4 > 6 MARS | HAPPY DAYS #4

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AND PLAY
4 > 6 MARS | HAPPY DAYS #4
Dans le cadre de la Biennale Musiques en Scène
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|| ve.
4 mars
17H30 CENTRE COMMERCIAL DE LA PART-DIEU
RÉPÉTITION PUBLIQUE
Partenaire des Happy Days
de la saison 15/16
Steve Reich Music for 18 Musicians
19H BAS-ATRIUM | DURÉE : 30 MIN
PROPOS D’AVANT CONCERT
François-Gildas Tual, conférencier
La saison 15/16 de l’AuditoriumOrchestre national de Lyon est fleurie par
20H GRANDE SALLE | DURÉE : 2 HEURES AVEC ENTRACTE
SYMPHONIQUE TABLEAUX D’UNE EXPOSITION
Erkki-Sven Tüür Exodus
Michel van der Aa Concerto pour violon et orchestre (création
française)
Daniele Ghisi Any Road – vidéo de Boris Labbé (création mondiale)
Modest Moussorgski Tableaux d’une exposition (orchestration de
Maurice Ravel) – courts-métrages d’Osamu Tezuka
Orchestre national de Lyon
Olari Elts, direction
Simone Lamsma, violon
L’Auditorium-Orchestre national de Lyon est un établissement de la Ville de Lyon, subventionné par l’État, soutenu par la Région Auvergne-Rhône-Alpes.
Licences nos 1064009–1064010–1064011 – Photo de couverture : «L’Origine du monde» © Georges Epp
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|| sa.
5 mars
14H GRANDE SALLE | DURÉE : 1 HEURE
CONCERT CHORÉGRAPHIÉ
Steve Reich Music for 18 Musicians
Ensemble Links
Compagnie MAD/Sylvain Groud
15H30, 16H00, 16H30 SALLE DU BALLET | DURÉE : 20 MIN
MASSAGES SONORES
|| di.
6 mars
11H GRANDE SALLE | DURÉE : 1 HEURE
MUSIQUE DE CHAMBRE BAGATELLES
Wolfgang Amadeus Mozart Quintette pour clarinette
et quatuor à cordes en la majeur, KV 581
Mason Bates Bagatelles, pour quatuor à cordes
Pierre-Alexis Lavergne Electric Klezmer Rhapsody
Musiciens de l’Orchestre national de Lyon
Pierre-Alexis Lavergne, composition et machines
Ensemble Nomad
Groupes de 12 personnes sur inscription.
16H BAS-ATRIUM | DURÉE : 50 MIN
BATTLE DE SMARTPHONES SMARTFAUST
15H30 & 16H30 BAS-ATRIUM | DURÉE : 25 MIN
MATCH D’IMPROVISATION MUSICALE ZEEE MATCH
(Sur inscription)
CNSMD de Lyon
Krystina Marcoux et Katalin La Favre, conception et percussions
Pierre Bassery, arbitrage et trombone
Production avec le soutien de la Fondation Banque populaire de France.
Avec le soutien de la Soirée des musiciens de la Spedidam.
15H30 & 16H30 SALLE PROTON DE LA CHAPELLE | DURÉE : 25 MIN
JEUNE PUBLIC L’ORIGINE DU MONDE
Pascal Contet, accordéon
Miguel Chevalier, plasticien
Musique improvisée
17H BAS-ATRIUM | DURÉE : 30 MIN
PROPOS D’AVANT CONCERT
François-Gildas Tual, conférencier
16H, 16H30, 17H SALLE DU BALLET | DURÉE : 20 MIN
MASSAGES SONORES
Ensemble Nomad
Groupes de 12 personnes sur inscription.
17H BAS-ATRIUM | DURÉE : 30 MIN
RENCONTRE LE RIRE EN MUSIQUE
Avec Muriel Joubert, musicologue
18H GRANDE SALLE | DURÉE : 1 HEURE
CINÉ-CONCERT FOXTROT DELIRIUM
Martin Matalon Foxtrot Delirium
sur le film d’Ernst Lubitsch La Princesse aux huîtres
Ars Nova ensemble instrumental
Philippe Nahon, direction
18H GRANDE SALLE | DURÉE : 1 HEURE
SYMPHONIQUE TABLEAUX D’UNE EXPOSITION
(Détails, voir p. 8)
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Concerts
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4 mars 20h | symphonique (programme complet)
|| sa. 5 mars 18h | symphonique (ghisi et moussorgski seuls)
|| ve.
Tableaux d’une exposition
Orchestre national de Lyon
Olari Elts, direction
Simone Lamsma, violon
Erkki-Sven Tüür (né en 1959)
Exodus
[17 min]
Michel van der Aa (né en 1970)
Concerto pour violon (Création française)
Trois mouvements sans titres
[26 min]
Entracte
Daniele Ghisi (né en 1984)
Any Road, pour orchestre, électronique et vidéo
Vidéo de Boris Labbé (né en 1987) – (Création mondiale)
[10 min]
Modest Moussorgski (1839-1881)
Tableaux d’une exposition
Avec le soutien de Musique
nouvelle en liberté.
Avec le soutien de la Soirée
des musiciens de la Spedidam.
En complicité avec la Maison
de la Danse.
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Orchestration de Maurice Ravel (1875-1937)
Courts-métrages d’Osamu Tezuka (1928-1989)
Promenade
I. Gnomus
Promenade
II. Il vecchio castello
Promenade
III. Tuileries
IV. Bydło
Promenade
V. Ballet des poussins dans leurs coques
VI. Samuel Goldenberg und Schmuÿle
VII. Limoges – Le Marché
VIII. Catacombæ. Sepulcrum romanum
Con mortuis in lingua mortua
IX. La Cabane sur des pattes de poules (Baba-Yaga)
X. La Grande Porte de Kiev
[37 min]
Modeste Moussorgski
Maurice Ravel
Les Tableaux d’une exposition, version
pour orchestre
Composition de la version originale : 1874. Dédicace : à
Vladimir Stassov. Orchestration : Maurice Ravel, 1922
(commande de Serge Koussevitzky). Création de la version
orchestrée : Paris, Opéra, 19 octobre 1922, dans le cadre
des Concerts Koussevitzky.
1873. Architecte et peintre profondément
impliqué dans le renouveau slavophile, bâtisseur
du premier Théâtre national russe à Moscou,
Viktor Hartmann disparaît brutalement sans
avoir atteint sa quarantième année. Il revient à
Moussorgski de rédiger sa notice nécrologique
dans la Gazette de Saint-Pétersbourg. Les deux
hommes se sont rencontrés trois ans plus tôt et
sont aussitôt devenus amis. Architecte également,
celui qui a provoqué leur rencontre, Vladimir
Stassov, décide de consacrer une exposition
réunissant une collection de dessins d’architecture,
ainsi que des «saynètes animées et élégantes […]
dans les rues et les églises, dans les catacombes
parisiennes et dans les monastères polonais, dans
les ruelles romaines et dans les villages autour de
Limoges». Un an plus tard, revenant de l’exposition
pour laquelle il a prêté des œuvres de sa propre
collection, Moussorgski décide de prolonger
l’hommage. «Mon cher Généralissime, écrit-il à
Stassov, Hartmann bouillonne comme bouillonnait
Boris, – des sons et des idées sont suspendus en l’air, je
suis en train de les absorber et tout cela déborde, et je
peux à peine griffonner sur le papier…» Il en résulte
de petites pièces pour piano, unifiées par un motif
de promenade. On y retrouve les lieux, les sujets et
les personnages du dessinateur : un gnome inspiré
par un jouet en forme de casse-noisettes (réalisé
par Hartmann pour l’Arbre de noël du Cercle des
artistes), des enfants et leurs gouvernantes dans
un parc parisien, une lourde carriole polonaise
tirée par des bœufs («Bydło» désignant le bétail),
des décors conçus par Hartmann pour la danse,
les «Poussins dans leur coque» rappelant Tribly
de Petipa, monté à Saint-Pétersbourg en 1871.
Les pays défilent : France, Pologne et Russie,
sans oublier l’Italie d’un vieux castel. Mais le plus
émouvant est l’image des «catacombes» ; «L’âme
de Hartmann mort me conduit irrésistiblement vers
les crânes qui doucement flamboient et les invoque»,
confie Moussorgski. La marche récurrente n’est
plus seulement déambulation d’un tableau à
l’autre ; elle est marche de l’existence vers la mort !
