Parution - Saveurs Frites
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Parution - Saveurs Frites
Jeudi 15 mai 2014 2,20 € 132e année - N° 6620 Nouvelle série - N° 773 16, rue Saint-Fiacre 75002 Paris Tél. : 01 42 36 51 02 Michel Burton, directeur de la publication ÉDITO www.auvergnat.com La femme est l’avenir de l’homme !* En Auvergne c’est bien connu, on n’a pas de pétrole mais on a des idées, et du culot ! Déjà réputée dans le monde entier comme étant le chausseur sachant chausser voitures et camions, Clermont, qui peut également s’enorgueillir d’avoir une des meilleures équipes européennes de rugby à XV et l’homme le plus haut perché du monde, Renaud Lavillenie avec ses 6,16 m, vient de frapper un grand coup dans le monde médiatique du football. Clermont Foot, actuellement en ligue 2, vient d’embaucher une jeune Portugaise comme entraîneur. Du haut de ses 37 ans, Helena Costa arrive avec un sacré bagage : titulaire d’un doctorat en sciences du sport, elle a été entraîneur national des équipes féminines d’Iran et du Qatar, mais a également fait des merveilles avec une équipe masculine au Portugal. Elle est un peu surprise du retentissement planétaire de sa nomination, mais avoue qu’entraîner une équipe masculine professionnelle était son rêve. Avec beaucoup de sang-froid, elle affirme : « Il y a bien des hommes qui sont à la tête d’équipes féminines, alors pourquoi pas l’inverse ? » Et conclut : « Ce qui compte, ce sont les résultats. Le football est le même, il se joue à onze contre onze. » Michel Burton * Chanson de Jean Ferrat À LA UNE La chaîne des Puys a-t-elle toujours ses chances à l’Unesco ? Un organisme consultatif a rendu un avis défavorable quant à l’inscription de la chaîne des Puys-faille de Limagne au patrimoine mondial de l’Unesco. La nouvelle a provoqué la stupéfaction et la France a d’ores et déjà pris les devants en renouvelant son soutien à ce dossier. Le président du département Jean-Yves Gouttebel estime que les chances de classement reposent désormais largement sur l’ambassadeur de France à l’Unesco. page 4 Repères Actualités Helena Costa, Les Maîtres cuisiniers de France première femme à entraîner un club de football professionnel........................................................... p. 2 Équipement Dominique et Aurélien Ambert, 40 ans d’histoire familiale au Pavillon Dauphine p. 12 intronisent leurs nouveaux membres................... p. 3 La climatisation s’impose en hôtellerie et en restauration p. 9 David Millet retrouve les fourneaux du restaurant L’Acacia p. 2 Tripadvisor s’empare de La Fourchette p. 3 Terroir d’Auvergne Bistrot de légende La Poterie du Don, remporte le Bocuse d’or Europe . . . p. 2 la vieille brasserie parisienne se la joue bistrot ...................................................................... p. 5 Gérard Lavalette Le Chantefable, La Suède Réussite un don du ciel .................. p. 10 Repères… 2 ILS ONT DIT ,, EN HAUSSE ,, La Corée est un pays encore très protectionniste. Lorsque l'on a ouvert il y a six ans (à Séoul), les homards que l'on avait commandés ont été bloqués à la douane. Trois semaines après, on nous a dit que c'était bon, qu'ils n'étaient pas contaminés, mais les homards étaient morts. Le chiffre la part moyenne du vin dans le chiffre d’affaires des 21 % C’est restaurants en 2013. Ce chiffre a été dévoilé par Pierre Gagnaire, chef de 12 restaurants dans le monde Helena Costa, 39 ans, devient la première femme à entraîner un club de football professionnel en France. C’est au Clermont Foot, qui évolue en Ligue 2, que la jeune femme a posé ses crampons. « Cette nomination doit permettre au Clermont Foot d’entrer dans une nouvelle aire », a commenté le club dans un communiqué. Helena Costa est passée par la formation de Benfica ainsi que par le commandement des équipes féminines d’Odivelas, puis des sélections du Qatar et de l’Iran, en plus de sa collaboration avec le Celtic Football Club en tant que recruteur. David Millet retrouve les fourneaux du restaurant L’Acacia, au château de la Messardière à Saint-Tropez, pour la troisième saison consécutive. Ce disciple de Michel Renaud a profité de l’hiver pour élaborer une nouvelle carte faisant la part belle à la cuisine gastronomique méditerranéenne et à ses produits locaux. Ce jeune talent avait occupé pendant quatre ans le poste de chef au restaurant Les Airelles, à Courchevel. Il officie aujourd’hui dans un bel écrin ; le restaurant L’Acacia a en effet été entièrement rénové. C’est un tiercé gagnant pour la Suède qui vient de remporter le Bocuse d’or Europe.Trois suédois se sont effet imposés à la première place du podium, devant le Danemark et la Norvège. Ce cru nordique est talonné par la France, représentée par Nicolas Davouze qui s’est classée en quatrième position et parvient donc à se qualifier pour la phase finale, réservée aux douze premières places parmi les vingt pays concurrents. La consommation de beurre repart à la hausse en France. Depuis le début de l’année, les ventes ont progressé de 4,7 % dans les rayons de la GMS, qui écoule plus de 80 % des volumes. Cette augmentation fait suite à plus de trente ans de déclin des ventes de beurre. Aujourd’hui, un Français en consomme en moyenne quatre kilos par an, le double si l’on prend en compte la restauration hors domicile. FranceAgriMer, structure émanant du ministère de l’Agriculture, qui a publié une vaste étude, touchant 6 000 professionnels, sur le vin au restaurant. Il en ressort que le vin (tranquille, champagne et autres effervescents) représente en moyenne 21 % du chiffre d’affaires des établissements. C’est aussi 18 % de leurs achats. À 75 %, ils font appel à des fournisseurs en direct, devant des grossistes et des cavistes détaillants. Un restaurant propose en moyenne 39 vins provenant de huit vignobles ; Bordeaux, Provence et Vallée du Rhône sont les plus représentés à la carte. INSOLITE LE MEILLEUR RESTAURANT DU MONDE EST… On prend les mêmes et on recommence ! Pour la quatrième fois, le restaurant danois Noma, du chef René Redzepi, a reçu le titre de meilleur restaurant du monde, organisé par la revue britannique Restaurant et sponsorisé par San Pellegrino. Ce classement, qui crée régulièrement le buzz, est de plus en plus dénoncé par les cuisiniers français régulièrement écartés du top ten. Le premier restaurant français, le Mirazur, à Menton, pointe à la 11e place. Son chef, Mauro Colagreco, est argentin. L’Atelier germanopratin de Joël Robuchon figure à la 30e place, le Louis XV monégasque d’Alain Ducasse à la 51e, Michel Bras à la 73e, Pierre Gagnaire à Paris à la 72e. Sans vouloir préjuger du talent de nos chefs, ce classement paraît tout de même un peu loufoque. Dans son blog, le critique Gilles Pudlowski s’étrangle et évoque « la plus grande fumisterie du monde ». Il recommande de « boycotter San Pellegrino. Et finalement ne s’en tenir qu’au guide rouge dont les jugements – pourtant contestés eux aussi – paraissent mille fois plus sensés ». Il ose même la trivialité vis-à-vis du Noma. Rappelons que le titre avait échappé au restaurant l’année passée. Selon les mauvaises langues, le fait d’avoir intoxiqué une partie de sa clientèle lors d’un repas aurait rendu ce sacre inconvenant. Ajoutons qu’un autre titulaire du titre, le Britannique Heston Blumenthal (2005), a envoyé ses clients à l’hôpital à deux reprises (dans deux restaurants différents pour faire bonne mesure). Paolo Petrini, l’un des responsables de ce classement, rappelait récemment dans une émission de télévision que le jury composé de 900 « experts » ne fonctionnait pas selon une grille précise et ne s’intéressait pas au niveau de luxe de l’établissement, mais recherchait plutôt une « émotion ». C’est peut-être dans ce genre d’expériences nauséeuses que le jury de ce classement trouve l’émotion. L’Auvergnat de Paris • L’Hebdo • jeudi 15 mai 2014 EN BAISSE Le pays des volcans connaît, depuis 2013, une érosion nuptiale.Alors que le nombre de mariages était reparti à la hausse dans la région en 2012, avec une augmentation de 4 %, celui-ci périclite à nouveau. On dénombre ainsi dans le Puy-de-Dôme 1 024 unions en moins entre 2002 et 2012. Le nombre de mariages est passé de 2 591 en 2002 à 2 114 en 2012 ; dans l’Allier de 1 430 à 1 183 ; dans la Haute-Loire de 925 à 753 et dans le Cantal de 649 à 521, selon l’Insee. Jo Goldenberg, le patron du fameux restaurant éponyme Jo Goldenberg du numéro 7 de la rue des Rosiers,dans le Marais,est décédé le 8 avril dernier, à l’âge de 91 ans. Son établissement était devenu tristement célèbre à la suite d’un attentat antisémite sanglant, le lundi 9 août 1982. Ce jour-là, un groupe de cinq hommes armés pénètre dans le restaurant, ils tirent sur la foule et l’un d’eux lance une grenade dans l’établissement. à l’intérieur, la salle et pleine et une cinquantaine de clients sont attablés. Six d’entre eux sont tués et 22 autres blessés. Aujourd’hui encore, les responsables de ce crime odieux n’ont pas été identifiés. Le restaurant rouvre ses portes quelques mois plus tard et devient un lieu de pèlerinage, de mémoire… Mais le fils de M. Goldenberg, qui reprend le petit restaurant à son compte, ne parvient pas à maintenir l’affaire sur les rails. Après des problèmes d’hygiène et de dette, le restaurant est placé en redressement judiciaire en 2006. En 2010, un magasin de vêtements le remplace et la plaque commémorant la tuerie de l’été 1982 est déboulonnée. Il faudra attendre un an pour qu’une association de riverains obtienne qu’une autre plaque soit posée. Bruits de zinc • Après le Bistro Urbain, ouvert en octobre 2012, les frères Urbain ont lancé, il y a peu, le Comptoir Urbain. Situé dans l’effervescent quartier du FaubourgSaint-Denis, le Comptoir Urbain propose une gamme de sandwichs supérieurs, composée uniquement de produits frais. Le chef David Kokai officie en cuisine : jus de légumes, sandwichs gourmets, salades fraîches, plats chauds, sans oublier la note sucrée. La carte change chaque semaine. • Au Bureau et Café Leffe, deux enseignes détenues par le groupe Bertrand Restauration (250 établissements, 270 M€ de chiffre d’affaires en 2013), renforcent leur présence à Paris et en Île-de-France. Au Bureau a ouvert ses portes le 21 mars dernier à Suresnes. La