Evaluation des Masters de l`Université de Picardie

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Evaluation des Masters de l`Université de Picardie
Section des Formations et des diplômes
Évaluation des masters
de l'Université de Picardie –
Jules Verne
juin 2008
Section des Formations et des diplômes
Évaluation des masters
de l'Université de Picardie –
Jules Verne
juin 2008
Habilitation des diplômes
Masters – Vague B
ACADÉMIE : AMIENS
Établissement : Amiens
Demande n°20043348
Domaine : Droit, économie, gestion
Mention : Droit
Avis Aeres
Appréciation (A, B ou C ): B
Avis global : (sur la mention et l’offre de formation)
Le master mention "droit" de l'Université d'Amiens poursuit des objectifs scientifiques dans l'ensemble
cohérents et énoncés avec clarté.
Les objectifs et débouchés professionnels sont, pour l'essentiel, bien identifiés. Ils témoignent du souci des
porteurs du projet de concevoir une offre adaptée aux réalités du marché. Les différentes spécialités sont de facture
classique dans leur construction, ce qui n'exclut pas une certaine originalité quant au contenu des enseignements
proposés. On peut néanmoins s'interroger sur le point de savoir si des rapprochements entre des spécialités
poursuivant des objectifs professionnels très proches (par ex. "droit privé approfondi" et "droit des contentieux") ne
s'avéreraient pas opportuns.
La mention bénéficiera d'un environnement scientifique très favorable. En effet, les différentes spécialités
s'appuieront sur trois équipes de bon, voire de très bon niveau. Ainsi, le CEPRISCA est une équipe de privatistes qui a
développé avec succès une ambitieuse politique de recherche et de diffusion scientifique. Le CRUCE est une équipe
jeune et très dynamique. Le “Centre Universitaire de Recherches Administratives et Politiques de Picardie” (CURAPP)
est une UMR dont la réputation est établie de longue date. Les équipes pédagogiques sont solides. Les liens avec le
monde professionnel sont satisfaisants.
On s'étonne toutefois que le dossier n'ait pas toujours été renseigné avec toute la précision souhaitable. On
relève, en ce sens, que le nom du responsable de la mention n'est nulle part précisé (du moins dans les documents qui
ont été retournés par l'Université).
On regrettera également l’absence d’indications précises sur les flux et le devenir des étudiants. Ce flou limite
la pertinence de l’évaluation, que ce soit en terme de « concurrence interne » au master (entre certaines spécialités,
notamment en droit privé) ou « de concurrence externe » d’autres masters (en particulier des masters parisiens). Il
faut se contenter de projections chiffrées dont aucune n'est réellement justifiée.
2
Points forts :
•
Les équipes pédagogiques et ceci pour la plupart des spécialités.
•
Les objectifs, notamment professionnels, des différentes spécialités qui dans l’ensemble répondent
aux réalités du marché du travail.
Points faibles :
•
L’absence globale d’indications sur les flux passés d’étudiants, ainsi que sur leur devenir
professionnel. Des oublis qui limitent fortement la pertinence de l’évaluation.
•
Plus qu'un point faible propre au dossier examiné, force est de se demander comment, dans une
situation qui se caractérise au niveau national par une forme de désaffection, les parcours recherche
portés par des universités de taille moyenne pourront se pérenniser.
La note « B » attribuée à ce master se présente comme un compromis. En théorie, ce diplôme pourrait
prétendre à un « avis A » du fait notamment de ses équipes pédagogiques et des objectifs réalistes de la plupart des
spécialités. En pratique, il est difficile de se prononcer sur l’attractivité ainsi que sur les résultats actuels et passés du
master et de ses spécialités faute de disposser de tous les renseignements utiles à cette fin. Or, seules de telles
indications permettraient d’affirmer que chaque spécialité se justifie ou, à l’inverse, qu’il serait opportun d’opérer
des regroupements (notamment en droit privé).
3
Avis par spécialité
Administration territoriale
z
Appréciation : A
Cette spécialité s’appuie sur les compétences des enseignants-chercheurs de la Faculté en droit public interne
et sur les liens étroits tissés avec les administrations locales pour offrir aux étudiants une spécialisation en droit des
collectivités territoriales, les amenant soit à occuper des emplois de contractuels au sein de l’administration
(parcours professionnel), soit à acquérir la formation théorique fondamentale les préparant à la rédaction d’une thèse
(parcours recherche).
Les promoteurs de cette spécialité entendent appréhender les transformations que connaît actuellement le
droit public local sous l'effet d'une reconfiguration des rapports entre l’Etat et les autres collectivités publiques et de
la mise en place de nouveaux modes de gestion publique prioritairement fondés sur la régulation (pilotage par
objectifs et contractualisation).
Cette spécialité vise à donner aux étudiants les clés théoriques nécessaires à la compréhension générale de ce
processus de transformation. L'orientation ainsi imprimée à la formation n'en fait toutefois pas un diplôme déconnecté
des réalités du marché de l'emploi. Bien au contraire, l'acquisition d'un bagage théorique pourrait constituer un
précieux viatique pour des étudiants se destinant à des carrières plus opérationnelles (par exemple, piloter le passage
en logique LOLF d’un service local).
Cette spécialité a également le mérite de maintenir, au sein de la faculté d'Amiens, la tradition d'un
enseignement fondamental en droit public interne.
L'organisation pédagogique est adaptée aux objectifs assignés au diplôme.
L'adossement à la recherche (CURAPP) est satisfaisant.
Points forts :
•
La cohérence du master (en particulier de sa composante pro) d’un point de vue interne et externe.
•
Le contenu des cours proposés, adaptés aux objectifs.
Points faibles :
•
L’absence d’indications précises sur les flux passés d’étudiants ainsi que sur leur devenir
professionnel, ce qui limite la pertinence de l’évaluation.
•
Pas d’indications sur l’animation de l’équipe et la mise en place d’une structure de concertation avec
les professionnels. Les étudiants peuvent apparaître un peu livrés à eux-mêmes.
•
L’attractivité du parcours recherche reste à confirmer.
Droit de la santé
z
Appréciation : A
Il s'agit d'une spécialité dont l'ambition est d'embrasser toutes les dimensions du droit de la santé. Dans cette
perspective, l'enseignement porte non seulement sur les règles spécifiquement applicables à différentes activités de
santé (médicale, pharmaceutique, vétérinaire) mais aussi sur la réglementation des services sanitaires.
Les objectifs scientifiques de la formation sont identifiés.
4
La professionnalisation figure au nombre des priorités annoncées par les porteurs du projet. Il est acquis que
l'intervention dans les enseignements de professionnels des secteurs de santé ou encore la possibilité pour les
étudiants d'effectuer un stage de trois mois constituent des gages d'insertion sur le marché de l'emploi. On aurait
cependant souhaité que le dossier soit plus explicite sur les débouchés envisagés.
La spécialisation n'intervient qu'en M2. En effet, au cours du M1 les étudiants suivent un cursus classique en
droit public ou privé. Cette option permet d'offrir aux étudiants une formation de base généraliste et de leur ouvrir
l'une ou l'autre des spécialités proposées dans le cadre des M2.
Le M2 « droit de la santé » se caractérise par une transdisciplinarité de bon aloi. Les semestres 3 et 4 visent à
l’acquisition de matières transversales et à la compréhension du cadre général enserrant la spécialité. Ces
connaissances sont nécessaires à tous les étudiants (U1 et U2), tout comme leur sont indispensables des connaissances
sérieuses en matière de responsabilité (U2). Les étudiants affinent ensuite leur préférence pour un secteur de santé
plus spécifique en choisissant des dominantes ( 4).
Il y a un adossement au CEPRISCA.
Points forts :
•
La justification globale du master et sa cohérence par rapport à l’environnement extérieur.
•
Aspects professionalisants.
Point faible :
•
L’absence d’indication précise sur les flux passés d’étudiants ainsi que sur leur devenir professionnel
donne, sur ce point, à l'évaluation un caractère quel que peu impressionniste.
Droit des affaires
z
Appréciation : A
La spécialité "Droit des affaires" poursuit un objectif professionnel. Elle a pour finalité d’assurer aux étudiants
une spécialisation de haut niveau en droit des affaires en combinant les exigences théoriques et l’expérience de
terrain par l’intervention de professionnels d’une part et de stages d’autre part, afin de les préparer à assumer les
différentes fonctions juridiques au sein de l’entreprise.
Les porteurs du projet ont, dans cette perspective, résolument fait le choix d'une formation généraliste qui
permet de s’adapter aux évolutions professionnelles ultérieures. Toutefois, cette volonté de doter les étudiants d'un
bagage théorique n'est nullement exclusive de l'acquisition de connaissances spécialisées au moyen notamment des
« dominantes ».
Les débouchés professionnels sont identifiés.
Le dossier évoque une forte demande régionale et une formation attractive pour laquelle « X » (sic) demandes
d’inscriptions sont déposées chaque année. Comme cette formation reste classique dans bon nombre de facultés de
droit (de l’aveu même du dossier), ne risque-t-elle pas de souffrir de la concurrence d’autres masters, notamment
parisiens ?
Une équipe pédagogique solide même si la part des professionnels (avocats pour l’essentiel) pourrait
éventuellement être étendue.
Points forts :
•
L’équipe de recherche.
•
L’organisation pédagogique du cursus et le contenu des cours.
5
•
La mise en alternance de la formation (contrats de professionnalisation) est envisagée à mi-parcours
contractuel (rentrée 2010).
Point faible :
•
L’absence d’indications précises sur les flux passés d’étudiants ainsi que sur leur devenir professionnel
ce qui limite la pertinence de l’évaluation.
Droit des contentieux
z
Appréciation : A
La spécialité « droit des contentieux » est destinée à accueillir des étudiants qui souhaitent intégrer des
cabinets d’avocats comme collaborateurs, ou travailler au sein de services contentieux d’entreprises publiques ou
privées voire même de collectivités territoriales. Elle souhaite également offrir à des professionnels une perspective
de spécialisation et d’approfondissement de leurs connaissances qui leur permette de donner à leur carrière une
nouvelle orientation.
Cette formation appréhende le contentieux dans toutes ses dimensions. Cet élément signe l'originalité d'un
diplôme qui, ce faisant, s'affranchit de la distinction droit public/droit privé. Les porteurs du projet tiennent ainsi
compte du fait que la pratique professionnelle du contentieux nécessite une double compétence.
Le souci de s'assurer de l'implication des professionnels dans le fonctionnement du diplôme se traduit par la
mise en place d'un conseil de perfectionnement. Composé des représentants des professionnels intervenant dans le
master (Ordre des avocats, Chambre régionale des notaires, des huissiers, Compagnie des avoués …), il se réunira au
minimum une fois par an à l’issue des examens. Il devra évaluer la formation, les modalités de déroulement des
stages et faire toute proposition utile.
Par ailleurs, à la différence de ce qui a été relevé précédemment à propos des autres spécialités, le dossier se
veut plus précis s'agissant du devenir des étudiants. On apprend ainsi que selon l’Association des Etudiants en
Contentieux d’Amiens, l’ensemble des diplômés est entré dans la vie active dans les six mois qui ont suivi l’obtention
du diplôme. Il est vrai qu'une telle assertion aurait gagné à être étayée par quelques données chiffrées.
Point fort :
•
L’approche transdisciplinaire qui offre une formation complète en contentieux. Elle peut assurer à
cette formation une réelle identité par rapport à d’autres formations plus ciblées.
Point faible :
•
Equipe pédagogique à renforcer.
Malgré son originalité et au-delà des flux annoncés, il est difficile de dire si cette spécialité aura à souffrir
d’une concurrence interne (droit des affaires, droit privé approfondi) et/ou externe. L’avis est toutefois favorable.
Droit privé approfondi
z
Appréciation : A
La spécialité « droit privé approfondi » est une formation généraliste visant à la préparation du plus grand
nombre d’étudiants aux professions du droit : magistrature, avocature, notariat, juristes d’entreprises, enseignement.
En ce sens, les objectifs et débouchés professionnels sont clairement identifiés.
6
Très classiquement, la mention est organisée en deux phases répondant chacune à une vocation particulière.
Durant la première année, l’accent est mis sur l’acquisition de connaissances dans les matières les plus importantes
du droit privé (régime général de l’obligation, droit bancaire et des instruments de paiement et de crédit, droit des
entreprises en difficultés, droit des assurances et des voies d’exécution, etc…). Une liste d’options, conçues en
cohérence avec les objectifs du master, permet aux étudiants de personnaliser le parcours en fonction de leurs
affinités par matière ou de leur projet professionnel.
Durant la seconde année, les étudiants se spécialisent et jouissent de la possibilité de choisir entre un stage
suivi d’un rapport ou un mémoire, ce qui permet de cumuler en un cycle les avantages des parcours recherche et
professionnel. Un tronc commun d’enseignements obligatoires permet l’approfondissement et l’actualisation des
connaissances acquises au long des 4 premières années d’études dans les grandes matières du droit privé. Ce tronc
commun est complété par des cours plus généraux, notamment de culture générale ou de philosophie du droit,
permettant d’éveiller les étudiants aux problèmes fondamentaux de la science juridique et de les préparer aux grands
concours.
Un conseil de perfectionnement assurera l'évaluation de la formation.
Points forts :
•
L’équipe pédagogique malgré le nombre réduit de professionnels.
•
Une maquette pédagogique solide.
Point faible :
•
Le parcours professionnel ne risque-t-il pas d’être concurrencé notamment par les spécialités « droit
des contentieux » et « droit des affaires » . Ce risque de doublon interroge sur la conception
d'ensemble de la mention.
L’avis est, en l'état, favorable mais la perspective d’un regroupement futur avec la spécialité contentieux ne
peut être totalement exclue, à tout le moins si les effectifs réels ne correspondent pas aux projections.
Europe et international
z
Appréciation : A
Le projet examiné est le fruit d'une réflexion visant à une refonte en profondeur de l'offre existant
précédemment. Les porteurs du projet sont, en effet, partis du constat (lucide) d'une distorsion entre la forte
dilection des étudiants pour des formations consacrées au droit international et européen et l'attractivité relative de
l'année 2 du master Recherche Europe et International.
Dans cette perspective, ils ont décidé de porter leurs efforts sur le développement d'une thématique novatrice
et originale (dans la mesure où elle ne fait l’objet d'aucune formation spécifique en France) : le droit des échanges et
des migrations. Riche de promesses sur le plan de la recherche, il n'est pas certain que cette réorientation réponde (à
défaut de provoquer) à l'émergence d'un gisement d'emplois durablement porteur. Quoiqu'il en soit, ce choix
permettra sans doute au master amiénois de préserver ses chances de développement face au nombreux diplômes
concurrents proposés par les universités parisiennes.
Une formation équilibrée (droit international/droit communautaire) portée par une équipe de très bonne
réputation
Points forts :
•
La responsabilité du parcours et l’équipe pédagogique.
•
La spécialisation en droit des échanges et des migrations.
•
Le contenu des cours proposés.
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Points faibles :
•
L’aspect professionnalisant demande à être confirmé dans la pratique.
•
Dans la même logique, l’ouverture à l’international et aux institutions européennes : des « contacts
sont pris », eux-aussi devront être confirmés au bénéfice des étudiants.
La formation, relativement originale, est servie par une équipe de recherche de qualité. Si la composante
recherche prolonge une formation préexistante, la nouvelle composante professionnelle devra faire ses preuves en
pratique, notamment en terme de débouchés professionnels.
Expertise foncière
z
Appréciation : A
La création du master Expertise foncière en 2004 résulte d’une convention entre l’Université Picardie Jules
Verne et l’Institut des hautes études en droit rural et économie agricole (IHEDREA). Ce diplôme s'inscrit
harmonieusement dans une région à vocation fortement agricole.
Cette spécialité vise à offrir aux étudiants une formation spécifique de haut niveau, embrassant tous les
aspects de l’expertise. Il s’agit d’une part de permettre aux étudiants d’acquérir les fondamentaux de l’expertise
agricole mais également foncière et immobilière, d’en pratiquer tous les outils tout en prenant la mesure de toutes
les spécialités, d’autre part de former des spécialistes de l’expertise maîtrisant les législations en vigueur ainsi que
les conséquences que celles-ci peuvent avoir sur le foncier agricole.
Cette spécialité correspond aux besoins exprimés depuis longtemps par l’ensemble des professionnels de
l’expertise foncière pour améliorer leur formation, notamment celle des candidats à l’agrément du Ministère de
l’agriculture et des titulaires et praticiens désirant valider leurs acquis pratiques. En ce sens, cette spécialité
présente un potentiel d’attractivité sans doute important.
Comme pour les autres spécialités examinées, la spécialisation est progressive. Elle s'opère en M2. La
professionnalisation est favorisée notamment par la possibilité ouverte aux étudiants d'effectuer un stage en
alternance ainsi que par une bonne implication des professsionnels dans la formation.
Points forts :
•
L’adaptation des objectifs à la réalité du marché du travail.
•
Les aspects professionnalisants et les liens entretenus avec les professionnels.
•
L'originalité d'un projet de formation globale sur l'expertise.
•
Partenariat avec l'IHEDREA gage de reconnaissance.
Point faible :
•
L’absence d’indications précises sur les flux passés d’étudiants ainsi que sur leur devenir professionnel
ce qui limite la pertinence de l’évaluation.
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Recommandation
•
Une mention dont les spécialités sont toutes intrinséquement de qualité. Il conviendra toutefois
d'entamer une réflexion sur les risques de redondance et sur la nécessité de rationaliser, par des
regroupements opportuns, l'offre de formation.
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Habilitation des diplômes
Masters – Vague B
ACADÉMIE : AMIENS
Établissement : Amiens
Demande n°20043349
Domaine : Droit, économie, gestion
Mention : Science politique
Avis Aeres
Appréciation (A, B ou C ): A
Avis global : (sur la mention et l’offre de formation)
Le master s’inscrit dans une université dans laquelle le domaine Droit–Science politique a une solide réputation
et justifiée, une institution universitaire ayant établi des partenariats solides avec les institutions locales et
régionales. Par ailleurs, ce master, adossé à un laboratoire de recherche reconnu, support d’une formation en science
politique qui existe depuis assez longtemps (en licence, maîtrise, DEA puis master) est légitime (sous réserve
d’améliorations souhaitables).
L’objectif est de parachever un cursus de science politique, après une licence dans ce domaine dispensée dans
la même université, par une formation rigoureuse qui soit à la fois sociologique, institutionnelle, historique et
philosophique (M1). Celle-ci est déterminante avant une poursuite, après sélection, soit dans un M2 recherche, qui
met à profit les quatre axes de recherche du CURAPP (UMR CNRS/Université de Picardie), soit dans un M2
professionnel autour de l’évaluation des politiques publiques, où se conjuguent préoccupations scientifiques
(notamment en terme de méthodes des sciences sociales) et, à titre principal, les aspects pragmatiques de
l’expertise.
La seconde année du master a pour objectif pour ce qui concerne le master recherche, une formation à la
recherche en relation étroite avec le CURAPP (perspective pour quelques étudiants d’une poursuite en doctorat) tout
en ouvrant à d’autres perspectives plus professionnalisantes (notamment accès à des postes de chargé de mission dans
le secteur public) et, pour la spécialité professionnelle « Evaluation des politiques publiques », la formation de futurs
chargés d’évaluation que recherchent les cabinets de consultants et les différents niveaux de gouvernements (local,
national, communautaire).
La spécialité recherche apparaît indispensable, autour de l’affichage « sciences sociales du politique » tandis
que le master pro se justifie en interne et a toute sa place dans la carte nationale des formations à l’évaluation des
politiques publiques. Le master pro a le mérite de marier des interventions d’enseignants-chercheurs et en nombre
tout à fait significatif, des professionnels des politiques publiques, de l’évaluation et de l’audit. Le master s’appuie,
lui, sur une équipe de recherche, reconnue depuis longtemps, le CURAPP, UMR CNRS/UPJV, récemment évalué « A »
par les sections 40 et 36 du CNRS ( session du printemps 2007).
On note aussi une ouverture internationale sur l’Europe dans les contenus .
2
Points forts :
•
L’expérience acquise pour les deux spécialités du fait de la continuité des dispositifs a été actualisée
par une équipe pédagogique cohérente, pluridisciplinaire, fortement adossée à une UMR réputée de
science politique (CURAPP) qui donne l’ossature des séminaires du M2 recherche.
•
Une équipe fournie au sein d’un laboratoire de recherche reconnu.
•
Une ouverture pluridisciplinaire avec intégration relativement récente de sociologues et philosophes
au CURAPP.
Point faible :
•
Une certaine logique de reconduction de l’existant, avec une évolution sans doute insuffisante,
notamment compte tenu des impératifs aujourd’hui établis en termes de suivi des cohortes étudiantes
et d’ouverture à l’international (partenariats ? stages étudiants à l’étranger ?).
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Avis par spécialité
Evaluation et expertise des politiques publiques
z
Appréciation : A
Le profilage de la formation apparaît cohérent et réaliste. Le master pro y a toute sa place car il répond à un
besoin ; il repose sur un contenu souvent pertinent.
Points forts :
•
Une expérience bien constituée, une cohérence de la formation donnée et une capacité adaptative
convenable.
•
Parmi les modules proposés, beaucoup de modules de qualité.
•
Le « mixte » enseignants-chercheurs/professionnels de l’évaluation.
Points faibles :
•
Une problématisation insuffisante de la question de l’expertise.
•
La maquette pédagogique manque d’actualité et de renouvellement (cf. des bibliographies parfois
assez datées qui ne prennent guère en considération un débat très riche, ces dernières années, sur
l’expertise ) si on la compare à la maquette du précédent contrat quadriennal.
L’avis est favorable : la correspondance suivie entre les accès à la formation et les possibilités d’insertion
professionnelle à son terme constitue un indicateur utile. L’accent mis sur la dotation en compétences
méthodologiques doit, en outre, satisfaire une des orientations fortes des fonctions professionnelles visées.
Savoirs et pratiques du politique
z
Appréciation : A
Dans l’optique recherche qui est sienne, cette spécialité reflète bien les apports du CURAPP dans la
communauté française des politistes.
Points forts :
•
Une équipe homogène et dynamique adossée sur un laboratoire de recherche de qualité, le CURAPP,
aux effectifs significatifs et comprenant des enseignants-chercheurs et chercheurs CNRS reconnus.
•
Enrichissement par une ouverture pluridisciplinaire, renforcée par l’intégration relativement récente
au CURAPP de sociologues et philosophes.
Points faibles :
•
On aurait aimé un dossier un peu plus explicite, avec des indicateurs renseignés concernant les flux
d’étudiants, les sorties professionnelles, et, côté intervenants, les détenteurs d’habilitation à diriger
des recherches (HDR) et les bénéficiaires des primes d’encadrement doctoral et de recherche (PEDR).
4
L’avis est favorable. Il faudrait davantage préciser les objectifs du master recherche, hors prolongements en
thèse et carrières, assurer un suivi du devenir des étudiants et établir une liaison plus explicite avec le master pro.
5
Recommandation
•
Introduire, à volume égal, quelques nouveaux enseignements, dans le cadre d’une progression d’une
année à l’autre, et permettre des options, ou cours communs, entre master recherche et master pro.
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Habilitation des diplômes
Masters – Vague B
ACADÉMIE : AMIENS
Établissement : Amiens
Demande n° 20043585
Domaine : Sciences, technologies, santé
Mention : Mathématiques
Avis Aeres
Appréciation (A, B ou C ): A
Avis global : (sur la mention et l’offre de formation)
Cette demande a pour but de renouveler l'habilitation d'une mention de master s'appuyant sur un laboratoire
de mathématique dynamique, le LAMFA (UMR CNRS 6140). Ce master est une formation structurante pour le
laboratoire qui vise à former les étudiants en mathématiques fondamentales, mathématiques appliquées ou en
ingénierie mathématique.
Après une première année commune, sont proposées deux spécialités en deuxième année avec vocation de
former de futurs doctorants. La première, Algèbre, théorie des nombres et applications, bénéficie d’une convention
avec Paris 6. La deuxième, Analyse appliquée et modélisation, a aussi un parcours professionnel ouvrant sur un
recrutement en ingénierie mathématique.
La formation en première année est équilibrée entre analyse et algèbre, avec une part tronc commun/options
un peu faible. Il s’agit d’un socle typique de connaissances nécessaires pour une éventuelle agrégation. La structure
souple permet une diversification des parcours dès la première année, soit vers l'enseignement, soit vers la recherche
en analyse appliquée ou en algèbre. L'objectif en termes de formation continue est moins clair : le cadre dans lequel
les professeurs du secondaire pourront parfaire leur formation n'est pas précisé.
Le flux annuel en M1 se situe entre 25 et 35 étudiants sur le dernier quadriennal, ce qui est tout à fait
satisfaisant, mais le taux de réussite n’est pas indiqué. Le flux annuel en M2 est de l’ordre d’une douzaine.
Points forts :
•
Une structure claire et lisible qui s'appuie sur un laboratoire structuré.
•
Des objectifs assez larges pour retenir suffisamment d'étudiants en mathématiques.
•
Bonne organisation des parcours.
2
•
Choix cohérents avec le contexte régional.
•
Partenariats industriels ou universitaires.
Points faibles :
•
Taux de réussite imprécis : combien d’étudiants réussissent un parcours de 2 ans ?
•
Les effectifs relativement faibles entraînent des nécessités contradictoires : resserrer l'offre pour
limiter les coûts et maintenir une diversité des enseignements proposés pour retenir le maximum
d'étudiants.
3
Avis par spécialité
Algèbre, théorie des nombres et applications
z
Appréciation : A
L’objectif est de former des étudiants à la recherche dans ces sujets. Une convention avec l'Université Paris 6
permet de réduire le coût avec une centaine d’heures dispensées à Amiens, le reste étant intelligemment mutualisé à
Paris. Au vu de l'activité des quatre dernières années, la motivation est, semble-t-il, d'encadrer un petit nombre
d'étudiants d'Amiens souhaitant poursuivre des études dans ces domaines, puis de leur proposer l'inscription en thèse
dans le laboratoire LAMFA dans une équipe compétente. Le flux pour le M2 sur le dernier quadriennal est de l’ordre
de un à trois étudiants par an. Sur trois étudiants reçus entre 2004 et 2007, deux sont en thèse au LAMFA dont un est
financé par une allocation ministérielle.