1922. Après le Russe Anatoli Liadov et le Slovène
Leo Funtek, Ravel orchestre à son tour la pièce
pour piano de Moussorgski, réputée incommode
et entretemps révisée par Rimski-Korsakov.
Désormais, les grands accords de trombone
confèrent aux catacombes une majesté religieuse,
et une fois la sérénité trouvée, laissent cordes,
vents et harpes conduire le visiteur à la lumière.
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Erkki-Sven Tüür
Exodus
Composition : 1999. Création : Birmingham, Symphony
Hall, 26 octobre 1999. Commande : John Feeney Charitable Trust. Dédicace : à l’Orchestre symphonique de la
Ville de Birmingham et à Paavo Järvi.
Peut-être serait-ce dans le vocabulaire géologique
que l’on trouverait les mots justes pour définir le
style d’Erkki-Sven Tüür. Formé au minimalisme
des vieilles traditions runiques, l’élève de Lepo
Sumera fut aussi le membre d’un groupe
détonnant dans l’Estonie soviétique, mêlant
rock progressif et échos de la Renaissance ; aussi
recourt-il tantôt à un big band ou à une guitare
électrique (Cinquième Symphonie), tantôt à un
plain-chant ou à une bande magnétique. Si ses
Deuxième et Quatrième Symphonies sont inspirées
par le magma ou les fossiles, chacune de ses
partitions semble mêler l’énergie puissante des
roches en fusion à l’immuabilité de la matière
pétrifiée. Il en naît une musique aussi dure, brute
et revêche que le granite engendré par le feu
primitif.
Dans Exodus, un motif se répète ; obsédant, il
se déforme dans sa course, enflant jusqu’aux
limites de la rupture. Dans un crescendo et une
accélération irrépressibles, il s’amplifie jusqu’à
soudainement se désagréger dans la lenteur, dans
une sorte d’effet stroboscopique aussi visuel que
sonore. Confrontées au trop plein ou au trop vide,
les puissantes masses orchestrales, formes à la fois
cassantes et terriblement solides, se précipitent
vers de bruyantes explosions, de sourdes
implosions ou de sombres dislocations. Pour
Erkki-Sven Tüür, l’émergence d’une œuvre dans
l’esprit de son auteur est aussi inexplicable que
l’ordre cosmique antérieur au big bang ; impératifs
d’une commande mis à part, il n’est guère que
quelques intuitions, embryons harmoniques ou
rythmiques notamment, pour servir de point de
départ. D’où la volonté du compositeur de ne pas
se soumettre aux vieilles formes, mais d’élaborer
des processus complexes dont on découvre
souvent l’idée essentielle à l’ultime moment.
On ne prêtera pas trop attention à la dimension
biblique du titre d’Exodus. On se méfiera de même
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de possibles rapprochements cinématographiques
ou historiques. Aux attractions telluriques et à la
lourdeur de la matière s’ajoute ici une dimension
plus légère et extatique, «image subjective d’une
force qui peut vaincre l’invincible». L’exode n’y est
pas celui de milliers de migrants amassés sur un
pauvre navire en quête d’une terre promise, mais
la traversée plus universelle de la vie, ou le désir
humain de surmonter la gravité et de s’échapper
dans les airs.
Michel van der Aa
Concerto pour violon et orchestre
Composition : 2014. Création : Amsterdam, Concertgebouw, 6 novembre 2014, par Janine Jansen et l’Orchestre
royal du Concertgebouw placé sous la direction de Vladimir Jurowski. Commande : Orchestre royal du Concertgebouw et Orchestre philharmonique de Bergen. Dédicace :
à Janine Jansen.
«Si Janine avait joué de la flûte, je lui aurais écrit
un concerto pour flûte», confie Michel van der Aa
à propos de Janine Jansen. Avec l’Orchestre du
Concertgebouw et son amie instrumentiste, il
forme une véritable «équipe de rêve», révélant la
façon dont les interprètes avaient déterminé la
composition de son concerto plus que l’effectif
instrumental lui-même. C’est là, après tout, un
retour aux origines du genre, quand le concerto
était conçu à l’image de ses futurs solistes, pour
mieux les faire briller et les hisser plus haut que
l’œuvre elle-même, en faire les premiers héros du
concert. L’orchestre, Michel van der Aa le connait
bien puisqu’il s’y trouve en résidence depuis 2011.
Et l’association avec Janine Jansen est d’autant
plus naturelle que la violoniste avait fait ses débuts
publics avec la phalange en question dès 1997. Le
compositeur explique donc avoir été influencé
par la personnalité de sa musicienne tout en
discutant des détails d’écriture avec l’ensemble des
interprètes. Le jeu procède de la connexion des
protagonistes pour faire du dialogue concertant
un vrai théâtre, de la partition un «habit bien coupé»
à l’image des «airs taillés sur mesure» par Mozart
pour ses chanteurs. Dans le mouvement central,
on devine des références à des œuvres scéniques
antérieures. «En tant que directeur d’opéra, j’adore
les possibilités théâtrales d’avoir quelqu’un qui est le
mode de réalisation de l’œuvre», précise Michel van
der Aa. Loin de s’enfermer dans un monologue,
le violon échange avec tout l’orchestre ou avec
certains membres, forme de petits ensembles
avec le premier violon et le violoncelle, tandis
qu’interviennent les percussions, la harpe ou
le «chœur» des cordes. Les éclairages servent
de décors, la robe de la soliste de costume ; la
spatialisation des gestes et des sons forment les
personnages d’un spectacle à écouter et à voir.
Sans recourir au matériau électronique mis en
œuvre habituellement par Michel van der Aa
dans ses grandes réalisations dramatiques, le
concerto flirte avec l’opéra et, en trois actes, prend
l’aspect d’une scène à l’italienne avec son air
lent et sa cabalette, franchissant allègrement les
limites de la virtuosité pour affirmer son caractère
dans un tempo fougueux.
Daniele Ghisi
Any Road, pour orchestre, électronique
et vidéo
Composition : 2015. Commande d’État dans le cadre du
programme d’aide à l’écriture d’une œuvre musicale originale du ministère de la Culture et de la Communication.
Production : Biennale Musiques en scène 2016/Grame
(Centre national de création musicale). Vidéo : Boris Labbé.
Création mondiale.
Nouvelle figure de la société contemporaine,
le gamer semble indéfectiblement branché à
ses machines, casque sur les oreilles, une main
sur le clavier et l’autre sur la souris, concentré
sur les épreuves de son personnage jusqu’à en
rompre définitivement avec la réalité. Mais le
compositeur ressemble parfois au joueur addict,
entouré d’écrans, de tables de mixage et de claviers,
tapotant parfois moins sur les touches blanches ou
noires que sur le pavé numérique. Formé à l’Ircam
(Institut de recherche et coordination acoustique/
musique), Daniele Ghisi a retrouvé l’institution
parisienne le temps d’une résidence dans le cadre
du festival Manifeste en 2015. À cette occasion,
il revenait sur son parcours dans un joli entretien
avec Lorenzo Ciavarini Azzi, rappelant son
attachement aux sciences et aux mathématiques
plus particulièrement : «On entend souvent ce lieu
commun qui dit : si Beethoven n’avait pas existé,
personne n’aurait écrit ses symphonies, alors que si
Einstein n’avait pas existé, quelqu’un aurait fini par
faire sa théorie, sous-entendant par là que la création
scientifique n’est que mécanique (et pas esthétique),
alors que la création artistique serait divinatoire ! Je
pense plutôt que la création artistique est fille de son
époque.» Dès lors, les jeux vidéo étaient destinés à
pénétrer son imaginaire musical. Dans une forme
archéologique aussi inattendue que ludique !
À l’origine d’Any Road figure Pong, un jeu
imaginé dès la fin des années cinquante sur un
simple oscillographe et qui a plus ou moins donné
le départ à l’informatique récréative. Modernisé
au cours de la décennie suivante, le jeu a été
développé commercialement à partir de 1972,
sur des bornes d’arcade puis sur des consoles de
salon. Une simple ligne centrale de démarcation,
deux traits matérialisant les raquettes, un simple
pixel pour balle, et nous voici parti dans une
incroyable partie de tennis de table. «Initialement,
se souvient Daniele Ghisi, nous avons eu l’idée
d’une pièce pour deux gamers “live”, orchestre et
électronique, associée à un jeu vidéo expressément
conçu pour cette expérience. Mais des raisons
pratiques nous ont amenés à revoir notre projet.
