artistes dans un contexte convivial, tels sont
les buts de la Semaine de l'Image et du Son
en Fronsadais. Du 12 au 20 mars, concerts
(le jazz du Grand Six le 12/03, le slam
des Lyricalistes le 17/03...), projections de
documentaires autour du thème de
l'intégration,
courts métrages, ateliers
concours, repas festif... Retrouvez le
programme complet sur le www.sis2005.org
et 05 57 84 86 86/05 57 58 19 15
L'envoûtement de Shangaï
de Fernando Trueba
Espagne 2002, 2h08
Avec Fernando Fernan Gomez,
Eduard Fernandez, Aida Folch
Un autre regard sur l'info, 4 jours durant au
Carré des Jalles, associant expo, rencontres
et projections à l'occasion de Superflux,
spectacle de Martin Hardouin Duparc
(les 10 et 11/03), essai d'une voie poétique
à partir du JT en prenant le "PAF" non
comme un paysage mais une palette. Entre
autres « Pas vu pas pris » de Pierre Carles,
Le Monde selon Bush de William Karel,
conférence des amis du Diplo, rencontre
avec le réalisateur J.P. Garrabos (« In
democracy we trust »)... Du 8 au 11 mars,
rens 05 57 93 18 93
Fête del'Internet
Tiens, ça existe encore ? Nos aïeuls
auraient-ils connu une fête de la malle
postale, du téléphone ou de la télé. En tout
cas, c'est du 20 au 27 mars. Pour l'occaz, un
p'tit coup d'www.incorect.com (un r !), soit
un site prono pour les personnes de plus de
15 cm contenant un certain nombre de
formes graphiques sexuellement explicites
et relatives aux thèmes suivants : des robots
crétins, des cours de langues, des averses
de merde, des tours qui s'effondrent;
des missiles avec des explosions, des claques
dans la gueule, des perversions optiques,
des vagins en plastique, des nuques
handicapées, des uniformes militaires,
des machines bruyantes et des trous.
Et
toujours
www.palaisdetokyo.com
pour les flâneries des plus prudes, et
www.flashfestival.net pour l'actualité de la
création animée.
L’ O E i L
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Domesticity
et groupes d'individus compatissants.
Tel Le Corbusier, Lehanneur fait des machines à habiter
pour les délaissés, les matous errants, les sauvageons et
greffiers de gouttières. Les “ Chat-elle-aime” sont en
polyéthylène ; après stérilisation des bestioles, les mairies
auront à cœur de les installer dans les recoins de jardins des
hôpitaux et maisons de retraite - ils apportent un grand
“plus” affectif aux occupants - et dans les cimetières, visités
par les promeneurs solitaires, dévoués aux quadrupèdes
négligés par les télémaniaques...
Un trio de dresseurs de design-art occupe la galerie A
Suivre afin d'y présenter des créations inattendues pour
le cirque urbain environnant. Trois propositions sérieuses
pour nos bébêtes-à-vivre-en-ville : Mathieu Lehanneur
et les griffus en liberté, Eloi Lemétayer et ses cabots aux
phéromones crochus, Olivier Darné et ses butineuses
pointues.
Pour contrer les maires euthanasieurs (Loi du 6 janvier
1999, art. 213.6) Lehanneur a imaginé des habitats simples,
modulables, empilables et auto-camouflables dans divers
biotopes où ils peuvent être déposés ; les mousses, herbes
et lierres, graminées et arbrisseaux peuvent s'y incorporer,
constituant ainsi un réseau d'abris aux félins autonomes,
trop autonomes, mais protégés par les associations
Ces trois artistes fréquentent peu ou prou la réputée
Ecole vétérinaire de Maison-Alfort (voir la fantastique
partie muséal sur www.vet-alfort.fr et les collections
d'écorchés attribués à Fragonard dont le fameux cavalier de
l'apocalypse), c'est dire si les écoles d'art produisent de
curieux chercheurs.
[Gilles-Christian Réthoré]
Galerie A Suivre
Jusqu'au 11 mars du mardi au samedi, de 16 à 19 heures et sur RDV au 05 56
94 78 62
Olivier Darné est graphiculteur (c.-à-d. qu'il honnit à coup
sûr les Fipronil & Régent, les labos de bio- chimie et
pesticides qui déciment les abeilles, et les langoustes et
crevettes, etc…). Il est concepteur de “galeruches”, des
dispositifs qui peuvent accueillir les abeilles au cœur de nos
cités, sans risques pour les bipèdes, en produisant des
couloirs aériens, préservant les uns et les autres. Il prépare
des cheminées de bois ou de briques afin que nos
Apis Mellifica produisent en masse du “Miel-Béton”
- étant butiné en ville - de fait succulent (et primé à des
concours) puisque l'abeille sélectionne et filtre les sucs des
friches et jardins. On se souvient de la sculpture-ruche
(Le Paravent octogonal installé en 1998 sur le bassin du
Jardin botanique) par Marie-Ange Guilleminot, et dont le
produit-œuvre fut dégusté au CAPC-Musée lors du
dévernissage. Anaphylaxie : zéro - Aristée: un point...
Le troisième, Eloi Lemétayer, s'occupe de Canis Urbanus,
le-chien-des-villes, devenu un rentier indolent, blanchi,
nourri, lavé mais mal-baisant, et sans exutoire ni territoire
personnel... Eloi a élaboré des mobiliers urbains pour
chien(nes), faits de fonte recouverte de caoutchouc au
tartan odoriférant, « défoulatoir » et incitateur aux diverses
mictions et déjections, bien loin des bacs à sable de nos
bambins fouisseurs.
Les grands gibbons et les babouins sont las...
“Macaque, sapajou (qui est un capucin...),
ouistiti!!!”. Et voila une bordée de jurons
célèbres du Capitaine Haddock, qui semble
oublier qu'il est lui-même un Primate (*)
comme nos frères bonobos, un hominidé
comme l'Orang-Outan, un catarrihinien
comme le macaque ou les deux magots...
Soit l'un des 4% des espèces mammifères.
Certes, Monsieur Haddock n'est pas au
nombre des sauteurs, aggripeurs,
suspenseurs, brachiateurs ou balanceurs;
c'est un vieux bipède auquel on apprend à
faire des grimaces, ce qu'il redécouvrira en
visitant l'expo “Planète des Singes”,
au Muséum d'Histoire naturelle, ce
fabuleux bâtiment ancré au fond du Jardin
Public de Bordeaux.
Après avoir franchi un écran symbolique de
lianes, le visiteur haddockien se retrouve
bientôt au centre d'un petit amphithéâtre,
avec autour de lui, quarante paires d'yeux
qui le dévisagent comme le dangereux
intrus qu'il est. De l'extrème droite de
l'hémicycle - les lémuriens - à l'extrème
gauche - les gorilles et néanderthaliens
- le promeneur visualise rapidement les
principales ramifications de sa famille
occultée. Il découvrira les mœurs et
habitus des cousins-cousines, mono
ou polygames, les femelles unies ou
multi-mâles, les joyeux jouisseurs et les
célibataires accablés, les artisans fabricants
d'outils, ceux qui ont accès au stade du
miroir ou des langages symboliques, et
même la conscience de la mort et du deuil.
De la lente et astucieuse évolution du
doigt trifouilleur (le majeur...) de la main
du Aye-Aye malgache aux trouvailles
spontanément inventées pour résoudre des
situations inédites, le lambda bordelais
risque d'être étonné des capacités de la
parentèle.
draisienne, qui son tandem et se presser au
Muséum, sans oublier le second étage où
attendent bien d'autres spécimens, figés
dans notre éternité provisoire de
naturalistes (**). Le nasique Haddock peut
aller se verser une rasade de “Blue monkey”
en sifflotant et singeant Jagger : “Waiting
on a friend”...
Loin de Pépée, la singesse aimée de Léo
Ferré, il faut aussi évoquer le fléau du
braconnage qui décime et massacre des
populations entières pour pourvoir en
viande des masses urbanisées, en Afrique,
ou alimenter le manque affectif de crétins
occidentaux obèses et obscènes. Les
déforestations industrielles ou indigènes en
Afrique ou Amérique latine font “le reste”.
[G.-Ch. R]
Dans le Muséum, un mur d'escalade
permet d'appréhender quelques gestes,
dont le subtil et socialisant épouillage
mutuel entre primates à lunettes et I-Pod.
Mais la visite se termine fatalement devant
les effigies de deux de nos congénères,
statufiés-momifiés ou en cours de
fossilisation, indiquant l'urgence qu'il y a à
agir en faveur des quadrupèdes... Aussi,
tels les singes logeant chez Gruss ou
chez Pinder, il faudrait prendre, qui sa
(*) Primate: nom créé en 1758 par le naturaliste
suédois Carl Linné, pour célèbrer la prétendue
première place, occupée par l'homme sur la
planète bleue.
(**) Ne pas manquer la vidéo et diapos relatant
l'expérience menée par Yamin Ridoux en Guinée,
en 2004.
“Planète des Singes”, exposition conçue par Nathalie
Mémoire et Laurent Lachaud, au Muséum d'Histoire
naturelle de Bordeaux. Jusqu'au 22 août 2005.
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Y voir le noir
Dès le 3 mars, le Musée des Beaux-Arts se lâche en quatre volets : “Nulla dies sine linea”,
c'est à dire « pas un jour sans une ligne », et accueille donc Alain Lestié, et Odilon Redon,
deux dessinateurs bordelais, deux siècles. Mais aussi Camargo, le peintre brésilien, virevoltant
d'André Lhote et Chirico à Anselm Kieffer, ignorant somptueusement la prétendue mort de la
peinture, un perfectionniste pédalant entre enfances et accélérations des nostalgies. Reste
Georges Perros, que chacun pense être uniquement écrivain-poète : tel un Hugo ou un
Michaux, c'est également un dessinateur, aquarelliste et graveur, inventeur de monotypes à
la Rorschach, un écrivain qui se rafraîchit les idées en allant s'immerger dans les ondes d'encres diluées. Perrros est installé dans La Salle des Essais, au Musée-même : les trois autres
se partagent la Galerie du Musée, place Raynal.
Redon et Lestié, deux maîtres des crayons noirs (les Nero, Conté, Faber Castel et autres mines
de plomb, de graphite et fusains ou craies...) font remonter la lumière en épluchant, en décortiquant les tréfonds du Symbolisme & les illusions et archétypes de la Grande Peinture.
Les deux sont décrétés figuratifs ; d'un siècle l'autre, ils semblent décrire et faire figure. Le
badaud peut goûter la prouesse, la virtuosité, si ça le chante. L'autre, le vétilleux curieux ne
manquera pas de s'abymer (s'abîmer également...) dans les naufrages savants de ces deux bordelais ombrageux.
[G. CH. R.]
Alain Lestié, Odilon Redon, Iberê Camargo
Du 3 mars au 16 mai
Galerie des Beaux-Arts
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Résistances
rencontres et des réseaux. Je continue, en
parallèle, à mener des ateliers de théâtre au
Grand Parc ou avec des troupes amateurs.
Il m'arrive aussi d'enseigner en Afrique.
Afrique du Sud, 1948, début de
l'apartheid, de la ségrégation et donc accès
impossible aux Ecoles d'art de
Johannesburg et Le Cap pour le plus grand
nombre. Qui résistera, qui restituera, noirs
et blancs confondus ou opposés ? Un art
militant existe alors, malgré la répressiondiscrimination : des gravures sur bois ou
lino deviennent des manifestes-samizdats,
des “imprimés officiels” détournés, des
peintures et sculptures rapportent la haine
hitlérienne envers les bantous, hottentots
et bushmen, les guerres civiles et interéthniques entretenues par les tenants du
lynchage et de la schlague.
Pour sa huitième année, la galerie Porte 2a
présente les arts de l'Afrique du Sud. La
dizaine d'artistes installés ici sont issus des
collections du nantais (tiens...) écrivain et
amateur d'art Michel Lumeau, oeuvres
stigmatisantes, parfois brutales, mais
également inscrites dans nos modernités,
de Matisse à Dubuffet, par exemple. L'art
pour combattre et ne rien oublier.
En complément, Virginia Garreta et J. P.
Sanchez (historiens et critiques d'art)
donneront six conférences sur l'art sudafricain des 25 dernières années - entre
poings levés et mains tendues, résistances
et réconciliations, arts clandestins et
modernités.
Mc2a (Migrations Culturelles Aquitaine
Afriques) a par ailleurs eu la récente
surprise d'une subvention municipale
divisée par deux, comme ça, sans crier
gare. L'occasion de quelques questions à
Guy Lenoir, fondateur de Mc2a.
Vos premier pas ?
Aux Entrepôts Lainé, à l'époque
étaient partagés entre Capc, Sigma
compagnies théâtrales dont je
partie. Ensuite nous avons trouvé
où ils
et des
faisais
refuge
Quai de Bacalan toujours au côté de
Sigma. Le théâtre est l'univers dont je suis
issu, la mise en scène et l'enseignement au
jeu théâtral sont toujours mes pratiques.
La rencontre avec l'Afrique et les arts
plastiques ?
A l'occasion d'une tournée en Afrique en
1982, avec Gilbert Tiberghien et Yvan
Blanloeil. C'était une époque où nous
avions digéré Ioneso, Beckett ou Brook et
faim d'une nouvelle dramaturgie. Koltès ne
viendra que plus tard. En Afrique, nous
avons rencontré de jeunes écrivains, sans
complexe, rafraîchissants et impertinents,
tels que Soni Labou Tansi ou Amadou
Kourouma. J'y ai également découvert
une pluralité et une transversalité des
pratiques inédites, y compris dans les arts
plastiques. Je suis ainsi devenu africaniste,
accompagné à mon retour par un vivier
d'association africaine à Bordeaux, tel
African Production, à l'époque très actif.
Le projet Mc2a ?
Une volonté d'échange avec toutes
les Afriques, francophone comme
anglophone, lusophone ou hispanophone,
principalement à travers le théâtre, les arts
plastiques et la réflexion. Depuis 8 ans, une
quarantaine de plasticiens africains de 20
pays différents a été exposée, et chaque
année a connu sa résidence d'artiste. Nous
accueillons et parfois produisons des
spectacles africains, ou liés à la culture
ou l'histoire du continent. Nous allons
participer à la prochaine biennale
de Bamako en y présentant un artiste
ougandais. La thématique de nos
expositions bordelaises se décline en
colloque, conférence ou simple rencontre.
Nous présentons des travaux contemporains
comme traditionnels. Nos activités et
nos propositions sont plurielles, au gré des
Quels sont ces réseaux évoqués ?
Traditionnellement l'Afaa (Agence Française
d'Action Artistique dépendant du Ministère
des Affaires Etrangères) et son programme
« Afrique en création ». La France se retire
du continent, mais l'association garde des
liens privilégiés et des antennes. Les
meilleurs sont repérés et souvent invités à
poursuivre à Paris, hélas pour certain un
peu trop tôt pour éviter le formatage.
Et puis un réseau informel de lieux à
l'intérêt similaire, et à suivre, de nouveaux
échanges qui se créent autour de la
création de la Cité Nationale de l'Histoire
de l'Immigration. Son but est de mettre
en valeur l'histoire et les cultures de
l'immigration en France. Jacques Toubon,
président de la Mission de préfiguration, a
lancé de nombreuses consultations dont
nous sommes. La cité ouvrira à Paris en
2007, dans l'ancien bâtiment du Musée
des arts d'Afrique et d'Océanie (Palais de la
Porte Dorée NDLR) dont les collections
sont parties au Musée du Quai Branly
(ex projet de Musée des arts premiers,
ouverture en 2006, regroupe également la
collection ethnologique du Musée de
l'Homme NDLR).
Les perspectives ?
L'inquiétude d'abord après cette coupe
drastique municipale. Nous ne voulons pas
lancer la polémique et préférons pour le
moment engager des discussions. Saventils seulement tout ce que nous faisons ? Et
puis les projets engagés : « 2005 Cap au
Sud, les arts de la coexistence ? » jusqu'en
décembre, interrogation autour de la
création contemporaine en Afrique du Sud
avec 3 expos, 6 conférences, un colloque et
du théâtre. Et « Nationale 10 » qui
convoque cinq écrivains d'origine
étrangère à raconter leur arrivée en
Aquitaine. Ces écrits seront ensuite montés
en spectacle à Blaye cet été, puis devraient
tourner en caravane à travers les quartiers
aquitains ayant accueillis les différentes
vagues d'immigration.
[G.-Ch. R. & J.D.]
Takahiko
Iimura
Takahiko Iimura filme depuis le début des
années 60. Influencé par le dadaïsme, le
mouvement de l'underground américain et
engagé aux côtés de John Cage, Iimura ne
se lasse pas d'interroger le spectateur, les
processus de réceptions et d'énonciation,
les liens qui unissent l'image au langage.
Dans "Talking in New-york" la célébre
"Je m'entends au moment où je parle" de
Derrida est travaillé par la bande sonore
jusqu'à "je me parle au moment où je
m'entends". Depuis les années 80, Iimura
filme en vidéo jusqu'à la pratique actuelle
du multimédia.
Rencontre d'exception avec le cinéaste
le dimanche 27 mars à 18 heures à la
galerie Cortex Athletico à l'occasion de la
présentation de son nouveau dvd.
Ilka Bree
Complétant le retour des galeries d'art
contemporain en ville (Cortex Athletico,
A Suivre) après quelques années de
déshérence (hormis l'infatigable J.F.
Dumont), à découvrir la galerie Ilka Bree au
7 rue Cornac. Exposition collective jusqu'au
31/03, la bagnole étant déclinée en
photographie, peinture, sculpture et
l'installation vidéo. Du mardi au vendredi
de 11h00 à 19h00, le samedi de 11h00 à
16h00, rens 05 56 44 74 92
Rue
Bouquière
Au 15 de la rue Bouquière, l'association
musicale La Centrale présentent du 15 au
15 de chaque mois une nouvelle exposition,
artistes confirmés et émergents. Vernissage
le...15 à 19h, excepté le 1er avril (si, si)
pour Ivan Brun, créateur de BD, peintre et
musicien lyonnais, par ailleurs en concert
(hard core) le 2/04 à l'Athénée Libertaire.
Au n° 19, N'a qu'1 Œil et son comptoir
d'éditions alterne les jeudis entre des « 5 à
7 » savamment dosés de vidéos d'artistes,
documentaires, cinéma expérimental,
court-métrage (les 17 et 31/03, 14/04,
28/04), et des « A la Tête du Client » menés
par le « capillartiste » Vincent Portal,
nouvelle coupe, thés et lectures susurrées
dans votre oreille (2/03, 7 et 21/04 de 15h
à 19h).
Au n°30, l'association photo Corps et Arts
présente « Nocturnal Emissions », tous les
1er vendredi du mois, session nocturne du
labo photo de 19h à 24h. Vernissage
inaugural ven 04 mars à 20h00 (travaux de
Lucie Dujardin et projection de vidéos
expérimentales.
Arête
MC2a - Galerie Porte 2a.
Les Arts de la Résistance, collection Michel Luneau,
jusqu'au 31 mars, du mardi au samedi de 14 à 18 heures,
gratuit, 16, rue Ferrère
L'atelier de l'Arête convie à son
inauguration en compagnie de la peinture
de Ledœufre. Le jeudi 3/03 à partir de 19h,
23 rue Monthyon (Capus).
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GARDE
24
Festival BD au Banc D'essai
Après Bassens, Cenon et Floirac, le
festival bordelais de bande dessinée se
pose à Lormont changeant au passage
son patronyme passe-partout de
« festival de la BD » pour celui plus
explicite de « Bulles en Haute-Garonne ».
Un geste pas si anodin qui démontre la
volonté des organisateurs d'asseoir la
spécificité de cette manifestation dont la
migration annuelle n'aide peut-être pas
à la visibilité. Le temps est venu pour ce
festival aux ambitions nationales de se
forger une identité, d'oublier l'ogre
angoumoisin et de se démarquer des
milliers d'évènements du même genre
qui se déroulent dans le pays, non sans
opportunisme parfois.
« La crème de la BD
bordelaise répondra aussi
présente et mérite plus
qu'un soutien chauvin »
Aussi Bulles en Hauts de Garonne se veut
un festival pas tout à fait comme les autres.
S'inscrivant dans les objectifs ambitieux du
Grand Projet des Villes (GPV), il s'affirme
comme le biais idoine pour promouvoir
la BD, la création et plus largement la
culture auprès d'un public pas forcément
sensibilisé ou concerné. Comme l'an dernier,
le festival accentue donc sa démarche
auprès du très grand public, particulièrement
des jeunes. La manifestation n'est que la
face émergée qui vient clore et célébrer un
travail entamé en amont avec les écoles,
collèges et lycées de la rive droite et qui
constitue pas moins de « 50% du travail »,
révèle le directeur artistique du festival,
Jean-Luc Peyroutet. La mise en place de
Parcours BD a notamment permis des
rencontres entre 61 classes et plus d'une
vingtaine de dessinateurs, scénaristes,
coloristes de la région, ainsi que la mise en
place d'ateliers de création BD supervisés
par
des
professionnels.
Démarche
innovante, un atelier art plastique a initié
un groupe d'adolescents à la réalisation
d'exposition autour de l'univers graphique
de Cecil (Les Récits de Maître Spazi) et de
J.B. Andreae (Oceanica). On pourra d'ailleurs
apprécier le résultat du travail de ses
apprentis scénographes durant le week-end
du festival. Deux prix de la meilleure BD
jeunesse et ados seront quant à eux
décernés après un vote des jeunes.
Pour le directeur artistique, plus que
la récompense, symbolique, « l'objectif
premier est de faire lire des BD aux jeunes
et exercer leur esprit critique ».
De façon cohérente, l'action entreprise sur
la jeunesse se reflète dans la liste des 84
artistes invités. Beaucoup d'auteurs et
illustrateurs jeunesse seront présents à
Lormont, de Lejonc à Salma en passant par
Wilsdorf, Yoann, ainsi que quelques
auteurs de la revue-zombie Pif-Gadget.
Cependant, la sélection d'auteurs se veut
éclectique, représentative de la richesse de
la BD. Et s'il y a de la place pour
l'autoédition et les fanzines, Bulles en
Haute-Garonne avoue « privilégier les
œuvres déjà passées par un filtre éditorial »
et lisibles par le plus grand nombre.
Un ancrage assumé donc vers la production
BD populaire. Pour le meilleur, avec un
incontestable joli coup, la venue du
moustachu bourru (voire bourrin)
Hermann. L'auteur de Jérémiah, des Tours
du Bois-Maury et accessoirement maître
du dessin réaliste qu'on annonce chaque
année comme présidentiable à Angoulême
se verra d'ailleurs dérouler le tapis rouge
lors d'une conférence rencontre le samedi
2 avril à 16 h 30. Incontestablement,
le moment fort de ce festival à voir pour
vérifier si sa réputation relève ou non de la
légende. Au rayon grosse pointure,
n'oublions pas la présence du discret Max
Cabanes (Bellagamba, Dans les villages)
Grand prix d'Angoulême cuvée 1990, s'il
vous plaît et du scénariste stakhanoviste,
Corbeyran. Pour le dispensable, l'esprit
chagrin pourra regretter un penchant vers
la BD tête de gondole, produit dérivé,
beauf, bof. Aussi l'inénarrable auteur de
« Blagues coquines », de « La censure et
l'écu » et cerveau de l'adaptation BD de
Caméra Café, Didgé (qu'on a connu par
ailleurs plus inspiré dans les pages du feu
Journal de Tintin) sera lui aussi de
la partie. La BD à papa sera elle
aussi représentée avec le crispant Alix
repris par un disciple crispé du Maître
Jacques Martin.
Reste que la crème de la BD bordelaise
répondra aussi présente et mérite plus
qu'un soutien chauvin. Du binôme
non-sensique génial formé par les
frères Coudray, au virtuose tranquille
Dumontheuil, du poétique Moynot au
subtil Barranger jusqu'au perfectionniste
maniaco-maladif Cecil, l'amateur éclairé
pourra aussi trouver son compte.
Ajoutez à cela des animations (un
apéro-rencontre aguichant entre le public
et les auteurs le vendredi soir) et quelques
expos, favorisées par un doublement de
l'espace disponible, sur les albums Pest
(Bouillez), Le dérisoire (Supiot) ou encore
un zoom revenant sur la genèse d'une
planche de BD chez une vingtaine
d'auteurs et vous avez tous les ingrédients
pour offrir au public plus qu'un
supermarché de la dédicace.
« Un ancrage assumé
vers la production BD
populaire »
En optant pour la gratuité comme à
Floirac, les organisateurs mettent toutes les
cartes de leur côté pour attirer le chaland.
Accessibilité d'entrée, accessibilité des
œuvres, pédagogie, convivialité, Bulle en
Hauts-de Garonne se construit patiemment une identité à défaut d'une âme.
