4 > 6 MARS | HAPPY DAYS #4
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PLUG AND PLAY 4 > 6 MARS | HAPPY DAYS #4 Dans le cadre de la Biennale Musiques en Scène PLUG || ve. 4 mars 17H30 CENTRE COMMERCIAL DE LA PART-DIEU RÉPÉTITION PUBLIQUE Partenaire des Happy Days de la saison 15/16 Steve Reich Music for 18 Musicians 19H BAS-ATRIUM | DURÉE : 30 MIN PROPOS D’AVANT CONCERT François-Gildas Tual, conférencier La saison 15/16 de l’AuditoriumOrchestre national de Lyon est fleurie par 20H GRANDE SALLE | DURÉE : 2 HEURES AVEC ENTRACTE SYMPHONIQUE TABLEAUX D’UNE EXPOSITION Erkki-Sven Tüür Exodus Michel van der Aa Concerto pour violon et orchestre (création française) Daniele Ghisi Any Road – vidéo de Boris Labbé (création mondiale) Modest Moussorgski Tableaux d’une exposition (orchestration de Maurice Ravel) – courts-métrages d’Osamu Tezuka Orchestre national de Lyon Olari Elts, direction Simone Lamsma, violon L’Auditorium-Orchestre national de Lyon est un établissement de la Ville de Lyon, subventionné par l’État, soutenu par la Région Auvergne-Rhône-Alpes. Licences nos 1064009–1064010–1064011 – Photo de couverture : «L’Origine du monde» © Georges Epp 3 AND PLAY || sa. 5 mars 14H GRANDE SALLE | DURÉE : 1 HEURE CONCERT CHORÉGRAPHIÉ Steve Reich Music for 18 Musicians Ensemble Links Compagnie MAD/Sylvain Groud 15H30, 16H00, 16H30 SALLE DU BALLET | DURÉE : 20 MIN MASSAGES SONORES || di. 6 mars 11H GRANDE SALLE | DURÉE : 1 HEURE MUSIQUE DE CHAMBRE BAGATELLES Wolfgang Amadeus Mozart Quintette pour clarinette et quatuor à cordes en la majeur, KV 581 Mason Bates Bagatelles, pour quatuor à cordes Pierre-Alexis Lavergne Electric Klezmer Rhapsody Musiciens de l’Orchestre national de Lyon Pierre-Alexis Lavergne, composition et machines Ensemble Nomad Groupes de 12 personnes sur inscription. 16H BAS-ATRIUM | DURÉE : 50 MIN BATTLE DE SMARTPHONES SMARTFAUST 15H30 & 16H30 BAS-ATRIUM | DURÉE : 25 MIN MATCH D’IMPROVISATION MUSICALE ZEEE MATCH (Sur inscription) CNSMD de Lyon Krystina Marcoux et Katalin La Favre, conception et percussions Pierre Bassery, arbitrage et trombone Production avec le soutien de la Fondation Banque populaire de France. Avec le soutien de la Soirée des musiciens de la Spedidam. 15H30 & 16H30 SALLE PROTON DE LA CHAPELLE | DURÉE : 25 MIN JEUNE PUBLIC L’ORIGINE DU MONDE Pascal Contet, accordéon Miguel Chevalier, plasticien Musique improvisée 17H BAS-ATRIUM | DURÉE : 30 MIN PROPOS D’AVANT CONCERT François-Gildas Tual, conférencier 16H, 16H30, 17H SALLE DU BALLET | DURÉE : 20 MIN MASSAGES SONORES Ensemble Nomad Groupes de 12 personnes sur inscription. 17H BAS-ATRIUM | DURÉE : 30 MIN RENCONTRE LE RIRE EN MUSIQUE Avec Muriel Joubert, musicologue 18H GRANDE SALLE | DURÉE : 1 HEURE CINÉ-CONCERT FOXTROT DELIRIUM Martin Matalon Foxtrot Delirium sur le film d’Ernst Lubitsch La Princesse aux huîtres Ars Nova ensemble instrumental Philippe Nahon, direction 18H GRANDE SALLE | DURÉE : 1 HEURE SYMPHONIQUE TABLEAUX D’UNE EXPOSITION (Détails, voir p. 8) 4 5 PLUG AND Concerts 6 7 4 mars 20h | symphonique (programme complet) || sa. 5 mars 18h | symphonique (ghisi et moussorgski seuls) || ve. Tableaux d’une exposition Orchestre national de Lyon Olari Elts, direction Simone Lamsma, violon Erkki-Sven Tüür (né en 1959) Exodus [17 min] Michel van der Aa (né en 1970) Concerto pour violon (Création française) Trois mouvements sans titres [26 min] Entracte Daniele Ghisi (né en 1984) Any Road, pour orchestre, électronique et vidéo Vidéo de Boris Labbé (né en 1987) – (Création mondiale) [10 min] Modest Moussorgski (1839-1881) Tableaux d’une exposition Avec le soutien de Musique nouvelle en liberté. Avec le soutien de la Soirée des musiciens de la Spedidam. En complicité avec la Maison de la Danse. 8 Orchestration de Maurice Ravel (1875-1937) Courts-métrages d’Osamu Tezuka (1928-1989) Promenade I. Gnomus Promenade II. Il vecchio castello Promenade III. Tuileries IV. Bydło Promenade V. Ballet des poussins dans leurs coques VI. Samuel Goldenberg und Schmuÿle VII. Limoges – Le Marché VIII. Catacombæ. Sepulcrum romanum Con mortuis in lingua mortua IX. La Cabane sur des pattes de poules (Baba-Yaga) X. La Grande Porte de Kiev [37 min] Modeste Moussorgski Maurice Ravel Les Tableaux d’une exposition, version pour orchestre Composition de la version originale : 1874. Dédicace : à Vladimir Stassov. Orchestration : Maurice Ravel, 1922 (commande de Serge Koussevitzky). Création de la version orchestrée : Paris, Opéra, 19 octobre 1922, dans le cadre des Concerts Koussevitzky. 1873. Architecte et peintre profondément impliqué dans le renouveau slavophile, bâtisseur du premier Théâtre national russe à Moscou, Viktor Hartmann disparaît brutalement sans avoir atteint sa quarantième année. Il revient à Moussorgski de rédiger sa notice nécrologique dans la Gazette de Saint-Pétersbourg. Les deux hommes se sont rencontrés trois ans plus tôt et sont aussitôt devenus amis. Architecte également, celui qui a provoqué leur rencontre, Vladimir Stassov, décide de consacrer une exposition réunissant une collection de dessins d’architecture, ainsi que des «saynètes animées et élégantes […] dans les rues et les églises, dans les catacombes parisiennes et dans les monastères polonais, dans les ruelles romaines et dans les villages autour de Limoges». Un an plus tard, revenant de l’exposition pour laquelle il a prêté des œuvres de sa propre collection, Moussorgski décide de prolonger l’hommage. «Mon cher Généralissime, écrit-il à Stassov, Hartmann bouillonne comme bouillonnait Boris, – des sons et des idées sont suspendus en l’air, je suis en train de les absorber et tout cela déborde, et je peux à peine griffonner sur le papier…» Il en résulte de petites pièces pour piano, unifiées par un motif de promenade. On y retrouve les lieux, les sujets et les personnages du dessinateur : un gnome inspiré par un jouet en forme de casse-noisettes (réalisé par Hartmann pour l’Arbre de noël du Cercle des artistes), des enfants et leurs gouvernantes dans un parc parisien, une lourde carriole polonaise tirée par des bœufs («Bydło» désignant le bétail), des décors conçus par Hartmann pour la danse, les «Poussins dans leur coque» rappelant Tribly de Petipa, monté à Saint-Pétersbourg en 1871. Les pays défilent : France, Pologne et Russie, sans oublier l’Italie d’un vieux castel. Mais le plus émouvant est l’image des «catacombes» ; «L’âme de Hartmann mort me conduit irrésistiblement vers les crânes qui doucement flamboient et les invoque», confie Moussorgski. La marche récurrente n’est plus seulement déambulation d’un tableau à l’autre ; elle est marche de l’existence vers la mort ! 1922. Après le Russe Anatoli Liadov et le Slovène Leo Funtek, Ravel orchestre à son tour la pièce pour piano de Moussorgski, réputée incommode et entretemps révisée par Rimski-Korsakov. Désormais, les grands accords de trombone confèrent aux catacombes une majesté religieuse, et une fois la sérénité trouvée, laissent cordes, vents et harpes conduire le visiteur à la lumière. 