Féerie des eaux
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Féerie des eaux
mars 2005 Puisqu'on s'gêne pas : Cherche T4 à Bordeaux, moins de 600 m2 et 14 000 euros ou même francs, mais quand même bien, et à un prix tenu. Contactez la rédaction. Merci. Dans l'attente : un mois de réjouissances. La saison retrouve son rythme plein. Salon de la BD ou mois de la poésie, premiers festivals, et la biennale Tendances en point d'orgue, occasion rare de découvrir l'actualité de la création en danse. Et si jamais le froid persistait à vous déprimer, adressez-vous à la Mairie de Bordeaux qui étonnamment irrigue la ville de smileys. [email protected] Dites-moi : Jean-Jacques Benoît & François Pouthier 4 Vous avez dit Iddac ? Sonos 6 Eddie Louiss, Maurice Vander & Bernard Lubat, Amadou et Mariam, Laetitia Sadier, Gonzales, Soledad Brothers et ta soeur 12 Cours & Jardins Tendances, Tendances & Tendances, et Akram Khan, et le jeu de tête des Girondins 16 Toiles & Lucarnes 20 L’œil en faim 24 En Garde ! Espagnols, Sud-Américains ou écrivains : ils font leur cinéma A Suivre, tout comme Mc2a, Redon, Lestié & co jusqu’à la Planète des Singes BD, poésie, littératures, les arbres n’ont qu’a bien se tenir. Quelques sorties Cd en prime. Ici et maintenant, genre par genre, jour par jour, les enfants aussi. Derniers frimas, premiers festivals : ouverture de saison. Magazinage tous Azimuts 44 La culture envahie tous les espaces. Encore quelques terres préservés pour de nouveaux produits et lieux de consommation. Où 46 C’est ici X Spirit Gironde est publié par PROXIMEDIAS 31-33, rue Buhan 33 000 Bordeaux Tel : 05 56 52 09 96 Fax : 05 56 52 12 98 www.spiritonline.fr Hic & Nunc : 1er festivals, agenda & ti reporter 32 SPiRiT Directeur de la publication : José Darroquy Directeur associé : Cristian Tripard Graphisme : Jérôme Charbonnier [email protected] Rédacteur en chef : José Darroquy ([email protected]) Couverture : Jérôme Charbonnier, image Jeanluc Robert pour Les Hurlements d’Léo Rédaction : Jane Anson, Marc Bertin, Céline Musseau, François Justamente, André Paillaugue, Stéphanie Paquet, Gilles Christian Réthoré, Anna Rubio, José Ruiz, Patrick Scarzello, Nicolas Trespallé, Alexandre Varlet Crédit photos : Reanud Subra (p 4-5) Y. Bresson, F. Delpech, A. Morin (p 16) CDT - Bernard Lamarque (p 30) Régie publicitaire #07 PUB.L.I.C 05 56 520 994 - Fax 05 56 52 12 98 [email protected] Publicité : Philippe Hervieux et Stéphane Landelle Pao : Mélanie Caelen www.regie-public.com Dépôt légal à parution © Spirit Gironde 2005 DiTES-MOi 04 Par monts et par vaux Iddac ? Au dos des programmes ou au bas des affiches de spectacles, le sigle est connu. Le signifiant, moins. Quant au signifié… Label du certificateur, sceau du producteur ou du financeur, logo du diffuseur, ombre de l'entremetteur, étendard du médiateur ??? Un peu tout cela, mais pas que. L'Iddac, « Institut départemental de développement artistique et culturel », est une association créée à l'initiative du Conseil Général de la Gironde. Elle est donc directement liée à l'assemblée girondine, et il est de tradition que son président soit un des élus départementaux. Ses missions : soutenir la création et la diffusion artistique, développer l'éducation et les pratiques artistiques, et aider à la professionnalisation, la formation et l'information du secteur culturel. Une usine à gaz ? Avec l'équivalent de 29 temps pleins et 3 millions au budget, la structure reste légère et n'ambitionne pas de grossir. Question d'expérience. L'Iddac est né, dans l'urgence, en 1991, pour dissiper les cendres encore incandescentes de deux associations dispendieuses ou aux cotes mal taillées : le Cac de St Médard Jalles et le CDC (Comité Départemental de la Culture). Pour l'actualité, l'Iddac est à l'initiative du Festival Tendances, biennale de haute tenue de la danse contemporaine internationale. Une occasion pour rencontrer ses deux têtes exécutives à la voix commune. Nouveau président depuis mai 2004, Jean-Jacques Benoît, conseiller général de Pessac, psychologue de formation plus familier des politiques sociales, est enthousiaste à la découverte des vastes champs et réseaux du monde de la culture. François Pouthier, directeur depuis l'an 2000, acteur de l'ombre refusant d'être photographié pour mieux incarner le travail de toute une équipe, est issu du mouvement des radios locales des années 80 et du monde associatif plutôt rock n' roll. Plutôt un rock n' roll distrait, il est par ailleurs diplomé en histoire médiévale, communication sociale et sciences politiques… La naissance de l'Iddac s'est faite dans la douleur ? Un peu oui, mais nous revendiquons nos filiations. Le Cac de St Médard en Jalles, héritier de l'esprit de Malraux, proposait à tous une programmation très contemporaine. Le CDC a lui son origine dans les premières lois de décentralisation de 1982, et son action était très proche du terrain. Nous sommes nés de la réunion de ces deux conceptions. La difficulté de les allier ont fait la teneur et la profondeur du travail de l'Iddac. Les deux premières années ont été un peu lourdes à digérer avec l'héritage de la salle de St Médard, mais, après 1993, l'Iddac a pu pleinement jouer son rôle d'outil de développement, et non plus de gestion. Quels ont été vos premiers actes ? De nombreuses salles ont vu le jour dans les années 90 de la volonté isolée de chaque municipalité. Notre rôle fut d'en faire des partenaires, de les mettre en réseau, de multiplier leurs collaborations, de faciliter les co-productions, et de faire circuler les publics entre elles (réseau Passerelle, Passeport Départemental). Ces salles vont maintenant plus loin. Hier lieu de simple diffusion, elles sont devenues aussi des lieux de résidence d'artistes en création. Et le cercle s'élargit. Après les principales salles de l'agglomération bordelaise, puis Langon ou Arcachon, ce sont bientôt les nouvelles de Libourne, Floirac ou Marcheprime qui intègrent ces partenariats. Plus généralement nous avons souffert au début du manque d'interlocuteurs sur l'ensemble du territoire. Nous devions apporter des spectacles clef en main, et si nous arrêtions, personne ne prenait la relève et le Département était accusé de désengagement ! L'information et la formation des acteurs locaux sont devenues une priorité pour que naisse une dynamique sur place. Parallèlement nous offrons un appui technique aux communes, scènes associées et petites structures associatives avec la mise à disposition ponctuelle d'un parc de matériel de spectacle. Il suffit d'être adhérent, soit 20€ pour une association. Comment se font les choix artistiques ? Nous avons de moins en moins à en faire. Nous fonctionnions un peu comme une Drac, avec un spécialiste, conseil pour chacune des pratiques. C'est toujours le cas avec Marie-Claude Bay pour la danse qui programme Tendances, ou Philippe Vialèles pour le théâtre et les Rencontres Théâtrale d'Eysines, mais de plus en plus nos scènes partenaires ont leur spécialité et sont devenues les prescripteurs : Libourne pour les Arts de la rue, Blanquefort pour le jeune public, Artigues (le Cuvier de Feydeau) et Arcachon de même pour la danse… Quel soutien direct aux artistes ? Le prêt de matériel déjà évoqué, des résidences d'écriture pour les auteurs, l'aide à la diffusion de spectacle, principalement en tournée départementale, l'éventuelle co-production de créations régionales dans le cas de spectacles pré-achetés par un minimum de 7 lieux de diffusion en Gironde, et de plus en plus l’accompagnement des trajets d'artistes dans un esprit « co-opératif ». Un bon exemple est notre collaboration avec le dramaturge Jean-Philippe Ibos. Création, diffusion, suivi administratif, ateliers, interventions en milieu scolaire, édition…, la coopération a été étendue et a impliqué de nombreux partenaires sur plusieurs années. Nous voulons également intervenir de plus en plus en amont et éviter aux artistes des batailles solitaires dans leur recherche de coproductions. Quel rôle ont les antennes ? Outre le simple relais de nos actions, ici s'exprime le cœur de notre travail : service de proximité, égalité d'accès des territoires à la culture, accompagnements des projets locaux, incitation à des collaborations et à la mutualisation, souci des identités culturelles des territoires et des communes, rencontre avec le public… Ces antennes sont au nombre de quatre, St André de Cubzac pour la Haute Gironde, La Réole pour le Haut Entre-Deux-Mers, Pauillac pour le Médoc, St Symphorien pour les Landes de Gascogne. Une cinquième doit ouvrir en avril à St Magne de Castillon pour le Libournais. Elles ont été créées en étroite collaboration avec les bassins de pays, qui par exemple mettent à disposition les locaux. La volonté est une coopération totale : 50-50. Chacune dispose à l'origine des mêmes moyens humains et du même parc de matériel. Ensuite nous les accompagnons selon leur propre dynamique et les besoins particuliers des territoires. Certaines s'engagent dans des productions spécifiques telle la résidence et les spectacles de Jeanne Ferron à Pujols-surDordogne partie à la chasse aux contes d'animaux, ou Parole d'Estuaire en Haute Gironde et Médoc accueillant des auteurs européens liés à d'autres estuaires, ou plus prosaïquement, le Haut Entre-Deux-Mers éprouvant la nécessité d'investir dans l'agrandissement de son parc matériel. DiTES-MOi Quel est votre rôle dans les scènes d'été ? De simples conseils et la mise à disposition de notre de matériel. Nous ne sommes pas opérateur. Nous sommes juste un membre du jury pour les choix artistiques et l'attribution du label du consil Général. Mais nous pensons à intégrer l'été des opérations que nous menons le reste de l'année, comme l'Ecole du Spectateur. Et à l'école ? (Répond plus particulièrement J-J Benoît, détaché de l'Education Nationale) L'éducation artistique et culturelle est mise au rencard et les dernières déclarations du Ministre de la Culture en sa faveur relève pour l'instant du vœu pieu. Pourtant, sans moyens, de simples décisions peuvent être prises. Les enfants ne peuvent apprendre hors des objets culturels qu'ils croisent : commençons par parler dans l'enceinte scolaire de ce qu'ils voient à la télé. Et ensuite, si l'école est bien le lieu de l'ouverture au monde dans une logique égalitaire, accompagnons les au spectacle. C'est ce que nous proposons avec l'Ecole du Spectateur, découverte de toutes les facettes du spectacle vivant, des coulisses à la lecture critique. Ceci se passe hors du cadre scolaire, il s'agit là d'éducation et pas d'enseignement. Ce sont ces rencontres qui forgeront l’écoute et le désir d'apprendre. Autre intervention, les résidences d'écriture comprennent également des lectures et des ateliers en milieu scolaire. Par ailleurs nos 05 formations intègrent enseignants. de nombreux Démocratiser la culture, n'est-ce pas souvent la culture de quelques-uns pour tous ? C'est un débat constant entre démocratisation culturelle et démocratie culturelle. Le lien est à reconstituer en permanence entre les deux. Par exemple, développer les pratiques amateurs fait partie de notre mission. Voix de Traverse en est un bon exemple, ateliers à destination des amateurs reposant sur un Incitation on ne peut plus simple, nous pouvons annoncer dès à présent une baisse générale des tarifs pour la saison 20052006. Actuellement de 15 euros en tarif plein à 12 en réduit, ils seront de 9 à 5. encore à venir et nous avons encore tous des difficultés à les formuler. [propos recueillis par José Darroquy] Plus sur l'Iddac et détails de la programmation artistique L'Iddac réfléchi en terme de territoire géographique, la société moderne ne posent-elle pas les frontières en d'autres termes : psychologiques, sociaux… ? Notre développement territorial a rencontré un certain succès et cette approche n'est pas caduque. Mais il est clair que nous sur www.iddac.net Prochaine Rencontres de l'Iddac : « Agglomérations, villes centres ou périphériques : des collectivités publiques au service de la culture. Dans quel espace, pour quelle coopération? » Vendredi 15 avril à l'Espace culturel du Bois Fleuri à Lormont 9h-17h. Inscription au 05 56 17 36 36 avant le 8 avril. « A nous de chercher un système plus égalitaire et de faire que les lieux de culture ne soient pas des temples » compagnonnage de deux artistes d'horizon différent (pour cette année Eric Lareine et Jean-Christophe Charnay, le fondateur des Frères Brothers). Le succès est réel et d'une manière générale les pratiques amateurs ont explosé ces 25 dernières années. Ces nouveaux publics ne vont pas pour autant au spectacle. A nous de chercher un système plus égalitaire et de faire que les lieux de culture ne soient pas des temples, que l'on puisse facilement en pousser les portes et les solliciter. ne concevons pas le territoire humain uniquement en termes de géographie physique. Phénomènes sociaux bien sûr, mobilité… Nous sommes un outil de développement, non pas de gestion. Nous devons en effet rester à l'écoute et nous adapter. Pour preuve, depuis l'an 2000, la moitié de l'équipe a changé de métier. Mais de nouvelles questions se posent qui irriguent la création même. Des manifestations, comme Tendances dès ce mois, sont aussi lieu de débat. D'autres questions sont S0NO 06 Monade et fière de l'être Bertrand Burgalat : Vision of love (Tricatel, 2002) J'adore ! Katerine ? Burgalat ? Là, il chante comme Katerine que j'aime énormément. Je l'admire même si je n'aime pas tout son travail car je ne le sens pas toujours libre dans son genre. Toutefois, il est très fort et je lui souhaite beaucoup de courage, de force et de chance pour continuer à le faire. C'est compliqué d'être soi-même en France, il y a un sacré complexe dont il faut s'affranchir. On peut faire mieux que le groupe super franchouillard et la copie anglo-saxonne. Il y a, en outre, un complexe face à la réussite : on a peur que ce soit bien. C'est bien qu'un Burgalat soit là à se battre pour créer de belles choses, faire une musique qui fasse sens, qui vaille vraiment la peine. Le Top 50 est si écrasant, si pauvre intellectuellement et musicalement que cela pousse vers une déchéance collective, le tout relayé par un système qui nous conduit sûrement vers un certain fascisme. Aussi, pauvres petits artistes que nous sommes, que pouvonsnous faire à part offrir de la résistance ? Figure incontournable de l'internationale indie-pop, Lætitia Sadier, membre de Stereolab depuis quinze ans, s'aventure à nouveau en solitaire avec “A few steps more”, nouvel album, signé Monade, enregistré en partie dans le Médoc. Au jeu du test aveugle, les livraisons d'une artiste singulière, profondément attachante. Robert Wyatt : At last I am free (Rough Trade, 1980) Cette reprise de Chic est sortie pendant la guerre des Malouines, une période de nationalisme nauséabond en Angleterre. Wyatt est un homme politisé vivant avec sa femme Alfie, grande communiste devant l'éternel. C'est quelqu'un de très sensible, croyant au changement, capable de manifester tout seul contre l'invasion de la Grenade par les Etats-Unis. Personnellement, dans la liberté, il faut, je pense, accepter d'être plongé dans le noir. C'est difficile d'apprendre à ne plus avoir peur. Lors de l'enregistrement de ce titre, tout s'est fait naturellement. Cosmiquement, c'était la bonne heure... Bien entendu, il y a une dimension personnelle mais cela va plus loin, vers le commun. On nous ment et cela ne peut plus durer. Toutefois, je reste optimiste. On progresse dans l'adversité même si des forces malignes nous gouvernent. Todd Rundgren : Useless begging (Bearsville, 1974) On dirait les Beach Boys passés à la moulinette. Todd Rundgren ? J'adore ! On fera le prochain Monade avec lui. Même si je ne le connais pas tout, il fait des trucs absolument merveilleux, un être unique dont la musique est unique. S'il a eu la capacité de son autonomie totale, tant mieux pour lui car travailler en groupe est toujours difficile. Mon premier album fut réalisé presque toute seule, histoire de prouver ce dont j'étais capable mais il est plus fécond d'avoir l'apport d'autrui. Je me battrai plus pour collaborer, car la rencontre offre l'opportunité de se laisser surprendre en lâchant d'une certaine manière le contrôle. J'ai une vision et garde le dernier mot néanmoins. Monade est plus intéressant en tant que groupe que simple aventure solitaire. Jim O'Rourke : Something Big (Drag City, 2000) La chanson “Women of the world” m'ayant tellement insupporté, je ne suis pas allée au bout du disque. C'est un grand ami mais d'une telle misanthropie que c'est presque facile. Il préfère les animaux en peluche à la compagnie des hommes. Cela dit, cette scène chicagoane dégage un profond sens de la famille. Je suis heureuse que pareille musique sorte, tout comme de côtoyer ces artistes capables de produire une telle beauté. Ils vivent à des hauteurs intellectuelles et humaines rares, maîtrisant sans durcissement leur art, n'ayant pas peur de ressentir. Cette scène post punk, née avec Slint, a produit un effet Do It Yourself bénéfique, sans honte. Quelque chose de très sain, dénué de cynisme. The Velvet Underground : Oh ! Sweet Nuthin' (Cotillion, 1970) Neil Young ? Une reprise ? Le Velvet ? C'est marrant, on dirait une parodie de soi-même. C'est très sympa au demeurant mais il était temps que cela s'arrête. Je les préfère en version white noise, plus viscéraux, hyper puissants à une époque où c'était interdit. Une démarche qui apporta beaucoup à la musique car elle doit avoir un but, il ne faut pas se cacher derrière. A quinze ans, le Velvet me donnait envie de passer à l'action, la musique occupait dans ma vie le rang digne d'une meilleure amie. Au delà de ça, l'aspect culte du rock'n'roll me semble coupé de la réalité. Ca dépasse et trop de choses m'échappent déjà assez dans la vie que je ne peux m'encombrer avec. Cela ne me fait pas rêver. Je préfère le vivre. Enfin, en tant que fille, il est dur de s'identifier à un truc foncièrement masculin. Sonic Youth : Is it my body (Sub Pop, 1991) C'est Kim (Gordon) ? Quel album ? C'est bien. Elle est géniale, très drôle. Plus je la connais, plus je suis admirative. Je pensais à elle sur scène l'autre soir. Parfois, elle a des mouvements qui me surprennent du genre ce qu'il fallait au bon moment, ça fait sens, mais reste étonnant. Sa voix est extraordinaire, inaltérée, avec une espèce de colère mêlée d'ironie mais toujours sincère. Elle a raison d'être “dirty” ! J'ai connu Sonic Youth sur le tard, vers 1994, et j'ai reçu une jolie claque. Kim est très forte, très gentille, une sorte de “role model” à qui s'identifier... plus que Courtney Love. Billy May & His Orchestra with Dr. Samuel J. Hoffman : This room is my castle of quiet (Capitol, 1949) Duke Ellington ? Yma Sumac ? On dirait pourtant une voix de femme, ça donne envie de jouer du theremin. Vis-à-vis de l'easy-listening, Stereolab a toujours eu une attitude ludique, rien de bien sérieux. Beaucoup de critiques ne comprennent pas d'où vient notre musique mais sait-on contrôler la façon dont elle est reçue ? Billy May c'est pas du papier peint, on ne se rend pas compte de la maîtrise et de la sophistication d'une telle musique. Quand tu additionnes ta sensibilité politique, tes convictions, ton ludisme à ta production cela ne peut que dérouter alors que la beauté de la création réside justement là, dans cette liberté. Joni Mitchell : A case of you (Elektra, 1966) On dirait Joan Baez. Je n'ai jamais trop écouté, ce côté folk doit me rebuter un peu même si elle est fort respectable. Je commence enfin à prendre conscience que mon travail ne relève pas d'un miracle mais véritablement d'un besoin. Je suis de celles qui se retourneront en constatant ce que fut ma carrière même si je ne raisonne pas en ces termes. C'est tellement aléatoire. Je suis impulsive, cherchant sans cesse à faire du mieux possible. Ce nouvel album sort chez un gros label indé avec tournée à la clef, agent, promo, interviews alors que je ne planifiais rien du tout. Moins tu attends du système, plus il te réclame, or, j'ai croisé tellement de gens en attendre beaucoup pour rien au bout du compte. Mon effort est bien de faire de bons disques plutôt qu'une carrière, il ne faut pas s'en soucier. Voilà le secret... [Marc Bertin] Monade : Afew steps more (Too Pure/Beggars Banquet) FRANCOFANS 07 Magyd Cherfi a retrouvé son prénom ! Les membres de Zebda annonçaient en 2003 leur désir de tenter chacun des aventures personnelles. Rencontre avec Magyd Cherfi, premier à dégainer avec un album et un recueil de nouvelles. Tout est parti d'une association de quartier, «Vitécri», puis d'un groupe de musique qui s'est fait la voix des beurs : Zebda et ses paroles engagées, bien plus qu'un simple « Tomber la chemise » médiatique. Avec Motivé-e-s, il y a eu les élections municipales à Toulouse en mars 2001. Aujourd'hui Magyd Cherfi a repris la route, seul, heureux de retrouver son prénom, son identité. Il a sorti en mars 2003 un album solo et un recueil de textes, où l'on reconnaît la plume de Zebda, mais où Magyd nous dévoile un peu de lui et de son univers. Avant tu jouais dans Zebda. Vous êtes restés 17 ans ensemble. C'est une séparation temporaire ou quelque chose de définitif ? 15 ans pour un groupe, c'est peut-être au-delà de ce qui est raisonnable. Ce qui est intéressant dans le côté groupe, c'est de pouvoir avoir des soutiens ; dans les coups durs, il y a toujours quelqu'un qui ramène un peu de soleil. Au niveau de la création pure, c'est une frustration absolue. Nous, on l'a accepté parce qu'on avait envie de faire de la musique. Les six-sept premières années, on ne se pose pas trop la question parce qu'il faut absolument gagner assez de fric pour vivre. On ne pense pas à une création perso, on pense à avancer avec le groupe. Moi, j'avais mes propres envies d'écriture. Joël, le bassiste, et Pascal, le guitariste, avaient cette envie. Mais on n'osait pas dire le premier mot, car oser, c'était prononcer la fin du groupe. Alors tout à coup, c'était : qui va dire «j'ai envie de ma musique à moi» ? Il aura fallu 4 à 5 ans de réflexion avant qu'on prenne la décision. Au bout d'un moment, les uns les autres ont dit «C'est vrai, on a tous envie d'avoir nos propres projets». On s'est dit «on fait un break» sans savoir ce que ça veut dire. Joël le bassiste est toujours avec toi ? Joël est un peu ma moitié, c'est avec lui qu'on a fondé Zebda. On est toujours restés ensemble. Dans les groupes, il y en a toujours deux ou trois qui ont des affinités. Mes affinités, c'était Joël. Quand je suis parti dans mon idée d'album solo, c'était avec lui. Tu commences une carrière solo sous ton propre nom avec un album, « Cité des étoiles », mais également un recueil de textes : « Livret de famille ». Pourquoi les deux en même temps ? Le livre, c'est l'idée qui arrive au moment où je finis l'album. Chez Actes Sud, les gens connaissaient la littérature de Zebda, et ils se demandaient si l'auteur de ces textes n'avait pas quelque chose de plus épais. J'ai sorti des petits textes un petit peu achevés que j'avais. C'est un moment où je me disais «j'aimerais, dans l'écriture, aller plus loin». Ça tombait bien. Pour toi, c'est pas assez suffisant 3 ou 4 minutes pour exprimer tes idées ? Oui, je suis chanteur par défaut. Je suis naturellement dans l'écrit, c'est ce truc-là qui est en moi depuis très longtemps. Avant Zebda, je voulais être cinéaste. Tu as 16-18 ans, tu es dans les quartiers nord de Toulouse, bon… puis après il y a l'idée «tiens, je vais être Maupassant». Pareil ! Tu as 18 ans, tu n'as pas de talent particulier, il faut un roman et il faut une maison d'édition. Tout à coup, tu as trois copains qui ont basse, batterie, guitare et qui te disent «justement, on n'a pas de mec qui écrit des textes». Je suis devenu chanteur, parce que j'écrivais. C'était plaisant de monter sur scène. Moi, j'ai beaucoup fait d'identification sur James Brown et Bernard Lavilliers. À 14 ans devant ma glace, je faisais James Brown et à 17 ans, c'était Bernard Lavilliers. J'ai un peu cette façon de faire le malin, de faire le kakou. C'était beaucoup plus facile d'être chanteur ; avec trois musiciens, tu fais la tournée des bars et t'es chanteur ! Alors que pour faire un film ou écrire un roman… c'était une démarche solitaire et impossible. Maintenant tu penses continuer vers des récits de plus en plus longs ? Aller jusqu'à un roman ? Mon plaisir, c'est d'écrire. C'est ce qui me motive. Quand j'écris, quand je me lis, il faut que je sente un souffle. À partir du souffle, je commence à me dire «tiens, je vais aller là». Ça m'est arrivé de temps à autre pour les chansons, mais pas toujours. Le livre a eu un accueil extraordinaire. Du coup, je me suis dit «mais alors, je peux aller plus loin». Les gens te disent «c'est pas mal, ton truc» ! c'est une motivation, une fierté. [Propos recueillis par Audrey Lavallade] Magid Cherfi + Superclean, mercredi 30 mars, 20h30, Rockschool-Barbey S0NO Les bougies du volcan 15 ans jour pour jour. Le 17 mars 1990, 400 personnes avaient fait le déplacement dans une improbable salle municipale du quartier d'Arlac à Mérignac, rebaptisé pour l'occasion Krakatoa. Un nom programmatique, celui d'un volcan indonésien ayant explosé si violemment (en 1883), qu'il émit le plus grand bruit jamais entendu sur Terre. Au programme de ce premier jour : les Pistones, Shredded Ermines et les Soucoupes Violentes. Suivirent les Road Runners, la Souris Déglinguées, et le Gun Club, groupe fétiche de Didier Estèbe, à l'époque co-manager des Noir Désir et initiateur de cette décentralisation rock n' roll. Pour les plus « désorientés », un bus partait alors de la place de la Victoire et déversait son flot d'aficionados au milieu des pavillons de banlieue année 50. La bonhomie désorganisée du bar rassurait après l'arrivée en cette terre résidentielle, néanmoins populaire. Dans le même temps, les roadies finissaient de planquer les tapis du judo ou les reliefs du loto de la matinée. Un savoureux partage municipal, toujours d'actualité, même si Transrock, l'association administratrice du Krakatoa, bénéficie désormais de la priorité, s'y loge et s'y étend avec des activités connexes comme l'accompagnement professionnel d'artistes ou le management associatif. La scène bordelaise (Cartoons, Wet Furs, Kid Pharaon, Mush, Le Cymbaliste, L'Ecole du Crime, Straw Dogs, Edgar de l'Est…) ouvre en première partie, ou déconne joyeusement en des Pères Noël des Rockers épiques. Les têtes d'affiche se succèdent, jusqu'à une trentaine annuelle, du rock sonique au groove, et une programmation populaire reggae-ragga marquée ces dernières années. Asian Dub Foundation, Nick Cave Pj Harvey et Orange Blossom en grand souvenir de scène, déclare à la volée Didier Estèbe. Ou les new yorkais Fleshstones traversant la salle en éructant pour finir leur concert, à moitié dénudé, sur le bar, comme à chacune de leur venue. Et les Noir Désir qui retrouvent les copains. C'est tout cela qui va être célébré ce mois de mars, en trois soirées de concerts, sans affiche phare, une pensée certainement pour le copain absent, mais avec la franche envie de fêter et imager cette aventure rock n' roll. Soirée festive d'ouverture le jeudi 17 mars autour de la projection du film devenu culte de Rob Reiner, « Spinal Tap », pastiche délirant et caustique d'une tournée d'un groupe de heavy. À l'instar de cet anniversaire qui ne se prend pas au sérieux, les Wampas devraient dynamiter la scène le lendemain, accompagné de Il Fulgurante, actualité locale punk garage de bon goût, et quelques surprises (Shorty & Fatty Ramones ?). « Reprises de volées » en titre pour la dernière soirée, le samedi 19, soit 15 ans de concerts au Krakatoa repris par quelques piliers de la scène musicale bordelaise. [J.D.] 15e anniversaire du Krakatoa, les 17, 18 et 19 mars à 20h30 Variations en forme de z Indéniable réjouissance, retour sur une scène bordelaise, et pas des moindre, du ludion le plus précieux qui soit : Gonzales. Mais, avant tout, que sait-on vraiment de Chilly-Gonzo-Gonzales ? Un c.v chargé pour sûr. Ontarien de Toronto, Jason Beck pour l'état civil, compositeur de bandes originales avec son frère à Los Angeles, une formation de concertiste classique, une sombre histoire de troisième testicule révélée au Palais de Tokyo par son père... Pas si mal pour alimenter sa propre légende mais, plus objectivement, tout pourrait commencer en 1999, à Berlin, où le canadien, flanqué de son crew iconoclaste (Peaches, Feist, Taylor Savy, Mocky, Mignon) grave l'ovni “Gonzales über alles” pour le compte de Kitty-yo. Premier effort solo et premières interrogations sur les motivations de l'animal. Dévastateur mc parodique ? Crooner digital sous influence electronica ? A l'époque, le spectacle sur scène évoque volontiers la performance r'n'b lo-fi d'un émule putatif de Costes, entre groovebox déchaînée, sueur, stupre et Peaches hystérique. Sentiment confirmé avec “The entertainist”, option hip hop dans le rouge du curseur, en 2001, avant l'ambitieux “Presidential suite”. Car voilà bien une constante de l'insaisissable : le labeur. Enregistrant sans relâche, produisant ses protégés, multipliant les collaborations, capable de remixer l'un des pires titres de Daft Punk, “Too long”, S0NO pour en livrer une sublime relecture, comme d'impulser le retour de Louie Austen avec les géniaux Pulsinger et Tunakan. Sans oublier, bien entendu, l'extraordinaire odyssée Puppetmastaz en compagnie de l'activiste électronique Patric Catani dont le séminal “Creature funk” constitue définitivement la meilleure référence hip hop 2003.Facétieux, cet admirateur avoué de Salieri, livre “Z” en forme d'adieux au music-hall, revisitant son répertoire avec une élégance des plus inspirées au moment où sa côte explose en France. En effet, associé à Renaud Letang, Gonzales est devenu l'incontournable must en termes de production. De Françoise Hardy (son idole) à Aznavour (projet malheureusement avorté), de Feist à Katerine, ce tandem cisèle les albums les plus excitants de l'hexagone. 