Points forts :
•
Un adossement clair à la recherche.
•
La recherche d'un coût minimal pour la formation par une convention avec Paris 6.
•
Un fonctionnement satisfaisant (devenir des étudiants) pendant les années passées.
Point faible :
•
Les effectifs ! Toutefois, les débouchés permettent-ils de les augmenter raisonnablement ?
Analyse appliquée et modélisation
z
Appréciation : A
Cette spécialité vise à donner des compétences en modélisation, analyse numérique, calcul scientifique et
modélisation aléatoire avec comme débouché naturel, la poursuite en thèse. L'objectif annoncé d'une « montée en
puissance » de la professionnalisation paraît lointain, mais c’est peut-être un défaut de présentation du dossier. La
formation, cohérente, permet un cursus complet de mathématiques appliquées sur Amiens et s'appuie sur des
compétences reconnues du LAMFA. Le choix d’un stage long au deuxième semestre rend peut-être le premier un peu
lourd (peut-être faudrait-il diminuer la part de travaux dirigés ?) avec un nombre important d’options. Le flux
d'étudiants est raisonnable (entre 8 et 10) et pourrait être augmenté par une professionnalisation plus marquée. Les
enseignements ont une faible part pratique (½ module de programmation au semestre 1 de la première année comme
seule expérience de la programmation). 13 étudiants sortis entre 2004 et 2007 poursuivent en thèse avec différents
financements, essentiellement (mais pas uniquement) au sein du LAMFA.
Points forts :
•
La spécialité principale (en terme de flux d'étudiants et d'enseignants impliqués) de cette mention.
•
Une forte équipe enseignante et de recherche.
•
Un grand nombre de financements de thèse obtenus.
Points faibles :
•
Un fonctionnement trop optionnel.
•
Un enseignement un peu théorique pour un objectif annoncé de professionnalisation accrue.
4
Recommandations
•
Envisager la réduction du nombre d'options proposées en première année en augmentant la part
d'enseignements en tronc commun (non compté le module d’anglais ou le stage).
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Habilitation des diplômes
Masters – Vague B
ACADÉMIE : AMIENS
Établissement : Amiens
Demande n° 20043661
Domaine : SHS
Mention : psychologie
Avis Aeres
Appréciation (A, B ou C ): A
Avis global : (sur la mention et l’offre de formation)
Le master de psychologie d’Amiens intègre 4 spécialités, 3 en renouvellement avec des modifications et 1
spécialité demandée en création. Chacune des spécialités comporte un ou deux parcours professionnels et un parcours
recherche. Il s’inscrit très bien dans la politique de formation et de recherche de l’établissement, et se positionne de
façon adéquate sur le plan régional. Il conserve une sélection sur dossiers à l’entrée du M2, mais les modalités
exactes de la sélection ne sont pas clairement explicitées. Les effectifs sont stables sur les années passées et sont
adaptés pour les formations en M2. Les contenus des enseignements sont adéquats dans l’ensemble, progressifs entre
M1 et M2, avec des mutualisations établies aux deux niveaux de formation. L’organisation pédagogique est cohérente
et très bien structurée, avec une bonne intégration de professionnels au niveau M2. L’adossement à des laboratoires
de recherche des spécialités est attesté.
Des doutes sont toutefois formulés quant à la pertinence d’ouvrir une nouvelle spécialité en psychologie
sociale, alors qu’une spécialité intitulée ‘Dynamiques sociales, travail et organisations’ existe déjà. Il est préférable
d’étoffer encore plus cette spécialité, en insérant éventuellement un nouveau parcours dans cette spécialité. La
réelle différenciation, sur le plan des objectifs professionnels, de cette spécialité psychologie sociale projetée en
création par rapport à celle déjà existante, n’est pas mature.
Points forts :
•
Une organisation de la formation sur le plan pédagogique très claire et cohérente.
•
Un taux de placement des étudiants diplômés très satisfaisant.
•
Une bonne implantation dans le contexte régional.
•
Une bonne mutualisation aux différents niveaux du master.
2
Points faibles :
•
La création d’une nouvelle spécialité en psychologie sociale ne se justifie pas, elle semble prématurée,
pas de réelle différenciation ou spécificité avec celle déjà existante.
•
La professionnalisation autour du stage n’est pas clairement explicitée (les étudiants doivent-ils faire un
rapport de stage ? avec soutenance ? ..).
3
Avis par spécialité
Dynamique sociale, travail et organisations
z
Appréciation : A
Formation ayant pour objectifs l’insertion professionnelle de psychologues dans différents terrains sociaux,
avec des contenus d’enseignement variés et adaptés.
Points forts :
•
Les débouchés professionnels
•
Le taux d’insertion des diplômés
•
Les partenariats sur le terrain.
Points faibles :
•
Une formation à la recherche à développer davantage
•
Un manque de spécification de l’organisation professionnelle sur le plan du stage et de
suivi/évaluation.
son
Psychologie des handicaps et des déficiences
z
Appréciation : A
Une formation professionnelle de psychologues dans des domaines d’application divers, avec de réels
débouchés professionnels autour du handicap.
Points forts :
•
Une organisation pédagogique claire et cohérente.
•
Un bon adossement recherche.
•
Un partenariat dynamique avec l’université de Reims.
Points faibles :
•
Une déficience dans l’approche clinique
•
Une limitation des handicaps et déficiences étudiés (essentiellement cognitifs)
•
Une absence de clarté autour du cahier des charges du stage.
4
Psychologie sociale
z
Appréciation : C
Formation demandée en création, potentiellement porteuse mais prématurée dans la définition de son projet.
Points faibles :
•
Les objectifs ne sont pas encore suffisamment différenciés de la spécialité « Dynamiques sociales ».
•
Les spécificités sont trop floues.
•
Les aspects professionnalisants restent également à développer davantage, comme la formation à la
recherche et sa spécificité par rapport à celle déjà existante.
Spécialité Psychopathologie et psychologie clinique
z
Appréciation : A
Formation solide et rigoureuse de psychologues cliniciens avec des champs d’application divers.
Points forts :
•
La cohérence dans la progression pédagogique.
•
Une bonne implantation sur le terrain avec un partenariat professionnel effectif.
Points faibles :
•
L’adossement sur la recherche semble peu présent.
•
Les modalités de validation du stage ne sont pas claires.
5
Recommandations
•
Avis non favorable à la création d’une spécialité en psychologie sociale.
•
Préciser davantage, pour toutes les spécialités, les modalités de validation du stage (suivi,
évaluation).
•
Introduire une part de formation clinique dans la spécialité psychologie des handicaps et déficiences.
•
Formation à la recherche à renforcer dans Dynamiques sociales, travail et organisations, et dans
psychopathologie et psychologie clinique.
6
Habilitation des diplômes
Masters – Vague B
ACADÉMIE : AMIENS
Établissement : Amiens
Demande n° 20045340
Domaine : Sciences, technologies, santé
Mention : Matériaux pour le stockage et la conversion d’énergie
Avis Aeres
Appréciation (A, B ou C ): A
Avis global : (sur la mention et l’offre de formation)
L’objectif de ce master est de former des spécialistes de haut niveau dans le domaine des matériaux pour le
stockage de l'énergie (en incluant toutes les étapes : synthèse, mise en forme, caractérisation et propriétés des
matériaux). Cet objectif a le mérite d'être très bien défini. Ce master est très bien conçu et surtout dans le contexte
actuel où le domaine de l’énergie est particulièrement porteur avec un impact très fort au niveau national et
international.
En termes d'objectifs professionnels, la formation vise, après le doctorat, une insertion privilégiée dans la
recherche fondamentale, sans exclure la possibilité d'intégration dans des entreprises du secteur privé. La formation
correspond à un thème porteur au niveau national et européen, mais avec un marché de l'emploi relativement étroit.
La troisième promotion de ce master (2006-2008) comprend 27 étudiants, soit une forte augmentation par
rapport aux années précédentes. Cette augmentation est liée à la possibilité, pour les étudiants, d'obtenir des bourses
ERASMUS ou ERASMUS MUNDUS, grâce au label ERASMUS MUNDUS du master. Le recrutement est sélectif : il se fait sur
dossier et entretien.
Dans la version modifiée faisant l'objet de cette demande, deux parcours parallèles sont créés à Toulouse et
Marseille pour le premier semestre. Ces deux parcours ont en commun certains enseignements, d'autres sont en
option. La répartition tronc commun/option est bien équilibrée. Le deuxième semestre se fait à Varsovie où
l'Université technique assure le programme antérieurement confié aux partenaires italiens qui ne sont plus associés à
ce master. Au troisième semestre, deux parcours parallèles sont créés à Amiens et Cordoue, avec ici encore des
enseignements communs et des options bien équilibrés. Le quatrième semestre consiste en un stage de recherche de
six mois dans l'un des laboratoires du réseau européen ALISTORE. Les parcours proposés sont cohérents et s'appuient
sur les compétences pédagogiques et scientifiques des équipes impliquées dans chaque établissement.
L'organisation des cursus est claire et justifiée par les objectifs fixés et par les compétences locales des
équipes impliquées dans les formations proposées par chaque établissement. Au premier semestre le tronc commun
2
représente 20 ECTS (électrochimie générale, chimie de l'état solide, physico-chimie des matériaux, langues (anglais))
et les options 10 ECTS. Au deuxième semestre, il n'y a pas d'option (30 ECTS pour le tronc commun). Au troisième
semestre, le tronc commun correspond à 20 ECTS (caractérisation structurale et analyse des matériaux, matériaux à
l'échelle nanométrique, source d'énergie et stockage de l'énergie : besoins et applications, pratique du laboratoire et
recherche bibliographique) et les options, à 10 ECTS. Le stage de recherche du quatrième semestre compte pour 30
ECTS. L'ensemble est donc bien équilibré.
Les contenus évoluent progressivement d'une formation générale à une formation spécialisée dans le domaine
des matériaux pour le stockage et la production d'énergie, ce qui correspond bien à la progression attendue pour la
formation au niveau master.
Ce master est également bien adossé à la recherche avec 16 laboratoires européens constituant un pôle
européen d’excellence. L'ouverture internationale est bonne : aux trois universités françaises sont associées une
université polonaise (Varsovie) et une université espagnole (Cordoue). Le stage de recherche pourra être effectué
dans l'un des 16 laboratoires partenaires d'un réseau européen, offrant ainsi aux étudiants d'excellentes possibilités de
stage.
Points forts :
•
Contexte scientifique et technique favorable.
•
Compétence et complémentarité des intervenants.
•
Adossement à une recherche de qualité.
•
Cadre européen de la formation.
•
Adossement par la recherche par un réseau européen d’excellence.
•
Domaine de l’énergie très important dans le contexte environnemental actuel.
•
Domaine générateur d’emplois.
Point faible :
•
On peut regretter l’absence de partenaires industriels impliqués dans la formation pour donner une
plus-value supplémentaire à cette formation.
Avis très favorable.
3
Avis par spécialité
Ce master ne possède qu’une spécialitée identifiée à la mention.
4
Recommandations
•
Il serait souhaitable d’avoir quelques interventions d’industriels même sous la forme de séminaires
pour sensibiliser les étudiants aux problèmes auxquels sont confrontés ces derniers.
•
Compte tenu de la forte spécialisation de ce master, il faudra également veiller à ajuster les flux au
marché de l'emploi et s'assurer que le cursus permet aux diplômés de trouver un emploi non
seulement dans des laboratoires de recherche publique, mais aussi dans le monde industriel.
5
Habilitation des diplômes
Masters – Vague B
ACADÉMIE : AMIENS
Établissement : Amiens
Demande n° 20081174
Domaine : Sciences humaines et sociales
Mention : Histoire
Avis Aeres
Appréciation (A, B ou C ): C
Avis global : (sur la mention et l’offre de formation
L’architecture de la formation est conçue autour de l’étude des sources et des méthodes en histoire, avec une
déclinaison thématique liée à des perspectives professionnalisantes pour deux des quatre spécialités (le phénomène
guerrier, les archives).
Il s’agit d’une mention qui associe la spécialité recherche la plus classique et étroitement disciplinaire
(spécialité 2, Histoire et civilisations des mondes modernes et contemporain) à la plus originale et ouverte vers les
attentes du monde contemporain (3 Le phénomène guerrier).
Chaque spécialité semble plus soucieuse de sa cohérence interne que de son articulation avec l’ensemble de
l’offre de formation.
Points forts :
•
Une spécialité originale (4, Le phénomène guerrier) ouvrant vers les domaines de l’humanitaire.
•
L’association avec les UFR de médecine (spécialité Phénomène guerrier), Mathématiques et
informatique (Métiers des archives).
Points faibles :
•
l’absence d’information sur les flux et les débouchés ainsi que sur l’ouverture internationale. Le
dossier aurait mérité un peu plus de soin. Les spécialités 1 et 2 manquent d’originalité par rapport à la
mention 3. Le cloisonnement chronologique semble la règle.
•
L’offre de formation est présentée sans les validations du Cevu, du CA et du Président.
2
Avis par spécialité
Histoire et Archéologie des mondes anciens et médievaux
z
Appréciation : B
Il s’agit d’une spécialité classique, à finalité essentiellement recherche (le stage archéologique ne suffisant pas
à « professionnaliser » réellement les étudiants), articulée entre mutualisation et spécialisation par période, avec une
ouverture bienvenue de l’histoire (intitulé de la mention) à l’archéologie (intitulé de la spécialité). Il faudra veiller à
ce que les étudiants ne choisissant pas la voie de l’archéologie puissent également effectuer un stage (par exemple,
en archives, en musée...) afin d’avoir un vrai contact avec non seulement les œuvres et productions anciennes, mais
également avec les professionnels qui ont en charge leur conservation et leur mise en valeur.
Points forts :
•
Le partenariat avec les structures professionnelles, notamment pour les stages dans le domaine de
l’archéologie (SRA, INRAP, services départementaux ou municipaux, bureaux d’étude...)
•
L’association étroite entre archéologie et histoire, y compris par une pratique de terrain (chantiers
écoles), même si on ne voit pas bien la part respective de l’une et de l’autre dans les enseignements
méthodologiques.
Points faibles :
•
L’absence de stage professionnalisant pour les étudiants ne choisissant pas la voie de l’archéologie.
Histoire et civilisation des mondes modernes et contemporains.
z
Appréciation : C
Il s’agit d’une spécialité très traditionnelle, et manifestement de la reproduction à l’identique d’une maquette
antérieure sans interrogation sur son adéquation aux mutations internes au système universitaire ni à celles du
monde extérieur. L’adjonction de stages, pour mettre les étudiants en contact avec le monde professionnel (archives,
bibliothèques, musées, journaux...) et, surtout, l’aménagement de passerelles avec d’autres formations (autres
disciplines relevant de la même période comme littérature, arts, philosophie.., ou autres spécialités de la même
mention), pourrait remédier à ce qui ressemble à un fonctionnement en vase clos.
Points faibles :
•
Les contenus précis des enseignements ne sont pas développés mais on peut supposer que l’intitulé de
la spécialité, « Histoire et civilisations » risque d’être réduit à « Histoire », aucune ouverture
disciplinaire autre (histoire de l’art, littérature...) n’étant explicite.
3
Le Phénomène Guerrier
z
Appréciation : A
Il s’agit d’une spécialité à double finalité, recherche (ouverture vers le doctorat) et professionnelle (métiers
de l’humanitaire).
Points forts :
•
Une spécialité originale dans l’offre de formation régionale et nationale, en résonnance forte avec les
problèmes de la société contemporaine, notamment le domaine humanitaire.
•
Un stage de 6 mois pour la finalité « professionnelle ».
Métiers des archives et technologies appliquées
z
Appréciation : B
Il s’agit d’une spécialité à finalité professionnelle : préparer les étudiants aux métiers des archives, dans le
domaine privé et public.
Points forts :
•
Les trois stages obligatoires (4 semaines en semestre 1, 2 mois en semestre 2, 4 mois en semestre 4)
•
Le soutien explicite de la Direction des archives de France ; la création de la spécialité a répondu à la
demande des archivistes de la grande région Nord – Nord-Ouest.
Points faibles :
•
La semestrialisation incomplète (à cause du stage de 6 mois), ce qui risque de poser problème pour les
échanges internationaux.
•
Il n’y a pas d’intervention des professionnels dans la formation (hormis l’encadrement des stages) ce
qui peut paraître paradoxal compte tenu du deuxième point fort mentionné.
4
Recommandations
•
Les spécialités « recherche » semblent coupées du monde professionnel et vouées exclusivement à la
préparation du doctorat, ce qui est une perspective insuffisante. Des passerelles avec certains
enseignements des spécialités 3 et 4 (Phénomène guerrier et Métiers des archives) pourraient être un
moyen d’élargir la perspective sans renoncer aux exigences scientifiques initiales.
•
Elaborer des maquettes de formation avec plus de soin, en ayant le souci des flux, de l’ouverture
internationale et des débouchés.
•
Revoir la restriction de la direction des mémoires de master aux professeurs « qui peuvent y associer
un maître de conférence », ce qui ne semble justifié ni d’un point de vue scientifique, ni d’un point
de vue administratif, même pour le M2 qui, ne relevant plus du 3e cycle, n’exige pas du directeur
d’avoir une Habilitation à diriger des recherches.
5
Habilitation des diplômes
Masters – Vague B
ACADÉMIE : AMIENS
Établissement : AMIENS
Demande n° 20081175
Domaine : Arts, lettres, langues
Mention : Lettres, langues
Avis Aeres
Appréciation (A, B ou C ): C
Avis global : (sur la mention et l’offre de formation)
L’avis global concernant la mention « Lettres, Langues » est réservé. Le dossier mention demande à être étoffé
et complété sur de nombreux points.
La justification proposée est bonne : il s’agit de regrouper deux masters existants : « Langues, textes
etdiscours » (lettres et langues) et « Cultures, identités, territoires, échanges » (histoire et géographie). Le but est de
recadrer sur deux facultés au lieu de trois. Ce renforcement de la coopération entre faculté de lettres et faculté de
cultures et langues étrangères est une nouvelle force pour toutes les formations impliquées.
La mention se décline en 4 spécialités : Sciences du langage (recherche) ; Littératures antique, française et
comparée (recherche) ; Langues, littératures et civilisations étrangères (Allemand, Anglais, Espagnol) (recherche) ;
Management international (professionnelle). La problématique commune affichée est centrée sur la circulation des
textes, des savoirs et des langues, ainsi que les échanges entre aires culturelles européennes, mais aussi entre pays
européens et autres parties du monde. On perçoit le bénéfice du regroupement des visées, mais la proposition
apparaît très large et un peu trop englobante.
Le dossier fournit peu de précisions quant aux objectifs professionnels communs, aucun chiffre précis sur les
effectifs attendus, aucun détail sur les modes de recrutement, sur le nombre d’heures global d’enseignement pour les
étudiants ; aucune vue générale de l’organisation des cursus. La présentation des contenus est un peu décousue et ne
donne pas clairement à lire son architecture.
Des partenariats internationaux sont en place, et semblent intéressants et porteurs – mais on ne sait pas dans
quelles spécialités ils sont actifs. La liste de l’équipe pédagogique est mal remplie : les grades des enseignants
souvent manquants, et les intervenants professionnels non identifiés quant à la spécialité qu’ils concernent.
2
Points forts :
•
Effort de regroupement des formations pour plus de cohérence et de mutualisation des
enseignements. Effort d'organisation spécifique pour les voies professionnalisantes.
Points faibles :
•
Le dossier mention est très insuffisant pour permettre une véritable évaluation. Les évaluateurs
doivent recomposer l’information en consultant les parties consacrées aux différentes spécialités.
3
Avis par spécialité
Littérature antique, française et comparée
z
Appréciation : C
L’avis est défavorable pour cette spécialité : le dossier est presque vide.
Il manque les informations nécessaires sur les objectifs scientifiques, pédagogiques et professionnels précis de
cette spécialité. Seules des généralités, limités à la fiche RNCP, sont fournies sur ces aspects. La justification de la
demande d’habilitation n’est pas pensée.
Aucun détail fourni sur les contenus d’enseignement propres à la spécialité, au-delà des éléments définis au
niveau de la mention. Aucun détail sur les aspects professionnalisant ou formation à la recherche. Aucune analyse des
flux étudiants ou du bilan de la dernière période quadriennale. L’adossement recherche affiché est celui de la
mention globalement : pas d’analyse spécifique de l’implantation scientifique de la spécialité.
Points faibles :
•
L'information donnée est minimale : elle se limite à ce qui est déjà dit dans la fiche mention et à ce
qui figure dans la fiche RNCP. Pratiquement pas d’information spécifique concernant cette spécialité
n’est précisée.
Sciences du langage
z
Appréciation : C
L’avis est défavorable à l’habilitation.
L'information sur les objectifs scientifiques, pédagogiques et professionnels est minimale et se limite à l'Annexe
au diplôme et à la fiche RNCP. Pas de réflexion proposée pour la justification de la demande d’habilitation. Pas
d’information sur l’organisation des cursus ou les contenus d’enseignement, au-delà d’une simple énumération d’UE
présentée dans le dossier mention. La liste de l’équipe pédagogique n’est par fournie.
Points faibles :
•
L'information donnée est minimale : elle se limite à ce qui est déjà dit dans la fiche mention et à ce
qui figure dans la fiche RNCP. C'est très insuffisant pour présenter cette spécialité.
Langues, Littératures et Civilisations étrangères : Allemand,
Anglais, Espagnol
z
Appréciation : C
Avis global défavorable. Les éléments d’évaluation sont les mêmes pour cette spécialité que les deux
précédentes : absence d’information spécifique à la spécialité concernant les objectifs, la justification, le cursus, le
flux et le bilan des quatre dernières années, la liste de l’équipe pédagogique, l’adossement recherche spécifique.
4
Points faibles :
•
L'information donnée est minimale : elle se limite à ce qui est déjà dit dans la fiche mention et à ce
qui figure dans la fiche RNCP. C'est très insuffisant pour présenter cette spécialité.
Management international
z
Appréciation : B
L’avis global est réservé.
Cette spécialité est la seule des quatre qui composent la mension à être présentée de façon un peu plus
détaillée dans le dossier mention. Mais le dossier spécialité proprement dit se limite à la fiche RNCP. La présentation
des objectifs se limite à une liste dans l’annexe descriptive au diplôme.
La justification de la configuration nouvelle de cette spécialité est par contre fournie et apparaît judicieuse :
une nouvelle cohérence est mise en place par cet effort de regroupement, qui réduit le nombre des parcours de 3 à 2.
Le parcours « Conduite de projets européens », qui offre beaucoup de débouchés professionnels aux étudiants, est
bien renforcé par cette décision. Le réseau de partenariats avec le monde professionnel (entreprises et institutions)
est riche et construit.
Sont cependant insuffisants pour véritablement instruire une évaluation de la formation les éléments
concernant les contenus d’enseignement, le bilan de la dernière période quadriennale et l’analyse des flux étudiants,
l’équipe pédagogique.
Points forts :
•
Un effort de regroupement en 2 parcours et un renforcement du parcours offrant le plus de
possibilités de développement. Formation à des professions demandées sur le marché du travail. Un
effort de partenariat avec des entreprises et institutions.
Points faibles :
•
Dossier souvent présenté de manière minimale et se limitant à ce qui est dit dans le dossier mention
et dans l’Annexe descriptive au diplôme. Très peu d’informations sur plusieurs questions clés.
5
Recommandations
•
Étoffer et compléter le dossier, qui ne donne pas suffisamment d’informations sur de nombreux
points, en particulier pour les spécialités « Littérature antique, française et comparée », « Sciences
du langage » et « Langues, littératures et Civilisations étrangères : Allemand, Anglais, Espagnol ».
6
Habilitation des diplômes
Masters – Vague B
ACADÉMIE : AMIENS
Établissement : Amiens
Demande n°20081180
Domaine : Droit, économie, gestion
Mention : Management
Avis Aeres
Appréciation (A, B ou C ): B
Avis global : (sur la mention et l’offre de formation)
Cette mention assure la combinaison de spécialités standards généralistes (MAE) ou pointues (CCA, MRH) et de
spécialités plus originales (veille, stratégie et audit). Elle correspond à des débouchés potentiels a priori.
Les points forts notés sont la diversité des spécialités à la fois standards et originales, généralistes et pointues
et le large choix offerts aux étudiants (pluridisciplinarité économie et gestion)
Voir plus précisément le commentaire de chaque spécialité.
Avis assez favorable sous réserve des recommandations ci-dessous et de cellees portées pour chaque spécialité.
Globalement, le dossier manque d’informations importantes (débouchés réels, CV, contenu des cours, etc.)
2
Avis par spécialité
Administration des entreprises
z
Appréciation : A
Cette spécialité recouvre des enseignements généraux classiques, des MA et des IAE en général, concernant les
disciplines suivantes : Stratégie organisation, Systèmes d’information, Comptabilité, Droit des affaires, Marketing,
Economie, Finance, Psycho-sociologie, Contrôle de gestion, Recherche opérationnelle, Informatique, Environnement
international, Gestion de production, Ressources humaines, Gestion fiscale et Analyse des données .
Cette formation correspond aux besoins de reconversion d’un domaine d’expertise vers des fonctions
d’encadrement et de management.
Points forts :
•
Association/partenariat avec la faculté de pharmacie locale.
•
Partenariats en cours avec les écoles d’ingénieurs locales.
•
Effectifs importants.
Point faible :
•
Manque d’information sur l’insertion des étudiants.
Comptabilité, contrôle, audit
z
Appréciation : A
La spécialité vise à préparer les étudiants aux carrières de l’expertise comptable, du contrôle de gestion et de
l’audit. Les postes sont proposés en cabinet d’audit et en entreprise.