9 Erkki-Sven Tüür Exodus Composition : 1999. Création : Birmingham, Symphony Hall, 26 octobre 1999. Commande : John Feeney Charitable Trust. Dédicace : à l’Orchestre symphonique de la Ville de Birmingham et à Paavo Järvi. Peut-être serait-ce dans le vocabulaire géologique que l’on trouverait les mots justes pour définir le style d’Erkki-Sven Tüür. Formé au minimalisme des vieilles traditions runiques, l’élève de Lepo Sumera fut aussi le membre d’un groupe détonnant dans l’Estonie soviétique, mêlant rock progressif et échos de la Renaissance ; aussi recourt-il tantôt à un big band ou à une guitare électrique (Cinquième Symphonie), tantôt à un plain-chant ou à une bande magnétique. Si ses Deuxième et Quatrième Symphonies sont inspirées par le magma ou les fossiles, chacune de ses partitions semble mêler l’énergie puissante des roches en fusion à l’immuabilité de la matière pétrifiée. Il en naît une musique aussi dure, brute et revêche que le granite engendré par le feu primitif. Dans Exodus, un motif se répète ; obsédant, il se déforme dans sa course, enflant jusqu’aux limites de la rupture. Dans un crescendo et une accélération irrépressibles, il s’amplifie jusqu’à soudainement se désagréger dans la lenteur, dans une sorte d’effet stroboscopique aussi visuel que sonore. Confrontées au trop plein ou au trop vide, les puissantes masses orchestrales, formes à la fois cassantes et terriblement solides, se précipitent vers de bruyantes explosions, de sourdes implosions ou de sombres dislocations. Pour Erkki-Sven Tüür, l’émergence d’une œuvre dans l’esprit de son auteur est aussi inexplicable que l’ordre cosmique antérieur au big bang ; impératifs d’une commande mis à part, il n’est guère que quelques intuitions, embryons harmoniques ou rythmiques notamment, pour servir de point de départ. D’où la volonté du compositeur de ne pas se soumettre aux vieilles formes, mais d’élaborer des processus complexes dont on découvre souvent l’idée essentielle à l’ultime moment. On ne prêtera pas trop attention à la dimension biblique du titre d’Exodus. On se méfiera de même 10 de possibles rapprochements cinématographiques ou historiques. Aux attractions telluriques et à la lourdeur de la matière s’ajoute ici une dimension plus légère et extatique, «image subjective d’une force qui peut vaincre l’invincible». L’exode n’y est pas celui de milliers de migrants amassés sur un pauvre navire en quête d’une terre promise, mais la traversée plus universelle de la vie, ou le désir humain de surmonter la gravité et de s’échapper dans les airs. Michel van der Aa Concerto pour violon et orchestre Composition : 2014. Création : Amsterdam, Concertgebouw, 6 novembre 2014, par Janine Jansen et l’Orchestre royal du Concertgebouw placé sous la direction de Vladimir Jurowski. Commande : Orchestre royal du Concertgebouw et Orchestre philharmonique de Bergen. Dédicace : à Janine Jansen. «Si Janine avait joué de la flûte, je lui aurais écrit un concerto pour flûte», confie Michel van der Aa à propos de Janine Jansen. Avec l’Orchestre du Concertgebouw et son amie instrumentiste, il forme une véritable «équipe de rêve», révélant la façon dont les interprètes avaient déterminé la composition de son concerto plus que l’effectif instrumental lui-même. C’est là, après tout, un retour aux origines du genre, quand le concerto était conçu à l’image de ses futurs solistes, pour mieux les faire briller et les hisser plus haut que l’œuvre elle-même, en faire les premiers héros du concert. L’orchestre, Michel van der Aa le connait bien puisqu’il s’y trouve en résidence depuis 2011. Et l’association avec Janine Jansen est d’autant plus naturelle que la violoniste avait fait ses débuts publics avec la phalange en question dès 1997. Le compositeur explique donc avoir été influencé par la personnalité de sa musicienne tout en discutant des détails d’écriture avec l’ensemble des interprètes. Le jeu procède de la connexion des protagonistes pour faire du dialogue concertant un vrai théâtre, de la partition un «habit bien coupé» à l’image des «airs taillés sur mesure» par Mozart pour ses chanteurs. Dans le mouvement central, on devine des références à des œuvres scéniques antérieures. «En tant que directeur d’opéra, j’adore les possibilités théâtrales d’avoir quelqu’un qui est le mode de réalisation de l’œuvre», précise Michel van der Aa. Loin de s’enfermer dans un monologue, le violon échange avec tout l’orchestre ou avec certains membres, forme de petits ensembles avec le premier violon et le violoncelle, tandis qu’interviennent les percussions, la harpe ou le «chœur» des cordes. Les éclairages servent de décors, la robe de la soliste de costume ; la spatialisation des gestes et des sons forment les personnages d’un spectacle à écouter et à voir. Sans recourir au matériau électronique mis en œuvre habituellement par Michel van der Aa dans ses grandes réalisations dramatiques, le concerto flirte avec l’opéra et, en trois actes, prend l’aspect d’une scène à l’italienne avec son air lent et sa cabalette, franchissant allègrement les limites de la virtuosité pour affirmer son caractère dans un tempo fougueux. Daniele Ghisi Any Road, pour orchestre, électronique et vidéo Composition : 2015. Commande d’État dans le cadre du programme d’aide à l’écriture d’une œuvre musicale originale du ministère de la Culture et de la Communication. Production : Biennale Musiques en scène 2016/Grame (Centre national de création musicale). Vidéo : Boris Labbé. Création mondiale. Nouvelle figure de la société contemporaine, le gamer semble indéfectiblement branché à ses machines, casque sur les oreilles, une main sur le clavier et l’autre sur la souris, concentré sur les épreuves de son personnage jusqu’à en rompre définitivement avec la réalité. Mais le compositeur ressemble parfois au joueur addict, entouré d’écrans, de tables de mixage et de claviers, tapotant parfois moins sur les touches blanches ou noires que sur le pavé numérique. Formé à l’Ircam (Institut de recherche et coordination acoustique/ musique), Daniele Ghisi a retrouvé l’institution parisienne le temps d’une résidence dans le cadre du festival Manifeste en 2015. À cette occasion, il revenait sur son parcours dans un joli entretien avec Lorenzo Ciavarini Azzi, rappelant son attachement aux sciences et aux mathématiques plus particulièrement : «On entend souvent ce lieu commun qui dit : si Beethoven n’avait pas existé, personne n’aurait écrit ses symphonies, alors que si Einstein n’avait pas existé, quelqu’un aurait fini par faire sa théorie, sous-entendant par là que la création scientifique n’est que mécanique (et pas esthétique), alors que la création artistique serait divinatoire ! Je pense plutôt que la création artistique est fille de son époque.» Dès lors, les jeux vidéo étaient destinés à pénétrer son imaginaire musical. Dans une forme archéologique aussi inattendue que ludique ! À l’origine d’Any Road figure Pong, un jeu imaginé dès la fin des années cinquante sur un simple oscillographe et qui a plus ou moins donné le départ à l’informatique récréative. Modernisé au cours de la décennie suivante, le jeu a été développé commercialement à partir de 1972, sur des bornes d’arcade puis sur des consoles de salon. Une simple ligne centrale de démarcation, deux traits matérialisant les raquettes, un simple pixel pour balle, et nous voici parti dans une incroyable partie de tennis de table. «Initialement, se souvient Daniele Ghisi, nous avons eu l’idée d’une pièce pour deux gamers “live”, orchestre et électronique, associée à un jeu vidéo expressément conçu pour cette expérience. Mais des raisons pratiques nous ont amenés à revoir notre projet. Désormais, le jeu s’organise dans le rapport entre le son électronique (deux haut-parleurs quasi “solistes”), l’orchestre et la vidéo. Pour Boris Labbé, les joueurs, aussi bien que les sons