09 tourist”. Force de constater que même les rieurs se sont tus devant tant de beauté somnambulique, le fan club, lui, s'agrandissant jusqu'à Karl Lagerfeld. Qu'ajouter ? Après feu le Zoobizarre, puis la Base sous marine, maintenant le capc, Gonzales au Palais Rohan en 2007? Marc Bertin Gonzales en concert au capcMusée d'art contemporain le 29/03, 20h30, 10 euros Et vint, en septembre dernier, “Solo piano”, recueil de seize pièces instrumentales pour main gauche d'accompagnement et main droite mélodique. Publié pour le compte de No Format, ce cinquième opus confirme, dans une espèce de climat gymnopédique, le génie mélodique du canadien, capable de souffles sous influence Debussy et Poulenc voire d'une puissance mélancolique d'obédience Bacharach à l'image de “The Les Filles de sortie Infatigables missionnaires du principe binaire et assimilé, les demoiselles de la rue Teulère (ALF) font de ce mars 2005 un printemps précoce. Ainsi, de la pop belge Girls In Hawaï à l'avant-rock Berg Sans Nipple, le menu se pare également de saveurs françaises (le progressif stratosphérique de M83, l'électro-pop du frondeur Bertrand Betsch) et allemandes (la post new wave du quintet Robocop Kraus). Toutefois, s'il fallait ne retenir qu'une seule et unique évidence, alors, érudits et néophytes se devraient de porter en triomphe le retour de Soledad Brothers au pays de Montaigne et Dugarry. Fausse fratrie mais vrai groupe, le trio fut jadis duo, formé, en 1998, par Johnny Wirick et Ben Smith. Baptisée en hommage au légendaire George Jackson, incarcéré au pénitencier de Salinas, Californie, la formation signe son premier 45T pour le compte d'Italy Records, label de Detroit, Michigan, écurie de White Stripes. D'ailleurs, le poupin Jack White produira le second 45T publié, lui, chez Estrus. Outre cet influent parrain, la légende MC5 John Sinclair rédigera les notes de l'éponyme premier album, résumé ultra-dépouillé d'un blues électrique envisagé à la manière british Boom circa 64/65. Deux ans plus tard, “Steal your soul and dare your spirit to move” s'impose naturellement au titre de fils putatif de la matrice stonienne “Exile on main street”. Désormais épaulé par Oliver Henry, le tandem réussit une espèce de miracle : reprendre le truc laissé en jachère vers 72 pour non pas l'empailler mais bel et bien proposer la suite forcément logique. Soit du fuzz outrancier, des salves moites de saxophones, du rock'n'roll transpirant la sexualité incandescente. Véritable vortex boogie, obéissant à son propre continuum temporel, cette étape chauffe les sens comme Royal Trux (“Accelerator”), JSBX (“Orange”) ou The immortal Lee County Killers (“Love is a charm of powerful trouble”). En résumé, l'hypothèse bluesy XXI° siècle revitalisée par une poignée de morveux blancs becs élevés au grain garage. Bénéficiaires par ricochet de l'engouement planétaire pour White Stripes, Soledad Bros rejoint en 2003 Sanctuary sur la foi de “Voice of treason”. Enregistré dans le temple analogique Toe Rag Studio, produit par Liam Watson, ce troisième opus offre une moelleuse perspective par rapport à ses aînés, malaxant country blues, soul sensuelle et langueur de bon aloi, comme si les Stooges avaient confondu opium et rye whisky dans un juke joint d'Alabama ou d'Arkansas. Pas moins. [Marc Bertin] Soledad Brothers + Dechman, lundi 14/03 au Son'Art, 21h, 5 à 10 euros S0NO 10 Amadou et Mariam Album émoustillant de cet hiver, Un « Dimanche à Bamako » réunit de façon inattendue le duo malien aveugle Amadou-Mariam et l'éternel globe-trotter altermondialiste Manu Chao. Album à six mains, la touche Chao est indéniable (ces petits accords joués en boucles, ces voix d'enfants et bruits de rues en fond sonore, ces rengaines accrocheuses), il donne un coup de fouet vivifiant aux tonalités tendres et bon enfant du couple malien. Amadou & Mariam chantent depuis des années leur pays, scènes de vie quotidienne brocardées sur fond de comptines candides, entre funk et musique bambara. En 98, ils avaient totalement cassé la baraque avec « Je t'aime mon amour, ma chérie ». Trois albums plus tard, ils raflent tous les suffrages avec ce 15 titres jubilatoire qui mélange rock, latino, guitares mandingues, balafon cadencé et rythmiques enjouées. Entre déclarations amoureuses (La Fête au village), textes affables (Beaux Dimanches) et militantisme bon teint (Camions sauvages, Politic Amagni), Amadou & Mariam tissent leur philosophie humaniste porteuse d'espoir, de paix et d'amour. Un album tendre et irrésistible pour voir la vie en rose et oublier les grisailles hivernales. D'ou vient la réussite de cet album ? La force de la rencontre entre Manu et nous. Musicalement, ce mélange entre l'Afrique, l'Europe, le blues malien, la musique bambara, le rock et un peu de latino. Une grande diversité de rythmes, mélodies et de thèmes. Avec un son nettement plus actuel. Il est dans la continuation logique de notre travail musical. Ensuite il y a Manu, il a joué là-dedans et il y a, bien évidemment, mis une partie de Manu Chao. Comment cette rencontre ? Il était fan de notre musique, il a voulu nous rencontrer. La première fois c'était aux studios Davout. On avait chacun des morceaux, on a commencé à jouer et il s'est passé quelque chose, immédiatement il y a eu un feeling. les champs; il y a des chanteurs pour les chasseurs… la musique est omniprésente. Nous sommes là pour essayer d'unir les uns et les autres. Peut-on dire que votre musique est engagée ? Sur le plan social, oui. On lutte dans nos chansons pour que les gens arrivent à s'entendre, à se mettre d'accord. On lutte pour la paix ; que les gens puissent vivre pacifiquement ensemble ; on exhorte les gens à travailler. Ici ça ne veut rien dire, mais en Afrique c'est très important. Oui, l'Afrique a besoin de ça, les Africains ont besoin d'entendre des messages -qu'ils soient sociaux, culturels ou politiques. Nous sommes des messagers qui veulent du bonheur. L'idée d'un album commun ? Tout est né de cette première rencontre, cette envie de se retrouver, de dialoguer, de faire des choses ensemble et de voir si ça pouvait marcher. On a démarré à Paris, puis on est parti continuer l'enregistrement au Mali, à Bamako puis Mopti. Comment s'est passée cette collaboration au jour le jour ? On compose chacun de son côté, ensuite, on arrange ensemble. Manu, lui, revoyait et donnait des directives et conseils. Il a aussi un peu joué, apporté des voix, des rythmiques, puis il a surtout produit. Qu'évoquent vos textes ? On a toujours lancé des messages d'amour, d'entente. On a toujours cherché à évoquer la paix partout, la liberté, l'entente entre les gens. D'autant plus qu'en Afrique, les gens vivent beaucoup en communauté. Et les chanteurs servent beaucoup de messagers. Car les gens écoutent beaucoup de musique : on chante dans la politique, dans Et le métissage là-dedans ? C'est la rencontre de gens de divers horizons qui se retrouvent pour faire quelque chose ensemble. On a toujours cherché et provoqué les rencontres. Ainsi sur notre premier album, on jouait avec des Colombiens, puis des Syriens. C'est très important pour nous. Vous partez à l'assaut des scènes maintenant ? On a déjà un groupe de musiciens qui nous accompagne. Avec des percus, il y a aussi une calebasse, des guitares, des claviers puis basse/batterie. Il y aura des côtés rock surtout sur scène ; on aime que ça bouge. Ça peut plaire même aux rockeurs ! Ce qui prime pour nous ? cette idée de fête et de partage. Nous aimons être sur scène parce que nous nous amusons. La scène, ça permet de partager et de communiquer. Un bon concert ? quand il y a du monde, que les gens dansent, chantent et sont heureux. [Anne Huguet] Quatre boules de mélancolie « C'était un toulousain qui ne savait pas chanter le jazz et qui en est devenu le poète » Il aura fallu la disparition de Claude Nougaro pour que ces quatre là se retrouvent à jouer à nouveau sa musique. La dernière fois, c'était en …1969. Eddy Louiss, Luigi Trussardi, Maurice Vander, et Bernard Lubat , compagnons des premières heures, lui rendent hommage sur disque, et sur scène au Pin Galant. « C'est une façon de faire le deuil de quelqu'un avec qui on a partagé beaucoup, dit Bernard Lubat, sans cacher une émotion qui subsiste. Des nuits, des kilomètres, des engueulades, de la passion et de la poésie. Un peu comme des orphelins d'un amour perdu et qui peut rester par la musique. Retrouver les chansons de Claude sans lui et jazzifiées, c'est aussi une façon de nous retrouver nous, 40 ans après. » Le contrebassiste Luigi Trussardi, l'organiste Eddie Louiss et le pianiste Maurice Vander sont les aînés de l'agitateur d'Uzeste. C'est dans ce quartier latin où il a fait ses premières armes dans les années 60 qu'il les a rencontrés. A Saint Germain des Prés, les 3 hommes partageaient alors la scène avec Miles Davis, Thelonious Monk, Kenny Clark… « J'étais un jeune étudiant au conservatoire, et les premiers musiciens que j'ai écouté pendant de longues nuits avant de jouer moi aussi, c'était eux, poursuit Lubat. Et puis, la première fois où j'ai accompagné Claude en trio, c'était avec Pierre Michelot, à Talence. Nougaro était le poète du jazz. Un chanteur de variétés qui débarquait dans les boîtes de jazz avec la ferme intention de se frotter à lui. Certaines de ses plus belles chansons viennent de cette bagarre ». Entre 1950 et 1970, une grande partie de l'histoire du jazz s'écrivait dans une vingtaine de clubs parisiens, avec le be bop et le free. « Quand on jouait avec lui, on jouait comme avec un saxophoniste, précise Lubat. Il disait des mots, rien à voir avec ce que l'on entend aujourd'hui, le chanteur avec l'accompagnement derrière. C'était un toulousain qui ne savait pas chanter le jazz et qui, insiste-t- il, en est devenu le poète. Pour nous, il était le porte-voix». Le petit piège de cet exercice d'hommage était de sombrer dans la nostalgie compassée. Un risque que Bernard Lubat qui y tient la batterie réfute tranquillement. « C'est plutôt de la mélancolie. Ça joue très profond à travers un univers très classique qui est celui des chansons, et c'est peut- être la dernière fois que l'on joue ensemble. » Mais il restera le disque. Ce CD baptisé « O Toulouse », comme la tournée qui en accompagne la diffusion. Un disque où les 4 musiciens semblent prendre un réel plaisir à rejoindre ces plages familières, « C'est ça la vie », « Armstrong », « Tu verras » ou encore « Sing Sing song ». Des chansons devenues des thèmes, que le quartet malaxe, transforme, enchaîne en medleys. D'où les critiques qui lui ont été faites de sonner comme un bœuf, une jam. « Justement, le seul reproche que je ferais moi, à ce disque, c'est de ne pas être assez bœuf. On aurait dû le faire après ou pendant la tournée. Aujourd'hui, la musique est partout d'élevage, on est dans la musique radiophilisée. La musique improvisée, la vraie musique sauvage n'est plus nulle part, sauf dans quelques festivals. Et nous, on ne va pas se gêner ! » On leur fait confiance. Mais on jugera sur pièces à Mérignac. [José Ruiz] S0NO De l'estuaire au delta On a souvent comparé les eaux boueuses de la Garonne à celles du Mississippi, qui a vu naître le blues. Celui-ci continue de faire des petits sur les berges de notre rivière. Il faut une sacrée dose de déraison pour pousser aussi loin la passion qui conduit certains humains à « prendre leur désir pour la réalité, car ils croient en la réalité de leurs désirs ». Ces deux humains- là sont bordelais et portent le même nom de Aucouturier, depuis qu'ils convolèrent en justes noces devant le curé de la Zion Church de Greenwood, Mississippi, en 2003. Chantal et Yvan Aucouturier voulaient que leur union soit célébrée sur les limons de la muddy river, cette terre où repose Robert Johnson. Pour ensuite partir sur la route du blues. Pas exactement le trip glamour via Las Vegas et la nuit de noces au Caesar Palace. Leur palace à eux sera un de ces shacks réhabilités que l'on trouve encore dans le Sud des Etats- Unis, un shack étant ni plus ni moins une cabane en bois, jadis logis des esclaves. Fans de blues venus d'un pays quasi inconnu, les deux tourtereaux sont accueillis en grande pompe, télé locale, la une des journaux, et les projets s'enclenchent. Car Chantal et Yvan ont une idée derrière la tête. Lui est en outre un harmoniciste de premier plan, animateur régulier des soirées blues du Comptoir du Jazz, entouré d'une solide bande de fadas de la note bleue. C'est ainsi qu'est née l'association Bordeaux Delta Blues. On repère dans ses rangs le chanteur harmoniciste Nico Wayne Toussaint, le pianiste Julien Brunetaud ou les guitaristes Lonj et Anthony Stelmaszack. Et c'est le même enthousiasme irréaliste qui aura permis aux jeunes mariés de convaincre des responsables locaux de monter une tournée sur les terres du blues pour le groupe ainsi constitué, baptisé Bordeaux Blues Connection Band. Dont 2 dates en première partie du plus connu des enfants du pays, BB King, le tout dès ce printemps. La Chambre de Commerce d'Indianola, ville de naissance de BB King, invite également le BBCB à jouer pour la pose de la première pierre de son Musée du blues, le 10 juin. Et le Bordeaux Delta Blues de proposer aux fans girondins des tarifs négociés pour les accompagner dans ce périple un peu cinglé de 15 jours sur les traces de Fred Mac Dowell et de Charlie Patton. Leur autre ambition serait d'intéresser à leur entreprise le milieu du vin bordelais : le Mississippi étant demandeur, y-a-t-il des amoureux de blues dans les chais ? Affaire à suivre. [José Ruiz] Bordeaux Delta Blues 06 10 86 48 25 ••• Lauba Les Solistes de l'ONBA autour du compositeur Christian Lauba pour une nouvelle création : un tango pour quatuor à cordes, saxophone et piano composé pour accompagner "La Petite marchande d'allumettes" de Jean Renoir. Interprétation en avant-première, simultanément à la projection du film, le samedi 5 mars au Théâtre du Pont Tournant. Complétant la soirée : 4 pièces pour violon & piano de William Kroll, Auguste Nolck, Gabriel Fauré, Delphin Allard, et ragtimes pour saxophone et piano de Wiedoeft Rudy. Présentation des œuvres par Christian Lauba à 19h, concert à 21h. Anar L'Athénée Libertaire, local des Anarchistes de Bordeaux (rue du Muguet) offre un programme chargé en mars, à l'image d'un fonctionnement voulu tout aussi engagé dans le fond mais plus ouvert dans la forme. Entre autres : Sam 5 à 19h : apéro-concert de death métal, Jeu 10 à 20h30 : soirée autour de la critique des médias, avec Arnaud Rindel, membre du collectif Action Critique Médias (Acrimed) et François Ruffin, auteur des Petits soldats du journalisme (Les Arènes, 2003). Sam 12 à 20h30 : théâtre avec la compagnie « les Petits Tréteaux », fragments autour de la guerre d'Espagne. Dimanche 13 à 18h : projection gratuite d'Une sale histoire ». Sam 26 à 19h : vernissage expo photo sur la Bulgarie. Sam 2 à 19h : apéro concert avec Coche Bomba (punk harcore) dont on retrouvera les œuvres picturales du chanteur à la Centrale. Sam 16 à 19h : apéro-concert avec Chocolat Billy- Face up to it- Les Gueux. Sam 23 à 16h : débat autour du livre « Et pourtant ils existent » avec une expo sur « 100 ans de presse libertaire ». Landes Du 4 au 26 MARS, 8ème Chantons sous les Pins, festival de la chanson à travers Les Landes. Une édition en l'honneur des artistes qui mettent en scène la chanson en un véritable spectacle : Agnès Debord, Sophie Terol, Les Weeper's Circus, le Théâtre du Sablier, The Barber Shop Quartet, Fred Radix, Gabriel Yacoub, Michèle Bernard, Romain Didier.... et 18 autres artistes, soit un choix délibéré sur des artistes hors showbiz « qui se distinguent tous les jours sur scène par la qualité et l'originalité de leur talent ainsi que sur tous ces grands anciens confinés dans le silence médiatique... » De l'Atlantique à la Chalosse, de l'Adour à la Leyre : h t t p : / / c h a n t o ns s o usl e sp i ns. f re e . f r et 05 58 74 70 70 Bassin Un nouveau lieu sur le Bassin : Le Marcello's Corner. Annoncé résolument orienté vers les musiques actuelles et électroniques, il offre une programmation live tous les jeudis. 5 rue Camille Pelletan à La Teste. Info 06 07 94 99 38 Radio Les Hauts Parleurs d'Or, remise de prix pour les meilleures interventions sonores d'artistes et créateurs contemporains (meilleur jingle, phrase choc...), soit une sélection parmi 150 rencontres de l'émission des Hauts Parleurs (Sauvagine 94,9FM), également diffusée sur www.radiofrac.com. « Cérémonie » le mercredi 16 mars à 19h au Capc COURS & JARDiNS 12 SPÉCiAL TENDANCES La tête et les jambes La danse en Aquitaine, ce n'est pas seulement elle, mais elle y est pour beaucoup. Cela fait plus de vingt ans que Marie Claude Bay vit pour la danse, et effectue un travail de fond pour la région Aquitaine. Rencontre avec celle qui crée la tendance du festival Tendances. Sa personnalité, sa curiosité, son ouverture d'esprit font de cette femme l'incontournable interlocutrice en la matière. Et si Marie-Claude Bay a débuté avec son association « Au delà du miroir », au début des années 80, c'est ensuite à l'IDDAC et au Conseil Général, qu'elle a pris ses fonctions comme responsable, travaillant autant sur le terrain qu'à la concrétisation d'un vaste projet artistique. Car si le public ne voit forcément que la partie émergée de l'iceberg, le travail en amont est long, fastidieux, mais passionnant pour cette femme qui voyage, découvre, cogite sans cesse pour que les autres puissent danser en toute liberté. Et une grande partie de son travail comprend l'élaboration du festival Tendances, festival créé par l'IDDAC en 1989, devenu biennal en 1999, proposant une autre approche de la danse. « je veux inciter les gens à voir plusieurs choses, qu'ils n'aient pas d'idées préconçues » « La proposition initiale, c'est d'avoir un panel diversifié de ce qui fait la création contemporaine, explique Marie Claude Bay. Une diversité faite de l'actualité nationale ou internationale, avec des artistes qui mettent du sens dans leurs spectacles, qu'ils travaillent sur la gestuelle ou la poésie par exemple. Une diversité qui vise à combler tous les goûts et tous les publics. Quant au contenu artistique, à la programmation, je fais un choix préalable que je triple ou quadruple. Ensuite, il y a beaucoup de discussions, je n'impose rien. Il y a par ailleurs, tout un aspect technique, un travail de terrain qui importe. Il faut respecter l'identité culturelle de la commune et des partenaires où aura lieu l'évènement, pouvoir évaluer la jauge d'une salle, le plateau technique, savoir s'il convient au spectacle. En fait, programmer le bon spectacle au bon endroit, en résonance avec le lieu». Depuis qu'il est devenu biennal, Tendances est le moment fort d'un ensemble qui alterne l'année du festival et une année intermédiaire, nomade, avec des actions de fond, des spectacles égrenés. « Nous invitons un chorégraphe avec qui on bâtit un projet sur mesure qui s'étalera sur deux années, ajoute-t-elle, proposant un travail de fond et des pratiques artistiques dans la région ». Cette année, c'est Virginie Mirbeau qui passe le relais à Jean-Claude Gallotta. Mais si elle propose et que le public dispose, Marie-Claude Bay n'en attend pas moins une attitude volontaire de la part des spectateurs. « Ce que j'attends du public, c'est qu'il soit curieux, ajoute-t-elle. Mon discours est basique : je veux inciter les gens à voir plusieurs choses afin de les décomplexer, qu'ils n'aient pas d'idées préconçues ». Pour cette nouvelle édition, la programmation est particulièrement colorée, avec des artistes venus du Burkina Faso, du Japon, comme d'Allemagne, de Belgique, d'Italie ou de Bordeaux. Un panel éclectique, qui illustre toute la richesse d'un art en mouvement perpétuel. [Mathilde Petit] Virginie Mirbeau ou la science infuse Installée au Havre avec sa compagnie, Virginie Mirbeau était l'artiste invitée de l'IDDAC, ces deux dernières années. Elle a ainsi pu continuer et partager son travail mêlant science et danse. Qu'est-ce qu'être artiste invité par l'IDDAC ? C'est un plan de résidence, mais ponctuel ; je suis venue deux à trois fois par an, présenter des œuvres et partir à la rencontre des publics à travers plusieurs approches, que ce soit des ateliers chorégraphiques ou une conférence dansée comme je l'ai fait l'année dernière avec « Zoom ». A quoi ressemble votre travail ? Il s'agit d'aborder des concepts scientifiques à travers le spectacle vivant. Je travaille sur la structure de la matière, le monde des particules, le rapport à la gravité, l'attraction des corps, la résistance, bref les lois fondamentales de la physique. Mes spectacles sont assez abstraits, voire conceptuels, en tout cas minimalistes. Que vous a apporté ce travail sur le long terme et sur le terrain? Tout d'abord, cette résidence m'a permis de reprendre contact avec la région, car si je suis installée en Haute-Normandie, j'ai vécu de l'âge de 5 à 18 ans à Bordeaux, ville où j'ai commencé ma formation de danse avant de partir à Paris. Elle m'a aussi permis de rencontrer des acteurs culturels régionaux. C'est important d'aller à la rencontre du public ? Très important. C'est 50% de mon travail. Je suis chargée de la pédagogie au Centre Chorégraphique National du Havre. Il est très important pour moi de transmettre la danse. Je suis interprète chorégraphe et, pour moi, ce travail est complémentaire. J'ai la volonté de distribuer des clés de lec- ture au public, de le sensibiliser à des axes et des associations d'univers différents. Je suis un médiateur, quelqu'un qui a envie de partager cette dynamique. Connaissez vous le travail de Jean-Claude Gallotta, à qui vous passez le relais cette année ? Bien sûr. J'avais vingt ans en 1984, et c'était alors un « modèle » en quelque sorte. Il fait partie des chorégraphes qui m'ont influencée, dans mon intérêt pour la création et l'écriture, comme Dominique Bagouet et Maguy Marin. « Ipso facto » est la pièce que vous présentez pour Tendances Le thème évoque le rapport espace-temps, et fait appel aux nouvelles technologies. Le spectateur est inclus dans le processus de création, lui permettant de construire son propre spectacle. "Ipso Facto", le 11 mars à 19h39 et 21h30 au Cuvier de [Propos recueillis par Mathilde Petit] Feydeau à Artigues-près-Bordeaux COURS & JARDiNS 13 Rencontre entre Nietzsche et le Butô Carlotta Ikeda, la compagnie Ariadone et Ko Murobushi proposent un spectacle inspiré de leur création « Zarathoustra », présentée dans les années 80. Sans nostalgie, et avec un nouveau regard. Pourquoi avoir choisi, vingt ans après de présenter ces variations de Zarathoustra, plutôt qu'un autre de vos spectacles ? Il ne s'agit pas de la simple présentation d'un spectacle mais de la création d'un nouveau spectacle. Je travaille avec Ko Murobushi sur une ré-écriture de Zarathoustra . En 2005, 25 ans après la création de Zarathoustra, l'opportunité offerte par le festival Tendances et la résidence de création au centre culturel "Les Carmes" de Langon a fait écho à mon désir de retravailler cette pièce, et de retrouver l'énergie qui en avait fondé la force. La danse Butô a beaucoup évolué en 25 ans et elle a aussi perdu quelque chose. Je souhaite transmettre à mes jeunes danseuses l'énergie du Butô des années 80. Qu'avez-vous voulu dire de différent de la première version ? Nous ne vivons pas la même époque. Ma danse comme la société a évolué et ces changements se retrouveront sur la scène. L'amour en orbite Constanza Macras est née à Buenos Aires, a travaillé à New York, puis à Amsterdam et s'est finalement installée à Berlin. Et actuellement, elle est en orbite, avec « MIR-a love story 3 : Endurance », un spectacle conçu avec Dorky Park, qui utilise les conditions et les expériences éprouvées à bord de la station spatiale MIR, comme une allégorie de l'amour. L'amoureux comme l'astronaute endure différentes expériences de l'ordre de l'instabilité, du manque de sommeil, de la désorientation ou de la perte de gravité. Curieux, désuet et rock n'roll. Les 23, 24, 25 mars à 21h30 dans la grande nef du CAPC Musée d'Art Contemporain. 15 à 20 euros. Noire et libre Irène Tassembedo veut rompre avec les clichés. Originaire du Burkina Faso, elle interroge les rapports ambigus que l'Occident entretient avec l'Afrique. Après l'avoir mise à genoux, on magnifie (chosifie) le corps noir; la mode est à une danse et une musique forcément traditionnelles et accompagnées de tam-tam… Mais non, il existe aussi une écriture de la danse africaine très contemporaine, rompant avec le folklore, et Irène Tassembedo en apporte la preuve avec « Souffles », un spectacle sensuel et intelligent. Le 22 mars à 21h à la Médoquine de Talence. 10 à 18 euros. Le public qui connaît la première version de Zarathoustra pourra analyser et critiquer les différences. Le risque est pris. Le sens artistique de ces variations est le même que pour la version originale. Il y aura de légères différences : le décor change, la musique est adaptée, les mouvements sont retouchés. Le plus grand changement consiste à ne pas travailler exclusivement avec des corps orientaux. Chose que je fais depuis plus de dix ans dans tous mes nouveaux spectacles. J'ai choisi six danseuses d'origines différentes. Je ne sais pas quel ressenti va générer ce choix, ce métissage, mais j'aime aussi prendre ce risque. Comment y avez-vous travaillé et comment pensez-vous que le Butô est perçu aujourd'hui ? Je pense que le Butô a beaucoup apporté à la danse contemporaine européenne. En particulier la notion d'identité et d'humanité inscrite dans le corps. Le Butô est la danse de la réconciliation et de la quête de son être et de son identité. Peut-être que la danse contemporaine occidentale a été influencée par cela. Et c'est peut-être grâce à cela que le Butô n'est pas mort. Aujourd'hui il existe une influence mutuelle entre la danse contemporaine et le Butô. La reconnaissance progressive du Butô n'a rien changé à ma façon de travailler. Je cherche toujours mon identité à travers ma danse et je ne l'ai toujours pas trouvée. Peut-être la trouverai-je après ma mort ? Peut-être les danseurs n'ontils pas d'identité ? Finalement vous êtes restée fidèle à Bordeaux… C'est mon destin qui m'a emmené à Bordeaux et m'a fait élire domicile en bord de Garonne. Depuis 1992 j'ai créé tous mes spectacles à Bordeaux et dans ses environs. Et depuis 1997 j'ai ouvert mon studio de danse qui, comme lorsque j'étais au Japon, se trouve dans ma maison. Désormais je vis à Bordeaux. Il est donc naturel pour moi d'y créer mes spectacles. [Propos recueillis par Mathilde Petit] « Zarathoustra-variations », le 12 mars à 21 heures au Centre Culturel des Carmes de Langon. 05.56.63.14.45. Comment danser l'ultra moderne solitude ? Collectif pluridisciplinaire fondé en 1984 au Japon, Dumb Type rassemble architectes, ingénieurs du son, vidéastes, danseurs, musiciens, informaticiens… Leur spectacle interroge le sentiment contemporain d'incertitude et d'anxiété, en une démarche brisant les frontières entre le spectacle vivant, l'installation vidéo et les arts graphiques. L'éclectique collectif japonais occupe ainsi tous les espaces sensoriels pour un spectacle technologique sur des tempos de Ryoji Ikeda. Le 15 mars à 20h30 au Carré des Jalles à St Médard en Jalles. 