Tout l'art d'être populaire sans sombrer
dans le populisme. C'est là l'enjeu si l'on
veut voir s'inscrire dans la durée un festival
BD digne de ce nom dans la région bordelaise. A peu de chose prés, cette quatrième
édition semble avoir trouvé l'équilibre juste.
[Nicolas Trespallé]
Bicéphale
En mars 2003, poussés par le milieu undergroundeux, les
frangins LeGlatin, ont débarqué dans la micro-édition BD
en donnant naissance à « Bicéphale », zine-concept
autoproduit structuré autour du projet « 52 ». Pour l'hydre
LeGlatin, composée de Jérôme, scénariste-architecte, et
d'Emmanuel, dessinateur-maçon, 52 reposait sur une
contrainte oubapienne simple. L'hémisphère gauche,
Jérôme, fournissait quotidiennement le texte à l'hémisphère
droit, Emmanuel qui le découvrant, dessinait à l'aveugle
sans autres formes d'indications. A la fin de la semaine,
Jérôme voyait le résultat final. Une page par jour, cinq
planches par semaine et 7 histoires par numéro ont fini par
composer sur une année, 52 récits polysémiques
expérimentaux réalisés dans cette semi improvisation. Les 8
numéros bizarroïdes (disponibles chezbicephale.free.fr),
portent la marque de cette création tâtonnante, faite de
phases de recherches où chaque histoire remet en cause ou
ignore les enseignements engrangés par la précédente.
Artisan d'une entreprise du hasard, la fratrie construit
autant qu'elle déconstruit, mais ne se considère pas pour
autant comme avant-gardiste, laissant ça aux explorateurs
graphiques de chez Frémok and co. Les Oculaires leur
dernier récit entre Basil Wolverton et Hervé Di Rosa est
plutôt sage et n'est pas si éloigné de Tintin assure d'ailleurs
l'une des têtes de Bicéphale. Possible… A condition
d'imaginer Tintin sous acide complètement flippé. Sorte
de laborantins fous, inventeurs elliptiques mais pas
épileptiques, Bicéphale ouvre dès ce mois un nouveau
chantier de construction-démolition dans les pages de
Spirit. Lecteur, es-tu prêt ?
[N.T.]
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BD
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Mais là où on attend la sérénité, on trouve
l'angoisse. Paysage désolé, dune morne,
pins aux lignes heurtées, Hainaux restitue
à la nature familière toute son inquiétante
étrangeté en transformant une étendue
géographiquement délimitée en zone
franche anonyme battue par les éléments.
Les personnages, souvent réduits à l'état
de silhouette, se fondent dans ce paysage
comme de fragiles figures rupestres
perdues entre terre, mer et ciel, noir, blanc
et gris. Même s'il ne va pas toujours au
fond de sa démarche, l'artiste signe une
œuvre atone qui tire sa force de ce
sens exacerbé de l'épure digne parfois
du meilleur Mattotti.
[Nicolas Trespallé]
L'être effervescent
Benoît Perroud
Les oiseaux de passage
Histoire sans parole, une tête de coeur
cherche l'amour dans une cité qui l'interdit,
rentre au club de trèfle, déclare sa flamme à
une fille sans joie, qui lui répond par une tête
de mort, et d'ailleurs tous les joueurs de cartes
ont un trou à la place du coeur... Par un
soupirail, il entrevoit une sirène, tandis que la
secte du poing levé manifeste, mais tête de
coeur réussit à s'en libérer par un tour de
passe-passe d'organe, et son coeur plonge
retrouver dans l'au-delà aquatique la femmepoisson... Le genre de gentille historiette bien
découpée narrativement, au trait idoine.
[des Ethers]
Des comics
et des hommes
Histoire culturelle des comic
books aux Etats-Unis
Jean-Paul Gabilliet
Editions du Temps
Melancholia
Aymeric Hainaux
Autoédition
Après Les Passeurs, première courte histoire
en couleur parue aux éditions Charrette,
Aymeric Hainaux fait sa mue en signant ce
récit noir et blanc, de près de 200 pages
sur la virée à vélo le long de la côte
Atlantique d'un couple de trentenaires.
Edité à compte d'auteur, autrement dit,
libéré de toutes contraintes éditoriales,
Hainaux fait de Melancholia un terrain
d'apprentissage, prenant les chemins de
traverse de la BD traditionnelle. Il délaye sa
narration en longues séquences muettes
comme autant de phases contemplatives.
Né dans le courant des années 30, le comic
book constitue depuis 70 ans le parent pauvre
de la culture pop nord-américaine. Son
origine bâtarde, à mi-chemin des pulps et des
suppléments dominicaux de la presse
quotidienne, alliée à l'omniprésence du genre
superhéroïque ont longtemps brouillé son
image auprès d'une intelligentsia prompte à
vilipender son danger pour la jeunesse. Signe
des temps, le dernier bastion de la recherche
universitaire s'y intéresse enfin, à travers cette
étude magistrale de l'universitaire bordelais
J. P. Gabilliet. Des comics et des hommes
retrace l'histoire mouvementée de cet objet
culturel atypique pour livrer une vision
d'ensemble du phénomène qui dépasse
l'habituel cadre artistique et bat en brèche
quelques idées reçues. Par son approche
érudite et -chose rare- dépassionnée, l'essai,
malgré quelques redites, s'impose comme la
référence pour le fan comme pour le béotien
avide de découvrir les dessous de la
nébuleuse complexe et évolutive du comics.
De quoi inspirer les aspirants thésards.
[Nicolas Trespallé]
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GARDE
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Vent nouveau pour la poésie
« ce flux et reflux de la poésie contemporaine conjugue
tendresse et violence, esthétique et politique
sans crier gare, comme la vie »
On croyait la poésie confinée, réservée à
une élite, voire abandonnée du public,
telle un îlot à part de la littérature.
Contemplant avec bonheur la voûte
céleste, et nous livrant les mille
vibrations de son âme, c'est ainsi qu'on
s'imagine un poète. Oui et non : c'est
peut-être quand on dit quelque chose
d'intime qu'on dit le mieux le tumulte
de son temps. Le poète peut garder
ses semelles de vent et avoir sa vision
du monde.
On croyait la poésie invendable. Oui et
non : « c'est le cas dans les grandes
surfaces où l'on n'a pas le temps,
souligne Jean-Paul Brussac, propriétaire
de la Librairie Olympique aux Chartrons
et créateur du Marché de la Poésie
depuis six ans. On achète des romans
trois mois après leur parution maximum
et hop, c'est fini, sauf si l'auteur meurt.
Moi, quatre ans après la parution des
poèmes, je continue de vendre. La poésie
se vend lentement mais sûrement. Ma
clientèle revient. Des jeunes gens de15 à
30 ans, sensibles ou bouleversés viennent,
qui veulent se nourrir de quelque chose,
ne serait-ce que d'une respiration ; ou
encore des gens de passage. » Si le
roman a la force de la mer, la poésie elle,
est une rivière au long cours.
Pour l'édition 2005, la poésie sort de
sa bulle pour nous offrir huit
jours durant, un vivace concentré de
poésie contemporaine.
Au programme
Les rendez-vous inscrits au programme
promettent une ambiance studieuse qui
glisse subrepticement vers la fantaisie à
l'approche du soir : Halle des chartrons,
Bibliothèque de
Mériadeck, IUT de
journalisme et Universités, vous feront
découvrir les livres et les auteurs pour des
débats thématiques hauts en couleur. Puis,
c'est au tour des bistrots des chartrons de
vous accueillir pour des cafés littéraires.
L'arrivée du crépuscule prête à des
confidences entre poètes dont vous serez
les témoins privilégiés ; sans oublier, pour
terminer la soirée en beauté, la ronde des
spectacles, au Molière scène d'Aquitaine,
au TNBA, et au Glob'théâtre : lectures en
vf ou en vo, mises en scène et même un
documentaire à l'Utopia. Il y en aura pour
toutes les curiosités car comme le dit
Jean-Paul Brussac « on a envie de toucher
des gens qui ne lisent pas forcément de la
poésie ». Voilà pourquoi comédiens,
musiciens, chanteurs et parfois les auteurs
eux-mêmes viennent donner une nouvelle
vie aux textes qu'a d'abord choisis
Jean-Paul Brussac pour être mis ensuite en
lumière et théâtralisés par François
Mauget, directeur du théâtre des Tafurs.
Tous deux furent les initiateurs de ce
Marché de la Poésie qui rassemble. Signe
de modernité, la chance offerte à la
génération montante représentée par Félix
Jousserand et les Lydicalistes qui
« slameront » leur poésie urbaine pleine de
ruptures, de bruit et de fureur.
Invitation au voyage
L'autre charme de cette édition, c'est la
diversité des auteurs et des cultures :
d'Haïti à San Diego, de Québec à Dakar, de
Paris au Maroc, en passant par la Bretagne
et la Normandie. Ce marché d'avant le
Printemps exhale donc des effluves
exotiques. Les trois poètes francomarocains s'interrogeront sur la notion
d'identité, que ce soit David Dumortier, le
français amoureux du Maroc et de sa
langue épicée, Saïd Mohamed et son
chemin initiatique - il est parti au pays
retrouver son père - ou bien Abdellatif
Laâbi exilé en France. Dégustation de
thé et de pâtisseries orientales à l'issue
du spectacle !
C'est au Glob' que sera présenté « Future
concentration », à partir des textes de
Raymond Federman, fils d'un ouvrier juif
polonais, réfugié dans un placard pendant
une raffle en 42, sans famille, parti aux
Etats-Unis pour y vivre un parcours
atypique : engagé dans l'armée, ouvrier,
étudiant…professeur
d'Université
et
écrivain, grand écrivain découvert en
France il y a deux ans, ami de Beckett et de
l'absurde. Sa poésie est pleine d'humour.
Honneur enfin à Haïti avec deux
générations d'écrivains, l'un resté dans son
île natale, de famille modeste,
Franketienne, et l'autre, qui a voyagé dans
le monde entier et réside actuellement au
Québec, de famille bourgeoise, Joël Des
Rosiers. Deux visions dissidentes d'Haïti,
deux écritures célébrées dans leur île
comme à l'étranger. A MC2a, c'est une
immense comédienne d'origine Haïtienne
et vivant à Dakar, Jacqueline Lemoine qui
nous fera goûter la langue colorée qu'écrit
Franketienne, le créole. Et à l'Utopia
projection d'Haïti : la fin des chimères,
documentaire de Charles Najman qui
redonne enfin la parole aux Haïtiens pour
raconter l'histoire tragique de leur île
fragile pourra nous éclairer sur
cette révolution de 1804, instaurée par
d'anciens esclaves pleins d'espoir qui
n'aura malheureusement abouti qu'à une
succession de dictateurs.
Rencontres
Culturelles Belges
Le plat pays à l'honneur des 3ème
Rencontres Européennes. Cinéma du 16 au
22/03 à l'Utopia, littérature le 17/03 à la
Bibliothèque de Bègles à 20h30 avec
l'écrivain, poète et éditeur Francis
Dannemark et la romancière et poète Eva
Kavian, danse du 22 au 24/03 au Glob
Théâtre à 21h00 avec "Solo Stockhausen" de
Michèle Noiret, et musiques le 20/03 à
Barbey à 19h30 avec Zita Swoon et soirée
clubbing « Made in Belgium » le 25/03
au Nautilus à 22h00. Renseignement
05.56.48.54.02
Printemps
des Poètes
Outre le Marché de la poésie, suivre
les multiples activités pour l'occasion du
Bleu du Ciel.
Détails sur http://editionlebleuduciel.free.fr
Tel : 05 56 50 43 47
BD suite
Grande effervescence artistique donc avec
la venue à Bordeaux de ces grands auteurs
d'ici et d'ailleurs, tremplin pour ceux qui
démarrent, coups de cœur et de gueule, ce
flux et reflux de la poésie contemporaine
conjugue tendresse et violence, esthétique
et politique sans crier gare, comme la vie.
De quoi nous réconcilier avec la lenteur
après et tout ce qui va avec : réflexion,
imagination, plaisir ; prendre le temps de
flâner dans le quartier des Chartrons,
jusqu'à la Librairie Olympique qui propose
un choix remarquable de poésie pour
chercher « le livre de l'instant et de l'état »
selon JP Brussac qui à 20 ans, travaillait à
la Shakespeare Company et a réalisé son
rêve de recréer un peu de cet endroit idéal
à Bordeaux ; prendre le temps d'effeuiller
les recueils poétiques comme des
marguerites, de frotter leurs pages l'une
contre l'autre et qui sait ? Les mots feront
peut-être des étincelles.
[Anna Rubio]
Demandez l'impossible, un marché
de la poésie à Bordeaux
Une production Théâtre des Tafurs
Librairie Olympique
Du 5 au 13 mars 2005.
www.demandezlimpossible.com
• Les Inrockuptibles, en collaboration avec
les éditions Casterman, éditent la nouvelle
formule de BANG!, magazine de référence
et de découverte de bande dessinée.
Trimestriel, il est distribué en kiosque
depuis le 25 février, nouveau format
et nouvelle maquette.
• Première édition de Le Guide, répertoire
des créateurs, acteurs et médiateurs de
la littérature jeunesse et de la bande
dessinée en Aquitaine. Plus particulièrement
destiné aux bibliothécaires, enseignants,
libraires, animateurs... mais aussi les
passionnés, il détaille le travail de chacun
des artistes, leurs contacts, mais aussi les us
professionnels du milieu (ateliers, dédicaces,
salons, chaîne du livre...). Une coproduction
de l'Arpel (Agence Régionale pour l'Ecrit
et le Livre) et du CRDP Aquitaine (Centre
Régional de Documentation Pédagogique,
75 cours Alsace Lorraine ou http://crdp.acbordeaux.fr pour se le procurer).
• « Des ludions » (nyctobates, sciomaches
et autres zutistes) bédé inédite de Vincent
Marco, 72 pages et une couverture
sérigraphiée sur leurs mœurs et activités
fantaisistes en la cité de Port-au-Vin, dont
ils sont la lie, et comment ils se réjouissent
de ne rien valoir et en tirent fierté
scandaleuse. Souscription à l'Assiette Mü,
cantine associative du 55 rue Bouquière, du
mercredi au samedi 20h à 2h. Livraison
même lieu vers le 20/03.
EN
GARDE
28
BOYER M'aCRAMé !
Boyer m'a coupé la chique. Son bouquin refermé, je
n'ai plus pu tirer sur la moindre clopinette... Juste au
moment où je promettais d'actualiser en "La clope est
philanthrope" ma chanson (qu'il cite d'ailleurs) !
Aurait-il réussi là où mon pater intubé sur son lit de
mort, suite à l'emphysème d'une vie de fumeur, ne fut
en guise de prévention, qu'un trop réaliste cliché ?
C'est que Laurent Boyer n'est pas n'importe qui. Dans
l'intimité, je l'appelais le pape de l'underground.
Derrière les allusions à Breton et à une existence
parallèle valeureuse, cela faisait malgré la pointe
d'ironie, un sacré compliment !
L'ami X non X ne traduisaitil pas les textes du Velvet,
de Sonic Youth et des
$wans ? Ne publiait-il pas
des morceaux choisis de
Chomsky ? Ses éditions,
Ensemble Vide, ne furentelles pas comme un havre
des différences et des
contre-cultures les plus
vitales ? Avant de devenir
prof
de
philo,
son
éphéméride réjouissait dès
le matin à coup de
citations de Baudrillard,
Cioran, Debord, Mallarmé,
Shopenhauer, Wilde ou... le
Standard Renou. L'objet fut l'un de ses succès, réédités,
une super-idée. Comme ce bel ouvrage illlustré de cuisine
érotique. Comme tous ces formats bizarres et autres
curiosités de bibliophile qu'il développait. Ses "Fendre le
crâne du monde" en guise de recueils poétiques. Ces
soirées qu'il concoctait, au Grand Phylloxera tiens, ou au
Jimmy "pour oreilles averties" ! Et voguent abrasif hXc
évolutif, musiques de oufs qui en veulent... Secouer le
cocotier et réveiller le mortifère burdigala-rock de ces
tristounes années 90, tristement conservatrices autant
que grungy-grises !
L
ITTERATURES
Autoportrait en vert
Marie Ndiaye
Mercure de France
Autoportrait en vert est un récit étrange. Le
récit d'une quête qui ne s'achève nulle part,
mais se ponctue seulement de rencontres
mystérieuses. Sur le chemin de l'héroïne,
"Le grand Laurent au look de
Ramones intello, avait tous su les
décapsuler chez lui, une coudée avant
les autres... Le bel esprit libre nous
donnait de la liberté et nous aidait à
résister. Putain, un toast !"
EVE la Chienne s'activait, compilait le Terminator
Adamczyk avec l'Exterminator Costes, sur des rondelles de
vinyle 45 tours. On en oublie tant il s'est démené... Et
certes, on exposera toujours telle Caroline "le dernier cri"
Sury (dans un récent "Technikart"), ou tel justement
fameux Krummel Monster publié alors chez Vicious Circle
(et écouté avec attrait, même au festival Noir Dèz rive
droite). Mais j'ai tendance à penser que le grand Laurent
au look de Ramones intello, avait tous su les décapsuler
chez lui, une coudée avant les autres... Ou bien en les
invitant à l'une de ses macro-réunions improbables, si
charmantes et si généreuses. Le bel esprit libre nous
donnait de la liberté et nous aidait à résister. Putain,
un toast !
Et aujourd'hui, après des chansonnettes et des contes
pour enfants, arrive "Dans les Cendres de mon père"
(confessions d'un ancien fumeur). J'ai dû simplement
admettre qu'il avait, d'une certaine manière, couché-là
toute la détestation que je pouvais ressentir, gamin, à voir
mon vieux cracher et tousser le matin, pendant des
plombes. Toute la fière hauteur straightedge qu'il m'était
arrivé de tenir... oui bon, quelques tendres saisons.
D'autant que lui se retrouve tellement plus loin ! Jusqu'à
cette conclusion, « De la pause métaphysique et physique,
convivial ou solitaire, mais surtout rare, jamais plus de
douze fois par an, le tabac pourrait être l'agréable
compagnon de la sagesse, de l'art et de la vie ».
En cent pages illustrées, il narre vingt années d'allumage,
d'étranges femmes en vert s'égrènent,
envahissantes et narcissiques, et ramènent la
narratrice à son passé familial. Ces créatures
sont-elles de purs fantasmes ? Comme des
fantômes, les contours de ces femmes sont
imprécis, et leur identité, confuse. Certaines
s'évanouissent sous le regard de la narratrice,
d'autres resurgissent quand on les croyait
mortes, et toutes se métamorphosent à
l'infini.
A mesure que l'histoire se précise,
l'atmosphère du livre s'alourdit, le cadre
change. La clarté du printemps cède la place
au débordement, hivernal et boueux, de la
Garonne. Les eaux insidieuses qui pénètrent
les maisons se font ainsi l'écho du passé qui
ressurgit, de l'insistante perversité des
créatures fantasmatiques. C'est peu à peu
l'histoire familiale de la narratrice qui se fait
jour, dévoilant personnages burlesques et
pathétiques : un père aux innombrables
enfants, dévoré par l'anorexie, une mère qui
troque à l'approche de la cinquantaine son
allure de vieille femme résignée contre celle
d'une femme fatale… L'indifférence des liens
qui unissent ces différents personnages se
révèle bientôt étouffante et malsaine, et
l'atmosphère joyeuse de l'ouverture laisse bien
vite place à une vision désabusée des relations
familiales. Le vieux cocon apparaît ainsi bien
stérile sous la plume de Marie Ndiaye, mais
son imagination semble pour autant n'en être
que plus féconde.
[Marie Bartnik]
ses marques aux vertus et dégoûts comparés -jusqu'aux
roulées, ses paquets préférés collectionnés comme autant
de trophées de conquêtes imaginaires, ses 12 167 mètres
de clopes mises bout à bout. Son père fumait comme on
respire : "l'absence n'était jamais vide puisqu'un relent la
remplissait et la présence jamais pleine, puisqu'un écran de
fumée la dissimulait". La cibiche, tétée dès 5 ans, fut
ensuite sa première rapine.
"Dans nos fantasmes
libertaires ados, si l'un de nous avait eu l'idée de ne plus
fumer, tous les liens auraient rompu... L'artiste fume.
L'homme intelligent et séduisant fume..." Il cite aussi la
plus rafraîchissante des chansons sur passeUnetaff, celle
d'Higelin. Et Laurent a des images parfaites, "J'ai eu de la
difficulté à accepter qu'il y ait des fumeurs sans âme,
et des âmes sans fumeur".
Plus loin, après avoir finement établi le lien de substitut
amoureux que la tige peut représenter, il précise "L'amour
veut la durée et la cigarette que l'instant... L'amante
n'aime pas la cigarette car elle aime et veut la vie. Or la
clope n'est pas seulement une rivale, c'est aussi la tout
Autre : la mort". Et cette cruciale question "Pourquoi
ai-je considéré l'acte le plus esclave comme celui où je me
croyais le plus libre ?... J'avais le sentiment de transgresser à mort, pour montrer que j'étais vivant et fort... La
cigarette répond en sept secondes à un problème qui
demanderait une longue et tortueuse pensée... Substitut
des ambitions, avenirs, espoirs, conflits, elle réduit toutes
les difficultés en cendres". Sans qu'on y prenne garde, ses
idées édifient. « L'échange de témoignages est le seul
moyen nécessaire pour comprendre et conclure par
un arrêt ». Uh !?
En tout cas, à coup de pertinences pas prises de chou, l'histoire de sa désintox a de quoi é-bran-ler. "Car le désir de
fumer n'est pas un mal. Seules la signification de ce désir et
son incarnation sont susceptibles d'être mauvais, dangereux, et inutiles... C'est avoir fumé qui tue ; sans passé,
fumer ne tue pas". Brillant.
[des Ethers]
Laurent Boyer, "Dans les Cendres de mon père", 100 pages, 12,50 euros,
Dufourg-Tandrup
Les moins de seize
ans & Les passions
schismatiques
Gabriel Matzneff
Aux Editions Léo Scheer
Les moins de seize ans et Les passions
schismatiques, séparément publiés à la fin
des années 1970, sont aujourd'hui réédités
en un seul volume. Si ces textes firent
scandale lors de leur sortie, force est de
constater qu'ils ne sont pas aujourd'hui
plus consensuels qu'il y a trente ans.
Gabriel Matzneff y évoque sa scandaleuse
passion pour « les moins de seize ans »,
mais aussi le couple, les femmes, Dieu, la
Russie, l'écriture…Une plume caméléon
trace le contour de ses idées singulières :
la langue érudite se fait parfois vulgaire
et quotidienne, et n'en est que plus
subversive. Mais l'ambivalence de la langue
n'est que le reflet de celle de son auteur.
Car G. Matzneff ne se place pas ici en
romancier : il ne décrit que ce que sa chair
a réellement éprouvé. Et c'est pourquoi les
stratégies les plus mesquines qu'il emploie
pour séduire dans Les moins de seize ans
côtoient les belles pages sur le Christ, ou
encore cette apologie du don de soi qui
conclut les Passions schismatiques.
Cette ambiguïté peut dérouter le lecteur, et
lui inspirer l'admiration comme le dégoût.
Mais chez Gabriel Matzneff, rien n'est feint,
et ses mots sont les stigmates d'une vie
qu'il a voulue passionnée. C'est cette
intégrité totale envers lui-même, qui lui fait
tenir l'autocensure en horreur, cette liberté
combative et exaltée, qui lui vaut les
foudres des biens pensants, qui fait l'intérêt
de ce livre singulier.
[Marie Bartnik]
EN
GARDE
Les cannibales n'ont
pas de cimetières
Gérard Guégan
Grasset.
"Un homme est ce qu'il dit ne pas avoir
été, non ce que l'on dit qu'il a été". Voilà.
Guégan (traducteur de Buko et ouvreur de
Champ Libre) a de ces phrases définitives
et pleines d'étoffe. "Du temps où il faisait
figure de rebut de la société, où
l'engagement idéologique impliquait le
risque de perdre sa vie, où la moindre
réserve sur le bien-fondé de la ligne
politique passait pour trahison... Les
connivences de circonstance l'exaspèrent
depuis qu'il ne rend plus de comptes à
quiconque... Promptement débraguetté, il
avait arrosé de foutre l'oeuvre d'art
interdite aux enfants, que les gens
respectables auraient voulu endimancher à
vie... Nous ne sommes pas de la race qui
invente des intrigues, nous sommes de
celle qui les noue ou les dénoue... A
l'opposé des revenus de tout, si nombreux
dans sa classe d'âge, sa piètre opinion des
politiciens de gauche ne l'a pas rallié à la
droite... Les envieux qui n'admettront
jamais leur infériorité sont les plus
nombreux, ce sont eux, et eux seuls, qui
règlent la marche de la société, petit frère...
Je me ferme au monde et, comme le
monde n'a eu de cesse que de me fermer
les portes, nous sommes quittes".