et les mots qui les caractérisent, sont transfigurés.» Peu importe la route Dans Pong, les trajectoires de la balle sont calculées de façon précise, mais force est de constater qu’elles paraissent souvent fort imprévisibles au joueur ! Est-ce cela qui les rapprocheraient des plongées d’Alice dans le Pays des merveilles ? Ne serait-ce pas plutôt l’étrange mélange de poésie et de secrète ordonnance arithmétique ? Ou encore la confusion troublante du rêve et de la réalité, 11 du jeu et de ses secrètes finalités ? Toujours est-il que le compositeur a pioché son titre dans le livre de Lewis Carroll, et plus exactement dans une discussion d’Alice avec le Chat du Cheshire : — Voudriez-vous me dire, s’il vous plaît, par où je dois m’en aller d’ici ? — Cela dépend beaucoup de l’endroit où tu veux aller. — Peu importe l’endroit... — En ce cas, peu importe la route que tu prendras. — ... Pourvu que j’arrive quelque part, ajouta Alice en guise d’explication. — Oh, tu ne manqueras pas d’arriver quelque part, si tu marches assez longtemps. TABLEAUX D’UNE EXPOSITION Courts-métrages d’Osamu Tezuka Peut-être certains d’entre nous se souviennent-ils d’Astro le petit robot, dont les aventures étaient diffusées à la télévision française dans le Club Dorothée. D’autres lui ont sans doute préféré Le Roi Léo ou Princesse Saphir, réalisés par Osamu Tezuka à partir de ses propres mangas publiés dans les années cinquante. Ces séries ont marqué plusieurs générations, donnant notamment naissance à ce genre sh�jo qui était plus particulièrement destiné aux filles. On ne saurait toutefois limiter l’œuvre d’Osamu Tezuka à ces séries télévisées ; admirateur de Walt Disney, celui qui a été sacré au Japon «dieu du manga» a aussi réalisé des courts ou moyensmétrages plus expérimentaux, empruntant aux esthétiques européennes autant que nippones, et n’hésitant pas à réinterpréter Pinocchio ou BlancheNeige, voire les Chroniques futuristes d’Isaac Asimov. En 1966, les Tableaux d’une exposition surprennent par leurs personnages aux dessins improbables, du critique surexcité et un peu obsédé – visage bleu et abondante tignasse – au chirurgien plastique en noir et blanc et aux lignes floues. On y devine l’influence de Fantasia. Plus qu’une galerie de portraits ou d’histoires, il s’agit là de la synthèse d’un genre : au fil des séquences, l’animation se fait lente ou rapide, fluide ou saccadée, sur de magnifiques décors ou un simple fond blanc. C’est une sorte de musée animé où les crayons partageraient la vedette avec 12 Au point que nous nous demandions quel rôle, de celui d’Alice ou de celui du Chat, le musicien incarnerait si nous lui demandions de choisir. Mais une chose demeure bien sûr dans la musique. Selon le compositeur, l’ensemble participe à une amusante partie de tennis, traduite par les effets de va-et-vient entre la gauche et la droite de l’électronique, idée obsédante alors même que les matériaux mis en œuvre ne cessent de changer. «Le jeu – et notamment le jeu vidéo – est généralement une exploration, mais le joueur n’a généralement pas vraiment conscience de là où il se rend. Si nous-mêmes ne savons pas où nous sommes en train d’aller, chaque route [any road] – nous y conduira.» — François-Gildas Tual les pinceaux, les acryliques avec les aquarelles et les collages. Et à ceux qui doutent de la place de l’animation dans le septième art, Osamu Tezuka répond d’un simple glissement introductif de la réalité cinématographique au monde merveilleux du dessin. ANY ROAD Vidéo de Boris Labbé Dessinateur d’origine, Boris Labbé développe depuis ces six dernières années une démarche en vidéo d’animation. Expérience après expérience, les films qu’il réalise tendent à sortir du schéma spatio-temporel qu’impose le cinéma classique, évoluant vers des dispositifs d’installation vidéo qui incluraient les grandes révolutions technologiques du siècle passé, croisées avec les technologies numériques de dernières générations. Toutes ses vidéos, à l’instar d’une partie de l’héritage cinématographique expérimental, ont pour emblème la palingénésie, notion faisant à la fois appel à la boucle et à la régénération : retour cyclique de mêmes événements ; réapparition régulière de caractères ancestraux ; retour éternel à la vie. Boris Labbé est né en 1987 à Lannemezan (HautesPyrénées). Il vit et travaille à Madrid. Ces dernières années ses travaux ont été montrés en exposition d’art contemporain en France et en Espagne ainsi que dans plus d’une centaine de festivals de cinéma internationaux, remportant plusieurs prix. Fondée en 1991 par Marcel Landowski, sous l’égide de la Ville de Paris, l’association musique nouvelle en liberté s’est fixé pour mission d’élargir l’audience de la musique de notre temps, auprès du plus vaste public. Elle apporte des aides financières, sans aucune directive esthétique, aux formations musicales et aux festivals qui mêlent dans leurs programmes les œuvres contemporaines à celles du répertoire. L’action de musique nouvelle en liberté, subventionnée par la Mairie de Paris, se développe aujourd’hui dans toute la France grâce au Ministère de la Culture et de la Communication (Direction Générale de la Création Artistique), au Conseil Régional d’Ile de France, au FCM (Fonds pour la Création Musicale), à l’ADAMI (Administration des Droits des Artistes et Musiciens Interprètes) et à la SACEM (Société des Auteurs, Compositeurs et Editeurs de Musique). Comité d’honneur John Adams | Serge Baudo | Marius Constant | Daniel-Lesur | Philip Glass | René Huyghe | György Kurtág | Claude Lévi-Strauss | Yehudi Menuhin | Olivier Messiaen | Serge Nigg | Maurice Ohana | Seiji Ozawa | Luis de Pablo | Arvo Pärt | Krzysztof Penderecki | Manuel Rosenthal | Mstislav Rostropovitch | Aulis Sallinen | Pierre Schaeffer | Iannis Xenakis. musique nouvelle en liberté président : Jean-Claude Casadesus directeur : Benoît Duteurtre 42 rue du Louvre - 75001 Paris tél : 01 40 39 94 26 - fax : 01 42 21 46 16 www.mnl-paris.com e-mail : [email protected] || sa. 5 mars 14h | concert chorégraphié Music for 18 Musicians Ensemble Links Compagnie MAD/Sylvain Groud Rémi Durupt, direction Michaël Dez, lumières Steve Reich (né en 1936) Music for 18 Musicians [60 min] Commande : Théâtre de Saint-Quentin-en-Yvelines, scène nationale. Création : 2013. Coproduction : Impulse !, Compagnie MAD/Sylvain Groud. Avec le soutien de l’Arsenal-Metz Scènes dans le cadre de la résidence du Cabaret contemporain à l’Arsenal. Avec le soutien de la Soirée des musiciens de la Spedidam et du Grand Lyon Métropole. Avec le soutien de Musique nouvelle en liberté. © Marion Pouliquen 14 15 Steve Reich Music for 18 Musicians, pour ensemble avec voix. Composition : 1974-76. Création : New York, Town Hall, 25 avril 1976 à, par Steve Reich and Musicians. Au terme de «musique minimaliste», Steve Reich préfère celui de «musique de phases», du moins concernant ses œuvres antérieures à 1976, jusqu’à Music for 18 Musicians. [Musique pour 18 musiciens]. Certes, il avait subi l’influence de Terry Riley et de son emblématique In C, dont il avait participé à la première en 1964. Mais sa propre musique, envisagée «comme processus graduel», reposait moins sur de simples procédés de répétition et de boucle que sur des techniques de phasage et déphasage, offrant des constructions clairement perceptibles, bien loin des formes indéterminées de John Cage. Dans sa Music, deux temporalités se superposent : la «pulsation