10 à 20 euros La suite dans l'agenda Michelle Noiret pour un « Solo Stockhausen », somme de 15 ans de collaboration de la chorégraphe belge avec le compositeur, et l'italienne Caterina Sagna à Arcachon, et la compagnie germano-américaine Garvitiy & Fabrik à Gradignan. Et les chorégraphes Jean-Claude Gallotta (espace Treulon, Bruges), Michel Schweizer (TNT), Abou Lagraa (Floirac, gymnase Guyon), la Cie Tango Sumo (Glob Théâtre), et La Petite Fabrique pour les plus jeunes… Tendances, 13e Festival de Danse, du 11 au 25 mars. Informations 05 56 17 36 36 et www.iddac.net COURS & JARDiNS 14 Le chant de la terre Hors Tendances, mais également de renommée internationale, le chorégraphe Akram Khan vient à Bordeaux avec sa dernière création, « Ma », mêlant danse traditionnelle Kathak et langage contemporain occidental. Un événement à ne pas manquer. Né de parents venus du Bengladesh, Akram Khan commence à danser à trois ans, est engagé par Peter Brook à 14 pour l'épopée du Mahabharata, et monte sa compagnie à vingt-six. Entre-Temps, il a travaillé avec le chorégraphe Jonathan Burrows, le plasticien Anish Kapoor, le musicien Nithin Sawhney. Bref, il ne perd pas de temps, et est aujourd'hui, à trente ans, à l'avant garde d'une danse mêlant la tradition du nord de l'Inde et la plus grande modernité de l'expression chorégraphqiue occidentale. "Nous recherchons le langage du mouvement, explique-t-il. Ma compagnie est une école critique du Kathak, et nous sommes juste au commencement de cette recherche. Il est très tôt, et il y a tellement de manières différentes de découvrir les choses. On apprend avec le travail, avec le corps aussi qui absorbe toutes les infos. En, fait ma danse est beaucoup plus instinctive qu'intellectuelle ». Pour « Ma », il a fait appel à l'écrivain et scénariste de Stephan Frears, Hanif Kureishi et au compositeur Italien Riccardo Nova. « Ce spectacle est inspiré d'un roman d'une activiste en Inde qui évoque la façon dont les fermiers sont maltraités, souligne Akram khan. « Ma », c'est la mère et la terre, et parle de notre relation à cette même terre. Beaucoup de civilisations ont choisi de ne pas l'écouter, ni les rythmes de vie, de naissance, de mort, On veut tout contrôler mais ce n'est pas possible ». Ce spectacle, où fusionnent le Kathak traditionnel qu'il a longtemps étudié auprès de son maître Sri Pratap Pawar, et une écriture contemporaine audacieuse. « C'est un dialogue entre la musique et le mouvement, avec des musiciens sur scène, qui ont également participé à l'écriture de la partition, ajoute-t-il. Je veux juste faire partie d'une nouvelle génération de “raconteurs d'histoires”, et j'aimerais sentir que j'appartiens déjà à cette génération. Mais ce n'est pas toujours facile de le faire dans une voie poétique ». Invité à Bordeaux par l'Opéra National de Bordeaux, le Théâtre National Bordeaux Aquitaine et les Grandes Traversées, Akram Khan présente sa création la plus ambitieuses, avec une énergie transmise par des danseurs venus du monde entier et des musiciens du Pakistan, d'Inde du sud ou d'Europe. [Propos recueillis par Mathilde Petit] Les 4 et 5 mars à 20h30 au TnBA (Port de la lune) à Bordeaux. Les étêtés à l'Onyx C'est son sous-titre qui donne le ton de la nouvelle création de Guy Suire à l'Onyx : « Les Girondins, raccourci historique ». Quand on connaît la vocation de l'actuelle place Gambetta pendant la Révolution Française, on réalise la nature de ce…raccourci. ••• Jennifer Lacey Mois intense pour la danse. Tendances, Akram Khan et au TNT une carte blanche à Jennifer Lacey, chorégraphe américaine basée à Paris, membre jusqu'en 1994 de la compagnie Randy Warshaw à New York. Au programme, ses deux dernières créations : « $Shot » (prononcez money shot) inspiré par le vocabulaire pornographique et l'art minimal, exploration de l'imaginaire fétichiste, et « Châteaux of France », installation vidéo mettant en scène Le cierge des Quinconces célèbre leur souvenir. C'est vrai qu'ils furent quelquesuns, ces Girondins dont les noms se sont pourtant effacés des mémoires, à voir leur existence brutalement interrompue autour de 1792. Grangeneuve, Guadet, Vergniaud, Boyer-Fonfrède, autant de noms de rues, de places, dont le bordelais ordinaire ignore l'origine. Et c'est bien de ces Girondins sans maillot à scapulaire que Guy Suire veut raconter l'histoire dans son spectacle. Avec le sens de la dérision, l'ironie malicieuse et le goût du détournement, il continue de parler de la vie d'hier, avec les idées d'aujourd'hui. Et de confronter ici l'un avec l'autre. « Nous sommes des républicains qui explorons notre passé avec nos moyens de 6 mètres sur 6 par le biais du clin d'œil, de la pirouette mais de la connaissance historique des choses, explique Guy Suire. A Saint Emilion, le puits où ont été jetées les dépouilles de dizaines d'entre eux, ou encore le monument sur la route de Castillon qui signale que l'on a retrouvé moitié dévorés dans les vignes les cadavres de fuyards Girondins, tout cela m'interpelle un peu et j'ai eu envie de le traiter sous le des corps imprévisibles et nonchalants dans des paysages improbables : châteaux, jardins, piscines, bibliothèques, terrains de sport… Représentations à partir du 25 mars, et concert le 24 mars de sa collaboratrice sonore, Andrea Parkins, compositrice et improvisatrice, l'accordéon, le piano et le sampler en instruments de prédilection. Quietils mode de la farce. Et d'en faire ce que Ionesco a appelé la farce tragique. J'ai un faible pour le théâtre de tréteaux qui, à une époque où les populations ne savaient pas lire, servait de gazette vivante et permettait de mettre en scène et en perspective l'actualité et aussi les petites choses de la vie courante. » Durant une vingtaine de mois, les Girondins tiendront le haut de l'affiche sur la scène révolutionnaire avec des ministres, une majorité et un courant d'opinion certain. Et ils perdront tout. « Le noyau dur des Girondins était constitué d'avocats, de commerçants bordelais, qui étaient monarchistes, et qui aujourd'hui feraient figure de modérés, précise Guy Suire. Mais je ne suis ni Alain Decaux, ni Robert Hossein, et je n'ai pas voulu faire un spectacle historique. La nouveauté cette fois est que, alors que se déroule l'enchaînement des sketches, il y aura la présence d'un vrai journaliste et d'un vrai politologue, complètement intégrés au spectacle. Dans le mouvement, ils interviennent et commentent ce que nous sommes en train de dire sous forme de Les Quietils sont des humanoïdes nomades, exilés poétiques portant leur habitat sur le dos. Ces marionnettes de taille semblable à l'homo sapiens sapiens ont touché les foules croisées au gré de leurs pérégrinations, jusqu'à être invités à l'Expo universelle Aichi 2005 (région du Japon ayant Nagoya pour préfecture) ayant pour thème la Sagesse de la Nature. Leur conceptrice, Katia Leroi-Godet, souvent croisée à St Michel, son vélo encombré des objets de récupération ayant donné vie aux Quietils, invite avec sa compagnie Pneû Pnô à rencontrer ces « marcheurs du dedans » avant farce, transformant la pièce en objet théâtral inédit, une sorte de spectacle document illustré. Ajoutons que nous avons mis en musique la Déclaration des Droits de l'Homme et que nous avons composé un rock révolutionnaire chanté par les sans- culottes. Le pari c'est essayer de faire rire avec la tragique opposition entre les Marat, Saint-Just, Danton, Robespierre, Louis XVI, et nos Girondins au milieu, qui votèrent la mort du roi en traînant les pieds. C'est une manière de vulgariser l'histoire au lieu de l'enseigner. » Alors, instruire en distrayant ou distraire en instruisant ? « Les deux, mon colonel » répond Guy Suire, goguenard. [José Ruiz] « Les Girondins, raccourci historique » pour 12 représentations du jeudi au samedi à partir du 17 mars à 20h32 à l'Onyx. leur lointaine migration. Rendez-vous mercredi 9 mars à 16h30, place Renaudel. Gagnez Le Petit Théâtre (rue du Faubourg des Arts aux Chartrons) invite les lecteurs de Spirit les plus prompts à découvrir la pièce "Un barrage contre le Pacifique", de et par Maud Andrieux, adaptation du roman qui rendit célèbre Marguerite Duras. Représentations du 2 mars au 10 avril, du mercredi au samedi à 20h30 et le dimanche à 15h30. Mail à [email protected] ou 05 56 52 50 54 le mardi 8 mars à partir de 17h. TOiLES & LUCARNES ••• 16 Les écrans du Sud Du 10 au 19 mars, de Bègles à Pessac, en passant par Saint-Médard-en-Jalles Coutras et Nontron, se déroule la 22ème édition des Rencontres du Cinéma d'Amérique Latine. Une édition placée sous le sceau du Brésil. Devenues une espèce de rituel de saison, les Rencontres du Cinéma d'Amérique latine offrent à chaque manifestation un florilège impressionniste d'une production dont la vivacité ces dernières années, notamment entre le Mexique, l'Argentine et le Brésil n'est plus à démontrer. Le cru 2005 a logiquement reçu le soutien des commissariats brésilien et français pour la Saison culturelle du Brésil en France. A ce titre, nombreux seront les invités : Ana Acevedo, Alice de Andrade, Chico Liberato, Nina Guimaraes, Marialva Monteiro… Le panorama de films brésiliens, riche d'une quinzaine de films, s'attache à des œuvres qui ont profondément marqué l'histoire de cette cinématographie comme du pays depuis les années 60. Ainsi, ont été retenus : “Dieu noir et diable blond” de G. Rocha, “Macunaima “de J. P. de Andrade, “Cabra marcada para morrer” de E. Couthino, “A hora da estrela” de Suzana Amaral, “Rio de Jano” de A. Azevedo ou le récent “O redentor” de C. Torres. Toutefois, les autres cinéphilies du vaste continent ne sont pas négligées grâce aux bons soins d'un panorama toujours aussi prometteur : “Nicotina” du mexicain H. Rodriguez, “Buenos Aires, 100 km” de l'argentin J. J. Mesa, “Cronicas” de l'équatorien S. Cordero, ou encore “Dias de Santiago” du péruvien J. Mendez. Du côté de la section documentaire, sont annoncés : “Campesinos” de A. Feillou, M. Magud, V. Mastrosimone, Argentine, 2004 ; “Salvador Allende” de P. Guzman, Chili, 2004 ; “Problemas personales” de L. Rivera et M. Sarmiento, Equateur, 2002 ; “El velo de Berta” de Esteban Larrain, Chili 2004 ainsi que “Diario en Medellin” de C. Villar, Colombie 1998. L'attention vis-à-vis du jeune public, elle, ne fléchit pas puisque pas moins d'une dizaine de films sont proposés aux scolaires et ce jusqu'au 1er avril 2005. Cette sélection de films permet d'aborder un certain nombre de thèmes en rapport avec le programme scolaire mais aussi la problématique des adolescents. Enfin, une série d'expositions consacrée au Brésil offrira les regards croisés du plasticien Chico Liberato et du légendaire photographe Sebastiào Salgado aux planches de l'album “Rio de Jano” du dessinateur français Jano. Les 22èmes Rencontres Cinéma Amérique Latine en Gironde, du 10 au 19 mars Devenu en quinze ans l'incontournable rendez-vous hivernal du Centre Jean Vigo, la manifestation “Les écrivains font leur cinéma” est l'occasion rêvée de partager l'intimité de romanciers pour qui le dialogue avec l'image est une évidence. Il faut dire que proposer à ces derniers de venir présenter et parler de leur panthéon cinématographique induit un immédiat rapport de connivence. Souvent, le choix spécifique d'un film propose un éclairage nouveau, voire une piste supplémentaire, afin de percer le monde ou le mystère d'un auteur. Bien évidemment, d'aucuns nourrissent une fascination plus viscérale face à l'image, mais s'il est une indéniable certitude, c'est bien le ballet d'influences réciproques entre littérature et mise en scène. Cette quinzième édition, du 16 au 22 mars, accueillera notamment Jean-Luc Douin, critique, auteur de nombreuses monographies de référence et dont le dernier ouvrage, “Les jours obscurs de Gérard Lebovici”, constitue une fascinante enquête sur le flamboyant producteur, intime de Guy Debord comme de François Truffaut, retrouvé mort dans un parking des Champs-Élysées en 1984. Jean-Luc Douin présentera “L'amour à mort”, véritable diamant noir d'Alain Resnais que Lebovici produisait au moment de sa mystérieuse disparition. Autre rencontre de taille, la venue de Florence Delay. Académicienne élue en 2000, Chevalier de la Légion d'honneur et de l'ordre national du Mérite, Commandeur des Arts et des Lettres…, la brillante universitaire et prolifique romancière fut aussi l'interprète du “Procès de Jeanne d'Arc” de Robert Bresson, Prix Spécial du Festival de John Travolta revient sous les traits de Chili Palmer dans la suite de la comédie déjantée Get Shorty. Dans Be Cool (basé sur le roman d'Elmore Leonard), Chili abandonne le milieu inconstant du cinéma pour apporter sa touche personnelle, et ses tactiques de négociation au monde de l'industrie musicale… Un film de Felix Gary Gray (Braquage à l'italienne) avec John Travolta, Uma Thurman, Vince Vaughn, Cedric The Entertainer, Danny De Vito… Sortie le 23 mars ... et gagnez Des places pour le film ou des B.O. (Earth, Wind & Fire, Kool & the Gang, James Brown, Christian Milian, Black Eyes Peas...) avec Spirit. Mails à [email protected] 2e Festival Les Toiles Filantes Le Cinéma Jean Eustache organise pour la deuxième année consécutive le Festival " Les Toiles Filantes ", festival de cinéma jeune public, qui se tiendra du mercredi 30 mars au dimanche 3 avril 2005 à Pessac. Compétition de 10 films inédits, 5 films projetés en présence de leur réalisateur autour du thème « Adolescence et cinéma », La « Nuit grave » du cinéma ado (Virgin Suicides, Carrie, Sweet Sixteen...), Des courts de Lettonie pour les tout petits, un hommage à Jules Verne... Info 05 56 46 00 96. [Marc Bertin] Plumes et cinéphiles Depuis 1991, à l'initiative du Centre Jean Vigo, les écrivains viennent parler de leur rapport intime au cinéma face à un public qui sait apprécier tant la proximité avec les auteurs que la réflexion entre écriture et septième art. Be Cool... Cannes en 1962. Passionnée, elle a multiplié les collaborations avec Michel Deville, Benoît Jacquot, Hugo Santiago ou encore Chris Marker. Son choix s'est porté sur ce dernier avec “Sans soleil”, dont elle assura la voix-off en 1982, sublime poème et fascinante méditation sur l'après 68. Initiative au goût de première, la venue de Didier Tronchet, auteur de bande dessinée, père du mythique Jean-Claude Tergal offre l'opportunité de redécouvrir “Le nouveau Jean-Claude”, sa propre adaptation des tribulations de son facétieux héros du quotidien. Enfin, au titre des réjouissances totales : la présence de l'immense Jonathan Coe, romancier britannique des plus brillants de sa génération, critique avisé, et fin connaisseur de James Steward auquel il a consacré une incontournable biographie. Une perspective des plus excitantes, d'autant qu'il présente “Britannia hospital” de Lindsay Anderson, réalisateur du culte “If” avec l'immense Malcolm MCDowell. Une chance unique de savourer l'érudition flegmatique de l'inoubliable auteur de “Bienvenue au club” , “Testament à l'anglaise” et “La maison du sommeil”. [Marc Bertin] Les écrivains font leur cinéma, Cinéma Jean Vigo, du 16 au 22 mars TOiLES & LUCARNES ••• 18 L'obscénité du churro Fronsadais « Puisant dans la comédie italienne classique comme dans le marxisme désabusé de Ken Loach, “Buena Vida (Delivery)” plonge inexorablement dans la noirceur.» Premier long-métrage de Leonardo Di Cesare, « Buena Vida (Delivery) » démontre une fois encore, et si besoin était, l'incroyable vitalité du jeune cinéma argentin, plus que jamais en phase avec les soubresauts de son pays et de son époque. Jeune homme sans histoire ni grand relief, Hernan, se retrouve seul après le départ de son frère et de sa belle-sœur pour l'Espagne. Modeste livreur dans une petite entreprise de services, il décide de louer la chambre libre dans la maison familiale à Pato, jeune et belle employée d'une station-service. Tout se passe pour le mieux car entre Hernan et sa charmante locataire se noue une histoire d'amour… jusqu'au jour où les parents de Pato débarquent à l'improviste de Mar del Plata, accompagnés d'une petite fille de 7 ans. Insidieusement, du jour au lendemain, cet hébergement temporaire se mue en une invasion domestique, bouleversant l'intimité profonde et l'existence de l'infortuné Hernan. L'odieux père de Pato investit littéralement les lieux afin d'y installer une fabrique artisanale de churros. Peu à peu, la veulerie et la tyrannie domestique font jour. Les dernières illusions sentimentales, elles, s'envolent lorsque Hernan apprend que la petite fille n'est autre que l'enfant de Pato. Inspiré d'un fait-divers qui s'est produit dans son entourage, Leonardo Di Cesare dresse avec subtilité le sombre tableau d'une Argentine qui n'en finit pas de se remettre de la grave crise économique qui culmina en 2002. Dans une société plongée dans la tourmente, l'énergie du désespoir semble la seule réponse valable. Puisant dans la comédie italienne classique comme dans le marxisme désabusé de Ken Loach, “Buena Vida (Delivery)” plonge inexorablement dans la noirceur. Le constat, ni cynique ni amer mais franchement désabusé, ne fait pas grand cas des vertus de la débrouillardise voire de l'amitié. Que peut donc la raison face à l'inflation ? livraison d'une cinéphilie des plus fécondes illustre brillamment les vertus de l'adversité. Un salutaire bréviaire d'humilité en somme. [Marc Bertin] Buena Vida (Delivery) de Leonardo Di Cesare Argentine 2004, 1h 33min Avec Ignacio Toselli ,Moro Anghileri ,Oscar Núñez Au bout du compte, il apparaît évident que ce couple de laissés pour compte est réellement uni sous les auspices du “moins pire”. L'un trompant sa solitude, l'autre son enfer familial. Par moments, l'angoisse sourde, presque vertigineuse face à ce cauchemar, évoque les œuvres les plus inquiètes de Polanski, « Le locataire » en premier lieu. Toutefois, malgré une ambiance propre à la décrépitude, au pessimisme, les personnages de cette farce tragique oscillent entre doutes et remords. Habilement, Di Cesare privilégie la caméra sur l'épaule, saisissant avec finesse les petits rien du quotidien, sorte de rituels de survie, comme les rares bouffées de douceur. « Pas Très Cathodique » Refusant la radicalité ou la doxa démonstrative, cette nouvelle et heureuse « Hommage appuyé à « The Shangaï gesture » de Joseph Von Sternberg, « L'envoûtement de Shangaï » capte son auditoire à la façon d'un mensonge fellinien » Donc, il était une fois, un jeune garçon prénommé Dani vivant avec sa mère dans un quartier populaire et fort doué pour le dessin. Engagé pour veiller sur le capitaine Blay, intarissable conteur vétéran de nombreux combats, Dani se voit chargé d'une singulière commande : exécuter le portrait de Susana, adolescente atteinte de tuberculose vivant recluse auprès de sa mère, blonde incendiaire ouvreuse de cinéma sans nouvelle de Kim, son époux, maquisard réfugié de l'autre côté des Pyrénées. Dans cette époque grise, au climat oppressant, l'arrivée d'un compagnon de lutte du père de Susana apporte un sentiment d'exaltation doublé d'un lourd parfum de mystère. En effet, qu'est devenu Kim ? Pourquoi a-t-il abandonné femme et enfant ? Pourquoi inspire-t-il tant de respect auprès du vénérable capitaine Blay ? A-t-il fui pour Toulouse comme tant de républicains ? Vient-il secrètement mener des actions nocturnes ? Ou bien a-t-il accepté une périlleuse mission en Extrême-Orient ? de happer à la façon d'un mensonge fellinien, d'une fable wellesienne ou d'une odyssée labyrinthique digne du « Element of crime » de Lars Von Trier. Le rythme, faussement indolent, poursuit à la fois destins et histoires parallèles. Autant le réel est amer, plein de contrariétés, de désillusions, de drames, de tragédies, autant la geste du père fascine, offrant un sens à la vie des deux adolescents ; les plongeant dans un merveilleux sortilège. Toutefois, la rêverie n'a qu'un temps, celui de l'innocence et lorsque la brutalité fait irruption, la fantaisie disparaît aussitôt. Le plan final de Dani dans l'obscurité d'une salle de cinéma, pleurant ce qui est perdu, est un épilogue rappelant celui de Mia Farrow à la fin de «La rose pourpre du Caire », consolée par la perte de son héros de fiction sorti d'un film par amour puis restitué à elle par les impératifs de la triste réalité. Face à la mélancolie, la fiction agira toujours comme le dernier refuge, contre toutes les peines. [Marc Bertin] Film profondément classique, hommage appuyé au culte opus de Joseph Von Sternberg « The Shangaï gesture » avec la sublime Gene Tierney et Victor Mature, « L'envoûtement de Shangaï » n'oublie cependant pas de capter son auditoire, Scénar A l'occasion de la 8ème édition du festival bordelais de courts-métrages Coupé-Court qui se tiendra au cinéma Utopia à Bordeaux les 25, 26 et 27 mai 2005, l'association « c'est par ISIC » lance un concours de scénario ayant pour thème l'absurde. Aide à la réalisation du court-métrage à la clef. Remise des copies avant le 20 mars. Rens 06 16 81 57 72 et www.coupecourt.com A dream within a dream Adaptation d'un roman éponyme du catalan Juan Marsé, « L'envoûtement de Shangaï » combine à la fois récit d'apprentissage, chronique d'aprèsguerre ainsi qu'une variation sur le film noir exotique. Située en 1948, cette étrange histoire navigue au gré de l'intrigue entre Barcelone, Toulouse, Paris et le mythique comptoir chinois. Pour plus d'énigme encore, le film adopte une structure chorale, multipliant les points de vue, des plus minimes aux plus déterminants, aboutissant ainsi à une espèce de kaléidoscope où les vérités semblent forcément illusoires… Valoriser le documentaire en région, apporter une diversité culturelle en milieu rural, et faire se rencontrer population et artistes dans un contexte convivial, tels sont les buts de la Semaine de l'Image et du Son en Fronsadais. Du 12 au 20 mars, concerts (le jazz du Grand Six le 12/03, le slam des Lyricalistes le 17/03...), projections de documentaires autour du thème de l'intégration, courts métrages, ateliers concours, repas festif... Retrouvez le programme complet sur le www.sis2005.org et 05 57 84 86 86/05 57 58 19 15 L'envoûtement de Shangaï de Fernando Trueba Espagne 2002, 2h08 Avec Fernando Fernan Gomez, Eduard Fernandez, Aida Folch Un autre regard sur l'info, 4 jours durant au Carré des Jalles, associant expo, rencontres et projections à l'occasion de Superflux, spectacle de Martin Hardouin Duparc (les 10 et 11/03), essai d'une voie poétique à partir du JT en prenant le "PAF" non comme un paysage mais une palette. Entre autres « Pas vu pas pris » de Pierre Carles, Le Monde selon Bush de William Karel, conférence des amis du Diplo, rencontre avec le réalisateur J.P. Garrabos (« In democracy we trust »)... Du 8 au 11 mars, rens 05 57 93 18 93 Fête del'Internet Tiens, ça existe encore ? Nos aïeuls auraient-ils connu une fête de la malle postale, du téléphone ou de la télé. En tout cas, c'est du 20 au 27 mars. Pour l'occaz, un p'tit coup d'www.incorect.com (un r !), soit un site prono pour les personnes de plus de 15 cm contenant un certain nombre de formes graphiques sexuellement explicites et relatives aux thèmes suivants : des robots crétins, des cours de langues, des averses de merde, des tours qui s'effondrent; des missiles avec des explosions, des claques dans la gueule, des perversions optiques, des vagins en plastique, des nuques handicapées, des uniformes militaires, des machines bruyantes et des trous. Et toujours www.palaisdetokyo.com pour les flâneries des plus prudes, et www.flashfestival.net pour l'actualité de la création animée. L’ O E i L EN FAiM 20 Domesticity et groupes d'individus compatissants. Tel Le Corbusier, Lehanneur fait des machines à habiter pour les délaissés, les matous errants, les sauvageons et greffiers de gouttières. Les “ Chat-elle-aime” sont en polyéthylène ; après stérilisation des bestioles, les mairies auront à cœur de les installer dans les recoins de jardins des hôpitaux et maisons de retraite - ils apportent un grand “plus” affectif aux occupants - et dans les cimetières, visités par les promeneurs solitaires, dévoués aux quadrupèdes négligés par les télémaniaques... Un trio de dresseurs de design-art occupe la galerie A Suivre afin d'y présenter des créations inattendues pour le cirque urbain environnant. Trois propositions sérieuses pour nos bébêtes-à-vivre-en-ville : Mathieu Lehanneur et les griffus en liberté, Eloi Lemétayer et ses cabots aux phéromones crochus, Olivier Darné et ses butineuses pointues. Pour contrer les maires euthanasieurs (Loi du 6 janvier 1999, art. 213.6) Lehanneur a imaginé des habitats simples, modulables, empilables et auto-camouflables dans divers biotopes où ils peuvent être déposés ; les mousses, herbes et lierres, graminées et arbrisseaux peuvent s'y incorporer, constituant ainsi un réseau d'abris aux félins autonomes, trop autonomes, mais protégés par les associations Ces trois artistes fréquentent peu ou prou la réputée Ecole vétérinaire de Maison-Alfort (voir la fantastique partie muséal sur www.vet-alfort.fr et les collections d'écorchés attribués à Fragonard dont le fameux cavalier de l'apocalypse), c'est dire si les écoles d'art produisent de curieux chercheurs. [Gilles-Christian Réthoré] Galerie A Suivre Jusqu'au 11 mars du mardi au samedi, de 16 à 19 heures et sur RDV au 05 56 94 78 62 Olivier Darné est graphiculteur (c.-à-d. qu'il honnit à coup sûr les Fipronil & Régent, les labos de bio- chimie et pesticides qui déciment les abeilles, et les langoustes et crevettes, etc…). Il est concepteur de “galeruches”, des dispositifs qui peuvent accueillir les abeilles au cœur de nos cités, sans risques pour les bipèdes, en produisant des couloirs aériens, préservant les uns et les autres. Il prépare des cheminées de bois ou de briques afin que nos Apis Mellifica produisent en masse du “Miel-Béton” - étant butiné en ville - de fait succulent (et primé à des concours) puisque l'abeille sélectionne et filtre les sucs des friches et jardins. On se souvient de la sculpture-ruche (Le Paravent octogonal installé en 1998 sur le bassin du Jardin botanique) par Marie-Ange Guilleminot, et dont le produit-œuvre fut dégusté au CAPC-Musée lors du dévernissage. Anaphylaxie : zéro - Aristée: un point... Le troisième, Eloi Lemétayer, s'occupe de Canis Urbanus, le-chien-des-villes, devenu un rentier indolent, blanchi, nourri, lavé mais mal-baisant, et sans exutoire ni territoire personnel... Eloi a élaboré des mobiliers urbains pour chien(nes), faits de fonte recouverte de caoutchouc au tartan odoriférant, « défoulatoir » et incitateur aux diverses mictions et déjections, bien loin des bacs à sable de nos bambins fouisseurs. Les grands gibbons et les babouins sont las... “Macaque, sapajou (qui est un capucin...), ouistiti!!!”. Et voila une bordée de jurons célèbres du Capitaine Haddock, qui semble oublier qu'il est lui-même un Primate (*) comme nos frères bonobos, un hominidé comme l'Orang-Outan, un catarrihinien comme le macaque ou les deux magots... Soit l'un des 4% des espèces mammifères. Certes, Monsieur Haddock n'est pas au nombre des sauteurs, aggripeurs, suspenseurs, brachiateurs ou balanceurs; c'est un vieux bipède auquel on apprend à faire des grimaces, ce qu'il redécouvrira en visitant l'expo “Planète des Singes”, au Muséum d'Histoire naturelle, ce fabuleux bâtiment ancré au fond du Jardin Public de Bordeaux. Après avoir franchi un écran symbolique de lianes, le visiteur haddockien se retrouve bientôt au centre d'un petit amphithéâtre, avec autour de lui, quarante paires d'yeux qui le dévisagent comme le dangereux intrus qu'il est. De l'extrème droite de l'hémicycle - les lémuriens - à l'extrème gauche - les gorilles et néanderthaliens - le promeneur visualise rapidement les principales ramifications de sa famille occultée. Il découvrira les mœurs et habitus des cousins-cousines, mono ou polygames, les femelles unies ou multi-mâles, les joyeux jouisseurs et les célibataires accablés, les artisans fabricants d'outils, ceux qui ont accès au stade du miroir ou des langages symboliques, et même la conscience de la mort et du deuil. De la lente et astucieuse évolution du doigt trifouilleur (le majeur...) de la main du Aye-Aye malgache aux trouvailles spontanément inventées pour résoudre des situations inédites, le lambda bordelais risque d'être étonné des capacités de la parentèle. draisienne, qui son tandem et se presser au Muséum, sans oublier le second étage où attendent bien d'autres spécimens, figés dans notre éternité provisoire de naturalistes (**). Le nasique Haddock peut aller se verser une rasade de “Blue monkey” en sifflotant et singeant Jagger : “Waiting on a friend”... Loin de Pépée, la singesse aimée de Léo Ferré, il faut aussi évoquer le fléau du braconnage qui décime et massacre des populations entières pour pourvoir en viande des masses urbanisées, en Afrique, ou alimenter le manque affectif de crétins occidentaux obèses et obscènes. Les déforestations industrielles ou indigènes en Afrique ou Amérique latine font “le reste”. [G.-Ch. R] Dans le Muséum, un mur d'escalade permet d'appréhender quelques gestes, dont le subtil et socialisant épouillage mutuel entre primates à lunettes et I-Pod. Mais la visite se termine fatalement devant les effigies de deux de nos congénères, statufiés-momifiés ou en cours de fossilisation, indiquant l'urgence qu'il y a à agir en faveur des quadrupèdes... Aussi, tels les singes logeant chez Gruss ou chez Pinder, il faudrait prendre, qui sa (*) Primate: nom créé en 1758 par le naturaliste suédois Carl Linné, pour célèbrer la prétendue première place, occupée par l'homme sur la planète bleue. (**) Ne pas manquer la vidéo et diapos relatant l'expérience menée par Yamin Ridoux en Guinée, en 2004. “Planète des Singes”, exposition conçue par Nathalie Mémoire et Laurent Lachaud, au Muséum d'Histoire naturelle de Bordeaux. Jusqu'au 22 août 2005. L’ O E i L EN FAiM 21 Y voir le noir Dès le 3 mars, le Musée des Beaux-Arts se lâche en quatre volets : “Nulla dies sine linea”, c'est à dire « pas un jour sans une ligne », et accueille donc Alain Lestié, et Odilon Redon, deux dessinateurs bordelais, deux siècles. Mais aussi Camargo, le peintre brésilien, virevoltant d'André Lhote et Chirico à Anselm Kieffer, ignorant somptueusement la prétendue mort de la peinture, un perfectionniste pédalant entre enfances et accélérations des nostalgies. Reste Georges Perros, que chacun pense être uniquement écrivain-poète : tel un Hugo ou un Michaux, c'est également un dessinateur, aquarelliste et graveur, inventeur de monotypes à la Rorschach, un écrivain qui se rafraîchit les idées en allant s'immerger dans les ondes d'encres diluées. Perrros est installé dans La Salle des Essais, au Musée-même : les trois autres se partagent la Galerie du Musée, place Raynal. Redon et Lestié, deux maîtres des crayons noirs (les Nero, Conté, Faber Castel et autres mines de plomb, de graphite et fusains ou craies...) font remonter la lumière en épluchant, en décortiquant les tréfonds du Symbolisme & les illusions et archétypes de la Grande Peinture. Les deux sont décrétés figuratifs ; d'un siècle l'autre, ils semblent décrire et faire figure. Le badaud peut goûter la prouesse, la virtuosité, si ça le chante. L'autre, le vétilleux curieux ne manquera pas de s'abymer (s'abîmer également...) dans les naufrages savants de ces deux bordelais ombrageux. [G. CH. R.] Alain Lestié, Odilon Redon, Iberê Camargo Du 3 mars au 16 mai Galerie des Beaux-Arts L’ Œ i L EN FAiM ••• 23 Résistances rencontres et des réseaux. Je continue, en parallèle, à mener des ateliers de théâtre au Grand Parc ou avec des troupes amateurs. Il m'arrive aussi d'enseigner en Afrique. Afrique du Sud, 1948, début de l'apartheid, de la ségrégation et donc accès impossible aux Ecoles d'art de Johannesburg et Le Cap pour le plus grand nombre. Qui résistera, qui restituera, noirs et blancs confondus ou opposés ? Un art militant existe alors, malgré la répressiondiscrimination : des gravures sur bois ou lino deviennent des manifestes-samizdats, des “imprimés officiels” détournés, des peintures et sculptures rapportent la haine hitlérienne envers les bantous, hottentots et bushmen, les guerres civiles et interéthniques entretenues par les tenants du lynchage et de la schlague. Pour sa huitième année, la galerie Porte 2a présente les arts de l'Afrique du Sud. La dizaine d'artistes installés ici sont issus des collections du nantais (tiens...) écrivain et amateur d'art Michel Lumeau, oeuvres stigmatisantes, parfois brutales, mais également inscrites dans nos modernités, de Matisse à Dubuffet, par exemple. L'art pour combattre et ne rien oublier. En complément, Virginia Garreta et J. P. Sanchez (historiens et critiques d'art) donneront six conférences sur l'art sudafricain des 25 dernières années - entre poings levés et mains tendues, résistances et réconciliations, arts clandestins et modernités. Mc2a (Migrations Culturelles Aquitaine Afriques) a par ailleurs eu la récente surprise d'une subvention municipale divisée par deux, comme ça, sans crier gare. L'occasion de quelques questions à Guy Lenoir, fondateur de Mc2a. Vos premier pas ? Aux Entrepôts Lainé, à l'époque étaient partagés entre Capc, Sigma compagnies théâtrales dont je partie. Ensuite nous avons trouvé où ils et des faisais refuge Quai de Bacalan toujours au côté de Sigma. Le théâtre est l'univers dont je suis issu, la mise en scène et l'enseignement au jeu théâtral sont toujours mes pratiques. La rencontre avec l'Afrique et les arts plastiques ? A l'occasion d'une tournée en Afrique en 1982, avec Gilbert Tiberghien et Yvan Blanloeil. C'était une époque où nous avions digéré Ioneso, Beckett ou Brook et faim d'une nouvelle dramaturgie. Koltès ne viendra que plus tard. En Afrique, nous avons rencontré de jeunes écrivains, sans complexe, rafraîchissants et impertinents, tels que Soni Labou Tansi ou Amadou Kourouma. J'y ai également découvert une pluralité et une transversalité des pratiques inédites, y compris dans les arts plastiques. Je suis ainsi devenu africaniste, accompagné à mon retour par un vivier d'association africaine à Bordeaux, tel African Production, à l'époque très actif. Le projet Mc2a ? Une volonté d'échange avec toutes les Afriques, francophone comme anglophone, lusophone ou hispanophone, principalement à travers le théâtre, les arts plastiques et la réflexion. Depuis 8 ans, une quarantaine de plasticiens africains de 20 pays différents a été exposée, et chaque année a connu sa résidence d'artiste. Nous accueillons et parfois produisons des spectacles africains, ou liés à la culture ou l'histoire du continent. Nous allons participer à la prochaine biennale de Bamako en y présentant un artiste ougandais. La thématique de nos expositions bordelaises se décline en colloque, conférence ou simple rencontre. Nous présentons des travaux contemporains comme traditionnels. Nos activités et nos propositions sont plurielles, au gré des Quels sont ces réseaux évoqués ? Traditionnellement l'Afaa (Agence Française d'Action Artistique dépendant du Ministère des Affaires Etrangères) et son programme « Afrique en création ». La France se retire du continent, mais l'association garde des liens privilégiés et des antennes. Les meilleurs sont repérés et souvent invités à poursuivre à Paris, hélas pour certain un peu trop tôt pour éviter le formatage. Et puis un réseau informel de lieux à l'intérêt similaire, et à suivre, de nouveaux échanges qui se créent autour de la création de la Cité Nationale de l'Histoire de l'Immigration. Son but est de mettre en valeur l'histoire et les cultures de l'immigration en France. Jacques Toubon, président de la Mission de préfiguration, a lancé de nombreuses consultations dont nous sommes. La cité ouvrira à Paris en 2007, dans l'ancien bâtiment du Musée des arts d'Afrique et d'Océanie (Palais de la Porte Dorée NDLR) dont les collections sont parties au Musée du Quai Branly (ex projet de Musée des arts premiers, ouverture en 2006, regroupe également la collection ethnologique du Musée de l'Homme NDLR). Les perspectives ? L'inquiétude d'abord après cette coupe drastique municipale. Nous ne voulons pas lancer la polémique et préférons pour le moment engager des discussions. Saventils seulement tout ce que nous faisons ? Et puis les projets engagés : « 2005 Cap au Sud, les arts de la coexistence ? » jusqu'en décembre, interrogation autour de la création contemporaine en Afrique du Sud avec 3 expos, 6 conférences, un colloque et du théâtre. Et « Nationale 10 » qui convoque cinq écrivains d'origine étrangère à raconter leur arrivée en Aquitaine. Ces écrits seront ensuite montés en spectacle à Blaye cet été, puis devraient tourner en caravane à travers les quartiers aquitains ayant accueillis les différentes vagues d'immigration. [G.