[dE]
La chapelle sextine
Hervé Le Telllier et Xavier Gorce
Estuaire
Excitant l'ouvrage, écrit par Le Tellier,
illlustré par Gorce, soit plus de 69 récits
(hét)érotico-lettrés, avec des citations
senties ("la langue est un organe sexuel
dont on se sert occasionnellement pour
parler", dixit Vian), des chutes
philosophales ("pour les patauds, le clito
est le Rubik's cube du sexe"), tout un
parcours des situations et variations les
plus motivantes pour, si ce n'est trouver la
bonne position, éviter la monotonie...
Beaucoup de ce qui peut se faire, tient sur
une demi-page, en une dizaine de lignes
"sujet, verge, complément", sans manquer
l'actualité : piercing de langue qui accroît
les sensations durant la fellation, silicone
qui ajoute au trouble de la libido, X qui a
multiplié par 400 le nombre de culs que
l'on voit en une vie... L'un des héros
calcule qu'en 20 ans, son pénis a parcouru
21,5 kilomètres dans des corps féminins.
Mais c'est plus poétique, beaucoup plus
frais et mignonnet que tout ça ; d'ailleurs
l'auteur est membre de l'Oulipo, et se joue
en fait des multiples connotations liées à la
chose, pour rendre à Mencken sa juste
raison, "le puritanisme est la crainte que
quelqu'un puisse être heureux quelque
part, y compris soi-même".
[des Ethers]
It Hurts Me Too
Eloge des âges classiques
(Les propriétaires de bordeaux se
pourlèchent les lèvres de tourterelles)...
Ce classique espagnol de 1622-23 a été
formulé à Madrid, en une “cellule de
réclusion” de la tour Juan Abad, par
Francisco de Quevedo, le Boiteux-Bigleux,
élève insigne des Jésuites de son temps,
scientifique et théologien, redoutable
poète libelliste et lettré profus. Pour deux
euros & cinquante centimes, on pourra lire,
grâce aux éditions Mille et une nuits
(N° 464) les poèmes satiriques et
burlesques, traduits en français du goût du
jour, les “Heurs et malheurs du trou du
cul”, apaisante et savante lecture, chaudement recommandée aux deux sexes dès
l'âge des premiers jeux de mots. “Le cul du
roy/de droit divin/chaque matin/ouvre son
oeil/-S'il dort encore/malgré trois
doigts/c'est que ma foi/le roy est mort/Vivent les doigts/vivent les doigts/vivent
les doigts/du nouveau roy...” chantait
souvent un lointain cousin mien, en
hommage à Victor Hugo & Gennaï Hirago.
[G.C.R.]
EN
GARDE
D
ISQUES
Dat
a po
p
Tarwater
The needle was traveling
30
sphère pop et électronique afin de
créer non seulement un prolongement
contemporain à l'héritage krautrock mais
également composer sa propre bande
son moderne.
Bien évidemment, la signature Tarwater
se reconnaît à la première écoute, subtil
équilibre entre instrumentation acoustique
et traitement électronica habillant le talk
over de Ronald Lippok. Toutefois, le phrasé
ne sonne jamais monocorde, ou sous
influence Lou Reed comme trop souvent
estimé. A l'image d'autres non-chanteurs,
ce dernier a transformé cet apparent
désavantage en élément hautement
constitutif de Tarwater. A tel point, que
sa voix blanche, atonale évoque la
distanciation du David Byrne début
Talking
Heads,
voire
un
Mark
Mothersbaugh en moins robotique.
S'il est un profond sentiment dégagé par
ce nouvel opus, c'est bien cette indéniable
atmosphère cotonneuse. Les compositions
sont certes très classiques, mais comme
chez David Sylvian ou Mark Hollis ce
classicisme engendre un monde entre
deux, aux contours vaporeux. La langueur
se mue en hypnose, la rêverie n'est
jamais lointaine comme une espèce de
temps suspendu, de flottement. A ce titre,
la reprise inspirée du classique 1982
Minimal Compact “Babylonian tower”
agit tel une invitation à la transe tout
comme “The people”, sorte de mantra
rencontrant un chœur d'enfants à la
manière du “Bloodflow” de Smog.
Véritables
respirations,
les
pièces
instrumentales (“Stone”, “Entry”, “All
that”, “Yeah”) acquièrent une saveur quasi
cinématographique. Cependant, s'il ne
fallait retenir qu'un seul tour de force,
alors “Seven of nine” s'impose haut la
main en vertu de son potentiel de tube
pop comme d'hymne idoine pour
introduire brillamment un concert.
Classique pour aujourd'hui et demain.
Morr Music/AM Music
En guise de célébration pour sa première
décennie écoulée, Tarwater s'offre de
nouveaux habits, certes taillés sur mesure,
avec “The needle was traveling”, cinquième
album studio poursuivant la méthode déjà
éprouvée sur “Dwellers on the treshold”. A
savoir, la mise en musique d'une série de
nouvelles écrites par Ronald Lippok, par
ailleurs membre de To Rococo Rot. De ce
cadre, nait donc un recueil de titres
nullement disparates mais au contraire un
harmonieux ensemble, foncièrement
onirique. Indéniable représentant de cette
lumineuse data pop qui enchante les
productions allemandes depuis le milieu
des années 90, le duo a certes quitté son
emblématique label berlinois Kitty-Yo mais
pour signer sur une écurie des plus
appropriées à son univers : Morr Music,
maison mère notamment de Lali Puna. Un
choix nullement inconsidéré voire logique
au bout du compte. Tout comme la liste
des invités qui peut aussi bien s'enorgueillir
de la présence de Schneider TM que de
celles de Marcus Weiser (Rechenzentrum)
ou Hanno Leichtmann (Static). Toute une
communauté de musiciens, liée par le
principe du laptop, qui a su patiemment
repousser puis abolir les frontières entre
[Marc Bertin]
Bos
sa
Marcio Faraco
Com tradiçào
Universal Jazz
Avec sa voix velours et les déhanchements
félins de sa musique, Marcio Faraco se
pose en héritier des Chico Buarque et
surtout Caetano Veloso qui lui ont montré
la route. Du premier, il dispose de ce sens
des petites touches qui font basculer une
bossa nova dans la moiteur. Du second, cet
éclectisme curieux qui furète et avance des
vibrations qui font mouche.
Le troisième album de ce brésilien de Paris
- il y vit depuis 1991- aborde le registre de
la samba sans complexes, ajoutant à
l'habituelle section de cuivres une
clarinette ou deux (cf. la chanson titre).
La musique des cariocas se fait aristo le
temps de quelques couplets et on réalise
mieux le titre du disque. « Com tradiçào »,
peut se comprendre aussi bien
« avec tradition » que « contradiction »…
Pour autant, Marcio Faraco n'est pas un
« iconoclaste » à la Lenin ou même Tom
Ze. Son art de la balade englobe le xote
(rythme caractéristique du nordeste) qu'il
traite jazzy (Bon viagem) ou folk (Meu
amigo, à peine susurré) et toutes les
nuances de la samba. Espiègle, charmeur,
voire sarcastique et railleur (Mundo oval),
nous tenons là un artiste d'une élégance et
d'un raffinement plein de malice aussi.
DVD
[José Ruiz]
Bill Perry
Blue
s
Raw deal
Rom
Dixie Frog
Qui a vu cet homme sur une scène sait que
l'artiste ne pleure pas sa peine. Loin des
tâcherons à front bas qui encombrent
encore largement le champ du blues rock,
Bill Perry pratique la discipline avec
hargne mais brio. Il s'engage dans des
interprétations de pleins et de déliés pour
mieux expliquer son blues à lui. Avec
des chansons comme « Live on » ou
« Gotta serve somebody » (de Dylan) c'est
une forme classique de blues électrique
qu'il exprime. Pourtant, son jeu de guitare
roule et se cabre sans que l'on ne pense à
l'un ou l'autre des inspirateurs possibles.
Perry a appris la six cordes à l'écoute de
Jimi Hendrix dont il a retenu le jeu de
pédale wah wah convulsif (Till the money
runs out, signé Tom Waits), mais c'est bien
lui qui tient les rênes. Le gosier éructe une
soul bien noire (Another one) et les doigts
arrachent du manche soumis des riffs
tendus (Harlem child). Enfant des rues de
New York, Bill Perry en répercute la tension
électrique et la frénésie bouillonnante.
Produit par Popa Chubby, véritable parrain
du blues local, avec des tueries comme
« Big ass green van », ce « Raw deal » roule
comme un boogie de camionneur fonçant
vers le Sud.
[José Ruiz]
Fanfare Ciocàrlia
« The story of the band »
Un cochon patauge dans la boue. Un train
passe. Puis un autre, et encore un. Les
trains font partie du paysage au pays des
roms. On en descend presque en marche,
en rase campagne. Soudain, toute la
troupe de la Fanfare Ciocàrlia surgit d'un
wagon, bardée de saxophones, de
trombones, de tubas et autres cuivres
imposants. On est arrivé à Zece Prajini, un
village qui n'est même pas sur la carte de
la Roumanie. Il faut savoir le repérer dans
le plat pays aride, et cette nature aux
couleurs aussi tristes que la musique de
la fanfare est joyeuse.
Ce DVD raconte notamment comment ces
musiciens chenus ont permis en jouant à
travers le monde de récolter les fonds
nécessaires pour reconstruire l'église de
leur village. Car en dehors d'un vigoureux
concert filmé à Berlin l'an dernier
- une bonne heure de musique qui sent
aussi l'encens et l'Orient - le coffret
contient un vrai film de 57 minutes. Et ce
« Iag Bari- Brass on fire » (c'est son titre)
est un vrai petit bonheur, avec son
atmosphère à la Emir Kusturica. Il s'ouvre
sur la vision d'un gamin marchant sur un
lac gelé et qui y découvre, figé sous la
glace, un trombone abandonné. Et le film
EN
GARDE
de raconter comment se fabrique et se
transmet cette musique des orchestres de
cuivres gitans.
Un folklore certes moins exotique que celui
des Caraïbes, avec ce froid, cette gadoue
omniprésente, mais témoin vivant d'une
tradition solide. La Renault 12 transporte les
artistes au prochain concert, et c'est sur le toit
que l'on a arrimé solidement les tubas, larges
comme des roues de camion. On joue pour un
mariage dans une autre église délabrée, avec
le chien efflanqué qui court entre les convives.
Voilà maintenant la fanfare sur la route, qui
va porter la bonne parole à travers le monde
: l'Allemagne, l'Italie, le Japon. Et toujours ces
brassées de notes concentrées, qui tournent
en rond comme une nuée de moustiques. De
véritables punks du cor de chasse, les gens de
la Ciocàrlia, qui invitent dès la première image
du DVD à le jouer FORT, ce disque.
Toutes ces images respirent une humilité et
une force inébranlable. Elles sont gorgées de
chaleur humaine, dont un vieux film en 8 mm
des premières heures de cette fanfare unique
dans des vues d'archives jaunies. Ajoutons- y
quelques extras tels que deux clips, et la bande
annonce du prochain film, « Gypsy Caravan», et
suivons le conseil du début : play it loud !
[José Ruiz]
31
Travaillez chez
EZ3kiel
CDD à TEMPS PLEIN
OU TEMPS PARTIEL
REMUNERATION FIXE
Elec
dubtro
Versus tour 04
Jarring Effects-Pias
Avant de s'achever en mai prochain,
l'aventure scénique commune d'EZ3kiel et
DAAU accouche d'un DVD / CD. C'est après
la sortie de leur deuxième album « Barb4ary »
que les tourangeaux, adeptes du dub
electronique, avaient demandé au quatuor
iconoclaste belge de les rejoindre pour la
tournée. Et plus qu'un accompagnement pour
EZ3kiel, violon, violoncelle, clarinette et
accordéon réinventent les morceaux. Loin des
joutes classiques, voilà un mariage réussi entre
électronique et acoustique. Mieux qu'un
simple enregistrement live, « Live versus »
pénètre l'univers multiple d'EZ3kiel, musical
certes mais riche aussi de lumières et vidéos.
Yann Nguema, le bassiste du groupe déjà
auteur des pochettes d'album, dévoile ici
l'étendue de sa palette. On lui doit d'abord
l'icône qui accompagne et ouvre les menus de
« Live versus » : un bébé SF né … d'une
poupée en porcelaine et agrémenté de détails
luxuriants. Magnificence proche de Klimt et
froideur futuriste se côtoient aussi sur ses
vidéos réalisées pour la scène et disponibles
sur le DVD. Il matérialise ainsi les images
cérébrales suscitées à l'écoute de la musique.
EZ3kiel navigue décidément bien loin des
clichés fumeux et éculés du dub « roots », sans
pour autant sombrer dans le dub « cérébral ».
Un léger
bémol : si les petits films
expérimentaux et clip de DAAU joints en
bonus retiennent toute notre attention, des
entretiens sur la genèse du projet auraient été
appréciables. A noter que « Live versus »
s'agrémente d'une version audio du live.
[Vincent Michaud]
Gagnez !
Des cd promo d'Eze3iel (extrait live audio et
vidéo, 6 titres) à réclamer à [email protected]
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indépendanceen recrutant
de nouveaux adhérents
sur les lieux publics à
Bordeaux
du 4 avril au 4 mai 2005
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(du lundi au vendredi)
HiC
&
NUNC
Train express régional
pour les scènes
En voiture pour quelques
bonnes étapes sonorisées,
attention au départ…
Le Garorock semble aussi doué pour trouver
la petite bête, par exemple en invitant les
white trash Powersolo - des Danois hillbilly
devant à coup sûr faire leur tournée dans
la remorque d'un tracteur John Deere - ou les
enthousiasmants The Devil Makes Three un trio californien qui vous fera entièrement
revoir votre jugement sur la musique country,
sans parler de Lucia à la contrebasse, sa
petite robe de cowgirl, ses bottes rouges
et son immense tête de longhorn tatouée sur
la poitrine !
Mont-de-Marsan.
Au bout de la troisième édition, le rendezvous est attendu : direction Mont-de-Marsan,
espace François Mitterrand, pour tous les
promeneurs du chant de mars. Un festival mis
en place par Ter À Terre, jeune agence de
tournées et maison de disques audacieuse.
Leur ligne artistique est proche du manifeste :
« Le but du festival n'est pas de faire des
groupes de balloche, mais de vrais artistes
concernés. On préfère se passer de beaucoup
d'artistes qui plaisent au public quitte à
faire moins de monde, mais avoir une
vraie cohérence artistique ». Dès lors le choix
de l'affiche se veut "populaire mais pas
populiste", à savoir "des groupes qui puent
la chaussette", comprendre par là des forcenés
de la scène abonnés aux kilométrages
illimités.
La majorité des groupes ne sont autres que les
poulains de l'agence, Mont-de-Marsan étant
le point de croisement des tournées françaises
de tous ces artistes, dont un autre point
commun est d'avoir des albums mis sur le
marché par les boulimiques Ter À Terre :
les revenants Fishbone, la soul sister number
one Sharon Jones et ses Dapkings, le metal
haché menu de Psykup, la bande de
tarés Wolfunkind, les Québécois chaotiques
Arseniq33… En sus, des invités de poids :
Watcha, Hurlements d'Léo et la transgénérationnelle Brigitte Fontaine.
Marmande.
La capitale régionale des fruits et légumes
libère son Espace Expo pour faire la place aux
« cultures alternatives » et aux musiques
festives. Reconnaissons au Garorock un
certain talent pour équilibrer une affiche. Les
valeurs sûres quasi-familiales répondent
présent, aussi les mères au foyer ne seront-elles
pas inquiètes de donner à leur progéniture la
permission de minuit pour aller voir un artiste
garanti vu à la TV, façon Mano Solo. Debout
Sur le Zinc, Le Peuple de L'Herbe, Babylon
Circus et consorts : l'ambiance "notons le
numéro de portable de jeunes gens du sexe
opposé au dos de papier OCB" est garantie.
Aqme, Lofofora : ô magie, les lecteurs de
Rocksound verront les héros des posters de
leur chambre prendre forme en 3D. Et à côté
de ce barnum efficace mais entendu, des
noms plutôts checkés sur des flyers pour
clubbers branchés (Puppetmastaz, The Film,
DJ Vadim…) voire photocopiés à l'arrache
pour des rencards rock'n'roll dans des rades
interlopes (Nashville Pussy, Wild Bud, Il
Fulgurante…).
Bordeaux.
The Devil Makes Three, encore eux, est un des
groupes invités à clore en musique le DIY
Boogie à Barbey, en compagnie notamment
des Hawaii Samurai, encagoulés surf punk de
Franche-Comté, et des Yves, réponse agenaise
aux Hives scandinaves. Le DIY Boogie se veut
une surprise party décontractée en honneur
de la sous-culture fanzine, webzines et
dérivés, un peu à l'image des fameux F.O.C.U.
qui avaient pris leurs quartiers au Krakatoa
dans les glorieuses 90's. Un supermarché
de l'underground ? Disons une supérette
gentiment destroy.
Bordeaux -Bilbao via Bourges.
Cela fait maintenant cinq ans que les
Découvertes du Printemps de Bourges ont
abandonné un système de sélection de type
"tremplin". Dorénavant, des directeurs
artistiques du célèbre festival se déplacent
dans toutes les régions de France pour voir les
groupes sur scène, écouter, picorer, et faire
leur marché. En 2001 et 2002, vaches maigres
: le jury n'avait pas jugé utile de retenir
quelque artiste de notre région. 2003,
coup double avec Gangpol (electro) et Gojira
(death metal, présents cette année dans la
programmation officielle). L'an dernier, le trio
post-rock Zukr avait fait le déplacement. On
ne "gagne" donc pas son ticket pour Bourges
: on est sélectionné au terme d'une audition
publique dans des conditions live. Et pourtant
on continue à poser la question "alors, qui a
gagné ?". Alors cette année c'est Jenx qui a
"gagné". Au cœur du printemps, leur metal
flirtant avec l'indus fera vibrer les profondeurs
de la Soute du Palais de la Culture de Bourges.
Coup double pour Jenx : les metalheads ont
aussi été sélectionnés pour la 17ème édition
du Concours Européen de Bilbao. Seul groupe
français de la catégorie metal, ils iront se
frotter à leurs pairs ibériques mais aussi venus
d'Allemagne, du Bénélux ou de République
tchèque. Ça va saigner dans l'ancien couvent
de La Merced, décor baroque de la salle
du Bilborock.
[Guillaume Gwardeath]
o Ter À Terre Festival, samedi 12 mars, Mont-de-Marsan, 20 €
en location, www.teraterre.com
o DIY Boogie à la Rock School Barbey, samedi 26 mars,
Bordeaux, www.rockschool-barbey.com
o Garorock, vendredi 1er et samedi 2 avril, Marmande, forfait
2 jours 40 € en location, www.garorock.com
o Printemps de Bourges, du 19 au 24 avril, www.reseau-printemps.com, www.printemps-bourges.com
o Bilborock, www.bilbao.net/bilborock/
M
U S I Q U E S
MAR 1/03/05
• Olivier Galinou
Chanson.
19h30 • Le Bokal • 5€
• David Gentilini
Chanson française.
21h30 • Molly Malone's • Entrée Libre
• Joe Waterfall
• Antifolk Connexion : Kimya Dawson, Schwervon,
Diamond Stars Halo, Kephissia
Chansons du tour de mon monde.
Nouveau mouvement fondateur, effet de mode ou simple
exutoire logique, tout le monde s’en contrefout, l’anti-folk a
au moins le mérite de fédérer des artistes décalés sous une
même bannière : celle de la qualité.
20h30 • Le Plug • 7€
• Smashed Potatoes
• Cabaret chanson française : Lekuk 40
Bootleg party. Dans le cadre des "Jeudi du Plug"
22h • Le Plug • Entrée Libre
21h30 • Congo Café • Entrée Libre
22h • Dibiteri • Entrée Libre
Rythm'n'blues.
22h • Le Comptoir du Jazz • Entrée Libre
• Drugstore Lad
• Jam session jazz
• Groove session : Gator Dash, Sato, Invités
Animée par Anthony Lesage
21h30 • Le Blueberry
Jam & toast.
22h30 • Le Lambi • Entrée libre
• Slam session
22h • Dibiteri • Entrée Libre
• It's a dancehall ting ! Feat. G-Ben Da Milkman
Ragga.
22h30 • Le Lambi • 3-5€
MER 2/03/05
• Ballast + Son De Lucha + Gasmask Terrör
Punk.
19h • Local Universel • 5€
• Lekuk40
Chanson.
19h30 • Le Bokal • Entrée Libre
• Le tombeau de Spike Jones, un enterrement de première classe
VEN 4/03/05
• Olivia Ruiz
Chanson.
20h30 • Ermitage Compostelle, Le Bouscat • 10-25€
• Le tombeau de Spike Jones, un enterrement de première classe
Collectif Yes Igor.
20h30 • TNT-Manufacture de Chaussures • 10€
• The XR5 + The Wild Bud + The Peels
Garage .
20h30 • La Centrale • 5€
• Voices of Praise
House.
21h • Ba-Bhar • Entrée libre
S'inspirant de sa culture profondément ancrée dans les
racines du Gospel, Voices of Praise intègre tous les éléments
de cette tradition. Standards de Gospel (Thomas A.Dorsey,
Mahalia Jackson, James Cleaveland ), mais aussi des arrangements plus modernes (Kirk Franklin, Yolanda Adams) et des
« negro spirituals ».
20h30 • Rock & Chanson • 5-6,5€
• Kawabata + Sejiro
• David Blanc + Barber Shop
Collectif Yes Igor.
20h30 • TNT-Manufacture de Chaussures • 10€
• DJ Bulo
Musique improvisé. Avec le guitariste d'Acid Mother Temple !
21h • La Centrale • 5€
• Bœuf jazz
22h • Dibiteri • Entrée Libre
Quatuor vocal jubilatoire.
21h • Le Bokal • 5€
• Frères Brothers + Les Rois de la Plage
• Paul Faure
Chanson.
21h • Son'Art • 8€
Tango jazz.
22h • Le Comptoir du Jazz • Entrée Libre
• D'GE + David + Stefane
• More Vives
Reggae sound system.
22h • Le Lambi • 3-5€
JEU 3/03/05
• Marc Delmas
Chanson.
19h30 • Le Bokal • Entrée Libre
• VGE passe ses disques !
Vintage rock'n'roll vs. nuggets contemporains.
20h • Cafecito • Entrée Libre
• 5e Anniversaire du Petit Rouge : Les Hurlements d'Léo,
La Réplik, Shaolin Temple Defenders
House, techno. Visuel : FenixDragon
21h • Ubu bar • 4€
• Scène ouverte
. Animée par Teddy Costa
21h30 • Congo Café • Entrée Libre
• Reggae Vinyls Clash : King David, Yak, Mbalo, Maylan,
Azrock
. Gratuit pour les filles avant 23h30
22h • CAT • 7-10€
• Les Gosses de la rue
Jazz manouche.
22h • Dibiteri • Entrée Libre
• Quality Swing Trio
Chanson française, java punk, hip-hop, soul.
20h30 • Rockschool Barbey • 10-13€
Jazz vocal.
• Balsamo Trio & Ladji Diallo
• Vendredi du TNT : Le collectif Yes Igor éclate
La rencontre du conte africain et du jazz.
20h30 • Café Musique Rock & Chanson, Talence • 5-12€
• Le tombeau de Spike Jones, un enterrement de première classe
Collectif Yes Igor.
20h30 • TNT-Manufacture de Chaussures • 10€
• Lunatic Age + Les Voisins d'en Face
Rock.
21h • Son'Art • 8€
• Lonj + Invités
Blues.
21h30 • Congo Café • Entrée Libre
• Djano Les
Jazz manouche.
21h30 • Le Blueberry
22h • Le Blueberry • 3€ jusqu'à minuit
Performance multimédia.
22h-01h • TNT-Manufacture de Chaussures • Entrée Libre
• Soirée Jungle Flavor : OQP, Drop In Caravan
Breakbeat, tek.
22h30 • Le Lambi • 2€
• Julian Liberator + Pe'1
Techno.
23h • Fatkat • 5€
• 69db + Baras
Break, hardtek. 69db live qu’on ne présente plus, issue du
mythique crew Spiral Tribe, fait vivre en permanence ses
machines à coup d'improvisation, il oscille entre break beat,
hard techno et expérimentation diverse
23h • Le 4Sans • Entrée libre
M
U S I Q U E S
• Illegal Clash : The Ambiancers vs. Revenge Of The
Nerds, Mr Monsieur, Walsch-it, The Killed Cops,
Kwaynerd
Saveurs électroniques.
23h • Le Plug • 5€
• M83 + Aeroflot
• Open Blues' Berry
• Vanishing + The Secret Club
Avant rock. En l’espace de trois albums, M83 a su affirmer son
propre son, moderne et onirique, via une électronica spatiale
et mélodique influencée autant par Tangerine Dream que par
My Bloody Valentine.
20h • Son'Art • 10-12€
Bœuf blues acoustique animé par J.N Hervé & V. Jamet.