veille, Café Leffe a ouvert à LevalloisPerret. Le groupe prévoit deux autres ouvertures en succursale à Bonneuil et Torcy cette année, en plus des 12 établissements Au Bureau en Île-de-France. Café Leffe verra également deux autres ouvertures à Bourg-la-Reine dans les Hauts-de-Seine et à Paris. • L’horloger-bijoutier suisse Chopard se diversifie dans l’hôtellerie de luxe. L’entreprise a annoncé l’acquisition, pour un montant non dévoilé, de la société Union hôtelière parisienne (UHP). L’UHP possède l’hôtel Vendôme à Paris, un établissement cinq étoiles de 29 chambres, dont 10 suites et un restaurant. Au rez-de-chaussée, l’édifice abritait déjà une boutique Chopard. L’entreprise entend ainsi pérenniser son réseau de boutiques et concrétiser un projet de diversification dans le domaine du luxe. 3 ACTUALITÉS Tripadvisor s’empare de La Fourchette L’association des Maîtres cuisiniers de France a tenu son 2e forum Les maîtres queux ont investi la Bourse du commerce le 5 avril dernier, afin d’introniser leurs nouveaux membres et dévoiler leur magazine Avenir de chef. La jovialité était palpable chez les chefs réunis pour l’occasion, et plus particulièrement parmi les nouveaux membres fraîchement intronisés. Rejoindre les maîtres de la restauration n’est pas une tâche aisée. Comme le rappelle l’association, Maître cuisinier de France (MCF) est l’un des titres les plus prestigieux et envié de la profession.Avec pour devise « de maintenir, de diffuser l’art culinaire français, d’encourager à l’apprentissage de la cuisine et d’aider au développement professionnel », les maîtres cuisiniers sont les garants d’une certaine idée de la cuisine qui met notamment en avant les produits de « qualité supérieure ». En outre, l’association a également invité quelques fournisseurs emblématiques (Masse, Métro, Barons de Rothschild ou encore Prova Gourmet) dans le but de braquer les projecteurs sur des produits phares du patrimoine culinaire français. Une trentaine de maîtres cuisiniers de l’association, dont son président Christian Têtedoie, ont profité de ce rendez-vous pour « valoriser la bannière la plus étoilée de France ». Parmi les 42 nouveaux membres de l’association en 2014, certains n’avaient pu se rendre à Las Vegas pour l’intronisation officielle, en mars dernier. Ceux-ci ont donc bénéficié d’une cérémonie en bonne et due forme lors de ce forum. Enfin, les MCF ont dévoilé leur nouveau magazine Avenir de chef, retraçant notamment l’histoire de l’association, et présenté le guide 2014 des restaurants et hôtels de leur réseau. n Tripadvisor a annoncé, la semaine dernière, avoir déposé une offre exclusive de rachat du site lafourchette.com et obtenu l’aval des actionnaires pour cette cession. Bertrand Jelensperger, P-DG et co-fondateur du site français, a lui-même précisé à l’AFP que l’opération pourrait être bouclée fin mai, une fois quelques détails légaux réglés. Les deux sites avaient déjà en commun des liens étroits. Fondé en 2007, lafourchette.com s’était positionné comme le leader des sites de réservation de tables de restaurant. Il emploie 190 personnes dont 75 en France. Il a d’ailleurs largement essaimé au-delà de l’Hexagone et affiche une présence en Belgique, en Espagne, en Grande-Bretagne et en Suisse. Le site revendique 12 000 restaurants référencés en Europe et estime avoir généré près de 250 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2013 dans ces établissements. Le chiffre d’affaires de la société atteindrait départ tonitruant des Clermontois, on pouvait croire en leur chance de s’emparer d’un titre national ou européen. Mais depuis le printemps, l’équipe a multiplié les contreperformances, notamment à Londres, où elle a été écrasée par les Saracens. La semaine dernière, elle peinait à l’emporter sur Perpignan. La défaite de samedi est logique. La défense de l’ASM reste une référence, mais l’attaque, tranchante en début de saison, s’est émoussée. Opportunistes, 13 M€. Ses recettes proviennent d’un pourcentage sur les réservations, mais aussi et surtout de ventes aux restaurants de logiciels de Yield Management appliqués à la restauration, qui leur permettent d’adapter leurs réductions de prix en fonction de leurs variations de fréquentation. Chaque mois, le site capterait 700 000 couverts dans les pays où il est présent. Il doit largement son succès auprès du grand public à un catalogue de 3 000 restaurants proposant des menus soldés, avec des réductions pouvant atteindre jusqu’à 50 %. L’acheteur, Tripadvisor, est un géant comparé à la lafourchette.com. Ce site de vente de voyages, connu pour recueillir les avis des voyageurs, est côté à la Bourse de New York. Présent dans 150 pays, il réalise près d’un milliard de dollars de chiffre d’affaires. Cette prise de contrôle risque de faire grincer des dents dans le monde de l’hôtellerie-restauration. Le Synhorcat, syndicat de restaurateurs, avait déjà gagné un procès contre les politiques les Castrais se sont engouffrés dans la brèche et se sont imposés au terme d’un match sans relief. Dans l’autre match de barrage, c’est également le visiteur, le Racing Metro, qui l’a emporté sur Toulouse 21 à 16. Pour la première fois en vingt ans, les hommes de Guy Novès ne figureront pas dans le dernier carré. La botte de Sexton et l’arbitre qui a refusé l’essai d’Huget ont pesé lourd dans le match. Pour Franck Azéma, la tâche s’annonce rude l’année prochaine. Il Les professionnels du tourisme en faveur du zonage des congés estivaux Le 5 mai dernier, les professionnels du tourisme se sont une nouvelle fois adressés à Benoît Hamon, récemment nommé au ministère de l’Éducation : ils réclament l’instauration d’un zonage dans le cas où la durée des vacances estivales passerait de huit à six semaines. Le ministre prévoit en effet d’assouplir la réforme sur les rythmes scolaires, en raccourcissant les vacances pour alléger les semaines de classe. Dans un communiqué signé par l’Umih, le SNAV, Domaines skiables de France, le SNRT, le CNPA et le SETO, les professionnels du tourisme « rappellent que la détermination des vacances scolaires, si elle répond à des impératifs pédagogiques, a également des impacts importants sur l’emploi touristique français, qui représente 2 millions d’emplois directs et indirects ». En outre, ils réclament que le gouvernement accompagne « l’éventuelle réduction des vacances estivales par l’instauration d’un zonage enfin de pouvoir accueillir et recevoir les touristes dans les meilleures conditions » et maintienne des « week-ends de deux jours pleins pour les activités en famille ». L’ovalie au pays La foudre a frappé le stade MarcelMichelin samedi dernier. Castres a battu l’ASM 22 à 16, mettant ainsi fin à plus de quatre ans d’invincibilité (77 matchs) des Auvergnats sur leurs terres. C’était le pire moment pour mettre fin à cette impressionnante série de victoires à domicile. D’abord, ce match empêche les Clermontois d’accéder à la demi-finale du Top 14 pour la première fois depuis 2007. Ensuite, c’est un bien triste cadeau de départ pour l’entraîneur Vern Cotter dont c’était samedi le dernier match en tribune. L’année prochaine, il devient le sélectionneur de l’équipe nationale d’Écosse et cède sa place à son adjoint, Franck Azéma. En huit ans de présence à l’ASM, Vern Cotter a construit une grande équipe. Les Jaunes se sont installés durablement dans l’élite. Clermont fait désormais partie des grosses cylindrées du championnat. En 2010, l’ASM a rapporté le bouclier de Brennus en Auvergne. Il manque encore le titre européen au club. Cet hiver, après un L’Auvergnat de Paris • L’Hebdo • jeudi 15 mai 2014 commerciales d’Expédia et de Tripadvisor. Les taux de commission prohibitifs de ces sites avaient également été dénoncés récemment par l’Umih. Avec ce nouveau regroupement significatif à l’échelle de la France, la toile enserre un peu plus les CHR. n faudra construire une ASM avec plusieurs départs, comme ceux d’Hines ou Vosloo, déjà annoncés. Il faudra aussi apporter du sang neuf à cette équipe dont la combativité s’est émoussée ces derniers mois. En pro D2, pour la dernière journée des phases régulières, dimanche, Aurillac est allée s’incliner à Béziers sur le score de 34 à 19. En conséquence, les Cantaliens abandonnent leur 10e place à Béziers et finissent 11e du championnat. n 4 À LA UNE ÉVÉNEMENT La chaîne des Puys a-t-elle toujours ses chances à l’Unesco ? Un organisme consultatif a rendu un avis défavorable quant à l’inscription de la chaîne des Puys-faille de Limagne au patrimoine mondial de l’Unesco. La nouvelle a provoqué la stupéfaction et la France a d’ores et déjà pris les devants en renouvelant son soutien à ce dossier. Le président du département, Jean-Yves Gouttebel, estime que les chances de classement reposent désormais largement sur l’ambassadeur de France à l’Unesco. ertes, le paysage est agréable, mais on ne saurait facilement le décrire comme spectaculaire ou unique, et certainement pas du point de vue du critère VII (un critère relatif aux “phénomènes remarquables ou beauté naturelle exceptionnelle et importance esthétique”, NDLR] tel qu’il s’applique aux paysages naturels », tacle l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), dans un rapport rendu public au début du mois. Une appréciation pour le moins subjective et cinglante quand on sait que la candidature est portée depuis sept ans par le conseil C général du Puy-de-Dôme et qu’elle a reçu des avis unanimement positifs de la part d’experts, de scientifiques et de spécialistes internationaux. L’UICN propose donc de ne pas inscrire le site au patrimoine mondial, mais suggère plutôt d’en faire « un géoparc national et/ou un géoparc mondial de l’Unesco ». Rien n’est pour autant perdu d’avance. L’UICN est un organe consultatif dont la portée se résume à la formulation d’avis, qu’ils soient négatifs ou pas. La décision finale appartient donc au 21 pays formant le comité décisionnel de l’Unesco. Toutefois, une recommandation positive aurait probablement débouché sur l’inscription quasi automatique du site au patrimoine mondial. Un avantage dont va devoir se passer la candidature de la chaîne des Puys-faille de Limagne. « Un décalage sévère » Dans un communiqué, le conseil général du Puy-de-Dôme pointe du doigt un