Désormais, le jeu s’organise dans le rapport entre le
son électronique (deux haut-parleurs quasi “solistes”),
l’orchestre et la vidéo. Pour Boris Labbé, les joueurs,
aussi bien que les sons et les mots qui les caractérisent,
sont transfigurés.»
Peu importe
la route
Dans Pong, les trajectoires de la balle sont calculées
de façon précise, mais force est de constater
qu’elles paraissent souvent fort imprévisibles au
joueur ! Est-ce cela qui les rapprocheraient des
plongées d’Alice dans le Pays des merveilles ? Ne
serait-ce pas plutôt l’étrange mélange de poésie et
de secrète ordonnance arithmétique ? Ou encore
la confusion troublante du rêve et de la réalité,
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du jeu et de ses secrètes finalités ? Toujours est-il
que le compositeur a pioché son titre dans le livre
de Lewis Carroll, et plus exactement dans une
discussion d’Alice avec le Chat du Cheshire :
— Voudriez-vous me dire, s’il vous plaît, par où je
dois m’en aller d’ici ?
— Cela dépend beaucoup de l’endroit où tu veux
aller.
— Peu importe l’endroit...
— En ce cas, peu importe la route que tu prendras.
— ... Pourvu que j’arrive quelque part, ajouta Alice
en guise d’explication.
— Oh, tu ne manqueras pas d’arriver quelque part,
si tu marches assez longtemps.
TABLEAUX D’UNE EXPOSITION Courts-métrages d’Osamu Tezuka
Peut-être certains d’entre nous se souviennent-ils
d’Astro le petit robot, dont les aventures étaient
diffusées à la télévision française dans le Club
Dorothée. D’autres lui ont sans doute préféré Le Roi
Léo ou Princesse Saphir, réalisés par Osamu Tezuka
à partir de ses propres mangas publiés dans les
années cinquante. Ces séries ont marqué plusieurs
générations, donnant notamment naissance à ce
genre sh�jo qui était plus particulièrement destiné
aux filles. On ne saurait toutefois limiter l’œuvre
d’Osamu Tezuka à ces séries télévisées ; admirateur
de Walt Disney, celui qui a été sacré au Japon «dieu
du manga» a aussi réalisé des courts ou moyensmétrages plus expérimentaux, empruntant aux
esthétiques européennes autant que nippones, et
n’hésitant pas à réinterpréter Pinocchio ou BlancheNeige, voire les Chroniques futuristes d’Isaac Asimov. En
1966, les Tableaux d’une exposition surprennent
par leurs personnages aux dessins improbables, du
critique surexcité et un peu obsédé – visage bleu et
abondante tignasse – au chirurgien plastique en noir
et blanc et aux lignes floues. On y devine l’influence
de Fantasia. Plus qu’une galerie de portraits ou
d’histoires, il s’agit là de la synthèse d’un genre : au
fil des séquences, l’animation se fait lente ou rapide,
fluide ou saccadée, sur de magnifiques décors ou
un simple fond blanc. C’est une sorte de musée
animé où les crayons partageraient la vedette avec
12
Au point que nous nous demandions quel rôle,
de celui d’Alice ou de celui du Chat, le musicien
incarnerait si nous lui demandions de choisir.
Mais une chose demeure bien sûr dans la musique.
Selon le compositeur, l’ensemble participe à une
amusante partie de tennis, traduite par les effets
de va-et-vient entre la gauche et la droite de
l’électronique, idée obsédante alors même que les
matériaux mis en œuvre ne cessent de changer. «Le
jeu – et notamment le jeu vidéo – est généralement
une exploration, mais le joueur n’a généralement pas
vraiment conscience de là où il se rend. Si nous-mêmes
ne savons pas où nous sommes en train d’aller, chaque
route [any road] – nous y conduira.»
—
François-Gildas Tual
les pinceaux, les acryliques avec les aquarelles et
les collages. Et à ceux qui doutent de la place de
l’animation dans le septième art, Osamu Tezuka
répond d’un simple glissement introductif de la
réalité cinématographique au monde merveilleux du
dessin.
ANY ROAD Vidéo de Boris Labbé
Dessinateur d’origine, Boris Labbé développe
depuis ces six dernières années une démarche en
vidéo d’animation. Expérience après expérience,
les films qu’il réalise tendent à sortir du schéma
spatio-temporel qu’impose le cinéma classique,
évoluant vers des dispositifs d’installation vidéo qui
incluraient les grandes révolutions technologiques
du siècle passé, croisées avec les technologies
numériques de dernières générations. Toutes
ses vidéos, à l’instar d’une partie de l’héritage
cinématographique expérimental, ont pour emblème
la palingénésie, notion faisant à la fois appel à
la boucle et à la régénération : retour cyclique de
mêmes événements ; réapparition régulière de
caractères ancestraux ; retour éternel à la vie. Boris Labbé est né en 1987 à Lannemezan (HautesPyrénées). Il vit et travaille à Madrid. Ces dernières
années ses travaux ont été montrés en exposition
d’art contemporain en France et en Espagne ainsi
que dans plus d’une centaine de festivals de cinéma
internationaux, remportant plusieurs prix. Fondée en 1991 par Marcel Landowski, sous l’égide de la Ville de Paris,
l’association musique nouvelle en liberté s’est fixé pour mission d’élargir
l’audience de la musique de notre temps, auprès du plus vaste public.
Elle apporte des aides financières, sans aucune directive esthétique, aux
formations musicales et aux festivals qui mêlent dans leurs programmes
les œuvres contemporaines à celles du répertoire.
L’action de musique nouvelle en liberté, subventionnée par la Mairie
de Paris, se développe aujourd’hui dans toute la France grâce au Ministère
de la Culture et de la Communication (Direction Générale de la Création
Artistique), au Conseil Régional d’Ile de France, au FCM (Fonds pour la
Création Musicale), à l’ADAMI (Administration des Droits des Artistes et
Musiciens Interprètes) et à la SACEM (Société des Auteurs, Compositeurs et
Editeurs de Musique).
Comité d’honneur
John Adams | Serge Baudo | Marius Constant | Daniel-Lesur | Philip Glass |
René Huyghe | György Kurtág | Claude Lévi-Strauss | Yehudi Menuhin |
Olivier Messiaen | Serge Nigg | Maurice Ohana | Seiji Ozawa | Luis de Pablo |
Arvo Pärt | Krzysztof Penderecki | Manuel Rosenthal | Mstislav Rostropovitch |
Aulis Sallinen | Pierre Schaeffer | Iannis Xenakis.
musique nouvelle en liberté
président : Jean-Claude Casadesus
directeur : Benoît Duteurtre
42 rue du Louvre - 75001 Paris
tél : 01 40 39 94 26 - fax : 01 42 21 46 16
www.mnl-paris.com
e-mail : [email protected]
|| sa.
5 mars 14h | concert chorégraphié
Music for 18 Musicians
Ensemble Links
Compagnie MAD/Sylvain Groud
Rémi Durupt, direction
Michaël Dez, lumières
Steve Reich (né en 1936)
Music for 18 Musicians
[60 min]
Commande : Théâtre de Saint-Quentin-en-Yvelines, scène nationale.
Création : 2013.
Coproduction : Impulse !, Compagnie MAD/Sylvain Groud.
Avec le soutien de l’Arsenal-Metz Scènes dans le cadre de la résidence du
Cabaret contemporain à l’Arsenal.
Avec le soutien de la Soirée des musiciens de la Spedidam et du Grand Lyon
Métropole.
Avec le soutien de Musique nouvelle en liberté.
© Marion Pouliquen
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Steve Reich
Music for 18 Musicians, pour ensemble
avec voix.
Composition : 1974-76. Création : New York, Town Hall, 25
avril 1976 à, par Steve Reich and Musicians.
Au terme de «musique minimaliste», Steve Reich
préfère celui de «musique de phases», du moins
concernant ses œuvres antérieures à 1976, jusqu’à
Music for 18 Musicians. [Musique pour 18 musiciens].
Certes, il avait subi l’influence de Terry Riley et de
son emblématique In C, dont il avait participé à
la première en 1964. Mais sa propre musique,
envisagée «comme processus graduel», reposait moins
sur de simples procédés de répétition et de boucle
que sur des techniques de phasage et déphasage,
offrant des constructions clairement perceptibles,
bien loin des formes indéterminées de John Cage.