rythmique régulière des pianos et des percussions qui traverse la pièce», et le «rythme de la respiration humaine, aux voix et aux instruments à vent. L’ouverture et la section conclusive, ainsi que tels passages des autres sections intermédiaires, contiennent des pulsations sur certaines notes qui doivent être tenues aussi longtemps que le confort de la respiration le permet. La respiration est la mesure de la durée de leur pulsation. Des respirations qui se succèdent comme des vagues venant se briser contre le rythme immuable des pianos et des percussions». En mai 1975, Steve Reich présente un premier état de sa recherche avec Work in Progress for 21 Musicians and Singers [Travail en cours pour 21 musiciens et chanteurs] fortement marqué par la découverte du gamelan et de la musique balinaise. Le concert à lieu au Kitchen Center, lieu de création emblématique à Manhattan. Puis il réduit l’effectif, sans pour autant le fixer vraiment car celui-ci peut comprendre dix-huit à vingt-deux musiciens, et achève l’ouvrage. «Si sa pulsation stable et son énergie rythmique l’apparentent à nombre de mes premières œuvres, expliquera Steve Reich à propos de sa partition, son instrumentation, son harmonie et sa structure sont nouvelles. Son instrumentation est nouvelle par le nombre et par la distribution des effectifs : violon, violoncelle, deux clarinettes jouant aussi la clarinette basse, quatre voix de femme, quatre pianos, trois marimbas, deux 16 xylophones et un métallophone (vibraphone sans moteur). Tous les instruments sont acoustiques : l’usage de l’électronique est limité aux microphones pour la voix ainsi que pour certains instruments. Il y a plus de mouvement harmonique dans les cinq premières minutes de Music for 18 Musicians que dans toutes mes autres œuvres achevées à ce jour.» Des accords certes plus nombreux, mais néanmoins en nombre limité puisque toute la structure repose sur un cycle de onze harmonies qui se succèdent, introduites une à une graduellement, le temps de quelques respirations tout d’abord, puis à travers des sections plus longues, comme si le premier cycle avait été «distendu de manière à constituer la mélodie pulsée». Faisant référence à l’organum de Pérotin (xiie siècle), Steve Reich compare ses accords à un cantus firmus. Chaque section se caractérise par son instrumentation ou par des qualités d’écriture, reprises au fil des parties avec divers changements pour que le processus se poursuive. Et pour être sûr que ces changements soient repérables par le public, Steve Reich les souligne, de même que les articulations principales, par un signal de métallophone, à la fois chef d’orchestre et souvenir du gamelan balinais… Longtemps, la partition de 18 est restée à l’état de manuscrit, largement elliptique, réservé à l’usage de Steve Reich et de ses propres musiciens. Un étudiant de l’Université Cornell étant parvenu à en réaliser une version écrite, Reich a repris la pièce et l’a publiée, lui offrant une plus grande diffusion ô combien méritée. — F.-G. T. || sa. 5 mars 15h30 et 16h30 | jeune public L’Origine du monde Pascal Contet, accordéon Miguel Chevalier, plasticien Musique improvisée Fasciné par les rapports entre le son et la lumière, l’accordéoniste Pascal Contet s’unit à Miguel Chevalier, pionnier de l’art virtuel et numérique, pour créer ce spectacle original. Comme Pascal Contet improvise à l’accordéon, les images mouvantes et génératives conçues par le plasticien évoluent et se transforment, mues par la musique. CONCERT CHORÉGRAPHIÉ Accompagné de danseurs «transmetteurs», Sylvain Groud a invité plus de deux cents danseurs amateurs à ressentir la sensation physique et mentale procurée par l’écoute de la pièce de Steve Reich. Dans un premier temps, des ateliers leur ont permis de découvrir, ensemble, les particularités musicales de cette œuvre hypnotique, pour élaborer une gestuelle simple, des déplacements, des contacts, des Production technique : Voxels Productions. Coréalisation Grame/Biennale Musiques en Scène, Auditorium-Orchestre national de Lyon Avec le soutien de la Soirée des Musiciens de la Spedidam. regards qui en découlent. Ce soir, professionnels et amateurs s’immergent dans le public afin d’installer une expérience collective : ressentir, transmettre et s’échanger l’énergie positive de cette œuvre. 17 || di. 6 mars 11h | musique de chambre Bagatelles Musiciens de l’Orchestre national de Lyon : Yaël Lalande et Tamiko Kobayashi, violon Manuelle Renaud, alto Mathieu Chastagnol, violoncelle Nans Moreau, clarinette Ludovic Lantner, laptop Pierre-Alexis Lavergne, composition et machines Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791) Quintette pour clarinette et quatuor à cordes en la majeur, KV 581 I. Allegro II. Larghetto III. Menuetto IV. Allegretto con variazioni [27 min] Mason Bates (né en 1977) Bagatelles, pour quatuor à cordes I. Rough Math II. Scrapyard Exotica III. On a Wire : Mating Dance IV. Viscera [15 min] Pierre-Alexis Lavergne (né en 1980) Electric Klezmer Rhapsody (Création mondiale) [10 min] Avec le soutien de la Soirée des musiciens de la Spedidam. 18 Wolfgang Amadeus Mozart Mason Bates Quintette pour clarinette et quatuor à cordes en la majeur, KV 581 Bagatelles Composition : 1789. Dédicace : à Anton Stadler. Création : Vienne, Burgtheater, 22 décembre 1789, à l’occasion d’un concert de charité de Noël avec Anton Stadler à la clarinette et le compositeur à l’alto. Inventée par Johann Christoph Denner à la fin du xviie siècle, la clarinette s’est imposée au répertoire de la musique de chambre grâce à quelques solistes de renom : Baermann pour Weber, Hermstedt pour Spohr, Mühlfeld pour Brahms et, premier d’entre tous, Stadler pour Mozart. Certes, Mozart n’a pas attendu de rencontrer le virtuose de la cour impériale pour s’intéresser à l’instrument ; il l’utilise en 1778 déjà, à Mannheim puis à Paris, où il l’intègre à une symphonie créée au Concert spirituel, en accord avec le goût français. Mais c’est à partir de 1786 que Mozart offre à la clarinette ses premières œuvres maîtresses. Avec le Trio des quilles tout d’abord, destiné à la famille Jacquin, puis avec le quintette offert à Stadler, frère de loge en maçonnerie. Entre l’instrumentiste et le compositeur, la complicité est totale. Ensemble, ils se sont rendus à Prague pour la reprise des Noces de Figaro et la création de la Trente-huitième Symphonie. Pour lui, Mozart a aussi écrit un concerto et de remarquables solos dans La Clémence de Titus. La clarinette lui apparaît désormais comme la voix de la fraternité symbolique, mise en avant dans Così fan tutte, La Flûte enchantée et le Requiem. Mais une voix qui jaillit de ses plus beaux graves dans le quintette, car Stadler aimait particulièrement ce registre, ayant contribué à l’étendre vers le bas avec le facteur Theodor Lotz pour produire une «clarinette de basset». Faisant preuve d’un lyrisme envoûtant dans le mouvement lent, elle participe à la danse dans un menuet entrecoupé de deux trios au ton plus ou moins populaire. L’œuvre se clôt enfin sur un thème avec variations permettant à chaque instrument de prendre la parole avant de réunir tout les protagonistes dans une conclusion lumineuse. — F.