raisonnement restrictif et déplore « une position étonnamment négative » de l’UICN. Mais c’est surtout un « décalage sévère » entre cette recommandation et l’examen positif « des plus grands spécialistes » internationaux de la volcanologie et de la tectonique qui abasourdit les soutiens à la candidature de la chaîne des Puys. Jean-Yves Gouttebel, président du conseil général, reproche notamment à l’UICN de « volontairement ignorer des aspects pourtant constitutifs » de la proposition d’inscription. Le contexte actuel n’est pas non plus favorable à la chaîne des Puys. De nombreux sites volcaniques ou géologiques sont déjà inscrits au patrimoine mondial de l’Unesco et sont « mieux connus au plan mondial », estime l’UICN. De plus, l’omniprésence des pays du Nord dans le classement n’est pas pour favoriser la candidature d’un nouveau site européen. Pourtant, les porteurs du projet ont su démontrer à quel point cet ensemble volcanique a de la valeur, autant pour l’Auvergne que pour la France. De son côté, le gouvernement a renouvelé son soutien à ce dossier en indiquant que l’ensemble de la chaîne des Puys-faille de Limagne fait partie des biens que la France souhaite voir inscrits sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco. Il faudra attendre le verdict final du Comité, entre le 20 et le 22 juin, pour être fixé sur le sort de ce site naturel auvergnat. n M. R. TROIS QUESTIONS À… JEAN-YVES GOUTTEBEL La recommandation de l’UICN vous a-t-elle surpris ? Oui, en effet. Je rappelle que notre candidature repose sur un travail rigoureux de plus de sept ans, et alors que les avis des experts, des scientifiques étrangers et des spécialistes du Centre du patrimoine mondial avaient été unanimement positifs tout au long du processus quant à la qualité du travail accompli et à la démonstration de la valeur exceptionnelle du site, la position de l’UICN concernant l’ensemble tectono-volcanique de la chaîne des Puys-faille de Limagne est étonnamment négative. La seule photo en couverture de ce rapport (NDLR, la photo choisie ne présente absolument pas la beauté de l’alignement des 80 volcans de la chaîne des Puys, mais seulement une vue partielle sans volcan et d’une qualité plutôt médiocre) nous fait même d’emblée avoir des doutes sur la méthodologie utilisée pour construire cet argumentaire « à charge ». On a le sentiment qu’on veut nous dissuader d’aller jusqu’au bout. Pour toutes ces raisons, l’État (dans un communiqué en date du 2 mai) a souhaité maintenir notre dossier et devrait le soumettre à la décision du Comité du patrimoine mondial de l’Unesco au Qatar entre le 15 et le 25 juin 2014. À votre avis, quels sont les points qui ont déplu à l’UICN ? Ce décalage sévère nous fait nous questionner. Tout comme le fait que le rapport semble volontairement ignorer des aspects essentiels, comme le plan de gestion. Par ailleurs, tout l’aspect tectonique est passé sous silence, seul le volcanisme est abordé, mais sous un angle restrictif, confondant aspects esthétiques avec valeurs géologiques. Nous savions le contexte international difficile avec un seuil critique de 1 000 sites qui devraient être inscrits, une surreprésentation des pays du Nord et déjà de nombreux sites volcaniques. Nous savions que ces éléments ne plaidaient pas en notre faveur malgré l’intérêt évident de L’Auvergnat de Paris • L’Hebdo • jeudi 15 mai 2014 notre candidature. Certains des arguments de l’UICN se contredisent, notamment sur la gestion du site et la présence d’une activité humaine raisonnée dans ce secteur. Cette recommandation hypothèque-t-elle sérieusement les chances de classement ? Cet avis est seulement consultatif car, in fine, la décision d’inscrire ou pas notre site sur la liste du patrimoine mondial reviendra aux 21 pays qui composent le Comité du patrimoine mondial. Lors de sa récente visite, Philippe Lalliot, ambassadeur de France auprès de l’Unesco, nous a assurés de toute sa détermination à faire reconnaître l’exceptionnalité de la chaîne des Puys, ainsi que la qualité du travail collectif engagé pour sa conservation et sa valorisation. Les Causses et les Cévennes, au titre de paysage culturel de l’agropastoralisme méditerranéen, sont classés au patrimoine mondial depuis 2011. Leur dossier avait été étudié une première fois en 2006 à Vilnius, puis différé. Malgré un avis défavorable de l’UICN, ce dossier a été accepté par l’Unesco en juin 2011. L’inscription de la chaîne des Puys permettrait à la France d’avoir un quatrième site naturel inscrit au patrimoine mondial et surtout d’avoir son premier site naturel inscrit dans l’Hexagone. Les trois autres sites naturels sont situés en Corse, en Nouvelle-Calédonie et à La Réunion. Nous allons une nouvelle fois retrousser nos manches et créer les conditions de la réussite de l’action diplomatique en laquelle j’ai la plus totale confiance. n 5 BISTROT DE LÉGENDE LE CHANTEFABLE La vieille brasserie parisienne se la joue bistrot Photos Gérard Lavalette Une salle tout en longueur, banquettes rouges et reproductions des tableaux de Toulouse-Lautrec Jaime Gomes Roque et une partie de son équipe Pour faire renaître le Chantefable, racheté en 1999, Jaime Gomes Roque a misé sur le fait-maison et des prix très serrés. Fin 2012, le titre de Maître restaurateur est venu certifier cette démarche originale et couronnée de succès. S ur l’avenue Gambetta, à près de 200 mètres de la place du même nom, on aperçoit la pimpante terrasse du Chantefable. Il faut pénétrer dans l’établissement pour apprécier son décor de brasserie ancienne, avec sa vieille caisse enregistreuse, ses longues banquettes rouges, son comptoir en marbre et les reproductions de tableaux de Toulouse-Lautrec. À l’origine, il s’agissait d’une brasserie créée dans les années vingt. Elle a évolué un temps sous l’enseigne Rallye Gambetta avant de s’orienter vers une prestation plus gastronomique. Mais, quand Jaime Gomes Roque a racheté le fonds en 1999, l’établissement ne faisait plus recette. Le fait-maison Ce restaurateur d’origine portugaise vient du secteur des jeux de bar (flipper, baby-foot, juke-box, billard). « De par mon métier, je fréquentais beaucoup de restaurateurs auvergnats, explique-til. Je me disais qu’un jour je suivrai leur exemple. L’occasion s’est présentée. Un de mes amis devait racheter l’établissement, son prêt a été refusé. L’affaire me semblant intéressante, je me suis porté acquéreur avec deux associés, avant de leur racheter leurs parts en 2006. » Le Chantefable dispose d’un emplacement de second choix dans un quartier qui, en 1999, n’était pas encore très porteur pour la restauration. Aussi, Jaime Gomes Roque a vite compris que, pour retrouver une clientèle, il devrait proposer un rapport qualité-prix des plus performants. Il a donc entrepris de travailler exclusivement en frais. « J’ai un congélateur dans la cuisine. Mais à l’intérieur, il n’y a que des glaces et des haricots verts », assure le restaurateur. Un parti pris qui allait plutôt à contre-courant de la tendance il y a quinze ans. Il a résolument positionné Roland Aulard Le titre de Maître restaurateur a été attribué en 2012. l’établissement sur le créneau restaurant bistrot. En 2012, il a formalisé sa démarche en devenant maître restaurateur. Des petits coefficients sur les vins Il a créé la terrasse de 75 places assises et dispose dans sa salle en profondeur de 85 places assises. Il peut également compter sur 40 places en sous-sol. Pour faire fonctionner cet établissement conséquent, il mise sur des prix très serrés. Le ticket moyen n’excède pas 33 €. À la carte, on trouve une offre classique avec des huîtres, du foie gras maison, l’œuf mollet à la crème de brie. Jaime Gomes Roque a créé une spécialité : le filet de bœuf (230 g) cuit sur pierrade qui permet de mettre en scène une cuisine spectacle. « Comme je viens du Sud, précise-t-il, j’ai apporté des produits du soleil, l’huile d’olive, les viandes marinées. » L’établissement est également réputé pour sa carte des vins qui met en avant des crus à des prix très attractifs. Les coefficients sont savamment positionnés. « Pour les petits vins, j’applique des coefficients multiplicateur entre 4 et 5, indique le restaurateur. Mais dès que la bouteille dépasse 10 € à l’achat, je prends une marge fixe de l’ordre de 15 €. » Ainsi, au Chantefable, un aloxe-corton 1er cru de chez Louis Latour 2007 est proposé au prix de 35,50 €. Cette politique stimule fortement les ventes de vin de l’établissement. Cette politique du rapport qualité-prix semble porter ses fruits. Le Chantefable emploie près de 32 personnes. Sa réputation dépasse les frontières. Il reçoit, par exemple, de nombreux touristes chinois pour qui le Chantefable correspond à l’archétype même du bistrot français. Comme ils repartent comblés, le bouche à oreille fonctionne… n J.-M. D L’Auvergnat de Paris • L’Hebdo • jeudi 15 mai 2014 Une vieille caisse ornementale 6 Immobilier Offre d’emploi CAISSIER(E) Cafe tabac paris 7 recherche caissier(e) tabac pour CDI, expérience éxigée. Tel : 06 18 76 33 39 CUISINE Recherche CUISINIER avec expérience- réactif 30h/ semaine du lundi au vendredi uniquement le midi Cuisine traditionnelle- Tel : 06 70 20 41 23 SERVICE Cherche SERVEUR pour tous les samedi 11h-20h Se présenter à la Brasserie le Sully Tél : 01 42 72 94 80 Demandes d’emploi RESPONSABLE H 42 ans cherche place gérant appointé Horaire de jour souhaité Tél : 06 50 45 30 65 CUISINE COMMIS AIDE CUISINIER Cherche place fixe ou remplacement Paris ou banlieue. 