Dans sa Music, deux temporalités se superposent :
la «pulsation rythmique régulière des pianos et des
percussions qui traverse la pièce», et le «rythme de la
respiration humaine, aux voix et aux instruments à
vent. L’ouverture et la section conclusive, ainsi que tels
passages des autres sections intermédiaires, contiennent
des pulsations sur certaines notes qui doivent être
tenues aussi longtemps que le confort de la respiration
le permet. La respiration est la mesure de la durée de
leur pulsation. Des respirations qui se succèdent comme
des vagues venant se briser contre le rythme immuable
des pianos et des percussions».
En mai 1975, Steve Reich présente un premier
état de sa recherche avec Work in Progress for 21
Musicians and Singers [Travail en cours pour 21
musiciens et chanteurs] fortement marqué par la
découverte du gamelan et de la musique balinaise.
Le concert à lieu au Kitchen Center, lieu de
création emblématique à Manhattan. Puis il réduit
l’effectif, sans pour autant le fixer vraiment car
celui-ci peut comprendre dix-huit à vingt-deux
musiciens, et achève l’ouvrage. «Si sa pulsation stable
et son énergie rythmique l’apparentent à nombre
de mes premières œuvres, expliquera Steve Reich
à propos de sa partition, son instrumentation,
son harmonie et sa structure sont nouvelles. Son
instrumentation est nouvelle par le nombre et par
la distribution des effectifs : violon, violoncelle, deux
clarinettes jouant aussi la clarinette basse, quatre
voix de femme, quatre pianos, trois marimbas, deux
16
xylophones et un métallophone (vibraphone sans
moteur). Tous les instruments sont acoustiques : l’usage
de l’électronique est limité aux microphones pour la
voix ainsi que pour certains instruments. Il y a plus
de mouvement harmonique dans les cinq premières
minutes de Music for 18 Musicians que dans toutes
mes autres œuvres achevées à ce jour.» Des accords
certes plus nombreux, mais néanmoins en nombre
limité puisque toute la structure repose sur un cycle
de onze harmonies qui se succèdent, introduites
une à une graduellement, le temps de quelques
respirations tout d’abord, puis à travers des
sections plus longues, comme si le premier cycle
avait été «distendu de manière à constituer la mélodie
pulsée». Faisant référence à l’organum de Pérotin
(xiie siècle), Steve Reich compare ses accords à
un cantus firmus. Chaque section se caractérise par
son instrumentation ou par des qualités d’écriture,
reprises au fil des parties avec divers changements
pour que le processus se poursuive. Et pour être sûr
que ces changements soient repérables par le public,
Steve Reich les souligne, de même que les articulations
principales, par un signal de métallophone, à la fois
chef d’orchestre et souvenir du gamelan balinais…
Longtemps, la partition de 18 est restée à l’état de
manuscrit, largement elliptique, réservé à l’usage
de Steve Reich et de ses propres musiciens. Un
étudiant de l’Université Cornell étant parvenu à en
réaliser une version écrite, Reich a repris la pièce et
l’a publiée, lui offrant une plus grande diffusion ô
combien méritée.
—
F.-G. T.
|| sa.
5 mars 15h30 et 16h30 | jeune public
L’Origine du monde
Pascal Contet, accordéon
Miguel Chevalier, plasticien
Musique improvisée
Fasciné par les rapports entre le son et la lumière, l’accordéoniste Pascal Contet s’unit à Miguel Chevalier, pionnier de l’art
virtuel et numérique, pour créer ce spectacle original. Comme Pascal
Contet improvise à l’accordéon, les images mouvantes et génératives conçues par le plasticien évoluent et se transforment, mues par
la musique.
CONCERT CHORÉGRAPHIÉ
Accompagné de danseurs «transmetteurs», Sylvain
Groud a invité plus de deux cents danseurs amateurs
à
ressentir
la
sensation
physique
et
mentale
procurée par l’écoute de la pièce de Steve Reich.
Dans un premier temps, des ateliers leur ont permis
de découvrir, ensemble, les particularités musicales
de cette œuvre hypnotique, pour élaborer une
gestuelle simple, des déplacements, des contacts, des
Production technique : Voxels Productions.
Coréalisation Grame/Biennale Musiques en Scène, Auditorium-Orchestre national
de Lyon
Avec le soutien de la Soirée des Musiciens de la Spedidam.
regards qui en découlent. Ce soir, professionnels et
amateurs s’immergent dans le public afin d’installer
une expérience collective : ressentir, transmettre et
s’échanger l’énergie positive de cette œuvre.
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|| di.
6 mars 11h | musique de chambre
Bagatelles
Musiciens de l’Orchestre national de Lyon :
Yaël Lalande et Tamiko Kobayashi, violon
Manuelle Renaud, alto
Mathieu Chastagnol, violoncelle
Nans Moreau, clarinette
Ludovic Lantner, laptop
Pierre-Alexis Lavergne, composition et machines
Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791)
Quintette pour clarinette et quatuor à cordes
en la majeur, KV 581
I. Allegro
II. Larghetto
III. Menuetto
IV. Allegretto con variazioni
[27 min]
Mason Bates (né en 1977)
Bagatelles, pour quatuor à cordes
I. Rough Math
II. Scrapyard Exotica
III. On a Wire : Mating Dance
IV. Viscera
[15 min]
Pierre-Alexis Lavergne (né en 1980)
Electric Klezmer Rhapsody
(Création mondiale)
[10 min]
Avec le soutien de la Soirée des musiciens de la Spedidam.
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Wolfgang Amadeus Mozart
Mason Bates
Quintette pour clarinette et quatuor à
cordes en la majeur, KV 581
Bagatelles
Composition : 1789. Dédicace : à Anton Stadler. Création :
Vienne, Burgtheater, 22 décembre 1789, à l’occasion d’un
concert de charité de Noël avec Anton Stadler à la clarinette et le compositeur à l’alto.
Inventée par Johann Christoph Denner à la fin du
xviie siècle, la clarinette s’est imposée au répertoire
de la musique de chambre grâce à quelques solistes
de renom : Baermann pour Weber, Hermstedt
pour Spohr, Mühlfeld pour Brahms et, premier
d’entre tous, Stadler pour Mozart. Certes, Mozart
n’a pas attendu de rencontrer le virtuose de la
cour impériale pour s’intéresser à l’instrument ; il
l’utilise en 1778 déjà, à Mannheim puis à Paris,
où il l’intègre à une symphonie créée au Concert
spirituel, en accord avec le goût français. Mais c’est
à partir de 1786 que Mozart offre à la clarinette
ses premières œuvres maîtresses. Avec le Trio des
quilles tout d’abord, destiné à la famille Jacquin,
puis avec le quintette offert à Stadler, frère de loge
en maçonnerie.
Entre l’instrumentiste et le compositeur, la
complicité est totale. Ensemble, ils se sont rendus
à Prague pour la reprise des Noces de Figaro et
la création de la Trente-huitième Symphonie.
Pour lui, Mozart a aussi écrit un concerto et de
remarquables solos dans La Clémence de Titus. La
clarinette lui apparaît désormais comme la voix de
la fraternité symbolique, mise en avant dans Così
fan tutte, La Flûte enchantée et le Requiem. Mais
une voix qui jaillit de ses plus beaux graves dans
le quintette, car Stadler aimait particulièrement
ce registre, ayant contribué à l’étendre vers le
bas avec le facteur Theodor Lotz pour produire
une «clarinette de basset». Faisant preuve
d’un lyrisme envoûtant dans le mouvement
lent, elle participe à la danse dans un menuet
entrecoupé de deux trios au ton plus ou moins
populaire. L’œuvre se clôt enfin sur un thème
avec variations permettant à chaque instrument
de prendre la parole avant de réunir tout les
protagonistes dans une conclusion lumineuse.
—
F.-G. T.
Composition : 2011. Création : Santa Cruz, Civic Auditorium, 5 août 2012, dans le cadre du Festival de musique
contemporaine de Cabrillo, par le Quatuor Del Sol.
Bagatelle : par son étymologie italienne, le mot
désigne une petite chose futile ou dérisoire, à
l’image d’un simple «tour de bateleur». À moins
qu’on y décèle quelque incitation à l’aventure
galante. Musicalement, une telle piécette se veut
facile et légère, et l’on se rappelle la réaction
de Peters lorsque Beethoven lui a adressé une
nouvelle collection de bagatelles ; l’éditeur
leipzigois a retourné au compositeur son envoi car
celui-ci n’était pas parvenu, selon lui, à écrire des
morceaux charmants, sympathiques et attrayants,
mais qui fissent néanmoins de l’effet. Cela n’a
toutefois pas empêché les bagatelles d’essaimer
dans toute l’Europe, chez Schubert ou Hummel
tout d’abord, puis chez Saint-Saëns, Dvořák,
Bartók, Sibelius ou Webern. Liszt lui-même s’y
est consacré en signant, avec sa Bagatelle sans
tonalité, l’une de ses créations les plus modernes
et singulières.