-Ch. R. & J.D.] Takahiko Iimura Takahiko Iimura filme depuis le début des années 60. Influencé par le dadaïsme, le mouvement de l'underground américain et engagé aux côtés de John Cage, Iimura ne se lasse pas d'interroger le spectateur, les processus de réceptions et d'énonciation, les liens qui unissent l'image au langage. Dans "Talking in New-york" la célébre "Je m'entends au moment où je parle" de Derrida est travaillé par la bande sonore jusqu'à "je me parle au moment où je m'entends". Depuis les années 80, Iimura filme en vidéo jusqu'à la pratique actuelle du multimédia. Rencontre d'exception avec le cinéaste le dimanche 27 mars à 18 heures à la galerie Cortex Athletico à l'occasion de la présentation de son nouveau dvd. Ilka Bree Complétant le retour des galeries d'art contemporain en ville (Cortex Athletico, A Suivre) après quelques années de déshérence (hormis l'infatigable J.F. Dumont), à découvrir la galerie Ilka Bree au 7 rue Cornac. Exposition collective jusqu'au 31/03, la bagnole étant déclinée en photographie, peinture, sculpture et l'installation vidéo. Du mardi au vendredi de 11h00 à 19h00, le samedi de 11h00 à 16h00, rens 05 56 44 74 92 Rue Bouquière Au 15 de la rue Bouquière, l'association musicale La Centrale présentent du 15 au 15 de chaque mois une nouvelle exposition, artistes confirmés et émergents. Vernissage le...15 à 19h, excepté le 1er avril (si, si) pour Ivan Brun, créateur de BD, peintre et musicien lyonnais, par ailleurs en concert (hard core) le 2/04 à l'Athénée Libertaire. Au n° 19, N'a qu'1 Œil et son comptoir d'éditions alterne les jeudis entre des « 5 à 7 » savamment dosés de vidéos d'artistes, documentaires, cinéma expérimental, court-métrage (les 17 et 31/03, 14/04, 28/04), et des « A la Tête du Client » menés par le « capillartiste » Vincent Portal, nouvelle coupe, thés et lectures susurrées dans votre oreille (2/03, 7 et 21/04 de 15h à 19h). Au n°30, l'association photo Corps et Arts présente « Nocturnal Emissions », tous les 1er vendredi du mois, session nocturne du labo photo de 19h à 24h. Vernissage inaugural ven 04 mars à 20h00 (travaux de Lucie Dujardin et projection de vidéos expérimentales. Arête MC2a - Galerie Porte 2a. Les Arts de la Résistance, collection Michel Luneau, jusqu'au 31 mars, du mardi au samedi de 14 à 18 heures, gratuit, 16, rue Ferrère L'atelier de l'Arête convie à son inauguration en compagnie de la peinture de Ledœufre. Le jeudi 3/03 à partir de 19h, 23 rue Monthyon (Capus). EN GARDE 24 Festival BD au Banc D'essai Après Bassens, Cenon et Floirac, le festival bordelais de bande dessinée se pose à Lormont changeant au passage son patronyme passe-partout de « festival de la BD » pour celui plus explicite de « Bulles en Haute-Garonne ». Un geste pas si anodin qui démontre la volonté des organisateurs d'asseoir la spécificité de cette manifestation dont la migration annuelle n'aide peut-être pas à la visibilité. Le temps est venu pour ce festival aux ambitions nationales de se forger une identité, d'oublier l'ogre angoumoisin et de se démarquer des milliers d'évènements du même genre qui se déroulent dans le pays, non sans opportunisme parfois. « La crème de la BD bordelaise répondra aussi présente et mérite plus qu'un soutien chauvin » Aussi Bulles en Hauts de Garonne se veut un festival pas tout à fait comme les autres. S'inscrivant dans les objectifs ambitieux du Grand Projet des Villes (GPV), il s'affirme comme le biais idoine pour promouvoir la BD, la création et plus largement la culture auprès d'un public pas forcément sensibilisé ou concerné. Comme l'an dernier, le festival accentue donc sa démarche auprès du très grand public, particulièrement des jeunes. La manifestation n'est que la face émergée qui vient clore et célébrer un travail entamé en amont avec les écoles, collèges et lycées de la rive droite et qui constitue pas moins de « 50% du travail », révèle le directeur artistique du festival, Jean-Luc Peyroutet. La mise en place de Parcours BD a notamment permis des rencontres entre 61 classes et plus d'une vingtaine de dessinateurs, scénaristes, coloristes de la région, ainsi que la mise en place d'ateliers de création BD supervisés par des professionnels. Démarche innovante, un atelier art plastique a initié un groupe d'adolescents à la réalisation d'exposition autour de l'univers graphique de Cecil (Les Récits de Maître Spazi) et de J.B. Andreae (Oceanica). On pourra d'ailleurs apprécier le résultat du travail de ses apprentis scénographes durant le week-end du festival. Deux prix de la meilleure BD jeunesse et ados seront quant à eux décernés après un vote des jeunes. Pour le directeur artistique, plus que la récompense, symbolique, « l'objectif premier est de faire lire des BD aux jeunes et exercer leur esprit critique ». De façon cohérente, l'action entreprise sur la jeunesse se reflète dans la liste des 84 artistes invités. Beaucoup d'auteurs et illustrateurs jeunesse seront présents à Lormont, de Lejonc à Salma en passant par Wilsdorf, Yoann, ainsi que quelques auteurs de la revue-zombie Pif-Gadget. Cependant, la sélection d'auteurs se veut éclectique, représentative de la richesse de la BD. Et s'il y a de la place pour l'autoédition et les fanzines, Bulles en Haute-Garonne avoue « privilégier les œuvres déjà passées par un filtre éditorial » et lisibles par le plus grand nombre. Un ancrage assumé donc vers la production BD populaire. Pour le meilleur, avec un incontestable joli coup, la venue du moustachu bourru (voire bourrin) Hermann. L'auteur de Jérémiah, des Tours du Bois-Maury et accessoirement maître du dessin réaliste qu'on annonce chaque année comme présidentiable à Angoulême se verra d'ailleurs dérouler le tapis rouge lors d'une conférence rencontre le samedi 2 avril à 16 h 30. Incontestablement, le moment fort de ce festival à voir pour vérifier si sa réputation relève ou non de la légende. Au rayon grosse pointure, n'oublions pas la présence du discret Max Cabanes (Bellagamba, Dans les villages) Grand prix d'Angoulême cuvée 1990, s'il vous plaît et du scénariste stakhanoviste, Corbeyran. Pour le dispensable, l'esprit chagrin pourra regretter un penchant vers la BD tête de gondole, produit dérivé, beauf, bof. Aussi l'inénarrable auteur de « Blagues coquines », de « La censure et l'écu » et cerveau de l'adaptation BD de Caméra Café, Didgé (qu'on a connu par ailleurs plus inspiré dans les pages du feu Journal de Tintin) sera lui aussi de la partie. La BD à papa sera elle aussi représentée avec le crispant Alix repris par un disciple crispé du Maître Jacques Martin. Reste que la crème de la BD bordelaise répondra aussi présente et mérite plus qu'un soutien chauvin. Du binôme non-sensique génial formé par les frères Coudray, au virtuose tranquille Dumontheuil, du poétique Moynot au subtil Barranger jusqu'au perfectionniste maniaco-maladif Cecil, l'amateur éclairé pourra aussi trouver son compte. Ajoutez à cela des animations (un apéro-rencontre aguichant entre le public et les auteurs le vendredi soir) et quelques expos, favorisées par un doublement de l'espace disponible, sur les albums Pest (Bouillez), Le dérisoire (Supiot) ou encore un zoom revenant sur la genèse d'une planche de BD chez une vingtaine d'auteurs et vous avez tous les ingrédients pour offrir au public plus qu'un supermarché de la dédicace. « Un ancrage assumé vers la production BD populaire » En optant pour la gratuité comme à Floirac, les organisateurs mettent toutes les cartes de leur côté pour attirer le chaland. Accessibilité d'entrée, accessibilité des œuvres, pédagogie, convivialité, Bulle en Hauts-de Garonne se construit patiemment une identité à défaut d'une âme. Tout l'art d'être populaire sans sombrer dans le populisme. C'est là l'enjeu si l'on veut voir s'inscrire dans la durée un festival BD digne de ce nom dans la région bordelaise. A peu de chose prés, cette quatrième édition semble avoir trouvé l'équilibre juste. [Nicolas Trespallé] Bicéphale En mars 2003, poussés par le milieu undergroundeux, les frangins LeGlatin, ont débarqué dans la micro-édition BD en donnant naissance à « Bicéphale », zine-concept autoproduit structuré autour du projet « 52 ». Pour l'hydre LeGlatin, composée de Jérôme, scénariste-architecte, et d'Emmanuel, dessinateur-maçon, 52 reposait sur une contrainte oubapienne simple. L'hémisphère gauche, Jérôme, fournissait quotidiennement le texte à l'hémisphère droit, Emmanuel qui le découvrant, dessinait à l'aveugle sans autres formes d'indications. A la fin de la semaine, Jérôme voyait le résultat final. Une page par jour, cinq planches par semaine et 7 histoires par numéro ont fini par composer sur une année, 52 récits polysémiques expérimentaux réalisés dans cette semi improvisation. Les 8 numéros bizarroïdes (disponibles chezbicephale.free.fr), portent la marque de cette création tâtonnante, faite de phases de recherches où chaque histoire remet en cause ou ignore les enseignements engrangés par la précédente. Artisan d'une entreprise du hasard, la fratrie construit autant qu'elle déconstruit, mais ne se considère pas pour autant comme avant-gardiste, laissant ça aux explorateurs graphiques de chez Frémok and co. Les Oculaires leur dernier récit entre Basil Wolverton et Hervé Di Rosa est plutôt sage et n'est pas si éloigné de Tintin assure d'ailleurs l'une des têtes de Bicéphale. Possible… A condition d'imaginer Tintin sous acide complètement flippé. Sorte de laborantins fous, inventeurs elliptiques mais pas épileptiques, Bicéphale ouvre dès ce mois un nouveau chantier de construction-démolition dans les pages de Spirit. Lecteur, es-tu prêt ? [N.T.] EN GARDE BD 25 Mais là où on attend la sérénité, on trouve l'angoisse. Paysage désolé, dune morne, pins aux lignes heurtées, Hainaux restitue à la nature familière toute son inquiétante étrangeté en transformant une étendue géographiquement délimitée en zone franche anonyme battue par les éléments. Les personnages, souvent réduits à l'état de silhouette, se fondent dans ce paysage comme de fragiles figures rupestres perdues entre terre, mer et ciel, noir, blanc et gris. Même s'il ne va pas toujours au fond de sa démarche, l'artiste signe une œuvre atone qui tire sa force de ce sens exacerbé de l'épure digne parfois du meilleur Mattotti. [Nicolas Trespallé] L'être effervescent Benoît Perroud Les oiseaux de passage Histoire sans parole, une tête de coeur cherche l'amour dans une cité qui l'interdit, rentre au club de trèfle, déclare sa flamme à une fille sans joie, qui lui répond par une tête de mort, et d'ailleurs tous les joueurs de cartes ont un trou à la place du coeur... Par un soupirail, il entrevoit une sirène, tandis que la secte du poing levé manifeste, mais tête de coeur réussit à s'en libérer par un tour de passe-passe d'organe, et son coeur plonge retrouver dans l'au-delà aquatique la femmepoisson... Le genre de gentille historiette bien découpée narrativement, au trait idoine. [des Ethers] Des comics et des hommes Histoire culturelle des comic books aux Etats-Unis Jean-Paul Gabilliet Editions du Temps Melancholia Aymeric Hainaux Autoédition Après Les Passeurs, première courte histoire en couleur parue aux éditions Charrette, Aymeric Hainaux fait sa mue en signant ce récit noir et blanc, de près de 200 pages sur la virée à vélo le long de la côte Atlantique d'un couple de trentenaires. Edité à compte d'auteur, autrement dit, libéré de toutes contraintes éditoriales, Hainaux fait de Melancholia un terrain d'apprentissage, prenant les chemins de traverse de la BD traditionnelle. Il délaye sa narration en longues séquences muettes comme autant de phases contemplatives. Né dans le courant des années 30, le comic book constitue depuis 70 ans le parent pauvre de la culture pop nord-américaine. Son origine bâtarde, à mi-chemin des pulps et des suppléments dominicaux de la presse quotidienne, alliée à l'omniprésence du genre superhéroïque ont longtemps brouillé son image auprès d'une intelligentsia prompte à vilipender son danger pour la jeunesse. Signe des temps, le dernier bastion de la recherche universitaire s'y intéresse enfin, à travers cette étude magistrale de l'universitaire bordelais J. P. Gabilliet. Des comics et des hommes retrace l'histoire mouvementée de cet objet culturel atypique pour livrer une vision d'ensemble du phénomène qui dépasse l'habituel cadre artistique et bat en brèche quelques idées reçues. Par son approche érudite et -chose rare- dépassionnée, l'essai, malgré quelques redites, s'impose comme la référence pour le fan comme pour le béotien avide de découvrir les dessous de la nébuleuse complexe et évolutive du comics. De quoi inspirer les aspirants thésards. [Nicolas Trespallé] EN GARDE ••• 26 Vent nouveau pour la poésie « ce flux et reflux de la poésie contemporaine conjugue tendresse et violence, esthétique et politique sans crier gare, comme la vie » On croyait la poésie confinée, réservée à une élite, voire abandonnée du public, telle un îlot à part de la littérature. Contemplant avec bonheur la voûte céleste, et nous livrant les mille vibrations de son âme, c'est ainsi qu'on s'imagine un poète. Oui et non : c'est peut-être quand on dit quelque chose d'intime qu'on dit le mieux le tumulte de son temps. Le poète peut garder ses semelles de vent et avoir sa vision du monde. On croyait la poésie invendable. Oui et non : « c'est le cas dans les grandes surfaces où l'on n'a pas le temps, souligne Jean-Paul Brussac, propriétaire de la Librairie Olympique aux Chartrons et créateur du Marché de la Poésie depuis six ans. On achète des romans trois mois après leur parution maximum et hop, c'est fini, sauf si l'auteur meurt. Moi, quatre ans après la parution des poèmes, je continue de vendre. La poésie se vend lentement mais sûrement. Ma clientèle revient. Des jeunes gens de15 à 30 ans, sensibles ou bouleversés viennent, qui veulent se nourrir de quelque chose, ne serait-ce que d'une respiration ; ou encore des gens de passage. » Si le roman a la force de la mer, la poésie elle, est une rivière au long cours. Pour l'édition 2005, la poésie sort de sa bulle pour nous offrir huit jours durant, un vivace concentré de poésie contemporaine. Au programme Les rendez-vous inscrits au programme promettent une ambiance studieuse qui glisse subrepticement vers la fantaisie à l'approche du soir : Halle des chartrons, Bibliothèque de Mériadeck, IUT de journalisme et Universités, vous feront découvrir les livres et les auteurs pour des débats thématiques hauts en couleur. Puis, c'est au tour des bistrots des chartrons de vous accueillir pour des cafés littéraires. L'arrivée du crépuscule prête à des confidences entre poètes dont vous serez les témoins privilégiés ; sans oublier, pour terminer la soirée en beauté, la ronde des spectacles, au Molière scène d'Aquitaine, au TNBA, et au Glob'théâtre : lectures en vf ou en vo, mises en scène et même un documentaire à l'Utopia. Il y en aura pour toutes les curiosités car comme le dit Jean-Paul Brussac « on a envie de toucher des gens qui ne lisent pas forcément de la poésie ». Voilà pourquoi comédiens, musiciens, chanteurs et parfois les auteurs eux-mêmes viennent donner une nouvelle vie aux textes qu'a d'abord choisis Jean-Paul Brussac pour être mis ensuite en lumière et théâtralisés par François Mauget, directeur du théâtre des Tafurs. Tous deux furent les initiateurs de ce Marché de la Poésie qui rassemble. Signe de modernité, la chance offerte à la génération montante représentée par Félix Jousserand et les Lydicalistes qui « slameront » leur poésie urbaine pleine de ruptures, de bruit et de fureur. Invitation au voyage L'autre charme de cette édition, c'est la diversité des auteurs et des cultures : d'Haïti à San Diego, de Québec à Dakar, de Paris au Maroc, en passant par la Bretagne et la Normandie. Ce marché d'avant le Printemps exhale donc des effluves exotiques. Les trois poètes francomarocains s'interrogeront sur la notion d'identité, que ce soit David Dumortier, le français amoureux du Maroc et de sa langue épicée, Saïd Mohamed et son chemin initiatique - il est parti au pays retrouver son père - ou bien Abdellatif Laâbi exilé en France. Dégustation de thé et de pâtisseries orientales à l'issue du spectacle ! C'est au Glob' que sera présenté « Future concentration », à partir des textes de Raymond Federman, fils d'un ouvrier juif polonais, réfugié dans un placard pendant une raffle en 42, sans famille, parti aux Etats-Unis pour y vivre un parcours atypique : engagé dans l'armée, ouvrier, étudiant…professeur d'Université et écrivain, grand écrivain découvert en France il y a deux ans, ami de Beckett et de l'absurde. Sa poésie est pleine d'humour. Honneur enfin à Haïti avec deux générations d'écrivains, l'un resté dans son île natale, de famille modeste, Franketienne, et l'autre, qui a voyagé dans le monde entier et réside actuellement au Québec, de famille bourgeoise, Joël Des Rosiers. Deux visions dissidentes d'Haïti, deux écritures célébrées dans leur île comme à l'étranger. A MC2a, c'est une immense comédienne d'origine Haïtienne et vivant à Dakar, Jacqueline Lemoine qui nous fera goûter la langue colorée qu'écrit Franketienne, le créole. Et à l'Utopia projection d'Haïti : la fin des chimères, documentaire de Charles Najman qui redonne enfin la parole aux Haïtiens pour raconter l'histoire tragique de leur île fragile pourra nous éclairer sur cette révolution de 1804, instaurée par d'anciens esclaves pleins d'espoir qui n'aura malheureusement abouti qu'à une succession de dictateurs. Rencontres Culturelles Belges Le plat pays à l'honneur des 3ème Rencontres Européennes. Cinéma du 16 au 22/03 à l'Utopia, littérature le 17/03 à la Bibliothèque de Bègles à 20h30 avec l'écrivain, poète et éditeur Francis Dannemark et la romancière et poète Eva Kavian, danse du 22 au 24/03 au Glob Théâtre à 21h00 avec "Solo Stockhausen" de Michèle Noiret, et musiques le 20/03 à Barbey à 19h30 avec Zita Swoon et soirée clubbing « Made in Belgium » le 25/03 au Nautilus à 22h00. Renseignement 05.56.48.54.02 Printemps des Poètes Outre le Marché de la poésie, suivre les multiples activités pour l'occasion du Bleu du Ciel. Détails sur http://editionlebleuduciel.free.fr Tel : 05 56 50 43 47 BD suite Grande effervescence artistique donc avec la venue à Bordeaux de ces grands auteurs d'ici et d'ailleurs, tremplin pour ceux qui démarrent, coups de cœur et de gueule, ce flux et reflux de la poésie contemporaine conjugue tendresse et violence, esthétique et politique sans crier gare, comme la vie. De quoi nous réconcilier avec la lenteur après et tout ce qui va avec : réflexion, imagination, plaisir ; prendre le temps de flâner dans le quartier des Chartrons, jusqu'à la Librairie Olympique qui propose un choix remarquable de poésie pour chercher « le livre de l'instant et de l'état » selon JP Brussac qui à 20 ans, travaillait à la Shakespeare Company et a réalisé son rêve de recréer un peu de cet endroit idéal à Bordeaux ; prendre le temps d'effeuiller les recueils poétiques comme des marguerites, de frotter leurs pages l'une contre l'autre et qui sait ? Les mots feront peut-être des étincelles. [Anna Rubio] Demandez l'impossible, un marché de la poésie à Bordeaux Une production Théâtre des Tafurs Librairie Olympique Du 5 au 13 mars 2005. www.demandezlimpossible.com • Les Inrockuptibles, en collaboration avec les éditions Casterman, éditent la nouvelle formule de BANG!, magazine de référence et de découverte de bande dessinée. Trimestriel, il est distribué en kiosque depuis le 25 février, nouveau format et nouvelle maquette. • Première édition de Le Guide, répertoire des créateurs, acteurs et médiateurs de la littérature jeunesse et de la bande dessinée en Aquitaine. Plus particulièrement destiné aux bibliothécaires, enseignants, libraires, animateurs... mais aussi les passionnés, il détaille le travail de chacun des artistes, leurs contacts, mais aussi les us professionnels du milieu (ateliers, dédicaces, salons, chaîne du livre...). Une coproduction de l'Arpel (Agence Régionale pour l'Ecrit et le Livre) et du CRDP Aquitaine (Centre Régional de Documentation Pédagogique, 75 cours Alsace Lorraine ou http://crdp.acbordeaux.fr pour se le procurer). • « Des ludions » (nyctobates, sciomaches et autres zutistes) bédé inédite de Vincent Marco, 72 pages et une couverture sérigraphiée sur leurs mœurs et activités fantaisistes en la cité de Port-au-Vin, dont ils sont la lie, et comment ils se réjouissent de ne rien valoir et en tirent fierté scandaleuse. Souscription à l'Assiette Mü, cantine associative du 55 rue Bouquière, du mercredi au samedi 20h à 2h. Livraison même lieu vers le 20/03. EN GARDE 28 BOYER M'aCRAMé ! Boyer m'a coupé la chique. Son bouquin refermé, je n'ai plus pu tirer sur la moindre clopinette... Juste au moment où je promettais d'actualiser en "La clope est philanthrope" ma chanson (qu'il cite d'ailleurs) ! Aurait-il réussi là où mon pater intubé sur son lit de mort, suite à l'emphysème d'une vie de fumeur, ne fut en guise de prévention, qu'un trop réaliste cliché ? C'est que Laurent Boyer n'est pas n'importe qui. Dans l'intimité, je l'appelais le pape de l'underground. Derrière les allusions à Breton et à une existence parallèle valeureuse, cela faisait malgré la pointe d'ironie, un sacré compliment ! L'ami X non X ne traduisaitil pas les textes du Velvet, de Sonic Youth et des $wans ? Ne publiait-il pas des morceaux choisis de Chomsky ? Ses éditions, Ensemble Vide, ne furentelles pas comme un havre des différences et des contre-cultures les plus vitales ? Avant de devenir prof de philo, son éphéméride réjouissait dès le matin à coup de citations de Baudrillard, Cioran, Debord, Mallarmé, Shopenhauer, Wilde ou... le Standard Renou. L'objet fut l'un de ses succès, réédités, une super-idée. Comme ce bel ouvrage illlustré de cuisine érotique. Comme tous ces formats bizarres et autres curiosités de bibliophile qu'il développait. Ses "Fendre le crâne du monde" en guise de recueils poétiques. Ces soirées qu'il concoctait, au Grand Phylloxera tiens, ou au Jimmy "pour oreilles averties" ! Et voguent abrasif hXc évolutif, musiques de oufs qui en veulent... Secouer le cocotier et réveiller le mortifère burdigala-rock de ces tristounes années 90, tristement conservatrices autant que grungy-grises ! L ITTERATURES Autoportrait en vert Marie Ndiaye Mercure de France Autoportrait en vert est un récit étrange. Le récit d'une quête qui ne s'achève nulle part, mais se ponctue seulement de rencontres mystérieuses. Sur le chemin de l'héroïne, "Le grand Laurent au look de Ramones intello, avait tous su les décapsuler chez lui, une coudée avant les autres... Le bel esprit libre nous donnait de la liberté et nous aidait à résister. Putain, un toast !" EVE la Chienne s'activait, compilait le Terminator Adamczyk avec l'Exterminator Costes, sur des rondelles de vinyle 45 tours. On en oublie tant il s'est démené... Et certes, on exposera toujours telle Caroline "le dernier cri" Sury (dans un récent "Technikart"), ou tel justement fameux Krummel Monster publié alors chez Vicious Circle (et écouté avec attrait, même au festival Noir Dèz rive droite). Mais j'ai tendance à penser que le grand Laurent au look de Ramones intello, avait tous su les décapsuler chez lui, une coudée avant les autres... Ou bien en les invitant à l'une de ses macro-réunions improbables, si charmantes et si généreuses. Le bel esprit libre nous donnait de la liberté et nous aidait à résister. Putain, un toast ! Et aujourd'hui, après des chansonnettes et des contes pour enfants, arrive "Dans les Cendres de mon père" (confessions d'un ancien fumeur). J'ai dû simplement admettre qu'il avait, d'une certaine manière, couché-là toute la détestation que je pouvais ressentir, gamin, à voir mon vieux cracher et tousser le matin, pendant des plombes. Toute la fière hauteur straightedge qu'il m'était arrivé de tenir... oui bon, quelques tendres saisons. D'autant que lui se retrouve tellement plus loin ! Jusqu'à cette conclusion, « De la pause métaphysique et physique, convivial ou solitaire, mais surtout rare, jamais plus de douze fois par an, le tabac pourrait être l'agréable compagnon de la sagesse, de l'art et de la vie ». En cent pages illustrées, il narre vingt années d'allumage, d'étranges femmes en vert s'égrènent, envahissantes et narcissiques, et ramènent la narratrice à son passé familial. Ces créatures sont-elles de purs fantasmes ? Comme des fantômes, les contours de ces femmes sont imprécis, et leur identité, confuse. Certaines s'évanouissent sous le regard de la narratrice, d'autres resurgissent quand on les croyait mortes, et toutes se métamorphosent à l'infini. A mesure que l'histoire se précise, l'atmosphère du livre s'alourdit, le cadre change. La clarté du printemps cède la place au débordement, hivernal et boueux, de la Garonne. Les eaux insidieuses qui pénètrent les maisons se font ainsi l'écho du passé qui ressurgit, de l'insistante perversité des créatures fantasmatiques. C'est peu à peu l'histoire familiale de la narratrice qui se fait jour, dévoilant personnages burlesques et pathétiques : un père aux innombrables enfants, dévoré par l'anorexie, une mère qui troque à l'approche de la cinquantaine son allure de vieille femme résignée contre celle d'une femme fatale… L'indifférence des liens qui unissent ces différents personnages se révèle bientôt étouffante et malsaine, et l'atmosphère joyeuse de l'ouverture laisse bien vite place à une vision désabusée des relations familiales. Le vieux cocon apparaît ainsi bien stérile sous la plume de Marie Ndiaye, mais son imagination semble pour autant n'en être que plus féconde. [Marie Bartnik] ses marques aux vertus et dégoûts comparés -jusqu'aux roulées, ses paquets préférés collectionnés comme autant de trophées de conquêtes imaginaires, ses 12 167 mètres de clopes mises bout à bout. Son père fumait comme on respire : "l'absence n'était jamais vide puisqu'un relent la remplissait et la présence jamais pleine, puisqu'un écran de fumée la dissimulait". La cibiche, tétée dès 5 ans, fut ensuite sa première rapine. "Dans nos fantasmes libertaires ados, si l'un de nous avait eu l'idée de ne plus fumer, tous les liens auraient rompu... L'artiste fume. L'homme intelligent et séduisant fume..." Il cite aussi la plus rafraîchissante des chansons sur passeUnetaff, celle d'Higelin. Et Laurent a des images parfaites, "J'ai eu de la difficulté à accepter qu'il y ait des fumeurs sans âme, et des âmes sans fumeur". Plus loin, après avoir finement établi le lien de substitut amoureux que la tige peut représenter, il précise "L'amour veut la durée et la cigarette que l'instant... L'amante n'aime pas la cigarette car elle aime et veut la vie. Or la clope n'est pas seulement une rivale, c'est aussi la tout Autre : la mort". Et cette cruciale question "Pourquoi ai-je considéré l'acte le plus esclave comme celui où je me croyais le plus libre ?... J'avais le sentiment de transgresser à mort, pour montrer que j'étais vivant et fort... La cigarette répond en sept secondes à un problème qui demanderait une longue et tortueuse pensée... Substitut des ambitions, avenirs, espoirs, conflits, elle réduit toutes les difficultés en cendres". Sans qu'on y prenne garde, ses idées édifient. « L'échange de témoignages est le seul moyen nécessaire pour comprendre et conclure par un arrêt ». Uh !? En tout cas, à coup de pertinences pas prises de chou, l'histoire de sa désintox a de quoi é-bran-ler. "Car le désir de fumer n'est pas un mal. Seules la signification de ce désir et son incarnation sont susceptibles d'être mauvais, dangereux, et inutiles... C'est avoir fumé qui tue ; sans passé, fumer ne tue pas". Brillant. [des Ethers] Laurent Boyer, "Dans les Cendres de mon père", 100 pages, 12,50 euros, Dufourg-Tandrup Les moins de seize ans & Les passions schismatiques Gabriel Matzneff Aux Editions Léo Scheer Les moins de seize ans et Les passions schismatiques, séparément publiés à la fin des années 1970, sont aujourd'hui réédités en un seul volume. Si ces textes firent scandale lors de leur sortie, force est de constater qu'ils ne sont pas aujourd'hui plus consensuels qu'il y a trente ans. Gabriel Matzneff y évoque sa scandaleuse passion pour « les moins de seize ans », mais aussi le couple, les femmes, Dieu, la Russie, l'écriture…Une plume caméléon trace le contour de ses idées singulières : la langue érudite se fait parfois vulgaire et quotidienne, et n'en est que plus subversive. Mais l'ambivalence de la langue n'est que le reflet de celle de son auteur. Car G. Matzneff ne se place pas ici en romancier : il ne décrit que ce que sa chair a réellement éprouvé. Et c'est pourquoi les stratégies les plus mesquines qu'il emploie pour séduire dans Les moins de seize ans côtoient les belles pages sur le Christ, ou encore cette apologie du don de soi qui conclut les Passions schismatiques. Cette ambiguïté peut dérouter le lecteur, et lui inspirer l'admiration comme le dégoût. Mais chez Gabriel Matzneff, rien n'est feint, et ses mots sont les stigmates d'une vie qu'il a