21h30 • Le Blueberry
Les inévitables Vanishing sont de retour à Bordeaux après leur
second album « still lifes are falling » sur le fameux label goldstandardlabs. Ce duo américain vient de déménager de San
Francisco à Berlin et collabore dorénavant avec Hanin Elias
(atari teenage riot) et son label fatal-recordings. Leur
musique,punk goth disco allie la puissance dansante de la
scène electro-new-wave berlinoise, l’énergie post-punk et la
voix saisissante de Jesse Eva (ancienne Subtonix) qui pourrait
nous rappeler une certaine Lydia Lunch. Leurs concerts sont de
véritables shows apocalyptiques
21h • Le Plug • 5€
• Mudzilla
Blues.
22h • Le Comptoir du Jazz • Entrée Libre
• DJ Jawa
LUN 7/03/05
• Apero Jazz
House.
23h • Poppy's • 3€
18h30 • Dibiteri • Entrée Libre
• Vincent Leq
• Mc Adrian
Chanson.
19h30 • Le Bokal • Entrée Libre
Dance floor made in FG.
23h30 • La Plage, Paludate •
SAM 5/03/05
• Dirty Mark + The Hot Flowers
Garage . Djs Duck & Dispos
20h • Café des Menuts • 2€
• Le tombeau de Spike Jones, un enterrement de première classe
Collectif Yes Igor.
20h30 • TNT-Manufacture de Chaussures • 10€
• Carnaval des Deux Rives : Sergent Garcia, Sur Caribe,
invités et participants aux ateliers
Salsamuffin. Dixième édition du Carnaval des Deux-Rives avec
Sergent Garcia à la direction artistique.
20h30 • Rockschool Barbey • 8€
• Mister M7 & Talkin' Soul + Western Special + Les
Blérots de R.A.V.E.L
Ska, reggae, festif. Infoline : 06 63 91 73 18
20h30 • Salle polyvalente, Saint-Martin-Lacaussade • 15€
• Olc Sincir + Shemhaphorash + Frozen Storm
Métal.
21h • Son'Art • 10-12€
• Solistes de l'ONBA
Les Solistes de l’ONBA autour du compositeur Christian
Lauba pour une nouvelle création : un tango pour quatuor à
cordes, saxophone et piano composé pour accompagner "La
Petite marchande d'allumettes" de Jean Renoir. Interprétation
en avant-première, simultanément à la projection du film
21h • Théâtre du Pont Tournant • 10-15€
• ONBA
Direction de Yutaka Sado, Symphonie n°9 en ré mineur op;125
de Beethoven
20h30 • Palais des Sports • 11-22€
• Jam session
Tous styles et tous publics
21h • Café des Menuts •
• Session Jazz
22h • Le Comptoir du Jazz • Entrée Libre
MAR 8/03/05
• Olivier Galinou
Chanson française.
19h • Centre culturel des Carmes, Langon • Entrée Libre
• David Buhatois
Chanson.
19h30 • Le Bokal • Entrée Libre
• Within Temptation
• Tombad
Funk.
21h • Son'Art • 8€
Groupe majeur de la scène rock métal-symphonique mondiale
aux côtés de Lacuna Coil ou Nightwish, Within Temptation,
emmené par la belle Sharon, est enfin reconnu en France.
Arrangements symphoniques épiques, voix d’ange et guitares
précises, la recette Within Temptation explose au grand jour.
20h15 • Krakatoa • 20€
• En attendant Mado
• Gilles Vignault : au bout du cœur
• Isabelle Drault
Chanson ska swing.
21h30 • Lucifer
• Bœuf jazz
22h • Dibiteri • Entrée Libre
Chanson française.
20h30 • Le Pin Galant, Mérignac • 18-25€
Chanson jazz.
22h • Le Comptoir du Jazz • Entrée Libre
• ONBA
• Reggae Sound System
Musique symphonique. Direction de Yutaka Sado, Symphonie
n°9 en ré mineur op;125 de Beethoven
20h30 • Palais des Sports • 11-22€
22h30 • Le Lambi • 3-5€
• Trio Vox Coelestis
Orgue, trompette et voix, œuvres de Bach, Scarlatti, Haendel,
Melani, Purcell.
20h30 • Eglise Notre-Dame de Talence • 5-12€
JEU 10/03/05
• Marc Delmas
Chanson.
19h30 • Le Bokal • Entrée Libre
• Nonette Tchèque
• Proxima Centauri
Musique de chambre. Œuvres de Mozart, Martinu et Brahms
20h45 • Théâtre des Quatre Saisons, Gradignan • 12-22€
• Brain Damage
Musique contemporaine. Dans le cadre des soirées Opus 5.1
20h30 • TNT-Manufacture de Chaussures • 10€, 15€ les deux
soirs
21h • CAT
• Proxima Centauri
• Mylo + Xavier X-Lab + Sauvagine Sound System
Musique contemporaine. Saxophone, flûte, violon, violoncelle,
piano, percussion, bandes et dispositif électroacoustique..
20h30 • TNT • 10€, 15€ avec le concert du lendemain de Taller
Sonoro
Electro-pop. La sensation électronique du moment s’appelle
MYLO et nous vient de Glasgow. Auteur d’un album remarquable « Destroy Rock’n’roll » ou se croisent les influences de
Daft Punk, Metro Area et Royksopp, Mylo se présente ce soir
en formation live avec 3 musiciens et un projectionniste.
21h • Le 4Sans • 10-12€
• Jam session jazz
. Animée par Patrick Bruneau
21h30 • Le Blueberry
• Slam session
• Ana Salazar
Voir 9/03
20h45 • Palais des Congrès, Arcachon • 9-15€
• Mister M7 & Talkin' Soul
Reggae dancehall.
21h • Congo café • Entrée libre
22h • Dibiteri • Entrée Libre
• Pull + Ginger Frolic + Fragil
• Y Not + Biaccor + Nitty Gritty + Steel Knox
• Lenny Lafargue
Rock. Au profit de la 20ème campagne des Restos du Cœur
21h • Salle Jacques-Brel, Saint-Médard-en-Jalles • 5€
Blues.
22h • Le Comptoir du Jazz • Entrée Libre
• Jam Balaya
• It's a dancehall ting ! Feat. G-Ben Da Milkman
Polymorphe et imprévisible, Pull n’a pas beaucoup d’efforts a
faire pour mériter le surnom d’éboueur de la pop dont l’affuble le zine Kérozène. 3 en studio mais 7 sur scène pour varier
les plaisirs, échanger sourires et instruments aux cours de set
toujours explosif avec un nouvel album sous le bras « My head
is a buildind ».
Le groupe Fragil joue une musique qui lui est propre, des
textes mélancoliques, de la poésie, de la prose, du calme et des
cris, encore des cris, une musique rock agitée par des guitares
acerbes, des pianos feutrés, à découvrir…pour les amoureux de
Programme et de notre belle langue française
21h • Le Plug • 5€
Cajun.
21h30 • Congo Café • Entrée Libre
• Humph Quartet
Ragga.
22h30 • Le Lambi • 3-5€
• Howlin' Blues Trio
MER 9/03/05
• Lekuk40
Blues roots.
22h • Le Blueberry •
Chanson.
19h30 • Le Bokal • Entrée Libre
• Elektro Chok : Proteckt, Ben, Jano, Alex vs Visclo
• Ana Salazar
22h • Dibiteri • Entrée Libre
Techno.
23h • Fatkat • 10€
Etincelle électrique de 25 ans, Ana Salazar symbolise le renouveau de la scène flamenco. Elle s’illustre aujourd’hui dans la
chanson française en interprétant, en espagnol, 11 titres
d’Edith Piaf dans un nouvel album « Un himno al amor ».
Tantôt d’une sensualité provocante, tantôt déchirée par la
douleur ou la rage, Ana Salazar nous offre son émotion et sa
culture pour mieux redécouvrir les nôtres. A bien y regarder, la
frontière paraît bien mince entre la jeune andalouse et la
divine dame parisienne.
20h30 • Espace culturel Treulon, Bruges • 7,5-26€
• Oxia
• Amadou & Mariam + Sherif Mbaw
Live et djs hard core, hardtek.
22h • Nautilus • 5€
• Natty Breakz
Electro dub.
22h30 • Le Lambi • 2-4€
• Marco Bailey + Tom Hades
Auteur d’un 1er album “24h” remarqué et classé 5éme meilleur
disque de l’année par les lecteurs de Trax, Oxia vient de signer des remixes pour Mb Elektronics (label de Marco Bailey) &
Calme Records. Pour amateur de techno groovy
23h • Le 4Sans • Entrée libre
• Funking Freaks : Zefa, Baby Krueger, SOS, Umbra
ZEFA, ce passionné de musiques électroniques nous invite à
une relecture des grands standards d’un genre, allant de The
Hacker à Depeche Mode, en y mêlant ses propres compositions. Baby Krueger, créatrice et animatrice du jeune label
Maldita, clôturera la soirée par une heure corrosive où breakbeat et hardcore se disputeront âprement la piste
23h • Le Plug • 5€
DIM 6/03/05
• Tango !
. Œuvre de Piazzola dans le cadre de "Concerts en balade"
15h • Grand Théâtre • 5€
Musique du monde. Le couple malien sort un nouvel album
produit par Manu Chao. Fruit d’une collaboration fructueuse,
Dimanche à Bamako est un mélange réussi et très
rafraîchissant de sonorités africaines, de guitares, de samples et
de tambours hispano-arabes. L'ancien chanteur de Mano
Negra y tient aussi bien les consoles que la guitare, quand il
n'intervient pas au micro, imprimant sa patte caractéristique
sans pour autant cannibaliser le duo. Bien que nourri à diverses sources, le disque reste empreint de culture malienne, le
musicien globe-trotter apportant surtout une subtilité dans les
arrangements et une certaine modernité du son qui n'entament en rien le côté organique et authentique du couple de
griots. La fluidité et le naturel de l'ensemble en font une vraie
réussite.
20h30 • Rockschool Barbey • 17€
• DJ Bulo
House.
21h • Ba Bhar • Entrée Libre
• Il est où le Nord + Les Charmeurs de Puces +
Aberdeen + La Rue Bignol
Chanson française.
21h • Son'Art • 5-7€
• Moïsette & le Kozmic Ground Blues
Blues, pop 60's.
21h30 • Le Blueberry •
• Lonj
Blues.
22h • Dibiteri • Entrée Libre
• Shaolin Temple Defenders
Funk & soul.
22h • Le Comptoir du Jazz • Entrée Libre
• Groove session
Toast & jam.
22h • Le Lambi • Entrée libre
VEN 11/03/05
• Lareplik
Hip hop. Apéro offert, cadeaux
19h • Centre culturel, Pauillac • 5€
• Taller Sonoro
Musique contemporaine. Dans le cadre des soirées Opus 5.1
20h30 • TNT-Manufacture de Chaussures • 10€, 15€ les deux
soirs
• Soirée DJs & VJ's
• Anne Sylvestre : les chemins du vent
Electronique. Au profit de la 20ème campagne des Restos du
Cœur
20h30 • Salle Jacques-Brel, Saint-Médard-en-Jalles • 3€
Chanson française.
20h30 • L'entrepôt, Le Haillan • 12-25€
• Taller Sonoro
Goth, surf. After 80 (new wave, goth, EBM, punk, indus, metal)
20h30 • L'Inca • 5€
Ensemble espagnol de musique contemporaine. violon, violoncelle, piano, flûte, clarinette, saxophone, harmonica de verre et
percussion.
20h30 • TNT •
• Quintet Cælis
• Amanelis + Antena Tres
• Musiques sur Tables : Vent d'Etat, Fire Breizh, Vaille que
Vaille
Dub, rock, chanson.
20h30 • Salle Quintin Loucheur • 3-5€
Formation de cuivres. Œuvres de Adson, Morlay, Bach,
Hændel, Lully, Mozart, berlioz et bernstein
21h • Chapelle de Mussonville, Bègles • 7,5-12€
• Saint Patrick : Dulcimer, Bagad Ker Vourdel, Brazidec
• Iba Oudjadj + Nicolas Jules
• 2 Days of Sex Electro : Ginger Ale + L'Amour +RZ#
Chanson.
21h • Le Bokal • 5€
• Raconte moi un banjo
Spectacle musical de Nicolas Bardinet et Nicolas Auger.
Infoline : 05 56 21 60 28
21h • Salle de l'école Paul-Cézanne, Saint-Jean d'Illac •
• 2 Days of Sex Electro : Discomobile (La Veuve Electro +
C.Octor + Vj Drone), Club Amour
Musiques celtes et irlandaises
20h30 • Espace Ornon • 5€
Présentation de la compilation "One night with my porn star"
21 • Son'Art • 5€ par soir, pass 2 jours : 8€
• Macka B + Macka Fat + Sound System
Reggae, dub.
21h • CAT • 15-18€
• Fabien Martin
Chanson.
21h • Le Bokal • 5€
21h • Son'Art • 5€ par soir, pass 2 jours : 8€
• Kiss Man
• Une sympathique soirée #2 : Marco, Neoboris,
Djedjotronic vs. Wobo, Nils, …25, Dexima
Blues, reggae.
21h30 • Congo Café • Entrée Libre
Electro, house, breakbeat. Visuels de Ben Condé, Infoline : 06
15 15 80 62
21h30 • CAT • 5€
• Scène ouverte
. Animée par Teddy Costa
21h30 • Congo Café • Entrée Libre
• Laurent Agnès Artite
Jazz'n'groove.
22h • Dibiteri • Entrée Libre
• Cadi Jo dans le Vagabond Blues Quartet
Blues, jazz manouche.
22h • Le Blueberry • 3€ jusqu'à minuit
• Shaolin Temple Defenders
Funk & soul.
22h • Le Comptoir du Jazz • Entrée Libre
• Tommy Emmanuel
Guitariste, maître incontesté du picking international, sans
pour autant s'enfermer dans un style..
22h • Satin Doll • 16€
• En attendant Mado
Chanson ska swing.
22h • Chez Alriq • 5?
• Vendredi du TNT : Name Dropping
Une proposition d'Edouard Boyer.
22h-01h • TNT-Manufacture de Chaussures • Entrée Libre
• Soirée Jungle Flavor
Drum'n'bass, jungle.
22h30 • Le Lambi • Entrée libre
• Soirée "Infrabass" : David Green + Aiwax + Gildas
• Martin Neish
Folk rock.
21h30 • Molly Malone's • Entrée Libre
• En attendant Mado
Chanson ska swing.
22h • Chez Alriq • 5?
• Nature
Pop.
22h • Dibiteri • Entrée Libre
• Dernières Outrances
Spectacle théâtral et musical.
22h • Le Blueberry •
• I.K.S : Armand & Speedy
Dub.
22h • Le Lambi • Entrée libre
• Klub des Loosers + Pingouin + Mc Portière
Hip-hop. On ne présente plus le Klub des loosers et son unique
membre Fuzati au parcours classique de Mc underground.
22h • Le Plug • 10€
• Stef + Plasmotec + Salav + Shanti vs. Naya
Trance.
23h • Fatkat • 6€
• Jam Session
Semaine de l'Image et du Son en Fronsadais
23h • Café l'Orient à Libourne
• Ken Ishii
Dj & producteur précurseur de la scène techno asiatique
23h • Le 4Sans • 8€
Hardetk.
23h • Fatkat • 5€
DIM 13/03/05
• Chanson gitane
• Drum'n'Bass In Your Face : Otis, Cliff Barnes
Opérette. Livret de A.Mouezy-Eon, musique de Maurice Yvain
14h30 • Le Pin Galant, Mérignac • 8-33€
23h • Le 4Sans • Entrée Libre
• Trachiotomy
Avant hip-hop. Ce rapper Mc de La Nouvelle Orléans,
Louisiane, produit un son véritablement distinctif : entre Rap
et Soul aux paroles psychédéliques sans queue ni tête tel un
collage de folie passagère entre Dj Shadow et Tom Waits.
23h • Le Plug • 5€
SAM 12/03/05
• 2ème Heure musicale "Romance" : Ensemble Enzina
Musique baroque.
18h • Auditorium, Floirac • 5€
• Ter à Terre Festival : Fishbone, Brigitte Fontaine, Sharon
Jones, Psykup, Hurlements D'Léo, Wolfunkind, Watcha,
Arseniq33
18h • Mt de Marsan, Espace Mitterrand • 20-25€
LUN 14/03/05
• Apero Jazz
18h30 • Dibiteri • Entrée Libre
• Vincent Leq
Chanson.
19h30 • Le Bokal • Entrée Libre
• The Soledad Brothers + Dechman
La petite bande de Détroit aime l'air bordelais... au point d'y
séjourner pour travailler sur leur prochain album ! Et quel honneur d'avoir comme hôte le groupe capable de rivaliser avec les
Flamin' Groovies ou les Stones de la meilleure époque !! Et si
vous en doutez, courrez chez votre disquaire écouter Voice of
Treason, leur dernier album en date. Vous repartirez avec leur
discographie ! Un concert des Soledad Brothers, c'est la fête du
Blues, du Rock'n'Roll, de la Soul !
21h • Son'Art • 5-10€
• Chœur de l'Opéra National de Bordeaux
Formation soliste. Direction de Jacques Blanc, Requiem allemand, version de Londres pour deux pianos de Brahms
19h • Temple du Hâ • 8€
MAR 15/03/05
• John Smith
• LaReplik
Chanson.
19h30 • Le Bokal • Entrée Libre
Java punk
19h • Local U, rue Barreyre • 5?
• Elfe & Mer + Nuage Rouge
Chanson française.
20h30 • Café des Menuts • 2€
• Grand Six
Jazz. Dans le cadre de la semaine de l'image et du son en
Fronsadais
20h30 • Cinéma Les Variétés, Libourne • 7-10€
• Bagad Ker Vourdel + Balakandra + Dulcimer +
Brazidec
Musiques du monde. Dans le cadre de la Saint-Patrick
20h30 • Espace d'Ornon, Villenave-d'Ornon • 5€
• Girls In Hawaii + Austin Lace
Pop belge, mélodies accrocheuse
20h30 • Le 4Sans • 15-18€
• Orchestre symphonique de Budapest
Direction musicale de Gabor Hollerung. Œuvres de Glinka,
Brahms, Tchaïkovsky
20h30 • Le Pin Galant, Mérignac • 8-31€
• Dresden Dolls
Cabaret rock.
20h30 • Rockschool Barbey • 23€
• Slam session
22h • Dibiteri • Entrée Libre
M
U S I Q U E S
MER 16/03/05
• Lekuk40
Chanson.
19h30 • Le Bokal • Entrée Libre
• L'Occasione fa il ladro
Lyrique. D'après Gioachino Rossini
20h • Casino de Bordeaux • 25-50€
• Watchaclan + Ital Ray Birth
• Dead Can Dance
Reggae.
21h • Son'Art • 8€
Outer limits. COMPLET !
20h30 • Théâtre Fémina • 35-45€
• Mad Dog
• Fabulous Trobadors e Clica
Blues, pop.
21h30 • Congo Café • Entrée Libre
Rap occitan.
21h • Centre culturel le Bateau Lyre, Le Barp • 5-12€
• Joe Waterfall
Chansons du tour de mon monde.
22h • Dibiteri • Entrée Libre
• Les Lyricalistes
Slam session. . Semaine de l'Image et du Son en Fronsadais
22h45 • Café l'Orient à Libourne
• DJ Bulo
• White Electro : John Jastszebski
House.
21h • Ba Bhar • Entrée Libre
House, tech. Infoline : 06 70 26 61 09
23h • Le 4Sans • 6-8€
• Caroliner Rainbow
• Jean-Louis Costes
Outer limits. Caroliner Rainbow est un groupe expérimental à
l’art conceptuel de San Francisco déstiné à créer le rêve
fiévreux de l’American psychedelia. Leur show vise à recréer
l’expérience des pionniers du Wisconsin dans les années 1800
où l’hiver rude et le blé empoisonné déclenchèrent des hallucinations de masse. Leurs installations psyché et quelques peu
déstabilisantes est un mélange de Residents et de Disneyland.
Effets bizarres et textes historiques sont l’univers hors normes
des Caroliner dont chaque album est une performance
scénique unique.
21h • Le Plug • 6€
Sorte de porno-rocker underground, Costes officie sur scène et
sur disque depuis dix ans. Détesté par les uns, adoré par les
autres, il fascine et inquiète. Rien ne lui résiste. Toutes les conventions sociales, toutes les hypocrisies intellectuelles
explosent là où il passe. Envers et contre tout, seul contre tous,
Costes continue sa saine et "sainte" lutte contre l'ennui...
23h • Le Plug • 6€
• Jazz & Electro Tour : Wish, P.A Goualch, D. Seffer &
T.Maillard
Chanson.
19h30 • Le Bokal • Entrée Libre
21h • Son'Art • 10€
• Bœuf jazz
22h • Dibiteri • Entrée Libre
JEU 17/03/05
• Marc Delmas
Chanson.
19h30 • Le Bokal • Entrée Libre
• Fabulous Trobadors e Clica
Rap occitan.
20h45 • Salle Fongravey, Blanquefort • 10-18€
VEN 18/03/05
• Nicolas Jules
• L'Occasione fa il ladro
Lyrique. D'après Gioachino Rossini
20h • Casino de Bordeaux • 25-50€
• Les Wampas + Il Fulgurante + Surprises
Rock.
20h15 • Krakatoa
• Ambitronix : Benoit Delbecq & Steve Arguelles
Une virée au sein du jazz abstrait, de l’électronique et de l’architecture sonore.
20h30 • Salle Lescoure, Lacanau • 8-15€
• Singuila + Guest
R'n'B.
21h • CAT • 12-15€
• Fabulous Trobadors e Clica
Rap occitan.
21h • Centre Simone-Signoret, Canéjan • 5-12€
• Les Frères Belmondo
Jazz.
21h • Salle Evasion, Ambarès • 8-15€
• Idiome + E-Breed + Basement
Neo métal.
21h • Son'Art • 5€
• Rue de La Muette + Loïc Lantoine
• Madrugada
Samba.
21h • La Centrale • 5€
• Rue de La Muette + Loïc Lantoine
Chanson française.
21h • Scène des Carmes, Langon • 5-14€
• Orville Grant
Country blues.
21h30 • Congo Café • Entrée Libre
• Rimshot + Dual Snake + Barras
Drum'n'bass, breakbeat.
22h • CAT • 5€
• Gypsie Color
Jazz manouche.
22h • Dibiteri • Entrée Libre
• Les Ouaouaches
Reggae.
22h • Le Chat Qui Pêche • Entrée Libre
• Drum'n'Bass Bordeaux Show : Garysan, Cliff Barnes
.22h • Son'Art • Entrée Libre
• Vitalic + Stamba
Techno.. Rendez-vous d'exception avec l'un des dj les plus
énigmatique et les plus efficace de la planète dance floor.
23h • Fatkat • 10€
• Cristof Salzac
Electro.
23h • Le 4Sans • Entrée Libre
• Soirée Supermicro : Super Micro aka Grem's,
Hogstrum, datA, Dj Steady
Hip-hop. Pre Show : Moudjad
23h • Le Plug • 8€
DIM 20/03/05
• Phi-Phi
Opérette. Livret de A.Willemetz et Solar, musique d'Henri
Christine
14h30 • L'entrepôt, Le Haillan • 12-25€
• L'Occasione fa il ladro
Lyrique. D'après Gioachino Rossini
15h • Casino de Bordeaux • 25-50€
• Zita Swoon
Pop belge. Formule club
19h • Rockschool Barbey • 12€
Chanson française.
21h • Théâtre Jean-Vilar, Eysines • 9-15€
• Scène ouverte
18h30 • Dibiteri • Entrée Libre
Animée par Teddy Costa
21h30 • Congo Café • Entrée Libre
• Dillinger Escape Plan + Kruger
Jazz et plus.
22h • Dibiteri • Entrée Libre
• Vendredi du TNT : Loreto Martinez Troncoso
22h-01h • TNT-Manufacture de Chaussures • Entrée Libre
• Anton X + Wiliiam Martin
Techno.
23h • Fatkat • 3€
• Dave Clarke
Après un passage en live c’est pour un set dj, exercice de style
ou il excelle, que ce personnage hors norme de la scène techno revient au 4 sans.
23h • Le 4Sans • 10€
• Comtron + Katelectro + Tom Deluxx + No Way vs.
Adjust
Electro profonde aux frontières industrielles et
80’s. Beat débridant, vintage et un peu fou aux
vocals simples et épurées. 23h • Le Plug • 8€
SAM 19/03/05
• Yanouchka
Chanson.
19h30 • Le Bokal • 5€
• Stephen Kovacevich
Récital de piano. Œuvres de Berg, Beethoven et Schubert
20h30 • Grand Théâtre • 11-22€
• Speedomalt + Hot Flowers
Rock.
20h30 • La Centrale • 5€
• Renata Rosa
Folklore brésilien.