Mais encore faut-il se demander si le terme
désigne la pièce elle-même ou ses idées.
Plus qu’une question de taille, c’est la pensée
fragmentaire qui détermine la bagatelle. Celles
de Mason Bates, compositeur américain associé à
l’Auditorium-Orchestre national de Lyon depuis
la saison dernière, datent de 2011. Les échantillons
électroniques n’y sont que des bribes retravaillées :
«Mason l’alchimiste a capté nos expérimentations au
studio et les a mises en forme», se souvient l’altiste
du Quatuor Del Sol. La machine tisse ses fils,
lisse parfois les aspérités, notamment dans la
troisième pièce sur un motif de Swing. «Viscères»,
la quatrième pièce, «se réf ère à la pulsation rapide
des organes internes, transformant le quatuor en une
créature aux pattes innombrables en pleine course».
—
F.-G. T.
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Pierre-Alexis Lavergne
Electric Klezmer Rhapsody
Composition : 2015-2016. Création mondiale.
Pierre-Alexis Lavergne a été sollicité par son
ami Ludovic Lantner, violoniste de l’ONL, pour
l’écriture d’une pièce mêlant un quatuor à cordes
et une clarinette à un dispositif électronique.
L’idée était une petite pièce au caractère léger
et divertissant dans l’esprit de la bagatelle,
utilisant des procédés des musiques actuelles.
L’idée d’un pont jeté entre le passé et le présent
est au cœur de la préoccupation artistique de
Pierre-Alexis Lavergne, qui est à la fois passionné
par les sonorités actuelles mais également un
instrumentiste et danseur de musique
traditionnelle klezmer.
La musique klezmer est ce vieux répertoire
des mariages juifs d’autrefois. Et puisqu’il est
question de mariage, cette création fera un grand
écart temporel en unissant ces deux univers : les
rythmes et modes du klezmer (gammes spécifiques
de ce répertoire) avec les timbres de synthétiseurs
et l’usage de samplers qui traiteront des sons
caractéristiques de moments de danse (sons de pas,
son d’archives, cris d’enthousiasme, sifflements).
Il est également question d’une recherche en
matière de transcription instrumentale d’une
musique traditionnelle (habituellement jouée par
l’accordéon, le cymbalum, la clarinette, le violon,
les cuivres) pour une formation emblématique
des musiques dites «classiques» : le quatuor à
cordes avec une clarinette.
—
P.-A. L.
|| di.
6 mars 18h | ciné-concert
Martin Matalon /
Ernst Lubitsch
Foxtrot Delirium
sur le film La Princesse
aux huîtres
Ars Nova ensemble instrumental
Philippe Nahon, direction
Xavier Bordelais, son
Erwan Le Métayer, régie
Charles Bascou, réalisateur en informatique musicale
Ernst Lubitsch
La Princesse aux huîtres
[Die Austernprinzessin]
Allemagne, 1919, 56 min, N&B
Avec Victor Janson, Ossi Oswalda, Julius Falkenstein
Musique de Martin Matalon (Foxtrot Delirium)
En coproduction avec l’Institut Lumière.
Avec le soutien de Musique nouvelle en liberté.
Production Ars Nova ensemble instrumental.
Coproduction GMEM, cncm de Marseille.
Aide à l’écriture d’une œuvre musicale nouvelle, originale de l’État français.
Résidence de création au Lux, scène nationale de Valence.
La partition Foxtrot Delirium est publiée chez Gérard Billaudot Éditeur.
Avec l’aimable autorisation de la Wilhelm-Friedrich-Murnau Stiftung.
Remerciements à la Film und Video Untertitelung Gerhard Lehmann AG.
Avec le soutien de la Spedidam.
Coréalisation Grame/Biennale Musiques en Scène, Auditorium-Orchestre national de
Lyon et Institut Lumière.
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Maître incontesté du genre ciné-concert, Martin
Matalon a signé des partitions mémorables pour
des films de Luis Buñuel (Un chien andalou, Terre
sans pain et L’Âge d’or), ainsi que pour Metropolis
de Fritz Lang.
Avec Foxtrot Delirium, créé en janvier 2015 à
Valence, il nous propose de redécouvrir un film
de la toute première période allemande d’Ernst
Lubitsch, un petit bijou de satire, d’humour et de
burlesque, La Princesse aux huîtres. Sur un rythme
trépidant qui ne faiblit jamais, le réalisateur
propose une critique pétillante de la bourgeoisie
américaine du début du siècle passé.
Mister Quaker, magnat qui a fait fortune en
vendant des huîtres, a tout vu et tout fait. Il est si
riche qu’il a un majordome à sa disposition pour
lui tenir son cigare quand il fume. Apprenant
qu’une autre riche héritière va épouser un comte,
sa fille, Ossi, fait une crise de nerfs et demande
qu’on lui trouve très vite un mari aristocrate. Par
l’intermédiaire de l’agent matrimonial Seligson,
le choix se porte sur le prince Nucki. Ce dernier
est en fait un buveur notoire, un pique-assiette
et un noceur. Curieux d’en savoir plus sur la
proposition d’union, le prince envoie son valet
chez les Quaker. Ossi est si pressée qu’elle ne
cherche pas à savoir qui il est et l’épouse de suite !
Martin Matalon
Né à Buenos Aires en 1958, Martin Matalon
étudie à la Juilliard School de New York où il
obtient son master de composition. En 1989, il
fonde Music Mobile, ensemble basé à New York
et consacré au répertoire contemporain, qu’il
dirige jusqu’en 1996.
Son catalogue comprend un nombre important
d’œuvres et couvre un large spectre de genres
différents : théâtre musical, musique mixte, contes
musicaux, musique vocale, installations, Hörspiele,
œuvres chorégraphiques, ciné-concerts, opéra...
Martin Matalon a écrit, entre autres, pour
l’Orchestre de Paris, l’Orchestre national de
France, l’Orchestre national de Lorraine, Musik
Fabrik, Court-Circuit, Ars Nova, l’Ensemble
intercontemporain, les Percussions de Strasbourg,
l’Octuor de violoncelles, Barcelona 216,
Ensemble Modern... Le public de l’Auditorium
a pu découvrir en avril 2014 la partition qu’il a
composée pour le film Metropolis de Fritz Lang.
Depuis 2010, il enseigne la composition
au Conservatoire à rayonnement régional
d’Aubervilliers/La Courneuve. Il mène également
une activité de chef d’orchestre.
Dans l’authentique tradition du cinéma muet,
Martin Matalon compose une musique pour un
ensemble dirigé. La partition se présente comme
un contrepoint musical qui, tout en suivant au plus
près le montage du film, parvient à explorer tout
le spectre des relations possibles entre musique
et images. Du parallélisme le plus dépendant
à la divergence la plus complète, la bande son
souligne, accentue ou prend le contrepied de
la dramaturgie. L’orchestration aux couleurs
scintillantes révèle comme toujours chez le
compositeur son goût pour le travail des timbres
et des textures. Sa maîtrise de l’électronique crée
une forme d’illusion, un trompe-l’œil musical, qui
ouvre un espace sonore démultiplié à l’infini, un
environnement un peu magique en somme.
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La Princesse aux huîtres © Projektions-AG Union / DR
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Biographies
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Pierre Bassery, arbitrage et trombone
Musicien et dessinateur, Pierre Bassery a suivi un
parcours complet au Conservatoire à rayonnement
régional de Reims tout en étudiant le dessin
avec l’artiste peintre Élie Tiunine. En 2009, il
est entré en trombone basse au Conservatoire
national supérieur musique et danse de Lyon, où
il a obtenu un master et poursuivi ses études en
troisième cycle.