Le contenu de ce master, très orienté expertise comptable, a été élaboré en tenant compte des demandes du
Ministère pour obtenir des équivalences avec les UE du DSCG.
Points forts :
•
Reconnaissance des anciennes MSTCF.
•
Reconnaissance des master CCA pour équivalences.
•
Effectifs importants.
Points faibles :
•
Adossement à la recherche.
•
Manque d’information sur l’insertion des étudiants.
3
Management des ressources humaines
z
Appréciation : B
Il s’agit d’une demande de création.
La spécialisation du master en ressources humaines qui fonctionne sur un rythme alterné d’octobre à avril, une
semaine à l’université, une semaine en entreprise puis à temps complet en entreprise, permet aux lauréats du
diplôme d’exercer dans les entreprises, les sociétés de conseil et de reclassement, les organismes de formation et les
administrations de nombreux métiers de la fonction ressources humaines.
Les métiers visés par cette formation sont : assistant ressources humaines, responsable du recrutement,
responsable de la gestion des carrières, responsable de la formation, consultant en ressources humaines, auditeur
social, chargé de la communication, formateur ainsi que conseiller en emploi et insertion professionnelle.
Points forts :
•
Adossement à la recherche.
•
Pluralité des modalités de la spécialité (alternance et formation continue).
Points faibles :
•
Part d’universitaires dans la formation.
•
Réseau d’entreprises partenaires pas clairement identifié.
•
Manque d’information sur l’insertion des étudiants.
Stratégie et audit des organisations
z
Appréciation : B
Cette spécialité revêt quatre parcours :
•
Economie des institutions (voie recherche, dominante économie).
•
Etudes-conseil (voie professionnelle, dominante économie).
•
Evaluation financière et audit (voie recherche, dominante gestion).
•
Management des ressources humaines (voie recherche, dominante gestion).
Point fort :
•
Adossement à la recherche.
Points faibles :
Manque d’information sur l’insertion des étudiants.
•
Le parcours « management des RH » ne peut-il pas être regroupé avec la spécialité du même nom de
la même mention ?
•
Effectifs étudiants prévisionnels qui semblent optimistes.
•
Pluralité de parcours trop importante par rapport aux effectifs visés.
4
Veille et intelligence des organisations
z
Appréciation : B
Il s’agit d’une demande de création.
L'objectif est de former des cadres qui vont assurer un rôle d’animateur et d’organisateur des flux
informationnels entre les différents services d'une organisation ou entre des organisations et leurs partenaires
potentiels.
La formation vise à former des consultants en intelligence économique, des chargé(e)s de veille stratégique,
concurrentielle, juridique et technologique ainsi que des animateurs de développement économique.
Point fort :
•
Adossement à la recherche.
Points faibles :
•
Un positionnement qui ne semble pas très différent de celui de MAE.
•
Petite équipe pédagogique.
•
Des prévisions d’effectifs floues compte tenu de la remise à plus tard des modalités attractives
(formation continue et alternance).
5
Habilitation des diplômes
Masters – Vague B
ACADÉMIE : AMIENS
Établissement : Amiens
Demande n° 20081197
Domaine : Sciences, technologie, santé
Mention : Physique et sciences pour l’ingénieur
Avis Aeres
Appréciation (A, B ou C ) : C
Avis global : (sur la mention et l’offre de formation)
Cette formation est une refonte de la précédente mention de master qui, dans le secteur de la physique, visait
à former des cadres au niveau bac+5 en fournissant aux étudiants des connaissances approfondies en physique
générale avec des compétences particulières dans le domaine de l’élaboration, de l’analyse, de la caractérisation
physique et de la modélisation des matériaux complexes. La création en 2005 du pôle de compétitivité « IndustrieAgro-Ressources » dans lequel les régions Champagne-Ardenne et Picardie sont associées, a incité les responsables de
cette formation à diversifier leur offre. Le dossier actuel comporte désormais deux spécialités au sein de la même
mention : d’une part « Caractérisation physique et modélisation des matériaux complexes » (CPMMC) à finalité
recherche et « Ingénierie des agro-matériaux composite » ( IAMC) à finalité professionnelle, demandée en création.
Cette dernière est en co-habilitation sur l’Université de Picardie Jules Verne, l’Université de Reims ChampagneArdenne, l’Université de Technologie de Compiègne et l’Université de Technologie de Troyes.
Il est difficile d’identifier un socle commun à ces deux spécialités, si ce n’est probablement l’inquiétude due à
la faiblesse des flux de l’ancienne mention de master qui pourraient devenir plus raisonnables dans le cas où la
spécialité demandée en création réussirait. Malheureusement, l’association de ces deux spécialités paraît artificielle.
Le dossier est très mal construit dans sa présentation générale, mais surtout pour la partie destinée à la spécialité
« Caractérisation physique et modélisation des matériaux complexes ».
Les cours et l’organisation de la pédagogie ne montrent aucun lien qui apparaisse de façon claire et
convaincante entre les deux formations. Quelques rares modules que l’on pourrait voir mutualisés apparaissent dans
des semestres différents (à titre d’exemple : Calcul scientifique MP110 en CPMMC apparaît en S2, alors que Calcul
scientifique, programmation (CPROGO702) apparaît en S7 pour la spécialité IAMC). Il en va de même pour les
enseignements de traitement du signal ou de langues avec des volumes horaires d’ailleurs différents. Pour ce même
type de raisons, la lecture de ce rapport d’expertise peut se rapporter à la lecture séparée des fiches correspondantes
aux deux spécialités. Le regroupement des deux spécialités ne semble correspondre à aucune réalité pédagogique. La
lecture seule de ce dossier rend impossible l’attribution d’un avis favorable global.
2
Points forts :
•
Laboratoires de recherche associés de qualité.
•
Projet de création de spécialité (IAMC) intéressant.
Points faibles :
•
Présentation très décevante du dossier. Informations parcellaires et peu convaincantes pour
l’ensemble du master et pour l’une des spécialités en particulier (CPMMC).
•
Flux d’étudiants faibles et hypothétiques pour la nouvelle configuration.
3
Avis par spécialité
Ingénierie des agromatériaux composites (professionnelle)
z
Appréciation : B
Les objectifs pédagogiques et scientifiques spécifiques à cette formation sont la mise en œuvre
d’agromatériaux composites à matrice thermoplastique et minérale et à renforts végétaux, les caractérisations
physique, physico-chimique et mécanique, la CAO et la modélisation. Elle forme des cadres capables de formuler,
concevoir, mettre en œuvre, caractériser et recycler des nouveaux matériaux composites à base de ressources
végétales. Les débouchés concernent le domaine des matériaux composites à base de ressources végétales : la
formulation, la conception, la mise en œuvre, les caractérisations et le recyclage. On peut les retrouver dans
différents secteurs : bâtiment, automobile, emballage, biomédical, plasturgie, biens d’équipement…
Huit laboratoires de recherche sont impliqués dans chacun des quatre établissements concernés. Leur
descriptif est fait partiellement à travers les CV des différents enseignants qui y sont rattachés. Une présentation plus
complète aurait été pertinente pour mieux apprécier le réel adossement à la recherche. Compte tenu de la finalité
professionnelle de cette spécialité, cette liste semble toutefois suffisante, l’objectif étant effectivement d’intégrer la
vie professionnelle à l’issue de la formation. Toutefois, l’équipe pédagogique est restreinte et gagnerait à être
renforcée.
L’adossement au mileu socio-professionnel est très satisfaisant. Les régions Picardie et Champagne-Ardenne
sont très fortement impliquées dans la valorisation non alimentaire des agroressources, tant au niveau industriel que
des laboratoires de recherche. Elle bénéficie de plus d’un pôle de compétitivité à caractère mondial proche de ce
domaine : Industries et Agroressources (IAR). Il n’existe pas d’autre master sur la même spécialité. Au niveau de
l’implication directe dans les formations, on note cinq industriels dans l’enseignement ainsi que des visites d’usines.
En ce qui concerne l’adossement au pôle de compétitivité, IAR devrait faciliter les contacts avec des industriels du
secteur des agroressources et des matériaux. La durée du stage de fin du 2ème semestre n’est pas précisée. Une UE
consacrée à un projet tutoré sur une problématique industrielle aurait dû être rajoutée afin que cette spécialité au
caractère professionnalisant prépare mieux ses étudiants à leurs futurs métiers.
Concernant plus précisemment les cours et l’organisation de l’enseignement, on note que les UE obligatoires
ou optionnelles ne sont pas mentionnées, ce qui laisse penser que toutes sont obligatoires et que les parcours des
étudiants sont tous identiques. Une plus grande diversification aurait été souhaitée pour l’attractivité de la spécialité.
Des UE optionnelles devraient notamment être rajoutées ainsi qu’un projet tutoré (plusieurs étudiants) avec étude
d’une problématique industrielle afin de mieux les préparer à leur futur métier. Sous sa forme actuelle, cette
formation apparaît trop tubulaire. Malgré la difficulté que cela peut engendrer du fait des quatre sites différents où
se déroulent les enseignements, l’introduction d’UE optionnelles aurait permis de couvrir un plus large domaine de
compétences. L’attractivité vis-à-vis des étudiants aurait sans doute aussi été meilleure. Les enseignements se feront
par rotation de quelques jours séparés sur trois sites. Rien n’est dit sur la contre-partie financière concernant les frais
de déplacement et d’hébergement des étudiants. Ce point devrait être précisé.
Le nombre d’étudiants dans les licences des quatre sites cohabilités (Amiens, Troyes, Compiègne et Reims)
n’est pas indiqué et il est difficile d’apprécier les flux potentiels entrants. Les effectifs espérés sont de 24 pour la
première promotion, soit six par établissement. La provenance serait pour 75 % des étudiants des deux régions
concernées, et de 50 % pour ceux de la deuxième année de master, le reste étant constitué d’étudiants des autres
régions françaises (30 %) et de l’Union européenne (20 %). Ces chiffres semblent raisonnables. L’augmentation des flux
ne se fera que si le devenir des étudiants le justifie. Le bilan du devenir des étudiants ne peut être établi, cette
spécialité est nouvelle. En conclusion, cette demande de création est tout à fait intéressante, mais cette spécialité ne
peut pas être retenue en l’état, même si la thématique choisie est pertinente, sans la prise en compte des remarques
formulées .
4
Points forts :
•
Bonnes compétences en recherche et en enseignement sur la thématique.
•
Cette formation bénéficie de la dynamique du pôle de compétitivité.
•
La thématique est en plein essor.
Points faibles :
•
Formation trop tubulaire, pas d’UE optionnelles.
•
Le mode de fonctionnement sur quatre sites par rotation très régulière (deux à quelques jours
séparés) est difficile à mettre en œuvre et coûteux.
•
Le nombre restreint d’enseignants mériterait d’être renforcé.
•
Pas de projet tutoré avec étude de cas industriel.
Caractérisation physique et modélisation des matériaux
complexes (recherche)
z
Appréciation : C
Cette formation fournit les bases fondamentales de la physique (physique quantique, mécanique et
électrodynamique des milieux continus, physique des solides, physique statistique, mécanique des fluides,
électronique ainsi que physique nucléaire et particules). A partir d’un socle de connaissances large, elle oriente vers
la préparation d’une thèse de doctorat en sciences des matériaux, ou aux concours de la fonction publique (ingénieur
d’étude) ou enfin, d’après les responsables de cette spécialité à finalité recherche, offre la possibilité d’intégrer
directement le milieu industriel comme expert scientifique et techniques dans le cadre de projets industriels, chargé
de développement process, chargé de conception et validation de systèmes de production ou chargé de l’assurance
qualité à l’exploitation et à la maintenance de systèmes industriels.
L’adossement à la recherche est incontestable : cette formation s’appuie sur le Laboratoire de Physique de la
Matière Condensée (LPMC) et le Laboratoire des Technologies Innovantes (LTI), tous les deux de l’Université de
Picardie Jules Vernes. Il est également fait mention du Laboratoire Amiénois de Mathématiques Fondamentales et
Appliquées (LAMFA). Cependant, l’absence de C.V détaillés de l’ensemble des membres de l’équipe pédagogique
empêche de conforter l’impression a priori favorable sur le réel adossement à la recherche de cette spécialité.
Les partenariats avec le monde industriel semblent faibles (uniquement 24 h d’enseignement par des
professionnels).
L’organisation pédagogique du cursus est cohérente avec les objectifs fixés. Les enseignements constituent un
ensemble de connaissances en Physique des matériaux à spectre large ; il n’apparaît pas de thème porteur clairement
identifié, même au niveau de la deuxième année. La proportion de travaux pratiques est réellement faible sachant
que le domaine visé est celui des sciences des matériaux, domaine pour lequel l’enseignement pratique est
primordial. Le rapport des enseignements optionnels par rapport au total est de 250 h sur 800h. Quelques modules
sont mutualisés avec le master de Mathématiques de l’Université de Picardie Jules Verne ou avec l’Université de
Reims Champagne-Ardenne. L’analyse des flux montre une moyenne sur les trois dernières années de 14 inscrits (dont
9 reçus) en M1 et de 14 inscrits (dont 9 reçus) pour le M2.
Le devenir des étudiants est très mal renseigné : la seule indication est que sur 28 étudiants diplômés sur les
trois dernières années, 13 se sont inscrits en thèse. A la seule lecture de ce dossier, le devenir des étudiants ne
semble pas être une préoccupation majeure des responsables de cette spécialité.
Points forts :
•
Bon adossement à la recherche sur deux laboratoires reconnus.
•
Stage long en laboratoire.
5
Points faibles :
•
Le devenir des étudiants est très mal renseigné.
•
Ce dossier est sommairement renseigné sur plusieurs points fondamentaux.
•
Il n’y a pratiquement aucun détail sur les stages effectués.
•
Le taux de réussite est très moyen.
6
Habilitation des diplômes
Masters – Vague B
ACADÉMIE : AMIENS
Établissement : Amiens
Demande n° 20081199
Domaine : Sciences, technologies, santé
Mention : Agroproduction et environnement
Avis Aeres
Appréciation (A, B ou C): B
Avis global : (sur la mention et l’offre de formation)
Cette mention a pour but de former des cadres de niveau BAC + 5 capables d’appréhender les problématiques
de la production des agro ressources, de leur transformation à des fins alimentaires et du développement durable
intégrant en particulier la gestion des espaces naturels et « anthropisés ». Il d’agit d’un projet intéressant, bien
structuré globalement, qui bénéficie du dynamisme des professionnels et du pole « IAR » en se focalisant sur la partie
aval des agro ressources.
Cependant, il est nécessaire de clarifier l’offre globale de formation en master dans la région, que ce soit au
niveau local avec la mention « TVRAI » ou au niveau régional (UTC, ESCOM et même URCA). Il semble évident que le
vivier local n’est pas suffisant pour « faire vivre » l’ensemble de ces formations (surtout vu la décroissance des flux
ces dernières années). Les différents établissements devraient envisager des formations cohabilitées avec de fortes
passerelles entre elles (ce qui ne semble pas être le cas aujourd’hui). L’avis général est donc réservé.
Points forts :
•
Le contexte professionnel dynamique.
•
L’expérience antérieure.
•
L’équipe pédagogique est fortement impliquée par ses activités de recherche dans les domaines
ciblés.
•
La bonne organisation de la formation avec une répartition tronc commun/options adéquates.
Points faibles :
•
L’effectif global semble ambitieux pour la mention.
•
L’origine des étudiants n’est pas mentionnée.
2
•
Le manque de lisibilité et de cohérence concernant les formations proposées au niveau local (mention
TVRAI) et régional, (liens avec l’UTC et l’URCA notamment).
•
Le manque de passerelle qui oblige les étudiants à choisir dès le début du M1.
3
Avis par spécialité
Biologie générale – Sciences de la terre et de l’univers
(uniquement en M1)
z
Appréciation : C
Il s’agit d’une spécialité dont la vocation unique est de préparer les étudiants à passer les concours de
l’enseignement secondaire (CAPES / Agrègation). Elle est totalement déconnectée des autres spécialités de la
mention et ne permet pas aux étudiants qui échouent au concours d’intégrer un autre M2. Il faut construire au sein
des autres spécialités un parcours type pour cette préparation tout en laissant des passerelles vers les autres M2.
La spécialité est demandée en cohabilitation avec l’URCA. On comprend bien l’intérêt de la mutualisation pour
les deux universités en termes d’effectif mais on ne voit pas bien en pratique comment cela peut fonctionner. L’avis
est défavorable.
Points faibles :
•
Le dossier est très insuffisant en termes de fond et de forme.
•
Aucun lien n’est possible avec un M2 de la mention.
•
Un parcours très « tubulaire » qui ne permet pas à l’étudiant de personnaliser son parcours.
•
Le dossier ne mentionne aucune donnée relative aux étudiants qui ne réussissent pas le concours dans
le bilan du devenir des diplômés.
•
Dans les spécialités de l’autre mention « Sciences de la Vie », il y a également un parcours « CAPES ».
N’est-ce pas redondant ?
Ecosystèmes, agro-systèmes et développement durable
z
Appréciation : B
Cette spécialité forme des cadres maîtrisant des compétences scientifiques et techniques adaptées à la gestion
des espaces naturels et « anthropisés ». Il s’agit d’une formation originale dans le contexte local et national par son
contenu et son ouverture forte à l’apprentissage. Il convient, néanmoins de bien suivre le devenir des diplômés.
Points forts :
•
Une spécialité très transversale dans les thématiques abordées et donc, dans les métiers et les
domaines professionnels visés.
•
La formation par apprentissage est possible.
•
Un projet cohérent à partir de 2 spécialités existantes.
•
Le dynamisme régional des partenaires industriels et du pôle « IAR ».
Points faibles :
•
La formation à la recherche est faible étant donné que la spécialité est indifférenciée
Recherche/professionnelle.
4
•
Elle s’appuie très largement pour son enseignement et son fonctionnement sur un seul laboratoire de
recherche (EA 3900).
•
La coopération avec l’URCA doit être renforcée pour éviter une concurrence de l’offre de formation :
la spécialité « Production végétale et impact environnemental » de l’URCA a beaucoup de points
communs avec celle-ci.
•
L’objectif en termes d’étudiants semble ambitieux. Est-ce réaliste par exemple de viser 15 étudiants
en apprentissage en M1 ? Il faudrait préciser l’origine des étudiants recrutés que ce soit en M1 ou en
M2.
•
Le manque de précision concernant le devenir des diplômés (taux de réponses faible, peu
d’informations sur les postes et les secteurs occupés).
•
Le choix de spécialité se fait dès le 1er semestre du S1. Ne serait-il pas possible de mutualiser
davantage d’enseignements avec les autres spécialités ?
Productions végétales et industries agroalimentaires
z
Appréciation : B
Il s’agit d’une formation centrée sur les secteurs professionnels des productions végétales et des industries
agroalimentaires. Les éléments du dossier indiquent que cette formation de part son expérience ancienne a un
système de fonctionnement efficace, qu’elle est attractive et qu’elle répond à un besoin socio-économique.
Son positionnement semble cependant avoir quelques recoupements avec la proposition de formation
« Production végétale et impact environnemental » (Agro ressources et Environnement) de l’université de Reims. Une
concertation entre les deux universités mettra en évidence les complémentarités, permettra de fédérer les forces sur
ces deux Régions et évitera une concurrence au niveau des étudiants, le vivier régional n’étant pas illimité. L’avis est
favorable.
Points forts :
•
Une formation ancienne, très bien ancrée dans le milieu socio-économique régional et qui répond à un
besoin des IAA et des secteurs de la production végétale.
•
L’organisation pédagogique est bien rodée.
•
Le bon placement des étudiants et le bon suivi des anciennes promotions.
•
La bonne implication des industriels dans la formation.
•
La bonne part d’optionalité dans la formation.
Points faibles :
•
Elle s’appuie très largement pour son enseignement et son fonctionnement sur un seul laboratoire de
recherche (EA 3900).
•
L’objectif en termes d’étudiants semble ambitieux, notamment en M1 où 60 étudiants sont annoncés
alors qu’il y en a moins de 30 actuellement. Pour le M2, les chiffres semblent plus réalistes. Il faudrait
préciser l’origine des étudiants recrutés que ce soit en M1 ou en M2.
•
La coopération avec l’URCA doit être renforcée pour éviter une concurrence de l’offre de formation :
la spécialité « Production végétale et impact environnemental » de l’URCA a beaucoup de points
communs avec celle-ci.
•
Le choix de spécialité se fait dès le 1er semestre du S1. Ne serait-il pas possible de mutualiser
davantage d’enseignements avec les autres spécialités ?
•
Le stage de M1 est peu valorisé (seulement 4 ECTS).
•
La part d’UE communes avec les autres spécialités de la mention ou avec d’autres mentions n’apparaît
pas.
5
Recommandations
•
Redéfinir le contour de la mention et des spécialités en adéquation avec l’offre de formation de l’UTC
et de l’URCA de manière à développer des cohabilitations, à éviter les redondances et à permettre
des passerelles entre les spécialités.
•
Préciser l’origine des étudiants spécialité par spécialité en les adaptant aux débouchés et au vivier
local. Les chiffres actuels pour toutes les spécialités de l’UPJV paraissent surestimés.
•
Repenser la préparation au CAPES / AGREG en l’intégrant dans l’offre globale via des parcours de
formation. Ces parcours doivent permettre aux étudiants d’intégrer un M2 avec toutes les chances de
réussite, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui.
•
S’inspirer de la spécialité « PVIA » pour le suivi des diplômés.
•
Introduire ou renforcer les outils de formation à la recherche dans les spécialités à partir du moment
où elles sont indifférenciées Recherche/Professionnelle.
6
Habilitation des diplômes
Masters – Vague B
ACADÉMIE : AMIENS
Établissement : Amiens
Demande n° 20081202
Domaine : Sciences, technologies, santé
Mention : Transformation et valorisation des ressources agro-biologiques
Avis Aeres
Appréciation (A, B ou C): B
Avis global : (sur la mention et l’offre de formation)
Ce projet a pour objectif la formation de cadres pour les métiers de l’analyse/contrôle/qualité/traitement de
l’eau, de la transformation des agro-ressources/ressources inorganiques par une approche chimique ou
biotechnologique. La formation est interdisciplinaire en Sciences pour l’ingénieur et en Sciences du vivant ou en
Sciences de l’ingénieur et chimie.
Ce projet est bien construit dans et pour un contexte très porteur, associant des universités et des industriels
que fédère et dynamise la proximité du pôle « IAR » et de l’Union des Industries Chimiques (UIC) de Picardie. Il a
toute sa place dans l’offre de formation de l’UPJV. Il faut noter que de gros efforts de restructuration par rapport aux
anciennes mentions ont été entrepris au sein de l’UPJV. Plusieurs parcours à des fins professionnelles ou de recherche
sont possibles ; l’offre est trop large. Attention aux effectifs prévus en M2 qui semblent surestimés de par le vivier
local en compétition avec d’autres mentions notamment celles de l’UTC. Le devenir des anciens étudiants de
spécialités proches devrait être finement analysé afin d’aider à la redéfinition du flux.
Par ailleurs, il est nécessaire de clarifier l’offre globale de formation en master dans la région, que ce soit au
niveau local avec la mention « Agro-production et environnement » ou au niveau régional avec l’UTC, l’ESCOM et
même l’URCA. On retrouve par exemple « la transformation des agro-ressources notamment par voie biologique »
dans la mention « TVIA » de l’UTC. Il semble évident que le vivier local n’est pas suffisant pour alimenter l’ensemble
de ces formations surtout, en prenant en considération la décroissance des flux de ces dernières années. Les
différents établissements devraient envisager des formations cohabilitées avec de fortes passerelles entre elles (ce
qui ne semble pas être le cas aujourd’hui). L’avis général est donc réservé.
Points forts :
•
Le partenariat et l’implication des industriels sont forts.
•
Les réels efforts de promotion des contacts étudiants-industriels durant la formation.
•
La très bonne connaissance du terrain.
2
•
Le bon appui en recherche.
•
Le parcours personnalisé à la fois pour les étudiants qui rentrent dans l’industrie et ceux qui
continuent en recherche.
•
Le contexte régional dynamisé scientifiquement, industriellement et politiquement par la création du
pôle de compétitivité à vocation mondiale « Industries et agro-ressources ».
Points faibles :
•
L’effectif global d’étudiants est ambitieux pour la mention et n’est pas précisé pour chacune des
spécialités.
•
L’origine des étudiants n’est pas mentionnée. De plus, en M2, le flux d’étudiants venant des écoles
d’ingénieur (UTC, ESCOM) n’est pas précisé.
•
L’absence de données relatives au devenir des étudiants des spécialités anciennes proches de ce
domaine.
•
Le manque de lisibilité et de cohérence concernant les formations proposées au niveau local (mention
« Agro-production et environnement » et régional (liens avec Champagne Ardennes et URCA ? ESCOM ?
Spécialités des masters de Compiègne et de Reims ?).
•
De très nombreux parcours en M2 qui permettent certes un vrai choix pour les étudiants mais est-ce
réaliste au vu de l’effectif réel de la mention ?
•
Pour certaines spécialités ou domaines (traitement de l’eau, biotechnologies microbiennes),
l’adossement Recherche est faible.
3
Avis par spécialité
Analyse, contrôle, qualité – Traitement et qualité de l’eau
z
Appréciation : B
Il s’agit d’un projet justifié par un contexte régional très actif qui bénéficie de l’expérience acquise par les
formations antérieures. Cette spécialité est ciblée « professionnelle » bien que cela ne soit pas clairement mentionné
dans le dossier. Ce dernier parle de spécialités Recherche/Professionnelle indifférenciées. L’absence de laboratoires
de recherche dans ces domaines peut expliquer ce choix.
Il convient de mieux suivre le devenir des diplômés, que ce soit en termes de postes ou de secteur occupés.
Points forts :
•
Le partenariat et l’implication des industriels sont forts.
•
La très bonne connaissance du terrain.