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(Prix à la ligne 5,49 € HT) CONSTITUTION LM INVEST SCI au capital de 100 € Siège social: 7 RUE PEGUY 75006 PARIS Par acte SSP du 22/04/2014, il a été constitué une SCI dénommée : LM INVEST objet: la gestion de patrimoine immobilier. Gérant : Joss VAN CAMELBEKE demeurant 7, rue Péguy 75006 PARIS. Durée : 99 ans Immatriculation au RCS de PARIS O’BOWLING VERNON SARL au capital de 1 000 € SIEGE SOCIAL: 29 Rue Taitbout 75009 PARIS Par acte SSP du 02/05/2014, il a été constituée une SARL dénommé : O’BOWLING VERNON Objet: L’exploitation d’un bowling, restauration, vente de matériel de bowling. Toutes opérations industrielles, commerciales et financières pouvant se rattacher à l’objet social. Capital : 1000 € intégralement libéré est variable dans les conditions suivantes : - Neuf cent euros pour le capital minimum - DEUX millions d’euros pour le capital maximum Gérant : Monsieur Thierry REVERCHON demeurant 8 Avenue des Ternes- 75017 PARIS Durée: 99 ans Immatriculation au RCS de PARIS FYBE CONSTRUCTION SARL au capital de 4 000 € SIEGE SOCIAL: 55/57 Rue de Montreuil 75011 PARIS Par acte SSP du 12/05/2014, il a été constituée une SARL dénommée FYBE CONSTRUCTION OBJET: Entreprise général de bâtiment GERANT : Monsieur MEHMED Gyoksel chez Mme Ancevski Zaneta demeurant 83 Rue Henri Rouanet93700 DRANCY DUREE: 99 ans Immatriculation au RCS de PARIS FS SOURCING SAS au capital de 1 000 € SIEGE SOCIAL: 68 Rue Saint Fargeau 75020 PARIS. Par acte SSP du 03 Avril 2014, il a été constituée une SAS dénommée FS SOURCING OBJET: Prestation de services commerciales aux entreprises et notamment la mise en relation entre acheteurs et vendeurs à l’international ; Gestion des achats à l’importation et des ventes à l’exportation ; Négoce de tous produits réglementés. GERANT : Monsieur SEMANA Prosper demeurant 68 rue St Fargeau 75020 PARIS. DUREE: 99 ans Immatriculation au RCS de PARIS I.T.R SASU au capital de 1 000 € Siège social : 103 rue de Sèvres- 75006 PARIS Par acte SSP du 07/05/14, il a été constitué une SASU dénommée :I.T.R Objet : Commerce de déchets triés et de tous produits non réglementés issus de la démolition Durée : 99 ans Président : M BESINGUE Jordan demeurant 162 Boulevard de Grenelle75015 PARIS Clause : Chaque action donne droit à la participation aux assemblées et au vote, les cessions sont libres. Immatriculation au R.C.S. de PARIS MACMAN & TATE SARL au capital de 1 000 € Siège social : 159 Avenue de Wagram 75017 PARIS Par acte SSP du 22/04/14, il a été constitué une SARL dénommée : MACMAN & TATE Objet : l’acquisition, la détention et la gestion de participations, droits, intérêts et engagements dans toutes sociétés, françaises ou étrangères ; l’acquisition, la gestion, l’exploitation et le développement de biens, valeurs ou droits, notamment dans les secteurs immobilier, industriel ou financier ; la réalisation de toutes prestations de services et de conseils en tous domaines, y compris au bénéfice des sociétés dans lesquelles elle détient directement ou indirectement des participations, notamment en matière (i) de stratégie, management, organisation, ressources humaines, technologie, informatique et télécommunication, communication, gestion immobilière, financière et administrative, contrôle et suivi, juridique, marketing et achats, (ii) d’identification et d’évaluation de possibilités d’investissement ou de désinvestissement et, d’assistance à la réalisation d’investissement ou de désinvestissement ; l’exercice de tous mandats dans toutes sociétés ; l’acquisition, la détention, l’aliénation et l’exploitation de tous procédés, droits de propriété intellectuelle, brevets et marques ; l’acquisition de tous ensembles immobiliers ou de tous droits immobiliers et leur gestion. Durée : 99 ans Gérant : M François-Xavier FORGEREAU demeurant 3 rue de Pissarat 63830 DURTOL Immatriculation au R.C.S. de PARIS CONCEPT PRODUCTIONS 2005 SARL au capital de 1 000 € Siège social : 2 Bis Rue Dupont de l’Eure- 75020 PARIS Par acte S.S.P du 29/04/2014, il a été constitué une SARL dénommée : CONCEPT PRODUCTIONS 2005 Durée: 99 ans Objet : La production et la réalisation de films et de programmes audiovisuels de tous types quelle qu’en soit la durée, destiné à la diffusion audiovisuelle Gérant : M ARBEL Rony demeurant 11 Place des Martyrs de la Déportation63300 THIERS Immatriculation au RCS DE PARIS INNOVATIONS ET DESIGN LOISIRS SARL au capital de 1 000 € Siège social : 118/130 Avenue Jean Jaurès 75171 PARIS CEDEX 19 Par acte S.S.P du 29/04/2014, il a été constitué une SARL dénommée : INNOVATIONS ET DESIGN LOISIRS Noms commerciaux : INNOVATIONS LOISIRS-DESIGN LOISIRS-ID LOISIRS Durée de la Société : 99 ans Objet :L'organisation et la vente de prestations de services logistiques en loisirs, tourisme et évènements ainsi que le conseil et l'aide à la création de produits et solutions dédiées, à destination des entreprises. Gérant : MR ARBEL Rony demeurant 11 Place des martyrs de la déportation 63300 THIERS Immatriculation au RCS DE PARIS LES DEUX FAMILLES SCI au capital de 1 000 € Siège social : 29 rue Taitbout 75009 PARIS Par acte SSP du 07/04/2014 à Paris, il a été constitué la SCI dénommée : LES DEUX FAMILLES Objet : L’acquisition, l’administration, la gestion par location ou autrement de tous immeubles et biens immobiliers, la vente de tous immeubles et biens immobiliers détenus par la SCI Capital : 1 000 € intégralement libéré et est variable dans les conditions suivantes : - Mille Euros pour le capital minimum - Un million d’euros pour le capital maximum Durée : 99 ans. Gérant : Monsieur Thierry REVERCHON demeurant 8 avenue des Ternes- 75017 PARIS pour une durée illimitée Immatriculation au RCS de Paris. Dressing Recycle SASU au capital de 10 000 € Siège social : 75 av Wagram, 75017 Paris Par acte SSP du 05/05/2014 à Paris, il a été constitué la SASU dénommée : Dressing Recycle Sigle : DRECY Nom commercial : Cashdressing.com Objet : L’achat, la commercialisation, la distribution et le négoce en gros et en détail des produits d’occasion ou neufs divers. Durée : 99 ans. Président : Monsieur martin kaptouom demeurant :75 av Wagram, 75017 Paris Immatriculation au RCS de Paris. KYTESA SAS au capital de 8 000 € Siège social : 14 rue Copernic 75116 PARIS Par acte SSP du 14/04/2014, il a été constitué une SAS dénommée : KYTESA Objet : Exploitation d’un restaurant Durée :99 ans Président : Sandra LEGROUX épouse TOULLIOU demeurant 16 avenue Dode de la Brunerie, Paris 16ème Clause d’admission : chaque associé a le droit de participer aux décisions collectives par lui-même ou par son mandataire Clause d’agrément : L'entrée d'un nouvel actionnaire par cession d'actions fait l'objet d'un agrément de l'assemblée générale Exercice du droit de vote : chaque action donne droit à une voix. Immatriculation au RCS de Paris CHANGEMENT DE GERANT ALARME VIDEO SYSTEME SARL au capital de 7 500 € Siège social : 32 BD de Strasbourg 75010 PARIS RCS PARIS B 513 148 775 Aux termes d’une AGE en date du 07/04/2012,il a été décidé de nommer en qualité de gérant M BOURLIER MARC demeurant 5 Square La Champmesle75019 PARIS en remplacement de M BOURLIER HENRY PAUL, démissionnaire pour une durée indéterminée à compter du même jour. Notification au RCS de PARIS ARTIPOSE 2000 SARL SARL au capital de 10 000 € Siège social : 111 avenue Victor Hugo 75116 PARIS RCS PARIS 452 771 140 Aux termes d’une AGE en date du 10/02/2014,il a été décidé de nommer en qualité de gérant M RONTARD Pascal demeurant au 16 rue de l’Ouest- 92600 ASNIERES SUR SEINE en remplacement de M WINDRESTEIN, démissionnaire. M Florian GALDI devient actionnaire unique de ladite société. Notification au RCS de PARIS AUGMENTATION DU CAPITAL ADSTELLAM SARL au capital de 94 000 € Siège social : 8 rue de l’Isly 75008 PARIS R.C.S. PARIS 752 972 075 Aux termes du procès-verbal des déci- sions collectives extraordinaire unanimes des associés en date du 25 avril 2014, il résulte que le capital a été augmenté en numéraire et par compensation avec des créances liquides et exigibles sur la Société, pour être porté à 94 000 euros. Les articles 6 et 7 des statuts ont été modifiés en conséquence. Capital social : Ancienne mention : 75000 euros. Nouvelle mention : 94 000 euros. Notification au RCS de PARIS MODIFICATIONS STATUTAIRES PLENITYS SARL au capital de 47000 € Siège social : 64 rue de la Croix de Périgourd-37540 Saint Cyr sur Loire RCS TOURS 503773368 Aux termes de l’assemblée générale extraordinaire des décisions de l’associé unique en date du 30 novembre 2013, il résulte que: la dénomination sociale qui était PLENITYS, a changé à compter du 30 novembre 2013 pour DAHLIA 37 ; L'article 3 «dénomination» des statuts a été, en conséquence, mis à jour. Le siège social qui était 64 rue de la Croix de Périgourd 37540 Saint Cyr sur Loire, a été transféré à compter du 30 novembre 2013 à l'adresse suivante : 43 rue des vinaigriers 75010 Paris. L'article 4 «siège social» des statuts a été, en conséquence, mis à jour. Mr GIGON Olivier a démissionné de son mandat de cogérant. Que Mr CARDY Thierry, demeurant 64 rue de la Croix de Périgourd 37540 Saint Cyr sur Loire demeure gérant de la société. Immatriculation et Notification au RCS de PARIS DANY SAS SAS au capital de 10 000 € Siège social : 81 boulevard Suchet 75016 PARIS RCS PARIS 800 862 328 Par AGE du 18/03/2014, les actionnaires ont nommé la Société CAFIGEX- 7 rue Chateaubriand- 75008 PARIS en qualité de Commissaire aux comptes titulaire et la Société AUTEUIL AUDIT- 5 rue de Chernoviz- 75016 PARIS en qualité de Commissaire aux comptes suppléant, pour une durée de six exercices. Notification au RCS de PARIS. FRB SARL au capital de 4 000 € Siège social : 19 rue des Flandres 27460 LE MANOIR RCS EVREUX 512 146 754 Aux termes d’une AGE en date du 07/03/2014,il a été décidé de nommer en qualité de gérant M TAHIR Ogyul Ahmed demeurant au 13 rue Fauvettes95200 SARCELLES en remplacement de M ARIKAN Tahsin, démissionnaire à compter du 07/03/2014. Il a également été décidé de transférer le siège social au 55/57 rue de Montreuil- 75011 PARIS à compter du 07/03/2014 et de transformer la société en SARL à associé unique (EURL) à compter du 07/03/2014. Immatriculation et Notification au RCS de PARIS H&N SARL au capital de 4 000 € Siège social : 118/130av Jean Jaurès 75171Paris cedex 19 RCS PARIS 798 734 174 Par l’AGE du 15/04/2014, Monsieur BENBRAHIM NABIL ( 1er associé)demeurant 46 rue de l’ermitage- 60520 LA CHAPELLE EN SERVAL a cédé la totalité de ses parts à Mme MEJOUN Sarah demeurant 8 rue Louis Blanc- 95190 GOUSSAINVILLE. Par l’AGE du 28/04/2014, il a été L’Auvergnat de Paris • L’Hebdo • jeudi 15 mai 2014 décidé de transférer le siège social au 26 avenue de la Porte de Saint Ouen Paris 75018. Gérant : BOUSSAKRI Hassan demeurant 29 ter rue Roger Salengro 93430 Villetaneuse Notification au RCS de PARIS ARTIPOSE 2000 SARL SARL au capital de 10 000 € Siège social : 5 rue Laforest 13005 MARSEILLE RCS MARSEILLE 452 771 140 Aux termes d’une AGE