Dans l’objectif de mêler les deux passions qui
l’animent, il crée en 2012 La Source, univers
imaginaire au sein duquel se rencontrent et se
confrontent deux pratiques artistiques. Pour ce
projet hybride dont les créations multimédias
mettent en lien musique et dessin, il collabore
avec les compositeurs Bertrand Plé, David
Coubes et Gilles Alonzo (création de Rite,
Cantillation intriquée, Passacaille, en lien avec
la série Le Dormeur et Des rives). Il travaille
également avec le Laboratoire Scène/recherchE,
dirigé par Jean Geoffroy, le Grame (centre
national de création musicale) avec Christophe
Lebreton et le Collectif d’improvisation encadré
par Jean-Marc Foltz et Henri-Charles Caget. En
collaboration avec les percussionnistes Krystina
Marcoux et Katalin La Favre, il crée en 2014 Zeee
Match, un spectacle de théâtre musical inspiré
du phénomène québécois de la Ligue nationale
d’improvisation.
Mathieu Chastagnol, violoncelle
Membre de l’Orchestre national de Lyon depuis
2003, Mathieu Chastagnol est né en 1976. Il a
étudié le violoncelle en cours particuliers avec
Armand Belai, puis au Conservatoire du Xe
arrondissement de Paris avec Guy Besnard,
obtenant une médaille d’or en 1994, avant d’entrer
au Conservatoire national supérieur de musique et
de danse de Lyon, où il a obtenu un premier prix
en juin 2000. Co-soliste à l’Orchestre national de
Montpellier en 2000, il a fait des remplacements
à l’Orchestre de Paris et à l’Orchestre des Pays
de Savoie de 2000 à 2003. Il a été membre du
Quatuor Istrati de 1998 à 2008.
Miguel Chevalier, plasticien
Utilisant l’informatique comme moyen d’expression dans le champ des arts plastiques depuis
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1978, Miguel Chevalier est un des pionniers
internationaux de l’art virtuel et du numérique, au
croisement de la création artistique et de l’innovation technologique. Il réalise des expositions
dans le monde entier, aussi bien en Europe qu’en
Amérique du nord ou latine, en Asie – notamment en Chine et en Corée – mais aussi dans les
pays scandinaves et au Moyen-Orient.
Pascal Contet, accordéon
Inlassable porte-drapeau de l’accordéon créatif
– des compositions contemporaines qui lui sont
dédiées aux improvisations les plus débridées
–, Pascal Contet renouvelle en profondeur
l’approche musicale, tant dans le domaine
chorégraphique que dans celui du théâtre, des
lectures ou des arts visuels (cinéma, télévision,
performances).
Katalin La Favre, conception et
percussions
Issue d’une famille de scientifiques, Katalin La
Favre opte plutôt pour une carrière musicale.
Diplômée de la Colburn School of Music de
Los Angeles, elle est passionnée par la musique
contemporaine et a travaillé avec plusieurs
compositeurs tels que David Lang et Nat Stookey
et avec les membres de l’ensemble Eighth
Blackbird. Elle a été aussi sélectionnée par le
festival de percussion contemporaine Roots and
Rhizomes, à Banff (Canada) en 2014. Concertiste,
elle a joué comme soliste à Paris, Lyon, Cleveland,
Los Angeles et Édimbourg. En 2012, Katalin La
Favre a reçu la bourse Fulbright pour poursuivre
ses études en France. Elle est étudiante au
Conservatoire national supérieur musique
et danse de Lyon depuis 2012, où elle suit le
troisième cycle sous la direction de Jean Geoffroy
et Henry-Charles Caget.
Yaël Lalande, violon
Premier prix à l’unanimité du Conservatoire à
rayonnement régional de Bordeaux en 1987, dans
la classe de Micheline Lefebvre, Yaël Lalande
entre dans la foulée au Conservatoire national
supérieur de musique et de danse de Paris. Elle y
obtient un premier prix de musique de chambre
en 1990. La même année, elle est admise à
l’Orchestre national de Lyon en tant que violon
du rang.
Simone Lamsma, violon
Saluée pour son jeu «brillant... raffiné, expressif et
intense» (Cleveland Plain Dealer) et «absolument
stupéfiant» (Chicago Tribune), la violoniste
Simone Lamsma enchante la critique et le public. Au cours de la saison 2015/2016, elle fait ses
débuts avec l’Orchestre royal philharmonique de
Stockholm, l’Orchestre philharmonique de Radio
France, le Brussels Philharmonic, l’Orchestre
philharmonique
de
Calgary, l’Orchestre
symphonique de Tasmanie… L’automne 2015
a vu la parution très attendue de son disque
de récital avec Robert Kulek, chez Challenge
Label (Mendelssohn, Janáček, Schumann). Ces dernières saisons, Simone Lamsma a joué
avec l’Orchestre de Cleveland, les Orchestres
symphoniques de Chicago, San Francisco,
São Paulo, Dallas, Cincinnati, les Orchestres
philharmoniques de Londres, Hong Kong, Séoul,
l’Orchestre national de France et l’Orchestre de la
Suisse romande ; elle a fait une tournée en Chine
avec Jaap van Zweden. Elle joue régulièrement
avec les principaux orchestres néerlandais,
notamment les Orchestres du Concertgebouw
d’Amsterdam et de la Résidence de La Haye,
les Orchestres philharmoniques de Rotterdam,
de la Radio néerlandaise et des Pays-Bas, le
Sinfonietta d’Amsterdam. Active également en
récital et en musique de chambre, elle se produit
régulièrement en Europe et aux États-Unis.
Simone Lamsma a étudié au Royaume-Uni, à
la Yehudi Menuhin School avec Hu Kun, puis à
la Royal Academy of Music de Londres auprès
de Hu Kun et de Maurice Hasson. Elle vit aux
Pays-Bas et joue le Stradivarius «Mlynarski»
(1718), que lui prête généreusement un mécène
anonyme.
Pierre-Alexis Lavergne, composition et
machines
Pierre-Alexis Lavergne s’est plongé dans le
répertoire klezmer en tant qu’instrumentiste
puis a souhaité continuer cette exploration par
le prisme de la danse. Grâce à cet apprentissage,
il a découvert l’énergie et la puissance de la
transe mais aussi des sensations corporelles et
musicales prégnantes : suspension rythmique,
vertige, emportement. Il est également l’auteur du
projet Brizz Glass en 2014, dans lequel il dévoile
son travail de dj/compositeur en proposant
une exploration sonore interactive de l’œuvre
des compositeurs minimalistes américains et
des poètes de la beat generation tout en jouant
du cosmopolitanisme new-yorkais. Des textes
slamés, scratchés, scandés sur un son hypnotique.
Krystina Marcoux, conception et
percussions
Lauréate de la Fondation Banque populaire,
Krystina Marcoux est reconnue pour son
énergie flamboyante, sa précision musicale et sa
polyvalence. Cette Québécoise partage sa passion
de la scène avec plusieurs différents ensembles.
Que ce soit au côté du violoncelliste Juan
Sebastian Delgado dans un ensemble de tango ou
avec Bam Percussion, qui allie percussions, mime
et humour, elle porte pleinement ses convictions
musicales. En 2015, elle a partagé la scène avec
le danseur Bryan Eliason pour présenter une
version multiartistique du livre de John Steinbeck
La Perle. En 2016, elle assurera la création d’un
nouveau spectacle commandé par le Grame à
Lyon, explorant la relation entre textes et musique
d’après l’esthétique d’Aperghis et du conteur
québécois Fred Pellerin. Diplômée de l’Université
McGill de Montréal, elle est actuellement
doctorante au Conservatoire national supérieur
musique et danse de Lyon sous la tutelle de Jean
Geoffroy.
Nans Moreau, clarinette
Musicien à l’Orchestre national de Lyon depuis
2012, Nans Moreau a étudié la clarinette
auprès de son père, puis avec Arnaud Leroy au
Conservatoire Jacques-Ibert (Paris XIXe), avec
Franck Amet au Conservatoire à rayonnement
régional de Paris, et enfin au Conservatoire
national supérieur de musique et de danse de
Paris, où il est entré en 2010 dans la classe de
Pascal Moraguès et Arnaud Leroy. Il a remporté
la même année le premier prix au concours
Jeunes Solistes de la Sorbonne. Il est membre des
ensembles Furians et Antipodes.