•
Le parcours personnalisé pour les étudiants qui rentrent dans l’industrie avec 3 parcours possibles.
Points faibles :
•
Il n’existe pas d’adossement à une unité de recherche spécialisée dans le domaine du traitement de
l’eau.
•
Les débouchés des étudiants ne sont pas exprimés sur des formations antérieures similaires. Seul le
ratio CDD sur CDI est fourni à l’avantage des CDD. Il faut développer le suivi du devenir des diplômés.
Transformations biologiques et biotechnologiques des agroressources
z
Appréciation : B
Il s’agit d’une spécialité bien intégrée dans le programme global de la mention. De gros efforts de
structuration et de cohérence du parcours ont été faits. Cependant, une harmonisation avec les formations proposées
à l’UTC et à l’URCA, notamment avec la mention proposée par l’UTC, doit impérativement être réalisée. Il semble
évident que le vivier local n’est pas suffisant pour alimenter l’ensemble de ces formations surtout, en prenant en
considération la décroissance des flux de ces dernières années.
Points forts :
•
Le partenariat et l’implication des industriels sont forts.
•
La très bonne connaissance du terrain.
•
Le parcours personnalisé à la fois pour les étudiants qui rentrent dans l’industrie et ceux qui
continuent en recherche.
4
Points faibles :
•
La demande concurrentielle d’une mention sur la transformation des agro-ressources avec une
spécialité « Biotechnologies » par l’UTC.
•
L’absence de données relatives au devenir des étudiants des spécialités anciennes proches de ce
domaine.
•
L’absence de données sur les effectifs attendus par spécialité et sur l’origine des étudiants.
•
L’adossement à la recherche est réduit dans le domaine des biotechnologies microbiennes.
Transformations chimiques des ressources agrobiologiques et
inorganiques
z
Appréciation : B
La spécialité est bien intégrée dans le programme global de la mention. De gros efforts de structuration et de
cohérence du parcours ont été engagés par rapport aux anciennes mentions du site. Cependant, une harmonisation
avec les formations proposées à l’UTC, à l’ESCOM et à l’URCA, notamment avec le master Duby porté par l’ESCOM,
doit impérativement être faite. Il semble évident que le vivier local n’est pas suffisant pour faire « vivre » l’ensemble
de ces formations.
Points forts :
•
Le partenariat et l’implication des industriels sont forts.
•
La très bonne connaissance du terrain.
•
Le bon appui en recherche.
•
Le parcours personnalisé à la fois pour les étudiants qui rentrent dans l’industrie et ceux qui
continuent en recherche.
Points faibles :
•
L’absence de données relatives au devenir des étudiants des spécialités anciennes proches de ce
domaine.
•
L’effectif affiché semble surestimé.
•
L’absence de positionnement par rapport aux formations nationales.
•
L’absence de données sur les effectifs attendus pas spécialité et sur l’origine des étudiants.
•
Les interactions avec les partenaires locaux (UTC, ESCOM), notamment avec le master Duby « Chimie
organique fine et interface chimie-biologie » porté par l’ESCOM.
5
Recommandations
•
Préciser et suivre le devenir des étudiants des spécialités anciennes proches de ce domaine.
•
Redéfinir l’offre concernant la spécialité « Transformations biologiques et biotechnologiques des agroressources » en concertation avec les partenaires locaux (UTC, ESCOM, URAC).
•
Les prévisions d’effectifs sont à revoir. Elles sont égales au double des effectifs réels des filières de
formation existantes équivalentes au M2 avec une tendance actuelle à la baisse. Il faut préciser le flux
d’étudiants par option ainsi que leur origine, notamment en M2.
•
Le soutien de la recherche à l’option « TBBA » est à renforcer dans les domaines des biotechnologies
microbiennes.
6
Habilitation des diplômes
Masters – Vague B
ACADÉMIE : AMIENS
Établissement : Amiens
Demande n°20081204
Domaine : Sciences humaines et sociales
Mention : Sociologie
Avis Aeres
Appréciation (A, B ou C ): B
Avis global : (sur la mention et l’offre de formation)
Le dossier est assez bien monté et argumenté ; les différents masters ont une personnalité claire et néanmoins
articulée autour d’un socle commun cohérent.
Le dispositif prévu fait suite à des formations anciennes (DEA, DESS, DSTS) solidement appuyées sur des
partenariats régionaux (notamment dans le domaine de l’action sociale). C’est une formation très ouverte (sociologie
et anthropologie) couvrant essentiellement les domaines des professions sociales et culturelles (master pro) et
l’ethnographie, la démographie et les méthodes d’enquête (pour la voie recherche). Des travaux sur l’image et la
réalisation de films s’y ajoutent.
Les enseignements sont pertinents quant au contenu ; un accent louable est mis sur les méthodes, il y a des
points originaux comme par exemple, l’usage de l’image. Il y a une bonne cohérence interne de chaque parcours.
L’adossement à la recherche laisse par contre dubitatif en l’état et le dispositif Habiter-PIPS ne paraît pas
structurant.
Les partenariats avec le monde professionnel semblent par ailleurs assez vagues (participation à une journée
d’étude annuelle et accueil de stagiaires ; aucun partenariat d’étude n’est signalé).
La filière recherche paraît trop axée sur la méthodologie (ethnographie), ce qui n’est pas suffisant. En outre,
l’insertion des étudiants dans les problématiques des équipes de recherche demanderait à être précisée.
L’équipe pédagogique est composée : de quatre professeurs et treize maîtres de conférence pour la section 19
(14 sociologues, 3 démographes), d’un professeur et d’un maître de conférence en philosophie, avec la collaboration
d’économistes et de juristes pour le parcours Cocits (conseil en organisation). Dans les spécialités professionnelles,
entre 40 et 60 % des heures sont enseignées par des professionnels (consultants, formateurs, responsables action
sociale, comptables, …).
L’enseignement semestrialisé donne lieu à cinq parcours différents en M2 (pour trois spécialités). Dans la
spécialité Monde du travail et populations, le parcours Développement social s’adresse à des professionnels de
2
l’action sanitaire et sociale en activité ; il s’effectue en formation continue ou en alternance (sur trois années, en
concomitance avec le DEIS). De même, le parcours Cocits (Conseil en organisation) est proposé en alternance.
L’organisation est satisfaisante, avec plusieurs parcours, une ouverture sur d’autres disciplines (et étudiants),
un bon équilibre entre enseignements généraux et pratiques et un souci pour l’enseignement des langues avec par
exemple, l’étude de textes de langue anglaise.
Deux équipes sont brièvement présentées :
•
Habiter-PIPS, projet de nouvelle équipe interdisciplinaire réunissant deux EA, CEFRESS et CURSEP
(éducation, culture, patrimoine et projet : anthropologie, sociologie, géographie et sciences de
l’éducation). On regrette la présentation trop générale de l’équipe. Aucun programme concret n’est
évoqué.Il y aurait a fortiori des synergies avec l’enseignement.
•
CURAPP, recherche administrative et politique, UMR. L’adossement de la formation à cette (bonne)
unité de sciences politiques laisse perplexe, il existe un master spécifique de science politique
n’ayant apparemment aucun lien avec le master de sociologie.
Les effectifs sont de 90 en 2008 et 120 en 2001 en formation initiale et de 45 en 2008 et 65 en 2001 en
formation continue (parcours développement social). Les contrats de professionnalisation (titulaires de licence) sont
de 10 en 2008 et 15 en 2001.
Le M1 est pour l’essentiel, un tronc commun (sauf pour la voie de la formation continue) : les cours
fondamentaux (socio-anthropo) donnent lieu à des options qui préparent aux choix en M2. Le M2 est distribué entre
trois spécialités dont l’une couvre, en fait, trois parcours.
La présentation du dossier rend ce point difficile à évaluer. La répartition des enseignements de tronc commun
et optionnels semble logique.
Deux filières pro, sur le travail social et la gestion du patrimoine, existent et ce sont deux domaines qui
constituent des débouchés raisonnables pour les diplômés de Sciences sociales. Des indications chiffrées sur l’insertion
professionnelle des étudiants auraient été les bienvenues.
Il existe une quinzaine de partenariats avec des universités européennes ainsi que des échanges d’étudiants
avec l’Université de Dakar. Il y a peu d’indications précises par ailleurs, mais en l’état, on ignore quelle est au juste
la nature des collaborations (excepté un réseau pour la formation continue et des échanges d’étudiants) ; les
enseignants chercheurs des universités associées participent-ils à des projets de recherche commun ? Dans quels
cadres ? Organisent-ils ensemble des manifestations scientifiques ? Collaborent-ils à des publications ? On ne dispose
pas d’informations de ce type.
Points forts :
•
Les objectifs pédagogiques et professionnels sont globalement pertinents et clairs. L’originalité de la
spécialisation en démographie est à noter. Le parcours Développement social a une excellente assise
régionale.
•
Les équipes pédagogiques sont consistantes et les dispositifs d’enseignement bien structurés ;
l’équilibre est satisfaisant entre les cours de base, la méthodologie et l’accompagnement des stages
et des mémoires.
•
L’apport des milieux professionnels est très significatif dans les parcours professionnalisants.
•
On constate une cohérence et une richesse des enseignements offerts notamment en termes de
méthode, de formation aux langues, d’accent mis sur l’usage de l’image et d’ouverture vers d’autres
disciplines.
Points faibles :
•
L’hétérogénéité relative des cours de M1 est regrettable.
•
Le regroupement des trois parcours de la spécialisation dite Mondes du travail et populations est peu
lisible : en quoi se justifie-t-il ? Ne serait-il pas plus clair d’en faire des spécialités séparées ?
•
La spécialité Cultures et patrimoines paraît relativement à l’écart des réseaux régionaux (collectivités
territoriales et institutions culturelles) malgré l’intervention des professionnels dans l’enseignement.
3
•
•
L’adossement à la recherche est à clarifier :
o
En l’état, le projet de l’EA Habiter-Pips n’est pas probant (objets dispersés et évanescents).
o
La position du CURAPP vis-à-vis du master est douteuse : le centre intervient déjà auprès du
master de Science politique.
Le dossier est très imprécis sur plusieurs points : les partenariats avec le monde professionnel
semblent assez limités (une journée d’études, l’accueil de stagiaires mais quid de la recherche ?) ; les
partenariats avec des universités étrangères ne sont pas explicités (s’agit-il de simples échanges
informels ou existe-t-il des projets de recherche communs tels que l’organisation de manifestations
scientifiques et les publications communes ?) ; les modalités d’insertion des étudiants dans l’activité
scientifique des équipes de recherche ne sont pas précisées (participation aux séminaires de l’équipe ?
participation aux recherches de l’équipe ? etc.) .
L’avis est favorable du fait de la qualité générale du dispositif et en dépit de certaines disparités entre
spécialités et parcours. Quelques points faibles suggèrent néanmoins des questions et recommandations.
Dans l’ensemble, les formations proposées correspondent aux perspectives d’insertion professionnelle des
étudiants formés en sociologie (travail social, patrimoine et recherche), mais garantir les débouchés demande de
justifier d’une meilleure articulation avec l’environnement de la formation, tant professionnel qu’académique.
4
Avis par spécialité
Mondes du travail et populations (pro)
z
Appréciation : A
La mention réunit trois parcours différents, dotés d’une identité propre :
•
Conseil en organisation, conduite des innovations techniques et sociales (Cocits).
•
Démographie et données sociales.
•
Développement social.
Une évaluation globale n’est à ce titre que partiellement justifiée. Les objectifs pédagogiques et
professionnels de chacun des trois parcours sont globalement pertinents et clairs. La spécialisation en démographie
est intéressante et relativement exceptionnelle ; le parcours Développement social repose sur des partenariats
régionaux forts et anciens. Les dispositifs d’enseignement sont globalement satisfaisants. Il est toutefoisregrettable
que le regroupement des trois parcours (et l’intitulé commun qui les couvre) soit peu lisible (il renvoie à une histoire
qui ne fait pas sens à l’extérieur).
Points forts :
•
Objectifs pédagogiques et professionnels pertinents et clairs.
•
Intérêt spécifique de la spécialisation en démographie relativement exceptionnelle.
•
Bonne assise professionnelle et régionale du parcours Développement social.
•
Dispositifs d’enseignement précis et équilibrés.
Points faibles :
•
Hétérogénéité relative des cours de M1.
•
Mauvaise lisibilité du regroupement des trois parcours : en quoi se justifie-t-il ?
•
Evanescence de l’accompagnement recherche (montage Habiter-Pips sans dominante claire).
L’avis est favorable. Les objectifs pédagogiques et professionnels de chacun des trois parcours de la spécialité
Mondes du travail et population sont globalement pertinents et clairs. La spécialisation en démographie est
relativement exceptionnelle ; le parcours Développement social repose sur des partenariats régionaux forts et
anciens. Cependant, à quoi le regroupement des trois parcours sert-il ? De l’extérieur, il est bien peu lisible.
Cultures et patrimoine (pro)
z
Appréciation : B
Points forts :
•
Objectifs pédagogiques et professionnels clairs : formation des professionnels de l’action culturelle.
•
Parcours bien structuré : répartition satisfaisante entre cours de base, méthodologie, et
accompagnement des stages et mémoires.
•
Intervention des professionnels dans l’enseignement ainsi que pour l’accompagnement des stages.
5
Points faibles :
•
Partenariat peu explicite avec les collectivités territoriales et les institutions culturelles régionales.
•
Pas d’indication sur les flux passés et futurs, ni sur le devenir des étudiants.
•
Accompagnement recherche : ne comporte pas de dominante claire dans le domaine culturel.
L’avis est favorable. La spécialité prolonge une tradition de l’UPJV et vise des objectifs professionnels clairs.
Les programmes sont très bien structurés. On regrette toutefois un déficit de justification régionale (pas de
partenariat affiché) et de soutien explicite de la part des équipes de recherche (Habiter-Pips ; Curapp, peu en phase).
Il serait souhaitable de désigner, parmi les enseignements optionnels, ceux dont le choix est conseillé pour les
étudiants du master Cultures et patrimoines.
Ethnographie et sciences de l’enquête (recherche)
z
Appréciation : B
Cette spécialité Recherche complète logiquement l’offre professionnalisante de la mention. La répartition
entre cours de base, méthodologie, accompagnement des stages et mémoires est satisfaisante. Par contre, l’offre
apparaît très segmentée, privée de dominante claire (surtout en M2-S3). Cette lacune semble liée à l’état des
programmes de recherche : en l’état, le projet d’EA Habiter-Pips n’est pas convaincant.
Points forts :
•
Parcours de recherche, complément logique aux formations professionnalisantes de la mention.
•
Formation générale en sociologie et ethnographie. Formation à l’enquête ; exercice du travail de
terrain.
•
Programme clair, enseignement semestrialisé.
•
Compétence du responsable de la spécialité, également responsable de la mention.
Points faibles :
•
Programme d’enseignement très segmenté, sans dominante claire (y compris en M2).
•
L’adossement à la recherche est à clarifier : en l’état, le projet de l’EA Habiter-Pips n’est pas probant
(objets dispersés et évanescents) ; quelle sera l’implication du CURAPP (UMR chargé du master de sc.
po) ?
•
Pas d’indication sur les flux passés et futurs, ni sur le devenir des étudiants.
Cette formation à la recherche est un complément naturel des autres spécialités de la mention. Il faut
toutefois clarifier l’adossement de la formation à la recherche, ainsi que les dominantes du programme, très
segmenté.
6
Recommandations
•
Le regroupement des trois parcours de la spécialisation dite Mondes du travail et populations est peu
lisible : ne conviendrait-il pas d’en faire des spécialités séparées ?
•
L’adossement à la recherche doit être consolidé : en l’état, le projet de l’EA Habiter-Pips n’est pas
probant (objets évanescents).
•
Les objectifs de la spécialité Ethnographie et Sciences de l’enquête (recherche) méritent une certaine
requalification : les programmes sont très segmentés, sans dominante claire.
•
Des précisions sont nécessaires sur les points mentionnés supra.
7
Habilitation des diplômes
Masters – Vague B
ACADÉMIE : AMIENS
Établissement : Amiens
Demande n° 20081207
Domaine : Sciences Humaines et sociales
Mention : Ecosystème, société et Santé
Avis Aeres
Appréciation (A, B ou C ): C
Avis global : (sur la mention et l’offre de formation)
La tentative de mettre en cohérence plusieurs structures qui, dans l'Université d'Amiens, concernent les
questions environnementales, pour présenter un MASTER unique est particulièrement intéressante et constitue un réel
progrès par rapport à l'offre précédente.
Ce projet s'appuie sur un potentiel d'enseignants chercheurs de qualité.
Les objectifs professionnels sont bien présents dans le projet au travers des stages, d'intervenants extérieurs à
l'Université.
Une telle offre pourrait attirer les étudiants au-delà du bassin d'Amiens et de Picardie.
Ces aspects très encourageants cachent cependant un certain nombre de faiblesses.
La mise en cohérence saluée plus haut n'est pas suffisante. L'offre présente plus une juxtaposition d'analyses et
d'enseignements qu'une vraie construction aux bases épistémologiques solides. Le projet ne précise pas suffisamment
les objectifs poursuivis, ce qui force à s'interroger sur les profils des métiers envisagés à l'issu du Master. Cette
situation se lit bien au niveau des contenus présentés sans soucis de cohérence, de hiérarchisation y compris quand
l'objectif envisagé est une analyse systémique.
L'ensemble trop dispersé, pas assez mûri devra faire l'objet d'un recentrage sur le thème santé/environnement,
en supprimant les spécialités non strictement reliées à ce thème.
L'adossement aux équipes de recherche constitue un autre point à améliorer. Il faudra préciser le rôle et la
place des équipes de mathématiques et de recherches administratives et politiques de Picardie dans le Master.
Dans le détail des enseignements, la place de l'enseignement des SIG mérite réflexion, il paraît envisagé en soi,
sans lien clairement indiqué avec les problématiques environnementales.
2
La maquette doit aussi mieux préciser le statut des personnels parfois gratifiés d'un grade dans un contexte
donné et d'un autre titre ailleurs. Elle devrait aussi indiquer les responsables d'UE ce qui n'est pas toujours le cas.
La conception intégrée et transversale qui prévaut dans ce dossier nécessite un travail plus approfondi pour
définir les objectifs de la transdisciplinarité, les enrichissements mutuels des disciplines. Un recentrage est
indispensable, accompagné d'une réduction de l'offre. Un tel recentrage contribuera à mieux définir les débouchés
potentiels.
Points forts :
•
La dimension globale du master (sa transdiciplinarité).
•
L’ouverture vers le professionnel.
•
Le projet environnement santé qui implique pourtant de se rapprocher d’ autres masters (par exemple Paris
X nanterre).
Points faibles :
•
Ce projet n’indique pas assez les objectifs poursuivis dans le cadre de la transdisciplinarité.
•
Il est nécessaire de mieux envisager les métiers
•
L’équipe pédagogique ne peut faire abstraction d’une réflexion épistémologique approfondie sur les thèmes
même du master : Ecosystèmes, société et santé.
•
Le dossier présenté est éclaté et la liste d’enseignements proposés dans les spécialités ne suffit pas à bâtir
un projet qui demande plus de réflexion.
•
Le lien à la recherche mérite d’être précisé.
3
Avis par spécialité
Les spécialités doivent être revues en fonction des remarques faites globalement sur ce master.Elles sont
difficiles à évaluer, elles révèlent les éléments soulignés dans le bilan général. Les enseignements sont juxtaposés
sans soucis de cohérence, des listes de matières à enseigner ne peuvent faire office d’une vraie offre pensée en
fonction de projets professionnels et en fonction de complémentarités épistémologiques.
Ethnoécologie et dynamique des interractions société
écosystèmes
z
Appréciation : C
Gestion de l’environnement, aménagement et
développement durable
z
Appréciation : C
Ingénierie sociale et politique de l’environnement
z
Appréciation : C
4
Recommandations
•
Réduire les spécialités qui ne sont pa clairement reliées à une problématique clairement identifiée.
•
Réfléchir à un véritable cursus sur le thème santé et environnement.
5
Habilitation des diplômes
Masters – Vague B
ACADÉMIE : AMIENS
Établissement : Amiens
Demande n° 20081213
Domaine : Sciences, technologies, santé
Mention : Sciences et technologies de l’information et de la communication
Avis Aeres
Appréciation (A, B ou C ): A
Avis global : (sur la mention et l’offre de formation)
L’objectif scientifique de cette mention est de former des cadres dans les domaines suivants : informatique,
ingénierie des systèmes d’information des entreprises, logistique, électronique, microélectronique, électrotechnique
et automatique.
Les débouchés concernés montrent une diversité et une complémentarité intéressantes, selon la spécialité
choisie. Les métiers concernent les domaines de l’industrie, de la recherche (publique ou privée) et de la R&D, et
sont principalement liés aux :
•
systèmes informatiques et réseaux (administration, sécurité, cryptographie, qualité de service,
archivages…) / réseaux et télécommunications / systèmes embarqués / systèmes temps réels.
•
procédés industriels (commande, planification, supervision, réseaux embarqués…).
•
systèmes d’information (ingénierie, architecture, conduite de projets…).
Le flux global d’étudiants est d’environ 650 étudiants M1 + M2, ce qui un très bon chiffre.
La mention STIC « Sciences et technologies de l’information et de la communication » comprend cinq
spécialités :
•
EEAII « Electronique, électrotechnique, automatique et informatique industrielle » (professionnelle).
•
ILSE « Ingénierie logistique et systèmes embarqués » (professionnelle).
•
ISRI « Ingénierie des systèmes et réseaux informatiques » (professionnelle).
•
MIAGE « Méthodes informatiques appliquées à la gestion des entreprises » (professionnelle).
•
MIS « Modélisation, information et systèmes » (recherche).
2
Les spécialités EEAII, ISRI, MIAGE et MIS sont proposées et organisées par l’Université de Picardie Jules Vernes à
Amiens. La spécialité ILSE est proposée et organisée par l’Institut Supérieur des Sciences et Techniques (INSSET) à
Saint-Quentin.
Chacune des spécialités est organisée en quatre semestres avec sur chaque semestre des UE obligatoires et des
UE à choix (selon le parcours). Trois spécialités professionnelles ont un tronc commun en M1 avec la spécialité
recherche MIS.
D’un point de vue thématique, les spécialités couvrent un large spectre thématique et des champs
disciplinaires très complémentaires. La spécialité recherche (MIS) reprend trois des quatre champs disciplinaires
représentés dans le cadre des spécialités professionnelles.
Le dossier indique l’existence de conventions ERASMUS avec la Pologne, l’Espagne, l’Italie et l’Irlande ainsi que
d’une convention avec la Chine. La formation est par ailleurs ouverte à la formation e-Mi@ge : formation à distance
ouverte à l’international (projet national).
L’adossement à la recherche concerne le MIS, Laboratoire Modélisation, Information et Systèmes (création au
1er janvier 2008), nouvelle structure qui regroupe les anciens laboratoires LaRIA - CNRS FRE 2733 (Laboratoire de
Recherche en Informatique d’Amiens) et CREA - EA 3299 (Centre de Recherche en Electronique et en Automatique
d’Amiens). Le regroupement de ces deux laboratoires a pour objectif de fédérer les recherches dans le domaine des
Sciences et technologies de l’information et de la communication (STIC). Le principe d’organisation de la mention suit
cette même logique. La mention est aussi adossée au CRIISEA : Centre de Recherche sur les Institutions, l’Industrie et
les Systèmes Economiques d’Amiens.
L’équipe pédagogique regroupe 65 permanents sur plusieurs sections (sections CNU 5, 6, 27, 60, 61, 62, 63).
Points forts :
•
Bon effort de restructuration.
•
Bonne lisibilité des parcours proposés.
•
Cohérence des thématiques et de la couverture scientifique des spécialités.
•
Complémentarité des spécialités proposées.
Point faible :
•
Il reste une dichotomie spécialités professionnelles / spécialité recherche sur les M2.
3
Avis par spécialité
Electronique, électrotechnique, automatique et informatique
industrielle (EEAII) (professionnelle)
z
Appréciation : A
L’objectif est de former les responsables et cadres opérationnels dans les secteurs de l’automatisation des
procédés industriels, de l’électronique et de l’informatique embarquée, de la conception et du développement des
systèmes électroniques optimisés. Les compétences couvrent des domaines spécifiques : Contrôle commande des
procédés industriels, Actionnaires et gestion de l’énergie électrique, Surveillance et supervision des procédés,
Ingénierie des systèmes, Systèmes de vision, Robotique mobile, Réseaux embarqués, avec des métiers comme
Ingénieur de maintenance industrielle, Chef de projet en électronique, électrotechnique, automatique et
informatique embarquée, Responsable études et intégrations, Responsable systèmes de productions.
Cette spécialité est rattachée à la Faculté de Mathématiques et d’Informatique. Il s’agit de la
transformation d’un ancien IUP (IUP GEII).
Cette spécialité est pertinente et répond aux conditions du cahier des charges du LMD, même si le cursus est
organisé sur un M1+M2 spécifique vu sa spécificité thématique.
La logique de positionnement de la spécialité est en accord avec la réorganisation du laboratoire autour des
sections disciplinaires CNU 27/60/61/62/63.
La spécialité est organisée sur quatre semestres de 30 ECTS chacun. Le volume horaire global est de 1120
heures, hors projets encadrés (80 heures) et stages (36 semaines). Les principales matières enseignées sont
Electronique, Electronique de puissance, Traitement du signal, Automatique, Robotique, Vision et image, Actionneurs
électriques, Réseaux électriques, diagnostic, Automatismes, informatique embarquée et réseaux, Gestion et conduite
de projets industriels, Gestion de production. Il y a une collaboration étroite avec les entreprises publiques et
privées, ainsi qu’avec les organisations professionnelles.
Le seul bémol que l’on peut trouver à ce dossier est de ne pas proposer d’UE de formation à la recherche pour
permettre aux diplômés de poursuivre en thèse après le M2.