-G. T. Composition : 2011. Création : Santa Cruz, Civic Auditorium, 5 août 2012, dans le cadre du Festival de musique contemporaine de Cabrillo, par le Quatuor Del Sol. Bagatelle : par son étymologie italienne, le mot désigne une petite chose futile ou dérisoire, à l’image d’un simple «tour de bateleur». À moins qu’on y décèle quelque incitation à l’aventure galante. Musicalement, une telle piécette se veut facile et légère, et l’on se rappelle la réaction de Peters lorsque Beethoven lui a adressé une nouvelle collection de bagatelles ; l’éditeur leipzigois a retourné au compositeur son envoi car celui-ci n’était pas parvenu, selon lui, à écrire des morceaux charmants, sympathiques et attrayants, mais qui fissent néanmoins de l’effet. Cela n’a toutefois pas empêché les bagatelles d’essaimer dans toute l’Europe, chez Schubert ou Hummel tout d’abord, puis chez Saint-Saëns, Dvořák, Bartók, Sibelius ou Webern. Liszt lui-même s’y est consacré en signant, avec sa Bagatelle sans tonalité, l’une de ses créations les plus modernes et singulières. Mais encore faut-il se demander si le terme désigne la pièce elle-même ou ses idées. Plus qu’une question de taille, c’est la pensée fragmentaire qui détermine la bagatelle. Celles de Mason Bates, compositeur américain associé à l’Auditorium-Orchestre national de Lyon depuis la saison dernière, datent de 2011. Les échantillons électroniques n’y sont que des bribes retravaillées : «Mason l’alchimiste a capté nos expérimentations au studio et les a mises en forme», se souvient l’altiste du Quatuor Del Sol. La machine tisse ses fils, lisse parfois les aspérités, notamment dans la troisième pièce sur un motif de Swing. «Viscères», la quatrième pièce, «se réf ère à la pulsation rapide des organes internes, transformant le quatuor en une créature aux pattes innombrables en pleine course». — F.-G. T. 19 Pierre-Alexis Lavergne Electric Klezmer Rhapsody Composition : 2015-2016. Création mondiale. Pierre-Alexis Lavergne a été sollicité par son ami Ludovic Lantner, violoniste de l’ONL, pour l’écriture d’une pièce mêlant un quatuor à cordes et une clarinette à un dispositif électronique. L’idée était une petite pièce au caractère léger et divertissant dans l’esprit de la bagatelle, utilisant des procédés des musiques actuelles. L’idée d’un pont jeté entre le passé et le présent est au cœur de la préoccupation artistique de Pierre-Alexis Lavergne, qui est à la fois passionné par les sonorités actuelles mais également un instrumentiste et danseur de musique traditionnelle klezmer. La musique klezmer est ce vieux répertoire des mariages juifs d’autrefois. Et puisqu’il est question de mariage, cette création fera un grand écart temporel en unissant ces deux univers : les rythmes et modes du klezmer (gammes spécifiques de ce répertoire) avec les timbres de synthétiseurs et l’usage de samplers qui traiteront des sons caractéristiques de moments de danse (sons de pas, son d’archives, cris d’enthousiasme, sifflements). Il est également question d’une recherche en matière de transcription instrumentale d’une musique traditionnelle (habituellement jouée par l’accordéon, le cymbalum, la clarinette, le violon, les cuivres) pour une formation emblématique des musiques dites «classiques» : le quatuor à cordes avec une clarinette. — P.-A. L. || di. 6 mars 18h | ciné-concert Martin Matalon / Ernst Lubitsch Foxtrot Delirium sur le film La Princesse aux huîtres Ars Nova ensemble instrumental Philippe Nahon, direction Xavier Bordelais, son Erwan Le Métayer, régie Charles Bascou, réalisateur en informatique musicale Ernst Lubitsch La Princesse aux huîtres [Die Austernprinzessin] Allemagne, 1919, 56 min, N&B Avec Victor Janson, Ossi Oswalda, Julius Falkenstein Musique de Martin Matalon (Foxtrot Delirium) En coproduction avec l’Institut Lumière. Avec le soutien de Musique nouvelle en liberté. Production Ars Nova ensemble instrumental. Coproduction GMEM, cncm de Marseille. Aide à l’écriture d’une œuvre musicale nouvelle, originale de l’État français. Résidence de création au Lux, scène nationale de Valence. La partition Foxtrot Delirium est publiée chez Gérard Billaudot Éditeur. Avec l’aimable autorisation de la Wilhelm-Friedrich-Murnau Stiftung. Remerciements à la Film und Video Untertitelung Gerhard Lehmann AG. Avec le soutien de la Spedidam. Coréalisation Grame/Biennale Musiques en Scène, Auditorium-Orchestre national de Lyon et Institut Lumière. 20 21 Maître incontesté du genre ciné-concert, Martin Matalon a signé des partitions mémorables pour des films de Luis Buñuel (Un chien andalou, Terre sans pain et L’Âge d’or), ainsi que pour Metropolis de Fritz Lang. Avec Foxtrot Delirium, créé en janvier 2015 à Valence, il nous propose de redécouvrir un film de la toute première période allemande d’Ernst Lubitsch, un petit bijou de satire, d’humour et de burlesque, La Princesse aux huîtres. Sur un rythme trépidant qui ne faiblit jamais, le réalisateur propose une critique pétillante de la bourgeoisie américaine du début du siècle passé. Mister Quaker, magnat qui a fait fortune en vendant des huîtres, a tout vu et tout fait. Il est si riche qu’il a un majordome à sa disposition pour lui tenir son cigare quand il fume. Apprenant qu’une autre riche héritière va épouser un comte, sa fille, Ossi, fait une crise de nerfs et demande qu’on lui trouve très vite un mari aristocrate. Par l’intermédiaire de l’agent matrimonial Seligson, le choix se porte sur le prince Nucki. Ce dernier est en fait un buveur notoire, un pique-assiette et un noceur. Curieux d’en savoir plus sur la proposition d’union, le prince envoie son valet chez les Quaker. Ossi est si pressée qu’elle ne cherche pas à savoir qui il est et l’épouse de suite ! Martin Matalon Né à Buenos Aires en 1958, Martin Matalon étudie à la Juilliard School de New York où il obtient son master de composition. En 1989, il fonde Music Mobile, ensemble basé à New York et consacré au répertoire contemporain, qu’il dirige jusqu’en 1996. Son catalogue comprend un nombre important d’œuvres et couvre un large spectre de genres différents : théâtre musical, musique mixte, contes musicaux, musique vocale, installations, Hörspiele, œuvres chorégraphiques, ciné-concerts, opéra... Martin Matalon a écrit, entre autres, pour l’Orchestre de Paris, l’Orchestre national de France, l’Orchestre national de Lorraine, Musik Fabrik, Court-Circuit, Ars Nova, l’Ensemble intercontemporain, les Percussions de Strasbourg, l’Octuor de violoncelles, Barcelona 216, Ensemble Modern... Le public de l’Auditorium a pu découvrir en avril 2014 la partition qu’il a composée pour le film Metropolis de Fritz Lang. Depuis 2010, il enseigne la composition au Conservatoire à rayonnement régional d’Aubervilliers/La Courneuve. Il mène également une activité de chef d’orchestre. Dans l’authentique tradition du cinéma muet, Martin Matalon compose une musique pour un ensemble dirigé. La partition se présente comme un contrepoint musical qui, tout en suivant au plus près le montage du film, parvient à explorer tout le spectre des relations possibles entre musique et images. Du parallélisme le plus dépendant à la divergence la plus complète, la bande son souligne, accentue ou prend le contrepied de la dramaturgie. L’orchestration aux couleurs scintillantes révèle comme toujours chez le compositeur son goût pour le travail des timbres et des textures. Sa maîtrise de l’électronique crée une forme d’illusion, un trompe-l’œil musical, qui ouvre un espace sonore démultiplié à l’infini, un environnement un peu magique en somme. 