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Manuelle Renaud, alto
Après des études de violon et de musique de
chambre au Conservatoire à rayonnement
départemental (CRD) de Montluçon (classe
de Didier Amato), puis à celle d’Aulnay-sousBois (classe de Jean Lenert), études couronnées
de premiers prix, Manuelle Renaud obtient
en 1996 un premier prix d’excellence en alto
au CRD d’Aulnay-sous-Bois, dans la classe
d’Olivier Grimoin. Elle fait un passage dans la
classe de Tasso Adamopoulos au Conservatoire
à rayonnement régional de Paris, puis entre chez
le même professeur au Conservatoire national
supérieur de musique et de danse de Lyon, où
elle obtient son diplôme en juin 2002. Elle fait
des remplacements dans plusieurs orchestres
français avant d’entrer en 2001 à l’Orchestre des
Pays de Savoie et, l’année suivante, à l’Orchestre
national de Lyon. Titulaire du Baccalauréat série
C, d’un Deug de musicologie et du diplôme
d’État de violon, elle a enseigné le violon et l’alto
successivement au CRD d’Aulnay-sous-bois, à
celles de Montluçon et de Lisieux et à l’école de
musique de Roanne. Elle est également membre
du Quatuor Gourbeix.
Olari Elts, direction
Premier chef invité de l’Orchestre symphonique
national d’Estonie, Olari Elts a occupé les
mêmes fonctions à l’Orchestre philharmonique
d’Helsinki de 2011 à 2014. Il a attiré l’attention
de la scène musicale internationale par ses
programmes imaginatifs où, en plus du grand
répertoire, il a développé sa connivence avec la
musique contemporaine. Il a tissé notamment des
liens étroits avec ses compatriotes estoniens Arvo
Pärt et Erkki Sven Tüür.
Olari Elts se produit régulièrement avec des
orchestres comme l’Orchestre national de la
BBC du Pays de Galles, l’Orchestre du HR
(Francfort), l’Orchestre symphonique du SWR
(Stuttgart), l’Orchestre symphonique de la Ville
de Birmingham, l’Orchestre de chambre de Paris,
l’Orchestre national du Capitole de Toulouse, les
Orchestres symphoniques de Trondheim, Seattle,
Cincinnati, Milwaukee, du Colorado et de
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l’Oregon. Au Japon, il travaille régulièrement avec
l’Orchestre symphonique japonais Yomiuri. En
Océanie, il a dirigé les Orchestres symphoniques
de Melbourne, Hobart, Adelaïde et de NouvelleZélande. Il a collaboré avec des solistes comme
Jean-Yves Thibaudet, Simon Trpčeski, Stephen
Hough, Isabelle Faust, Baiba Skride, Alban
Gerhard, Kari Kriikku, Claire Booth, Thierry
Escaich et Stephan Loges. En 2015/2016, il fait
ses débuts avec l’Orchestre symphonique national
de Hongrie, l’Orchestre symphonique de la RAI
de Turin et l’Orchestre philharmonique de Brno.
Vainqueur du Concours international de direction
Sibelius d’Helsinki en 2000, Olari Elts a été chef
principal de l’Orchestre national de Lettonie
de 2001 à 2006. Il a été premier chef invité de
l’Orchestre de chambre d’Écosse de 2007 à 2010
et de l’Orchestre de Bretagne de 2006 à 2011. Né
à Tallinn en 1971, Olari Elts est le fondateur et
le directeur de son propre ensemble de musique
contemporaine, NYYD Ensemble, qui tire son
nom du festival estonien où il a fait ses débuts
en 1993.
Philippe Nahon, direction
Philippe Nahon est né en 1946 à Paris. Après des
études d’art et de piano, il se tourne vers la direction
d’orchestre. Il étudie avec Louis Fourestier,
Jean-Sébastien Béreau, Pierre Dervaux, Roberto
Benzi, et suit un stage avec Herbert von Karajan.
À vingt-huit ans, il devient l’assistant de Marius
Constant, le créateur de l’ensemble Ars Nova.
Commence alors une période d’enthousiasmantes
découvertes de la création musicale contemporaine,
du jazz et de l’improvisation, des happenings et du
théâtre expérimental. Il rencontre des créateurs
qui le marqueront durablement, comme Olivier
Messiaen, Maurice Ohana, Luciano Berio ou
Luc Ferrari, et surtout Peter Brook, qui l’engage
définitivement sur la voie des infinies possibilités
créatives qui peuvent s’inventer entre la musique
d’aujourd’hui et le théâtre, la danse, le cirque...
Après une période de transition avec Marius
Constant, Philippe Nahon devient, en 1987,
directeur musical d’Ars Nova. On ne compte
plus les œuvres qu’il a créées : il travaille sans
relâche à la découverte des artistes, à la diffusion
de leurs œuvres et à leur rencontre avec le public. Du théâtre musical à l’opéra en passant par la
mise en scène de concert, il s’attache toujours à
proposer la musique et le geste musical comme un
acte théâtral. Lorsqu’il quitte la scène, Philippe
Nahon aime à parcourir les routes de France et,
particulièrement, celles de la région AquitaineLimousin-Poitou-Charentes afin de transmettre
sa passion pour la musique d’aujourd’hui et de
demain.
Compagnie MAD/Sylvain Groud
Porté par une conviction, celle de croire que
l’art décloisonne et doit s’ancrer dans le réel,
le chorégraphe Sylvain Groud développe de
nombreux projets d’éducation artistique au long
cours qui placent l’artiste au cœur du dispositif
de transmission. Ces projets immersifs, imaginés
avec des artistes d’autres disciplines (plasticiens,
comédiens, musiciens, écrivains, photographes,
réalisateur…) visent à inviter le public à investir
l’espace de l’institution publique, à se l’approprier
ensemble. Les danseurs amateurs sont alors le
vecteur entre les artistes et le public, entre l’œuvre
proposée et l’espace qui la reçoit.
Ars Nova ensemble instrumental
Placé sous la direction musicale de Philippe
Nahon, l’ensemble Ars Nova est aujourd’hui
considéré comme un des plus ardents défenseurs
du pluralisme esthétique dans la création musicale
contemporaine. Composé de 18 musiciens de
talent, il s’attache à favoriser la rencontre et
l’échange tant entre artistes qu’entre artistes
et publics, et poursuit sans relâche un double
objectif : créer et transmettre.
Au travers d’une politique de commandes
audacieuse, l’ensemble Ars Nova privilégie les
collaborations étroites et de long terme avec
des compositeurs d’esthétiques très diverses
(Georges Aperghis, Luciano Berio, Martin
Matalon, Bernard Cavanna, Pascal Dusapin,
Luc Ferrari, Zad Moultaka...). Avec près de
40 concerts par an, des productions d’opéra et
des spectacles pluridisciplinaires, il se produit
en France et à l’étranger, sur les grandes scènes
nationales et dans les principaux festivals dédiés
au répertoire contemporain et à la création. Il met
en place autour de ses spectacles des activités de
sensibilisation et des ateliers pédagogiques afin de
faciliter la rencontre entre le public et les œuvres
d’aujourd’hui. Ars Nova ensemble instrumental
est en résidence dans la région AquitaineLimousin-Poitou-Charentes et à Poitiers,
artiste associé au TAP (Théâtre Auditorium de
Poitiers). Ses activités sont subventionnées par la
région Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes, le
ministère de la Culture et de la Communication
(Drac Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes),
la Ville de Poitiers et reçoivent le soutien de la
Sacem et de la Spedidam.
Pierre-Simon Chevry, flûte / Éric Lamberger, clarinette
Philippe Récard, basson / Patrice Petitdidier, cor
Fabrice Bourgerie, trompette / Patrice Hic, trombone
Élisa Humanes et Ève Payeur, percussions
Dimitri Vassilakis, piano / Aïda Aragoneses Aguado, harpe
Catherine Jacquet, violon / Isabelle Veyrier, violoncelle
Ensemble Links
L’Ensemble Links est un collectif de musiciens
et d’artistes visuels (photographes, réalisateurs
et scénographes européens) engagés dans
la création, l’improvisation, la composition,
et liés par une passion pour l’art sous toutes
ses formes. Ses artistes ont comme projet de
proposer de multiples formats de concerts (slideshows, performances, installations, spectacles
pluridisciplinaires) traduisant leur éclectisme
et leur désir de lier intimement les différentes
dimensions de l’art vivant, tant au travers du
travail de la vidéo que de la danse, du cirque ou
de la photographie. Les propositions artistiques
les amènent aussi bien vers des œuvres phares du
xxe siècle (Reich, Stockhausen, Ferrari, Xenakis)
que des créations de compositeurs d’aujourd’hui
(Sakai, Bedrossian, Jodlowsky, Iannotta).