Il y a eu 25 diplômés en moyenne entre 2005 et 2007 et on compte 81 étudiants (36 M1 et 45 M2) en 2007-2008,
dont 18 en formation par alternance. Autour de 100 étudiants sont attendus par an dans le futur : 40 à 60 en
formation initiale, 20 à 40 en formation par apprentissage, 10 étudiants en contrat de professionnalisation et 2
étudiants en formation continue.
Il n’est fait mention que d’un seul chiffre pour le bilan d’insertion professionnelle : 80% de taux d’insertion. Il
n’y a rien de plus, ce qui est un peu léger comme indication.
L’adossement recherche est le MIS, Laboratoire Modélisation, Information et Systèmes, l’équipe pédagogique
est pluri-disciplinaire couvrant les thématiques développées.
Points forts :
•
Parcours pertinent et cohérent.
•
Bon positionnement thématique.
•
Bon positionnement local.
4
Points faibles :
•
Pas de bilan d’insertion.
•
Pas de mention de formation à la recherche en M2. Pourquoi ne pas proposer d’UE de préparation à la
recherche pour favoriser les passerelles vers une poursuite en thèse ?
Ingénierie logistique et systèmes embarqués (ILSE)
(professionnelle)
z
Appréciation : A
L’objectif de cette spécialité est de former des cadres et responsables capables de prendre en charge toutes
les missions de la fonction logistique, y compris en intégrant la dimension systèmes embarqués. Les compétences
acquises concernent toutes les compétences requises dans le cadre de la fonction logistique : stratégie logistique /
approvisionnements, stockage des matières premières puis des produits finis / conditionnement / expédition et
gestion du transport jusqu'au client / pilotage des flux d'informations, de la performance.
Plus spécifiquement, il y a deux parcours qui offrent une couverture pertinente des métiers identifiés :
•
Parcours « Management et Ingénierie Logistique ».
•
Parcours « Systèmes Embarqués dans les Transports ».
Cette spécialité est une filière spécifique à l’INSSET qui semble s’intégrer dans les préoccupations locales, mais
il n’y a aucune certitude sur ce point en l’absence de justification claire sur l’opportunité de maintien de cette
filière. Il s’agit de la refonte d’un ancien IUP et en conséquence, le cursus sur quatre semestres (M1+M2) est resté
calqué sur l’ancienne organisation. Il semble y avoir de solides partenariats industriels avec une forte implication
d’intervenants professionnels sous forme de contrats PAST notamment (7 PAST).
Le seul bémol que l’on peut trouver à ce dossier est de ne pas proposer d’UE de formation à la recherche pour
permettre aux diplômés de poursuivre en thèse après le M2.
D’après les éléments quantitatifs sur les anciennes filières, les flux d’étudiants sont de 20 inscrits en moyenne
entre 2001 et 2004 (+ 10 par an) en M1 et de 60 et 70 inscrits entre 2004 et 2007. Les effectifs attendus sont de 110 à
120 inscrits par an.
Il n’y a pas de bilan d’insertion professionnelle dans le dossier.
L’adossement recherche concerne le CRIISEA et le MIS. L’équipe est pluri-disciplinaire couvrant les
thématiques développées.
Points forts :
•
Parcours pertinent et cohérent.
•
Bon positionnement thématique.
Points faibles :
•
Aucun bilan d’insertion.
•
Pas de mention de formation à la recherche. Pourquoi ne pas proposer d’UE de préparation à la
recherche pour favoriser les passerelles vers une poursuite en thèse ?
5
Ingénierie des systèmes et réseaux informatiques (ISRI)
(professionnelle)
z
Appréciation : A
L’objectif de cette spécialité est de former des cadres, chefs de projet et responsables, capables de prendre
en charge un projet depuis sa définition jusqu’à l’exploitation, avec une spécialisation dans les domaines des
systèmes et réseaux, et des systèmes d’information.
Les compétences visées couvrent la conception, l'exploitation et la sécurisation des systèmes d'information en
réseau. Cette spécialité vise les métiers en maîtrise d’œuvre de gros projets informatiques avec quelques tendances
fortes autour de l'administration des réseaux et de l'architecture et la sécurité des SI.
La spécialité est rattachée à la Faculté de Mathématiques et d’Informatique. Il faudrait un éclaircissement sur
le positionnement par rapport à la spécialité MIAGE. Il y a une intersection non vide dans les objectifs qui mériterait
d’être explicitée et justifiée, sinon le parcours est pertinent par rapport aux compétences locales et aux orientations
nationales.
Il s’agit de la refonte d’un ancien DESS devenu master lors des dernières campagnes d’habilitation. Le cursus
est organisé sur quatre semestres (M1+M2), avec semble-t-il une première année commune avec les deux autres
spécialités MIAGE et MIS (spécialisation progressive). 50 % des intervenants viennent du monde de l’entreprise.
Le seul bémol que l’on peut trouver à ce dossier est de ne pas proposer d’UE de formation à la recherche pour
permettre aux diplômés de poursuivre en thèse après le M2.
Par le passé, les effectifs étaient de 22 étudiants en moyenne et les effectifs attendus sont aux alentours de 25
étudiants.
Il est juste mentionné un taux d’insertion de 100%, sans aucun détail.
L’adossement recherche est le Laboratoire MIS (Laboratoire Modélisation, Information et Systèmes). L’équipe
pédagogique est formée d’enseignants-chercheurs de la section CNU 27 de l’Université de Picardie Jules Verne.
Point fort :
•
Parcours pertinent et cohérent dans le domaine des systèmes et réseaux avec une approche des
systèmes d’information.
Points faibles :
•
Absence de bilan d’insertion.
•
Pas de positionnement clair par rapport à la spécialité MIAGE.
Méthodes informatiques appliquées à la gestion des entreprises
(MIAGE) (professionnelle)
z
Appréciation : A
Selon le parcours choisi, les objectifs pédagogiques peuvent varier : former des professionnels de l'ingénierie
des systèmes d'information, renforcer les compétences en systèmes d'information, spécialiser sur la maîtrise
stratégique des outils de communication numérique (médias électroniques, Internet, e-commerce, e-marketing,
produits interactifs) dans le cadre large de nouvelles pratiques professionnelles de communication, liées à la
numérisation du secteur professionnel, acquérir une spécialisation sur l'interopérabilité des systèmes ou acquérir une
spécialisation dans le développement d'applications pour un usage croissant des terminaux mobiles via les réseaux 3G
et leur connexion à Internet.
6
Les acquis visés concernent le développement de capacités et compétences en Ingénierie des Systèmes
d’Information, Outils d’aide à la décision stratégique, Fonctions managériales et Conduite de projets.
Les débouchés de la spécialité sont axés sur le conseil et la maîtrise d’ouvrage (consultant en SI, urbaniste des
SI ou encore chargé d'affaires, architecte technique, …), le conseil et la maîtrise d’œuvre dans l'étudedéveloppement-intégration et l’assistance technique interne (expert méthodes / qualité / sécurité / données /
Expert en technologies Internet / ingénieur concepteur en systèmes d'information / administrateur de systèmes
d'information / administrateur de données / …) et la responsabilité de directions informatiques (responsable du
management de la DSI, des services fonctionnels de la DSI, d'une entité informatique…).
Cette spécialité a la cohérence nationale de la filière MIAGE.
Il y a quatre parcours proposés : deux en présentiels et deux à distance uniquement. Les parcours en
présentiels sont « Organisation des systèmes d'information de l'entreprise » (OSIE) et « Communication numérique et
conduite de projet multimédia » (2Com). Les parcours à distance uniquement en formation continue sont « Systèmes
d'information multimédia et Internet » (SIMI) et « Systèmes d'information et informatique nomade » (SIIN). Les
parcours en alternance sont organisés de la manière suivante : 1 semaine A à l’université et 1 semaine B en
entreprise.
Les liens sont clairs avec le campus numérique e-Mi@ge et tous les établissements proposant une filière MIAGE
en France (CPN MIAGE). Même si les MIAGE sont reconnues et ont des chiffres d’insertion parmi les meilleurs, il n’y a
pas de bilan propre à cette spécialité dans le dossier.
Le seul bémol que l’on peut trouver à ce dossier est de ne pas proposer d’UE de formation à la recherche pour
permettre aux diplômés de poursuivre en thèse après le M2.
L’adossement recherche est le Laboratoire MIS (Laboratoire Modélisation, Information et Systèmes). L’équipe
pédagogique est formée d’enseignants-chercheurs de la section CNU 27 de l’Université de Picardie Jules Verne.
Points forts :
•
Pertinence des parcours en présentiel.
•
Filière nationale avec programme national (CPN propre).
•
Soutien de la profession et des organismes nationaux.
Points faibles :
•
Manque de détail sur les partages et points communs en M1 avec les autres spécialités, en M1 et M2
entre parcours de la spécialité.
•
Complexité des parcours à distance au niveau du M2.
•
Pas de bilan d’insertion professionnelle.
Modélisation, information et systèmes (MIS) (recherche)
z
Appréciation : B
L’objectif de cette spécialité recherche est d’offrir les compétences nécessaires à l’exercice d’un métier dans
le domaine de la recherche des STIC et de développer des aptitudes à la recherche, selon le parcours, dans les
domaines suivants : Modélisation, Systèmes distribués, Réseaux pair à pair, mobiles, Combinatoire des mots,
Optimisation, Satisfiabilité. Si on fait abstraction du fait qu’aucune justification n’est donnée concernant le choix ou
la composition des trois parcours, on peut penser, à la lecture des éléments fournis et des équipes concernées, que
les objectifs scientifiques sont calqués sur les thématiques développées par ces équipes dans le laboratoire MIS, voire
même sur les noms des équipes de ce même laboratoire.
7
Les principaux axes scientifiques sont : Modélisation, Systèmes distribués, Réseaux pair à pair, mobiles,
Combinatoire des mots, Optimisation et Satisfiabilité.
Cette spécialité recherche comprend trois parcours dès le M1 :
•
Parcours « Perception et commandes » (PC).
•
Parcours « Systèmes distribués, mots et applications » (SDMA).
•
Parcours « Intelligence artificielle, recherche opérationnelle et aide à la décision » (IA&ROAD).
Les parcours sur le M1 sont partagés avec d’autres spécialités de la mention. Le dossier mentionne également
que, selon le parcours choisi, pour ceux qui ne poursuivraient pas en recherche, ils pourront sans problème, suivant
leur parcours, prétendre aux métiers correspondant aux filières professionnelles ISRI ou EEAII de la même mention,
mais rien n’est précisé sur les insertions des années précédentes, sinon que les débouchés sont les mêmes que ceux
des spécialités professionnelles correspondantes de la mention (EEAII ou ISRI et MIAGE).
Le dossier ne donne pas d’indication sur les effectifs passés, et ne donne qu’un effectif attendu de 20
étudiants. Il n’y a pas non plus de bilan concernant l’insertion professionnelle.
L’adossement recherche est le MIS.
Points forts :
•
Spécialité articulée autour d’UE communes sur le M1 avec les spécialités professionnelles.
•
Parcours pertinents et cohérents par rapport aux domaines concernés si on fait abstraction des
intitulés.
•
Adossement à la structure et à la logique disciplinaire du laboratoire MIS.
Points faibles :
•
Absence de bilan d’insertion.
•
Pas de réelle justification de cette filière recherche par rapport aux filières professionnelles.
•
Pas de justification du choix des parcours.
En l’absence d’un bilan des effectifs et des poursuites en thèse ou d’insertion professionnelle, on peut
s’interroger sur l’opportunité de maintenir des parcours spécifiques recherche au niveau M2, sachant qu’en général
les effectifs baissent sur ces types de filières et que ce ne sont pas les étudiants les plus motivés, ni les meilleurs qui
se présentent.
N’y aurait-il pas un moyen, au niveau du M2, de rapprocher les spécialités professionnelles et parcours
recherche de même domaine (qui partagent les mêmes M1) dans l’objectif de permettre à tout étudiant du M2 de
poursuivre en thèse et de favoriser les passerelles professionnelle-recherche ?
8
Recommandations
•
On observe un effort certain de restructuration, tant sur le plan de la formation que sur l’adossement
à la recherche par le regroupement de plusieurs disciplines au niveau d’un même laboratoire (MIS) et
au niveau de la nouvelle mention.
•
Au regard des anciens parcours, on peut constater que le cahier des charges LMD est, à un point près,
très bien respecté. Le seul regret que l’on puisse avoir concerne la dichotomie spécialités
professionnelle – spécialité recherche eu égard aux effectifs d’une part, et à la composition des
parcours d’autre part. Les parcours sont proches, partagent des M1 et couvrent des thèmes communs
en M2.
•
Il y aurait des opportunités de proposer des masters indifférenciées de sorte à favoriser les passerelles
professionnelle-recherche sur la base des enseignements dispensés dans les quatre spécialités
professionnelles et dans la spécialité recherche, spécialités qui peuvent être alignées sans problème.
9
Habilitation des diplômes
Masters – Vague B
ACADÉMIE : AMIENS
Établissement : Amiens
Demande n° 20081216
Domaine : Arts, lettres, langues
Mention : Arts
Avis Aeres
Appréciation (A, B ou C ): A
Avis favorable
Avis global : (sur la mention et l’offre de formation)
Cette formation de master mention Arts présente une dimension transdisciplinaire et s’articule en deux
spécialités recherche “Théories et pratiques des arts” et “Histoire des arts”, et une sécialité professionnelle “Régie
des œuvres et montage d’expositions” – cette spécialité est nouvelle et renforcera utilement la dimension
professionnalisante du master. La cohérence des trois parcours est excellente, et la formation communique avec
l’ensemble de l’établissement de rattachement (un module transversal à toute l’université est obligatoire). Des
passerelles existent en direction d’autres formations, et l’accueil d’étudiants venus de l’extérieur est aussi prévu. La
formation se partage en trois segments : unité transdisciplinaire, unité de fondamentaux disciplinaires, et unité de
renforcement dans la spécialité. Les contenus sont parfaitement adaptés aux disciplines concernées.
Le master vise les métiers de la culture sur la base d’une synergie avec les institutions culturelles de la région.
Des intervenants extérieurs (musées, DRAC, FRAC, etc.) assurent le lien avec les partenaires extérieurs. L’équipe des
enseignants-chercheurs, par ailleurs, est motivée et dynamique. L’ajout au dispositif d’une spécialité professionnelle
semblait indispensable et complète heureusement les autres.
Un certain flou entoure l’appellation des spécialités : dans “Théories et pratiques des arts”, le mot pratique ne
reçoit pas d’explicitation claire (qu’en est-il en cinéma et théâtre ?); dans “Histoire des arts” on ne trouve que
marginalement l’histoire du cinéma et du théâtre.
La formation a fait ses preuves en matière de recherche et devrait s’enrichir désormais sur le plan
professionnel.
Points forts :
•
Une grande cohérence de l’ensemble du LMD pour la mention Arts.
•
Une forte collaboration avec les institutitons culturelles régionales et nationales.
•
Une équipe pédagogique motivée et compétente.
•
L’adossement à la recherche est réel (JE CRAIF).
2
•
La formation a fait ses preuves et les flux sont abondants.
Points faibles :
•
Les aspects professionnalisants restent un peu imprécis, malgré la demande d’ouverture d’une
spécialité professionnelle nouvelle.
•
Les partenariats internationaux sont à renforcer.
•
Il manque des précisions quant à l’équipe enseignante, des publications par exemple.
•
La place accordée aux langues vivantes est insuffisante.
3
Avis par spécialité
Histoire des arts
Appréciation : A
Avis favorable
Malgré l’intitulé “Histoire des arts”, cette spécialité se présente comme une formation de qualité dans le
domaine traditionnel de l’histoire de l’art, en respectant les grandes périodes de l’histoire : Antiquité, Moyen Age,
période moderne, période contemporaine. L’ouverture à plusieurs domaines artistiques est cependant réel (arts
plastiques, cinéma, musique) et le champ critique s’étend en direction de l’esthétique et des sciences humaines.
L’adossement à la recherche est convaincant, et l’équipe enseignante paraît compétente et dynamique.
Le contenu de la formation est conforme au schéma général valant pour l’ensemble du master, et il s’articule
avec les activités du centre de recherche. Des stages de 15 jours sont conseillés, en lien avec le sujet du mémoire,
mais non obligatoires, de même qu’il est possible aux étudiants de participer à l’organisation d’expositions ou à des
chantiers locaux. Les objectifs professionnels conduisent à la fois à la recherche en matière artistique et aux métiers
de la culture du secteur public, associatif ou privé. Des intervenants extérieurs assurent le lien avec ces milieux.
En S4, on pourrait souhaiter un allègement des cours permettant à l’étudiant de se consacrer davantage à son
mémoire.
La formation se caractérise par sa solidité et doit être maintenue.
Points forts :
•
Une formation de grand sérieux qui a déjà fait ses preuves.
•
Une grande cohérence sur l’ensemble du LMD.
•
Un bon adossement à la JE CRAIF.
•
Une collaboration avec l’URCA de Reims pour la musicologie.
Points faibles :
•
Des aspects professionnalisants imprécis.
•
Une part des langues vivantes réduite.
•
Une absence de bilan quant au devenir des étudiants.
•
Un manque de précision quant aux travaux des membres de l’équipe pédagogique.
Théories et pratiques des arts
Appréciation : A
Avis favorable
La spécialité “Théories et pratiques des arts” se présente comme une formation portant sur l’esthétique et
l’histoire de l’art moderne et contemporain autour de plusieurs disciplines (Esthétique et arts plastiques, Arts
contemporains et techniques numériques, cinéma, théâtre). L’adossement à la recherche est convaincant, et l’équipe
enseignante paraît compétente et dynamique.
4
Le contenu de la formation est conforme au schéma général valant pour l’ensemble du master, et il s’articule
avec les activités du centre de recherche. Des stages de 15 jours sont conseillés, en lien avec le sujet du mémoire,
mais non obligatoires, de même qu’il est possible aux étudiants de participer à l’organisation d’expositions ou à des
chantiers locaux. Les objectifs professionnels conduisent à la fois à la recherche en matière artistique et aux métiers
de la culture du secteur public, associatif ou privé. Des intervenants extérieurs assurent le lien avec ces milieux.
Malgré tout, la formation privilégie avant tout la théorie et mène d’abord au doctorat. La pratique semble se
réduire aux arts plastiques, ce qui ne correspond pas à l’intitulé général de la spécialité. En S4, on pourrait souhaiter
un allègement des cours permettant à l’étudiant de se consacrer davantage à son mémoire.
La formation se caractérise par son caractère pointu qui n’exclut pas l’ouverture aux champs disciplinaires
voisins. Elle mérite d’être poursuivie.
Points forts :
•
Un projet bien pensé et attractif.
•
Une grande cohérence sur l’ensemble du LMD.
•
Un bon adossement à la JE CRAIF.
•
Des flux importants.
•
Une collaboration avec l’URCA de Reims pour la musicologie.
Points faibles :
•
Des aspects professionnalisants imprécis.
•
Une part des langues vivantes réduite.
•
Une absence de bilan quant au devenir des étudiants.
•
Un manque de précision quant aux travaux des membres de l’équipe pédagogique.
•
La dimension pratique annoncée dans l’intitulé reste floue.
Régie des œuvres et montage d’expositions
Appréciation : A
Avis favorable
Cette spécialité professionnelle se présente comme une formation nouvelle associée aux spécialités recherche
et les complétant. Elle porte sur des apprentissages techniques divers liés à la médiation culturelle entre les
professionnels organisant des expositions et les milieux artistiques, en particulier la maîtrise de la circulation des
œuvres dans les espaces culturels, la gestion matérielle des collections et le montage d’expositions. Elle s’adresse
notamment aux étudiants sortant d’un M1 d’Histoire de l’art (mais pas exclusivement).
Ce projet semble original et s’appuie sur une demande régionale. La recherche de partenariats s’étend à des
établissements prestigieux (Musée du Louvre, Centre Pompidou). La Direction des musées de France est favorable au
projet et s’apprête à le soutenir. Les débouchés professionnels pour les régisseurs d’œuvres d’art se répartissent sur
la fonction publique d’Etat, les collectivités territoriales, les milieux associatifs et le secteur privé.
Le contenu de la formation est lié au reste du master par le biais de mutualisations, et il s’articule avec les
activités du centre de recherche. Des stages de 3 mois sont obligatoires, de même qu’il est possible aux étudiants de
participer à l’organisation d’expositions ou à des chantiers locaux. Des intervenants extérieurs assurent le lien avec
ces milieux. L’équipe enseignante paraît volontaire et dynamique (avec des PAST compétents).
Le projet s’appuie sur une analyse solide de l’environnement culturel en Picardie, dont Amiens est le centre
actif. Des contacts nombreux attestent de l’intérêt qu’il suscite (une collaboration avec l’Ecole du Louvre est
envisagée).
5
Points forts :
•
Le projet correspond à des attentes des milieux artistiques.
•
Le profil professionnel retenu (régisseur d’expositions/collections) et la présentation des débouchés
sont globalement convaincants.
•
Il s’appuie sur le dispositif des autres spécialités, en matière de recherche notamment.
•
L’équipe pédagogique du master semble bien intégrée, dans son ensemble, à cette nouvelle
spécialité.
Points faibles :
•
L’absence d’étude précise de marché.
•
Une part des langues vivantes est réduite.
•
Un manque de précision quant aux travaux des membres de l’équipe pédagogique.
6
Recommandations
•
Revoir et corriger au besoin les intulés de spécialité qui paraissent imprécis.
•
La spécialité professionnelle devrait s’appuyer sur une étude de marché précise.
7
Habilitation des diplômes
Masters – Vague B
ACADÉMIE : AMIENS
Établissement : Amiens
Demande n° 20081291
Domaine : Sciences humaines et sociales
Mention : Savoirs et sociétés : connaissances, éducation et formation
Avis Aeres
Appréciation (A, B ou C ): B
Avis favorable.
Avis global : (sur la mention et l’offre de formation)
La demande d’habilitation du master “Savoirs et sociétés – Connaissance, éducation et formation” prolonge
l’actuelle formation en rationalisant et systématisant les partis pris pluridisciplinaires d’une part, en élargissant les
publics visés de l’autre. La mention comprend trois spécialités “Philosophie”, “Sciences de l’éducation et de la
formation” et “Sciences sanitaires et sociales”. La formation regroupe des parcours professionnels et recherche dans
un dispositif pédagogique intégré conjuguant enseignements théoriques et exercices pratiques. Elle offre la possibilité
à la philosophie de s’ouvrir à d’autres voies que la recherche. La cohérence des plans de formation, la bonne insertion
sur le site (accords de partenariat avec les milieux professionnels) et l’articulation avec les principaux points forts de
la politique de recherche de l’établissement d’accueil semblent être des gages de pérennité.
L’organisation pédagogique des cursus est riche, mais un peu confuse : parcellisation des enseignements,
parcours fort nombreux, difficulté à saisir les sciences de l’éducation tiraillées entre recherche et
professionnalisation. On pourrait donc souhaiter une répartition plus simple et plus lisible des enseignements,
spécialités et parcours. La formation est fortement intégrée avec 50% de tronc commun et de multiples
mutualisations.
L’équipe pédagogique est nombreuse et l’adossement à la recherche passe par plusieurs équipes (UMR 6054
CURAPP, axe RIICE de l’EA PIPS). Dans ces conditions, le choix du responsable de la mention surprend un peu.
Poins forts :
•
Une véritable cohérence pluridisciplinaire fondée un solide tronc commun.
•
Une bonne articulation entre recherche théorique et études de terrain.
•
La qualité de l’adossement recherche pour deux des spécialités.
2
•
La formation réellement professionnelle en partenariat avec diverses institutions du domaine de
l’éducation et de la santé.
•
Les flux globaux attendus sont importants.
Points faibles :
•
Un certain manque de lisibilité dans l’organisation des études.
•
Un dossier partiellement incomplet : manquent, par exemple, les dernières publications des
enseignants-chercheurs ainsi que les flux actuels.
•
Le cadre de l’insertion internationale demande à être renforcé.
3
Avis par spécialité
Philosophie
z
Appréciation : A
Avis favorable
La spécialité philosophie propose des parcours menant essentiellement aux métiers de l’enseignement et de la
recherche ; l’accent est mis sur la philosophie des connaissances : “philosophie du langage et épistémologie”,
“philosophie sociale, éthique, politique”, “esthétique, cinéma et société”. La part importante du tronc commun dans
la mention (50% des enseignements) oriente en outre cette mention dans le sens de la transdisciplinarité en direction
des sciences de l’éducation et des sciences sociales et politiques.
L’organisation des parcours repose sur une progression cohérente qui aboutit à un S4 moins chargé permettant
à l’étudiant de rédiger son mémoire.
L’équipe pédagogique est d’une taille satisfaisante, et l’adossement à la recherche passe par l’UMR 6054
CURAPP.
Points forts :
•
La logique et la cohérence des parcours dans cette spécialité recherche qui trouve parfaitement sa
place dans l’ensemble de la mention.
•
Un fort adossement à la recherche, avec des perspectives transdisciplinaires du côté des sciences de
l’éducation ou de la sociologie.
•
La grande qualité de l’équipe pédagogique.
Point faible :
•
Le dossier est incomplet : pas de responsable de spécialité, pas d’indications permettant de juger des
flux et du devenir des étudiants dans la spécialité, pas de description précise du contenu des
enseignements.
Sciences de l’éducation et de la formation
z
Appréciation : A
Avis favorable.
La spécialité « Sciences de l’éducation et de la formation » est partagée, au deuxième semestre entre trois
parcours : « Les curricula », « École et formation : politiques et acteurs », « Apprentissages ». À partir du troisième
semestre, elle se divise entre un parcours recherche et deux parcours professionnels : « Ingénierie de la formation
d’adultes » (20 étudiants en moyenne), « Planification et gestion des projets et des politiques d’éducation : approche
internationale » (pas d’information sur le nombre d’étudiants). L’équipe pédagogique comporte plusieurs professeurs
spécialistes des sciences de l’éducation. La spécialité est adossée à l’axe 4, « Recherches internationales et
interculturelles comparatives en éducation » de l’équipe d’accueil « Processus identitaires, processus sociaux » de
l’université de Picardie -Jules Verne.