voulue passionnée. C'est cette intégrité totale envers lui-même, qui lui fait tenir l'autocensure en horreur, cette liberté combative et exaltée, qui lui vaut les foudres des biens pensants, qui fait l'intérêt de ce livre singulier. [Marie Bartnik] EN GARDE Les cannibales n'ont pas de cimetières Gérard Guégan Grasset. "Un homme est ce qu'il dit ne pas avoir été, non ce que l'on dit qu'il a été". Voilà. Guégan (traducteur de Buko et ouvreur de Champ Libre) a de ces phrases définitives et pleines d'étoffe. "Du temps où il faisait figure de rebut de la société, où l'engagement idéologique impliquait le risque de perdre sa vie, où la moindre réserve sur le bien-fondé de la ligne politique passait pour trahison... Les connivences de circonstance l'exaspèrent depuis qu'il ne rend plus de comptes à quiconque... Promptement débraguetté, il avait arrosé de foutre l'oeuvre d'art interdite aux enfants, que les gens respectables auraient voulu endimancher à vie... Nous ne sommes pas de la race qui invente des intrigues, nous sommes de celle qui les noue ou les dénoue... A l'opposé des revenus de tout, si nombreux dans sa classe d'âge, sa piètre opinion des politiciens de gauche ne l'a pas rallié à la droite... Les envieux qui n'admettront jamais leur infériorité sont les plus nombreux, ce sont eux, et eux seuls, qui règlent la marche de la société, petit frère... Je me ferme au monde et, comme le monde n'a eu de cesse que de me fermer les portes, nous sommes quittes". [dE] La chapelle sextine Hervé Le Telllier et Xavier Gorce Estuaire Excitant l'ouvrage, écrit par Le Tellier, illlustré par Gorce, soit plus de 69 récits (hét)érotico-lettrés, avec des citations senties ("la langue est un organe sexuel dont on se sert occasionnellement pour parler", dixit Vian), des chutes philosophales ("pour les patauds, le clito est le Rubik's cube du sexe"), tout un parcours des situations et variations les plus motivantes pour, si ce n'est trouver la bonne position, éviter la monotonie... Beaucoup de ce qui peut se faire, tient sur une demi-page, en une dizaine de lignes "sujet, verge, complément", sans manquer l'actualité : piercing de langue qui accroît les sensations durant la fellation, silicone qui ajoute au trouble de la libido, X qui a multiplié par 400 le nombre de culs que l'on voit en une vie... L'un des héros calcule qu'en 20 ans, son pénis a parcouru 21,5 kilomètres dans des corps féminins. Mais c'est plus poétique, beaucoup plus frais et mignonnet que tout ça ; d'ailleurs l'auteur est membre de l'Oulipo, et se joue en fait des multiples connotations liées à la chose, pour rendre à Mencken sa juste raison, "le puritanisme est la crainte que quelqu'un puisse être heureux quelque part, y compris soi-même". [des Ethers] It Hurts Me Too Eloge des âges classiques (Les propriétaires de bordeaux se pourlèchent les lèvres de tourterelles)... Ce classique espagnol de 1622-23 a été formulé à Madrid, en une “cellule de réclusion” de la tour Juan Abad, par Francisco de Quevedo, le Boiteux-Bigleux, élève insigne des Jésuites de son temps, scientifique et théologien, redoutable poète libelliste et lettré profus. Pour deux euros & cinquante centimes, on pourra lire, grâce aux éditions Mille et une nuits (N° 464) les poèmes satiriques et burlesques, traduits en français du goût du jour, les “Heurs et malheurs du trou du cul”, apaisante et savante lecture, chaudement recommandée aux deux sexes dès l'âge des premiers jeux de mots. “Le cul du roy/de droit divin/chaque matin/ouvre son oeil/-S'il dort encore/malgré trois doigts/c'est que ma foi/le roy est mort/Vivent les doigts/vivent les doigts/vivent les doigts/du nouveau roy...” chantait souvent un lointain cousin mien, en hommage à Victor Hugo & Gennaï Hirago. [G.C.R.] EN GARDE D ISQUES Dat a po p Tarwater The needle was traveling 30 sphère pop et électronique afin de créer non seulement un prolongement contemporain à l'héritage krautrock mais également composer sa propre bande son moderne. Bien évidemment, la signature Tarwater se reconnaît à la première écoute, subtil équilibre entre instrumentation acoustique et traitement électronica habillant le talk over de Ronald Lippok. Toutefois, le phrasé ne sonne jamais monocorde, ou sous influence Lou Reed comme trop souvent estimé. A l'image d'autres non-chanteurs, ce dernier a transformé cet apparent désavantage en élément hautement constitutif de Tarwater. A tel point, que sa voix blanche, atonale évoque la distanciation du David Byrne début Talking Heads, voire un Mark Mothersbaugh en moins robotique. S'il est un profond sentiment dégagé par ce nouvel opus, c'est bien cette indéniable atmosphère cotonneuse. Les compositions sont certes très classiques, mais comme chez David Sylvian ou Mark Hollis ce classicisme engendre un monde entre deux, aux contours vaporeux. La langueur se mue en hypnose, la rêverie n'est jamais lointaine comme une espèce de temps suspendu, de flottement. A ce titre, la reprise inspirée du classique 1982 Minimal Compact “Babylonian tower” agit tel une invitation à la transe tout comme “The people”, sorte de mantra rencontrant un chœur d'enfants à la manière du “Bloodflow” de Smog. Véritables respirations, les pièces instrumentales (“Stone”, “Entry”, “All that”, “Yeah”) acquièrent une saveur quasi cinématographique. Cependant, s'il ne fallait retenir qu'un seul tour de force, alors “Seven of nine” s'impose haut la main en vertu de son potentiel de tube pop comme d'hymne idoine pour introduire brillamment un concert. Classique pour aujourd'hui et demain. Morr Music/AM Music En guise de célébration pour sa première décennie écoulée, Tarwater s'offre de nouveaux habits, certes taillés sur mesure, avec “The needle was traveling”, cinquième album studio poursuivant la méthode déjà éprouvée sur “Dwellers on the treshold”. A savoir, la mise en musique d'une série de nouvelles écrites par Ronald Lippok, par ailleurs membre de To Rococo Rot. De ce cadre, nait donc un recueil de titres nullement disparates mais au contraire un harmonieux ensemble, foncièrement onirique. Indéniable représentant de cette lumineuse data pop qui enchante les productions allemandes depuis le milieu des années 90, le duo a certes quitté son emblématique label berlinois Kitty-Yo mais pour signer sur une écurie des plus appropriées à son univers : Morr Music, maison mère notamment de Lali Puna. Un choix nullement inconsidéré voire logique au bout du compte. Tout comme la liste des invités qui peut aussi bien s'enorgueillir de la présence de Schneider TM que de celles de Marcus Weiser (Rechenzentrum) ou Hanno Leichtmann (Static). Toute une communauté de musiciens, liée par le principe du laptop, qui a su patiemment repousser puis abolir les frontières entre [Marc Bertin] Bos sa Marcio Faraco Com tradiçào Universal Jazz Avec sa voix velours et les déhanchements félins de sa musique, Marcio Faraco se pose en héritier des Chico Buarque et surtout Caetano Veloso qui lui ont montré la route. Du premier, il dispose de ce sens des petites touches qui font basculer une bossa nova dans la moiteur. Du second, cet éclectisme curieux qui furète et avance des vibrations qui font mouche. Le troisième album de ce brésilien de Paris - il y vit depuis 1991- aborde le registre de la samba sans complexes, ajoutant à l'habituelle section de cuivres une clarinette ou deux (cf. la chanson titre). La musique des cariocas se fait aristo le temps de quelques couplets et on réalise mieux le titre du disque. « Com tradiçào », peut se comprendre aussi bien « avec tradition » que « contradiction »… Pour autant, Marcio Faraco n'est pas un « iconoclaste » à la Lenin ou même Tom Ze. Son art de la balade englobe le xote (rythme caractéristique du nordeste) qu'il traite jazzy (Bon viagem) ou folk (Meu amigo, à peine susurré) et toutes les nuances de la samba. Espiègle, charmeur, voire sarcastique et railleur (Mundo oval), nous tenons là un artiste d'une élégance et d'un raffinement plein de malice aussi. DVD [José Ruiz] Bill Perry Blue s Raw deal Rom Dixie Frog Qui a vu cet homme sur une scène sait que l'artiste ne pleure pas sa peine. Loin des tâcherons à front bas qui encombrent encore largement le champ du blues rock, Bill Perry pratique la discipline avec hargne mais brio. Il s'engage dans des interprétations de pleins et de déliés pour mieux expliquer son blues à lui. Avec des chansons comme « Live on » ou « Gotta serve somebody » (de Dylan) c'est une forme classique de blues électrique qu'il exprime. Pourtant, son jeu de guitare roule et se cabre sans que l'on ne pense à l'un ou l'autre des inspirateurs possibles. Perry a appris la six cordes à l'écoute de Jimi Hendrix dont il a retenu le jeu de pédale wah wah convulsif (Till the money runs out, signé Tom Waits), mais c'est bien lui qui tient les rênes. Le gosier éructe une soul bien noire (Another one) et les doigts arrachent du manche soumis des riffs tendus (Harlem child). Enfant des rues de New York, Bill Perry en répercute la tension électrique et la frénésie bouillonnante. Produit par Popa Chubby, véritable parrain du blues local, avec des tueries comme « Big ass green van », ce « Raw deal » roule comme un boogie de camionneur fonçant vers le Sud. [José Ruiz] Fanfare Ciocàrlia « The story of the band » Un cochon patauge dans la boue. Un train passe. Puis un autre, et encore un. Les trains font partie du paysage au pays des roms. On en descend presque en marche, en rase campagne. Soudain, toute la troupe de la Fanfare Ciocàrlia surgit d'un wagon, bardée de saxophones, de trombones, de tubas et autres cuivres imposants. On est arrivé à Zece Prajini, un village qui n'est même pas sur la carte de la Roumanie. Il faut savoir le repérer dans le plat pays aride, et cette nature aux couleurs aussi tristes que la musique de la fanfare est joyeuse. Ce DVD raconte notamment comment ces musiciens chenus ont permis en jouant à travers le monde de récolter les fonds nécessaires pour reconstruire l'église de leur village. Car en dehors d'un vigoureux concert filmé à Berlin l'an dernier - une bonne heure de musique qui sent aussi l'encens et l'Orient - le coffret contient un vrai film de 57 minutes. Et ce « Iag Bari- Brass on fire » (c'est son titre) est un vrai petit bonheur, avec son atmosphère à la Emir Kusturica. Il s'ouvre sur la vision d'un gamin marchant sur un lac gelé et qui y découvre, figé sous la glace, un trombone abandonné. Et le film EN GARDE de raconter comment se fabrique et se transmet cette musique des orchestres de cuivres gitans. Un folklore certes moins exotique que celui des Caraïbes, avec ce froid, cette gadoue omniprésente, mais témoin vivant d'une tradition solide. La Renault 12 transporte les artistes au prochain concert, et c'est sur le toit que l'on a arrimé solidement les tubas, larges comme des roues de camion. On joue pour un mariage dans une autre église délabrée, avec le chien efflanqué qui court entre les convives. Voilà maintenant la fanfare sur la route, qui va porter la bonne parole à travers le monde : l'Allemagne, l'Italie, le Japon. Et toujours ces brassées de notes concentrées, qui tournent en rond comme une nuée de moustiques. De véritables punks du cor de chasse, les gens de la Ciocàrlia, qui invitent dès la première image du DVD à le jouer FORT, ce disque. Toutes ces images respirent une humilité et une force inébranlable. Elles sont gorgées de chaleur humaine, dont un vieux film en 8 mm des premières heures de cette fanfare unique dans des vues d'archives jaunies. Ajoutons- y quelques extras tels que deux clips, et la bande annonce du prochain film, « Gypsy Caravan», et suivons le conseil du début : play it loud ! [José Ruiz] 31 Travaillez chez EZ3kiel CDD à TEMPS PLEIN OU TEMPS PARTIEL REMUNERATION FIXE Elec dubtro Versus tour 04 Jarring Effects-Pias Avant de s'achever en mai prochain, l'aventure scénique commune d'EZ3kiel et DAAU accouche d'un DVD / CD. C'est après la sortie de leur deuxième album « Barb4ary » que les tourangeaux, adeptes du dub electronique, avaient demandé au quatuor iconoclaste belge de les rejoindre pour la tournée. Et plus qu'un accompagnement pour EZ3kiel, violon, violoncelle, clarinette et accordéon réinventent les morceaux. Loin des joutes classiques, voilà un mariage réussi entre électronique et acoustique. Mieux qu'un simple enregistrement live, « Live versus » pénètre l'univers multiple d'EZ3kiel, musical certes mais riche aussi de lumières et vidéos. Yann Nguema, le bassiste du groupe déjà auteur des pochettes d'album, dévoile ici l'étendue de sa palette. On lui doit d'abord l'icône qui accompagne et ouvre les menus de « Live versus » : un bébé SF né … d'une poupée en porcelaine et agrémenté de détails luxuriants. Magnificence proche de Klimt et froideur futuriste se côtoient aussi sur ses vidéos réalisées pour la scène et disponibles sur le DVD. Il matérialise ainsi les images cérébrales suscitées à l'écoute de la musique. EZ3kiel navigue décidément bien loin des clichés fumeux et éculés du dub « roots », sans pour autant sombrer dans le dub « cérébral ». Un léger bémol : si les petits films expérimentaux et clip de DAAU joints en bonus retiennent toute notre attention, des entretiens sur la genèse du projet auraient été appréciables. A noter que « Live versus » s'agrémente d'une version audio du live. [Vincent Michaud] Gagnez ! Des cd promo d'Eze3iel (extrait live audio et vidéo, 6 titres) à réclamer à [email protected] Aidez nous à conserver notre indépendanceen recrutant de nouveaux adhérents sur les lieux publics à Bordeaux du 4 avril au 4 mai 2005 Si vous êtes sensible à la protection de l'environnement, positif, déterminé, avec l'esprit d'équipe et le sens du contact. APPELEZ Sylviane au 01 44 64 02 23 avant le 28 mars (du lundi au vendredi) HiC & NUNC Train express régional pour les scènes En voiture pour quelques bonnes étapes sonorisées, attention au départ… Le Garorock semble aussi doué pour trouver la petite bête, par exemple en invitant les white trash Powersolo - des Danois hillbilly devant à coup sûr faire leur tournée dans la remorque d'un tracteur John Deere - ou les enthousiasmants The Devil Makes Three un trio californien qui vous fera entièrement revoir votre jugement sur la musique country, sans parler de Lucia à la contrebasse, sa petite robe de cowgirl, ses bottes rouges et son immense tête de longhorn tatouée sur la poitrine ! Mont-de-Marsan. Au bout de la troisième édition, le rendezvous est attendu : direction Mont-de-Marsan, espace François Mitterrand, pour tous les promeneurs du chant de mars. Un festival mis en place par Ter À Terre, jeune agence de tournées et maison de disques audacieuse. Leur ligne artistique est proche du manifeste : « Le but du festival n'est pas de faire des groupes de balloche, mais de vrais artistes concernés. On préfère se passer de beaucoup d'artistes qui plaisent au public quitte à faire moins de monde, mais avoir une vraie cohérence artistique ». Dès lors le choix de l'affiche se veut "populaire mais pas populiste", à savoir "des groupes qui puent la chaussette", comprendre par là des forcenés de la scène abonnés aux kilométrages illimités. La majorité des groupes ne sont autres que les poulains de l'agence, Mont-de-Marsan étant le point de croisement des tournées françaises de tous ces artistes, dont un autre point commun est d'avoir des albums mis sur le marché par les boulimiques Ter À Terre : les revenants Fishbone, la soul sister number one Sharon Jones et ses Dapkings, le metal haché menu de Psykup, la bande de tarés Wolfunkind, les Québécois chaotiques Arseniq33… En sus, des invités de poids : Watcha, Hurlements d'Léo et la transgénérationnelle Brigitte Fontaine. Marmande. La capitale régionale des fruits et légumes libère son Espace Expo pour faire la place aux « cultures alternatives » et aux musiques festives. Reconnaissons au Garorock un certain talent pour équilibrer une affiche. Les valeurs sûres quasi-familiales répondent présent, aussi les mères au foyer ne seront-elles pas inquiètes de donner à leur progéniture la permission de minuit pour aller voir un artiste garanti vu à la TV, façon Mano Solo. Debout Sur le Zinc, Le Peuple de L'Herbe, Babylon Circus et consorts : l'ambiance "notons le numéro de portable de jeunes gens du sexe opposé au dos de papier OCB" est garantie. Aqme, Lofofora : ô magie, les lecteurs de Rocksound verront les héros des posters de leur chambre prendre forme en 3D. Et à côté de ce barnum efficace mais entendu, des noms plutôts checkés sur des flyers pour clubbers branchés (Puppetmastaz, The Film, DJ Vadim…) voire photocopiés à l'arrache pour des rencards rock'n'roll dans des rades interlopes (Nashville Pussy, Wild Bud, Il Fulgurante…). Bordeaux. The Devil Makes Three, encore eux, est un des groupes invités à clore en musique le DIY Boogie à Barbey, en compagnie notamment des Hawaii Samurai, encagoulés surf punk de Franche-Comté, et des Yves, réponse agenaise aux Hives scandinaves. Le DIY Boogie se veut une surprise party décontractée en honneur de la sous-culture fanzine, webzines et dérivés, un peu à l'image des fameux F.O.C.U. qui avaient pris leurs quartiers au Krakatoa dans les glorieuses 90's. Un supermarché de l'underground ? Disons une supérette gentiment destroy. Bordeaux -Bilbao via Bourges. Cela fait maintenant cinq ans que les Découvertes du Printemps de Bourges ont abandonné un système de sélection de type "tremplin". Dorénavant, des directeurs artistiques du célèbre festival se déplacent dans toutes les régions de France pour voir les groupes sur scène, écouter, picorer, et faire leur marché. En 2001 et 2002, vaches maigres : le jury n'avait pas jugé utile de retenir quelque artiste de notre région. 2003, coup double avec Gangpol (electro) et Gojira (death metal, présents cette année dans la programmation officielle). L'an dernier, le trio post-rock Zukr avait fait le déplacement. On ne "gagne" donc pas son ticket pour Bourges : on est sélectionné au terme d'une audition publique dans des conditions live. Et pourtant on continue à poser la question "alors, qui a gagné ?". Alors cette année c'est Jenx qui a "gagné". Au cœur du printemps, leur metal flirtant avec l'indus fera vibrer les profondeurs de la Soute du Palais de la Culture de Bourges. Coup double pour Jenx : les metalheads ont aussi été sélectionnés pour la 17ème édition du Concours Européen de Bilbao. Seul groupe français de la catégorie metal, ils iront se frotter à leurs pairs ibériques mais aussi venus d'Allemagne, du Bénélux ou de République tchèque. Ça va saigner dans l'ancien couvent de La Merced, décor baroque de la salle du Bilborock. [Guillaume Gwardeath] o Ter À Terre Festival, samedi 12 mars, Mont-de-Marsan, 20 € en location, www.teraterre.com o DIY Boogie à la Rock School Barbey, samedi 26 mars, Bordeaux, www.rockschool-barbey.com o Garorock, vendredi 1er et samedi 2 avril, Marmande, forfait 2 jours 40 € en location, www.garorock.com o Printemps de Bourges, du 19 au 24 avril, www.reseau-printemps.com, www.printemps-bourges.com o Bilborock, www.bilbao.net/bilborock/ M U S I Q U E S MAR 1/03/05 • Olivier Galinou Chanson. 19h30 • Le Bokal • 5€ • David Gentilini Chanson française. 21h30 • Molly Malone's • Entrée Libre • Joe Waterfall • Antifolk Connexion : Kimya Dawson, Schwervon, Diamond Stars Halo, Kephissia Chansons du tour de mon monde. Nouveau mouvement fondateur, effet de mode ou simple exutoire logique, tout le monde s’en contrefout, l’anti-folk a au moins le mérite de fédérer des artistes décalés sous une même bannière : celle de la qualité. 20h30 • Le Plug • 7€ • Smashed Potatoes • Cabaret chanson française : Lekuk 40 Bootleg party. Dans le cadre des "Jeudi du Plug" 22h • Le Plug • Entrée Libre 21h30 • Congo Café • Entrée Libre 22h • Dibiteri • Entrée Libre Rythm'n'blues. 22h • Le Comptoir du Jazz • Entrée Libre • Drugstore Lad • Jam session jazz • Groove session : Gator Dash, Sato, Invités Animée par Anthony Lesage 21h30 • Le Blueberry Jam & toast. 22h30 • Le Lambi • Entrée libre • Slam session 22h • Dibiteri • Entrée Libre • It's a dancehall ting ! Feat. G-Ben Da Milkman Ragga. 22h30 • Le Lambi • 3-5€ MER 2/03/05 • Ballast + Son De Lucha + Gasmask Terrör Punk. 19h • Local Universel • 5€ • Lekuk40 Chanson. 19h30 • Le Bokal • Entrée Libre • Le tombeau de Spike Jones, un enterrement de première classe VEN 4/03/05 • Olivia Ruiz Chanson. 20h30 • Ermitage Compostelle, Le Bouscat • 10-25€ • Le tombeau de Spike Jones, un enterrement de première classe Collectif Yes Igor. 20h30 • TNT-Manufacture de Chaussures • 10€ • The XR5 + The Wild Bud + The Peels Garage . 20h30 • La Centrale • 5€ • Voices of Praise House. 21h • Ba-Bhar • Entrée libre S'inspirant de sa culture profondément ancrée dans les racines du Gospel, Voices of Praise intègre tous les éléments de cette tradition. Standards de Gospel (Thomas A.Dorsey, Mahalia Jackson, James Cleaveland ), mais aussi des arrangements plus modernes (Kirk Franklin, Yolanda Adams) et des « negro spirituals ». 20h30 • Rock & Chanson • 5-6,5€ • Kawabata + Sejiro • David Blanc + Barber Shop Collectif Yes Igor. 20h30 • TNT-Manufacture de Chaussures • 10€ • DJ Bulo Musique improvisé. Avec le guitariste d'Acid Mother Temple ! 21h • La Centrale • 5€ • Bœuf jazz 22h • Dibiteri • Entrée Libre Quatuor vocal jubilatoire. 21h • Le Bokal • 5€ • Frères Brothers + Les Rois de la Plage • Paul Faure Chanson. 21h • Son'Art • 8€ Tango jazz. 22h • Le Comptoir du Jazz • Entrée Libre • D'GE + David + Stefane • More Vives Reggae sound system. 22h • Le Lambi • 3-5€ JEU 3/03/05 • Marc Delmas Chanson. 19h30 • Le Bokal • Entrée Libre • VGE passe ses disques ! Vintage rock'n'roll vs. nuggets contemporains. 20h • Cafecito • Entrée Libre • 5e Anniversaire du Petit Rouge : Les Hurlements d'Léo, La Réplik, Shaolin Temple Defenders House, techno. Visuel : FenixDragon 21h • Ubu bar • 4€ • Scène ouverte . Animée par Teddy Costa 21h30 • Congo Café • Entrée Libre • Reggae Vinyls Clash : King David, Yak, Mbalo, Maylan, Azrock . Gratuit pour les filles avant 23h30 22h • CAT • 7-10€ • Les Gosses de la rue Jazz manouche. 22h • Dibiteri • Entrée Libre • Quality Swing Trio Chanson française, java punk, hip-hop, soul. 20h30 • Rockschool Barbey • 10-13€ Jazz vocal. • Balsamo Trio & Ladji Diallo • Vendredi du TNT : Le collectif Yes Igor éclate La rencontre du conte africain et du jazz. 20h30 • Café Musique Rock & Chanson, Talence • 5-12€ • Le tombeau de Spike Jones, un enterrement de première classe Collectif Yes Igor. 20h30 • TNT-Manufacture de Chaussures • 10€ • Lunatic Age + Les Voisins d'en Face Rock. 21h • Son'Art • 8€ • Lonj + Invités Blues. 21h30 • Congo Café • Entrée Libre • Djano Les Jazz manouche. 21h30 • Le Blueberry 22h • Le Blueberry • 3€ jusqu'à minuit Performance multimédia. 22h-01h • TNT-Manufacture de Chaussures • Entrée Libre • Soirée Jungle Flavor : OQP, Drop In Caravan Breakbeat, tek. 22h30 • Le Lambi • 2€ • Julian Liberator + Pe'1 Techno. 23h • Fatkat • 5€ • 69db + Baras Break, hardtek. 69db live qu’on ne présente plus, issue du mythique crew Spiral Tribe, fait vivre en permanence ses machines à coup d'improvisation, il oscille entre break beat, hard techno et expérimentation diverse 23h • Le 4Sans • Entrée libre M U S I Q U E S • Illegal Clash : The Ambiancers vs. Revenge Of The Nerds, Mr Monsieur, Walsch-it, The Killed Cops, Kwaynerd Saveurs électroniques. 23h • Le Plug • 5€ • M83 + Aeroflot • Open Blues' Berry • Vanishing + The Secret Club Avant rock. En l’espace de trois albums, M83 a su affirmer son propre son, moderne et onirique, via une électronica spatiale et mélodique influencée autant par Tangerine Dream que par My Bloody Valentine. 20h • Son'Art • 10-12€ Bœuf blues acoustique animé par J.N Hervé & V. Jamet. 21h30 • Le Blueberry Les inévitables Vanishing sont de retour à Bordeaux après leur second album « still lifes are falling » sur le fameux label goldstandardlabs. Ce duo américain vient de déménager de San Francisco à Berlin et collabore dorénavant avec Hanin Elias (atari teenage riot) et son label fatal-recordings. Leur musique,punk goth disco allie la puissance dansante de la scène electro-new-wave berlinoise, l’énergie post-punk et la voix saisissante de Jesse Eva (ancienne Subtonix) qui pourrait nous rappeler une certaine Lydia Lunch. Leurs concerts sont de véritables shows apocalyptiques 21h • Le Plug • 5€ • Mudzilla Blues. 22h • Le Comptoir du Jazz • Entrée Libre • DJ Jawa LUN 7/03/05 • Apero Jazz House. 23h • Poppy's • 3€ 18h30 • Dibiteri • Entrée Libre • Vincent Leq • Mc Adrian Chanson. 19h30 • Le Bokal • Entrée Libre Dance floor made in FG. 23h30 • La Plage, Paludate • SAM 5/03/05 • Dirty Mark + The Hot Flowers Garage . Djs Duck & Dispos 20h • Café des Menuts • 2€ • Le tombeau de Spike Jones, un enterrement de première classe Collectif Yes Igor. 20h30 • TNT-Manufacture de Chaussures • 10€ • Carnaval des Deux Rives : Sergent Garcia, Sur Caribe, invités et participants aux ateliers Salsamuffin. Dixième édition du Carnaval des Deux-Rives avec Sergent Garcia à la direction artistique. 20h30 • Rockschool Barbey • 8€ • Mister M7 & Talkin' Soul + Western Special + Les Blérots de R.A.V.E.L Ska, reggae, festif. Infoline : 06 63 91 73 18 20h30 • Salle polyvalente, Saint-Martin-Lacaussade • 15€ • Olc Sincir + Shemhaphorash + Frozen Storm Métal. 21h • Son'Art • 10-12€ • Solistes de l'ONBA Les Solistes de l’ONBA autour du compositeur Christian Lauba pour une nouvelle création : un tango pour quatuor à cordes, saxophone et piano composé pour accompagner "La Petite marchande d'allumettes" de Jean Renoir. Interprétation en avant-première, simultanément à la projection du film 21h • Théâtre du Pont Tournant • 10-15€ • ONBA Direction de Yutaka Sado, Symphonie n°9 en ré mineur op;125 de Beethoven 20h30 • Palais des Sports • 11-22€ • Jam session Tous styles et tous publics 21h • Café des Menuts • • Session Jazz 22h • Le Comptoir du Jazz • Entrée Libre MAR 8/03/05 • Olivier Galinou Chanson française. 19h • Centre culturel des Carmes, Langon • Entrée Libre • David Buhatois Chanson. 19h30 • Le Bokal • Entrée Libre • Within Temptation • Tombad Funk. 21h • Son'Art • 8€ Groupe majeur de la scène rock métal-symphonique mondiale aux côtés de Lacuna Coil ou Nightwish, Within Temptation, emmené par la belle Sharon, est enfin reconnu en France. Arrangements symphoniques épiques, voix d’ange et guitares précises, la recette Within Temptation explose au grand jour. 20h15 • Krakatoa • 20€ • En attendant Mado • Gilles Vignault : au bout du cœur • Isabelle Drault Chanson ska swing. 21h30 • Lucifer • Bœuf jazz 22h • Dibiteri • Entrée Libre Chanson française. 20h30 • Le Pin Galant, Mérignac • 18-25€ Chanson jazz. 22h • Le Comptoir du Jazz • Entrée Libre • ONBA • Reggae Sound System Musique symphonique. Direction de Yutaka Sado, Symphonie n°9 en ré mineur op;125 de Beethoven 20h30 • Palais des Sports • 11-22€ 22h30 • Le Lambi • 3-5€ • Trio Vox Coelestis Orgue, trompette et voix, œuvres de Bach, Scarlatti, Haendel, Melani, Purcell. 20h30 • Eglise Notre-Dame de Talence • 5-12€ JEU 10/03/05 • Marc Delmas Chanson. 19h30 • Le Bokal • Entrée Libre • Nonette Tchèque • Proxima Centauri Musique de chambre. Œuvres de Mozart, Martinu et Brahms 20h45 • Théâtre des Quatre Saisons, Gradignan • 12-22€ • Brain Damage Musique contemporaine. Dans le cadre des soirées Opus 5.1 20h30 • TNT-Manufacture de Chaussures • 10€, 15€ les deux soirs 21h • CAT • Proxima Centauri • Mylo + Xavier X-Lab + Sauvagine Sound System Musique contemporaine. Saxophone, flûte, violon, violoncelle, piano, percussion, bandes et dispositif électroacoustique.. 20h30 • TNT • 10€, 15€ avec le concert du lendemain de Taller Sonoro Electro-pop. La sensation électronique du moment s’appelle MYLO et nous vient de Glasgow. Auteur d’un album remarquable « Destroy Rock’n’roll » ou se croisent les influences de Daft Punk, Metro Area et Royksopp, Mylo se présente ce soir en formation live avec 3 musiciens et un projectionniste. 21h • Le 4Sans • 10-12€ • Jam session jazz . Animée par Patrick Bruneau 21h30 • Le Blueberry • Slam session • Ana Salazar Voir 9/03 20h45 • Palais des Congrès, Arcachon • 9-15€ • Mister M7 & Talkin' Soul Reggae dancehall. 21h • Congo café • Entrée libre 22h • Dibiteri • Entrée Libre • Pull + Ginger Frolic + Fragil • Y Not + Biaccor + Nitty Gritty + Steel Knox • Lenny Lafargue Rock. Au profit de la 20ème campagne des Restos du Cœur 21h • Salle Jacques-Brel, Saint-Médard-en-Jalles • 5€ Blues. 22h • Le Comptoir du Jazz • Entrée Libre • Jam Balaya • It's a dancehall ting ! Feat. G-Ben Da Milkman Polymorphe et imprévisible, Pull n’a pas beaucoup d’efforts a faire pour mériter le surnom d’éboueur de la pop dont l’affuble le zine Kérozène. 3 en studio mais 7 sur scène pour varier les plaisirs, échanger sourires et instruments aux cours de set toujours explosif avec un nouvel album sous le bras « My head is a buildind ». Le groupe Fragil joue une musique qui lui est propre, des textes mélancoliques, de la poésie, de la prose, du calme et des cris, encore des cris, une musique rock agitée par des guitares acerbes, des pianos feutrés, à découvrir…pour les amoureux de Programme et de notre belle langue française 21h • Le Plug • 5€ Cajun. 21h30 • Congo Café • Entrée Libre • Humph Quartet Ragga. 22h30 • Le Lambi • 3-5€ • Howlin' Blues Trio MER 9/03/05 • Lekuk40 Blues roots. 22h • Le Blueberry • Chanson. 19h30 • Le Bokal • Entrée Libre • Elektro Chok : Proteckt, Ben, Jano, Alex vs Visclo • Ana Salazar 22h • Dibiteri • Entrée Libre Techno. 23h • Fatkat • 10€ Etincelle électrique de 25 ans, Ana Salazar symbolise le renouveau de la scène flamenco. Elle s’illustre aujourd’hui dans la chanson française en interprétant, en espagnol, 11 titres d’Edith Piaf dans un nouvel album « Un himno al amor ». Tantôt d’une sensualité provocante, tantôt déchirée par la douleur ou la rage, Ana Salazar nous offre son émotion et sa culture pour mieux redécouvrir les nôtres. A bien y regarder, la frontière paraît bien mince entre la jeune andalouse et la divine dame parisienne. 20h30 • Espace culturel Treulon, Bruges • 7,5-26€ • Oxia • Amadou & Mariam + Sherif Mbaw Live et djs hard core, hardtek. 