22 La Princesse aux huîtres © Projektions-AG Union / DR 23 PLUG AND Biographies 24 25 Pierre Bassery, arbitrage et trombone Musicien et dessinateur, Pierre Bassery a suivi un parcours complet au Conservatoire à rayonnement régional de Reims tout en étudiant le dessin avec l’artiste peintre Élie Tiunine. En 2009, il est entré en trombone basse au Conservatoire national supérieur musique et danse de Lyon, où il a obtenu un master et poursuivi ses études en troisième cycle. Dans l’objectif de mêler les deux passions qui l’animent, il crée en 2012 La Source, univers imaginaire au sein duquel se rencontrent et se confrontent deux pratiques artistiques. Pour ce projet hybride dont les créations multimédias mettent en lien musique et dessin, il collabore avec les compositeurs Bertrand Plé, David Coubes et Gilles Alonzo (création de Rite, Cantillation intriquée, Passacaille, en lien avec la série Le Dormeur et Des rives). Il travaille également avec le Laboratoire Scène/recherchE, dirigé par Jean Geoffroy, le Grame (centre national de création musicale) avec Christophe Lebreton et le Collectif d’improvisation encadré par Jean-Marc Foltz et Henri-Charles Caget. En collaboration avec les percussionnistes Krystina Marcoux et Katalin La Favre, il crée en 2014 Zeee Match, un spectacle de théâtre musical inspiré du phénomène québécois de la Ligue nationale d’improvisation. Mathieu Chastagnol, violoncelle Membre de l’Orchestre national de Lyon depuis 2003, Mathieu Chastagnol est né en 1976. Il a étudié le violoncelle en cours particuliers avec Armand Belai, puis au Conservatoire du Xe arrondissement de Paris avec Guy Besnard, obtenant une médaille d’or en 1994, avant d’entrer au Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Lyon, où il a obtenu un premier prix en juin 2000. Co-soliste à l’Orchestre national de Montpellier en 2000, il a fait des remplacements à l’Orchestre de Paris et à l’Orchestre des Pays de Savoie de 2000 à 2003. Il a été membre du Quatuor Istrati de 1998 à 2008. Miguel Chevalier, plasticien Utilisant l’informatique comme moyen d’expression dans le champ des arts plastiques depuis 26 1978, Miguel Chevalier est un des pionniers internationaux de l’art virtuel et du numérique, au croisement de la création artistique et de l’innovation technologique. Il réalise des expositions dans le monde entier, aussi bien en Europe qu’en Amérique du nord ou latine, en Asie – notamment en Chine et en Corée – mais aussi dans les pays scandinaves et au Moyen-Orient. Pascal Contet, accordéon Inlassable porte-drapeau de l’accordéon créatif – des compositions contemporaines qui lui sont dédiées aux improvisations les plus débridées –, Pascal Contet renouvelle en profondeur l’approche musicale, tant dans le domaine chorégraphique que dans celui du théâtre, des lectures ou des arts visuels (cinéma, télévision, performances). Katalin La Favre, conception et percussions Issue d’une famille de scientifiques, Katalin La Favre opte plutôt pour une carrière musicale. Diplômée de la Colburn School of Music de Los Angeles, elle est passionnée par la musique contemporaine et a travaillé avec plusieurs compositeurs tels que David Lang et Nat Stookey et avec les membres de l’ensemble Eighth Blackbird. Elle a été aussi sélectionnée par le festival de percussion contemporaine Roots and Rhizomes, à Banff (Canada) en 2014. Concertiste, elle a joué comme soliste à Paris, Lyon, Cleveland, Los Angeles et Édimbourg. En 2012, Katalin La Favre a reçu la bourse Fulbright pour poursuivre ses études en France. Elle est étudiante au Conservatoire national supérieur musique et danse de Lyon depuis 2012, où elle suit le troisième cycle sous la direction de Jean Geoffroy et Henry-Charles Caget. Yaël Lalande, violon Premier prix à l’unanimité du Conservatoire à rayonnement régional de Bordeaux en 1987, dans la classe de Micheline Lefebvre, Yaël Lalande entre dans la foulée au Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris. Elle y obtient un premier prix de musique de chambre en 1990. La même année, elle est admise à l’Orchestre national de Lyon en tant que violon du rang. Simone Lamsma, violon Saluée pour son jeu «brillant... raffiné, expressif et intense» (Cleveland Plain Dealer) et «absolument stupéfiant» (Chicago Tribune), la violoniste Simone Lamsma enchante la critique et le public. Au cours de la saison 2015/2016, elle fait ses débuts avec l’Orchestre royal philharmonique de Stockholm, l’Orchestre philharmonique de Radio France, le Brussels Philharmonic, l’Orchestre philharmonique de Calgary, l’Orchestre symphonique de Tasmanie… L’automne 2015 a vu la parution très attendue de son disque de récital avec Robert Kulek, chez Challenge Label (Mendelssohn, Janáček, Schumann). Ces dernières saisons, Simone Lamsma a joué avec l’Orchestre de Cleveland, les Orchestres symphoniques de Chicago, San Francisco, São Paulo, Dallas, Cincinnati, les Orchestres philharmoniques de Londres, Hong Kong, Séoul, l’Orchestre national de France et l’Orchestre de la Suisse romande ; elle a fait une tournée en Chine avec Jaap van Zweden. Elle joue régulièrement avec les principaux orchestres néerlandais, notamment les Orchestres du Concertgebouw d’Amsterdam et de la Résidence de La Haye, les Orchestres philharmoniques de Rotterdam, de la Radio néerlandaise et des Pays-Bas, le Sinfonietta d’Amsterdam. Active également en récital et en musique de chambre, elle se produit régulièrement en Europe et aux États-Unis. Simone Lamsma a étudié au Royaume-Uni, à la Yehudi Menuhin School avec Hu Kun, puis à la Royal Academy of Music de Londres auprès de Hu Kun et de Maurice Hasson. Elle vit aux Pays-Bas et joue le Stradivarius «Mlynarski» (1718), que lui prête généreusement un mécène anonyme. Pierre-Alexis Lavergne, composition et machines Pierre-Alexis Lavergne s’est plongé dans le répertoire klezmer en tant qu’instrumentiste puis a souhaité continuer cette exploration par le prisme de la danse. Grâce à cet apprentissage, il a découvert l’énergie et la puissance de la transe mais aussi des sensations corporelles et musicales prégnantes : suspension rythmique, vertige, emportement. Il est également l’auteur du projet Brizz Glass en 2014, dans lequel il dévoile son travail de dj/compositeur en proposant une exploration sonore interactive de l’œuvre des compositeurs minimalistes américains et des poètes de la beat generation tout en jouant du cosmopolitanisme new-yorkais. Des textes slamés, scratchés, scandés sur un son hypnotique. Krystina Marcoux, conception et percussions Lauréate de la Fondation Banque populaire, Krystina Marcoux est reconnue pour son énergie flamboyante, sa précision musicale et sa polyvalence. Cette Québécoise partage sa passion de la scène avec plusieurs différents ensembles. Que ce soit au côté du violoncelliste Juan Sebastian Delgado dans un ensemble de tango ou avec Bam Percussion, qui allie percussions, mime et humour, elle porte pleinement ses convictions musicales. En 2015, elle a partagé la scène avec le danseur Bryan Eliason pour présenter une version multiartistique du livre de John Steinbeck La Perle. En 2016, elle assurera la création d’un nouveau spectacle commandé par le Grame à Lyon, explorant la relation entre textes et musique d’après l’esthétique d’Aperghis et du conteur québécois Fred Pellerin. Diplômée de l’Université McGill de Montréal, elle est actuellement doctorante au Conservatoire national supérieur musique et danse de Lyon sous la tutelle de Jean Geoffroy. Nans Moreau, clarinette Musicien à l’Orchestre national de Lyon depuis 2012, Nans Moreau a étudié la clarinette auprès de son père, puis avec Arnaud Leroy au Conservatoire Jacques-Ibert (Paris XIXe), avec Franck Amet au Conservatoire à rayonnement régional de Paris, et enfin au Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris, où il est entré en 2010 dans la classe de Pascal Moraguès et Arnaud Leroy. Il a remporté la même année le premier prix au concours Jeunes Solistes de la Sorbonne. Il est membre des ensembles Furians et Antipodes. 