4
Points forts :
•
Stages proposés dans des organismes privés et des institutions publiques du secteur de la formation,
les services formation des conseils généraux et des grandes agglomérations urbaines, des associations
(éducation populaire), les services officiels de l’éducation dans les pays étrangers, etc.
•
Equipe pédagogique solide.
•
Taux d’insertion à six mois : 80%.
Points faibles :
•
Complexité des parcours, due notamment à l’écartèlement de la spécialité entre des composantes
recherche et des composantes professionnelles.
•
Manque d’information sur les flux actuels.
Sciences sanitaires et sociales
z
Appréciation : B
Avis favorable avec des réserves.
La spécialité « Sciences sanitaires et sociales » devient professionnelle à partir du troisième semestre. Elle vise
à former des chargés d’étude en interventions sanitaires et sociales.
Elle est adossée, d’une manière un peu bancale, à l’axe « Savoirs » de l’UMR 6054 « Centre de recherches sur
l’action publique et le politique » ainsi qu’à l’équipe d’accueil « Centre d’histoire des sciences, des sociétés et des
conflits », qui associe historiens, historiens des sciences et médecins ».
Points forts :
•
Stages proposés dans de grandes entreprises publiques et privées, des collectivités territoriales, des
PME, des établissements hospitaliers, des institutions sociales, médico-sociales et de santé publique,
des associations (humanitaire, aide sociale, insertion), des cabinets de consultants, etc.
Points faibles :
•
Pas de responsable de la spécialité au niveau professoral.
•
Equipe pédagogique réduite, appuyée par des intervenants extérieurs.
•
Adossement peu clair à la recherche.
•
Pas d’information sur l’insertion professionnelle des diplômés.
5
Recommandations
•
Réfléchir à terme à une réorganisation différente avec deux spécialités, l’une recherche articulée
autour de la philosophie et de quelques parcours de sciences de l’éducation, et une spécialité
professionnelle regroupant tous les parcours de ce type des sciences de l’éducation et des sciences
sanitaires et sociales.
6
Habilitation des diplômes
Masters – Vague B
ACADÉMIE : AMIENS
Établissement : Amiens
Demande n° 20081393
Domaine : Sciences, technologies, santé
Mention : Santé
Avis Aeres
Appréciation (A, B ou C): B
Avis global : (sur la mention et l’offre de formation)
Il s’agit d’une demande de renouvellement. Le dossier a évolué par rapport au précédent contrat quadriennal
et comporte désormais 6 spécialités (Recherche et professionnelle) alors qu’il en présentait précédemment 4. Les
deux nouvelles spécialités sont cohabilitées avec l’université de Rouen.
Ce master propose une solide offre de formation en biologie et s’appuie fortement sur les métiers de la santé.
L’avis est favorable pour les 4 spécialités en reconduction sous réserve que les flux d’étudiants soient
suffisants et que le taux d’insertion des étudiants soit satisfaisant. L’avis est réservé pour les 2 autres spécialités pour
lesquels le dossier doit être remanié.
Points forts :
•
La bonne expérience antérieure dans le domaine biologique et médical pour les 4 spécialités qui
existaient précédemment.
•
La bonne intégration de nombreux métiers de la santé autour de la médecine/pharmacie.
•
Les objectifs professionnels ainsi que les débouchés sont clairement exposés.
•
La proportion d’unités d’enseignement mutualisées est satisfaisante.
•
Les étudiants ont la possibilité de suivre des UE spécifiques au choix ainsi que des UE libres. Ce
système permet de panacher le profil des futurs diplômés au sein d’une même spécialité.
•
La pratique de l’anglais fait l’objet de 3 UE réparties sur les trois premiers semestres.
•
Quelle que soit la note obtenue à la première session, un étudiant peut demander à passer les
examens de 2nde session pour une ou plusieurs UE même si l’UE est acquise ou compensée.
2
Points faibles :
•
Un possible surdimensionnement du projet dans le contexte local. On peut ainsi s’interroger sur les
capacités d’encadrement local, compte tenu des objectifs affichés et de l’ampleur des champs
couverts.
•
Les flux et le devenir des étudiants, pour les dernières années ne sont pas précisés, ce qui rend
difficile l’évaluation du dossier.
•
Les passerelles entre les différentes spécialités doivent être davantage mises en évidence.
•
L’articulation avec l’ED pour les spécialités « Recherche » doit être précisée.
•
Les fiches détaillées relatives aux responsables de la mention et des spécialités ne sont pas fournies
dans le dossier.
•
L’ouverture vers l’étranger, notamment vers les pays membres de la Communauté européenne n’est
pas privilégiée, ni pour envoyer des étudiants en stage à l’étranger (via des accords d’échanges
européens de type ERASMUS) ni pour recevoir des étudiants étrangers.
3
Avis par spécialité
Gouvernance des établissements et réseaux de santé
z
Appréciation : C
L’avis est réservé dans l’état actuel du dossier. La maquette présentée n’est pas finalisée. Les responsables de
cette spécialité sont invités à s’appuyer sur les formations déjà établies et à répondre aux différentes remarques,
interrogations et critiques de cet avis et de celui de la mention.
Point fort :
•
Les stages de 4 mois en M1 et de 6 mois en M2 facilitent le recrutement des étudiants dans les
structures d’accueil.
Points faibles :
•
L’équipe pédagogique est restreinte.
•
Le nombre d’UE est limité et laisse entrevoir une restriction disciplinaire de la formation.
•
Le dossier ne mentionne aucune mutualisation avec les autres spécialités.
•
Le nombre d’UE optionnelles proposées est limité (ce qui peut toutefois se justifier par des effectifs
réduits) - Quels sont les critères d’ouverture (nombre limite d’étudiants inscrits) pour les 2 UE au
choix « Analyse et suivi médico-économique des activités de soins » et « Evaluation et qualité des
soins ».
•
Les UE présentées ne sont pas les mêmes selon les documents fournis (cf. taux et contenu) !
Ingénierie de la rééducation, du handicap et de la
performance motrice
z
Appréciation : B
L’avis est favorable. La demande d’habilitation doit toutefois mieux faire apparaître l’intérêt de 2 parcours,
dont 1 avec 2 options et fournir leurs flux respectifs et le devenir des étudiants pour les années précédentes. Quelle
est la limite d’ouverture pour les parcours et les options ? Quels débouchés professionnels spécifiques et distincts de
deux autres métiers à savoir masseur-kinésithérapeute et médecin en médecine physique et de réadaptation ?
Points forts :
•
Le nombre et la durée de stages.
•
Les TP d’exploration fonctionnelle de physiologie sont effectués au sein de deux équipes d’accueil :
EA 3901 et EA 3300.
•
Les cours d’anglais sont réalisés en laboratoire de langue, ce qui favorise la participation à l’oral et la
compréhension.
•
Les UE mutualisées entre les 2 parcours ou avec d’autres spécialités de la mention.
•
La possibilité de suivre des UE spécifiques à choix ainsi que des UE libres. Ce système permet de
panacher le profil des futurs diplômés.
4
•
Une partie des enseignements est commune entre les deux parcours.
Points faibles :
•
Pourquoi ne pas faire passer le TOEIC comme c’est le cas pour la spécialité « Management de la santé,
de la sécurité et de l’environnement au travail ».
•
Les flux d’étudiants des années précédentes et le devenir des étudiants ne sont pas précisés.
•
Les options du parcours masso-kinésithérapie ne sont pas suffisamment justifiées.
Intéractions moléculaires et thérapeutiques
z
Appréciation : A
L’avis est favorable. Les flux et le devenir des étudiants doivent toutefois être précisés.
Points forts :
•
L’existence de deux stages pendant la formation.
•
Cette spécialité apparaît solide et expérimentée.
•
La possibilité de suivre des UE spécifiques à choix ainsi que des UE libres. Ce système permet de
panacher le profil des futurs diplômés.
•
La bonne répartition des heures de CM, TD et TP.
Points faibles :
•
La diminution drastique du nombre d’ECTS attribués au tronc commun.
•
La finalité professionnelle est peu lisible dans le dossier.
•
La justification régionale et nationale n’est pas suffisamment argumentée.
•
Les flux et le devenir des étudiants pour les dernières années ne sont pas mentionnés, rendant
difficile l’évaluation complète du dossier.
•
L’appui sur l’ED n’est pas clairement défini.
Management de la santé, de la sécurité et environnement au
travail
z
Appréciation : B
L’avis est favorable. Cette formation repose sur un concept intéressant et « porteur ». Toutefois, il est
regrettable que le dossier ne précise pas les flux et le devenir des étudiants.
Points forts :
•
L’existence de deux stages pendant la formation.
•
Les TP d’explorations fonctionnelles de physiologie sont réalisés au sein de l’EA 3901 et EA 3300.
•
Les cours d’anglais sont tous réalisés en laboratoire de langue (la participation à l’oral et la
compréhension sont favorisées) et les étudiants se présentent au TOEIC.
5
•
La possibilité de suivre des UE spécifiques à choix ainsi que des UE libres. Ce système permet de
panacher le profil des futurs diplômés.
•
Le bon équilibre entre CM/TD/TP et stages.
Points faibles :
•
La faiblesse du nombre d’ECTS en tronc commun.
•
L’ouverture vers les pays étrangers est insuffisante.
•
La justification des 2 options n’est pas assez étayée.
Physiopathologie des systèmes intégrés, explorations
fonctionnelles et imagerie
z
Appréciation : B
L’avis est favorable. Toutefois, les flux et le devenir des étudiants doivent être précisés.
Points forts :
•
La bonne intégration de l’ensemble de la thématique.
•
L’existence de deux stages pendant la formation.
•
Cette spécialité apparaît solide et expérimentée.
•
La possibilité de suivre des UE spécifiques à choix ainsi que des UE libres. Ce système permet de
panacher le profil des futurs diplômés.
•
La bonne répartition des heures de CM, TD et TP.
Points faibles :
•
La nécessité d’un rapprochement avec d’autres unités de recherche.
•
La justification régionale et nationale n’est pas suffisamment argumentée.
•
Les flux et devenir des étudiants pour les dernières années ne sont pas mentionnés, rendant difficile
l’évaluation complète du dossier.
•
L’appui sur l’ED n’est pas clairement défini.
Santé des populations
z
Appréciation : C
L’avis est réservé dans l’état actuel du dossier. La maquette présentée ne semble pas finalisée. Les
responsables de cette spécialité sont invités à s’appuyer sur les formations déjà établies et à répondre aux différentes
remarques, interrogations et critiques de cet avis et de celui de la mention.
L’Université de Rouen a également proposé cette spécialité dans la mention « Biologie-santé ». Une synthèse
des 2 documents permettrait assez facilement d’amender très significativement la demande d’habilitation. Il est
recommandé de recouper les informations qui sont parfois différentes entre les 2 mentions, e.g. effectifs attendus,
contenu pédagogique (M1S2 avec un stage à Amiens, sans stage à Rouen ?
6
Points forts :
•
S’il y a effectivement une possibilité de suivre des UE spécifiques à choix, cette formation permettra
de panacher le profil des futurs diplômés.
•
Le bon équilibre entre CM/TD/TP et stages.
Points faibles :
•
La justification régionale et nationale n’est pas suffisamment argumentée.
•
L’ouverture internationale est limitée.
•
Les flux attendus (document d’Amiens) semblent limités. Est-ce un choix ?
•
Le nombre limité d’UE optionnelles (mais pouvant être justifié par les effectifs, i.e. ceux mentionnés
dans ce document).
7
Recommandations
•
L’ouverture internationale doit être explicitée. S’il peut paraître concevable que les spécialités à
finalité professionnelle de cette mention aient des difficultés à envoyer leurs étudiants en stage à
l’étranger (spécificité « nationale » des domaines de formation), les spécialités à finalité Recherche
doivent s’ouvrir davantage vers l’étranger.
•
Il serait intéressant d’étendre le recrutement à l’ensemble des étudiants de la communauté des
étudiants dans les domaines de santé ; cependant, la viabilité de l’ensemble des spécialités
envisagées doit être discutée.
•
Les flux attendus de certaines spécialités paraissent élevés. Les responsables de ces formations sont
invités à justifier les chiffres avancés (origine des étudiants, taux de participation des étudiants…).
•
Une cohabilitation est demandée pour les spécialités de « Santé publique », i.e. « Gouvernance des
établissements et réseaux de santé » et « Santé des populations ». Quelle est réellement l’université
porteuse du projet ?
•
Les spécialités professionnelles pourraient intéresser des étudiants de master (M1, voire M2 validé(s)).
Quelle est la proportion des étudiants issus du L3 et issus d’un M1/M2 pour « Management de la santé,
de la sécurité et de l’environnement » et « Ingénierie de la rééducation, du handicap et de la
performance motrice » ?
•
Les formations de type IUP existe-elle toujours ? (cf. fichier Excel de présentation globale de la
mention).
•
Une fiche détaillée relative aux responsables de la mention et des spécialités (au moins) est
souhaitable.
•
Pour les spécialités « Gouvernance des établissements et réseaux de santé » et « Santé des
populations » :
o
•
Pour la spécialité « Management de la santé, de la sécurité et environnement au travail » :
o
•
Dans la mesure où il s’agit d’une nouvelle demande d’habilitation, les responsables de la
formation sont invités à fournir des lettres de soutien de structures potentielles d’accueil
permettant de renforcer la légitimité de son ouverture.
Les volumes horaires des fiches UE « Toxicologie industrielle et éco toxicologie » et
« Physiologie appliquée au travail » sont à revoir.
Pour la spécialité « Physiopathologie des systèmes intégrés, explorations fonctionnelles et imagerie » :
o
Revoir l’adossement aux équipes de recherche.
8
Habilitation des diplômes
Masters – Vague B
ACADÉMIE : AMIENS
Établissement : Amiens
Demande n°20081394
Domaine : Droit, économie, gestion
Mention : Institutions, organisations et systèmes économiques
Avis Aeres
Appréciation (A, B ou C ): C
Avis global : (sur la mention et l’offre de formation)
Les objectifs sont clairement identifiés pour chaque spécialité mais hétérogènes pour être présents sous une
même mention de master. Si certains parcours s’appuient clairement sur les axes de recherche du laboratoire
CenTOrIn (Economie des institutions, Etudes-conseil ainsi que Territoires, entrepreunariat et développement
solidaires), ce n’est pas le cas des autres parcours.
Points forts :
•
Laboratoire de recherche justifiant certains parcours (mais pas d’autres).
•
L’ouverture internationale est avérée, en particulier avec le parcours Management des organisations
de la net économie.
Points faibles :
•
Les effectifs attendus semblent insuffisants pour alimenter deux spécialités rassemblant six parcours
au total ainsi qu’une troisième spécialité.
•
Peu de cohérence entre les parcours.
•
Des contenus trop généraux en M1.
•
Présence de professionnels insuffisante, notamment en M1.
•
Architecture de la mention très lourde donc peu lisible.
•
Orientation recherche trop présente.
2
Avis par spécialité
Finance et activités bancaires
z
Appréciation : B
Il s’agit visiblement d’une formation fortement ancrée dans le tissu bancaire local, tant en terme de
débouchés (stages) pour les étudiants de ce programme qu’en terme d’intervenants.
Par ailleurs, les intervenants professionnels dans cette spécialité correspondent à 70 % des enseignements
globaux. On peut se demander si ce n’est pas une proportion trop importante pour un master 2 universitaire.
Enfin, on note un effort de mutualisation (3 cours) avec la spécialité « Stratégie et audit des organisations ».
Gestion des territoires et management des organisations
z
Appréciation : C
Il y a peu de cohérence pédagogique pour une spécialité qui est en fait composée de deux parcours qui n’ont
rien en commun.
Point fort :
•
Deux parcours cohérents individuellement.
Points faibles :
•
Architecture peu lisible.
•
Les débouchés peu explicités.
•
Partenariats en nombre insuffisant.
•
Présence de professionnels insuffisante.
Stratégie et audit des organisations
z
Appréciation : C
Les objectifs professionnels restent peu détaillés et peu convaincants.
Une spécialité essentiellement orientée recherche.
Cette spécialité comprend un trop grand nombre de parcours qui manque de lisibilité. Les voies recherche
s’apparentent davantage à des voies professionnelles et la seule voie professionnelle (Etudes-conseil) reste trop
générale et peu adaptée.
L’adossement à la recherche est visible pour les parcours Economie des institutions et Etudes-conseil mais peu
pour les autres.
Points faibles :
•
L’architecture est peu lisible.
3
•
Les voies recherche en gestion n’impliquent aucun professeur (section 06) spécialisé dans les
domaines choisis par ces voies (GRH et finance-contrôle).
•
La voie pro Etudes-conseil n’est pas assez spécialisée et ne fait intervenir aucun professionnel.
•
Les voies recherche GRH et Evaluation financière et audit doivent être supprimées ou repositionnées
en voies professionnelles.
•
La voie Etudes-conseil doit davantage se professionnaliser avec un contenu plus spécialisé et plus
appliqué, sous-tendu par la présence de professionnels.
4
Réponse du président
Droit : demande n° 20043348 :
Le Master Droit sera sous la responsabilité d’un professeur de droit public. Il comporte 7
spécialités qui ont été pensées à partir du potentiel pédagogique et de recherche existant, en
s’adaptant au mieux aux réalités du marché du travail, comme le relève l’évaluation de l’AERES.
Son effectif en première année est de 210 étudiants et en deuxième année de 160 étudiants. Le
projet soumis à habilitation exprime la volonté de réduire de manière significative au terme du
contrat, cet écart entre les effectifs de première et de deuxième année.
Sur cette base, le choix a été fait de poursuivre les spécialités disposant d’une spécificité
suffisamment marquées pour assurer leur attractivité (Droit des affaires, Expertise foncière,
Administration territoriale, Droit des contentieux et Droit de la santé). Ces spécialités ont fait
l’objet d’aménagements en fonction des besoins pressentis de leur champ d’étude, et du devenir
professionnel des étudiants. Ce dernier ne peut être évalué précisément faute d’un outil scientifique
de mesure, pourtant, il ne fait aucun doute au regard des contacts maintenus avec les étudiants
sortants
Parallèlement, le projet présenté propose de lutter contre la désaffection des spécialités
recherche (mentionné par l’avis de l’AERES comme un phénomène national) en asseyant
notamment ces spécialités sur un double parcours recherche ou professionnel.
C’est ainsi que la spécialité Europe et International développe une thématique nouvelle et
originale pour le parcours recherche (le droit des échanges et des migrations) et propose un parcours
professionnel nouveau orienté vers les institutions internationales et européennes.
Dans la même logique, il a été choisi de mieux spécifier la spécialité Droit privé approfondi.
Celle-ci propose désormais aux étudiants soit d’y préparer un mémoire de recherche dans le
contexte de recherche de qualité offert par le CEPRISCA (EA), soit de se préparer aux grandes
épreuves du concours d’entrée à l’ENM. Jusqu’alors en effet, la Faculté n’offrait pas de vraies
perspectives de préparation à ce concours réputé difficile de telle sorte que les étudiants se destinant
à la magistrature quittaient immanquablement la Faculté d’Amiens pour rejoindre d’autres
spécialités assurant cette préparation. Le projet soumis à habilitation permet donc de renforcer la
spécialité Droit privé approfondi qui pourra désormais compter sur les effectifs des étudiants
intéressés par la recherche et sur ceux (plus nombreux) des étudiants intéressés par la magistrature.
Il est important de souligner que ce renforcement de la spécialité Droit privé approfondi ne
se fait pas au détriment de la spécialité Droit des contentieux qui aujourd’hui n’attire pas les
étudiants s’orientant vers l’ENM. D’ailleurs, cette spécialité voit son caractère bi-disciplinaire
public/privé être renforcé parce que cela correspond aux besoins de la profession d’avocat à
laquelle se destinent en grande partie les étudiants de cette spécialité.
La suppression d’une spécialité ou le regroupement de spécialités nuirait donc à cet objectif
global du Master Droit d’une meilleure attractivité par une plus grande spécialisation et une
professionnalisation accrue.
Histoire : demande 20081174
* Même s’il résulte de la fusion d’anciennes mentions de masters, le master « Histoire » a été conçu
dans un souci de cohérence :
— cohérence entre les voies « recherche » et les voies « professionnelle ». Trois spécialités (et
non deux comme indiqué dans l’évaluation) ont une perspective professionnalisante et
poursuivent l’effort de professionnalisation engagé depuis plusieurs années par la Faculté
d’histoire-géographie : histoire et archéologie des mondes anciens et médiévaux (avec une
ouverture sur les métiers de l’archéologie et des stages dont la durée est équivalente à celle
du master « phénomène guerrier »), « le phénomène guerrier » (avec une ouverture sur les
métiers de l’humanitaire), « métiers des archives et technologies appliquées ». Trois
spécialités ont une voie « recherche » : histoire et archéologie des mondes anciens et
médiévaux, histoire et civilisation des mondes modernes et contemporains, le phénomène
guerrier ;
— cohérence avec les objectifs des centres de recherche : le Centre d’histoire, des sciences et
des conflits a, dans sa partie historique, deux thématiques principales, l’histoire des sociétés
privées et publiques depuis l’Ancien régime jusqu’au XXe siècle et l’histoire des conflits ;
la première thématique se retrouve dans la spécialité « Histoire et civilisation des mondes
moderne et contemporain » ; la seconde dans la spécialité « Le phénomène guerrier ».
* Les enseignants qui portent le master souhaitent que les étudiants puissent faire de la recherche
dans les quatre périodes de l’histoire, d’où les références aux mondes anciens, médiévaux,
modernes et contemporains, mais la volonté de dépasser le cloisonnement chronologique est
manifeste dans la spécialité « le phénomène guerrier ». Si la voie professionnelle conduit
naturellement les étudiants à s’intéresser davantage aux conflits contemporains lors de leur stage,
les enseignements concernent l’histoire des conflits depuis l’Antiquité. L’ouverture aux autres
disciplines est manifeste aussi bien dans la spécialité « phénomène guerrier » et « archives » que
dans la spécialité « histoire et archéologie des mondes anciens et médiévaux » (avec un lien avec la
Faculté de pharmacie, spécialité botanique, pour la spécialité archéologie)
* L’ouverture internationale est présente dans les stages effectués par les étudiants en archéologie
(le Laboratoire d’archéologie a ainsi un chantier de fouilles en Italie, comme indiqué dans le
dossier, et aussi en Libye) et dans les métiers de l’humanitaire. Des étudiants étrangers se forment
aux métiers des archives dans le cadre du master (déjà des candidatures, venues d’Afrique du Nord
en particulier, pour le master II 2008-2009). Au cours de l’année 2007-2008, des interventions de
collègues étrangers ont été organisées dans le cadre de « phénomène guerrier ». Elles seront
reprogrammées.
* Il sera tenu compte de la remarque sur l’égalité entre maîtres de conférences et professeurs dans la
direction des mémoires de master.
* Pour la spécialité « archives », les deux points faibles relevés méritent d’être corrigés.
Contrairement à ce qui est noté, il n’y a pas de stage de 6 mois, mais un stage de 4 mois en
deuxième année, ce qui permet une vraie semestrialisation.
Comme indiqué dans le point III.4 du dossier envoyé, la compétence et l’expérience des
professionnels sont essentielles dans la formation, et pas seulement pour le suivi des stages. Leur
compétence s’ajoute à celle d’une ancienne élève de l’École des Chartes, recrutée comme MCF
pour piloter le master.
Master 1 année universitaire 2006-2007 (seul ouvert)
- Un conservateur au fonds ancien, Bibliothèque municipale Louis Aragon, Amiens : Le livre manuscrit et imprimé ; L’édition aux
XIXe et XXe siècles ; L’apport du dépôt légal (6 heures).
- Un directeur-adjoint des Archives de Paris : La Commission d’Accès aux Documents Administratifs, (3 heures) ;
- Un conservateur à la Direction des Archives de France, département de l’innovation technologique et de la normalisation : Les
archives électroniques, (3 heures) ;
- Un conservateur à la Direction des Archives de France, département de l’innovation technologique et de la normalisation : Les
normes de description archivistique, (3 heures) ;
- Le responsable des archives municipales d’Amiens-Métropole : L’informatisation d’un service d’archives, (3 heures) ;
- Le directeur des Archives départementales de l’Oise, et la directrice des Archives départementales de la Somme : La construction
de nouveaux bâtiments d’archives, (3 heures).
- Le conservateur au département de l’orientation et de la communication, Archives nationales : Le Centre d’Accueil et de Recherche
des Archives Nationales, (3 heures) ;
- Le conservateur général au département de la conservation, et le chef de travaux d’art, responsable de l’atelier reliure-restauration,
Archives nationales : La restauration et la conservation des documents d’archives, (3 heures).
- Le chargé de recherches au CEFRESS (Centre d’Étude, de Formation et de Recherche en Sciences sociales), UPJV :
L’électronisation du patrimoine archivistique, intérêts et enjeux ; évolution des archives numériques ; Outils informatiques et
fonctionnement : les logiciels documentaires (Thot, Gaia, Arkheia, Clara) ; La Gestion Electronique Documentaire (GED ou
GEIDE : Gestion Electronique d’Informations et de Documents pour l’Entreprise) ; Les différentes normes en vigueur : présentation
des principales normes AFNOR ; Les métadonnées : définition, présentation, fonctionnement ; Les perspectives des archives
électroniques : Informatique et systèmes aléatoires, exemple d’IMADOC ; Les nouveaux publics et la « salle de lecture
électronique », (12 heures).
Master 1 année universitaire 2007-2008 : 69 heures
- La directrice-adjointe des Archives départementales de la Somme : Le service éducatif des AD de la Somme ; Tri et sélection ; Les
tableaux de gestion (9 heures).