21h • CAT
• Ximel + Monarch + William Drummond
Emorock, hardcore.
21h • L'Ubu • 5€
• Slam session
22h • Dibiteri • Entrée Libre
JEU 24/03/05
• L'Occasione fa il ladro
Lyrique. D'après Gioachino Rossini
20h • Casino de Bordeaux • 25-50€
• Erik Truffaz Ladyland Quartet + Thomas Dybdahl
Electro jazz. Faut il encore présenter ce trompettiste de jazz….
Erik Truffaz, trompettiste Suisse, est un artiste majeur du jazz
européen grâce à The Dawn sorti en 1998, fascinant essai
mêlant jazz, drum’n’bass et hip-hop. Cet album sera salué
comme un des albums les plus novateurs des années 90. Mais
le succès ne lui a pas pour autant fait abandonner ses multiples projets avec des musiciens tels que Jeri Brown, Marc
Fosset ou encore Kirk Lightsey, qu’il poursuit toujours avec la
même passion.
L’homogénéité du groupe soudé que forment aujourd’hui Erik
Truffaz, Patrick Muller, Marcello Giuliani et Marc Erbetta,
représente un vent nouveau. Chaque musicien y est tour à tour
leader, accompagnateur ou compositeur, exprimant chacune
de ses inspirations tant en studio que sur scène.
20h30 • Le 4Sans • 18-20€
• Antibalas Afrobeat Orchestra + Segun Damisa &
Alkebu-Lan
20h30 • Rockschool Barbey • 16-20€
• Juliette
Chanson française.
20h30 • Théâtre Fémina
• Andrea Parkins
Andrea Parkins est une artiste sonore, compositrice et improvisatrice. Ses projets se sont jusqu’ici déclinés en solos pour
accordéon, piano et sampler, petites et grandes pièces de
groupe, et design sonore pour ses propres installations plastiques multi-media. New yorkaise, elle a ses habitudes au
Tonic ou à la Knitting Factory. Elle est invitée à Bordeaux sur
la carte blanche donnée à la chorégraphe Jennifer Lacey pour
qui elle travaille régulièrement la matière sonore.
20h30 • TNT-Manufacture de Chaussures • 10€
• DJ Stefane + D'GE + Duffy
LUN 21/03/05
• Apero Jazz
• Christophe Maroye Duo
malistes, un rock émancipé, une electronica mâtinée de jazz. Leur premier veritable album "form
of…" (prohibitedrecords 2003) témoigne beaucoup plus en
profondeur de l'identité du duo, ayant capturé l'intensité
sonique de leurs concerts et n'hesitant pas à laisser une belle
place aux arrangements et aux invités.
21h • Son'Art • 8-10€
20h30 • Rockschool Barbey • 15-17€
MAR 22/03/05
• L'Occasione fa il ladro
Techno, house. Visuel : Fenix Dragon
21h • El Inca • 2€
• Nosfell + Le Consul
Melting folk.
21h • Son'Art • 10€
• Cabaret Moderne
Music-Hall déjanté.
21h • Théâtre Jean-Vilar, Eysines • 13-15€
• Jess
Lyrique. D'après Gioachino Rossini
20h • Casino de Bordeaux • 25-50€
Pop folk.
22h • Dibiteri • Entrée Libre
• Slam Ta Vie ! Slam Ta Ville
• Les Jeudi de l'Impro : Match peinture/musique
. Dans le cadre de la semaine de la poésie
20h30 • Espace culturel du Bois Fleuri, Lormont • 3,5-6,5€
Performances et live improvisés.
22h • Le Plug • 5€
• Bœuf jazz
22h • Dibiteri • Entrée Libre
MER 23/03/05
• Europe 2 Campus Tour : No One Is Innocent, Superbus,
Prohom, Invités
Rock.
20h30 • Rockschool Barbey • 20€
• DJ Bulo
House.
21h • Ba Bhar • Entrée Libre
• Berg Sans Nipple + Zukr
Le duo franco-américain Berg Sans Nipple est constitué de Lori
Sean Berg et Shane Aspegren. Le premier est un charmant
Frenchy, originaire des rues obscures du Paris gay et le deuxième un grand gars aux allures scandinaves, qui vient en fait
des plaines poussièreuses du Nebraska, réunis pour s’aiguiller
dans une multitude de cables, claviers, samplers, percussions et
autres trompettes… La musique du court métrage de Shane
Apsegren "Marie-Madeleine" (EP 2002) a été un avant goût de
la direction artistique du duo, combinant des textures mini-
VEN 25/03/05
• David Grousset
Baryton. Dans le cadre des "Midis musicaux"
12h30 • Grand Théâtre • 5€
• Festival le Festin : Rageous Gratoons, Mangui Dem
Taftaf, …
20h • Créon, espace culturel • 12€
• Rageous Gratoons
Festif. Dans le cadre de festin Muzik' Pluri'Ailes
20h30 • Espace culturel, Créon •
• Bjorn Berge + Invités
Bjorn Berge a créé la sensation avec son blues funky ultra
rock’n’roll, seul avec une guitare acoustique appuyée par un
battement de pied frénétique. C’est de Norvège que nous
arrive ce grand fan de Delta Blues pour une musique moderne
qui, sans trahir ses origines, ouvre de nouvelles perspectives.
Delta Funk ?
20h30 • Rock & Chanson • 12-13€
• Pascual Gallo y Flamenco Gitano
• Tremplin Rock Amplitude #5
21h • Salle Simone-Signoret, Cenon • 5-12€
20h • Salle Jean-Mamère, Libourne • 5€
• Les Boukakes
• Festival le Festin : Les Lutins Géants, Djano Les,
Malod'j, Josem
Rock du bled.
21h • Son'Art • 7€
• Cabaret Moderne
Music-Hall déjanté.
21h • Théâtre Jean-Vilar, Eysines • 13-15€
• Scène ouverte
Animée par Teddy Costa
21h30 • Congo Café • Entrée Libre
• Dancehall Battle Clash : Lopez, Kriss, G Ben
• Pascual Gallo y Flamenco Gitano
Gratuit pour les filles avant 23h
22h • Le 4Sans • 10€
20h30 • Salle Pierre-Cravey, La Teste-de-Buch • 5-12€
• African Lion's : Gaïnde, Guirras Baba, Lucky'o, Unity
Promotion Sound System
• Sound System African Crown + Guest
22h • CAT • 5-7€
• Hot Gang
• Sammy Thibault Quintet
Rock'n'Swing.
21h • Son'Art • 6€
• DJ Jawa
House.
22h • Velvet • Entrée Libre
• Déshabillez-moi
• Beach Lovers
22h • Le Comptoir du Jazz • Entrée Libre
Jazz. Eddy Louiss, Bernard Lubat, Luigi Trussardi, Maurice
Vander
20h30 • Le Pin Galant, Mérignac • 25-30€
• Mudzilla
Techno hardcore.
23h • Fatkat • 5€
Blues.
22h • Dibiteri • Entrée Libre
• Mark N + Rider
• Chebout Morad
Ex membre du célèbre trio Nasenbluten, c'est l'un des papes
du hardcore mondial. 12 ans d'activités dans la musique derrière lui !!! Aussi doué comme DJ que comme producteur. Il a
récemment sorti un excellent CD mixé chez Epileptik (Epk «
Under Sufferance »).
23h • Le 4Sans • 5€
Reggae à textes.
22h • Le Bokal • 5€
Symposium multimedia rock'n'roll.
14h • Rockschool Barbey
• Session Latino
• Fire Breizh + Vaille que Vaille
• Manu Le malin vs. Torgull
SAM 26/03/05
• DIY Boogie : Les Yves, The Devil Makes Three, Hawai
samurai, Kimo, Seanews
18h30 • Dibiteri • Entrée Libre
MAR 29/03/05
• O' Toulouse, hommage à Claude Nougaro
YNG & Fred Phonème.
22h-01h • TNT-Manufacture de Chaussures • Entrée Libre
Electro.
23h • Le Plug • 5€
LUN 28/03/05
• Apero Jazz
West Coast.
21h30 • Congo Café • Entrée Libre
Ska rock.
21h30 • L'Estran, Domaine de Caupîan, Saint-Médard-en-Jalles
• 3€
• Julien Milan "Betrash" + Dj Mattiu
Hip hop. Battle Mc
21h30 • CAT • 5-7€
20h • Créon, espace culturel • 12€
Musique du monde.
21h • CAT • 10-12€
Jazz.
22h • Dibiteri • Entrée Libre
• Survivor Act VII : DJ Djam'l, J.E Tryfe, Da 10 Keus &
Goodfella
• Alexander Robotnik + Club Amour
Electro.
23h • Fatkat • 8€
• Alex Khan
Techno.
23h • Le 4Sans • Entrée Libre
• Concrete Jungle Night #3 : Matt Doubt, Dual Engine
Live et Dj set
23h • Le Plug • 5€
DIM 27/03/05
• Le Tigre + Gravy Train + Dawn Lands
Punk-rock lesbien.
20h30 • Rockschool Barbey • 15€
• Gonzales
Piano solo. Voir pages « Sono ».
21h • Grande nef du capcMusée • 10€
• Slam session
22h • Dibiteri • Entrée Libre
MER 30/03/05
• ONBA
Musique symphonique. Direction de Kristian Järvi, Sophie
Koch Soprano, œuvres de Nielsen, Ravel et Rimski-Korsakov
20h30 • Grand Théâtre • 13-26€
• Le Quatuor sur la corde rêve
Mise en scène d'Alain Sachs.
20h30 • Le Pin Galant, Mérignac • 30€
• Magyd Cherfi + Hyperclean
Chanson française.
20h30 • Rockschool Barbey • 15€
• Robocop Kraus + Adam Kesher
De l’Allemagne, on retient surtout les ancêtres Kraftwerk et
Can, une certaine scène electro-clash Berlinoise et l’excellent
catalogue du label Morr Music. La renommée musicale du pays
s’inscrit davantage vers l’électro que le rock tendance MC5,
Stooges et consorts. C’était sans compter sur un petit électron
libre au doux patronyme de The Robocop Kraus qui en appelle
à 25 ans d’héritage punk digne d’un Clash, mêlé à l’urgence
mélodique d’un Fugazi et digéré à la sauce revival garage
21h • Son'Art • 8-10€
• Bœuf jazz
22h • Dibiteri • Entrée Libre
• Balkadje
Musique du monde.
22h • Le Comptoir du Jazz • Entrée Libre
JEU 31/03/05
• ONBA
Musique symphonique. Direction de Kristian Järvi, Sophie
Koch Soprano, œuvres de Nielsen, Ravel et Rimski-Korsakov
19h • Grand Théâtre • 13-26€
• Bazbaz + Oshen
Variété.
21h • Satin Doll • 12€
• Bertrand Betsch + The Garçon
Frenchy but chic. Chanson rock aux larges influences : jazz,
reggae, fanfares...
21h • Son'Art • 10-12€
• Jacques Chambon
Chanson française.
21h30 • Congo Café • Entrée Libre
• Live At Home
Soirée DJ.
22h • Dibiteri • Entrée Libre
VEN 1/04/05
• Festival Garorock : Mano Solo, Max Romeo, Popa
Chubby, The Film, Zenzile La Varda The Devil Makes, Taraf
de Haïdouks…
Marmande, Parc des Expos • Rens 05 53 64 44 44
SAM 2/04/05
• Festival Garorock : Dj Vadim, Puppetmastaz, Le Peuple
de l’herbe, Rubin Steiner, Meï Teï Sho, Anthony B,
Lofofora, Babylon Circus, Aqme, Aïzell…
Marmande, Parc des Expos • Rens 05 53 64 44 44
S
P E C T A C L E
DANSE
VEN 4, SAM 5/03
• Ma
Akram Khan Dance Company.
Dans sa nouvelle pièce Ma (signifiant la mère et la terre en
bengali), conçue pour dix interprètes (sept danseurs et trois
musiciens), Akram Khan continue d’explorer cette esthétique
qui a modelé son style choré-graphique, ce langage fusionnel
entre danse traditionnelle du nord de l’Inde et vocabulaire
contemporain occidental. Célérité qui fait dire de son mouvement qu’il fouette et ondule. Cette singularité se remarque
dans ses pièces. Elles prônent tantôt une abstraction quasi
mathématique, tantôt s’ancrent dans la difficile discipline du
Kathak qu’il a longtemps étudiée auprès de son maître Sri
Pratap Pawar. Dès ses premières chorégraphies, Akram Khan a
choisi d’emblée une écriture géométrique et syncopée.
Torsions, vitesse, brusques arrêts, animent sa gestuelle. Après
s’être intéressé à la notion d’espace vide en collaborant avec le
célèbre plasticien et sculpteur indien Anish Kapoor dans
"Kaash" (2002), il revient aux mythes fondateurs avec cette
nouvelle pièce intitulée "Ma"… un récit qui renoue avec la
source du Kathak mêlant théâtre, danse et musique composée
par Riccardo Nova. Le texte a été confié à Hanif Kureishi,
auteur, entre autres, du "Bouddha de banlieue" et scénariste
du film "My Beautiful laundrette".
Cette nouvelle pièce, "sa plus ambitieuse", Akram Khan a voulu
« accéder a un autre niveau, développer d'autres caractères
aussi. Il ne s'agissait pas d'avoir seulement une grande équipe
mais plutôt des personnalités au vécu riche »… d’où cette
palette de couleurs, entre nuance et contraste, cette énergie
transmise par des danseurs d'Asie, d'Afrique du Sud, de
Slovaquie ou d'Espagne sans oublier Akram Khan lui-même;
quant aux musiciens, du Pakistan, d'Inde du Sud ou d'Europe,
ils forment l'ossature enchantée de cette chorégraphie entre
ciel et terre.
20h30 • TnBA • 5-12€
VEN 11/03
• Festival Tendances: Ipso Facto
Virginie Mirbeau, Cie Arts ' Fusion
La 13ème édition du festival Tendances s'ouvrira par la création de Virginie Mirbeau "Ipso Facto", pièce chorégraphique
pour trois danseurs. En posant la question "le temps existe-til ?", elle nous propose de développer un événement interactif à partir de ce questionnement au sein duquel danseurs et
public dialogueront : temps linéaire, mesurable et objectif et
temps cyclique. Dans cette création, il s'agira d’illustrer l'idée
que le temps n'a pas d'existence en soi et que notre relation
au temps s'accomplit dans le face à face avec autrui. Une
réflexion tout en mouvement.
19h30 et 21h30 • Le Cuvier de Feydeau • 5-12€
SAM 12/03
• Festival Tendances: Zarathoustra
Carlotta Ikeda, Compagnie Ariadone
Au début des années 80, Carlotta Ikeda et Ko Murobushi, fondateurs de la compagnie Ariadone, ont fait connaître leur lecture du Buto en Europe avec « Zarathoustra ». L’œuvre a marqué les esprits par son énergie et sa violence, l’Occident découvrait alors un autre langage chorégraphique. Re-créer aujourd’hui « Zarathoustra », c’est s’inspirer de la mémoire du spectacle et réécrire l’œuvre en se nourrissant du présent.
"Zarathoustra" revisitée est la preuve d'un magnifique défi au
temps qu'il est possible de transmettre au delà de la génération
qui l'a fait naître.
21h • Centre culturel des Carmes à Langon • 5-12€
MAR 15/03
• Festival Tendances: Voyage
Dumb Type
Rassemblant des architectes, ingénieurs du son, vidéastes,
danseurs, musiciens et informatiens, Dumb Type est un collectif pluridisciplinaire dont la démarche est unique au monde.
Avec un détonnant mélange d'effets visuels et sonores,
"Voyage" nous plonge dans l'univers sinueux et acide de notre
temps flirtant à la fois avec le spectacle vivant, la vidéo et les
arts graphiques. Un spectacle à la fois drôle, tragique et envoûtant.
20h30 • Le Carré des Jalles • 5-12€
Du MAR 15 au JEU 24/03
• Le Lac des cygnes
Ballet. Musique de Tchaïkovski. Une chorégraphie poétique de
Charles Jude, transposée en Ecosse. Marqué par la version de
Rudolf Noureev (1984), inspirée de Marius Petipa et Lev
Ivanov, Charles Jude a créé sa propre version du Lac des cygnes
en 2002. L’Opéra National de Bordeaux reprend cette version
qui transporte l'action en Écosse, mettant en valeur le romantisme et l'intensité dramatique de l'ouvrage.
Grand-Théâtre de Bordeaux
Mar.15, mer.16, jeu.17, ven.18, lun.21, mar.22, mercredi 23, jeudi
24 mars 2005 à 20h. Dim. 20 mars 2005 à 15h.
Grand-Théâtre • 8 à 38 €
MER 16/03
• Festival Tendances: Fallen
Jess Curtis, Gravity et Fabrik Company
La rencontre de deux compagnies de cultures différentes Fabrik Company basée à Potsdam en Allemagne et Gravity
Entertainment de San Francisco - a donné naissance à
"Fallen". Deux équipes rompues à la rencontre de l'autre dans
un métissage réussi qui rassemblent des morceaux de vie où les
corps et les visages se livrent avec générosité et tendresse à la
pantomime humaine. Outre les performances physiques,
"Fallen" dégage une force poétique et une émotion rare.
mercredi 16 mars 2005*
20h45 • Théâtre des Quatre Saisons de Gradignan • 5-12€
Michel Schweizer est un agitateur. Il bouscule le spectacle
vivant. Sa lucidité s’exerce sur tous les abus de pouvoir qui
frappent les travailleurs, fussent-ils des artistes. Déjà, dans «
Kings », il présentait un danseur au chômage dont le parcours
quasi sans fautes ne l’empêchait pas de se retrouver sur la
touche. Décalé, déroutant, rempli d’humanité, « Scan » interroge la danse et le théâtre à travers le regard de l’autre, le regard
sur soi, le rapport à notre société, sans condescendance ni
cynisme.
20h30 • TNT-Manufacture de Chaussures • 5-12€
VEN 18/03
• Festival Tendances: Premier round
Chorégraphie : Olivier Germser. Compagnie Tango Sumo
Deux pièces chorégraphiques, deux variations complémentaires
sur le même espace. Trois hommes, un décor tourné sur luimême, au centre une table tournante invite à un regard tendu,
et le public si proche, inclus dans cet univers mi-clos. Tango
Sumo est une allégorie de la relation des hommes. Cette pièce
s’inscrit dans un espace très défini, un huis clos qui, a lui seul,
induit déjà le rapport des danseurs. Pas d’autre issue que d’affronter cette simple réalité. L’autre est là, trop proche pour
pouvoir fuir le face à face.
15h • Glob Théâtre • 5-12€
• Festival Tendances: Deuxième round
Chorégraphie : Olivier Germser. Compagnie Tango Sumo
Et si nous étions quatre ? Un par corde à rebondir dans les
cordes de ce ring ; ouvrir l’espace à huit jambes. Faire un deuxième round où la danse pourrait s’approprier l’espace entier,
une danse d’hommes, alerte et vive. Un accordéoniste joue,
soutient, témoigne et arbitre ce quatuor masculin. Il est le
maître de cérémonie, il ouvre et ferme les danses à sa guise,
donne le tempo et sonne le début et la fin de ce deuxième
round.
19h • Glob Théâtre • 5-12€
Cinq danseurs, un musicien et quatre femmes d’âge
respectable cohabitent dans l’espace. « MIR… » utilise les conditions et les expériences éprouvées à bord de la station spatiale comme allégorie de l’amour : instabilité, manque de sommeil, désorientation, perte de la gravité, de l’orientation.
Danse-théâtre, comédie musicale, claquettes, rock and roll,
topographie des vies écoulées, sur-engagements des corps,
tout chez Constanza Macras, chorégraphe argentine installée à
Berlin, nous déconcerte, nous réjouit et nous émeut. Festival
d’Avignon 2004
21h30 • Grande Nef du CAPC • 5-12€
VEN 25, SAM 26/03
• $Shot
Par Jennifer Lacey, Nadia Lauro, Zeena Parkins, Erin Cornell
Inspiré par le vocabulaire du corps pornographique et le minimal, $ Shot explore la relation entre le voyeurisme et la contemplation. La pièce se réfère à l’imagerie physique raffinée et
à la narration particulière de la pornographie pour créer une
médiation complexe et séduisante sur les formes et les
manières de voir. Jennifer Lacey voit une corrélation fascinante
entre les pratiques de la danse et de la pornographie. Toutes
les deux agissent sur le corps en le réduisant sévèrement, en
l’épurant et le retirant de son contexte quotidien.
Souvent, ce que vous êtes censé regarder n’est pas vraiment la
chose intéressante. En dehors de l’action en cours, la
pornographie prétend rarement donner un sens au corps et
aux formes qu’elle exhibe. Inspirée par cette dimension formaliste du porno mais aussi par l’art minimaliste des années
1960 et 1970, $ Shot explore un corps libéré du sens et de la
métaphore, tout en jouant avec le fétichisme et la représentation / construction du corps érotique. (…)
20h30 (+18h30 le samedi) • TNT• 10 €
THÉÂTRE
SAM 19/03
• Festival Tendances: Premier round
Chorégraphie : Olivier Germser. Compagnie Tango Sumo. Voir
18/03
18h • Glob Théâtre • 5-12€
• Festival Tendances: Deuxième round
Chorégraphie : Olivier Germser. Compagnie Tango Sumo. Voir
18/03
21h • Glob Théâtre • 5-12€
• Festival Tendances: 99 Duos
Jean-Claude Gallotta, Centre Chorégraphique National de
Grenoble
Un retour aux sources pétillant, à la forme première, à la composition chorégraphique par laquelle Jean-Claude Gallotta est
devenu chorégraphe et dont il pense aujourd'hui ne pas avoir
épuisé toutes les combinaisons. Ni exercice de style, ni exploit
chorégraphique, avec "99 duos" il renoue avec le ludisme et la
tendresse et dit avec le rythme (musique, mots, danse) les
incalculables variations des Deux, chiffre de toutes les ambivalences et dédoublements.
20h30 • Espace Culturel Treulon à Bruges • 5-12€
MAR 22/03
• Festival Tendances: « Souffles »
Cie Irène Tassembedo
Au-delà de la plastique exceptionnelle des corps, de l'harmonie
et de la sensualité du geste, de l'exaltation de la beauté noire
en somme, "Souffles" insuffle dans cette pièce le lien puissant
entre l'esthétique du corps et l'histoire politique des peuples
d'Afrique et pose la question de la fascination contemporaine
pour la splendeur du corps noir et l'exploitation que l'on en
fait. Une danse "à couper le souffle"qui n'oublie pas ses origines, ni pourquoi et comment elle peut et doit s'exprimer !
21h • La Médoquine • 5-12€
JEU 17/03
MAR 22, MER 23, JEU 24/03
• Festival Tendances: Allegoria stanza
• Festival Tendances: Solo Stockhausen
Abou Lagraa, Cie La Baraka
"Allegoria Stanza" se déroule comme une image, une phrase
poétique, une vague qui se renouvelle indéfiniment. Dans cette
pièce vont se rencontrer deux mondes différents, des danseurs
de formation contemporaine et des danseurs de hip hop avec
lesquels le chorégraphe réussit une exceptionnelle danse sans
répit sur des musiques traditionnelles du Moyen-Orient et du
Maghreb. Une chorégraphie allègre et magistrale, entre rêve et
émotion, énergie et précision.
jeudi 17 mars 2005*
20h30 • Gymnase Jean-Raymond Guyon à Floirac • 5-12€
Michèle Noiret
La soirée se compose de la chorégraphie et du film stoc... de
machin (en partenariat avec Arte)
« Tierkreis » a été écrit en 1975 par Stockhausen et comprenait
12 mélodies reprenant les 12 signes du Zodiaque.
Collaboratrice de longue date du compositeur, Michèle Noiret
use de son corps étiré et musclé avec subtilité, finesse et précision. Complice, elle parvient à donner de la légèreté à cette
musique austère, à jouer avec la fantaisie des notes et de leur
répartition dans l’espace. Une présence fascinante d’une étonnante souplesse, au service une élégance nerveuse et d’une
scénographie originale.
JEU 17, VEN 18, SAM 19/03
V I V A
21h • Glob Théâtre • 5-12€€
MER 2/03/05
• Six hommes grimpent sur la colline
Mise en scène de Michel Thébœuf. D'après Gilles Granouillet
20h30 • La Lucarne •
• Un barrage conte le Pacifique
.D'après Marguerite Duras. Adaptation et interprétation Maud
Andrieux. Une femme française et ses deux enfants, Suzanne
et Joseph, vivent en Indochine dans les années 30. L’Indochine
colonialiste avec ses horreurs et ses hontes. Ils habitent une
concession au bord du fleuve, concession inutilisable, incultivable et pourtant la mère s’acharnera toute sa vie pour qu’il
sorte quelque chose de cette terre. Elle construira des barrages
contre le Pacifique pour empêcher la mer de balayer les cultures et pour améliorer les conditions de vie des paysans, pour
que leurs enfants, cessent de mourir de faim et du choléra :
utopie d’une vie, espoir irréaliste. Un Barrage contre le
Pacifique est le projet d’une vie résolue à lutter contre l’injustice.