27 Manuelle Renaud, alto Après des études de violon et de musique de chambre au Conservatoire à rayonnement départemental (CRD) de Montluçon (classe de Didier Amato), puis à celle d’Aulnay-sousBois (classe de Jean Lenert), études couronnées de premiers prix, Manuelle Renaud obtient en 1996 un premier prix d’excellence en alto au CRD d’Aulnay-sous-Bois, dans la classe d’Olivier Grimoin. Elle fait un passage dans la classe de Tasso Adamopoulos au Conservatoire à rayonnement régional de Paris, puis entre chez le même professeur au Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Lyon, où elle obtient son diplôme en juin 2002. Elle fait des remplacements dans plusieurs orchestres français avant d’entrer en 2001 à l’Orchestre des Pays de Savoie et, l’année suivante, à l’Orchestre national de Lyon. Titulaire du Baccalauréat série C, d’un Deug de musicologie et du diplôme d’État de violon, elle a enseigné le violon et l’alto successivement au CRD d’Aulnay-sous-bois, à celles de Montluçon et de Lisieux et à l’école de musique de Roanne. Elle est également membre du Quatuor Gourbeix. Olari Elts, direction Premier chef invité de l’Orchestre symphonique national d’Estonie, Olari Elts a occupé les mêmes fonctions à l’Orchestre philharmonique d’Helsinki de 2011 à 2014. Il a attiré l’attention de la scène musicale internationale par ses programmes imaginatifs où, en plus du grand répertoire, il a développé sa connivence avec la musique contemporaine. Il a tissé notamment des liens étroits avec ses compatriotes estoniens Arvo Pärt et Erkki Sven Tüür. Olari Elts se produit régulièrement avec des orchestres comme l’Orchestre national de la BBC du Pays de Galles, l’Orchestre du HR (Francfort), l’Orchestre symphonique du SWR (Stuttgart), l’Orchestre symphonique de la Ville de Birmingham, l’Orchestre de chambre de Paris, l’Orchestre national du Capitole de Toulouse, les Orchestres symphoniques de Trondheim, Seattle, Cincinnati, Milwaukee, du Colorado et de 28 l’Oregon. Au Japon, il travaille régulièrement avec l’Orchestre symphonique japonais Yomiuri. En Océanie, il a dirigé les Orchestres symphoniques de Melbourne, Hobart, Adelaïde et de NouvelleZélande. Il a collaboré avec des solistes comme Jean-Yves Thibaudet, Simon Trpčeski, Stephen Hough, Isabelle Faust, Baiba Skride, Alban Gerhard, Kari Kriikku, Claire Booth, Thierry Escaich et Stephan Loges. En 2015/2016, il fait ses débuts avec l’Orchestre symphonique national de Hongrie, l’Orchestre symphonique de la RAI de Turin et l’Orchestre philharmonique de Brno. Vainqueur du Concours international de direction Sibelius d’Helsinki en 2000, Olari Elts a été chef principal de l’Orchestre national de Lettonie de 2001 à 2006. Il a été premier chef invité de l’Orchestre de chambre d’Écosse de 2007 à 2010 et de l’Orchestre de Bretagne de 2006 à 2011. Né à Tallinn en 1971, Olari Elts est le fondateur et le directeur de son propre ensemble de musique contemporaine, NYYD Ensemble, qui tire son nom du festival estonien où il a fait ses débuts en 1993. Philippe Nahon, direction Philippe Nahon est né en 1946 à Paris. Après des études d’art et de piano, il se tourne vers la direction d’orchestre. Il étudie avec Louis Fourestier, Jean-Sébastien Béreau, Pierre Dervaux, Roberto Benzi, et suit un stage avec Herbert von Karajan. À vingt-huit ans, il devient l’assistant de Marius Constant, le créateur de l’ensemble Ars Nova. Commence alors une période d’enthousiasmantes découvertes de la création musicale contemporaine, du jazz et de l’improvisation, des happenings et du théâtre expérimental. Il rencontre des créateurs qui le marqueront durablement, comme Olivier Messiaen, Maurice Ohana, Luciano Berio ou Luc Ferrari, et surtout Peter Brook, qui l’engage définitivement sur la voie des infinies possibilités créatives qui peuvent s’inventer entre la musique d’aujourd’hui et le théâtre, la danse, le cirque... Après une période de transition avec Marius Constant, Philippe Nahon devient, en 1987, directeur musical d’Ars Nova. On ne compte plus les œuvres qu’il a créées : il travaille sans relâche à la découverte des artistes, à la diffusion de leurs œuvres et à leur rencontre avec le public. Du théâtre musical à l’opéra en passant par la mise en scène de concert, il s’attache toujours à proposer la musique et le geste musical comme un acte théâtral. Lorsqu’il quitte la scène, Philippe Nahon aime à parcourir les routes de France et, particulièrement, celles de la région AquitaineLimousin-Poitou-Charentes afin de transmettre sa passion pour la musique d’aujourd’hui et de demain. Compagnie MAD/Sylvain Groud Porté par une conviction, celle de croire que l’art décloisonne et doit s’ancrer dans le réel, le chorégraphe Sylvain Groud développe de nombreux projets d’éducation artistique au long cours qui placent l’artiste au cœur du dispositif de transmission. Ces projets immersifs, imaginés avec des artistes d’autres disciplines (plasticiens, comédiens, musiciens, écrivains, photographes, réalisateur…) visent à inviter le public à investir l’espace de l’institution publique, à se l’approprier ensemble. Les danseurs amateurs sont alors le vecteur entre les artistes et le public, entre l’œuvre proposée et l’espace qui la reçoit. Ars Nova ensemble instrumental Placé sous la direction musicale de Philippe Nahon, l’ensemble Ars Nova est aujourd’hui considéré comme un des plus ardents défenseurs du pluralisme esthétique dans la création musicale contemporaine. Composé de 18 musiciens de talent, il s’attache à favoriser la rencontre et l’échange tant entre artistes qu’entre artistes et publics, et poursuit sans relâche un double objectif : créer et transmettre. Au travers d’une politique de commandes audacieuse, l’ensemble Ars Nova privilégie les collaborations étroites et de long terme avec des compositeurs d’esthétiques très diverses (Georges Aperghis, Luciano Berio, Martin Matalon, Bernard Cavanna, Pascal Dusapin, Luc Ferrari, Zad Moultaka...). Avec près de 40 concerts par an, des productions d’opéra et des spectacles pluridisciplinaires, il se produit en France et à l’étranger, sur les grandes scènes nationales et dans les principaux festivals dédiés au répertoire contemporain et à la création. Il met en place autour de ses spectacles des activités de sensibilisation et des ateliers pédagogiques afin de faciliter la rencontre entre le public et les œuvres d’aujourd’hui. Ars Nova ensemble instrumental est en résidence dans la région AquitaineLimousin-Poitou-Charentes et à Poitiers, artiste associé au TAP (Théâtre Auditorium de Poitiers). Ses activités sont subventionnées par la région Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes, le ministère de la Culture et de la Communication (Drac Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes), la Ville de Poitiers et reçoivent le soutien de la Sacem et de la Spedidam. Pierre-Simon Chevry, flûte / Éric Lamberger, clarinette Philippe Récard, basson / Patrice Petitdidier, cor Fabrice