- Le responsable du service des Archives de l’Université de Picardie Jules Verne : La gestion d’un service d’archives intermédiaires,
l’exemple des archives de l’Université, (3 heures).
- Le conservateur au fonds anciens, BM Louis Aragon, Amiens : Le livre, du manuscrit à l’imprimé ; Le dépôt légal (6 heures).
- Le directeur des Archives municipales de Nice : Les métiers du patrimoine écrit et les concours du CNFPT ; Les services d’archives
des collectivités territoriales, (6 heures) ;
- Un attaché de conservation, AD de la Somme : Le classement d’archives ; Le classement archivistique appliqué aux archives
hospitalières (6 heures) ;
- Un attaché de conservation, AD de la Somme : Les tableaux de gestion (3 heures) ;
- Une attachée de conservation pôle archives contemporaines, AD de l’Oise : La sélection des archives contemporaines, (3 heures) ;
- Un AD de l’Oise : La description archivistique ; Les bâtiments d’archives, (6 heures) ;
- Deux attachées de conservation, AD de l’Oise : travaux pratiques sur le classement et l’inventaire, (12 heures) ;
- Le conservateur BU-Lettres, UPJV : Les supports de l’information à l’heure d’internet, (12 heures) ;
Master 2 année universitaire 2007-2008 : 30 heures
- Une AD de la Somme : records management, archivage électronique, GED, (6 heures) ;
- Deux AD de la Somme : action culturelle, service éducatif, (9 heures) ;
- Un responsable des Archives municipales d’Amiens-Métropole : Le records management dans les services d’archives des
collectivités territoriales, (3 heures) ;
- Un responsable des Archives municipales de Nice : Les métiers du patrimoine écrit et les concours du CNFPT ; Les services
d’archives des collectivités territoriales ; Préparation au concours d’assistant qualifié du patrimoine ; Droit des archives, (12 heures).
* L’équipe du master a été sensible aux critiques émises sur la spécialité « Histoire et civilisation
des mondes modernes et contemporains ». Elle propose donc d’en modifier le titre, pour mieux
mettre en valeur la thématique principale des enseignements qui y seront dispensés et de l’appeler :
« population, famille et société aux époques moderne et contemporaine ». L’Université de Picardie
est en effet l’une des seules en France à proposer maintenant ce type de recherches aux étudiants,
notamment depuis le départ en retraite des professeurs spécialistes de démographie historique à
l’Université de Paris-IV-Sorbonne. Ce thème général peut se décliner selon deux axes d’étude
méthodologique : l’un à partir d’études démographiques et d’histoire sociale axées sur des bases de
données et des études statistiques et quantitatives, l’autre sur l’étude des écrits de l’intime
(autobiographie, correspondances, mémoires…), analysés de manière qualitative. Alors que le
Centre d’histoire des sociétés, des sciences et des conflits est désormais partie prenante de deux
projets financés par l’ANR, l’un sur la population de Charleville, l’autre sur les écrits du for privé
(validé en septembre 2007 pour une durée de 48 mois) et que les premiers travaux de recherche des
étudiants donnés sur ces thèmes arrivent à soutenance, il serait dommage que la suppression de
cette spécialité rende impossible l’association des étudiants de master à ces recherches en devenir.
Des enseignements de géographie sur les mobilités, de littérature sur « l’écriture du moi » et
d’informatique seront inclus cette formation mastériale, qui développera aussi des partenariats avec
les directeurs d’hôpitaux, les médecins, les conservateurs du patrimoine, des étudiants étant associés
à l’enquête sur les hôpitaux de Picardie lancée pour les années 2006-2010. L’histoire de la santé
sera donc un thème commun aux spécialités « phénomène guerrier » et « mondes modernes et
contemporains ».
Le master serait ainsi réorganisé, en plus du tronc commun qui resterait identique (comme dans le
master « phénomène guerrier », le séminaire, sous forme de TD, serait consacré au suivi des travaux
d’étudiants).
Pour la spécialité « Histoire et archéologie des mondes anciens et médiévaux », des stages sont
possibles pour les étudiants ne faisant pas de l’archéologie, par exemple pour les étudiants ayant
comme sujet de recherche le fonds d’un musée. L’étude du fonds s’accompagne d’un stage dans le
musée.
Lettres Langues : demande n° 20081175
Nous proposons d’afficher plus lisiblement la thématique transversale en déclinant les trois mots
clés : « Langue(s), Textes, Echanges ». Cette nouvelle configuration permet de renouveler
l’ancienne thématique en lui incorporant les phénomènes de circulation, d’assimilation, de
transformation qui accompagnent précisément tout « échange ».
Les contenus ainsi proposés garantissent de plus des convergences entre la spécialité
professionnelle « management international » et les spécialités recherche « sciences du langage »,
« littérature antique, française et comparée » et « langues, littératures et civilisations étrangères ».
Ces contenus aideront chaque spécialité à développer une réflexion enrichissante sur les différentes
pratiques et à les articuler de façon pertinente aux différents pans de la recherche actuelle en SHS.
L’inscription dans les différentes problématiques des équipes de recherche très bien évaluées
(CERCLL-EA-, CURAPP-UMR-) auxquelles s’adosse la mention, souligne les compétences de
l’équipe pédagogique.
Les modules offerts dans le cadre du tronc commun et qui seront complétés, au 2ème semestre de 1ère
année, par des conférences (y compris d’intervenants extérieurs et de professeurs invités), seront le
lieu où se croiseront les diverses approches disciplinaires de la thématique commune. Le séminaire
optionnel, à côté des séminaires de spécialité, incitera chaque étudiant dans son parcours propre à
intégrer l’apport d’une discipline connexe, qu’elle soit prise dans la mention ou en dehors d’elle.
Outre une nouvelle présentation générale du master, seront aussi précisés pour chaque
spécialité, les objectifs scientifiques et professionnels poursuivis, les liens entretenus avec les
équipes de recherche et le bilan chiffré des trois dernières années (nombre d’inscriptions, de
diplômes délivrés, de doctorants, de thèses soutenues). Nous tenons aussi à mettre en avant les
entretiens individuels destinés à conseiller chaque étudiant dans son orientation ainsi que les
réunions d’information organisées pour l’ensemble des étudiants de licence qui nous ont permis de
développer un argumentaire susceptible d’aider à identifier le nouveau diplôme dans le choix de
formations possibles après la troisième année d’études. Enfin, pour afficher une meilleure lisibilité,
nous présentons plus explicitement les contenus pédagogiques.
Management : demande n° 20081180
Spécialité : « Veille et intelligence des organisations » (VIO)
Il ne s’agit pas d’une création, le master VIO existant depuis 2000. C’était initialement un DESS.
Ce master ne fait pas double emploi avec le master administration des entreprises (MAE). En effet,
le MAE est un master de gestion générale, alors que le master VIO est un master très spécialisé. Il
s’agit de compétences spécifiques, très recherchées actuellement sur le marché du travail.
Le noyau de l’équipe pédagogique est certes petit, mais chaque année, plusieurs professionnels
(dont des anciens de la formation) viennent présenter leurs expériences, outils et méthodes de
travail.
Plusieurs débouchés s’ouvrent aux étudiants du master VIO, comme l’expérience des huit dernières
années a pu le démontrer :
2000-2007 : 114 diplômés
- Emplois en rapport avec la formation : 65% (grandes entreprises : 36% ; agences de
développement : 10% ; PME : 9% ; cabinets spécialisés : 6% ; administrations de l’Etat : 4%)
- Emplois sans rapport avec la formation : 9%
- Poursuite des études : 12%
- NSP : 14%
Répartition géographique des emplois : Picardie : 28%, reste de la France : 61%, Etranger : 11%.
Spécialité : « Management des ressources humaines »
Cette spécialité du master n’est pas une créa tion, il s’agit d’une demande de renouvellement d’un
diplôme existant.
Les partenariats avec les entreprises se matérialisent de plusieurs manières :
- La conception du diplôme a été initialement envisagée en collaboration avec les
représentants de l’association nationale des directeurs de ressources humaines (ANDRH) ; le
directeur de l’ANDRH Somme est d’ailleurs l’un des intervenants du master.
- Des journées professionnelles sont organisées sur des thèmes précis (la formation, le
recrutement, la GPEC) au cours desquelles les représentants des entreprises présentent leurs
expérience et rencontrent les étudiants.
- Le recrutement d’étudiants par l’apprentissage et la professionnalisation, est l’occasion de
renforcer les liens avec le milieu professionnel.
Un nombre important d’étudiants signe un contrat de travail dès la fin du stage. L’insertion
professionnelle peut être évaluée au travers du fonctionnement du club ressources humaines fondé
par les étudiants et par les questionnaires transmis à l’administration. Ce point doit faire l’objet
d’améliorations.
Physique et SPI demande n° 20081197
Réponses à l'avis global formulé par les experts de l'AERES sur la mention Physique et Sciences
pour l'Ingénieur :
Cette mention de master associe deux spécialités, l'une intitulée « Caractérisation Physique et
Modélisation des Matériaux Complexes » (CPMMC) est demandée en renouvellement d'une
formation déjà existante, l'autre intitulée « Ingénierie des Agro-Matériaux Composite » (IAMC) est
demandée en création conjointement par les universités de Reims Champagne-Ardenne, l'université
de technologie de Compiègne, et l'université de technologie de Troyes.
Les experts reprochent le manque de lien pédagogique entre ces deux spécialités. Cet avis amène
les remarques suivantes: Si la spécialité (CPMMC) est plus à finalité recherche, le contenu
pédagogique de la spécialité (IAMC), a été élaboré en concertation étroite avec des industriels,
travaillant dans le secteur des matériaux composites à base de ressources végétales. L'objectif étant
de proposer, dans le cadre de la spécialité (IAMC), une formation au plus près des demandes
formulées par les industriels, et devant s'appuyer sur un enseignement moins académique que celui
qui est dispensé dans la spécialité (CPMMC). Bien que les approches pédagogiques et les finalités
professionnelles de ces deux spécialités soient différentes, empêchant l’existence d'un tronc
commun, il est possible comme le soulignent les experts, de mutualiser les modules cités en
exemple, auxquels on pourrait rajouter les projets tuteurés.
Toutefois, les responsables de cette formation n'excluent pas la possibilité, en fonction de
l'évolution des deux spécialités, de réfléchir ultérieurement à un rapprochement pédagogique plus
conséquent entre ces deux spécialités.
Réponses aux remarques des experts de l’AERES concernant la spécialité « Ingénierie des AgroMatériaux Composites (IAMC) :
Point 1 (formation tubulaire) : Une à deux UE optionnelles seront proposées pour chacun des
semestres 7, 8 et 9. Toutefois, nous souhaiterions pour ce quadriennal, qui constitue la phase de
démarrage de ce MASTER, maintenir un parcours majoritairement identique. Une diversification de
parcours est envisagée pour le prochain quadriennal.
Point 2 (Organisation) : Pendant le semestre d’enseignement dans l’un des 4 établissements (les
étudiants résideront en permanence dans la ville de l’Université correspondante). Les intervenants
des autres établissements seront amenés à se déplacer. Les frais de déplacement de ces enseignants
seront pris en charge par leur établissement de rattachement.
De plus, afin de faire bénéficier les étudiants des équipements de TP spécifiques à chaque
établissement, deux déplacements de 2 jours, dans le semestre, sont programmés pour effectuer un
cycle de TP dans 2 des 4 Universités partenaires.
Point 3 (équipe pédagogique) : La liste de l’équipe pédagogique fournie avec le dossier initial
concernait uniquement les enseignants coordonnateurs des UE et qui sont les membres du comité de
pilotage de la spécialité du master. La liste exhaustive des intervenants, accompagnée de leurs CV,
sera jointe à la réponse détaillée, et qui montre le nombre important d’enseignants impliqués dans
ce master.
Point 4 (projet tuteuré avec étude de cas industriel) : L’UE STAGE0708, « Stage-ImmersionEntreprise » est associée, en fait, à ce projet. Nous proposons pour cette UE la dénomination
« projet individuel tuteuré-Immersion-Entreprise », qui sera constituée de 20H présentiel (coencadrement par un enseignant et un professionnel) et 140h de travail personnel dans le cadre de
l’entreprise.
De plus, nous évoquons également les points suivants (5, 6, 7 et 8) qui ont été soulevés dans la
réponse de l’AERES à l’Université de Reims Champagne Ardenne (URCA).
Point 5 (Présentation des laboratoires) : En plus des CV des enseignants impliqués dans la
formation, une brève présentation des activités de chacun des laboratoires associés aux enseignants
sera donnée dans la réponse détaillée.
Point 6 (Positionnement du master au niveau national) : Il n’existe pas d’autres masters pour la
même spécialité au niveau national, comme il a été bien souligné dans l’avis détaillé donné par
spécialité à la page 4 de la réponse de l’AERES à l’UPJV- AMIENS.
Point 7 (Effectif étudiants annoncé) : Compte tenu de la demande importante du secteur importante
du secteur industriel concerné par la formation (BTP, automobile, emballage, bio-médical, biomécanique, plasturgie, équipements sportifs …).
Le nombre d’étudiants annoncé (20 à 24) était souhaité par les membres professionnels du comité
de pilotage impliqués dans la formation. Ce chiffre sera amené à être modulé en fonction de
l’évolution de la formation et de la conjoncture au niveau industriel. Plusieurs licences du domaine
Sciences Technologie et Santé (STS) peuvent alimenter ce MASTER.
Point 8 (Etudiants ingénieurs) : Les étudiants ingénieurs de l’UTC et de l’UTT qui pourront suivre
cette spécialité représenteront 50% de l’effectif alloué aux deux établissements environ 5/6 des
20/24.
Pour valider le MASTER IAMC les étudiants ingénieurs de L’UTC et de l’UTT devront valider des
UE de la spécialité.
Réponses aux remarques des experts de l'AERES concernant la spécialité « Caractérisation
Physique et Modélisation des Matériaux Complexes » (CPMMC)
Point 1 (Equipe pédagogique): Cette formation s'appuie directement sur les compétences des
laboratoires de recherche de l'université. En effet, 68% des enseignants sont membres d'un des trois
laboratoires suivants: Le Laboratoire de Physique de la Matière Condensée (LPMC), Le
Laboratoire des Technologies Innovantes (LTI), La jeune équipe Physique des Systèmes
Complexes (PMC), ils assurent les enseignements de physique fondamentale et appliquée. Les
autres enseignants sont pour une part, à 18% membres du Laboratoire Amiénois de Mathématiques
Fondamentales et Appliquées (LAMFA), ils assurent les enseignements de calcul scientifique,
processus stochastiques, et de mécanique, et pour une autre part, à 14% des enseignants non
rattachés à des laboratoires de l'UPJV, ils assurent des enseignements de 1ère année, tels que la
Physique nucléaire et particules, les langues, et la connaissance de l'entreprise.
Les fiches de chaque enseignant-chercheur qui seront transmises ultérieurement, montreront la
réalité de l'adossement à la recherche de cette spécialité. Un bref descriptif des activités de
recherche des laboratoires impliqués dans la formation sera joint à la réponse détaillée.
Point 2 (Partenariat avec le monde industriel): S'il est indiscutable que les représentants du monde
industriel interviennent pour une faible part dans l'enseignement académique de cette spécialité, il
est inexact d'en déduire que leurs participations à cette formation se limite à 14 h d'enseignement
dans le cadre du module « connaissance de l'entreprise ». En effet, bien que cette spécialité soit très
orientée sur les aspects de recherche, bien en amont des activités industrielles, les responsables de
cette formation ont souhaité que les étudiants puissent avoir la possibilité de se rapprocher du
monde de l'entreprise. C'est la raison pour laquelle le stage de fin d'étude du 4ème semestre en
laboratoire, présente une durée relativement longue (6 mois), de manière à faciliter l'insertion des
étudiants stagiaires dans des laboratoires industriels en France, et éventuellement à l'étranger.
Plusieurs étudiants ont ainsi effectué des stages de recherche et développement en entreprise, les
entreprises partenaires sont: LINAC Technologies à Orsay, Tréfimétaux à Sérifontaine dans l'Oise,
Asteel Electronique à Soissons. Par ailleurs, plusieurs étudiants ont effectué des stages dans des
laboratoires hors de l'UPJV, comme le Laboratoire LGEP de Supelec, le Laboratoire de
biophysique du CHU Amiens-Nord, et le Laboratoire des couches minces de l'Ecole Polytechnique
de Turin (Italie).
Point 3 (Thématique de la spécialité): La première année de cette spécialité qui dispense une
formation générale, propose essentiellement un enseignement de physique fondamentale, toutefois,
deux modules sont directement en rapport avec les thématiques de recherche des laboratoires de
physique de l'UPJV, il s'agit du module intitulé « Electrodynamique des milieux continus » dont
une partie du contenu concerne les oxydes ferroélectriques en couches minces, les semi-conducteurs
amorphes et nanostructurés, et les cristaux liquides. Le module « Comportement des matériaux » est
constitué d'une proportion importante de travaux pratiques, réalisés au sein du laboratoire LTI, sur
les matériaux qui y sont étudiés.
La deuxième année de cette spécialité, est construite autour d'un certain nombre de modules en
rapport avec les thématiques des laboratoires de recherche, à savoir: L'élaboration et l'étude des
propriétés diélectriques de couches minces ferroélectriques, l'élaboration et l'étude des couches
minces amorphes ou nanostructurées à base de carbone ou silicium, et les propriétés de surface de
ces couches, et des modules de calcul scientifique et de modélisation, donnant une ouverture vers
les activités de recherche du LAMFA. Une thèse est actuellement en préparation sous la codirection
de membres des laboratoires LPMC, et LAMFA.
Point 4 (Proportion de travaux pratiques): Les proportions respectives de cours, travaux dirigés et
travaux pratiques sont les suivantes:
En première année, il y a 42,62% de cours, 44,15% de travaux dirigés, et 13,23% de travaux
pratiques.
En deuxième année, il y a 44,57% de cours, 43,43% de travaux dirigés, et 12% de travaux
pratiques.
Après examen du contenu pédagogique de cette spécialité, les responsables de cette formation
s'engagent à augmenter la proportion des travaux pratiques jusqu'à 20% de l'ensemble des
enseignements.
Point 5 (Devenir des étudiants): Le devenir des étudiants de cette spécialité à toujours été au centre
des préoccupations des responsables de cette formation (Voir Point 2).
Sur les 28 diplômés issus des trois dernières promotions, 13 étudiants préparent une thèse, 2
étudiants ont un emploi d'ingénieur, 3 étudiants ont un emploi en entreprise, 1 étudiant a créé une
entreprise, 1 étudiante est animatrice scientifique, 5 étudiants sont enseignants dans le secondaire, 2
étudiants sont en attente d'emploi, et une étudiante a décidé pour raison personnelle de ne pas
poursuivre en thèse sa formation universitaire (maternité).
Par ailleurs, 4 étudiants non diplômés se sont inscrits en master professionnel.
Point 6 (Stages des étudiants): Cette question a été évoquée en partie dans le Point 2, concernant les
stages en milieux industriel, et dans des laboratoires de recherche universitaires hors de l'UPJV.
Point 7 (Taux de réussite): Sur les trois dernières promotions de deuxième année, le nombre
d'étudiants inscrits dans cette spécialité est de 40 étudiants, parmi lesquels 35 se sont présentés aux
examens, et 28 ont été diplômés. Le taux de réussite par rapport aux inscrits est de 70%, ce qui peut
paraître moyen, par contre le taux de réussite par rapport aux présents est de 80%.
Agro et Environnement : demande n° 20081199
Nous proposons une Mention de Master "Agroproduction et Environnement", comportant 2
spécialités PVIA et EADD, incluant un parcours CAPES en M1, un parcours recherche à la
mention, ainsi qu’un parcours apprentissage spécifique à la spécialité EADD.
Les métiers visés relèveront :
¾ des secteurs de l'Agro-production (process agricoles, certification haute valeur
environnementale et des services conseils rattachés à l’agriculture)
¾ des filières amont (sélectionneurs, semenciers, développeurs d’agroéquipements,
d’agrofournitures et "d'éco-intrants" [biopesticides, biofertilisants, agent de biocontrôle
des ravageurs...],
¾ et aval de l'industrie agro-alimentaire, aux process (analyse du cycle de vie des produits)
et contrôles des filières de productions agroindustrielles et produits dérivés, en passant
par les secteurs recherche/développement (recherche académique, recherche appliquée),
métiers de l’enseignement (général et lié à l’agriculture), les métiers relatifs à la gestion
des milieux naturels et anthropisés (expertise scientifique environnementale, en sciences
du sol et des paysages).
1. Mutualisation et 1er semestre de M1 dans la mention AE
725h sont mutualisées entre les 2 spécialités dont 300h au 1er semestre (S1) de M1. De plus, afin
que les étudiants aient réellement un semestre de détermination, à l’exception des UEs de tronc
commun, le volume horaire résiduel du S1 est optionnel, y compris l’existence d’une passerelle
avec la mention TVRAI. D’autre part, toutes les passerelles « inter-mention » offertes, façon LMD,
continueront à être proposées aux étudiants sur l’ensemble des trois semestres du Master.
Le stage de M1 PVIA permettra de valider 6 ECTS. Un conseil de perfectionnement et le suivi des
diplômés seront mis en place pour la spécialité EADD d'après le modèle PVIA.
2. Origine des étudiants et effectifs globaux prévisionnels
EADD
PVIA
M1
effectif
40/an dont 10 en
30/an entre 2008/2012
apprentissage
Licence* PVIA 75%
origine
Licence Bio UPJV et
L3 extérieurs 25%…
extérieurs (intérêts de
la formule
apprentissage)
M2
Effectif
20/an dont 10 en
35 à 40/an entre
apprentissage
2008/2012
M1 PVIA 80%,
origine
M1 EADD et 50 %
autres 20%
extérieurs (intérêts de
la formule
apprentissage)
*Origine des L3 PVIA en 2007 : L2 : 38,5%, DUT : 28%, BTS 9,5%, classes préparatoires : 24%
3.Implication de L’EA 3900 – Biologie des Plantes et Contrôle des Insectes Ravageurs
L’EA 3900 (75 personnes) comprend 5 Laboratoires regroupés il y a 4 ans en une seule Unité à la
demande du Ministère. Ainsi, elle couvre la totalité de l’activité de recherche en Biologie végétale
et animale de l’UPJV. Les 2 spécialités PVIA et EADD s'appuient donc naturellement sur les 50
enseignants-chercheurs répartis en 6 équipes thématiques (bilan: 50-60% d'enseignement par EA
3900, 10-20% par les autres unités de l’UPJV et 20 à 30% par des organismes comme l’INRA et
par des partenaires industriels).
4. Liens avec l’URCA
"La coopération avec l’URCA doit être renforcée pour éviter une concurrence de l’offre de
formation : la spécialité « Production Végétale et Impact Environnemental » de l’URCA a
beaucoup de points communs avec celle-ci"
La volonté de coopération est réelle et ancienne avec l’URCA. Cependant, si pour la recherche nous
avons concrétisé de nombreuses publications communes et que nous avons actuellement un projet
commun, labellisé Pôle de compétitivité IAR (BETOLIGNE), nos efforts en ce qui concerne
l’enseignement n’ont pas encore réellement abouti :
- notre projet de Licence Pro, demandé en co-habilitation, ne sera présenté qu’en milieu de ce
contrat.
La région Champagne/Ardennes est historiquement orientée en viticulture, pour une grosse partie
les productions végétales et industries alimentaires développées aux étudiants sont différentes.
Néanmoins, nous prendrons contact avec nos collègues de l’URCA pour harmoniser nos plaquettes
et outils de communication de façon à éviter toute confusion liée à des ressemblances dans nos
intitulés respectifs.
Transformation et Valorisation des Ressources Agrobiologiques et Inorganiques (TVRAI) :
demande n° 20081202
L’expertise de L’AERES a attribué l’appréciation B à cette demande d’habilitation, avec
comme recommandations :
i) préciser et suivre le devenir des étudiants des spécialités anciennes proches de ce domaine :
Le nombre d’inscrits dans les spécialités proches du domaine et le devenir des étudiants des
spécialités « professionnelles » sont rapportés en pages 9-10 de la présente demande d’habilitation.
Il est d’ailleurs souligné que le ratio CDD/CDI est en faveur des contrats à durée déterminée, ceci
résulte d’une analyse à trois ans d’antériorité. Toutefois il faut noter que certains de nos anciens
étudiants (DESS en analyse-contrôle qualité, DESS en Qualité Gestion de l’Eau ou un DEA en
chimie fine) qui occupent des postes de cadre (CDI) interviennent aujourd’hui dans nos formations
ce qui atteste de leur insertion professionnelle. Néanmoins nous sommes conscients que le suivi de
l’insertion des étudiants est à parfaire pour la prochaine habilitation. Aussi, nous envisageons :
de créer une association des anciens étudiants pour la mention TVRAI. La pérennité de
cette association pourrait être consolidée par la désignation d’un représentant étudiant au
sein de chaque spécialité qui deviendrait l’interlocuteur privilégié dans les années postdiplôme.
de travailler de concert avec l’observatoire du BUIIO afin de rendre systématique, avec
une fréquence élevée, la mise à jour d’une base de donnée « devenir des étudiants » ;
de mettre en place annuellement une journée de remise de diplômes qui serait l’occasion
de réunir nouvelles et anciennes promotions.
ii) Redéfinir l’offre concernant la spécialité « Transformations Biologiques et Biotechnologiques
des Agro-ressources » (TBBA) en concertation avec les partenaires locaux.