en date du 13/12/2013,il a été décidé de nommer en qualité de gérant M François WINDERSTEIN demeurant 22 rue du Chemin Vert 93300 AUBERBVILLIERS en remplacement de Mme QUERE Magalie, démissionnaire. M Vincent SEGARD, associé unique a cédé la totalité de ses parts à M Florian GALDI et M François WINDRESTEIN pour un prix total de 20 000 ?. Il a également été décidé de transférer le siège social au 111 Avenue Victor Hugo- 75116 PARIS et de modifier l’objet social comme suit : tous travaux de bâtiment, démolition, maçonnerie, gros ?uvres, plâtrerie, électricité, plomberie, charpente, couverture et de donner le nom commercial : France GROUPE BATIMENT Immatriculation et Notification au RCS de PARIS TRANSFERT DE SIEGE Educhrome SARL au Capital de 12 000 € Siège social : 30, rue de Paris, Résidence Napoléon, Entrée Casteggio, apt 4 - 80 000 Amiens RCS Amiens 532057338 Par l'AGE du 23/04/2014, il a été décidé de transférer le siège social au 24, rue Louis Blanc- 75010 Paris à compter du 01/05/2014 et de modifier l'article 4 des statuts en conséquences. Immatriculation au RCS de PARIS L’article 4 des statuts a été modifié. Notification au RCS de Paris. MSFP S.A.au capital de 135 300 € Siège social : 83, rue Réaumur 75002 PARIS R.C.S. PARIS 752 940 910 Par P.V. du 23/04/14, il a été décidé le transfert du siège social au 10, rue des Jeuneurs 75002 PARIS Notification au RCS de Paris. Chief Brody Films EURL au capital de 1 000 € Siège social : 29 Boulevard Edgar Quinet - 75014 PARIS RCS PARIS 750 219 834 Par l’AGE du 06/05/2014, il a été décidé de transférer le siège social au 210 rue Saint Maur- 75010 PARIS. Notification au RCS de PARIS SU SARL au capital de 20 000 € Siège social : 26 rue des rigoles 75020 PARIS RCS PARIS 751 701 285 Par l’AGE du 25/04/2014, il a été décidé de transférer le siège social au 221 rue La Fayette- 75010 PARIS Notification au RCS de PARIS DISSOLUTION ET CLOTURE DE LIQUIDATION ARTE MUNDUS SAS au capital de 50 000 € Siège social : 60 Boulevard de L’hôpital 75013 PARIS RCS PARIS 791 712 482 SOCIETE CIVILE IMMOBILIERE MADRID S.C.I au capital de 18 293.88 € Siège social : 91 Avenue Kléber 75116 PARIS R.C.S. PARIS 343 275 541 Le PV des associés du 14/04/2014, a décidé la dissolution anticipée de la société à compter de ce jour ; de nommer Mme Florence LOPEZ demeurant 60 Boulevard de l’hôpital- 75013 PARIS en qualité de liquidateur et de fixer le siège de liquidation à l’adresse du siège social. Par l’AGE du 20/12/2013, il a été décidé le transfert du siège social au 29-31-33 avenue des Champs-Elysées- 75008 PARIS, à compter du même jour. L’article 4 des statuts a été modifié. Notification au RCS de Paris. Par le PV des associés du 22/04/2014, il a été approuvé les comptes de liquidation, donné quitus au liquidateur pour sa gestion, l’a déchargé de son mandat et constaté la clôture des opérations de liquidation. Radiation au RCS de Paris SCI MARLENE S.C au capital de 1 524.49 € Siège social : 91 Avenue Kléber 75116 PARIS R.C.S. PARIS 338 701 634 Par l’AGE du 20/12/2013, il a été décidé le transfert du siège social au 29-31-33 avenue des Champs-Elysées- 75008 PARIS, à compter du même jour. L’article 4 des statuts a été modifié. Notification au RCS de Paris. SCI AMECOT S.C.I au capital de 152.45 € Siège social : 91 Avenue Kléber 75116 PARIS R.C.S. PARIS 397 940 032 Par l’AGE du 20/12/2013, il a été décidé le transfert du siège social au 29-31-33 avenue des Champs-Elysées- 75008 PARIS, à compter du même jour. ADDITIF- RECTIFICATIF Rectificatif à l’insertion du 24/04/2014 concernant l’ A.A.R.P.I il fallait lire : Maître Nathalie ATIAS, membre de l’Association d’Avocats à responsabilité professionnelle individuelle (A.A.R.P.I) sise 40 boulevard Malesherbes 75008 PARIS a déclaré s’en retirer à compter du 31/12/2013. Notification au RCS PARIS Additif- Rectificatif à l’insertion du 16/01/2014 concernant la société EXTRA PIZZA, le siège social ainsi que l’adresse du fonds cédé sont situés au 108 rue de Meaux- 75019 PARIS Notification au RCS de PARIS Adressez-nous vos demandes de devis d’annonces légales par mail [email protected] 8 AMICALES La Bourrée de Paris au Paraguay À l'invitation du Comité du CIOF Paraguay, La Bourrée de Paris a représenté la France à la « Caravane culturale », organisée dans tout le pays du 15 février au 3 mars. En un peu plus d'une quinzaine de jours, le groupe aura donné près de 16 représentations et participé à 7 festivals dans autant de villes différentes : Asunción, Itaquyry, Santa Fe del Paraná, San Alberto, Minga Porâ, Hernandarias et Nueva Esperanza. Malgré une grande expérience des voyages et plus de trente destinations à son actif c’est avec une grande effervescence que nous sommes partis de Roissy. Bérets vissés sur une tête pleine de rêves et instrument sous le coude nous sommes prêts pour un périple qui, via São Paulo au Brésil et Ciudad del este au Paraguay, nous amène à découvrir enfin Asunción 24 heures après avoir quitter Paris. Arrivés dans la capitale le 15 février, nous sommes logés au Village olympique, signe avant-coureur du marathon qui nous attend. La Bourrée de Paris s'est produite deux soirs de suite au théâtre municipal, a donné un spectacle dans un quartier ancien de la ville « Lomos de San Geronimo » le 17 et au Parlement le 19 février. Après une matinée de repos et la visite du centre historique d'Asunción, la soirée du 18 a permis de faire connaissance autour d'un dîner et d'une soirée dansante, avec plusieurs des autres groupes invités : Pérou, Bolivie, Brésil, Argentine, Mexique pour le continent américain, France et Italie pour l'Europe, Égypte pour l' Afrique. Pour nous remettre de ce début tonitruant, les organisateurs nous concoctent une journée détente sur une base de loisirs ou tous les groupes se retrouvent joyeusement pour barboter dans la piscine et y créer des pyramides humaines telle la tour de Babel où le langage des signes abat les barrières internationales. Autour d’un buffet dansant la soirée se termine en fêtant conjointement les anniversaires de l’un des nôtres (les 18 ans de Clément Brassac) et ceux d’un jeune Péruvien et d’une jolie Brésilienne. Jeudi 20 février, nous prenons la route pour la ville d'Itaquyry qui organise le Festival du teréré pour la 16e année La visite des chutes d'eau d'Iguaçu Fondé en 1882 par Louis Bonnet • 132e année • Directeur de la publication : Michel Burton • SEAP – 16, rue Saint-Fiacre 75002 Paris – Tél. 01 42 36 51 02 – [email protected] • Assistante de direction : Anne Caro • Chargée de dossiers, rattachée auprès du président : Valérie Bouillon • Rédacteur en chef : Jean-Michel Déhais - [email protected] • Comité éditorial : Michel Burton, Jean-Michel Déhais, Stéphanie Lassale • Ont collaboré à ce numéro : Jean-Michel Déhais, Mathilde Jarlier, Stéphanie Lassale, Mickaël Rolland • Rédacteurs graphistes : Thierry Bonvel, Myriam Kassem • Publicité – Diffusion : B2B Communication • Directeur de la régie : Brigitte Borel • Chef de publicité : Alexis Goger - [email protected] • Responsable Petites annonces et légales : Sarah Favier [email protected] • Chargée de diffusion : Élodie Cervero • Assistant de diffusion : Florian Driguet • Responsable administratif, comptable et financier : Muriel Hadida • Comptabilité clients : Sylvie Mano • Comptabilité fournisseurs : Sonia Rual • Abonnements : 20, place de l’Horloge 84000 Avignon – Tél. 04 90 14 61 41 – [email protected] • Édité par SEAP-SARL au capital de 7 500 € • Impression : Roto Champagne • Diffusion : NMPP – Presstalis • N° de commission paritaire : 0414 l 85304 • ISSN : 1774-9069 • Prix de l’abonnement : 113 € (2 ans) – 64 € (1 an) – 38 € (6 mois) consécutive. Nous sommes logés dans des familles où l'accueil est particulièrement chaleureux. Nous donnons successivement trois spectacles différents et inaugurons à cette occasion nos costumes « paysans » restés dans les malles à Asunción par manque de temps et de place dans les loges. L'accueil de nos danses en sabots fait se lever les 1 000 spectateurs de la soirée de clôture. Nous participons également à un défilé dans la ville.Les échanges avec les autres groupes invités et les groupes d'enfants locaux sont très amicaux et nous profitons de ce village pour mieux connaître la culture guarani avec son musée et la fabrication du téréré, la boisson nationale paraguayenne. Nous laissons de beaux souvenirs derrière nous quand nous repartons vers notre troisième étape. Lundi 24 février, nous arrivons à Santa Fé del Parana, une ville située en direction de la frontière avec le Brésil et l'Argentine. Le comité d'accueil est là, constitué d’enfants et d’adolescents qui font partie des groupes locaux coorganisateurs des différents festivals que réunit la Caravane culturale organisée par le CIOF Paraguay. Nous avons la chance de séjourner à la propriété agricole Estancia Laura, fondée par un Français trente ans plus tôt. Retrouvant nos âmes de paysans, nous replongeons avec délice dans cette ambiance champêtre au milieu des animaux. Les plus jeunes s’adonnent aux sports équestres tandis que, profitant des diligences, les autres découvrent un domaine de plus de 170 hectares où la culture du soja est reine. Le 25 février, nous rejoignons la ville de San Alberto, 4e région productrice de soja au monde. Le lendemain est la journée la plus chargée de notre séjour : nous donnons deux spectacles dans deux villes éloignées d'une vingtaine de kilomètres : San Alberto et Minga Para où se tient un autre festival,celui du Paraïso Verde. Une foule nombreuse suit notre prestation construite autour d'une première partie en costumes « bourgeois » et une seconde en « paysans » : les seconds prennent possession de la scène bâtons à la main après en avoir « chassé » les premiers. La salle parti- cipe de bon cœur à nos jeux de rôle… et nous terminons sous les applaudissements répétés des quelque 1 500 spectateurs venus apprécier les traditions et le folklore de trois continents.Ambiance latino pour le retour de nuit ! En effet, bus en panne, c’est en pick-up avec les costumes que nous rentrons à tombeau ouvert vers nos logements ! Le lendemain un barbecue géant permettait à plus de 300 danseurs de partager un moment d’amitié. Jeudi 27 février, nous arrivons à Hernandarias, avant-dernière