Bourgerie, trompette / Patrice Hic, trombone Élisa Humanes et Ève Payeur, percussions Dimitri Vassilakis, piano / Aïda Aragoneses Aguado, harpe Catherine Jacquet, violon / Isabelle Veyrier, violoncelle Ensemble Links L’Ensemble Links est un collectif de musiciens et d’artistes visuels (photographes, réalisateurs et scénographes européens) engagés dans la création, l’improvisation, la composition, et liés par une passion pour l’art sous toutes ses formes. Ses artistes ont comme projet de proposer de multiples formats de concerts (slideshows, performances, installations, spectacles pluridisciplinaires) traduisant leur éclectisme et leur désir de lier intimement les différentes dimensions de l’art vivant, tant au travers du travail de la vidéo que de la danse, du cirque ou de la photographie. Les propositions artistiques les amènent aussi bien vers des œuvres phares du xxe siècle (Reich, Stockhausen, Ferrari, Xenakis) que des créations de compositeurs d’aujourd’hui (Sakai, Bedrossian, Jodlowsky, Iannotta). Clément Delmas, Vincent Martin, Stanislas Delannoy, Rémi Durupt, Lucas Genas, Nicolas Didier, percussions Manon Bautian, Séverine Étienne-Maker, Caroline Chassany, Sophie Leleu, chant Maxime Peinard, Coralie Ordulu, clarinette Élodie Gaudet, cordes Laurent Durupt, Fabrizio Rat Ferrero, Trami Nguyen, Alvise Sinivia, piano 29 FRANCE 3 PARTENAIRE DE TOUTES LES CULTURES AVEC RHÔNE-ALPES MATIN LUNDI, MARDI, JEUDI ET VENDREDI A 10H15 rhone-alpes.france3.fr Orchestre national de Lyon Héritier de la Société des Grands Concerts de Lyon, fondée en 1905 par Georges Martin Witkowski, l’ONL est devenu un orchestre permanent en 1969, avec comme premier directeur musical Louis Frémaux (1969/1971). Depuis lors, il est administré et soutenu financièrement par la Ville de Lyon, qui l’a doté en 1975 d’une salle de concert de 2100 places, l’Auditorium. L’ONL a eu ensuite pour directeurs musicaux Serge Baudo (1971-1987), Emmanuel Krivine (1987-2000), David Robertson (2000-2004) et Jun Märkl (2005-2011). Leonard Slatkin occupe les mêmes fonctions depuis septembre 2011. En 1979, l’ONL fut le premier orchestre européen à se rendre en Chine, où il est retourné en 2013/2014. Ses tournées le mènent régulièrement au Japon, aux États-Unis et dans les principaux pays d’Europe pour se produire dans les plus grandes salles. L’ONL a fait découvrir en première audition mondiale les pièces des plus grands créateurs de notre temps tels Michael Jarrell, Pascal Dusapin, Jean-Louis Florentz, Philippe Hersant, Luciano Berio, Pierre Boulez, Steve Reich, Marc-André Dalbavie, Thierry Escaich, Édith Canat de Chizy, Kaija Saariaho… Pour les saisons 2014/2015 et 2015/2016, il accueille Mason Bates et Bruno Mantovani comme compositeurs associés. La richesse du répertoire de l’ONL se reflète dans une vaste discographie régulièrement récompensée, avec notamment des intégrales Ravel et Berlioz en cours chez Naxos. Depuis de nombreuses années, l’ONL est pionnier en matière d’action culturelle. C’est ainsi le seul orchestre français à développer deux orchestres de jeunes. Une politique tarifaire forte en direction des plus jeunes, des projets ambitieux pour les scolaires, des cycles de conférences et de nombreuses autres actions d’accompagnement achèvent d’en faire un orchestre de premier plan. Établissement de la Ville de Lyon, l’Orchestre national de Lyon est subventionné par le ministère de la Culture et de la Communication et par la Région Rhône-Alpes. L’Auditorium-Orchestre national de Lyon Jean-Marc Bador directeur général ; Denis Bretin secrétaire général ; Mathieu Vivant directeur de production ; Stéphanie Papin directrice administrative et financière ; Christian Thompson conseiller artistique ; et l’ensemble des équipes administratives et techniques. L’Orchestre national de Lyon Leonard Slatkin directeur musical VIOLONS I Violons solos supersolistes Jennifer Gilbert Giovanni Radivo Premier violon solo Jacques-Yves Rousseau Deuxième violon solo Jaha Lee Violons du rang Audrey Besse Yves Chalamon Amélie Chaussade Pascal Chiari Constantin Corfu Andréane Détienne Annabel Faurite Sandrine Haffner Yaël Lalande Ludovic Lantner Philip Lumbus Anne Rouch Roman Zgorzalek VIOLONS II Premiers chefs d’attaque F. Souvignet-Kowalski Catherine Menneson Deuxième chef d’attaque Tamiko Kobayashi Violons du rang Bernard Boulfroy Léonie Delaune Catalina Escobar Eliad Florea Véronique Gourmanel Olivia Hughes Kaé Kitamaki Diego Matthey Maïwenn Merer Sébastien Plays Haruyo Tsurusaki ALTOS Altos solos Corinne Contardo Jean-Pascal Oswald Alto co-soliste Fabrice Lamarre Altos du rang Catherine Bernold Vincent Dedreuil-Monet Marie Gaudin Vincent Hugon Valérie Jacquart SeungEun Lee Jean-Baptiste Magnon Carole Millet Lise Niqueux Manuelle Renaud HAUTBOIS TROMBONES Hautbois solos Jérôme Guichard Guy Laroche Trombones solos Fabien Lafarge Charlie Maussion Cor anglais Pascal Zamora Trombone basse Mathieu Douchet CLARINETTES TUBA VIOLONCELLES Clarinettes solos Robert Bianciotto François Sauzeau Tuba solo Guillaume Dionnet Clarinette basse Nans Moreau Timbalier solo Benoît Cambreling Violoncelles solos Nicolas Hartmann É. Sapey-Triomphe Violoncelle co-soliste Ph. Silvestre de Sacy Violoncelles du rang Mathieu Chastagnol Dominique Denni Stephen Eliason Vincent Falque Jean-Marie Mellon Jérôme Portanier Jean-Étienne Tempo NN CONTREBASSES Contrebasses solos Botond Kostyák Vladimir Toma Contrebasse co-soliste Pauline Depassio Contrebasses du rang Daniel Billon Gérard Frey Eva Janssens Vincent Menneson Benoist Nicolas Marie-Noëlle Vial Deuxième hautbois Ph. Cairey-Remonay Petite clarinette Thierry Mussotte TIMBALES ET PERCUSSIONS BASSONS Deuxième timbalier Stéphane Pelegri Bassons solos Olivier Massot Louis-Hervé Maton Deuxième basson François Apap Contrebasson Stéphane Cornard CORS Cors solos Guillaume Tétu NN Cors aigus Paul Tanguy Yves Stocker TROMPETTES Flûtes solos Jocelyn Aubrun Emmanuelle Réville Trompettes solos Sylvain Ketels Christian Léger Piccolo Benoît Le Touzé Première percussion Thierry Huteau Deuxièmes percussions Guillaume Itier François-Xavier Plancqueel CLAVIERS Claviers solo Élisabeth Rigollet HARPE Harpe solo Éléonore Euler-Cabantous Cors graves Jean-Olivier Beydon Stéphane Grosset Patrick Rouch FLÛTES Deuxième flûte Harmonie Maltère Deuxième trombone Frédéric Boulan Deuxièmes trompettes Arnaud Geffray Michel Haffner VOUS ÊTES AU BON ENDROIT 30 31 prochainement à l’auditorium 18 | ve. mars 15h expresso ROMÉO ET JULIETTE Sergueï Prokofiev Roméo et Juliette (extraits des suites d’orchestre nos 1 et 2) Orchestre national de Lyon Ilyich Rivas, direction Joël Nicod, présentation Tarif : 10 € 19 | sa. mars 15h & 18h jeune public ROMÉO ET JULIETTE – THÉÂTRE, MUSIQUE ET BD Sergueï Prokofiev Roméo et Juliette (extraits des suites d’orchestre nos 1 et 2) William Shakespeare Roméo et Juliette (extraits) Orchestre national de Lyon Ilyich Rivas, direction Bandes dessinées d’Efix Compagnie Et si c’était vrai… À partir de 7 ans. Tarif : 15 € / réduit : 13 € / – 12 ans : 3 € 20 | di. mars 16h ciné-concert LES AILES William Wellman Les Ailes [Wings] États-Unis, 1927, 2h24, N&B / avec Clara Bow, Charles «Buddy» Rogers, Richard Arlen, Jobyna Ralston, Gary Cooper Thierry Escaich, accompagnement improvisé à l’orgue En coproduction avec l’Institut Lumière. Tarif : 16 € / réduit : de 8 € à 11 € Les Ailes © Coll. Institut Lumière auditorium-lyon.com ABONNEMENTS & RÉSERVATIONS 04 78 95 95 95