Ce barrage qui s’écroule tout le temps consacre en apparence
l’échec d’une vie mais bien malheureux celui qui n’a pas de
barrage à construire. Marguerite Duras nous invite par ce texte
à agir contre l’indifférence et le flot des circonstances, à réaliser notre construction personnelle, à se forger un but indestructible au plus profond de soi afin de donner une direction
à son existence, un sens.
20h30 • Petit Théâtre • 10€
• Le tombeau de Spike Jones, un enterrement de première classe
Collectif Yes Igor.
20h30 • TNT-Manufacture de Chaussures • 10€
JEU 3/03/05
• Six hommes grimpent sur la colline
Mise en scène de Michel Thébœuf. D'après Gilles Granouillet
20h30 • La Lucarne •
• Un barrage conte le Pacifique
. D'après Marguerite Duras. VOIR 2/03
20h30 • Petit Théâtre • 10€
• Michael Youn
20h30 • Théâtre Fémina •
• Le tombeau de Spike Jones, un enterrement de première classe
Collectif Yes Igor.
20h30 • TNT-Manufacture de Chaussures • 10€
VEN 4/03/05
• Britannicus
Mise en scène de Bernard Pisani. D'après Racine
20h30 • Espace culturel Treulon, Bruges • 5,5-16€
• Festival Tendances: Scan (more business, more money
management)
MER 23, JEU 24/03, VEN 25/03
• Six hommes grimpent sur la colline
La Coma, Michel Schweizer
• Festival Tendances: MIR - A Love Story #3 : Endurance
Constanza Macras / Dorki Park
Mise en scène de Michel Thébœuf. D'après Gilles Granouillet
20h30 • La Lucarne •
N T
• Un barrage conte le Pacifique
• Donc ou Petites pièces à géométrie variable
. D'après Marguerite Duras
20h30 • Petit Théâtre • 10€
Mise en scène de Didier Lastère et Jean-Louis Raynaud.
D'après Jean-Yves Picq
20h45 • Les Colonnes, Blanquefort • 9-15€
• Le tombeau de Spike Jones, un enterrement de première classe
• Chère famille !
Collectif Yes Igor.
20h30 • TNT-Manufacture de Chaussures • 10€
Mise en scène de Claire Dancoisne. D'après Claire Dancoisne et
Arthur Lefebvre, Cie Théâtre La Licorne, jauge limitée à 100
spectateurs
20h45 • Théâtre des Quatre Saisons, Gradignan • 9-15€
SAM 5/03/05
• Six hommes grimpent sur la colline
• Sortie de bain
Mise en scène de Michel Thébœuf. D'après Gilles Granouillet
20h30 • La Lucarne •
• Un barrage conte le Pacifique
Mise en scène de G. Berdot. D'après C.Philip
21h • Théâtre du Pont Tournant • 10-15€
.D'après Marguerite Duras
20h30 • Petit Théâtre • 10€
VEN 11/03/05
• La semeuse
• Une clef pour deux
Mise en scène de Rémy Barché. D'après Fabrice Melquiot
20h30 • La Lucarne •
Mise en scène de Thierry Margot. D'après John Chapman &
Dave Freedman
20h30 • Théâtre des Salinières • 15-18€
• Le tombeau de Spike Jones, un enterrement de première classe
Collectif Yes Igor.
20h30 • TNT-Manufacture de Chaussures • 10€
• La famille Cassegrain
. Cie la Lessiveuse
21h • Salle municipale, Moulon • 5-8€
• La Famille Cassegrain
Cie La Lessiveuse.. Théâtre Clown. La Famille Cassegrain renferme en son arbre généalogique de nombreuses tares. Ce petit
monde en décrépitude ponctue son temps de vie de scènes
trashs et de jongles impossibles. Un grand coup de balais sur
le prêt à penser clown.
21h • Moulon (Libournais) • 5-8?
DIM 6/03/05
• Un barrage conte le Pacifique
. D'après Marguerite Duras
15h30 • Petit Théâtre • 10€
LUN 7/03/05
• Sang Sang
Texte de Alessandro Barrico, mise en espace Jean Lagrave.
Thriller réaliste, mais néanmoins poétique, qui évoque les
thèmes de la guerre et de la vengeance..
21H • Théâtre de la Source • 7?
• Un barrage conte le Pacifique
. D'après Marguerite Duras. Voir 2/03
20h30 • Petit Théâtre • 10€
• Une clef pour deux
Mise en scène de Thierry Margot. D'après John Chapman &
Dave Freedman
20h30 • Théâtre des Salinières • 15-18€
• Saleté
Mise en scène de Moni Grégo. Monologue de Robert Schneider
20h30 • Théâtre La Boîte à Jouer • 12€
• Paradise codes inconus I
Mise en scène de Laurent Laffargue. D'après Daniel Keene
20h30 • TNBA, salle Jean-Vauthier • 18-23€
• Alors… Ça continue!
Adaptation de Huis Clos de Sartre et extraits des Justes de
Camus..
20h30 • Poquelin Théâtre •
• Chère famille !
Mise en scène de Claire Dancoisne. D'après Claire Dancoisne et
Arthur Lefebvre, Cie Théâtre La Licorne, jauge limitée à 100
spectateurs
20h45 • Théâtre des Quatre Saisons, Gradignan • 9-15€
• Demandez l'impossible ! Un marché de la poésie contemporaine
Théâtre des Tafurs. Raymond Federman et Joël des Rosiers
21h • Glob Théâtre • 8-12€
• Le Horla
Mise en scène de Noëlle Casta. D'après G. de Maupassant
21h • La Pergola • 6,5-18€
• Sortie de bain
MAR 8/03/05
• Theorbe
Mise en scène de Didier Long. D'après Christian Simeon
20h30 • L'entrepôt, Le Haillan • 16-30€
• Sortie de bain
Mise en scène de G. Berdot. D'après C.Philip
21h • Théâtre du Pont Tournant • 10-15€
MER 9/03/05
• Paradise codes inconus I
Mise en scène de Laurent Laffargue. D'après Daniel Keene
19h30 • TNBA, salle Jean-Vauthier • 18-23€
• La semeuse
Mise en scène de Rémy Barché. D'après Fabrice Melquiot
20h30 • La Lucarne •
• Un barrage conte le Pacifique
. D'après Marguerite Duras. Voir le 2/03
20h30 • Petit Théâtre • 10€
• Saleté
Mise en scène de Moni Grégo. Monologue de Robert Schneider
20h30 • Théâtre La Boîte à Jouer • 6€
• Sortie de bain
Mise en scène de G. Berdot. D'après C.Philip
21h • Théâtre du Pont Tournant • 10-15€
Jeu 10/03/05
• Paradise codes inconus I
Mise en scène de Laurent Laffargue. D'après Daniel Keene
19h30 • TNBA, salle Jean-Vauthier • 18-23€
• La semeuse
Mise en scène de Rémy Barché. D'après Fabrice Melquiot
20h30 • La Lucarne •
• Un barrage conte le Pacifique
. D'après Marguerite Duras. Voir 2/03
20h30 • Petit Théâtre • 10€
• Saleté
Mise en scène de Moni Grégo. Monologue de Robert Schneider
20h30 • Théâtre La Boîte à Jouer • 6€
Mise en scène de G. Berdot. D'après C.Philip
21h • Théâtre du Pont Tournant • 10-15€
• Mobylette
Mise en scène de Jean-Philippe Ibos. D'après Jean-Philippe
Ibos. Père mécanicien et fils dramaturge se retrouvent les
week-ends autour de la mobylette en panne. A travers la
curiosité et l’incompréhension sur le métier de l’autre se tisse
une discussion sur la filiation, le théâtre et les fiches techniques du 103 Peugeot. Une « petite musique » où la
mécanique dramaturgique se mêle à la mécanique générale et
où il est question de la relation éternelle du père et du fils et
du mystère de la Transmission, principe moteur du mécanisme
des mobylettes et des pièces de théâtre.
21h15 • Lycée industriel et hôtelier Jean-Monnet, Libourne • 612€
SAM 12/03/05
• Paradise codes inconus I
Mise en scène de Laurent Laffargue. D'après Daniel Keene
15h • TNBA, salle Jean-Vauthier • 18-23€
• La semeuse
Mise en scène de Rémy Barché. D'après Fabrice Melquiot
20h30 • La Lucarne •
• Un barrage conte le Pacifique
. D'après Marguerite Duras. Voir 2/03
20h30 • Petit Théâtre • 10€
• Une clef pour deux
Mise en scène de Thierry Margot. D'après John Chapman &
Dave Freedman
20h30 • Théâtre des Salinières • 15-18€
• Saleté
Mise en scène de Moni Grégo. Monologue de Robert Schneider
20h30 • Théâtre La Boîte à Jouer • 12€
• Paradise codes inconus I
Mise en scène de Laurent Laffargue. D'après Daniel Keene
20h30 • TNBA, salle Jean-Vauthier • 18-23€
• Demandez l'impossible ! Un marché de la poésie contemporaine
Théâtre des Tafurs. Jean-Pascal Dubost et Franketienne
21h • Glob Théâtre • 8-12€
• On purge Bébé + Mais 'te promène donc pas oute nue
• Inconnu à cette adresse
• Un barrage conte le Pacifique
• La vie est un songe
Mise en scène de Michel Cahuzac. D'après G. Feydeau
21h • La Pergola • 6,5-18€
Mise en scène de Frédéric El Kaïm. D'après Kressman Taylor
21h • Théâtre du Pont Tournant • 10-15€
. D'après Marguerite Duras
15h30 • Petit Théâtre • 10€
• Sortie de bain
• La Lampe d’Arlequin
• Héraclès, douze travaux
Mise en scène de Guillaume Delaveau. D'après Calderon de la
Barca
20h30 • TNBA, salle Antoine-Vitez • 18-23€
Voir 14/01.
21h • Théâtre de la Source • Entrée libre
Mise en scène de Laurent Rogero. D'après Laurent Rogero. Voir
17/03
16h30 • Château de Pujols, Pujols-Sur-Dordogne • 5-12€
• Colonne des Girondins
• T'es propre à rien : fais-toi artiste !
• Inconnu à cette adresse
Mise en scène et interprétation de F. Paquet.
17h • Halle des Chartrons • 3€
Mise en scène de Frédéric El Kaïm. D'après Kressman Taylor
21h • Théâtre du Pont Tournant • 10-15€
Mise en scène de G. Berdot. D'après C.Philip
21h • Théâtre du Pont Tournant • 10-15€
• Mobylette
Mise en scène de Jean-Philippe Ibos. D'après Jean-Philippe
Ibos. Voir 11/03
21h15 • Lycée industriel et hôtelier Jean-Monnet, Libourne • 612€
DIM 13/03/05
• Une clef pour deux
Mise en scène de Thierry Margot. D'après John Chapman &
Dave Freedman
15h • Théâtre des Salinières • 15-18€
• Un barrage conte le Pacifique
• L'Amour Médecin
Mise en scène de F.Paquet. D'après Molière
21h30 • Halle des Chartrons • 3€
VEN 18/03/05
• T'es propre à rien : fais-toi artiste !
Mise en scène et interprétation de F. Paquet.
20h • Halle des Chartrons • 3€
• Le sénateur Fox
Mise en scène de Jean-Luc Tardieu. D'après Luigi Lunari
20h30 • Le Pin Galant, Mérignac • 8-36€
. D'après Marguerite Duras
15h30 • Petit Théâtre • 10€
• Un barrage conte le Pacifique
LUN 14/03/05
• La Lampe d’Arlequin
• Une clef pour deux
Par les élèves de troisième année professionnelle du
Conservatoire d’Art Dramatique de Bordeaux. Tout peut arriver lorsque Arlequin découvre une lampe qui exauce les désirs
les plus fous..
21h • Théâtre de la Source • Entrée libre
. D'après Marguerite Duras
20h30 • Petit Théâtre • 10€
Mise en scène de Thierry Margot. D'après John Chapman &
Dave Freedman
20h30 • Théâtre des Salinières • 15-18€
• Saleté
Mise en scène de Moni Grégo. Monologue de Robert Schneider
20h30 • Théâtre La Boîte à Jouer • 12€
• Paradise codes inconus I
MAR 15/03/05
• Un petit Chaperon Rouge
Mise en scène et création deFlorence Lavaud. Cie du Chantier
Théâtre
19h • Espace culturel Treulon, Bruges • 5,5-16€
• Des orchidées au clair de lune
D'après Carlos Fuentes. Cie Pour de faux
20h30 • La Tomate •
• Paradise codes inconus I
Mise en scène de Laurent Laffargue. D'après Daniel Keene
20h30 • TNBA, salle Jean-Vauthier • 18-23€
• Colonne des Girondins
Texte & chansons de Guy Suire.
20h32 • Onyx • 9-12,5€
• Est-ce qu'on ne pourrait pas s'aimer un peu ?
Mise en scène de Jaco van Dormael. Théâtre Loyal du Trac
21h • Centre culturel François-Mitterrand, Castillon-La-Bataille
• 5-12€
• On purge Bébé + Mais 'te promène donc pas oute nue
• L'Amour Médecin
Mise en scène de F.Paquet. D'après Molière
18h30 • Halle des Chartrons • 3€
• Inconnu à cette adresse
Mise en scène de Frédéric El Kaïm. D'après Kressman Taylor
21h • Théâtre du Pont Tournant • 10-15€
Mise en scène de Frédéric El Kaïm. D'après Kressman Taylor
21h • Théâtre du Pont Tournant • 10-15€
MAR 22/03/05
• La vie est un songe
Mise en scène de Guillaume Delaveau. D'après Calderon de la
Barca
20h30 • TNBA, salle Antoine-Vitez • 18-23€
• Le Horla
Mise en scène de Noëlle Casta. D'après G. de Maupassant
21h • La Pergola • 6,5-18€
• Inconnu à cette adresse
Mise en scène de Frédéric El Kaïm. D'après Kressman Taylor
21h • Théâtre du Pont Tournant • 10-15€
MER 23/03/05
• La vie est un songe
Mise en scène de Guillaume Delaveau. D'après Calderon de la
Barca
19h30 • TNBA, salle Antoine-Vitez • 18-23€
• Inconnu à cette adresse
• La Peau du Personnage
• La Lampe d’Arlequin
Mise en scène de Frédéric El Kaïm. D'après Kressman Taylor
21h • Théâtre du Pont Tournant • 10-15€
Mise en scène de Gérard Hernandez. D'après Phillip Craig
20h30 • Espace culturel Treulon, Bruges • 5,5-16€
Voir 14/01.
• La Lampe d’Arlequin
• Un barrage conte le Pacifique
Voir 14/01.
21h • Théâtre de la Source • Entrée libre
. D'après Marguerite Duras
20h30 • Petit Théâtre • 10€
• L'Amour Médecin
• Saleté
Mise en scène de F.Paquet. D'après Molière
21h30 • Halle des Chartrons • 3€
Mise en scène de Moni Grégo. Monologue de Robert Schneider
20h30 • Théâtre La Boîte à Jouer • 6€
• On purge Bébé + Mais 'te promène donc pas oute nue
Mise en scène de Michel Cahuzac. D'après G. Feydeau
21h • La Pergola • 6,5-18€
21h • Théâtre de la Source • Entrée libre
• Paradise codes inconus I
Mise en scène de Laurent Laffargue. D'après Daniel Keene
19h30 • TNBA, salle Jean-Vauthier • 18-23€
MER 16/03/05
• T'es propre à rien : fais-toi artiste !
Mise en scène et interprétation de F. Paquet.
20h • Halle des Chartrons • 3€
• Un barrage conte le Pacifique
. D'après Marguerite Duras
20h30 • Petit Théâtre • 10€
• Saleté
Mise en scène de Moni Grégo. Monologue de Robert Schneider
20h30 • Théâtre La Boîte à Jouer • 6€
• La Lampe d’Arlequin
Voir 14/01.
21h • Théâtre de la Source • Entrée libre
• L'Amour Médecin
Mise en scène de F.Paquet. D'après Molière
21h30 • Halle des Chartrons • 3€
JEU 17/03/05
• Paradise codes inconus I
• Inconnu à cette adresse
SAM 19/03/05
• T'es propre à rien : fais-toi artiste !
Mise en scène et interprétation de F. Paquet.
20h • Halle des Chartrons • 3€
• Le sénateur Fox
Mise en scène de Jean-Luc Tardieu. D'après Luigi Lunari
20h30 • Le Pin Galant, Mérignac • 8-36€
• Un barrage conte le Pacifique
. D'après Marguerite Duras
20h30 • Petit Théâtre • 10€
• Une clef pour deux
Mise en scène de Thierry Margot. D'après John Chapman &
Dave Freedman
20h30 • Théâtre des Salinières • 15-18€
• Saleté
Mise en scène de Moni Grégo. Monologue de Robert Schneider
20h30 • Théâtre La Boîte à Jouer • 12€
• Paradise codes inconus I
Mise en scène de Laurent Laffargue. D'après Daniel Keene
19h30 • TNBA, salle Jean-Vauthier • 18-23€
Mise en scène de Laurent Laffargue. D'après Daniel Keene
20h30 • TNBA, salle Jean-Vauthier • 18-23€
• T'es propre à rien : fais-toi artiste !
• Colonne des Girondins
Mise en scène et interprétation de F. Paquet.
20h • Halle des Chartrons • 3€
Texte & chansons de Guy Suire.
20h32 • Onyx • 9-12,5€
• Le sénateur Fox
• On purge Bébé + Mais 'te promène donc pas oute nue
Mise en scène de Jean-Luc Tardieu. D'après Luigi Lunari
20h30 • Le Pin Galant, Mérignac • 8-36€
Mise en scène de Michel Cahuzac. D'après G. Feydeau
21h • La Pergola • 6,5-18€
• Un barrage conte le Pacifique
• Est-ce qu'on ne pourrait pas s'aimer un peu ?
. D'après Marguerite Duras
20h30 • Petit Théâtre • 10€
Mise en scène de Jaco van Dormael. Théâtre Loyal du Trac
21h • Salle du collège Aliènor d'Aquitaine, Martignas-Sur-Jalle
• 5-12€
• Une clef pour deux
Mise en scène de Thierry Margot. D'après John Chapman &
Dave Freedman
20h30 • Théâtre des Salinières • 15-18€
• Inconnu à cette adresse
• Saleté
• La Lampe d’Arlequin
Mise en scène de Moni Grégo. Monologue de Robert Schneider
20h30 • Théâtre La Boîte à Jouer • 6€
• Colonne des Girondins
Texte & chansons de Guy Suire.
20h32 • Onyx • 9-12,5€
• Héraclès, douze travaux
Mise en scène de Laurent Rogero. D'après Laurent Rogero. Une
nouvelle version des exploits du célèbre héros grec avec, à ses
côtés, le puissant Zeus, la jalouse Héra, l’imprévisible Hermès
et aussi parmi les hommes, Eurysthée, roi de Mycènes qui lui
impose ses douze travaux, et ses amoureuses : Mégara, Alceste
et Iole. Empruntant à la fois au théâtre de tréteaux et au
théâtre de rue, Héraclès se révèle homme-objet des dieux et
des hommes, creuset de leurs angoisses et de leurs fantasmes
21h • Salle Bellegrave, Pessac • 5-12€
Mise en scène de Frédéric El Kaïm. D'après Kressman Taylor
21h • Théâtre du Pont Tournant • 10-15€
Voir 14/01.
21h • Théâtre de la Source • Entrée libre
• L'Amour Médecin
SAM 26/03/05
• L'homme, la bête et la vertu
Mise en scène de Dany Avignon et Nicole Tajan-Lucas. D'après
Luigi Pirandello
20h30 • La Lucarne •
• Un barrage conte le Pacifique
LUN 21/03/05
• Inconnu à cette adresse
Mise en scène de Michel Cahuzac. D'après G. Feydeau
21h • La Pergola • 6,5-18€
Mise en scène de Laurent Laffargue. D'après Daniel Keene
20h30 • TNBA, salle Jean-Vauthier • 18-23€
Texte & chansons de Guy Suire.
20h32 • Onyx • 9-12,5€
Mise en scène de Frédéric El Kaïm. D'après Kressman Taylor
21h • Théâtre du Pont Tournant • 10-15€
JEU 24/03/05
• La vie est un songe
Mise en scène de Guillaume Delaveau. D'après Calderon de la
Barca
19h30 • TNBA, salle Antoine-Vitez • 18-23€
• L'homme, la bête et la vertu
Mise en scène de Dany Avignon et Nicole Tajan-Lucas. D'après
Luigi Pirandello
20h30 • La Lucarne •
• Un barrage conte le Pacifique
. D'après Marguerite Duras
20h30 • Petit Théâtre • 10€
• Une clef pour deux
Mise en scène de Thierry Margot. D'après John Chapman &
Dave Freedman
20h30 • Théâtre des Salinières • 15-18€
• Saleté
Mise en scène de Moni Grégo. Monologue de Robert Schneider
20h30 • Théâtre La Boîte à Jouer • 6€
• Colonne des Girondins
Texte & chansons de Guy Suire.
20h32 • Onyx • 9-12,5€
• Le Horla
Mise en scène de Noëlle Casta. D'après G. de Maupassant
21h • La Pergola • 6,5-18€
• Inconnu à cette adresse
Mise en scène de Frédéric El Kaïm. D'après Kressman Taylor
21h • Théâtre du Pont Tournant • 10-15€
VEN 25/03/05
• L'homme, la bête et la vertu
Mise en scène de Dany Avignon et Nicole Tajan-Lucas. D'après
Luigi Pirandello
20h30 • La Lucarne •
. D'après Marguerite Duras
20h30 • Petit Théâtre • 10€
• Saleté
Mise en scène de Moni Grégo. Monologue de Robert Schneider
20h30 • Théâtre La Boîte à Jouer • 12€
• La vie est un songe
Mise en scène de Guillaume Delaveau. D'après Calderon de la
Barca
20h30 • TNBA, salle Antoine-Vitez • 18-23€
• Colonne des Girondins
Texte & chansons de Guy Suire.
20h32 • Onyx • 9-12,5€
• Inconnu à cette adresse
Mise en scène de Frédéric El Kaïm. D'après Kressman Taylor
21h • Théâtre du Pont Tournant • 10-15€
DIM 27/03/05
• L'homme, la bête et la vertu
Mise en scène de Dany Avignon et Nicole Tajan-Lucas. D'après
Luigi Pirandello
15h30 • La Lucarne •
• Un barrage conte le Pacifique
.D'après Marguerite Duras
15h30 • Petit Théâtre • 10€
MER 30/03/05
• L'homme, la bête et la vertu
Mise en scène de Dany Avignon et Nicole Tajan-Lucas. D'après
Luigi Pirandello
20h30 • La Lucarne •
• Un barrage conte le Pacifique
. D'après Marguerite Duras
20h30 • Petit Théâtre • 10€
• Les amantes
Mise en scène et adaptation de Joël Jouanneau. D'après
Elfriede Jelinek
20h45 • Théâtre des Quatre Saisons, Gradignan • 12-22€
JEU 31/03/05
• L'homme, la bête et la vertu
Mise en scène de Dany Avignon et Nicole Tajan-Lucas. D'après
Luigi Pirandello
20h30 • La Lucarne •
• Un barrage conte le Pacifique
. D'après Marguerite Duras
20h30 • Petit Théâtre • 10€
• Colonne des Girondins
Texte & chansons de Guy Suire.
20h32 • Onyx • 9-12,5€
VEN 1/04/05
• L'homme, la bête et la vertu
Mise en scène de Dany Avignon et Nicole Tajan-Lucas. D'après
Luigi Pirandello
20h30 • La Lucarne •
• Un barrage conte le Pacifique
. D'après Marguerite Duras
20h30 • Petit Théâtre • 10€
• On purge Bébé + Mais 'te promène donc pas oute nue
Mise en scène de Michel Cahuzac.
21h • La Pergola • 6,5-18€
+T+2/04/05
• L'homme, la bête et la vertu
Mise en scène de Dany Avignon et Nicole Tajan-Lucas. D'après
Luigi Pirandello
20h30 • La Lucarne •
Mise en scène de F.Paquet. D'après Molière
21h30 • Halle des Chartrons • 3€
• Un barrage conte le Pacifique
. D'après Marguerite Duras
20h30 • Petit Théâtre • 10€
+T+2/04/05
• Un barrage conte le Pacifique
DIM 20/03/05
• On purge Bébé + Mais 'te promène donc pas oute nue
• Une clef pour deux
. D'après Marguerite Duras
20h30 • Petit Théâtre • 10€
Mise en scène de Michel Cahuzac. D'après G. Feydeau
15h • La Pergola • 6,5-18€
• Des orchidées au clair de lune
D'après Carlos Fuentes. Cie Pour de faux
15h30 • La Tomate •
Mise en scène de Thierry Margot. D'après John Chapman &
Dave Freedman
20h30 • Théâtre des Salinières • 15-18€
• Saleté
Mise en scène de Moni Grégo. Monologue de Robert Schneider
20h30 • Théâtre La Boîte à Jouer • 12€
+T+2/04/05
• On purge Bébé + Mais 'te promène donc pas oute nue
Mise en scène de Michel Cahuzac.