22h • Nautilus • 5€ • Natty Breakz Electro dub. 22h30 • Le Lambi • 2-4€ • Marco Bailey + Tom Hades Auteur d’un 1er album “24h” remarqué et classé 5éme meilleur disque de l’année par les lecteurs de Trax, Oxia vient de signer des remixes pour Mb Elektronics (label de Marco Bailey) & Calme Records. Pour amateur de techno groovy 23h • Le 4Sans • Entrée libre • Funking Freaks : Zefa, Baby Krueger, SOS, Umbra ZEFA, ce passionné de musiques électroniques nous invite à une relecture des grands standards d’un genre, allant de The Hacker à Depeche Mode, en y mêlant ses propres compositions. Baby Krueger, créatrice et animatrice du jeune label Maldita, clôturera la soirée par une heure corrosive où breakbeat et hardcore se disputeront âprement la piste 23h • Le Plug • 5€ DIM 6/03/05 • Tango ! . Œuvre de Piazzola dans le cadre de "Concerts en balade" 15h • Grand Théâtre • 5€ Musique du monde. Le couple malien sort un nouvel album produit par Manu Chao. Fruit d’une collaboration fructueuse, Dimanche à Bamako est un mélange réussi et très rafraîchissant de sonorités africaines, de guitares, de samples et de tambours hispano-arabes. L'ancien chanteur de Mano Negra y tient aussi bien les consoles que la guitare, quand il n'intervient pas au micro, imprimant sa patte caractéristique sans pour autant cannibaliser le duo. Bien que nourri à diverses sources, le disque reste empreint de culture malienne, le musicien globe-trotter apportant surtout une subtilité dans les arrangements et une certaine modernité du son qui n'entament en rien le côté organique et authentique du couple de griots. La fluidité et le naturel de l'ensemble en font une vraie réussite. 20h30 • Rockschool Barbey • 17€ • DJ Bulo House. 21h • Ba Bhar • Entrée Libre • Il est où le Nord + Les Charmeurs de Puces + Aberdeen + La Rue Bignol Chanson française. 21h • Son'Art • 5-7€ • Moïsette & le Kozmic Ground Blues Blues, pop 60's. 21h30 • Le Blueberry • • Lonj Blues. 22h • Dibiteri • Entrée Libre • Shaolin Temple Defenders Funk & soul. 22h • Le Comptoir du Jazz • Entrée Libre • Groove session Toast & jam. 22h • Le Lambi • Entrée libre VEN 11/03/05 • Lareplik Hip hop. Apéro offert, cadeaux 19h • Centre culturel, Pauillac • 5€ • Taller Sonoro Musique contemporaine. Dans le cadre des soirées Opus 5.1 20h30 • TNT-Manufacture de Chaussures • 10€, 15€ les deux soirs • Soirée DJs & VJ's • Anne Sylvestre : les chemins du vent Electronique. Au profit de la 20ème campagne des Restos du Cœur 20h30 • Salle Jacques-Brel, Saint-Médard-en-Jalles • 3€ Chanson française. 20h30 • L'entrepôt, Le Haillan • 12-25€ • Taller Sonoro Goth, surf. After 80 (new wave, goth, EBM, punk, indus, metal) 20h30 • L'Inca • 5€ Ensemble espagnol de musique contemporaine. violon, violoncelle, piano, flûte, clarinette, saxophone, harmonica de verre et percussion. 20h30 • TNT • • Quintet Cælis • Amanelis + Antena Tres • Musiques sur Tables : Vent d'Etat, Fire Breizh, Vaille que Vaille Dub, rock, chanson. 20h30 • Salle Quintin Loucheur • 3-5€ Formation de cuivres. Œuvres de Adson, Morlay, Bach, Hændel, Lully, Mozart, berlioz et bernstein 21h • Chapelle de Mussonville, Bègles • 7,5-12€ • Saint Patrick : Dulcimer, Bagad Ker Vourdel, Brazidec • Iba Oudjadj + Nicolas Jules • 2 Days of Sex Electro : Ginger Ale + L'Amour +RZ# Chanson. 21h • Le Bokal • 5€ • Raconte moi un banjo Spectacle musical de Nicolas Bardinet et Nicolas Auger. Infoline : 05 56 21 60 28 21h • Salle de l'école Paul-Cézanne, Saint-Jean d'Illac • • 2 Days of Sex Electro : Discomobile (La Veuve Electro + C.Octor + Vj Drone), Club Amour Musiques celtes et irlandaises 20h30 • Espace Ornon • 5€ Présentation de la compilation "One night with my porn star" 21 • Son'Art • 5€ par soir, pass 2 jours : 8€ • Macka B + Macka Fat + Sound System Reggae, dub. 21h • CAT • 15-18€ • Fabien Martin Chanson. 21h • Le Bokal • 5€ 21h • Son'Art • 5€ par soir, pass 2 jours : 8€ • Kiss Man • Une sympathique soirée #2 : Marco, Neoboris, Djedjotronic vs. Wobo, Nils, …25, Dexima Blues, reggae. 21h30 • Congo Café • Entrée Libre Electro, house, breakbeat. Visuels de Ben Condé, Infoline : 06 15 15 80 62 21h30 • CAT • 5€ • Scène ouverte . Animée par Teddy Costa 21h30 • Congo Café • Entrée Libre • Laurent Agnès Artite Jazz'n'groove. 22h • Dibiteri • Entrée Libre • Cadi Jo dans le Vagabond Blues Quartet Blues, jazz manouche. 22h • Le Blueberry • 3€ jusqu'à minuit • Shaolin Temple Defenders Funk & soul. 22h • Le Comptoir du Jazz • Entrée Libre • Tommy Emmanuel Guitariste, maître incontesté du picking international, sans pour autant s'enfermer dans un style.. 22h • Satin Doll • 16€ • En attendant Mado Chanson ska swing. 22h • Chez Alriq • 5? • Vendredi du TNT : Name Dropping Une proposition d'Edouard Boyer. 22h-01h • TNT-Manufacture de Chaussures • Entrée Libre • Soirée Jungle Flavor Drum'n'bass, jungle. 22h30 • Le Lambi • Entrée libre • Soirée "Infrabass" : David Green + Aiwax + Gildas • Martin Neish Folk rock. 21h30 • Molly Malone's • Entrée Libre • En attendant Mado Chanson ska swing. 22h • Chez Alriq • 5? • Nature Pop. 22h • Dibiteri • Entrée Libre • Dernières Outrances Spectacle théâtral et musical. 22h • Le Blueberry • • I.K.S : Armand & Speedy Dub. 22h • Le Lambi • Entrée libre • Klub des Loosers + Pingouin + Mc Portière Hip-hop. On ne présente plus le Klub des loosers et son unique membre Fuzati au parcours classique de Mc underground. 22h • Le Plug • 10€ • Stef + Plasmotec + Salav + Shanti vs. Naya Trance. 23h • Fatkat • 6€ • Jam Session Semaine de l'Image et du Son en Fronsadais 23h • Café l'Orient à Libourne • Ken Ishii Dj & producteur précurseur de la scène techno asiatique 23h • Le 4Sans • 8€ Hardetk. 23h • Fatkat • 5€ DIM 13/03/05 • Chanson gitane • Drum'n'Bass In Your Face : Otis, Cliff Barnes Opérette. Livret de A.Mouezy-Eon, musique de Maurice Yvain 14h30 • Le Pin Galant, Mérignac • 8-33€ 23h • Le 4Sans • Entrée Libre • Trachiotomy Avant hip-hop. Ce rapper Mc de La Nouvelle Orléans, Louisiane, produit un son véritablement distinctif : entre Rap et Soul aux paroles psychédéliques sans queue ni tête tel un collage de folie passagère entre Dj Shadow et Tom Waits. 23h • Le Plug • 5€ SAM 12/03/05 • 2ème Heure musicale "Romance" : Ensemble Enzina Musique baroque. 18h • Auditorium, Floirac • 5€ • Ter à Terre Festival : Fishbone, Brigitte Fontaine, Sharon Jones, Psykup, Hurlements D'Léo, Wolfunkind, Watcha, Arseniq33 18h • Mt de Marsan, Espace Mitterrand • 20-25€ LUN 14/03/05 • Apero Jazz 18h30 • Dibiteri • Entrée Libre • Vincent Leq Chanson. 19h30 • Le Bokal • Entrée Libre • The Soledad Brothers + Dechman La petite bande de Détroit aime l'air bordelais... au point d'y séjourner pour travailler sur leur prochain album ! Et quel honneur d'avoir comme hôte le groupe capable de rivaliser avec les Flamin' Groovies ou les Stones de la meilleure époque !! Et si vous en doutez, courrez chez votre disquaire écouter Voice of Treason, leur dernier album en date. Vous repartirez avec leur discographie ! Un concert des Soledad Brothers, c'est la fête du Blues, du Rock'n'Roll, de la Soul ! 21h • Son'Art • 5-10€ • Chœur de l'Opéra National de Bordeaux Formation soliste. Direction de Jacques Blanc, Requiem allemand, version de Londres pour deux pianos de Brahms 19h • Temple du Hâ • 8€ MAR 15/03/05 • John Smith • LaReplik Chanson. 19h30 • Le Bokal • Entrée Libre Java punk 19h • Local U, rue Barreyre • 5? • Elfe & Mer + Nuage Rouge Chanson française. 20h30 • Café des Menuts • 2€ • Grand Six Jazz. Dans le cadre de la semaine de l'image et du son en Fronsadais 20h30 • Cinéma Les Variétés, Libourne • 7-10€ • Bagad Ker Vourdel + Balakandra + Dulcimer + Brazidec Musiques du monde. Dans le cadre de la Saint-Patrick 20h30 • Espace d'Ornon, Villenave-d'Ornon • 5€ • Girls In Hawaii + Austin Lace Pop belge, mélodies accrocheuse 20h30 • Le 4Sans • 15-18€ • Orchestre symphonique de Budapest Direction musicale de Gabor Hollerung. Œuvres de Glinka, Brahms, Tchaïkovsky 20h30 • Le Pin Galant, Mérignac • 8-31€ • Dresden Dolls Cabaret rock. 20h30 • Rockschool Barbey • 23€ • Slam session 22h • Dibiteri • Entrée Libre M U S I Q U E S MER 16/03/05 • Lekuk40 Chanson. 19h30 • Le Bokal • Entrée Libre • L'Occasione fa il ladro Lyrique. D'après Gioachino Rossini 20h • Casino de Bordeaux • 25-50€ • Watchaclan + Ital Ray Birth • Dead Can Dance Reggae. 21h • Son'Art • 8€ Outer limits. COMPLET ! 20h30 • Théâtre Fémina • 35-45€ • Mad Dog • Fabulous Trobadors e Clica Blues, pop. 21h30 • Congo Café • Entrée Libre Rap occitan. 21h • Centre culturel le Bateau Lyre, Le Barp • 5-12€ • Joe Waterfall Chansons du tour de mon monde. 22h • Dibiteri • Entrée Libre • Les Lyricalistes Slam session. . Semaine de l'Image et du Son en Fronsadais 22h45 • Café l'Orient à Libourne • DJ Bulo • White Electro : John Jastszebski House. 21h • Ba Bhar • Entrée Libre House, tech. Infoline : 06 70 26 61 09 23h • Le 4Sans • 6-8€ • Caroliner Rainbow • Jean-Louis Costes Outer limits. Caroliner Rainbow est un groupe expérimental à l’art conceptuel de San Francisco déstiné à créer le rêve fiévreux de l’American psychedelia. Leur show vise à recréer l’expérience des pionniers du Wisconsin dans les années 1800 où l’hiver rude et le blé empoisonné déclenchèrent des hallucinations de masse. Leurs installations psyché et quelques peu déstabilisantes est un mélange de Residents et de Disneyland. Effets bizarres et textes historiques sont l’univers hors normes des Caroliner dont chaque album est une performance scénique unique. 21h • Le Plug • 6€ Sorte de porno-rocker underground, Costes officie sur scène et sur disque depuis dix ans. Détesté par les uns, adoré par les autres, il fascine et inquiète. Rien ne lui résiste. Toutes les conventions sociales, toutes les hypocrisies intellectuelles explosent là où il passe. Envers et contre tout, seul contre tous, Costes continue sa saine et "sainte" lutte contre l'ennui... 23h • Le Plug • 6€ • Jazz & Electro Tour : Wish, P.A Goualch, D. Seffer & T.Maillard Chanson. 19h30 • Le Bokal • Entrée Libre 21h • Son'Art • 10€ • Bœuf jazz 22h • Dibiteri • Entrée Libre JEU 17/03/05 • Marc Delmas Chanson. 19h30 • Le Bokal • Entrée Libre • Fabulous Trobadors e Clica Rap occitan. 20h45 • Salle Fongravey, Blanquefort • 10-18€ VEN 18/03/05 • Nicolas Jules • L'Occasione fa il ladro Lyrique. D'après Gioachino Rossini 20h • Casino de Bordeaux • 25-50€ • Les Wampas + Il Fulgurante + Surprises Rock. 20h15 • Krakatoa • Ambitronix : Benoit Delbecq & Steve Arguelles Une virée au sein du jazz abstrait, de l’électronique et de l’architecture sonore. 20h30 • Salle Lescoure, Lacanau • 8-15€ • Singuila + Guest R'n'B. 21h • CAT • 12-15€ • Fabulous Trobadors e Clica Rap occitan. 21h • Centre Simone-Signoret, Canéjan • 5-12€ • Les Frères Belmondo Jazz. 21h • Salle Evasion, Ambarès • 8-15€ • Idiome + E-Breed + Basement Neo métal. 21h • Son'Art • 5€ • Rue de La Muette + Loïc Lantoine • Madrugada Samba. 21h • La Centrale • 5€ • Rue de La Muette + Loïc Lantoine Chanson française. 21h • Scène des Carmes, Langon • 5-14€ • Orville Grant Country blues. 21h30 • Congo Café • Entrée Libre • Rimshot + Dual Snake + Barras Drum'n'bass, breakbeat. 22h • CAT • 5€ • Gypsie Color Jazz manouche. 22h • Dibiteri • Entrée Libre • Les Ouaouaches Reggae. 22h • Le Chat Qui Pêche • Entrée Libre • Drum'n'Bass Bordeaux Show : Garysan, Cliff Barnes .22h • Son'Art • Entrée Libre • Vitalic + Stamba Techno.. Rendez-vous d'exception avec l'un des dj les plus énigmatique et les plus efficace de la planète dance floor. 23h • Fatkat • 10€ • Cristof Salzac Electro. 23h • Le 4Sans • Entrée Libre • Soirée Supermicro : Super Micro aka Grem's, Hogstrum, datA, Dj Steady Hip-hop. Pre Show : Moudjad 23h • Le Plug • 8€ DIM 20/03/05 • Phi-Phi Opérette. Livret de A.Willemetz et Solar, musique d'Henri Christine 14h30 • L'entrepôt, Le Haillan • 12-25€ • L'Occasione fa il ladro Lyrique. D'après Gioachino Rossini 15h • Casino de Bordeaux • 25-50€ • Zita Swoon Pop belge. Formule club 19h • Rockschool Barbey • 12€ Chanson française. 21h • Théâtre Jean-Vilar, Eysines • 9-15€ • Scène ouverte 18h30 • Dibiteri • Entrée Libre Animée par Teddy Costa 21h30 • Congo Café • Entrée Libre • Dillinger Escape Plan + Kruger Jazz et plus. 22h • Dibiteri • Entrée Libre • Vendredi du TNT : Loreto Martinez Troncoso 22h-01h • TNT-Manufacture de Chaussures • Entrée Libre • Anton X + Wiliiam Martin Techno. 23h • Fatkat • 3€ • Dave Clarke Après un passage en live c’est pour un set dj, exercice de style ou il excelle, que ce personnage hors norme de la scène techno revient au 4 sans. 23h • Le 4Sans • 10€ • Comtron + Katelectro + Tom Deluxx + No Way vs. Adjust Electro profonde aux frontières industrielles et 80’s. Beat débridant, vintage et un peu fou aux vocals simples et épurées. 23h • Le Plug • 8€ SAM 19/03/05 • Yanouchka Chanson. 19h30 • Le Bokal • 5€ • Stephen Kovacevich Récital de piano. Œuvres de Berg, Beethoven et Schubert 20h30 • Grand Théâtre • 11-22€ • Speedomalt + Hot Flowers Rock. 20h30 • La Centrale • 5€ • Renata Rosa Folklore brésilien. 21h • CAT • Ximel + Monarch + William Drummond Emorock, hardcore. 21h • L'Ubu • 5€ • Slam session 22h • Dibiteri • Entrée Libre JEU 24/03/05 • L'Occasione fa il ladro Lyrique. D'après Gioachino Rossini 20h • Casino de Bordeaux • 25-50€ • Erik Truffaz Ladyland Quartet + Thomas Dybdahl Electro jazz. Faut il encore présenter ce trompettiste de jazz…. Erik Truffaz, trompettiste Suisse, est un artiste majeur du jazz européen grâce à The Dawn sorti en 1998, fascinant essai mêlant jazz, drum’n’bass et hip-hop. Cet album sera salué comme un des albums les plus novateurs des années 90. Mais le succès ne lui a pas pour autant fait abandonner ses multiples projets avec des musiciens tels que Jeri Brown, Marc Fosset ou encore Kirk Lightsey, qu’il poursuit toujours avec la même passion. L’homogénéité du groupe soudé que forment aujourd’hui Erik Truffaz, Patrick Muller, Marcello Giuliani et Marc Erbetta, représente un vent nouveau. Chaque musicien y est tour à tour leader, accompagnateur ou compositeur, exprimant chacune de ses inspirations tant en studio que sur scène. 20h30 • Le 4Sans • 18-20€ • Antibalas Afrobeat Orchestra + Segun Damisa & Alkebu-Lan 20h30 • Rockschool Barbey • 16-20€ • Juliette Chanson française. 20h30 • Théâtre Fémina • Andrea Parkins Andrea Parkins est une artiste sonore, compositrice et improvisatrice. Ses projets se sont jusqu’ici déclinés en solos pour accordéon, piano et sampler, petites et grandes pièces de groupe, et design sonore pour ses propres installations plastiques multi-media. New yorkaise, elle a ses habitudes au Tonic ou à la Knitting Factory. Elle est invitée à Bordeaux sur la carte blanche donnée à la chorégraphe Jennifer Lacey pour qui elle travaille régulièrement la matière sonore. 20h30 • TNT-Manufacture de Chaussures • 10€ • DJ Stefane + D'GE + Duffy LUN 21/03/05 • Apero Jazz • Christophe Maroye Duo malistes, un rock émancipé, une electronica mâtinée de jazz. Leur premier veritable album "form of…" (prohibitedrecords 2003) témoigne beaucoup plus en profondeur de l'identité du duo, ayant capturé l'intensité sonique de leurs concerts et n'hesitant pas à laisser une belle place aux arrangements et aux invités. 21h • Son'Art • 8-10€ 20h30 • Rockschool Barbey • 15-17€ MAR 22/03/05 • L'Occasione fa il ladro Techno, house. Visuel : Fenix Dragon 21h • El Inca • 2€ • Nosfell + Le Consul Melting folk. 21h • Son'Art • 10€ • Cabaret Moderne Music-Hall déjanté. 21h • Théâtre Jean-Vilar, Eysines • 13-15€ • Jess Lyrique. D'après Gioachino Rossini 20h • Casino de Bordeaux • 25-50€ Pop folk. 22h • Dibiteri • Entrée Libre • Slam Ta Vie ! Slam Ta Ville • Les Jeudi de l'Impro : Match peinture/musique . Dans le cadre de la semaine de la poésie 20h30 • Espace culturel du Bois Fleuri, Lormont • 3,5-6,5€ Performances et live improvisés. 22h • Le Plug • 5€ • Bœuf jazz 22h • Dibiteri • Entrée Libre MER 23/03/05 • Europe 2 Campus Tour : No One Is Innocent, Superbus, Prohom, Invités Rock. 20h30 • Rockschool Barbey • 20€ • DJ Bulo House. 21h • Ba Bhar • Entrée Libre • Berg Sans Nipple + Zukr Le duo franco-américain Berg Sans Nipple est constitué de Lori Sean Berg et Shane Aspegren. Le premier est un charmant Frenchy, originaire des rues obscures du Paris gay et le deuxième un grand gars aux allures scandinaves, qui vient en fait des plaines poussièreuses du Nebraska, réunis pour s’aiguiller dans une multitude de cables, claviers, samplers, percussions et autres trompettes… La musique du court métrage de Shane Apsegren "Marie-Madeleine" (EP 2002) a été un avant goût de la direction artistique du duo, combinant des textures mini- VEN 25/03/05 • David Grousset Baryton. Dans le cadre des "Midis musicaux" 12h30 • Grand Théâtre • 5€ • Festival le Festin : Rageous Gratoons, Mangui Dem Taftaf, … 20h • Créon, espace culturel • 12€ • Rageous Gratoons Festif. Dans le cadre de festin Muzik' Pluri'Ailes 20h30 • Espace culturel, Créon • • Bjorn Berge + Invités Bjorn Berge a créé la sensation avec son blues funky ultra rock’n’roll, seul avec une guitare acoustique appuyée par un battement de pied frénétique. C’est de Norvège que nous arrive ce grand fan de Delta Blues pour une musique moderne qui, sans trahir ses origines, ouvre de nouvelles perspectives. Delta Funk ? 20h30 • Rock & Chanson • 12-13€ • Pascual Gallo y Flamenco Gitano • Tremplin Rock Amplitude #5 21h • Salle Simone-Signoret, Cenon • 5-12€ 20h • Salle Jean-Mamère, Libourne • 5€ • Les Boukakes • Festival le Festin : Les Lutins Géants, Djano Les, Malod'j, Josem Rock du bled. 21h • Son'Art • 7€ • Cabaret Moderne Music-Hall déjanté. 21h • Théâtre Jean-Vilar, Eysines • 13-15€ • Scène ouverte Animée par Teddy Costa 21h30 • Congo Café • Entrée Libre • Dancehall Battle Clash : Lopez, Kriss, G Ben • Pascual Gallo y Flamenco Gitano Gratuit pour les filles avant 23h 22h • Le 4Sans • 10€ 20h30 • Salle Pierre-Cravey, La Teste-de-Buch • 5-12€ • African Lion's : Gaïnde, Guirras Baba, Lucky'o, Unity Promotion Sound System • Sound System African Crown + Guest 22h • CAT • 5-7€ • Hot Gang • Sammy Thibault Quintet Rock'n'Swing. 21h • Son'Art • 6€ • DJ Jawa House. 22h • Velvet • Entrée Libre • Déshabillez-moi • Beach Lovers 22h • Le Comptoir du Jazz • Entrée Libre Jazz. Eddy Louiss, Bernard Lubat, Luigi Trussardi, Maurice Vander 20h30 • Le Pin Galant, Mérignac • 25-30€ • Mudzilla Techno hardcore. 23h • Fatkat • 5€ Blues. 22h • Dibiteri • Entrée Libre • Mark N + Rider • Chebout Morad Ex membre du célèbre trio Nasenbluten, c'est l'un des papes du hardcore mondial. 12 ans d'activités dans la musique derrière lui !!! Aussi doué comme DJ que comme producteur. Il a récemment sorti un excellent CD mixé chez Epileptik (Epk « Under Sufferance »). 23h • Le 4Sans • 5€ Reggae à textes. 22h • Le Bokal • 5€ Symposium multimedia rock'n'roll. 14h • Rockschool Barbey • Session Latino • Fire Breizh + Vaille que Vaille • Manu Le malin vs. Torgull SAM 26/03/05 • DIY Boogie : Les Yves, The Devil Makes Three, Hawai samurai, Kimo, Seanews 18h30 • Dibiteri • Entrée Libre MAR 29/03/05 • O' Toulouse, hommage à Claude Nougaro YNG & Fred Phonème. 22h-01h • TNT-Manufacture de Chaussures • Entrée Libre Electro. 23h • Le Plug • 5€ LUN 28/03/05 • Apero Jazz West Coast. 21h30 • Congo Café • Entrée Libre Ska rock. 21h30 • L'Estran, Domaine de Caupîan, Saint-Médard-en-Jalles • 3€ • Julien Milan "Betrash" + Dj Mattiu Hip hop. Battle Mc 21h30 • CAT • 5-7€ 20h • Créon, espace culturel • 12€ Musique du monde. 21h • CAT • 10-12€ Jazz. 22h • Dibiteri • Entrée Libre • Survivor Act VII : DJ Djam'l, J.E Tryfe, Da 10 Keus & Goodfella • Alexander Robotnik + Club Amour Electro. 23h • Fatkat • 8€ • Alex Khan Techno. 23h • Le 4Sans • Entrée Libre • Concrete Jungle Night #3 : Matt Doubt, Dual Engine Live et Dj set 23h • Le Plug • 5€ DIM 27/03/05 • Le Tigre + Gravy Train + Dawn Lands Punk-rock lesbien. 20h30 • Rockschool Barbey • 15€ • Gonzales Piano solo. Voir pages « Sono ». 21h • Grande nef du capcMusée • 10€ • Slam session 22h • Dibiteri • Entrée Libre MER 30/03/05 • ONBA Musique symphonique. Direction de Kristian Järvi, Sophie Koch Soprano, œuvres de Nielsen, Ravel et Rimski-Korsakov 20h30 • Grand Théâtre • 13-26€ • Le Quatuor sur la corde rêve Mise en scène d'Alain Sachs. 20h30 • Le Pin Galant, Mérignac • 30€ • Magyd Cherfi + Hyperclean Chanson française. 20h30 • Rockschool Barbey • 15€ • Robocop Kraus + Adam Kesher De l’Allemagne, on retient surtout les ancêtres Kraftwerk et Can, une certaine scène electro-clash Berlinoise et l’excellent catalogue du label Morr Music. La renommée musicale du pays s’inscrit davantage vers l’électro que le rock tendance MC5, Stooges et consorts. C’était sans compter sur un petit électron libre au doux patronyme de The Robocop Kraus qui en appelle à 25 ans d’héritage punk digne d’un Clash, mêlé à l’urgence mélodique d’un Fugazi et digéré à la sauce revival garage 21h • Son'Art • 8-10€ • Bœuf jazz 22h • Dibiteri • Entrée Libre • Balkadje Musique du monde. 22h • Le Comptoir du Jazz • Entrée Libre JEU 31/03/05 • ONBA Musique symphonique. Direction de Kristian Järvi, Sophie Koch Soprano, œuvres de Nielsen, Ravel et Rimski-Korsakov 19h • Grand Théâtre • 13-26€ • Bazbaz + Oshen Variété. 21h • Satin Doll • 12€ • Bertrand Betsch + The Garçon Frenchy but chic. Chanson rock aux larges influences : jazz, reggae, fanfares... 21h • Son'Art • 10-12€ • Jacques Chambon Chanson française. 21h30 • Congo Café • Entrée Libre • Live At Home Soirée DJ. 22h • Dibiteri • Entrée Libre VEN 1/04/05 • Festival Garorock : Mano Solo, Max Romeo, Popa Chubby, The Film, Zenzile La Varda The Devil Makes, Taraf de Haïdouks… Marmande, Parc des Expos • Rens 05 53 64 44 44 SAM 2/04/05 • Festival Garorock : Dj Vadim, Puppetmastaz, Le Peuple de l’herbe, Rubin Steiner, Meï Teï Sho, Anthony B, Lofofora, Babylon Circus, Aqme, Aïzell… Marmande, Parc des Expos • Rens 05 53 64 44 44 S P E C T A C L E DANSE VEN 4, SAM 5/03 • Ma Akram Khan Dance Company. Dans sa nouvelle pièce Ma (signifiant la mère et la terre en bengali), conçue pour dix interprètes (sept danseurs et trois musiciens), Akram Khan continue d’explorer cette esthétique qui a modelé son style choré-graphique, ce langage fusionnel entre danse traditionnelle du nord de l’Inde et vocabulaire contemporain occidental. Célérité qui fait dire de son mouvement qu’il fouette et ondule. Cette singularité se remarque dans ses pièces. Elles prônent tantôt une abstraction quasi mathématique, tantôt s’ancrent dans la difficile discipline du Kathak qu’il a longtemps étudiée auprès de son maître Sri Pratap Pawar. Dès ses premières chorégraphies, Akram Khan a choisi d’emblée une écriture géométrique et syncopée. Torsions, vitesse, brusques arrêts, animent sa gestuelle. Après s’être intéressé à la notion d’espace vide en collaborant avec le célèbre plasticien et sculpteur indien Anish Kapoor dans "Kaash" (2002), il revient aux mythes fondateurs avec cette nouvelle pièce intitulée "Ma"… un récit qui renoue avec la source du Kathak mêlant théâtre, danse et musique composée par Riccardo Nova. Le texte a été confié à Hanif Kureishi, auteur, entre autres, du "Bouddha de banlieue" et scénariste du film "My Beautiful laundrette". Cette nouvelle pièce, "sa plus ambitieuse", Akram Khan a voulu « accéder a un autre niveau, développer d'autres caractères aussi. Il ne s'agissait pas d'avoir seulement une grande équipe mais plutôt des personnalités au vécu riche »… d’où cette palette de couleurs, entre nuance et contraste, cette énergie transmise par des danseurs d'Asie, d'Afrique du Sud, de Slovaquie ou d'Espagne sans oublier Akram Khan lui-même; quant aux musiciens, du Pakistan, d'Inde du Sud ou d'Europe, ils forment l'ossature enchantée de cette chorégraphie entre ciel et terre. 20h30 • TnBA • 5-12€ VEN 11/03 • Festival Tendances: Ipso Facto Virginie Mirbeau, Cie Arts ' Fusion La 13ème édition du festival Tendances s'ouvrira par la création de Virginie Mirbeau "Ipso Facto", pièce chorégraphique pour trois danseurs. En posant la question "le temps existe-til ?", elle nous propose de développer un événement interactif à partir de ce questionnement au sein duquel danseurs et public dialogueront : temps linéaire, mesurable et objectif et temps cyclique. Dans cette création, il s'agira d’illustrer l'idée que le temps n'a pas d'existence en soi et que notre relation au temps s'accomplit dans le face à face avec autrui. Une réflexion tout en mouvement. 19h30 et 21h30 • Le Cuvier de Feydeau • 5-12€ SAM 12/03 • Festival Tendances: Zarathoustra Carlotta Ikeda, Compagnie Ariadone Au début des années 80, Carlotta Ikeda et Ko Murobushi, fondateurs de la compagnie Ariadone, ont fait connaître leur lecture du Buto en Europe avec « Zarathoustra ». L’œuvre a marqué les esprits par son énergie et sa violence, l’Occident découvrait alors un autre langage chorégraphique. Re-créer aujourd’hui « Zarathoustra », c’est s’inspirer de la mémoire du spectacle et réécrire l’œuvre en se nourrissant du présent. "Zarathoustra" revisitée est la preuve d'un magnifique défi au temps qu'il est possible de transmettre au delà de la génération qui l'a fait naître. 21h • Centre culturel des Carmes à Langon • 5-12€ MAR 15/03 • Festival Tendances: Voyage Dumb Type Rassemblant des architectes, ingénieurs du son, vidéastes, danseurs, musiciens et informatiens, Dumb Type est un collectif pluridisciplinaire dont la démarche est unique au monde. Avec un détonnant mélange d'effets visuels et sonores, "Voyage" nous plonge dans l'univers sinueux et acide de notre temps flirtant à la fois avec le spectacle vivant, la vidéo et les arts graphiques. Un spectacle à la fois drôle, tragique et envoûtant. 20h30 • Le Carré des Jalles • 5-12€ Du MAR 15 au JEU 24/03 • Le Lac des cygnes Ballet. Musique de Tchaïkovski. Une chorégraphie poétique de Charles Jude, transposée en Ecosse. Marqué par la version de Rudolf Noureev (1984), inspirée de Marius Petipa et Lev Ivanov, Charles Jude a créé sa propre version du Lac des cygnes en 2002. L’Opéra National de Bordeaux reprend cette version qui transporte l'action en Écosse, mettant en valeur le romantisme et l'intensité dramatique de l'ouvrage. Grand-Théâtre de Bordeaux Mar.15, mer.16, jeu.17, ven.18, lun.21, mar.22, mercredi 23, jeudi 24 mars 2005 à 20h. Dim. 20 mars 2005 à 15h. Grand-Théâtre • 8 à 38 € MER 16/03 • Festival Tendances: Fallen Jess Curtis, Gravity et Fabrik Company La rencontre de deux compagnies de cultures différentes Fabrik Company basée à Potsdam en Allemagne et Gravity Entertainment de San Francisco - a donné naissance à "Fallen". Deux équipes rompues à la rencontre de l'autre dans un métissage réussi qui rassemblent des morceaux de vie où les corps et les visages se livrent avec générosité et tendresse à la pantomime humaine. Outre les performances physiques, "Fallen" dégage une force poétique et une émotion rare. mercredi 16 mars 2005* 20h45 • Théâtre des Quatre Saisons de Gradignan • 5-12€ Michel Schweizer est un agitateur. Il bouscule le spectacle vivant. Sa lucidité s’exerce sur tous les abus de pouvoir qui frappent les travailleurs, fussent-ils des artistes. Déjà, dans « Kings », il présentait un danseur au chômage dont le parcours quasi sans fautes ne l’empêchait pas de se retrouver sur la touche. Décalé, déroutant, rempli d’humanité, « Scan » interroge la danse et le théâtre à travers le regard de l’autre, le regard sur soi, le rapport à notre société, sans condescendance ni cynisme. 20h30 • TNT-Manufacture de Chaussures • 5-12€ VEN 18/03 • Festival Tendances: Premier round Chorégraphie : Olivier Germser. Compagnie Tango Sumo Deux pièces chorégraphiques, deux variations complémentaires sur le même espace. Trois hommes, un décor tourné sur luimême, au centre une table tournante invite à un regard tendu, et le public si proche, inclus dans cet univers mi-clos. Tango Sumo est une allégorie de la relation des hommes. Cette pièce s’inscrit dans un espace très défini, un huis clos qui, a lui seul, induit déjà le rapport des danseurs. Pas d’autre issue que d’affronter cette simple réalité. L’autre est là, trop proche pour pouvoir fuir le face à face. 15h • Glob Théâtre • 5-12€ • Festival Tendances: Deuxième round Chorégraphie : Olivier Germser. Compagnie Tango Sumo Et si nous étions quatre ? Un par corde à rebondir dans les cordes de ce ring ; ouvrir l’espace à huit jambes. Faire un deuxième round où la danse pourrait s’approprier l’espace entier, une danse d’hommes, alerte et vive. Un accordéoniste joue, soutient, témoigne et arbitre ce quatuor masculin. Il est le maître de cérémonie, il ouvre et ferme les danses à sa guise, donne le tempo et sonne le début et la fin de ce deuxième round. 19h • Glob Théâtre • 5-12€ Cinq danseurs, un musicien et quatre femmes d’âge respectable cohabitent dans l’espace. « MIR… » utilise les conditions et les expériences éprouvées à bord de la station spatiale comme allégorie de l’amour : instabilité, manque de sommeil, désorientation, perte de la gravité, de l’orientation. Danse-théâtre, comédie musicale, claquettes, rock and roll, topographie des vies écoulées, sur-engagements des corps, tout chez Constanza Macras, chorégraphe argentine installée à Berlin, nous déconcerte, nous réjouit et nous émeut. Festival d’Avignon 2004 21h30 • Grande Nef du CAPC • 5-12€ VEN 25, SAM 26/03 • $Shot Par Jennifer Lacey, Nadia Lauro, Zeena Parkins, Erin Cornell Inspiré par le vocabulaire du corps pornographique et le minimal, $ Shot explore la relation entre le voyeurisme et la contemplation. La pièce se réfère à l’imagerie physique raffinée et à la narration particulière de la pornographie pour créer une médiation complexe et séduisante sur les formes et les manières de voir. Jennifer Lacey voit une corrélation fascinante entre les pratiques de la danse et de la pornographie. Toutes les deux agissent sur le corps en le réduisant sévèrement, en l’épurant et le retirant de son contexte quotidien. Souvent, ce que vous êtes censé regarder n’est pas vraiment la chose intéressante. En dehors de l’action en cours, la pornographie prétend rarement donner un sens au corps et aux formes qu’elle exhibe. Inspirée par cette dimension formaliste du porno mais aussi par l’art minimaliste des années 1960 et 1970, $ Shot explore un corps libéré du sens et de la métaphore, tout en jouant avec le fétichisme et la représentation / construction du corps érotique. (…) 20h30 (+18h30 le samedi) • TNT• 10 € THÉÂTRE SAM 19/03 • Festival Tendances: Premier round Chorégraphie : Olivier Germser. Compagnie Tango Sumo. Voir 18/03 18h • Glob Théâtre • 5-12€ • Festival Tendances: Deuxième round Chorégraphie : Olivier Germser. Compagnie Tango Sumo. Voir 18/03 21h • Glob Théâtre • 5-12€ • Festival Tendances: 99 Duos Jean-Claude Gallotta, Centre Chorégraphique National de Grenoble Un retour aux sources pétillant, à la forme première, à la composition chorégraphique par laquelle Jean-Claude Gallotta est devenu chorégraphe et dont il pense aujourd'hui ne pas avoir épuisé toutes les combinaisons. Ni exercice de style, ni exploit chorégraphique, avec "99 duos" il renoue avec le ludisme et la tendresse et dit avec le rythme (musique, mots, danse) les incalculables variations des Deux, chiffre de toutes les ambivalences et dédoublements. 20h30 • Espace Culturel Treulon à Bruges • 5-12€ MAR 22/03 • Festival Tendances: « Souffles » Cie Irène Tassembedo Au-delà de la plastique exceptionnelle des corps, de l'harmonie et de la sensualité du geste, de l'exaltation de la beauté noire en somme, "Souffles" insuffle dans cette pièce le lien puissant entre l'esthétique du corps et l'histoire politique des peuples d'Afrique et pose la question de la fascination contemporaine pour la splendeur du corps noir et l'exploitation que l'on en fait. Une danse "à couper le souffle"qui n'oublie pas ses origines, ni pourquoi et comment elle peut et doit s'exprimer ! 