Le contenu de l’offre de formation (TBBA) a été établi en partenariat avec l’UTC, comme en
attestent les différents intervenants qui appartiennent pour certains à l’UMR 6022 (UPJV-UTC). Il
apparaît toutefois que malgré notre volonté de partenariat inter-établissements, cette offre peut
sembler faire « doublon » avec celle proposée dans le cadre de l’offre de formation de l’UTC
(TVIA). En tenant compte de ces remarques, dès la rentrée 2008-09, les spécialités liées à la
Biotechnologie impliqueront : des enseignements dispensés respectivement sur les deux sites au
niveau M1 ; des enseignements en M2 dispensés soit sur Compiègne soit sur Amiens selon
l’expertises des intervenants et/ou les contraintes techniques imposées par le matériel semi-lourd ou
lourd nécessaire aux enseignements expérimentaux.
iii) Les prévisions d’effectifs sont à revoir. Il faut préciser le flux d’étudiants par spécialité ainsi que
leur origine, notamment en M2 :
La critique concernant une mauvaise estimation des flux d’une part et l’absence de précision sur
leur origine d’autre part est justifiée. Cela reste toutefois assez délicat et ne peut se faire que sur la
base des flux antérieurs. Ce qui peut être établi à minima pour la future habilitation :
Formation initiale : 1ère année : Spécialité TBBA : 15 ; Spécialité TCRAI : 15 ; Spécialité
ACQ-TQE : 25 / 2ème année : Spécialité TBBA : 15-20 (commun avec l’UTC); spécialité TCRAI :
20-25 (dont 10-15 de l’ESCOM-5ème année cycle Ingénieur) ; Spécialité ACQ-TQE 30-35 (20-25 de
la première année et 10-15 en provenance d’Etablissement extérieurs [sur la base de l’habilitation
actuelle]).
Il faut souligner que les différents parcours, qui conduisent à une offre de formation qui peut
sembler trop large« trop large », permettent également d’offrir soit une sortie « Pro » soit une sortie
« Recherche » dans chaque spécialité, ce qui a été apprécié par l’expert. Il est à noter toutefois que
ces parcours ne correspondent qu’à des « combinaisons d’unités d’enseignement » issues de l’offre
globale et communes aux trois spécialités et ont été mises en place pour guider l’étudiant dans le
choix de ses unités d’enseignement en fonction de son projet professionnel. La seule contrainte pour
la mise en place de ces différents parcours est liée au nombre seuil d’étudiants, dicté par
l’Etablissement, pour l’ouverture d’une unité d’enseignement en Master (≥ 5). Par ailleurs,
différentes unités d’enseignement dispensées dans le cadre du Master TVRAI accueilleront un
public de doctorants dans le cadre des modules de thèse proposés par l’Ecole Doctorale de
rattachement (sur la base de l’existant).
iv) Le soutien de la recherche à l’option « TBBA » est à renforcer dans les domaines des
biotechnologies microbiennes.
Ce soutien sera apporté notamment au travers du partenariat (années 1 et 2) et de la cohabilitation (années 3 et 4) avec l’UTC et plus particulièrement avec le groupe « activités
microbiennes et bioprocédés » de l’E.A. « Transformation intégrées de la Matière Renouvelable ».
v) Décisions d’évolution future de la mention TVRAI prises en concertation avec les autres
formations en région :
Au plan local, la mention TVRAI représente les disciplines majeures impliquées dans les
secteurs de la transformation et de la valorisation des agro-ressources et ressources inorganiques.
Son élaboration a impliqué particulièrement les acteurs de la biologie de l’UPJV au travers de
différents Laboratoires comme rapporté dans le document d’habilitation.
Il a été décidé, comme évoqué au point ii), de mutualiser la formation concernant les
transformations biotechnologiques dès la rentrée 2008-09. De plus, pour ce qui est de l’offre de
formation en chimie (TCRAI), elle repose sur un partenariat total avec l’UTC-ESCOM, ces derniers
n’ayant pas d’offre Master relevant de la chimie fine. Les relations avec le master DUBY ont été
clairement définies et sont rapportées page 13 du document d’habilitation.
Après concertation avec l’UTC, nous nous engageons à demander une co-habilitation à miparcours pour l’ensemble des spécialités relevant de la transformation des ressources
agrobiologiques et inorganiques et de leur valorisation. Cette co-habilitation viendra conforter la
volonté de fédérer la recherche scientifique en région Picardie au travers de l’Institut de Chimie
Verte et Développement Durable. Cette volonté était établie en page 3 de la demande d’habilitation.
Le report à mi-parcours de cette co-habilitation est motivé d’une part par le délai trop court pour
opérer de façon efficace la fusion des documents, et d’autre part par le fait que la stabilisation de
l’ESCOM sur le site de Compiègne nécessitera au minimum une année.
Sociologie : demande n° 20081204
1) Remarques à propos de l’adossement de la mention sociologie à deux laboratoires (CURAPP et
Habiter-PIPS) et le projet de l’EA Habiter-PIPS.
Les raisons de l’adossement du la mention sociologie aux deux laboratoires de sciences sociales
(Curapp et Habiter-Pips) sont les suivantes :
CURAPP : Les enseignements des membres du CURAPP sont intégrés dans la maquette du master
savoirs et pratiques politiques (l’axe 4 du CURAPP intègre des recherches en
sociologie/démographie) : le secteur "démographique et enquêtes quantitatives", qui occupera une
place importante au sein du master recherche "Ethnographie et science de l'enquête", est pris en
charge par des démographes et sociologues tous rattachés depuis 2006-2007 au CURAPP , où ils
mènent leurs recherches au sein de l'axe 4 ("Liens sociaux"). Leur projet de recherche est développé
dans
le
programme
quadriennal
de
l'unité.
Le directeur du CURAPP, travaille notamment au sein de l'axe 4 sur l'utilisation en sociologie des
méthodes d'analyse géométrique des données et sur les indicateurs socio-économiques ainsi que sur
leurs liens avec les politiques publiques, les professionnels de l'expertise, etc… ; un sociologue et
démographe, y mène un projet collectif de recherche portant sur les transformations des publics
étudiants au sein de l'UPJV et des travaux relatifs aux flux migratoires dans différents contextes
nationaux ; un chercheur continue ses recherches comparatives sur les politiques familiales et les
rapports entre genres. Enfin, un professeur de démographie sera recruté cette année et sera
également affecté au CURAPP. Une forte synergie existe, de plus, au sein du CURAPP entre les
travaux des sociologues politiques, à forte dimension quantitative notamment au sein de l'axe 4, et
ceux des sociologues et démographes.
Les enseignements de méthodologie quantitative au sein du master Sociétés contemporaines seront
ouverts aux étudiants de science politique. Les liens entre master recherche, master professionnel
(Démographie...) et le CURAPP seront également renforcés, à travers des participations
d'enseignants-chercheurs et de chercheurs du laboratoire à ces différentes formations.
Habiter-PIPS : Ce laboratoire est opérationnel depuis janvier 2008. Il accueille des sociologues et
des anthropologues. En 2007, Un enseignant chercheur (maître de conférence), spécialiste de
l’Amérique latine, a été recruté en sur un profil d’anthropologie des mondes contemporains. Deux
autres recrutements (MdC), en anthropologie des mondes contemporains et en sociologie, sont en
cours (printemps 2008) : au total, trois nouveaux chercheurs vont donc renforcer à la rentrée 2008
les effectifs de cette nouvelle équipe d’accueil et contribuer ainsi à l’élaboration de ses opérations
de recherche.
Des opérations de recherche sont en cours de réalisation :
(a) L’une porte sur les problématiques de l’identité et fera l’objet d’un colloque international en
octobre 2008, façon d’engager une seconde phase de travaux qui se poursuivront pour le temps
restant du quadriennal :
Nommable ou pas, l’identité n’en demeure pas moins l’un des mots les plus débattus du Monde
contemporain. De fait, ses bouleversements, effets de l’accès aux mobilités et leur passage à
l’échelle et la dimension mondiales, de nature technologique et économique, etc. et les remises en
causes induites des horizons référentiels habituels (politiques, sociologiques, géographiques, etc.),
oblitèrent la pertinence et la validité des repères de tous et chacun. Ils placent, symétriquement,
chacun face à la nouveauté de sa propre destiné, mais aussi face à celle des choix de son orientation.
Le cas de l’Europe est des plus significatifs, si ce n’est exemplaire. Obsolescence des solutions du
passé et angoisse d’un futur imprévisible actualisent, en même temps qu’elles en procèdent, les
questions existentielles les plus fondamentales, à l’occasion rassemblées sous le terme partagé d’«
identité ».
(b) L’autre opération, financée par trois organismes (MILDT, INSERM, INCA), est intitulée
« genre et usage de drogues sur l’espace public », cette recherche se propose d’analyser la manière
dont se différencient les modes de consommation de produits psychoactifs au niveau de l’espace
public pour les populations féminines (adolescentes et femmes adultes).
(c) Enfin un séminaire annuel de recherche réunissant sociologues et anthropologues, membres et
associés à l’EA Habiter-PIPS, sera ouvert à la rentrée de 2008 aux étudiants de la spécialité
Ethnographie et sciences de l’enquête (M2).
A noter que les étudiants du M2 auront également accès aux séminaires de recherche proposés par
le Curapp.
2) Remarques à propos des échanges et des liens avec d’autres universités.
Notre intention est de travailler à l’amélioration des conventions existantes, comme à l’émergence
de nouvelles conventions pour faciliter : le recrutement d’étudiants étrangers (grâce aux bourses
d’accueil Philéas), les échanges de type Erasmus etc. Ce projet s’inscrit parfaitement dans le plan
quadriennal de l’université de Picardie Jules Verne qui doit permettre d’intensifier la circulation
non seulement des étudiants mais aussi des enseignants chercheurs.
L’UPJV attend l’habilitation de la mention sociologie pour signer l’accord de consortium sur le
« master européen » en organisation et développement social qui lie 4 universités françaises avec
l’université de Saragosse et l’université libre de Bruxelles, avec laquelle une convention Erasmus
est déjà signée.
Remarques sur les avis par spécialité :
Mondes du travail et population
Notre intention est de suivre la recommandation de présenter séparément les trois spécialités (ou
parcours) en M2 :
-Conseil en organisation, conduite des innovations techniques et sociales (Cocits)
-Démographie et données sociales
-Développement social :
Pour la question de l’adossement aux laboratoires (voir plus haut).
Noter à propos de la spécialité « Développement social » : Cette spécialité s’appuie à la fois sur le
laboratoire Habiter-PIPS et les travaux qui sont menés sur les usages de drogue dans les espaces
publics, ainsi que sur les travaux réalisés sur l’immigration. Il s’appuie également sur le CURAPP
(UMR) au sein duquel un axe « politiques sociales » est en voie de constitution. Une réponse à un
appel à projet ANR sur les vulnérabilités a été effectuée fin avril. Par ailleurs un projet de pôle
ressource recherche régional en action sociale a été déposé par le CURAPP en réponse à un appel à
projet du ministère des affaires sociales.
Cultures et patrimoines
1) Remarques à propos des partenariats (« peu explicites ») avec les collectivités régionales/
territoriales, et les milieux professionnels :
Il existe un partenariat multiforme avec l’ensemble des milieux professionnels du secteur
Culture/Patrimoine en Picardie que l'on peut articuler en points.
Stages pratiques : Un grand nombre de directeurs/directrices des organismes publics et associatifs
œuvrant dans le secteur Culture/Patrimoine sont connus, consultés régulièrement, associés aux
enseignements ou autres activités du Master et pour un certain nombre figure dans le comité de
pilotage du Master. Des contacts réguliers sont établis avec les structures d’accueil au moment de la
recherche initiale de stage, puis de l'établissement d’un cahier des charges précis de chaque mission
confiée à l’étudiant. Les directeurs de stages pratiques participent systématiquement aux jurys de
soutenance de mémoire. Il existe actuellement un accord tacite avec les entreprises employant le
plus de salaries pour que soient accueillis un, et souvent plusieurs stagiaires de chaque promotion
(notamment dans les collectivités territoriales). Mais d’autres associations, plus petites, ont
également pris l’habitude de faire appel aux Étudiants du Master. Ce partenariat joue un double rôle
: en ce qui concerne la part de chaque promotion formée d’étudiants picards, il constitue un moyen
puissant de favoriser l’insertion professionnelle. De fait, il existe dorénavant en Picardie un rentable
« réseau » de cadres responsables ou intermédiaires issus du Master dans tous les types de
structures à but culturel. Mais cette insertion in situ a également bénéficié, dans un nombre de cas
notable, à des étudiants venus d’autres régions et qui ont opté pour la Picardie. D’autre part les liens
avec les milieux professionnels et l’action culturelle locale, sont partie intégrante du processus
pédagogique lui-même. Les modalités d’articulation, un descriptif précis des partenariats, des
exemples concrets de résultats obtenus dans ce cadre figurent dans le tableau joint.
Groupes projets : Chaque année les étudiants s’organisent en groupes opérationnels chargés de
faire aboutir pour, et en lien avec le tissu local une réalisation qui peut aller d’une étude de public
pour un musée, un centre culturel, etc… à l’organisation d’une manifestation culturelle dans un
quartier d’Amiens. Les groupes projets s’appuient entièrement sur le tissu professionnel /
institutionnel régional pour déterminer leur projet, obtenir le financement, réaliser une évaluation
conjointe. Au fil du temps des « Associations –projets » ont été créées avec reprise et
développement éventuel des réalisations des années antérieures, pérennisant et inscrivant dans le
tissus local des initiatives issues du Master.
Validation des Acquis : Connu, reconnu, dans les milieux professionnels le Master reçoit une forte
demande de Validation des Acquis. D’une part le Master est identifié au travers des coopérations
précitées ; d’autre part la présence de plus en plus marquée de diplômés du Master dans les
structures locales a suscité chez les Cadres ´ « issus du rang » une volonté d’obtenir une
qualification analogue à celle des nouveaux arrivants. La démarche de validation suivie par le jury
du Master est très individualisée, adaptée au parcours de chaque postulant. C’est ainsi que les
modules les plus professionnels du Master sont souvent attribués tandis que le demandeur se voit
prescrire la reprise d'étude dans des modules théoriques en M1 parfois en-dehors du Master. Entre
2006 et 2008, une douzaine de dossiers de VA ont été traités et la totalité des postulants ont mené à
bien leur parcours de formation et obtenu le diplôme.
Etudes / Recherches : Dès cette année un partenariat spécifique avec certaines collectivités
(Conseil général notamment) va voir le jour. Il s'agira de mettre les étudiants du Master en situation
d'enquête et d'étude en situation réelle. En effet nos partenaires sont souvent soucieux d'évaluer les
politiques mises en place, désireux de mieux connaître leurs publics, curieux de nouvelles pistes à
explorer. Certaines des ces études seront dorénavant confiées à des groupes d'étudiants encadrés au
sein d'un cahier des charges à la fois par l'équipe enseignante et les interlocuteurs concernés de
institutions. L'objectif est clairement de professionnaliser les étudiants à partir de cas concrets en
optimisant pour ceux issus de ce parcours, leur formation en socio/anthropologie (techniques
d'enquêtes).
La dimension internationale : Les étudiants sont encouragés à effectuer des stages pratiques à
l’étranger, il y a tous les ans plusieurs étudiants qui départs en Europe ou hors Europe effectuer leur
stage pratique. Cette tendance va aller en s 'accentuant à partir de convention spécifiques qui seront
singés entre universités sur ces questions en particulier (notamment avec l'Italie)
La dimension internationale soutient également des stages pratiques effectués en Picardie par des
organismes développant des projets internationaux. Un partenariat de longue date existe aussi entre
le Service Europe de la Chambre des Métiers de la Somme et le Master.
2) remarques à propos de l’adossement aux laboratoires : (voir plus haut).
Noter que dans le projet EA Habiter-PIPS existe déjà une opération de recherche inscrite au sein
d’un axe sur les problématiques de la culture (et du patrimoine), animée entre autre en partenariat
avec des chercheurs enseignants, de l’université de Nantes, membres de PIPS.
Enfin sur la question des flux d’étudiants : « Cultures et patrimoine » depuis sa création a entre 27
et 39 étudiants inscrits par an.
Ethnographie et sciences de l’enquête
1) Remarques à propos de l’offre « segmentée » d’enseignements (notamment en M2S3 de la
spécialité recherche « Ethnographie et science de l’enquête ») :
Les problématiques de cette spécialité relèvent de la sociologie et plus particulièrement de celles
qui concernent les phénomènes urbains, les rapports de travail, les stratifications sociales, les
institutions politiques, l’activité culturelle et artistique. Elles relèvent de l’anthropologie sociale et
des perspectives que cette discipline offre aujourd’hui pour appréhender les faits de langage et de
communication, la formation des identités collectives et l’ethnicité, les faits matériels et les
relations économiques, ce dans des sociétés variées mais inter-reliées entre elles au sein du systèmemonde contemporain. Elles relèvent enfin de la démographie et des approches quantitatives qui
permettent de saisir dans leur complexité les caractéristiques, les évolutions et les transformations
des populations et des grands ensembles humains.
L’offre d’enseignement du master recherche « Ethnographie et sciences de l’enquête » trouve son
unité dans la place primordiale que cette formation accorde aux méthodes d’enquête empiriques en
général, et plus précisément au travail de terrain et à l’approche ethnographique par observation
participante. Cette unité est redoublée par les enseignements qui proposent une approche réflexive
et épistémologique sur les méthodes d’enquêtes en sciences sociales. L’offre de formation
diversifiée exprime également la volonté d’associer à ce type d’enquête l’usage critique des
statistiques en sciences sociales, notamment en démographie et en sociologie. Ce master trouve
donc son originalité dans le croisement, assez rare au sein d’un même diplôme de sciences sociales,
de trois disciplines habituellement séparées : la sociologie, l’ethnologie, la démographie. Ce
croisement disciplinaire poursuit dans la continuité le contenu de la licence de sociologie, qui est
orienté précisément dans le même sens, et ce depuis la première année. Il permet d’offrir aux
étudiants des perspectives analytiques et théoriques diversifiées, dans l’optique d’une formation à la
recherche plus riche et ouverte, puisque bénéficiant des apports et des acquis de ces trois
disciplines.
Compte tenu de l’objectif de cette formation, et pour venir renforcer la cohérence de l’offre des
enseignements et l’articulation aux recherches des travaux des laboratoires nous mettrons en place
dès la rentrée 2008 un dispositif pédagogique spécifique : tutorat et séminaire collectif.
2) Remarques sur l’adossement aux laboratoires Curapp et Habiter-PIPS : (voir plus haut).
La spécialité recherche est articulée à des opérations de recherche des sociologues et
anthropologues de l’EA Habiter- PIPS, et travaux des membres du CURAPP qui interviennent dans
les enseignements de la mention. les étudiants auront accès aux séminaires de recherche proposés
par des deux laboratoires.
Ecosystèmes, société, santé : demande n°20081207
• Tout d’abord, nous trouvons une certaine inadéquation entre la lettre affectée à la mention et aux
spécialités (C) et les critiques qui nous sont faites, relativement mineures.
• « L’offre présente plus une juxtaposition d’analyses et d’enseignements qu’une vraie construction
aux bases épistémologiques solides ». Nous réfutons cette assertion tout en reconnaissant que la
présentation du document envoyé pouvait effectivement donner une telle impression. Aucune
rubrique du formulaire de demande d’habilitation ne prévoyait une analyse épistémologique de la
formation proposée ; nous l’ajouterons donc au dossier remanié.
• « Le projet ne précise pas suffisamment les objectifs poursuivis, etc. ». Nous avons complété cette
partie du dossier. Respectant la transversalité de l’environnement en tant qu’objet de recherche et de
spécialisation professionnelle, ce Master vise à offrir une formation pluridisciplinaire à des
étudiants venant d’horizons disciplinaires différents (sciences, sociologie, science politique,
géographie…). En effet, les spécialistes de l’environnement ne peuvent pas se cantonner aux
frontières de leur champ disciplinaire. Or, ni les cursus scolaires, ni le cursus de Licence ne
préparent véritablement à la transdisciplinarité ; celle-ci n’est pourtant pas toujours intuitive. Il nous
paraît donc essentiel, dans un premier temps, de rapprocher des disciplines pas forcément
connexes ; à cette fin, nous fixons comme objectif du M1 de fournir un socle commun de
connaissances disciplinaires sur les questions environnementales à des étudiants d’origines
différentes. En particulier sont privilégiées les dimensions scientifiques (analyse des écosystèmes
et de leur interaction avec l’homme et sa santé), socio-politiques (analyse des représentations, du
processus décisionnel et de l’application du droit et des politiques environnementales) et
géographiques (analyse des milieux et de l’aménagement de l’espace). Dans un second temps, il
s’agit de mettre en œuvre la transdisciplinarité ; c’est l’objectif affiché du M2 : travailler sur des
questions environnementales et des objets qui transcendent les disciplines et qui requièrent
une approche systémique.
Les métiers auxquels prépare ce Master sont nombreux et correspondent déjà à une
demande en partie non satisfaite. Nous avons également remanié cette partie du dossier.
• « L’ensemble trop dispersé devra faire l’objet d’un recentrage sur le thème santéenvironnement » : Un recentrage est proposé en refondant les 2 spécialités ISPE et GEADD en
une seule, nouvellement intitulée « Ingénierie de l’Environnement et Développement Durable » ; à
l’intérieur de cette spécialité, il restera possible de réaliser soit un parcours davantage orienté vers
l’ingénierie sociale et politique, soit un parcours tourné vers la gestion des milieux et
l’aménagement. La thématique « santé-environnement » sera une composante importante,
reprise à travers différentes UE dans les 2 spécialités de la mention. Toutefois, il n’est pas possible
de recentrer complètement la mention sur ce thème, puisque l’on perdrait alors l’appui aux équipes
de recherche (aucune équipe n’est labellisée sur cette thématique à l’Université, mais la thématique
apparaît sous la forme d’axes de recherche au sein de différentes unités). Une réflexion sera
également engagée, au cours du contrat quadriennal 2008-2011, autour du renforcement de cette
thématique, tant au niveau de la recherche que de celui de la formation.
• « L’adossement aux équipes de recherche constitue un autre point à améliorer » : cette partie du
dossier a été entièrement réécrite.
• « Dans le détail des enseignements, la place de l’enseignement des SIG mérite réflexion, etc.» :
Les SIG font l’objet d’une UE « outils » spécifique où, effectivement, l’outil est envisagé en soi.
Cette UE est conçue pour permettre à tous les étudiants de M1 de maîtriser l’outil, devenu
aujourd’hui incontournable (et que pourtant peu d’étudiant en M1 savent utiliser). Les applications
concrètes des SIG se retrouvent ensuite dans différentes UE de spécialité et dans les UE
transversales. Par exemple, la cartographie mentale des représentations de l’environnement,
l’aménagement du littoral, les plans d’urbanisme, la gestion forestière, les invasions biologiques, la
cartographie des espèces, la gestion des bases de données socio-économiques, sont des questions
abordées dans différentes UE et font intervenir un chapitre sur l’utilisation d’un SIG dans ces
applications.
• « La maquette doit aussi mieux préciser le statut des personnels… » : cet aspect a été corrigé dans
la maquette. Nous n’avons pas retrouvé d’incohérence sur les grades des personnes impliquées. Les
responsables d’UE ont été systématiquement reportés dans les fiches détaillées par UE.
STIC : demande n° 20081213
Le problème essentiel soulevé par l’avis de l’AERES est la différentiation professionnellerecherche soulignée par le commentaire suivant à propos des formations professionnelles : « Le seul
bémol que l’on peut trouver à ce dossier est de ne pas proposer d’UE de formation à la recherche
pour permettre aux diplômés de poursuivre en thèse après le M2. ». Nous tenons tout d’abord à
souligner que de telles UE existent dans toutes les spécialités en M1 et que plus généralement, il n’y
a pas de différentiation au niveau du M1. La dichotomie évoquée ne concerne donc que 25% du
cursus de l’étudiant (semestre 3). Cependant, afin de diminuer encore ce pourcentage, nous
offrirons aux étudiants des spécialités EEAII, ILSE, ISRI et MIAGE la possibilité de choisir au
semestre 3 une UE enseignée dans la spécialité MIS et aux étudiants de MIS de choisir une UE
enseignée
dans
EEAII,
ILSE,
ISRI
ou
MIAGE.
Pour la spécialité MIS, les parcours proposés seront ouverts en fonction du flux des étudiants qui en
moyenne sur le dernier quadriennal était de 15 étudiants.
Institutions, Organisations et Systèmes économiques : demande n° 20081394
La faculté d’Economie et de gestion a bien enregistré les remarques sur le manque de lisibilité de
l’architecture de son offre de formation, apparemment lourde et hétérogène.
Afin de répondre à ces remarques, une simplification de la structure de formation est actée, en
intégrant les points faibles et forts notifiés.
L’ensemble des points faibles mis à jour pour la spécialité « Stratégie et audit des organisations »
conduit à sa disparition pure et simple.
La prise en compte des points forts du parcours « Gestion des Territoires et Management des
organisations » (il est écrit : « les deux parcours sont cohérents individuellement ») nous amène à
transformer ce parcours en deux spécialités.
Ainsi, en supprimant une spécialité (« Stratégie et audit des organisations » et en faisant des deux
parcours de « Gestion des Territoires et Management des organisations », deux spécialistes
autonomes, l’offre de formation en master de la faculté d’Economie et de Gestion se structure
désormais ainsi :
-
Finance et activités bancaires (FAB)
-
Management des Organisations de la Net économie (MONE)
Gestion des territoires (TEDS)
Par cette structuration, l’offre de formation gagne en lisibilité et en cohérence.
Si en M2, les professionnels interviennent pour 20% des enseignements, en M1, un effort sera fait
pour accroître leur présence.
Les effectifs attendus correspondent à ceux déjà présents et s’avèrent suffisants pour alimenter
durablement les trois spécialités. A titre d’exemple, au-delà d’un auto-recrutement, (faculté
d’Economie et de Gestion et IAE), des étudiants issus des filières de l’expertise comptable des
lycées de la région s’orientent vers le FAB ; la vocation internationale affichée du MONE, attire
quant à elle, des étudiants de la France entière et des étudiants étrangers (programmes
internationaux).
La réduction de l’orientation recherche s’opère sans affaiblir ces parcours dont l’existence est
justifiée par l’équipe de recherche (le CRIISEA).
Georges Fauré, Président de l’UPJV