21h • La Pergola • 6,5-18€
E
X P O
3/03/05
• Ledœufre
Peintures. Vernissage jeudi 3/03 à 19h.
• Atelier de l'Arête •
Jusqu’au 6/03
• Robert Capa
Photographies. Vernissage le vendredi 4/02 à 18h30
Base sous marine
Jusqu’au 11/03
• Domesticity, une exposition collective de design
Avec Mathieu Lehanneur, Eloi Lemétayer et Olivier Darné.
Habitat pour chats errants, sex toy pour chien urbain, installations d'image, miel et abeille : la ville en question.
Galerie A Suivre
Du 5/03 au 25/03
• Josette for ever
Exposition photographique d’Annie Toureille-Lormonth. « Ce
qui m’intéresse dans le thème du féminin, c’est de voir comment nous nous débrouillons avec « les accessoires obligatoires » de la féminité, avec les idées toutes faites sur la femme
(avec un grand F), toutes ces choses qui nous sont transmises
par l’éducation, la pression sociale… Et comment, insensiblement, nous nous mettons en conformité avec ces notions. Il y
a une esthétique propre au noir et blanc, elle restitue la distinction que l’on accorde à un sujet. Dans ce traitement, les
codes de la séduction sont rendus plus visibles, plus faciles à
déjouer, plus risibles peut-être aussi… »
Bibliothèque Saint-Augustin à Bordeaux
DIM 27/03/05
• Takahiko Iimura
Présentation du nouveau Dvd du cinéaste expérimental japonais en sa présence.. Renseignement et réservation (places limitées) : 05 56 94 31 89 [email protected]
18h • Cortex Athletico • 4?
Jusqu’au 31/03
• AUTOmobilisé
Œuvres de neuf artistes autour du thème de l’automobile :
Thomas Bayrle (ALL), Sylvie Fleury (SUI), Bernhard Fuchs (ALL),
Asta Gröting (ALL), Christoph Keller (ALL), Anna Kleberg (SUE),
John Miller (EU), Julian Opie (RU) et Roman Signer (SUI)
Galerie Ilka Bree • 7, rue Cornac
Jusqu’au 31/03
• Les Arts de la Résistance
Art d'Afrique du Sud, collection Michel Luneau. Voir pages
"Œil en Faim".
Porte 2a • Entrée libre
JEU 31/03/05
• Patrice Caillet
"Discographisme ré-creatif", pochettes de disques refaites ou
modifiées.. Vernissage de l'expo le jeudi 31 mars à partir de
20h.
• N'a qu'1 Œil •
Jusqu’au 19/03
• Robert de Boissel
Peinture.
Les Carmes à Langon
Jusqu’au 15/05
• Les apparences sont souvent trompeuses
Ben, Daniel Buren, Stéphane Dafflon, David Diao, Daniel
Dezeuze,Christian Eckart, Helmut Federle, Bernard Frize, Peter
Halley, Imi Knoebel, Stéphane Magnin, Benoît Maire, Damien
Maziére, Joan Mitchell, Olivier Mosset, Anne-Marie Pécheur,
Bernard Piffaretti, Jean-Pierre Pincemin, Gerhard Richter,
Claude Rutault, Lily van der Stokker, Christian Robert Tissot,
Niele Toroni, Claude Viallat, Marthe Wery.
L’image peinte n’est pas l’objet. Si les artistes de la fin des
années 60 et du début des années 70 ont cherché à rompre
avec l’illusionnisme consacré par l’histoire et ont proposé une
mise à plat de ses « conditions de production », dans les années
80 et 90, en revanche, la peinture dans son acception classique
a fait un retour triomphal, en laissant de côté la recherche
formelle. Mais des perspectives se dégagent aujourd’hui des
travaux des nouvelles générations. L’exposition, réalisée à partir des œuvres de la collection du musée et d’un ensemble conséquent d’œuvres empruntées à différentes institutions tente
donc d’explorer les diverses stratégies picturales qui ont marqué et marquent l’actualité de la peinture.
La peinture, au sens littéral du terme, n’est plus uniquement
une affaire de style, de genre, de matériau, de sujet ou de
méthode. Depuis plus de trente ans, les artistes et les critiques
ont désigné sous le vocable de peinture des œuvres qui dans
leurs apparences semblent bien loin des conceptions esthétiques que nous nous sommes, au cours du siècle écoulé,
habitués à nommer peinture ou tableau.
Le tableau ou la peinture résulte traditionnellement d’une série
d’opérations visant à produire sur un espace délimité par une
toile ou par un mur une composition abstraite ou figurative de
formes et de couleurs. Si Magritte peint en 1929 une pipe ( La
trahison des images) et ajoute « ceci n’est pas une pipe », c’est
qu’à l’évidence il ne s’agit que de sa représentation.
L’apparence est trompeuse, l’image n’est pas l’objet…
Ainsi, méthodique du tableau et de la peinture, analysant
chaque élément constitutif du tableau et théorisant sur la
portée du geste de peindre, ne conservant que ce qu’ils
tenaient pour être déterminant et essentiel pour la peinture.
L’œuvre se résume alors à n’être que châssis (Dezeuze), méthode (Rutault) ou processus (Buren, Viallat). L’illusion, la
supercherie de l’image cède la place à la matérialité physique
du tableau, à ses constituants même : peinture, toile, châssis,
geste.
Si, l’exposition Les apparences sont souvent trompeuses s’est
donnée comme enjeu l’analyse historique de sa problématique,
elle consacre donc un important chapitre aux années 80 et 90.
La peinture dans son acception classique fit, durant ces
décennies, un retour triomphal. L’acte de peindre devenait à
nouveau jubilatoire…
Les sujets de prédilection de ces générations d’artistes se
cristallisent autour d’une lecture ou d’une relecture de leur
identité historique et culturelle. La postmodernité signait
donc l’abandon de la recherche formelle au profit d’une réappropriation des formes du passé.
Cette vision du monde de l’art où la tradition côtoie la modernité, où l’appropriation, le simulacre, et le pastiche deviennent
des outils, a permis à certains artistes d’explorer différentes
stratégies picturales. Ainsi la relecture critique de l’abstraction
géométrique trouve chez Peter Halley une dimension particulière qui tend à faire apparaître sa peinture comme abstraite
alors qu’elle reste à l’image d’un monde quadrillé par des circuits électroniques où les villes ne peuvent être conçues qu’à
travers l’orthogonalité de leur urbanisme. Quant à la citation
récurrente des maîtres du néoplasticisme ou de l’artiste le plus
emblématique de l’expressionnisme abstrait Barnett Newman
par David Diao dans ses peintures, elle est tout aussi
trompeuse que l’ironie des phrases peintes par Christian Robert
Tissot.
A la question toujours essentielle de ce que peut être et doit
être la peinture du XXIe siècle, les recherches picturales de
Gerhard Richter et de Bernard Frize sont d’un grand intérêt.
La tentation décorative n’est pas absente de cette exposition.
Stéphane Dafflon ou encore Lily van der Stokker explorent sur
les cimaises les potentialités de la couleur et des formes
renonçant au discours idéologique avec leurs Wall Paintings.
Cette exposition réalisée à partir des œuvres de la collection du
capcMusée d’art contemporain et d’un ensemble conséquent
d’œuvres empruntées à différentes institutions tente donc
d’explorer les diverses stratégies picturales qui ont marqué et
marquent encore la scène artistique et se garde de toute prétention exhaustive.
CapcMusée
Du 10/03 au 26/05
• Edouard Boyer : Snowi
Vernissage. Le 10/03 à 19h
Edouard Boyer est né en 1966 au Havre et travaille à Paris. Il
s’est donné comme projet d’acquérir « le style d’un maître contemporain » du dessin de presse et de bande dessinée (en l’occurrence le dessinateur Willem), de produire des dessins dans
son style et d’organiser cette production sous forme d’une
base de données, accessible au public par l’intermédiaire d’un
outil baptisé SNOWI. Le projet SNOWI (pour Snowi is NOt
WIllem) est donc défini par un protocole : acquisition du style,
production et organisation de la production, référencement,
mise en service de la base de données accessible sur le Web qui
propose des centaines de dessins en noir et blanc, ‘’ d’un style
similaire au style original de Willem’’. . SNOWI est ainsi un outil
que les visiteurs sont invités à tester
Capc, Galerie des Projets •
Jusqu’au 22/05
• L'œuvre en programme
Gilles Barbier, Edouard Boyer, Eric Cameron, Claude Closky,
Gérard Collin-Thiébaut, Hanne Darboven,
Patrick Des
Gachons, Jeff Geys, On Kawara, John Miller, Roman Opalka,
Rober Racine.
A l’opposé d’une conception de l’art tout orientée vers la libre
création spontanée, en contradiction totale avec les formes
d’expression qui laissent libre cours à la transcription immédiate des sentiments intérieurs de l’artiste, il existe des œuvres
qui sont le fruit d’une minutieuse gestation conceptuelle et
qui donnent lieu à une lente, assidue et progressive réalisation.
Cette manière d’opérer peut même, chez certains artistes, intégrer d’autres procédures qui assujettissent l’œuvre à une convention définie à l’avance et l’orientent dès le début vers un
objectif spécifique. C’est ainsi un véritable programme que ces
artistes mettent en place, programme dont le contenu, précisé
avec soin et scrupuleusement respecté, sera, à l’exclusion de
tout autre moyen, la plate forme à partir de laquelle s’érigera
l’œuvre. Parmi les nombreux artistes qui ont opté pour une
telle discipline, nous ne retiendrons, pour cette exposition, que
ceux dont l’œuvre s’inscrit dans un protocole qui intègre le
facteur temps de manière explicite.
Le choix des commissaires a donc porté sur quelques œuvres
seulement dont le contenu programmé ouvre sur un
développement temporel, scandé par une pratique régulière
voire quotidienne, qui trouvera sa fin dans des limites fixées
par l’artiste ou qui s’interrompra, dans certains cas, avec la
mort de ce dernier. Les œuvres de Gilles Barbier, de Vanessa
Beecroft, d’Eric Cameron, de Claude Closky, de Gérard CollinThiébaut, de Hanne Darboven, de Patrice Des Gachons, de Jeff
Geys, d’On Kawara, de John Miller, de Roman Opalka et de
Robert Racine, permettront de voir que ces disciplines strictes,
aussi réfractaires à la fantaisie personnelle qu’hostiles aux pulsions incontrôlées de leur auteur, peuvent néanmoins donner
lieu à des expressions fort diverses ou d’une richesse formelle
toujours renouvelée.
CapcMusée
Jusqu’au 28/08/05
• A Table ! L'alimentation en questions
C'est l'évidence, il faut manger pour vivre ! Par la domestication et la sélection des plantes et des animaux ainsi que par
l'innovation agronomique et industrielle, l'homme a toujours
cherché à améliorer son alimentation. Mais les consommateurs
s'interrogent sur la manière dont les aliments sont fabriqués .
Chargés de symboles, modelés par les cultures et les religions,
les aliments suscitent encore bien des questions. D'où vient ce
que je mange ? Est-ce que je mange bien ? Qu'est ce que
manger veut dire ? Cette exposition interactive est contruite
autour d'une cuisine expérimentale, d'un laboratoire d'analyse
sensorielle, d'un Self-info repas, d'une chaîne de production et
d'un marché.
Cap Sciences
R
E N D E Z - V O U S
MAR 1/03/05
• Winter et Bogue
Show case.
17h30 • Forum Fnac •
• Nadine Vasseur
Les incertitudes du corps : de métamorphoses en transformations .
18h • Salon Mollat •
JEU 3/03/05
• Dominique Garras lit...
Une chambre à soi de Virginia Woolf .
18h • Salon Mollat •
• Café Philo
Existe-t-il des cpnflits utiles.
18h • Nina's Café, C.C. Arago à Pessac •
• Jean-Paul Delfino
Rencontre autour du Brésil.
18h30 • Librairie Entre Deux Noirs à Langon •
VEN 4/03/05
• Conférence Géo
Avec Jean-Luc Marty, directeur éditorial de GEO.
17h30 • Forum Fnac •
• Tsiganes, Gitans et Roms, ces voyageurs mal connus
Projection du film "Vivre Manouche", débat avec le réalisateur Frédéric Plénard.
19h • Château de Thouars à Talence •
SAM 5/03/05
• 10e Salon du Livre Ancien
9h-19h • Halle des Chartrons • 2,5€, gratuit pour les enfants
LUN 7/03/05
• Pierre Assouline
Lutetia : roman.
18h • Salon Mollat •
MAR 8/03/05
• Within Temptation
Dédicace.
14h30 • Virgin Gambetta •
• Alain Touraine
Un nouveau paradigme : pour comprendre le monde d'aujourd'hui. Après s’être pensé en termes politiques aux temps
modernes puis en termes économiques et sociaux après la
révolution industrielle, le monde occidental fait aujourd’hui
face à une crise intellectuelle radicale. L’enjeu : découvrir le
nouveau paradigme qui permettra d’envisager notre monde,
individuel et mondialisé, dans toute sa complexité. Alain
Touraine voit dans la révolution intellectuelle qui s’annonce
une crise liée à l’émergence d’une nouvelle société ; celle des
femmes. Dans l’expérience de la vie quotidienne ou dans une
forme plus théorique de représentation, cet ouvrage est un
instrument pour envisage le monde tel qu’il est et non tel
que les outils intellectuels se le représentent.
18h • Salon Mollat •
MER 9/03/05
• Les Quiétils
Rencontre avec les étonnantes marionnettes de Katio Leroy
Godet avant leur exil poétique à l'expo universelle Aichi
2005.
16h30 • Place Renaudel à Bordeaux •
18h • Virgin Gambetta •
• La scène artistique Sud-Africaine contemporaine
1ère conférence : fin des 70's - fin des 80's. .
18h30 • Porte 2a •
MER 16/03/05
• Rencontre avec Emil Tode et Xavier Deutsch
Dans le cadre de la semaine nationale d'éducation contre le
racisme. .
18h • Salon Mollat •
• Christophe Alévêque
+R+16/03/05
• Les Hauts Parleurs d’Or
Rencontre.
17h30 • Forum Fnac •
Voir news Sono.
19h • Capc •
• Jacqueline du Pasquier et Florence Slitine
Histoire du verre : le Moyen Age .
18h • Salon Mollat •
• Café off lectures et gourmandises
Le théâtre des Tafures invite ses auteurs, ses surprises. .
21h • N'a qu'1 Œil • 3€
JEU 10/03/05
• Marie NDiaye
Autoportrait en vert, voir chronique pages "En Garge".
18h • Salon Mollat •
• Institut Ausonius
Rencontre avec Michel Pernot, directeur de recherches au
CNRS à propos de l'ouvrage "La tombe princière de Vix". .
Cette sépulture féminine est un des points de repère essentiels pour l'étude de la culture et de l'organisation sociale de
l'Europe moyenne à la fin du premier Age du Fer et au début
du second (VI e et au V e siècle avant J-C).
18h • Forum Fnac •
JEU 17/03/05
• Hommage à Jacques Derrida
Par Marie-Louise Mallet, Jean-Luc Nancy, Michel Deguy,
Bruno Clément et Jean-Pierre Moussaron.
18h • Salon Mollat •
VEN 18/03/05
• Michel Onfray
Traité d'athéologie. L’essentiel, ici, peut ainsi se résumer : à
quel prix (humain, amoureux, politique…) nos contemporains
paieront-ils leur allégeance au ciel ? Dans ce livre, il est ainsi
question de Jésus et des femmes, du désir et de la démocratie, de Saint-Paul et de Nietzsche. L’auteur, en matérialiste
conséquent, provoque, stimule, suggère. Un traité d’athéologie à l’heure des intégrismes et des laïcités honteuses.
18h • Salon Mollat •
• Les Rencontres Montaigne
"Du deuxième sexe à la reconnaissance des deux sexes".
Invité Antoinette Fouque..
20h • Cinéma Jean Vigo •
• Café off lectures et gourmandises
Les éditions du Bleu du ciel invitent Hervé Brunaux, Michel
Herreria, et Frédéric Saumagne.
21h • N'a qu'1 Œil • 3€
VEN 11/03/05
• Alain Lestié
"Séquence en noirs". Expo en cour à la Galerie des Beaux
Arts, "voir Œil en Faim".
18h • Salon Mollat •
SAM 12/03/05
• Aymeric Hainaux
Dédicace pour Melancholia, voir chronique pages "En Garge".
16h • Librairie Mollat •
• Regards d'Afrique
Projection de "La petite vendeuse de soleil" et débat sur la
précarité de l'emploi pour les femmes issues de l'immigration.
17h • Cinéma Utopia •
• Grand Six
Jazz et courts métrages.. Semaine de l'Image et du Son en
Fronsadais
20h30 • Cinéma Les Variétés de Libourne • 7-10€
• Cabaret Moderne
Carte blanche aux éditions de l'attente.
21h • N'a qu'1 Œil • 3€
DIM 13/03/05
• Jean Pierre Mocky
Rencontre.
16h • Virgin Gambetta •
• "Une sale histoire" de Jean Eustache
Projection gratuite .
18h • Athénée Libertaire •
LUN 14/03/05
• Jacques Rigaud
"Vivre à propos".
18h • Salon Mollat •
MAR 15/03/05
• Le Passant ordinaire présente
Guillaume le Blanc, "Sans domicile fixe". Hugues Jallon, "La
Base". .
18h • Salon Mollat •
• Girls In Hawaii
Show case.
SAM 19/03/05
• Emmanuel Moynot
Dédicace pour La nuit de Saint-Germain-des-Prés : Nestor
Burma dans le 6e arrondissement.
16h • Librairie Mollat •
• Café Philo
La Fraternité, une valeur poussiéreuse ?.
18h • Les Mots Bleus, rue de Ruat-Rue P. Molière •
LUN 21/03/05
• Café Philo
Engagement et Liberté : y a-t-il une incompatibilité?.
18h • Le Phare, Bastide face Mégarama •
JEU 24/03/05
• Erik Truffaz
Show case.
17h30 • Virgin Gambetta •
MER 30/03/05
• Magyd Cherfi
Rencontre.
17h30 • Virgin Gambetta •
JEU 31/03/05
• Camille Bazbaz
Show case.
17h30 • Virgin Gambetta •
VEN 1/03
• VENDREDI du TNT : Châteaux of France et autres propositions de Jennifer Lacey et Nadia Lauro
Carte Blanche à Jennifer Lacey.
22h-01h • TNT-Manufacture de Chaussures • Entrée Libre
T
i ’
R e p o r t e r
MAR 1/03/05
• Super Praline
Enquête policière et philosophie des arts matiaux. De 6 à 9
ans..
15h • Comédie Gallien • 6€
MER 2/03/05
• Super Praline
Voir 1/03. De 6 à 9 ans..
15h • Comédie Gallien • 6€
JEU 3/03/05
• Super Praline
Voir 1/03. De 6 à 9 ans..
15h • Comédie Gallien • 6€
VEN 4/03/05
• Super Praline
Voir 1/03. De 6 à 9 ans..
15h • Comédie Gallien • 6€
• Les Excuses de Victor
• Babyrama
Théâtre, marionettes, vidéo, à partir de 6 ans.
Victor est un petit garçon comme les autres, à ceci près qu’il
exagère énormément. Pour justifier ses retards, ses absences,
ses oublis, il invente des histoires dignes de superproductions
hollywoodiennes. Les situations quotidiennes deviennent de
vraies épopées de genre : science-fiction, western, polar,
comédie…
15h • Cinéma Evasion Ambarès & Lagrave
Ciné-concert. Programme de cinéma conçu pour les toutpetits de 18 mois à 4 ans et musique joué en direct..
«Ces premiers films sont très proches de l'univers de l'album.
Ouvrir le cinéma aux tout-petits dont le regard est capté continuellement par la télévision m'a paru aussi nécessaire que le
travail des conteuses dans les bibliothèques pour enfants. Il
s'agit de l'accès à la culture pour tous.»
20h • Le Champ de Foire, St André de Cubzac • 3-6€
• Super Praline
Voir 1/03. De 6 à 9 ans..
15h • Comédie Gallien • 6€
MER 16/03/05
• Nosferatu
Par le Bob Théâtre. A partir de 8 ans, théâtre d'ojet..
15h • Les Colonnes, Blanquefort •
VEN 11/03/05
• Moi Tu Eux
Cirque théâtralisé.
20h30 • Médoquine • 5-12€
SAM 12/03/05
• Carnaval de Villenave d'Ornon
• Super Praline
Voir 1/03. De 6 à 9 ans..
15h • Comédie Gallien • 6€
SAM 19/03/05
• Carnaval de Blanquefort
15h30
14h •
DIM 6/03/05
• Carnaval des Deux Rives
14h • Bordeaux •
MER 9/03/05
• Simon le Fièvre
Marionnettes à partir de 6 ans.
15h • Les Colonnes, Blanquefort
MAR 15/03/05
• Les Excuses de Victor
Théâtre, marionettes, vidéo, à partir de 6 ans. Voir 9/02
14h30 et 20h • Gaumont Universités à Talence • 3-6€
• Nosferatu
Par le Bob Théâtre. A partir de 8 ans, théâtre d'ojet..
19h • Les Colonnes, Blanquefort •
MAR 22/03/05
• A la découverte du Chœur
Découverte du Chœur de l'ONBA et des plus grands airs
d'Opéra. A partir de 8 ans..
20h • Palais des Sports •
MER 23/03/05
• Super Praline
Voir 1/03. De 6 à 9 ans..
15h • Comédie Gallien • 6€
• Monsieur Nô : tombé de la dernière pluie
"Petites lunettes, costume à carreaux, parapluie ; le chanteur
lunaire marque sa différence par un style cabaret des années
50. Avec des textes et des rythmes très personnels, il fait
référence aux "grands" qui l'ont précédé : Boris Vian, Jo
Dassin, Henri Salvador dont il interprète quelques tubes. Mais
le vrai talent du bonhomme est que, même si l'on ne connaît
pas les références citées, on se laisse emporter par sa poésie, sa
tendresse, son humour. Et aussi par son incroyable talent de
musicien de jazz qui vous enveloppe, swing, boogie, java ou
tango…, dans des chansons à textes facétieux.
14h30 • Pin Gallant • 8€
ATTENTION : des places à GAGNER
avec SPIRIT pour MONSIEUR NÔ
Un mail ou une gentille carte postale
au
journal
avant
le
15/03)
MAR 29/03/05
• Une Lune entre deux maisons
Théatre Les Lucioles (Québec). De 3 à 6 ans..
19h • Les Colonnes, Blanquefort •
MER 30/03/05
• Véra veut la vérité
Comédie lyrique jeune public.
15h • Salle Méliès, Villenave d'Ornon • 5€, enfants 3€
• Super Praline
Voir 1/03. De 6 à 9 ans..
15h • Comédie Gallien • 6€
MAGAZiNAGE
44
TNT
Où trouver SPiRiT
Victime de son succès, Spirit est souvent difficile
à trouver passé s les premiers jours de sa distribution.
Une solution est l’abonnement.
Points de dépôts habituels :
les lieux de diffusion (salles de spectacle, théâtres,
galeries, cinémas art et essais dont l’Utopia en
réassort permanent) et quelques points
stratégiques (kiosque culture des Allées de
Tourny, billeterie Fnac et Virgin, Office de
Tourisme, brasseries, marchés), et une sélection de
commerces et cafés.
Si vous êtes responsable d’un lieu et que vous
désirez mettre Spirit à la disposition de votre
clientèle, n’hésitez à nous contacter (05 56 520
996)
C'est parti
Le jeudi 31 mars 2005 est le jour du
démarrage en France de la Télévision
Numérique Terrestre. Seules les chaînes
gratuites, en clair donc, seront diffusées à
cette date. Soit : TF1, France 2, France 3,
les programmes en clair de Canal+, France
5, M6, Arte, W9 (M6 Music), TMC
(Télévision Monte-Carlo), La Chaîne
parlementaire (Assemblée Nationale et
Public Sénat) et les nouvelles chaînes
Direct 8, NT1, NRJ TV et France 4
(ex Festival, service public).
Au programme de ces dernières : 95% de
direct (spectacle, politique, évènements)
pour Direct 8, projet mené par Philippe
Labro, NT1 sera généraliste à destination
d'un public jeune (séries, divertissement),
et NRJ sans surprises. Côté France
Télévision, France 4 sera consacrée à la
création et au patrimoine audiovisuel
français, au spectacle vivant et aux
évènements dont le sport. Mais l'avance
est pour France 5 qui va pouvoir largement
redéployer ses programmes. L'agencement
des soirées sera original, avec 3
programmes en 3 heures à partir de 21h
constitués de documentaires inédits et de
magazines exclusifs. Et dès 20h, le retour
de l'ex-directeur de France Inter, Jean-Luc
Hees, avec une quotidienne sur l'histoire
contemporaine.