Clément Delmas, Vincent Martin, Stanislas Delannoy,
Rémi Durupt, Lucas Genas, Nicolas Didier, percussions
Manon Bautian, Séverine Étienne-Maker, Caroline
Chassany, Sophie Leleu, chant
Maxime Peinard, Coralie Ordulu, clarinette
Élodie Gaudet, cordes
Laurent Durupt, Fabrizio Rat Ferrero, Trami Nguyen,
Alvise Sinivia, piano
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FRANCE 3
PARTENAIRE DE
TOUTES LES
CULTURES
AVEC
RHÔNE-ALPES MATIN
LUNDI, MARDI, JEUDI ET
VENDREDI A 10H15
rhone-alpes.france3.fr
Orchestre national de Lyon
Héritier de la Société des Grands Concerts de Lyon,
fondée en 1905 par Georges Martin Witkowski,
l’ONL est devenu un orchestre permanent en
1969, avec comme premier directeur musical Louis
Frémaux (1969/1971). Depuis lors, il est administré
et soutenu financièrement par la Ville de Lyon, qui
l’a doté en 1975 d’une salle de concert de 2100 places,
l’Auditorium. L’ONL a eu ensuite pour directeurs
musicaux Serge Baudo (1971-1987), Emmanuel
Krivine (1987-2000), David Robertson (2000-2004)
et Jun Märkl (2005-2011). Leonard Slatkin occupe
les mêmes fonctions depuis septembre 2011.
En 1979, l’ONL fut le premier orchestre européen à
se rendre en Chine, où il est retourné en 2013/2014.
Ses tournées le mènent régulièrement au Japon, aux
États-Unis et dans les principaux pays d’Europe
pour se produire dans les plus grandes salles.
L’ONL a fait découvrir en première audition
mondiale les pièces des plus grands créateurs de
notre temps tels Michael Jarrell, Pascal Dusapin,
Jean-Louis Florentz, Philippe Hersant, Luciano
Berio, Pierre Boulez, Steve Reich, Marc-André
Dalbavie, Thierry Escaich, Édith Canat de Chizy,
Kaija Saariaho… Pour les saisons 2014/2015 et
2015/2016, il accueille Mason Bates et Bruno
Mantovani comme compositeurs associés.
La richesse du répertoire de l’ONL se reflète dans
une vaste discographie régulièrement récompensée,
avec notamment des intégrales Ravel et Berlioz en
cours chez Naxos.
Depuis de nombreuses années, l’ONL est pionnier
en matière d’action culturelle. C’est ainsi le seul
orchestre français à développer deux orchestres de
jeunes. Une politique tarifaire forte en direction des
plus jeunes, des projets ambitieux pour les scolaires,
des cycles de conférences et de nombreuses autres
actions d’accompagnement achèvent d’en faire un
orchestre de premier plan.
Établissement de la Ville de Lyon, l’Orchestre national de
Lyon est subventionné par le ministère de la Culture et de la
Communication et par la Région Rhône-Alpes.
L’Auditorium-Orchestre national de Lyon
Jean-Marc Bador directeur général ; Denis Bretin secrétaire général ;
Mathieu Vivant directeur de production ; Stéphanie Papin directrice administrative et financière ;
Christian Thompson conseiller artistique ; et l’ensemble des équipes administratives et techniques.
L’Orchestre national de Lyon
Leonard Slatkin directeur musical
VIOLONS I
Violons solos
supersolistes
Jennifer Gilbert
Giovanni Radivo
Premier violon solo
Jacques-Yves Rousseau
Deuxième violon solo
Jaha Lee
Violons du rang
Audrey Besse
Yves Chalamon
Amélie Chaussade
Pascal Chiari
Constantin Corfu
Andréane Détienne
Annabel Faurite
Sandrine Haffner
Yaël Lalande
Ludovic Lantner
Philip Lumbus
Anne Rouch
Roman Zgorzalek
VIOLONS II
Premiers chefs d’attaque
F. Souvignet-Kowalski
Catherine Menneson
Deuxième chef
d’attaque
Tamiko Kobayashi
Violons du rang
Bernard Boulfroy
Léonie Delaune
Catalina Escobar
Eliad Florea
Véronique Gourmanel
Olivia Hughes
Kaé Kitamaki
Diego Matthey
Maïwenn Merer
Sébastien Plays
Haruyo Tsurusaki
ALTOS
Altos solos
Corinne Contardo
Jean-Pascal Oswald
Alto co-soliste
Fabrice Lamarre
Altos du rang
Catherine Bernold
Vincent Dedreuil-Monet
Marie Gaudin
Vincent Hugon
Valérie Jacquart
SeungEun Lee
Jean-Baptiste Magnon
Carole Millet
Lise Niqueux
Manuelle Renaud
HAUTBOIS
TROMBONES
Hautbois solos
Jérôme Guichard
Guy Laroche
Trombones solos
Fabien Lafarge
Charlie Maussion
Cor anglais
Pascal Zamora
Trombone basse
Mathieu Douchet
CLARINETTES
TUBA
VIOLONCELLES
Clarinettes solos
Robert Bianciotto
François Sauzeau
Tuba solo
Guillaume Dionnet
Clarinette basse
Nans Moreau
Timbalier solo
Benoît Cambreling
Violoncelles solos
Nicolas Hartmann
É. Sapey-Triomphe
Violoncelle co-soliste
Ph. Silvestre de Sacy
Violoncelles du rang
Mathieu Chastagnol
Dominique Denni
Stephen Eliason
Vincent Falque
Jean-Marie Mellon
Jérôme Portanier
Jean-Étienne Tempo
NN
CONTREBASSES
Contrebasses solos
Botond Kostyák
Vladimir Toma
Contrebasse co-soliste
Pauline Depassio
Contrebasses du rang
Daniel Billon
Gérard Frey
Eva Janssens
Vincent Menneson
Benoist Nicolas
Marie-Noëlle Vial
Deuxième hautbois
Ph. Cairey-Remonay
Petite clarinette
Thierry Mussotte
TIMBALES
ET PERCUSSIONS
BASSONS
Deuxième timbalier
Stéphane Pelegri
Bassons solos
Olivier Massot
Louis-Hervé Maton
Deuxième basson
François Apap
Contrebasson
Stéphane Cornard
CORS
Cors solos
Guillaume Tétu
NN
Cors aigus
Paul Tanguy
Yves Stocker
TROMPETTES
Flûtes solos
Jocelyn Aubrun
Emmanuelle Réville
Trompettes solos
Sylvain Ketels
Christian Léger
Piccolo
Benoît Le Touzé
Première percussion
Thierry Huteau
Deuxièmes percussions
Guillaume Itier
François-Xavier Plancqueel
CLAVIERS
Claviers solo
Élisabeth Rigollet
HARPE
Harpe solo
Éléonore Euler-Cabantous
Cors graves
Jean-Olivier Beydon
Stéphane Grosset
Patrick Rouch
FLÛTES
Deuxième flûte
Harmonie Maltère
Deuxième trombone
Frédéric Boulan
Deuxièmes trompettes
Arnaud Geffray
Michel Haffner
VOUS ÊTES AU BON ENDROIT
30
31
prochainement à l’auditorium
18
| ve.
mars 15h
expresso
ROMÉO ET JULIETTE
Sergueï Prokofiev Roméo et Juliette (extraits des suites
d’orchestre nos 1 et 2)
Orchestre national de Lyon
Ilyich Rivas, direction
Joël Nicod, présentation
Tarif : 10 €
19
| sa.
mars 15h & 18h
jeune public
ROMÉO ET JULIETTE –
THÉÂTRE, MUSIQUE ET BD
Sergueï Prokofiev Roméo et Juliette (extraits des suites
d’orchestre nos 1 et 2)
William Shakespeare Roméo et Juliette (extraits)
Orchestre national de Lyon
Ilyich Rivas, direction
Bandes dessinées d’Efix
Compagnie Et si c’était vrai…
À partir de 7 ans.
Tarif : 15 € / réduit : 13 € / – 12 ans : 3 €
20
| di.
mars 16h
ciné-concert
LES AILES
William Wellman Les Ailes [Wings]
États-Unis, 1927, 2h24, N&B / avec Clara Bow, Charles
«Buddy» Rogers, Richard Arlen, Jobyna Ralston, Gary
Cooper
Thierry Escaich, accompagnement improvisé à l’orgue
En coproduction avec l’Institut Lumière.
Tarif : 16 € / réduit : de 8 € à 11 €
Les Ailes © Coll. Institut Lumière
auditorium-lyon.com
ABONNEMENTS & RÉSERVATIONS 04 78 95 95 95