étape de notre circuit au Paraguay. Nous y restons deux jours complets et participons à deux soirées au théâtre municipal. La seconde journée est consacrée à la visite des chutes d'eau d'Iguaçu et au barrage d'Itaipu grâce au concours du comité organisateur local et des familles qui, encore une fois nous ouvrent leurs portes. Ces moments avec les familles paraguayennes sont autant de rencontres privilégiées et toutes différentes d'une ville à l'autre. Plus d’un mois après notre retour, toutes ces familles curieuses de découvrir la France et notre culture à travers nous restent en contact quasi permanent preuve de la sincérité et profondeur des liens qui se nouent grâce aux traditions populaires. Samedi 1er mars,nous reprenons le car vers Nueva Esperanza, dernière étape avant notre retour à la capitale. Nous ne restons pas dormir sur place mais sommes tout de même reçus dans des familles qui ne savent pas comment nous faire plaisir : repas pris ensemble, courses de dernière minute, piscine pour certains… la journée passe très vite avec en plus la répétition du spec- L’Auvergnat de Paris • L’Hebdo • jeudi 15 mai 2014 tacle du soir. Après la farandole qui ouvre chaque festival, nous montons sur la scène qui est particulièrement vaste. Les trois chants de la chorale se terminent sous les applaudissements de la salle qui compte plus de 2 000 spectateurs, avant d’enchaîner avec la partie dansée. Interprétée à l’autre bout du monde, la chanson Le Pays natal y trouve une nouvelle dimension. Continent où les aventuriers sont venus chercher fortune, pays où la mixité se décuple à travers les guerres et les situations économiques ; les mots laissés quelque 60 années plus tôt par Maurice Guyennot y gagnent un écho international mais surtout une interprétation des plus émouvantes. Le président de la Caravane culturelle du CIOF Paraguay, Mario Garcia Siani, remercie la Bourrée de Paris pour sa participation tout au long de ces derniers 15 jours. Derniers échanges de cadeaux entre groupes, des larmes retenues, des yeux rougis par la séparation qui se profile ! L’ultime soirée, malgré les sourires de circonstance pour les photos souvenirs, est chargée d’émotion. Tous ces groupes que nous avons croisés, ces familles qui nous ont accueillis, ne seront bientôt plus que du passé. Mais il faut rentrer et rejoindre Asunción pour le vol retour. Comme si la séparation n’était pas définitive, comme si cette terre latine voulait nous retenir ; c’est au beau milieu de nulle part en pleine nuit que notre car décide brusquement de ne plus avancer ! Après plus de cinq heures d’attente, toujours pas de solution lorsqu’à l’horizon un bus de campagne fait son apparition ! Stoppé net par les plus entreprenants et pris d’assaut par le groupe et ses 60 valises le chauffeur accepte de nous amener à l’aéroport distant de plus de 300 kilomètres. De retour à Paris lundi 3 mars, après un séjour riche en expériences, rencontres, découvertes, le groupe a beaucoup partagé pendant deux semaines. Que de travail fourni durant cette caravane, que de connaissances humaines et folkloriques acquises auprès des autres groupes, que de relations externes tissées ! Avec ces cadres pour assurer la logistique (trois changements de costumes à chaque spectacle ! lessive et réparation !), des techniciens aguerris aux joutes scéniques pour assurer et renouveler les chorégraphies à chaque passage, des danseurs confirmés et une kyrielle de jeunes qui ont découvert une autre façon de parler et de promouvoir leurs traditions, la Bourrée est fière d’avoir arboré nos couleurs. Un grand merci à tous ceux qui en interne ont donné de leur temps, fait preuve de la même flamme, aux jeunes qui portent la sève de nos traditions et aux sponsors qui nous ont permis d’alléger la charge financière de ce projet. n Puku 9 ÉQUIPEMENT La climatisation s’impose en hôtellerie et en restauration Encore cantonnée aux établissements de standing il y a une dizaine d’années, la climatisation se développe aujourd’hui fortement dans les hôtels, les salles de restaurant, en cuisine et même dans les caves à vin. Les prix ont baissé et les technologies se sont perfectionnées. Les fabricants proposent aujourd’hui des solutions sur mesure adaptées aux décors et à la configuration des lieux. E n hôtellerie et en restauration, se démarquer de la concurrence a toujours été la meilleure façon d’assurer le succès et la pérennité d’une affaire. En outre, la climatisation est devenue incontournable et constitue un bon moyen de séduire la clientèle et pourquoi pas de la fidéliser. Qu’il s’agisse d’un dispositif de climatisation à l’échelle d’un hôtel ou d’une salle de restaurant, les fabricants Mitsubishi Electric, Daikin ou Panasonic commercialisent des unités de climatisation réversibles pouvant se dissimuler sous un faux-plafond (cassette), être apparentes (plafonnier) ou gainables dans le cas d’un hôtel où chaque unité intérieure dans une chambre est alimentée par une unité extérieure. « Aujourd’hui, le marché de la climatisation est occupé à 98 % par des dispositifs réversibles, qui produisent du chaud l’hiver et du froid l’été. C’est un confort quatre saisons », indique Cécile Rorato, responsable commerciale chez Mitsubishi Electric, l’un des leaders de la climatisation avec Daikin. Les systèmes réversibles peuvent tantôt produire de l’air froid en évacuant de l’air chaud, à la manière d’un frigidaire, et tantôt insuffler de l’air chaud dans la pièce en extrayant l’air froid de celle-ci. Durant l’hiver cette technologie permet de s’affranchir du chauffage traditionnel, mais seulement dans certains cas. En effet, d’importantes chutes de température peuvent nécessiter la présence d’un convecteur, a fortiori dans les grands espaces. Mitsubishi Electric s’adapte aux contraintes Pour les cuisines professionnelles, Mitsubishi Electric a développé le PCA Kitchen, un plafonnier qui offre un air frais et sain et s’entretient faci- lement grâce à ses finitions inox. Il est esthétique grâce à son intégration dans le décor et permet au personnel de ne pas subir des températures intenses durant le service. On trouve cinq modèles d’une puissance de 7,1 à 12,3 kW en froid et de 7,6 à 14,30 kW en chaud (appartenant à la classe énergétique A en froid et B en chaud).Avec la technologie Inverter, la température est parfaitement maîtrisée sans à-coups ni surchauffe. Le fabricant a pu constater une baisse de la consommation d’énergie annuelle de l’ordre de 70 % par rapport à un système classique de chauffage électrique. Le basculement du mode chaud au mode froid se réalise par simple pression sur télécommande. D’un point de vue entretien, le dispositif est équipé d’un filtre anti-graisse accessible et démontable aisément. Pour la salle, le fabricant a lancé une unité très spéciale, la Power Cassette, une cassette avec façade « ascenseur » qui autorise là encore une grande facilité d’entretien : « Cette cassette est plus particulièrement destinée aux grandes salles de restaurant ou aux espaces de séminaire où elle s’encastre discrètement dans tous les types de plafonds. » Réputée silencieuse et économique, elle présente une particularité ingénieuse avec sa façade ascenseur qui lui permet de descendre jusqu’à quatre mètres à l’aide d’une simple télécommande. Positionnés à la hauteur d’un homme, les filtres de la climatisation s’entretiennent avec facilité. La façade a été dessinée pour que l’air se diffuse avec homogénéité. La Power Cassette permet une régulation fine de la température, grâce au réglage des volets d’air et de l’angle de soufflage. « Avec la fonction “I see Sensor”, des capteurs thermiques balaient la pièce à 360 °C pour débusquer les plus infimes variations Pour les cuisines professionnelles, Mitsubishi Electric a développé le PCA Kitchen», un plafonnier qui offre un air frais et sain, et s’entretient facilement grâce à ses finitions inox. Le groupe VRV IV à trois tubes est un spécialiste de la récupération d’énergie : elle est capable de fournir simultanément de l’air chaud et de l’air froid. Ces cassettes Roundflow sont assorties d’une innovation technologique comportant une double sonde : une sonde de présence et une sonde de sol. et les compenser automatiquement, favorisant ainsi des économies de fonctionnement de l’ordre de 30 % », ajoute le fabricant. On trouve ainsi 29 modèles de 3,5 à 14,2 kW en froid et de 4,1 à 16 kW en chaud. À noter que Mitsubishi Electric propose aussi des dispositifs muraux, des consoles et des gainables pour l’hôtellerie comme pour la restauration. Daikin fait le chaud et le froid Climatiseur pour caves à vin Le confort thermique que procurent les systèmes de climatisation ne saurait se limiter à la clientèle des salles de restaurant ou des chambres d’hôtel. Les professionnels disposant d’une cave à vin peuvent également offrir à leurs flacons des températures idéales pour la conservation et le vieillissement. À cet effet, les climatiseurs Winemaster, développés par la société Fondis, sont conçus pour vous permettre d’atteindre une constance de température et une maîtrise de l’hygrométrie. Le fabricant propose quatre solutions : encastré, intégré, split et bloc-porte. Les climatiseurs Winemaster s’adaptent à différentes implantations et volumes de cave. Réputés économiques, grâce à une consommation électrique maîtrisée, les Winemaster se font particulièrement discrets avec un faible niveau sonore et un design adapté à l’univers de la cave. Pour les caves d’un volume allant jusqu’à 15 m3, le modèle Wine PC15 permet de conserver jusqu’à 2 500 bouteilles et prend la forme d’un bloc-porte. Le climatiseur est intégré à la porte et transforme une pièce isolée en cave à vin. L’ensemble porte et climatiseur atteint seulement 26 cm d’épaisseur avec une unité de climatisation invisible totalement intégrée à la porte. Pour les caves plus spacieuses, certaines unités peuvent couvrir jusqu’à 100 m3. Avec le VRV IV, Daikin, le leader du marché, s’apprête à frapper un grand coup. En septembre 2014, le fabricant lèvera le voile et commercialisera cette unité révolutionnaire. Cette solution s’inscrit dans un dispositif global parfaitement adapté aux hôtels, de gros consommateurs d’énergie qui cherchent de plus en plus à réaliser des économies