21h • La Médoquine • 5-12€ JEU 17/03 MAR 22, MER 23, JEU 24/03 • Festival Tendances: Allegoria stanza • Festival Tendances: Solo Stockhausen Abou Lagraa, Cie La Baraka "Allegoria Stanza" se déroule comme une image, une phrase poétique, une vague qui se renouvelle indéfiniment. Dans cette pièce vont se rencontrer deux mondes différents, des danseurs de formation contemporaine et des danseurs de hip hop avec lesquels le chorégraphe réussit une exceptionnelle danse sans répit sur des musiques traditionnelles du Moyen-Orient et du Maghreb. Une chorégraphie allègre et magistrale, entre rêve et émotion, énergie et précision. jeudi 17 mars 2005* 20h30 • Gymnase Jean-Raymond Guyon à Floirac • 5-12€ Michèle Noiret La soirée se compose de la chorégraphie et du film stoc... de machin (en partenariat avec Arte) « Tierkreis » a été écrit en 1975 par Stockhausen et comprenait 12 mélodies reprenant les 12 signes du Zodiaque. Collaboratrice de longue date du compositeur, Michèle Noiret use de son corps étiré et musclé avec subtilité, finesse et précision. Complice, elle parvient à donner de la légèreté à cette musique austère, à jouer avec la fantaisie des notes et de leur répartition dans l’espace. Une présence fascinante d’une étonnante souplesse, au service une élégance nerveuse et d’une scénographie originale. JEU 17, VEN 18, SAM 19/03 V I V A 21h • Glob Théâtre • 5-12€€ MER 2/03/05 • Six hommes grimpent sur la colline Mise en scène de Michel Thébœuf. D'après Gilles Granouillet 20h30 • La Lucarne • • Un barrage conte le Pacifique .D'après Marguerite Duras. Adaptation et interprétation Maud Andrieux. Une femme française et ses deux enfants, Suzanne et Joseph, vivent en Indochine dans les années 30. L’Indochine colonialiste avec ses horreurs et ses hontes. Ils habitent une concession au bord du fleuve, concession inutilisable, incultivable et pourtant la mère s’acharnera toute sa vie pour qu’il sorte quelque chose de cette terre. Elle construira des barrages contre le Pacifique pour empêcher la mer de balayer les cultures et pour améliorer les conditions de vie des paysans, pour que leurs enfants, cessent de mourir de faim et du choléra : utopie d’une vie, espoir irréaliste. Un Barrage contre le Pacifique est le projet d’une vie résolue à lutter contre l’injustice. Ce barrage qui s’écroule tout le temps consacre en apparence l’échec d’une vie mais bien malheureux celui qui n’a pas de barrage à construire. Marguerite Duras nous invite par ce texte à agir contre l’indifférence et le flot des circonstances, à réaliser notre construction personnelle, à se forger un but indestructible au plus profond de soi afin de donner une direction à son existence, un sens. 20h30 • Petit Théâtre • 10€ • Le tombeau de Spike Jones, un enterrement de première classe Collectif Yes Igor. 20h30 • TNT-Manufacture de Chaussures • 10€ JEU 3/03/05 • Six hommes grimpent sur la colline Mise en scène de Michel Thébœuf. D'après Gilles Granouillet 20h30 • La Lucarne • • Un barrage conte le Pacifique . D'après Marguerite Duras. VOIR 2/03 20h30 • Petit Théâtre • 10€ • Michael Youn 20h30 • Théâtre Fémina • • Le tombeau de Spike Jones, un enterrement de première classe Collectif Yes Igor. 20h30 • TNT-Manufacture de Chaussures • 10€ VEN 4/03/05 • Britannicus Mise en scène de Bernard Pisani. D'après Racine 20h30 • Espace culturel Treulon, Bruges • 5,5-16€ • Festival Tendances: Scan (more business, more money management) MER 23, JEU 24/03, VEN 25/03 • Six hommes grimpent sur la colline La Coma, Michel Schweizer • Festival Tendances: MIR - A Love Story #3 : Endurance Constanza Macras / Dorki Park Mise en scène de Michel Thébœuf. D'après Gilles Granouillet 20h30 • La Lucarne • N T • Un barrage conte le Pacifique • Donc ou Petites pièces à géométrie variable . D'après Marguerite Duras 20h30 • Petit Théâtre • 10€ Mise en scène de Didier Lastère et Jean-Louis Raynaud. D'après Jean-Yves Picq 20h45 • Les Colonnes, Blanquefort • 9-15€ • Le tombeau de Spike Jones, un enterrement de première classe • Chère famille ! Collectif Yes Igor. 20h30 • TNT-Manufacture de Chaussures • 10€ Mise en scène de Claire Dancoisne. D'après Claire Dancoisne et Arthur Lefebvre, Cie Théâtre La Licorne, jauge limitée à 100 spectateurs 20h45 • Théâtre des Quatre Saisons, Gradignan • 9-15€ SAM 5/03/05 • Six hommes grimpent sur la colline • Sortie de bain Mise en scène de Michel Thébœuf. D'après Gilles Granouillet 20h30 • La Lucarne • • Un barrage conte le Pacifique Mise en scène de G. Berdot. D'après C.Philip 21h • Théâtre du Pont Tournant • 10-15€ .D'après Marguerite Duras 20h30 • Petit Théâtre • 10€ VEN 11/03/05 • La semeuse • Une clef pour deux Mise en scène de Rémy Barché. D'après Fabrice Melquiot 20h30 • La Lucarne • Mise en scène de Thierry Margot. D'après John Chapman & Dave Freedman 20h30 • Théâtre des Salinières • 15-18€ • Le tombeau de Spike Jones, un enterrement de première classe Collectif Yes Igor. 20h30 • TNT-Manufacture de Chaussures • 10€ • La famille Cassegrain . Cie la Lessiveuse 21h • Salle municipale, Moulon • 5-8€ • La Famille Cassegrain Cie La Lessiveuse.. Théâtre Clown. La Famille Cassegrain renferme en son arbre généalogique de nombreuses tares. Ce petit monde en décrépitude ponctue son temps de vie de scènes trashs et de jongles impossibles. Un grand coup de balais sur le prêt à penser clown. 21h • Moulon (Libournais) • 5-8? DIM 6/03/05 • Un barrage conte le Pacifique . D'après Marguerite Duras 15h30 • Petit Théâtre • 10€ LUN 7/03/05 • Sang Sang Texte de Alessandro Barrico, mise en espace Jean Lagrave. Thriller réaliste, mais néanmoins poétique, qui évoque les thèmes de la guerre et de la vengeance.. 21H • Théâtre de la Source • 7? • Un barrage conte le Pacifique . D'après Marguerite Duras. Voir 2/03 20h30 • Petit Théâtre • 10€ • Une clef pour deux Mise en scène de Thierry Margot. D'après John Chapman & Dave Freedman 20h30 • Théâtre des Salinières • 15-18€ • Saleté Mise en scène de Moni Grégo. Monologue de Robert Schneider 20h30 • Théâtre La Boîte à Jouer • 12€ • Paradise codes inconus I Mise en scène de Laurent Laffargue. D'après Daniel Keene 20h30 • TNBA, salle Jean-Vauthier • 18-23€ • Alors… Ça continue! Adaptation de Huis Clos de Sartre et extraits des Justes de Camus.. 20h30 • Poquelin Théâtre • • Chère famille ! Mise en scène de Claire Dancoisne. D'après Claire Dancoisne et Arthur Lefebvre, Cie Théâtre La Licorne, jauge limitée à 100 spectateurs 20h45 • Théâtre des Quatre Saisons, Gradignan • 9-15€ • Demandez l'impossible ! Un marché de la poésie contemporaine Théâtre des Tafurs. Raymond Federman et Joël des Rosiers 21h • Glob Théâtre • 8-12€ • Le Horla Mise en scène de Noëlle Casta. D'après G. de Maupassant 21h • La Pergola • 6,5-18€ • Sortie de bain MAR 8/03/05 • Theorbe Mise en scène de Didier Long. D'après Christian Simeon 20h30 • L'entrepôt, Le Haillan • 16-30€ • Sortie de bain Mise en scène de G. Berdot. D'après C.Philip 21h • Théâtre du Pont Tournant • 10-15€ MER 9/03/05 • Paradise codes inconus I Mise en scène de Laurent Laffargue. D'après Daniel Keene 19h30 • TNBA, salle Jean-Vauthier • 18-23€ • La semeuse Mise en scène de Rémy Barché. D'après Fabrice Melquiot 20h30 • La Lucarne • • Un barrage conte le Pacifique . D'après Marguerite Duras. Voir le 2/03 20h30 • Petit Théâtre • 10€ • Saleté Mise en scène de Moni Grégo. Monologue de Robert Schneider 20h30 • Théâtre La Boîte à Jouer • 6€ • Sortie de bain Mise en scène de G. Berdot. D'après C.Philip 21h • Théâtre du Pont Tournant • 10-15€ Jeu 10/03/05 • Paradise codes inconus I Mise en scène de Laurent Laffargue. D'après Daniel Keene 19h30 • TNBA, salle Jean-Vauthier • 18-23€ • La semeuse Mise en scène de Rémy Barché. D'après Fabrice Melquiot 20h30 • La Lucarne • • Un barrage conte le Pacifique . D'après Marguerite Duras. Voir 2/03 20h30 • Petit Théâtre • 10€ • Saleté Mise en scène de Moni Grégo. Monologue de Robert Schneider 20h30 • Théâtre La Boîte à Jouer • 6€ Mise en scène de G. Berdot. D'après C.Philip 21h • Théâtre du Pont Tournant • 10-15€ • Mobylette Mise en scène de Jean-Philippe Ibos. D'après Jean-Philippe Ibos. Père mécanicien et fils dramaturge se retrouvent les week-ends autour de la mobylette en panne. A travers la curiosité et l’incompréhension sur le métier de l’autre se tisse une discussion sur la filiation, le théâtre et les fiches techniques du 103 Peugeot. Une « petite musique » où la mécanique dramaturgique se mêle à la mécanique générale et où il est question de la relation éternelle du père et du fils et du mystère de la Transmission, principe moteur du mécanisme des mobylettes et des pièces de théâtre. 21h15 • Lycée industriel et hôtelier Jean-Monnet, Libourne • 612€ SAM 12/03/05 • Paradise codes inconus I Mise en scène de Laurent Laffargue. D'après Daniel Keene 15h • TNBA, salle Jean-Vauthier • 18-23€ • La semeuse Mise en scène de Rémy Barché. D'après Fabrice Melquiot 20h30 • La Lucarne • • Un barrage conte le Pacifique . D'après Marguerite Duras. Voir 2/03 20h30 • Petit Théâtre • 10€ • Une clef pour deux Mise en scène de Thierry Margot. D'après John Chapman & Dave Freedman 20h30 • Théâtre des Salinières • 15-18€ • Saleté Mise en scène de Moni Grégo. Monologue de Robert Schneider 20h30 • Théâtre La Boîte à Jouer • 12€ • Paradise codes inconus I Mise en scène de Laurent Laffargue. D'après Daniel Keene 20h30 • TNBA, salle Jean-Vauthier • 18-23€ • Demandez l'impossible ! Un marché de la poésie contemporaine Théâtre des Tafurs. Jean-Pascal Dubost et Franketienne 21h • Glob Théâtre • 8-12€ • On purge Bébé + Mais 'te promène donc pas oute nue • Inconnu à cette adresse • Un barrage conte le Pacifique • La vie est un songe Mise en scène de Michel Cahuzac. D'après G. Feydeau 21h • La Pergola • 6,5-18€ Mise en scène de Frédéric El Kaïm. D'après Kressman Taylor 21h • Théâtre du Pont Tournant • 10-15€ . D'après Marguerite Duras 15h30 • Petit Théâtre • 10€ • Sortie de bain • La Lampe d’Arlequin • Héraclès, douze travaux Mise en scène de Guillaume Delaveau. D'après Calderon de la Barca 20h30 • TNBA, salle Antoine-Vitez • 18-23€ Voir 14/01. 21h • Théâtre de la Source • Entrée libre Mise en scène de Laurent Rogero. D'après Laurent Rogero. Voir 17/03 16h30 • Château de Pujols, Pujols-Sur-Dordogne • 5-12€ • Colonne des Girondins • T'es propre à rien : fais-toi artiste ! • Inconnu à cette adresse Mise en scène et interprétation de F. Paquet. 17h • Halle des Chartrons • 3€ Mise en scène de Frédéric El Kaïm. D'après Kressman Taylor 21h • Théâtre du Pont Tournant • 10-15€ Mise en scène de G. Berdot. D'après C.Philip 21h • Théâtre du Pont Tournant • 10-15€ • Mobylette Mise en scène de Jean-Philippe Ibos. D'après Jean-Philippe Ibos. Voir 11/03 21h15 • Lycée industriel et hôtelier Jean-Monnet, Libourne • 612€ DIM 13/03/05 • Une clef pour deux Mise en scène de Thierry Margot. D'après John Chapman & Dave Freedman 15h • Théâtre des Salinières • 15-18€ • Un barrage conte le Pacifique • L'Amour Médecin Mise en scène de F.Paquet. D'après Molière 21h30 • Halle des Chartrons • 3€ VEN 18/03/05 • T'es propre à rien : fais-toi artiste ! Mise en scène et interprétation de F. Paquet. 20h • Halle des Chartrons • 3€ • Le sénateur Fox Mise en scène de Jean-Luc Tardieu. D'après Luigi Lunari 20h30 • Le Pin Galant, Mérignac • 8-36€ . D'après Marguerite Duras 15h30 • Petit Théâtre • 10€ • Un barrage conte le Pacifique LUN 14/03/05 • La Lampe d’Arlequin • Une clef pour deux Par les élèves de troisième année professionnelle du Conservatoire d’Art Dramatique de Bordeaux. Tout peut arriver lorsque Arlequin découvre une lampe qui exauce les désirs les plus fous.. 21h • Théâtre de la Source • Entrée libre . D'après Marguerite Duras 20h30 • Petit Théâtre • 10€ Mise en scène de Thierry Margot. D'après John Chapman & Dave Freedman 20h30 • Théâtre des Salinières • 15-18€ • Saleté Mise en scène de Moni Grégo. Monologue de Robert Schneider 20h30 • Théâtre La Boîte à Jouer • 12€ • Paradise codes inconus I MAR 15/03/05 • Un petit Chaperon Rouge Mise en scène et création deFlorence Lavaud. Cie du Chantier Théâtre 19h • Espace culturel Treulon, Bruges • 5,5-16€ • Des orchidées au clair de lune D'après Carlos Fuentes. Cie Pour de faux 20h30 • La Tomate • • Paradise codes inconus I Mise en scène de Laurent Laffargue. D'après Daniel Keene 20h30 • TNBA, salle Jean-Vauthier • 18-23€ • Colonne des Girondins Texte & chansons de Guy Suire. 20h32 • Onyx • 9-12,5€ • Est-ce qu'on ne pourrait pas s'aimer un peu ? Mise en scène de Jaco van Dormael. Théâtre Loyal du Trac 21h • Centre culturel François-Mitterrand, Castillon-La-Bataille • 5-12€ • On purge Bébé + Mais 'te promène donc pas oute nue • L'Amour Médecin Mise en scène de F.Paquet. D'après Molière 18h30 • Halle des Chartrons • 3€ • Inconnu à cette adresse Mise en scène de Frédéric El Kaïm. D'après Kressman Taylor 21h • Théâtre du Pont Tournant • 10-15€ Mise en scène de Frédéric El Kaïm. D'après Kressman Taylor 21h • Théâtre du Pont Tournant • 10-15€ MAR 22/03/05 • La vie est un songe Mise en scène de Guillaume Delaveau. D'après Calderon de la Barca 20h30 • TNBA, salle Antoine-Vitez • 18-23€ • Le Horla Mise en scène de Noëlle Casta. D'après G. de Maupassant 21h • La Pergola • 6,5-18€ • Inconnu à cette adresse Mise en scène de Frédéric El Kaïm. D'après Kressman Taylor 21h • Théâtre du Pont Tournant • 10-15€ MER 23/03/05 • La vie est un songe Mise en scène de Guillaume Delaveau. D'après Calderon de la Barca 19h30 • TNBA, salle Antoine-Vitez • 18-23€ • Inconnu à cette adresse • La Peau du Personnage • La Lampe d’Arlequin Mise en scène de Frédéric El Kaïm. D'après Kressman Taylor 21h • Théâtre du Pont Tournant • 10-15€ Mise en scène de Gérard Hernandez. D'après Phillip Craig 20h30 • Espace culturel Treulon, Bruges • 5,5-16€ Voir 14/01. • La Lampe d’Arlequin • Un barrage conte le Pacifique Voir 14/01. 21h • Théâtre de la Source • Entrée libre . D'après Marguerite Duras 20h30 • Petit Théâtre • 10€ • L'Amour Médecin • Saleté Mise en scène de F.Paquet. D'après Molière 21h30 • Halle des Chartrons • 3€ Mise en scène de Moni Grégo. Monologue de Robert Schneider 20h30 • Théâtre La Boîte à Jouer • 6€ • On purge Bébé + Mais 'te promène donc pas oute nue Mise en scène de Michel Cahuzac. D'après G. Feydeau 21h • La Pergola • 6,5-18€ 21h • Théâtre de la Source • Entrée libre • Paradise codes inconus I Mise en scène de Laurent Laffargue. D'après Daniel Keene 19h30 • TNBA, salle Jean-Vauthier • 18-23€ MER 16/03/05 • T'es propre à rien : fais-toi artiste ! Mise en scène et interprétation de F. Paquet. 20h • Halle des Chartrons • 3€ • Un barrage conte le Pacifique . D'après Marguerite Duras 20h30 • Petit Théâtre • 10€ • Saleté Mise en scène de Moni Grégo. Monologue de Robert Schneider 20h30 • Théâtre La Boîte à Jouer • 6€ • La Lampe d’Arlequin Voir 14/01. 21h • Théâtre de la Source • Entrée libre • L'Amour Médecin Mise en scène de F.Paquet. D'après Molière 21h30 • Halle des Chartrons • 3€ JEU 17/03/05 • Paradise codes inconus I • Inconnu à cette adresse SAM 19/03/05 • T'es propre à rien : fais-toi artiste ! Mise en scène et interprétation de F. Paquet. 20h • Halle des Chartrons • 3€ • Le sénateur Fox Mise en scène de Jean-Luc Tardieu. D'après Luigi Lunari 20h30 • Le Pin Galant, Mérignac • 8-36€ • Un barrage conte le Pacifique . D'après Marguerite Duras 20h30 • Petit Théâtre • 10€ • Une clef pour deux Mise en scène de Thierry Margot. D'après John Chapman & Dave Freedman 20h30 • Théâtre des Salinières • 15-18€ • Saleté Mise en scène de Moni Grégo. Monologue de Robert Schneider 20h30 • Théâtre La Boîte à Jouer • 12€ • Paradise codes inconus I Mise en scène de Laurent Laffargue. D'après Daniel Keene 19h30 • TNBA, salle Jean-Vauthier • 18-23€ Mise en scène de Laurent Laffargue. D'après Daniel Keene 20h30 • TNBA, salle Jean-Vauthier • 18-23€ • T'es propre à rien : fais-toi artiste ! • Colonne des Girondins Mise en scène et interprétation de F. Paquet. 20h • Halle des Chartrons • 3€ Texte & chansons de Guy Suire. 20h32 • Onyx • 9-12,5€ • Le sénateur Fox • On purge Bébé + Mais 'te promène donc pas oute nue Mise en scène de Jean-Luc Tardieu. D'après Luigi Lunari 20h30 • Le Pin Galant, Mérignac • 8-36€ Mise en scène de Michel Cahuzac. D'après G. Feydeau 21h • La Pergola • 6,5-18€ • Un barrage conte le Pacifique • Est-ce qu'on ne pourrait pas s'aimer un peu ? . D'après Marguerite Duras 20h30 • Petit Théâtre • 10€ Mise en scène de Jaco van Dormael. Théâtre Loyal du Trac 21h • Salle du collège Aliènor d'Aquitaine, Martignas-Sur-Jalle • 5-12€ • Une clef pour deux Mise en scène de Thierry Margot. D'après John Chapman & Dave Freedman 20h30 • Théâtre des Salinières • 15-18€ • Inconnu à cette adresse • Saleté • La Lampe d’Arlequin Mise en scène de Moni Grégo. Monologue de Robert Schneider 20h30 • Théâtre La Boîte à Jouer • 6€ • Colonne des Girondins Texte & chansons de Guy Suire. 20h32 • Onyx • 9-12,5€ • Héraclès, douze travaux Mise en scène de Laurent Rogero. D'après Laurent Rogero. Une nouvelle version des exploits du célèbre héros grec avec, à ses côtés, le puissant Zeus, la jalouse Héra, l’imprévisible Hermès et aussi parmi les hommes, Eurysthée, roi de Mycènes qui lui impose ses douze travaux, et ses amoureuses : Mégara, Alceste et Iole. Empruntant à la fois au théâtre de tréteaux et au théâtre de rue, Héraclès se révèle homme-objet des dieux et des hommes, creuset de leurs angoisses et de leurs fantasmes 21h • Salle Bellegrave, Pessac • 5-12€ Mise en scène de Frédéric El Kaïm. D'après Kressman Taylor 21h • Théâtre du Pont Tournant • 10-15€ Voir 14/01. 21h • Théâtre de la Source • Entrée libre • L'Amour Médecin SAM 26/03/05 • L'homme, la bête et la vertu Mise en scène de Dany Avignon et Nicole Tajan-Lucas. D'après Luigi Pirandello 20h30 • La Lucarne • • Un barrage conte le Pacifique LUN 21/03/05 • Inconnu à cette adresse Mise en scène de Michel Cahuzac. D'après G. Feydeau 21h • La Pergola • 6,5-18€ Mise en scène de Laurent Laffargue. D'après Daniel Keene 20h30 • TNBA, salle Jean-Vauthier • 18-23€ Texte & chansons de Guy Suire. 20h32 • Onyx • 9-12,5€ Mise en scène de Frédéric El Kaïm. D'après Kressman Taylor 21h • Théâtre du Pont Tournant • 10-15€ JEU 24/03/05 • La vie est un songe Mise en scène de Guillaume Delaveau. D'après Calderon de la Barca 19h30 • TNBA, salle Antoine-Vitez • 18-23€ • L'homme, la bête et la vertu Mise en scène de Dany Avignon et Nicole Tajan-Lucas. D'après Luigi Pirandello 20h30 • La Lucarne • • Un barrage conte le Pacifique . D'après Marguerite Duras 20h30 • Petit Théâtre • 10€ • Une clef pour deux Mise en scène de Thierry Margot. D'après John Chapman & Dave Freedman 20h30 • Théâtre des Salinières • 15-18€ • Saleté Mise en scène de Moni Grégo. Monologue de Robert Schneider 20h30 • Théâtre La Boîte à Jouer • 6€ • Colonne des Girondins Texte & chansons de Guy Suire. 20h32 • Onyx • 9-12,5€ • Le Horla Mise en scène de Noëlle Casta. D'après G. de Maupassant 21h • La Pergola • 6,5-18€ • Inconnu à cette adresse Mise en scène de Frédéric El Kaïm. D'après Kressman Taylor 21h • Théâtre du Pont Tournant • 10-15€ VEN 25/03/05 • L'homme, la bête et la vertu Mise en scène de Dany Avignon et Nicole Tajan-Lucas. D'après Luigi Pirandello 20h30 • La Lucarne • . D'après Marguerite Duras 20h30 • Petit Théâtre • 10€ • Saleté Mise en scène de Moni Grégo. Monologue de Robert Schneider 20h30 • Théâtre La Boîte à Jouer • 12€ • La vie est un songe Mise en scène de Guillaume Delaveau. D'après Calderon de la Barca 20h30 • TNBA, salle Antoine-Vitez • 18-23€ • Colonne des Girondins Texte & chansons de Guy Suire. 20h32 • Onyx • 9-12,5€ • Inconnu à cette adresse Mise en scène de Frédéric El Kaïm. D'après Kressman Taylor 21h • Théâtre du Pont Tournant • 10-15€ DIM 27/03/05 • L'homme, la bête et la vertu Mise en scène de Dany Avignon et Nicole Tajan-Lucas. D'après Luigi Pirandello 15h30 • La Lucarne • • Un barrage conte le Pacifique .D'après Marguerite Duras 15h30 • Petit Théâtre • 10€ MER 30/03/05 • L'homme, la bête et la vertu Mise en scène de Dany Avignon et Nicole Tajan-Lucas. D'après Luigi Pirandello 20h30 • La Lucarne • • Un barrage conte le Pacifique . D'après Marguerite Duras 20h30 • Petit Théâtre • 10€ • Les amantes Mise en scène et adaptation de Joël Jouanneau. D'après Elfriede Jelinek 20h45 • Théâtre des Quatre Saisons, Gradignan • 12-22€ JEU 31/03/05 • L'homme, la bête et la vertu Mise en scène de Dany Avignon et Nicole Tajan-Lucas. D'après Luigi Pirandello 20h30 • La Lucarne • • Un barrage conte le Pacifique . D'après Marguerite Duras 20h30 • Petit Théâtre • 10€ • Colonne des Girondins Texte & chansons de Guy Suire. 20h32 • Onyx • 9-12,5€ VEN 1/04/05 • L'homme, la bête et la vertu Mise en scène de Dany Avignon et Nicole Tajan-Lucas. D'après Luigi Pirandello 20h30 • La Lucarne • • Un barrage conte le Pacifique . D'après Marguerite Duras 20h30 • Petit Théâtre • 10€ • On purge Bébé + Mais 'te promène donc pas oute nue Mise en scène de Michel Cahuzac. 21h • La Pergola • 6,5-18€ +T+2/04/05 • L'homme, la bête et la vertu Mise en scène de Dany Avignon et Nicole Tajan-Lucas. D'après Luigi Pirandello 20h30 • La Lucarne • Mise en scène de F.Paquet. D'après Molière 21h30 • Halle des Chartrons • 3€ • Un barrage conte le Pacifique . D'après Marguerite Duras 20h30 • Petit Théâtre • 10€ +T+2/04/05 • Un barrage conte le Pacifique DIM 20/03/05 • On purge Bébé + Mais 'te promène donc pas oute nue • Une clef pour deux . D'après Marguerite Duras 20h30 • Petit Théâtre • 10€ Mise en scène de Michel Cahuzac. D'après G. Feydeau 15h • La Pergola • 6,5-18€ • Des orchidées au clair de lune D'après Carlos Fuentes. Cie Pour de faux 15h30 • La Tomate • Mise en scène de Thierry Margot. D'après John Chapman & Dave Freedman 20h30 • Théâtre des Salinières • 15-18€ • Saleté Mise en scène de Moni Grégo. Monologue de Robert Schneider 20h30 • Théâtre La Boîte à Jouer • 12€ +T+2/04/05 • On purge Bébé + Mais 'te promène donc pas oute nue Mise en scène de Michel Cahuzac. 21h • La Pergola • 6,5-18€ E X P O 3/03/05 • Ledœufre Peintures. Vernissage jeudi 3/03 à 19h. • Atelier de l'Arête • Jusqu’au 6/03 • Robert Capa Photographies. Vernissage le vendredi 4/02 à 18h30 Base sous marine Jusqu’au 11/03 • Domesticity, une exposition collective de design Avec Mathieu Lehanneur, Eloi Lemétayer et Olivier Darné. Habitat pour chats errants, sex toy pour chien urbain, installations d'image, miel et abeille : la ville en question. Galerie A Suivre Du 5/03 au 25/03 • Josette for ever Exposition photographique d’Annie Toureille-Lormonth. « Ce qui m’intéresse dans le thème du féminin, c’est de voir comment nous nous débrouillons avec « les accessoires obligatoires » de la féminité, avec les idées toutes faites sur la femme (avec un grand F), toutes ces choses qui nous sont transmises par l’éducation, la pression sociale… Et comment, insensiblement, nous nous mettons en conformité avec ces notions. Il y a une esthétique propre au noir et blanc, elle restitue la distinction que l’on accorde à un sujet. Dans ce traitement, les codes de la séduction sont rendus plus visibles, plus faciles à déjouer, plus risibles peut-être aussi… » Bibliothèque Saint-Augustin à Bordeaux DIM 27/03/05 • Takahiko Iimura Présentation du nouveau Dvd du cinéaste expérimental japonais en sa présence.. Renseignement et réservation (places limitées) : 05 56 94 31 89 [email protected] 18h • Cortex Athletico • 4? Jusqu’au 31/03 • AUTOmobilisé Œuvres de neuf artistes autour du thème de l’automobile : Thomas Bayrle (ALL), Sylvie Fleury (SUI), Bernhard Fuchs (ALL), Asta Gröting (ALL), Christoph Keller (ALL), Anna Kleberg (SUE), John Miller (EU), Julian Opie (RU) et Roman Signer (SUI) Galerie Ilka Bree • 7, rue Cornac Jusqu’au 31/03 • Les Arts de la Résistance Art d'Afrique du Sud, collection Michel Luneau. Voir pages "Œil en Faim". Porte 2a • Entrée libre JEU 31/03/05 • Patrice Caillet "Discographisme ré-creatif", pochettes de disques refaites ou modifiées.. Vernissage de l'expo le jeudi 31 mars à partir de 20h. • N'a qu'1 Œil • Jusqu’au 19/03 • Robert de Boissel Peinture. Les Carmes à Langon Jusqu’au 15/05 • Les apparences sont souvent trompeuses Ben, Daniel Buren, Stéphane Dafflon, David Diao, Daniel Dezeuze,Christian Eckart, Helmut Federle, Bernard Frize, Peter Halley, Imi Knoebel, Stéphane Magnin, Benoît Maire, Damien Maziére, Joan Mitchell, Olivier Mosset, Anne-Marie Pécheur, Bernard Piffaretti, Jean-Pierre Pincemin, Gerhard Richter, Claude Rutault, Lily van der Stokker, Christian Robert Tissot, Niele Toroni, Claude Viallat, Marthe Wery. L’image peinte n’est pas l’objet. Si les artistes de la fin des années 60 et du début des années 70 ont cherché à rompre avec l’illusionnisme consacré par l’histoire et ont proposé une mise à plat de ses « conditions de production », dans les années 80 et 90, en revanche, la peinture dans son acception classique a fait un retour triomphal, en laissant de côté la recherche formelle. Mais des perspectives se dégagent aujourd’hui des travaux des nouvelles générations. L’exposition, réalisée à partir des œuvres de la collection du musée et d’un ensemble conséquent d’œuvres empruntées à différentes institutions tente donc d’explorer les diverses stratégies picturales qui ont marqué et marquent l’actualité de la peinture. La peinture, au sens littéral du terme, n’est plus uniquement une affaire de style, de genre, de matériau, de sujet ou de méthode. Depuis plus de trente ans, les artistes et les critiques ont désigné sous le vocable de peinture des œuvres qui dans leurs apparences semblent bien loin des conceptions esthétiques que nous nous sommes, au cours du siècle écoulé, habitués à nommer peinture ou tableau. Le tableau ou la peinture résulte traditionnellement d’une série d’opérations visant à produire sur un espace délimité par une toile ou par un mur une composition abstraite ou figurative de formes et de couleurs. Si Magritte peint en 1929 une pipe ( La trahison des images) et ajoute « ceci n’est pas une pipe », c’est qu’à l’évidence il ne s’agit que de sa représentation. L’apparence est trompeuse, l’image n’est pas l’objet… Ainsi, méthodique du tableau et de la peinture, analysant chaque élément constitutif du tableau et théorisant sur la portée du geste de peindre, ne conservant que ce qu’ils tenaient pour être déterminant et essentiel pour la peinture. L’œuvre se résume alors à n’être que châssis (Dezeuze), méthode (Rutault) ou processus (Buren, Viallat). L’illusion, la supercherie de l’image cède la place à la matérialité physique du tableau, à ses constituants même : peinture, toile, châssis, geste. Si, l’exposition Les apparences sont souvent trompeuses s’est donnée comme enjeu l’analyse historique de sa problématique, elle consacre donc un important chapitre aux années 80 et 90. La peinture dans son acception classique fit, durant ces décennies, un retour triomphal. L’acte de peindre devenait à nouveau jubilatoire… Les sujets de prédilection de ces générations d’artistes se cristallisent autour d’une lecture ou d’une relecture de leur identité historique et culturelle. La postmodernité signait donc l’abandon de la recherche formelle au profit d’une réappropriation des formes du passé. Cette vision du monde de l’art où la tradition côtoie la modernité, où l’appropriation, le simulacre, et le pastiche deviennent des outils, a permis à certains artistes d’explorer différentes stratégies picturales. Ainsi la relecture critique de l’abstraction géométrique trouve chez Peter Halley une dimension particulière qui tend à faire apparaître sa peinture comme abstraite alors qu’elle reste à l’image d’un monde quadrillé par des circuits électroniques où les villes ne peuvent être conçues qu’à travers l’orthogonalité de leur urbanisme. Quant à la citation récurrente des maîtres du néoplasticisme ou de l’artiste le plus emblématique de l’expressionnisme abstrait Barnett Newman par David Diao dans ses peintures, elle est tout aussi trompeuse que l’ironie des phrases peintes par Christian Robert Tissot. A la question toujours essentielle de ce que peut être et doit être la peinture du XXIe siècle, les recherches picturales de Gerhard Richter et de Bernard Frize sont d’un grand intérêt. La tentation décorative n’est pas absente de cette exposition. Stéphane Dafflon ou encore Lily van der Stokker explorent sur les cimaises les potentialités de la couleur et des formes renonçant au discours idéologique avec leurs Wall Paintings. Cette exposition réalisée à partir des œuvres de la collection du capcMusée d’art contemporain et d’un ensemble conséquent d’œuvres empruntées à différentes institutions tente donc d’explorer les diverses stratégies picturales qui ont marqué et marquent encore la scène artistique et se garde de toute prétention exhaustive. CapcMusée Du 10/03 au 26/05 • Edouard Boyer : Snowi Vernissage. Le 10/03 à 19h Edouard Boyer est né en 1966 au Havre et travaille à Paris. Il s’est donné comme projet d’acquérir « le style d’un maître contemporain » du dessin de presse et de bande dessinée (en l’occurrence le dessinateur Willem), de produire des dessins dans son style et d’organiser cette production sous forme d’une base de données, accessible au public par l’intermédiaire d’un outil baptisé SNOWI. Le projet SNOWI (pour Snowi is NOt WIllem) est donc défini par un protocole : acquisition du style, production et organisation de la production, référencement, mise en service de la base de données accessible sur le Web qui propose des centaines de dessins en noir et blanc, ‘’ d’un style similaire au style original de Willem’’. . SNOWI est ainsi un outil que les visiteurs sont invités à tester Capc, Galerie des Projets • Jusqu’au 22/05 • L'œuvre en programme Gilles Barbier, Edouard Boyer, Eric Cameron, Claude Closky, Gérard Collin-Thiébaut, Hanne Darboven, Patrick Des Gachons, Jeff Geys, On Kawara, John Miller, Roman Opalka, Rober Racine. A l’opposé d’une conception de l’art tout orientée vers la libre création spontanée, en contradiction totale avec les formes d’expression qui laissent libre cours à la transcription immédiate des sentiments intérieurs de l’artiste, il existe des œuvres qui sont le fruit d’une minutieuse gestation conceptuelle et qui donnent lieu à une lente, assidue et progressive réalisation. Cette manière d’opérer peut même, chez certains artistes, intégrer d’autres procédures qui assujettissent l’œuvre à une convention définie à l’avance et l’orientent dès le début vers un objectif spécifique. C’est ainsi un véritable programme que ces artistes mettent en place, programme dont le contenu, précisé avec soin et scrupuleusement respecté, sera, à l’exclusion de tout autre moyen, la plate forme à partir de laquelle s’érigera l’œuvre. Parmi les nombreux artistes qui ont opté pour une telle discipline, nous ne retiendrons, pour cette exposition, que ceux dont l’œuvre s’inscrit dans un protocole qui intègre le facteur temps de manière explicite. Le choix des commissaires a donc porté sur quelques œuvres seulement dont le contenu programmé ouvre sur un développement temporel, scandé par une pratique régulière voire quotidienne, qui trouvera sa fin dans des limites fixées par l’artiste ou qui s’interrompra, dans certains cas, avec la mort de ce dernier. Les œuvres de Gilles Barbier, de Vanessa Beecroft, d’Eric Cameron, de Claude Closky, de Gérard CollinThiébaut, de Hanne Darboven, de Patrice Des Gachons, de Jeff Geys, d’On Kawara, de John Miller, de Roman Opalka et de Robert Racine, permettront de voir que ces disciplines strictes, aussi réfractaires à la fantaisie personnelle qu’hostiles aux pulsions incontrôlées de leur auteur, peuvent néanmoins donner lieu à des expressions fort diverses ou d’une richesse formelle toujours renouvelée. CapcMusée Jusqu’au 28/08/05 • A Table ! L'alimentation en questions C'est l'évidence, il faut manger pour vivre ! Par la domestication et la sélection des plantes et des animaux ainsi que par l'innovation agronomique et industrielle, l'homme a toujours cherché à améliorer son alimentation. Mais les consommateurs s'interrogent sur la manière dont les aliments sont fabriqués . Chargés de symboles, modelés par les cultures et les religions, les aliments suscitent encore bien des questions. D'où vient ce que je mange ? Est-ce que je mange bien ? Qu'est ce que manger veut dire ? Cette exposition interactive est contruite autour d'une cuisine expérimentale, d'un laboratoire d'analyse sensorielle, d'un Self-info repas, d'une chaîne de production et d'un marché. Cap Sciences R E N D E Z - V O U S MAR 1/03/05 • Winter et Bogue Show case. 17h30 • Forum Fnac • • Nadine Vasseur Les incertitudes du corps : de métamorphoses en transformations . 