Les autres chaînes ne communiqueront leur
programme que dans les derniers jours,
plutôt par retard dans leur préparation que
pour maintenir le suspens ou attendre de
voir le jeu de la concurrence. La diffusion
des chaînes payantes commencera, elle, à
partir du 1er septembre 2005 avec, AB1,
Canal+, Eurosport, LCI, Paris Première,
TF6 et TPS Star
Petit résumé pour les néophytes
L'appellation " télévision numérique de
terre (TNT) " recouvre une mutation
technologique qui va étendre le principe
de la numérisation du signal à sa diffusion
par voie terrestre, sur le modèle utilisé
par les réseaux câblés ou les bouquets
satellitaires. Outre les qualités d'image et
de son reconnues au numérique, la TNT va
permettre la multiplication du nombre de
chaînes émises par voie hertzienne
terrestre. Alors qu'aujourd'hui, seules six
chaînes nationales peuvent être reçues
dans la plupart des régions, en mode
analogique, demain les six fréquences
affectées à la diffusion en mode
numérique permettront la réception, par
environ 80 % de la population française
(à terme en 2007, à Bordeaux dès cet fin
de mois), d'une trentaine de services de
télévision à vocation nationale.
La TNT offre aussi d'autres avantages
dont celui de pouvoir transporter des
informations numériques de nature
différente : images et sons mais aussi
textes et données. Ce qui ouvre à la
télévision
hertzienne
les
mêmes
perspectives de services interactifs que
celles qui sont actuellement présentes sur
le câble et sur le satellite. Et comme dans
le cas de la réception satellite, la réception
numérique terrestre ne permet pas de
recevoir deux chaînes différentes avec un
seul terminal : vous ne pourrez donc pas,
comme vous le faites en analogique,
regarder une chaîne numérique sur votre
téléviseur et enregistrer une autre chaîne
numérique sur votre magnétoscope. Pour
cela, il faudra vous acheter deux terminaux
numériques ou utiliser les terminaux TNT à
double tuner qui doivent arriver sur le
marché.
Dernières obligations et essentielles : pour
bénéficier de ce service, les téléspectateurs,
devront se procurer un décodeur (prix
moyen 100 euros) ou faire l'acquisition
d'un téléviseur numérique pré-équipé.
L'antenne ne devra également pas être
trop vétuste, pas de problème si vous
recevez déjà correctement l'ensemble des
chaînes analogiques.
Une question demeure : plus de
programmes, plus de choix ? Selon les
équilibres économiques de ce nouveau
procédé, peut-être verrons-nous quelques
francs-tireurs, et pourquoi pas en local.
Sûr(e) d’avoir son SPiRiT
et à l’heure !
• Je désire m’abonner au magazine Spirit gironde,
10 numéros par an au prix de 33 euros* (France
métropolitaine). Je joins donc un chèque de ce
montant à l’odre de Spirit Gironde.
• Je ne manque pas d’élan, et je joins plutôt 50
euros pour ce même abonnement, cela pour aider
cette presse à aller encore plus loin et m’offrir des
sujets, des plumes et des photos tout ce qu’il y a
de mieux. Je deviens, par la même, membre de
l’Association des Amis de Spirit.
La femme est l'avenir du vin
Adresse pour l’expédition de votre Spirit
Nom :
Prénom :
Bat, esc… :
Rue :
N° :
Code Postal :
Ville :
Mon mail :
J’autorise Spirit à m’envoyer des infos, ainsi que
celles de ses amis du monde de l’art et de la culture, sur ma boîte électronique. (rayer la mention
si vous ne le désirez pas).
Date
Signature
* la presse gratuite ne peut encore accéder aux faveurs de la
payante, notamment sur les tarifs postaux. Nous ne manquerons
pas de vous proposer un avoir ou un remboursement partiel dans
le cas d’une évolution, qui serait logique, de ce statut.
Un peu de baume au cœur pour un milieu en crise. En
Grande-Bretagne, les ventes de vin ont augmenté de 30% au cours
des cinq dernières années en grande partie par la progression de la
consommation des femmes. Près de 70% d'entre elles déclarent
aujourd'hui consommer du vin (au moins une bouteille
par mois), contre 62% des hommes. C'est principalement dans la
consommation hors-domicile que prend corps le phénomène,
36% d'entre elles buvant du vin au pub ou au restaurant.
«Les femmes actives de la génération Bridget Jones, qui ont
du temps et de l'argent à dépenser dans des produits de luxe
comme le vin.
Bémol, ce sont les vins du Nouveau Monde qui profitent de la
hausse du marché britannique : en cinq ans, la proportion de
Britanniques buvant du vin australien est passée de 17% à 31%.
Elle est passée de 9 à 15% pour les vins américains, et de 11% à 16%
pour les vins sud-africains. Les vins français ne sont plus
consommés que par 26% des personnes interrogées, contre 29%
il y a cinq ans. Bordelais du terroir, encore un effort de décrispation :
are you gonna be sexy ? Vos femmes sont pourtant si gironde.
MAGAZiNAGE
45
Low cost
Depuis le tarmac de Mérignac, les compagnies low cost ouvrent ce printemps de nouveaux
horizons aux Girondins. La compagnie Flybe développe son offre au départ de Bordeaux.
Dès le 13 mai, Southampton s'ajoutera aux vols quotidiens vers Bristol. 5 vols hebdomadaires
vers Southampton sont prévus les lundi, mercredi, vendredi, samedi et dimanche
(http://fr.flybe.com).
La compagnie bmibaby, actuellement au départ de Bordeaux vers Nottingham, arrêtera cette
desserte fin mars. Elle lancera au même moment une liaison quotidienne en B737 vers
Manchester, c'est à dire juste 100 km plus loin Et à compter du 10 juin, une nouvelle liaison
quotidienne sera lancée vers Birmingham (www.bmibaby.com).
La compagnie Maersk Air sera de retour à Bordeaux dès le 28 mars, avec deux vols
hebdomadaires vers Copenhague les lundi et jeudi (www.maersk-air.com).
Enfin une nouvelle compagnie low cost, Atlas-blue.com. Filiale de la Royal Air Maroc, a lancé
depuis début février deux vols hebdomadaires, les lundi et vendredi, en direction de Marrakech
(www.atlas-blue.com).
Rens www.bordeaux.aeroport.fr
•••
Amur tujur
Le Village Notre-Dame, regroupement permanent d'une trentaine de stands
d'antiquaires, fête son 23ème anniversaire. A cette occasion exposition, exceptionnelle du 12 Mars au 3 Avril : gravures et lithographies pour donner des
idées, trumeau ou fontaine d'époque pour cadre des ébats.... les 1 500 m2 d'exposition sont organisés autour d'un thème : l'amour.
Village Notre Dame, 61-67 rue Notre-Dame à Bordeaux 05 56 52 66 13
Féerie des eaux
Tout nouveau, le Centre Thermoludique de Saint-Lary-Soulan permet de goûter
aux joies de la relaxation en eaux chaudes dans un décor étonnant de canyons,
telle une rivière de montagne ayant forcée son passage. Un parcours de mille
découvertes pour les plus jeunes et des aires plus spacieuses, intérieures comme
extérieures, pour les plus grands. Le nouvel établissement jouxte les thermes
dont il dépend. Rens 05 62 40 71 71
Et des arbres
En Gironde, ouverture de Tépacap, parc de loisirs au naturel autour de huit parcours dans les arbres, de 3 à 10 mètres du sol. Une aire de jeu accueille les petits
dès 4 ans.
Tepacap! Bordeaux, 30 route de Cénac à St Caprais de Bordeaux.
Renseignements www.tepacap.fr et 05 56 213 213
Où
WHERE
Cinemas
• EDEN
9bis av Gambetta Arcachon 05 56 54 06 13
• EVASION
Place de la République Ambarès 05 56 77 64 64
• FAVOLS
17 avenue Vignau Anglad Carbon Blanc 05 56 38 37 05
• FESTIVAL
boulevard Albert 1er Bègles 05 56 85 34 29
• FRANÇAIS
rond point de l'intendance Bx Prog 08 92 68 04 45
Rens 05 57 96 14 30
• GAUMONT TALENCE
allée du 7 ème Art 0892 696 696
• GRAND ECRAN LIBOURNE
56 avenue Gallieni 08 92 68 20 15
• JEAN EUSTACHE
place de la Ve République Pessac 05 56 46 00 96
• JEAN RENOIR
rue de l’Hortel de Ville Eysines 05 56 49 60 55
• JEAN VIGO
6 rue Franklin Bx 05 56 44 35 17
• LES COLONNES
4 rue du Docteur Castéra Blanquefort 05 56 95 49 08 –
05 56 95 49 07
• MAX LINDER
13 rue du Docteur Marius Fauché Créon 05 56 23 30 04
• MEGA CGR
Villenave d’Ornon Prog 08 92 68 04 45 Rens 05 57 96 14 30
• MEGARAMA
7 Quai de Queyries Bx 05 56 40 66 77
• MÉRIGNAC CINÉ
place Charles de Gaulle 08 92 68 70 26
• REX
Cestas Bourg 08 92 68 68 12
• REX
94 rue Etienne Sabatié Libourne 05 57 74 08 63
• RIO
16 allées Jean Jaurès Langon 08 92 68 04 72
• UGC CINE CITE
13-15 rue Georges Bonnac Bx 08 92 70 00 00
• UTOPIA
5 pl Camille Jullian Bx 05 56 52 00 03
• VARIÉTÉS
32 cours Tourny Libourne 05 57 51 01 50
Salles de concerts
et spectacles vivants
Concert halls & theater
• 4 SANS
40 rue d’Armagnac Bx 05 56 49 40 05 www.le4sans.fr
• ALLEZ LES FILLES - CIMA
9 rue Teulère Bx 05 56 52 31 69
• AREMA ROCK & CHANSON
181 rue F. Boucher Talence 05 57 35 32 32
• BARBEY (ROCKSCHOOL)
18 crs Barbey Bx 05 56 33 66 00 www.rockschool-barbey.com
• BASE SOUS-MARINE
Bd Afred-Daney Bx 05 56 11 11 50 www.mairie.bordeaux.fr
• BOITE A JOUER
50 rue Lombard Bx 05 56 50 37 37
• BOX OFFICE
24 Galerie Bordelaise 05 56 48 26 26 www.boxoffice.fr
• CARRÉ DES JALLES
Pl. de la République St Médard en Jalles 05 57 93 18 93
www.carredesjalles.org
• CASINO DE BORDEAUX
rue Cardinal Richaud 05 56 69 49 00
• CAT
24 rue de la Faïencerie 05 56 39 14 74
• CENTRE SIMONE SIGNORET
Chemin du Cassiot Canéjan 05 56 89 38 93
• CHAMP DE FOIRE
St André de Cubzac 05 57 45 10 16
• CHAPELLE DE MUSSONVILLE
Parc de Mussonville, chemin A. Labro Bègles
• COMÉDIE GALLIEN
20 rue Rolland 05 56 44 04 00 www.comediegallien.com
• CUVIER DE FEYDEAU
bd Feydeau Artigues 05 57 54 10 40
www.lecuvier-artigues.com
• ESPACE TREULON
avenue de Verdun Bruges 05 56 16 77 00
• ESPACE CULTUREL DU BOIS FLEURI
pl. du 8 mai 1945 Lormont 05 57 77 07 30
• FEMINA
1 rue de grassi Bx 05 56 52 45 19
• GLOB THEATRE
69 rue Joséphine Bx 05 56 69 06 66
• KRAKATOA
3 avenue Victor Hugo Mérignac 05 56 24 34 29
www.krakatoa.org
• L’ENTREPOT
13 rue Georges Clemenceau Le Haillan 05 57 93 11 33
www.lentrepot.com
• L’OEIL-LA LUCARNE-THÉTRE DE POCHE
49 rue carpenteyre Bx 05 56 92 25 06
• L’ONYX
11-13 rue Fernand Philippart 05 56 44 26 12
• LA TOMATE
Angle rue des Beaux-Arts et rue Peyronnet 05 56 91 30 71
• LE PETIT THÉÂTRE
8-10 rue du Faubourg des Arts 05 56 51 04 73
• LES CARMES
8 places des Carmes Langon 05 56 63 14 45
www.centrecultureldescarmes.fr
• LES COLONNES
4 rue du Drue Castéra Blanquefort 05 56 95 49 00
• MARCHES DE L’ÉTÈ
17 rue Victor Billon Le Bouscat 05 56 17 05 77
• MC2A - PORTE 2A
16 rue Ferrère Bx 05 56 51 00 78
• MEDOQUINE
224 crs du Maréchal Galliéni Talence 05 56 24 05 09
• MOLIERE - SCENE D’AQUITAINE
33 rue du Temple Bx 05 56 01 45 66
• NAUTILUS
122 Quai de bacalan Bx 05 56 50 55 96
• OPERA DE BORDEAUX- GRAND THEATRE
place. de la Comédie Bx 05 56 00 85 95
www.opera-bordeaux.fr
• PALAIS DES SPORTS
place. de la Ferme de Richemond Bx 05 56 79 39 61
• PATINOIRE MÉRIADECK
95 crs du Maréchal Juin Bx 05 57 81 43 70
www.axelvega.com
• PIN GALANT
34 av. du Maréchal de Lattre-de-Tassigny Mérignac
05 56 97 82 82 www.lepingalant.com
• POQUELIN THÉÂTRE
52 rue de Nuits 05 57 80 22 09
• THEATRE DES 4 SAISONS
Parc de Mandavit Gradignan 05 56 89 03 23
www.t4saisons.com
• THEATRE JEAN VILAR
rue de l’Eglise Eysines 05 56 16 18
• THEATRE NATIONAL DE BORDEAUX AQUITAINE
Square Jean-Vauthier Bx 05 56 91 98 00 www.tnba.org
• THEATRE LA PERGOLA
rue Fernand-Cazères Bx 05 56 02 62 04
• THEATRE DU PONT TOURNANT
13 rue Charlevoix de Villers Bx 05 56 11 06 11
• THEATRE DES SALINIERES
4 rue buhan Bx 05 56 48 86 86 www.salinieres.com
• THEATRE DE LA SOURCE
2 rue du prêche Begles 05 56 49 48 69
• THEATRE DE VERDURE
Domaine du Pinsan Eysines
• TNT-MANUFACTURE DE CHAUSSURES
226 bd Albert Premier Bx 05 56 85 82 81
• ZOOBIZARRE
58 rue du Mirail Bx 05 56 91 14 40 www.zoobizarre.org
Conférences, rencontres
Conférences, discussion
• ATHÉNÉE MUNICIPALE
Place St Christoly 05 56 51 24 64
• CENTRE HÂ 32
32 rue du Hâ 05 56 44 95 95
• FORUM FNAC
50 rue Sainte Catherine 05 56 00 22 10
• LA MACHINE A LIRE (salle des rencontres)
18 rue du Parlement Saint Pierre 05 56 48 03 87
• SALON MOLLAT
11 rue Vital Carles 05 56 56 40 40
Congrès & autres salles
Congresses & others public halls
• BASE SOUS-MARINE Bd Afred-Daney Bx
05 56 11 11 50 www.mairie.bordeaux.fr
• CITÉ MONDIALE
20 quai des Chartrons 05 56 01 20 20
• DOMAINE DE LESCOMBES
198 avenue du Taillan Eysines 05 56 28 68 22
• HANGAR 14
Quai des Chartrons Bx 05 57 87 45 45
• PALAIS DES CONGRES DE BORDEAUX
rue du Cardinal Richaud Bx05 56 11 88 88
• PALAIS DES CONGRÈS D’ARCACHON
6 bd Veyrier Montagnères 05 56 22 47 00
• PARC DES EXPOSITIONS
Le Lac 05 56 11 99 00
• SALLE BELLEGRAVE
13 avenue du Colonel Robert Jacqui Pessac 05 56 45 94 51
• SALLE DELTEIL
Rue du 11 Novembre Bègles
• SALLE LE ROYAL
Avenue Jean Cordier Pessac
• SALLE DU VIGEAN
Rue Serge Merlet Eysines
Clubs, bars concerts
Venues
• ALLIGATOR
3 pl. du Général Sarrail Bx 05 56 92 78 47
• ALRIQ
zone d’activités quai de Queyries Bx 05 56 86 58 49
• BATEAU IVRE
194 Avenue Pasteur Pessac 05 56 36 38 70
• BISTROT DU COIN
Angle rue du Hamel - Saumenude Bx 05 56 94 74 90
• BLUEBERRY
61 rue Camille Sauvageau Bx 05 56 94 16 87
• CAFÉ DES MENUTS
12 rue des Menuts Bx 05 56 94 10 90
• COMPTOIR DU JAZZ
58, quai de Paludate Bx 05 56 49 91 40
• DIBITERI
27 rue Arnaud Miqueu Bx 05 56 51 64 17
• FARENHEIT
20 rue Leyteire Bx 05 56 31 93 06
• FAT KAT
rue Marcel Sambat Bx www.fatkatdanceclub.com
• L’INCA
28 rue Ste Colombe, Bx 05 56 51 24 29
• LE LAMBI
42 rue Ste Colombe Bx 06 60 80 06 75
• LE LUCIFER
35 rue de Pessac Bx 05 56 99 09 02
• LE PETIT ROUGE
8, rue Mauriac Bx 05 56 92 55 04
• LE PIED
Route du Cap Ferret Mérignac 05 56 34 24 21
• LUNE DANS LE CANIVEAU
39 pl. des Capucins Bx 05 56 31 95 52
• SATIN DOLL
18 rue Bourbon Bx 05 56 29 01 53
• SHADOW LOUNGE
5 rue de Cabannac Bx 05 56 49 36 93
www.leshadow.com
• VHP 2 rue des Boucheries Bx 05 56 79 03 61
• W Hangar G2 Bassin à flot 1 quai Lalande Bx
Opérateurs publics
• DRAC
54 rue Magendie Bx 05 57 95 02 02
www.culture.fr/Groups/aquitaine/home
• FRAC
Hangar G2, Bassin à flot, quai Armand Lalande Bx
05 56 24 71 36
www.frac-aquitaine.net
• IDDAC
59 avenue d’Eysines Le Bouscat 05 56 17 36 36
www.iddac.net
• OARA
33 rue du Temple Bx 05 56 01 45 66 www.oara.fr
300 cours Libération Talence 05 57 12 29 00
• GALERIE A SUIVRE
91-93 rue de Marmande Bx
• GALERIE LE TROISIÈME ŒIL
17 rue des remparts Bx 05 56 44 32 23
• GALERIE DES REMPARTS
63 rue des remparts Bx 05 56 52 22 25
• GALERIE TRIANGLE
1 rue des étables Bx 05 56 91 57 77
• GALERIE TRYPTIQUE
7 r Paul Berthelot Bx 05 56 51 92 94
• PORTE 2A
16 rue Ferrère Bx 05 56 51 00 78
Musées
Museums
• ARC EN RÊVE
7 rue Ferrère Bx 05 56 52 78 36 www.arcenreve.com
• CAPCMUSÉE
7 rue Ferrère Bx 05 56 00 81 50
• CAP SCIENCES
20 Quai de Bacalan 05 56 010 707
www.cap-sciences.net
• CENTRE JEAN MOULIN
Place Jean Moulin 05 56 79 66 00
www.mairie-bordeaux.fr
• GALERIE DES BEAUX-ARTS
Place du colonel Raynal 05 56 96 51 60
• MUSÉE D’AQUITAINE
05 56 01 51 00 www.mairie-bordeaux.fr
• MUSÉE DES ARTS DÉCORATIFS
05 56 00 72 50 www.mairie-bordeaux.fr
• MUSÉE DES BEAUX-ARTS
05 56 10 20 56 www.mairie-bordeaux.fr
• MUSÉE DES BEAUX-ARTS ET D’ARCHÉOLOGIE DE
LIBOURNE
42 place Abel Surchamp 05 57 55 33 44
• MUSÉUM D’HISTOIRE NATURELLE
05 56 48 26 37 www.mairie-bordeaux.fr
• MUSEE NATIONAL DES DOUANES
1, Place de la Bourse 05 56 48 82 82
• SITE DE LA CRÉATION FRANCHE
58 av. du Maréchal De Lattre de Tassigny Bègles
05 56 85 81 73 www.musee-creationfranche.com
Lieux associatifs
• (L’)ASSO NETTE
9 rue Courbin
• CHAT QUI PÊCHE
26 rue Garat Bx
• GARE D’ESPIET
05 57 24 29 48
• LA CENTRALE
23 rue Bouquière Bx 05 56 51 79 16
• LE BOKAL
10 rue Buhan Bx 06 20 41 83 55
• LE LOCAL
61 rue de Tauzia Bx 05 57 59 11 31
• MAC
V4 Domaine universitaire
• N’A QU’1 ŒIL
19 rue Bouquière Bx 05 56 51 19 77
• SON’ART
19 rue Tiffonet Bx 05 56 31 14 66
• ZOOBIZARRE
58 rue du Mirail Bx 05 56 91 14 40 www.zoobizarre.org
Galeries
• ARRÊT SUR L’IMAGE
Hangar G2, Quai Armand Lalande 05 56 69 16 48
www.arretsurlimage.com
• ARTHOTÈQUE LES ARTS AUX MURS
16 av. Jean Jaurès Pessac 05 56 46 38 41
• A SUIVRE
91-93 rue de Marmande, Bx
05 56 94 78 62 - 06 84 69 12 70 www.asuivre.fr
• BASE SOUS-MARINE
Bd Afred-Daney Bx 05 56 11 11 50
www.mairie.bordeaux.fr
• COLLECTION PARTICULIÈRE
29 r Bouffard Bx 06 67 75 38 88
• CORTEX ATHLETICO
84 rue Amédée St Germain Bx
• DECIMUS MAGNUS ART
91 rue Porte-Dijeaux Bx 05 56 56 40 26
www.mollat.com
• ESPACE 37
37 rue Borie 06 70 63 49 58
• FRAC
Hangar G2, Bassin à flot, quai Armand Lalande Bx
05 56 24 71 36 www.frac-aquitaine.net
• FORUM DES ARTS ET DE LA CULTURE
PRATIQUE
Tourist information
Transports
• INFORMATION ROUTIÈRE
05 56 96 33 33 www.gironde.equipement.gouv.fr
• TRAIN
Réseau TER Aquitaine tel : 36 35, et
www.ter-sncf.com/Aquitaine
Info offre découverte Aquitaine p8
• BUS
Gare routière place des Quinconces 05 56 81 16 82,
• TRAM-BUS BORDEAUX
Information 05 57 57 88 88 www.netbus-bordeaux.com.
Accueil Gare St Jean (cour arrivée), Gambetta (4 rue
Georges Bonnac), et Quinconces (allée de Chartres).
• STATION DE TAXI À BORDEAUX 24/24H
Gd Théâtre - Tourny 05 56 81 99 15,
Gare St Jean 05 56 91 48 11,
Cours Clémenceau (Gambetta) 05 56 81 99 05,
Victoire 05 56 91 47 05
Informations touristiques
Main tourism offices
• MAISON DU TOURISME DE LA GIRONDE (CDT)
21 cours de l’Intendance 05 56 52 61 40
www.tourisme-gironde.cg33.fr
• OFFICE DE TOURISME DE BORDEAUX
12 cours du XXX Juillet (entre Grand Théâtre et
Quinconces) 05 56 00 66 00
www.bordeaux-tourisme.com
Annexe Gare St Jean cour arrivée 05 56 91 64 70.
• OFFICE DE TOURISME D'ARCACHON
Esplanade Georges Pompidou 05 57 52 97 97
www.arcachon.com
• OFFICE DE TOURISME DE LIBOURNE
Place Abel Surchamp 05 57 51 15 04
www.libourne-tourisme.com
• OFFICE DE TOURISME DE SAINT-EMILION
Place des Créneaux 05 57 55 28 28
www.saint-emilion-tourisme.com
• OFFICE DE TOURISME DU SAUTERNAIS, GRAVES ET
PAYS DE LANGON
11, allées Jean Jaurès à Langon 05 56 63 68 00
• CONSEIL INTERPROFESSIONNEL DU VIN DE
BORDEAUX (CIVB)
Hôtel Gobineau - 3, cours du XXX Juillet
05 56 00 22 66 www.vins-bordeaux.fr
Canapé MISTER Design Philippe STARCK
GALERIE TOURNY
MOBILIER CONTEMPORAIN • AGENCEMENT D’ESPACE • DECORATION D’INTERIEUR
23 Cours de Verdun 33000 Bordeaux • Tél : 05 56 44 35 48 / Fax : 05 56 44 80 10