dans ce domaine. Daikin s’est donc positionné sur le créneau du « tout-en-un », avec la fourniture de plusieurs fonctions simultanées. Le groupe VRV IV à trois tubes est un spécialiste de la récupération d’énergie Réputée silencieuse et économique, la Power Cassette présente une particularité ingénieuse avec sa façade « ascenseur ». et est capable de fournir simultanément de l’air chaud et de l’air froid. Si bien qu’un client pourra choisir de chauffer sa chambre, tandis qu’un autre aura le loisir de la rafraîchir. Le dispositif offre une gestion de l’air neuf grâce à un kit de raccordement à des centrales de traitement de l’air et permet de produire de l’eau chaude sanitaire haute température. Le VRV IV 3 tubes dispose également d’équipements lui permettant de se raccorder à des rideaux d’air chaud, à des unités intérieures résidentielles et à un module d’eau basse température. Daikin a également amélioré le programme de récupération de ce nouveau modèle. « Lorsque le système fonctionne en mode mixte, production simultanée de chauffage et de rafraîchissement, le mode récupération d’énergie est 15 % plus efficace que la précédente génération de VRV 3 tubes.Au même titre que l’efficacité saisonnière qui est améliorée de 28 % grâce à la technologie de variation de température du réfrigérant », explique le service communication. Le VRV IV 3 tubes peut être installé en module simple, disponible en sept tailles, de 8 à 20 chevaux, et en L’Auvergnat de Paris • L’Hebdo • jeudi 15 mai 2014 module multiple avec le raccordement maximal de trois groupes VRV IV 3 tubes pour une application totale de 16 à 54 CV. Côté cassette, Daikin a spécialement développé, en parallèle du VRV IV, une gamme d’unités de climatisation munie d’un système de contrôle intelligent qui permet notamment le contrôle indépendant des volets de soufflage, via une télécommande câblée. Ces cassettes Roundflow sont assorties d’une innovation technologique comportant une double sonde : une sonde de présence et une sonde de sol. La première détecte l’occupant d’une pièce et adapte la gestion des flux d’air « afin d’éviter le désagrément d’un soufflage direct sur les utilisateurs ». La seconde, en détectant la température de surface au sol, permet de s’assurer que la température de contrôle soit bien atteinte. En fonctionnant simultanément, les deux sondes garantissent une température d’air homogène, sans incommoder la clientèle d’une salle de restaurant. n Mickaël Rolland 10 TERROIR DU MASSIF CENTRAL LA POTERIE DU DON Un don du ciel C’est en Aveyron, entre Montsalvy et Entraygues, que la Poterie du Don a posé son ambition artistique. Et elle se voit ! Du haut de la montagne, la maison européenne de l’art céramique séduit chaque année avec 60 000 visiteurs en 2013. Les lieux accueillent les œuvres des plus grands artistes européens et mondiaux en la matière, mais aussi et surtout les poteries de Suzy Atkins qui est devenue une référence dans son domaine. L e Fel, à fleur de ciel. Petit village de l’autre côté de la frontière auvergnate, en Aveyron, à quelques kilomètres de Montsalvy. Des paysages grandioses à couper le souffle, une nature préservée qui respire l’authenticité. Et la Poterie du Don, posée comme par magie au sommet d’une montagne qui domaine la vallée du Lot. Une vue merveilleuse pour un site exceptionnel au cœur duquel l’on trouve l’art de la céramique poussé à son apogée. C’est ici que sont venus s’installer Suzy et Nigel Atkins, créateurs de la Poterie du Don, initialement basée dans le Cantal. Leur idée : « Mettre les Français face à la céramique européenne. » Suzy Atkins est le moteur de la maison. C’est elle qui, depuis 1977, crée ces poteries, mondialement connues aujourd’hui. Son mari Nigel gère tout ce qui gravite autour et n’a de cesse de vouloir mettre en valeur le travail de son épouse. Depuis leur installation en Aveyron, en 2007, le Don du Fel incarne la céramique contemporaine. Outre les 200 pièces de la Poterie du Don, repris par leur fils et de leur bellefille, potiers tous les deux, la maison propose aussi la vente des céramiques d’une cinquantaine de créateurs européens. Dans le même bâtiment, on trouve également une galerie d’art. Des artistes du monde entier y exposent leurs œuvres chaque année. Toute cette implication a conduit le Don du Fel à devenir Pôle européen de la céramique contemporaine. Les lieux ont vu passer l’an dernier pas moins de 60 000 visiteurs. Un véritable point de chute pour tout passionné d’art et autres collectionneurs, ou simples curieux. De Londres à Montsalvy Et pourtant, rien ne prédisait un tel succès si ce n’est l’immense talent de Suzy Atkins. Nigel, Londonien, avait démarré une carrière dans l’architecture et le design au sein d’une grosse entreprise, avant de s’installer en autodidacte cuisinier. Il proposait alors des hors d’œuvre de luxe au célèbre magasin de South Kensington Harrod’s. Puis il a monté une entreprise de bâtiment dans le « design building » à Londres avec un ami « qui marchait du tonnerre », dit-il. Un parcours atypique qu’il abandonnera pour rejoindre sa femme, Suzy, NewYorkaise, partie en stage en Écosse Nigel Atkins après son passage à l’université d’Harrow. Pour subvenir à leurs besoins, il devient bûcheron, pendant six mois. Tous deux décident ensuite de changer de vie et choisissent la France comme destination, « à l’époque nous avions des amis qui avaient acheté une maison à Sarlat, en Dordogne, pour une bouchée de pain », se remémore Nigel. Le couple va suivre cet exemple, et vend son appareil photo pour payer une fermette dans le Cantal, près de Montsalvy, « une semi-ruine », se souvient Nigel. Grâce au plomb, au cuivre, et aux autres matériaux qu’il ramène de son autre vie, il parvient à retaper petit à petit leur petit nid douillet, destiné à devenir le théâtre de la naissance d’une poterie unique, utilitaire avant tout, mais furieusement séduisante. De leurs propres mains, ils vont construire un four de 3 m2 pour les créations de Suzy, puis ils vont ouvrir le magasin de la Poterie du Don dans leur grange. C’était en 1977. À partir de là, l’Américaine va enchaîner les expositions, en France mais aussi en Angleterre, en Allemagne ou en Suisse. Petit à petit, la réputation de sa patte, de son univers si « magique » comme le qualifie son mari, va dépasser largement les frontières du Cantal et de l’Auvergne. Les bols, vases, tasses et autres plats séduisent aussi bien les novices que les avertis. « En 1994, on avait 20 000 visiteurs par an. C’est à ce moment-là qu’on a ouvert une petite succursale à Aurillac, cela nous permettait d’équilibrer la fréquentation saisonnière. » Le secret de cette réussite ? Son art, son identité, cette touche si personnelle qu’elle apporte à la céramique de grès au sel dorée à l’or fin, caressée par quelques couleurs délicatement choisies. Le succès grandit, ces céramiques made in Cantal se taillent une jolie réputation dans le monde entier, avec des expositions en Corée ou encore en Australie. Et finalement, leur « home sweet home » du Don devient trop petit pour coller à la notoriété de l’artiste. « Pour se rendre chez nous, il fallait emprunter une piste de 2 km où seule une voiture avait la place de passer », précise Nigel Atkins. Aussi, le couple cherche une nouvelle terre de prédilection pour faire vivre l’art céramique au rang qu’il mérite. Et ce n’est pas dans le Cantal mais dans l’Aveyron qu’il trouvera le lieu parfait. Au Fel, à simplement cinq minutes de voiture de Montsalvy. Pour ce nouveau bébé d’envergure, Nigel et Suzy choisissent de miser sur la création contemporaine, avec un design architectural résolument futuriste, ambitieux et incroyablement adapté aux lieux. Cinq immenses pots, couleur terre cuite, se dressent vers le ciel, un hommage à la poterie, au travail de la main de l’homme, véritable don du ciel. « Il fallait quelques chose qui prépare la personne qui entre à ce qu’elle va pouvoir trouver à l’intérieur. C’est un tout », explique Nigel. Le projet représente plus d’un million La Poterie du Don dispose d'une galerie dans laquelle les plus grands artistes de la céramique exposent. d’euros d’investissement au total, rendu possible grâce « à l’implication des politiques aveyronnais ». Près de 60 000 visiteurs en 2013 En 2007, la Poterie du Don intègre le Don du Fel. Un succès immédiat. « Nous avons vécu dix-huit mois tonitruants, mais la grande crise de 2008 a mis un coup d’arrêt terrible sur les ventes », se rappelle-t-il. Cependant, il n’est pas question de baisser les bras, Le Don du Fel sera bel et bien « the place to be » pour tout amoureux de la céramique et de l’art en général. Leur Le Don du Fel, temple de la céramique européenne, trône au-dessus de la vallée du Lot, entre Cantal et Aveyron. L’Auvergnat de Paris • L’Hebdo • jeudi 15 mai 2014 fils reprend la fabrication des 200 objets de référence, cette vaisselle si élégante, Suzie continue ses oeuvres originales.Au sein du même bâtiment, ce sont plus de 50 artistes qui sont mis en valeur aux côtés des créations locales, sans oublier la galerie qui abrite chaque année le travail d’artistes à la renommée mondiale. L’année 2013 aura vu finalement passé près de 60 000 visiteurs, « un grand bon en avant », signale Nigel, qui espère le même scénario pour 2014. Pour que ce petit coin d’Aveyron continue de surprendre toujours plus de monde. n Mathilde Jarlier PRATIQUE 11 À LA LOUPE INFOS Boissons pilotes - En attendant l’or n Comptoir n Salle Rue Faidherbe, Paris12 e • Café 1,00 € - 2,20 € • Bière bouteille 5,40 € - 5,40 € • Soda 3,00 € - 3,70 € • Bière pression : 2,40 € - 3,70 € • Jus de fruits : 3,00 € - 3,70 € • Eau minérale : 3,50 € - 3,50 € EN ATTENDANT L’OR Cet établissement est une véritable institution chez les amateurs de gastronomie aveyronnaise. Le patron des lieux, Patrick Laur, est originaire de Réquista, en Aveyron. Avec cette adresse, il propose un véritable coin de campagne à Paris. Chaque jeudi, une soirée aveyronnaise est organisée : on y trouve tous les ingrédients du folklore avec de l’aligot à volonté, de la paille ornementale pour l’esprit campagnard et un accordéon pour assurer une ambiance festive. >>Agenda 2014 • Du 12 au 18 mai : Fête du pain • 17 mai : Printemps des liqueurs • Du 17 au 