18h • Salon Mollat • JEU 3/03/05 • Dominique Garras lit... Une chambre à soi de Virginia Woolf . 18h • Salon Mollat • • Café Philo Existe-t-il des cpnflits utiles. 18h • Nina's Café, C.C. Arago à Pessac • • Jean-Paul Delfino Rencontre autour du Brésil. 18h30 • Librairie Entre Deux Noirs à Langon • VEN 4/03/05 • Conférence Géo Avec Jean-Luc Marty, directeur éditorial de GEO. 17h30 • Forum Fnac • • Tsiganes, Gitans et Roms, ces voyageurs mal connus Projection du film "Vivre Manouche", débat avec le réalisateur Frédéric Plénard. 19h • Château de Thouars à Talence • SAM 5/03/05 • 10e Salon du Livre Ancien 9h-19h • Halle des Chartrons • 2,5€, gratuit pour les enfants LUN 7/03/05 • Pierre Assouline Lutetia : roman. 18h • Salon Mollat • MAR 8/03/05 • Within Temptation Dédicace. 14h30 • Virgin Gambetta • • Alain Touraine Un nouveau paradigme : pour comprendre le monde d'aujourd'hui. Après s’être pensé en termes politiques aux temps modernes puis en termes économiques et sociaux après la révolution industrielle, le monde occidental fait aujourd’hui face à une crise intellectuelle radicale. L’enjeu : découvrir le nouveau paradigme qui permettra d’envisager notre monde, individuel et mondialisé, dans toute sa complexité. Alain Touraine voit dans la révolution intellectuelle qui s’annonce une crise liée à l’émergence d’une nouvelle société ; celle des femmes. Dans l’expérience de la vie quotidienne ou dans une forme plus théorique de représentation, cet ouvrage est un instrument pour envisage le monde tel qu’il est et non tel que les outils intellectuels se le représentent. 18h • Salon Mollat • MER 9/03/05 • Les Quiétils Rencontre avec les étonnantes marionnettes de Katio Leroy Godet avant leur exil poétique à l'expo universelle Aichi 2005. 16h30 • Place Renaudel à Bordeaux • 18h • Virgin Gambetta • • La scène artistique Sud-Africaine contemporaine 1ère conférence : fin des 70's - fin des 80's. . 18h30 • Porte 2a • MER 16/03/05 • Rencontre avec Emil Tode et Xavier Deutsch Dans le cadre de la semaine nationale d'éducation contre le racisme. . 18h • Salon Mollat • • Christophe Alévêque +R+16/03/05 • Les Hauts Parleurs d’Or Rencontre. 17h30 • Forum Fnac • Voir news Sono. 19h • Capc • • Jacqueline du Pasquier et Florence Slitine Histoire du verre : le Moyen Age . 18h • Salon Mollat • • Café off lectures et gourmandises Le théâtre des Tafures invite ses auteurs, ses surprises. . 21h • N'a qu'1 Œil • 3€ JEU 10/03/05 • Marie NDiaye Autoportrait en vert, voir chronique pages "En Garge". 18h • Salon Mollat • • Institut Ausonius Rencontre avec Michel Pernot, directeur de recherches au CNRS à propos de l'ouvrage "La tombe princière de Vix". . Cette sépulture féminine est un des points de repère essentiels pour l'étude de la culture et de l'organisation sociale de l'Europe moyenne à la fin du premier Age du Fer et au début du second (VI e et au V e siècle avant J-C). 18h • Forum Fnac • JEU 17/03/05 • Hommage à Jacques Derrida Par Marie-Louise Mallet, Jean-Luc Nancy, Michel Deguy, Bruno Clément et Jean-Pierre Moussaron. 18h • Salon Mollat • VEN 18/03/05 • Michel Onfray Traité d'athéologie. L’essentiel, ici, peut ainsi se résumer : à quel prix (humain, amoureux, politique…) nos contemporains paieront-ils leur allégeance au ciel ? Dans ce livre, il est ainsi question de Jésus et des femmes, du désir et de la démocratie, de Saint-Paul et de Nietzsche. L’auteur, en matérialiste conséquent, provoque, stimule, suggère. Un traité d’athéologie à l’heure des intégrismes et des laïcités honteuses. 18h • Salon Mollat • • Les Rencontres Montaigne "Du deuxième sexe à la reconnaissance des deux sexes". Invité Antoinette Fouque.. 20h • Cinéma Jean Vigo • • Café off lectures et gourmandises Les éditions du Bleu du ciel invitent Hervé Brunaux, Michel Herreria, et Frédéric Saumagne. 21h • N'a qu'1 Œil • 3€ VEN 11/03/05 • Alain Lestié "Séquence en noirs". Expo en cour à la Galerie des Beaux Arts, "voir Œil en Faim". 18h • Salon Mollat • SAM 12/03/05 • Aymeric Hainaux Dédicace pour Melancholia, voir chronique pages "En Garge". 16h • Librairie Mollat • • Regards d'Afrique Projection de "La petite vendeuse de soleil" et débat sur la précarité de l'emploi pour les femmes issues de l'immigration. 17h • Cinéma Utopia • • Grand Six Jazz et courts métrages.. Semaine de l'Image et du Son en Fronsadais 20h30 • Cinéma Les Variétés de Libourne • 7-10€ • Cabaret Moderne Carte blanche aux éditions de l'attente. 21h • N'a qu'1 Œil • 3€ DIM 13/03/05 • Jean Pierre Mocky Rencontre. 16h • Virgin Gambetta • • "Une sale histoire" de Jean Eustache Projection gratuite . 18h • Athénée Libertaire • LUN 14/03/05 • Jacques Rigaud "Vivre à propos". 18h • Salon Mollat • MAR 15/03/05 • Le Passant ordinaire présente Guillaume le Blanc, "Sans domicile fixe". Hugues Jallon, "La Base". . 18h • Salon Mollat • • Girls In Hawaii Show case. SAM 19/03/05 • Emmanuel Moynot Dédicace pour La nuit de Saint-Germain-des-Prés : Nestor Burma dans le 6e arrondissement. 16h • Librairie Mollat • • Café Philo La Fraternité, une valeur poussiéreuse ?. 18h • Les Mots Bleus, rue de Ruat-Rue P. Molière • LUN 21/03/05 • Café Philo Engagement et Liberté : y a-t-il une incompatibilité?. 18h • Le Phare, Bastide face Mégarama • JEU 24/03/05 • Erik Truffaz Show case. 17h30 • Virgin Gambetta • MER 30/03/05 • Magyd Cherfi Rencontre. 17h30 • Virgin Gambetta • JEU 31/03/05 • Camille Bazbaz Show case. 17h30 • Virgin Gambetta • VEN 1/03 • VENDREDI du TNT : Châteaux of France et autres propositions de Jennifer Lacey et Nadia Lauro Carte Blanche à Jennifer Lacey. 22h-01h • TNT-Manufacture de Chaussures • Entrée Libre T i ’ R e p o r t e r MAR 1/03/05 • Super Praline Enquête policière et philosophie des arts matiaux. De 6 à 9 ans.. 15h • Comédie Gallien • 6€ MER 2/03/05 • Super Praline Voir 1/03. De 6 à 9 ans.. 15h • Comédie Gallien • 6€ JEU 3/03/05 • Super Praline Voir 1/03. De 6 à 9 ans.. 15h • Comédie Gallien • 6€ VEN 4/03/05 • Super Praline Voir 1/03. De 6 à 9 ans.. 15h • Comédie Gallien • 6€ • Les Excuses de Victor • Babyrama Théâtre, marionettes, vidéo, à partir de 6 ans. Victor est un petit garçon comme les autres, à ceci près qu’il exagère énormément. Pour justifier ses retards, ses absences, ses oublis, il invente des histoires dignes de superproductions hollywoodiennes. Les situations quotidiennes deviennent de vraies épopées de genre : science-fiction, western, polar, comédie… 15h • Cinéma Evasion Ambarès & Lagrave Ciné-concert. Programme de cinéma conçu pour les toutpetits de 18 mois à 4 ans et musique joué en direct.. «Ces premiers films sont très proches de l'univers de l'album. Ouvrir le cinéma aux tout-petits dont le regard est capté continuellement par la télévision m'a paru aussi nécessaire que le travail des conteuses dans les bibliothèques pour enfants. Il s'agit de l'accès à la culture pour tous.» 20h • Le Champ de Foire, St André de Cubzac • 3-6€ • Super Praline Voir 1/03. De 6 à 9 ans.. 15h • Comédie Gallien • 6€ MER 16/03/05 • Nosferatu Par le Bob Théâtre. A partir de 8 ans, théâtre d'ojet.. 15h • Les Colonnes, Blanquefort • VEN 11/03/05 • Moi Tu Eux Cirque théâtralisé. 20h30 • Médoquine • 5-12€ SAM 12/03/05 • Carnaval de Villenave d'Ornon • Super Praline Voir 1/03. De 6 à 9 ans.. 15h • Comédie Gallien • 6€ SAM 19/03/05 • Carnaval de Blanquefort 15h30 14h • DIM 6/03/05 • Carnaval des Deux Rives 14h • Bordeaux • MER 9/03/05 • Simon le Fièvre Marionnettes à partir de 6 ans. 15h • Les Colonnes, Blanquefort MAR 15/03/05 • Les Excuses de Victor Théâtre, marionettes, vidéo, à partir de 6 ans. Voir 9/02 14h30 et 20h • Gaumont Universités à Talence • 3-6€ • Nosferatu Par le Bob Théâtre. A partir de 8 ans, théâtre d'ojet.. 19h • Les Colonnes, Blanquefort • MAR 22/03/05 • A la découverte du Chœur Découverte du Chœur de l'ONBA et des plus grands airs d'Opéra. A partir de 8 ans.. 20h • Palais des Sports • MER 23/03/05 • Super Praline Voir 1/03. De 6 à 9 ans.. 15h • Comédie Gallien • 6€ • Monsieur Nô : tombé de la dernière pluie "Petites lunettes, costume à carreaux, parapluie ; le chanteur lunaire marque sa différence par un style cabaret des années 50. Avec des textes et des rythmes très personnels, il fait référence aux "grands" qui l'ont précédé : Boris Vian, Jo Dassin, Henri Salvador dont il interprète quelques tubes. Mais le vrai talent du bonhomme est que, même si l'on ne connaît pas les références citées, on se laisse emporter par sa poésie, sa tendresse, son humour. Et aussi par son incroyable talent de musicien de jazz qui vous enveloppe, swing, boogie, java ou tango…, dans des chansons à textes facétieux. 14h30 • Pin Gallant • 8€ ATTENTION : des places à GAGNER avec SPIRIT pour MONSIEUR NÔ Un mail ou une gentille carte postale au journal avant le 15/03) MAR 29/03/05 • Une Lune entre deux maisons Théatre Les Lucioles (Québec). De 3 à 6 ans.. 19h • Les Colonnes, Blanquefort • MER 30/03/05 • Véra veut la vérité Comédie lyrique jeune public. 15h • Salle Méliès, Villenave d'Ornon • 5€, enfants 3€ • Super Praline Voir 1/03. De 6 à 9 ans.. 15h • Comédie Gallien • 6€ MAGAZiNAGE 44 TNT Où trouver SPiRiT Victime de son succès, Spirit est souvent difficile à trouver passé s les premiers jours de sa distribution. Une solution est l’abonnement. Points de dépôts habituels : les lieux de diffusion (salles de spectacle, théâtres, galeries, cinémas art et essais dont l’Utopia en réassort permanent) et quelques points stratégiques (kiosque culture des Allées de Tourny, billeterie Fnac et Virgin, Office de Tourisme, brasseries, marchés), et une sélection de commerces et cafés. Si vous êtes responsable d’un lieu et que vous désirez mettre Spirit à la disposition de votre clientèle, n’hésitez à nous contacter (05 56 520 996) C'est parti Le jeudi 31 mars 2005 est le jour du démarrage en France de la Télévision Numérique Terrestre. Seules les chaînes gratuites, en clair donc, seront diffusées à cette date. Soit : TF1, France 2, France 3, les programmes en clair de Canal+, France 5, M6, Arte, W9 (M6 Music), TMC (Télévision Monte-Carlo), La Chaîne parlementaire (Assemblée Nationale et Public Sénat) et les nouvelles chaînes Direct 8, NT1, NRJ TV et France 4 (ex Festival, service public). Au programme de ces dernières : 95% de direct (spectacle, politique, évènements) pour Direct 8, projet mené par Philippe Labro, NT1 sera généraliste à destination d'un public jeune (séries, divertissement), et NRJ sans surprises. Côté France Télévision, France 4 sera consacrée à la création et au patrimoine audiovisuel français, au spectacle vivant et aux évènements dont le sport. Mais l'avance est pour France 5 qui va pouvoir largement redéployer ses programmes. L'agencement des soirées sera original, avec 3 programmes en 3 heures à partir de 21h constitués de documentaires inédits et de magazines exclusifs. Et dès 20h, le retour de l'ex-directeur de France Inter, Jean-Luc Hees, avec une quotidienne sur l'histoire contemporaine. Les autres chaînes ne communiqueront leur programme que dans les derniers jours, plutôt par retard dans leur préparation que pour maintenir le suspens ou attendre de voir le jeu de la concurrence. La diffusion des chaînes payantes commencera, elle, à partir du 1er septembre 2005 avec, AB1, Canal+, Eurosport, LCI, Paris Première, TF6 et TPS Star Petit résumé pour les néophytes L'appellation " télévision numérique de terre (TNT) " recouvre une mutation technologique qui va étendre le principe de la numérisation du signal à sa diffusion par voie terrestre, sur le modèle utilisé par les réseaux câblés ou les bouquets satellitaires. Outre les qualités d'image et de son reconnues au numérique, la TNT va permettre la multiplication du nombre de chaînes émises par voie hertzienne terrestre. Alors qu'aujourd'hui, seules six chaînes nationales peuvent être reçues dans la plupart des régions, en mode analogique, demain les six fréquences affectées à la diffusion en mode numérique permettront la réception, par environ 80 % de la population française (à terme en 2007, à Bordeaux dès cet fin de mois), d'une trentaine de services de télévision à vocation nationale. La TNT offre aussi d'autres avantages dont celui de pouvoir transporter des informations numériques de nature différente : images et sons mais aussi textes et données. Ce qui ouvre à la télévision hertzienne les mêmes perspectives de services interactifs que celles qui sont actuellement présentes sur le câble et sur le satellite. Et comme dans le cas de la réception satellite, la réception numérique terrestre ne permet pas de recevoir deux chaînes différentes avec un seul terminal : vous ne pourrez donc pas, comme vous le faites en analogique, regarder une chaîne numérique sur votre téléviseur et enregistrer une autre chaîne numérique sur votre magnétoscope. Pour cela, il faudra vous acheter deux terminaux numériques ou utiliser les terminaux TNT à double tuner qui doivent arriver sur le marché. Dernières obligations et essentielles : pour bénéficier de ce service, les téléspectateurs, devront se procurer un décodeur (prix moyen 100 euros) ou faire l'acquisition d'un téléviseur numérique pré-équipé. L'antenne ne devra également pas être trop vétuste, pas de problème si vous recevez déjà correctement l'ensemble des chaînes analogiques. Une question demeure : plus de programmes, plus de choix ? Selon les équilibres économiques de ce nouveau procédé, peut-être verrons-nous quelques francs-tireurs, et pourquoi pas en local. Sûr(e) d’avoir son SPiRiT et à l’heure ! • Je désire m’abonner au magazine Spirit gironde, 10 numéros par an au prix de 33 euros* (France métropolitaine). Je joins donc un chèque de ce montant à l’odre de Spirit Gironde. • Je ne manque pas d’élan, et je joins plutôt 50 euros pour ce même abonnement, cela pour aider cette presse à aller encore plus loin et m’offrir des sujets, des plumes et des photos tout ce qu’il y a de mieux. Je deviens, par la même, membre de l’Association des Amis de Spirit. La femme est l'avenir du vin Adresse pour l’expédition de votre Spirit Nom : Prénom : Bat, esc… : Rue : N° : Code Postal : Ville : Mon mail : J’autorise Spirit à m’envoyer des infos, ainsi que celles de ses amis du monde de l’art et de la culture, sur ma boîte électronique. (rayer la mention si vous ne le désirez pas). Date Signature * la presse gratuite ne peut encore accéder aux faveurs de la payante, notamment sur les tarifs postaux. Nous ne manquerons pas de vous proposer un avoir ou un remboursement partiel dans le cas d’une évolution, qui serait logique, de ce statut. Un peu de baume au cœur pour un milieu en crise. En Grande-Bretagne, les ventes de vin ont augmenté de 30% au cours des cinq dernières années en grande partie par la progression de la consommation des femmes. Près de 70% d'entre elles déclarent aujourd'hui consommer du vin (au moins une bouteille par mois), contre 62% des hommes. C'est principalement dans la consommation hors-domicile que prend corps le phénomène, 36% d'entre elles buvant du vin au pub ou au restaurant. «Les femmes actives de la génération Bridget Jones, qui ont du temps et de l'argent à dépenser dans des produits de luxe comme le vin. Bémol, ce sont les vins du Nouveau Monde qui profitent de la hausse du marché britannique : en cinq ans, la proportion de Britanniques buvant du vin australien est passée de 17% à 31%. Elle est passée de 9 à 15% pour les vins américains, et de 11% à 16% pour les vins sud-africains. Les vins français ne sont plus consommés que par 26% des personnes interrogées, contre 29% il y a cinq ans. Bordelais du terroir, encore un effort de décrispation : are you gonna be sexy ? Vos femmes sont pourtant si gironde. MAGAZiNAGE 45 Low cost Depuis le tarmac de Mérignac, les compagnies low cost ouvrent ce printemps de nouveaux horizons aux Girondins. La compagnie Flybe développe son offre au départ de Bordeaux. Dès le 13 mai, Southampton s'ajoutera aux vols quotidiens vers Bristol. 5 vols hebdomadaires vers Southampton sont prévus les lundi, mercredi, vendredi, samedi et dimanche (http://fr.flybe.com). La compagnie bmibaby, actuellement au départ de Bordeaux vers Nottingham, arrêtera cette desserte fin mars. Elle lancera au même moment une liaison quotidienne en B737 vers Manchester, c'est à dire juste 100 km plus loin Et à compter du 10 juin, une nouvelle liaison quotidienne sera lancée vers Birmingham (www.bmibaby.com). La compagnie Maersk Air sera de retour à Bordeaux dès le 28 mars, avec deux vols hebdomadaires vers Copenhague les lundi et jeudi (www.maersk-air.com). Enfin une nouvelle compagnie low cost, Atlas-blue.com. Filiale de la Royal Air Maroc, a lancé depuis début février deux vols hebdomadaires, les lundi et vendredi, en direction de Marrakech (www.atlas-blue.com). Rens www.bordeaux.aeroport.fr ••• Amur tujur Le Village Notre-Dame, regroupement permanent d'une trentaine de stands d'antiquaires, fête son 23ème anniversaire. A cette occasion exposition, exceptionnelle du 12 Mars au 3 Avril : gravures et lithographies pour donner des idées, trumeau ou fontaine d'époque pour cadre des ébats.... les 1 500 m2 d'exposition sont organisés autour d'un thème : l'amour. Village Notre Dame, 61-67 rue Notre-Dame à Bordeaux 05 56 52 66 13 Féerie des eaux Tout nouveau, le Centre Thermoludique de Saint-Lary-Soulan permet de goûter aux joies de la relaxation en eaux chaudes dans un décor étonnant de canyons, telle une rivière de montagne ayant forcée son passage. Un parcours de mille découvertes pour les plus jeunes et des aires plus spacieuses, intérieures comme extérieures, pour les plus grands. Le nouvel établissement jouxte les thermes dont il dépend. Rens 05 62 40 71 71 Et des arbres En Gironde, ouverture de Tépacap, parc de loisirs au naturel autour de huit parcours dans les arbres, de 3 à 10 mètres du sol. Une aire de jeu accueille les petits dès 4 ans. Tepacap! Bordeaux, 30 route de Cénac à St Caprais de Bordeaux. Renseignements www.tepacap.fr et 05 56 213 213 Où WHERE Cinemas • EDEN 9bis av Gambetta Arcachon 05 56 54 06 13 • EVASION Place de la République Ambarès 05 56 77 64 64 • FAVOLS 17 avenue Vignau Anglad Carbon Blanc 05 56 38 37 05 • FESTIVAL boulevard Albert 1er Bègles 05 56 85 34 29 • FRANÇAIS rond point de l'intendance Bx Prog 08 92 68 04 45 Rens 05 57 96 14 30 • GAUMONT TALENCE allée du 7 ème Art 0892 696 696 • GRAND ECRAN LIBOURNE 56 avenue Gallieni 08 92 68 20 15 • JEAN EUSTACHE place de la Ve République Pessac 05 56 46 00 96 • JEAN RENOIR rue de l’Hortel de Ville Eysines 05 56 49 60 55 • JEAN VIGO 6 rue Franklin Bx 05 56 44 35 17 • LES COLONNES 4 rue du Docteur Castéra Blanquefort 05 56 95 49 08 – 05 56 95 49 07 • MAX LINDER 13 rue du Docteur Marius Fauché Créon 05 56 23 30 04 • MEGA CGR Villenave d’Ornon Prog 08 92 68 04 45 Rens 05 57 96 14 30 • MEGARAMA 7 Quai de Queyries Bx 05 56 40 66 77 • MÉRIGNAC CINÉ place Charles de Gaulle 08 92 68 70 26 • REX Cestas Bourg 08 92 68 68 12 • REX 94 rue Etienne Sabatié Libourne 05 57 74 08 63 • RIO 16 allées Jean Jaurès Langon 08 92 68 04 72 • UGC CINE CITE 13-15 rue Georges Bonnac Bx 08 92 70 00 00 • UTOPIA 5 pl Camille Jullian Bx 05 56 52 00 03 • VARIÉTÉS 32 cours Tourny Libourne 05 57 51 01 50 Salles de concerts et spectacles vivants Concert halls & theater • 4 SANS 40 rue d’Armagnac Bx 05 56 49 40 05 www.le4sans.fr • ALLEZ LES FILLES - CIMA 9 rue Teulère Bx 05 56 52 31 69 • AREMA ROCK & CHANSON 181 rue F. Boucher Talence 05 57 35 32 32 • BARBEY (ROCKSCHOOL) 18 crs Barbey Bx 05 56 33 66 00 www.rockschool-barbey.com • BASE SOUS-MARINE Bd Afred-Daney Bx 05 56 11 11 50 www.mairie.bordeaux.fr • BOITE A JOUER 50 rue Lombard Bx 05 56 50 37 37 • BOX OFFICE 24 Galerie Bordelaise 05 56 48 26 26 www.boxoffice.fr • CARRÉ DES JALLES Pl. de la République St Médard en Jalles 05 57 93 18 93 www.carredesjalles.org • CASINO DE BORDEAUX rue Cardinal Richaud 05 56 69 49 00 • CAT 24 rue de la Faïencerie 05 56 39 14 74 • CENTRE SIMONE SIGNORET Chemin du Cassiot Canéjan 05 56 89 38 93 • CHAMP DE FOIRE St André de Cubzac 05 57 45 10 16 • CHAPELLE DE MUSSONVILLE Parc de Mussonville, chemin A. Labro Bègles • COMÉDIE GALLIEN 20 rue Rolland 05 56 44 04 00 www.comediegallien.com • CUVIER DE FEYDEAU bd Feydeau Artigues 05 57 54 10 40 www.lecuvier-artigues.com • ESPACE TREULON avenue de Verdun Bruges 05 56 16 77 00 • ESPACE CULTUREL DU BOIS FLEURI pl. du 8 mai 1945 Lormont 05 57 77 07 30 • FEMINA 1 rue de grassi Bx 05 56 52 45 19 • GLOB THEATRE 69 rue Joséphine Bx 05 56 69 06 66 • KRAKATOA 3 avenue Victor Hugo Mérignac 05 56 24 34 29 www.krakatoa.org • L’ENTREPOT 13 rue Georges Clemenceau Le Haillan 05 57 93 11 33 www.lentrepot.com • L’OEIL-LA LUCARNE-THÉTRE DE POCHE 49 rue carpenteyre Bx 05 56 92 25 06 • L’ONYX 11-13 rue Fernand Philippart 05 56 44 26 12 • LA TOMATE Angle rue des Beaux-Arts et rue Peyronnet 05 56 91 30 71 • LE PETIT THÉÂTRE 8-10 rue du Faubourg des Arts 05 56 51 04 73 • LES CARMES 8 places des Carmes Langon 05 56 63 14 45 www.centrecultureldescarmes.fr • LES COLONNES 4 rue du Drue Castéra Blanquefort 05 56 95 49 00 • MARCHES DE L’ÉTÈ 17 rue Victor Billon Le Bouscat 05 56 17 05 77 • MC2A - PORTE 2A 16 rue Ferrère Bx 05 56 51 00 78 • MEDOQUINE 224 crs du Maréchal Galliéni Talence 05 56 24 05 09 • MOLIERE - SCENE D’AQUITAINE 33 rue du Temple Bx 05 56 01 45 66 • NAUTILUS 122 Quai de bacalan Bx 05 56 50 55 96 • OPERA DE BORDEAUX- GRAND THEATRE place. de la Comédie Bx 05 56 00 85 95 www.opera-bordeaux.fr • PALAIS DES SPORTS place. de la Ferme de Richemond Bx 05 56 79 39 61 • PATINOIRE MÉRIADECK 95 crs du Maréchal Juin Bx 05 57 81 43 70 www.axelvega.com • PIN GALANT 34 av. du Maréchal de Lattre-de-Tassigny Mérignac 05 56 97 82 82 www.lepingalant.com • POQUELIN THÉÂTRE 52 rue de Nuits 05 57 80 22 09 • THEATRE DES 4 SAISONS Parc de Mandavit Gradignan 05 56 89 03 23 www.t4saisons.com • THEATRE JEAN VILAR rue de l’Eglise Eysines 05 56 16 18 • THEATRE NATIONAL DE BORDEAUX AQUITAINE Square Jean-Vauthier Bx 05 56 91 98 00 www.tnba.org • THEATRE LA PERGOLA rue Fernand-Cazères Bx 05 56 02 62 04 • THEATRE DU PONT TOURNANT 13 rue Charlevoix de Villers Bx 05 56 11 06 11 • THEATRE DES SALINIERES 4 rue buhan Bx 05 56 48 86 86 www.salinieres.com • THEATRE DE LA SOURCE 2 rue du prêche Begles 05 56 49 48 69 • THEATRE DE VERDURE Domaine du Pinsan Eysines • TNT-MANUFACTURE DE CHAUSSURES 226 bd Albert Premier Bx 05 56 85 82 81 • ZOOBIZARRE 58 rue du Mirail Bx 05 56 91 14 40 www.zoobizarre.org Conférences, rencontres Conférences, discussion • ATHÉNÉE MUNICIPALE Place St Christoly 05 56 51 24 64 • CENTRE H 32 32 rue du Hâ 05 56 44 95 95 • FORUM FNAC 50 rue Sainte Catherine 05 56 00 22 10 • LA MACHINE A LIRE (salle des rencontres) 18 rue du Parlement Saint Pierre 05 56 48 03 87 • SALON MOLLAT 11 rue Vital Carles 05 56 56 40 40 Congrès & autres salles Congresses & others public halls • BASE SOUS-MARINE Bd Afred-Daney Bx 05 56 11 11 50 www.mairie.bordeaux.fr • CITÉ MONDIALE 20 quai des Chartrons 05 56 01 20 20 • DOMAINE DE LESCOMBES 198 avenue du Taillan Eysines 05 56 28 68 22 • HANGAR 14 Quai des Chartrons Bx 05 57 87 45 45 • PALAIS DES CONGRES DE BORDEAUX rue du Cardinal Richaud Bx05 56 11 88 88 • PALAIS DES CONGRÈS D’ARCACHON 6 bd Veyrier Montagnères 05 56 22 47 00 • PARC DES EXPOSITIONS Le Lac 05 56 11 99 00 • SALLE BELLEGRAVE 13 avenue du Colonel Robert Jacqui Pessac 05 56 45 94 51 • SALLE DELTEIL Rue du 11 Novembre Bègles • SALLE LE ROYAL Avenue Jean Cordier Pessac • SALLE DU VIGEAN Rue Serge Merlet Eysines Clubs, bars concerts Venues • ALLIGATOR 3 pl. du Général Sarrail Bx 05 56 92 78 47 • ALRIQ zone d’activités quai de Queyries Bx 05 56 86 58 49 • BATEAU IVRE 194 Avenue Pasteur Pessac 05 56 36 38 70 • BISTROT DU COIN Angle rue du Hamel - Saumenude Bx 05 56 94 74 90 • BLUEBERRY 61 rue Camille Sauvageau Bx 05 56 94 16 87 • CAFÉ DES MENUTS 12 rue des Menuts Bx 05 56 94 10 90 • COMPTOIR DU JAZZ 58, quai de Paludate Bx 05 56 49 91 40 • DIBITERI 27 rue Arnaud Miqueu Bx 05 56 51 64 17 • FARENHEIT 20 rue Leyteire Bx 05 56 31 93 06 • FAT KAT rue Marcel Sambat Bx www.fatkatdanceclub.com • L’INCA 28 rue Ste Colombe, Bx 05 56 51 24 29 • LE LAMBI 42 rue Ste Colombe Bx 06 60 80 06 75 • LE LUCIFER 35 rue de Pessac Bx 05 56 99 09 02 • LE PETIT ROUGE 8, rue Mauriac Bx 05 56 92 55 04 • LE PIED Route du Cap Ferret Mérignac 05 56 34 24 21 • LUNE DANS LE CANIVEAU 39 pl. des Capucins Bx 05 56 31 95 52 • SATIN DOLL 18 rue Bourbon Bx 05 56 29 01 53 • SHADOW LOUNGE 5 rue de Cabannac Bx 05 56 49 36 93 www.leshadow.com • VHP 2 rue des Boucheries Bx 05 56 79 03 61 • W Hangar G2 Bassin à flot 1 quai Lalande Bx Opérateurs publics • DRAC 54 rue Magendie Bx 05 57 95 02 02 www.culture.fr/Groups/aquitaine/home • FRAC Hangar G2, Bassin à flot, quai Armand Lalande Bx 05 56 24 71 36 www.frac-aquitaine.net • IDDAC 59 avenue d’Eysines Le Bouscat 05 56 17 36 36 www.iddac.net • OARA 33 rue du Temple Bx 05 56 01 45 66 www.oara.fr 300 cours Libération Talence 05 57 12 29 00 • GALERIE A SUIVRE 91-93 rue de Marmande Bx • GALERIE LE TROISIÈME ŒIL 17 rue des remparts Bx 05 56 44 32 23 • GALERIE DES REMPARTS 63 rue des remparts Bx 05 56 52 22 25 • GALERIE TRIANGLE 1 rue des étables Bx 05 56 91 57 77 • GALERIE TRYPTIQUE 7 r Paul Berthelot Bx 05 56 51 92 94 • PORTE 2A 16 rue Ferrère Bx 05 56 51 00 78 Musées Museums • ARC EN RÊVE 7 rue Ferrère Bx 05 56 52 78 36 www.arcenreve.com • CAPCMUSÉE 7 rue Ferrère Bx 05 56 00 81 50 • CAP SCIENCES 20 Quai de Bacalan 05 56 010 707 www.cap-sciences.net • CENTRE JEAN MOULIN Place Jean Moulin 05 56 79 66 00 www.mairie-bordeaux.fr • GALERIE DES BEAUX-ARTS Place du colonel Raynal 05 56 96 51 60 • MUSÉE D’AQUITAINE 05 56 01 51 00 www.mairie-bordeaux.fr • MUSÉE DES ARTS DÉCORATIFS 05 56 00 72 50 www.mairie-bordeaux.fr • MUSÉE DES BEAUX-ARTS 05 56 10 20 56 www.mairie-bordeaux.fr • MUSÉE DES BEAUX-ARTS ET D’ARCHÉOLOGIE DE LIBOURNE 42 place Abel Surchamp 05 57 55 33 44 • MUSÉUM D’HISTOIRE NATURELLE 05 56 48 26 37 www.mairie-bordeaux.fr • MUSEE NATIONAL DES DOUANES 1, Place de la Bourse 05 56 48 82 82 • SITE DE LA CRÉATION FRANCHE 58 av. du Maréchal De Lattre de Tassigny Bègles 05 56 85 81 73 www.musee-creationfranche.com Lieux associatifs • (L’)ASSO NETTE 9 rue Courbin • CHAT QUI PÊCHE 26 rue Garat Bx • GARE D’ESPIET 05 57 24 29 48 • LA CENTRALE 23 rue Bouquière Bx 05 56 51 79 16 • LE BOKAL 10 rue Buhan Bx 06 20 41 83 55 • LE LOCAL 61 rue de Tauzia Bx 05 57 59 11 31 • MAC V4 Domaine universitaire • N’A QU’1 ŒIL 19 rue Bouquière Bx 05 56 51 19 77 • SON’ART 19 rue Tiffonet Bx 05 56 31 14 66 • ZOOBIZARRE 58 rue du Mirail Bx 05 56 91 14 40 www.zoobizarre.org Galeries • ARRÊT SUR L’IMAGE Hangar G2, Quai Armand Lalande 05 56 69 16 48 www.arretsurlimage.com • ARTHOTÈQUE LES ARTS AUX MURS 16 av. Jean Jaurès Pessac 05 56 46 38 41 • A SUIVRE 91-93 rue de Marmande, Bx 05 56 94 78 62 - 06 84 69 12 70 www.asuivre.fr • BASE SOUS-MARINE Bd Afred-Daney Bx 05 56 11 11 50 www.mairie.bordeaux.fr • COLLECTION PARTICULIÈRE 29 r Bouffard Bx 06 67 75 38 88 • CORTEX ATHLETICO 84 rue Amédée St Germain Bx • DECIMUS MAGNUS ART 91 rue Porte-Dijeaux Bx 05 56 56 40 26 www.mollat.com • ESPACE 37 37 rue Borie 06 70 63 49 58 • FRAC Hangar G2, Bassin à flot, quai Armand Lalande Bx 05 56 24 71 36 www.frac-aquitaine.net • FORUM DES ARTS ET DE LA CULTURE PRATIQUE Tourist information Transports • INFORMATION ROUTIÈRE 05 56 96 33 33 www.gironde.equipement.gouv.fr • TRAIN Réseau TER Aquitaine tel : 36 35, et www.ter-sncf.com/Aquitaine Info offre découverte Aquitaine p8 • BUS Gare routière place des Quinconces 05 56 81 16 82, • TRAM-BUS BORDEAUX Information 05 57 57 88 88 www.netbus-bordeaux.com. Accueil Gare St Jean (cour arrivée), Gambetta (4 rue Georges Bonnac), et Quinconces (allée de Chartres). • STATION DE TAXI À BORDEAUX 24/24H Gd Théâtre - Tourny 05 56 81 99 15, Gare St Jean 05 56 91 48 11, Cours Clémenceau (Gambetta) 05 56 81 99 05, Victoire 05 56 91 47 05 Informations touristiques Main tourism offices • MAISON DU TOURISME DE LA GIRONDE (CDT) 21 cours de l’Intendance 05 56 52 61 40 www.tourisme-gironde.cg33.fr • OFFICE DE TOURISME DE BORDEAUX 12 cours du XXX Juillet (entre Grand Théâtre et Quinconces) 05 56 00 66 00 www.bordeaux-tourisme.com Annexe Gare St Jean cour arrivée 05 56 91 64 70. • OFFICE DE TOURISME D'ARCACHON Esplanade Georges Pompidou 05 57 52 97 97 www.arcachon.com • OFFICE DE TOURISME DE LIBOURNE Place Abel Surchamp 05 57 51 15 04 www.libourne-tourisme.com • OFFICE DE TOURISME DE SAINT-EMILION Place des Créneaux 05 57 55 28 28 www.saint-emilion-tourisme.com • OFFICE DE TOURISME DU SAUTERNAIS, GRAVES ET PAYS DE LANGON 11, allées Jean Jaurès à Langon 05 56 63 68 00 • CONSEIL INTERPROFESSIONNEL DU VIN DE BORDEAUX (CIVB) Hôtel Gobineau - 3, cours du XXX Juillet 05 56 00 22 66 www.vins-bordeaux.fr Canapé MISTER Design Philippe STARCK GALERIE TOURNY MOBILIER CONTEMPORAIN • AGENCEMENT D’ESPACE • DECORATION D’INTERIEUR 23 Cours de Verdun 33000 Bordeaux • Tél : 05 56 44 35 48 / Fax : 05 56 44 80 10