18 mai : 9e édition de One two tripoux, à Thiézac (Cantal) • Apéritif anisé 2,40 € - 3,30 € • Verre de vin : 2,20 € - 3,00 € • Sandwich 4,00 € - 5,50 € • Plat du jour 10,00 € - 10,00 € • Bavette 12,00 € • Salade : 8,50 € L’ÉTUDE DE LA SEMAINE Relancer un restaurant dans une salle de spectacle Il y a un an, la société 3 Ânes Prod reprenait la gérance de ce lieu emblématique et relançait son restaurant. Georges Brassens, Jacques Brel, Boris Vian… Le théâtre des Trois Baudets a vu les plus grands de la chanson française défiler sur ses planches. Devant l’absence de salle susceptible d’accueillir facilement de jeunes artistes, c’est Jacques Canetti qui crée, à la fin des années quarante, les Trois Baudets. En 1967, après trente folles années, il ferme les portes de son cabaret. L’endroit devient un sexshop, puis un salon érotique, avant d’être réhabilité par la Mairie de Paris en 2007. Mis en gérance via une délégation de service public, l’établissement et son restaurant ne s’épanouissent guère durant les six ans de gestion de la précédente équipe. C’est la société 3 Ânes Prod, créée spécialement par Olivier Poubelle, Alice Vivier et Renaud Barillet, pour piloter les Trois Baudets, qui obtient finalement le droit d’exploiter la salle et le restaurant, depuis le mois de janvier 2013. Située à l’étage, le bar-restaurant dispose d’une quarantaine de places et offre un panorama animé du boulevard de Clichy. « Le vrai chalenge, c’était de capter une clientèle qui soit propice au restaurant », se souvient Edouard Lax, responsable du bar-restaurant des Trois Baudets. La destinée des lieux est en effet toujours liée aux représentations quotidiennes. Des artistes se produisent encore tous les soirs. Il a donc fallu imaginer une carte où les clients ont la possibilité de manger sur le pouce, avant et après chaque concert. Pas de place donc pour les grandes pièces de viande ou les assiettes trop élaborées. L’Auvergnat de Paris • L’Hebdo • jeudi 15 mai 2014 En cuisine, Armelle Letanneux a développé une gamme de clubs sandwichs (Carne, Mare,Vege et Sucré), composés de produits frais, à 9 €.Avec ses « Assiettounettes », la chef décline une douzaine de recettes de tapas, de 5 à 15 €. On trouve également deux formules : entrée-plat ou plat-dessert à 18 €, et entrée-plat-dessert à 21 €. Avec cette formule, le bar-restaurant des Trois Baudet attire une clientèle régulière et mise sur un ticket moyen qui avoisine 20 €. n 12 RÉUSSITE DOMINIQUE ET AURÉLIEN AMBERT 40 ans d’histoire familiale au Pavillon Dauphine Dominique et Aurélien Ambert Depuis 40 ans, une famille lozérienne, les Ambert, règne sur la concession du Pavillon Dauphine. Dominique Ambert et son fils Aurélien qui représente la troisième génération, sont candidats à leur succession dans le nouvel appel d’offres actuellement en cours. Face aux grands groupes, ils mettent en avant leur cuisine traditionnelle où tout est fait maison et leurs prestations sur mesure toujours très appréciées. L e Pavillon Dauphine, c’est un peu le village d’Astérix dans la galaxie des concessions parisiennes. C’est un des rares lieux de réception de la capitale à échapper aux mains des grands groupes (Sodexo, Elior), voire des spécialistes de l’exercice (Potel & Chabot). Depuis quarante ans, c’est un indépendant, la famille Ambert, qui exploite le lieu sans discontinuer.Régulièrement,la concession était reconduite par la Ville, appel d’offres après appel d’offres. Mais l’an dernier, coup de tonnerre à l’ouest de l’avenue Foch, la commission chargée d’étudier les dossiers de candidature attribue le Pavillon Dauphine à une société en très grande difficulté financière, à tel point que la mairie de Paris a dû reporter à plus tard sa décision et suspendre le vote au Conseil de Paris. En effet, dans des marchés de ce type, les postulants prennent des engagements financiers lourds qu’ils doivent être en mesure de respecter, comme celui de reprise des effectifs. Le sort de près de 60 salariés à plein temps est en jeu dans cette affaire. Logiquement, le maire de Paris a réagi en ajournant le vote d’attribution de la concession et en lançant un nouvel appel d’offres. La famille Ambert continue donc, depuis lors, à gérer provisoirement le Pavillon Dauphine en attendant le résultat de cette nouvelle consultation qui devrait être connu dans les mois qui viennent. Bien sûr, Dominique Ambert, 54 ans, qui gère l’établissement avec sa sœur Anne- Marie et son fils Aurélien est candidat et nourrit de sérieux espoirs sur son dossier particulièrement bien ficelé. Le Pavillon Dauphine est en effet le seul candidat à ce jour à assurer la reprise de l’ensemble du personnel, notamment parce qu’il garde une fabrication maison et pas une cuisine centrale comme la plupart des autres traiteurs. Patrick Scicard, ancien président du groupe Lenôtre, est même intervenu en tant que conseil dans l’élaboration de l’offre. Une fois de plus la famille Ambert s’est remise en question et a pris de lourds engagements autour de la rénovation de l’établissement et de ses cuisines. Sans dévoiler le contenu de son offre, Aurélien Ambert, 30 ans, entend ouvrir davantage le Pavillon visà-vis de la clientèle de passage, « ce qui, affirme-t-il, s’inscrit parfaitement dans le projet de réaménagement de l’avenue Foch, qui faisait partie des propositions de campagne de la nouvelle maire de Paris, Anne Hidalgo ». Du sur-mesure En épluchant cet appel d’offres, les membres de la commission ne choisiront pas seulement un indépendant contre un groupe, ou le contraire. Ils devront également trancher entre un système de cuisine traditionnelle et des méthodes industrielles. Si Dominique Ambert est prêt à faire évoluer son projet,il veut conserver un savoir-faire maison. Au milieu des quatre salons de ce vaste Pavillon, on trouve une grande cuisine qui travaille exclusivement avec des produits bruts. « Beaucoup de clients apprécient cette manière de travailler qui représente, pour eux, un vrai gage de qualité, explique Dominique Ambert. Nous avons beaucoup de fidèles, entreprises ou privés, qui fêtent systématiquement les grands événements de leur existence ici. Ils me connaissent personnellement et me demandent des prestations sur mesure. Une véritable relation de confiance s’est instaurée. Ces clients qui réservent souvent plus d’un an à l’avance sont dans l’expectative. Beaucoup attendent de savoir si nous serons confirmés en tant que gestionnaires pour prendre leur décision. » La manière de travailler du Pavillon Dauphine pèse pour beaucoup dans son succès. Les six dernières années, malgré la crise, le chiffre d’affaires du Pavillon a augmenté de 35 % et la Ville en profite puisque la redevance augmente dans les mêmes proportions. Chaque année, le lieu accueille près d’un millier de réceptions et c’est ici que le 14 juillet se tient la « garden party », désormais organisée par la Lettre diplomatique. « Nombre d’ambassades, le Lion’s Club ou le Rotary Club nous choisissent d’abord pour la qualité de nos prestations », rappelle Dominique Ambert. Une saga familiale qui débute après-guerre Il n’est pas évident de travailler de manière traditionnelle avec des produits frais et bruts quand on organise Le Pavillon Dauphine a été construit en 1913. Autour du Pavillon, le concessionnaire dispose de vastes espaces verts. L’un des quatre salons Le maréchal Montgomery fait partie des nombreuses personnalités qui ont été accueillies au Pavillon Dauphine. des réceptions qui rassemblent Le Pavillon avait alors pour vocation 1 500 personnes. Ces jours-là, les initiale d’être le lieu de réception des 60 employés permanents sont sur le délégations officielles. Il vit passer les pont avec près de 90 intérimaires plus importantes personnalités de la appelés pour l’occasion. Pour gérer de planète, comme Eisenhower ou le roi telles situations, il faut un profession- du Maroc Mohammed V. nalisme à toute épreuve que les Ambert cultivent depuis quatre Quarante ans au générations. C’est la grand-mère de Pavillon Dauphine Dominique qui a débuté cette saga en arrivant dans l’immédiate après- En arrivant place de Lattre-de-Tassigny, guerre à Paris. Elle était originaire de en 1974,le père de Dominique Ambert Saint-Chély-d’Apcher (Lozère) et a complétement modelé le lieu. En s’est installée rue Montorgueil. Elle fut engageant les travaux, il n’a conservé d’abord employée à l’Escargot que les murs et a donné au Pavillon sa Montorgueil tout comme l’un configuration intérieure actuelle. des oncles de Dominique. Une de ses Dominique Ambert a intégré en 1978 l’équipe après avoir filles officiait non loin de là, à la « Nombre d’ambassades, le effectué quelques saisons comme pâtisserie Stohrer. Lion’s Club ou le Rotary en Corse, employé La famille tisse Club nous choisissent à Méribel, mais patiemment sa toile pour la qualité d’abord aussi en Grandeet une première de nos prestations. » Bretagne et en gérance libre, rue Allemagne. Pendant Rossini, offre un avec ses oncles il a travaillé au début des années, Ainsi, tremplin à sa réussite. et tantes avant de prendre le contrôle des années soixante, les Ambert peuC’est lui qui a entrepris de l’entreprise. la main sur le Bertrand, mettre vent du Pavillon la seconde rénovation de Versailles une brasserie de la Porte Dauphine en 2000. qui abrite aujourd’hui un Chez Clément. Cet établissement s’avère vite Aurélien, 30 ans, a effectué une prépa des plus fructueux. « À la fin des années HEC avant d’obtenir un diplôme de soixante, on faisait jusqu’à 1 000 cou- l’Essec. Après avoir créé une société verts/jour entre le Parc des expositions et de vente en ligne, il a rejoint l’entrele Palais des sports », se souvient prise familiale, il y a trois ans. Il seconde efficacement son père et Dominique Ambert. En 1974, forte de ce savoir-faire dans s’est investi intensivement dans la préla gestion des volumes, la famille paration de ce nouvel appel d’offres. obtient la concession du Pavillon Toute la famille a les yeux rivés vers Dauphine. Ce lieu a été construit en cet objectif de poursuite de l’aventure 1913, sur le site du pavillon Chinois du Pavillon Dauphine. n en bas de l’avenue de l’Impératrice, devenue aujourd’hui l’avenue Foch. Jean-Michel Déhais L’Auvergnat de Paris • L’Hebdo • jeudi 15 mai 2014